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Full text of "Proceedings"



**. 

A C TE S v -., V 

' ' ' 



DU 

SIXIEME CONGRES INTERNATIONAL 
DES ORIENTALISTES, 

tenu en 1883 a Leide. 



PREMIERE PARTIE. 

COMPTE-RENDU DES SEANCES. 



^ 



' 



LEIDE, 
E. J. BRILL. 

1884. 



P 



I $%*> 



Imprimerie de E. J. BRILL & Leide. 



PREFACE. 



Des circonstances independantes de la T ol<mW du Comite" de 

permanence ont retarde" de queues mois 1'impression du oompte- 

endu. Le S materiaux qui m'ont seryi a le composer ont ete les 

Bulletins et le peu qui restait des proces-yerbaux des stances 

Actions dresse-s par MM. l es secretaires, quelques articles sur 

Oongres, surtout ceux de M. Clermont Ganneau dans le Jour- 

'fficiel et de M. Dyserinck dans le Nieuwe Eotterdamsche 

lourant", enfin une correspondance yolumineuse ^changee par 

co-membres du Oomitd et par moi-meme avec tous ceux qui 
avaient pris part aux discussions. Malgr^ mes efforts pour donner 

compte-rendu fidele et complet, on d^couyrira peut-etre des inex- 
titudes et des omissions. Je compte sur 1'indulgence des membres 
Les Memoires lus ou pr&entfe au Congres S ont d^ja imprimis 

une bonne part, mais la f&ondit^ des auteurs a 6t6 si 
frande, notamment dans la premiere et dans la deuxieme sec- 

, qu'il nous faudra bien encore quelques mois ayant de pou- 
faire paryenir aux membres les Actes complets du Congres. 



V PREFACE. 

M. Chavannes, qui, pendant la semaine du Congres, a bien 
voulu so charger de la redaction des Bulletins, a eu 1'obligeanee 
de lire une e*preuve de mon travail et d'y faire les corrections 
ne*cessaires. Je le prie d'accepter pour cela, de la part du Comite 
entier et en particulier de la mienne, I'expression de notre vive 
reconnaissance. 

Leide 4 Juillet 1884. DE GOEJE. 



UITNOODIGING TOT HET CONGRES. 



In de slotzitting van het vijfde Internationale Congres van 
Orientalisten te Berlijn, 17 September 1881, werd besloten dat 
het zesde Congres te Leiden zou plaats hebben in het jaar 1884, 
en werd eene Commissie van te Leiden wonende Orientalisten be- 
noemd tot regeling van het Congres. Met het oog op de Interna- 
tionale koloniale tentoonstelling , die in 1883 te Amsterdam zal 
worden gehouden, is met goedkeuring der Regeering en in over- 
leg met het bestuur van het vijfde Congres te Berlijn naderhand 
besloten, dat het zesde Congres reeds in 1883, en wel tegen 
10 15 September zal saamgeroepen worden. Tot de te Berlijn be- 
noemde Commissie zijn nog eenige leden toegetreden, vooral met 
het oog daarop , dat bij dit Congres de Polynesische talen en vol- 
ken eene voorname plaats zullen moeten innemen. 

Wij hebben thans de eer U uit te noodigen tot 

het zesde Internationale Congres der Orientalisten 
10-15 September 1883. 

Het lidmaatschap en daarmede het recht op de werken van het 
Congres wordt verkregen door betaling van 6 Gulden Ned. Courant. 
Men wordt verzocht zich aan te melden bij den heer Dr. W. PLEYTE 
te Leiden, met toezending van de bijdrage, nauwkeurige opgave van 
adres , en zoo mogelijk bericht of men het Congres zelf denkt bij te 
wonen. De bewijzen van lidmaatschap zullen aan de deelnemers tij- 
dig worden toegezonden. 

Spoedige aanmelding zal der Commissie zeer aangenaam zijn , 
daar te Leiden buitengewone maatregelen moeten genomen worden 

1 



voor eene goede huisvesting der leden. De Commissie vraagt drin- 
gend dat men de aangifte niet tot na 1 Augustus uitstelle. 

Allen die op het Congres voordrachten wenschen te houden ,. 
mededeelingen of vragen aan het Congres wenschen te richten, of 
op eenigerleilwijze het doel daarvan willen bevorderen, worden uit- 
genoodigd, uiterlijk v66r 1 Aug. aan een der twee Secretarissen 
daarvan mededeeling te doen. 

Aan het Congres zal eene kleine letterkundige tentoonstelling van 
kostbare handschriften , boeken enz. verbonden zijn. Inzendingen 
daarvoor zullen gaarne ontvangen worden, 

De Commissie hoopt dat belangstellenden in Oostersche studien, 
die deze circulaire niet ontvangen, maar daarvan eerst uit de 
tweede hand kennis krijgen, dit zullen willen toeschrijven hetzij 
aan eene vergissing in het adres, hetzij aan een onwillekeurig ver- 
zuim, waarvoor de Commissie reeds bij voorbaat verschooning vraagt. 

Leiden Januari 1883. 

De Commissie tot regeling van het Congres, 

R. DOZY, Yoorzitter. W. PLEYTE, Penningmeester. 

M. J. DE GOEJE, l e Secret. J. PIJNAPPEL. 

H. KERN. GL SCHLEGEL. 

A. KUENEN, Vice-Voorzitter. L. SERRURIER. 

J. P. N. LAND. C. P. TIELE, 2 e Secret. 

C. LEEMANS. P. J. VETH. 

P. A. VAN DER LlTH. A. 0. VREEDE. 

H. OORT. T. C. L. WlJNMALEN. 



CIRCULAIRE LIMITATION AU CONGRES- 



Dans sa seance de cloture, le 17 septembre 1881, le cinquieme 
congres international des Orientalistes , reuni a Berlin, a decide que 
le sixieme congres aurait lieu a Leide en 1884. En meme temps il a 
nomme*, pour organiser ce congres, une commission d'orientalistes 



residant a Leide, Vu, cependant, qu'il y aura en 1883 a Amster- 
dam une exposition coloniale Internationale , on a de*cide* , apres avoir 
obtenu 1'approbation du gouvernement des Pays-Bas et avoir con- 
suite le bureau du congres precedent, d'avancer d'un an la convoca- 
tion du sixieme congres. Ce congres se re*unira done a Leide en 
1883. II durera du 10 au 15 septembre. Eu egard surtout a 1'impor- 
tance que les langues et les peuples de la Polynesie sont destines a 
y avoir , la commission s'est completee par 1'adjonction de quelques 
membres. 

En consequence nous avons 1'honneur de vous inviter a prendre 
part au 

Sixieme Congres International des Orientalistes 
du 10 au 15 septembre 1883. 

La qualite de membre s'acquiert , en meme temps que le droit de 
recevoir les publications du congres , par le payement d'une somme 
de 6 florins hollandais. Pour I'inscription , on est prie* de s'adresser 
a M. W. PLEYTE , docteur es lettres , a Leide , a qui on fera par- 
venir le montant de la cotisation /p. e. par mandat postal). On vou- 
dra bien aj outer son adresse exacte et annoncer si on a 1'intention de 
prendre part en personne au congres. Les cartes de membre seront 
expedites en temps utile. 

La commission vous prie instamment de lui signifier votre adhe- 
sion de bonne heure , en tout cas avant le premier aout. Cette me- 
sure est importante en raison des arrangements extraordinaires qu'il 
faudra prendre a Leide afin d'assurer de bons logis aux membres du 
congres. 

Les personnes qui se proposent de traiter quelque sujet au sein du 
congres, ou qui ont des communications ou des questions a lui adres- 
ser, ou bien encore qui veulent de toute autre maniere concourir 
activement a lui faire atteindre son but, sont prices de faire con- 
naitre leur intention a 1'un des deux secretaires, avant le premier 
aout au plus tard. 

A Foccasion du congres il y aura une petite exposition de pro- 
duits curieux de la litterature, manuscrits, livres precieux, etc. 
Les envois pour cette exposition seront accueillis avec reconnaissance. 

Nous prions tous les amis de 1' Orient qui n'auraient eu connais- 



sance de cette circulaire que de seconde main, de supposer soit 
une erreur d'adresse, soit un oubli involontaire de la part du 
comite*, et de vouloir bien la considerer comme adressee a eux 
aussi. 

Leide Janvier 1883. 

La Commission cP organisation du congres, 



R. DOZY, President, 

M. J. DE GOEJE, l er Secret, 

H. KERN. 

A, KUENEN, Vice-President. 

J. P. N. LAND. 

C. LEEMANS. 

P. A. VAN DER LlTH, 
H. OORT. 



"W. PLEYTE, Caissier. 
J. PIJNAPPEL. 

G-. SCHLEGEL. 

L. SERRURIER. 

C. P. TIELE, 2 me Secretaire. 

P. J. VETH. 

A. C. VREEDE. 

T. C. L. WlJNMALEN. 



LISTE DES MEMBRES DU SIXlEME 

CONGRBS INTERNATIONAL DES ORIENTALISTES 

A LEIDE. 



Membres Honoraires. 
Sa Majest^ Imperiale Dom Pedro de Alcantara, Empereur du Bresil. 

Son Excellence J. Heemskerk Az., docteur en droit, Ministre de Tln- 
terieur. 

Son Excellence F. G. van Bloemen Waanders, Ministre des Colonies. 

Son Excellence C. Fock, docteur en droit, Commissaire du Roi, Cura- 
teur de VUniversite' de Leide. 

Son Excellence L. A. J. W. Baron Sloet van de Beele, docteur en 
droit, President du college des Curateurs de TUniv. de Leide. 

M. J. G. Kist, docteur en droit, Curateur de TUniv. de Leide. 

Son Excellence S. Vissering, docteur en droit, Curateur de TUniv. 
de Leide. 

M, W. G. de Bruyn Kops, Secretaire du college des Curateurs de 
TUniv. de Leide. 

M. L. M. de Laat de K anther, Bourgmestre de Leide, Curateur de 
rUniversite". 

M. P. J. de Fremery, ^chevin de Leide. 

M. H. Hartevelt, 

M. H. J. Bool, 

M. E. Kist, docteur en droit, Secretaire de Leide. 

M. le Docteur P. van Geer, Recteur de rUniversite'. 

M. le Docteur D. Doyer, Secretaire de TUniversite. 

M. G. van Tienhoven, docteur en droit, Bourgmestre d' Amsterdam. 

Son Excellence C. Pijnacker Hordijk, docteur en droit, ancien 
Ministre de Tlnterieur. 

Son Excellence le Docteur A. Vr o 1 i k , ancien Curateur de 1'Univ. de Leide. 



PAYS-BAS. 

Koninklijk Instituut voor de taal-, land- en volkenkunde van Ned. 

Indie , 's Gravenhage. 
Indisch Genootschap, 's Gravenhage. 
P. J. B. C. Robide* van der Aa, 's Gravenhage. 
J. Arntz, R. C. P., Kuilenburg. 

5 J. G. R. Acquoy, Dr., professeur a FUniversite, Leiden. 
L. H. A. Bahler, pasteur, Groningen. 
J. E. Banck, docteur en droit, 's Gravenhage. 
C. Baumgarten, 's Gravenhage. 

P. van Bemrnelen, docteur en droit, conseiller a la cour de jus- 
tice, Arnhem. 

10 W. B. Bergs ma, docteur en droit, secretaire des Curateurs de 
1'^cole communale de fonctionnaires civils pour les Indes neer- 
landaises , Leiden. 

G. Birnie, Deventer. 

P. A. M. Boele van Hensbroek, libraire, 's Gravenhage. 

Th. Borret, Dr., cure*, Yogelezang. 

J. L. A. Bran des, candidat es lettres, Leiden. 

15 P. D. Chantepie de la Saussaye, professeur a rilniversite' , 
Amsterdam. 

C. G. Chavannes, pasteur, Leiden. 

W. K. Baron van Dedem, docteur en droit, membre de la 2 de Cham- 
bre des Etats G^n^raux , 's Gravenhage. 

S. van Deventer, ancien membre du Conseil des Indes, 's Gravenhage. 

J. A. A. van Dissel, professeur agre"ge a Te'cole communale de 
fonctionnaires civils pour les Indes nderlandaises , Delft. 

20 C. J. Duymaer van Twist, docteur en droit, ancien gouverneur- 
gdneral des Indes ne'erlandaises , Diepenveen. 

J. Dyserinck, pasteur, Vlissingen. 

R. van Eck, professeur agreg6 a 1' Academic militaire royale , Breda. 

W. A. Engelbrecht, docteur en droit, ancien fonctionnaire civil 
des Indes, Arnhem. 

H. E. D. Engelhard, fonctionnaire civil des Indes, 's Gravenhage. 
25 J. H. Gallee, Dr., professeur a I'Universite" , Utrecht. 
H. D. van Gel der, e"tudiant, Leiden. 
J. van Gilse, <tudiant, Leiden. 

C. H. de Goeje, officier de marine, commandant de 1'^cole de na- 
vigation, Leiden. 

M. J. de Goeje, Dr., professeur a TUniversite, Leiden. 

30 W. Baron van Goltstein, docteur en droit, ancien Ministre des 
colonies, 's Gravenhage. 



D. Bierens de Haan, Dr., professeur a I'Universit^, Leiden. 
J. van den Ha mm, Dr., professeur a I'Universite' , Groningen. 
D. Hartevelt, Leiden. 

F. J. Herman, pasteur, Baarn. 

35 J. J. de Hollander, Dr., professeur a 1'Acaddmie militaire royale, 
Breda. 

A. E. J. Holwerda, Dr., professeur a 1'e'cole moyenne supdrieure, 
Leiden. 

M. Th. Houtsma, Dr., adjutor interpretis Legati Warneriani , Leiden. 

H. C. Humme , ancien resident , professeur a 1'e'cole communale de fonc- 
tionnaires civils pour les Indes neerlandaises a Leide , s' Gravenhage. 

H. A. Insinger, Lage Vuursche. 
40 P. de Jong, Dr., professeur a 1'Universite', Utrecht. 

J. C. G. Jonker, docteur en droit, Prinseugracht 258, Amsterdam. 

A. W. T. Juynboll, Dr., professeur a 1'e'cole communale de fonc- 
tionnaires civils pour les Indes neerlandaises, Delft. 

W. van der Kaay, docteur en droit, membre de la 2 de Chambre 
des ^tats G^ndraux, Leiden. 

C. M. Kan, professeur a TUniversite , Amsterdam. 
45 H. Kern, Dr., professeur a I'Universite* , Leiden. 
H. G. Kleyn, Dr., Leiden. 

H. C. Klinkert, professeur a Tecole communale de fonctionnaires 
civils pour les Indes neerlandaises, Leiden. 

W. H. Kosters, Dr., pasteur, Deventer. 

A. Kuenen, Dr., professeur a I'Universite, Leiden. 
50 J. P. N. Land, Dr., professeur a 1'Universite', Leiden. 

C. Leemans, Dr., directeur du Musee des Antiquity's , Leiden. 

J. L. Liezenberg, candidat es lettres , Leiden. 

A. Lind fils, etudiant, Singel 34, Amsterdam. 

P. A. van der Lith, docteur en droit, professeur a I'Universite, Leiden. 
55 B. F. Matthes, Dr., 's Gravenhage. 

J. C. Matthes, Dr., professeur a 1'Universite' , Amsterdam. 

J. J. Meinsma, directeur de 1'e'cole communale de fonctionnaires 
civils pour les Indes n^erlandaises, Delft. 

J. H. Meiss, candidat en droit, Leiden. 

K. W. M. Montijn, Dr., recteur du gymnase, Schiedam. 

60 S. C. J. W. van Musschenbroek, docteur en droit, ancien re*- 
sident de Menado, Leiden. 

J. C. Neurdenburg, secretaire de la Soci^te* des missions ner- 
landaises, Rotterdam. 

G. K. Niemann, professeur a 1'e'cole communale de fonctionnaires 
civils pour les Indes ne*erlandaises , Delft. 



8 

M. Nijhoff, libraire-editeur , 's Gravenhage. 

A. P. M. van Oordt, libraire-e'diteur (Maison E. J. Brill), Leiden. 
65 H. Oort, Dr., professeur a 1'Universite', Leiden. 

F. Th. Pahud de Mortanges, docteur en droit, ancien resident, 
Arnhem. 

L. D. Petit, conservateur a la Bibliotheque de I'Universite, Leiden. 

W. Pleyte, Dr., conservateur au Mus6e des Antiques, Leiden. 

J. Pijnappel, Dr., professeur a I'Universite' , Leiden. 
70 J. J. Prins, Dr., professeur a 1'Universite' , Leiden. 

Le Chevalier I. K. W. Quarles van Ufford, docteur en droit, 
's Gravenhage. 

W. N. du Rieu, Dr., bibliothecaire de I'Universite" , Leiden. 

J. J. Roelofs, fonctionnaire civil des Indes, 's Gravenhage. 

D. Scheltema, ancien fonctionnaire civil des Indes, Haarlem. 
75 G. Schlegel, Dr., professeur a rUniversite', Leiden. 

E. F. L. Schneider, professeur agre'ge' a 1'e'cole communale de 
fonctionnaires civils pour les Indes neerlandaises , Delft. 

0. Schrieke, pasteur, Noordwijkerhout. 

L. Serrurier, docteur en droit, directeur du Muse'e d'Ethnographie, 

Leiden. 

Le Chevalier J. P. Six, Dr., Amsterdam. 
80 H. Smeding, Dr., pasteur, Haarlem. 

C. Snouck Hurgronje, Dr., professeur a 1'e'cole communale de 
fonctionnaires civils pour les Indes neerlandaises, Leiden. 

J. S. Speijer, Dr., professeur agre'ge a rUniversite', Amsterdam. 

F. de Stoppelaar, libraire-editeur (Maison E. J. Brill), Leiden. 

C. P. Tiele, Dr., professeur a 1'Universite, Leiden. 

85 J. J. P. Vale ton fils , Dr., professeur a 1'Universite', Utrecht. 

Colonel W. F. Versteegh, Amsterdam. 

P. J. Veth, Dr., professeur a 1'Universite, Leiden. 

A. C. Vreede, professeur a TUniversite' , Leiden. 

S. J. Warren, Dr., recteur du gymnase, Dordrecht. 
90 General A. W. P. Weitzel, Ministre de guerre, 's Gravenhage. 

E. G. Wesseling, pasteur, Oude Schoot (pres de Heerenveen). 

G. Wildeboer, Dr., pasteur, Heilo. 

G. A. W ilk en, professeur a 1'e'cole communale de fonctionnaires 
civils pour les Indes neerlandaises, Leiden. 

D. E. E. Wolterbeek Muller, colonel de marine en retraite, 
Voorburg. 

95 T. C. L. Wijnmalen, Dr., sous- directeur de la Bibliotheque royale, 
's Gravenhage. 



COLONIES N^EBLANDAISES. 

Bataviaasch Genootschap van Kunsten en Wetenschappen , Batavia. 

J. A. Aeckerlin, secretaire de la Residence de Benkoelen, Ben- 
koelen. 

J. E. Albrecht, president de la Weeskamer", membre du Direc- 
toire du Bataviaasch Genootschap" Batavia. 

N. Altheer, resident, Telok Betong. 
100 Raden Mas Ario Soegondo, regent, Banjoewangi. 
J. H. C. Beer, controleur, Moeara Bliti (Palembang). 
H. P. J. van den Berg, Semarang. 

L. W. C. van den Berg, docteur en droit, membre du Directoire 
da Bataviaasch Genootschap", Batavia. 

N. P. van den Berg, docteur en droit, president de la Banque 
de Java, vice-president du Bat. Gen. 5 ', Batavia. 

105 J. F. R. S. van den Bossche, ancien membre du Conseil des 
Indes. 

J. A. H. Breymann, contr61eur, Banding Agoeng (Palembang). 
J. M. Brooshooft, docteur en droit, controleur, Utrecht. 

J. A. van der Chijs, docteur en droit, membre du Directoire du 
Bat. Gen.", Batavia. 

J. L. G. Diicker, directeur de 1'ecole normale, Magelang. 

110 J. C. d'Engelbronner, docteur en droit, sous-resident, Sampang 
(Madoera). 

J. M. Esche, controleur, Cheribon. 

M. von Faber, interprete pour la langue chinoise, Batavia. 
F. Fokkens, controleur , Poerwakarta. 
W. van Gelder, directeur de Tecole normale , Bandoeng. 
115 D. Gerth van Wijk, secretaire du Bat. Gen.", Batavia. 

N. G ra af Ian d , inspecteur adjoint de 1'instruction publique, Tondano. 

W. P. Groeneveldt, secretaire du Departement de 1'instruction, 
des cultes, etc., membre du Directoire du Bat. Gen.", Batavia. 

J. J. M. de Groot, interprete pour la langue chinoise, 's Gra- 
venhage. 

J. G. H. Gunning, Dr., fonctionnaire pour Tetude des langues 
indigenes, Soerakarta. 

120 C. J. F. van Haas en, Bandjarnegara. 

A. J. Haaxman, secretaire de la Residence de Ternate, Ternate. 

J. Habbema, directeur de Tecole normale, Ambon. 

Colonel A. Hag a, membre du Directoire du >Bat. Gen", Batavia. 

L. K. Harmsen, directeur de I'ecole normale, Padang Sidempoean. 
125 S. E. Harthoorn, professeur alveole moyenne superieure, Batavia. 



10 

Capitaine He e res, Zuidhorn (Groningen). 
L. van Hengel, sous-resident, Bandjarnegara. 
G. W. W. C. Baron van Hoe veil, controleur, Kajoetanam (Padang). 
K. F. Holle, Waspada (Preanger). 
130 Raden Mas Ismangoen Danoe Winoto, inspecteur adjoint de 

Tinstruction publique, Probolinggo. 
A. A. de Jong, interprete pour la langue chinoise, Rembang. 

T. H. der Kinderen, docteur en droit, membre du conseil des 
Indes, president du Bat. Gen.", Batavia. 

J. Kreemer, missionnaire , Kendal Pajak (Malang). 

R. C. Kroesen, resident, Bengkalis. 

135J. Lagerwey, docteur en droit, secretaire du Departement de 
justice, Batavia. 

G. Lebret, Pasoeroean. 

W. van der Lee, inspecteur de Tinstruction publique, Batavia. 

J. L. L. van Leeuwen, sous-resident, Taloe (Padang). 

H. E. L evert, Semarang. 
140 W, F. Lutter, aspirant-controleur , Banjoewangi. 

L. Th. Mayer, controleur, Ngawi. 

x\. Mel link, controleur, Bandjermasin. 

P. Meter, interprete pour la langue chinoise, Soerabaja. 

W. J. M. Michielsen, sous-resident , Deli. 
145 A. E. Moll, interprete pour la langue chinoise, Pontianak. 

J. B. Neumann, contr6leur, Pertibi (Tapanoeli). 

L. C. de Nijs, sous-resident, Martapoera. 

C. A. van Ophuyzen, professeur a recole normale, Padang Si- 
dempoean. 

A. J. Baron Quarles de Quarles, controleur, Makassar. 

150 D. F. van der Pant, membre du Directoire du >/Bat. Gen.", 
Batavia. 

J. G. Plate fils, Semarang. 

I. J. C. Renou, commis, Tjilatjap. 

L. W. G. de Roo, Dr., inspecteur des finances, membre du Direc- 
toire du Bat. Gen.", Batavia. 

F. Roorda van Eysinga, Klatten. 

155 G. A. Scherer, sous-resident, Telok Semawe (Atjeh). 

W. Stortenbeker, docteur en droit, directeur du Departement 
de Instruction , des cultes etc., membre du Directoire du Bat. 
Gen." Batavia. 

G. J. van der Tuuk, resident, Pamekasan (Madoera). 
J. A. Uilkens, Wehe (Groningen). 



11 

A. G. Valette, controleur, Moeara Doea (Palembang). 
160 P. H. J. Varkev laser, sous-resident, Sragen (Soerakarta). 
J. M. van Vleuten, resident , Bandoeng. 
A. J. Voet, sous-resident, Tjilatjap. 
H. G. J. G. Vriesman, resident, Banjoewangi. 

A. F. von de Wall, Batavia. 

165 Le Chevalier C. H. A. van der Wyck, resident, Tcgal. 

B. vanZutphen, resident, Pontianak. 

ALLEMAGNE. 

C. Abel, Dr., Matthaei Kirchstrasse 11, Berlin W. 

J. Barth, Dr., professeur a rUniversite", Alte Schonhauserstrasse 
30, Berlin. 

K. Budde, Lie., professeur a rUniversite*, Weberstrasse 46, Bonn. 
170 P. Cassel, Dr., pasteur, Berlin. 

J. F. M c Curdy, Augustenstr. 7 , Gohlis-Leipzig. 

A. Dillmann, Dr., professeur a 1'Universite", Schillstrasse lla, 
Berlin W. 

G. Ebers, Dr., professeur a rUniversite*, Leipzig. 

C. Ehrenburg, cand. phil., Paradeplatz 4, Wiirzburg. 
175 A. Eisenlohr, Dr., professeur a I'Universite" , Heidelberg. 

H. L. Fleischer, Dr., professeur a 1'Universite", Leipzig. 

S. Frank el, Dr., privat-docent , Schwertstrasse 5a, p. t., Breslau. 

L. Fritze, Dr., professeur au se"minaire royal, Drossen. 

G. van der Gabelentz, Dr., professeur a l'Universit , Leipzig. 
180 J. Gildemeister, Dr., professeur a 1'Universite' , Bonn. 

Grotemeyer, Dr., professeur au gymnase, Kempen a/R. 

E. Hardy, Dr., Zimmerstrasse 28 III, Berlin SW. 

P. Haupt, Dr., professeur a la Johns Hopkins University", Bal- 
timore. 

F. Ho mm el, Dr., privat-docent a I'Universite* , Koniginstrasse 81 
III, Munchen. 

185 H. Jacobi, Dr., professeur a 1'Acad^mie, Miinster (Westfalen). 

F. Justi, Dr., professeur a 1'Universite, Marburg. 

A. Kamphausen, Dr., professeur a I'Universite* , Bonn. 

J. Karlowicz, Dr., Villa Hausacker, Heidelberg. 

F. Kaulen, Dr., professeur a 1'Universite, Bonn. 
190 E. Kautzsch, Dr., professeur a 1'Universite" , Tubingen. 

E. Kuhn, Dr., professeur a rUniversite , Hesstrasse 32, Munchen. 



12 

C. Lang, Dr., Casinostrasse 61, Aachen-Burtscheid. 

C. F. Lehman, Dr., Klosterstieg 5, Poeseldorf , Hamburg. 

A. Merx, Dr., professeur a FUniversite' , Heidelberg. 
195 A. Mil Her, Dr., professeur a 1'Universite', Konigsberg. 

Th. No! d eke, Dr., professeur a rUniversite' , Sandplatzchen 4, 
Strassburg. 

C. Pauli, Dr., recteur du gymnase, Uelzen. 

E. Prym, Dr., professeur a I'Universite' , Bonn. 

R. von Roth, Dr., professeur a rUniversite, Tubingen. 
200 E. Sac ha u, Dr., professeur a FUniversite' , Hitzigstrasse 7, Berlin W. 

W. Schenz, Dr., professeur au Lyce royal, Regensburg. 

E. Schiff, correspondant de la Wiener Freie Presse", Berlin. 

K. Schlottmann, Dr., professeur a TUniversite' , Halle. 

E. Schnellenbach, instituteur, Anclamerstrasse 27, Berlin. 

205 E. Schrader, Dr., professeur a I'Universite' , Kronprinzenufer 20, 
Berlin NW. 

A. Socin, Dr., professeur a TUniversite, Tubingen. 
W. Spitta-Bey, Dr., (de'ce'de' a Hildesheim). 

F. A. Strauss, Dr., pasteur, Potsdam. 

V. von Strauss und Tornay, Dr., Wirklicher Geheimrath , 
Dresden. 

210 H. Thorbecke, Dr., professeur a rUniversite', Heidelberg. 

F. Vogelreuter, Dr., Pionierstrasse 12 C. Ill, Berlin SW. 

A. Weber, Dr., professeur a rUniversite' , Ritterstrasse 56, Ber- 
lin SW. 

H. Weber, Dr., Ritterstrasse 56, Berlin SW. 

A. Wiedemann, Dr., privat-docent , Poppelsdorfer Allee 23, Bonn. 
215 E. Windisch, Dr., professeur a TUniversite , Gellertstrasse 2, Leipzig. 

H. Zimmer, Dr., professeur a 1'Universite, Greifswald. 



AUTBICHE-HONaBIE. 

J. Auer, Dr., Taborstrasse 19 II, Karmeliterplatz, Wien-Leopoldstadt. 

G. Biihler, Dr., professeur a rUniversite', Richardgasse 5, Wien III. 

I. Goldziher, Dr., professeur a 1'Universite' , VII Hollo-Utza 4, 

Buda-Pest. 

220 P. Hunfalvy, conseiller royal, menibre de TAcademie des Scien- 
ces, Buda-Pest. 

Mad. Hunfalvy, Buda-Pest. 

A. Baron von Kremer, Dobling, Wien. 



13 

D. H. Mil Her, Dr., professeur a I'Universite" , Beatrixgasse 16, 
Wien III. 

Fr. Mil Her, Dr., professeur a I'Universite', Martergasse 24 a, Wien. 
225 E. M. W. Peter, Dr., professeur a I'Universite" , Prag. 
L. Schneedorfer, Dr., professeur a 1'Universite*, Prag. 

BELGIQUE. 

A. Baron de Blomme, membre de l'Acade*mie d'arche'ologie de 
Belgique, Termonde. 

Mad. de Blomme, Termonde. 

V. Chauvin, professeur a rUniversite' , rue Wazon 52, Lie"ge. 
230 A. Delattre, Rev. pere S. J., Tronchiennes (Gand). 

L. Delgeur, Dr., vice-president de la Socie^ royale de gdogra- 
phie, rue Leopold 15, Anvers. 

J. van den Gheyn, Rev. pere S. J., professeur a I'Universite* , 
rue des Re'collets 11, Lou vain. 

C. de Harlez, Dr., professeur a I'Universit^ , Waaistraat 8, Louvain. 

E. J. Lamy, Dr., professeur a I'Universite' , College Marie The'rese, 
Louvain. 

235 Ch. Michel, Dr., professeur a rUniversite" , Liege. 
A. Rutten, rue de Spa 4, Bruxelles. 

F. Vercouillie, professeur a I 1 Athene^ royal, rue Grandgagnage 
1, Liege. 

DANEMARCK. 

F. Buhl, professeur a 1'Universite, Falkoneralla 11 B, Kjobenhavn. 
H. Kissmeyer, candidat en theologie, Regentsen, Kjobenhavn. 
240 H. V. Lund, Dr., Zinnsgade 2, Kjobenhavn. 

A. F. von Mehren, Dr., professeur a 1'Universite', Kjobenhavn. 
V. Schmidt, Dr., professeur a rUniversite" , Kjobenhavn. 

ESPAGNE. 

P. Gener, aux soins de M. Yvo Bosch, banquier, Boulevard des 
Italiens 6, Paris. 

N. Guillen Robles, Costigo de Aranca 4, Malaga. 

FRANCE. 

245 La Sociel;e* acade*mique Indo-Chinoise , rue de Rennes 44, Paris. 

C. Barbier deMeynard, professeur au College de France, mem- 
bre de rinstitut, Boulevard Magenta 18, Paris. 



14 

Bar re" de Lancy, premier secre"taire-interprete pour les langues 

orientales, rue Caumartin 32, Paris. 
G. M. Ollivier Beauregard, rue Jacob 3, Paris. 
Ph. Berger, membre de Tlnstitut, Paris. 
260 Le Prince Roland Bonaparte, Paris. 

A. Bourquin, pasteur, Vals-les-Bains (Ardeche). 

A. Carrier e, professeur a Tecole spe*ciale des langues orientales 

vivantes, rue de Lille 2, Paris. 
Ch. Clermont-Gauneau, correspondant de rinstitut, Avenue 

Marceau 44, Paris. 
H. Cor die r, professeur a I'dcole spe"ciale des langues orientales 

vivantes, rue de Rivoli 190, Paris. 

255 Le Marquis de Croizier, president de la Societe acade"mique Indo- 
Chinoise, Boulevard de la Saussaye 10, Pare de Neuilly, Paris. 

J. Darmesteter, Place de Vaugirard 7, Paris. 

H. Derenbourg, professeur a Te'cole sp^ciale des langues orienta- 
les vivantes, Boulevard St. Michel 39, Paris. 

Madame Uerenbourg, Boulevard St. Michel 39, Paris. 

J. Derenbourg, membre de 1'Institut, rue de Dunkerque 27, 
Paris. 

200 L. Marcel Devic, professeur a la faculte de lettres, rue de la 
Cavallerie , Montpellier. 

Jul. Duchateau, rue des Poissonniers 49, Paris-Montmartre. 
R. Duval, Boulevard Magenta 18, Paris. 

L'Abbe" P. Favre, professeur a Ve'cole speciale des langues orienta- 
les vivantes , Avenue de Wagram 50 , Paris. 

L. Feer, bibliothecaire a la Bibliotheque nationale, Boulevard St. 
Michel 145, Paris. 

265 M. Fontana, rue Charras 9, Paris. 

Le donate de Gaalon Barzay, rue de Chartres 19, Neuilly sur 
Seine. 

E. Gibert, secretaire general de la Soci^te* acade"mique Indo-Chi- 
noise , rue de Lafayette 87 , Paris. 

P. Guerreau, officier d'Acade"mie. tre"sorier de la Soc. acad. Indo- 
Chinoise, rue de la Grange-Bateliere 24, Paris. 

E. Guimet, Boulevard du Nord, Lyon. 
270 S. Guyard, rue de St. Placide 45, Paris. 
J. Hale*vy, rue Aumaire 26, Paris. 
E. Lefe"bure, aux soins de M. Milieus' , Muse"e Guimet, Lyon. 

L. Leger, professeur a Tecole speciale des langues orientales vi- 
vantes, rue de Laval 5, Paris. 

E. Legrand, Dr., membre de la Socie'te d'ethnographie , Avenue 
de Neuilly 136, Neuilly sur Seine. 



15 

275 F. Lenormant, membre de Tlnstitut, rue Chomel 7, Paris. 

A. Lesouef, membre de la Socie^ des Etudes japonnaiaes, Boule- 
vard Beaumarchais 109, Paris. 

A. Marre, membre de la Socie'te' acad. Indo-Chinoise, rue Breyll, 
Paris. 



Marre, rue Brey 11 , Paris. 
A. Comte de Marsy, Compiegne (Dise). 

280 Le Comte Meyners d'Esirey, Dr., Place St. Michel 6, Paris. 
L. Milloue", directeur du Muse"e Guiinet, Boulevard du Nord, Lyon. 

Jul. Oppert, Dr., membre de 1'Institut, professeur au College de 
France, rue Mazarine 19, Paris. 

P. Regnaud, maltre de conferences a la Faculty des lettres, Lyon. 

E. Revillout, conservateur au Miis^e dgyptien du Louvre, Mi- 
nistere de 1'instruction publique, Direction des Musees nationaux, 
Paris. 

285 F. Robiou, professeur de litte'rature et inst. grecques, Quai Cha- 
teaubriand 15, Rennes. 

L. de Rosny, professeur a I'e'cole spe*ciale des langues orientales 
vivantes, Avenue Duquesne 47, Paris. 

Ch. Schefer, membre de 1'Institut , directeur de l'cole spe"ciale 
des langues orientales vivantes, rue de Lille 2, Paris. 

J. H. Spiro, bibliothecaire adjoint de la Soci6t6 asiatique, rue 
Berthollet 9, Paris. 

GRANDE-BRETAaNE. 

Royal Asiatic Society of Gr. Britain and Ireland, Albemarlestreet 
22, London. 

290 Gdne'ral James Abboth, C. B., Ellersley, Swanmore, Ryde, Isle 
of Wight. 

H. W. Be Hew, British Museum, London WC. 
C. Bendall, British Museum, London WC. 
S. Birch, LL. D., F. S. A., Caversham Road 64, London NW. 
Ch. H. Brad, British Museum, London WC. 
295 W. C. Bromehead, Kensington Palace, London W. 
Mad m <s Bromehead, Kensington Palace, London W. 
Mad ellc Bromehead, Kensington Palace, London W. 

Rever. J. Estlin Carpenter, M. A., Professeur au Manchester 
New-College", Leathes House , Fitz John's Avenue, London NW. 

A. Gates, Whitehall Yard 7, London SW. 
300 Mad Gates, Whitehall Yard 7, London SW. 

Th. Chenery, Sergeant's Inn 16, Fleetstreet, London EC. 
Hyde Clarke, St. George's Square 32, London SW. 



16 

H. Wilberforce Clarke, major du genie, Brigade Depot Bar- 
racks, Bedford. 

E. B. Co well, professeur a rUniversite" , Cambridge. 
305 R. N. Gust, secretaire honoraire de la Royal Asiatic Society," 
St. George's Square 64, London SW. 

Mad"" Cust, St. George's Square 64, London SW. 

A. B. Davidson, New-College, Edinburgh. 

R. K. Douglas, British Museum, London WC. 

Capitaine Edw. Dumergue, Windsor Terrace 4, Douglas, Isle 

of Man. 
310 Mad elle Amelia B. Edwards, Larches, Westbury on Trym, Bristol. 

H. Ethe', dr., professeur au University College", Queen's Terrace 
5, Queens Road, Aberystwith. 

A. W. Franks, British Museum, London] WC. 
Chr. Ginsburg, Dr., 

C. C. Graham. C. M. G., Walton House, Ryde, Isle of Wight. 
315 H. S. Griffith Richards, Dover. 

A. Grote, Ovington Square 42, London. 

R. Gwynn, St. Mary's Vicarage, Soho, London WC. 

M. S. Ho we 11, Oakfield Cottage, Bedford. 

H. H. Ho worth, F. S. A., Derbyhouse , Eccles, Manchester. 

320 I. G. N. Keith Falconer, M. A., Trente-Park, New-Barnet, 

Hertshire. 

G. W. Leitner, Dr., professeur , -King's College, London. 
Mad me Leitner, King's College , London. 

E. Leumann, Dr., Radcliff Villa's 51, Kingston Road, Oxford. 
C. R. Lindsay, Glen Lea, Dulwich common, Dulwich , London. 

325 L. Loewe, Dr., directeur de se"minaire, Oscar Villa's 1 & 2, 
Broadstairs, Kent. 

Rev. I. Long, Adamstreet 3, Strand, London. 

A. A. Macdonell, Corpus Christi College, Oxford. 

F. Max Miiller, Dr., professeur a I'Universite" , Oxford. 
Colonel C. A. Nassau Lees, Piccadilly 115, London. 

330 R. A. Neil, Pembroke College, Cambridge. 

General G. Godfrey Pearse, aux soins de Messrs. Grindlay & C. , 
Parliamentstreet 55, London. 

M. Phillips, missionnaire L. M. S., Salem (South India) Mission 

House, London. 

Th. Pinches, British Museum, London WC. 
J. Robertson, Dr., professeur a rUniversite" , University 7, Glasgow. 

335 W. Robertson Smith, M. A. LL. D., professeur a 1'Universite* 
de Cambridge, North Bridge 6, Edinburgh. 



17 

R. Rost, Dr., bibliothe'caire en chef de Tlndia Office, India Office, 
London. 

W. H. Ry lands, secretaire de la Soci^te* d'arche'ologie bibliqae, 
Hartstreet 11, Bloomsbury, London WC. 

T. W. Rhys Davids, Dr., professeur, Brick Court 3, Middle 
Temple, London EC. 

A. H. Sayce, M. A., professeur au Queen's College, Oxford. 
340 S. van Straalen, British Museum, London WC. 

Guy le Strange, Charlesstreet 46, Berkeley Square, London W. 

J. N. Strassmaier, Re>. pere S. J., Ditton Hall, near Widnes, 
Lancashire. 

Rev. I. Taylor, M. A., LL. D., Settrington Rectory, York. 
Terrien de la Couperie, Kensington Road 85, London. 

345 E. Thomas, trdsorier de la Royal Asiatic Society", Albemarle- 
street 22 , London. 

Th. H. Thornton, Dr., Leighorn Holme, Streatbam, London SW. 
A. Thornton, Leighorn Holme, Streatham , London SW. 

H. Thornton, ^tudiant a Cambridge , Leighorn Holme , Streatham, 
London SW. 

Rev. A. Tien, Dr., Cumberland Terrace, Gravesend. 
350 Rev. H. G. Tomkins, Park Lodge, Weston super Mare. 
Coutts Trotter, Charlotte Square 17, Edinburgh. 
N. Triibner, libraire-<diteur , Ludgate Hill, 57 & 59, London. 

W. S. W. Vaux, secretaire de la Royal Asiatic Society", Albe- 
marlestreet 22 , London. 

Monier Williams, D. C. L., professeur a rilniversite' , Oxford. 
355 Ch. H. H. Wright, Dr., Antrim Road, Belfast. 

W. Wright, Dr., professeur a rtlniversite' , St. Andrews, Station 
Road, Cambridge. 

GBECE. 

L. M y r i a n t h e u s , Dr., Portobello Road 350, Nottinghill, London W. 
Sp. Papageorgios, Dr., professeur , Corfu. 

ITALIE. 

M. Amari, Dr., sdnateur, Via d'Azeglio 5, Pisa. 
360 A. B o n i , Archiginnasio , Via Venezia 5 , Bologna. 

C. A. de Cara, R<v. pere S. J., Via Torta 14, Firenze. 

D, Castelli, professeur a rUniversite" de Florence, Via dei Funa- 
joli 4, Livorno. 

A. Ciasca, Via del Santo Uffizio 1, Roma. 

2 



18 

T. Fiaschi, secretaire de Tlnstitut royal des Etudes sup^rieures, 

Firenze. 

365 G. Flechia, professeur a rUniversite* , Torino. 
Th. Gay, Via San Gallo 2, Firenze, 
A. Kraus fils, Via dei Cerretani 10, Firenze. 

F. Lasinio, professeur a I'Universite' , Via della Colonna 21, Firenze. 

G. Lignana, professeur a I'Universite , Via urbana 158, Roma. 
370 F. Meucci, professeur a TUniversitd , Firenze. 

L. Mo dona, Bibliotheque de I'Universite" , Bologna. 

C. Crispo Moncada, professeur a I'tJniversite , Palermo. 

P. Perreau, bibliothe'caire de la Bibliotheque royale , Parma. 

F. Eos si, professeur a 1'Universite, Torino. 

375 E. Schiaparelli, professeur a I'Universite" , Museo Archeologico , 
Firenze. 

G. Turrini, professeur a I'Universite* , Bologna. 

PORGttJGAIi. 

G. de Vasconellos Abreu, professeur a FUniversite, Jardim 
do Regedor 43, Lisboa. 

A. B. Gon9alves Vianna, professeur a FUniversite', Lisboa. 

RUSSIE. 

Asmus Simonsen & C., libraires-e'diteurs , St. Petersburg. 

380 E. Bonnell, bibliotWcaire de la Bibliotheque imperiale , St. Pe- 
tersburg. 

D. A. Chwolson, Dr., professeur a FUniversite" , St. Petersburg. 
0. Donner, Dr., professeur a I'Universite, Helsingfors. 

W. Girgas, professeur a I'Universite, St. Petersburg. 

W. Gole'nischeff, conservateur a 1'Hermitage imperial, St. Pe- 
tersburg. 

385 J. Gottwaldt, directeur de la typographic de rUniversite" , Kazan. 
Mad me Krellenberg-Gottwaldt, Kazan. 

W. Grube, conservateur au Muse'e asiatique de TAcademie impe*- 
riale, St. Petersburg. 

A. Harkavy, bibliothe'caire a la Bibliotheque imperiale, St. Pe- 
tersburg. 

E. Kunik, membre de I'Acade'mie des sciences, Wassili-Ostrof , 
7 ligne, 2, St. Petersburg. 

390 0. von Lemm, Wassili-Ostrof, 12 ligne, N. 371 Q N. 4, 
St. Petersburg. 



19 

P. Lerch, Dr., Seideweg 34, Eimsbiittel bei Hamburg. 
I. Minayeff, professeur a rUniversite' , St. Petersburg. 

V. Baron von Rosen, Dr., professeur a I'Universite* , Spasskaja 14, 
St. Petersburg. 

Ch. Salemann, professeur a 1 'University, St. Petersburg. 
395 E. Strandmann, professeur a TUniversite', Helsingfors. 

W. von Tiesenhausen, membre de la commission arche'ologique 
a THermitage imperial, St. Petersburg. 

W. Wassilieff, professeur a 1'Universite, St. Petersburg. 

SERBIE. 

L. Marinkoritsch, employe* an Ministere des affaires e*trangeres, 
Yedrenska Ulica 18, Belgrado. 

SU^IDE et NORV^JGE. 

C. A. E. Bolinder, 18 Sturegatan Actes, Stockholm. 
400 C. Landberg, Dr., aux soins de E. J. Brill, Leiden. 
J. Lieblein, Dr., professeur a rUniversite* , Kristiania. 
K. Pie hi, professeur agre'ge' a TUniversite d'Upsala, Stockholm. 
I. H. W. Steinnordh, Linkoping. 
H. Stolpe, Dr., conservateur au Muse'e arche'ologique , Stockholm. 

STJISSE. 

405 M. de Berchem, rue des Granges 16, Geneve. 

R. E. Brunnow, Dr., Chalet Beauval En Plan, Vevey. 

L. Gautier, Dr., professeur a TUniversite* , Avenue de Rumene 30, 
Lausanne. 

E. Miiller-Hess, Dr., Bern. 
E. Naville, Dr., Malagny, pres Geneve. 
410 C. von Orelli, Dr., professeur a TUniversit^ , Basel. 
W. W. Rockhill, Montreux. 
Elis^e Reclus, Clarens, pres Montreux. 

TUBQUIE. 

H. Gies, Dr., dragoman de TAmbassade allemande, Constantinople. 

415 P. C. de Loghades Effendi, charge d'affaires a TAmbassade 
ottomane, 's Gravenhage. 

Subhi Pacha, ministre de Commerce et d 1 Agriculture , Constan- 
tinople. 



20 

APBIQUE. 

R. Basset, professeur a T^cole supe'rieure des lettres a Alger, 
rue Gay Lussac 62, Paris. 

M. Bucondi, Tunis. 

G. Maspero, directeur des Musses d'Egypte, Boulevard St. Ger- 
main 43, Paris. 

AM^RIQUE. 

420 Union Theological Seminary , University Place 9 , New-York. 

C. A. Briggs, D. D., University Place 9, New -York. 

F. Brown, professeur au Union Theological Seminary", Univer- 
sity Place 9, New- York. 

A. S. Cotteal, 62 West 36 Street, New-York. 

D. C. Gilman , president de la Johns Hopkins University", Baltimore. 
425 D. G. Lyon, Harvard College, Cambridge, Mass. 

W. 0. Sproull, Dr., professeur, Masonstreet 29, Cincinnati (Ohio). 

W. Dwight Whitney, Dr., professeur au Yale College, New- 
haven, Connecticut. 

ASIE. 

University of the Panjab, 



Anjuman-i-Panj ab Society , 



aux soins du Dr. G. W. Leitner , King's 
College, London. 



430 Oriental College of Lahore, 

Amin al-Madani, aux soins de E. J. Brill, Leiden. 
Banyiu Nanjio, aux soins de prof. Max Muller, Oxford. 

B. H. Chamberlain, de Tokio (imperial Department), aux 
soins de Trubner & C ., Ludgate Hill 57 & 59, London. 

Elie A. Coudsi, consul des Pays-Bas , Consulat d'Hollande , Damas. 
435 A. Fuhrer, Dr., professeur au college St. Xavier, Bombay. 
A. J. C. Geerts (deceM^ a Yokohama). 
J. Gerson d'Acunha, Hornby Row 39, Bombay. 

M. H art man n, Dr., chancelier au Consulat imperial d'Allemagne , 
Beirouth. 

Ge'ne'ral A. Houtum-Schindler, inspecteur-ge'ne'ral des te"legra- 
phes, Te'he'ran. 

440 Ibrahim al-Yazdji, Beirouth. 

Le Dastour Jamaspji-Minocheherji, grand-pretre des Parsis, 
Parsi Panchayat Lane 5 , Bombay. 

G. Oppert, Dr., professeur au College de Madras, Guilfordstreet 
68, Russell Square, London WC. 



21 

P. Peterson, Dr , M. A., professeur au Elphinstone College, Bombay. 
Ramachandra Ghosh a, Shamapuhar Lane 32, Calcutta. 
445 Ram das Chubildas, Norwichstreet 69, Cambridge. 
RasBihariMukharji, Uttarpara (pres Calcutta). 

L. Rice, of Bangalore, aux soins de John Gladding, Paternoster- 
square 28, London EC. 

A. von Rosthorn, Custom-House , Shanghay. 

E. W. Senathi Raja de Jaffna (Ceylan), MUS&J Guimet, Bou- 
levard du Nord, Lyon. 

450 Le Pandit Shyamaj 1 Krishn avarma, Balliol-College , Oxford. 

Rajah Comm. Sourindro Mohun Tagore, Mus. Doct., F. 
R. S. L., M. R. A.. S, Pathuriaghata Rajbati, Calcutta. 

Capitaine R. C. Temple, R. E, Umballa (Panjab). 
G. Yanni, vice-consul d'Amerique, Tripoli en Syrie. 



LISTE DES PERSONNES DELEGUEES PAR LES 
GOUVERNEMENTS STRANGERS. 

Autriche, MM. lea professeurs G. Btihler et D. H. Mil Her. 

Hongrie, M. le professeur J. Goldziher. 

France, M. Charles Schefer, membre de 1'Institut. 

Inde britannique, le Pandit Shyamaj i Krishnavarma. 

Italic, MM. les professeurs G. Flechia et G. Lignana. 

Saxe, MM. les professeurs H. L. Fleischer (absent) et E. Windisch. 

Norvdge, M. le professeur J. Lieblein. 

Wurtemberg, MM. les professeurs R. von Roth et A. Socin. 

India Office, Londres, M. le docteur R. Rost. 

Grece, M. le professeur Sp. Papageorgeos. 

Turquie, M. P. C. de Loghades Effendi. 

Espagne, M. Pompeyo Gener. 



LISTE DES DELEGUES ET DES REPRESENTANTS DES 
INSTITUTIONS SCIENTIFICtUES. 

L'Acade'mie des sciences de Buda-Pest, M. le prof. P. Hunfalvy. 
Le College de France 



M. le prof. Bar bier de Meynard. 
La Socit< asiatique de Paris ' 



22 

Les Musses nationaux de la France, M. le prof. E. Rev ill out (absent). 
L' Acade'mie orientale annexe'e a 1'Institut des Etudes supe'rieures de Flo- 
rence , M. le prof. G. Flechia. 

L'Universite' de Glasgow, M. le prof. J. Robertson (absent). 
University College of Wales, M. le prof. H. Etna*. 
Johns Hopkins University, Baltimore, M. le prof. P. Haupt. 
Union Theological Seminary New- York, M. le prof. F. Brown. 
The University of the Panjab 



The Anjuman-i-Panjab and affiliated Societies 



M. le docteur W. G. L e i t n e r. 



The Oriental College Lahore 

Koninklijk Nederlandsch Instituut voor taal-, land- en volkenkunde van 
Ned. Indie, MM. A. W. T. Juynboll et H. C. Humme. 

Indisch Genootschap, MM. H. C. Humme et P. J. B. C. Robide* 
van der A a. 

Instelling voor Onderwijs in de taal-, land- en volkenkunde van Ned. 
Indie, MM. les proff. Juynboll et G. K. Niemann. 

Gemeente-inrichting voor de opleiding van Oost-Indische ambtenaren te 
Leiden, MM. Wilken et Snouck Hurgronje. 

Aardrijkskundig Genootschap, MM. van Musschenbroek et Ver- 
steegh (absent). 

Nederlandsch Bijbelgenootschap , M. le prof. Chantepie de la 
Saussaye. 

Nederlandsch Zendelinggenootschap , M. J. C. Neurdenburg. 

La Socie'te' acade'mique Indo-Chinoise , MM. de Croizier (absent), 
Favre, Marre, Feer et Meyners d'Estrey (absent). 

Royal Asiatic Society, London, MM. Th. H. Thornton, W. S. W. Vaux 
et R. Cust. 

China branch of the Royal Asiatic Society, Shangay, M. H. Cordier. 
Society of biblical Archaeology, MM. Cust, Rylands et Gates. 
Royal geographical Society, M. R. Cust. 



ORGANISATION DU CONGRES. 

COMITY D'ORGANSIATION. 

President d'honneur : Son Excellence Heemskerk, Ministre de Plnte'rieur. 

BUREAU. 

President: M. le Professeur A. Kuenen (Haarlemmerstraat 53). 

Vice-President: M. le Professeur H. Kern (Oude Rijn 39). 

Secretaires: MM. les Professeurs M. J. de Goeje (Vliet 15) et C. P. 

Tiele (Rembrandstraat 27). 
Tr<sorier: M. le Docteur W. Pleyte (Rapenburg 83). 



M. le Professeur J. P. N. Land, M. le Doct, C. Leemans, MM. les 
Professeurs P. A. van der Lith, H. Oort, J. Pijnappel, G. Schle- 
gel, M. le Docteur L. Serrurier, MM. les Professeurs P. J. Veth, 
A. C. Vreede et M. le Doct. T. C. L. Wijnmalen. 



Le Congres se divisera en cinq sections, dont la premiere sera forme'e 
de deux sous-sections distinctes: 

1. Section se'mitique, 

a. Arabe et littdrature de I'lslam ; 

&. Autres langues semitiques , textes et ecritures cuneiformes , etc. 

2. Section aryenne. 

3. Section africaine (Sgyptienne). 

4. Section de TAsie centrale et de rExtreme-Orient. 
5- Section de la Malaisie et de la Polyne'sie. 



DISPOSITIONS GENERALES. 

1. Les languea officielles du Congres sont le Hollandais , le Fran9ais et 
le Latin. Toutefois on pourra se servir aussi pour les communications 
de TAllemand, de TAnglais et de 1'Jtalien. 



24 

2. II y aura deux stances generates , celle d'ouverture et celle de cloture. 

3. Chaque section eiit parmi ses membres un President, deux Vice- 
presidents et deux Secretaires. Si la section ne compte pas plus de 
15 membres, son bureau ne sera compose* que d'un President, d'un 
Vice-president et d'un Secretaire. 

4. Chaque section fixe elle-meme son ordre du jour. 

5. Tous les jours les Secretaires des sections qui ont eu une seance re- 
raettent au l er Secretaire, M. de Goeje, un resume des actes de la 
journee et Tordre du jour de la seance prochaine. Us le font a temps 
pour qu'un Bulletin puisse etre imprime le soir nieme et distribue le 
lendemain matin. MM. les membres qui donneront des communications 
scientifiques au Congres sont pries d'en remettre un resume aux Se- 
cretaires. 

6. Le Bureau du Comite organisateur se charge de la publication des 
Actes du Congres. II decide si les communications faites au Congres 
ou aux sections et les memoires ecrits presentes par les auteurs seront 
admis dans ces Actes. 

7. Pour faciliter 1'expedition des publications du Congres et pour 

nir les erreurs, chaque membre est prie de deposer sur le Bureau 
du Congres Tadresse exacte de son domicile ordinaire. 

8. Les livres et imprints presentes au Congres seront offerts a la Bi- 
bliotheque de 1'TJniversiie de Leide. S'il y en a plusieurs exemplaires , 
ils seront distribues aux membres presents, ou, si le nombre ne suf- 
fit pas pour cela, aux deiegues des differents pays. 



PROGRAMME. 

Lundi de 10* h. a midi. Seance d'ouverture. Depot des dons. 

Immediatement apres, les sections precedent a la formation 

de leurs bureaux, 
de 2 h. a 4 h. Seances des sections: 2 Aryenne, l b Semitique 

et 5 Polynesienne. 
Mardi de 9J- h. a midi. Seances des sections: l a Arabe, 2 Aryenne, 

3 Africaine et 4 de TExtreme-Orient. 
de H h. a 4 h. Seances des sections: l b Semitique, et 5 

Polynesienne. 
Mercredi de 9 h. a midi. Seances des sections: l a Arabe, 3 Africaine et 

5 Polynesienne. 



25 

de H h. a 3| h. Stances des sections: 2 Aryenne et l b Se'mi- 

tique. 
Jeudi. Reserve' pour la visite de TExposition Internationale coloniale 

d' Amsterdam. 
Vendredi de 9 h. a midi. Stances dea sections: l b Se'mitique, 2 

Aryenne et 4 de 1'Extr^me-Orient. 
de midi a 1 h. Stance des pre'sidences reunies. 
de 2 h. a 4 h. Stances des sections: l a Arabe, 3 Africaine et 

5 Polyne'sienne. 
Samedi de 9 h. a midi. Stances des sections qui n'ont pas encore 

e'puise' leur ordre du jour, 
de 1| h. a 2| h. Stance de cldture. 



Le bureau d'information da Congres se tiendra dans un local de 1'Uni- 
versite' (Rapenburg 73) et sera ouvert de 8 15 Septembre de 10 heures 
du matin jusqu'a 5 heures du soir. Pour conduire les affaires du bu- 
reau, les membres du comite' seront assiste's par MM. le Dr. Jonker, le 
Dr. Kleyn , van Gelder , van Gilse , Liezenberg , Lind , Meiss et Pleyte , 
etudiants. 

M. M. les membres voudront bien se rendre au bureau des leur arri- 
ved a Leide, pour y de'poser leur adresse et pour y recevoir les pro- 
grammes etc. 

Les stances d'ouverture et de cldture auront lieu dans la grande Salle 
de la Stads-G-ehoorzaal (Breestraat 62), celles des sections dans les 
salles de TUniversitd. 

Dimanche a 8 heures du soir. Reunion pr^alable des membres dans 
le local du cercle Amicitia Buitensocieteit , pres de Tentre'e de la ville. 

Lundi a 8 beures du soir. Reception des membres par les autorite's 
municipales de la ville de Leide dans la salle de Zomerzorg pres de la 
gare. De 8| h. musique dans le jardin. 

Mercredi soir. Excursion a la Haye. 

Jeudi matin. Excursion a Amsterdam pour visiter 1'Exposition inter- 
nationale. Le soir a 8 h. reception des membres par les autorite's muni- 
cipales d' Amsterdam a THotel de Ville. 

Vendredi a 5 h. Banquet. 



26 

Une exposition de manuscrite, de livres et de petits objets pouvant 
intdresser les Orientalistes , aura lieu dans une ou plusieurs des salles du 
Gemeenelandshuis de Bijnland (Breestraat 59), que Thonorable Ad- 
ministration du Rijnland a rnises a la disposition du Comite organisateur. 
Les membres du Congres y seront seuls admis. Leur carte de membre 
servira de carte d'entr^e. 

Les Muse'es d'Antiquite's , d'Histoire naturelle et d'Ethnographie , le 
Musee municipal (Lakenhal), la Bibliotheque de TUniversite seront ouverts 
tons les jours. 

Les cercles Amicitia , Concordia , Minerva (cercle des e'tudiants) et 
Musis Sacrum a Leide et le Cercle nouveau ou litte'raire, appele' Witte 
Societeit", a la Haye seront ouverts aux membres du Congres. 

Pour les autres renseignements consulter le bureau d'information du 
Congres. 



MEMOIRES 

deposes avant le 1 Aout pour etre remis au Congres. 

E. Schnellenbach (Berlin): Die Spuren der Wanderung einer altenKul- 

tur aus Hochasien iiber Polynesien nach Amerika.' 1 
Dr. Joh. Auer (Vienne): Fragment d'un livre d'dtymologie compare'e qui 

contient des articles stir les mots eitua, battre, nundinae, tesqua, 

Trjfyoc, fehme, nehmen, Ulysses, Egeria. 
Ernst Bonnell (St. Pe'tersbourg) : Ueber die Verwandschaft der altesten 

Bevolkerung Hispaniens und Siid-Galliens mit derjenigen in den 

vorderasiatischen und einigen andern Landern." 



LISTE 

des Communications annoncees pour le Congres avant le 
1 Septembre 1883. 



MM. 


Sujets. 


Section. 


J. van den Gheyn, 
Bruxelles. 
PourM.C.deHarlez, 
Louvain. 


Les Dialectes de TAsie centrale. 

I/age de 1'Avesta et la valeur dela 
tradition parse. 


4. 
2. 


Abel, Berlin. 


Ueber den vocal isch en Ablaut im 
Koptischen. 


3. 


A. Miiller, Konigs- 
berg. 


Bemerkungen iiber Ibn abi Uzeibia 
und seine Geschichte der Aertzte. 


la. 


J. Goldziher, Buda- 
Pest. 


Ueber die Zahiriten. 


la. 


T. W. "Rhys Davids , 
Londres. 


On Pali Literature. 


2. 


J. N. Strassmayer, 
Widnes. 


Ueber einige Inschriften von Nabon- 
nides, etc. 


lb. 


J. Haldvy, Paris. 


1. Aper9u grammatical de Tallogra- 
phie assyrienne. 
2. Essai sur Torigine des Ventures 
indiennes. 
3. Communication sur les inscriptions 
thamoudites. 


lb. 

2. 

1. 


A. H. Sayce, Oxford. 

Pour Miss Amelia B. 
Edwards, Londrea. 


The Decipherment of the Mai-Amir 
Inscriptions and the origin of the 
so-called Median Texts. 
Memoir on a fragment of a Mummy- 
case, apparently of the period of 
the XXI st dynasty, containing the 
cartouche of a King previously un- 
known to history. 


lb. 

3. 


H. Ethe', Aberyst- 
with. 


1. Nasir Khusrau's Leben, Denken 
und Dichten. 
2. On some hitherto unknown Tur- 
kish versions of Kalilah and Dimnah. 


l a . 
1*. 



28 



MM. 


S u j e t s. 


Section. 


M. J. de Goeje, 
Leide. 


Communication sur un Me'moire pos- 
thume de M. Dozy contenant de nou- 
veaux documents pour Te'tude de la 
religion des Harraniens , que 1'au- 
teur avait destine au Congres , mais 
qu'il n'avait pu achever. 


la. 


J.P.N. Land,Leide. 


Recherches sur Vhistoire de la gamme 
arabe. 


l a . 


H. Kern, Leide. 


1. Sur un dictionnaire Sanskrit-Kavi 
trouve' dans un ancien manuscrit 
Javanais. 
2. De verhouding van het Mafoersch 
tot de Maleisch-polynesische talen. 


2. 

5. 


P. J. Veth, Leide. 


Observations sur les noms Malais des 
plantes , notamment sur la difference 
entre les noms ge'ne'vaux et speciaux , 
qui doit etre la base de Tarrange- 
ment d'un dictionnaire botanique. 


5. 


G. Schlegel, Leide. 


Sur Timportance de Tempi oi de la 
langue hollandaise dans 1'interpre- 
tation de la langue chinoise. 


4. 


W. Pleyte, Leide. 


Sur le couronnernent des momies: 
la couronne de la justice. 


3. 


H. Oort, Leide. 


1. Causes probables qui ont fait ac- 
cuser les Juifs de meurtres rituels. 
2. Me'thode a suivre pour 6diter le 
texte de TAncien Testament. 


l b . 

lb. 


C. P. Tiele , Leide. 


Sur la de'esse Istar, surtout dans le 
mythe babylonien. 


lb. 


A. C. Vreede, Leide. 


Over de wortelwoorden in de Ja- 
vaansche taal (Les racines dans la 
langue Javanaise). 


5. 


J. Pijnappel, Leide. 


Over de wortelwoorden in de Malei- 
sche taal (Les racines dans la lan- 
gue Malaie). 


5. 


T. C.L.Wijnmalen, 
la Haye. 


Fr. de Houtman, inzonderheid als 
taalkundige (F. d. H., surtout comme 
linguiste). 


5. 


J. S. Speyer, Am- 
sterdam. 


Sur le mythe de Nahusha. 


2. 



29 



MM. 



Suj ets. 



Section. 



J. Long. Londres. 


On the importance and the best mode 
of collecting the proverbs and folk- 
lore in the Dutch and English settle- 
ments in the East. 


5. 


H. C. Hnmme, 
la Haye. 


L'influence de la langue sur le ca- 
ractere d'un peuple. 


5. 


J. J. M. de Groot, 
la Haye. 


On Buddhist masses for the dead 
at Amoy. 


4. 


E. Leumann, Oxford. 


Die Beziehungen der Jaina-Litteratur 
zu den iibrigen Litteratur-Zweigen 
Indiens. 


2. 


Le"on Feer, Paris. 


1. Adaptation au Sanskrit de Tal- 
phabet de transscription usite" 
pour le Pali. 
2. Une pole'mique entre Tirfchakas 
et Bouddhistes. 


2. 
2. 



Aristide Marre, 
Paris. 



Sur les affinite's lexicologiques du 
Malgache avec le Javanais , le Ma- 
lais et les autres principaux idiomes 
de TArchipel indien. 



R. Gust, Londres. 


On the Asoka inscriptions and the 
origin of the Indian alphabet. 


2. 


M. Th. Houtsma, 
Leide. 


Ueber eine turkische Chronik zur 
Geschichte der Seldschuken Klein- 
Asiens. 


' 


J. F. M c Curdy, 
Gottingue. 


Perfect inflections in Assyrian. 


i.. 


B. F. Matthes, 
la Haye. 


Einige Eigenthumlichkeiten in den 
Festen und Gewohnheiten der Ma- 
kassaren und Buginesen. 


5. 


F. Hommel, Munich. 


Ueber eine zu veranstaltende Ausgabe 
des Djamharat-al- } arab , zugleich als 
Prolegomena zu einem Handworter- 
buch der vorislamischen Poesie. 


1 . 


Jules Oppert, 
Paris. 


Sur quelques unes des inscriptions as- 
syriennes nouvellement de*couvertes. 


* 


J. Lieblein, Chris- 
tiania. 


Zwei Vortrage uber agyptische Re- 
ligion. 


3. 



30 



MM. 


Sujets. 


Sectio n. 


J. Karlowicz, 
Heidelberg. 


Me"moire sur Tinfluence des langues 
orientales sur la langue polonaise. 


2. 


A. Fiihrer, 
Bombay. 
Pour le Dastour 
Jamaspji Minoche- 
herji , grand-pretre 
des Parsis , Bombay. 


On Bana's Biography of Sriharsha- 
deva of Kashmir. 
Une etude sur la question des ter- 
mes avestiques : Mazda, Ahuramazda 
Ahura, desquels le Seigneur de FUni- 
vers est distingue*. 


2. 
2. 


C. Leemans , Leide. 


Sur un hypoc^phale ^gyptien du 
Muse'e de Leide. 


3. 


Tomaschek , Gratz. 


Zur altesten Volkergeschichte Mit- 
telasiens. (Presente par M. le Prof. 
Van den Gheyn de Bruxelles). 


4. 


K. Schlottmann, 
Halle. 


Ueber den Strophenbau in der He- 
braischen Poesie. 


Ib. 


P. A. van der Lith , 
Leide. 


Communication sur 1'importance du 
Livre des Merveilles de Tlnde. 


5. 


G-. M. Ollivier Beau- 
regard, Paris. 


La valeur historique et 1'exacte Ety- 
mologic de la denomination ethnique 
Singalais" appliqu^e aux naturels 
de Tile de Ceylon. 


2. 


Le Pandit Shyamaji 
Krishnavarma de 
Cutch, Oxford. 
Pour M. le Prof. 
Monier Williams , 
Oxford. 


The use of written characters in an- 
cient India. 

On the application of the Roman 
alphabet to Sanskrit. 


2. 
2. 


D. H. Miiller, 
Yienne. 


1. Ueber den Gebrauch des aussern 
Plurals masculini in den sudsemi- 
tischen Sprachen. 
2. Ueber ^N und n 1 ?** im Sabaischen. 


la. 

Ib. 


E.W.Senathi-Raja, 
Jaffna (Ceylan). 


A short account of some little known 
points concerning the religious cus- 
toms of the Hindus in South India. 


2. 


P. Haupt, 
Gottingue. 


Mittheilungen iiber seine Ausgabe 
des babylonischen Nimrodepos. 


Ib. 


A. Eisenlobr, 
Heidelberg. 


Die Anwendung der Photographie 
fur Monumente und Papyrusrolle. 


3. 



31 



MM. 



G. Lignana, Rome. 



Sujets. 



Pompei e le favole Indiane (Pompei 
und die Indischen Fabeln.) 



Section. 



A. Bourquin, 
Vals-les-Bains. 



Considerations sur quelques points de 
I 1 astronomic, de Tastrologie et du 
rituel de I'.Inde. 



C. Peterson, 

Bombay. 

Pour le Pandit 

Bhagvanlal Indraji. 



On the Subhashitavali of Vallabha- 

deva. 
On the inscription in the Hathigumpha 

cave in the Udayagiri hills near 

Cuttack. 



C. Landberg, 
Stockholm. 



La langue des Bedouins. 



G. W. Leitner, 
Lahore. 






1. The languages and races of Hunza, 
Kafiristan and of the so-called 
neutral zone" (illustrated by pho- 
tographs). 

2. The professional and secret trade- 
dialects , the argots or dialects of 
the criminal and wandering tribes 
of Northern India , and the cryp- 
tographic and other characters , 
including the Shawl writing , of the 
Panjab , Kabul and Kashmir (illus- 
trated by sets of colors and dra- 
wings). 

3. The state of learning and systems 
of instruction among Muhamma- 
dans, Hindus and Sikhs in Upper 
India. 

4. Further proofs in support of the 
influence of Greek art on the 
Buddhist sculpture of the Panjab 
(illustrated by photographs). 



L. de Milloue' , Lyon. 



1. Quelques mots sur les anciens textes 
Sanskrits du Japon, a propos d'une 
nouvelle traduction ine'dite dnPrajnd- 
pardmitd-hrdaya-Sutra , d'apres le 
texte Sanskrit japonais, par Messieurs 
Paul Regnaud et Y. Ymaizoume'. 

2. Aper9u sur le Jamisme par un Jaini. 
Manuscrit moderne traduit du Ta- 
moul avec Tassistance de M. Senathi- 
Raja. 



32 



MM. 



Pour M. Regnaud, 
. Lyon. 



Pour M. Lefe'bure. 



Sujetp. 



Les Etudes sanskrites et la philologie 
indo-europe'enne a propos du rapport 
de M. James Darmeeteter sur les 
travaux des membres de la Socie'te* 
asiatique de Paris pour I'anne'e 
1882-83. 

De Tutilit^ et de Turgence de de*- 
blayer le tombeau de Ramses II. 



Section. 



