(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Proceedings"

HANDBOUND 
AT THE 



Digitized by the Internet Archive 

in 2007 with funding from 

IVIicrosoft Corporation 



http://www.archive.org/details/1876proceedings02inteuoft 



TpyiLi 



TPETtarO MEWYHAPOJlHArO Ct^SIA 
OPIEHTAIHCTOBX 



C. nETEPBYPrt 

1876 

TOMt BTOPOH 



T R A Y A U X 



DE LA 



TROISIEME SESSION 



DU 



CONGRES INTERNATIONAL DES ORIENTALISTES 

ST. PETERSBOURG 

1876 
TOME DEUXIEME 



TPIULI 

TPETLKTO MEMyHAPOIHATO CX^SJIA 
OPIEHTAIHCTOBX 

C. IlETEPB>Tr* 
TOMl BTOPOft 

noai PEMKUIEtt 

Bapoha B. p. P03EHA 



C-b nPH^OHCEHIBn-B nSTH ^HTOrP. GHHMBOB'fc 



C. nETEPBYPr^ & ^Eft^EHX 

1879 

IIehataho Bt TiinorPA^iH E. H. BPHMH 



TR A V AUX 



^ DE LA 

3 



TROISIEME SESSION 



DU 



CONGRES INTERNATIONAL DES ORIENTALISTES 



ST. PETERSBOURG 

i87e 



TOME DEUXIEME 

sous LA REDACTION 
DU 

Baron VICTOR DE ROSEN 



AVEC CINQ PliANCHES 



ST. PETERSBOURG & LEYDE 
1879 

Imprimerib DE E. J. BRILL 



PJ 



SEP 21 1965 
1 oTi 72 



y- 



.Z 



T^A^BLE- 



Avant-Propos vii. 

Liste generale des Membres de la Session xi. 

yr Outlines of a History of Chinese Philosophy (E. J. Eitkl) 1. 

^>^Chinese Natural Theology (John Chalmers) . . : 15. 

Quelques remarques et una proposition au sujet de la premiere expedition 

russe au Japon (W. Lagus) 41. 

j/On the progress of Asiatic Cholera from India to Europe (C. Macnamaba). 59, 

X<>n the Turks, Tattars and Mughals (H G. Raverty) 71. 

The Khazars, were they Ugrians or Turks? (Henry H. Howorth) . . . 125. 

Ueber die Geschichte der Abbasiden von al-Jakubi (M. J. de Goeje) . . . 151. 
Expose de la Reforme de I'lslamisme, comraencee au 3e siecle de I'hegirepar 

Abou'-l-Hasan Ali el-Ash 'ari (A. E. Mehren) 167. 

Sur un passage des Prairies d'or de Ma90udi concernant I'Histoire ancienne 

des Slaves (A. Harkavy) 333. 

Etude sur les Xetas (J. Lieblein) 343. 

Numi cufici aliaque orientis Monumenta Vetera in Einlandia reperta 

(W. Lagus) 365. 

Einige Nachrichten der alten griechischen und romischen Schriftsteller iiber 

die Sky then etc. (Ernst Bonnell) 371. 

De la civilisation prehistorique des peuples Permiens et de leur commerce 

avec I'orient (J. R. Aspelin) 389. 

Sur les Monnaies des Boukh^r-Khoudahs ou princes de Boukhara avant la 

conquete du Maverennahr par les Arabes (Pierre Lerch) 417. 

The Mongol Astronomical Instruments in Peking (A. Wylie) 431. 

Die Quiescentes »in in der Althebraeischen Orthographic (D Chwolson) . . 457. 
Ueber eine Parsenhandschrift der Kais. Oeffentlichen Bibliothek zu St. Peters- 
burg (C. Saleaiann) 491. 

Index ! 593. 



AVANT-PROPOS. 



Dans la seance de cloture de sa 3nie Session, le Congres internati- 
onal des Orientalistes a, sur la proposition du.Conseil de la Session, 
adopte la resolution suivante: 

ccLe Comite de permanence russe sera compose des membres 

«du Comite d' organisation de la 3me Session, avec droit de 

((remplacer par d'autres personnes les membres qui se verraient 

((dans Fimpossibilite de continuer leurs fonctions.)) (V. le 

((Bulletin)) NO. 12, p. 131). 

L'eventualite prevue s'etant malheureusement realisee dans une 

mesure extremement regrettable, le Comite, dans sa seance du 14 

Octobre 1876 , m'a fait I'honneur de me confier la redaction du second 

volume des ((Travaux de la Session)) , lequel devait contenir les me- 

moires en langues etrangferes. Cet honneur , que je n'avais nullement 

recherche, je ne me suis pas cru en droit de le decliner, eu egard 

a la situation difficile du Comite, qui se voyait prive du concours de 

plusieurs de ses membres les plus distingues et les plus actifs, par 

suite de maladies graves et d'autres circonstances d'un caractere im- 

perieux. Ces memes incidents facbeux expliquent aussi pourquoi la 

publication du 2e Volume precede celle du ler reserve aux memoires 

en langue russe. Ceux que pourrait etonner le temps, en apparence 



ym AVANT-PROPOS. 

deinesurement long, qu'a demande I'impression du present ouvrage, 
nous temoigneront certainement plus d'indulgence , s'ils veulent bien 
tenir compte de la neeessite ou nous nous sommes trouves, de le 
faire, pour des considerations typographiques , impriraer a I'etranger. 

Les Proces Verbaux des Seances ayant ete publies in extenso dans 
le ((Bulletin de la Session)) , qui a ete adresse a tous les membres 
etrangers, ainsi qu'aux membres residant hors de St. Petersbourg, 
nous avons cru pouvoir ne pas les reimprimer dans ce second volume , 
d'autant plus qu'une traduction russe en sera inseree dans le premier , 
et que, par suite, M. M. les membres residant a St. Petersbourg, 
qui , pour une raison quelconque , n'auraient pas assiste aux Seances , 
recevront, eux aussi, ces procfes-verbaux. 

Quant aux memoires en langues etrangeres, communiques a la 
Session, soit par M. M. les auteurs eux-memes, soit par I'entremise 
de M. M. les membres correspondants du Comite d'organisation (con- 
Ibrmement au § 19 des ccEenseignements)) , v. le ((Bulletin)) p. 4), 
ils se sent trouves en nombre assez considerable pour que le Comite 
ait ' pu se dispenser de faire un appel special a ceux de M. M. les 
membres qu'il aurait ete heureux de voir representes dans le volume 
que nous publions. Mais, d'autre part, le comite n'a pas juge ne- 
cessaire d'observer rigoureusement le principe de n'admettre que les 
memoires presentes ou annonces dans le courant de la Session. C'est 
ainsi qu'il constate avec plaisir la reception de '2 memoires, qui, a 
la suite de circonstances independantes de la volonte des auteuis, 
sont parvenus trop tard pour etre offerts a la Session. Un de ces 
memoires, la savante etude de M. A. Wylie, ne nous est, en effet, 
parvenu que lorsque Timpression du grand travail de M. de Mehren 
etait deja commencee, et c'est precisement pour cette raison qu'il se 
trouve detache des autres firticles relatifs a I'Extreme-Orient. L'autre 
n'a pu, pour des considerations d'un autre ordre, etre admis par le 
comite. Ces considerations, d'ailleurs, ne sont autres que celles qui 
nous ont guides dans le choix que nous avons cru devoir faire parmi 
les memoires mis a noti-e disposition. 



AVAKT-POPROS. IX 

Dans un recueil comme le notre , il n'est pas possible que tous les 
articles aient la metne valeur scientifique, quelque rigueur qu'on ait 
apportee dans le triage qui en a ete fait, mais nous avons le ferme 
espoir qu'en general on ne contestera pus le caractere oxclusivement 
scientifique de la plupart des pieces inserees, et qu'on admettra sans 
difficulte que plusieurs d'entre elles constituent de precieuses acquisi- 
tions pour les etudes orientales. 

Qu'il nous soit permis , en outre , d'appeler specialement Tattention 
de M. M. les membres sur un trait caracteristique particulier au 
volume que nous offrons au public, trait qui le distingue de ses 
aines, c'est-a-dire des Travaux dus aux deux premieres sessions du 
congrfes. Nous voulons parler du caractere veritablement international 
de ce recueil : ce cachet special ne manquera pas , nous I'esperons , 
de lui assurer un accueil favorable aupres des adherents de I'oeuvre 
des congres scientifiques internationaux. II faut reconnaitre, il est 
vrai, qu'un recueil de cette nature a son cote desavantageux ; la 
diversite dans la transcription des noms orientaux, deja si conside- 
rable chez les divers auteurs d'une mSme nation, s'etend au dela de 
toute limite , quand on se trouve en presence de memoires 'en quatre 
langues, rediges par des auteurs appartenant a sept nationalites dif- 
ferentes. . Nous n'avons, bien entendu, rien change aux systfemes 
adoptes par les auteurs; neanmoins nous ne croyons pas inutile d'ap- 
peler I'attention de M. M. les membres de la 3e Session sur cette 
interminable question de la transcription des noms ^ car, si elle est 
susceptible d'etre tranchee definitivement , les congres internationaux 
des orientalistes n'auraient pas de plaa urgente, de plus noble tache 
que d'en faciliter la solution, en adoptant un systeme uniforme pour 
leurs publications. 

C'est egalement la diversite des langues qui nous a principale- 
ment engage a nous bonier, dans I'index, a la citation des noms 
propres. 

II ne nous reste plus qu'a exprimer notre vive reconnaissance a ceux 
d'entre M. M. les auteurs qui ont bien voulu corriger eux-m^mes les 



X AVANT-POPROS. 

epreuves de leurs articles , en particulier a M. M. de Goeje , de Mehren 
et Salemann, qui ont lu toutes les leurs. 

La maison E. J. Brill, de Leyde, enfin, s'est efforcee, dans touts 
la mesure du possible, d'assurer a ce volume un exterieur digne de 
la haute et legitime reputation acquise par son imprimerie orientale. 
Tons les amis des etudes relatives a I'orient auront ete heureux 
d'apprendre que la maison Brill a obtenu un prix d'lionneur a I'ex- 
position de Paris, en 1878, distinction qu'elle meritait pleinement 
pour les eminents services rendus par elle depuis tant d'annees aux 
etudes orientales. 

St. Petersbourg, Avril 1879. V. Baron DE ROSEN. 



LISTE GENERALE 



Membres de la 3e Session du Congres international 
des Orientalistes. 



I. 

Membres Honor aires. 

Sa Miajeste DOMI FEDRO II, ESmpereTir dia Bresil. 

M. Baer, Ch. E. de, membre honoraire de I'Academie Imp. 

des sciences. 
„ Frederiks, baron P. A. , gouverneur general de la Siberie 

Orientale. 
„ Giers, N. , adjoint du ministre des affaires etrangeres et 

dirigeant du departement asiatique. 
„ Goulkevitsch, N. V., secretaire d'etat, dirigeant les 

affaires du comite du Caucase. 
„ Helmersen, G. , membre de I'Academie Imp. des sciences. 
„ Ignatiew, comte N. P., aide-de-camp general, ambas- 

sadeur de Eussie pres la Porte Ottomane. 
Msgr. Innocent, metropolite de Moscou et de Kolomna. 
M. Kaznakof, N. Q-., aide-de-camp general, gouverneur 

general de la Siberie Occidentale. 
„ Kaufmann, C. P., aide-de-camp general, gouverneur 

general du Turkestan. 
„ Kbanikof, N. V., membre-correspondant de T Academic 

Imp. des Sciences. 



X AVANT-POPROS. 

epreuves de leurs articles , en particulier a M. M. de Goeje , de Mehren 
et Salemann, qui ont lu toutes les leurs. 

La maison E. J. Brill, de Leyde, enfin, s'est efforcee, dans toute 
la mesure du possible, d'assurer a ce volume un exterieur digne de 
la haute et legitime reputation acquise par son imprimerie orientale. 
Tons les amis des etudes relatives a Torient auront ete heureux 
d'apprendre que la maison Brill a obtenu un prix d'honneur k I'ex- 
position de Paris, en 1878, distinction qu'elle meritait pleinement 
pour les eminents services rendus par elle depuis tant d'annees aux 
etudes orientales. 

St. Petersbourg, Avril 1879. V. Baron DE ROSEN. 



LISTE GENERALE 



Membres de la 39 Session du Congres international 
des Orientalistes. 



I. 

Membres Honoraires. 

Sa ]Majeste JDOIS/L FEDRO II, Empereur du. Bresil. 

M. Baer, Ch. E. de, membre honoraire de TAcademie Imp. 

des sciences. 
„ Frederiks, baron P. A. , gouverneur general de la Siberie 

Orientale. 
„ Giers, N. , adjoint du ministre des affaires etrangeres et 

dirigeant du departement asiatique. 
„ Goulkevitsch, N. V., secretaire d'etat, dirigeant les 

affaires du comite du Caucase. 
„ Helmersen, G. , niembre de I'Academie Imp. des sciences. 
„ Ignatiew, comte N. P., aide-de-camp general, ambas- 

sadeur de Russie pres la Porte Ottomane. 
Msgr. Innocent, metropolite de Moscou et de Kolomna. 
M. Kaznakof, N. G., aide-de-camp general, gouverneur 

general de la Siberie Occidentale. 
„ Kaufmann, C. P., aide-de-camp general, gouverneur 

general du Turkestan. 
„ K b a n i k f , N. V. , membre-correspondant de T Academic 

Imp. des Sciences. 



xn 

M. Kryjanovski, N. A., aide-de-camp general, gouverneur 
general d'Orenbourg. 
„ Lev|schine,;A. N. , membre du conseil de 1' Empire. 
„ Li even, prince P., curateur de Tuniversite Imp. de St. Pe- 
' tersbourg. 
„ Liitke, comte Th. P., aide-de-camp general, president de 

I'Academie Imp. des sciences. 
„ Lobanof-Kostovski, prince A. B. , secretaire d'etat, 
adjoint du ministre de I'interieur et vice-president de la 
Societe Imp. d'archeologie. 
„ Porphyre, eveque de Tchiguirine. 
„ Poutiatine, comte E. V., aide-de-camp general, membre 

du conseil de I'Empire. 
„ Kedkine, P. G., recteur de I'universite Imp. de St. Pe- 

tersbourg. 
„ Reutern, M. Clir., secretaire d'etat , ministre des finances. 
„ Semenof, P. P., vice-president de la Societe Imp. russe 

de geographic. 
„ Timaschef, A. G. , aide-de-camp general, ministre de 

Tinterieur. 
„ Tolstoi, comte D. A., secretaire d'etat, ministre de I'in- 

struction publique. 
„ Tornau, baron N. G. , membre du conseil de I'Empire. 



11. 

Personnel du Comit6-Organisateur de la Be Session 
du Congres international des Orientalistes. 

President du Comite. 

Grigorief, Basile, professeur de I'histoire de I'orient et doyen 
de la faculte des langues orientales a I'uniyersite Imperiale 
de St. Petersbourg. 



XIII 

Membres du Comit6. 

Patkanof, Kerope, professeur d'Armenien a la m*eme universite. 
Chwolson, Daniel, professeur d'Hebreu , de Ghaldeen et de 

Syriaque a la meme universite. 
Kuhn, Alexandre, attache au gouverneur general du Turkestan 

russe pour les recherclies archeologiques. 
Osten-Sacken, baron Frederic, ci-devant vice-directeur du 

departeraent asiatique au minist'ere des aflfaires etrangeres, 

actuellement directeur du departement des relations interieures 

au meme ministere. 
Dorn, Bernhard, membre effectif de I'Academie Imperiale des 

sciences de St. Petersbourg pour les litteratures et les anti- 

quites musulmanes. 
Veliaminof-Zernof, Vladimir, membre effectif de la meme 

Academic, pour la meme specialite. 

Tresorier. 

Guirgass, Vladimir, professeur d'Arabe ^ 1' universite Imperiale 
de St. Petersbourg. 

Pour la eorrespondance etrangere. 
Rosen, baron Victor, professeur-adjoint d'Arabe a la meme 
universite. 

Pour I'Exposition. 
Lercb, Pierre, secretaire, de la commission Imperiale d'arche- 
ologie. 

Membres-oorrespondants 

En I2,iissie. 

a MoscoUf pour les provinces centrales de I'Empire — Madame 
Olga Fedtschenko, veuve du oelebre voyageur en Asie 
Centrale. 

a Kazan ^ pour les provinces trans Volgiennes — M. Joseph 



XIV 

Gottwaldt, ci-devant profesaeur d'Arabe a I'lmiversite Im- 

periale de £azan. 
a Odessa, pour la Nouvelle-Kussie — M. Otto Blau, consul- 
general d'Allemagne a Odessa. 
a Dorpatj pour les provinces baltiques — M. Wilhelm Yolck, 

professeur a I'universite. 
a farsovie, pour la Pologne russe — M. Vladimir Tiesen- 

hausen, membre de la commission Imperiale d'arcbeologie. 
a Ilelsingfors , pour la Finlande — M. Wilhelm Lagus, pro- 
fesseur k I'universite. 
a Irkoutshf pour la Siberie orientale — M. Vsevolod Vaguine, 

redacteur du journal „La Siberie". 
a Omsk, pour la Siberie occidentale — M. Jean Babkof, 

chef de I'etat-major de I'arrondissement militaire de la Siberie 

occidentale. 
a Tiflis , pour le Caucase et les provinces trans-Caucasiennes — 

M. Adolf Berger, chef de la commission locale d'archeo- 

graphie. 
a Tachkent, pour le Turkestan russe — M, Nicolas Maief, 

redacteur de la ^Gazette du Turkestan". 
Ibidem, pour les affaires concernant specialement I'exposition — 

M. George Yougeakof, de la chancellerie du gouverneur- 

general dtl Turkestan. 

A. I'^tranger 

a Lon&res, pour la Grande-Bretagne — M. Kobert Douglas, 
professeur de Chinois a I'universite, conservateur au Musee 
Brit anni que. 

a Paris, pour la France — M. Charlies Schefer, premier 
drogman du Gouvernement, administrateur de I'ecole speciale 
des langues orientales vivantes. 

a Vienne, pour I'Autriche — M.le baron Alfred de Kremer, 
membre du ministere des affaires etrangeres, conseiller aulique 
et M. Barb, professeur a I'academie orientale de Vienne. 



XV 

a Leipzig, pour I'Allemagne — M. Ludolf Krehl, professeur 

et bibliothecaire en-chef a I'universite. 
a Florence, pour Tltalie — M. Angelo de-Gubernatis, pro- 
fesseur a I'universite. 
a Leide , pour les Pays-Bas et les colonies neerlandaises en Asie — 

M. M. J. de Goeje, professeur k I'universite. 
a Copenliague, pour le Danemark — M. A. F. von Mehren, 

professeur a I'universite. 
a Lund, pour la Suede — M. C. J. Tornberg, professeur k 

Tuniversite. 
a Christiania, pour la Norvege — Mr J. Lieblein, professeur 

a I'universite. 
a Louvain^ pour la Belgique — M. Felix Neve, professeur 

a I'universite. 
a Bern, pour la Suisse — M. Aloisius Sprenger, professeur 

k I'universite. 
a Biida-Festh , pour la Hongrie et les principautes danubiennes — 

M. Arminius Vambery, professeur a I'universite. 
a Saint-Eiiemie (Loire) ^ pour les colonies frangaises en Asie et 

en Algerie — M. le baron Textor de Ravisi, ancien gou- 

verneur du Karikal. 

a Constantinople^ pour la Turquie — M. P. Schroder, inter- 
prete de Tambassade d'Allemagne pres la S. Porte. 

a Jerusalem, pour la Palestine — Archimandrite Antonin, 
chef de la mission religieuse russe. 

a Astrahad, pour la Perse — M. Theodor Bacouline, con- 
sul de Russie. 

a Bomhaij , pour I'lnde du Sud — M. James Burgess, ar- 
cheologue du gouvernement. 

a Lahore, pour les pays dansle bassin du Gange — M. Leitner, 
professeur au college de Lahore. 

a Calcutta, pour les pays dans le bassin du Gange — M.Henry 
Blochmann, professeur au Calcutta-Madrasah. 



XVI 

a Pekin^ pour la Chine interieure — Archimandrite Pall adius, 

chef de la mission religieuse russe. 
a Shanghai^ pour les ports mari times de la Chine — M. Con- 

stantin Skatschkof, consul-general de Russie. 
a JoTcahama^ pour le Japon — M. le baron Roman de Rosen, 

secretaire de la legation de Russie. 

au Caire, pour I'Egypte , M. Mariette, directeur du Musee 
Egyptien k Boulak. 

a NeiV'Haven, pour les Etats-Unis de I'Amerique du Nord — 
M. W. D. Whitney, professeur a Yale-College. 



III. 

Liste des personnes d616gu6es par les gouvernements 

pour prendre part a la 3e Session du Congres 

des Orientallstes. 

Danemark. 
M, A. F. von Mehren. 

France. 
M. Ch. Schefer. 
„ H. Derenbonrg. 

Grande-Bretagne. 

M. Douglas. De la part du India-Office: sir Walter Elliot 
(absent). 

Italie. 
M. A. de GuKernatis. 

„ Lignana. , 

c . . > absents. 

„ oeveri 



na. I 
ini. J 



XVII 

Japon. 

M. Enomotto T. A., vice-amiral , envoye extraordinaire et 
ministre plenipotentiaire du Japon. 

Norvege. 
M. J. Lieblein. 

Pays-Bas. 
M. M. J. de Goeje. 
„ A. Kern. 

Bussie. 
M. A. P. Berger, de la part de la lieutenance du Caucase. 
„ Ch. Neumann, de la part du gouverneur general de la 

Siberie-Orientale. 
„ L T. Slovtsow, de la part du gouverneur general de la 

Siberie-Occidentale. 
„ A. V. Eatchinsky | de la part des archives principales du 
„ N. Y. Tcharikow 1 ministere des aff. etrang. a Moscou. 

Saxe- Weimar et les Etats Thuringiens. 
M. G. Stick el, conseiller aulique intime. 

Suede. 
M. E. Tegn6r. 

Turquie. 
S. Exc. Ahmed Vefyk Effendi. 



IV. 
Liste des d616gu6s des institutions scientifiques. 

Belgique. 

M. le baron de Koehne, de la Societe Eoyale beige de numis- 
matique. 



XVIII 



France. 
M. A. Lesouef, de la Societe d'ethnog-raphie de Paris. 
J. Pipart, de la Societe amerieaine de France. 

Grande-Bretagne. 

M. Th. Chenery, de I'universite d' Oxford. 
„ K. Atkinson, de la „Royal Irish Academy" de Dublin. 
„ Henry .Cordier, de la ,;Norih China Branch of the R. 

Asiatic Society" (absent). 
„ William Wright, de Tuniversite de Cambridge, 
„ R. N. Cust, de la ^Society of Biblical Archeology" de 
Londres. 
de la „ Philological Society'' de Londres. 
de la „ Anthropological Society" de Londres. 
„ C. L. Brandreth, de la ^Philological Society" de Londres. 
„ Ralston, de la meme Societe (absent). 
„ J. C. H. Clarke, de la „ Royal Geographical Society" de 

Londres. 
„ Satow, de la „ Asiatic Society of Japan" (absent). 

• 
Russie. 

M. W. Th. Miller, de la Societe d'archeologie de Moscou. 
„ G. D. Filimonof, du musee public de Roumiantsof a 
Moscou (absent). 
Mme Olga Pedtchenko, de la Societe Imperiale des amateurs 
dea sciences naturelles , de I'anthropologie et de I'ethnographie 
a Moscou. 
M. V. V. Stassof I de la bibliotheque Imperiale publique 
„ A. L Harkavy j a St. Petersbourg. 
„ V. P. Vassilief I de I'universite Imperiale de St. Peters- 
„ G. A. Cossowicz J bourg. 

„ D. A. Chwolson, de I'Academie ecclesiastique de St. Pe- 
tersbourg. 



XIX 



M. S. Nauphal, de Tinstitut des langues orientales attache au 
departement asiatique du ministere des affaires etrangeres. 

„ I. I. Zakharof ) de la Societe Imperiale russe de 

„ S. I. Tcherniaief J geographie. 

„ A. I. Savelief, de la Societe Imperiale d'archeologie k 
St. Petersbourg. 

J, 0. Blau, de la Societe odessoise d'histoire et d'archeologie 

(absent). 

„ Volck ) 

__„, , > de Tuniversite Imperiale de Dorpat. 
„ Muhlaii J ^ ^ 

„ A. A. Olesnitsky, de 1' Academic ecclesiastique de Kiew 

(absent). 
„ P. Gorski-Platonof, de T Academic ecclesiastique de 

Moscou. 

Turquie. 

M. P. Schroder (absent) j du „Hellenikos Philologikos Syl- 
„ le Dr. Symboulides J logos" k Constantinople. 



V. 

Liste alphab^tique des Membres-souscripteurs. 

I. EUKOPE. 

RUSSIE. 

St. Petersbourg. 

L'Universite Imperiale. 
La Bibliotheque Imperiale Publique. 
La Societe Imperiale de geographie. 
Le Conseil du Corps des Mines. 



XX 

A b din of, mirza Kazem-bek, drogman au ministere des affaires 

etrangeres. 
A dam of, V. S. , directeur de departement au ministere de la 

Justice. 
Akhverdof, J. J., ancien employe au tribunal de commerce 

a Tiflis. 
Arbouzof, JN K. , eleve de I'institut des langues orientales 

du ministere des affaires etrangeres. 

Badmaief, P. A. bacbelier en lettres orientales. 

Baimakof, Th. P., banquier. 

Bakst, 0. I., drogman au ministere des affaires etrangeres. 

Bassine, N. P., architecte. 

Bashmakof, A. D., maitre de la cour de S. M. I'Empereur. 

Bat or ski, N. A., employe de la ¥111^ classe au departement 

asiatique. 
Bauer, Y. V. , professeur d'histoire a I'universite Imperiale. 
Baumgarten, A. A>, attache au ministere des affaires etran- 



Bazilevski, employe de la VI^ classe au departement asiatique. 

Belelioubskaia, madame 0. D. 

Berezina, L. V., censeur. 

Bestoujef-Rioumine, N. N. , conseiller d'etat. 

Bestoujef-Rioumine, C. N. , professeur d'histoire a I'uni- 
versite Imperiale. 

Bezobrazof, M. A. conseiller d'etat actuel. 

Bock, Y. G". , employe au ministere des domaines. 

Bogdanof, M. N., professeur-adjoint de zoologie a Tuniversite 
Imperiale. 

Bogouchevitch, G. M. , conseiller d'etat. 

Bogouslavski , D. N., major-general, ancien chef du drog- 
manat a I'ambassade russe de Constantinople. 

Boianek, J. N. , bachelier en lettres orientales. 

Bonnel, E. J. , bibliothecaire a la bibliotheque Imperiale publique. 



XXI 

Bottger (von), P., bachelier en droit. 

Boiilatzel, N. J., employe surnumeraire a la chancellerie du 

ministre des affaires etrangeres. 
Boulgakof, Th. J., employe au comite de la censure etrangere. 
Brafman, J. A., attache au ministere de I'interieur. 
Brandenbourg, N. E,, colonel d'artillerie. 
Brosset, M. J., membre de Tacademie Imp. des sciences. 
Brosset, L. M., employe de la Vllle classe au departement 

asiatique. 
Busch, H. V. 
Bytchkof, At. Th., adjoint du directeur de la bibliotheque 

Imperiale publique. 

Cederbaum, A. J., homme de lettres. 

Chakhovskoi (prince), L. V., du departement asiatique. 

Chatilof, D. V., colonel. 

Chatilova, madame A. J. 

Cbepelef, A. A., colonel d'etat major. 

Cheremetef, S. A. major-general de la suite de S. M. I'Em- 

pereur. 
Cheremetef (comte), S. D. colonel , aide-de-camp de Sa Majeste 

I'Empereur. 
Chwolson, D. A., professeur d'Hebreu a Tuniversite Imperiale. 
Crottet, M. E., paste ur d I'eglise reform ee fran^aise de St. Pe- 

tersbourg. 

Danilevski, Q-. P., conseiller d'etat actuel. 

Deli an of, J. D., conseiller prive actuel, membre du conseil 

de TEmpire. 
Destounis, M. S. , professeur de Grec k I'universite Imp. 
Devrient, A. Th. , libraire-editeur. 
Diakof, A. A., vice-direct eur du departement de rinstruction 

publique. 
Dodonof, V. v., employe au ministere de I'interieur. 



XXII 

Dordjeief, N., arcliipretre. 

Dorn, B. A., membre de racademie Imp. des sciences. 

Engelhardt, A. S., conseiller prive. 

Fischer, colonel de rartillerie de la garde. 

Fleury, J. J., preceptear de litterature fran^aise al'universite 

Imperiale. 
Frolova, madame Barbe. 
Fuchs, V. J., conseiller d'etat actuel. 

Gamazof, M. A., directeur de I'institut des langues orien- 
tales du ministere des affaires etrangeres. 

Gastfreund, N. A., attache au comite des ministres. 

Gendre, N. A., secretaire-adjoint au Senat. 

Guirgass, Y. Th., professeur d'Arabe a Tuniversite Imperiale. 

Golenischef, S. P. 

Golenischef, V. S. , etudiant de la faculte orientale de I'uni- 
versite Imperiale. 

Golovatchova, L. E. 

Golovatchova, A. D. 

Golovatchova, M. D. 

Golstounski, G. Th. , professeur de Mongol Al'universite Imp. 

Grevenitz (baron) A. A.. 

Grigorief, Y. Y. professeur d'histoire orientale et doyen de 
la faculte des langues orientates a I'universite Imperiale. 

Grigorieva, madame 0. Y. 

Grinef, E. E. , jeune de langue a I'ambassade russe de Con- 
stantinople. 

Grube, Y. J., etudiant de la faculte des langues orientales de 
Tuniversite Imperiale. 

Hecker, Ch. Th. , employe au departement asiatique du mi- 
nistere des affaires etrangeres. 



XXIII 

Hecker, madame M. G. 

Hughes, W. W. , conseiller de college . 

Ignatief, Y. J., baclielier de la faculte deslangues orientales. 
loannidi, Th. J., censeur 'au bureau do la poste. 
Issaief, G. Th., conseiller de cour. 
Iwersen, J. B. , conseiller de college. • 

Kabouli-pacha, ambassadeur de la Sublime Porte pres la 
cour Imperiale de Russie. 

Kachkarof, P. A., conseiller de cour. 

Kapoustine, S. J. conseiller de cour. 

Kastorski, M. M. , inedecin. 

Katchorovski, P. N. , gentilhomme. 

Khitrovo, B. N., du ministere des finances. 

Khodnev, A. A., bachelier en droit. 

Kcehne (baron), conseiller prive. 

Kloppenburg, A. Ch. , etudiant de la faculte des langues 
orientales. 

Kokouchkine, V. A., colonel du genie. 

Konstantinova, niademoiselle A. 0. 

Kornilof, J. P., conseiller prive. 

Krassilnikof, A. A., negociant. 

Kr enter, madame E. J. 

Krjij anowski, A. V., eleve de I'institiit des langues orien- 
tales. 

Krylof, A. D., conseiller prive. 

Krylof, P. Z., bachelier en lettrcs orientales. 

Kunik, A. A., membre de I'academie Imperiale des sciences. 

Lamanski, V. J., professeur des langues Slaves a I'universite 

Imperiale. 
Lerch, P, J., secretaire de la commission Imperiale d'arche- 

ologie. 



XXIV 

Liitsclig, J. J., etudiant de la faculte des langues orientales. 
L y 8 s e n k f , P. D. , etudiant de la faculte des langues orientales. 
Lytkine, Gr. S., conseiller de college. 

Makhof, J. v., attache au ministere de Tinterieur. 
Makcheief, A. J., major-general, professeur §. Tacademie de 

I'Etat-major. 
Makssimof, P. V. , jeune de langue a la legation russe de 

Constantinople. 
Marialine, J. J., fabricant. 

Melnikof, A. A., vice-directeur du departement asiatique. 
Mianssarof, M. M., major. 
Milioutine, B. A. , conseiller d'etat actuel. 
M i t c h e 1 , R. , consul d'Angleterre ad interim a St. Petersbourg. 
M it chin, B., conseiller d'etat actuel. 

Nazarevski, S. V., attache a la direction superieure des 

affaires de la presse. 
Nicolson, W. , agent de la Societe biblique de la Grande 

Bretagne. 
Naoufal, J. G. , professeur d'Arabe a I'institut des langues 

orientales du ministere des affaires etrangeres. 

Orlof, P,, bachelier en lettres orientales. 
Ossipof, J. A, bourgeois notable hereditaire. 
Osten-Sacken (baron) Fr., Directeur du departement des 

relations interieures au ministere des affaires etrangeres. 
Otero, Lorenzo, negociant de Montevideo. 

Patkanof, P. P., docteur en medecine. 
Patkanof, K. P., professeur d'Armenien a I'universite Imp. 
Petrof, A. G. , president du comite de la censure interieure. 
Petrofski, N. Th., agent du ministere des finances au Tur- 
kestan russe. 



Petoukhova, madame M. J. 

Piassetski, P. J., docteur en medecine. 

Pobedonostseva, madame K. A. 

Polenof, D. J., conseiller prive. 

Popof, E. S. , etudiant de la faculte dcs langues orientales. 

Protsenko, A. P., colonel d'etat major. 

Raden, madame la baronne E. Th. 

Rassin-efendi, agent militaire de la Porte Ottomane pres 

la cour de Russie. 
Ratynski, N. A., conseiller d'etat actuel, censeur. 
Richter, P. Ch., colonel. 
Rocca, P., gentilhomme italien. 
Rosen (baron) V. R. , professeur-adjoint d'Arabe a Tuniversite 

Imperiale. 
Rozof, N. J., vice-directeur du departement de la medecine. 

Sabanine, V. V., bachelier en sciences. 

Salemann, Ch. H. , agrege a la faculte des langues orientales. 

Savelief, A. J., major-general du genie. 

Schleifer, N. .J., capitaine en retraite. 

Schleifer, madame Ch. G^. 

Schleifer, mademoiselle E. N. 

Schmitzdorff, H. , libraire de la Cour. 

Schliman, N. E. , du ministere de la Justice. 

Semevski, M. J., editeur-redacteur du journal „Rousskaia 
Starina". 

Semevski, B. J., bachelier en philologie. 

Skriabine, ^N". A,, ^leve de I'lnstitut des langues orientales. 

Smirnof, B. D., professeur-adjoint de Turc a I'universite Imp. 

Solo V kin e, P. D., colonel du genie. 

Sosnovski, J. A., lieutenant- colonel d'etat "major. 

Soukhomlinof, M. J., professeur de litterature russe a I'uni- 
versite Imperiale. 



XXVI 

Souchkof, S. P., Eedacteur en chef du „Moniteur du Gou- 

vernement". 
Sreznevski, Y. J., secretaire de la Societe Imp. de geographie. 
Sreznevskaia, mademoiselle 0. I. 
Stefan-efendi, M. , secretaire de la legation ottomane pres 

la cour de Eussie. 
Stubendorf, J. J., conseiller prive. 
Svatkofski, P. G. , censeur. 
Symboulides, G. D., medecin. 

Tahirof, Hassan-mirza , akhound du convoi masulman de Sa 

Majeste I'Empereur. 
Tcherbichevitch, C. A., medecin. 

Tcherniaief, S. J., ancien consul-general de Eussie a Tauris. 
Tcherniaieva, madame M. Th. 
Tchoubinof, D. J., ancien professeur de Georgien a I'univer- 

site Imperiale. 
Tchoupine, D» N., du ministere des affaires etrangeres. 
Terentief, M. A., major. 
Timaief, E. M., drogman de la Vllle classe au departement 

asiatique. 
Tsagareli, A. A., professeur-adjoint de Georgien a Tuniver- 

site Imperiale. 

Vac art, P. A., conseiller d'etat actuel. 

Vakoulovski, N. N., membre de la Societe Imp. de geographic. 

Valikhanof (sultan Khirghize), capitaine en second au regi- 
ment des cosaques de S. M. I'Empereur. 

Veliaminof-Zernof, V. Y., de I'academie Imp. des sciences. 

Yesselago, Th. Th. , conseiller prive. 

Yesselofski, M. P., secretaire d'etat au conseil de 1' Empire. 

Vessel of ski, K. J , bachelier en lettres orientales. 

Viazemski (prince; P. P., president du comite de la censure 
etrangere. 



XXVII 

Vodovozova, madame L. N. 
V oik of, H. N., attache an ministere des finanoes. 
Vollant (de), G. A., employe de la VIII" classe au departe- 
ment asiatique. 

W ess el, N. Cb., employe a la direction superieure des ecoles 

militaires. 
Witte (de), major-general. 
Wolf, M. 0., libraire-editeur. 

Yakovlef, A. G. , jeune de langue a la legation russe de 

Teheran. 
Yakountchikof, B. M. 
Yourachkevitch, A. D., etudiant de la faculte orientale de 

I'universite Imperiale. 

Zamyslofski, G. G. , professeur d'histoire a I'universite 
Imperiale. 

Moscou. 

L'Administration superieure des archives du ministere des affai- 
res etrangeres. 

Les Musees reunis du c^e Koumiantzof et de la ville de Moscou. 

Gorski-Platonof, P. J., professeur a I'Academie theolo- 
gique. 

Ilovaiski, D. J., professeur a I'universite Imperiale. 

Miller, V. Th., professeur- adjoint k I'universite Imperiale. 

Mourkoss, G. , professeur d'Arabe a I'institut Lazaref. 

Ouvarof, (comte) A. S., president de la Societe archeologique 
de Moscou. 

Sakof, St., precepteur k Tinstitut Lazaref. 

Yiktorof, A. G. , conservateur des manuscrits aux musees 
reunis du c*^ Eoumiantzof et de la ville de Moscou. 



XXVIII 

Cazan. 

L'Academie theologique de Cazan, 

Apakof, J. J., negociaut. 

Gottwald, J. Th. , ci-devant professeur d'Arabe a I'univ. Imp. 

Gottwald, F. 0. 

Ilminski, N. J. 

Korssakof, K. A. 

Lebedef, A. J. 

Lik hatch of, A. Th. , proprietaire. 

Malof, E. A. . 

Ostrooumof, P. P. 

Kadlof, B. B., inspecteur des ecoles tatares de rarrondissement 

universitaire de Cazan. 
Sabloukof, G. S., ancien professeur de Tatare. 
Yakovlef, J. J. 
Zolotkofski, N. J. 

Dorpat. 

La Societe scientifique esthonienne. 
Gebauer, Dr. 

Miihlau, professeur a Tuniversite Imperiale. 
Yolck, W., professeur „ „ 

Ekaterinbourg. 
La Societe ouralienne des amateurs des sciences naturelles. 

Helsingfors. 

La Bibliotheque de I'universite Imperiale. 

Le Musee archeologique et ethnographique de Tuniversite Imp. 
Le Cabinet numismatique de I'universite Imperiale. 
Ablkvist, A., professeur de Finnois a I'universite Imperiale. 
Aspelin, J. R., conservateur du musee ethnogrnphique de 
I'universite. 



XXIX 

Donner, professeur de Sanscrit i I'universite Imperiale. 
Koskinnen, L. Q., professeur d'histoire finnoise a I'uaiv. Imp. 
Strandmann, E., professeur de litterature orientale al'univ. Imp. 
Tottermann, dr. en philosophic. 

Kiew. 

L'Academie theologique de Kiew. 

Kharkow. 
Kirpitchnikof, A. J., professeur-adjoint a I'univerBite Imp. 

Odessa. 

L'Universite Imperiale de la Nouvelle-Russie. 
Horowitz, G. , negociant. 

Orenbourg. 

La Section locale de la Societe Imperiale de geographic. 
Seidaline (sultan Khirghiz) Ali Muhammed,, juge de paix a 
Nikolai'evsk. 

Siberie occidentale. 

Slovtsof, J. J. , instituteur au gymnase militaire de la Siberie. 
Tokhtamychef, Nihmat-ul-lah , sous-lieutenant. 
Turn en ts of, G. C. , inspecteur du gymnase de Tomsk. 

Siberie orientale. 
Neumann, Charles, dr. en philosophie. 
s s i p f , A. P. , attache a I'administration generale de la 

Siberie orientale. 
Prakhof, B. Y. , secretaire de I'administration ecclesiastique 

8L Irkoutsk. 

Tachkent. 

BroJovski, M. J., conseiller dc cour. 



XXX 

Dobrotine, J. J., sous-lieutenant. 

K u h n , A. L. , inspecteur en chef dss ecoles au Turkestan russe. 

Weinberg, A. A., conseiller d'etat. 

Tiflis. . 

La Section caucasienne de la Societe Imperiale de geographic. 

La Societe des amateurs d'archeologie caucasienne. 

La Biblotheque publique de Tiflis. 

Briinning, consul d'x\llemagne a Beyrout. 

Eritsof, A. D. , en^ploye a la chancellerie de S. A. Imp. le 

Grand-Due Lieutenant du Causase. 
Eritsova, m^e S. Ch. 
Gogoberidze, V. L. , administrateur de la banque de la 

noblesse a Koutais. 
Saltzmann, A. Th. , architects. 
Seidlitz, N. Ch, conseiller d'etat. 
Staroselsky, D. S. , major-general. 
Talyzine, E. A., conseiller d'etat actuel. 
Voronof, !N. E., secretaire de la section caucasienne de la 

Societe Imperiale de geographic. 
Vyroubof, B. N. , secretaire de la Societe des amateurs 

d'archeologie caucasienne. 
Z a g u r s k i , L. P., conseiller d'etat. 

Varsovie. 

Tiesenhausen, V. E., conseiller d'etat. 

ALLEMAGNE. 

La Societe orientale de I'Allemagne a Leipzig-Halle. 
Krehl, L. , professeur d'Arabo a I'universite de Leipzig. 
Stick el, G. , conseiller prive de cour, professeur k Tuniversite 
de Jena. . 



XXXI 

AUTRICHE-HONaRIE. 

La Congregation armenienne de St. Lazare. 

Marschal, dr., a Vienne. 

Men da, J., precepteur de gymnase, a Vienne. 

BELGIQUE. 
Abbeloos, J. B. dr., k Anv^r8. 
La my, dr., prof, a I'universite de Louvain. 

DANEMARC. 

Elviiis, Sofus, sous-chef de bureau a Copenhague. 

ESPAGNE. 

Ayuso, J. G. , a Madrid. 

PRANCE. 

La Societe d' ethnographic a Paris. 
„ „ de geographic de Lyon. 
„ „ academiquc de la Loire. 
La Chambre syndicalc dcs tissus de St. Etieune. 
La Chambre de commerce de St. Etiennc. 
Arbel, Lucien, senateur, k St. Etiennc. 
Barbier de Meynard, professeur a Tecole speciale des 

langues orientales a Paris. 
Biberstein-Kazimirski, Bccretaire-interprete 
Carriere, secretaire a I'ecole speciale des langues orientales. 
Chabas, egyptologue, correspondant de I'lnstitut, k Chalon- 

sur-Saone. 
Chapclle, Francois, avocat a St. Etiennc. 
Chapon, Antoine, vice-consul de TUruguay, a St. Etienne. 
David, Francisque, fabricant, membre de la chambre de com- 
merce de St. Etienne. 
Debize, colonel d'etat-major , vice-president de la Societe de 
geographic de Lyon. 



XXXII 

Derenbourg, H., professeur a I'ecole speciale des langues 

orientales a Paris. 
Desgrand, Louis , negociant , president de la Societe de geo- 

graphie de Lyon. 
Duchateau, Julien, secretaire de 1' Association des orientalis- 

tes, k Paris. 
Dumas, Victor, secretaire-adjoint de la Societe d'ethnographie, 

a Paris. 
Dupuis, general au service de la Chine, a St. Etienne. 
Durand de Fontenague, baron F. , proprietaire a Lyon. 
Durenne, A., maitre de forges, a Paris. 
Epitalou, avocat a St. Etienne. 

Euverte, president de la Societe academique de la Loire. 
Paujat, Joseph, k Lyon. 

Frais.se-Grangette, J., fabricant a St. Etienne. 
Q-arcin de Tassy, membre de I'lnstitut, a Paris. 
Gerantet, president de la chambre de commerce de St. Etienne. 
Griran, M. , fabricant, president de la chambre syndicale des 

tissus a St. Etienne. 
Giiimet, Emile, fabricant a Fleurien-sur Saone. 
Henry, professeur a I'lnstitut du Nord, k Lille. 
Huart, k Paris. 

Kleczkowski, professeur k I'ecole speciale des langues orien- 
tales, k Paris. 
Le grand, dr., a Neuilly-sur-Seine. 
Le Mansois du Prey, directeur de la banque generale, 

secr.-gener. de la 1^ Session du congres provincial des orien- 

talistes, k St. Etienne. 
Lesouef, membre de la Societe d'ethnographie, officier de la 

legion d'honneur. 
Maisonneuve et C^., Jibraires-editeurs k Paris. 
Marquier (fils) pasteur a St. Etienne. 
Mar re. A., orientaliste. 
Maspero, G., professeur au College de France. 



XXXIII 

Marsy, (comte de), secretaire de la Societe historique de Com- 

piegne. 
Miller, professeur a I'ecole des langiies orientales. 
Montblanc (comte de) Charles, membre de la Societe d'eth- 

nograpbie. 
Navet, gouverneur de mines k St. Etienne. 
Oppert, Jules, professeur au College de France. 
Oppert, madame Jules. 
Parmentier, Tb. , general , directeur superieur du genie a 

Tours. 
Picot, professeur a I'ecole speciale des langues orientales, a 

Paris. 
Pip art (I'abbe), J., k Cambaise, 
Porte, Edmond , negociant k St. Etienne. 
Pre.vost, Etienne, a Lyon. 
Eocbet, professeur a I'ecole speciale des langues orientales 

a Paris. 
Eoquemartine, E. , orientaliste. 
Rosny (de), Leon, professeur a I'ecole speciale des langues 

orientales, president de la Societe d'etbnograpbie. 
Samesima-Naonobu, ancien ambassadeur du Japon, k 

Paris. 
Sauvaire, secretaire-interprete. 

Seguier (de) Alfred, conseiller a la cour d'appel d'Orleans. 
Servant, A., negociant, ancien conseiller general de la Seine, 

a Paris. 
Teillard et Cie, fabricants a Lyon. 
Textor de Eavisi, (baron), president bonoraire de Tassoci- 

ation des orientalistes , k St. Etienne. 
Textor de Eavisi, EJouard, professeur au conservatoire 

national de musique (succursale de Nantes). 
Tezenas du Mantal, Auguste, membre du conseil superieur 

du commerce, de St. Etienne. 
Tenougi, I'abbe, chanoine bonoraire de Marseille. 



XXXIV 

Ujfalvy (de) Ch. , professeur a I'ecole speciale des langues 

orientales. 
Vasconcelhos, Amb. 

aRANDE BRETAaNE. 

The Anthropological Society, London. 

The R. Geographical Society, London. 

Atkinson, prof, of Sanscrit, Dublin. 

Bayley, Charles. 

Birch, Samuel, L. L. D. D. C. L. , Keeper of Oriental Anti 

quities, Br. Mus. 
Brandreth, E. L. , late of Indian Civil Service. 
Brandreth, M^s. E. L. 
Brandreth, Miss. 

Chenery, Th., prof, of Arabic, Oxford. 
Clarke, F. C. H. , Captain in the Royal Engineers. 
Clark, Hyde, Secretary to the Council of Foreign Bom 

Holders. 
Oust, Robert N. , late of Indian Civil Service. 
Oust, Robert H. H. 
Dane, Louis W. , Indian Civil Service. 
Dixon, Thomas, Sunderland. 

Douglas, Robert K., Prof, of Chinese at King's College , London 
East wick, Edward B., C. B. late H. B. M.'s. Charge d'ai 

faires at Teheran. 
Elliot, Sir Walter, K. C. S. L 
Ellis, R. R. W., Colonel, Exeter. 
Fergusson, James, D. C. L., architect. 
Frank, Giles, Bengal Civil Service. 

Franks, A. , Keeper of the Ethnological Collection , British Mus 
Grote, Arthur, M. R. A. S. 
Haines, William. 
Haines, W\ W. 



XXXV 

Haines, Miss Evelyn. 

Haines, Herbert. 

Hall, S. 

Henderson, John, M. A. F. S. A. 

Ho worth, Henry H., Derby House, Eccles, Manchester, bar- 
rister at Law. 

Jackson, J., M. D. 

Long, Revd. J., clergyman. 

Lowe, L. dr., Kent. 

Macnamara, Charles, doctor of Medicine. 

Mc Clean, Rev^. Donald S., Southall, Middlesex. 

Morgan, Edward. 

Napier, M. 

Phene, John S. , Doctor of Medicine. 

Ransom, Edwin, manufacturer, Bedford. 

Raverty, H. G., major, Ormonde, Lostwithiel, Cornwall. 

Rogers, E. T. , Late H. B. M.'s Consular Service. 

Rogers, Miss Mary E. 

Satow, Ernest, Japanese Secretary of the British Legation at 
Tokio. 

Taylor, Rev^. C. , St. John's College, Cambridge. 

Thomas, Edward, late of Indian Civil Service. 

Thompson, Rev<i. J. 

Triibner & Co., 57 and 59, Ludgate Hill, publishers. 

Vaux, W. S. W. , Secretary to the R. Asiatic Society. 

Wellesley, F. , lieutenant-colonel , agent militaire britannique 
pres la cour de Russie. 

Wellesley, M^s. F. 

Wright, W., L. L. D., Prof, of Arabic, Cambridge. 

Wright, D., Dr., Cambridge. 

HOLLANDB. 

L'Academie Royale des sciences a Amsterdam. 



XXXVI 

La Societe Eoyale zoologique a Amsterdam. 

La Sooiete Biblique neerlandaise a Amsterdam. 

Arntz, J., a Kuilenburg. 

Bylandt (comte) C. J. E. van, a la Haye. 

Dedem (baron) W. K. van, bourgmestre k Hoorn. 

Dozy, R. S. A., professeur d'histoire a Tuniversite de Leyde. 

Faber, von, interprete pour la langue chinoise aux Indes orien- 

tales, a Utrecht. 
Grashuis, G. J., k Leyde. 
Ham, F. J. van den, orientaliste a Utrecht. 
Hillegom, J. S. , a Amsterdam. 
Kern, H., prof, de Sanscrit a I'universite de Leyde. 
Leemans, C, dr., k Leyde. 
Limburg Brouwer, van, a Zaltbommel. 
Lith, P. A. van der, professeur de droit colonial a I'universite 

de Leyde. 

Musschenbroek, S. J. C. W. van, a Deventer. 

Oordt, A. P. M. van ) , ^ , , . ^ ^ ^ .„ 

^ , i chefs de la maison E. J. Brill a Leyde. 
Stoppelaar, F. de J 

Pleyte, W., conservateur au Musee d'Antiquites k Leyde. 

Scheltema, D. , agent de la banque de Java, k Harlem. 

Serrurier, L., k Leyde. 

S we ding, H., a Harlem. 

Wiselius, J. A. B., a la Haye. 



ITALIE. 

L'Academie Orientale a Florence. 

A m ari, Michel, professeur honoraire d'Arabe a Tuniv. de Florence. 
Gubernatis, Angelo de , prof, de Sanscrit „ „ „ „ 
Fratini, Louis, a Florence. 

Severini, Anselmo, professeur des langues de 1' extreme orient 
a I'universite de Florence. 



XXIVII 

NORVfiaE. 

La Bibliotheque de Tuniversite a Christiania. 

PORTUGAL. 

L'Academie Koyale des beaux arts k Lisbonne. 

La Societe de geograpbie k Lisbonne. 

Le Comite Central permanent de geogTaphie de Portugal. 

Cordeiro, Luciano, premier secretaire general de la Societe 

geograpbique de Lisbonne etc. etc. 
Cordeiro de Sousa, Francisco M. , vice-consul generaldes 

Etats-Unis de I'Amerique du Nord. 

SU^DE. 

Landberg, Carlo, dr. 
Piebl, Karl, etudiant k Upsala. 



n. ASIE. 



CHINE. 



Balfour, Fred. A., redacteur en cbef du „Sbanghai Courier" 

et du „tbe Celestial Empire". 
Billequin, professeur au Thoung-Wen College, Pekin. 
Boleslawski, consul d'Autricbe et de Hongrie a Sbangliai. 
Blitz of, E. Ch. , ministre de Russie a Pekin. 
Chalmers, G. M. A. Rev., a Shanghai. 
Coiander, A. J., secretaire de la legation de Russie a Pekin. 
Deveria, premier interprete de la legation de France st Pekin. 
E i t e 1 , G. , Ph. dr. rev. , a Shanghai. 
Kopsch, H. directeur du bureau statistique a Shanghai. 
Lueder, Ch., consul d'Allemagne a Shanghai. 



XXXVIII 

Martin, dr., directeur du Thoun^-Wen College a Pekin. 
Medhurst, W. H. , consul britannique a Shanghai. 
Roding, J. A., vice-consul de Russie a Shanghai. 
Schaeffer, de, ministre-resident d'Autriche et de Hongrie 

k Pekin. 
Wylie, Alex., vice-president du „North China branch of the 

Royal Asiatic Society". 

JAPOW. 

Du Bousquet, de la legation de France a Tokio. 

Eisendecker, von, ministre-resident d'Allemagne. 

Fe d'Ostiani, ministre d'ltalie. 

Goodwin, C. W., Esq., juge au tribunal supreme britannique 

pour la Chine et le Japon. 
Gutschmid, baron von , secretaire de la legation d'Allemagne 
Parkes, sir Harry, ministre d'Angleterre. 
Pelikan, A. A., vice-consul de Russie a Yokohama. 
Sameshima, vice-ministre des affaires etrangeres. 
Siebold, baron Alexandre de. 
Struve, C. , ministre de Russie. 
Summers, J., professeur a Tuniversite Imperiale du Japon. 

INDE BRITANNIQXJB. 

Lahore. 

Le „University College" du Pandjab. 

La Societe „Andjuman-i-Pandjab. 

H. H. Raja Harbans Singh. 

H. H. Sirdar Hakur Singh Sindhanwalia. 

Sirdar Gurbachan Singh. 

Rai Mul Singh. 

Nawab Nawazish Ali Khan. 

Nawab Abdulmajid Khan. 

Rai Kantya Lai, A.- J. C. E, 



XXXIX 

Fakir Seyid Kamareddia. 

Pandit Guru Parshah, Head Pandit of the Oriental College. 

Baden Powell, Esq., C. S. Panjab. 

Barkat Ali Khan Sahib, E. A. S. Khan Bahadur, Hon. 

Seer, to the Anjuman-i-Panjab. 
Boulnois, C. Esq. M. A., Barrister at Law, Senior Judge of 

the Chief-Court , Panjab. 
Garstin, C. Major, B. C. S. 

Grant, Alex. , Esq. Chief of the Northern State Railway. 
Holwyd, W. R. M. major, B. C. S. 
Pearson, W. C, M. A. 
Pollard, colonel. 
Sttilpnagel, professeur, Lahore Government College. 

COLONIES PRANgAISES AUX INDES. * 

BezavA,da-Bapanaya, naidou a Yanaon. 

Burthey, rev. P., missionnaire apostolique du Madure. 

Canoz, msgr. , eveque du Madure. 

Hecquet, Emile, negociant, president de la chambre de 

commerce de Pondichery. 
Nemours Prudhomme, employe a la banque de Madras. 
Savarayalounaiker, poete hindou , a Pondichery. 

COLONIES N:6ERLANDAISES AUX INDES. 

Berg, N. S. van den, president de la banque de Java a Batavia. 

Hoek, J. H., de Batavia. 

Ho lie, K. F. , adviseur du gouvernemenfc indo-neerlandais pour 

les aflfaires interieures, a Bandong (Java). 
Lucardie, G. R. , assistant-resident de Brebes, a Tagal. 
Meinsma, J., secretaire du Departement des affaires interieures 

k Batavia. 
Costing, H. J., a Sumadang (Java). 
Riedel, J. G. F. , assistant-resident de Belitoeng a Tandjang- 

panda. 



OUTLINES 



OF 



A HISTORY OF CHINESE PHILOSOPHY 



BY 



E. J. EITEL, Ph. Dr. (Tubing). 

or THE LONDON MISSIONARY SOCIETY IN HONGKONG. 



OUTLINES 



A HISTORY OF CHINESE PHILOSOPHY. 



INTRODUCTION. 



Separate phases of the history of Chinese Philosophy have 
at various times been illustrated by different Savants. Confu- 
cianism, or rather the principal Confucianist classics, are ac- 
cessible now to any student , thanks to the labours of Dr. Legge. 
Ancient Tauism also has found competent translators and expo- 
sitors in Chalmers , Watters and others. Different phases of the 
mysticism of later Tauism have been exJiibited by Dr. Edkins. 
Chinese Buddhism has been investigated by Dr. Edkins and by 
the writer of this paper ^). The philosophy of Chu-Hi has of 



1) La litt^rature russe s'est enrichie dans ces derniers temps (en 1873) d'un fort 
remarquable essai dA i. la plume de notre celebre sinologue, M. Vassiliefif et inti- 
tule : /»Le8 religions de I'orient, Le Confucianisme, le Bouddhisme et le Tauism". 
183 p. 80. St. Petersbourg 1873. Nous avons quelque raison d'esperer que ce 
travail qui abonde en vues originales et nouvelles au sujet des trois systemes rcli- 
gieui en question sera bient6t rendu plu« accessible au public savant europeen par 
une traduction. [Note du Redactcur.] 



4 EITEL, OUTLINES OF 

late also been illustrated, to some extent at least, by Mai 
Clatcbie and others. But no attempt has ever been made t( 
fill up the gaps left open by the several expositors of the mori 
prominent philosophic systems of China, to trace their histori 
connections back to their fountainhead and to set before thi 
public a complete survey of the whole course of Chinese Phi 
losophy. 

Years ago the writer of this paper drew up for his own us 
a list of the principal philosophers of China , and in course o 
time added to it, altered and re-arranged it, noting down a 
concisely as possible the most prominent characteristics of eacl 
philoscphicjil system, as the results of his reading in differen 
branches of Chinese Literature gave occasion for. Wylie's "Note 
on Chinese Literature", Mayer's "the Chinese Reader's Manual 
and Faber's "Systematical Digest of the Doctrines of Confucius 
afforded much valuable assistance. 

But the fact that the present attempt to compile a critica 
and pragmatical synopsis of the wide, and partially unexplored 
field of Chinese Philosophy is the first ever made, must be thi 
author's excuse for the crudity of his scheme and the defecti 
of his workmanship. Yet, crude as this essay is and brief a 
he aimed to make it, it may perhaps contribute a mite to 
wards the noble object of arousing the minds of European Sa 
vants to the recognition of this fact: that any history of thi 
world and especially any history of philosophy must of neces 
sity be incomplete as long as the history of China and tb 
history of Chinese Philosophy remain disregarded. 

If the present essay proves that there is much need an( 
plenty of room for a History of Chinese Philosophy, its ain 
is attained, for the author does not profess to supply here the 



A HISTORY OP CHINESlB 1»H1L0S0PHY. 5 

materials for such a History, but humbly confines himself for 
the present to sketching its bare outlines and faintly tracing its 
general course. 

Hongkong, 7 July 1876. 

E. J. EITEL, Ph. Dr. (Tubing), 



BITBL, OUTLINES 01' 



1. THE LEGENDARY BEGINNINGS OF CHINESE 
PHILOSOPHY. 

1. FxTH-Hi (B. C. 2852—2738) — the legendary founder 
of Chinese polity and legislation, inventor of the written cha- 
racter and of horary and cyclical notation. 

Note. There is no historic proof of Fuh-Hi's existence. All 
systems of ethics, polity or legislation, whose historic origin 
is unknown, are conveniently ascribed to Fuh-Hi as the first 
philosopher and politician. 

2. HwANG-Ti (B. C.*2697) — the legendary founder of Chi- 
nese astronomy, mathematics, music and medical science, dis- 
coverer of the manufacture of utensils of wood, pottery and 
metal, of boats, carriages, silk, etc. 

Note, There is no historic proof of Hwang-Ti's existence. 
Almost every branch of art and science is, as a general rule, 
traced back to Hwang-TL as the first discoverer of everything 
useful. 



n. THE DAWN OF CHINESE PHILOSOPHY. 

1. YuH-TszE (B. C. 1250) - the reputed author of ,tw 
works , one of which is lost , while the authencity of the other 
treating on the principles of government, is doubtful. Yuh- 
Tsze is said to have been the teacher of Wen- Wang, the duke 
of Chow, who invented the 64 diagrams. 

2. Hui-KuNa (B. C. 720) — the reputed founder of a system 



A HIBTORY Ot CHINESE PHILOSOPHY. 7 

of communism, afterwards further developed by Mih-Ti (see 
below). 

3. KwAJ^-TszE also called Kwan-I-Wu or Kwan-Chung (B. 
C. 685) — the able minister of Hwan-Kung, duke of Ts*!. 
Kwan-Tsze composed a philosophical work on polity and legis- 
lation , fragments of which still exist. 



III. THE FIRST CLASSICAL PERIOD OF CHINESE 
PHILOSOPHY: LAO-TSZE AND CONFUCIUS. 

1. Lao-Tszb (B. C. 604). The founder of what was thence- 
forth called Tauism. Author of the Tau-teh-King. Had some 
connection with India (ideas of transmigration and annihilation). 
The Plato of China. The pantheistic highpriest of transcenden- 
tal philosophy (ideal unity and harmony of the universe). The 
prophet of the gentle life (Quietism). His method : paradoxical , 
metaphysical , synthetic. 

2. Confucius (B. C. 551—479). The founder of what was 
thenceforth called Confucianism. Author of the Ch'un-Ts'yu, 
and editor of the Shi-King, Shoo-King and Yih-King. Had no 
connection with India (knows nothing of transmigration, fa- 
vours however annihilation) but was somewhat influenced by 
Lao-Tsze. The Aristotle of China. The theistic high-priest of 
mundane utility (polity and formal morality). The prophet of 
the prosaical practical life (Philistinism). His method: casu- 
istic, ethical, analytic. 



IV. THE DISCIPLES OF LAO-TSZE AND CONFUCIUS. 

1. The disciples op Lao-tszb. 

a. Kang-Sang-Tsze (B. C. 570—543). The first expositor of 



8 EITEL, OUTLINES OV 

Tauism as a distinct system. The authenticity of the writings 
attributed to him is doubtful. 

b. Lich'Tsze (B. C. 500). A great sceptic. An original, but 
fanciful , writer and considered a canonical expositor of Tauism. 
Part of his genuine writings still extant. . 

c. Jfen-Tsze (B. 0. 500). A disciple of Lao-Tsze and toge-. 
ther with the two preceding and with Chwang-Tsze (see below) 
one of the principal expositors of early Tauism. His writings 
are almost entirely lost. 

2. The disciples of Confucius. 

a. Yuen-Bwei also called Tsze-Yuen (B. 0. 514 — 483) — the 
favourite disciple of Confucius. The first of the four "Assessors 
of Confucius." 

b. Tseng-Shen also called Tsze-I (B. C. 506) — the reputed 
author of the "Great Learning". The type of filial piety. Se- 
cond of the four "Assessors of Conlucius". 

c. K'ung-Ki also called Tsze-Sze (B. C. 500) — the author 
of the "Due Mean". Dogmatic expositor of the ethics of his 
grandfather Confucius. Amplifies many points of Lao-tsze's 
teachings. The third of the four "Assessors of Confucius". 



V. THE SECOND CLASSICAL PERIOD OF CHINESE 
PHILOSOPHY, CULMINATING IN THE TAUIST CHWANG- 
TSZE AND THE CONFUCIANIST MENCIUS. 

1. The heterodox philosophers. 

a. Mih-Tih (B. C. 450) — the Apostle of universal love. 
Taught a system of communism. Eeputed author of a work 
on moral and political science , part of which (on communism) 
is supposed to be an enlargement of the views of Hui-Kung 
(see above). 

b. Yang-Chu (B. C. 450) — the Apostle of selfishness. Taught 



A HISTORY OI* CHINESE PHILOSOPHY. 9 

sublime indifference to life and death. The Epicurus of China. 
Was strongly opposed by Mencius. 

2. The Tauibt philosophers (influenced by Buddhism). 

a. Tsoio-Yuen (B. C. 400) — the author of a work on the 
influences of the five ruling elements. His views on cosmo- 
gony are strongly influenced by Buddhistic doctrines. 

b. Kwei-Kuh-Tsze (B. C. 380) — a Tauist mystic, astrologer 
and fortuneteller. Combines Confucian ideas on divination with 
Tauistic and Buddhistic speculation. 

c. Ho-Kwan-Tsze (B. C. 325—298) — a mystic, strongly 
influenced by Tauism, except when writing on the principles 
of jurisprudence , where he is orthodox Confucian. 

d. Chwang-Tsze (B. C. 330) — the fourth of the four classi- 
cal writers on early Tauism. Diametrically opposed to Mencius. 
A mystic , occasionally cynic , occasionally wild and extravagant , 
mixing up ancient mythology with Tauistic speculation. The 
most original thinker China ever produced. 

e. SM-Tsze (B. C. 280) — a Tauistic writer strongly influ- 
enced by Yang-Chu (see above). 

3. The orthodox philosophy of Confucianism: Mencius. 

a. Mencius (B. C. 372—289) — the fourth of the four "As- 
sessors of Confucius". Did not obtain his pltice as a classical 
expositor of Confucianism until the philosophers of the Sung 
dynasties (see below) placed him next to Confucius. Mencius 
strongly opposed Yang-Chu (see above) and Tsow-Yuen (see 
above). Never mentions Lao-Tsze , but is influenced to some 
extent by Tauistic ideas especially in his anthropology (when 
treating of "the nourishment of the passion-nature"). Mencius 
completes the system of Confucian ethics and polity, but goes 
in some points (especially in his view of human nature) beyond 
Confucius. Wide and deep , minute and exquisite as a philo- 
sophic reasoner, Mencius far excels Confucius in originality and 
independence of thought. 

b. The disciples of Mencius, The four principal disciples of 



20 taxL, ouTLmas of 

HenriuB (Yoh-Ching-K4h , Wan-Chang, Kang-Sun-Ch'ow and 
Kung-Tu) are of no importance. They were, I suppose, selec- 
ted simplT to correspond with the four AnHmnaro of ConfdciaSy 
and with the four claasical writers on Taidflni. 



VI. THE DECLDTE OF CHINESE PHILOSOPHY. 

1. Thb philosophebs 0? THE Ts'Df DryASTT (B. C. 255—209). 

a. Hau-Fei-T^z€ (B. C. 250) — a statesman, influenced by 
Tauistic ideas. Author of a work on political science and le- 
gislation. Fragments of his writings are left. Criticizes and 
characterizes the Confucianists of his age, enumerating eight 
schools (Tsze-Chang, Taze-Sze, Yuen-Hwei, Mencius, Tsl-t'iao, 
Chung-Liang, Sun-Tsze and Yoh-Ching-Kih). # 

b. Sun-Tsze also called Sun-Hwang (B. C. 250) — an oppo- 
nent of Mencius, and long considered the equal of Mencius, 
till the philosophers of the Sung dynasties gaye the preemi- 
nence to Mencius and declared Sun-Tsze heterodox. Sxm-Tsze 
taught the original depravity of human nature (in diametrical 
opposition to Mencius) and sharply criticized several prominent 
disciples of Confucius. 

2. The philosophers ot the former Ha2i Dtxastt (B. C. 
206— A. D. 23). 

a. Shen-Kung (B. C. 222—135) — an orthodox critic of Con- 
fucian antiquities and especially of the Shi-King. Had many 
disciples. 

b. K*ung-Fu (B. C. 210) — an orthodox Confucianist, and 
strong opponent of Mih-Tih (see above). Preserved the text of 
the principal Classics during the burning of the books by She- 
Hwang-Ti. 

c. Liv^Ngan also called Hwai-Nan-Tsze (B. C. 179—166) — 
a Tauist cosmogonist, mystic and alchemist. His writings , pari 



A HISTOBT 01 CHIKB8B PHILOSOPHY. 11 

of whicli are lost, form part of the Taoist canon. He is dis- 
tdngnished bj originalitj of thought. 

d. Tung-ChmffSiM (B. G. 156—86) — a Confacianist states- 
man and opponent of Taoism. 

e. WeHrFel-TMig (B. C. 150) — a Tauist mystic, writer on 
contemplative asceticism ^the self-training method^j, the hidden 
mysteries of the eight symbols of the Yih-King, and on al- 
chemy. The "Albertos Magnns" of China. 

£ JAM-Hiamg (B. C. 80 — 9) — a Confacianist philosopher, 
editor of the Confdcian classics, author of many works. An 
eclectic, with a strong leaning towards Taoism. 

g. Tattg-Hiumg (B. C. 53— A. D. 18) — foonder of a school 
of ethics, baaed on a compromise between Mencios and Son- 
Tsze, and maintaining that homan nature is a mixtore of good 
and evil. Was for some time classed with Mencios, till the 
Sung philc^ophers (see below) declared him heterodox. 

3. The phtlosophsiis oi the later Ha5 Doabtt (A. D. 
25—220). 

a. Waug-Ck'-Mug (A- D. 19 — 90) — an independent critic of 
mneh originality. Exposes Confocian and Taoist exaggerations 
and. inventions. 

b. Pam-Ku (A. D. 92) — editor of a comparative digest of 
(vthodox and heterodox Confdcianism , as compiled by a Con- 
gress of orthodox Confdcianists. 

c. Jamg-CieM. (A. D. 124) — an orthodox Confdcianist, styled 
•the Confocios of the West", hot devoid of originality. 

d. CiSmg-Hman (A. D. 127—200) — foonder of an aothori- 
tative school of criticism on the Confocian classics. 

4. The philosophers or the Western (A. D. 265—313) 
A5D Eastern? (A. D. 317—419) Tsix DryASTiES. 

a. Kwok'P'ok (A. D. 276—324) — a commentator of the 
Confacian classics, a Taoist mystic. Foonder of the popolar 
system of geomancy called Feng-shoL 

b. Koi-Hmng also styled Pau-Poh-Tsie (A. D. 350) — a 



12 EITEL, OUTLINES 01* 

Tauist mystic and alchemist. Wrote on "the golden elixir" 

which confers immortality and encouraged the use of magic 
charms. 



VII. EEYIVAL OF PHILOSOPHY UNDER THE T'ANG 
DYNASTY (A. D. 618-905). 

a. Yik-Hang (A. D. 717) — a Buddhist writer on astronomy. 

b. Han-T% also called Han-Wen-Kung (A. D. 768—824) — 
an eclectic philosopher, strongly opposed to Buddhism and 
principally influenced by Mencius. He goes however beyond 
Mencius, and tried to combine Mencius with Sun-Tsze and 
Confucius with Mih-Tih. 

c. Lin-Shin-Sze (A. D. 860) — author of a work designed to 
further elucidate and develop the views of Mencius. 



Vm. THE THIKD CLASSICAL PEEIOD OF CHINESE 
PHILOSOPHY, CULMINATINa IN CHU-HI. THE PHILO- 
SOPHERS OF THE SUNGl (A. D. 960—1126) 
AND SOUTHERN SUNQ (A. D. 1127-1341) DYNASTIES. 

a. CJiow-Tun-I also styled Chow-Lin-K4 (A. D. 1017—1073) 
— author of a work on Confucian cosmogony, teaching a sy- 
stem of natural evolution. Influenced by primitive Tauism. 

b. Wang-Ngan-Sheh (A. D. 1021—1086) — a statesman of 
great genius, a bold innovator in political administration. He 
re-modelled the system of levying duties in accordance with 
his views of the Li-Ki (the institutions of the Chow dynasty). 
Introduced a system of state advances to farmers. Devised a 
universal "Landsturm" or militia-service on the basis of a sy- 
stem of tithing. Encoiintered fierce opposition. 



A HISTORY OP CHINESE PHILOSOPHY. 13 

c. Ch'eng-Eao also styled Ch'eng-Ming-Tau (A. D. 1032— 
1085) — a strong opponent of Wang-Ngan-She. 

d. Ch'eng-I (A. D. 1033—1107) — author of original criti- 
cisms on the Confucian classics. 

e. Cku-m or Chu-Fu-Tsze (A. D 1130—1200) — one of 
the greatest philosophers of China , a genius of critical and phi- 
losophical erudition. Originally a Buddhist, then an opponent 
of Buddhism, hut always strongly influenced hy Buddhistic and 
Tauistic ideas. He destroyed the ancient theism of the Confu- 
cian Classics, superimposing on them, hy means of ingenious 
critical exegesis, which undermined the authenticity of any 
classic (for example the Shoo-King) not fitting into his system, 
his own dualistic-naturalistic teaching. Chu-Hi exalted the views 
of Mencius at the expense of Sun-Tsze, hut re-modelled Men- 
cius' view of human nature hy introducing his own dichotomic 
psychology. Chu-Hi's cosmogonic theory of the universe , his 
speculations concerning the "Great Absolute", the "male and 
female" principles and the "two-fold (expanding and reverting) 
breath of nature" as the prime agents of all physical pheno- 
mena, became the national faith of China, supplying a wel- 
come basis for the worst superstitions of geomancy, chiromancy, 
necromancy, and fortunetelling. 

f. Luh-Kiu-Tuan (A. D. 1140—1192) — originally a fellow 
student, afterwards opponent, of Chu-Hi. Exposed some of 
Chu-Hi's misinterpretations of the Confucian Classics. Saw the 
essence of Confucianism in practical morality. 



IX. THE EPIGONES. 

1. The PHILOSOPHERS OF THE MiNG DYNASTY (A. D. 1368— 

1688). 

a. Sieh-Ting-Fang (A. D. 1368) — a Confucianist, wrote against 
the various forms of superstition (Tauistic and Buddhistic). 



14 EITBL, OUTLINES OF A HISTORY OF CHINESE PHILOSOPHY. 

b. Yang-Sken (A. D. 1488—1599) — a philosoplier , fond of 
investigations I into the abstruse, but drawing on the fabulous 
in support of his views, 

2. The philosophers of the Ts'ma Dynasty (since A. D. 
1616). 

a. Mao-K'i Ling also styled Mao-Si-Ho (A. D. 1623—1713) 
— a philosopher of high critical erudition, famous commen- 
tator, the most powerful opponent of Chu-Hi whose misinter- 
pretations of the Confucian Classics he exposes with great adroit- 
ness. His works greatly tend to diminish the popular influence 
of Chu-Hi. 

b. Yen-Jo-KU (A. D. 1636—1704) — one of the most dis- 
tinguished among modern scholars, author of philological cri- 
ticisms on the Confucian Classics. An orthodox Confucianist. 



CHINESE NATURAL THEOLOGY 



BT 



JOHN CHALMERS, M. A., 

OF THE LONDON MISSIONARIT SOCIETY, CANTON. 



CHALMERS, CHINKSB NATCBAI, THBOLOeY. 17 



PREFACE. 



This small contribution to the knowledge of Chinese ideas on 
Theology makes no pretensions to originality. Almost the only 
thing that is new in it, is the arrangement. The quotations 
are chiefly from the Classics , of which we have already a faith- 
ful Translation by Dr. Legge. I have for the most part copied 
his words, and the cases where I have ventured to give a dif- 
ferent rendering are not very important. The only point on which 
there is likely to be any serious difference of opinion is the use 
of the word "God" throughout as a translation of Ti and Shangti, 
But it seems to me that the fact that this translation gives such 
an excellent sense in all the passages quoted, which are still 
but a selection from many of a similar kind, goes far to prove 
that the terms in question can only be correctly translated thus. 

As a missionary I ever have rejoiced, and ever must rejoice, 
in whatever is found in the Chinese Classics which can, from a 
Christian stand-point , be regarded as sound Theology. If there 
were really nothing of this kind to be found among the Chi- 
nese, we might well despair of success in propagating among 
them the Christian faith; while on the other hand if the clear 
and exalted views of God which the following quotations ex- 
press were generally prevalent, and not obscured and covered 



22 CHALMERS, CHINESE 

''God is the Lord of creation; the Origin of heaven and 
earth." Tsze Hia — on Yih King, 

2. On the Unity op God. 

"Now God is one, and no more; how can there be five 
(gods) ?" Mirror of History, 

3. On the Omniscience of God. 

"I will examine these things in harmony with the mind of 
God." T*ang of Bhang , Legge's Shu King , IV. JBL III. III. 8. 

"Heaven knows all our good and all our crimes. It is as if 
Heaven noted them down and numbered them up. Your good 
deeds are aU before God, and my bad deeds will also be be- 
fore Him." Chu'tsze, Ibid, 

"But there is Heaven; — that knows me." 

Confucius y Analects^ XIV. 37. 

4. On the Benevolence of God. 

"Great is God, 

Beholding this lower world in Majesty. 

He surveyed the four quarters (of the Kingdom), 

Seeking for some one to give settlement to the people." 

m King m. Bh. I. vn. 

"There is the great God, — 

Does He hate any one?" lUdy 11. Bh. iv. VIII. 

"God surely cares for aU living." 

NgaW'Yang Ghen to Han Wan-Kung, 

"Heaven loves the people.'* Shu King, V. Bh, i. 

"0 vast and distant Heaven, 

Who art called our parent" (father and mother). 

m King II. Bh, v. IV. 



NATUEAL THEOLOaY. 23 

Note, Here Heaven is both father and mother. It would 
seem that the idea of earth being the Mother had not yet su- 
perseded the truer one of Heaven alone being Father and Mo- 
ther, when the Old Ballads were composed. 

"All the numerous tribes of animated beings are indebted to 
Thy favour for their beginning. Men and things are all em- 
paradised in Thy love, God. All living things are indebted 
to Thy goodness, but who knows from whom his blessings 
come to him? It is Thou alone, Lord, who art the true 
parent of all things." 

Collected statutes of the Ming Dynasty, 
(Legge^s Notions of the Chinese), 



5. On the KmHTEOusNESS of God. 

''The ways of God are not invariable; — on the good-doer 
He sends down all blessings, and on the evil-doer He sends 
down all miseries." 

The Instructions of I Tin, Shu King lY. BJe. IV. IV. 



6. On the Mercy of God. 

"Oh! Heaven had compassion on the people of the four 
quarters." The BuTce of Shauj 

Shu King, V. BL xii. 10. 

„Heaven compassionates the people." Ibid V. B. I. "Com- 
passionate Heaven" {Shu King) "Heaven is so called from its 
benevolently covering and compassionating all below." 

Comment on Shi King, 

"Thunder is Heaven's Majesty. Kain is Heaven's beneficence. 
Beneficence amid majesty is like forgiveness amid torture and 
imprisonment." Comment on Yih King. 



20 CHALMERS, CHINESE 

24. The danger of riches to virtue. 

25. On the duty of Eepentance. 

26. On the Kingdom of heaven. 

27. On Atonement. 

28. On Truth and Faith. 

29. On Kevbrence. 

I. Keverencing God. 
II. Honouring the king. 
III. Honouring parents. 
lY. Honouring the aged. 
V. Honouring all men. 

30. On Love. 

I. Loving God. 
n. Loving men. 
in. Humanity. 



NATURAL THEOLOaV. 21 



GEMS GATHERED FROM THE DUST-HILLS 
OF CHINA. 



1. On the Nature of God. 

"Heaven has no real form, all the perfect emptiness (infinite 
space) ahove the earth is called Heaven" SUn-tsze, 

Note, Dr. Samuel Clarke's a priori argument for the existence 
of God is supposed to have heen suggested by the words of 
Newton in his Frincipia — "God is not eternity nor infinity, 
but He is eternal and infinite". Siin-tsze's definition of Hea- 
ven as "all the prefect emptiness" corresponds to Infinity. 
It is in this sense that Heaven represents an attribute of God, 
and on this account Heaven is fittly used by metonymy for God. 

"Heaven and God are one. The stars and visible forms are 
not Heaven. Certainly we should not seek (the idea of) Heaven 
in the visible forms." Yang-Tuh, 

"God is the designation of Heaven." Fan-Ku. 

"To say that there is a God like the images which are moul- 
ded of clay in the world is decidedly wrong." Chu-tsze, 

"God is the name of i\iQ Spirit. The Spirit is the intelligent 
mind of God. God is the being (personality) of the Spirit. 
The Spirit is the operation (relativity) of God. The Euler 
of all things is God. That which mysteriously works in all 
things is the Spirit of God" 

Liang Yin — Comment on Yih-King, 



18 CHALMERS, CHINESE 

up, as they unhappily are, by a vast accumulation of error, 
there might be some semblance of reason in the opinion occa* 
sionally expressed by our countrymen, that the propagation of 
Christianity in China is superfluous. 

I have endeavoured to put the use of Heaven for the Supreme 
Being, so frequent in all the Classics, and almost exclusive on 
the part of Confucius , in the most favourable light ; remember- 
ing that our Saviour himself at least once gave His sanction 
to the usage. We are bound to take the word in a similar 
sense in the two phrases: "I have sinned against Heaven" {Luke 
XY. 18 & 21), and "He who sins against Heaven" {Confucian 
Analects III. 13). At the same time our constant tendency to 
apply the neuter or impersonal pronoun to Heaven, even when 
used in the most personal sense, points unmistakeably to a dif- 
ference between the term "Heaven" and "God" which renders 
the former unsuitable for habitual use by Theists. In general 
we may take it as a rule that the stronger a man's preference 
is for the metonymic word "Heaven", where he might as well 
say "Grod", the less is his faith in the personality of the Di- 
vine Being. 

In giving the fanciful title of "Gems gathered from the Dust- 
hills of China" to this collection of quotations , I have expressed 
the true relation which they bear to the immense piles of prin- 
ted material from which they have to be extracted, as trea- 
sures are from the bowels of the earth. 

Nothing more seems necessary to excite the interest of Chris- 
tian readers in this subject, than to give the list of topics, on 
each of which something more or less pertinent will be found 
in the following pages, literally translated from the Chinese. 



NATURAL THEOLOGY. 19 



LIST OF TOPICS. 



1. On the Nature of God. 

2. On the Unity of God. 

3. On the Omniscience of God. 

4. On the Benevolence of God. 

5. On the Righteousness of God. 

6. On the Mercy of God. 

7. On Creation. 

8. On the Decrees of God. 

9. On Revelation. 

10. On the Universal Government of God. 

11. God to he reverenced. 

12. God to he served. 

13. God to he prayed to. 

14. On Sacrificing to God. 

15. Rulers are ordained hy God. 

16. The people are dependent on God. 

17. The spirits of the just are in heaven. 

18. God made man with a good nature. 

19. Men in doing evil violate the Divine Law and their own 
nature. 

20. No man is now perfectly good. 

21. Men's failure in virtue is not because of ignorance. 

22. Men's failure in virtue is not because of inability. 

23. The benefits ol poverty and hardship. 



24 chalmers, chinese 

7. On Creation. 

"0 God, wlien Thou hadst separated tlie heavens and the 
earth , Thy creating work proceeded , Thou didst produce , spi- 
rit, the sun and the moon and the five planets, and pure and 
beautiful was their light. The vault of Heaven was spread 
out like a ^curtain, and the square earth supported all on it, 
and all things were happy." 

"When God, the Lord, had so decreed. He called into exis- 
tence heaven, earth, and Man. Between heaven and earth he 
separately disposed men and things, all overspread by the heavens." 

Collected Statutes of the Ming dynasty, 
(Legge^s Notions of the Chinese) 

"Heaven in giving birth to the multitudes of the people, to 
every faculty and relationship annexed its law." 

Shi King HI. BLm. VI. 

"The great God has conferred even on the inferior people a 
moral sense." T^ang , Shu King, IV. Bk, iii. 2. 

"0 Heaven, who gave me birth! 

How was it at such an inauspicious time?" 

Shi King n. Bk. v. HI. 

"Heaven's plan in the production of mankind is this : — that 
they who are first informed should instruct those who are 
later in being informed, and they who first apprehend prin- 
ciples should instruct those who are slower to do so." 

I-Yin, Mencius. V. Pt, I. VII. 

"This king Ke 

Was gifted by God with the power of judgment." 

Shi King. III. Bk. I. VII. 

"Heaven produced the virtue that is in me. Hwan T'uy — 
what can he do to me?" Confucius Analects, Nil 22. 

"Heaven unseen, has given their constitution to mankind, 



NATURAL THEOLOGY. 25 

aiding also the harmonious development of it in their various 
conditions." Shu King. V. Bk. iv. I. 

"The people have been produced by Supreme Heaven, and 
both body and Spirit are Heaven's gift." 

Kung Yingiah — Comment on above. 

"Thus Heaven has not only given life to men, and conferred 
on them a body and mind, but it further assists them to har- 
monise their conditions of life, so as to have a provision for its 
continuance." Ibid, 

8. On the Decrees of God. 

"What Heaven has conferred (decreed) is called nature." 

The Doci/rme of the Mean, 

"But when God gave the command, • 

They became subject to Chow." 

m King. HI. Bh \. I. 

"'[Then) long ago, God appointed the martial T'ang to re- 
gulate the boundaries through the four quarters." 

Ibid. IV. Bk. m. HI. 

9. On Kevelation. 

"God said to king Wan, 

*I am pleased with your intelligent virtue."* 

Shi King. m. Bk. L vn. 

10. On the Universal Government op God. 

"The Kuler of all things is God." {See Above.) 

"How vast is the excellent virtue by which all things are 
governed, and all beings made to serve in their places! Can 
human power (compare with this)!" Sze-ma TsHen, 

"How vast is God, 

The "ruler of men below!" Shi King. HI. BJc. in. L 



30 CHALMERS, CHINESE 

For generations there had been wise kings, 

The three sovereigns were in heaven." Ibid, Ode, IX. 

"If you three kings have in heaven the charge of watching 
over him, Heavens great son, let me, Tan, be a substitute 
for his person" (i. e. let me die in his stead). 

The duke of' Chow ^ Shu King, V. Bk, vi. 

"When Heaven rejected and made an end of the decree in 
favour of the great State of Yin , there were many of the for- 
mer intelligent Kings of Yin in Heaven." 

The duke of Chow y Ibid. V. Bk. xii. 

18. God made man with a aooD nature. 

"The great God has conferred everi on the inferior people a 
moral sense." See above. 

"What Heaven has conferred is called the nature." 

See above. 

"The exercise of love between father and son, the observance 
of lighteousness between sovereign and minister, the rules of 
ceremony between guest and host , the display of knowledge in 
recognising the talented, and the fulfilling of the heavenly 
course by the sage; — These are the appointment of Heaven. 
But there is an adaptation of our nature for them. The supe- 
rior man does not say in reference to them, "It is the appoint- 
ment of Heaven" (i. e. he does not make the decrees of God 
annul human responsibility). Mencius y YII. Ft, ii. xxiv. 

19. Men in ioing evil violate the divine law and their 

own nature. 
"Heaven gave birth to the multitudes of the people ; But the 
nature it confers is not to be depended on (i. e. to continue good). 
All are (good) at first. 
But few prove themselves to be good at last. 

* 'RS - ^ # # 



NATURAL THEOLOaY. 31 

It is not God that has caused this evil time. 

But it arises from Yin's not using the old (ways). 
* * # # # 

It is not Heaven that flushes your face with spirits, 
So that you follow what is evil and imitate it. 

Shi King. III. Bk. m. I. 



20. No MAN IS NOW PERrECTLY aOOD. 

"I have not seen a person, who loved virtue, or who hated 
what was not virtuous." Confucius^ Analects, IV. 6. 

"I have not seen one who loves virtue as he loves beauty." 

Ibid, IX. 17; XV. 12. 

"1 know how it is that the path of the Mean is not walked in." 

Ibid. Doctrine of the Mean, IV. 

''A sage it is not mine to see ; could I see a man of real ta- 
lent and virtue, that would satisfy me. A good man is not 
mine to see; could I see a man possessed of constancy, that 
would satisfy me." Ibid. Analects. VII. 25. 

"The Empire, its States, and its families, may be perfectly 
ruled; dignities and emoluments may be declined , naked weapons 
may be trod on ; — but the course of the mean cannot be at- 
tained to." Ibid. Doctrine of the Mean. IX, 

"The leaving of virtue without proper cultivation; the not 
thoroughly discussing what is learnt; not being able to move 
towards righteousness of which a knowledge is gained ; and not 
being able to change what is not good: — these are the things 
which occasion me solicitude." Ibid. Analects. VII. 3. 



The sage and the man of perfect virtue: — how dare / 
myself with them? It may simply be said of me, that I strive 
to become such without satiety, and teach others without weari- 
ness." Ibid. VIL 33. 



28 CHALMERS, CHINE6E 

How-tseih founded the sacrifice, 

And no one, we presume, has given occasion for blame or 
regret with regard to it, down^to the present day." 

Ski Ring. III. Bk. ii. I. 

"By the ceremonies of the sacrifices to Heaven and Earth 
they served God." Confucius^ Doctrine 0/ the Mean. 

"Though a man may he wicked (or, ugly), Yet if he adjust 
his thoughts, fast, and bathe he may sacrifice to God." 

Mencius, IV. 11. XXV. 

"There was a* family in Sung, who had been perfectly up- 
right for three generations, and they had a black cow, which, 
without any assignable reason, produced a white calf. They 
took the advice of Confucius, who said, "It is a lucky omen. 
Present the calf to God.o' Lieh-tsze, 

Note. From the last two quotations it would appear that in 
the time of Confucius and Mencius the people as well as the 
king sacrificed to God. {Shangti). 

15. KULERS ARE ORDAINED OF GOD. 

"Now Heaven , to protect the inferior people , made for them 
rulers, and made for them instructors, that ihey might be able 
to be helpful to God , and secure the tranquillity of the four 
quarters of the Empire." Shu King. V. BJc. i. 

"God who had raised the State, raised up a proper ruler 
for it." Shi King. HI.. BL i. vii. 

"But when God gave the command" etc. See above. 

"The arm of king Wu was full of strength; 

Irresistible was his ardour. 

Greatly illustrious were Ching and K'ang 

Made kings by God." Shi King, IV. BL i (i). IX, 

Among the ancients who exemplified this anxiety there was 



1 



NATURAL THEOLOGY. 29 

the founder of the Hia dynasty. When his house was at its 
strength he sought for able men to honour God. 

# # # # # :if: # 

After him there was T'ang the successful, who, rising to the 
throne, greatly administered the bright ordinances of God. 

^ *^ ^p ^ 'f? ^ 

Subsequently, there were king Wan and king Wu, who 
knew well the minds of those whom they put in the three po- 
sitions , and clearly saw the minds of those who had the three 
grades of ability. Thus they could employ them reverently to 
serve God, and appointed them as presidents and chiefs of the 
people." Sku King. V. Bk. xix. 

16. The people are dependent on God. 

"Heaven, unseen, has given their constitution to mankind, 
aiding also the harmonious development of it in their various 
conditions." See above. 

„0n this account God no longer protected him , but sent 
down the great ruin which we have witnessed." 

Shu King. V. Bk. xiv. 

"Thou didst confer on us the wheat and the barley, Which 
God appointed for the nourishment of all." 

Shi King. IV. Bk. i (i) x. 

"God has reversed (his usual course of procedure), And the 
lower people are full of distress." Ibid. III. Bk. ii. X. 

17. The spirits of the just are in Heaven. 

King Wan is on high; 

Oh , bright is he in heaven. 

# * * * 

King Wan ascends and descends. 

On the left and right of God."' 

Shi King. III. Bk. i. I. 



32 CHALMERS, CHINESE 

'^Abroad, to serve the high ministers and officers; at home, 
to ' serve one's father and elder brother; in all duties to the 
dead, not to dare not to exert one's-self; and not to be over- 
come of wine: — what one of these things do I attain to?" 

Ibid. IX. 15. 

"The way of the superior man is threefold, but I am not 
equal to it. Virtuous, he is free from anxieties; wise, he is 
free from perplexities; bold, he is free from fear." 

Ibid. XIV. 30. 

"In the way of the superior man there are four things, to 
not one of which have I as yet attained. — To serve my father 
as I would require my son to serve me: to this I have not 
attained; to serve my elder brother, as I would require my 
younger brother to serve me: to this I have not attained; to 
serve my prince as I would require my minister to serve me: 
to this I have not attained; to set the example of behaving 
to a friend as I would require him to behave to me: to this 
I have not attained." Ibid. Doctrine of the Mean , XIII. 



21. Men's failure in virtue is not because of Ignorance. 

"They who know the truth are not equal to those who love 
it, and they who love it are not equal to those who find plea- 
sure on it." Confucius, Analects. VI. 18. 

"Who can go out but by the door? How is it that men will 
not walk according to these ways?" Ibid. YI. 15. 

"The ability possessed by men without having been acquired 
by learning, is intuitive ability, and the knowledge possessed 
by them without the excercise of thought is their intuitive 
knowledge. 

Children carried in the arms all know to love their parents, 
and when they are grown a little, they all know to love their 
elder brothers. 



NATURAL THEOLOGY. 33 

Filial affection for parents is the working of benevolence. 
Eespect for elders is the working of righteousness. There is no 
other reason for those feelings', — they belong to all under 
heaven." Mencius. VII. Pt, i. XV. 



22. Men's failure in virtue is not because oe inability. 

"Yen K'iu said, 'It is not that I do not delight in your 
doctrines, but my strength is insufficient.' The master said, 
'Those whose strength is insufficient give over in the middle 
of the way, but now you limit yourself.'" 

Confucian Analects, VI. 10. 

"Is any one able for one day to apply his strength to virtue? 
I have not seen the case in which his strength is insufficient. 
Should there possibly be such a case, I have not seen it." 

Ibid. IV. 6. 

"Now here is kindness sufficient to reach to animals, and no 
benefits are extended from it to the people. — How is this? Is 
an exception to be made here? The truth is, a feather's being 
not lifted is because the strength is not used; and the load of 
firewood's not being seen is because the vision is not used; and 
the people's not being loved and protected, is because the kind- 
ness is not employed. Therefore your Majesty's not exercising 
the Imperial sway, is because you do not do it, not because 
you are not able to do it." Mencius. I. Tt, i. VII. 

23. The BENEriTS or poverty and hardship. 

"Men who are possessed of intelligent virtue and prudence 
in affairs will generally be found to have been in sickness and 
troubles. 

They are the friendless minister and concubine's son, who 
keep their hearts under a sense of peril and use deep precautions 
against calamity. 



84 CHALMERS, CHINESE 

On this account they became distinguislied for their intelli- 
gence." Mencius. VII. Ft. i. XYIII. 

''Can there he love which does not lead to strictness with 
its object?" Confucius^ Analects. XIV. 8. 

"Thus when Heaven is about to confer a great office on any 
man, it first exercises his mind with suffering and his sinews 
and bones with toil. It exposes his body to hunger and sub- 
jects him to extreme poverty. It confounds his undertakings. 
By all these methods it stimulates his mind, hardens his na- 
ture, and supplies his incompetencies. 

^ ^ •»£• ^ # 

"From these things, we see how life springs from sorrow 
and calamity, and death from ease and pleasure." 

Mencius, VI. Ft. n. XV. 

"So then we know not but the misery of to day may prove 
to be the happiness of tomorrow." Commentary, 

24. The DANaBR of riches to virtue. 

"He who seeks to be rich will not be benevolent. He who 
wishes to be benevolent will not be rich." 

Yang Hu^ Mencius, III. Ft. i. Ill, 

"Eiches and honours acquired by unrighteousness are to me 
as a floating cloud." Confucius, Analects, VII. 15. 

"Let their rulers have their wealth: — I have my bene- 
volence. Let them have their nobility : — I have my righteous- 
ness. Wherein should I be dissatisfied as inferior to themT 

Tsang-tsze^ Mencius, II. Ft. il. II. 

25. On the duty oe Repentance. 

"When you have faults, don't fear to abandon them." 

Confucius .^ Analects, IX. 24. 

"Can men refuse to assent to the words of strict admonition? 



i 



NATURAL THEOLOGY. 35 

But it is reforming the conduct because of them which is val- 
uable. 

'r ^ "tF ^ 

If a man assents, but does not reform his conduct, I can 
really do nothing with him." Idid, IX. 23. 

"I yin placed T^ai-kiah in T'ung for three years, There T'ai- 
kiah repented of his errors, was contrite and reformed. In 
T'ung he came to dwell in benevolence, and moved towards 
righteousness." Mencius. V. Ft, I. YI. 

26. On the Kingdom oe Heaven. 

"There is a nobility of heaven and there is a nobility of 
man. Benevolence, righteousness, self-consecration, and fidelity, 
with unwearied joy in these virtues; — these constitute the 
nobility of Heaven." Mencius, YI. Ft, i. XYL 

27. On Atonement. 

"When guilt is found any where in you who occupy the 
myriad regions, it must rest on me." 

S^u King. lY. Bh, m. HI. 

28. On Truth and Faith. 

Note. The character sin denotes both truthfulness and belief. 
Eighteousness is only the truth or fitness of things in a moral 
aspect. The remaining quotations are placed under the three 
heads: — Faith ^ Reverence ^ and Love^ which I call the three 
primary virtues. 

"They first sought to be sincere in their thoughts." 

The Great Learning, 

Note, "The maxim that , in order to sincerity , our knowledge 
must be extended to the utmost" is mpracticable. The trust- 
fulness and truthfulness of a little child, first towards its par- 



86 CHALMERS, CHINESE 

ents, tlien towards good men and finally, towards God, is 
what we have to recommend in place of "the Great Learning." 
"The great man is he who does not lose his child's heart." 

Mencius, 

"When agreements are made according to what is right (or, 
truthfulness is near to righteousness), what is spoken can he 
made good." Confucian Analects. I. 13. 

"Hold faithfulness and sincerity as first principles, and he 
moving continually to what is right; — this is the way to 
exalt one's virtue." Ibid, XII. 10. 

"I do not know how a man without truthfulness is to get on." 

Idid. II. 22. 

"A youth should be earnest and truthful." Ibid. I. 6. 

"To rule a country * * there must he reverent attention to 
business and sincerity." Ibid. I. 5. 

"If I cannot keep the two together, I will let life go, and 
choose righteousness." Mencius. VI. PL i. X. 

"In its inspection of men below, Heaven's first consideration 
is their righteousness." SAu King. IV. Bk. ix. I. 

29. On Reverence. 

Note. In the Book of Rites the whole ceremonial is said to 
be "nothing more than (the expressing of) Eeverence." 

(I. Reverencing God.) 

"God is with you, 

Have no doubts in your heart." She King. III. BL i. II. 7. 

Revere the anger of Heaven, 

And presume not to make sport or be idle. 

Revere the changing moods of Heaven, 

And presume not to drive about (at your pleasure)." 

Ibid. m. Bk. II. X. 8. 



NATtJBAL THEOLOGY. 37 

"All ye officers, 

Let each of you reverently attend his duties. 
Why do yoa not stand in awe of one another? 
Ye do not stand in awe of Heaven." See above, 

"T'ang reverenced God." 8ee above, 

"0! Heaven has no attachments; 

— only to those who are reverent does it show attachments." 

Shu King, IV. Bh, v. HI. 
"Do I not, night and day, 

Kevere the Majesty of Heaven?" See above. 

"The superior man stands in awe of the ordinances of Heaven." 

Confucius i Analects, XVI. 8. 

"Kespect is nearly (the same as the Eules of) Property. It 
keeps far from shame and disgrace." Ibid. I. 13. 

(11. Honouring the King.) 

"If a man, in serving his prince, can devote his life, I say, 
he has learnt" (his duty). Tsze-Ua, Analects. I. 7. 

"The superior man stands in awe of the great." 

Confucius f Analects, XVI. 8, 

(in. Honouring Parents.) 

"Parents , when alive , should be served according to propriety ; 
when dead, they should he buried according to propriety; and 
they should be sacrificed to according to propriety." 

Confucius J Analects. II. 5. 

Note, The last clause on sacrificing is in contradiction to the 
opiaion of Confucius quoted below from the Book of Bites, 

"The filial piety of now-a-days means the support of one's 
parents. But dogs and horses likewise are able to do some- 
thing in the way of support; — without reverence, what is 
there to distinguish the one support given from the other?" 

Ibid, H. 7. 



38 CHALMERS, CfilNESH 

''In the most ancient times there were some who did not 
inter their parents. When their parents died, they took them 
up and threw them into some water channel. Afterwards when 
passing by them, they saw the foxes and wild cats devouring 
them, and flies and gnats biting at them. The perspiration 
started out upon their foreheads, and they looked away unable 
to Bear the sight. It was not on account of other people that 
this perspiration flowed. The emotions of their hearts afiected 
their faces and eyes, and instantly they went home and came 
back with baskets and spades and covered the bodies. If the 
covering them thus was indeed right, you may see that the 
filial son and virtuous man, in interring in a handsome manner 
their parents, act according to a proper rule." 

Mencius, III. Pt, i. Y. 

Note. The argument of Mencius for specially attending to the 
burial of parents is not very forcible, because most people 
would have the same feeling of revulsion on seeing any of 
their fellow creatures uninterred. According to the Book of 
Bites, Confucius even ordered his dog to be buried with due 
ceremony; and a mat to be put under its head. 

"The people of the Hia dynasty used bright implements y and 
the people of the Yin dynasty used sacrificial imjolements. The 
bright implements were ot bamboo not finished , of earthenware 
not enamelled, and of wood not planed, harps not strung, or- 
gans not tuned, and bells without tongues. They were called 
bright Implements, in order to ascribe spiritual intelligence to 
the dead. 'Those who made the bright implements,' said Con- 
fucius *knew the proper way of burying. They prepared things 
that were not fit for use. Woe is me! that the dead should 
be thought to use the things ot the living! It is almost as 
bad as human immolation'." Book of Bites, 

Note, The "things of the living" are the sacrificial vessels 
and their contents, such as human food and drink. It seems 



NATtJRAL THEOLOGY, r 39 

according to this passage, that Confucius condemned the later 
practice of sacrificing, and pronounced strongly in favour of the 
earlier one of using incomplete things at funerals, symbolic of 
the cutting short of the earthly life. In this judgment Chris- 
tians will perfectly agree with the sage, as well as in the 
following sayings: — "In the ceremonies of mourning, it is 
better that there be deep sorrow than a minute attention to 
observances." {Analects. III. 4.) 

"Mourning, having been carried to the utmost degree of 
grief, should stop with that." {Ibid. XIX. 14.) 

"The three years mourning is universally observed through- 
out the empire." Confucius , Analects. XVII. 21. 

(IV. Honouring the Aged.) 

"Respect the old, and be kind to the young. Be not for- 
getful of strangers and travellers." 

VI. Ft. II. YII. 



(V. Honouring all men.) 

"The superior man stands in awe of the words of the wise." 

Confucius f Analects, XVI. 8. 

"Oh! your Majesty's business is to care reverently for the 
people." Shu King. IV. BL IX. 

"Think reverently of my multitudes." 

Ibid. IV. BL VII. Ft. III. 

"A youth is to be regarded with respect. How do we know 
that his future will not b© equal to our present?" 

Confucius J Analects. IX. 22. 

"He who respects others is constantly respected by them." 

Mencius. IV. Pt. ii. XXVIH. 

"Be all-reverent." BooJc of Bites, 



40 cealimers, chinesjs natural theology. 

30. On Loyb. 

(I. Loving Gr d.) 

Although it is not said that T'ang of Shang (B. C. 1600) 
loved Grod, there is evidence of his sincere faith and piety. 
His sayings ahout "the fear of God," and those of his minis- 
ters on similar topics are the best to be found in the classics. 
Most of them have already been quoted. 

(II. Loving men.) 

"To rule a country =^ * * there must be ecconomy of ex- 
penditure and love for men." 

"A youth should overflow in love to all, and cultivate the 
friendship Of the good." Confucius, Analects. I. 5, 6. 

"He who loves others is constantly loved by them." 

Mencius. lY. Pi. ii. XXYIII. 

(III. Humanity.) 

"So is the superior man affected towards animals, that, ha- 
ving seen them alive he cannot bear to see them die; having 
heard their dying cries, he cannot bear to eat their flesh." 

Mencius. I. Pf,. i. YII. 8. 

"He is lovingly disposed to all men and kind to all crea- 
tures." Ibid. YH. PL L XLY. 






XV 



( 


(III. 


) 




(II.) 


(I.) 


30 




^ 




^ 


IL 


If 






fe !^ 


•f- 


o 


^ 


^ 


o t" ^ ^ 


o 





IE ^ 


M. 


— 


^ 


:^ m 1i 7 SI 


— • 


B^ # ^ 


S 


m A 


ffl 


^ 1? ^ IE * 


^ 


^ 


^ A 


4^ ^ 


* 


ra 


A ^ ± ^ ^ 


± 




m ^ 


^ 




A 


^ 


^ -t ^ # ^ 




A 


^> 




is A 


i 1^ E ± 






'^ 


^ 




# 




i^ :^ # 1^ 






M 






^ 


31 


fi :J't ;iis ro 






Z 


5B 






XK- 


ffi T * 








P« 






^ 


m ^ M. n 








^ 








± ^ ^ ^ 
^ ^ ^ M 








^ 






^ 


z m ^ m 








^. 






ir 


^' ^ m ^ 








^ 








it ^ mm 








^ 








3l ± 1 








1^ 








mm ^ '^ 
m m B B 








^ 








± ^ Ifi M 








i^ 








1^ M ^ 1^ 








B5 








z mm m 








ro 








M M T If 








m 








^ ^ ^ f- 








m 








^ '^ m ^ 
* X ^ ± 

^ f^ 
If ^ ^ 









XIV 





(V.) 


( 


iv.; 


1 


* 


?L # 


?L 




^ 




% 


^ li 


■7- ^ 


^ 


o 


■f- 


o 


■7- ^ s 


K ^ IE i: 


# ^ 


:^ 


m. 


m 


m 


* ^ 


T^ n ^ 


^ ^ 


ii 


m 


^ M 


= ^ BJ 


^ ^ -s. 


pT 


A 


A 




^ ^ ffn m 


^ ;li "ra 


^ P.| 


Z 




^ 




:S M II 


tK SE ^ 


^ Pf^ 


-w 


M. 


M 




^ ^ HJ 


:^ if ^ 


^ S 




# 


ilii^ 




^ ^ ^ 


^ ^ ^ 


^ ^ 




ffi 


« 




T ^ m 


iif ^ -7- 


^ m 




^ m 




z m ^ 


# M 


Z M 




± 






m r- "^ 


M M M 


7 










m ^ B 


m ^ m 


^ ^ 










^ m -^ 


m 1^ m. 


4^ m 










ffl m 


^ ^ ^ 


-tfc M 










^ ^ ¥ HJ n 


iiLk 










^ ^ 


^ ^ z 


^ 










^ ^ m 15 ^ 


a 










n n A » 


m 










^ 


m ^ m 
7 ^ -t 












^ ^ ^ m 












m ^ m M 












m m m 












^ 


^ # 












^ 


ffiJ it 












ffl 


S :^ 












■fe 


i ^ 










■ 


:^ 


i ffl 



xm 









(III.) 






(II.. 


) 


^ ^ :^ IL 




IL 


iir 




^n m n 


^ -f- 


iS^ 


^ 


O 


•7- 


pn 


o 


"^ m-xn 


^ :S ^ 


w 


^ 


— 


ft ^ 


zl 


^ M w m. 


^ !^ ± 


Hi 


» 


iJ: :A: 


A. 


i^ 


^ a T h 


M mn ^ z 


^ 


A 





# ^ S 'It -f^ 


§ m n 


# 


« 


# 




* 


aE 


w^% ^ 


mv& ^ r^ 


;li 






# 




3L ^ U m 


tia Z X- 


^ ^ 






11 




# ft ^ 


m ^ m 


^ 


P 






i^ 




i£ 5e ^ 


z m M 


B 


^ 






^ 




*^ ^ ^ 


m ^ n m 


Ja 






^ 




iri M fi 


Z 'm ^ 


^ 


M 










H ^ 


m m % 




^ 










i|i& 


;S ro ^ 




^ 










# 


^ '^ ^b 




Jl>il 










ifc 


n m ^ij 




m. 












# ^ Ji 
















^ yjifc ffii 




^ 












i= ifc ^ 




4 












An z 




^ 












zn tk 




# 












m A m 




* 












^ 'm. % 




# 












U ^ B 
















^ ini m. 




il 












* M ^ 




# 












>}L^ -i^ % 




M 












M m n 




"^ 













XII 



4- 

m 






(I.) 29 

±00 ^ ^ ^ 

1^ — ^ ^ 1^ pT 

i^a ^ ^ ^ ^ m 

IE 1i m X 

u % m. f^ 






ii!^ 



z 



z 



m. ££ 
T 









28 

o 



27 

o 



nn 

IB: 



1^ 



ro 
^ 



-& 

X 



1^ 






A 

m 

4oSL 



1g 



IE 






XI 






26 

o ^ 

% ^ 

ic 



1i H 



it 



B ^ 'If a 



25 

a 

o -^ 
ir # 

IP a 



^ 
* 

^ 



i 



PR 



*^ ^ 



m 



1=1 






3£, 



^ 

^ 



24 

"f- "f- o m m ^ 

r^ n 'M ^ m ^ 

m 'M n m n 

m r- ^ Mm 

'M i^ m M Ml 
-a ^ ^ ^ 

^ ^ m 

* ^ m m 


z 



•^i^ 
a 

^ 



■^ ^ m 

1^ ^ '^ 

% z ^ 

m m m 

m 

A 



:S: 



■W 



i 



23 

"f- o Z 
A ^ ^ 
^ H i 

^ m ^ 
m m-^ 
m ^ ^ 



22 



jtnL 

4 -& 






^ 

s 



IS 



^Ui> 



if ^ 
^ ffii 

z m 
^ "Pi 

^ - 

^ z 

3E ^ 



Pittt 
mi 






H 
:^ 

Z 

Mi 



H 

n 

Z ffij 

z m 



o m 



z z 

n T 

A 

m 



IX 



JnL 

m ^ 

^ A 

^ Z 

2^ m 

« m 

)L m 

-tfc ^ 

^ -tfc 



* 






21 

^ O 

^ A 

Z Mi 



m ^ 
z m 






^ # 









^ ffl 



* # 



it 

Hi 



Z 

m # 

Hi 5 

B^ m 

* ii 



A Hi 

Ml] # 

pf ::?: 

II hI 

B ^ 

m i= 

A m 

H ^ 



m X 

# # 

pT a 

-tfc :?- 

e # 

^ rflj 

pT -i. 

58 ^ 

* # 

:7 ^ 

pT 'Is 

il * 

^ m 

pT 

X ^ 

^ X 

-ft T 



7 pT 

m M^ 



vin 



n a 



A * 

z 



20 



o ffl 
A X 



19 






A o 
?t A 



Z 

^ :^ ^ 

4 ^ i: 

# s -fe 

1^ # ^ 

s ^ -ifc 

^ u ^ 

m. '^ # 






X 

n 
1^ 









Z 



Z 






i& 



18 



^ o ^ ^ 

St ± St S 

ti ^ ^ ^ 

M ^ 15 W 

± A ^ H 

•t # :5fe I 

1^ # ^ :^ 






Z 

IP 



yn 



17 



16 



IS 



^ 


m m 


^^ 


^ 


M ± H A ^ 


m m 


m A IS T 


* 


± i§t a ft «^ K 


-X A 


^^ ^ 


If H 


± 


•t * T> •$' ^ fe 


s ^ 


a 


^ ^ 1^* 


z zmw ^ ^ 


?E # 


^ 


It ± 


at 


m A ^ ^ T f' 


± ^ 


^ 


Pi ^ IS 


^ jt Jt # s ± 


^ Ii# ^ 


T 


:^ 


'It ± ^ # ^t 


i ^ 


^ 


K 


-ffi X ^ ^ ^ ^jf 


^ % 


^ 


# 




^^ 1 ;S X # ^ 


n 


w 


OT 




^ ;^ m ± # 


« 




M 




^ w ^ ^ ^ 


^* 


X 


m 




3E ^ ± ^ eilJ 


;4 


± 






^ A ^^ ^ fi 


* 


%' 


^ 




^ m z m ^ 




m. 


± 




%mf)^=f% 


X 


m. 






^ -t # ;s ffi 


H 


T 


X 




H 1: ^ « ± 


^ 


15 


^ 




^ ± 'n 


« 


^ 


± 




m %' X E 


% 


ff 


It 

± 




m X mm 

~m m 
mm n 



VI 



'4 



P! If ft It H 


r1* 


^^^f^'ko^mnt^l/tk 


if ^mnnm 


IX *!• K A lit » 


m A^ VLif^m 


W H Jlf^ /I M i*i 


ij^^ BZ^ X 


•■ • ' fi: is^ « 


m0 Am fth tf 


A ii. V. I'l' A ^ 


mn WM fY 


% n - <" • y 


± <= j« 


W h 


n n ri iw ^... :>gi 


♦ « ^ 


?fJ '.li' 


^* H ^ ^ii ^ :^ 


« 1^" 


1. K 


^ m m 4^ iai n 


.- m 


•*' ilJ: 


n nm m m ^' 


ttt »•) 


\k f&\ 


nm^ "f- '^ 


^ w 


Si 


« » « jU: iie 


ti «B 


ft 


in ifi 7 « B 


m* h 


»J 


ik %' yxi K m. 


M sii* 


Ki 


^ Ui it K -S 


^ 


» 


^.^ M m ifi ^ 


i9t( 


« 


^ ilc ^ :^ Mk 


^ 


»!.€ 


itt: * i« i* it 


^ 


4i>i 


rr e € iBir >«: 


rt 


m 


i^ ^ ^ jg ^ 


m 


n 


^ fj" j^ « ^ 


m 


m 


-^T i^fn-m 


w 


}tX 


n y^ f- ^ m 


^1 


& 


H ^ »f M rfq 


^ 


T 


± ti ^ ^ 


?L 


^ 


- ± Itfc 3^ W 


^ 




A ^' ^ T ift 



:■ .' 


./»< .'; 




■> « 


/)• 




'' UK ^; 


# 


m m 


it. w t m 


• % Ilk M 


m« 


M ^ t <f 4* m 


m i m m 


t^ 


ammwi^ ^ ±,4* ^it jLik Ik 


M ^^mmmut^ micik m jl 


:^ tt H W tt# 


Wc^ ^ 


«# 


«!i m 


nm m 


« ^>J» 


^ 


n w 


m tcPi 


i: 4X> 


X « 


m m 


J!2< tt 3E 


\yi m 


M ^» 


A U 


nnm 


mnm 


liX 


n ^ 


')f m % 


m M m 


n 


m 


ni^ ^ 


m fb m 


J«; 


^ ^ 


a ^ ^ 


± m ± 


.m. 


A m 


^ m 


% iLifr 


0. 


% 


m m 


)<f. i(r 


« 




n B 


Hk 


5e 




% it 


m 


^ 




m w 


« 


^ 




m m 








^ 








fx 








m 








% 








e. 








HE. 








li 







IV 



1 1 



o i^ 

n m 



JL mi 



lO 



m 

m 



o :^ 

± m 



o 

± 



il 3E 

4J ^ # -r^ il* 



n 



M 
^ 
^ 






3E 



^ 



m m 

IE T 

^ >^ 

m m 
m 



8 
(ft 

O ^ S 

^ ± ^ 

^ ^ :^ 

^ ^ t 



^ 



# 






A 



^ 



ffe 



A 






m 



^ 



in 



nu p?F jSl p\ 



m ^ 
m ^ 
% m 
m ^ 

^ m 

m f- 

m 



It 
± 

jjiii) 
Z 






m z 

3E lib 






Ji fit 

Z M. 



:^ X BJ 

m % ^ 

% ^ m 

^ jt f* iU i± g 

w m i 



o iir 

± m 



^ 






#j — ^ 

^ :^ *S: 

WJ fj* ^ 

» m 

m ^ 

It ^ 

^ ^'§- 



m 



% 
% 






z 

z 

m 



it m 
on ^ 



z 

m 
m 



m T 
ro if 






II 



6 5 

o # o 

± ill ± 

'(^ m "^ 

^ h ^ 

^. ^ » 









n m 

Z i^ 
« A 



A- 

ft 



13^ w 

>h -k 



r«£» 



li # ^ 

^^ ^^ -^ -L 

^ K ± 1^ 

^ # 

5c * ^ 

5. ^ tt 



^ 






± 

Rip 



:2: 



o 
± 



^ Z 



^ 
^ 



z 

Z 



m 
m 

± 



m. 

z 






S ^ ^ * e 5lc 

+ m i^' m ± m ^ 

s. ^ m ^ -t M 

# ^ i^ =g ^ ^ 

* ± # I* ifl: # 

* ^ f- ^ ffi3 ^ 

- m z '^ m % 

Q ^ m M ^ qp 

* ^ la ja 

3t Z "^ i^ 

^ -ft. 



m 



^ o, 

% ± 



± 









QUELQUES REMARQUES 



PROPOSITION AU SUJET DE LA PREMIERE EXPEDITION 

RUSSE AU JAPON 



PAK 



INdl. ^V. L ^ Gh XJ S. 



QUELQUES REMARQUES 

ET UNE 

PROPOSITION AU SUJET DE LA PEEMIEEE EXPEDITION 
RUSSE AU JAPON 

PAR 

Is/L, -^J^, LA.C3-XJS, 



Dans une biographie detaillee devant paraitre dans le courant 
de I'annee prochaine de I'ancien academicien petersbourgeois Erik 
Laxman, mon compatriote , decede en 1796, naturalisteconnupar 
ses nombreux voyages en Siberie , j'ai entr'autres releve ses me- 
rites de la premiere expedition russe au Japon, expedition qui, 
d'apres ce que dit Pallas, ne fut entreprise que par suite de 
ses energiques efforts. L'executeur en fut son fils, le lieutenant 
Adam Laxman qui avait herite de son pere ses dispositions pour 
les sciences naturelles et qui etait alors bourgmestre ,,gorod- 
nitschi" de la ville de Guischiguinsk , situee au nord de la mer 
d'Ochotsk. 

Le but essentiel du voyage etait politico-commercial et en 
second lieu scientifique. Le gouvernement russe desirait ouvrir 
avec Petat archipelagique confinant la Russie a I'Est des rela- 
tions identiques ou peut-etre encore plus favorables que celles 
dont jouissaient les HoUandais. Le repatriement de Japonais 
qui avaient fait naufrage sur les c6tes de la Russie etait le motif 
mis en avant pour expliquer cette visite inattendue. Tout en 



44 LA.GUS, LA PBEMIBRB EXPEDITION 

accomplissant la mission dont il etait question dans une lettre 
ecrite au nom de I'lmperatrice et adressee au gouvernement 
japonais par le gouvemeur general de la Siberie, I'ambassadeur 
cboisi devait etudier soigneusement le pays et ses habitants et, 
au moyen de marcbandises qu'il apportait, chercber a faire 
connaitre les produits russes. II devait se conduire d'une ma- 
niere qui lui acquit Tamitie et la confiance des insulaires. 

A bord de la galiote Katarina conduite par le capitaine Lowt- 
Boff, Laxman quitta le port d'Ocbotsk le 13 Septembre 1792. 
Nous nous contenterons de donner sur le trajet quelques notes 
breves extraites de son journal. 

Arrivee en pleine mer, ou plut6t dans la mer d'Ocbotsk, 
redoutable par ses brouillards, ses courants et ses vents capri- 
cieux, separee de Tocean pacifique par le long promontoire du 
Kamtscbatka et la cbaine sinueuse des Kuriles, la Katarina 
mit directement le cap sur les rocbers de St. Jonas qui furent 
laisses a I'Est vers le quatrieme jour. Le 26 elle fut en vue 
de la 19* des Kuriles, Iturup, premiere possession japonaise. La 
direction du navire fut mise vers le Sud-Est et deux jours 
apres apparaissait la c6te septentrionale de Kunascbir et le 
sommet convert de neige du Piko. Peu a pen le cours se 
dirigeait vers le Sud dans Temboucbure de la passe encore in- 
connue entre Kunascbir et Matsmai mais, exposee k un violent 
orage , la Katarina dut cbercber un autre passage. Dans ce but 
elle fut forcee de louvoyer jusqu'au 6 Octobre , quand enfin le 
promontoire Est de Kunascbir fut double. Le batiment se 
trouvait alors dans les eaux etroites entre cette ile et Iturup. 
La course se continua le long de la Me Est de Kunascbir vers 
le Sud-Ouest dans la direction d'un golfe situe k son extremite 
meridionale ou Tancre fut jetee pour la premiere fois depuis 
le depart. 

Cependant le fond y etant tres-mauvais on fut, des le len- 
demain, force de cbercber un endroit plus favorable pres de la 
grande ile de Matsmai ou vers la c6te septentrionale de Jezo. 



RtTSSE AU JAPON. 45 

Un bateau fut envoye en reconnaissance. Les indigenes veins, 
appeles Ainos s'etaient enfuis dn rivage a la vue du navire; 
on parvint cependant a en rappeler quelques-uns. Le lendemain 
les recherches continuerent et on reussit enfin a decouvrir st 
rembouchure de la riviere' Nichpets une place de douane et de 
dep6t pour le commerce des Japonais avec les Kuriles. On y 
trouva les premiers Japonais qui se montrerent favorables en 
voyant des compatriotes sur le vaisseau russe. Annonqant qu'il 
se trouvait sur le c6te Sud de la c6te Est de Tile un magni- 
fique port nomme Atkis, ils conseillerent , cependant, vu la 
difficulte du trajet, de cboisir de preference un endroit k an- 
crage facile non loin de Nicbpets, pres du village de Nimuro. 
lis fournirent des pilotes a Laxman pour I'y conduire. 

Apres etre debarque a Nimuro le 9 Octobre et en avoir exa- 
mine le port, Laxman se decida, vu la saison avancee k y 
hiverner et, le 12 Octobre, il demanda dans une lettre au 
gouvemeur de la capitale de Tile de Matsmai, ville qui porta 
le meme nom que Tile, que le gouvernement de Jeddo fut in- 
forme de son arrivee et de ses projets. 11 etait loin de se 
douter que par ce fait il se preparait, ainsi qu' k ses com- 
pagnons , une espece d'arret civil de pres de huit mois. Instruits 
que les Eusses avaient I'intention de conduire les naufrages 
jusqu'a Jeddo, residence du royaume, les Japonais se mefie- 
rent de leurs h6tes inattendus et commencerent , en secret, k 
travailler contre leurs projets en leur suscitant une quantite 
d'obstacles pour retarder leur depart. 

D'abord les etrangers se montrerent contents de la large bos- 
pitalite qui leur fut offerte. Laxman fit, autant que les regards 
soupQonneux des naturels le lui permettaient , des excursions 
frequentes pour explorer les ricbesses naturelles de la contree; 
les collections qu'il rassembla parvinrent plus tard en partie k 
son pere, en partie k I'academie des sciences de Petersbourg. 
Un voyageur plus recent, Siebold, raconte que les Japonais, 
apres la visite de Laxman, apprirent k mieux apprecier leg 



46 LAGUS, LA PREMIERE EXPEDITION 

produits naturels de Jezo. Dans sa description il porte aussi 
beaucoup d'attention aux interets du commerce ainsi qu' aux 
conditions geographiques et ethnographiques. II ne fait cepen- 
dant mention que de la navigation et du commerce interieur, 
le grand commerce se trouyant exclusivement entre les mains 
des HoUandais. II fut infatigable dans ses demarches pour 
gagner la confiance des naturels. Souvent visite par des emis- 
saires de Matsmai et de Jeddo , il leur permettait de satisfaire 
de toutes manieres leur curiosite. lis en profiterent pour copier 
avec le plus grand interet les cartes geographiques et le globe 
des RuBses, prirent modele de leur navire, dessinerent meme 
un tour ayec accessoires qui se trouvait a bord et demanderent 
des renseignements sur I'etendue, la situation et les fabriques 
de la Russie etc. Au sujet des HoUandais et de leur maniere 
de noircir tous les autres Europeens , particulierement les Russes , 
lis s'exprimaient d'une maniere qui faisait comprendre qu'ils 
sentaient que des relations commerciales devaient etre pour eux 
plus avantageuses avec les derniers qu' avec les premiers. Dans 
son inquietude Laxman conservait cependant I'espoir de voir le 
Bucces couronner son voyage. 

Le 29 Avril enfin arriva de Jeddo a Nimuro une deputation 
de plus de 200 personnes apportant la reponse imperiale si 
longtemps attendue. Son contenu n'etait cependant pas tout-a- 
fait favorable. II etait permis aux Russes de se rendre a 
Matsmai avec les naufrages a la suite et sous la garde de 
I'ambassade. De nouvelles conferences eurent lieu et de nou- 
velles disputes s'eleverent lorsque Laxman, sur les conseils de 
Lowtsoff qui ne voulait pas abandonner son navire , se fut decide 
a se rendre k Tendroit indique par mer et non par terre comme 
le portait Tordre. Sa resolution fut inebranlable. 

Laxman leva pour la seconde lois I'ancre le 4 Juin et arriva 
dans la rade de Chakodade apres un mois de navigation par- 
fois tres-dangereuse dans des parages inconnus, ayant le 17 
Juin passe Jururi et le 23 du meme mois Kidab, deux petites 



RUSSE AU JAPON. 47 

iles, et Tisite le port d'Atkis et le 2 Juillet passe le golfe 
d'Edomo. Comme il avait ete convenu que le reste de la route 
se ferait par terre, les dispositions retarderent le voyage jusqu'au 
13 Juillet. Le meme jour le long convoi compose de 450 
personnes, les etrangers non eompris, partait de Chakodade 
abondamment pourvu par les Japonais. A la derniere station 
avant Matsmai, une nouvelle escorte de 600 soldats se joignit 
au convoi et le 17 Juillet les Russes firent leur entree dans la 
ville richement decoree k cette occasion. Une maison disposee 
k I'europeenne et devant laquelle 60 soldats etaient places comme 
garde d'honneur fut designee a Laxman et a sa suite. Le gou- 
verneur envoy a un messager leur souliaiter la bienvenue, Les 
commissaires imperiaux attendaient dans la ville. 

Des conferences tres-longues entre-coupees de fetes se conti- 
nuerent pendant 9 jours. Dej^ dans la premiere entrevue Lax- 
man eut le desagrement de voir que la lettre qu'il avait apportee 
et dejgi remise lui etait rendue avec de singulieres ceremonies 
par les commissaires avec I'excuse qu'on ne la comprenait pas 
parce que la traduction en etait tout-a-fait fausse. Dans une 
reunion suivante et apres que la traduction eut ete corrigee par 
d'autres traducteurs japonais, les commissaires refuserent obsti- 
nement de I'accepter parcequ'elle ne leur etait pas adressee per- 
sonnellement. A force de prieres on put cependant obtenir que 
les hauts fonctionnaires se fissent lire le document. 

En general il se manifestait dans la conduite des Japonais 
un singulier melange de bienveillance naive unie k une grande 
astucite. Sous la politesse la plus raffinee ils cacbaient une 
grande mefiance envers les etrangers qui , au mepris des lois 
du pays, dont il etait toujours fait mention, avaient aborde 
sur leurs terres. Ils etaient par trop perspicaces pour ne pas 
reconnaitre tout de suite que le but pbilantropique donne de 
Tambassade, soit le repatriement de leurs pauvres compatriotes , 
n'etait qu'un pretexte pour couvrir des projets d'une plus vaste 
portee. L'avantage de relations plus intimes avec la Eussie 



48 LAGUS, LA PREMIERE EXPEDITION 

qu'avec la Hollande ne leur ecliappait nullement, neanmoins 
ils ne pouvaient surmonter leurs prejuges seculaires envers les 
etrangers. La hardiesse dont avait fait preuve Laxman en abor- 
dant a Chakodade malgre une defense formelle lui fut souvent 
reprochee; ce qui surtout les mecontentait etait que dans un 
discours tres-energique , cite dans le rapport de son voyage, il 
expliquait les ordres de son gouvernemeat comine I'obligeant 
k remettre les naufrages a Jeddo a sa Majeste personnellement. 
Les commissaires s'y opposaient formellement , en I'assurant que 
leur presence devait equivaloir pour lui a celle de TEmpereur. 
Laxman convaincu de Timpossibilite de refuter les nombreuses 
objections de ses li6tes fut contraint de leur remettre les nau- 
frages a Matsmai, ce qu'il fit le 23 Juillet sans autre cere- 
monie remarquable et meme sans aucune reconnaissance visible 
de la part des Japonais. On doit meme aj outer que selon les 
declarations de voyageurs plus recents comme Krusenstem et 
Langsdorff le sort des repatries devint tres-deplorable. La seule 
consideration qu'ils avaient sejourne en Eussie fit qu'ils furent 
places sous une surveillance severe a Jeddo et qu'il leur fat 
meme defendu de regagner leurs foyers. On craignait qu'ils ne 
ussent des espions. Un d'eux, nomme Kodai se distinguait 
par son amour pour I'etude; il avait entr'autres cboses apporte 
de Petersbourg un traite d'aritbmetique a I'usage des ecoles 
inferieures et a la traduction duquel un savant japonais etait 
occupe pendant la captivite de Golovnin k Matsmai en 1312. 

Malgre les difficultes que Laxman avait a combattre il reussit 
pourtant a executer essentiellement les ordres de son gouverne- 
ment. Les sympatbies qu'il sut eveiller y contribuerent pour 
beaucoup. Yingt ans apres, les Japonais se souvenaient encore 
avec plaisir de lui et de ses camarades. Golovnin ^) en donne 



1) 3anH0KH o npHK/HoqeHiaxi. ero btj UAUny y flnoHi;eBT» Bt 1811 — 1813 
ro4axi, (C. n. 1816). T. I. 16. 91. 95. 120. 124. 125. Ces petits details de ca^ 
racteres se retroavent dans la traduction fran9aise de I'ouvrage (Paris 1818), I. 23. 
131. 142. 181. 183. 



HtJBBE AU JAPON. 49 

plusieurs preuves convaincantes. II n'y eut que les hauts em- 
ployes qui aient paru avoir ete mecontents de son obstination^); 
ce fut cependant, grace a cette fermete, qu'il reussit. Avant 
son depart il eut la joie d' avoir arrache aux recalcitrants trois docu- 
ments en partie tres-importants , pour etre remis a son gouverne- 
ment. Le premier etait la quittance *) de reception des naufrages. 
Quoique le second contint des reproches pour sa hardiesse d'avoir 
visite des ports interdits, cette severite tres-caracteristique etait 
pourtant compensee par le troisieme document qui , sous tons les 
rapports, mettaient les Busses en jouissance des privileges jusqu' 
alors possedes exclusivement par les HoUandais. 

Les reproches, d'apres Langsdorff^), avaient essentiellement 
cette forme: „Depuis les temps les plus recules les lois dans 
I'empire japonais sont restees immuables et ne pourront jamais 
etre changees. Malgre cela lui, Laxman, avait pourtant 
conduit les naufrages qui lui etaient confies dans un endroit 
interdit. Dans ce cas la loi exige que les navires etrangers, 
autant qu'il en puisse etre, surtout s'ils sont armes, doivent 
etre immediatement sequestres. Les HoUandais possedent en 
verite le droit d'entree a Nangasaki, mais ils ne viennent jamais 
dans les parties interieures de Tempire. Lui, au contraire, sans 



1) Golovnin dit dans la traduction fran9aise de son ouvrag II .214: /r forme 
dtt rescrit remis a Laxman" (voir plus bas) prouve que Ton n'avait pas ^te tres- 
content de sa conduite. "Neanmoins sa mission reussit" (voir plus bas). Cette asser- 
tion et toute la partie de son ouvrage qui s'y rapporte manquent dans I'original, 
savoir dans la premiere edition imprimee par ordre superieur en 1817; mais aussi 
dans la deuxieme de 1851 et dans celle de 1864 inseree dans ses CoMHHeHiff. Pour 
explication de cette lacune et d'autres dans I'original voir plus bas p. 54. n: 1. 

2) Golovnin 3anncKH I. 16. 

3) Reise I, 181 — 184. Comme participant scientifiqne aux expeditions de Krusen- 
stern et de Riazanoff, Langsdorff avait probablement acces si tous les documents 
ayant traits au Japon, II serait instructif de pouvoir le comparer avec la nouvelle 
traduction russe faite au Japon en 1812 des actes remis k Laxman et ^ Riazanoff, 
que Golovnin pretend, apres sa delivrance et k son retour, avoir remis auministere; 
voir la traduction fran9aise de ses 3an. II, 213, A I'endroit dans lequel il relate 
d'une maniere suivie le resultat de I'expedition de Laxman (3an. I, 14 — 17, et 
la traduction fran9aise I, 21 — 23) il s'accorde de la maniere la plus exacte avec ce 
dernier. 



50 LAGtJS, LA PREMIERE EXPEDITION 

avoir aucune connaissance du Japon, a ose cela et encore avec 
Tin navire arme. Pour ce fait il devrait etre k jamais empeclie 
de retourner dans son pays. On veut pourtant, pour cette fois 
seulement, pennettre a la clemence de primer le droit, enpartie 
parce qu'il a agi par ignorance et dans la louable intention de 
reconduire quelques sujets de I'empire dans leur patrie , en partie 
parce qu'il a rempli consciencieusement son mandat. La condition 
formelle est cependant faite que pareille tentative ne se renou- 
vellera pas. Le gouvemement japonais n'ayant jamais ete en 
relations amicales avec la Eussie et ne connaissant par conse- 
quent pas le degre de dignite de cet empire, d'autant plus que 
par quelques periodes d'une lettre on ne pent apprecier ses moeurs 
et ses coutumes, il ignore si les notions du juste et de Tinjuste 
sont les memes dans les deux royaumes. La seule reponse 
qu'on veut donner a la lettre est que les naufrages ont ete re9us 
mais qu'aucune transaction ulterieure quant a cette question ne 
pent avoir lieu ; que concemant le traite d'amitie avec la Eussie 
aucune conference ne pent etre tenue dans ce port (Matsmai) 
et que Tentree dans la capitale Jeddo est defendue. Par contre 
I'entree du port de Nangasaki leur est permise moyennant ce- 
pendant presentation du present plein pouvoir." 

Ce document (plein-pouvoir) ecrit sur un diplome imperial 
signe par les commissaires et revetu de trois sceaux imperiaux 
etait ainsi con9U *): ^Permission pour un navire du grand em- 
pire russe d'entrer dans le port de Nangasaki est accordee i la 
condition de ne pas aborder dans d'autres lieux et tout en re- 
petant que la religion chretienne n'etant pas toleree dans notre 
empire aucun service religieux ne peut y etre celebre ; si meme 
une convention devait survenir toute action contraire k la loi 
sera defendue comme nous Tavons dejjL prescrit. Pour Taccom- 
plissement d'icelle nous remettons cette autorisation a Adam 
Laxman." 



1) Comparer Langsdorfi: I, -183 et la lettre de Xaxmali pere dans N. Acta Actd. 
Petrop. XII, 38 J Storch, Neumann et autrea. 



RTTSSE AU JAPON. 51 

Apres que Laxman eut accompli tout ce qui etait possible 
dans de telles circonstances , les Russes quitterent Matsmai dans 
la soiree du 24 Juillet, arriverent le 30 k Chakodade et mon- 
terent a bord de la Katarina le 5 Aout. Apres une traversee 
heureuse I'ancre fut de nouveau jetee dans le port d'Ochotsk le 
9 Septembre 1793. Appeles k Saint-Petersbourg , les Laxman, 
dont le pere avait ete le promoteur de I'entreprise et le fils 
Texecuteur, furent bien recompenses par Flmperatrice tous 
les deux. 



Des opinions non-fondees et peu favorables 4 Texpedition russe 
au Japon racontee ci-dessus dans ses traits principaux d'apres les 
meilleures sources se sont repandues. D'un c6te on a exprime 
un etonnement ') mele de reproches de ce que le gouver- 
nement a neglige de ne pas profiter immediatement pour le 
commerce des avantages promis par les documents apportes par 
Laxman, vu qu'il etait facile de supplanter les HoUandais. 
D'un autre cote des voix ont fait valoir que I'ambassade de 
Laxman ne pouvait effectivement pas avoir de resultats imme- 
diats ayant essentiellement ecbouee. L'assertion premiere sera 
dementie par la simple esquisse de la vie de Laxman pere. La 
derniere par contre quant k son origine et k sa propagation est 
plus compliquee et exige pour son eclaircissement que nous nous 
transportions a quelques annees plus tard. 

En Janvier 1803 le ministre du commerce Monsieur le comte 
Roumiantsoff, le ministre de la marine amiral Tschitschagoff, 
le Conseiller intime chambellan Riazanoff et le Directeur de la 
Compagnie Americaine se reunirent en comite. lis se saisirent ^) 
du projet de la grande expedition de decouvertes et de circom- 



1) Golovnin 3an. I, 17, traduction fran9aise I, 24. Lettre de Riazanoff chez 
Tichmeneff HcniopH4. OSoap-Bnie o6pa30BaHifl PocciftcKo-AMepHKaHCKoft Kom- 
naniH (186) H. II. 237. 

2) Krusenstern, Reise urn die Welt I, 3, suite. 



52 LAGTJS, LA PREMIERE EXPEDITION 

navigation que I'Empereur Alexandre avait decide de faire exe- 
cuter sous le commandement de Krusenstern. On convint, pour 
le developpement du commerce, d'envoyer un ambassadeur au 
Japon. Apres un examen approfondi on decouvrit que le peu 
de succes de la derniere expedition au Japon devait etre attribue 
a ce que Laxman n'avait pas a presenter de lettre autographe 
de son souverain au souverain du Japon; que les presents des- 
tines a §tre faits etaient par trop insignifiants et principalement 
que Laxman lui-meme, loin d'etre un homme de cour, etait 
d'un rang trop peu eleve et trop simple dans ses manieres pour 
produire une impression assez efficace sur una nation mefiante 
et portee a une grande pompe exterieure. On convint encore 
que la personne la plus convenable pour un mandat diplomatique 
delicat de ce genre etait Monsieur Eiazanoff. Ce dernier fut 
effectivement nomme par I'Empereur en qualite d'ambassadeur 
plenipotentiaire avec une suite brillante pour remettre a sa Ma- 
jeste Japonaise une lettre autograpbe du Tzar ainsi que des 
presents precieux pour lui et ses ministres. 

Eiazanoff etait un homme orgueilleux et imperieux et par 
suite de mariage possesseur d'une immense fortune. Desirait-on 
un ambassadeur fier on avait reussi au-dela de ses desirs. Dej^, 
pendant la longue traversee, il fit plus d'une fois connaitre k 
Krusenstern et aux autres personnes k bord tout le poids de sa 
dignite comme representant de TEmpereur, et k peine avait- 
on, le 3 Octobre 1804, jete I'ancre devant Nangasaki, qu'il 
commenqa k malmener les Japonais. Sa conduite eveilla une 
telle indignation qu'apres lui avoir enleve le plein-pouvoir 
donne si Laxman en vertu duquel il avait pu penetrer dans le 
port interieur et T avoir retenu pendant six mois ils le laisse- 
rent partir en lui notifiant la defense expresse pour cbaque 
navire russe de revenir au Japon. „Ce fut ainsi, dit Krusen- 
stern, k la fin de son recit, que se termina une expedition de 
laquelle on avait tant a attendre; — non seulement nous 
ne gagntoes pas de nouveaui avantages, mais nous perdimes 



RUSBB AU JAPON. 53 

aussi ceux que nous possedions deja par la concession obtenue 
par Laxman de visiter Nangasaki *)". 

Tandis que tout cela se passait dans les regions lointaines de 
I'Est on s'adonnait, bien loin a I'Ouest, a d'orgueilleuses espe- 
rances au sujet de Texpedition de Krusenstern (1803—1806) 
et de I'ambassade diplomatique de Riazanoff. L'academicien pe- 
tersbourgeois Storcb parait etre le premier qui ait re^u con- 
naissance des conferences tenues avant le depart de I'expedition 
et dans son journal connu ^) il en fit mention dans le ton que 
nous connaissons lors des conferences au sujet de Laxman. Son 
expose fut reproduit par Bertuch a Weimar en 1805 ^) et celui 
de ce dernier par Eyries k Paris en 1807 *). Ainsi il se repandit 
dans toute I'Europe que Riazanoff devait executer ce que le bas 
rang de Laxman I'avait empecbe de faire ^). Quant a Laxman , 
qui legerement avait ete mis k I'ombre afin que ses successeurs 
brillassent davantage , Topinion generale resta qu'il avait echoue. 

La faute cardinale qu'on a voulu relever dans Torgani- 
sation de la premiere expedition russe au Japon, c'est-a-dire 
le choix d'une personne insignifiante pour chef, doit, si elle 
est fondee, retomber principalement sur le promoteur de I'ex- 
pedition, Laxman pere. Le choix du chef de I'expedition, de- 
pendant de lui, d'apres un ukase imperial, il pouvait paraitre 
avoir agi d'une maniere partiale en choisissant son*) fils. II 



1) Krusenstern I, 315 et suite. 

2) Russland unter Alexander I, volume II, 459 — 480, particulierement lapage461 

3) AUg. geogr. Ephemeriden , Vol. XVII, 162—165 et page 463 et suivantes. 

4) Voyage de Laxman a Matsmai, supplement au voyage de Broaghton II, 317 — 338. 

5) Bertuch page 174: //Laxman und seine Reisegefahrten wurden von der Kaise- 
rin belohnt, ohgleich der Zweck der Reise nicht erreicht war"; — page 463: ,/der 
Zweck (Laxmans) schlug ganz fehl"; Eyries, page 336:"... quoiqu'ils n'eussent pas 
atteint le but qu'on s'etait propose"; Wimmer, Gesch. d. Erdkunde (Wien 1833), 
page 300 nomme en passant //die vergebliche Reise nach Japan" de Laxman; K. F. 
Neumann, Ostasiatische Gesch. (Leipz. 1861), raconie page 341: , Laxman musste 
unverrichteter Sache nach Russland zuriickkehren". S'il est possible d'une maniere 
encore moins reconnaissante s'exprime I'apologiste de Riazanoff, Tichmeneflf T. 1. 101. 

6) On y fait reellement allusion dans I'avant-propos de I'article insure dans 
CtBepH. ApxHBTj de Bulgarin, cite par nous dans la note 2, p. 56. 



54 LAaUS, LA PREMIERE EXPEDITION 

est neanmoins si loin de meriter un tel reproche que la dispo- 
sition sus-mentionnee au contraire demontre ses notions precises 
des prejuges et de la maniere de voir des Japonais. Combien etait 
rationelle la forme simple de la premiere expedition des Eusses 
et combien irrationelle au contraire etait I'apparition vaniteuse 
de la seconde> cela ressort d'un passage ecbappe seulement de 
nos jours a la censure dans la description de la captivite de 
Golovnin a Matsmai, passage qui est relate dans les notes ^). 
II prouve d'autant plus qu'il est confirme en tout par la plus 
grande autorite en cette matiere, le plus celebre voyageur au 
Japon de notre temps , Siebold. Par la on pent se convaincre 
que Laxman n'a pas echoue, mais au contraire que les Kusses 
avaient deja par lui gagne un avantage , qu'ils perdirent ensuite 
il y a plus d'un demi-siecle Tentree au Japon. 

Le voyage survenu de Eiazanoflf aussi bien que la publica- 
tion retardee du voyage de Laxman et de ses resultats I'em- 
pecberent d'obtenir de I'opinion publiqae la reconnaissance qu'il 
meritait. Le court recit du voyage que Laxman pere, dans 



1) Dans le Moniteur des Indes de Mellville 1847 — 1848, page 249, Siebold ecrit : 
//Il est curieux de voir comment s'exprime au sujet de rechec de I'ambassade russe 
de Monsr. von Riazunoff, un homme, Monsr. Golovnin, h la perspicacite de qui nous 
devons d'importantes observations sur le gouvemement japonais. Le passage que 
nous allons citer de ses aventures pendant son emprisonnement chez les Japonais 
(Begebenheiten in der Gefangenschaft bei den Japanern (1811 — 1813), a ete biffe 
par la censure a St. Petersb. et n'a jamais ete imprime. //Quant a la conduite de 
Monsr. Riazanoff, comme ambassadeur, le capitaine von Krusenstern n'en a pas autant 
raconte sur ce sujet que nous en avons appris de japonais, mais assez toutefois pour 
convaincre chacun que c'est uniquement a ce plenipotentiaire que la Russie doit de 
n'avoir pu reussir a conclure une alliance commerciale avec le Japon. Qu'il me 
soit permis d'observer ici que Riazanoff aurait immanquablement atteint le but de 
sa mission, si contrairement k ce qui a lieu parmi nous, au lieu de mettre en avant 
le haut titre d'envoye plenipotentiaire du plus puissant monarque de la terre, il 
s'etait contente du titre plus modeste d'envoye de la Compagnie russe-americaine. 
Au lieu du document imperial il aurait du simplement etre porteur d'une lettre 
signee des airecteurs de la Compagnie; au lieu des gentilbommes d'ambassade et de 
cette garde d'honneur, il eut ete plus utile d'avoir a sa suite quelques marchands 
bien au fait de ce qui regarde le Japon. II aurait du pousser les negociations 
d'apres les ordres du gouvemement, mais sans jamais nommer une seule fois I'em- 
pereur". A cela Siebold ajoute: # Cette maniere de voir de Golovnin est aussi 
la notre." 



RUSSE AU JAPON. 55 

une lettre du 30 Novembre 1793 avait envoye a Tacademie de 
Saint-Petersbourg , ne fut publie qu'en 1801*) dans I'histoire 
de cette societe savante pour Tannee 1794. C'est pourquoi 
Storch, dans le chapitre des voyages au Japon qn'il ecriyait en 
1801 *), ne pouvait qu'eiprimer des voeux q'il ne partageait 
pas lui-meme au sujet de la mission de Laxman. Ce ne fut 
qu' apres 1803, lorsqu'il fut ^question d'une nouvelle expedi- 
tion qu'on deterra des archives les rapports de la precedente. 
En 1804 des extraits separes et courts en furent publies en 
russe dans un journal de Moscou ') et en AUemand dans le 
journal*) de Storch. Ce dernier extrait avec sa preface qui, 
par des motifs deja enonces, avait ete ecrite avec beaucoup de 
reserve quant a Laxman, passa en cette forme k I'etranger ou 
il a ete la seule source concernant cette question. 

Cependant en 1805 il parut en Russie , k Moscou une bro- 
chure in-quarto sous le titre: ^Renseignements sur la premiere 
expedition russe au Japon sous le commandement du lieutenant 
Adam Laxman^)'*. Ce petit opuscule n'attira pas beaucoup 
I'attention du public qui attendait bien plus de la brillante 
expedition de Riazanoff. Je conclus que la propagation n'en a 
pas ete grande non-seulement parce qu'en 1806 elle etait encore 
inconnue a St. Petersbourg ou Martinoff a publie un extrait 
un peu plus considerable ^) du manuscrit de Laxman, mais en- 
core plus par la dijficulte que j'ai ren con tree a en voir un 



1) N. Acta XII, 36—38. 

2) Dans son oeuvre Hist. Statist. Gemalde des Russ. Reichs. VI, 273 et suiv. 

3) 4pyri> npocBl&meHiH, H. IV. 249 — 270: nepBOMi. pocciHCKOMi, noco/ibcniBt 
BT» flnoHiH)". 

4) Voir note 2 pag. 53. 

5) HaBtcraie o nepBOMi, pocc. noco/ibcniB'B bt> flnoHiio no4'b HaMa/ibcmBowb 
nopyMHKa A^aMa yiaKCMana. MocKBa bt, IIT. BeKemoBa 1805. 4° i;. 5 p. L'opus- 
cule no contient que 30 pages et se donne (pages 6. 17. 29) comme un extrait du 
journal de Laxman. Si la memoire ne me fait pas det'aut, cette brochure etrange- 
ment chere (que, pour le moment je n'ai pas sous la main) n'est qu'une reimpres- 
sion de I'article cite plus haut dans la note 3 pag. 55. 

6) ylHUBH, riepio4H4ecKoe H34aHie H. II. kh. 2. 77—90, kh. 3. 74—97. 
H. III. KH. 1. 59—76. KH. 2. 48—71. kh. 3. 48—78. 



56 LAGUS, LA PREMIEEE EXPEDITION 

exemplaire ^) en Kussie. Ce n'est qu'en 1822 que fut publie le 
recit complet du voyage de Laxman par Bercli ^) en une tres- 
petite edition, ce qui explique sa grande rarete. L'ouvrage de 
Laxman contenait aussi des plans et des yues qui sont encore 
enfouis dans les archives quoique Siebold ^) en fasse mention 
avec eloge. 

D'un style defectueux et lourd, les rapports de Laxman 
n'etaient pas propres a attirer I'attention du public. La veracite 
et la sincerite *) qui se font jour partout dans son ouvrage me- 
lees a une grande faculte d'observation temoignent bautement 
en faveur du jeune ecrivain. Au point de vue scientifique ^) 
bien inferieur a Kaempfer et a Thunberg qu'il cite parfois, il 
n'en donne pas moins au lecteur plusieurs renseignements inte- 
ressants sur la nature et le peuple japonais, renseignements qui 
completent essentiellement les travaux de ces deux auteurs 
parce qu'il a lui-meme visite une partie de cet empire arcbipe- 
lagique inconnue a eux deux. 



S'il est un devoir doux, comme il en est sans doute, pour 
la science d'honorer ses ouvriers; si c'est une habitude estimable , 
et e'en est une, que dans la cartographie et I'histoire des de- 
couvertes les localites jusqu'alors inconnues, de meme que les 
animaux et les fleurs dans la zoologie et la botanique, re^oi- 



1) Ce qui ne m'a r^ussi que grace aux efforts speciaux et amicaux de Monsr. le 
Conseiller iatime, J. Grot. 

2) IlynieniecmBie Bt flnoHiio A^awa yiaKCMaHa; H34a/n> B. BepxT>. C. n. 
BT> 117. Fpena. 1822. 8°. v,. 2 p. Cite dans PocnHCb pocc. KHnraivn, , C. 11. 1828 de 
Smirdine. Un extrait s'en trouve dans C-BBepH. ApxHUt de Bulgarin H. I. (C. 11. 
1822) pag. 245—273). 

3) Collection de I'amiraute a Peterstourg. Comparer Nippon I, 1 (1852;, 79. 

4) Aussi reconnue par Storch, qui a controle les donnees speciales en les compa- 
rant avec Kaempfer. 

5) Tout a fait privee de motifs est I'opinion de Lindner dans son *Entdeckungs- 
geschichte d. Insel Jesso u. d. Halbinsel Sagalin (voir Allg. geogr. Ephemer. vol. 
XXXVIII, 1812): /yLaxmans Reise hat der Wissenschaft wenig oder keincn Nutzeu 
gebracht". 



RUSSB AU JAPON. 57 

vent des denominations rappelant les noms des inyestigateurs 
qui les premiers les ont examines et introduits dans la sphere 
de la science; s'il est incontestable que les merites des deux 
Laxman par rapport k I'expedition susmentionnee , comme je 
crois I'avoir demontre, sont dignes d'une reconnaissance pareille, 
j'ose compter sur un concours eclaire relativement k la propo- 
sition que je vais avoir I'honneur de presenter, d'autant plus 
qu'elle pent s'appuyer sur des precedents d'autorite connue. 

Le celebre circomnavigateur russe Golovnin a deja dans plu- 
sieurs passages de ses travaux ^) exprime I'opinion que le detroit 
situe entre les iles Iturup et^Kunaschir devait porter le nom de 
Katarina d'apres le navire sur lequel Laxman I'a traverse. II 
oubliait cependant , ainsi que Schrenck 2) le fait justement ob- 
server, que ces eaux avaient ete frequentees par le HoUandais 
Tries et nommees par lui detroit de Pico bien auparavant, c'est- 
a-dire en 1643. Le projet de Golovnin ne pent done pas ^tre 
accepte. 

Par contre la passe entre Kunaschir et Matsmai ou Jezo etait 
inconnue avant Laxman. II est vrai que Krusenstern en 1810 
la designe generalement sous le nom de „Strasse von Jezo'^ mais 
Siebold') rapporte en cette occasion: „reellement elle devrait 
porter le nom de Laxman qui, le premier, I'a visitee." 

En vertu de I'assertion susmentionnee du plus celebre voya- 
geur au Japon de notre temps; 

et vu que les merLtes des deux Laxman pere et fils par 
rapport a I'expedition deja brievement rappelee sont in- 
contestables et exigent une reconnaissance durable; 

vu que les merites de Laxman fils comme voyageur 
au Japon, quoique non encore parfaitement apprecies par 



1) Golovnin, CoKpam. 3an. o n/iaBaniH ero, insere dans ses CoHHHeHifl I, 
(C. n, 1864), 325 ainsi que dans son Kapma Caxa/iHHCKaro Mopfl. 

2) Reisen und Forsch. in Amurlande in d. Jahren 1854—1856. Vol. 2. (S. P. 
1867), 778. 

3) Entdeckungen im Seegebiete von Japan. Leyden 1852 page 33 et Nippon Vol. 
I. L 86 (comparer page 79). 

5 



58 LA PREMIERE EXPEDITION RUSBB AU JAPON. 

la critique, ont ete cependant ouvertement reconnus par 
des hommes comme Golovnin, Krusenstern et Siebold; 
vu que Laxman fils a, non-seulement le premier, 
navigue, mais aussi sejourne plusieurs mois dans le de- 
troit jusqu'alors inconnu entre KunascMr et Matsmai , 



les raisons les plus justes me paraissent exister pour que 
sa memoire et celle de son pere regoive un point d'at- 
tache en donnant la denomination de „detroit de Laxman" 
£1 ce passage. 



ON THE PROGRESS OF ASIATIC CHOLERA 



FKOH 



INDIA TO EUROPE 



BY 



C. MACNAMARA F. R. C. S. — F. C. U, 

SURGEON TO THE WESTMINSTER HOSPITAL. (FORMERLY OF CALCOJTI'A). 



ON THE PROGRESS OF ASIATIC CHOLERA 



FROM 



INDIA TO EUROPE 



BY 



C. MACNAMARA F. R. C. S. — F. C. U. 

SUBGEON TO THE WESTMINSTER HOSPITAL. (rORMERLr OP CALCUTTA). 



Asiatic Cholera hardly comes within the list of subjects to 
be discussed at this congress, nevertheless the circumstances 
of the greatest plague of modern times cannot fail to interest 
all those persons who have given their time to the study of 
matters connected with the East; for it is doubtless in India 
that Asiatic Cholera is engendered, and from Hindostan it 
spreads over the world. Moreover, 1 am one of those who 
have strong opinions regarding the necessity of these matters 
being studied by the public generally^ rather than their being 
left to the sole care of the medical Profession! If any real 
advance is to be made in sanitary science, the public must go 
with us in our endeavours to advance it, and we cannot 
expect them to do this unless they have accurate knowledge 
to guide them in the proper course. 

The early History of Asiatic Cholera is not quite satisfac- 
tory, but so far as we know at present there are no authentic 
accounts of an epidemic outbreak of the disease in any country 



62 ON THE PKOaRESS OF ASIATIC CHOLERA, 

of the j?vorld, (if we except Batavia) before the year 1820: 
and this is a point upon which oriental scholars might render 
very considerable aid to the cause of science. We would ask 
them : is the belief I have expressed correct ? are there any re- 
cords of epidemic cholera in the languages they are conversant 
with prior to the year 1820? No doubt we have in the works 
of the old Sanscrit writers mention of a form of disease known 
as diarrhea, or sporadic cholera, but that is not the affection 
we are discussing, a disease which kills about 50 per cent of 
those it attacks, and which has on several occasions, since the 
year 1830, extended from India over the whole world. It 
seems to me most improbable that our predecessors in the art 
of medicine if they had met with this disease would not have 
been struck by its deadly features, in the same way as me- 
dical " men in Europe have been since the scourge appeared 
among them in 1832; from that year up to the present date 
there has literally been a deluge of medical works on this 
malady, but before 1832 we have not a syllable on the sub- 
ject of Asiatic Cholera, at any rate in the language of Europe. 
I think this is sufficient proof of the disease being new to Europe 
in 1832. But if we turn to Hindustan the picture is a very 
different one; almost the first account we have from a Euro- 
pean regarding the circumstances of the natives of India was 
written by Yasco de Gama in 1490, and he there makes men- 
tion of a disease which he met with for the first time on his 
landing on the Malabar Coast. He describes it, and the name 
which he gives it is the one by which Asiatic Cholera is 
known throughout India at the present time. From de Gama's 
arrival in India we have a chain of unbroken evidence as to 
the existence of Asiatic Cholera in every part of Hindustan 
visited by Europeans, and in 1782—83 we hear of a wide- 
spread outburst of the disease over many parts of India and 
Burmah; it is true it was not until 1817 — 18 that we have 
an authentic History of the progress of Cholera from one sta- 



TKOM INDIA TO ETJEOPB. 63 

tion to another, and so throughout the country, hut the truth 
is, that it was not until after the Kefornas introduced into the 
Government of India by Lord Cornwallis, that we were in 
a position to collect information from the natives of India on 
a matter of the kind. Considering the condition of India at 
the present day it hardly seems credible that 70 years ago 
there were not 50 Englishmen in the country who really knew 
the vernacular languages of Hindustan, and until such was the 
case how is it possible they could have become acquainted with 
the History of Epidemic Cholera as it spread over the length 
and breadth of the land? Consequently we have no accurate 
accounts of Epidemic outbursts of the disease jfrom English 
sources prior to the beginning of the present century. 

In 1817 a virulent type of Cholera broke out in Lower Ben- 
gal, and from thence spread during the three following years 
over the whole of India, and to Ceylon, China, Burmah, and 
the Mauritius — (all countries being in direct communication 
with India). — It also extended to Arabia, accompanying our 
Indian troops to that country. The Historian Salil-ibn Easik 
tells us that the disease was something new to Arabia at this 
time, but however this may he, Cholera advanced from India 
up the Persian Gulf and along the Tigris and Euphrates to the 
north of Persia; it reached the Caucasus in 1822 — 23 as well 
as many places in Asiatic Turkey, but it did not then advance 
further westward. This is a very remarkable circumstance in 
the History of the disease, and it would be very valuable in- 
formation if any one present could give us references as to the 
circumstances of the disease at this time, as it existed on the 
confines of Europe, but did not advance further than the points 
I have named. — What were the conditions under which the 
progress of the disease was stayed at this epoch? We are 
greatly in need of information on this subject, and there must 
be persons living at the present period who might be able to 
tell us something about it. In 1826—27 Epidemic Cholera 



64 ON THE PROGRESS OP ASIATIC CHOLERA 

was again very deadly over Lower Bengal , it prevailed all over 
India as it had done in 1817 — 19, and reached Cabul, the 
north of Persia, and Turkestan in 1829. During the following 
year it broke out at Orenhurgh and this was the first place in 
Europe — as far as I have ascertained — ever affected by 
Asiatic Cholera , and I need hardly say it was visited by large 
caravans from Bokkara and Khiva every year; and in these 
Countries, as we have already observed, Cholera existed at the 
time of its appearance in Eussia. — In 1831 the disease spread 
along the shores of the Caspian Sea from Persia to the Volga, 
and so over the greater part of Eussia; Turkey suffered in the 
same way, and during the following summer the disease was 
disseminated over the greater part of Europe, and it spread to 
Canada by means of Emigrants leaving the old for the new 
world. So that at this time, when railroads and steamers were 
almost unknown, the disease took five years to travel from 
Bengal to America. And in this — the first Indo-European 
Epidemic of the malady — it is remarkable how clearly the 
progress of the malady was influenced by the seasons of the 
year, the Epidemic invariably dying away on the approach 
of winter , to break out afresh in the warm months of summer , 
and beyond this there is not a single instance on record during 
this outburst of cholera in which the disease passed from one 
place to another faster than man could travel ! It is more than 
probable that Asiatic Cholera had never visited Europe prior to 
1832, because it was hardly possible for it to pass from India 
along the tedious cape route ; and the difficulties of navigation , 
and the obstructions placed by the Mahomedans in the way 
of European enterprise had effectually stopped its progress by the 
overland route. The great Epidemic of Cholera in 1831 — 32 
had nearly died out in Europe and America during the year 
1835, taking about three years in each country it visited to 
run its course, and this is the rule it has followed in almost 
every part of the world. We find even in India — unless in 



FROM INDIA. TO EUROPE. 65 

its endemic area — an outbreak of Cholera rarely exceeds 
three successive years in duration. But this rule like all others 
is subject to exception, and the European Cholera of 1831 — 32 
which had, as I, said almost died out in Europe in 1835 was 
apparently re-vitalized in the South of France , Italy , and Algeria 
in 1836 — 37; at the same time it must be admitted that a 
terrible outbreak of the disease had spread from Madras over 
the Bombay Presidency in 1834 — 35 and had extended to Arabia 
and Africa in 1836 — 37, so that it is possible the Cholera 
which I have referred to as occurring in the basin of the me- 
diterranean in 1836 — 37, may have had its origin in India. 

In 1840 Asiatic Cholera having been most virulent in Lower 
Bengal, on the 4^1^ July a force of native and European troops 
left Calcutta for China; no sooner had our troops landed at 
Chusan than Cholera broke out among the natives of the place , 
the disease spread to the main land, and extended over the 
greater part of the Chinese empire , it passed down the valley 
of the Irawaddy into Burmah, and along the Imperial high 
road to Lassa from which place I have traced it to Yarkund 
where it arived in 1843; it then continued its route westward 
to Bulh, and reached Cabul in 1844 — 45; after this it spread in 
two directions, entered the Punjaaub and Scinde, and continued its 
course westward to the north of Persia in 1846. — During the 
following year it attacked the inhabitants of Derbent, Teflis, 
Poti, and Trebizond, and crossing the Caucasus into Eussia it 
extended over that country, and in the following year was dissemi- 
nated all over Europe and a great part of America. The Epidemic 
Cholera of 1847 — 48 still lingered on in Poland until the year 
1852 , when it became re-vitalized perhaps in consequence of 
the exessive heat of that summer; but however this may be 
it is certain that Cholera re-appeared in Poland and spread to the 
western provinces of Russia in 1852 — 53. 

