1 Un truc de Beethove (compos 77) est une composition dans la continuité de ce que je peux faire en son depuis une dizaine d’années
2 Lors de l’un des Rendez-Vous de la musique concrète organisé par le Centre Pierre Schaeffer, l’on a parlé un jour de musique figurative concernant mon travail. J’ai apprécié ce terme que j’ai trouvé original.
3 J’ai eu le désir de trouver un langage sonore qui me soit propre, influencé par divers courants artistiques et artistes (Spike Jones, les Marx Brothers, Tex Avery, Chaplin, Buster Keaton, Laurel et Hardy, Michel Butor, Reiser, Copé, les futuristes, Duchamp, Cage, les nouveaux réalistes, les conceptuels, les minimalistes, l’art vidéo. Par la suite les Incohérents).
4 Je me mets très souvent en scène dans mes petites pièces, et je joues avec des situations, des contextes. J’utilise le son des choses avant tout parce qu’il provient de ces choses plus que pour ses qualités sonores de bases. Si j’utilise le bruit d’un aspirateur c’est que justement c’est le bruit d’un aspirateur et que dans la composition je pourrai faire en sorte que cette aspirateur m’aspire. Je n’utilise pas l’aspirateur comme un instrument de musique. Je n’aime pas ce terme de toute façon : "instrument de musique".
5 Je tiens à m’éloigner par ces petites compositions d’une musique abstraite, pythagoricienne. D’une science musicale avant tout, et surtout d’une conception shaefferienne complexe et empirique.