2*2 COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE.

tilles s'appli([uent aussi à la propagation de la lumière dans la partie d'un corps opaque, voisine de la sut'face, et à la réflexion de la lumière par un corps de cette espèce. On sait d'ailleurs que, si la lumière passe d'un milieu plus réfringent dans un autre qui le soit moins, ce dernier deviendra opaque à l'égard des rayons qui rencontreront sa surface sous un angle tel que le complément T, c'est-à-dire l'angle d'inci-denee, devienne supérieur à une extrême limite qu'on nomme l'angle do réflexion totale. Dans ma dernière Lettre a M. Lihri, j'ai, remarqué la prodigieuse (') multiplication de la lumière qui a lieu au moment où l'angle T est sur le- point d'atteindre cette limite, et j'ai donné les formules qui, lorsque le rayon incident est polarisé en ligne droite, déterminent l'intensité de la lumière réfractée aussi bien que l'in-lensilé de la lumière réilécbie avec les mouvements des plans de polarisation. Mais ces forimiles, dont trois coïncident avec celles de MM. Ju'osnol et Brewster, ainsi que les lois qui en dérivent et qui subsistent avec de légères modifications dans leur énoncé, lorsque la polarisation devient elliptique ou circulaire, se rapportent uniquement au ras où le milieu réfringent ne fait pas, à l'égard du rayon incident, la l'on ('.lion d'un corps opaque-, c'est-à-dire (quand le second milieu est moins réfringent que le premiei') au cas où l'angle d'incidence est inférieur à l'angle de réflexion totale. Les résultats que j'ai obtenus «huis le cas contraire- me paraissent assez intéressants pour que vous me pardonniez de vous écrire encore à ce sujet, en vous priant de communiquer ma Leltre à l'Académie.

Supposons qu'un rayon polarisé tombe sur la surface de séparation de deux milieux, dont le premier soit le plus réfringent, et que l'angle d'incidence devienne supérieur à l'angle de réflexion totale. Si l'on nomme T l'angle d'incidence, ^ le rapport qui existait entre le sinus

(») Cotte niullinliealiuii do lumière a également lieu, mais à un plus faible degré, quand ou considère un rayon qui, après 6l.ro entré dans un prisme de verre perpendiculairement à une première l'ace, e.st réfléchi en totalité par une seconde face, et sort du prisme perpendi-rulairement à une troisième; ce qu'on pouvait déjà conclure des formules de MM. Young, l'oussou et Frcsnel.