In 1848 — 49 Epidemic Cholera had again broken out in 
Lower Bengal, and extended to Bombay and in 1851 toBushire 



6Q ON THE PROGRESS OF ASIATIC CHOLERE. 

and the Bouth of Persia and so along the course of the Tigris. 
In the succeeding year it occurred in the north of Persia kil- 
ling some 12,000 persons in Tabreeze; it was very deadly over 
the north of Persia and parts of Turkey in Asia in 1853, so 
that while the Epidemic of 1847 — 48 was still ripe in Poland 
and other parts of Europe , the western world was again threate- 
ned with an invasion of the disease from India via Persia, 
and so in 1854 Europe and America experienced an outburst 
of Cholera such as they had never witnessed before. It is no 
exaggeration to say that the Victims to this terrible pestilence 
were to be counted not by thousands, but by millions! — 
During the years 1857 — 58 Cholera had almost died out in 
Europe and America except in Hamburg and along the coast 
of Friesland and also the mediterranean shores. 

The disease evidently was on the increase again in India in 
1863 — 64, especially in Bombay and it broke out at Mecca 
on the landing of Indian Pilgrims there in May 1865 with 
pilgrims returning to Egypt. Cholera reached that country 
and from thence was clearly disseminated over the basin of 
the Mediterranean, the greater part of Europe and America, 
which it reached that same year. We notice therefore in pas- 
sing how different the course of the disease was in 1864 — 65 
to that of 1830 — 32; during the former period Cholera extended 
from India to America in the course of a single year, whereas 
in former times it required no less than five years to ac- 
complish this yourney, halting, as I have before said, every 
winter to proceed on its dire course through the summer months ; 
but, with increased facilities of communication the disease only 
required a few months to carry it from India over Europe to 
America. 

Lastly, during the year 1867 Asiatic Cholera having spread 
from Bengal into the North Western Provinces , broke out among 
the assembled pilgrims at Hurdwar, and by them was carried 
into Cabul and so to the north of Persia in 1868, and in 



FROM INDIA TO EUROPE. 67 

1869 we hear of it again at Tabreeze and tlie Trans Cauca- 
sian provinces. At the same time the disease made fresli in- 
roads into Russia appearing at Kiev in July and August; it is 
difficult to connect this outbreak of Cholera with that which 
occurred in India and Persia in the previous years, but still 
we must remember that Teflis and Poti as well as Odessa and 
Kiev were at the time connected by railroad, and that it seems 
hardly improbable, considering the assemblage of many people 
at Kiev, that the disease may not have found its way there 
from Persia. — However this may be, Eussia and many parts 
of Europe were again afflicted by Asiatic Cholera during the 
years 1871-^72. 

I believe that the more closely we study the history of this 
disease the clearer it becomes that in certain parts of India 
Cholera is constantly to be met with, but that beyond its 
endemic area the disease never appears unless imported either 
by those suffering from it, or by articles of clothing or linen 
or such-like media which have been contaminated by Cholera 
dejecta. — In a dried condition the organic poison contained in 
the cholera fomes may retain its dangerous properties for a 
considerable time and can thus be carried from one country 
to another. No amount of filth or any other circumstances 
have ever yet produced an outbreak of Epidemic Cholera in any 
part of the world, unless cases or articles soiled by the dejecta 
of those suffering from the disease have first been introduced 
into the locality. 

We have the most clear and undeniable evidence in the 
instance of the Broadstreet case and in an another case which 
came under my own observation, that the dejecta of Cholera 
patients having found their way into drinking water may poi- 
son that water, and so cause cholera among a certain number 
of people who drink it. This therefore is undoubtedly one 
method by which the disease spreads, but it is equally certain 
that it may extend itself by other means. — We have I be- 



68 ON THE PROGRESS 01 ASIATIC CHOLERA 

lieve arrivedt at that stage of this inquiry as to the causes ot 
the disease, to he able to affirm that Asiatic Cholera is a 
specific disease , and that the fomes of persons affected by it con- 
tain the organic substance which engenders Cholera in other 
persons in the same way as the eruption of small-pox and scarlet 
fever contain the organic poison which produces these affections. 
I am perfectly willing to grant that we cannot as yet isolate, 
examine and study the life history of the poison of Cholera , 
but I do maintain that by guarding ourselves from swallow- 
ing the organic matter passed by those' suffering from the 
disease, although Epidemic Cholera may be in the locality in 
which we reside, we may preserve ourselves from this terrible 
malady. — As a case in point I may mention the circumstance 
of the European troops stationed in Calcutta where Asiatic Cho- 
lera is endemic. There is not a day in the year, or an hour 
in the day, in which people do not die from Cholera in Cal- 
cutta and its Yicinity, and no care whatever is taken to dis- 
infect the clothes or dejecta of those suffering from the disease. 
Their bodies after death, being often only slightly burnt, are 
thrown into the river which flows beneath the Barracks in 
which our troops reside in Calcutta, (and from which they 
formerly procured their drinking water!) From 1826 to 1864 
the average number of men in these Barracks amounted to 803 
per annum, among these the average number of Cholera cases 
amounted to 34 with 17 deaths per annum; since 1864 up to 
1873 these same European troops living in this same locality, 
having been supplied with pure filtered water , the average number 
of men being almost precisely the same as formerly, but instead 
of having 34 cases of Cholera per annum among them, there 
have been only two eases and the deaths have been less than 
one every year instead of 17. — Another instance of the same 
kind is that in Calcutta the death rate from Cholera dimin- 
ished in a striking way since pure water has been introduced 
into the Town, but still as many natives drink from the old 



1 



FROM INDIA TO EUROPE. 69 

wells and the river water , and nunaerous people who have con- 
tracted Cholera outside the Town die within its precincts, the 
death rate from the disease is not so low as it would be if 
these disturbing elements did not vitiate our statistics. — These 
facts however confirm the idea we should otherwise have formed 
from what we know of the disease that whether the seeds of 
Asiatic Cholera be in the soil, the atmosphere, or anywhere 
else , we are convinced that by guarding ourselves from drinking 
water which has been contanimated by the organic matter passed 
by those suffering from Cholera, we certainly diminish very 
greatly the risk we run of contracting cholera when it is 
epidemic among us. 

I know perfectly well how difficult it is to trace the mode 
by means of which a disease of this kind spreads , but it is not 
by magnifiying these difficulties, or expatiating on the subt- 
leties evinced by the disease, that we shall advance the know- 
ledge of its preventive treatment: rather let us hold fast to 
what we know, and act upon that knowledge; as time goes 
on what now appears mysterious as to the dissemination of 
Cholera will all become plain enough. 

To no country in the world do these remarks apply more 
strictly than to Eussia; for being the most eastern nation ol 
Europe she cannot fail to be affected by epidemic disease pas- 
sing from India and Persia westward , and I feel convinced that 
if her authoritiess can diffuse sound and clear views as to what 
is known on the subjects of this terrible scourge, among her 
clergy, medical men , and the population generally , that it will 
be the first and most important step towards guarding them 
against the inroads of Cholera, for to be fore-warned is to be 
fore-armed, and we can assuredly affirm that Cholera may he 
averted at any rate to a very greet extent, although we can- 
not exactly explain the properties of the organic matter which 
is the cause of the disease, or isolate its elements for chemical 
or microscopical examination. 



ON THE TURKS, TATTARS, AND MUGHAL8 



FAB 



H. G. R A V E R T Y. 

MAYOli, BOMBAY ARMY (KETIRED.) 



One of the questions — the fourth — to be discusssd before 
the present oriental congress is the following: 

"Was there a people or a tribe of the name of Mongol be- 
fore the time of Gengis Khan, or is Mongol only the dynastic 
name adopted by Gengis for the empire which he founded?" 

The following, which contains an answer to this question, 
was written originally as a note to the last section of my 
Translation of the TabaMt-i-ndsiri , and, as a reply to the above 
question, I beg to submit it. I shall be as brief as possible, 
but, as many persons appear to entertain very erroneous ideas 
respecting Turks , Tattars , and Mughals , I fear that , in giving 
this account of them , I shall seriously interfere with their the- 
ories on the subject. 

This account is taken from several histories which I will 
name, in order that I may not have constantly to quote them, 
viz. :— 'Abd-ullah bin Khurdadbih, Tarikh-i-Fanakati , Jami'- 
ut-Taw4rikh of the Wazir Kashid-ud-Din , Tarikh-irGhazani , 
Tdrikh-i-Jahan gir or Prelude to the Timur-Namah, Shajarah- 
ul-Atrak, Tarikh-i-Fasih-i , Tarikh-i-Yafa-i , Tarikh-i-Guzidah , 
Tarikh-i-Jahan-Kushae of Juwaini, Tarikh-i-Jahan-'Ara, Lubb-ut- 



74 BAVERTY, ON THE TURKS, 

Tawarfkh, Tarikh-i-IbraMmi , Muntakhab-ut-Tawarikh; Habib- 
us-Siyar, Majami'-ul-Kbiyar, Tarikb-i-Abu-l-Ghazi , Bahadur 
Khan, and the Akbar-Namah , the last of which works contains 
the history of the Mughals more for the purpose of glorifying 
the author's master than anything else , as I shall presently show. 

I. YaFis , son of Nuh , from whom the Turks and all their 
ramifications claim descent , after coming out of the ark with 
his father, is said to have been sent, by him, into the farther 
east, and to have fixed his yurat or encampment, and to have 
pitched his tent, at a place written in the original — ^jbLfijuuwJ 
^jLuJCw which is somewhat doubtful, in the vicinity of the 
rivers Atil — Jj| — the Wolga — which rises in the country of 
Eus and Bulghar — and Jaik viLL^. He received from his 
father the famous stone which possessed the virtue of producing 
rain and other blessings, which stone the Turks C2X[ yadah-tdsh ^ 
the 'Ajamis, sang-i-yadah ^ and the 'Arabs hqjar-al-matar — the 
rain-producing stone. 

In after times the descendants of Yafis casting lots for the 
possession of this miraculous stone, the Ghuzz, hereafter to be 
mentioned, are said to have made an imitation of it, and the 
Khalj tribe won the false stone, while the Ghuzz secured the 
real one. The author of the Habib-us-Siyar says it was pre- 
served among the Uzbaks and Mughals , and possessed the same 
virtues when he wrote! 

Yafis had eight sons: — 1. Turk, 2. Chm, 3. Khurz, 4. 
Sakldb [also Qakldb], 5. Rus [an 'Usmanli Turkish author, who 
lately published a work at Paris, very correctly contends, ac- 
cording to the historians previously quoted, among whom Fa- 
nakati says his work contains what the Sages, Astronomers^ 
and Chroniclers of the l-ghurs, the people of Tibbat, and the 
tribes of the Turks relate in their chronicles, that the Russians 
are not Sclaves — i. e. Saklabs. See also Mabcou's "History 
of the Germand\ vol. ii. page 615]. 6. Mang — dLuo also written 
Mansag -— (^Uuwo Manj — ^^juo and Manshij — ^^iJuiU* 7. Taraj 



TATTARS AND MUGHALS. 76 

Xj also written Tarakh— • .b* Bdrakh — ^^U and even 
Marakh — ^^ )^ horn, the fourth son of whom is descended 
Sikandar-i-Zu-l-K amain, not the Macedonian. 8. Gumari — 
^^XJ^ [Gomer] also styled, by some of the writers quoted, 
Kimal or Gimal — JUa5^ and Gimal or Kimal — JU^ and 
Gimial or Kimial — JLyii' [I may repeat here that I always 
put the most trustworthy names first, in all instances]. Some 
of these writers, and also the author of the Jami'-i-'Uzm, add 
the names of three more sons — Khalj — ^Jl^ — Ghuzz — yc 



— and Sadsan — ^jLwwJuw hut the two first mentioned, from 
what these writers themselves subsequently state respecting the 
origin of their names, presently to be noticed, must be a mistake. 

Some of the authorities mention the confusion of tongues , 
which necessitated the eight sons of Ydfis separating, and they 
are mentioned as taking up their residence, with their fami- 
lies , in different parts of what they call Turkistan , and which , 
subsequently, were called after their respective names; but the 
others state that Nuh sent Yafis into the farther east , into Turdn. 

II. Turk, the eldest son of Yafis, son of Nuh, took up his 
residence in that pleasant locality famous for its hot and cold 
springs , which the Turks call Salingae — ^^bwJLw — and Sd- 
lingae — (^KLJLm — which is also written Issi-Kol — {}S ^\ 

— Si-Kol — J^JCuw — by some writers, but which, as subse- 
quently explained, refers to the parts about Issik-Kol — (JjuwI 
J^— or Issigh-Kol— J*/ *A**,f— or Issigh-Kol— jy 4*^^^! — ^* 
and c being interchangeable. 

According to 'Abd-ullah-i-Khurdad-bih , and Abu-1-Ghazi, Ba- 
hadur Khan, Salingae lies round about Issigh-Kol, which is a 
little sea, or great lake, seven days' journey in extent [about 
120 miles long], surrounded by mountains, and into which 
seventy rivers fall, but the lake is salt, and some say the 
water is warm." 

2. Chin, son of Yafis, was very clever, and inventive, and 



76 RAVBRTY 



among other things invented by him was the custom of winding 
Bilk [from the cocoon], and weaving silken textures. He had 
a son whom he named Ma-Chin, who was exceedingly wise. 
When the latter's family became numerous, he said to his 
father that he would construct a place of abode for himself, 
and he founded the city of Ma-Ohin. He acquired the jade 
stone, and discovered its properties and virtues, and made it 
known to his people , and he also took musk from the muskdeer. 

3. Khurz, son of Yafis, was very mild, tractable, and taci- 
turn, and, having armed about in all directions, at length 
fixed his residence by the bank of the river Atil — Jut. In 
the summer season he dwelt [with his family] in the open country , 
and, in winter, in a town [.^a] — a fixed habitation, probably. 

4. Saklab, son of Yafis, made some request to the chief of 
his ulus or tribe — one writer says , to Gumari , Khurz , and 
Rus, to be allowed to dwell with them — which was not granted , 
and, on this account, enmity arose between them. Others say, 
that the descendants of Saklab, having become much more 
numerous than the others, came to a fight with their kinsmen, 
but, being worsted, took up their residence in more distant 
parts, farther west, beyond the seventh clime, where the cold 
is great. 'Abd-uUah-i-Khurdad-bih says that Sag-lab — o^^^i-wM 
— Was suckled by a bitch, hence the name, and which, if 
true, may account for the very Christian-like proclivities ma- 
nifested lately by his simple-minded "Christian" descendants, 
so-called, in cutting off ears, noses, and heads, and otherwise 
mutilating their dead foes, a very dog-like disposition. They 
are notorious for such-like acts , as Tacitus and Procopius testify. 

5. Bus, son of Yafis, is the ancestor of the Rusians [Rus- 
sians]. Being held in little account, and without sufficient 
means , he continued, for some time, to dwell along with Sak- 
lab, but, subsequently, left him. Among the descendants of 
Rus the custom prevails of giving the parents' whole inheri- 
tance to the daughters, and nothing but a sword to the sons. 



I 



TATTAKS AND MUGHALS. 77 

6. Mansag , or Mansak , son of Yafis , was full of deceit and 
artifice, and he took up his dwelling on the side of Bulghar. 
There is the land of the Ghuzz, and the whole of that race 
are his descendants, from his son, named Ghuzz; and they are 
the worst of the Turks. After the decease of Yafis, Mansag 
managed to get possession of the rain-stone, and it remained 
with the Ghuzz, but, on one occasion, when Turk required it 
to bring rain , he sent and demanded the stone from them. 
They substituted a false one and sent it, which being disco- 
vered, strife arose, and numbers of the Ghuzz family were 
killed in consequence , and , from that time , enmity has con- 
tinued between the Turks and Turk-mans. [See under 'Aghuz, 
farther on, for the origin of this name.] Ghuzz's eldest son 
was killed in this afiair. He was named Beghti — Juj which 
is also written Beghur — ))Ajo and Beghud — OyJLU but these 
two last modes of writing appear to be meant for Beghun 

— «j»*^ — another mode of writing the name , the n being 
nasal, and hence the Turk-mans style themselves Beghu. See 
note ^ , page 374 , and note ®, page 433. 

7. Gumari [Gomer of European historians who is also called 
Kimal or Gimal and Kiman or Giman and Gimial, etc. as 
previously stated], son of Y4fis, was addicted to pleasure and 
jollity, and passionately fond of the chase; and he took up his 
residence in the part which is known as Bulghar. He had two 
sons: — !• Bulghar, and 2. Bartas, and the Mashkruidn — 
^L>.JLCwLe — probably, the Bdshghriiian or Bashkruian — 
^jbjJi-wb or jjUaJLiiL? — [tjie Bashkirs?] are of their seed. 
Bartas took up his quarters on the side of Bulghar, and the 
taking of furs is attributed to him. 

Some historians are of opinion that the Yunanian, and Eii- 
mian [lonians and Romans], are descended from Gumari other- 
wise Kimal or Gimal, and that Yd-juj and Ma-juj [Gog and 
Ma-gog] — who , probably , are the ancestori of the Samoydea 

— were likewise sons of Gumari. 



78 RAVBRTY, ON THE TURKS, 

No account whatever is given of the eighth son of YAfis — Taraj, 
Tdrakh, or Bdrakh. 

This is the genealogy of the descendants of Yafis, son of 
Nuh, but, as such numbers of tribes have sprung from them 
as cannot be easily enumerated, and, as the object of the writers 
was merely to give an account of the Turks , they do not chron- 
icle much more respecting the other sons of Yafis, but con- 
centrate their attention on the movements ofhiseldest son, Turk. 

Yafis, son of Nuh, having died at the age of 250 — some 
say 240 — years , Turk was chosen head of his people ; and they 
styled him Yafis Ughlan , or the Younger Ydfis. The vast tract 
of country, called Turkistan, takes its name from him. He 
is said to have been contemporary with Kaiu-murt, the first of 
the Maliks of 'Ajam , and he was the first who was chosen 
Khan among the children of Ydfis. The Jami'-i-'Uzm states 
that he succeeded to the authority at a place named Siluk — 

He had four sons: — 1. Tunak or Ttinag — v£JL3«J> — but, 
according to some, his name was Ttltag or Tutak dljy> 2. 
Jinkal — JJCl^ — also written Jikal or Jigal — JX^ — and 
Chikal or Chigal — JjCs^ [This latter name is still known , 
and is now applied to a small tract of country]. 3. Barsinjar 
— sLflUwO — and Barsinjur — ^.^sLmo and, 4. Amlak or Imlak — 
^•^Lel which may be written also Amlagh or Imlagh — c^Lcf. 

Tiinag or Tunak or Tutak or Tutag, took up his quarters 
on the banks of the river Atil, but the dwelling places of the 
other brothers are not mentioned. 

At this point considerable discrepancy occurs among the authors 
quoted, respecting the successor of Turk, entitled Yafis Ughlan. 
With a single exception they state that, when his end drew 
near, Turk made over the chieftain-ship to his son, whom they 
styled Alminjah — atsxjt — Alminjah — aL^ULjt — and Alinjah 
— iusj\ In some works — lljah — at^cJbl — 'Injah — &ajI — 
and llja — L^Obl. Turk, however, had no son so called, even 



TATTARS AND MUGHALS. 79 

by their own accounts , for , as regards the names of his four 
sons, previously given, they all agree except the Habib-us- 
Siyar, in some copies of which Turk is said to have had five 
sons, of whom Alminjah — ks\J\ — was the eldest, but this, 
although apparently correct from what follows, is contrary to 
every other work I have named , except Abu-1-Ghdzi's , which 
again is different to all others. It is possible that Alminjah 
was a grandson of Turk, and son of one of the four named above. 

Abu-1-Ghazi, Bahadur Khan, states, that "Turk, at his death, 
bequeathed his sovereignty to his son Tunak" [Tutak or Ttitag, 
previously mentioned], and that "Tiinak left the sovereignty to 
Jalzah [? »Jl:>.], his son." This Jalzah may be meant lor Alinj ah 
or the like, but I must mention that Abu-1-Ghazi is the most 
modern of all the authors I have referred to, he having only 
begun his History in 1074 h. = 1663 a. d., and that, in one 
place in his work, he states that he himself copied from other 
authors what is contained therein down to the time of his an- 
cestor Shaibani Khdn, the contemporary and enemy of Babar. 
Those authors must have been some of those whose works I 
have already named; but Abu-1-Ghazi differs from them essen- 
tially , and can scarcely be considered a better authority than 
those who centuries previously compiled the history of the des- 
cendants of Yafis by command of Mughul sovereigns. 

For the above reasons I must assume that Turk was suc- 
ceeded by his grandson, Alminjah or Alinj ah, possibly the son 
of Tutag or Tunag. 

in. Alminjah — *s\jlJI — or Alinjah — xsUt — having 
succeeded , during his chieftain-ship the whole of the Turk tribes 
forsook the true faith [of their ancestor Yafis] and turned pagans. 
When he became stricken in years he resigned the chieftain-ship 
to his son, Dib-bakue. 

IV. DiB-BaKuB — (5y>bt> — also written Dib-badkue — (5^*<>Lo<> 
— Dibd-kun — <j5i*Lo<> — and Dib-yakun — jjyjLj v->^.'> — ^^^ 
Dib-baukue — ^•i*.Lov> — the son of Alminjah or Alinjah , sue- 



80 RAVBRTY, ON THE TURKS, 

ceeded his father, and, in Ms chieftain-ship, all the Turks took 
the road of error and perversity. Bib signifies throne, gran- 
deur, possession, and bdkue, great, venerable, and the like. 
He had four sons. 

V. KiWAK — \i)jS — also written KiwAK — ^y^f by some , 
Kyuk , and by two authors , Kur or Gtir — kS — another son 
of Alminjah or Alinjah, but, according to some, his eldest son, 
succeeded to the chieftain-ship over the Turks. He became an 
idol-worshipper according to Fanakati , who then makes a sudden 
leap to 'Aghuz Khan who does not belong to this dynasty at 
all. Others state however that Kiwak did not deviate from the 
just and virtuous path of his forefathers. 

YI. I now come to a period respecting which all the authors 
named, with a single exception, to be referred to presently, 
agree, namely, that wherein Kiwak was succeeded by his son, 
Alinjah — atsJI — Khan , during whose chieftain- ship his people, 
filled with arrogance at their prosperity and flourishing con- 
dition , continued to fall deeper into darkness and perversity until 
they all became infidels. After a considerable time, two sons 
were born to him at one birth , to the eldest of whom he gave 
the name of Tattar — X^\j — and to the second the name of 
Mughal — Jjuo which is also written Mughul — Jjlxj — and 
Mughul — J^y* — ^^t Mongol- IB, wholly erroneous: I cannot 
imagine how it ever came to be adopted. When Alinjah be- 
came old and infirm , and his two sons had grown up , he divided 
his territory between them, giving to each a half, and retired 
from the world. The two brothers appear to have ruled jointly, 
and in harmony for some time, but, eventually, separation 
took place between them , and two septs or tribes arose , which 
authors call by the Turkish words l-mak — i^U^t — T-magh — 
cU:>l — or Uirmak — oU^*t — or Ui-magh — pU-?^! 

It may be well to mention another matter which occurs to 
me here, and, although it is not a necessary or very material 
part of the present subject, it can scarcely be deemed foreign to it. 



TATTARS AND MUGHALS. 81 

Those Turks — Tattars , and Mughals — who occupy at pre- 
sent the old seats of the Tajzik Ghuris, between Hirat, Kabul, 
and Kandahar ["the Afghans of Ghore" as they were wont , until 
very lately , improperly to be styled , and who are said to have 
"founded the ^pre-Mughal' Faidn dynasty of Hindostan"], to 
whom Elphinstone refers in his ^^ Account of Caubul" under 
the name of "Eimaaks," still style themselves "Chahdr [Four] 
'I-mdk or Ui-mdk" after the same Turkish words as given above, 
they having been originally four tribes of those people , and 
the people styled Hazarahs — which word is not a proper name 
but derived from kazdr, a thousand, the name given by the 
Mughal rulers to bodies of 1000 men. One or more bodies of 
these troops were, in all probability, stationed in those parts — 
once exceedingly flourishing and populous — after their conquest 
by the Mughals , subsequent to which period likewise the Ohahar 
'I-mak were settled therein. They were not the first, however, 
for some time prior to the time of the Turkish rulers of Ghaz- 
nin, we find Turkish tribes settling in the N. W. parts of that 
tract of country which is called Afghanistan in later times. 
Elphinstone says, "Their features refer them at once to the 
Tartar stock, and a tradition declares them to be the ofispring 
of the Moguls {sic)f and, in a foot-note, he adds: "I find it 
difficult to account for the number of Toorkee words which are 
met with in the language of those tribes. Why, if they he 
Moguls i should they have spoJcen Toorkee?" 

"ToorJcey^^' I beg leave to observe, is the mode in which 
Dow and Briggs thought proper to write the word Turk! — 
Sjs — after the absurd elegancies of a pronouncing dictionary , 
I suppose, or the Fonetic Nuz, and they appear to have been 
under the impression that Turk and Turki referred solely to 
the 'Usmanli (Ottoman) Turks, and the Turkish language, and 
that they, according to their supposition, were a totally diffe- 
rent race from the children of the son of Yafis , and so they 
invariably wrote the word, without any authority whatever — 



82 RAVEETY, ON THE TURKS, 

Toorhey — as if it were written in the original S^Ji with . 
which it is not. It will also be seen that Elphinstone's diffi- 
culty was a self-made one, and that the "Moguls should have 
spoken Toorkee" is not to be wondered at. He also says [vol. 
ii. p. 222] : "the Moguls and Uzbaks" — for he seems to have 
been unaware that the Uzbaks are Mughals in reality — "com- 
pose what we call the Tartar nation" ! The fact however is pre- 
cisely the contrary. 

Babar mentions these people. He styles them respectively 
"the Turk 1-mak," "Hazarah Mughals", "Turk-mans", and 
"Taimani [not 'Tymunee'] 1-mak." I have never come into 
contact with them myself or I would have learned the correct 
names of their 'I-maks and their descent. "Firuz-kohi" is a 
mere local name, 

I now return to the account ot the two 1-mdks of Tdttdr 
and Mughal, and commence with the eldest branch. 

The TaTTaR l-MaK. 

The chiefs or sovereigns of the Tattar l-mak consist of eight 
persons , the first of whom was the eldest of the twin sons of 
Alinjah Khan. 

I. TaTTaR Khan — ,jLa. .lib — son of Alinjah, ruled for a 
considerable time , and was succeeded by his son , 

n. BuKd Khan — Uy — also written , in some histories , 
Buku — Jiy^ — who was succeeded by his son, 

ni. Aminjah — &^3uol — and by different authors, Alinjah — 
2i:cJ| — Balinjah — xjflJb — Malinjah — au^JLo — and without 
points — x^sJb — which may be anything; but Abu-1-Ghazi, 
contrary to all other writers, styles him Jalinzah psyUL^]. 
He was succeeded by his son, 

IV. 'I-LEY — Jb! — whom some style Ansi or Insi — ^**ul 
— and 'Isley — cA**oj — and Jbt without diacritical points. 
"Abu- 1-Ghazi styles this ruler Itelah [? aJLul]. He was succeeded 
by his son, 



TATTARS AND MtJGHALS. 83 

V. Atsiz — 'y^\ — which is written in some of the works 
quoted Altur — »ycJ| and Astir ju»l hut they are evidently hoth 
intended for y^1 which is a wellknown Turkish name. This 
however is a specimen of the manner in which careless copyists , 
ignorant of the subject copied, make correct names incorrect. 
Abu-1-Ghdzi calls him Atasir or Atsir [? y^\]. He was engaged 
in wars, hut against whom is not recorded. Hostility had 
probably already arisen between the Tdttar and Mughal 1-mdks. 

VI. Ardii or Urdu «0\I also written Ardah or Urdah »t>^t son 
of Atsiz, succeeded to the authority, and, at his death, his son, 

Vn. BaiDu — 5J0L3 succeeded to the chieftain-ship. He was 
much superior to his predecessors in power and state. He mar- 
ched his forces against the 'I-mdk or Ulus of the Mughals , and 
hence commenced that inextinguishable hostility which has ever 
since existed between the two septs. Abu-1-Gh^zi says he died 
whilst war was going on against the Mughals. 

VKI. SuNJ Khan — ^y^ — ^^^ ^J ^o^® styled Sundz — 
0«iAM — son of Bdidu , succeeded ; but , before I say more con- 
cerning him , I must bring the Mughal 'I-mak down to his time. 

The Mughal or Mughul I-MaK. 

This 1-mak was ruled over by nine persons, and from this 
circumstance the number nine is held in great veneration by 
the Mughals. The first was, 

I. Mughal — Jjbo — or Mugliul — J jlo — Khan , second son 
of Alinjah, who was a chieftain of great dignity. It must be 
remembered, however, that nearly every one of the writers 
named at the head of this account wrote for, or under the 
reigns of, the Mughal sovereigns, and, consequently, nothing 
good is said of the Tattars. Mughal Khan had four sons: — 
1. Kara Khan — fjj 2. 'A war, Awur, or Aor Khan — *.f 3. 
Kin Khan — ^j^ and, 4. Kur, or Gur Khan — S — also writ- 
ten Kur or Gur — ^^f With respect to the second and fourth 
sons' names, particularly with regard to the second, conside- 



84 RAVERTY, ON THE TURKS, 

rable difference exists in these Histories. Some call Mm 'Azar 
or Azur — » j| — perhaps — yJ — is meant. 'Awaz or 'Awuz — 
jj — 'A was or 'Awus — ^J And the fourth son is called 
Kuz, or Kawaz, Guz or Gawuz — \yS and Kuz or Guz -^ &c. 
— according to the vowel points, that may be used with 
the word when not marked in the original. 

II. KARa Khan> eldest son of Mughal Khan, succeeded his 
father, and, in his time, most of the descendants of Turk were 
idol-worshippers , and but few followed the faith of their an- 
cestors. During his reign a movement took place among his 
people, and he made subject the parts about Kara-Kuram, and 
the tracts lying between those two lofty mountain ranges which 
they call Ur-Tak — ^vU J — and 'Ur-Tak — -jlj ».( and Kar- 
Tak — ji'U Jf — and some, War-Tak — ^vlj ^. — and Kar- 
Tak , or , as — \J^ — k is interchangeable with — ^h c in Tur- 
kish words, it may be more correctly written Ur-Tagh or 
'Ur-Tagh, and Kar-Tagh or War-Tagh and Kar-Tagh — T^y/J , 
in Turkish, signifying a range of mountains — and therein took 
up his yurat — encamping ground — and his t-ldk or z-ld^k , or 
summer, and Icish-ldh or Msh-ldghj or winter station. These 
terms are still used by the Chahar-'I-mak in Afghanistan, and 
even the Afghans have , during the course of time , adopted the 
terms from them. 

Abu-1-Ghazi says "those mountain ranges are now [in his 
time] called Ulugh-Tagh — the high , great , over-topping moun- 
tains , and the Kizil-Tagh — the red or ruddy mountains", which 
are sufficiently delineated on all good maps, but under various 
different names. Kara Khan's kish-ldk, or winter quarters, was 
generally at the foot of the mountains in about Lat. 40°, Long. 
94° or 95°. The name Jcizil — red — occurs constantly in the 
names Kizil-kol, Kizil-kum, and the like. Another writer des- 
cribes the country of the Mughal 'I-mak as bounded E. by 
Khita, W. by the 1-ghur country, N. by Kirghiz, and S. by 
Kharkhez Tangut. 



TATTAES AND ]MUaHALS. 85 

Kara Khan was a tyrannical and odious infidel, and greatly- 
feared and avoided. During his sovereignty he had a son bom 
to him hy his chief Khatun , who received the name of 'Aguz , 
which name refers to his refusal of nourishment from his mo- 
ther's breast for three days and nights , according to the Mughal 
tradition — but I have not space to detail it here — because 
she too had become an infidel, the word 'Aghuz being said to 
mean the sound of milk taken from an ewe which has recently 
had young. It was usual among the Mughals not to name 
their ofispring until they were a year old; but 'Aghiiz turned 
out to be a most remarkable infant, and so he named himself, 
to the surprise of his parents , who were consulting upon what 
name to give him , crying out from his cradle : "My name is 
'Aghuz." 

'Aghuz Khan grew up in the true faith , which his mother 
returned to , and his father , Kara Khan , discovering this , re- 
solved to put him to death, and to take advantage of such 
time as 'Aghuz should be following the diversion of hunting 
in order to carry it out. 'Aghuz was married, in succession, 
to three daughters of his three uncles, one of whom adopted 
the true faith, and she gave him intimation of his father's 
design, and he, being in consequence joined by numerous par- 
tizans, kept aloof from his father. At last, however, a con- 
flict ensued between the father and son, and 'Aghiiz slew his 
parent. Abu-1-Ghazi says the father "was killed" during the 
rout of his followers. 

in. 'Aghuz Khan — v^| — also written 'Aghuz — ytt — 
which is equally correct , and by Fanakati , 'Ughuz — \^^\ — 
having succeeded to the authority, for a space of two or three years, 
but , according to some of the best of the Histories this account 
is taken from, for seventy-two or seventy-three years [seven- 
teen years are more probable], waged war with his paternal 
and maternal uncles and other kinsmen and their dependents, 
and his own tribe, and, at length, succeeded in compelling the 



86 RAYBRTY, ON THE TITRKS, 

greater part of them to retnm to the true faith, and those who 
would not be treated with the utmost rigour. His uncles, 
however, with their dependents, and some of his father's like- 
wise , fled from his territory fiarther to the borders of Chin , and 
sought protection from the Malik of the Tattar 'I-mak. He 
aided them with his forces, and they marched against 'Aghuz 
Khan, but, being filled with fear and terror of him, they were 
put to the rout. 'Aghuz Khan pursued them, and even pene- 
trated to the frontiers of Chin , and subdued part of that cHme 
likewise. How this wiU agree with the Chinese annals remains 
to be seen, but, as one of his uncles was named Kin Khan, 
this may possibly account for the Kin — what are styled "Kin 
Tartars," but, perhaps, more correctly. Kin Mughuls in the 
farther east, who subsequently conquered Northern China. 

After this, such was his power, and the awe he was held 
in. that many uUs or tribes of the Tattar 1-mak, as well as 
that of Mughul, became subject to him. He also brought 
under his sway the city of Talash, and Seram or Siram as far 
as the frontiers of Bukhara. 

He adopted wise laws and regulations, and assigned names 
to such Turkish tribes [i. e. his own Mughal 1-mak and such 
of the Tattar 1-mak as had acknowledged his sway] by which 
names they are known still, such as 1-ghur — »ybf — [an offshoot 
of Mughal Khan's family] which signifies "coming to one's aid" 
and "making a compact," they having been the first to join 
him when his father resolved to take his life ; KankuH — ^^>J^ 
which is also written Kanghuli — JLfi>L« — and Kanghuli — 
JlAa? — and Kankuli — AAa* — which means a wheeled-car- 
riage or cart, which they, on a certain expedition, invented, 
when the booty was so immense that there was difficulty in 
removing it. They are still to be found on the banks of the 
Sihun and parts adjacent. Abu-1-Ghazi says hank — ^^jjLS — 
signifies the creaking of; a wheel; Kabchak — ^^L^lo — which 
is also written Khafchak — j^Lsvi^ — and Kafchdk — ljLj?^ 



TATTABB AND MUGHAL6. 87 

— the meaning of which , it is said , is derived from jSm3 or 
^JiS — signifying a tree hollow in the trunk. 

One of the conflicts in which 'Aghuz Khan was engaged was 
with 'Ayat, the Burak, and 'Aghuz was overthrown, and had 
to retire into a delta, hut seventeen years after he finally over- 
came him. 

There was with his forces, on that occasion, a pregnant 
woman — the Mughals and Tattars used to take their wives 
with them in war — whose hushand had been killed in that 
affair, and , being taken in labour, she took shelter within the 
trunk of a hollow tree which happened to be there, and gave 
birth to a son. 'Aghuz, hearing of it, took pity on her, as 
her husband had been slain in his defence, and adopted the 
boy, and gave him the name of Kabchak because he was bom 
in a hollow tree. When he grew up, Kabchak was sent into 
the tract of country called Tamak , to guard that frontier , and 
it got the name, in course of time, of dasAt or plain of Kabchak. 

The next to whom he assigned a name were the Kdrluks — 
\^yi\\3 — also cJ^U — Karlugh — Karluk — L^y^ — ^^^ ^^^' 
lugh — kJjS — and the circumstance which gave rise to it was 
this. 'Aghuz Khan, returning from an expedition into the 
eastern parts of Iran Zamin , was passing the borders of Ghur 
and Gharjistan on his way back to Turan. It was the depth 
of winter , and he therefore commanded that his followers should 
not loiter on the line of march because of the dangerous state 
of the route by reason of the frost and snow, ^me few of 
his followers however — men of one family — did loiter , and 
Boon found themselves unable to come up with the main body 
until a considerable time afterwards — some say 'Aghuz was on 
his way into Iran Zamfn, and that the loiterers did not rejoin 
him until the following spring. After punishing them he gave 
them the nick-name of Karlugh, which word, in Turkish, ac- 
cording to my authorities , signifies "the father of snow," i. e. 
"pertaining to snow ," but here , "detained by the snow ," which 



88 RAVERTY, ON THE TURKS, 

name their descendants , who formed a separate tribe of Turks , 
were ever after known by, and continue to be known by up 
to this day. There is a couplet respecting them which is well 
known: — 

and they are continually mentioned in Oriental history, but 
European translators have transliterated the words t J»U* — 
lJJjU — iJ J> and ^^JjJ — according to their ideas of the 
value of the letters of the 'Arabic alphabet, and the different 
languages in which they themselves wrote , and turned them 
into CarlouJcs f Karliks, Corlucs , Carlugues, Carracs ^ and the 
like, whereby they are nearly un-recognizable. Some of these 
Turks who appeared in the N. E. parts of the'Panjab, near 
the Indus, have been turned into Indo-Scythiam by Major-Gene- 
ral A. Cunningham; See Thomas, "Pathan Kings," p. 97. See 
also the theories on this name contained in the Geographical 
Magazine vol. xi. page 217, last para. 

'Aghuz Khan also named the Turk tribe ofKhalj — ,^>JLa. — 

which is sometimes also pronounced Khalaj from the following 
circumstance. On one of 'Aghuz's expeditions, the particulars 
of which are too long for insertion here, some of his men fell 
out on the line of march, and remained behind. When they 
came up with the army again , 'Aghiiz demanded the reason of 
their disobeying his strict orders against loitering. One of them 
replied, although they had been directed to take food with them 
sufficient for some days, that they had stayed behind in search 
of it, and that, in his own case, he had to remain because his 
wife was taken in labour, and, when the child came into the 
world, the mother, for want of nourishment , had no milk to 
give it. He had no food to offer her; when, looking about 
him, he espied, near by, a fox which had caught a partridge. 
He threw a stick at the fox which dropped the bird, which he 



TATTARS AND MUGHALS. 89 

seized, and, having roasted it, gave it to his wife to eat, and 
thereby she was able to afford nourishment to her babe. Hearing 
this tale , 'Aghuz gave the child — a boy — the name of Khalj 
or Khalaj , which signifies , according to some authors , "leave 
the woman behind," but others again say it is a compound 
word derived from Jl&. — Khaly left, and t — dj y hungry — 
"left hungry." The posterity of this man became, in time, 
very numerous , and various branches of them' went out into 
Mawar-un-Nahr , the Garmsir of Ghur, and other parts of Khu- 
rasan, and into Irak [Ighrak? see note ^, page 287]. They 
furnished subsequently several independent Sultans to Lakhana- 
wati [Bengal], and other independent kingdoms of India. There 
are branches of them still to be found in Central Asia. Conolly, 
during his travels, had one of their descendants as his guide 
at Astarabad. 

It may not be amiss here to mention likewise the tradition 
respecting the origin of the Turk-mans , and the reason of their 
being so named. On the occasion of 'Aghuz Khan's entering 
Khurasan with his tribes , some of them had children born to 
them there, and, liking the climate "in preference to the rigo- 
rous winters and hardship of Turkiah ", and partly through cer- 
tain exigencies which arose — they were enemies of the other 
Turks from the time Beghu, son of Ghuzz, was slain — they 
selected to remain and dwell there, near the banks of the 'Amuiah. 
They multiplied considerably , and by degrees , possibly by 
further intermixture with the natives of the country, their ap- 
pearance became , in course of time , somewhat like the Tajziks, 
or Sarts , as they are also styled , but , as they were not Tajziks 
[Can the term Sarik — 0)tww — or Sarigh — P;^ — applied 
to the Tajziks by the Turks, signifying poor-spirited and the 
like, be the derivation of 8art?\ those people styled them 
Turk-manind, and Turk-man, the both terminations, mdnind 
and many signifying, like ^ similar, &c. In this tradition, 

Khwarazm or the northern tracts between the Sihiin and the 

7 



90 BAYERTY, ON THE TURKS, 

Jihiin , and not Khurasan , must be meant , because most authors 
agree that it was many centuries after the time assigned to 
'Aghuz Khan before any Turk-mans made their appearance west 
of the Jihun or Oxus. See note ^ . page 374. Some traditions 
assert that the Turk-mans have neither connexion nor affinity 
with the Turks, and that they are altogether of a different 
race , but this statement is more than doubtful , in fact , untenable. 

The Kankuli tribes dwelt in the same tracts as the Turk- 
mans for some time, in the sandy desert, but, on a great 
movement among the latter , and some of them taking up their 
residence in towns and villages , the Kankulis left them , and 
pitched their tents about the T^lash river, and Issigh-Kol, or 
the Issigh Lake, but the greater part of those who continued 
there were massacred by Chingiz Khan on account of their re- 
lationship by marriage to the Khwarazmi Sultans. 

The movement of the Karlughs is connected with that of the 
Ghuzz already mentioned in note ^, page 374, which see. 

The other tribes of the Turks, not being so much mixed up 
with the events of Western Asia and frontiers of Hind, at the 
period of our author's history, need not be referred to here, as 
the details would make this account much longer than necessary. 

To return to 'Aghuz Khan. He, having returned to his ori- 
ginal yuratf "which was Kar-Tagh and Ur-Tagh," after his great 
expeditions and proposed conquests, gave a mighty feast, at 
which all the chiefs and principal men of all the tribes were 
summoned, and, at which, 90,000 sheep and 900 mares were 
consumed, besides other dainties , and a vast quantity of kamiZf 
and other strong drinks. He assigned yurats and names to all 
the different tribes [under his sway], made laws and regulations i 
and organized armies into the various divisions, as subsequently 
continued to be observed. He occupies much the same position 
and celebrity among [the Mughal 'I-mak, as Jamshed among the 
'I-ranis. According to 'Abu-1-Grhazi , he was contemporary with 
Kaiu-murt and his son Hushang, but, as he said the very same 



TATTARS AND MUaHALS. 91 

thing previously with respect to Tutag or Tunag, son of Turk, 
we may doubt his accuracy upon other subjects. 

One day, 'Aghuz Khan, attended by his six sons, went out 
on a hunting excursion, when the latter found a golden bow 
and three golden arrows which they brought to their father. 
He gave the bow to the three eldest, and the arrows to the 
three youngest. The former divided the bow into three por^ 
tions, for which reason they were styled Bar-dzuki — eiV)v? — 
and Badz-iiki — ^^V? — ^^^ Bar-dzuk or Badz-uk , which is 
said to mean "broken bow," but, more probably, "sharers of 
the broken bow;" and the three youngest were styled 'Udz- 
uki — ts^^;^' — ^^^ 'Uj-uki — ^ff^W^t from 'Udz-uk or 'Uj-uk , 
signifying "three arrows." On this account, the Bar-dzuki are 
greater in degree than the 'Udz-uk i , in the same manner as the 
bow represents sovereignty, while the arrows refer to the sove- 
reign's representatives and lieutenants. On all state occasions, 
and in war, the right hand, which the Turks call baranghar — 
Xiuyi — or barankar — )Lftjo and the succession to the sove- 
reignty, was assigned for ever to the Budz-uki, and the left 
hand, or juwanghar — ^ljuljj=». — or juwankar — sLajfj.:^ to the 
'Udz-uki, with the lieutenancy and command of the soldiery. 

After having ruled for 116 years, ^Aghuz Khan died, leaving 
the sovereignty to his eldest son, Kun or Kun. 

The six sons of 'Aghuz Khan are named: 1. Kun — ,j^— or 
Kun — tj>^ which signifies sun , 2. 'Ae or 'A-i — ^\ — moon , 
3. Yal-duz — )5tXJL> — Yiil-duz — 3tXJ^-? — Yiil-diiz — J^<XUj or 
I-yal-duz — SjO^I star [See Appendix B , pages xi. and xii. to my 
translation of the TabaMt-i-Ndsin. This is a complete answer to 
Mr. Blochmann's " Contributions" as to "^\ ai — a moon" — instead 
of yal — Jl> — and I-yal — Jul — being contained in the name 
of I-yal-timish — yii^jdbl — or I-yal-timish — |ji!u4AJL}! &c., as 
well as in 'I-bak — dLol] , who were the eldest or Budz-uki ; 
and 4. Kuk — ^S~ or Kuk — dl^— shy, 5. Tak — (jU — or 
Tagh— cb — and Dagh — ct4> [Turks use t where 'Ajamis use 



92 RAVERTY, ON THE TURKS, 

d^ and substitute h where the latter use ^] mountain; and 6. 
Tingiz — 'yJ^>^ *^^ i ^^^ probably lake , and this name is still 
used for the great lake known as the Bal Kash, or Tingiz. 

From these six sons descended twenty-four sons, and, accor- 
ding to some historians, each had four sons, while some others 
say that each of the brothers had six sons, but this last seems 
an error. Abti-l-Ghazi states that each of the six brothers had 
four legitimate sons , and also four natural sons , which appears 
from the very even numbers to be doubtful and improbable, 
and is totally contrary to other writers, thus making them 
forty-eight in all; but, farther on, he again contradicts his own 
words. 

The Akbar Namah of Abu-1-Fazl, contrary to all others, as- 
serts that 'Aghiiz's sons and sons' sons are twenty-four in all, 
and that "the whole of the Turk-mans" are descended from these 
patriarchs or great men. This statement does not give us a 
very favorable opinion of that writer's knowledge of his subject, 
and, if all these six sons' descendants were Turk-mans, where 
does he manage to get a Mughal pedigree for his master from? 
This is what my Akbar Nahmahs have : what Mr. Blochmann's 
Akbar Nahmah may contain I am unaware of. 

Fanakati says that "'Ughuz Khan sent some of his sons and 
kinsmen, with a body of forces, into the parts more to the 
east , now called Mughulistan ," which statement I shall have to 
refer to again farther on. 

IV. KuN — ^ — or KuN — ^S KnaN , eldest son of 'Aghuz , 
succeeded his father. He ruled over an extensive territory, and 
acquired predominance over great part of Samairdn, and died 
after a reign of eighty years, but some say seventy-three, and 
some seventy. By advice of his fathers's old Wazir, Kabal 
Khwajah, he made such wise arrangements that each of his 
brothers and their sons had an appanage conferred upon him , 
and the place and rank of every one was so specifically assi- 
gned that each knew his proper place and his share even to the 



TATTARS AND MUGHALS. 93 

portion of the sheep at meal times, and this tended to keep 
them all on a good understanding towards each other. 

Abn-l-Ghazi says he divided his territory among his brothers 
and "their twenty-four legitimate sons and natural sons." He 
appears to have forgotten that, by his own previous account, 
four legitimate sons, and as many natural ones, belonged to 
Kun Khan himself. What he calls a division of dominions is, 
no doubt, what I have previously mentioned. 

V. On the death of Kun Khan, his brother, 'Ae or 'A-iKMn, 
succeeded , and , after a- long reign , was succeeded by his el- 
dest son, 

VI. Yal-duz — \^ JJL> — YuL-Duz — )%<XJjj or I-tal-duz )• tXJbt 
During his rule the people of Mughalistan were flourishing and 
prosperous. Abu-1-Ghazi, contrary to other writers, says he 
was not 'Ae Khan's brother of that name , but merely one of 
the same family, and says nothing of his being 'Ae Khan's son. 

YII. Next succeeded MANaALi KsaN — ^JJ^ son of Yal-duz. 
He also made his people happy and prosperous , and died after 
a long reign. Some writers, however, do not even mention 
his name. 

Yin. TiNGiz KnaN — V^Xj^' also written, according to the 
Tdjzik method of substituting j for g — TiNJiz — y^y^f^J son of 
Mangali, succeeded on the death of his father. A few writers 
are in doubts whether he was the son of Mangali or not, but 
there can be no reasonable doubt on the subject. By some he 
is said likewise to have abandoned the just ways and customs 
of his ancestors , but the contrary seems the fact , and that he 
reigned worthily for a period of 110 years over Mughalistan, 
and then resigned the authority into the hands of his son, and 
retired from the world. Some say his rule extended to a pe- 
riod of 100 years, and some 102. 

IX. I-YAL Khan — Jul but which may be, according to the 
Towel points that may be used with it , 'II Khdn , son of Tin- 
giz or Tinjiz , succeeded to the chieftain-ship of the Mughal 1- 



94 BAVERTY, ON THE TURKS, 

mak. His reign is a most important one in the annals of the 
descendants of Turk ; and , at the period in question , Tur , son 
of Farfdun, sovereign of 'Ajam , ruled over [what the 'Arabs 
subsequently styled by the name of] Mawar-un-Nahr , and Tur- 
kistan, which he had, it is said, lately reduced, and invaded 
I-yal Khan's territory with a numerous army. Inveterate en- 
mity had, long prior to this, arisen between the l-mak of Tat- 
tar and 'I-mak of Mughal, as previously mentioned, and Tur 
succeeded in gaining over to his side Sunj or Sundz Khan, the 
eighth chief of the Tattar dynasty, and his subjects, and the 
'I-ghurs, who were descended from another son of Mughal Khan , 
and had formed a separate tribe at an early date, and had 
now became a great nation , likewise aided Tur. The confede- 
rates marched against I-yal Khan, but the tribes of the Mughal 
'I-mak, being much attached to I-yal Khan, fought bravely in 
his defence, and a great number of Tattars and l-ghurs and 
followers of Tur were slain in the conflict which ensued, and 
were pursued for two farsakhs by the Mughals; but victory 
was soon turned into defeat. The retreat of the confederates was 
a mere ruse, and, the Mughals having left their strong posit- 
ion and broken their array to pursue them, the confederates 
faced about — some say the confederates did not renew the at- 
tack until next day, when they fell upon them unawares — - 
and entirely overthrew them, put the whole of the sword, and 
made a general massacre of the Mughal people, in such wise 
that , with the exception of Kaian — (jLxi* — son of I-yal Khan , 
and Naguz — v Jo — son of I-yal's maternal uncle , and their 
two wives who were sisters, and all four ot whom chanced to 
be without the camp at the time, not a soul escaped of the 
whole Mughal l-mak. 

This event is said to have happened 1000 years after the 
time of 'Aghuz Khan. At this rate, his five successors must 
have reigned 200 years each on the average, and it is there- 
fore evident that , either what are termed rulers are the names 



TATTARS AND MUaHALS. 95 

of dynasties, or that only tlie names of the most celebrated of 
their chiefs or sovereigns have been handed down to posterity, 
or the thousand years must mean from the time of Yafis, not 
'Aghuz. 

At this point, Fanakati, who gives but a very brief notice 
of Chingiz Khan's ancestors, seems quite at sea. He says 
nothing whatever about Aghuz Khan's five successors , but states 
that "after 'Aghuz had conquered many countries, and had be- 
come firmly established, he despatched some of his sons and 
kinsmen, with other persons, and a body of forces into the 
east, into the parts now (i. e. in his time) called Mughulistdn 
[only 'Aghuz himself was ruler of Mughalistan as his forefathers 
had been before him], and, after a period of 4000 years, one 
among the Badshahs of Khitae began to make expeditions against 
those peoples, crossed the Kara Muran or Black Eiver, made 
a night attack upon them , and massacred the whole [of the 
males] , and carried ofi" into captivity their women and children. 
Of that people, but two persons, named Naguz and Kaidn, 
with their families , fled into the mountain tract which they call 
Irkanah — ao^f — in one copy, and Irakanah Kun — ^jJJ aU^M 
— in another, entered it, and there continued to dwell 
for a period of 400 years, during which time they increa- 
sed to such degree that that tract became too confined for 
them, &c. 

This statement of his is simply impossible, because, if it 
were only those peoples sent into the east, into what in the 
writer's time was called "Mughulistan ," by 'Ughuz, under 
"some of his sons and kinsmen" that were massacred, what 
became of the parent stock of the Mughuls over whom 'Ughuz 
reigned? They too must have also increased immensely during 
4000 years. How is it that he says nothing about them ? He 
has turned two events into one, and the last part of his sta- 
tement is the account of the extermination of the Mughal 'I- 
mak related above, and the former refers to a great massacre 



96 RAVERTY, ON THE TURKS, 

of the Jala-ir tribe by the Khita-is in after years, as will be 
presently related. 

There is little to be gathered from the traditionary history 
of 1-ran respecting these events, and the little that is mentio- 
ned is contradictory of the Mughal accounts. Careful compa- 
rison of the voluminous traditions of the two peoples might 
throw some light upon these occurrences, and some day I may 
attempt it. According to the 'I- rani accounts, however, Fari- 
dun devided his dominions among his sons, and gave Turdn, 
the capital of which is Kashghar, and which tract afterwards 
was called Mawar-un-Nahr by the 'Arabs, Khurz and Sak-lab, 
to Tur, and Turan is so named after him. Some of the 'I-rani 
chronicles relate that the Turks are of the seed of Tiir , and 
that Afrasiyab [who is certainly styled "the Turk" by the 'Aja- 
mis] was his great grandson , and that he ruled over the coun- 
tries east of the Jihiin, from the limits of Hind to the fron- 
tier of the Turks, 

Our author, Minhaj-ud-Din, in his account of the 1-rdnf or 
'Ajami kings, also says that Afrasiyab was third in descent 
from Turk , and that his father was Suni — a w — which is 

much the same name as that of Sunj — j^y*** — Khan, the Vlllth 

of the Tattar 1-mak, which may also be written Sunj, without 
the long u. 

But, as all this happened 1000 years — taking the most mo- 
derate period — after 'Aghuz Khan , and as Faridun , father of 
Tur, was contemporary, they say, with the patriarch Ibrahim, 
who was born in his reign , Aghuz Khan must , according to those 
chronicles, have flourished very far back indeed, and anterior 
to Nuh's flood. 

Abu-1-Ghazi, whose history, as previously mentioned, is the 
most modern of those named at the beginning of this account , 
relates these events difierently. He says that I-yal or 11 Khan 
and Sundz Khan were continually at war with each other, and 
the former was always victorious, but it must be remembered 



TATTARS AND MUGHALS. 97 

that Abu-l-Ghazi sprung from the Mughal 'I-mak. Siindz Khdn 
had therefore to seek aid from the Khan of the Karghiz , who 
was a very powerful ruler, and he also worked so much upon 
other tribes, the neighbours of I-yal Khan, that they too com- 
bined with him. I-yal Khan, in consequence, took up a very 
advantageous position which he strengthened so much, that the 
confederates were unable to force it, but, having placed their 
best soldiers in ambuscade , pretended flight , to draw the Mug- 
hals from their stronghold. 

The rest agrees with what has been already stated, and 
Karghiz is evidently a mistake for l-ghur. Abu-1-Ghazi how- 
ever mentions , with regard to those who escaped the massacre , 
that they were taken captive by the Tattars, but, subsequently, 
escaped from the solitary guard placed over them. The Khan 
of the Karghfz, in this account, would seem to be meant for 
Tur of the I-rdni authors. 

Abu-1-Ghazi howewer constantly falls into error, for, after 
having given this account of the destruction of the Mughals 
by the Tattars, he, in another place, makes "the tribe of 
Tattars" an entirely new subject, as though another , and distinct 
tribe. See also the translation of that work: — "History oj 
the Turks f Moguls f and Tatars" page 38, vol. i. London, 
MDCCXXX. 

Mirza Muhammad Hasan Khan, otherwise Mirza Muhammad 
Haidar, son of Muhammad Husain, Doghlati, who preceded 
Abu-1-Ghazi, Bahadur Khan, by about a century, says, that 
the country and tribes of Mughalistan had become so utterly 
ruined and dispersed a hundred years or more before his time 
even — he wrote in 951 h. — that not a sign or trace remain- 
ed of men capable of writing history, and mentions this as 
the reason of his own inability to furnish better accounts of 
them than he has done. I mention this to show that Abu-1- 
Ghdzi, although he did possess eighteen books on the subject, 
including the Tarikh-i-Ghdzani, written by Turks and Tajziks, 



98 RAVEKTT, ON THE TURKS, 

preferred, it seems, rather to collect oral traditions, many cen- 
turies old, than refer to his written authorities. 

'Ahu-l-Fazl , the author of the Akbar Namah, who conceals 
everything that he fancies does not tend to the glorification of 
his master, Akbar, smoothes over this total overthrow and al- 
most extinction of the Mughal-1-mak , from which his master 
traces his descent, gives a cock and bull story to begin with, 
and says that, "after putting Tiir, and Siindz Khan, and the 
l-ghurs to flight, they played the part of the fox upon the 
Mughals," and winds up with excuses and apologies for the 
disaster, where none are required, and the unction of consola- 
tion that it was "all for the best," &c., &c. If the Mughals 
had be6n the triumphant party, what a flourish of trumpets 
we should have been treated to! 

Thus it was then that the Mughal 'I-mak was extermined, 
with the exception of two males, Kaian and Naguz, and two 
females, their wives, and, hence, all Mughals whatsoever 
are descended from them — with the exception of those of 
the 'I-mak who followed the uncles of 'Aghuz into the far- 
ther east, according to the traditions contained in some 
works — and are not Tattars, although they are, by descent, 
Turks. 

' From what has just been stated , and what has been previ- 
ously mentioned , it will now be clearly seen why such hostil- 
ity existed — and continues to exist to this day — between 
the Turks of the Tdttdr 'I-mak, from that time known in the 
writings of Oriental historians under the general name of Turks 
as well as Tattars , and the descendants of the two Mughals 
who escaped this general massacre, and who were destined to 
become the progenitors of that sanguinary conqueror , Chingiz 
Khan. This enmity , doubtless , burnt in the breasts of him- 
self and his tribe , when he invaded and attacked the dominions 
of Sultan Muhammad , Khwarazm Shah , besides the provocation 
he had received through the treatment of his envoys and mer- 



TATTARS AND MUGHALS. 99 

chants, that Sultan being a Turk of the Tdttdr l-mdk, and 
also allied to them by marriage. 

We cannot fail to perceive the same enmity existing from 
the pages of our author. The great Turk Maliks of the Dihlf 
kingdom, and the Dihli sovereigns, were Turks of the Tattar 
1-mak, and, consequently, natural foes of the Mughal 1-mak, 
and our author, probably taking the cue from his patrons, in- 
variably styles the latter the „infidel Mughals," and hence too 
the refusal of Sultan, I-yal-timish , to hold any communication 
with the emissaries of the Mughal Khans, the descendants of 
Chingiz, and of Barkah Khan in particular, although he was 
a Musalman like himself, and his emissaries likewise were of 
the same faith, and the Sultan's sending them to the fortress 
of Gwaliyur; and afterwards, by command of his daughter. 
Sultan Kaziyyat , they were confined at Kinnauj , beyond which 
city they were not allowed to go , and there they subsequently 
died, as will be found in the last Section of my Tabakat-i- 
Ndsiri. Ulugh Khan's own tribe — the Ilbari — too had to fly 
before the Mughals when they acquired predominance overTur- 
kistan, and the tribes of Khafchdk, and his little brother, af- 
terwards the Amir-i-Hajib of Sultan Nasir-ud-Dm , Mahmud 
Shah , fell into the hands of the Mughals , and was sold by 
them as a slave, as previously related, at page 800, which see. 

The satQe natural enmity probably influenced Timur in some 
way, in after years, in his hostility towards the 'Usmanli Sul- 
tan, Bayazfd, for Timur was of the Mughal 'I-mak, and of 
the royal tribe of the Mughals , whilst Bayazfd was of the Tat- 
tar 'I-mak. To call a Turk, or a Tattar Turk, a Mughal was 
the greatest insult that could be ofiered him, as to call a Mug- 
hal a Tattar, but several European writers have held peculiar 
ideas respecting these two l-maks. I extract the following as 
a specimen, from a work entitled "Travels in the Ueppes of the 
Caspian Sea, the Crimea ^ the Caucasus ^^ &c., by Xavier Horn* 
maire de Hell. London, 1847. 



100 RAVBRRY, ON THE TURKS, 

^Perhaps no people lias given occasion to more discussions 
tlian the Tatars and Mongols, nor is tlie problem of their ori- 
gin completely solved in our day, notwithstanding the most 
learned investigations. Some admit that the Tatars and Mon- 
gols formed but one nation, others allege that they are two 
essentially different races. According to Lesveque, D'Herbelot, 
and Lesur, the Tatars are but Turks. Klaproth, while he as- 
serts that the Tatars and Mongols spring from the same stock , 
nevertheless regards the White Tatars whom Genghis [Chingiz?] 
Khan conquered, as Turks." 

The first three authors mentioned were quite correct in their 
statements, and Klaproth is both right and wrong, for his 
"white Tatars," like all other Tattars, are undoubtedly Turks. 
The statement of D'Ohsson is the most astonishing, and to- 
tally incorrect : — "Lastly , D'Ohsson , in his remarkable his- 
tory of the Mongols, treats the Mongols and Tatars as distinct 
races t but does not admit the theory [}] of the Turkish origin^ 

The writer continues: — "The same uncertainty, that hangs 
over the Mongol and Tatar hordes of the fourteenth century, 
prevails with regard to the people who, under the name of 
Tatars , now dwell in the southern part of the Kussian empire ; 
and they have been considered sometimes as descendants of the 
Turkish tribes that occupied those regions previously to the 
twelfth century , sometimes as remnants of the conquering Mon- 
gol TatarsP 

This last compound is an utterly impossible name. There is 
no uncertainty, and no theory, whatever, in the matter, as 
might have been seen had the Oriental writers been correctly 
read, and the difference between the Turks of the two 'I-maks 
of Tattar and Mughal been properly understood. I hope I have 
clearly demonstrated the fact now, because, according to com- 
pilers of Indian history, who merely draw their inspirations 
from Dow , Briggs , and some few others , the Turks with other 
wholly different races have formed their "PATHaN or Afghbn 



I 



TATTAKS AND MUGHALS. 101 

Dynasties," so-called — the ''DeMi Pathans," "Jounpoore Pa- 
thans," "Ghori Pathans," "KhiljiPathans," "Tughluk Pathans," 
&c., of the last Oriental Congress — and which fantastic names , 
I am lately informed, signify, or, are meant to signify, "Pre- 
Mughal" dynasties! 

The same writer continues to show into what a state of ut- 
ter confusion this simple genealogy has been thrown by the 
writers themselves : — "The Chinese writers for the first time 
make mention of the Tatar people in the eighth century of our 
era, under the name of Tata, and consider them as a branch 
of the Mongols. The general and historian , Meng Koung [Klap- 
roth: Asia FolygloUa\^ who died in 1246, and who comman- 
ded a Chinese force sent to aid the Mongols against the Kin, 
informs us in his memoirs that a part of the Tatar horde , for- 
merly dispersed or subdued by the Khitans [who, in the same 
work , are said to have occupied the country north of the Chi- 
nese provinces of Tschy Li and Ching Ching, watered by the- 
Charamuin [Kara Murdn ?] , or Liao Ho and its confluents] , 
quitted the In Chan mountains, where they had taken refuge, 
and joined their contrymen who dwelt north-east of the Khi- 
tans. The white Tatars and the savage or black Tatars then 
formed the most important tribes of those regions." Here un- 
doubtedly the issuing forth of the descendants of Kaian and 
Naguz is referred to, which I shall presently mention. 

The author continues in the same strain, making similar 
blunders, while the truth lies under his very nose, but he fails 
to see it , and here is a very rich specimen : — " The princes of 
this empire \Kaptshak — Khafchak r\ were Mongols or Tatars , 
hut the majority of their subjects were Turhs^^ t ! He also states, 
taking his information from difierent European writers, that 
jfienghis Khan ^ though born in the tribe especially designated 
as black Tatars , yet adopted the denomination of Mongols for 
his people,** and **that the appellation Tatar lost all signification 
m Asia imder the destroying power of Ghenghis (sic) Khan, 



102 RAVBRTY, ON THE TURKS, 

and has ever since existed only in the European vocabulary. ^^ 

The writer of this last marvellously incorrect statement also 
asserts that „the word Tatar owes its origin only to a jeu de 
mots of which St. Louis was the author," Perhaps St. Louis 
stood god-father to Tattar the son of Alanjah, and gave him 
that name. 

The assertion that Chingiz was a black Tatar, and adopted 
the denomination of "Mongols" or Mughals for his people is, 
as I have already shown, and shall show still more farther on, 
totally and utterly incorrect, and for that, as well as the other 
incorrect assertions contained in this book , and its author's autho- 
rities , respecting the Turks , Tattars , and Mughals , I challenge 
any one to show me a single proof whatever in any MuhaU' 
madan or any asiatic writer, 

I notice, and, I must say, with utter surprise, that much 
the same erroneous ideas are put forward in ''An Ancient His- 
tory from the Earliest Kecords to the Fall of the Western Em- 
pire, by FMlip Smithy B.A., one of the principal contributors 
to the Dictionaries of Greek and Roman Antiquities, Biography, 
and Geography," published in 1868, and which has gone through 
several editions. He says vol. iii. page 737] : — 

"Sober criticism has cast more than a doubt upon the romantic 
story, originated by Des Guignes and adorned by the pen of 
Gibbon, which seeks in wars upon the frontiers of China the 
remote cause of the appearance of the Huns in Europe in the 
former part of the fourth century. It is quite true that the 
people belonged to that great Turanian race , known to the Greeks 
as ScYTHUNS, and in modern times as Tatars," &c., (fee. 

No "romantic story" originated with Des Guignes; he merely 
related what he found in the history of the people he wrote 
about, and who, at least, may be allowed to have known their 
own history and traditions better than a Greek who wrote down 
what he heard from illiterate soldiers, and the often idle tales 
of traders. ■ . 



I 



TATTAES AND MUGHALS. 103 

In a foot-note he says: "The extension of this from a speci- 
fic to a generic name is due to the prominent place occupied 
by the Tatars of Eastern Mongolia in the army of Zingis (or 
Genghis) Khan: and the common corruption into Tartars is as- 
cribed to a poem of St. Louis As the name of Tatar is 

even more specific than that of Mongol , it were to be wished 
that ethnologists would follow the practice of the Greeks, and 
use Scythians for the generic name/' 

If ethnologists were to do so, they would commit a terrible 
blunder. The error of asserting that the name of Tattar — which 
appears in the earliest of the Muhammadan writers — is mo- 
dem, is not greater than the assertion that they owed the name 
"to the prominent place they occupied in the army of Zingis 
(or Genghis) Khan." 

"The Tatars of Eastern Mongolia" did not occupy "a promi- 
nent place in the army of Zingis (or Genghis);" but the Mu- 
ghal 1-mak did; and the Tattars contained in it , who were com- 
paratively few, had been compelled by Chingiz Khan to join him. 

Again [page 738] : "The Scythians are devided into four 
great races. — I. The Mongolians are the least numerous , through 
many writers apply their name to the whole family, in conse- 
quence of the fame of their chief Zingis Khan. . . 2. The Tun- 
gusian race. . . 3. The TJgrian race. . . 4. The Turkish race occu- 
pied not only the great region of West Central Asia, from the 
Lake Baikal to the Caspian , which the progress of Kussia is 
fast depriving of the name of Independent Tartary; but they 
extended over the vast steppes of south-eastern Europe , round 
the northern sides of the Caspian, the Caucasus, and the Euxine. 
Their precise partition from the Slavonian race is a difficult 
problem," &c., &c. 

Their "precise partition from the Slavonian race" is no "dif- 
ficult problem" whatever. In the Scythians so-called, we have 
clearly included the whole of the descendants of Yafis' sons, 
as given in the fourth para, of this account of them. The lo- 



104 RAVBRTY, ON THE TURKS, 

calities of the Turkish races are wrongly given, and most of 
the tracts mentioned above were peopled by the descendants of 
other sons of Yafis, more particularly Bulghar, ancestor of the 
Bulgarians, Sak-lab, of the Slavonians, and Ens, of the Eus- 
sians. It is something new to hear that the name of "Mongo- 
lians ," who "are the least numerous ," applied to the whole 
race of Scythians. 

The writer continues in a similar strain , and we are at length 
told that the name "Decebalus" is "strange to Gothic, strange 
to Slavonic , not strange to Turkish history ," but the writer 
would have had some little difficulty to name any Turkish his- 
tory in which such a name occurs; and Darius and Herodotus 
are also quoted to prove such statements as these, but which 
the authors who write in the country of the TurJcs^ Tdttdrs ^ and 
Mughals^ and with many tribes of those people dwelling around 
them^ would simply ridicule. 

After [this long but necessary digression I return to the sub- 
ject of the Mughal l-mak. 

The reason why we possess much greater information respec- 
ting the Mughal 'I-mak is owing to their overwhelming suc- 
cesses and conquests , and because nearly all authors who have 
written on the subject were subjects of the Mughal rulers, and 
their object was to trace their descent more particularly, but 
the main facts are not concealed — they merely gave more at- 
tention to the history of the Mughals. It is to be regretted 
however that we have no detailed accounts of the movements 
of the tribes of the Tattar 'I-mak and their rulers, after the 
time of Siindz Khan, the Ylllth of the Tattar dynasty herein 
mentioned , who , with the aid of his allies , nearly extermina- 
ted the whole Mughal race; but, from what may be gathered 
from Oriental history, and as shown in this Translation, the 
Tattar l-mak, the oflfshoots of the descendants of the seven chief- 
tains preceding Stindz Khan, also formed, like preceding off- 
shoots of the descendants of Turk, in the course of time, great 



TATTAIIS AND MUGHA.LS. 105 

independent tribes who are correctly styled Tattars, as well as 
those springing from Tattar Khan and his descendants, the 
whole being undoubtedly Turks, or, in other words, all those 
who do not spring from the Mughal 'I-mdk, and are not des- 
cended from Mughal Khan — Tattar's brother — being correctly 
styled Tattars, and others, not springing in a direct line from 
Tattar Khan, but from others, the offshoots of his ancestors, 
being properly called Turks. 

All these formed mighty tribes and nations, the names of 
some of which have been herein mentioned , and some formed 
great empires , like as did the Saljuks , Khwarazmis , and others. 
The early Musalmans made raids upon them, and the Khali- 
fahs also, from a very early period, entertained numbers of 
Turks and Tattar 1-mak in their service, but we never hear 
of Mughals being entertained by them. There is no doubt that 
their taking service under the Khalifahs and their great vas- 
sals, many of whom were their own countrymen, considerably 
tended to the greater civilization of the Turks and Tdttars , and 
their early conversion to the Musalman faith, but, with regard 
to others not converted, it is evident that feuds arose among 
them and that Musalman merchants carried on a large traffic 
in Turkish slaves. 

The four persons, two males — Kaian, son of I-yal-Khan, 
and Naguz, his maternal uncle's son, with their respective 
sisters, their wives — the Timur Namah says two females , 
sisters, who, at this juncture, they took to wife — having 
escaped the slaughter of their people, secured some of their 
effects, and as soon as night set in they mounted horses, and 
made for the mountains which were some distance off. They 
also collected some of the stray cattle and flocks which they 
met with in their flight , and reached the mountains — some 
say, the next morning — entered them by a narrow track, 
scarcely distinguishable, made by the wild animals haunting 
it, and which was almost inaccessible, from rocks and forests, 



106 RAVBRTY, ON THE TURKS, 

and proceeded onwards for a long distance among its mazes 
until they readied a more open country where was plenty of 
pasture. At some distance, farther off, they perceived a still 
higher range, the sides of which, bare and barren, appeared 
to be of flint alone, and which towered upwards like a vast 
fortress. With great difficulty they ascended it, and to their 
great joy found themselves in a delightful tract of country, 
well watered , with plenty of rich pasture , and abounding with 
game, and there they resolved to take up their dwelling. This 
higher range is called Irganah Ku or Kun — ^jjj or j$ aGli^l 
— irganah being said to signify a valley, and hu or hun a 
steep ascent or height — the valley [or table-land?] surrounded 
by hills, or valley of precipices. The mountains referred to 
are evidently those mighty ranges towards the sources of the 
Salingah and its upper tributaries. 

In this place of residence Kaian and Naguz flourished, and 
in the course of time their posterity multiplied , and separated 
into several branches under different names. The descendants of 
Kaian are styled Kaiat — vcyUi* — and those of Naguz Dural-gin or 
Dur-la-gin — ^^^jJCLi> — or Dural-gin or Dur-la-gin — ^jjj3*(>. 
After a considerable period , which most of the works I have quoted 
do not pretend to fix, their writers moreover stating that no 
chronicler is cognizant of it, but which Fanakati, who is follo- 
wed by Abu-1-Ghazi, says, was over 400 years, the tribes of 
Kaiat and Dural-gin, had increased to such degree that the 
country about Irganah-Kun was insufficient to afford them sub- 
sistence. They therefore resolved to leave it , and seek the 
encamping-grounds which they had heard, through tradition, 
their ancestors had formerly possessed, and they entered the 
old country of the Mughal 1-mak accordingly. 

Abu-l-Fazl, the author of the Akbar Namah, however, makes 
a very bold guess indeed, and has the assurance to fix the 
period at ^' about 2000 years." — This is almost as absurd as 
Fanakati's 4000 years previously referred to — He has mixed 



TATTARS AND MUGHALS. 107 

up the account of the 'I-ghurs with that of Kaidt and Diiral- 
gin, and hence this assumption. He also asserts that this mi- 
gration took place at the end of the reign of Nushirwdn , the 
Just, ruler of 1-ran [a. d. 521—579], and "supposes" that the 
art of writing and reading did not exist. He also states that, 
during that period of "nearly 2000 years," while they dwelt 
in Irganah-Kiin , twenty-five persons "reigned," which would 
give over eighty years' reign to each; but most of the other 
writers I have compiled this account from, with the exception 
of Ahii-l-Ghazi, say nothing ahout any previous rulers, while 
some others distinctly state that they obeyed no single chief, 
until the period when the chief authority over the difierent 
tribes fell to I-yal-duz, son of Mangali. 

At the time that the descendants of Kaian and Nagiiz deter- 
mined upon issuing from Irganah-Kiin , the chieftain-ship had 
fallen to Yal-duz — SjtVJb — or Yul-duz — S^t^yH — or I-tal- 
Diiz — )5 JJbl — Khan , son of Mangali Khan , [styled Mangali 
Khwajah, by some], son of Timiir-Tash, of the race of Kaian, 
and he was a chieftain of considerable power and dignity. In 
this matter all agree except Abii 1-Ghazi , who states that , when 
they issued from Irganah-Kiin, their chief was named Barta- 
zinah [? aOj-oo], and gives names of seven other chiefs before 
he reaches that of Timiir-Tash, Mangali Khan, and Yiilduz or 
I-yal-diiz , but gives no account of them beyond their succee- 
ding and dying. This however we cannot credit, since, in the 
account of Chingiz Khan , almost immediately after , he says , that, 
while dwelling in Irganah-Kiin , the Mughals were in total igno- 
rance of the names of the rulers, but that they were certainly 
Kaiats, and, since the books of the Mughals contain nothing 
certain on this head , he is obliged to leave a gap in this place ! ! 

At this point the difierent writers I have been quoting men- 
tion the boundaries and limits of the Mughal country — Mu- 
ghalistan. "It lies," they say, "a long way east, and far from 
cultivated countries, and is seven or eight months' journey (in 



108 haverty, on the tukivS, 

extent)/' some say it is a year's journey. The Mughals lived 
in forests and wilds, their food was from the animals of the 
chase, and the produce of their flocks and herds, and their 
garments the skins thereof. The extreme eastern limit was the 
frontier of Khita, on the west it adjoined the country of the 
l-ghiirs, but where that lay they do not say; on the north it 
extended as far as the country of the Karghiz — V^yi* — [the 
Akbar Namah has Farghanah which is S.] which is also writ- 
ten Karghiz — yhJS — and Karkiz — V^'y* — ^ind Karkiz — 
•JJJJ — c and jv — being interchangeable — and Salingae — 
fcUCJLyw — [the country towards the Eiver Salingah is evidently 
meant here], and south it reached to the frontiers of Tibbat. 
Our author [page 273] says the forces of Chingiz Khan had 
to undertake a three months* march through "the wilderness," 
or steppe, from the place where Chingiz assembled his host on 
hearing of the massacre of his emissaries and merchants by the 
Khwarazmis, to enable them to reach the Utrar frontier, 

Mirza Muhammad Haidar, Doghlati, previously mentioned, 
a native of Farghanah, and a descendant of the royal tribe of 
the Mughals, in his work, written in 951 h., explains the 
southern boundary as extending towards Tingiit or Tangiit , and 
the northern to Kara-kiz , the Karkiz or Karghiz of others. He 
adds [I only give a brief abstract] that of "these four boun- 
daries , as mentioned in the Jahan Kushde of Jiiwaini , the 
country of Khitae is distinct and known, but, as regards the 
l-ghiir country, nothing is known of it at present as to where 
it is , and , at this day , nothing is known of Kara-kiz [or Kara- 
ghiz] or Salingae, and no places with such names are indicated. 
The name of Tangiit often occurs in the history of the Mu- 
ghals, and Chingiz Khan, at the outset of his power, despat- 
ched an army thither, but now nothing whatever is known of 
it , nor is information to be obtained regarding these parts which 
are mentioned in books, and the same may be said of many 
famous cities such as Bilasaghiin, Almaligh, and the like." 



TATTARS AND MUaHALS. 109 

Babar however, who preceded Mirza Muhammad Haidar, a 
few years, says that Almaligh , Almatu, and Utrar lay north 
of Farghanah , but that they had been laid waste by the 'Uzbaks. 

Abu-1-Ghazi says the true Mughal country contains two ran- 
ges of very lofty mountains [which are plainly shown on the 
best maps of Central Asia] extending from east to west, and 
between these two ranges, nearest to the west, is the true 
country of the Mughals. Still more west lay the country of 
the 'I-ghurs. This description agrees with that given by other 
authors in the account of Kara Khan, [page 7] and those two 
great ranges of mountains have been already named. 

To return to the descendants of Kaian and Naguz. They, 
having determined to issue from Irganah-Kun, thought of doing 
so by the same route or defile by which they had entered it, 
but they found it impossible. The pass had been destroyed by 
an earthquake, and no trace of it remained. They searched 
about in all directions, and at last they found one spot which 
seemed easier than any other, but it was impeded by a hill 
in which was a mine of iron [iron-stone rock possibly], and to 
enable them to get out they split the rocks by means of fire 
[Hannibal used vinegar in the Alps], and succeeded in making 
a practicable route. The Majami'-ul-Khiyar distinctly states that 
this event took place sometime after the 200th year of the 
Hijrah. 

This is improved upon by Petis de la Croix, in his "Life of 
Genghizcan the Great," page 6, who says that the Cayat 
[Kaiat?] derived their name "from a certain people who lived 
in the remotest Northern Parts of Mogolistan which were called 
Cayat f because their Chief had heretofore erected a Foundry for 
Iron- work in a mountain called ArJceneJcom, which gained them 
a great Eeputation , and made this Branch of the Moguls highly 
esteemed, by the great advantage all the Moguls Country re- 
ceived from this Invention; they therefore called these people 
tho. ArJceneJcom-Smiths" This is history with a vengeance ! 



110 RAVBRTY, ON THE TURKS, 

Their former country had been in the meantime occupied by 
tribes of the Tattar l-mak, and other Turks, and the Mughals 
fought with them, and drove them out. The latter, consequently, 
had to seek other tracks. Some went away to the eastward, 
while others went west and south, and north; and, about this 
period, we find a great movement among the Saljuks and the 
Ghuzz in a south-westerly direction. Those tribes of the Mu- 
ghal 'I-mak which left 'Ughiiz Khan's country, as previously 
related, and had gone towards the borders of Chin and sought 
the protection of the Tattars, now returned, and rejoined the 
tribes of Kaiat and Dural-gin , while some other small tribes , 
but of which l-mak is not mentioned, which submitted to Yal- 
duz or I-yal-diiz Khan, were permitted to dwell in his newly 
acquired territory. 

According to Fanakati the name Mughul or Mughal is the 
appellative or generic name applied to those who came out of 
Irganah-Kun , and to the others of that l-mak who rejoined and 
continued to dwell with them, and that name commenced to be 
used respecting them from this period , but they had been known , 
centuries before y as Turks of the Mughal l-mak, by his own 
account. Every year, when the anniversary of that day comes 
round on which the Kaiat and Dural-gin came out of Irganah- 
Kiin, the Mughals keep it as a great festival, and on the night 
thereof the Mughal sovereigns have the implements of the 
black-smith brought in, place a piece of iron in the fire, and 
heat it, and, when hot, beat it on an anvil with a hammer, 
in commemoration of opening the way out, and this custom, 
imperfectly understood by Ibn Batutah, and others, led them 
probably to make the absurd statement that Chingiz Khan, or 
Tamuchin, "was in his outset a black-smith in the country of 
Khita"! 

Other authors say that all who can trace their descent to 
Kaian or Naguz — ^.Kaiats and Dural-gins — are considered true 



iCattarb and mtjghals. Ill 

On the death of Yal-duz or I-yal-duz his son succeeded to his 
authority. 

Ju-Inah — &JL}«^ — and by some few writers , Chubinah — 
Kjuoa^ — and Khu-inah — xJb«-a» — and even y*'^^^ hut these 
two last forma are erroneous without doubt, particularly the 
last, succeeded his father j Yal-duz, in the chieftain -ship, but 
the Tarikh-i-Jahan-gir does not account him as a ruler, and 
makes Jii-inah's daughter next in succession to Yal-duz or I-yal- 
duz. The Tarikh-i-Ghazani, which Abu-1-Ghdzi also quotes, 
differs considerably from other writers. It states that Yal-duz 
or I-yal-duz had two sons named Bakjadi or Bagjadi — ^JlsOo 

— and Balkadi or Balgadi — ,^ JjCJb — [according to Rashid-ud- 
Din, in the Jami'-ut Tawarikh, Nush-Tigin-i-Gharjah, the foun- 
der of the Khwarazmi empire, claimed descent from Aghuz 
through this very Balkadi or Balgadi. See note ^ to page 231 , 
para. 4] , but these names are somewhat doubtfully written and 
may not be quite correct. According to the same authority, 
both died before him , and he gave to the son of one of them , 
named Do-yun or Doi-iin Byan — jo^? i^yit^'^ ^^ Do-yun Bayan 

— jjblj ^Jy?,^^ which is also written Dublin — lOjJ^^^ — ^^^ ^^ 
other ways, such as Daryrin — ^Jy7t)|^ — Diyiin — io*:>*> and Yun 

— ^j*J &c., the daughter of the other son, who was named 
'Alan-Kuwa , a damsel of great beauty and talent , in marriage. 
Abii-l-Ghdzi however differs from the preceding thus much 
that he says the husband of 'Alan-Kuwa, who was Yal-diiz's 
grandson , did not succeed to the sovereignty because he had not 
attained the age of thirty, and died soon after his father, lea- 
ving two sons — named as above — by 'Alan-Kuwa; and that 
she acted as regent only, while others say that her husband 
was chief over some few ulus, and that the Turks generally 
were under various independent chiefs. 

The Tarikh-i-Jahan-gir however says that Alan-Kuwa was 
given in marriage by her father, Jii-inah, to her uncle's son, 
as stated by the others, and that, by him, she had two sons 



112 RAVERTY, ON THE TURKS, 

named Balkadi or Balgadi and Bakjadi or Bagjadf, and after 
his death she assumed the sovereignty and occupied herself in 
the nurture of her two sons. At this time she dwelt near the 
upper source of the Kaliirdn river. 

'ALaN-Kuwa — Li* (j^l — which is also written 'Al4n-Ku — 
ts jj^ and 'ALaN-KuwaN ^!y> ^j^j — on the death of her 
father, her hushand being dead, was entrusted with the direc- 
tion of affairs until such time as her eldest son should become 
of age to succeed; but, in the meantime, although she refused 
to marry again, whilst lying asleep upon her couch, on a cer- 
tain occasion, a mysterious light entered through the hole in 
the top of the tent and enveloped her, and the light passed 
through her mouth., penetrated her, and she conceived. This 
mysterious light came more than once, such was her story; 
and, as matters could no longer be concealed, it was made 
known unto her tribe, who reviled her, and refused to believe 
her story. Some writers state that she asked some of the chief 
persons of her tribe to keep watch, and satisfy themselves of 
the truth of what she had stated, and that some did so, and 
found her story correct, and the tribe were satisfied. 

This is not much like the "story of the incarnation of the 
Buddha Sakyamuni" as a recent writer asserts, considering that 
the husband of his mother [who had never consummated her 
marriage with her husband] was ruler of Kashmir, and that 
according to Chinese belief his birth took place 1222 years 
before the Christian era. 

This story is related somewhat differently by nearly every 
author, including Abu-1-Ghazi, of 'Alan Kuwa, but I have no 
space for the various versions here. Abii-l-Fazl, however, for 
the glorification of his master, according to his usual unctuous 
system of flattery, compares this circumstance to the imma- 
culate conception of the Virgin Mother of our Blessed Saviour ! 

In due time, 'Alan-Kuwa gave birth to three sons at one 
time, with one of whom, the youngest, a new dynasty, and 



TATTAR8 AND MTOHALS. 113 

a new era commences , and therefore it will be well to con- 
clude this one here. 

The Buzanjar or Bu-dzanjar Dynasty. 

I, Bu-ZANJAR. 'Alan-Kuwa, the widow, having given birth 
to three sons at once, fathered on the mysterious light, accor- 
ding to the fabulous tale just narrated, the youngest of the 
brothers, according to some writers, and the eldest of the 
three , according to others , who was named Bu-zanjar — ^v o 
— which some write Abu-zanjar — v^) ol — and Biidz-anjar — 
y:sso3 •-? which is said to signify Badshah-i-Mu'azzam — Great 
Sovereign — and who is the ninth ancestor of Chingiz Khan , 
and fourteenth of Amir Timur, in due time succeeded to the 
chieftain-ship over the Mughals; and, as I wish to compress 
as much as possible, I will only mention that the other two 
sons of 'Alan-Kuwa became the progenitors of the Katghish — 
yijJUS — [a doubtful name : in some authors Kat-ghan — v Aa* ] 
and Saljut — v:y«AJLu; — tribes, and whose descendants, toge- 
ther with those of Bu-zanjar himself, are designated Nurun — 
^j,*jj — from nur — ^•j — light, which some authors write, 
Nairun — (Jjyaj- The whole of the Mughal Khans [one copy of 
the T4rikh-i-Jahan-gir adds — "2^x1^ all the Sultans of the Turks" — 
but this cannot be correct] trace their descent from Bu-zanjar, 
but, really, the whole of his descendants are Mughals only on 
the mothers side , unless the father , as is most probable , was a 
Mughal also. 

The descendants of 'Alan-Kuwa s legitimate sons, by her 
husband, are styled by the general name of Dural-gin — ^jXlx<> — 
previously written Dural-gin — ^j,jCJj«t> — Diirla-gin — ^jjjCf;*> 
and applied to the descendants of Nagiiz , whilst , by the diffe- 
rent writers' own accounts, without exception, they, as well 
as their father and mother, belonged to the Kaiat sept. They 
are considered lower in rank than the Nurun or Nairun. 

The majority of writers state that the birth of these sons of 



114 RAVERTY, ON THE TURKS, 

light took place in the time of Abii-Muslim, the Marwazi, the 
proclaimer of the rights of the 'Abbasis to the Khilafat. He 
was born in 99 H. [a. d. 717—718] — some say in the follow- 
ing year — and he began to advocate the claims of that house 
in 128 H. [a. D. 745—746]. Abii-1-Gbazi states that 450 years 
elapsed between the flight of Kaian and his cousin Naguz and 
the reign of Bii-zanjar, and, calculating from these dates, their 
flight would have taken place about 322 years before the first 
year of the Muhammadan era, that is. about the middle of 
A. D. 300, but other historians, as I have stated before, mention 
that the Kaiat and Naguz continued to dwell in Irganah-Kiin 
400 years, and they say that Bii-zanjar succeeded to the chief- 
tain-ship, when in his fifteenth year, in Eabi'-ul-Awwal , but 
no year is given. One work, however, the "Shajarah-ul-Atrak," 
states that it was on the 1st of that month in the year 130 h. 
Abii-l-Fazl, in the Akbar Namah, as before mentioned, says 
the Mughals came out of IrganahKun at the end of the reign 
of Nushirwan, but he died in A. D. 579, about forty-three years 
previous to the year of the Flight or Hijrahj but Abii-l-Ghazf 
gives neither month nor year. Fasih-i, on the contrary, states, 
that 'Alan-Kuwa gave birth to Bii-zanjar and his brothers in 
the year 376 h. [middle of a. d. 986], and this, coupled with 
the statement in the Majami'-ul-Khiyar, that the Kaidt and 
Nagiiz issued from Irganah-Kiin some time after h. 200 [a. d. 
815 — 816], doubtless, is the correct date. Now, if we add 
400 to 579 — the date of Nushirwan's death , and suppose that 
the date of Kaian and Nagiiz entering Irganah-Kiin, instead of 
the date of leaving it, we shall have 979 years, and, if we 
take 400 years from a.d. 986 — the year mentioned by Fasih-i, 
namely h. 376, we shall have 407 years remaining, and this 
seems , to me , to show that the flight of the two fugitives and 
their wives took place about the middle of Nushirwan's reign, 
and not their issuing from Irganah-Kiin, which took place some 
time after H. 200 [a. d. 815-— 816], and if we allow the average 



TATUARS AND MUGHALS. 116 

of thirty years for each generation, and consider that Bii-zanjar 
was the great grandson of Yal-diiz , we shall not be far from 
the year 376 h. [a. d. 986]. 

More events are assigned to the period of Abii-Muslim than 
can he credited , and this is the period our author assigns to 
the rise of the Shansahanis of Ghiir.. The date given by Fasih-i , 
for the hirth of Bti-zanjar, is 186 years previous to the death 
of Chingiz Khan's father, the eighth in descent from Bu-zanjar, 
an average of little more than twenty years to each, hut h. 130 
for the accession of Bii-zanjar gives an average, to the death 
of Chingiz Khan's father, of exactly fifty-four years to each 
reign. On the other hand Bu-zanjar was third in descent from 
Yal-duz. 

Bu-zanjar, who is styled K4-an, framed laws and regulations , 
and divided the Mughals into trihes as they still existed at the 
period when the different authors I have named, with the ex- 
ception of Ahu-1-Ghazi, and Abii-l-Fazl, wrote their accounts. 
The Tarikh-i-Jahan-gir and a few other histories likewise state, 
that the Tattar chiefs and Amirs of other tribes which, for a 
long period of time , had heen ruled hy their own chiefs , now 
submitted to Bii-zanjar Ka-an's authority, and acknowledged his 
suzerainty , but this , it must he remembered , is a Mughal ac- 
count. Bii-zanjar at his death, of which no date is given, left 
two sons , Biika — Ujj — also written Biikia — LJ>»j and Biikae 
— (^LSjj and Tiika — U jJ — also written Tiikia — IxSo — and 
Tiikae — jcU'^i* The latter had a son named Ma-Chin. 

II. BiiKa or BuKaB KnaN succeeded his father in the chieftain- 
ship, and, dying, was succeeded by his son, 

HI. ZiiTUMiN — ^y>.<> — or Ziitiimin — ^j^y>.3 — Ziitii-ma- 
mn — ^jjuucj>.5 — Ziitiim Manin — ,jjujo &yi%^ — as it is vari- 
ously written , was the father of nine sons , one of whom , Kaidu , 
succeeded to the chieftain-ship. During the time of Ziitiimin's 
chieftain-ship hostilities broke out between the Jala-ir tribe, of 
the Diiral-gin branch of the Mughals, and the Khitd-is. The 



116 RAVERTY, ON THE TURKS, 

Jala-irs had become a very numerous tribe at this period, and 
amounted to about 70,000 families, and had pitched their tents 
on the banks of the river Kaluran — ,jK JL^ The Mughals and 
Khita-is were always at enmity, and hostilities continued per- 
petually to go on between them. At the period in question, 
the latter suddenly resolved to make a raid upon the Jala-irs, 
but on reaching the river found it too deep to ford. They con- 
structed a temporary bridge , crossed over in the night , fell 
suddenly upon the Jala-irs, and almost annihilated them. Those 
that escaped, and other portions of the tribe not present then, 
fled for shelter into the parts where the other Mughal tribes 
dwelt. 

This is the affair on which Fandkati makes such a grievous 
blunder previously noticed in the account of 'Aghuz Khan. He 
there stated, that, "when 'Ughuz became firmly established in 
his sovereignty, and had secured his conquests, he sent a party 
from among his sons and kinsmen, and a considerable army, 
into the east, into the land called, in his time, Mughulistan. 
Four thousand years after, one among the Badshahs of the 
Khita-is moved against them, crossed the river Kara-Murdn 
[Kaluran?] in the night, fell upon them, and slew the whole 
of them [the males] and made their wives and children capti- 
ves , and only two persons escaped — Kaian and Naguz — with 
their wives, who fled to Iraganah-Kun , where they and their 
posterity dwelt 400. years." It will easily be perceived what 
a muddle we have here: he has confounded the two events and 
makes a sudden leap from 'Aghuz Khan to the period of the 
massacre of the Jala-irs. 

After the death of Zutiimin , his Khatiin , Matulun — \jJy^ 
— or, as some write it, Manulun — (j*^*^ — ^^ ®^^o^ proba- 
bly — who was a very talented woman, with eight of her sons, 
and her numerous herds and flocks , took up her residence in the 
retired tract of country — some say hill tract — named, but 
somewhat doubtfully, Alush or Ulush Arki or Argi— -5^1 ji^l 



TATTARS AND MUaHALS. 117 

— [Uliis Aurgah?], but the first name is also written Alns or 
Uliis — {j»y^^ — ^^^^ Kolush — ^J^S — whilst her ninth son , 
Kaidii, was absent. He had gone to his uncle, Ma-Chin — 
some say , to his uncle's son — to demand in marriage a daughter 
of a kinsman of the sept of Dural-gin, who had become excee- 
dingly numerous, and who were also kinsmen of Ma-Chin. 
During-Kaidii's absence some of the Jala-irs, overcome by the 
Khita-i's , came and took up their quarters among the U or tribe 
of Matiiliin or Maniiliin and her sons, and, in a dispute arising 
between them , the Jala-irs slew her and her eight sons. Kaidu 
sought his uncle's assistance to avenge them, and a message 
was sent to the heads of the Jal4-irs demanding satisfaction for 
this outrage. This had such an effect upon the chief men of 
the tribe, who were absent with their people fighting against 
the Khita-is, that they slew seventy Jala-irs concerned in the 
slaughter of Matiiliin or Maniiliin and her sons, and sent their 
wives and families, with many apologies, to Kaidii to do with 
them as he might think fit. Kaidii kept them as slaves; and, 
from one generation to another, for a long period, they con- 
tinued the slaves of his family. 

IV. KaiDii — 5JUL9 — KnaN — the sixth ancestor of Chingiz 
Khan, through the endeavours of Ma-Chin succeeded to the 
chieftain-ship. He had three sons, i. Bae-Sunkar — JLLw ^^b — 
or Bcie-Sunghar — JLLw (^b — who was the eldest, and successor 
of Kaidii, 2. Jarkah-Langiim — *JClI ^'v^ — also written Jar- 
kah-Likiim — (•^XaJ X9v£^ — and even Kharkah-Langiim — tuiy^ 
* JCl) — but this last is probably a mistake of ^ for _. — and 
3. Jar-chin — ^jjy^^La*. — which some write Jar-jin — ,jju^*L>. 

— and Char-chin — ^jjy^^L&. — called Zapzin p^yjx] by Abii- 
1-Ghazi. These two last brothers were the progenitors of other 
tribes. Some few authors relate that the son of Kaidii's second 
son , named Hamanka or Hamangha — [JUl^ or UjU^ — was 
carried off by the Tattars, and given up to the Altan Khan, 
who put him to death, but this appears to be incorrect, and 



118 RAVERTY, ON THE TURKS, 

that it is the same circumstance which happened to Kahal's son, 
mentioned farther on, as it is unlikely Kabal himself would 
have ventured to the Altan Khan's court after one of his race 
had been thus put to death. 

Kaidii cut a canal, in his territory, from a river, and named 
it Jara-lum — f»^lj^ ~ ^^^ thereby rendered that part excee- 
dingly prosperous and flourishing. He also went to war with 
the Jala-irs and overcame them. At his death he was succee- 
ded by his son, 

V. BaE-SANKUR — JLu*ob — or BaE-SANGHUR — JLLu* ^5L — 
which Fanakati writes Bae-Sankiir — »yiju« (^b — who made 
some conquests, and, dying, was succeeded by his son, 

VI. TuMNa-i — ^Ijjc^j — also written Tumnah or Tumanah — 
&juo*J — TuMiNaE — ,^Lijyo«J> — and TumInah — «Uuyo«J. He was 
a powerful chieftain, and added other territories of Turkistan 
to his own, brought the whole of the Niinin or Nairiin tribes 
under his authority [this seems to indicate that some of them 
had been independent some time previously], and in all Tur- 
kistan [sic in if/S'iS., but probably Mughalistan] there was no 
sovereign equal in power to him. He had two Khatiins, by 
one of whom he had seven, and, by the other, two sons, who 
were twins. These twins were named Ka-jiili — ^y^U — also 
written Ka-chiili — ^y^Ls — and Kabal — Jui> — also called Ka- 
bali — JLo 

In consequence of a strange dream which Tiimna-i had , when 
its interpretation was told him, he made these two sons enter 
into a solemn compact, whereby it was agreed between them, 
in their father's presence, that the sovereignty should pertain 
to Kabal and his descendants, and the Deputyship or Lieute- 
nancy, and leadership of the troops to Ka-juli and his progeny. 
A compact to this efiect was drawn up in the 'l-ghiiri language 
— which is said to be the same as was in use in Tibbat, and 
called Tiingiit characters, according to some writers — signed 
by them both, and deposited in the treasury. Abii-l-Ghazi does 



TATTARS AND MUG^HAIS. 119 



Iot mention this circumstance at all. 'Aghuz Khan is said to 
ave made a similar arrangement with respect to his six sons 
-styled the Bardz-iiki and Udz-iiki, but, when all perished 
Dut two persons, the compact terminated. 

If I mistake not, we shall find that people named Budziak, 
who dwell on the banks of the Borysthenes W. of the Black 
Sea, are offshoots of the Bardz-iiki division. 

VIL In accordance with the above compact, on the death of 
his father , Kabal — Jlo — or Kabali — JL« — KsaN succeeded 
to the chieftain-ship, and his brother Ka-jiili, to the leadership 
of the troops. The Mughals style Kabal Khan Alan-jik — dlAll 
— or Alan-jik — v^JLajcJI — which signifies "the cherisher of his 
people." He is the great grandfather of Chingiz Khan, and of 
Ka-jiili, who is the eighth ancestor of Amir Timiir. All the 
tribes of the Mughals were in unanimity and accord with him, 
and stood in awe of his power and ascendancy, and the Altan 
Khan of Khita sent an emissary to him and summoned him to 
his Court. Those , however , who desire to glorify the Mughals , 
say, he "invited him to his Court, in a friendly manner," but 
there is little doubt , even by their own accounts , the Mughals 
were dependent upon, and paid tribute to the Altun or ^Itan 
Khans, as our author, Minhaj-ud-Din , likewise asserts. 

Kabal, leaving his brother Ka-jiili as his Deputy or Lieute- 
nant, set out for Khita, and, having arrived there, was treated 
with honour and consideration ; but , while in a state of intoxi- 
cation, at an entertainment, Kabal committed an offence which 
greatly displeased the Altan Khan, so he presented him with 
a head-dress and belt, and sent him away. The glorifiers of 
the Mughals say "a crovm," but crowns are not generally pre- 
sented at such times; and Abu-1-Fazl, not to offend his master's 
yanity, and Abu-1-Ghazi, who was himself a Mughal, and 
descended from Kabal, leave out this little incident altogether. 
After Kabal had departed, the Altan Khan was blamed for 
letting him go so easily, and messengers were sent to recall 



120 RAVERTY, ON THE TURKS, 

him. He refused to return, upon whicli the Altan Khan sent 
a party after him to compel him to do so. They came up 
with him whilst he was stopping in the camp of a friend named 
Sanjuti. Kabal was for going back with them, but his friend 
lent him a very swift horse he possessed and advised him to 
fly. This certainly does not bespeak the powerful sovereign. 
He at once mounted and made off for his own yurat or camp. 
The party still pursued , but only found him after he had reached 
his home and people. He then, with the assistance of Ka-juli 
and the tribe , put the whole of the Altan Khan's men to death. 
At this period also, the eldest son of Kabal, whose name was 
'Ukm or 'Ukain-Barkak ivU**-? ^j»A5'*t — also written 'Ukin-Bar- 
ka — U'o t^H^I — while out on an excursion , was fallen in 
with, suddenly, by a tribe of the Tattar l-mak, their mortal 
enemies — some say 'Ukin-Barkak was following the tracks of 
the Ghuzz Turks at the time — who carried him off to the Al- 
tan Khan, who put him to death. Here was a fresh cause of 
feud between the already inveterate foes, the Mughals and Tat- 
tar Turks. 

Some few writers , as I have just noticed above , say he was 
called Hamangha or Hamanka , thus showing that it was merely 
one person who was thus put to death, and that those writers 
divided one event into two. / 

Besides 'Ukin-Barkak, Kabal, had five other sons, two of 
whom were Kublah Khan and Bartan Bahadur, but the others 
are not named, and the eldest of them, Kublah, succeeded on 
the death of his father. 

VIII. Kublah — adb«J> — also written Kublah — aJLo was a 
man of prodigious strength, immense stature, and great valour. 
His voice would pierce the seventh heaven, and his grip was 
like that of a bear. He could take a strong man, and with 
both hands bend him like a twig until his back broke; and one 
author states that he delighted in amusing himself in this 
pleasant way! During the cold nights of winter he was wont 




TATTARS AND MTTGHALB. 121 

to go to sleep naked betore a great fire made of the trunks of 
trees. He used not to care for the sparks of fire which used 
to fly out and touch him , for , if he chanced to awake , he 
would fancy the fleas had disturbed him, and he would scratch 
himself and go off to sleep again ! 

In order to avenge the death of his brother, 'Ukin Barkdk, 
whom the Tattars had carried off, and delivered over to the 
Altan Khan, who put him to death by having him mounted 
upon a wooden ass and nailed to it with iron spikes, and kept 
there until he expired, Kiiblah led his forces against the Altan 
Khan, and the Tattars, overthrew them [!], and carried off 
immense booty. 

Kublah Khdn is not even named by Abu-1-Gh^zi , whose work 
is much confused here; and, in several places, he relates events 
twice and even three times over, and differently each time. 

IX. On the death of Kublah Khan, his brother, BARTaN — 
^Uo — succeeded to the authority. The title of Khan was 
dropped with respect to him , and the new one of Bahidur was 
introduced. It is said that there was no one among their rulers 
who was endowed with greater valour and wisdom, and hence 
that title was assigned him. During his reign Ka-jiili died, 
and his son, Tradamchi, succeeded his father in his hereditary 
offices. "In the Turkish language , 'Iradam or 'Iridam — (^^^y?) 
— they call a Mirza — a secretary or writer — to which chi — 
f£Sf> [the shortened form of chiz — 'wy^] is affixed , indicating 
the actor or instrument, when applied to Turkish words." From 
this explanation, however, iridam must mean writing, not a 
writer. He used to be styled BarMs, by Bartan, because he 
had no equal in valour, and hence he is known as Tridam-chi, 
Barlas, but some say Barlas signifies a leader of troops. He 
had twenty-nine sons, and the tribe of that name are so called 
after Iridam-chi. The Bahadur, Bartan, had four sons, some 
say, several, one of whom succeeded him. 

X. YASuKa — bl**u — the Bahadur, whose name is also writ- 



122 BAVERTY, ON THE TURKS, 

ten Yasuki — t^y**^. — ^^^ YASiiKaE — ,^151**^ — and someti- 
mes , erroneously, Tasuka — l/LwwJ — Tansuka — lyLwwuLJJ — and 
Yashiikd — 1^v«mj the most competent and sagacious of Bartaa's 
sons, succeeded to the chieftain-ship of the Mughal tribes, and 
ruled over 40,000 families. This last statement shows plainly, 
however, that these persons, whom chroniclers make out to be 
such mighty sovereigns, could only have ruled over a few tri- 
bes, or their power must have dwindled considerably. The 
rulership over 40,000 families was not considerable, since the 
Jala-irs alone were previously computed at 70,000. Yasuka is 
the father of Chingiz Khan, and, during his chieftain-ship, 
Tridam-chi, the Barlas, died, and his eldest son, Sughuj-chi — 
^g.'S^^yi' yjM — whose name is also written Sughii-jijan — y^^ 
^j.:sv^ — and Sughu-Khinjan — .j, ■<v, .^ y^y**' ^^^ ^^^ li^^j 
which two last are very doubtful, but the first, signifying wise, 
appears to be the correct name. He is the great-grandfather 
of Amir-Timur. 

On account of the ancient enmity which had come down from 
one generation to another, and still more recent causes of hos- 
tility between the Tattar l-mak of the Turks , and the Mughals , 
the Bahadur, Yasuka, in concert with Sughu, led an army 
against them, overthrew them, and made captive Tamu-chi, 
or, more correctly, Tamur-chi, which is also written Tamur- 
chin — the meaning of which will be explained farther on in 
the account of Chingiz Khan — and Karbiika or Karbugha , who 
were their rulers and chiefs, and plundered their property and 
effects. After this the Bahddur , Yasuka , set out in great pomp , 
for Di-lun-Yulduk — ijstXi*-) ij^J^y — which is also written 
Dilun-Yulduk — ^x^jULj jj*JL^4> and , on reaching that place 
[which Petis de la Croix , in his innocency , says — Life of 
Qenghizcan the Great, page 13 — was "his Country-HoMse ; where 
he commonly resided"!], Yasuka's Khatun, who was named 
'Ulun-'Ankah or 'Angah — aJol jj J^l — hut whom Fanakati and 
Fasih-i call Ultin-Kujin — ij^^^y ^j^^ of the tribe of Ulkuytit, 




TATTARS AND MT7GHALB. 123 

who was pregnant, gave "birth to a son, on the 20th of Zi- 
Ka'dah, 549 h. [25th January, 1167 a. d.], and to commemo- 
rate his victory over the Tattars, by Siighn's advice, he named 
that son Tamii-chin, afterwards Chingiz Khdn. Yasuka, the 
Bahadur, besides this son, had, by the same Khdtun, three 
other sons — Juji Kasar — ^Luo ^g*»y?» in some, Juji Fasdr — 
^Lwi ^c=^y^ — Kajbun — ^jj^a^Ls or Kajiun ^^ju5».U — and 'Unji 
^O.l or 'Unchi — /<^^l ^^^ is ^^so called 'U-tigin — jJjJu.I 
and , by a second Khatun , a fifth son , who was named Balkuti 
— ^*jCJb who constantly attended Tamu-chin. 

When Yasuka died in 562 h., his son Tamu-chin was in his 
thirteenth year. About the same time Sughu also died, and 
the Nuydn, Karajar, was also young in years, and the Nurun 
or Nairun tribe — their own — forsook them and went over to 
the tribes of Tanjut, or Tunjut, as it is also written. 

At this period the tribes of the Mughals, Tattdrs, and Turks, 
were ruled by seventy-one chiefs or hakims; and this shows 
very clearly what I have before stated, that the chiefs I have 
been here giving an account of were not supreme rulers over 
the whole of the Mughal tribes even, but only over a certain 
portion of them, and that only the Nurun or Nairun division 
of them were under the sway of the Bahadur Yasuka. 

I have now brought down, in an abstract form, an account 
of the Turks, and the Tattar and Mughal I-maks, to the point 
where the author begins his account of Tamu-chin, afterwards 
Chingiz Khan. I have done it chiefly because he has confused 
events, and with respect to some he is in great error, arid 
states contrary to all other authors who have written on the 
' Mughals; but I also do so because European writers go on 
floundering and blundering with respect to these people , the 
descendants ol Yafis, while, at the same time, the matter lies 
in a nutshell. Turks consist of those branches and offshoots from 
Turk and his descendants before the time of Tattar Khdn and 
Mughal Khan, who gave name to the two 'Imaks of Tdttar 



124 EAVBRTY, ON THE TURKS, TATTARS AND MUGHALB. 

and Mughal. Both are Turks, by descent, but Tat tars are 
not Mughals, nor are Mughals Tattars. 

In conclusion, I beg to submit that, from the authorities 
I have quoted, and as will be found in all native Asiatic wri- 
ters who have written on the Turks, there was a people, tribe 
or l-mak of the name of Mughal, Mughul, or Mughul — not 
Mongol — centuries before the time of Chingiz — vJCw*. — or 
Chinghiz-Khan, who is most incorrectly styled Gingis, Ghingis, 
Ginghis , Zingis, Zinghis, Zhingis, and the like, and that Mughal 
— Jio — is not a dynastic name adopted by Chingiz for the 
empire which he founded. 

H. G. Raverty, Major, 
1st August, 1876. Bombay Army (Retired). 



THE KHAZARS. 



WERE THEY TJGRIANS OR TURKS? 



BT 



M. HENRY H. HOWORTH. 



THE KHAZAR8. 

WERE THEY UGRIANS OR TtJRKS? 



BY 



M. HENRY H. HOWORTH. 



Few questions have been more debated than that of the affini- 
ties of the Khazars and few questions are of more interest and 
importance in unravelling the difficult labyrinth of the early- 
history of the nomades. Almost every inquirer has held 2 or 
3 opinions on the subject during his life, and I am only fol- 
lowing in the footsteps of Klaproth aud others in modifying 
the conclusions with which I first set out. I propose to lay 
before the congress of Orientalists a conspectus of the evidence 
on the subject. 

The conquests of Jingis Khan form a great epoch in the 
history of Asia. From his day to the present that history is 
now more or less known. We have materials for working out 
the various demigrations of tribes and their affinities and we 
can walk with tolerable certainty. When we go beyond and 
enter upon the little trodden field of the history of the tribes 
of Central Asia & Eastern Europe before the 12th century, we 
meet with difficulties at every turn, and it is a strange confes- 
sion to have to make in days, when much is said dogmatically 



128 HENRY H. HOWORTH, THE KHAZARB, 

about man's condition in prehistoric times, that we can find in 
Europe in the 9*^ century a most important & civilized race, 
which had immense influence upon its neighbours and yet whose 
relationship is a matter of constant dispute and doubt. And 
that is the race upon which we are now writing. When the 
Mongols invaded Europe they found the flat country of South 
Eastern Kussia , watered by the lower Don & Volga and bounded 
on the South by the Caucasus, occupied by a nomade race 
which called itself Kipchak , which was known to the Russians 
as the Polovtsi & to the Byzantine authors as the Comans. 
The affinities of this race have been settled beyond doubt. We 
have ample vocabularies of their language and overwhelming 
evidence of other kinds to show that they were Turks, Turks 
of very pure blood, and they doubtless formed the main portion 
of the so called Golden Horde, and are now represented largely 
by the Krim & Kazan Tartars and in some measure also by 
the Nogays. The Comans or Polovtzi first appear „eo nomine" 
in the Eussian chronicles in the year 1054 and in those of 
Byzantium in 1070. 

Before this date the race which occupied the same area but 
which exercised a much greater influence upon the world's 
history was that of the Khazars. 

The opinion of most of the older writers was pretty unani- 
mous that the Khazars were Turks. It was founded on a few 
general coincidences which in those prsecritical days were deemed 
sufficient. Klaproth in his early time held this view also and 
supported it with his usual skill. Others held that the Khazars 
were Huns, which by no means threw light on their affinities, 
for if there be one question more complicated than another it 
is that of the relationship of the Huns. The other view seemed 
to receive a final support when Sir William Ouseley published 
his translation of the Persian edition of Ishtakhri under the 
name of Ibn Haukal and it was found there written, that the 
Khazars and the Turks spoke the same language. Presently 



WERE THEY UGRIANS OR TURKS? 129 



P 

■^■however came a revolution. The distinguished Russian scholar 
I^P Professor Fraehn issued in 1822 a memoir entitled: "De Chazaris 
excerpta ex scriptoribus Arabicis", which was published in the 
8*^ volume of the Transactions of the St. Petersburgh academy. 
In this work he showed that Sir William Ouseley had mistrans- 
lated the passage and had in fact given just the opposite mean- 
ing to it, the original saying, that the Khazar language dif- 
fered entirely from that of the Turks. He argued that the 
account in Ibn Haukal and other Arabic and Persian geographers 
& historians was derived eventually from that of Ibn Fozlan, 
who was sent in the year 309 of the Hegira i. e. 921 A. D, by 
the khalif Moktadir Billah on a mission to the king of the 
Bulgarians on the Volga and who reports, that the language 
of the Khazars differed from that of the Turks and Persians & 
corresponded with no other, and that the Khazars did not re- 
semble the Turks. 

These extracts were apparently conclusive. Klaproth at once 
modified his views and in his paper on the Khazars in the 
Journal asiatique (ser. I. volume 3 p. 153) and his "Tableaux 
historiques de I'Asie", 271, he put M. Frsehns discovery for- 
ward as conclusive. M. Vivien St. Martin has done the same 
in his essays on geography & ethnology and so did D'Ohsson 
in his "Voyage d'Abul Casim", p. 33. 

When a few years ago I wrote a paper on the Khazars for 
the London ethnological society, I followed the lead of these 
my teachers so far at least as to deem it out of the question 
that the Khazars were Turks. 

When the Turk hypothesis became untenable it was neces- 
sary to frame another one : and it was argued that , as they were 
not Turks, they must be Huns. Now it has been the fashion 
for a long period, an almost unanimous fashion, to treat the 
Huns as a Ugrian race, as close relatives in fact of the Fins. 
Accordingly the Khazars were also made Fins; a Ugrian etymo- 
logy was found by Klaproth and others for the Khazar gloss 



130 HENRY H. HO WORTH, THE KHAZARS , 

Sarkel. As the Khazars were said to have spoken the same 
language as the Bulgarians and the Bulgarians were considered 
to be represented by the modern Cheremisses , a Ugrian race, 
fresh support was given to the notion, and it is now almost 
undoubtly held that the Khazars were Ugrians and the most ad- 
vanced section of the Ugrian race. In the paper I have referred 
to I refused to adopt this view. It is inconceivable to me , that 
a Ugrian race should in historic times have filled the position 
which was occupied by the Khazars. The civilization, the moral 
influence & the physical vigour, displayed for so long by the 
Khazars, were quite incompatible in my view with their having 
belonged to the Ugrian stock and this view I hold most firmly 
still, and I speak with a full knowledge of what the Magyars 
and the modem Fins of Finland have done and are. I therefore 
argued that they were to be identified rather with one of the 
Caucasus tribes and adduced I think considerable evidence in 
the direction of identifying them with the Circassians. After some 
further study I modified this view , and in a paper on the Huns 
proposed to identify them with the Kazi Kumuks & Kara Khai- 
taks of Daghestan which are well known Lesghian tribes. This 
view I am not now satisfied with, and am as nearly convinced, 
as one can be in such a treacherous inquiry, that we must 
revert to the view of the older writers , i. e. to that held before the 
time of Frsehn's paper, namely that they were Turks. I propose 
to adduce the evidence which seems to me overwhelming, not- 
withstanding the dictum of Ibn Fozlan to the contrary , and to give 
an explanation of that dictum which reconciles nearly all the 
difficulty. I claim your indulgence and ask you to remember 
that all efforts of this kind are more or less tentative only. 

I will begin with the linguistic evidence. The remains of 
the language of the Khazars consist in the titles and names 
borne by their chiefs, in the topographical nomenclature of the 
country, and especially in the name of their capital Sarkel, of 
which the etymology has been preserved for us by Constantine 



iWBRB THBY UaRIANB OR TURKS? 131 

k)rphyrogenitus. First, in regard to the titles, we are told by 
bn Fozlan that the king of the Khazars was styled Ilk or Bah. 
'hese titles, as D'Ohsson has said, are both Turkish (D'Ohsson, 
• les peuples du Caucase 187). Ilk signifies the ^vat , princeps. It 
was the title borne by the kings of Turkestan , who reigned 
from the lO^ii to the 12*^ century and are referred to by students 
as the dynasty of the Ilk or Illik Khans of Kashgar. Many of 
their coins have been published by Fraehn. It was also borne 
by the dynasty of Khans who ruled in Persia in the 13*^ & 
14*^ century and were descended from Khulagu Khan. 

£ak is no doubt the Turkish 6ek or be^: and Constantino 
Porphyrogenitus speaks of him as pec/ius (Stritter 3. 568). It 
means prince and is equivalent to the Mongol taisAi and the 
Arabic emir (Von Hammer's golden Horde 228). 



Besides the titles of Ilk & Beg we are told that the king of 
the Khazars was also called the great K/iakan. Khakan is a 
well known title in use among both the Turks and Mongols. 
It seems how-ever to have been derived by the latter from the 
former. The first Khakans recorded were the chiefs of the Turks , 
who lived beyond the Jaxartes in the 6*^ century and to whom 
the Byzantine emperors sent embassies. 

Next to the king, who was a mere puppet or roi faineant, 
was his lieutenant or deputy, who had all the real power and 
who was styled khakan houh i. e. Khakan bey, compounded of 
two of the titles already mentioned. After him came an officer 
styled the Render Khakan, This title of Kender is probably 
connected with Kent or Kend, which is a particle in so many 
towns of Turkestan and means town, the officer being probably 
some civil magistrate. 

Zeuss has suggested that the title of Kanartikeinos borne by 



132 HENRY H. HOWORTH, THE KHAZARS, 

one of the Bulgarian officials was another form of Render Khan. 
Die Deutschen und die l^achbarstamme 726 note. 

After the Render Rhakan came the Chaushigar which, as 
Mss. Fraehn & D'Ohsson agree, is identical with the Turkish 
& Persian title Chaush, (D'Ohsson op. cit 35 note). Chaush 
means a Quarter master general and passed from Persia into 
Byzantium (Yon Hammer op. cit. 236 & notes 5 & 6). It is 
also found compounded as in Chaushbashi who was one of the 
high officers at the court of the Rhuarezm Shah Muhammed 
(id. 230) who was a typical Turk. The latter officer is also 
one of the chief officials at the Ottoman court (Zeuss 740). 

The queen of the Rhazars according to the Armenian Cos- 
mography attributed to Moses of Chorene was styled Rhatun 
(Rlaproth, Journ. asiat. ser. I, v. 3. 153). This title like 
Rhakan is common to the Turks and Mongols and like it has 
been doubtless derived by the latter from the former. 

The supreme chief among the Rhazars was styled the Rha- 
kan, and we are told by Ibn Fozlan that he was the head of 
the Rhazar kings. "Princeps eorum cui titulus Chakani Chasa- 
rorum; hie regibus Chasarorum major est." Zeuss argues that 
the dependant chiefs or kings among them were called Tuduns. 
Tudun is a title that was used both by the Rhazars and the 
Avares. That it was a title, and not a name is shown by an 
extract from Eginhardts annals in 795 where we read „legati 
unius ex primoribus Hunorum qui apud suos tudun vocabatur". 
This also seems to have been a Turkish title; see the Etymo- 
log. M. Lips. 1816 p. 763 & Zeuss op. cit. 739 note. One of 
the chiefs of the golden horde was called Tudan (Von Hammer 
op. cit. 171). 

The evidence of these titles is so forcible that Rlaproth was 
constrained to confess even after Fraehns disquisition that the 
ruling caste among the Rhazars was Turkish (Tableaux his- 
toriques etc. 272 & 273). Let us continue our evidence. As 



WERE THEY UGRIANS OR TURKS? 



133 



re shall show presently the Khazars were attached to the Jewish 
faith , and among the borderers of the Caspian and the Black 
Sea the Khazars and they alone are known to have been Jewish. 
Now one of the most interesting archaeological discoveries which 
has been made of recent years is that of a large series of an- 
cient Jewish tombstones in the Crimea, to which attention has 
)een directed by Firkovitch and Chwolson. One of these grave 
stones dates from the early centuries of the Christian era. A 
considerable proportion of the names upon these grave stones 
are Jewish and directly derived from the old Testament, but 
certain proportion are not so and these have been annotated 
)y Chwolson in his learned article in the Memoirs of the St. 
Petersburg Academy 7 series vol 9: 115 etc. 

Among the non Jewish names which, I conjecture, are pro- 
bably Khazar, are: 1, Farlak. This occurs in the year 179 
A. D. It is a man's name and is of Turkish etymology being 
)miected with the Turkish word parlamak. It thus answers to 
[the Hebrew Zerach. (Chwolson op. cit.) 

2. Quleff a woman's name occurring in 197, 625, 850, 
144, 1025, 1030. 1057, 1064, 1255 a. d. etc. at Kaffa, Sol- 

[chat, etc. It is a Persian name without doubt. In Persian 
def means a red flower like a rose, gul being Persian for a 
[lose (id. 116). 

3. Bachshi occurs in the years 200, 619, 639, 667, 850 
Kafia and is still in use in the Caucasus. It is a man's 

ime and is used both by Turks and Mongols. It has various 
[meanings. 

4. ToMamish occurs in 262 and again in 678, first in the 
form Thogthamish^ then as ToJctamish and in 1157 in the form 
ThoJctamish. This is a well known Turkish name. 

5. Seivergelin, a woman's name which occurs in 670, is also 
Turkish and is derived from the Turkish root sevmeL 

6. Aini, a man's name which occurs in 719. This is also 
Turkish. 



134 HENRY H. HOWORTH, THE KHAZARS, 

7. Masud, this occurs in 807 and is of Arabic origin. 

8. Beglik^ this occurs in 936. It is a woman's name and is 
also Turkish. 

9. BiheUJiehy occurs first in 635 and afterwards frequently. 
It is also Turkish and connected with words which in Jagatai 
and also Kirghiz-Kazak means the Young. 

10. Menewish ^ is a woman's name which occurs first in 653. 
It is a woman's name and is also Turkish. 

11. Sarah Khatun, occurs in 669. The second name is clearly 
the Turkish Khatun already mentioned. 

12. Shashu. This is perhaps a corrupted Hebrew name. 

13. Mamukf a woman's name. It is still in constant use as 
a man's name among the Turkish Tartars of Kussia. 

This list of names, for the explanation of which I am indebted 
to Chwolson, is surely very instructive. Except an occasional 
Arabic name derived from contact with the Arab dependents of 
the Khalif, who had settled largely in Khazaria, and a Persian 
name of a woman , the others which are not Hebrew are Turk- 
ish and as they are very probably also Khazar, it is a very 
weighty argument in favour of making not only the ruling 
caste but also the main body of the Khazars, Turks. 

The etymology of the name Khazar has exercised considerable 
ingenuity. As the Khazars were in their history closely con- 
nected with the Hungarians it was not an unnatural sugges- 
sion to connect the name with the Hussars , the irregular cavalry 
of the Hungarians, and it has been argued with some force that 
Hussar and Khazar are in fact the same word, and that both 
mean nomade or wanderer, like the term Cossack which so 
largely replaced Khazar. 

In this as in other similar cases it is perhaps the safest way 
to approach the question historically. Now, although the name 
Khazar occurs for the first time among the classical authors at 
the beginning of the 1^^ century, we have in the pages of 
Jornandes in the ^^^ century mention of a tribe which has 




WERE THEY UGRIANS OR TURKS? 135 

been identified by such good authorities as Thierry and others 
with the Khazars. 

This tribe was named Akatziri or Akatziri Hunni, a name 
which has with some plausibility been identified by von Ham- 
mer with the Aghacheri, one of the 5 sections of the Turks 
subject to Oghuz Khan. This name is derived by Rashid from 
AghacJiy wood, and Aghacheri therefore according to him merely 
means the woodmen (Von Hammer, Golden Horde 16), but it 
seems to me that like many of his etymologies this is some- 
what fanciful, and I am not sure that Acatziri or Aghacheri 
is not Ak Khazari. i. e. white Khazars. 

We may now consider the topography of the Khazar country. 
This has recently been much elucidated in a paper by Dr. 
Harkavy in the Russische Revue, vol. 4, 69, upon a valuable 
MS. procured by Firkovitch in Egypt in which we have at 
full length for the first time the celebrated letter written by 
a king of the Khazars to the Jew Khasdai of Cordova. 

From this we learn for the first time the actual limits of 
the Khazar dominion which extended far wider than has been 
hitherto supposed. It included the valley of the Volga as far 
north at least as Bulgar, the Caucasus and the country north 
of it and the eastern borders of the Caspian as far south as 
the neighbourhood of Asterabad. As Dr. Harkavy says the 
majority of the names mentioned in the letter are those of de- 
pendent & subject cities rather than cities founded or inhabited 
by the Khazars , and their names are older than the Khazar 
invasion and were given them by the indigenes. Those on the 
Volga are many of them Ugrian, in the Crimea Greek, and 
on the northern borders of the Caucasus, Iranian or connected 
with the various dialects and languages of the Caucasus. There 
remain only some half dozen names which we may take to be 
almost certainly Khazar. 

First their capital city Itil on the river of the same name. 
Itil is undoubtedly a Turkish name & means river or great 



136 HENRY H. HOWORTH, THE KHAZARS, 

river. The city was doubtless so called from tlie river on which 
it was situated. The Turks applied the name essentially to the 
Volga which is called Itel, Itil or Idel by them. In the names 
of other rivers they add it as a qualifying adjective; thus they 
speak of the Yaik Idel, Tana Idel, Tolman Idel (the Kama), 
Keskonna Idel & Orman Idel in the government of Kherson 
(D'Ohsson, Abul Cassim 30), while to the Volga they simply 
give the names of Ulugh Idel, great river, or simply Idel. 
Ahmed Ibn Fozlan, the earliest Arabic authority on these parts, 
calls the Volga the Itil & describes the city of Bolgar as being 
on the river Itil. Istakhri, Ibn Haukal & Masudi all call it the 
Itil , the latter also calls it the river of the Khazars , a similar 
name to that given it in old Russian chronicles, where it is 
called the river of the Khwalisses, Khwalisses being the Rus- 
sian equivalent of Khazars. Edrisi calls it the Russian river, 
while the later writers such as Ibn Batuta, etc. also use the 
name Itil. It is also used by the Byzantine authors. 

The first of these to use it, so far as I know, was Menander. 
To the earlier writers it was known as the Rha , Rhos or Araxes. 
Now Menander lived & wrote shortly after the Khazars are first 
said to have left the land of Barzilia i. e. 648 — 688 and settled 
on the east of the Don. This fact and the one we hare men- 
tioned, that their capital was named Itil, make it exceedingly 
probable that they first gave the river & the city that name, 
that is that they spoke Turkish. 

At the demand of the Khan of the Khazars the emperor 
Theophilus in 834 sent some engineers to build a fortress for 
the Khazars. To this fortress they gave the name of Sarkel 
which according to Constantino Porphyrogenitus means tAe 
white dwelling. As this is the only Khazar gloss we have 
recorded with an interpretation attached, it is not strange that 
it has been the subject of a great deal of commentary. Now 
in the Turkish dialects of the Nogays, Kumuks and Kizilbashis 
a fortress is called Kala or Kala (Klaproth, Kaukasische Sprachen 




WERE THEY UGRIANS OR TURKB? 137 

280). Klaproth elsewhere suggests that it is not a native Tur- 
kish word, but has been derived from the Arabs. This is an 
a priori un probable statement and seems to be altogether dis- 
proved by the fact that in the Turkish language of the Chu- 
vashes a house is hil. 

In regard to the particle ^ar or 8ari it occurs in all the 
Turkish dialects but means yellow & not white. It also occurs 
in Hungarian with the same meaning of yellow and I cannot 
avoid thinking either that Constantine has been mistaken in 
translating white, what is really yellow, or, as is more prob- 
able, that the Turks use ^ari as equivalent to light coloured 
and as the correlative of black. It occurs very frequently as 
a particle in Turkish names, thus we have the river Sarisu, 
Sari Chaganak , a bay of the sea of Aral , Sari bulak , north 
of the Kara-Kum sands & another north of the Chu. The Sari 
ishik otrau sands, east of [the Balkhash, Sari kurgan on the 
Chu etc. etc. Hunfalvy has also shown that the particles sar 
k Ml belong to the Chuvash and other Turkish dialects, v. 
Revue de Philologie I. 102. One of the four principal Khazar 
towns mentioned by the Arabs was Khamlidje (D'Ohsson s Abul 
Cassim 33). This name is given as Khalendsch by .JJin Fosz- 
lan (Fraehn op. cit. 13). Khalendsch was the name of a par- 
ticular kind of wood frequently mentioned by the Arab geo- 
graphers and variously identified with the Maranta Galanga of 
LinnaBUS, the Betula tremula & the Populus nigra. Fraehn 
suggests that it may be of Arabic origin (id 109). 

It is surely the same name as that borne by the Turkish 
tribe of the Khuljes whom I have further on identified with 
the Khazars under their Russian name of Khwalisses. It may 
be that the town Khamladj is represented in fact by the Rus- 
sian town of Chwalynsk. 

Another famous town of the Khazars was Semender, the modern 
Tarku , which was known as Serai banu i. e. the palace of the 
wife (Yon Hammers golden Horde 432 & 433). This name 

10 



138 HENRY H. HOWORTH, THE KHAZARS 



may be profitably compared with tbe town of Semendria on 
the Danube within the Turkish territory, and with another fort 
of the same name in Asia Minor, not far from Scutari , menti- 
oned in the early campaigns of the Turks. (Von Hammers 
Gesch. d. Os^. Keiches I. 90 & 91). 

We are told that the king of the Khazars kept a body guard 
of stipendiary troops consisting of 12.000 men. These were called 
Larsiyes or Arsiyes (D'Ohsson, Abul Cassim 36). They formed 
an important element in the state , had come from Khuarezm and 
were Mahometans, & from them all the Mahometans in the 
country were styled Larsiyes. This name has been ingeniously 
compared by D'Ohsson with that of the Alars, a tribe of the 
Kipchaks , who are named by Shemsuddin of Damascus (op. cit. 
202). This was a typically Turkish tribe. The mention of the 
Kipchaks or Comans reminds me [that the Comans were the* 
immediate successors of the Khazars as the dominant race in 
the Caspian steppes and more, that their name does not occur 
in Russian or Byzantine authors until the destruction of the 
Khazar power by the Russians. The latter was overwhelmed 
by Sviatoslaf about 966 A. D. and nearly a century later we 
find the very area formerly occupied by the Khazars, namely 
the steppes about the Kuma and the north western Caspian, in 
the hands of the Comans. We are not told of any fresh in- 
vasion of this area in the meanwhile by any tribe of Nomades, 
and the a priori probability is unquestionable that: the Comans 
were the descendants of the Khazars. The Comans, as I have 
said, were unquestionably Turks and it is more than probable, 
it is almost certain that both in name and in other respects the 
old Comans are represented by the niodern Kumuks who form 
a famous Turkish tribe on the west of the Caspian and north 
of the Lesghians. Now Klaproth in his Kaukasische Sprachen, 
page 272, actually makes the Khazars the ancestors of the Kumuks 
and tells us one of the Kumuk tribes is still called Khedshar. 
This last fact is surely a very important one for I am not aware 




WERE THEY UGRIANS OR TURKS? 139 

of the name Khazar being now owned by any other tribe. It 
did survive until not long ago among the Turkoman tribes east 
of the Caspian who are very nearly related to the Kumuks and 
who also live in a portion of the old Khazar country which 
included the eastern shores of the Caspian. In describing the 
ancient course of the Oxus, when a portion of it at least fell 
into the Caspian, Abulghazi says that its banks from Pishgah 
to Kari Kilchit were inhabited by the Adagli Khizir op. cit. ed. 
Desmaisons 221. Again he says in another place that 3 Turko- 
man Uruks lived on the river Amu i. e. the Oxus where they 
practised agriculture. There were the Adaklis of the tribe of 
Khizir^ the Alls & the Tivetchis, all known under the common 
name of Utch II (i. e. the 3 tribes), id. 224 & 225. We thus 
find the name Khazar quite recently applied to Turkoman tribes 
who were of the same stock as the Kumuks or Comans. Their 
connection with the latter is also shown by the frequent occur- 
rence of the word Khazar in the nomenclature of the more 
western & northern country of the Comans. There are so called 
Khazar ramparts in the neighbourhood of Woronesh and several 
places in Kussia, which are compounded with their name as 
Kazarek , Kazaritshi , Kazarinowo , Kozarowka , Kozari etc. Scha- 
farik 2. 65. " 

By the Russians the Khazars were called Khwalisses, the 
Volga the river of the Khwalisses and the Caspian the sea of 
the Khwalisses. This name reminds one that in the Byzantine 
accounts of the expedition sent to the Khakan of the Turks 
we have mention of a tribe called Khialitse or Khloitse which 
is perhaps the same. A town Khwalinsk on the Volga doubt- 
less took its name from the Khwalisses. 

Khialitse is probably a corruption, and a name much more 
like the Russian name which has been identified with it, is: 
Khallaji or Khuldji , a well known division of the Turks which 
was apparently the first of all the Turkish tribes to invade 
Persia & occurs frequently in the history of that country. 



140 HENRY H. HOWORTH, THE KHAZARS , 

Von Hammer says in England the name has been written 
Khildji and Khaildji hut the true reading is given by Muned- 
schimbaschi as Kholodsch (op. cit. 17 note 8). In Ibn Haukals 
account of the Khazars we are told they were of two kinds, 
and that one of them which seem to have been the Khazars 
proper were called Kara Khazars or Black Khazars. Now the 
word Tcara meaning black is a Turkish word and this appella- 
tive therefore is Turkish and further supports the evidence al- 
ready adduced. 

Let us now turn to other evidence. It is well known, as I 
have said, that the Khazars were Jews and so far as I know 
the only Jews in the neighbourhood of the Caucasus. So essen- 
tially were Khazar and Jew synonyms that the Lesghs still call 
the Jews; Ghysir Agam. The Khazars inhabited two districts; 
one in their old homeland near the Caspian was called great 
Khazaria; while the term little Khazaria was applied to the 
Crimea and the latter is so called several times, according to 
Brosset, in the great Georgian chronicle. The term Gazaria was 
applied to the centre of Krim, even down to the IS^h century. 
With these facts in view it is curious and most suggestive to 
find it stated that the Karait Jews of the Crimea by their appea- 
rance, costume and language reveal their Tartar (i. e. their 
Turkish origin) and further that in the fortress of Tschoufoutcaleh , 
near Bakchi Serai, the Jews still divide themselves into two 
bodies , one of which is called the the community of the Khazars, 
(Journ. Asiat. B^h series, v. 5, p. 54.) Again we are told that the 
Karait Jews of the Crimea speak among themselves a Tartar (i. e. 
Turkish) dialect which they write in the Hebrew character. They 
also possess hymns and versions of the bible of the same dialect 
which were printed at Eupatoria 40 years since. Ibn al Nedim 
in the introduction to his work, in speaking of the alphabets 
and writing of different peoples, says that the Khazars wrote in 
Hebrew characters (id.). All this evidence converges upon one 
point, namely into making the Khazars Turks. Their adminis- 




WERE THEY UaRIANS OR TURKS? 141 

tration and government were Turkish (Zeuss 724) and Klaproth 
compares with some effect the details of the inauguration of 
the sovereign of the Turks or Thu kiu , as given by the Chinese , 
with that of the king of the Khazars by Ibn Haukal (Tableaux 
historiques 272 & 273). Nor must we omit the fact which by 
itself would not weigh much , namely that the early Byzantine 
authors call the Khazars Turks. Thus Theophanes who is the 
first to name them in the year 626 speaks of them as the 
eastern Turks who are called Khazars , Zeuss 742. 

Anastasius also calls them Turks. They are also called Turks 
by some of the Arabic writers as by Zehebi and in the work 
cited as the Munedjim Bashi (D'Ohsson op. cit. 70). But this 
is of small value for we find Masudi calling the Burtasses and 
Bulgars both Turks, while Ibn Haukal tells us the Bulgars 
spoke the same language as the Khazars and a different lan- 
guage to the Burtasses. 

We thus have a very large array of facts on one side. On 
the other so far as I know we have but one , namely the state- 
ment of Ibn Fozlan that their language and appearance was 
entirely different to those of the Turks. This statement of Ibn 
Fozlan is quoted in the great geographical wook of Yakut 
(Fraehn, de Chasaris etc.) Ibn Haukal apparently following the 
same author tells us the language of the real Khazars differed 
entirely from those of the Persians & Turks. But while Ibn 
Fozlan says that their tongue differed from that of every other 
people, Ibn Haukal tells us it was like that of the Bulgarians 
but differed from those of the Burtas and the Russians. It 
is this statement of Ibn Haukal which has been the main 
support of those who argue that the Khazars were a Ugrian 
people. 

Let us examine it a little- more closely. Ibn Haukal does 
not say generally that the language of the Khazars was like 
that of the Bulgarians but emphatically that the language of 
the true Khazars was so. This implies that there were Khazars 



421 HENRY H. HOWORTH, THE KHAZARS, 

of other kinds whose language was different. And Ibn Fozlan 
himself tells us there were two kinds of Khazars: one called 
Kara Khazar, of a yellow colour tending to black so that they 
looked like a kind of Hindus, and the other white and of a 
remarkable beauty and stature (Klaproth op. cit.) Here then 
we have evidence that the Khazars were clearly of two kinds. 
Now it is curious that Kara Khazar means black Khazars in 
Turkish, another link in the linguistic chain already woven. 
The correlative of Kara Khazar in Turkish would be Ak-Khazar 
or white Khazar, and it is very curious, that although Theo- 
phanes in 626 is the first author who mentions the Khazars, 
that Jornandes and Priscus both name the AJcatziri as a nomadic 
race close to tho Pontus Euxine and south of the Bulgarians 
which was conquered by the Huns of Attila. Zeuss and others 
have identified the Akatziri with the Khazars but they have 
not explained the name. To me it seems indisputable that it 
is the Turkish Ak-Khazars or white Khazars, and we thus add 
another Turkish name to those already cited. 

There were then two kinds of Khazars. Kara Khazars and 
Ak-Khazars. On turning to the pages of Nestor, the early 
Kussian annalist, we find him referring to the Khazars under 
the name of Ugri bielii i. e. white Ugri and contrasting 
them with the Ugri czernii or Black Ugri by which name 
he designates the Hungarians (Zeuss 745 note). This coinci- 
dence makes it a priori almost certain that the White and Black 
Khazars of other authors are the Ugri bielii & Ugri czernii of 
Nestor. We are at least justified in following this palpable 
hint. Now the terms Ak & Kara, white and black, are con- 
stantly in use among the Turks to distinguish between domi- 
nant & subject tribes, and we may cite as examples the Kara 
Kirghises, Kara Kalmuks, etc. On turning to the account of 
the Hungarians, as given us by Constantino Porphyrogenitus, 
we find him saying that a civil war having arisen among the, 
Khazars, one section of them were beaten and retired to the, 




WERE THEY UaRIANS OR TURKS? 143 

Turks in the Patzinakitan territory (i. e. to tlie Hungarians), 
whom they taught their language; but the latter also used the 
proper language of the Turks i. e. of the Hungarians. These 
seceding tribes were respectively called the Cabari, the Neke, 
the Megere, the Curtygermat, the Tarian, the Genach, the Care 
and the Case. Of these the Cabari were the most powerful at 
this time and a prince of the Cabari was overchief of the other 
tribes. 

The Cabari, as Klaproth and other inquirers have shown, 
were the people who gave their names to the two Kabardahs 
north of the Caucasus. The present inhabitants of the Kabar- 
dahs are Circassians , but the Circassians only occupied that area 
in the 16*^ century, as I have shown in my paper on the 
HunSj page 466. The previous occupants of this same area, 
according to Klaproth who examined the traditions and customs 
of the mountain Tartars in great detail , were the Basians called 
Tatar Kushha by the Circassians and the Karatshai. In regard 
to the former Klaproth says: Their elders report that they 
were long ago settled in the steppe of the Kuma as far as the 
Don, but at what particular time they are unable to state. 
Their capital, which is said to have been very magnificent, 
was named Kirk Madshar, which in their language signifies 
the forty stone buildings, or the forty four wheeled waggons 
according to the twofold interpretation that may be given to 
Madshar. They assert that the ruins of Madshar which yet 
subsist are the remains of this city. Here reigned several of 
their princes who at the commencement of the Hejira lived 
at constant enmity with their neighbours and were at length 
expelled by them, on which they retired to the great Kabar- 
dah, whence they were in the sequel driven by the Circassians 
and being divided into detached bodies were necessitated to fix 
tjieir habitations on the highest mountains at the sources of 
the Kuban, Baksan and Chegem. One portion of them however 
still continued on the Malka, and did not remove till a later 



144 

period to the sources of the Tscherek whence it yet retains the 
name of Malkar or Balkar (Klaproth, Caucasus 281). In regard 
to the Karatshai he says : They assert that they removed from 
Madshar to the district which they at present inhabit, before 
the Circassians came to the Kabardah (id.) Here then we have 
Turks as the former inhabitants of the Kabardah and of the steppes 
of the Kuma , the old country in fact of the Khazars , and we again 
find it necessary to conclude that the Khazars must have been 
Turks, for these mountain tribes ofBasians, Karatshai etc. are all 
Turkish and are closely allied to the Kumuks with whom they 
were no doubt once in contact. We may also conclude that a 
portion of them at all events represent the Cabari of Constan- 
tine Porphyrogenitus. Let us now consider another of these 
tribes namely the Megere. The Megere are named among the 
Khazar tribes who joined the Hungarians. I believe and am 
supported by the great authority of Schafarik 2 , 235 and 
Klaproth (Tableaux historiques, etc. 275) that Megere & Magyar 
are the same word. The name appears in the form Moger in 
the work generally assigned to the Notary of King Bela (Zeuss 
747 note), but if so, and if the Khazars were Turks, the 
Magyars were also Turks and this I believe most firmly. First 
I will quote a Hungarian historian who has approached the 
question from another side and with many of whose views I 
cannot agree. He says: „The national historians have hitherto 
confounded the Magyars and the Hungarians; it is necessary to 
consider them as two peoples entirely distinct from one another." 
Foldvary (les ancetres d'Attila 173). Again the Magyars have left 
their name elsewhere as I believe , and here again I can quote the 
supporting testimony of the great Slavic historian Schafarik & also 
of Klaproth; the former tells us (Op. cit. 2, 235) that ihen the 
Magyars emigrated into Hungary they left a section of their 
body behind them who are still well known as the Mescht- 
scheriaks, in old Russian Mescera or Metjera, the ak being 
merely the locative termination as in Ostiak, Votiak,etc. These 




WERE THEY UaRIANS OR TURKS? 145 

Meschtsheriaks are Turks and are in fact a detached section of 
the Bashkirs whom they resemble (Klaproth op. cit. S75). Now 
in the various Asiatic dialects the labials h and m are constantly 
confounded as in Balkar and Malkar, Bertas & Merdas etc. etc. 
so that it justifies us in identifying Bashkir and Mashkir or 
Madjir as the same name. Now Carpini & Rubruquis both tell 
us , the Hungarians came from Baschart or Pascatir which they 
called great Hungary, and which is the modern land of the Bash- 
kirs; on the other hand we find Ibn Fozlan & Yakut speaking 
of Hungary and of the Hungarians as Bashghird (Klaproth op. 
cit. 275 & 276). 

These facts make it pretty certain that the Magyars and 
Bashkirs were of the same race, just as the Meshtsheriaks & 
Bashkirs are now, and that this race was Turkish. 

This is again supported by a passage of Constantine Por- 
phyrogenitus where he tells us, the Petchenegs lived at first 
on the Atil and the Geech i. e. the Volga and the Ural and were 
neighbours of those called Uzi & Mazari. The Uzi we know 
to have been Turks & this juxtaposition makes it more than 
probable that the Mazari were Turks also. Thierry argues in the 
same way; he says: the Khazar bodies who joined the Hunga- 
rians acquired by their bravery etc. the first position; they had 
the right of leading the race in fight and of covering the retreat. 
The tribe of the Megers obtained then or later the honour of 
being considered the most noble , and the term Magyar became 
in the middle ages an aristocratic title which eventually ended 
by connoting the whole race, as that of Frank did in earlier 
times (Attila et ses successeurs 2. 206). 

There is yet another place, where the Magyars have appa- 
rently left their name or to which perhaps they owe their name , 
namely the ruined town of Madshar on the Kuma at the 
point where it is joined by the Biruma. It was first visited in 
modern times by Garber, but in ancient times was well known 
to the Arabs. In the Derbend Nameh it is frequently named in 



146 HENRY H. HOWORTH, THE KHAZARB, 

twio form, both a great and a little; Madjari being mentioned; 
each having a governor. This was in the 9*^ century. Abulfeda 
also speaks of it as Kumadjar or Madjar on the Kuma., He 
adds: „Madjgaria is the capital of the country , of the Madjgars 
situated in the north of the ^7^^ climate. The Madjgars are a 
people of Turkish race. Some writers say their land is situated 
between that of the Petchenegs & the Sekek (i. e. Saxons) in 
the Bulgarian provinces" etc. referring doubtless to the western 
Hungary. Klaproth in his journey to the Caucasus describes 
the ruins of Madjar and argues against its connection with the 
Magyars on the ground that the meaning of the nameis Turkish 
and that the remains found there in the shape of inscriptions 
etc. are Turkish also, and not therefore connected with the 
Ugrian Hungarians, but these facts only make our contention 
stronger , for it is a part of my theory to insist upon the Ma- 
gyars proper having been in fact Turks; I hold therefore that 
they did not constitute the bulk of the Hungarian nation but, 
as we are told by the emperor Constantine, they were intruders 
who belonged to a higher race and who naturally became the 
dominant caste. Their culture and chivalrous spirit remained 
but their language , like that of the colonies of Petchenegs and 
Comans of later days which were very numerous and important, 
was absorbed. Their name remained as the Manchu name has 
remained in China but like the Manchus the Magyars adopted 
the language of their more numerous companions, the Ogors or 
Hungarians proper. 

As I have already said before their invasion of Pannonia the 
Hungarians seem to have been dependent upon the Khan of 
the Khazars who nominated their first chief Arpad and other- 
wise controlled their affairs. 

This position of dependence was exactly that described by 
the Turkish epithet black. They were in fact the Black Kha 
zars, while the Khazars proper were the white Khazars, 

Let us now say a few words about the Bulgarians. The. 




WERE THEY UGRIA.NS OR TURKS? 147 

original Bulgarians were close neighbours of the Hungarians 
proper and like them belonged to the Ugrian stock. This seenis 
clear from an examination of the nonslavic words to be found 
in Bulgaria south of the Danube. This has been made by 
Schafarik (2. 165 etc.) and the form of the language seems to 
have been very like the Hungarian, itself being very like the 
Vogul, Its original form is perhaps represented by that of the 
Cheremisses , but when the Ugrian tribes of south eastern Russia 
were broken up and displaced by the Khazars , when the Ogors 
for instance gave place to the Bashkirs in great Hungary, the 
greater part of Bulgaria on the Volga was also conquered by 
them. A large portion of them emigrated into Bulgaria south 
of the Danube and elsewhere, but the remainder as we are ex- 
pressly told were conquered by the Khazars in 650. And the 
Khazars were the dominant race on the Volga till the 10*^ 
century. I believe that they not only impressed their culture 
upon the greater part of the Bulgarians but also their language ; 
and it is thus 1 account for the Turcification of the Chuvashes , 
the most important by far of the Volga tribes both in numbers 
and powers. Their language has been clearly shown by Klap- 
roth, Schott and others to be Turkish , while their physike , their 
mythology, their customs , etc. show that they are Ugrians by blood 
and by descent. Klaproth published an elaborate essay on the 
Chuvashes and their language in the l^t volume of the Nouveau 
Journal asiatique , where this view has been placed beyond doubt. 
.1 believe that these Chuvashes were the Bulgarians of the 
9*^ and succeeding centuries with whom the Russians came into 
conflict. Some have supposed that it was the Cheremisses, but 
they can hardly have consulted the pages of Nestor, where the 
Cheremisses are named apart & distinguished from the Bul- 
garians. There is no other of the Volga tribes which answers 
the conditions, and they have consequently by several recent 
Russian inquirers been made the descendants of the Bulgarians. 
As I have said they speak a Turkish language. 



148 HBNBT H. HOWOETH, THE KHAZARB , 

In regard to the Burtas of the Arabic writer it is clear that 
they were the same people as the Merdas of Eubruquis and 
Oarpini, the b k m being interchangeable & the Merdas were a 
section of the Mordvins , a well known Ugrian tribe who are other- 
wise known as Ertsas. D'Ohsson mentions a river Burdas which 
flows into the Wischa in the government of Penza, op. cit. 73, and 
there are still 3 small villages called Burtassi on the Volga. 

We are now in a position to examine the statements of Ibn 
Fozlan & of Ibn Haukal about the Khazar language, but before doing 
so we must inquire what meaning they gave to the word Turk. 

The word Turk has been used in Europe in a generic sense 
and it is possibly so used also in the east now; but it was not 
so originally. For instance the Chinese writers by the name 
Thu-kiu understand not the genus we style Turk, but a spe- 
cific tribe who first came into notice in the 6*^ century and 
whose power was broken by the Hoeiche , another tribe of 
kindred race but who are never called Turks. 

The early Arabs seem to have used the term in a similar 
manner, they speak of Petchenegs, of Bashghirds, of Kazaks 
etc. but they do not qualify these special names by the general 
name Turks. With them as with the Byzantines the Turks 
were apparently the proper Turks of the Jaxartes to whom the 
envoys of Heraclius went. 

An apparent exception is to be' found in the case of Constan- 
tine Porphyrogenitus who invariably calls the Hungarians Turks , 
but this in fact proves our case. The Hungarians or Ogors 
were conquered by the Turks who killed their chief, named 
Kolkh, together with 300.000 of them. After this conquest 
they would assuredly in eastern phrase have become Turks and 
were probably ruled for a while by Turkish princes. Not only 
so, but they would be the only Turks whom the Byzantine 
authors at this time could know, the Turkish power further 
east having been for a while suppressed by that of the Hoeiche. 

What was true of Constantine was true, I believe, of his 



r 



WEBE THBY TTGRIANS OR TURKS? 149 



contemporaries, the Arab travellers, who knew the steppe land 
of the Caspian not from Persian reports or from having visited 
the steppes of Khuarezm, but from having visited them by way 
of the Caucasus, and it is exceedingly probable that they gave 
the name Turk to the same people who were so named by Con- 
stantino, a writer whose marvellous accuracy which was quite 
equal to his opportunities has hardly been appreciated. If so , 
the Turks of Ibn Fozlan & Ibn Haukal were not what we un- 
derstand by Turks, but were in fact the Hungarians, theOgors, 
who had been conquered by the Turks proper. Their narrative , 
when thus read, is perfectly clear and perfectly consistent with 
the great array of facts I have adduced. They speak of two 
kinds of Khazars and the latter tells us that the language of 
the proper Khazars, that is of the white Khazars, was entirely 
different to the Turk (i. e. the Hungarian) and the Persian, 
while in another place he says that the Khazar language was 
like that of the Bulgarians (vide ante), while the Burtas (i. e. 
the Ugrian Mordvins) and the Kussians spoke an entirely diffe- 
rent language , while Ibn Fozlan says that their language differ- 
ed from those of the Persians & Turks (i. e. the Hungarians) 
and was not like any other. 

Whether this explanation be the true one or not, it is at 
least a very probable one and reconciles some important diffi- 
culties. Whatever the true explanation I cannot for a moment 
weigh the phrases of the two Arabic geographers against the 
great number of independent facts I have adduced, which make 
it morally certain to myself that the Khazars were Turks. 



P. S. Since the above paper was written M. Harkavy has 
written a very learned memoir on the Karait inscriptions of the 
Krim and has succeeded in shewing that they are largely if not 
altogether forgeries. The evidence of the names occurring on 
these stones therefore becomes valueless , but it forms only a small 
portion of the proof here adduced and my contention is not 
thereby affected. 



UEBER DIE GESCHIGHTE 



DEB 



Abbasiden von al-Jakubi 



VON 



M. J. DE GOEJE. 



UEBEK DIE GESCHICHTE 



ABBASIDEN VON AL-JAKUBI 



M. J. DE GOEJE. 



tJnter den Handschriften, welche Burckhardt aus dem Orient 
mitgebracht hat, ist ein Codex, 236 Folia stark, im Jahre 
1096 (1685) gesclirieben, welcher die von Mas'Ml benutzte 
Geschichte der Abb^siden von al-Jakubi entbalt. Bis vor eini- 
gen Wochen war mir die Existenz dieser HS. unbekannt, und 
so viel ich weiss, bat sie bisher aucb sonst Memandes Auf- 
merksamkeit auf sich gezogen. Da der Verfasser scbon langst 
durch seine Geograpbie riibmlicbst bekannt ist, meine icb kein 
undankbares Werk zu tbun, wenn icli das Bucb bei Ihnen ein- 
fiihre. Obgleicb es eine Gescbicbte der Abb^siden heisst, ist 
es doch eigentlicb ein Compendium der Weltgescbicbte in zwei 
Biicbem, von denen das erste die vorislamiscbe Zeit beschreibt, 
das zweite die Geschicbte Mobammeds und seiner Nacbfolger. 
Die Einleitung ist verloren, der Anfang der HS. fallt mitten 
in die Gescbicbte Adams. Nacheinander werden nun die Is- 
raelitiscbe Gescbicbte und die des Messias und der Apostel 
erzablt, dann die Syrer, Inder, Griechen, Romer, Perser, die 

n 



154 M. J. DB aOEJB, UBBER DIE G^ESCHICHTE DER 

nordlichen Volker, die Chinesen, die Aegypter, die Berbern, 
Abessinier, Nubier, Bodja und Neger, die Himjariten, die 
Eeicbe von Ghassaii und Hira und die alt-Arabische Geschichte 
kurz bebandelt. 

Das erste Buch nimmt 77 Blatter ein. Die Greschiclite Mo- 
hammeds wird auf 34 Blattern abgehandelt , vom Tode Mobam- 
meds bis zur Abdankung al-Hasan's sind 31 Blatter , die Omaya- 
dengescbicbte zablt 43, die GescMcbte derAbbasiden 51 Blatter. 
Die HS. endet aber mit dem Anfang der Eegierung des Motamid, 
im Jahre 259. 

Eine der ersten Fragen ist natiirlich: was giebt dieses Buch 
zur Erorterung der bekannten Stelle aus der Geograpbie ^) iiber 
die Normannen (Madjus), die man Rus nennt? Leider nichts. 
Fol. 51 V. findet man den Abscbnitt ^y^\ ciliU^ „die nord-^ 
lichen Reiche," wie auch in JuynboU's Ausgabe der Geographic 
S. t*1 und im Texte des Ibn-Khordadbeh S. 95 zu verbessern 
ist (gegeniiber Q.*-y^^ wder Siiden") , welcher Abscbnitt zum Theil 
wortlich von Mas'udi (I S. 287) copiert ist. Die Reiche, die auf- 
gezahlt werden, sind die Bordjan (Bulgaren), die Dailem, die 
Babr (die HS. hat Tatar, Prof. Dorn schlagt zur der Stelle von 
Mas*udi vor , Tabar zu lesen , indem er sie fiir die Einwohner von 
Tabaristan halt) , die Tailesan (Talisch) , die Djilan , die Filan (die 
HS. hat ^yi^), die Alanen, die Khazaren, die Dudanier und 
die Armenier. „Die Khazaren, sagt der Verfasser, batten die 
Suprematie iiber den grossten Theil von Armenien. Ihr Konig 
hiess Khakan, und er hatte einen Statthalter Jazid Balasch 
((jibLj Os^j-j) genannt, der iiber Arran, Djorzan, Basforradjan 
und Stsadjan regierte. Die Provinz, welche das vierte Armenien 
hiess , wurde von Kobadh erobert , und Anuschirwan war Herr des 
Landes bis an Bab Allan , 100 Parasangen weit , und in diesem Be- 
reiche lagen 160 Stadte. Die Perser eroberten auch al-Bab wa'l-Ab- 
w^b, Tabarsaran (die HS. hat ^^Ijum^) und Balandjar und bauten 



1) v. Descriptio al-Magribi p. 109. 




ABBaSIDEN VON AL-JAKUBl. 155 

die Stadt KalikaM und viele andere Stadte , wo sie Persische Ko- 
lonisten ansiedelten. Nachher eroberten die Khazaren wieder 
alles, was die Perser besessen batten, und blieben Herren 
des Landes , bis die Eiim sie besiegten. Diese macbten das 
vierte Armenien zu einem Konigreiche, dessen Fiirst al-Marzo- 
b^ biess. Dann zerfiel Armenien in mebrere kleine Staaten." 
Man siebt aus diesen, allerdings nicbt sonderlicb genauen, 
Angaben , dass der Verfasser Armenien einigermassen kannte, wie 
sicb dann aucb iiber die Gescbicbte Armeniens in spaterer Zeit 
mancbe wertbvoUe Notiz im Bucbe findet. Dies bestatigt die 
Nacbricbt in einem von Dorn veroffentlicbten Anszuge *), dass 
Jakiibi langere Zeit in Armenien gelebt bat und daselbst bei 
mebreren Fiirsten Secretar gewesen ist, und lasst uns den 
Verlust seiner Gescbicbte des Byzantiniscben Eeicbes doppelt 
beklagen. 

Icb babe scbon in der Einleitung zu meiner Descriptio al- 
Magribi ^), die Vermutbung ausgesprocben , dass Jakubl ein 
Urenkel von Wadbib, dem Freigelassenen des Manqurwar, und 
nacb diesem Ibn-Wadbih biess. Icb kann dieses jetzt nach ver- 
scbiedenen Seiten erbarten. Die Lebzeit des Wcldbih passt ganz 
genau. Der Yerfasser beisst Abmed ibn abi Jakub ibn Dja'far 
ibn Wabb ibn Wadbib al-Abbasi; es sind also zwiscben ihm 
und Wadbib 3 Generationen. Jakubi sagt in seiner Geograpbie 
bestimmt, dass seine Familie friiber in Bagdad grosse Macbt 
besessen babe. Es ist aber aus dieser Zeit kein anderer Wadbib 
bekannt, als eben der Freigelassene des Qalib ibn al-Man- 
qvLTf der nacbber al-Man^ur's und nacb ManQur's Tod al- 
Mabdi's MauM war und bei beiden Fiirsten in grossem An- 
seben stand. Dazu stimmt aucb Jakubi's Zuname al-Abbasi. 
Ueber diesen Wadbib erbalten wir von keinem Scbriftsteller so 
genaue Mittbeilungen als eben von Jakubi. Aus seiner Geogra- 



i 1) Melanges asiatiques VI. p. 642 = Bulletin. T. XVII, p. 466—94. 

2) p. 17. 



156 M. J. DE GOEJE, UEBER BIB aESCHICHTE DER 

phie erfahren wir dass [das Landgut Widliih's und seiner 
Kinder das erste war , dem man begegnete, nachdem man durch 
das Thor von Anbar Bagdad verlassen batte, und dass eine 
Strasse in der Stadt nacb ibm benannt war. In der Chronik 
wird uns erzahlt , was icb nocb bei keinem Anderen gefunden , 
dass nacb der Unterwerfung der Qanarier , von der aucb Beladbori 
spricbt, WMbib Stattbalter von Armenien und Adberbaidjan 
wurde und diesen Posten bis zum Tode al-Man9ur's bekleidete 
(f 192 v.). Aucb der Stattbalterscbaft Wadhib's iiber Aegypten un- 
ter al-Mabdi, die nur etwa 3 Monate dauerte, gescbiebt Er- 
wabnung (f. 200 r.), und zwar wird diese absicbtlicb berbei- 
gezogen. Jakubi erzablt namlicb, dass al-Mabdi im Jabre 160 
die Wallfabrt macbte und den Mekkaniscben Tempel zu ver- 
grossem bescbloss. „Da scbrieb er," fabrt er fort, „an Wadbib, 
seinen Maula und Stattbalter iiber Aegypten, dass er Geld 
und Baugeratbe und Gold und Mosaikarbeit und Lampenketten 
nacb Mekka scbaffe." Wddbib's Stattbalterscbaft war im Jabre 
162. — Es ist bekannt, wie Wadbib nacbber das Postmeisteramt 
bekleidete und, da er beimlicb Scbi'it war, nacb dem Treffen 
bei Fakb dem Aliden Edris die Flucbt nacb Magbrib ermog- 
licbte, wofiir er mit dem Tode bestraft wurde. Jakubi spricbt 
zwar von der Flucbt des Edris , aber sagt dabei kein Wort 
iiber Wadbib, augenscbeinlicb, well es ibm weder zutraglicb 
noch angenebm war, dieses Ereigniss zu erwabnen, wie sebr 
er aucb fiir das Benebmen seines Abnberrn Sympatbie gebabt 
baben muss. Denn er war selbst ein warmer Scbi'it. Er spricbt 
dies in seiner Cbronik sebr deutlicb aus, nur dass er die Ab- 
basiden als recbtmassige Inbaber des Tbrones anerkennt. 