LISTE DES MEMBRES UUI ONT ASSISTfi AU CONGEES. 



Van der Aa (Robidd). 

Acquoy. 

Amin al-Madani. 

Arntz. 
5 Bahler. 

Barbier de Meyuard. 

Beauregard (Ollivier). 

Bellew. 

Van Bemmelen. 
10 Bendall. 

De Berchem. 

Bergsma. 

De Blomme. 

Mad. de Blomme. 
15 Boele van Hensbroek. 

Bolinder. 

Bonaparte (le prince Roland). 

Bourquin. 

Brandes. 
20 Bromehead. 

Mad. Bromehead. 

Meiie Bromehead. 

Brooshooft. 

Brown. 
25 Briinnow. 

Budde. 

Buhl. 

Buhler. 

Carriere. 
30 Gates. 

Mad. Gates. 

Chavannes. 

Chenery. 

Clermont Ganneau. 



35 Cordier. 

M c Curdy. 

Gust. 

Mad. Gust. 

Davidson. 
40 Delattre. 

Delgeur. 

H. Derenbourg. 

Mad. Derenbourg. 

J. Derenbourg. 
45 Van Deventer. 

Devic (Marcel). 

Dillmann. 

Van Dissel. 

Duval. 
50 Dyserinck. 

Van Eck. 

Ehrenburg. 

Eisenlohr. 

Engelbrecht. 
55 Engelhard. 

Ethe'. 

Favre. 

Feer. 

Flechia. 
60 Fritze. 

Von der Gabelentz. 

Gallee. 

Van Gelder. 

Gener. 
65 Van den Gheyn. 

Van Gilse. 

De Goeje (C. H.). 

De Goeje (M. J.). 



34 



Gole"nischeff. 
70 Goldziher. 

Gottwaldt. 

Graham. 

Griffith Richards. 

De Groot. 
75 Grotemeyer. 
j Guimet. 

Guyard. 

Gwynn. 

De Haan (Bierens). 
80 Hale"vy. 

Van den Hamm. 

Haupt. 

Herman. 

Holwerda. 
85 Houtsma. 

Howorth. 

Humme. 

Hunfalvy. 

Mad. Hunfalvy. 
90 Jacobi. 

De Jong. 

Jonker. 

Justi. 

Juynboll. 
95 van der Kaay. 

Kan. 

Karlowicz. 

Kautzsch. 

Keith-Falconer. 
100 Kern. 

Kissmeyer. 

Kleyn. 

Klinkert. 

Mad. Krellenberg. 
105 Krishnavarma. 

Kuenen. 

Kuhn. 

Land. 

Landberg. 
110 Lang. 

Leemans. 



Leger. 

Leitner. 

Mad. Leitner. 
115 Von Lemm. 

Lesouef. 

Leumann. 

Lieblein. 

Liezenberg. 
120 Lignana. 

Lind. 

Lindsay. 

Van der Lith. 

Loewe. 
125 Loghades Effendi. 

Long. 

Lund. 

Macdonell. 

Marre. 
130 Mad. Marre. 

De Marsy. 

Matthea (B. P.). 

Matthes (J. C.). 

Meiss. 
135 Michel. 

De Milloue. 

Miiller (A.). 

Muller (D. H.). 

Muller (E.). 
140 Van Musschenbroek. 

Myriantheus. 

Neurdenburg. 

Niemann. 

Noldeke. 
145 Nijhoff. 

Oort. 

Van Oordt. 

Oppert (G.). 

Oppert (J.). 
150 Von Orelli. 

Pahud de Mortanges. 

Papageorgios. 

Pauli. 

Pearse. 



35 



155 Peter. 


Smeding. 


Peterson. 


Snouck Hurgronje. 


Petit. 


190 Socin. 


Pleyte. 


Speijer. 


Prins. 


Le Strange. 


160 Prym. 


Strassmayer. 


Pijnappel. 


Stolpe. 


Quarles van Ufford. 


195 De Stoppelaar. 


Ramdas-Chubildas. 


Thorbecke. 


Rhys Davids. 


Thornton (A.). 


165 Du Rieu. 


Thornton (H.). 


Robertson Smith. 


Thornton (T. H.). 


Rockhill. 


200 Tiele. 


Roelofs. 


Tien. 


De Rosny. 


Triibner. 


170 Rost. 


Turrettini. 


Von Roth. 


Valeton. 


Rylands. 


205 Vaux. 


Sachau. 


Vercouillie. 


Sayce. 


Vogelreuter. 


175 De la Saussaye (Chantepie). 


Vreede. 


Schefer. 


Warren. 


Scheltema. 


210 Weber (A.). 


Schenz. 


Weber (fl.). 


Schlegel. 


Weitzel. 


180 Schlottman. 


Wesseling. 


Schneedorfer. 


Wiedemann. 


Schneider. 


215 Wildeboer. 


Schrader. 


Wilken. 


Schrieke. 


Windisch. 


185 Senathi-Raja. 


Wright. 


Serrurier. 


219 Wijnmalen. 


Six. 





SEANCE D'OUVERTURE DU CONGRUS. 

La stance solennelle d'ouverture du Congr&s a eu lieu le lundi 10 
Septembre, a dix heures et demie du matin, dans la Stads-Gehoorzaar'. 
Par lea bons soins de la section de Leide de la Soci6t<5 nderlandaise 
d'horticulture et de botanique la vaste salle ou la stance s'est tenue 
avait dtd de*core"e avec une profusion de plantes vertes et de fleurs du 
plus agreeable effet. Au fond , devant la tribune , se trouvait la table du 
Bureau, a laquelle prirent place Leurs Excell. les Ministres de rinte~~ 
rieur, des Colonies et de la Guerre; a droite et a gauche e*taient des 
places re*serve*es pour les membres d'honneur et pour les de'le'gue's ; en 
face se trouvaient celles des membres. Les invite's avec leurs dames 
remplissaient les galerios. 

Tout le monde <5tant assis, S. Exc. le Ministre de I'lnterieur, M. J. 
Heemakerk Az,, President honoraire, monte a la tribune et prononce le 
discours suivant: 

Mosflieurs ot Mesdames! 

La Commission qui a pre*par<5 ot organise* cette reunion de savants 
ori<Mil,;i.liHt,<;H :i liicii voulu nfollVii ror.r.jiHion do VOUH snulmitor hi bicn- 
venue dans cette paisible et chere ville de Leide. Je la saisis avec em- 
pressement; vous qui 6tes venus de pres ou de loin pour honorer le 
VI* Congres de votre presence , je vous prie d'etre bien persuades que le 
gouvernement du Roi vous en sait grd et appre*cie a leur haute valour 
voa travaux. Par ce temps d'expoaition internationale , il y a abondance , 
il y a du moins pluralite* de congres en Hollande, s^occupant de divers 
sujets e*oonomiques et scientifiques. Mais lorsque en 1881 votre V Con- 
gres, a Berlin, d^cida que le VI viendrait singer ici mfime, I'idr.- dc 
Texposition d' Amsterdam n'e*tait pas encore mure et n'avait pu inspirer 
ce dossoin. 

J'eepere et je crois que vous ne regretterez pas ce choix. II : 
sans doute motive* et bien motive* par le grand inte're't que ce pays et 
que surtout Tancienne univerait^ de Leide ont port^ et portent encore 
aux objets de VOB e*tudes. 



37 

Vous le savez tous, c'est pendant qu'ils combattaient a chances tree 
incertaines pour leurs libert^s, que nos peres, il y a plus de trois sie- 
cles, ont fonde' leur premiere university, et c'est de la mme e'poque 
que date Tessor des sciences et des lettres dans ce petit pays, alors a 
demi monde" et en grande partie foule" par des troupes ennemies. 

D&s ces debuts plusieurs causes concoururent a faire estimer et re- 
chercher I'e'tude des langues de TOrient. 

C'e*tait d'abord le mouvement religieux; la moitid du peuple avait 
pris part a la re*volte afin d'avoir la liberte* de lire la Bible; on ne 
voulait plus obe'ir au roi Philippe II, qui faisait imprimer asesfraisune 
belle Edition de la Bible en 7 langues, mais qui de'fendait a ses sujets 
de la lire en une seule, sous peine du feu. 

Ce peuple de*sirait des traductions sures, conformes au texte sacre'; le 
monde savant voulait des commentaires. Des la fondation de 1'univer- 
site de Leide on nomma un professeur d'hel>reu; le gouvernement ne tut 
pas d'abord heureux dans ses choix ; les deux premiers professeurs durent 
bientot donner leur demission pour ne pas la recevoir. Mais deja en 
1577 on nomma a cette chaire le flamand Jean Drusius, qui eut une 
grande reputation comme professeur d'h^breu, de chalde'en et de sy- 
riaque. Au commencement du 17 e siecle, on posse'dait le celebre Juste 
Scaliger, philologue classique ausai bien qu'orientaliste. 

Peu d'anndes plus tard le Synode national fit paraitre une version hol- 
landaise de la Bible, devenue celebre, et le g^nie immortel de Grotius 
fit faire un grand pas a la critique des textes par sa Biblia annotata. 
L'^tude de Th^breu , toujours jug^e indispensable pour les th^ologiens , 
fut de plus en plus comple't^e par la comparaison d'autres langues. 

II y eut une autre cause qui des cette meme p^riode fit fleurir et 
fructifier 1'enseigneraent des langues orientales. C'e'tait le commerce du 
Levant; les pays place's sous la domination du Grand Seigneur (comme 
on disait alors) avaient un grand attrait pour nos compatriotes et en 
g^n^ral ils y 6taient bien re9us. Us voulurent profiter de leurs rela- 
tions commerciales pour e'tendre leurs connaissances. En 1622 les cura- 
teurs de Tuniversite' de Leide firent voyager le professeur Golius au 
Maroc pour y acqu^rir des T manuscrits arabes ; bient6t apres il fut en- 
voy^ en Turquie dans un but pareil, qu'il atteignit parfaitement. Plus 
de quarante ans plus tard, lorsqu'on venait de perdre Golius, 1'univer- 
site* de Leide recueillit Th^ritage litt^raire d'un diplomate ami des let- 
tres, Levin Warner, mort a Constantinople, ou il avait pass^ plusieurs 
ann^es a collectionner des manuscrits, 



38 

Ce precieux legs est jusqu'a ce jour une mine presque in^puisable 
pour 1'etude , surtout de 1'arabe , et la fonction dlnterpres Legati War- 
neriani a toujours ete en grand honneur; elle est occupee aujourd'hui. 
par M. de Goeje, premier secretaire de ce Congres. 

Ne voulant pas abuser de votre temps, je ne ferai que nommer les 
trois generations des professeurs Schultens, qui, au 18e siecle, enseigne- 
rent ici conse*cutivement les langues semitiques, puis le professeur van 
der Palm, tour a tour orateur sacre, homme d'etat et profond exegete; 
et le savant linguiste Hamaker. 

En rappelant le souvenir de ces lumieres de cette universite j'appro- 
che des contemporains. Je ne veux pas blesser la modestie des hom- 
ines eminents dont je me vois entoure en proclamant leurs merites. 
Et je n'ai pas meme besoin de rappeler a vos regrets un nom bien 
connu de ceux qui aiment les lettres et 1'histoire de 1'Orient, celui du 
professeur Dozy, historien du Kalifat en Espagne et auteur detantd'au- 
tres ouvrages. 

S'il etait encore parmi nous , il aurait pris une grande part a cette reunion. 

II est une partie de vos etudes si diverses, qu'on se serait attendu a 
voir fleurir depuis tres longtemps en Hollande. C'est la connaissance 
des langues de 1'archipel naalaisien. II y a des siecles que les conque- 
rants et les marchands de 1'ancienne Compagnie des Indes ont du ap- 
prendre le malais. Deja en 1601 le prince Maurice de Nassau re9ut dans 
son camp, devant la ville de Grave, une ambassade du Sultan d'Atchin, 
mission qui alors fit epoque, et qui en ferait de meme de nos jours. Cepen- 
dant, qui le croirait? on laissa pendant tres longtemps a chacun le soin 
d'apprendre au hasard et comme il le pourrait les langues de PArchipel. 
Ce fut en 1841 que le professeur Roorda, dans une memorable seance 
de Tlnstitut, donna Tesquisse d'un plan de fortes etudes pour les can- 
didats aux emplois du]" gouvernement des Indes. Le roi Guillaume II 
de glorieuse memoire accueillit cette idee et organisa une ecole supe- 
rieure a Delft, dont son fils ain6, notre Roi actuel, fut le protecteur, 
et le professeur Roorda le premier directeur. 

Depuis on a change beaucoup de choses; on a separe Tenseignement 
pratique de la grammaire de celui de la linguistique savante; on a insti- 
tue un doctorat pour les langues et I'ethnographie de TArchipel; mais 
Tidee-mere est restee la meme. Ceux qui gouvernent les Indes neerlan- 
daises ont. charge d'ames; il faut qu'ils connaissent les peuples gouvernes 
par eux, il faut qu'ils comprennent e,t parlent leurs langues. 



39 

Messieurs et Mesdames! Je sais que vos travaux sont multiples et 
qu'ils embrassent plusieurs autres branches. Dans une assemble comme 
celle-ci je sais surtout que j'ignore bcaucoup de choses, et que je ferai 
bien de laisser la parole a de plus dignes que moi; en premier lieu, 
a votre honorable president. 

Je termine done en exprimant le souhait que le sej'our de Leide vous 
sera agre'able sous tous les rapports; que vous voudrez bien visiter nos 
bibliotheques , nos musees, nos e'coles; les portes vous en seront ouvertes 
toutes grandes; et que ce VI e Congres sera fdcond en re'sultats, ainsi 
que ses pre'de'cesseurs. 

Je declare la session ouverte. 

Ce discours est accueilli par d'unanimes applaudissements. Le President 
eft'ectif, M. Kuenen, remercie le Ministre de son bienveillant concours 
et de la marque de sympathie qu'il a bien voulu donner au Congres 
en honorant la session de sa presence et en inaugurant les travaux du 
Congres par les eloquentes paroles qu'il vient de faire entendre. Puis, 
montant a son tour a la tribune, M. Kuenen s'adresse a 1'assemble'e 
dans les termes suivants: 

MM. les Ministres de 1'Inte'rieur, des Colonies et de la Guerre, 

MM. les membres honoraires de ce Congres , 

MM, les de'le'gue's des gouvernements Strangers et des socie"tes 

savantes , 
MM. les membres du Congres, 

Tres honore's auditeurs! 

Soyez ici les bienvenus! Le Comite' d'organisation , au nom duquel 
j'ai 1'honneur de vous adresser la parole , se rdjouit de vous voir r^unis ; 
en vous accueillant il forme le VCBU que cette session du Congres des 
Orientalistes puisse porter des fruits abondants pour les progres des 
sciences orientales et qu'elle reponde ainsi a ce que Ton en attend. 

Mais vous le savez deja , notre joie , au moment ou nous avons le 
privilege de vous souhaiter la bienvenue , n'est pas sans partage. C'est 
une autre bouche que la mienne qui aurait du prononcer les paroles que 
je vous adresse. Lorsque, il y a deux ans, Leide fut de'signe'e, avec 
Tapprobation du gouverneraent des Pays-Bas, pour servir de siege a ce 
Congres , et qu'il fallut procMer a la nomination d'un Comite' d'orga- 
nisation-, le premier dont on pronon9& le nom fut Eeinhart Dozy, et 



40 

tous furent unanimes a voir en lui notre president futur. II a en effet 
preside' le Comite'; nos premieres stances ont eu lieu chez lui et sous sa 
direction; et il a pu encore signer la lettre de convocation. II est vrai 
que lorsque cette lettre a e'te' expe'die'e il e'tait d4ja fort douteux qu'il 
put s'acquitter au sein du Congres des devoirs que la pre'sidence impose ; 
mais il nous semblait encore permis d'espe'rer qu'il serait aujourd'hui au 
milieu de nous et qu'il pourrait recevoir ceux d'entre vous qui de'sire- 
raient le visiter. He'las! meme cet espoir restreint ne s'est pas re'alise'. 
Le 29 avril dernier il a succombe* a la maladie qui minait ses forces 
depuis longtemps. 

Certes, je n'ai pas a m'excuser si, dans cette circonstance , a la place 
que j'occupe en ce moment, je donne un libre cours a Texpression de 
la trop juste douleur que nous fait 4prouver une perte si cruelle. Per- 
sonne d'entre vous ne sera tente* de me crier: >R^servez vos plain tes 
pour la section du Congres a laquelle Dozy appartenait par la nature 
de ses e'tudes!" Je 1'accorde, il appartenait a une section spe'ciale. Je 
vais plus loin. On peut dire que dans les limites du monde musulman 
il avait fait choix d'un champ de travail qui e'tait le sien propre, sa 
spe'cialite'. Tellement verse' dans toute cette branche d' e'tudes qu'il a pu 
crire sur 1'Islamisme pris dans son ensemble une monographic devenue 
classique, ce n'en est pas inoins a 1'histoire des Musulmans d'Espagne 
qu'il avait re'serve' le meilleur de ses forces et qu'il avait consacre' le 
principal de ses ouvrages , celui auquel il a donne' ce titre meme. Quand 
on lit ce chef-d'oeuvre, on est tout d'abord tellement frappe' des beaute's 
litte'raires que Ton pourrait presque penser qu'elles avaient e'te' le prin- 
cipal souci de 1'auteur. Mais bient6t on s'aper9oit que ce brillant Edi- 
fice repose sur des fondations imposantes de solidite", cache'es ici par le 
talent de Tartiste, mais de'voile'es ailleurs par lui. En effet, sa vaste 
connaissance de la Htterature arabe, atteste'e encore par les deux volu- 
mes du Catalogue des manuscrits de Leide que nous lui devons , 1'a mis 
en e"tat de faire choix, dans la grande masse des textes, de ceux dont 
la publication e'tait le plus urgente, soit en ge'ne'ral, soit en vue de 
1'objet special de ses e'tudes. II s'est acquitte' de sa tache d'eMiteur avec 
une exactitude philologique vraiment admirable. II fallait pour cela 
des connaissances linguistiques hors ligne, telles que Dozy a encore 
montre* qu'il les posse'dait par ses nombreux travaux de lexicographie , 
a commencer par son Dictionnaire des noms des vetements chez les 
Arabes" et a terminer par SOD Supplement aux dictionnaires arabes", 
fruit des lectures assidues d'une vie tout entiere. Et ce grammairien 



41 

consomme*, cet infatigable collectionneur de mots et de phrases, e*tait 
en menie temps pass^ maitre dans la critique historique, et Ton doit a 
sa sagacite" des de*couvertes qui ont fait dpoque. Est-il besoin de nom- 
mer ses Recherches sur Thistoire et la litte'rature de 1'Espagne" ou de 
vous rappeler sa belle e*tude sur le Cid"? 

II n'y a rien de de'cousu dans ce grand ensemble de productions du 
g^nie de Dozy et de son etonnante puissance de travail. I/unite* en 
saute aux yeux et personne ne disputera ce savant a notre section de la 
langue arabe et de Tlslam. Mais sur son domaine a lui il avait rang 
de prince , et voila pourquoi nous tous , dont la face est tourne'e vers 
1'Orient, nous avons e'te' fiers de lui tant que nous 1'avons posse'de', et, 
maiutenant que 1'inexorable mort nous Ta enleve* , nous menons son 
deuil. Non, ce n'est pas parce que la Nderlande est un petit pays et 
parce que ses grands homines sont faciles a compter que nous rendons 
hommage a la me'moire de Dozy. Notre association, tout internationale 
qu'elle est, sent, elle aussi, qu\m chef, un grand capitaine est tombe* 
en Israel", et elle ne se refuse pas a le reconnaitre publiquement. Je 
n'ai pas a vous dire: Acta est fabula , plaudite cives!" puisqu'il ne 
s'agit pas d'un vivant qui a me'rite des eioges, mais d'un mort. Lors- 
qu'une assemble representative vient de perdre un de ses membres , qui 
a bien me'rite' de la patrie, le centre, la droite et la gauche, oubliant 
pour quelques instants leurs dissensions, se levent d'un commun accord 
pour rendre ainsi au d^funt un hommage silencieux. Messieurs, mem- 
bres de ce Congres, imitons cet exemple! 

Sur Tinvitation du president, toute I'assemblee se leve dans le plus 
profond silence. I/hommage rendu a Tillustre d^funt est ve*ritablement 
^mouvant. 

M. Kuenen continue: 

J'aurais d^sir^ voir quelqu'un d'autre que moi prendre la place de 
Dozy. Mes collegues du Comite* ne me refuseront pas le t^moignage que 
je n'ai pas ambitionne' cet honneur. J'ai du d^fdrer a leur choix, rati- 
fi^ d'avance par Dozy, ce qui est pour moi un pr^cieux souvenir, lors- 
qu'il m'a propos^ a la vice-pr^sidence. Mais je n'en sens pas moins 
vivernent combien est lourde la tache dont j'ai e'te' charge* et a quel 
point j'aurai besoin de votre indulgence pour que la confiance que mes 
amis m'ont t^moign^e ne soit pas confondue. Permettez-moi, Messieurs, 
d'invoquer votre bienveillance! 

Je vpus ai deja dit que vous 6tiez les bienvenus a Leide, Je le re*pete 



42 

avec un sentiment de le'gitime fierte. Ce n'est pas un petit honneurqui 
nous tombe aujourd'hui en partage. Une reunion comme la ndtre, 
quelque interessante et instructive qu'elle soit pour ceux qui y prennent 
part , pourrait passer presque inaper9ue dans une des grandes capitales 
de TEurope; mais elle remplira toute une page de 1'histoire de Leide. 
Cela meme a de'signe' a mon choix le sujet sur lequel je vais me per- 
mettre de vous presenter quelques considerations ponr servir d'introduc- 
tion a vos travanx. II serait superflu de vous entretenir encore du Con- 
gres Ini-meme ; 1'exp^rience acquise par nous dans les sessions pre'ce'dentes 
suffit pour nous guider dans 1'arrangement de nos stances et pour nous 
apprendre quels fruits nous avons le droit d'en espe'rer. Pourquoi r^pe- 
terais-je ce qui a ete parfaitement bien dit par mes pre'decesseurs ? Je 
n'aurais de motifs pour revenir sur cette matiere que si le Comite d'or- 
ganisation avait d'importantes reformes a vous proposer; or ce n'est pas 
le cas. Mais il y a un fait special, nouveau, c'est que le Congres 
des Orientalistes s'est r^uni a Leide; ce fait est considerable, 
a nos yeux du moins, et il vaut la peine d'en examiner la signification. 
Qu'est-ce qui vous amene ici, et nous, a quoi votre pre- 
sence parmi nous doit-elle nous conduire? Je ne me dissi- 
mule pas a quel danger je m'expose en essayant de rdpondre a ces ques- 
tions. 11 pourrait m'arriver de vous preter des motifs auxquels vous 
n'eussiez pas meme songe*. S'il est difficile a chacun de se connaitre 
lui-meme; si chaque individu est a lui-meme un mystere qu'est-ce 
done que de vouloir dire ce que pense une grande assembl^e , un etre 
collectif comme celui que nous formons et dont d'ailleurs la composition 
est tres variable? Toutefois, s'il m'arrivait de lire dans vos ames des 
choses qui n'y sont pas Writes en toutes lettres, le mal ne sera pas 
grand. C'est plus ou moins dans la n^cessite des choses; tous les jours 
nous le faisons a 1'^gard du prochain et le prochain a notre ^gard. Une 
seule chose est importante , et celle-la je puis vous la garantir. Je ne 
vous attribuerai rien dont vous puissiez rougir, a moins que vous ne 
rougissiez quand ou dit quelque chose a votre gloire. 

Jamais encore vous n'avez heurte a la porte d'un si mince person- 
nage pour lui demander 1'hospitalite pour vos sessions. Et pour choisir 
un des petits etats comme but de votre pelerinage, vous n'avez pas 
attendu d'avoir epuise* la liste des grandes puissances europeennes. Voila 
ce qui nous frappe,^' nous N^erlandais, en tout premier lieu dans cette 
reunion, et ce fait ne nous laisse pas froids. Nous avons parfaitement 
conscience du peu que nous pesons dans la balance politique, nous autres 



43 

petits e'tats. Us sont bien loin de nous les temps ou lee puissances de 
second, de troisieme rang pouvaient faire pencher le plateau, tantot 
dans un sens et tant6t dans Tautre, ou meme parfois, les circonstances 
aidant, faire la loi a de grands empires. Maintenant la puissance poli- 
tique est devenue une question de millions, de millions d'hommes et de 
centaines de millions d'especes sonnantes, si bien que nous n'avons pas 
meme en reve la pensde de nous mesurer avec ceux qui e' talent les 
chiffres dont nous ne pouvons faire voir qu'une faible fraction, ni d'ele- 
ver notre voix assez haut pour la faire entendre dans le concert euro- 
pe'en. Nous ne nous en plaignons pas. Oui, notre inde'pendance nous 
est plus chere que la vie; heureusement personne ne la menace, car 
nous n'hesiterions pas a prir plutot que d'y renoncer. Oui, nous som- 
mes fiers de la puissance et de la gloire de nos ancetres , et nous aimons 
notre histoire , qui est la sauvegarde de notre nationality. Mais en meme 
temps nous nous re'signons sans peine a la perte d'un rang qui couterait 
a maintenir plus qu'il ne vaut. Aurions-nous besoin d'une consola- 
tion? Si c'e'tait le cas, vous nous en offrez une magnifique. Ne venez- 
vous pas nous dire que, si les luttes politiques ne sont plus le fait des 
petits comme nous, il est d'autres domaiues dans lesquels il nous est 
permis de nous mouvoir librement? Vous ne nous fermez pas la lice ou 
se conquierent les lauriers de la science, et bien loin de nous y accueil- 
lir avec detain, vous daignez nous y admettre comme vos pairs. II est 
vrai qu'ici encore le faible nombre de pacifiques combattants que nous 
pouvons mettre en ligne est pour nous un de'savantage. Mais chacun de 
ceux qui forment notre petite phalange est le bienvenu aupres de vous, 
et vous lui faites dans votre estime une place proportionne'e a son ind- 
.rite individuel. S'il existe encore de la jalousie Internationale, ce n'est 
,pas aux ddpens des faibles; bien loin d'essayer de les amoindrir, on les 
gate plutot. Le langage seul fait obstacle a Tessor des petites nations, 
depuis que le latin a cesse' de suffire comme langue scientifique et qu'il 
a e'te' contraint d'abdiquer le trone qu'il occupait dans 1'empire des let- 
tres. Mais n'est-ce pas la un de ces obstacles qui, en stimulant leur 
^nergie, profitent a ceux qui le rencontrent sur leur chemin? En tout 
cas, si quelqu'un a le droit de s'en plaindre, c'est la nation qui a le 
privilege de voir sa langue employee comme ve'hicule international de 
la pense'e, mais en mme temps quelquefois pitoyablement nialtraite'e. 

S'il est permis d'interpre'ter comme je Tai fait la pre'fe'rence que vous 
^vez accordde a ce lieu de reunion, elle vous fait autant d'honneur 
qu'elle nous cause de joie a nous. Eussiez-vous decide autrement, nous 



44 

n'aurions eu qu'a nous incliner, car vous aviez la raison du plus fort 1 '; 
mais vous n'aurez pas de peine a croire que cette fois-ci nous avons 
trouve* que cette raison 6tait vraiment la meilleure. Nous vous felici- 
tons, et nous avec vous, de la ge'ne'rosite' dont vous avez fait preuve; 
quoi qu'on en pense dans d'autres domaines, cette vertu reste dans 
notre re"publique a nous la meilleure politique, et en tout cas vous 
pouvez etre certains que ce n'est pas pour des ingrats que vous 1'avez 
exerce'e. 

Passons de 1'espece a 1'individu. C'est sur la Ne*erlande que votre 
choix s'est arrete* au milieu des petites puissances. Cela vient sans doute 
pour une part de ce que les Pays-Bas possedent des colonies , qui offrent 
aux Etudes orientales, repre'sente'es par vous dans toute leur e*tendue, 
un champ d'investigation qui n'est pas sans importance, meme si on le 
compare a ceux que d'autres nations europe*ennes ont ouverts. C'est 
ainsi du moins que le Comite* d'organisation a compris votre decision, 
et c'est le motif pour lequel il a fait les demarches ne'cessaires pour 
avancer d'un an T^poque de votre session et la faire co'incider avec 1'Ex- 
position coloniale et d'exportation g^n^rale d' Amsterdam, des que le 
projet en a 6t& arrete. C'est encore le motif pour lequel le Comit6 n'a 
pas he*site" a distraire une journe'e du temps destine aux travaux ordi- 
naires du Congres, afin de la consacrer a Texcursion que nous nous 
proposons de faire a Amsterdam. C'est jeudi prochain que nous avons 
re*serv dans ce but. De son cote* le Comitd directeur de 1'Exposition 
a jnge" que les membres du Congres en allant la visitor se rendaient 
chez eux, qu'ils e"taient fils de la maison et que par consequent ce 
jour-la ils taient de ceux dont on ne leve ni impdts ni contributions. 
En meme temps la municipality d' Amsterdam , instruite de votre visite, 
desire que vous ne passiez pas sans avoir e'prouve' son hospitality , et elle 
s'apprete a vous recevoir a 1'hotel de ville le soir a 8 heures. Vous me 
permettez sans doute, Messieurs, d'exprimer sans plus attendre au norn 
de vous tons nos sentiments de vive gratitude pour les marques qui 
nous sont ainsi donne"es de I'estime dans laquelle on tient nos travaux. 

Ainsi, entre le fait que les 6tats europe*ens possedent des colonies et 
1'existence de notre Congres, il y a un rapport que Von reconnatt de 
toutes parts. Mais en quoi consiste ce rapport? Question dangereuse, 
qui ouvre un si vaste champ a la pensee qu'il semble impossible de ne 
pas s'y e*garer. Mais nous pouvons nous placer a un point de vue su- 
pdrieur a tous les autres, au point de vue du devoir. Ohacun de vous, 



45 

Messieurs, serait libre de choisir tout autre cdt^ qu'il lui plairait pour 
aborder cette question en ce qui regarde lea Pays-Bas; mais les N6er- 
landais n'ont pas cette libertd, puisqu'il s'agit d'un de'pot qui leur a 
e'te' confid, et de la tache qui leur incombe de ce fait. Dans cette tache 
est compris, cela va sans dire, ce que Ton pourrait appeler la partie 
morale du devoir d'une me'tropole a 1'^gard de ses colonies , celui de 
travailler a la culture et a F education des populations qu'elle se voit 
confines. J'ai cependant en vue en premier lieu une autre obligation , 
qui se trouve etroitement lide a cette tache civilisatrice , c'est le devoir 
de conque'rir les colonies an profit de la science. Vous savez com- 
ment Schleiermacher envisageait la tache que 1'huinanite' est appele'e a 
remplir; c'est celle de faire assimiler la nature par la raison. Ce d6ve- 
loppement se produit par un progres double, qni avance par deux voies 
paralleles. II y a la conquete plastique de la nature, die Bildung", 
1'acte par lequel I'homme la moule pour ainsi dire; mais il y a aussi, 
egalement indispensable, e'galement prdcieuse, la conqugte intellectuelle 
de cette rneme nature, die Erkennung", 1'acte par lequel homme la 
fait passer au dedans de lui. En effet, comme le dit St. Martin, igno- 
rer la nature , c'est ramper devant elle , c'est se subordonner a elle et 
rester livre a son cours te'ne'breux ; la connaitre , c'est la vaincre et s'ele- 
ver au dessus d'elle". Et ces paroles ne s'appliquent pas seulement a 
la nature" au sens restreint du mot, mais aussi a 1'humanite', qui, pour 
s'elever au dessus d'elle, ne cesse pourtant pas d'en faire partie. Tant 
que dans les colonies il restera un coin inconnu ou mal connu, et que 
la pleine lumiere n'aura pas e'te' porte'e partout sur le pays, snr ses ha- 
bitants, sur leur langue, sur leurs moeurs et tout ce qui fait partie de 
leur vie, le devoir que sa civilisation plus avance'e impose a la me'tro- 
pole n'aura pas e'te rempli jusqu'au bout. Voila, Messieurs, cequevotre 
presence nous rappelle clairement. 

II n'y a, Dieu merci, dans cette exhortation rien qui doive nous faire 
mourir de honte. II ne nous sie'rait en aucune fa9on de nous enorgueil- 
lir de ce que nous pouvons avoir fait; mais nous n'avons pas non plus 
le sentiment, si humiliant et si triste, d'avoir absolument manque* a 
notre devoir. Et d'abord nous pouvons citer comme tout-a-fait digne 
de votre attention ce qui a e'te fait par nos socie'te's de Missions et par 
la Socie'te' biblique ne'erlandaise. Elles avaient pleinement le droit d'en- 
voyer leurs repr^sentants a ce Congres, et c'est avec une vive satisfac- 
tion que nous voyons qu'elles en ont use*, de mme qu'elles ont envoye* 
a TExposition coloniale les preuves irre'cusables de leur fconde activity. 



46 

On leur doit d'autant plus de reconnaissance pour tout ce qii'elles font 
dans 1'inte'ret dc la science, que celle-ci n'est pas pour elles un but, 
mais simplement un moyen. Du reste elles sont loin d'etre seules a 
travailler a faire connaitre nos colonies. Nous possedons un grand nom- 
bre dissociations et destitutions voue'es a Te'tude de nos possessions 
d'outre-mer et a la diffusion des connaissances qui s'y rapportent. Vous 
n'exigerez pas que je de'crive en detail leur organisation et leurs tra- 
vaux ; mais vous me permettrez de les (snumerer en les caracte"risant en 
quelques traits. Veuillez ne pas voir la un effet de ma vanite" natio- 
nale, mais le de*sir, digne sans doute de votre approbation, de rendre 
compte de notre gestion a des juges compe'tents. 

II y a pour les Hollandais un sujet de satisfaction legitime a consta- 
ter que la premiere association scientifique europe'enne qui ait et6 fon- 
dle sur le sol de 1'Asie est d'origine ne"erlandaise. C'est la Socie'te' 
des Arts et des Sciences de Batavia, qui a ce'le'bre' il y cinq 
ans le centieme aunivereaire de sa fondation. Ne'e dans la seconde 
moitie" du XVIIIe siecle de I'enthousiasme pour ce qu'on appelait l'uti- 
lit publique", qui a marque" cette e"poque trop de"crie"e et qui en restera 
la gloire, on ne pent pas dire que la Socie'te de Batavia ait eu des sa 
fondation une notion claire et nette de la tache qu'elle e"tait appelee a 
remplir ; mais elle en avait comme un pressentiment. Cela n'a pas tou- 
jours suffi pour la soutenir e"nergiquenient dans son ceuvre ou pour ral- 
lumer son zele , qui a parfois e"te" un peu languissant ; mais il est juste 
de dire qu'elle a eu a traverser des temps orageux, tres peu favorables 
a 1 essor scientifique. Tout cela appartient rnaintenant au pass^. Depuis 
bien des annees deja la Societe a clairement conscience du but qu'elle 
doit poursuivre; elle travaille avec un zele calme et soutenu aux progres 
de la science et sa tranquille activity a de'ja produit des fruits abon- 
dants. Vous serez d'accord avec moi pour lui souhaiter cordialement de 
se maintenir a la hauteur qu'elle a su atteindre. J'y compte d'autant 
plus que je puis aj outer que la Socie'te' de Batavia vient de manifester 
Tinte'ret qu'elle porte aux travaux du Congres d'une maniere que le 
Comite* d'organisation ne sait comment louer d'une fa9on suffisante. 
Freres de la lointaine Insulinde, recevez nos sinceres remerciements ! 

Ces remerciements sont dus a une autre Soci^t^ encore, e"tablie dans 
les Pays-Bas, qui poursuit le meme but que la Socie'te" de Batavia; je 
veux parler de 1'Institut de philologie, de geographic et 
d'ethnologie pour les Indes n^erlandaises. Si je suis bien 
informe" nous retrouverons 1'occasion de lui exprimer notre reconnais- 



47 

sance. Je me borne pour le moment a dire que durant lea 32 anne"es 
de son existence 1'Institut a rendu de grands services a Tindologie et 
que Ton peut en attendre de plus grands encore pour 1'avenir. II publie 
des 0euvres" et des ^Me'moirea" qui forment deja une s^rie respectable, 
et c'est d'autant plus nie'ritoire que tous ces volumes ont 6i6 imprimis 
sans le secours du gouvernement. II possede une bibliotheque, deja tres- 
riche, que la judicieuse administration de son directeur, notre collegue 
M. Wijnmalen, fait se rapprocher de plus en plus de I'ide'al vers lequel 
une collection spe"ciale de ce genre doit tendre. Cette marche en avant 
a ete grandement acce'le're'e par la fusion de cette bibliotheque avec 
celle de la Socie'te Indienne, etablie a la Haye de meme qne 1'In- 
stitut. Cette Socie'te s'occupe surtout des questions sociales relatives aux 
Indes neerlandaises et des rapports de cellea-ci avec la mere-patrie. Elle 
publie les discussions auxquelles elle se livre sur ces sujets et s'efforce 
ainsi de re>eiller Inattention et d'6clairer Topinion. Nous sommes heu- 
reux de voir au milieu de nous des repre'sentants des deux institu- 
tions. 

Yous aussi soyez les bienvenus, Messieurs les dele'gue's dela Socie'te 
de geographie! Le nom de cette societe est trop ge'ne'ral pour que, 
a lui seul, il implique quelque rapport entre les travaux auxquels elle 
se livre et le but de notre Congres. II est cependant naturel qu'elle 
n'aille pas chercher sa terra incognita" en dehors de nos possessions, 
ou elle trouvera amplement a faire pendant de longues anndes encore. 
C'est bien ainsi qu'elle entend sa tache, comme le prouve l'expe*dition 
de Sumatra. Cette grande entreprise scientifique sera un titre de gloire 
*pour la Socie'te de geographie, qui a su 1'organiser et en publier les r6- 
saltats avant d'avoir achev6 le second lustre de son existence. De telles 
pr^mices promettent pour 1'avenir une moisson splendide. 

Je n'ai pas termini mon enumeration. L'^cole de Delft pour 1'en- 
seignement des langues, de la geographie et de 1'ethno- 
graphie des Indes n^erlandaises et sa sceur cadette de Leide, 
l'e*cole des fonctionnaires des Indes orientales, ne doivent 
pas etre passe'es sous silence. Ces institutions poursuivent un but pratique 
et leur sphere d'activite* est circonscrite par le programme de Pexamen 
d'admission aux fonctions civiles dans les Indes ne*erlandaises. Mais c'est 
par la science qu'elles s'efforcent d'atteindre leur but ^et c'est elle qui en 
definitive recueille les fruits de leurs travaux. Les professeurs attache's 
.aux deux ^coles ne cessent d'^tendre le domaine de la science. Sans 
doute ils ne re*ussissent pas a enrdler tous leurs disciples sous ses dra- 



48 

peaux, et il ne serait pas meme a souhaiter qu'ils s'y appliquassent ; la 
vie pratique, elle aussi, a ses exigences impe'rieuses , dont on ne doit 
rien rabattre. Mais, fonde's sur une experience deja acquise, nous avons 
le droit de compter qu'il sortira de ces ecoles des hommes, dont la place, 
de meme que celle de leurs professeurs, sera marquee de plein droit 
dans un congres d'Orientalistes. Deja maintenant ils ne font pas de"faut 
parmi nous et ils s'unissent a nous pour souhaiter la bienvenue aux dele*- 
guds des institutions qui les ont formes. 

Tout ce que je viens de nommer est du a Vinitiative priv^e. Mais 
1'Etat reconnait de son cote ches nous le devoir qui lui incombe. Ne 
parlons pas de ce qu'il a fait dans le passe et bornons-nous a Tdpoque 
actuelle. Depuis le 1 Octobre 1877 la loi veut qu'au moins dans une 
des universites des Pays-Bas il se donne des cours sur >le droit maho- 
metan et les autres institutions et coutumes nationales des Indes ne*er- 
landaises", et aussi sur les langues, les litteratures , la gographie et 
1'ethnologie de 1'archipel indien". A partir de la meme date la Faculte 
des Lettres et de Philosophie a commence de confe"rer entre autres de- 
gres celui de docteur dans les langues et dans la litterature de Tarchi- 
pel indien". Le nombre de ceux qui aspirent a ce titre est naturelle- 
ment restreint. Cependant il a ete deja recherche et conquis, et avant 
longtemps la Paculte sera encore dans le cas de le confe"rer. Le nom- 
bre de ceux qui s'y prparent fut-il moins considerable encore qu'il ne 
Test , il n'en resterait pas moins que T^tat offre ce titre et , comme c'est 
implique dans son offre, s'engage a maintenir les chaires necessaires a 
1'enseignement qu'il suppose, ou a les fonder si elles n'existent pas tou- 
tes encore. II y a la incontestablement un progres, qui prouve que le 
legislateur a fini par comprendre a quoi il etait tenu sous ce rapport. 
Le proclamer avec gratitude en presence du Ministre qui a defendu 
devant les ]5tats Generaux la loi sur 1'enseignement universitaire actuel- 
lement en vigueur, et qui a apporte un esprit de vraie liberalite a sa 
mise a execution, c'est ce que nous commande, non la politesse, mais 
requite la plus eiementaire. 

Irions-nous done pretendre que dans le culte de la science nous ayons 
atteint 1'ideal? qu'en ce pays tout soit pour le mieux dans le meilleur 
des mondes possibles pour ceux qui s'adonnent aux etudes orientales? 
J'ai deja reconnu le contraire en saluant en vous, non pas les temoins 
de notre perfection et de notre beatitude, mais les representants de 
1'ideal, les moniteurs du devoir vers raccomplissement duquel nous 
devons tendre de toutes nos forces. Commen9ons par avouer que les 



49 

Pays-Bas, dont la puissance coloniale ne date pas d'hier, se trouven 
devant une dette qui s'est accumulee pendant pres de deux siecles. En 
second lieu car il serait injuste d'oublier la sceur amee pour la 
cadette rappelons que 1'article de la loi relatif a 1'enseignement des 
langues et des litte"ratures se"mitiques" n'a pas encore re9u son entiere 
execution. Ajoutons enfin que Ton aurait pu faire usage dans une plus 
large mesure qu'on ne 1'a fait pour les subdivisions de la science de 
1'Archipel indien de la faculte accordee par la loi d'e*riger d'autres chai- 
res que celles dont elle prescrit la fondation. Je pourrais e'nume'rer 
d'autres griefs encore. Mais je n'insiste pas; peut-etre meme aurais-je 
mieux fait de me taire entierement a ce sujet; car tot ou tard ces griefs 
disparaitraient d'eux-memes, emport^s par la force de 1'opinion publique, 
si la conscience nationale se re"veillait pour ne plus s'as- 
soupir. Gardons-nous de me*connaitre ou de de"daigner ce qui a 6i4 
fait par 1'initiative individuelle et saluons avec joie les signes precur- 
seurs de progres croissants dans 1'avenir. Mais en meme temps recon- 
naissons, ce qui reste vrai , que Timportance, la necessity de l'e"tude de 
TOrient, et surtout de notre Orient a nous, ne s'est pas impose"e encore 
au sentiment national; qu'il y a la une cause qui possede d'ardents de"- 
fenseurs, mais que le peuple dans son ensemble n'a pas encore compris 
etre sa cause et qu'il n'a pas faite sienne. Une generation future pourra- 
t-elle faire dater le commencement des temps meilleurs de I'anne"el883? 
C'est un espoir que nous ne croyons pas chimerique , car nous comptons, 
non seulement sur 1'impulsion que donnera TExposition d 1 Amsterdam , 
mais aussi sur Teffet salutaire que produira cette reunion. Pendant que 
dans la capitale du pays on sollicite Tesprit d'entreprise en lui montrant 
quelle est la grande etendue des contrees qui reconnaissent notre supre"matie 
et en en deployant devant lui comme [une image vivante , ici se pose Tid^al 
scientifique dans toute son ampleur, tel qu'on le poursuit ailleurs , tel que , 
nous , nous avons a le poursuivro. Ne craignez pas , Messieurs , de faire sonner 
bien haut tout ce que reclame la poursuite de cet ide"al! C'est un service 
que vous nous rendrez. A la Neerlande a montrer qu'elle aura compris! 

Je re*trecis une derniere fois le cercle ou se meuvent mes pense*es et 
j'ai besoin de toute votre indulgence pour mon particularisme croissant. 
Le Congrea de Berlin a de'signe, pour etre le si^ge de votre sixieme 
session, non pas les Pays-Bas en general, mais la ville de Leide, 
et ce n'a pas dte le resultat d'une seconde deliberation, mais la teneur 
meme de la resolution primitive. 



50 

Vous n'avez pasj pu vous dissimuler que^ ce choix^avait ses inconv- 
nients. Vous etes ^orientalistes , mais ceci n'est pas POrient; vous ne 
pouvez pas vous etablir a la belle e'toile ou dresser un camp aux abords 
de la ville. Or DOS karavanserais n'offrent que peu de place. Probable- 
rnent vous avez uourri Fespoir que cette difficulte" ne se trouverait pas 
insurmontable. Vous aviez raison. Un nombre considerable d'habitants 
de notre ville, par un esprit d'hospitalite que Ton pourrait croire orien- 
tal , mais qui est bien leidois , des experiences i^petees Font prouve , se 
sont offerts pour supplier nos hotels et se font un plaisir de vous ac- 
cueillir sous leurs toits. Le Conseil municipal nous accorde le libre usage 
de la salle ou nous sommes reunis , et vous a prepare une reception cor- 
diale pour ce soir a 8 heures dans le jardin de Zoinerzorg. Rijnland 
je ne puis vous expliquer en deux mots ce que c'est que Rijnland"; 
vous le comprendrez pendant votre sejour ici nous a permis d'instal- 
ler notre petite exposition de livres et de manuscrits dans la grande 
salle de son edifice, situe en face de celui ou nous nous trouvons; cette 
salle est un monument de 1'ancienne architecture hollandaise et vaut a 
ce titre a elle seule la peine d'une visite. La section de Leide de la 
Societe d'horticulture a pris soin que les fleurs ne fissent pas defautpour 
la sollemnite d'aujourd'hui. Que dis-je? Mes yeux surpris accusent Fin- 
suffisance de naa parole. La section s'est inspiree des Mille et Une Nuits 
et a derobe la baguette des fees pour transformer cette salle en jar- 
din. Enfin les Curateurs de 1* University mettent a notre disposition 
pour toute la semaine le batiment du Rapenburg et desirent que 
nous Penvisagions comme s'il etait a nous. En voila bien plus que 
le Comite d'organisation n'osait esperer, et sans doute c'est assez pour 
que j'aie le droit , au nom de vous tous , d'en exprimer notre vive re- 
connaissance et de repondre a tant de prevenance en formant des voeux 
sinceres pour la prosperite de Leide, de ses habitants et de son Univer- 
site. (Applaudissements.) 

II va sans dire cependant que vous n'avez pas decide de vous reunir 
a Leide uniquement parce que vous comptiez que la bienveillance des 
habitants se montrerait moins exigiie que la ville elle-meme. Je suis 
certain ici de ne pas me meprendre sur vos intentions. Ce qui vous 
amene ici c'est la pietas", c'est le respect filial pour un passe qui vous 
appartient, pour le passe des etudes crientalee. Votre choix estunhom- 
mage que vous avez voulu rendre a ce que Leide a fait pour ces 
etudes. 

L'histoire vous en est connue et il est inutile que je la raconte en 



51 

detail. J'en voudrais cepeudant rappeler quelques traits, qui BO ratta- 
chent aisdment a un petit cadeau que nous vous prions d'emporter comme 
un souvenir de Leide. Parmi les manuscrits de la Bibliotheque de TUni- 
versite et des archives nationales conserves a la Haye se trouvent des 
lettres de Levin us Warner, relatives pour une part a des affaires 
cominerciales qui n'offrent plus aucun inteVet, mais pour une autre part 
aux e\enements polifciques, qui se de'roulerent a Constantinople pendant 
I'ainbassade de Warner. Les lettres de la seconde categoric ont 6t6 co- 
pies par les soins du Bibliothe'caire de I'Universite' , le Dr. W. N. du 
Rieu, et imprinie'es a 1'aide du subside que T^tat nous a accorde". Nous 
pouvons niaintenant offrir a chaque niembre du Congres un exeraplaire 
de ces Levini Warneri de rebus Turcicis Epistolae", non sans avoir au- 
paravant reniercie le Dr. du Rieu, aussi bien d'avoir con9u ce projet, 
que de Taide quil nous a pretee pour le inettre a execution. Nous vous 
avouons que nous nous somines niediocrenient preoccupe's de savoir si 
cette publication avait une grande importance pour Thistoire de Tein- 
pire ottoman. Car ce qui nous inte'ressait , c'e'tait dans ce cas-ci la per- 
sonne de 1'auteur bien plus que ce qu'il avait rapports'. Levinus War- 
ner vir ille pie semper coleudus 11 , comme Dozy Fa appele' ae'teTun 
des plus grands bienfaiteurs de 1'Universite' de Leide. Elle possedait 
de'ja dans la premiere moiti^ du XVII e siecle un nombre assez conside'- 
rable de manuscrits orientaux, provenant en partie d'un legs de Scali- 
ger, en partie d'une collection faite par Golius et vendue par lui a 
rUniversite. Warner legua a son tour 930 manuscrits, en rnajeure par- 
tie arabes, a cette collection, qui est devenue ainsi 1'une des plus riches 
de TEurope et qui a pris des lors a juste titre le nom du Legs 
Warner". 

La possession de ce tresor a exerce' sur Thistoire de notre University 
une influence tres grande et des plus salutaires, et la ge'ne'rosite des 
donateurs a ainsi pleinement re9u la recompense qu'eux-rnernes avaient 
desir^e; en meme temps Temploi qui s'est fait des deniers publics pour 
enrichir la collection s'est trouv^ completement justifid. Rien de mieux 
pour assurer Tavenir d'une institution d'enseignement sup^rieur que de 
confier a sa garde un tresor semblable. 11 lui arrive alors comme au 
savetier de la fable, quand il se vit en possession des cent 6cus. Le 
repos lui devient impossible. Autant que noblesse , richesse oblige. 

11 rCy a point la de magie , et le tresor n'est pas un talisman. Con- 
statons d'abord qu'il n'e'tait pas ^chu a T University de Leide par 1'effet 
du hasard , de telle fa9on qu'il aurait pu tout aussi bien tomber ailleurs, 



52 

Leide y avait droit dans la mesure dans laquelle on pent parler de droit 
quand il s'agit d'un don librement fait. Warner relevait de Leide. (Test 
toute une filiation. Elle remonte a Joseph Juste Scaliger, qui, il est 
vrai, n'appartenait pas a Leide *par droit de naissance", mais dont 1'U- 
niversite s'e'tait empare'e par droit de conquete". Sous I'influence de 
Scaliger, Thomas Erpenius s'e'tait adonne' aux etudes orientales et e'crivit 
une grammaire arabe qui fut plus employee que toute autre pendant un 
temps considerable. Erpenius forma Jacobus Golius, qui a ajoute a la 
grammaire de son maitre un dictionnaire arabe, qui deux siecles durant 
a eu le pas sur tons ses rivaux. Enfin Golius a son tour a ete le maitre 
et 1'inspirateur de Warner. Le legs de ce dernier n'est done pas tomb^ 
du ciel a Leide comme le temple d' Artemis a Ephese. Du reste, comme 
je 1'ai dit, il dtait si loin de posse'der une vertu magique que la salu- 
taire influence ne s'en est pas manifestee des qu'on le posseda , ni , plus 
tard, sans intermittences. On aimerait a pouvoir dire d'un tel sanc- 
tuaire des Orientalistes ce que Flavius Josephe affirme du tabernacle et 
du temple de Jerusalem, qu'il a toujours eu des grands-pretres se suc- 
cddant en une serie continue. Mais ce n'a point dte le cas. La seconde 
moitie" du XVIIe siecle ne fut pas ce que la premiere avait per mis d'au- 
gurer. Erpenius et Golius n'eurent pas de successeurs immediats dignes 
d'eux. Et lorsque, au XVIIIe siecle, les e'tudes orientales re9urent une 
nouvelle et vigoureuse impulsion, ce fut sous une autre forme qu'on ne 
Taurait predit d'apres les commencements a l'4poque anterieure. On Ta 
fort bien dit: L'ardeur apport^e par les theologiens a vouloir comprendre 
la Bible et la faire lire a tous les peuples, chacun dans sa langue, a 
servi de berceau aux e'tudes orientales." Nous pouvons ajouter que chez 
nous, au XVIII 6 siecle, la theologie a du reprendre son enfant sous sa 
tutelle, quoiqu'il semblat avoir appris a marcher sans lisieres. N'oublions 
pas cependant que 1'action a e'te' re'ciproque et qu'a vrai dire la theologie 
n'est pas nioins redevable aux etudes orientales que celles-ci a la th^o- 
logie. Vous pourrez voir les uns a cot4 des autres dans la salle du 
S^nat de 1'Universite les portraits des trois Schultens, 

- facies non omnibus una, 

nee diversa tamen, qualem decet esse nepotum 

qui pendant une grande partie du dernier siecle ont dignement repre'sente' 
chez nous la science orientale. Albert, Taine', avait de'ja fouille la col- 
lection de manuscrits pendant qu'il dtait e'tudiant , et fut appele* ici pour 
remplir les fonctions de Regent de ce que Ton nommait le college des 
tnais en mme temps aussi en qualite ftlnterpres Legati Warneriani, 



53 

Cette charge n'a e'te' une sinecure ni pour lui, ni pour ses deux succes- 
seurs. Moins qu'ils ne Teussent voulu, mais autant que leurs autres 
occupations le leur permirent pendant la dure*e trop breve de leur vie, 

Is out travaill^ aux progres de I'e'tude de Tarabe, taut par leurs dents 
que par leur enseignement oval. Us ont fait plus encore , car ils ont 
puissamment contribue* a mettre en honneur I'dtude de la langue, des 
mceurs et de la religion des Arabes. L'exage"ration meme avec laquelle 
ils pronaient Futilite* de Tarabe pour Interpretation de TAncien Testament 
a ope're dans ce sens. Ils ont prepare* le moment ou la science se"mitique 
devait commencer a voler de ees propres ailes. Aux Schultens succede 
apres un court intervalle H. A. Hamaker, le fondateur d'une nouvelle 
e*cole orientaliste , de'sormais inde'pendante. 

Sommes-nous parvenus ici a la fin de cette histoire? Dans un sens, 
oui. On pretend qu'au siecle ou nous vivons la distance qui se'pare ceux 
qui possedent de ceux qui n'ont rien est de venue beaucoup plus grande ; 
mais le contraire est vrai dans le domaine ou se meuvent nos Etudes. 
Premierement , les indigents de jadis sont devenus riches, quelques-uns 
d'entre eux plus riches que les privile'gies d'autrefois. Puis notre 
Congres est la pour le prouver les distances n'existent plus, et par- 
tout , si Ton excepte quelques vieilles forteresses auxquelles il faut encore 
appliquer le delenda est Carthago", on a fait disparaitre les verroux 
derriere lesquels dans le siecle dernier on cachait encore les tre'sors littd- 
raires. II serait difficile de dire pourquoi les Etudes orientales ne pour- 
raient pas maintenant fleurir a Toronto ou a Melbourne aussi bien qu'ici. 
Cependant cela ne me fait aucunement craindre que I'e'cole de Leide vienne 
a s'efceindre. Le souvenir de son passe* est trop puissant. Mais j'ai tort 
de ne parler que du passe*. Je n'ai point oublie* ce que je disais en 
commen9ant, et je sais fort bien ce que les arabisants qui se trouvent 
au milieu de vous pensent de 1'^tat de choses actuel. Si nous avons 
perdu Dozy, de Goeje nous reste. Nous nous aimons trop, lui et moi, 
pour qne je veuille lui faire de la peine. Aussi me garderai-je bien de 
le louer en face. Mais je ne me refuserai pas le plaisir de rappeler ce 
que Tun d'entre vous e*crivait naguere et dont sa modestie a deja e*te* 
obligee de prendre son parti. II s'agissait de la publication de ces An- 
nales d'at-Tabari" 1 , que Ton avait crues perdues en majeure partie etque 
Ton regrettait d'autant plus vivement de ne pas posse'der qu'on les jugeait 
indispensables pour dcrire Thistoire du Califat. Apres qu'elles eurent e'te' 
retrouvees et livrees a Timpression on ecrivait: 0n ne peut que s'incliner 
respectueusement devant la perspicacity entreprenante et l'indomptable 



54 

e*nergie de de Goeje, et renter a son sujet, mais sans jalousie aucune, 
un mot qui devient vrai si Ton en e'carte ce qu'il y avait d'injuste dans 
la reflexion d'ou il est sorti; c'est que de Goeje semble avoir jet6 son 
devolu sur tout ce qui reste de plus inte'ressant dans la litte'rature arabe , 
pour s'en re'server la publication." 

Pardonnez-moi cette unique excursion sur un terrain sur lequel j'eusse 
du soigneusement eViter de me hasarder. Mais ne me fallait-il pas faire 
voir qu'en mentionnant votre pieux respect du passe* je n'ai pas voulu 
vous repre*senter comme tant venus visiter un cratere de volcan eteint? 
Ce faux pas sera aussi le seal. Mes collegues du Comite" et d'autres 
encore que je pourrais nommer me sauront gr6 d'en rester la et de gar- 
der le silence sur d'autres signes d'activite". Mais ce que je ne puis taire 
c'est un grand privilege dont nous jouissons. Quoi que ce soit qui nous 
manque d'ailleurs, nous posseMons largement les moyens de publier ce 
qui se fait ici pour la science. Leide a presque toujours e'te tres-bien 
partage*e sous ce rapport. Thomas Erpenius ne s'est pas rendu meritoire 
seulement en qualite' de professeur, mais encore en fondant a Leide une 
imprimerie orientale. C'est ici qu'ont brills' les Elseviers et , dans le siecle 
dernier ainsi que dans celui-ci, les Luchtmans. Enfin le nom de leurs 
successeurs, Brill pere et fils, se perpetue dans celni de la vMaison Brill", 
qui, sous la direction de MM. van Oordt et de Stoppelaar, se montre 
aussi empresse'e a se charger des grandes publications orientalistes que 
capable de les exe'cuter. Nous n'avons pas inscrit au programme , soit 
de vos travaux, soit de vos delassements , une visite aux etablissements 
de la Maison Brill. Ce n'e'tait pas ne'cessaire pour que plusieurs d'entre 
vous eussent le dsir de s'y rendre. Ils sont certains d'y etre les bienvenus. 

Je n'abuserai pas plus longtemps de votre attention. Si les conaide'- 
rations que je me suis permis de vous soumettre ont eu le bonheur 
d'obtenir votre assentiment , vous n'en serez que mieux convaincus d'avoir 
agi avec sagesse en vous de"cidant a diriger vos pas vers cette ville. S'il 
fallait encore quelque chose pour votre justification , ce sont les fruits 
de votre reunion qui seuls pourront le donner. Cette justification-la 
depend en majeure partie de vous-memes. Le Psalmiste des anciens temps 
1'a dit: L&, ou les assistants ne peuvent s'empecher de s'e'crier: 0h, qu'i 
est agre*able, qu'il est donx que des freres demeurent unis ensemble!" 
c'est la que Yahwe envoie la benediction." 

Ce discours, interrompu a plusienrs reprises par des applaudissements , 
est accueilli avec' enthousiasme par rassemble'e. 



55 

Le President: J'ai 1'honneur de communiquer au Congres que le Comit 
d'organisation vient de recevoir la lettre suivante : 

J'ai rhonneur de faire savoir, au nom de S. A. R. le prince Alexandre 
des Pays-Bas, au Comite* du Congres des Orientalistes re'tiai a Leide,que 
S. A. a le regret d'etre empeche'e par Tdtat de sa sante' d'assister au 
Congres. 

L'adjudant de service 
H. BEIJERMAN." 

Nous regrettons vivement Tabsence de son Altesse Royale et Tindis- 
position qui en est la cause. Mais en meme temps nous savons gre* au 
Prince d'avoir con9u le projet d'assister a nos stances, etvous me permettez 
sans doute, Messieurs, de lui exprimer, au nom du Congres, notre pro- 
fonde gratitude de 1'honneur qu'il aurait voulu nous faire. 

Les livres offerts au Congres sont de'pose's sur la table du Bureau, Le 
President enumere les noms des donateurs, renvoyant pour les titres des 
ouvrages au Bulletin n. 1 , qui se trouve entre les mains des Membres. 
II fait ressortir Timportance et la valeur de leurs dons et leur te'moigne 
la reconnaissance du Congres. En mentionnant 1'envoi de M. A. C. J. 
Geerts , il fait part a Tassemblee de la douleureuse nouvelle du de'ces de 
ce jeune savant , arrache' par une mort pre'maturee a la science et a ses 
parents; il exprime sa vive sympathie pour ces derniers, Le nom du 
Rajah Sourindro Mohun Tagore lui donne 1'occasion d'attirer Inattention 
du Congres sur Vinteret que le Rajah ne cesse de porter a ses travaux 
et sur la g^nerosite dont son envoi fait preuve. 

La liste des dons etant epuise'e, le President donne la parole a ceux 
d'entre les Membres qui lui avaient fait part de leur intention de pre- 
senter eux-memes les ouvrages qu'ils destinaient au Congres. 

M. SCHEFER: 

Monsieur le President, 

J'ai 1'honneur d'offrir au nom de 1'Academie des Inscriptions et belles 
lettres le second fascicule du Corpus Inscriptionum Semiticarum. En me 
chargeant de le presenter dans cette stance solemnelle , TAcad^mie a 
voulu donner un t^moignage tout particulier de I'estime dans laquelle 
elle tient les savants travaux de rUniversite' de Leyde. 

Je de'pose egalement en qualit^ d'administrateur de T^cole des langues 
orientales vivantes un volume de melanges historiques et geographiques 
a TOrient; il est du a la collaboration de MM. les professeurs. 



56 

Certaines circonstances nous ont permis cTaugraenter cette anne'ele noinbre 
de nos publications et 1'^cole a tenu a laisser a TUniversite de cette 
ville une marque spdciale de sa reconnaissance pour les services rendus 
par les orientalistes eminents qui, depuis Erpenius et Golius , n'ont ces'se 
de maintenir les glorieuses traditions de FEcole [de Leide, 

M. DU BIEU: 

Messieurs ! 

J'ai 1'honneur d'ajouter a cette belle collection de cadeaux offerts au 
Congres, deux volumes que je viens de publier. 

Le premier est le recueil des Lettres inedites de Warnerus, dedie au 
sixieme Congres des Orientalistes. J'y ai joint une biographic plus com- 
plete de cet homme, qui a si bien merits' des etudes orientales a Leide. 
Je regrette de n'avoir pu orner cette publication du portrait de Levinus 
Warnerus , mais il n'existe pas. Si parmi Messieurs les Membres du Con- 
gres il y en a qui s'mte"ressent aux portraits des autres Orientalistes qui 
ont occupe* une chaire a notre University , je les invite a jeter un coup 
d'o3il dans une des salles de notre Bibliotheque , ou je les ai arranges. 

Le second volume est le Catalogue des Livres chinois conserve's sous 
le toit hospitalier de la Bibliotheque qui est confide a nos soins. C'est 
une collection qui ne manque pas d'iraportance , et dont la partie prin- 
cipale fut acquise il y a quelque temps par le Gouvernement. Le Cata- 
logue a e'te* fait grace au concours bienveillant de notre ami M. 1( 
Professeur Gustave Schlegel; il est de'die' a la 4 me section du Congres ; ui 
exemplaire en sera offert a chaque membre de cette section de l'Asi< 
Centrale et de TExtreme-Orient. 



M. GUST: 

On the occasion of the opening of the Sixth Oriental Congress , in the 
name of the scholars of England , I beg to congratulate the scholars oi 
Holland, and more especially the renowned University of Leiden. 

We do not forget that Holland has ever been the Cradle of Liberty, 
the Nursery of Scholars, and is now the fellow-labourer of England in 
the work of introducing Civilisation among the Millions of the Eas 
Indies. 

I lay upon the table^ a work upon the Languages of Africa. With Soul 
Africa the name of Holland is inseparably connected, and I can stai 
that of all the Languages of Europe the Dutch Language is the only om 



57 

that is domiciled in Africa, and has been adopted by tribes, who have 
abandoned for it their own Language. 

M. SHYAYAMI KRISHNAVARMA : 

It is a source of extreme gratification to me that I have been sent 
by the Government of India to represent my own country at this Con- 
gress; for assuredly no country in the world is so deeply interested in 
the proceedings of an Oriental Congress as India. I feel really happy 
when I think that I am now speaking in the very country about which 
I used to read in my vernacular books when quite a boy. It will inter- 
est you to hear that we in Gujarat call the natives of this nourishing 
country 'Valandds' (bMc^l)- an incorrect form no doubt for Hollanders. 

One of the many advantages of an occasion like the present to a native 
of the far East is that it affords an opportunity of meeting distinguished 
Orientalists like your honoured Professor Kern , Prof. Roth , Prof. Weber, 
and others who are known to us in India by their works and reputa- 
tion only. 

Before I conclude I cannot help expressing a hope that a time may 
come when an Oriental Congress will be held in some part of India, 
and I can assure you that my fellow-countrymen will amply return the 
debt of gratitude we owe to the Oriental scholars of the West for the 
interest they take in the languages and literature of our beloved fatherland. 

M. D. H. MULLER offre au Congres le livre publie' par lui et M. I. H. 
Mordtmann sous le titre de Sabaische Denkmaler" et s'exprime 
comme suit: 

Wenn ich dieses Buch dem Congresse besonders uberreiche , so geschieht 
es nicht desshalb, weil ich den Werth desselben so hoch stelle und die 
besondere Aufmerksamkeit des Congresses darauf zu lenken beabsichtige , 
sondern weil rneines Erachtens der Zweig der Semitischen Epigraphik, 
welchem dieses Buch gewidmet ist , bisher die Beachtung nicht erfahren 
hat, welche er verdient. Wahrend andere epigraphische Gebiete durch 
ihre Beriihrungen mit der alten, besonders biblischen und griechischen 
Literatur nach ihrer vollen Bedeutung erkannt und gewiirdigt worden 
sind, und sich zum Theil auch durch ein gewisses, gerauschvolles Auf- 
treten bemerklich machen, blieben die Sabaischen Studien bis jetzt wenig 
beachtet und hielten sich bescheiden im Hintergrunde. Nun aber da 
durch das Verdienst ausgezeichneter und muthiger Forschungsreisenden , 
denen sich in jiingster Zeit mein leider verungluckter Landsmann Siegfried 



58 

Langer wiirdig anreihte , neues und reiches Material vorliegt , und da auch 
die Entzifferung der Inschriften und ilire sprachwissenschaftliche und 
historische Verwerthung wesentliche Fortschritte gemacht haben , so glaube 
ich dass auch dieser Zweig als ebenbiirtig in den Kreis der epigraphischen 
Studien aufgenommen zu werden verdient. 

M. WLTNMALEN: 

Deux mots, Monsieur le President! 

Premierement un don au nom de VInstitut Royal pour la philologie, 
la ge*ographie et I'ethnographie des Indes neerlandaises, etabli a la Haye. 
Le Conseil d'administration m'a donne" le mandat de vous oflrir quel- 
ques Merits que nous avons public's a 1'occasion du sixieme Congres des 
Orientalistes. Notre savant collaborates , M. Niemann, Professeur au 
Lyce"e indien a Delft, a publie" un texte Bouginais, avec quelques notes, 
contenant une histoire de Tanette (lie de Celebes); ce texte fait partie 
de la riche litt^rature Bouginaise. Son ami et notre collegue, le savant 
docteur Matthes , nous a donne" quelques specimens de la poe"sie bougi- 
naise et macassare. 

Ce sont ces deux ouvrages se"pares que 1'Institut Royal m'a charge" 
de deposer sur le bureau de votre Congres. 

II m'a etc* possible a moi-meme, comme Secretaire de 11 nstitut, grace 
a la collaboration et a la bienveillance de plusieurs savants , membres de 
notre institution , de me procurer une serie d'e*tudes sur la philologie , 
la geographic et Tethnographie de 1'Archipel indien. J'ai tout reuni en 
deux autres volumes, que je me permets de vous offrir avec Texpression 
de notre haute consideration. 

Encore un mot, M. le President! Dans votre discours d'ouverture vous 
avez eu la bonte* d'adresser a notre Tnstitut Royal quelques paroles bien- 
veillantes. Je vous prie d'en accepter nos remerciments les plus siiiceres 
avec Texpression de nos vceux pour la re"ussite de votre Congres. 

M. VAN DER LITH: 

Si j'ai demande* ici la parole, c"est que le don que j'ai Thonneur de 
deposer le Kitab adja'ib al-hind ou Livre des merveilles de llnde - 
est offert au Congres, non par rnoi seul , mais aussi au nom de M. L. 
Marcel Devic. Comme j'aurai 1'occasion de dire quelque chose sur ce 
travail dans la cinquieme section , il me sera permis de garder ici le silence 
sur le contenu de cette oauvre. Mais j'ai a cceur de remercier publique- 
ment M. Schefer , dont la liberalite bien connue de vous tous , Messieurs , 



59 

: a ddja rendu tant de services a la science orientale. C'est lui qui a donne* 
a M. de Goeje la copie du manuscrit qui a servi de base a notre publication ; 

i c'est a son magnifique manuscrit de Hariri que les dditeurs doivent les 
planches qui serve nt d'illustration a I'ceuvre. Je desire aussi remercier ici 
I'administration e'claire'e de la bibliotheque de Sainte-Sophie , qui a bien 
voulu nous permettre de faire collationner notre copie avec Toriginal de 

Constantinople, confie' a ses soins. 

M. STRASSMAIER: 

Meine Herren, Ich erlaube mir in dieser Versammlung die ersten drei 
Lieferungen meines Werkes Alphabetisches Verzeichniss der Assyrischen 
und Akkadischen Worter" zu iiberreichen. Es ist dasselbe die Frucht 
eines funfjahrigen Stadiums der Keilschrifttexte im Britischen Museum, 
und desshalb darf ich es wohl wagen in dieser Versammlung die Auf- 
merksamkeit der hier anwesenden Gelehrten darauf zu lenken. Ich hoffe 
durch diese Publication das Studium der Keilschriften wesentlich zu for- 
dern, und deshalb habe ich auch keine Miihe gescheut alle darin behan- 
delten Texte selbstandig von den Originalien in London und Paris zu 
copiren und mit moglichster palseographischer Genauigkeit zu reproduci- 
ren. Nur so wird es nach meiner Ansicht moglich sein den Assyriologi- 
schen Studien das Ansehen zu verschaffen welches sie verdienen und wei- 
tere Fortschritte zu sichern. Mit dem nachsten Jahre hoffe ich diese 
Publication, einen starken Quartband von ungefahr 1100 Seiten, gliicklich 
zu Ende fuhren zu konnen. 

