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Poeme de Maurice Courant. Extrait du recueil "Elegie pour Gine" (1999). Voix de Maurice Courant.
This audio is part of the collection: Open Source Audio
Keywords: Maurice Courant poete poeme poesie poetry Cholet MCourant
Creative Commons license: Public Domain
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- August 4, 2008
Subject: Elégie pour Gine (extrait)
Mon âme en Dieu déjà brûlait de te connaître
Infiniment avant que de te voir paraître, -
Quand sa flamme perdue au fond de tes regards
Précéda dans le temps la fuite des hasards !...
-
Je chanterai ton âme au fond du paysage
Où viendront s'abolir la mort et ce rivage
Où la vie et la mort sous le soleil remuent
Comme d'un éternelle et frémissante mue !
-
Quand je te vis, brûlante et fière et douce à voir,
Et telle qu'un soleil de feu dans un miroir,
Mon âme s'arrêta de respirer si fort
Que cela ressemblait peut-être à de la mort :
De celle seulement qui n'alimente en elle
Qu'un feu qui ne peut rendre l'âme qu'immortelle !
-
Comme un bel ouragan de flamme inextinguible,
Tu vins prendre mon âme avec mon coeur pour cible,
-
Et tout mon être alors par ce feu dévorant
Fut soudainement pris comme d'un feu qui prend !
De ton âme en mon âme un jour est descendu
Ce qui vint en sauver le paradis perdu !
-
Ce Noël - plus secret que le plus pur Nadir ! -
Où l'Etoile s'en vint dans l'âme resplendir
Des ineffables feux d'un si fatal Amour
Qu'il nous poindra le coeur jusqu'à la fin du Jour !
-
Rien ne nous étreignait, le soir, près du piano,
Comme d'entendre en nous Mozart et Kénavo, -
Et cette Magali - si follement brûlante
Qu'elle emportait notre âme au coeur de sa tourmente!...
-
La glycine, de flamme ardente, nous grisait
D'un parfum que jamais notre âme n'épuisait,
Sous la vaste tonnelle où le magnolia
Secrètement nos mains dans l'ombre nous lia ; -
Tandis que les Lilas vivants de la mémoire
S'engouffraient dans notre âme, - au point de n'y pas croire !