Die Wicbtigkeit der Cbronik ist bocb anzuscblagen aus zwei 
Griinden. Erstens, well uns bier die Islamiscbe Gescbicbte er- 
zablt wird von einem VoUblut-Scbi'iten , der wabrbeitsliebend 
ist, obgleich er in der Wabl der Bericbte unter dem Einflusse 



IP sein 



ABBaSIDEN VON AL-JAKUBl. 157 



seiner Verelirung fiir das Haus All's steht. Die Abdankung 
des Hasan z. B. wird von ihm mit folgenden Worten erzaUt: 
„Nach dem Tode All's wartete al-Hasan zwei, oder nach An- 
dern vier Monate, und schickte dann Obaidallah ibn Abbas mit 
12,000 Mann, urn Moawia zu bekampfen; er gab ihm Kais 
ibn Sa'd ibn 'Obada, den An^arier, bei undbefahl Obaidallah, 
dass er sich nach den Ansichten und Befehlen von Kais 
benehme. Obaidallah zog darauf nach Mesopotamien hin. Ala 
Moawia vom Tode All's Kunde erhalten hatte, zog er aus 
und stand 18 Tage nach All's Ermordung in Maugil. Als die 
zwei Armeen nun einander gegeniiber standen, schickte Moawia 
zu Kais ibn Sa'd und liess ihm eine Million Dirhem anbieten, 
falls er zu ihm iibergehen oder mit seinen Truppen abziehen 
woUte. Dieser aber schickte ihm das Geld zuriick mit den 
Worten: „du willst mich um meine Religion betriigen." Nach 
andem Berichten schickte Moawia das Geld dem Obaidallah 
ibn Abb^s, der mit 8000 Mann zuihmuberging, wahrendKais 
den Krieg fortsetzte. Moawia aber sandte Leute nach dem 
Lager des Hasan, die erzahlten, dass Kais ibn Sa'd einen Ver- 
trag mit Moawia gemacht und sich ihm angeschlossen habe, 
und zugleich Andere nach dem Lager des Kais , die das Gleiche 
Tiber al-Hasan aussagten. Dann schickte er al-Moghira ibn 
Scho'ba, Abdallah ibn Amir ibn Koraiz und Abdarrahman ibn 
0mm al-Hakam zu al-Hasan, der seine Zelte in al-Madain 
aufgeschlagen hatte. Diese batten eine Unterredung mit al- 
Hasan und riefen, als sie aus seinem Zelte herausgekommen : 
,,der Sohn des Gesandten Gottes hat dem Blutvergiessen ein 
Ziel gesteckt und den Biirgerkrieg beendigt, da er in einen 
Yertrag mit Moawia gewilligt hat." Da emporten sich die 
Soldaten, welche die Wahrheit ihrer Aussage nicht bezwei- 
felten, und fielen iiber die Zelte al-Hasan's her, die sie 
auspliinderten. Hasan selbst entfloh und verbarg sich in 
Mothlim bei Sabat (J^LjLjwm *JLIa-»). ILe wurde ihm aber 
aufgelauert von al-Djarrah ibn Sinan al-Asadi, der ihn mit 



158 M. J. DE aOEJB, UEBER DIE aESCHICHTE DER 

einer Axt an der Hiifte verwundete. Al-Hasan packte al- 
Djarrah beim Bart, drehte diesen um und um, und zerbrach 
ilim das Genick. Er selbst wurde dann ganz schwach vom 
Blutverlust nach al-Madain getragen, wo er gefabrlicb krank 
wurde. Unterdessen verlief sich al-Hasan's Heer und kam 
Moawia nacb Irak, wo er sich der Herrschaft bemachtigte. 
Als nun al-Hasan sab, dass er keine Macht mebr besass und 
von seinen Leuten verlassen worden war , obne dass sie sicb mit 
ihm berietben, macbte er einen Vertrag mit Moawia, bestieg 
die Kanzel und sagte nacb der Lobpreisung Gottes: „o Men- 
scben, Gott bat eucb durcb den Ersten von uns auf die recbte 
Babn gefiibrt, durcb den Letzten von uns macbt er dem Blut- 
vergiessen ein Ende, denn ich babe mit Moawia einen Yertrag 
gemacbt. Wer aber weiss, ob nicbt die Herrscbaft fiir eucb eine 
Versucbung sei und nur ein Genuss auf kurze Zeit" ^). 



1) Je me permets de copier le recit des memes evenements tel qu'on le trouve 
dans le jya!} »L-5>'bJi v»jbl5^ de Abou Hanifa ad-Dinaweri f c 288, auteur 
aussi ancien que Yakoubi, et non moins remarquable par son impartialite h. I'egard 
du parti alide. Voici ce qu'on lit au f. 122a sq. de I'ouvrage cite. Mscr. de I'ln 
stitut des langues orientales a St. P. No. 29 (111): JJCJJ iu>«^ ^ M^ V^ 

(^JN^c J^^ Sj>\i ij^ ^ ^(c ^ ^dJl Os^j^ iwLol (.Jsi^ j^* J* 

6j^ vJl ^j~s^ ^1^\> :^ULj i^L-^l er ^5^; -^^^ i^ l^^ 




I 
I 



ABBaSlDEN VON AL-JAKUfii. 159 

Man lernt aus di9ser einen Stelle den Charakter des Buches 
kennen. Die Aliden werden im giinstigsten Liciite dargestellt, 






XAi'y ^-aj LctXJ wii'Lc ^ io^li^ \j^j-X^\ ^c^|^ ^^ 1m-^^^ 
L5'*-**^? ^J^ ^h <^y- o-*^ ^^ ^ cr^ O^^^^ '^:.-^ ^i^^ 

Uii JjL'uw (sic. 1. jj-^i4j) jJia^J (A-Awl ^Jo q^ ^"^^^^^-^ ^^y-^ — L_«:^1 

^^jA^ (^*i^^ 8^^^^^ O^"^ O^ **^^ '■^^^5 ^^^ J^"^ a^ ^^ '-^ 
^> ^j^^ \jo^'^'^ ya^\ Jjj^ ^ItX^Jl J^k^ (V^ U.^\i/o 2U3, 
L-f-j^ j^-i*^^ ^^j) (^^> ^^ J^^^ y>l^ ;27^^ ^LiiJlJ OoiXawI^ Lj 

^Lx-i^Ji ^3^5 cX-s^, *2o_yw iCoLXJl* Lil Uil^ JUiiJI ^t ^ J,! C^Lr*^^ 
5.:^LJ1 j^^-^-^ ^^j^:^ j^Jou Oc«^ U I^Cili j»UJl J-<Pl ^y^ ^5 

v;-^ ^^j^ <^j-j;5 jUiiJi lyy^) yjs^ai y^uii (^uio ^^^ uu 

.Xi>L ^1 ixJIyiJl u^oLT^ ^^Ui J jJLwj ^^; J^ iu^^ t^-i:: 
U J.^^:^^ o^*^!^ ^y^-s^*:^! o^. ^t^ iL^-:>L (j^j*^^ J^Pt q^ \yXsA 

^^ J-*2aflj^ j^y v^\ ^1 ^It, ^ ^ ^ ^ cjy^ ^^^ vi^ 
^^ iJJI (Axe v^,-j:5^ ,j,,.4-ii Ouc ^ Jo: o^^IaojI^ ^LL*]1 ^ j^L? 
**«jLs^. x*:c3-^ &Li?. (jU3 y^».7- ^A«^ v-o^ ^3^ ^^ <^tXj ^^!c 



160 M. J. DE aCEJE, UEBER DIE GESCHICHTE DER 

und die Unfabigkeit des Hasan so viel moglich entschiildigt. 
Aber der Verfasser war sebr gut unterricbtet, und er giebt De- 
tails , die von wesentlicbem Nutzen sind. Sagt docb z. B. scbon 
Adler zu Abulfeda , dass er nicbt begreife , wie al-Hasan von Kiifa 
aus nacb al-Madain ziebe, um Moawia zu bekampfen. Weil 
scbliesst , dass al-Hasan deutlicb die Absicbt batte , dem Moawia 
auszuweicben. Nun aber Jakubi mittbeilt, dass Mosiwia scbon 
18 Tage nacb All's Tod in Mau^il stand, um von daausgegen 



(iU3 ^}^ 0^\^ iCUxIl qU>I^ (1. HcNiy I) x*y-tl O^i ^ *Jlc JJoj 
il iJjo^li yiLc ^ all] Axe i,\ iu io»^^ j»LvJI J^l ^Lwwj. 5^V^ 
svoLj^ plAxiL (A-X-/W ^^y^ (j-^;^ i^ V^3 ^ <S^f ^^ CT***^^ 

I^^Ui^li 'i^jjtLA iCcLb ^5 i3j3>cXJl ^t j.Lo! ^ JUiiJI ^y^^^ ^^^->^ 

oS^ Lft;:iLi L^ ioA** slit^^ io^l i3l^ ,jc.:> ^lL>b4Jl ^^ u^'-^'j 
iCCo J^Li Q^^ ^Lw. Jd qUj"^!^ Js^iyiJl i^JwJLj i^ q-vJI ioJlc 
X*A>Jlj Ki^l J«p1 ^>*^ (A-3-1,) **JLo J^-jWjJI K^jA^ ^*, l5^-^ 

Plus loin au f. 127a nous lisons que „J)urant toute la vie de Moama ni Hasan, 
ni Hosdn navaient a souffrir aucune mjmtice, aucun desagrement de la part de 
Moawia. II ne les joriva d'' aucun des avantages quil leur avait accordes et se mm- 
trait invariablement resfpectueux a leur egard" Voici le texte: "^^ CT***"^ T^* r •^ 

Un tel aveu dans la bouche d'un ecrivain du 3e siecle parle autant en faveur 
de Moawia qu'en celle de I'ecrivain lui-meme. 

[Note du redacteur]. 



I 



ABBaSIDEN VON AL-JAKuBl. 161 



t'kk zu operiren, wird alles klar. Nacli den schon bekannten 
uellen war Moawia bereits nach Maskin gekommen, als al-Hasan 
aus Kufa auszog. Dieser Ort aber lag am Dodjail, unweit 
der Stelle des spatern Bagdad. Hasan zog also wirklich dem 
Moawia entgegen und ist von solcher Feigbeit, wie sie ibm 
Weil vorwirft, freizusprecben. Er scbeint aber ungebeure Miibe 
gebabt zu baben, die Truppen ins Feld zu bringen. Dass Ja- 
kubi die Ueberlieferung iiber den Verrath des Obaidallab ibn 
Abbas mittbeilt, zeugt fiir seine Wabrbeitsliebe , denn obgleicb 
die Aliden ibm am bocbsten steben , bat er docb fiir das ganze Haus 
des Propbeten Ebrfurcbt. Dass Moawia keine Bestecbung scbeute , 
ist aucb von anderer Seite genugsam bekannt. Sonst aber macbt 

I er ibm keine Vorwiirfe. Es ist wohl zu bemerken , dass Jakubi 
al-Hasan an seinem Sterbetage zu seinem Bruder Hosain sagen 
lasst, dass er vergiftet worden sei, docb dass nicbt einmal die 
Vermutbung ausgesprocben wird, dass Moawia ibn babe ver- 

I giften lassen. Al-Hasan bittet seinen Bruder nur, er moge 
seine Leicbe neben der des Propbeten beisetzen, aber mit der 
ausdriicklicben Warnung, keine Gewalt zu gebraucben, wenn 
die Regierung die Erlaubniss verweigern soUte. 

Zweitens und vorziiglicb ist die Cbronik wicbtig, da der 
Verfasser nicbt nur selbst die Gescbicbte gut kannte, sondern 
aucb keine Miibe gescbeut bat, sicbere Nacbricbten zu bekom- 
men. Da die Einleitung zum ersten Bucbe verloren ist, kennen 
wir seine Quellen fiir die vorislamiscbe Gescbicbte nicbt , ausser 

! dass er dem Abscbnitte iiber Cbina diese Worte voranscbickt : 
„Es erzablen die Ueberlieferer und die Gelebrten und die, welche 
nacb Cbina gereist sind und daselbst langere Zeit verlebt ba- 
ben, so dass sie die Cbinesiscben Verbaltnisse kennen gelernt, 
ibre Biicber gelesen , und aus diesen und miindlicber Mittbeilung 

! die alte Gescbicbte des Landes studirt baben, so wie aus den 
Inscbriften an den Tboren der Stadte und der Gotzentempel , 
und den steinemen Monumenten mit ibren mit Gold ausgefuUten 
eingegrabenen Bucbstaben." Was er dann iiber Cbina erzablt, 



162 M. J. DE aOEJE, UEBER DIB GESOHICHTE DER 

bietet zu dem , was Masiidi in seinem Momdj liat , manclie werih- 
volle Zugabe, u. A. weiss Jakubt scbon, dass der Cbinesiscbe 
Fiirst den Titel „Solm des Himmels" tragt. Den Abscbnitt 
liber die Sasaniden babe ich fur Prof. Noldeke copiert, und 
dieser scbreibt mir, dass Jakubi ganz vorziiglicbe Quellen be- 
nutzt baben muss und Verscbiedenes bat, was sonst nirgends zu 
finden ist. Die Einleitung des zweiten Bucbes lautet so: „Nach- 
dem unser erstes Buch beendet ist , in welcbem wir eine Ueber- 
sicht des Weltanfanges und der Geschicbte der alten Volker 
und Eeicbe gegeben baben, baben wir dies Bucb zusammen- 
gestellt nacb den Ueberlieferungen der yornebmsten Gelebrten, 
Ueberlieferer , Verfasser von Propbetengescbicbten und Gescbicbt- 
scbreiber. Es ist nicbt unsere Absicbt, ein ganz neues Werkzu 
scbreiben und abermals die scbwere Arbeit zu iibernebmen , die 
scbon Andere vor uns durcbgemacbt baben. Da wir aber fin- 
den, dass sowobl was die Ereignisse selbst, als was die Jabre 
anbelangt, grosse Verscbiedenbeit zwiscben den einzeln Scbrift- 
stellern berrscbt, wie aucb in der grossem oder geringern Veil- 
stiindigkeit der Mittbeilungen , wiinscben wir zu sammeln, was 
wir in den verschiedenen Ueberlieferungen Wicbtiges gefunden 
baben. Unser Bucb fangt an mit der Geburt des Gesandten 
Gottes und seiner Gescbicbte von Jabr zu Jabr bis zum Tage, 
wo Gott ibn zu sicb nabm. Dann lassen wir die Gescbicbte 
der einzebien Kbalifen folgen, mit Angabe der Begebenbeiten 
und Eroberungen jeder Kegierung und der Tbaten und Regie- 
rungsjabre jedes Fiirsten. Unsere Quellen aber sind: Isbak ibn 
Solaiman ibn Ali der Hascbimit nacb seinen Hascbimitiscben 
Gewabrsmannern; Abu'l-Bakbtari Wabb ibn Wabb al-Koraschi 
nacb Dja'far ibn Mobammed und andern Gewabrsmannern; Aban 
ibn Othm^n nacb Dja'far ibn Mobammed; Mobammed ibn Omar 
al-Wakidi nacb Musa ibn Okba und andern Gewabrsmannern; 
Abdalmalik ibn Hiscbam nacb Zijad ibn Abdallab al-Bakkai 
nacb Mobammed ibn Isbak al-Mottalibt; Abu'l-Hasan az-Zijadi 
[al-Hasan ibn Otbmltn] nacb Abu'l-Mondbir [Hiscbam ibn Mo- 



ABBaSIDBN VON AL-JAKUBl. 163 



i turned] al-Kalbi und anderu Gewahrsmiinnern ; Isa ibn Jazid 
I Dab; al-Haitham iba 'Adi at-Tayl nach Abdallah ibn Abb^s 
Hamdani ; Mobammed ibn Kathir al-Koraschi nach Abu Qalih 
nnd andern Gewabrsmannern ; Ali ibn Mobammed ibn abi Saif 
al-Madaini; Abu Ma'scbar al-Madani; Mobammed ibn Musa 
al-Kbowarizmi der Astronome und Ma-scba-Uab der Aritbme- 
tiker, welcber die Horoscope der verscbiedenen Zeitpunkte be- 
recbnet bat. Ausser den bier Genannten haben wir noch Nach- 
richten aus verscbiedenen andern Quellen zusammengebracbt. 
Wir baben aber das Ganze kurz gefasst, die Yerse weggelassen 
und die langen Erzahlungen abgekiirzt." Unter den nicbt in 
der Einleitung Genannten ist u. A. Mobammed ibn Ali ibn 
Solaiman an-Naufalt, (f. 189 r.), wabrscbeinlicb der Vater des 
von Bekri (S. ((a) citirten Naufali. 

Icb will nur an einem kleinen Beispiel die Wicbtigkeit der 
Cbronik zeigen. Es ist bekannt, wie Tabir Stattbalter von 
Khor^san wurde durcb Bestecbung des Ministers Abmed ibn 
abl Khalid. Nacb den meisten Quellen, die aber alle insge- 
sammt auf Tabari zuriickgeben ^) , zauderte Mamun, Tabir die 



1) Tabari a probablement puise son recit sur la nomination de Tahir dans le 
^\OJ(j vjUi" de Abou-1-Fadhl Ahmed b. Abi Tahir Taifour ^jJoJo + 280, ou 
du moins a la meme source que ce dernier. Le Musee Britannique possede un 
volume de I'ouvrage cite (Cod. Add. 23,318, cf. Catal. p. 545). On y lit au f. 
12jt-13b: Jls (jiwlJl Ou^ ^\ ^c3^\s> Jb* ^y^ ^j ^^^-^. ^^'^s>•^ 

^X^^U Jlij Ji ii U^ j.:^! ^yi.^ XjAj^I j*JL^I ^ tj^y^^ 

Apres ces mots on lit litt^ralement (sauf quelques variantes de pen d'importance) 
j le meme recit qui se trouve chez Ibn Miskoweihi (de Groeje, Fragmenta histor. arab. 
1 p. 448 — 450) et dont la plus grande partie eat reproduite aussi par Ibn al Athir ed. 
Toniberg VI, p. 255 1. 7—256, 1. 7. [Note du Re'dacteur.] 



164 M. J. DE aOEJE, TJEBER DIE GESCHICHTE DER 

wichtige Stelle anzuvertrauen , uad that es erst, als der 
Minister sicli fiir ilin verbiirgte. Al-Mamuni setzt in seiner 
Chronik, nach dem Citate bei Ibn-Khallikan (I S. ^"("1^ Slane), 
hinzu , dass Abmed ibn abi Kbalid seinen treuen Eunuch en dem Ta- 
hir schenkte, mit der Wei sung, seinen neuen Herm zuyergiften, 
sobald er Miene zur Emporung machen wiirde. Als nun zwei 
Jahre nachher die Nachricht kani , dass Tahir bei der offent- 
lichen Predigt den Namen des Khalifen verschwiegen , demnach 
einen Act von Rebellion begangen hatte, befahl Mamun dem 
Minister sogleich nach Khorasan zu gehen und seinem Yer- 
sprechen nachzukommen. Der Minister erbat sich eine Frist von 
24 Stunden, aber noch vor Ablauf dieser kam der Bericht, 
dass Tahir plotzlich gestorben sei. In dieser Erzahlung ist 
eine grosse Unwahrscheinlichkeit , namlich dasb M^imTin schon 
Bedenken gegen Tahir's Treue gehabt hatt<», er ihn zum 

Statthalter ernannte. Jakubi lehrt uns , dass Mamun erst spater 
durch Vermittlung des Hasan ibn Sahl, der Tahirs Feind 
war, erfuhr, dass Ahmed ibn abl Kbalid sich hatte bestechen 
lassen. Als nun die Nachricht kam, dass Tahir bei der offent- 
lichen Predigt die Erwahnung des Namens des Khalifen unte^ 
lassen hatte, lies Mamun Ahmed vor sich kommen und sagte: 
„du hast mich fiir 3 Millionen Dirhem verkauft, die du von 
Tahir erhalten hast." Ahmed antwortete: „ich werde nach Kho- 
rasan gehen und dafiir sorgen , dass Ihr nichts weiter von ihm zu 
befiirchten habt." Der Khalife befahl ihm sich fertig zu m9r 
chen. Da kam ein Schreiben von Tahir an Ahmed ibn abl 
Kh^lid mit der Bitte, er moge Mohammed ibn Farrokh al- 
'Amarkl zu ihm schicken. Dieser aber stand bei Tahir in grossem 
Ansehn und genoss sein voiles Vertrauen. Ahmed ibn abl 
Kh^lid schlug nun dem Khalifen vor, dass dieser 'Amarki an- 
statt seiner geschickt werde , da er eben so gut wie der Minister 
selbst die Sache ins Reine bringen werde. Er beschenkte 
darauf den 'Amarki mit vielen Landgiitem und einer bedeuten- 
den Geldsumme und schickte ihn nach Khorasan, wo er nock 



ABBaSIDBN VON AL-JAKubI. 165 

keinen Monat verlebt hatte, als Tahir starb. Man sagt, dass 
Brudersolin des 'Amarki TaMr vergiftet hat." Dieser 
ericlit des Jakubt setzt uns nun erst in Stand zu begreifen, 
wie die ganze Geschichte sich zugetragen hat. Dass Tahir fiir 
sich die schonste Statthalterschaft des ganzen Reiches wiinschte, 
ist sehr natiirlich, und dass er seinem Freunde Ahmed ibn abi 
Khalid ein hiibsches Geschenk gemacht hat, als dieser ihmdie 
eintragliche und einflussreiche Stelle besorgt hatte, ebenso. 
Nicht aber, dass Mamun schon damals Misstrauen gegen Tahir 
hegte. Wenn dies der Fall gewesen ware und sogar, wie die- 
selbe Ueberlieferung erzahlt, Tahir das gewusst hatte, wiirde 
er nicht noch einen Monat lang in der Nahe von Bagdad ge- 
zogert haben, wahrend welcher Zeit er taglich 100,000 Dirhem 
aus der Staatskasse erhielt; wiirde Mtoun gewiss nicht gleich 
im folgenden Jahre Abdallah, Tahir's Sohn, zu der hochst 
wichtigen Statthalterschaft von Syrien und Aegypten ernannt ha- 
ben, noch weniger den Brief, den Tahir damals an seinen Sohn 
schickte, in Abschrift alien Statthaltern des Eeiches zugesandt 
haben. Jakubi macht aber auch einen Fehler, da er namlich 
T^ir's Act offener Emporung zu friih setzt. Tahir war viel 
zu klug , so etwas zu wagen , ohne alle Vorbereitungen getroffen 
zu haben, und Mamun muss davon erfahren haben, sonst ware 
auch nicht zu begreifen, warum Mamun nach den genannten 
Quellen ihm einen derben Brief soUte geschrieben haben. Auch 
Jakubi erzahlt in seiner Geographie (S. *!♦), Tahir habe erfahren , 
dasa Mjim'iin gegen ihn verstimmt war, und daher heimlich 
eine Emporung vorbereitet. Die Unterredung des Khalifen mit 
Ahmed ibn abi Khalid, von welcher Jakubi erzahlt, muss also 
Statt gefunden haben, als Mamiin die ersten Symptome von 
T§,hir's Absicht, ein unabhangiges Reich zu grixnden, bemerkt 
hatte. Der Minister schickte darauf den 'Amarkt. Etwa drei 
Oder vier Monate spater, als die Nachricht von der offenen Re- 
bellion nach Bagdad kam, mag dann die zweite Unterredung 
M4mun's mit dem Minister Statt gefunden haben, von welcher 



166 M. J. DE aOBJB, UEB. D. GES. I)ER ABBaSlDBN VON AL-JAKUBl. 

Tabari und Mamiint erzahlen. Die Erwahnung des 'Amarkl 
aber war fur micli ein guter Fund. Istakbri S. fH" sagt, daas 
aus Djordjan viele bedeutende Manner stammen, durcb Edel- 
muth ausgezeichnet , unter ihnen al-'Amarki , der Freund (Qabib) 
al-Mamun's. Bisher hatte ich iiberall vergeblicb nacb diesem 
Manne gesucbt. Jakubi giebt die gewiinscbte Aufklarung. 



Aus dem Gesagten ist es boffentlicb deutlich, dass eine Her- 
ausgabe des Bucbes erwiinscbt ist. ^) Leider ist die HS. ziemlich 
nacblassig gescbrieben, so dass es keine leicbte Aufgabe sein 
wird, den Text berzustellen. Im Ganzen und Grossen balte ich 
es aber fiir ausfiibrbar, denn die Handscbrift ist nacb meiner 
Ansicbt aus einem guten alten Original abgescbrieben , so dass 
man den Grund vieler Scbreibfebler nocb erkennen kann. So ist 
der Punkt, der im Original unter den Bucbstaben l> und . 
gescbrieben war, bisweilen Anlass geworden zu einer Corruptel 
dieser in *»;, wie in den oben citirten Worten des Kais ibn 
Sa'd ,,du willst micb um meine Keligion betriigen" in der HS. 
j^ i^^' stebt anstatt ^j^j:^\^. Zur Verbesserung des Textes 
der Geograpbie bietet das Bucb mancbe niitzlicbe Notiz, z. B. 
fiir die Mikblaf's von Yemen. Umgekebrt wird die Geograpbie 
fiir den kiinftigen Bearbeiter des Textes dieser Cbronik eine 
wertbvoUe Stiitze sein. 



1) Ich kann jetzt mittheilen, dass Ur. M. Th. Houtsma, Adjutor Interpretis 
legati Warneriani in Leiden, eine Ausgabe des Werkes vorbereitet. 



EXPOSE 



DE LA REFORME DE L'ISLAMISME 

commencee au Illume siecle de TH^gire par 

ABOII-'LHASAN ALI ELASe*ARI 

et continu^e par son ^cole. 
Avec des cxtraits du Texte Arabe d'lbn Asakir 



M. A. F. MEHREN. 



PREFACE, 



Le tableau que nous donnerons du developpement de I'ortho- 
doxie Islamite, resultat graduel d'une lutte des deux premiers 
siecles de THegire entre deux principes opposes, celui de la 
perception immediate et irreflecHe du Coran, appuyee sur les 
anciennes traditions, et celui d'un entendement rationnel, a ete 
tire principalement d'un ouvragereligieuxpolemique, appartenant 
a la collection Kifayia de la bibliotheque de TUniversite de 
Leipsic, et portant le titre suivant: 

"Le livre contenant Texposition des mensonges de Timposteur 
contre I'imam Ahou-l-Hasan el-Ash^arif ouvrage de rim§,m eru- 
dit, le gardien fidele du Coran, le premier connaisseur du Co- 
ran, le defenseur de la Sonna, le traditionnaire de Damas 
Abou-1-Qasim Ali b. el-Hasdn b. Hibat-allab b. Abdallab b. al- 
Hasan, le Sbafeite, connu sous le nom dUlin Asdhir" 

Nous trouvons notre auteur souvent mentionne par Hagi 
Kbalfa *) qui dit de cet ouvrage d'apres I'autorite d'Ibn el- 
Sobki 2) : "C'est un des liyres les plus utiles dont on pretend 



1) V. t. II p. 183, comp. die Academien der Araber bearb. von Wiis- 
tenfeld, p. 69 sq., Ibn Rhalliq. t. I p. 476 (ed. du Caire.). 

2) Mort en Egypte Pan 756 H. v. ProMg. d'Ibn Khaldoun t. Ill p. 13 
note 5; Wustenfeld 1. c. en fait de meme mention sous N° 8: manifestatio 
luendacii cahimniantis doctorem Abu-l-Hasan el-Aschari. 

13 



1) L'edltion du Caire t: I p. 477. 

2) La date de sa naissance est tiree d'une note ajoutee a la premiere 
page du manuscrit , qui nous donne de meme celle dc sa mort correspondant 
avec les indications de H. Kh. et d'Ibn Khalliqao. 



170 PRfirACE. 

avec raison que chaque Sonnite qui ne le possede pas ne s'esi 
pas bien pourvu, et qu'aucun theologien ne peut se nommer \ 
Shafeite sans le posseder; c'est pourquoi nos docteurs ordonnent 
a leurs disciples de Temployer". L'imam Abdallah b. Sa'd el- 
lafei le Shafeite en a fait un abrege. Outre une grande liste 
des ouvrages appartenant a la tradition, Ibn Asakir a com- 
pose une vaste histovre de Damas en 80 vol., qui fait remarquer 
a Ibn Khalliqan *) que son auteur, probablement a peine sorti 
de I'enfance, en a deja congu I'idee; un abrege du dictionnaire 
gSographique Modjem el Buldan de Yaqouti et enfin un dictionnaire 
hiographique des hommes et des femmes illustres , contemporains 
du propbete. Bien que notre auteur [n. 499 de I'H: +571]*), 
separe par une distance de plus de 250 ans de I'objet de son 
ouvrage, al-Ash*ari [f 324 H.], s'adonne librement k toute as- 
pece de legendes et de mythes pieux, servant a couronner le 
fondateur de Torthodoxie d'une aureole de saintete, son livre 
jette pourtant une vive lumiere sur le developpement religieui 
de rislamisme pendant les siecles consecutifs d'el-Asb'ari jusqu'i 
son temps, et nous montre la lutte acharnee des deux directions 
opposees qui se disputaient la preponderance: I'ancien parti, re- 
presente par les quatre ecoles ortbodoxes: les Hanefites, les 
Shafeites, les Malekites et les Hanbalites, et le parti rationa- 
liste , represente par la secte celebre des Motazales. Ces demiers 
faillirent gagner le dessus entre le 2^™^ et le 3eme siecle de 
I'Hg.; c'est alors, vers la fin du troisieme siecle, que s'eleve 
AboU'l-Hasan el-Ash'arif des I'origine appartenant lui-meme 4 
la secte rationaliste des Motazales; mais, apres avoir abjure ses 
egarements religieux et retracte ses opinions anterieures, il de- 
vient le champion fidele d'une ortbodoxie qui n'a besoin que 



PHEFACE. , 171 



I d'etre fixee en systeme par Gazzali, pour rester presque invariable 
comme la forme actuelle ou nous trouvons la religion malio- 
metane de nos jours. Cependant ce n'est qu'apres avoir ete 
I'objet de maints soupgons et d'attaques tres-severes de la part 
de ses ancieus partisans de Tecole Motazale , qu'el-Ash'ari reussit 
a prouver sa sincerite religieuse et a se faire accepter comme 
reformateur de I'lslamisme. Parmi ses adversaires les plus opi- 
I niatres, nous trouvons un certain Abou AH el-Ahwdzi el-Hasan 
' b. All de Bamas [f 446 H.]*), auteur d'un ouvrage polemique, 
intitule "I'exposition contenant le commentaire des croyances 
des hommes de la foi", ^) dont une partie se trouvait encore k 
Damas au temps d'Ibn Asakir; nous ne connaissons cet ouvrage 
que d'apres les citations d'Ibn Asakir, mais il semble avoir 
profere les invectives les plus injurieuses contre la memoire 
d'el-Ash*ari , p. e. que sa conversion n'avait ete provoquee que 
par des motifs tout mondains comme pour accaparer un heritage 
d'un parent decede, ou pour augmenter son influence comme 
docteur; que la conversion des heretiques parmi lesquels il est 
compare au fameux Eawendi , ne doit qu'a peu d'exceptions pres 
etre regardee comme sincere; qu'il n'avait pas observe la priere 
pendant une vingtaine d'annees; que sa descendance du celebre 
Abou Mousa el-Asb'ari, contemporain du propbete, etait insig- 
nifiante, attendu que son pere ou son a'ieul, nomme Abou-Bisbr, 
etait juif; qu'il cbercbait sa societe continuellement parmi les 
pbilosopbes naturalistes , matbematiciens et heretiques; qu'on 
n'avait pas besoin d'une cinquieme ecole orthodoxe outre les 
quatre dej4 etablies aux premiers siecles de I'lslamisme; que 
ses partisans n'avaient reussi que pendant les 30 dernieres an- 
nees de la vie de Tauteur; qu'au contraire al-Ash'ari avait erre 



1) D'apris H. Kh. il est I'auteur de plusieurs ouvrages critiques sur les 
le9ons du coran ; sa mort y est indiqude a la meme annde que dans notre 
raanuscrit (446 H.). 



172 PREPAOE. 

par tout le monde sans trouver de partisans, jusqu'a ce qu'il 
eut atteint el-Ahsa, une des places les plus reculees de I'lsla- 
misme et foyer de touts espece de sectes heterodoxes , ou il 
termina sa vie. C'est contre ce livre qu' Ibn As§,kir a com- 
pose son ouvrage d'un caractere tout k fait traditionnel et 
portant le nom ci-dessus indique „Le livre contenant rexposi- 

tion des mensonges de Timposteur " qu'il finit en lan^ant 

au nom de la foi orthodoxe les maledictions les plus horribles 
contre son adversaire: „Que Dieu le suffoque et brise la 
boucbe impure de cet heretique, qui fut en meme temps Sala- 
mite, partisan de I'assimilation et de la corporalite de Dieu, 
et Hasbwite ^); toute personne qui lit son livre intitule Pex- 
position contenant le commentaire des croyances des hommes de 
la foi" avec les traditions sur les attributs de Dieu y con- 
tenues, et y observe ses erreurs et les traditions controuvees, 
faibles et perverses, doit deplorer son manque de foi. Une 
partie de ce livre se trouve encore a Damas ecrit de sa propre 
main ; quiconque y regarde , se convaincra parfaitement de la 
mauvaise foi de Tauteur contre el-Asb'ari; pour quiconque I'exa- 
minera, seront clairs ses mensonges et sa perversite." 

Le manuscrit, que le directeur de la bibliotbeque deLeipsic, 
M. le professeur L. Krebl, a eu I'obligeance de mettre k ma 
disposition, contient 126 feuilles in foi. d'une belle ecriture. 
Apres la preface qui commence ainsi *) : „louanges a Dieu qui 
a gratifie son peuple, confesseur de son unite, de ses visions et 
de ses revelations nocturnes, qui a ouvert leurs poitrines k la 



l) Sur ces sectes v. Shahrastani's Relig. Parteien und Philosoph. Schulen 
\on Haarbriicker t. I p. 114; les Salamites sont les partisans d'un cer- 
tain Abou-lHasan b. Salira v. Ibn Khalliq. ed, de Slane t. I. p. 689. 




PREFACE. 173 

conception de sa gloire par sa gr^ce et par son inspiration , qui 
a ote la serrure de leurs coeurs par la foi de I'interieur; lui 
seul, il connait I'interieur", ce qui nous fait voir en perspective 
le caractere de ce livre, I'auteur nous represente Abou-1-Hasan 
el-Ash'ari comme tenant le juste milieu entre les opinions des 
Motazales , qui depouillent Dieu de tout attribut, et les partisans 
de Tassimilation et de la corporalite , qui lui attribuent un corps 
divisible avec des proprietes humaines; c'est Ash'ari qui a 
reussi par la grace de Dieu a combiner les arguments de la 
raison avec les anciennes traditions , pour etablir la vraie con- 
naissance de sa nature, autant eloignee de Tabstraction pbilo- 
sopbique que de la grossierete materialiste. Alors ses adver- 
saires, apres avoir vu la superiorite de ses arguments, ont eu 
recours a une tactique mensongere, qu'Ibn Asakir s'est deter- 
mine a devoiler, bien que les merites d'al-Asb^ari n'aient pas 
besoin de defenseur, lui qui dans la foi et la science adepasse 
tous ses contemporains , qui a berite sa superiorite de son aieul 
Abou-Mousa el- Asb'ari , contemporain du propbete , et par ses 
ouvrages s'est fait une renommee par tout le monde, et spe- 
eialement par son memoire, intitule „la declaratM\ s'est rendu 
digne du titre d'imam. C*est done conformement au comman- 
dement du propbete de garder pieusement la memoire des defunts : 
„ — Si dans ce peuple un survivant fletrit la memoire d'un 
d^ftmt, que celui qui en a la parfaite connaissance , declare la 
yerite ; celui qui dans ce cas la tient cacbee , se rend coupable 
de la meme reticence que celui qui cache ce qui a ete reveie 
par Dieu au propbete — " que Tauteur s'est cbarge de prouver 
4 la posterite la gloire d'el-Asb^ari. II faut faire remarquer 
que nous n'avons jamais une exposition suivie, mais partout 
la juxtaposition de diverses traditions avec toute la cbaine de 
leurs derivations; c'est pourquoi je prefere d'abord donner la 
liste des diverses sections, et appuyer I'exposition quisuivrasur 
celles de ces traditions qui me semblent contenir quelque cbose 
de valeur, Bien que le livre ne soit pas divise en cbapitres 



174 PREFACE. 

numerotes , on y trouve des sections portant I'indication du con- 
tenu principal: voici la liste des divers chapitres: 

*) (fol. 4 — 8.) Sur le nom d'Aboul-Hasan et sa famille; la 
cause pourquoi il a abandonne le parti des Motazales. 

^) (fol. 8 — 12). Traditions du prophete indiquant I'antece- 
dence d'Abovi-Mousa et celle du peuple de I'Yemen , et prouvant 
la science d'Abou-1-Hasan. 

3) (fol. 12 — 33). Commemoration de la noble origine d'Abou-1- 
Hasan, et observations des savants sur sa haute dignite; k 
cette section appartient la vie d'el-Asb'ari. 

*) (fol. 33 — 38.) Commemoration de la superiorite d'Abou-1- 
Hasan dans la science , et de ce qui est connu de son vaste savoir 
et de son intelligence. 

*) (fol. 38 — 39.) Commemoration de la piete d'Abou-1-Hasan , 
et traditions sur sa vie solitaire et sur sa mortification. 

*) (fol. 39 — 41.) Commemoration de la grace divine envers 



(AJLc ^.l3 j^lXJI ja"^^^ Xj-amj^ 8. CT*"*^ <3^ i^MoMO -^ ^^\j 1) 

c-J^Aiaail ^5 xbs^ ^ J^ j*-§iii ^^^3 »^'S 



l4h)ou- 



PREFACE. 175 



1-Hasan en vue de son origine, derivee de la plus notle 
race de ee peuple. 

^) (fol. 41 — 46.) Description de sa lutte contre I'heresie, et 
traditions sur ses admonitions k la communaute des croyants 
et sur la sincerite de sa foi. Nous avons dans ce chapitre une 
exposition de la doctrine d'el-Ash'ari tenant le milieu entre les 
diverses sectes de son temps, si laquelle se rattaclie un extrait 
de son ouvrage principal, el-iddnet, (la declaration). 

^) (fol. 46—47.) Traditions des diverses visions noctur- 
nes prouvant les titres d'Abou-1-Hasan k etre regu parmi les 
imams. 

9) (fol. 47 — 49.) Mention de quelques poemes ou Abou-1- 
Hasan el-Ash'ari a ete celebre. 

10) (fol. 49-97.) 

Biographies des plus celebres docteurs de tbeologie qui ont 
adhere k la doctrine d'Abou-1-Hasan el-Ash'ari, les merites des 
disciples prouvant la superiorite du maitre. Cette liste est di- 
yisee en cinq sections ou thabaqat: 

a. (f. 49 — 60) Biographies de ses disciples immediats etcon- 
temporains ; 

b. (f. 60 — 74.) Biographies des partisans de ses disciples; 



LI qI J^-£ JA-j ^^^\ oLoLUl ^ i^^j Uo (jia*j j/3 uj 8) 
J^..*a-3> q1^ 6] iwJL:5^^^1 jt^l-Cv^ O^^^ CT '^^-♦^ j^^ V ^^) 



176 PREFACE. 

c. (f. 74—80.) BiograpMes de ses partisans de la Seme g^. 
neration ; 

d. (f. 80—86.) Biographies de ses partisans de la 4eme g^. 
neration; 

6. (f. 86 — 98.) Mention de quelques celebres partisans d'A- 
bou-1-Hasan el-Ash'ari de la Seme generation, dont une partie 
ont ete contemporains de I'auteur. Parmi les representants de 
cette classe nous avons le celebre Gazzali (m. 505 H.); le der- 
nier qui a ete mentionne ici, porte le nom d'Abou-l-Fath 
Nasr-allah h» Ahd el-Qawi el-Ash^ari, m. 542 H. 

Le reste du manuscrit n'indiquant aucune nouvelle section, 
contient depuis f. 99 — 108 v. une longue digression de Tauteur 
pour defendre I'emploi de la dialectique, al-Kelam^ qui par un 
malentendu des paroles de Shafei a ete estimee comma repu- 
gnante a la foi sincere. D'apres notre auteur, la dialectique est 
tout au contraire necessaire a chaque epoque ou la foi imme- 
diate est ebranlee par les doutes de I'beresie; alors il faut ren- 
contrer ses adversaires avec des armes pareilles, et a cet egard 
la dialectique est au contraire une oeuvre meritoire, servant a 
confirmer la foi. 

Depuis le foi. 108 jusqu'a la fin nous ayons des citations suivies 
de I'ouvrage dejsl nomme de Hasan b. Ali el-Abwazi, intitule 
^I'exposition contenant le commentaire des croyances des hom- 
mes de la foi", avec les refutations de notre auteur. Comma 
les contemporains memes du propbete Abou-Bekr, Omar, Ali, 
Aisba et les docteurs les plus celebres de Tislamisme ont eu 
^ souffrir par la medisance de leur temps et de la posterite, 
de meme Abou-1-Hasan el-Asb*ari. Le propbete ayant promis 
par sa parole k celui qui defend I'bonneur de son frere cro- 
yant contre la medisance, d'etre delivre de I'enfer, Tauteur 
espere cette remuneration de son ouvrage qu'il finit dans I'es- 
poir que Dieu relevera la communaute des vrais croyants par 
les paroles de la verite contenues dans ce memoire, et qu'il 



PREFACE. 



177 



r 

IHiii donnera sa recompense et comblera Tauteur de sa grace 
l^^u jour de la resurrection. A la fin (fol. 126 r et v.) 
nous lisons un poeme, ou I'auteur encore une fois nous 
rend compte du but de I'ouvrage , en j rattachant la men- 
tion de la celebrite d'el-Asb'ari et en implorant sur lui 
jt la communaute des croyants la grace abondante de Dieu. 



II 



I 



LA MISSION D'ABOU-L-HASAN EL-ASH'ARI CONFIRMEE 
PAR DES PREDICTIONS PROPHETIQUES. 



En voyant la legende religieuse concernant el-Asli^ari en 
pleine activite dans le courant du S^me et du 4enie siecle de 
I'Hegire , j'ai juge convenable de communiquer les plus remar- 
quables des diverses traditions que nous offre en pleine abon- 
dance le livre d'Ibn As^kir pour confirm er la mission d'al- 
Asb'ari. Quant a son origine, tiree d'Abou Mousa el-Ash*ari 
et a la preference de I'Yemen qui a ete le berceau de sa fa- 
mille, nous lisons les paroles du propbete, reproduites avec 
quelques petites variations, et confirmees comme partout dans 
cet ouvrage par la cbaine continue des traditionnaires : „La 
foi appartient a ITemen, et la sagesse y a sa demeure; le 
peuple de I'Yemen viendra cbez vous; son caractere est a- 
greable et son coeur doux." ^) — Une autre tradition donne 
le meme sens: ^Pendant le sejour du propbete a Medine il 
dit : Dieu soit glorifie I maintenant I'aide de Dieu et la yic- 
toire sont arrivees; voil^l le peuple de I'Yemen! On lui de- | 
manda: qu'est-ce que le peuple de I'Yemen? 11 repondit: 



1) V. Bochari ed. du Caire t. 11. p. 133, 1. 8 infra. 



I^W.nn 



LA MISSION d'aBOU-L-HASAN BL-ASH'ARI, ETC. 179 



un peuple doux de coeur, soumis; la foi appartient a ITemen , 
de meme la theologie et la sagesse." 

I L'a'ieul d'Abou-1-Hasan , Abou Mousa el-As7i*ari , appartenait 
aux premiers convertis de la Mecque, d'ou il prit part a 
remigration de la petite coinmunaute musulmane en Abyssinie ; 
il y resta jusqu'a la prise de Khaybar. Alors revenu a Me- 
dine, il fut nomine gouverneur de T Yemen; sous le kbalife 
Omar, il conquit comme general des troupes musulmanes Ahwaz 
et Ispahan, fut nomme gouverneur de Coufa par Othman et 
charge de I'arbitrage entre Moawia et Ali. Par sa voix sonore 
il acquit une certaine celebrite comme lecteur du Coran ; de meme 

II s'etait fait aimer par sa justice et son administration en 
qualite de gouverneur. II mourut I'an de I'Heg. 42 ou 44, 
tgQ de QQ ans, laissant quatre fils, parmi lesquels noustrouvons 
Ahou Borda dans la genealogie d'Abou-1-Hasan. Comme nous 
allons voir, il a ete sanctifie par une aureole de legendes 
pieuses, a partir du moment ou son descendant Abou-1-Hasan 
reussit dans sa reforme de I'lslam. „Les Ash'arites, a dit le 
prophete, quand ils etaient reduits par leurs excursions a I'in- 
digence, et qu'il ne leur restait que peu d'aliments pour nour- 
rir leur famille a Medine, avaient la coutume de ramasser 
leur pitance et de la distribuer egalement; ils appartenaient a 
moi et moi a eux"; — Une autre tradition derivee du pro- 
phete est congue ainsi: „ comme ils sont braves, ceux de la 
tribu Asad et les Ash'arites, jamais consternes dans la bataille, 
ni ne depassant la juste mesure ; ils appartiennent a moi et moi 
a eux!" — Leur voix en qualite de lecteurs du Coran a ete 
mentionnee dans une autre tradition : „ Je reconnais la voix des 
Ash*arites chantant le Coran pendant la nuit, bien que je n'aie 
pas observe la place ou ils avaient fixe leurs demeures pen- 
dant le jour; k leur voix pendant la nuit je reconnais leurs 
demeures; d'eux sort le commandement, quand s'approche la 
cavalerie ennemie." Une autre tradition confirme la meme chose 
par les paroles du prophete , entendant Abou-Mousa lisant le Coran : 



180 LA MISSION d'aBOU-L-HASAN EL-ASH^ARI, 

„Celui-ci a re^u la harpe de David'* ^) , et par celles d'Abou 
Othman: „Je n'ai entendu ni harpe, ni cymbale ni tambour 
d'un son plus doux que la voix d' Abou-Mousa ; quand il faisait 
la priere, nous desirions qu'il lut toute la Seme sourate a cause 
de sa voix agreable." C'est pourquoi il fut envoye par le pro- 
phete dans I'Yemen pour instruire les habitans dans la lecture 
du Coran. De meme Abou-Mousa a ete joint aux plus instruits 
dans la jurisprudence parmi les compagnons du prophete: „les 
decisions d'apres la loi appartenaient aux six compagnons du 
prophete: a Omar, Ali, Abdallah, Zeid, Obay b. Ka'ab et 
Abou-Mousa." — La fuite des Asb'arites en Abyssinie a ete 
mentionnee dans cette tradition derivee d' Abou-Mousa lui-meme : 
,,Nous sommes sortis de I'Yemen au nombre de cinquante et 
quelques appartenant a ma tribu; nous avons ete trois freres: 
Abou-Mousa, Abou-Eabm, et Abou-Asim; le vaisseau nous a 
portes vers le Nedjdjashi de T Abyssinie, ou s'etait refugie Djafar 
b. Abou Thalib avec ses compagnons; nous y attendimes I'ar- 
rivee du prophete apres la prise de Kbaybar. II ne distribua 
de butin qu'a ceux qui avaient pris part a cette campagne, 
excepte a Dja'far et aux compagnons du vaisseau; en leur fai- 
sant part du butin, il dit: „a vous appartient une double fuite: 
vous vous etes refugie chez le Nedjdjashi et puis chez moi." En 
celebrant la gloire de la tribu d'Ash^ari, le prophete a dit: „la 
tranquillite appartient a la tribu de Kinda, tandis que les rois 
independants sont a trouver parmi les Radmans, les Sek^sik, 
les branches des Ash*arites et des Hamdanites , cad. les tribus 
de I'Yemen", et a une autre occasion : „les Ash'arites ressemblent 
a des vesicules de muse." Nous trouvons de meme le com- 
mencement du verset du Coran Sur. V v. 59 : „Certainement Dieu 
vous fera arriver un peuple qu'il aime , et ils t'aimeront", explique 
dans le meme sens pour la gloire d'el-Ash'ari ^): en s'adres- 



1) Comp. Proleg. d'Ibh Khaldoun t. 11 p. 416. (trad.) 

2) Comp. Beidhawi t. I. p. 263. 



CONFIRMEE PAR DES PREDICTIONS PROPHBTIQUES. 181 

it a Abou-Mousa el-Asli*ari le prophete aurait dit: „c'est le 
mple de celui-ci." — Quant aux descendants d'Abou-Mousa, 
fils Ahou-Borda ^Jmir^ cadhi a Coufa, fut destitue par 
}ddjadj et vecut apres le chalifat d'Omar Ibn el-*Aziz, ayant 
atteint Tage de 80 ans; le fils de celui-ci, Said-Beldl, occupa 
la fonction de cadhi a Bassora, ou il se distingua par son zele 
centre les beretiques ^). — Comme nous avons vu Torigine d'Abou- 
1-Hasan sanctifiee par les plus anciennes traditions, il en est 
de meme de I'epoque ou apparut ce grand reformateur. 
Nous en donnerons la preuve dans la tradition du propbete k 
cet egard avec I'explication tres-interessante du developpement 
de rislam, comme il est represente par un commentateur , con- 
temporain d'Ibn Asakir: „Dieu, a dit le propbete, enverra 
au commencement de cbaque siecle k ce peuple un reformateur 
de sa foi:" J'ai entendu, ajoute notre auteur, I'imam Abou- 
1-Hasan Ali b. al-Muslim expliquer de sa cbaire dans la mos- 
quee de Damas cette tradition , confirmee par Tautorite d'Abou- 
'Alqamab, de cette maniere: Au commencement du l^r siecle 
de I'Heg. apparut Omar d, ^Jbdel-^Aziz; au commencement du 
2eme siecle, MoL 6, Edris es-Shafei; k celui du 3eme al-AsJi^ari) 
a celui du 4enie J Ibn al-Bdqilldni ^) ; a celui du 5erae^ le kbalife 
al-Mostarsbid billab, quoique, d'apres mon opinion, le reforma- 
teur du Seme siecle doive etre I'imam Abou-Hamid Moh. b. Moh. 
al-Gazzali, qui etait celebre par son erudition et ses oeuvres; 
tbeologien illustre, parfaitement verse dans toutes les questions 
capitales de la tbeologie et distingue par ses ouvrages , sa repu- 
tation etait repandue partout et depassait celle de ses contemporains 
en Kborasan, en Syrie et en Iraq. — D'autres ont pense qu' 
Abou-l'Abbas Ahmed b, Omar b. Soreidj^) a ete le reform^iteur 



1) Comp. Anth. gram.*par de Sacy p. 146 et Ibn KhalHqan t. I. p. 344 
et p. 464; Mishcat ul-Masabih v. I p. 295. 

2) Abou Bekr b. al-Thayib b. al-Baqillani de Bassora, Cadhi a Baghdad, 
mourut Pan 403 H. v. ci-apr^s dans les biographies. 

3) Ibn Soreidj, doeteur de P^cole Shafeite, mourut Pan 306 H. v. Prol. d'Ibn 
Khaldoun , trad, par de Slane t. Ill p. 321 , et Ibn Khalliqau Ped. du Caire I p. 24. 



182 LA MISSION d'aeou-l-hasan bl-ash'ari, 

du 3eme siecle, bien que ropinion ci-dessus emise soit plus 
juste, attendu que I'apparition d'al-Ash'ari , comme defenseur 
de la Sonna, est plus strictement rattachee a la reforme religi- 
euse; c'est lui qui deploya son zele contre les Motazales et les 
autres sectes heterodoxes et egarees; sa condition a cet egard 
est assez connue, et ses livres contre I'heresie sont repandus 
partout. Quant a Ahou-l-Alhas b. Soreidj j il etait un theologi- 
en bien verse dans les fondements de cette science et dans ses 
diverses branches. Pour la meme raison , nous donnons a Abou- 
Bekr Mob. b. al-Tbayib al-Baqillani , qui vivait au com- 
mencement du 4eme siecle \la preference sur Abou Thayib as' 
So'louki '), qu'il depassa en renommee par son erudition et ses 
ouvrages. — Apres avoir atteint son but de glorifier I'origine 
d'Abou-1-Hasan dans la personne de son aieul Abou Mousa et 
de ses plus proclies descendants, I'auteur termine cette serie 
de traditions par la remarque: „Les Ash'arites en general ont 
acquis une renommee des le temps du propbete et de ses com- 
pagnons par leur tbeologie et leur erudition; le plus illustre 
d'entre eux fut Abou-Mousa, aieul dAbou-1-Hasan ; cela doit 
lui suffire comme titre de preference et de noblesse. Quel 
bonbeur d'avoir un aieul comme Abou-Mousa, de posseder la 
gloire d'une telle origine; personne ne s'egare en suivant la 
trace de son pere!" 

Ayant rendu compte de la genealogie d Abou-1-Hasan , nous 
allons exposer d'apres les renseignements que nous fournit le 
livre d'Ibn el-Asakir, sa vie et ses opinions religieuses. 



l) Abou Thayib as-So'Iouki, docteur Hanefile de IVisabour, fils d'Abou Sahlas- 
So'Iouki, mourut Tan 402, d'apres d'autres deja I'an 387 fl. : v. ci-apres dans 
les biogr. et Hagi Kh. IV p. 140 et V p. 478. 



II. 



riE D'ABOU-L-HASAN EL-ASHARI, SA CONVERSION 
ET SA MORT. 



Abou-1-Hasan el-Ash*ari , comme nous I'avons vu , descendait 
de Tillustre compagnon du prophete Abou Mousa el-Ash^ari 
d'apres cette genealogie: Abou-l-Hasan Ali b, Ismail^ aussi 
nomme Abou-Bishr ^ b. Ishdq b. Sdlim b. Ismail^ b. Abdallah 
b. Mousa b. Beldl b. Abou Borda b. Aboti-Mousa Abdallah b. 
Qais b. Seltm eUAsh^ari', la famille de ce dernier, mise en rela- 
tion avec BjomAhir eU Ashlar , atirait son origine des rois de Saba 
en Yemen. 11 naquit a Bassora Tan 260 ') dans le 3^™^ siecle 
dont le salut est predit par les paroles du propbete, conservees 
sous Tautorite d'Abou Horairab: „La meilleure generation est 
celle d qui j'ai ete envoy e, puis celle qui suivra , puis celle apres ; 
je ne sais, remarque Abou Horairah , s'il a dit la 3nie ou non; puis 
suivra une generation qui, adonnee auluxe, rendra le temoignage 
de sa foi avant d'y etre invitee." La generation etant evaluee 
par le propbete lui-meme dans une propbetie k Abdallah b. 
Bishr a une centaine d'annees , nous avons Abou-l-Hasan comme 
le seul representant de la foi ortbodoxe et le champion de la 
Sonna dans le Seme siecle. II passa la plus grande partie de sa 
vie a Baghdad, attache a la doctrine des Motazales jusqu'a sa 



1) Ck>mp. Ibn el-Athiri chron. ed. Tornberg t. VIII p. 294. 



184 VIE d'abou-l-hasan el-ashari, 

40eme annee; alors il se renferma subitement dans sa maisoii 
pendant une quinzaine de jours, et en sortit pour monter dans 
la cliaire de ]a mosquee et tenir ce discours: „Je me suis re- 
tire de vous pendant quelque temps pour mediter sur la foi 
ebranlee, mon coeur balanqant egalement entre la verite et la 
vanite, et apres avoir invoque, la direction de Dieu, il m'a 
guide vers la vraie foi, dont je rendrai compte dans meslivres; 
je me depouille maintenant de toutes mes anciennes opinions, 
comme je me depouille de ce manteau. En meme temps il 
jeta son manteau et distribua ses ouvrages au peuple, parmi 
lesquels le livre, nomme ^yV Eclair'' celui ou il mit 4 nu 
I'aveuglement des Motazales, appele y^Jlevelation des secrets et di- 
cUrement du voile y' e. a. Apres avoir pris connaissance de ses 
ouvrages, les traditionnaires et les theologiens Sonnites en 
adopterent le contenu, le prirent pour regie de leur foi, le 
choisirent comme leur imam, et son ecole fut appelee d'apres 
lui Ash'arite, II fut I'homme le plus odieux aux Motazales, 
qui souillerent sa memoire par toute espece d'infamies et lui 
attribuerent diverses vanites. — Une autre tradition d'un con- 
tenu semblable est con^ue en cestermes: „ Subitement, unven- 
dredi, voila Asb'ari montant dans la chaire du Djami 4 Bassora 
apres la priere, enveloppe d'un gros manteau qu'il dechira en 
disant: „Soyez temoins que j'ai efce bors de la foi Islamite; 
des ce moment j'adopte Tlslam en repentant, et en retractant 
mes opinions Motazales;" apres quoi il descendit. — Nous 
donnerons enfin deux autres traditions qui nous feront voir la 
conversion d'al-Asb*ari appuyee sur une vision du propbete; la 
premiere, derivee sur I'autorite d'Abou Amrou Otbman de Sfax 
en Maghreb, qui, en qualite de docteur en tbeologie , avait visits 
Damas, etait ainsi con^u: „J'entendis raconter a plusieurs Imams 
la maniere dont se convertit Abou-1-Hasan apres son egarement 
et ses erreurs, comme ils I'avaient entendu eux-memes de sa 
propre boucbe: „Pendant la premiere dizaine du Eamadhanj'ai 
vu le propbete en-songe, proferant ces paroles: Ali! sauve les 



I 



SA CONVERSION ET SA MORT. 185 



» 



traditions livrees sur moi, elles sont veridiques. A mon reveil, 
j'etais consterne, et je meditai continue!] ement sur ma vision. 
Je n'etais pas encore arrive a une connaissance claire, lorsque, 
pendant la deuxieme dizaine du mois, le prophete m'apparut 
de nouveau , en me demandant : Qu'est-ce que tu as fait de ce 
que je t'ai ordonne? Je repondis: prophete! ce qui m'a ete 
possible. J'ai compulse les traditions d'apres les diverses inter- 
pretations que nous fournit la dialectique , et j'ai suivi les preu- 
ves manifestes qu'il est permis d'employer sur la nature de 
Dieu. II me repondit: sauve les traditions veridiques sur moi! 
A mon reveil, j'etais plonge dans la douleur; je pris la reso- 
lution d'abandonner la dialectique, de suivre les traditions et 
de lire le Coran. Quand nous fumes arrives au 27^me du 
Kamadhan, jour auquel s'assemblaient ordinairement a Bagdad 
les lecteurs du Coran avec les hommes de merite et d'erudition 
pour finir pendant la nuit une le^on du Coran , un grand assou- 
pissement m'accabla au milieu d'eux; je me rendis cbez 
moi bien afflige d'avoir manque k la le^on, et je m'en- 
dormis: VoiM le prophete pour la troisieme fois me disant: 
Qu'est-ce que tu as fait de ce que je t'ai commande? Je lui 
repondis: J'ai abandonne la dialectique, et j'ai adhere a la 
leqon du Coran et de la Sonna. II me repondit: Je ne t'ai pas 
ordonne d'abandonner la dialectique, mais de sauver les tradi- 
tions veridiques sur moi." Je lui dis: „prophete de Dieu! 
comment abandonner une ecole dont j'ai adopte la doctrine, et 
dont j'ai reconnu les demonstrations depuis une trentaine d'an- 
nees, tout cela pour une vision? II me repondit: „Si je ne 
savais que Dieu te viendra en aide, je ne t'aurais pas aban- 
donne sans t'expliquer les traditions; tu me Sembles regarder 
cette vision ainsi que celle de Gabriel comme une apparition 
ordinaire: s'il en est ainsi, tu ne me verras plus. Fais des ef- 
forts, Dieu t'enverra son aide!" „Je m'eveillai en disant: en 
dehors de la verite, il n'y a que I'erreur; je commen9ai i 
prouver les traditions sur les visions, sur I'intercession , la vue 

13 



186 VIE d'a.bou-l-hasan bl-ashari, 

de Dieu e. a. et me voila arrive a une connaissance de ce que 
je n'ai jamais entendu d'aucun adversaire, ni lu dans aucun 
livre; je me suis convaincu que tout cela m'etait arrive de la 
part de Dieu, et que le prophete m'en avait donne la bonne 
nouvelle." 

Comme catte tradition est fondee sur le rapport entre ladia- 
lectique et les traditions, nous en lisons une autre semblable, 
qui vise plut6t a la question dogmatique: la vue de Dieu dans 
V autre vie) elle est derivee, sur I'autorite de Baqillani, d'Abou- 
1-Hasan lui-meme, qui raconte sa conversion de cette maniere: 
„Qq qui a provoque mon abandon de la doctrine des Motazales et 
m*a fait reconnaitre la faussete de leur argumentation, a ete 
I'apparition du prophete en songe au commencement du Ra- 
madban. II me dit: Abou-1-Hasan, as-tu ecrit la tradition? Sur 
ma reponse affirmative, il ajouta: N'as-tu pas ecrit que Dieu 
pent se faire voir dans I'autre vie? Lui ayant repondu affirma- 
tivement, il me demanda: Qu'est-ce qui te defend d'y croire? 
Je lui repondis: les arguments de la raison m'en empecbent; 
alors, dit-il, les preuves de la raison ne suffisent-elles pas pour 
te faire croire que Dieu est visible dans I'autre vie?" „Pro- 
phete de Dieu, repondis-je, les traditions sont douteuses." Prendft- 
les en pleine consideration, ce ne sont pas elles qui sent dou- 
teuses, mais les arguments de la raison, dit le propbete, et 
il disparut. A mon re veil j'etais consterne, et je commen^ai k 
considerer ce qui m'avait ete dit: j'examinai de nouveau, et je 
trouvai la chose, comme il m'avait dit; les preuves affirmatives 
se consoliderent dans mon coeur, et les negatives s'affaiblirent; 
je gardai le silence sans declarer rien a personne, frappe dans 
mon interieur. A I'entree de la deuxieme dizaine du Rama- 
dhan, je le vis de nouveau s'approcher de moi en disant: 
Abou-1-Hasan ! Qu'est-ce que tu as fait de ce que je t'ai com- 
mande? Je lui repondis: C'est comme tu m'as dit, o prophete 
de Dieu, la force est du cote affirmatif, Alors, il continua: 
prends en consideration les autres questions et medite-les bieni 



6A CONVERSION ET SA MORT. 187 



I^P. men reveil, je ramassai tous les ouvrages dialectiques et les 
mis de c6te, en m*occupant exclusivement des livres de tradi- 
tions , des commentaires du Coran et des ouvrages de theologie, 
ayant toujours presentes les di verses autres questions confor- 
ement k I'ordre du prophete. A I'entree de la Seme dizaine 
du Ramadhan, je vis le prophete la nuit du decret me de- 
mandant: „de quelle maniere as-tu execute mes ordres?" „Pro- 

■b»hete de Dieu, lui repondis-je, j'ai medite sur tout ce que tu 
^In'as commande, et je n'en ai rien oublie; j'ai abandonne la 
dialectique pour me devouer exclusivement k la theologie le- 
gale;" alors il me dit en colere: „Qui t'a commande cela? 
I compose tes ouvrages et garde le chemin que je t'ai ordonne; 
c'est ma religion et la verite que j'ai revelee." ,,M'etant eveille, 
je commengai a exposer ma foi dans mes ouvrages" — ; voila 
la cause de son abandon des doctrines Motazales et de son re- 
tour k la Sonna et k la grande communaute." — Si Ton ob- 
jecte , ajoute notre auteur , que la conversion d'un beretique des 
plus eminents, qui, pendant longtemps, a adbere a la negation 
des attributs de Dieu, ne pent etre sincere, que sa repentance 
n'a pas ete acceptee par Dieu, et que son retour a la verite 
apres un tel egarement n'est pas vraisemblable , nous repondrons : 
„une telle opinion est denuee de tout fondement, et celui qui 
la soutient, n'en pent prouver la jverite; au contraire, la re- 
pentance est toujours admise par Dieu, dont cbaque repentant 
doit esperer le pardon. Les traditions en sens oppose ne sont 
pas solides , et I'opinion contraire est impossible au point de vue 
de la raison; I'heresie ne pent etre plus forte que le polytbe- 
isme; celui qui pretend le contraire est evidemment menteur, 
attendu qu'on reqoit la profession de Tlslam de tout possesseur 
du livre revele, de tout apostat et de tout incredule; comment 
done la conversion de I'beretique appartenant a la religion is- 
lamit(i serait-elle impossible ? — Nous voyons done Abou-1-Hasan 
re^u au sein de I'lslam, et des sa conversion mettant de cote 
la dialectique, il renouvela les anciennes traditions et remit en 



188 

vigueur la doctrine orthodoxe jadis professee par Abou Eanvfay 
Sofyan al-Thauri de Koufa ^) , Awzdhi ^) et autres de la Syrie , 
MdliJc et Schdfei de la Mecque et de Medine, Ahmed b.Eanhd, 
Laith b, Sa'ad^) et les celebres traditionnistes de Tancieii temps , 
Bocharif Moslim de Nisabour *) e. a., ce que nous prouve un 
document du celebre imdm al-Beihaqui (f 458), adresse sous 
forme de conseil au ministre du Seldjoukide Togroul-Bek , *Amid 
el-MulJc. II y est qualifie comme I'imam, qui selon la promesse 
du prophete, devait ramener la generation du S^me siecle k la 
foi orthodoxe; c'etait sa famille, descendant d'Abi Mousa qui 
avait re^u cette vocation de la part du propbete dont la parole 
ne trompe jamais. Ainsi, apres la mort du prophete, quand 
I'heresie commenga k se repandre parmi les Arabes, Abou-Behr 
lutta contre eux, aide par les compagnons du prophete, parmi 
lesquels Abou-Mousa et sa famille, jusqu'a les ramener a la vraie 
foi; plus, tard quand les heresies se multiplierent au seindece 
peuple, et qu'ils eurent abandonne la revelation et la Sonnaen 
rejetant les traditions sur les atiribuU de Lieu, sur sa vie, son 
pouvoir , sa science , sa volonte, sa vue son ouie , sa parole , et en 
reniant I' ascension du prophete^ la punition du tombeau ^ la ba- 
lance, la creation du paradis et de Venfer y la dilivrance des 
croyants de Venfer, le saint abreuvoir du paradis ^ reserve au 
prophete, son intercession pour ses fidelesj Virreprochabilite des 
actions des quatre premiers chalifes ^ avec la pretention qu'une 
partie de ses doctrines ne pouvaient etre adoptees par laraison, 
alors Dieu fit surgir de la descendance d'Abou-Mousa I'lm^m 
qui se chargea de la victoire de la vraie foi, et qui lutta par 
sa parole contre les egares en expliquant la revelation et la 



1) Sofyan al-Thauri y celebre traditionniste , mourut I'an 161 H. v. Ibn 
Rhalliq. I'ed. du Caire I p. 297. 

2) Awzahiy mentionne dans I'article precedent par Ibn KhaIIiq< v. ibd. 
p. 296, mourut Pan 157 a Beyrouth v. Ibn Khali, p. 389. 

3) Laith It. Saad , cdlebre im&m du Caire f 175, v. mon ouvrage: Cahirah 
og Kerafat t. I p. 87. 

4) Moslim ibn al-'Hadjadj , auteur d'une collection de traditions f 261. 



SA CONVERSION ET BA MORT. 189 

onna, unie a I'ancienne doctrine, comme la seule voie queles 

rguments de la raison puissent soutenir; par lui a ete remplie 

a promesse de Dieu: „Dieu fera venir un peuple qu'il aimera , 

^et ils raimeront" *). La doctrine d'Abou-1-Hasan sur les bases 

e la theologie et sur le monde n'est qu'un heritage de ses 

extras qui jadis s'adressaient au prophete, puisqu'il a ete 

constate par les traditions, qu'aucune mission n'a aborde le 

prophete concernant ces questions, si ce n'est les Ash'arites de 

r Yemen. 

La sincerite de la conversion d'Abou-1-Hasan ayant ete I'objet 
de divers soup^ons, nous possedons encore un document de sa 
justification tres interessant, publie par Ahoul-Qasim al- 
Qoshiri [f 465]; il a ete conserve cbez son descendant connu 
sous le nom de Ahd-el-Uahim Alou Nasr b. Abou-1-Qasim Qo- 
sheiri de Nisabour, qui pendant un sejour a Damas a montre 
■■Toriginal a notre auteur Ibn Asakir. „J'ai reconnu, remar- 
"• que-t-il, Tecriture, et j'y ai trouve: Au nom de Dieu 
le misericordieux , le clement ! Tous les traditionnistes out 
ete d'accord qu' Abou-1-Hasan Ali b. Ismail el-Ash^ari etait 
imam parmi les imams de la science des traditions, que 
sa doctrine etait conforme a celle des traditionnistes; il 
donna ses lemons de tbeologie conformement k la Sonna et re- 
futa les opinions contraires de I'heresie et de I'incredulite ; il 
etait un glaive degaine contre les Motazales, les heretiques et 
tous les sectaires de la communaute de I'lslam qui se separaient 
de la foi commune. Quiconque le blame, le soupqonne^ le 
maudit ou parle mal de lui, se rend coupable de calomnie en- 
vers tous les croyants et sonnites. Nous avons souscrit volon- 
tiers i cette declaration en Dbou-l^Qadet de Tan de I'Hedj. 436." 
[Suit un grand nombre de signatures.] 

Comme nous I'avons deja precedemment fait remarquer , Abou- 
l-Hasan avait suivi la doctrine des Motazales jusqu'a sa 40eme 



1) V. Le Coran S. V v. 59. 



190 VIE d'abou-l-hasan el-ashaui, 

annee, en restant attache a son maitre, le eelebre Djobbai *). 
D'apres ce que nous enseignenl^ les diverses traditions, nous 
avons a regarder sa conversion plutot comme provoquee par 
de longues meditations interieures que par I'effet d'un combat 
dialectique, ou, comme 11 est dit quelquefois ^) , il aurait rem- 
porte la victoire. Ibn Asakir n'en fait pas mention, tandis 
qu'il nous rend compte dans une tradition du rapport intime 
qui existait entre le maitre et son eleve; elle est derivee d'un 
certain Abou Moh. Hasan b. Mob. el-Asb'ari, adherent zele de 
la doctrine Asharite a Ahwaz, et est ainsi conque: „E1-Ash'ari 
fut disciple de Djobbai, qu'il suivit, et dont il professa la doc- 
trine pendant 40 ans; il deploya dans les reunions une grande 
sagacite et une rare presence d'esprit contre ses adversaires, 
mais il n'avait rien ecrit; aussi, quand il prenait la plume, 
etait-il hesitant, et il lui arriva parfois de formuler une sentence 
peu convenable, tandis qu' Abou Ali Djobbai etait un ecrivain 
renomme, et sa pensee se formait parfaitement sous sa plume; 
au contraire, quand il assistait aux reunions pour disputer, il 
n'etait pas bien agree; c'est pourquoi, comme cela le genait 
d*assister aux seances, il s'adressa a Ash'ari en le priant de 
prendre ^a place. Ainsi passait le temps; un jour quAsh'ari 
rempla^ait Djobbai a une seance, ou, dans une dispute, il faillit 
etre vaincu par son adversaire, un homme du peuple lui offrit 
quelques amandes et du sucre. Qu'est-ce que cela, lui dit Ash- 
'ari? voila mon adversaire qui m'a convaincu par ses preuvea 
evidentes, et moi, je ne trouve rien a lui repondre; lui, ilest 
plus digne que moi de cette favour, apres quoi il fit preuve 
de repentance et abandonna ses opinions." Cette tradition, ajoute 
Ibn Asakir, nous montre el-Ash'ari bien verse dans Tart de 



1) Abou Ali al-Djobbai moiirut I'an 303, son fils Abou Hashim b. Abou 
Ali al-Djobbai i'an 821; v. Ibn el-Athir t. VIII p. 71, 204 et les prolegom. 
d'Ibn Rbaldoun t. Ill p. 71. 

2) V. Steiner. die Mutaziliten p. 86 et I'article d'Ibn Khalliq. Abou Ali 
al-Djobbai [f 303] dans' Ped. du Caire t. I p. 685—86. 



SA CONVEESION ET SA MORT. 191 



idisputer, et n'ayant nullement cet air hautain qu'on trouve sou- 
vent chez les disputeurs; elle constate la hauteur de son esprit 
et sa justice en concedant la victoire a son adversaire. Ce 
qu'elle contient de son manque de talent et de la secheresse de 
, son esprit en qualite d'ecrivain , appartient k sa premiere periode 
■p et ne s'applique pas au temps ou il etait dirige par la grace 
divine. Depuis ce moment, ses compositions ont ete appreciees 
et pleines de verite ; ses ouvrages et son style sont irreprocliables 
et estimes. Selon I'autorite d'Ibn Hazm de I'Andalousie *), le 
nombre de ses ouvrages s'elevait k 55 , bien qu'en realite 11 en 
ait oublie la moitie. Ibn Fourek en donne la liste qui monte 
a plus du double. Le meme Ibn Fourek 2), presque contem- 
porain d'Abou-1-Hasan , mentionne sa conversion en ces termes: 
„Abou-l-Hasan Ali b. Ismail el-Asb'ari abandonna la doctrine 
Motazale pour embrasser les dogmes sonnites de la grande com- 
munaute et, s'appuyant des arguments de la raison, il composa 
I en ce sens beaucoup de livres ; il etait natif de Bassora et des- 
cendait d'Abou Mousa el-Asb'ari , compagnon du propbete , celui 
qui avait conquis une partie de la Perse, Kouz el-Ahw^z et 
Ispahan. II y avait encore a Bassora de ses descendants, qui 
furent revetus de hautes fonctions jusqu'au temps d'Abou-1-Hasan. 
Quand, par la grace de Dieu, Abou-1-Hasan eut abandonne la 
doctrine Motazale pour embrasser la Sonna et la foi de la 
\ grande communaute, il acquit une grande celebrite, et ses 
livres furent publics entre Tan 300—324; parmi ses adherents 
nous nommerons notre celebre Imam Ahou-l-Hasan al-BaUU ^) , 
converti apres une dispute avec Abou-1- Hasan el-Ash'ari, qui le 
convainquit de I'erreur des Motazales; alors il s'attacha a la 
doctrine d'el-Ash'ari qu'il repandit a Bassora; Alou-l-Easan Da- 



1) Abou Moh. Ali Ibn Hazm naquit a Cordoue I'an 384, et mourut I'an 
456 apres avoir acquis une grande celebrite par ses ouvrages; comp. Ibn 
Kballiq. t. I p. 483 et les prolegom. d'Ibn Khaldoun t. II P. 61. 

2) V. ci-apres la 2^"« classe des biographies ]N° 8; Ibn-Fourek mourut 
I'an 406. 

3) V. les biographies, leme se'iie ]N° 2 ci-apres; al.Bahili mourut I'an 321. 



192 VIE d'ABOU-L- HASAN EL-ASHARI , 

mdthi qui etait de meme "bien renomme ; Ahou Aldallah Hamawaih 
de Siraf, qui retouma a Siraf pour y enseigner; j'ai vu de ses 
disciples k ScMraz. Parmi les disciples d'Abou-1- Hasan a Bagdad 
qui repandirent sa doctrine dans le Khorasan, nous citerons 
encore Abou-Ali Zdhir b, Ahmed Sirachsiy Abou-Zeid Merwazi, 
Abov, Sahl as-So'louJci de Nisabour ') , Abou Nasr al-Kouwdri de 
Schiraz, qui copia uue quantite de ses livres, entre autres un 
memoire polemique contre Djobbai en 40 sections , dont j'ai 
moi-meme transcrit la copie faite a Bassora. Quant aux autres 
ouvrages d' Abou-1-Hasan , composes jusqu'a I'an 320, il nous en 
a donne la liste lui-meme dans un livre portant le titre „la 
doctrine fondamentale sur I'apparition de Dieu." Abou-1-Hasan 
el-Ash'ari n'etant mentionne que deux fois par Hagi Chalfa sous 
les articles „comnientaire {tefsw) du Coran" et ^refutation 
{Radd) d'Ibn ar-Kawendi", qu'il nous soit permis, pour faire con- 
naitre la direction des etudes de la tbeologie de cette epoque, 
d'indiquer une partie de ces ouvrages; 

1. L'ouvrage contre les incredules et les heretiques comme 
les pbilosophes , les naturalistes , les materialistes, les adherents 
de Tassimilation de Dieu, suivi d'une refutation des Brabmans, 
des Juifs, des Chretiens et des mages, comprenant 12 vol.; il 
en a fait lui-meme un abrege (mudjiz); 

2. Memoire contre les Motazales et les Qadarites sur la 
creation des oeuvres; 

3. Memoire intitule „du pouvoir humain sur les actions," 
contre les Motazales; 

4. Memoire sur les attributs de Dieu contre les Motazales, 
les Djahmites, et nommement contre Abou Hodseil, Mi'mar, 
Nazzam et Fouthi *) ; 



1) Sur Abou All as Sirachsi [f 389] v. ci-apres les biogr. Ser. I N° 19; 
Merwazi [f 37l] v, ibd. N° 7; Abou Sahl as-So'Iouki [f 369] v. ibd. N° 6; 
al Kouwari est un adjectif, derive de Kowar , villa du Fars v. Dictionn. de 
la Perse par M. Barbier de Meijnard p. 495. 

2) Sur ces docteurs-Motazales v. Sharastani iibers. von Haarbrucker ler Th. 
74 ; sur les Djahmites v. p. 89. Abou Hodsail Moh. el- 



SA CONVERSION ET SA MORT. 193 

5. Memoire sur la possibilite de rapparition de Dieu , centre 
las Motazales; 

6. Memoire contre les partisans de la corporalite de Dieu; 

7. L'argumentation pour refuter les egares, servant d'intro- 
duction a I'abrege mentionne; 

8. „L' eclair" contre les erreurs et les nouveautes; 

9. Livre d'explication pour refuter les menteurs et les egares ; 

10. Eefutation de I'ouvrage d'Abd el-Wabbab al-Djobbai „de8 
fondements" '), et un memoire semblable contre al-Balchi'); 

11. Ouvrage intitule „sommaire des heresies"; 

12. Ouvrage sur les attributs de Dieu, contenant la refutation 
d'une oeuvre anterieure sur la meme matiere, ecrite par lui- 
meme avant d'etre illumine par la grace de Dieu; 

13. Memoire contre Ibn ar-Rawendi ^) sur les attributs de 
Dieu et le Goran; 

14. Memoires contre al-Khalidi sur le Goran, les attributs 
de Dieu, la volonte divine, Tapparition de Dieu, les oeuvres 
humaines; de meme contre al-Balchi; 

15. Memoire sur le martyre contre les Motazales; 

16. Abrege de la confession de I'unite de Dieu et des decrets 
divins ; 

17. Memoire sur I'art de disputer; 

18. Une quantite de reponses a diverses communautes qui se 
sont adressees a al-Asb*ari : aux habitants du Khorasan , de I'Ar- 
radjan, de Siraf, de I'Oman, du Djordjan , de Damas, de Wa- 
sith, de Ram-Hormouz, de Baghdad et de Bassoraj 

19. Livre sur diverses questions; 

20. Memoire contre al-Isk^fi *), contre AbbM b. Salman, Ali b. Isa. 

•Aliaf, docteiir Motazale, mourut Pan 226 ou 235; v. Ibn Khalliq. V6d. du 
Caire t. I p. 685, comp. les prole'gom. d'Ibn Khaldoun t. Ill p. 71 ; v. Kre- 
mer, Ges. der herrschenden Ideen des Islams p. 31. 

1) Comp. Sharastani iibers. von Haarbrucker t. I p. 80. 

2) Abou-l Qasim b. Ahmed al-Balchi mourut Tan 31 7 v. Ibn Chall. 1. 1 p. 356. 

3) Ahraed b. Jahja ibn ar-Rawendi mourut selon Aboul-fdda Pan 293 H.; 
selon Ibn Khalliqan I'an 245 v. I'ed. du Caire p. 38. 

4) Sur Abou Dja'far al.Iskafi v. Sharastani iibers. von Haarbrucker t. I p. 60, 72. 



194 VIE D*ABOU-L-HASAN EL-ASHARI, 

21. La collection {„al muJcMazin") de di verses questions tlie- 
ologiques; outre diverses pieces appartenant a la logique, un 
memoire contre les dualistes, probablement les Motazales, le 
livre f,mudjarra(P' contre les materialistes , differant de celui qui 
a ete nomme au commencement, un memoire contre JDawoudb. 
AH al-Ispakani ^) sur la foi , nous avons encore un commentaire 
du Goran, contenant une refutation de Balchi et de Djobbai. 
La longue liste dont nous avons omis les ouvrages indiques 
seulement par les titres, se termine par le livre contre lesphi- 
losopbes Aristoteliens et contre I'astrologie , qui a la pretention 
de predire le sort de I'homme. ^Yoila, dit Ibn Fourek, les 
noms des ouvrages qu'il a composes jusqu'^i, Tan 320 outre, ses 
divers discours et ses reponses aux questions qui lui furent 
proposees de toute part. II vecut encore quatre ans jusqu'^i 
324 H., pendant lesquels il a compose plusieurs memoires pole- 
miques contre Iskajl sur les decrets, contre Abou-Hodsail et 
Hdrith al-Warrdq sur les attribute, contre les adherents de la 
metempsycose , un memoire sur les faits du prophete, sur les 
versets obscurs du Goran, un autre contre I'ouvrage intitule 
„et-tadj" (la couronne) d'Ibn ar-Bdwendi, une exposition de la 
foi des Gbretiens, un ouvrage sur les preuves de la mission du 
propbete et un autre sur I'lmamat e. a. On evalue le nombre 
de ses divers ouvrages a plus de 200. Gomme ecbantillon de 
son style , Ibn Asdkir nous donne la preface du commentaire 
du Goran, ci-dessus nomme; nous verrons au moins qu'en 
qualite de tbeologien il n'est pas exempt d'amertume contre ses 
adversaires. Apres I'invocation de Dieu: „Loue soit Dieu, le 
seul digne de louange, le majestueux> celui qui appelle a la 
vie et qui reduit tout a rien, qui fait tout ce qu'il veut", il 
commence sa pbilippique contre ses adversaires: „Les adherents 
des heresies et des erreurs ont explique le Goran st leur 



3) Sel9n Hagi Ch. mort 270 H. t. Vol. VI p. 248, comp. Sharastani 
libers, von Haarbriicker t. I p. 113, 242, les prolegom. d'Ibn Khaldoun t. Ill 
p. 4 et Ibn Kballiq. t. I p. 247. 



SA CONVERSION ET SA MORT. 195 

maniere, et Font commente d'apres leur propre t^te sans Tin- 
spiration de Dieu et sans aucun temoignage de sa part, s'eloignant 
de son prophete, le maitre du monde, de sa sainte famille, de 
ses compagnons et des premiers partisans de I'lslam ; dans leurs 
mensonges contre Dieu, ils se sent egares sans aucune direction, 
lis ont suivi Abou-Hodsail , le jmarchand de foin et ses adhe- 
rents, Ibrahim al-Nazzam c. a d. I'enfileur de perles, et ses par- 
tisans, al-Fouthi et ses compagnons, celui qui tire son origine 
du village de Djobba *) et ses eleves, le miserable Dja'far b. 
Harb et sa clientele, Dja'far b. Mobasshir et sa bande^), I'i- 
gnorant Iskafi et ses admirateurs , le pelletier tirant son origine 
de Balch (al-Balchi) ^) et ses semblables , tons docteurs egares 
des Motazales ignorants, qui les ont estimes comme autorites 
de la foi et regardes comme les appuis et les bases, sur les- 
quels ils ont fonde leurs opinions. Ainsi j'ai vu Djobbai 
composer le commentaire du Coran en sens oppose de la reve- 
lation divine et en langue du village de Djobba, bien differente 
de la langue sainte du Coran; il n'y a mentionne aucune tra- 
dition sur Tautorite des anciens, mais il s'est appuye sur sa 
propre inspiration et celle de Satan. S'il n'avait pas egare 
beaucoup de peuple et fait partager ses erreurs 4 une nombreuse 
populace, je n'aurais aucune raison de m'occuper de lui." — 
Nous possedons une critique semblable sur les divers commen- 
taires du Coran de I'Hanifite Abou-1- Abbas b. Moh., connu sous 
le nom de Cadhi *Asker : „ J'ai trouve ," dit il , quelques com- 
mentaires ecrits par les philosophes comme Ishah el-Kindi et 
Isfizdri^) e. a. tous s'ecartant du droit chemin et de la vraie 
foi, remplis d'incredulite et d'hypocrisie et ne portant que le 
nom de I'unite de Dieu; ils menent a perdition; c'est pourquoi 



1) Ces docteurs Motazales ont ete nommes ci-devant p. l92. 

2) Sur les deux Dja'far y. Scharastani iibersetzt von Haarbrucker t. I p. 
60, 181. 

3) Sur Iskaa et Balchi v. ci-devant p. 193. 

4) Sur ces deux philosophes v. Scharastani ed. Cureton p. 348. Le nom 
entier du dernier y est indique ^bou Ifdmid Ahmed h. Muh. al-Isfizdri. 



196 VIE d'abou-l-hasan el-ashari, 

les adherents de la Sonna et de la grande communaute ne se 
servent jamais de ces livres. Une grande partie de ces ouvra- 
ges appartiennent aux Motazales, comme a Abd el-Djabbar ar- 
Razi'), Djobbai, Ka'bi^), Nazzam e. a.; il ne faut jamais les 
employer ni les regarder afin qu'ils n'eveillent pas des doutes 
et n'ebranlent pas la foi; aussi les anciens partisans de la 
Sonna et de la grande communaute s'en sont-ils abstenus. De 
meme, les adherents de la corporalite de Dieu ont compose des 
ouvrages dans le meme sens, comme Moh. b. al-Haidham ') 
e. a. ; il ne faut non plus les regarder , comme leurs auteurs 
appartiennent aux heretiques les plus pervers; j'en ai trouve 
plusieurs, mais jamais je ue les ai cites. Au contraire, j'ai lu 
beaucoup de livres d'Abou-1-Hasan al-Ash*ari, qui en a ecrit 
jusqu'a 200, outre le grand abrege (al-mudjiz al-kabir) qui 
donne un resume general de ses opinions. II avait ecrit un 
grand ouvrage en faveur des Motazales, mais, apres que Dieu 
Teut eclaire, il abandonna cette doctrine et composa un ouvrage 
de critique contre eux. Les Schafeites en general se tiennent 
a la doctrine d'Abou-1-Hasan , et ont public beaucoup de livres 
conformes a ses opinions; bien que quelques uns de nos doc- 
teurs aient critique Abou-1-Hasan en diverses questions, ils ne 
pourront justifier aucun blame contre I'auteur, encore moins 
formuler contre lui aucune accusation d'heresie et d'increduli- 
te." — Comme nous I'avons vu precedemment, c'est surtout 
vers la fin du 2erae et vers le commencement du 3eme giecle 
que la doctrine Motazale florissait, jusqu'a ce qu'elle subit un 
echec par le retour de notre Abou-1-Hasan el-Ashari au sein 
de I'orthodoxie et de la grande communaute. Nous donnerons 
d'apres un document rapporte par Ibn Asakir Texposition 



1) Probablement le meme qui a 4t6 mentionne par Hg. Ch. t. IV p. 162, 
mort 415 H.; corap. Sharastani iibers. von Haarbriicker t. I p. 88. 

2) Sur Ka'bi t. ibd. p. 28, d'apres Hg. Ch. il mourut Pan 319. 
S) y. Sharastani ubers. von Haarbriicker t. I p. 119. 



SA CONVERSION ET SA MORT. 197 

tres-interessante du developpement des opinions Motazales jus- 
qu'a cette epoque. 

La plus grande calamite , caiisee par les Motazales , eut lieu 
sous les chalifats de Ma'moun et de Mo'tassim jusqu'au point 
qu' Ahmed b. Hanbal eut peur d'entamer la lutte contre eux; 
ils commencerent a faire croire aux rois que les adherents de 
la Sonna evitaient toute dispute, convaincus qu'ils etaient de 
leur inferiorite et de la faiblesse de leurs arguments pour Tor- 
thodoxie. lis repandirent ces mensonges, jusqu'a ce que Ibn- 
Hanbal e. a. par leurs peines eurent prouve le contraire; c'est 
alors qu'on commenqa k se tenir au dogme de la creation du 
Goran ; presque aucun temoin n'etait agree , ni aucun juge in- 
stalle, ni aucun jurisconsulte ecoute, si ce n'est apres avoir 
confesse ce dogme. Bien qu'il y eut h ce temps un grand nombre 
de theologiens verses dans la dialectique, comme Abd-el-Aziz de 
la Mecque, Harith al-Mohasibi et Abdallah b, Kildb '), distin- 
gues par leur piete et leur foi, ils n'osaient ni les braver ni 
entamer une lutte ouverte contre eux; ils faisaient de I'opposi- 
tion et composaient des livres pour refuter leurs arguments, 
jusqu'a ce que parut a Bassora, au temps d'Ismail cadhi de 
Bagdad, Abou-1-Ilasan al-Ash'ari, qui prouva la foi sonnite par 
ses ouvrages et publia des livres contre les Motazales, dont 
il confondit la violence. II entra en personne en lutte avec 
eux et entama des disputes; quand on lui faisait des reproches 
a cet egard, comme il avait ordonne lui-meme de les eviter, 
il repondait: ils sont d'une condition plus elevee en qualite de 
gouverneurs et de cadhis; c'est pourquoi ils ne descendent pas 
jusqu'a moi; aussi, si je ne les aborde pas, comment done ap- 
paraitra la verite , et seront-ils convaincus , qu'il y a des defen- 
seurs de la foi? 11 avait des disputes frequentes avec Djobbai 
le Motazale, et leurs querelles occupaient beaucoup de seances. 



1) Sur Harith al-Mohasibi et Abdallah b. Kilab v. Sharastani, ubers. I. I 
p. 29, 97; le premier mouriit I'an 243 v. Ibn Khalliq. t. I p. 177, comp. 
les proldgomSnes d'Ibn Khaldoun t. Ill p. 72. 



198 VIE d'ABOUL -HASAN EL-ASHAM, 

Apres avoir publie une quantite d'ouvrages pour prouver la 
doctrine sonnite, les partisans de la Sonna parmi les Maleki- 
tes, les Schafeites et une partie des Hanefites s'y attacherent , 
et les populations de I'Orient et de TOccident suivirent son 
systeme. En attendant, il avait publie une innombrable quan- 
tite de livres et de brochures, parmi lesquels le commentaire 
du Goran appele „al-mochtasin"y une de mes connaissances qui 
en a vu une partie, dit qu'elle comprenait 100 vols, jusqu'a 
la Boura „Kahf"; il n'y laissa aucun des versets qu'invoquait 
I'heresie, sans en avoir refute I'explication et en avoir fait 
un argument de Tortbodoxie; il y avait explique tout lieu 
obscur et commente toute difficulte, de maniere que tons ceux 
qui regardaient ses livres etaient convaincus de I'assistance 
de I'esprit de Dieu, par lequel il prouvait la foi et defendait 
sa doctrine. II etait Malekite, adherent de la doctrine de 
Malek b. Anas, ce qui m'a ete confirme par les docteurs, bien 
que d'autres aient pretendu qu'il etait Schafeite. Le monde 
actuel des Sonnites et des adherents de la doctrine orthodoxe 
se rattache a Ash*ari a cause de ses nombreux ouvrages, re- 
pandus partout , bien qu'il ne fat pas le premier qui eut em- 
ploy6 la dialectique pour la defense de la foi; il suivit les 
traces de ses predecesseurs , dont il augmenta la doctrine par 
une demonstration evidente; il ninnova rien, ni n'etablit aucune 
nouvelle secte, pas plus que Malik b. Anas qui fut le docteur 
des habitants de Medine et qui suivit de meme les traces de 
ses predecesseurs, dont il fortifia la doctrine par ses argumen- 
tations, ses explications et ses nombreux ouvrages. Comme 
ses partisans se nomm aient d'apres lui Malekites, il en fut de 
meme d'Ash'ari, dont les disciples en grand nombre se repan- 
dirent en Orient. L'influence des Motazales fut tres grande 
en Iraq jusqu'au temps du roi Fenachosrou ^) qui aimait beau- 



l) Ce roi Bouide, connu sous le nom d'Adhad ed-DauIah, regna en Iraq 
depuis Tan 367 — 73 H.; v. Ab. annal. Moslem, t. II p. 551 suiv. 



SA CONVERSION BT SA MORT. 199 

coup la science et les sayants, et assistait a leurs seances the- 
ologiques. Le cadhi supreme de son royaume etait Motazale ; 
le roi lui dit un jour: la seance est frequentee par des sa- 
vants, mais je n'y vols aucun representant de la doctrine 
sonnite, a quoi le cadhi lui repondit: „ce sont des gens du 
bas peuple qui se rattachent k des autorites et a des traditions 
qu'ils repandent sans aucune critique; ils suivent tons aveugle- 
ment la meme doctrine; je ne connais personne digne de repre- 
senter cette direction". Le miserable avait I'intention de sup- 
primer la verite et commen^a a vanter les Motazales et k les 
com bier de louanges, mais Dieu voulut rendre la lumiere plus 
parfaite. Le roi repondit alors: ^Impossible que le monde 
soit vide d'un defenseur de la foi! cbercbe partout pour en 
trouver un representant qui puisse assister a nos seances ! 
Comme il insistait, ce qui etait evidemment une direction de 
Dieu, le cadM lui repondit: „0n m'a raconte qu'il y a a 
Bassora deux personnages, un homme age et un adulte, I'un 
connu sous le nom d'Abou-l-Ramn al-Bdhili ^), I'autre sous 
celui d'lhn al-Bdqilldnij apres quoi le roi, dont la residence etait 
k Shiraz, donna I'ordre a son gouvemeur de les faire venir 
chez lui, et lui envoya une somme d'argent pour les depenses 
de voyage. L'ordre etant arrive k ces deux docteurs, le vieux 
eut des hesitations et dit: „ces gens sont pervers; il ne nous 
est pas permis de prendre part a leurs disputes, car I'intention 
du roi n'est que d'avoir toutes les directions de la doctrine 
representees dans ses seances; s'il s'agissait ici de la cause de 
Dieu, je m'y rendrais; mais je ne peux rien contre des per- 
sonnages de cette qualite". Ibn al-Baqillani , au contraire, rai- 
sonna ainsi:" Ibn Kilab, al-Mohasibi ^j et leurs contemporains 
sous le chalife al-Mamoun, pensaient egalement que le chalife 
ne tenait les seances que pour amener Ahmed b. Hanbal en 



1) V. ci-devant p. 191. 

2) Sur ces deux docteurs de thdologie, v. ci-devant p. 197. 



200 VIE d'abou-l-hasan el-ashabi, 

prison k Tharsous; apres la mort de Mamoun, il fut livre par 
leur indolence a Mo'tassim qui lui infligea une punition 
atroce; s'ils s'y etaient rendus, et qu'ils eussent entame une 
dispute , ils auraient empeclie le chalife de commettre cette 
action, provoquee par son opinion qu'il n'y avait pas d'argu- 
ments en faveur de I'ortliodoxie ; s'ils avaient expose la vraie 
doctrine a Mo'tassim , il aurait renonce a sa severite ; mais ils 
livrerent leur collegue et furent la cause de sa perte ^). Main- 
tenant , mon docteur, vous suivez la trace de ces gens jusqu'4 
attirer sur moi ce que subit Ahmed b. Hanbal, et jusqu'a for- 
tifier ce peuple dans son opinion sur la creation du Coran et 
dans la negation de I'apparition de Dieu. Me voilsi pret a 
partir, si vous ne voulez pas!" II partit done ayec I'envoye 
et se rendit a Sbiraz, ou le roi le nomma instructeur de son 
fils; il fut surnomme „le glaive de la foi et la langue du pevr 
pie'' et mourut, comme nous verrons dans I'exposition des vies 
des disciples d'Ash*ari, I'an 403 H. 

Sur la date de la mort d'Asb'ari, on n'est pas tout a fait 
d'accord ; il y a des traditions qui la fixent apres I'an 320 sans 
indiquer exactement I'annee , d'autres en 330 , tandis que la plu- 
part rapportent qu'il est mort a Bagdad I'an de I'H. 324 , ce qui 
est conforme k la tradition que nous a laissee Ibn Fourek, 
contemporain de Baqillani et mort au commencement du 5eme 
siecle de I'H. 2) : „Le docteur Abou Bekr Mob. b. al-Hasan 
b. Fourek d'Ispaban, disciple d'un contemporain de Bahili 
donne cette derniere date [324 H.]", tandis que le docteur i 
AboU'l-Qasim Nasr b. Nasr b. AU el-AJcberi y sur I'autorite du | 
cadbi Abou-1-Maali , mentionne I'opinion qu'il serait mort entre ! 
324 — 30; a son cortege on entendit I'exclamation „vainqueur \ 
de la fois". 



1) Comp. sur la punition d'lbn Hanbal sous Mamoun et Mo'tassim Ibn el- j 
Atbir t. VI p. 300, 301 et 314. | 

2) Sur ces deux disciples d'al-Asbari , v. les biographies Ser. A , 4 et Ser. 
B N° 8; sur les diverses opinions concernant I'annee de la mort d'al-As- ; 
h'ari, v. Fliigel: Ibn Kutlubuga' Tab. p. 117, et Ab. Ann. t. II p. 418. i 



h 



6A CONVERSION BT SA MORT. 201 



Nous avons encore k mentionner ropinion de Tantagoniste de 
notre auteur Abou-Ali al-Ahwazi^ qui s'est complu a repandre 
le mensonge qu'Ashari serait mort a el-Ahs'a i). Quant k la 
place de son tombeau, ajoute Ibn Asakir, il n'y a pas de dis- 
sentiment; il est mort a Baghdad, etj*ai vu demespropresyeux 
plus d'une fois son tombeau tout pres de trois autres, ceux d'lbn 
Modjdhid, d^Ahou-BeJcr, descendant d'Abou Bekr b, Fourek^ et d'Abou 
Abdullah Moh. b. Atiq de Caijrowdn, Quelques Hanbalites ignorants 
et fanatiques avaient assouvi leur animosite contre Ash^ari en de- 
truisant la stele funeraire, ce qui ne compromit pas plus sa dignite 
que la demolition du tombeau du chalife Otbman par quelques sec- 
taires Alides n'avait porte atteinte a la saintete de ce chalife." 
Ibn Asakir nous donne un exemple du fanatisme Hanbalite, 
qui lui a ete raconte par un certain docteur Abou-1-Nedjm Hi- 
Ml b. Hasan b. Ahmed appartenant k la mosquee de Damas ^) : 
„J'ai ete a Baghdad pour visiter le tombeau d' Ahmed b. Hanbal 
en compagnie de plusieurs personnes de Bagdad et d'etrangers; 
k notre retour nous passames devant le tombeau d*Ash'ari ; alors 
un Hanbalite de Bagdad de notre societe resta en arriere apres 
que nous eumes passe le tombeau, pour le souiller, et il nous 
raconta son forfait." Je lui fis des reproches, mais il repondit: 
„Si j'avais pu, j'aurais louille et brule ses ossements"., Je 
lui dis: „Tout cela n'aurait nui en rien k Abou-1-Hasan , mort 
depuis bien longtemps." Dans la meme nuit, ajoute Ibn Asakir, 
la punition de Dieu I'atteignit; il fut saisi par un vomissement 
de sang, et trois jours apres il expira; I'histoire de son chati- 
ment fut repandue partout. 

Sur les derniers moments d'Ash'ari nous possedons une tradi- 
tion derivee d'un contemporain, Abou Ali as-Sirachsi Zahir b. 



1) EUAhsa est le nom d'une petite ville du Bahreijn , mo! famee comrae 
^tant le sdjour dcs sectes des Carmalhes ; v. la ge'ogr. d'Ab. trad, par Rei- 
iiaud t II, 1 p. J 35. 

2) Ce fanatisme Hanbalite eontre al-Ash'ari a ete mentionne par Aboulf^da 
▼. Ann. t. II p. 419. ' 

14 



202 VIE d'abou-l-hasan bl-ashaki, 

Ahmed ^) , sous I'autorite d'Abou Ali Hasan b. Ali ad-Daqqaq ^) : 
„Abou-l-Hasan el-Ash'ari mourut reposant sa tete dans mon 
sein; au moment de rendre son ame, il profera quelques paro- 
les; j'approcbai I'oreille pour en ecouter le sens, et je I'entendis j 
dire: Dieu maudisse les Motazales; ils ont fausse la fol et 
menti?" Une autre tradition, derivee du meme Siracbsi, con- 
temporain d'Asb^ari, nous decrit ses derniers moments ainsi: „gi 
I'approcbe de la mort , Abou-1-Hasan el-Asb*ari se trouvait dans 
ma maison a Baghdad; il me fit appeler et, k mon arrivee 
chez lui, il dit: Je temoigne que je n'accuse aucun yenerateur 
de la Kibla d'incredulite ; tons ensemble adorent le meme 
Seigneur ; ils ne different que dans leurs manieres de s'ex primer." 
Comme nous pouvons le supposer d'avance, al-Asb*ari ne 
manqua pas apres sa mort d'etre couronne par la legende d'une 
aureole de saintete. Ainsi nous lisons dans une tradition deri- 
vee d'Abou-1-Hosain b. Simeon, un de ses disciples ^) : „J'ai 
eu un disciple assidu ^ mes cours , tres applique , d'un exterieur 
favorable et bien zele; il mourut et eut un enterrement con- 
venable pres de la porte Harb. Quelques jours apres, je le vis 
en songe, tout nu avec un exterieur hideux et dans une con- 
dition miserable; je lui dis: „Abdallah, qu'est-ce que t'a fait 
le Seigneur? II me repondit: J'ai ete reprouve, comme tu 
vols! Alors je lui demandai: ta foi, n'a-t-elle pas ete accep- 
tee? Oui, me dit-il, mais j'ai eu une mauvaise opinion sur ce 
docteur. Je regardai, et voila un docteur eleve, majestueux a 
voir, d'un cbarmant exterieur, exbalant un parfum celeste et 
rayonnant de beaute; il lut a baute et belle voix: Nous avons 
trouve la verite de ce que le Seigneur nous a promis; avez- 
vous trouve la verite de ce que le Seigneur vous a pro- 



1) Sur ce disciple d'al-Ashari ("f 389) v. les biographies CI. A, 19. 

2) Sur ce docfeur ["f 405 J.] v. CI. B , 5 dans les biographies. 

3) Abou 1-Hosein b. Sim«5on professait le SouRsme et acquit une gran 
c^Iebrite comme prf^dicateur a Bagdad ["f 387 H.] v les Biogr. CI. A, 17« 




6A CONVERSION ET 6A MORT. 



203 



mis?*) Alors noiis regardames notre pauvre compagnon accom- 
pagne d'une grande foule, et je lui demandai qui etait ce per- 
sonnage? II me repondit: c'est Ahou-l-Ha^an el-As/i^ari; Dieu 
lui a pardonne; je crois meme, dit Abou-1-Hosain , qu'ilajouta: 
^il I'a re^n parmi les compagnons du prophete." 

Abou-1-Hasan etait com me son aienl Abou Mousa renomme 
par sa belle voix. 



1) V. s. vn T. 42. 



III. 

EXPOSE DE LA DOCTRINE D'ABOU-L-HASAN EL-ASHARI. 



Le merite d'Asli'ari fat celui de tenir le justemilieu entre 
la grossierete des anciennes traditions et la philosophie specu- 
lative qui s'etait developpee, au temps de Haroun et de Ma- 
moun, dans le courant du S^me siecle de THegire; c'est pour- 
quoi, comme nous le verrons ci-apres, il n'est pas assez ortho- 
doxe aux yeux de beaucoup de docteurs zeles, et, par lameme 
raison, notre auteur, vers la fin de son ouvrage, trouve con- 
venable de purger sa renommee de toute soup^on d'heresie. 
Ibn Asakir nous donne un expose de sa doctrine d'apres le 
celebre theologien Abou-l-Ma41i al-Djowaini , connu sous le nom 
d'lm^m el-Haramein [f 478] ^); la plupart des questions con- 
troversees de la theologie Mahometane y etant abordees, qu'il 
me soit permis de compulser soigneusement ce chapitre: „Abou- 
1-Hasan el-Ash'ari avait etudie les ouvrages des Motazales, 
des Djahmites et d'autres sectaires qui depouillaient Dieu de 
tous les attributs, et pretendaient dans leurs egarements 
que Dieu n'avait ni pouvoir, ni science, ni ouie, ni yue, 
ni vie, ni eternite, ni volonte; de meme, il connaissait 
bien les livres des Hashwiah, les professeurs de la corporalite 



l) v. sur ce theologien, un des dooteurs les plus cdlSbres de I'lslani, les 
biographies CI. D, 6 et Ibn Challiqan, ^d. Cab. t. I p. 407 — 8. 




EXPOSE DE LA DOCTRINE d'aBOU-L-HASAN EL-ASHARI. 205 

et des qualites materielles , qui enseignaient que la science de 
ieu, son pouvoir, son ou'ie, sa vue ressemblaient aux memes 
qualites chez rhomme. Asli*ari tint entre eux le juste milieu, 
professant que Dieu possede toutes ces qualites, mais depassant 
toute comparaison avec celles de rhomme. — De meme Bjahm 
h. Safwdn ^) professait que I'liomme n'a aucun pouvoir sur les 
actions, et que sa responsabilite est nuUe; tandis que Ash'ari 
niait le pouvoir humain sur les actions tout en maintenant la 
responsabilite. — De meme les Hashwiahj professeurs de I'assi- 
milation, enseignaient qu'il est possible de voir Dieu comme 
un autre objet sous une forme distincte; les Motazales, les 
Bjahmifes et les Nedjdjarites '^) rejetaient cette doctrine, tandis que 
Ash'ari , tenant le milieu entre ces deux extremes, professait que 
I'apparition de Dieu est possible, mais est privee de toute 
etendue, de toute mesure et de toute qualite distincte. Comme 
il nous regarde sans etre restreint par des bomes materielles, 
ainsi nous pourrons le regarder. — Les Nedjdjarites ensei- 
gnaient que le Seigneur est present partout, et qu'il est impos- 
sible de fixer sa place et de determiner sa direction; les Hash' 
wiah et les materialistes , que Dieu se trouve sur le tr6ne ce- 
leste qui est sa place fixee ou il repose; Asb^ari, tenant le 
milieu, professait I'existence de Dieu mais sans le restreindre 
k occuper aucune place; qu'il avait cree le trone et le siege 
sans avoir besoin d'aucune place; qu'il reste apres la creation 
le meme comme avant. — Les Motazales expliquaient la main 
de Dieu par son pouvoir ou par ses bienfaits; sa figure par 
son existence; les Hashwiah prenaient sa main pour le membre 
corporel et sa figure dans le meme sens, tandis que Ash'-ari, 
tenant le milieu, expliquait la main par une qualite et dans 
le meme sens la figure , comme I'ouie et la vue. — Les Motazales 



1) Sur Djahm b. Safwan et sa secte v. Sharastani, ed. Cureton I p. 60 
et ubers. \on Haarbrucker t. I p. 89 suiv.; comme le texte nous semble ici 
mutil^, nous en a\ons donne le sens vraiserabable. 

2) Sur les Neddjariah v. ibd. p. 61 et 93; sur les Hasbwiab ibd. 76 et 114. 



206 EXPOSE DB LA DOCTRINE D*ABOU-L-HASAN EL-ASHARl. 

expliquaient la descente de Dieu par la revelation des versets 
du Coran ou par la descente des anges , et le verbe „istiwa" ^) 
par regner; les maUrialistes et les Hashwiah, par le mouvement 
de sa personne en descendant et en changeant de place, le 
verbe „isiiwd!^ par etre assis sur le trone ou y etre place, tan- 
dis que AsJi^arij tenant le milieu, estimait la descente comme una 
qualite de Dieu, et interpretait le verbe „istiwa" dans lememe 
sens ou comme un acte execute sur le trone. — Les Motazales 
consideraient le Coran comnae ay ant ete cree dans le cours du 
temps; les Hashwia et les materialistes tenaient a la doctrine, 
que toutes les lettres du Coran , la matiere sur laquelle le Coran 
a ete ecrit, Fencre dont il a ete ecrit et, en general, tout ce qui 
etait contenu entre les deux lames de sa reliure, sont eter- 
nels, tandis que Ash^arif tenant le milieu, estimait le Coran 
comme la parole de Dieu, eternelle et non assujetie a aucun 
cbangement, non creee, non acciden telle et non inventee par 
I'bomme; ses lettres au contraire, sa matiere, ses di verses 
encres, ses sens articules et distincts sont, comme tous les 
objets materiels et doues de qualites , produits et inventes par 
I'homme. — De meme les Motazales , les Bjahmites et les Nedjd/jor 
rites tenaient k la doctrine que la foi est absolument creee; 
les Hashwiah materialistes, qu'elle est eternelle des I'origine: 
Ash'ari au contraire acceptait deux espe(5es de foi: I'une, la 
foi de Dieu, est eternelle a cause de la parole du Coran: 
„Dieu est celui qui donne la foi et en est le gardien" *); I'autre, 
la foi de Thomme, est creee; elle provient de lui, et il sera 
recompense de sa purete et puni de ses doutes; c*est pour 
cela que les Morgites pretendent que celui qui une fois s'est 
adonne a la foi sincere au Seigneur, ne sera jamais ebranle 
ni par une recbute ni par aucune infidelite, et il ne pourra 



1) v. rexplication de cette expression chez Beidhawi S. 11 v. 27; VII r. 
52; XIII V. 2. 

2) V. S. LIX T. 23^ ' 




EXPOSE DE LA DOCTRINE D'aBOU-L-HASAN EL-ASHARI. 207 

jamais se rendre coupable i d'un grand peche; et que les Mota- 
zales enseignent, que celui qui s'est rendu coupable d'un grand 
peche, meme si sa foi et son obedience eussent dure une centaine 
d'annees, ne sortirait jamais del'enfer. J^/^^aH, tenant, le milieu, 
enseignait que le croyant coupable d'un grand peche est a la 
merci de Dieu; si le Seigneur veut, il lui pardonnera et le 
fera entrer en paradis; si non, il le punira pour un certain 
temps de son forfait, apres quoi il I'adoptera en paradis; mais, 
quant a la punition eternelle, le grand peche isole et unique 
ne sera jamais puni de cette maniere. — De meme les secfaires 
d' All pretendaient que I'intercession appartenait au prophete et 
k Ali sans le commandement de Dieu, ni sa permission, 
jusqu'au point qu'ils seraient exauces, s'ils intercedaient pour 
les infideles; les Motazales niaient toute intercession; Ash*ari 
au contraire, mediateur entre les deux doctrines, enseignait 
que I'intercession du prophete pour les croyants qui avaient 
merite la punition, est acceptee par Dieu k condition qu'il 
intercede par son ordre ou par sa permission, mais qu'il n'a 
pas le droit d'interceder si ce n'est pour celui qui plait a 
Dieu. — De meme les sectaires independants ou al-Khawdridj 
tenaient k I'infidelite d'Othman et d'Ali, tandis que Ash^ari de- 
fendait leur integrite et donnait la preference au premier. 
Quant a Moawiah, Thalha, Zobeir, la mere des croyants 
Aijisha et toute leur clientele, les Motazales les estimaient 
tous ensemble en erreur; ils declaraient unanimement qu'on ne 
deyait pas accepter leur temoignage; les sectaires d'AIA les esti- 
maient infideles et apostats meme apres leur conyersion k 
rislam ou comme n'ayant jamais appartenu a I'lslam; les Oma- 
yades les regardaient comme exempts de tout egarement; ^^A'an 
au contraire, tenant le milieu entre toutes ces opinions, ensei- 
gnait que tout homme zele pour une cause juste etait dans son 
droit; ils devaient tous 6tre juges de la meme maniere; qu'ils 
ne divergeaient dans aucune base essentielle de la foi, mais 
seulement dans les embranchements ; que leur zele les ayait 



208 EXPOSE DE LA DOCTRINE D*ABOU-L-HASAN EL-ASHARI. 

emportes chacun siir le chemin ou ils devaient attendre la re- 
compense. 

Cela suffit comma preuve de la doctrine d'al-Ash'ari ; il ne 
prit pas la voie qu'il suivit, guide par un desir mondain ni par 
sa propre volonte; il ne fit ni innovation ni reforme, mais il 
se servait d'une argumentation raisonnee, appuyee sur les tra- 
ditions et les preuves de la loi ecrite qui menait a la verite 
et k la vraie connaissance de Dieu et au salut; celui qai garde 
cette voie, sera sauve; qui en devie, s'egare et sera perdu.'* 

Ibn Asakir fait suivre cet expose d'un extrait un peu plus deve- 
loppe, tire du commencement de I'ouvrage ci-dessus nomme d'Abou- 
1-Hasan el-Asli*ari, portant le titre ^declaration sur les fondemenU de 
la foi"; comme il nous fait voir parfaitement le point de vue 
auquel al-Ash'ari a professe sa doctrine, nous ne jugeons pas 
inutile k notre but d'en communiquer ici la traduction: „Lou- 
ange a Dieu, le seul et I'unique, le glorieux, le majestueux, 
distingue par son unite, celebre par les louanges, exempt de 
toutes les qualites humaines; il n'a pas de pareil ni d'egal; 
il cree tout et reduit tout au neant, eleve au dessus de tout 
rapport avec femme et enfants, et au-dessus de tout contact 
sexuel; sa majeste ne pent etre atteinte; il est sans bornes et 
sans comparaison; il est eternel avec ses attributs, Tomnipo- 
tence et I'omniscience ; sa science devance tous les objets, et 
sa volonte penetr(} partout; rien ne lui est cache, et les vicis- 
situdes du temps ne le cbangent en rien; il n'a connu ni lassi- 
tude ni fatigue apres avoir cree le monde; il est affranchi de 
toute langueur et de tout affaiblissement. II a cree toute cbose 
par son pouvoir, il gouveme par sa volonte, il maitrise tout 
par sa force et subjugue tout par sa majeste; les bautains sont 
soumis a sa grandeur, et les fiers s'humilient devant sa haute 
majeste; les sceptiques restent courts devant la profondeur de 
sa sagesse , les iniques se courbent , les ames des sages restent 
confondues dans son royaume. A sa parole, les sept cieux 
surgirent, la terre ferme se consolida, les montagnes eolides 



EXPOSE DE LA DOCTRINE d'aBOTT-L-HASAN BL-ASHARI. 209 

se fixerent, les vents fertiles se mirent en mouvement, les 
nuages volerent dans Tair, les mers s'arrondirent dans les limi- 
tes fixees par lui. II est le Seigneur puissant 5, qui les grands 
sent soumis, k qui les hautains s'assujetissent , a qui les savants 
obeissent bon gre, mal gre; nous le celebrons comme il a ce- 
lebre sa personne, et comme il en est digne; nous implorons 
son secours en nous abandonnant entierement k lui ; il n'y a pas 
de refuge ni de salut hors de lui; nous implorons son pardon 
en confessant nos pecbes et en reconnaissant nos erreurs, et 
nous temoignons qu'il n'y a pas de Dieu si ce n'est le Dieu 
unique, sans compagnon, en confessant son unite et en recon- 
naissant la puissance de son gouvernement; il connait tout ce 
que les poitrines cachent, et tout ce que les coeurs et les ames 
contiennent de secret; il connait les mysteres des abimes et ce 
qui est cacbe dans les ventres maternels *) ; toute cbose a par 
lui sa mesure; il n'y a pas de parole qui lui soit cachee ni 
de chose bumaine qui lui ecbappe; il n'y a pas de feuille 
tombant de I'arbre, pas de grain, soit frais soit sec, dans Tin- 
terieur de la terre , qui n'ait ete inscrit dans son livre *) ; il 
connait les actions humaines et leurs buts; nous implorons sa 
direction et son assistance pour eviter le mal. Nous temoi- 
gnons que Mahomet est son serviteur, son prophete, son apotre 
envoye a toute creature; qu'il est sur dans sa revelation, que 
Dieu I'a envoye avec une lumiere resplendissante , une demon- 
stration evidente. avec des arguments tranchants et des mi- 
racles etonnants. II a enonce sa mission de la part de Dieu 
et publie ses admonitions au monde; il a deploy e son zele 
sans languir ni s'affaiblir en exhortant et en luttant contre la 
perversite, jusqu'^ ce qu'il ait fait triompher la parole divine 
et soumis tout le monde k la verite evidente: que Dieu lui 
Boit propice, a lui qui nous a guides et nous a sauves de I'er- 



1) Expression tiree du Goran v. S. 13 y. 9. 

2) V. S. 6 V. 59. 



210 EXPOSE DB LA DOCTRINE d'aBOU-L-HASAN EL-ASHARI. 

reur, et a sa sainte famille, a ses compagnons elus, k ses 
femmes pures, meres des croyants; que la gvkce de Dieu em- 
brasse quiconque public ses lois et ses ordres, fait connaitre 
le permis et le defendu et explique la religion de I'lslam, 
afin que les tenebres se dissolvent et que nos doutes s'eva- 
nouissent, que notre but se manifeste et que les arguments 
soient evidents pour tout le monde. II nous a apporte le livre 
glorieux, exempt de toute faussete, apres lequel 11 n'y aura pas 
de revelation; il y a ramasse la sagesse des anciens et des 
modernes et y a perfectionne la foi et les ordres divins; c'est 
le droit cbemin pour aller a Dieu et la corde lerme du salut; 
celui qui s'y attache, sera sauve, et celui qui I'abandonne, 
s'egare et se perd. II nous y a ordonne de suivre la voie de 
son prophete en disant: „Ce que le prophete vous a ordonne, 
acceptez-le et abstenez-vous de ce qu'il vous refuse" ') et „qu'ils 
prennent garde a eux, ceux qui resistent k ses ordres;"^) et 
„s'il8 s'adressaient au prophete et a leurs chefs, ceux qui de- 
sireraient savoir la nouvelle I'apprendraient de la bouche de 
ces demiers;" ^) et, quel que soit I'objet de leurs disputes, la 
decision en appartient k Dieu seul;"*) il jugera d' apres le livre 
de Dieu et d'apres la voie de son prophete; et „il neparlepas 
de son propre mouvement; le Goran est una revelation qui lui 
a ete faite;"*') et „il ne me convient pas de le changer demon 
propre chef; je n'ecris que ce qui m'a ete revele;" ^) et „les 
croyants cites devant Dieu et son apotre pour entendre leur 
jugement, n'ont rien k dire si ce n'est: nous avons entendu et 
nous obeissons" '^j et „6 croyants, obeissez k Dieu et obeissez 
a son ap6tre." ^. Quoique Dieu ait commande de suivre le pro- 
phete et d'agir conformement a sa revelation, bien des mise- 
rables et des condamnes k la perdition ont rejete la voie du 



1) V. S. 59 V. 7. 2) V. S. 24 v. 63. 3) S. 4 v. 85. 

4) S. 42 V. 8. 5) S. 53 v. 3—4. 6) S. 10 v. 16. 

7) V. S. 24 V. 50. ' 8) S. 4 t. 62. 



EXPOSE DE LA DOCTRINE d'aBOU-L-HASAN EL-ASHARI. 211 

propliete, s'appuyant sur Tautorite de leurs ancetres et adoptant 
leurs doctrines; en refusant et en quittant le prophete, ils se 
sent egares et ont perdu le droit chemin ; c'est pourquoi je vous 
commande la crainte de Dieu, et je vous previens contre le 
monde, verdure chatoyante et decevante, qui trompe ses habi- 
tants, comme nous dit le Coran; „Propose-leur la parabole de 
la vie mondaine; elle ressemble k I'eau que nous faisons desr 
cendre du ciel; les plantes de la terre se melent k elle; le 
lendemain elles sont seches, les vents les dispersent, car Dieu 
est tout puissant." *) Personne ne se rejouit de sa beaute sans 
recevoir en meme temps ses admonitions; personne ne re^oit 
son amour complaisant sans eprouver les deceptions de sa lege- 
rete; tout ce qui s'y trouve, perit d'apres la parole de Dieu: 
„Tout ce qui est sur la terre passera." *) Preparez done vos 
oeuvres en vue de la demeure durable et de la vie eternelle; 
le monde perira avec ses habitants, mais vos oeuvres resteront 
enchainees a vos nuques; souvenez-vous done qu'il faut mourir, 
et apres votre mort vous reviendrez chez Dieu! Ceux qui ont 
fait le mal seront punis, et ceui qui ont fait le bien seront 
recompenses; obeissez done au Seigneur et evitez ce qu'il vous 
a defendu. — Apres ces louanges dues k Dieu, nous ferons 
remarquer: un grand nombre de Motazales et de Qadarites ont 
suivi leurs caprices en s'attachant a I'autorite de leurs ancetres 
et de leurs docteurs, et ont explique le Coran arbitrairement 
d'une maniere qui n'est autorisee ni par Dieu, ni suivie par 
le prophete et par les anciens docteurs; ils ont devie des doc- 
teurs des compagnons du prophete: 

1. Sur la vue du Seigneur en tant qu'il apparaitra k nos 
yeux, bien que nous possedions des traditions, tirees de toutes 
parts et confirmees par des temoignages reciproques; 

2. lis ont nie I'intercession du prophete pour les croyants 



1) S. 18 r. 43. 2) S. 55 t. 26. 



212 EXPOSE DE LA DOCTRINE d'aBOTT-L-HASAN EL-ASHARI. 

et repousse les plus anciennes traditions qui s'y rapportent; 

3. lis ont rejete la punition du tombeau malgre runanimite 
des temoignages des compagnons du prophete que les infideles 
seront punis dans le tombeau; 

4. lis ont professe la creation du Coran comme les incredu- 
les qui disent: „Ceci n'est que des paroles humaines /' et ils 
ont pretendu que le Coran est une oeuvre bumaine. 

5. Ils ont confesse la doctrine que le mal est cree par les 
hommes, conformement a I'opinion des mages qui etablissent 
deux createurs, I'un du mal, I'autre du bien; ainsi les Qadari- 
tes pretendent .que Dieu a cree le bien , et Satan le mal ; 

6. De meme que le Seigneur pent vouloir des cboses qui 
n'arrivent pas, et que ce qui arrive n'est pas conforme a sa 
volonte, contrairement k la doctrine etablie par I'lslam que 
tout ce qui arrive correspond a la volonte de Dieu, et que ce qu'il 
ne veut pas n'arrivera jamais, et en opposition aux versets du 
Coran: „Vous ne voulez rien, si ce n'est ce que veut le Sei- 
gneur;" ainsi il nous a declare que nous ne voulons rien si ce 
n'est ce que nous voulons d'apres sa volonte '); et „si Dieu 
I'avait voulu, ils ne se seraient point entre-tues;" ^) et „si 
nous avions voulu, nous aurions donne k cbaque ame sa di- 
rection" 3j et „le Seigneur fait tout ce qu'il veut", *) et enfin, 
contrairement au verset contenant la reponse qu'il fait dire k 
Shoaib „ comment pourrions-nous revenir 4 notre religion autre- 
ment que par la volonte de Dieu? ^) C'est pourquoi, le pro- 
pbete a nomme les Motazales les Mages de ce jpevple parce 
que, conformement a cette doctrine, ils ont suppose deux cre- 
ateurs, celui du mal et celui du bien, et ils tiennent k I'exis- 
tence du mal dans le monde contre la volonte du Seigneur. 

7. lis pretendent qu'ils produisent eux-memes le proj&t et la 
perte pour leurs ames, rejetant la parole divine: „Dis-leur: 



1) V. S. 76 V. 30. 2) V. S. 2 v. 254. 8) V. S. 32 v. 13. 

4) V. S. U V. 109. ■ 5) V. S. 7 V. 87. 



BXPOSfi DB LA DOCTRINE d'a.BOU-L-HASAN BL-ASHARI. 213 



soit d'eloigner ce qui m'est nuisible, qu'autant que Dieu le 
veut"^), et, en deviant du Coran et de la doctrine unanimede 
rislam, ils revendiquent pour eux-memes le pouvoir sur les 
actions a Texclusion de Dieu; ils se declarent independants de 
Dieu et s'attribuent un pouvoir qui depasse celui de Dieu, 
comme les mages referent le mal a Satan en excluant Dieu; 
c'est pourquoi, ils sont les mages de ce peuple en professant 
cette doctrine et en s'attachant aux memes dogmes. 

8. De meme, faisant par ces erreurs desesperer les hommes 
de la misericorde divine et les rendant oublieux de I'esprit de 
Dieu, ils professent que les prevaricateurs sont condamnes 
eternellement a I'enfer, contrairement a la parole divine: „I1 
pardonnera tout le reste a qui il voudra'* ^). Ils pretendent 
que celui qui est entre dans I'enfer n'en sortira jamais, en 
opposition k la tradition du prophete: „I1 fera sortir les hom- 
mes de I'enfer apres qu'ils j auront ete brules et reduits en 
charbons." 

9. lis nient que Dieu ait un visage. Men qu'il soit ecrit: 
„le visage de ton Seigneur restera environne de majeste et de 
gloire" ^); ils nient qu'il ait des mains malgre le verset: 
„. . .que j*ai cree de mes mains"*); ils nient qu'il ait desyeux, 
bien que nous lisions le verset: ,,I1 voguait sous nos yeux"*); 
et „j'ai voulu que tu fusses eleve sous mes yeux" ®) ; de meme 
ils rejettent la tradition du prophete: „Dieu descendra au 
ciel le plus bas". Je ferai mention de tout cela chapitre par 
chapitre ci-apres. Maintenant si Ton me fait Tobjection: tu as 
reprouve les opinions des Motazales, des Qadarites, des Djah- 
mites, des Harourites '^j , des Kafidhites et des Morgites ; il faut 



1) V. S. 7 V. 188. 2) S. 4. V. 116. 3) S. 55 v. 27. 

4) S. 38 V. 75. 5) S. 54 v. 14. 6) S. 20 v. 40. 

7) Les Harourites, habitans de Harourah, a 2 milles de Coufa , s'eley^rent 
centre Ali, et formerent un schisme qui se rapprochait de celui des Khawa- 
rldj ou des Independants. 



214 EXPOSE DK LA DOCTRINE d'aBOU-L-HASAN EL-ASHARI. 

a present nous instmire de la croyance et des opinions que tu 
professes toi-meme, nous repondons: La croyance que nous 
professons et les opinions que nous defendons, sont en general 
de garder le livre de Dieu, la voie de son prophete, les tra- 
ditions des compagnons du prophete et celles de leurs descen- 
dants et des docteurs des traditions; nous revendiquons leur 
doctrine comme aussi celle d' Ahmed b. Hanbal (que Dieu 
eclaire son visage, eleve sa dignite et lui donne une large 
recompense!), en nous rattachant strictement a lui etenevitant 
toute opposition contra sa doctrine; il etait le docteur illustre 
et le chef parfait, par qui Dieu a manifeste la verite k Tap- 
proche des tenebres, par qui il a eclaire la voie et detruit les 
innovations des novateurs, les erreurs des egares et les doutes 
des sceptiques. Que la grace de Dieu soit sur cet imam par- 
fait, illustre et erudit, et sur tous les docteurs del'Islam. Le 
resume de notre profession est done comme il suit: 

1. Nous professons Texistence de Dieu, de ses anges, deses 
livres, de ses envoyes, de tout ce qui a ete revele par Dieu, 
de toutes les traditions authentiques , derivees du prophete; 
nous ne rejetons rien de cela. 

2. Nous confessons que Dieu est un, unique, eternel, qu'il 
n'y a pas de Dieu hors de lui; qu'il n'a ni femme ni enfant; 

3. que Mahomet est son serviteur et son ap6tre; 

4. que le paradis et I'enfer existent reellement; 

5. que le jour du jugement arrivera et qu'il ne faut pas en 
douter; que Dieu ressuscitera les habitants des tombeaux; 

6. que Dieu siege sur son tr6ne d'apres le verset du Coran: 
„Le misericordieux qui siege sur le tr6ne"; ^) 

7. qu'il est done d'un visage d'apres la parole de Dieu: „le 
visage de Dieu restera environne de gloire et de majeste" *) ; 
qu'il a des mains comme il a dit: „les mains de Dieu sont 
ouvertes" *) et „retre que j'ai cree de mes mains" ») ; qu'il a 



l)v. S. 20 V. -4. 2)t.S. 55 V. 27. 3) v. S. 5 v. 69. 4) v. S. 38 r. 75. 



EXPOSE BE LA DOCTRINE D'ABOTJ-L-HASAN EL-ASHARI. 215 

fdes yeux, mais qu'il nous est impossible d'en preciser la des- 
Icription; il a dit lui-meme: „il voguait sous nos yeux." Qui- 
Iconque interprete le nom et ressence de Dieu autrement , est 
ten erreur. 

8. Nous attribuons a Dieu romniscience d'apres sa parole 
,il fa envoye dans sa science" >); et „la femelle ne porte et 

Ine met rien au monde , dont il n*ait connaissance" *). 

9. Nous lui attribuons la toute-puissance d'apres le verset: 
,N'ont-ils pas reflecM que Dieu, qui les avait crees, etait plus 

[fort qu'eux"? s) 

10. Nous lui attribuons I'ouie et la vue; nous ne rejetons 
frien de cela k Tinstar des Motazales, des Djahmites et des in- 
I dependants. 

11. Nous professons que la parole de Dieu n'est pas creee; 

12. qu'il n'a rien cree si ce n'est par sa parole: „sois, et la 
Ichose est", comme il a dit lui-meme: „Nous disons seulement 
^quand nous voulons une chose : sois , et elle est" *) ; 

13. qu'il n'y a rien sur la terre, ni de bien ni de mal, si 
ce n'est par la volonte de Dieu; que toute chose est faite par 
sa volonte; que personne ne pent rien produire qu'autant que 
Dieu le veut; que personne ne pent se passer de Dieu, ni se 
soustraire k son omniscience; qu'il n'y a pas de createur hors 
de Dieu; que les actions humaines sont creees par lui et de- 
terminees d'avance par lui, d'apres sa parole: „c'est Dieu qui 
vous a crees, vous et vos actions" ^); que les hommes sont 
impuissants a rien creer, tandis qu'ils sont eux-memes crees, 
comme le prouvent les nombreux versets du Goran: Y a-t-il 
un autre createur que Dieu? *) et „ils ne creent rien" ^) et „celui 
qui cree, sera-t-il semblable a celui qui ne cree rien ?"') et „ont- 
ils ete crees sans rien ^) , ou bien sont-ils createurs eux-memes ?" 



1) 


V. 


S. 4 T 


164. 


• 
2) y. 


S. 


35 


y. 


12. 


3)y. 


S. 


41 


y. 


14. 


;!:: 


S. 


16 y. 


42. 


B) y: 


s. 


37 


y. 


94. 


6) y. 


S. 


35 


y. 


3. 


S. 


25 T. 


3. 


8)y. 


s. 


16 


V. 


17. 


9]y. 


s. 


52 


y. 


S6. 



216 EXPOSE DE LA DOCTRINE D'ABOU-L -HASAN EL-ASHABI. 

14:. Que Dieu a accorde sa grace aux croyants par le don 
de robeissance; qu'il est clement envers eux, qu'il veille k 
leur^ bonheur et les dirige; mais, au contraire, qu'il egare les 
infideles et ne les dirige pas et ne leur donne pas la grace 
de la foi, comine le pretendent les egares et les reprouves. 
S'il en etait autrement, lis seraient sauyes, et s'il les diri- 
geait , ils seraient bien diriges , comme il dit lui-meme : „Celui 
qu'il dirige, est bien dirige et celui qu'il egare, est perdu"'); 
Que Dieu a la puissance de sauver les infideles et de leur 
montrer sa grace jusqu'a ce qu'ils soient croyants, mais qu'il 
veut qu'ils restent infideles, conform ement a son omniscience; 
e'est pourquoi il les trompe et met un sceau sur leurs coeurs; 
par consequent , le bien et le mal dependent des decrets de Dieu 
et de sa puissance. 

15. Nous reconnaissons le decret de Dieu et sa puissance sur 
le bien et sur le mal, sur I'agreable et sur le desagreable; 
nous savons que tout ce qui nous arrive pour notre salut n'a pas 
pour but de nous egarer, et, au con traire, que ce qui nous egare 
n'est pas pour nous conduire sur le droit chemin; que nous 
sommes incapables par nous-memes de procurer ce qui est 
utile k nos ^mes et d'eviter ce qui leur est nuisible, si ce 
n'est par la volonte de Dieu; nous lui laissons nos affaires, et 
nous confessons notre pauvrete et le besoin que nous avons de lui. 

16. Nous professons que le Coran n'est pas cree, et que qui- 
conque admet la creation du Coran, est infidele; nous croyons 
que Dieu apparaitra k nos yeux au jour de la resurrection, 
comme les croyants regardent la pleine lune au milieu du 
mois, d'apres les traditions derivees du propbete, et que les 
infideles seront enveloppes de tenebres, le jour ou les croyants 
le verront, d'apres le verset: „Certainement, ce jour-M ils 
seront exclus de la presence du Seigneur" ^) et „quand Moise 
demand a Tapparition de Dieu, et que Dieu se manifesta sur la 



1) ▼. S. 7 T. 177. 2) V. S. 83 v. 15. 



EXPOSE DB LA DOCTBINE d'aBOU-L-HASAN EL-ASHARI. 217 

montagne et la reduisit en poussiere *), il declara a Moisequ'il 
ne le verrait jamais dans ce monde. 

17. Nous estimons qu'il ne faut declarer infidele person- 
ne de la communaute Islamite a cause d'un peche comme 
I'adultere, le vol et la jouissance du vin, contrairement a 
I'opinion des sectaires independants , qui pretendent qu'a cause 
de cela ils sont egaux aux infideles; quant aux peches mortels 
et semblables, nous enseignons que celui qui s'en est rendu 
coupable, apres les avoir estimes licites, est infidele, en tant 
qu'il n'a pas ete convaincu de la nature illicite de ce crime. 

18. Nous professons que la notion de ^I'lslam ou I'abandon 
k la volonte de Dieu" est plus etendue que celle de la foi ; done 
rislam n'est pas identique avec la foi. 

19. Nous croyons que le Seigneur gouverne nos coeurs, qui 
sont entre ses deux doigts; qu'il mettra les cieux sur un 
doigt et la terre sur un autre, d' apres la tradition derivee du 
prophete ; 

20. qu'il ne fera entrer personne des croyants et des confes- 
seurs de son unite, ni dans Tenfer ni dans le paradis, si ce 
n'est sur le temoignage du propbete; nous esperons que le 
pecbeur entrer a dans le paradis, bien que nous craignions pour 
lui la punition de I'enfer; nous croyons que Dieu fera sortir 
de I'enfer, par I'intercession du propbete, bien des personnes 
apres qu'elles y auront ete brulees; nous confessons la punition 
du tombeau, I'existence reelle de I'etang et de la balance, du 
pont et de la resurrection; que Dieu r assembler a tout, le monde 
au jour du jugement et fera justice aux croyants *) ; que la foi 
consistant en paroles et en actions pent croitre on diminuer, 
conformement aux traditions authentiques derivees du propbete. 



1) v. S. 7 y. 139 comp. sur ce dogme »Ies prolegomeues d'Ibn -Khaldoun 
t. Ill p. 70. 

2) Sur les circonstances de la resurrection , du paradis et de I'enfer , t. 
Sale, Observations sur le Mahonietisme. Geneve , 1751 , p. 233 — 82, et Voyages 
d« M. Chardin t. IV p. 24 sq. «d. d'Amsterdam 173&. 

15 



218 EXPOSE DE LA DOCTRINE D'ABOIT-L-HASAN EL-ASHARI. 

20. Nous confessons notre amour des anciens que Dieu a 
choisis pour les compagnons du propliete; nous les celebrons 
par nos louanges comme Dieu les a celebres, nous leur 
donnons la preference et nous declarons que notre Imam apres 
le prophete est Abou-BeJcr^ par qui Dieu a glorifie la foietfait. 
remporter la victoire sur les refractaires , et que les croyants 
Font prefere a I'lmamat, comme le propliete lui-meme lui a 
confere la dignite de diriger la priere publique; puis Omar b. 
al-Khattkabj puis Othman b, Affan^ tue par la violence et le 
forfait de ses ennemis; enfin Ali b, Ahi Thalib; ils ont ete les 
Imams apres le prophete, et leurs chalifats ont ete inspires par 
la prophetic. Nous accordons le paradis aux dix personnages ^) 
mentionnes par le prophete, et les autres compagnons du pro- 
phete auront apres eux la preference; toute leur ancienne riva- 
lite cessera alors; nous professons la juste direction des quatre 
premiers imams ou chalifes, et nous croyons qu'ils ont ete 
guides par la grace, et que personne k cet egard ne peut 
leur 6tre egal. 

21. Nous regardons comme veridiques les traditions conser- 
vees par les traditionnistes sur la descente du Seigneur au ciel 
inferieur, quand il dira: „n'y a-t-il personne qui prie, per- 
sonne qui invoque le pardon divin?" comme aussi toutes les 
autres traditions confirmees par eux, en opposition aux hommes 
egares et heretiques; dans les questions ou nous sommes en 
disaccord, nous nous appuyons sur le livre de Dieu, la Sonna 
de son prophete et I'accord commun des croyants, ou sur ce 
qui en tient la place; nous n'innovons rien qui soit defendu 
par Dieu, et nous ne professons pas concernant le Seigneur 
des choses que nous ignorons. Nous croyons que le Seigneur 
apparaitra au jour du jugement d'apres sa parole: „ Quand ton 



1) Ce sont les premiers adherents de Mahomet: Ahou-Bekr , Omar, Oth- 
man, Ali, Thalhttf Zohair , Sa*ad b. Abi Waqqas, Said b. Zeidj Abd-er- 
Rahmdn b. Auf et Obaidah b. el-Djarrdh. v. Sprenger, das Leben und die 
Lehre des Moh. t. I p. '438 et Qazwini ed. Wiistenfeld t. II p< a«— iAt. 



EXPOSE DE LA DOCTHINB d'aBOTT-L-HASAN EL-ASHAIII. 219 



r Seigneur viendra avec les anges ranges en ordre" ^); qu'il est 
pres de ses serviteurs, comme il I'indique dans sa parole: 
„Nous sommes plus pres de lui que sa veine jugulaire", ^j et 
dans nn autre endroit: „puis il s'abaissa et resta suspendu 
dans les airs; il etait k la distance de deux arcs, ou plus pres 
encore" '). 
22. Nous observons la priere le vendredi et les jours de fete 
en priant d'apres la direction de tout inaam , soit pieux soit mal- 
faiteur, selon les conditions des prieres des reunions. C'est 
ainsi qu'on raconte qu' Abdallah b. Omar pria selon la direc- 
tion de Hedjdjadj. Nous concedons a tout bomme , soit k de- 
meure fixe, soit en voyage, au lieu du lavage des pieds, de 
passer seulement la main mouillee sur les cbaussures ordinaires 
k tiges basses , en opposition k tous ceux qui expliquent le ver- 
l^il set du Goran d'une maniere difierente *). Nous observons la 
^ priere pour nos imams, et nous leur abandonnons la direction, 

et nous estimons egares ceux qui se revoltent contre eux, 
meme quand les Imams semblent suivre une fausse direction; 
nous refusons le droit de tirer le glaive et de se soulever 
contre eux. 

23. Nous croyons k I'apparition de I'Antecbrist d'apres les 
traditions du prophete, a la punition du tombeau, a I'inter- 
rogatoire des morts par Nakir et Monkir dans les tombeaux; 
nous estimons comme vraie Tascension du prophete, de meme 
que la plupart des visions de songes, tout en concedant leur 
explication;' nous pratiquons I'aumone au nom des defunts et 
la priere pour eux, et nous croyons que le Seigneur leur sera 
propice par ces moyens. Nous sommes convaincus de Texis- 
tence reelle de la magie et de ceux qui la pratiquent. Nous 
observons la priere sur ceux qui sont morts dans Tlslam, les 
pieux et les malfaiteurs, et nous prions pour ceux qui ont 



1) V. S. 89 V. 23. 2) V. S. 50 v. 15. 

3) V. S. 63 V. S—9. 4) V. S 5 V. 8—9. 



220 EXPOSE DE LA DOCTRINE D'ABOU-L-HASAN EL-ASHARI. 

laisse des heritages ; nous confessons que le paradis at I'enfer 
ont ete crees, et que celui qui est mort ou tue, a atteint le 
terme de vie qui lui etait destine; que la subsistance est ac- 
cordee par le Seigneur , qui la foumit aux hommes , soit qu'ils 
la gagnent par voie licite ou illicite; que Satan inspire 4 
rhomme de mauvaises pensees , le remplit de doutes et le souille 
en opposition aux Motazales et aux Djahmites, d'apres le verset 
du Goran: „Ceux qui avalent le produit de I'usure, se leve- 
ront au jour de la resurrection comme celui que Satan a souille 
de son contact"*); et comme il est dit: „Je cherclie un refuge 

aupres du Seigneur contre la mechancete de celui qui 

suggere les mauvaises pensees et se derobe, qui souffle le 
mal dans les coeurs, contre les demons et contre les hommes" 2). 

24. Quant aux hommes pieux, nous professons la possibilite 
que Dieu les distingue par la manifestation de miracles. — 
Quant aux enfants des infideles, nous croyons que Dieu allu- 
mera un feu et dira: „lancez-vous-y!" conformement aux tradi- 
tions. Nous sommes convaincus que Dieu connait les actions 
de ses serviteurs et leurs buts et tout ce qui arrivera. Quant 
k ce qui n'arrive pas , nous croyons qu il en connait le resultat, 
si cela arrivait. Nous tenons k I'obeissance envers les Imams 
et a la sincerite de leurs admonitions envers les croyants, et 
nous estimons qu'il faut eviter tout ce qui tend k innovation, 
et s'ecarter des hommes qui suivent leur propre tete. Nous 
demontrerons ces theses et d'autres que nous n'avons pas mention- 
nees, section par section et piece par piece." 

Nous voyons par cet extrait que le but principal d'lbn 
Asdkir est de mettre en pleine lumiere I'orthodoxie d'al-Ash*ari, 
et de revendiquer sa parfaite unanimite avec I'ancien docteur 
Ahmed b. Hanbal. En Iraq, la doctrine Asharienne se repan- 
dit, comme nous I'avons vu precedemment , protegee par le 
Bouide Fenachasrou, peu de temps apres la mort d'Ash*ari, et 



1 V. S. 2 V. 276. 2 V. S. 114 t. 4—6. 



EXPOSE DE LA DOCTRINE D'aBOTJ-L-HASAN EL-ASHART, 221 

propagee par son disciple Ibn el-Baqillani , qui fut nomine in- 
structeur du prince hereditaire *). lis ne reussirent pourtant 
pas si facilement partout, et ainsi nous les voyons encore au 
milieu du 5eme siecle de TH. confondus avec les Motazales et 
en butte k di verses persecutions. La maniere dont les Asharites 
reussirent a gagner la preponderance nous a ete racontee par 
Ibn As^kir, comme il suit: 

Sous le sultan Togrulbegh, vers Tan 445 H., les partisans 
dAsh'ari etaient Tobjet de beaucoup de soup^ons; le sultan lui- 
meme, qui professait I'orthodoxie Hanefite, tandis que son mi- 
nistre Jdou Nasr Mansour Kondori Amid el-MoulJc inclinait vers 
la doctrine Motazale et heterodoxe, avait ordonne de maudire 
tons les heretiques dans les chaires des mosquees; alors le mi- 
nistre Kondori ^), pour apaiser sa douleur, apres avoir reuni 
le nom dAsh'ari a ceux des heretiques, persecuta les imams 
et les docteurs les plus illustres, adherents de la doctrine Ash- 
arite , et destitua Abou Othman Sabouni de sa chaire k Nisabour, 
qu'il confia k quelque partisan Hanefite. Un grand nombre de 
Sonnites, entre lesquels le Docteur Abou-1-Qasim ^) et I'imam 
celebre Abou-1-Ma'ali Djowaini *), se leverent pour quitter le 
pays, preferant I'exil et I'abandon de la patrie et de la famille 
aux vexations causees par le vizir. Cependant cela ne dura 
pas bien longtemps, et le nuage se dispersa par la mine du 
ministre et par la mort du dit sultan [t 455 H.]; son fils 
Alp-Arslan, arrive au pouvoir, nomma pour premier vizir Abou 
Ali Hasan b. Ali b. Ishaq , connu sous le nom de Nizam 
el-Moulk^ qui ayant favorise les adherents de la Sonna, etouffa 
I'hypocrisie et revoqua Tordre de maudire les Asharites avec 



1) V. ci-devant p. 200. 

2) Comp. Weil Gesch. der Chal. t. Ill p. 104, ou ce ministre, a cause de 
ses persecutions centre les Asliarites et les Shiites, est nomme Sonnite fana- 
tique, et Ibn Khalliq. t. II p. 103—105. 

3) V. Ibn el-Athir ed. Tornberg t. X p. 21. 

4) V. Ibn Khalliqan I'ed. du Caire t. I p. 202 et ci-apr^s dans les bi- 
ographies CI. IV N° 2 et 6. 



222 EXPOSE DE LI DOCTRINE d'aBOU-L -HASAN EL-ASHARI. 

le commandement de nommer separement les autres sectes 
heterodoxes dans les imprecations. II rendit la patrie aux 
exiles, les combla d'honneurs en compensation de I'exil et de 
I'imprecation et fit elever des mosquees et des ecoles en leur 
nom, de sorte qu'ils gagnerent un nombre considerable de par- 
tisans; il fonda meme le grand Garni al-Mottaqi sous le fils 
du sultan; c'est ainsi qu'ils furent reintegres dans leurs droits 
apres les vexations qu'ils avaient subies, que la foi ortbodoxe 
fut retablie apres cette deviation, et que la vie s'eclaircit pour 
les adherents de la Sonna apres cette eclipse momentanee. 
Leur condition resta ainsi invariable jusqu'a nos jours , en depit 
des sectateurs heterodoxes; les persecutions et les imprecations 
momentanees ne leur causerent point de dommage, parce que, 
aux yeux de tout bomme intelligent et raisonnable, ils etaient 
exempts de toute espece d'innovation et ne meritaient aucun 
blame; ils avaient un precedent dans le prince des croyants 
Ali b. Abi-Thalib, qui de meme, pendant 80 ans, sous le regno 
des Omayades , avait subi de pareilles imprecations sans que cela 
niiisit k sa sainte renommee. 

Sur la punition du ministre Amid el-moulk par Alp-Ars- 
lan, Abou-1-Qasim al-Qosbairi, dont nous avons precedemment 
communique la justification d'al-Asbari datee.de Dhoul-Qa'det , 
436 H. *) , nous a laisse ces vers : 

„Amid el-Moulk! le sort vous a favorise, en vous faisant 
atteindre' les plus bautes dignites ; 

„Mais, vous fut-on meme redevable de beaucoup d'autres 
cboses, le malbeur vous aurait frappe pour avoir ordonne la 
malediction continuelle des croyants; goutez maintenant la per- 
dition que vous avez meriteel" 

Comme nous I'avons vu, la doctrine Asbarite gagna en peu 
de temps, apres la mort de son auteur, la preponderance sur 
toutes les sectes beterodoxes, d'abord en Iraq sous les Bouides, 



1) V. ci-dessus p. 189. 



EXPOSE DE LA DOCTRINE d'aBOU-L-HASAN EL-ASHARI. 223 



joukides; de la elle se repandit en Syrie et en Egypte sous les 
Eyjoubides et les sultans Mamlouks; enfin elle fut introduite 
de riraq par Ibn Toumourt dans la partie occidentale de I'Afri- 
que, ou elle prit racine sons les Almohades. II n'est reste, dit 
Maqrizi, aucune autre secte de Tlslam a cote des Asharites k 
I'exception de quelques sectaires d'Ibn Hanbal et de quelques 
partisans d'Abou Hanifa; ces derniers, connus sous le nom de 
Mdtouridiies d'apres le docteur Adou Mansour Moh, al-Mdtouridi , 
rejetaient toute interpretation des attributs de Dieu. Ahmed 
b. Hanbal et el-Asb'ari etaient en parfaite barmonie dans leurs 
t\ I opinions religieuses, et ne differaient en rien dans les doctrines 
Bl fondamentales et dans la Sonna; c'est pourquoi, dit Ibn 
As^kir , les Hanbalites de Bagdad s'appuyaient toujours sur les 
Asbarites contre les heresies, ceux-ci etant les seuls dialecti- 

II ciens parmi les orthodoxes, et quiconque disputait contre les 
f innovateurs, se servait de leurs armes dialectiques. Leurs rap- 
I ports resterent ainsi jusq'au temps ou Abou Nasr el-Qoshairi'^) 
I et le vizir Nizam ^ sous le regno d' Alp-Arslan , se brouillerent 
avec les Hanbalites; en general les Hanbalites persevererent 
dans leur extrayagance Sonnite et entamerent, pour le seul 
plaisir de faire de la controverse, des disputes qui nelesregar- 
daient pas. Le blame de ces dissentiments ne touche pas Ah- 
med b. Hanbal, et la doctrine generale de son ecole n'en 
ressentit aucune influence. 



1) V. alKhithath, ed. du Caire t. II p. 358—59. 

2) V. Ibn Challiqan, ed. du Caire t. I p. 426 et les biographies ci-apres , 
V^""* cl. N° 6. 



IV. 



VIES DES DISCIPLES ET DES ADHERENTS LES PLUS 

DISTINGUES D'ABOU-L-HASAN EL-ASHARI JUSQU'A 

LA FIN DE LA PREMIERE MOITIE DU 

SIXIEME SIECLE DE L'HEDJIRE. 



Nous avons expose la vie et la doctrine d'Abou-1-Hasan el- 
Asli'ari; nous verrons main tenant le developpement de la re- 
forme de rislamisme represente par ses disciples et les adhe- 
rents les plus celebres de son ecole jusqu'au temps de notre 
auteur Ibn Asdkir. Comme leurs biographies ordinairement 
ne contiennent que des eloges tres uniformes de piete et de 
saintete, entremeles de quelques traditions anecdotiques sur 
leur vie privee, nous nous bornerons k indiquer principalement 
ici leurs noms avec I'epoque a laquelle ils appartiennent , et 
les ouvrages qu'ils ont laisses a la posterite. Ibn Asakir les 
a di vises en 5 classes; de la premiere, comprenant les contem- 
porains d'al-Asb^ari , nous avons: 

A. 

1. Abou Aldallah h, ModjdUd de Bassora *), disciple d'al- 
Ash'ari; 

2. Abou'l-Hasan al-BdUli de Bassora , precepteur de Baqilldni , 



1) V. Pro]. d'Ibn Khaldoun par de Slane t. Ill p. 59 et Ibn Kutlubuga 
Tab. der Haneaten v. FliigeJ p. 17 N° 60. 



VIES DBS DISCIPL. ET DES ADH. d'aBOU-L-HA.SAN EL-ASHARI. 225 



rons ci-apres; il mourut d'apres Hagi Chalfa Tan 321. 

3. Abou-l-Hosein Benddr b. el-Hosein de Shiraz professait le 
Soufisme; il habitait Arredjan et etait disciple de Shebeli, ^) 
qui restimait beaucoup; il mourut Tan 353. 

4. Abdullah b. All b, Abdullah Abou Moh, at-Thabari ou el- 
Iraqi, Cadi Shafeite de Djordjan, suivait I'ecole d'al-Ash*ari 

I dans la dialectique; il visita quelquefois Nisabour et la der- 

II niere fois un peu avant samort, qui eut lieu a Bochara Tan 359. 

If 5. Moh. b, AH b, hmdil Abou Bekr , le serrurier de Sh§,sh ^) , 
disciple d'Ibn Soreidj et d'Abou Zeid al-Marwezi, repandit la 
doctrine Shafeite dans la Transoxanie apres avoir professe dans 

^ sa jeunesse la philosophie Motazale; il mourut Tan 365 H. 

■I k Shash. 

|| 6. Moh. b, Solaiman Abou Sahl as-Sohlouhi ^) de Nisabour, 
' savant celebre et poete distingue, naquit I'an 296 H. ; apres 
avoir professe la theologie en Iraq, a Bassora et k Ispahan, 
il revint I'an 337, a la mort de son oncle Abou-Thayib, k Nisa- 
bour, ou il mourut en 369, laissant sa renommee k son fils 
Abou-Thayib, dont nous decrirons la vie ci-apres. 

7. Abou Zeid Moh. b. Ahmed b. Abdullah uUMurwezi ^) , imam 
Shafeite, visita sou vent Nisabour; apres un sejour de 7 ans 
k la Mecque , depuis I'an 355 , il retourna a Merw ou il mourut 
Tan 371. 

8. Abou Abdullah Moh, b, Khaftf ad-Dhubbi *) de Shiraz, 



1) Shebdli Abou Bekr Dja'far, disciple de Djoneid , mourut en Tannee 334 
fl., V. Not. et extr. t. XII p. 428 et Aboulf. annal. t. II p. 444. — Abou-1- 
Hosein Bendar se trouve mentionne par Sha'rani v. Thabaqat al-Kubra , I'dd. 
du Caire t. I p. 142. 

2\ V. Aboufe'd. annal. t. II p. 526 et Ibn Challiqan t. I p. 654. 

3) V. Ibn Challiqan, ^d. du Caire. t. I p. 656. 

4) V. Ibn Challiqan t. I p. 657: Aboulf. ann. t. II p. 551; Ibn el-Athir 
t. IX p. 12. 

5) V. Sha'rani, I'o. c. p. 142 et Ibn el-Athir t. IX p. 12; sur Rowaim , 
[f 303] Abou-1-Abbas b. 'Atha [f 309 ou 31l], et Hariri [f 31l] tous 
soufis distingues v. ibd. p. 103 et 110 — 11. 



226 VIES DBS DISCIPLES ET DES ADHERENTS 

Shafeite et un des plus celebres soufis de son temps, preceda 
Eowaim, Ibn Atha et Hariri, et mourut Tan 371. 

9. Abou-Bekr Ahmed b. Ibrahim el-Bjordjdni 2l'Isma'ili naquit 
I'an 277 et mourut en I'annee 371, %e de 94 ans; il est tres 
celebre comme traditionniste et a compose le livre „as-SaMh" 
d'apres celui de Bochari '). 

10. Abo2i-l-Hasan Abd-el-Aziz 5, Moh. b. Ishdq, connu sous 
le nom de Dommal, etait un des disciples les plus celebres 
d'Ash^ari, dont il repandit la doctrine en Syrie. 

11. Abou-l'Hasan AH b, Moh. b. Mahdi at-Thaba/ri eut des 
relations frequentes avec el-Asb'ari a Bassora, et a laisseunou- 
vrage sur les traditions concernant les attributs de Dieu. 

12. Moh, b, Ahmed Abou Bjafar as-Salmi *) , le graveur de 
Baghdad , dialecticien de I'ecole Asharite, naquit en 294 et mourut 
Tan 379. 

13. Moh. b. al-Qasim Abou Abdallah d^ Ispahan j Shafeite et 
disciple de I'ecole Asharite, mourut k Ispahan I'an 381. 

14. Abd-oul- Wahid b, Ahmed b, al-Qasim ez-Zohri Abou Moh, 
mourut a Nisabour I'an 382. 

15. Abou-Bekr al-Neddjdri el-Udeni professa la doctrine Ash- 
arite en Transoxanie comme imam Shafeite, et mourut a Bo- 
charah I'an 385 % 

16. Moh, h. Abdallah Abou Mansour b. JJfiW/^^fij? de Nisabour , 
auteur d'un grand nombre d'ouvrages et distingue par sa yie 
solitaire, naquit I'an 316 et mourut I'an 388, %e de 72 ans. 

17. Moh, b, Ahmed Abou-l-Boseiri b, Simeon de Bagdad *), 
disciple de Shebeli, naquit I'an 300 et mourut I'an 387 k 
Baghdad; il acquit une grande celebrite comme predicateur 
aupres du chalife Thai-liamrillah. 



l)v. 
2) V. 



Ab. annal. t. II p. 551 et Ibn el-Athir t. IX p. 12. 
Ab. p. 569 et Ibn el.Athir t. IX p. 49. 
3) V. Ibn Challiqan t. I p. 658. 
4)j y. Ibn Challiqan t. I p. 701 et les seances de Hariri par de Sacy 
p. 205; Ibn el-Athir t. IX p. 97. 




d'abou-l-hasan el-ashari. 227 

18. Adou Ahd-er Rahman Moh. b. IsmaU as-Shorouthi de Djor- 
Ijan, tradionniste et en meme temps medecin , mourut Tan 389. 

19. Abou All as-Sirachsi Zdhir b. Ahmed ') , lecteur du Goran 
5t faqih, se fixa en 383 a Nisabour, oil il mourut 389 H., 
dge de 96 ans. 



B. 

DE LA HiEME CLASSE 



comjprenant les adherents des disciples d^ Ahou-l-Hasan el-Ash'ari 

nous avons: 

1. Abou Sa'ad b, Abou BeJcr Ismaili Bjordjani , imam en 
theologie Shafeite et auteur d'un grand ouvrage ^tahdsib oul- 
nazr" sur les fondements de la jurisprudence, avait forme una 
grande ecole de disciples en Djordjan et en Thaberistan, et 
mourut Tan 396 en recitant la premiere soura du Goran. Son 
pere Abou Bekr a ete mentionne dans la premiere classe appar- 
tenant aux contemporains d'al-Asb'ari ^). II laissa plusieurs fils, 
desquels Abou Mi' mar et Abou-l-Ald continuerent la renommee 
de leur pere. 

2. Abou Thayih b. Abou Sahl as-Sohlouki de Nisabour j moufti 
de Nisabour comme son pere, dont nous avons fait mention 
sous le N° 6 de la premiere classe. II appartint aux plus cele- 
bres chefs de la tbeologie du IVeme siecle, comme Omarb.Abd 
el- Aziz k ceux du premier, Shafei k ceux du 2eme et Abou-U 
Abbas b. Soreidj k ceux du Illume; n mourut vers Tan 400 % 

3. Ahou-l-Hasan Ali b. Bawoud ad-Bardni, appartenant k 



1) V. Dictionnairc de la Perse, extrait du Mo'djem el-bo'Idan par M. Bar- 
bier de Meijnard p. 308. 

2) V. ci-devant N° 9 et Ibn el-Athir t. IX p. 134. 

3) V. Ibn Challiq^n t. I p. 310. Abou-l Abbas b. Soreidj mourut I'an 306, 
▼. Ibn Chall. t. I p. 24 ou la tradition de notre texte a «5te reproduite. 



228 VIES DBS DISCIPLES ET DES ADHERENTS 

Tecole d'al-Ash'ari, fonctionnait comme lecteur du Goran a Damas 
et fut coutemporain dTbn el-Baqilldni ; son pere avait ete Chre- 
tien, mais il s'etait fait Mahometan a Daraya, village pres de 
Damas, ou son fils etait lecteur du Coran; les habitants de 
Damas I'appelerent de Ik, et le nommerent lecteur 4 la mosquee 
de Damas; 11 mourut Tan 402. 

4. Ahou Behr Ahmed h, Ali h, ai-TAayib *) , comiu sous le nom 
d!Ihn (U-Baqilldni c. a d. fils du maraicher de Bassora , a acquis 
une grande celebrite par ses livres polemiques contre les Mo- 
tazales, les Djahmites, les independants et les adherents d'Ali 
sous le regne d'Adhad ed-dawlah. Comme exemple de ses 
railleries contre les Chretiens, Ibn As^ir nous raconte I'anec- 
dote qui suit: Un jour B^ill&ni se rendit chez le cadi, oii il 
trouva grand nombre de moines et d'eveques; alors Baqillani 
s'adressant a eux demanda: comment cela va-t-il avec vous, 
votre famiUe et vos enfants? Les Grecs, s*etonnant de la ques- 
tion, firent remarquer que par leur saintete ils etaient eleves 
au-dessus de la condition d'avoir des enfants et de la famille. 
B^ill^ni alors leur repondit: „mais s'il en est ainsi, vous ne 
venerez pas Dieu dans sa saintete, et par consequent vous vous 
estimez vous-memes plus saints que lui." II mourut le samedi 
le 23 Dhou-1-Qa'dat, Tan 403, et fut enterre dans sa maison 
du quartier Nahr Th&beq; puis il fut transfere a la porte al- 
Harb, ou Ton erigea sa coupole pres dlbn Hanbal; sur la stele 
on mit cette inscription: „voici le tombeau du cadi , I'imam bien- 
heureux, I'orgueil de la communaute Islamite, la langue de 
la religion, lappui de la foi, le vengeur delTslam, Abou Bekr- 
Moh. b. al-Thayib al-Bdqill&ni de Bassora; que Dieu sanctifie 
son &me et le ramene si son prophete." 

5. Ab<m Ali ad-Daqqdq Hasan b, Ali b. Moh. *) ftit maitre 



1) T. Ibn Chall. t. I p. 686; Ab. Ann. U\»m, t. II p. 551, 783, HI 
p. 20; Ibn el-Athir t. IX p.ll — 12 et p. 170. 

2) Y. Ibn Chall. Particle »Qoshairr t. I p. 424 et 688 Part. *IbnFourek." 



"TAboi 



d'abou-l-hasan el-ashari. 229 



F^< 



Abou-l-Qasim al-Qosheiri. Apr^s avoir etudie la theologie k 
Nisabour et a Merw, il B'adonna a la vie contemplative et 
niDurut Tan 405. 