MM. Carriere , Gates et Rylands , Delattre , Dyserinck , van den Gheyn , 
Guimet, Guyard, G. Oppert, Schefer, Speyer , et Tien de*poseht des 
ouvrages importants destines au Congres. M. Thornton pr^sente 14 photo- 
graphies de sculptures greco-bouddhiques ddcouvertes en Tustuzai pres de 
la frontiere Nord-Ouest de la province du Panjab (Inde Britannique). 

Les sculptures (qui se trouvent a present dans le Museum a Lahore) 
demontrent 1'influence de 1'art grec sur 1'art indigene d'Inde et seront 
le sujet de remarques et d'explications de M. le Dr. Leitner dans la Section 
aryenne. 

MM. van den Gheyn , de Goeje et Vaux offrent des livres au nom , 
respectivement , de MM. de Harlez, Darmesteter et Terrien de la Cou- 
perie ). 



1) La liste de tous les livres presented au Congres, soit & cette occasion, soit 
dans le cours de la semaine, sera publiee a la fin du Compte rendu des Seances. 



60 

Le President : Messieurs , nous sommes profonde'ment touches des dons 
si ge"ne"reux que vous venez de nous offrir, et le Congres tout entier vous 
en te'moigne sa vive gratitude. S'il nous restait quelque doute sur .la 
sympathie qu'une reunion comme la n6tre inspire aux Orientalistes , les 
preuves que vous en donnez dans cette stance seraient bien de nature a 
nous en gue*rir. Nous aurons soin que vos dons, avec ceux qui se trou- 
vaient deja sur la table, soient transported dans la salle de Rijnland et 
qu'ils restent la pendant toute la semaine , pour que chacun d'entre vous 
soit a meme d'en prendre connaissance. Ensuite nous les ferons parvenir 
a leur destination, conforrne'ment aux regies suivies dans les Congres 
precedents. 

II ne m'est pas possible d'entrer dans des details sur les dons que 
chacun d'entre vous a eu la bonte de nous offrir. Permettez-moi cepen- 
dant de faire une exception pour les ouvrages publies a Toccasion de 
notre Congres mme, les Melanges orientaux" des Professeurs deT^cole 
speciale des langues orien tales vivantes de Paris, et les Bijdragen" que 
Tlnstitut Royal pour la philologie, la geographic et Tethnographie des 
Indes neerlandaises a fait imprimer. Messieurs les repre*sentants de ces 
deux institutions, il nous faudra du temps pour e"tudier les savantes dis- 
sertations que vous nous avez offertes. Mais des maiutenant nous pou- 
vons apprecier les sentiments de sympathie et bienveillance dont vos 
publications nous sont un precieux t^moignage. Au nom du Congres je 
vous en remercie bien vivement , et j'y responds par des voeux sinceres 
pour le succes de vos efforts dans Tinteret de la science orientale ! 

La parole est a M. le Professeur de Goeje, qui desire faire une propo- 
sition au Congres. 

M. DE GOEJE: 

Messieurs ! 

Parmi les nations qui ont rendu a la science les plus grands services 
en veillant a la conservation de materiaux precieux et en pla9ant ceux-ci 
a la disposition des savants , le peuple anglais occupe la place d'honneur. 
II n'y a pas dans le monde entier une seule institution qui gale le Musee 
Britannique, et tous ceux qui ont eu le privilege d'y travailler peuvent 
rendre temoignage a la bienveillance avec laquelle on y est accueilli et 
aux facilit^s qu'on y trouve pour etudier les livres et les manuscrits. 
Mais il arrive souvent a des savants d'etre dans 1'impossibilite , soit 
d'aller en personne a Londres, soit d'y envoyer quelqu'un pour travailler 
a leur place. Ne pouvant continuer leurs dtudes sans Taide de manus- 



(31 

crits que le Mns^e possede, ils sont obliges d'abandonner leurs projets; 
car le reglement du Muse ne permet pas qu'un manuscrit sorte de 1'edi- 
fice et soit prete au dehors. Or, comme il rfy a souvent qu'un seul 
savant qui soit en etat de faire usage d'un manuscrit donne et d'y pui- 
ser les renseignements ne*cessaires pour ses travaux, il requite de la que 
plus d'un manuscrit pre"cieux reste sans emploi , contrairement a la gene- 
reuse intention des fondateurs des collections, qui certainement n'avaient 
pas destine les manuscrits a figurer simplement dans la bibliotheque , 
mais a etre lus et etudies. 

II y a plusieurs anne'es deja que les administrateurs de la bibliotheque 
de Leide et de plusieurs autres bibliotheques pretent des manuscrits aux 
savants, et, quant a nous, nous n'avons jamais eu lieu de regretter 
d'avoir adopte ce principe liberal. En effet, nous avons vu que, par la 
responsabilite morale qu'elle impose, la pleine confiance est le moyen le 
meilleur et le plus efficace de prevenir la perte ou la mutilation de nos 
tresors. Les chances de pertes fortuites causees par des accidents de 
route ont ete presque reduites a rien par 1'excellente organisation des 
postes. 

Si vous admettez, Messieurs, le bien fonde de ces considerations, je 
me permettrai de vous prier d'examiner, pour en faire Tobjet de vos 
deliberations dans la stance de cloture, la proposition suivante: 

Que le Congres ^mette le vceu que dor^navant les savants qui seront 
empechds de se rendre en personne au Musee Britannique puissent etre 
mis a meme de consulter dans leur propre pays les manuscrits dont ils 
auront besoin pour leurs etudes , sous les conditions de garantie que MM. 
les Trustees jugeront necessaires; que Tassembl^e autorise le Conseil a 
soumettre ce vceu a Messieurs les Trustees du Mus^e Britannique , a prier 
ceux-ci , au nom du Congres , de le prendre en bienveillante consideration 
et a solliciter leur puissante intervention aupres du Gouvernement Britan- 
nique en faveur de la realisation de ce vceu. 

Le President: Vous avez entendu, Messieurs, la proposition de notre 
collegue. Nous ne nous en occuperons pas en ce moment. L'affaire est 
trop grave pour etre decided sur le champ. II nous faut du temps pour 
y re"flechir. Je la remettrai done a 1'ordre du jour dans notre stance de 
cloture. 

Maintenant la parole est a M. le Dr. Leitner, qui desire faire une 
communication au Congrea. 



62 

M. LEITNEB,: 

One of the important events in the Oriental World , and also , as I 
hope may be proved in future, in the World of Orientalists, since the 
last Congress, has been the recognition and investiture with extensive 
privileges by the Indian Government on the 14 th October last of the 
Anglo- Oriental University of the Panjab, which has been founded, after 
a struggle of seventeen years , by the liberality of the Indian Chiefs and 
gentry and by the energy and devotion of the learned classes of the Pan- 
jab and of several European promoters , among whom I notice that Mr. 
Thornton, the Delegate of the Royal Asiatic Society, is present on this 
occasion. 

This Institution has been established as an examining , a teaching and 
a literary body for research and a Board of Education for the province, and 
has, in addition to the ordinary functions of a complete University and 
Academy, in the fullest sense of these words, as its special task the 
revival and development on a comparative and critical basis of Oriental 
classical learning and of the spread of knowledge to the masses of India 
through the medium of their vernacular languages. With this view , one 
of the principles laid down by the promoters and founders at the be- 
ginning of the movement for the establishment of an Oriental University 
in India , the only one in the world , was to enter into relations with 
Oriental Institutions and Scholars in the West , to aid their aims by local 
researches and to receive their advice for the further development, impro- 
vement and cultivation of Oriental studies. I need not point out what a 
wide field this offers for the activity of Orientalists, but when I add fur- 
ther that the University in question has already issued over 190 works, 
no doubt of varying degrees of merit and chiefly translations or editions 
of existing works, that several hundred thousand copies of popular Per- 
sian, Urdu and Panjabi poets are yearly lithographed by the unaided 
activity of the people of the Panjab , and that the 2000 State Schools of 
that province absorb 68000 copies of one Urdu Reader only, whilst the 
6000 indigenous Arabic, Sanscrit, Gurmukhi and other Schools have more 
or less extensive courses of reading, and that all this only refers to one 
province of the Indian Empire , a vista for literary enterprise is still fur- 
ther opened for Oriental Authors and Publishers , whose publications will 
be as valuable to us as those of the Panjab may be to them. Indeed, 
the Oriental publishers , Messrs Allen , have , with praiseworthy liberality 
already presented a copy of all their valuable productions to the Uni- 
versity of the Panjab. Similarly, it is to be hoped that the University 



of the Panjab will , on the application of the State-resources for higher 
education being made by its advice , engage the services of Orientalists 
in Europe and elsewhere as both Lehrer and Mehrer" of their respective 
specialities. Finally , it may be deserving of the attention of this Con- 
gress to consider how far the Schemes of Examination for the ordinary 
degrees of Bachelor, Master and Doctor of Oriental learning, and the 
honorary degree of Doctor of Oriental learning , which the Government of 
England and India has reserved to the highest proved Oriental attain- 
ments , may not be rendered available as a stimulus to Oriental Students 
and Scholars in Europe , by constituting certain centres where the leading 
Orientalists may be found under whose care and guidance the Examina- 
tion papers may be given out to Oriental Candidates recommended by 
them. To us in the Panjab it is of, at least, equal importance that the 
Orientalists of Europe , the United States and elsewhere should watch the 
further development of the University of the Panjab, so that it may 
remain true to the special object of its foundation. 

Oriental learning as the basis and European science as the superstruc- 
ture on indigenous methods are equally necessary; otherwise we may 
have to deplore events like that at Batala, where several hundred weight 
of valuable Sanscrit, Persian and Gurmukhi manuscripts were sold as 
waste-paper, a great contrast to the purchase of 700 Arabic manuscripts 
by the enterprising Oriental Publisher , Mr. Brill of this city of Leyden , 
this good, clean and loveable Athens of the North. The preservation 
also of traditional explanations , curricula of studies and the utilization of 
indigenous schools regarding which a lengthy Report has been submitted 
to the Congress, will be, I trust, an object of the constant care of the 
University ot the Panjab , with which also the network of State Schools 
and Colleges is now connected, which issues several critical monthly jour- 
nals in Arabic , Sanscrit , Persian and other languages , and before which over 
1000 candidates presented themselves at the examinations in various 
Faculties which have just been concluded. This is already a step in 
advance on the 5000 candidates which offered themselves for its Exami- 
nations during the previous ten years of its existence as a University 
College , for , as many of you are aware , this Institution discharged many 
of the functions of an University for a series of years , without the name 
and status of one , which have now been conferred on it by the Legislature. 

It is to the Indian Government that the world is indebted for its only 
Oriental University and it seems to me that an assembly like the pre- 
sent one may well wish it God speed" and recommend its further care 



64 

and development, for the benefit of Oriental learning, to the authority 
that has called it into official existence. 

Whilst doing this, however, it is impossible to overlook the debt of 
gratitude which we owe to the Anjuman-i-Panjab Association, which 
originated the movement and also founded the now flourishing Oriental 
College the Mahavidyala" of the Pandits and the Bait-ul-ulum" of 
the Moulvis, as a forerunner of the Oriental teaching aspect of the 
University. (Applaudissements.) 

M. Leitner, en terminant, fait circuler des photographies representant 
la Salle du Se*nat et le College oriental et de'pose quelques publications 
qu'il pre"sente au Congres. 

Le President: Je remercie M. Leitner de sa communication. 

L'ordre du jour 6tant e'puise', j'ai 1'honneur d'inviter les Membres du 
Congres a bien vouloir se constituer en sections. Aux tennes de nos 
dispositions generales chaque section elit son bureau. Sans d'roger a ce 
droit je me permets de designer les honorables membres sous la pre'si- 
dence desquels les sections voudront bien proceder a la formation de leurs 
bureaux. Sous Tapprobation du Congres, je propose comme presidents 
provisoires de la 

Section semitique a., M. Ch. Schefer; 

Section semitique &., M. E. Schrader; 

Section aryenne, M. R. von Roth; 

Section africaine, M. J. Lieblein; 

Section de TAsie centrale et de I 1 Extreme-Orient , M. G. von der Gabelentz ; 

Section de la Malaisie et de la Polynesie, M. P. Favre. 

L'assemble'e ayant marque* son assentiment, la stance est levde a 
midi et demi. 



Apres la stance, les livres et imprimis offerts au Congres ont e'te' 
transport's dans une des deux salles du Gemeeuelandshuis de Rijnland 
que 1'administration avait mises gracieusement a la disposition du Comite' , 
pour y organiser une exposition de manuscrits, de livres imprimis rares, 
de dessins et de photographies pouvant interesser les membres du Con- 
gres. Grace a la liberalite* avec laquelle plusieurs institutions et parti- 
culiers avaient confi' leurs tremors au Comite", Vexposition tait deveni 
inte'ressante. On y voyait des contributions de la Bibliotheque de TUni- 
versit^ de Leide, de Tlnstitut royal de la Haye pour la philologie, 
g^ographie et Tethnographie des Indes n^erlandaises , du Mus^e d'antiquit^ 



65 

de Leide, du Muse'e Guimet de Lyon; MM. Schefer, Max Muller , Roorda , 
Vreede, Grashuis et Wijnmalen avaient expos6 des manuscrits degrande 
valeur; M. Veth avait pret une belle collection de livres imprimis se 
rapportant aux Indes ne'erlandaises ; M. D. H. Muller avait apport6 de bel- 
les photographies faites en Syrie et an Ye"men par Siegfried Langer, et 
des facsimile's d'in scrip tions semitiques ; M. Leitner rendait visible , dans 
une belle s^rie de photographies, Pinfluence de Tart grec sur celui de 
Tlnde septentrionale. Les photographies expose'es par M. Thornton se 
rapportaient au memo sujet. Une autre contribution tres remarquable de 
M. Leitner consistait dans une se*rie de documents devant servir a This- 
toire de la fabrication des shawls indiens , dont les dessins constituent 
une sorte d'ecriture, dont M. Leitner a retrouv^ la clef. M. Peterson avait 
apporte de Bombay une collection de manuscrits pre"cieux, quele Gouver- 
nement eclaire de Bombay avait gracieusement permis de presenter au 
Congres. M. Serrurier avait expose des chromolithographies repre'sentant 
des scenes tire'es du Wayang PourwS, dont le texte explicatif a 6t 
publi^ dans les Bijdragen tot de Taal-, Land- en Volkenkunde van 
Nederlandsch-IndieV 

Une collection de publications en langue javanaise par la maison Van 
Dorp et C. a Semarang, expe'die'e pour Texposition et destine'e ensuite 
a la bibliotheque de Tlnstitut de la Haye, n'est arrive'e quequelques jours 
apres la cloture de 1'exposition. 



A une heure et demie de Uapres-midi avait lieu Tinauguration solen- 
nelle du Mus^e d'ethnographie, qui avait Gi6 fermd durant plusieurs mois 
a cause de reparations et de reformes a effectuer dans Torganisation. 
Parmi les personnes pre"sentes se trouvaient les trois Ministres qui avaient 
assiste a la stance d'ouverture, les membres du Bureau du Congres, 
les directeurs des autres muse'es. Le directeur, M. Serrurier, donna un 
rapide expos de 1'origine et des agraudissements de la riche collection 
confine a ses soins, et recommanda les interets du Muse'e a la bienveil- 
lante protection du Gouvernement. Son Exc. le Ministre de Tlnte'rieur, 
M. Heernskerk, exprima sa satisfaction et promit le constant concours 
du Gouvernement. M. Stolpe, de Copenhague, juge ^minemment compe- 
tent, prenant ensuite la parole pour feliciter M. Serrurier de son succes, 
d^clara que dor^navant le Muse'e d'ethnographie de Leide devait etre 
class6 parmi les Musdes les plus riches et les mieux organises de 1'Europe. 



LISTE DES MEMBRES DES SECTIONS, 



1. SECTION S^MITIQUE. 



Acquoy. 

Amin al-Madani. 

Arntz. 

Bahler. 
5 Barbier de Meynard. 

De Berchem. 

De Blomme. 

Brown. 

Briinnow. 
10 Budde. 

Buhl. 

Carriere. 

Gates. 

Clermont Ganneau. 
15 M c Curdy. 

Davidson. 

Delattre. 

Delgeur. 

Derenbourg (H.). 
20 Derenbourg (J.). 

Dillmann. 

Duval. 

Dyserinck. 

Etna". 
25 Van Gelder. 

Van Gilse. 

De Goeje. 

Goldziher. 

Gottwaldt. 
30 Grotemeyer. 

Guyard. 

Gwynn. 



HaleVy. 

Van den Ham. 
35 Haupt. 

Herman. 

Holwerda. 

Houtsma. 

Hunfalvy. 
40 De Jong. 

Justi. 

Juynboll. 

Kautzsch. 

Keith-Falconer. 
45 Kissmeyer. 

Kleyn. 

Kuenen. 

Land. 

Landberg. 
50 Lang. 

Liezenberg. 

Loewe. 

Lund. 

De Marsy. 
55 Matthes (J. C.). 

Mtiller (A.). 

Miiller (D. H.). 

NSldeke. 

Oort. 
60 Oppert (G.). 

Oppert (J.). 

Von Orelli. 

Peter. 

Prins. 






67 



65 Prym. 

Robertson Smith. 

Rockhill. 

Rylands. 

Sachau. 
70 De la Saussaye (Chantepie). 

Sayce. 

Schefer. 

Schenz. 

Schlottmann. 
75 Schneedorfer. 

Schrader. 

Schrieke. 

Six. 



Smeding. 
80 Snouck Hurgronje 

Socin. 

Le Strange. 

Strassmayer. 

Thorbecke. 
85 Tiele. 

Tien. 

Valeton. 

Vogelreuter. 

Wesseling. 
90 Wildeboer. 

Wright. 



2. SECTION ARYENNE. 



Beauregard. 

Bendall. 

De Blomme. 

Bourquin. 
5 Bromehead. 

Buhler. 

Gust. 

Davidson. 

Ehrenburg. 
10 Feer. 

Flecbia. 

Fritze. 

ttallee. 

Van den Gheyn. 
15 Graham. 

Guimet. 

Gwynn. 

HaleVy. 

Jacobi. 
20 Karlowicz. 

Kern. 

Krishnavarma. 

Kuhn. 

Leger. 
25 Leitner. 

Leumann. 



Lignana. 

Loewe. 

Macdonell. 
30 Michel. 

De Milloue'. 

Miiller (E.). 

Niemann. 

Oppert (G.). 
35 Oppert (J.). 

Papageorgios. 

Pauli. 

Peterson. 

Quarles van UflFord. 
40 Ramdas-Chubildas. 

Rhys Davids. 

Rost. 

Von Roth. 

Senathi-Raja. 
45 Speyer. 

Thornton. 

Tiele. 

Vaux. 

Vercouillie. 
50 Warren. 

Weber. 

Windisch. 



68 



3. SECTION AFRICAINE (egyptienne). 



Van Bemmelen. 
Delgeur. 
Eisenlohr. 
Gotenischeff. 
5 Gaimet. 
Hale>y. 
Leemans. 
Von Lemm. 
Lieblein. 



10 Loewe. 

de Milloue*. 

Oppert (J.). 

Pleyte. 

Ry lands. 
15 Sayce. 

Tiele. 

Wiedemann. 



4. SECTION DE L'ASIE CENTRALE ET DE I/EXTREME-ORIENT. 



Beauregard. 
De Blomme. 
Cordier. 
Gust. 

5 Von der Gabelentz. 
Van den Gheyn. 
De Groot. 
Guimet. 
HaleVy. 
10 Holwerda. 
Ho worth. 
Hunfalvy. 
Kan. 



Leitner. 
15 Lesouef. 

Lind. 

Long. 

De Marsy. 

De Milloue*. 
20 Neurdenburg. 

Pearse. 

Rockhill. 

De Rosny. 

Schlegel. 
25 Turrettini. 



5. SECTION DE LA MALAISIE ET DE LA POLYN^SIE. 



Van der Aa (Robide"). 
Barbier de Meynard. 



Bool. 

5 Boele van Hensbroek. 
Brandes. 
Brooshooft. 
Cast. 

Van Deventer. 
10 Van Dissel. 
Engelbrecht. 
Engelhard. 



Favre. 

Von der Gabelentz. 
15 Van Gilse. 

De Groot. 

Guyard. 

Humme. 

Hunfalvy. 
20 Jonker. 

Juynboll. 

Kern. 

Klinkert. 

Krishnavarma. 



69 



25 Kuhn. 

Leitner. 

Lind. 

Van der Lith. 

Long. 
30 Marre. 

Matthea (B. F.). 

Meiss. 

Musschenbroek. 

Neurdenburg. 
35 Niemann. 

Nijhoff. 



Oppert (G.). 

Pahud de Mortanges. 

Pijnappel. 
40 Quarles van UfFord. 

Roelofs. 

Rost. 

Smeding. 

Schneider. 
45 Stolpe. 

Vreede. 

Wilken. 

Wijnmalen. 



SEANCES DES SECTIONS. 

I. SECTION S^MITIQUE. 

Guide par Inexperience des Congres precedents, le Comite d'organisa- 
tion avait divis^ cette section en deux sous-sections distinctes, Tune 
destined spe'cialement a Tarabe et a la litt^rature de 1'Islam , 1'autre aux 
autres langues se'mitiques , aux textes et Ventures cunelformes, etc. On 
avait eu soin cependant de re"gler les heures des seances de telle sorte 
qu'il fat possible aux memes membres du Congres d'assister a toutes 
celles des deux sons-sections. Elles ont eu lieu pour toutes deux dans 
la salle du S^nat de 1'Universite' ; 91 meinbres se sont fait inscrire dans 
cette section. 

SOUS-SECTION A (Arabe, litte*rature de Tlslam). 

Le Bureau a etc" constitud comme suit: 
MM. Cb. Schefer, president. 
A. Socin, 



. vice-presidents. 
J. Goldziher, ) 

S. Guyard, 

secretaires. 
C. Snouck Hurgronje , 

Cette sous-section a eu trois stances. 



PREMI&RE STANCE. 
Mardi, 11 Septembre a 9^- h. du matin. 

M. GOLDZIHER lit dea extraits d'un travail sur Tecole theologique des 
Zahirites, le systeme de doctrine de cette 6cole et son deVeloppement histo- 
rique , travail qui est sous presse. Apres avoir donnd un exposd du systeme de 
Timani a9-Chaie'y, qui cherche a concilier les differences entre ahl-al-ray 
et ahl-al-hadiih , M. Goldziher d^crit la reaction de Daoud az-Zahiri 
(-\- 270) et fait voir par plusieurs exemples la maniere dont ce savant 
interpr^tait le Goran et la tradition, m^thode d'interpr^tation qui repose 



71 

sur une divergence principielle entre son systems de ofoul al-fikh (princi- 
pes de la th^ologie) et celui de ses pre'de'cesseurs. La tentative faite par 
Ibn Hazm pour appliquer cette me'thode a la dogmatique a e'te' infruc- 
tueuse. M. Goldziher termine sa lecture par une esquisse de Thistoire 
de rdcole des Zahirites depuis le fondateur jusqu'a al-Macriz! , qui en a 
e'te' le dernier adherent notable. 

M. ETHE parle de la vie de Naciri Khosrau, celebre auteur persan du 
cinquieme siecle de I'he'gire , et s'applique a montrer que Ton a cru a 
tort qu'il fallait distinguer deux personnages de ce nom, le poete et le 
pe'lerin. 

A ce propos M. SCHEFER indique a M. Eth^ de nouvelles sources pour 
la connaissance des doctrines de Naciri Khosrau, dont il a publie' r6- 
cemment, en original et en traduction, I'importante relation de voyage 
connue sous le nom de Sefer-ndmeh. II a re9u Tanne'e derniere de Perse 
un manuscrit intitule* Zdd al-mosafirin , compose* par Nacir , ou cet au- 
teur expose lui-meme , dans tous leurs details , ses opinions politiques et 
religieuses. M. Schefer ajoute quelques details sur les missions que 
Naciri Khosrau envoya dans 1'Inde. On peut trouver e'galement des 
renseignements utiles sur cette question dans le Baydn al-adydn (traite' 
des sectes religieuses) du Che'rif Tadj al-Ma"ali Mohammed, e'crit en 
1085, ouvrage que possede M. Schefer et qu'il vient de publier dans sa 
Chrestomathie persane. 

Le m^moire de M. Ethe' paraitra dans les Travaux du Congres. 

M. LAND expose le re'sultat de ses recherches sur 1'histoire de la gamine 
arabe et cherche a prouver, par des documents en partie ine'dits et par 
le calcul acoustique , que cette gamme ne se compose pas de tiers de ton , 
comme on le dit ordinaire ment , et qu'elle a eu un de*veloppement tres 
analogue a celui de la gamme occidentale. 

En terminant son discours, M. Land rappelle qu'il existe dans plu- 
sieurs depots des manuscrits qn'il importerait de connaitre pour verifier 
et compldter ce qu'il a avanc^. II voudrait surtout signaler aux sa 
vants une notice de Toderini, qui parle d'un manuscrit d'al-Farabi con- 
serve* dans la bibliotheque Hamidiya a Constantinople sous le titre de 
Madjdl-al-mousikt ; ce pourrait bien etre 1'ouvrage , perdu jusqu'ici, de cet 
auteur, dans lequel il faisait la critique de ceux qui Tavaient pre'ce'de' 
dans ces Etudes. 

M. BAEBIER DE MEYNARD , qui a salue" avec un vif inte*ret la question 
mise de nouveau sur le tapis , fait observer que le catalogue de la bibliothe- 



72 



que en question vient de paraitre , et promet , dans le cas ou le ma- 
nuscrifc signale y serait conserve, de se procurer de plus amples ren- 
seignements , puis , s'il se trouvait que ce fut ve'ritablement le livre 
perdu, une copie du texte. 

M. CAKLO LANDBERG: 

L'inte'ret qui s'attache au sujet traite' par M. Land avec tant de ta- 
lent est considerable. Nous avons su jusqu'ici bien peu de chose sur 
cette matiere, reste'e aussi difficile aux savants europeens qu'aux dod 
arabes eux-memes. Les indications du Kitab el-Ardni ne sont pas com- 
prises des plus grands lettres orientaux. Ce qu'en Europe nous sommes 
convenus d'appeler la musiqus arabe", terme employe" ici meme, il y 
a quelques moments, est-ce vraiment arabe? Non. En parlant des 
Arabes , il faut bien faire une distinction entre musique et chant. Celui-ci 
a de tout temps e'te' goute' et pratique* chez eux; celle-la n'a jamais e'te' 
tenue dans la meme estime. Je parle ici des vrais Arabes, et non pas 
de ceux qui furent arabise's par les conquetes islamiques. La musique 
tait bien peu developpe'e chez les Arabes pr&slamiques ; le chant ne 
Tetait pas davantage. Nous savons que, lors de la reconstruction de 
la Ka c ba, sous Ibn Zobeyr, les rna9ons persans appel^s a faire ce tra- 
vail charmerent, par leur chant, teUement les Mekkois que les jeunes 
gens , meme de la plus haute classe , s'offrirent a porter les pierres pour 
que les Persans pussent chanter a leur aise et continuer a enthousias- 
mer Tauditoire. C'est que pour les Mekkois ce chant , cette mesure , 
cette gamme taient nouveaux. Lorsque , avec Textension de Tlslam , 
le chant persan (ou grec) eut envahi le gout des conque'rants , la rabi. 
dut ce'der la place a d'autres instruments plus appropri^s. Pourtant 
cette transformation ne fut ope're'e que chez les Arabes proprement dits. 
Ceux qui, dans les provinces conquises, adopterent avec la nouvelle re- 
ligion aussi la langue de 1' Arable, ne faisaient que continuer a suivre 
une route depuis longtemps battue. Dans les centres plus en contact 
avec le vieil element arabe, la nouvelle musique et le nouveau chanl 
n'eurent pas beaucoup de prise sur les classes infe'rieures. Les Aral 
postislamiques avaient parfaitement conscience de cette innovation venue 
du dehors. Voila pourquoi c Abd el Mu'min el-Armawi dit dans la pre- 

face de son livre sur la musique , intitule* : 



73 



<3- Dans tout 1'ouvrage , cette musique , alors comme 
aujourd'hui d'un emploi ge'ne'ral en Orient, n'est pas une seule fois ap- 
pele'e arabe. Mais ou faut il done chercher la musique arabe? II faut 
aller chez les Bedouins et chez les populations sedentaires de Tint^rieur. 
La on entendra le vrai chant, la vraie musique arabes. 

Celui qui a tant soit pen voyag6 en Orient a pu constater, plus d'une 
fois, le peu de variation qu'il y a dans la musique arabe; il s'ennuie 
bien vite a entendre la monotonie des airs executes sur les instruments 
orientaux. Cela tient a ce que les Arabes ne orient pas de melodies 
nouvelles. Elles sont donne'es, une fois pour toutes; on n'a qu'a en 
choisir une dans le nombre pour j adapter les paroles. On m'a dit que 
ce nombre est de 64; je n'ai pu constater Inexactitude de cette assertion. 
Chez les BeMouins, cette immobility, ce ste r re'otypisme , est encore plus 
frappant. 

Je ne crois pas qu'il y ait un peuple plus naturellement poe'tique que 
les Arabes. Us adorent en meme temps le chant. Tout arabisant connait 
les innombrables rdcits a ce sujet. Pour Tarabe on ne doit jamais se- 
parer le chant de la poe'sie. Celle-ci n'est pas the'ore'tiquement explicable 
sans la connaissance de la pratique de celui-la. J'ai autre part accentue* 
le lien intime originaire entre ces deux parties, et je me permets a pr^- 
sent de rappeler Tattention de mes savants confreres sur un phe'nomene 
que j'ai pu surabondamment constater dans mes relations avec les Be- 
douins. J'ai observ^ que chez eux les paroles s'accommodent , se subor- 
donnent, a la m^lodie ou plutot (on comprendra tout de suite cette ex- 
pression) au metre. Je vais m'expliquer par un exemple. Dans la respec- 
table collection de poesies be"douines que j'ai re*unie je choisis deux bet 
au hazard. Us sont tire's d'une qasida sammarite qui me fut recitee 
par un grand joueur de rabdba: 

Wabri c al^h el-bid yultumgn 1 ) el-kfuf 
Eyda 3 ) wa la yati c ala saff el-e^dam 

Je desire que les [femmes] blanches [= belles] se battent les mains 3 )pourlui, 
En outre (je de'sire) qu'il ne puisse mettre un pied a cote* de Tautre". 



1) Le mot porte, selon la prononciation bedouine, 1'accent sur les deux syllabes. 

2) Pour LLj|. 

3) En disant: 6 quel malheur! 6 le jeune homme! etc. 



74 

C'est ainsi qu'il re*cita sans chanter. On s'evertuera en vain a y d^cou- 
rrir un metre re9u, et Ton ne sera pas plus heureux en y mettant les 
voyelles d'apres la grammaire. Selon mon habitude, je priai apres cela 
le barde de chanter la qasida en s'accoinpagnant de sa rababa. Voici 
comment il pronon9a alors: 



G..^ O _ O.. 

^ 1 m .it 
On voit a present le metre, tres commun dans la poe'sie b^douine: 

o o ) 

Q^j^L-clj ^X*X*..< ^XxftxA^o. C'est que le metre ^tait, pour ainsi 
dire, dans la melodie, a laquelle les paroles durent ae plier pour y etre 
enchassdes. J'ai souvent observe* que , lorsqu'un Be'douin chante une m^- 
lodie sans paroles, un metre y est parfaitement reconnaissable. C'est le 
plus souvent le tawil, qui est fort gouts'; le wafir est aussi tres en 
vogue. L'emploi de ces melodies-metres varie selon les pays; ainsi un 
He^azien ne se d^lecte pas a la musique ^gyptienne, qui entraine irr- 
sistiblement un auditoire syrien. En me basant sur des observations 
r^pe'te'es de cette nature, je soutiens que les metres arabes ne sont pri- 
mitivement que des melodies. Nous savons qu'el-IJalil pretait 1'oreille, 
non pas a la recitation, mais au chant, lorsqu'il voulut systdmatiser 
les metres. On dira que tant de poetes avant el-galil nous ont donne' 
d'admirables qasida, ou les mots conservent leur aspect ordinaire, et 
que, par consequent, il y avait des metres reus et employe's par ceux 
qui savaient manier toutes les richesses de la langue. Une telle objection 
n'est pas s^rieuse: la force du poete, la perfection de son talent, con- 
sistaient pr^cisement a ne pas d^figurer le mot en donnant a chaque 
syllabe la longueur de mesure qu'elle devait ou pouvait recevoir. Dans 
un petit chef-d'o3uvre de dispute litte'raire qu'el-Qali composa pendant 
son sejour a Tolede, ce grand philologue dit : JJuft ^ o!)^' ^-^t *^ 
On ne doit jamais oublier que la po^sie arabe est faite pour etre chanted. 
Une recitation, telle que nous la comprenons, est d'invention relative- 
ment moderne chez les Arabes. 

Comrae on le voit, la musique arabe" est un sujet encore fort vague. 
Elle n'a rien a faire avec celle que M. Land a si bien e'lucide'e. 11 faut, 



1) La voyelle de oes deux lettres n'est pas un a net et clair, raais un son vocal 
inde*cis, n^cessaire pour eviter le frottement des consonnes et formant en meme temps 
la note-pied. 



75 

pour r&ndier, qu'on aille passer quelque temps dans un centre pure- 
ment arabe; il faut qu'on soit au courant de toutes les finesses de la 
langue be'douine. Je ferai ce que je pourrai afin d'apporter des mat6- 
riaux pour e'claircir ce cote" encore si obscur de Thistoire de la civili- 
sation arabe. N'dtant pas assez musicien, je ne puis que les mettre a la 
disposition de M. Land, qui ne tardera pas, j'en suis sur, a nous donner 
la solution de la question. 

M. SCHEFER a dans sa bibliotheque un superbe manuscrit du IS 016 
siecle, qu'il croit etre un traite' de musique ) et qu'il mettra volontiers 
a la disposition de M. Land. II ajoute que le quatrieme volume de 1'en- 
cyclope'die Masalik-al-ab9ar, qui fait partie de sa collection, est 
consacre' aux musiciens et musiciennes et pourra rendre de bons services. 

M. SACHAU entre dans quelques details sur la musique des Arabes de 
la Syrie et de la Me'sopotamie , telle qu'il lui a 6t6 donne* de 1'ontendre 
pendant son recent voyage en Orient. Die Araber , dit-il , fangen in unserer 
Zeit an , ihre Lieder in Europaischer Notenschrift zu fixiren und heraus- 
zugeben; eine Sammlung dieser Art ist in Beirut erschienen. Indessen 
ist unsere Notenschrift nicht geeignet die jenen Liedern zu Gruude lie- 
genden Tonleitern im Einzelnen zu erkennen; das Studium dieser letz- 
teren wird auch dadurch erschwert, dass die meisten Lieder, welche 
ein Reisender auf seinen Wanderungen zu horen Gelegenheit hat, nur 
aus sehr wenigen, oft nur aus 2 3 stets sich wiederholenden Tonen be- 
stehen". M. Sachau a fait a Palmyre la connaissance d'un chanteur 
be'douin , qui lui r^cita des poemes de sa propre composition et de Nimr 
'Adwan, et fait a la section quelques communications sur la poe'sie et 
les poetes des Bedouins, particulierement des Chammar de M^sopota- 
mie. Die in der Wiiste am haufigsten gesungenen Lieder sind kleine 
Vierzeiler, genannt 'Atabat, deren letzte Zeile stets auf die Sylbe ba 
auslautet. Ein Beispiel; 

Latla c ligebel Singar warga 
waduss lak ma c nesim essoboh warga 
win can min essamagh jincetib warga 
hadhak eljOm jilfun elhababa. 



1) M. Schefer m'ecrit qu'il s'est trompe. Le manuscrit contient tout simplement 
un art poetique en vers. (d. G.) 



76 

*lch steige auf den Sinfiar-Berg hinauf 

ttnd schicke dir auf dem Morgenhauch einen Brief. 

Wenn man erst auf Wachs Briefe schreibt, 

Alsdann werden die Freunde kommen." (d. h. niemals.) 

Ensuite M. Sachau signale a M. Land Texistence a Oxford, dans la 
bibliotheque bodleenne, d'ouvrages persans relatifs a la musique orien- 
tale. Neben musik-theoretischen Werken finden sich dort Schriften , 
welche aus der Umgebung des Kaisers Akbar stammen, theils biogra- 
phische Notizen iiber beruhmte Indopersische Componisten, theils ihre 
Compositionen , bezeichnet mit einer unbekannten Noten-Notation durch 
die Buchstaben des Arabischen Alphabets." Le catalogue de ces manus- 
crits e*tant en preparation, on pourra bientot avoir tous les details qu'on 
desire sur cette litte'rature. 

Apres la cloture des stances M. SOCIN a offert a M. Land quelques 
petites phrases melodiques qu'il a notees dans le Hauran. Les gens de 
cette contr^e parlent a peu pres comme les Bedouins; ils ont les meines 
chansons , done tout porte a croire qu'ils les chantent sur les meines airs. 
Ce sont des chansons de cavalier , dont la melodic se r^pete a chaque ligne : 

1. 

Lo b JUt Lo b 



-|S 1 ^ ^ -A 






ya ma ha - la ya ma ha - la etc. 
(ah qu'il est doux de baiser les filles) 

2. 

Jo! 




p ^ ~t 
-^ J^2 



um - mi c a - djou - zin la te - djib 
3. 



J h h 

w 



a - bou grou - nen se - fa - if 
(6 toi, a la large chevelure) 






77 
4. 



i 






I 








"1 




n 


J m * 








J 




J 


' 








J 
















J 



la - ghe't nidj - mak bis - se - ma 
(j'ai trouv6 ton e'toile au ciel) 

M. Land a remarqu^ que si Ton change en la la premiere note du 
n. 4 , comme dans la vieille chanson hollandaise de Gerard de Velzen 
(la la si ut-diese re si si la etc.), tons ces airs se jouent sans peine'sur 
une seule corde du luth primitif. Pour les deux premiers on met la 
corde en sol-diese, et on emploie le motlaq, la zaid, la wosta et la 
khincir. Les deux autres sont des airs a bincir; pour le n. 3 la 
corde est en fa et on se sert du motlaq, de la sabbaba et de la 
bincir; pour le n. 4 le motlaq est en la et Ton touche les memes 
ligatures, plus la khincir. Comp. les 7 et 8 du Me"moire. 

La re'pe'tition de la me'lodie chaque ligne 6tait ge'ndralement usite'e 
avant Moslem ibn Mouhriz , mort vers Tan 700 de notre ere. 

Le Me'moire de M. Land sera iuaprime dans les Travaux du Congres. 

M. le President offre a la section , de la part de M. de Bieberstein 
Kasimirski, un livre intitule' Dialogues fran9ais-persans , pre'ce'de's d'un 
precis de la grammaire persane et suivis d'un vocabulaire fran9ais-persan 11 . 

DEUXI^ME STANCE. 
Mercredi, 12 Septembre a 9^. h. du matin. 

Le President, M. SCHEFER, annonce la mort du docteur Spitta-Bey et 
rend un juste hominage a sa m^moire. II donne ensuite la parole a M. 
CARLO LANDBERG qui dit: 

La joie et la satisfaction qui accompagnent toujours une reunion de 
cette nature furent des le commencement troublees par la nouvelle de 
la mort de Spitta Bek. Plusieurs d'entre nous ont connu ce savant, 
beaucoup ont e*t ses amis intimes. Sorti de Tecole de Leipzig, dont je 
vois ici devant moi toute une phalange d'hommes illustres, il alia en 
Egypte un peu malgre lui. 

Mais c'e"tait pour le bien de la science en ge'ne'ral et pour les Etudes 
en Egypte en particulier qu'il dut prendre la direction de la bibliotheque 
khe'diviale du Caire. Son ceuvre sur la terre des Pharaons nous est bien 
connue, elle menace de ne pas lui survivre. Je tiens a constater ici' 
devant toute cette assemble, que la bibliotheque du Caire se trouve 



78 

dans un etat deplorable. Spitta est le fondateur d'une nouvelle branche 
de la science qui nous occupe; c'est lui qui a greffe cette branche sur 
1'arbre qui fait 1'objet de vos soins, de vos recherches. L'etude scienti- 
fique et critique des dialectes arabes paries doit a Spitta sa premiere 
impulsion. La grammaire du dialecte egyptien est un monument pour tous 
les temps, et quand meme, par le progres des recherches dans ce sens, 
quelques particular! tes seraient a changer, elle restera toujours le livre 
de source, le maitre par excellence auquel on aura recours. 

Ceux qui ont eu des relations intimes avec Spitta ont pu apprdcier son 
excellent caractere, sa douceur, son esprit large et aiguise. Le temps ne 
me permet pas de tracer de notre ami une biographie, quelque courte 
qu'elle soit; j'ai voulu accentuer la perte que la science a faite , la douleur 
que Tamitie ressent en se voyant cruellement frapp^e dans ses affections. 
Je soumets a Tappreciation de notre illustre President, s'il ne serait pas 
a propos que nous nous levions pour exprimer , par cet acte , les sentiments 
de douleur dont nous sommes animus en ce moment-ci. 

L'assembiee se leve en signe de deuil. 

M. A. MULLER communique une etude sur Ibn abi C^aibiya et sur son 
histoire des me'decins, <erite en arabe, dont M. Miiller a prepare une 
Edition qui est sous presse. Cette etude paraitra dans les Travaux du 
Congres. 

M. DE GOEJE lit des extraits d'un m^moire posthume du regrette Dozy, 
contenant de nouveaux documents fort interessants pour retude de la 
religion des Harraniens, travail que Dozy avait destine* au Congres, 
mais qu'il n'avait pu achever. Dans une courte preface, M. de Goeje 
rend compte de la part qui lui revient dans cette e^ude. 

M. NOLDEKE pr^sente quelques observations sur les vrais Sabiens , qu 'on 
a identifies a tort avec les Mendaites. II ne pent entrer ici dans les 
details, mais il fera parvenir une note a M. de Goeje, qui en fera T usage 
qu'il jugera bon. 

M. le President remercie M. de Goeje d'avoir satisfait au voeu de son 
ami Dozy et d'avoir donn^ au Congres cette int^ressante etude, qui est 
une nouvelle preuve de Terudition et de la sagacite du ceiebre defunt. 

Le memoire paraitra dans les Travaux du Congres. 

M. HOUTSMA parle d'une chronique turque relative a Thistoire des 
Turcs Seldjoucides de TAsie Mineure. 

M. SCHEFER promet a M. Houtsma les titres des livres qu'il possede 



79 

sur les Seldjoucides et lui fera parvenir volontiers lea manuscrits qu'il 
de*sirera consulter. 

Le me'moire de M. Houtsma sera publie" dans les Travaux du Congres. 

TROISlfcME STANCE. 
Vendredi, 14 Septembre a 2 h. de releve*e. 

M. ETHE fait une communication relative a quelques traductions tur- 
ques, inconnues jusqu'ici , des fables arabes de Kalila et Dimna. 
Cette communication paraitra dans les Travaux du Congres. 

M. D. H. MULLEB donne lecture d'un me"moire de M. HOMMEL, em- 
pech d'assister en personne au Congres, sur Touvrage arabe intitule' 
Djamharat-al-arab ou Recueil de poesies , dont il prepare une 
Edition qui sera accompagne" d'une concordance des mots. M. Hommel 
annonce en meme temps son intention de publier un dictionnaire des 
poetes ante'-islamites , et il en donne un e'chantilion. Le me"moire de M. 
Hommel est destine aux Travaux du Congres. 

Le besoin d'un dictionnaire arabe se tait sentir de plus en plus. Celui 
de Freytag est e*puis6 et ne rpond plus aux exigences de la science. 
Lane a exclu de son lexique, non seulement tous les mots post-classi- 
ques , mais encore ceux dont Temploi est rare et qu'il se proposait de 
re"unir dans un dictionnaire special. Le Supplement de Dozy exclut tout 
ce qu'on trouve chez Freytag et Lane. M. A. MULLER, de Konigsberg, 
lit a ce sujet 1'extrait suivant d'une lettre du 18 juin de M. Charles Eice , 
arabisant am^ricain , bibliothe'caire du College de pharmacie a New York : 

Es wird jetzt immer schwerer, den Anfangern im Arabischen geeignete 
lexikalische Hilfsmittel anzurathen. Freytag wird schon selten, und 
diejenigen die sich auf ihn immer verlassen, mussen bei jedem spatern 
>Schritte wieder viel umlernen, je nachdem sie die vielfachen Verbesse- 
>rungen, die von andern Orientalisten in zerstreuten Publikationen gemacht 
wurden , nach und nach auffindon. Lane ist natiirlich fiir Anfanger ganz 
unbrauchbar, auch wenn der grossartige Thesaurus vollstandig ware Es 
gibt jetzt absolut kein vollstandiges Arabisches WSrterbuch, das den 
Anforderungen der Zeit geniigte. Wenn ich ein paar Mai vollstandig" 
>sagte, so meine ich dies eben in einem restrictiven Sinne, d. h. so vol- 
standig wie moglich, ohne weitschweifend zu sein. 11 Es scheint mir an der 
Zeit zu sein, solch ein Werk zu beginnen; und der Anstoss dazu,denke 



80 

ich, sollte auf dem nachsten internationalen Orientalisten-Congress ge- 
schehen. Dass ein so grosses Werk nicht von einem Gelehrten bewaltigt 
werden kann , ist selbstverstandlich. Es miissen viele dabei helfen ; aber 
es wird sehr lohnend sein , und ich bin sogar iiberzeugt, dass es auch 
finanziell reiissiren wiirde. Allenfalls wiirde Staatshilfe anch nicbt uus- 
bleiben. Gerade wie das grosse Petersburger Worterbuch von Bohtlingk 
>und Roth eine neue Epoche in den Sanskritstudien schuf , so wiirde ein 
neues Arabisches Worterbuch, das wenigstens die klassische Sprache und 
Litteratur bis zur permanenten Einfiihrung des modernen Dialektes in 
die Schriftsprache umfasst, den Arabischen Studien Vorschub leisten. Ich 
*weiss nicht, ob Sie nicht schon oft iiber diesen Mangel Klagen gehort 
haben ; doch kann ich es mir nicht anders denken , deun ich weiss , dass 
dieser Mangel z. B. die Schuld damn tragt, dass das Arabische hier zu 
Lande sehr selten kultivirt wird. Nur die in dem amerikanischen College 
in Beyrut und an ein paar anderen Platzen im Orient ausgebildeten 
Missionare sind eigentlich Arabisten zu nennen. Wenn europaische Gelehrte 
sich dieser Sache annehmen wiirden, so zweifle ich keinen Angenblick, 
*dass ein grosses Resultat erzielt werden wiirde." 

M. Miiller dit que la realisation du voeu de M. Rice, quelque impor- 
tance qu'elle ait pour les Etudes arabes, restera impossible, tant que la 
publication de Tabari n'aura pas e'te' termiu^e et que les savants qui y 
travaillent n'auront pas de temps disponible. Cependant, il est fort a 
recommander de se livrer en attendant a des Etudes pr^paratoires, en d^- 
pouillant en vue du dictionnaire certaines branches de la litte'rature. 
L'^dition de Rouba, qui a e'te' pre'pare'e par le regrette" Spitta-Bey et 
que M. Miiller pense publier avec Tasaistance d'autres savants, sera im- 
portante pour cet objet. Le dictionnaire special de la poe'sie ancienne, 
que M. Hommel promet, sera un veritable jalon dans ce travail, pourvu 
qu'il soit r^dig^ d'apres une bonne m^thode. M. Miiller terraine en 
^mettant le voeu que , des que l^dition de Tabari sera entierement publiee, 
les arabisants s'entendent pour la publication d'un dictionnaire arabe 
complet. II ajoute que la haute competence de M. de Goeje leddsigne- 
rait tout naturellement pour la direction de cette belle entreprise. 

M. CARLO LANDBERG, qui a passe* de longues annees en Syrie, parle 
avec autorite de Vimportance de l^tude des dialectes bedouins pourl'in- 
telligence approfondie de 1'arabe litt^raire. Sa communication sera pu- 
bli^e dans les Travaux du Congres. 



I 



81 

M. BARBIER DE MEYNARD pr^sente de la part de M. Alric un travail 
intitul^ Les pelerins musuluaans au tombeau de Moise". 

Avant de clore la stance, le President, M. SCHEFER, demande a la 
section la permission de lui adresser quelques paroles pour la remercier 
dc rhonneur qui a etc* fait aux membres du bureau et 4 lui-me'nie. II 
se felicite et il felicite la section des relations cordiales qui n'ont cesse* 
d'exister entre tous les membres. II espere que lors de la prochaine 
reunion du Congres, tous les membres se retrouveront et continueront 
ces traditions de sympathie et de confraternity scientifique. 

M. NOLDEKE remercie cordialement le President au nom de tous les 
assistants. 

SOUS-SECTION B (autres langues se'initiques , textes et den- 
tures cun&formes , etc.). 

Le Bureau a dtd constitud comme suit: 
MM. E. Schrader, president. 
W. Robertson Smith, 



, vice-presidents. 
E. Kautzsch, 

A. Carriere, \ 

\*T TT TD i j secretaires. 

W. H. Rylands, ) 

Cette sous-section a eu quatre stances. 

PREMIERE STANCE. 
Lundi 10 Septembre a 2 h. de relev^e. 

Le President donne la parole a M. OORT, qui s'exprime comme suit: 
Messieurs , j'ai quelques mots a dire sur la meilleure maniere de s'y prendre 
pour editer le texte de TAncien Testament. Ce ne sera ni long ni bien 
nouveau. Mon but en vous soumettant quelques considerations a ce sujet 
est uniquement d'attirer 1'attention sur une question qui me semble im- 
portante, et sur laquelle j 'espere que vous donnerez votre avis a votre 
tour. II est fort possible que Ton ne se trouve pas d'accord, mais, vous 
le savez, du choc des opinions jaillit la verite. 

Je commence par constater un fait qu'il ne me semble pas probable 
que personne songe a nier. C'est que le texte de TAncien Testament, 
tel que nous le poss^dons , fourmille de fautes. Des savants de notre 
poque nous ont rendu le service de nous donner le texte masore'tique 

6 



82 

aussi exactement que possible. Mais, quelque utilite que pr^sente la pu- 
blication de ce texte, elle laisse subsister les principales difficulte's. En 
effet, la critique qui y est mise en action porte essentiellement sur les 
voyelles et les accents, fort peu sur les consonnes, et celles-ci laissent 
e*norniement a desirer dans le texte canonique. 

L'e'tude de 1'Ancien Testament souffre grandement de cet 6tat de 
choses. Soit que Ton veuille en interpreter quelque portion, soit que Ton 
tudie Thistoire et les antiquite's d'Israel, on est a chaque instant oblig^ 
de consulter des passages epars dans tout 1'Ancien Testament, et alors 
il est extremement fatiguant de devoir se demander a tout coup: Le 
texte est-il pur? 

De plus, si le texte est corrompu, il faut faire un travail special 
pour tacher de le rdtablir, et ce travail, vous le savez de reste, n'est 
point simple. II est tres rare que la comparaison des manuscrits four- 
nisse aucun secours. Outre le texte niasore'tique on a settlement le texte 
samaritain pour ce qui concerne le Pentateuque, et quelques variantes 
dans les autres livres. Ce sont les Septante qui sont le grand auxiliaire 
pour la critique du texte; ils te'moignent de 1'existence de centaines de 
Ie9ons tout a fait diffe'rentes du texte canonique. Mais nous ne posse'dons 
pas les Septante. Nous en avons un certain nombre d'editions, qui diffe- 
rent entre elles, qui toutes renferment des fautes et qu'il faut toutes 
consulter pour (Stablir le vrai texte. On pent en outre consulter les frag- 
ments de Tbexapla qui ont e'te' conserves et qui renferment d'autres ver- 
sions grecques, dont parfois on n'a que la traduction en syriaque. II 
y a d'autres versions encore qui peuvent donner quelque lumiere. II arrive 
aussi que Ton trouve dans les apocryphes et les pseude'pigrapbes et dans 
quelques Merits rabbiniques quelques indications de leyons, diffe'rentes du 
texte masore'tique , qui lui sont pre'fe'rables. Par exemple, il y a les 
nombres de la heptogenese. Quoique la lumiere qu'apporte la compa- 
raison de tous cea livres ne soit pas grande, elle n'est pas nulle non 
plus, et Ton ne doit rien ne'gliger. 

Aucune e'tude qui a 1'Ancien Testament pour objet ne peut etre con- 
sciencieuse qu'a la condition de faire usage de ce lourd appareil critique 
pour chaque passage dont on a besoin. 

Encore si c'e"tait tout! Deja les Septante ont fait usage d'e'ditions dont 
le texte e*tait corrompu et dans un grand nombre d'endroits on n'a 
d'autre ressource pour re'tablir le texte he'breu que d'essayer des con- 
jectures iude*pendantes de toute autorite' externe. Les bons commentaires 
quoique rari nantes in gurgite vasto en renferment un nombre consi- 






88 

durable; cTautres encore ont 6t6 propose'es dans des articles de revues et 
dans des dissertations traitant de sujets spe'ciaux. II faut etre an courant 
de toutes ces conjectures pour eViter de baser un argument sur des fautes 
d'orthographe ou de copie. 

II est de toute impossibility de toujours avoir sous la main cet immense 
appareil critique dans son entier, et nous sommes done bien obliges de 
nous borner a y avoir recours lorsque nous nous souvenons qu'une version 
a une variante, ou bien lorsque le texte masore'tique est e*videmment 
corrompu. Mais quelle me'moire est toujours fidele ? et combien n'y a-t-il 
pas de passages corrompus sans qu'on le puisse deviner, par exemple 
s'il s 1 agit de noms propres ou de nombres. 

En outre les questions critiques sont souvent tres difficiles a re*soudre 
et, malgre' cela, c'est a chaque instant en passant que nous sommes 
obliges de le faire. Nous courons ainsi le risque de les e'tudier avec 
beaucoup moins de soin que nous ne le ferions nous-memes a tete repo- 
s^e, ou que d'autres ne 1'ont deja fait, quoique nous Tignorions. 

II est done clair qu'il serait urgent de posse'der un livre dans lequel 
auraient e'te r^unies toutes les conjectures de quelque importance. J'ap- 
pelle ici conjectures toutes les propositions qui tendant a modifier le 
texte, tant celles qui s'appuient sur le te'moignage d'une traduction et 
qui par consequent ne sont pas des conjectures au sens ordinaire du mot, 
que celles qui sont fonde'es uniquement sur Tauter-its' interne, c'est-a-dire 
sur ce qu'exigent la grammaire et le contexte. J'applique le meme 
nom a toutes, paree qu'il n'est pas toujours possible de tracer exacte- 
ment la limite entre les deux sortes de propositions. Celui qui publie- 
rait un ouvrage de ce genre, ne fut-ce que pour une partie de TAncien 
Testament, ferait une chose e'mineinment utile. 

Mais serait-il utile de publier un texte modifi^ d'apres des conjectures? 
II y a la une question a examiner! 

II est Evident que ce texte serait tres difficile a tablir. En effet, 
deja lorsqu'il s'agit de faire une Edition critique pour un ouvrage dont 
il existe plusieurs manuscrits , et que 1'on suit la bonne m^thode , qui 
consiste a choisir comme texte fondamental le meilleur manuscrit et a 
le corriger en le comparant avec d'autres , il est presque impossible de 
ne pas commettre des fautes. Combien ce danger ne deviendra-t-il pas 
plus grand pour TAncien Testament, ou la ressource de la comparaison 
des manuscrits fait deTaut! L'opinion plus ou moins subjective de TeMi- 
teur, la maniere dont il comprend le texte, joue ici ine'vitablernent un 
r61e tres souvent d^cisif. Je crois n^anmoins que c'est la que se trouve 



84 

a poursuivre et qu'il serait bon de publier de cette rnaniere au 
moins une partie de 1'Ancien Testament; seulement il ne faudrait pas 
commencer par Job ou Samuel, mais par le Pentateuque. 

Ceux qui pourraient les tout premiers nous donner le travail que je 
crois desirable sont les savants qui font un commentaire sur quelqu'un 
des Hvres de 1'Ancien Testament. I/utilite* unique, et entierement nga- 
tive, qu'il y a a faire imprimer le texte masore'tique en regard de la 
traduction , comme quelques commentateurs 1'ont fait , c'est de rendre le 
livre plus cher. II vaut deja mieux donner, avec quelques notes criti- 
ques, le texte modifie' sur lequel la traduction a ete' faite. Mais nous 
demandons mieux encore aux commentateurs. Nous voudrions qu'ils 
donnassent sous le texte modifie' qu'ils ont suivi leur appareil critique 
cornplet; car le but final a atteindre est la publication d'un texte cri- 
tique de 1'Ancien Testament. 

Ce qui plaide en faveur d'une entreprise de ce genre , c'est qu'il existe 
des centaines de passages ou la Ie9on que Ton doit pre'fe'rer a celle des 
Masoretes est e"vidente, et ou par consequent Ton epargnera au lecteur 
une grande perte de temps en admettant cette Ie9on dans le texte. 
D'un autre cdte, les chances d'erreur pourront etre fortement dirninue'es 
si Ton a soin de suivre une sage me'thode. 

Je me permettrai de vous proposer les regies suivantes. 

1. Ne donner dans le texte que les consonnes , tandis que dans certains 
cas difficiles on pourra placer dans les notes des mots vocalises d'apres 
les Masoretes ou selon diverses interpretations. 

2. Faire jouer au texte canonique le role reserve au meilleur manu- 
scrit dans les bonnes Editions critiques , c'est-a-dire laisser ce texte intact 
toutes les fois qu'il n'y a pas de motifs pour le modifier. 

3. Toutes les fois que le texte canonique est remplace' par un autre, 
le reproduire en note. On pourrait meme peut-etre imprimer dans le 
texte avec un caractere special tout ce qui n'est pas conforme au texte 
masore'tique. 

4o. Non seulement indiquer dans les notes les te'moignages en faveur 
de la Ie9on modifie'e qui a e'te' admise dans le texte, rnais encore les 
conjectures qui n'y ont pas e'te' admises, parce qu'elles n'etaient pas as- 
sez e^identes, mais qui ne sont cependant pas de*pourvues de probability. 
Enfin y joindre le texte des versions qui ont peut-etre Buggers' ces con- 
jectures. 

Je sais fort bien que ces regies ne suffisent pas pour indiquer comment 
on devra s'y prendre pour rdsoudre toutes les difficulty's. Comment - 



85 

pour n'en mentionner que deux faudra-t-il e*crire les se*mi-voyelles ? 
et comment indiquer clairement les cas dans lesquels les versions t- 
moignent que pour un morceau il a existe* une redaction toute diffeVente, 
soit plus longue soit plus courte , comme c'est le cas , par exemple , pour 
les derniers chapitres de 1'Exode et pour Je're'mie? 

Quelque incompletes que soient ces remarques, j'espere cependant 
qu'elles suffiront pour vous engager a re'fle'chir a cette grave question et 
a faire connaitre ce que vous en pensez. 

M. DYSERINCK croit comme le Dr. Oort que la publication d'un texte 
critique de 1'A. T. r^pondrait a un besoin urgent de la science, et il 
est ainsi d'accord avec le pre*opinant pour le fond de la question. H a 
cependant de graves objections contre la publication d'un texte ou ne 
seraient donnees que les consonnes. En effet on risquera apres quelque 
temps de ne plus savoir avec certitude comment se sont Ins les mots 
prive's de voyelles, par exemple dans une Edition faite par le Dr. Oort. 
M. Dyserinck proposerait done, sous reserve de mieux, de modifier quel- 
que pen le plan propose* par le Dr. Oort. On imprimerait sur une page 
le meilleur texte masore'tique par ex. celui de Baer et Delitzsch 
et Ton pourrait alors imprimer en regard le texte critique. Celui-ci ne 
serait pas pourvu de voyelles et signes partout ou l'e*diteur considere 
le texte masore'tique comme bon; mais au moindre (Scart, il faudrait 
ponctuer. 

M. D. H. MULLER lit un me*moire sur 1'usage des suffixes caracte"risti- 
ques du pluriel masculin dans les langues se'mitiques me'ridionales , no- 
tamment dans le dialecte sabe*en. A ce sujet s'engage une discussion a 
laquelle prennent part MM. NOLDEKE et KAUTZSCH. Ces deux savants don- 
nent en principe leur approbation a la the'orie de M. Miiller ; M. KAUTZSCH 
ajoute cette observation: 

Die Notiz fiber die hebraischen Participia von der Grundform qotalt 
bedarf der Berichtigung. Nicht erst Stade , sondern bereits Olshausen in 
seinem Lebrbuch von 1861 hat die Theorie aufgestellt und mit Conse- 
quenz durchgeflihrt , dass alle Formen , welche gegenwartig in zweiter 
Sylbe ein e zeigen, auf die Grundform qatil, dagegen alle, welche in 
zweiter Sylbe a haben, auf die Grundform qatal zuriickzufuhren seien. 
Uebrigens konnte sogar gefragt werden , ob nicht auch das i der Grund- 
form qatil erst auf Verdiinnung aus ursprunglichem a beruht, so dass 
sich also tiberhaupt in den Feminina auf ft, sowie im Status constructus 



86 

des Partic. masc. sing, bei den Verbis teitiae gutturalis die urspriingliche 
Form des Particips erhalten hatte." 
Le memoire de M. Muller sera public dans les Travaux du Congres. 

M. STEASSMAIEE resume les Etudes qu'il a faites sur divers textes cu- 
neiformes qui se trouvent sur des tablettes de terre cuite conserves au 
MustSe de Liverpool , et qu'il a de'chiffre's ; la plupart sont des contrats de 
vente et des reconnaissances pour prets d'argent. Ces textes sont: 
Six du temps de Nabuchodonosor (605 562 a. J. C.) 
deux Evilme'rodach (562 560 
trois Ndriglissar (560 556 

six Nabonidus (556 539 

deux Cyrus (539530 

trois Cambyses (530 522 

une Barzia, Smerdis (522521 
six Darius (521 485 

Outre ces textes, M. Strassmaier place a la disposition du Congres, 
pour etre publics dans les Travaux, un certain nombre de pieces de la 
meme nature qu'il a copies sur des tablettes appartenant au Musee bri- 
tannique. 

M. J. OPPEET, qui a publi^ autrefois un travail considerable sur les 
textes juridiques assyriens, pr^sente a ce sujet Tobservation suivante: 

J'ai entendu avec le plus grand int^ret la communication, nourrie de 
faits, de M. Strassmaier qui est un des rares assyriologues , parmi les 
cuneifornrisants , deja tres-clairseme's en ge'ne'ral, qui s'occupent avec 
autorite' et avec fruit des textes juridiques. Je dois ajouter que ces textes 
sont tres-difficiles , malgre 1'apparence contraire: des personnes peu ver- 
sees dans la science du droit ne se rendent pas compte des dimcultes: 
aussi des savants en Angleterre , surtout M. Pinches , publient souvent des 
traductions qui certes auraient mieux fait, dans Tinte'ret de leurs auteurs , 
de ne pas voir le jour. La grande difficult^ de ces textes reside dans la recon- 
naissance de 1'espece , qui parait excessivement simple quand, une fois , on a 
lu une traduction obtenue apres une tude tres-prolonge'e. Je ne pourrais 
mieux r^pondre a la naivete de quelques ^crivains, qu'en publiant la 
suite de mes propres erreurs , et ne pas jouer un tour plus fatal a quelques 
uns des savants traduisant les textes juridiques, qu'en faisant r^im primer 
les ^preuves de mes Merits. M. Strassmaier est 1'un de ceux qui ne croient 
pas a la facility de 'ces textes , ce qui prouve qu'il est apte a nous en 
donner une bonne interpretation, 1 ' 



87 

DEUXlftME STANCE. 
Mardi, 11 Septembre a 2 h. de releve*e. 

M. TIELE lit un m^moire sur la grande de*esse babylonienne IStar, la 
,,de"esse de la terre fe*conde", prototype de TAstarte' syrienne. II essaie, 
d'apres les indications des textes mythologiques cune"iformes , d'en deter- 
miner le caractere symbolique primitif avec plus de precision qu'on ne 
l'a fait jusqu'ici. Cette lecture est suivie d'une longue discussion, a la- 
quelle prennent part MM. HaleVy, Schrader, Schlottmann , Oppert, 
Tiele et N6ldeke. 

M. HALEVY: La savante dissertation dont nous venons de suivre la lecture 
avec un inte'ret toujours grandissant se distingue autant par la somme de 
labeur qui lui sert de base que par la lucidite" de 1'exposition, qui permet 
meme aux nou assyriologues d'en suivre les deVeloppements , au milieu 
de citations diverses et multiples, et de parvenir ainsi sans encombre 
aux interpretations que le savant auteur donne aux mythes d'Astarte" 
chez les Assyriens. Ayant moi-meme e"tudie* avec quelque soin les textes reli- 
gieux de ce peuple, je demande la permission de dire franchement mon 
opinion sur l'e*tat de ces Etudes et tout sp^cialement sur ce qui concerne 
Tintelligence des mythes assyro-babyloniens. En ggn&al, les textes reli- 
gieux sont les plus difficiles de tous ceux que nous offre la litte'rature 
cun^ifonne. II y a des hymnes qu'on ne comprend que par fragments et 
par a peu pres. Je ne crois pas exage*rer en disant qu'il faudra encore 
un travail concentre" et continue d'une vingtaine d'anne"es pour vaincre les 
difficulte"s linguistiques et lexicographiques qui nous arretent aujourd'hui. 
Quand ces difficult^s mate"rielles seront levies, on sera encore bien loin 
de pe^trer Tessence des mythes, et cela par cette bonne raison que les 
hymnes, a quelques exceptions pres, e"numerent rarement les attributs 
distinctifs de la divinite* qu'ils celebrent et se servent le plus souvent 
depressions qui peuvent s'appliquer a toutes les autres. Quand il s'agit 
de dresses, 1'embarras devient inextricable, car les titres de dames" de 
meies" et de aguerrieres" leur sont communs a toutes sans distinction et 
il faut posseder une grande dose de divination pour en discerner les indi- 
vidualites. Prenons par exemple Thymne a Ishtarit 1 ) que M. Oppert a 
public dans les actes du Congres des Orientalistes de Paris. II est im- 
possible de savoir de quelle d^esse il s'agit en particulier, car le mot 



1) II faut toujours ecrire lshtarit(um) ; la forme Ish-tar en est TabreViation 
hieratique et n'a pas d' existence r^elle. 



88 

ishtaritum est un nom commun signifiant femme, dame". Les inscriptions 
cuneiformes mentionnent d'une part une Ishtarit fille d'Anou et une 
Ishtarit fille de Sin; de 1'autre, une dizaine d'Ishtarit localise'es dans 
diverses villes d'Assyrie et de Babylonie. Sommes-nous autorisds a les 
confondre ensemble pour en confectionner une unite abstraite et cosmi- 
que? Nous ne le croyons pas, et, jusqu'a la preuve contraire, nous per- 
sistons a penser que 1'esprit populaire de tons les temps et de toutes les races 
con9oit les divinite's diversement classes ou diversement localisees comme 
des individualites essentiellement differentes malgre leur noni commun. Les 
Assyriens adoraient plusieurs Ishtarit , cela est certain , et ce n'est pas a nous 
a les de'pouiller de tout caractere distinctif qu'elles pouvaient et devaient 
avoir dans les cultes locaux. Si le caractere distinctif des dresses assyriennes 
se derobe encore a nous a 1'heure qu'il est, c'est que les representations 
figurees des sujets mythologiques nous manquent en grande partie. C'est 
un probleme qui attend probablement le vingtieme siecle pour etre rdsolu. 
En attendant, toute interpretation de mythologie assyrienne sera n^ces- 
sairement provisoire et d'une utilite douteuse , surtout si cette interpre- 
tation , a limitation de la mythographie aryenne , est prise exclusivement 
dans 1'ordre des phenomenes cosmologiques. II me parait peu stir que la 
mythologie semitique soit uniquement la personnification des forces cosmi- 
ques. En dehors d'un naturalisme na'if, il peut y avoir d'autres elements en- 
core qui appartiennent a la vie sociale depuis ses ebauches les plus grossieres 
jusqu'aux plus hauts raffinements ou elle fut portee par suite de la formation 
d'etats riches et civilises dans les plaines de la Babylonie. Comment distinguer 
ces elements si divers, et cependant si fusionnes ensemble, dans la forme 
mythologique sous laquelle ils se presentent dans les inscriptions? Pour 
ces raisons et pour d'autres encore que je ne peux exposer ici, le mieux 
de ce que nous pouvons faire pour le moment a mon avis, c'est d'etudier 
les textes au point de vue purement philologique. II faut d'abord combler 
les lacunes des passages incomplets a 1'aide de passages paralleles , etablir 
le sens des mots et des locutions et construire une grammaire et un 
lexique assyriens qui meritent ce nom. Quand- cette besogne sera faite 
et les ceuvres d'art aidant , on procedera , mais non sans quelques precau- 
tions , a fixer les categories generales des divinites assyriennes ainsi que 
la place de chacune d'elles dans I'ensemble. Le moment d'interpreter les 
mythes viendra apres et on pourra Tentreprendre avec des chances de 
reussite , a rnoins que , par un nouveau retour a la prudence , Ton ne trouve 
pas encore que la question est en fin de compte passablement prematuree." 
M. SCHIIADEH: Iu Ankniipfung an die Bemerkungen des Herrn Haievy 



89 

glaube ich betonen zu sollen, dass, unbeschadet des appellativen Ge- 
brauchs des Plurals des mit der Femininendung ausgestatteten Gottesna- 
mens (Itar) im Sinne von Gottinnen" ( = iStarati) , es doch unzweifel- 
halft sei, dass den Assyrern wie den Babyloniern die GOttin IStar ein 
Einzelwesen, eine Gottheit neben anderen, ebenfalls als Einzelwesen ge- 
dachten und von ihr auf das Bestimmteste unterschiedenen , Gottheiten 
gewesen und insofern als ein personliches Wesen gedacht und von uns zu 
nehmen sei. Zur Erlauterung dieses Nebeneinander der Verwendung des 
im Rede stehenden Namenwortes einmal als Eigennamen und sodann als 
Appellativum weise ich auf einen analogen Gebrauch des Plurals flVMUSty 
im HebrSischen hin." 

