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La siréne de la Nouvelle-Orléans, or The Siren of New Orleans is a non-narrative work. A woman in New Orleans receives a rune reading and has visions.
This movie is part of the collection: Open Source Movies
Director: Jerry White Jr.
Producer: Jerry White Jr.
Production Company: jerrywaynewhitejr.com
Audio/Visual: sound, color
Language: French
Keywords: Video Art; Experimental; Video Poem
Contact Information: admin@jerrywaynewhitejr.com
Creative Commons license: Attribution-NonCommercial-ShareAlike
| Movie Files | MPEG4 | QuickTime | Ogg Video | 512Kb MPEG4 |
| The Siren of New Orleans | 27 MB | 26 MB | 29 MB | |
| The Siren of New Orleans | 427 MB |
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Reviewer: Demonbabies - ![[5.0 out of 5 stars] [5.0 out of 5 stars]](/images/star.png)



- January 5, 2006
Subject: !!!
Magical!
Actors: Natalie Stoner, Jon Devin, Marlayna Schoen, Claire Callow.
Vocal Talent: Jenny Graham, Daniella Cantaret.
Intro Text: Simone de Beauvoir
Written, Directed, and Edited by Jerry White Jr.

This work is licensed under a Creative Commons License.
On a forgé de moi deux images. Je suis une folle, une demi-folle, une excentrique.
J'essayais de me blinder, je m'exhortais à ne plus craindre le blâme, le ridicule, ni les malentendus : peu importait l'opinion qu'on avait de moi, ni qu'elle fût ou non fondée.
Je me sentais abandonnée, exclue, trahie. Jacques trouvait un asile dans les bars de Montparnasse, Pradelle au pied des tabernacles : à mes côtés, il n'y avait absolument plus personne.
Le remords et la peur, loin de se neutraliser m'attaquaient ensemble. Je m'y abandonnais selon un rythme qui depuis ma petite enfance a réglé toute ma vie.
Quel silence ! la terre avait roulé dans un espace que nul regard ne transperçait, et perdue sur sa surface immense au milieu de l'éther aveugle, j'étais seule. Seule : pour la première fois je comprenais le sens terrible de ce Mot...
Je traversai des semaines d'euphorie et puis pendant quelques heures, une tornade me dévastait, elle saccageait tout pour mieux mériter mon désespoir, je roulais dans les abîmes de la mort, de l'infini, du néant.
Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.
Sans répit, mes émotions, mes joies, mes plaisirs se précipitaient vers l'avenir et leur véhémence me submergeait. En face des choses et des gens, je manquais de cette distance qui permet de prendre sur eux un point de vue et d'en parler. Incapable de rien sacrifier, donc de rien choisir je me perdais dans un bouillonnement chaotique et délicieux.
une condamnation sans appel devait définitivement pervertir les rapports qu'on entretient avec soi-même, avec autrui, avec le monde et vous marquer pour toute la vie. Une fois de plus, je me trouvai bien chanceuse, moi qui n'avais pas à supporter le poids d'un secret.
—Simone de Beauvoir