6. Al-HdJcim Ahou Ahdallah Moh, h. Ahdallah Ibn al-Bayi *) 
de Nisabour, ne Tan 321, acquit une grande celebrite par sea 
nombreux ouvrages qu'il composa des sa 17"^^ annee , panni les- 
quels nous nommerons: Tintroduction dans la science des tradi- 
tions, I'introduction au Sahib , les biographies des savants de Nisa- 
bour, le livre but les traditions, la couronne, contenant les 
preuves de la mission de Mahomet , e. a. ; il enseigna en Trans- 
oxanie, en Iraq, k Bagdad, a Rai, fut nomme cadi k Nis^ et 
k Djordjan, ou le prince Samanide Abou-1-BLasan Nasir ed- 
dawlah se servit de lui dans sa lutte contre les Bouides. II 
monnit Tan 405. 

7. Ahou N(ur Moh. fiU d^Ahou Bekr el-IsmaUi , que nous avons 
entionne sous le N° 9 de la l^re classe , et frere d'Abou Sa'ad 

(v. n° 1 de la 2enie classe) , a compose le livre „el-'iqd" et mou- 
rot ran 405. 

8. Ahou Bekr Moh. h. al-Hasan Ihn Fourek dTspahan *) etu- 
dia la theologie d'Ash'ari en Iraq, et fut envoye k Nisabour 
pour lutter contre Theresie par le prince Samanide Nasir el- 
dawlah Abou-1- Hasan Moh. b. Ibrahim; il laissa un grand 
nombre d'ouvrages theologiques , et mourut Tan 406 a son re tour 
de Ghazna; il fut transfere k Nisapour ou son tombeau est 
frequente k cause de ses qualites miraculeuses. 

9. Ahou Sa'ad h. Ahi Othmwn de Nisahour aUKhargouihi ') 
B'adonna k la vie contemplative et aux etudes theologiques k 
Nisabour, en Mq et en Hidjaz, apres quoi il retouma dans sa 
patrie k Nisabour, ou il erigea un h6pital pour les pauvres; 
il mourut Tan 406 ou 7. 



1) V. ibd. p. 691 et Ab. ann. L III p. 22. 

2) ▼. Ibn Challiqan t. I p. 687. 

8) ▼. Diet, de la Perse par Barbier de Meynard p. 205 et Hadji Cb. t II 
p. 54, 477, t. IV p. 44, 48 et t. V p. 344. 



230 VIES DBS DISCIPLES ET DE8 ADHERENTS 

10. Abou Omar Moh, J. Hosain a^-5dsi{^«mi , Shafeite, remplit 
les fonctions de cadi a Nisabour, apres quoi il sejourna i 
Baghdad au meme temps qu'Abou Hamid al-Isferaini , *) qui 
I'appreciait beauconp; il mourut Tan 407 ou, d'apres d'autres, 408. 

11. A6oU'l-Qdsim h. Ahi-Amron al-Badjili de Baghdad fonc- 
tionna comme cadi a Daqouqa et a Khandjau, puis a Djazer 
et a *Okbera ; il appartenait a I'ecole Sbafeite, et mourut I'an 410. 

12. Ahou-l-Hasan AU h» Mashddeh d' Ispahan s'adonna k la 
vie contemplative, mais etait adversaire des opinions Soufiques 
sur I'immanence et I'assimilation de Dieu; il mourut Tan 414. 

13. Abou Thdlih Ahdoul-Wahhdh h. al-Mohtadi al-JELashimi de 
Lamas etait docteur en jurisprudence d'apres I'ecole Asharienne , 
et mourut Tan 415. 

14. Ahou Mi^mar h. AU Sa^ad h, AU Behr al-JDjordjani *) 
succeda a son pere comme cadi. 

15. Omar h. Ahmed I. Ibrahim b, Abdoujeh Abou Hdzim el- 
Abdewi de Nisabour mourut Tan 417 '). 

16. Abou Ishdq Ibrahim b, Moh, al-Isferaini *) quitta I'lraq 
pour Nisabour, et fut professeur k I'academie celebre de cette 
ville; il etait profondement verse dans la philosopbie, la 
pbilologie et la theologie, la speculative et la tradition- 
naire, et mourut a Nisabour Tan 418. II etait contemporain 
de Baqillani et d'Ibn Fourek, dont nous avons fait mention 
recemment. 

17. Abou AU Hasam, b, Ahmed b. Shdddn de Baghdad, ne 
I'an 339 , mourut I'an 426 apres avoir acquis une grande ce- 
lebrite dans la science des traditions; il adherait si I'ecole d' Abou 
Hanifa *). 



1) V. Ab. ann. Isl. t. Ill p. 26 et Ibn el-Athir t. IX p. 209. 

2) V. Pi° 1 et 7. 

3) V. Ibn el-Athir ed. Tornberg t. IX. p. 251. 

4>) T. Ibn Challiqan t. I p. 5 et Aboulfe'da ann. Isl. t. Ill p. 72. 

5) T. Ibn el-Atbir t. IX p. 49 et 303. 



D ABOU-L-HABAN EL-ASIIARI. 231 

18. Abou Nairn Ahmed h. Ahdallah d'Ispahan ^) , descendant 
de Moh. b. Jusuf al-Benn^ , fut un Soufi tres-renomme et ecrivit 
plusieurs ouvrages , entre autres des biographies des hommes saints 
6. a.; il mourut a Ispahan I'an 430, %e de 94 ans. A la 
reoccupation d'Ispahan par Mahmoud b. Soboktekin , il echappa , 
grace a son absence, au massacre des fideles reunis dans la 
mosquee. 

19. Ahou Edmid Ahmed h, Moh, h. Ahmed al-JDalwi aUOu- 
siow^ai etait disciple de Daraqothni a Baghdad, ou 11 fixa sa 
demeure jusqu'a sa mort; il avait occupe la fonction de cadi 
a Okbera et suivit Shafei et Ash'ari; il mourut I'an 434. 



Ik 



LA niiEME CLASSE 



des theologiens apparteriant a Vioole de la 2^^ generation des 
disciples d'al-Ash'ari, 

1. Alou'l-Hasan os-SaMari^), poete de Baghdad, dont le 
nom entier fut Ali b. Isa b. Soleiman b. Moh. b. Soleiman b. 
Ibban b. Ifroukh Abou-1-Hasan Faresi, connu sons le nom dW- 
Sakkarij etait d'origine persane et naquit Tan 357 a Baghdad; 
il fdt disciple d'Abou Bekr Moh. b. al-Thayib, et a laisse un 
divan contenant des eloges sur les compagnons du prophete et 
une refutation des heresies; il mourut Tan 413. 

2. Abou Mansour el-Ayouli de Nisahotir Moh. b. el-Hasan 
b. Abi Ayjoub, irnkm. et docteur celebre de son temps, etait 
disciple d'Ibn Fourek, et a laisse plusieurs ouvrages, comme 
telkhis ad'delail; il mourut I'an 421. 



1) V. Description de la Perse par M. Barbier de Heijnard p. 48 et Ab. t. 
Ill p. 98; Ibn Challiq. t. I p. 37; Ibn el-Athir t. IX p. 317. 

2) T. Ab. t. Ill p. 62 et Ibn el-Athir Chron. ed. Tornberg t. IX p. 231. 



232 VIES DBS DISCIPLES ET DBS ADHERENTS 

3. Ahou MoL Abdrel'WahMh h. Ali de Baghdad ^ Malekite 
fut cadi a Badraja et a Bakousaya, apres quoi, vers la fin de 
sa yie, il se rendit en Egypte on il monrut Tan 422; il etait 
aussi connu comme poete *). 

4. Abou-l-Hasan an-NaHmi de Bassora Ali b. Ahmed b. el- 
Hasan b. Mok b. Na'im babitait Baghdad ; il etait connu comme 
poete et tbeologien Shafeite ; il mourut I'an 423 ^). 

5. Ahou Thdhir h. Khardsheh de Bamas , Hosain b. Mob. lec- 
teur du Coran et imam de Damas, mourut Tan 428, adherent 
de la philosophic d'el-Ash*ari. 

6. Ahou Mansour Ahd-el-KdUr h. TMUr h, Moh,, imam et 
distingue comme philologue et poete, arriva a Nisabour avec 
son pere Abou Abdallah Zahir, et s'y attacha k Abou Ish^ 
el-Isferaini ; puis il se rendit k Isferain, ou il mourut I'an 429 '). 

7. Ahou Bharr al-Harawi *), Abdallah b. Ahmed b. Moh., 
Malekite, ne en 355 ou 356, mourut a la Mecque I'an 434 
attache a la philosophie Asharite. La cause de sa predilection 
pour Malek et el-Ash*ari est indiquee ainsi par ses propres 
paroles: On me demanda: pourquoi as-tu adopte la doctrine 
de Malek et d'al-Ash^ari bien que ne k Herat? Je suis arrive 
a Bagdad, repondis-je, ou je m'attachai k Daraqothni. Un 
jour ayant rencontre le cadi Abou Bekr b. Thayib, Dara- 
qothni lui temoigna beaucoup d'honneur, et comme je lui en 
demandai la cause, il me repondit: ne le connais-tu pas? c'est 
le glaive de la religion, Abou-Bekr el- Asharite; des ce moment 
je suivis le cadi en adoptant I'ecole de Malek et d'al-Ash'ari. 



1) V. Ibn el-Athir t. IX p. 287, et Ibn KhalUqan t. I, 431, ou nous 
lisons plusieurs epreuves de sa poesie, comp. Fowdt al Wqfidt^ deKoutbi, ed. 
du Caire t. II p. 27. 

2) V. Ibn elAtbir t. IX p, 291. 

3) V. Ibn Challiqan t. I p. 423 et »Fow&t al-Wofiat" par al-Koutbi 6L 
du Caire 1283, t. I p. 379. 

4) V. Ibn el-Atbir t. IX p. 352; le cadi Abou Bekr b. Thayib, connu 
sous le nom d'lbn a1-BaqilIani , a ^t^ mentionnc sous le N° 4 de la 2eme 
classe; sur Abou-lHasan Ali ad-Ddfaqothni ^ mort Pan 385, v. Ibn Khailiq* 
t. I p. 470. 




i 



d'abou-l-hasan el-asharl 233 

Hhou Belr de Bamas Moh. b. al-Djirmi b. al-Hosein, 
connu sous le nom d'Ibn-oul-Djirmi, mourut Tan 436. 

9. Aiou Moh. il'Djowaini Ahdallah h, Jousuf, pere de I'i- 
mam celebre Abo2t-l-Ma'dli et surnomme le rocher de la foif 
acquit une grande renommee com me theologien et savant philo- 
logue et laissa beaucoup d'ouvrages, entre autres „al-tebsirat", 
„al-tedskirat", ^I'abrege" et un commentaire comprenant diverses 
methodes d 'interpretations du Coran e. a.; il mourut Tan 438 H. 
On dit de lui: Si Ton pouvait supposer que Dieu eut envoye 
un nouveau prophete, il faudrait I'estimer comme tel a cause 
de sa piete et de sa foi '). 

10. All h. al-Hasan^ connu sous le nom de Abou-l-Qdsim h. 
All OtJiman, de Hamadhan, babitait Baghdad; il naquit I'an 355 
et mourut I'an 440. 

11. Ahou jDfafar as Samndni Moh. b. Ahmed, cadi Hanefite 
de Mosul, d'apres Tecole d'al-Ash^ari, babitait Bagdad; il na- 
quit I'an 361 et mourut a Mosul I'an 444 2). 

12. Aho2i Hdtim Mahmoud h. Hasan at-Thahari^ connu sous 
le nom de Qazwrni^ etait originaire d'Amol, d'ou il se rendit 
a Baghdad; il mourut a Amol laissant un grand nombre d'ou- 
vrages ^). 

13. Ahou'l-Hasan Bishd h. Nathiff lecteur du Goran de Da- 
mas, mourut Tan 444. 

14. Aldallah h. Moh. Ahoti Mohammed ihn Luhand" Ispahan'^), 
Shafeite, acquit une grande celebrite comme theologien et 
savant, apres avoir etudie a Ispahan , a Baghdad et a la Mecque ; 
pendant tout le ramadhan de I'an 427 il ne prit aucun repos de 
nuit; il mourut Fan 446. 



1) V. Ibn Khalliqan t. I. p. 357, Ibii elAthir t. IX p. 365, Ab. ann. 
Isl. Ill p. 127 et, sur les ouvrages mentionnes, Hadji Ch. t. II p. 181 , 258, 
359; V, p. 442. 

2) V. Ibn el-Athir t. IX p. 406 et t. X p. 64. 
3J V, H. Ch. t. Ill p. 514. 

4) V. Ibn el-Athir t. IX p. 414. 

16 



234: VIES DES DISCIPLES ET DES ADHERENTS 

15. Abou-l'Fath Salim b. JEyjouh de Rdi *) arriva dans sa 
jeunesse a Baghdad, ou il fut disciple d'Abou Hamid el-Isfe- 
raini; a son retour du pelerinage de la Mecque, il se noya 
dans la mer Eouge pres de Djidda I'an 447. 

46. Ahoii Ahdallah Moh. h. All al-KhaMdzi^ lecteur du Coran 
de Nisabour, moumt Tan 447; il etait du nombre de ceux 
qui furent exposes aux persecutions du ministre al-Kondori, 
mais il s'enferma dans sa raaison sans emigrer comme beaucoup 
d'autres et j naourut gardaut sa foi. 

17. Abou-l-FadJd b. Amroush Moli b. Obeid-allah de Baghdad, 
Malekite, naquit I'an 372 et mourut Tan 452 ^J. 

18. Abd al-Bjabbdr b, Ali b. Moh, Abou-l-Qasim el-Isfirdini ^), 
connu sous le nom d'lsk^fi (le cordonnier), etait un des the- 
ologiens les plus renomnies de I'ecole Asharienne et imam du 
convent de Beibaqui; il fut le mattre du celebre Imam el- 
Ilaramein Abou-l-Ma*ali et mourut I'an 452. 

19. Ahned b, el-Hosein Abou Behr al-Beihaqui de Nisaboiir'^) 
naquit, selon le temoignage de son fils Abou Ali Ismail, 
I'an 384 et mourut I'an 458; il fut disciple de Hakim Abou 
Abdallah, mais depassa son maitre en celebrite par le grand 
nombre de ses ouvrages; il avait entrepris des voyages en 
Iraq, Djebal et Hidjaz et retourna a Nisabour I'an 441, 
on il fit des lemons sur le livre „ma'rifat as-sonan wal- 
atsar" jusqu'a sa mort I'an 458; il fut transports a Chos- 
roudjerd. 



1) V. H. Ch. I p. 308 , II p. 361, t. IV p. 124 ; et Ibn Challiqan t. I p. 300. 

2) V. Ibn el-Athir t. X p. 8, ou son nom a ete mal rendu. 

3) V. Ibn Khalliqan t. I p. 407 dans I'artiole »Imam el-haramein". 

4) V. Ibn Challiqan t. I p. 28 et Ibn el-Alhir t. X p. 36; Ab. ann. t. 
Ill p. 206; H. Ch. V, 622; sur Hakim Abou-Abdallah v. II cl. ]N° 6. 



d'abuu-l-haban el-asuari. 235 

D. 
LA IViEME CLASSE 
des disciples de la 3^'«^ generation d' Ahou4-Hasan al-Ash'ari. 

1. Ahou Behr Ahmed h, Ali b, Thalit ') le predicateur et, 
apres Darakothni, un des plus celebres traditionnistes a Bagdad; 
selon Baqillani il naquit Tan 391 ou 92, et, apres avoir visite 
Nisabour, Ispahan et Bassora, il mourut Tan 463 a Bagdad 
oil il fut enterre pres de Bab el Harb; il laissa sa fortune de 
200 dinars aux pauvres et disposa de sa bibliotheque en faveur 
des etudiants indigents. A son convoi on cria: voila le defen- 
seur et le protecteur du prophete! Parmi ses nombreux ouvra- 
ges il a laisse une histoire de Bagdad. 

2. Ahou-l-Qdsim Abd el-Kerim b. Hawdzin el Qosheiri de Ni- 
sabotiTj originaire d'Ostowa, avait suiviles legons de Abou-1-Noaim 
Abd el-Melek b. Hasan el-Isferaini , d'Ibn Fourek et de Hakim Abou 
Abdallah b. al-Bayi' ^) , et arriva a Bagdad Tan 448 , ou il 
enseigna la theologie d'apres I'ecole de Shafel et d'al-Asli'ari. 
Qosheiri naquit en 376; c'est pourquoi 11 pourrait etre aussi 
bien nomme dans la 3eme classe. II est un des plus celebres 
imams de son temps du Khorasan, et appartenait aux Arabes 
domicilies pres d'Ostowa dans le Khorasan; apres avoir perdu 
son pere comme enfant, il fut confie aux soins d'Abou-1-Qasim 
el-Alimani (?) qui se chargea de sa premiere education; puis il 
etudia les diverses branches de la theologie sous Abou Ali 
Hasan al-Daqqaq ^) et les mattres ci-dessus nommes, et composa 
avant Tan 410 un grand commentaire du Goran, connu sous 
le nom d'„al-taisir fi ilm et-tefsir". L'imam Abou Moh. 
al-Djowaini , al-Baihaqui *) et autres I'accompagnerent dans son 



1) V. Ibn Clialliqaji t, 1 p. 37 et Ibri el-Aliiir t. X p. 47; Ab. aim. Isl. 
t. Ill p. 216. 

2) V. Sur les denx derniers ci-dessus dans la 2ieme clusse IS 8,6. 

3) V. Ci-dessiis ibd. 1S° 5. 

41 V. Ci-dcssus dans la 3ieme classe N° 9, li). 



236 VIES DBS DISCIPLES ET DES ADHEBENTS 

pelerinage au Hidj^z. II excellait egalement dans Tart de I'equita- 
tion et des armes , comme aussi dans la poesie. Pendant les troubles 
religieux de la periode de 440 — 455, il qnitta sa patrie et se 
rendit a Baghdad, on il fut Men regu et honore par le chalife 
Qaimbiamr allah, apres quoi il retourna k Nisabour et a Thous, 
sous le regne de Alp Arslan I'an 455, et y passa les dix 
dernieres annees de sa vie comble d'honneurs jusqu'a sa mort, 
Tan 465 H.; il fut enterre pres de son maitre Abou Ali al- 
Daqqaq *). 

3. Adou Ali Hosein h, Ahmed b, al-Mozafar. , .. b. Abi Ea- 
ridha alSamadani de Damas, mort en 466, etait Malekite et 
adherent de I'ecole d'Abou-1-Hasan el-Ash*ari. 

4. Shdhfour b. Thdhir Abou-l-Mozaffer al-Isferdini fut engage 
comme professeur par Nizam al-Mulk a Thous, et mourut 
Tan 471 »). 

5. Abou Ishaq Ibrahim b. Ali b, Jousouf de Shirdz al-Firoth 
zdbddi ^) , theologien et soufique, acquit sa renommee comme 
professeur a I'academie Nizamienne a Bagdad; parmi ses ou- 
vrages, nous nommerons ici „kitdb at-tenbi}i\ f,hitdb oul-mohadd- 
sab" „al-noukat fi-1-khilaf", lam' fi ousouli-1-fiqh e. a. Parce 
qu'il differait d'opinion avec al-Ash*ari en quelques questions, 
on a pretendu a tort qu'il n'appartenait pas k son ecole; il 
mourut I'an 476. 

6. Abou-l-Ma'dli de Nisahour Abd-al-MeliJc b. Abdallah h. 
Jousouf al'Bjowaini *), un des imams les plus celebres de son 
temps et a cause de eela nomme ,Jmdm el-Ear amein^ naquit 



1) Comp. la vie d'Abou-1-Qasim al-Qosheiri dans Ibn KhalHqan t, I p. 424 
et p. 202 Particle Nizam el-moulk; Ibn el-AthIr t. X p. 61; Ab. ann. t. Ill 
p. 230; sur les troubles religieux v. ci-dessus p. 221. 

2) Sur Shahfour v. H. Chalfa t. JI p. 183, 353. 

3) Sur Abou Ishaq v. Ibn Khalliq. t. I p. 37 [I'art. ))Abou Bekr"; p, 202 
Part. Nizam-el-Moulk; p. 430 Part. »Ibn as-Sabbagh" et p. 5 — 7; Ibn el- 
Athir t. X p. 85. 

4) Comp. Ibn KhalHqan t. I p. 407—8, Ibn el-Athir I. X p. 95; Ab. 
ann. Islam t. Ill p. 258. , 



d'abotj-l-hasan bl-ashari. 237 

[an 419 et fut disciple de son pere Ahou Moh. , illustre comme 
[ui et surnomme „le rocher de f Islam" '^). Age de 20 ans, il 
le perdit et continua ses etudes de theologie sous rimam Abou-1- 
Qasim Iskafi el-Isferaini et Abou Abdallah al-Khabbazi 2) , au meme 
temps qu'il se cbargea de remplir en qualite de docteur les 
fonctions de son pere. Pendant les troubles religieux dont 
nous avons fait mention ci-dessus, il fut oblige de quitter son 
pays et se rendit a Bagdad, puis au Hidjaz, oii il sejouma 
4 ans a la Mecque; enfin, k I'avenement de Alp-Arslan , quand 
la lutte se fut apaisee, il revint a Nisabour, o\x. 11 fut nomme 
professeur h. I'academie Nizamienne, recemment fondee. II y 
enseigna avec un grand sucees pendant 30 ans, son auditoire 
journalier comptant ordinairement 300 personnes. II fit un voyage 
& Ispahan et y fut comble des plus grands honneurs. Pendant 
son professorat, il composa le livre intitule „nihayet el-mathlab 
fi dirayeti-1-madsbab", dont la renommee se repandit partout 
dans Torient. II mourut Tan 478, age de 59 ans, laissantpres 
de 400 disciples disperses partout, et on porta son deuil un an 
entier apres sa mort. 

7. Abou'l-Fath Nasr b. Ibrahim al-Moqaddesi 3), k peu pres 
contemporain d'Ibn Asakir, etudia la theologie k Sour, en 
Di^r-Bekr, k Damas et a Jerusalem, apres quoi il s'etablit 
comme docteur a Sour pendant une dizaine d'annees; puis il 
se rendit k Damas, ou il enseigna la theologie et le soufisme 
pendant 9 ans. Celebre par ses moeurs austeres et par sa bien- 
faisance, il mourut Tan 490 k Damas. 

8. Abou Abdallah at-Thabari Bosain b, AU *), disciple de 
N^sir b. Hosein al-Merwezi , habita pendant quelque temps Ni- 



1) V. ci-dessus Si^me classe N® 9. 

2) V. ibd. N° 18 et 16. 

8)Comp. Wustenfeld die Academien der Araber p. 83 — 34 et Ibn el-Alhir 
t. X p. 840. 

4) Comp. H. Chalfa t. I p. 141 et VII p. 561; Wustenfeld, die Acad. 
der Arab. p. 12 et Ibn cl-Athir t. X p. 177. 



238 VIES DES DISCIPLES ET DES ADHERENTS 

sabour, puis il se reiidit a la Mecque, ou il enseigna la theolo- 
gie et les traditions; il mourQt I'an 498 ou 499. 

E. 

ViEME CLASSE 
de tMologiens contemporains de Vauteur Ibn-Asdkir. 

1. Ahou-l-Mozaffar Ahmed h. Moh. al-Khawafi de Nisahour^)^ 
un des disciples de Tim am el-Haramein , mourut a Thous Tan 500. 

2. Ahou-l-Hasan All b. Moh. al-Thahari, connu sous le nom 
d'llJcia al-Herrdsi ^), de meme disciple de I'im am el-Haramein , 
occupait le deuxieme rang apres al-Gazzali dans la theologie 
dialectique; apres la mort de Gazzali, il s'attacha a Madjd-el- 
Moulk, ministre des finances sous le regne du Seldjoukide Bar- 
kiarok'), et se rendit en Iraq, ou il enseigna a I'AcademieNi- 
zamienne de Bassora jusqu'a sa mort I'an 504. 

3. Moh, h, Moh. Abou Bdmid al-Gazzdli de Thous *), ne a 
Thous en 450, passa sa premiere jeunesse sous I'imam Zadekani 
dans sa ville natale , d'ou il se rendit a Nisabour , et y frequenta 
les le90ns de I'lmam el-Haramein , dont il devint le disciple 
le plus celebre. Apres la mort de celui-ci, il se fixa pour 
quelque temps a Mo'asker, ou il gagna la grace de Nizam el- 
Moulk, qui le nomma professeur de la Nizamia a Bagdad Tan 
484 ; il devint ainsi I'imam du Chorasan et de I'lraq , entoure 
de tous les loisirs d'une vie luxueuse, apres quoi il abandonna 
en 488, pour faire le pelerinage, cette vie moudaine, et passa 
dix ans en Syrie, ou il frequenta les saints lieux et composa 



1) V. Ibn Khalliqan t. I p. 39 et Dictlonn. de la Perse par Barbicr de 
Meijnard p. 214. 

2) V. Ibn Khali, t. 1 p. 465; Ibn el-Athir t, X p. 340; Ab. ann. Isl. 
t. Ill p. 372. 

8) V. Weil. Gesch. der Chalifen t. Ill p. 143. 

4) Coinp. sa vie dans I'edition du Caire »Ihya eI-*olonm" t. I p. 1 — 2 
et Ibn Khali, t. I p. GCl; Ab. ann. t. Ill p. 374. 



pTu 



B ABOU-L-HASAN EL-ASHARI. 239 



pTusieurs de ses oeuvres les plus renommees, comme „lh.ji el- 
^olourn" et I'abrege connu sous le nom „d'el-'arbain". Apres 
avoir adopte un ascetisme rigoureux, il revint a Bagdad, es- 
tiine par tout le monde, jusq'a. ce que, a Imstigation du vizir 
Fakhr el-Moulk, il se chargea de la chairs de theologie a la 
Nizamia de Nisabour , ou il continua sa vie contemplative sous 
la direction du Soufi al-Farmedi. Comme on lui demandait 
ce qu'il pensait de ce changement de vie , il donna une reponse 
evasive: qu'il n'avait jamais cesse d'exhorter a la vie contem- 
plative , et que maintenant il croyait de son devoir de professer 
publiquement cette doctrine. Quelque temps apres, il quitta 
Nisabour pour revenir a Thous, ou il fonda un convent soufique 
avec une ecole , et s'y occupa de la tradition du prophete et des 
oeuvres de Bokhari et de Moslim jusqu'a samort, I'an 505. Ilfut 
enterre hors du faubourg Tbaberan et ne laissa pas de poste- 
rite male. Comme c'est le cas avec la plupart des docteurs 
de rislam , la renommee de Gazzali a ete consacree quelque 
temps apres sa mort par une legende pieuse. Ainsi Ibn As^l- 
kir nous raconte la vision d'un personnage Abou-l-Fatb 'Amir 
de Saweb : II vit dans le temple de la Mecque , en Tan 544 , 
un jour qu'il y etait endormi, les plus celebres des anciens doc- 
teurs , comme Shafei , Abou-Hanifa e. a. , rendant compte de 
leur foi au prophete; enfin son tour etant arrive, il prit le 
liyre de Gazzali „les fondements de la foi (Qawaid el-aqaid) 
qu'il lut devant le prophete. Celui-ci, enchante de soncontenu 
orthodoxe correspondant a la doctrine d'el-Ash'ari , profera k 
haute voix le nom de Gazzali, qui apparut immediatement de- 
vant le prophete pour recevoir ses benedictions et ses hommages. 
4. Abou Bekr dre Shdsh Moh, h. Ahmed *), disciple dAbou 
Ish^q, de Shir^z, et professeur de I'academie Nizamienne a 
Bagdad, mourut Tan 507. 



1) V. Ibn Khalliq. t. 1 p. 662; Ibn elAtbir t. X p. 350 ct Ab. ami. 
t. HI p. 382. 



240 VIES DES DISCIPLES ET DES ADHERENTS 

5. Salman h. Ndsir h. '•Amran Abou-l-Qdsim el Ansari de NU 
sahour *) acquit sa renommee par sa vie ascetique et mourut 
Tan 512. 

6. Ahdroul-Eahtm Ahou Nasr h. Ahi-l-Qdsim al-Qoshairi^ fils 
de rimam Abou-1-Qasim que nous avons meutionne ci-dessus ">) 
et son eleve, s'attacha apres la mort de son pere a I'lmam 
el-haramein. Son pelerinage acheve , il enseigna avec un grand 
succes a Baghdad, d'ou, a cause des troubles suscites par les 
Hanbalites, il re9ut une invitation pour se rendre a Ispahan 
de la part de Nizam el-Moulk, qui lui donna une chaire a 
Nisabour. II y mourut I'an 514, laissant une grande reputation 
de son erudition et de sa piete. 

7. Ahou ^Ali Hasan h. Salman d'Ispahan etait originaire de 
Nabrewan, ou son pere, connu sous le nom d'Ibn el-Fata, etait 
precepteur des file de Nizam el-Moulk; celui-ci se fixa plus 
tard a Ispahan, ou Hasan naquit. Apres avoir rempli les fonc- 
tions de cadi en Khouzistan, il fut charge du professorat a la 
Nizamia de Baghdad, ou il mourut Tan 525 et fut enterre pres 
d'Abou Ishaq ^). 

8. Ahou SaHd As^ad h. Ahi Nasr h. Abi-l-FadM el-Omari al- 
MUani, celebre dialecticien, etudia a Merw, et apres avoir occupe 
une fonction a la cour, il fut nomme yrofesseur a la Nizamia 
de Baghdad. II mourut k Hamadhan I'an 527 *). 

9. Ahou Aldallah Moh. h. Ahmed h. Yahjd h, Bjinni ad' 
JDibddji de Jerusalem naquit I'an 462 a Beirouth et etudia sous 
Abou-1-Fath b. Ibrahim, a Jerusalem, et sous le cadi Hosein 
el-Thabari, bote de la Mecque, apres quo! il enseigna a Baghdad 
ou 11 mourut Tan 527 % 



1) Comp. Hadji Ch. t. I p. 255. 

2) V. CI. IV ]N° 2; comp. Ibn KhalHqan t. I p. 425—26; Ibn el-Athir 
t. X p. 71, 415; Ab. ann. t. Til p. 410; Fowat al-Wofiat par Koutbi (I'^d. 
du Caire) t. I p. 342. 

3) V. Ibn el Athir t. X p. 472. 

4) V. Ibn Khalliqan t. I p. 94 et Ab. t. Ill p. 436. 

5) V. Ibn el-Athir t. XI p. 5; sur Abou-I-Fath b. Ibrahim et Dosain at- 
Thabari v. IVeme cl. N° 7—8. 




b'aBOU-L-HASAN EL-A8HARI. 241 

Ahou-IrAhbas Ahmed h. Seldmet d. Odeid-allah , connu sous 
nom dilbn al-Routlibi^)^ originaire de Karkh et disciple d'Abou 
jhaq , de Shiraz ^) , d'Abou Bekr , de Shash ') , et d'Abi Bekr 
[oh. el-Chodjendi , professeur de la Nizamia a Ispahan, occupa 
plusieurs fonctions a la cour de Mostarshid billah et fut precep- 
teur de son fils Abou-Dja'far al-Mansour Kashid billah. II 
mourut I'an 527 et fut enterre pres d'Abou Ishaq, de Shiraz. 

11. Ahou Ahdallah al-Fordwi^ Moh, h. al-Fadhl b. Ahmed de 
Nisahour *) , soufi tres renomme et disciple de Zein el- Islam 
et de rimam el-Haramein, professa k Baghdad et k Nisabour 
a I'acadeinie Nasihia, ou il mourut centenaire I'an 530. 

12. Ahou Sa^ad Ismail h. Abi Salih Ahmed B. Abd-el-Melik 
de Nisabour al-Kirmdni ^) naquit en 452 ; il fut disciple d'Abou-1- 
Qasim el-Qosheiri et de Djoweini ^) et habita Kirman jusqu'a 
sa mort, I'an 531, comble d'honneurs par le sultan et entoure 
de Testime publique. 

13. Abou'l-Hasan 'Ali b, al-Moslim as-Salmi de Damas, ne 
en 450 ou 452, fut disciple d'Abou-1-Mozaffer al-Marwezi et de 
Gazz§,li, et mourut I'an 533^). 

14. Abou Mansour Mahmoud b. Ahmed, . . b. Mashddeh d^Is- 
^ahan arriva a Baghdad I'an 524 au temps ou notre auteur y 
etait; il j fut bien requ par le chalife Mostarshid billah et 
professa des legons tres-frequentees ; quelque temps apres, notre 
auteur le trouva k Ispahan, ou il mourut I'an 536. 

15. Abou'l-Fotouh Moh. b. al-Fadhl el-Isferdini mourut en 
538 k Bostham, dans le Khorasan, pendant un voyage a Bagdad , 
ou il fit des cours de theologie suivis par notre auteur*). 



1) V. Ibn el-Athir t. XI p. 4. 

2) V. IV cl. N° 5. 3) V. ci-dessus N° 4. 

4) V. Ibn Khalliq. t. I p. 695, Ibn el-Athir t. XI p. 30, Hadji Ch. t. 1 
p. 237. 

5) Probablement identique avec celui qui a dtd mentionnd par H. Ch. t. I 
p. 238. 

6) V. IV cl. N° 2 & 6. 

7) V. Wiistenfeld, Acad, der Araber p. 43. 

8) V. Ibn el-Athir t. XI p. 64 et H. Ch. t. II p. 9, V p. 201, VI p. 299. 



242 VIES DES DISCIPL. ET DES ADH. d'aBOU-L-HASAN EL-ASHARI. 

16. Ahou-l-Fath Nasr-allah I. Moli. AM el-Qawi al Mesui'^) ^ 
adherent de I'ecole d'al-Asli'ari et appartenant a sa famille 
naquit I'an 448; il etait disciple d'^Ali Abou-Abdallah Qayro- 
wani et de Moqaddesi ^) a Sour et k Damas, et contemporain 
de notre auteur; il mourut I'an 542. 



1) V. Wiistenfeld, Acad, der Arab. p. 34. 

2) V. Ci.dessus IVieme cl. W° 7. 



EXTRAITS AEABES 



BE L OUVBAGB 



d'Ibn Asakir. 



.vAao KJiiil JosL^ y^'wxii Alo'bJl ^n-jv^I k^JuSj^ ^^,xX»'^\ 



©8. 



PAR 



M. A. P. MEHREN. 



f 



I. 



Folio dumnscrtde 
Leipzig. 



Li-i3-l S^ ^^^\ \Xj^ ^ uy*^ ^^ "-^ ^^ ^^^-V^^ ^^i->•^ 8v. i. 4inf, 



*,ji}\ ^5 yUjt 131 ^^^jt-ii'bJl q1 |*jtLo *^1 Jj-AM^ Jo Jls ^_^_^wj-^ 

^l«.^A^ Ul^ j_^ A^i A-V*^lj i-X-^-l^ ^Lil ^5 (H^ » y '».w'*"'^l 
.... ^;;yail ^ (A-4-^ ^ *iil x*^ jwwwJlil ^1 ^nx^I 'u;*:>1 2 ». i. 4. 
,»*: JS j^jJIj (}v-J1 ^ »^1 ^ j^^^Jl ^!c j^l ^ ^p^(c qC 

j^^^^ ^t ^y^ aJyj ^ijl ^ Aj^ ^ SCoUl ^1 U^l 13 r. 1. i± 



246 

Foli 



^ !3I Jo ^t J^Ji ^^iii ioi ^ ^^ J.JJL ^VpaJL j^'f^t 
Xx^ jw^iiif j.^1 ;?«-^Ai! ijri-=>i ''iis3yo ^^^ q^ »y^-^^ jj^ *j^ ^>>a9 

19 r. 1. 2. t3^/^ ^^ (3-'^*l^-^ <3^ er^ »-\-^ j-^^ Sj*-^^ J^' • • • • ^>^-^ ^ ^^ 

19 V. 1. 2. vi>^*^ww Jlii .... JwCaail ^j lX4.js^ iJJi lXac j-j! ^^naAJI li.-A-i>i 

-^ Xjtj.l iC/c*^l «l\P alAia'i Jyb ^1^ J^, ic-^^^ ^^ "-^ O^ (J^ 

^ £ £ WW 

15 r I. 11 inf. L^^ *t^ (A^Uxii f^J^^ O^ ^X^ J-^Aw J.j1 ^^wx->i— ii lJ-A-i>i 

^) J^^*) ic'^J^ J-^^ H^3-i K.iiJi ^-Y-^^ (JV**"*^5 ^^^ 3^ (Jh— ***—♦— ^5 
^jc> «L>Jx:.) X-^iL (J^;'j ^icL:^>Lj| j.1 iCJudA^it Laa^^Is (*>^(c ^I^ 
(j%.^ <*jtJL>o 5^.J1 ^\ jUaRav ^5 L*A,*j> UJLilj iul^l^ ««^Lb ^1 ^1 
^ Si •t^-.ii Ua/5 j-tt^ tp^ ^ V^ ^X^*^ A-.VWSS U y^ A^l 



i 



1^^* 
W^ '^ 



247 

Folio 

s: -C f C 

^Jji ^^ i^ ^:^ iS^ j^^^ i (^^ ^"J-^^ dy^j o^ ^.i:^^/> J>i> 

j^jXo *JJi i3^-w^ qI^ i^JvAi! L^'f ^fs^ ^-^Ji ^^ L5y>L<^ jls (?) ^ 
^^A (3"^ o'^ ^^ -iii«^. "^ " O^y^ (*^^ BlX^I^ «r?^ (j^-LJli J^iij 

.... Li^-*.i>l (*^_j^^ ^ 0<T^ ^ lX4^ ^JJi tXxr: jj! J^l v^.OCi' 15 t. 1. 8. 

w * C 

Cy**"^ _^i q'^^^^JI '^-^j^^^ iJLias^ iJ-fv.^ H^J j^i \JLj! -yj Lot^ 21 r. 1 10. 

^ ^j-/= Jls J^^. i:;^ c:/jt<>ww5 Jwc J^' . • • • ^L^ 8Li>i J^*^^ 
^X>**^ ^^y**^' U viiofcjw Jii' • • • • L/'U*^^ \^ \X^^ J^ ^t U-a^-^j 



248 

Folio 

^ i^^^V^ <3'i>5 |j^^ »^j-? (^^ 'iU4.M^ J^ Ijiiftji JsUil jAi't^ / i:^! 

Si ^ w w 

22 r. 1 10. »v> J ^i qJ 0^ ^^^ ^^^ — ''' [J^r^^J-^ i3 *^^lj ^5 8;^«3 (j^Llx 
8J>^ ^i;^ ^ J^ 3,y= jjI J6* .... Oc*^ Jwsnail j.j1 ^NxAJI Li;^ti 

22 1. 4 inf. JbL c3^* »^ ^Jl^\j^\ J-Ot^I ^ cX4^ l^r^=>^ • • • • ^^^il Jw^l 
10 r. 1. 5 inf ,3! ^ .... <^>.4^\ ^ J-Ot4^l j»-wJiJi ^j| ^^t^^ »LJj_A-i>i 

&)i]| ^^ Jlij ioi j*jt)^ *ill Jj^ j^ ^\ Uxs »yj^ ^iji Q-c xiJiJLc 
i^^\ iuUi ^ ^1^ ^^^. LoL^J c>.*^ e;y-il ^ ^ ^ jj^ 

(j^v-Ui ^ li^Jo ,}..*-i:> ^ lx^.^] (^5j») (*-^j^ (j/^LaJi jJou ^^i->^ 







249 



j^^'iil iCiJbJI iuLLI (j^l^ J^j: ^1^5 ^^UiJI g^^v^l ^ cU:s:u 
iu^UI ^j.y ^ ^I^^ J,i5LJt ^t ii-*-?tjJi X-5UI ^f, J^ ^1^5 

^^ UJyJ ^UpIs L^ Xot Ut ^1^ iJli i^-xJuft-JI ^^^-.-jJaJt 
^^L«l^. 8^(c ^j^ J^ jy^ ^Ij':^^} ^ jJLxJL 8^3 Jiocil ^!c ULo^ 

iji^ (*iuU*^^l ^j*.!^ ^J^ ^1^ (^jJl _^ icJiaJI gsjj!A« o^ j^ O^^ 

ii icL*Ji byaJo iwLjJs ^"bJ sd^^^ L^y*^^^ cy*^^ -^^^ ^^^ ^ ^ 

|Jju UXkM l^Ajis iM^ f^'T^ O^ L/'W^^ >^^ ^^^ SjAaJU Ag.*ln 



l) C'est probablement une faute d'dcriture au lieu de laquelle il faut lire 

'»^^ \^1X^^\ J coinrae nous Tavons traduit. 

17 



250 

Folio 

gtXJl J^i q^lXPL^^ XJ^ycci'^JI v.^c\-/> OV^- ^^^i a^t^^ ^ 



n. 



II. 40 T. 1. 4. By: jl^/o^ ijjj-lsj ^O^ » jj^ gjjt^ ^^^mJI j^'t ^U^ 'kiyun U6 

Jl5 .... cX^.^! ^^ yai j^.NMiiit j— jI ^n*^1 Li-c>b slX—^I (c-&^5 

oloj ^^jOLjUj (:;O0w 5LLw yij j^l ^\ lNJ^ J^iM ob^^ -T^ ^^ 
^ i}yi}\ ItAP v)^Uii ^Jlcl "^ cK-jUjIJIj;^ (sic) (jOjU^ \Ju3 XJLjw 

^^y*^ j^^ oU L^ juUjiJLS^ ^^^y^:^*, kjj\ XJum JlS SCs^l ^\ \jaxi 



251 

4*6 iCJui-Xllj ojU^ c:AjL«i v.:>ol^ ii)ui q-» (-^^ Oi*J '^^-t^ tV*^ 
slXP Q5y> jx3- Q^ xj^ iC^Jt Q^ ». Cy*^ (C^"^ r**^. ^ j^"^ '^ '• '• **• 

-ji ^ .... tX4^ ^ *JJI x*J> *.j»Miiii ^t ^?^*^5 ^j*^^ <"iCo*bii 
^^ c>J:*j l5^^ Oj^^ (5^^ j^ (»-*-^ *^^ Jj-^ J*^* J^* V:/* 

**Lo ^_^xjLJ1 qj5 tXjU viJUJii Q Jii\ \aS y"3 .... t*< l^tX^^iwL.**^. 39 y. 1. 15. 

w'bi iuJi v-jUit iiU^^* ^ o^l (^^1 (5-«-i^ tJ^ '-^^^ ii^ *^5 
All i^^* (j^^ Q^ 5^ iCou^ 0^3 Q^ oJ^^ *t(-VJoi 05^ 0^->^' ^ 
jJu^ Jwfc Jjuj « ia;w. 'ilL ^^lojl\ Q^ ^^Jji}\ » Jwo^ ldiX=>- i\ idai^ 39 1. 1. 2 inf. 

La jjko Jli _«ji ^ »^\ lXac q^ .... **^1 t\^ ^A^l ^! grV^^ 
*l5 JLm UJi ^jj-^ y>i i3 UisfcJl stjljo xLi ol3 ajJ-«3 aUI J>^ 
^ ^_^. ^ L^ 'lU^ iLJu (j/.!^ J.-C qIs »ap f*.<xLJ j*.Xj|^i JlS 
^^RxJ !is QjJiil «^3 CJ^^. O^ <^J^ ^^-:» ^>^5 (jiJj'iil j^ J^ 



252 

Folio 



«t\Aj g^AM^ jv*X*o (5i-J-5l Q^^ j^aIo 4_5y-Lj| lit j^ij ,3^ j^'-^ JLiis 

3 5 3 

cXju Laa.^^ Jls j^JtLo ,^^-t-»Jt i3j-5 >»'i j^^i lit CJV^ y/-^3* o-^3 

v-jLc j^j; UUI jSU ^1(5 iuLAw (2;ytJji iCiiAxXi v^PitX* Jsc j.l3i UJ^*^ 
^14^ v^l TiT^ ^'^ LXjtji Uj— J ./i^ iCM«-«3- iOuo ^5 (j^^—^t i-y^ 

3 W W w ^ 

3 O-D . 30* O^ 

^,.AAyo ^^Cj>- LoUl »^l\j^1^ *-X^(XJLo l^uKiiXci^ b^JL^^UajI^ ^-o U 

6 r. I. 5 inf. U vi^^JUJiw LT'W*^^ (C-^^ 1^ *J*«JiJl ^j| ^^^V^^ ^rl^^ 

v3 »i-XA5 -^.(-^ iJt/o^ '^i^*^^ o^^Uo iXxi •«• . An .* JIj 5^L^ ^j-i-*^ (J^-® 




253 

Folio 



*^5 vjUX^J> j»v>b5^ ^!c bUolJ U-^ O^^^ ^^^M^\Jo^\ . . . r-^ 6 V. 1. 2, 
Q^ t^l j.Lo'^l £j^ 3lXj qI^ ou5' ,^^-^. Uxi-ji Q-. lX-^I^ ^ 

7 0>«w '^t^ WW w , 0>« w 

-Laj'l Q^ «wJ^ lii Ui^ L5y Uj-H^ lyA* J^i ^3 j*-Jac ^i ^ 
jtjtJbo (^yJl ooii Jajw^*^! ^-i^sxil q1^ j^v^ iiUv3 LibLi> ,3 KJj^i 

LjJUx^. LPj^., QiUfi ^.•)jll ^-^lAjJ c>c>y> OcJ^ Joe? ^^I j^^j-w^ 

5 w »^ w w w , 

q! iOW C^U-'i y5 U (jwlxJJt Q* ^-3(Ai>b L,.A 'Ol—X: 0--> U Js£i 

vi^ijCj aULnw^ o^^-jua-j LPJu* cJ>I v-a--^ *JJJ O^y. vi;Jjii vjiil 

^' aUI ^i jJLfcf ^i ^ i JLiis lJ^^J '»J^ i^joJij; lL..l^ xjJo! 



254 

Folio 



7t. 1. 



tikib^ L-fiPj->^ liLi (jof ,jcr> t*\.>L£ c:/Ji U «cx;.£ q^ ^itV ii)J^ 

j^ j5wa-jLj ^^1/5 ciUi ^^ ^-^^i) iicUAJi^ L^^JI ^^ u:>oJ>1j>51 
• t\4-:S? ^ .0>LiiJI (A-x-c (A4^ j-j1 (A^Ut 'f^iA^^ »^j^-«^ ^^j^5 

Js ^y^LJI ^1 yG j^l J^ ^UJI ,^s>Lo ij^y^i j^-L> ^1 
^j)\ jJl<xI1 ^jn^ ^I Oc^^H^ Ui ^^jLs? UJ^ Jjo*^! j 

si:/.f*Jol UJi Qjww^il ^j| Jli' ajuJLao (^ V^^ ^'^^ «^ J^ *<^ 



255 

Polio 



I 



^tyiJI j-v***^^ e*-jL\i^ u-o:^ c^JxA^t^ k^i k^iy^^ oLLo^I 

Jjmi yL. ^5 jXrjI y^i^sS ^li |AJJ> j-xi^ icJLc.-AJi i^^t^ 
Jj-^^. Villas (iU v:1JJ5 U-o vI^aJL^U ^^bJjsOl^ ypj J, JUj juj; 

j^l il L-^-A-i-C V.£>^l3 ^t ^^1 % ^ l^ JjljJ^ lit J^l 

^\ J, O^^Ji^ K:i,j^\^ x_j v:>^ (^lXjI v«Sj^ _j^^ ^.^ L^l^ L^ 
y^^Ajo*i \d^ 4^« i^All Oj^i^ »>^^.5 O^oLaoaJI ^5 oJe>^ CT^ 

idl Vi>^ J^^ Lf^ Ll|^ ^1^ Q^ XcJbJl ^j^ iyj V«Ax^ J^ qLs 7 T. 1. 7. 

iU^U: c^^Aw-J J^^Llail lX*j / aii j,l if^*^^ '»^y^ -jlc (j^iAxJt iuy 

UL-jJ^ Q^ LiXit J.-<:<^Um^ ^jUlXj iySl\^ JJi^i v-j'^^ ^-^^^ ^A^ J^ 



256 

Folio 



^^\ /U;!^ ou^^^ i^UJil ^'±^\ J^ius cjUi j^^ liU^t J^l 

29 V 1. 6 inf. (Axe (^ tX>m i-X>^ qJ l\->|^I cXxC lX-^^ ^t ^i,! «iv> ^ 

f £ W W M 

O-fci Lil^ j^-xAiiJl j*«wJiJI (3^ *U'^i 8t-\-i>- Jo-:^. LyC^ Ui-ili-OLX-i 
vi>^.«-Xil v«;L^i vjiftjl |*r^j^^ O^T^^ ^'^ f*"^- ^"^ OLX>ji Joii- 

oLibJsJI ^y^\ ^ jj^o e^^.0^ v^^ V^A^ *^lX/i^ eojJl 

^^jsjuLb LLb^,^>> UJlX-j J4-JU»J1 J^-^i ^*4..7- t3 ^j-v^Jl q^^ J3j»«J 
^ j*j^l cXac x*a5' /cXJI lAP ^ B^ytXll ^CJU|> «lXP J^ ^^I^ 
26 V. 1. ult k3^^^ ^y**^ LI ^i iu^L-^-^ *ill j»bl «-^-V^I g*!V^^ (*J*;^ 

£ 



257 
iO/OLXi lo (j;a*i i^^^^i^-^ ,3^ J.-a:2_5 q^ ^^/o j^-i yKxs> gJ3t ^^jv^ 

iuS ob ^^ LjlX:> J.— >5 j-£ ^olt ^.v> v5 ^o<^. jJU 8^ ^^^jLii':^! 

cJiJI *^^l->5 yiii to Q?5 eJ^-vA p-r*^ ^"^4t^ LPyoJIi ^.uXil J^-^^ 

w * w > 

j^^^l C5^A**'5 ^^*tv^>" (3^^ A^j'iil cr» (3-*^^ cr» J^5^^ ^y^5 K .c-Uj*>^ 
ij^ ^UJi^ ki5LJLo5 J.UJI J.-PI Q^ n^^^ ^:^^j^% XJ^iJt J^l cr 

«-;£ ,^^. U-o iOOoi (*jtLo ^.gLAH It Li^x-fc-*« v^^cj (iUcXjj *:«lj^X5>5 

Q^ K-M« XjLo J^ ij^^j ,Jw£ x«'iit 8(A^ v£>— * -*,_.i JI5 «Jt sy^ ^t 

aH^ J^ Jii u^r^i '»-*-^^ «j iJ5 L^ ^15 o^^ *^y« »/^ *^^ 



258 

Folio 



*i!l l\£:^5 lis^ »^^ qLXs ,^5-^^^-* ciji p^-s *-j (*jfc^ (^^l^i u-^^^ 

Jj>.^ jfi ^'1 »LqS^ iOUl (^ Q^ j^jtlo ^1 Jj^ _^ U^:^^ ^"^-^ 

Jo»-5 jii *Jlll oUaO q^ 2u b^5 U iijj^l^ ^lLmJI^ 4jUIJi jPli? i>^y3 
U J^lX^^ j.bUl!^ y^^^ f-;vJ^5 ^Sy^^^ (*^^5 B^tXiiJl^ a^-Jl y$\^ 

xJic ^^1^ L03, icLJI^ v^^ M ^l-^ ^ o^ u^^ lM^ cr^^ 

^J^ UjvAjtfu •^^*'^t^ ^C^=^.:^UaJI J^ii*^' (J^ |«-JiAAu^ x«"^l slX^ s^aLw 
i^-jO »r^* (*-J^^ lij-Jo'^l jJLc ^5 ^^^-Av-il ^i UJ^ w^PA/O Oj^^ 




259 

Folio 



JO oUi^ xuJI i^^^ l5^A-JJ vJi--<-JLil pj-aJI tA«^ ^y, 8v3L*J 
t'ivJLo^AJi *illj^ (3'-^^ OtL*J vji.^ v.AJli> *Jljt:>3, ^^^ 

8v:>U5 iuU«i iCobl^ iu'Jb xJLblj j^li] 'iUjoSi 3^3 L iJiJI Jolo 27 V el 28 r. 

t\AXAJo iC£:<AJl ^45 x^mI^ q^ L^I VH*t^ kIwJI ^L-^^*^ *ji?^" 

SviLftJCc! ^^j-^^^ j^ ^X*w*a£^ *.»iLA-Sj«j y^L^^ iOC^Jti SCobl^ '-^-S?*-^^ 
^j^ yoA ^ ^ idilj 3L*J!^ C^^i*^ Q^ L^XjJUOXi^ X*s|^ P^^^^ J^"^:> 

L^Uj^ \Ji \j>^Os::i iJUl Jot::- idL JL-xJLxJI iU^jJi siAP Jf^ 

! NXAAJ Uj ^Jjt^^ qJ'-^^ p-^^^ \£>^AD^ jAxiL tsj5UII -s^Uui *Jc\«o 

^l3A^3 iiuib »jLXJLI ^^^ »v>^X-..w--j^ <wP-2?-.l ^^^ J^ LJuJI q^ 

WW O « 

www w707w 

i VJ^ o'^^ ^"^^ '"j^^tv^ qLLJLwwJI q1^5 (^jOJJi\ \X4^ qj >>y^^^ 



260 

Folio 

J^^L^M ^^Uic LI d^i, J^ls^l j^o^\ JuaS^ J^-U^l xZj^I ^^I^ 
jjLi oJ^I^ JJ^bJl^ ^^L^l ^1^^ v^y^*^^ ^^^ i3 U^ ^^Li^j 

j:J| tiU-^ v>l\xj^ iioLi?U*Jt (iUj ootAiij [\S\] ,JC> j-^-^. *^l ,«jJu 

28 -J^ ^ ^ J^ U JOLXJI ^Uil ^JuJi^ JwoUJI ^^yi ^yu.\^ 

«.l\^* (-Njij jCaamJI J^-^i u^>^^ l-^^ ^^'■>>^l '-^ i^.^1 ^3!;^ ^ 
U a.yaJUl iCSjail t*^ -7*^- ^^ ciA.iiII^ .UA^"bJI (jyo p-^l V^)^ 

^uajl. ^Lc^^ »uiLi ^j^-jwaj& ^ «>^i »^i ^3 (^ i i^y 




261 

Folio 



i 



*-^ Ai>Lj^ iJ^ (*-^*^5 *':4^ U^^-J L^W-T^ tiXxJlj J^jJtXi"^! ^1^ 

UJi LiLo^ (^j j^ Jjj ^5 j^^ 1^ »] i3^5 ^_5Jt.i;^l vi>— *-x_j 

x ».*g u^ J^"^ ^MW ^^-^^ iXLJL-c .y^ ^ ^^^— fc-JL-Jj 8^1X11 Q^ 
cXaC Vj^^lS> >^>y-*S>^ \^SuJ<M2Xl\ 8ij>. Q«i \a£ *-0 J^O Lo Lot wlyCfcl^ 

^ji\ ^J^ lA^^ ^t ^0 Jb* .... o^^ jy^'^ ^^^ • • • • ^^^ O^^ ^^ '• 



^62 

Folio 



w St 

34 r. 1. 14 J.^oufwl ^ j,£ ^^^..^ _^1 g^t JJiXii «:l)^^ ^i yg y,\ Jb 

iulsi qI^ L« liUJ ^^j-wA U ^NjyiJi *i]l (J--i») UJLs iiowwL JLj J"Ju 

c 

i(-JI OjiXi*!^ k^j-^ iLyoLo'bJI u^}l\/) q^ iuJLc qI^ U-o Ubii *1 
«a;o1^ o|jAaw )}\ J>[c5 *J iO:^ vi>JUas ^jt:*^^ H^ ^^ *^y^ )J^ 

34 V. 1. 3. (^^^ *^v^ u^^^ ^s^ cr» j^jtv^ ^L^l (j^ ^i^.^5 '^^ cr» ^ 

j^Lwwly> JJ5J ^j^ ^fj^ 0Ua*«I^ OicX-i-o ,^y»A»-^l U ^NA^I v_a:^U3 




263 



H*,J^\ i <>^^ «U*« ^6sl\ xjU^ ^ ^S xib xjUili^ Oi-^ ^^^ ^ ' 

l^Jx: jjXJ3 ^UJI J.AJJ ^ ^-j l^^uc^l U^ u^j^^^^ er*-"^^^^^ 
j^^ ^'uil ^JcK^ Li^ytll iuLjLi' ^3 i^Ju^^yi ^t «/o U jy:!?^ 

J>^t \JLk^ sU-w (^^t v-jUUl «t\-*J jSo^ iysl\ XaS yoi i_5JsJi 
o^JLilo gj-o ^_,^->»*^-£> J^ LU5" ^^..iXfi ^_5oi Jx: J^^Oxio xil \^6^ 

Uiii^ Jb' ^iUi ^5 ^ iV-y' - ^ O^ Ua-Ci/^ JL^^^ (J-^^-^ i ^^^^5 

o^ ■ 

^5 L^jo UJ ^^L^I AA^gll^ xJ;a-*-H vJLJwot J.^ UJXj olAkoJI 

j»LLJl^ j-^J^i ij^.^^^ (3^ cJ^^ AjUjO jjLw^ ij' 0J>^ ^i jjx |» g *, gi 35 

^Uc>'^l5 s.\^^\ i ^\jS\ KS^JisA M U/3 t^ bUr UaJl^ Jo 



Folio 



264 

Folio 



35 



11^ UaIi^ Jb* ^yol j^ *4^wil JJU^ j.^jJ UL^ liUo Ujl^^ Ui' 
«UU> ^LotLil^ jjjJI J.^i ^ j>^l ^ o^j^^ c^^ *^^ ""^ 

jj^i j^; j^ o_^i i ^jilf v'-^^ «L-L.x«Lw ujj Lur UiJi^ 
^Lixjj i! bL>L>^ «uji*> ^ii jjLii »uul^ uur UaJi^ gjuji^ 

«LUL«:5. J-tJbcaAJI^, tiJ.s':^! J.^1 (J^ Sjl ^5 rZir^Ur »1jLm-w- llbi' 
^JUoj «w)ljC5^ ^^ y.-M» I ,ii v^Lx5^ J^ L^ J^ ^LXil«5 ^.cyjCxJI 
Jo^Aoa^i^^ ^j^^ i^ bl->LX^ »LUjc> ^/^^■^'^ ^^ Ljl&JI^ ^jN-JbuJD I 
Jw=s? J^ Jyo'^L Li^^Ll v^^ '^-t^ Ljui=^ 1^ IjU^' Ufti\ Jfe I 
iiii. vl?^"^^ y^ ^3 ^ g ■>) ■ » '^ ' Q«^ Ui^ L^Q^ ^\ijl\ Ou.c ^^\ I 
tiUo ^5 jr^^ Cr *^j^Je^ l-« ^j^'^*) '»^J^^ d^-^^ iy* L^ |J^* 

Q^JLaJl^^i L^ys-Tj xLXxLl JJLfc^ ^jH^ (J^ iocaiii ^^ if^Ac. Lu^ 

LLTj xijA*il Jy^l ^ ^^^-.j^OL*-.ii ^^^ '»J^^\ Jo^Lj iji^ ^3;*^^ 
i^O il lJU-4-Ai35 iwfl^l^t^ *x:S\;toyi ^i 'iLh\j L^vXjl iiiL i(L^ ^ 

^ 1.1X5' Uajf^ ^bU:>i j^v*^ v-,..-cy:A^^j ^^jvJLUi 0*bJLft/» ^ L.U5' 
J^.«j> V''^ «l-^y-jv. ^.tX^;^! Jo^b't J^4^5 ^.tX^OLLl o'^Uu J.*> 

V. »Ul*^ l^xs Uyli' jjS\ _^^ oL.a;u2il ^3 Ij^ \j\sf Uiii5 O^Lilll 
^ xljA*XI v^pJs^ g:^^^^* (^J^^ ^-t^ k^^-^ ^'-^^ '"-^ '^'^ ^ 




265 

^1^ 



UU5" \J LUiaiU LLaJ' U&Jt^ (jaj^Li ^.J,*i^| XjUi' v«ftJ^ ...! JwaS 

i& vL^ £*>^^ «^^^ts^3 '^^ i *!h^ o^ ^^^5% ^ ^ 






ji^t 14>U j.^1 Q^ ^]yi\ ^5 ^lXJUI^ «JS^5>>i^^ j yaX^I vLUfw 
V]^^ v5 C^t^ oUaoJI ^-jLw ^ (.t^l^ jL*aJ% aUI xj^j oUi i 

w]^ sUUmw GU5^ UiJl^ Sj;y^ JoLmUI q^ V^t^ ^ AjJLwi^^t 

(jN-uL;Ji v-;U5" aU-Mow LUi' Uill^ j»^l q» LK'La^I ^J ^^^v-o^^jXmJI 
i^^^-*^ v5 Uht^^j^i v!^^ »^^^^ LLa^ Ui3^5 p^l ^yi ^S 

19 



266 
36 r. qI^^ (jsjijAj^\jJ\ oIj|^-> »U1«^ \j\sS^ UiSt^ j.bliji Q^ n*r*^ i 

H^ylA^Jt JjUmJI sLLm-w Ij'u:5^ UaJI^ Lg-Lc v«,*«c>Ls Xa*^ ^ ^j^' 

j^^^^^l v»jU5^ vi^iil^ oLyaJI oljyUll JuLm Q^ J^jpUil sUx^ LLx5' 

LUr U«3t^ iJ *UI \jd^ Uj jSUc Ux^f^ J!^ 1h^. >^^ (SU;:^ 

j.bc>.1ii ^5 Jl^o^i ^ Lur UsJf^ i^J^ J^. ^Ls ^1 j5^ ^^ 

^JJJJr~i LUr Uaj\ ^^lyiil y^li? Ja^, ^Liijl ^f ^ LUT U«j\ 
V^^ «LuLw LUi" LjLaJtj L^AOJuo^^ ^L*-i>^l ^5 LiLj:5" LlaJi^ '\jJal 

^j-J:^' J^ L^ Luul ^^^ykoll oLit^-> bUa^jw LUi" UaJl^ ^.tX:^t 
^j^^l ^ ^y^xJt ^^ y^\ ^! ^ LLx-T Uftj\ ^^1 u^i^l cr 
Jli> Q^ *-o liyoi J>^»>j«il ^ ^t G^-^- "^ J-^^^ o^5 «^^^ O^ 

iLo Uj «.jLc ^L;x>.i^ cX-5>^ e^JcJ^ ^Tjt ^^ e^cX-5? cr ^^ g^' 



Folio 



»Ux4u«- LUr UaJt^ ^I^-aJI olJCj v^ L^% ^.5^* o^ b^ Lo 

Of 

(> gg;| ^* '» ' ^ LLs^Uto^i^, f^^^^A^i j». g - . ^-Lfc U»iaai^ ^y*k; JJiju O^l 

IpL<>5 L5j4Aail ^ ^ yXk^ ^*4^ Saa5" ^yt '»3JijJi ^]yA ^ 
JUS Ua^^I LUi^ UiJf^ 8ula^is5"^ sU-i^Oto^^^ LPv^Lwi ^^ iLli xJLc 



i bur LaJi^ ic«^:^i o'^Liio ^ Liur UaJij jj^j^t ^^^^ «Ua4-m. 



^1 Jls c'tL^ bv^U^I j»LX5>1 vJLJlxJ*^ p^l ii e>tJsj>^i SobtoLi 






268 

F*lio 



vj^i ^5 v^^ r^ ^""^^ J*^^ ^ v^^^ LrLxiiii oLoi^ o^yi 

^ f 

^1 J^ _.UJt ujUi' (jJaiii^ c>^.^\«il 2uLxio:/o ^ iu Qy*IiJ U-o 
(jiaai V^^ ^ oy^^^*^' ^^ iU^w^.:^! i^>«^lLLo oijlX> ^ v'^i 

^ ^yjLLI ^^1 ^i ^JVO^ iOxJ 0;> Jj'uV..-/> j^ V^:) ^M^ ^/^ 

iub:^^ L57t^^ ^'"-^ ic^ \^ LPbUXwl -L- i:>-p ^^"^ JJUmo oL»i^ 

U (iUv3 j^i^ \^Ju*aA K-jUjULjI^ (sic) i^jy^U (j^ yii'I L^^^iAje ^j»**^ 
v5 iOCjIai*^ »^ b\li£ ^^ iu v3»^LS. ^^^-jJo^ x#Iii iU^ ^^^ J^ 



269 

Folio 



«jj^* ^}si J^^* d^^ O^J^^ jty-*^* (^ *^^^ l5^^ ^l^ Jljl 



c> ^J-^^^ O^/^^ Z^^"^' «^ l5^^ ^5 ol-^^^ J^ ^ ^i 
JjpL^^ ^L*i^ Jd^LJl^ ^i^ ^^ ^l5^ ^^;->5 ^'^ ^ i:j!^5 

[mIs>^ LouXx^ ^^^-^^ L:>^i.jMwJL«^ L.:^\AwLi^ L^LoJOc^ U>^^U ^jii^ 

WW ^ w £ g 

oljIi>5 oLfcyll^ o'ijJi ^ J^^ *^-*-* V ^j5 olcUail j iwO 

v^UI jy-J K ' ir \ h> J^ ^ v«j|^JJLi 2(LO <.X.^^^ o*^^U3il5 Qlh*Mv!t 37 T. 

(^LjbSt ;J^ 'g^j^\.^^ ^^Lxll '^j-^-^^ uy^li^ Kkc^ ^Jjt:> v^LmJI^ 

Q* Q^3 'iWi^ t^ ^^^-*^ '^^ oJLwwji "^ Loj tjJjib "^ q'^J 
v-»Lx^ ij^l*^5 y^ «-^»^ o^ *^ J^*«; (*-^*li ^ ^.'^^ Uhty^J Vj*^^ 



2tO 

c^ r^p c^^ *i^ t5^ f cjy r^^«=5^ r*^ r^ 
a* tr^ c^^ '^/^^ '^y J^-^ *-«J (^ jM jJ^ U \Sis> 

viS. ^ ju 5j2-J5 j4>«» a* Ir^s^-^ jhL-*"<-j l5^^^=^ »^' v.- 

i^5 aU ^^ JjLj Ct ^d5Li> iy^ »^;*--% *J «w c^ o!/^ 



S:2 <iJ— f -. LV^ A-o>w:Jt ^ ^lL^ vi*^S ^j^ 

i J^ ^y^ j^ ^v^ v)^ ^^ji^«*if J.:! cr i^ J^ 

XftM Ji l^^^--^ ^.---^ ^ w^iiii^^^J ^^yi^ij 4XiJt CxX« 
^^ xmI^ ^oi'^ AclSj *I-^ J^-i»^ o' c^-<>J^ l^iCJi U 
Mb ;s=P ^ *rijufj t >> n > ^! t ^ JU^ JJU ^ kX> ^ l^ 

^ j=^^3 v^ c^ cr ^j-5 ^^ ^ tvXp JL 3^ L^ 
-^ ^>( Pi j^ xJ ^JCJ ^ 5in ^^,^ jIj ^\sX!iS^\ j iL^^ v^AXa 

.^ U Uej J* SjAir L-i-JLJ' ^ytsUJ^ V^^ v.aL^ ^Jfj*^^^ 
^1^ ]^JaJ^ 'xA^ xLjt JJ»f ^J^ LoLSpf Q, ^^ XxXi' i JaJ^i 



272 

Folio 



t'ti03|^5 »AbL ^y^j i ljy-^^5 *^_j^ ^UUil JA-'^r* '^-♦J^l ^illj 



30 V. 1. 10 inf. V^^ cX-*^ ^ J<C ^ wS-*«^ UJj-JL-X-J ^1 v»jU5^ ^ ol^ 

tXi>l3 »j*45 iJ^^"^^ (^ «-^^ (iLJcX-j ^^j-.:^C-xT ^5v— > (H^ (iiUiAj 
v>^Ui »L>L^ J^ ^^1^ Lo ^_^L5> Q^jftJ^ OUiR JjaJLi (AaJL^^ (jwLJi 

j^ywLi^ ej^lil^ ^t ^^^ tXod^ iCfiU^ t:;v*J^^ cr v:>^^ <^^ 
icLJI JnP*!^ JLjtil itXP j v^^Aoi j^ytvj'bJI jj^ ^\ ^^ J-y**^^ ^J^^ 



Folio 



,^ ^y^^., vjil ^^k, v^i^ ;juil Lif^^ ^3 ^t ^y^. ^ ^ 

3^ A^Jt^* Ojii' Li-Li a-y^ ^J*■^_JL^ &Jlc .4g^!t ^^ ^uuo iJj 

j^UJt^ iuilUt Q^ K-LmJI j^i iu OiLu ^dxM^ aIaJI JJ>! C.A.5OO0 

^^ 0^4!^. *iLJj ^ym^ Vr*^^ xL»Jt JJ>b i^^a-!^ U'^^i 

J\j wi U-jUp! (j^i*j i ^3 ^^j^ii^uX uAiiU^ ^LaT ^^\M ^ 

iut <!!)yu yJ^ UiXS' iuLo ^^^t (AS^ v-Agi?! H^y« iJlj ^.,1(5 l5^ iuU 
vjil JwJ>^ iLi\5> LeLc>^ L^ wiLu J.J:i-jf ^i J^rJu L^ vJiLu 
jj *llt qI ^\^ *^i>j' J^ v^a-S^ cr^ JJCcU! ^j^^ J^l ^5 

^1(5 AJL^-b ^^ »«j*>J!^ /jJL Hy-j^aJLi ioolsT^ ^JU9^' i>t^ «jL«l JOJ 
^J6 iwJiaJI JUil lisi^ J^LftJt g-ciJt viv-Jii ^y!> LI*sU; ^^I^ 
ayuai J^^ »^ q-^-^ tj^fi L5r^ '-^^ aL*JI J^T o'"**^ jJ^*^ 



274 

«I^c^. \S1a ^1^5 8yA^L3 1^1 Q^ ^^1^ ^^\ ^\ BlX-JlX-^ oL-*-^Ij 

.Ui»^ «AJiij v-jL^I ^ iUlc j^^-iUt ^"^^ q1 aJ jLiLJ iuPA-x 

u-^J^ _^Jl^. ^\ JLs? i;!5JLLt JLiLs glkc^t U ^Ulc ^^Jo^ xi^l 
u.*JCXjJ -^La/0 ...I^ ^■!*^?^^ C5^ ^3r^^ «-^^^^. -*^^ o^ o^j*^^ ^Ji-A-L 
*)l!! Q^ iy)! j.j*il t£5U3 ^^1^^ y5CJo ^ J.JC UJLs IXjA^ j*i=^5 ^ 
ajcuJLi qI li^rl^ ti^— JLil aUI rfJlA£)i aJ Jl-^ ^5il Hyai ^j d\j\ 
•LUJi^ ^WJi er**^ t^'=^ ^jr-*-:> tiv^-S^f L-jL-^i Li=U^ Q^; 

{^Si\ v^juC^ j^TtV^ '^jy^. ^^^^ »yAi3>- vi>ol^3 j3^l-iJl ^^lj Liyj 

yiMjj gwv^i Js UJI ujUIjI Juoj UJLs JjisLJI yo ^ ^^Uil 
Qi^y; ^j^^ ^L^o LLi ^t Ui j^ ^ '^A^ p-Jj *V^ UjL^i 
^^\^ ^^ ^ JJ^ ^^\^\ ^ ,ya^ JLiU ^^f ii \0^ cr ^^ 

j^i <Art o^ (5^ ^-wJLrf^ yia:s?. ^ Q^tXt ^t e)V*i^t cr 




275 

Folio 



5/?* ^ (J^ L5r5^. (5*^^ (H^^^ t:5UA*o ^yuixii L^i v^^oTj (^*-> 

,i >^5 i^5 J-^ ^^ '^.:>) ^:> oLt^^ ^-**^' !^4^-«-:?5 ^ i^c 34 r. 

yUi aLJ; Jjp! iu ^ji*;3 5[x^t v^-^ *i ^-aJ\ *^^t ^\ 
, IJy:^ ^^ LJjU ^1^5 xJi^l o^^^ ^"^^ ^-*j^ v^. o'^ *^^^ 

. ^-^lil JJU ULi ,^^ icJU ^L3t ^ULtil ^ % ijc t;NjUa( 
^.:5TaJI '»a»^\ iiXs>sXJ Ul^ jJU*^ Xas Jib "^5 J^ «Jl3-Ju ^ jJLj 

|Mt v5 ^ ^^ ^J^ ^^ iot^5 i^Lftii iuLou ^1 i^fco^j iUb^^A^I 



276 

{J^j^j^^J^i tJ^lr^^^ C^iri^^y^ Qt^t^^i^^^^i Cr^j^^ vl>>5 

iLn ^ ^^ vl^ g^^t L^ V'-^^ (3^^ ^^ ^ ^^ ^^ 

Ly'tX^ Q^iAUil Q^ i«uc lX*j U-o q1^ U ij^^Ax) ^Ulxi! Q^ l5,)^ 
Ui :5l \^^l suliJl er ^ LT**^ ^ *J^^ «b "^ <ii^^^ ^^ ^^ 

\^SS J>' (J^ j^T cXiis »si5CJo ^-xc Jlii ^ v^lvAxo oU ioi y^Ull 

'■iy^ v3^\ *^j* '^5^ ^rl-^^^ Ir^ J^^ »>!cX-*— *— J »^ o^j lAi^ 
^jac jv^^^ i-^ iJ^ (^*3 J^ .MJs XjJLS xjL^I j|m3 i2r» *j^ (-^^^ 

ifio T. ^ \^y**^>' Q^ J^ (*^^ ,^^^ !9^*A^^ LocX:> '^'^ (fe^ u^^^ 

l) Le mnscrt. dc Leyde porte .* . , . ^ ,jC-J ,-^1 vi>^ qJ ^j^ y^* 



1. 



277 

Folio 



UJlj j^U^ lX;^ o'-o lXs bJh ^S «^p>ixj "bJ Q^^ U Q^ *I c^Jliii 
^8yoi (j^Ult ^^ ^;^^^3 ^^ > (•^^ *^*^ (^3 ^"^ftJ^ cr (^^^ 

j^^. t-^^Lo vi ^^1^ Jl5 ^ ^ .... y . g w ^J ^^^,w,. il jut ^NA^t ,^(5.5 40T.1. 5. inf. 
8ix^^* si>aJLs2 oU b'tX^L^I ^-cj/ J>LklJ J-mJ>. qjLoX^ ic***^ 

»j^:w^ IjL-c ^0^1 ^ iCuTj j»L-ji «Xaj q1^ Uii W;^^ vW^ *^^v>^ 

Lil JUj (i\o *Ji]| Joe U aUI «Aac b vi^Jlib &^s=Sa5 b*yo J^-c (3^ ^ 

Ju^jb i^^^i^ Lii 1613 o, p7*^ ^^^y^t '*-M^ Q^'^ (C^ o^ (C^^ 
LSj j^^ ^^j-**''^ J^*-*^ iL.:^Uji^l V^ ^'^^ CT***^^ ^^*I^ ^^ ** f- 
*jvX>5 J*^ Lil5> Loj LjlXxj U Ljv\->5 iA-3 v-aaI^ (^jj.^ ^ifiV^ 
/iJL> *jw q1^^ ^^a>Lao ^jnXm^I ^iU3 i\ T^5 1^ (*^^ ^-^5 ^ 

sj^syi (jia*j ^ (>*J^ U-e Oy^^ ^^jA*^^. LsjAsy) (^^^':3ii j_^^^ 

t*c ojJll v\*j iuoLwo vi Q^t^ ^ uy*^ ^5 »!; ^ 



278 

Foliu 

^l^ jj^=-«-^ P/M o'^ ^ ^^ c:A--^-i-«ji^ iS^^J ^^ vi;/uojl3 iJiisa. 

^ ^1^ jw-MJiit C\*, «-^i ,^5^4?^^ ^>^^ C^ '^-5't ^ ^U|. Oox 
si>ju^ 6^, ^^^y^^ Lotfw 0*^^^ j3 — ^'— **^tvs ^3^^Jti^ j^l^. 

^t«toi^L*ji obui-T *Ir 10^ ulij jc^i^ 



in. 



4i r. L 3. inf. ^^^\ ^^\£l\ ^ . . . . yaJ ^ yai j^jmmJIII ^\ ^-y^^ ^^ ^ V^ 

l^lhc ^1^ X^yi^ K . r .». g)i ^ xl^Xxii v«.0:^ i3 ^ iolj io^j {J*^*) 
a:>iy "^^ *Lib "^^ 8^-^ "^5 yoj 1i^ ^^ "^^ iJU jJLc"^ yiftj i^l^ . 
41 T. HjJo^ p>J^'^ LLiU ^ ^i o^»!x^ i^al^^3 xjl^l^ iiy^ ^^i 
*U ^2^^ JLfts UgA^i '»^.j^ ^ «:jLJLmO (^ (sic) ^MiSM LJu^^ ^tXSil^ j 



1) II faut lire ici:. . . ^yoj^ cU^^i^ Lju^^ 




279 

^Ls^w «ji Jo^L^^Ji^ X A»- {ii >) xIjAjtlt viiJlif^ oL»^il yU^ li^j^ 

(ji^i ^ 3^^ «JL^^ *Ji xjlcil^ iv^y^ 0^15^ iCf> "^3 J^ 
JUs U^ ':^,Jd *^S^^ ^"^--^-J-fi (j^L> j^3 aJ ^bC« ^^i ^Tjt^ 
t>uu_^3 ^^1X« it go:^. ^ ^^iilj oV^5 UiLs? ^IXo -^^ ^^1^ 
njJ^ cXj cXj aJ iJjX*:i c>Jli>5 c^««iJL> ^ J^ l^ ^U^ vJiL> 

jjLj ijiaau JjjJ J^J^^ KJjAjtit i^lS (sj^t-X/^ t'tyaxii^ k^vwJI^ iia^ 

W >t • <M O ^ 

JjiJI XJ^yiXss.^ X^^X^Jt Si:^05 ^^L-x-JiL^*ii (5^Jt^ ^|^JC^"bJi5 AJC^JLo^ 

^yi^^ k?^ v-^Jl^j iiiL -Lww^'l^tj )Cw.bgJi O^jisL xtfvwLii i^yi^ 

ob^jJ^^ o|yo*':^t^ ol/^^^ j.uV^i iuLilLi Li^il U(3 ^cXJC*^ ^^ 
eUAr^ '''e/^ e^"^ ^^ oUl<i; cr >il--«Ji ,^^ U J^3 



280 

Folio 

42 r. U^-^o iCib-b Vj {^JL^ ^bLb*^! ^^ /*-J^^-* qUj"^^ iuJL^I is?yijil 

O M 

w C w .V 

^tL^ ^ H^yo KJLaoa^ X..;i4 P.„r L«l3 Kiil ^3»i^T ^' sAjmJl^ x*Jic 

(jvJi^^uMm cjy^^^ (3 ^^<$^-i^ '^Uum JtJtLo i3^-^^ (^^j (J'<^ Ui g AiSj 

J^ O^S> U^ *iJi ^^^ Jwc^ qUac Jdi^ ^>?^>^ '^^" '"^^5 

J BcX^I^ SCa^. ^ \^0u^ j^^ L^> -gJt J^ ^ *i]l ^yto^ ^* 
Jou I^JuVji ^Ui' |S^ ^"^^ ^\ y., .rn M^< ow% jSUj^L^ i)^ 



281 

- Full. 



iu^L^ l»^^3 ^jj-*"^**^ *^y^ xJj!3 ^;y^ iQ^ (J^r^lj^ W^"5 
L^^ jJJl ii ^jixll ^ v3^>^^3 v!^-^^ Ai '^^^ g^5 vJil 

cX^a^.3 xJlo^Li *^>5 aJJiJow x_JLfc JcS?. ^^ Ju ^ v^jLuil^ J^ 
j a]L> xiuii^ Axj^ i«LJL-A-j^ b'y :oU <jn, g^i ^T *u3 Ouij. ^^t 

j»^^l tXs^m jjj*ii 0^]yJ\ 0^^\ 2JJ Juil t'tjij Jb Kiij% bC*. 
jj^5 «-\v**^^ oU/^ *jtJLj "^ ^lAJt tX-c^s^L uXi^UAlt Js-(^p^lj 

AJ'uXJb ^Lui"^! (t^ v--*jkaj "ii^ Sr i^*^ *''**^ "^3 v-a*j "^^ J^ (t'^ 

^j^-jXaJ^ aVi^wI JAs AJJ«J i-^33 A-Jj-j^ ^^-^3 JUuu* ^ ^^^3 
JuJI c^JC^s^ s>lfjl CP;*^^ oJiX^wl^ £4^^ Ot^.*^! AxJXj sii^^lsj 



St 



282 

F«ai) 

o > o ex > ^ 

^ r. i^yuj^ ^S^^ »v\a£ tv>b4^ Q^ <>^>f^^ L5'V^^ ^^ s— <LJ^\ &LmJ) 

X £ 

dill ^^ jM sJOJI vw-.>!c^!^ »y>>\jjl ^^l^i^ 8y>'w^i ^#1^ 
^ aJ ^^^^ "^W^ vjl> ^Jilt j <>b^l:>^ ^.J'L.uj J; f^-*^^ &j%w^ 
v>Uli^ 8yot ^5 aUI X-»JL^ vi>Jj ^cC-> ^U*il ^Lpf JolS^ ^bUI 

J^Tj erlr^^^ t:^^^ r** *^ £*^ '^^ r^ cr d^y^ *^^ 



283 



) o , o <, 



^ w w ) O > 

r ^ ff c » s <t , » 

jua9 2uU^ i3^'^ ?j^^ '-♦^ /*jt)-o aIl^I J^^i Xcl^>} j^^^5 y?^/^^ 

M M •• O ^ 

^ujuj i^i^5 ^.j> ^^^jjJ5 ^bu? ii yic^ f^^ t^3 j^ 

jjiu t! j3! L^^cX^^ ^5^S ^y^j*> (**j^ *1^' J>^^ a**- y^'5 

^^.^Xa^^ 1^1^ U^ 1^ Jo xill j^ 

\i^\ qI i^^XXiu i^^ J^ j^ AI! qI^^ -.y^ «,,^tXj U-yi^ g^AAob 

^J^* ^b xxib L^ Lo j^jc. '^^j~^ ^A^ '-pV^ cr» ^^^'^^^^'^ "^^ Lilu 
^^ l^JUfilS ^13 L^Jj: Q^ ^ ^'^^-A-J Lf^ L^Jji ^S^ \j^ L^ 

L^f ^ t5*^>^ '^^•^^ O^ •^'^^ JyJLi^ xJijJl »^A:5\Jli iJlit 
Q» jjd; Jf ^v^yLyO jjof t^f^ L^f V^ j JubU jl^^t ^^UJ^ 

l5j^.5 y^ U i/ut ^.JJi ^y^ o5;j^' r^^ »^' r^ "^ 

fl\} ^ ^p^ \j:^ fh^\ er ,^^ ^5 p^y) ^>^^^ vi^ 



284 



^ X-jl^,^^! i^v^,^ ^jJ^j^ ^♦JtJwO 2sJJI J^_^^ XCU^ i^^oi^ j'-l-^'^i 

•^1 iJ^ ^!,^ t^is ^.JJl ^^^^-JUi cr ;^!^^ 4-^ ^^-^ ol-*^' 
^u*ji ^\ i^^i; i^jlxjG /^ii 4^^ o^j^^ ^ ^^ r^ ^ 
I^jw5>l ^:;^Jiili* oy^- cr^-^^ ut^^^ 4>-^-^' L-^ i^^^ of^- 

w C ~f*0^ Off 

iPijuP ^J*^ j^ UJ5 U^Lii Jjj «J^^ yi;^? LL aUI ^^U; ^ 
^^j^ loj Jb* xJi v^AJL^i ^ ijA^ aJ^^ «Xy. Ui J>-« f^' *5?^ 

j^^ l^l/toj Ut^^^ SC-i'w-Jc\-j [^b j*-^^J iOo"^J! »A^ L/^ r*^ 

iJJi i^MU ^ Lo J^ b^O^JiiL jSUsftit 1jA^5^ J^5 Jc idil ^^ ^Ufc 
^^ bVjOJiil ij^ ^1 ^.^>V.il (j^l ,:>wHit Ui' *-Jlc »;v>JiiL. jLp-^ j* 




285 



l3bli- v>yii^ ^UJL. sLoxil J^ !^*JC>^ x->5^ J^l^ ^1 iLT, cr 

«^^ '^i (^5 4^-* t^ ^^-^5 ^ o^^- o^ !>*^^5 i-*-*^ S;'i^5 

KfpfJ^^ iocasUi^ Ajjj^^ X,A»g^^ xj^cXjUi^ xJiJLjuIi Jyj ^'r^i 

«) JwJj q^-X-juX:j L^ idL j^iJoUo^ 0.5^* ^ l5^^ (*^^ ^^'J*' 

^^ jcLfi yjil ^o iJUl ^^u ^AJi jwoUJi u-^^-^^5 J^^^ r'-*^^ 



286 



^^^ yy3l\ ^ Qn viA-«-xj *)Ji Q^^ L^ v*^ '^ Kjol KxLJt tj 

^^i cr J^' ^ ^^ *-^ ^j^^ J^" Ui' UU *JJ ^f^ \ki ^ 
^^ ^ xill j.:^-r ^'i v3^iii5 ^^5^^ -L^^ -i^ysiS 2o:ii u 

JLv=t ^Tjtj iJU; -¥, vJJU> ^ Aiij ^; jjli. er ^5j^ c> )^>^ ^3 
UiJL> o^ Jj?* Jls Us" oy^' h ^ ^y^' o^ 05;^^- "^ ^^' 

^ ^^' (i^'i?; lyS\ jb- ur^ uLi Qjii^' ^ J15 ur^ ijiii Jli 

^^5 ^ vJiLij iJCx^lLJ c:;vJL^i (jJ^ iJlii ^^^ ^ iJLiI yU^ i 
_^ ^i j4» Q^ ^Lx-jj *i)J-A-j Jb* U^ Qj^Xi^ )y^ i?^^^3 



287 



F«li« 



6jJl>-^ »j^5 »-V^ ^j^i *^^ ^Uaib ^j^ Ij^^ ^j^^ ^^ ^Loaib 
O^/^^ O^ Jy^^ '''^^ ^i^i J^ A -A-AJij ic>lil ciwJ^ ^i i\ 

j^ j»^ii ir jL>3 jc xii^ ji5 uy o^y^ '^ or^^ ''l^ ''^^ 

XAJuy. v^Ju KLiiJ! JJ>t ^j^ I Jo-t ^^ftXi "^^ ^ ^^5 ;«< La-jJcJI 

j^t^^j5 ^^jil viViJo si^-ib U/ j^ ^j^^ vJj-^-^^5 ^j^l^ 
l^^i L>3 yM^^ cr »j-*-^ »>^ cr» o^ ^*-^5 o^j^^ *iUu\^ 

* * * 

P w w w f w 

(;;vJwOjII s«A^L^^ Co . ^ ■ IIj oLxJI oLJjJ »^S q'^ /Jh> Ojl^ A*J 
^^ iL5\A:^UaJi oy^Jli JLmwJ^ U'^*^.^ «-^^J-J cW^J Jj^ q^-^^^ O^^ 



45 



288 

^J jci fcj \)Ji qT^ »j j-^ j-J^ ^^♦j^Iao idJi Jj^ <-^JtJ (»U'41 ,..! 
^"^^ »j wJLb ^i ^ (J^ j*^' UijcXxij UJi? 8^*15 ^d;«3 24>^ idJi 

j^. ^Juai^ '''o^ (>*i^^ i r*u;l>-:i "^ ^^i^ o5'-H^ a5^ 

t^t JLxi J Lo idil ^ ^3^iij "^5 L^ ^^ Q*3y j^ xxlX-j ^t ^^ j 
Q^ HwJi Vr^^ CT^^ *^^ ^ *Lji v«.A-^ soLfi Q^ vyM ^ nV* 

^1^ xJ! ^ ^ ^i Jc-^-x: ^ ^5^ Uy o(cL4^ ol^l iv^l 

ljbL3* y^*t f^^ i3 Uir-^ (i^ g^^ 0^5 r'*"*^^ Otii> jkr!! 

jfc^A^Lclj ^^y^^3 --^Aailj e;v4l**^i! x^j":;^ (cOJ^ ^y^ 6'<(^3 yol ^ii 



f289 
FmHo 

LPj^lj^ (*-p^*"* icUftJl J^! Q^ ^^ cr» ti^ b^Aoilj ^.^3 LoAJi 

y^b^ 8J>U£ L^jy. J^:>5 j-c ^! J^'i ^ vJ?;^^^ 0^5 J^ 5^ ^^ 

Si 

qU ^.tXJ^ t25^i^ ^.^5/^^ o^L> Ui" U?j-4.:5^^i J^AJ ><? »y>*^i vi 

^^^Uost U jJaftJ xl^-^ l^^y-Ia-ii^j ^-o^ iw^^ ,jr^i ^LxJi ^Lo'bJl 
"ATj *i/«^ iyujw^l^ Mukfli! !>^^-^^^ CT**^^ ^^ ^'^^ IV^i «-U*^I 

2i 



290 
^J{J i^C> f}x^ Qi-a-X-j ^j'^-aJ^ (H*?^-^ cr ^ ^>^^ ci^ J^ % 



IV. 



Folio 



,^5L>JCiiil J-slaS qI^ Oi *oL^i jt^l-^^ O^^ Cr» '^U> J"3 »-jlj 49 T. 1. 4. inf. 

Lgj^^^ oUuId (j*-.4-> I * gy.».w,)^ <AS5 c'fiiu (^LXJCiill Jwcaj J^ JlXj 
^^ ^.Si erj iOfi t3cXi>! ^.aJI '^Ji^\ ^ ^^5*^1 Kiuklli A. 

^^y*^ Jji U;-^_i>L-AO 8^ j^^ao-aJI l>J^L5^ ^j ^i lXxc ^i (1. 50 r. 



S^U\ yo ^Icl j^^UJl ^^ . . . l5;^^ e}^^5 ^^^.--c^Ol ^i (2. 

^^j^ ^\ g^; JcvJj- I^^LJt ^^^ ^\ g-A-JxJi u^y ^ 

^^A-o ^^^' . . . iwcXftj^ *^y^ (J-t-^^ O*^ iCiuiiil jjc Jl ;ijf^^ 



292 

Folio 

51 r. (J^ Qi *111 Aax: A^j*-'"^ ^ijxi\ (^^^xkl; 0<4^ _^! (4. 

^tytiL.^ o^^r^"^- £^ e^.^ v^^ i i^j ?j^% 6yo% (^^f^ 
i^i^ l5^ vS t>L^lj i3i-^5 ^-^jCj ^jt iuJaJI ^^ijj j.UJ1j^ "Ir^r^lji 

51 y. ^ j^ jjI 3Lx*M'^i SS j^^L^^i j^^y^^JjtAaJi Jw^_^ jj\ (6. 
^Iftii jJjCxil _yiLiJl vi>5=UJi ^yail v^.^^1 ^..xJLaJi ^y>i*aJt 

*Jx; ^-j^^. "^ ol~g-*-^l J-^i q1 (Jcj V^"^^ -?^^ ^^-^ ^:V^^ dH ^ if 

L-cLii Laj^I Lg.xiis ^^l/j jC-jUJJLs^ c;y^^ ^-a^*-_j iC;-v« ^j-i>l v5 '^ 
4'c^oLm-o ^L^^' v»,A«JaJ5 j.j\ \>ol L\i>i iOi;* LajI^ Ls^ Ul^ 




29a 

3^u^\ O^ ^5 ^^y O^ yv ^i /^ L5;3ji< Osfj ^^ (7. 53 T. 

t«4^^ *L^3 ^J^^il 

Jos ^Aftj ^5 iilwjl^ v-jL ;lJ;I q^ *^^-*-J;/^^ C.^J^ UCIm^ ^Lkli 

w O ■« 

c'fi ^jL^ -> ^^iis^ lXjijww ^i «oo! XAfi dd>\^ 
,^>iili UL^cUw-i ^^ Ju^ ^ >^:i*^' ^^ QA.^:5\J5 _^| (10. 56 r. 

Kao',^ ^Ui" sU-w yi£ JLcj ^^AA^' J»A:as ^ JAj Jj--o'*il ^5 v.^& 



294 

Folio 

v^JiJ\ Lij^i c't »j (jiiU;Ji ^^s>itXiJi ^^^JUJt j^*> ^1 (12. 
iO/o^ ,^yuMi"^l v«^A^ jj-c (jN-jiXxil k\->i ^1^^ xJLS JLitt (j^UaJI 



6%Wli 



o*^ 



t**A\* xJLw (jjSii ^jOj ^y^ Q^ ^/iji Q^LiJi jj*^s_A4-> b1l\-c ^.p-jL*»-yj 

57 r. ^1 u,^ ». JwJiftJi j^O^"^! ^^ AH. A A ^\ (^^L^i j^ ^\ (15. 




295 

Foli 



^y,- .... «j>U*Ji ^ b^x>l ^_/5'i5 ^^^f^ ^L^i j^j! er o^3 

^.j^o^i^ i^UJjJl o>LA-*il Q^ lA^ljil vv.^'^^ >>y'^^ -^^^ ^'-^ O^^ 
^ ^^1 il ^^LJ^t^ eJ^bUJ; kLJU? v^' LtojJi ^ er'-'^lj^^ 

^;;y*JL y^ (cb"* ^-^ ^'^^ ^^"^ (^^^^j^^^ vX«-5? ^ tX^i Jb 



Felio 



59 y^l ^wA-AJI U-A.i>f ^L>_i^ (^5y^^ O^j^^ ^>y^ ^^ (18. 

^Nx.v; \t>S3 iS^jMl\ (^J^^ (J^ J^^ j^^.^*3ys*Jl ^.^*^c ^^ tX*^ ^1 
Jo ^t J^ oIt^^ L"-^ o'^ "^^^ • • * ^■^^-^^^^'-^ LT^^ j*i=»^ ''^^ 



tk*^^ Jo ^^l>^-> g-J:;'-J* V^-^ J j^^H^^ r^j^^ O^ ^^ 
_^3 jJa>LJi volX^* bUmw Loi" LiU^ *Jiail Jyol j v^a-l/o j*^'!^ 

JaS «Xfe-f »jLa> jt^A-ciJ v5 o^-T^' f?*" ''^'^ *^ J^ ^ 1*^ 




207 

Volio 



j LeJjbo ULoi ^UaS ^«*_jt--* jjI U6 ... <A*Jw tX-OUw IjTj (^jmJ\ 

t^ i'i^:>% i>^\ i Ui!c ^L^ Lcojf Jl5 ^Wl ^t^ j.^t 

i'ij^lM^i Lpj \AC (A3-I^ LoAJI^ O^.^^ ^l(; ^».> Lopi L^xiis 

vJLfid aIaj! J.^t Q^ ^>«-tS^ ^^ (>^ jL}Uj>1^5 vi^Jjt KJuM ^.-M 1^^ 

£ £ /N^ WW w 

A w 

fcjj! ^JuM jfiiy^ ^-xiLccJI jj**«^oi ^ lX.4^ *Jill cXac LI (^jie^Ut 

«"u>^>^/*Jt v^iJL^ Ji 'li^siA^ j^ l*-^ ^^y^ La/^** uX-S qLa^*^ 

«AtJ *-jyJ L^^- ^A-jt-j Q^ vi^JU; (iLil (j^W*^' y' /-^^ 
Jls ^^^.M^i i\ ^ 03 Jls^ 1^3 e5^LjU^ u^^i^^ ^^ ^^-"^ J^' 

23 



298 



c-j>j^ j^ ^U^i v^AxJJ (^^yi gM^ UJuj Uo Jij ^ 
5 io-B^ ^1 ^JuJ jt^t il tiUo (^lU^ oLLil J^ vI^sXmo j^lil J|$ 

r. Ijj-i^-t »^ ^yLix/ijJt j^I^IlXJI ^yilt o^b ^ ^^yw.>-^l ^1 (3. 
Oijb ^^ ^^^ o*^ -H^ vj^J* 05^^- ^-^J^ cr ^U> vi>otM« 

^J>U> Q^ C)>'^^ v:>w*J yoxil <A-*-j L*^^l 0^, ^},\J\yXJ>\ (^jALI 

L JlS^ yai 3tt ^ (^4^ ^t j»-^t *Aii:3 U^lo! A:>i q^ (J^^^. 

aJ c>oI^ b^Lr V^5 iy**:». 1*-^ ^^j^ j^'JL'l iCJlij a! c^^lXw 
LJtyai ^1 ^^1^ ^^b ^ ^ bt^ j-^'L^ J.U ^3-^ J gi^. 




299 



O^^ ^-^^ «;^5 O^^ J^5 ^^^ j,.^*/) Jj>Jo ^^yJLUi 

so* 

'-L-t^f l5/-^^ 6^'l--Ji ^J ^r^?^^ C^ J-^ J-^^ ^Uil (4. 63 r. 1. 6 inf. 

^ 0^^S>\ Si ^\ LXI ^^li . . . ^J ^ Joi J^-^*J4J1 j-j1 wAJ^-CCJI 

i;«j; qI^ . . . ti5X9 qJ ^-^ (i>I cr» vi^ojJl L^ j^^ olc>Jb ^^^ 
?^5 I^L> j..^JLw^1^ i^j ^lx}\ vjy:1 ^^Ki j.^LJ;l jULc Ui 

dg?j^^ ^j!^^ ^^^^ ^j^^:> '^^l-^^ cr Uh^L^^ cJ^ 3^1 ^ 

j4a*j acUx t^L-S uo^, ^i^-;^^^ v}— ^^ ^^^ J^5 J^ • • • i'^^ (3^ 
iJLJ5 v-j'j^ j t,i5JLwji Q^ Sc> *J J^^ iuw« \^«)y^ u^c^V*;3 v^'^j^l^ G4f . 

j^LSJt Jo t'tj^jJi jjmAJ ^3 ii^>^^ OOtSji «J aUI q^ J^Tj J^ij 65 V. 1. 2 inf. 

w 

*^y Lrl) '^^^^ (^ cJ^ (J^^ft^^ sLto^i^ 8, v)^^^> ^:jJ '^^^ qJ» 



300 

Folio 



^^/iiOC^^O., xU-Jj /*Jt^K3 J^4^ ^'^yyy^ »3^\*) i>'^^•)^ ^i (jN'Xi ^jkaxil 



^i'4«j (dU:^^ 



67 



^^^H J'iS Jlkl\ O^^ ^^, ^^y^ ^\ g^l J,ii <.^ ;^;^i 

. iL^^il ,^3 ^5 j^^5^5 (^oLi^j-AO-Ji j«-wJiJi IjI oLjCww"^! V^-^5 vJya;Ji 

Jy^ ^J^ iX^ i^\ tXxi: j^i *Lo*b'l Jii* . . . ^ *;L> ^i ^ iuJI 

j^^l ^j/^LotJl U qLw!^. «-.^ iCjL^iJliij .^.-iXc^ ^_5*A:>i iU^ Jj^l 
^i-o Lo ^j/»Uji (^lXjJ j, Kc^-fv^l ^axiL-Aa-j Q^ «3^ . . . uj^«*J 
^>-vi!^l lXjI^j iLo^i_5 JJljtil^ j^L<iwS=uaii l^^ ^ij> iuU-MM^-^ Uit 

vii^jtXil pit c^i Xi.,,y ■; I ^-j>L>b O^aj jj^i v.j.OJl;1 Loli . . . 

fjc il J.i>c\i'^ ^Li>>il ^jr^ V^5 ji^^t^ J-^^ ^^-^ g^/^5 

tj-!iu.<:uaJI ^j^ d^0u:^5 yj^l JJ^j> ^ J^^i v^^ g^^^=^' 

'iLX/M 'i\jxMjW) (j%..MM.:>^ U'"*-*^^ ^'^-*-**' jP"^^ ^j^^ (J^^ ti5^3 j^y • • • 



1) On lit peii.aj)riis Xj*Joc4. 




301 

Folio 



^i)^3 »X-*-J OSi^ . . . (^,»*«4. r >^ ^T***^ *^^ L«**.aj Liaiiii Osj£> . . . 
^^ ^)5i cXac ^] j^Lil OpAJi is^^i e;ir-^5 (H^ b^Ia^JJ 

; ^ j oJ^ vi>^.jil J^t o^ ^J:5'f ^i g^ UlII ^^^ ^^^^ ioslil 

I ^ Juo j ^^• r^v iU^ v«A-uua;Jl ^ tXjJ*!^ i^TI '»J^ J^^^ii *jO. 



JULfc tjj^^ (*-Jac »1— :> *J q1^^ j^^i^* q^ i>\ iuii^ tXjOj ^^Lol^^ii 
U J^l^ . . c\a*JI iuLJu J^.^ ^^ic>JLJl Q, ^^ i J^LxJt^ JlsL^i 

^1 ^^*^1 LJ--»3*i »j ^L^A>o"^i (;^y ^i ^ jji oU^'^jJI (8. 

^iyJL. ^;t jjifl Jh^^s _jg ^t ^>j.^uJt Jii^i^i lJyo^\ fJXxli 

i L-^^J^ l^^^ Ju*-^ Q-J ^i 0^^ ^X^ ^ 0JU9 iCcJulxti 



302 

lulio 

i^.}^\ ^ ^ '»-^y^ Cr ^^ Ui^ . . . iojc i\ (jf<3 ^'i q1^5 f.*l 

69r. », c\-^Ut (^y'^j-^ii (^.oL^^^Ji o'"*^ <3^ c^ i-\jtjw ^i (9. 

* * * * 

c 

. . . .oLw-^^ iOLb^ i! eiyaii^ . . ^111 r^-^>" )5^3 J^-^^ vi^ r-/^ 
! JiaJi B^Av.5^^ V5;^^5 ^L^LiiJl^ U»^^^ tX^Lsm HjL;ti ^^i »M^ ^ 

li_A3.t c^4iu^J>^i (^j-^5 \Sjh\ i,\ ^Ly» J^-Ii^ ^L..i2-J;-*->^ 
s\4^ qI-^ ^>j1 qJ y5CU! OOX: . . . ■^t\jtl\ a.AC ^^yyJl jji g-V^^ 



70 



r. v-^-^ «"»; ^LL/^i e^y^jsUt Q^ ^X4^ ^ ^t ^ytoUil (10. 



303 

I'uli 



:-^f Jacyi ^^Uii (JX;Ui ^Jiaii ^_^x^. ^ (j^^ ^J Ju.^ 
aijvc tX^t L-yJ^ fjr/j ^^U^ *Uaib tX^i aJ O^^ ;!^"^^5 ^/^Ij 

. . . *i^.^ x .». ^ff.l tX^Lsa- jjT ^1(5 \JJa^ Uul ^1(5 j^J^j-a^'bit OcxLs*. 

jMwJiii ^ f^^^ ^ 0^4^ ^^ C)ir*^ O^ (A^^ .... jiLiit Juc 
KJuM ^j^' *lo'iii ^^^UJ) j^lixw«Ji lXa*a« ,3! ^ ^ jjI c^Sa ^I 

£ w w w £ 

*mJ1 ,3 J^s^^. 0*^5 Iri^ '-'^^^ ^5 >* ^j'*^ i}-^ vi)/^ C^ 
^^wyJw^t ^J^J^\Xs> €"». ^Lg-*iA3"i5 80u.i;U ^^ ^yiM.^\^\ jj! (12. 71 r. 

Qi \\4^\ ^^ yXt^ ^^ ^^^ (*-^i^J^ cX-Hi ^>^*.»M.^ j^\ 

^-A >-■> er» ^^"^ j-A-^5 ^^-1-^^^ 5LJ>Ll^Jl^ dyJL^ 3, ^JkJIHa 
^^Lcvi L4-J *wA-c yjuts ^^^1^ ,*^L*5l g-A-j-Jj^ j»-4Jj!^L>i 



304 

Folio 

c*<x«^ Q^ Q.-s^5 f'f iC— U« ^J^^ y<^y^. »j-^=v-*^ JnkW ^o^. AJ^' 
ff- »j ^^^JiA/jjJi ^^^L^i ^_5c\Xgii ^ s^Lb jjI ou^xiJi (13. 
•... J^U/^55 wX^^i ^^ *ili KxP Ocl^^^i ^^^i g-V^l Ij-ji-t 
^.^ dUii lXx£: j^ ujLPjJI cXa£ »,j^Lb j^) vJm^I l^^^^?i-ib ^Jj 

71 V u^t ^-^yi^^i /o ^1 ^\ jou. ^; ^. ^^ _^t (U. 

^^I »-«^ o^ ^\*j i^/ibli g^.,.JL:>- . . . sjuoLAOxitj o!e^,»,^gt Q, 

^\ IcXP j5^t J^i^ «; ^JLot^vk/'il S^ LI ovjtfivw ». j-.JLuu-w'bJI -joJ 

aII^m^ ^ ujl-:>i3 (jiajljftil jJju'^ o!y^^ Jiig'S'. tjy^ 5-*^ *^ r^*^ 



« 1^ 



^ . . . LijAi>l »^ JosL^i ^^^^Lv^^l ^^JyjiJl *:L> jjl (15. 

'•^ cr^ c^ cr^ (j^i^^ a^ *^^^>^ o^ ,*^^-^5 o^ ^^"^^ a^^ 

*^b> _^l i3yuM^ ^^^ iuXc ^^ *Jl!I tX*A ^^ aUI «Aaa£ ^ &Ul 
^^y^ j-jt j^t v*^ iuLs^Li QM^iiXj^ iuc>LiL (j^LaJI f-f**^. l-a?L^ 



305 

Folio 



^ JjJ^]^ ,yKas^\^ ^JJixib o^Lr^5 O^j^l? r^5 iM^ aI >^ 

g^l ^y I v^^^^-XJ" 6«t . . . L^ ^^3 I^JjU L^ ^yU^ cr*-^* 

^UXil iHiyusi^ ii^'^\^ j»^LXil3 ^iuil^ ^y^^ cr* ^^^"^^ «b-^tr-^ 
^^f *-j vJL-jT q^ i {^^"^3 • • • ^''^ SL-Ljw l>yi(c p^. ^yi . . . 

\^j^\ 7j <-2u% Oj^Ij ,^^tJo«Ji ^^\^lXi ^^ ^^ ^\ (17. 73 r. 

^*y^ ^y^ . . . (^Jii^ ^t!^Si\ uXa-C ^y^ Os^ J^^ ->^^ ^^A^^ 

V^J^ Jwi. j,:^! ^L^ ^^1^ . . . m 5L.-L^ J^"^! j^^ ^ cr 

c^ ou>1 J^ yjc» J.AJu-w-i cr^l ^UJt OuAj^ cr**^ -H^ g*=^^ 

•X»^ Ja^ C>U^ C^ lT*^ O^ (jh^^^t O^ iX^^ CJ^ *UI iXxc 

•I3 iaJlil j»«au ^^t ^U*^! g-V^^ t^^^ ^^ vJu*«5-J ^T^t 73 t. 



306 

WW , w* 

jy-j ^_5i^-J ^-^^5 i**n A-U« v*^ ^ ^^5 "^ t5**^^ ^'*'* ^^^ j*^ 

O , £ w 

w O >« w w S 

.• WW 0<« w f 

A-Ajti U l^xJU (Ad 1^3 J^ l^^'^^ Xi»*^ir 'iSjiAA A-fA^ vpli» ^L$ 
(iUo cXju ^^1(5 ^Uc ^_^^ LLc jJL^ jxL|. ^y (j^^ Q* ittlS. 

r^oj; ^1^*^! ^J^o ^ Ju^ ^^ Ou:>l Ju>b^ ^1 (19. 

j^J^Xw'bJI iXob> jjT H^^ ryi 0<4^ ^^ \X4sA ^ (A4^ ^ lAT^ 

w £ w f • 

j ^^^^ ft*f iuu. J^^l j^^ ^j^ er a=ir^^5 cr^^ ^-^^ '^ 

^•.^ Cj^Ux jJUil oJA^ iuL^U»l v'^^^ 



P307 

^UaLm ^Ji j^^-***^ O^ ^}^ »^^ '->^ qJ wC^ ^yo^ ^\ 

v.>wliaii ^ (A4-:s? j^ U ^^^Uii v*-^^ l*'ov KJU* ^^ra^ ^j^ O^^ 
^1(5 j^l ol/il^ ^yUiiil i«^. ^^1^5 fM\ ic^ (j^y^ C5j«^*^^ 
_J^ ^ iJLo jAAM^i "bJi ali^^ jj^ jXJ^ C)^-"^ *^^ V^*^^ v5 LjLlaX^ 

^^uut^ o^i^j^^^ i^^^ o^^ v^^ cr'.^^ ^^^ r^"^^ ^^^^ 
^^ ^ ^f oUJ^t js^i4h Jo^lXJI (joA-^dj JJ:^ Jy^*^^ ^^ ^>^^ 



74 T. 



iX^ ^^1 w5Xq ^^ ^^jyp ^^ ^;;y^ ^ LU5>f cr^ j^ cr^^ 
»r-^ j-i>l ^^i LUiLj li|^^L-H L.^^ (J^»' • • !^^^ "^^ 

Q-j A«^f yo _^l vJl5 c" 8^ c5y^^ ^^-••i^^ ^^y*^^i ^i (4. 

qI^ ♦ • • ^a viyA>-^ v^iJJb ^^j^ ^^^4-ouLJIj O^iytlt (j?yaJl oj***^ ''S 



Folio 

f^^^XXij.4J^\ Qi j^jwwJiJI jjI ^n*^^ ^j^^ ^/^^ UlXx^ li.lc liisls*. 



75 



iL^ui ^y^^* . . . ^isS'T) K\Jr\ ^_j AJill iC-i^ tX4^ j^f ^^^\ 

w f 

IQ ^ ^^^\ jcL^\ v-oO>':^l 4^^^^ i«oJiaJt qVaJ^ 5^ JwoUJi j^'Jd oUJKl 
^f »-jcj^ «-^ .oL*oo Oj5 O^^j*^^ ^j^\ wLwsA |». l. r ^ ^m 

ai-XjtsT^ j-JuJ -ft^w'bJI vj?,. ."gUwi ^1 obuww'^l J.-C (j^^ cXJJ qI^^ . . . 

^y^ -3- . . . ^J^--LJW J^^T^ *iL^ ^bU Jwxiic tX^U-wwO ^5 8«X-*-J 



«^^Xi vil^Ws^ cr-^^ er« *!/ cr» ^ tis)^^ S"^ «3^ J^ - • • 



309 



Wio 



jU^-ts i^*^ o^ |.U>I ,ja*j ^5 ^1^ UJLs JjLLiyjJi ^J6 
j^^>JI t^ ^ j.U'b^l g**^^ ^ aJ c>Jld »i,l3 LJlj ifJ^ viiA-A^bu 
3u c;^-jju;3l^ (iUi tx;^ j^^LsJi c^^jli ^_5yuii'^l j-^ j^^ icLJI 

Jliii ^[^^^^^1 v^vyii 4^^^*"ii ^s^i (.^"it ^^^ ^^\ ^-^^^ 

si*— S.^ «X-Jl til iu^ U^^ C5t^- "^^ BtX-^^bJl ^;;n«j loya^ ^'tV^ 

3 

jLa^jJ «jf aju^il Jl^3 v)-^t^ JUi^l cr ^ o^^^"^*^ LoL^i 

t«6jJUaS JUT ^5 iOilo^ »Jwi^3 



310 

Folio ^ 

li^t ... C-«^ ,^L>ivXxJi J>lJ^i ^j4J^ ^^\ ^J (*-wJiil jjI (10. 

M « 



^jd\ ^\y^ p^LJI ^^j.M^ L^I^ ^.^Ij Uilc m ^^1^ . . . L^ 

».!v> v^ *I Q^^ f^^xXi'^\ («aPl\^ Jj-JO*^! ^ «AiiA*J^ Lxft-y^^ (C^. 

^^i ^^tV^i ^j^^ ^ i5^5j^':? ^5/*^^ l5j^^ (*j'^ ,y^^ (12. 



811 



IB^-V^i JS ^ O^^ O^^ ^^J^^ ,^k^^^ '^^^^^^ (14. 78 r. 

tXi^ ^^t ^jt^ ^^ yo ^ ^^^ ^ v^-».*/o ^ iuKc ^ xJlju 

^jJl j^f cr5 r^^ ^^5^ ^^^-^^ oM^ o^^ ^^y^^ ^Lfi^^^ 

Si * * 

(j*»Uilj iu^o ^j% hi \c>\ ^^ j^^^ fj i* ^ (3 f^.^^y^^ h^ u^^^ 

j:$\al\ jJLLj J^,^ JLoj Ol^\U1 ^ UjIs J^j-J ^ '^J^ ]^ i 

* 

*-JiAil ^NA^I Lo<A> »j ^5;^^ 'r!^-:*.^ O^ r*-:^ f^^ y^ (l^* 

v-iUi' ^ iuJc^ji y * li h \\ «^ c:/.AwJL>5 (A.^U*m v-AX:><-Ni ^j^^ _^3 
(.aL. g^l _^t ^^^ ^}^yail ^^^.i^Uit jO^i J^ ^ ^ j^t 



312 

^3 iuJI LLA^ IlX-c>. LgjJiJ qI/^ ffv iU^ ^jAo ^ .i*,-^! Q« w^ijA 
c\^l> ^t Q-c c!yA>-^ U^S^i *yj^5 ^^^ i «y--^^ OU-x-wj Ajlfi 

, )m£ WW 

£ O w w 

4';iuUib »jju Lmoax^o aJu^ J.»£ 1;^^ ^^ O^ ^ ^"^ 1*)*^^ t>J-^Jt 
y^ >^t Jb' J^^^l u-^LlxJi ^ j^^l ^ ^ jWMiiJl ^! 

w .. w C 

^Mj-J jJlll «AAAii ^ <A4^ . . . t,.**^!' *^ Vi^^lS ^ j^^ ^ ^X7^ 

iuxJi^ .... «-A-;wji>^5 o!y^^ J^U5> (:/• UxjT qI^^ <;i5JLo »«^tLe 



313 

Fuli* 



■BB 0^ ^j^ ^ ^j^ ^uJl oxe j^ . . . j.^; ^^ yLiJi 

IBr* uh-*^^^ k^^ u^5;^ y^^ <)*^^^ cr» J-!^ /^ g^ vjbC«.'^Li 

^^ ^^^' . . . i^XJLja^ ^j^*, 6yo^^ er^j^ r^^ iuxi^ ty . . . 
^jJlj Jj^ t\rf ^^ J-ou-ll j^^^l UJ Jb* ^^viljuuJI jJCj79t. 

l^-^iuJt^ ^jj;5:UaJI^ \i:0(Ail JJLc qLo^ wiaJI^ vi^^-j^xJl ^ \ r (^jw 

i\ v>U9 xaxiLoj Q^ (ikJ3 ^^-A-i:^ XJytit v»'-^ ^'^ *AS>Uii q« 
lUj^i yitf>3 Xsyti! v'>^ «!;«^ U*^^ *^ ^^^^ ^^' ^^ jf^'--*^ 
xi-^lsl^ iOsyw^ iui.1^ ^iUo j *J IcjJ^ ^JLc Uiil Ijj/rl^ ^l^fiiil^ 
«»AJ&3 ^3 X-^FOi ^-ju^^Ij LicXil Cr ^^ ^Ui«ii H;A*« J* »; qI(5 



%^ 



3U 

PoHo ^ ^ 

i'iOj:>*,y*^ ^\ J^^ foA XM« vi^^i c5^U> 

oljJJ 4^««» i^*-Jx:^lj ^•fjxVt ^L^t j^^i^AA-il ^j^ j-ji (1. 
^^^U^l ^jAtoil ^^ Sj-S' ^^ j*jyCll lX^.*^ ,a1^ ^1 g-V^i cM 
cXrl ^p^ U q\ JlS . . . aUI iUjP ^ ^^^ yai ^5? ^ vJLiwoJu 

^^ JtJotSji 0^1 ^jl^ ,^5^.>jtJ} v^^Lii e^-jU- ^^ ^ ^! 
Ulsj^ aJkJLo i^\ (3^1 c^ulX^ LLaXo^ 1 Vi9'>'^ liLfijI^ ^Csyt/Q sliiAPLw 

W .e « WW 

^ ^^^ ^ »>^l ^ jjI oU fT iujw oIlXxu ^^^LJI q«);a> 

• (:;0:S'^i j^^. ^L^ HjSP JisUl v-A-^Iaii v^O^ ^-J tX^l q-J c^jIS' 

viyyl ^ y*^ V^ ^^^ Vp" vW^ iciUl ,^*3 Q^ ^^^^ p^. {^'h 

^l^iuJI^ eooJl v'-^^ ci^ «!i^^ Oy^ ;^.^ '^.^ ^5 *^'-' 6^ 

* 

»r^ cr ^^'-^n*' ^iJ'^^^^ e)ir«J^^ J^ ^^^ t^**^ v-a^s^^ ^/a*^ 

^.*}aa^\ UiJlii^ ^l^Jiftil L^Jt^Jj Jou^ j^ O^ A-yoUajJi iu«,L>ii J^' 
wJJJI ^_^. j^JJi iJs^ ,J3Lo idJI J^^^ ^ I^lXj ^^I^ <^Ail i3J> 

^jAiT ^j^ H^Uil j^;5 j,-^! ooii L^jw^ ^i j bjUcil^ ^ 



B315 
uw. uXi^ !v>i 5Ca^5 xjLo oijJb ^^Ij* L^ vi>U(-Xil Jlc v5 81 r. 

^^y.*sil ^ (A^^j ^_^j^'^i ^^& ^ (iUXi uXac j*-oti \^^ 

jb\Ui'^t ^?J^ x^uijll Q-''**-^ q1(5 -iiJ*J qKs ^^' o'^-5 ^^'■^*^^ y^O^s*-^ 

^Ui ju];i>f UJi^ iiiJLiil XiuLJI ^ Q5-^- O^ L5*^ o'^ ^^^^ 
X4^ ^^ Kj^Ui^ ^^ (liUIl vXjx ^^ ^jl^ ^^ j»«j^l lXac Jls 

^t jdw*5 iu3^ «->^***'3 »/^>^ o'^ jcUJ! Vy/ujUl ^j^\Xl\ v^P*^^ 
[^Lw JyojU^ Kgjliaii m>JLo^ KcL^i oLXamI^ ^\jUm ^^ »ji)j>- ^J^^ 
[C^^l ^j^-^a^-^ sjLyyJI y^^AiaJJ^ «0lju*Ji ^;;n^3 XJuiiil. jt^XJo^ Xgj^hli 

JO 

yb (?) j^U^l j,..^! 3j! il jby J^ y>5 »^f ^- i^xlf Xx>lj 
- XxfiiJt ^Lx^'bJI ltJ^ !;y*^^ (J-*-^'^^ • • • • *^ ^^j-*^^5 v^"^^ 



aid 

Polio 

--3?- Jl*il jJ^ *^ j^^5 »3b:^*5Ji hXj^ ii^\j'i\ /J, }jJn i,d^^ 
LL^^ Uxii:^* ^vXvil^ ijjuo^* &->5i o^ j^— ^5 • • • ^jy^ n^ ^ 

iUjwj^l *JLc ^5 ^1^^ 8--Aari ^Uiwo q* j'"?^^ v>I^jLo vi/ujJl 
aJlXc «,it J.-C ^jkojiJI J^-Pi ^|*^i ^5^ • • • ^^ ^^5 f>-^5 UulS«> 

jj>ai> U i^\ys>\ aJU^ (j^5 .... c^iiij^^i qLmJ Jot wU^t .U^^^ 

ii 8*^1 (j^!^ vky^ ^^^j^ t:;^r***-*-^5 (j''^'*-^' i^ (jy^^ ^^^ j*"*** 

iiLJi j^O)! (V^ Ja-JLs^CLi i^\ »LAnai!^ ^L«»,^i (jiaju ^ju«5 ^\^\ 
tiUi *Loi ^ cXx^t^ qLLj^I iCiVjUxi ^Xi JL^ *J^k/;?i j^l^^ |J^^:> 

fiSi^ \jc^*, aIAj (j**j-I? il Lg.;.^ oJU^. qI^» ,oLm^ il ^^ 



$11 

Palio 



f' 



LcUm Uja^ Inpy* rsj^ jS>] ^5 ^;;\-U« ^io: ^^^Ao fc>6 iU^ 

^^ JbOw"^! V*^*-=F. iuMj^X— l^ v5 c^^5 ^^*^<^ *-^ j-^-*^! *^. _^ Q, 
j^«ft LjaAS qI^^ jde^l^ vi>A-J>5 ^jjy^^ wx-A-f cXJJ q1^^ f *l*t iCJuw 

WJ^X^t t^Ucj" \^^^s>[ja .^-^^ ^yoUxJ! Xw^vXLli v>!^\ibo u^^^ • • • • 

S\ss'^\ ^ jwj>1 ^ ^ &iii iup txl^ j-J v^jAiU c«< ^^^j*^:^ 



316 

Polio 



84 



^ Q^ LyC^ U-:# ali-Xilj aL^Jl *Liaaj ylLLi b-c.^ liJyi xXxU J^ 
tX^Lw 4j^^ iOolo'bJl -^ »Ijj blXju e?r-J ^^ *^ ^iJ^ OV^^ J— ' 
yJJi -^"^l ^^^ 8vXS5^ J^ »Ua:3 ^ ikJssCi 8lX-^ aJ>ljtjwJt 

«^A-5 (C;-J L-I ^"r^ ^^^^ *^^^^ ^^^>^5 » Ijua?^'^ *^*"*^ lA^- 

(j^^v>^ (j^axj jju-c l^Aiaxj J^mi ^r^3 kt^ Oyaj-^ ^^jJa-J L^ 
v5 t\-3»i ^5^-^ ioL^i^ swXhJI^ t-^J^^ *— ^W^ \i U^j-:*. ^3 U^ 
^^-^ ^jlauii (j^L:^^ Li^^ w^Ail ^3 tX-f.A>!^ ^>->5 ^j^EUaOi) 
Xa^UXI (3?r^ liULw^ iOLw^iy^ »-ol iUP »>aQ} ^}^ Ji^ ^^ ^j^ 
(^Sjijii\ ;Jw£ ^^i (^5-^^-^ iCisUIl^ »i?Uit^ ioJLLiL vj;^^ £«^ 
j,^. il syi ^ylo Lou« xUt ^^p ^ ^^*, ij^y^^ obyoj ^^^t^ 

^ Wiaii dyo\^ Jyo"bJi Jjwa> jJO j^^Ii^aJI '»^jJ^ i\ ZJ^^ *^ 
li>.f v3y«3':il ^ juJLc vi^jic c;/JL$" ^^bb' ^Uol j JjJij *^^*^ "-^^i 

q! il . . . . (j^cXaJI ^ »jc*l?|^ *^ AjXtf; U jo^^i cr 5^^ J^ cr 

-ft^Jl J,l -Ltoii .^"^l^ Ji^"^! s-AjJa/toTj ^^jjJb^il {j^ v^j^^^xaJI ^ 




3id 

* . ... FoHo 



^^,:aA v\-*-j «^^^ (JaJ'l ^^t il ... ^^jJ^ j-j^t xX<: ^^L^.^ 

u.^;ka*AJ5 jLiiii^ c:;i:%7^t jyt oyi;cwi^ (^jUIl j»Lkj »• UiL (i)JLtl io-^ 

10 J^**^ «iluX^ *% (*-^t^ .j:^ ^^^ Uy^* Cr» ^~i-:*^ ^iLJo J._c 

vi>^x^. ^jJx x»>;;:sJ L ^^^3, ^l^'^i^ /u;^^^ qLLJUJI jOc J^^t q^ 
yj^l^ xJU^Jiii v^y^^ iCiijLAit jJlii^ Ltojil^ yCAJt Q^ L^ ^jJL» 

j Xijllail 's^\i^^ ^J\^'^\ 'iJt,^ jJs ^^! it «^* J^ iiU j^^ oU^il^ 
Ji'uJaSJi^ iUj'bJI^ *LjL*Jt j^j «JC«JIX^* OjL/fi>5 Lj'i^'^l jy«t ^t (J^^ 
^ iUa^ *J v:;Jujl5 »'^t^ j^S^^*) *Ui*il ^— ?;>^ LS?^t ,5 *!^-^3 

v^L^*^! Q^ ijaxj 'xaJl^ v^A^ o'"^"^^^ ^^ ^^-^ cr o'^ ^ ^^ 

wJ'JsIl xjLj ^ v«,JLIaii '^J.k^ j^-M**II ^jAxIJt ww^Alt \^JuSMxi it 
/ifiii ^^ iJLiU iJLjs j»^'bJl ^ \Jujo U . . . . sbLot^ !;/-^ c^^-^ 
0»^ Lo Ouu iuU Ou"^ (^ j^t *JLii Ua5 iJ^oli t't *1 ^j^'i Lo «A>S> 85 r. 

jjMjwXit il ^Icj «ju f^ ji[j; LoCj *-o ^5 o^S^^ ^-^ "^"^ ^^"^ 



890 

Foli« 



Juk>UII c;/jU33^ vl^^"^^ 4^. -^^ cjy**^ o^*"^ ^^ ^p'^ (y^ cr» 

(Axj^ }ijt0 ^ ^^^3 • • • (*-«^i >J^ f»U'bJl iJo! kAc j^^JLaji^ ;M^ 

^jy*M^5 £**^* o^^ J^^ Lf!H5 ^^'^ *-^ T-T^ y*^ cr^* «^>^ o*^^ 



4«tiJLii r 



r. BlsjJi ^-r>LjC-^ 8^ ^^^v^Jiil (*t^^ ^:j^ y^ <^^ _H^ iwJJAJl (7. 
^OCfiil j^l cXJlfi XAfij LXi qI^^ x^ xfiAj^ &^v>! ^^^ K£U>- U5\o] 
^^i cUc WUJ*^ ^ ^Ij ^i J^^ j^' ^ya^ (^jiyi v-jj-jI ^ j.^ 

il JJixil *S* »(A^ (j^<>JiX} \:>*j^ aJUJI cj^j^j X ,rL».:> q* ^j?^ 
Q^ &J ^^jyAJL^I T&JiS «^ L^ Jl*JI jAJu (jvJi-w jrfi^ Ljj |»l5l3 jy« 

^^^^ *i (*Jij (J^ L«^i ^1; Q^iLw,^ v^l ^t ^JiXi xJj^aJI 

J4^ viL*!^ y o^i^ r^^ ^^^^^-^ J^* *-^^ (a«it J^^ u^ cr^ 

j»UJl c;A/eAd jj; vi'vJttl j^i '»^jo Q^ ^^\ i^JJ^ »J^Jo v:;JlX5 



21 

Folio 



IHBB^ U^^^ Cr* CT"""*^^ ^^j^ c:AilXd ,^Ju\ Li ^jJ^aJI oo^^ 
IB ^Lxi5 LiJLii^ f>:» ^5 (^j^^ C^ y^ f^^ ^^ iuMj\ ^^yi . . . 

_^1 ^^K^S ^\ v-*^ i'fiSj iCX^ Ja^ ^57*^^ *JJ5 l\ac jjI (8. 

jj_;Jl i:;y*^ ^ y^^ v-w^^i J^^ wiaj iC^ Ju^ l^U"^! l5j^^^ 

^S ^ ,^y^ y,\ ^ypA «} ^^^L^t il^i ^1 ^f (1. 
.... |»i »r> ^ J.-C y^LU! ^3 vJi--uui3Aitj *^.^H^i ^^**^^ HjLotil aJ 

^f g^J Jji v.^ »^ LJJLi o^ytti ,^^1 ^^j.M.^1 jjt (2. 

»,L«ii ^ t^-jf^ O^l^ jJai^S ^ V^'^5 g^^ «3^ ^\ y . 9 . J \ 

^^ g^^^ tJLL> v-^^^lj Jot vitj—iJi ^^1^ qIj *-l^ y./«^^5 



322 



y^^A^i^ j»^. ^IvXibj ^^^.jwij!^! UHL vji5ytll ^^UxJi jj^j^i-iail Ju4^ 
87 Y. 1. 7 inf. »A>J: ^^T**^ -^^^ g-jV^^ ^_7*^^ «; vi^J*^^ L?*^>^^ ^>^1.> _^t (3. 

^ cr er^.*^^ *^^ C^^ ^^.L^it^ j.^'bJ! '»^^\s»' ^\yfl\ l\4.L> ^t 

b -b lt\^ Lx^-b^ ^1^3^ Lb'u>5 LfiJo-i^ IjLo^ IjLwwJ aU^ q^ajuII J 

o^y^^ J.4J>^ o!/^^ "^^ '^v^y »^>^ o*" &^- ^s^ "-H^^^ '^i 

88 r. *^ y*"^^ jj^^ *^»j v5 ^'-=5?.^ ,5U^^3 ^ Lr;^5 *-^ o^'^^s^**^ ! 

^UJjtJI (JL^j ,£u:5? Hy^ail (iUi* si^ol/^ ^jW^ L^r?"^ iJ^^LU \;Y*^ 
A^Jj>>^\ Q* iiUjww^> o'oUjI tJ^j*J^ vi^otSji ^'u^UoaJI^ iUj'^1 uXaoMj 
^^^ (3^3*^^ J^-^^ *^^ Oiijy^ sJtiS ^ x«-J ^.flas . . . iMJ^t 
Su^^lXII u^^'Aaj j»LiiJJ J>lcXib ^Xl ^jaaoJiI ^^ ^i j,t \-j JlJl CA>t 
/u^U/Q^ ^Owj.iAaj jLlli w^u^^iilj Lg-JI .LoJ L^ iCyoL^i %^^ 

uJliiiii SLJtlJi ^b^ l^*^!^ ^l/^i iU^i^ ..JLib ^1^ ^/-> ^iv^iJ 



323 

Folii 



P 

l^p. ^Ji^ JUil^ y\S^yl\ i^,Jd «i\JLw5 . . . J_3-| X^^ Q^ ^'^\ 
■HW^ )^y.^ o^. eJ^r^-w' y*^ cr '-t^j^ ^li^^ *^* v3 f^'^i C^-^^ 

J.* ^J^AC5 (jy")*^^ i}-^ ^^ y jvoA^iLI v^^ Q-j.^^ «^ ^'-^^ 

jiLxLl <^>U(A-gJi^ JJU^i OV*^^^ ^^ii>'bJl -aaxj^ ^jmsSS\ HAPL;^ 
b^jkoiu vi^AJJ^ U:^ j^^^ '^iJuJ:^ iOC-u U;"^ iiJLbj v^l v>(c >^ ... 

^ U9L> j^^f^ *^^-^ Q-fi LIjU vi:/«xJJi qI/j joU*-o it J^-T^ 
^i^ a-Ii^ uXaJj . . . H'^^JU ^^UcS'^l q^ IA-j «A^, ^^ iLyjliuil 

^L«JI^ i^lil^ i:!yj^i ^^;yo ^Uil ^.kJI^ y^LUt (j^L^'l^ b.yt o- 

^IjuQ^tj ot^LoJI \Ju\Jbjj *LJiil Q^ i^JLc iu jaAj o'^ '^ (J-i^^^ 
u^ ^^^ ^ , ,, L^LJL ,^^r^ iiiujjjjt j»^l y^ i ^^^^% 

I 



324 

Folio • 

Jwc ad-T^ ^(S^ J-^ ^^y^ idi^ ^^l^-^- 0^^ cr vl^ ^^ fJJi 
j^ (j:c?ijy ^^f ii IJjCP IlXJCP^ ti^J J..^ ^_cC£> 8|j^ U-c (jiD!-I"^l j 

y>^ cr *^^ c:?^ ^ i^ £y^>-^^5 ^^^ cr» ^^^^ ^^ \jo.^ iclft^ 

^\ ^ (jjUi (i)^* j^* i^o ^^ li^'uo ^1^^ iolc j^J^t^ ^u / ikiij 

^^Uyi (^jv-c »oLA©i ^^T il (j^^-j^OJJli :>^\^ uj^i J^t x*Jl^^ 
aLwUu cX.jt^ »^^>^ i^ ^^ ^^J^^i^ »_/^=* ^^^ ti^ *^ C^^^ *«-*iy^ i 

a^-LPl Xw.iL:^3 j*jiL£> ^^^ALuai! c:oc\> J^-c aILSI s^f iU-jL^ 

t^fiQ^-jLb 'Luai -PlJaj (^"^^ '^•'^ ^"^^ »y>^5 
93 r. Wiaj (jy*^ ^ «A4.>i ^ lX^^ 2U^i »j (^LiJI ^ jJl (4. 

^^ olo . . . A-<.M^> »---y_i5" v.,Sjo'uaj *I^ ^tvXibj L^^;:^^ iU/oUiuil 



Polio 



\ytail\ ^ f-^^^ ^JVj^lj ioyw aJ *-J— s ^3 s^j-AO-fi cX--0 LXPijii 

4^6 oil* iuu« By>"il ^v>U> 

A^^*^! ^-*.>5 iUj"^! *Lo^ j-^*^ -^-^^ ^jtA^^ oj^y^ o^ r^-/^^ ^^^^ 

«JJij-b Jo«a> ,JvJ> 1;^^^ ^y^ ^^J^5 |;k^5 ^^ ^^'^'^^^3 *^j^ tJ^ 

olAij J.-/i ^1^5 ;jJ^l O^A^.^ J>lu\Jb j,l J.-^^ Uir->^ g^ i^ 
<Afiu ^ U ^<Aa£ J^-aAJI q^ ^ IlX-j ^Lai> i^.!c^ aIU^^ jd *-n ^ 

i\ ^^^~xj o!cXm (j^ vya^iM^, (^mt «lJiu ^uJI vi>oui .... A^JCAit 
Ax^ ^1^ AaJI LiLkc oivXi-j J^-Pi ,c-S-J^ »^j^-^ Cj-^^ O^"^"^^ 

• • • o-^i^A- r^^ LT;^ J^-^ J^^^ cr (y^ ^ *^ v^!^» o^i 

*x4? p^. s^^Uo l-AitXil jjyi iCJb v^iO^I (Aj^s ,*.^*it j^.^-^^ ef?^*5 



326 

Foliu 



J.-.C ^iiftjj ^jo'uj \«>j'lxs j^L.^>.aoLi ^JM^ aJ "-^•'^^ i4i5sJUI Juki o*!^^! 

Qv3^5i^ *^UJ> (j^\ X-f-^ ^^j4-« q1^^ l... g . J vi:AJLy oluXjto X-ypUfljJI 
^2;v-o^l j.^^. J, ^^^i^* . . . {.L-j>i \-A-J *J cW ^ ^^^ . . LiLo 

^L^iiaJl Q^ K rl.^.T- ^..^..r vJiJLc^ by^ -ac ^ItXiLo iio^^LIaJJl iCw.vAli 

,3 ikAL> (^aJI j^^lXjiII ,_^t^. Q-J ,^5-*-^. ,^1^^ xj^Lo j.jJ^ 

tX5>":35| pj-j oLo . . . L^ ^J^. q1^5 J>l<Aib JjJ^ i^ J*J^ L5/i^^ 

^1 JwxAC ^^ iCoX^« ^ 0^1 (J^La*^^ ^^ cU^Ji j^Uiii (10. 
g-yiiJLi wiftj Lybu ^^ ^ypi Q^ 8^ (^•^•^^ O^lt* cJ^Jtli (ALs? Qji 



327 

Folio 



^b s^i^iil^ i^UJlii v-y j^i j^ Li^it ^^ J^^^^ XAjww.^^ oluXjto 
uX^!^l ,M^i^ j^*> ^5 stA-i^ ^«^0Lj^ 8^ 3^\j (A^yLwii ^^A.^o^i 

^i c-wL/ ^ j^^oU^ii (^^^j^i Aili ^X-i-C^ ^U^\ (11. 95 V. 

KJuM iuU ^y^\ yJ>^ 6l**« JCaam (JUji Q^ ^oLyJi ^^ *Jj^ ^^l^j 'iS^ 

y^JLLi lXac ^ or! ^^Lo (k\ ^ .>;^«^^ «-^*>«' ^^ ^^ (12. 

^^j-£ JwA_*« j»L«Xilj O^j^i ^^^U-oaJi tX.4^1 t\A£ ^ J^ ^1 

^-Jjdi eooJl j«^ jA^'JoJi j uJLito ^^t er**^^ *^^^ J^^*^^ v5 
L^ olo ^\ i,\ ^Ic^ ^^^ ^o^Ij vJ^iytii gJ^ a1 «0Jl5 »v>l3b 



328 

Folio 

^^j-jwmJI ^^-jT j-P^ ». ^^.ci^LXJl j^^-JUJl ^^y^^^^t j»ji -Lo"^! (13. 
J^j^ii ^Cil cX*^ ^j J^ Joji ^yikLi ^^5? e^l^lj ^^^ ^*5 for 



-aPLcc^5 ^ULtJl qLac^ cr 'S y^^ Ja^\^\ «-JiaJl J>L^x(o'^i s^LmU 

y , i o . 

OiAPLwJ^ vySiXi^ X-jXo! jj^^wJl^f^ Oyia^j t**l* ^CJLm qL^.*-oLj ^UgJU 

fc^j -^ Q^ ^j>iXc j^*^^ i3 15^* ^ji:*^-*^^ 8v>Li.b l^t&Xil X> 1».'> 



i * ^ 



97 



bli2i> :>\Si\ oc^«c i^uJLJ^ L|^:> J|^l cUc ,^_;I«1^ LiL«*>.i3 

w * O J 

i^ytw'ii (^5^i cXac ^ (A4^ ^^ iUi >aj ^OCftJi j^l j^Lo*^! (16. 




329 



^ Ju^ aWI, Jux ^1 Jwc j.:^! jJLc tyj l/j^ iss}\^ iyJ:i\ ^ 



I Jixi ^ Mbeb LcXaju ^UaJL^ ^ ^'13^ cX-x.^ ^i^aJL:>^ UL^i>^ 

-^ cr ^5*^^ £-t^j j^ cr 6^^^ ^^ ^ '^^ O^ 



r: 



,1^, off 



5 ^ 



It^ o/o ^ ^1 ^ y'ii J ^3 »_x>1 vio>j-i;3 iuL$p1 
^Oj^J Ui' «jL^! J^*^ ^i^J^ j^^^ *^ 



27 



NOTES ADDITIONNELLES ET CORRECTIONS. 



Apres avoir envoye ce memoire a rimpression a Leyde, j*ai I 
re^u, grace a la direction de la bibliotheque de cette ville et \ 
par I'entremise de mon honorable collegue M. de Goeje, I'exem- i 
plaire de I'onvrage (Tlbn-AsdMr qui s'y trouve. Comme I'emploi 1 
du mnscrt: de Leipzic, prive tres souvent de points diacritiques, | 
n'a pas et6 exempt de difficultes, cet exemplaire m'a fourtii 
quelquefois de meilleures le§pns, surtout dans la fixation de nqms i 
propres. II ne m'a pas toujours ^t^ possible, dans les exemplaires I 
tires a part, d'ajouter aux renvois la pagination particuliere de j 
ces derniers; c'est pourquoi on y trouve parfois seulement I'in- \ 
dication de la pagination correspondant a I'edition generale des j 
ouvrages du congres. Je prie les lecteurs d'observer les fautes 
d'impression ci-dessous indiquees avec la note appartenant h, la | 
page 183 (p. 17 t. a p.), tiree du mnscrt Ar: No. LVI du cata- | 
logue des mnscrts Ar. de la bibliotheque de Copenhague qui con- j 
tient un commentaire de la collection de traditions faite par Szagdni. 
p. 174 n. 1 [t. a p. p. 8] Xl 1. S3. j 

p. 183 [t. a p. p. 17] La fin de la tradition ))rendra le U- \ 
moignage de sa foi avant d'y etre invitie''' ne doit pas etre limit^e ^ 
aux matieres de la foi, la tradition indiquant selon notre com- j 
mentaire toute espece de temoignage. Qu'il me soit permis de j 
citer ici les mots du commentaire: ! 



*C ^J^^ KxypJoo Lpi ci^ 0>^ j 



y^^ ^ ^^l^, U.JILJI J^ L-H (^tc ^ cr^ sol^L. 

<• O ^ O 3 

p. 188 lin, 13 [t. a p. p. 22] Abou Behr 1. Bekr. 

12 [ » )) 28] apres » outre" effacez la virgule. 

1 [ » » 29] apres p. 192 ajoutez [p. 26 du tir. k p.] 
3 [ » » ))]»)) 193 » [» 27 » » » B ] 

1 [ » » 33] )> » 191 » [» 25 » » » » ] 
» » 2 [ » » » ] » » 197 » [» 31 )) )) » )) ] 

» 200 I. dern. [ » ,- » 34] ))foi8" 1. )>foi". 

» 219 [ )) )) 53] a la note 4 ajoutez: Comp. Precis de la 

legislation musulmane par Perron 1. 1, 
p. 57. 

>' 226 [ J. » 60] »preceda" 1. »succ^da a". 

» 230 lin. 5 [ » » 64] wArnron" 1. ))Amrou". 

» 232 )) 11 [ )) )> 66] Thahir 1. Zahir. 

» 249 n. 1 [ y> )) 83] lieu 1. lieu. 

/250 lin. 17 [ » » 84] oU^*^! 1. JU;^'^!. 



» 194 y) 

195 n 

» » 

» 199 )) 



252 lin. 2 au b. de 1 p. [t a p. p. 86] ^ 1. , 



.A A/9. 



» 254 lin. 

»^259 '» 

» 265 » 

» 270 )) 

» 271 » 

» 273 )) 

288 » 

» 294 V, 

» 299 » 

1 304 » 
» 304 » 

» 308 » 

» 317 >» 

» » » 



3 [t. h p. p. 88] ^i)LWA« 1. »i)A4-v^. 



14 [ 
22 [ 

14 [ 
7[ 



7[ 
14 [ 

1[ 



93] »j1jJ1 1. a^UJl. 

99] ligne en dessus les mots b^^^j-ajL^JI v^^U^ 
104] iCjJL^U^ 1. «JL5?U^. 

o o* JO* 

105] si^jC.**^! 1. yii^JiM*^\, 

107] JxsUJl 1. xLts'wiJI. 
122] 'SSls> 1. iCi:^. 

128] ^\kil\ 1. oiil^^ 



» 133] i^^MxA 1. iO^^ULw. 
» 138] B^ 1. »^. 
2 au b. d. 1. p. [t. a p. p. 138] ^Sf^^^ 1. 450U^'^i. 
15 [t. k p. p. 142] wifti^ 1. assCi*,, 
19 [ ,> » 151] ^5 1. ^1^. 
21 [ » » » ] effacez le premier »^". 



TABLE DU CONTENU. 



Pag. 

Preface 169—177 

[t. ^ p. p. 3—11] 

Chapitre I. La mission d'Abou-1-Hasan el-Ash'ari, confirmee par 

des predictions prophetiques 178 — 182 

[t. h p. p. 12—16] 

» II. Vie d'Abou-1-Hasan el-Ash'ari, sa conversion etsamort 183 — ^203 

[t. k p. p. 17—37] 

>, III. Expose de la doctrine d'Abou-l-Hasan el-Ash'ari . . 204—223 

[t. k p. p. 38—57] 

« IV. Vies des disciples et des adherents les plus distingues 
d'Abou-l-Hasan el-Ash'ari jusqu'a la fin de la premiere 

moitie du sixieme siecle de I'Hedjire 224 — 242 

[t. k p. p. 58—76] 

Extraits Arabes de Touvrage d'Ibn As&kir appartenant {\ ces quatre 

chapitres 245—329 

[t. k p. p. 79—1631 



SUE UN PASSAGE DES PRAIRIES D'OR DE 

MAgOUDI CONCERNANT 

L'HISTOIRE ANCIENNE DES SLAVES 



PAK 



A. HARKAVY. 



SUR UN PASSAGE DES PRAIRIES D'OR DE MAgOUDI 
CONCERNANT L'HISTOIRE ANCIENNE DES SLAVES 



A. HARKAVY. 




Dans le 34rae (alias SS^e) chapitre de ses ^Prairies d'or", con- 
sacre a la description des peuples slaves , le celebre polyWtore 
arabe dit entre autres^): 

„Paniii leurs tribus 11 y en a une k laquelle appartenait la 
royaute anciennement , dans les temps primordiaux. Son roi 
s'appelait alors Madjac (ou Madjec, dL^Lo)^), et elle-meme se 
nommait VUnma (ou Valinana, bLuJL) ^). Dans les temps 
anciens toutes les races slaves obeissaient a cette tribu, parce 
!que chez elle se trouvait le roi et tons les autres chefs lui 
etaient soumis". Plus bas 11 ajoute: „Nous avons dej^ raconte 



I, 



1) Cf. Beguigne, Notices et Extraits I, 27 scq. ; C. <a?'(?i^MO«, Des peuples du Cau- 
icase, Paris 1828, p. 86/7, 221/2; Charmoy , Kelation de Mas'oAdy etc. dans les 
iMem. de I'Acad. des Sciences de St. Petersbourg, VIme se'rie, T. II, 1834, p. 308, 
1312, 515/6, 881/2, 390; Schafarik, Antiquites slaves, trad, allem. II, 121; Lele- 
{toel. Geographic du moyen age, vol. Ill— IV, Bruxelles 1852, p. 48, 188; I'edition 
;de Ma9oudi par M. Barbier de Meynard III, 62—65, et notre ouvrage russe: 
jSkazaniya mou9oulman8kikh pi9ateley, St. Pe'tersbourg 1870, p. 135—137, 163— 
164. 

I) Variantes \d.^Ljo Mahac, Jl^Lo Madjal, Jl^L^ Mahal, Jl,:vL/> 
Ma4jad, l^Le Makha. 

3) Variantes: LjL^J* Vlamana ou Vlamaya, ILjIjLaJ' Labnana et ULuxJ* 
Vliabaia. ' ' -1 

. / 



336 A. HARKAVY, SUR UN PASSAGE DES PRAIRIES d'oR 

precedemment du roi an quel autrefois tous leurs autres rois 
etaient soumis; c'etait Madjac^ roi des Vlinana^ une des prin- 
cipales souches slaves, qui etait reveree par les autres tribuset 
£1 laquelle elles donnaient la preference. Mais ensuite la discorde 
eclata parmi leurs tribus et I'ordre fut trouble cbez eux; leurs 
tribus se grouperent [autrement] et chacune d'elles, comme 
nous Tavons dit, se choisit un roi particulier pour des raisons 
qu'il serait trop long de rapporter ici. Nous les avons expliquees 
en grand et en detail dans nos deux ouvrages [intitules] 
AJchhar az-Zaman et al-Kitab al-Augat." 

Jusqu*^ present on a t^che avec peu de bonheur d'indiquer 
le peuple slave que Magoudi a voulu designer par Vlinam 
et de retrouver le vrai nom du roi Madjac. Ainsi, a proposdu 
premier nom, d'Ohsson pose la question: „Par Volinana ou 
Volinaya^ Mass'oudi designe-t-il les Volhiniens, ou les Finoules^ 
appeles aussi Winithes , ou bien les Polaenes ? et s'il indique ces 
demiers , sont-ce les Polaenes qui habitaient les rives du Dnieper, 
et dont Kiew etait le chef-lieu, ou les Polaenes de la Vistule, 
qui donnerent leur nom k la Pologne?" M.M. Charmoy , Scliafa- 
rik et Lelewel ne font pas d'autres conjectures, bien que le premier 
de ces savants semble preferer I'identification du nom enigmatique 
avec les Polonais, le second-avec les Volhyniens , tandis que le 
dernier donne la preference aux Finuli de la Moravie. 

Quant au nom du roi de la race slave en question , d'Ohsson 
rappele que „Madjek ressemble au MescktsckecA , Melckco, des 
Slaves, qui est le meme nom que Mietchislaw." Charmoy pro- 
pose de lire siJL^il, Ladjec au lieu de dL^Lo, Madjec, ce qui 
repondrait au nom Leszek ou LeszJco que portaient quatre des 
premiers rois polonais. Dans le cas, ou Ton prefererait les Vi' 
null aux Polonais pour le nom de la race, on pourrait, salon 
ce savant, regarder Madjec comme diminutif de Mislaus (Mie- 
czyslaw) , roi des Obotrites , ou enfin , si la lecture du nom en 
question etait Jl^Lo Mahal ^ il pourrait designer Mal^ le chef 
des Drewliens du temps de la princesse russe Olga; seulement, 




CONCBRNANT L'niSTOIRE ANCIENNE DBS SLAVES. 337 

^omme le fait remarquer Charmoy lui-meme, celui-ci n'apparte- 
nait pas a la race de Vlinana ou Poliane. Schafarik ne menti- 
onne pas du tout le nom Madjac, Lelewel, enfin , trouve dans la 
forme arabe une corruption de Samek, Samko, diminutif de 
Samo, qui etait le nom d'un roi celebre de la Mora vie au sep- 
tieme siecle. 

Voila tout ce que nos devanciers ont propose comme explica- 
tion de la tradition arabe. II ne faut pas etre trop exigeant 
pour se contenter de pareils rapprochements, et leurs savants 
auteurs eux-memes ne se dissimulaient pas tout ce qu'il y avait 
de difficile et d'insoutenable dans leurs hypotheses. En effet, 
ni chez les Volhyniens , ni chez les Vinuli , I'histoire ne connait 
de roi nomme Madjac. Quant aux Polonais, bien quails aient 
eu des roi portans le nom Mieczyslaw ou Mieczho , qui ressemble 
k Madjac y il est cependant impossible de les retrouver dans 
la relation de Ma^oudi, car le premier roi ou due polonais 
nomme ainsi n'est parvenu au pouvoir qu'en 963 ou 9C4,c'est- 
4-dire quelques annees apres la mort de Tecrivain arabe (956). 
Contre la lecture Ladjec ou Samekj au lieu de siJL^Lo Madjac , 
militent tous les manuscrits, qui ont imaniment pour premiere 
lettre un Mim, Pour ce qui regarde le due Mieczyslaw des 
Obotrites ou Bodritchi , il est d'un demi-siecle posterieur a Magoudi. 

On voit que la question conserve jusqu'a present toute sa 
vigueur et provoque a tenter une nouvelle solution, ce que 
nous aliens faire. Mais avant de proposer notre essai nous 
tacherons de determiner quelques points preliminaires. Et 
d'abord, posons la question: quelle est la date, a laquelle peut 
remonter le fait allegue par Manendi? II nous parait certain, 
qu'on ne doit pas prendre a la lettre la relation de I'historien 
arabe, c'est-a-dire admettre que nous avons devant nous une 
reminiscence de la haute antiquite, remontant aux epoques 
primitives de la race slave, quand toutes les families con- 
stituant cette race etaient encore reunies sous un chef, 
pares que cela serait en contradiction avec les axiomes de 



338 A. HARKAVY, SUE UN PASSAGE DBS PRAIRIES d'oR 

la critique modeme qui confirme qu'un peuple, une race, 
ne se souvient jamais de son origine. En outre, ni chez 
les peuples slaves, ni dans les sources historiques des 
autres nations, nous ne trouvons aucune indication de ce 
genre sur les temps primitifs de la race slave. Par con- 
sequent, nous devons considerer la relation de Maqoudi non 
comme un recit ay ant trait a toute la race, mais comme un 
rapport, plus ou moins exact, d'un fait isole chez une des -tri- 
bus slaves, fait, qui, par suite d'inexactitudes et d'exagerations 
diverses, aurait ete transforme en fait general. II faut cepen- 
dant aj outer, que d'un autre c6te il ne convient pas de faire 
descendre le recit de Magoudi, avec d'Olisson et Charmoy, jua- 
qu'au Xme siecle, et de prendre Madjac pour un contemporain 
de I'ecrivain arabe — sans parler des conjectures impossibles, 
qui font descendre ce roi k une epoque posterieure k Ma90udi — , car 
I'historien oriental dit expressement , que le fait raconte par lui 
a eu lieu „anciennement , dans les temps primordiaux ,'* de 
sorte que, si nous voulons attribuer la moindre valeur aux 
mots de Maqoudi, nous devrons admettre, que le roi Madjao 
ait vecu beaucoup de temps avant I'auteur arabe. 

Quant a la source, ou ce dernier aurait pu puiser ses ren- 
seignements sur les Slaves, nous n'avons point, il est vrai, 
d'indication precise a cet egard; cependant, nous avons dejst 
eu I'occasion *) d'attirer I'attention du monde savant sur un ecri- 
vain arabe du IXme siecle , dont les ecrits ne sont pas malheureuse- 
ment parvenus jusqu'a nous, mais I'importance desquels pour la 
critique des plus anciennes relations arabes sur 1' empire byzantin 
et les pays voisins de Test de 1' Europe ne pent etre mise en doute. 
Nous parlous de Mouslim Ibn-ahi-Mouslim al-Horrami (ou Harami), 
Dans son dernier ouvrage, intitule Kitab at-TanUh ^) , dans le cha- 
pitre qui traite des racbats des prisonniers musulmans chez les By- 



1) Skazaniya etc., p. 29.-34, 131, 286. 

2; Ms. de la Bibliotheque Nationale a Paris, Supplement arabe N. 901; Ms. 
Taylor dans le British Museum. 




CONCERNANT l'kISTOIRE ANCIENNE DES SLAVES. 339 

zSntins Maqoudi selon la traduction de S. de Sacy /), ditentre 
autres «A ce rachat [le troisieme, en Tan 231 =: 845/6] se 
tronverent les habitants de Zapetra. On y vit aussi Moslem fils 
de Moslem (suivant Makrizi , fils d'Abou-Moslem) ^) Horrami , 
qui connoissait parfaitement les Grec et leur pays, et qui a 
compose des ouvrages ou il traite de leurs grands officier§, de 
leur pays etc. etc., des royaumes qui en sont limitrophes, tels 
que les Burdjans, les Abares, les Burgars, les Slavons, les 
Khazars et autres." Depuis que de Sacy a publie ce passage 
du Kitab aUTanhih d'autres temoignages sont venus confirmer 
rimportance des ouvrages de Horrami pour les donnees des an- 
ciens geograpbes arabes relatives k I'Europe, car nous savons a 
present, que Ibn-Kbordadbeh , Hamadani et, probablement , 
Ibn-Dusteh, les ont aussi utilisees 3). Horrami, a son tour, 
profita sans doute des informations, soit ecrites, soit orales, que 
les Grecs et, comme nous verrons plus loin, les Slaves de By- 
aance lui avaient fournies. Efc c'est ainsi que nous sommes 
ramenes a chercber chez les Byzantins la source de la relation 
sur le roi slave nomme Madjac, 

Apres ces preliminaires nous acquierons la possibilite d'indi- 
quer le fait historique, auquel, selon nous, Tauteur arabe fait 
allusion. 

On salt que , pendant les premiers siecles de son existence , 
Fempire byzantin avait eu beaucoup k lutter contre les tribus 
slaws de la Macedoine, de la Thrace et de la Dacie. Un epi- 
sode de ces guerres, notamment les faits qui se passerent entre 
le general byzantin Priscus et les habitants slaves des pays 
traiisdanubiens , de la Valachie et de la Moldavie, est decrit 
en detail par les chronographes Theophylacte Simocatta, Theo- 
phane , Anastase et autres. Au dire de ces historiens , Priscus 



h Notices et Extraits des manuscrits, t. VIII, p. 195/6. 

2) Cette le9on est confirmee par Ibn-Khordadbeh , oil Ic Ms. d'Oxford porta 
ijg^l.et-non ^^|, comme dans le texte imprime. Journal Asiatique 1865, I, 88. 
I 3) Skazaniya etc. p. 286. 



340 A. HARKAVY, SUR UN PASSAaE DES PRAIRIES d'oR 

aurait remporte, pendant les annees 592 — 593 p. Chr., be- 
aucoup de victoires sur les Slaves transdanubiens , mais 
elles ne furent pas decisives, parce que leur chef Mousoc, 
Mov(rcc)ciog 0, „a qui" ajoute Simooatta, „les barbares dans leur 
langue donnaient le titre de roi (tov xsydfzsvov pyjyx twv (^xp- 
(SJipuv cpav^)" offrit une resistance opiniatre dans des lieux 
inaccessibles k cause des forets et des marecages, et Priscusne 
reussit point a engager quelque individu slave a trahir son roi 
Mousoc. A la fin , cependant , le general byzantin trouva un 
traitre dans la personne d'un Gepide , qui persuada Mousoc d'aller 
au secours de son allie Ardagast au deld du fleuve Paspirius 
a la tete de 150 monoxyles. Pendant la nuit, apres I'orgie 
d'un festin , le roi trompe et surpris fut fait prisonnier avec ses 
gens, de sorte que la resistance des Slaves transdanubiens fut 
alors aneantie ^). 

Nous croyons, que cet evenement, qui sous la plume ou 
dans la bouche d'un patriote byzantin, ou, ce qui est encore 
plus probable, dans une legende slave, aurait roQU des cou- 
leurs un peu trop vives, a servi de base au recit de Tecrivain 
arabe. Peu de mots suffirons pour justifier notre rapprochement. 

Le nom du roi slave dans la relation arabe, db».U Madjac^ 
repond tres-bien au MouauKiog ou MoucnxKicg des sources byzan- 
tines. D'ailleurs, Schafarik a parfaitement raison d'identifier 
Mousoc avec le mot slave Moujoc, diminutif de mouj (vir), de 
sorte que la transcription arabe serait tres-proche de la pronon- 
ciation originaire de ce nom. 

Nous avons peut-etre en cela une indication de ce que Hor- 
rami, la source probable de Ma^oudi, entretenait, pendant son 



1) Variantes: Movtovkioq, Mova-ccnioi ^ Mova-uKtoi^ t/Lovvovyio^. 

2) Cf. Simocatta VI, 7—9; Theophane et Anastase sous I'annee 6085; Misceila 
Historia a I'onzieine annee de I'empereur Maurice; Stritter, Memoriae Populonun 
etc. II, 59—61, Lebeau, Histoire du Bas-Empire, e'd. St. Martin, X, 364—365; 
Schafarik, Antiquites Slaves, trad, allem. II, 157; Muralt. Chronographie Bym- 
tine I. 254. 




CONCBRNANT i/hIST01RE ANCIENNE DES SLAVES. 341 

our inyolontaire k Byzance, ties relations personnelles avec 

les Slaves y habitants. 

l^lOes relations, comme nous le croyons, sont indiquees aussi 

par le nom du peuple ou du pays — les Arabes designent 

habituellement tons les deux par le meme mot — du roi 

Madjac = Motisoc, Les anciens Slaves et les anciens Germains 

designaient entre autre par le mot VlaJch (Volokb) les colonies 

romaines de la Dacie, d'ou vient le nom actuel de la Valachie 

ou Valaquie. Ce dernier, dans Tecriture arabe l-jUU., blXI. 

Vlaquaya , Valaquaya , pouvait facilement se defigurer en bLuJ. 

, Talinana ou L>UJ« Valamaya et les autres variantes, surtout 

\ par le changement des points diacritiques. 

Enfin, I'epoque du roi Mousoc dans les sources byzantines 

, I de la fin du sixieme siecle, correspond tres-bien avec le temps 

que nous avons assigne a priori au Madjac du recit de Maqoudi. 

St. Petersbourg, Septembre 1876. 

A. Hakkavy. 



ETUDE SUR LES XETAS 



PAK 



J. LIEBLEIN. 



ETUDE SUR LES XETAS 



J. LIEBLEIN. 



Les Xetas des Egyptiens sont-ils les Hetheens de la Bible? 

f"^/est une question qui a ete discutee maintes fois et a la quelle 
n a repondu de diverses fagons. Parmi les savants qui ont 
Itraite la question plus specialement je citerai: Brugscli, Geo- 
graphkche Inschriften II, p. 20 sqq. P. Buchere, les Kheta-u 
des textes Ueroglyphiqu'es dans la Hevue archeologique N. S. IX 
p. 333 sqq. Chabas, Voyage d'un EgyptieUj et Haigh dans la 
Zeitschrift) 1874. L' opinion la plus generalement acceptee est, 
ijue les deux noms de Xetas et Hetheens indiquaient en effet 
le meme peuple, mais on n'a pas suffisamment tenu compte 
lies objections importantes de MM. Cbabas et Buchere, qui 
liient absolument I'identite des deux noms. Cependant, ceux 
pi adoptent de inline que ceux qui nient I'identite des Xetas 
^t des Hetheens se sont crees des embarras inextricables par 
I'adoption d'un systeme chronologique que je ne crois pas fonde. 
pa plus grande partie de ces difficultes disparait a I'aide de la 
phronologie que j'ai proposee depuis longtemps, 
H Or, pour dire toute de suite mon opinion sur la question, 
•a voici. 

1. Les Xetas des figyptiens et les Hetheens de la Bible 
^taient le meme peuple. 



346 J. LIBBLEIN, ETUDE SUR LES XETAS. 

2. Avant Texode et avant I'occupation de la Palestine par 
les Hebreux, c'est-a-dire avant Amonliotep III qui, selon moi, 
regnait 1355 — 1318 av. J. C. et pendant le regne duquel Tex- 
ode avait lieu, les Xetas etaient etablis dans les contrees me- 
ridionales de la Palestine aux environs de la ville d'Hebron et 
jouaient sans doute k cette epoque le role le plus important 
parmi les peuples du pays. 

3. Par la conquete des Hebreux les Xetas furent vaincus; 
une partie fut subjuguee, mais le gros du peuple emigra et 
prit possession de la vallee de I'Oronte; presses par les Amor- 
rbeens qui a leur tour furent chasses de la Palestine par les 
Hebreux et les suivirent ou les precederent peut-etre, les Xetas 
se repandirent vers le nord jusqu'a la frontiere de la Cilicie. 