Apres quelques nouvelles observations de M. Hale'vy, M. SCHLOTTMANN 
maintient et defend le droit de concevoir Istar comme une personnalite' 
mythologique distincte , a laquelle on a attribue' certaines quality's et cer- 
taines actions. Das Problem, ajoute M. Schlottmann, liegt allerdings 
darin, dass in der Darstellung der Gottin theilweise noch dieselbe Yor- 
stellung durchschimmert , welche bei der phonicischen Astarte zweifellos 
ist, namlich die pantheistisch gefiirbte Vorstellung von ihr als der einen 
grossen Allgottin , eine Vorstellung , welche nach Ernst Curtius 1 richtiger 
und geistvoller Darstellung auch auf die griechische Mythologie einge- 
wirkt hat." 

M. J. OPPEB.I attire Tattention sur le fait qu' Istar, dont le nom 
signifie d'abord deesse en general, mais qui est bien une personnalite* , 
etait ador^e en divers endroits avec des attributs diffe'rents. 

M. TIELE: Je remercie M. Hale'vy de ses observations. Si, comme il 
Tassure, il n'est lui-meme que quelque peu assyriologue , comment me 
nommerai-je, moi qui ne le suis que tres peu? Ce sont les questions 
d'histoire, surtout d'histoire religieuse et de mythologie compare'e, qui 
m'inte'ressent , et si je m'occupe d'etudes assyriologiques , c'est seulement 
pour pouvoir puiser aux sources memes la connaissance de Thistoire et 
de la religion d'un peuple qui s'est mis pendant plusieurs siecles en 
tete de la civilisation. Ma communication est un essai de mythologie 
scientifique, et c'est comme tel qu'il convient d'en juger. 

M. Hale'vy pretend qu'Istar n'est pas une de'esse sp^ciale , que le nom , 
ou plutot le mot, ne se pronon9ait jamais Istar, mais istarit, iktaritti, 
et que ce mot ne signifiait pas autre chose que de'esse en ge'ne'ral. Quant 
a la prononciation du mot, je ne suis nullement de Tavis de mon savant 
contradicteur. Istaritum, synonyme de kadillum et de harimtum, ne sig- 
nifie jamais une de'esse, ni comme nom propre, ni comme appellatif, 



90 

mais, ainsi que le prouvent les tablettes lexicographiques, une personne 
vou^e a Istar, une kedeshet. Quant a 1'autre objection de M. H., je ne 
nierai pas que inaintes fois iltar, tant au singulier qu'au pluriel, nesoit 
usite comme f^minin dCilu , c'est-a-dire dans le sens de ,,de*esse" ou de ,,de*es- 
ses" en g^n^ral. Mais cela n'einpeche pas qu'il n'y eiit ausai une de'esse 
spdciale a laquelle on a donne* ce nom , de'esse qui avait sa place mar- 
que*e dans le mythe et qu'on ne confondait pas avec les autres de*esses 
du pantbdon. Ce double emploi d'un nom divin n'est pas un fait isol^. 
Nierait-on, par exemple, que pour les ^gyptiens, Horus et Hathor, ou, 
pour les Remains , Junon, fussent des divinite's spe*ciales, parce que ,,les 
Horus et les Hathor" signifie aussi ,,les dieux et les dresses", et ,,Juno- 
nes" de*signe ,,les g^nies f^minins"? 

Enfin, M. Hale>y trouve mon travail premature". A 1'entendre , nous ne 
comprenons pas encore assez les textes religieux des Babyloniens et des 
Assyriens pour en de'duire une ide claire et nette des divinite's qu'ils 
adoraient. Notons en passant que Tbonorable savant lui-meme a traduit 
plusieurs de ces textes, et des plus difficiles. Mettons cependant que 
I'obscurite' et Tincertitude soient aussi grandes que le veut M. HaleVy; 
cela prouverait assur^ment que le temps n'est pas encore venu poure'crire 
une monograpbie complete sur la de'esse Is"tar. Aussi me suis-je bien 
garde* d'y pr^tendre. Je ne me suis propos6 autre chose que d'e*tudier 
quelques textes, pour determiner le caractere et la valeur naturelle de 
la de'esse qui joue le role principal dans le mythe qui en est le sujet. 
Si ces textes prdsentent quelques lacunes et plusieurs difficulte's, je n'ai 
tire* mes conclusions que des passages parfaitement clairs et dont le sens 
est ge'ne'ralement admis. Je me suis efforce' de le faire en suivant une 
mdthode saine et severe , et j'ose espdrer qu'apres avoir lu mon travail 
a tete repos^e , M. Hale'vy en jugera plus favorablement." 

Cette discussion se termine par la remarque de M. NOLDEKE, que, si 
les assyriologues sont si peu d'accord entre eux sur des questions de la 
plus haute importance, il est tout naturel que ceux qui n'ont pu etudier 
eux-memes les textes cun^iformes se tiennent encore sur la reserve a Y6- 
gard des re"sultats de Interpretation. 

M. J. OPPERT: Je n'ai a repondre que peu de mots a M. Noldeke au 
sujet de sa remarque. Sans doute il a raison de reprocher aux assyriologues 
de ne pas etre d'accord entre eux sur des questions importantes. Cela 
revient a dire que M. Noldeke assure que les assyriologues ont, comme 
tous les mortels, le tort de se tromper quelquefois, et, en cela, il a 
encore raison. Les cunelforrnes n'ayant pas la force magique de preserver 



91 

d'erreurs celui qui s'en occupe, il est patent que si deux e'radits envisa- 
gent diversement la meme question, Tun doit ndcessairement avoir tort, 
si non , ce qui arrive quelquefois , tous les deux. II ne devait done pas 
6tre permis a un savant , et par le fait seul de son assyriologie , de rgfuter 
les erreurs de son voisin. Mais malgre' cela, il existe une science des in- 
scriptions cune'iformes. II existe une chronologic biblique, mais combien 
n'y-a-t-il pas de systemes. Prenez trente chronologistea , vingt-neuf d'entre 
eux se conjureront pour ne pas accepter le systeme du trentieme , qui 
restera seul avec son arithme'tique , plus ou moins bien exe'cute'e. Un savant 
justement renomme' a encore dernierement , comme Tarithme'tique n'est 
pas son fort , declare' qu'un expose' simple des nombres de la Ge'n&se e*tait 
manque'. Mais malgre' cela, il y a, et il y aura surtout,une chronologie 
biblique, comme il existe une assyriologie malgre' les remarques si fon- 
cierement justes de M. Noldeke." 

M. TIELE : Mein Freund Prof. Noldeke sagt , die Assyriologen seien so 
uneinig, dass man ihre angeblichen Resultate schwerlich verwerthen 
kann. Was sollen denn die Nicht-assyriologen von alien diesen Dingen 
halten, wenn die Herren es selbst noch nicht recht wissen. Ja, das ist 
allerdings traurig. Ich mochte nur fragen , ob man in den andern Zwei- 
gen der Semitischen Studien immer so ganz einig sei. Zum Beispiel, es 
giebt ein kleines, nur monosyllabisches aber sehr haufig vorkommendes 
Wort , auch ein Gottesname , El ich meinte auch dariiber wird jetzt 
noch gestritten!" 

Le me'moire de M. Tiele sera imprime' dans les Travaux du Congr&s. 

M. SCHLOTTMANN ayant obtenu la parole expose sa the'orie sur la con- 
struction de la strophe dans la poe'sie he'bra'ique. 

M. J. DEEENBOUEG fait observer a M. Schlottmann que le passage sur 
le rhytme he'breu ne se trouve pas dans le livre Com, mais dans le 
Me or ena'im. M. Schlottmann remercie M. Derenbourg et dit que sa me'- 
moire Ta trahi. 

M. KAUTZSCH: *Wenn der Herr Vortragende im Eingang seines Vortrags 
die Existenz von Strophen als etwas allgemein Zugestandenes bezeichnet 
hat, so mochte ich dem gegeniiber constatiren, dass ich schon in Bezug 
auf die Existenz sehr skeptisch gestimmt bin und ich glaube nicht zu 
irren, wenn ich annehme, dass diese Skepsis auch von anderen getheilt 
wird. Mir scheint die ganze Qualerei, welche seit der Entdeckung Kos- 
ters 1831 durch das Suchen nach Strophenschemen herbeigefiihrt worden 
jst , auf demselbeu Missstand zu beruhen , der uns auch in der semitischen 



92 

Syntax nicht recht vorwarts kominen lasst, dass wir namlich von den 
Begriffs-Kategorien , die uns aus dem indogermanischen , speciell dem 
classischen Sprachbereich gelaufig sind, nicht loskommen konnen. Yor 
allem wird man sich daher iiber den Begriff der Strophe zu einigen haben. 
Wenn man nun die Strophe zu definiren hat als die regelmassige Wie- 
derkehr einer gleichen Anzahl von einzelnen Versen, so kann in der 
hebraischen Poesie einfach deshalb nicht von Strophen die Rede sein, 
weil dieselbe bekanntlich nicht Verse im Sinn der griechisch-romischen 
Poesie besitzt. Braucht man dagegen Strophe im weiteren Sinn von einem 
langeren oder kfirzeren Abschnitt , der bezuglich des Inhalts eine gewisse 
Einheit bildet, so lasst aich gegen die Annahme solcher Strophen in der 
hebr. Poesie nichts einwenden; denn es ist der selbstverstandliche Cha- 
rakter aller verminftigen Rede, also auch der hebraischen Poesie, dass 
sie eines nach dem andern abhandelt und somit in gewisse Abschnitte 
gegliedert erscheint. Aber solche Abschnitte sind eben nicht Strophen im 
recipirten Sinn des Worts. 

Nun pflegt man allerdings gegen diese Thatsachen zwei gewichtige 
Gegeninstanzen anzufiihren, um die Existenz von Strophen auch im 
engeren Sinn des Worts zu erweisen: den ofter vorkommenden Refrain 
und die alpha betischen Psalmen. 

Was zuerst den Refrain anbelangt, so will ich nicht weiter geltend 
machen, dass derselbe keineswegs uberall mit der unbedingten Regel- 
massigkeit nach einer bestimmten Anzahl von Versen auftritt, wie man 
bei der Annahme eines bewussten Strophenbaues voraussetzen sollte 
(vergl. Ps. 59 den Refrain zuerst nach fiinf, dann nach sieben Versen); 
dabei ist iibrigens auch in Betracht zu ziehen, dass die masorethische 
Versabtheilung eben auf die Refrains Riicksicht nehmen konnte. Aber 
abgesehen von alle dem gilt doch auch hier: die Anzetzung eines Kehr- 
verses je nach ungefdhr gleichen Sinnabschnitten involvirt doch noch 
nicht die Existenz von Strophen im Sinne der classischen Prosodie. Eben 
so wenig aber werden solche durch das Beginnen einer gleichen Anzahl 
von Versen mit demselben Buchstaben des Alphabeths (die sogen. alpha- 
bethischen Psalmen) erzeugt. Das ist ein poetisches Spiel , das in Psalm 119 
sogar bis zur achtfachen Wiederholung desselben Buchstabens getrieben 
ist, aber niemand wird darum von Ps. 119 sagen konnen, das derselbe 
in Stanzen abgefasst sei. 

Schliesslich kann ich die Bemerkung nicht unterdriicken , dass es mir 
der Wiirde der hebr. Poesie in ihrer besten Zeit wenig zu entsprechen 
scheint , wenn man sich den Dichter vorstellt , wie er auf die Abwechs- 



93 

lung von je zwei und drei Versen u.s.w. bedacht gewesen sei. Solche 
Strophenscbemata aber, wie sie besonders den einzelnen Capiteln des 
Buches Hiob vorangestellt zu werden pflegen, wie etwa 6. 6. 8. 8. 7 6., 
halte ich fur reine Selbsttauschung. Hier hatte schon die Thatsache be- 
denklich inachen sollen , dass zwar fast jeder neue Commentar die end- 
giiltige Erledigung der Strophenfrage verheisst, bisher aber auch nicht 
einmal zwei Strophenzahlungen zusammenstinimen !" 

Apres avoir rappe!4 qu'il a trait6 quelques questions relatives a ce su- 
jet dans sa dissertation intitule'e Das hebraische Klagelied", et publie'e 
dans le Zeitschrift f. d. alttest. Wissensch." II, 1882, p. 152, M. BUDDE 
oppose a la the'orie de M. Schlottmann les observations suivantes : 

1.) Wenn sonst in wissenschaftlichen Fragen die Aeusserung der ver- 
schiedensten Ansichten nichts gegen die Richtigkeit einer derselben be- 
weist , so muss es doch sehr befremden , dass die Verteidiger von Strophen 
in der hebraischen Dichtung in ihren Ergebnissen so weit auseinander- 
gehen. Denn sie alle benutzen zur Abteilung der Strophen em- und 
dasselbe Mittel, das an sich das einfachste, alien Menschen gleich 
durchsichtige sein sollte: die logische Gliederung des Inhalts. Ergibt 
dieses Mittel, von verschiedenen Handen benutzt, so verschiedene stro- 
phische Gliederungen , so erweckt dies das begriindetste Misstrauen gegen 
die Voraussetzung , dass die Dichter darauf einen bestimmten Strophenbau 
haben griinden wollen. 

2) Wie auch Herr Professor Dr. Schlottmann festhalt, ist der Inhalt, 
der Gedanke, in der hebraischen Dichtung dazu benutzt, die kiirzesten 
Einheiten, die Stichen, zu Versen zusammenzuschliessen l ); das Mittel 
reicht in diesem engen Umfang vollig aus, und selten findet sich Veran- 
lassung, iiber die richtige Abteilung der Verse verschiedener Meinung zu 
sein. Damit aber hat der Gedanke auch fur die dichterische Form alles 
geleistet, was man von ihm verlangen kann, und gerade darum ist es 
hochst unwahrscheinlich , dass er zugleich fur die Bildung von Strophen 
sollte verwendet sein. Fur ein neues Formganzes und das ist die Strophe 
uberall , wo sie auftritt ein neues Formmittel; das aber fehlt hier vollig. 

3.) Man darf sich f iir dieses fehlende Mittel nicht auf die alphabetischen 
Gedichte und diejenigen berufen , die einen Kehrvers (Refrain) aufweisen. 
Die Setzung des alphabetischen Buchstabens in den ersteren wird einer- 
seits durch die beabsichtigte Lange des Gedichtes, andrerseits durch den 
Grad der Kunstfertigkeit bestimmt, den der Verfasser beweisen will; 



1) Vgl. dazu .Das hebr. Klagelied" S. 4648. 



94 

dass sie mit einer strophischen Gliederung an sich nichts zu tun hat, 
wird schlagend bewiesen durch Psalm 111 und 112, in welchen j'eder 
Halbvers mit einem neuen Buchstaben bezeichnet ist ). Der Kehrvers 
1st an sich ein rednerisches , nicht ein dichterisches Mittel: die Rede des 
Antonius in Shakespeare's Julius Csesar auch in Versen geschrieben 
ist darum noch kein strophisches Gedicht, weil das and Brutus is an 
honourable man" von Zeit zu Zeit darin wiederkehrt 2 ). Sollte aber eines 
dieser Mittel wirklich hie oder da, etwa mit noch andren vereinigt, 
den Eindruck von Strophen hervorbringen , ware also in ihm das fehlende 
neue Formmittel gefunden, so mtistte man eben daraus schliessen, dass 
kein Strophenbau beabsichtigt sei , wo dasselbe fehlt 3 ). 

4.) Unter alien bekannten Yersarten diirfte die des regelmassigen he- 
braischen Verses der Bildung von Strophen die starksten Hindernisse in 
den Weg legen. Denn durch die Vereinigung mehrerer Stichen zu einem 
Verse schliesst sich der letztere nach innen ab und gewinnt seinen Schwer- 
punkt in sich selbst; er strebt nicht iiber sich hinaus und verlangt kein 
Gegenstuck zur Herstellung des Gleichgewichts. Der hebraische Vers ist 
eben selbst schon eine Strophe in mice 4 ). 

5.) Die Strophe griindet sich nach Ursprung und Begriff auf das ge- 
sungene Lied. Der Umfang der Strophe deckt sich mit dem der gesun- 
genen Melodie, ihre Wiederkehr mit der Wiederholung derselben. In 
meiner erwahnten Abhandlung glaube ich nachgewiesen zu haben , dass 
die altbebraischen Leichenklagelieder regelmassig in demselben eigen- 
tumlichen Verse gedichtet waren, der aus einem langeren ersten und 
einem kiirzeren zweiten Gliede bestand. Die unverbriichliche Befolgung 
dieses Versschema's kann nur aus der Anpassung an eine stehende, 
allbekannte Melodie der von den Klageweibern angestimmten Leichenklage 
erklart werden ; da aber das Schema und folglich die Melodie mit jedein 
Verse wiederkehrt, so hat die Strophe des Klageliedes die Lange eines 
zweigliedrigen Verses: somit deckt sich in diesem Falle die Strophe mit 
dem Verse. Da aber, soweit ich sehen kann, diese Beobachtung bisher 
als die einzig gesicherte auf dem noch undurchforschten Gebiete dasteht, 
so hat man alien Grund, so lange von diesem einen Falle auf die andren 



1) Vgl. a. a. O. S. 3, Anm. 1. 

2) Ein schlagendes Seitenstiick zu der oft fur Strophenbau angefiihrten 
Jes. 9, 710, 4. 

3) Vgl. iiber Ansatze zur Strophenbildung a. a. O. S. 49 ff. 

4) Vgl. a. a. O. S. 49. 



95 

zu schliessen , bis triftigere Griinde fur das Gegenteil beigebracht werden." 
M. SCHLOTTMANN cite de nouveaux exeinples a 1'appui des idees expo- 
sees par lui. 

La dissertation de M. Schlottmann paraitra dans les Travaux du 
Congres. 

M. SAYCE lit un mdmoire stir les inscriptions de Mai-Amir et Torigine 
des textes dits me'diques. II cherche a etablir que ces textes sont i-edi- 
ges avec le systeme d'ecriture et dans la langue de la seconde tablette 
de la fameuse inscription de Bisoutoun, et qu'ils doivent etre proprement 
, appeies, non pas mediques, mais amardiens, cette region correspondant 
au pays des Amardiens des anciens auteurs classiques. 

M. J. OPPERT: Je rends hommage a la sagacite et a la science de I'o- 
rateur. J'y ai appris des choses qui m'etonnent ndanmoins un peu. 
Comme M. Sayce 1'a reconnu, je me suis occupe des textes de la Su- 
siane dans le M^moire du Premier Congres des Orientalistes a Paris en 
1873. J'ai aussi etudie* les textes de Mai- Amir, que je n'ai pu compren- 
dre en entier, et dont M. Sayce nous offre ici une interpretation en ap- 
parence entierement achevde. M. Sayce a aussi reconnu, ce qui me sur- 
prend e*galement, que le langage de Mai- Amir est la langue des Medes, 
c'est-a-dire Tidiome de la seconde classe des textes trilingues des Ache'- 
menides. J'ai toujours soutenu que la langue de Mai- Amir et de Suse 
e"tait un dialecte apparent^: quant a 1'identite absolue, j'en doute, et je 
ne comprends pas trop comment M. Sayce a, malgre' sa perspicacity, 
pu arriver a determiner avec autant de surete* le sens de mots pourl'in- 
terpretation desquels aucun secours ne s'offrait a ses combinaisons. Car 
le meMique ne nous est connu que par les traductions du perse ; manquant 
absolument de mate*riaux pour determiner la signification des mots d'une 
langue isol^e dans le monde linguistique , il nous semble difficile de de- 
viner un texte entier avec une s^curite aussi parfaite. 

Mais tout en reconnaissant tout le mdrite de M. Sayce, il yaunpoint 
ou je maintiens, centre lui, mon opinion et mon opinion entiere. Les 
id^es emises il y a longtemps par Westergaard, de Saulcy, Rawlinson, 
sont les miennes : La langue du second systeme est la langue officielle de la 
dynastie des Medes. Aucun des arguments que j'ai exposes, n'a e*te* ja- 
mais refute ; et dernierement , la decouverte du vrai nom d'Astyage , Istu- 
vega , prouve le caractere medique du nom originaire. 

I1 est d'abord inadmissible, et je ne permets pas qu'on saute a pieds joints 
sur cet argument, que les rois de Perse, qui etaient des politiques, aient 



96 

fait d^penser tant d'argent et de force pour perp^tuer sur leurs textes la 
langue de peuplades , qui , selon Strabon , dtaient des pillards montagnards 
sans instraction et sans puissance. Si les inscriptions me'diques tien- 
nent la seconde place , apres le perse , mais primant la langue si r6- 
pandue, si cultive'e et si importante de Ninive et de Babylone, c'est 
qu'ils y avaient un but historique. Vouloir nier ce fait , est faire acte d'ab- 
sence de sens historique. Les inscriptions trilingues n'ont pas e'te' gra- 
vies sur le roc de Bisoutoun, seulement pour donner a des philologues 
Epigones 1'occasion de discourir sur elles: on poursuivait un but e"lev6 
et pratique. La langue du second systeine 6tait comme celle des Perses 
et des Assyriens, I'idiome d'un grand peuple. Le royaume de Susiane, 
ou d'Elam , quoique survivant a Ninive et peut-etre meme a Babylone , 
n'a jamais joue" ce role preponderant. Vouloir nommer la langue amar- 
dienne est un peu p^dantesque , ce nom ne signifie rien politiquement par- 
lant , quand meme , ce qui n'est meme pas certain , Identification des 
brigands amardiens avec le nom de Hapirtu, designation meMique d'Elam , 
serait a Tabri de toute contestation. 

Je maintiens done le nom de medique, et Tattribution de Tidiome a 
la dynastie d^sign^e par les Anciens comme celle des Medes." 

Le travail de M. Sayce sera imprime' dans les Actes du Congres. 

M. le President pr<sente de la part de M. Clerrnont-Ganneau deux 
publications a la section. 

Elles sont intitule'es: 

^pigraphes h^bra'iques et grecs sur des ossuaires juifs ine'dits , et 

Sceaux et cachets Israelites, ph^niciens et syriens, suivis d'&pigraphes 
ph^niciennes in^dites. 

TROISI^ME STANCE. 
Mercredi 12 Septembre a 1^- h. de relev^e. 

M. OORT lit une 6tude sur les causes probables qui ont fait accuser 
les juifs de meurtres rituels. 

La principale cause de Taccusation en g^neVal se trouve selon lui dans 
la haine que les chr^tiens nourrissaient contre les juifs, et que 1'^poque 
des croisades a vu ^clater avec une violence plus grande encore qu'au- 
paravant. Quant aux details de Taccusation, d'apres lesquels on veut 
que les juifs tuent un enfant chr^tien pour meler son sang aux azymes, 
ils s'expliquent surtout par le respect superstitieux que beaucoup de chrd- 



97 

tiens avaient pour les mazzot. Les pretres se sont offeree's de rendre ces 
pains aussi horribles que possible a Fimagination des chre'tiens, afin de 
les en de"tourner. Cela leur a e'te' d'autant plus facile que les elements 
de Taccusation leur 6taient tout naturellement sugge're's par la maniere 
dont les juifs pr^paraient et consommaient certains de ces pains et par 
la superstition des juifs eux-memes , qui en faisaient des talismans , le 
tout joint a 1'animosite que les juifs avaient a regard des chre'tiens , sur- 
tout a l^poque de la paque. M. Oort attire tout particulierement Tat- 
tention sur un passage de l'Altercatio Simonis Judsei et Theophili chris- 
tiani", dans lequel on prouve au moyen de textes bibliques que les juifs 
sont des meurtriers , et Ton de'signe les mazzot comme des pains que les 
juifs font avec des mains sanglantes. 

M. SCKLOTTMANN: Ueber den gehorten reichhaltigen Vortrag scheint mir 
eine eingehende Discussion in dieser Versammlung schon deshalb nicht 
stattfinden zu konnen, weil der Stoff desselben wesentlich der Kirchen- 
geschichte angehort. Dagegen diirfte es nahe liegen , daran einige Bemer- 
kungen zu kntipfen , die mit unseren besonderen Aufgaben naher zusam- 
menhangen. Wir sind durch den Vortrag daran erinnert worden, wie 
sich an das Verbal tniss zwischen Christen und Juden Jahrhunderte hin- 
durch Fanatismus und Aberglaube gehangt haben. Das sollte hinter uns 
liegen. Um so mehr bedauern wir, dass der Wahn, als ob es bei den 
Juden einen durch ihre religiosen Autoritaten vorgeschriebenen oder em- 
pfohlenen rituellen Gebrauch von Christenblut gabe, selbst vongelehrten 
Kreisen aus neuerlich wieder genahrt worden ist. Man hat zwei Stellen 
kabbalistischer Schriften, eine aus dem Sefer hallikkutim und eine aus 
dem Sohar, in jenem Sinne gedeutet. Ich hege die Ueberzeugung , dass 
kein einziger der hier anwesenden Fachgenossen , welche sich mit jiidischer 
Litteratur beschaftigt und iiber die vorliegende Frage orientirt haben, 
jener Deutung auch nur das mindeste Recht zuerkennen wird. Und ich 
habe geglaubt, dass dies hier auf Anlass des gehorten Vortrages auszu- 
sprechen vielleicht nicht ohne Werth und Bedeutung sein wiirde." 

Le me'moire de M. Oort ne figurera pas dans les Travaux du Congres; 
il a paru en brochure en allemand sous le titre Der Ur sprung der Blut- 
beschuldigung gegen die Juden" (Leide et Leipzig). 

M. Me CURDY donne lecture d'un m&noire sur les Perfect inflections 
in Assyrian". Ce travail paraitra dans les Actes du Congres. 



98 

QUATRlftME STANCE. 
Vendredi 14 Septembre a 9 h. du matin. 

M. D. H. MULLER lit un m^moire sur les noms divins de ^K et de 
dans les inscriptions sabe'ennes. Le r^sultat auquel il arrive est que, 
tant en sabeen qu'en he"breu, Stf tait le nom propre du Dieu supreme, 
tandisque nStf 6tait un nom appellatif , et que 1'emploi de ^x comme nom 
appellatif est relativement mod erne dans Tune et 1'autre langue. 

M. NO'LDEKE ne croit pas que ^x fut origin airement un nom propre. 
M. HALEVY partage cette opinion et dit: 

La question relative au mot se'mitique el dieu" renferme deux pro- 
blemes ind^pendants. Le premier consiste a determiner si ce mot a etc" 
primitivement un nom propre ou bien un nom commun. Le second a 
rapport a la racine dont ce mot derive. Pour le premier point d'interro- 
gation, 1'usage des langues se*mitiques ne nous apprend pas grand'chose. 
Quelques unes d'entre elles, comme Tassyrien et Th^breu, emploient ce 
vocable exclusivement en guise de nom commun. En sabe"en, ainsi que 
M. le Dr. Miiller vient de d6montrer, il sert a la fois de nom commun et 
de nom propre. L'emploi de el en ancien arame'en et en arabe pr&slamique 
nous reste inconnu. Le ph^nicien seul, si la celebre equation : llos= Cronos 
est exacte , semble avoir pris le mot el pour designer une individuality 
particuliere. En face d'un usage aussi flottant , toute certitude a cet 6gard 
devient naturellement impossible , car la mutation d'un nom propre en 
nom commun est aussi naturelle que la mutation inverse , bien que celle-ci 
soit plus fre*quente. Le second point concernant la racine de el est encore 
plus obscur et Ton ne sortira jamais du domaine de Thypothese. Les 
quatre ou cinq Etymologies qu'on lui a cherche'es sont strictement possibles , 
mais aucune d'elles ne s'appuie sur des raisons qui entrainent la con- 
viction. On a beau dire par exemple que la vocalisation intransitive avec e 
con vient pre'cise'ment a la derivation d'une racine awl etre en avant": 
cette forme convient tout aussi bien quand on pense a la racine ail > 
etre fort" 1 . Cette derniere Etymologie a du moins pour elle la tradition. 
De ma part , je ne vois rien qui puisse m'engager a abandonner Tancienne 
pour 1'une quelconque des nouvelles. A mon avis, il nous manque un 
element important auquel on n'a pas songs': c'est Intelligence de la 
forme assyrienne ilu. Aussi longtemps que cette forme, la plus antique 
de toutes, n'est pas comprise dans son sens propre, il y a peu d'espoir, 






99 

suivant moi , que la discussion sur le se"mitique el aboutisse a autre 
chose qu'a des suppositions denudes de base." 

M. MULLER repond: Soweit ich sehe wird nur der eine Widerspruch 
erhoben, der von Noldeke ausgeht und von Hale>y begriindet wurde. Da 
Prof. Noldeke fiir seine Bemerkung keine Griinde angefiinrt hat, so kann 
ich sie naturlich nicht widerlegen; dagegen scheinen mir die Grunde 
Hale'vy's sich in einem circulus vitiosus zu bewegen. Er setzt voraus dass 
SN ein Abstractum sei und findet es dann sonderbar , dass ein Abstractum 
durch ein n. pr. bezeichnet werde. Ich lengnete aber eben die Abstract- 
bedeutung von ^K und nahm an, dass SN erst spater als appellativum 
die Abstractbedeutung Gott" erhielt. Andererseits muss berucksichtigt 
werden, dass alle n. propria ursprtinglich appellativa waren. So hat das 
Wort #DB> (sams) gewiss einen ganz allgemeinen Sinn gehabt, bevor es 
als Eigenname der Sonne verwendet wurde. Das mag auch bei *7K der 
Fall sein. Aber beide Wb'rter repraesentiren sich uns in der uns vorlie- 
genden altesten Form der Sprache als n. propria." 

M. SCHLOTTMANN a remarque' avec grand int^ret dans la communication 
de M. Miiller la combinaison fre'quente de *?K et de "WlX, qui doit etre 
compare'e avec celle de Baal et d'Astarte', II a essaye' lui-meine de d6- 
montrer le caractere androgyne d'Atthar dans une dissertation sur Astar- 
Kamos publiee dans la *Zeitschrift d. D. Morgenl. Gesellsch." (XXIV, 650) 
et ajoute que deja Fresnel avait soutenu cette these dans le Journal asia- 
tique de 1845 (VI, 197). 

Le me'moire de M. Miiller sera publi^ dans les Travaux du Congres. 

M. J. OPPERT communique le r^sultat de ses e'tudes sur les monuments 
babyloniens rapporte's de la Basse- Chalde'e par M. de Sarzec. II place 
sous les yeux des membres de la section des moulages partiels de plu- 
sieurs de ces monuments. 

Le travail de M. Oppert paraitra dans les Actes du Congres. 

La parole est donn^e ensuite a M. HAUPT pour faire la communication qu'il 
avait annoncde sur Tedition de 1'^pop^e babylonienne dite de Nernrod, 
a laquelle il s'occupe de mettre la derniere main. M. Sachau ayant ex- 
prinie le d^sir que la plus grande partie du temps disponible fut reser- 
vee a M. Hal^vy, qui a annonce' des details sur un sujet de la plus grande 
importance , M. Haupt se borne a rendre compte de la premiere section , 
presqu'acheve'e , de son Edition des le'gendes dites d'Izdubar , qui paraitront 
prochaineinent comme troisieme volume de la Bibliotheque assyrienne, 



100 

publie'e sous la direction de Friedrich Delitzsch et de Paul Haupt par T. 
C. Hinrichs, libraire-e'diteur a Leipzig. Le compte rendu de M. Haupt 
est de la teneur suivante: 

Die 1. Abtheilung enthalt den autographischcn Keilschrifttext von 42 
im Britischen Museum befmdlichen Bruchstucken der ersten zehn lafeln 
der sogenannten Izdubarlegenden , auf deren elfter sich die keilinschrift- 
liche Sintfluthepisode befindet. Bisher war nur ein Theil der sechsten und 
der elften Tafel im vierten Bande des englischen Inschriftenwerkes heraus- 
gegeben worden; die iibrigen sind nur aus den Uebersetzungen GEORGE 
SMITH'S Chaldaischer Genesis bekannt. Von mehreren der Tafeln haben wir 
verschiedene Exemplare, allein von dem Sintfluthberichte kenneu wir 
bis jetzt schon die Bruchstucke von neun Tafeln. Ich habe jedes Frag- 
ment besonders mit der grossten Sorgfalt copirt und zu wiederholten 
Malen genau collationirt ; auch alle meine Abschriften, mit Einschluss 
sammtlicher Duplicate, vollstandig veroffentlicht ; nicht bloss einen nach 
den verschiedenen Exemplaren zusammengesetzten Text, wie er sich im 
Londoner Inschriftenwerke findet, da es mindestens von gleicher Wich- 
tigkeit ist, die Uebereinstimmungen der Duplicate kennen zu lernen wie 
ihre Abweichungen. Nur bei der sechsten Tafel ist in erster Linie fur 
den Gebrauch bei akademischen Vorlesungen , ausser den einzelnen Bruch- 
stucken auch der vollstandige aus den Fragmenten RM 578, Sm. 401, 
Sm. 2112, K. 5335, K. 4579.+ D. T. 2, K. 3990, K. 231 zusainmenge- 
setzte Text mit sammtlichen Varianten gegeben worden der erste Versuch 
einer kritischen Keilschrifttextedition. Dasselbe wird auch bei den Sint- 
fluthtafeln geschehen , welche mit der zwOlften und letzten Tafel zusammen 
in der zweiten Abtheilung zur Veroffentlichung kommen werden. Nach 
Fertigstellung des Textes und einer nochmaligen Collation desselben mit 
den Originalen , gedenke ich die Transcription und LJebersetzung nebst 
Commentar und Glossar in der Weise meiner Bearbeitung des keilin- 
schriftlichen Sintfluthberichtes in der zweiten Auflage von EBERHARD 
SCHRADER'S Die Keilinschriften und das Alte Testament (Giessen 1883) 
folgen zu lassen. Einige andere Einzelheiten werden demnachst in einer 
Selbstanzeige , die in The American Journal of Philology 1 ' erscheinen wird , 
erortert werden." 

M. GUYARD felicite M. Haupt du succes de la publication de textes 
cune"iformes et dit que les dernieres Editions de ces textes ne sont aucu- 
nement infdrieures a celles des textes arabes, soit pour Inexactitude, soit 
pour la confiance qu'elles m^ritent. 



101 

M. HALEVY fait la communication suivante sur le de'chiffrement des 
inscriptions thamoudites : 

Parmi les divers problemes qui se pre'sentent a 1'investigation de I'his- 
toire des Arabes avant 1'islamisme, le plus important est sans contredit 
celui qui concerne la litte'rature indigene. Pendant longtemps, on s'dtait 
imaging que TArabie septentrionale tait d^pourvue de monuments gra- 
phiques. En se conformant aux avis des atiteurs musulmans , on admet- 
tait que les quelques inscriptions que ceux-ci mentionnent dans leurs 
Merits appartenaient a des e'poques tellement recule'es que la cle* en devait 
etre perdue a tout jamais. Le but de ces auteurs 6tait cependant fort 
transparent: pour rehausser la valeur du lime re've'le' par Mahomed, il a 
fallu faire table rase de toute la civilisation pre'ce'dente. A entendre les 
pieux lecteurs du Qoran , leurs aucetres e*taient ploughs dans une ignorance 
parfaite , djahilia , ne posse'dant ni denture ni livres , au point que le pro- 
phele lui-meme savait a peine criie. Cette opinion 6tait devenue la menue 
monnaie de certaines ecoles qui allaient jusqu'a conside'rer la pr^tendue 
barbarie arabe ante'islamique comme le caractere fondamental de la race 
se'mitique en general. Appuye' sur des documents cune'iformes du VII 
siecle avant Tere vulgaire , j'ai de'montre' depuis 1875 que les Arabes de 
cette epoque avaient une mythologie de'veloppe'e et qu'ils reVe*raient leurs 
dieux sous forme de statues sculpte'es. Depuis ce temps, mon attention 
fut attiree par les curieuses inscriptions a caractere inconnu que MM. 
Graham et Wetzstein avaient d^couvertes dans la harra du Sata, a Test 
de Damas. En 1877, grace a la publication de 400 de ces inscriptions 
faite par M. de Vogiie', je suis parvenu a en donner un premier essai 
de de'chiffirement qui, malgre' quelques incertitudes de detail, suffit pour 
d^montrer que Te'criture ^tait r^pandue chez toutes les tribus du de'sert. 
En effet, 1'^criture safa'itique apparait sous une forme cursive et souvent 
tres use'e relativement a Talphabet phe'nicien dont il ^mane. J'ai aussi 
rendu probable a la meme occasion que 1'^criture du Safa constituait le 
premier anneau d'une longue chaine d^critures arabiques qui s'e'tendait 
jadis depuis la Palmyrene jusqu'au Hadramaout. Cette supposition vient 
d'etre parfaitement confirmed par les inscriptions que MM. Doughty et 
Huber ont rapporte'es de leur re'cent voyage en Arabie. Cette seconde 
espece d'inscriptions est qualified provisoirement de thamoudite, parce 
que la plupart de ces textes viennent du pays de Hadjr, Tancienne JEgra, 
chef-lieu de la Thamyditis ; mais des monuments d'une ^criture sembable , 
si non peut-etre identique , ont et^ d^couverts par les voyageurs a 
Doumat-el-Djendel , a Hail, a Khaibar et jusqu'a Tayef, au sud de la 



102 

Mecque. On est done en presence (Tune ecriture qui etait usitee dans la 
plus grande partie du Hedjaz et au dela , sur toute la region situee entre 
cette province et la Nabatene, y compris la cote maritime, car les 
inscriptions trouvees par Wellstedt et Fresnel pres d'El-Wedjh appar- 
tiennent a la meme espece. I/examen de quelques copies que les voya- 
geurs surnomme's ont gracieusement mises a ma disposition, m'a bientot 
convaincu que Tecriture thamoudite differe assez considerableinent de 
celle du Safa. Malgre* la nature fruste et incorrecte des copies, j'ai pu 
determiner la valeur de seize ou dix-sept lettres. Ce sont les lettres 
emphatiques ou proprement arabes: & 9 ^><3> (J^j (j, ~b J:> c qui 
pretent le plus au doute, faute de moyens suffisants de comparaison. 
Le dechiffrement se borne naturellement aux noms propres. Ceux que 
j'ai pu lire sont (j'emploie le caractere he"breu a cause do Tincertitude 
des voyelles) ^0, mfO. 1T1D, njH!J , D^Da, 1VD, rum quelques noms com- 
poses comme S^DH. II/DTI, 3^p1T. Cette derniere categoric de noms 

montrent , hors de doute , d'une part que le nom SN = Jo I pour dieu e"tait 

s> 
indigene chez les Arabes du Hedjaz, de 1'autre que le culte de Dad, le 

"Hf! des Semites du nord, ^tait r^pandu en Arabic. Cela confirme le t^- 
moignage des inscriptions cuneiformes, qui constate Texistence du culte 
de ce dieu chez les Arabes, au Vile siecle avant Tere chretienne. Ainsi, 
cette nouvelle ^pigraphie, toute rudimentaire qu'elle est, nous apprend 
deja des choses ignor^es sur le compte de 1'ancienne religion arabe. Au 
point de vue linguistique il y a du moins ceci de certain que Tarticle 
arabe jl n'existait pas dans 1'idiome des auteurs de nos textes. J'ai 
montre ailleurs que cet article est ^galement inconnu au dialecte du 
Safa, lequel fait usage dans ce but de la lettre H, absolument comme 
en hebreu et en ph^nicien. II me parait que le thamoudite se sert de 
cette rneme lettre en guise d'article d&fini. Cela me semble re'sulter d'un 
groupe ou je crois reconnaitre les mots m nn^2fn cette tour." ITin- 
t^ret de ces inscriptions a encore un c6t negatif, qui n'est pas sans im- 
portance. II s'agit du degr de confiance qu'on peut avoir dans la tra- 
dition qui fait peupler le nord de 1'Arabie de tribus sabeennes, qui au- 
raient quitte" la region m^ridionale partie avant partie apres la rupture 
de la digue de Mareb. Les ecrivains musulmans specifient les noms des 
tribus ye"me*nites qui auraient d'apres eux constitu^ les royaumes de 
Ghassan et de Hira, dans le Haouran et sur les rives de 1'Euphrate. 
A 1'occasion des inscriptions du Safa, jai pour la premiere fois re"voque" 
en doute cette tradition migratoire, conside're'e par plusieurs comme par- 



103 

faitement historique. J'ai prouve que ces inscriptions , fr^quentes au 
Haouran et dans les oasis adjacentes, ne contenaient pas un seul nom 
propre caract^ristique des pays sabe'ens. Une preuve du meme genre 
peut deja fcre d^duite des textes thamoudites. Les traits particuliere- 
ment sabeens, comme la mimmation , le noun de'terminatif etc., font en- 
tierement deTaut dans ces textes. Les noms propres meme n'ont rien 
qui les rattachat a la cate'gorie des noms me'ridionaux. En un mot, 
le peuple qui habitait la Thamoudene et le Hedjaz a I'dpoque des in- 
scriptions 6tait tout-a-fait distinct des tribus du sud. Une trouvaille tres 
curieuse vient confirmer cette deduction d'une fa9on indubitable. Parmi 
les inscriptions proprement thamoudites et d'une lecture dnigmatique , 
j'ai de'couvert trois ou quatres qui sont redige'es en belle e'criture sa- 
bdenne et dans la langue ordinaire du royaume de Saba. Par un hasard 
vraiment heureux les auteurs y ont indique eux-memes le pays de leur 
origine. J'en transcris ci-apres une des mieux conserves: 



m-n 

Hamyan et Ta'imallat de Rada* ont e'crit (cecz)." 

La ville de Rada' est le chef-lieu de la province de Fa/a', voisine du 
Hadramaout. C'etaient done des voyageurs sab^ens qui ont grave" leurs 
noms sur une construction de la Thamouditene , construction qui faisait 
peut-etre partie d'un temple c^lebre. En tout cas, Ton acquiert la con- 
viction que le reste des habitants n'e'tait nullement d 1 origine sabeenne, 
contrairement a ce que pr^tendent les historiens arabes. Ce service cor- 
rectif que nous fournit l^pigraphie naissante n'est pas a d^pr^cier, car 
la rectification d'une erreur sdculaire exige toujours plus d'effort que 
Tacquisition de plusieurs v^ritds secondaires. 1 ' 

Sur la demande de quelques membres, M. Halevy communique en- 
suite, a titre de specimen, la teneur d'une de ces inscriptions. MM. 
D. H. Miiller et Barbier de Meynard pre'sentent quelques observations. 

L'ordre du jour e"tant e'puise', le President M. SCHRADER exprime aux 
membres de la section sa vive reconnaissance de ce qu'ils ont bien 
voulu honorer les stances pendant toute la semaine de leur presence et 
de leurs concours. 

M. J. OPPERT rend hommage au President au nom de tous les as- 
sistants. 



104 



vice-presidents. 



secretaires. 



II. SECTION AEYENNE. 

Les stances de cette section, au nombre de cinq, ont eu lieu dans le 
petit auditoire de 1'Universite' j 52 membres se sont fait inscrire. Le Bu- 
reau a 6t6 constitue' comme suit: 
MM. R. von Roth, president. 
A. Weber, 
Gr. Lignana, 
T. W. Rhys Davids, 
Ch. Michel, 

PREMIERE STANCE. 
Lundi, 10 Septembre a 2 h. de releve'e. 

M. KERN lit un m^moire sur un dictionnaire Sanskrit Kawi manus- 
crit , donne par le Raden Saleh a la Societe de Batavia , et dont M. Kern 
a re9u une copie par les soins de M. Holle. 

Ce m^moire sera imprime' dans les Travaux du Congres. 

M. CTJST parle sur les inscriptions du roi indien A96ka et 1'origine de 
1'alphabet indien. II s'exprime comme suit: 

It is very desirable that some definite opinion should be arrived at on 
this great subject. All the evidence which we are likely to obtain is 
now under our hands , and the most convenient course seems to be 
give out on the occasion of such a Congress of Specialists as this a 
tinct and certain sound, and to leave it to others to controvert the opi- 
nion thus expressed, to suggest another solution, or to accept provisic 
nally the opinion given. 

*To keep the discussion to its real issue, I must ask my hearers 
admit for the present certain postulates: they are capable of proof 01 
their own merits, but they lie outside the particular question at thi* 
moment before us , and I wish , for the sake of clearness , to narrow the 
issue. These postulates are: 

I. That at some remote period the Phenician alphabet was derived 
from the Hieratic form of the Egyptian Script of the Old Empire, no- 
tably the Prisse Papyrus. 

II. That the Phenician inscription of the Moabite Stone is the old* 
monument, with a definite date, of pure alphabetic writing, and dai 
back to the ninth century before the Christian era. 

III. That the alphabet of that inscription is a complete and highly 
elaborated one, evidencing a long and established usage, and is consi- 



105 

dercd by many to be the parent of every other form of alphabetic wri- 
ting in Europe or Asia that exists at the present moment. 

IV. That there has existed from time immemorial commercial inter- 
course by land across Persia and Afghanistan , and by sea from the Per- 
sian Gulf and Red Sea , betwixt Western Asia with India in its fullest 
geographical extent. 

A consideration of these postulates must convince that the derivation 
of the Indian alphabetic system from the Phenician alphabet, the date 
of which may safely be carried back to the period of 1000 years before 
the Christian era, was possible. 

Let us now consider whether it was probable. 

I. The copious Indian literature, so garrulous, so faithfully reflecting 
the introspective and egotistic character of the Indian mind, so ready 
to supply a mythical origin to every fact of event, even to the descent 
of the Eiver Ganges , or to the origin of the rocky ridges which connect 
Ceylon with India, is absolutely silent as to the origin of the alphabet 
which is used in conserving that literature. The Indian authors from 
some remote and uncertain period, certainly anterior to the invasion of 
India by Alexander the Great, made use of alphabetic writing for ordi- 
nary literary purpose, and have treated upon every possible subject, 
physical and metaphysical, and yet no account has been handed down 
of the origin of the marvellous vehicle of thought which lay under their 
hands, and which they have elaborated to a degree unparalleled in any 
other country. 

II. An alphabet cannot spring into existence in full development from 
the brains of any people; nor is it the result of a compact made at 
any given period. Where such alphabets have been constructed in mo- 
dern times, in England or in China, the process has been only that of 
adapting new symbols to the old Phenician method. It may safely be 
laid down that an alphabetic system is the outcome of a long and te- 
dious usage of ideographic and syllabic symbols. A nation capable from 
its own self-consciousness of carving upon rocks alphabetic inscriptions, 
would assuredly have left tracer of the same tendency on the same en- 
durable tablets in ideographic and syllabic symbols. Now in India, from 
the Himalaya to Cape Coinorin, no trace of a pre-alphabetic inscription 
found so frequently and in such divers forms in Western Asia and 
North Africa has been found, and a prolonged and careful archaeologi- 
cal survey of the whole of India is now drawing to a close. 

III. The resemblance of the Indian alphabetic system with the alpha- 



106 

bets which have sprung up in Europe and Asia, undoubtedly from the 
Phenician mother, is so striking that the idea of a separate origin can 
hardly be entertained. And yet there appears to be no necessity pre- 
existent in the human mind of one and one only system of represen- 
ting sounds by symbols ; at any rate , we have the evidence of totally 
distinct and independant ideographic and syllabic systems which might, 
uninfluenced by the contact of the Phenician model, have developed 
into an independent alphabetic system. The idea of the nations of 
Western Asia being indebted to India for the germ of their alphabetic 
system, as unquestionably they are for their numerals, cannot be en- 
tertained. 

A consideration of the above points leads to the conviction that a se- 
parate and independent origin of the Indian alphabet is highly impro- 
bable , or in other words , that a common origin is exceedingly probable. 

The importance of these a priori arguments of possibility and proba- 
bility lies in this , that it throws upon the opponent of the solution now 
suggested the necessity of explaining away the remarkable facts or rea- 
sonable inductions above stated. 

Turning to the earliest evidence of the existence of an alphabet in 
India, we have the significant fact that Xerxes, King of Persia, who 
was unquestionably cognizant of a distinct alphabetic system in use by 
his own nation that of the cuneiform Persian ordered his scribes to 
write to the authorities of the different provinces of his empire, from 
India to Ethiopia, unto every province according to ike writing thereof, 
and unto every people after their language 1 ' (Esther viii. 9). This eviden- 
ces a plurality of forms of script, in addition to the Persian form so 
well known, and to the Hebrew form, which is specially mentioned, 
and a distinct allusion made to India; the name of India is inseparably 
connected with the River Indus and the north-west frontier of that coun- 
try. In 327 B.C. Alexander the Great , having conquered Persia , invaded 
India, and penetrated as far as the River Beas in the Panjab. The his- 
torians of that celebrated expedition mention incidentally that the art of 
writing for private purposes was then known in India. These historians 
themselves used the Greek alphabet , and their not alluding to any such 
radical difference between their own and the Indian system such as 
would arise from the use of ideographs, and the great variety of sym- 
bols rendered necessary in a syllabary implies that an alphabet was 
used in India at the time and place alluded to, and for the ordinary 
requirements of civilized life, as distinguished from monumental inscrip- 



107 

tions. The material, strips of bark and pieces of linen, is specially no- 
ticed; and this implies a wide and developed system, meant to be prac- 
tically understood. As regards inscriptions, from the sites chosen for 
them it is clear that, whatever was their object, they were not meant 
to be generally read , as they were carved either in inaccessible heights , 
as at Behistun, or in the uninhabited jungle. 

In India the group of Asoka inscriptions stands unrivalled in magni- 
ficence, wide diffusion, clearness of meaning, certainty of date, and ex- 
cellence of preservation. Forty in number, in two distinct forms of al- 
phabet, in three dialects of the same language, in the form of tablets 
on the naked rock or on sculptured pillars, they are found from Pesha- 
war on the north-west frontier of India, down to Katak on the east, 
and Kathiawar on the west coast. No allusion is made by any Sanskrit 
writer to the existence of these inscriptions, or to the sovereign who 
carved them. He was a Buddhist by religion; Asoka by name, though 
always called Piyadasi on the tablets, king of Upper India, with his 
capital at Patna on the Ganges , grandson of that Sandracottus to whom 
Seleucus, the successor of Alexander the Great, had sent Ambassadors. 
The edicts relate to social and moral subjects of an elevated and sur- 
prising character, and their date is fixed at 253 to 250 B.C. by the allu- 
sion in some of the edicts to four contemporary sovereigns of Europe and 
North Africa , showing that in those days there was sufficient intercourse 
betwixt Europe and India. 

The character used is magnificent and highly developed, indicating a 
long and constant previous usage. The language used is the Pali, one 
of the Prakrits, which represent the first stage of decomposition of the 
great Vedic vehicle of ideas known as the Sanskrit , and are the forerun- 
ners of the great modern vernaculars of Northern India the Hindi , 
Bangali , Gujarati , Marathi , Uriya , Asamese , Sindhi , Panjabi , Kashmiri , 
and Nepalese which inherited the literature, language, and script of 
their great prototype when Synthetic", Sanskrit , like the Latin , died away 
from the lips of men as a living form of speech , and was replaced by 
a family of magnificent and powerfull inflective and analytic vernacu- 
lars, each with its own modification of the Indian alphabet. But beyond 
this , the form of alphabetic writing was borrowed and adopted with mo- 
dification by the great Dravidian family of agglutinative languages of 
Southern India, by the great Tibeto-Burman agglutinative group, such 
as the Tibetan, Lepcha, and others of the Himalaya and the great pla- 
teau of High Asia, and the Burmese, Mon, Siamese, Shan, and Earn- 



108 

bojan of the Indo-Chinese Peninsula. Nor was its influence limited by 
the Indian Ocean; for with commerce and civilization, the rudiments of 
the same great alphabet were conveyed to the islands of the Indian Ar- 
chipelago, to Sumatra, Java, Celebes, and the Philippines. 

It will not be disputed that these truly wonderfull and varying forms 
of alphabetic writing, exceeding all the other varieties in the whole 
world, were derived from the alphabet of Asoka; it will be perceived, 
therefore , how important it is to arrive at some definite conclusion as to 
the origin of that alphabet. To this I now draw attention. 

0ut of the forty inscriptions, ten only are of importance, of these 
ten, one only represents the Northern Asoka alphabet; the other nine 
represent the Southern Asoka. It is a remarkable feature of the case 
that the same sovereign should have employed two different characters 
to publish within his dominions what are essentially the same edicts in 
dialects of the same language. Although both these characters are al- 
phabetic, yet they differ from each other in many particulars, and it 
cannot be asserted that one is derived from the other , though they bear 
evidence of both coming from the same parent stock. 

Many distinguished scholars have turned their attention to the illus- 
tration of these celebrated inscriptions. Foremost among them are Ja- 
mes Prinsep, who discovered the secret of their interpretation; Senart, 
of Paris , who has lately submitted the text to a careful revision ; Biihler , 
who in late numbers of the German Oriental Society , has returned to a 
subject which is familiar to him both in the field and in his study; and 
the distinguished Vice-President of this Congres, Professor Henri Kern, 
who has made the subject peculiarly his own. Of him it may be said 
with truth, that nothing in Nearer or Farther India, or the Indian Ar- 
chipelago, has escaped his notice, and he may be justly adressed as 
wDocte sermones utriusque linguse." 

The palseographical side of the subject has been studied by Edward 
Thomas , Cunningham , Dowson , and Burnell. If this last scholar had 
lived longer, the world would have known more. Cut off at the early 
age of forty-two , he has left lasting monuments of his industry , know- 
ledge, and acute penetration, and his Elements of South Indian Palaeo- 
graphy", published in 1878, mark a distinct epoch in the science. Du- 
ring the present year a valuable contribution has been made to the whole 
subject of the origin and development of the alphabeth by Isaac Taylor , 
and his chapter on the Indian alphabet supplies much to admire, and 
leaves little to desire, as it recapitulates clearly the whole controversy, 



109 

and conducts the reader convincingly to what seems the only solution 
of the problem on the existing evidence. 

The solitary specimen of the North Asoka character is found in the 
Rock inscription , commonly called that of Kapiirdagarhi , situated in the 
area of Shahbazgarhi , a village in the district of Peshawar , west of the 
Indus, within the civil province of the Panjab and its dependencies. 
The population of this district was once Hindu and Buddhist. Since the 
irruption of the Afghans it is exclusively Mahometan, using a language 
belonging to the Iranian branch of the Arian family. The inscription is 
written from right to left, after the manner of all Semitic alphabets in 
Asia: the alphabet is cursive of the Iranian type, and has been conclu- 
sively identified with an Aramaic original. Its use at one time exten- 
ded east of the Eiver Indus into India, but it died out at an early pe- 
riod, and it had no influence on the later Indian alphabets. It may 
with safety be left out of the discussion of the origin of the Indian 
alphabet, although used occasionally by Indian sovereigns in their coins 
and monuments. 

>The South Asoka character is written from left to right, after the 
manner of all Indian alphabets, and of the Himyaritic and its admitted 
descendant the Ethiopic. It has never been found in a cursive form. 
An inspection of the alphabet will satisfy any one that the character 
from which it was derived did not comprise a sufficient number of let- 
ters , and that new signs had to be made by differentiating some of the 
old ones. This is in itself a proof that the South Asoka was adapted 
from an alien and uncongenial original, and was not an indigenous in- 
vention worked out by the genius of the people from original material. 
The cerebral series of consonants is a peculiar feature of Indian sounds , 
and had to be added to the North Asoka confessedly Semitic alphabet. 
We remark the same necessity and similar expedients under our eyes in 
the artificial differentiation of the cerebrals in the Arabic and Roman 
alphabets, when applied to represent the sounds of an Indian language. 
Yet these cerebrals were co-existent with the origin of the language, 
and could not have been omitted in any scheme of expressing sounds by 
ideographs or a syllabary. Then , again , we remark in both the Asoka 
alphabets the peculiar method of indicating vowels in the body of a word 
by additions to the preceding consonant, bearing a close analogy to the 
vowel points of the Semitic alphabet. Such a method would never have 
been resorted to had an original alphabet been worked out to represent 
the vowel sounds of an Arian and Dravidian language, and have a 



110 

marked relation to a Semitic language, where the vowels are subsidiary 
to the consonant. 

Burnell arrives at a conviction, shared by many others, that . 

I. The art of writing was, comparatively speaking, little known in 
India up to a date compared to which the Moabite Stone would seem 
ancient , and that for many generations the Sutra of Sanskrit works were 
orally handed down. With the introduction of prose commentaries came 
the necessity for a written vehicle of speech , or rather , the introduction 
of a written vehicle of speech rendered possible prose composition. 

II. There is not the least trace of the development in India of an 
original and independent system, founded upon syllabaries and ideo- 
graphs; the very rocks cry out against such a baseless theory, having 
conserved in safety for more than twenty centuries the alphabetic in- 
scriptions confided to them. The art must have been introduced, there- 
fore, from foreign countries. 

III. It is notorious that no Arian or Dravidian nation ever invented, 
from its own resources, an alphabet: the Semitic proclivities of both 
the Asoka alphabets, and the derivation of the Northern Asoka from a 
Semitic original, are admitted. Western Asia is, therefore, the only 
possible cradle of the alien invention , and there alone in all the world 
at that period alphabets are found in existence and in general use. 

Three possible sources suggested themselves. The first theory , that the 
alphabet was imported by Phenician traders, may at once be rejected, 
as Phenician communication with India had ceased many centuries be- 
fore the earliest possible date Jthat can be assumed for the existence of 
writing in India. Had it been introduced into India many centuries be- 
fore the date of the Asoka tablets , how are we to account for the same 
character being used in such widely separated localities as Kathiawar, 
Katak, and the slope of the Himalaya? The alphabets in that long 
period must have come into common use, and the tendency of all al- 
phabets in common use is to diverge from each other; and we know 
as a fact how considerable are the divergencies of the modern Indian 
alphabets, even when applied to kindred Arian languages. Another con- 
sideration leads to the conclusion that an alphabetic system was intro- 
duced into India in the sixth century before Christ, but not previously. 
A careful examination of Sanskrit literature shows that certain Sutra, 
to which a date of the sixth century is ascribed , imply a knowledge of 
the art of writing, to which allusion is also made in the Institutes of 
Mann, the great heroic poem of the Maha Bharata, and the Grammar 



Ill 

of Panini. The theory of a Phenician origin cannot be seriously enter- 
tained. 

Burn ell looks with favour upon the second alternative, that the al- 
phabet was introduced into India, by way of the Persian Gulf, from an 
Aramaic type used in Persia. It is certain that a cursive Aramaic cha- 
racter was long used, and, as stated above, one offshoot of this group 
of Semitic alphabets had found its way by land to the north-west corner 
of India, and is known as the Northern Asoka, but differing very ma- 
terially from the Southern Asoka. It seems difficult to admit the hy- 
pothesis that another offshoot from the same stock should have found 
its way to Southern India by sea, and developed itself so differently. 
We must at least have more certain proof of the existence of such an 
Aramaic alphabet and its characteristics before we build such a theory 
as to make it the lineal ancestor of the score of magnificent alphabets 
of India on the mainland and in the Archipelago. 

Burnell, in the year 1882, a few months before his lamented death , 
published in an English scientific journal an additional fact supporting, 
in his opinion , his own view of the Aramaic origin of the South Asoka 
alphabet. All that Burnell wrote is precious. It appears that Professor 
Sayce had found on a Babylonian bilingual contract tablet in the British 
Museum traces of a written character, previously unknown, and in a 
language which, according to Burnell, was neither Arian nor Dravidian . 
Burnell considers this character, to which the Cuneiform version attri- 
buted the date of Artaxerxes II., to be the (by him) long- wish ed-f or 
original of the Southern Asoka, and he identifies several letters. He 
goes on to state that other tablets had subsequently been found with a 
similar character, of which the date could safely be attributed to 600 
B.C. Until these inscriptions are published , as promised , in facsimile , 
we must reserve our judgment. The production of fresh evidence will 
materially alter the issue. 

There remains the third hypothesis, that the South Asoka alphabet 
was imported from Arabia, and was derived, by the Red Sea, from the 
Himyaritic development of the Phenician alphabet. The latest writer 
on the general subject of alphabets , Isaac Taylor , gathering up all that 
has been written, and setting out all possible arguments, facts, and 
inductions, urges strongly the reasonable probability of this theory, 
which was started by Weber more than a quarter of a century ago, 
and is formularized by Lenormant in his essay on the Phenician alpha- 
bet , for he distinctly defines an Indo -Arabian stem , with certain cha- 



112 

racteristics. Unquestionably the continuous existence of a commerce 
between Yemen and South India can be asserted from a very remote 
period, quite sufficient to meet all requirements. This channel of con- 
veying the knowledge of the alphabet was possible. It is shown further 
that the Himyaritic alphabet branched off from the Phenician not later 
than the sixth century before Christ, and it is to about this date that 
the origin of the Indian alphabet is assigned, as the result of a careful 
chain of reasoning. It is suggestive that there exists in the extreme 
south of the peninsula of India a third alphabet, confessedly indepen- 
dent of the Southern Asoka, the Vatteluttu, which, though nearly en- 
tirely superseded by later alphabets , has left marked traces of its pe- 
culiarities in the Tamil character. Now this alphabet, though differing 
from the Southern Asoka, and only adapted to the sound of a Dravi- 
dian language , shares with the Asoka certain Semitic resemblances , and 
must have been a foreign importation; and in this case there can be 
no question that it must have been imported by the sea from countries 
which already possessed alphabets, for there exists no possible presump- 
tion of invention at home or importation by land from abroad. 

Passing from general considerations to a particular comparison of the 
original letters of the Southern Asoka with the Himyaritic, the style 
of both is strikingly monumental; the direction of the writing of the 
Southern Asoka is from left to right, and we find that Himyaritic is 
written in the boustrophedon manner either way , and as a fact its ad- 
mitted descendant, the Ethiopic, adopted the same direction as the 
Asoka. It is noteworthy that to the same alphabet of Arabia the honour 
is thus ascribed of giving a vehicle of speech to India and Ethiopia. 
The mode of noting the vowels in the Ethiopic and the Asoka have a 
special resemblance, and although the Ethiopic came into existence at 
a much later date, yet its possession of these peculiarities, and its un- 
doubted parentage, add to the probability of the Asoka, which pos- 
sesses the same features, having come, though at an earlier date, from 
the same stock. 

The objections are that in India culture, religion, and the arts of 
civilization have always proceeded from the North to the South. As a 
general rule this may be the case, but the casual introduction of a 
special art from a foreign country must be an exception. In modern 
times the art of printing has spread from the South to the North , being 
an import from the West, just as it is urged that more than 2000 
years earlier the art of writing found its way. 



113 

>A more serious objection is that up to this time no Himyaritic in- 
scription of a date sufficiently early has been found. Late in time , 
compared te the inscriptions of Western Asia and North Africa, as the 
Asoka inscriptions confessedly are. the oldest of the Himyaritic is con- 
siderably later. If such an archaeological survey of South Arabia, as 
has now taken place in India, were possible, it is possible that earlier 
inscriptions would be found , as the Himyaritic alphabet is elaborate 
and refined, and the culture of Yemen is of remote antiquity. As it is 
the intercomparison of existing specimens is that of sister alphabets, 
alleged to be derived from a common , though as yet unknown prototype. 

After all, I only propound a hypothesis, for there neither exists , nor 
is likely ever to exist, any direct or material proof. History is silent; 
tradition is non-existent; no hints or inductions can be drawn from an- 
cient literature. The dry climate of Egypt has conserved papyri coeval 
with the Call of Abraham : the moist climate of India has not permitted 
a manuscript to survive of a date anterior to the Norman Conquest of 
England. In Egypt and Mesopotamia the naked rock, carved stone, 
engraved metal, and baked clay have been faithful witnesses and con- 
signees of the genius of nations. In India, nothing material exists so 
early as the conquest of Alexander the Great, and the poets and philo- 
sophers were so occupied in spinning idle fables, and still idler intro- 
spections of the cause and nature and object of human existence, that 
they had no time to notice the origin or the importation of the very 
instrument of imparting ideas, of which they made such an unlimited, 
and unparalleled, and unprofitable use." 

M. HALEVY: Les recherches relatives a Torigine des deux alphabets 
indiens qui out servi a la redaction des inscriptions de Piyadasi datent 
du jour rneme ou le genie de Prinsep a re'ussi a dechiffrer ces dernieres , 
savoir en 1837. L'heureux dechiffreur, pousse* par un enthousiasme facile 
a comprendre, n'he'sita pas a faire remonter r alphabet meridional jus- 
qu'aux ages anterieurs a la separation des peuples de race aryenne et a 
en faire deriver Talphabet grec, dont il fut le premier a reconnaitre les 
frappantes similitudes avec le second alphabet indien. Quant a 1'alpha- 
bet du nord, son apparence jointe a sa direction de droite a gauche 
rappeile tellement la fa9ou des ecritures semitiques que des le debut son 
origine etrangere fut reconnue par tout le monde. Aussi fut-il des lors 
separe' de son collegue du sud-est, lequel attira seul Tattention du 
monde savant, attention qu'il me'ritait d'ailleurs comme ancetre du d6- 
vanagar! et des nombreuses Ventures qui en d^rivent, 

8 



114 

L'opinion de Prinsep rencontra un contradicteur re*solu dans Ottfried 
Muller qui partit pre'cise'ment des affinitts constate"es par Prinsep entre 
Talphabet indien et Talphabet grec pour conclure que le premier e"tait 
contemporain de Tarriv^e des Grecs dans llnde. Une date aussi r^cente 
ne put que deplaire a Lassen et aux autres indianistes qui avaient pour 
rantiquite* de la litte*rature indienne un parti pris sans retour. Ces 
savants nierent toute affinite" de forme entre les deux alphabets en ques- 
tion et attribuerent a Te'criture indienne une origine indigene. A ces 
discussions purement th^oriques et par consequent st^riles suivit le ce"lebre 
m^moire de M. Albrecht Weber sur Torigine de 1'alphabet indien. L'4- 
minent indianiste berlinois 6tablit la question sur son domaine naturel, 
celui de la comparaison pale'ographique. Ayant re'examine les similitudes 
pressenties de^a par Kopp et Lepsius entre le de"vanagari et les alphabets 
se'mitiques d'une part, et les affinites constat^es par Prinsep entre 1'al- 
phabet de Piyadasi et Talphabet grec de 1'autre, il en conclut que 6- 
criture indienne derive imme'diatement de Tancetre commun de toutes 
les e'critures alphabe'tiques , savoir de Talphabet phe"nicien. Celui-ci aurait 
6t6 introduit dans 1'Inde par voie de mer vers Tan 1000 avant notre 
ere, 6poque a laquelle Tlnde aurait ^te r^gulierement visitee par la flotte 
marchande de Salomon , etablie a Ecion- Geler , sur le golfe d'Acaba. 
Cette proposition, M. Weber chercha a la prouver par la comparaison 
en detail des 22 consonnes pheniciennes avec autant de lettres indiennes , 
comparaison qui, malgre* son insumsance parfaitement excusable en 1856, 
ne manqua pas de faire une profonde impression. M. Weber a le grand 
m^rite d'avoir nettement reconnu et de'termine' le caractere secondaire 
de plusieurs lettres indiennes et d'en avoir indique" les types primaires. 
La genese des voyelles a ^t^ moins bien trait^e, on plutot u'a pas 616 
trait^e du tout, car M. Weber s'est simplement borne" a dire que lea 
voyelles intersyllabaires qui presentent la forme de petits traits accroche's 
aux consonnes ont e^e* ajoute'es par les Indiens. 

Le me"moire de M. Weber n'a pu convaincre les indianistes. Lassen re- 
marqua non sans raison que plusieurs des lettres indiennes soumises au 
rapprochement n'ont pas la raeme valeur phone'tique que leurs corres- 
pondants pheniciens , et que le nombre de celles qui coincident ve'ritable- 
ment dans les deux alphabets etait si infime qu'on ne saurait Clever la- 
dessus aucun systeme solide. L'hypothese ph^nicienne fut ainsi ecart^e 
d'emblde et , ce qui est plus regrettable , la recherche pale'ographique 
e'touffe'e dans son germe. Pendant les 27 anne"es qui suivirent , on vit 
succe*der Tune a Vautre des hypotheses sans fin, rnais ddpourvues d'une 



115 

base vraiment scientifique. A cote de la these d'origine indigene patron- 
ne'e par la majorite des indianistes , I'e'criture de Piyadasi a e"t successi- 
vement de'rive'e du Watteluttn dravidien, du gre*co-phe"nicien , des cune*i- 
formes ne'o-assyriens , du sabe'en ou hiinyaritique. Cette derniere hypo- 
these a e*te remise sur le tapis par M. Lenormant sur les premieres in- 
dications de M. Weber. M. I. Taylor 1'a de'veloppe'e tout re'cemment 
dans son grand ouvrage sur 1'histoire de Talphabet et M. Gust vient de 
la defendre devant vous avec sa nettetd et son eloquence habituelles. 
Je me propose d'y aj outer une nouvelle hypothese de ma fa9on , qui se 
distingue de toutes ses devancieres par certains points de vue que je me 
perinettrai de vous exposer aussi succinctement que possible. CTcst le 
re*sura6 d'un me'moire qui sera publie dans le Journal asiatique , ou figu- 
reront aussi toutes les comparaisons pale"ographiques que je dois passer 
ici sous silence de peur de trop prolonger cette communication. Quel- 
ques considerations preliminaires suffiront pour de*montrer les deTauta 
fondamentaux de 1'ancienne inethode et la ne'cessite' absolue d'en inau- 
gurer une nouvelle. 

Le premier de"faut commun a toutes les hypotheses pre'ce'dentes , est 
de ne jamais pouvoir expliquer la raison d'etre des doubles formes qu'affec- 
tent les voyelles suivant qu'elles sont initiates ou internes. I/existence 
meme des voyelles internes a cot^ des voyelles initiates reste dans les 
anciennes hypotheses une enigme insoluble. 

