|
|
|
| Anonymous User (login or join us) | Upload |
![[item image] [item image]](http://ia351426.us.archive.org/3/items/opensource_audio/opensource_audio-header.gif?cnt=0)
)VBR M3U (Hi-Fi)
64Kbps M3U (Lo-Fi)
) (761 KB)64Kbps MP3 ZIP
(2.23 MB)VBR ZIP
Poeme de Maurice Courant. Extrait du recueil "Amour de mon amour" (1984). Voix de Maurice Courant.
This audio is part of the collection: Open Source Audio
Keywords: Maurice Courant poesie poetry Cholet MCourant
Creative Commons license: Public Domain
| Whole Item | Format | Size |
| GinePoemeDeMauriceCourant_64kb.m3u | 64Kbps M3U | Stream |
| GinePoemeDeMauriceCourant_64kb_mp3.zip | 64Kbps MP3 ZIP | 761 KB |
| GinePoemeDeMauriceCourant_vbr.m3u | VBR M3U | Stream |
| GinePoemeDeMauriceCourant_vbr_mp3.zip | VBR ZIP | 2.23 MB |
| Audio Files | VBR MP3 | Ogg Vorbis | 64Kbps MP3 |
| Courant (Maurice) - Gine - | 2.23 MB | 1.30 MB | 761 KB |
| Information | Format | Size |
| GinePoemeDeMauriceCourant_files.xml | Metadata | 2.52 KB |
| GinePoemeDeMauriceCourant_meta.xml | Metadata | 961 B |
| GinePoemeDeMauriceCourant_reviews.xml | Metadata | 2.25 KB |
![[5.0 out of 5 stars] [5.0 out of 5 stars]](/images/star.png)




Reviewer: jolaporte - ![[5.0 out of 5 stars] [5.0 out of 5 stars]](/images/star.png)



- August 3, 2008
Subject: Gine
GINE
Rien d'autre à dire que des mots,
Mais ton visage à travers eux ;
Et ton âme comme pavots
Epanouis devant mes yeux ;
Et ton silence que révèle
Le mouvement de pureté
De l'existence temporelle
Du plus secret de ton été !
O patiente ! O merveilleuse !
Regard tendu vers le soleil !
Mon coeur ! Mon sang ! Mon amoureuse !
Soleil au vrai soleil pareil !
Course légère des rivières ;
Toi qu'apprivoisent les oiseaux !
Ma fleur de ciel ! Ma fleur des eaux !
Ma marguerite aux cent lumières !
Mon nénuphar dont l'âme d'or
Brûle en la mienne la plus tendre
Comme une lampe d'homme fort
Quand la nuit tente de descendre
En nous déjà comme la mort. -
Quelle âpre ivresse dans nos veines
Voile l'éclat de ce regard
Qui pénétrait de toute part
Le gouffre même de nos peines
Et délivrait nos soifs humaines
Du plus vertigineux hasard ?
Voici que dans le calme jour
Dont rayonnait l'ardente plaine
Du clair pays de notre Amour,
S'installe le désir, ma Reine,
De l'exaltation soudaine
De cette force souveraine
Qui saisit toute forme vaine
D'une détresse sans retour? -
O ma prairie évaporée
Dans le brouillard venu des bois,
Vois ma tendresse enamourée
Perdre le ciel avec ses voix
Et t'appeler, ma Soeur parée
De toute les splendeurs des rois,
De cette soif désespérée
Qui monte encor de ma contrée
A l'heure ultime des abois !