4. La, dans le nord-ouest de la Syrie les Xetas s'eleverent 
sur la mine des Routennu qui presque jusqu'a la fin de la 
XVIHieme dyuastie egyptienne, (1231 av. J. C.) avaient eu la 
preponderance dans ces contrees. Dans le cours des XIIIi«°i« 
et Xllieme sieclcs Ics Xetas s'agrandirent tellement, qu'ils tin- 
rent I'hegemonie dans ces regions pendant les guerres Syriennes 
de Kamses II (1180 — 1114 a v. J. C.) et du roi Assyrien Tig- 
latb Pilesar I (vers 1130 av. J. C), et qu*il est parle d'eux 
dans la Bible comme du peuple principal de la Syrie septen- 
trionale sous le regne de Salomon (vers 950 av. J. C.) *) et du 
roi d'Israel, Jeboram (vers 850 av. J. C.) ^). 

Quant a ma premiere these j'ai deja mentionne que MM. 
Ohabas et Bucbere ont nie I'identite des Xetas et des Hetheens. 
Pour le moment je parlerai seulement des objections que M. 
Chabas a tirees des raisons pbilologiques , parce que ces objections 
semblent etre les plus fortes, et que les autres objections seront 
convenablement discutees plus bas dans le cours de mon article. 
Ce savant distingue dit ^): L'ecriture nous relate le nom de 



1) I Rois X, 29; 'II Chron. I, 17. 2) II Rois VII, 6. 

3) Chalas, Voyage, p. 329. 




J. LIBBLEIN, ETUDE SUR LES XETAS. 347 

plusieurs individus de la race des Hetlieens; il peut etre inte- 
ressant de les comparer aux noms des Khetas reproduits dans 
les textes egyptiens. Ceux des Hetheens sont purement semi- 
tiques, ou pour mieux dire hebreux." II cite comme preuve 
les noms des Hetheens qui se trouvent dans la Bible. Apres 
I'enumeration de ceux-ci il cite les noms des Xetas qui selisent 
sur les monuments egyptiens, et il ajoute: 

„Assurement on ne saurait pretendre que ces noms aient la 
moindre analogie de conformation avec ceux que nous avons 
jtires de la Bible; leur veritable caractere pourrait etre deduit 
de la syllabe sar ^ qui est evidemment employee avec le sens 
prince, seigneur, dans Kbetasar (le prince de Kheta) etKhelep- 
3ar (le prince d'Alep)." 

I On ne voit pas clairement, si M. Chabas veut prouver ici, 
^ue les Xetas n'etaient pas des Semites comme les Hetheens, 
pu seulement que les Xetas etaient des Arameens, et les He- 
theens des Hebreux. 11 faut done envisager I'objection sous 
pes deux points de vue pour la preciser plus etroitement. Alors 
pn peut dire, sans aucune hesitation, je pense, que dans le 
premier cas, si les Xetas n'etaient pas des Semites comme les 
Hetheens, les Xetas des inscriptions egyptiennes et les Hetheens 

te la Bible etaient certainement deux peuples differents, mais 
ue, dans le dernier cas, si les Xetas dans leurs nouvelles 
iemeures au nord de la Syrie avaient adopte quelques particu- 
jarites de la langue Arameenne, tandisque ]es Hetheens dans 
eurs ancieimes habitations en Palestine gardaient THebreu pur, 
1 n'y a aucune necessite de voir dans les Xetas et les Hetheens 
ieux peuples differents. 

I Car pour parler d'abord du dernier cas , nous trouvons des analo- 
gies parfaites dans I'histoire des Hebreux. Abraham parlait sans 
.ucun doute Tarameen avant son immigration en Palestine et 
n'apprenait I'hebreu qu'apres son entree dans ce pays '); du 



1) v. Vogt, Let hellige Land, p. 20. 



348 J. LIBBLEIN, ETUDE SUR LBS XBTAS. 

moins sa famille, qui ne I'avait pas suivi dans le nouveau 
pays le parlait-elle jusqu'au temps de Jacob, car Laban, qui 
appartenait a la famille d' Abraham, mais qui n'avait pas quitte 
Harran, donne a un monument un nom arameen *); aussi Laban 
est-il expressement appele 1' arameen *). Mais si Ton garde des 
doutes sur ce point ^) , il est dans tons les cas certain , que les 
Juifs apres la captivite babylonienne avaient change leurlangue 
et parlaient I'arameen. C'est un fait que personne ne nie plus, 
je pense; M. Eenan dit*): „C'est vers I'epoque de la captivite 
des Juifs a Babylone (Ylieme siecle avant J. C.) qu'il faut placer 
I'extinction de I'hebreu comme langue vulgaire" ^). Mais quoi- 
que les Hebreux aient plusieurs fois change leur langue, de 
sorte que , d'apres Topinion de plusieurs savants, ils parlaient 
I'arameen avant les temps d' Abraham, et I'hebreu depuis les 
temps d'Abraham jusqu'a I'exil et de nouveau I'arameen apr^ 
I'exil, il n'est cependant pas moins sur, que les Hebreux des 
temps d'Abraham et ceux des temps de Jesus-Christ etaient 
le meme peuple , et que les Juifs de tout temps se regardaient 
toujours comme les fils d'Israel. Aussi peut-on certainement 
sans aucune hesitation dire que les Xetas, quoique au nord de 
la Syrie ils parlassent I'arameen ou^ une autre langue semiti- 
que, et les Hetheens, quoique au sud de la Palestine et dans 
d'autres temps, ils parlassent I'hebreu, pourraient tres-bien avoir 
ete le meme peuple. 

Envisagee sous ce point de vue I'objection philologique ne 
prouve done rien, je crois, contre I'identite des Xetas et des 
Hetheens. Keste 4 la regarder sous le premier point de vue et 
£1 savoir, si les noms des Xetas sur les monuments egyptiens 
etaient semitiques ou non. 



1) Genese XXXI, 47; Dillmann, Genesis, Leipzig 1875, p. 370. 

2) Genese XXXI, 20, 24. 

3) Renan, Hktoire des langues Semitxqvss I, 100. 

4) Renan, Ibidem I, 134. 

5) Voyez aussi Gesenius hebrdische Grammatik, Leipzig 1857, p. 12. V. Vogt, 
Vet hellige Land, p, 20. 



J. LIBBLEIN, ETUDE SUR LES XETAB. 349 

Qinons quelques una de ces noma, ife^l . ^^ggp #® 



ta-sar^), 



', Mdur-sar, sont tous les trois des noms 



composes, dont la derniere partie ^T^y^r *^^* ^^^^ aucun 

1) Un semitologue norvegien, M. le docteur Blix, a Men voulu me communiquer la 

note suivante: 

( Chetasar est sans aucun doute un nom purement semitique; ceci parait clair et 

d'apres le nom lui-meme que Ton pent rapporter aux deux themes semitiques tien 

connns, r\n et '^\ff (chat et sar) et d'apres les autres noms de rois hethiens qui 

peuvent egalement etre expliques par les langues semitiques, comme 1. Saplili, saphel 

de 77fl, judicare, d'ou sont derives les noms propres: 773 (judex) et i\7/^ C*"^®' 

hovah judicavit); 2. Matlrtisar (donum regis) de 'VID:=i*inp, permutare, retributio, 

; cfr. le nom propre phenicien ^VDVID, Marbal, Merbal (donum Baalis); 3. Matttttr 

I (prsBstans, prsestantia) de IfM "^H*, d'ou en hebreu "^niD et "VH*, prsestantia etle 

i nom propre 'i'MV (Jetro). 

Cependant, si Ton suppose que Chetasar est un nom semitique, on ne le peutpas 

rendre par «le roi de Cheta," parceque cette position du genitif avant le nomen 

regens est tout a fait etrangere aux langues semitiques; dans des noms tels que Jo- 

natan Jo n'est pas genitif (don de Jehovah), mais natan est verbe (Jehovah deditsc. 

! filium) , de meme que dans le nom propre phenicien jH' 7V3 (Baal dedit) et dans 

Tassyrien Nabu-nadin (Nebo dedit) etc. S'il y a ici une construction genitive, sar 

I doit Stre genitif et cAeta nomen regens. On pourrait penser que cAeta est adjectif 

let traduire Chetasar par //roi hethien;" cela pent etre, car I'adjectif est quelquefois 

• place avant le substantif. Mais cette construction est exceptionnelle et sans analogic 

dans les noms semitiques (h moins qu'elle ne se trouve dans Chelepsar), comme 

, aussi cette signification de i-roi hethien" serait etrange pour un nom propre. D'apres 

I'analogie ordinaire il faudrait regarder cAeta comme appellatif, cfr. Matirtlsar 

j (donum regis) cite plus haut. Qu'est que ce que signifie cAeia ? Ce nom de peu- 

jple, Cheta, est dans les inscriptions assyriennes ecrit Chatti, pluriel de ckat 

'(chattu), et le nom d'homme dont il est question ici, serait done en assyrien Chat- 

j sar C^fcfl^ri). Ce theme chat est bien connu dans les langues semitiques du nord 

et du 8ud (I'hebreu et I'arabe). Le verbe fl/^ri signifie en hebreu avoir peur, 

|mph. pavit, reveritus est, piel et hiph. terruit; en arabe v:^^ IV pudorem conce- 
ipit, erubuit; PH, adjectif, pavidus, timens, et substant. pavor, timor; H/jrietripri 

pavor, terror etc. Le sens appellatif de cheta =■ chat assyrien, hebr. r\n est done 

pavidus, timens, pavor, timor. 

La derniere partie du nom, sar, princeps, rex, se trouve souvent dans des noms 
; propres assyriens et pheniciens et quelquefois d'une telle maniere qu'il parait indi- 
tquer une divinite. L'observation de Gesenius (Monum. Phoen. p. 352; cfr, Schro- 



350 J. LIEBLBIN, ETUDE SUR LES XETAB. 

doute est identique au mot hebreu *lii^, prmfectus^ princeps et 
au mot assyrien sariUf rexj stat. constr. sar (sar assuri, roi de 
I'Assyrie; sar sarri, roi des rois ; sarrut , royaume). Leur ca- 
ractere semitique ne peut done etre nie •). 

^ r&^2«<lL\^ I ^, Saplel = SSs:^ 2), pourrait 
etre la forme Pilel de 73£^, comme b/t^p; mais la significa- 
tion de 73ti^, vil, abaisse, ne convient pas au nom d'un roi. 

T T 

II est done plus probable, que le nom Saplel est une forme 

arameenne 77^^ de 7 /^ , ju/;er 3). Sepalulvi (7 73^^) fut ega- 
lement le nom d'un roi de Patina (dans le pays de Xetas) contra 
lequel le roi assyrien Salmanasar III (vers 860 av. J. C.) fit la 
guerre *), Dans tous les cas il y a lieu de croire, que nous avons 
ici un nom semitique. M. Brugsch a donne I'analyse philologique 



der. Die phon. Sprache, p. 87) au sujet du mot phenicien "^70 (roi), savoir que 
dans plusieurs noms propres il n'indique pas un roi mortel, mais un roi divin (Baal; 
cfr. ]n07D (rex dedit) et IH^lVJ, (Baal dedit), s'applique aussi au sar assyrien 
dans des noms propres tels que Takkil-ana-sar (se fier au roi), cfr. Takkil-ana-bil 
(se fier au dieu), Sar-ur-nisi (le roi est la lumiere des hommes), Asur-ur-nisi (Assur 
est la lumiere des hommes); cfr. aussi le nom hethien dej^ cite, Maura-sar, et le 
nom phen. 7^3^10 (donum Baalis) etc. 

Par consequent, Chetasar = chatsar (*^^ DT)) en assyrien, veut dire ou timor regis 
(dei), ou, en prenant r>n comme adjectif, timens s. reverens regem (deum), pieux, 
Fiirclitegott. Aussi le mot hebreu nnn est quelquefois nom propre (timor sc. dei, 

cfr. Ttizm) ahrege au lieu de *7^P/'n ou /"Vrinn (cfr. Tt(j.6^eoii)\ cfr. de plus le 
nom propre assyrien Tuklat-Adar (se fier a Adar, ou, der da vertraut auf Adar (v. 
Schrader Zeitschrift d. deut. morgenl. Gesell. vol. 26, p. 149)) avec le nom men- 
tionne plus haut Takkil-ana-sar (se fier au roi). 

Dans le nom de peuple, Cheta = I'assyrien Chatti, on doit probahleraent preferer 
le sens actif (terribiles); cfr. I'hebreux np'NI terror, p. ex. iSonp^N (peur du roi, 
c'est-a-dire, peur qu'inspire le roi, Prov. 20, 2), au pluriel D'D'i* terrores, et 
comme nom de peuple les Eraites (terribiles). 

1) Pour le moment je ne parlerai pas de I'inversion des parties de la composition. 

2) De Rouge, Origine de Valphabet, p. 71. 

3) Formse sa^'el vis est causativa aeque in transitivis atque intransitivis. Men, 
Grammatica Syriaca , p. 227. 

4) V. Schmidt, Asi^yriens og Aegyptens Histories p. 382, et D. Hy. Haigh dans 
la Zeitschrift de 1874, p. 70. 



i 



J. LIEBLEIN, ETUDE BUR LBS XETAS. 351 

deux autres noma de Xetas ifc^ | ^^ »^^ II Jt W ll 

AAAWAA 

ir indiquer Torigine semitique ^). 

Mais je ne veux pas pousser plus loin ces recherclies ; c'est 
assez, je pense, pour demontrer, qu'au moins quelques uns des 
noms de Xetas sont semitiques, et 11 doit done etre permis de 
supposer, que les autres noms le sont aussi. En tout cas, on 
ne le saurait pas nier ; car on pourrait inopinement tomber dans 
quelque piege, ainsi que Ton en trouve plusieurs exem pies dans 
les pages de Thistoire des sciences. J'en citerai seulement un. 
M. Eenan dit dans son bel ouvrage, Histoire des Ungues se- 
miliques ^): ^A defaut de la langue k jamais perdue(!) de ces 
conquerants" (ce sont les rois assyriens dont il est question) „si 
nous etudions leurs noms propres, nous n'hesiterons pas a les 
declarer etrangers aux Semites. Eien n'est si facile a recon- 
naitre, au premier coup d'ceil, qu'un nom propre semitique 
or, les noms nouveaux, qui frapperent pour la premiere fois 
roreille des contemporains d'Isa'ie, les noms de Teglatli-Pileser, 
de Sanberib , d'Asarhaddon , ecbappent a toutes les lois qui 
s'observent dans les noms hebreux, pbeniciens , syriaques, arabes. 
Les tentatives d'Eichborn , d'Adelung , d'Olshausen , pour expli- 
quer ces noms par les langues semitiques, ont completement 
ecboue. Lorsbacb, Gesenius, Boblen, en les tirant du persan. 
ont ete bien plus pres de la verite '), quoiqu'ils n'aient pas 
toujours porte dans cette analyse la rigueur desirable. Plusieurs 
noms de rois assyriens, conserves par Eusebe et le Syncelle 
sont medoperses. Tout porte a croire, par consequent, que la 

1) Brugsch, Geographische Inschriften , II, p. 26. 

2) Renan, Hist, des langues semit. p. 56 sq. 

3) Que Ton se souvienne de I'explication du nom de Sennacherib par le persan 
SUngerb, „la splendeur du vainqueur" (Gesenius, Hehr. Kmidworterhuch , Leipzig 
1828, p. 582) tandis qu'il est purement semitique: Sin-aU-irha, «que Sin raultiplie 
les freres. 



352 

dynastie qui eleva a un si liaut degre, au Vllle siecle, la 
puissance de "Ninive etait d'origine arienne." Contre cette as- 
sertion categorique, ecrite en 1855, voici comment les Assy- 
riologues d'aujourd'hui expliquent facilement tous ces noms par 
une langue semitique. „Neuf sur dix au moins des noms pro- 
pres assyriens et babyloniens forment," nous apprend M. Le- 
normant, „une phrase complete..." Ainsi, Salmanassar veut 
dire „le dieu Salman favorisant," Asarhaddon „que le dieu 
Assur donne un frere," Sennacherib „que le dieu Sin multiplie 
les freres," Nabopolassar „que le dieu Nebo protege le fils," 
Nabuchodorossor „que ]e dieu Nebo protege la couronne," Sar- 
danapale (Assourbanipal) „le dieu Assour a forme le fils." De 
la ces noms dont la longueur semble d'abord si bizarre et qui, 
dans les transcriptions qu'en donne la Bible, resistaient atoutes 
les tentatives d'analyse philologique jusqu'a ce qu'on ait eu 
penetre leur principe particulier de composition" ^). 

Je crois, par consequent, plus prudent de ne rien conclure 
de certain du fait que nous ne pouvons pas encore expliquer 
tous les noms des Xetas. Nous avons reconnu Torigine semi- 
tique de quelques uns de ces noms; il n'y a done aucune raison 
de croire que les autres, qui ne sont pas encore suffisamment 
determines, aient pu etre des noms etrangers aux langues se- 
mitiques. Aussi y a-t-il lieu de remarquer, que si les Xetas 
etaient des Ariens ou quelque autre peuple non-semitique , il 
serait bien etonnant qu'ils n'eussent laisse , apres un regne 
d'environ cinq siecles (1200 — 700 av. J. C.) , dans le nord de 
la Syrie, aucune trace de leur langue supposee non-semitique 
dans ces contrees. Mais il n'en est pas ainsi; car dans tous 
les temps et d'apres tous les savants, autant que je sache, la 
Syrie a ete regardee comme appartenant au territoire des lan- 
gues semitiques ^). 



1 ) Fr. Lenonnant , Les premieres civilisations II , 208 sq. Cf. Schrader , Die assy- 
risch-habylonischen Ketlimthriften (Zeitschrift der deutschen morgenl. Gesellsch. B. 
XXVI, 115 sqq.) 2) Renan, Hist, des langxies semif. I, 45. 




J. LIEBLBIN, ETUDE SUR LBS XETAS. 353 

voit d'apres ce qui precede, que je ne puis partag-er 
ipinion de M. Cbabas, que des raisons philologiques s'oppo- 

sent k regarder les Xetas comme identiques aux Hetheens de 

la Bible. 
La transcription du nom Hebreu D^HH par ^^\ Jf # ™ 

est conform e aux regies de transcription. Cependant ce n'est 
pas I'identite du son, qui pourrait etre fortuite, mais, ainsi 
que nous yerrons plus bas, un ensemble de faits bistoriques, 
geograpbiques et cbronologiques qui me determine a voir dans 
les deux noms identiques, la denomination du meme peuple. 

Un fait, que je veux mentionner ici des a present, est au 
moins certain , c'est que les Hetbeens cites I Eois X , 29 ; II 
Cbron. I, 17; II Eois YII, 6 etaient identiques aux Xatte des 
inscriptions cuneiformes ; et que les Xatte etaient identiques aux 
Xetas des inscriptions egyptiennes , il n'est guere possible de le nier ; 



que Ton se souvienne du nom 



^f^^^id* 



Saplel^ qui sans aucun doute est identique a Sepalulvi^ le nom 
d'un roi dans le territoire de Xatte ^). Dej^ de ce fait on peut 
conclure avec une evidence matbematique , que les Xetas et les 
Hetbeens etaient identiques. 

Avant Toccupation de la Palestine par les Hebreux , les Xetas 
babitaient le sud de la Palestine. Au temps d'Abrabam ils 
demeuraient dans les environs d'Hebron. Car ce patriarcbe 
acheta des Hetbeens „la caverne du champ de Macpela, au de- 
vant de Mamre, qui est Hebron, au pays de Canaan" *). Abra- 
ham dit aux Hetbeens: „Je suis etranger et habitant parmi 
vous , donnez-moi une possession ou j'aie droit de sepulcre parmi 
vous" '). „ Abraham se prosterna devant le peuple du pays, 
c'est-^-dire , devant les Hetheens" *). De ces passages qui sont 
confirmes par la Genese XXV, 10; XXXXIX, 30; L. 13 il 



L 



1) Voyez plus haut, p. 360. 2) Genese, chap. XXIII. 

3) Genese XXIII, 4. 4) Genese, XXIIT, 7. 



354 J. LIEBLEIN, ETUDE SUR LEB XETAS. 

ressort avec evidence, que les Hetheens aux temps d' Abraham 
avaient la possession du pays dans les environs d'Hebron. Aussi 
aux temps d'Esaii et de Jacob ils sont egalement nommes le 
peuple du meme pays ^). Dans la Genese XXYII, 46 Eebecca 
dit: ,,Si Jacob prend pour femme quelqu'une de ces Hetheennes, 
comme sont les fiUes de ce pays, k quoi me sert la vie." Au 
temps de I'Exode nous trouvons les Hetheens nommes en pre- 
miere ligne parmi les peuples de la Palestine, que les Hebreux 
avaient a combattre pour prendre possession de la terre promise. 
Dieu dit qu'il veut donner aux Hebreux le pays „ou sont les 
Cananeens, les Hetheens, les Amorrheens, les Phereziens, les 
Heviens et les Jebusiens" ^), ce qui est repete plusieurs fois, 
p. ex. Exode HI, 17; XHI, 5; XXHI, 23, 28; XXXIII, 2; 
XXXIV, 11; Deuteronome VII, 1; Josue III, 15. Les douze 
espions que Moyse envoyait pour reconnaitre le pays de Canaan 
(Nombres XIII, 18) rapporterent que „les Hamalekites habitent 
au pays du midi, et les Hetheens, les Jebusiens et les Amor- 
rheens habitent dans la montagne, et les Cananeens habitent 
le long de la mer et vers les rivages du Jourdain" ^). Le cha- 
pitre XX du Deuteronome qui prescrit le traitement des villas 
conquises fait distinction entre les villes eloignees et celles ,de 
la terre promise. Quant aux villes de la derniere categoric il 
est dit: „Mais tu ne laisseras vivre personne qui soit des vil- 
les de ces peuples que I'Eternel ton dieu te donne en heritage. 
Car tu ne manqueras point k les detruire a la fagon de Tin- 
terdit; savoir, les Hetheens, les Amorrheens, les Cananeens"*) 
&c. Dans le livre de Josue chapitre IX vers 1 nous lisons: 
„Des que tons les rois qui etaient en-deg^ du Jourdain, sur la 
montagne , et dans la plaine et sur tout le rivage de la grande 
mer, jusques contre le Liban; savoir, les Hetheens, les Amor- 
rheens" &c. • On yoit de ces passages sans aucune equivoque pos- 



1) Genese XXVI, 34; XXXVI, 2. 2) Exode III, 8. 

3) Nombres XIII. 30. 4) Deuteronome XX, 16, 17. 




J. LIEBLEIN^ fiTUDE SUE LEB XETA8. 355 

Bible ^) , que les HetLeens habitaient la Palestine avant Texode 
et avant Toccupation de la Palestine par les Hebreux; c'est-a- 
dire avant Amonbotep III (1355 — 1318 av. J. C). Ceci est 
d'ailleurs une chose bien convenue ; aussi M. Maspero a-t-il dans 
son excellent oavrage. „Histoire ancienne des peuples de TOrient" 
sur la carte de la Syrie ^) place les Hetbeens dans les environs 
d'Hebron. 

On me dira sans doute, que ces Hetbeens etaient seulement 
une partie du peuple Hetbeen, et qu'une autre, c'est-st-dire, le 
gros du peuple, babitait dans ce meme temps le nord de la 
Syrie. Mais outre qu'il serait bien etonnant, que les Hebreux 
aient pu penser a „detruire a la fa^on de I'interdit" les Hetbeens 
de la Palestine, si ceux-ci avaient des allies aussi puissants 
que I'etaient les Xetas de la Syrie sous Kamses II, que Ton 
suppose a tort avoir regne avant Texode , nous citerons la Bible 
qui donne une preuve assez concluante de ce que avant I'exode 
les Hetbeens habitaient seulement la Palestine, et que le nord 
de la Syrie etait habite par d*autres peuples. C'est la table 
genealogique que Ton trouve au chapitre X de la Genese qui 
nous fournit cette preuve. Les vers. 15 — 16 nous apprennent: 
„Et Canaan engendra Sidon son fils aine, et Hetb; les Jebu- 
siens, les Amorrbeens" &c.; et le vers. 19 ajoute: „Et les 
limites des Cananeens furent depuis Sidon, quand on vient vers 
Guerar, jusques en Gaza, en tirant vers Sodome et Gomorre, 
Adma et Tseboim jusqu'ai Lesa." On voit que Hetb, qui est 
ici identique au peuple Hetbeen, demeurait dans les limites 
de la Palestine. Au nord de la Syrie nous rencontrons d'autres 
peuples. Le vers. 22 dit: „Les enfans de Sem sont Helam, 
Assur, Arpasqad, Lud et Aram." Tons ces noms sont facile- 
ment reconnaissables ; mais c'est le dernier qui nous interesse 
ici. Nous Savons , que Aram indiquait la Syrie jusqu'au Tauros 



1) Cfr. aussi Josue I, 4; XT; 3; XII, 8; XXIV, 11. 

2) Maspero, Histoire, p. 180. 



356 J. LIBBLBIN, ETUDE SUR LBS XETAS. 

au Nord et la Cilicie au nord-ouest ^). Le vers. 23 ajoute: 
„Et les enfans d'Aram Hus , Hul , Guether et Mas." Par ces quatre 
noms les peuples de la Syrie sont designes. lis ne se laissent pas 
tous identifier; mais une chose est au moins certaine, c'est qu'il n'y 
a pas place pour les Hetheens parmi eux , et que , par consequent . 
les Hetheens n'habitaient pas la Syrie k cette epoque. 

Mais quelle est cette epoque? Les livres de Moyse ne sont 
certainement pas anterieurs a Moyse. Quant a la table gene- 
alogique (G-enese X), il est probable, qu'elle a ete ecrite dans 
la periode comprise entre Moyse et Saiil. EUe nous donne un 
catalogue bistorique et geograpbique des peuples que les He- 
breux connaissaient a Tepoque de Saiil, c'est-a-dire au onzieme 
siecle ^). Cependant, ici on m'opposera sans doute, que le 
peuple Hetheen aux douzieme et onzieme siecles, pendant le 
regne de Kamses II (1180 — 1114 av. J. C. d'apres ma cbrono- 
logie) et pendant le regne du roi assyrien Tiglatb Pilesar, 
(vers 1130 av. J. C.) qui de m^me avait k lutter contre les 
Hetbeens ^) , etait au comble de sa puissance et grandeur dans 
les contrees septentrionales de la Syrie et devait done etre 
nomme parmi les peuples de la Syrie, ce qui pourtant n'est 
pas le cas. Mais ce fait est d'autant plus naturel qu'il est 
au contraire justement une preuve, que les Hetbeens n'ont pas 
originairement habite le nord de la Syrie. Car, si I'auteur 
ne compte pas les Hetbeens parmi les peuples de la Syrie 
bien qu'ils jouassent de son vivant un role predominant dans 
ces contrees, c^est parcequ'il avait certainement une bien forte 
raison de ne pas le faire. Et cette raison n'est pas difficile k 
entrevoir. L'auteur qui connaissait sans doute Tbistoire de sa 
patrie, savait bien, que les Hetbeens avant Texode habitaient 
la Palestine, et que ce n'etait qu'apres ce temps qu'ils emi- 
graient dans le nord de la Syrie; ils devaient done dans la 



1) Dillmann, Die Genesis, p. 208. 2) Dillmann, Die Genesis, p. 178. 

3) Maspero, Histoire ancienne, p. 382. 




J. LIBBLEIN, ETUDE SUR LES XETAS. 357 

alSle genealogique etre enumeres parmi les peuples qui habi- 
taient originairement la Palestine. Cependant ce ne sont pas 
eeulement les Hetlieens qui emigraient ; mais les Amorrheens , 
omme nous le verrons plus tard, furent aussi classes de leur 
ancienne patrie par les Hebreux et occuperent la vallee superi- 
eure de I'Oronte, ou nous les retrouvons pendant les guerres 
de Seti I ^). C'est en souvenir de cette emigration , de ce cban- 
gement de demeure , auquel les Hetbeens et les Amorrbeens ont 
ete contraints par I'invasion des Hebreux dans la Palestine, que 
I'auteur de la table genealogique , apres avoir enumere les fils 
de Canaan, ajoute ces mots qui ont donne tant de peine aux 
interpretes: „Et ensuite les families des Cananeens se sont 
dispersees" ^). 

Le temoignage de la Bible nous apprend done bien claire- 
ment, que le peuple Hetbeen avant Texode habitait seulement 
la Palestine et que d*autres peuples , Hus , Hal , Guetber et 
Mas dans ces memes temps babitaient la Syrie. 

Les inscriptions egyptiennes concordent assez bien avec ces 
donnees. D'apres celles-ci les Eoutennu, dont le nom designe 
probablement d'une maniere generale les peuples Hus, Hul, 
Guetber et Mas de la Bible jouaient en Syrie pendant la 
XVIIIe dynastie (1490—1231 av. J. C.) le r61e principal et ils 
dominaient la Syrie entiere jusqu'au developpement de la puis- 
sance des Xetas '). Ce sont les Routennu et seulement les 
Routennu contre lesquels Thotmes III combattit dans ces regions. 

La stele de victoire de Tbotmes III, publiee dans le vingt- 
buitieme volume de V Archaeologia ^ dans la Revue archeologique 
Volume IV de la nouvelle serie , et dernierement par M. Mariette 
dans son bel ouvrage KarnaJcy enumere les peuples et les pays 
que Tbotmes III avait vaincus. La derniere partie de la stele 



1) Dillmann, Die Genesis, p. 178. 

2) Genese X, 18; Dillmann, Die Genesis, p. 203 — 204; Schrader, Studien zur 
Kritik und Erkldrung der hiblischen TJrgeschichte , p. 159 — 160. 

3) Brugschj Eistorische Inschriften II, p. 35; Chabas, Jntiquite hist. p. 123. 



358 J. LIBBLEIN, ETUDE BUR LBS XETAS., 

consiste en dix versets qui tous commencent de la meme ma- 
niere lltA^fc^ll* "'^^ ®^^® venu, je t'ai accordede 



frapper,'* et la suite donne les noms des pays vaincus. L'euu- 
meration commence par les pays asiatiques : 1 , [jl A , TaM , 

probablement la partie meridionale de la Ccele-Syrie ^) , la meme 
contree a peu-pres que les Amorites habitaient apres avoir ete 

chasses de la Palestine par les Hebreux; 2, fj ^^^Sati, 



et ^^^"^^S:^^, Boutennu, la partie septentrionale de la 



Syrie jusqu'au Tigre. 3, ^ ^ - T"^!' ^^ nuter, la terresainte, 
dont la situation est indiquee par I'addition Tfv^^' *®^^® 

orientale; c'est sans aucun doute la Palestine ^). 4, W "^T* 

// \ i I 

la terre occi den tale , c'est-a-dire ^ ^ ^ ^ ^^^> l^t Phenicie, 

et ^ ^ J l X I, Jsi, peut-etre la cote au sud du mont 

Carmel, ou d'apres M. Maspero au nord d*Aradas, entrel'Oronte 
et la mer^). 

Voila tous les pays asiatiques au nord-est de I'Egypte que 
Thotmes III se vante d'avoir conquis. L'enumeration devait 
etre complete, il semble, mais les Xetas ne sont pas nommes; 
au contraire, le pays, dans lequel ils jouaient le r61e prepon- 
derant pendant la XIX^ dynastie, etait pendant le regne de 



1) Chabas, Antiquite hist. p. 276; De liouge dans Eevue arch. N. S. IV, p. 215. 

2) La Palestine recevait peut-etre la qualification de terre sainte pendant les 
temps des Hyksos dont elle semble avoir ete la patrie. J'ai ailleurs (Recherches 
sur la cbronologie egyptienne, p. 100) emis Fopinion, que les villes d'Hebron et 
d'Auaris, dont les noms sont identiques, ont ete bMies par les memes Hyksos. II 
y a done lieu de croire, que les Hyksos ont emigre de la Palestine en Egypte. 

3) Pierret, Vocaiulaire y p. 49. 



J. LIEBLEIN, ETUDE SUR LBS XETAS. 359 



^fommes ici, ils n'etaient pas encore un peuple puissant. Cepen- 
dant ils existaient deja; car nous les trouvons mentionnes parmi 
las peuples qui apportaient des tributs a Thotmes III. Leur 
nom est cite, autant que je sache, deux fois dans les an- 
nales de Thotmes III. D'abord dans I'histoire de Texpedition 
^^^e Tan 33. Le roi se trouva dans le pays des Eoutennu 
■" /wvwvA^^fc.^^^^^ I nj,^^ ntraversalefleuve 

de I'Eupbrate pour prendre les villes et devaster les terres de 
ces ennemis de la vile Mesopotamie , .^yi T ® Ml 

f=^« llliiC«-^L .lilRi-^u-vIi 

M ^JX- /WVWVA ^^^> AAA^A/VS --***^ 

de cette expedition, il posa sa stele en Naharina pour elargir 
les frontieres de TEgypte, Tawwva^^II ■ v^f A I ® 

^ ^^^* i X ^^' ■P®^^^^* ^® retour *) il recevait les tributs des 



rois de Eomen ^) , du roi de Sinkar ^) , du pays de Xeta (ce 
nom n'est pas complet, mais 11 ne semble pas douteux) etenfin 
du pays de Pun (ces derniers tributs probablement apres son 
retour en Egypte). Ici la position du pays de Xeta n'est pas 
determinee; mais rien ne s'oppose a ce qu'on le place dans la 



1) Lepsius, Aimoahl der mcht. UrJcunden, XII, col. 17. 

2) Lepsius, ibidem, col. 18. 3) Lepsius, iHdem, col. 21. 

4) A ■ signifie retoumer, revenir, oppose k A J|F | , qui veut dire par- 

tir, expedition, cfr. J. LieWein, Aegypt. Denkm. in St. Petenburg ^c. p. 66. 

5) Lepsius, AmoaU, XII. col. 24. 6) Ibidem, col. 25. 



360 J. LIEBLEIN, ETUDE BUR LBS XETAS. 

Palestine; au contraire, d'apres le contexte, il est probable 
qu'il J etait situe. L'autre texte, dans lequel le pays de 
Xeta est nomine '), commence par I'enumeration des tributs 



qu'ont payes le pays d'Asi , ^ ^ , I I A I > les rois des 




Eoutennu et le roi de Xeta. Ces tributs sont probable- 
ment payes au Pbaraon au commencement de son expedi- 
tion en Syrie et avant le depart de I'armee; car plus bas 
dans la meme inscription le recit de la guerre commence: 



sa Majeste fut 



Bur le chemin du rivage (de la mer ?) , et 11 marcha du sud 
au nord jusqu'a Nabarina, sans doute pour cbatier les villas 
et les peuples qui n'avaient pas voulu payer leur tribut annuel. 
Ici de meme la situation du pays de Xeta n'est pas clairement 
indiquee; mais il est plus naturel, d'apres le contexte, de le 
cbercber dans la Palestine qu'ailleurs, et en ceci je me range 
volontiers a I'opinion de M. Haigb, quoique je n'ose pas pre- 
cisement souscrire a son affirmation positive: „Tbe great Xetta 
were tben (pendant le regne de Tbotmes III) in Palestine, for 
after receiving tbeire tribute the king went along the way of 
the sea" % 

Mais si les Xetas avant Texode habitaient la Palestine, ils 
n'y resterent pas comme peuple independant apres que les He- 
breux eurent conquis la terre promise. Une partie fut subju- 
gaee ^) et resta dans le pays *) ; enfin Salomon la rendit tribu- 
taire: „Et pour ce qui est des peuples qui etaient restes des 

Amorrbeens, des Hetbeens savoir, de leurs descendans 

qui etaient demeures apres eux au pays et que les enfans 
d'Israel n'avaient pu detruire a la fa^on de I'interdit, Salomon 



1) Lepsius, Denkmdler III, 30 a. 

2) Zeitschrift 1874, p. 70. 3) Josue XII, 8; XXIV, 11. 
4) Juges III, 5; I Sam. XXVI, 6; II Sam. XI, 3, 6 &c. 



J. LIBBLEIN, ETIJDB SITR LBS XETAS. 361 

rendit tributaires et les asservit jusqu'si, ce jour' '). Mais 
autre partie, le gros du peuple, emigra et prit ses nou- 
les demeures dans la Syrie septentrionale , suivie ou precedee 
les Amorrheens. 
^Le peuple Amorrheen subit tout-a-fait le meme sort que les 
Hetheens. Avant I'exode il babitait la Palestine ^) ; apres cette 
epoque il fut subjugue par les Hebreux ^) ; mais une partie fut 
chassee vers le nord*), et s'etablit sur les frontieres septentrio- 
nales de la Palestine, ainsi que I Samuel VII, 14 semble I'in- 
diquer: „ Samuel delivra Israel de la main des Pbilistins et il 
J eut paix entre Israel et les Amorrbeens." Ici dans la 
vallee de I'Oronte nous les retrouvons pendant les guerres 
de Kamses II et de Eamses III sous le nom de leur pays: 

^^^"^— ci/T? li I ^L i l^ po.ys des Amori ®). Ce qui 

etait le cas pour les Amorrbeens, I'etait aussi pour les Xetas, 
et je suis completement d'accord avec M. Haigb , quand il dit : 
„In tbe patriarcbal age soutbern Palestine was tbe „land of 
Xet." During tbe wandering of Israel, and tbe conquest of 
Canaan, Hittites (witb Amorites, Jebusites, and tbe rest) still 
constituted tbe population of tbe land; and so far tbere is no 
trace of Hittites beyond Libanon and Jordan. After tbe con- 
quest, a remnant of tbe old inbabitants bold tbeir ground, and 
became tributaries to Israel ; but tbe great body of tbe Hittites 
nation must bave migrated to tbe nortb-east, and establisbed 
for tbemselves kingdoms to tbe nortb of Damascus *)". Cepen- 
dant, le savant Anglais n'explique pas, comment cette opinion 
peut se trouver en barmonie avec la cbronologie, tandisque, 
selon moi, ceci m'apporte au contraire une nouvelle preuve en 

1) I Rois IX, 20—21; II Chron. VIII, 7—8. 

2) Gen^e X, 16; XIV, 7; XV, 21; XLVIII, 22; Nombres XIII, 29; XXI, 13. 

3) Nombres XXI, 25, 31, 32; Deuteronome II, 24; III, 8; Josue X, 12. 

4) Josue' XXIV, 18; I Rois XXI, 26, 

5) Brugsch. Geogr, Inschrift. II vol., p. 2i et 48; Chabas, Antiquite hist. p. 264. 

6) Zeitschrift Jiir agypt. Spraclie, 1874, p. 55. 

29 



362 J. LIEBLEIN, ETUDE SUR LBS XETAS. - 

faveur de ma chronologie. Jusqu'au temps d'Amenhotep III 
(1355 — 1318 av. J. C.) les Hetheens et les Amorrheens habitai- 
ent la Palestine et seulement la Palestine; mais bientot apres 
lis furent classes vers le nord par les Hebreux, et dans la 
vallee de I'Oronte ils s'agrandirent promptement, surtout les 
Hetbeens, sous des circonstances heureuses, de sorte qu'ils 
tenaient Thegemonie dans ces contrees un siecle et demi plus- 
tard , et qu'ils pouvaient resister heureusement a toute la force 
de I'Egypte sous Ramses II (1180—1114 av. J. C.) 

Les Xetas s'eleverent sur la ruine des Eoutennu, qui jusqu' 
alors, vers la fin de la XVIIIe dynastie egyptienne, 1231 av. 
J. C.) avaient joue le role principal dans le nord de la Syria. 
Dej^ au commencement de la XIXe dynastie nous les trouvons 
ici comme un peuple puissant, avec lequel Ramses I et Seti 
furent forces de traiter. Au temps de Ramses II ils furent 
au comble de leur puissance. II est inutile de le prouver par 
le recit des expeditions militaires de Ramses II; il suffit de 
dire que la guerre se termina par un traite d'egal a egal 
entre les Xetas et les Egyptiens. 

Nous retrouvons les memes Xetas dans les memes regions et 
au meme temps, sous le nom de Xatte, sur les inscriptions 
cuneiformes. lis y sont mentionnes pour la premiere fois sous 
le roi assyrien Tiglatb Pilesar I, qui regnait vers I'an 1130 
av. J. C. , c'est-a-dire pendant les dernieres annees de Ramses 
IL Le pays de Xatte etait alors tres vaste , d'apres ce que les 
inscriptions assyriennes nous apprennent ^). Dans les siecles 
suivants ils sont nommes bien souvent comme le peuple le 
plus puissant dans ces contrees. Sous le roi assyrien Salma- 
nasar III , qui regnait dans le IXe siecle , nous rencontrons dans 
le pays Patina, qui certainement appartenait au territoire des 
Xatte, un roi dont le nom de Sepalulvi sans aucun doute est 



1) Voyez M. Haigh' dans le Zdtsck. f. dg. Spr. 1874. p. 56; cfr. aussi Schro- 
der, Die Keilimchriften und das alte lestament , p. 27. 



J. LIEBLEIN, ETUDE SUR LES XETAS. 363 

lentique a iE^r0CLdK.\^ . ^P, Saplel, le nom d'un 
)i de Xeta, le grand-pere de Xeta-sar, qui traita avec Earn- 

II'). 

Nous retrouvons de meme les Xetas dans la Bible comme 
peuple puissant. Dans I'histoire de Salomon, qui regnait 
vers I'an 950 av. J. C. nous lisons: „Mais cliaque chariot re- 
montait et sortait d'Egypte , pour six cents pieces d'argent , et 
chaque cheval pour cent cinquante; et ainsi on en tirait, par 
le moyen de ces fermiers, pour tous les rois des Hetheens et 
pour les rois de Syrie" ^). Et quand, sous Jehoram, roi dls- 
rael , Benhadar de Damas assiegeait la ville de Samarie , (v. 850 
av. J. C.) il leva subitement le siege: „Car, le Seigneur avait 
fait entendre, dans le camp des Syriens, un bruit, comme de 
chariots et de chevaux et d'une grande armee; de sorte qu'ils 
s'etaient dit Tun a rautre% Voila, le roi d'Israel a paye les 
rois des Hetheens et les rois des Egyptiens pour venir contre 
nous" '). Nous voyons que les Xetas etaient toujours un peuple 
puissant dans le IX^ siecle, et, ce qui est encore plus impor- 
tant, que les Xetas sans aucun doute etaient identiques aui 
Hetheens de la Bible et aux Xatte des inscriptions cuneiformes; 
car les Xetas des Egyptiens et les Xatte des Assyriens repon- 
dent, quant au temps et k la position politique et geographi- 
que, exactement aux Hetheens mentionnes dans les derniers 
passages cites de la Bible. 

C'est ici le moment, je pense, ou Ton peut le plus facile- 
ment apprecier les objections de M. Buchere contre I'identite 
des Xetas et des Hetheens. II les resume en ces mots: „Con- 
cevrait-on, en effet, que les Hetheens, au lieu de defendre en 
Palestine leurs villes et leurs forteresses, eussent abandonne 
leurs families et leurs biens a la fureur des conquerants pour 



1) Voyez plus haut, p. 350 et 353. 

2) I Rois, X, 29 J II Chron. I, 17. 3) II Rois, VII, 6, 



364 J. LIEBLEIN, ETUDE SUR LBS XETAS. 

aller hors de leur patrie porter secours k un allie au risque de 
s'exiler sans espoir de retour s'ils etaient vaincus?" *). 

Ce sont les guerres des Xetas contre Eamses II dans la vallee 
de rOronte dont M. Buchere parle ici. Mais s'il est vrai, 
comme je I'ai developpe plus haut, que Kamses II a regne 
dans le douzieme siecle , et que les Xetas ont ete classes de la 
Palestine et se sont fixes en Syrie presque deux cents ans avant 
ces guerres, les objections de M. Bucliere perdent leur force 
d' argumentation. 

„La serie d'invraisemblances" que M. Bucliere enumere ^) , 
se change en une serie de faits Men probables et bien ordonnes 
et, de plus, en une serie de faits bistoriques. cbronologiques 
et geograpbiques , qui tous concordent pour demontrer que les 
Xetas des Egyptiens et les Hetbeens de la Bible etaient en 
effet identiques. 



1) Paul Buchere dans la Revue archeol. N. S. IX, p. 341. 

2) P. Buchere ibid., p. 345. 



J. LiBBLBIN. 



« 



NUMI CUFICI ALIAQUE 



ORIENTIS MONUMENTA VETERA 



IN FINLANDIA REPERTA 



ADUMBRAVIT 



■V- Ij^^OTJS. 



NUMI CUFICI ALUaUE ORIENTIS MONUMENTA 
VETERA. IN EINLANDIA REPERTA 

AUUMBBAVIT 

V. LAGUS. 



I 



Omittens ea, quae in hoc argumento jam antea passim ex- 
posuerunt Fraehnius, Ledebur, Saveljev, Geitlin et Grigoriev 
qui humanissime Consessui huicce praeest, non attingam nisi 
quae novissimis annis, atque adeo mensibus in Finlandiae terra 
effossa sunt. Quae quo facilius cognoscerentur, apportavi buc, 
ex museis universitatis belsingforsiensis aliquot orientalis artis 
reliquias, adumbrationem meam illustraturas , quas eo consilio 
eaque ratione in duobus armariis vitreis palam proposui, ut 
queant intuentes uno quasi aspectu percipere, cujus generis 
fuerit antiquitus commercium Orientis cum remotissima Europae 
regione. 

I. Primum igitur buc attuli numorum cuficorum aliquantam 
copiam. In quibus tam numero quam praestantia eminent ii, 
qui diversis Alandiae locis debentur. Ilia enim insula, quod 
ad rem numariam Arabum attinet, eandem dignitatem apud 
nos babet atque in regno Sueciae Gotblandia , ob inventos numos 
orientales notissima. Quid, quod in Alandia nuperrime, medio 
mense Junio, in pago Berdtby, pueri ludentes plus octingentos, 
partim integros, partim diffractos vel perforatos, numos arabicos 
prope a soli superficie eruerunt. Tbesauro bocce examinato, 



368 V. LAGTJS, NUMI CUFICI ALIAQUE ORIBNTIB 

elegi numismatum centuriam, quam tabellis ligneis quattuor 
impositam conspicitis in conclavi huicce atrio proxime adjacente. 

Nee vero numi solum isti , ut videtis , per se maxime notabi- 
les sunt, sed capsula quoque, lagena cuprea, in qua reconditi 
jacebant notatu digna. Quare operculum ejus, ornamentis, 
qualia me antea videre non memini, incisum, oculis et judicio 
peritiorum subjeci. 

Ut paucis absolvam, loca Fenniae, ubi omnino numi ejus- 
modi, vel semel vel saepius sunt effossi, haec sunt: Jomala, 
Finstrom, Saltvik, Eura, Aboa, Keso, Pemar, Uskela, Pel- 
kane, Saaksmaki, Haubo, Tuulois, Sysma, Nastola(?), Kexhol- 
mia ad lacum Vuoxen , Kronoborg et Rautus , quae paroecia 
jam in vicinia Petropolis sita est. Eorum nonnuUa exempla 
ulterius duabus tabellis in promptu posui. Ne ipsa quidem 
Lapponia, ut mox videbimus, a mercatura Orientis prorsus 
abborruit. 

Profecti vero sunt numi, quos dixi, ex monetis provinciarum 
et oppidorum: jjM, auJUxj^ , ^L^x^f, &j^jol, Klii, ^^L&^Jo, 

lyu««>, {^jJjjQ<^, 2uiUI) xiJI, (5JI* ^^))^ <Jr***^ ^S^) [j^r*" 

s^Lwwoj, jj.AA.*aj, auo^sL^I, viyfye et ia**/!^ (Arran, Arminia, 

Izbahan, Enderaba, Buchara, Badacbscban, Bazra, Balch, 
Bandscbir, Tiflis, Dscbai, Alcbottel, Darabdscberd , Destuva, 
Dimescbq, Alrafiqa, Alraqqa, Alrai, Zerendscb, Surraq, Ser- 
menra, Samarqand, Suvar, Alscbascb, Paris, Qom, Kerman, 
Kufa, Mabi, Mubammadija, Madinata-lsalam , Merv, Ma^din 
alscbascb, Mijafareqin, Nisabur, Nizibin, Albarunia, Herat 
et Yasitb). 

Equidem valde laetatus sum, quum in hisce numis unum 
non tantum, sicut nonnuUos alios, adbuc ineditum esse intel- 
lexerim, sed prodiisae etiam ex moneta antea incognita. Cujus 



I 



MONTTMENTA VETERA IN FINLANDIA REPERTA. 369 

omen peritissimus harum rerum judex, celeberrimus D. Stic- 
BL *), diebus quos Petropoli una transegimus , fortasse y ^ ^ 
•yjOyS^ t>Li (Chosru Scliadhormuz) legendum esse, mecum con- 
sensit. 

Arabes Hispaniae non videntur ad nos nisi unicum, eumque 
postea diffractum , numulum misisse , in ^jiJjG^t cusum. E 
collectione doctoris Eancken eum mutuatus sum. 

Ex Africa vero, quantum scio, nullum ad oras nostras venit 
numoram exemplar. 

Si quaeritis, quibus temporibus numi cufici, qui in Finlan- 
diam peregrinati sunt, editi sint, debent illi originem spatio 
inter annos bidscbrae 92ini et 399ira (nostrae vero computationis 
710um et lOOSum) interjecto, variisque tunc in Oriente regnan- 
tium familiis: Umajadis, Abbasidis, Idrisidis, Tabiridis, Bu- 
veibidis, Mervanidis, ceteris, imprimis vero Samanidis. 

Probe equidem scio , professorem Aboensem Clevbergium jam 
a. 1755 doctissime numum descripsisse a. bidscbrae 79° Damasci 
signatum, at eum ex Suecia acceperat ad se missum. 

II. Deinde oculis curiosis perlustretis , velim, monile argen- 
teum pulcberrimum , cui, praeter alia ornamenta, sedecim 
partim rarissimi numi affixi etiamnunc sunt, plures antiquitus 
fuerunt. Anno 1855 ex agro in paroecia Haubo protractum, 
sine dubio in Oriente ab Arabe vel Bulgaro artifice confectum 
opus. Quamquam enim numi parvuli quinque ad medium mo- 
nile, posteriore certe tempore , alligati , occidentales sunt , tamen 
reliqui omnes merum Orientem sapiunt. Hi vero, me judice, 
eo magis insignes putandi sunt, quo manifestius demonstrant, 
quern in usum numi ejusdem generis interdum ansulis instructi 
sint, id quod antea probabili tantum conjectura rescivimus. 

III. Addam etiam hoc: sicut in Kossia et Suecia, ita apud 
nos cum numis alias res pretiosas baud raro defossas esse. Ad 



i 



1) Scripsit ille postea de hac moneta nonnulla in Zeitschr. d. D. Morgenl. Ge- 
sellsch. T. XXXI, p. 530 sq. (Lipsiae 1877). 



870 V. LAGUS, NUMI CUFICI ALIAQ. ORIENT. MONUM. VET. IN FINL. REP. 

quod ostendendum aptissima mihi videntur documenta haecce: 
filum argenteum convolutum satis longum, armilla ex argento 
torto fibulaeque argenteae pars dimidia, quae omnia una cum 
multis numis, anglosaxonicis , germanicis, cuficis, in paroecia 
Sysm^ a. 1870 aratrum rustici liumo detraxit. 

IV. Denique , ne patientia Vestra abutar , significasse sufficiat , 
ultimum etiam Boreae tractum commercii orientalis quodammodo 
fuisse participem. Testis est libra vel statera parva, una cum 
aliis rebus, numis etiam, in Lapponiae paroecia Kuolajarvi in- 
terra detecta. Similes quum in aliis Europae partibus in lucem 
prolatae sint, banc tamen, non solum propter locum ubilatuit, 
sed ideo quoque praeter ceteras memoratu dignam puto, quod 
et lances et pondera duodecim habet Integra adeo, ut ad pen- 
dendum etiamnunc adbiberi possint. Ex ipsa ejus exiguitate 
coUigimus, veteres ea ad res majoris pretii, aureas vel argen- 
teas, examinandas fuisse usos. Consentiunt vero docti, etlibram 
nostram , quam diligentissime descripsit professor helsingforsiensis 
Hallstr6m, et alias consimiles, in Suecia et Livonia repertas, 
ex fabrica orientali prodiisse. 



Facile concedetis, spero, satis me multa in maxima dicendi 
brevitate attulisse, e quibus vetusta negotiorum celebritas inter 
populos Orientis et Fenniae appareat. Quae licet minime mu- 
tuis illorum ad hos vel horum ad illos itineribus, sed potius 
Bulgaris volgensibus et gentibus fennicae stirpis in Kossia habi- 
tantibus adscribenda sit, remanserunt tamen ejus in litteris 
quoque Arabum vestigia. Etenim ex mercatura explicari debet , 
quae usque ad geograpbos Arabes venit/ nostrarum regionum 
notitia , manca ilia quidem , sed tamen non spernenda. E quibuB 
auctoribus, si Idrisium, fontibus alius generis usum, et eos, qui 
bunc sequuntur, excipimus, plurimi profecto de nostris oris et 
gentibus non narrarunt, nisi quae populis, quos dixi, interce- 
dentibus compererant. 



EINIGE NACHRICHTEN 



DEB ALTEN 



GRIECHISCHEN UND ROMISCHEN SCHRIFTSTELLER 



USER DIE 



Skythen, Sarmaten, Kimmerier, Perser 
und andere Volker 



VON 



ERISrST BOlSnNTEi:.!^. 



EINIGE NACHRICHTEN 

DER ALTEN 

GRIECHISCHEN UND ROMISCHEN SCHRIFTSTELLER 

liBKR DIE 

SKYTHEN, SARMATEN, KIMMERIER, PERSER 
UND ANDERE VOLKER 

VON 

ERNST BONNELL. 



Zeuss und Miillenhoff haben bewiesen, dass die pontischen 
Sky then und Sarmaten persischen Stammes waren, und (Miil- 
lenhoff), dass ibre Spracben, obgleicb zwei Dialecte, doch we- 
sentlicb iibereinstimmend bleiben, „wo sie dem Iranischen im 
engern Sinne gegeniibertreten und sich naber an das Armeni- 
8cbe und Ossetiscbe oder aucb die Urspracbe anscbliessen." — 
Wenn demnacb die Hypotbesen, dass die europaiscben Sky then 
Mongolen oder Tiirken oder Finnen gewesen seien, immermebr 
Anhanger verloren baben oder nocb verlieren miissen , so konnen 
doch wohl nocb die Hypotbesen festgebalten werden, dass so- 
wohl die Skytben-Sarmaten , als die Geten-Daker Miscbvolker 
oder Yolkerverbindungen aus galatiscb(-gotbiscb)-germaniscben 
und aus litauiscb-slawiscben Elementen gewesen sind; nament- 
lich mochte ich die Conjectur aussprecben , dass die (zu Herodots 
Zeit nocb berrscbenden) sogenannten Koniglicben Sky then ger- 
maniscben Stammes waren. Von solcben Voraussetzungen aus 



374 EINIGB NACHRICHTEN UBER DIB 

soUen im Nachfolgenden einige Nachrichten der alten griecliisclien 
und romischen Schriftsteller , besonders Herodots, mitgetheilt 
werden, welche die Yerhaltnisse der Skythen zu einigen orien- 
talischen Volkern betreffen *). Diese Nacbrichten sind zwarniclit 
unbekannt, aber es haftet an ibnen noch manches Dunkel, auf 
das wenigstens hingewiesen sein moge, wenn es auch nicht 
aufgebellt werden kann. Zugleich will icb mit meinen Mit- 
theilungen der Behauptung Miillenboffs , dass Herodot ,,in geogra- 
pbisoben und geschicbtlichen Dingen sicb arge NacJddssigJceiten 
zu Scbulden kommen liess,'* entgegentreten; denn bei den von 
Herodot iiber Skytbien gegebenen Nacbricbten kommen nur 
einige Irrtbiimer vor, die entweder auf unzuverlassige Quellen 
zuriickzufubren oder aus falscben Combinationen zu erklaren 
sind , z. B. in der Erzablung von dem Kriegszuge des Perserkonigs 
Dareios gegen die Skytben. Diese wenigen irrtbiimlicben Nacb- 
ricbten werden aber durcb viele bocbst wicbtige iiberwogen , von 
denen icb (ausser einigen weiter unten folgenden) bier zunacbst 
diese vier anfiibre: 1) die pontiscben Skytben und die bei ibnen 
angesiedelten Griecben trieben einen lebbaften Handel bis nach 
dem Innern Asiens bin; 2) an dem dortigen Handelsorte war 
eine mongoliscbe Priesterkaste ansassig (deren Lebensweise der 
buddbistiscben abnlicb war) ; 3) im Norden von Gebirgen und von 
einer Goldregion (Sibiriens) wobnten Menscben, die ein balbes Jabr 
Nacbt batten ; 4) das Kaspiscbe Meer wird scbon ein Binnenmeer 
genannt (was erst 6 Jabrbunderte spater Ptolemaos bestatigte). 



1) Das Resume des unter obigem Titel verfassten Aufsatzes wurde von iniram25. 
August 1876 in der Sitzung des Internationalen Orientalischen Congresses zu St. Pe- 
tersburg vorgetragen. Ueber diesen Vortrag ist in der //Russischen Revue" desselben 
Jahres Heft 10 S. 334 ein falscher Bericbt gedruckt worden, namlich dass icb den 
Kampf des aegyptischen Kcinigs Ramses II gegen die Cheta //auf einen Einfall der 
Scythen in Syrien, von welchem die klassischen Schriftsteller bericbten, bezieben 
mochte." Aber icb babe die verschiedenen Zeiten beider Facta durcb Zablen genau 
bezeicbnet. (s. Bulletin p. 87: Ramses II qui regnait de 1392 — 1326 avant J. C. und 
p. 88: les Rosch. vers 600 avant J. C). Uebrigens traute icb dem gesammten zuboren- 
den Publicum so viele historiscbe Kenntnisse zu, dass es sogleich bei den Namen 
Sesostris und Psammetich' an weit von einander getrennte Zeiten denken wiirdej und 
nun traut mir einer dieser Zuhorer das Gegentheil zu! 



SKYTHEN, SAKMATBN, KIMMBRIBR, ETC. 375 

I. 

Die erste Nachricht Herodots, die hier besprochen werden 
soil, kann man die erste historische iiber die Sky then nennen; 
es ist namlich die in Lib. II c. 103 — 105 (cf. c. 110) mitge- 
theilte, dass nach der Erzahlung der iigyptischen Priester der 
Konig :Z6(rco<TTpig von Aegypten , nachdem er durch das Festland 
(Vorder-)Asiens bis nach Europa gezogen war, die Skythen und 
Thraker unterwarf; und dass auf der Eiickkehr von diesem 
Feldzuge ein Theil seines Heeres am Phasis-Fluss entweder zur 
Ansiedlung zuriickgelassen wurde oder aus eignem Willen zu- 
riickblieb; zugleich fiihrt Herodot Griinde dafiir an, warum 
man die Kolcher fur Aegypter zu halten habe. 

Man konnte in dieser Erzahlung eine Uebertreibung finden; 
citiren wir also zur bessern Beurtheilung derselben die Stelle 
des Tacitus Ann. t. II v. 60, in der von der Reise des Ger- 
manicus in Aegypten Folgendes erzahlt wird : „Mox visit vete- 
rum Thebarum magna vestigia. Et manebant structis molibus 
litterae Aegyptiae, priorem opulentiam complexae: jussusque 
e senioribus sacerdotum patrium sermonem interpretari , refere- 
bat, habitasse quondam septingenta millia aetate militari : atque 
80 cum exercitu Be^em Rhamsen Libya ^ Aetkiopia, Medisque 
et Persis et Bactriano ac Scytha potitum; quaaque terras Syri Ar- 
meniique et contigui Cappadoces colunt , inde Bithynum hinc Lycium 
ad mare imperio tenuisse. Legebantur et indicta gentibus tributa 
etc." Hier wird also durch ein urkundliches Zeugniss der 
Bericht Herodots bestatigt, dass ein aegyptischer Konig die 
Volker Vorder-Asiens und auch die Skythen unterworfen habe. 
Wer aber war dieser Konig Rhamses (Sesostris)? — Man ist 
jetzt (wenn nicht einstimmig, doch wohl iiberwiegend) der An- 
sicht, dass derselbe kein andrer sein konne als Ramses II 
(Ramessu) Miamu^, was auch schon Josephus gesagt hat. Die 
Regierungszeit dieses Konigs setzt Brugsch in seiner ersten 
deutschen Ausgabe der „Geschichte Aegyptens unter den Pha- 



376 EINIGB NACHRICHTEN iiBER DIB 

raonen. Leipz. 1877". S. 478 urn das J. 1333 vor Christo. 
Mit dieser Zeitbestimmung harmonirt die skytMsclie Stammsage, 
welche den Stammvater der Sky then kurz vor dem J. 1500 
vor Chr. leben lasst. 

Unter den asiatischen Volkern, mit welchen die aegyptischen 
Konige seit dem Jahre 1700 vor Chr. kampiten, treten beson- 
ders die Eutenu und Cheta oder Chita hervor. Die Letztern 
halt man entweder fur die Chethiter oder fur die Kittim der 
heiligen Schrift; sie waren ein machtiges Volk in den nord- 
lichsten Theilen Syriens, das um das J. 1400 vor Chr. alle 
umwohnenden Yolker beherrschte. Auch Eamses II kampfte 
im fiinften Jahre seiner Eegierung mit diesem Volke in einer 
grossen Schlacht bei Kadesch, welche zwei Jahre spater der 
Tempelschreiber Pentaur in einem grossen Heldengedichte feierte. 
Dies Gedicht und den im einundzwanzigsten Jahre des Konigs 
mit dem Chetafiirsten geschlossenen Friedens- und Bundes-Yertrag 
hat Brugsch zuerst voUstandig in deutscher Uebersetzung mit- 
getheilt. In dem Gedicht werden als Bundesgenossen oder Un- 
tergebene des Chitafiirsten genannt: „Die Konige und Volker 
von Aradus, von Chilibu (Haleb) vom Stromlande Naharain (Meso- 
potamien), von Leka (den Lygiem, welche asiatische Volker- 
schaft Herodot VII, 72 neben den Matienem und Mariandynem 
nennt), von Dardani oder Dandani (den Dardanern in Kurdistan , 
vgl. Herodot I, 189), von Masu (den Bewohnern des Gebirges 
Masius an der Grenze Armeniens) etc., alles Yolker von den 
aussersten Enden des Meeres bis zum Lande von Chita hin." 
Alle diese Volker wurden von den Aegyptern als besiegte, also 
au3h als unterworfene angesehen. Zu ihnen kann man noch 
diejenigen rechnen, welche zur Zeit von des Eamses II Vater 
Mineptah I Seti I (Sethos) besiegt waren, namlich ausser den 
Eutenu (den Bewohnern Kanaans und Palaestinas) z. B. Asebi 
(die Insel Cypern) und Aguptha (das Land Kappadocien). Also 
auch diese in neuester Zeit iibersetzten aegyptischen Denkschriften 
bestatigen den Inhalt der bei Tacitus iibersetzten, dass die 





SKYTHEN, SARMATEN, KIMMERIER, ETC. 377 

^jrpter dem Konige Ramses II die Unterwerfung aller Lander 
Kleinasiens, Palastinas, Syriens, Mesopotamiens, Armeniens bis 
Phasis und Kaukasus Mn zuschrieben ; also giebt es keinen 
d, an der aegyptiscben Erzahlung zu zweifeln, dass ein 

gyptiscbes Heer iiber den Pbasis gezogen sei. 

Aber es bleibt noch die Frage zu beantworten, ob die Cbeta 

miten sind? Lautb, der in der Allgemeinen Zeitung, Jabr- 
g 1870, N° 271, 272, 283 und 284, den Kriegsbericbt 
Pentaurs und den Friedensvertrag besprochen bat, aussert sicb 
dabin, dass er in der Darstellung des Cbetafiirsten unmoglicb 
irgend einen semitiscben Zug an ibm entdecken konne. Auch 
Brugscb gebt auf diese Frage ein. Zwar will er sie nicbt ent- 
scbeiden; aber auf S. 451 seines deutscben Gescbicbtswerkes 
sagt er von den Cbeta, dass es sebr gewagt sei, dies ritterlicbe 
Volk den Kanaanitern zuzuzablen, und S. 452 fiibrt er seebs 
cbetitiscbe Namen an mit der Bemerkung, dass ibnen „kein 
semitiscbes , wenigstens kein rein semitiscbes Geprage aufge- 
driickt ist;" scbliesslicb meint er, dass in der auf S. 453 — 455 
naob Mariette gegebnen Liste von Stadten „insoweit sie nicbt 
nacbweisbar semitiscben Ursprungs seien, zugleicb der Scbliissel 
zur Spracbe steckt." — Nocb bemerke icb von dem Namen der 
(Retennu oder) Rutennu, dass er auffallend anklingt an „Ruteni," 
ein von Caesar (B. G. I, 45 und VII, 7 u. 75) genanntes 
galliscbes Volk, aucb an den lateiniscben Namen der Russen 
und Reussen. 

Die am Pbasis zuriickgebliebenen aegyptiscben Krieger (die 
Kolcber) werden, wie Tucb in seinem Commentar zur Genesis 
(2te Aufl. von 1871 S. 193) sagt, von Bocbart und denmeisten 
Neuem fiir die Caslucbim des Volker-Katalogs der Genesis c. X 
gehalten , und Tucb stimmt dem bei. Sie stammten wobl nicbt 
aus dem eigentlicben Aegypten, sondern, wie Knobel meint, 
aus der Landscbaft Cassiotis im N.O. Aegyptens, wo einst die 
Pbilister wobnten. Aber vielleicbt waren die Kolcber nicbt 
ungemiscbte Semiten; die neuen semitiscben Ansiedler fanden 

30 



378 BINIGB NACHRICHTBN liBER DIE 

am Phasis wohl schon eine arische (den Armeniern verwandte?) 
Bevolkerung vor. 

Wenn man nach Herodots Erzahlung annelimen will, dassder 
aegyptisclie Konig die Skythen an der Nordkiiste des scliwarzen 
Meeres und die Thraker an der Westkiiste unterworfen habe, 
so kann man dies fiir moglich halten, well die Aegypter da- 
mals schon eine eigne Flotte hatten oder sich der der Phoniker 
bedienen konnten. Aber es ist aucb zulassig, die beiden unter- 
worfenen Volker an der Ostseite des Pontos Euxeinos im Gebiete 
des Kaukasos zu suchen. Nach den Vorstellungen einiger Alten 
war der Phasis der Grenzfluss zwischen Asien und Europa,und 
wurden die Volker am Siidfusse des Kaukasos auch als skythi- 
,sche bezeichnet. Als ost-pontische Thraker konnen in spaterer 
Zeit die Sinder und Adorser gelten, entsprechend den Zhrisg 
oder S/vTo/ und den 'O'^putrai oder Odrusae im Westen des Pon- 
tos; aber es ist wohl besser, die Thraker der altem Zeit in den 
Kimmeriern zu finden, welche an dem nach ihnen benannten | 
Bosporos wohnten. Die Kimmerier und Sky then sind die Gomer ' 
und Magog der Volkertafel der Genesis; der zweite Name mag , 
vom Hochlande, vielleicht vom Kaukasos selbst ausgehen (ma ; 
wohl maha=gross, Gog— Berg, wie noch bei den Osseten choch= | 
Bergriicken, cf. Tuch a. a. 0. S. 160 u. 164). Da in der Vol- 
kertafel die Gomer den Magog vorangestellt sind, so galten 
sie den Hebraern fiir das altere Volk, wie sie ja auch friiher 
als die Skythen die pontischen Lander bewohnten. Nun sagt 
aber die Stammsage der pontischen Griechen , dass Herakles i 
mit der Echidna drei Sohne Agathyrsos , Gelonos und Skythes 
erzeugte , von denen die beiden erstern vor dem jiingsten als ; 
dem starksten aus dem Lande weichen mussten. Die Agathyrsen 
also , die (spater) Siebenbiirgen bewohnten , konnte man mit I 
den Kimmeriern identificiren , die dorthin ihre Zuflucht genommen 
hatten; wofiir auch spricht, dass sie thrakische Sitten hatten. 
Der zweite Bestandtheil des Wortes 'Ay^Sypo-^/ weist vielleicht j 
auf die Tvpo-i^voi hin, und in diesen findet Tuch (a. a. 0. S. 170,j 



SKYTBEN, SARMATBN, KIMMERIER, ETC. 379 

71) die Tiras der Volkertafel wieder, welche man bisher mit 

_^Josephus u. A. fiir Thraker erklart hatte. Die Tyrsener werden 

I^Bfewohnlich zu den Pelasgern gerechnet, welch e nach Herod. 

I^VII, 35 und Strabo V p. 221 fiir identiscb mit den Aeoliern 

l^»elten ; Aeolier konnten also die Gelonen , d. b. diejenigen alten 

^^^riechen gewesen sein, die aus den pontiscben Kiistenstadten 

vertrieben wurden und sicb im Lande der Budinen ansiedelten. 

I^BTon den Tyrsenern aber heisst es, dass sie wie die Pboeniker 

I^Lich iiber weite Gebiete zerstreuten , niitzlicbe Erfindungen mach- 

l^ften, aber anch Seerauberei trieben. Herodot I, 94 bezeicbnet 

^^ie als einen Bestandtbeil der Lyder und bericbtet von ibrer 

Auswanderung aus Lydien zu den Ombrikern im nordlichen 

Gebiet des adriatiscben Meeres. Nocb weiter nacb "Westen tuliicn 

die Bebauptungen Maack's , dass die Etrusker ein Miscbvoli£ aus 

den Agatbyrsen und Tyrrbenern seien, und dass sicb die Spracbe 

der Etrusker aus dem Iriscben erklaren lasse. — Lassen wir 

aber einige der oben ausgesprocbenen Bebauptungen als nocb 

unentscbieden auf sicb beruben, und balten wir nur daran fest, 

dass Herodots Erzahlung von Sesostris und von den Kolcbern 

nichts Unwabrscbeinlicbes an sicb hat. 



II. 



Unmittelbar nacb den beiden Stammsagen der Skythen und 
der pontiscben Griecben bericbtet Herodot in 1. IV c. 11, 12 
weiter, er stimme am meisten einer andern Sage bei, namlich 
der, dass die nomadiscben Skythen, von den Massageteri liber 
den Araxes-Fluss gedrangt, gegen die Kimmerier zogen, und 
dass sie bei der Verfolgung der vor ihnen fliehenden Kimme- 
rier in Medien einfielen. Die Facta, die diesem Einfalle folg- 
ten, erzahlt Horodot in 1. I c. 103—106, namlich, dass die 
Skythen den Mederkonig Kyaxares besiegten und dann gegen 



380 EINI6E NACHRICHTEN ixBER DIE 

Aegypten zogen, aber, als sie in Palastina waren, sicli durch 
die Bitten und Greschenke des Konigs Psammetich von Aegypten 
bewegen liessen vom weitern Vordringen abzusteben, und ferner 
nocb, dass sie 28 Jabre iiber Asien berrscbten. 

Bei diesen beiden Mittbeilungen Herodots und bei andern 
damit im Zusammenbange stebenden drangen sicb eine Menge 
scbwer zu beantwortender Fragen auf; icb will aber bier auf 
dieselben nicbt naber eingeben, sondern nur Folgendes bemer- 
ken: Unter dem Fluss Araxes, iiber den die von den Massa- 
geten bedrangten Skytben zogen, kann nur die Wolga verstan- 
den sein ; die Skytben bemacbtigten sicb der pontiscben Steppen 
wobl nicbt sogleicb in kurzer Zeit, sondern sie verdrangten 
Oder unterwarfen die nomadiscben oder ansassigen Kimmerier 
erst allmablicb; ein Tbeil der Kimmerier wird nacb Westen ge- 
zogen sein ; ein andrer Tbeil derselben , der auf beiden Seiten des 
kimmeriscben Bosporos wobnte, fliicbtete im siebenten Jabrbunderte 
vor Cbr. nacb Klein- Asien; unmittelbar darauf fielen die Sky- 
tben in Medien ein; die Zeit dieses Einfalls muss zwiscben den 
Eegierungsantritt des Kyaxares und das Todesjabr Psammeticbs, 
d. b. vor d. J. 612 vor Cbr. fallen; der Skytbenberrscbaft in 
Asien mocbte Duncker nur eine Dauer von 15 Jabren geben, 
d. b. vom Jabre 633 bis zum Jabre 618 -vor Cbr. 

Am wicbtigsten aber scbeint es mir bier darauf binzuweisen , 
dass dieser Kriegszug der Skytben nacb Palastina den bistori- 
scben Ausgangs- oder Ankniipfungspunkt fiir die Weissagung 
des Propbeten Ezecbiel, in c. 38 und c. 39, von Gog bildet. 
Ezecbiel propbezeit namlicb , dass Gog im Lande Magog , der 
Fiirst von Koscb, Mescbecb und Tbubal einen Kriegszug unter- 
nebmen und dass sicb an denselben aucb die Paras, Cuscb und 
Pbut, Gomer und alle seine Scbaaren und das Haus Tbogarma 
vom aussersten Norden anscbliessen werden. Die genannten 
Volkemamen kommen fast alle in der Yolkertafel der Genesis 
c. 10 vor. Aber- um sicberer feststellen zu konnen, welcbe 
Volker durcb diese Namen bezeicbnet werden, scbeint es mir 



SKYTHBN, SARMATEN, KIMMERIER, ETC. 381 

icM passend die Prophezeiung so aufzufassen wie Keil, der 
[auf Seite 526 (am Schlusse) seines Commentars sagt, dass 
m den Sdumen des ErdJcreisses woJinenden Heideri' diesen 
^Kampf „gegen das Eeicli Gottes unternehmen wiirden," sondern 
vielmehr an eben dieselben einander benachbarten (wilden) Vol- 
ker Yorder-Asiens zu denken, von denen der Prophet gehort 
hatte, dass sie an dem Zuge der Skytben bis nacb Palaestina 
wirklich Theil genommen; er sagt ja auch wiederholt, dass 
Gog von Norden kommen werde. Dass er aus der Volkertafel 
die Madai oder Meder wegliess und statt ihrer die Paras oder 
Peraer setzte, mochte ich aus dem Grunde erklaren, weil er 
nicht jenes gebildete Volk so wie die roben und raubsiicbtigen 
Nomaden- und Gebirgsvolker vom Zorne Gottes bedroht scbil- 
dern wollte. Von Magog nun und von dem daraus erdicbteten 
Personnamen Gog und aucb von Gomer ist oben scb.on die 
Kede gewesen. Die Mescbecb und Tbubal (Mesech und Tubal) 
sind obne Zweifel die von den griecbischen Scbriftstellern oft 
zusammengenannten MoV^o/ und Ti^xp^voij nacb Kawlinson die 
Misek und Tubal der Assyriscben Denkmaler; Spiegel sagt in 
seiner „Eraniscben Altbertbumskunde" Bd. I S. 413, dass den 
Namen „Meskb die Gegend am obern Kur bei Akhalzikb zu 
jeder Zeit fiibrte." Die Cusch und Phut, obne Zweifel die 
Kus'iya und Putiya der persiscben Keilinscbriften , bait Keil 
fur die „ Aetbiopier und Libyer ," und aucb Tucb , Brugscb , 
Justi, Oppert u. A. versetzen sie nacb Arabien oder Africa; 
aber wie es mir scbeint, konnen sie in Ezecbiels Weissagung 
auf eine passendere Weise erklart werden, namlicb Cusch mit 
Lassen, Kawlinson, Kern, Mordtmann, Kossowicz durch die 
Ko^^Touoi, und Phut mit Kern durch Pontus im engern Sinne, 
d. h. das zwischen Armenien und Bithynien gelegene Land; 
einen Beweis fiir diese Auffassung finde ich darin, dass die in 
den persiscben Keilinscbriften zugleich mit Jenen Kus'iya und 
Putiya genannten Karka, welche Oppert und Justi fiir Kar- 
thago, Kern und Kossowicz fiir die alten Kolcher, Spiegel fiir 



382 EINIGE NACHRICHTEN liBBR DIE 

die Kerketen oder Kolchier oder Tscherkessen halten, unzwei- 
felhaft mit den Kccpxoi identisch sind, einem Volk in Zagros- 
Gebirge, wo sie Polybios (1. V c. 44) zugleicli mit den Koc- 
(TixToi nennt. Thogarma ist nach Tucli, Keil und fast alien 
Erklarern Armenien. In Betreff des Wortes „Koscli" sind jetzt 
wohl die meisten Gelehrten darin einverstanden, dass esindieser 
Stelle nicht „Haupt/* sondern ein Folk bezeiclinet. Die Wohn- 
sitze dieser Rosch werden sich am armenisclien Araxes befunden 
haben, dessen friiherer Name Rosch gewesen sein soil. Uebri- 
gens erinnert Roscb als Volk sogleich an die gleichnamigen 
'Pw^ der Byzantiner, mit welcben man sie auch schon langst 
identificirt hat. Ich aber mochte die Hypothese aufstellen, 
dass die Russen, welche im neunten Jahrhundert aus Skandi- 
navien zur Herrschaft iiber die Slawen von Nowgorod bemfen 
wurden, und ferner die Rhos, welche die Annales Bertiniani 
beim J. 839 p. Ch. nennen, einem und demselben Volke an- 
gehoren wie Ezechiels Rosch gegen das Ende des siebenten 
Jahrhunderts vor Chr. Die Koniglichen Skythen konnen in 
der Zeit, als sie iiber Vorderasien herrschten, am armenischen 
Araxes ihren Hauptsitz gehabt haben; spater, zu Herodots Zeit, 
wohnten sie am Tanais. An denselben Flusse wohnten vom 
Anfange des ersten Jahrhunderts vor Chr. bis zur Zeit der 
Volkerwanderung die Roxalanen, die man fur ein Mischvolk 
aus den Rhos und Alanen halt. Dieselben Roxalanen, die also 
raumlich und zeitlich ein Mittelglied zwischen den Rosch und 
den Russen des neunten Jahrhunderts bilden, sind als bastar- 
nisches Volk, nach den Angaben von Strabo, Plinius und Taci- 
tus zum Theil fiir Germanen zu halten, und wenn dies zuge- 
geben wird , ist es wohl nicht zu kiihn , in den Rosch oder 
'Pw^ oder Russen einen gotUschen Stamm zu vermuthen , obgleich 
der Name „Russen^' spater allein bei einem slawischen Volke 
verblieb. 



(: 

i 



SKYTHBN, SARMATEN, KIMMBRIER, ETC. 383 

m. 

Es ist schon von Zeuss nachgewiesen worden, dass der 
Gotterglaube der Skythen mit dem der Meder und Perser iiber- 
instimmt. Indem dies hier noch einmal liervorgelioben wird, 
ollen auch einige Andeutungen darauf bin gegeben werden, 
dass der Gotterglaube und die Sitten der Germanen in mebr- 
facher Weise denen der Skytben glicben. Herodot giebt die 
Sitten der Skytben, in lib. IV c. 59—80, 114—117 im Zu- 
sammenbange kurz so an : c. 59 : Die Skytben verebren als 
Gotter nur folgende : Die 'Iot/j; am meisten, daneben Zsuq 
und T^ , indem sie meinen , dass Ti? des Zsvg Gemablinn ist , 
nacb diesen aber "'AiriKKoov und Oupoivli} ^Acppd^'iTv] und 'HpxK^ijg 
und "Apiig ; an diese glauben alle Skytben , die Koniglicben Sky- 
then aber opfern aucb dem Uoasi'^uv. Die skytbiscben Namen 
der fiinf ersten Gottbeiten und der. acbten sind: Taij^iri , Uix- 
TTtxJog , 'Att/aj , Ohoa-vpog , ''ApTi^jLTrx^oc , ®ciizifAX(TJc^xg, Aber Ab- 
bildungen anzufertigen und Altare und Tempel sind sie nicbt 
gewobnt, ausser fiir Ares. c. 60. 61. bescbreiben, wie die 
Opfertbiere, meistens Pferde, geopfert werden. c. 62 Bescbrei- 
bung, wie man die Kriegsgefangenen dem Ares opfert, dessen 
Abbildung ein Scbwert ist. c. 63. Zu den Opfern nimmt man 
nicbt Schweine , die man iiberbaupt im Lande nicbt zieben will. 
c. 64. Von dem ersten Feinde, den ein Skytbe erlegt bat, 
trinkt er das Blut, die Kopfe der erscblagenen Feinde bringt 
er dem Konige, die Kopfbaute gerbt er. c. 65. Die Scbadel 
der verhasstesten Feinde benutzt er als Trinkscbalen. c. C)6. 
Einmal in jedem Jabre veranstaltet der Nomarcb in seinem 
Nomos ein Trinkgelage derjenigen, welcbe Feinde getodtet ba- 
ben. c. 114 — 117. Die Weiber der Sauromaten werfen Pfeile 
und Wurfspiesse und reiten und bescbaftigen sicb mit der Jagd 
und zieben in den Krieg und tragen dieselbe Kleidung mit den 
Mannern. Keine Jungfrau beirathet eber, als bis sie einen Mann 
Yon den Feinden erlegt hat. c. 67. Es giebt viele Wahrsager 



384 EINIGE MACHRICHTEN liBEK DIB 

der Skythen, die aus Weidenrutlien wahrsagen. c. 68. Bei 
einer (schweren) Krankheit des Konigs werden die angesehen- 
sten Wahrsager befragt, und diese pflegen die Krankheit des 
Konigs davon herzuleiten , dass ein Burger bei den Hausgot- 
tern des Konigs falsch geschworen habe. c. 69. Wenn bei der 
weiterfortgesetzten Untersucbung Wabrsager fiir liigenbaft er- 
klart werden, werden sie auf einem mit Eeisig bepackten Wa- 
gen verbrannt. c. 70. Eidlicbe Vertrage mit Andem scblies- 
Ben die Skytben so: In einen grossen irdenen Becber giessen sie 
Wein und miscben dazu das Blut der den Vertrag Scbliesenden ; 
dann taucben sie in den Becber das Scbwert, die Pfeile, die 
Streitaxt und den Wurfspieas; darauf beten sie viel, und dann 
trinken von dem Gemiscb sowobl diejenigen welcbe den Eid 
leisten als aucb die Angesebensten von dem Gefolge. c. 71. 
Die Leicbname der Konige werden einbalsamirt , dann zu 
alien Volkern umbergefabren , die sie beberrscben, und die Ge- 
leitenden verwunden sicb Gesicbt und Arme; mit ins Grab wer- 
den die Waffen gelegt, aucb eins der Kebsweiber, der Mund- 
scbenk, der Kocb, der Pferdediener, der Leibdiener und der 
Bote, nacbdem sie erwiirgt sind; aucb Pferde und Erstlinge 
von AUem und goldne Scbalen; den Grabbiigel werfen sie so 
bocb wie moglich auf. c. 72. Nacb Ablauf eines Jabres wer- 
den nocb fdnfzig der besten Diener, lauter eingeborne Skytben, 
nacbdem sie erwiirgt und ausgestopft sind, auf fiinfzig ausge- 
stopften Pferden um den Grabbiigel aufgestellt. c. 73. Die 
Leicben von Privatpersonen werden 40 Tage lang umbergefab- 
ren. c. 73 — 76. Nacb dem Begrabniss reinigen sicb die Sky^ 
tben durcb Scbwitzbader , bei denen man Dampf erzeugt, indem 
man Hanfsamen auf gliibende Steine wirft. c. 76 — 80. Als Be- 
weis dafiir, wie verbasst den Skytben die Befolgung fremder 
Sitten ist, dient das Scbicksal des Anacbarsis und das der 
Skyles. Der Erstere wurde von seinem Bruder, dem Konige 
der Skytben, Saulios getodtet, weil er nacb seiner Kiickkebr 
aus Griecbenland der Gotter-Mutter von Kyzikos eine nacbtliche 




f 



SKYTHEN, SAMARATEN, KIMMERIER, ETC. 385 

Dankfeier veranstaltete ; und der Konig Skyles wurde abgesetzt 
und von seinem Bruder, dem zu seinem Nachfolger erwahlten 
onige, Oktamasadas getodtet, well er sich in der Stadt Olbia 
ie Weihen des Aiovv(rog B^xxsTog hatte ertheilen lassen. 

Diese letzten Thatsachen berechtigen zu der Vermuthung, 
dass die Skythen eine festbestimmte Gotterlehre batten, dass 
der Priesterstand das Eindringen auslandiscber Meinungen zu 
verbindern sucbte, und dass an der Spitze desselben wabrscbein- 
licb der Konig (eigentlich der Oberkonig) als Oberpriester stand. 
Femer wird durcb die Bemerkung, dass die Koniglicben Sky- 
tben den Poseidon noch als ibren besondern Gott verehrten, 
eine gewisse Verscbiedenbeit der Koniglicben Skytben von den 
andern Skytben bestatigt. 

Ueber die Sitten der Perser, die wie scbon gesagt, mit denen 
der Skytben ubereinstimmten , bericbtet Herodot selbst in lib. 
I c. 131 sq. Folgendes: Bildwerke und Tempel und Altare zu 
erricbten ist nicbt Sitte, sondern sie legen es bei denen, die 
es tbun, als Tborbeit aus; denn wie mir scbeint meinen sie, 
dass die Gotter nicbt von menscblicber Gestalt sind, im Ge- 
gensatze zu den Griecben. Es ist aber iAre Sitte, dem Zeus 
auf den Gipfeln der Berge Opfer darzubringen , indem sie den 
ganzen Himmelsraum Zeus nennen, ferner opfern sie dem 
"HMog und der "LsXvivv} und der Vvi und dem Feuer und dem 
Wasser und den Winden. Diesen nun opfern sie allein von 
alter Zeit ber. Mit Herodot stimmen aucb andre von den 
alten Scbriftstellern iiberein; z. B. Xenopbon sagt, dass Kyros 
der 'Eo-t/^ TraTpux, dem Zsvg TOiTpooog ^ der Erde, der Sonne 
und andern Gottern opferte; und Strabo giebt in lib. XV v. 3 
§ 13 jene Stelle Herodots fast wortlicb wieder, nur mit Verbes- 
serung eines Feblers, indem er des Sonnengottes Mitbras statt 
der von Herodot Mitra genannten scbwesterlicben Gottinn ge- 
denkt. Sowobl die skytbiscben als die persicben Gottbeiten 
baben wir, insofern sie von alter Zeit ber verebrt wurden, 
als elementare Naturmacbte aufzufassen. Die von den Skytben 



U 



386 EINIGB NACHRICHTEN ilBER DIE 

am meisten verehrte Gottheitt Tahiti stellt die zugleich erleuch- 
tende und erwarmende Naturkraft dar, also das Feuer. Papaos 
driickt den Begriflf „Vater" aus; er ist also als Himmel der die 
Erde befruclitende Goti. Apia entspricht mit diesem Namen 
der alten italischen Gottinn Opis oder Upis, welclie aucli die 
Urde war. Thamimasadas ist das Meer (d. h. zunachst der 
Pontos Euxeinos) entweder fiir sieli allein oder mit dem In- 
begriff aller Gewasser des Festlandes. Oetosyros und Artimpasa 
sind die Sonne und der Mond. Ares wird in der persischen 
Gotterlehre nicht genannt, er wird aber den Persern in der 
iiltesten Zeit nicht fremd gewesen sein, da er, wie Straho in 
Lib. XV c. 2 § 14 sagt, als alleiniger Gott von den kriegeri- 
schen Einwobnern yon Karmania verehrt wurde, welcbe nacb 
dem Zeugniss des Nearcbos in der Spracbe und in den meisten 
Sitten den Medern und Persern abnlicb waren; wir baben uns 
also Ares im persiscben Zeus-Mitbras mitinbegriffen zu denken, 
wie in dem von den kriegeriscben Massageten allein verebrten 
"HMog. Aucb in Skytbien wird Ares weniger von der ackerbau- 
treibenden (unterworfenen) Bevolkerung als von den freien waf- 
fentragenden Skytben verebrt worden sein. Die Verebrung des 
Herakles entlehnten die Skytben wobl von den Griecben. 

Sucben wir nun nocb in wenigen Worten nacbzuweisen , dass 
der Gotterglaube und die Sitten der Germanen in vielfacber 
Weise denen der Skytben glicben. In Betreff des erstern kann 
zuerst angefiibrt werden, was Caesar b. g. lib. VI c. 21. sagt, 
niimlicb dass die Germanen allein diejenigen unter die Gotter 
zablen, die sie seben und die ibnen Nutzen gewabren: Sol und 
Vulcanus und Luna; diese drei Gottbeiten also kann man mit 
den skytbiscben Oetosyros, Tahiti und Artimpasa zusammen- 
stellen. Ausfiibrlicber und mit tieferer Auffassung bericbtet 
Tacitus in der Germania, c. 9: Deorum maxime Mercurium 
colunt, cui certis diebus bumanis quoque bostiis litare fas ba- 
bent. Herculem ac Martem concessis animalibus placant: — 
Ceterum nee cobibere parietibus Deos, neque in ullam humani 



SKYTHEN, SARMITEN, KIMMBRIER, ETC. 387 

speciem adsimulare , ex magnitudine coelestium arbitrantur , 
lucos ac nemora consecrant, Deorumque nominibus adpellant 
secretum illud, quod sola reverentia vident, und nocb, abge- 
sehen von anderen Stellen, von suevischen Volkern in c. 40: 
— in commune Nerthum i. e. terram matrem colunt — . Am 
merkwiirdigsten von diesen Worten sind die in c. 9 von Cete- 
rum bis vident, welche fast ganz dasselbe sagen, was Herodot 
in lib. IV am Schluss von cap. 59. Mercurius, der hocbste 
Gott der Germanen, welcher von dem Mercurius der Gallier 
und von dem Hermes der Thraker nicht verscbieden ist, ist 
nacb Paulus Diaconus identiscb mit Wodan , dem hochsten Gott 
der Deutscben; also dieser aucb mit dem skythiscben Papaos, 
dem Gott des Himmels. — Ausser dem Gotterglauben waren 
folgende Einricbtungen und Sitten den Skytben und Germa- 
nen gemeinsam: Sie lebten grossern Tbeils von Milcb, Kase 
und Fleiscb; Krieg und Raubziige zogen sie dem ansassigen 
Leben und Ackerbau vor; wegen des Glaubens, dass das Leben 
nacb dem Tode fortdauere, musste die Frau dem Manne in den 
Tod folgen und mit den Herren wurde ibr Gesinde, mit den Koni- 
gen und Fiirsten ein Tbeil ibres Gefolges mit begraben; Kriegs- 
gefangene wurden den Gottern geopfert, die Scbadel der erleg- 
ten Feinde zum Andenken aufbewabrt, Eide bei den Waffen 
gescbworen, Weiber und Jungfrauen nabmen zugleicb mit den 
Mannern an den Scblacbten Tbeil u. s. w. Aucb mancbe den 
Germanen und Persern gemeinsamen Gewobnbeiten kann man 
den Skytben zuscbreiben, z. B. die Benutzung der beiligen 
Pferde zu Weissagungen, die Beratbung iiber offentlicbe Ange- 
legenbeiten bei Trinkgelagen. 

Ernst Bonnell, 

16 Januar 1878. Bibliothekar an der Kaiserlichen Oeffentlichen 

Bibliothek zu St. Petersburg. 



m LA CIVILISATION PREHISTORIQUE 
DES PEUPLES PEUMIENS 



ET DE LE0R 



COMMERCE AVEC L'ORIENT. 



NOTICE ARCHEOLOGIQUE 



TAR 



J. R. ASPELIN. 



DE LA CIVILISATION PEEHISTOEIQUE 
DES PEUPLES PBEMIENS 



ET DE LEUR 



COMMERCE AVEC L'ORIENT. 

NOTICE ARCHEOLOGIQUE 

PAR 

J. E. ASPELIN. 



La science de notre temps a trouve dans I'archeologie com- 
paree un moyen de dissiper les tenebres qui enveloppaient les 
destinees des peuples finno-ougriens aux temps prehistoriques. 
C'est a la race finnoise qu'est echue la difficile mission de pre- 
parer les voies k la civilisation dans les contrees froides et inhos- 
pitalieres du Nord qu'elle habite. Ses forces, absorbees par la 
lutte contre une nature rebelle, ne lui auraient pas permis, si 
meme elle I'avait voulu, d'exercer au debors cette activite qui 
a ete jusqu'a nos jours, et peut-etre trop partialement , Tobjet 
prefere des recbercbes bistoriques. 

Pendant que les cbroniques se taisent sur la part de travail 
de la race finnoise dans le progres de la civilisation, ce sont 
justement les produits materiels de ce travail qui servent de 
documents a I'arcbeologie et qui lui permettent d'etudier et de 
juger les peuples disparus. 



392 J. R. ASPELIN, DE LA CIVILISATION 

Les contrees que traversent la Kama superieure , la Wytschegda 
et la Petschora sont les plus interessantes pour les recherches 
archeologiques ; a I'aube des temps historiques ces contrees 
etaient habitees par les Permiens, dont les descendants ont 
existe jusqu'a nos jours sous les noms de Permiakes , de Sirjanes 
et de Wotiakes. Ce que racontent les legendes scandinaves des 
richesses fabuleuses de la Biarmie (Permie) avait fait naitre 
rhypotbese d'une voie commerciale allant de I'Orient k la mer 
Blanche par Bolgar, Tscberdyn et Kolmogor. Cette hypotbese 
n'a pas pu se soutenir; mais les rechercbes arcbeologiques peu- 
vent prouver des maintenant la realite des richesses amassees 
dans la Biarmie par le commerce avec TOrient. C'est quelques 
notes sur ce sujet que je voudrais avoir Tbonneur de soumettre 
au congres. 

Avant de parler des trouvailles qui temoignent de relations 
commercials prebistoriques avec les peuples orientaux, je vou- 
drais, a I'aide des materiaux arcbeologiques dej£i mis au jour, 
cbercber a exposer Tetat de civilisation ou se trouvaient les 
habitants de ces contrees a Tepoque ou ces relations commerci- 
ales se developpaient. 

Un groupe de I'age de la pierre caracterise par des instru- 
ments trancbants de silex s'etend dans la Eussie septentrionale , 
de rOnega et de TTngrie a I'ouest jusqu'st la Kama inferieure 
a Test: ce groupe, le Dr. H. Hildebrand le rattacbe, surtout 
en raison des trouvailles faites dans les sepultures de Danilov 
dans le gouv.* de Jaroslaw, a la province germanique de Tdge 
de la pierre , province qui s'etendait egalement sur la Pologne *). 



1; Voir H. Hildebrand, De Forhistoriska folken i Europa, p. 398—400; dememe 
amsi: O. Montelius, Sur quelques objets de silex troaves en Russia et en Pologne. 
Compte-rendu du Congres internal, d'anthrop. et d'archeologie a Budapest 1876. 
1 vol., p. 207 — 10. — J. R. Aspelin, Antiquites du Nord Finno-ougrien , p. 27 — 
37. ' — En ecrivant le present memoire, I'auteur avait d'abord eu I'intention d'y 
joindre des figures reproduisant des antiquites permiennes, mais comme les plus im- 
portantes de ces figures ont ete publiees en 1877 dans les » Antiquites du Nord 
finno-ougrien ," nous nous contentcrons d'y renvoyer le lecteur au moyen de I'abre- 
viation A. F. 



PBEHISTORIQUB DBS PEUPLES PERMIENS. 393 

ies traces de ce groupe se retrouvent jusque dans la partie oc- 
jidentale des gouvernements d' Archangel et de Wologda et dans 
jelui de Wjatka, tandis qu'aucune antiquite de I'age de la 
)ierre n'a ete trouvee dans le gouv.t de Perm ni dans Test de 
Iceux d' Archangel et de Wologda. O'est pourquoi ces contrees, 
de meme que toute la Siberie occidentale, ne paraissent pas 
avoir eu d'age de la pierre *). 

II resulte done de cela que la Kama superieure et I'Oural 
moyen n'ont ete colonises que pendant I'age du bronze. Le 
petit nombre d'antiquites de cette periode connues jusqu'a ce 
jour appartiennent au groupe altai-ouralien , dont les limites a 
Test paraissent etre aux sources de I'Amur, dans les environs 
de Nertschinsk. C'est, comme Ton sait, du cercle de Minu- 
sinsk, sur rJenissei superieur, que proviennent les trouvailles 
qui temoignent du plus riche developpement de cet %e ^); les 
formes des objets trouves et d'autres circonstances portent a 
admettre que les contrees avoisinant I'Oural n'ont ete colonisees 
que vers la fin de cet age du bronze, Indiquons quelques-unes 
de ces circonstances. 

Pendant que, comme I'a expose M. P. Lerch au congres ar- 
cheologique de Copenhague, Ton n'a trouve en Siberie que des 
pointes de fleches bilaterales (A. F., fig. 254 — 60), celles au 
contraire qui proviennent des contrees a I'ouest de I'Oural sont 
presque exclusivement trilaterales (A. F., fig. 263 — 5) , de meme 
que celles trouvees dans les sepultures scythiques des IV^ et 



1) Depuis que nous ecrivions cela, nous avons vu quelques ustensiles de pierre 
trouves k Test de I'Oural. M. le professeur Ahlqvist en a rapporte qui provenaient 
des bords du fleuve Sosva, et le prof. Ch. de Ujfalvy fait connaitre une trouvaille 
de 19 objets de pierre, provenant de Samarova, pres de 1' embouchure de I'lrtisch. 
Un naturaliste suedois, le lieutenant H. af Sandeberg trouva en 1877, dans une 
plaine de sable pres du village de Slootysk, sur la cote orientale de la mer Blan- 
cbe, une quantite de pointes de fleches, de couteaux et d'harne9ons de silex, et la 
meme annee, au congres archeologique de Kasan, M. A. Stuckenberg a expose 
quelques pointes de silex trouves dans la presqu'ile de Timan. 

2) Voir J. R. Aspelin, Sur I'age du bronze altai-ouralien. Compte-rendu du Con- 
gres archeol. de Stockholm 1874, ler Vol., p. 554—78. 

81 



394 J. R. ASPELIN, DB LA CIVILISATION 

Ille siecles avant J.-C. De vingt-cinq pointes de fleches en 
bronze provenant du gouv.* de Perm que contient le musee du 
comte S. Stroganow, toutes sont trilaterales , a I'exception de 
deux seulement, qui sont bilaterales. Les pioches et les baches 
montrent aussi une perfection superieure a I'ouest. Les pioches 
siberiennes connues jusqu'ici sont simples et sans ornement, a 
Texception de deux, dont le marteau est ome de figures de 
bouquetins grossierement executees (A. F., fig. 218 — 28), tandis 
qu'on possede un outil se rapprochant de ces pioches par la 
forme mais travaille avec beaucoup de gout et orne d'une tete 
de^sanglier (A. F., fig. 242), et qui provient du cercle de lela- 
bouga, sur la Kama. Quant aux haches, qui, comme on pour- 
rait le prouver par des formes intermediaires, derivent de ces 
pioches, elles sont tres-rares en Siberie (on n'en connait que 
trois) et trahissent leur parente avec les pioches par I'etroitesse 
de leur tranchant et le prolongement du trou d'emmanchement 
(A. F., fig. 229 — 32). Des contrees situees a I'ouest de I'Oural 
on connait, au contraire, une dizaine de haches, qui, compa- 
rees aux exemplaires siberiens, offrent une forme de hache dejsl 
caracterisee (A. F., fig. 233—8). On peut citer aussi comme 
temoignant d'un etat de developpement superieur les elegantes 
haches de parade trouvees sur les bords du Pinega (A. P., fig. 
240, 241), et dont les tetes de dragons surtout temoignent 
d'un affranchissement de la copie servile de la nature et d'une 
maniere independante de traiter Tornementation *). Les trou- 
vailles remarquables faites pres de Galitsch dans le gouv.* de 
Kostroma sont egalement d'une grande importance dans cette 
question (A. F., fig. 299—303). Nous voyons la, en meme 
temps qu'une hache du type ordinaire a I'ouest de TOural et 



1) Foir J. R. Aspelin, Chronologic de I'age du bronze altai-ouralien. Compte- 
rendu du Congres archeol. a Budapest 1876, ler Vol., p. 677 — 86, ou une serie 
de figures montrent le developpement graduel par lequel les haches derivent des pics 
de mineurs. 



PRBHISTORIQUB DEB PEUPLBS PERMIBNS. 395 



Iqn'un couteau au manche orne d'une tete de serpent, une idole 
coulee, ainsi que la representation d'un quadrupede a pattes 
courtes. On ne connatt jusqu'^. present aucune idole de bronze 
provenant de I'age du bronze en Siberie, tandis qu'elles sont 
tres-frequentes dans le premier age du fer des bords de la Kama 
superieure. On connait aussi une idole provenant du gouver- 
nement de Perm que Ton fait remonter k I'age du bronze en 
raison de sa grande ressemblance avec I'idole de Kostroma. La 
figure d'animal dont nous avons parle n'a pas de correspondant 
dans I'dge du bronze siberien, lequel n'ofi're que des images 
d'animaux vus de profil, tandis qu'elles se rattachent aux figu- 
res qui se rencontrent plus ordinairement dans les trouvailles 
du premier age du fer de la Kama superieure. 

Les mines de cuivre tscboudes de TOural temoignent egale- 
ment d'un plus haut etat de civilisation si on les compare a 
celle de TAltai. Ces mines et ces foumeaux sont le plus nom- 
breux sur les pentes sud de I'Oural , mais on les rencontre aussi 
le long du cours superieur des fleuves Tscbussovaja et Isset, 
autour des sources de la Sosva, sur les bords du Yagran dans 
le cercle de Boboslow, et meme le long de la Kama et dans 
la partie orientale du gouvemement de Wologda. Selon Spassky, 
les mines de I'Oural sont plus profondes et d'une construction 
bien plus compliquee que celles de I'Altai. Les outils des 
mineurs consistaient en piocbes, les unes de bronze, les autres^ 
de diorite ou d'une autre pierre, en coins et en maillets de 
pierre, quadrangulaires ou ronds. Dans la mine de Gumeschew , 
gouvernement de Perm, on a trouve a la fin du siecle dernier 
une pelle en meleze, un sac et un gant de peau d'elan, quelques 
outils de cuivre, une piocbe en pierre, un marteau, une bu- 
chette k moitie brulee plantee dans la parol, etc., et, plus 
tard, k ime profondeur de neuf sachenes, un bonnet garni tie 
zibeline. Dans d'autres mines on a trouve des squelettes de 
mineurs surpris et enfermes dans la mine par un eboulement; 
a c6te d'eux etaient des sacs de peau. On a observe du reste 



396 J. R. ABPELIN, DB LA CIVILISATION 

que 1 ouverture des mines tschoudes etait toujours masquee par 
une couche de terre et de pierres, comme pour la caclier ^des 
ennemis. Cependant c'est sur les traces de ces mines qu'ont 
ete creusees les plus riches mines russes. Est-ce la grande mi- 
gration des peuples qui interrompit I'exploitation de ce vaste 
systeme de mines? Qu'elle ait cesse avant I'age du fer, c'est 
ce que prouve I'absence complete d'objets de fer parmi les trou- 
vailles faites dans ces mines. 

La necropole remarquable d'Ananino nous donne une idee de 
I'epoque ou I'age du fer rempla^a I'age du bronze sur les bords 
de la Kama *). Oette necropole, qui egale en importance celle 
de Hallstatt en Autriche, n'a malheureusement pas ete fouillee 
avec le memo soin que cette derniere. Pendant qu'^ Hallstatt 
les fouilles furent poursuivies pendant 18 etes (de 1847 — 64) 
en ayant egard aux circonstances meteorologiques les plus favora- 
bles, les fouilles d'Ananino, au contraire, furent confiees en 
1858 k un employe du gouvernement, bien intentionne, mais 
peu experimente dans ces matieres. Oelui-ci executa ces fouil- 
les en un jour , avec I'aide de 40 ouvriers. On creusa a travers 
la necropole un fosse de 28 sachenes de long sur 3 archines de 
largeur et de profondeur; cependant les objets trouves furent 
d6crits avec une abondance de details dont on doit savoir gre 
k I'arcbeologue charge de cette mission. Plus tard la necropole 
f ut bouleversee en entier par les paysans des environs , qui ven- 
dirent k divers arcbeologues les objets qu'ils avaient trouves. 
Cette necropole appartient k I'epoque de transition entre I'^ge 
du bronze et celui du fer; les instruments tranchants sont, les 
uns de bronze, les autres de fer: ce sont des celtes de bronze, 
des piocbes et des couteaux de fer, des pointes de fleches et 
de lances de I'un et de I'autre metal. Plusieurs des objets en 
fer sont fabriques d'apres des modeles appartenant a Vkge du 
bronze. Seules les pointes de lance en fer trabissent une origine 



1) Foir J. R. Aspelin , Antiquites du Nord Finno-ougrien, p. 103— -16 , fig. 402—500. 



PREHISTORIQUE DES PEUPLES PERMIENS. 397 

jtrangere, car ils sont sensiblement dissemblables, quant a la 
forme, aux lances en bronze trouvees dans la meme necropole. 
Les antiquites en bronze de cette provenance sont d'un grand 
interet pour I'etude des formes et du style d'ornementation en 
usage dans ces contrees pendant I'age du bronze. Nous y 
voyons entre autres la tete de dragon sur des boucles de ceinture , 
des spirales, des anneaux (cercles) concentriques, des ornements 
ponctues en triangle etc., sur des bijoux de bronze. Les nom- 
breuses pointes de flecbe triangulaires, les ornements en forme 
de clochettes pour les cbevaux, les montures de panacbes, les 
branches de mors, etc., etc., qui se retrouvent dans quelques 
anciens tombeaux scythiques, font supposer que cette necropole 
dale environ du III® s. av. J. C. 

Lorsque nous considerons les antiquites de I'age du fer trou- 
vees dans ces contrees , c. a. d. sur la Kama superieure , la 
Wytscbegda et la Petscbora, nous sommes amenes a distinguer 
deux groupes, un anterieur et un posterieur. En effet nous y 
voyons un groupe qui par les formes et le travail (surtout en 
ce qui conceme les pendeloques et les ouvrages en filigrane), se 
rapprocbe des autres groupes finnois orientaux et meme en partie 
des finnois occidentaux datant des derniers siecles des temps pre- 
bistoriques, tandis qu'au contraire un grand nombre de ces anti- 
quites (idoles, representations d'bommes d'ours, d'oiseaux et 
d'autres animaux) manquent absolument dans les groupes poste- 
rieurs; c'est pourquoi nous sommes obliges de les faire remon- 
ter a une epoque plus ancienne de Tage du fer. Les antiquites 
de ce genre rassemblees jusqu'ici ont ete trouvees accidentelle- 
ment en labourant, et consistent principalement en objets de 
bronze et d'argent qui ont attire Tattention des ouvriers par 
leurs formes etranges. C'est pourquoi les musees ne possedent 
jusqu'ici que tres-peu d'objets de fer qui puissent nous eclairer 
sur la vie des anciens habitants. 

Les antiquites qui caracterisent tout particulierement le pre- 
mier age du fer permien sont, comme nous Tavons deja dit, 



398 J. R. ASPELIN, DE LA CIYILISATION 

(les figures d'hommes et d'animaux en bronze ^). Le bronze 
de ces figures est le plus souvent d'une teinte sensiblement 
plus claire que pendant I'age du bronze. Les figures d'animaux 
sont generalement debout, creuses et ouvertes en dessous (A. F., 
fig. 551—6, 558, 561, 565, 567, 587) comme celles de 
Kostroma dont nous avons parle, quelquefois aussi plates et 
vues de face , ce dont nous trouvons plusieurs exemples dans les 
irouvailles faites au confluent de la Sopliassa et de la Pet- 
schora. Les figures (plates), qui representent tantot un ours 
debout (A. F., fig. 521), tant6t des birondelles (A. F., fig. 530) , 
ou divers oiseaux de proie (A. F., fig. 519, 520, 529, 531, 
532), portent souvent sur la poitrine les contours d'un visage 
liumain, indiquant la presence d'un esprit. C'est par la meme 
raison aussi que beaucoup d'idoles portent sur la tete des re- 
presentations d'animaux et d'oiseaux (A. F., fig. 533, 535). 
L'image de I'ours est celle que Ton retrouve le plus souvent, 
tant6t independante, tant6t servant d'ornement (A. F., fig. 560, 
563, 569, 574). 

On trouve aussi parmi les objets de bronze de cette epoque 
des groupes de figures disposes en frise et qui representent pro- 
bablement des scenes mytbologiques. C'est ainsi que parmi 
les objets trouves a la Sopliassa est un groupe de sept figures 
d'hommes vues de profil, serrees les unes contre les autres et 
debout sur le dos d'un poisson, ce qui semble indiquer qu'ils 
traversent une etendue d'eau (A. F., fig. 518). La coifiure de 
ces figures rappelle une tete de dragon tendue en avant. Un 
autre groupe, provenant d'une ancienne enceinte fortifiee, pres 
de Kalinovka se compose de trois figures de femme marchant 
en se tenant par la main, et dont les coifi'ures forment des tetes 
d'oiseaux (A. F., fig. 516). Un autre groupe encore, trouve 
pres de la Garevaja, affluent de la Kama, consiste en une 
figure d'homme vue de face, et flanquee de deux figures en 



1) Antiquites du Nord Finno-ougrien, fig. 516—67. 



I 



PREHISTOKIQUE BES PEUPLES PERMIENS. 399 

profil dont les coiffures representent des tetes de dragon tendues 
en ayant (A. F., fig. 540); ils semblent se tenir sur le dos 
d'un poisson on d'un animal ressemblant au crocodile. Pres de 
I'usine de Poschevsk on a trouve un groupe representant un 
homme enterre jusqn'a mi-corps et de cliaque c6te duquel se 
tient une figure d'animal k tete de cheval, dont nn pied s'ap- 
puie sur I'epaule de I'homme, tandis que leur gueule effleure 
sa tete (A. F., fig. 541). 

Un ornement qui se retrouve dans les antiquites en bronze 
provenant de toutes les periodes de I'age du fer permien, mais 
surtout dans sa premiere periode, c'est une sorte de collier de 
perles (A. F., p. ex. fig. 530, 537, 558, 587, 677, 695). On 
le yoit entr'autres souyent sur les figures d'ours independantes. 

La periode posterieure de Tage du fer est caracterisee , comme 
nous I'ayons deja dit, surtout par des parures en pendants et 
des ouyrages en filigrane d'argent, quelquefois d'or (A. F., fig, 
716 — 63) , ainsi que par des ouyrages en bronze ressemblant k 
de la filigrane (A. F., fig. 705 — 15). II est yraisemblable que 
les parures en pendants, caracteristiques des peuples finnois 
orientaux ont leur origine dans I'age du fer permien. En effet 
nous y trouyons des parures pouryues de fermoirs monies, dans 
lesquels se sont maintenues des formes d'animaux communes 
pendant le premier age du fer (A. F., p. ex. fig. 704, 700 — 
702). Plus tard ces fermoirs moules paraissent Tayoir cede k 
d'autres fermoirs tresses en fil de bronze et dans lesquels les 
anciennes formes d'animaux tant6t sont encore reconnaissables 
(A. F., fig. 676), tant6t font place a des formes plus appro- 
priees k la matiere employee. C'est en meme temps que ces 
ouyrages en bronze tresse que doiyent ayoir paru ceux en fili- 
grane d'argent. Plusieurs circonstances prouyent que cette ap- 
parition a eu lieu ayant la periode du commerce arabe; ce 
n'est pas seulement par le deyeloppement naturel dans le tra- 
yail dont ces objets temoignent, mais encore, et directement, 
par les ouyrages en filigrane d'argent qui se trouyent dans la 



400 

trouvaille de Krasnoufimsk (A. F., fig. 716 — 23); en effet 
parmi ces objets on a trouve des monnaies bactriennes , sassanides 
et byzantines, dont les plus recentes etaient du milieu du Vile 
siecle; cette trouvaille est done anterieure de 200 ans au com- 
mencement de la periode du commerce arabe. Du reste les 
particularites locales que revelent les ouvrages permiens en fili- 
grane quand on les compare a des ouvrages semblables prove- 
nant d'autres peuples finnois orientaux prouvent que cet art 
etait indigene. 

Nous n'avons guere parle que des objets de luxe qui caracte- 
risent les di verses periodes de I'age du fer permien. Tant que 
manqueront des materiaux scientifiquement recueillis et classes, 
il serait temeraire de fixer les epoques auxquelles appartien- 
nent .le petit nombre d'objets plus necessaires k la vie que Ton 
a trouves jusqu'ici. Les objets en fer manquent presque abso- 
lument dans les musees. On ne connait jusqu'ici quant a la 
forme, qu'une liache et un fer de cliarrue (A. F., fig. 623, 
625). Du reste, hormis les riches trouvailles provenant d'Anani- 
no, on ne connait pas d'autres instruments tranchants en fer, 
car ces objets ne sont apprecies que dans un but purement 
scientifique ^). 

II est vraisemblable que le developpement pendant les trois 
periodes dont nous venons de parler a ete continu, c'est-a-dire 
a appartenu a un seul et meme peuple. Outre un grand nom- 
bre de ressemblances dans les details , dont nous avons expose 
quelques-unes , Ton pent remarquer la meme preference pour 
les representations d'animaux pendant I'age du bronze et le pre- 
mier age du fer. Ce n'est que dans le courant de r%e de fer 
posterieur que ces animaux sont rem places par d'autres motifs 
d'ornements , et qu'apparait un nouveau genre de travail qui ne 



> 

1) Dans ces dernieres annees, M. A. Tieplooukhoff a recaeilli, dans le village de 
Ilinsk, pres de I'Obva, gouv.t de Perm, une collection considerable d'antiquites per- 
miennes, au nombre desquels se trouvent, parait-il, de nombreux objets de fer. 



PREHISTOEIQUE DES PEUPLES PERMIENS. 401 

prete pas a la representation d'animaux. En attendant nous 
pouvons conclure de cette abondance d'images d'animaux que 
les habitants avaient observe de pres le regne animal, et sup- 
poser qu'ils etaient chasseurs. lis peuplaient la nature d'etres 
spirituels issus des dieux. Ces etres etaient representes sous 
la figure d'ours , de certains oiseaux de proie , d'hirondelles , 
etc. Les groupes de figures que nous avons decrits plus haut 
indiquent une tradition mythologique et temoignent des efibrts 
pour fixer a I'aide des arts les notions mythiques. Du reste 
les idoles manquent generalement d'expression. La collection de 
M. le comte S. Stroganow contient le moule d'une idole (A. F., 
fig. 534) qui doit avoir ete trouve pres du Wym, affluent de 
la Wytschegda, dans le cercle de Jarensk. Dans ce moule le 
fondeur a su mieux que d'ordinaire exprimer une puissance 
surnaturelle. Le bombement du front et deux elevations en 
forme de cornes de chaque cote de celui-ci semblent indiquer 
que le fondeur a eu dans la pensee la force brutale du taureau. 
Les yeux sont ouverts, mais aveugles, comme dans la sculp- 
ture antique; les sourcils sont eleves, et Ton voit clairement 
que le dieu permien n'etait pas un dieu d'amour. 

Les nombreuses traces de villages defendus par des remparts 
et des fosses, que Ton trouve surtout pres de la Kama et de 
ses affluents sont une preuve de bien-etre et d'ordre social. 
Plusieurs de ces villages sont entoures d'un triple rang de fos- 
ses et de remparts, comme p. ex. pres des villages de Sa- 
kamskoje sur la Kosva, de Gubinaja sur la Kama, de Tusine 
de Kamsk-Wotkinsk sur la "Wotka dans le gouv.* de Wiatka, 
etc.; on trouve meme pres du village d'Oputinaja sur le Toui 
des traces d'un village a quadruples remparts. C'est des mines 
de ces villages que provient la plupart des antiquites recueil- 
lies jusqu'ici. On y trouve en outre des restes de forges , des 
fers de charrue, des lances et des baches garnies d'acier, des 
serrures et des clefs quelquefois revetues d'incrustations d'argent 
et d'or, des briques vernissees, etc. Ainsi ces objets temoi- 



402 J. R. ASPELIN, DE LA. CIVILISATION 

gnent que ces peuples connaissaient Tagriculture et etaient La- 
biles a travailler les metaux. 

Voil^ en resume ce que les antiquites nous ont appris jus- 
qu'ici de I'etat de civilisation des Permiens. La plus ancienne 
histoire russe , sans parler de la tradition , nous dit qu'ils etaient 
gouvernes par des princes indigenes, dont I'un etait reconnu 
chef de tons les autres. Ce sont probablement les fourrures 
que Ton tirait des immenses forets de ces contrees qui furent 
la cau^e premiere des relations commerciales avec TOrient, rela- 
tions qui durerent longtemps et accumulerent sur les bords de 
la Kama des rich esses inouies en argent oriental. La grande 
quantite d'objets en argent que Ton retire encore de la terre 
dans ces contrees nous portent a croire que c'est au sujet de 
ces ricbesses qu'eurent lieu les querelles entre Moscou et No- 
vogorod dont parlent les cbroniques. 

Meme quelques objets en bronze trouves dans ces contrees 
portent un cachet etranger et paraissent avoir ete importes. 
Citons entre autres un vase de bronze a bords peu eleves , porte 
sur trois pieds unis par un anneau (A. F., fig. 576); il est 
evidemment originaire de I'Asie meridionale. Sur le bord du 
vase sont representees buit lionnes qui cement deux cbameaux 
a deux bosses debout sur le fond. Comme les bosses des cba- 
meaux sont ouvertes, on pourrait en conclure que ce vase a 
servi de lampe. — Un grand collier, dont le devant est ome 
de deux figures de lions couches, a sans doute la meme origine 
(A. F., fig. 573). 

Les trouvailles les plus remarquables qui prouvent I'existence 
de relations commerciales entre les Permiens et I'Orient sont 
les nombreux vases d'argent grecs, byzantins, sassanides et 
d'autres provenances orientales que I'ont trouve frequemment en 
fouillant le sol permien. Ces trouvailles ont souvent ete Tobjet 
de Tattention des antiquaires , mais on n'en a malheureusement 
pas vu I'importance " historique pour les contrees ou elles ont 
ete mises au jour; c'est pour cela qu'on indique rarement avec 



PREHISTORIQUB DBS PBUPLES PERMIENS. 403 

I'exactitude voulue le lieu ou I'objet a ete trouve. Cependant, 
a rexception d'un pot d'argent provenant du gouv.* de Kharkow 
et d'un vase d'argent public par StraUenberg et trouve dans 
un tumulus pres de Krasnojarsk ^) , on ne peut pas prouver 
avoir trouve en Russie des vases d'argent autre part que dans 
le territoire permien. 

Comme nous jugeons necessaire, au point de vue historique, 
d'attirer I'attention sur ces relations commerciales d'un si haut 
interet pour le Nord finno-ougrien , nous donnerons ici une liste 
des trouvailles se rattacbant k cette question qui ont ete, a 
notre connaissance , faites dans ces contrees. II est vraisembla- 
ble qu'un grand nombre d'autres vases d'argent conserves dans 
les collections publiques et particulieres et designes comme trou- 
ves en Russie proviennent des memes lieux , mais nous les lais- 
serons de cote comme n'ayant pas une autbenticite d'origine 
suffisamment convaincante. 

1. En 1780, des enfants qui jouaient sur les bords de la 
Kama pres du village de Sludka a I'emboucbure de I'Obva, 
trouverent un vase grec en argent , porte sur un pied bas en 
forme d'anneau (A. F., fig. 604), Au fond du vase est repre- 
sentee Minerve decidant entre Ajax et Ulysse, qui se disputent 
les armes d'Acbille; I'exterieur est orne de figures d'oiseaux et 
de feuillage. L'original appartient k M. le comte S. Stro- 
ganow ^). 

2. II y a quelques annees, le comte G-. Stroganow acheta 



1) Voir Strahlenberg, Der nordliche und ostliche Theil von Europa und Asia. 
Stockholm 1730; p. 353, tab. Ill, IV. 

2) Ueber die Denkmaler des Altherthums aus Silber in der Sammlung des Herrn 
Grafen von Stroganow. H. K. E. Koblers Ges. Schriften VI. St. Pb. 1853, p. 44, 
48 — 53, tab. 2, 3. — Cette coupe a ete souvent reproduite d'apres le dessin de 
Kohler. La collection de M. le comte Stroganow contient aussi un Priape et un 
phallus en bronze, que Ton dit avoir ete trouves dans le gouv.i de Perm. Parmi 
les dessins d'antiquites permiennes executes par Wolegow et conserves aux archives 
de la commission archeologique, se trouve la reproduction de deux pierres ovales. 
Tune bleue, I'autre rouge; sur chacune d'elles est grave un buste de femme (A. F., 
fig. 650). 



404 J. R. ASPELIN, DE LA CIVILISATION 

a un marchand de St. Petersbourg un plat grec en argent, 
qn'il avait garde plus de vingt-cinq ans. Dans Tinterieur du 
plat est represente une scene des mysteres d'Orphee (A. F., fig. 
605). Une menade agenouillee devant un autel donne a man- 
ger a un serpent, qui avance sa tete tors d'une corbeille tres- 
see, posee sur I'autel. Au revers Ton voit le visage d'un 
liomme age, les cheveux et la barbe en desordre, peut-etre un 
dieu marin; autour de cette image, sur le bord exterieur du 
plat, sont quatre animaux marins se faisant face: un cbeval 
marin vis-^-vis d'un dragon, un lion de mer devant un taureau 
marin. Selon L. Stepbani^), cet ouvrage appartient au deuxieme 
siecle de notre ere. Le lieu oii cet objet a ete trouve n'est 
pas donne; mais une grossiere figure d'bomme gravee avec un 
outil tranchant a Tinterieur du plat, prouve k n'en pas douter 
que celui-ci a appartenu a des Permiens. En effet , des gravu- 
res semblables sont tres-frequentes sur les vases d'argent trouves 
dans le gouv.* de Perm. — Comme objet de comparaison, ci- 
tons un plat de verre conserve au musee de I'llniversite , k 
Moscou , ou est representee la meme scene des mysteres d'Orpbee , 
quoique traitee differemment. Au dire du directeur du musee, 
le plat aurait ete trouve dans le gouv.* d'Orel. 

3. On a trouve dans une caveme pres de la ville de Kun- 
gur, gouv.t de Perm, une casserole d'argent a mancbe droit. 
Sur le mancbe est represente Neptune foulant aux pieds un 
daupbin, sur les bords de la casserole sont des crocodiles, des 
serpents, des oiseaux de mer, des poissons et des arbres du 
genre des palmiers; sur le fond interieur, des poissons, des 
fleurs, des nids d'oiseaux et un b^timent en forme de tour dans 
lequel deux bommes sont occupes a graver de bas en baut 
I'alpbabet grec. Stepbani, qui juge que la casserole appartient 



1) L. St&phani, Die ScMangen-Futterung der Orphisclien Mysterien. Silberscliale 
im Besitz Seiner ErlaucM des Grafen Grigori Stroganow. St, Pb. II, 1873. Deux 
reproductions photographiqaes sont jointes h. cet ouvrage qui n'a ete imprime qu'k 
100 exempiaires. 



i 



PRBHISTORIQUB DEB PBTJPLES PEUMIENS. 405 

au 2« ou au 3^ si^cle croit que la tour represente le mesurage 
du Nil. Au revers du manche sont quatre poingons byzantins 
peu distincts. L'original appartient a rErmitage ^). 

4. II y avait dans la collection du prince Obolenski une 
autre casserole du meme genre. Le manche porte aussi I'image 
de Neptune debout sur un dauphin. Sur le fond interieur on 
voit trois pecheurs occupes a pecher; au revers sont frappes 
cinq poingons byzantins sur lesquels on lit les noms de deux 
empereurs, de Johannes et de I'imperatrice Theophane^). 

5. En 1750 un paysan du village de Sludka, k rembou- 
chure de I'Obva, trouva en labourant un vase d'argent dore 
d'un pied 4 pouces de haut. Ce vase devait etre d'origine 
byzantine. Sur les cotes exterieurs etait representee la mere 
de Dieu ou une sainte des premiers temps de I'Eglise, ainsi 
que le bon berger portant Tagneau sur ses epaules. L'original 
a disparu deja au siecle dernier de la collection Stroganow^). 

6. II y a une dizaine d'annees, M. le comte d. Stroganow 
acheta k un certain Sirotinin, marchand a Moscou, un plat 
d'argent, bas, en partie dore, qu'on disait avoir ete trouve 
dans rtle de Beresow, gouv*. de Perm. Sur le fond interieur 
du plat est representee au repousse une croix gardee par un 
ange de chaque cote (A. F., fig. 606). Ce plat est un ouvrage 
byzantin du 5e au 7^ siecle*). 

7—10. Peu de temps apres la trouvaille faite en 1780 pres 



. 



1) Stephani a publie dans le Corapte-rendu de la Comm. Imp. Archeol. 1867. St. 
Pb. 1868. Atlas, tab. II, III, cette casserole et trois vases d'argent qui se trouvent 
^ I'Ermitage. II croit que les autres proviennent du Sud de la Russie, tandis que 
Brosset pretend qu'ils viennent des gouv.ts de Perm et d'Orenbourg. — Parmi eux 
se trouvent deux coupes sassanides qui, k en juger par les figures qui y sont gra- 
vees, ont ete evidemment trouvees dans le gouv.t^de Perm. 

2) Publie par Stephani 1. c, p. 209 — 11. M^me la princesse 'Obolenski, a Mos- 
cou, possede, parait-il, trois plats d'argent trouves h. Perm. 

3) Kohler, 1. c. et Brasses, Description d'un Vase et de quatre manuscrits, nou- 
vellement trouvees en Siberie. Mem. de I'Acad. des Inscr. T. XXX, p. 777 — 80. 
Paris 1755. Une reproduction est jointe h, ce dernier ouvrage. 

4) Ce plat a ete reproduit par de Rossi, BuUetino del Instituto di Correspon- 
denza arcbeologica. Roma 1872. 



406 J. R. ASPELIN, DE LA CIVILISATION 

du village de Sludka, on trouva dans les memes environs^ sur 
les bords de la Kama, trois vases d'argent qui ont ete repro- 
duits par Kohler et sont encore conserves dans la collection de 
M. le comte de Stroganow. Ce sont: 

a. Une grande coupe d'argent, de travail byzantin, portee 
sur un pied bas. Au fond est represents un cbeval paissant 
au pied d'un arbre. Cette image est entouree d'un ornement 
de feuillage et de fleurs en forme de clochette dont chacune 
sert de nid k un oiseau. Les Permiens ont grave sur le bord 
interieur leurs figures accoutumees: des bommes portant une 
couronne a trois pointes, des etres semblables k des oiseaux 
aux ailes deploy ees, etc. Au revers de la coupe Ton voit cinq 
poinQons byzantins. 

b. Un plat d'argent a larges bords. Au fond est un bou- 
quetin couche, encadre dans un ornement tresse tres-simple 
auquel s'appuient de I'interieur trois figures singulieres en forme 
de coeur. Sur les bords de ce plat sont graves de grossieres 
figures: un renne et un poisson, que paraissent tirer une foule 
d'hommes aux bonnets pointus, ranges en ligne et se donnant 
la main (A. F., fig. 615). Selon Stepbani, ce plat est un 
ouvrage sassanide. 

c. Un plat d'argent, partiellement dore, d'une origine orien- 
tale inconnue. II a la forme d'un ovale allonge, mais dans la 
partie centrale, les bords forment un double renflement (A, F., 
fig. 617). A I'interieur ce plat est uni, mais a I'exterieur il 
est pourvu d'une foule d'ornements. Aux deux bouts i'on voit 
I'image d'une jeune femme; Tune porte a la main un objet 
qui ressemble a une double-clef, I'autre un ruban flottant; la 
tete de toutes les deux est couronnee de feuillage et leurs 
cbeveux sont tresses; a leur cou pendent des cbaines, leurs bras 
sont omes d'anneaux, mais au reste elles sont nues jusqu'^ 
la ceinture, d'oii descend un jupon flottant. Ces femmes sont 
entourees de. rosettes. On voit encore sur ce plat des cerfs 
coucbes, une figure de lion ou de cbien mangeant des raisins, 



PREHISTOmQUE DBS PETJPLBS PERMIENB. 40 

!etc. II pent etre interessant de mentionner comme point. de 
'comparaison un pot en argent, aux bords converts d'inscriptions , 
qui fut trouye en 1872 avee d'autres antiquites dans le gouv*. 
de Kharkow et qui porte quatre images de femme, semblables 
a celles que nous venons de decrire. Ce pot appartient a M. 
le comte Gt» Stroganow qui Ta achete a M. Sirotinin , marchand 
k Moscou. 

d. Un plat d'argent arabe. Sur le fond interieur du plat 
Ton voit dans un medallion un homme en costume oriental 
dont la tete est entouree d'une gloire et qui porte k ses levres 
un verre de vin. Devant ce medallion court une inscription 
[arabe cacbee dans le feuillage et les fleurs (A. F., fig. 622). 

11. Stephani rattacbe a la meme trouvaille une coupe d'ar- 
gent conservee dans la collection de M. le comte S. Stroganow. 
Au milieu du fond est representee en creux une croix byzan- 
tine, entouree d'une couronne de feuilles de vigne. De ce 
cadre circulaire qui entoure la croix se detacbent des rayons 
qui, recourbes en forme d'S, s'etendent jusqu'au bord du vase. 
Un plat de la collection du prince Obolenski presente les memes 
rayures. Au revers de la coupe Ton voit quatre poingons by- 
zantins, dont Tun contient le mot E;^;oA<>j(rT/Jco^. 

12—14. En 1872, M. Tieploukboff, forestier, acbeta dansle 
gouv.* de Perm trois petits vases d'argent, qu'un cbeval avait 
fait sortir de terre en grattant de son sabot dans un cbemin 
qui fpancbit une coUine, si notre memoire ne nous trompe, 
pres de Tscbussovaja. Voici quelles sont ces coupes, conser- 
vees dans le musee du comte S. Stroganow. 

a. Une coupe d'argent sur les bords de laquelle est repre- 
sentee une cbasse au lion. Trois cavaliers en costume sassanide 
combattent avec des epieux ou des arcs contre trois lions. Au 
milieu est un omement en forme de rose. 

b. Une coupe basse, sur le fond de laquelle se voit une 
representation probablement allegorique. Un grand arbre s'eleve 
du sein d'une eau agitee et remplie de poissons. Au pied de 



408 J. R. ASPELIN, DE LA CIVILISATION 

Tarbre est une souche, d'ou un serpent s'enlace autour du 
tronc et laisse pendre sa tete d'une des branches. De chaque 
cote de I'arbre est un bouc qui releve la tete; c'est vers I'un 
de ces boucs que le serpent tend la tete (A. F., fig. 611). 
Selon Stepbani, ce travail est d'origine sassanide. 

c. Un vase bas, sur le fond duquel on voit un roi sassanide 
cbassant a cbeval, qui vient de blesser de ses flecbes deux 
sangliers. Le costume est celui qui distingue le roi Vabraran 
(A. F., fig. 610). 

15, II y a quelques annees, le comte G. Stroganow acbeta 
k un marcband de St. Petersbourg, qui le possedait depuis 
une dizaine d'annees, un grand plat d'argent. On j voit re- 
presente un roi sassanide entoure de serviteurs et de musiciens 
et assis sur un coussin orne de fleurs. Au-dessous sont accrou- 
pis deux lions. Entre ces images , les Permiens ont grave leurs 
figures, facilement reconnaissables, d'bommes , de rennes et d'au- 
tres animaux (A. F., fig. 608). >$\ 

16. Deux plats d'argent sassanide ayant appartenu au prince 
P. D. Saltikov furent vendus a Paris en 1860. A en juger 
par les figures ordinaires qui y sont gravees, Tun d'eux au 
moins a appartenu a des Permiens. Sur le fond du plat est 
represente un bouc auquel un bomme s'appuie. Autour decette 
image centrale, sur les bords du plat, on voit buit personnages 
en longs vetements sassanides, portant des plats, des paniers 
a fruits, etc., et paraissant deliberer au sujet de quelque festin 
(A. F., fig. 609). Les proprietaires permiens ont rempli les 
intervalles de figures d'bommes, dont I'un brandit un long 
couteau^). 

17 — 18. On voit a TErmitage deux vases sassanides en ar- 
gent , qui a en juger par les figures gravees , ont ete trouves 
dans le gouv.* de Perm ^). Ce sont ; 



1) M. le conseiller d'Etat -Filimonow, a Moscou, possede des reproductions deces 
plats et de quelques autres, designes comme ayant ete trouves „en Russie". 

2) Stephani, 1. c, p. 155—7. Atlas, tab. Ill: 4. 



PREHISTORIQUE DES PEUPLES PEHMIBNS. 409 



I^H a. Un plat sur le fond duquel est represente un cayalier 
' vetu du costume des rois du nom de Yahraran. II enfonce 
l^H sa lance dans la gueule d'un lion qui se dresse devant lui; un 
I^B autre lion a deja re^u le coup de mort. On voit sur le bord 
I^P exterieur du plat une gravure permienne representant un homme , 
le front ceint d'un diademe k trois pointes et portant dans sa 

■ main droite un sabre semblable k un couteau. 
b. Une casserole dont le manche est perdu (A. F., fig. 612). 
Sur le large bord on voit des scenes de cbasse, un sanglier, 
deux ours, un cavalier, un cbien, deux cerfs, un cbeval 
selle et un archer, un lion, puis encore deux cbevaux selles 
qui echappent a leurs cavaliers. Le fond etait uni, et les 
Permiens I'ont rempli de figures gravees, Au milieu est repre- 
sente un bomme de haute taille, portant une coiffure a trois 
pointes, debout, les jambes ecartees, et tenant k chaque main 
une epee en forme de couteau. L'on voit autour de lui sept 
figures semblables qui, a I'exception d'une seule, portent des 
couteaux, la pointe toumee en haut. Sur le bord interieur 
du vase est grave un animal ressemblant a une vache^ Peut- 
etre cet ensemble, qui rappelle la danse indienne des epees, 
represent e-t-il une fete (expiatoire) qui se celebre encore chez 
les Ostiaks (Castren, Eesor och Forskningar I, 304 — 6). 

19. En 1874 la commission archeologique , sur les rensei- 

gnements de son secretaire M. Lerch, reussit a acquerir une 

coupe d'argent trouvee dans le cercle de Glasov, gouv.* de 

"Wjatka; sur le fond de cette coupe est represente un dragon 

HI replie sur lui-meme. 

20—25. Vers 1870 le marchand Sirotinin de Moscou acheta 
k la foire de Nijni-Novogorod les six vases d'argent suivants, 
qui devaient avoir ete trouves dans le gouv.* de Perm. Us 
etaient accompagnes d'un grand nombre d'objets permiens en 
filigrane d'argent, deux de chaque espece (A. F., fig. 735—63). 
line partie de ces objets etaient d'un travail plus moderne, 
commun dans le gouv.* de Perm dans les temps historiques. 



410 J. R. ASPELIN, DE LA CIVILISATION 

11 J avait done ici au moins deux trouvailles distinctes. Toute 
cette collection pesait environ douze livres russes. O'etaient: 

a. Une coupe sassanide en argent sur le fond de laquelle 
etait representee une scene de chasse. Le chasseur, dont la 
tete est entouree d'une gloire, a jete son lacet autour du cou 
d'une biclie. A I'interieur du pied en anneau, pen eleve, est 
une courts inscription en peUvi (A. F., fig. 613). 

b. Une coupe en argent tout-a-fait unie, sans pied, semblable 
a un segment de sphere creuse. Le bord de cette coupe, 
comme celui de la plupart des plats, est perce d'un petit 
trou rond. 

c. Une coupe d'argent sur un pied en anneau assez eleve. 
Sur le fond I'on voit un ornement en forme de rose dont les 
contours sont graves au ciseau (A. F., fig. 616). 

d. Une grande coupe d'argent en segment de sphere ; le fond 
est orne d'un soleil: d'un cercle central partent huit rayons 
en lancettes qui se dirigent vers les bords de la coupe. Entro 
les rayons sont des coeurs, la points tournee vers le centre. 
Les contours, sont en relief, chasses de Texterieur a coups de 
ciseau. Cette coupe a aussi le bord perce (A. F., fig. 614). 

e. Un pot arabe en argent, dont malheureusement le man- 
che manque et le cou est brise, par suite ds quoi Ton perd 
uns partis d'une inscription en caracteres coufiques. Un orne- 
ment en ruban, enroule autour du vase, forme, par ses replis, 
des medallions, dans chacun desquels est represents un paon. 
Tous ces ornements sont frappes au ciseau (A. F., fig. 621). 

f. Un plat ovale en argent, d'un travail barbare (A. F., 
fig. 619). Au milisu Ton voit un snfoncement rectangulaire 
au milisu duqusl un objst rond avait ete sonde. Get enfon- 
cement est sntoure d'un ruban orne de tetes de sanglier. Sur 
le bord , aux dsux bouts du plat , est un ornement en forme de 
marguerite que regardent deux oiseaux , un de chaque c6te. 
Outre plusisurs omsmsnts snfonces au moyen d'un ciseau et 
d'un marteau. Ton remarque sur^ les deux bords lateraux des 



PREHISTORIQUE DBS PETJPLBS PBRMIBNS. 411 

ires de chevaux marins fixes par des clous d'argent, deux 
Igures sur chaque bord. Le plat en question a ete acquis en 
[873 par le comte G. Stroganow. 
26—27. En 1845 on fit dans une ancienne enceinte fortifiee 
ir les bords du Toui, affluent de la Kama, une trouvaille 
iprenant onze monnaies d'argent sassanides d'Esdegerd II, 
le Kobad et de Rosroe II (441—594 apres J. C), ainsi que 
les antiquites suivantes , qui font partie de la collection du 
)mte S. Stroganow. 

a. Une coupe orientale en argent sur le fond de laquelle 
jt representee une deesse a quatre bras assise sur un escabeau. 

ses deux mains superieures elle porte le soleil et lalune, 

LS les inferieures, une coupe et un sceptre. Le long du 

>ord du vase court une inscription en caracteres inconnus *). 

je comte S. Stroganow possede egalement un autre vase d*ar- 

;ent semblable, mais brise, provenant du gouv.* de Perm (A. F., 

Ig. 618). Une figure de femme est assise sur un lion coucbe. 

t^te et les bras superieurs, s'il y en a jamais eu, manquent. 

le la main gauche la femme rassemble les plis de son v^te- 

lent , tandis que le lion lui leche la main droite. Cette coupe 

porte pas d'inscription. II serait interessant d'y comparer 

16 coupe en argent de meme espece (A. F., fig. 620) que 

possede le prince Gagarine k Moscou et qui a ete achetee a la 

foire de Nijni sans indication de provenance: Une deesse 

couronnee, a quatre bras, est assise sur une lionne, les pieds 

poses sur un escabeau. Elle porte dans ses mains superieures 

le soleil et la lune, et dans les inferieures, une coupe et un 

sceptre. Le long du bord court une inscription en caracteres 

inconnus, mais qui ne ressemblent pas a ceux de la coupe 

citee plus baut. 

b. Une figure creuse d'homme sur une selle et dont le 



1) Cette coupe a ete reproduite par O. Bothlingk, Beschreibung einer silb. Schale 
mit einer Inschrift in unbek. Characteren. Bull. Hist. phil. T. IV, p. 161—5. 



412 J. K. ASPBLIN, DB LA CIVILISATION 

bonnet pointu pent se lever comme un couvercle (A. F., fig. p. 
123). L'homme a les yeux grands, les cheveux et la barbs 
boucles. Le visage et les mains sont dores. Le vetement, 
leger, est semblable k une chemise et serre ^ la ceinture. 
Ses bottes montent jusqu'au genou. 11 brandit de la main 
droite une escourgee sans mancbe; la main gaucbe paratt tenir 
un fragment de bride. Des traces de soudure sous la selle 
paraissent indiquer qu'elle etait fixee sur un cbeval. Eytscbkow 
parle d'une figure de cavalier trouvee sur les bords de I'Obva; 
Sjoegren en cite une provenant du cercle de Scbenkursk sur 
la Dvina '); on en nomme encore deux ou trois autres trouvees 
en Siberie. La collection du comte S. Stroganow renferme des 
ecbantillons de figures permiennes de cavaliers, d'un travail 
tres-simple (A. F., fig. 544, 545, 550). 

28. M. le professeur Escbevski a public ^) un plat d'argent 
d'un travail barbare, trouve en labourant, en 1851, pres du 
village de Eoscbdestvenskoje sur I'Obva , en meme temps qu'un 
grand nombre d'antiquites permiennes en filigrane, ornees de 
pierres polies. Toute la trouvaille pesait 6% livres russes; 
elle etait conservee a Moscou, a I'lnstitut Lasarew pour les 
langues orientales, mais elle disparut en 1868 par suite d'un 
vol. Sur le fond du plat on voyait dans un medallion central 
une figure de renne debout devant un arbre. Les bords etaient 
ornes de coeurs. Ce plat pent etre regarde peut-etre comme 
un ouvrage permien. M. Abramov dit que les Ostiakes de 
Berezof offraient a leurs dieux des plats d'argent fabriques 
dans ce but et sur lesquels etaient representes des idoles, des 
oiseaux et des betes sauvages. 

Yoila done vingt-buit vases d'argent trouves sur le territoire 
babite par les Permiens, et dont les originaux ou des ^repro- 
ductions sont accessibles. On cite beaucoup d' autres trouvailles 



1) Comparez Sjoegren, Ges. Schriften I, p. 402. 

2) Fuir le CoUectionneur Permien II (en russe). 



PRBHISTORIQUE DES PETJPLES PERMIENS. 413 

emblables, qui sans doute ont ete perdues. En 1810 on con- 
servait k Tscherdyn un pot d'argent sur lequel etaient repre- 
sentes en relief un elephant, un chameau et son cavalier, un 
crocodile, un tigre, une grenouille, etc. Dans la trouvaille 
faite a Krasnoufimsk se trouvait entre autres un pot d'argent 
qui ne par ait pas avoir ete conserve. Un grand nombre d'ob- 
jets en argent trouves k Tscherdyn, comprenant des idoles,des 
vases, des bijoux, etc. ont abouti dans le creuset du fondeur. 
Vers 1848, des Yogules trouverent dans un tumulus du cercle 
de Pelym un vase d'argent d'une execution barbare, orne de 
figures d'hommes. Un paysan du cercle d'Iscbimsk trouva 
dans son champ plusieurs antiquites comprenant 8 ou 11 plats 
d'argent, etc. On parle aussi de trouvailles semblables faites 
dans le gouv.* de Wjatka, et Castren rapporte que des plats et 
des monnaies d'argent, des bagues d'or, etc., ont ete trouves 
dans le cercle de Mesensk, gouv.* d'Arkhangel. 

Ces renseignements , recueillis pendant un court sejour en 
Kussie , peuvent deja nous donner une idee de la fabuleuse 
richesse en argent de I'antique Biarmie. La science archeolo- 
gique aurait peine k offrir des exemples de trouvailles aussi 
riches de metaux precieux, meme dans les pays meridionaux 
ou des fouilles systematiques ont ete faites. Et qui pent 
compter les antiquites qui ont ete fondues pendant le cours des 
siecles? Lors de mon sejour a Perm on m'a raconte que les 
objets en argent et en or trouves dans le gouvernement etaient 
recueillis par des Tatares du peuple qui les vendaient ensuite 
a la foire de Nijni. On parlait d'un Tatare qui avait achete 
k des paysans 40 <S d'antiquites en argent au prix de 60 Kopeks 
a 1 rouble la livre; un autre avait rempli une caisse d'objets 
semblables, etc. etc. 

Les trouvailles de monnaies ne sont relativement pas nom- 

breuses dans ces contrees. La raison en est peut-etre le gout 

|i des habitants pour les vases d'argent ornes d'images; peut-etre 

" ' aussi fondait-on les monnaies pour se procurer la matiere de 



414 J. R. ASPBlilN, DB iiA CIVILISATION 

ces masses d'ouvrages en filigrane que Ton trouve dans le 
gouv.t de Perm. Nous avons deja parle de deux ou trois trou- 
vailles de monnaies. En 1869 on trouva pres de Lomovatovka 
une petite coupe de bronze (A. F., fig. 582) d'un travail fin 
contenant 4 monnaies inconnues qui appartiennent maintenant 
au comte S. Stroganow '). M. Likhatschew , a Kasan, possede 
une monnaie bactrienne, trouvee dans le gouv.t de Wjatka. En 
1867 un Yotiake fit pres de la ville de Glasow dans le gouv.t de 
Wjatka une trouvaille comprenant un gros lingot d'argent et 
environ 1500 monnaies d'argent dans un vase d'argent orne. 
Deux de ces monnaies etaient sassanides et dataient de 587 et 
619, les autres etaient arabes, la plus recente datant de 
843/844. On a trouve en 1861 pres de Tscberdyn des mon- 
naies coufiques des annees 895 — 908; elles appartiennent au comte 
S. Stroganow, ainsi que deux autres monnaies cufiques trouvees 
dans le gouv.* de Perm et datant de 742 et de 783. On a 
deterre pres d'CFstsyssolsk deux monnaies sassanides des annees 
961 et 971. On cite aussi quelques monnaies anglo-saxonnes 
et germaines des Xe et Xle siecles trouvees dans les terres du 
comte Stroganow dans le gouv.t de Perm. Un paysan du 
cercle de Totma, gouv.t de Wologda, a trouve sept monnaies 
anglo-saxonnes d'Ethelred, etc. Nous passons sous silence quel- 
ques trouvailles de monnaies sassanides et autres, lesquelles ne 
sont connues que par tradition, ainsi que les monnaies de la 
horde d'or, etc. qui appartiennent aux temps historiques de ce 
peuple, a la periode d'independance qui preceda la conquete 
moscovite en 1472. 

Les faits cites nous portent k admettre que le commerce de 
la Biarmie commen9a des les derniers temps de Tepoque classi- 
que et continua pendant un millier d'annees, jusqu'a ce que 
Novogorod et Moscou eussent peu a peu limite et enfin defini- 
tivement supprime I'independance du peuple permien. II resulte 



1) Voir Indo-Parthian Coins by Edward Thomas, Esq. London 1870. 8**. 



PRBHISTORIQUE DES PETTPLBS PERMIENS. 415 

des trouvailles citees que le commerce permien n'a pas suivi, 
comme on I'avait cm generalement , la voie du Volga; eneffet 
on n'a fait aucune trouvaille semblable sur les rives de ce 
fleuve. II nous paralt probable que c'etait I'lrtisch qui leur servait 
de voie commerciale. Les trouvailles semblables faites dans Test 
du gouv.t de Perm, de meme que dans celui de Tobolsk et k 
Krasnojarsk, mais surtout la rarete de trouvailles semblables 
partout ailleurs en Eussie, nous paraissent parler en faveur de 
cette bypotbese. II est probable, par consequent, que c'est par 
I'intermediaire des Sassanides que Targent grec et byzantin 
affluait dans ces contrees reculees. Cette question n'aura sa 
solution dans I'avenir que par des renseignements plus nombreux 
et plus certains sur les lieux ou sont trouvees les antiquites. 

Nous terminons ici ces notes sur le peuple permien dans 
les temps prebistoriques. EUes doivent prouver I'importance des 
etudes arcbeologiques m^me pour le Nord finno-ougrien et la 
necessite d'apporter un soin plus scientifique dans le coUection- 
nement de materiaux si abondants , surtout en ce qui concement 
les renseignements sur la provenance des objets trouves. Nulle 
part autant qu'ici nous ne trouvons dans les territoires du haut 
nord qu'habitaient des peuples finnois k Taube des temps bis- 
toriques, un developpement ininterrompu de la civilisation 
d'une aussi longue duree. Quelques-unes des formes les plus 
caracteristiques appartenant k I'age du fer finnois-occidental, trou- 
vent sur le territoire permien leur explication par des formes 
plus anciennes. C'est pourquoi il parait probable qu'en etudiant 
minutieusement la civilisation permienne on trouverait reponse 
aux questions encore obscures sur les migrations finnoises. 

L R. ASPELIN. 



1^ 



SITE. LES MONNAIES DES 

BOUKHAR-KHOUDAHS 

OU PRINCES DE BOUKHARA 

AVANT LA CONQUETE DU MAVERENNAHR PAR 
LES ARABES. 



PIERRE LERCH. 



SUE LES MONNAIES DES 

B0UKHAR-KH0UDAH8 

OU PRINCES DE BOUKHARA 
AVANT LA CONQUETE DU MAVERENNAHR PAR LES ARABES 

PAR 

PIERRE LERCH. 



Lors de mon voyage a Boukhara en 1858 mon attention 
speciale a ete attiree sur des monnaies d'un alliage d'argent, 
de cuivre et d'autres metaux que Ton rencontre tres-souvent 
dans les trouvailles de monnaies antiques, faites dans les envi- 
rons de Boukhara. Ces monnaies portent sur Tavers I'image 
d'un roi en profil avec une couronne a dentelures. Devant la 
figure on voit une inscription en caracteres inconnus et dont 
le nombre etait difficile a definir , parce que les signes qui com- 
posent cette inscription ne se distinguent pas nettement I'un 
de I'autre. Sur une partie de ces monnaies on remarque der- 
riere la couronne des signes qu'on etait porte k prendre pour 
des lettres coufiques , representant le nom du khaliphe el-MeML 
Le revers de ces monnaies, qui ne porte pas d'inscription , pre- 
sente un pyree et k ses cotes deux personnes se tenant debout 
avec de grands batons; devant le pyree on voit le buste d'un 
homme. Le travail de ces monnaies etait en general assez 



\" 



420 PIERRE LBRCH, SUR LES MONNAIES 

grossier. Fraelin, en 1832, avait dej^ publie ^) 2 exemplaires 
de ce type de monnaies dans son ouvrage sur les monnaies 
de Touloas de Djoudji, planche XVI. Sur un de ces exemplaires 
le [mot en caracteres coufiques el-Mehdi etait remplace par des 
traits dont le genre et le sens restaient indefinis. Treize ans 
avant la publication de cet ouvrage, en 1819, le celebre 
numismate avait ^) fait connaitre une autre monnaie qui porte 
sur I'avers et le revers les m^mes representations; mais sur 
I'avers la tete royale y est entouree d'une inscription entiere- 
ment composee de lettres coufiques. Fraehn y lisait: aJUt f ^m.'^ 
,j.ja/yJI wuol (Jl*^ ou) JU^ jv^^I (jUUcJt xJUl J^H (\.^ 
c.'k'd. : Au nom de Dieu , Mohammed I'envoye de Dieu. Le 

khakan supreme, le du commandant des croyants. En 

1819, Fraelm, qui connaissait dejsi des exemplaires du premier 
type de ces monnaies etait porte a les attribuer tous les deux 
aux rois des Khazars, mais en 1823, dans son livre sur la 
relation d'Ibn Fadhlan ^), il renonga a cette conjecture, parce 
que dans les nombreuses trouvailles de monnaies orientales en 
Kussie, il n'avait jamais rencontre de pareilles monnaies. En 
1832 il croyait devoir les attribuer aux Kbakans turcs, qui 
h la fin du Xe siecle, ont amene la cMte de I'empire des 
Samanides et qu'il croyait etre ou'igours et dans lesquels nous 
reconnaissons avec M. Grigorieff des turcs kharloukbes. Ainsi, 
jusqu'en 1832 etaient connus trois types des monnaies en 
question, savoir: celui qui porte sur la marge de I'avers une 
inscription entierement coufique, dans laquelle se trouve le 
titre de Khakan \ le second type, dont I'avers porte devant la 
figure royale une inscription en caracteres indefinis, mais der- 
riere la tete le nom arabe el-Mehdif et le troisieme type, ou 
ce nom est remplace par des signes indefinis. Vous verrez. 



1) Die Miinzen der Chane vom Ulus Dschutschi's p. 53 — 55, planche XVI, k^*3- 

2) V. Novae Symbolae ad rem numariam Muhammedanorum etc p. 45 — 46, 
pi. 2, N« 14. 

b) rbn-JoMlan p. 78. 



DES BOUKHaR-KHOUDAHS 



421 



Messieurs, que je considere ce dernier type comme plus ancien 
que le second et le premier comme posterieur au second. 

Apres Fraelin ce genre de monnaies a attire aussi T attention 
d'autres savants numismates, tels que Mr. Edward Thomas ^), 
feu Soret 2) et le celebre numismate de Jena que nous avons 
le plaisir de voir prendre part aux travaux de ce congres, 
Mr. Stickel. Mr. Stickel dans le 2^ volume ^) de son ouvrage 
sur le Cabinet Grrand-Ducal de monnaies orientales de Jena 
(Leipsic, 1870) attribua les monnaies en question, comme Fraelin, 
aux Kbakans turcs de la race d'Afra9iabe , c.-a-d. aux Khakans 
turcs qui succederent aux Samanides dans la domination de la 
Transoxiane. Notre venere vice-president etait alors porte a 
reconnaitre dans les traits qui se trouvent sur le 3^ type der- 
riere la tete royale, les mots arabes i3 ^Ui. La bonne for- 
tune m'a aide a reconnaitre que ces traits ne sont qu'une 
imitation maladroite d'un fragment d'inscription en caracteres 
peblevis. Dans la meme annee dans laquelle Mr. Stickel 
publia le volume cite j'eus occasion de rencontrer une monnaie 
que je devais considerer comme un quatrieme type des monnaies 
en question, et en meme temps comme le plus ancien de tous. 
Mr. Stickel avait deja trouve que les representations sur le 
revers de nos monnaies etaient prises de Tavers des monnaies 
des rois sassanides; le nouvel exemplaire que je vis dans la 
collection du Comte Serge Stroganoff confirma pleinement cette 
opinion; il .mit bors de doute que nous avions affaire a une 
serie de monnaies , dont la premiere etait frappee sur le modele 
d'une monnaie d'un roi sassanide, et specialement d'une mon- 
naie de Varabran V. Vous serez, messieurs, de mon avis, 
si vous vouliez bien comparer la monnaie du comte Stroganoff 
avec la monnaie representee sur la planche XII, IJ° 16 de la 



1) Essays on Indian Antiquities p. 118. 

2) Lettre h M. Fr. Duval sur quelques monnaies orientales inedites trouvees a 
Boukhara, tirage a .part p. 12 — 13. 



k 



3) p. 132. 



422 PIERRE LBRCH, SUR LES MONNAIES 

„ Collection de monnaies Sassanides de M. de Bartholomaei" pu- 
bliee par M. Dorn, sec. ed. St.-P. 1875, ou avec Texemplaire 
quo je trouvais, un peu plus tard, dans la collection numis- 
matique du president du congres actuel, Mr. Grigorieff, ou 
meme avec deux exemplaires du Cabinet numismatique , de 
I'Ermitage Imperial ou ils sont classes, avec raison, apres les 
Sassanides. Toutes ces monnaies demontrent que les lettres 
derriere la tete du roi sont des caracteres pehlevis faisant partie 
du commencement des inscriptions usitees sur les monnaies des 
rois sassanides: ce sont les lettres <^i \^ ou mgn hagi, c.-£L-d. 
la derniere syllabe du mot mazdayagn ^ adorateur de mazda et 
le mot hagi^ divin. Sur les monnaies des rois sassanides Yarab- 
ran V et Yezdegerd II I'inscription commence tres souvent 
devant la couronne du roi; ainsi sur le N° 13 de la plancbe 
XIII de Bartbolomaei une monnaie de Yezdegerd a les syllabes 
7nazda devant la couronne, tandis que les lettres L^ et hagi 
etc. se trouvent derriere la couronne. Sur d'autres monnaies 
des rois sassanides cites la lettre % m seule ou jointe k la 
lettre z * se trouve devant la couronne, par ex. pi. XII; le 
monnayeur qui grava Tavers des monnaies representees par les 
exemplaires de M. le comte Stroganoff, de M. Grigorieff et de 
I'Ermitage Imperial avait done pris pour modele une monnaie 
de Yarabran Y ou de Yezdegerd 11. Ce ne pouvait etre une 
monnaie du dernier, parce que sur le revers de ses monnaies, 
il n'y a point de buste devant le pyree. Aussi trouve-t-on sur 
le revers de nos monnaies le caractere pehlevi ^^^ % derriere 
le pan de k robe du personnage qui est debout au c6te 
gaucbe du pyree; cette lettre se rencontre dans le nom de 
Yarabran Y, mais point dans celui de Yezdegerd; et sur le 
revers -des monnaies du premier nous trouvons son nom inscrit 
a gaucbe. Je ferai remarquer encore que les monnaies de ce 
type sont d'argent fin, presque pur, legue d'une tres petite 
quantite de cuivre, qu'il n'y en a que trois sur 96, — ce dont 
m'a convaincu une analyse executee dans le laboratoire cbimi- 



DBS BOUKHaR-KHOUDAHS. 423 

que du ministere des finances, — tandisque les autres sont de 
bouillon ou d'un alliage ou le cuivre prevaut. 

Les caracteres de I'mscription qui se trouve sur Tavers de 
ce type de nos monnaies , a droite de la tete royal e , sont traces 
distinctement : on y peut compter 11 signes; on voit qu'ils 
sont les prototypes des signes se trouvant sur les exemplaires 
de deux des autres types, qu'on doit done considerer comme 

posterieurs. Ces signes sont ^ ( y^ } }S^<^j^3> 

A qui done faut-il attribuer ces diflferents types de monnaies? 
A quel alphabet appartiennent les 11 caracteres qui se trouvent 
nettement representes sur le plus ancien type, defigures sur le 
2e et 3e et enfin remplaces par des lettres coufiques d'une 
inscription entierement arabe sur le 4e type? Voila 2 questions 
dans la solution desquelles nous peuvent aider seulement les 
renseignements que nous avons sur les localites ou jusqu'ici 
ont ete trouvees les monnaies de ces 4 types. Autant que je 
sache elles se rencontrent principalement dans des trouvailles 
faites dans les environs de Boukhara; en second lieu aux envi- 
rons de Samarkand. Enfin on en a rapporte des exemplaires 
de Khodjend et du Khiva. Les marchands boukhares les ap- 
portent souvent chez nous avec d'autres monnaies antiques 
trouvees dans le sol de leur pays. Mais jamais elles n'ont ete 
trouvees ni en Kussie ni en d'autres pays ordinairement si riches 
en monnaies orientales. Je crois avoir bien fait en cherchant 
des renseignements sur ces monnaies dans les ouvrages qui 
nous sont accessibles sur I'histoire de Boukhara et j'ai eu le 
bonheur de les y trouver, 

II existait dans la litterature arabe toute une serie d'ouvrages 
consacres specialement a I'histoire des anciennes villes et des 
provinces de la Transoxiane. Je me bornerai a mentionner 
I'histoire de Samarkand d'Abou-Sa'id Abd-ar-Rahman el- 
Idrisi, I'histoire de Boukhara d'Abou-Abdallah Ahmed el-Bokh- 
ari, connu sous le nom de GI-oundj4r, I'histoire de Nakhcheb 



424 PIERRE LERCH, SUR LES MONNAIES 

et de Kicli d'Aboul-^ Abbas Djafar fils de Mohammed el- 
Moustagbfiri, et Thistoire de Samarkand ecrite par le m^me *). 
De tous ces ouvrages pas un seul ne nous est parvenu. 
Une Mstoire de Boukbara avait ete ecrite dans la premiere 
moitie du IV siecle de I'Hegire par un natif de Narcbakb, 
Abou-Bekr Mobammed, fils de Djafar^). Une traduction abregee 
de cet ouvrage faite vers la fin du VI^ s. de I'begire (1178) 
nous est parvenue beureusement. O'est dans cette traduction 
abregee de I'bistoire de Boukbara de Narcbakbi, dans un cba- 
pitre traitant du monnayage d 'argent a Boukbara que je crois 
avoir trouve I'bistoire des monnaies desquelles j'ai I'bonneur de 
vous parler. Avant de vous donner le contenu de ce cbapitre 
je dois encore faire remarquer que dans I'bistoire de Narcbakbi, 



1) cf. F^ahn, Indications bibliographiques. 