Le second defaut de la me"thode ancienne est beaucoup plus grave, 
parce qu'ii a ^t^ la cause principale de Tavortement de toutes les solu- 
tions tente"es jusqu'a ce jour. Ces solutions ont cela en commun qu'elles 
admettent entre Talphabet indien et Talphabet aryen une ind^pendance 
absolue, sauf la vocalisation interieure, que ce dernier aurait emprunte'e 
au premier. Or, c'est pr^cisement le contraire qui est vrai. L'origine 
aryenne des voyelles-traits resulte avec Evidence de ce fait que dans cet 
alphabet elles fonctionnent a la fois comme voyelles initiales et comme 
voyelles internes, tandis qu'en indien elles n'ont que le second emploi. Sont 
e"galement d'origine aryenne et reconnaissables comme tels a la premiere 
vue deja: 1 la chuintante sh dont Tusage dans Tecriture indienne eet 
en meme temps empreint d'he'sitation et insuffisaniment re*pandu; 2 les 
chiffres de quatre a dix qui sont formes des lettres aryennes ch,p,s, f , kh (?), 
n, d. Un examen plus approfondi montre en outre que les lettres aryennes 
J, d, n sont passees dans Talphabet indien sans ou avec de tres le"geres 
modifications pour marquer les consonnes analogues jh, d , ny. La derniere 
de ces consonnes a t renversde; c'est aussi le cas de la lettre sh. 



116 

Ces derniers faits etablissent (Tune fa9on indubitable la priorite de 
1'alphabet du nord-ouest sur celui du sud-est et aussi que 1'intelligence 
du premier est la condition prealable pour arriver a bien comprendre le 
systeme du second. On voit que c'est justement le contraire du proce'de' 
qu'on a suivi jusqu'aujourd'hui. 

L'origine semitique de 1'alphabet aryen n^a jamais fait I'ombre d'un 
doute, bien que jusqu'ici le type n'en ait pas ete* determine. Les lon- 
gues Etudes que j'ai faites sur le sujet m'ont livre* des re*sultats de'finitifs. 
Get alphabet derive directement de Tecriture arame'enne dans laquelle 
sont redige's les papyrus ptolemaiques trouves en Egypte et connus 
sous les noms de papyrus de Blacas, de Turin, du Louvre etc. Les 
seize consonnes suivantes: aleph, bet, gimel, dalet, waw , thet, yod, kaph, 
lamed, mem, nfin, samek, pe , resh, shin, taw ont ete' adoptees en aryen 
pour la plupart integral em ent , parfois avec de legeres modifications ou 
avec renversement. Elles y marquent respectivement les lettres 3 (esprit 
doux), b, dj, d, v, th, ?/, k, I, m, n, c, p , r, sh, t. Les lettres ara- 
m^ennes zain, 'Jiet, cam, fade, qoph exprimant des sons inconnus a Tidi- 
ome aryen, ont ete naturellement rejet^es du nouvel alphabet. Le he 
a subi le meme traitement a cause de sa forme qui coincide avec le sh 
aryen. 

Ces seize lettres types ou primaires ont donne naissance a autant de 
lettres d^riv^es, ainsi qu'il suit: h de aleph; g, gh, c, ch de gimel (j); 
dh de ddlet; t, th, rl, dh de thet; kh de kaph; n, n, ny de nftn; ph, bh 
de pe; s de shin. De telle sorte , Tensemble des lettres consonnes de Tal- 
phabet aryen monte au nombre de 32, nombre exactement n6cessaire 
pour exprimer toute la serie de consonnes que possede cet idiome pracrit. 
Quand deux consonnes se suivent inime'diaternent, on les superpose Tune 
a Tautre de fa9on que la haste de la seconde , si haste il y a , coincide 
avec celle de la premiere. C'est ainsi que par exemple le r de la syl- 
labe pr ou par, renverse' et ayant confondu sa haste avec celle dup,ne 
laisse plus voir que le trait supe'rieur tres diminue. C'est une erreur 
de croire que ce trait constitue un augment purement conventionnel et 
arbitraire; loin de la, c'est la partie essentielle de la lettre r. Dans la 
syllabe rva, le u ost seulement accroch^ a Vr sans oonfondre les hastes; 
ce proc^dd a pour but d'e\iter la confusion entre le v consonne et le v 
semi-voyelle. 

Pour former les voyelles, 1'alphabet aram^en ne disposait que des 
deux semi- voyelles yod et wdw, le premier pour e et i, le second pour 
o et M. Le y suspendu a la haste de la consonne prece*dente marque la 



117 

voyelle i, mais a cause de son analogie avec le shin souscrit, on lui a 
enleve* la barre de droite , de sorte qu'il n'a plus que la forme d'une barre 
oblique croisant la haste. Cette meme barre diminue'e de la moitie" gau- 
che marque la voyelle e. La distinction entre o et u fut re*alise"e par un 
proce"de* analogue: le v place* debout sur la haste de la consonne et fai- 
sant surgir son trait supe"rieur du cote* gauche, marque To, tandis que 
renverse" il marque I'M. Quant a la voyelle a , comme elle u'e*tait pas 
represented par une semi-voyelle en ararae"en , elle n'est pas non plus 
marquee en aryen par un signe particulier, mais son existence est suffi- 
samment indique'e par 1'absence des autres voyelles, comme c'est le cas 
en arame"en. Grace a cette circonstance , toute lettre aryenne prive"e de trait- 
voyelle se prononce avec la voyelle a. Enfin 1'alphabet aryen conserve 
cette particularity caracteristique des alphabets senritiques en ge'ne'ral qui 
consiste a donner comme support aux voyelles initiates la lettre faible 
aleph, laquelle ne cesse pas d'etre une vraie consonne. 

Voila la genese de 1'alphabet aryen dans toute sa simplicity. Ellejette 
un jour inattendu sur celle de 1'alphabet congenere du sud-est. Celui-ci a 
e*te forme' par une methode analogue, mais ses elements sont d'une origiue 
plus eclectique. J'ai mentionne" plus haut les elements empruntes a 1'al- 
phabet aryen , ce sont , pour nous en tenir tout d'abord aux consonnes , 
les lettres sh , jh , d , ny. Une etude perse"ve"rante m'a de'montre' que les 
lettres arame"ennes yod, kaph, lamed, mem, pe, resh, shin, taw sont les 
types des consonnes indiennes : y , k , I , in , p , r , s , t. Les modifications 
subies par ces dernieres consistent , partie dans 1'augmentation , partie dans 
1'omission d'un petit trait. Quelques unes d'entre elles conservent meme 
leur forme primitive, d'autres ont et6 seulement renverse"es. II reste 
encore une se*rie de cinq lettres primaires dont 1'analogie avec les for- 
mes pheniciennes respectives , e"tablie par M. Weber , saute aux yeux et 
defie toutes negations. Nous sommes done en presence d'un fait des 
plus etranges a premiere vue, a savoir Texistence dans Talphabet aryeu 
d'un petit norabre de formes archa'iques a cot^ d'un grand nombre de 
formes arameennes tres usees. II devient ainsi de la derniere Evidence 
que les formes archa'iques doivent venir d'un alphabet qui a conserve 
1'archaisme le plus pur jusqu'a I'e'poque ptolemaique. Get alphabet qui 
a du etre a la porte"e des Indiens d'alors, on le devine aise'inent, ne 
peut etre que 1'alphabet grec, re*pandu dans 1'Inde par suite des conque- 
tes d'Alexandre. En effet, parmi ces lettres, dh et th re'pondent exacte- 
ment au A et au grecs; g est le r penche* et n le N couche* sur le 
et ayant la barre moyenne redressed. Le b rpond egalement au B 



118 

grec, mais les ondulations du edte* droit se sont effaces, de telle sorte 
que cette lettre offre la forme d'un carre*. L'effacement des ondulationa 
s'est aussi effectue'e dans 1'alphabet sabe*en, sans qu'il y ait pourtant-la 
moindre connexion entre celui-ci et 1'alphabet indien. 

De ces 17 lettres fondamentales , dues a trois sources diffe*rentes mais 
contemporaines , les scribes indiens ont tire" onze lettres secondaires, tou- 
jours par le moyen de le'geres modifications, comme augmentation ou 
diminution d'un petit trait ou changement de position. Ainsi: bh et v 
de fc; kh, h, gh de g; dh et d de d- th et t de th; n et n de n. Quel- 
ques unes de ces lettres de'rive'es ont de"ja e*t6 reconnues comme telles 
par M. Weber. 

Pour former les voyelles du nouvel alphabet, les scribes indiens ont 
combing ensemble le systeme aryen et le systeme grec. Au premier, ils 
ont emprunte' la vocalisation interne a 1'aide de petits appendices. Du 
grec, il ont appris I'utilit6 des voyelles initiates isole"es. Conforme'ment 
au ge"nie du systeme aryen, toutes les voyelles primitives sont breves, 
mais elles ont e'te' allonge'es par 1'adjonction d'un trait, ce qui fait que 
les appendices ont Tair d'etre redouble's quand la voyelle qu'ils indiquent 
est longue. En guise de voyelles initiates 1'alphabet grec offrait les qua- 
tre suivantes A, E, I, o, mais les trois dernieres coincident tellement 
avec les lettres indiennes /, r, v qu'elles n'ont pu etre adoptees. L'A 
seal fut done emprunt^; toutefois il a e"t plac^ de telle sorte que la 
barre moyenne remonte'e jusqu'a Tangle format la haste de la lettre, la- 
quelle ressemble ainsi a un K tourn^ a gauche. L'e a ^t^ obtenu en 
poussant la haste jusqu'a 1'ouverture, de fa9on a former un triangle sus- 
pendu >. De cette forme derive celle de IV, ou les trois angles sont 
reraplace's par des points, ainsi:- . La filiation de ces deux voyelles a 
aussi e'te' remarque'e par M. Weber. Enfin, pour exprimer les voyelles 
isole"es o et u, les scribes indiens se servirent du waw aryen, lequel se 
lit o lorsqu'il est plao debout , et u lorsqu'il est renverse*. 

Voila la substance de 1'^tude que j'ai consacr^e a la genese des alpha- 
bets de Piyadasi. Mon explication a le double avantage de s'e'tayer sur 
une base purement pale"ographique et de rendre compte des moindres ph6- 
nomenes. Je considere comme ^tant d^finitivement d^montr^ ce fait in- 
attendu que les deux Ventures de Tlnde ont une origine postalexandrine. 
On ne se trompera pas de beaucoup en affirmant que ces ecritures datent 
de la fin du regne de Porus ou du commencement du regne de Sandra- 
cottus ou Tschandragupta , alli^ d'Antiochus Soter, entre 330 et 325 avant 
J, C. Je parle ici des dentures exprimant des dialectes pracrit. Pour 



119 

e*crire le Sanscrit, 1'alphabet du sud-est a du etre enrichi des signes ri, 
lr et du visarga, ce qui revient a dire que le devanagari proprement dit 
est poste'rieur a 250 avant J. C. II en requite avec une certitude presque 
mathe"matique que les Vedas et a plus forte raison la litte'rature qui s'y 
rattache ont ete" mis par e*crit poste'rieurement a cette date. Et comine 
rien ne force a croire que les hymnes ve"diques se soient longtemps con- 
serve's dans la tradition orale, on est induit a penser que la compo- 
sition de ces hymnes est egalement poste'rieure a Alexandre. Une conclu- 
sion pareille , je ne m'en cache pas , est de nature a indisposer plus d'un 
indianiste et surtout les savants Indiens qui se font de Tantiquite* du 
Veda un point d'honneur national. Le calme ne manquera cependantpas 
de se retablir et la ve'rite' finira par avoir raison de tous les scrupules. 
En tout cas, ceux qui voudront de*sormais voir dans le Veda 1'empreinte 
d'une antiquite recule'e, sans compter ceux qui le prennent pour le re- 
pre'sentant du ge*nie aryen en ge'ne'ral , auront a d^molir au pre'alable les 
preuves pal^ographiques qui etablissent Tintroduction r^cente de 1'e'cri- 
ture dans Tlnde. 

M. WEBEE exprime sa satisfaction de ce que la question mise par lui 
sur le tapis en 1855 est reprise en s^rieuse consideration. Quant a sa propre 
conviction sur Torigine de Talphabet indien, elle est restee jusqu'ici sub- 
stantiellement la meme qu'autrefois. Aus dem Umstande, dass die alt- 
griechischen und altindischen Zeichen in mehrfaeher Beziehung eine so 
nahe Verwandtschaft zeigen, dass J. Prinsep, dessen genialem Scharfsinn 
wir die Entzifferung der letzteren verdanken , die erstern (the old Greek) 
einfach als umgestiilpte indische Schrift (Sanscrit turned topsy turvy) be- 
zeichnen konnte, schliesse ich nach wie vor , dass beide Schriften g 1 e i c fa- 
ze i t i g aus einer gemeinsamen, semitischen, Quelle geflos- 
sen sind. Und damit ist schon ein verhaltnissmassig a 1 1 e s Datum fur 
die Uebersiedelung der Schrift na ch Indien gegeben , wahrend fur die auf 
aramaischem Boden wurzelnde arianische Schrift dadurch eo ipso ein spa- 
teres Datum indicirt wird". 

L'heure ^tant trop avanc^e pour accorder la parole a ceux qui 1'ont 
demand^e, M. le President propose a Tassemblee de continuer la discus- 
sion dans la stance suivante. Cette proposition etant adoptee, la stance 
est leve"e. 



120 

DEUXIEME STANCE. 
Mardi, 11 Septembre a 9 h. du matin. 

La discussion continue sur la question de 1'origine de I'e'criture indien 
Le President, M. VON BOTH, fait observer qu'en traitant cette questio 
il faut surtout tenir compte de celle qui est relative a 1'epoque o 
les Ve'das ont etc" couches par dcrit. II exprime sa conviction, acquise 
par lui au cours d'e'tudes prolonge'es qu'il a faites de ces livres, qu'il est 
impossible de soutenir, soit que la collection des hymnes ait e'te' faite 
seulement de me'moire , soit qu'un aussi vaste recueil ait pu etre propag6 
et perpe'tue' oralement. I/e'criture est la conditio sine qua non de tout re- 
cueil veMique, et on ne peut se faire une idee de la composition des 
Prati9akhya si Ton ne suppose pas que les auteurs avaient devant eux 
des textes e'crits. M. von Roth termine en rappelant a 1'auditoire qu'il a 
tache' de de'montrer cette these dans son article intitule* Von Pada und 
Samhita" et inse're' dans le tome 26 du Zeitschrift de Kuhn. 

M. BUHLER: Ich gebe zu dass das Indo-Pali oder sudliche Maurya A 
phabet ebenso wie das nordliche Ariano- oder Baktro-Pali aus Semitisch 
Quelle stammt. Wahrend ich es fiir nicht unwahrscheinlich halte dass 
das letztere etwa im sechsten Jahrhunderte vor Christo durch die Perser 
nach dem nordwestlichen Indien gekommen ist, muss ich mit Entschie- 
denheit fiir das sehr hohe Alter des Indo-Pali Alphabetes eintreten. Ohne 
dass ich auf eine Discussion der Zeugnisse aus der Indischen und Grie- 
chischen Literatur fiir das Alter der Indischen Alphabete naher einzugehen 
wiinsche, mache ich besonders folgende aus dem Character der altesten 
Inschriften und ihrer Verbreitung entlehnte Grunde fur meine Ansicht 
geltend. 

1. Zu Asoka's Zeit muss die Kenntnis der Schrift durch die ganze nord- 
liche Halfte von Supara im Siiden bis nach Khalsi im Norden und von 
Girnar im Westen bis an die Kiiste von Orissa im Osten verbreitet gewe- 
sen sein. Denn As'oka's Edicte sind officielle Placate deren Zweck die 
Besserung und Belehrung seiner Unterthanen ist. Dieselben hatten keine 
Wirkung haben konnen wenn die Kenntniss der Schrift nicht wenigstens 
bei den hoheren Classen des Reiches verbreitet gewesen ware. A4oka 
wiirde auch, wenn die Schrift nicht das Gemeingut der ihm untergebe- 
nen Arier gewesen ware, schwerlich auf die Idee verfallen sein, seinen 
Willeu durch Felsen und Siiulenedicte kund zu thun. Die Verbreitung 



; 



121 

der Schrift fiber em so ungeheures Gebiet muss aber nothwendig zu der 
Annahme fiihren dass zwischen der ersten Einfiihrung des Alphabets und 
der Zeit As"oka's eine sehr lange, nach Jahrhunderten zu messende Periode 
verflossen sein muss. 

2. Zu derselben Annahme drangt auch der Umstand dass As*oka's In- 
schriften, besonders die Saulenedicte , in ihrer technischen Ausfiihrung 
den besten epigraphischen Leistungen der Griechen und Romer wenigstens 
gleichko rumen. Asoka's Stein metzen miissen jedenfalls mit dem Einhauen 
von Inschriften und mit den Schriftzeichen vollstandig vertraut gewesen 
sein. Der letztere Punct, dass die Steinmetzen lesen konnten, wird noch 
besonders durch eine Entdeckung Cunningham's bewiesen , welcher gefun- 
den hat dass die Saul en in Asoka's Halle zu Gaya mit den in der ge- 
wohnlichen Ordnung der Indischen Schrifttafeln arrangirten Buchstaben 
des Indo-Pali Alphabets numerirt sind. 

3. Auf einen langen Gebrauch der Schrift deutet auch der Umstand 
dass die Charactere der Asoka Inschriften nicht unbedeutende locale Va- 
riationen zeigen , sowie das Auftreten von einzelnen Spuren einer Cursiv- 
schrift. Besonders gross sind die Unterschiede zwischen den Buchstaben 
der Girnar Inschrift und denen der Edicte im centralen und ostlichen 
Indien. 

4. Der Umstand endlich dass Asoka's Indo-Pali Alphabet, wie manche 
Einzelheiten z. B. der Gebrauch von drei Zeichen fur die zwei Zischlaute 
des Prakrit zeigen , von Brahmanischen Schulgelehrten ausgebildet und 
den Bediirfnissen der Sanskrit Grammatik angepasst ist, beweist, bei der 
Annahuie eines Semitischen Ursprunges desselben, dass die Zeit der Ent- 
lehnung von der Asoka's sehr entfernt liegen muss. Denn es ist nicht 
wahrscheinlich dass die an die alte miindliche Lehrweise gewOhnten und 
hochst conservativen Brahmanen sich rasch dazu verstanden eine Neue- 
rung wie die Einfiihrung der Schrift anzunehmen. Ebenso ist es un- 
wahrscheinlich dass sie, nachdem sie dieselbe angenommen hatten, sofort 
im Stande waren ein Semitisches in ein echt Arisches nmzugestalten. Bei 
einer solchen Umwandlung werden Jahrhunderte nothig gewesen sein , 
ehe ein so festes und zweckentsprechendes Gefiige wie das Indo-Pali Al- 
phabet entstehen konnte. Man wird aber diese Entwicklungsperiode um 
so weiter zuriickschieben miissen, als eine eingehende Untersuchung von 
Asoka's nordlichem Alphabete , dem Baktro- oder Ariano-Pali , cleutlich 
zeigt, dass bei diesem die Adaptation der Semitischen Zeichen nach den- 
selben Principien wie bei dem Indo-Pali Alphabete und mit Hiilfe des 
schoa fest stehenden Indo-Pali Alphabetes gemacht ist." 



122 

M. WEBER rappelle que I'e'criture yavanani, on grecque, n'est pas 
nomme'e seulement par Panini, mais aussi dans 1'e'nume'ration des 6critu- 
res connues des Jaina (comp. Ind. Stud. 16. 399, 400). Chez ces der- 
niers elle est mentionne'e en second lieu , apres labamkhi , Venture sainte , 
ce qui implique que les savants jainas ont conserve* une tradition sur 
Timportance de Tecriture grecque pour Vlnde. Ensuite M. Weber main- 
tient la possibility de la transmission orale des textes veMiques, eu 
gard a la force de me'moire des Brahmanes, et il combat la these 
de M. HaleVy qui, tout en soutenant que les hymnes se sont trans- 
mises par ^crit seulement , veut que Tecriture dite d'A9oka date de Tage 
mace'donien. Les philologues qui s'occupent de T^tude des Ve'das ne 
sauraient admettre cette solution de la question. La composition des 
Ve'das doit etre ante'rieure a Alexandre. 

M. RHYS DAVIDS : I cannot pretend to have any suggestion of my own 
to contribute to the discussion of this question. But I am surprised that 
no mention has been made by previous speakers of two independent con- 
clusions which tend to confirm one another. I mean , in the first place 
the opinion of Dr. Paul Goldschmidt , my successor as archaeological Com- 
missioner in Ceylon , that the Ceylon forms of the so called Lai alphabet 
were so different in several cases from those used in the Asoka inscrip- 
tions, that he was led to infer an origin for the Ceylon alphabet inde- 
pendent of the Indian one, if indeed the latter were not derived from 
the former. And secondly the opinion of M. Terrien de la Couperie that 
the Asoka alphabet was derived from the Siao-chuen alphabet of Wes- 
tern China (Yunnan). I do not say I am convinced at present of the 
truth of either of these suggestions. Dr. Goldschmidt was unfortunately 
lost to science before he could work out the result of his enquiries , and 
M. de la Couperie has not yet put forth in full the evidence on which 
he relies and which is said to be at least very striking. But they sup- 
port one another: the conclusion to which they point is by no means 
unlikely to throw light on the point at issue; and since the publication 
of my friend Dr. Edward Mullers work on the Ceylon inscriptions it 
seems to me that the evidence they afford deserves more notice than it 
has received. 

M. SCHLOTIMANN dit qu'il lui semble a lui tout aussi inadmissible et 
contraire aux donne'es de Thistoire de faire deriver 1'e'criture indienne de 
I'e'criture grecque posterieure a Alexandre, que de faire de'river les runes 
des caracteres latins employe's sous Tempire. II ajoute quelques obser- 
vations appartenant au domaine de la pale'ographie , et insiste sur le fait 



que les modifications des caracteres, effectives, soiten lesrenversant, soit 
en 7 ajoutant ou en en retranchant un petit trait, sont caracte*ristique8 
des temps les plus anciens. M. Schlottmann a donne* les preuves de cette 
these dans Particle Schrift und Schriftzeichen" qu'il a fait pour le Dic- 
tionnaire biblique de Riehm. 

M. G. OPPEB.T appelle 1'attention sur la maniere caractdristique d'^crire 
les consonnes aspire'es dans T^criture Telugu. II en donne quelques 
exemples. 

M. KERN oppose a la these de M. Hals' vy que Te'criture grecque 
aurait exerc^ une grande influence sur Te'criture indo-pali (le southern 
Asoka de M. Gust), quoi qu'il n'y ait pas trace d'une pareille influence 
sur Te'criture arienne (le northern Asoka de M. Gust) la circonstance 
que les Grecs ont doming pre'cise'ment dans la partie de Tlnde ou la der- 
niere est en usage, et non pas dans Tlnde orientale, ou la premiere est 
employee. Si les caracteres grecs avaient eu quelque influence , on de- 
vrait s'attendre a en trouver des traces avant tout dans le pays qui a 
6t6 assujetti aux Grecs. 

M. le Pandit SnyaMAJi KnEiSHNAVARMa lit un me'moire sur le meme 
sujet, dans lequel il tache en premier lieu de rdpondre a certaines ob- 
jections qui ont etc" soulev^es par des savants europe'ens contre la the'o- 
rie en vertu de laquelle Tart d'^crire aurait e^e" tres connu et ge*ne*rale- 
ment applique* avant le commencement de 1'ere chre'tienne. En second 
lieu , il a voulu attirer 1'attention sur certaines expressions , mots et phra- 
ses , dont Temploi dans Tancienne litt^rature de Tlnde prouve que les 
caracteres Merits ont existe a T^poque la plus recul^e. Enfin il s'est ef- 
forc^ de faire voir que des ouvrages tels que rAshtadhyaji de Panini 
n'ont absolument pas pu etre composes sans le secours de I'ecriture. 

L'auteur faisait remarquer que ceux qui soutiennent que Tdcriture a e'te' 
inconnue a Tlnde antique, doivent, avant de pouvoir rendre leur the'orie ac- 
ceptable, rendre compte d'une maniere satisfaisante de la formation non 
tScrite d'une litte'rature immense, tres ancienne, plus considerable a elle 
seule que les litt^ratures combin^es de Tancienne Grece et de 1'ancienne 
Rome. 

II expliquait, en invoquant divers motifs, la predilection pour Tensei- 
gnement oral que ses ancetres avaient toujours eue , et que ses concitoyens 
continuaient maintenant encore a manifester, et il citait quelques te*moi- 
gnages en faveur de ce qu'il croit etre la veritable origine de la litte'ra- 
ture des Sutras. II citait divers passages tire's des Samhitas ve'diques, des 
Brahmanas et des Sutras, pour de"montrer que Tart de Ve'criture ^tait 



124 

fort bien connu a I'epoque la plus ancienne , et il terminait son memoire 
en examinant si Panini doit etre conside*re" comme ayant connu des ca- 
racteres d'e"criture de quelque aorte que ce soit. 

Le mdmoire du Pandit paraitra dans les Travaux du Congres. 



M. BUHLER lit la lettre suivante de M. F. Max Miiller: 

Oxford, 30 Aug. 1883. 

My dear Biihler, 

As I am unfortunately prevented from attending the International 
Congress of Orientalists at Leyden, I should feel greatly obliged to you, 
if you would place before the Oriental section the accompanying pho- 
tographs. 

They refer to the ancient palm-leaf MS., discovered in Japan , of which 
I spoke at the Oriental Congress at Berlin. At that time I had only been 
able to obtain two copies of the old palm-leaves, one made for me by 
order of His Excellency, Iwakura Tomomi, the Minister of the Mikado, 
the other , published some time ago in a Japanese book, the Ashara 
gio 1 )* As the interest of these palm-leaves is chiefly archaeological , and 
&,& much depends on the exact shape of every vowel and consonant as 
preserved to us on these leaves, I have ever since endeavoured to ob- 
tain an accurate photograph of them, before publishing the Sanskrit 
texts which they contain. 

Many circumstances arose which made the photographing of those lea- 
ves extremely difficult, if not impossible. The monastery to which they 
had belonged since the beginning of the 7th century , had transferred all 
its treasures , and , with them , these palm-leaves also , to the Emperor of Ja- 
pan. They had then been sent to an Exhibition, and were kept there 
under lock and key. It was only after obtaining an order from the Em- 
peror himself, that H. E. Iwakura Totuorni was enabled this year, and 
shortly before his death , to get photographs executed , which arrived in 
England last May. 



1) N. 46 in //Catalogue of Japanese and Chinese Books and Manuscripts, lately 
added to the Bodleian Library' 1 . In the Collection made by Professor M. M. and pre- 
sented to the Bodleian Library in 1881, N. 2 is the copy sent by Iwakura To- 
momi, N. 3 is the copy in the Ashara^io. 



125 

Of these photographs [ have now hud autotype copies made , which I 
herewith send to you , marked N. 1 , and N. 4. a. b. c. 

N. 1. is the photograph of the two ancient palm-leaves of which I 
have given an account in my Selected Essays", vol. II, p. 369; and in 
the preface to my edition of the Va^raMedika , p. 3. 

The account of the origin of these palm-leaves is contained in a book 
called 'Ikaruga-ko-zi-ben-ran', i. e. Memorandum of the ancient affairs 
concerning a place called Ikaruga , compiled by Shaku Kaku-ken , a priest 
of Hato-dora in the province of Yamato. 

After enumerating among the treasures of the monastery of Horiuzi a 
cymbal, a water-pot, a staff, a scarf, and a bowl, the writer mentions 
the Brahma (or Sanskrit) writing on the Tala (or palm) leaves, which 
contain the Son-shio-dhara?ii and the Pra^na (paramita) lm-daya-sutra". 

We should observe that the scarf and the bowl are said to have be- 
longed to Bodhidharma, who came from India to China in AD. 520. It 
is not said that the palm-leaves had belonged to him too, but the wri- 
ter goes on to say that all these things, including the palm-leaves, had 
been in the possession of six former births of Prince Shio-toku ( wise and 
virtuous", the posthumous title of the famous Prince Umayado who died 
in AD. 621). 

The exact meaning of these words is not quite clear, but my friend 
and pupil, Mr. Bunyiu Nanjio, informs me now, that it was popularly 
believed that Prince Umayado had several existences before his birth as 
a prince. This , of course , does not concern us much , beyond the fact , 
which is interesting, that, in his last existence, before he was a prince, 
he was the priest Hwui-sz (Ya-shi). This priest Ya-shi is well known ) 
as the third Patriarch , according to the Thien-thai school. He transla- 
ted four works and died in 577. We may conclude therefore that the 
palm-leaves have belonged to him, and to another priest, Nien-shan 
(Nen-zen), who is likewise said to have been a former embodiment ot 
Prince Umayado, and to have lived (in a monastery) on the mountain 
called Nan-yo (Nan ga ku) in the province of Hang (Ko, in China). 

The Memorandum, however, gives an independant account of the palm- 
leaves. In the 37th year of the age of the Prince (AD. 609), it says, 
0no Smoko *) (a retainer of the reigning Empress Suiko) brought these 



1) See Bunyiu Nanjio's Catalogue of the Tripi/faka, p. 460; N. 10. 

2) Ono Smoko was twice sent as ambassador to China, in AT). 607 a. 608. 



126 

things to Japan from the country of the great Zai (i. e. China, under 
the Sui dynasty, AD. 589618)." 

What we may safely conclude from all this is that the palm-leavea 
came to Japan not later than 600 AD., that they may have belonged 
to Ya-shi, who died in 577 AD., possibly to Bodhidharma, who came 
from India to China in 520 AD. Anyhow, they must have been preser- 
ved in China for some time before they were taken to Japan, and they 
must have been preserved in India for some time before they were ta- 
ken to China, so that 500 AD. is not an unlikely date to assign to 
them. In a general way , that date is confirmed by the similarity which 
exists between the alphabet in which these palm-leaves are written , and 
the alphabets used in the contemporaneous inscriptions of Nepal. On 
this point, however, you will be able to form the best and most autho- 
ritative opinion, and I look forward with much interest to the judgment 
you may pronounce on the age of these palm-leaves, so far as it can 
be ascertained on purely archaeological grounds. 

You will see that the palm-leaves have suffered considerably , and that 
in several places the letters are illegible, or have vanished altogether. 
Part of the alphabet 1 ), at the end of the MS., is gone, but a tolerably 
complete alphabet can nevertheless be made out from the palm-leaves 
themselves. The text itself is not of any great interest, and can easily 
be restored from other sources. The most important aid for that purpose 
is a copy made by Ziogon of our palm-leaves in the year 1694, of which 
I received a photograph, sent to me by Tomomi Iwakura, and of which 
you will receive autotype copies, marked N . 4. a. b. c. I add a few 
extracts from the notes appended by Ziogou to his copy, translated by 
Mr. Bunyiu Nanjio. From the time I was very young, he writes , I had 
my mind bent on the Hidden Doctrine. When grown up , I went to 
see many teachers , and inquired after the depth and fulness (of its mea- 
ning). They all said that unless a learner of the Doctrine of Yoga stu- 
died the Sanskrit texts, so as to be able to make the form and sound 
and meaning (of the letters or words) clear , he would not reach the hall 
and inner apartment (of the Doctrine). Therefore I have searched every- 
where, and studied Sanskrit intensely, and have slightly understood the 
sound and form and meaning (of the letters and words). But on ac- 
count of a wide difference of customs and habits between India and 



1) Similar alphabets occur at the end of some of the Nepalese MSS. at Cambridge. 



127 

Japan, the (Sanskrit) letters still remained difficult to be corrected, just 
as if one were looking at the great ocean, and facing (the sea-god) 
Ziaku. 

Fortunately, however, in the treasure house of the monastery Ho- 
riu-2i, in the province of Yatnato , there have been kept two palm-lea- 
ves, handed down from Central India. They contain the Sanskrit text 
of the Shin-gio, or the (Pra^a-paramita) hrzdaya-sutra , and of the 
Butsun-fcio-son-shio, or the Buddhoshmsha-vi^aya (-dharani), and the 
fourteen sounds (vowels) of the Siddha (alphabet) 1 ). 

In this year (1694 AD.) I have unexpectedly been able to see them ... 
My joy is immeasurable, so much so that I cannot help dancing with 
delight. Then wiping my sick eyes and sitting at the bright window, 
I ventured to consider the right and the left sides , and the heads and 
tails of each letter; and I felt pretty sure that the letters might be co- 
pied somewhat after the original form. Therefore I have suddenly made 
a copy,.... and added parallel comments (i. e. transliterations both in 
Chinese and Japanese , and a translation in Chinese) , and pointed out 
the beginning of each word (pada) with red colour. Thus I leave my 
copy to future generations. 

As the power of the writing in the original is so strong and firm as 
if a dragon flies and a lion runs , I have only to regret that my copy 
cannot escape the ridicule (contained in the words of the old Chinese 
general Ma) , namely , that when one has drawn a tiger , it only turns 
out to resemble a cat. 

This was written by Shaku-Zio-gon , -Sramana of the monastery Eaiun 
in the Eastern Capital (then Yedo, now Tokio) on the day before 
the full-moon of the tenth lunar month , in the cycle of Tree and Dog , 
in the 7th year of the Gen-rokeu period (i.e. AD. 1694). 

Wherever there is a doubt about omission or wrong letters, I have 
pointed it out. 

As to the fourteen vowels, thero are added the four letters ri etc. 
in the Mo-ta (Matra ?) , so that it is understood that these are the Brahma 
letters of central India". 

Written by Zio-gon. 
This will put you in possession of all that is known of the history of 



1) The 12 vowels, Visarga, and Anusvara, the consonants not being counted. 



128 

these palm-leaves. I add one more photograph , containing the text of 
the Dharan!, as engraved on a stone in a temple in Japan. 

It may turn out that these palm-leaves are not only the oldest Sans- 
krit MS., but the oldest Oriental MS., in the strict sense of the word. 

Believe me 

Always yours very truly, 

(S.) F. MAX MuLLER. 

TROISlftME SEANCE. 
Mercredi 12 Sept. a 1| h. de relev(e. 

M. le President a re9u pour etre distribue*s aux membres de la section 
plusieurs exemplaires d'un specimen de la nouvelle Edition de TAvesta 
que prepare M. le professeur Geldner, de Tubingue. Celle Edition sera 
tres importante, parce que M. Geldner peut faire usage, pour constituer 
le texte, d'un nombre vraiment surprenant de manuscrits, jusqu'ici in- 
connus ou inaccessibles , des diffe'rents livres zends. II en a deja 20 vo- 
lumes et il en attend d'autres encore. Les Parsis de Tlnde , autrefois 
tres avares de leurs tre'sors , les mettent actuellement a la disposition 
des savants. M. von Roth cite particulierement le Dastour Jamaspji- 
Minocheherji , de Bombay, qui non seulement a confie a M. Geldner sa 
propre collection d'anciens manuscrits , mais qni a persuade" aussi a quel- 
ques-uns de ses amis d'imiter sa liberalite*. M. Geldner doit d'avoir vu 
couronner ses efforts d'un si beau succes a Intervention nergique du Dr. 
West, de Munich, de M. le professeur Biihler, de Vienne, et du Dr. 
Fiihrer, de Bombay, et a Tappui de M. Brandenburg, consul allemand 
a Bombay. L'ouvrage s'imprime a Stuttgart avec les types de Copen- 
hague et se publie sous les auspices et avec 1'aide de TAcademie imperiale 
des sciences de Vienne. 

M. DE MILLOUE parle sur une transcription et tine traduction du texte 
sanskrit-japonais du Prajuaparamita-hrdaya-SiUra, dues a MM. P. Regnand 
et Y. Ymaizourne'. II fait prece"der sa communication de quelques mots 
pour reclamer pour le Muse'e Guimet Thonneur d'avoir le premier signale 
et publie un de ces vieux textes Sanskrits. 

Le travail de M. Milloue" sera imprime dans les Actes du Congres. 



129 

M. SPEYEB. donne le rdsume' d'un mdmoire sur 1e mythe de Nahusha 
selon les diffdrentes versions qui s'en trouvent dans le Mahabharata. Dans 
ce mdmoire, M. Speyer essaie de donner 1'explication du mythe : Nahusha 
serait le roi de la nuit et en meme temps la ligne de 1'horizon qui for- 
me la frontiere entre la lumiere et robscuritd. 

Ce mdmoire paraitra dans les Travaux du Congres. 

M. LIGNANA lit, en allemand, nn mdmoire sur Pompd'i et les contes 
indiens , et cherche a demontrer que plusieurs des sujets reprdsentds dans 
les peintures de la 8me region de Pompd'i ddrivent de fables et de Id- 
gendes d'origine indienne. 

M. WEBER ne croit pas que des sujets tels que le Jugement de Salo- 
mon , qui , ainsi qu'il fait observer en passant , revient plus d'une fois 
dans la littdrature des Jainas, aieut dtd ernpruntes a 1'Inde par TOcci- 
dent. II est beaucoup plus vraisemblable que la transmission a eu lieu 
en sens inverse. Cela s'applique aussi aux legendes de Jonas dans 
le poisson , de la tentation de Job , de Zopyre , de Persde et d'Andro- 
mede, du cheval de Troie, de Circd, de Leucothde, etc. D'apres M. 
Weber, il y a eu depuis une dpoque tres ancienne un dchange de fables 
et de Idgendes entre 1'lnde et TOccident, et cet echange n'a jamais en- 
tierement cesse. 

M. BUHLEE, dit qu'il partage 1'opinion de M. Weber. II cite comme 
exemple quelques contes jainas qui doivent avoir dtd empruntds a 
Boccace. 

Le mdmoire de M. Lignana paraitra, en italien, dans les Travaux du 
Congres. 

M. LEITNEB, donne les details qui suivent sur TUniversitd du Panjab: 
Eines der wichtigsten Ereignisse in der Orientalisten-Welt seit dem letzten 
Congresse ist unstreitbar die am vorigen 14ten October stattgefundene 
offizielle Anerkennung, wenn nicht Grundung, nach ITjahrigem Ringen, 
einer anglo-orientalischen Universitat und Academic im Tollsten Sinne der 
Worte, durch die Freigebigkeit indischer Fursten und Gelehrten, einer 
Anstalt welche siob auch zur Aufgabe gestellt hat, Hand in Hand mit 
gelehrten Korperschaften im Occident die Untersuchungen von Orienta- 
listen in Indien und dessen Grenzgebieteu zu fordern. Das Verleihen der 
Doctorsgrade orientalischer Gelehrsamkeit und anderer Titel diirfte eben- 
falls anregend fur orientalische Studien in Europa wirken, ebenso wie 
die zuversichtliche Benutzung oder Verwendung von strebsamen Orien- 

9 



130 

talisten als Lehrer und Mehrer" ihrer Wissenschaft in einem Lande in 
welchem die angusta res domi" Orientalia durch Brodstudien zu er- 
sticken droht. Es ist desshalb von Wichtigkeit dass Orientalisten ein 
wachsames Auge auf die fernere Entwickelung dieser Anstalt richten, 
damit dieselbe ihren specifischen Character bewahre. Auch fur die Er- 
haltung der Manuscript-Schatze und die Bewahrung von traditionnellen 
Curricula, Wissen und Erlauterungen ist ein Fortbestehen der einheimi- 
schen Schulen in Indien, iiber welcbe ein so ausfiihrlicher Bericht dem 
Congress vorgelegt worden ist, von Werthe. Einige Worte iiber das 
Entstehen der Panjab Universitat diirften wohl dem Congresse von Inte- 
resse sein. In 1864 wurde ein Verein von gelehrten Gesellschaften von 
einem unserer Mittglieder in Jafna gegriindet, deren Name die Anjuman- 
i-Paujab-Association ist und deren erste Schopfung, als Vorganger einer 
nationalen Universitat, die unter dem Namen Oriental College" be- 
kannte Mahavidyala oder Beit-ul-ulum war. Darauf bildete sich das 
Panjab University College welches Examina in alien Fachern, ausser 
der Theologie , durch das Medium der orientalischen Sprachen wie auch 
des englischen hielt; Unterricht im vergleichenden Studium der Medicin 
und Gesetze ertheilte und besonders fiir das kritische Studium der 
Orientalia von Seiten der einheimischen Priester (Pandits, Maulvis und 
Bhairs) wie iiberhaupt des Gelehrtenstandes wie auch der Autoren ein- 
trat. Diese Anstalt hatte zwar alle Functionen, aber nicht den Namen 
einer Universitat , welcher ihr nebst den Rechten eines berathenden Kor- 
pers in alien Zweigen des Unterrichtes von der Anglo-Indischen Re- 
gierung am 14ten October vorigen Jahres zuertheilt und somit eine 
neue Era hoffentlich fiir das Gedeihen orientalischer Wissenschaft ins 
Leben gerufen worden ist. Uber 6000 Candidaten sind vom Anfang 
bis jetzt examinirt worden, 190 Biicher, grosstentheils Uebersetzungen 
und Editionen alt-orientalischer Werke, sind bereits erschienen, und ist j 
auch das amtliche Netzwerk der Regieruogsschulen im Panjab mit der 
Universitat verbunden worden , der sich auch Institute in anderen 
Theilen Indiens anschliessen oder sich fiir die Preise, Fellowships 
und Scholarships (deren manche den Namen von Mitgliedern der 
Koniglichen Familie Englands tragen), bewerben. Wir entnehrnen fol- 
gendes einem Berichte der vor circa 10 Jahren (iber die Absichten der 
damals im Werden begriffenen Universitat und Academie dem brittischen 
Parlamente vorgelegt wurde: 

1. The foundation of a National University in the Panjab , implying 
the development of self-government among the natives in all matters 



131 

connected with their own education. The first step towards this end 
was to associate with the officers of Government in the control of po- 
pular education the donors by whose contributions the proposed Univer- 
sity was to be founded, together with the learned men among the na- 
tives of the province. 

2. The revival of the study of the Classical Languages of India , viz., 
Arabic for the Muhammadans, and Sanskrit for the Hindus; thus show- 
ing the respect felt by enlightened Europeans for what natives of India 
consider their highest and most sacred literature, without a knowledge 
of which it was felt that no real hold upon their mind can ever be 
obtained by a reformer. 

3. The bringing European science and education generally within the reach 
of the masses. This was to be done by developing the vernaculars of 
India through their natural sources the Arabic, Sanskrit, and Per- 
sian, and by translating works of interest or scientific value into 
those vernaculars. 

4. The elevation of the standard of English education to the level of the 
reforms which are ever being carried out in Europe, and by studying Zn- 
guages , history , philosophy , and law on the comparative method" , as adap- 
ted to the mental disposition of Muhammadans and Hindus respectively. 
Thd University was to be not only an examining body, but also a teach- 
ing body, differing in this respsct from the other three Indian Uni- 
versities, those of Calcutta, Bombay, and Madias, which merely exa- 
mine. It was also to be a centre of discussion on all subjects affecting 
education , and , finally , a matter of peculiar interest to us in Europe , 
it was to be an academy for the cultivation of archaeological and phi- 
lological investigations, and for giving a helping hand to European 
Orientalists , whose enquiries it would advance by researches on the spot , 
whilst it would itself benefit by popularising European Oriental learning, 
and bring its critical method to bear on the literary labours of native 
savants (vide Panjab University College Papers and Statutes)." 

Einem deutschen Berichte entnehmen wir folgendes: 

>Am 14. October 1882 wurde die Punjab-Universitat ins offizielle 
Leben gerufen, nachdem dieselbe seit 1870 als Collegium alle Functionen 
einer examinirenden und lehrenden Hochschule in alien Facultaten (ausser 
der Theologie) und einer Academic der Wissenschaften ebenso wie die 
einer gelehrten Gesellschaft , durch die riesigsten Anstrengungen gegen 
alle Opposition, erfullt hatte. Jetzt sind dieser Universitat die Eechte 
ernes Erziehungsparlarnentes und Erziehungsministeriums iibermacht worden 



132 

and 1st dieselbe iiberhaupt bedeutend wichtiger als Universitaten die bios 
examinirende Korperschaften sind , ganzlich von der Regierung abhangen , 
welche sie geschaffen hat , und allein durch das Medium des Englischen exa- 
miniren , wahrend die Punjab-Universitat vom Volke durcla freiwillige Bei- 
trage erschaffen , durch das Volk erhalten worden ist, in alien Landessprachen 
und alien Facultaten lehrt, examinirt und publicirt, (bis jetzt sind an 
190 Werke dieser Anstalt schon erschienen), wissenschaftliche Forschungen 
anstellt und mit der Regierung die Regierung fur das ganze Erziehungs- 
wesen der Provinz von der Elementarschule bis zum Doctorat bildet, 
und bis jetzt, allein in Indien, die ordentlichen und Ehrendiplome eines 
Doctors der orientalischen Gelehrsamkeit und des Doctors der Literatur 
ertheilen darf. Die Punjab-Universitat ist also eine Universitat im 
vollsten Sinne des Wortes und diirfte der Einblick in deren vielseitige 
Functionen nicht ohne Werth fur manchen Senatus academicus in Europa 
sein, wahrend es keinem Zweifel imterliegt, dass die Aufgabe, welche 
sich die Pnnjab-Universitat gestellt hat, in thatiger Yerbindung mit 
gelehrten Korperschaften und Mannern in Europa, locale Forschungen 
zu fordern, ein grosser Dienst fur die europaische und allgemeine Wis- 
senschaft gewesen ist. 

Wahrend die anderen indischen Universitaten nur 12 Examina und 
zwar bios in englischer Sprache in verschiedenen Fachern alljahrlich 
halten, und keine anderen Functionen haben, so lehrt und examinirt 
die Punjab-Universitat als eine (und zwar nicht die grosste) ihrer Auf- 
gaben fur folgende Grade und Diplome. 

1. Allgemeine Literatur. 
a) Dr. der Literatur. 
6) Magister Artium oder M. A. 

c) Baccalaureus oder B. A. 

d) First Arts. 

e) Matriculation. 

2. Orient alische Gelehrsamkeit. 

Dies ist das hSchste Departement 

a) Dr. der orientalischen Gelehrsamkeit. 

&) Magister dito. 

c) Baccalaureus der orientalischen Gelehrsamkeit. 

d) Wie unter 1. 

Diese Examina wurden durch das Medium der Landessprachen gehalten* 
Dies ist bis jetzt grfisstentheils durch Urdu und Hindu geschehen. 



133 

3. Gesetze. 
a) Dr. (noch nicht ertheilt). 

&) Baccalaureus dito. 

c) Advocat fur hShere Gerichtshofe. 

d) Advocat fiir niedere Gerichtshofe. 

e) Fiir Kazis (muhammedanische Richter) ersten Ranges 
/) Dito zweiten Ranges. 

g) Fiir Pradhvivakas (Hindu Richter) ersten und zweiten Ranges. 

4. Medicin. 

Dr. und B. Medicines noch nicht ertheilt. 

a) Exanien fur Assistant Surgeons. 

b) Praparirendes Examen fiir obiges. 

c) Drei Grade fiir Yunani 1 ) Aerzte. 

d) Dito fiir Vaidak 2 ) Aerzte. 

5. Ingenieursfach. 

a) und &) Zwei Examen im Englischen und Urdu. 
6. Examina fiir muhammedanische, hindu und Sikh Priester 
und Gelehrte, ebenso wie fiir das kritische Studium der Gelehrsam- 
keit , welche in der arabischen , Sanscrit , persischen und Gurmukhi Literatur 
enthalten sind. 

a) Drei Grade von Maul vis (muhammedanische Priester und Gelehrte). 
6) dito von Pandits (sanscrit Gelehrte und Hindu Priester). 

c) dito von Munshis (persische Gelehrte). 

d) dito von Bhais (Sikh Priester). 

e) Examen fur eingeborene Beamte (auch Munshis). 

Eine zweite derartige Anstalt, welche in alle Zweige der modernen 
und alten Cultur greift und das ganze geistige Leben eines Volkes zum 
Fortschritt auf alien Fachern, ein Verein mit der Staatsidee , fordert, 
hat es auf der Welt nicht, wahrend die Punjab-Universitat ausserdem 
die erste und einzige orientalische Universitat ist, die es iiberhaupt hat. 
Dass von der Constitution oder den Arbeiten dieser Universitat Vieles 
fiir Europa zu lernen ist, unterliegt wohl keinem Zweifel." 

Ein orientalischer Congress kan nur Gliick auf" einer solchen Anstalt 
wiinschen und deren ferneres Gedeihen der hochsinnigen englischen Re- 
gierung anempfehlen, der die wissenschaftliche Welt die einzig bisher 
existirende orientalische Universitat zu verdanken hat. 



1) (Muhammedanisches System) verglichen mit europ. System. 

2) (Hindu ) , 



134 

La section re9oit, par 1'entremise de M. van den Gheyn, un me'moire 
de M. DE HARLEZ sur Tage de Y A vesta et la valeur de la tradition parse. 
Une indisposition avait empeche Vauteur de se rendre a Leide pour 
assister au Congres. 

Le me'moire paraitra dans les Travaux du Congres. 

QUATRlftME STANCE. 
Vendredi 14 Septembre a 9 h. du matin. 

M. BOURQUIN appelle Tattention de la section sur diverses indications 
astronomiques du calendrier ve'dique et du texte meme du Rig-Ve'da, 
indications qui tendraient a pre'ciser la chronologic indienne, qui est si 
obscure, et a permettre meme, seloc M. Bourquin, de determiner Fe'poque 
de la composition du Rig-Ve'da. 

Le travail de M. Bourquin paraitra dans les Actes du Congres. 

M. FEER expose 1'utilitd qu'il y aurait pour les indianistes a adopter 
un systeme de transcription pour le Sanskrit; le systeme que M. Feer 
recommande est base" sur celui qui est usite' pour le pali. 

M. WEBER, oppose a la proposition de M. Feer la remarque que Tadoption 
du systeme de transcription introduit pour le pali par Fausboll serait en 
ve'rite' un va-repov Trptrepov. Wie die Sanskritstadien die Mutter der Palistudien 
sind , so ist auch das Fausboirsche Transscriptionssystem nur eine Aneig- 
nung des von Brockhaus viel fruher (schon 1841) fur Sanskrit und Zend in 
Vorschlag und Amvendung gebrachten , welches fiir die Herausgabe der- 
artiger Texte in lateinischer Umschrift, ausser beim Kathasaritsagara , 
Prabodhacandrodaya und Vendidad-Sade durch Brockhaus selbst, auch 
noch sonst mehrfach , so in Aufrecht's Ausgabe der Riksarahita und des 
Aitareya- Brahman a, in Spiegel's Ausgabe des Neriosengh, in meiner Aus- 
gabe der Taittiriya Sanihita etc. etc. verwendet worden ist. Man hat 
im Uebrigen die Bediirfnisse der Linguisten von den en der Sanskritphi- 
lologen , denen es nur auf eine bequeme , billige und einfache Umschrei- 
bung behufs leichterer Herausgabe grosserer Texte ankommt , zu scheiden. 
Fiir letzteren Zweck ist das Brockhaus'sche System, mit einigen kleinen 
Modificationen etwa, entschieden das praktischste." 

MM. Biihler, Shyamaji Khrisnavarina et Bendall ajoutent quelques 
observations. 

Le me'moire de M. Feer sera imprime' dans les Travaux du Congres. 

M. le Pandit SmraMAJi KHRISHNAVARMA lit un me'moire de M. MONIER 



135 

WILLIAMS 0n the application of the Roman alphabet to Sanskrit, 11 me*- 
moire qui est la continuation de la communication faite par Tauteur au 
Congres de Berlin. 
Ce me'moire paraitra dans les Travaux du Congres. 

M. LEUMANN signale les rapports intimes qui existent entre la litte*ra- 
ture Jaina et diverses autres branches de la litte'rature indienne , a savoir : 

1 la litte'rature bouddhique (fable de Paesi ou Payasi); 

2 la litte'rature pique des Brahmanes (fable de Draupadi); 

3 la litterature astronomique des Brahmanes (Bhatta-Utpala cite des 
passages de la Sanihita prakrite de Tastronome Jaina Kalakacarya) ; 

4 la me'trique sanskrite (le metre vaitaliya); 

5 la litte'rature des Tantras (comparaison du texte perdu du Ditthivaya 
avec un petit texte de la Bibliotheque de Berlin). 

M. WEBER ajoute qu'on peut faire divers autres rapprochements sern- 
blables en les tirant du Anuyogadvarasutra. Zunachst sind die beiEror- 
terung der neun kavyarasa als Belege dafiir beigebrachten Verse wesent- 
lich gleichartig mit den in der Anthologie des Hala enthaltenen der- 
gleichen (comp. Ind. Stud. 16. 155 seq.)- Sodann werden darin bei ge- 
gebener Gelegenheit allerhand Werketitel aufgefuhrt, welche dem Anschein 
nach sich auf draniatische Dichtvverke beziehen. Endlich ist von besonderem 
Interesse die specielle Beziehung auf die Sanskrit- Grammatik, die so weit 
geht , dass nicht nur ein Theil der Beispiele in Sanskrit , statt in Prakrit , 
aufgefuhrt wird, sondern auch der Eingang des Paninischen Dhatupatha 
unmittelbar, und zwar ganz identisch , citirt ist." 

Le travail de M. Leuinann sera public" dans les Actes du Congres. 

M. DE MILLOUE lit un fragment tire' d'un Me'moire de M. Regnaudsur 
les e'tudes sanskrites et la philologie indo-europ^enne a propos du rap- 
port de M. James Darmesteter sur les travaux des membres de la Socie'te' 
asiatique de Paris pour Tanne'e 1882 83. 

Le me'rnoire de M. Regnaud sera imprime dans les Travaux du Congres. 



M. SENaiHi RaJA montre la difference qui existe entre la philosophic 
des Ve*dantins et celle des ^iva'ites. Ceux-ci maintiennent , en opposition 
avec les premiers, Texistence de trois entit^s ^ternelles inde'pendantes : 
Dieu, les ames, et la matiere. 

Le memoire de M. Senathi-Raja paraitra dans les Travaux du Congres. 



136 

M. OLLIVIER BEAUREGARD resume son mmoire sur la valeur historique 
et 1'exacte etymologie de la denomination ethnique de Singalais appli- 
quee aux naturels de 1'ile de Ceylan. 

Ce m^moire sera public" dans les Travaux du Cengres. 

CINQUIEME STANCE. 
Samedi 15 Septembre a 9 h. du matin. 

M. le President pre*sente un m^moire sur les termcs avestiques Mazda, 
Ahura et Ahuramazda, par le Dastour JAMASPJI-MINOCHEHERJI , grand- 
pretre des Parsis de Bombay. Ce memoire, que 1'auteur a destine au 
Congres, a ete re9u par l'interme"diaire de M. Fuhrer, qui avait 1'inten- 
tion d'assister au Congres, mais qui a ete retenu a Aix-la-Chapelle par 
une indisposition. La section exprime le vceu que ce memoire soit im- 
print dans les Actes du Congres. 

M. le President rappelle que MM. Ascoli et Job. Schmidt ont ete 
charges par le dernier Congres de faire un rapport sur un systeme in- 
ternational de transcription, pour etre presente au sixieme Congres. 
Cornme ni M. Ascoli ni M. Schmidt n'assistent au Congres et qu'on n'a 
rien re9u de leur part, il est probable qu'ils ont ete empecbes de s'ac- 
quitter de leur mandat. 

M. WEBER propose que MM. Ascoli et Schmidt soient pries de pre- 
senter leur rapport au prochain Congres. 

M. BOURQUIN: Messieurs! II est certain qu'a mesure qu'on aug- 
mente le nombre des publications de textes sanscrits en Europe, Ton 
sent plus imperieusement la necessite de posseder un systeine unique de 
transcription adopte par tous les indianistes. II serait a desirer qu'on 
n'eut pas besoin de transcrire et qu'on put faire imprimer les textes en 
caracteres devanagari; mais pour le moment 1'espoir de voir un nombre 
quelque peu considerable de nos imprimeries entreprendre d'imprimer 
en caracteres indiens ne peut etre qu'une utopie. 

Puisque MM. Ascoli et Schmidt, qu'on avait pries, parait-il , de four- 
nir pour le present Congres un rapport sur un systeme international de 
transcription , ont manque de le faire , nous ne devrions pas , il me semble , 
passer, sans y prendre garde, a c6te des suggestions que renferine la 
methode de transcription que M. Feer nous a presentee dans la seance 
d'hier. Ce n'est pas que j'admette tous les points de ce rapport. M. 
Feer, par exemple, veut transcrire la seconde sifflante sf par 9, tandis 



137 

qu'il transcrit la premiere sifflante ^T par s. Or en Sanscrit toutes les 
trois sifflantes ne sont que des varie'te's du seul meme son et ne forment 
qu'une categoric. II est n^cessaire, il me semble, de conserver le carac- 
tfere commun de ces trois sons en employant pour les transcrire un signe 
qui leur soit commun, soit s, s, s ou plutdt, pour 6viter cette ponctu- 
ation complique'e et se rapprocher c'e nos habitudes occidentales , par 
8 , sh , sch. Un examen attentif du sh anglais , au moins dans la plupart 
des mots provenant de racines saxones avec les initiales sc, montrera 
qu'il existe entre ce signe et le sch des allemands la meme difference 
qu'il y a entre $r et cr. En outre en transcrivant sr par 9 on empieterait 
sur la cate'gorie des lettres sr que Ton transcrit ordinairement par c avec 
un accent ou suivi de h. Toutefois, malgre' ces quelques observations sur 
la me'thode de M. Feer et d'autres que le temps ne me permet pas de 
faire, je de"sire appeler plus se'rieusement votre attention sur ce travail. 
L'objection qu'on vient de soulever, que M. Feer, recommandant pour la 
transcription du Sanscrit 1'adoption de la me'thode suivie pour le Pali, 
commet un anachronisme , me parait peu concluante , car pour une bonne 
me'thode de transcription de 1' alphabet d'une langue , il s'agit moins de 
1'anciennete* de cette langue comparativement a d'autres ou de la prio- 
rite' d'un systeme de transcription sur d'autres, que de trouver un sys- 
teme tres simple quelconque qui represente bien les sons et preserve soi- 
gneusement le caractere commun des lettres appartenant au meme groupe. 
Si la me'thode pre'sente'e par M. Feer et qui paraitra sans doute dans 
les publications du Congres, pre*sente quelques uns de ces traits, MM. 
Ascoli et Schmidt, que M. Weber propose comme rapporteurs pour le 
prochain Congres, sauront bien en profiter." 

La proposition de M. Weber, appuy^e par M. le President, est adoptee 
a runanimite'. 



Le President soumet a la section la communication suivante de M. 
BUHLEK : 

Comme il est tres desirable qu'il s'etablisse un ^change de publica- 
tions entre les institutions orientalistes de 1'Europe et les corps litte*- 
raires et enseignants de Tlnde , les Orientalistes qui de'sirent tendre leurs 
relations de ce c6t^ et en particulier se procurer les publications de 1'Uni- 
versit6 du Panjab et d'autres corps litteraires de cette province, ainsi 
que des manuscrits et des estampes concernant TOrient ou des informa- 
tions spe'ciales, sont prie's de s'adresser au Dr. G. Leitner, Registrar de 



138 

I'Universite' du Panjab et Recteur du college du Gouvernernent et du 
College oriental, Lahore. 

En meme temps le Dr. Leitner sera heureux de soumettre au Senat 
de 1' University du Panjab toute espece de proportions faites en vue de 
la publication d'e'ditions savantes de textes orientaux ainsi que de tra- 
ductions, et en vue de la preparation d'ouvrages destines a etre consulted 
par les Orientalistes et que des savants europe'ens se proposeraient de 
composer. 1 )" 

M. WEBER ne peut pas appuyer la proposition qu'a faite M. Leitner de 
chercher a obtenir que les grades acade'miques confe're's par les Univer- 
sitds europe'ennes et par le College de Lahore soient mutuellement re- 
connus. Die Mittheilungen iiber Letzteres sind noch so unfertig und 
unklar, dass man darauf nicht recht fussen kann. Es ist daher ausserst 
bedenklich einem solchen Versuch , der sich erst zu bewahren hat , schori 
jetzt so specielle Sympathie entgegen zu bringen. Die ganze neuere Politik 
der englischen Regierung, insoweit dieselbe Indien den Indern selbst zu 
iiberlassen gewillt scheint , ist ein gewagtes Experiment , fur das ich mich , 
bei aller Sympathie, die ich fiir Indien hege, und zwar gerade deshalb, 
aus Sorge wegen der voraussichtlichen Folgen , nicht erwarmen kanu. Mir 
scheint der Zeitpunkt dazu noch nicht gekommen. Dass^unsere altbewahr- 
ten curopaischen Universitaten , von denen iibrigens eine jede ihre eignen 
Statuten hat, so dass ein Votum der Sektion auf dieselben zu influiren 
ganzlich ausser Stande ist, sich dazu herbeilassen werden, akademischen 
Graden des Lahore College gleiche Qualitat wie den eignen zuzutheilen , ist 
schwerlich zu erwarten. Und der Gedanke , dass europaisch Gebildete sich in 
Lahore ihre akademischen Grade entweder holen oder anerkennen lassen 
sollen, ist so sonderbarlich , dass die Sektion wohl kaum Anlass finden 
wird, dafur einzutreten." 

M. BOURQUIN: Messieurs! On sait que les Pandits sont souvent de 
vraies encyclope*dies sanscrites et qu'ils pourraient rendre de tres grands 

1) M. Leitner avait voulu que M. Btihler ajoutat: Comme il serait de la plus j 
haute importance qu'il s'ftablit un commerce scientifique entre les savants de 1'Inde et 
ceux de TEurope, M. Leitner sera tres heureux, si, pour donner son appui dans ce 
but, la section voulait exprimer le vceu que les grades academiques decernes par 
les institutions superieures de 1'Inde, notarnment par le College de Lahore, soient 
reconnus et ratifies en Europe, et vice versa" M. Biihler s'en tint prudemment 
aux paroles donnees dans le texte, mais plusieurs membres avaient eu connaissance de 
ce que M. Leitner esperait obtenir. J'ai cru devoir cette communication au lecteur, 
pour lui donner la clef de Tincoherance qui semble exister entre la proposition de 
M. Biihler et la discussion qui la suivit. M. Leitner n'etait pas present, (d. G.). 



139 

services aux e'tudes orientales. Les indianistes europe'ens qui ont sejourne' 
dans Tlnde les ont employe's et les emploient encore avec fruit. C'est 
probablement assez souvent grace a eux que de grands ouvrages , Editions 
et traductions, ont vu le jour. (Test vraiment surprenant les tre'sors 
d'e'rudition litte*raire que possedent beaucoup d'entre eux. D'un autre 
cote*, il est certain que le jugement critique leur fait presque absolu- 
ment de7aut. Eux-memes le savent et manifestent un profond respect 
pour les orientalistes europe'ens qui, avec moins d'e'toffe, savent avoir 
plus de fond. 

I1 ne serait pas prudent, je crois , de diminner en eux ce sentiment 
de respect pour les iudianistes europe'ens , qui leur fait du bien , en re- 
connaissant en Europe, comme semble le de'sirer M. Leitner, les grades 
academiques qui pourraient etre confe're's dans 1'lnde a ces Pandits, qui 
sont d'ailleurs sans culture ge'ne'rale, 

D'un autre cotO, il serait pourtant bon , et pour eux , et pour les e'tudes 
orientales, par le moyen d'une provenance bien entendue, de les mettre 
en relations avec les orientalistes europe'ens , dont ils subiraient bientot 
I'innuence quant au de>eloppement de leur jugement critique , et dont 
ils deviendraient surernent de plus en plus de tres utiles collaborateurs. 
Si done M. Leitner me semble aller trop loin, il serait bon, je crois, de 
se rallier a la proposition de M. Biihler." 

M. VON ROTH ne veut pas examiner s'il est utile, comme il en est question 
pour Tlnde , d'appliquer la forme europdenne des hautes e'tudes a celles 
de TOrient, mais il se tient persuade' que le fait que des universite"s 
se fondent d'apres le systeme europ^en par 1'initiative du gouvernement 
ou avec son appui , ne rnanquera pas dans la suite de conduire a un 
certain degre de reciprocity. II se permet cependant d'observer que 
meme entre les universes europe'ennes , la reconnaissance rdciproque 
des grades acade'miques n'est pas ge'ne'rale; la plupart des universit^s 
suivent leurs traditions particulieres et s'en tiennent a leurs propres sta- 
tuts. 11 sera done tres difficile de faire que toutes adoptent une ligne 
de conduite uniforme a 1'egard des institutions de Tlnde. 

M. SnyaMAJi KnRisNAVARMa : As a native of India I cannot allow 
this opportunity to pass without expressing an earnest hope that the 
influence of so learned a body of Orientalists as assembled here , may be 
brought to bear upon the encouragement of the study of Oriental lan- 
guages in my own country, and I therefore humbly request that steps 
should be taken to support , either directly or indirectly , the resolution 
brought forward by Dr. Biihler. I feel confident that this will carry 



140 

great weight with the different Universities in India and you will thus 
be the means of promoting an accurate and critical knowledge of the 
languages and litterature in the far East." 

MM. Kern, Thornton et Peterson donnent leur assentirnent a Tide*e 
dominante de la communication de M. Buhler. L'assenible'e se range a 
leur opinion. 

M. PETERSON fait une communication relative a un recueil de poesies in- 
diennes trouve par lui a Jeypore, dont 1'auteur s'appelle Vallabhadeva 
et qui porte le titre de Subhashitavali. Ce recueil est divise* en 93 sec- 
tions, d'apres le meme principe que le Qarngadhara-paddhati , dont M. 
Aufrecht a donnd une analyse. M. Peterson expose Timportance decette 
compilation, qni contient plusieurs vers d'auteurs eelebres qu'on n'avait 
pas encore trouvds ailleurs. 

L'e'tude de M. Peterson sera imprime* dans les Travaux du Congres. 

M. PETERSON pr^sente un me'moire du Pandit BHAGvaNLaL INDRAJI sur 
la grande inscription d'Udayagiri. Le Pandit base sa nouvelle transcrip- 
tion et sa nouvelle interpretation de ce monument de haute valeur sur 
des photographies tres fideles qui lui ont e*te* envoye'es par le ge'ne'ral 
Cunningham, et il a reussi a determiner la vraie place qui appartient a 
cet important document. Le nom du roi est Kharavela. II a r^gne* sur 
le Kalinga, appartenait a la famille des Cheta, et e"tait Ja'ina et non 
Bouddhiste. Le Pandit cherche a d^inontrer que rinscription est de la fin 
du 2e siecle avant 1'ere chrdtienne. 

M. KERN releve qu'il a d^ja fait dans une note de son Histoire du 
Bouddhisme la remarque que Fin scrip ti on d'Udayagiri ^tait d'un roi 
Jama , circonstance , cependant , qui ne pouvait pas etre connue du Pandit. 

La section est unanime a reconnaitre la grande importance des d^cou- 
vertes du Pandit et charge M. Peterson de lui faire connaitre le grand 
prix que Ton attache au re'sultat de ses travaux. 

M. LEITNER donne un re'sume' des communications suivantes annonce'es 
dans le programme, mais raaintenant Idgerement modifi^es par 1'auteur: 

1. The languages and races of Hunza, Kafiristan and of the so-called 
neutral zone". 

2. The professional and secret tradedialects, the argots or dialects of 
the criminal and wandering tribes of Northern India , Kabul and Central 
Asia, and the cryptographic and other characters (including the Shawl- 



141 

writing) of the Panjab and Kashmir (illustrated by sets of colors and 
drawings). 

3. The state of learning and systems of instruction among Muhamma- 
dans, Hindus and Sikhs in Upper India. 

5. Further proofs in support of the influence of Greek art on the Bud- 
dhist sculpture of the Panjab. 

A la suite de ces communications M. Leitner pre*sente aux membres 
des photographies inte'ressantes de sculptures gre"co-bouddhistes. Sur la 
proposition de M. KEEN, appuy^e par M. Thornton, la section adopte a 
runanimite' le vceu suivant: 

vVu Timportance qui s'attache aux sculptures gre'co-bouddhistes qui 
ont e'te' decouvertes sur la frontiere nord-ouest du Panjab et dont le 
Congres a pu examiner des photographies le Congres exprime 1'espoir 
que le gouvernement de Tlnde parviendra a les mettre plus a la porte*e 
des savants de TEurope , soit en augmentant autant que possible le nombre 
de sculptures originales envoye'es a Londres, soit en distribuant des em- 
preintes et des photographies aux principaux muse'es de TEurope, en 
^change centre des sculptures ou des copies ! )". 

M. KARLOWICZ lit dans cette seance son memoire sur 1'influence des 
langues orientales sur la langue polonaise, dans lequel il parle des mots 
emprunte's par les Polonais a 1'Orient. La lecture de ce travail aurait du 
etre placee a Tordre du jour, non de la section aryenne, mais de celle 
de 1'arabe et de la litte'rature de I'lslam. 

Le memoire de M. Karlowicz sera publie* dans la section se'mitique des 
Travaux du Congres. 

M. le President presente , pour les Actes du Congres , un mdmoire de 
M. Tomaschek, de Gratz, zur altesten Volkergeschichte Mittel-Asiens", 
que M. van den Gheyn a remis, au nom de Tauteur, au Bureau de la 
quatrieme section. 

L'ordre du jour etant ^puisd, M. KEEN remercie M. le President, au 
nom de tous les membres, de la maniere distingue'e dont il a dinge* les 
discussions. 



1) C'est-S.-dire que Londres devra dormer en echange des sculptures originales, les 
Muse'es continentaux des copies. 



142 



III. SECTION AFRICAINE. 

Les stances de cette section , qui ont e'te au nombre de trois , ont eu 
lieu dans la salle d<3 la Faculte* de droit a 1'Universite'; 17 membres se 
sont fait inscrire. Le Bureau a e'te' constitue" comine suit: 
MM. J. Lieblein, president. 

A. Eisenlohr, vice-president. 
W. Gole'nischeff, secretaire. 

PREMIERE STANCE. 
Mardi 11 Septembre a 91 h. du matin. 

M. PLEYTE parle du couronnement des momies et examine successive- 
ment les questions suivantes: De quelle epoque date ce couronnement? 
pourquoi conronnait-on les morts? quelles plantes et fleurs e"taient em- 
ploye*es pour les couronnes? Ses conclusions sont que cet usage ne sem- 
ble pas remonter plus haut que la 19me dynastie; que la couronne, 
symbole de la victoire dans la lutte de la vie humaine, a e'te' decerne"e 
aux morts comme recompense d n une conduite irreprochable, que c'etait 
done la couronne de la justice, analogue a celle dont il est parle dans 
Ve'pitre a Timothee, enfin que Ton a premierement tresse" les couron- 
nes avec des feuilles d'olivier, plus tard avec des feuilles de mimusops. 
Cette derniere plante vient de I'Abessinie, Tolivier est originaire de 
1'Asie, et il est fort probable que la pratique du couronnement est 
venue aussi de TAsie. 

M. LEEMANS recommande a 1'attention de M. Pleyte la representation 
d'une belle couronne d'or qui se trouve dans les Monument, des anti- 
ken Cabinets in Wien" par Arnett, livre qu'il met a la disposition de 
M. Pleyte. 