2) II naquit en 286 et mourut en 348 de I'h. Ces dates sont empruntes au 
j.^Lwwjj'i (oLX> de Sam'^ni, dont j'ai rapporte en 1858 de Boukhara un mscrit 
assez ancien et a pen pres complet. Le mscr. appartient maintenant au Mus. Asi- 



atique. On y lit sub voce: ^JCi. AJi\ ^.Xww. \jy^^ ^>-^ ^-^)-^l 

Lg^t s.^AMfcX;^!. 2aXj|^ Xj^* oJb ^5^L^^ ^^jj ,j^ XjJ> ^^ 

<X«.^U) aJJI Jux yA^ i^wyaJt Ju)iy ^1 tXi!^ &Juo *4-ww LJLfc 

^7^ ck' 7^ cs^' ij^ (5;7:». ^;^^ J^' c^^ js^^/^' C?)^ 

*Ao ^ 45^>>^ ^^'^ ^^-^^-**' ^^; ^7^^ 7^*^ ;J^ ^^1 <JH^^ 
f^l^A XJum* Le dernier est I'auteur de I'histoire de Boukhara, car dans le com- 
mencement des mscrts de cet ouvrage I'auteur est toujours nomme (Sf^^ ^lo yi) 



DE8 BOTJKHaR-KHOUDAHS. 425 

telle qu'elle nous est parvenue, il se trouve des intercalations 
de la part du traducteur; elles contiennent des renseignements 
puises en partie dans les connaissances du traducteur, enpartie 
empruntes par lui k un ouvrage d'un certain Aboul-Hassan 
Abd-ar-Eahman fils de Mohammed, de NicliaboNir, intitule 
*JlxJt jj^Jy^ — ouvrage, qui parait etre reste inconnu a 
d'autres auteurs ^). C'est dans un passage emprunte k Mcha- 
bouri que le traducteur persan de Narchaklii nous dit que du 
temps du Khaliphe Abou-Bekr (7 juillet 632 — 24 aout de 
I'an 634) on monnaya de I'argent a Boukbara. A cette meme 
epoque rapporte aussi Narcbakbi 1' introduction de la monnaie 
d'argent a Boukbara. 11 nous dit, que le premier prince qui 
introduisit le monnays^e d'argent a Boukbara fut le Boukb^r- 
Kboudat Kana, qui regna 30 ans. De son temps le com- 
merce de la toile et du froment fut tres-anime k Boukbara. 
On lui soumit, que dans d'autres pays on frappait de la mon- 
naie d'argent. Alors il donna I'ordre de frapper de la monnaie 
d'argent fin aussi k Boukbara. Ce fut du temps du Kbalipbe 
Abou-Bekr. Ainsi fai^ait-on jusqu'au temps de Haroun-ar-Eacbid. 
Ce Kbalipbe nomma Gbitrif, son oncle matemel, gouverneur 
du Kboragan. A son arrivee a ce poste les habitants de B. 
lui envoyerent une deputation, qui lui exposa, qu'a cause de la 
maavaise monnaie, qu'on frappait alors dans le Kharezm , etaient 
exportes les dirhems de Boukbara qui etaient d'argent fin. 
On le pria de permettre de frapper k Boukbara des monnaies 
d'un alliage de basse valeur pour mettre fin a Texportation des 
dirhems de Boukbara. Gbitrif consentit, et apres avoir confere 
avec les habitants de la ville on commenqa a frapper a Bou- 
kbara des dirhems d'un alliage de 6 metaux d'or, d'ar- 
gent , de cuivre , de plomb (ou d'etain) et de fer; mais on conserva 
I'exterieur des anciennes monnaies. ('e nouveau genre de mon- 
naies fut nomme gUtrifi. La nouvelle monnaie cependant n'eut 



1) Jc n'ai pas reussi a trouver des renseignements concernant cet auteur. 

33 



.,;S. 



42(5 PIERKB LBRCH, 6UR LBS MONNAIBS 

pas de succes, par ce qu'elle noircissait bientot; et on recevait 
six gMtrifis pour un dirhem d'argent pur. Le gouvernement du 
Khaliphe ordonna de les accepter dans les bureaux officiels au 
m^me cours. Par suite de cet ordre , ' dit N. , le Kbaradj de 
Boukbara monta de 200.000 dirbems a 1.068.567 gbitrifis. Le 
cours des gbitrifis s'etant eleve, le gouvernement jugea neces- 
saire de se faire payer rimp6t exclusivement en gbitrifis, sans 
cbanger la somme une fois fixee. En 220 de I'begire pour 
100 dirbems on ne recevait que 85 gbitrifis. En 522, dit le 
traducteur, le prix des gbitrifis etait encore plus baut: pour 
70 gbitrifis on devait payer 100 dirbems ^). 



1) Void le texte, dont j'ai donne le resume: kLiSLAJ {*)^\ ivAiW* ASt^ <Sh 

jjjf^ fT^^ t>y8>i u**->^ ^yo ^t o^ (jcJL&^ sJu \l 4XJt>^ 
aU^ aJJI ^K (JJ<Xo ^ ^1 ,j^yj\ wuol v:>i^^^ )^))) )^ 
^LJyA^ uuof Uoft ^ V g.H't^g' f^^^y^^ U))^ ^^^7^ ^^ ^^ 

Aj ^^U'yK^ U d^fJiyJ\ ^y)^ ^^^^ *^X^ *^^&^y^^ ^^)^ ^^>LJO 

(>J(>\^t {^(X^ \iL>(>'jXi U^\ L^l \L (jULmwaJsj Oyj St^Lcil 

*^'*^ <5r? u^'t^ t>^yi u;>;^ *^r^ <s* ^' ^ c)^ )' ^ 



DES BOUKHaR-KHOUDAHS. 



427 



Les faits rapportes ici par N. et son traducteur sont confirmes 
)ar d'autres auteurs. 



'4XjuLmL^ ^(> (^^ \\m iXJuCis ^t v^c>%jLd KL^O (J^^l^ ot^i^l Juol 

w 

||4Xj« ivaaT c^Xouuo ^JjJ)y^ ^^^ (Hy^ W ^ ^rH C)9T^ ^ 
LjUol y^ iXJ^^ ^*4^ 1^ ^-g^ Jjftf (j-*j t>^ ^^ syu pJ^^* 

: .^1. W))!^ (V^r* viLwyuA^ et viLwwv^ ?) dUwwJO* ^7*^5 )) J^^ J^ )' 

,jojo^ Jui ^^K b* 0^.1*5^ ^iiM^* C>^*4^ (jUa-Lu^ ljflJU»» 
ou*o^<> *-^4X^* %<> KL^ ^'y^ *^^ 7^ '^ jj't^ I^'^ fr'/^ 

i»^t> (jM-^^ iXJo^ ts^;'^ jj^-?* 1*^7"^ *^-^ ^7^ ^^'^ ^^y^ 

j»^t> ^lyft slyft \L-Co 0^ c5y^ l*^ *y^ t*)*^^^)^ ou**^^t> )l 1^1=^. 

4\jo| o ^^(3^ o^A^* ouo^w* JuojLu |»>(> >lyc v:>^SJfr^ oua^^ 



428 PIERRE LERCH, STJR LES MONNAIES 

Premierement par Ibn-Kliordadbeli. En parlant *) du Kharadj 
leve par le gouvernement du Khaliphe dans le Maverennahr , 
cet auteur dit que le Kharadj de Boukhara montait a 1.189.200 
dirhems dits gMtrifis. Dans les manuscrits qu'avait sous les 
mains I'editeur du Kitab el-masalek d'Ibn-Kbordadbeh ce mot 
est ecrit x^Jo\Jo et xaqs U^. H faut lire 'xja^J^. 

Les geograpbes arabes Istakhri, Ibn-Hauqal et Moqaddasi 
confirment egalement Narcbakbi ^). 

C'est un fait tres curieux que nous venons d'apprendre du 
temoignage unanime de cinq auteurs, qu'a Boukbara, outre les 
dirbems frappes par le gouvernement du Kbalipbe, circulaient 
depuis la fin du IP s. .de I'begire jusqu' apres la domination 
des Samanides des monnaies qui avaient un prix beaucoup plus 
haut que leur valeur reelle. Les monnaies que je vous ai 
presentees presentant une serie de types done le plus ancien est 
d'argent fin, et le troisieme d'un alliage de basse valeur et 



l»^(> (Xo v;:^jwuaj|« ouaO*(> JLmO ifS^ oumI S^^^^I yO *. > ^ (Xt^^^ 

yOJ ^ cV*^! O^amI 80>^ ^s(> I^^A (^^-^^-^ ^'7^^\' 2(vAi 

,jowcLfc« jj^A^'t «^u« sy^ ^t> atT 4Xj*5' (c. a d. le traducteur) 
5%JL3 |»x(> d<jo |^^>^ 2^4^y-> V^ ^^ ^ ^ ^^ abU»MtS.g 

(Xi^ v^ lS^)^ j^ )^ ^ <X^t ^Ua^'. oumI vC}(> ^^L^t \t y^^'^. 
jjLoLww Jt y ic**^j^ ^1 *'^; 5^^**^ y^y^ tS^'^ KL ^U j^ Juib 

^^-^ <X&j »4>*-r jjf w^ ^jLoLaw JI 4>ju jXj>(> (jbfiLw<>L \l^ 

1) Journal asiat. de 1865. t. V. p. 39 et 247. 

3) Ed. de Goeje: Istakhri p. 314, Ibn-Haukal p. 363. Mokaddasi p. 340. 



DBS BOUKHaR-KHOUDAHS. 



429 



provenant de la Transoxiane sont, d'apres mon opinion, ^iden- 
tifier avec les monnaies dont parlent Narch. et les geographes 
arabes. Quant aux caracteres inconnus de I'inscription je pense 
^qu'il sera le meilleur de les nommer „soghdiens." Je lis les 
11 signes de la maniere suivante: 

Le mot c^lJkJ^ est ecrit dans les mscrts tant6t avec un S, 
tant6t avec un simple <>. L'inscription des monnaies prouve 
Lque la legon ^tj(^ est la vraie. Voici enfin la reproduction 
*d'un exemplaire du premier type de nos monnaies. 




St. Petersb., Septembre 1876. 



Pierre Lerch. 



THE MONGOL ASTRONOMICAL INSTRUMENTS 



IN PEKING 



BY 



-^. ^W^-YI^IE, 



THE MONGOL ASTRONOMICAL INSTRUMENTS 
IN PEKING 



BY 



A. WYLIE. 



Nearly every visitor to tlie city of Peking who makes a 
)oint of seeing the sights of the Cathayan metropolis, goes to 
look at the dilapidated structure known as the Observatory. 
Yet it may be safely said , that not one in ten of those who 
look vaguely round on the fragile ruinous-like sheds , and ascend 
the long flight of steps to the terrace over the city wall, 
have an idea of the objects of interest that are before their eyes. 

On the terrace are seen eight well made bronze astronomical 
instruments, which were constructed under the direction and 
superintendence of the Jesuit missionaries two centuries ago, 
and remain there a standing memorial of the intelligent zeal 
of these persevering pioneers of Christian missions. 

Some of the more enterprising, — or those who are pro- 
vided with a good cicerone, may find their way, by a little - 
frequented path overgrown by tall rank weeds, and through 
a mass of rubbish, to a room on the ground, in an obscure 
corner. The enthusiastic antiquary will be repaid for his trou- 
ble , by a sight of the famous style and table , by which the 
illustrious Jesuits demonstrated to the Chinese court, the 



I 



434 A. WYLIE, THl MONGOL ASTRONOMICAL 

superiority of European science. It is still in situ, apparently 
as they left it, but surrounded and covered by filth not to be 
described; and it would be well for those whose olfactory nerves 
are over sensitive, to avoid the sacred spot. 

Emerging again into the principal court, a close inspection 
will reveal a tablet over the central door of the sheds above 
alluded to. This bears the name of ^ ^ ^ Tang Jo-wan^, 
or „John Adam Schall," as Director of the Observatory, with 
the epithet ^ tS^ ^ 6fiB T'ung-wei keaou-sze^ „ The erudite 
Teacher," bestowed on him by the emperor. 

In an adjoining room is preserved the clepsydra by which 
the astronomers worked, a curious memento of the horological 
science of the period. 

The next room is devoted to an idol shrine, and is appa- 
rently the private chapel of the establishjnent. 

Most of the other rooms round the enclosure are nominally 
devoted to the employes engaged in the computation of the 
calendar; and if the doors are open, incomplete copies of 
several of the rare old Jesuit astronomical books may be seen 
lying scattered about. But the whole place looks sufficiently 
dismal and deserted^ 

The most conspicuous objects in the courtyard are two large 
bronze astronomical instruments, enclosed respectively within 
two low brick-wall quadrangles. A very general impression 
seems to prevail, that these also are the productions of the 
Jesuits. I have heard the statement repeatedly made, and 
have seen it more than once in print; and an eminent autho- 
rity, on inspecting the photographs of these objects, has decla- 
red that they must have been made by the Jesuits about the 
end of the 17th century. 

Better informed natives, however, state, that they belong to 
a much earlier cjate, that they were made in fact during the 
Yuen dynasty. As genuine relics of the Mongol period then, 
and curious testimonies to the state of art and science at that 



INSTRTJMBNTS IN PEKINa. 435 

time and place , I have thought that some documentary eyi- 
dence might be interesting both in a historical and scientific 
point of view. A slight inspection of these objects is sufficient 
to convince any one who is tolerably familiar with the history 
of astronomical science in China, that the antiquity assigned 
to them is no myth. 

Looking over a well-known description of Peking, entitled 
^ S ^ § Chin-yuen shih /ed ') , book V , p. 22. I find a brief 
notice of the Observatory to the following effect: 

„The Observatory is at the south-east corner of the (Tartar) 
citywall, being raised above the parapet. It was built in the 
year A. D. 1279. In the centre is the ^ ^|i ^ Tsze-wei 
teen, or ^Palace of the (sidereal region) Tsze-wei;" inside of 
which are a pair of scrolls and a cross inscription in the im- 
perial handwriting. On the terrace formerly stood the ^ ^ ^ 
Hwan-teen e^ „Armillary Sphere," (A), the K "^ Keen e^) , 
Compendium Instrument," (B), the ^^ Tung kew^'* 'Qvowzq 
Globe," (C), and the [J ^ /^ Leang4een ^^z/^ ,„ Sector" (D); 
all made by Ko Show-king during the Yuen dynasty. In 1673 
these instruments having been found very unsuitable for use 
after so many years wear and tear, six new ones were made 
by imperial order. There were the ^ "^s "^ Teen-Tee, „Ce- 
lestial Globe," the ^^^^ 6M-^«02^e, ^Equinoctial sphere," 
the ^ ^ "^ Hwang-taou e, „Zodiacal sphere," the J^fe ^ ^ 

^ Te-p'ing king e, „Azimutal Horizon, the ilfe^^'ft 
Te-ping wei e, „ Quadrant," and the ^ RR "fft Ke-yen e, „ Sex- 
tant". These were placed on the terrace, and are used up to 
the present day. The old instruments were then removed and 
stored away at the foot of the terrace, &c." 

Ko Show-king's name comes forward very prominently in 



1) This work was written about the year 1788. 

2) In the absence of a technical name for this instrument , I have used the literal 
translation of the character keen, which may answer provisionally as well as any 
other term. 



436 A. WYLIE, THE MONGOL ASTRONOMICAL 

the period of Chinese history to which he belongs, being alike 
celebrated as an astronomer and a hydrologist. I have before 
me three biographical notices of this scholar. One is in the 
jl^ ^ Yuen she '), ^History of the Yuen dynasty," book 
clxiv, pp. 5—13. Another is in the J^ ^/^ ^ ^ ^uh hung 
Jceen luh ^) , „ Supplement to the History of the middle Ages" 
book xxxiii, pp. I — 13. This though agreeing in the main 
with the Yuen she^ gives some additional details. The third 
account is in the pi^ ^ ^ G^o«<?ymc>^2^^»,„Biography of Mathe- 
maticians," book XXV pp. 1 — 15 ^), published under the name and pa- 
tronage of ^ tC Yuen Yuen, the distinguished statesman , well 
known as G-overnor of Canton , in the early part of the present cen- 
tury. This confines itself entirely to the astronomical part of 
Ko-Show-king's life and labours, and in addition to what is 
given in the other two works, it devotes a considerable space to a 
description of the instruments which form the subject of this paper. 

As this latter portion of the memoir is a literal transcript 
from another section of the Yuen she^ I shall prefer quoting 
from the latter work, which is the more correct text. 

We are told that §|5 ^ ^ ^o Show-hing who bore the 
cognomen ^ J@^ J^-sze was a native of ^ ^ Bing-tae *) 
district , in the prefecture of )||§ ^^ Shm-tth , and was bom in 
the year 1231. In childhood he already began to give indi- 
cations of remarkable powers , and the ordinary sports of youth 
had no attraction for him. His grandfather ^ ^ Zb Yung 
was a scholar of high attainments, distinguished at once for 
his knowledge of the classics, his mathematical skill, and his 
achievements in hydraulic engineering; and he was the con- 
temporary and fellow-student of a circle of men who attained 



1) Written ty ^j^ ^^ Sung Leen and others early in the Ming dynasty (Uth 
century). 

2) Published in 1699. 

3) The work was published in 1799. 

4) N. lat. 37*»7' 15" E. Ion. 114i«39' Greenwich. 




INSTRUMENTS IN PEKING. 437 

'to eminence by their brilliant talents. It was one of the latter 
^J^ ^ -^^^ P%-c/^«^;^^, under whose instruction he placed 
his grandson Show-King. 

It appears, the attention he gave in his early days to the 
public waterways and means oP transport, first brought Ko 
Show-king into public notice; and in 1262 his patron 
^ ^ ^ Chang Wan-heen introduced him to Kubla khan , 
who had i^cently ascended the throne of China. At an inter- 
view with the monarch he introduced and expounded six me- 
morials on the canal- and river-system of North China. The 
result seems to have been most favourable on the mind of 
Kubla, and led to the appointment of Show-king to the 
general control of the waterways of the empire. 

The following year he received in addition a silver tablet 
from the emperor, with the office of Deputy Commissioner of 
Kivers and Canals. 

In 1264 we find him despatched on a mission with his friend 
Chang Wan-keen, — then Governor of ^ J Se-hea, or the 
„Tanguth country," — to inspect and report on the waterways 
in that region. 

In 1265 he was made „ Junior Inspector of the Metropolitan wa- 
ters," and planned some undertakings of great extent and importance. 

In 1275, when the Mongol General Bay an was planning the 
subjugation of Hangchow, the Sung capital, Ko Show-king 
was ordered to inspect the province of Shantung and the region 
north of the Yellow River , and draw out a plan for the passage 
of vessels between the two capitals. 

More than half a century previous to this time, when 
Genghis khan went on his great expedition into Central Asia, 
being accompanied by the famous statesman Yelu Chutbai, on 
the occasion of some discrepancies in the calendar becoming 
apparent , the latter drew the attention of Genghis to the insuffi- 
ciency of the system of chronography then in use, and which 
had been used for two centuries. It was in fact appreciably 



438 

in arrear of the actual state of the Heavens, and consequently 
threw the chronology of the empire altogether into confusion. 

At a later period , Lew Ping-chung memorialized the throne , 
proposing a thorough revision of the system, hut he died 
soon after. 

In 1276 , when the principal part of North China had been 
pacified, Kubla turned his attention to Lew's suggestions. An 
office for the correction of the Calendar was established , and 
Ko Show-king and ^ j^ Wang Seun were appointed to super- 
intend the practical working of the astronomical observations 
and calculations* Chang Wan-keen and Chang Yih were the 
Chief Commissioners, whose duties were to decide cases and 
present memorials to the throne ; while g^ ^ Heu Bang 
arranged and prepared all business-matters. 

In his first report Ko Show-king set out with the state- 
ment, that the right formation of the Calendar depended pri- 
marily on the correct observation of the heavens; and for this 
latter purpose, nothing was more essential than the gnomon. 
The Armillary sphere then in use, — he said — was made in 
the period Hwang-yew (A. D. 1049—1053), for ]?t> ^ Peen- 
king 1) , the capital of the Sang dynasty ; and did not corres- 
pond with the Mongol capital in polar distance, the difierence 
being more than four degrees. In the long course of years 
also the foundation stone of the style had become deflected 
from its true position. Ko Show-king calculated the amount 
of error and had it rectified. 

He then selected an elevated ground with a clear atmosphere, 
and constructed |^ "^ ^^(^^^ ^, „ Compendium Instrument" (B). 

He also made a "^ ^ Kaou-peaou , „ Lofty Gnomon" (E) , 
to compare observations with the preceding instrument. 

The 'HI ^ "^ Eow-Jceth e , „Pole observing Instrument" (J) 



1) The present ^ ^|* K^ae-fimg , the provincial city of Honan, N. lat. 
34° 52' 5", E. Ion. \\4P ^V . 



INSTRUMENTS IN PEKING^. 439 

he made for the more accurate determination of the position 
of the earth's axis. 

The ^ ^ ^ Hwan-feen seang ^ „ Celestial Globe," (C) he 
made to give a miniature representation of the sidereal heavens. 

Although his was a correct representation of the sphere, yet 
heing unsuited for practical observation, to meet this want 
he constructed a J^j||^ Ling-lung e, „ Skeleton (Armillary) 
Sphere" (A). 

Another of his inventions was the "pp "^ Yangej „Height- 
observing Instrument," (G) which seems to have resembled a 
vase, the principle being the substitution of the circle for the 
square in observations of the sphere ^). 

The juL^M'ft Leih-yun e, „ Vertical Eevolving Circle" (H), 
he constructed as a substitute for the fixed meridian circles 
hitherto in use. 

By the ^ SH "^ CUng-le e^ „Verification Instrument," (I), 
he exhibited at once the paths of the Sun and Moon in the 
heavens. 

To remedy the indistinctness and distortion of the shadow of 
the lofty style, he invented the ^^ King-foo ^ „ Supple- 
mentary light vane," (J), forming the perforated gnomon. 

To facilitate the observation of the shadow by moonlight , he 
constructed the ^ ^ Kwei he^ „Peeping Table" (K). 

Another invention was the Q ^ ^ ^ Jtk yue shih e , 
„ Solar and Lunar Eclipse Instrument ," (L) , the right deter- 
mination of these being a crucial point in chronography. 

One of his inventions was a ^ ^ Sing Jewel , „Star Dial" (M). 

Another was the ^ ^ "^ Ting- she e , „Time piece" (N) . 

He made also the J^,"^ ^ Ching-fang gan y „ Adjusting 
Table" (0), for determining the true position. 

1) Here we have probably a glimmering of the fact that the discovery of the 
theory of spherical Trigonometry is attributed to Ko Show-king. Gaubil says. — //On 
ne dit pas comnjent Cheou-king se fit sa methode, et on ne saurait decider si elle 
fut le fruit de ses recherches, ou bien si il I'apprit des Mathematiciens Etrangers 
qui etaient a la Cour." (Observations Mathematiques &c. torn, ii, p. 115j. 



440 

The ^ ^.^ ^^^ peaou heuen ^ „Nine signal Level" (P) 
was another invention. 

The iE "^ Ching e, ^Rectifying Instrument" (Q), was 
another invention, the precise character of which is not very clear. 

The last in the list was the ^ j£ ^ Tso ching e, „Ho- 
rizontal Rectifying Instrument" (R). 

Representations of these seventeen instruments were presen- 
ted to the emperor, along with five plates, representing res- 
pectively the I-^IJ ^ Yang-kwei^ „ Circle of upward ohservation," 
the §^ Fow Jewel i ^Square of downward Inspection," the 

^ ^ iS ^ -^ f^'^9 ^'^^^ ^^^1 w Spherical concave of Fo- 
reign regions," the |1{ ;^ Jth chuh jth^ „ Sunrise and 

Sunset," and Q :^<. ^ *^^^ ^^^9 i/wartt The longest and shor- 
test days. These plates were all practical results derived from 
the ahove-named instruments. 

Such is the list of Ko Show-king's inventions preserved to 
us in the Yuen she^ to which I have appended capital letters 
for convenience of reference. The names of four instruments 
are given in the Chin-yuen sMh led (see above) as the work of 
Ko Show-king. Only three of these. A, B & C, have I 
identified with those in the Yuen she ; but I think the fourth , 
D, is probably the same as G of the Ynen she list. 

Only two of these instruments appear to be now extant; and 
of these we have such a minute description (along with several 
of the others) in the Yuen she , as to leave no reasonable doubt 
of their identity. 

I venture to give here a translation of this description, which 
would have been extremely difficult, if not altogether imprac- 
ticable had I not obtained photographs of the instruments , which 
now renders the piece for the most part exceedingly clear. 

(B) ^ "^ Keen e^ „ compendium instrument."*) 

The „Compendium - Instrument" is constructed in the follo- 

1) Yuen she, book xlviii, ff. 2 — 5. 



I 



INSTRUMENTS IN PEKING-. 441 

wing manner. There is a rectangular base frame 18 feet long 
and 12 feet wide. The traming is 6 inches wide above and 
8 inches below, being 6 inches thick. Inside are three trans- 
verse bars and three longitudinal. Two of the latter extend 
from the southern end to the southernmost of the three 
transverse bars. The other extends from the northern end to 
the central transverse bar. A water-channel is cut round the 
four sides of the frame, an inch deep and an inch and half 
wide. At each of the four corners is a knee-support, pro- 
jecting two inches in thickness both inside and outside beyond 
the framing. A water-channel is also cut round the knee- 
supports, an inch in width and the same in depth, into which 
the water flows from all the four sides. Knee-supports are 
also placed at the centres of the east and west sides, 14 inches 
wide and 23 inches long, having the water-channel the same 
as the others. 

„The north-pole cloudy frame *) has two standards, each 
four inches in diameter and 12 ft. 8 in. in length, with tor 
toise clouds at the base. These stand on the knee-supports 
at the north-west and north-east comers, gradually inclining 
towards each other, and sloping at the same angle as the 
equator, and ending in. the normal ring. 

„The normal circle is 2 ft. 4 in. in diameter, l^/g inch 
wide and 3 inches thick. In the middle are stretchers, inter- 
secting in the form of an oblfque cross, the same width and 
thickness as the normal ring. In the centre is an aperture, 
for half inch deep on the upper side l^/g inch square, and the 
lower 2^3 inches depth one inch square, to receive the nord- 
pole axis pivot. 



• 

1) All the auxilliary portions, which are not actually parts of the instrument, 
are ornamented with clouds or dragons. The accompanying photograph is not 
taken in the most favourable position for shewing the whole of the casting. One 
of the standards of the north-pole cloudy frame is distinctly seen supporting the 
north-pole; hut the other is hid by the instrument, with the exception of some 
diminutive portions, which a careful inspection will reveal through the openings. 

34 



443 A. AVYLIE, THE MONGOL A.STJE10N0MICAL 

„At a height of 7 ft. 2 in. obliquely from where the cloudy 
frame standards rest on the base frame, there is a transverse 
bar '). From the centre-line of the bar , to the centre of the 
aperture in the normal circle is 6 ft. 8 in. 

„ There are also two dragon pillars *) planted on the east 
and west central knee-supports , occupying the portion north of 
the central line, completely ornamented with dragons, the 
lower part in the form of hills. These are placed with a north- 
ern inclination , to support the northern frame. 

„The two south-pole cloudy frame standards are placed on 
the east and west central knee-supports, occupying the portion 
south of the central line, resembling the northern frame in 
width, thickness and form. They extend obliquely towards the 
south-west and south-east angles respectively, intersecting in 
the form of a cross ^), the upper ends flush with the border 
of the diurnal circle*), at the points south-east and south-west. 
They are each 11 feet 5 in. in length, and their southern in- 
clination is the same angle as the equator. At a distance of 
3 ft. 8 in. obliquely from the knee-supports is a transverse 
bar^), which supports the diurnal circle's lower edge. 

„ There are also two dragon-pillars planted on the south-west 
and south-east knee- supports , which, inclining northward, form 
oblique supports to the ends of the cross standards. In form 
they resemble the northern dragon-pillars. 

„The revolving meridian doiAle circle is 6 feet in diameter, 
2 inches wide, and an inch each in thickness. Between the 



1) This is distinctly seen in the photograph, covered with ornamental casting. 

2) The western of these two is clearly seen in the photograph, but the base-hill 
is hid by the brickwall. 

3) In the photograph one of the arms of the cross is effectually hid by the dra- 
gon in the foreground. 

4) Literally the Q ^J ]^ PVi kih kwan, //Hundred Part Circle"; the day 
being divided, at the time in question, into so many (H^, vcuttings", or) Parts. 
The same word kih is now the expression for a //Quarter of an Hour", although 
there are only ninety-six in the day, 

5) This bar is also visible in the photograph. 



INSTRUMENTS IN PEKING. 443 

two is an interstice of an inch , and they are connected together 
at the north, south, east and west points. At the north and 
south points are round apertures , to receive the north and south 
pole axis pivots. The degrees and minutes of the celestial cir- 
cle are cut round the circumference on both sides; beginning 
at the south pole and terminating at the north pole, where 
the odd minutes are inserted. At a distance of four inches on 
each side of the north and south pivot apertures are inserted 
straight stretchers, of the same width and thickness as the 
circles. Between the centres of the two stretchers is a double 
brace east and west connecting them together, also the same 
in width and thickness. The double brace is connected in the 
centre, forming a thickness of three inches, through which is 
an aperture four fifths ol an inch square, to receive the axis 
pivot of the traversing index bar.* The index bar is 5 ft. 9^/5 
inches long, the same width and thickness as the circle, and 
in the centre is a round aperture, half an inch diameter, to 
receive the axis. The two ends of the bar are shaped like a 
pointed sceptre, to facilitate the indications. Half an inch 
from each of the pointed ends are sight vanes 2^/- inches high , 
the same width as the index bar and three tenths of an inch 
thick. In the centre is a round aperture three-fifths of an inch 
diameter with a fiducial line down the centre, for the delicate 
determination of degrees and minutes. 

„The diurnal circle is 6 H. 4 in. in diameter, and two in- 
ches wide on the face. Eound the circumference are distri- 
buted the twelve hours and the hundred divisions, each division 
consisting of thirty-six subdivisions. The circle is two inches 
thick; from the middle of the thickness upward, the circle is 
three inches wide and there are cross stretchers , upon which 
the equatorial circle rests. On the inner face of the diurnal 
circle, four rollers are fixed, to enable the equatorial circle to 
rotate without obstruction. The diurnal circle is let in an 
inch deep into the south-pole frame and fixed there. 



444 A. WYLIB, THE MONaOL ASTRONOMICAL 

„The equatorial circle is like the revolving meridian circle 
in diameter , width and thickness. The circumference of the 
face is minutely divided into degrees and minutes , according 
to the twenty-eight constellations. There are cross-stretchers 
in the middle, three inches wide, having a slit in the middle 
an inch wide, and an inch thick. In the centre is an aperture 
an inch in diameter, to receive the south-pole axis pivot. 
There are two boundary index bars, each 5 ft. O^/g in. long, 
and 3 in. wide. The ends of the index bars are tapered off 
for half an inch , and degrees and minutes engraved correspond- 
ing to those on the circle. In the centre is an aperture, by 
which they are both placed on the south-pole axis pivot over 
the equatorial circle. The two ends of the upper index 
bar, from the outer end of the slit to the extremity of the 
bar are double thickness, to enable both the bars to revolve 
freely on the circle, without the inconvenience of different 
heights; while it facilitates the observation of degrees and 
minutes. 

„The north and south-pole axis pivots are both made of 
steel six inches long, half of which forms the shaft and half 
the, axis. The dimensions of the shaft portion correspond to 
the aperture in the centre of the normal ring stretchers. The 
axis is an inch in diameter. A hole is made through the centre 
of the north-pole axis. At the bottom of this hole a trans- 
verse hole is drilled from side to side. A thread is passed up 
the centre, bent over and brought out at the two^transyerse 
holes and fastened at both sides. Three lengths of thread are 
passed through the hole and fastened. At the upper and lower 
ends respectively threads are carried down to the two ends of 
the index bars, and passed through a hole, being sunk into 
the under side- of the index bar, along the centre line of which 
a grove is cut to receive the thread. It is then carried along 
the middle of the slit to the centre of the index bar, and 



INSTRUMENTS IN PEKING. 445 

througli a hole in the middle part, the thread is passed 
up from the lower side of the index har and fastened ^). 

„The ^^3^ Ting Jcieh kwan , „Pole determining Cir- 
cle" (J) is half an inch wide and an inch thick, the position 
corresponding entirely with the vaulted sphere. The inside 
diameter is six degrees, each degrfee rather more than an inch. 
The pole star is three degrees distant from the true pole, and 
makes a barely perceptible revolution^). Inside the circle are 
oblique cross stretchers, the same as the circle in width and 
thickness , and connected with the upper part of the normal 
circle. In the centre of the stretchers is a hole a twentieth of 
an inch in diameter. The distance from the hole to the centre 
of the north polar axis below is 6^/3 inches. 

„There is also a brass plate attached to the cross of the 
south-pole cloudy frame, two inches square and half an inch 
thick, the northern face being bevilled down inwards to a 
hundredth of an inch thick. In the centre is a round hole a 
tenth of an inch diameter. From the centre of the hole down 
to the centre of the south-pole axis is also 672 inches. 

„There are two other circles. One is the |^ ^ ^ Yin 
wei hwauy „Circle of Occult Latitude", on the face of which 
are engraved the points of the compass. It is laid horizontally 
on the base frame; the centre being over the northern cross 
formed by the longitudinal and transverse bars. 

„One is called the jll ^H 3§ Ijeih yun Jcwan ^ „Yertical Ke- 



1) Whether this thread was a copper wire, or some less durable material the 
text does not indicate. It has probably disappeared from the instrument for cen- 
turies past, and of course no trace of it is to be seen in the photograph; but so- 
mething like a small hole may be seen in the north-polar axis. 

2) Gaubil remarks: — Cochtou-king examina et observa longtemps le mouvement 
de I'Etoile qu'on appelle aujourd'hui polaire. II asseura qu'elle etoit eloignee du 
Pole d'un peu plus de 3o Chinois". {Observations MaUematiques , torn. II, p. 113). 



■I 



440 A. WYLIE, THE MONGOL ASTRONOMICAL 

volving Circle", (H) and lias the degrees and minutes engraved 
on the face. It is placed under the standards of the north-pole 
cloudy frame, directly over the centre of the horizontal circle. 
Above it is attached to the transverse bar of the cloudy frame ; 
below it connects with the cross formed by the base-frame 
bars. Above and below are axis pivots on which it can revolve. 
Inside is placed a stretcher, in the centre of which is an aper- 
ture, by which to attach the observation index bar, by the 
elevation or depression of which, the altitude of the sun, 
moon, stars and planets may be noted in degrees and minutes. 

„ While the Ke volving Meridian Circle turns freely from east 
to west, the north and south respectively being elevated and 
depressed, the degrees and minutes of polar distance of the 
seven planets, the twenty -eight constellations and all the stars 
may be accurately obtained. 

„The equatorial circle, rotating in correspondence with the 
determinant stars of the twenty-eight zodiacal constellations, 
turn the boundary index bar till the two threads coincide; and 
thus the right ascension of the sun, moon, five planets and 
stars, in degrees of the respective zodiacal constellations may 
be accurately obtained. 

„0n the diurnal circle, turn the boundary index bar, till 
the two threads coincide with the sun. Immediately below the 
thread , the hour and division indicate the time of day. At 
night the stars are used for the same purpose. 

„By these contrivances, the obscurities of the luminous lon- 
gitude y the occult latitude^), and the cloudy standards , incident 



1) I cannot explain these two terms. 



INSTRirMENTS IN PEKING. 447 

[to the old instruments when observing the rising and setting 
>f the sun, moon and five planets, are avoided. 

,The J^ ^ Ilwan seang , „ Celestial sphere" (C), is made 
round like a ball, six feet in diameter, the degrees and minu- 
tes of the sphere being marked both longitudinally and latitu- 
dinally. The equator is in the centre, equidistant from the 
two poles, in each case a quarter of the circumference. The 
ecliptic is elevated above and depressed below the equator, in 
each case barely 24 degrees '). The elevations and depressions 
of the moon in its orbit being variable, a bamboo hoop divi- 
ded into degrees equally throughout is used to verify the inter- 
: sections with the ecliptic, and moved from time to time ac- 
cordingly. By observations first taken by the Compendium 
Instrument, 1 he right ascension and polar distance is ascertained, 
and according to these numbers the hoop being placed on the 
globe, the proximity and angle of the moons orbit with the 
ecliptic and equator is very obvious and easily determined, 
when the theory of the movement is developed by calculation. 
This globe is placed on a square box, the north and south 
poles being respectively above and below the surface full forty 
degrees, half of the globe being visible and half concealed. 
There are toothed wheels set in motion by machinery con- 
cealed within the box, for turning the globe". 

Such is a detailed and very accurate description of one at 
least of the two remaining Mongol instruments now in the 
Peking Observatory. Without the photograph it would have 



1) Gaubil says: — ,,Cheou-kinff apres avoir fait beaucoup d'observations des Sol- 
stices, asseura qu'au Solstice d'Hyver le Soleil est eloigne de 115° 21' 73' du Pole 
Boreal, de 67° 41' 13* au Solstice d'Ete. La difference de ces deux distances, est, 
dit Cheou-king , la distance de deux tropiques 47° 80' 60', la moitie est 23' 90' 30'. 
C'est selon Cheou-king la plus grande declinaison du (•). 

Remarque. — Reduisez h nos degres, c'est 23° 83' 40' & 17 a 18"'. P. G. {Ob- 
aervations Matliematiqiies , etc. torn. 11, p. 113.) 



448 A. WYLIE, THE MONGOL ASTRONOMICAL 

been extremely difficult if not impossible to have given an intel- 
ligible version. Now I trust it is tolerably clear; but lest tbe 
translation should be found defective in the matter of technical 
phraseology, I give a copy of the original text from the Yuen she ^), 
to enable scholars to improve upon my shortcomings. It will be 
seen I think that this instrument combines two or three of those 
mentioned as separate inventions in Ko Show-king's memoir. 

The Yuen she gives no actual description of the other instru- 
ment, the Armillary Sphere; but we gather from the memoir 
that it was the same in theory as the globe above described; 
differing from it in that it was an open skeleton frame instead 
of a complete globe. 

From the memoir we learn that Ko Show-king was appoin- 
ted to his astronomical duties in 1276, but he had doubtless 
been intent on these inventions for many years before. A 
native author above quoted tells us that these instruments were 
placed on the observatory in 1279. 

There they remained apparently throughout the whole of the 
Ming dynasty. When the Jesuit Matteo Kicci visited Peking 
in the beginning of the 11^^ century he saw them and spoke 
of them as counterparts of some he saw at Nanking, of which 
he has given a brief description, from which I borrow the 
portion referring to the two instruments before us and two 
others as given in Col. Yule's translation ^) : — ^First we in- 
spected a great globe (C), graduated with meridians parallels; 
we extimated that three men would hardly be able to embrace 
its girth" 3) 

„A second instrument was a great sphere (A), not less 
in diameter than that measure of the outstretched arms 
which is commonly called a geometric pace. It had a horizon 



1) See Appendix I, 

2) The Book of Ser Marco Polo, second edition, vol. II, pp. 547, 548- 
8) This is doubtless the ,/Celestial Sphere (C)", described above. 



INSTRUMENTS IN PEKING. 449 

and poles; instead of circles it was provided witli certain 
double hoops {armilla), tlie void space between the pair serving 
the purpose of the circles of our spheres. All these were di- 
vided into 365 degrees and some odd minutes. There was no 
globe to represent the earth in the centre, but there was a 
certain tube, bored like a gun-barrel, which could readily be 
turned about and fixed to any azimuth or any altitude so as 
to observe any particular star through the tube, just as we do 
with our vane-sights ; — not at all a despicable device ! . . . 
The third machine was a gnomon (E), the height of which 
was twice the diameter of the former instrument, erected on 
a very large and long slab of marble, on the northern side of 
the terrace. The stone slab had a channel cut round the mar- 
gin , to be filled with water in order tc determine whether the 
slab was level or not, and the style was set vertical as in 
hour-dials. We may suppose this gnomon to have been erec- 
ted that by its aid the shadow at the solstices and equinoxes 
might be precisely noted, for in that view both the slab and 
the style were graduated. The fourth and last instrument, 
and the largest of all, was one consisting as it were of 3 or 
4 huge astrolabes in juxtaposition (B); each of them having 
a diameter of such a geometrical pace as I have specified. 
The fiducial line , or Alhidada , as it is called , was not lacking, 
nor yet the Bioptra. Of these astrolabes, one having a tilted 
position in the direction of the south represented the equator; 
a second, which stood crosswise on the first, in a north and 
south plane, the father took for a meridian; but it could be 
turned round on its axis; a third stood in the meridian plane 
with its axis perpendicular, and seemed to stand for a vertical 
circle; but this also could be turned round so as to shew any 
vertical whatever. Moreover all these were graduated and the 
degrees marked by prominent studs of iron, so that in the 
night the graduation could be read by the touch without a 
light. All this compound astrolabe instrument was erected on 



450 A. WYLIE, THE MONGOL ASTRONOMICAL 

a level marble platform witli channels round it for levelling. 
On each of these instruments explanations of everything were 
given in Chinese characters; and there were also engraved the 
24 zodiacal constellations which answer to our 12 signs, 2 to 
each. There was, however, one error common to all the in- 
struments, viz., that, in all, the elevation of the Pole was 
assumed to be 36°. Now there can be no question about the 
fact that the city of Nanking lies in lat. 32 '/4°; whence it 
would seem probable that these instruments were made for 
another locality, and had been erected at Nanking, without 
reference to its position, by some one ill- versed in mathema- 
tical science. 

„Some years afterwards Father Matteo saw similar instru- 
ments at Peking, or rather the same instruments, so exactly 
alike were they, insomuch that they had unquestionably been 
made by the same- artist. And indeed it is known that they 
were cast at the period when the Tartars were dominant in 
China; and we may without rashness conjecture that they were 
the work of some foreigner acquainted with our studies". 

There can be no doubt that the account of the last of the 
four instruments here given is a sufficiently precise description 
of the large instrument now in Peking, of which the minute 
description is given in the Yuen she, and the photograph is 
here annexed. As Eicci was in Peking the year after he saw 
these antiquities at Nanking, and as he died in the northern 
capital in 1610, there is no reason to believe that those he 
saw at Peking were the same he had seen at Nanking. Indeed 
the fact that the Nanking instruments were made for the 36th 
degree of latitude is sufficiently conclusive on that point. 

It has been a question how these instruments at Nanking 
should have been made for the 36*^ degree of latitude, while 
Nanking was 32^/4° and Peking about 40°. The first explana- 
tions of this puzzle I received in a hint from Col. Yule, who 
drew my attention to the fact that Yelu Chutsai had establis- 



INSTRUMENTS IN PEKING. 



451 



bed a college for the Mongol youth at ^ ^ Ping-yang in 
Shansi, which is actually in latitude 36° 6'. This fact is not 
mentioned in Remusat's memoir of Yelu Chutsai '); nor is it 
noticed in the work from which Remusat translated ^) , but on 
turning up the memoir of that scholar and statesman in the 
Yuen she, we find that in 1233, just after the capture of 
Peen-leang^ the capital of the Kin, Yelu Chutsai established 
an institution for literary composition in Yen-king ^), and a 
soUege for classical studies at Ping-yang, which is said to 
lave been the commencement of scholastic culture under the 
^Mongols *). I do not find a specification of the several bran- 
ches of study included in the Ping-yang curriculum; but 
nothing is more probable than that astronomy should receive 
due attention; for this appears to have been a speciality of 
Yelu Chutsai himself. When the latter accompanied Glenghiz 
jkhan in his expedition to Central Asia , he occupied himself in 
the calculation of eclipses, and doubtless gained much infor- 
mation in his intercourse with the Persian astronomers. In 
1220, he laid before the great conqueror, his new system of 
chronography , entitled , the j^ ^j£ ^ ^ 7^ j^ Se ching 
hang woo yuen leih^ „ Western expedition Chronography of the 
kdng-woo epoch". This was received by Genghiz, but was 
never used officially*^). We may well believe then that there 
was an observatory at Ping-yang as well as Peking. 

Another fact bearing on this point is the record of the advent 
of Jamal eddin, a Persian astronomer in 1267. He is said to 
have presented a new scheme of chronography, termed the 
■|§ ^ ^ ^^^ ^^^^ ^^^^ f wTen thousand years Chronography", 
which for a short time superseded the old Kin system «). Se- 



1; Nouveaux Melanges Asiatiques, torn. II, pp. 64 — 88. 

2) Suh hung keen luh, book XI, fol. 1—9. 

3) Now Peking. 

4) Yuen she, book CXLVl, fol. 5, 6. 

5) Yuen she, book LII, fol. 1. 6) Ibid. 



4:62 A. WYLIE, THE MONGOL ASTRONOMICAL 

ven Persian astronomical instruments were also presented by 
him, of wliicli a brief description lias been preserved. The 
first described is an armillary sphere of which the pole is said 
to be elevated 36 degrees, a strong presumption that it was 
made for the observatory at Ping-yang ^). Yet it is curious 
that in the list of places whose latitude is given in the same 
volume, Ping-yang is not named; the only place given with 
a latitude of 36 degrees, being Ta-ming in the province of 
Chihli ^). These numbers however seem to be given very 
roughly, for there is not a station given with a traction under 
half a degree ; and it is presumable , Eicci's numbers are to be 
taken with the same margin. Marco Polo makes no mention 
of the city of Ta-ming , nor , so far as I am aware , does any 
other mediaeval traveller. 

The second instrument described by Kicci is obviously the 
„Skeleton Sphere" (A) named in Ko Show-king's Memoir ^). 

Eicci's third instrument, the Gnomon, though apparently the 
same in principle and construction as the Lofty Gnomon (E) 
invented by Ko Show-king, was far inferior in dimensions, as 
may be seen by the following description of the latter, trans- 
lated from the Yuen she'^). 

•^ ^ Kwei Peaou. „The Gnomon". 

„The Gnomon platform is made of stone 128 feet long, 4 
feet 5 inches wide, and 1 foot 4 inches thick. The basement 
is 2 feet 6 inches high. Eound reservoirs are excavated at 
the north and south ends, each 1 foot 5 inches diameter and 

1) See Tuen she, book XLVIII, fol. 10. 

2) Yuen she, XLVIII, fol. 13. 

3) GauMl remarks: — //On vante leaucoup un instrament dont se servoit Cheou- 
king; on n'en dit autre chose, sinon qu'il y avoit un Tube et deux fils; on ajoAte, 
qu'avec cet instrument il savoit jusqu'aux minutes, la mutuelle distance des Planetes, 
des Etoiles et de la Lune". {Observations Mathematiques , Astronomiques , etc. tome II, 
p. 115.) Does tbis refer to Ricci's sphere with the gun-barrel tube, and two fidu- 
cial wires? I rather incline to think, it is the Equatorial circle of the Compendium 
Instrument that is meant, with the two triangle hypothenuse threads and the double 
sight-vane index. 

4) BocV XLVIII, ff. 8, 9. For the original text see Appendix II. 



INSTRUMENTS IN PEKING. 45^ 

2 inches deep. From one foot north of the style- where the 
[line descends straight from the beam , — for a limidred and 
[twenty feet, a central strip of four inches wide is marked oflf, 
^one inch on each side of which is divided into feet, inches 
[and lines, extending to the north end. One inch from the 
edge on both sides are water-channels, an inch deep, connec- 
ting with the reservoirs at the two ends, for the purpose of 
levelling. 

„The style is made 50 feet long, 2 feet 4 inches wide, and 

1 foot 2 inches thick, and is fixed in the stone basement, at 

rthe south-end of the platform. It is inserted to a depth of 14 

Meet in the earth and the stone basement, above which it rises 

rto a height of 36 feet. 

„At the top on the two edges are two dragons, half their 
bodies attached to the style, sustaming a cross-beam. From 
fthe centre of the beam to the head of the style is 4 feet, and 
^from the same point to the platform is forty feet. The beam 
lis six feet long, and three inches in diameter, and there is a 
water-channel on the top for the purpose of levelling. At the 
two ends and in the centre are transverse holes, ^j- inch in 
diameter. In these holes are inserted iron rods five inches 
long; on these rods are strings fastened in the centre, with 
weights attached to them, to ascertain the correct position and 
prevent lateral deflection. 

„When the style is short , the division into inches on the dial 
face is sufficiently minute, and the greater part of the small 
divisions below f^et and inches are difficult to determine. When 
the style is long , the inch divisions are correspondingly lon- 
ger; but the inconvenience then is that the shadow is light 
and ill-defined, making it difficult to get the exact line. In 
former times, observers sought to ascertain the real point by 
taking the centre of the light circle; for which purpose some 
used an observation tube, some set up a small style, and 
some had a wooden circle; all devices for catching the sun's 



454 A. WYLIB, THE MOKGOL ASTRONOMICAL 

reflexion from the head of the style on the dial face. Now 
the style is made of bronze, 36 feet high; the head being 
clasped by two dragons, bearing a cross beam, from which to 
the dial face is forty feet'), being equivalent to five styles of 
8 feet each, and the dial and style are graduated in feet and 
inches. The inch of former usage is only equivalent to ^/io 
inch of the present scale, and the minuter subdivisions are 
easily determined". 

The preceding observations are tolerably conclusive as to the 
Mongol instruments having been still in Peking in Kicci's 
time. Sixty years later we again hear of them. Ricci had 
gone to his fathers; the venerable Schall had succumbed under 
persecution , and was succeeded as chief of the Board of Ma- 
thematics by Ferdinand Yerbiest. The latter had come trium- 
phantly through a scientific ordeal, and European astronomy 
was in the ascendant at the Chinese court , while the missionary 
sought by means of his power and influence, to promote the 
Christian cause among the Chinese. I quote here a passage 
from the biography of this Father, referring to the period 
about 1670. 

„Par ses experiences > le P. Verbiest etait parvenu a les con- 
vaincre, qu'en astronomic, les Europeens avaient des principes 
plus sArs et des machines plus perfectionnees que les Chinois. 
Ce pas etait immense. 

„Les Mandarins des tribunaux des mathematiques , envoyes 
a I'observatoire, pour verifier les calculs du pere Verbiest, 
s'etaient pleinement convaincus de Timperfection des machines 
astronomiques de I'observatoire; et la confiance qu'ils avaient 
dans les talents du missionaire leur suggera I'idee de s^adres- 
ser a I'Empereur pour le prior de donner I'ordre au P. Verbiest 
de fondre de nouveaux instruments pour I'observatoire d'apres 
les principes d'Europe. Cam-Hy leur accorda cette demande 



1) Gaubil, speaking of tlie innovations of Ko Show-king, remarks: — Al se 
servit ^^" Gnomons de 40 pieds". (Observations Mathematiques , etc. toHL II, p. 106). 



INSTRUMENTS IN PEKING. 455 

efc par mi diplome rendu publique, il chargea Verbiest de cette 
confection" ^). 

Here then was the sentence passed upon the old instruments 
of Ko Show-king J which were doomed to give way to the pro- 
ductions of modern science. Verbiest was occupied four years 
on his task, which he accomplished at an expence of 19,000 
dollars. As far as I can make out, the European account tal- 
lies with the native work above quoted, as making the date 
of the displacement of the old by the new about the year 1673. 

Father Le Compte, who was in Peking about 1688, is dis- 
posed to treat the whole affair somewhat superciliously. He 
is indignant at what had been written about them in Europe. 
In a letter to the Cardinal of Furstemberg he writes: — „Be 
pleased, My Lordf to read what one of our ablest Mathema- 
ticians, has upon their [Travellers] Eeport spoken of it [the 
observatory]. Nothing in Europe is to be compared to it j 
whether for the Magnijlcency of the Place , or the Bigness of those 
vast Brazen Machines ^ which having been during these Seven hwn- 
dred years j exposed on the Platforms of those large Towers j are 
still as fair and entire as if they were hut new molten. The 
Divisions of those Instriiments are most exacts the Disposition 
most proper for their Design , am,d the whole work performed with 
an inimitable neatness''' ^). 

Full of these thoughts he says, he >g;isited the observatory, 
which he describes as a square tower, such as were formerly 
used in Europe, to fortify the city walls; and adds: — „Upon 
this Platform the Chinese Astronomers had placed their Instru- 
ments, which tho' but few, yet took up the whole Room: 
But Father Verbiest, when he undertook the Survey and Ma- 
nagement of the Mathematicks , having judged them very use- 
, persuaded the Emperor to pull 'em down, and put up 



1) Notice Biographique sur le Fere Ferdinand Verbiest, (4~t 1^ Yfj) ^i^^' 
onnaire a la Chine, par I'Abbe C. Carton. Bruges, 1839. pp. 26, 27. 

2) Memoirs and Observations Topographical, etc. London, 1697. p. 64. 



456 A. WYLIB, THE MONG. ASTRON. — INSTRUM. IN PEKING. 

new ones of his own contriving. These old Instruments were 
still in the Hall near the Tower, buried in Dust and Oblivion. 
We saw them, but thro' a Window close set with Iron Bars. 
They appeared to us large, well cast, and of a shape not 
much unlike our Astronomical Kings"'). Again he says: — 
„This Observatory, of little worth, as to its ancient Machines, 
and less as to its Situation and Building , is now enriched 
with several Brazen Instruments which Father VerUest has set 
up in it" 2). 

Father Gaubil, whose opinions on the Mongol instruments 
would have bpen interesting and valuable was unable to get 
a sight of them. He remarks: — ^Co-Cheou-hing ayant exa- 
mine les instruments des ^ong et des Kin, les trouva defec- 
tueux de 4 et 5 degres, il en fit de nouveaux qui passoient 
alors pour etre du premier ordre, Spheres, Gnomons, Armil- 
les, Globes, Quarts de cercle, Boussoles. La plupart de ces 
instruments subsistent encore; mais on ne permet pas de les 
voir, ils sont dans une salle fermee" 3). 

I can get no information as to when the present two 
instruments were removed from their obscurity, and placed in 
their present position. 

A beautiful photograph of the Armillary Sphere has recently 
been published, by Mr. Thomson, in the 4th volume of his 
Illustrations of China and its People *). 

A lithographic reduction of the same plate, forms the fron- 
tispiece to the second volume of the second edition of Col. 
Yule's Marco Polo. These pictorial representations will doubt- 
less draw more attention to these curious Mongol relics. 

The annexed photographs are by Mr. W. Saunders, an ar- 
tist established in Shanghae. 

Shanghae, 12 Aug. 1876. A. Wylib. 

\) Memoirs and Observations, Topographical, etc. London, 1697. p. 65. 

2) Ibid. p. 66. 

3) Observations Mathematiques , etc. Paris, 1732, torn. II, p. 108. 

4) LondoT), 1878—74. 



35 



g 



m - B ^ u =i 

% m :^ m R » 

s. m 1^ m ^ m 

m T m m z -M 

« 2g w n T J^ 

M ^ M n '^n m 

M m ^ M m M 

^ ^ n m ^ s. 

m m it M ^^ ir 

+ T A ic ^ 

R m m ^ 'Si 

^ m M d^^ ^ 

% w ^ z M 

A 4 m m 4» 

R m Z ^ M 

z m f¥ s B 

m n ^ ^ M 

^ m ^ M iE 

^ -^ m m M. 

m ^ m m m 

m -^ Wi. w\ n 

1^ ^ p^ ^ % 

R R m ^ m 

-t ^ t m m 

"S ¥t ^ M ^ 

- m w. f)r m 

^ - 4- r- ^ 

4^ m m n t 

f^ M^ m ^ M 



APPENDIX II. 



Description of the Gnomon. 
Extracted from the Yuen-she^ book xlviii, ff. 8, 9. 



± 






1^ 



m m m z M m % fi^ '^ 
^ ^^ m m ^ m m R ^t m R 



m T 

is: m 

^ m 

m B 






z 

i5^ 







Ik =^ 

m m 

m n 

% # 









4 






>^ Bit 

-,_'»/- IpSil 

^> % 

ft ;^ 

^ R 



1^ m 






z 



^ n 

m ^f" 

* 

at ^ 

^^ m 

A 5^ 



m n 
z n 



ill m M 



% 1^ % 

m m >^ 

M Z ^ 

mm w 

^M M Z 

^ T S 

■sr =te - 

m m B 

w n ± 

m zm 

^ ® 

n 1. m 

M T M 

j^ # » 

}^ m m 

^ m tk 

m m ^a 

^ ^ m 

^ ^ m 

m ^ m 

m m ^ 

m ^ T 

W ^ 'B 

M M. ^ 

m ^ m 

m ^ ^ 

m Ar> 'ti' 



W ^ ?L 

'C^ m n 

^^ s. s. 

^ ^ m 

^ :|fc "F 

3l ® S 

^ m ^t 

X m m 

n ^ m 

m ^c> iC> 

- ^ >?^ 

s - ^ 

It ja ^ 

m -^ X 

m B M. 

m ^ m 

M % ^ 

■j^ m 'M 

^ ^ M 

m n m 

^ — m 

® ^ # 

m i<L^ z 

mr + 

^t m ^ 

+ m :^ 

#i @ n 



a ± 

m z 






z 



id f¥ 



± 



m 
^ 
'^' 



>^^ 



■t 



% M M M 

T ?L i^ AM 

m Pi # ift 

m ^ m w 

m ^ m m 

m z — m 

m ^ t m 

™ *r 'lu Ml 

^i!> w^.m z 

^ ^ # ^ 

|g ^ 1^ -JL 

« # ^ti> "t 

^ * :;§ # 

1^ IS IL :^ 

It :S ?L * 

^ ± ;s # 

ft T tl :^ 

^ ^ ^ m 

M ^ m ^' 

m - m z 

f¥ M. ^ » 

M W * ^ 

m u m - 

^ ^m — ita 

m m m ± 

n ^ ^ 5^ 

?L ^t^ 21: .A!> 



M i^ - 

tf ^ ^ 

^ i^ m 

m m ^ 

m m m 

"B M % 

z f^ m 

m m m 



f' 5S^ 



^ ^ i 

^ ;^ 

rfij S \h 

ii ti ra 

# 11 ^ 
B S S 
^ ± H 

:k m ir 

^ 31 ^ 

^ ii^ "t 

# g il- 

^ m m 

^ m s. 

ik ^h ^ 

zi m m 



^ m n M 

m m -^ M 

n m ^ r. 

^ z m ir 

m m w m 

^ ^ m ^ 

^ m m -^ 

^ m ^ r. 

f¥ ^ ^^ f^ 

^ m ^ W 

^ ^ ifc ^ 

w. - -^ m 

m -^ m w 

H f5 ^ = 

I' ^ a >^ 

^ 5^^ ® ^ 

^ mm ^ 

n. u m ^ 

- B ill g 

^ M m ^ 

t^ w ^ B 

^O ^ ^^ ± 

5 K ^ 5 

@ ® ^ X 



^ 1^ 
Bi m 
A m 



^ JJL 

^ if 



m m 

at ffi 

R m 

% m 

^ m 

m *> 

m m 

m m 

f¥ m 



Ml 



^ A 

m 






m im m 



S5 ^ 



7> m 



E 



■^a.-' ^jw 



% %. 



"^ ^ ik. 
i\. ^ ^. 

* H -^ 



it B m 

m ^ u 



M :\t R 

^ m M 

ra AM - 

^ IHi i- 

"§■ m B- 

:^ M — 

w. w ^ 

m n "F 

S ^ BS 

n. % M 

^ ^ ^ 

ti» m * 

iCi^ @ "^i 

# ^ ^ 

if @ ^ 

1 ^ ^P 

K ^ ® 

ffi p# 1^ 



'^ m ifi m 

M m it it 

^ Z M f^ 

r m m m 

X 5^> i* ja 

^ i: n tt 

# zl :f(J 



:^i 



^ M m 

^ - « 

« 5t ^ 

;5^ - ^ # tt 

1* K + ^ n 

H i ^ tt 

zi ^ s Zl 

1^ i ± « 

«ji 1^ M :j^ 

± m ^ m 

it m m m 

\^ ± m i^ 

M H # ff 

tt K ^ ^ 

^ A ^ z 

i^ ^ ^ ^ 

?^ ^ B S 

«« if * M 

- f^ ^ ?^ 

1m m Z M 



± ^ 



;^ m 

R ^ 

A * 

X ii 



® f i i 



m m 

m ± 

^ m 

:2: R 

m % 

m m 

m m 



APPENDIX! 



Description of the Compendium Instrument, &c. 
Extracted from the jQ ^ Yuen she, book xlviii, ff. 2—5. 

mzn%^mm^m~mm 
r.m-W''vzmms.-±^ 



DIE QUIESCENTES 'in 



IN SEU 



ALTHEBRAEISCHEN ORTHOGRAPfflE 



D. CHWOLSON. 



86 



DIE QUIESCENTES ^H 



IN DER 



ALTHEBRAEI8CHEN ORTHOGRAPHIE 



D. CHWOLSON. 



Man kann a priori behaupten, dass die Hebraer ursjprunglich 
diese Buchstaben in der Mitte oder am Ende des Wortes eben 
so wenig gebraucht haben wie die Phonizier, von denen man 
positiv weiss, dass die Vocalbucbstaben bei ihnen erst in ver- 
haltnissmassig spater Zeit und allmahlig eingefiibrt wurden; denn 
man hat, unseres Eracbtens, absolut gar keinen Grmid anzu- 
nehmen , dass die alten Hebraer , welche dasselbe Alfabet wie die 
Phonizier gebraucht imd eine von der Sprache derselben fast 
nur dialectisch verschiedene Mundart gesprochen haben, eine 
nur ihnen allein eigenthiimliche Orthographie gebraucht haben 
soUten. Es kann ja auch nicht angenommen werden, dass die 
alten Hebraer, zur Zeit als die hebraischen Sprache noch eine 
lebendige war, ein grosseres Bediirfniss gehabt haben soUten, 
ihre Schrift deutlicher zu machen, als die Phonizier. Schon 
die willkiirliche Art wie ein und dasselbe Wort, oft in einem 
und demselben Capitel, geschrieben wird, wir meinen die ganz 
willkiirliche scriptio plena und defectiva , worin hauptsachlich der 
Samaritanische Text des Pentateuchs von der masoretischen 
Recension abweicht und worin die meisten Varianten in den he- 



460 D. CHWOLSON, DIB QUIESCBNTES ^)T) IN DBR 

braisclien Handschriften bestehen, — dieser Umstand allein, 
sagen wir, zeigt deutlich darauf hin, dass die Einfiihrung der 
Vocalbuclistaben, wenigstens die der Bucbstaben *» und *l in der 
Mitte des Wortes, einer relativ spateren Zeit angebort und dass 
der Gebrauch derselben in vielen Fallen von der Willkiir der 
Schreiber abbing. 

Wir haben aber noch andere positive Beweise, dass die Vo- 
calbucbstaben *^)T\ selbst am Ende des Wortes urspriinglicb 
nicM gescbriebeii wurden, so dass man in den alten Texten 
z. B. die 1. Pers. Sing. Perf. von der 2., und die 3 Pers. 
Sing, von der 3. Pers. Plur. Perf. und Imperf. gar nicbt un- 
terscbeiden konnte. 

Im alten Testament finden sich bekanntlicb viele Parailel- 
stellen, die entweder direct von einander abbangig sind, oder 
aus einer und derselben Quelle herstammen, und dennocb fin- 
den sicb in diesen Parallelstellen sebr viele Abweicbungen , die 
nicbt auf Verwecbslungen abnlicber Bucbstaben sicb zuriick- 
fiibren lassen imd vorzugsweise in der Undeutlicbkeit , oder 
ricbtiger in der Vieldeutigkeit der alten, der Vocalbucbstaben 
ermangelnden , Ortbograpbie ibre Erklarung finden. 

1. Das ^ in dem Suffixe der 1 Pers. Sing, des Perf. ^H wurde 

urspriinglicb wie im Pboniziscben (Hltlli = '^n/?!!^), nicbt ge- 
scbrieben. 2 Kon. 18, SOstebtdaber U'^nS]^ 1^1 *]^< r\lJ2^; 
Jes. 36, 5 dagegen ^^^D^^. Da das •• am Ende urspriinglicb 
nicbt gescbrieben wurde, so war aus dem Zusammenbange 
scbwer zu-erratben , ob bier die 1 oder 2 Person zu lesen sei ; 
denn das Eine wie das Andere giebt einen gleicb passenden 
Sinn; der Eine las daber ^JIIDX und der Andere mDK. 

Jerem. 6,15 beisst es iVk^D'' D'^nnf?^ HJ^S ohs^:^ 1^3^ pS; 
ib. 8, 12 wird dieser Vers fast wortlicb wiederbolt — nur 
mit einer Variante, die ebenfalls ibre Erklarung in der alten 
Ortbograpbie findet, wie wir weiter seben werden — , und da 



ALTHBBRAEISCHBN ORTHOGRAPHIE. 461 

steht DTTlpS HJ^D. Man schrieb also urspriinglicli DH^lp^J, 
was der Eine DTl^p^S, der Andere Dn*1p£3 las. Dass diese 

• : I- : T T I \ : 

Variante in einem und demselben Buche vorkommt ist, wie 
wir sehen werden, besonders beachtungswertli. 

1 Kon. 8, 48 ist das Ketib H^iD, wofiir 2 Chron. 6,38 
'n^an steht. Ez. 16,59 ist gleichfalls das Ketib D^ti^;?*) statt 

•^n^ti^J^I, und Hiob 42,2 Pj^n' fiir ^'jlJ^T; 2 Kon 20,15 

DP^Nin und Jes. 39 , 4 D'^H'^Kin mit einem \ 

2. Das 1 als Zeiclien des Plurals in der 3 Pers. des Perf. 
und des Imperf. wurde urspriinglich nicht gescbrieben; in den 
bekannten Fallen, wo der Plur. ebenso gebraucbt werden kann, 
wie der Sing., haben die Einen die erstere, die Andern die 
zweite Form gebraucht. 5 Mos. 24,16stebt dreimal ^DDV; 
2 Kon. 14,6 stebt zweimal gleichfalls IH^V, aber das dritte 
Mai, wo das Yerbum sich auf ^*^t^ bezieht, steht im Ketib 

niD** und im Keri MDV, also jedenfalls im Sing. 2 Chron. 
25, 4 steht an alien drei Stellen ^^\)f2\ Nimmt man an dass 

T 

urspriinglich nur JlD** stand , erklaren sioh leicht die Formen 
inD1\ ^n^D'' und niD^ Oder HDV. 

T T T 

Jos. 21, 9 steht ^np% in der Parallelstelle 1 Chron. 6,50 
1t<*1p*>; der Sinn lasst beide Formen zu. 

2 Sam. 3, 5 steht nil^ *)-|b*' nSx; 1 Chron. 3, 4n'7l: r\^]y 
h; hier steht nSli statt hSiJ; cf. ib. 3, 5 wo 1171^ steht, was 
die Masoreten ^171^ punktiren. 

2 Sam. 5 , 25 steht T1 indem man das Yerbum auf David 
bezog; 1 Chron. 14, 16 steht *lD'''), wobei man wohl an David 
und sein Heer dachte. 

2 Sam. 7,23 lesen wir p^*D XiK ''1:1 bxi^^ "|D;^D *'D1 
DrblSnnS)^ D'TiSj^ ID^H ll^t^. l Chron. 17,21 steht daftir 

: T 

Dy )b nn«3^ n'rhi^T] ^^n ^tr^X ... Im ursprilnglichem 
Texte mag *|7n gestanden haben, und da man hier an die 



462 D. CHWOLSON, DIE QUIESCENTBS "^in IN DBR 

lieidnisclien D^'^7^^ dachte, schrieb man ID/H; der Verfasser 
der Chronik dachte aber hier an den Gott Israels; er schrieb 
daher *]7n und fiigte den Artikel vor D*'n75< hinzu. 

2 Sam. 10, 15 steht ft]33 ^D DIS ^^T*I , 1 Chron. 19,16 
1fi!l^; grammatisch sind beide Formen richtig. 

2 Sam. 23,11 D3 D^ni , 1 Chron. li, 13 1D1 Ib/23, 12 

2Tr\')y rh^)^') und y), i chron. 11, 14 iDv^n^i, niS'^ic''*) 

und •)D^V Vielleicht aber stehen diese Plurale wegen dea 
Zusatzes am Anfange des 13. Verses, der 2 Sam. sich nicht 
findet. 

1 Kon. 8,8 steht ')*>n''1, 2 Chron. 5,9 ^H^; letzteres ist 
wohl die urspriingliche Leseart, aber die Soferim bezogen es 
hier auf das vorangehende D^"13n, der Verfasser der Chron., 
oder andere Soferim bezogen das Verbum an der letzteren Stelle 
auf das dort in demselben Verse vorkommende pHS^n. 

1 Kon. 12, 5 oyn *i:3^''1, 2 Chron. 10, 5 "|^n; beide For- 
men sind grammatisch richtig. 

1 Kon. 15, 20 y^, wobei das Verbum auf lin p, 2 Chron. 
16,4 iDn, wobei das Verbum auf die D'»S\nn ^^^ be- 
zogen wurde. 

1 Kon. 22,15 steht H/VHI TV)} und dem entsprechend ib. 

19 ^Qli;^, 2 Chron. 18, 14 dagegen IIT'^^nl "b^ und dem 

entsprechend ib. 18 IJ^Dli^. Diese drei Verba konnen bezogen 
werden auf den Sprecher Ac/mb allein und ebenso auf diesen 
und seine Umgebung. Dabei nehmen wir an, dass das H in 
den Verben H/ urspriinglich gleichfalls nicht geschrieben 
wurde, da das H hier nur eine vocalische Bedeutung hat. 

1 Kon. 22, 30 steht ^<^D*'1 indem das Verbum nur auf 
Achab, 2 Chron. 18,29 dagegen steht *IKD''1, indem das Ver- 
bum auch auf Josaphat bezogen wurde. 

2 Kon. 11, 12 steht ^«:CV*I und JH^'I, 2 Chron. 23,11 da- 
gegen IS^VVI und l^n^l; man konnte das Verbum auf den 



i 



ALTHEBRAEISCHEN ORTHOGRAPHIB. 463 

Priester Jojadah allein und ebenso auf diesen und seine Genos- 
sen beziehen, wie das folgende 1D''Sd^1; an der folgende Stelle 
steht umgekelirt 2 Ron. 11, 19 der Plur. IT'TI und 2 Chron. 
23, 20 der Sing. •TlVI. 2 Kon. 11,20 pXH DJ^ Sd RDt:^''*! 

und 2 Chron. 23.21 . . . IPIDi:^''^ ; hier sind beide Formen 
grammatisch rich tig. 

2 Kon. 19, 18 steht ganz rich tig der Plur. I^H^I, weil das 
Verbum sich auf die ^V^J^^? *D*7D bezieht; Jes. 37, 19 haben 

die Soferim vergessen das Zeichen des Plurals 1 hinzuzufiigen , 
die Punktatoren haben daher aus dem urspriinglichen ^r\y\ 
(= l^n^*!) ein hier ganz unpassendes JHil gemacht. 

2 Kon. 25,1 steht ^TV^ indem das Verbum auf Nebukadnezar 
bezogen wurde; Jer. 52,4 steht I^H*'*) indem man dieses Ver- 
bum dem folgenden I^D''") conform machte, welches sich auf 
das Heer bezieht. 

2 Kon. 25, 4 steht ^7^1 indem man dieses Verbum auf den 
in dem folgenden Yerse erwahnten Konigbezog; dennwegender 
Verstiimmlung dieses Verses, vyo die beiden Worte in"!!! (so 
zu lesen statt des unpassenden *\PD^'* Jer. 52, 7) und 1^^1C') 
ausgefallen und nach Jer. zu erganzen sind, konnte man dieses 
Verbum nicht auf das vorangehende HDnvDn **£5^JX beziehen. 
Jer. 52, 7 dagegen wurde auch richtig der Plur. *)D7*»1 
gesetzt. 

Jes. 2,4 steht ^i:i ^<*^^^ ^?S, Mich. 4, 3 dagegen »|&^t5^\- beide 
Formen sind grammatisch richtig. 

Jer. 10, 25 steht richtig der Plur. *)7DK, in der Parallel- 
stelle Ps. 79, 7 haben die Soferim vergessen das Zeichen 
des Plur. 1 hinzuzufiigen, und es blieb das urspriingliche 7D^^, 
obgleich alle andere Verba richtig im Plural stehen. 

Ps. 105, 8 steht in^^ th^^^ ^DT , dafiir steht 1 Chron. 

16,15 "^"nDT; das Urspriingliche und Kichtige ist hier sicher 

*1DT, aber man nahm doch keinen Anstand diese Buchstaben- 
gruppe wie *)^DT zu lesen, obgleich kein 1 am Ende stand. 



464 D. CKW0LBOS, jxa QmnBcmn ^^n n mat 

Ps. 106^ 48 aUht DJTI ^ *tDin, 1 Quon. 16, 36 d»- 
gegen TDM^> wobei der Sing, wie wadt der Plar. ingewen- 
dei werden kami. 

Sm 2,62 Btdit UCSOa, Heiiem. 7,64 dagcgea K»l Das 
Yerbam beueiit AA. anf den Smg- 2n3^ aber an 
Stelle dachte man wolil, dasB liier nieht Ton 
2rO die Bode son kann. 

T : 

Kadi unaefcr Annalune, dasB daa ^ der 3 Pen. phir. nr- 
sprunghch nidit goduidMn worde, eridiit adi andi das Un- 
amuge "Ht^ 2 Kan. 13 , 21. 2^[an beiog dieses Yerbnm, da ea 

im Sing, stdit, anf den Todten; da aber die Todlen bekannHidi 
nidit gdien knmen, so liatten die Ezegeien ikie KoUi nut 
djeson Yertfmk. Die Sadie Yerfailt sidi aber sdir einftch. 
Die S(rfefim habm enftweder i crgMMii das Pfanakodken 1 za 
setien, oder sie haben es far mogiidi gdiatten, dass einTodter 
nnter Umatinden audi gdien konnte , was wir aber nidit ngdien 
konnen. Es ist HyT^ m lesen and anf die IGmier m be- 
ridien, weldie den Todten begmben. Der Sinn ist dann: ,nnd 
sie warfen den Mann (d.b. d&i Todten) in das Qrab SfiaTs 
mid gim^em*'. 

Das 1 am fiode des SoiixeB \3 wude im Hdnisdien cben 
so wenig gesebrieben wie im FltoniBsdien. Wir fiilgetn dies 
nidit ans der Yariante 1 Kon. 22, 43 \3SD nnd 2 CSiron. 

20, 32 n^O; denn das Soffix bezieht sidi bier anf das Yor- 

angebende TH, welehes in der iltem Zeit als Masc nnd in 

der sf^iaak als Fem. gebrandit wnrde. Wir ^bnben aber 
dies ans dem Umstande folgcm zakdonen, dass die Soferim, wie 
nns sdieint, an einigen Stdlen, in YedLennnng alter 
tiadier Fonnoi, das 1 litorblidi bimngefiiigt Mien. Das 
per£ eaag. om oder mmmm hat im HidniadKi 
ebenso cxistirt wie im Aiahiadien nnd im PhoniriacWn (<£ 
j^diroder, die Phamindie fi^radke, p. 205). Abgeadboi Ton 



ALTHBBRAEISCHKN 0RTH06RAPHIB. 465 

dem sogenannten Nun empeth,, das sicher nichts anderes alsdas 
Nun energ, ist, welches am Ende dea Wortes verloren gegangen 
ist, aber vor Suffixen sich erhalten hat, finden wir jenes i oft 
graphisch ausgedriickt, so 2 Mos 15,2 in^^DD^^XI, Jer. 5, 22 

in:']3j;.\ Ib. 22, 24 "^ii^nS, Ps. 50 , 23 '??'13D\ in den FaUen , 
wo diese ausser Gebrauch gekommene grammatische Form von 
den altem Soferim zufallig nicht elidirt wnrde , wurde sie von spa- 
tem Soferim verkannt und fur ein Suffix gehalten, weshalb 
sie unrichtiger Weise ein 1 hinzufugten. Einen solchen FaU 
glauben wir an folgenden Stellen zu finden. 

Hiob 20, 9 lautet ^:nv^n iiy N^l ^DlH lh^ ^T\^\t}\'y 

iDlpD, „da3 Auge, das ihn erblickt hat, thut es nicht mehr 
(d. h. es sieht ihn nicht wieder) und nicht schaut ihn mehr 
seine Statte." Letzteres ist hart und unpassend. Dillmann ver- 
weist hier auf 7 , 10 , aber wir werden sehen , dass auch diese 
SteUe falsch au^efasst wurde. Dann bleibt die Feminalfonn 
in 1i*ll3^ri unerklarHch , da D^pD tiberall manlich ist; denn 
1 Mos. 18, 24 bezieht sich das weibliche Suffix in rDlpD 
nicht auf OlpoS, sondem auf T^H, und 2 Sam. 17 , 12 ist 
nnKH ein Schreibfehler , wie aus Vers 9 zu ersehen ist. Die 
FeminaKonn im Yerbum "1^;:^ bezieh! sich aber auf ^*J und 
es stand friiher das Imperfectum energ. Vlr^T\ (= pllJ^ri » oder 
vielleicht plS^n, oder ^TlS^n), woraus man, in Folge einer 

Verkennung dieser alten Form , ^^'llU^H machte. Der Sinn ist 

„und nicht schaut es (d. h. das Auge , das ihn vorher gesehen 
hatte) seine Statte" (wo der Todte sich jetzt befindet). Auch 7, 
10 ist zu iibersetzen: „Er kehrt nicht mehr in sein Haus zu- 
ruck und nicht erkennt er (im Texte falsch 13'1^3^ fur p^*^ = 
p^3^) femer seine Statte.** Vielleicht stMid auch 17 , 15 ui- 
sprunglich p2^^ = p1k7^ Das unsinnige Suffix, Hiob 33, 
14 in n311S^ ist gleichMs nur ein Missverstandniss und 



466 7). CHWOLSON, DIB QTIIBSCENTES "^IH IN DER 

muss gestrichen werden; vielleicht auch das Suffix in H^Dvti^^ 
34,33. Mit grosserer Wahrscheinlichkeit ist das Suffix 35, 13 
in n^TllJ^'' zu streichen , da S*1E^ mannlicli und das Suffix sonst 

scliwer zu erklaren ist. 

Nach dem Gesagten mochte ich Hiob 34, 29 iibersetzen: 
„Wenn Er Ruhe schafft, wer vermag dann Unruhe zustiften*)? 
Wenn Er das Antlitz (des Menschen) bedeckt , wer kann dann noch 
schauen , sei es auf ein Volk , oder auf einen einzelnen Menschen?" 

3. Das n wurde an das Ends des Wortes gesetzt zum Zei- 
chen, dass die letzte Silbe auf a, « , e oder e auslautet , und 
wurde friiher nicht geschrieben, in Folge dessen dieser Bucb- 
stabe sebr oft in Parallel stellen , so wie aucb im Ketib feblt. 

2 Sam. 5, 9 stebt nnVDD, 1 Chron. 11, 7 dagegen IpD; 

letzteres Wort ist vielleicht nur eine scriptio defectiya vom 
ersterem Worte. 
2 Sam. 22, 35 lesen wir nt;fjp nijil, wofdr Ps. 18, 35 

nnn^^ steht; mag man dieses Wort etymologisch auffassen 

wie man wolle, jedenfalls ist die erstere Form masc. und die 
letztere femin.; beide Formen sind bier grammatisch richtig. 
Jes. 16, 10 steht nntiJ^^ t^DN^I, Jerem. 48, 33 dagegen 

T 

Jerem 23, 5 lesen wir p'""!!^ PIDl^ und in einer andern,wenn 
auch nicht parallelen, aber doch verwandten Stelle 33, 15 
np")!SC nDl^. Man schrieb wohl urspriinglich plV, das wie 
pIV, p^llC und np*1V gelesen werden konnte. 

• V V I • - IT T : 

Im Ketib steht ^^^ statt T]*l^^ in der Genes. 8 Mai und 
im Deuter. 13 Mai. Desglei«hen is das Jl in der 3 Pers. 
Sing. Fem. des Perf. sehr oft im Ketib weggelassen. 

4. Ebenso wie das arabische Imperf. energ. auf an und arnia 
im Hebraischen existirt hat, wie oben bemerkt wurde, so hat 



1) Zu j/iS'n im Hif. Vergl. das Syr. vn^N, exagitavit, nnd «vm commotio, 
conturbatio. 



ALTHEBRAEISCHEN ORTHOGRAPHIE. 467 

auch im Hebraisclien der Subjunct. auf a existirt , das sicL 
ater zur Zeit der Soferim nur in der 1 Pers. des Sing, und 
des Plur. erhalten hat. Dieses a wird durcli ein am Ende des 
Wortes gesetztes H bezeichnet, das aber urspriinglicli nicbt ge- 
Bchrieben wurde. Daher lesen wir 2 Sam. 7 , 9 nni3J^1 und 

1 Chron. 17, 8 ^*''^3^^1. Der feine Unterscbied in der Bedeu- 
tung dieser beiden Formen war den Soferim nicbt immer hand- 
greiflicb, daber die Verscbiedenbeit der Auffassung und in 
Folge dessen aucb die verscbiedene Ortbograpbie. 

Desgleicben stebt 2 Sam. 22, 24 n^ltDn'tTXI, 38 HSn^lX 
und 50 *1QTJ^, wofiir Psalm, 18, 24 gelesen wird IDHti^XI, 
38 C^n"lt< und 50 n*^Dr^«. Ebenso stebt 2 Sam. 24, 14n^^^f 
und 1 Cbron. 21, 13 h^^\ Ezecb. 9,8 nSsjXI und in einer 

ganz analogen Stelle, ib. 11, 13 lh^^, Zacb. 1,2 nit^^Sl 
und in der analogen Stelle Mai. 3 , 7 ^!DV^^^^1. Dieses H ist 

auch oft im Ketib weggelassen. 

5. Desgleicben wurde das H, welcbes die verlangerte Form 
des Imper. auf a andeutet, urspriinglich nicbt gescbrieben, 
daber 1 Kon. 22,9 HnHD und 2 Cbron. 18,8 IH^p; 2 Kon. 

14, 10 stebt Dtt^ und 2 Cbron. 25, 19 r\'^t>. Auch das Ketib 

•• T : 

lasst zuweilen dieses PI weg, wie z. B. Thren. 5, 1 D^^H statt 
DD^DH und 2 Cbron. 25,17 ^ statt HD'?. 

6. Der arabiscbe Accusativ auf an und a hat auch im He- 
braiscben existirt; erstere Form bat sicb, wie Munk schon 
lange nacbgewiesen bat, in vielen Adverbien erbalten, wie 
z.B. D3)^^^ von roi^, D^n von rn, DQV von DV, Dpn von 
p^l warscbeinlich aucb in 1T?15< von 7lJ<, und D^^J^ vom 

I •• T 

Stamme ""li^, und dergl. andern. 

Die Form auf a bat sicb gleicbfalls in Adverbien erbalten, 
wie z. B. nW, TT\T\^ H^DS^, u. s. w., aber auch in vielen 

T ^ T •• : T : T 

Hauptwortern, was nicbt immer erkannt wurde. So haben die 
Lexicographen ein Wort H/OX als Fern, verzeichnet, wahrend 



468 D. CHWOLSON, DIE QUIBSCBNTES '*)T\ IN DER 

es nur die Accusativform von 7^K ist, und daher nur mit 
dem Prafix. 7 vorkommt , wo H 7DS7 ein Ziel , einen Zweck 
ausdriickt: als, zur Speise. Desgleiclien ist H/yD eine Ac- 
cusativform von 7j?D „oben", mit der Bedeutung „nac]i oben 
zu", „lioher hinauf ' und daher mit der Praposition 7 immer 
n^yoS „nacli oben zu" und mit der Praposition D immer 
byQJD. Eine, wenn ich mich so ausdriicken darf, petrificirte 
Accusativform von 7^7 ist PIT?, d.b. „desNaclits", ^beiNacbt". 
Diese Accusativform auf a hat sich auch da erhalten , wo wir das 
sogenannte /i locale vermuthen, welches aber in Wirklichkeit 
nichts anderes ist als ein Vocalzeichen fiir die Accusativform a. 
Dieses Vocalzeichen Jl wurde urspriinglich eben so wenig ge- 
schrieben, wie die andern Vocalbuchstaben ; daher lesen wir 2 Sam. 
10, 14 yyn )t^y) und l Chron. 19,15 nn^'^n... 2 Kon. 
14, 14 milDC^ nty^l und 2 Chron. 25,24 pIDS^". 2 Kon. 
20, 17 hSm "'m:i) und Jes. 39, 6 ^DID. 2 Kon. 23,34 

T V T T • V T 

DnifD KD^I, 2 Chron. 36, 4 HD^^^D. 2 Kon. 25,7 iHS^n^ 

T 

h22 und Jerem. 52,11 H^DD " ' Aus dem Umstande, das 1 
Mos. 10, 11 "^Wt^ XV^ und nicht ^11t^*^^ steht, war man 

- TT T 

nicht berechtigt zu folgern, dass das Verbum Kl^^ sich nicht 
auf Nimrod bezieht; denn man kann daraus nur das ersehen, 
dass die Soferim ^^!C^ auf ^^5J^i< bezogen haben , wesshalb sie 
kein H am Ende dieses Wortes gesetzt haben. Daraus folgt 
aber noch keineswegs, dass auch der Autor die Stelle in die- 
sem Sinne schrieb. 

7. Bei den sogenannten Verben D 7, wo der dritte Stamm- 
buchstabe in der Kegel •>, zuweilen auch *) ist, endigt die 3 
Pers. Perf. auf H, um damit zu zeigen, dass der vorangehende 
Buchstabe auf a auslautet. 

Im Imperf. wurde das H am Ende nicht geschrieben , sodass 
man die voile Form von der apocopirten nicht unterscheiden 



ALTHBBRAEISCHEN ORTHOG^RAPHIE. 469 

konnte. Erst spater fiigte man dieses H Mnzu, damit man 
wisse, wo man z. B. nVr und woman7;i\ zu lesen hat. Da es 
aber nicht immer leicht zu wissen ist, welche Form zu ge- 
brauchen sei, wurde das H der voUen Form in l*arallelstellen 
und auch im Ketib oft weggelassen. So 3 Mos. 26 , 34 HV^M 
und ib. 43, eigentlich ohne grammatischen Grund, r*in1. 1 
Kon. 22, 24 und 34 D^) , 2 Chron. 18,23 und 33 y). 1 
Kon. 22, 35 nSj?ni und 2 Chron. 18, 34 h^pV, an denerstem 
Stellen die verlangerte Form sogar beim ) consecut. Ebenso 
2 Kon. 22, 19 H^lSni, 2 Chron. 34,27 richtiger ^pnV 2 

Kon. 25, 21 y), Jer. 52,27 H^O. Jer. 10,13. nS^^, ib. 

51, 16 Sj;\1. Ez. 20, 9 und 22 '^^^) und ib. 14 n^J,W. 

Auch im Ketib ist , wie bemerkt , dieses H haufig weggelassen. 

Die beiden Capitel 2 Sam. 24 und 1 Chron. 21 sind zwar un- 

abhangig von einander, sie stammen aber unzweifelhaft aus 

einer Quelle. An ersterer Stelle heisst es V. 13 ^^£37 ^pi 

y^)i und an letzterer V. 12 y^)^ *»a^S H^Dl Da die letz- 

tere, schwierigere Lesart nicht aus der ersteren, leichteren ent- 
standen sein kann , so mochte man annehmen , dass *lDi eine 
Corruption aus H^D^ sei, was aber nur dann moglich ware, 
wenn man annimmt, dass letzteres urspriinglich ft]D3 geschrie- 
ben wurde. 

8. In den Fallen, wo H als Vocalbuchstabe am Ende von 
Eigennamen steht und friiher nicht geschrieben wurde, wechselt 
es oft mit X; so 1 Mos. 10. 7 nD^ni HHiDD und 1 Chron. 

I, 9 KDi^nVKDDD, aber gloich darauf HD^TI ^^DV 2 Sam. 
21, 18. 20 und 22 n^J^n und 1 Chron. 20, 4. 6. 8 ^^3nn. 
1 Kon. 22, 8 hSd^ und 2 Chron. 18,8 J<^D^ 2 Kon. 15, 
33 KtriT und 2 Chron. 27,1 H^^nV Jes. 22, 15; 36, 3. 

II. 22; 37,2 und 2 Kon. 18,37 und 19,2 steht KiD;^, da- 
gegen 2 Kon. 18,18. 26 HiD^T. 

9. Das n am Ende der 2 und 3 Pers. Plur. Fem. des Im- 



470 D. CHWOLSON. DIB QUIEBCENTBS *>)T} IN DER 

perf. ist oft weggelassen. Am Ende der 2 Pers. Sing. Perf. 
bei den unvoUstandigen Verben wird es bald gesetzt, baldweg- 
ffelassen, wie z. B. nnn^ und nHl Jes. 37, 23 nnVj^^H 

*^ T-TT-T T 

und 2 Kon. 19 , 22 HIDnn. Im Ketib ist oft r\H statt nm 

T T 

und fn statt nSH gescbrieben. 

10. Das Jod wurde am Ende und in der Mitte des Wortes 
als Vocalzeichen fur i und e^ und, wie wir glauben, auch als 
Zeicben des Plurals (im stat. con^tr.) gebraucbt; es wurde aber 
friiber nicht gescbrieben und feblt aucb daber in vielen Paral- 
lelstellen. 

Das ^ als Suffix der 1 Pers. Sing, wurde wohl immer ge- 
scbrieben , da es friiber wobl consonantisch ausgesprocben 
wurde. Die Variante 2 Sam. 22, 44 ^D^ und Ps. 18, 44 

Dy mag daber nur eine zulallige sein. Dagegen wurde das 

' am Ende des Plur. Masc. Stat, constr. bocbst wabrscbeinlicb 
urspriinglicb nicbt gescbrieben, (obgleicb die Vermutbung sebr 
nabe liegt , dass diese Endung urspriinglicb aucb im bebraiscben 
ai gelautet bat), wodurcb sich die Varianten in folgenden Pa- 
rallelstellen leicbt erklaren lassen. • 

2 Sam. 5, 6 lesen vvir pt^H DU^I'' ''P?!''?' ^ ^^^^^' l^' ^ 
dagegen pKH ^DtJ^*" ''DID'Tl; beide Formen sind grammatiscb 
ricbtig. Aebnlicb Jos. 15, 63 D^^IT ''^i^l'' •'Di:}\"l nj<1 und 

Jud. 1 , 21 . . . ae^^ . . 

Jos. 21, 21. 27. 32 und 36 stebt dS|?D ^""V , 1 Cbron. 6, 
42 und 52 stebt dafiir ^bpDH ''p^, was bier weniger ricbtig ist. 
Diese Variante erklart sicb dadurcb, dass man urspriinglicb 
iy scbrieb, das 1J^, 1*'J^ und *''1J^ gelesen werden konnte. 

2 Kon. 8, 27 ^i^m ^"^2 ^^'Ip ^b^) , 2 Cbron 22, 3 •"^;)"inn- 
2 Kon. 12, 12 HSS^DH ^'^'J? 1> ^iT, wofiir das Keri ricbtig 
y setzt; ib. 22,9 ^\ h^ obne Keri. 2 Kon. 18, 28 )^m 
l^n IDH und Jes. 36, 13 ^31; der Sinn lasst beide For- 



ALTHBBRABISCHBN ORTHOaRAPHIE. 471 

men zu. 2 Kon. 22,2 111 y}^ Sd3 ^^^1, 2 Chron. 34,2 

''DUD ^TV An ersterer Stelle konnte 7DD keinen Einfluss 

auf den Gebrauch des Sing, haben. 2 Kon. 23 , 3 "int^ Dyih 

nmV 2 Chron. 34,31 ^■^^^^. — 2 Kon. 25,5 abermals "im 

und Jer. 52, 8 nnt^. — 2 Ron. 25, 24 n^^D IXTH S« 

DntrOn und Jer. 40, 9 niD^ip. Man hat also offenbar friiher 

n^J^D geschrieben, was der Eine ^HDJ^D und der Andere 

"II^J^D las; die LXX lesen auch an letzterer Stelle '^l^^fj. — 

Jud. 20,25 steht Din ''^StT H^X Sd und lb. 35 Din^W; 

die Soferim haben vergessen an letzterer Stelle ein '^ hinzuzu- 
fiigen und die Punktatoren lasen es als Sing. 

11. Das ** in den Subst. Plur. vor den Suffixen der 2 Pers. 
Sing, und der 2 und 3 Pers. Plur. konnte ein Vocalzeichen 
fur T ~ sein, aber vor der 3 Pers. Sing, im Masc. und Fern, 
z. B. VD^D und VHlVD kann es kein Vocalzeichen sein; das 

Jod vor den Suffixen scheint also nur einfach ein Zeichen des 
Plur. fiir das Substantivum zu sein. Friiher wurde dieses Jod 
nicht geschrieben, was aus den Parallelstellen , wie auch aus 
den zahlreichen Ketib's hervorgeht. Im Buche Jos. wird 'p'^VO 

im Plur. mit dem Suffixe der 3 Pers. Sing. H fast durchaus 
ntt^i:iD geschrieben (nur 21, 13 und 40 n^t:^n:iD), in der 

T V T : • V T : • 

Chronik dagegen immer rT'tS^I^D. Mit andern Suffixen 

wird ^I^D immer, selbst im Pentateuch, plene geschrie- 
ben. — 2 Sam. 24, 14 lom und 1 Chron. 21, 13 VDm. — 

T T 

1 Kon. 8, 15 n-'DI, 2 Chron. 6, 4 Vn^nV — 1 Kon. 8, 29 
•^^^ir, 2 Chron. 6,20 y}y, — 1 Kon. 15, 15 )^np) (1. 
Iti^pl , wofiir die Masoreten ohne Grund ''^Ipl setzen woUen), 

2 Chron. 15,18 ^'^0np^. — 1 Kon. 22, 13 Ketib y^^l und 
Keri y\2^, 2 Chron. 18, 12 Tjl^l. — 2 Kon. 11, 18 (.nn^TD, 
2 Chron. 23,17 Wn^TD. — 2'Kon. 14,12 I^HK^ 0''^, 2 



472 D. CHWOLSON, DIE QTJIESCENTES ^IH IN DBR 

Chron. 25,22 I^^HhS. — 2 Kon. 21,6 li^, 2 Chron. 33, 6 
V^^. — Im Ketib ist dieses '' an 162 Stellen weggelassen, dar- 
unter in dem wenig gelesenen Buche Ezechiel allein an 49 Stel- 
len. — 1*in'' kann der Form nach niclits Anderes als der Stat. 

T : - 

constr. plur. von einem nicht gebrauchlichen Abstractum d*'*in'', 
„Vereinigung" mit dem Suffixe der 3 Pers. Sing. Masc. sein. Bei 
VD1D musste man ein '' einscbieben, damit nicbt 1D1D gele- 

T 

sen werde, bei *lin'' war nicbt zu befiircbten, das man 1*in^ 
lesen wiirde, wesbalb man auch in der Eegel kein *» einscbob. 
An 89 Stellen steht HR*' und nur an drei Stellen in Jer. Vin**. 

12. Dass 1 und *• als Vocalzeicben in der Mitte des Wortes 
ganz willkiirlicb bald gesezt, bald weggelassen wurde (scriptio 
plena und scriptio defectiva) ist allgemein bekannt. Aus den Pa- 
rallelstellen ersiebt man aber, dass diese Vocalbucbstaben urspriing- 
lich nirgends gescbrieben wurden , in Folge dessen ein und das- 
selbe Wort verscliieden gelesen und verscbieden aufgefasst wurde. 

1 Mos. 36, 28 l^-l, 1 Cbron. 1, 41 \W^^. — 5 Mos. 
24, 16 und 2 Kon. 14,6 IRpV , 2 Cbron. 25,4 in^DV Jos. 

15,19 ni^nnn • * ni'^'^i^ fb:^ \ Jud. i , i5 n^^)} und n^'nnn. - 

2 Sam. 5, 9 H'lVM, 1 Cbron. 11, 7 np:]. — 2 Sam. 8, 
12 und 13 Dnt<D und D^JX, 1 Cbron. 18,11 und 12 Dnt^D 

und dHK. Die letztere Lesart ist sicber die richtigere , wie 
aus 2 Sam. 8, 13 und 14 und Ps. 60, 2 deutlich zu erselien 
ist. D*lfc< konnte aber nur aus D^^?, niemals aus DnK 
entsteben. — 2 Sam. 22, 26 ^l^^l DJT, Psalm 18, 26 1^^ DJ^; 
man scbrieb also friiber ^D^, das 'lliJl gelesen werden konnte. 
Nicbt unbemerkt wollen wir lassen, dass die LXX Jer. 14, 9 
"113:13 cy^ oivi^p = 13:13, iibersetzen. —2 Sam. 22, 38n£5ni«\ 
Ps. 18, 38 t]n'^^^. — l Kon. 22, 30 X13''1, 2 Cbron. 18, 
29 ^^3^V 2 Kon. 14, 22 nb^^, 2 Cbron. 26, 2 HlS^'t*. - 
2 Kon. 25, 24 ^-13^0, Jer. 40,9 n13i;». 



ALTHBBKAEISOHEN ORTHOORAPHIE. 473 

Aucli der Mangel des Vocalbuchstaben *• in der Mitte des 
Wortes gab Veranlassung zu verschiedener Lesung des vocal- 
losen Wortes. Jos. 21, 33 1-;^, 1 Chron. 6,42 ^IT; beide 
Worte schrieb man urspriinglich , wie oben bemerkt wurde, 
n;r. — Jos. 21, 15 p'n, l Cbr. 6,43 {b'«n. — 2 Sam. 21, 
19 '•lys 1 Cbr. 20,5 11)?- Ketib, 'T'y; Keri; man schrieb 
wohl friiber *1J?*', das *''iy*', *T)J?'' und T^"^ gelesen warden 
konnte. — 2 Sam. 22,51 Ketib h^l^Dj Keri Sl"i:iD, Psalm 
18, 51 ^1:1?::. — 2 Sam. 23,13 n'lVp b^^, 1 Chron. 11, 15 
nifD 7i?. Welche Lesart hier die urspriingliche ist, will ich 

unentschieden lassen; aber die eine konnte aus der andern nur 
dann entstehen, wenn man iVp statt ^''Vp schrieb. — 1 Kon. 

22, 15 nSvni, 2 Chron. 18, 14 IH^'btl^nl. — 1 Kon. 22, 35 

n^J^D, 2 Chron. 18, 34 TDJ^D. — 2 Kon. 11, 12 t^^)"^), 

T t: T ^ 

2 Chron. 23, 11 IS''!;')*'*) — 2 Kon. 11, 19 1^^1,2 Chron. 

23, 20 l^ll***); urspriinglich schrieb man immer IT''). — 2 
Kon. 11, 19 nij^^l, 2 Chron. 23,20 in^J^^I^I. Man schrieb ur- 
spriinglich auch den Plural Hifil Dli'^l und las 1!l'';^^1. Der 

Verfasser der Chronik las Dti***l als Plural Hifil und fiigte 
daher "^Sfjn n^« hinzu. — Jer. 11, 20 pnV und ib. 20, 12 

pm. - Ib. 23, 5 pnv und 33, 15 Hp^V. — Ib. 8, 12 

D73n und Ib. 6,15 D^^DH. Sehr beachtenswerth ist es, dass 

die LXX Jer. 50 , 42 '^^'^'2 durch aq irvp = ^!3 , iibersetzen. 

Man hat also noch so spdi selbst ein solches Wort wie ti^^^^ ohne 

^ geschrieben. 

Nach dem oben Gesagten mag man friiher das Verbum p^ 
nur p und Infin. Hifil pH statt |*Dn geschrieben haben. Eine 
Form l^;^'? statt jpnS ist moglich, da das D des Infin. Hifil 
nach dem Prafixe b oft ausfallt (Vgl. Olshausen, Lehrbuch 
p. 140). ?>^^ (= V^rh) schrieb man friiher pS. Dies an- 

37 

9 



474 D. CHWOLSON, DIE QTJIESCENTES '^IH IN DER 

genommen, glauben wir die schwierige Ueberschrift Ps. 9, 1, 
welche den Exegeten soviel Kopfzerbrechen verursacht hat, auf 
folgende Weise zu erklaren. Der Text laiitet jetzt 

Ich will alle mehr oder minder gezwungene, haufig ungram- 
matische Erklarimgen der Exegeten nicht anfiihren; man findet 
sie in alien Psalmen-Commentaren. Wir lesen: 

Letzteres Wort ist, wie bemerkt, = pDH? mid dieses mag 
eine analoge Formel sein wie V-3'tJ^n7. Die Psalmen 3'2, 42, 
44, 45, 52, 53, 55, 74, 78, 88, 89 und 142 tragen die 
Ueberschrift b^^'i:^^, die Ps. 38 und 70 y^\rh. Was diese 
Ueberscbriften bedeuten , wissen wir nicht ; wir wissen aber , dass 
as Leviten gab, denen die Epitheta D^T^ti^D und D^i^'IDD bei- 
gelegt wurden (of. 1 Chron. 15,22; 25,8. 2 Chron. 30,22; 
34, 12; 35, 3. Ezr. 8, 16. Neh. 8, 7 und 9); die Vermuthung 
liegt daher nicht fern, dass jene Ueberscbriften mit diesen 
Titeln hervorragender Leviten in irgend einem Zusammenhang 
stehen. Nach den D'^^DD mag eine Dichtungsform TDH 7 , und 
nach den D^S^Dl^^D eine andere S^D'k^^D , vielleicht auch Ty\^rh 
benannt worden sein. 

Nach dem Gesagten kann es nicht zweifelhaft sein, dass die 
alten Hebraer urspriinglich eben so geschrieben haben, wie alle 
andere Semiten, d. h. ohne irgend welche Bezeichnung der 
Yocallaute durch Vocalbuchstaben. Der hebraische Text war 
daher alien Zweideutigkeiten — richtiger ware Zehndeutig- 
keiten — ausgesetzt. Das Bediirfniss groben Misverstandnissen 
vorzubeugen mag sich schon ziemlich friih, zum Theil wohl 
schon in der vorexilischen Zeit, eingestellt haben. Man kam 
auf denselben Gedanken, wie die Griechen und viele andere 
arische Volker, dass man diejenigen Consonanten, welche den 
Vocallauten am nachsten s'tanden, zur Bezeichnung der Yocal- 
laute wahlte. Man woUte hauptsachlich die drei Grundvocale 



ALTHEBRABISCHEN ORTHO(jRAPHIB. 475 

a , i und u bezeichueii — man hatte in der alten Zeit vielleicht 
nur diese drei Vocale — und die Hebraer wahlten zurBezeich- 
nung derselben he — das vielleicht ha genaniit wurde — fiir 
das lange a am Ende des Wortes, jod fiir i und toaw fiir u 
aucli fur die Mitte desselben. Das d in der Mitte des Wortes 
blieb unbezeichnet. Dass das he und das^ofl? am Ende des Wor- 
tes auch von vorneherein zur Bezeichnung des Vocallautes ae 
und e dienten , wie man aus der jetzigen Vocalisation schliessen 
mochte und auch wirklich von den meisten Grammatikern 
geschlossen wurde , glaube ich nicht ; denn das jetzt auslautende 
ae lautete friiher sicher a und das jod am Ende des Wortes 
diente nur entweder zur Bezeichnung des langen i oder als 
Zeichen des Plur. im Stat. Construct., zu welchem Zwecke es 
auch vor den Suffixen eingeschoben wurde. Das alef wurde 
ausserst selten und auch nur in spaterer Zeit zur Bezeichnung 
des d gebraucht , und in den Fallen , wo dieser Buchstabe jetzt 
quiescirt, wurde er urspriinglich ausgesprochen. Das lange, 
aus a '\- % entstandene e wurde selten bezeichnet, und um das 
lange, aus a + ^ entstandene 6 auszudriicken , wurde, wohl 
erst spater, gleichfalls das waw gesetzt. 

Aus Mangel an alten schriftlichen Documenten kann man 
den Gang der einzelnen orthographischen Veranderungen nicht 
genau chronologisch angeben. Sicher ist es, dass dies allmahlig 
und im Laufe mehrerer Jahrhunderte geschah, und zwar ver- 
muthlich auf folgende Weise: Beim Wegfall des t in der Fe- 
mininendung at setzte man schon sehr friih und fast durchgan- 
gig ein he am Ende, um dadurch das vorangehende lange a 
zu bezeichnen. Diesen ersten Schritt zum vocalischen Gebrauch 
des Consonanten he am Ende des Wortes mag man wohl schon 
im neunten Jahrhundert v. Chr. gemacht haben; denn 
man findet diese Anwendung schon in der aus diesem Jahrhun- 
dert herstammenden Inschrift des moabitischen Konigs Mescha ^). 



1) nnVlC' in dieser Inschrift, Zeile 22, kann ein Dual im Accus. sein and das 
Jod daher consonantisch auszusprechen. 



476 D. CHWOLSON, DIE QUIESCENTBS '*)T) IN DER 

In den andern auf a oder a auslautenden Wortern wurde das 
Ae meistens gesetzt, aber auch ziemlicli oft weggelassen. So 
fehlt z. B. das sogenannte ke locale in der samaritanisclien Re- 
cension des Pentateuchs und auch von den Juden in Jerusalem 
wird im Talmud ausdriicklicli bericlitet , dass sie dieses he hau- 
fig in der Schrift wegzulassen pflegten. Das jod fur i bei der 
1 Pers. Sing, des Perf. wurde gleichfalls schon selir friih und 
consequent gesetzt. Es ist aber moglich , dass dieses jod con- 
sonantisch ausgesprocben wurde und etwa ji oder ja gelautet 
bat; denn icb denke, dass die ratbselbafte Endung ti der 1 
Pers. Sing, des Perf. wobl mit einem alten Worte zusammen- 
hangt, aus dem das spatere Chald. /a^, jata^ mit der Bedeu- 
tung „selbst" entstanden ist. Spater wobl fing man an das waw 
fur u als Zeicben der 3 Pers. Plur. masc. und fem. des Perf. und 
der 3 Pers. Plur. masc. des Imperf. zu setzen , wobei man 
gleicbfalls consequent verfubr, wenn das Yerbum kein Suffix 
batte; da, wo es aber ein solcbes batte, wurde das *1 baufig 
weggelassen. Nocb spater fing man aucb an waw und jod^ 
abnlicb wie im lateiniscben v und *, fur u und i aucb in die 
Mitte des Wortes zu setzen, wobei man aber durcbaus nicbt 
consequent verfubr, so dass die Setzung oder Weglassung eines 
solcben Vocalbucbstaben in vielen Fallen ganz von der Willkiir 
des Abscbreibers abbing. So scbrieb man z. B. ^flDpn , TlD^pH 
und T)lD^pn. Man findet daber oft, dass ein und dasselbe 
Wort in einigen auf einander folgenden Versen bald mit, bald 
obne jene Yocalbucbstaben gescbrieben wird. Zu den nocb 
jiingeren Neuerungen in Bezug auf die Ortbograpbie scheint 
die Setzung des jods als Plur. Stat, constr. am Ende des Wor- 
tes oder vor dem Suffixe zu geboren. Von der alten Ortbogra- 
pbie, wo dieses jod vor dem Suffixe nocb feblte, baben sicb 
viele Spuren im Bucbe Ezecbiel und aucb anderswo erbalten. 

Da alle diese Veranderungen , wie gesagt, allmablig vor sicb 
gingen, lasst sicb die Zeit nicbt angeben, wann sie gescbeben 
sind. Aus dem Umstande aber," dass einerseits in den etwa 



ALTHEBRAEISCHEN ORTHOaRAPHIE. 477 

aus dem 4 Jalirhundert herstammenden Schriften die Vocal- 
buclistaben waw und joA in der Mitte des Wortes viel haufiger 
gebraucht werden als in den alteren , andererseits die bei ibnen 
angefiibrten alten Texte damals sicher, wenigstens zum Tbeil, 
nocb in der alten Ortbograpbie abgefasst waren, wie ans den 
Varianten zu erseben ist, kann man, wie wir glauben, 
folgern, dass die Anwendung jener Vocalbucbstaben eben in 
jener Zeit stark in Gebraucb gekommen ist. In dieser Zeit 
fing aucb die Hebraiscbe Spracbe an auszusterben und warnicht 
mebr allgemein verstandlicb , und da man gerade damals sicb 
aucb viel um die alte Literatur kiimmerte, sucbte man Mittel 
die alten Scbriften verstandlicb zu macben. Es wurde aber nie- 
mals allgemeiner Gebraucb , die Vocallaute mitten im Worte durch 
waw und jod auszudriicken ; denn auf den Maccabaermiin- 
zen, wo dasselbe Wort bald mit, bald obne Yocalbucbsta- 
ben gescbrieben wird, scbwankt dieser Usus noch sebr. Die 
Samaritaniscbe Kecension des Pentateucbs weicbt vorzugsweise 
in dieser Beziebung vom jiidiscben Texte ab. Die spateren 
Textkritiker — Masoreten — sucbten ein fiir allemal fest- 
zustellen, welcbe Worte an bestimmten Stellen mit und wel- 
cbe obne Vocalbucbstaben zu scbreiben sind. Sie nannten die 
erstere Art maUy d. b. scriptio plena, und die letztere choser^ 
d. b. scriptio defectiva. Jene Textkritiker, welcbe von dem 
verbaltnissmassig jungen Ursprung der Vocalbucbstaben wobl 
gar keine Abnung batten , verfubren bei ibrer Feststellung 
nicbt etwa nacb irgend welcben grammatiscben Regeln oder 
linguistiscben Grundsatzen; denn sie gaben z. B. an, dass irgend 
ein bestimmtes Wort an diesen und diesen Stellen plene und 
an anderen bestimmten Stellen defectiv gescbrieben wird , wobei 
von irgend welcben grammatiscben Grundsatzen gar nicbt die 
Eede sein kann. Sie verzeicbneten aber nur den Tbatbestand 
der ibnen vorliegenden , ibnen correct scbeinenden Handscbriften. 
Da aber die ostlicben Handscbriften vielfacb von den westlicben 
abwicben, so konnten sie natiirlich zu keinem definitiven Re- 



^ 



478 D. CHWOLSON, DIB QUIESCENTES ^'IH IN DER 

Bultate gelangen, und wir finden in der That, dass die meisten 
Bibelhandschriften, ja sogar zuweilen die gedmckten Bibeln 
nocli in dieser Hinsicht die meisten Varianten bieten. Selbst 
die jiidiscben Textkritiker des Mittelalters streiten oft unter 
einander dariiber, wie irgend ein bestimmtes Wort an irgend 
einer bestimmten Stelle zu schreiben sei, wobei sie Lesarten 
aus verscbiedenen fiir correct gehaltenen Handscbriften fiir ibre 
divergirenden Ansicbten anfiibren. 

Mit Hiilfe des bier, wie wir glauben, bewiesenen Satzes, 
dass der Text der allermeisten , wenn vielleicbt nicbt aller, 
Biicber des alten Testaments urspriinglicb ganz obne Vocal- 
bucbstaben gescbrieben wurde, und dass dieselben erst allmablig 
im Laufe vieler Jabrbmiderte , und zwar nicbt immer conse- 
quent eingefdbrt wurde, lassen sicb viele Abweicbungen der 
LXX erklaren. Ein ebemabliger Zuborer von mir in der geist- 
licben Academic, jetzt mein College, Herr /. S. Jakimoff, bat 
diesen Satz mit Erfolg angewandt zur Erklarung vieler Abwei- 
cbungen der LXX in der Uebersetzung des Bucbes Jeremiah, 

Bei der Erklarung der Biicber des alten Testaments baben 
wir uns natiirlicb nacb diesen Vocalbucbstaben in der Jtegel zu 
ricbten; denn bei der Erklarung alter Scbriften kann und darf 
die Tradition keinesweges ausser Acbt gelassen werden; aber 
man braucbt sicb nicbt von derselben die Hande binden zu 
lassen. Wir braucben den Vocalbucbstaben eben so wenig eine 
absolute Autoritat zu vindiciren, wie den nocb jiingern Vocal- 
zeicben. Die alten Soferim und die jiingern Masoreten baben 
im Q-anzen und Grossen gute Traditionen gebabt und sie wa- 
ren aucb sebr gewissenbaft ; obne sie wiirden wir wie die 
Blinden im Finstern berumtappen. Waren wir bei der Erklarung 
des alten Testaments einzig und allein auf die sebr nabe ver- 
wandten semitiscben Spracben angewiesen, so batten wir den 
grossten Blodsinn bineininterpretirt , was docb jetzt von pbi- 
lologiscber Seite nicbt gescbiebt. Wir baben aber jenen alten 
Soferim und Masoreten voraus: bistoriscbe Kenntnisse, wissen- 



ALTHEBRAEISCHEN ORTHOaRAPHIE. 479 

schaftliche, methodische Textkritik und Sprachwissenschaft. 
Letztere war ihnen natiirlich unbekannt nnd von der Entwicke- 
luug der hebraischeii Sprache, von alten und neuen grammati- 
schen Formen haben sie wohl keine Ahnung gehabt. Mit die- 
sen Mitteln ausgeriistet, sind wir auch berechtigt, uns hierund 
da, ihren Angaben gegeniiber, frei za bewegen, und wir kon- 
nen z. B., wenn es nothig ist, p*lV, lesen, wenn aucb im 

Texte p^*l5^ Oder Hp*!^ stebt, da der Autor selbst sicher im- 

I • - 't T : 

mer nur p"lV schrieb. Ebenso sind wir berecbtigt, hier und da 
eine von den Soferim und Masoreten missverstandene , alte 
grammatische Form zu vermuthen; baben doch die letztern ail 
zu oft alte grammatiscbe Formen, wis z. B. das Pron. der 2 
Pers. Fem. und die 2 Pers. Fem. Perf. auf T) , und dgl. an- 
dere alte Formen , zu corrigiren fiir notbig gefunden. Die 
Masoreten haben wenigstens die alte Form im Texte steben 
lassen; die Soferim dagegen haben unzweifelhaft wenigstens ^/lo 
der alten, ausser Gebrauch gekommenen, grammatisehen For- 
men aus dem Texte allmahlig entfernt. Aus den wenigen , zufal- 
lig erhaltenen , alten grammatisehen Formen und mit Hiilfe der 
arabischen Sprache und der Sprachwissenschaft sind wir im 
Stande, die urspriinglichen hebraischen grammatisehen Formen 
in vielen Fallen wieder zu finden, was aber, wie wir glauben, 
noch nicht geniigend geschehen ist. Diese Aenderung der alten 
grammatisehen Formen und der alten Orthographie ist durchaus 
keine vereinzelt stehende Thatsache; dasselbe ist in alien alten, 
Oder relativ alten Literaturen so lange geschehen, bis jene Bii- 
cher fiir heilig erklart wurden, wo man dann sich scheute, auch 
nur einen Buchstaben zu andern , oder bis ein kritischer Sinn 
erwachte und man das Alte mit Bewusstsein zu erhalten 
suchte. Eine Autoritat auf dem Gebiete des Sanscrits versi- 
cherte mich, dass man in den Veden oft alte und relatif neuere 
grammatiscbe Formen neben einander findet, was nur eine 
Folge von nicht planmassigen und inconsequenten Aenderungen 
der alten grammatisehen Formen sein kann. Ob dies auch in 



480 D. CHWOLSON, DIE QTTIESCENTES ^IH IN DER 

einzelneii Stiicken des Avesta's der Fall ist, weiss ich nicht. 
Dass die Alexandriner die homerisclien Gesange auch gramma- 
tisch verpfusclit haben, ist keineii Zweifel unterworfen. Auch 
die alten arabischen Gedicbte sind uns nicht in ihrer urspriing- 
lichen Gestalt liberliefert worden, wenn hier auch in gramma- 
tischer Beziehung wohl weniger als anderswo gesiindigt wor- 
den sein mag. Selbst der Qoran ist von den altesten Gram- 
matikern, oder richtiger Qurrd, nicht ganz verschont geblieben. 
Die in neueren Sprachen abgefassten, naittelalterlichen Litera- 
turwerke in Europa sind, wie Kenner dieser Literaturen mich 
versichert haben, Jahrhunderte lang in Bezug auf Grammatik 
und Orthographie geandert worden. 

Nach dem Gesagten hat es absolut keinen Sinn, das Zeit- 
alter eines alttestamentischen Buches nach der in demselben 
gebrauchten Orthographie bestimmen zu wollen, wie das oft 
vorgekommen ist; denn das, was die alten Autoren ge- 
schrieben haben, sah sicher ganz so aus wie der phonizi- 
sche Text der Grabschrift des Aschmunazer y wo weder Vocal- 
buchstaben, noch Worttrennung zu finden sind. Wir haben 
aber auch Beispiele angefiihrt, wo solche, in Folge des Man- 
gels der Vocalbuchstaben entstandene Varianten in einem und 
demselben biblischen Buche vorkommen. Es miissenalso verschie- 
dene Soferim den vocallosen Text an verschiedenen Stellen einer 
Schrift verschieden aufgefasst haben. Allerdings sind die Vo- 
calbuchstaben 1 und ^ in der judaischen Recension des Penta- 
teuchs etwas knapper gesetzt, als in den andern Biichern des 
alten Testaments ; dies hangt aber gar nicht mit dem Alter 
des Pentateuchs zusammen , soudern die Ursache davon ist die , 
dass man viel friiher anfing mit dem Texte des Pentateuchs 
sorgfaltig umzugehen als mit dem der andern Biichern, wes- 
halb die aussere Gestalt des Pentateuchs viel friiher eine relativ 
feste Form annahm als die der andern Biicher. Die uns jetzt 
vorliegende aussere Gestalt des Pentateuch-Textes mag in den 
Hauptpunkten, wie auch in den meisten Einzelnheiten aus dem 



ALTHEBRAEISCHBN ORTHO&RA.PHIB. 481 

ersten vorchristlichen Jahrliundert lierruhren; die der andem 
Biicher ist siclier j linger. Nach der im Talmud erhaltenen, 
wie es sclieint, authentischen Ueberlieferung hat man noch zur 
Zeit des Tempels sich bemiiht , durch Yergleichung von Tem- 
pelhandscliriften orfhographisclie Einzelheiten im Texte , z. B. 
ob pyD Oder nil^O, ob ^$^'^ Oder ^^^^ zu schreiben sei, 
festzusetzen. 

Bei dieser Gelegenheit, wo wir von ausseren Veranderungen 
des Textes sprecben, woUen wir bier noch einen Punkt, wenn 
aucb nur fliicbtig, beriihren, den wir in einer russiscb abge- 
fassten Abbandlung ausfdhrlicber besprocben baben; wirmeinen 
die allmahlige Aenderung der alien grammatischen Formen durch 
die Soferim. Als Kriterion fiir das Alter dieses oder jenes alt- 
testamentiscben Bucbes dienten oft die in demselben vorkom- 
meuden, eigenthiimlicben grammatischen Formen. Man witterte 
in diesem oder jenem Bucbe sogenannte grammatiscbe Chal- 
ddismen oder Aramdismen beraus und man Sagte, dieses Bucb 
miisse daher in der Zeit abgefasst worden sein, als die He- 
braer mit Aramai^cben Volkern in Yerbindung getreten und 
von deren Spracben beeinflusst waren. Man vergaas aber 
dabei den elementarsten Grundsatz der Spracbforscbung , dass 
ein Volk durcb die Beriibrung mit einem andern Volke oder 
andern Yolkern wobl sein Lexicon mit fremden Wortern be- 
reicbert, niemals aber seine Grammatik mit fremden gramma- 
tiscben Formen. Hat denn je ein Italiener oder ein Franzose 
im Mittelalter Lateiniscb mit italieniscben , resp. franzosischen 
grammatiscben Endungen gescbrieben, obgleicb italieniscb und 
franzosiscb direct aus dem lateiniscben herstammen? Die von 
den Judaern in der spatern Zeit gesprocbene Spracbe stammt 
ja nicbt einmal aus der alten bebraiscben ab. Warum sollte 
man denn annebmen, das dieser oder jener hebraiscbe Scbrift- 
steller oder Dicbter , der sonst so gut bebraiscb scbrieb , fremde, 
barbariscbe, grammatiscbe Endungen gebraucbt baben sollte? 
Siebt man aber jene grammatischen Aramaismen naher an, 



482 D. CHWOLSON, DIE QUIESCENTBS ^IH IN DER 

80 sind sie niclits anderes als dcJde^ alte hehraische grammatische 
Formen, welche zufallig hier und da sicli erhalten haben. 

Die Hebraische Sprache bietet dem Spracbforscher eigen- 
thiimliche, sonst scbwer zu erklarende Erscheinungen dar. In 
Bezug auf die Wurzeln oder Stamme, so wie auch Mnsicbtlicb 
des ganzen grammatischen Banes steht das hebraiscbe dem Alt- 
Arabischen sebr nabe. In diesen beiden Sprachen merkt man 
noch fast keine Spur von einer Versetzung der Stamme. Worte 
wie v-nnli.'* , aus 5 , w^ und \-ii^ , \-i»^ aus \-i^ ^ , J<Dp 

fur KDIp und Formen wie Imperf. ^niEJ und Imper. ^s^sd aus 
ualiT, "in^ und ^Tyt2 aus ^ /H, kommen weder in der be- 

braiscben nocb in der alt-arabiscben Spracbe vor. Zersetzungen 
der Wurzeln und Bildungen wie im Vulgar- Arabiscben , z. B. 
^j^ fiir ^j| ^g-9, (jiol fiir ^ ^1, yioiXiJ, oder jiljJJ fur 
--& ^1 \d3^ ^d<J>S fiir yiLfc J^l, Lx> 4Xiu fiir Co ^tXi^; j^ 
fiir JLi-^ (vor dem Imperf um das Praes. auszudriicken), Lo 
^Ajuo \jS\s fiir ioJUbo --co *JK Le mit der Bedeutung: „du 
bist nicbt irrend", und dem Aebnliches , kommen gleicbfalls in 
jenen beiden Spracben nicbt vor. Bildungen neuer Tempora 
wie im Vulgar- Arabiscben durch ^\S und It, im Aramaiscben 
durcb ^^*l^, eines Prasens durcb Verscbmelzung des Participiums 

T V 

mit dem Pronomen, wie z. B. im Syriscben ^^jlc], Ara- 
maiscben t^^DS 1 Pers. Sing Pras., ^*)Q^^ 2 Pers. Sing., 

•• T - : T 

rrnDK 1 Pers. Plur., iH^Dt^ 2 Pers. Plur., mp^}2 2 Pers. 

•- • : T "IT - ': - : 

Sing., Oder gar das talmudische HDSp 3 Pers. Sing. Praes. 
aus '^D^^1 D^Xp '- solcbe und ahnlicbe neuere Bildungen wird 

- T : • 't 

man vergebens im Hebraiscben und Alt- Arabiscben sucben, welcbe 
beide Spracben in dieser Beziebung nocb ein altertbiimlicbes 
Geprage tragen. In Bezug auf grammatische Endungen und Vo- 
calisation dagegen weicbt das Hebraiscbe sebr vom Alt-Arabi- 
scben ab und stebt in dieser Hinsicht fast ganz auf derselben 



ALTHBBRAEISCHBN ORTHOaRAPHIB. 483 

jungern Entwicklungsstufe wie das '|Tulgar-Arabische. Dieses 
naher nachzuweisen , wiirde uns zu weit fdhren und wir wollen 
daher nur auf einige Punkte hinweisen. Die verscMedenen For- 
men des Imperfects sind im Hebraischen und Yulgar-Arabischen 
verloren gegangen und nur die apocopirte Form hat sich erbal- 
ten. Die Femininform der 3 Pers. Plur. des Perf., so wie 
auch der Dual beim Verbum, sind in diesen beiden Spra- 
chen gleichfalls verloren gegangen. Gemeinschaftlicb dem He- 
braischen und Vulgar-Arabischen ist unter andern noch folgen- 
des: Verlust aller Casusendungen und Erhaltung der beiden 
Accusativendungen nur in Adverbien. Ferner Wegfall der Vo- 
calendungen- iiberhaupt im Nomen und Yerbum; der jetzige 
Araber wirft das u am Ende der Nomina weg und setzt ein 
kurzes e als Hiilfsvocal unter dem 2 Stammbuchstaben : ragel 
~ 7)1, welches eigentlich nach der babylonischen Aussprache 

7)1*1 zu punktiren ist'). Der modeme Araber sagt auch Ju3* 

statt JUH, wie der Hebraer. Der Endvocal i in der 2 Pers. 
des Pronomen, separat. und suffix., Fem. Sing, und des Perfects 
ist gleichfalls weggelassen. Der Plur. des Nomens auf m und 
der Dual auf airi ist in beiden Sprachen aus dem Casus obliq. 
gebildet: ein charakterisches Kennzeichen neuerer Sprachen 
iiberhaupt. Ferner Uebergang der meisten Verba V'7 in ^"7. 
Formen wie |yo^ := 1711 statt Ljo^; Wegfall des | im Impera- 

9 ^ . O 9 09 

tiv; Imperat. »>* =r 3^, statt 0<>sf; Partic. 4>t>K = MD, 

statt «>|» ; Verwandlung des Vocals a in den Prafixen des Im- 
perf. in i oder e; Uebergang des ai in e, au in 6\ Kiirzung 

der Vocale im Stat. Constr. z. B. RjUi mit dem Ton auf dem 
ft ^) ; Setzung des Accents auf die letzte Silbe u. s. w. 



1) Auch die Samaritaner sprechen nsifesck, laem (tiTlh), dagegen scherez := ^^15^. 
Origenes transcribirt (rxpei; und vacpsq. 

2) Die Samaritaner verkiirzen nicht den Vocal im Stat. Constr., ebenso trans- 
cribirt Origenes *Jfi dufch cpccvt' Auch Hkronymm hat in seiner Transcription he- 
braischer Worter eine von der masoretischen Vocalisation vielfach abweichende Aus- 



484 D. CHWOLSON, DIE QTTIESCENTBS ^IH IN DER 

Wie ist diese Alterthiimliclikeit auf der einen , und dieser Weg- 
fall und diese Abschleifung der alteren grammatisclien Formen 
auf der anderen Seite zu erklaren? Die hebraische Sprache 
macht in ihrer uns vorliegenden Gestalt den Eindruck eines 
alten Mannes mit gefarbtem Barte, wo aber die Farbe die 
Gesichisrunzeln und die grauen Haarwurzeln nur schlecht ver- 
deckt. Die Soferim und Masoreten baben die alte Spracbe 
mit einer jugendlicben , aber zum Gliick ziemlich durchlocher- 
ten Hiille bedeckt, so dass die alte Gestalt noch vielfach, wie 
die alte Schrift in einen Palimpsest, durcb dieselbe durcb- 
scbaut. Man anderte die alten grammatiscben Formen und 
man fixirte die spatere Ausspracbe durcb Vocalzeicben , aber man 
verfubr dabei gliicklicher Weise nicbt ganz consequent, so 
dass man an vielen Stellen die alten Formen steben liess, und 
in den Fallen, wo das nicbt gescheben ist, konnen dieselbe 
baufig mit Hiilfe der Spracbvergleichung und der allgemeinen 
Spracbgesetze wieder bergestellt werden. 

Die Nominativendung auf o oder u (wobl zuweilen, wie bei 
den Verben V'v, in i erweicbt), hat sicb erbalten in einfacben 
und zusammengesetzten Eigennamen, so wie aucb in einzelnen 
Worten wie InTi, 1i3, fiir J3 Num. 23, 18 und 24, 3. 15), 

liy^pS (Psalm 114,8) und wobl aucb im Infin. 1;^^:i^n^ 

(Jer. 31, 2). Der Hiilfsvocal T in Worten wie iy\ ist ent- 

standen nach dem Wegfall des Schlussvocals u , um die scbwere 
Ausspracbe der zwei Consonanten am Ende des Wortes zu 
yermeiden, und fallt als iiberfliissig weg beim Hinzutritt von 
Suffixen. Die Nunation^ oder ricbtiger Mimation mag sicb er- 
balten baben in Worten wie D/1^^, Halle, D7D , vielleicbt aucb 



sprache, was so viel mir bekannt ist, noch fast gar nicht beachtet wurde. Selbst 
Zud. Nawak hat dieseij Punkt in seiner sonst so schonen Arbeit iiber die Bedeutung 
des Hieronymus fiir die alttestamentische Textkritik ausser Acht gelassen. Einer 
meiner Zuhorer in der russischen geistlichen Academic hat unlangst auf ein von mir 
aufgegebenes Thema eine hiibsche Arbeit dariiber eingereicht, die aber wegen man- 
cher nothiger Verbesserungen bis jetzt noch ungedruckt geblieben ist. 



ALTHEBRAEISCHBN ORTHOG^RAPHIE. 485 

in Dl*iy , in Eigennamen wie Dtn^;? , ^^/P » DHDID auch {HD^, 
und in manchen andern auf D und f endigenden Worten und 
Eigennamen. — Von den zum Theil noch erhaltenen doppelten 
Accusativendungen liaben wir oben gesproclien. 

Yom Plural auf urn hat sich direct nur der Stadtnamen 
DlVnC^ (Jos. 19, 22) erhalten. Aber es sind auch sonst viele 

Spuren auf uns gekommen , aus denen man erselien kann , dass der 
hebraische Plural, dem arabiscben jj. abnlicb, um und nicht 
im, lautete. Das Pronom. der 2 Pers. Plur. DHt^ lautete frii- 

her antwn und dann attum , noch spater attem ^). Das ii von attum 
hat sich beim Suffix der 2. Pers. PL Perfecti , wenn es mit einem 
Personalsuffix verbunden ist, wie '^H^LOp fur ^^DH/t^p , erhal- 

ten. hT^"^ ist al3er nichts Anderes als der Plur. von HDJ^. 

\- T - 

Vielleicht ist auch das Pron. der 3 Pers. Plur. DH fiir DH, 

bei den Samaritanern himmaf gleichfalls nichts Anderes als der 
Plural von SIJl, der urspriinglich DlH gelautet haben mag 

und dann (wie gewohnlich ein vocalisirtes ^ nach einem Vocal) 
in hum verkiirzt wurde, woraus noch spater DH entstanden ist. 

Der Plur. der 3 Pers. Masc. Perf. ^7Dp, so wie auch der 

des Imperf. I7t3p^ ist eine, allerdings sehr friih vor sich ge- 
gangene, Abkiirzung des Plurals D^/C:3p und D*)7t^p^ Erhal- 

ten hat sich diese urspriingliche Pluralform in U^^)^] (Jes. 35, 

1) und in ^^^y (5 Mos. 8, 3 und 16) ^). Vielleicht findet 

sich diese Pluralendung noch an anderen Stellen des alten Tes- 
taments , wo aber die Masoreten die Endung D {= um) fur 
ein Suffix der 3 Pers. Plur. hielten und es daher D- , D^ , 



1) Bei den Samaritanern attimma, worin wir die normale Erweichung des v. 
in i finden. 

2) Zum Theil auch in manchen Dialecten des Vulgar-Arabischen , z. B. jJUS 

fiir lyUi* , t^yo^ ^"^ '^7^ > 1^^ ^' ^y^* 



486 D. CHWOLSON, DIB QUIESCENTES ^IH IN DER 

D - oder D - vocalisirten. Ein solches Misverstandniss glaube 
ich im Buche Hiob 4, 19 in dem Worte DIK^^*' zu finden. 
Auf wen bezieht sich der Plural in diesem Verbum? Die 
Exegeten baben sich viel Miibe gegeben dieses zu erklaren, 
aber obne Erfolg. Wir glauben, dass dieses Wort DIK^T* 
(= 1^<5^^) ZU punktiren sei , dass das D am Ende kein Suffix 

der 3 Pers. Plur., sondern ein Zeicben des Plur. ist, und dass 
das Verbum auf die IDli ^HD *iDt^ sich bezieht. Der Sinn 
ist ... . „Sie werden von der Motte zermalmt ," oder „sie wer- 
den noch von der Motte zermalmt." Es ist der Miibe werth 
in den Biichern des alten Testaments sich umzusehen, ob nicht 
noch manches Suffixum der 3 Pers. Plur. Masc. auf D ein- 
fach als Zeicben des Plur. sich entpuppt. 

Die alte Dualform war ama, zuweilen auch an, woraus die 
neuere Form ajim (ajin) aus dem friiher gebrauchlichen Casus 
obliq. sich entwickelt hat, wie das Vulgar- Arabische ain sich aus 
dem Oasus obliq. von anif aini gebildet hat. Jene alte hebrai- 
sche Form hat sich in vielen Stadtenamen erhalten, wie z. B. 

trt\^ und Dn^K, D^;; und D^ry, rni^ und pn"i, 1:^12"^ 

T - • - T •• •-••It '• - It 

und D^nDn, nrjnnp (Ezech. 25,9) und D Wp , ferner f Jl^p , 
fn*1V und dergl. andere. Zu den Stadtenamen mit alter Dual- 
endung rechnen wir auch D7ti^1^^, in welchem allgemein be- 
kannten Namen die alte Orthographic nicht geandert wurde, 
obgleich spater der Dual auf ajim endete. Man schrieb daher 
diesen Dual nach alter Weise, aber man punktirte und sprach 
p/t^^^V Es ist uns nicht recht begreiflich, dass man nicht 
langst in diesem Namen einen Dual gefunden hat, — wofiir 
doch die iiberlieferte Aussprache der Endung ajim so deutlich 
spricht — wobei die Orthographie der alten und die Punktation 
der neuen Dualform entspricht. Im Arabischen haben wir drei 
Formen des Duals, namlich die alte auf ani, die vulgare auf 
ain, woraus jetzt en entstande'n ist. In der Endung jenes 



ALTHBBRABISCHEN ORTHOaRAPHIE. 487 

Stadteiiamens finden wir denselben Entwicklungsprocess. Die 
alte Form erhielt sicli in der Orthograpliie D7, die neuere auf 
ajim in der iiberlieferten Aussprache, dann griechisch Ipou- 
(TOL>,v}(j(. und aramaisch D7li^Tl\ Die etymologie des alien je- 

busitischen Namens aus Sy und TOV mit der Bedeutung 
„Wobnjing des Friedens", will ich nur sonderbar nennen. Der 
Name stammt aus einer alten Wurzel ^J^l, deren Bedeutung 
bei den alten Jebusitern, den Erbauern jener Stadt, wir nicbt 
kennen und auch nicbt zu kennen brauchen. Vielleicbt ent- 
spricbt 7C^*I dem arabiscben: Jj^ (J^^) mit der Bedeutung: 
pulcbro modo disposita fuit res. Jedenfalls hat t^'\ die Ge- 
stalt einer Semitiscben Wurzel. 7^1 "^^ ist eine Nominalbildung 
aus dem Imperfect aus sebr alter Zeit , von einem verscboUe- 
nem Volke berriibrend und semitisch ganz gut moglicb, Wir 
besitzen keine Grammatik und keine Texte von der Spracbe der 
vormosaiscben Jebusiter, welcbe Imperfecta und daraus Nomina auf 
eine Weise bilden konnten , welcbe von den Gesenius-Kodiger'schen 
Vorscbriften abweicbt. Da Jerusalem bauptsacblicb aus der obern 
und untern Stadt bestand, batte der Namen derselben wie der 
vieler andern kanaanaischer Stadte, eine Dualform. 

Nacb dem Gesagten kann natiirlicb D /C^ (1 Mos. 14 , 18), wo der 

Priester Malki-Zedek regiert hat, nicht mit Jerusalem identisch sein, 
was iibrigens schon langst von vielen behauptet wurde. Ob 
unter Ut^ (punktirt D ?u^) Ps. 76 , 3 Jerusalem zu versteben 

sei, will ich unentschieden lassen. q)"^ mag ein Wortspiel 
sein, mit Benutzung der En dung von Jeruschdam; es kann 
aber auch sein, dass damit ScUloh gemeint ist, welchen Na- 
men die LXX wohl nicht ohne Grund Z^i^ui^ ausgesprochen 
haben. Der Ausdruck 131D (Ps. 1. c.) passt auch besser auf das 
Stiftszelt in Schiloh, als auf den Tempel zu Jerusalem. 

Da es nicbt zweifelhaft sein kann, dass der alte hebraiscbe 
Dual D— lautete, so ist es auch bier vielleicbt der Miihe 
werth, sich umzusehen, ob nicht bier und da die Endung D 



488 D. CHWOLSON. DIE QUIESCENTES ^IH IN DER 

kein Suffix der 3 Pers. Plur. Masc, sondern ein Dual ist. 
Es kann niclit unsere Absiclit sein, alle in den Biicliern des 
alten Testaments erhaltenen alten grammatischen Formen aufzu- 
zahlen. Wir wollen daher noch nur auf Folgendes aufmerksam ma- 
chen. Wir meinen die sogenannten Aramaismen oder Chaldaismen , 
wovon wir zu letzt ausgegangen sind und aus deren Vorkom- 
men, in diesem oder jenem alttestamentischen Buche man 
wie bemerkt wurde, das Zeitalter desselben bestimmen woUte. 
Gesenius hat in seiner „Gl-eschicbte der hebraischen Sprache" (1815, 
p. 23 ff.) eine lange Keibe solcher Aramaismen aufgezablt. 
Etwas spater (1818) hat Hartmann in seinem Buche „Linguisti- 
sche Einleitung in das Studium der Biicher des alten Testaments" 
diese Eeihe noch vergrossert. Noch spater (1830) hat Lud. 
Hirzel eine Abhandlung veroffentlicht , betitelt: De Chaldaeismi 
biblici origine et auctoritate critica commentatio. Da kann 
man staunen dariiber was fur alles Chaldaismen aufgefiihrt 
werden. Als solche sind hier unter Andern aufgefiihrt Hin (1 

Mos. 27,29)1), njlpn^l (= l^^lxL) (ib. 30,38), die Endung 

auf n der 3 Pers. Plur, Imperf. Masc. flStK fiir H^tK (5 

' - : T T : T 

Mos. 32,36) natiirlich auch das Pron. Fern, der 2 Pers. ^J^^^, 
das Suffix derselben Person auf ^D_ fiir *1_ , die 2 Pers. Perf. 

Fem. auf ^H ^) und dergl. Andere *). Dieses Alles war" 
im Jahre 1830 noch verzeihlich; dass aber in der letzten von 
Schrader im Jahre 1869 besorgten Ausgabe von Be Wette's „Lehr- 



1) rrn war urspriinglich Hin, wie n»ri friiher niH; denn sonst hatte man (1 
Mos. 3, 20) den Eigennamen r^n daraus nicht ableiten konnen. Die Form 
♦"•.Id statt iVTy ist daher althebraisch. Ich glaube auch, dass das 1 Consecutivum 
doch nichts anderes als ein Ueherrest des Verbums MVT ist, wenn auch Ewald und 
Gesenius anderer Meinung sind. 

2) Olshausen meint auch, dass die Endung *3 zwar eine alterthiimliche, »aber 
erst spater aus dem aramaischen aufgenommene Form" sei (Lehrb. d. Hebr. Sprache , 
p. 183; Vgl. auch Hupfeld, die Psalmen, 2te Ausg. Bd IV, p. 229 zu Ps. 116); 
aber wir konnen aus dem oben angefiihrten Grunde keine grammatische Entleh- 
nungen aus einer fremden, wenn auch verwandten Sprache zugeben. 

3) Das einzige wirklich aramiiische Suffix in »n6^D;in (Ps. 116, 12) ist vielleicht 
eine Corruption aus VJr\1^^D4J]). 



ALTHEBRAEISCHEN ORTHOGHlAPHIB. 489 

buch der historiscli-kritischen Einleitung", p. 318, Anmk. b. 
und c, und pag. 895 Anmk. h, die Formen ^^^^ fiir Jli^, 
die Suffixe ^D*? fur ^^, '>y fiir ^\ und ^HDi:^ und ^HDDr^ 
fiir nt2i'^ und H^DDkS^ als Aramaismen aufgefiihrt werden und 

daraus Folgerungen auf die Abfassungszeit der Biiclier der 
Konige und des Bucbes Kuth gemacht werden — dies hatte 
unseres Erachtens nicht geschelien diirfen. Ebenso muss ich micb 
wundern, dass Manner, wie Olshausen und Hupfeldy Ent" 
stehung solclier grammatischen Formen fiir moglicb halten. 
Wir balten es nicbt iiir nothig zu beweisen, dass ^HX die ur- 

spriinglicbe Form ist, die sicb auch an ziemlich vielen Stellen 
im Ketib erhalten hat (Jud. 17,2; 1 Kon. 14,2; 2 Kon. 4, 
16 und 23; Jer. 4, 30 und Ezech. 36, 13). Auch im Vulgar- 
Arabischen ist ant aus dem alten anti geworden. Ebenso schrieb 
man zwar im Syr. anti, aber man spricht es at aus. Das- 
selbe ist mit dem Pron. Suff. der 2 Pers. Sing. Fem. der 
Fall; das i der Endung hi ist im Hebraischen grosstentheils, 
im Vulgar- Arabischen ganz verloren gegangen, und im Syr. 
wird es noch geschrieben, aber nicht ausgesprochen. Dass die 
alte Form ^p_ noch im Psalme 137,6 Op^5t&^) vorkommt, 

dessen nachexilische Abfassung keinem Zweifel unterworfen sein 
kann, ist sehr beachtungswertlsi ; denn man sieht daraus, dass 
zu dieser Zeit die alte Form noch im Gebrauche war. 
Die natiirliche Consequenz davon, dass die alte Form ^HX 

fiir T\)^ war, ist, dass auch die 2 Pers. Fem. Perf. urspriing- 
lich "^vh^T^ lautete. Diese Form hat sich vielfach im Ketib 
(namentlich in Jerem., Ezech. und Ruth), so wie auch beim 
Hinzutritt eines Suffixes, z. B. ^^nS^jP, wobei bald *n, bald 
bios n geschrieben wird, erhalten. Da ^H/LDp nach dem Ge- 
sagten 1 Pers. comm. und auch 2 Pers. Fem. Sing, sein kann , 
ist es auch wohl hier der Miihe werth sich umzusehen, ob 
man nicht hie und da die 2 Pers. Fem. fiir die 1 Pers. ge- 

38 



490 D. CHWOLSON, DIE QUIESC. ''V IN D. ALTH. ORTHOGR. 

nommen hat. Diese Miihe hat S, Finsker auf sich genommen 
und fand, dass man an folgenden Stellen die 2 Pers. Fern, 
flir die 1 nahm, namlich Jer. 2, 20 ^fl^lDti^ und ^Hpfl^, 
wo LXX , Syrisch und Vulgata diese Verba richtig "als 2 
Pers. auffassen; ferner ib. 6,2 WDH, Jud. 5,7 ^nDp::^, 
Ezech. 16,50 W«1, 26,20 '^r\r\:^ undMich. 4,i3^n?D'innv 
Wir stimmen ihm hier voUkommen bei. Pinsker vermuthet 
dasselbe noch in folgenden Stellen: Jes. 23, 4; 62, 6 und 
Ezech. 16, 61, wo wir ihm aber nicht unbedingt beistimmen 
konnen '). 

Das alte Participium Fem. endigte auf ^ri, woraus spater 
ri-r und zuletzt H— entstanden ist. Die alte Form hat sich 
vielfach erhalten, so Eos. 10,11 ^HDnJ^, Mich. 7,8 und 10 

^^r^y)^, Jes. 1, 21 ^n^?tb!p; im Ketib: Jer. 22, 23 ^n!J^^^ und ^fli^lpD, 
51, 13 ^n^Dfe^, 2 Kon. 4, 23 ♦HDbh. Demnach kann ^H^t^p 
1 Pers. Sing. Comm. Perf., 2 'Pers. Sing. Fem. Perf. und Par- 
tic. Fem. sein. Vor der Einfiihrung der Vocalbuchstaben schrieb 
man immer nur H/COp. Dieses konnte gelesen werden, Katalti 
1 Pers. Sing. Perf. und 2 Pers. Sing. Fem. Perf.; Katalta 2 
Pers. Masc. Sing.; Katlat 3 Pers. Sing. Fem. Perf. und KotaUi 
Partic. Fem. Sing. 

Nach dem bisher Gesagten hat man, glauben wir, bei der 
Erklarung der Biicher des alten Testaments das Eecht, da, 
wo es nothig ist , nicht nur von den spatern Vocalzeichen , 
sondern auch von den Vocalbuchstaben abzusehen und sich 
durch dieselben nicht binden zu lassen. Dem Exegeten miissen 
auch die alten grammatischen Formen gegenwartig sein, um 
zu sehen, ob nicht die eine oder die andere dieser Formen von 
den Soferim und Masoreten missverstanden und falsch aufge- 
fasst wurde. 



I) Siehe S. Pinsker, Einleitung in das Babylonisch-liebraisehe Punktuationssystem 
Wien, 1863, p. 90—100. 

D. Chwolson. St. PBTBRSBURa, 1876. 



UEBER, EINE PARSENHANDSCHRIFT 



D£R 



KAISERLICHEN OEFFENTLICHEN BIBLIOTHEK 



zu 



ST, PETERSBURG 



VON 



aj^iRHi SA.XiEnsj:.A.isr2sr. 



UEBER EINE PARSENHANDSCHRIFT 



KAISEKLICHEN OEFFENTLICHEN BIBLIOTHEK 



ST. PETEESBUEG 



CARL SALEMANN. 



Die K. offentliclie Bibliothek zu St. Petersburg besizt in§ 1. 
N**. 99 der im jare 1859 ir als Allerhochstes gescbenk zu ge- 
kommenen Dolgorukiscben samlung morgenlandischer bandscbrif- 
ten eine Parsenbandscbrift , welcbe der beacbtung in nicbt ge- 
ringem grade wert ist. In der morgensitzung des dritten in- 
temationalen orientalistencongresses vom 24. august (5. Septem- 
ber) 1876 ^) batte icb die ere in kurzen umriszen dise band- 
scbrift zu bescbreiben, und gedenke im folgenden die damals 
fliicbtig gegebenen miindlicben notizen naber ausz zu fiiren. 

Der codex — meines wiszens das einzige bandscbriftlicbe denk- § 2. 
mal zoroastriscber literatur in Euszland — bildet einen diinnen in 
scbwarzes leder gebundenen quartband von 21 centimeter bobe 
und 15 breite , und bestebt ausz 2 + 92 + 2 blattern jenes glatten 
gelblicben papieres, auf welcbem fur gewonlicb die persiscben 



1) Bulletin du congres international des orientalistes. — Session de 1876 ^ St.- 
Petersbourg. — St.-Petersbourg 1876, 8o p. 69. 



494 CAUL SALEMANN, ITEBER BINE PARSENHANDSCHHIT'T 

handschriften geschriben sind, mit auszname von fol. 82 — 85, 
welche von anderem vergilbten papiere kleineren formates (19,25 
centim. bohe, fast 15 breite) sind. Die zwei ersten so wiediezwei 
lezten blatter sind ganzlich unbesdiriben und bei der foliierung 
nicht mit gezalt. 

Die handschrift, wie sie jezt vor ligt, ist ausz drei verschide- 
nen teilen zusammen gesezt : 

A. fol. 1—57, 86 — 92, welche von der hand des schreibers 
mit persischen zalwortem foliiert sind, beim einbinden des codex 
aber bei fol. 50 und 86 verstellt wurden , so dasz die urspriing- 
liche und richtige reihenfolge dise ist: 50 (»Lsub) 53 (if) 54 (dt*) 
51 (dt") 52 (df^) 55 (dd) 56 (d*t) 57 (ov), worauf, nach zwei 
ausz geriszenen blattern (urspriinglich ^a und d^) und einem 
fremdartigen zwischenstiicke (fol. 38 — 85, unten B. C), fol- 
gen fol. 86 (oua^) 90 (*tf) 91 {H^) 92 (*tr) 87 {^^) S8 (^lo) 
89 (1H). 

B. Das zweite stiik umfaszt fol. 58 — 81, wovon fol. 58 — 78 
mit custoden. Disz stiik ist von der selben hand geschriben 
wie das erste, aber urspriinglich nicht foliiert. 

C. fol. 82 — 85, vier blatt anderen, wie es scheint, nicht alten 
papieres, mit custoden. 

§ 3. Eine kurze inhaltsangabe , wie auch die einzige mir bekante 
erwanung unserer handschrift findet sich in dem vom akade- 
miker Dorn veroffentlichten verzeichnisse der Dolgorukischen 
samlung: Bulletin de I'Academie Imperiale des sciences de St. 
Petersbourg t. I (1860) p. 364 = Melanges asiatiques t. Ill 
p. 734. Im folgenden gebe ich ein genaues verzeichnis ires 
inhalts. 
A. I, fol. 1 r. Zwei zeilen Pehlevi, gleichsam die Besmele: 
r'^ >»oo (sic) -Hi -"4rr ^-^too * (sic) ^ ne» 

^^r^ H)*<i-^ -^^rf J^«)o * i>«o**>*o ha^ 
II. fol. 1 V. Pehlevi alphabet (s. taf. I). 

III. fol. 2 r — 37 r. zu 14 zeilen. Das selbe Pehlevi-Pazand glossar , 
welches im jare 1870 unter weiland M. Haugs aufsicht veroffent- 



DBR KAISERL. OEFFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURa. 495 

licht worden ist ^). In der recension diser auszgabe ') p. 724 er- 
want prof. Sachau drei im bekante handscliriften dises glossars 
(Bodleyana Mss. Ouseley 390. II nnd 132. Ill, British Museum 
Add. 22,379, „alle jiingsten datums"). Auszer disen drei und 
den sechs in der Preface p. xiii der auszgabe beschribenen glaube 
ich noch die folgenden copien nach weisen zu konnen, freilich 
nicht ausz autopsie: in der Kopenhagener universitatsbibliothek 
'N^. XXV artikel 2 des ' Westergaardscben katalogs p. 114*), in 
Paris fonds Anquetil iv pag. 86 — 94 (?) und xvii^). Von den 
beiden lezteren finden sicb copien in Miincben ausz dem nach- 
lasze Mark Josef Miillers ^), welcbe auch Justi ^) benuzt bat. 
IV. fol. 37r.— 52v. zu 15 zeilen: Ormazd-Yast mit Pazand. 
V. fol. 52 v.— 56 r. zu 15 zeilen: Vendidad viii, .20. 21 W. 
52 — 62 Sp. mit Pazand und besonderem scblusz. 
VI. fol. 56 V. — 57 r. ^-J;!*-? ;*> jL«fli , welches also lautet : 

dVsd (*^^?^ 1*"^ I^XJljI u**:h<>l y 

i^t"AA f^ -.y ^u^ y 

t"vlA f' ^Lo ^U) y 



2) An old Pahlavi-Pazand Glossary edited with an alphabetical index by Destur 
Hoshangji Jamaspji Asa, highpricst of the Parsis in Malwa, India. Revised and 
enlarged, with an introductory essay on the Pahlavi language, by Martin Haug, 
Ph. D., etc. Published by order of the Government of Bombay. 1870. Bombay , London, 
pp. XVI, 152, 268, gr. 8o. 

3) Zeitschrift d. d. morgenl. Gesellschaft xxiv, 1871 p. 713—728. 

4) Codices orientales Bibliothecae Regiae Havniensis jussu et auspiciis Regis Daniae 
Augustissimi Christiani Octavi enuraerati et descripti. — Pars prior codices Indicos 
continens. ZI Codices Indici Bibl: R: Hafn: etc. descripti a N. L. Westergaard. Sub- 
jungitur index codicum Indicorum et Iranicorum Bibliothecae Universitatis Havniensis. 
Havniae 1846, pp. IX. 122, 4o. 

5) Zend-Avesta, ouvrage de Zoroastre etc. traduit en Fran9ais etc. par M. Anquetil 
du Perron. T. I 2de partie (Paris 1771 , 4o) p. vij und p. xl cf. T. II p. 476 = 
J. F. Kleuker Zend-Avesta, Zoroasters Lebendiges Wort etc. Th. I (Riga 1776, 4") 
p. xxvni, cf. Th. Ill (ib. 1777) p. 167. 

6) Catalogus codicum mss. Bibliothecae Regiae Monacensis T. I p. 4. Monaci 
1875, 8o p. 133: Cod. or. mixt. 27 (Miilleri 111), und 29 (Miilleri 113, wo wol falschlich 
cod. Anq xxvn anstatt xvn gedrukt ist). 

7) Der Bundehesh. Zum ersten Mai herausgegeben , transcribirt , iibersetzt und mit 
Glossar versehen von Ferdinand Justi. Leipzig, Vogel 1868 gr. 8o p. XXXL 



496 



CARL SALEM ANN, tJEBER BINE PARSENHANDSCHRirT 



f«t||«|** aJUt Ju-U>- jV^lv^t S 

t"*n* 1^ Jhv*^' ; 

rt"dd ^ (J^so^l \ 



. . . ^ ^yAXJ V 
1^ aJJI ivAjy 45**'y» )' 



1*^ 



rn* . . . 

t"d1v . . • 

l-Ai'A . . . 

UdA. . . . 

m\^ . . . 

fifd . . . 

t*i 

tfi* . . . 

ti*1^ . . . 

ftl"i^ * . . 

f1*|. . . . 

VdV . • . • 

vf V . . . . 

W. . . . 

Ivi* . . • . 

*lvt* . . . . 

iv i . . . 

Idi . . . . 

1f1^ ... 

*in . . . . 

*1v v:>^**^^ 

wr I y^U^ Jl c:J,<> 



1^ <> 



^^ 






• • ^ .s-^> 

U.**fcj ^^ \ 

LT^^-^^ ) 



LT^ 









no . 

Hi . 



(sic) Juui jj^sUfi o^y^ V 

. . . &J^4>JI Jua^ tX^ft \ 
. OCuf^ 4^Jy (fol. 57r 



DER KAISBRL. OBPFENTL. BIBLIOTH. ZXT ST. PBTERBBtJIia. 497 



jJy^JjOy cXjoI Jdb JUCi* \l 

^\\y^\ <^^^*l J^*ji 

. . . sLmXLo v:>»4jy&« JLLw (X^U'I ^wCi \| 

OyXMtjo i^y.4.^yje ijliaiaM ^::jU« \t 



tdV 

tl'r vi-^A**^ ^:i>li, 



VII. fol. 57 V. Zwei kurze metlinewi iiber schlangenomina : 

o.**fcj|^* {J^Sjjo \yXjo ^AAj iLJ ou*oLci| (slc) .* x^* aujUJo X? 

^>-Aj \l ^* |))*^' ^'-^ ij^ ^^T^ )5) 'X'^'-? )^5 auJLw 2Um 

4XjU-U« ^/-^ (?)^'«« )t L— 3* 4XjL4JUyO ^Xju >j-J ^j-y-? «— ? 

^XawL ^y^y {SSjm ySs \i^ \^y*i Juilj ^) tCo Ij^ ^ o ^4X0! 2tio 

4X->t WW v:>A^}^^ oJ5<> <^:>M ^XjI \ J6f s Jo JuwI -. o *<> ^ 

^U-ww ^^>^^^uyo .Lo ;5Jl)(>^ (5**^ <Xcol? *JLaJLw« -.0 X-J 

;)'-? ;;) (•) sL^ ^ c:a-^. <>^ ^y^J* ^Jol tp ^L-jo ^^aju ^— »► 

(8ic)^y v:yjj4> ^^^ ^jjub y>ov::^d.f4Xj|(j**y>^^^<>x>oxa- 
a) Daruber y^J^, 



498 CARL SALEMANN, UEBER EINE PAR8ENHANDSCHRIPT 

^Lww^s (^U^ UC4>jif y-J ^^^-f:*^ i'<^^<^-? f^f^yS ^* (54X^ ^^> X&. 

B. VIII, fol. 58r.— 73v., zu 15 zeilen: ^ ^UdLT ouiu) d. i. 
die Ga^a ahunawaiti mit langer einleitung und schlusz. 

IX, fol. 73 V. — 76 r., zu 15 zeilen: ^ {J^\^ \J*^ > "^on 
Westergaards Nyayis V p. 316 in der anordnung verschiden , aber 
hauptsachlich ausz Yasna 62^ 6l8p bestehend. 

X, fol. 76 r. — 79v. zu 15 zeilen: ^jt^ji^ *Uj ^jo .-oI, welches 
ich in diser zusammensetzung nirgends finden kan. 

XI, fol. 79 V. Ein gebet gegen den bosen blick^): 

hw6. manasrawL morefidad. | yi. acistem. vaeiilnhi. a6ged%am. 
asaiby^hwareca. yas | c^. daS-aeilg. dregwat6. dadad. ysca. | vasW. 
viwapad. yasca. vadarl. v6i|zdad. asauni. (Yasna 32,10) ahurabe. 
mazda. rae|wat6. qarenanbat6. amesanam. speiltajnam. vanbawe. 
mananhl. a^stois. bum. | vafitaya. tar^ato. anyais. (Sir6za I. 1.2). 

C. XII, fol. 82 r.— 85. Ormazd Yast 6—22 in arabiscber scbrift , 
mit interlineariibersetzung. IJber die eigentiimlicbkeiten solcher 
transcription altbaktriscber texte sibe Ed. Sacbau Contributions 
to tbe knowledge of Parsee literature im Journal of tbe R. 
Asiatic Society of Great Britain and Ireland, new series vol. iv, 
1870 p. 271 sqq. = p. 43 sqq. des separatabdruckes. Daran 
scblieszt sicb fol. 85 r. — v. eine persiscbe glosse iiber dienamen 
und eigenscbaften Ormuzds. 

XIII , fol. 84 V. und 85 v. oben am rande verschidene notizen , 
und zwar: 

a) fol. 84 V. oben eine darstellung der welteinteilung nacb den 
siben kiscbvars, welcbe folgender maszen^ausz siht: 



8) Vgl. Sachau, Contributions etc. 47 (275), Zeile 16. 



DER KAISERL. OEFPENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 499 



JU^ v«i J0 




G S c 



b) Danebeii eine ratselfrage: 

c) foL 85 V. oben, folgende aufsclirift: 

cl) fol. 85 V. am schlusze des textes folgende daten: 
t>Lx*^^ 4X.«a3b^ ^ye 5<>^L> JLsJc^ U> dXit |jit>>-^ lAW'' 



ftvt 



v::AM>f u«-AM.^JL> 



?5 



<>Uuijftj (sic) JuOJui^ ^LJ6 2LMr JL^ U) — .^ ^yOS*^ U^^^ 



500 CARL SAIiEMANN, UEBBK EINE PARSENHANDSCHRII'T. 

\:iKMA JLuw 2Uw* ^9^^ (XaOXm/a sVjS^ 

jjlxt XJUI OuCG^'JolwO ^LT ^^ 4>^ aL»JC 
OUwl JLw ^^.^ (>Lu^^ 4X.<^b sly^^SUj) JLS\0 Ij |»;>t yMOJ^t 

A. XIV, fol. 86 r.— 92 v. Pehlevi-Parsi glossar, alphabetisch ge- 
ordnet, das Parsi in arabischer schrift, zu 11 — 13 zeilen, am 
rande mit vilen nachtragen von verschidenen handen (s. taf. III). 

§ 4. Leider bietet die bandschrift — an deren ende iibrigens einige 
blatter nicbt zu erratenden inbalts zu felen scbeinen — keine 
unterscbrift , so dasz sich weder ire herkunft nocb ir alter genau 
bestimmen laszt. Einige anbaltspunkte dazu mocbten sicb jedocb 
finden, und icb glaube mit den folgenden vermutungen von 
der warbeit nicbt all zu entfernt zu sein. 

Wasz zunacbst die berkunft der bandscbrift betrift, so stamt 
die ganze von dem ebemaligen rusziscben gesanten am Tehe- 
raner hofe, fiirsten Dolgoruky , zusammen gebracbte samlung ausz 
Persien, und es laszt sicb scbwerlicb an nemen, die in rede 
stebende bandscbrift allein sei nicbt persiscben — also indiscben 
— ursprungs. Zwar wiszen wir, dasz die indiscben Zoroastrier 
in friiberer zeit wol biicber von iren glaubensgenoszen in Per- 
sien erbalten baben; fiir den umgekerten fall aber ist keinbeispil 
bekant, und ist lezteres bei dem traurigen zustande der poli- 
tiscb unterdriikten und geistig zimlicb verkommen Gebern siid- 
Persiens ^) an und fur sicb bocbst unwarscbeinlicb. Auszerdem 
sprecben nocb zwei umstande fur den persiscben ursprung des 
codex: und zwar zuerst die beiden oben XIII c an gefurten no- 
tizen von besucben fiirstlicber personen in Yezd a. b. 1171 und 



9) Vgl. W-stergaard's briefliche mitteilung im JRAS vol. Viii, 1846 p. 349 ff. 



DBR KAISERL, OEPPENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 501 

1194, welche doch wol nur einen einwoner der stat interessieren 
konten; als zweiter grund aber eine orthographisclie besonder- 
heit, auf welche scbon Anquetil bin gewisen bat. In seiner 
scbrifttabelle , Zend-Avesta, t. II p. 424 pi. viii findet sich 
beim \ die notiz „en Kirman Ou", und beim ^ „en Kirman I." 
Dasz in den pazendiscben stiicken unserer bandscbrift \ oft fiir 
u gebraucbt ist, darauf wil icb nacb Spiegels auszfiirungen 'O) 
welter kein gewicbt legen, da disz aucb in den ausz Indien 
stammenden bandscbriften iiberausz baufig vor komt; um sobe- 
deutsamer aber ist, dasz Anquetils zweite angabe durcb unsere 
bandscbrift volstandig bestatigt wird. Der scbreiber der selben 
macbt eben durcbgangig gar keinen unterscbid zwiscben i und 
u, denn er kent fiir beide nur ein zeicben r* (sibe zb. taf. II 
zeile 1 und 5); und dasz dises zeicben aucb nur den lautwert i 
bat , wird durcb die transcription in Peblevl- und arabiscber 
scbrift nocb bestatigt. Auf lezteres bat scbon Saobau in den 
erwanten Contributions p. 272 (44) N. bin gewisen; icb fiire 
ausz No XII unserer bandscbrift folgende beispile an: fol. 82^, 
*o^ fiirxrurem, 83r, aCCu»jt> iSH'^ ^^ duraedarsta, aJuuw (55->4> 
fur duraesuka, 84 v., Ajuel fur abum usw. Eben so findet sicb 
fol. 3 r. {i -"V transcribiert ^- -«^-"j' , vgl. 86 r. marg. ^jo ^^^-" , 
8Qy. *jo ^^^, wo iiberall **j bum „erde, land" gemeint ist; 
und sogar fol. 43 v. saed. qastdr fiir J«^^«r^fO ^^). Dazu stimt 



10) Grammatik der PS-rsisprache p. 41 , und in der vorrede zum zweiten bande seiner 
Avestaauszgabe p. 18. 