Le rnemoire de M. Pleyte paraitra dans les Travaux du Congres. 

M. EISENLOHR lit une note sur Templci de la photographic pour la 
reproduction des monuments et des rouleaux de papyrus, et fait circuler 
diverses photographies qu'il a exe'cutees. 

Une courte discussion s'ouvre a ce sujet. La note de M. Eisenlohr 
sera imprime'e dans les Travaux du Congres. 

M. LIEBLEIN a annonce* des communications sur diffe'rentes conceptiona 
religieuses des ^Igyptiens. 11 traite dans cette stance du mythe d'Osiris. 



143 
Son mdmoire sera public* dans les Travaux du Congres. 

DEUXlfcME STANCE. 
Mercredi 12 Sept. a 9 h. du matin. 

M. GOLENISCHEFF fait la lecture] d'un memoire sur Torigine de la valeur 
alphabetique de certains hie'roglyphes* II tache de montrer que la 
thdorie acrologique (on plutot protologique) de Champollion , qui est 
universellement adopte'e, n'est pas absolument juste; d'apres lui, les 
symboles alphabetiques n'ont ete a Torigine que des syllabes, dont les 
noms , comme ide*ogrammes , etaient forme's de consonnes pre'ce'de'es ou 
suivies d'une voyelle. 

MM. EISENLOHR et WIEDEMANN declarent qu'ils partagent de tous 
points 1'opinion de M. Golenischeff et qu'ils ont meme ddfendu dans 
leurs cours des theories semblables. M. Eisenlohr cite comme exemple 
la permutation de pa et &a, ne'e de Te'criture hieratique. 

M. PLEYTE fait observer, en confirmation de la the'orie de M. Gole'ni- 
scheff, que le signe pour la lettre m, comme ^^L , s'emploie dans 
T^criture ancienne pour designer aussi bien le vautour que le hibou 
jM)V , J^OT ^*\.^2). et que le signe 1 pour la lettre b est de'rive' 

n "fv 
selon toute probabite de v\ A (bu) se tenir debouf 

jj Jf ^^ 

M. HALEVY ajoute quelques observations qui tendent e'galement a con- 
firmer les vues Praises par M. Goldnischeff. 
Le memoire de M. Golenischeff paraitra dans les Actes du Congres. 

M. VON LEMM donne un aper9u des manuscrits coptes de la Bibliothe- 
que imp^riale de St. P^tersbourg et commnnique la traduction d'un 
livre apocryphe (esehatologique) qui fait partie de cette collection. M. 
von Lemm propose d'interpre'ter les sigles XMf qui se pre'sentent dans 
ce livre, non pas par XPICTOC, MAPIA, TABPIHA, mai par XPICTOC, 
MIXAHA, TABPIHA. 

MM. Hal^vy, Leemans et Eisenlohr prennent part aux de*bats qui sui- 
vent et qui tendent tous a ratifier Interpretation de M. von Lemm. 

M. HALEVY fait quelques observations sur le caractere clement et mise'- 
ricordieux de St. Michel dans les apocryphes. 

M. LEEMANS trouve Texplication de M. von Lemm en parfait accord 
avec les representations de la psychostatie chr^tienne, ou se trouvent 



144 

generaleinent , en haut, Dieu le Pere avec le Christ, et, en bas , 1'ar- 
change Michel tenant dans une main un dard et dans 1'autre une 
balance. 

Le travail de M. von Lemm ne paraitra pas dans les Actes du 
Congres, mais sera publi^ se'parement par 1'auteur. 

M. WIEDEMANN parle sur la signification de ces nombreux cones 
fune"raires qu'on trouve a Tentree des tombeaux egyptiens. II y voit 
des pains symboliques. Les bases de ces cones portent des inscrip- 
tions differentes, tantot des noms et des titres, accompagne's ou non 
du nom d'Osiris, tantot des formules d'adoration, qui semblent donner 
a ces objets le caractere d'offrandes votives. Parfois on trouve a cote* 
des cones des briques chargees d'inscriptions pareilles, que M. Wiede- 
mann croit etre dgalement des imitations de pains ou de gateaux. 

MM. Eisenlohr, Leemans et Pleyte combattent Implication de M. 
Wiedemann , tout en avouant qu'ils sont hors d'e*tat d'y en substituer 
une autre mieux fonde'e. 

M. PLEYTE oppose a Topinion de M. Wiedemann la remarque que le 
signe A , compart par lui avec ces cones , sert , dans les bons textes 
hie'roglyphiques , a designer un detail architectonique , comme Tentre'e 
d'une pyramide, non pas la pyramide meme. Tout comme dans Tideo- 
gramme du plan d'une maison, le bord est noir, le fond blanc, I'entre'e 
rouge. 

M. WIEDEMANN croit devoir maintenir son explication, tant qu'on ne 
pourra pas en donner une meilleure. Le me'moire de M. Wiedemann 
sera public" dans les Travaux du Congres. 

M. LIEBLEIN lit son me'moire sur le de'veloppement historique de la 
religion egyptienne. Cette lecture donne lieu a quelques courtes obser- 
vations de la part de MM. Wiedemann, Eisenlohr, Pleyte et Leemans, 
concernant spe'cialernent ce que M. Lieblein a dit des cultes de Set et 
d'Ammon. M. Pleyte rappelle ce qu'il a e"crit lui-meme sur le culte 
d'Ammon en relation avec celui de Baal-Hammon en Asie, dans ses 
Chapitres suppl^mentaires du Livre des morts". 

Le m^moire de M. Lieblein sera imprim6 dans les Travaux du 
Congres. 

L'heure avance'e fait remettre a la stance prochaine la lecture du 
me'moire de M. Leemans. M. le President propose de ne pas permettre 



145 

les discussions dans cetto stance, vu que ce sera le seul moyen d'e'pui- 
ser 1'ordre du jour. Cette proposition est adopte'e a Vunanimite'. 

TROISI&ME STANCE. 
Vendredi 14 Septembre a 2 h. de releve'e. 

M. LEEMANS communique un travail sur un hypoce'phale , amulette en 
forme de disque que Ton pla9ait sous la tete des moniies, qui se trouve 
au Muse'e de Leide , et qui est inscrit au nom d'une assistante d'Ammon- 
Ra, appele'e Tai-ari-at ou Tiat. II en ddcrit la forme et Temploi et en 
explique les inscriptions et dessins, en le comparant a d'autres monu- 
ments analogues. 

Cette 6tude paraitra dans les Travaux du Congres. 

M. SAYCE lit au nom de Miss AMELIA B. EDWARDS, qu'une indisposi- 
tion a empeche'e d'assister au Congres, un me'moire sur un fragment de 
caisse de inomie portant le cartouche d'un roi inconnu dans I'histoire, 
qui semble appartenir a la 21me dynastie. La premiere partie du nom 
royal est Amen-hotep; la seconde est malheureusement douteuae. 

M. PLEYTE pre'sente , au nom de Miss EDWARDS , une note intitule'e On the 
dispersion of Egyptian antiquities", dans laquelle elle essaie de de"montrer 
qu'il y a longtemps que la cache des momies royales a Deir el-Bahri a e"t6 pil- 
le*e, et que plusieurs objets conserves dans les musses d'arche'ologie provien- 
nent de ce pillage. 

Les deux memoires de Miss Edwards seront imprimis dans les Travaux 
du Congres. 

M. DE MILLOUE lit un me'moire de M. LEFEBURE, directeur de 1'e'cole 
fran9aise du Caire, sur Tutilite' et 1'urgence de d^blayer les tombeaux 
de la valise des Rois, notamment celui de Ramses II. Les fouilles qu'on 
a deja faites ont fourni des documents do haute valeur , comme la litanie 
du Soleil , des fragments importants du Livre des morts et de celui de 
rhdmisphere infe'rieur, etc. et il est presque certain que les de*blaiements 
que M. Lefe*bure propose de faire ne seront pas moins fructueux. 

Ce me'moire paraitra dans les Actes du Congres. 

M. WIEDEMANN parle sur les ampoules de terre cuite dites de Saint- 
Me'nas. II compare les representations qui se trouvent sur ces vases avec 
celles des cippes d'Horus, et y voit un appui pour la th^orie de la 
mythologie iconologique , ou ge'ne'ration des le'gendes par Timagerie, de 

10 



146 

M. Clermont Ganneau , par laquelle ce savant a chei-che* a expliquer 1'ori- 
gine des le*gendes de Saint-George. 

L'dtude de M. Wiedemann sera publiee dans les Travaux du Congres. 

M. LIEBLEIN communique une etude sur les quatre races dans leDeva, 
ou enfer, egyptien. II releve quelques alliterations qui se retrouvent dans 
certaines legendes du tombeau de S^ti I. Son travail sera imprime' dans 
les Travaux du Congres. 

M. EISENLOHR fait quelques remarques pre'liminaires sur sa prochaine 
publication des textes hie'roglyphiques copies a Edfou, qui ont trait a 
diff^rentes donations de champs. 

M. J. OPPERT ajoute a ce sujet quelques observations sur le proceM 
cadastral des Assyriens, compare* a celui des ^gyptiens. 

M. DELGEUK dit quelques mots sur une statue colossale , e'bauche'e , de 
21 metres de longueur, qu'il a ddcouverte il y a quelques ann^es dans 
les environs de Zawiet-el-Meytln , pres de Minis'. Cette communication 
sera publi^e dans les Travaux du Congres. 

Le President pr^sente une e*tude de M. PIEHL sur Torigine des colon- 
nes de la salle des caryatides du grand temple de Karnak. 
Ce mdmoire sera imprime' dans les Travaux du Congres. 

L'ordre du jour dtant dpuis^, M. le President remercie les membres 
au nom du Bureau de Thonneur qui lui a e'te' fait et du ton amical qui 
a caracte'rise' les ddbats. 

M. LEEMANS rend hommage, au nom de la section, a M. le President 
et aux autres membres du Bureau pour la maniere dont les de'libe'ra- 
tions ont e'te' conduites. 

IV. SECTION DE L'ASIE CENTRALE ET DE L'EXTREIME-ORIENT. 

Les stances de cette section ont e'te' au nombre de trois et ont eulieu 
dans la chambre des Curateurs de rUniversite'; 25 membres se sont fait 
inscrire. La section s'est constitute sous la pre'sidence provisoire de M 
Schlegel, M. von der Gabelentz , qui avait e'te' de'signe' dans la stance 
d'ouverture, s'e'tant excus^. Ont 6i6 elus 
MM. G. Schlegel, president. 

L. de Rosny, vice-pre'sident, 
H. Cordier, secretaire. 



i 



147 

PREMIERE STANCE. 
Mardi 11 Septembre a 9J h. du matin. 

M. VAN DEN GHEYN lit un me'moire- sur les dialectes de I'Asie centrale. 
Tromp par le titre , on avait cru devoir placer la lecture de ce me'moire 
a Tordre du jour de la quatrieme section. Par son sujet il paratt 
appartenir a la section aryenne. II sera imprime' dans les Travaux de 
cette derniere section du Congres. 

M. SCHLEGEL lit, sur Timportance de Temploi de la langue hollan- 
daise pour Interpretation de la langue chinoise , un me'moire qui paraitra 
dans les Travaux du Congres. Le but special que M. Schlegel poursuit 
dans ce me'moire , est de deinontrer Tinsuffisance des dictionnaires chinois 
et le besoin urgent d'un dictionnaire chinois-anglais et anglais-chinois , 
qui soit coinplet et a la hauteur des exigences scientifiques et pratiques 
actuelles. II termine sa lecture en proposant que la section e'mette le 
VOBU que le Congres s'adresse au Gouvernement de Sa Tres-Gracieuse 
Majest^, la Reine d 1 Angleterre , avec la pressante priere de vouloir nom- 
mer une commission speciale compose'e des sinologues les plus e*minents , 
tant en Europe, qu'en Amerique et en Chine, qui se partageront la 
tache de compiler un Dictionnaire Chinois-Anglais et Anglaia-Chinois 
complet, analogue au grand dictionnaire Sanscrit public* par MM. Both- 
link et Roth, sous les auspices du Gouvernement russe. 

I/assemble'e adopte avec empressement cette proposition. 

Suit une discussion sur la forme a donner a ce dictionnaire , a laquelle 
prennent part MM. Von der Gabelentz, de Rosny, Ho worth et Schlegel. 

M. DE GEOOT lit un memoire, intitul^ Buddhist Masses for the dead at 
Amoy , qui sera imprim^ dans les Actes du Congres. 

SECONDE STANCE. 
Vendredi 14 Septembre a 9 h. du matin. 

M. le President donne lecture d'une lettre par laquelle M. van den 
Gheyn, oblige* de retourner a Bruxelles par suite du mauvais 6 tat de sa 
sante, remet de la part de M. de Harlez, qu'une indisposition a oblige", 
inalgre son intention coutraire, de renoncer a assister au Congres, un 
travail intitule: De"cret de 1'empereuf Yong-tching (entre 1723 et 1736) 
adress6 aux Huit Bannieres et rapports des mandarins". Ce travail sera 
publi^ dans les Actes du Congres. 



148 

Un memoire de M. Tomaschek presente en meme temps par M. van 
den Gheyn sera remis an President de la section aryenne. 

M. HOWOB.TH fait une communication sur le Yuan chao pi shi et lit 
un memoire sur les affinite's des Huns. 

M. HUNFALVY ne croit pas qu'il y ait moyen de constater la nationa- 
lite des Huns , vu qu'on n'a aucun renseignement sur leur langue , puisque 
Priscus Rhetor nous laisse dans une complete incertitude sur ce chapitre. 
Tous les autres re"cits concernant les Huns sont sans valeur. 

M. de Rosny ajoute quelques observations. Le memoire de M. Howorth 
paraitra dans les Travaux du Congres. 

M. DE ROSNY discute la question de savoir comment furent e*crits les 
plus anciens monuments de la <litterature japonaise. Dans retat actuel 
de nos connaissances sur ces documents, il faut conside*rer le huitieme 
siecle de notre ere comme la date la plus reculee a laquelle on puisse 
faire remonter le cours des recherches. 

M. GTJIMET feiicite M. de Rosny de s'occuper des livres japonais trai- 
tant de 1'origine des dieux du Shin-to ; il pourra eiucider ces questions 
complique'es mieux que les Japonais, qui ne savent par quel bout les 
prendre. M. de Rosny a reconnu qu'il y avait dans ces legendes trois 
the'ogonies differentes melees et superpose'es. Cette decouverte explique 
rincoherence des re*ponses qui ^taient donn^es au Japon a M. Guimet 
orsqu'il interrogeait les pretres shinto'istes sur leur genese. Le soleil 
e*tait fils du premier couple et Ton se demande comment ce couple avait 
pu voir clair; le dieu de la nourriture ne naissait qu'apres vingt-cinq 
generations, et Ton se demande comment ces vingt-cinq generations 
avaient pu vivre. M. Guimet termine en demandant a M. de Rosny si 
recriture antique japonaise dont il parle est la meme que celle dont 
M. Guimet a publie 1'alphabet dans le compte-rendu du Congres des 
orientalistes de Lyon sous le nom d'ecriture des dieux". (1878) 

M. de Rosny dit qu'a part quelques differences il s'agit de la meme 
ecriture. 

M. de Rosny promet de faire de sa communication Tobjet d'un memoire 
qu'il fera parvenir au secretaire du Congres pour etre insere dans les 
Actes. 

Le President, M. SCHLE&EL, fait hommage aux membres de la section 
de son Catalogue des livres chinois qui se trouvent dans la Mbliotheque de 
Vuniversite de Leide. 



149 



TROISlftME STANCE. 
Samedi 15 Septembre a 9 h. du matin. 

M. GUIMET annouce aux membres de la section qu'il est dispose* a 
entreprendre la publication d'un dictionnaire de la religion tao'iste et 
fait appel au concours de tous les sinologues pour mener ce travail a 
bonne fin. 

M. LEITNEH donne des details sur les races et sur les langues qui se 
rencontrent entre Caboul et Cachemire et dans les parties voisines de 
1'Hindou Koush, en tenant compte particulierement de la brochure de 
M. van den Gheyn sur le Yidgah et le Yaghnobi", dont il avait com- 
pard le premier avec neuf autres dialectes. M. Leitner constate qu'un voca- 
bulaire assez tendu de ces dialectes a e'te' ddija imprime' , sur 1'initiative 
de M. Le'on de Rosny, pour le Congres ethnographique de Paris de 1878. 
Mais cela n'est pas suffisant encore. II faudrait aussi publier les phrases , 
les chants , les legendes ou fables , ou se rencontrent les mots du vocabu- 
laire. M. Leitner declare qu'il espere avoir le temps de s'en occuper, 
rnaintenant qu'il avait mene* a bonne fin sa tache principale , celle de 
concourir a la fondation d'une University orientale dans le Panjab. II 
attire en meme temps 1'attention sur la fusion remarquable des pronoms 
avec un grand nombre de substantifs et de verbes qui a eu lieu dans 
la langue des Hunza, de sorte qu'il est extremement difficile, pour ne 
pas dire impossible, de disjoindre les elements du mot pour atteindre 
la racine. 

La conjecture d'apres laquelle le Hunza aurait e'te" le berceau des Huns 
<tait inte'ressante , mais demandait a etre examinee de pres. Les moeurs 
des Hunza e*taient relache'es , et leur religion tait un rameau batard de 
la forme shiite du mahome'tisme , tandis que les Nagyris, tribu se'pare'e 
des Hunza par une riviere, e'taient de pieux Shiahs. L'orateur donne 
enfin des exemples amusants , tire's de sa propre experience et de celle 
d'autres personnes, de la grande difficult^ qu'il y a d'obteuir des gens 
appartenant a des races sauvages, ou a demi sauvages, des re'ponses cor- 
rectes aux questions qu'on leur pose, ef il recommande aux soci^tds 
savantes de 1'Europe de ne pas donner de missions a des voyage ars qui 
ne sont pas aussi linguistes , ou du moins qui ne sont pas accompagne's 
par des linguistes, et aussi de se de'fier des voyageurs qui ne savent 
pas se montrer sympathiques et patients a regard des indigenes des con 
tres qu'ils sont charge's d'exploiter. 



150 

A la suite des communications de M. Leitner, M. le g6n6ral PEARSE 
e*mat le vo3u: 

Que la preparation et la publication des mate'riaux r^unis par M. le 
Dr. G. W. Leitner depuis 1866 sur les races et les langues de THindou 
Kousch, et dont des portions ont deja paru a divers intervalles, soient 
acce'le're'es par le concours actif du gouvernement e'claire' des Indes. 

La section appuie par acclamation le voeu de M. Pearse, 

M. HALEVY adres^e, sur les Hunza, quelques questions a M. Leitner, 
qui y re*pond. 

Le reste de la stance a etc* voue* a une discussion sur plusieurs pro- 
blemes relatifs aux formes les plus anciennes de certains caracteres chi- 
nois, notamment dans les inscriptions des dynasties des Chang et des 
Tcheou; puis a Texamen des rapports qui existent entre les mots-types 
ou racines de la langue chinoise ante'rieure a Confucius et ceux de la 
vieille langue Yamato des Japonais. MM. de Eosny, von der Gabelentz 
et Schlegel ont expose* leurs iddes a ce sujet. 

Avant de clore la stance, M. le President remercie les membres de 
la section de Thonneur qui lui a e'te' fait et de Taccueil qu'a trouv son 
vosn pour la publication d'un grand dictionnaire chinois. 

V. SECTION DE LA MALAISIE ET DE LA POLYN^SIE. 

Cette section a eu quatre stances, qui ont eu lieu dans la chambre! 
des Curateurs de I'Uuiversite' ; 48 membres se sont fait inscrire. Le; 
Bureau a & constitue* comme suit: 

MM. 1'Abb^ P. Favre, president. 
R. N. Gust, 



. vice-prdsidents. 
S. C. J. W. van Musschenbroek , J 

A. Marre, ] 

secretaires. 
H. C. Humme, ; 

PREMIERE STANCE. 
Lundi 10 Septembre a 2 h. de relev^e. 

Ont e*te* lus les m^moires de MM. PIJNAPPEL sur les racines (wortel- 
woorden) de la langue malaise, et VREEDE sur les racines de la langue 
javanaise. Les languea malaises different des langues indo-europe'enne 
sur ce point cardinal, que les racines des premieres existent en qualite 



151 

de mots, tandis que Texistence des racines indo-europ^ennes n'est, pour 
ainsi dire, qu'un postulat de la science, qui, tout en les determinant, 
laisse indecis quelle en a ete la forme primitive precise. L'etude des 
mots-racines des langues malaises est done d'un haut inte*ret pour la 
linguistique g^n^rale. M. Pijnappel les divise en deux classes , celles qui 
ne sont en re'alite' que des imitations de sons, et certaines autres qu'il 
appelle , faute de denomination meilleure , involontaires , c'est-a-dire qui 
ont ete des sons accompagnant les gestes ; comme ceux-ci , ils semblent 
bien avoir e*te* dus originellement a des mouvements reflexes, mais Tana- 
lyse en echappe a notre intelligence. La forme des racines de Tune ot 
de 1'autre classe consiste en une consonne suivie d'une voyelle , laquelle 
le plus souvent est ferme"e par une autre consonne. M. Pijnappel cite 
a titre de specimen , la racine tik-tok-tak , qui est limitation d'un son bien 
connu , et il passe en revue toute la famille des mots qui s'y rattachent. 

M. Vreede se borne a parler des racines de la seconde espece, celles 
que M. Pijnappel nomme involontaires , et fait ressortir particulierement 
rimportance de Fe*tude des racines pour etablir le lexique , c'est-a-dire 
pour determiner plus exactement la signification des mots et obtenir un 
fil conducteur qui aide a demeler les synonymes que la langue javanaise 
possede en si grand nombre. II cite comme exemples les racines qui 
signifient vaste, long , Idche, et celles qui ont une signification contraire, 
soit ferine*, coupe , fini. 

Les deux me"moires seront imprints dans les Travaux du Congres. 

DEUXlfcME STANCE. 
Mardi 11 Septembre a H h. de relev^e. 

M. VAN DEE LITH fait une communication sur rimportance du Livre 
des mervettles de VInde, dont il vient de publier le texte accompagne' 
d'une traduction fran9aise de M. Marcel Devic. Ce livre, extremement 
curieux a tons e"gards, contient des r^cits de marins arabes et autres du 
dixieme siecle de notre ere, et est pr^cieux pour la geographic de TAr- 
chipel indien. On y trouve de nouvelles donn6es , en particulier sur les 
lies de Java et de Sumatra. 

Cette communication sera publi^e dans les Travaux du Congres. 

M. KERN lit un memoire sur les rapports qui existent entre le ma/our, 
qui est celle des langues de la Nouvelle-Guinee qui est la mieux connue f 
et les langues malayo-polynesiennes. M. le Professeur Fr. Miiller, de 



152 

Vienne, a exprimd 1'opinion que la conformitd du mafour avec ces lan- 
gues n'est qu'apparente et se re*duit a des emprunts de mots que le 
mafour a faits sur grande e*chelle aux langues malayo-polyne'siennes. 
M. Kern estime que cette opinion repose sur des donne'es inconipletes et 
qu'il y a bien re'ellement affinite* entre le mafour et ces langues. II 
esaaie de le de"montrer en e'nume'rant les elements de la grammaire et 
du lexique que le mafour a en comniun avec les langues malayo-poly- 
ne'siennes. Ces elements communs sont si nombreux qu'il est impossible 
de les expliquer par des emprunts , surtout si 1'on considere qu'ils coi 
sistent en mots servant aux notions les plus simples, comme manger, 
boire , dormir , poisson , oiseau etc. , en noms de nombre et pronoms , et 
en prefixes, infixes et suffixes des plus usite's. 

M. VON DEB, GABELENTZ: La question sur laquelle M. le Professeur 
Kern a bien voulu nous donner une se'rie de renseignements des plus 
inte"ressants , m'a occupe", moi aussi, depuis plusieurs anne'es. Moi aussi, 
quoique peu verse" dans les langues malayo-polyne'siennes , dontjenecon- 
nais que deux ou trois d'un peu pres, j'ai 6te frapp6 d'un tres grand 
nombre de coincidences grammaticales et lexicales qui existent entre le 
mafour d'un cote* et les langues de la dite famille de 1'autre. Permettez- 
moi, Messieurs, d'en signaler quelques-unes , en vous renvoyant toute- 
fois, pour les details, au petit traite que je viens de publier, en colla- 
boration avec M. le docteur A. B. Meyer de Dresde, dans les Bijdr. tot 
de Taal- etc. kunde van N.-I." La plupart des formes et des particules 
grammaticales les plus essentielles et les plus e'le'mentaires de la langue 
mafour sont sans aucun doute identiques avec celles des langues malai- 
ses. Tels sont p. e. les prefixes 

m- mal. ma- pour les adjectifs et les verbes neutres , 
fa- pa- pour les verbes causatifs, 

puis Tinfixe possessif du pronom de la 2e personne -m-, correspondant 
au suffixe -mu, -mo, enfin, plus ou moins clairement, les pronoms per- 
sonnels et la plupart des autres. Quant aux rapports lexicaux, aussitot 
qu'on aura de'couvert les regies phone'tiques , qui sont un peu difficiles, 
une quantity, pour ne pas dire la majorite" des mots mafour se pr<sentera 
comme identiques avec tels autres mots usite's par les habitants de Java , 
de Sumatra, des iles Philippines etc. Yoila quelques-unes de ces regies: 
1. La voyelle finale est le plus souvent supprime'e, p. e. 
waar , huit : walu 
&wr, plume: bulu 
rim, cinq: lima etc. 



153 

2. Le k malais se perd; t devient k, mais lorsqu'il eat suivi de * il 
devient s; p est remplace par /, I par r, p. e. 

aan, manger: kan 

uk , pou : kutu , 

kma, kama. pere: tama, 

sna, mere: tina, 

fak, sept: pitu etc. 

Embrassant un nombre fort considerable des mots les plus usite's , les plus 
familiers et, partant, les moins sujets au proces d'emprunt, nne telle 
comparaison finira peut-etre par demontrer que le nombre des mots 
non-malais du mafour est assez peu considerable. Permettez-moi de 
dire en passant que nos observations imprime'es , outre un certain nombre 
de comparaisons indubitables , en contiennent d'autres que j'aurais ou 
biffees ou marquees d'un point d'interrogation , si j'avais pu revoir notre 
manuscrit une derniere fois. Ce sont surtout celles qui supposeraient 
une rne*tathese assez capricieuse. Mais a c6te de tant de coincidences, 
il se trouve un bon nombre de points sur lesquels le mafour est diame'- 
tralement oppose* aux langues malaises. D"abord il n'a point de passif. 
En revanche , il a une conjugaison pronominale bien de>eloppe*e , mais 
active ou neutre. Puis son vocalisme est susceptible d'une certaine gra- 
dation assez r^guliere par Tinfixion d'une apres ou avant 1'a, To etTw. 
Les mots qui d^signent la parent^ et les membres du corps n'apparais- 
sent qu'intimement unis avec des elements possessifs. La difference entre 
le pronom de la l e pers. plur. inclusif et exclusif manque: ko = nous 
re*pond a la forme inclusive ta. D'autre part, les pronoms ont un duel: 
nw, nous deux, mu, vous deux, su, eux deux, sans analogic dans les 
langues malaises et polyne*siennes. La linguistique s'est longtemps ftat- 
t^e d'avoir trouv^ deux axiomes, celui de Timpossibilite de langues 
mixtes proprement dites, et celui de la Constance de ce qu'on e"tait 
convenu d'appeler la forme inte*rieure des langues. Ou je me trompe 
fort, ou soit 1'un, soit Tautre de ces axiomes est mis en question par 
les faits que je me suis permis de vous signaler. 

M. KERN fait observer que la maniere synthetique dont le verbe est 
forme n'est point du tout caracteristique du mafour, parce qu'on trouve 
la meme formation dans les dialectes d'Amboine. 

M. le President FAVRE fait remarquer la haute importance de la philologie 
dans les recherches sur les origines des divers peoples de 1'Oceanie. II 
expriuie Tespoir qu'un jour, par cette voie, Ton parviendra a determi- 
ner la veritable filiation de ces races. II fait observer que la connais- 



154 

sance trop imparfaite que Ton a eue de leurs langues dans le passe" , n'a 
pu jusqu'a present permettre d'atteindre que des re*sultats tres-limite*s ; 
mais il est convaincu qu'aujourd'hui que de savants voyageurs et de 
nombreux inissionnaires ont fait connattre ces langues d'une maniere 
plus approfondie , par la publication de grammaires et de dictionnaires , 
les philologues qui voudraient s'appliquer a cette dtude arriveraient a 
jeter beauoup de jour, non seulement sur 1'origine, mais aussi sur This- 
toire de ces peuples. 
Le me'moire de M. Kern paraitra dans les Actes du Congres. 

M. MAKRE commence la lecture de son me'moire sur les affinite's lexi- 
cologiques du malgache avec le javanais, le nialais et les autres prin- 
cipaux idiomes de 1'Archipel indien. 

TROISlftME STANCE. 
Mercredi 12 Septembre a 9 h. du matin. 

Conforme'ment a Tordre du jour adopte* la veille, M. Marre continue et 
termine la lecture de son me'moire. 

M. le President FAVRE fait remarquer combien cette savante etude confirme 
les reflexions qu'il avait faites , dans la stance du jour prudent, sur 
la haute importance de la philologie compare*e pour Tethnograpliie 
et Thistoire des peuples; en effet, la situation de Tile de Mada- 
gascar dans la proximite" du continent africain porterait naturellement 
a croire que les habitants de cette ile ont du venir de 1'Afrique, et nan- 
moins leur langage indique qu'en totalite", on pour le moins en partie, 
ils sont venus de 1'Archipel indien. 

M. Favre rappelle encore, a la meme occasion, que dans un petit 
travail, publie' il y a quelques anne"es dans les Annales de la Soci^te* 
de geographic de Paris, il avait deja fait une remarque analogue 
touchant Tile de Formose, qui se trouve si rapproch^e de la Chine que 
Ton serait porte" a croire ses habitants originaires du Celeste Empire, 
tandis que les dialectes qui s'y parlent indiquent clairement une origine 
oce*anienne. 

M. KERN fait observer que , quoique le uombre de mots d'origine 
sanskrite de la langue malgache soit restreint, la presence cependant de 
ces mots sernble prouver que rimmigration des Hovas a Madagascar est 
poste'rieure au commencement de 1'influence hindoue dans 1'Archipel 
indien. 



155 

Le me'moire de M. Marre sera imprime' dans les Travaux du Congres. 

M. HIJMME fait le discours suivant: 

Messieurs , 

Apres les communications tres-inte*ressantes et les discours savants que 
nous avons entendus et qui me'ritaient toute notre attention , le sujet 
que je traiterai dans ce moment sera un doux repos pour votre atten- 
tion bienveillante. 

Si j'avais choisi pour sujet de mon discours L'influence ducaract&re 
d'un peuple sur sa langue", ce serait en ve'rite' trop simple pour une 
asseniblee d'hommes (Srudits, tels que j'ai 1'honneur de voir devant moi. 
Mais je tacherai de prouver que quelquefois le contraire n'est pas im- 
possible; c'est-a-dire que >la langue pent avoir une grande influence sur 
le caractere et la civilisation d'un peuple". II n'est done pas question 
d'nne regie ge'ne'rale , mais d'un cas special. Et ce cas special , Messieurs , 
se montre dans la langue que parle le peuple javanais. 

Une des langues les plus int^ressantes et en meme temps les plus 
civilise'es, c'est le javanais. (Test surtout de cette langue qu'on peut 
dire qu'elle est Tempreinte du caractere du peuple qui la parle. Les 
savants qui e'tudient une langue 6trangere dans le but de mieux con- 
naitre le caractere et les mceurs d'un peuple, trouveront dans le java- 
nais une source inepuisable. 

Une particularity bien remarquable, qu'on ne trouve nulle part dve- 
loppee jusqu'a ce point, c'est que le javanais est pour ainsi dire com- 
pose' de deux langues : le Ngoco , qui est la langue du peuple , et le 
Crdmd, qui est la langue dont se servent les personnes cultive'es entre 
elles. Je dis entre elles. Car si une personne d'un rang supe'rieur s'a- 
dresse a un homme du peuple, il se sert aussi du Ngoco; tandis qu'au 
contraire le dernier ne s'avisera pas de parler a quelqu'un de supe'rieur a lui 
autrement qu'en se servant du Crdmd. On con9oit aise'ment que, par 
cette difference de langues , la distance entre le peuple et les grands est 
beaucoup plus fortement marquee que chez nous. Le Crdmd est la 
langue de la de'fe'rence et du respect. Si un subalterne osait parler 
en langue Ngoco a un supe'rieur, ce serait une grossierete' inouie, une 
offense sans pareille. Je ne parlerai pas du Crdmd-tnggil , ni du Madid 
qui sont encore des variations dans la langue javanaise. 

>Quand on ne sait pas bien parler le javanais, et qu'on n'a pas v6cu 
parmi ce peuple si bon et si docile pendant de longues anne"es, on ne 
saurait se rendre compte de 1'effet et de 1'influence de cette double Ian- 



156 

gue. Lorsque j'e*tais encore employe* du Gouvernement hollandais , au com- 
mencement de ma carriere, j'e'tais aTegal, dans Tile de Java. Je commen- 
9ais deja a parler le javanais assez bien, mais c'etait toujours la langue. 
Ngdco, parce qu'en m'adressant a des personnes d'un rang superieur, je 
me servais du malais , comme fait en ge*ne"ral tout le monde. J'enten- 
dais tres-bien le Crdmd car c'e'tait toujours en cette langue qu'on 
me parlait, mais je n'avais pas encore 1'habitude de le parler. En 
parlant mal le Ngoco, les suites de mes fautes ne pouvaient nuire qu'a 
moi-meme. Mais dans le cas, qu'en parlant le Crdmd a une personne 
de distinction, j'aurais entremele' les deux langues, je n'aurais pas 
laisse* de 1'offenser. J'avais beaucoup d'envie d'apprendre a bien parler 
le Crdmd; mais comment pouvais-je r^ussir sans de frequents exer- 
cices? Pourtant j'ai trouve* une occasion excellente. Le Re'gent de Tegal , 
vieillard bon et franc, se plaisait a me voir 4tudier avec ardeur sa 
langue. C'est & lui que je d^clarai mon de*sir d'apprendre a bien 
parler le Crdmd. Je le priai de bien vouloir me permettre de parler le 
javanais avec lui et de corriger mes fautes. En meme temps je le priai 
d'agre'er d'avance mes excuses, si je Toffe^ais en usant d'un mot ou 
d'une expression moins convenable. Le Regent satisfit a mon de*sir; 
mais chaque fois que nous commencions nos conversations javanaises, il 
renvoyait ses domestiques, afin que ceux-ci ue pussent entendre les 
grossierete"s dont peut-etre je me rendrais coupable envers lui par 
erreur. J'ai cite' ce petit incident , pour vous faire remarquer 1'impor- 
tance de cette double langue. 

Yoici encore un autre exemple, dans un sens contraire. Un de mes 
amis, qui dtait Controleur dans la Residence de Kadou, ne savait pas 
bien parler le Ngoco (la langue du peuple), ce qu'il regrettait beaucoup. 
Mais comment 1'apprendre? Car ceux qui s'adressaient a lui se servaient 
toujours du Crdmd. Le Weddnd (chef du district) tait un homme cul- 
tiv4, parent du Regent. C'est a celui-ci qu'il s'adressa, en 1'enga- 
geant a parler le Ngoco avec lui. Le Weddnd refusa, en lui faisant ob- 
server que sa position envers le Controleur ne lui permettait pas de s'adres- 
ser a lui en Ngoco. Mon ami le Controleur, me'content de ce refus, lui 
dit: Eh bien, Wedn3 , je vous 1'ordonne et vous n'avez qu'a obeir!" 
Qu'est-ce que fit alors le Wed&n&? II ota son Tcris de sa ceinture, le 
dposa par terre devant lui, en disant: Monsieur, vous etes mon 
Benddrd (mon maitre, mon seigneur)! Je n'ai pas 1'habitude de vous 
de'sobe'ir; mais si vous m'ordonnez de vous offenser, je ne puis vous 
obe'ir plus longtemps. Voici mon kris; tuez-inoi plutdt! 11 Lorsque mon 



iM 

ami me raconta cet incident, je ne lui fis pas mon compliment sur sa 
maladresse, mais je le feiicitai de s'etre adresse a quelqu'un qui avait, 
mieux que lui, compris sa position. Car si le Wed&n& avait obei, lui, 
le Controleur , aurait perdu tout son prestige sur le peuple de la Regence. 

Un Javanais cultive' , en parlant a un Europ^en, qui, par sa position , 
a droit a son respect et a sa consideration , essayera de s'adresser a lui en 
javanais, souvent meme quand, de votre part, vous vous servez du 
malais, parce que, de cette maniere, il peut vous montrer son respect et 
sa consideration pour votre personne. En parlant la meme langue que 
vous, il se met a la meme hauteur que vous. Les indigenes qui habi- 
tent Tinterieur du pays, les paysans, ne parlent guere que le javanais. 
Ajoutez a cela , qu'un Javanais , en se servant de la langue malaye , 
suit generalement 1'habitude des Malais, en restant debout devant vous; 
tandis que , dans le cas contraire , il vous rendra hommage a la maniere 
javanaise , en s'asseyant par terre et en faisant le senibdh. 

I1 resulte de cela qu'une personne, soit un employ 6 du Gouverne- 
ment , soit "un industriel ou tout autre particulier , qni sait bien parler le 
javanais, a toujours un grand avantage sur celui qui doit se servir du 
malais. Les Javanais ont plus de respect , plus de consideration , plus de 
confiance, plus de franchise envers un Stranger qui parle bien leur lan- 
gue : ils se montrent tels qu'ils sont , parce qu'ils sont convaincus , que cet 
homme connait leurs habitudes et leurs pensees. Tel Javanais refusera un 
service , demands' par un etranger , qui 1'accordera volontiers a un autre 
qui a su gagner sa confiance, m&me a des conditions moins avantageuses 
pour lui. 

Sans recherches historiques on peut d'abord constater que le Ngoco 
est la langue primitive des Javanais ; car ils pensent dans la langue Ngoco. 
Un homme du peuple ou un grand parlera le Crdmd a un sup^rieur ou 
a un egal. II voit quelque chose qui le surprend, et qui lui arra- 
che une exclamation: A-t-on jamais vu quelque chose de pareil!" ou 
bien: Comnie Monsieur est excessivement ingenieux!" Eh bien, ces ex- 
clamations n'etant pas directement adress^es a son interlocuteur , il les 
dit en Ngoco. C'est la premiere langue qu'on lui a enseign^e dans son 
enfance. 

A cause de leur caractere paisible et soumis, les Javanais sont un 
peuple facile a gouverner. En g^n^ral ils suivent docilement les ordres 
de leurs chefs, meme sans se rendre cornpte de Tutilite de ces ordres. 
Le Gouvernement hollandais a sagement tire partie de 1'influence de la 
langue javanaise, en obligeant ses employes a 1'apprendre. 



158 

Un Malais ne craindra pas de vous dire que vous avez tort ; un Java- 
nais ne vous le dira pas. Si vous questionnez un Javanais sur un sujet, 
il faut tacher de bien formuler votre question , pour avoir une reponse 
claire et veridique. Quand il ne vous comprend pas, il dira tout sim- 
pleinent: lnggihr (*0ui!"). En d'autres circonstances il tachera de 
vous donner une reponse qui s'accorde avec vos propres ides; car il 
est malhonnete de contredire. 

Le caractere soumis des Javanais est parfaitement en harmonie avec sa 
langue. Vous pourriez me dire, au contraire, que les particularity de 
sa langue sont une suite de son caractere; et vous auriez raison; car la 
langue est cre'e'e par le peuple qui la parle. Mais je constate, qu'au- 
jourd'hui la distance entre les grands et le peuple e"tant si bien mar- 
quee par la langue, cette deference continuera a exister: elle continuera 
a avoir son influence sur le peuple Javanais et maintiendra son caractere 
soumis. Car chez lui ce n'est pas un devoir qu'on lui a impose": c'est 
son sentiment naturel qu'il suit. 11 parle la langue Crdmfi a ses supe"- 
rieurs parce qu'il ne saurait faire autrement. Depuis son enfance il y 
a e"te* accoutum^: il le fait par instinct. Et puis ce sentiment de mino- 
rite", de soumission, est tellement empreint dans son ame, qu'il n'ose 
pas meme se tenir debout en presence de ses superieurs. 

Des tenements , des circonstances, qui, pendant la dure"e d'un siecle , 
auraient influence* sur le caractere d'un peuple et Tauraient rendu 
moins soumis et plus independant comme on le voit un peu partout 
en Europe et ailleurs n'auraient pas cette influence sur le peuple 
Javanais, a cause de sa langue. 

0n sait que le Gouvernement hollandais administre et gouverne le 
peuple Javanais par rinterme'diaire de chefs indigenes; c'est une preuve 
de grande sagesse. L'influence des chefs indigenes remplace la force de 
la nation conque"rante , qui, sans elle, probablernent aurait besoin d'une 
grande arme'e pour se main tenir. Dans cette methode de gouverner, 
deux choses sont necessaires et exigent Tattention et la prudence du 
Gouvernement ne'erlandais : c'est de veiller sur le sentiment de bien- 
veillance et d'amitie des chefs indigenes envers nous et de maintenir 
leur grande influence sur le peuple, sans trop neyliger los inlerets du 
peuple , ce qui souvent est tres-difficile pour une nation civilised, Ce 
n'est pas le lieu de parler politique dans cette conference. Je constate 
seulement que, si le Gouvernement neerlandais, en prote'geant lesint^rets 
du peuple, avait en quelque maniere nui a Tinfluence de leurs chefs, 



159 

c'est encore cette particularity de la langue javanaise qui uous sauve- 
rait, en maintenant le respect du peuple pour ses supe'rieurs. 

Au commencement de mon discours j'ai dit que la langue javanaise 
est une des langues les plus civilise'es. La beaute*, la finesse du java- 
nais ne consiste pas seulement dans les regies de sa grammaire, mais 
surtout dans la justesse de ses expressions et dans les dedicates manieres 
de s'adresser a une personne de distinction. 

Cette particularity d'avoir deux mots pour designer le meme objetou 
le meme acte , ainsi que les diffe'rentes manieres de s'adresser a des 
personnes de positions differentes, ne peut pas avoir toujours exists*. 
Cette particularite doit avoir eu un commencement, une cause, car pri- 
mitivement les Javanais ne peuvent avoir eu qu'une seule langue. On 
pourrait supposer , par exemple , que les Javanais , a une certaine e'poque , 
ont invente des mots (emprunte's a une autre langue) pour s'en servir envers 
les chefs d'un peuple qui les aurait conquis, afin de te'moigner leur 
grand respect et leur soumission. Puis , dans le cours des siecles , le 
nombre de ces mots s'est augmente graduellement ; car, vous le savez , 
meme aujourd'hui on ne laisse pas d'inventer des mots nouveaux 
en Crdmd, en alterant la terminaison du mot. A la fin on a oublie 
1'histoire, on a oublie' la cause de ces elements etrangers de la lan- 
gue, et on s'est habitue* de plus en plus a s'exprimer diffe'remment 
envers des personnes de distinction en ge'ne'ral, envers des vieillards, 
envers des personnes ve'nerables. Cette habitude, une fois fonde'e, les 
personnes de distinction se servirent de la langue Crdmd entre elles. 
Dore'navant ce ne fut plus exclusivement la langue du subalterne envers 
le supe'rieur, le Crdmd est devenu la langue des personnes cultive'es. 

Ne croyez-vous pas que les efforts des diffe'rentes classes du peuple 
pour s'exprimer nettement, de'cemment, respectueusement , doivent avoir 
beaucoup contribue' a leur culture? 

Ainsi done, si, d'un cote", la finesse, racheve* de la langue javanaise 
est une preuve que le peuple Javanais est en general plus civilise* que 
les peuples dont le de>eloppement intellectuel est a la meme hauteur, 
d'un autre cote les formes de cette langue ont re'ciproquement eu une 
influence bienfaisante sur Te'tat de culture et sur le caractere de docilite 
du peuple qui la parle'" 

M. HUNFALVY ayant obtenu la parole dit ^ce qui suit : 
> Pendant une conversation d'hier, M. Marre m'informa que dans le 
malais les noms de nombre 8 et 9 sont des mots composes, dont la 



160 

signification est r= 2 10 , 1 10. C'est un fait qui peut-etre me*rite 
quelque attention et j'ose y ajouter quelques 

Observations sur les differentes methodes de compter. 

La me'thode de compter decadique est celle des langues les plus con- 
nues; mais cette me'thode n'est peut-etre ni la plus originale ni la plus 
ancienne. II me semble que la methode de compter par pentades, que 
j'ose nommer pentadique, et qui se base certainement sur les cinq doigts 
de la main, doit Tavoir pre'ce'de'e. Compter avec les doigts, c'est-a-dire 
montrer au moyen des doigts, le nombre des choses a compter e"tait sans 
doute la methode la plus naturelle , par consequent aussi la plus ancienne. 
Elle est meme de nos jours employee par des individus de diff^rentes 
langues qui ne se comprennent pas 1'un Tautre. 

La me'thode de compter par pentades se trouve dans plusieurs langues 
de 1'Afrique, comme dans des langues des Negres, des Nubas etc. Par 
exemple la langue des Bulloms compte comme ceci: 

1 bul 6 men-bul (5 + 1) 

2 tin 7 men-tin (5 + 2) 

3 ra 8 men-ra (5 + 3) 

4 hyul 9 men-hyul (5 -j- 4) 

5 men 10 won. 

La meme maniere se trouve chez les Efiks , a savoir: 

1 kiet , tiet 6 itio -j- kiet 

2 iba 7 itia + ba 

3 ita 8 itia + eta 

4 inan 9 osu -J- kiet 
4 itiiin 10 duup. 

(Fr. Miiller, Grundriss der Sprachwissenscliaft , Wien, 1877. I Bnd. 
II Abtheilung, pag. 114 et 140.) 

Voici encore les numeraux des Fulbo's (Nuba-negres) : 

1 goo 6 dzowe-go (5 + 1) 

2 didi 7 dzowe-didi (5 + 2) 

3 tati 8 diowe-tati (5 + 3) 

4 nai 9 dzowe-nai (5 + 4) 

5 dzuwi 10 sapo. 
(Voir Fr. Mtiller , III. Bnd. I. Abth. pag. 22.) 

Qu'on le remarque bien , dans les trois langues africaines cities le nom 
de nombre pour 10 ne semble pas etre un compose des elements signi- 
fiant 5 + 5 , mais un mot simple : won , duup , sapo. 

On comprend facilement que de cette methode de compter pentadique 



se soii] de'veloppe'e la methode decadique, en prenant les doigts des 
deux mains pour base. Mais on comprendra pareillement qu 1 aussi la 
me'thode de compter vigesimale n'est qu'une continuation de la me'thode 
pentadique, qui prenait les dix doigts des mains avec les dix doigts des 
pieds pour base de compter. Aussi voit-on que parmi les langues ame'ri- 
caines il y en a qui ont la me'thode d^cadique, et il y en a d'autres 
qui ont adopte* la me'thode vigesimale. Qu'il me soit permis de citer en 
allemand M. Fr. Muller: 

Die vigesimale Zahlmethode ist vornehrnlich im Centrum des (arneri- 
kanischen) Continents zu Hause , und geht iiber die Meerenge nach der 
sudlichen Halfte des Continents iiber, wo sie namentlich im ostlichen Theile 
bis an den La Plata einheimisch ist. Im Norden kommt sie bios bei den 
Tschlinkit und den Pani's vor. 

>Zu den Sprachen mit vigesimaler Zahlmethode gehoren also: Tschlin- 
kit, Pani, Mexikanisch, die meisten Sonora-Sprachen , Otomi mit Maza- 
hua, Matlazinca, Zapoteca, Maya mit deren Verwandten, Mosquito, 
Arowakisch, Caraibisch, die Sprachen der Moxos, Baures, Yaruros, 
Kiriris , der Abipona mit deren Verwandten, der Guarani und der Muisca. 

Dagegen finden wir die decadische Zahlmethode in folgenden Sprachen : 
Athapaskisch , Algonkin, Irokesisch, Dakota, Tscherokesisch , Tschachta; 
in den Sprachen des Oregon-Gebietes und Californiens. Auf der Sfidhalfte 
des Continents finden wir sie bei den Peruanern , den Aurakanern , den 
Patagoniern und den Lulen". (Grundriss der Sprachwissenschaft , II. End. 
I. Abth. pag. 183.) 

La me'thode de compter vigesimale se trouve le plus explicitement 
dans la langue gronlandaise (langue des Esquimaux), que voici: 

1 atauseq. 6 achfineq-atauseq. 

2 machdluq. 7 achfineq-machdluq. 

3 pinasut. 8 achfineq-pinasut. 

4 sisamat. 9 achfineq-sisamat. 

5 tadlimat. 10 qulit. 

11 achqaneq-atausek. 16 achfechsaneq-atauseq. 

12 achqaneq-machdluq. 17 achfechsaneq-machdluq. 

13 achqaneq-pinasut. 18 achfechsaneq-pinasut. 

14 achqaneq-sisanat. 19 achfechsaneq-sisamat. 

15 achqaneq-tadlimat. 20 inuk navlucho. 

Le mot de nombre pour 20 =s inuk navlucho signifie rhomme acheve" 1 . 
Car le mot pour 6 =: achfineq-atauseq signifie de Tautre main un"; celui pour 

11 



162 

7 = achfoieq-machdluq signifie: de 1'autre main deux" etc. Le mot de 
nombre pour 11 =z achqaneq-atauseq signifie du premier pied un" etc. 
Le mot de nombre pour 16 =r achfechsaneq-atauseq signifie: de Tautre 
pied un". Ainsi 20 = imik navdlucho est vraiment rhomme acheve'", 
dont tous les doigts des mains et des pieds sont compte's. 

La me'thode de compter vige'simale, entremele'e avec la me'thode pen- 
tadique, existe aussi chez les Hypeibore'ens de 1'Asie, chez les Aleuta, 
les Ainu, les Jukagir etc. 



Or il y a des langues dont la me'thode de compter de'cadique n'est pas 
un de'veloppement de la me'thode pentadique. Elles avaient la me'thode 
Tieptadique, c'est-a-dire , elles comptaient jusqu'a 7, avant d'adopter la 
methode de'cadique. Toutes ces langues taient done contraintes de se 
former de nouveaux mots pour les nombres 8 et 9, lorsqu'elles adopte- 
rent la me'thode de'cadique. Le mot de nombre pour 10 est un mot sim- 
ple, comme dans toutes les langues qui comptent par de'cades. Ayant 
trouv^ ce mot simple, elles formerent ensuite les mots de nombre pour 8 
et pour 9, en diminuant le dix par deux et par un, selon la formule 
arithmetique : 2 10 :r= 8, 1 10 = 9. Voici un exemple explicite du 
proce'de' que nous venons d'exposer, pris a la langue ostjaque-samojede : 

1 oker. 6 muktut. 

2 sede. 7 sieldje. 

3 nagur, nar. 8 sede-tsan-kot (210). 

4 tet, tiet. 9 oker-tsan-kdt (110). 

5 semblan. 10 kot. 

Sede-tlan-kut et oker-tsan-kot signifient mot a mot : deux diminuant 
dix, un diminuant dix. Cete methode de compter de'cadique, superpo- 
se*e a la heptade , pour ainsi dire , se trouve dans les langues samojedes et 
dans les langues ouraliennes, qui forment deux branches, celle des ougriennes 
et celle des fnnoises proprement dites. Mais ces langues n'emploient pas 
toutes des e'le'ments pris dans chaque langue spe'ciale ni pour les mots 
composes de 8 et 9, ni pour le mot simple de 10, comme nous verrons 
tout de suite par 1'exemple du juraque , une autre langue samojede : 

1 noroi, Sob. 6 mat'. 

2 sidea. 7 siu, sen. 

3 njahar, nar. 8 siden-djet. 

4 tjet, tiet. 9 hasawa-ju'. 

5 samblan. 10 ju'. 



163 

Siden-djet =: Sj^est certainement im compost signifiant 2x4; hasawa- 
ju 1 9 nous montre un mot pour 1 , different et du juraque fioroi , viob 
et du oatjaque-samojede oker. 

Ne voulant pa8 e'numerer toutes les langues ougriennes etjinnoises, pour 
les premieres nous nous bornons an hongrois (magyar), au vogoul et au 
lapon , pour les dernieres au suomi (finnois dans le sens le plus special), a 
Vesthonien et au livonien. 

Voici les mots de nombre hongrois: 

1 egy (prononcez: edj). 6 hat. 

2 ke-t, ketto. 7 hit. 

3 harom, 8 nyol-tz (c). 

4 n6gy (n^dj). 9 kilen-tz (c). 

5 6t. 10 tiz; 

les mots de nombre vogouls: 

1 akve, aku. 6 kat, hot. 

2 kit, kiti, kitag. 7 sat. 

3 korom, hurum. 8 njala-lu. 

4 njile. 9 antel-lu. 

5 at. 10 lu; 

les mots de nombre lapons: 

1 akte. 6 kota. 

2 kuckte. 7 tSietSa. 

3 kolma. 8 kakt-se. 

4 nelje. 9 akt-se. 

5 vita. 10 log. 

Nous voyons que les mots de nombre de 1 7 sont presque identiques, 
preuve que les peuples qui parlent ces langues 6taient encore tout pres Tun 
de 1'autre pendant qu'ils comptaient jusqu'a 7 , c'est-a-dire, pendant qu'ils 
employaient la me'thode heptadique. Par centre nous voyons que les 
mots pour 8, 9 et 10 sont diffe'rents, preuve que les peuples respectifs 
les ont acquis apres leur dispersion. 

Avant d'aborder 1'analyse des mots pour 8 et 9, il faut dire que les 
langues vogoule et laponne ont, comme le Sanskrit, le grec etc. un 
duel. Le hongrois a perdu ce duel, mais il en retient encore quel- 
ques traces. Le mot de nombre pour 2 en vogoul a deux formes: kit 
et kiti ou kitag i la derniere forme (kiti, kitag) est un duel. En hongroia 
nous avoas des formes correspondantes : ket et ketto; la derniere forme 



164 

conserve un reste du duel perdu. Quant a 1'analyse de 8 et nous 
voyons qu'en lapon le premier e'le'ment de kakt-se , akt-se n'est pas autre 
chose que kuckte (2) et akte (1); mais le second element se ou ce de ces 
mots ne se trouve pas parmi les numeraux simples. De Tautre cote' le 
second e'le'ment des mots vogouls pour 8 et 9 (njala-ui et antel-iv) est 
identique avec le simple lu, qui signifie 10, pendant que le premier 
element de ces mots ne se trouve pas parmi les nume'raux simples. En 
raettant ces deux faits en face Tun et de Tautre , nous pouvons conclure 
que le dernier e'le'ment des mots lapons, certes, signifie 10, et que les 
premiers elements des mots vogouls signifient sans aucun doute 2 et 1. 
Le lapon se ou c trouve son explication dans le hongrois tz (c) des 
mots nyol-te (c), kilen-te (c), qui n'est pas autre chose qu'une contraction 
de tiz nz 10. Or le nyol hongrois (nyol-tz) correspond au vogoul nfala 
(njala-lu), tous les deux doivent done signifier 2, quoique nous ne les 
trouvions pas comme des mots simples dans les lexiques respectifs. Pour la 
meme raison le kilen hongrois (kilen-tz) et Yantel vogoul (antel-lu) doi- 
vent signifier 1 , quoique nous ne les trouvions pas comme mots sim- 
ples dans les lexicons respectifs. 

Le hongrois tiz =10 trouve son correspondant dans le das = 10 
syrien, permien et votjaque; de meme que le vogoul lu =. 10 n'est pas 
autre chose que le lapon log (lou) = 10 et Tostjaque lack = 10. 

Passons aux langues finnoises. 

Les mots de nombre finnois sont les suivants : 

1 yhte. 6 kuute. 

2 kahte. 7 seitse. 

3 kolme. 8 kah-deksan. 

4 nelja. 9 yh-deksan. 

5 viite. 10 kymmenen. 

Voici les mots de nombre estoniens: 

1 iiks, uts. 6 kuua. 

2 kaks, kats. 7 seitse. 

3 kolm. 8 kah-eksa, ka-tesa. 

4 neli. 9 iih-eksa, u-tesa. 

5 viis. 10 kumme. 

Enfin voila les mots de nombre livoniens: 



165 

1 uH. 6 kuuz. 

2 kaks". 7 sejs. 

3 kuolm. 8 kaa-doks. 

4 necla. 9 uii-doks. 

5 viiz. 10 kum, tjum. 

Ces trois langues finnoises en g^n^ral montrent, tant par leur mot de 
nombre pour 10 (kymme, kiimrne, kum), que par le second element des 
composes pour 8 (kah-deksan , kah-eksa) et pour 9 (yhde-/bd'n, iihe-Jba, 
iihe-sa), qu'elles resterent ensemble rne'me apres leur separation des lan- 
gues ougriennes. Et ce second element seuible etre de la meme origine 
que celui des composes lapons (se) et des composes hongrois (tz ou c). 
L'analyse de ces composes finnois est done tout a fait claire, puisque 
leur premier e'le'nient sont les memes mots que les simples pour 2 et 1. 

Voila des langues qui avaient compte' jusqu'a 7 , et qui , apres avoir 
adopt^ la methode de*cadique , se sont forms' des mots pour 8 et 9, selon 
la formule arithme'tique : 2 10, 110. 

Qnelle raison a pu conduire les peuples qui parlent ces langues a cette 
me'thode de compter, que je nomme heptadique ? Cette question tres impor- 
tante trouvera peut-etre une solution satisfaisante dans les faits suivants. En 
vogoul la semaine se dit sat, com me en hongrois elle se dit he't. Or sat 
et het signifient aussi 7. Cette denomination n'est pas emprunt^e a la Chre"- 
tient^, car les Vogouls taient encore paiens il y a quelques dizaines 
d'anne'es. Les Tatares , c'est-a-dire les Turcs de la haute Asie , emploient 
aussi le mot atna, qui signifie 7, pour la denomination de la semaine. 
Chez les Vogouls quatre semaines ou quatre sat font un mois , qui 
compte 28 jours , et 1 3 mois font une anne , qui compte 364 jours. 
Cette ann^e de treize mois se trouve chez les Vogouls de Konda , chex 
ceux de Sosva , comme elle se trouve aussi chez les Ostjaques. Mais cette 
ann^e de 13 mois existait jadis chez tous les peuples dont les langues 
ont des mots composes pour designer les nombres de 8 et 9, comme 
cela est constate par 1'antique almanac estonien, dont Hupel a decou- 
vert la premiere trace chez les Estoniens de Vile dCOesel. Les paysans 
d'Oesel ont un almanac a eux , pour lequel , ne sachant pas ecrire , ils 
ont choisi certaines figures, qu'ils peignent sans aucun art sur 7 petites 
planches lie"es par une ficelle. Sur treize pages de ces planches ils poi- 
gnent 13 mois, chacun de 28 jours. Ils commencent chaque anne plus 
tard d'un jour ; c'est-a-dire, il y a un jour qu'ils ne comptent pas, ils sautent 
un jour a la fin de rann^e. (Alle Jahre fangen sie um einen Tag spater 



166 

an zu rechnen" *). Apres Hupel on a deja trouve* 10 exemplaires de cet 
almanac estonien. Chez d'autres peuples finnois et chez les hongrois 
on n'en a rien trouve* de semblable, mais dans leurs langues respect! ves 
il y a des traces que cette anne*e de treize mois ne leur a pas e*t6 in- 
connue. Les Estonians ne comptaient pas un jour entre la fin et le 
commencement de Panned, ils sautaient done un jour. En sautant un 
jour, ils comple*taient I'anne'e de 364 jours par un jour, et Tanned avait 
365 jours. Ils pouvaient bien sauter aussi deux jours , pour computer 
l'anne*e intercalaire. Le jour non-compte' s'appelle dans la langue estonienne 
astja paiva, qui signifie jour saute"", ou jour sautant". Maintenant 
cette expression est applique*e a 1'alraanac chre'tien, pour designer le jour 
intercalaire (astja paiva) et Panned intercalaire (astja asta). Les Fin- 
nois appellent aussi I'anne'e intercalaire karkaus vuosi, qui signifie an- 
ne*e sauteuse". 

Aussi le lexicographe finnois Renval fait-il sur cette expression kar- 
kaus vuosi" la remarque: Vox male ficta". L'expression est vraiment 
fausse pour designer 1'intercalation , mais elle est tout a fait juste pour 
exprimer le jour non-compte' de 1'ancienne anne*e , dont Renval n'a eu 
aucune ide'e. En bongrois le jour intercalaire se dit szoko nap * jour 
sautant 1 ', et l'anne*e intercalaire se dit szoko ev = annde sauteuse". 
Toutes ces expressions, voces male fictae" selon 1'opinion de Renval, 
prouvent clairement 1'existence de Tanne"e de treize mois aussi chez les 
Finnois et chez les Hongrois avant leur conversion a la religion chre'- 
tienne. 

L'anne*e de treize mois est une ann^e lunaire, la semaine de 7 jours 
est une phase lunaire , le mois de 28 jours embrasse les quatre phases lunai- 
res. La methode de compter jusqu'a 7, s'est done forme'e selon et d'apres les 
phases de la lune, voila la raison qui a conduit les peuples finnois et 
ougriens a la me"thode de compter par heptades. 

Partout la lune a e'te' le premier chronometre; on devrait done pen- 
ser que Tanne'e de treize mois existait aussi chez d'autres peuples, ou 
qu'elle existe encore chez quelques uns. Jacques Grimm nous informe 
que les anciens Germains ont eu I'anne'e de treize mois a ). En anglais 



1) Voir: Topographische Nachricliten von Lief- und Ehstland. Gesamraelt und 
herausgegeben durch Aug. Wilh. Hupel. Dritter Band, Riga, 1782. Pag. 266 etc. 

2) Da sicn nach dem mondwechsel, der augenscheinliche wochen darbietet, die zeit 
leichter bestimmen lasst, so scheineu unsere vorfahren neben dem sonnenjahr fiir 
den gemeinen gebrauch ein [mondjahr gekannt zu haben, dessen drdzeJin monate den 



167 

I'anne'e intercalate se dit leap year", dont la signification est: anne 
sauteuse"; par le sens I'expression anglaise est done identique avec les 
expressions finnoise et hongroise , et elle est une preuve de 1'existence 
de Tanne'e de treize mois aussi chez les anciens Angles. Les Mahometans 
ont encore aujourd'hui Tann^e lunaire, mais ils ne comptent pas treize 
mois et n'emploient pas la simple m^thode de sauter un ou deux jours 
pour eViter la confusion r^sultante de Fannie trop courte. 

Eh bien , ne pourrait-on pis trouver aussi des traces de compter par hep- 
tades dans des diff^rentes langues en dehors des langues finnoises et ou- 
griennes? Le mot Sanscrit astau , le mot grec OXTU, le mot latin octo 
n'ont-ils pas une forme pour le duel , et ne conservent-ils pas une re'minis- 
cence de ce qu'exprime la for mule arithme'tique : 2 10? 

On a voulu trouver une affinite" entre les langues ougro-finnoises et 
les langues dravidiennes de 1'Inde m^ridionale. Voyons done les nume*- 
raux du tamul et du telugu, principales langues dravidiennes. 

Tamul : Telugu : 

1 6r, onru. oka. 

2 ir, iru. rendu. 

3 munru, mundru. mundu. 

4 nalu, nangu. nalagu. 

5 eindu. eidu. 

6 ar, am. aru. 

7 eru. edu. 

8 ettu. enmidi. 

9 onbadu. tonmidi. 
10 pattu. pati. 

100 nuru. nuru. 

1000 ajiram. 

Le nombre 10 est pattu et pati. Le nombre 9 en tamul est onbadu, 
dont Tanalyse tout a fait claire montre les elements : on = un , et badu 
(pattu) dix, c'est-a-dire 1 10. Le nombre tamul ettu, qui signifie 8, 
est un compose* d'ew, qu'on trouve dans le 8 de la langue telugu, sa- 
voir: en-midi, et qui ressemble aussi a on en tamul. Mais en cette lan- 
gue meine en-badu signifie 80 et en-nuru signifie 800. Ettu est done une 
tres forte contraction Ken-potto , ou d'en-badu =z 2 10. 



zwolfen des sonnenjahres entsprechen. Die wiederkehrende periode von 28 tagen hiess 
darum menoths, manod". Deutsche Mythologie. Dritte Auflage. II. Band. Seite 671. 



168 

L'analyse des nume"raux telugus 8 en-midi et 9 ton-midi n'offre aucune 
difficult^. Nous connaissons de*ja le premier element en , signifiant 2 ; 
re'le'ment ton se trouve aussi dans le tamul, ou ton-nuru veut dire 
1 100, mais signifie 1(10) 100 =. 90. Ton-midi exprime done la formule 
arithme'tique 1 10. 

En passant je fais la remarque que quiconque compare les mots des 
numeraux ougro-finnois et ceux du tamul et telugu, ne trouvera au- 
cune affinit^ entre ces deux groupes de langues. Le seul mot pour 4 : 
ndlu, ndlugu montre quelque ressemblance au mot finnois ndja et hon- 
grois negy: mais dej'a Aristate emploie cet adage: p/ %gA<Jv oi> voiei 
'tot? =, une seule hirondelle ne fait pas printemps. 

La langue malaise parmi le groupe des langues polyne'siennes , selon 
riuformation re9ue par la bont^ de M. Marre, exprime aussi les nume"- 
raux de 8 et 9 par des composes a la maniere des langues dravidiennes 
et des langues ougro-finnoises. Je me permets de r^produire les nume"- 
raux 110. 

1 sa, (isa). 6 anam. 

2 duva, (rua). 7 tudju, tudjoh. 

3 tiga, (telu, tolu). 8 dulapan. 

4 (pat), ampat. 9 selapan, sambilan. 

5 lima (signifie aussi la main). 10 sa-puloh. 

Sa-puloh signifie un dix"; mais lapan, Ulan signifient aussi dix". Le 
numeral dulapan 8 est un composd de du, signifiant 2 et de lapan, 
signifiant 10. Le numeral se-lapan = 9 presente la meme analyse. 

Dans toute 1'antiquite' le nombre 7 a 416 un nombre sacre , il joue 
encore aujourd'hui un grand role dans les contes populaires hongrois. 
Est-ce que cela ne se base pas aussi sur les sept jours des phases lunaires? 
Quoi qu'il en soit, les composes des nume'raux 8 et 9 dans les langues 
ougro-finnoises, et dans chaque langue ou ils se trouvent, comme aussi 
Tanne'e de treize mois, sont de pre"cieux documents d'une haute antiquit^. 

L'heure ^tant trop avanc^e, M. Wijnmalen reserve son m^moire pour 
la stance prochaine. 

QUATRI^ME STANCE. 
Vendredi 14 Septembre a 2 h. de releve*e. 

Conforme'ment a 1'ordre du jour adopte 1'avant-veille , M. LONG parle 
sur 1'importance qu'il y aurait a r^unir les proverbes et chansons popu- 



169 

laires der possessions anglaises , hollandaises et russes en Orient, et sur la 
meilleure me'thode a suivre dana ce but. II s'exprime dans les termes 
suivants : 

In order to govern the masses well we must know them a very dif- 
ficult acquisition. In this respect proverbs afford some clue through the 
labyrinth , reflecting as in a mirror the natural spirit and social position 
of a people, throwing light on dark places in their history and geo- 
graphy, as has been remarked of Welsh proverbs, some of them took 
their rise among the Druids long ere the Roman eagle had planted his 
talon in England". 

By their archaisms and allusions they afford a clue to the origin and 
affinity of nations, a subject of increasing interest in these days of in- 
ternational relations. In respect to language, Dr. Spitta Bey well re- 
marks, v Proverbs give the vernacular full of seve and of movement, the 
living language which has not changed for ages , they give the echoes 
of many religious faiths , of ideas as old as the world". 

This is not the day when knowledge is to be gleaned from books 
only, as Book Worms and Grub Street would have it, there are promi- 
nent the study of external Nature and of men , as well as the wide field 
of traditional folk lore. 

Orientalists have very properly bestowed much study on corns; but 
coins will not give you an insight, as proverbs do, into the internal 
history, manners, belief, opinions, and language of the masses, throwing 
a ray of light on the history and emigrations of the various peoples of 
the earth. An old writer remarks: 

The people's voice the voice of God we call ; 
And what are proverbs but the people's voice, 
Coined first and current made by common choice? 
Then sure they must have weight and truth withal. 

The Brahmans and upper classes in India, as in other countries, 
despise proverbs as vulgar; they act on the saying of Horace: 

Odi profanum vulgus et arceo. 

But the masses of the East think differently; the Arabs, for instance, 
show their love for them by having entire books composed of proverbs 
or proverbial sayings, and the Bengali women can fight each other, not 
with the fist, but by pitching proverbs at one another. 



170 

By a comparison of European and Asiatic proverbs we may be able 
to throw some light on that obscure subject the origin , affinity , and 
emigration of nations from Asia to Europe, giving us a peep into the 
depths of time; the course of the Gypsies in Eastern Europe has thus 
been traced by their proverbs, which are racy of the soil. 

Benfey, in his preface to the Pancha Tantram, has pointed out the 
connection between the fables of the East and West as Folk Lore So- 
cieties are now doing; the same is applicable to proverbs. In fact, the 
roots of languages, the tales and proverbs of the people in East and 
West, have much in common, and throw light upon one another. 

Proverbs, which existed before books, have from the dawn of hoary 
time been current among the people, and have been preserved as their 
inheritance and heirloom when everything else customs, land, religion 
have changed, and even when they die out in one country they are 
preserved in another. 

Yet even these are giving way with the picturesque dresses, the cu- 
rious customs, the out-of-the-way customs, the romantic looking buil- 
dings of the past, they are being swept into the gulph of oblivion by 
the tide of modern innovation. This is the era of change and social re- 
volution, Europe is fast coming to a dead level of customs, dress, etc., 
the picturesque is passing away. The same applies to language, the 
pithy expression, the nervous sayings, the fossil poetry of old saws, are 
dying out. This is extending even to what has been called the unchan- 
geable East; the schoolmaster and the missionary are abroad, and even 
caste is decaying. 