11) Uebergang eines urspriinglichen il in i komt iibrigens in mereren neuiranischen 
dialekten vor. So im Gebri: ri sur pers. .\ gesicht, zi bientot (^^\, did fumee 
Ofti^, mid cheveu icyO, dir loin %«t> (cf. Recherches sur lesdialectesmusiilmans II. 
Recherches sur les dialectes persans, par E. Beresine. Casan 1853, le partie p. 
100 — 118: ,/Dialecte guebre. Ce dialecte est parle par les Guebres qui habitent la 
Perse; j'ai eu Toccasion de I'etudier pendant mon s^jour a Teheran, a Ispahan et k 
Chiraz"). Ferner im Baluci: dir distant, far *•<>, dit smoke <>.<>, hik a boar 
^yS^, kntag, kitag a water melon, ntln, nin now ^^yiS], stlt, sit profit t>«u*/ , 
bata, bita »<>«J ptc. von buaga, blaga j^4>%J (cf. A description of the Mekranee- 
Beloochee dialect. By Mr. E. Pierce in Jl. of the Bombay Branch R. A. S. N» XXXI 



502 CARL SALEMANN, UBBBR EINB PARSENHANDSCHRIFT 

auch der hiiufige gebrauch von ^ vor nasalen fiir ii oder u in den 
pazendischen stiicken, im anscUusz an die siidpersisclie ausz- 
sprache von T vor nasalen; z.b. fol. 40^ : paera6zgartam (^j^ig^^^iy) 
neben fol. 43 v. pefijum (^»e|ej) , fol. 45 r. awarane (j(,))^i»ey) ^' 
dgl. m. Endlich beachte man nocb die kirmanische form des 
anlautenden y (taf. I z. 5. 7). AUe dise einzelheiten zusammen be- 
stimmen mich die handscbrift in Kirm§,n gescbriben sein zu laszen. 
Zur bestimmung ires alters bingegen stehen mir leider vil 
schwachere argumente zu gebote. Die oben sub N° VI erwante 
cbronologiscbe tabelle, in welcber vom jare der Hijrab 687 = 
A. D. 1288 ausz gegangen wird, ist, wie der erste blik auf den 
codex lert, ausz irgend einem alteren bucbe copiert, und der 
handscbrift nimmer mer gleicbzeitig. Ob es anders steht mit 
der oben sub N° XIII c erwanten notiz vom besucbe der stat 
Yezd durch Kerim Xan 1171 = 1757, und All Taqi Xan SMiq 
Xan 1194 = 1780, wage icb nicbt zu bebaupten, da auch 
das ausz seben der — urspriinglich ja gar nicbt zum codex ge- 
borigen — blatter 82 — 85 fur ire herkunft ausz dem vorigen 
jarbundert spricht. Ein drittes datum findet sicb ebenda (N° XIIF), 
namlicb 1190 oder 1195 der Yezdegirdiscben aera, =^ 1821 oder 
1826. Disz zeigt, dasz die handscbrift — oder nur fol. 82 — 85? — 
zur erwanten zeit noch im besitze eines Parsen gewesen ist , komt 
aber fiir die bestimmung der zeit, wann sie gescbriben worden, 
nur in sofern in betracht, als wir iiber discs datum wol nicbt 
werden vor riicken konnen. Das resultat ware also, dasz unser 
codex etwa zu anfang discs jarbunderts, weniger warscheinlich 
— wenn man auch sein noch recht frisches ausz seben in be- 
tracht zieht — gegen ende des vorigen jarbunderts, gescbriben ist. 



vol. XI, p. 1 — 98). Endlich in den Ghalca-sprachen : Sarikolz wakkhin blood ^^y^, 
»WaMz dhir far ^•4>, richagh a fast 8\*\, pist a skin v::^amO> pitk rotten , putrid 
^^)Qy dhit smoke <>,(>, ghidim wheat ^YY> ^nd villeicht auch ghishanear \Ju%i% 
(cf. On the Ghalchah languages (Wakhi und Sarikoli). — By R. B. Shaw in JL of 
the Asiat. Soc. of Bengal vol. XLV part \ No IJ. — 1876 p. 139—278). Bemer- 
kenswert scheint das zusammen treffen in den selben worten. 



DER KAISERL. OEFFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURa. 503 

Darum verliert er aber nicht an seinem werte , nicht nur wegen § 6. 
seiner hochst warscheinlicli persischen herkunft, welche ein riirendes 
zeugnis ab legt fiir das noch in so spater zeit rege interesse der 
armen Gebern far ire heilige sprache und literatur , — es laszen 
sich wenigstens drei verschidene hande unterscheiden , — son- 
dern aucli in palaeograpbiscber und kritischer beziehung , lezteres 
besonders fiir das Pehlevi-Pazand glossar. Denn nicbt wenig 
interessantes bietet unser codex , icli darf nicht sagen , zur be- 
an twortung, doch aber zur erlauterung und naheren beleucbtung 
mancber streitigen fragen der altiraniscben pMlologie. Und bei 
der kargheit unserer quellen gerade auf disem gebiete musz jede 
sich neu erschlieszende mit freuden begriiszt und mit eifer darauf 
bin untersuclit werden , ob sicli nicht mit irer hilfe einige liicken 
unseres wiszens ausz fallen laszen. 

Dise untersuchung wil ich nun im folgenden teils anstellen, 
teils das material dazu liefern, und um in den bunten inhalt 
der handschrift einige ordnung zu bringen, folge ich ir nicht 
von seite zu seite, sondern behandle den stoff in drei rubriken: 
Palaeographisches , Avesta-texte nebst iibersetzungen , Pehlevi- 
glossare. 

I. Palaeographisches. 

Professor Lepsius hat in seiner abhandlung iiber das urspriing- § 7. 
liche Zendalphabet^^) auf taf. Ill auch zwei Pehlevi-alphabete 
ausz Pariser handschriften veroffentlicht , deren ersteres N° 6 
durch neupersische und deren anderes N° 7 darch Zendbuch- 
staben erklart ist, und gibt dariiber auf p. 301 f. anm. 29 einige 
erlauterungen. Zu disen beiden originalalphabeten bietet nun 
unsere handschrift noch ein drittes auf fol. Iv. (s. taf. I), durch 



12) Das urspriingliclie Zendalphabet. Von Richard Lepsius. Ans den Abhandlungen 
der Konigl. Akademie der Wissenschaften zn Berlin 1862. — Mit 3 lithographirten 
Tafeln. Berlin 1863. gr. 4o. = (Abhandlungen der philos.-histor. Kl. 1862. Nr. 5 
pp. 293— 383X 



504 CARL SALEMANN, UBBER EINE PARSENHANDSCHRirT 

Zendbuchstaben erklart, und ein viertes im zweiten alphabetisch 
geordneten glossare (oben ^ 3 N° XIV). Um die anordnung 
diser alphabete bequem mit einander vergleichen zu konnen, 
stelle icb sie in einer tabelle zusammen (geordnet I, IV, II, 
V), und fiige nocb ein fiinftes (III) binzu, welcbes Anquetil 
ZA II 424 pL VIII mit folgender notiz bekant gemacbt bat : 
„Calque sur le Vendidad Zend-pehlvi de la Bibliot. du Eoi, 
corrige par le Destour Darab." (N° V des bandschriftenverzeicb- 
nisses ZAI p. vn). 



I 

Lepsius taf. Ill 
No 6. 

1 - t 

o 



5_e 
6 ey 



7 » 

8 i 

10 <, 



t 



> 
) 



6 ^ 



8 ^ 

9 S 



^ 



II 

Ms. Petrop. fol. 
1 verso. 

1 _M -»» 

3 ^ 

4 ^ 






113 _5 

11 * A> 

12 ^ 

43-0 ^ 




11 t-c 1. 



DBR KAISERL. OEFFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG/ 505 



Lepsius taf. Ill 
N« 6. 



12 



13 1 13) 

14 ^ 
15^ 

16 t.>3) 

17 , 

18 ey 
19j 

21 i) 13) 



(5 



22 ®^'3) o 

23 e_ ^ 

24 4 ji 

25 uj 

26 e) vj 

27 a 



28 P ut 

29 r '') OOI 

30^ at^O 



II 

Ms. Petrop. 
1 verso. 


fol. 


14 ^ 


^ 


15 > 1 


13) 


i6 g 


^ 


17 t. 


1. 


18 , '3) 


< 


19 u 15) 

20 . 


«y 


21 i- 


(a 


22 a, 


f 


23 


e) 


24 


5 


25 


elb 


26 ej 

27 ^ ^ 


i 

.3) 


28 r 


^ 



III 

^nq. ZA II pi. 
VIII. 



12 vj ^ 

14 i <^>»13)(^ 

15 1^> J — 



^7' c) ^ 

18 , ^ ^!? 

19 ^-o-^-w s ey 
20 



•^ ^ 



^« 



22 »-> 



23 



24 



(j) 



el» 



1» 



IV 

Leps. taf. Ill 

No. 7. 



15 ^ 

16 S- 

17 a 

18 > 

19 ^ 



20 , 

21 , 

22 u 

23 , 



Glossar. 

11 5 

12 S 

13 > 

14 

15 ^ ^ 



16 g ^ 



17 , 




18, 


^ 


19 S- 


(g. 


20 :» 


y'') 



21 



a,i" 



13) Wegen der genaueren formen vgl. die betreffenden tafeln. 



89 



506 



CARL SALBMANN, UBBER BINE PARSENHANDSCHRIPT 



Lepsius taf. Ill 

No. 6. 



31-0 


32 - 


33, 


34,. 


35, 


36, 



.c 

37 e^ ; 

39-0 
40-0 

41j»3) 



LT 

cr 

J 



II 

Ms. Petrop. fol. 
1 verso. 

29 ^ ^y'^) 



30 ^ 

31 ^ 

32 >. 

33 ,- 

34 , 

35 , 

36 jL 



37, 


^(?) 


38, 


i 


39 a^ 
40, 


1 


41, 


wr 


42, 


» 


43, 


> 



III 

Anq. ZA II pi. 
VIII. 



25 - , J ^ 



26 , 



IV 

Leps. taf III 

No. 7. 



V 

Glossar. 



Auf den ersten blik zeigt sich die abhangigkeit diser alphabete 
vom arabisch-persischen in der anordnung. Am genauesten folgt 
lezterer N° III, am selbstandigsten ist N° V, warend N° I und 
II anzeicben eines naberen zusammenbanges an sicb zu tragen 
scheinen. Von disen beiden bat N° I nocb das besondere, dasz 
es einige zeichen enthalt, welcbe in den drei iibrigen nicbt vor 
kommen, und auch in den texten eben so wenig nacb zu weisen 
sind, namlich 22 (sonst nur mit der geltung von ---- ) "^i® 
23.5^*). 37), 30 (wo gewis M, nicbt it zu lesen, so dasz es 



14) Mit I 5 c) ist jedenfals g, gemeint. 



DER KAISERL. OEFFENTL. BIBLIOTH. ZTT ST. PBTERSBTJIlGf." 507 

19 entsprache), 38 (sonst ~ ^*), 41. Die zeichen 16 und 21 
konnen nur modificationen sein, ersteres von 15 ^und lezteres 
von 12 ^ oder 20 '■>, welches in den handschriften ofters ^^ oder s 
geschriben wird. — Das zweite zeichen i hat in den drei ersten 
alphabeten noch ein i nach oder in sich, in N° III noch mit 
einem punkte zwischen beiden. Ich kan darin blosz das bekante 
auszlautende ) u sehen , welches sich ausz worten wie ni^jo . )^)S^» 
)\^^ hieher verirrt haben musz. Die form des | II 18 ist un- 
gewonlich, komt aber in unserer handschrift sowol in derZend- 
schrift — wovon weiter unten — , als auch in einigen Pehlevi- 
wortern vor : fol. 20^ ^jj 24 ])^^,\ • ]^\ , aber ^i 28 ))sf»n3{ • )^]y)\ t 
aber ^v^) cf. 88 , wo alle drei formen mit \ geschriben sind. — 
II 19 = V 10 o» ist die richtige form fiir 16.18, welches eigent- 
lich die Zendform des h ey ist. Freilich drucken Destiir Ho- 
shangji Jamaspji Asa und Dr. Haug in iren auszgaben der beiden 
glossare dafiir ofters ey, ob aber auf handschriftlicher grmidlage, 
ist mir ser fraglich. Eher mag der mangel der type o» daran 
schuld sein; in West's glossare'^) wenigstens ist phi. ey = h 
nicht mer nach zu weisen, vgl. p. 311. 314. Discs ey ist im 
Pehlevi sonst liberall ligatur ausz ^ + o(-* + cJ^) und -»' + e^ — 
Die zusammenstellung von ey » h mit -"(j-c^ in III 19 erklart sich ausz 
der modernen lesung der ausz lautenden consonanten im Pehlevi 
und irer vertretung durch s im Neupersischen , zb. -o-»^ »K , -o-^ey 
Anq. avrah, ^^ re, i)ej)^ kanfe etc. Nur fiir ^:= » weisz ich kein 
beispil bei zu bringen, wenn dise gleichung nicht etwa auf 
wortern wie ■^jt'o-' Anq. defineh, ^'^^ sareh beruht. — Die er- 
klarung des ^ durch eJb^- 1125, III 23 ist richtig, wenn man 
cj als stellvertreter von a in ligaturen wie ey o etc. an siht; 
vgl. 137, III 8, wo A und a ebenso dem v^ gleich gestellt 

15) Glossary and Index of the Pahlavi texts of the Book of Arda Viraf, the tale 
of Gosht-i Fryano, the Hadokht Nask, and to some extracts from the Dinkard and 
Nirangistan; prepared from Destur Iloshangji Jamaspji Asa's glossary to the Arda 
Viraf Namak, and from the original texts, with notes on Pahlavi grammar by E. W. 
West, Ph. D. revised by Martin Haug, Ph. D. etc. Published by order of the Govern- 
ment of Bombay. Bombay, London 1874. gr. 8o. 



508 CARL SALBMANN, TTEBEE EINB PARSENHANDSCHRII'T 

werden. — Ob die anordnung der zeichen in N°V auf alter 
tradition beruht , oder aber nur der wilkiir des compilators dises 
glossars ir dasein verdankt, mag ich nicbt entscheiden, da mir 
nicht bekant ist , ob sich das selbe noch irgend wo wider findet ; 
ser warscheinlich komt mir lezteres gerade nicbt vor. 

Jeden falls scbeint mir sovil klar, dasz dise alpbabete alle ser 
jungen ursprungs sein und ausz einer zeit stammen miiszen , wo 
zur genaueren bezeicbnung persiscber laute die vier erganzungs- 
bucbstaben v«>-.J>(^ scbon ins arabische alphabet waren ein ge- 
fiirt worden. i)asz« dises aber scbon vor der mitte des fiinften 
jarhunderts der Hijra gescbeben, beweist die Wiener bandschrift 
Rjjj<>^| ;3jUL5»- ^ J^^l oUT, ein aiitograpb von 'Ali dem 
sone des beriimten dicbters Asadi ausz Tiis v.j. 447 (1056) '®). 
§ 8. Es kan also von alter tradition bei disen alpbabeten gar nicbt 
die rede sein, und icb fiircbte, um die Zend-alphabete , welcbe 
dem prof. Lepsius anregung zu seinen geistreicben untersuchungen 
iiber die lautverbaltnisse der altiraniscben spracben gegeben baben , 
stebt es nicbt vil beszer. Die unbestreitbare entdeckung des 
selben , dasz das urspriingliche Zendalpbabet ausz mer zeicben 
bestanden bat, als die bandscbriften und besonders unsere ausz- 
gaben auf weisen , wird merkwirdiger weise gerade durcb unseren 
codex bestatigt. Wasz aber die entstebung der einzelnen zeichen 
imd die lautliche geltung mererer von den selben betrift , so kan 
ich nicht umhin ganz anderer meinung zu sein , als der bochgeerte 
gelerte, und wil bei diser gelegenheit meine abweichende ansicht 
kurz begriinden ^'^). 

Um zunachst von den buchstaben zu reden, so ligen meiner 
ansicht nach der Avestaschrift die schriftzeichen des Pehlevi 



16) Die arabischen, persischen und turkischen Handschriften der kaiserlich-konig- 
lichen Hofbibliothek zu Wien. Im Auftrage der vorgesetzten k. k. Behorde geordnet 
und beschrieben von Professor Dr. Gustav Fliigel, etc. 3 Bde. Herausgegeben und 
in Correctur besorgt durcli die k. k. Orientalische Akademie in Wien. Wien 1865. 
67. 4° Bd. II p. 534 ff. No 1465. 

17) Die klarheit der folgenden auszeinandersetzung wird durch den mangel mererer 
typen einiger maszen beeintrachtigt , und musz ich bitten die bei gegebenen und 
oben citierten facsimiles im auge zu behalten. 



DBR KAISERL. OErPENT^i. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 509 

gerade in der form zu grunde , in welcher sie in den handschriften 
auf treten , d. h. also , die Avestaschrift ist ausz dem so genanten 
bucher-Pehlevi entstanden , und weder umgekert die Pehlevi- 
schrift ausz der Avestaschrift , wie Lepsius 1. c. an genommen 
hat, noch auch leztere ausz der lapidar- und miinzsclirift der 
S§<s§,niden , wie Levy ^^) meinte. Denn warend gegen Lepsius' 
anname schon der audi von Levy betonte umstand spricht , dasz 
in der Pehlevischrift nur die notwendigsten laute bezeicbnet 
werden , wogegen die Avestaschrift die feinsten lautnuancierungen 
dar zu stellen bestrebt ist, — laszt sich gegen Levy's ansicht 
einer selbstandigen entstehung beider alphabete ausz dem, sagen 
wir, sas^nidischen auszer der ungemeinen anlichkeit beider an 
fiiren, dasz, wie wir sehen werden, manche Avestabuchstaben 
teils verschnorkelungen der formen des biicher-Pehlevi sind, 
teils geradezu auf ligaturen des selben zuriik gehen, welche 
in der alteren schrift gar nicht vor kommen, Bei der folgenden 
besprechung bitte ich Spiegels Altb. Gfr. § 6 zu beachten. 

In phL J. sind zwei urspriinglich verschidene zeichen zusammen 
gefloszen, welche im alteren alphabete noch streng geschiden 
waren : j. ^^ und x^j nPi , nach Thomas *^) ausz ursprl. T\ entstanden. 
Fiir lezteres findet sich manchmal noch y» , aber doch auch mit 
der geltung von ^^, besonders in ligaturen wie ^ ty «>• ^' Auf 
phi. -» ^^ beruhen nun Av. j- » j-. a (welches im Oxforder glossar ^^) 



18) // . . . wahrend das Ostpehlewi sich weiter bis za der Schrift der spatern Sas- 
saniden und bis zu der Form der Manuscripte des Huzwaresch entwickelt hat. Aus 
dem Op. ist dann auch ohne Zweifel die sogenannte Zendschrift entsprossen, und hat 
einen grosseren Umfang an Lautzeichen genommen, da die vorgefundenen nicht dem 
Organismus dieser lautreichen Sprache geniigten." p. 459 — 460. Beitriige zur ara- 
maischen Munzkunde Eran's und zur Kunde der alteren Pehlewi-Schrift. Von Prof. 
Dr. M. A. Levy. (Mit 3 lithogr. Tafeln.) ZDMG XXI. 1867 p. 421—465. — 
Zur geschichte diser schrift mogen auch noch erwant werden die Etudes paleogra- 
phiques sur I'alphabet pehlevi, ses diverses varietes et son origine, par M. Fran9ois 
LenorraanW JAs VI 6 (18652) p. 180 — 226, obgleich sie nicht vil neues bieten, 
mid manche ungenauigkeit enthalten sollen. 

19) Early Sassanian inscriptions, seals and coins. By Edward Thomas, Esq. London; 
Triibner & Co. 1868. 8o p. 25. 

20) ,,A vocabulary, Zend and Sanskrit, arranged, in alphabetical order": cf. Acata. 
logue of Sanskrit Manuscripts in the Library of Trinity College, Cambridge., By Th. 



510 CARL SALEMANN, UBBER EINE PARSENHANDSCHRIFT 

immer in der form iy erscheint), und die ligatur ^, nach Lep- 
sius' an sprechender deutung' p. 375 ausz > + j* entstanden. Merk- 
wirdiger weise findet sich in unserer handschrift audi die sonst 
nirirends erwante kiirze dises lautes im zeiclien p a , welches an 

O * O ' 

stelle des gewonliclien ^ fast regelmaszig vor ^yj erscheint und 
zwar fol. 58 ff in den Gath§.stiicken in mereren casus der worte 
mano (mananha, ^ho 58 v. vohu vanheus 59 v. cf. taf. II zeile 2), 
nemo nemanha. 58 v. Ausz j -*o» D aber entstand Jy x, welches 
Lepsius ausz dem sas. D ab leiten wil, p. 342, indem er ^ 
fiir die aspirate kh ^ halt, warend es doch die spirans x ^ 
bezeichnet. — Mit i i oder 1 verbindet sich im Pehlevi j. zu ^ ; 
darausz giengen hefvor: 1) 3 -|- t^ ^li (urspriinglich wol a oder 
a nach Lepsius p. 333. 378 , wie es in den hdss. auch noch ofters 
fiir ^j» vor komt). In unserer hds. erscheint ^ auch einmal in 
einem Pehlevi worte i^ fol. 31 , 1 neben j^* 90 v. und ,>o»j 90 v. 

marg., transcribiert j>i^ oder \\^^ vgl. Phi. -Paz. Gloss. 93. 
Yerkiirzt darausz ist ^ oder, wie unsere hds. immer schreibt \\ a 
(vgl. taf. I zeile 7,5). Im Pehlevi gibts eine anliche ligatur „^" 
West , Gloss. 315. 343, welche in 5,^. zerlegt und and gelesen wird ; 
den schriftziigen naher lage aber die lesung ind , die sich villeicht 
auch etymologisch begriinden liesze (3 pL optat.?). — 2) "I + H ijL' 
in der hds. meist r q = %w, wie die etymologic langst gelert 
hat. Die einzige schwirigkeit , dasz i»i^ in den Gath^s auch fiir 
urspr. s vor y vor komt, wird dadurch in ein eigentiimliches 
licht gestellt, dasz unsere hds. in solchen fallen consequent eine 
andere lorm der zeichens an wendet , vm q zb. .4j».ii^)» 62 , .^^^ii^ 
62 V , .j(j>^*i^A 65 V, -^T^w^A 66, .->»^-»>»"jm--jj2v- 66, etc. Es ver- 
lonte sich wol der miihe noch andere Gathahdss. auf dise eigen- 
tiimlichkeit bin zu untersuchen. Das gewonliche zeichen fiir q 
unterscheidet sich weder in unserer hds., noch in der den al- 
testen mss. nach gebildeten drukschrift der Westergaardischen 



Aufrecht. Cambridge, London 1869. 8o. p. 80. R. 15.145. — Der giite des hrn. 
prof. J. Minajew verdanke ich die erlaubnis sein facsimile diser hds. zu benutzen. 



DBR KAISERL. OEFFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBITRG 511 

auszgabe von der phi. ligatur ^ ^; j- ^z= ;^w also ausz » mit 
dem aspirationsstriche liervor gehen zii laszen, wie Lepsius p. 
367 N wil, ligt durchausz kein grund vor, warend dem >»»== q 
der aspirationsstrich aucli meiner melnung nach ser wol zu komt : 
so batten wir zwei ganz verscLidene zeichen. 

Dem pbLj ^ entspricht av^ h. — Dem pbl. > 'i y entspricht 
(j3 ^, warscheinlicli auch „j»" (s. oben p. 505 III 14), ein selten 
vor kommendes zeicben, nacb Lepsius p. 317. 342 aspiriertes^, 
iiber dessen gebraucb nabere angaben leider nocbfelen; docbvgl. 
Spiegel Altb. Gr. 13. 33 Anm. — Ausz 5^ s^s. j 1 sind die zeicben 
fur die weicben dentale ab geleitet: a d und umgekert, so dasz 
der untere zug zum aspirationsstrich wurde , a ^ Leps. 354. 

In phi. ) sind widerum zwei zeichen zusammen gefloszen, 
1 und 1 Dem lautwert ) entspricht Av. > u, dessen lange „^" oder ^ 
mit diakritischem zeichen oder ausz zwei iiber einander gestelten > 
entstand ^^). Zwei > neben einander bilden das zeichen fiir in- 
lautendes w », welches in ^» uwa „beide" auch im anlaute vor 
komt, und wie das metrum ^^) nach weist, nicht selten uw zu 
lesen ist. Auf > mochte ich auch die drei zeichen I9 v1 o\ 
zuriik fiiren, welche unter sich gewis verwant sind, und sich 
ausz keinem phi. buchstaben ab leiten laszen. Wasz die tran- 
scription von \ durch d betrift , so folge ich nur der algemeinen 
sitte, obgleich ich den durch disz zeichen bezeichneten laut 
durchausz fur kurz halten musz; es ist verdumpftes a, ebenso 
wie unter anderen bedingungen 1 und das oben erwante j*.. 

) 2 sas. I hat eine ganze reihe von besonderen nasalzeichen 
ausz sich entwickelt. Zunacht t n, dann eine nebenform des 
selben, welche nur in unserer hds., und zwar immer vor a vor 



21) Zendstudien. II. Von Dr. Friedrich MiiUer. Wiener h.-ph. Szgsb. XLIII. 1863 p. 5. 

23) Vgl. Westphal Zs. f. vgld. SpracM. IX 446. — Roth ZDMG XXV, 16. 215 fF. — 
Resultate der Silbenzahlung aus den vier ersten GatMs. Von Aurel. Mayr. Wien 
1871. 8o (Wiener h.-ph. Szgsb. LXVIII, 751. 1871). — De metricis partibus Zenda- 
vestae. Diss. aact. Herm. Toerpel. Halis Saxon. (1874) 8o. — t^ber die Metrik des 
jvingeren Avesta nebst Dbersetzungen ausgewahlter Abschnitte von Karl Geldner. Tubin- 
gen, H. Laupp 1877. 8o. — Harlez JAs. VII. 9, 293. 10, 284 (1877). 



512 CARL SALEMANN, TTBBER EINE PARSENHANDSCHRIFT 

komt, } n, zb. in ■«o?>»}**'-f ^8 v. 59 v. und in anderen formen 
dises wortes, von -»"{-», in -""j^kjJi .--s!»^--»j*-*»^ ysn. 34^, 8 c 
usw., im Pazand fol. 5,3. 20,6. 24,7 ff, und selbst einige male 
im Pehlevi zb. ^i^ 20,6 transcribiert )o»». ))^)^y, m))\{ 28,6 
usw. Dise geschweifte form des n gilt in der gewonlichen druk- 
schrift fiir n, nur die Kopenbagener typen bieten dafiir », wie 
unsere hds. und das Peblevi. Ferner geben auf , zuriik die 
beiden nasale j n und j n, ersteres algemein bekant und meist 
in der gruppe evJ — ^ "v^or kommend , lezteres widerum unserer 
handscbrift eigentiimlicb , wenn aucb scbon von Lepsius p. 311, 
345 in den iiberlieferten alphabeten nacb gewisen. In unserer 
hds. erscbeint es blosz dreimal 59 v. *'Vo'j--ey5fc^^ (ysn. 28^9 c taf. 
II zeile 1), 68 .^Y-(i^iyi-> (ysn. 32^1 lb) und 68v. .u^>^<y3- (ysn. 32^13 b), 
so dasz sich keine regel fur seinen gebrauch finden laszt , wenn 
nicht Lepsius' ansicbt, es sei ein aspiriertes n, durch sein vor 
kommen nur vor A bestatigt werden mag. Wasz die entstehung 
beider zeicben betrift, so wage icb kaum die vermutung ausz 
zu sprechen, 5 sei j*-|-),undj das selbe mit diakritiscbem oder, 
wie Lepsius wil, aspirierendem stricbe. — Yon den nasalen 
restiert nur nocb / n , welchem etymologisch ^ inbaeriert , wie 
dem J u oder w in den casus der adjectiva auf -onbwailt, welcbe 
w ausz stoszen. Solte es etwa auf :>. + j oder » zuriik geben? 

Dem pbl. j T entspricbt Av. C , nur stebt lezteres mit seinem 
unteren zuge unter der zeile, warend ersteres meist iiber der 
selben seinen plaz hat. 

Ausz ?. sas. ** entstand * i (in den hdss. oft J) und seine lange 
^ I (mit diakritiscbem zeicben, oder ausz J); des gleichen auch 
das inlautende ** y(iy, vgl. »). Die entstehung des in unserer 
hds. allein gebrauchlichen — speciell kirmanischen ^') — (taf. I z. 
5, 9) y, ist mir unklar. Villeicht aber lent es sich doch einerseits an 



23) Grammatik der altbaktrisclien gpracte netst einem Anhange liber deil G4th^- 
dialekt. Vc.a Friedricli Spiegel. Leipzig, Engelmann. 1867. 80 p. 9. 



DEK KAISERL. OBFT'ENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBTJRa. 513 

^, iind andererseits an die phi. (meist ausz lautende **) neben- 
form ) fur ^ an. 

Die drei folgenden laute ^ D ^ / ^ Q sind in die Avesta- 
schrift unverandert heriiber genommen, nur dasz ^ die geltung 
r hat , wie auch oft im Phi. ^^), warend fiir I im Phi. und Pazand 
^ (sihe die gewonliche nebenform im Pazend taf. I z. 5) an ge- 
want wird, welche zeichen samtlich neubildungen ausz jenem 
^ sind. Fiir aspiriertes m d. h. statt ^o* schreiben manche codices 
^m, und so auch der unsere fol. 73 ff. 

Yon Pehlevi jo, nebenform -o D, hat die Avestaschrift nur 
ersteres aufgenommen, ^s, 

Ob phi. av. ^7 aut j; zuriik geht (? vgl. nota), oder eher 
als ^ mit dem aspirationsstriche auf zu faszen ist, vermag ich 
nicht zu entscheiden, doch ist mir lezteres warscheinlicher. 

Ausz phi. ej ^ stammen die Ayestazeichen ^^ p , 6 f und ^(3, 
leztere beiden mit dem aspirationsstrich; und eben sogehenauf 
phi. (SyY — wenn auch etwasz modificiert — zuriik f j\» c , m j 
und ^ z , und zwar lezteres auf die nur in ligaturen wie ey T*^ j 
6 1*1, y y^j vor kommende gekiirzte form. Zur erklarung der 
lautlichen geltung von ixTund eJb mag darauf hin gewisen werden, 
dasz e) und a von den Parsen ofters wie . und Jf gelesen werden , 
wie die obige tabelle zeigt. 

Auch Ji(j ti^ s ist in der selben form und geltung heriiber 
genommen worden , und haben sich ausz im gleichfalls zwei neue 
zeichen entwickelt; ^ s, welches in unserer hds. meist vor n 
und m, doch auch vor vocalen im anlaute an getroffen wird, und 
^ (vgl. Lepsius I.e. taf. I N* 3 gruppe 4), nebenform vo s. 
Discs zeichen ist eine ligatur ausz i) -h ^ phi. t^jif^ , und erscheint 
in unserem codex immer vor » , zb. .j»«;oj»">*o^^- -"K^^^-"")*©- -*^-«""«j--^ 
ysn 30,3 c, und einmal vor i , .j-wwivo-" 32,10 b. 

24) Doch auch inlautend j^^ sLJ^, •^\r iwwu)y^ , n^))\^^ ^^ 1)^11-^^^ 

im Phi. Pzd. Gloss. 16, 11. 12. 

25) Das eigentliche Phi. r , s&s. 2 i^t mit w und n. zusammen gefloszen; villeicht 
auch noch mit V, zb. in yy)^ vgl. Sachau ZDMG XXIV. 714. 719. 



514 CARL SALEM ANN, UBBER EINB PARSENHANDSCHRIFT 

Das zeichen j© ist aber im Pehlevi audi noch ligatur ausz 
j» + * , d. h. neben anderen werten K + ^ , und ausz diser ligatur 
mochte ich drei buchstaben der Avestascbrift her leiten, nam- 
lich H) e, Hj e und ^ y. Der unterscbid im gebraucbe der 
beiden ersten ist noch nicbt definitiv fest gestelt, und in den 
transcriptionen werden sie nicbt gescbiden , auszer von Spiegel ; 
vgl. Lepsius 372 f., Spiegel Ab. Gr. 21. Unserebds. gebraucbt 
X9 fast nur nach -«, docb aucb allein fol. 21,3. 21 v, 3.7 usw., 
yfi dagegen meist einzeln stebend, und im P^zand als abstract- 
endung=:pbl. ^ np. ^, wasz aucb als argument gegen die 
— scbon spracblicb unmogliche ^^) — alte lesung des selben ^ 
is an gefiirt werden mag. ^ y aber , welcbes in unserer , wie 
iiberbaupt in bdss. persiscber berkunft, gar nicbt vor komt, 
stebt offenbar mit disen beiden zeicben in naber verwantscbaft , 
und liesze sicb iiberdisz ausz keinem anderen pbl. buchstaben 
her leiten. 

Der lezte bucbstabe des semitiscben alphabets n pU« ^ t , 
erscbeint in der selben form und geltung aucb in der Avesta- 
scbrift, nimt aber ausz lautend (die ausznamen\/~'t2i,*\'Cv' ""t22.lJ'"**^'Cv» 
•Vi))"»^ etc. sind bekant) den aspirationsstricb an: w , und daneben 
£ d, iiber deren unterscbeidung man Lepsius 356 vergleichen 
mag. Unsere bds. kent blosz die erste form ^, (taf. I. z. 3,8) welcbe 
die von Lepsius geleugnete berkunft diser zeicben von <^ unan- 
fecbtbar beweist. Ausz ^ mocbte icb nun aber aucb ^^3- ab 
leiten: das zeicben, besonders in seiner runden form, entsteht 
ganz einfacb , wenn man im scbreiben bei der ersten balfte des 
<^ ein bait, und anstatt des ab scblieszenden zuges nacb unten 
den aspirationsstricb oben an sezt , wie beim ^ (vgl. taf. II z. 9 fine). 

Es bleiben nur nocb zwei bucbstaben iibrig, deren ableitung 



26) Denn dem np. a — entspricht phi. f ^ , und zwar an verbalstammen , warend 
an nominalstamme nie dises suffix, sondem nur ^ treten kan, dessen etymologie 
iibrigens durch die phi. form ih nicht auf geklart wird. An semitische herkunft zu 
denken ist Jurchausz unwiszenschaftlich. 



DBR KAISERL. OEFPBNTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURa. 515 

ausz der Pehlevischrift mir schwirig- scheint , j e und das darausz 
gebildete ^ e. An griecli. 6 laszt sich wol kaum denken. 

Nacli obigen auszfiirungen wird, hoffe ich, im groszen und 
ganzen nicht bestritten werden, dasz die Avestasclirift sich ausz 
dein biicher-Pehlevi entwickelt babe , wenn sicb auch gegen 
einzelne meiner ableitungen widersprucb erheben mochte; und 
bin icb auch weit entfernt davon zu behaupten, ich hatte bei 
all und jedem das definitiv richtige getroffen. 

Hier mogen sich einige bemerkungen iiber die besondei'heiten 8 "• 
der schrift und orthographic in unserem codex an reihen. Ab 
gesehen von den ligaturen, welche in die drukschrift zum teil 
nicht einmal auf genommen sind, und sich ja auch alle leicht 
auf losen laszen, wie zb. ©o ah jiA ra ^oo sa too st usw., kom- 
men hier alle biszher bekanten zeichen vor, auszer poy, ^ uund 
„ij"g. Wie schon oben (512 z. 2 v. u.) erwant, findet sich fiir 
ersteres immer y , und ist lezteres von -i i nicht zu unterscheiden 
weshalb ich auch in zweifelhaften fallen ii transcribiere. Da- 
gegen finden sich vier sonst nicht gebrauchliche zeichen, deren 
anwendung und herkunft auch schon besprochen wurde : j*» a gj^q j n 
und 5 n. Als bemerkenswert mag darauf hin gewisen werden , 
dasz die nebenformen ^j und y^ von j- q j n ^ s stets vor 
" y ers^heinen , also gewisser maszen afficierung durch disen laut 
bezeichnen, aber wol eher aspiration, als jotierung. 

Wasz ins besondere aber die vocale an geht , so findet sich auch 
hier die bekante verwechselung anlicher laute, besoaders der 
verschidenen e und i,y, o und u,v, selbst u und e ^^), welche 
nach den oben nota ^^) citierten auszfiirungen Spiegels auf die 
vom arabisch-persischen alphabete durchausz beeinfiuszte an- 
schauung des schreibers von der natur der vocalzeichen zuriik 
geht. Im einzelnen mag bemerkt werden, dasz auch ^ und ^ 
bestandig wechseln, und dasz « sowol wie =» selten vor kommen; 



27) Vgl. g^Ita ys 31,19«. qaete 33,3«. dregem 34,55. useure 34,7*. paz. a^zenJ 
J}))>^ udgl. Disz erklart sich ausz c — tJ ~" ?- 



- 516 CABL SALEMANN, FEBER EINE PABSENHANDSCHRirT 

lezteres zb. in voM, voi.vidaiti. ys 30,8, voca. 31,5, pouru. 32,6, 
voista. 32,6 , und im Pazand gar nicht , warend \ wie jo meist 
in den diphthongen \-^ , w-- und |o^ gefunden werden ; und ist dises 
die alteste schreibung, nicht wie Lepsius 372 meint die mit 
Kj, vgl. Sp. Ab. Gr. 27. und die analogie von yn-'^, jo-V. 

Von den consonanten ist wenig zu bemerken, denn der oftere 
wechsel von^ ety^ns. ist an sicli nicbts merkwirdiges ; eben so , dasz 
im Pazand nach f» meist > stebt z. b. qurden, saqun. Die sel- 
tenen zeicben <^(fol. 29 v. fin., 30 v. fin.), ^ (fol. 16 v.) und 4^ 
(ys. 29,8) kommen an den an gegebenen stellen vor. Unter 
den nasalen yerdient blosz ^ besonderer erwanung. Es stebt 
ser oft fiir au , ob in erinnerung seiner urspriinglicben geltung , 
oder aber aucb ausz bloszer nacblaszigkeit des scbreibers, lasze 
ich dabin gestellt: fol. 5,2. 7,1. 34 v, 4 usw., ja selbst )^^^i%-^^ 
ysn. 32, 11. Femer erscbeint ^ in den Gatbas mermals vor 
eyj, zb. sefinb^.mabi. ysn. 31,1, seiliibo. 32,6, seilnbaite. 32,7, 
cazd6finbwa. deby6. 31,3, a6j6nnbawad. 31,4, wasz, wie iiberbaupt 
die ortbograpbiscben eigentiimlicbkeiten der gruppe eyJ , nocb ge- 
nauerer vergleicbender untersucbungen bedarf. 

Der ductus der scbrift und andere' kleine eigentiimlicbkeiten 
werden beszer als in jeder bescbreibung durch die beigegeben 
fascimiles erlautert. 

Ehe wir weiter geben, mag bier die der genauigkeit wegen 
von der gewonlicben etwasz ab weicbende transcription an ge- 
geben werden, deren icb mich in disera aufsatze bediene. Der 
volstandigkeit balber sind aucb die unserer bds. fremden zei- 
cben j» «(g) und vo ^^f genommen. 

aa» ^^li^^iud,^ — bj /3«r — G Y — ^3^ie.^®v 

^? l\— eje^ejoeKj — f^— gcog^ri^— bey — 

i * i ^ — j ^ — k^ — I ^ — m ^ &. ^ — ninj 

fi J^ji/il^ — ot6\ — po — qrq ^~" ^ ^ — 

S4»Sj(jSj22^^vo — t^S" <S^^ u > u ^ (ii ^) — v fe — w » 

— a: ^i* — y (s. 0.) jf ** ^ H3 — zj z «^. 
Hierzu einige bemerkungen. Am scblusze seiner schon zum 



DER KAISERL. OBfFBNTL. BIBLIOTH. ZU ST. PBTBRSBTJRa. 517 

ofteren an gefurten abhandlung bespriclit Lepsius die lautliche 
geltung der Avestabuclistaben , und komt zu dem resiiltate , dasz 
sich die auszsprache viler zeicheii im laufe der zeit verandert 
habe , einerseits zufolge ausz sterbens des „altbaktri8chen" selbst , 
andererseits dadurcb dasz die alten texte bei den ein zwar ver- 
wantes , docb aber verschidenes , idiom redenden Persern iiberliefert 
warden. Die ergebnisse seiner untersuchung stellt er in der 
tabelle p. 380 zusammen. Zu gegeben , dasz die Perser manche 
feine lautnuancierung der heiligen sprache haben spaterhin ab- 
handen kommen laszen , so fragt sich docb zunachst , in welcher 
schrift inen die texte iiberliefert wurden, und ob nicht gerade 
sie es waren, welche das Avestaalpbabet erfanden? Bekantlich 
glaubt Spiegel spuren davon gefunden zu haben, dasz in nicht 
zu grauer vorzeit die Avestatexte ausz einem anderen mangel- 
hafteren alphabete um geschriben worden, welches jeden falls auch 
den charakter semitischer schrift an sich trug. An ein so er- 
wirdiges alter der Avestaschrift , wie Lepsius wil , ist also keinen 
falls zu denken; im gegenteil ligt es vil naher an zu nemen — 
und analogien f anden sich zunachst bei Hebraern und Arabern — , 
erst, als die fur den gottesdienst als unerlaszlich erachtete ge- 
naue iiberlieferung aller feinsten lautunterschide gefar lief der 
iiingeren generation verloren zu gehen, da habe man durch das 
auge, durch vervolstandigung des alphabetes, dem ore und ge- 
dachtnis zu hilfe kommen wollen. Und sind , wie ich im princip 
davon iiberzeugt bin, meine obigen auszfiirungen iiber die ent- 
stehung des Avestaalphabets richtig, so konnen nur west-Perser, 
bei denen allein das spatere Pehlevialphabet sich nach weisen 
laszt, die erfinder sein. 

Dasz aber auch die auf fast nur palaographischen erwagungen be- 
ruhende anname einer verschidenheit der urspriinglichen auszsprache 
der Avestazeichen von der spateren ir misliches hat , geht besonders 
ausz zwei punkten hervor. Zuerst ist mir immer klar gewesen, noch 
ehe ich die untersuchungen von Carl Arendt ") und Wilhelm von der 

28) Phonetische bemerkungen , mit besonderer riicksicht auf Ernst Briicke's ab- 



518 CARL SALBMANN, UEBBR EINE PARSENHANDSCHRirT 

MiililP^) gelesen hatte, dasz die Avestasprache in der gestaltwie 

wir sie kennen , nur spiranten und keine aspiraten besizt , dasz also 

^^Ate^ixT nicht den Sanskrit lauten Tpf^^wm, sondern np. -^ a 

germ, th dh 3 o germ, bh entsprachen. Uberhaupt kennen die irani- 

scben spracben nur spiranten, und wasz man zb. im osetiscben fur 

c c c 
aspiraten gebalten hat k t p , sind es nur im gegensaz zu den 

harten durchausz baucblosen eigentiimlicb kaukasischen ktp; 

die von einigen dem Baluct zu gescbribenen kb th ph dagegen 

wechseln in anderen quellen mit ktp, und sind also grammatisch 

one jegliche bedeutung. 

Der andere punkt betrift Lepsius' bestimmung der zischlaute. 

Seine zusamijaenstellungen «—( , -tj — ^ zu gegeben {„^ s — w z" 

musz ich wegen der herkunft des lezteren zeichens von -^ J<* 

und nicht V zuriik weisen), so ist bei im doch auch die neuere 

auszsprache falsch an gegeben , denn es unterligt durchausz keinem 

zweifel, dasz die jetzigen Parsen nicht -"sjz-^seisz lesen, 

sondern ^ ly* c \ ^ ip ^ j, wie die Pazandtexte klar dar tun. 

Und dasz disz von je her die allein richtige auszsprache gewesen ist, 

beweist nicht nur die iibereinstimmung aller iranischen sprachen 

in den gleichungen ■» ^ s == ^^ = ursprl. K , <?»^ ou*; st = ^ = 

ursprl. ST, sondern auch die herkunft des zeichens ausz dem 

semitischen D , warend ^ s auf \^ zuriik geht. Fiir das Pehlevi 

ist es noch niemandem ein gefallen » und -y) ire rollen tauschen 

zu laszen : warum soUen sies denn im altbaktrischen getan haben ? 

Und dasz ^ dort niemals anders denn s gelautet haben kan, das 

bekraftigt auch noch gerade die iibereinstimmung von altbak- 

trisch und Sanskrit in dem lautgesetze , welches s ^ nach i- und 

u-lauten zu -^ q- sich wandeln laszt. Urspriingliches s erhalt 

^ sich im Altb. ja nur yor consonanten (auszer m) , und zwar bei 



handlungen iiber physiologie und systematik der sprachlaute. 1. Die medienaspiraten, 
2. Haben wir im griechischen und zend von aspiraten oder aber von spiranten zu 
reden? Beitrage zur vgld. Sprachf. II (1861) 283—308. 424—453. 

29) IJeber die Aspiration der Tenuis vor Nasalen und Liquidis im Zend und im 
Griechischen. Diss. Leipzig 1875. 8" p. 7 ff. 



DBR KAISBRL. OBFFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETEBSBURa. 519 

vorher gehenden a-lauten als ^; in alien anderen fallen wird es 
ey, und nach i-und u-lauten -«o (j^j), wie im Skr. Disz leztere 
lautgesez ist also schon gemeiu-arisch , und Lepsius' lautbestim- 
mung fallt ausz sprachgeschiclitlichen griinden. Wie aber den- 
tale vor harten dentalen zu •»» (^o) werden miiszen, so werden 
sie vor weichen zu ^ (^), und_jj verhalt sich zu «?■*» wie 3^ zu 
^■«e. Disz bestatigt widerum die traditionelle lesung beider zeichen 
als \ und jf gegen Lepsius. Wer beispile wiinscht, den ver- 
weise ich auf Hiibschmann '°), der die frage iiber die altiranisclien 
ziscblaute klar gestellt bat. 

II. AVESTA UND PaZAND. 

Von Avestatexten bietet die handschrift ' die schon oben §3 §11. 
auf gezalten. 

Mit paraphrase (Pazand): 

1, Ormazd Yast — A IV fol. 37— 52 v. — unten § 12. 

2, das selbe § 6—22 — CXII fol. 82—85 — § 13. 

3, Vendidad VIII, 20. 21. — A^V fol. 52 v.— 56 — § 14. 
One paraphrase: 

4, Ga^a ahunawaiti — BVIII fol. 58— 73 v. — § 17. 

5, Atas Nyayis — BIX fol. 73 v.— 76 — § 15. 

6, ^^^^U O^ y)^ - ^^ ^^1- 76-79 V. - § 16. 

7, joXwUiuol ^i:JiSb *i>A|vA&- (5U<>, bestehend ausz Ys 32,10 
und Sir6za 1,1.2, und scbon oben ab gedrukt — BXI 
fol. 79 v., s. 498. 

Im folgenden lasze icb die kiirzeren stiicke N^ 3. 5. 6 buch- 
stablicb nacb der hds. ab drucken , warend bei N<* 4 der ab- 
druk der einleitungsgebete und eine genaue coUationierung mit 
Westergaards texte geniigt. Nur beim Ormazd Yast glaubte H 
icb die meisten varianten ganz iibergehen zu konnen, da eine 
fliicbtige vergleichung in diser binsicbt keine grosze auszbeute 
zu versprechen scbien , babe es dagegen fiir niizlich befunden 

30) Ein Zoroastrisches Lied (Capitel 30 des Jasna) mit Riicksicht auf die Tradition 
iibersetzt und erklart — Nebst einem Anhang. — Miinchen , Ackermann. 1872. 80 p. 76 flf. 



520 CARL SALEMANN, UEBER BINE PARSENHANDSCHRIFT 

die in Europa biszher nicli gedrukte Pehlevi-iibersetzung dises 
yast nach einer Bombay er litbograpbie 3>) hinzu zu fiigen: one 
dises Zand ware sonst viles im Fdzand dunkel gebliben. Beide 
texte sind unverandert ab gedrukt, und zwar so wie im codex 
text und paraphrase alternieren , wasz mit § bezeichnet ist; die 
weit kiirzeren kommata der lithographie sind durch gedanken- 
striche an gedeutet. 

K 12 Ormazd Yast. 



{Fol. 37 V.) § Senayesn. a6rmizd. vatar. dibesne. genahmaino. 
(Y. 64,60sp) askara. varziSaran. awinaan. ki. san. kama. fraj. tarn, 
ku. san. ajSajfest. vis. kerden. asan. dihid. mizd. u. padasen. 
ao. manij. dihid: § (Y. 12,lsp) feraj. girem humat. u. hii%t. u. 5 
hwarest. pe. manesn. u. gubesn. u. kunesn: (38 r.) § (Y. 12,2) 
§ bi. giresne. dihem. harwisp. humatu. hu%tu. hwarest. ku. kerepa. 
kunem: § (Y. 12,3) bihelesni.Mihem. harwisp. dusmat. u. duzu%t. 
u. duzwarest. ku. vinah. na. kunem: § (Y. 12,4) fraj. ao. suma. 



31) Titel in Guzerati schrift: ^^3f^ ^r^ ^^oFTtTti ^i ^^ 

r^m^ 5mt — q-I U I I^H i d(HIUId) JT^X^TT^ ?T5qT ^tfir qr|^^ I hIu I MI ^ 

HTi<oioioiH mz"i ^^rra^ qprc ^{a\{ \ ^j^ *ioiuifd hui^oinQ mn\\ 
Am\{\^ d^Hiuidl i^^'^Mkii 5^- — ^sr^i ^^^^ m'm^ ^rqiwrrt 
qv I §^FT%. — s[R X'^'^z ^d<si|(Oi ^ '^^H^ ^51^. tit u. vorrede 
in Guzerati gedrukt, 2 bl. -h t*n -h ^^ pp. 4- 1 bl. index (^iW^ 
ob =. oua;^?) lithogr. 8°. Enthalt : 1. Pahila/3i. frailg. m. pp. ^^ — 
2. Asem^m p. t. — 3. Ya^a^ p. t. — 4. 1^1 aad. yaz^ 
p. t*. — 5. Humatanam. nj p. I". — 6. Hu;t;sa^r6. temai. in 
p. I**. — 7. Horamazda. qu^ai. m p. 1*^. — 8. Sr6s. baz. nj 
p. A. — 9. A^a. imam. vaco. m p. ff . — 10. Qurased. nyaes. 
\^ p. t**. — 11. Mihir. nyaes. in p. ("y. — 12. Mah. bu%tar. 
nyaes. d^ p. i^t. — 13. Are^wi. sura, nyaes^ p. f y. — 14. Atas. 



DER KAISERL. OEfFBNTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURa. 521 

radinem. ku. amsaspendid :] yazesn. u. nyayesn. ustupraed: (38 t;.) 

§ (Y. 12,5) feraj. pe. manesn. feraj. pe. gubesa. feraj. pe. kunsn. 

feraj. pe. a%an. manisni. u. feraj. ten. u. anij. qis. jan. ku. ten. 

pe. qise. suma. darem. pe. qise. suma. d^stan. ae. ku. agerem. 
5 te. u. rubaA. tL bi. a/3^yed. dad. bi. dihem. stayem. asaye. 

asem. voM. M<?»of ;• : § (Y. 1,65) parnamem. mazdayasne. zara^ust. 

jud. dae/3. aormezd. dadstan. ku. aildarg. vatran. gwem : § ( Y. 1,66) 

hawan. asaoy. (39 r.) asaye. rad. pe. yazesn. u. njfayesn. u. 

senayniMre. feraj. afrlngane: § (Y. 1,67) seweng. visij. ajSa. hawan. 
10 hemkar. asaoy. asaye. rad. pe. yazes. u. nyayesn. senayesni^are. 

fraj. afrigane: § cun. a%an. kama. cun. aormizd. kama. za6. feraj. 

ao. man. ga6y: 

Einleitung im Pdk Khordeh Avasta. 

15 Vr>P Hy^"^ -ttJ^ffO . ^^bjttJ^o 5) o . M^fn^ o o ^ ^ >«o o ^ . ^^j.gyjjnjjji^. 

§ (39 V.) I. Pursaed. zara^ust. aj. a6rmizd. ku. aormizd. main6. 
a/Jzuni. da^dri. gaehan. asta6mafid5n. aso. ut. a6rmizd. da^ari. 



nyaes. ))\ p. df. — 15. Vispa. humata. in p. *lv. — 16. Nam. 
staisni. jn P* 1^« — 17. Nemo, anbam. )u p. vf • — 18. H§,wan. 
gehe. ,n p. \d- — 19. Eapi^/3an. gehe. ,n p. v*. — 20. Uzayaren. 
gehe. jn p. aI**. — 21. Ai/3isru^ren. gehe. )n p. Ad- — 22. Usahin. 
gehe. m p. ^(. — 23. H6ramazda. yast. mj p. ^i^- — 24. Ar- 
dibahist. yast. m p. \Y}^. — 25. Sra6s. yast^ p. (("1. — 26. 
Sra6s. yast. hadu%t. m p. fdl*. — 27. Horn. yast. m p. (If- — 
28. Vanafita. yast. )u p. (if. — 29. Patita. pasemani. mp. tli- — 
30. Afrailgan. dahman. in p. HI*. — 31. Afrailgan. gahmabar. 
))) p. t**!". — 32. Afrailgan. ardafrawas. m p. HI- — 33. Asi- 
rawad. m p. m. — 34. Tan. dr6sti. m^p. ^'Yd- Dise auszgabe 
des Khorda Avasta ist im folgenden mit PXA bezeichnet. 

40 



522 CARL SALEMANN, UBBBR BINE PARSINHANDSCHJIIFT 

aso. liar. si. pe. stayesn. ba6d. ki. da^ar. u. as6. guft. us. aor- 
mezde. rade. qudajfe. us. da^are. dam. dihesne. us. a/3zene. ae. 
ku. na. aj. cis vust. cis. bi. tuban. afzaoden a6rinizd. u. gab. 
u. day. u. ziman. u. bemae. baod. hemae. bast. aj. an. jay. 
pai^a. ki. misw^nabe. (40/.) gatwabe. qaHtabe. us.dtn.* 
gubesn. zurwan. bemaesa. aormizd. u. rayni^are. bar. cis: 

•»»nx>* ^-"^00 -tjn^ hH -^^rr Vit ® -"-^pr f wwj'i^-^ re)-»')ia « I 
nej ^jrey ivcns?-')^ iioj" -"j^ oj)K-Hy ^*»^oo) •^^rrj' »jjw-Hy p->f^-»- 

— o ^^,» ^^ ^^ (95) -0^ ^ 

§ — ^^) Kudar. paera6zgartam. ku^ar. qarubaomandtam. (40 v.) 
kudar. kar. u. kerdartam. II. pe. paer6zgare. zadartami vinabkaran. is 
kudar. bisazani^artam. kudar. bistarwani^artam. aj. daewan. u. inar- 
duman. kudar. barwisp. a;tji. barwisp. astaomaild. ani. bi. mensn. 
bast. bi. ba^ertam. cisi. frarun. kudar. a%i. asta6mafid. ani. pe. 
a%an. bast. bi. mustsirtam. paemi. cisi: [awarun]. 

■»^r^^-- ■>)H>' )sf»->»)^-» J-"s!>^ — o j]^)<? M^i^ J**^** -^^21 ^Y ny^ror )ro<y-^ ^25 
tw if«?*»H-- J--^^ (96) — o )))S^(i gy^ -^i^J-"^-^ -n) ^-»» twK no ■'^ 

§ (41 r.) III. Us. guft. a6rn>ezd. ku. ani. ima. nam. speta- 
man. zara^ust. ku. amsaspend, Mm ani. bast, ma^raspeild. be- 
m§,wandtam. an. piraojgartam. ani. qaruba6maridtam. kerdartam. 30 
IV. an. pe. paera6jgare. zadartam. (41 v.) an, bisazani^artam. 



Im text felt nichts, wol aber im PUzand. 



DER.KAISERL. OEFPENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBTJRa. 523 

an. bistarwaniSartam. aj. daewan. u. marduman. an. liarwsp. 
a%i. astaomaild. ani. pe. manisn. hast. bi. h§,^ertam. an. barwisp. 
a%i. astaomaild. ani. pe. a%an. hast. bi. mustartami. paemi. u. cisi: 

^Sf h^^r^ )S i^oo-")^^ mT^ej-» ^ ^n «^ ^-j o u.^^,*. ^^^ -tjey HI 

o -^i^^f^f^ f K — o O^^e^^-'ej ^v *^ — o ^)))*o ■•(jey ■«(}■>» ■»ewe>o>-^ 
^u. ^Y o [lis o^S] ^,^^^^^ ^Sii(^iQ ^Y ly — o -^is?^-"^)^^-"^ ft» — 

(97) f^ — o ^^, iK)'?^-^ iwc-^ ^ ^)^^-"^Y)^vo(y) ^Y — ^^)^^-»^Yty-^^ 

§ V. Us. gupt. zara^ust. ku. feraj. a6. man. an. nam. (42 r,) 
gaoy. asao. a6rmezd. ki. tu. hast, mihist. pe. ten, pasan. pe. 
arj. nyahktam. pe. daed kar. u. kerdartam. pe. paera6jgare. 
zedartam biszinl^artam. bistarwani^artam. aj. daewan. u mar- 
is duman : 

»«?■*» V ^^ ° -^^YT ))y'Hy ))))^ pi ^ )r evjo va ° too-^j'?^ ^qy -^ey V 

WC-^ [lis f] if O ^,;{.^i.^^,^^^ O .^,^J«^^^S!l^ O ^l^^iJ^f j^I»®|3jg, 

5^0 § VI. Cun. man. tarwinem. harwisp. dae/3. u. mardumij. 
vada. cun. man. tarwa^nem harwisp. jad6y. u. pari. cun. man. 
(42?;.) kas. na trwaenld. na. daew. u. na. mardum. u, najaM. u. 
na. pari: 

VnV )^r )fO<\ — ® )^r-^^)*i3r wc-^ )^^y-*' VnV if r ifO<Sy^^ 
25 jA, -«s?«5r -^ 1 •HXJ'C -^ ;ev)V •^^-*' -^ ^ )rO\ — o-^^ej ^)«X) i<?-»'H-" (98) 

§ VII. (43 r.) Us. guft. aormezd. ku. pursisni. nam. hem. 
asao. zaraSust. ku. purseln. frarun. vus. kunem. um in. nam. 
aj. an: Du^igar. remai. hast. rema. s^l^r. kum. remai. mardu- 
30 man. u. gaOspendan. vus. ku. rema. hema. man. d^d. Sedigar. 
aidun. tubani. ku. pe. dad. tubangar. hem. Ciharum. asajfe. fasam. 
ku. ten. man. he(43 «;.)ma. asaye. hast. Peiljum. harwisp. 



524 CARL SALEMANN, TJEBER EINB PARSENHANDBCHRrPT 

^/3a^a. a6rmizdad. ki. aj. asajfe. pai^ajfe. bun. u. bar. hema. 
man. dad. Sisum. %rad. aomeild. kum. %arad. nyabk. Haptum. 
%rad. pa J man. aildceild. um. a^Sayed. um. hast. Hastum. parzana. 
ku. parjam. kar. u. dadstan. man. vah. danim. Nuhum. parjam. 
bajar. ku. pe. parzanige. im. hast, kasan. hay are. kunem. s 

VIII. Dahum. pe. an. hem. spenah. ku. aj. cisi. vus. cis. 
hi. a/3zayinem. Yazdahum. quda. Sizdahum. saed. qastar. Ci- 
h^rdahum. jud|bis. kum. bis. us. nist. Pazdah(44 r.)um. ust6b. 
ku. aj. cis. framn. stub, nabem. Sazdahum. askara. ku. kirpa. 
u. vinah. sumar. kunem. Haptdahum. harwisp. nigari^ar. Hast- lo 
dahum. bisazeni^ar. u. Naozdahum. pe. an. hem. da^ar. ku. 
Sam. man. dad. Vistum. pe. an. hem. ku. aormizd. nam. hem: 

■»-»fOJ ^-"^ t^ ® «w-")^^ ni^-Hy ^fr ^ ^}^^))q 'int ° -^^rr s?ok •xjo' VII 

i^f))^ -'•fO' ^■*'^ M€J tt ^nK 11)^-" ^■*»^" — ^ ^^ f ^ ^Y ^iy ^loj)^ *^ 

j^j«ja(y ^ 1^3 M) ssxi-^^rr ■*ore>>e>' ja-*)^-*' -^le^a — ®J)^ ^cji^j ^-"^ )«?-» 
(99) 6iY) 3^ ■*''f* "^^^ ° ^^j^ ^^)»» -j^ ))€) ^ifT •^w-'o — o «)o ^ -^-T ^^wej 

})e> ti2 ° dzJDo-" ^r^o "^n — <* ^))^r ^ -"fO ^■*'^ -^^o t^ ° ^r^o -^^fr^o 
— o -^iwp 1^)1^ ■Cmto)*' ^ -Cf ^ ii^ -^r^ ^ ^ ° •^))^o' ■^^)" *'^Mo -C^ VIII 

lis] ^)y — o ^f^Jt^fy ^ ^Y^_^^ -^V^ ^ V)** tii! ° Ju.^^u.,5^ _^yO 

DO ^)^j»h> tit: o ^f^-teej ^^fo ff ^ -cmcfoj*' ° -^^j** [-^weyp oder g)y^ 

teP -^ey -^^ ^)« ■^^)»* ■'^ no «?T -^w^-Hrey — ° -^ii^ '^ro -*"^ P.^ tis 
•^vcs^o — (100) o -^KTJj*' ^r* wsfwj- f -^ te: ° ^dJ'i-C? n»Tej- )^ ^-» 

«j)K 1^ -nxj^iy^ -»^)"r ^ -^^m ^-J) -^ ^n))"{? v^-» mo v ^)K mo v 



_y25 



DER KAISERL. OirPENTL. BIBLIOTH. ZTT ST. PETERSBTJEa. 525 

§ IX. Yazis. man. zara^ust. awar. pe. raoj. awar. pe. sa/3. pe. 
ani. mad. istid. baresni. z6r. 

— ojj^^ ):ij: ^])^)^ ^4 )j^ jj.^ t)ej jj.jf jj)*o3 na <» ^)\^)\\r)^^ ^i »K 

§ (44 V.) Easem. a6. tu. liy§,re. ramisn. man. ki. a6rmizd. 
hem. rasaed. ao. tu. liajfare. ramisn. ki. vah. sra6s. as6. rasaed. 
a6. tu. hayare. ramisn. kaij. a/?, kaij.urwar. kaij. asaoan. frawalir: 

(102) — o v-^iKTJ V "'^-^ 'f to-" ° ^-Hy)^ej )r)y'^ ^(B{^) ^jV ■»(S(f 

§ X. Ka. tu. aidiin. kunefid. ageret kama. ut. zara^ust. a6san. 
bis. (45 ;•.) tarwinid. aj. daewan. u. marduman jaM. u. pari. u. 
15 sastaran. kefigan. u. karpan : 

W)^^ej-\5 ))0 -^J-"^-**--^ o ton-^)-^ «fi^ ))»«ojj^ ^ •»(i^)^oo nej -^jf ■'^ V^eii 

20 V-" -^o-^ ^ ° te)n)-^ -^W^v -")^ if ^-" -^l^s?-" i « ^^^^5",^^^^^ 

■^ -e^^ho>Jei )r^^-Hy « ;oii«5 »^))»»j-»s{»-*'-»'-*» ^($^w ° te) ii^i)"^^-Hy nc) -^^ly^ 

if j^ ej^ 1 -^^1 o ■^I'oo 4?^ -Y)^! _j^o» DHXiey » -^w-^i^ iK'^ey ^i ^^V 

25 (103) — 00 \^,^i) )*0C ^ff 11CJ 

§ Maranij. du. zeilgan. u. asm6^anij. du. zeugan: 

f ■»-^K if <* ^iiW5 «^ij»^eij^ej -^^ o ^^o-»^cj *^^Ky 1 ° ^-^jv^r V "^ 

■^11 im ^01^ OKX ^eii^ iia « -c-»ii -^i^oiyWi^^^ -^^-^ ° ^v^^» 'ww 

30 i)«CfO-^ irw^Oiy » -^ey i A^^ ^^ii;e-^i ^iA -^if^ ^ii;e)»)»' ;;m) « «)o no 



526 CARL SALBMANN, UEBER EINB PARSENHANDSCHRirT 

)')&)')) ^wf ^ocy im »f tOMW "^ »^^ej-»^cj ^^ ® sop ^--^ -^^e^ej •'oey 

§ Gurganij. cihar. zeilgan. XL u. Layonij. fra^i;;. anik. pur. drals. 
ku. drafs. vus. dareild. stiilda. drafs. ku. tu^sayaha. da(45 v.) 
reild. u. 111. gereft. drafs. ke. pe. awarane. drafs. baretld. pe. 
ris, karden. kasan: 



10 



§ Agi a6san. man. nam. drenjined. ku. narem. bi. kun. Mj. i5 
gaoy. pe. hema. ra6j. u. sa/3: 

))Q ° ^-^^0 ft* o ))r^ eyjo nnyj ■^•n h 'mt '^ nn^^ |o Wr t)HX3^) »K)-" 

§ XII. Pana. nam. hem. ku. dam. panige. kunem. daHr. 
nam. hem. ku. dam. man. dad. srayni^ar. nam. hem. ku. dam. 20 
M; parwarem. sinasa. nam. hem. main6an. a/3zunitam: {4Sr.) 

— ° C))?©)*' •*0-') ^ -^K^ ^^Y^ ^ tlS ° -C)^-^)^ o -^fr (105) >»(5)K uj 

§ BisaziniSar. nam. hem. bistarwni^artam. nam. hem. aj. ajSari. 25 
yezdan. asur. nam. hem. qastar. nam. hem. asurtam. nam. hem. 
aj. a/3ari. yezdan. qda. nam. hem. aormizd. nam. hem. in. ku. 
aormizde. u. qudaye. u. danaye. .hast. aj. in. jay. pai^§,: 



I 



DER KAISBRL. OEFFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PBTBRSBURa. 527 

§ Asa6 (46 1;.) nam. hem. asaotam. nam. hem. qruha6maud. 
5 nam. hem. qarnha6maiid. tarn. nam. hem. aj. a/3ari. yezdan: 

— « WX3 -^ro' f ^^j" pi ^)^^fr ^) « ^--')-^->r 

§ Pur. nigari^ar. nam. hem. ku. kar. u. da^istan. vus. bi. 
nigarem. pur. nigariMrtam. nam. hem. aj. a/3ari. yezdan: dur. 
10 nigri^ar. nam. hem. diir. nigari^artam. nam. hem. aj. a/3ari. 
yezdan: (47 r.) 

^,^3u.^oJj»,\gj (106) o 4>I)^^^ j^ j.^, 3j.^ ^ o ^^^ ^ ^j.^3450)e) 

— ° )H)c ■^)"0' ^ o -^^r pi 4)^^-^^^^\ » -^-^^1 -^M) 

15 § XIII. Paspan. nam. hem. ku. dam. ra. p^s. p^yem. qastar. nam. 
hem. vin^hkaran. a6. hudahem. da^ar. nam. hem. pana. nam. 
hem. srayni^ar. nam. hem. parwartar. Sy nam. hem. 8 sinasa. ^ 3^) 
ku. saed. u. zyan. a6. sinasem. sin§,sa. tam. nam. hem. aj. awari. 
yezdan : 

20 |ji.Jai^4(jj.„ ^ ^ o ^,p^^ j^y jJS ^ <^ o ^^f ^ )Y>^»Jt^ xin 
® ^))^)) -nji ii^)HX3iis -^fr pi ^-"^oi » Vnw? -^ ^■^•'^ tat ° -^ihti -xj^ro 
^^r |o l^-^'w ° ^^r pi ^--^eto-^-** ° ^^ir pi ^rei ° -^^p pi -^^--tew — 
— ■ « )»oc ■^p'ey ^ ^--iw li^ro-*^ i^ro tii: ° -^^r |o •^i^^*-"^ 

§ Fsawesna6marid. nam. hem. ku. vahan. ra. nyahke. a/3aj. 

sspardsijim. fsawesnmasr. padman. nam. hem. ku. pa^man. aild. 

cefid. ajS^ye^. par(47 t7.)dajem. qastar. qda. nam. hem. ku. daman. 

rS.. qu#ye. q§,hem. qastar. qudytam. nam. hem. aj. a/3ari. yezdan: 



33) Wol „nam. hem." hinzu zu fiigen, wie die zeichen 8 und y ira codex an zu 
deuten scheinen. 



528 CARL SALEMANN, UEBER ETNE PARSBNEANDSCHRirT 

S^^iiMju (107) — o ^^;eej »fO ^ ° -^'HT) •»^)^ -Ciey^o i;©-»ey ^lor )Ks?ej no ^ 

§ Nami. qudi,. nam hem. a/3ad. qud^. nam. hem. a/3ad. naml. ^ : 
qudaytam. hem. aj a/3ari yezdan. XIV. aprib. nam. hem. anki. 
man. kamt. frift. qud. fripta. ha6d: 

— o ^))>^ ^spa-'^ej .^ov) M^cj-»^ej ^jI*^ ^ if iis « -^f r ey^^ f tef )f *^ 

§ Bi. pana. nam. hem. bis. tarwniSar (48 r) nam. hem. ku. 
bis aj. daman. a/Saj. darem. pe. a^^nin. viniHr. nam. hem. du. 
du. pe. ibar. harwisp. vini^ar. nam. hem. hem§,. pe. ibar. har- 
wisp. tu%si5ar. nam. hem. hemS.. gah: 

no^^Kv o -Cfr pi ^-^^r) nnv "e^ ~~ ® 'J^-^t* -^^^ •'•^'^^ "^ -^w-*© ^-^ 

)^X)ijt (108) O Jj^ jj(y jie, m:^ j^jm 5,yj« ^^p. ^ J-^^Opi )^^H-" ^ -» 

o ^Md^j,^ g^Y* pi ^-"^-^sf* 

§ Harwisp. qare. nam. hem. pur. qare. nam hem. qare. nam. 
hem. nyahke. um. uvus. us. um. jud. jud. vus. us. qare. nam. 20 
hem. XV. kama. saed. nam. hem. ku. iiyahke. pe. ajSaye 
(48z;.)st. kunem. kama. saed. tam. nam. hem. ku. teni. man. 
hema. saed: 

.^j^j^pjM o ^fY* pi ^roii^-^f 4fr pi -^a^-^r ^o <» ^^r pi V-")" )^^)^-" 
•iiiy -fV-^rj" ;eni-^ m^-» )^ o ^-» ^oey h^) ^kx ^ny -^ey -xjcyj^ W -toy 25 
nei ^fO ^ ° ^Sr pi ^fO i^^ — ° -^ey ^-"-^ -^o* ■«oeyj»' -^^-^^^ »)ej -^ey 
~- ° voo -^rey f ';f')0 ^0 -»T ^ n^ ti! ° -^f )" ^ ■^I'e^fO ^^ -^Kyi ^-»ey 

§ Saedomafid. nam. hem. afzar. nam. [om. hem.] saed. qastar. 
nam. hem. asaye. nam. hem. ku. ten. man. hema asaye. hast, 
bulefid. riiim. hem. buleilde. yezdan. bar. an. jay. ku. du. gwaed. 30 



DER KAISERL. OEFPENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 529 

yak. pe. ten. u. yak. pe. kar. u. daMstan. an. jajf. ku. yak. 
gwaed. ayaj3. kar. u. daMstan. gwaed: 

5 — ° -"fO W ^n-^»"^ ti^ 

§ (49 r.) Huquday. nam. hem. huqudaytam. nam. hem. aj. a/3ari. 

yezdan. hudanai. nam. hem. framn. danai. nam. hem. hudanai- 

tam. nam. hem. aj. a/3ari. yezdan. dir. saed. nam. hem. ku. 

dir. ziman. saed. aj. man. vis: 

10^ ^-»W3r — ° nxj (^09) ^f^ ^ ^^f> ^ ^)^M^^^ o 4f^ ^ j,^,*,^ 

— •^■»» W (sic) «?»for -^ ^J ^) ti^ o ^i?r pi ^fO 

§ XVI. Aosan. man. nam. im. guft. kaij. aildar. ani. man. aqi. 
asta6maud. spetaman. zara^ust. a6san. nam. im. gupt. dareiljinid. 
45 ku. narm. hi. kuneild: (49?;.) 

§ ^ pe. ra6j. awar. pe. sa/S. XVII. fraj. ga6. ka. ul. stad. 

aya. ka. bi. nepid. ay a. ka. hi. nepid. aya. ka. ul. stad. ay a. 

20 ka. ai/3y^nhayen. ai/3yanhyanid. ku. kusti. fraj. heildid. ul. gwaed. 

ay§,. ka. aijSyanhayen. ba6jinid. ku. ul. gwaed. ul. visid: {50 r). 

-|M) ^-T OKT ^^^r -^-^ ^? ^))4 0*10 XVII o )(i^ ))^ j^4 ^Y ))Q ^^ 

«j)t-^)"^ ^)))^ -^-^ (110) ) lonJ-"-- eyjo -^s?-")^ t^ » iTe)>HX3e3->-" ■*ow)HJOO-'-- 

§ Ajfa. ke. feraj. rawid. aj. zeild. aya. ka. feraj. rawid. aj. 

dih. aya. ka. bi. rasaed. a6. dihan. aildar. ao. dih. sawaed. t. 

inis. heme. a6. gubesn. ajSari. ki. aildar. raoj. u. sa/3ani. i. bar. 

gwaed. sahid : (50 v). 

30 eyje) ^-T okt h^ ^ ^M'?^ eyio ^^ einr ® -0-^ <? ten^-"* eyjej ^-^ eixr 



530 GAEL SALBMANN, TJEBER EINE PARSENHANDSCHRIPT 

§ XVIII Na. ao. aildar. an. raoj. na. aiidar. an. sa/3. ani. %sm. 
al6d. druj. manisn. bi. nasini^ar. kus. akar. kerden. na. tuban. 
na. pe. k61iasp. na. pe. kist. heiljid. na. pe. tir. na. pe. kart. ^ 
u. si/3sir. na. pe. vazr. us. pdira. na. pe. sefig. bi. nasinesne. 
ku. san. akar. kerden. na. tuban: 

^ xvni 



voc ti!! ° -^wf" -"») ))*•*** neJ V-»or'?o ih^^-^ ■'^ ■•oe)' ^) do ^ « (sic) 



o 



m ^ "^»^ ^--v 



§ XIX. Us. pedirefid. a6san. man. nam. aj. pust. pedira. bare, 
ku. a/Saj. dareild. usan. pedirefid. bi, aj. a6(53r.)i. mainoi. druj. 
vareni. drwand. kaeni: *^ 

^ "5^ "i^^a ^0010 ^ .^ ^ i^» in^ » ^-ht ^ pi ^y ^)^^^ -^ XIX 

— o ^j.^) 5„i> ^,J, 3,0^1 5,f^ ^, S^ j^ ,A^^ j^ j^^ — o 5„^4j, Jji|»3 

§ Ziwtd. zaewini^ari. kustari. ku. zaewaildiei. u. a/3araeij. cis. 
bi. kahinid. bi. harwisp. marge, aj. drwail. genah. main6: 

§ Manai. ao. cun. ki. pe. hezar. " mard. yak. mard. awar. 
nigah. dareild. kus. panige. kuneild : (53 v.), 

o h)^y) -^^ro -^ti^ ° hto-^ -o-^^) ^ --))» ^ny --n» ^^ no ^-T ifO<\^» ^--Kr 

§ XX. Ki. kas. pe. paeraojgare. ailgadij. is. hast, zedar. vinakaran. 25 
))Q. 1. tu. amozisn. pana. hast. ku. panige. ao. man. daman, pe. 
din. ki. kuneild: 

V •")*• »»o ^Y* WM-J^ ^--^^ ^-^ -X)-*^ -^^j-i no V^<\i^-*o no )^ ^ '*) 
— ° ^inai )^ ifo 1)0 rpi ^fa')^^ ^ o ^qj. .if,^)i.e) 1^*0®^^^ (112) 

34) Cf. 7 43, 16 b^e. 



DBR KAISERL. OirFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURa. 531 

§ Pe. pai^aye. ao. man. daman, afidar. har. du. a%un. rade. 
casisn. ku. maino. u. gae^i. har. du. pe. dastor. daresn. hem. 

5 § Aidiin. ani. vah. sra6s. vistasp. as. rasisn. pe. in. ku. pe. 
frarune. hi. a6. in. din. ayid. (54/-.) a6rmizd. im. ao kama. ku. 
vistasp. bi. ao. hawiste. man. ayid. ku. ani. ao. kama. ku^ariji. 
kama. hast. a/3ayed. baod: 

§ XXI. Nemaj. ao. kyan. qaruh. nemaj. ao. aeran. vij. nemaj. ao. 
sa6k. aormizdad. nem^j. ao. a/3, dajfati. nemaj. ao. aredwisur. 
a/3, hunust. nemaj. a6. harwisp. ani. asaoan. sti: 

15 ey-f) o too -^rr ■'^ro ir ey^i — ® oii-jij» )f ^4) « ^ )"-»^ >] ^y^) XXI 

.^^^*j»^ (54 2;.) .C?i>e)0> XXII. y a j-^n^^^- ljA-»!? • ^exy -»-^y3s)§ 

20 XXII. Ahunwar. yazem. asaye. pasam. nyahk. amarg. a/3zuni. 
yazem. hemawande. u. pa5i%e. aoj. pae. raojgare. qaruh. u. zaor. 
yazem : 
• ^i}^^ • jo^*-»^X-"w • ^^^*-»t • ^0>o'-" o ® ^ ^n.^-*" ^) (^113) r-'JHCWJ PXA 

§ Amemca. Srememca. ^^j^) aoj as c a. vere3Temca. 
qarenasca. zawareca. y^)v ahurem. mazdam, raewail- 
tem. qarenanhafitem. y*)-.- 

Hemawande. u. paM%e. a6j. u. piraojgare. u. qaruh. u. zaor. 
30 yazem. aormizdi. rayaomaildi. qaruhaomaild. yazem: 

35) Von Mer bisz § XXIV excl. sind beide quellen volstandig mit dem grundtexte ab 

V 

gedrukt. 36) Varianten des textes ausz PXA: a) flrimemca. b) yaz. o 



532 CARL SALEMANN, UEBER BINE PARSENHANDSCHRIFT 

.V*i,^t ^e)0> -^^ XXIIL y (51 r.) ^j,i 5, . ^^^^ey • (oey^w y § 

Yazisn. u. nyaisn. aoj. zaor. afrinem : 5 

Aormizdi. rayaomandi. qaruhaomand : 
. j.jv,^jpj»^ y i^^jjp^^e ^-"fO o ^) • ^^^-^fy ' wey-^^wvc XXIII. PXA 

0. Qutty* o . ^^j»^}j»)pju^ o 3) 

§ XXIV. Bi. payes. mardum. daoste. ta. hemae. hemae. rubesne. *o 
zra^ust. ki. aj. a6i. ad6st. dusman. bi. ka. panige. marduman. 
kunl. ut. rasts. ") u. frariine. panige. kerd. bud : 
6iJ»^ ^,3, — o „^, jQ,^y^^y ^ ^j j,^^|. g)t^)^ A^))\)j^ XXIV 
)^ ^^ )f j^-HT ^ tat '^ ^Y \(i -tj^^ ^ )i? — o ^e>o--)^^Lr ■^>*o)i^ ^-"T 

§ Ma. tu. aoi. da6s(51 v.)t feraj. rabiii. ao. senaha. ma. a6. 
dus. bafesne ajSaresn. ma. pa. qahesn. 

^ o j^^ .i^f b, a(y^ Sj. jm o j«J )M^A»p .^j^J.^ (114) ^) ^Q) ^ bj. 

§ Ma. a6. mard. dihi. ki§. ima. pe. ani. mahist. asan. yait. 
hem. pe. ani. keh. usan. fraj. rasaent. a6. ima. ki. amsaspend. 
hem: (52 r.) 

-"jy h ir if — ® to)))o» -^^ ■^^■*» ^-"^ ii? )m) -"»)» ^» ■^^■" )«3^-*)^ '^■^ 
■*o^ ^ i«30 if ■^)y h I)- -n) — ° ^wi ^ i«jo ^ o^%j^j ^^j.^ ,^y JI.J J 
— o ^^r hii'^r^ if fi^ — o ^^3 ^ ^,ej 3))^eJ^ ^j ^ o 3,Hyj 

§ XXV. Edar. hast, vahman. man. dad. zara^ust. edar. hast, 
asaye. fsam. man. dad. zara^ust. edar. hast, shriwar. man. dad. 



25 



37) j^^x^ zz: phi. j^^Mjt) 



DBR KAISBRL. OEIFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG^. 533 

zaraS-ust. edar. hast, speiltamad. man. da(}. zara3-ust. edar. hast, 
qurdad. u. amurdad. ki. hst. mizd. asaoan. ki. san. hi. aj. ten. 
rasesn. man. dad. zara^ust: 

— o -uiJ ^^1 )^)^ -ujj ^-^^0 ti! ^00-")^^ ^jm? ^ fr) 1MW-" ^^J XXV 
-"i; ^*»^ej iis ° i^oo-")^-^ )^e)0 ^ \r^oo-» m^-** ^s?^ (115) — o -i«^ 

jnx3 )f ° ))»;)K-Hy ^^ -^^ jre?** if — « j'^j^ -»)) v^€> te! i^eo-i^^Lr «)o 
10 — o ^oo*»is?^1j»' )vvo J )r^^ ))^ f -n) 

§ XXVI. Agah, hae. an. u. aildarij. (52 v.) dani. ae. as6. zara^ust. 
pe. ani. man. %rad. parzanige. ki. aildar. a%an. peradum. baod. 
ki. aidun. hast. ta. ani. a/Sadum. afidar. a;:k^an. dani. kus. ani. 
frarun. ci. a/Bayed, kerden: i^iivo )i^^ ))»oo no "^^) 

** f» -^ii^or V -^}) -^^"vc ) ^ ^^ ^ h)^ -^n •^■>-»J-Hy if vf )»• -^^^^ XXVI 
(416) j»)^ JO if -^^ir^ei 1 i^^-** ^ ir no — « -"o^-^e^ too^i^-J^ i)H-Hy 

20 „gj o JiJ^ojM) siOO -"-^rr -^(SJ-^O J**^)"! s?*iV 1 ^^•^**^p hf^ XXVII 

T V '^'' ^"Y^ -^^e^-^o 110 -^irT -»»J V '^ '^oc -r-Hy^ ° -yj^jji^ ^ 

— o 11^^ ^ ■^^*»^ T V no*» '?»im3 ivoff 
^-^*^-^ ^^ ^«ey DHXJ^Ji — o -^;€)" ^^ if ■'^^ -^wfC ^11) _^ XXVIII 
25 ^ o j(3^ii y ^j,,^ ^^^ i)i»^ — o j^^i. J*>^oo-^ ir if — ° (11'^) -Hi^*" 
^^■"^■X) ^^ rifO "V^-" r ■'^-"V f V"^ — ° -vm-^ -^i) i>*'-^o -"n -vm-^ <5^i^ 
<5i T<?^ — o joiiJ^i ^^-^^-X) rifO ^v ""-^ r -HJWjf ^<?V -n) o ■^iHj'i -n) 
S j,^^^ ^(iY r-^-^o — o ^DCi -^^ ^iri -**i) -*"^ hou^ if ■^••^rr f f np-ny 
«jiiW3 ir i)K-Hy t^ o -»»J (B^^ ^)r]] isf»i^ ^^-"^-t) 1 1^1^ -^^ <?ii>*C5j)i^-Hy 

30 J,,. 3,j»., jtt,^ o 5„ii ,^ )yJj^ S — o e^i))^y) ^y,^ 3^^ ^ o ^j,>o»t ^pi J*»^ if 
38) Hier schlieszt der codex, alles folgende ist ausz PXA. 



534 CARL SALEMANN, UBBER EINB PARSENHANDSCHRIFT 

|^5>c ^,a^W )w^-^a )^? - o (118) bjj^.^D^i^^^^^^j,^^ XXXI 

— o ^-j^j^g ^1)-^)-^ ^4p ))qo ^oI»j ))ej'^ Qy ))q'^ 4^ ^ ^tfO-X) 
tOM^ -^-^ n«J -^il^ "HJ-*^ '^ if — ® ^of ^-»r^ «)o-»')^J^'5i»ofm?©-»'XXIX 

— O 3„Hy, L^« (119) u-,^ ,^ ,^ J^ 10 

•-1V t^) — <> ;cjnvo V"V<5 r -^woo^ J*y ^5 o jo>«(50c^ ^ ^ XXXIWs 

(Die varianten ausz pag. 119. 120 sihe am rande) (120) XXXI 
XXXII. ^0) (Yisp. 22sp, 11). Damim. yaz.: o ^,y a«5> ^ .$ 
yam. armaitim. speiltam. yaz.: -xjwK ■'^tn ^leJ-^rT ^-^pjo-** if 
o ^,y j«j ,^_^ -J^ )W-»» ahe. daSrahe. asaheca. asaonamca. 
asahe. paoiryanam. dam a nam.: t^-» nn^ ^«o -^^ey ■'^20 
o-Cio-^M*'e> J**-^ 'f ^^^^Q ^^ )^-^ p^'i^'Q) (Y. 27^P, 1) aetad. dim. 
vispanam. mazistem. dazdyai. ahumca. ratumca.: 

o ^imj -^-c-^ y 1 m. ahurem. m az dam.: oj«»^ (121) •*^f»')«j^f(y. 27,2) 
snaS"ai. anrahe. mainyeus. drawato.: ^«v J-^en -nyto ncJ 25 
o ji.> 5„J5 5,(;^ sna^ai. aesmahe. ;^rwi.daraos. sna^ai. ma- 



39) Varianten der widerholung auf p. 119. 120., cf. Westergaard p. 148 zu § XXXIj 
die kommata des zweiten textes bezeichnet \\. 

a) om. b) ^,y. c) S,... d-d) om. e) add. j. /) p. 120. g) ^j^. 

^) -H3»f • ^) Te)fO-»»V- '^) ^^^- -Vr- ^) . . • ?• »i) ^. n) add. _^. 

0) 4o>.y p) add. :,f /?) ^,„^,^. 

40) Von hier an wider volstandig ab gedrukt. 



Ic 



DER KAISBRL. OEPFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 535 

zainyanam. daewanain. snaS-ai. vtspanam. daewa- 
nam. varenyanamca. drwatam.: jc)-^ -^»^*»^-'*»^*»«jn ^K^no 
,gj^,^j. J^^en -xyfO m » --^ twe-o iWs)^--^ ^-^epj -Vfo no o jw^ ^i 
o J^ ,^,^j ,^^P^ ^ p^„^5 :*,„^ ,^^ ,^ o ^^ ^»^y^y^ [skasta. ganah. mai- 
5nj^6.: o hy^ ij^Y ^nw ^'^^^-XJ bar. ahareman. lanat. sad. hazar. 
bar.: o '^ S^^)i ,^e„ ^^ ^] (y. 27,3) fradaS-ai. ahurahe. 
mazda. raewat6. qarenanhato. : ^-Crr ^^^oo -xjw-Xi^a 
o ^i 5^^^ 5^t*o-^ (y. 27, 4) frada3-ai. amesanam. sp enta- 
il am.: o -«-J )^,o^^^ ,,« -VKo-^-»Aa (y. 27, 5) fradaS-ai. tis- 

lotrjfehe. star 6. raewato. qarenanhato.: ^^oo-»^ -^>»o-H3^ej 
o JS 5^^ 5^^^ ^^^s?^ fy. 27, 6) frada^ai. nars. asaono.: 
o u»3j^,jru(y i)^^^ ■x)WH3-»^eJ (y. 27, 7) frada^ai. vispanam. 
speilt(122)ahe. mainyeus. damanam. asaonam. : 
o jii3j,Jaof )^^ j,p^ ^jiy^jo ^y^^^a o as em. vohu. © 

15 XXXIII. ahmai raesca. o © 

Ya.daSari. ahurmazda. : © tjj j^j^^o-- ^n -^^rr ^^«>o f)^ aha- 
reman. mraocini. dari. nagunem. de/3an. : ^J Jji^^gj^.^ ^^^^y ,^ 
i ©^11^ jm ^j ^ ^„^, ^^ tHHy-^) bar. budanl. rista%ez. : tan. pasin. 
a/3egiimanam. : © OKftje^ 'f "« m^ ) ex>^->»?.^ ■»)i^))>^ ^i a s e m. vohu. 

2 j^ y* o <^9e)>ey ^Jj»Jj(y ^)0 

Te'xtvarianten. § 12^5 

Hier mogen zum schlusz noch die wichtigsten varianten , welche 
der text des Ormazd Yast bietet, verzeichnet werden. Ich 
gebe sie nach paragraph (romische ziffer), zeile (arabische ziffer) 
und wort (buchstabe) in Westergaards auszgabe , wobei die durch- 
verbundenen composita als ein wort, und auf die nachste zeile 
iiber gefiirte worter zur vorher gehenden allein gezalt sind. 

1 d^taroi. diti. — y hai3-yawarestam. — 2^sqq. (y. 11,17— 18w) 
ausz geschriben: (17) va%ed^/36i. byasca. — aibi. gairjfa. 
daiti. — paiti. ricj^a. dite. — (18) fera. virahi. — anh§.ya. — 



536 CARL SALEMANN, UBBER EINE PARSENHANDSCHRIFT 

3 ^ om. — 4 i zraS'ustres. — e hawanee. asaone. asahe. ra^/3e. 
yasnaica. v : %\ f : § sawanhee. visyaica. asaone. asalie. ra5/3e. 
yasnaica. v: %: f: § ya^a. aM. vary 5. zaota. fra. mae. mriite. 
a^a. ratus. asadcid. haca. fera. asawa. vi^/3a. mraotti: 

\ \g mainyu. — II 4 ^ mana. — IV 14 c anham. V 3 <? 
om. — YI 2 c^ vispe. daewo. — ^ a vispe. — VIII 2 g ci^ra- 
daso. — ^de vispa. isas. — 6 « add. ahmi. — IX 2 « %safne. 
— f ^ a awaiihica. rafnanhaca. — 4/ jasaifiti. — 5 e — g ur- 
war§,sca. asaonam. — X 1 a vasa. — 3 3 karapanamca. — XI 2 c 
ere^/36. — 3 c bis. — XII 2 b add. ahmi. — 4^^ atrawaya. — 
d a^rawatema. — XIII 2 b dati. — e pati. — 3 a znat|ta. — 

4 a ma^re. — d ise;^satre. — XIV 3 b om. — g vispe. tase. — 
XV la^d berezi. — ^h %sa^rajf a. — 4 a %sa^r6tema. — XVII 5 cd 
daqyumi,. — XIX 3 b drwo. i^yad. — 3 c zi. zi. — 4 e mainyaod. — 

/ mana jf an. — 5/ ai/3ya;^^jf6id. — XXIV 3 cd om. — ef imi,. 
istois. — 4 ale daite. yamna. — ^bc ahmi. yan. — XXVI 3 d 
schlusz. 



§13. Paraphrase desOrmazdYast, 6—22. 



YI 



—g-xj (JuUa*/Lwwu;oI ^j.j^^) y^,(>^(> v:>AJ>aM)\ ^1 ^U jj-^5; 
Ci^A^-oi>sl t*' 4>l4> jj»-« L4.J6 ou*wt aL&.%-^ ^tiX-LA-dww^^ uS'^ 

,jjo j*lj L^ x^Jfi s4> jOS^i^sb v.:i;L£Lbj *4>yxu^l ^ ^ d^\d^y 

o^-»^wX»^ [V-LS' r'^S i)-*'^^^ '^j'^ ^ r*^ *-^-^ (vJit>r^ ; ^ 

a) Dise beiden worte stehen iiber jjjO* Jo<>*t>. 



BER KAISERL. OEFFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURa. 537 
px-U^ aL5^ A-Lx) o^-ww^Ax) Jax3 *JLd ^:yLxji {S'r^ **^ 5^ (^^ ^') 

84>t4> ^ ^:>-«^^^ ^4^ *^T^ ^ U^^ r*^>!?'^ (3-^y /^) ^ '^i*^ 

jiLjo ,^Li>. ^ *i^6 y ^^Xily^ ^^X^l^4>^ La«^ L^P cXil^ v.^^^ 
jw^AA/vi ^-J [S'^^ (•' ^^^^^ <^^ ^r^ ^^(^^ ^^ ^^) 'V^^^ 'y* 

j^nLaj Ip ^.*u! (J^^Y*w ^^AJ <^Jy^ IJ^^ li Nlt>. > v:>«u<ls auLu.1 j^jJojo 

^t^^l XyDjS^ s?.^"^ '^^' (S^- r' '^^^♦^^ ^jlx)4>wo r}v^}^ 

jj|0> XI (jUwol ,jIa>0 sfc> O^-Jwwt 54>^X3 ^\jl3 ^p^ ^T^y *^^^ 

(Xwo ;jLct^l v::^^.4d>o. ;jL>S o..amI (.X^3 4>^ aJh& v^ y oLo^ 
,j!^u^3.x^ ^^^ iL«jD ^ Jol y4> isASU ^ ;j^^y (83) L^b ^j ye 
•t> sJosliV^X^ XII ou**Jbl L^lj 4>j.^ s.t> J> \! (jLcw-st WW U> 

o-oU ^cUt f»J^^ Js Ju^ nI^ ^t♦5fi ^tXj| jvax> ^|;<>b y yi ;<^'-^*^ 

SjJ^bsKj^ XIII j.J>woLa- ^.kj ^0^ ^Joi sC>^ 0^^ (J^T^ ^^^ 

jvib^Lb. (jUwwuLjj f»t ^^-wj sJcJL^cj Lk-£i^ l»l b>>-<i ^<>^ |V»-L=^ 



538 CARL SALBMANN, ITEBER EINB PARSBNHANDSCHRirT 

8 jaic<> ioAi*. Juib xXftj^i (^y^ d<jS «^^)j Iy->o ^^^>^ u^y^ 

*JLwiuu (jlJo ^IvA^ Juiib ,j»x> »Kj (J^ X^ [U^ 5tXAJ»t> ^r^) 
AjJjoJy*^ *-jL>o 5ja^4> *i3^ <X?bj ^x> jl 4>Lx x5^ j»^b ^1)^1 

5jUil(>. 1*1 8ja5fi(> (JmoIJ^ ^"^^ 1^^ ^^^ *-^HH 2$LXAi&(> Iy2>.^ 

^^Xu4> jj^ 1^-^; |»t^.c^t ^L^yt ^jUa-Lwj *-Uo jjl^4XJj|t> 
,jLo4>yo adU^ y ^f^ *f aUiS' x5^Lg>ob bu^ ^\ XVI ouaoIo^ 

^UXL^m; ^\ ycikS^ 1S^ \(> 4X->%Xj m 4>st(> (>.^ ioft^ ^-^b ^t 

tXJjJ f^M '^ aCtft^ x_5^ ouaJuo *Lj L^b ,j^t (84) ou«.J>8n\ 
^4> \l kj*4>^| J.0 ^IpJol (Xi\y.^ Lg^b ^j^l U^ ai4^ t\*wN 

JLuO tXJvJtXjyLyO UiS3S\y Jo^^ ^l<>.J5jt>5K iO (?)jjb»i> vX> &Xil(84 V ) 

(l)o|^b»ljL5^X5"oU*^XX ^^AJL) tXbsbo OyO Jo UOy/is\ySti 2tX3l 

a-Ld s;> (c/wwwubf 2^*- b c:mh? KK^I JoL5^ ,jb ^iJ Ju^i" 5l^4>b 
iiXiU^ ^^iS' ^jjo ^b L s-AA*^b:A5^ af JoLjyo c^w^l . Lo4> ^<Xil 

Lit^A^I Jiye tol;fiUot>b •.^o ^^^(^Si^yXjLs^ (•o sJ^am XXI fji>>S 

^:i«.*«-»yw « (^>^ yS^ V? ^b-0 K .^5y^ O^Awt »4>«-«J K^^y^ Y^ 

^yjfi\ dwAJ j^ybwi auUcrl *^ ^y^l XXII L^j^Lob aJUs^ ^.t> 



DER KAISERL. OEEFBNTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 539 

Eine zeile frei, und alles folgende mit schwarzer tinte. 

JouflAJ> i^AiLu sKjI^LjI tXilo ^Xaj JuLdi^ v:i>tjjLii.« Joobb. 

w^<> ^tXJt J-«a9 <Xu/0 (j^'-*)^ ^'^.W;; ^^'"^ ^-^ c)^ ^^ -? 
oaJLc. |JL& 2CCi5^ &^Ll^ J^aaoaaj S(>I(> -. yi> dJS^ oumI 8^^ 

20 4XJ.^! oua/cXj *i-ft ,jot b* Job Jac o i^bu 2oL^O*w (3^ |V-Lfr 

kV^'^ (j**j Jubb JIj6* 26Lsu^ (3^ (85 v.) ^JUa^ sf ^^^ (j'r^ 
iub ,jj OyJ w3 K ^jJCuo.^ \J*-ty^ cy»4^^ Jwoi y cy-uwl ac>Lu.li> 

^^*b ^l;Jot ^^*^ i(Xj\ o^lid^iAXi ^dlftj jjt 4>-uly=a- ^1 -? ,^1*^ 
^l<X=^ Jwo[b] b |JU b p->^ |VAX!a. ^1 Jy ^^y^ ^Juo^y 

IoLcLjI xXil x*^ \^jL;& iXj>-^ K^t Lgjob ^l^tX^t o.^! ^^^ 

jvJx^ Jol ^i^\^\ OU*;Ju ;^JsIaJ OUwuUaO (jULjI A-Lft J^^ jW^^ ^ 

^0 j^U aiy ouu»l xXft^' sboLa- ^j ^O^tj ^:>-^t ^5^'tj JL*j ,^^U 



15 , JL 



540 CARL fi-A-LEM^NN, UBBER EINB PARSENHANDSCflRirT 

§14. Yendtdad VIII, 20. 21w. 52— GS^p. mit Pazand/^) 

20. (52t;.)*^)KemnL mazda. mawaite. payum. dadad.: 
Kit. aormizd. ao. man. moyeanij. hawestan. man. panige. dad.: 5 
Hyad. mi,. dregw§,. didaresti,. aenanhe. anyaem. 
S-/3ahmad. aS^rasci,. mananhasca.: Ka. man. an. drwaild. 
^asmao^'. pe. daresn. darecj. kum. kin. a/Sa. dared, am. panige. ki. 
kunefid. an. ae. aj. [55 r.] tu. atas. vahman. ci. suma. ra. danim. 
kum. panige. kuneud.: Yaya. §ya6. S-anais. asem. STa6- lo 
sta. ahura.: Ki. pe. aosan. kunesn. asaye. parwrem. a6rmizd. 
ku. kar. u. kerpa. am. panige. ki. kuneud.: Tam. moi. das- 
twam. daenayai. frawa6ca.: Ani. ao. man. dastor. din. 
feraj. gwae. u. in. gwae ku. din. pe. dastor. dar.:"**) Ke. vere- 
3Tem. ja^/3a. p6i. senha. y6i. hefiti.: Ki, pe. paeroj. ri. i5 
(sic) vinah. karan. pe. i. tu. panige. am6%tesne. ku. pe. daen. 
tu. vinahkaran. padfrali. ki. kuneud.: Ci^ra. moi. dam. 
ahiimbis. ratum. cizdi. Pit. paidaye. a6. man. dihesn. 
audar. aqan. [55 v] ra. de. jasisne. raosene. ku. edar. anqj. pe. 
dast6r. daresn. hem. Ad. hoi. vohu. sraoso. jautu. ma- 20 
nanh^.: Aidun. ani. vah. sra6s. vistasp. as. rasesn. bi. va- 
hmen. bi. ao. in. din. ayid.: MazdS,. ahmai. yabmai. vasi. 
kabmaicid.: Aormizd. im. ao. kama. kum. rasesn. syaosas. 
a/3ayed. ku. ani. ao. kama. ku^ariji. ku. barkas. ao. ajSayed : 

21. Patano. dbisayautad. pairi. mazdasca. armai-25 
tisca. speiltasca.: Pajf. ima. aj. bisi^aran. aormizd. u. 
spefitamad.: Nasa. daew6. dru%s. nasa. [56 r] daew6. 
ciSra. nasa. daew6. frakareste. nasa. daewo. fradaite.: 
Nas. daew. druj. nas. tu%ma. nas. daewan. fraj. kerenid. nas. 
daewan. fraj. dad. pe. bun. dibesn.: Apa. dru%s. nasa. 30 

41) Wie man siht, ist mir in dem vorher gehenden stiicke manclies unklar gebliben ; 
doch hielt ich es nicht fiir der miilie wert mer zeit und arbeit darauf zu verwenden, 
als ein moglichst genauer abdruk gerade erforderte. — 42) Vgl. Sros Baj. — 43) Ys. 
46,7w 45,7»p. — 44) Ys. 44,16w 43,16sp, vers h—e. 



I 



DER KAISERI). OEFFENTL. BIBLIOTH. ZTJ ST. PETBUSBUIlG. 541 

apa.^^) dwara. apa. dru%s. vi. nasa. apa%e^re. apana- 
syehe. mamerefi cainis, gaeS-a. astwaitis. asahe.: Bi. 
druj. lias. bi. druj. bi. diibar. bi. druj. bi. nas. aA. apa;^tar. var. 
a/3aj. nas. ma. mraojin. gihani. astaomaudan. asajfe. 
5 Nemasc^. jL armaitis. izaca. Nemaj. a6. ki. benda. 
menesn. )^)yo »^^ KX5 nej^) 

Atas Nyayis. § 15, 

[73 v] ^ lA:>LaJ u^lJi 

Nemase. te. atars. mazda. ahurahe. hu^a. mazista. yazata. 

%sna6STa. ahurahe. mazda. asem. vohii. aL-^u; frawarane. maz- 
,0 dyasno. ,jbfi* ,jLoxi Juj^^I sl^ tawa. atars. pu3Ta. ahurahe. 

mazda %sna6^ra. ^jl^iiol ^jLo^i i^ld. b* a^ro. ahurahe. mazda. 

puSra. ahurahe. mazda. ^) %sna6^ra. yasy vy Zv ^v ya^a. ahu. 

vairjfo. zaota. (^L^ U*^ 1. Yasnemca. vamemca. hubereitimca. 

usta. bereitimca. ^0 afrinami. tawa. atares. puSra. ahurahe. mazda. 
15 yasny6. ahe. vahmyo. yi8njf6. buya. vamy6. nmanahu. mas- 

yakanam. usta. buyad. amai. naire. yase. 3"/3a. ba[74r]5a. 

frayazaiti. aesmo. zasto. baresm6. zasto. gau. zast6. hawano. 

zasto. 2. daityo. aesmi. buya. daityo. baoi^i. buy§,. daityo. 

pi3-j3e. buya. daityo. upasayene. buya. perenayus. hareSre. buya. 
20 damayus. hare^re. buya. atars. puSra. ahurahe. mazd^. 3. saoce. 

buy§,. amy a. nam ana. mad. sa6ce. buye. amjfa. namane. ra6- 

cahe. buye. amy a. nam ana. va^sa^a. buye. amy a. nemana. 

dareyamcid. aipi. zrwanam. upa. suram. fras6. karetim. ha^a. 

suraya. vanhuya. fras6. keratoid. 4. dajf^. me. atars. pu^ra. 
J5 ahurahe. mazda. asu. qaS-rem. asu. ^raitim. asu. jitim. pouru, 

qa^ram. pouru. ^raitim. pouru. jitim. mastim. span6. %swi/3ram. 

[74 v.] hizwam. urune. u^i. %ratum. pascaeta. masatem. mazail- 



a) Ausz galaszen : d r u % s. b) Dariibar rot : ce>»)W ^^ »n)c m- 
c) Ny. 5 , 4. 5. mit umstallungen. d) = yasna 62^ 61sp- e) Felt 
yafitdbereitimca. 



542 CARL SALEMANN, UEBER BINE PARSENHANDSCHRIFT 

tern, apaire. aSrem. nairyam. pascaeta. hum. vareittm. 5. ere5/36. 
zeugam. aqafnyam. aseto. gatum. jeya6riim. tuSrusam. asnam. 
frazafitim. kars6. razain. vya^anam. hum. rao^am. hwapam. 
azo. bujim. hwiram. ya. me. fradayad. nemanemca. visemca. 
zautumca. daqyumc. daiihusastimca. 6. daya. me. atares. puSra. s 
ahurahe. mazda. ya. anhad. aprasanha. nuremca. yawaeca. taiti. 
vahistem. ahum, asaonam. raocanhem. visp6. qa3Tem. zaze. buye 
vanhaca. mizdi. vanhaca. srawahe. urunaeca. dare^e. hawanhe. 
7 vispaeibyo. sastim. baraiti. atars. mazda. ahurahe. yaeibyo. 
aem. ham. [75 r] pacaiti. %safnimca. suirimca. vispaeibyo. haca. lo 
izyeiti. hubereitimca. usta. bereitimca. vailtabereitimca. spetama. 
8. vispanam. para, careutam. atars. zasta. adi^ya. cim. ^ha%a. 
base, bareita. fracareS-/5a. aremaesai^i. «^) 9. aad. yizi. se. aem. 
bareiti. aesmem. va. asaya. beretem. baresma. va asaya. fra- 
stretem. urwaram. va. haSa. naepatam. a. he. pascaeta. frinaiti. ^'' 
atars. mazda. ahurahe. %snut6. adbist6. hap^utanham. 10. upa. 
b(3L ha;^^s6id. geus. va^/3a. upa. viranam. pouru. tas. upa. 3"/3a. 
verezwa^ca. mano. verezwatica. ha;^^s6id. anha. urwa^s. anha. gaya. 
jap^aesa. ta. %sapn6. ya. jawa[75 v.]he. imad. aST6. afrawanem. y6i. 
ama. aesmem. baraiti. hikus. raocas. pairistem. asahe. bereja. ^^ 
yaozJata jjIpl^sLj^ ^jKLua/Lu/ ^[j:^s(> ^ ijl^.'^ e^*^r^' v:H^) fr!^ 
4>Lwo j:«);Jo^ ^y^ |wicot;^y ^j\j^i> ^^t>. ya^a. ahu. vairyo. 
.t>. yasiiemca. v?: aoy zy a^ a3T6. ahurahe. mazdi,. pu3-ra. tawa. 
atars. puS-ra. ahurahe. mazda. ad. a. S-/3amai. ^) a3^re. ratam. 
nemanh6y asem. vohu. viJLs ahmai. raesca. iLft.f U qaS-remr^)'^ 
12. Usmoi. uzaireswa. ahurai. armaitim. twesim. daswa. spe- 
nista. mainye. mazda. vanhuya. zaw6. u^a. asa. hazo. aemawad. 
vohu. mananha. psiratum. 13. rafe^raivouru. casane. doise. moi. 
ya. ve. abi. frata. ^saSrahya. ahura. ya. vanheus. asis. ma 
[76 r]nanha. frao. speuta. armaite. asa. daena. fra^a^saya. 14. ad. ^o 
ratam. zara^stro. tanwascid. qaqya. ustanem. da^aiti. paurwa- 

a.) Felt: atarem. speutem. yazamaide. ta%mem. hautem.raS-ae- 
starem. d) Sic. c) Ys. 23, 12—14. 



dbh kaiserl. OErrENTL. biblioth. zu ST. PETERSBima. 543 

tatem. mananhasca. vanheus. mazda. sjfao^anahya. asa. yaca. 
u%5aqyaca. sraosem. ^saSremca. ^b^Uw asem . vohu. Jo hazanrem. 



U^/ 



U-> ,.vi <>jf 



5 [76 r]. Nemase. te. suma.«) sewista. aredwi. sura, anaiti. %sna6- 
Sra. almralie. mazdS,. asem. yoM. frawarane. sL^ Jl^coL ai5^5l^ljo 
JoUwJ ^j..^!. *JL>*i*«jL.^ ahurahe. mazda. raewato. qarenan- 
hato. amesanam. spefitanam. apam. vanMnam. mazda^atanam. 
areduya. apo. anahitaya. asaonya. vispauamca. apam. mazda^a- 

lotanam. vispauamca. urwaranam. mazda^atanamy^) Visp[76 v.] 
aesam yazatanam. asaunam. mainyawanam. gae3'yanam. asaunam. 
frawasinam. u^ranara. ai/3i3'liranam. paoiryo. dkaesanam. fra- 
wasinam. nabanazdistanam. frawasinam. j^snaoS^ra. yas y v y % y f y 
ya^a. ahu. vairyo. zaota. ^^L^b^) 1. Yazai. apem. aredwim. suram. 

15 anahitam. pereS'e. frakam. baesazyam. yidaewam. aburo. dkaesam. 
yesnyam. anhe. astawaite. vabmyam. anbe. astwaitey a^u. fra- 
^anam. asaonim. va3-/36 fra^anam. asaonim. gaeS-o. fradanam. 
asaonim. saeto. fradanam. asaonim. danbu. fradanam. asaonim. 
2. ya. Yispanam. arsnam. %sudra. yaozda^aiti. ya. vispanam. 

iobairisanam. za^ai. gar/3am. yaozda^aiti. ya. vispa. hairisis. hu- 

Izamito. daJaiti. [77 r.] ya. vispanam. bairisnam. daitim. raS^jSim 
paema. awa. baraiti. 3. masatam. diirad. frasnitam. jh. asti. 
awawaiti. maso. ya3-a. vispa. ama. apo. ya. zema. paiti. frata- 
ciilti. ya. amawaiti. fratacaiti. bukairyad. baca. berezanbad. aoi. 
2^ zrayo. vouru. kasem: 4. yaozeilti. vispe. karano. zarayo. vouru. 
kasabya. a. vispo. mai^yo. yaozenti: yad. bis. aoi.^) frazgaraiti. 
aredwi. sura, anabita: yenbe. bazanrem. vairyanam.. bazanrem. 
apa^^aranam. kascidca. aesam. vairyanam. kascidca. aesam. apa- 
yzaranam. ca3"/3are. satem. ayara: baranam. bwaspai. nairi. ba- 



ft) Oder sima , das wort ist mir sonst unbekant. b) Ys 22 , 27. 
c) Ys. 65 w 64sp, bei Anquetil Z A I 2 p. 246 Nyayis Ardwisiir 
genannt. d) ausz gelaszen: fratacaiti. yad. bis. aoi. 



544 CAKL SALEMANN, UEBER EINE PARSENGANDSCHRirT 

remnai. 5. atihasca. me. aewariha. apo. apa:Kzar6. vi. jasaiti. 
vispais. aoi, karswa. yais. hapta: a[77 v.Jnliasca. me. aewaiih^,. 
apo. hama^a. awa. baraiti. humanemca. zayanemca. ha. me. 
apo. yaozda^aiti. ha. arsanam. %sudra. ha. ^saSranam. garawan. 
ha. ;^saSTanam. paema. 6. a. hatamca. anhusamca. zatanamca. ^ 
azatanamca: asaunam. i^a. jsantu. frawasayo. yo. his. ba/Sarare. 
paityapem. nazdistayad. apad. haca: mano. apo. dusmananha. 
mano. apo. duzwacanha. mano. apo. dus. syaoS^anai. ma. duz- 
daenai. ma. hasi. dbise. ma. mao/o. dbise. ma. varzano. dbise:«) 
7. ma^ano. ahmi. fra^aita. apo. vanhis. vahistS,. mazdadata. ^o 
asaonis: yo. no. airiricanam. iriri;^saete. gaeS"anam. ma^ano. 
ami. fradaita. apo. vanhis. vahista. mazda^atS.. [78 r.] asaonis y 
yo. no. airiricanam. iriri%saete. tanunam. 8. yo. tayus. yo. 
'hazanha. yo. gaSo. yo. asawaja. yo. yatuma. yo. nasuspS,. yo. 
sperezwa. yo. araitiwa. yo. asemaoyo. anasawa: yo. masyo. drwa. is 
sasta. tem. aoi. d/3aes^. paityaiitu. i-^yejS, isa. yo. i. da^a. iS'yejS,. 
yantu. yo. di. da^a. 9. apo. gatawa. ram6i^/3im. yawata. zaota. 
yazaiti: kaS'a. zaota. %sata. vaca apo. vanhis. yazaite. kuSra. 
bawad. hato. hlzwa. yezi. hanareS-e. yazaite. kuS-ra. vaco. aoi. 
bnta. ya. he. ca%se. aeSra. paitis: kuSra. tL frayo. bawan. 20 
ku^rata. isudo. bawan. ku^rata. ratayo. bawan. 10. ya. ahuro. 
mazda. zaraS-ustrai. frawaca. fra. zaraS^ustro. g[78 v.]aeS"abjf6. 
astwaitibyo: awa. jastim. paurwam. apo. jai^yois. zaraS"ustr6. 
pascaeta. ai/3y6. zaoSra. frabar6is. yaozdat^. dahmo. pairisto. 
iman. vaco. framrii y. 11. apo. yanem. v6. yasami. mazantem. ^^ 
tem. me. dayata. yenhe. daiti. paiti. vanho. nasruta. anaiwi. 
dru^to^ apo. istim. v6. jai^yami. pouru. sareSam. amawaitim^T 
frazaintimca. qaparam. yenhS,. pourusca. berejayamy naecisca. 
aiiha. yasaite. zyanaiy noid. snaS"ai. noid. mahrkai. noid. aenanhe. 
noid. apayatee. 'o^^ 12. imad. v6. jai^yemi. ima^. zemo. imad. 
urwara. imad. amesa. spenta. hu;^sa3-ra. hu^anho. vanhwasca. ^o 
vanhisca. vohunam. dataro. imad. asaunam. vanhis. frawasjfo. 



a) Aubz gelaszen: ma. nafyo. dbi^e. 



DM KAISERL. OBFFBNTL. BIBLIOTfl. ZU ST. PBTEBSBITRG. 546 

w/vsL. ai/SiS-iira. imad. [79 r.] miSra. vouru. gaojfaotee. imad. 
sraosa. asaya. hurao^a. imad. rasnwo. razisto. imad. a3Te. ahu- 
rahe. mazda. puSray imad. bereza. ahura. ;:^sa3Taya. apam. napo. 
aurwad. aspa. imad. vispe. yazatanho. yo. vanhazda. asawanoy 

5 Vd. imad. me. apo. dayata. imad. zemo. imad. urwara. at^.lU 
vanhazda. asawan6.«.o) 14. yadca. ahmad. asti. mazyo. yad. ca. 
ahmad. asti. vanho. yadca. ahmad. asti. srayo. yadca. ahmad. 
asti. paro. arejastarem. tad. no. dajfata. yuzem. yazata. asawano. 
%sayamna. asana. mosuca. asuyaca. haSra. ana. ga^jSya. vaca?: 

10 hai^yawarestam. hyad. vasna. frasotemem. 15. «) daidi. moi. ye. 
gam. taso. apasca. urwar§,sca: ameretata. haurwata. [79 v.] spe- 
nista. mainyu. mazda. tewisi. utayuiti. mananha. vohii. senhey 
Ya^a. ahii. vairyo. .<> yasnemca. U> afrinami. ahurahe. 2la.|LV 
nabanazdistanam. frawasinam asem. vohu jG ahmai raesca. 

Ga^a. Ahunawaiti. § ^ '• 

Der text diser ga^a in- unserer hds. zeichnet sich durch einige 
orthograpbische besonderbeiten ausz , welche zum teil schon oben 
besprocben und durch beispile belegt wurden, vgl. §§ 8 und 9. 
Hier wil ich noch nach tragen, dasz das in den auszgaben so 
baufige zeicben j^ hier auszerst selten vor komt (fast nur in -^^^ 
und dessen ableitungen), und meisten teils durch j>^ vertreten 
wird; so besonders in der gruppe -xji*- Vor « dagegen stebt 
bestandig ^ s, in syao^ana, masya usw. Bemerkenswert ist 
ferner die consequenz, mit welcher das gesez von der verlan- 
gerung der endsilben beobacbtet ist. So erscheint das « noch in 
manchen fallen , wo die auszgaben j bieten. Ich babe mir folgende 
beispile an gemerkt : 28 , 10 c; 29 , 11 ^ yuzem. 29 , 8 c hudemem. 
31, 1 c nuremcid. 34, 4« a^rem. (eine form, die nach Justi 
nur yt 24,4 a^rem vor komt, fiir die metrische herstellung von 



a) § 15 ist Ys 51,7w 50,7sp. 



546 CARL SALEMANN, TJEBER EINB PARSENHANDSCHRirT 

ys 9,2sp aber von belangist: a^rem. pairi. ya6zda^entem.|), 34,13 c 
mizdein. 29 , 10 c azemcid. Inlautend ersclieinen noch heStu 33,7 c 
und usemahi 34,4 «. 

Wasz die lesarten betrift, so stimmen sie fast durchgangig 
zu Westergaard's codex K4 (N° IV p. 11 des in anm. 4. er- 
wanten cataloges), welcher ausz Persien stamt, und diser um- 
stand bestatigt nur noch mer die oben § 4 ausz gesprochene 
ansicht von gleicber herkunft unserer bds. Den wert der ein- 
zelnen varianten zu bestimmen , musz einem ein gehenderen 
studium der ga^a vor bebalten bleiben; ich begniige micb mit 
genauester verzeichnung der selben im vergleich zu Westergaards 
texte , selbst der kleinsten ortbograpbiscben verscbidenbeiten (wis 
J25 — -H). » — w,^ — V), und bemerke am rande, wo die bds. zu 
den von Westergaard nicbt recipierten lesarten des codex K4, 
oder zu denen der Spiegelscben auszgabe stimt. 



E i n 1 e i t u n g. 

(58) ^ ^j^\S _ „ 

Xsnao^ra. aburabe. mazda. asem. vobu Jo ya^a. abu. vairy6. 
^Jo asem. vobu. |^ ^J-^ *!^ 

^^syXoMf^^ ^\ ^XXahmy^a jLjs(>f f^\yXMi(X^ ^L^JLLaaw \::/».mk36sS 
^^^Xiy4^0<^ iu\je\ ^Kyuw(> \^ ^^syX^nX^ ^LyMLCw^ ^Ls&Loyu^ 
OUM(>\|(sic)Lw ^Ju*^(X3 «www^^ V aJ sLw ^^^\Jy^^y^ v^duwLxAj sLw 

Ujo j^t>«JLcL^\o 4XJU^*v^ dJ^ynf^ ^T^)^^ yi>l4> (^JyLwCfci^u xjLoJ 

;tsna6^ra. aburabe. mazda. asem. vobu. ji^^ frawarane. 
Juo x^ (s^/*,) \S sraosabe ^ \j yaM. abu. vairyao. zaot^. ^m/ L> 
abunem. vairim. tnum. paite. »U juw ya^a. abu. vairy6. jG 
ke. mna. mazda. x^.l [3 asabe: 



58 



DBR KAISERL. OEFFBNTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURa. 547 

XXVIII. 

1. Yanim. mano. yanim. vaco. yanem. ^yao^anem. asa6n6. 
zara^ustrahe: Fera. amesa. speilt^. gk&L ge. urwanem '): Nemo, 
ve. ga^a. asaonis Ldol. 
58 T 2. ^) I ya'^58 vjasa. nemanlia. usta. nazasto. — d) maiiiyeus.| 
pourwim. speiltahyi,. | syao^ana : — c) vaAheus. | mananhao. | 
%siiwisa. I urwanem. Aj .4>. 

3. a) mazda. | pairi.jo | mananha: — b) mananho. — c) rapiilto. 

4. a) va. I ufyanim. | apaourwim. — d) ;^sa^remca. a;KJa6nwam- 
nem : — c) a.maoi. | jasta: 

5. a) I me. an. gaire. ^) | dade. | mananha: — b) asisca. syao- 
59^enanam. — c) i(59)i sai. tawaca. | %asai. aesae. 

6. «) vaedamno: — b) sraosem. — c) ma^ra. | %rafstrai. 

7. «) vohu. gaidi. asa. dL daregayti: (sicj — 6) eres. vais. | 
mazda. | aojanhwad. rafenao : — c) daibiswato. dwaesS,. 

8. b) armaite. ^) \ isem. ^) maibyaica : — c) die 3 ersten worte 
sind ausz gelaszen| srewim. arada : *) 

9. a) vahistem. ^/3a. vahista. hazaosem: (sic) — b) frasostrai, — c) 
5'Jvyaei(59 v.)^)byasca. | ranhanhoi. | yowe: variheus. 

10. a) mazda. | ya. nais. — b) yoi. ^ema. daseme. *) — c) yMem. | 
zevistyanbo. ^) iso. ') %s^remca. 

11. a) asa. adca. ") — 15) mazda. — c) ve%smaibya. | %arai^ya.®) | 
srawa. 

12. a) nipanhe. *) | yawaetaitae. — b) mazda. abura. | sis^. | 
vaocanbe: — c) maifiyeus. | ee^nba. | pouruy6. 
60 13 L^Ujsl aby(60)a. yasa ^L ^O ya^a. abu. vairyo: ^L^^^ 
asem. vobti. aclww abya. yasam. '') baitim. y : yenbe. batam y^i b*. 

XXIX. 
1. a) %smaibya. | ^/Saraozdum. | tasd: — b) ama. aesmo. | abP) 
saya. deresca. tewesca: — c) vasta. ^; %smad. anyo. 



1) Eben so K4. 2) K4 me. an. gaire. 3) K4 und Sp. eben so. 
4) Sp. eben so. 5) Vgl. tafel II. 6) K4 qa". 7) W. Sp. abyasam. 
one varianten. 8) Oder abu°. 9> So conjiciert W., alle bdss. 
und Sp. lesen vastra. 



548 CARL SALEMANN, UEBER EINB PARSENHANDSCHRirT 

2.0} tasa. — d) %sayaut6. | gaodayo. ^/3a%s6: — c) usta.a° *) 
Idregwo. debis. ^) aesemem. 

3. «) asa. I adwaeso. gawo. paiti. marawad: — h) awaesam. | 
viduye. I sa. waite. a(eOv.)dreng. ereswanho : — c) keredusa :<>0v 

A. a) mairesto. yazi. yawarezoi. pairici^id : ^) — h) masyaisca. 
jvresaite. aipi. c** : ^) 

6 a) ahwa. | frinemana. — b) azjfa. hyad. ^) | dawaidi. feras§-by6 : 
— c) fsuyeiiite. 

6. a) ad. vaocad. | yi^w^. | vapus. vyanya. — b) aewa. — c) 
fsuyantica. vastryaeca. ^woresta. tatasa: (61). 6i 

7. a) tasad. I hazaoso : — b) %swidemca. | urusaeibyo. | sas- 
iiaya: — c) eea (neue zeile) wa. 

8. a) idawisto. | gtisata : — b) mazd^. - • c) carekere^ra. ') srawa- 
yenhe. | budemem. | va%e^raya: 

9. a) raosta. | anaesem. %sanmene. — b) vacem. | ye. ma. 
is^. %s^rim: 

10. a) aogo. I %satemca: — b) buse(61 v.)tis. — c) azemcid. | ciy 
mazda. | menhi. paourwim. 

11. a) %sa^remca. | ma. masa: — b) yu^em. m.azd^. fra^snene. 
I apaiti. — c) nin§,. *) \ ytismawatam. 

12. L^ubl abya. yasa. Ij .o ya^a. abu. vairyo. X^s>^ asem. 
vobu xTlww %smawaya. geus. urwam. baitim y: yenbe. batam. 

^ XXX. 

1. a) va;^isya. isento. | viduse: — b) staotaca. [ yesiiyaca. — 
c) raocebis. 

2. a) sraota. | (62) — b) awarena. *) v^. narim. *) n°. qaqyai. tanu- m 
ye: ') — c) baodanto. 

u. a) mainyu. paoruye. | ye. ma. — b) syao^anoi. — c) bu5§,nb6.| 
yi^yata. 

4. a) mainyu. | paourwim. dazd^: — b) apemem. — c) acasto. 
dregwotam. ^) | asaun^. 



1) Sp. eben so. 2) K4 ebenso. 3) Warum scbreibt W. bald 
by ad. bald yjfacj.? 4) K4 eben so, Sp. ntina. 



DER KAISBRL. OBFFENTL. BIBLIOTH, ZU ST. PETERSBURG. 549 

5. a) manawi.. — b) mainyus. | %ra6° vaste: *j — c) ;i^siia6sen. — 
62v(62 V.) sjao^anais. fraored. 

6. a). . . yisyata. (sic) daewa. cina. hyad. isa. debaoma: ^) — 
h) up§,. j^. hyad. — c) aesemem. 

7. a) ;k^sa^ra. — b) kehrpem. | iima: ^) — 6) aesam. | aanhad. ya^a. 
Ipourwyo : 

S. a) aesam. | jimaiti. — b) %sa^rem. | mananha. (ausz °ha.) 
I Yoi, vidaiti : — 6) asai. *). 
«3 9. a) qyama. | fraseiu. kerenaun. ^) — h) a. ma6yastr(63)a. — 
c) mana. 

10. a) adazi. — b) yaojante. | husitois. — c) asaqyaca. | za- 
zentt. *) vanhau. *) 

11. «) hyad. I sasa^a. [ masyi-riho: — b) qiica. (sic) | hyadca.| 
dregwo. debyo. raso. 

12. ahya. yasa \\^^i^ ya^a. ahu. vairyo. sLto. asem. vohu. 
i^iHw, ad. ta. va%syam. haitim. y. : yeiihe. hatam ^^yisS' ^Mt Aj- 

XXXI. 
03y \. a) VI. I sen(63 v.)nha. mahi: — b) ge^i,. vimarencaite : 

2. a) yezi. ') | urwan^. ^) | vaqy§;: — b) va. — c) jawamahi : 

3. a) mainjfu. | ^snutem. — h) hyad. urwatem. cazd6nhhwa.| 
dibyo. I rnazdi.. | vaoci,: — c) hazwa. | jawanto. 

64 4. a) mazdasca. — b) asaica. | vahista. (64) usasa. — c) 
;^;sa^rem. aojonnhawad. | vereda. vanaemi, drujm. 

k5. a) maoi. | voca. hyad. — h) viduye. ^) | daidai. | eresis: 
6. a) vaocad. ^J haitim. — e) %sa^rem. hyad. | va;^;sad. 
7. a) paouruyo. raocebis. ra6i^/3en. — c) mazda. mainyu. u^syoj 
niiremcid. 
64v 8. a) &(3{e4: v.)a. mnhi. paourwim. mazd§,. — b) ptarem. ^) 
icasmaini. hngrabem: — c) syao^anaesii. 

9. a) armaits. | tasa. as. z^ ^) — ^) mainyus. mazdi,. | aqyai. 
— c) ait^. ^) 



1) Sp. eben so. 2) K4 eben so. 3) K4 nnma. 4) K4 und 
Sp. eben so. 



550 CARL SALEMANN, UBBER EINE PARSBNHANDSCHRirT 

10, a) aqyai. fsuyantem : — h) asawa (sic, am ende der 
zeile) v^. fsinhim. — c) mazd^. | humeretois. 

il.a) mazd^. paourwim. | taso. — b) \ hyad. astawntem. dada. 
ustan(65)em: — c) liyad. syao^anaca. seng'hascL | dayate: 65 

12. a) braiti. | va. eres. vac§,. — d) vidwa. zaredaca. — c) anus. 
ha%s. ') armaitis. mainyu. peresaite. ^) 

13. a) awisjfa. | mazda. peresaite. ') — h) ayamaite. '')'bujim. — 
c) cismeng. 

14. «) jenghaitica. ^) — b) isudo. dadeute. "•) lasauno. — c) yasca.j 
dregwo. debyo. | heilkereta. 

16. a) p"(e5v.)a^ I maenis. | drigwaite. %sa^rem. hwaiti: — 65v 

b) dus. ^yao^anai. | hanarem. — c) adrujayailto : 

16. «) ;^sa^rein: — b) soi^raliya. | daqye. (am ende der 
zeile) us. | asa. fr° — c) syao^anasca: 

17. a) verenawaite. — b) viduse. mraote. | aipi. dP ^) — c) 
zdine. 

18. a) ma^r(e6)asca. — b) soi^rem. | daqyiim. — c) mare- 66 
kaeca. ^) \ snai^usa : 

19. a) gesta. | amahum. bis. — b) %sayamn6. hizwo. v^ >) : — 

c) ranaya : 

20. a) %say6 : — b) dus. qo awetas. — c) ya. | syao^anais.] 
naisad : 

21. b) asaqyaca. qapai^yad. %s° — c) t^ {66 v.) v^ | mainyu. ^yao. esv 
^anaisca. 

22. a) hudanbe. ya^ena. — b) %sa^ra. | syao^anaca. — c) mazdS,. 

23. i,jg\_>| abya. yasa. Xj •<> ya^a. abu. vairyo. sL^ asem. 
vobu. aUu ta. ve. urwatam. baitim. y: yenbe. batam. ^ \j. 

XXXIT. 
1. a) aqyaca. | aba. — c) va. da. bisenti: 
2.^) %sa5rad. | paiti. ') mraod. | bus. ba%a. '') — c) v(67)e.|07 
|vanbim. yaremaidi. 



1) Sp. elen so. 2) Sp. ebenso, W.'s °haitica.' ist offenbar verdrukt. 3)K4ebenso. 
4) K4 und Sp. eben so. 



» 



DER KAISBRL. OBFFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 551 

3. a) aka(neue zeile)ad. | staci^rem : — 3) va. | yazaite. |pairi. 
m^: — c) syaomam. | asruzdum. biimaya. haptai^e: 

4. a) yaad. yusta. frami. | masya. — d) va;^sente. daewo. z^ •)! 
sizSyamna. 

5. a) debenaota. masim. hjyatois. — d) lijf ad. va. | mainjfus : 

— c) syao^anem. | %say6: 

07v 6. a) pouru. aena. ena;^sta. (67 v.) | srawayeiti. yezi. — d) 
marane. ') | vahsta. voista. — c) ve. 2) | %sa^r6.sennh6. 

7. a) aesam. | aojoi. ^) — b) yajoya. sennhaite. — c) yaesam. 
|ire%tem. ^) 

8. a) aesam. | viwanhuso. | yam. ascid. — b) ye. masyeng. 
ci^nuso. baga. qaremno: (sic) — c)"aesamcid. 

9. a) dus. s^ I maorendad. | sennhanais. — b) bere^am. — c) 
Gsmainyeus. | yusm(custos:)aibya. gereze. (68) gereze: 

10. a) srawa. morendad. *) | vaenaiihe. aogeda: — b) asibya. 

— c) vadre. | asaune: 

11. fl) maorendnn. | drigwato. mazbis.^) cikoitres: — h) anbiisca.^) 

— c) asaono. mazda. raresyan. 

12. a) ^yao^anad. — b) mraod. | morendan. | urwa%s. u^. ^) 
jyaotum. — c) \ karapa. %sa^remca. isanam. drujim: ') 

68v 1 3. a) %sa5ra. [ bisasad. acistabya. (68 v.) demane. — b) 
anbeus. mara;t:tar6. | jigerezaad. ka. me : — c) ^/3ya. | dutim. ^) 

14. a) $6i. '^) I %ratus. — b) vareci,. *) | fraidiv^a. by ad. — c) 
jai^yai. mraoi. ( duraosem. saocajfad. 

15. a) ne. nasa. ') — b) aibi. | danti. | ^sayamneug. — c) 
bairy^nte. ') | ademane. 

16. a) usuruye. sayascid. dabmaya : — b) %sayas. mazdi,. a° 
69(69) I ai^iscid. — c) bjfad. aenanbe. | eeanii. isyeng. 

17. L^Ljl abya. yasa. ^L .4> ya^a. abu. vairyo. J ^'^ asem. 
vobu. is^!^ qaettimaif^yem. baitim. (^tem.) y: yeiibe. hatam. yjXj. 

XXIII. 
l,a) ya^i,. | i^a. varesite. | paouruyeb jf a : — b) syao^ana. 
I byadca. asaone : ') — c) yeqyaca. bememyasate. | arezwa: 

1) Sp. eben so. 2) K4. eben so. 



552 GAEL SALEMANN, UEBER EINE PARSENHANDSOHRrPT 

2. «) dregwaite. — ^) z^ v^ vresaite. astim: (sic) — c) zaose. 

3. a) asaone. | qaete. — b) shmL (69 v.) | ^/3a%san]ia. — c)6!)v 
vastre. 

4. a) mazda. — d) taremaitim. ^) verezenaqyaca. 2) | drujim. '') 
6.0) yaste. vispe. m^J) sraosem. sraozbya. awanhane: — 

h) drego. j° I %sa^rem. — c) yaesum. | saeiti: 

6. a) zaota. | mainjfeus. — 6) verezyeidyai. ""j — c) ta (70) t"70 
izyai. ^) \ Mm. po : 

7. a) ama. | qai^yaca. j daresadca : — d) smye. "•) | magaono ; 
• — c) hentii. 

8. a) fromoi. frawozdiim. | sawai. — b) mazda. %smawat6.| 
•staomya. vaca: — c) ameretasca. ^) | haurwatas. ^) draono: 

9. fl) mazd§,. | mainyiim. asao. %sayaiita. sare. dyaya: — b) 
me^a. — c) hakurenem. ^) | hacante. 

10. a) ya. ^) | anhare. "") yasca. (70 v.) — b) zaose. aba^so. hwa:70v 
— c) u%sya. I %sa^ra. | ustatanum : L^ot. 

11. a) mazdasca. — b) fradad. g° ^) | %sa^remca: — c) sraota. 
I marezdata. | ada. kahyacid. 3) _ ^jCft5^ .Ls auw 

12. a) usmoi. uzareswa. | tiwisim. — b) maiiiyu. | vanhuya. 
zawo. ^) ada : — c) fseratum : ^) 

I'S.a) vouru. casane. "■) doisi. — b) ;^sa^rahya. | asem. — c) 
armaite. ^) | frada;:^saya. 

14:. a) tanw(71) ascid. qaqya. — b) mananhasca. — c) syao-'^i 
S-anahya. asai. | u%^aqyaca. srasem. %sa^remca. 

15. Lflot ahya. yasa. A^ ,4> ya^a. ahu. vairyo. >L^ asem. 
vohu. isHLm ya^ais. i^am. haitim. y: yenhe. hatam. 

XXXIY. 

1. a) syao^ana. — b) taibyo. | %sa^remca. — c) aesam. | 
pourutemais. daste: 

2. a) itoi. I mainyiusca. vanbus. — b) spentaqyaca. | sya6^ana.| 
hacaite. "■) — c) Pairi. ^) gai^e. %smawat6. vahme. mazda. (sic) 
garo. bis. st° (sic). 



1) Sp. ebp" so. 2) K4 eben so. 3) K4 und Sp. eben so. 



DBR KAISERL. OBrrENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETEIISBURG. 553 

iv 3. «) ad. (71 V.) I almrS,. | asaic^,. dami,: — i) ;%^sa^r6i. | 
^raostS,. — c) mazd^. ^) ;:tsinawasu. 

4.0) a^rem. | aojoanhawantem. | usemalii: — h) asistim. ein°. 
asa. usemahi: asistim. em°. stoi. rapaute. ci^ra. aw°: (sic) — c) 
mazdL dabisyafite. zastaistais. ^) 

5. a) %sa^rem. | syao^anai. | ha^mi:^) b) mananh^. | dregem. 
yusmakem : — c) Pare. va6%ema. d°. %rafstrais. masjf aisca :" (sic). 
f:2 6. a) mazdS.. — h) ad. (72) | data. | visp§,. me^a. 

7. a) aredrS,. mazdS,. | mananlia : — b) TAQ^enL \ useare : — c) 
anyem. yusmad. | na. srazdum: 

8. a) ^yao^anais. byente. yaesii. | pourubyo. ^) — h) hyad. as.') 
aojyS.. "■) I (5paby§,. mazdS;. — c) mainyafita. | duire. ') 

9. a) viduso : — b) dus. ^) syao^ana. | ewistt. *) — c) mas. | ahma 
f2v(72 v)d. uruna. 

10. a) syao^anS,. vaocad. gerebam. — b) spntamca. | vidwa. 
hai^am. asahy§<: — c) mazdS,. %sa^r6i. | vojfai^ra: 

11.^9 ubi. — b) %sa^rl | ya;t:sad. — c) tewisi. | vidwaesam. 

12. a) vast. — b) mazdS,. frawaoca. | vidayad. | rasanam. ^) — 
c) sisanS,. 

13. a) adwanem. | ye. | mraos. — b) daena. sao^yantam. | 
?3 asacid. urwa^sad : — c) ciwist§,. (73) | mizdem. mazd§-. | da^rem : 

14. a) astwaite. ^) — b) §ya6^ana. | verezene. ^) — c) %sma- 
kam. I v° UsJof. 

15. a) ^yao^anaca. vaoca. — b) tatH. | iSudem. c) %sinaka. 
;^;sa^ra. ahurS,. ferasem. | da. ^L ^1 (T^^- 

16. ahya. yasa. .L •4> ya^a. ahu. vairyo. s^-^ asem. voM. 
aJlwM ya. ^yao^anaMm. bai^im. y: 

Abunwait. ga^am. asaonim. asabe. ratum. y: abunwatya. ga^af a. 

haudata. y: yedbe. batam. ^ U nemasca. ya. armaitis. aejaca. 

'3v.b 2Lw ya^a. abu. vairyo. .t> yasnemca (73 v.) v: ao: z: a: 

sraosabe. h abuiryebe. asem. vobli. Jo ahmai. risca U vispo. 

qa^rem. asem. vobti. Jo 



1^ K4 eben so. 2) K4 und Sp. eben so. 3) Sp. ebcn so. 

42 



554 CARL SALEMANN, UEBER EINE PARSENHANDSCHRirT 

III. Die glossakb. 

18. Von den beiden in unserer handschrift enthaltenen Pehlevt- 
Pazand-glossaren, ist das erste schon dnrcli destur Darabs bearbei- 
tung (Anq. Z A II 476—530 = Kl. Ill 167—196) und die oben 
8. 495 2) erwante auszgabe bekant. Doch bat der gelerte destur , 
dessen arbeit die feststellung des textes hauptaschlicb war, warend 
das bei gegebene glossar reicbbaltige beitrage von Haug enthalt , 
nicht immer verstanden alien anspriicben europaiscber kritik zu 
geniigen. Wenigstens glaube icb ausz sprecben zu diirfen, dasz 
die genante auszgabe auf jeden, der sie studiert oder benuzt 
hat, den eindruk von etwasz um gearbeitetem , icb mocbte fast 
sagen retoucbiertem , macbt, und den leser an vilen stellen im 
sticbe laszt, wenn es sicb fragt, auf welcher handschriftlicben 
autoritat denn eigentlicb die gebotene lesart berube. Je scbwan- 
kender fiirs erste nocb der boden ist, den wir beim studium 
des Pehlevi unter den fiiszen fulen, um so raer ist die pein- 
licbste genauigkeit, und die gewiszenbafteste unterscbeidung des 
iiberlieferten und des selbst gefundenen pflicbt eines jeden , nicht 
nur im interesse der wiszenschaft allein, welche gewis nur bei 
volstandig sicberem materiale fort schreiten kan, sondern auch 
im eigenen und in dem der mitarbeiter, denen das zeit und 
kraft kostende nachbeszern moglichst erspart werden musz. Bei 
disem urteile iiber die Bombayer edition war es mir von ganz 
besonderem interesse, unseren codex mit der selben zu collatio- 
nieren, und da stelte sicb denn sogleich herausz, dasz er troz 
seines bedeutenden wertes fiir die kritik der einzelnen , doch 
nicht rein die urspriingliche textgestalt iiber] iefert. Schon die 
einteilung in capital ist in der handschrift von der in der ausz- 
gabe vor ligenden zimlich verschiden, sowie auch die anzal der 
selben, deren in der auszgabe 20, in der hds. etwa 32 gezalt 
werden; und dabei ist die zalung der capitel durchausz nicht 
durch gefiirt. So ist der erste abschnit nicht als cap. I ge- 
kennzeiv^^hnet , obgleich sofort auf in cap. II — XVII (cap. IX 



DER KAISERL. OEFFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 555 

ist nicht bezeichnet) in regelrecliter zalung folgen, welche 
aber dann ab bricht , mit XXII wider auf genommen, aber schon 
mit XXIII auf gegebeii wird. Trozdem sind noch 10 weitere 
abscbnitte deatlich zu unterscheiden, bisz am scblusz widerum 
der anfaiig von cap. II und ein weiteres stiikchen erscbeinen. 
Ich babe iui folgenden abdrucke dise capiteleinteilung durcb 
zu furen gesucbt, die von mir suppliierten uberscbriften aber 
selbstverstandlicb ein geklammert. Hier moge jezt eine colla- 
tion des codex und der auszgabe in betref der einteilung iren 
plaz finden: 
Cod. I — Ed. deest. 

„ II— XIII — „ II— XIIL 

„ XIV — „ XIV. XV. 

„ XV — „ XVI. XVII. 

„ XVI. XVII — „ XVIII. XIX. 

„ XVIII— XXIII — „ XX. 

„ XXIV — „ Pronouns p. 18. 

„ XXV — „ Adverbs p. 18. 

„ XXVI — „ Some adjectives etc. p. 19. 

„ XXVII. XXVIII— „ Append. I. p. 19. 

„ XXIX — „ Numerals p. 20. 

„ XXX — „ Coins and Money p. 21. 

„ XXXI — „ Append. II. p. 21. 

„ XXXII. — „ deest. 

„ Appendix A — „ I. 

„ » B — „ II. 

„ „ C — „ deest. 

Da icb leider keine andere bandschrift dises glossars habe 
kennen lernen konnen, so kan icb mir iiber seine urspriinglicbe 
anordnung und einteilung ausz den beiden vor ligenden recen- 
sionen kein urteil bilden; sovil ist aber schon jezt sicber, dasz 
die ordnung der auszgabe in 22 capitel und verscbidene appen- 
dices weder von alien handscbriften beobacbtet wird, noch die 
alteste sein kan. 



556 CARL SALEMANN, UEBBR EINB PARSENHANDBCHRirT 

Wasz unsere recension fur die kritik des glossars und fiir das 
Pelilevilexicon iiberhaupt fur nutzen gewart , kann hier nur im 
algemeinen an gedeutet werden, da schon die beszeren lesarten 
(wie ir'^^ntew fiir ii»"?*V-H5j )K)c? fiir -»^^, J*»^A»i.„ fur J*»^^n) auf 
zalen fast das ganze glossar widerholen hiesze, und die in der 
auszgabe felenden worte und formen schon eine ganz statliche 
reihe bilden wiirden. Ich habe es vor gezogen anstat solcher 
auszfiirungen , welche docli zulezt kein ganz klares bild von der 
art und weise diser recension geben wiirden , das ganze glossar 
diplomatisch genau, selbst mit angabe der zeilen, ab drucken 
zu laszen, und fiige am rande die wichtigsten varianten der 
auszgabe hinzu. Wenn ich sage die wichtigsten, so verstehe 
ich verschidenheiten besonders i in der anordnung , und ausz- 
laszungen oder zusatze der einen oder der anderen quelle. AUe 
rein orthographischen differenzen habe ich iibergehen zu konnen 
geglaubt, sie batten zu vilen raum ein genommen, und waren 
fiir meinen zwek schlieszlich doch kaum von besonderem nutzen. 

tJber das zweite der hier veroflfentlichten glossare kan ich 
mich kiirzer faszen. Es beruht, wie wol noch manche seiner 
art*^), hauptsachlich auf dem eben besprochenen , unterscheidet 
sich von im aber darin, dasz es die worte nicht nach begriffen 
und redeteilen, sondern alphabetisch geordnet auf fiirt. Die rei- 
henfolge der buchstaben ist ausz der oben p. 504. 505 gegebenen 



45) Zwei soleher glossare sind rair zuganglich. Das eine ist in dem oben nota 31) 
beschribenen Pak Khordeh AvastS, auf pag. 1 — 34 befindlich, und bietet auf den ersten 
3 seiten ein Peblevi-alpbabet und syllabar ganz in der ordnung des neupersischen , 
auf p. 4 — 7 einige phi. verba durcb conjugiert, auf p. 8 — 16 infinitive und p. 16 fine 
bisz zu ende allerlei worte alphabetisch geordnet, das ganze mit np. interlinear- 
iibersetzung. — Das andere glossar ist guzerathi-phl. und um gekert in zwei diinnen 
lithographierten heftchen, welche folgende titel tragen: 

^doH(ui ' ^^- M^cddl. II ^{^}[ II ^MicJ). srrl;^. tiiiHi( n w(^^' ^^J^- u?)^(i<ai- 
^ II i^^^di |iuii II e^^iai ^« II <Bim^|ui6d^o(«?l=h|^^TTf II ^iyi<=<iHi4i' n ^tT' 

*» ^^c |*<dci^il(cO 66 pp. 8*>. — ^fTrft- ^. f?T5rT^. q"^criJ|. II Cfi^^^Ml dann 
wie oben ^° SJTo^o n iro^oSTTo II ^o ji° II J^ST^TT II ilvii-N|H^i II ^MIcJ). ^.Il 
?T°\^^i: ^^ 50 pp. 8''. Beide sind offenbar ganz modernen ursprungs. 



4 



DER KATSERL. OEEFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURa. 557 

tabelle sub V ersichtlich. Groszen wert vermag ich im nicht 
bei ZU legen; seine bedeutung ligt bauptsachlich in den vari- 
anten, welcbe es fiir das glossar i bietet; denn obgleich beide 
in der selben handschrift befindlich, ist II nicbt einfacb im al- 
phabetischer index zu I, sondern musz auf eine andere vorlage 
zuriik geben, wie mich eine genaue collationierung beider ge- 
lert hat. Auszerdem bietet die bandscbrift am rande zalreicbe 
zusatze, welcbe icb binter jedem abscbnitte nacb drei sternen 
binzu gefiigt babe, jedocb nicbt volstandig , da sich zu vile wider- 
holungen fanden *^). 



DAS ERSTE GLOSSAR. 



§19. 



•>0 ••• i 



i 



r^ Yiy3 -Hi -^^rr ^'•^ ■» ^ ncj (^) 

*^rM Hyii^ -^^ff" ^**soo ■> )«3-'*»«3 h(id ^ 

j.^^j». Jii^ J ^ ),ej (1 v) *7) 

J -.■ J •.• s? '.-^ '.' -- ••• ^ '.' ^ '•' ^ VJJ-.--2 

vj V 'S ',' te^-.-j V ^ '.'(^,- h V ^ •.;jv -- 

^ •• e) *•• Y '-'(si'-'y '•' ^''' \ *•■ i^'-* -^ ••• 1 ••• ^ 



[Cap. I.]«) 



ardiwabist . raoj .vabman 2. raoj . aormizd . raoj . raojaba 
^Y ' )^)r ^Y • »^^?1C3J • ^Y ' ^fn«)o ^Y 

raoj . qurdad 4 raoj . speildamad . raoj . sahriwar 3 raoj 

4y . V ^Y ' )Y'0' • ^Y ' 111^ • ^Y JfO • ^Y ' Wi^ 
ra6j^qur 6 raoj . a/3an . raoj . a^ur . raoj 5 day . raoj . amurdad 



46) Im folgenden abdrucke sind die ligaturen der lids, so genau dar gestelt, wie 
68 mit den vorhandenen typen nur irgend raoglich war, 47) Vgl. taf. I. 

a) Diser ganze abschnit felt in der Edition; bei Anquetil II p. 523. 524 findet 
sich hinter dem glossar die lists der monatstage. 



558 CARL SALEMANN, ueber EiNE parsenhandschrift 

^Y (2v). ))^^ ' 4y -^w • ^Y ' -of ^y ' 4^ • -^v • -^o*^ 
raoj . mihr . raoj . day . raqj . gaos 7 raoj. tir .raoj.mah 

^ 4y • ir^A • ^Y ' )Y^\^^ ■» ^Y ■ t-v^ • ^Y ' -H^y" 
ram 3 raoj . viraraii . raoj . parwardm 2 i raoj . rasn . raoj . sraos 

1^^-v-" • 4y ' »(e>^-" • ^Y rO -^JfO • ^Y - )^) • ^Y 

astad . raoj . ard . raoj 4 din . day . raoj . vad . ra6j 
i jj"-^-")- . 4y ' hf^y^Y*^ ^Y ' w-^-T^ • ^Y ' »r-^-" ^y 
J anaran , raoj . maSraspeild 6 raoj . zamyad . raoj . asman 5 raoj 

arkajfa . cah . bilay naivday . satmata . kill . katas 7 



. ff^el^M 


. ^uo»^ . /,^^^,^ . ^Y 


. arkya 


. maM . kenara 2 . joy 


Cap. U.^ 




^^« . ^^^ . 


k JU^Jjtt i j5 . -J^^^ 


sta . staya . 


^arta © dar . du5ig3ar 



. laka . gae3'i . stalia 

. x^^ • apra . aprya . Mm 6 laka . zimin . zimik . dimik 5 bum 

. madina . modina . sahr . sateii . jay . jinak . gil . tina 7 

. rah . ras . dya . mata 3 rosta . ro^astak . sahristan2 

gah . gas . saygan . mana5 . yajar . soka . %lay 4 satna 

• l-nyJ (4;) zjMu . jjM^ . ju^Jii i/)))Hy ' -"^ • ^J*»)^ ♦ w^^oo * 

. raha'^'^ baba . ban . arbaeta 7 ;^ana . baeta . kenar . satar 6 

. d6za;:t^ . sol 3 man . kosa . bapgun , bay 2 . basd . asya/3 



a) Ed. 3,1. ^))oV ^) ^^^- [■»)»]' °™- ^^ ^°^- ^- ''^- ^ -^K)*)' ^^ ^^^i. 
/) -(j^JMjA. ^) ora., wol fiilschlici widerholt. //) Ch. II p. 2, andere iiberschrift. 
i) ordnet 2.3.4.5.1.8.9. i;) corrigiert ausz aumJja artai. /) om. m) Jjj. n) jju., 

o) J^^ , ^ fiir ju Oder y, komt iiberausz oft in Ed. vor: ob im anschlusz an hds9. ? 

p) )Y^^JoJ^J^y. q) j»^j»5jJ. r) ju^.tf)j. s)^- i) -MJJ*- «) add. Jj»^. ») add. 

o^j^^l.^^jj.] nach cod. D. E. w) jj>^^ ^) AJ-»»)A- V) A)PO* ^^ ^^^' ^^' 
«a) corr. ane-z rah^. **j ^jm. re) add jb5j». 



DER KAISERL. OEFPENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 559 
Cap. lll.a 

. drya/5 5 demdem(e)ya . zray . a/3 . maya 4 abaha . sidigar 
, cah . bi 7 lay . nayvda . satmata . keb 6 . katas . rod . dema 

4t . ^-H3^ ' -»A^1^ (4 V.) J)» . ^i^J» 

* . mabi . kenara joy . alkya 

Cap. IV.^ 

. pag . juv 3 . sag . gandum . ag . miwaba 2 . dang . cibarum 

, tabna 5 tu%m . zana . bazray vinu . naq 4 ud . arzun . gawars 
. j»^jj riy^j» . ^^^ . j^ecs^i^ • ^*^ • i^ej^ • ^'^^ • -Hy^ 
. lama 7 ard . kama . kunjid '. simag 6 . zaed . kismag . kab 

. mug 2 . dagnjfa . dera;^t . Sajaray . garma . goma . nan 

4 caijSa . jaiba . nay . kanya 3 gul . varta . mort . finita 

. sij3 6 taopa . bib . spaljilya 5 yadrailg . bilbo^ya . baezem 
5t(5v) .. Jj»r • -"ifH ♦ sjt)^ j.^)j . )s?<5r • -^^-C)^ 

.. anar . r6mana . remona 7 roremna . urmod . komatra 

. %arbiza 3 . marboya . arbocina . helu 2 pang . biluji . masma^ya 

. iljir 4 tin . %f ar . bocina 

«)Ch.IIIp.2. h)jj». c) oyiS. Jf <0 add. ^J^^ .M^. e) h^- /)cf.obenfol. 
2v,7. .,y)Ch.IVp.3. -^).Cl^r *■) -cW- -t) add. ^,e3^. /) ^^. rn) t^M^f^. 
n) 3ij». 0) ^.^;. p) J^Q^. q) J,, r) verschriben , Ed. richtig ^f^u,. s) om. 

48) AJ^^ hier ist eigentlich §. 49) Die ligaturen mit 5r bezeichne ich dutch die jenigen 
mit \ aber accentuiert: ^' ^' usw.; im codex ist i durch stricben, vgl. taf. Ill z. 5. 



560 CARL SAliEMANN, TJBBBtl BINE PARSENSANDsCHRIf T 

Cap. V.« 



. ;^urma . tag 6 ilgiir . ilbeman . raz . kalma 5 . qaresn . pafijum 

. jam . manman ba^a . basya . may . amara 7 . as . asya 

. gobasya 3 . qar . sakra . sakar . ^-»»-^) 2 ^-w . atur . alya 

qa§ . basim . ilgmin 
Cap. VI. -t 



ij 



A. 



. MlJi 



X 



. pyaz . simasdar . tara . bakSra . jalka . taraba . sasum 4 
. gasniz • kozbarta . kasni 7 ilgopa . sir . toma . swan 6 

. n j^i . jj^y (6 v) 6y 

. gyab . gabba 
Cap. YlLo 



3 tora . tona . ustur . jimna o ciharp 2 ay . haptum 
%ar . %amra . amna . maSayan 4 remaka . asp . sosya . ga/3 
. barrun . bar^un . gaospeud 6 kaina . kalya . aster . kotina 5 
. az . ka/3id . figot mis . arrun . vira . kona . pa 7 zen 
. azora . sibrid 3 dubred . akbarid . vabi . zazra 2 buz . azag 



«)Ch.Vp.4. b)S'y c) ^^, richtig. aT) j-^. ^) ^^K"- /) add. ^^^j». 
^)om. /^)^«^. i)^jf,^y,. ^)Ch.VIp.4. /)^^. »^)^^j. «)aoO^'. o)Ch.VII 
p. 5. p) j»(yJ)^. ?) J^^)»»- r) ^ ; unser cod. hat wol ^ haben sollen. s) ^y^itt^. 
teey^ «) add. ^^ f) 5jj. ?<?) jASf a-) ^j*.,. y) o ^^jJJ». ^w^- 



BER KAISERL. OET'I'ENTti. BIBLIOTH. ZTT ST. PETERSBURG. 



masya 
kaf§ 



i))'^4 



sir 5 alja . pi 
post 7 .. peair 



^i^ 



talba 
g'ufta 



ahu 4 



tiba 



d 



1)^1 



rao/an 6 



Cap. VIII.^ 



murv^ 2 zazrontirya 



tarnawarya 



;^jr6s 4 alka 
%arun 6 %awan . perestuk . s6s6barbita 5 kark 



^J^^^CJ 



■Hyv)^ (7 V 
tafigorya 

dalman 3 
S 



murwan 



561 

. %6k 
maSya 



hastum 



caca 



.V 



n^t^Ai 



. malik . kamca 



X 



parestan 7 bazkdnitan 



carbo^ya 
nikug . laka 



'a 
parg 



rarag 



4^ 



• 1 



^5ri)(8). 



[Cap. 1X}P 

. sir . asdar . talman 2 gurg . gurba . somarman . kalba sag 
•«iV'^- _^^ * <^^^ "0 * -"^"^^^ • i^-HyeJp -jjjij^ • ""NO 

. tora . yazba . tatmimam 4 ;^jers . tatmata . ropah . azba 3 diba 

. zaildapil 6 .. zailglota . pil . babar 5 bita 
Cap. X.^ 



V 


. y^(^ 


• to))^ 


. W)))^ 


joo^^r 


^5 . 


^w 


cihr 


. catar 


. tan 


. twan , 


andam 7 alia . 


dar . 


dahum 


syy^ej • 


^j^- 


. i^^^i. . 


;r-«soy) 


nr • -H)-^' 


^e)of -^ 


•o^CSv) 


pai . 


akbya 


. asta . 


varkata 2 


qun . damaya . 


g6§t . 


bsrajfa 


^■HX) 


.^^ • ^^4 - ^^ 


^« • ^r'.J^ 


-^ 


• -YJ-^ 


. sar5 


man . muy . mazda . sabsaba 4 sar . rwaesman . ray 


.jajfa3 



f^) ny- *) cy-'O- ^) j(,-i(5^, richtig. ^) j^i^ ^) add. u.^5r^3^ /) om., add. 
^.j>f^^. ^)Ch.VIIIp.5. i^)^^„^r^ ^)V' ^) corr. ausz marv. /) corr. 
ausz ja.,i«. w) j»i^,y «) oj^. j\i). 0) n^^e>- J") ^"^ ''°^- °^® uberschrift, 
Ed. Ch. IX p. 6. q-g) um gestellt. r) i^j^ji'. sj ordnet 3. 4. 5. 1. 2. 6. if) j,^,>. 

«) add. i*iia^. v) Ch. X p. 6. w) om. x) it^)ij\- v) Jfl- ^) ■*^- 



562 CARL SALEMANN, FEBER EINE PARSENHANDSCHRIFT 

7 casm . ayoman . pisani . soman 6 ^f . rara . %unya . vars 

my . hopman . ^afida'^ satina . nigah . nkas . nakdar 

aprust . sarman . la/3 3 saptina . dihen . poinman . vini 2 talman 

manda . awaz , adop 5 hizwan . sna . gobya . daildan 4 kaka 

drojf . kadba . rast 7 radaka . raz . sarkota . vag 6 kala . saqun 

^(i^Qf • )^^^' #5 •• )Y*^'^ ' h\ •■^i»)- -»V.M9v) -V--9T 
hocatpman . dast . yadman 2 .. geri/3 . colman . ris . dika alka 

ada . piist . gabibmi 4 man . apman . var. asya . ilgu 3 §t 

^•»-» • 1)^^-^- • ^Y ' 1)4^'^^ •^•»^- ^^^^ ' ^^ 
aerman . has 6 kamb . dosman . karzdiman . dil5rabbimaman .gan 

tanwar cuz . abcmamcya . bacocya 7 ... kir . abar 
bzana 3 . pa . husnuy . papar . papra 2 kun . satman . sakman 

pay . lagarman . zan4 
Cap. XL* 

parba . parbay . mardum . ilso 5 la . gagan . dar . yazdahum 4 
ajSurnay .. bitana . mard . ga 7 bana . kas . adus . zaewilda 6 



a) WiQ,> richtig, und add. iaoA) 6) aJ^. c) konte auch ;^andak, ;gandaigelesen 
werden. d) add. ^^^^ e) ^Ja^. f) die ligatur j^silit ini 3od. ofters wie y^ 
ausz. g) fy^. ^i) iyiy. i) ^i^- i) o ^,^5 . jijji) .^^i^. ^) ^^• ^ yio^'^' 
m) J(jew»^ o QiM. n)^Yo ^b^j^ o) )\^- P) o™- ?) a^^. o),».^.J^i». »") J^eJ. 

s) Ch. XI p. 8. t) ^5j,. «) hat dazwischen noch 4 zeilen text, die in unserem codex 
ausz gefallen sind; s. das folgende cap. note /). t;) hier sind nach Ed. ausz gefallen: 

• j^f • »>4r<» ^)Y^' 



lly 



DBR KAISERL. OBf FENTL. BlBLlOTH. ZU ST. PflTERSBURa. 563 

Cap. XII.« 

padsah 3 .. sarita . mardumaa . afi 2 gan . dwazdahum 

mill 6 mas . kas . kad . sah . mal 5 ka . sahryar . mlkota 4 . da%y6/3ad[ 

barbita . vuzurg raba . salar . s/3dar 7 . bulefid . zayaen 

• ^rK ' ^r^)^ vaspur 
. tjSani . topani 2 Jjojj 

T • WCJ -J)-" )^^^ • ^^) • ^ . ^^^ -g))^ . ^^)]/ 
am . pid . ab 4 maSa . vakad . nar . zakar 3 . zan . nisman 

%atmanar . quh . %at 6 man. bra^ar . barwar . brad 5 x^ • ma^ 

ire)*)* • f^u • "<j)ej(llv). ^ . K,r^^ . 3j,y y^-Hyr 

du;^t . biiltaman . pus . binman . parzeil . pafidaild 7 qalier 

bopasman . kenijak . ric 3 ita. rapita . rae^a . rapya 2 rapha 

. twani . qaes . nipasman 4 qad 

. malkata . banoy 7. monita . ujuman. arsan 6 kafisya . mubr . modar 5 

.. kiha . kaita . aostad 2 pakita . geiljor . geiljobar babus 

Cap. XIII.^ 

. befida . ba;^en . ya%en . mardu 4 man . aeryegan . 8izdahum3 

• "H3-^^ •^•'.w--. )M^-Hy • i^eJif I'eej?-^ • ^.^ • iy^ - ^»^-^)Hy 
. mansya 7 . asoy . halob . m6/3ed 6 magopid . moy . magoy . hwe 5 st 

a) Ch. XII p. 8. b) ordnet 3. i^^^joo 2- 1- ^) O'-'t ^ «>'-'-^' ^^ ™i*l^g*- 
tur; Ed. jjiS! ^■) die ein geklamnierten worte gehoren ins vorige capitel zu notew). 

g) vgl. p. 562 n. /). h) ^j^ (!). i) ^A. ;) om. k) 5,f^5. -»»;€J(sJ- 
»t) om. dittographie, fol. 11, 2. ») ji^j^^".^. o) jy^nrj- ^) W^- ?) ^^• 
XIII p. 9. r-r) o ^3)1 . ,)q,i . ,)^, *) add. o^^po*- ^) *^^- -^b^f"^* 



564 CARL SALEMANN, UEBER EINE PARSENHANDSCHRIFT 

, datobar . da5istan . dina 2 dastiir . dastobar . aerpid . . mar^f a 

. ^rapi . rasi 5 .. rapmaman . asagerd 4 datobar . rakita . dawar 3 
(13).-^j-(j. j-^)^^r . mizdur _JJy^'^ ■ J-«?-»»Jej • i^^i^ -a^j^ i3 
. sarara . hostubar . Jf^ 7 mizdobar . frstar . kosa 6 amotya 

. §az 3 da . duzd . zoba . ni/3 . tag 2 hosyar . rkota . I ostigan 

)r^) ' in • vinahkar 
. va 4 hman . vawan . /J'»^-o-*n 
Cap. XIV.^ 

nasoba 6 re . dar . an . zak . aoy . var 5 . asobare . cihardahum 
jii^j* (13v) ^fO** • ^-yj^o • ■H^'YjieJ'^ ^^ny ^kx • ^^^h^sv 

aswar asobar . pr^ya . pan^ya 7 ayoraz . adoraz . naqar 

sijSser . dobra . vistan 3 . sagitonitan . keman . kaso 2 ta . tir . atya 

masna 6 .. niza . rasni . spar . rapun 5 . tiz . atotn . kart . sgina 4 

. masgar 
Cap. XY.o 

a6i§ . aobis . ci . maman . di/3ire . dafgune 7 pazdahum 

.,1„,^_jy . -^,^. -^, n*? • -««« • ^«^ • 'vV ?.lo« 

tana . zaba . tota . j6ta 3 jama . papya . d/3ir . dafgun 2 pasca 
nijSidan 6 .. gasota . nama . kata 5 . morud . magrta . madae^ 4 
azman . azdeman . srob . paigam . paitam 7 . a/3rali . a/3ras 



ds) om. i) ^jJjtQ^^jtt. c) sic, lis rahi. d) corr. ausz j^° Ed. ^^i^°. e) cf. 
p. 562 n. /). /) ^i.i)^„. ^) Ch. XIV p. 10. h) davor . „ . t, o ^^V • ^« 
i) o ,^ . i^l k) '^»,yS codd. ^j^,^; add. jy^. I) add. ^g, . ^.^. »t> Ch. XV p. 10. 
n) J*»^.^^. o) Ch. XVI p. 11. p) om., vgl. /). q) i^j^jo^j varr. ijyA)^; u. pasaj. 
r) /)^^ var. ^. *)ji^. 2J) i),^. «) ^eV" ^) ."^^WJ^ *^^ -^H.^- ^)-^^r 
o ,^jo . 4^f y) Ch.' XVII p. 11. 