It is 43 years since I landed at Calcutta, and what changes have I 
seen since then in India. The old pandits and kathaks, or story-tellers, 
with their traditional lore handed down from the dim past , are fading 
away like dissolving views. Men like Raja Radhakant Dev , with his 
Kalpa Drum, or great Sanskrit encyclopedia, are now almost extinct in 
Bengal, and the old tolas, or Sanskrit Colleges, are in a galloping con- 
sumption. 

Now or never, therefore, must be our motto to rescue the proverbs 
and folk lore of the East from oblivion. 

I brought the subject of Eastern proverbs before the Oriental Con- 
gress at Berlin two years ago , but I then propounded no definite scheme 
of action. My object this time is that the subject should be presented 
by this Congress to societies and influential authorities connected with 
tihe Dutch settlements in the East, British India and Russia, not exclu- 



171 

ding France, Spain and Portugal, requesting them to take steps for 
obtaining a complete collection of the proverbial lore of their Eastern 
subjects as a key to their past and present position , to their language 
as well as to the promotion of antiquarian and historical research. 

Though we have an illustrious roll of names of Oriental scholars con- 
nected with proverbiology the Roebucks, the Freytags, the Burkhardts 
of a past generation, and though we have had of late valuable contri- 
butions in Chinese, Japanese, Malay, Arabic and Indian proverbs, yet 
the journals of our Oriental societies have given comparatively little at- 
tention to the subject. 

We are, however, rich in collections of Arabic, Persian, and Hebrew 
proverbs , and have lately had additions in Dr. Spitta Bey's Arabic Grammar, 
where he gives 301 Arabic proverbs, and in the Arabic Grammar of 
Muhammad Tantavy. From Sanskrit we have little hope, as the pandits 
despised the people too much to recognise their proverbial wisdom, their 
language would not acknowledge proverbs which scorned the stilted style 
of pandits and pedants, 

We want our attention particularly fixed on the aboriginal tribes of 
the East; we have two valuable little works on this, the proverbs of 
the Nilgherry hill tribes, and those of the Chittagang hill tribes. 

I shall now review briefly the countries which are our field of action, 
and we shall naturally begin with Holland. In a residence in India of 
thirty years, I have taken deep interest in the history of the Dutch in 
the East, who were our early rivals in India. At Cochin, in 1870, I 
examined a valuable depository of records of the Dutch Government, 
which I hope may be yet utilised. 

Holland is pre-eminently the land of the people, who have shown their 
power in defending themselves against the sand , the sea , and the Span- 
iards, and it is for them to co-operate on this subject of proverbs, which 
are the coins stamped with the people's thoughts. 

I visited Portugal last year, and examined their libraries in search of 
the proverbs of Portugal and of their foreign possessions , but with little 
result ; though the Portuguese were once such a power in the East, they 
held little communication with the people , and employed the Inquisition 
to crush out thought; thus, while the Portuguese have produced only 
about a dozen works on proverbs, the Dutch have published more than 
150 , of which we have a list in that valuable work on Dutch proverbs 
written by Professor Harrebomee. 
The Dutch have, however, in a Colonial Empire in the East of 30,000,000, 



172 

done a little in collecting the proverbs of their subjects; we may hope 
much from a land which has produced many eminent Oriental savants, 
the land of Vondel and Cats, of Erasmus 1 ) and Schultens. 

In your own city, Leyden , there has been published this year a book 
on Eastern proverbs, by Dr. Carl Landberg Proverbes et Dictons du peuple 
arabe. He has taken the proverbs which are current among the people 
and which have their interpretations affixed to them by the people 
and not by labourers at the midnight lamp, developing the elephant 
out of the depths of their consciousness. He went among the bakers, 
the smiths , the sailors , the camelkeepers , on this search , and has given 
us a bouquet scenting of the country where it has been collected, but 
at times the odour is foul , indicating moral corruption the Orientalist , 
however, has to give the things as they are, the heap of dung by the 
side of the meadow decked with flowers". He found in Arabia, as many 
have in Europe, that the slang or common language is instinct with 
poetry. 

British India, with its population of 250,000,000, one-fourth of that of 
the globe, affords a vast sphere of labour; we have works on proverbs 
in the Tamul 2 ) , Telugu , Urdu , Bengali , Mahratta , and Canarese , but 
there is a wide field unexplored the collection, publication, translation, 
and interpretation of the proverbs of 250,000,000. 

The Government of India is liberal in encouraging literary efforts, I 
can bear personal testimony; I was for many years a member of the 
Committee of the Bibliotheca Indica for publishing Sanskrit, Persian, 
and Arabic texts, we received a grant of 500 rupees monthly for that 
object. I was also in another Committee for collecting lists of Sanskrit 
MSS. by paying agents for going through the country to examine the 
libraries and purchase certain works; that was also paid for by Govern- 
ment. 



1) Among the names which shone in the past among the writers on proverbs, 
none come out with greater lustre than that of Erasmus, of Rotterdam, nmagnwri 
et venerabile nomeri\ distinguished in public life for the brilliancy of his writings, 
called an Encyclopedia, of Philology. Using the classics to cultivate a love of the 
beautiful, he did not consider proverbs beneath his notice; he laboured for many 
years on a vast work exhibiting deep research on Classical Proverbs. Though a bulky 
and expensive book it went through forty-nine editions before 1703, and is still a 
standard; it appeared in 1500, fourteen years after the first work on Dutch proverbs 
was published. 

2) Percival's valuable collection of Tamul proverbs is of little use, as he has 
omitted the interpretation in so many cases. 



173 

Now, we need folk lore and proverbiology taken up, as Lieutenant 
Temple and others are labouring in the cause, while the Bombay and 
Bengal Asiatic Societies present useful agencies. 

Russia, from her position in Asia, could greatly assist Turkestan, 
Eastern Asia, the Caucasus, the Tartar tribes present new and unex- 
plored regions. Colonel Terentief gave me some years ago a valuable 
collection of Turkestan proverbs he had published. The Russian Academy 
and Russian Geographical Society might cooperate. Dahl, twenty years 
ago, printed a collection of 25,000 Russian proverbs, and before that 
Snegireff published a most interesting work in four volumes on the origin, 
affinity, and classification of Russian proverbs. 

France, in Algeria, among the Arab and aboriginal tribes there in 
Saigon and Bourbon, might co-operate with us; she has had eminent 
writers on proverbs , foremost among whom is De Lincy. 

I beg to bring forward the following resolution for the approbation 
of this section of the Congress: 

That the collection, interpretation and publication of the proverbial 
literature , songs and folk lore of the East is urgent at the present time, 
when Oriental society is in a transition state. Proverbial literature, han- 
ded down from remote ages through the memory of the people, eluci- 
dates in many points the social conditions , feelings , and opinions of the 
masses, besides throwing light on various questions of philology, archaeology, 
and history. 

The rescuing from oblivion of those Eastern traditions can best be 
carried out by a Committee drawing up a circular on the above basis , 
to be transmitted to learned Societies in India, Holland, France, and 
Russia, to Oriental Societies, to persons engaged in education, to editors 
of newspapers and periodicals, and Chistian missionaries. 

That the proverbs be collected as far as possible under the following 
heads : 

Aboriginal Tribes, Co-operation, 

Agricultural Classes, Courage, 

Age and Youth, Covetousness and Money, 

Anger and Hate, Change of Customs, 

Animals, Birds and Fishes, Death and Life, 

Classes in Society, Doctors and Medicine, 

Clergy and Sects, Envy and Hatred, 

Commerce, Family Relations and Home, 



174 

Festivals and Holy Days, Monks and Ascetics, 

Gluttony and Drunkenness, Parents, 
Government and Government Offi- Persons and Places, 

cials, Plants and Trees, 

Gratitude, Professions and Trades, 

Health , Prudence , 

Hope and Faith, Purity, 

Ignorance and Knowledge, Punctuality and Opportunity, 

Industry, Races , Tribes and Castes , 

Language Archaisms, Times and Seasons, 

Landlord and Peasant, Tongues and Dialects, 

Law, Lawyers and Justice, Village Systems, 

Love and Marriage, Weather Wisdom, 

Master and Servant, Wit, 

Moderation and Temperance, Women. 

M. le President FAVEE fait observer qu'une ample collection de pro- 
verbes malais a etc* publie"e d'abord par M. Klinkert , puis par lui-meme 
dans son Dictioimaire malais-fran9ais. M. HUMME mentionne e'galement 
un Recueil special de proverbes javanais public* par S. Keizer. 

M. VAN MUSSCHENBEOEK reconnait qu'on a deja rassemble' beaucoup de 
donne'es sur le sujet indique* , mais ce qui a e'te" public* est disse'mine' dans 
diffe*rentes revues, et une grande partie en est reste" ge'ne'ralement peu 
connu. En consideration de la grande importance philologique et ethno- 
graphique des proverbes et dictons, M. VAN MUSSCHENBEOEK propose: 

Que la section ^mette le vceu que Ton adresse a chacun des gouver- 
nements qui possedent des colonies dans TOrient , et a chaque socie"td 
orientale, la demande de faire rassembler et publier tous les proverbes, 
chansons et traditions des peuples, pendant qu'il est encore possible de i 
le faire. 

Cette proposition, appuye"e par MM. Shyamaji Krishna v arm a , Leitner 
et G. Oppert, est adoptde a I'unanimite'. 

M B. F. MATTHES parle de ce qui appartient en propre aux fetes et 
ce"re*monies des Macassares et des Bouguis et qu'on ne retrouve pas, ou 
qu'on ne retrouve que fort rarement chez les autres habitants de TAr- 
chipel indien. II d^crit les diff^rentes manieres dont lea jeunes gens font 
la cour aux jeunes filles , les formalite's qui precedent le mariage, les ce*- 
r^monies des ^pousailles et celles de la dissolution du mariage ; puis tout 






175 

ce qui se fait a regard des nouveau-ne's , la c&re'monie de la circoncision 
et du limage des dents. M. Matthes fait ressortir particulierement que 
la population du midi de Celebes observe tres ponctuellement les pr6- 
ceptes de Tlslam , mais qu'elle n'y comprend pas grand'chose et qu'elle y 
mele beaucoup de superstitions et de pratiques paiennes. On en a un 
exemple remarquable dans la ce're'monie des petits cailloux con sacra's 
qu'on jette dans les tombaux de personnages distingue's. 

M. JUYNBOLL te'moigne le haut intdret qu'il prend aux remarquables 
recherches de M. Matthes , mais il fait observer qu'une partie des usages 
cit^s par lui n'est exclusivement la proprie'le' ni des Bouguis, ni meme 
des peuples dlnsulinde , mais qu'ils appartiennent a tous les Moslems du 
temps present, et qu'on trouve m^me en ^gypte plus d'une coutumeque 
M. Matthes croit etre particuliere aux Bouguis. M. Juynboll exprime le 
voeu que ceux qui tudient cette matiere veuillent avoir soin de distin- 
guer avec exactitude ce qui est purement local de ce qui est commun 
a plusieurs contre'es, proee'de' critique qui, loin de de'pre'cier le travail 
des explorateurs comme M. Matthes , ne fera qu'en augmenter la valeur. 

Le me'inoire de M. Matthes paraitra dans les Actes du Congres. 

M. WIJNMALEN lit un me'moire sur les m^rites de Fre'de'ric de Hout- 
man , Tauteur du plus ancien dictionnaire malais , frere de Corneille de 
Houtman et gouverneur des Molucques de 1613 1625. Ce me'moire sera 
publid dans les Travaux du Congres. 

Avant de prononcer la cloture de la stance, M. le President remercie 
les membres, en son propre nom et au norn des autres membres du 
Bureau, de la bienveillance et de 1'appui qu'ils n'ont pas cess^ de leur 
donner. M. VBJEEDE r^pond par quelques paroles cordiales. 



SEANCE DES PRESIDENCES REUNIES. 



Le vendredi 14 Septembre, a midi, se sont runis en stance a part 
les presidents des Congres precedents, repr^sent^s par MM. de Rosny et 
Dillmann, les presidents et les vice- presidents des sections, les dele'gue's 
officiels des gouvernements et les membres du Bureau. 

L'ordre du jour comprend : 

1. L'examen de la proposition de Goeje. 

2. Les propositions a faire touchant Tendroit et l^poque de la reunion 
de la prochaine session du Congres. 

Le President a re9u la lettre suivante de M. le Comte de Marsy: 

Monsieur le President, 

Permettez-moi de vous soumettre quelques observations au sujet du 
voeu formuie par M. de Goeje, dans la premiere stance du Congres et 
qui doit, si le bureau le juge convenable, etre soumis samedi aux deli- 
berations du Congres. 

D'abord la proposition de M. de Goeje n'est-elle pas destinee a en- 
trainer de graves consequences? Car, si, a limitation de ce qui se fait 
dans plusieurs etats continentaux , les manuscrits des grandes bibliothe- 
ques sont envoyes a 1'etranger pour y etre mis a la disposition des sa- 
vants qui s'occupent de travaux importants, n'a-t-on pas a craindre que 
les savants de TAmerique , des Colonies, ne redarnent une faveur analogue 
et que des manuscrits ne soient ainsi eioignes de leurs depots pendant 
des mois entiers et soustraits, pour Tutilite d'une seule personne, a tous 
les lecteurs qui viennent lea consulter sur place ? 

D'autre part, si des manuscrits peuvent, sur le continent, voyager 
sans inconvenient dans les valises diplomatiques et, une fois arrives, 
rester en depot dans les bibliotheques, qui se les incorporent provisoire- 
ment et les gardent avec le meme soin que leurs propres richesses, les 



177 

voyages par mer, Tenvoi direct a des particuliers ne peuvent-ils pas etre 
souvent des causes de degradation pour des ouvrages que leur vieil- 
lesse rend souvent fragiles et pen re'sistants? 

Mais le bureau du Congres saura mieux que moi appre'cier ce qu'il con- 
vient de decider sur le principe, et le but principal de cette note est 
de lui proposer, si le vceu de M. de Goeje doit etre mis aux voix, de 
le ge'ne'raliser et de ne pas lui donner un caractere special a Te'gard 
d'un seul etablissement scientifique. II suffirait , je crois , d'exprimcr le 
dsir , qu'a Texemple de ce qui se fait , notainment , en France, en Russie, 
en Allemagne, en Autriche, etc., les grands e'tablissements scientifiques 
des divers pays entrent dans la voie proposed, en mettant a la disposi- 
tion des savants qui ne pourraient se de'placer, et dans des cas excep- 
tionnels , leurs manuscrits , qui seraient , non pas connes directement a ces 
savants, mais places provisoirement dans de grandes bibliotheques de 
T^tat emprunteur, ou ils seraient consultes conime les livres de ces bi- 
bliotheques. 

Veuillez agreer, Monsieur le President, Thommage de mes sentiments 
respectueux. 

M. DE GOEJE, tout en reconnaissant Texcellence des intentions de 
M. de Marsy, ne croit pas que ce soit au Congres a enumerer les diffi- 
cnltes qui pourraient etre soulevees centre la realisation du vceu, et dit 
qu'a son avis une generalisation du voeu ne servirait qu'a 1'affaiblir. 

M. BARBIES, DE MEYNARD partage 1'opinion de M. de Goeje. II ne sau- 
rait approuver une generalisation du vceu telle que M. de Marsy la pro- 
pose. Quant aux difficulte's pratiques qu'il faudra surmonter pour le rda- 
liser, elles ne doivent pas empecher le Congres de le faire entendre. 

M. FAVRE propose un changement de redaction auquel M. de Goeje 
donne son assentiment '). 

M. GUST exprime sa conviction qu'une lettre particuliere du president 
a M. Gladstone augmenterait les chances de voir realiser le vceu du 
Congres. 

M. ROST a dcrit sur cette affaire a M. Bond, bibliothe'caire en chef 
du Mus6e britannique, et a 1'espoir que M. Boud appuiera le vceu. 



1) La proposition a etc reproduite dans le compte rendu de la seance d'ouverture 
sous la forme modifiee sous laquelle elle a ete vote'e. D'apres la redaction primitive, 
on aurait lu: //puissent obtenir le pret des manuscrits dont ils auront besoin pour 
leurs etudes, sous les conditions de garantie qui sont ailleurs en usage". d. G. 

12 



178 

Plusieurs membres encore se prononcent en faveur de la proposition , 
apres quoi il est de'cide' a Tunanimit^ d'en recommander 1'adoption a 
rassemble*e de samedi. 

M. BUHLEE, de'le'gue' de 1'Autriche, et parlant aussi au nom de son 
co-de'le'gue* , M. Miiller, propose que la prochaine session du Congres ait 
lieu a Vienne en 1886. Son gouvernement Va autoris^ a faire cette pro- 
position. L'assemble'e decide que cette proposition sera faite au Congres 
dans la stance de cloture et de"signe, pour faire partie du Comite" d'or- 
ganisation du septieme Congres, avec le droit d'assumer d'autres mem- 
bres dans le Comite", MM. von Kremer, Fr. Miiller, Reinisch, Buhler, 
D. H. Muller et Karabacek. 



SEANCE DE CLOTURE. 



La stance de cloture a eu lieu, toutes les sections re*unies, dans la 
Stadsgehoorzaal", samedi 15 Septembre, a H heures, sous la pre*sidence 
de M. KUENEN, President du Congres. 

Apres avoir ouvert la stance , M. le President rappelle que depuis la 
stance d'ouverture plusieurs ouvrages ont 6t6 offerts au Congres; les ti- 
tres en ont e'te' publics dans les bulletins qui se trouvent entre les mains 
des membres. Le President remercie les donateurs au nom du Congres 
et ajoute que la liste des dons re9us Cendant les deux dernieresjourne"es 
se trouvera dans le N. 7 du Bulletin. 

Le President fait part a I'assemble'e d'une lettre de M. le Ministre de 
FInte'rieur accompagnant Tenvoi de 30 exemplaires du Catalogue des 
Cylindres Orientaux du Cabinet Royal des Me'dailles de la Haye, par 
M. Joachim Menant" (La Haye, Imprimerie de T^tat, 1878). M. le 
Ministre les met a la disposition de ceux des membres du Congres qui 
en ont besoin pour leurs e'tudes ou qui voudraient en enrichir la Bibli- 
otheque de leur ^universite*. Les membres qui de'sirent profiter de cette 
offre ge'nereuse sont prie*s de s'adresser, imm^diatement apres la cloture 
de la stance , au Bureau , qui se fera un devoir de transmettre au Ministre 
Texpression de leur reconnaissance. 

La proposition de M. de Goeje a e'te* examinee par le Conseil des 
Presidences re*unies avec les de'le'gue's des Gouvernements et le Bureau. 
Le President a fait au sein du Conseil lecture d'une lettre de M. le 
Comte de Marsy, membre du Congres, par laquelle celui-ci propose de 
ge'ne'raliser le voeu. M. de Goeje a persiste" a penser qu'il valait mieux 
eu maintenir le caractere special et le Conseil unanime s'est rang^ a son 
avis. Toutefois la redaction primitive en a 6i6 l^gerement modifi^e, de 



180 

sorte que la proposition , telle que M. le President a 1'honneur de la 
soumettre a 1'assembl^e, est de la teneur snivante: 

Que le Congres dinette le voeu que, dorenavant, les savants qui seront 
empeche's de se rendre en personne au Mus^e Britannique puissent etre 
mis a rneme de consulter dans leur propre pays les manuscrits dont ils 
auront besoin pour leurs Etudes, sous les conditions de garantie que 
MM, les Trustees jugeront ne'cessaires ; que 1'assemble'e antorise le Conseil 
a soumettre ce voeu a MM. les Trustees du Musee britannique. a prier 
ceux-ci , au nom du Congres , de le prendre en bienveillante consideration, 
et a solliciter leur puissante intervention aupres du Gouvernement bri- 
tannique en faveur de la realisation de ce voeu". 

Des applaudissements prolonges accueillent cette proposition, que 1'as- 
semblee adopte a Tunaniniite. 

M. le President soumet a 1'assemblee le voeu suivant, formule par la 
section de TAsie centrale et de VExtreme-Orient (Bulletin N. 4, p. 4): 

Le Congres des Orientalistes , con vain cu de 1'urgence d'un dictionnaire 
cJiinois-anglais et anglais- chinois complet et a la hauteur des exigences 
scientifiques et pratiques actuelles, s'adresse au Gouvernement de Sa 
Tres-Gracieuse Majeste", la Reine d'Angleterre , avec la pressante priere 
de vouloir nommer une commission sp^ciale cornposee des sinologues lea 
plus emiuents tant en Europe, qu'en Ame*rique et en Chine, qui se par- 
tageront la tache de compiler un Dictionnaire Chinois- Anglais et Anglais- 
Chinois complet dans le sens du grand dictionnaire Sanscrit publi^ par 
MM. Boethlink et Roth , sous les auspices du gouvernement russe". 

M. Schlegel ayant obtenu la parole pour expliquer la m^thode a suivre 
dans la composition du dictionnaire de'sire', dit: 

Messieurs , 

La proposition que vous venez d'entendre, faite par moi dans la sec- 
tion de VAsie centrale et de TExtreme Qrient, a ete adoptee a runanimi- 
t^e par les membres, qui sont tous convaincus de 1'urgence d'un dicti- 
onnaire chinois dtendu. 

Les dictionnaires actuels sont suffisants pour determiner la signification des 
mots, mais ce n'est pas la tout ce qu'il nous faut a nous antres Sinologues. 
On ne rencontre que rarement dans nos ouvrages europeens des allusions 
classiques ou anecdotiques , tandis qu'en Chine les livres fourmillent 
litt^ralement de pareilles allusions, soit historiques, soit anecdotiques, 



181 

soit religieuses , aoit super8titieuses , soit botaniques, soit zoologiques , 
etc., allusions qui souvent sont de ve*ritablos pie'ges pour le lecteur, 
et que les dictionnaires actuels n'expliquent point, ou tres-rarement. 
Ce qu'il nous faut, c'est done un dictionnaire eneyclope'dique, contenant, 
Boit in extenso , soit en renvoyant aux ouvrages originaux , Implication de 
toutes ces allusions couvertes qu'on rencontre dans les ouvrages chinois. 
Les Chinois eux-memes ont compile' de nombreux ouvrages de re'fe'rence, ou 
ces allusions sont explique'es; rnais ces ouvrages e'tant compiles sans 
systeme ou me'thode, sont une rner-a-boire pour le lecteur, qui perd un 
temps e'norme a chercher le fait de'sire' que, souvent encore, il ne pent 
trouver faute d'un fil conducteur dans ce labyrinthe. l/insuffisance 
de nos dictionnaires sous ce rapport a e'te' la cause d'une foule de 
fautes et de mauvaises traductions de la part me me de Sinologues tres 
distingu^s, et a Gt6 la source de plusieurs malentendus se'rieux et de*- 
plorables entre des savants tres honorables et respecte's; malentendus qui 
ont souvent jete* une tache sur leur caractere personnel. Quant aux dic- 
tionnaires Anglais-Chinois , ils sont encore plus deTectueux, de Taveu 
meme de leurs auteurs , qui ne se sont point fait illusion sur une tache 
qu'ils prirent a eux seuls sur leurs paules, tandis qu'il aurait Mlu une 
phalange de savants a compiler un pareil dictionnaire. 

Je vois prie done , Messieurs , de vouloir bien donner votre sanction 
au voeu ^mis par la 4 e section en vous re'unissant a la proposition a 
faire au Gouvernement britannique qui, vu Timportance extreme d'un 
pareil ouvrage, n'hdsitera point, a ce que nous espe"rons, a donner son 
secours mate'riel a une entreprise trop formidable pour les forces indivi- 
duelles des auteurs et des e'diteurs. 

Le voeu est adopte' a Tunanimite' par Tassemblee. 

M. le President communique a l'assemble'e que la stance du Conseil 
des residences reunies a e'te sp^cialement consacre"e a la question du 
choix provisoire du lieu de reunion de la prochaine session du Congres. 
II a Thonneur de soumettre a Tassemble'e les conclusions suivantes: 

1. La session prochaine aura lieu en Autriche , dans la ville de Vienne, 
en 1886. 

2. Le comite' d'organisation sera compose* de MM. le baron von Kremer, 
Friedrich Muller, Leo Eeinisch, George Buhler, David Heinrich Miiller, 
Joseph Karaba9ek, avec la facult^ de cooptation. 



M. BUHLER , dele'gue' du gouvernement autrichien , declare que M. le 






182 

Ministre des Cultes et de I'lnstruction publique Tavait charg^ de porter 
a la connaissance du Congres que le gouvernement de S. M. TEmpereur 
serait heureux si I'Autriche tait choisie com me lieu de reunion du pro- 
chain Congres. 

L'assemble'e accueille les propositions du Conseil avec enthousiasme et 
les adopte par acclamation. 

L'ordre du jour dtant e'puise' , le President monte a la tribune et adresse 
a I'assemble'e le discours suivaut: 

Messieurs , 

Je n'abuserai pas de votre attention. Mais il me semble que nous ne 
pouvons pas nous se'parer sans nous etre recueillis pendant quelques in- 
stants. 

Je n'essaierai pas de vous presenter un resume* de vos travaux , et je 
suis certain que chacun d'entre vous m'approuvera de m'en abstenir. 
Ce n'est ni par hasard ni par caprice que le Congres a commence par 
se diviser en cinq ou, si vous voulez, en six sections. La science orien- 
tale n'en renferme pas un moindre nombre. Au sein rneme des sections 
il se forme de toute n6cessit de nouvelles subdivisions, dont chaque 
membre enfin a sa spe'cialite' a lui, sur laquelle il est seul juge compe*- 
tent. Tel est le caractere de la science moderne, et les Etudes orientales 
n'auraient pas pu ne pas s'y con former pour leur part. Mais comment 
oserais-je alors entreprendre de vous tracer un tableau de tout ce qui 
s'est passe' dans toutes les sections et de vous en signaler la valeur 
scientifique? Quand meme il y aurait un homme capable a lui seul de 
s'acquitter de cette tache, qui de vous serait de*sireux de Tentendre? 
Quand les travaux de notre Congres se trouveront entre vos mains, vous 
prendrez la liberte* de n'en lire qu'une faible partie et vous vous abstien- 
drez de porter un jugement sur tout le resto. Je serais done oblige' de 
me borner a vous donner la quintessence de nos Bulletins, qui a leur 
tour ne contiennent que des titres. Mais personne d'entre vous ne voudrait 
m'imposer ce devoir. 

Tacherai-je done de de*duire des travaux de vos sections quelques con- 
clusions ge'ne'rales par rapport a la marche de nos Etudes et de leur e*tat 
actuel? Je crois qu'il serait dangereux de 1 'entreprendre. Aussi bien que 
dans la composition du Congres, le hasard joue un r61e dans le choix 
des sujets qui sont mis a 1'ordre du jour, et on risquerait de se tromper 
si Ton voulait interpreter logiquement ce qui en r^alite* n'a pas un sens 



183 

si profond. Nous avons pu remarquer de nouveau que ce sont surtout 
les branches les plus jeunes de nos e*tudes qui donnent lieu dans DOS 
stances a d'inte'ressantes communications, soit sur les inate'riaux re'cem- 
ment de'couverts , soit sur la ine'thode qu'il faut suivre pour en faire 
usage, me'thode qui naturellement ne s'est pas encore nxe*e, comme c'est 
le cas dans les autres de'partements , parvenus, si j'ose m'exprimer ainsi , 
a Tage mur. Mais c'est la une observation que nous avions faite aupara- 
vant de"ja et qui certes ne demande pas de plus amples ddveloppements. 

II y a une these cependant, qui, si elle n'avait plus besoin d'etre 
de'montre'e , s'est trouve"e de nouveau confirme'e d'une maniere e*clatante 
par notre Congres, la these de Tutilit^ de nos reunions. M. de Rosny n'en 
a des le commencement point doute" et il jouit maintenant de la grande 
satisfaction de voir tout le monde de son avis. Serait-il ne*cessaire de 
vous rappeler mainte discussion laquelle vous avez assist^ ou pris part 
vous-memes dans vos sections? Qu'un seul exemple suffise. Dans la -sec- 
tion arabe un de mes compatriotes vous communique les re'sultats de 
ses Etudes sur la musique des Arabes, et aussitot se levent tour a tour 
apres lui un Fran9ais , un Su^dois et un Allemand pour lui faire part de 
ce qu'ils ont vu et entendu eux-memes dans diffe*rentes parties de TOrient. 
Ex uno discite omnes. 

Et cependant ce que je viens de dire n'est pas encore le principal. 
Les fruits d'une reunion comme la n6tre se r^coltent, non pas dans les 
stances ge'ne'rales et publiques , ni dans les sections , quoiqu' ils y soient 
de"ja beaucoup plus abondants, mais surtout en dehors des assemblies 
officielles. C'est la vieille histoire de ce qu'on voit et de ce qu'on ne 
voit pas". Si je ne me troupe, Messieurs, c'est surtout a ce point de 
vue de 1' utilit^ latente et prive'e que notre Congres a e'te' un grand suc- 
ces. Tout devait concourir a ce re'sultat. Dans une grande cits' on ne se 
trouve un instant que pour se perdre aussitot. Mais dans une petite 
ville comme la n6tre on est et 1'on vit vraiment ensemble, et Ton au- 
rait meme de la peine a s'e'viter. Mais qui d'entre nous s'y est applique* 
pendant ces jours? Supposez que quelqu'un en eut eu Tenvie, I'atmos- 
phere dans laquelle il respirait 1'aurait gu^ri. Car c'^tait une atmosphere 
sature"e , pour ainsi dire , de 1'esprit d'hospitalit^ , de bienveillance et de 
bonhommie, et elle pe'ne'trait par tons les pores de notre etre jusque 
dans le cceur meme. Messieurs, je n'insiste pas. Mais je me crois auto- 
ris^ a dire que dans les journe'es que vous avez passe*es ici, non seule- 
ment des amities d'ancienne date se sont renouvelle'es , mais qu'encore 
4e nouveaux liens se sont forme's et que beaucoup de malentendus se 



184 

sont dissipe*s pour faire place & cette estime re*ciproque , qui seule a droit 
de cite* dans la science. Ich kenne in der Wissenschaft keine Gesrner, 
nur Mitarbeiter". 

Ce ne sera pas m*e*carter des considerations de cette nature que 
d'ajouter quelques mots sur un fait d'une haute importance pour noa 
e*tudes dont j'ai eu Thonneur de vous faire part au banquet d'hier. n 
semble ne pas appartenir a ce quVm ne voit pas** et ne*anmoms il s'y 
rattache e"troitenient. Je veux parler de Tacquisition faite par le G 
nement neerlandais , pour la Bibliotheque de notre universite*, de 1'inte*- 
ressante collection de manuscrits arabes que notre ami le Sheikh Amin 
al-Madani avait vendue a la maison Brill et que celle-ci a bien youlu 
offrir en premier lieu a notre Gouvernement. Vous avez chaudement , 
Messieurs, applaudi cette communication. Sans doute c'etait pour feli- 
citer notre cher ami de Goeje du succes de ses efforts. Mais e'elait en 
memo temps une preuve que vous conside*rez comme acquis a voi- 
ce qui desormais appartiendra a un seal; une preuve que Fadage > inter 
amicos omnia communia" exprime a vos yeux la ve*rit<? mme. Nous vous 
en felicitous, Messieurs, et nous vous promettons que Inexperience ne 
vous de*mentira pas. Vous avez applaudi le Ministre de rint&ieur -. 
avex bien fait, car c'est son acte personnel, le merite en est a lui et 
ne sera jamais oubli^ par rUniversite* de Leide. Mais permettez-nous de 
dire que le Congres j est pour beaucoup et que, sans affaiblir notre 
reconnaissance envers M. Heemskerk, nous vous savons gre", a YOU? 
du don qui nons a & fait. Oui, il y a ici autre chose encore qn'une 
coincidence de temps. Le Ministre , organe de 1'opinion publique 
plu a nous temoigner la sympathie da pays tout entier; il a voulunons 
laisser nne preuve materielle et durable de votre presence parmi nous; 
il vous dit que l*hornniage rendu par vous a notre pass6 et a noe faibles 
efforts est hautement appreoie par la Ne*erlande. 

En finissant fai a vous oflfrir mcs remerciements personnels. Plr. 
fbis pendant ces journees j'ai eu Thonneur d'etre Torgane de rotre re- 
connaissance pour Vaccueil qu*on vous a fait. Je n'en renouvellerai paa 
les protestations. Ce serait comme si parmi ceux a qui je m'adres 
y en avait qui doutaient de notre sinceiit^ , ce que j'aime a croire im- 
possible. Mais TOUS tous, Messieurs, vous *Te droit a Texpressi 
ma gratitude personnelle. Une pert* cruelle et irreparable que j'ai 
il y a six mois m'avait inspir^ le d&ir, si ce n'est de ne soustraire 4 
toute participation au Congres, du moins de n*y prendre part que comme 
simple membre. Ce desir, je l^ai refoule* ?ers le fond de mon co?ur ? parce 



188 

que je croyais Toir clairement qu'il j avait ici on devoir & remplir an- 
quel il ne mMtait pas permis de me refuser. On no ae repent pas de ce 
qu'on a entrepris pour an tel motif. Mais, quant a moi, j'en ai Ste* re*- 
compense* bien an dela de mes merites, et c'est vous, Messieurs, qni 
avez e*te*, par Totre indulgence et par votre bonte*, lea diapenaateun de 
kite recompense. Recerex Vassurance de ma we gratitude! 

Le moment de nous se*parer s'approche, et c'eat toujours triste de de- 
Toir se dire adieu. Mais nous savions d'avance que nous ne serions re*- 
unis que pour quelqnes jours fngitirs et nous sentons d'ailleurs que nous 
devons retourner a nos poetes. En outre si ce Congres-ci disparait, un 
antre se montre deja a r horizon. Nous sommes obliges de nous dire 
adieu, mais nous avons le droit d'ajouter: An revoir a Yienne! 

l/assemble temoigne par de longs applandissements la sympathie ayec 

laquelle elle a suivi le discours de M. le President. Puis, la parole est 

accorded successivement a MM. de Laat de Kanter, bourgnemestre de 

. van Geer, recteur de rUniversit^ de Leide , et Ch. Schefer, delegne* 

du Gouvernement firanc^us. 

M. DE LAAT DE EASTER: 
Messieurs, 

Je demande votre attention pour quelques instants pour accomplir un 
devoir de reconnaissance. 

Votre decision de designer Leide comme lieu de reunion de votre sixieme 
Congres nous a fort rejouis et honoris. Toutefois nous ne nous en dissi- 
mulions nullement les difficult^s. 

L'honneur de vous recevoir nous imposait celni de bien faire r^ussir 
votre Congres. 

Dans quelques jours vous serez dispersed vers tons les points du globe. 
Qnelle sera 1 'impression qni vous restera du Congres? La r^ponse a cette 
question est da plus grand inte'ret pour les habitants de Leide, qne je 
represents en ce moment. 

Messieurs, si je ne me trompe pas tres fort, cette re*ponse sera: Le 
sixieme Congres des orientalistes a eu un grand succes. 

Si vous etes tous d'accord sur ce point, je suis sur que vous ne dif- 
f^rerez pas avec moi si j'attribue ce succes a votre Comit^ d'organisation. 

Je n'aurai pas besoin de vous e*nume*rer ce qu'il a fallu de travail et 
d'activit^ pour faire marcher tout ce qu'il faut pour un congrds semblable a 
celui qui va finir. Et bien Messieurs, vous aves tous vu et 6tes a mdme 



186 

de juger de quelle maniere excellente votre Comite d'organisation a rem- 
pli sa tres difficile tache. Si done le nom de la ville de Leide est 
dore'navant accompagne pour vous d'un agre*able souvenir, ce sera au 
Comit^ d'organisation que nous autres habitants de Leide en serons rede- 
vables. 

Je demande done la permission d'exprimer au nom de la ville de 
Leide la vive reconnaissance qu'elle doit au Comite* d'organisation et je 
le prie d'accepter ses sinceres remerciements pour tout ce qu'il a fait pour 
faire re*ussir le Congres. 

M. VAN GEEE: 

Indien ik, M. de V., thans het woord voer in de Nederlandsche taal, 
is het niet uit gebrek aan deferentie jegens zoovele vreemdelingen , die 
wij om ons heen zien; doch er zijn omstandigheden in het leven, waar- 
bij men zijne gevoelens alleen in zijne moedertaal, die ons toch boven 
alles dierbaar is, kan uitdrukken. 

Zulk eene omstandigheid doet zich thans voor , daar ik tot u spreek 
als Rector der Leidsche Universiteit en mij voornamelijk richt tot u, 
waarde Voorzitter, en tot onze ambtgenooten , leden van dit Congres. 

Ik wensch U en hun toe te brengen : een woord van hulde en een woord 
van dank. 

Hulde wegens de voortreffelijke leiding en den goeden afloop van het 
Congres, hetgeen voornamelijk aan U en de leden van het Comite", die 
zich hiervoor zooveel moeite hebben gegeven , te danken is. 

Een woord van dank vooral; niet alleen voor de eer my en den 
Secretaris van den Senaat bewezen door ons tot Eereleden van dit Con- 
gres te benoemen; eene onderscheiding die door ons hoog werd ge- 
waardeerd en ons in staat stelde de openbare zittingen en feestelijkheden 
bij te wonen voornamelijk echter breng ik U dezen dank namens onze 
hoogeschool voor de voortreffelijke wijze, waarop door U en onze ambt- 
genooten, beoefenaars der Oostersche talen, hare eer is opgehouden. Of- 
schoon vreemdeling op dit gebied en dus buiten staat den arbeid en de 
resultaten van het Congres te beoordeelen, weet ik toch door de buiten- 
landsche geleerden, niet wie ik deze week dagelijks verkeerde, en door 
de stukken, die van het Congres uitgingen, hoe de studie der Oostersche 
talen, steeds met voorliefde aan onze hoogeschool beoefend, niet alleen 
met onverminderden ijver wordt voortgezet, maar zelfs in diepte en om- 
vang heeft gewonnen. Want tegenover de enkelen , die vroeger aan deze 
studie hunne krachten wijdden, wijzen wij thans op eene breede rij van 



187 

mannen, die zich op de verschillende takken dezer wetenschap toeleggen 
en haar naar alle richtingen trachten uit te breiden. 

Zoo gaan de vreeindelingen van hier, versterkt in de waardeering on- 
zer universiteit , en zullen haar goeden naam wijd en zijd verkondigen. 

Op die wijze hebt Gij, M. de V. en waarde ambtgenooten ! u verdien- 
stelijk gemaakt niet alleen jegens onze hoogeschool, maar ook jegens het 
geheele vaderland, waarvan de roem op wetenschappelijk gebied hier zoo 
schitterend is gehandhaafd ! 

M. SCHEFEE: 

Messieurs , 

Au moment de nous separer je vous demande d'exprimer par un vote 
d'acclamation nos vifs remerciments a Thonorable president du Congres, 
au secretaire g^ndral et aux membres du comite* d'organisation. Leurs 
soins dclair^s et constants ont assure* le succes du sixieme Congres in- 
ternational des orientalistes. 

Le President ayant remercie* les orateurs, tant personnellement qu'au 
nom du Bureau, declare close la 6 me session du Congres. La stance est 
lev^e a 2J heures. 



LISTE DES OUTRAGES 

OFFERTS AU 

6 ME CONGRES INTERNATIONAL DES ORIENTALISTES 
REUNI A LEIDE. 



Par 1'auteur, M. Abel, Dr. Ph.: 

Ueber den Gegensinn der Urworte. Leipzig 1884. 8. 
Par 1'Academie des Inscriptions et Belles Lettres a Paris: 

Corpus Inscriptionuni Semiticarum ab Academia Inscriptionum et Lit- 
terarum humaniorum conditum atque digestum (Ed. E. R e n a n) 
Pars I, Inscriptiones Phoenicae. T, fasc. 2. Paris 1883. Fol. 

Par 1'auteur, M. Arthur Alric: 

Les Pelerins musulmans an tombeau de Moise. Montpellier 1882. 8. 
Par les Sditeurs, MM. A. Asher & Co. de Berlin: 

Prospectus de la Publication Persepolis", entreprise d'apres le vceu 
e"mis par la 5e session du Congres des Orientalistes, mais jusqu'ici 
insufl5samuient appuye'e. 

On n'a imprime* que 105 exemplaires de cet ouvrage. 

Par Tauteur , M. de Biberstein Kazimirski : 

Dialogues fran9ais-persans pre'cede's d'un precis de la granimaire per- 
sane et suivis d'un vocabulaire fra^ais-persan. Paris 1883. 8. 

Par la Bibliotheque de 1'Universite Boyale de Leide: 

Levini Warner i de rebus Turcicis epistolae ineditae. Edidit G. N. 

du Rieu. Lugd. Bat. 1883. 8. 
Catalogue des livres Chinois qui se trouvent dans la Bibliotheque de 

TUniversite' de Leide (par G. Schlegel). Leide 1883. 4. 



189 
Par la Bibliotheque Boyale de Stockholm: 

Catalogue de la Bibliotheque Japonaise de Nordenskiold , coordonne", 
revu , annote' et public" par Leon de R o s n y , et pre'ce'de* d'une 
preface par d'Hervey de Saint-Deny s. Paris 1883. 8. 

Par rauteur, M. A. Bourquin: 

Dharmasindhu , or the Ocean of Religious Rites, by the Priest Kasi- 
natha. Translated from the Sanscrit and commented upon by the 
Rev. A. Bourquin. 

Reprinted from the Bombay Branch Royal Asiatic Society's journal, 1881, 

1882. 

Brahma Karma, ou les rites sacres des Brahmanes, traduction et 
transcription des calendriers indous , par A. Bourquin. 

Settlement les pages 1 96. Cette traduction paraitra dans le VII Vol. des 
Annales du Musee Guimet. La transcription du texte Sanskrit est sous 



Calendrier Indou. Shaka 1800, Samvat 1934. (1878). Sanskrit 12 obi. 
Par les dditeurs MM. E. J. BriU: 

M. J. d e G o e j e , Biographie de Reinhart Dozy. Traduite du Hollan- 
dais par Viet. Chauvin. Avec portrait. Leide 1883. 8. 

Catalogue de manuscrits Arabes provenant d'une bibliotheque prive'e a 
El-Medina et appartenant a la maison E. J. Brill, redige" par 
Carlo Landberg. Leide 1883. Av. pi. 8. 

Cette collection est acquise par la Bibliotheque de 1'Universite de Leide. 

Par Tautenr , M. A. Carriere : 

M. L a u e r , Grammaire Arme'nienne. Traduite , revue et augmente*e 
d'une Chrestomathie et d'un Glossaire par A. Carriere. Paris 

1883. 8. 

Par MM. Cates et Rylands : 

Transactions of the Society of biblical archaeology. Vol. I VII. Lon- 
don 18721882. 8. 
Proceedings of the Society of bibl. arch. 18781882. 5 Parts. 8. 

Par rauteur , M. Ch. Clermont-Ganneau : 

Sceaux et cachets Israelites, Phe'niciens et Syriens, suivis d'e'pigraphes 
Phe'niciennes ine'dites , sur divers objets, et de deux intailles Cypriotes. 
Avec deux planches. Extrait. 

Epigraphes Hdbraiques et Grecques sur desossuairesjuifsine'dits. Extrait. 



190 
Par 1'auteur, M. D. Francisco Codera : 

Prospectus de la Bibliotheca Arabico-Hispana. Le premier volume 
contenant la moitie' de 1'ouvrage Assilah par Aben Pascual a 
paru. 

En 20 exemplaires pour etre distribueY 






De la part de la Confrerie missionnaire du St. G-ourios a Cazan: 

Nic. Ilmiaski, Comment on droit traduire les livres religieux. En 

langue Russe. Cazan 1875. 8. 

Evangile selon St. Matthieu en langue Tehouvache. Cazan 1879. 8. 
Histoire sainte de TAncien et du Nouveau Testament en langue Tehou- 
vache. Cazan 1882. 8. 

Ordo confessionalis Tehouvache. Cazan 1878. 8. 
Officium paschale Tehouvache. Ed. II. Cazan 1882. 8. 
Les grandes Fetes de Tdglise, en langue Tehouvache. Cazan 1882. 8. 
Histoire Russe, en langue Tehouvache. Cazan 1882. 8. 
Histoire sainte de TAncien et du Nouveau Testament, en langue Tatare. 

Cazan 1881. 8. 

Officium paschale Tatarice. Cazan 1879. 8. 
Superiority du Christianisme, en langue Tatare. Cazan 1875. 8. 
Histoire Sainte de 1'Ancien et du Nouveau Testament en langue Altai 

Cazan 1879. 8. 
A. Orloff, Grammaire de la langue Mongole-Bourate (langue parlde). 

Cazan 1878. 8. 
Morceaux instructifs en vers et en prose, en langue Altai. Cazan 1881. 

8. 

Abe'ce'daire en langue Altai. Cazan 1882. 8. 
Vies des Saints en langue Altai. Cazan 1883. Livr. 1 et 2. 8. 
Evangile selon St. Matthieu en langue Tche're'misse (dialecte eat). 

Cazan 1882. 8. 

Cat^chisme en langue Tche're'misse. Cazan 1879. 8. 
Histoire Sainte de 1'Ancien Testament en langue Tche're'misse. Cazan 

1879. 8. 
Histoire Sainte du Nouveau Testament en langue Tche're'misse. Cazan 

1881. 8. 
L'Evangile selon S. Matthieu en langue Morduine (dialecte moksha). 

Cazan 1879. 8. 
L'Evangile selon St. Matthieu en dialecte Erzyan. Cazan 1882. 8. 



191 

Histoire Sainte de TAncien Testament, en langue Morduine. Cazan 

1880. 8. 

Les grandes Fetes de TEglise en langue Morduine (dialecte Erzyan). 
Cazan 1881. 8. 

Modeles de litte'rature Morduine en langue Morduine. Cazan 1882 83. 
2 torn. 8. 

I. Chansons. II. Contes et e'nigmes. 

Les grandes Fetes de TEglise en langue Votiaque. Cazan 1874. 8. 

Histoire sainte de TAncien et du Nouveau Testament en langue Votiaque. 
Cazan 1877. 2 torn. 1 vol. 8. 

Instruction chre'tienne de St. Tychon en langue Votiaque. Cazan 1878. 
8. 

Abe'ce'daire en langue Votiaque. Cazan 1882. 8. 

Moeurs et poesies des Votiaques en langue Votiaque. Cazan 1880. 8. 

Prieres en langue Ostiaque-Samoyede. Cazan 1879. 8. 

Histoire sainte en langue Ostiaque-Samoyede. Cazan 1879. 8. 

Explication des grandes fetes de la Sainte Eglise en langue Ostiaque- 
Samoyede. Cazan 1879. 8. 

Abe'cedaire en langue Ostiaque-Samoyede. Cazan 1879. 8. 

Cate'chisme et Evangile pour Paques en langue Tongouse. Cazan 

1881. 8. 

Evangile selon St. Matthieu en langue Tongouse. Cazan 1880. 8. 
Explication des grandes fetes de la Sainte Eglise en langue Golde. 
Cazan 1881. 8. 

Par Tauteur, M. H. Cordier: 

Bibliotheca Sinica. Dictionnaire bibliographique des ouvrages relatifs a 

Tempire Chinois. Tome II le Hvr. Paris 1883. 8. 
Essai d'une Bibliographie des ouvrages public's en Chine par les Euro- 

p<ens au XVIIe et au XVIIIe siecle. Paris 1883. 8. 

Par M. B. N. Gust: 

Rob. Needh. Gust-, A Sketch of the modern Languages of Africa. 
Accompanied by a language map. London 1883. 2 vol. W. por- 
traits. 8. 

Triibner's Oriental Series. 

The New Testament of Our Lord and Saviour Jesus Christ. Transl. 
from the original Greek into the Akra- or Galanguage. Carely revi- 
sed. .. by J. Zimmermann. Printed for the British Bible Society, 
Basel 1872. 8. 



192 

Bogos (or Bilin) Gospel cf Mark. - - Vienna , Printed for the British 

and foreign Bible Society 1882. 8. 
Buka ea Lipesalem tsa Davida, Khosi le Moperofeti mo Yeserelen. E 

e hetolecoen mo puon ea Secuana. London 1841. 8. 
The Books of the Kings in the Ewe language. Printed for the British 

and Foreign Bible Society, Bremen 1878. 8. 
The Gospel according to St. John. Transl. into Hausa by Jam. Fred. 

Schon. London British and for. Bible Society 1857. 8. 
The Gospel according to St. John. Transl. into the Ibo language by 

Jo. Chr. Taylor. London Brit, and for. Bible Society 1865. 8. 
Linjil i Yisu Krista sunn boroin bi. London British and foreign Bible 

Society. 1882. 8. 
The Gospel according to St. Matthew. Transl. into Mende. London 

British and foreign Bible Society 1871. 8. 
The Book of Psalms in the Nama-language. Edited by J. G. Kron- 

lein. Printed at the expense of the Brit, ad for. Bible Society. 

Cape town 1872. 8. 
Evangelic iriyoandikpwa ni Matiyo: na Kugaluzwa Kpwa Maneno ga 

Kyinyika, ni Thorn. Wake field. Londini 1882. 8. 
The Acts of the Apostles by St. Luke in the Otji language. Basel 

Printed for the British and foreign Bible Society 1859. 8. 
The Epistle of St. Paul the Apostle to the Galatians in the Otyi 

language. Printed for the British and foreign Bible Society 1862. 

8. 
Testamente e ncha. E fetoletsoeng puong ea Basotho. London Brit. 

and for. Bible Society 1881. 12. 
Anjili ya bwana wetu na mwokozi Isa Masiya kwa Mattayo. - 

Maneno ya kiswahili. London Brit, and foreign Bible Society 1876. 

8. 
The two Epistles of St. Paul the Apostle to the Thessalonians in 

the Tji-language. Printed for the British and foreign Bible Society 

1862. 8. 

The Epistle of St. Paul the Apostle to the Ephesians in the Tji- 
language. Printed for the British and foreign Bible Society 1862. 

8. 

The Epistle of St. Paul the Apostle to the Philippians in the Tji- 
language. Printed for the British and foreign Bible Society 1862. 

8. 
The four Epistles of St. Paul the Apostle to Timotheus, Titus, 



193 

Philemon in the Tji-language. Printed for the British and foreign 
Bible Society 1863. 8. 

The Epistle of St. Paul the Apostle to the Colossians in the Tji- 
language. Printed for the British and foreign Bible Society 1862. 
8. 

The first (and second) Epistle of St. Paul the Apostle to the Corin- 
thians in the Tji-Language. Printed for the British and foreign 
Bible Society 1862. 2 vol. 8. 

The two general Epistles of St. Peter the Apostle in the Tji-language. 
Printed for the British and foreign Bible Society 1863. 8. 

The Epistle to the Hebrews in the Tji-language. Printed for the 
British and foreign Bible Society 1863. 8. 

The two general Epistles of St. James and St. Jude in the Tji- 
language. Printed for the British and foreign Bible Society 1863. 8. 

Ak'afa ka ama-Salma. The Book of Psalms (transl. into Temne by 
C. F. Schlenker). Stuttgart 1869. 8. 

Itestamente Entsha: ezib'alo zonke zomnqopiso omtsha wenkosi yetu 
Uyesu Kristu. Elondone 1879. 8. 

Iwe ti Samueli ekini & ekeji ati ti Jobu. London 1881. 8. 

Par Tauteur, M. James Darmesteter: 

Etudes iraniennes. Paris 1883. 2 vol. 8. 
Essais orientaux. Paris 1883. 

Par 1'auteur, M. A. Delattre S.J. : 

Le peuple et 1'empire des Medea jusqu' a la fin du regne de Cyaxare. 

Brux. 1883. 8. 

Esquisse de ge'ographie assyrienne. Extrait. 
Salomon. Assurbanipal. Balthasar. 
Cyrus d'apres une nouvelle me'thode scientifique. Extrait. 

Par 1'auteur, M. L. Delgeur : 

Sur le rituel fune'raire (Livre des morts) des anciens Egyptiens. Bruxelles 
1873. 8. 

Publ. par 1' Academic d'archeologie de Belgique. 

Des connaissances ge'ographiques des anciens Egyptiens. Extrait. 
La cartographie chez les anciens. Extrait. 
La cosmographie des Grecs. Extrait. 

13 



Par 1'auteur. M. Jos. Derenbourg : 

Essai de restitution de 1'ancienne redaction de Masse'chet Kippourim. 

Extrait. 
Les trois premieres feuilles d'une Version Latine de Calila we Dimna, 

par Jean de Capoue. 

Par Fauteur, M. L. M. Devio: 

Le pays des Zendjs on la cote orientale d'Afrique an moy en-age (Ge'o- 
graphie, mceurs, productions, animaux le"gendaires) d'apres les e*crivains 
Arabes. Paris 1883. 8. 

Les villes de la France me'ridionale au moyen-age d'apres les gogra- 
phes arabes. Extrait. 

Coup d'oeil sur la litterature geographique arabe au moyen-age.. Ex- 
trait. 

Les pluriels brises en arabe. Le9on faite au cours d'arabe de la faculte* 
des lettres de Montpellier. Extrait. 

Par 1'auteur, M. Julien Duchateau: 

Une creation scientifique fran9aise. Le premier congres international des 

Orientalistes. Paris 1874. 8. 

L'ethnographe (Journal d'ethnographie universelle). Paris 1878 80. 
Sunta di Studi di Etnografia Africana. Extrait. 
Une collection de portraits, planches, prospectus, Nume'ros specimen 

et pieces manuscr. 37 pieces. 

Notice ne*crologique sur Charles de Labarthe. Extrait. 
Sur 1'origine de 1'dcriture japonaise et sume'riemie. Extrait. 
Notice sur les Amo. Extrait. 
Les buveurs du fleuve jaune. Chanson bacchique chinoise de li Ta'ipe. 

Paris 1872. 8. 
Catalogue de produits et objets d'art japonais composant la collection 

envoyee du Japon pour 1'exposition universelle de 1867. Paris 1868. 
Notice n^crologique sur Charles Texier. Extrait. 

Par 1'auteur, M. B. Duval: 

Les dialectes ne'o-Arame'eng de Salamas. Textes sur Te'tat actuel de la 
Perse et contes populaires, public's avec une traduction fran9aise 
par Rob. Duval. Paris 1883. 8. 

Par 1'auteur, M. Joh. Dyserinck: 

Het Boek der Spreuken, uit het Hebreeuwsch opnieuw vertaald en 






195 

met aanteekeningen en eene inleiding voorzien door Job. Dy se- 
rin ck. Haarlem 1883. 8. 

Kritische scholien bij de vertaling van het boek der Spreuken. Extrait 
du Theologisch Tijdschrift". Leide 1883. 8. 

Par les professeurs de 1'Ecole speciale des langues Orientales vi- 
vantes a Paris: 

Melanges Orientaux. Textes et traductions publics par les professeurs 
de l'e*cole spe'ciale des langues Orientales vivantes a Toccasion du 
Vie Congres international des Orientalistes reuni a Leide (Septembre 
1883). Paris 1883. Av. pi. 8. maj. 
Ex. sur papier fort. 

Ce volume contient : Notice historique sur 1'Ecole speciale des langues Orien- 
tales vivantes. Quatre lettres missives ecrites dans les annees 1470 
1475 par Abou'l Hasan 'Ali, par H. Derenbourg. Trois chapitres 
du Khitay Namth par Ch. Sc liefer. Notice sur 1'Arabie Meridio- 
nale, par A. C. Barbier de Meynard. L'incendie de Singapour 
en 1828 par TAbbe P. F a v r e. Inscriptions d'un reliquaire armenien 
de la collection Basilenski, par A. Car ri ere. Fragments inedits de 
litte*rature grecque, par E. Miller. Memorial de 1'antiquite japo- 
naise, par Leon de Rosny. Kim Van Kieu Truyen, par A. des 
Mich el s. La Bulgarie a la fin du XVIIIe siecle, par L. Leger. 
Notice biographique et bibliographique sur Nicolas Spatar Milescu, 
par Emile Picot. Essai d'une bibliographic des ouvrages publics 
en Chine par les Europeens au XVIIe et au XVIIIe siecle, par H. 
Cordier. Un Episode du poeme epique Sind&mani, par Julie n 
V i n s o n. 

Par Tauteur, M. Aug. Eisenlohr: 

Ein mathematisches Handbuch der alten Aegypter (Papyrus Rhind 
des British Museum) tibersetzt und erklart von Aug. Eisenlohr. 
I Bd. Commentar. Leipzig 1877. 4. 

Id. II Bd. Tafeln. fol. 

Par 1'auteur, M. 1'Abb^ P. Pavre: 

Dictionnaire malais-fran9ais. Vienne 1875. 2 tomes. 8. 
Dictionnaire fra^ais-malais. Vienne 1880. 2 tomes. 8. 
Dictionnaire javanais-fran9ais. Vienne 1870. 8. 

Par 1'auteur, M. G. Plechia: 

Di alcune forme de' nomi local! dell 1 Italia superiore. Dissertazione 

linguistica. Torino 1871. 4. 
Komi locali d'ltalia derivati dal nome della piante. Torino 1880. 8. 



196 

Grammatica Sanscrita. Torino 1856. 8. 

Dell' origine della voce sarda nuraghe. Congetture etimologiche, Torii 

1872. 

Sampati e Anumante. Traduzione dal Ramajana. Torino 1852. Extrait. 
Postilla sopra un fenomeno fonetico (cl = tl) della lingua latina. 

Torino 1871. 8. 
Versione sanscrita dell' episodic " Dantesco Francesca da Rimini. Ri- 

cordo all Colleghi Indologi del Congresso Orientalistico di Berlino. 

1881. 8. 
Intorno ad una peculiarita di flessione verbale in alcuni dialetti Lom- 

bardi. Roma 1876. Extrait. 

Par Tauteur, M. A. A. Fiihrer: 

Aphorisms on the sacred law of the Arias, as taught in the school 
of Vasishtha. Ed. with critical notes, an Anukramanika, indices 
of words and Vedic mantras, and an appendix of quotations as 
found in some Dharmanibandhas , by Al. Ant. Fiihrer. Bombay 
1883. 8. 

Bombay Sanskrit Series, N. XXIII. 

Rapport d'une stance de Pandits a Benares dans laquelle Dundizaja 
Pandita pre'conise la haute importance de collectionner des manuscrits. 
4 exempl. 

Vol. 7 de I'anne'e 1868 de la revue intitule'e Zertosti Abhias, De la 
division du temps chez les Parses". 

Par Tauteur, M. G. von der G-abelentz: 

Anfangsgriinde der Chinesischen Grammatik mit Uebungsstucken. Mit 

einer Schrifttafel. Leipzig 1883. 8. 
G. von der Gabelentz und A. B. Meyer, Beitrage zur Kennt- 

niss der Melanesischen , Mikronesischen und Papuanischen Sprachen, 

ein erster Nachtrag zu H. C. von der Gabelentz Werke die 

Melanesischen Sprachen". Leipzig 1882. 8. 

Par les auteurs, MM. G. von der Gabelentz et A. B. Meyer: 

Einiges iiber das Verhaltniss des Mafoor zum Malayischen. La Haye 
1883. Extrait. 

Par Tauteur , M. A. J. C. Geerts : 

Description de la Plante Soja hispida du Japon. Yokohama 1883. 8. 



197 

Cochinchine Frat^aise. - Voyage dn yacht Hollandais Grol" du 
Japon au Tonquin (31 Janvier 1637, 8 Aout 1637). Suivi de quelques 
renseignements sur le Tonquin par des auteurs Japonais du XVIIe 
siecle. Saigon 1882. 8. 

Les produits de la nature Japonaise et Chinoise comprenant la dno- 
mination , 1'histoire et les applications aux arts , a Findustrie , a 
Tdconomie , a la me*decine , etc. des substances qui de"rivent des trois 
regnes de la nature et qui sont employees par les Japonais et les 
Chinois. Partie inorganique et mine"ralogique. Yokohama 1873 83. 
2 vol. 8. Av. pi. 

On vaccination in Japan. Yokohama 1879. 8. 

On sanitary reform in Japan. Yokohama 1880. 8. 

Notice sur quelques eaux mine*rales du pays. Yokohama 1877. 8. 

Report of the Director of the central sanitary bureau on choleraic 
diseases in Japan. 1877. 8. 

Report (III annual) of the Central sanitary Bureau of the home 
department of the Imperial Japanese Government for the period 
from Juli 1st. 1877 to June 30th 1878. Tokio 1881. 8. 

Het tachtigste verjaarfeest van den Japanschen plantkundige Ito Keiske 
(1882). Extrait. 

Observations on Kinch's list of plants used for food. Extrait. 

The Arima rebellion and the conduct of Koeckebacker. Extrait. 

Par 1'auteur, M. J. G-erson da Cunha: 

Contributions to the study of Indo-Portuguese numismatics. Bombay 

1883. W. pi. 8. 
Savitri, an Indian dramatic Idyl, in two acts, by Angelo de 

Gubernatis. Transl. from Italian into English by J. Gersonda 

Cunha. Bombay 1882. 8. 

Par Vanteur, M. J. van den Gheyn S.J.: 

Le se"jour de Vhumanit^ postdiluvienne. Extrait. 2 Exempl. 

Cerbere; e"tude de mythologie compare*e. 5 

Etudes avestiques. Extrait. 2 Exempl. 

L'etymologie du mot Pamir. Paris 1882. 8. 

Le Yidghah et le Yagnobi, ^tude sur deux dialectes de TAsie cen- 

trale. Bruxelles 1883. 8. 7 Exemplaires. 
Les migrations des Aryas. Anvers 1882. 3 Exemplaires. 8. 



198 

Par 1'auteur, M. M. J. de Goeje : 

Notice sur les Proverbes et Dictons de la province de Syrie, publics 
par C. Landberg. Extrait. 

Par M. J. Gottwaldt : 

-& , Q a d r as-Schariah, Commentaire sur le Wikaya , 
ouvrage de jurisprudence d'apres le rite RAhou Hanifa. Petropoli 
1881. 8. 

M. Dobrotworsky, Dictionnaire Aino-R/usse pre"ce"d6 de la bio- 
graphie de 1'auteur. Casan 1876. 8. 

(M. Dobrotworsky, frere de Tauteur defunt, a &nis le voeu qu'un des 
membres du Congres veuille publier un compte-rendu du dictionnaire dans 
les Travaux du Congres.) 

Par 1'auteur, M. J. J. M. de Groot: 

Jaarlijksche feesten en gebruiken van de Emoy-Chineezen. Een ver- 
gelijkende bijdrage tot de kennis van onze Chineesche uiedeburgers 
op Java. Met uitgebreide monographieen van godheden , die te Emoy 
worden vereerd. Batavia, 's Gravenhage 1881. Dl. I. 8. 

Par M. Guimet: 

Annales du Muse"e Guimet. Lyon 18801883. 5 vol. 4. 

Congres provincial des Orientalistes. Conipte-rendu de la troisieme ses- 
sion. Lyon 1878. 2 vol. 4. 

L. de Milloue", Catalogue du Muse'e Gruimet. le partie. Inde, Chine 
et Japon, pre'ce'de'e d'un aper9u sur les religions de 1'extreme Orient 
et suivie d'un Index alphab^tique des noms des divinite's et des 
principaux termes techniques. Nouv. e*d. Av. pi. Lyon 1883. 8. 

Revue de 1'histoire des religions , publie'e sous la direction de M a u r. 
Vernes. Anne*e I IV. Tome I VII. N. let 2. Paris 1880 83. 8' 

Par 1'auteur , M. Stanislas Guyard ; 

Gdographie d'Aboulfeda traduite de Tarabe en fran9ais. Tome II, 
seconde partie. Paris 1883. 4. 

Par M. Isaac H. Hall: 

Une page photographic^ d'un manuscrit syrien d^couvert par M. Hall 
a Beirouth et qu'il espere publier bientot. 

De la part de Tauteur, M. C. de Harlez : 

De 1'exdgese et de la correction des textes avestiques. Paris-Leipzig 1883. 



199 

Le Mus^on, Revue Internationale. Tom II n. 3. 1883. 2 Exempl. 
Par 1'auteur, M. K. F. Holle: 

Tabel van Oud- en Nieuw-Indische alphabetten. Bijdrage tot de pa- 
laeographie van Nederlandsch-Indie. Uitgegeven door het Batav. 
Genootsch. van Kunsten en Wetenschappen te Batavia, 's Hage 1882. 4. 

Par 1'Institut Boyal Neerlandais : 

Bijdragen tot de taal-, land- en volkenkunde van Nederlandsch-Indie. 
Uitgegeven vanwege het Kon. Instituut voor de taal-, land- en 
volkenkunde van Nederl.-Indie. Ter gelegenheid van het Vie Inter- 
nationale Congres der Orientalisten t.e Leiden. Taal- en Letter- 
kunde. 'sGravenhage 1883. M. pi. 8. 

Ce volume contient: Proeven uit het Oudjavaansche Ramayana, door H. 
Kern. Lijst van Javaansche en Sundaneesche woorden uit het Ara- 
biseh of het Perzisch afstammende, medegeieeld door A. W. T. Juynboll. 

Javaansche sprookjes, door H. C. H u m m e. Een paar fragmenten 
van de //Historic van Raden Sapri" door H. J. Costing. Bangsa 
T^jara. Madoereesche dongeng. Tekst, vertaling en aanteekeningen door 
A. C. Vreede. Losse opmerkingen over het Balineesch, door R. 
van Eck. Over de Maleische pantoens, door J. Pijnappel Gzn. 

Geschiedenis van Tadjoe'l Moeloek en Prinses Bakawali , door D. 
Gerth van Wijk. Manangkabausche woordenlijst, bijeenverzameld 
door J. F. L. Schneider. De Pidatti bij de feesten der Manang- 
kabo-Maleiers, door A. L. van Hasselt. Bataksche oorlogsverkla- 
ring, door G. K. Niemann (Met plaat). Einiges ueber das Ver- 
haeltniss des Mafoor zum Malayischen , von G. von der Gabelentz 
und A. B. Meyer. Koning Harsha van Kanyahubja door S. J. 
Warren. Un labyrinthe Chinois par G. SchlegeL 

Bijdragen tot de taal-, land- en volkenkunde van Nederlandsch-Indie. 
Uitg. vanwege het Koninkl. Instituut voor de taal-, land- en volken- 
kunde van Nederl.-Indie. Ter gelegenheid van het Vie Internat. 
Congres der Orientalisten te Leiden. Land- en Volkenkunde. 
'sGravenhage 1883. Met Kaarten. 8. 

Ce volume contient: De oudste kaarten van den Maleischen Archipel, door 
P. A. T i e 1 e. Met eene kaart. Het bevolkingscijfer van Nederlandsch 
Oost-Indie, door J. Kuyper. Met eene kaart. Die wichtigsten Daten 
unssrer geologischen Kenntniss vom Niederlandisch Ost-Indischen Archipel 
von K. Martin. - - Geschiedkundig overzicht van de expeditie naar 
Tomorie op Celebes in het jaar 1856, door A. W. P. Weitzel. Met 
eene kaart. Een en ander over het inlandsch onderwijs in de Padang- 
sche Bovenlanden , door C. Snouck Hurgronje. Het strafrecht 
bij de volken van het Maleische ras, door G. A. W ilk en. Kritisch 
overzicht der reizen naar Nederlandsch Nieuw-Guinea in de jaren 1879 
1882, met kaart der toen voor het eerst nader opgenomen ^uidkust, 



200 

door P. J. B. C. Robidevan der A a. Scenes tirees du Wayang 
pourwa. Chromolithographies faites et exposees a Toccasion du sixieme 
congres des Orientalistes, tenu a Leide en 1883, par L. Serrurier. 
Eenige proeven van Boegineescbe en Makassaarsche poezie. Uitgegeveu 
vanwege het Koninkl. Instituut voor de taal-, land- en volkenkunde 
van Nederl.-Indie (door B. F. Matthes). Ter gelegenheid van het 
Vie Internationale Congres der Orientalisten te Leiden, 's Graven- 
hage 1883. 8. 

Geschiedenis van Tanette. Boeginesche tekst met aanteekeningen. Uitg. 
vanwege het Kon. Instituut voor de taal-, land- en volkenkunde van 
Nederl.-Indie door G. W. Niemann. Feestgave ter gelegenheid 
van het Vie Internationale Congres der Orientalisten te Leiden. 
'sGravenhage 1883. 8. 

Par M. E. Kuhn: 

Literatur-Blatt ftir Orientalische Philologie unter Mitwirkung von Dr. 
Johannes Klatt in Berlin , herausgegeben von Professor Dr. 
Ernst Kuhn in Miinchen. Leipzig und Miinchen 1883. 8. 
Numero IT en 200 exemplaires pour etre distribues. 

Par M. le Dr. Carlo Landberg de la part des autenrs : 

Nacif al-Yazdji, Nofir al-qird fi djauf al-fard, compendium 

excellent fait par son fils Ibrahim al-Yazdji. Beirouth 1882. 8. 
Ibrahim al-Yazdji, Matali as-sad li-motdli al-djauhar al-fard. 

Petit traitd de grammaire. 2e 6dit. Beirouth 1881. 8. 
Djordji Efendi Yanni, Tdrikh Souriyd (Histoire de la Syrie). 

Beirouth 1881. 8. 

Par Tauteur , M. Louis Leger : 

Esquisse sommaire de la mythologie Slave. Extrait. 
Par 1'auteur , M. G-. W. Leitner LL. D. : 

History of indigenous education in the Panjab since annexation and 
in 1882. Calcutta 1883. 1 vol. fol. 

Par 1'auteur, M. O. von Lemm: 

Das Ritualbuch des Ammondienstes. Ein Beitrag zur Geschichte der 

Kulturformen im alten Aegypten. Leipzig 1882. 8. 
Aegyptische Lesestticke, zum Gebrauch bei Vorlesungen und zum Pri- 

vatstudium , mit Schrifttafel und Glossar, herausg. von s c. von 

Lemm. I Thl. Schrifttafel und Lesestiicke. Heft 12 (Lithogr.) 

Leipzig 1883. 4. 



201 
Par 1'auteur, M. P. A. van der Lith: 

tf ou livro des merveilles de 1'Inde. Texte Arab 
publi^ d'apres le manuscrit de Constantinople par P. A. van der 
Lith. Traduction Fra^aise par L. Marcel Devic. Avec quatre 
planches. Leide 1883. 4. 

Publication dedie*e au Vie Congres des Orientaliste8. 

Par 1'auteur, M. L. Loewe: 

A Dictionary of the Circassian Language. In two parts English-Circassian- 
Turkish, and Circassian-English-Turkish. Containing all the most 
necessary words for the traveller, the soldier, and the sailor; with 
the exact pronunciation of each word in the English character. 
London 1854. 8. 