DER KAISERL. OEFFENTL, BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 565 

.. arbirya . tasi . acirt 3 jolaha . sobaka . sopaka 2 azd . saqun 

.. ^ . -«eji^ • )ny^^ 
.. jama . topa . pirahen 4 
Cap. XVI.^ 

. kasp . qas 7 ta . vanka . keh . naksya 6 . ay6;^jsust . sazdahum 5 

. saem . kaipa 2 . zar . zaba . taba . daba gwhar . kaspema . arj 

. mandom . haer 4 capua . cabun . dang . mad . drem 3 zozan . jojan 

. mailai . a/Sta/Ha 6 .. kokema . satig . jararsi 5 . dipa . cis 

. nemak . malah 7 ay 
Cap. XYII.^ 
i5v. 0)-^ . »)uJ^ . -Tey • ^^y o J-»-^^e)(15v) . •^HO'?eJ-*o' • ^^ 
. graop . graob . a/3a 2 m. zopemaman . patimar .hapdabum. dar 

. usta/3 . partan . padimar 4 . pakdin . dastgrob . ziildan 3 bobasya 

. padfrah . padapras 5 
[Cap. XVIII — XXL] 

. madmamona . sabem 7 madmamontd. sahstan . madme 6 monisten 

, kamem . dacbamonid 2 . kamistan . di2bam6nistan . siba 

^))-i*» • i«j)\ • i;on-^*» • virawistan . ))^^)^ 
. admonem . var 4 wid . admonid . )K^y) . admonist 3 an 



a) om., vgl. p. 564 n. x). b) om. c) e>»i»5^j*- ^) Ch. XVIII p. 12. e) ^j^ji^^jj, 
vom herauszgeber hinzu gefiigt ! /) ordnet 3 1.4. ^) Jj»(y)i'. A) ji^j»i^. i) q^x.-^mu. 
k) -»»y3/). /) .^y*»i^^- m) Ch. XIX p. 12. n) -»»jji3. add. i^jJa^^j. p) y^^. 
q) Ch. XX p. 18; bisz cap. XXII felen die abteilungen und uberschriften im codex. 
r) add. ^,^1^ o ^»^. s) add. .^,^y o ^e^T^. 



566 CARL SALEMANN, UEBER EINE PARSENHANDSCHRIT'T 

. gwim 6 jamnanonid . guftan . jamna 5 nonitan . varwim 
. gwim . jamlalonim . gwid . jainlalonid . guftnn . jamlalonitan 

. gafrahoni 4 d . parboiiid . qasten 3 . gaprahonitan . parhonitan 2 
. amo^tan 6 . arponitan . qaliem . gap. 5 rahonem . parhonim . qahaed 
. kardan vagonitan . aniozem . arponem 7 amozid . i^onei^** 

, bahonem 3 . vagonim . kunid . bahonid 2 yagonid . bahonitan 

. parsonem . vij 5 ared . parsonid . vijartan 4 . parsonitan . kunem 

. paskonim . brinid . pasko 7 nid . bariSan . paskonitan 6 vijarem 
. °s^(sy • ■^)»<?9e)» 'P)^(s^ )^))^^** ' ))^Y • n^n<?»rei»°(17v) »^j»jj ^'^ 
.. dozim . atatonem . dozid 2 attnid . d6%tan . atatonitan brinem 

, drim . sikonim . drinid 4 sikonid . driSan . sikonitan 3 

. kanem . apronim 6 . kanid . apronid . kafidan . aproni 5 tan 

. samitonim . nakanid . samitonid . nakafidan 7 samitonitan 

• •?©.)*• • 4))^ -wSyr irejMix^ • ^nre)»' n^nw^ • m-^j^i 
. hijim . pazponem . hijid 3 pazponid . hitan . pazponitan 2 . nakanem 

. karem . zarito 6 nem . karid . zaiitoni^ 5 . kistan . zaritonitan 4 

. royem . kibonem . royed . kibonid 7 rustan . kihonisten 

a) add. o „^ej^. ])x^)]yj^- i) add. ^.,5r^ . ^„^ojejy . ^))^4- ^-0 om- 

</) Hier ist villeicht cap. XIX an zu setzen da in Ed. absaz. e) ^^^.^jk^ falsch. 
/) ;€J**^» ^^^ JW^r- ^^ iO»-Hy' ^^^ -^-Hy)*" ^'^ '')(/)• *) ordnet oi^oj. 

*) ^^**(5J' ^^^ »;0^**(5J- ^ "^)\- '"^ ^e>\\- ^) "? J»\ ''-o) J^isz verb folgt ers 
nach „^,)S>. (p. 14,2). /j) ^Sp. q) ^ 5^. Ed. p. 14. s) ^i. ^ cf. n. o). 
**) -f )^l ''^ ))t©®r- ^'^^ Ordnet es nach ''))Sa^ p. 567, 1. ar) ^,J. y) ^ jJ. 



19 



19v 



DBR EAISBRL. OErPENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PBTBHSBUM. 567 

drinem 3 . acdronein . drinid . acdronid 2 . druSann . acdroiiitan 

masron 5 itan . cadronitan . ci^an . masroiiit 4 an . cadronitan 

nasho 7 nitan . cinem . masroiiim . cadro 6 nem . cinid . cadronid 

pashonitan 2 vijid . nashoaid . vijim . nashonim . vi^tan 

gadronitan . apisnem 4 . paslionem . apisnid . pash 3 onid . dpistan 

k/3ij . kapa . gaba 6 padmayem . gadronim . padma 5 fidp 

2 .. seiljim . takronim . seilji . takronaed . ^m^^* . takroni 7 ten 

. sararo 4 nid . sustan . araronitan 3 sararaonitn . trazo . mazna 

• tahanitan 6 . sojem . arraonem . sarronem 5 . soyaed . araronid 

^^ • M^oo)(20) .j )j^n«j-Hy • -^^^ • ^)r^ • i^j*» • )W)r^ • n^^- 

. vae^ten . %aytl6nitan . arem . talianim . arid 7 . tahanid . artan 

. sristan . raesonitan 3 . yijim . ;^ayt6nem vijaed 2 %ayt6nid 

. pu;\;tan . apponitan 5 sresem . raesonem . srisid 4 raesonid . 

. bristan . bisronitan 7 . . . pajim . apponem . pajid 6 . . apponid 

. qardi . togura 2 . birijim . bisronem . berejid bisronid 



a) ^))S^. b) -^ ))^i hierauf folgt °)j^^. c) dittographie. aO add. ^))Sj^^. 
^) n^OO)- -'^^ °^'^^^* ^•^- ^^ richtig. ^) ^$^,. ^) ^e,$^,. ^ i) M^}>»OC;ey- 

jo) corr. ausz padiii° sec. q) J^aJ^^. r) ))^m- s) ^^^ add. j«j»$^ t) Ed. p. 15. 
v) i))^^- «») om. w) ^^. ;r) ^yiy. y) om, add. ),^jpy.*»). 2^) add. ^eip^-^M. 
a«) add. ^j)mjj»). ^^) ■^^(jj^jo. cc) ^^$^. c?dO -f^- ^^) -X)^y)s?- /) V^^*' 



568 CARL SALEMANN, UEBBR EINB PARSENHANDSCHRirT 

yazbahonem . yazid 4 . yazbahonid . yastan . yazbahonit 3 an 

^)^^hr^ - nihomaz . ^)4^^) • iy^) • *)-^-») ^-^o 

manadast . ey^rJ 6 . naskadman . nemaj . nasiman 5 yazem 

qurid . vstmonid . vstmonid . qurden . vistainoiiitan 7 .. nwe 

srayed . zemlalonid . sra65 3 en . zemlalonitan . qurem 2 vistmonem 

dabahonid 6 ^aildi^en . d§,bab6nistan 5 . srayem . zemlalonem 4 

sa^^en . sakbahonitan . ^andem . dabalionem 7 . %afidid 

4 . . . %ufsim . . %ufsaed . armon 3 id . %uftan . armonitan 2 

. gaim 6 . . . sritonim . gayid - srito 5 nid . ga^an . sritonitan 
• M^*)f^^ (22) . ^^)oo) • ^-^n^*?-; .^^ );on«j^ n^*-^) . n^nw ^^ 
. kemonistan . nisenem . jatitonem . nisenid 7 nisastan . jatibonitan 

. jaknimonistan 3 . %aezem . kemonem . %aizid 2 kemonid . ;^astan 

. saytonitan . istem 5 jaknimonem . istid . jaknimonid 4 . . . ista^an 

. rwid . sazitonidl . say 7 t6ni . raptan . sazitonitan 6 raptan 

3 ratonid . dwaedan . ratonitan 2 rwim . sazitonem . saytonem 

. jatonitan . 6/3istan . viplonist 4 an . dwem . ratonem . dwid 
. rapumamonitan . ayem 6 jatonem . ayid . jatoni^ . ama 5 ^en 



a) ^fi add. ^^,. J^jty b) y^xy c) y^ij^y d) ^A)ji»jpf . e) ^j>„. f) Hier ist 

vill. cap. XX au zu setzen, da in Ed. absaz. g) dittogr. h) '^yyf^S. i) ^jba. 

*) 0"^- ^ nWOn- "^) -^^iif ^^s^ gefallen. w) )^e)00) ^"^^ gefallen. o) ^jj^a). 
p) Ed. p. 16 q) „^^ r) add. „^)W-0- *) °M^CI^. 



DBR KAI8BRL. OBFFBNTL. BIBLIOTH. ZU ST. PBTERSBURa. 569 

2 vazronid . su^an . vazronitan swid . vazronitan. awa 7 aeden 
. pay 4 id . natr6nid . pa^an . natro 3 nitan . swim . vazronem. swid 
6 . manid . katronid . mandan . katronit 5 an . pay em . natronem 

virijid . varikonid . viri%tan 7 vrikonitan . manem . katronem 

3 di^an . astontan . vi^aden . askaho 2 nitan . virijem . yrikonem 
• h^m) .gereptan. ))^)Hy) •. "-^n . ^-^n^-^-* . ^6)^)]^mj$ 
. vadonid 5 . ^n^o-^ .vadonitan 4 . . vaenem . astonim . vaenid 

. a/3ganid 7 ramitonid . a/3gaildan . ramitonit 6 an . gaerid 
34. b-lf))ij»^ .b)^))Sjtit . ))^ . )|^„oj»i. (24) i^fyey • *-^n«j-^ 
. asronem 2. beildid . bastan . asronitan a/sganem . ramitonem 

. jaytagonid 4 . awarden . jaytagonitan 3 . . befidid . beildem 
. ani^an . aiti 6 gonitan . awarem . jaytagonem 5 . . awarid 

2 . . ny em . yazronim . nyid . yazr6ni4 . ny ai^an . yazront 7 an 
barem . ^-^n^^^ . h^ ^)^)^^^ • nro^j • i»vn^^^*» 
3-^ii . dadronem . barid 3 dadronid . bur^an . dadronitan 

barem . gabronem 5 baraed . gabronid . burdan . gabroni 4 tan 

dararaonem . tarsae 7 d . dararaonid . tarsiJan 6 . dararaonitan 

A^ia i^,p,^ . r^j^oir^ . ?„s»j4.i> .iisf^jrji' (25) .-. *-<?J»V 

geryem . bahonem . geryae 2 d . gristan . bahonistan . -.tarsem 



a) ))x(Sfy- 3) om. c) „,g,y,,. </) ,^^, ausz gefallen. «) add. o „^e^ . „^tj^©5!». 

))^f- ^0 ))^v ») ordnet. . . ^j^vK)-* ^^^^ • • • nS»lW*- ^) H^*-*-^' ^) ^^^"^ 
konte cap. XXI beginnen. q) ))^ji>1o. r) )^i3 ausz gefallen. 



570 CARL SALEMANN, UBBER BINE PARSENHANDSCHRIFT 

. darem . jasonem 4 . dared . jasonid . dastan 3 jasonitan 
. zinem . maitonem 6 . zinid . maitonid . zaden 5 maitonitan 
. sikinem . . tablonem . sikastan . tabid 7 nistan . kopan 
. hestan 3 sabkonid . bestan . sekonitan 2 . sikinid . tablonid 
. beli 5 m . sabkoneni . sekonem . belid 4 . sabk6nid . sekonid 
, visem 7 sretonem . vised . saretonid 6 .. visaSen . saretonitan 

. ba%sem 2 . arkonem . ba^saed . arkonid . ba%tan . arkonitan 
. ozanem 4 gopakonem . ozanid . gopakonid 3 ozi^an . gopkonitan 
. dib 6 em . dabonem . dibid . dabonid 5 . . . dadan . dabonitan 

.a|,,».^^(26v). aJe)Y'>Y '^)^)r^^ ' ^)^)f-*»y -3))^^^. ))^)Y'>Y 2Gv 

. istanem . josgonem . istanid . josgonid 7 . ista^en . josgonitan 
. makbroni^ • pdiraptan . makdroni 2 tan . makbaronitan 
. pdirem . makdronem 4 makbronem . p^iraed . makdroui^ 3 
. apurid . jacronid . socro 6 nidi . apurdan . jacronitan 5 socronitan 

. i))xfr -(27) ^))^»))tm . a^^)^ . aJ^^^S^^ . <J5^,)^Q^^ 27 

. qastan . bawihonilstan . apurem . jacronem . socron 7 em 
. niba^en . anatonitan 3 . qahem . bawibonem . qabi4 2 bawiboni^ 



«) om. b) ))^(y(^s*». c) corr. ausz ^^^ Ed. „^^. d) „^.. e) „^^j.. 
/) Oder ^Y^f' 9) H^^* °^^* '^^^ *^°*^= Corrected from ));o»^J*»I[sic!J. h) Ed. 



DER KAISERL. OErFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBUIia. 571 

;t;ri5an . zadoni 5 tan . nihem . anatonem . niliae4 4 anatoni^ 

fro^tan 7 . mazdonitan . %rainem . zaddnem 6 %ra^nid*. zad6nid 

. frdSem . mazddnim pr6sae(J . mazd6ni4 
Cap. XXII. 

zarh6nid . za^an 3 zarli6nitan . parjam . snaisn 2 dujfum.u.vist 
tfi^j.jan6nid5 ^iite) • m^mw • ^^-Hj^ • «-(?»)»'^ -^m-^^ 
bed -^i^eMW- M5an . jan6nitan . zayem . zarli64neni . zajfed 

kusaed 7 naks6nid . kustan . naks6niten 6 bim . jaii6nem 
«^)\"^ •••:•• ^wi^j- • jagtr6nitaii (28) . «^^i^ . «^j|0^i 
jagtr6nid2 6zanid . fl?M^)\-^ . kusem .naks6neni 

murdan 4 . . . jamit6nitaii . 6zanein . jagtr63nem . 6zanld 

)m\^) f))V)^\ ' *-S4^ . ^-fiite-? «w4^ ^jiitonid 

vidurden 6 nibr6nitan. mirem . jimit6nim 5 miraed . i^jjso-^^ • 

. vdirem . nibr6nim7 . vdaeiidl • nibr6iiid 
Cap. XXIII. 
«8,' «)«)o^-"j^r ^-^^ ' 5' -xj^^toocji • «"V(s^mamen^°)(28v.).. ^-^-i-^ 
uzwarest 2 ra . ni/3istare . ci . ^ .. vistusyum 

n/3isaed 4 jagtib6nid . nijSistan . jagtib6ni3stan . uzwaresn 

sad66nitaii . nbistan . atim6nitan 5 n/3isem . jagtib6iiem 

— — ^-— — — ' 

a) om. i) corr. ausz %raed. c) ))^))y ^ °^i)J- ^) H^^-* ^- U^V* 

^ J.D.(zz=PXA, sihe Ed. p. IX) list ti^yojlj)-. 

50) Vgl. iiber dise stelle Sachau Neue Beitrage zur Kenntniss der zoroastrischen 
Litteratar: Szgb. d. Wiener A. d. W. h. . ph. CI. LXVII, 1871, p. 807, und lAgarde Sym- 
micta (Gottg. 1877. 80) p. 39,25. 



572 CARL SALEMA.NN, UEBER BINE PARSENHANDSCHRIFT 

. sadonem . perestid . sat6nid. . sadonid 7 . perestaSen . satonitan 

6 m) j^) ' n<?i«3-» • ))^)J^) ' ^^-f^^^^a ' ^-fn^x) 

. vis3mam6ntd . asniidan . vismam6nitan 2 . perestem . Satonem 
. *)^)wr n^^w • ))^)mr • *;^vo-- *-^)^"^' -j^^)-- 
. anitdnid 5 . danistan . anitonitan . asnwim 4 vismam6nem . asnwid 

. danem 6 . anlt6nem . dana^d 
[Cap. XXIY.]^ 

. raij . suma . rak6m . ama 7 . . r6man . tu . rak . man . ra 

. rag6man 2 . hast . a}' at . ut . aput . um . apum manij 
. ^1 . r • dak. r • ^ • ^-^ • ^^ dhxjT • ny^^y^ ^ 
. varman . an . ^ . an . zak . em . zdem 3 amsan . rag6mansan . am 
, b-»Mr »^m- 6)^^ '^-Hi^- -^^ •^■t)>- ■vo' • ^nm^) tr 
a6bis . it . zayet . i§ . zayas 5 . us . apus . varmansan . a6y 4 

• i-iy'r 
[Cap. XXVJ.r . a6is6 

.i^(30) . 1^ . 4« . ^.ir .temaman.^^J) . j»/j»y . V • *)^ 
. mamen . ku . a?' . an6y • ^sr . ul 7 . lala . a/Sar . mademan 30 

3 . i*' ka . aitun t*' . cin . jaigun . kai 2 admat . ki . mawan . ci 

. *iiO-" • ^ivar . i^Hy . ^ayiria .. xy^ficr .^jkh^- *)fr *e5un 
. asun . . adur . 4 . . ad6dena . ajfin . ilugun 

. (o» -^ajfaw . any • *any£i . *Jojbr .*liini . *nfO-* *^fiy* 
. at . , adof 6 . . adnf a . . asun 5 . agi 

. dair . ^^4>-^ (30 V.) ^? . arig . «utani . *ii^))-^n aa^^ 201 

. 4-' . rayag dur . ^^'^'^■^ . . vanik6nitan 7 . ager 

a) u^i^J^fi, h\ om. c) add. . „^nt©f « D^irr • »1S|»))^S ° »<«)*\- U^1'^-|{<» 

o ii^j^j-- ^ om., add. o^ ^^j. . j.g,ej o ^)^ . j.^,^ o H^->o^r • n<?)rV" ^^ ■^^' 

p. 18. Pronouns. /) j.^^. g) ^f. h) ^^fy. i) ^p.. ^) s}»)0'- ^^ ^f* 
m)^»j, w) add. o ji . ^)», o) add. ))»ocr' P^ ^?*- §') j^)-*^ <'*®**' ^'^^ ^) Adverbs. 

^) oc- 



t) Jf. «) Ji). z;) ,^g(. ««) DQ. add. ,0 ix . ^r. ar) ij)YHy- V) 'flKf' 
add o J»^ . J). ««; add. o*^))* • IfO""" *^^ V ^'^i V"*^' 



DER KA.ISBRL. OBFPENTL. BIBLI0T5. ZU ST. PBTBRSBURa. 573 

. ilna 3 Tad . jar . jawar . nin . kawan 2 . . kah6bun 

5 . . . admandin . wi^- . aknigun . vus 4 kabud . bar . ken§, . ^^f . 1 

. aj 7 man . a6 . yan . bi . bena . fidak 6 nising . pur . merman 
31 S*,f,p . 0)^ . «i^ .^V. )^^(31) -«ey . ^^,^ . ^i^r- wr 
2 afidar . ba%in . dajfin . tar . rajit a/Sa . r6tman . jud . jwed 

. h)^)^ . sij^ . Abu,, rij) . uA(m) . aizGlly . jfj^ . ^^y . Sj»fS 

. rwid . ma . ar . na . ra 3 . . 6bin . a/3§,j . raq^r 

• ^"^ • ^^ ..hanin^ . cMfO-* • ajis^ . <^^fy . j^-ju 

. edar , ratmaman 5 . i . ^siin . . apus 4 . nistn 

. pas 7 . bater . aber . ^*iy . kazd 6 . pis . rawin 
[Cap. XXVI.]^ 

. 86bra 2 . arzan . zagar . vab . vada sapir . nyabk . nadwak 

. vatar . sritar 4 vad . sells . draod . swim 3 pak . daky^i . umaed 

. salan . sutan . ubrin . ngam 5 geran . dagar 
[Cap. XXVII.P 

. ra6j . jwam msib . bin^ . sal . snit 7 a6rmizd. da^ar . spas i 6 

. maker, pard^ 3 . maber . daig .s6maber. Mr 2 a86r . sajS .lail^4 



a) |)W)i^. 4) ^,,. c) om. <^ jj,. e) add. ijt f) ji^j.. y) add. !#,.;•. 
A) Ed. mit y. t) j|ij») add. ,p^,. j) add. ^^ . ^i- *) ^./ ) J}»- w) Mer folgen 
31,3/j!-rf. ») »j3. o) ^y*. ^) Ed. p. 19. q) Y^ijt. r) j,. s) jt^. t) Sa. 
«) -^ey- ^) ^•^- ^) >,Some adjectives etc.". ar) ^j^. y)joj. «) j^^j. «a) \^\\. 
oi'j,*.^^ o ,pf ^ *4) Appendix I. ce) add. .». c^ ^^. ^e)ordnet 3.4.6.7-8.1.2.9.5 



574 CARL SALBMANN, tlEBBR EINE PARSENHANDSCHRIPT 

^^1 . bahamin . iK^ . )r4 - -"fi • *-»9?^e> • -oo • a^-*o>f^ 
Svuhar . c)y^ .ziman.demau. vadn^ 4 fardd . pas .btmaher. 

. r6reman . demastan. zarpun 6 . paSiz . raspina . hamin . tatrgi 

. admar . hemae .amad 7 . jawi^an 

[Cap. XXVIII.]^ 

. iSjf^y^Q . i))(i . kjMyj Jt)^ . )fe))^ .^»M5 . i) • ^Y - iy .v>^(32v.)'*' 
. ptisar . pe .maliiShar. bid . m^b. e .raoj. si . si 

. parwardi . mah .peradum 4 an^ran . t^ . a6rmizd . aj. 3 pastajf 

)^)fi . j^ . Jj^ . -»j^ . ne)r • -^ • )«)o-")^r • p-»Y) 
. amurdad . mah . tir . mab 6 . qurd^d . mab. ardiwabist .5m§,b 
.' j^ . )r^ . ^ . ))f^4 (33) uo>^ . ^ . Jt«ntoo • ^ '^ 
. mab . ajSan . mab . mibr m^b . --n . sabriwar . mah 7 

. ^^1^ . i^^no!) . --J) .vabman. --v) .__jfo • -"jy • i))!©* 
. a/3^ . spefitamad . mab 3 . ^rj • m^b . day . mah 2 . ^j^j, 

. spendamad . ustwa(J . abnwad 5 ^aneild . vah . peilca . raoj 4 penj 

. ra6j . pefij. sast . sisad L. bid 7 . vabistoust . vobu;)isa&r 6 

. Mie»)w» )^)»o^' teijw (33 V.) 33» 
. bi4 . sal . e . bid* 

[Cap. XXIX.]* 

. arba . si 3 tlt^ . du . tlin . yak . adwak . dud 2 . ni%ust 

• -X)^!^ • )^fy ' jii)-x> • -tj-X) • -"too . a^cj ^^■'n^r • Wa^ 
. t6many4 . baft 5 . saba . §as . sat§. . pafij 4 b6ma^jf§, . cib^r 



^•*-^>*0* 9) P- 20. ^) davor \fJt}ft jj j».^)»»)»» J^j* o j^iyt^^- i) om. y) i^j^y). 

1c) j,j«. ^ , Jj»j4»^^Q. m) jy^^^. ») ))wJ)^ add. ^ j o ^)^ 039. o) ^)J(^. 
■P^ "^l^^aJO •»-^f V'^J' ^^K-*)')^'C)»)CP->) caett. om. bisz zur klammer. <?) » -^ ». 
'") ^IC- *) Numerals''. t) davor ^i»>^. «) add. if. v) i», w) ^xrC^r* 



BBR KAISBRL. OBBTBNTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 575 

. sast . peu7iah . cihl . si . vist . dali . . 6 tas§, . hast 

. pansad . ciharsad 2 . sisad . dwist . sad . nwad . hastad . hapt§,d 

. ubewar . u. Mzar 4 nuhsad . hastsad . haptsad 3 . sassaij 
[Cap. XXX.]^ 

. cihardag . nimdi6nar . dagsi . dagdu . dagi . du 5 pesij . pesijt 

^j«.^(5^xu|A , dastsi . dastdu . daste . jama 7 din^r . pen j dag 

. dastsaSs . dastpeilj 
[Cap. XXXI.]^ 

. . hinam . awam . fibilm . c6/3 3 cap6 . bar . kana . k61i . k6p 

. a^Sras . bi . bun . bi . bad 5 . pir . dadmas . mastar . ildam 4 

. nisak . qar . sir . swausir 7 . naqara . nas6bara . a/3rah 6 

. bargiz . agurij . nikug . sina 2 . bitya . r6pah . r6bds . saker 

(©•^00-"- ^ ^"O-* *'^'^- ■*1V ^) ^-^ **^*^- ^■*** '*) ^'f ^^^- V^Y- ^) *^^- ^•"•'■»». 
jo) 5 Jjiii add. ^i»ja(yA- q) add. ^^a)^* '") add. ^jt^.^)- *) *^^' S?'*'^fil-"« 
^) add. ^jo^fy^it. u) y jtMoi «M add. ^.v^)- t^) ^J-> add. jm^aa. ^e?) J^t add. 

^^eyw- ^)P-21„CoinsandMoney." y) i)K>j)jj^ . jj^ o j'p^^ . .j.^ » 0^0 • ^O-HJO 

& CeJ^ • -0) ® (5JCJ^^*-*^L>T ■* )-i^ ° ^-HyeA^*-* • r •* l-f-*- ^) Appendix II. 
^Miscellaneous words" J.«^^ Jm ))Q- ^^) om. bi) jngj. <?e) 11^(5/ ^ ^(j)-. 
««) \^^.^- /) i|^i(i add. ijjjjj. ^^) iL«);^j. ^^) ij-|»). w) iji)-. -i^^) add. 



. d'^-^^ . 


5^, . '^^r 


. mag . 


vakd . jwal 


• i7^--^ 


. U . 


. snmar 


. amar6 . 


.awari(35v.) -^ro- • 


. Ji^^f. 


. apani . 



576 CARL SA.LBMANN, UBBER BINE PARSENHANDBCHRITT 

j6bal 4 dwal . dobal . maedan . asperis 3 

dut . pasta . pdisar . niqust 5 . nzist 

liaSer . matar . ^ursaild 7 .. honasefid 

. charum. tasum . pasum . awadum 2 pursid . p6nasid . btinda 

. mtoan . haed . humened 4 ut . humenem . asma6y . ahlm6k 3 

.. hem . humenem . nim . pang . ma5y5aii 

[Cap. XXXII.]? 

(36) 4](siti ' <)^-*iy(B^ • ^-^^^ • -^^t© • ^»^ • <©3>rr- i^-^^t ^^ 
pailjum . ciharum . si^igar 7 . duMgar . dud . ni%8t . nazist 6 

. y^dah . dahum . nuhum 2 . . hastum . haptum . sasum 

. haptdah . sazdah 4 pazdah . cihardah ♦ sizdali . dwazd3ali 

.-. .-. haft^d . sast . pen j ah 6 . cihl . si . vist . n6zdah Shastdah 
[Appendix A.]'" 

^- "an . vin^dan.main6 4 






/r) ^J,epj.. b) ,^3^, c) p. 22. d) 61^4. e) ^j.«^^y. /; add. y- 
g) Sjt^Y^. ^)ordnet 3.4.1.2. i) add. ^^^. k) add. o ^j^^* .5ji^ . i^Jj.. t) t.1^-"» 
m) om. ») add. 3jm , 3)^j».. o) j^i^jj^ji.^. jo) i^)yfyijt4. q) felt in Ed. r)ch. Ip.l. 
s) j^)M. ^) 3$^ m) ordnet 3. 4. 1. 2. v) ^y^ und ordnetweiter 8. 10. 1 — 7. 18. 
14. 1 1 . 12. 15. 20. 16. Apj, 21—25. 18. 17. 19. 26 ff.; list y^y w) ^y^- ^) J^^^ 
y)jy^)^- *^) list ^M davor aqj.. ot«) *p. bb) j(jJ-»|. cc) ^^. 



DEB KAISBRL. OEFFBNTL. BIBMOTH. ZTJ ST. PETERSBUllG. 577 

B. (cap. 11.) 

. qura 14 -oi^^o -0-^ . -^i^^o 

® peradum 
0. 

37. ei^l^^r . ^ . ^P ^r . jiy^ .*^. A^(37) 
. karp . qa/3 . gabman . human 2 hema , kMeman . das . mojaM 

. . k6rtina . palan . kopa 4 hudihem . sarkonim . sarkonid 3 ten 

tit • 
. ki h^-^^ii 

O pasm4keild5 



DAS ZWEITE GLOSSAK. § 20. 

'•' ^^^^ ^^w-^ -^^rr 
••' )^^oo*» *.' i^^*» •.* irev *•• ))){&* ••• i^xJif^ ••• i«X)^»^)** ••* -^^rr 

'•• ■*'^r *•* ■'*' *•* -^^y^ '■' -^ey '•* -^^ey '•' -HiV^ *•' )r»'^'»r '•' ir^* 

<>syo j»<Xi^ ^jb Vi5L&. «^L^ (5^ (J^^'^' (jU*wl 

••' w^j^*» *.' c^ •■• ^ *.' -^^Yr '•• ir** '•* -^^ '-' f\^ '•' -^YW"* 

L^ltXJt^. »U«^ LT^r^ 7^(^ ^)y^ ^ yiA «-^^ 
y**5" j»ty» ^ ^^^ U^T^ tS^ ;^ y rf^ 

jjJCwwuul aXa^j (J'^^^ |V-^^^^**^ iX^Aisu jjJ^b 



10 



44. 



578 CARIi SALBMANN, UBBER EINE PARSENHANDSCHRirT 

Jua&(>^ (jtXjt> jj<>tt>^ tXjuL^ jj-^^A^ ^W. c^^^^^* 

•.• ^)M •/ boor •.• j^pey ••' V ••• inr *•' )^)i** '•' )iii^- ••' ^^'^ *•' re)» 
sM *l^ )^?^ <>y^t (^yXM ^^ d^\ ^^^ d^\ 

gMJ>| JUlLmLmjoI ^yo^^t ^^-^t C>^''0 iS^M ^^-^ (J^^^^ 

••• )^ '•' jfO" '•" ^^" ■•* 1^** '•' liOjyo^Ky *•• )Y^** '•' ^e)»ooj)»' •" ^eyw 

^j« ;.• any •■ ^-ht *•* irjr 



^1^ iXj\^ U y**J| ^;|Oy 



* # # 



V 1^-HyT V s?)!^^ ••• f(0)t*o^*» ••* JK>^" ••* -"Po*' -.-(Sev) 

^(^Lww^ (J^.^ <^^^9 (J'ti yM (J^^^ 

g^iy \:h>)l ^;t ^^^ oh^ e;' P-^X^y^Ui. 
(5! Joul ^^^ vyL^ft w»--' tX^^ ouwjfi ^>^o« iUaSI aooLf 



DEH KAISERL. OETFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETBRSBURa. 579 

11. 

5 •/ J^j ••• -^"j ••' -^ ••• -"fan ••• -"i»-X3u^n ••• )^^)^ *•' )fm '.• .^»j 

(?) scjjj (jics*. 5<>b sUs <X3s(>l^ -»-^\^ i?(aci^ y-*^ 

■••»^iA *•• •^<Si{(SA ••• -»^M)"j (90v) ••• )^))^^ '.* ii^n A ••* iA ••• 1 A 

^1) )-^ cM JuuLu;^ Vj-J^y »;^ (J)^. 

•.• in ••• J-hK^ ••• -"Vj '.• ^^ ■•• -"u ••• -^jwju ••• )^))«ou '•• ))^i)rm 
sJJb 5o 8(>b s jot 2^LCo -^ ^Mu) |»Uj y^^ sbuM 



* * * * # * 

« * * 



^ jX^O pL^ ,5^ ;4>ol lii-) ^^JCJ^ey^- 

in. 
24 yu^i wajum (3a1& siy JJ^ ^* , 



a) villeicht von anderer hand' 



580 CARL BALEMANN, UEBER EINE PARSENHANDSOHRIFT 

••• n'?))Vsi» ••' -H?^)^ ••• ■*'^^^ '•* )rV ••■ ■^'fs? '•_J)^^ '•' wiHj^ 
^JosU oUuJd euw •(> ^/jo\j^ \s^^0^ JuyXw ^0 

* * * 

V ^^ ••• ^V ••• -••Kyej^ '•• h^ ••• ^S'-^ ••• A*? '•• -^«?'? •• );o\o^ (90v) 

IV. 

V -H34^n^«^ V -^^'.' v.r ••• )tx>ot^ ''^ vrevoiV ^-^00 ^ -^ 110 (90 r) 

^.y^ O^T^ ^^^^7*** U*^^)^ ^5^ ^^-wW 



* # # 



VfiJ- 



^Uu*^\ <-^^ W^i^ U^)^^ J^.5^) ^Ij ^^'^ p'?-»"c^ <XUj 
V (Numeralia). 



DBRRAISBRL. OEFFENTL. BIBLIOTH. ZTJ ST.' PETERSBURG 



581 



A* 






b Jul lU 









F* 



t"* 



fy ... f^ 






(X^Owwwuw (X«^^ <XOsL^^k> <X«aAduw OUmO»(> JoO 



jo-^oo 



^ JyMi uiM 



•.. \» »w^ *.• J»^ 






J 3yui IHi 






10 



y-A^K- v,:>»M'(^ <i/<Mki(^ HUu •(> v«>duw(> ^^x«m;> &ioL^ 



fO 



# * 



* 



jL*aj 4 (7^ ,^rj -Hy ^^'^ ^-^ ^■^'* ^-Hy 3t)* -^ ^"^.^ ^ 



sJOb V, 



A* V *!♦ d* f^^ \^ 



)Vii' 



•fa-" 



4;« 



15 






20 









■^J 






VL 



w\o 






^"«J0 ^-«x5^r M(y(91) 



-"f 



n^i)^^^ ■•■ n^n^-^3 ••' 4)m^ ■•' noii^J"^ *•* ))^))^ 






O^) O^) t^^ <^^ O^^ 



^Xa5^ [aCCww] v.lJc^^ t>lXccJft cXjJ 



tX:j/T 



.^^3 ••• -*or^" ••• )V**'!?" '•■ ^-^J '•' ^-^fO ■•■ ^^ 



/> 



.A 






* 









«) volstsindig ab gedrukt. 



A 10 



582 CARti SA.LEMANN, UEBER BINE PARSINHANDBCHRIFT 

^v ^'^>^ )^^ ^^)^^ *^ >^^^'r 

VII. 

•.• j»^^,e)o ••■ \m«X3 ■•* ^'•too «5:».-«j ••• -^ ••• ^0)V ••' ^"too T no 

••• ^'-Yj ••• -"^^«)o *•• ^'w '•• ^«)o *•• -"^w ••• --»te)o ••• ir^ojn^X) ••" n«)o 

••' ^-HX) ••• ^^-^po '•' -^-Ci^? ••• n«j '•• J^-^"^ ••■ -»^^-^ iJ "^ • ■*'^ 
IjM)* ^>^ )^^ 7^ SH^ y^ v::;^>(> iX^^o 

sL^i^L ^jjv5^ n)>^ (J^) ^' cS^*^^ oUw«i| v^ 8jULi>. ^Uuuu 
'•' j»i)i>«e P-HJitf^^ ^w) (91 v) •.• -«^ej>^ '.• n^n^'^-v ••' -hj^ '•' ^^-^ ^^ 

^^yu&ijt ^(XaJLm |VA^ JuuL^sO ^JjSiu |vSfi(>oLw 

* # * 



a) zwischen den zeileif. 



DBR KAISERL. OBITENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PBTBRSBURi*. 583 

* rww (91 V.) ••• -»^-^too ••• ir "11 ••• <5'-*oo ••• ^^■«(j '•' ^-o ••* ^j>oo 
vjt^^'^ ....^l^i>b ^Lo ^^^ ^U,. ^U. ^U- 

A-^ '•' 'w *•■ ^^ '•' -^^ '•■ ^-HXiM^oo ••• ■i)r\')'^ '•' ^ 

VIII. 

• ii'^iw-^) ••• -^-^ '•' -"iO '•■ ^^•fO '•• f ••* «)»CJlV ^-too •* "^ I'O 

• 1^)111-^ '•■ ii«fiiii"^ ••• -»^J-H3 '•• )YY''' -^^i^ '•• -^^v *•• -f if^eHo ■•* iwiy;€3"H) 

* -^ii^Jt© ••• i^ii«^^ ••• ii«?ii)>^ ••• -^^f '-^ ••• «Ji W ••• ii'?ir'-f ■•' -^iin-t? 
••* -^iitoo '.'i^eii^*' iwii«)o ■•' 11^11^ '•■ -^ii-^i-^ '••i«jii-^i-^*-'i)W3ii-^.i-^ 

V W1P(5^ ••' -^IfO^V ••' ISOIfOjf ■•' llSflfOJf ••• -^IfO-HJ *•• IteifO-V ••' ll^lfO-^3 
>^ ■ ^--^ • * 

Jo^ftl Jovil a3L2umI ^XajULwI ^JUumI |i>\l4> J^)l^ ^^^XiMt(> 



10 



>— 



H);' '^^V ^*^)'' '^'^ 1*^ ^'^ f7*' 

•/ -^m*^-* ••• i^om» «ij-j(92 r) •.• nw^ll)*^-*. '•" filS©-? '•' 1«J11«J-^ '•• llsf»lW-(? 

*•• ii'^ii^^ *•' i(e)»ii«5 T^ )»uo no] ii«>q •.* ^''ky '•' -o '•* ^y '•' ^m 

{jf^"^) *^^ J^y^ J^^ ^^) )W 

^Inn '•' ii«)o ••• -^11^^ ••• ww^ 

# * # 

••• nsfiu^r ••• (oiito-H3 ••• •*«?^-» ■•' "H53 ••* ^"«jf ••' )^Y '■' )yoY (91 v) 

•.• ^no ••• yii«3 *•' "^iiw ■' iro-Y5 *•' yoY j^)^)Q^ 
^Q^ ob Jib y<> ^,1^ ^jt^ 
IX. 
••' Tr ■•* wr '•• ^*»ji^-*»r *•• ^i^sr '•' ^ei^(^r "•• ^or *•* o* ^oiV (92 r) 



a) von anderer hand zu gefiigt. 



584 



CARL SALBMANN, UEBER EINB PARSENHANDSCHRIFT 



T 1))^ 



r*' 



••■ h^nM-o^-^-Hy 



^ ^ ^ 






■>"^-»-^-Hy '• ^oor 



^exjKy 



xjLwwI (^4-^ <Sy^ 






■H3)r 



iJKy 



■.• jj^ ••• jjM •.• j^oo))« ••• -»«{>)»• J -T ))ti '■' ty ••• ^cJiV 



[ 



u;^ 7^ 7*^ 









;>|4>^ 



10 









XI. 









V 



^y^ 4X^7^ ^j*^^*")^ (•T^ ^r? (J'^r? ^T?^?*^ 



■H3 



^b 






« « 

* 



* 



* 



|*^ijL« Job (>^^wuUUO |v;& f%XMl ^J Lot ^^4i^(> (J**-^^ (^^"^ 



a) von anderer hand zu gefiigt. 



von anderer hand hinzu gefiigt. 



DBR KAISERL. OErFENTL. BIBLIOTH. ZIT ST. PBTERSBima. 585 

XII ^^^V V^^U^;:?^ 

5..- ^i.^j»^j3 •.• ^j«.J ••• Yi^ •.• J ••• ^a)V '•• i«)»))w 1^^ i)HX3 ncj(92v) 

••• -H;)aJ '•' JD^ ■•• ,f^^ ••* -"1^^ '•' -^^ '•" ^■''^ '•* -^^-^ '•' -"^i^ *•' -"i^ 
••• ns?)«5-'^ ••• ^fo^ ••• no^ ••• ■^^)'\^ '-' ^^ '•' -»;ev '*' -"«J«^ '•* -"wei^ 

••• ns?)^ia^ ••• 4))^^ '■' )^)\^^ '-' ))^))^^ ••• ^))*(3^^ '■' )^»vo-»^ 
'•• |>HX3<ff6^ ••• ^fC^ ■•* -^^ '■' 4)m^ "•■ )W))iO-^ ••• n^))«j5 '.' )^)^]Q^ 

^bf ^bf va^u**JO |»f ^Ip yrt^h ^^' 

XIII. 
..• ^>.> ... J J ... ^-^ ... ^^ V ^^ir ... ir ... cj)V(92v) 

v-^ J' ^5^. v:)'-^ 1^. 

xiV. 

' ■''0 ••• ir-^eVo ••• ••• o)V !^-too ■> -r no(87r) )^))ko -T^ )H)e no 

a) del. 

45 



* * # 



25 



586 CARL SALEMANN, UEBER EINB PARSENHANDSCHRITT 

aUuu suoL^ )^-i^^^ )^-^^^ ^)y^ ^y^ YvTv e>^^ 

SjO«J\ cXaamO (^IXu;*! A.XJ sLo ^e^^. ^ i^^vw^t 

^Uj ZwU ^ j.^10 

Joe) -»"ejei *•' )r*^^o *•' ^-»"^^*»e) *•* ^)>*o^ei *•* ms^jw^o *•• i«)-^->ej (87 r) 
t>L>*i »l*it<>L iXjnLs*-^ (J<^i^^ <^*^y***^ 

XY. 



20 

••• --)^ *.• ))') ••• n))-^ ••• ^^ ••• -Kn^^^ ••• );en^^^ '•• n^)\^ •.* -p»f^^ -^s 

Si. "-"■ — t 

«) Ton anderer hand hinzu gefiigt. b) vgl. taf. III. 



DBR KAISBRL. OBPFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PETERSBURG. 587 

■<5sf»^ ••• ^^ ••' )cj)^(87v) 



XVI. 



^ f^^^ 



*.' ^K ••• "w;^-^ •♦* ■^"^^■^ ••• ^ ••■ -HXJ^K *•• -Hy-t)-^ ••* -tj-^ ••• --^ 
••• j'^or-^ ' • f/ ■•• -"^)tf '•' ^V '•' -^-^ '•' ■*'r^ '•' ■"'?)^^-^ *•* -vf 

15 •/ ^,^-^-^ '•* --^/^^'^ ••' ^ *•• ^-^^ -"10^ -"P^ '♦■ -H?-^^^ •.' -^J-^^ 
-^o**^ 4>N^ at^ JC^ syX**i<> *>^yjI 

<^b U*^ >!)S^ 1*"*^ ^^^6^^ U^^-*^ 

hf «j"^;/ ^7^.^. uH^Tt*.^ r'j 

^^Uo ou*o\a;3 t«>ji(^, l<>*i iXj-j^ »-l x5^ ^^t 

* # # # # * 

# # * 

25 •.• j^^^K *•• "is^ ••• )901W^ ••• (dariiber <{»M;e»«-^) '!?n;e^ ••' inV t^*^ v) 
••• )r^^ ••* ^1^ (dariiber ^^^«^) -^«^ ••• -»K)^ '•• )^^^ -HJ^^ '•* iwy^ 

iiV ::* ^^^^^ ••■ --^-^3^ ••' ^^^ '•• •^'ca^ ••* -^^^ *•* •^'^^ '•* ^*^ '•* '^^ 

30 v^U wo U2dL^U» ^y^ JJS' ^^l4>JW9 v;;ttW) viUu^y ^. ^t . . . 



20 



10 



588 CARli SALB1MA.NN, TTEBER BINE PARSENSANBSCHRITT 

XVII. 

••' ^^) '•' -o**^» *•' ^' *•* M^ •.' J '•• OP** -H3*» oji^** ^"^oo ■» T ))0(88r) 

Juu^ ^jXJ^ ^j^y^ l«»' _^--f'Ve>'^) ^Ui j»jj^ 

[corr. ausz JulJCJ>j1 iX-h-sO^ [corr. ausz ^<>b^] ^t>^4>^ jv--^ 

SsUi-xj OkA^wcieO lo (Xu ^1 c5JgI [corr. ausz ^^^^ ] ^yit<^y 

*;Caj yiJi K^ ouwb^U v:;^*wkihO cy«wwu>\jO V^^^ ^1-^*51 J yXA 

(j-*ji ^Uj [«j] »Uj j.00) y> 

# # # 

••• )«e)0>» ••' w) ••• M^eoM •■* ■'jw-') '•• ) •••■») ••• ■h;)-»^) '•* ■*'n 
'.* iittJO)) ••• -»t'^\ '•• n^)wj) ••' \ '•' -"DO*) '•• j^-vw) 

XVIII. 

If 
V j^^jA} •.• y^, •.• j-^oo-h} -^fC^ -^J ^"^ •» -^ nej '•' 1 *•* cjjV (88 r) 

,j;>*5' kLjXs^ (jU^I; 8<X^ 54>'-^ i^>^^ d^ <>l^ 

a) del. b) dariiber j*^|, beides del. c) sec. m. 



10 



DER KAISBRL. OEFFENTL. BIBLlOTH. ZU ST. PETERSBURG. 589 

* * * * # * 

# # # 

••■ (iy^r\ ••• if^n ••' -o^n (88 v) 
XIX. <a 

Vi^^^l^-^ ^ItXj^ sy^jS^ t>ye v:iuiwL> (v:)W) ^^ 7^) ^^*-«^ 

20 M ^jj \jiyf 

* * * • 

v:;AiSUyo.5^ ^9^.^ 7^>^ ^-'^ <^^'^^. (j)>^U^ ^^^^ 

XX. 

• y 

25 ••• \^\r^^ (89 r) •.• \\^\r^^ -.- \U '-j^^ '•' i *♦' ^cJiV -»^rr ^ -T jej (88 v) 

a) sec. m. A 



590 CARL BALBMANN, UEBBR EINB PARSENHANDSCHRIFT 



too?. •• 


ntw • 


••? JVOfO-' ••• ■^n^-' ••• 


)^))^i '.• 


i)^n^-> ••• -^jir^^j 


M^fiMiO 




* * 
* 


He * 
* 








XXI. 

r 


i. k 


/'^/rJ 



••• --cj^eiy ;• -»)»av '•' -^n-J^a^'.- ^ip^a^'-" ij^iH^e^*-* )ia(\*-' m;©^*.' P]($. 
fr^ frfP 1*"^^ <^^^-^ U'^'v^ 7^ u!^?y^ 

§ 21. So wiinschenswert es gewesen ware hier alphabetisclie indices 
zu den oben ab gedrnkten Pehlevi-texten sowol als zu den beiden 
glossaren folgen zu laszen, leider ist es mir fiir disz mal nicht 
gestattet das bereits geordnete material mit der gewiinschten 
griindlichkeit zu bearbeiten. Und so mogen denn dise blatter 
one ire notwendige erganzung, jedoch hoffentlicb nicbt ganz one 
nutzen bleiben. 

Zum scblusze bitte icb die folgenden verbeszerungen nicht 
auszer acht zu laszen: 

494 (des separatabdruks 4) z. 8 v. u. aucb rusziscb im Otc'et 
Imperatorskoj Public'noj Biblioteki za 1859 god (St. P. 1860.8°) 
p. 9 I 495(5) z. 4 iiber Brit. Mus. Add. 22,379 vgl. Sachau 
Contributipns 281 = 53 | 499(9) oben: eine anlicbe darstellung 
der kiswars sihe in Justis Bundebesh-glossar s.214 s. v. ^vwwu^ 
I 500 (10) z. 5 V. u. verkommenen | 502(12) z. 1 vgl. Spiegels 
Comm. I 274,18. | 503(13) anm. 12 z. 2 zu. | 504(14) I 5 [ 
507(17) z. 17 vgl. aber jezt Pablavi, Gujarati and English 
Dictionary. By Jamaspji Dastur Minocheherji Jamasp Asana, 
etc. vol. 1. AT. 1246. A. D. 1877. [Bombay &] London 80. 
p. lv(7): „^ is found written in MSS. of modem dates." | 
509(19) anm. 18 adde H. Hiibschmann Iranische studien. I. 
theil: Ueber den lautwerth des Zendalphabets. Mit drei tafeln 
von Dr. Euting. II. theil: Was heisst.iranisch'? Zts. f. vgld. 
Sprf. XXIV (N. F. IT) p. 3g4— 415. | 513 (23) z. 2 lisj; dise 



BBR KAISBRL. OEFFENTL. BIBLIOTH. ZU ST. PBTERSBURa 591 

ettler ist ofters ab gebroclien, so 524,i5. 530,i2. 534,i. 559,ii.i9. 
561,8 563,2 V. u. etc. | 513 z. 11 auf genommen; z. 1 v. u. -mu^iy^QM; 
anm. 24 ^^ ; -^jp = (j-*J^ ist ser unsicher. [ 514 (24) z. 2 unsere 
hds. unterscheidet in phi. worten beide geltungen, indem -^C^ 
mit einfachem striche, -«o = -» + ■» aber mit einem deutlichen 
punkte begint. | 516 (26) z. 12 v. u. fiige am rande binzu § 10. 

I 520 (30) z 1 nicbt; text z. 3: y. 64, 60^p-— 49,11 d. | 521 (31) 
z. 1 fiige vor yazesn ein y. 12,5; z. 2; y. 12,6; z. 11 fiige 
nacb § ein y. S^p. scblusz im Hzv. | 522 (32) z. 6 bema^sa. | 
523(33) z. 7 o — [Hs I 524(34) z. 3 padman; z. 6,7 citiert 
Sp. Comm. I 381 N; z. 19-rw-ey | 525 (35)z. 2^ ebenso 527,3. 
533,15 I 526 (36) z. 11 m;o- 17 ^ \ 528 (38) z. 6 a/3ari. y° 19 
nam. 21 kama. | 529 (39) z. 21 visid. 22 ;en)-^ | 530 (40) z. 9 
^n; anm. 34 fiige binzu = vd. 8,56sp. vgl. p. 540(50). | 531 (41) z. 
11 ;©n<?.p 15 -^^rr 16 V9{»->-«e 20 pasam. 26 a6jasca. '^^l; Anm. 
fiige binzu '^«) ao° | 532(42) z. 3 ^^.,^ 18 pe. | 535 z. m^^ | 
540 (50) z. 6 aenanbe. 10 panigs. 14 gwae. ku. 25 duis° | 541 (51) 
z. 1 apan- 2 mamerencinis. 5 = ys. 48sp- 49^ 10; z. I7fraya- 
zaiti. 21 nemane. mad. ] 542 (52) z. 1 apaire. 8 srawabe. 18 anba. 
u° 23 a6 und af 30 frad° | 543 (53) z. 4 so stebt deutlicb in 
der bds. z. 18 frad° 27 yenbe. | 544 (54) z. 13 airiricinam. 24 
za6° 25 maz^iltm. | 545 (55) z. 2 razista. 4 as° 14frawasinam. | 
546 (56) z. 4 V. u. frawr^ne. | 547 (57) 5 d) asisc^. c) isai. tawacl 

I 548 (58) 3c) keredusa. 5c) fsuyeifite. 7c) eea. 10c) mazd^. | 
549 (59) 6a) baitim. 8^) beilg" | 550 (60) lie) sefig"' 12 d) vidwL 
21c) v° statt t° 23 vairjf6. | 551 (61) 15c) ademane. 16 <5) ai^ 

I 553(63) 10 a) spiltamca. 123) vidayad. (a villeicbt corr. ausz 
^); z. 3 V. u. a: I 554(64) z. 8 v. u. des | 556(66) Nz. 6 cf . 
pbl. Pzd. Gl. p. IX. I 559(69) z. 15 ^5 | 561(71) z. 6 v. u. 
,^ I 562(72) z. 11 ^ I 564(74) z. 7 ^o^^-^ | 565(75) z. 19vill. 
p^^f I 566 (76) z. 8 V. u. > I 567 (77) anm. s) ^))^g \ 568(78) z. 2 
,f-, 4 V. u.Jf. I 571(81) z. 6 mazd6ni4 | 576(86) z. 2 ^^^sro. 
St. Petersburg, Oarl Salemann. 

Universitat. 

Beendet im mai 1879. 



iisrH:.A.LT- 

§ 1. Einleitung Mems. 493 S.A. 3 

§ 2. Beschreibung des codex .... „ >, >» « 

§ 3. Inhaltsangabe „ 494 ,, 4 

§ 4. Herkmift der bandschrift .... ,, 500 ,,10 

§ 5. Alter der selben „ 502 „ 12 

§ 6. tibergang „ 503 „ 13 

I. Falaeographisclies. 

§ 7. Die traditionellen Peblevi-alpbabete . ., 503 ,, 13 

§ 8. Ursprung der Avesta-scbrift ... „ 508 „ 18 

§ 9. Graphiscbe besonderheiten des codex . „ 515 „ 25 
§ lO. Transcription mid lautwert der Avesta- 

schriftzeicben „ 516 „ 26 

II. Avesta und Pazend. 

§11. Vorbemerkungen „ 519 „ 29 

§ 12. Ormazd Yast in Pazend und Pehlevi. „ 520 „ 30 

§ 12a, Textvarianten ausz dem codex . ,, 535 „ 45 

§ 13. Parsi-peripbrase des 0. Y. 6—22 . „ 536 „ 46 
§ 14. Vendidad YIII 20. 21w 52— 62sp mit 

Pazend ... - „ 540 „ 50 

§ 15. Ata§ Nyayis „ 541 „ 51 

§16. ^^^^\^^^^\ „ 543 „ 53 

§17. Einleitung und Varianten zur Ga3"a 

Ahunawaiti „ 545 ,, 55 

III. Die Glossare. 

§18. Yorbemerkungen „ 554 „ 64 

§ 19. Das erste glossar (Pablavi Pazand 

Glossary)) „ 557 „ 67 

§ 20. Das zweite glossar „ 577 ,, 87 

§ 21. Scbluszbemerkung und verbeszerungen „ 590 ,,100 
Drei photolitbograpbiscbe tafeln zu pp. 520 (30), 547 (57) 
586—7 (96-7). 



INDEX DES NOMS PKOPRES 'I 



A. 



Aban ibn Othman 162. 

Abares 339. 

Abbad ibn Salman 193. 

Abbasidae 114, 151—66, 369. 

Abbasis v. Abbasidae. 

Abd al-Aziz de la Mecque 197. 

Abd al-Djabbar ibn Ali ibn Moh. 

Aboul-Qasim al-Isf^raini Iskafi 234, 

237. 
Abd al-Djabbar al-Razi 196. 
Abdallah 180. 
Abdallah , disciple d'Aboul-Hosain 

ibn Simeon 202. 
Abdallah ibn Abbas al Hamdani 163. 
Abdallah ibn Ali ibn Abdallah Abou 

Moh. al-Thabari on al-Iraqi 225. 
Abdallah ibn Amir ibn Koraiz 157. 
Abdallah ibn Bishr 183. 
Abdallah ibn Khurdad-bih. v. Ibn 

Khordadbeh. 
Abdallah ibn Kiiab 197, 199. 
Abdallah ibn Moh. Abou Moh. ibn 

Luban d'Ispahan 233. 
Abdallah ibn Omar 219. 



Abdallah ibn Sa'd al-Jaf^i le Sha- 

f^ite 170. 
Abdallah ibn Tahir 165. 
Abd al-Malik ibn Hisham 162. 
Abd al-Rahim Abou Nasr ibn Abou 

1-Qasim Qosheiri 189. cf. Qo- 

sheiri. 
Abd al-Rahman ibn 0mm al-Hakam 

157. 
Abd al-Rahman ibn Auf 218. 
Abd al-Wahid ibnAhmed ibn al-Qasim 

al-Zohri, Abou Moh. 226. 
Abessinier 154. 
Absa 368. 

Abraham 347, 348, 353, 354. 
Abramow 412. 
Abou-1- Abbas Ahmed b. Omar b. 

Soreidj 181, 182, 225, 227. cf. Ibn 

Soreidj . 
Abou-1-Abbas Ahmed b. Seiamet b. 

Obeidallah, Ibn al-Routhbi 241. 
Abou-1-Abbas b. 'Atha 225, 226. 
Abou-l-Abbas Djafar b. Moh. al- 

Moustaghfiri 424. 
Abou-l-Abbas b. Moh. Cadhi .'Asker 

195. 



1) L'indei contient: a) Tons les noms propres personnels, sauf omission involontaire. 
b) Les noms propres geographiques et ethnographiques a rexception de ceux compris 
dans les titres des ouvrages europeens cites. Quant aux adjectifs derives des noma 
propres ethnographiques, ils ne sont admis que dans les cas oh. cela paraissait parti- 
culierement desirable, c) Les titres des ouvrages orientaux cites. Les ouvrages arabes 
sont r^unis sous le mot „Kit&b". d) Un petit nombre d'articles divers, dont I'ad- 
mission paraissait plus on moins necessaire, tels que les noms des sectes rausulmancs etc. 

Beaucoup de noms sont transcrits de differentes manieres par M. M. les auteurs 
des articles compris dans ce volume. De frequents renvois t&chent de remedier k cet 
inconvenient, inseparable de tout recueil aussi polyglotte que le notre. Mais pour 
ne pas multiplier ces renvois demesurement , on a cru pouvoir se borner h. n'admettre 
qu'une seule forme partout ou la forme d'nn nom ne differe dans les 4 langues que 
dans la terminaison, comme Asia, Asie, Jsien, Arahcty Arabes , Arabs etc. L'article 
arabe enfin est toujours rendu par ndl". 

46 



594 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



Abou Abdallah Ahmed al Boukhari 

Gonndjar 423. 
Abou Abdallah Hamawaih 192. 
Abou Abdallah Hosain b. Ali al- 

Thabari 237, 240. 
Abou Abdallah b. Modjahid 224. 
Abou Abdallah Moh. b. Abdallah 

Ibn al-Bayi 229, 284, 235. 
Abou Abdallah Moh. b. Ahmed 

b. Yahja b. Djinni al-Dibadji 240. 
Abou Abdallah Moh. b. Ali al-Khab- 

bazi 234, 237. 
Abou Abdallah Moh. b. Atiq 201, 242. 
Abou Abdallah Moh. b. al-Fadhl b. 

Ahmed al Forawi 241. 
Abou Abdallah Moh. b. Khafif al- 

Dhabbi 225. . 
Abou Abdallab Qayrowani v. Abou 

Abdallah Moh. b. Atiq. 
Abou Abdallah Zahir 232. 
Aboil Abd al-Rahman Moh. b. Ismail 

al-Shorouthi 227. 
Abou-1-Ala b. Abi Sa'ad 227. 
Abou Ali al-Ahwazi al Hasan b. 

Ali 171, 176, 201. 
Abou Ali Hasan b. Ahmed b. Shada,n 

230. 
Abou Ali Hasan b. Ali al-Daqqaq 

202, 228, 235, 236. 
Abou Ali Hasan b. Salman 240. 
Abou Ali Hosein b. Ahmed b. al- 

Mozaffar b. Abi Haridha al 

Hamadani 236. 
Abou Ali Ismail 234. 
Abou Ali Zahir b. Ahmed al-Sirachsi 

192, 201, 227. 
Abou 'Alqamab 181. 
Abou Amrou Othman de Sfax 184. 
Abou Asim (al-Ash'ari) 180. 
Abou-1-Bakhtari Wahb b. Wahb al- 

Korashi 162. 
Abou Bekr (le khalife) 176, 188, 

218, 236, 331, 425. 
Abou Bekr Ahmed b.Ali b.Thabit, 

le pr^dicateur de Bagdad 235. 
Abou Bekr Ahmed b. Ali b. al-Thayib 

Ibn al-Baqillani 181, 182, 186, 199, 

200, 221, 224, 228, 230, 231,232, 

235. 
Abou Bekr Ahmed b. Ibrahim al- 

Djordjani al Isma'ili 226, 227. 
Abou Bekr Moh. b. Ahmed de Shash 

239, 241. 
Abou Bekr. Moh. b. al Djirmi b. 

al-Hosein 233. 



Abou Bekr Moh. b. Djafar Narshakhi 

424. 
Abou Bekr Moh. al-Chodjendi 241. 
Abou Bekr Moh. b. al- Hasan Ibn 

Fourek 191, 194, 200, 201, 225, 

228, 229, 230, 231, 235. 
Abou Bekr al-Neddjari al-Udeni 226. 
Abou Bishr (al-Ash'ari) 171. 
Abou Borda (al-Ash'ari) 179, 181. 
Abou galih 163. 
Abou-1-Casim 129. 
Abou Dharr al-Harawi Abdallah b. 

Ahmed b. Moh. 232. 
Abou Dja'far al-Samnani Moh. b. 

Ahmed 233. 
Abou-1-Fadhl Ahmed b-Abi Tahir 

Taifour 163. 
Abou-1-Fadhl b. Amroush Moh. b. 

Obeidallah 234. 
Abou-1-Fath 'Amir (de Saweh) 239. 
Abou-1-Fath Nasr b. Ibrahim al 

Moqaddesi 237, 240, 242. 
Abou-1-Fath Nasr-allah b. Moh. Ab- 

dal-Qawi al-Mesisi, 176, 242. 
Abou-1-Fath Salim b. Eyjoub 234. 
Abou-1-Fazl 92, 98, 106, 112, 114, 

115, 119. 
Abou-1-F^da 146, 160, 193, 198, 200, 

201, 224, 225, 228—31, 233-36, 

238-40. 
Abou-1-Fotouh Moh. b. al-Fadhl al- 

Isfdraini 241. 
Abou-1-Ghazi, 75, 79, 82-86, 90—93, 

96, 97, 106, 107, 109, 111, 112, 

114, 115, 117—19, 121, 139. 
Abou Hamid Ahmed b. Moh. b. Ahmed 

al-Dalwi al-Oustowa'i 231. 
Abou Hamid al-Isfdraini 234, 230. 
Abou Hanifa 188, 223, 230, 239. 
Abou Hanifa al-Dinaw^ri 158. 
Abou-l-HasanAbd-ar-Rahman b. Moh. 

Nichabouri 425. 
Abou-l-Hasan Abd-al-Aziz b. Moh. 

b. Ishaq Dommal 226. 
Abou-l-Hasan Ali b. Ahmed b. al- 

Hasan b. Moh. b. Na'im al-Naimi 

232. 
Abou-l-Hasan Ali b. Dawoud al- 

Darani 227. 
Abou-l-Hasan Ali b. Isa b. Soleiman 

b. Moh. b. Soleiman b. Ibban b. 

Ifroukh al-Faresi al-Sakkari 231; 
Abou-1 Hasan Ali b. Ismail etc. al- 
Ash'ari 167—242, 332. Sa g^n^a- 

logie 183; sa mission confirmee 



INDEX DBS NOMS PROPRES. 



595 



par des predictions proph^tiques 
178 — 82; sa vie, sa conversion et 
sa mort 183 —208; expose de ses 
doctrines 204—23; vies de ses 
disciples et adherents 224 — 42. 

Abou-1- Hasan Ali b. Mashadeh 230. 

Abou-1-Hasan Ali b. Moh. al-Thabari 
Ilkia al-Herrasi 238. 

Abou-1-Hasan Ali b. Moh. b. Mahdi 
al-Thabari 226. 

Abou-1-Hasan Ali b. al-Moslim al- 
Salmi 181, 241. 

Abou-1-Hasan al-Bahili 191, 199, 220, 
224. 

Abou-1-Hasan Damathi 191—92. 

Abou-1-Hasan al-Hasan b. Otlim§,n 
al-Zijadi 162. 

Abou-1-Hasan Rislia b. Nathif 233. 

Abou-l-Hasan al-Sakkari v. al-Sak- 
kari. 

Abou-l-Hasan b. S§,lim 178. 

Abou Hatim Mahmoud b. Hasan al- 
Thabari Qazwini 233. 

Abou Hodseil Moh. b. al-'Allaf 192-95. 

Abou Horairah 183. 

Abou-1-flosein Bendar b. al-Hosein 
225. 

Abou-1-Hosein b. Simeon 202, 203. 

Abou Ishaq Ibrahim b. Ali b. You- 
souf de Shiraz al-Firouzabadi 236, 
239—41. 

Abou Ishaq Ibrahim b. Moh, al- 
Isf^raini 225, 230, 232. 

Abou-1-Ma'ali Abd al-M^lik b. Ab- 
dallah b. Yousouf al-Djowaini, 
Imam al-haramein 200, 204, 221, 

234, 236, 238, 240, 241. 

Abou Mansour Abd al-Kahir b. Zahir 

b. Moh. 232. 
Abou Mansour Mahmoud b. Ahmed.... 

b. Mashadeh 241. 
Abou Mansour Moh. b. al-Hasan al- 

Ayoubi 231. 
Abou Ma'schar al-Madani 163. 
Abou Mi'mar b. Abi Sa'ad b. Abi 

Bekr al-Djordjani 227, 230. 
Abou Moh. Abd al-Wahhab b. Ali 

232. 
Abou Moh. al-Djowaini (Abdallah b. 

Yousuf) pere d'Abou-1-Maaii 233, 

235, 237. 

Abou Moh. Hasan b. Moh. al-Ash'ari 

190. 
Abou-1-Mondhir (Hisham b. Moh.) 

al-Kalbi 162—63. 



Abou Mousa al-Ash'ari 171, 173, 174, 

178-83, 188, 191, 203. 
Abou-1-Mozaffar Ahmed b. Moh. al- 

Khawafi 238. 
Abou-1-Mozaffer al-Marwezi 241. 
Abou Muslim, the Marwazi 114, 115. 
Abou Naim Ahmed b. Abdallah 231. 
Abou Nasr Abd al-Rahim b. Abi-1- 

Qasim al-Qoshairi 189, 223, 240. 
Abou Nasr al-Kouw§.ri 192. 
Abou Nasr Mansour Kondori Amid 

al-Moulk. 188, 221, 222. 
Abou Nasr. Moh. b. Abi Bekr al- 

Ismaili 229. 
Abou-1-Nedjm Hilal b. Hasan b. 

Ahmed 201. 
Abou-1-Noaim Abd al-Melik b. Hasan 

al-Isf^raini 235. 
Abou Omar Moh. b. Hosain al-Bes- 

thami 230. 
Abou Othman 180. 
Abou Othman Sabouni 221. 
Abou Rahm (al-Ash'ari) 180. 
Abou-1-Qasim Abd al-Kerim b. Ha- 

wazin al-Qosheiri 189, 221, 222, 

228, 229, 235, 236, 240, 241. 
Abou-1-Qasimb. Abi Amrou al-Badjili 

230. 
Abou-1-Qasim Ali b. al-Hasan b. 

Hibat-allah etc. Ibn Asakir 167, 

169, 170-73, 178, 181, 182,189, 

190, 194, 196, 201, 204, 208, 

220—21, 223—24, 228, 237, 239, 

243, 330, 332. 
Abou-1-Qasim al-Alimani 235. 
Abou-1-Qasim Iskafi al-Isf^raini v. 

Abd-al-Djabbar b. Ali. 
Abou-l-Qasim Nasr b. Nasr. b. Ali 

al-Akbari 200. 
Abou Sa'ad b. Abi Bekr Isma'ili 

Djordjani 227, 229. 
Abou Sa'ad b. Abi Othman al-Khar- 

goushi 229. 
Abou Sa'ad Ismail b. Abi Salih 

Ahmed b. Abd al-M^lik al-Kirmani 

241. 
Abou Sa-id Abd al-Rahman al-Idrisi 

423. 
Abou Sa'id As'ad b. Abi Nasr b. 

Abi-1-Fadhl al-Omari al Mihani 

240. 
Abou Sahl al-Sohlouki Moh. b. 

Solaiman 182, 192, 225. 
Abou Thahir b. Kharasheh, Hosam 

b. Moh. 232. 



596 



INDEX DBS NOMS PROPRBS. 



Abou Thalib Abd al-Wahhab b. al- 

Mohtadi al-Hashimi 230. 
Abou Thayib b. Abou Sabl al-Soh- 

louki 182, 225, 227. 
Abou Zeid al-Marwezi Moh. b. Ahmed 

b. Abdallah 192, 225. 
Abu-zanjar 113. 
Abyssinie 179, 180. 
Acatziri v. Akatziri. 
Acbab 462. 
Achille 403 
Adagli Khizir 139. 
Adaklis 139. 
Adam 153. 
Adar 350. 
Adelung 351. 

Adhad ad-Dawlah 198, 228. 
Adherbaidjan 156. 
Adler 160. 
Adma 355. 
Adorser 378. 
Adriatisclies Meer 379. 
'Ae (Khan) 91, 93. 
Aegypten t'. Egypte. 
Aegypter v. Egyptiens. 
Aeolier 379. 
Aethiopia 375. 
Aethiopier 381. 
Afghan Dynasties 100. 
Afghanistan 81, 84. 
Afghans 81, 84. 
Afragiabe 96, 421. 
Afrasiyab v. Afragi^be. 
Africa v. Afrique. 
Afrique 65, 223, 369, 381. 
Aphrodite 383. 
Agathyrsen 378, 379. 
Agathyrsos 378. 
Aghacheri 135. 
Aghiiz, Aghuz-khan 77, 80,85—92, 

94—96, 98, 110, 111, 116, 119. 
Aguptha 376. 
Ahlquist 393. 
Ahmed b. Abi Jakub b. Dja'far b. 

Wahb b. Wadhih al-Abbasi 155. 
Ahmed b. Abi Khalid 163—65. 
Ahmed b. Fozlan v. Ibn Fodhlan. 
Ahmed b. Hanbal 188, 197, 199, 

200, 201, 214, 220, 223, 228. 
Ahmed b. al-Hosein Abou Bekr al- 

Beihaqui 188, 234, 235. 
al-Ahsa 172, 201. 
Ahwaz 179, 190. 

al-Ahw§,zi v. Abou Ali al-Ahwi,zi. 
'A-l-kh^n 91, 93. 



Aijisha v. Aisha 

Aini 133. 

Ainos, les, 45. 

Aisha 176, 207. 

Ajamis 91, 94, 96. 

Ajax 403. 

Akatziri 135, 142. 

Akbar 98. 

AkbarNamah 74,92, 98,106,108,114. 

Akhalzikh 381. 

Ak-khazari 135, 142. 

Alandia 367. 

Alanen 154, 382. 

Alanjah 102; cf. Alinjah. 

Alanjik 119. 

Alan-Ku, -Kuw§,, -Kuwan HI— 114. 

Alars, the 138. 

Albertus Magnus 11. 

Alep 347. cf. Haleb. 

Alexandre I. 52, 53. 

Alexandriner 480. 

Algeria 65. 

AUb. Abi Talib 157, 160,176,179, 

180, 207, 213, 218, 222, 228. 
Ali b. Asadi Tusi 508. 
Alides 161, 201, 157, 158, 159. 
Alis 139. 
Ali b. al-Hasan Abou-l-Q§,sim b. Abi 

Othman 233. 
Ali b. Isa 193. 
Ali b. Mohammed b. Abi Saif al- 

Madaini 163. 
Alinjah 78, 79, 80, 82, 83. 
All Taqi Xan Sadiqx§,n 502. 
Almaligh 108, 109. 
Almatu 109. 

Alminjah 78—80; cf. Alinjah. 
Almohades 223. 

Alp-Arslan 221—223, 236, 237. 
Alps, the 109. 
Altai 395. 

Altan-khan, Altun— ; 117—121. 
Altiir V. Atsiz. 

Aliish (Alus) — Arki (Argi) 116, 117. 
Amarki 165, 166. 
Amenhotep III 346, 355, 362. 
America 64, 65, 66. 
Amid al-Mulk v. Abou Nasr Mansour 

Kondori. 
Aminjah v. Alinjah. 
Amlagh (— kh) 78. 
Amol 233. 
Amori 361. 
Amorites, Amorrh^ens 346, 354, 355, 

357, 358, 360—62. 



mDBX DBS NOMS PKOPRBS. 



597 



Amu 139. 

'Amiiiah 89. 

Amur 393. 

Anacharsis 384. 

Ananino 396, 400. 

Anastase 141, 339, 340. 

Anbar 156. 

Andalousie 191. 

Auquetil du Perrou 495, 501,504-6, 

Ansi 82. [543, 557. 

Anushirwan 154. 

Aor-Khan v. A war-khan. 

Apia 383, 386. 

Apollon 383. 

Arabes 94, 96, 137, 145, 148, 154, 

188, 235, 341, 367, 369,370,417, 

419, 483, 517. 

— auteurs arabes 141, 148. 

— commerce arabe 399, 400. 

— g^ographes arabes 149, 428. 

— insciption arabe 407. 

— pot arabe 410. 

— voyageurs arabes 149. 
Arabia 63, 65, 381. 
Aradas 358, 376. 

Aral 137. 

Aram 355, 356. 

Aram^ens 347. 

Aramaeismen im Hebr. 481, 488, 489. 

Araxes 136, 379, 380, 382. 

Archangel 393, 413. 

Ardagast 340. 

Ardah, (Ardii) 83. 

Arda Viraf 507. 

Arendt, C. 517. 

Ares 383, 386. 

Ariens 352. 

Aristot^liens 194. 

Aristotle 7. 

Arkenekom v. Irganah-Kiin. 

Armenia 154-56, 368, 376, 377, 

381, 382. 
Armenii 154, 375, 378. 
Arpad 146. 
Arpasgad 355. 
Arradjan 193, 225. 
Arran 154, 368. 
Arsiyes 138. 
Artimpasa 383, 386. 
Asad 179. 

Asarhaddon 351, 352. 
Aschmunazer 480. 
Asebi 376. 
al-Ash'ari v. Abou-1-Hasan Ali b. 

Ismail. 



Ash'arites (tribu) 179, 180, 182, 189. 
Ash'arites (sectaires) 221, 223. 
Asi 358, 360. 
Asie 101, 127, 374, 375, 378, 380, 

403. 
Asie centrale 89, 103, 109,127,437, 

451. 
Asie m^ridionale 402. 
Asie mineure 138, 377, 380. 
Asie occidentale 90, 381, 382. 
Aspelin, J. R. 389—415. 
Assour 350, 352, 355. 
Assourbanipal 352. 
Assyrie 350. 
Assyriens 363. 

Inscriptions assyr. 349, 362, 381 . 
Astarabad 89, 135. 
Astir V. Atsiz. 
Asur-ur-nisi 350. 
Ata§-Nyayis 519, 541. 
Atasir v. Atsir. 
Atil 76, 78, 145, cf. Itil. 
Atkis 45, 47. 
Atsir 83. 
Atsiz 83. 

Attila 142, 144, 145. 
Auaris 358. 
Aufrecbt, Th. 510. 
Autricbe 396. 
Avares 132. 
Avesta 480, 503. 
Avesta-schrift 508—509, 513—515, 

517—519. 
Awarkhan 83. . 
Awas 84. 
Awaz 84. 
Awur 83. 
Awus 84. 
Awuz 84. 
Awzahi 188. 
'Ayat the Burak 87. 
Azar, Azur 84. 

B. 

Baal 349, 350. 

Bab Allan 154. 

al-Bab wa'1-Abwab 154. 

Bab-al-Harb 202, 228, 235. 

Babar 79, 82, 109. 

Babr 154. 

Babylone 348. 

Bachshi 133. 

Bactrianus 375. 

Badachschan 368. 



598 



INDEX DBS NOMS PROPBBS. 



Badraja 232. 

Badz-iiki v. Bardz-uki. 

Bae-Sankur (Sanghur) 118. 

Bae-Sunkar (Sunghar) 117. 

Bagdad 155, 156, 161, 165, 181, 
183, 185, 192, 193, 197,200,201, 
202, 223, 226, 229-241. 

Bagjadi 111, 112. 

Bahili v. Abou-1-Hasan al-Bahili 

Bahrejn 201. 

Baidii 83. 

Baikal 103. 

Bakchi-Serai 140, 

Bakjadi v. Bagjadi. 

Bakousaya 232. 

Baksan 143. 

Balandjar 154. 

Balch 65, 195, 368. 

al-Balchi, Abou-1-Qasim b. Ahmed 
193, 194, 195. 

Balgadi v. Bagjadi. 

Balinjah v. Alinjah. 

Balkadi v. Bagjadi. 

Balkar 144, 145. 

Bal-Easb, Balkhash 92, 137. 

Balkiiti 123. 

Baliici-(dial.) 501, 518. 

Bandschir 368. 

Baqillani v. Abou Bekr Ahmed b. 
Ali b. al-Thayib. 

Barakh v. Tarakh. 

Barbier de Meynard 192, 227, 229, 
231, 238, 335. 

Bar-dziiki 91, 119. 

Barkah-Khan 99. 

Barkiarok 238. 

Barlas 121, 122. 

Barsinjar ( — jiir) 78. 

Bartan Bahadur 120—22. 

Bartas 77 cf. Burtas. 

Bartazinah 107. 

Bartholomaei 422. 

Barzilia 136. 

Baschart 145 cf. Bashkirs. 

Basforradjan 154. 

Bashghirds v. Bashkirs. 

Bashghniian (— krii— ) 77 ;cf. Bash- 
kirs. 

Bashkirs 77, 145, 147, 148. 

Basians 143, 144. 

Bassora 181, 183,184,191-93,197, 
199, 224—26, 228, 232, 235, 238, 
368. 

Batavia 62. 

Bayan 437. 



Bayazid 99. 

Bazra v. Bassora. 

Beghu (—lid, — lin, — lir) 77, 89. 

Beglik 134. 

Beidhawi 181. 

al-Beihaqui v. Ahmed b. al-Hosein 

etc. 
Beirouth 188, 240. 
Bekri 163. 
Bela 144. 
Beladhori 156. 
Bengal 63—66, 89, 502. 
Benhadar 363. 
Berbem 154. 
Berch 56. 
Berdtby 367. 
Ber^sine, E. 501. 
Beresow (B^r^zof) 405, 412. 
Bertas 145 cf. Burtas. 
annales Bertiniani 382. 
Bertuch 53. 

Biarmie 392, 413, 414. 
Biketsheh 134. 
Bilasaghiin 108. 
Biruma 145. 
Bithynien 381. 
Bithynus 375. 
Black Sea 119, 133; cf. Pontus 

Euxinus. 
Blix, Dr. 349. 
Blochmann 91, 92. 
Bochara, Bochari v. Boukhara etc. 
Bochart 377. 
Bodja 154. 
Bodritchi 337. 
Bohlen 351. 
Bohoslow 395. 

Bokhara, Bokhari v. Boukhara etc. 
Bolgar V. Bulgar. 
Bombay 65, 66, 71, 73, 495, 501, 

507. 
Bonnell, E. 371—87. 
Bordjan 154, 339. 
Borysthenes 119. 
Bosporos 378, 380. 
Bostham 241. 
Bothliugk. 0. 411. 
Bouides, les 222, 229. 
Boukhara 64, 86, 225,226,368,417, 

419, 421, 423-26, 428. 
Boukhari 178, 188, 226, 239. 
Boukhar-Khoudahs 417—29. 
Brahman s (les) 192. 
Briggs 81, 100. 
Brosses 405. 



INDEX DBS NOMS PROPRES. 



599 



Brosset 140, 405. 

Broughton 53. 

Brucke, E. 517. 

Bnigsch 345, 350, , 351, 357, 361, 

375—77, 381. 
Buchara v. Boukhara. 
Buchere, P. 345, 346, 363, 364. 
Buddha Sakyamuni 112. 
Buddhism 3. 
Budinen 379. 
Budziak 119. 
Buka-khan 82, 115. 
Biika, — kae, — kia 115. 
Bukhara v. Boukhara. 
Biikii V. Buka-khan. 
Bulgar 74, 77, 104, 135, 136, 392. 
Bulgaren, Bulgari, — rians, — rs 104, 

129, 130, 141, 142, 146, 147, 149, 

154, 369, 370; cf. Burgars. 
Bulgaria 147. 
Bulgarin 53, 56. 
Bulghar v. Bulgar. 
Bulh V. Balkh. 
Bundehesch 495. 
Burckhardt 153. 
Burdas (river) 148. 
Burdjan v. Bordjau. 
Burgars 339; cf. Bulgaren. 
Burmah 62, 63, 65. 
Burtas, — tasse 141, 148, 149. 
Burtassi (village) 148. 
Bushire 65. 
Buveihidae 369. 
Bu-dzanjar) 3_^j5^ 
Bu-zanjar ^ 

Byzance 128, 132, 339, 341. 
Byzantins 148, 338—340, 382. 

Auteurs byzant. 128, 136, 138, 
139, 141. 

Empereurs — 131. 

Pc>in9ons — sur des vases 405 — 07. 



Cabari 143, 144. 

Cabul 64, 65, 66. 

Cadhi 'Asker v. Abcyu-l- Abbas b. Moh. 

Caesar 377, 386. 

Cahirah 188. 

Caijrowan 201. 

Calcutta 59, 65, 68. 

9alih b. al-Mangur 155. 

Cam-Hy 454. 

Canaan 353-55, 357, 361, 376. 

Canada 64. 



Canan^ens 354, 355, 357, 377. 

Qanarier 156. 

Canton 15, 436. 

Cappadoces 375. 

Care 143. 

Carlouks, Carluques v. Karliika. 

Carmathes 201. 

Carmel 358. 

Carpini, Piano 145, 148. • 

Carracs v. Karliiks. 

Carton, C. Fabb^ 455. 

Case 143. 

Casluchim 377. 

Caspian Sea 64, 103, 133, 135, 

138—40, 149. cf. Kaspisches Meer. 
Cassiotis 377. 
Castr^n 409, 413. 
Caucasus 63, 65, 103, 128, 130, 133, 

135, 140, 143, 144, 149,377-78. 
Cayat 109; cf. Kaiat. 
Ceylon 63. 
Chabas 345—47, 353, 357, 358, 

361. 
Chahar 'I-mak 81, 84. 
Chakodade 46—48, 51. 
Chaldaeismen im Hebr. 481, 488. 
Chalmers, J. 3, 15—40. 
Chang Wan-keen 437, 438. 
Chang Yih 438. 
Charamuin 101. 
Char-chin 117. 
Chardin 217. 
Charmoy 335-38. 
Chatte 349, 350. cf. Cheta. 
Chatsar 349, 350. 
Chaushigar 132. 
Chegem 143. 
Chelepsar 349. 
Ch'eng-Hao 13. 
Ch'eng-Huan 11. 
Ch'eng-I. 13. 
Ch'eng-Ming-Tau 13. 
Cheou-king v. Ko-Show-king. 
Cheremisses 130, 147. 
Cheta 349, 350, 374, 376, 366. cf. 

X^ta. 
Ch^tasar 349, 350, 363. 
Chetiter v. Cheta. 
Chigal (— kal) v. Jigal. 
Chihli 452. 
Chilibu 376. 
Chin 74, 75, 86 
China 4, 7, 9, 

63, 65, 86, 



110. 

11, 13, 18, 21, 27, 
102, 146, 161, 435, 



437, 438, 450, 455, 456. 



600 



INDBX DES NOMS PROPRBS, 



Chinese (the) 17,. 23, 24, 141, 154, 

162, 454. 
Chinese annals 86. 

— authors 101. 

— philosophy 1 — 14. 

— theology 15—40. 
Ching 28. 

Ching Ching 101. 

Chingiz (khan) 73, 90, 95, 98—103, 
107-110, 113, 115, 117, 119, 
122, 124, 127, 437, 451. 
Chinois v. Chinese. 
Chiraz v. Shiraz. 
Chita V. Cheta. 
Chorasan v. Khorasan. 
Chosroudjerd 234. 
Chosru Schadhormuz 369. 
al-Chottel 368. 
Chow 6, 12, 25, 30. 
Chow-jin-chuen 436. 
Chow-Lin- K'i ) -.^ 
Chow-Tun-I J ^'^• 
Chubinah 111. cf. Jii-inah. 
Chu-Fu-Tsze 13; cf, Chu-Hi. 
Chu-Hi 3, 12—14. 
Chung-Liang 10. 
Ch'un-Ts'yn 7. 
Chusan 65. 
Chu-tsze 21, 22. 
Chuwashes 137, 147. 
Chwalynsk 137. 
Chwang-Tsze 8, 9. 
Chwolson, D. 133, 134, 457—90. 
Cilicie 346, 356. 
Circassians 130, 143, 144. 
Clarke, D. Samuel 21. 
Clevbergius 369.' 
Co-Cheou-king v. Ko-show-king. 
Coel^-Syrie 358. 
Comans 128, 138, 139, 146. 
Confucian Analects 18, 22, 24, 27, 

31—34, 36, 37, 39, 40. 
Confucius 4, 7—12, 18, 24—27, 28, 

31, 32, 34, 37-40. 
Conolly 89. 
Constantine Porphyrogenitus 130, 

131, 136, 137, 142, 144—46, 148, 

149. 
Copenhague 330, 393, 495. 
Cordoue 135, 191. 
Corlucs V. Karluks. 
Cornwallis, Lord 63. 
Coufa V. Koufa. 

Crimea 133, 135, 140; cf Kiim. 
Cunningham, A. 88. 



Curtygemat 143. 
Cusch 380, 381. 
Cypern 376. 



D. 



Dacie 339, 341. 

Dagh 91. 

Daghestan 130. 

Dailem 154. 

Daker 373. 

Damas , Damascus 138, 169—72, 181, 
184, 189, 193, 201, 228,230,232, 
233, 236, 237, 241, 242, 361, 363, 
368, 369. 

Danilow 392. 

Danube 138, 147. 

Daqouqa 230. 

Darabdscherd 368. 

Daraqothni (Abou-l-Hasan Ali) 231, 
232, 235. 

Daraya 228. 

Dardani (Dandani) ) ono 

Dardaner J '^^^• 

Daryiin v. Do-yun. 

Darius 104, 374. 

David 180, 461. 

Dawoud b. Ali al-Ispahani 194. 

Decebalus 104. 

Deguignes 102, 335. 

Dehli Pathans 101. 

Derbent 65. 

Derbend-Nameh 145. 

Desraaison 139. 

Destour Darab 504, 554. 

Destuva 368. 

al-Dhabbi v. Abou Abdallah Moh. b. 

Khafif. 
Diar Bekr. 237. 
al-Dibadji v. Abou Abdallah Moh. b. 

Ahmed b. Yahya b. Djinni. 
Diba-kun, Dib-Bakiie, Dib-Badkue 

79. 
Dib-baiikue, Dib-yakiin 79. 
Dihli 99. 

Dillmann 348, 356, 357, 465. 
Di-lun-Yuldiik 122. 
Dimeschq v. Damas. 
Dinkard 507. 
Dionysos 385. 
Diyiin v. Doyun. 
Djafar b. Abou Thalib 180. 
Djafar b. Harb 195. 
Djafar b. Mobasshir 195. 
Dja'far b. Muhammed 162. 



INDEX DBS NOMS PROPRES. 



601 



Djahm b. Safwan 205. 

Djahmites 192, 204—206, 213, 215, 

220, 228. 
al-Djarrah b. Sinan al-Asadi 157, 158. 
Djazer 230. 
Djebal 234. 
Djidda 234. 
Djilan 154. 
Djobba 195. 
Djobbai (Abou AH) 190, 192—96; 

197. 
Djobbai (Abou Hashim b. Abi All) 

190. 
Djobbai (Abd al-Wahhab) 193. 
Djomabir al-Ash'ar 183. 
Djoneid 225. 

Djordjan 166, 193, 225, 227, 229. 
Djorzan 154. 
Djoudji 420. 
Djoweini v. Abou-l-Ma*aii Abd al- 

M^lik etc. 
Dnieper 336. 
Dodjail 161. 
D'Ohsson 100, 129, 131, 132, 136—38, 

141, 148, 335, 336, 338. 
Dolgoruki 493, 494, 500. 
Dommal v. Abou-1-Hasan Abd-al- 

Aziz b. Moh. b. Ishaq. 
Don 128, 136, 143. 
Dorn, B. 154, 155, 422, 494. 
Dow 81, 100. 

Do-yun (Doi-iin) — Bayan(Byan)lll. 
Drewliens 336. 
Dschai 368. 
Diibun V. Do-yun. 
Dudanier 154. 
Duncker 380. 
Diiral-gin (Diir-la-gin) 106, 107, 110, 

113, 115, 117. 
Duval, Fr. 421. 
Dvina 412. 



E. 



Echidna 378. 

Edkins 3. 

Edomo 47. 

Edris 156. 

Edrisi 136. 

Eginhardt 132. 

Egypte QQ, 135, 156, 165, 169,223, 

232, 358, 359, 362, 363, 375, 377, 

380. 
Egyptians 154, 345, 362—364, 375, 

376—378. 



Eichliorn 351. 

Eimauks v. Chahar-Imak. 

Eitel E. J. 1—15. 

Eliza 464. 

Elphinstone 81, 82. 

Emites 350. 

Enderaba 368. 

Epicurus 9. 

Eran, v. Iran. 

Ertsas 148. 

Esau 354. 

Eschevski 412. 

Esdegerd II. 411. 

Ethelred 414. 

Etrusker 379. 

Eupatoria 140. 

Euphrates 63, 359. 

Eura 368. 

Europe 53, 59, 61—69, 102, 103, 
127, 128, 148, 338, 367,370,375, 
378, 403, 454, 455, 480, 520. 

Eusebe 351. 

Euxine v. Pontes Euxinos. 

Ewald 488. 

Eyjoubides 223. 

Eyries 53. 

Ezechiel 380—82, 461, 467, 469, 472, 
476, 486, 489, 490. 

Ezra 464, 474. 



P. 



Faber 4. 

Fakh 156. 

Fakhr al-Moulk 239. 

Fanakiti 73, 80, 85, 92, 95, 106, 

110, 116, 118, 122. 
Farghandh 108, 109. 
Faridiin 94, 96. 
Faris 368. 

al-Farmedi le soufi 239. 
Ears 192. 

Fasihi 114, 115, 122. 
Feuachosrau le Bouide v. Adhad-ad 

Daulah. 
Fennia v. Finlandia. 
Filan 154. 

Filimonow 408. > 

Finlandia 130, 365-70. 
Finno-ougriens 391. 
Finnen, Fins, Finnois etc. 129,130, 

373, 415. 
Finstrom 368. 
Firkowitch 133, 135. 
Finiz-kohi 82. 



47 



602 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



Fliigel 200, 508. 

Foldvary 144. 

al-Forawi v. Abou Abdallah Moh. b. 

al-Fadhl b. Ahmed. 
al-Fouthi 192, 195. 
Fraehn 129-32, 137, 141, 367,420, 

421, 424. 
France 65. 
Frank 145. 
Friesland 66. 
Fuh-Hi 6. 
Fiirchtegott 350. 
Fiirstenberg 455. 



G. 



Gabriel 185. 

Ga5a Ahunawaiti* 545. 

Gagarine, le prince 411. 

Galitsch 394. 

Gallier 387. 

Gami-al-Mottaqi 222. 

Garber 145. 

Garewaja 398. 

Garmsir of Ghur 89. 

Gathas 510—12, 516. 

Gatha Ahunawaiti 498, 519, 549. 

Gaubil 439, 445, 447, 452, 454, 456. 

Gawaz (Gawuz) v. Giiz. 

Gaza 355. 

Gazaria 140. 

al-Gazzali (Abou Hamid Moh, b. 

Moh.) 171, 176, 181, 238, 239, 241. 
TH 383, 385. 
Gebern 500, 501, 503. 
Geech 145. 
Geitlin 367. 
Geldner, K. 511. 
Gelonen 379. 
Gelonos 378. 
Genach 143. 

Genghis, Genghiz, Gengis v. Chingiz. 
G^pide (un) 340. 
Germains, Germanen, Germans 74, 

341, 382, 383, 386, 387. 
Germania 386. 
Germanicus 375. 

Gesenius 348, 349, 351, 487, 488. 
Geten-Daker 373. 
Ghalca 502. 
Gharjistan 87. 
Ghassan 154. 

Ghazna, Ghaznin 81, 229. 
Ghingis v. Chingiz. 
Ghitrif 425. 



Ghitrifis (monnaies) 425—28. 

Ghori Pathans 101. 

Ghur 87, 115. 

Ghuzz 74, 75, 77, 89, 90, 110, 120. 

Ghysir Agam 140. 

Gibbon 102. 

Gimal, Gimial 75, 77. 

Giman v. Gimal. 

Ginghis, Gingis v. Chingiz. 

Glasow 409, 414. 

de Goeje, M. J. 151—66, 330, 428. 

Gog 380, 381. 

Gog and Magog 77. 

Golden Hord 128. 

Golovnin 48, 49, 51, 54, 57, 58. 

Gomer 77, 378, 380, 381. 

Gomorre 355. 

Gosht-i Fryano 507. 

Gothlandia 367. 

Goundjar v. Abou Abdallah Ahmed 

al-Boukhari. 
Grecs ) 102, 103, 135, 153, 228, 
Greeks I 339, 373, 374, 378, 379, 
Griechen J 386, 474. 
Greenwich 436. 
Gretsch 56. 

Grigoriev 367, 420, 422. 
Grot, J. 56. 
Gubinaja 401. 
Guebres v. Gebern. 
Gu^rar 355. 
Guether 356, 357. 
Guischiguinsk 43. 
Gulef 133. 
Gumari 75, 76, 77. 
Gumeschew 395. 
Gur-(khan) v. Kur(-khan). 
Guz 84. 
Gwaliyur 99. 

H. 

Haarbrucker 172, 192, 193—96, 205. 

Habib-as-Siyar 74, 79. 

Hadokht Nask 507. 

Hagi-Chalfa 169—171, 182, 192, 194, 

196, 225, 229, 233, 234, 236, 237, 

240, 241. 
Haigh 345, 350, 360-62. 
al-Haitham b. 'Adi at T^yi 163. 
al-Hakim Abou Abdallah Ibn al Bayi' 

V. Abou Abdallah Moh. b. Abdallah. 
Hakodade v. Chakodade. 
Haleb 376} cf. Alep. 
Hallstadt 396. 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



603 



H&llstrom 370. 

Hamadhan 233, 240. 

Hamadani 339. 

Hamal^kites 354. 

Hamangha (— ka) 117, 120. 

Hamburg 6Q. 

Hamdanites 180. 

Hammer J. v. 131, 132, 135, 137, 

138, 140. 
Han (dynasty) 10, 11. 
Hanbalites 170, 201, 223, 240. 
Han^fites 170, 198, 221. 
Han-Fei-Tsze 10. 
Haugchow 437. 
Hannibal 109. 
Han-Wan-Kung 22. 
Han-Wen-Kung ( ,« 
Han-Yii j ^'^• 

al-Barb t\ Bab al-Harb. 
Hariri, ^d. Sacy 226. 
Hariri 225, 226. 
Harith al-Mohasibi 197, 199. 
Harith al-Warraq 194. 
Harkavy 135, 149, 333—341. 
Harlez 511. 

Haroun ar-Raschid 204, 425. 
Harourah 213. 
Harourites 213. 
Harran 348. 
Hartmann 488. 
al-Harunia 368. 
Hashwites 172, 204—206. 
al-Hasan (b. Ali) 154, 157, 158, 

160, 161. 
Hasan b. Sahl 164. 
Haug, M. 494, 495, 507, 554. 
Hauho 368, 369. 
Hazarabs 81. 
Hazarah-Mugbals 82. 
Hebraeer,H^breux 346—48, 353—58, 

360—62, 378, 459, 474, 475, 483, 

517. 
Hebraeische Ortbographie 457 — 90. 
Hebron 346, 353—355, 358. 
Heddjadj 181, 219. 
H^lam 355. 
Helios 385, 386. 
Heraclius 148. , 

HeraMes 378, 383, 386. 
H^rat 232, 368. 
d'Herbelot 100. 
Hercules v. Herakles. 
Hermes 387. 
Herodotus 104, 373—76, 378-80, 

382, 383, 385, 387. 



Hestia patroa 385. 

Heth 355. 

H^th^ens 345—48,353—57,360—64. 

cf. X^tas. 
Heu Hang 438. 
H^viens 354. 
Hia (dynasty) 29, 38. 
Hidjaz 229, 234, 236, 237. 
Hieronymus 483, 484. 
Hildebrand, H. 392. 
Himjariten 154. 
Hind 90, 96. 
Hindostan 61—63, 81. 
Hindus 142. 
Hing-tae 436. 
Hiob 461, 465, 466, 486. 
Hira 154. 
Hir^t 81. 
Hirzel, L. 488. 
Hispania 369. 
Histie 383. 
Hittites 361. 
Hoeiche 148. 
Ho-Kwan-Tsze 9. 
Hollandais 43, 46, 49, 51. 
HoUande 48. 
Hommaire de Hell 99. 
Honan 438. 
Hongkong 1, 5. 
al-Horrami (Mouslim b. Abi Mouslim) 

338—40. 
Hosain (b. Ali) 160, 161. 
Hosein al-Thabari v. Abou Abdallah 

Hosein b. Ali. 
Hosea 490. 

Hosbangji Jamaspji Asa 495, 507, 
Houtsma, M. Th. 166. 
Howorth, Henry H. 125—149. 
How-tseih 28. 
Hiibscbmann 519, 598. 
Hui-Kung 6, 8. 
Hul 356, 357. 
Hunfalvy 137. 
Hungarians 134, 142—149. 
Hungary 144 — 47. 
Hung-wu 27. 

Huns 102, 128, 129, 132, 142, 143. 
Hupfeld 488, 489. 
Hurdwar 66. 
Hus 356, 357. 
Hushang 90. 
Hussars 134. 
Huzwarescb 509. 
Hwai-Nan-Tsze 10. 
Hwan-Kung 7, 



604 



INDEX DBS NOMS PROPRES. 



Hwan-T'uy 24. 
Hwang-Ti 6. 
Hyksos 358. 



I-Bak 91. 

Ibn-'Asakir v. Abou-1-Qasim Ali b. 

al-Hasan b. Hibat allah etc. 
Ibn 'Atha v. Abou-l-Abbas b. 'Atha. 
Ibn al-Athir ed. Tornberg 163, 183, 

190, 200, 221, 225-28, 230—41. 
Ibn al-Baqillani v. Abou Bekr Abmed 

b. Ali ibn-at-Thayib. 
Ibn Batiitah 110, 136. 
Ibn al-Bayi v. Abou Abdallah Moh. 

b. Abdallah. 
Ibn al-Djirmi v. Abou Bekr Mob. b. 

al-Djirmi b. al-Hosein. 
Ibn-Dusteh 839. 
Ibn al-Fata 240. 
Ibn Foszlan 129—32, 136, 137,141, 

142, 145, 148, 149, 420. 
Ibn-Fourek v. Abou Bekr Moh. b. 

al-Hasan. 
Ibn-Haukal 128, 129, 136, 140, 141, 

148, 149, 428. 
Ibn-Hazm (Abou Moh. Ali) 191. 
Ibn-Khaldoun(Prol^gomenes, trad, de 

Slane) 169, 180, 181, 190, 191, 

193, 194, 197, 217, 224. 
Ibn-Khalliqan , (dd. du Cairo) 169, 

170, 181, 188, 190—94, 197,204, 
221, 223, 225—36, 238—41. 

Ibn-Khalliqan (de Slane) 164, 172. 
Ibn-Khordadbeh 73, 75, 76, 154, 

339, 428. 
Ibn Kilao v. Abdallah ibn Kilab. 
Ibn-Kutlubuga ed. Fliigel 200, 224. 
Ibn-Miskoweihi 163. 
Ibn Modjahid 201. 
Ibn al-Nedim 140. 
Ibn ar-Rawendi (Ahmed b. Yahja) 

171, 192-94. 

Ibn al-Routhbi v. Abou-l-Abbas, 

Ahmed b. Selaraet etc. 
Ibn al-Sabbagh 236. 
Ibn al-Sobki 169. [b. Omar. 

Ibn Soreidj v. Abou-l-Abbas Ahmed 
Ibn Toumourt 223. 
Ibn Wadhih 155. 
Ibrahim 96. 

Ibrahim al-Nazzam 192, 195, 196. 
Idel V. Itil. 
Idrisidae 369. 
Idrisius 370. 



'I-Ghur, 'I-Ghiirs 74, 84, 86,94,97, 

98, 107—109. 
Ilbari 99. 
I-ley 82. 
Ilinsk 400. 

'Ilja, 'Iljah, 'Injah v. Alminjah. 
Ilk (Ilik)-khans 131. 
'11 -khan v. I-yal-lihan. 
Ilkia al-Herrasi 238 v. Abou 1-Hasan 

Ali b. Moh. al-Thabari. 
Imam al-Harameiu v. Abou-l-Mal,li. 
Imlak (— gh) v. Amlagh. 
In-Chan 101. 
Inder 153. 
Indes (les) 54. 

India 7, 59—69, 89, 495, 501. 
Indian history 100. 
Indo-Scythians 88. 
Indus 88. 
Ingrie 392. 
Insi 82. cf. Ansi. 
Iradamchi 121, 122. 
Irak (Ighrak) 89. 
Iran 87, 96, 107, 509. 
Iranian names in the Caucas. 135. 
Irani authors, chronicles 96, 97. 
Iranis 90. 
Iraq, Irak 158, 161, 181, 198, 220, 

222, 223, 225, 229, 230, 234, 238. 
Irawaddy 65. 
Irganah-Kun(Irkanah — ,Irakanah— ) 

95, 106, 107, 109, 110, 114, 116. 
Irtisch 393, 415. 
Isa b. Yazid b. Dab 163. 
Isaie 351. 
Ischimsk 413. 
Isf^rain 232. 
al-Isf^raini v. Abou-1-Fotouh Moh. 

etc. Abou Hamid al-Isf^raini. Abou 

Ishaq Ibrahim b. Moh. Abou-1- 

Noaim Abd al-Melik. Abou-1-Qasim 

Iskafi. Shahfour b. Thahir. 
Isfizari (Abou Hamid Ahmed b. Moh.) 

195. 
Ishak al-Kindi 195. [162. 

Ishak b. Solaiman b. Ali al Haschimi 
Iskafi V. Abd al-Djabbar b. Ali b. 

Moh. Abou-l-Q§,sim. 
al-Iskafi (Abou Djafar) 193-195. 
Islamisme, r^forme de TI. par Ash'ari 

167—240. 
Isley V. I-ley. 

Ismail, cadhi de Bagdad 197. 
Ispahan 179,191,225,226,229-31, 

233, 235, '237, 240, 241,368,501. 



INDEX DES NOMB PROPRES. 



605 



Israel 346, 348, 360, 361, 363, 462. 

Isset 395. 

Issi-Kol l„^ q^ 

Is8igh(-ik)-Kol ( '^' '^"• 

Istakhri 128, 136, 166, 428. 

Italy 65. 

Italiener 481. 

Itel, Itil 135. 

Itelah (?) 82. 

Iturup 44, 57. 

I-yal-diiz v. Yal-duz. 

I-yal Khan 93, 94, 96, 97, 105. 

I-yal-timish 91, 99. 

I-Tin 23, 24, 35. 

Izbahan v. Ispahan. 

J. 

Jacob 348, 354. 

Jagatai 134. 

Jahan-Kiishae 108. 

Jaik 74. 

Jakimoff J. S. 478. 

al-Jakubi 151—166. 

Jala-ir (— irs) 96, 115—18, 122. 

Jalinzah (?) v. Aminjah. 

Jalzah(?) 79. 

Jamaleddin 451. 

Jamaspji Dastur Minocheherji Jamasp 

Asana 593. 
Jami-at-Tawarikh 73, 111. 
Jami-'i-Uzm 75, 78. 
Jamshed 90. 
Japon 41 — 58. 

Japonais 43, 45, 47, 48, 52, 54, 56. 
Jaralum river 118. 
Jar-chin (— jin) 117. 
Jarensk 401. 

Jarkah-Langiim ( — Likiim) 117. 
Jaroslaw 392. 
Jasna 519. 
Jaxartes 148. 
Jazid Balasch 154. 
J^busiens (354, 355, 361, 

Jebusiter (— tes) ( 487. 
Jeddo 45, 46, 48, 50. 
Jehoram 346, 363. 
Jehovah 349. 

Jelabouga 394. • 

J^na 421. 
J^nissei 393. 
Jeremiah 460, 463, 465, 468, 469, 

471—73, 478, 489, 490. 
Jerusalem 237, 240, 476, 486, 487. 
Jesaias 460, 461, 463, 466, 468, 469, 

470, 490. 



Jesso 56. 

Jetro 349. 

Jezo 44, 46, 57. 

Jigal 78. 

Jihiin 90,* 96. 

Jikal V. Jigal. 

Jingis Khan v. Chingiz. 

Jinkal v. Jigal. 

Johannes 405. 

Jojadah 463. 

Jomala 368. 

Jonatan 349. 

St. Jonas 44. 

Jonianff 77. 

Jordan 354, 361. 

Jornandes 134, 142. 

Josaphat 462. 

Josephus 375, 379. 

Josue 354, 355, 360, 361, 461, 470, 

471, 473. 
Jounpoore Pathans 101. 
Jourdain v. Jordan. 
J6-8ze 436. 
Judaeer 481. 
Juden 476. 
Juifs 192, 348. 
Jii-inah 111. 

Ju-ji-Kasar {pu Fasar) 123. 
Jururi 46. 

Justi 381, 495, 545, 593. 
Jiiwaini 73, 108. 
Juynboll 154. 

K. 



118, 119. 



Kabal-Khan 

Kabali 

Kabal Khwajah 92. 

Kabardah 143, 144. 

Kabchak 86, 87, 99, 101. 

Ka'bi 196. 

Kabul 81. 

Kachiili v. Kajiili. 

Kadesch 376. 

K'ae fung 438. 

Kaempfer 56. 

Kafchak v. Kabchak. 

Kaffa 133. 

Kaian 94, 95, 98, 101, 105-7, 109, 

110, 114, 116. 
Kaiat 106, 107, 109, 110, 113, 114. 
Kaidii 115, 117, 118. 
Kais b. Sa'd b. 'Obada 157, 166. 



P?,^^ \ 123. 
Kajiun I 



606 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



KaiiiU 118, 119, 110, 121. 

Kaju-murt 78, 90. 

Kala 136. 

al-Kalbi 163. 

Kalikala 155. 

Kalinovka 398. 

Kaliiran 112, 116. 

Kama 136, 392—98, 401—3, 406, 

411. 
Kamsk-Wotkinsk 401. 
Kamtachatka 44. 
Kanaan v. Canaan. 
Kanaaniter v. Canan^ens. 
Kana, le boukhar-khoudat 425. 
Kanartikeinos 131. 
Kandahar 81. 
K'ang 28. 
Kang-Sang-Tsze 7. 
Kang-Sun-Ch'ow 10. 
Kinghuli f r.n 
Mnkuli ( ^^• 
Kankuli tribes 90. 
Kappadocien 376. 
Kaptshak v. Kabchak. 
Karait Jews 140. 
Karait inscriptions 149. 
Kara-Kalmuks 142. 
Kara-Khaitaks 130. 
Kara-KMn 83—85, 109. 
Kara-Khazars 140, 142. 
Kara-Kirghises 142. 
Kara-Kum 137. 
Kara-Kuram 84. 
Kara-Muran 95, 101, 116. 
Karatshai 143, 144. 
Karbugha (— biika) 122. 
Karchi (Ka/j^o/) 382. 
Karghiz 97, 108. 
Karkiz 108. 
Kari-Kilchit 139. 
Karka 381. 
Karkh 241. 
Karliks v. Karlilk. 

Karwl^ [ ^'^' ^^' ^^' ^^- Kharloukhes. 
Karmania 386. 
Kamak 357. 

Kar-tagh (— t4k) 84, 90. 
Karthago 381. 
Kasan 393, 414. 
Kashghar 96, 131. 
Kashmir 112. 

Kaspisches Meer 374 ; cf. Caspian Sea. 
Katarina (nom d'une galiote) 44, 
51, 57. 



Kat-ghan ( -.-.q 

Kat-ghish f ^^^• 

Kaukasos v. Caucasus. 

Kawaz 84; cf. Kuz. 

Kazakg 148. 

Kazarek 

Kazaritshi 139. 

Kazarinowo 

Kazi-Kumuks 130. 

Keil 381, 382. 

Kender Khakan 131, 132. 

Kerim-Xan 502. 

Kerketen 382. 

Kerman 368, cf. Kirman. 

Kern 381. 

Keskonna Idel 136. 

Kexholmia 368. 

al-Khabbazi v. Abou AbdallahMoh. 

b. Ali. 
Khafchak v. Kabchak. 
Khakan-bouh (-bey) 131. 
Khaildji 140. 
Khalaj v. Khalj. 
Khalendsch 137. 
al-Khaiidi 193. 
Khalj 74, 75, 88, 89. 
Khallajis 139. 
Khamladj, Khamlidje 137. 
Khandjan 230. 

Kharezm 89, 90, 138, 149, 425. 
Kharezm Shah Muhammed 132. 
Kharkah-Langiim v. Jarkah etc, 
Kharkhez-Tangut 84. 
Kharkow 403, 407. 
Kharloukhes 420; cf. Karliik. 
Khasdai 135. 
Khawaridj 207, 213. 
Khaybar 179, 180. 
Khazaria 134, 140. 
Khazars 125-49, 154, 155, 339, 420. 

Black Khazars 140, 142, 146. 

White — 142, 146, 148. 
Khedschar 138. 
Kh^lepsar 347, 349. 
Khersson 136. 
Kh^tas V. X^tas. 
Kh^asar 347. 
Kh^ta-u 345. 
Khialitae 139. 
Khildji 140. 
Khildji Pathans 101. 

KhitL^^' ^^' i«^' 11^' 

Khita-is 96, 115-117. 
Khitans 101." 



119. 



INDEX DES NOMS PROPRBS. 



607 



Khiva 64, 423. 

Khizir 139. 

Khloitae 139. 

Khodjend 423. 

Kholodsch 140. 

Khorasan 89, 90, 163, 164, 192, 193, 

235, 238, 241, 425. 
Khorda Avasta 521. 
Khordeh Avasta 521. 
Khouzistan 240. 
Khuarezm v. Kharezm. 
Khu-inah 111. 
Khulagu-Khan 131. 
Khuldjis (— Ijes) 137, 139. 
Khurasan v. Khorasan. 
Khurz 74, 76, 96. 
Khwalinsk 139. 

Khwalisses = Khazars 136,137,139. 
Khwarazm v. Kharezm. 
Khwarazmi Sultana 90. 
Khwirazmis 105, 108. 
Kich 424. 
Kidab 46. 

Ki6f, Kiew 67, 336. 
Kil 137. ^ 

Kimil, Kimi^l { r,K nn 
Kimaa i ^^' ^^' 

Kimmerier 371—87. 
Kin 101, 451, 456. 
Kinda 180. 
Kin-Khan 83, 86. 
Kin-Mughals I gg 
Kin-Tartars | 
Kinnauj 99. 

Kipchak 128, 138. cf. Kabchak. 
Kirghiz 84. 
Kirghiz-Kazak 134. 
Kirk Madshar 143. 
Kirman 241, 500-502, 513; cf. 

Kerman. 
Kitab Akhbar az-zaman 336. 

» al-Arba'in 239. 

» al-Ansab 424. 
al-Kitab al-Au9at 336. 
Kitab al-Ibanet 175. 

> Ihya al-oloum 238, 239. 

> al-'Iqd 229. 

» Khazain al-ouloum 425. 

» al-Lam» fi ousouli-l-fiqh 236. 

» Ma'rifat as-Sonan wa-1-atsar 

234. 
» al-Masalik 428. 
» Modjem al-Buldan 170, 227. 

> al-Mohaddsab 236. 

> al-Mudjarrad 194. 



Kitab al-Mudjiz-al-Kabir 196. 

» al-Mukhtazin 194, 198. 

» al-Noukat fi-1-khilaf 236. 

» Nihayet-al-Mathlab fi dirayeti- 
l-madshab 237. 

» Qawaid al-Aqaid 239. 

» al-Sahih (de Abou Bekr Ahmed 
Djordjani 226. 

» al-Tadj (de Ibn al-Rawendi) 
194. 

» Tahdsib al-Nazr 227. 

» al-Taisir fi ilm al-tefsir 235. 

» al-Tanbih (de Masoudi) 338, 
339. 

» al-Tebsirat 233. 

» al-Tedskirat 233. 

» Telkhis al-d^lail 231. 

» al-Tenbih (de Abou Ish^q al- 
Firouzabadi) 236. 
Kittim 376. 
Kiwak 80. 
Kizilbashi 136. 
Kizil-Kol 84. 
Kizil-Kum 84. 
Kizil-Tagh 84. 
Klaproth 100, 101, 127—29, 132, 

136-38, 141-47. 
Kleuker 495. 
Knobel 377. 
Kobad 154, 411. 
Kodai 48. 
Koh-Hung 11. 
Kohler 403, 405, 406. 
Kolcher 375, 377, 379, 381, 382. 
Kolkh 148. 
Kolmogor 392. 
Kolush 117. cf. Aliish. 
al-Kondori 234. 
Ko-Show-King 435-40, 448, 452, 

454—56. 
Kosroe II. 411. 
Kossaei 381, 382. 
Kossowicz 381. 
Kostroma 394, 395, 398. 
Kosva 401. 
Koufa 160, 161, 179, 181, 188,213, 

368. 
Koutbi, Fowat al Wofiat 232, 240 
Kouz-el-Ahwaz 191. 
Kowar 192. 
K6-Yung 436. 
Kozari 
Kozarowka 

Krasnojarsk 403, 415. 
Krasnoufimsk 400, 413. 



139. 



608 



INDEX DBS NOMS PROPRBS. 



Krehl, L. 172. 

Kremer A. v. 193. 

Krim 128, 140, 149. cf. Crimea. 

Kronoborg 368. 

Krusenstern 48, 49, 51-54, 57, 58. 

Kuban 143. 

Kubla Khan 120, 121, 437, 438. 

Kufa V. Koufa. 

Kuhn 593. 

Kuk 91. 

Kuma 138, 143-46. 

Kumadjar 146. 

Kumuks 136, 138, 139, 144. 

Klin-Khan 91—93. 

Kunaachir 44, 57, 58. 

K'ung-Fu 10. 

K'ung-Ki 8. 

Kung-Tu 10. 

Knngur 404. 

Kung-Yingtah 25. 

Kuolajarvi 370. 

Kur 381. 

Kur = Kiwak 80. 

Kurdistan 376. 

Kuriles 44, 45. 

Kur-khan 83. 

Kus'iya 381. 

Kiiz 84. cf. Kawaz. 

Kwan-Chung 

Kwan-I-Wu 

Kwan-Tsze 

Kwei-Kuh-Tsze 9. 

Kwoh-P'oh 11. 

Kyaxares 379, 380. 

Kyros 385. 

Kyuk V. Kiwak. , 

Kyzikos 384. 



Laban 348. 

Labnana 335. 

Ladjec 336, 337. 

Lagarde, P. de 571. 

Lagus, W. 41—58, 365-70. 

Laith b. Saad 188. 

Lakhanawati 89. 

Langsdorff 48—50. 

Lao-Tsze 7—9. 

Lapponia 368—70. 

Larsiyes 138. 

Lasarew 412. 

Lassa 65. 

Lassen 381. 

Lauth 377. 

Laxman, Adam. 43 — 58. 



)'^ 



Laxman, Erik 43, 50, 51,53,54,57. 

Le 26. 

Lebeau 340, 

Le-Compte 455. 

Ledebur 367. 

Legge, Dr. 3, 17, 22-24. 

Leiden 166, 330. 

Leipsic 169, 172, 330. 

Leka 376. 

Lelewel 335-37. 

Lenormant 352, 509. 

Lepsius 359, 360, 503-06,508—14, 

516—19. 
Lerch, P. 393, 409, 417—29. 
Lesa 355. 

Lesghians, Lesghs 130, 138, 140. 
Lesur 100. 
Lesveque 100. 
Leszek, Leszko 336. 
Leviten 474. 
Levy, M. A. 509. 
Lew Ping-chung 437, 438. 
Liang Yin 21. 
Liao Ho 101. 

^i^° i 354, 361. 
Libanon ) ' 

Libya 375. 

Libyer 381. 

Lieblein 343—64. 

Lieh-Tsze 8. 

Lieh-tsze 28. 

Likhatschew 414. 

Li-Ki 12. 

Lindner 56. 

Linnaeus 137. 

Lin-Shin-Sze 12. 

Liu-Hiang 11. 

Liu-Ngan 10. 

Livonia 370. 

Lomovatowka 414. 

Lorsbach 351. 

St. Louis 102, 103. 

Lowtsoff 44, 46. 

Lubb-at-tawarikh 73. 

Lud 355. 

Luh-Kiu-Yiian 13. 

Luna 386. 

Lycius 375. 

Lyder 379. 

Lydien 379. 

Lygier 376. 



Maack 379. . 
Maccabaeer 477. 



INDEX DBS NOMS PROPRBS. 



609 



Mac-Clatchie 4. 

Macddoine 339. 

Ma-Chin 76, 115, 117. 

Macnamara, C. 59—69. 

Magoudi v. Masudi. 

Macp^la 353. 

Madai 381. 

al-Madain 157, 158, 160. 

Madinat-alsalam 368. 

Madjac 335, 337-40, 341. 

Madjad , variante de Madjac 335. 

Madjal » ^ » 335. 

Madjec » » » 335,339. 

Madjd-al-Moulk 238. 

Madjir v. Mashkir. 

Madjus 154. 

Madras 65. 

Madjari 146. 

Madjgarial^^g f_^ 

Madjgars ) ' ^•' 

Madshar 143—45. 

Mages 192. 212, 213. 

Maghrib 156, 184. 

Magog 378, 380, 381 ; cf. Majuj. 

Magyars 130, 144—46. 

Mahac, variante de Madjac 335. 

Mahal » » » 335,336. 

al-Mahdi 155, 156, 419, 420. 

Mahi 368. 

Mahmoud b. Soboktekin 231. 

Mahmiid Shah 99. 

Mahomet, le proph^te 209, 214. 

Majami'-ul-Khiyar 74, 109, 114. 

Majuj 77; cf. Magog. 

Makha, variante de Madjac 335. 

Makrizi 339; cf. Maqrizi. 

Mai , chef des Drewliens 336. 

Malabar Coast 62. 

Maleachi 467. 

Malek b. Anas 188, 198, 232. 

Mal^kites 170, 198. 

Malinjah v, Aminjah. 

Malka 143. 

Malkar 144, 145; cf. Balkar. 

Malki-Zedek 487. 

Malwa 495. 

Mamlouks 223. 

al-Ma'moun 163—66, 197, 199, 200, 

204. 
Mamr^ 353. 

al-Mamtin v. al-Ma'moun. 
al-Mamuni 164, 166. 
Mancbu 146. 
al-Mangtir 155—56. 
Mang 74. 



Mangali Khan 93, 107. 

MangaU Khwajah 107. 

Manj V. Mang. 

Mansag (— sak) 74, 77. 

Manshij v. Mang. 

Manuliin v. Matiilun. 

Mao-K'i-Ling { .. 

Mao-Si-Ho ( ^^' 

Maqrizi, Khitat ^d. du Cadre 223. 

Marakh 75; cf. Taraj. 

Marbal 349. 

Marco Polo 448, 452, 456. 

Mariandyner 376. 

Mariette 357, 377. 

Mars 386. 

St. Martin , Vivien 129, 340. 

Martinoff 55. 

al-Marzoban 155. 

Mas 356, 357. 

Ma-scha-llah 163. 

Mascou 74. 

Mashkir 145. 

Mashkriiian 77. 

Masius 376. 

Maskin 161. 

Maspero 355, 356, 358. 

Massageten 379, 380, 386. 

Masu 376. 

Masud 134. 

Masudi 136, 141, 153, 154,162,333, 

335—41. 
Matiener 376. 
al-Matouridi (Abou Mansour Moh.) 

223. 
Matouridites 223. 
Matsmai 44—48, 50, 51, 53, 54, 

57, 58. 
Matteo, father, 450; cf. Ricci. 
Matiilun 116, 117. 
Maucil 157, 160, 233. 
Maurice, I'empereur 340. 
Mauritius 63. 
Maur-sar I 349 350 
Maurusar ( 
Maiitiir 349. 

Maverennahr j 89, 94, 96, 417, 
Mawar-un-Nahr ( 419, 428. 
Mayer 4. 

Mayr, Aurel 511. 
Mazari 145. 
Mazda 422. 

Mecca 1 66, 156, 179, 188, 197, 225, 
Mecque f 232-34, 237-40. 
Meder, Medi 375, 381, 383, 386. 
Medien 379, 380. 

48 



610 



INDEX DBS NOMS PROPRES. 



Medine 178, 179, 188, 198. 

Megere 143, 144. 

Megers 145. 

el-Mehdi v. al-Mahdi. 

Mehren, A. F. 167—242. 

Mekranee-Beloochee dial. 501. 

Mellville 54. 

Menander 136. 

Mencius 8-13, 24, 28, 30, 33-36, 

38-40. 
Men e wish 134. 
Meng-Koung 101. 
Mer blanche 392, 393. 
Mer rouge 234. 
Merbal v. Marbal. 
Mercurius 386, 387. 
Merdas 145, 148. 
Mervanidae 369. 
Merw 225, 229, 240, 368. 
Merx 350. 
Mescera 144. 
Mescha 475. 
Meschech 380, 381. 
Meschtschech 336. 
Meschtscheriaks 144, 145. ^ 
Mesech v. Meschech. 
Mesensk 413. 
Meskh 381. 

Meaopotamien 157, 359, 376, 377. 
Metchco 336. 
Meijera 144. 
Micha 490. 
Mieczko 337. 
Mieczyslaw 336, 337. 
Mih-Tih 7, 8, 10, 12. 
Mijafareqin 368. 
Mi'mar 192. 
Minajeff, J., 510. 
Mineptah I. 376. 
Miner ve 403. 
Ming dynasty 13, 23, 24, 27, 436, 

448. 
Minhaj-ad-Din 96, 119. 
Minusinsk 393. 
Misek 381. 

Mishcat-al-Masabih 181. 
Mislaus 336. 
Mithras { qqc 
Mitra \ ^^^' 
Mo'askar 238. 

Moawia 157, 158, 160, 161, 179, 207. 
Moger 144. 

al-Moghira b. Scho'ba 157. 
Mogolistan v. Mughalistan. 
Moguls 97; cf. Mughals et Mongols. 



Mohammed, le prophete 153, 154, 
209, 214, 420. 

> b. Abdallah Abou Man- 

sour b. Mimshad 226. 

> b. Ahmed Abou Dja'far 

as-Salmi 226. 
» b. Ahmed Abou-1-Hosein 

b. Simeon 226. 
» b. Ali b. Ismail Abou 

Bekr 225. 
» b. Ali b. Solaiman an- 

Naufali 163. 
» b. Edris aa-Shaf^i 181. 

» b. Farrokh al-'Amarki 

164, 165. 
» b. al-Haidham 196. 

» b.Ishakal-Mottalibil62. 

> b. Jusuf al-Benca 231. 
» b.Kathiral-Koraschil63. 
» b. Mtisa al-Khow§;rizmi 

163. 

> b. Omar al-Wakidi 162. 

> b. al-Qasim Abou Ab- 

dallah 226. 
al-Mohasibi v. Harith al-Mohasibi. 
Moise 216, 217, 354, 356, 461, 465, 

469, 472, 488. 
Moktadir Billah 129. 
Moldavie 339. 
Mongol 73, 80, 124. 

» astronomical instruments 
431—56. 
Mongolen 373; cf. Mongols et Mughals. 
Mongolia 103. 
Mongolians 104. 
Mongols 100, 101, 128, 131-33, 451 ; 

cf. Mughals. 
Mongol-Tatars 100. 
Mongolische Priesterkaste im Innern 

Asien 374. 
Monnaies anglo-saxonnes dans le gvt. 
de Perm 414. 
» bactriennes trouv(5es a Kraa- 

noufimsk 400. 
» des Boukhar-Khoudahs 

417—29. 
» coufiques, trouv^es enFin- 

lande 365—70. 
» coufiques , a Tscherdyn 414. 
> Maccaba^ennes 477. 
» Sassanides 411, 414, 422. 
Montelius 392. 
Moqaddesi v. Abou-1-Fath Nasr b. 

Ibrahim. 
Moqaddasi, le g^ographe 428. 



INDEX DBS NOMS PROPRES. 



611 



Moravie 336, 337. 

Mordtmann 381. 

Mordwins 148, 149. 

Morgites 206, 213. 

Moschi 381. 

Moscou 55, 402, 404, 405, 407, 408, 

409, 411, 412, 414. 
Moses v. Moise. 
Moses of Chorene 132. 
Moslim b. Hadjadj 188, 239. 
al-Mostarshid billah 181, 241. 
Mosul V. Maucil. 
al-Mo'tamid 154. 
al-Mo'tassim 197, 200. 
Motazalcs 170, 171, 173, 174, 182, 

183, 184, 186, 187. 189,191-99, 

202, 204—7, 211—13, 215, 220, 

221, 225, 228. 
Mothlim 157. 
Mouslim b. Abi Mousliin v. al-Hor- 

rami. 
Mousoc, yiova-uKio^ I oiA 

Moyse v. Moise. 

Mughal-Khan 80, 83, 84, |86, 94, 99, 

105, 123. 
Mughal-I'-mak 83, 84, 86, 90, 93-95, 

97—100, 103—6, 110, 123, 124. 
Mughalistan 92, 93, 95,97,107,109, 

116, 118. 
Mughals 71—124. 
Mughiil (I-mak, —khan, etc.); v. 

Mughal. 
Mughulistan v. Mughalistan. 
Muhammad HaidarDoghlati^ 97,108, 
> Hasan -Khan 1 109. 

» Husain 97. 

sultan Muhammad Khwarazmshah 98. 
Muhammadija 368. 
Miihll, W. V. d. 518. 
Mtillenhoff 373, 374. 
Miiller, Fr. 511. 

M. J. 495. 
Miinchen 495. 
Munedjim bashi 140, 141. 
Munk 467. 

Muntakhab-ut-Tawarikh 74. 
Musa b. Okba 162. 
Muralt 340. 

N. 

Nabopolasser 352. 
Nabu-nadin 349. 

Naguz 94, 95, 98, 101, 105—107, 
109, 110, 113, 114, 116. 



Naharain 376. 

Naharina 359, 360. 

Nahrewan 240. 

Nahr-Thabcq 228. 

Nakhcheb 423. 

Nakir et Monkir 219. 

Nairiin 113, 118. 

Nangasaki 49, 50, 52, 53. 

Nanking 448, 450. 

Narchakh 424. 

Narchakhi (Abou Bekr Moh. b. Dja- 

far) 424, 425, 428. 
Nasihia, Tacad^mie 241. 
Nasir b. Hosein al-Merwezi 237. 
Nasir ad-daulah, le Samanide 229. 
Nasir-ad-din (sultan) 99. 
Nastola 368. 

Naufali 1 ft3, cf. Moh. b. Alib. Solaiman. 
Nawak, Ludw. 484. 
Nazzam v. Ibrahim an-Nazzam. 
Nearchos 386. 
Nebo 349, 352. 
Nebukadnesar 463. 
Nedjdjarites 205, 206. 
Nedjdjashi 180. 
Neger 154. 
Nehemia 464, 474. 
Neke 143. 
Neptune 404, 405. 
Nerthus 387. 
Nertschinsk 393. 
Nestor 142, 147. 
Neumann 50, 53. 
Newton 21. 
Ngaw-Yang Chen 22. 
Nichpets 45. 

Nijni-Novogorod 409, 411, 413. 
Nil 405. 
Nimrod 468. 
Nimuro 45. 
Ninive 352. 
Nippon 57. 
Nirangistan 507. 

Nisa 229. _^ ^^^ 

Nisabour 182, 188, 189, 192, 221, 

225-27, 229, 230, 232, 234-37, 

238-41, 368. 
Nizam al-Moulk (Abou Ali Hasan b. 

AH b. Ishaq.) 221, 223, 236, 238 
Nizamienne, acad^mie, de Baghdad 
236, 238, 239, 240. 
» academic, de Bassora 

238. 
» academic , d Ispahan 

241. 



612 



INDEX DBS NOMS PROPRBS. 



Nizamienne, acad^mie de Nisabour 

237, 239. 
Nizibin 868. 
Nogays 128, 136. 
Noldeke 162. 
Normannen 154. 
Nowgorod 382, 402, 414. 
Nubier 154. 
Niih 75, 78, 96. 
Nmiia 113, 118, 123. 
Nushirwan 107, 114. 
Nush-Tigiai-Gharjah 111. 
Niiyan-Karajar 123. 
NyayiS Ardwisur 543. 
Nyayis (Westergaard) 498. 



Obaidah b. al-Djarrah 218. 

Obaidallah b. Abbas 157, 161. 

Obay b. Ka'ab 180. 

Obolenski, le prince 405, 407. 

Obotriies 336, 337. 

Obva 400, 403, 405, 412. 

Ochotsk 43, 44, 51. 

Odessa 67. 

Odrusae (oSpva-oi) 378. 

Oetosyros {olrSa-vpoQ) 383, 386. 

Oghuz Kban 135. 

Ogors 146—149. 

Okb^ra 230, 231. 

Oktamasadas 385. 

Olbia 385. 

Olga, la princesse russe 336. 

Olshausen 351, 473, 488, 489. 

Oman 193. 

Omar I. 176, 179, 180, 218. 

Omar b. Abd al-Aziz 181, 227. 

Omar b. Ahmed b. Ibrahim b. Ab- 

doujeh Abou Hazim al-'Abdewi 

230. 
Omayades 154, 207, 222, 369. 
Ombriker 379. 
On^ga 392. 
Opis 368. 
Oppert, J., 381. 
Opuf.inaja 401. 
Orel 404. 

Orenburgh 64, 405. 
Origines 483. 
Orman Idel 136. 
Ormazd-Yast 495, 498, 519, 520, 535, 

536. 
Ormuzd 498. 
Oronte 346, 357, 358, 361,862,364. 



Orph^e 404. 

Osseten 378. 

Ostiakes 144, 409, 412. 

Ostowa 235. 

Othman b. 'Affan 179,201,207,218. 

Ouigoiirs 420. 

Oural 393—95. cf. Ural. 

Ouseley, Sir William 128, 129,495. 

Oxford 509. 

Oxus 90, 139. 



P. 



Pahlavi v. Pehlewi. 

Pak Khordeh Avasta 521, 556. 

Palestine 346—48, 353-58, 360 -64, 

376, 377, 380, 381. 
Pallas 43. 
Panjab 65, 88. 
Pan-Ku 11, 21. 
Pannonia 146. 
Papaeos 383, 386, 887. 
Paras 380, 381. 
Paris 53, 74, 408, 415. 
Parlak 138. 
Parsee literature 498. 
Parsen, Parsis 495, 501, 502, 518, 
518. [592. 

Parsenhdschrift in St.-Petersb. 491 — 
Pascatir 145. 
Paspirius 340. 

Pathan dynasty 81, 100, 101. 
» kings 88. 

Dehli Pathans 

Ghori » 

Jounpoore » > 101. 

Khilji » 

Tiighluk » 
Patina 350, 862. 
Patzinakitan territory 143. 
Paiilus Diaconus 387. 
Paii-Puh-Tsze U. 
Peen-King 438. 
Peen-leang 451. 

Pehlewi 494, 495, 500, 501, 503, 504, 
507—15,517,518,520,554, 
556. 
» inscription sur une coupe 410. 
» » » les monnaies 

des Boukhar-Khoudahs 421—22. 
Peking 431—56. 
Pelasger 379. 
Pelkane 368. 
Pelym 413. 
Pemar 368. ' 



INDEX DES NOMS PROPRES. 



613 



Persians 
Perser 



) 129, HI, 
> 371, 373, 
J 385-87, 



Pentaur 376, 377. 

Penza 148. 

Perm 393—95, 400, 403—5, 407—9, 

411, 413-15. 
Permie 392; cf. Biarmie. 
Permiakes, Permiens 389 — 415. 
Perron 331. 
Persia 63—66, 69, 131, 132, 139, 

191, 223, 500, 501, 546. 

129, 141, 149, 153—55, 
375, 381, 383, 
517. 
Persian astronom instrura. in China 

454. 
Persian gulf 63. 
Persien , v. Persia. 
Petchenegs 145, 146, 148. 
St. P^tersbourg 45, 48, 51, 54, 55, 

56, 368, 369, 404, 408,491—592. 
Petis de la Croix 109, 122. 
Petschora 392, 397, 398. 
Phasis 375, 377, 378. 
Ph^r^ziens 354. 
Philistins, Philister 361, 377. 
Phoeniker 378, 379, 459. 
Phut 380, 381. 
Pico 44, 57. 
Pierce, E., 501. 
Pierret 358. 
Pin^ga 394. 
Ping-yang 451, 452. 
Pinsker 490. 
Pishgah 139. 
Plato 7. 
Plinius 382. 
Polaenes 336. 
Poland V. Pologne. 
Poliane 337. 

Pologne 65, m, 336, 392. 
Polonais 336, 337. 
Polovtsi 128. 
Polybios 382. 
Pontische S,teppen 380. 
PontusEuxinus 10^,142, 378, 381, 386. 
Poschewsk 399. 
Poseidon 383, 385. 
Poti 65, 67. . * 

Priape 403. 
PriscQS 142, 339, 340. 
Procopius 76. 
Psammetich 374, 380. 
Ptolemaeos 374. 
Pun 359. 

Punjaaub v. Panjab. 
Putiya 381. 



Q. 



Qadarites 192, 211 — 13. 

Qaimbiamr allah 236. 

Qayrowani v. Abou Abdallah Qay- 

rowani. 
Qazwini v. Abou Hatim Mahmoud 

b. Hasan at-Thabari. 
Qazwini ed. Wiistenfeld 218. 
Qom 368. 
al-Qoshairi v. Abou Nasr Abd al- 

Rahim et Abou-1-Qasim Abd al- 

Kerim etc. 



R. 



Radmans, les 180. 

Rafidhites 213. 

al-Rafiqa 368. 

al-Rai 229, 234, 368. 

Ramessu v. Ramses II. 

Ram-JIormouz 193. 

Ramses I 362. 

Ramses II (Miamun) 346, 355, 356, 

361—64, 374—77. 
Ramses III 361. 
Rancken 369. 
al-Raqqa 368. 
R^shid billah (Abou Dja'far al-Man- 

sour) 241. 
Rashid-ud-Din 73, 111, 135. 
Rautus 368. 

Raverty, H. G., 71—124. 
Rawendi v. Ibn ar-Rawendi. 
Rawlinson 381. 
sultan Raziyyat 99. 
Rebecca 354. 
R^musat 451. 
Renan 348, 351, 352. 
Reso 368. 

Retennu 377; cf. Routennu. 
Reussen 377. 
Rha 136. 

Rhamses v. Ramses. 
Rhos 136, 382; cf. Rosch. 
Riazanoff 49, 51—55. 
Ricci, Matteo 448, 450, 452, 454. 
Rifayia 169. 
Rodiger 487. 
Romans 77; cf. R6mer. 
Romen 359. 
Romer 153. 
Romische Schriftsteller uber Skythen 

etc. 371-87. 
Rosch 374, 380, 382; cf. Rhos. 



614 



INDEX DBS N0M6 PROPRBS. 



Roschdestvenskoje 412. 

de Rossi 405. 

Rossia V. Russie. 

Roth 511. 

de Roug^ 350, 358. 

Roumiantsoff 51. 

Routennu 346, 357—60, 362, 376, 377. 

Rowaim 225, 226. 

Roxalanen 382. 

Rubruquis 145, 148. 

Rum, Rumian 77, 155. 

Riis 74, 76, 104, 154. 

Russen, Russes, Russians 45 — 49, 51, 
54, 74, 76, 104, 128, 138, 139, 
141, 147, 149, 377, 382. 
Premiere expedition russe au 
Japon 41—58. 

Russie, Russia, Rossia, etc. 43, 46 — 48, 
50, 53, 55, 56, 64, 65, 69, 100, 
103, 128, 134, 147, 369, 370,392, 
403, 405, 408, 413, 415, 420, 423, 
493. 

Ruteni 377. 

Rutennu v. Routennu. 

Ruth 489. 

Rytschkow 412. 



S. 



Sa'ad b. Abi Waqqas 218. 

Saaksmaki 368. 

Sabat 157. 

Sachau E., 495, 498, 501, 513,571, 

593 
de Sacy, S., 181, 339. 
Sads^n 75. 
Sagalin 56, 57. 
Saglib V. Saklab. 
Said-Belal b. Abi Borda 181. 
Said b. Zeid 218. , 
Sakamskoje 401. 
as-Sakkari, Abou-1-Hasan AH b. Isa 

b. Soleiman b. Mob. etc. 231. 
Saklab 74, 76, 96, 104. 
Salamites 172. 
Sale 217. 

Salemann, C. 491—592. 
Salil ibn Rasik 63. 
Salingae 75, 108. 
Salingah 106, 108. 
Saljuks 105, 110. 
Saljiit 113. 

Salman (le Dieu) 352. 
Salman b. Nasir b. 'Amrau Abou-1- 

Qasim al-Ansari 240. 



Salmanasar III. 350, 362. 

Salmanassar 352. 

Salomon 346, 360, 363. 

Saltikow, P. D. prince 408. 

Saltvik 368. 

Samairan 92. 

Sam'ani 424, 

Samanidae 369, 420, 421, 428. 

Samarie 363. 

Samaritaner 483, 485. 

Samarkand 368, 423, 424. 

Samarova 393. 

Samek ) 

Samko [ 337. 

Samo ) 

Samoydes 77. 

Samuel 360,'361, 461,462,466-73. 

af Sandeberg 393. 

Sang (dynasty) 438. 

Sanh^rib 351. 

Sanjuti 120. 

Saplel 350, 353, 363. 

Saplili 349. 

Sarah-Khatun 134. 

Sardanapale 352. 

S^righ ) gQ 

S^rik J ^^• 

Sari-bulak 1 ^07 

Sari-Chaganak ] 

Sarikoli 502. 

Sarikurgan 137. 

Sari-iahik-otrau 137. 

Sarisu 137. 

Sarkel 130, 136. 

Sarmaten 371—87, 

Sarts 89. 

Sar-ur-nisi 350. 

Sassanides 162, 415, 421, 422, 509. 

Sati 358. 

Saul 356. 

Saulios 384. 

Saunders, W., 456. 

Sauromaten 383. 

Saveljev 367. 

Saweh 239. 

Saxons 146. 

Schafarik 139, 144, 147, 335-37, 

340. 
Schall, John Adam, 434, 454. 
al-Schasch 368; cf. Shash. 
Schenkursk 412. 
Schiloh 487. 
Schmidt, V., 350. 
Schott 147. 
Schrader 350, 352, 357, 362, 488. 



INDEX DBS NOMS PROPRBS. 



615 



Schrenck 57. 

Schroder 349, 350, 464. 

Scinde 65. 

Scutari 138. 

Scythians 102—104; cf. Sky then. 

Se-hea 437. 

Seivergelin 133. 

Sekasik 180. 

S^kek 146. 

Seldjoukides 223; cf. Saljiika. 

Selene 385. 

Sem 355. 

Semender 137. 

Semendria 138. 

Semites 347, 351, 377, 474. 

Sennacherib 351, 352. 

Sepalulvi 350, 353, 362. 

Seraibanu 137. 

Seram 86. 

Sennenra 368. 

Sesostris 374, 375, 379. 

Sethos 376. 

Seti I 357, 362, 376. 

Sfax 184. 

Shaf^i 176, 181, 188, 227, 231,235, 

239 
Shaf^ites 170, 181, 196, 198. 
Sh&hfour b. Thahir Abou-1-Mozaffer 

al-Isf^raini 236. 
Shahrastani (ed. Cureton) 195 205. 
» (trad. Haarbriicker) 172, 

192—97, 205. 
Shaibini-kh^n 79. 
Shajarah-ul-Atr§,k 73, 114. 
Shang 22. 
Shanghae 456. 
Shansabanis of Ghiir 115. 
Shansi 451. 
Shantung 437. 

Sha'rani, Thabaqat al-Kubra 225. 
Shash 225, 239, 241. 
Shashu 134. 
Shau (Shaw), 23, 26. 
Shaw, R. B., 502. 
Sh^b^li (Abou Bekr Dja'far) 225, 226. 
She-Hwang-Ti 10. 
Shemsuddin of Damascus 138. 
Shen-Kuug 10. 
Shiites 221. 

Shi-King 7, 10, 22—29, 31, 36. 
Shiraz 192, 199, 200, 225, 239,241, 

501. 
Shi-Tsze 9. 
Shoaib 212. 
Shoo-King v. Shu-King. 



as-Shorouthi v. Abou Abd-ar- Rahman 

Moh. b. Ismail. 
Show 26. 

Show-King 437; cf. Ko-Show-King. 
Shu-King 7, 13, 22-30, 35-37, 39. 
Shun-tih 436. 
Sibdrie 43, 44, 374, 393—395. 405, 

412. 
Sidon 355. 
Siebenbiirgen 378. 
Siebold 45, 54, 56—58. 
Sieh-Ying-Fang 13. 
Sihun 86, 89. 
Sikandar, Zii-l-Karnein 75. 
Si-kol V. Issi-kol. 
Siliik 78. 
Simocatta 340. 
Sin 351, 352. 
Sin-ahi-irba 351. 
Sinder (S/vro/) 378. 
Sinkar 359. 
Siraf 192, 193. 
Sirdm V. Ser^m. 
Sirjanes 392. 
Sirotinin 405, 407, 409. 
Sir6za 498, 519. 
Sisadjan 154. 
Sjoegren 412. 
Skandinavien 382. 
Skyles 384, 385. 
Skythen 371—87; cf. Scythians. 
» k5nigliche 373, 382, 383, 

385. 
Skythes 378. 
Skythien 374, 386. 
de Slane 164. 
Slaves 333—41, 382. 
Slavonians 103, 104. 
Slavons 339. 
Slootysk 393. 
Sludka 403, 405, 406. 
Smirdine 56. 
Smith, Philip 102. 
Sodome 355. 
Sofyan al-Thauri 188. 
Soghdiens (caract^res) 429. 
Sol 386. 
Solchat 133. 
Song 456. 
Sonnites 184, 189, 191, 196-99, 

221, 222. 
Sopliassa 398. 
Soret 421. 
Sosva 393, 395. 
Soufisme 202, 225, 230. 



616 



INDEX DBS NOMS PROPRBS. 



Sour 237, 242. 

Spassky 395. 

Spiegel, F. 381, 501, 509, 511,512, 

514—17, 546. 
Sprenger, A. 218. 
Steiner 190. 

Stephani, L., 404—408. 
Stickel 369, 421. 
Stockholm 393, 403. 
Storch 50, 53, 55, 56. 
Strabo 379, 382, 385, 386. 
Strahlenberg 403. 
Stritter 131, 340. 
Stroganow, les Comtes, G. etS. 394, 

401, 403—408, 411, 412, 414, 

421, 422. 
Stuckenberg, A. 393. 
Suecia 367, 369, 370. 
Sugbiij-chi -) .22 100 

Sughii-jijan (-Khinjan) ) ^'^'^' ^'^'^• 
Suh hung keen luh 436. 
Sundz, -khan 83, 94, 96, 97, 98, 

104. 
Sung 28, 437. 
Sung (dynasties) 9 — 12. 
Sun-Hwang 10. 
Sung-Leen 436. 
Sunj (— Kh^n) v. Sundz. 
Sun-Tsze 10—13. 
Stin-tsze 21. 
Surraq 368. 
Suvar 368. 
Sviatoslaf 138. 
Syncelle, le, 351. 

Syrer, Syri, Syrians 153, 363, 375. 
Syria 165, 181, 188, 223, 226, 238, 

346—48, 352, 355—58, 360—64, 

374, 376, 377. 
Sysma 368, 370. 
Szagani 330. 
Sze-ma-Ts*ien 25. 



Tabak^t-i-Nasiri 73, 91, 99. 

Tabar 154. 

Tabari 163, 166. 

Tabaristan 154; cf. Thab^ft'stan. 

Tabarsaran 154. 

Tahiti 383, 386. 

Tabreeze 66, 67. 

Tacitus 76, 375, 376, 382, 386. 

T4gh V. Tdk. 

Tahi 358. 



Tahir 163-B5. 

Tahiridae 369. 

T'ai-Kiah 35. 

Tailesan 154. 

Taimani 'I-mak 82. 

Tajzik Ghiiris 81. 

Tajziks 89, 93, 97. 

Tak 91. 

Takkil-ana-bil ) ocn 

Takkil-ana-sar ) ^^"• 

Talash {the city of) 86. 

Talash (river) 90. 

Talisch 154. 

Talmud 481. 

Tamak 87. 

Ta-ming 452. 

Tamii-chi (—chin) 110, 122, 123. 

Tan 30. 

Tana Idel 136. 

Tanais 382. 

T'ang 24-26, 29. 

T'ang dynasty 12. 

T'ang of Shang 22, 40. 

Tang-Jo-Wang 434. 

Tangiit country 108, 437. 

Tanjiit 123. 

Tansuka v. Yasiik^. 

Tarian 143. 
Tarikh-i-Abul-Ghdzi 74. 

» » Fanakiti 73. 

» » Fasihi 73. 

» » Ghazani 73, 97, 111. 

» » Guzidah 73. 

» » Ibrahimi 74. 

V »Jahan-Gir 73, 111,113, 115. 

» » Jahan-'Ara 73. 

» » Jahau-Kushae 73. 

» » Yafai 73. 
Tarku 137. 
Tarsous 200. 
Tartars 103, 128, 140, 143, 435, 

450; cf. Tattars & Tatars. 
Tartary 103. 
Tasiika v. Yasuka. 
Tata 101. 
Tatar, Tatars, Tatares 101—3,154, 

413; cf. Tartars. 
Tatar-Kuehha 143. 
T^ttar-'l-mak 82, 83, 86, 94, 96, 98, 
99, 100, 104, 110, 120, 122, 123. 
Tattar-Khan 80, 82, 102, 105, 123. 
Tattars 71-124. 
Tauism 3, 7—13. 



INDEX DBS NOMS PR0PRB8. 



617 



Tauros 355. 

Tau-teh-King 7. 

Taylor 338. 

Teflis V. Tiflis. 

T^glath-Pil^ser 351 ; cf. Tiglath-. 

Teheran 500, 501. 

Thab^ran 239. 

Thab^ristan 227; cf. Tabaristan. 

Thahir 331. 

Thai liamrillah 226. 

Thaiha 207, 218. 

Thamimasadaa 383, 386. 

Thebae 375. 

Th^ophanes 141, 142, 339, 340. 

Th^ophane, Timperatrice 405. 

Theophilua 136. 

Thdophylacte Simocatta 339, 340. 

Thierry 135, 145. 

Thogarma 380, 382. 

Thogthamish (Thok-) v. Toktamish. 

Thomas, E. 88, 414, 421, 509. 

Thomson 456. 

Thotmes III. 357—360. 

Thoas 236, 238, 239; cf. Tus. 

Thrace 339. 

Thraker 375, 378, 379, 387. 

Thubal 380, 381. 

Thu-Kiu 141, 148. 

Thunberg 56. 

Tibareni 381. 

Tibbat 74, 108, 118. 

Tieplooukhoff 400, 407. 

Tiflis 65, 368. 

Tiglath Pilesar 346, 356, 362; cf. 

T^glath. 
Tigre, Tigris 63, 66, 358. 
Tikhmeneif 51, 53. 
Timan 393. 
Timon ) 350 
Timotheos ; 

Timiir 99, 113, 119, 122. 
Timiir-Namah 73, 105. 
Timiir-Tash 107. 
Tingiz 92, 93. 
Tingiit V. Tangut. 
Tinjiz V. Tingiz. 
Tiras 379. 
Tivetchis 139. 
Tobolsk 415. 
Toerpel, H. 511. 
Togroul Bek 188, 221. 
Toktamish 133. 
Tolman Idel 136. 
To-nuter 358. 
Toorkey v. Turki. 



Tornberg 163, 183, 221, 230, 231. 

Totma 414. 

Toui 401, 411. 

Transoxanie ^ 225, 226, 229, 421, 423, 

Transoxiane ) 429. 

Trebizond 65. 

Tsang-tsze 34. 

Tscherdyn 392, 413, 414. 

Tacherkessen 382; cf. Circassians. 

Tschitschagoff 51. 

Tschoufout Caleh 140. 

Tschussovaja 395, 407. 

Tschy-Li 101. 

Tseboi'm 355. 

Tseng-Shen 8. 

Tsherek 144. 

Ts'i 7. 

Ts'in dynasties 10, 11. 

Tsing dynasty 14. 

Ts'i-t'iao 10. 

Tsow Yuen 9. 

Tsze-Chang 10. 

Tsze-hia 22, 37. 

Tsze-I 8. 

Tsze-Sze 8, 10. 

Tsze-wei 435. 

Tsze-Yuen v. Yuen-Hwei. 

Tubal V Thubal. 

Tuch 377, 378, 381, 382. 

Tuka 1 

Tilk^e [ 115. 

Tiikia J 

Tuklat-Adar 350. 

Tiimanah , J 

Tiiminah, > 118. 

Tiimnah, ( — na-i) J 

Tiinag (— k) 78, 79, 91. 

T'ung 35. 

Tung-Chung-Shu 11. 

Tungusian race 103. 

Tiingiit characters 118. 

Tiinjiit V. Tan j lit. 

Tur 94, 96—98. 

Tiiran 75, 87, 96. 

Turanian race 102. 

Turk, son of Yafia 74, 75, 77—79, 

84, 91, 94, 96, 104, 123. 
Tiirken v. Turks. 
Turkey 6^ 64, 66. 
Turki (language) 81, 82. 
Turkiah 89. 
Turk-'Imak 82. 
Turkish Tatars 134. 
Turkistan 75, 78, 94, 99, 118, 131. 
Turk-khan 123. 



618 



INDEX DBS NOMS PROPRBS. 



Turk-mans, Turkomans 77, 82, 89, 

90, 92, 139. 
Turks 71 — 149, 373. 
Tiis 508; cf. Thous. 
Tiitag (— k) i\ Tiinag. 
Tuulois 368. 

Tymunee- v. Taimani-'I-mak. 
Tyrrhener 379. 
Tyrseni 378, 379. 



IT. 

'Udz-ilki 91, 119. 

'Ughiiz, Ughiiz-khan v. Aghiiz etc. 

Ugri bielii K^2 

> czernii ) 
Ugrians 103, 125—149. 
Ujfalvy, Ch., 393. 
'Uj-iiki V. 'Udz-iiki. 
'Ukain-Barkak 1 i on i oi 

'Ukin-Barkak (Barka) J^'^"' ^'^^' 
Ulkuyut 122. 
Ulugh Idel 136. 
Ulugh-Khan 99. 
Uli-feh-Tagh 84. 
'Uliin-Ankah 7 ^^^ 

Uliish-Arki (Argi) 116. 

Uliis Aurgah 117. 

Ulysse 403. 

Umajadae 369; cf. Omayades. 

Unchi, Unji 123. 

Upis V. Opis. 

Ural 145; cf. Oural. 

Urdah, Urdu 83. 

'Ur-Tagh (— Tak) 84, 90. 

Uskele 368. 

Usmanli-Turks 81. 

Ustsysaolsk 414. 

Utch II 139. 

'Utigin 123. 

Utrar 108, 109. 

Uzbaks 74, 82, 109. 

Uzi 145. 



Vagran 395. 
Vahraran 408, 409. 

Valamaya, Valaquaya, Vlaquaya 341. 
Valinana, — naya, 335, 336, 341. 
Varahran V. 421, 422. 
Vasco de Gama 62. 
Vasith 193, 368. 



Vassilieff, P. 3. 

Veden (die) 479. 

Vendidad 495, 504, 519, 540. 

Verbiest, Ferdinand, 454—56. 

Vinoules, Vinuli 336, 337. 

Vistule 336. 

Vlakh 341. 

Vlamana, — ya. 335. 

Vlinana, Vlinbaba 335, 337. 

Vogt 347, 348. 

Vogul, Vogules 147, 413. 

Volga 64, 74, 128, 129, 135, 136, 

139, 145, 147, 148, 380, 415. 
VolbiDiens 336, 337. 
Volinaua (— aya) 336. 
Volokh 341. 

Votiak, Votiakes 144, 392, 414. 
Vries 57. 
Vulcanus 386. 
Vuoxen 368. 

W. 

Wadhih 155, 156. 

Wakhi (language) 502. 

Wan 25, 26, 29. 

Wan-Chang 10. 

Wang-Ch'ung 11. 

Wang-Ngan-Sheh 12, 13. 

Wang-Seun 438. 

War-Tak (— agli)*84. 

Wasith, V. Vasith. 

Watters 3. 

Weih-Peh-Yang 11. 

Weil, G., 160, 161, 221, 238. 

Weimar 53. 

Wen-Tsze 8. 

Wen-Wang 6. 

West, E., 507, 510. 

Westergaard 495, 498, 500, 510, 

519, 534-536, 546. 
Westphal 511. 
de Wette 488. 
Wien 508. 
Wimmer 53. 
Winithes 336. 
Wischa 148. 

Wjatka 393, 401, 409, 413, 414. 
Wodan 387. 
Wolegow 403. 
Wolga V. Volga. 
Wologda 393, 395, 414. 
Woronesh 139. 
Wotiakes r. Votiakes. 
Wotka 401. ' 



INDEX DBS NOMS PROPRBS. 



619 



Wu 28, 29. 

Wustenfeld, F. 169, 218, 237, 241, 

242. 
WylieA., 4, 431—456. 
Wym 401. 
Wytschegda 392, 397, 401. 

X. 

Xatte 353, 362, 363. 

Xelep-sar v. Kh^lepsar. 

Xenophon 385. 

Xet 361. 

X^ta 359, 360, 363. 

X^tasar 349, 363; cf. Ch^tasar. 

X^tas, les, 343—64. 

Xetfca 360. 



Yafis , son of Niih 74-79, 81, 95, 103, 

104, 123. 
Yafis TTghlan 78. " 
Yaik Idel 136. 
Ya-JTij 77; cf. Gog. 
Yakut 141, 145, 170. 
Yal-diiz 91, 93, 107, 110, 111,115. 
Yang-Chen 11. 
Yang-Chu 8, 9. 
Yang-Hiung 11. 
Yang-Hu 34. 
Yang-Shen 14. 
Yang-Tuh 21. 
Yaqouti v. Yakut. 
Yarkund 65. 
Yashuka 122. 
Yasna 498. 
Yasiika 121-23. 
Yasiikae | -.no 
Yasuki f 
Yaxartes 131; 148. 
Yellow River 437. 
Yelu-Chutsai 437, 450, 451. 
Y^raen 166, 174, 178—80,183,189. 
Yen-Jo-Ku 14. 
Yen-king 451. 



Yen-K'iu 33. 

Yezd 500, 502. 

Yezdegerd II 422. 

Yezdegirdische Aera 502. 

Yih-Hang 12. 

Yih-King 7, 11, 21-23. 

Yin-dynasty 30, 31, 38. 

Yoh-Ching-K'ih 10. 

Yuen-dynaaty 434—36. 

Yuen-Hwei 8, 10. 

Yuen-she 436, 440, 448, 450-52. 

Yuen-Yuen 436. 

Yuh-Tsze 6. 

Yiil-duz V. Yal-diiz. 

Yule 448, 450, 456. 

Yun 111; cf. Do-yun. 

Yunanian 77. 



Z. 



Zachariaa 467. 

Zadekani 238. 

Zagros 382. 

Zapetra 339. 

Zapzin (?) 117. 

Zehebi 141. 

Zeid, le corapagnon de Moh. 180. 

Zein al-Islam 241. 

Zendalphabet 503—09. 

Zendavtsta 495, 501. 

Zerach 133. 

Zerendsch 368. 

Zeus 383, 385. 

Zeus-Mithras 386. 

Zeuss 0. 131, 132, 141, 142, 144, 

373, 383. 
Zijad b. Abdallah al-Bakkai 162. 
Zhingis i 

Zinghis > v. Chingiz. 
Zingis I 
Zobeir 207, 218. 
Zoroastre 495. 
Zoroastrier 500. 
Ziitii-manin \ 
Zutumin } 115, 116. 

Ziitum-Manin j 



WIN, 



(pl-0 



F.A.XJTES -A. CORRIOER. 



p. 36, 1. 6 d'en bas — 


She King 


— 


lisez 


;: Shi King 


» 52, » 18 d'en haut — 


lui 


— 




elle 


» 53, » 12- » » — 


Eyries 


— 




Eyries 


» 53, note 5, 1.3 — 


> 


— 




> 


» 54, y> l,»16etl9 — 


du 


— 




du 


» 73, 1. 5 d'en haut — 


discussd 


— 




discussed 


» 78, » 21 » * — 


Chikal 


— 




Chikal 


> 80, » 4 d'en bas — 


e^y 


— 




d*-^?' 


> 92, » 20 d'en haut — 


Nahmahs 


— 




N amahs 


» 94, » 24 » > — 


of 


— 




to 


» 102, » 23 > > — 


Des Guignes 


— 




De Guignes 


» 103, » 19 * » — 


devided 


— 




divided 


>v 154, » 20 » * — 


zur 


— 




zu 


» 164, » 15 » » — 


hatte, 


— 




hatte, als 


> 181, » 4 > V — 


Ibn el- Aziz , 


— 




Ibn Abd el- Aziz, 


> 204, » 10 . » > — 


toute 


— 




tout 


» 242, > 3 * » — 


d' 'AH Abou etc. 


— 




d'Abou etc. 


» 335, » Idelanotel — 


Deguigne , 


— 




De Guignes, 


* 339, » 5 d'en haut — 


Grec 


— 




Grecs 


» 349, » 15delanotel — 


don de Jehovah), 


— 




(don de Jehovah) 


»> »>»»»» — 


Jehova dedit 


— 




(Jehova dedit 


» 355, » 5 d'en haut -- 


ouvrage. 


— 




ouvrage 


> 357, » 16 » > — 


Hal, 


— 




Hul, 


> 360, » 7, 8 d'en bas — 


Hebreux 


— 




Hdbreux 


V 362, » 1 d'en haut — 


Amenhotep 






Amonhotep 


» 374, » 9delanotel — 


Rosch. 


— 




Rosch 


» 378, » 24 d'en haut — 


Hebraern 


— 




Hebraern 


» 414, » 15 » > — 


cufiques 


~ 




confiques 


» 415, » 6 d'en bas — 


I'age 


— 




I'age 


» 465, » 17 d'en haut — 


manlich 


— 




mannlich 


» 480, » 22 » » — 


mussenalso 


— 




miissen also 


» 520, » 1 > > — 


nich 


— 




nicht 


» 593, » avant-dem. — 


Ardbcr, 






Ardber , 



PJ International Congrej 

20 Orientalists 

A73 Proceedinecs 

1876 

V.2 



PLEASE DO NOT REMOV 
CARDS OR SLIPS FROM THIS F 

UNIVERSITY OF TORONTO LIE 



i:i':Vi\ii'l\!h 



;'!' U'f' 



iU ill] 



'mi 



( M'ij ; I 



:f;'.J,M 



}<H 



!fMri;n! 



m 



'^ i!,!, 



!•'■); 



K(Mi|ttf;:f:*:.^f,;f ii:;! 






n,?l 



iMf! 



f];::? 



^;l 



i:^^^i:Hi!i;!^' 









i)^^-}.?^!^-; 



'!>!1;U!'.;!/' 



' ' ' 1 '' ! f . ■ ' r 



■:"'f''P^-v'' 



-if: 






''«.!! 



=-.''; -f"-'