J. B. Levinsohn, fife's Dammim : A Series of conversations at Je- 
rusalem between a Patriarch of the Greek Church and a Chief 
Rabbi of the Jews, concerning the malicious charge against the 
Jews of using Christian blood. Translated from the Hebrew as a 
tribute to the memory of the martyrs at Damascus by L. Loewe. 
London c. s. 1861. 8. 

Par 1'auteur, M. le Comte de Marsy: 

Balthasar de Monconys. Analyse de ses voyages au point de vue ar- 

tistique. Caen 1880. 8. 

Deux annes de la vie d'Antoine Galland (16721673). Amiens 1882. 
Ex. sur papier jaune. 

Par 1'auteur , M. A. P. Mehren : 

Avicenna's Forhold til Islam og hans Anskuelser om Sjaelens theoretiske 
og praktiske Udvikling i Verden. Kjobenhavn 1883. Extrait. 

Par M. le Directeur, M. le Comte Meyners d'Estrey: 

Annales de 1'extreme Orient, Bulletin de la Socie"te" acade*mique Indo- 
Chinoise. Revue Asiatiquo et Oce"anienne. Tome 15. Paris 1878 83. 
8. 

Par 1'auteur, M. B. M. Minguez: 

Datos epigraficos y numismaticos de Espana. Valladolid 1883. 8. 
Par 1'auteur , M. Mirza Djafar : 

Dialogues Persans et Russes. Kazan 1883. 8. 



202 

Par 1'auteur, M. Leoneilo Modona: 

Relazione sulla scoperta di un prezioso incunabulo nella bibliotheca 
della R. Universita di Bologna. Bologna 1883. 8. 
Brochure en 50 exemplaires pour etre diatribue's. 

Par M. D. H. Miiller au nom de lui-meme et de M. Mordtmann: 

J. H. Mordtmann und D. H. Muller, Sabaische Denkmaler. 
Hit 8 Tafeln. Wien 1883. 4. 

Par 1'e-diteur, M. Mart. Nijhoff: 

Bibliotheca Ne'erlando-lndica. Catalogue de livres et de quelques ma- 
nuscrits concernant les Indes- Orientales et Occidentals Ne"erlandaises, 
TEmpire Indo-Brittannique etc. en vente aux prix marque's chez 
Mart. Nyhoff. La Haye 1883. 8. 
Quelques exempl. pour fetre distribues. 

Par 1'auteur, M. Ollivier-Beauregard : 

En Asie , Kachmir et Tibet. Etude d'etnographie ancienne et moderne. 
Paris 1883. 8. 

Par 1'auteur , M. G-. Oppert: 

NitiprakasSika. Edited by Gust. Oppert. Madras 1882. 8. 
Sukranitisara. Edited by Gust. Oppert. Madras 1882. Yol. I. 8. 
Vol. I. Text, variae lectiones &c. 

Par Tauteur, M. P. Perreau: 

Oceano delle abbreviature e sigle ebraiche , caldaiche , rabbiniche , tal- 
mudiche, cabalistiche , geografiche, de titoli di libri, de nomi d'au- 
tori, delle iscrizioni sepolcrali etc. colle loro varie soluzioni raccolte 
ed ordinate de Pietro Perreau (Autogr.) Parma 1883. 4. 
2a edizione di 60 exemplari. 

Par 1'eMiteur, M. P. Peterson: 

Kadambari, (Sanskrit) ed. by Pet. Peterson. Bombay 1883. 8. 
Bombay Sanskrit Series N. XXIV. 

Par I'e'diteur, M. C. Puini: 

Li-ki o istituzioni, usi e costumauze della Cina antica, traduzione, 
commento e note di Carlo Puini. Firenze 1883. Fax. 1. 8. 
Pubb. del R. Istituto di studi superior! pratici in Firenze. 



203 
Par M. Paul Hegnaut: 

Examen du mouvement vocalique dans la de*clinaison des themes indo- 
europe"ens en V I E, et questions connexes. 

Stances sanskrites ine"dites d'apres un manuscrit de la bibliotheque 
universitaire de Lyon. 

Notes sur T^tymologie de <ri$ypo$. 

Nouveaux apercus sur le vocalisme indo-europe'en , pre'ce'de's d'une ana- 
lyse critique des systemes actuellement en vigueur. Paris 1883. 8. 

Par 1'auteur, M. Almaric Bumsey et les 6diteurs MM. W. H. All ATI 
et Co.: 

A Chart of Hindu family inheritance, with an explanatory treatise. 

2d ed. much enlarged. London 1877. 8. 
A chart of family inheritance , according to orthodox Moohurnmudan 

law, with an explanatory treatise. 3d .ed. much enlarged. London 

1880. 8. 

Par Tauteur, M. Ed. Sachau : 

Reise in Syrien und Mesopotamien. Mit Karten und Taf. Leipzig 1883. 
8. 

Par 1'auteur, M. W. H. Salter Brooks, M. A.: 
Vestiges of the broken plural in Hebrew. Dublin 1883. 8. 

Par I'eMiteur, M. Ch. Schefer: 

Eze"ch. Spanheim, Relation de la cour de France en 1690. Pu- 

blie'e pour la Socie'te' de 1'Histoire de France par Ch. Schefer. 

Paris 1882. 8. 
Chrestomathie Persane a 1'usage des Sieves de 1'ecole spe'ciale des lan- 

gues Orientales vivantes. Publie*e par Ch. Schefer. Paris 1883. 

Tome I. 8. 

Publication de 1'Ecole des langues Orientales vivantes. 

Par 1'auteur, M. Eb. Schrader : 

Gedachtnissrede auf Justus Olshausen. (Extrait des Abhandl. der Konigl. 
Preuss. Akad. der Wissensch. de Berlin.) Berlin 1883. 

Par Fauteur, M. L. Serrurier : 

Catalogue de la Section ethnographique de TExposition internationale, 



204 

coloniale et d'exportation ge*ne*rale tenue a Amsterdam du 1 Mai au 
31 Octobre 1883. Leyde 1883. Av. carte. 8. 
Exempl. sur papier fort. 

Par 1'auteur, M. C. Snouck Hurgronje: 

De beteekenis van den Islam voor zijne belijders in Oost-Indie. Leiden 
1883. 8. 

En 40 exemplaires pour etre distribue's. 

Par la Societe Boyale Asiatique: 

LXth Annual report of the Royal Asiatic Society of Great Britain and 
Ireland. Hertford 1883. 8. 

Par 1'auteur, M. J. S. Speyer: 

Les premieres feuilles d'un ouvrage sous presse intitul^ Sanskrit Syn- 
tax. 

Par Tauteur, M. J. N. Strassmaier : 

Alphabetisches Verzeichniss der Assyrischen und Akkadischen Worter 
im zweiten Bande der Cuneiform Inscriptions of Western Asia 11 
sowie mehrerer anderen meist unveroffentlichten Inschriften. Mit 
zahlreichen Erganzungen und Verbesserungen der Texte nach den 
Thontafeln des Britischen Museums. Leipzig 1882. Lg. 1. (Auto- 
graphirt). 4. 

Assyriologische Bibliothek herausg. von Fr. Delitzsch und P. Haupt. 

Catalogue de I'imprimerie catholique des PP. Missionaires de la Com- 
pagnie de Je*sus en Syrie. Beyrouth 1883. 8. 

Par Tauteur, M. Rajah Comm. Sourindro Mohun Tagore, M. D.: 

Bhatta-Narayana, Veni-Sanhara Nataka, or the binding of the braid, 
a Sanskrit drama. Done into English by Sourindro Mohun 
Tagore. Calcutta 1880. 8. 

Jam. W. Furrell, The Tagore family. A memoir. London 1882. 8. 
Printed for private circulation. 

Sourindro Mohun Tagore, The twenty principal Kavyakaras 
of the Hindus, or extracts from the works of twenty of the most 
renowned literati of India. An offering to the VI International 
Congress of Orientalists to be held at Leyden in Sept. 1883. Cal- 
cutta 1883, W. pi. 4. 



205 

Avec une planche lithographiee oft figurent lea vingt Kuvyakaras faisant 

hommage de leurs ouvrages au Congres. 
En 200 exemplaires pour etre distribues. 

Les ouvrages Sanskrits attribute aux vingt principaux Kavyakaras des 
Hindous, savoir: 

Valmlki, Ramayana. Calcutta 1861. 2 vol. 4. 
I. Baul to Aronna Candu. 
II. Kishkindha to Wottora Candu. 

Kiilidasa , Raghuvansa. S. 1. e. a. 8. 

Bharavi, Kiratarjjuniya avec adnot. d'Aballi na tha. Calcutta 1935 
(1879). 8. 

Magha, S'is'upala-badha ed. par Jivananda Vidyasagara. Cal- 
cutta (1875). 8. 

S'ribarsha, Naishadha-charita, avec adnot. de Mallimatha. Calcutta 
1876. 2 vol. 8. 

Kaviraja Pandita, Raghavapandaviya. An epic poem. With a commen- 
tary styled Kapatavipatika byPremachandra Tarkavagisa. 
Calcutta 1854. 8. 

S'udraka, Mrichchhakatika avec comment. deRamawaya S'arma. 
Calcutta 1792 (1870). 8. 

Bbatti, comm. par JayamangalaetBharatamallika. Cal- 
cutta 1879. 2 vol. 8. 

Dandi , Das'akumara-charita e*d. par Sridamaru-Vallabha 
S'arma. Calcutta 1925 (1869). 8. 

Jayadeva, Gita-govinda S. 1. e. a. 8. 

Chiranjiva , Vidvanmoda-tarangini. S. 1. e. a. 8. 

Mayiirabhatta , Suryya-s'ataka. Calcutta 1892 (1872). 8. 

Bbavabhuti, Uttaracharita , a Sanskrit drama. Edited with notes and 
explanations by Iswarachandra Vidyasagara. 3d ed. Cal- 
cutta 1876. 8. 

Subandhu, Vasavadatta comin. par S'ivarama. Calcutta 1874. 8. 

Banabhatta, Kadambari. Calcutta 1919 (1863). 8. 

Bhartrihari , Vairagya-S'ataka S. 1. e. a. 8. 

Vis'akhadeva , Mudra-rakshasa adnot. J'ivananda Vidyasagara. 
Calcutta (1881). 8. 

Vishnus'armma , Hitopades'a d. par Kale"mohana-Bhattacha- 
ryn. Calcutta 1938 (1882). 8. 

S'riharshadeva , Ratnavali ed. S'ivanathas'arma. Calcutta 1796 
(1874). 8. 



206 

Bhattanarayana, Veni-Sanhara adnot. par Taranatha-Tarkava- 

chaspati. Calcutta 1875. 8. 

On lit an dos de chaque volume:* 
Illustrious Hara Kumara Tagores Sanskrit library. 

Par 1'auteur, M. B. C. Temple: 

Prospectus of: The legends of the Panjab. To be published in num- 
bers, monthly if practicable, if a sufficient number of copies be 
subscribed for. Price per number one Rupee. Bombay et London. 

Brochure en 10 exemplaires pour etre distribue's. 

A brief exposition of a theory of universal Grammar. Lahore 1883. 
Brochure en 13 exemplaires pour etre distribue's. 

Par M. W. S. W. Vaux de la part de M. Terrien de Lacouperie: 

Early history of the Chinese civilisation. A lecture (Published by 
Rob. W. Douglas) With plate. London 1880. 8. 

The silver coinage of Tibet. London 1882. Extrait. 

On the history of the archaic Chinese writing and texts. London 1882. 
Extrait. 

Par M. Th. H. Thornton: 

Quarante photographies de sculptures greco-bouddhiques ddcouvertes 
pres du 'Yusufzai' sur la frontiere du Nord-Ouest de la Province du 
Punjab dans 1'Inde Britannique. 

Par I'dditeur M. A. Tien: 



LgJ 

1880. 
Par 1'auteur, M. G. de Vasconcellos Abreu: 

Fragmentos d'una tentativa de estudo scoliastico da epopeia portugueza. 

Para commemora9ao do tricentenario de Camoes. Leiden 1880. 8. 
Manuel para o estudo de saoskrito classico. Tome IT Chrestomathia. 

Lisboa 1883. 8. 
De 1'origine probable des Toukhares et de leurs migrations a travers 

1'Asie. Louvain 1883. Extrait. 

Par Tauteur, M. A. Weber: 

Indische Studien, Band XVI. Leipzig 1883. 8 d . 



207 
Par Tauteur, M. G. A. Wilken : 

Over de verwantschap en het huwehjfa- en erfrecht bjj de volken van 
den Indischen Archipel. Leide 1883. 8. 

En 25 exemplaires pour Stre distribu&. 
Par Tauteur, M. H. Winkler: 

Les premieres feuilles de 1'ouvrage : Uraltaische Volker und Sprachen , 
qui est sous presse. 



EXCURSIONS ET FETES. 



Les autorite*s municipales de Leide ont donne" le lundi 10 Septembre 
aux membres du Congres une soiree dans la grande salle et le jardin 
de Zomerzorg. La salle avait e'te' d^cor^e pour cette occasion, et le jardin 
brillamment illuming. Bon nombre d'habitants de Leide avec leurs dames 
s'e'taient empresses de venir par leur presence augmenter Tanimation de 
la fete. 

A huit heures et demie, les membres du Congres se re'unissent dans 
la salle , ou ils trouvent M. de Laat de Kanter , Bourguemestre de Leide, 
entoure" de MM. les Echevins et de MM. les Membres du Conseil Muni- 
cipal. 

M. DE LAAT DE KANTER adresse aux notes de Leide les paroles sui- 
vantes : 

Messieurs les Membres du Congres international des Orientalistes , 

C'est avec une vive satisfaction que je vous salue au nom de la ville 
de Leide, qui est heureuse et fiere de vous recevoir. 

Lorsqu'il y a deux ans vous avez de'signe' Leide pour y tenir votre 
prochaine reunion, nous avons vivement senti combien cette decision 
e*tait honorable pour nous. 

Je n'ai pas besoin de vous dire , Messieurs , quel prix les habitants de 
Leide, dont la vie se passe au milieu d'un monde savant, ont mis a vo- 
tre resolution et quelle joie ils ont eue a la perspective de voir se r- 
unir ici tant d'hommes illustres. Nous n'avions qu'un souci; c'etait la 
crainte que notre ville relativement petite ne saurait pas vous faire une 
reception digne de vous. Toutefois, Messieurs, si nous ne pouvons pas, 
sous plusieurs rapports, nous mesurer avec Paris, Londres, St.-Peters- 
bourg, Florence ou Berlin, je vous prie d'accepter I'assurance que nulle 
part on ne pourrait vous accueillir avec plus de cordialite" qu'ici, et 






209 

j'ose me flatter, que si, (Tune part, votre Congres re"pond a votre attente 
pour ce qui regarde la science , de 1'autre part vous ne nous quitterez pas 
sans emporter quelque agre*able souvenir de Leide et de ses habitants. 

Ce discours est vivement applaudi, et M. KUENEN, President du Con- 
gres, re*pond en ces termes: 

Messieurs , 

Ce qni me frappe tout particulierement dans ce moment, c'est la ne*- 
cessit ou nous sommes de distinguer entre les personnes et la qualite" 
dont elles sont revetues. Que deux Hollandais, deux citoyens de la ville 
de Leide, se servent de la langue fran9aise pour s'adresser la parole 
Tun a 1'autre, voila ce qui au premier abord semble Strange. Mais sub- 
stituez les qualitds aux personnes, et tout s'explique. Vous, Monsieur le 
Bourgmestre , vous etes le chef et le repre*sentant d'une ville universi- 
taire, et vous souhaitez la bienvenue a un Congres international de sa- 
vants ; moi , je suis la bouche , la trop indigne bouche , de cette grande 
assemble, corapose*e en majeure partie de personnes qui n'entendent pas 
notre langue. C'est done au nom de nos notes Strangers et en me pla9ant 
a leur point de vue que je tacherai de re"pondre aux paroles si bien- 
veillantes qui nous ont (Ste* adresse"es. 

Messieurs les repre*sentants de Leide , c'est un beau spectacle que TOUS 
nous offrez en ce moment; c'est I'universite" , indissolublement lie*e a la 
ville ou elle est e"tablie; c'est la ville, vivant pour ainsi dire de la vie 
de sa fille , participant a ses soucis comme a sa gloire , prete aujourd'hui 
comme toujours a lui venir en aide, regardant et traitant ses hdtes 

comme les siens Messieurs, qui que nous soyons, cette intime union 

nous touche profonde"ment. Oui, c'est la ce qui devrait se voir partout; 
c'est, sur ce point, l'ide"al realise* ! Nous sommes fiers d'en etre te"moins. 

Mais ce n'est pas uniquement en spectateurs que nous sommes ici. 
Nous sommes personnellement les objets de votre hospitalite" et de votre 
bienveillance. Permettez-nous de vous en remercier bien vivement. Quant 
a votre ville , notre sympathie lui tait acquise d'avance. Nous en savions 
assez sur son histoire, sur 1'heroisme de ses habitants, sur leur Industrie, 
pour nous inte"resser a elle et pour lui vouloir du bien. Et maintenant, 
6mus par tant de marques de 1'int^ret que vous nous portez, comment 
ne pas saluer avec joie cette occasion de vous exprimer notre reconnais- 
1 sance et de former des voeux pour la prospe'rite' de cette antique cite* ? 
Messieurs, veuillez etre nos interpretes aupres de ceux que vous repre"- 

14 



210 

sentez! Dites leur combien leur bont^ nous touche! Nous en garderons 
fidelement le souvenir. Pour le moment, nous ne pouvons y r^pondre 
qu'en disant tous d'un seul coeur: Vive la ville de Leide! 

Durant la soire'e la musique de la garde nationale de Leide, e"tablie 
dans un kiosque au milieu du jardin, a exe'cute' une se*rie de morceaux 
bien choisis. Un temps magnifique a favoris^ la fete. 

Le mercredi soir a six heures un train special attendait a la station 
les membres du Congres, pour les conduire a la halte de Tavenue de 
Nieuw Oostende. De la une promenade de quelques minutes les amenait, 
dans le bois de la Haye, a la maison d'e'te' de la Nouvelle Socie'te', ou 
Socie'te' litte"raire , de la residence. A I'entre'e du terrain le President de 
la Societe, M. VAN MAAJTEN, adresse aux visiteurs quelques courtes et 
chaudes paroles de bien venue; sur quoi M. KUENEN exprime an nom du 
Congres la reconnaissance de tous pour rhospitalite' dont ils sont Tobjet 
et qui va leur permettre de se delasser de leurs travaux en e"coutant 
d'excellente musique. Ce n'^tait pas trop dire. La musique du corps des gre- 
nadiers et chasseurs, une des meilleures musiques militaires de TEurope, 
fit entendre ce qu'elle avait de mieux dans son repertoire. Parini les 
morceaux execute's il y en avait du reste quelques uns qui avaient e"t 
choisis expres a 1'occasion de la visite que Ton attendait, comme Touver- 
ture de Sakuntala de Goldmark. 

Bient6t apres les compliments e*chang6s a I'entre'e , les membres du 
Congres se trouverent agre'ablement installed pour ecouter le concert 
dans la meilleure partie du terrain , que Ton avait eu Tamabilite' de leur 
re*server. Tout le reste e*tait occupe" par une foule de messieurs et de 
dames de la Haye. 

Quand la premiere partie du programme musical eut dte exe'cute'e, 
des feux de Bengale rouges et blancs vinrent quelques instants re"pandre 
sur toute la scene leur lumiere f^erique , quoique dph^mere. Puis le Bourg- 
mestre de la Haye, M. PATIJN, souhaita aux membres du Congres la 
bienvenue au nom de la commune administre'e par lui. II de'clara qu'au- 
cune ville des Pays Bas , pas meme la residence , n'avait le droit de se 
montrer jalouse de ce que c'e*tait la cit^ de Leide qui avait e'te' choisie 
pour servir de sie"ge au Congres. Quelle autre ville, en effet, pouvait se 
vaoter de poss^der une university dont les annales prdsentassent une si | 
brillante liste de noms illustr^s par les e'tudes orientales ? N'^tait-ce pas j 
Leide qui avait eu , pour ne parler que des morts , les Scaliger , les Van ! 



211 

der Palm, les Dozy? La Haye cependant n'en e*tait que plus heureuse 
de pouvoir manager a messieurs les Orientalistes , venus de toutes les 
parties du monde, quelques instants de de'lassement sous ce toit de ver- 
dure, autour de ces vieux troncs, tdmoins des siecles e'coule's dont les 
savants s'efforcent de percer les mysteres. La residence se sentait tr&s 
heureuse et tres honored de cette visite, et M. le Bourgmestre espe'rait 
que les membres du Congres emporteraient tous, en rentrant dans leurs 
pe*nates, un souvenir agr^able de cette soiree. 

Ces paroles furent salutes d'applaudissements enthousiastes , au milieu 
desquels la musique entonna 1'hymne national, sur quoi le President du 
Congres s'exprima a peu pres en ces termes: 

Monsieur le Bourgmestre , 

Nous sommes tres-sensibles a I'honneur que vous nous faites. En ve*- 
rite', nous aurions e'te' reconnaissants si Ton nous avait simplement per- 
mis de nous asseoir quelque part dans un coin quelque peu spacieux 
cependant, puisque nous somrnes si nombreux pour 6couter les sons 
harmonieux de la musique. Mais on nous comble; deja a Tentr^e, 1'ho- 
norable direction de ce Cercle vient nous souhaiter la bienvenue, et 
maintenant vous-meme vous voulez bien vous rendre au milieu de nous 
pour nous saluer au nom de la ville royale qui nous re9oit dans son 
enceinte. Vraiment, si vous 1'aviez vonlu, vous auriez pu vous dispenser 
de cette demonstration, si honorable pour nous. Vous auriez pu vous 
dire que la Haye et le Congres des Orientalistes n'ont rien en commun. 
Mais vous en avez jug autrement et, si vous voulez me permettre 
d'exprimer mon avis personnel, vous avez bien fait! Certes, il serait 
assez difficile de d^montrer que toutes les sections dans lesquelles notre 
Congres se divise ont un rapport direct avec la ville que vous repre*sen- 
tez. Mais parmi ces sections il y en a une, la section de la Malaisie et 
de la Polyn^sie , qui se sent ici chez elle , dans la residence royale, d'ou 
part la direction supreme du gouvernement des Indes Orientales, et qui 
compte parmi ses habitants toute une colonie de Ne'erlandais qui dans 
ces regions lointaines ont bien me'rite' de la patrie et de la science. La 
courtoisie dont vous vous plaisez a faire preuve a I'e'gard des savants 
qui s'appliquent a cette partie des e'tudes orientales, vous avez voulu 
Tetendre a nous tous, et surtout aux Strangers qui prennent part au 
Congres. Je le re"pete , Monsieur le Bourgmestre , nous sommes profon- 
dement touches de Taccueil qui nous est fait et dont le prix vient en- 
core d'etre rehausse' a nos yeux, maintenant qu'il a trouve* en vous un 



212 

interprete si Eloquent. Daignez accepter Tassurance de notre vive grati- 
tude! Parmi les beaux souvenirs que nous emporterons de la Hollande, 
celui de rhospitalite dont nous jouissons ici et de Thonneur que vous 
nous faites ne sera pas un des moins pr^cieux ! 

A Tissue du concert, les membres se rendirent en ville en suivant les 
avenues du bois , et allerent encore visiter Thotel de Tlnstitut royal pour 
la philologie, la geographic et I 1 ethnographic des Indes n^erlandaises. 
Us y furent re9us par une deputation du comite", MM. Wijnmalen , van 
Deventer et Kniphorst. En quelques paroles bien choisies le premier de 
ces messieurs exprima la satisfaction que lui causait cette visite, vu le 
vif interet que Tlnstitut prenait aux travaux du Congres , et il terrnina 
son allocution en portant une saute" au Congres dans la personne de son 
president. Ce toast fut accueilli avec la chaleur qu'il me"ritait , et M. 
Kuenen remercia, tant en son nom qu'au nom du Congres, non seule- 
ment pour ce bon accueil , mais encore pour Tinte'ret que, des le debut, 
VInstitut royal avait montre* au Congres et dont il venait de donner une 
nouvelle t preuve par le cadeau qu'il lui avait offert. II souhaita en ter- 
minant a cette institution une longue et florissante existence. 

A onze heures et demie un train special ramenait les excursionistes a 
Leide. 

A neuf heures et demie du matin, le jeudi 11, un nouveau train sp<- 
cial re9ut les membres du Congres pour les transporter a Amsterdam. 
Pres de la station d'arrive"e se trouvaient trois petits bateaux a vapeur, 
qui bientot, charges de leur precieuse cargaison de savants, sillonnerent 
les canaux de la ville dans la direction de TExposition international, 
ou trois membres du Comite" les avaient precedes en voiture. Des leur 
arrived les membres du Congres se rendent au batiment des Colonies 
ne*erlandaises. Introduits par deux des membres du Comite directeur, ils! 
se re"unissent dans la cour du batiment, ou ils sont accueillis par lej 
Comite au complet, au nom duquel le President, M. M. S. PELS, leur 
adresse ces paroles : 

Monsieur le President, Mesdames , Messieurs, 

En vous voyant entrer dans cette enceinte du batiment des Colonies 
neerlan daises , j'esperais serrer la main de mon ami, notre President: 
d'honneur, Monsieur le Professeur Veth , qui, plus qu'aucun de nous, a 
par ses connaissances etendues contribue a Torganisation de notre Ex- 



213 

position; je Tavais prie* de vous souhaiter la bienvenue par une de ces 
paroles bien senties dont il est le maitre , mais puisqu'un douloureux 
tenement dans sa faniille 1'empe'che d'etre present, permettez-moi , 
Messieurs, de vous adresser quelques mots. 

En attendant que notre premier magistrat, Monsieur le Bourgmestre, 
vous souhaite ce soir la bienvenue dans la capitale des Pays-Bas, 
permettez-moi de le devancer en vous remerciant cordialement et since- 
rement d'avoir bien voulu honorer cette Exposition de votre presence. 
Nous nous sentons fiers, Messieurs, de nous voir entoure's en ce moment 
de tant de ce'le'brite's , venues de toutes les parties du globe pour rendre 
visite a notre Exposition, a notre grand tournoi de tous les peuples, et 
de pouvoir profiter de leurs critiques ou nous rejouir de leur approbation 
de nos travaux. 

Certainement , Messieurs, vous trouverez notre ceuvre incomplete, c'est 
le sort de toute creation humaine; mais si nous n'avons pas entierement 
re'ussi, quoiqu'ayant mis deux anne'es de notre vie a organiser cette 
Exposition, c'est que vous trouvez devant vous des la'iques, des gens de 
pratique et non de science , qui ayant passe* de nombreuses anne'es dans 
ces Indes qui leur sont cheres et qu'ils considerent comme leur seconde 
patrie, connaissent mieux les Orientaux et les Orientales que les secrets 
de cette science approfondie dont vous etes les apotres. Cependant, 
en dehors du commerce , de Tindustrie , de la geographic de ces peu- 
plades e'loigne'es et qui sont bien repre'sente'es , j'aime a croire que dans 
notre Exposition 1'ethnographie ne vous paraitra pas indigne d'un exa- 
men; il y a entre autres la chronique de la Maison du Prince Pakoe 
Alam , c. a. d. le clou auquel le ciel est suspendu , la chemise (pardon , 
Mesdames!) du Sultan Adam de Bandjirmassing , ornee de 200 prieres 
adressees a Allah , ainsi qu'une f oule d'habitations , de mosquees, d'armes 
et d'idoles, qui sans nulle doute exciteront votre inte'ret. 

Et en meme temps que nous serons trop heureux de vous servir de Ci- 
ceroni, j'ai 1'honneur de vous presenter les Commissaires et De'le'gue's 
des sections des Colonies anglaises, espagnoles et franchises ainsi que des 
Indes anglaises , venus ici pour vous rendre hommage et vous faire les 
honneurs des tre'sors dont ils ont embelli notre Exposition. 

Je vous invite , Monsieur le President , a commencer votre tourn^e dans 
la section d'un pays terriblement eprouve" en ce moment, celle des Indes 
ne"erlandaises ; je suis convaincu que cette visite, accomplie par tant 
d'hommes comp^tents, profitera a la divulgation des connaissances de 
ces belles iles de la Sonde, de cette Insulinde, qui, comme Ta dit notre 



214 

grand e*crivain, enlace 1'Equateur comme un collier d'eme"raudes ; et avec 
la ferme conviction que la presence de tant de lumieres restera un 
point lumineux dans les annales de cette Exposition, je vous souhaite 
encore, Messieurs, cordialement la bienvenue! 
Vive la science! 

L'assemble'e ayant r^pondu a ce discours par des applaudissements 
prolonged, le President du Congres se fait 1'interprete des sentiments de 
ses confreres et adresse au Comit les paroles qui suivent: 

Messieurs , 

Vous avez droit a notre reconnaissance la plus vive par 1'accueil si 
hospitalier que vous nous faites et par la courtoisie avec laquelle vous. 
nous souhaitez la bienvenue. Dirai-je que cette reception si bienveillante 
nous etonne ? Non , Messieurs , il sera a la fois plus vrai et plus courtois 
de dire que, sans pre*tendre y avoir droit, nous nous attendions a un 
accueil comme celui qui nous est fait par vous. II ne m'appartient pas 
de faire le panegyrique de votre Exposition, et quand nieme cela entre- 
rait dans ma competence, je devrais m'en abstenir dans ce moment, 
puisque ceux au nom desquels j'ai I'honneur de vous adresser la parole en 
ont a peine d^pass^ le seuil. Mais il me sera permis cependant de pro- 
clamer ce que tout le monde sait et reconnait , a savoir que votre 03iivre, 
entreprise dans 1'inbe'ret du commerce et de Tindustrie, a e*te* des le 
commencement marquee au coin de la science. J'eu appelle a lamaniere 
dont votre Comite* a e^e* compost, a la s^rie des catalogues que voua 
avez publics, aux conferences scientifiques organise'es par vous a Tocca- 
sion de TExposition. Ayant compris de cette maniere la tache dont 
vous vous etes charges , vous n'avez pu qu'approuver hautement le Con- 
gres international des Orientalistes d'avoir fait comcider sa session avec 
le spectacle que vous nous offrez ici, et c'est aussi pour cela que vous 
avez facility autant qu'il etait en votre pouvoirla visite que nousavions 
projete de faire maintenant a 1'Exposition. Mais, quelque conforme qu'elle 
soit a Tesprit qui vous anime et vous dirige, Thospitalitd avec laquelle 
vous nous accueillez n'en est pas moins une favour qui nous touche 
profonde*ment et qui vous donne droit a toute notre gratitude. Permettez- 
moi, Messieurs, de vous en donner Tassurance sincere! Votre bonte sera 
consignee dans les annales de notre Congres et nous en garderons tous 
l'agre"able souvenir. 



215 

Apres avoir fait honneur aux raftraichissements libe"ralement pre*pare*s 
pour eux, les membres du Congres s'empresserent de commencer leur 
voyage a travers les richesses de 1'Exposition, piloted de la maniere la 
plus prdvenante par les membres du Comite* directeur. 

Le soir du meme jour , entre huit et neuf heures , les excursionistes , 
qui avaient fini par se disperser, arrivaient les uns apres les autres a 
Thotel de ville, pour re*pondre a la gracieuse invitation qui leur avait 
e'te' faite par les autorite's municipales. Notre Congres se rencontra ainsi 
dans les salles de I'hotel de ville avec les membres du Congres du com- 
merce et de 1'industrie, alors re"uni a Amsterdam. 

Le Bourgmestve , M. VAN TIENHOVEN, adresse aux h6tes de la ville 
1'allocution suivante: 

Messieurs ! 

Le conseil municipal d' Amsterdam est heureux de vous recevoir dans 
son hotel de ville. 

Je vous remercie tous en son nom de ce que vous avez bien voulu 
vous rendre a notre invitation. C'est dans une ville comme^ante comme 
Amsterdam, que vous Messieurs, dignes et illustres repre"sentants des 
sciences et des lettres , du commerce et de 1'industrie , vous pouviez etre 
assures de trouver un accueil cordial et sympathique, parce que, mieux 
peut-etre qu'ailleurs, on y comprend et appre*cie les rapports intimes et 
les liens indissolubles qui rattachent entre elles la vie mate"rielle, objet 
du commerce, et la vie ide'ale, objet de la science. 

L'histoire de toutes les nations, depuis les temps les plus recule*s jus- 
qu'a nos jours, nous apprend que les relations commerciales, qui mettent 
1'homme en rapport avec rhomme et e"tablissent des liens entre les 
nations les plus e'loigne'es, ont 6t6 et sont encore la base de toute civi- 
lisation et en meme temps la source fconde des sciences, charge'es 
d'e'clairer 1'homme sur les lois auxquelles il est assujetti dans sa lutte 
pour 1'existence et pour son bien-etre moral et materiel. 

Eh bien! Messieurs, cette grande ve'rite' , la ville d" Amsterdam et 
notre patrie tout entiere ne Tont pas apprise dans Thistoire ancienne 
et moderne elles en sont, pour ainsi dire, les preuves vivantes. 

Je n'ai pas a vous rappeler, Messieurs les membres du Congres inter- 
national des Orientalistes , les services que notre patrie a rendus en parti- 
culier a votre science , lorsque , cherchant les biens mate'riels , elle a cre'e' 
des relations commerciales, premierement avec le Levant, puis avec les 



216 

Indes orientales et occidentales. Et quant a Amsterdam , vous pouvez en 
parcourant notre ville juger si son fidele historien n'a pas dit vrai, en 
affirmant que la ville d'Amsterdam doit son existence, son de*veloppe- 
ment et sa prospe'rite' a 1'alliance qu'elle a toujours su maintenir active 
entre le commerce et les sciences, au contubernium" auquel nos pre"- 
de*ces8eurs ont toujours convie' Mercure et Minerve. 

Si nous sommes fiers , Messieurs , de ce que la cite de Leide, appuye 
sur sa glorieuse histoire et sur son de'vouement a la chose publique, 
forte du culte qu'elle continue de rendre aux sciences et aux lettres, 
a pu a juste titre et de plein droit re'clamer 1'honneur de vous re'unir 
dans son enceinte, nous sommes fiers aussi de vous montrer la capitale 
de notre patrie, a laquelle celle-ci est redevable pour une grande part 
de son commerce et de ses colonies. Si notre pays vous cite avec orgueil 
les noms de son Scaliger, de son Golius et de son Warner, il pourra 
aussi vous parler de ses Houtman , de son van Neck , de son Olivier van 
Noord et de tant d'autres de ces hardis navigateurs, qui partaient des 
ports d'Amsterdam pour aller a la conquete des richesses des pays 
d'outremer. 

Certainenient , Messieurs, ce n'est ni le moment ni le lieu de vous 
adresser un discours. J'en ai dit assez pour vous faire comprendre poui 
quoi le Conseil municipal est heureux de vous saluer dans son hotel 
de ville. Nous pouvons le dire sans vanitd , cet hotel de ville d'Amster- 
dam , s'il n'a pas 6k6 le theatre de grandes actions dont le monde ait 
retenti a e*te" et veut rester toujours un paisible atelier, ou Ton tra- 
vaille au progres social en encourageant autant que possible le com- 
merce et en favorisant en meme temps les sciences et les lettres. Et 
pour cela , Messieurs , nos annales conserveront fidelement le souvenir de 
votre visite, que nous nous plaisons a conside*rer comme un hommage 
rendu a la ville d'Amsterdam; celle-ci est fiere de pouvoir 1'accepter 
comme me'rite' par les efforts qui se font dans le present et par le pass 
glorieux de notre chere patrie. 

Recevez done le salut respectueux et cordial du Conseil municipal de 
la ville d'Amsterdam. 

M. Caroti , de Florence , ayant re'pondu au nom du Congres du com- 
merce et de 1'industrie, M. VON ROTH remercia a son tour le Bourg- 
mestre dans les termes suivants: 




217 

Mein Herr Burgermeister ! Gestatten Sie mir, einem Stiddeutschen, in 
schlichten deutschen Worten Ihnen unseren Dank fur die ausgezeichnete 
Aufnahme auszusprechen , welche diese Stadt uns heute gewahrt hat. 

Bei uns im Binnenland sieht man mit Achtung und Staunen auf die 
grossen reichen Seestadte, denen unsere Fliisse zustrSmen, und die uns 
hereinbringen , was aus der Feme iiber das Meer kommt. Ich selbst er- 
innere mich des Eindrucks , den mir Amsterdam machte , als ich vor 
vierzig Jahren zum ersten Mai es gesehen habe , wie ich von der Uni- 
versitat weg in die Welt hinauszog, um zu sehen und zu lernen. Heute 
aber ist dieser Eindruck noch iiberboten. Die alte, die Ziige einer ein- 
facheren und doch grossen Vergangenheit tragende Stadt ist inzwischen 
auch glanzend geworden. 

Wir alle werden diesen Tag , an welchem alle Thiiren sich uns geSffnet 
und herzliche Gastfreundschaft uns empfangen hat , zu den schonsten 
zahlen, die dieser Congress uns gebracht hat. 

Meine Collegen und Freunde werden freudig einstimmen, wenn ich 
ein Hoch ausbringe auf das grosse und prachtige Amsterdam. 

La soire'e se continua ensuite , fort anime'e , au milieu des conversati- 
ons assaisonne'es par des raffraichissements , fort ne'cessaires a cause de 
la chaleur , que la munificence municipale ne cessait de faire circuler. 
Enfin Theure de se se'parer 6tant venue , le President du Congres demanda 
la permission de dire encore quelques mots et , Tayant obtenue , s'exprima 
a peu pres dans ces termes: 

Mijnheer de Burgemeester ! 

Een der artikelen van ons Reglement luidt: Les langues officielles 
du Congres sont le hollandais, le fran9ais et le latin". Van de bevoegd- 
heid, mrj daardoor verleend, om in de moedertaal te spreken, maak ik 
dezen e'enen keer, in de hoofdstad van Nederland, gebruik. Ons bezoek 
spoedt ten einde; reeds zijn velen onzer op weg naar den trein, die ons 
naar Leiden zal terugvoeren. Doch voordat wy alien van hier gaan, nog 
e'e'n woord ! Wij hebben ons hierheen begeven in het vooruitzicht van 
een schoonen dag. Wij wisten , dat wij in Amsterdam veel te zien en te 
bewonderen zouden hebben, en wij vertrouwden, dat wij daar welkom 
zouden zijn : Amsterdam zou zichzelve niet ongelijk worden en hare 
aloude belangstelling in de wetenschap en hare beoefenaren niet verloo- 
chenen. Maar op zulk eene ontvangst, als ons dezen morgen en thans 
in de zalen van het Stadhuis ten deel viel , had niemand onzer gerekend. 



218 

Onze stoutste verwachtingen zijn verre overtroffen. Ontvang, Mynheer de 
Burgemeester , onzen hartelijken dank ! En laat mij daaraan een wensch 
mogen toevoegen. De hoofdstad des Rijks verkeert in een tijdperk van 
krachtsontwikkeling en voorspoed. leder Nederlander verheugt zich daar- 
over en is er trotsch op. Vergun ons daarmede in te stemmen en den 
afscheidsdronk te wijden aan de grootheid van Amsterdam: 
zij bloeie door de kunsten des vredes! 

Un train special, parti d'Amsterdam a onze heures et demie, ramena 
les membres du Congres a Leide en moins d'une heure. 



Le vendredi a cinq heures du soir un grand banquet re'unissait plus 
de deux cents convives dans la Stadsgehoorzaal". La salle 6tait orn^e 
d'une profusion de plantes, auxquelles on avait ajoute" les drapeaux de 
toutes les nations repre'sente'es au Congres, et en outre celui du Bre'sil, 
pays dont. VEmpereur avait bien voulu accepter la qualite" de membre 
honoraire du Congres. Les Ministres des affaires inte*rieures et des colonies 
avaient e*te" empeche"s de prendre part au banquet. Le Gouvernement 
dtait repre'sente' par son Excellence le Ministre de la guerre, M. Weitzel, 
assis a la droite du President. Le premier toast est ports' a S. M. le Roi, 
par le President , dans les termes suivants : 

A sa Majeste" le Roi des Pays-Bas! Toujours et partout 
dans la Ne'erlande ce toast est accueilli avec enthousiasme. Qui que nous 
soyons et quelles que soient nos convictions religieuses ou politiques, 
tous nous nous rangeons autour du Roi, issu de la Maison d'Orahge- 
Nassau, he'ritier et repre'sentant de ces princes illustres qui ont fonde" 
notre inde*pendance nationale, et lui-meme garant et gardien de notre 
unite*, de nos libertds et de la prospe'rite' de la patrie. Messieurs, vous 
qui vous trouvez en ce moment re*unis sur ce sol, vous que remplissent 
des sentiments de bienveillance et d'amitie' a regard de vos hotes, et 
qui ne leur souhaitez que du bien, vous aimerez a vous associer a nous, 
Nderlandais, dans les voeux que nous formons pour le salut de notre 
Prince , de The'ritier de la couronne et de toute la famille royale : V i v e 
le Roi! 

Tous les convives se levent et un Vive le Roi et la maison royale 11 






219 

retentit dans la salle. Les paroles du President ayant die" te'le'graphie'es 
au Roi, S. M. re'pond par un telegram me de remerciement et de felici- 
tations. 
Le President, prenant une seconde fois la parole, dit: 

Aux Ministres de la Couronne! Vous n'avez pas besoin , 
Messieurs, d'une longue harangue pour vous decider a faire e^ho a ce 
toast. Ubi rerum testimonia adsunt, quid opus est verbis?" Nous avons 
entendu dans notre stance d'ouverture 1'eloquent discours du Ministre de 
I'lnterieur, notre President honoraire. Nous avons remarqud avec une 
vive satisfaction dans cette meme stance la presence des Ministres des 
Colonies et de la Guerre. Nous savons , nous les membres du Bureau , 
que ce n'est qu'a leur grand regret que deux de nos Ministres n'assistent 
pas a ce repas, et tous nous saluons avec d'autant plus de joie Son Ex- 
cellence le Ministre de la Guerre , membre de notre Congres et par con- 
sdquent deja Tun des notres avant que d'etre aupres de nous le repre*- 
sentant d'un Ministere auquel nous nous sentons redevables du succes, 
quel qu'il soit , qui a couronne nos efforts. A toutes ces marques de 1'in- 
te"ret et de la sympathie que le Cabinet porte a nos Etudes, il vient 
d'en ajouter une nouvelle, la plus frappante de toutes. II y a quelques 
instants , notre secretaire , M. de Goeje , m'a fait part d'une de*peche 
telegraphique du Ministre de I'lnte'rieur, 1'autorisant a acheter pour la 
Bibliotheque de 1'Universit^ la collection de manuscrits arabes du Sheikh 
Amin al Madani, acquise par la Maison Brill et offerte par elle en pre- 
mier lieu au Gouvernement des Pays-Bas (Applaudissements uni- 

versels et prolonges). Messieurs, je n'insiste pas. Qu'il me soit permis 
d'exprimer, au nom du Congres, notre vive gratitude. Et vous tous, 
unissez-vous a votre Comite dans ce toast, qui, cette fois-ci, est autre 
chose encore qu'une coutume ou une ce're'monie : Aux Ministres de 
la Couronne! 

M. le Ministre WEITZEL re'pond : 

Messieurs ! 

Je remercie Monsieur le President des bonnes paroles qu'il a adresse'es 
au gouvernement de S. M. notre Roi. Je suis heureux de pouvoir etre , 
aupres de mes Collegues, 1'interprete, non seulement de ces paroles, 
mais surtout des acclamations bienveillantes dont vous avez bien voulu 
les saluer. 



220 

Messieurs! Si je porte mes regards sur tant d'hommes d'elite accourus 
de pres et de loin, stimulus uniquement par 1'amour de la science, je 
me dis que c'est un grand bonheur qu'il y ait un lien assez puissant 
pour rdunir des hommes de nationality si diverses , de croyances si di- 
vergentes et d'ailleurs d'inte'rets si differents, des hommes qui se con- 
naissaient deja avant que de s'etre rencontres et qui s'aiment , parce que 
chose impossible dans le monde physique, mais ordinaire dansl'ordre 
moral et intellectuei qui s'aiment parce qu'ils ont un amour commun, 
1'amour de la meme science. 

F^licitons-nous , Messieurs, de la force vivifiante et en meme temps 
si pleine d'ame'nite' et si rassurante de la science. Je dis si rassurante, 
car si elle rapproche deja les esprits d'elite de tout 1'univers, elle doit 
infailliblement finir par rapprocher aussi les peuples et par etablir, a 
la fin , la paix et le bonheur sur la terre. 

Messieurs les savants Strangers! nous autres Nderlandais, nous vous 
sommes reconnaissants de ce que vous avez bien voulu rendre sur notre 
terre natale un te'nioignage si e'clatant de ce que la science peut faire et 
fera pour 1'humanite'. Nous nous sentons plus que jamais rapproche's de 
vous, attires vers vous, et nous espe"rons que vous emporterez de la 
vieille Hollande un souvenir plein de bons sentiments et de cordialite. 

M. GUST ayant obtenu la parole , rappelle que , parmi les choses les 
plus excellentes qui peuvent etre internationales , se trouve la science , 
represented par ce Congres. Mais il y en a une encore plus noble que 
nous pouvons aussi repr^senter. C'est la bienfaisance Internationale. L'o- 
rateur, ob&ssant a un d6sir qui lui a e'te' exprime" par plusieurs de ses 
confreres, propose d'exercer cette bienfaisance en faveur des victimes de 
1'^pouvan table catastrophe caused par 1 'Eruption du volcan de Krakatau 
et de donner par la en meme temps a la Hollande une marque publique 
de sympathie. 

Cette proposition ayant e'te' accueillie avec enthousiasme , M. Gust prie 
quelques jeunes demoiselles que son ceil a de"couvertes sur la galerie avec 
leurs mamans , de descendre dans la salle pour se charger de 1'office de 
queteuses. Celles-ci s'empressent de re'pondre a cet appel. Lecontenudes 
aumonieres improvisees des joliee queteuses se trouve etre d'environ 
2000 francs. 

M. le President propose que la somme recueillie soit remise , au nom du 
Congres, a M. le bourgmestre de Leide et declare que cet incident ajoutera 
un beau souvenir a ceux que le passage du Congres laissera dans le pays. 



221 
M. SCHEFER ayant obtenu le parole, dit: 

Mes premieres paroles seront des paroles de gratitude et des expressi- 
ons sinceres de remerciements pour raccueil cordial qui nous a ete fait 
dans votre heureuse patrie. Des notre arrive*e, nous avons ete entour^s 
des soins les plus empresses et nous avons ete 1'objet des provenances 
les plus dedicates. Je considere comme le premier et le plus agrOable de 
mes devoirs de vous en exprimer aujourd'hui publiquement toute notre 
reconnaissance. 

Nous avons ete heureux de nous trouver re*unis dans cette cite si pai- 
sible et pourtant si illustre. Nous qui avons fait des etudes orientates 
1'occupation de toute notre vie , nons nous plaisons a proclamer que nous 
avons eu pour premiers guides, dans ces e'tudes, Erpenius, Golius et les 
maitres dminents de 1'ecole de Leyde. Leurs traditions sont encore vi- 
vantes, et je ne veux point blesser la modestie des savants professeurs 
de cette university en rappelant ici les services qu'ils ont rendus et 
qu'ils rendent tous les jours a la linguistique , a la geographic , a This- 
toire et a toutes les sciences qui ont pour objet la connaissance de 
1'Orient. 

M. le bourgmestre d' Amsterdam nous parlait hier, avec 1'accent du 
patriotisme, des relations commerciales et de la richesse de la capitale 
ne*erlandaise. II me permettra de rappeler aujourd'hui que les flottes 
hollandaises ont depuis pres de trois cents ans sillonne I'0c6an Indien 
depuis le golfe Persique jusqu'aux ports de la Chine. Vos compatriotes 
y ont fonde des etablissements qui sont encore aujourd'hui florissants. 

Us ont fait appre*cier aux populations qui leur sont soumises deux 
bienfaits que les peuples orientaux ont rarement connus: une admini- 
stration integre et une justice impartiale. L'extension du commerce n'a 
point ete le seul objet des preoccupations d'Amsterdam. Cette ville a eu 
le glorieux privilege d'etre 1'asile des persecutes : ils y ont trouve la to- 
lerance la plus complete pour leurs croyances , un aide et un appui dans 
leur infortune. C'est dans votre cite qu'ont ete imprimes ces monuments 
de rerudition classique qui sont encore aujourd'hui consultes, et ces 
grandes collections de voyages qui ont paru dans toutes les langues et 
qui ont fait connaitre a 1'Europe les contrees lointaines de 1'extreme 
Orient. Veuillez agreer aujourd'hui les voeux que nous formons pour la 
capitale de votre patrie; nous y associons de tout notre coaur, et d'une 
maniere toute spOciale, la ville et 1'Universite de Leyde, qui contribue 
d'une maniere si edatante a la gloire de la patrie hollandaise. Plusieurs 



222 

d'entre nous avaient deja emporte' des fetes du centenaire de 1875 un 
souvenir dont rien n'avait alte're" la vivacitd. Ceux qui se trouvent pour 
la premiere fois dans vos murs garderont de leur visite un souvenir aussi 
durable et aussi reconnaissant. 

Je vous dernande, Messieurs, la permission de boire a la prosperity 
de la Hollande et a la renomme'e litt^raire et scientifique de rUniversite 
de Leyde. 

M. DILLMANN, President du Oongres pre'ce'dent, connait par experience 
toutes les difficulty's que les organisatenrs du Congres ont eu a surmon- 
ter. II faut tout pre'voir, tout regler d'avance, meme les plus petites 
minuties. Done, si le sixieme Congres a etc" couronne* de succes, tout 
1'honneur en revient a M. le President et aux autres membres du Comite* 
d'organisition , auxquels 1'orateur offre ses sinceres felicitations. 

M. HTTNFALVY rappelle les rapports amicaux qui ont to uj ours exists 
entre la Hongrie et les Pays-Bas, rapports non seulement politiques, 
mais encore specialement scientifiques. II rend tdmoignage de Vestime 
que ses compatriotes nourrissent pour les savants et les etudes universi- 
taires de la Hollande et propose de boire a la prosp^rite de TUnivergite 
de Leide et au bien-etre de ses professeurs. 

M. VAN GEER, recteur de TUniversite* , re*pondant aux bons voeux de 
M. Hunfalvy, fait observer que la science ne peut veritablement vivre 
et se d^velopper que dans un pays ou regne la liberte. 

M. le PANDIT KniSHNAVARMa , dengue de 1'Inde britannique, dit: 

It gives me sincere pleasure to rise in obedience to the call of our 
distinguished President ; but I must not spoil your good dinner by a long 
speech. I will merely say that I should be quite overpowered and al- 
most rendered speechless by my deep sense of gratitude for the kind- 
ness with which you have treated me and the honour you have confer- 
red upon me, did I not feel that in honouring me you are simply ex- 
pressing your regard for the country I represent. Perhaps however I 
may tell you one thought that is in my mind. I really think that the 
Scriptural saying that Wise men come from the East" is no longer 
true; on the contrary we in the East have been long convinced that 
wisdom comes from the West. 



223 

Let me now drink your health in Lemonade, as I did two years ago 
at Berlin on a similar occasion , and allow me to wish you every hap- 
piness in the words of one of our best Vedic hymns: 



:! 
Om-Bhadram karnebhih srinuyama deva bhadram pafSyemakshabhir 

yajatrah 



-_- -_. 

H ctJurH^ <oj^rf 4| "sjq I II 
Sthirair angais tushtuvemsas tanubhir vyas'emahi devahitam Jadayuh 



l H": 'TCTT 

Svasti na indro vriddhasravas svasti nah pusha visva-vedah 

^f^H H*HlQfl # f^ ^H f^ : ^orf^T Ht ^^^fd^feftgn 
Svasti nastarkshyo arishtanemih svasti no brihaspatir dadhatu 1 1 

il^rr^^ y,i i ITIVXI i ifiyy,! i rri '. II 
1 1 Om ^anti^ s'antis' santih|| 

C^dant aux prieres de plusieurs membres , M. RAMDAS CHUBILDAS chante 
un hymne Sanskrit qu'il a compose* en Thonneur du Congres, et que Ton 
peut re'sumer comme suit ') : 

Sarasvati, la d^esse de la sagesse, habitait anciennement 1'Inde et elle 
s'y est glorieusement manifested dans les ouvrages de philosophes tels 
que Yaimini et que Gotama , de poetes tels que Bharavi , Kalidasa et 



1) L'hymne commence par ces vers: 

\ r~- 



r^.> 
IH^drT 

?TT 'iJ Isl IH'M* I IrtH I letl IHH I M I bl 



Les derniers vers sont : 

tl^rl 



dslri M rl i T rlr*^y UN slilrUMchli rf 



224 

Bhavabhuti, et aussi dans d'innombrables Merits traitant de la grain - 
maire et de la rhe*torique. C'etait jadis. II y a longtemps qu'elle est 
partie de Tlnde. Mais TOccident 1'a accueillie a bras ouverts. Ici on 
1'aime et on a soin d'elle ; ici on Thonore et on la respecte , et les sa- 
vants sont accourus de pres et de loin pour prendre part a la fete qui 
devait se ce"le"brer en son honneur. Tel est le spectacle que contemple 
le poete. S'en affligera-t-il ? Non certes. Mais il a pourtant un regret; 
c'est de voir un si petit nombre d'Orientaux assister a la fete. II espere 
qu'une fois il en sera autrement et il termine par ces voaux: 

Puissent les rangs des savants qui prennent part au Congres se serrer 
toujours plus nombreux; puisse toute la sagesse de 1'Orient trouver un 
bon accueil en Occident; puisse une telle assembled de savants porter 
des fruits pour le progres de rhumanite* ; puisse la fete solemnelle de la 
de*esse de la sagesse, de Sarasvati, se toujours ce"le"brer avec joie!" 

M. BUHLER, ayant obtenu la parole, propose la saute* du vice-President 
du Congres, M. Kern, en qualite" de fondateur de l'e*cole de Sanskrit a 
rUniversite* de Leide. 

M. NOLDEKE, se servant de 1'allemand, fait l^loge de l^cole orientale 
de Leide, puis passant au latin, il continue en ces termes: Sedutetiam 
vos, quicunque nostri sermonis non satis estis gnari, intelligatis quid 
velim, jam ea lingua utar, quae quondam fuit communis omnium doc- 
torum. Bibamus in honorem viri, cui litterae orientales , imprimis ara- 
bicae , plurimum debent , principis societatis nostrae Tabarinae , viri 
etiam de his splendidis comitiis optime rneriti; bibamus in honorem viri 
mini per hos 25 annos amicissimi, conjunctissimi : Vivat floreat Johannes 
de Goeje! 

M. BOOL , e*chevin de Leide , s'exprime comme suit : 

Messieurs , dans 1'excellent discours que notre president a prononc a 
Touverture de ce Congres, il a fait allusion aux services r^ciproques que 
se sont rendus la the'ologie et les e"tudes orientales. 

On trouve un pareil caractere de reciprocity quand on compare ces 
etudes avec Tobjet meme de leurs recherches, les peuples de TOrient. 

Un adage vulgaire dit que les sages viennent de VOrient. Non seule- 
ment dans cette semaine cet adage est a juste titre a Tordre du jour, 
il est aussi attest^ par Tantiquite. Vous ne me ddsavouerez certes pas, 



225 

si je rappelle que la civilisation a eu son plus ancien essor sur les bords 
des grands fleuves de 1'Asie orientalo et dans les plaines que baignent 
le Tigre et 1'Euphrate *), et que 1'Europe doit pour une grande part 
son deVeloppement scientifique aux Ie9ons que 1'Asie lui a donne*es. 

Mais la marche de la civilisation a e'te' tres bizarre. Heureusement pour 
nous, elle n'a pas voulu se de>elopper dans les regions qui 1'ont vue 
naitre; il lui a fallu pour chaque grand 61an de de'veloppement d'autres 
conditions , d'autres circonstances , et ce besoin lui a fait chercher a cha- 
que nouvel essor d'autres parties du monde. Voila pourquoi 1'Asie est arrie- 
re et voila pourquoi taut de peuples de 1'extreme Orient v^getent en- 
core dans 1'ignorance et la barbarie. 

Mais, Messieurs, si de nos jours ces peuples sont mieux traite's, si, 
comme M. Schefer vient de le dire, ceux qui sont confie's a nos soins 
jouissent d'une administration integre et d'une justice impartiale, et si 
pour tous les conditions ne'cessaires a leur de'veloppement commencent a 
se former, et a se former de maniere a garantir qu'ils sortiront 
enfin du cercle etroit d'ide'es et d'occupations dans lequel ils sont reste"s 
captifs depuis tant de siecles, c'est grace a I'influence salutaire qu'ont 
exerce'e et qu'exercent de plus en plus vos etudes et vos recherches. 

J'ai pu rn'en convaincre par un se'jour d'une quinzaine d'ann^es dans nos 

colonies , et cette conviction me fait rendre homrnage aux e'minents adep- 

t tes d'une science qui ne prend que pour rendre et qui , par cette re"ci- 

procite, par cette gratitude, contribuera conside'rablement a faire entrer 

a leur tour tous ces peuples dans les voies de la civilisation. 

Messieurs, je vous propose de boire a 1'influence continue, a Tinfluence 
' croiesante des Etudes orientales. 

M. VAN TiENHOVEtf , boui'gmestre d'Arnsterdam , propose de boire encore 
une fois a la sante' du President du Oongres, M. Kuenen, decethomme 
Eminent, dit-il, dont la vaste Erudition n'est surpass^e que par son aima- 
ble modestie." 

M. WEBER, de Berlin, ayant obteuu la parole, dit: 

Geenrte Festgenossen und Collegen! 
Gestatten sie mir, an die Worte meines geehrten Freundes Dillniann 



1) M. Bool, & qui j'avais demande de me donner ses paroles par ecrit, fait obser- 
ver, en me les envoyant, qu'il aurait dA faire mention egalement du pays fertilise par 
le Nil. (d. G.) 

15 



226 

anzukniipfen , indem ich Ihnen zurufe: le roi est mort, vive le roi! Der 
jetzige Congress neigt sich dem Bade zu, es lebe der nachste Congress! 
Und zwar veranlasst mich dies , einen kurzen Riickblick auf die Geschichte 
und die Idee dieser Congresse zu werfen. 

Sie wissen, dieselben sind, wie so manches Heilsame und Gute, uns 
aus Frankreich gekommen; und, wenn ich nicht irre, weilt sogar der 
Begrunder, der Vater derselben unter uns. Er hat die Freude gehabt, 
zu sehen , wie sein Kind von Stufe zu Stufe gewachsen ist. Jeder der 
auf die erste Versammlung in Paris folgenden Congresse , in London , 
Petersburg, Florenz, Berlin, hier, ist ein Fortschritt uber den vorherge- 
henden hinaus gewesen. Zu Anfang traten allerlei Bedenken entgegen. 
Sie sind aber siegreich iiberwunden. Das Kind ist jetzt erwachsen und 
steht kraftig da. Der Nutzen dieser Congresse hat sich bewahrt; er ist 
ein gemuthlich-moralischer sowohl wie ein wissenschaftlich-belehrender. 

Fur uns Orientalisten , die wir der Natur der Sache nach im Ganzen 
wenig Zusprach unter unsern Compatrioten haben, ist es nicht so ohne 
(um mich dieses Ausdruckes zu bedienen), dass wir hier einmal in einem 
grosseren Kreise uns zusammentreffen. Die Wissenschaft hat kein Vater- 
land, geht uber die Grenzen hinweg. Man fuhlt sich hier unter Freun- 
den. Das ist die gemuthliche Seite. Es fehlt aber auch nicht an mora- 
lischem Einfluss, an erziehender Kraft. Meine Herren ! es ist zwar ein altes 
schones Dictum, dass die Wissenschaft: emollit mores nee sinit esse feros." 
Aber, wenn wir der Wahrheit die Ehre geben wollen, so miissen wir 
bekennen, das uns Gelehrten doch recht oft eine gute Dosis ferocitas 
inne wohnt. Dem Professor auf dem Katheder darf, wie dem Pfarrer auf 
der Kanzel , Niemand widsrsprechen. Und wenn man die Feder in die Hand 
nimmt, so denkt man recht oft nur an die Sache, nicht zugleich an 
die Person , wahrend doch Beides nicht getrennt werden sollte. Da ist es 
denn nun fur uns eine wahre Wohlthat, wenn diese Congresse uns mit 
unseren Gegnern personlich zusammenbringen. Da schwindet die Infallibi- 
litat, da schwindet die Harte. Man ist auch genothigt, die Gegengriinde 
die viva voce angefuhrt werden, sofort zu priifen und sich klar zu ma- 
chen, was man zu entgegnen hat. Das halt denn auch frisch. Wer immer 
neue Ziele sich steckt, wird nicht alt. Ich selbst gehb'rejanun auch schon 
zu der alien Garde, von deren Mitgliedera ein Jeder nur wunschen kann , 
dass auch von ihm das unsterbliche Wort gelten moge : la garde meurt , 
elle ne se rend pas. Das ist denn aber nur dann moglich, wenn man 
sich stets auf dem Posten halt und fiihlt. Und dazu helfen uns diese 
Congresse. 



227 

Es bleibt nun noch die ganz unmittclbar wissenschaftliche und beleh- 
rende Bedeutung derselben, durch Mittheilungen neuer Facta, Vorfiih- 
rung neuer literarischer etc. Fnnde, belehrende Einfuhrung in bisher 
unberiihrte Gebiete u. s. w. Nun , meine Ilerren , in dieser Beziehung war 
der diesmalige Congress ganz besonders hervorragend. Der Ausflng nach 
Amsterdam bat uns denn auch mit dem Orient in lebendige Beziehung 
gebracht, uns das Leben seiner Bewohner anschanlich vorgefuhrt , und 
wirklich lebendiges Leben uns vor Augen gestellt. 

Nun so moge denn der ndchste Congress den jetzigen, wie dieser seine 
Vorganger, an Interesse und Bedeutung noch iibertreffen. Vivat, floreat, 
crescat, er lebe hoch! 

Ensuite M. HUMME, ancien Resident aux Indes ne"erlandaises , porte le 
toast suivant : 

Messieurs , 

LTInstitut Royal d'Ethnographie et de Philologie des Indes nderlandaises 
a la Haye et la Socie'te' appelde Indisch Genootschap" nous ont honoris 
de leurs confiance, M. le Dr. Juynboll, M. Robid^ van der Aa et moi, 
en nous de'signant pour etre leurs repre"sentants au Congres qui a re'uni 
tant de dignes personnes, ce'lebres par les re*sultats de leurs e"tudes des 
langues orientales. Si j'ai demands' la parole, c'est pour vous rendre 
hommage, Messieurs, au nom des socie'te's susdites; c'est encore pour re- 
mercier, au nom de la science, ceux d'entre vous qui, en publiant les 
fruits de leur travail, ont contribue" d'une maniere fort considerable aux 
progres de la connaissance des langues orientales vivantes et mortes. 
Que de fois vous avez fait jaillir une brillante e'tincelle dans les te*ne- 
bres qui recouvrent Thistoire des peuples; dans les mysteres de leur re- 
ligion , en de'chiffrant , par des combinaisons ing^nieuses , les restes de leur 
Venture, taillee dans des matieres a moiti^ ane*anties, et dont la clef 
s'e"tait perdue dans le cours des siecles. Ce sont la des services immense s , 
rendus a Te'tude de Thistoire des peuples et a la philosophie. 

C'est a vous, Messieurs, que je bois. Puissiez-vous avoir le courage et 
la force de continuer vos recherches, la torche de la science a la main, 
afin d'e"carter de plus en plus le rideau myste'rieux qui voile a nos yeux 
le passe" des peuples anciens dans 1'Orient. 

Le dernier toast est celui de M. MARRE, de Paris, qui propose la 
sante* des dames dans les termes suivants: 



Messieurs , 

Le pays qui nous donne son hospitality fraternelle occupe une tres 
grande place dans Thistoire, une place d'honneur parmi les nations. 
Son passe* glorieux est connu du monde entier. 

Les Ne'erlandais de nos jours sont en possession d'une double souve- 
rainete*: ils sont les maitres de 1'Europe savante dans le vaste domaine 
de la philologie, de Thistoire et de la geographic oce*aniennes ; ils sont 
les maitres-souverains et en meme temps les instituteurs et les e*duca- 
teurs des peuples de TArchipel indien. La premiere de ces deux souve- 
rainete's, ils 1'exercent avec une parfaite courtoisie; ils s'acquitteut des 
graves devoirs que lear impose la seconde , en hommes profonde*ment 
convaincus que les fonctionnaires du gouvernement des Indes ne"erlandai- 
ses ont charge d'ames et doivent administrer la justice aux indigenes 
avec douceur et impartiality. 

La patrie ne'erlandaise a le droit d'etre fiere de son passe", fiere de 
son present. Elle sera pleine d'espe*rance en Favenir, si elle porte ses 
regards sur cette jeunesse patriotique et studieuse, qui peuple sa floris- 
sante University de Leyde et ses autres e*coles. 

Mais permettez-moi de vous le dire, Messieurs les Hollandais, dans 
Toeuvre de votre passe*, dans Verification de votre avenir, il est juste 
d'attribuer une large part a la mere de famille, a la premiere institu- 
trice de 1'enfance, a vos compagnes si dignes et si de'voue'es. 

Avec un profond respect je porte un toast aux dames de la Hollande. 

Le banquet s'est termine* a 10 heures. 



Pendant toute la semaine , les cercles d'Amicitia , de Concordia , de 
Minerva, (cercle des e*tudiants) et de Musis Sacrum a Leide, et le Nou- 
veau Cercle ou Cercle litte*raire de la Haye appele" Witte Societeit", 
ont e"te" ouverts aux membres du Congres. 

Le mardi soir, 11 Septembre, il y avait concert de la chapelle des 
Grenadiers et Chasseurs de la Haye, dans le jardin de Zomerzorg, a 
Leide. Le proprie*taire , M. Couvee, y avait invite* les membres du Con- 
gres ainsi que leurs dames. 

De meme, le samedi soir, 15 Septembre, il y avait concert de la cha- 
pelle du 4me regiment d'infanterie dans le jardin du cercle d'Amicitia 
et les membres du Congres y avaient e*te* invite's. 



APPENDICE. 



Le Bureau du sixieme Congres, s'e*tant constitue* comme Comite* de 
permanence, a soumis a MM. lea Trustees du Musde britannique par la 
lettre suivante le vceu e'mis par le Congres dans la stance de cloture: 

To the Trustees of the British Museum. 

My Lords and Gentlemen, 

We the undersigned , President and Secretary of the Council of the 
sixth Congress of Orientalists (held at Leiden from the 10 th to the 15*b 
of this month), have the honour to transmit to you the following reso- 
lution, which was unanimously adopted by the Congress, and to give 
utterance to the hope that you will give it your favourable considera- 
tion, and will take such steps as you may deem expedient to bring it 
to the notice of Her Majesty's government. We feel no doubt whatever 
that the expression of your approval of this proposition wil have due 
weight with the Ministry and Parliament of Great Britain, and that the 
treasures which are confided to your charge may thus b rendered even 
more accessible and more useful to the scholars of the Continent than 
they are at the present time. 

We have the honour to remain, 

My Lords and Gentlemen 

Your most obedient servants 
LEIDEN, September 1883. A. KUENEN 

President. 
M. J. DE GOEJE 
Secretary. 

Cette lettre fut envoye*e a M. Bond, bibliothe'caire en chef du Muse*e, 
avec une lettre adresse'e a lui-meme et co^ue dans les termes suivants: 



230 

To E. A. Bond Esq., LL. D., 

Principal Librarian of the British Museum. 

Sir, 

As President and Secretary of the Council of the sixth Congress of 
Orientalists, we beg to address to your care the enclosed letter to the 
Trustees of the British Museum, and to request that you will kindly 
lay it before them at the earliest opportunity. We venture to express 
the hope that the resolution of the Congress may meet with your appro- 
val and support, and that your period of office may thus be signalised 
by the introduction of another useful reform in addition to the many which 
have already been introduced since you became Principal Librarian. 
We have the honour to remain, 

Sir, 

Your most obedient servants 
LEIDEN, September 1883. A. KUENEN 

President. 
M. J. DE GOEJE 
Secretary. 

En re"ponse a cette lettre, le secretaire du Comite" re9ut la lettre sui- 
vante de M. Bond : 

British Museum, 16th October, 1883. 
Sir, 

The Resolution of the Congress of Orientalists held at Leiden from the 
10 th to the 15 th of September last, authorising the Council to submit to 
the Trustees of the British Museum an expression of their desire that 
the Trustees would endeavour to obtain power to lend Manuscripts to 
learned persons residing in foreign countries, has been considered by the 
Standing Committee; and I am instructed to reply that, although the 
Committee are impressed with the advantages of being able to lend a 
manuscript in rare instances under certain circumstances for use by a 
private student in a foreign country, they foresee so many and such 
serious risks and inconveniences likely to attend upon the exercise of 
such a power, that they think it unadvisable to seek to obtain it. 

I have the honour to be , 

Sir, 

Your obedient servant, 
EDW. A. BOND. 

En meme temps avec la lettre a MM. les Trustees partit une lettre 



231 

particuliere du President, M. Kuenen , a M. le Ministre Gladstone, pour 
solliciter le haut appui du Gouvernement britannique pour la realisation 
du voau , au cas MM. lea Trustees feraient un accueil favorable a la pro- 
position du Congres. 

Conforme'ment a la resolution du Congres, prise egalement dans la 
stance de cloture, de scmmettre a Sa Majeste la Reine d'Angleterre le 
vceu que le Gouvernement de S. M. veuille nommer une commission 
sp^ciale, composed des sinologues les plus e*minents, et la charger de 
compiler un Dictionnaire chinois-anglais et anglais-chinois complet, le 
Comite s'est adresse" a S. M. dans ces termes: 

To 

Her Most Gracious Majesty 

VICTORIA, 

Queen of Great Britain and Ireland , 

Empress of India, 

etc. etc. etc. 

We the undersigned, President and Secretary of the Council of the 
sixth Congress of Orientalists, held at Leiden from the 10 th to the 15^ 
September 1883, have the honour to submit to Your Majesty the fol- 
lowing resolution , which was unanimously adopted by the Congress , and 
to give utterance to the hope that Your Majesty will give it a favorable 
consideration , and will order such steps to be taken , as may be calcu- 
lated to satisfy the serious want of a complete Chinese Dictionary. 

We permit ourselves to subjoin a note by Prof. G. Schlegel regarding 
the urgency of such a Dictionary, and remain 

Your Most Gracious Majesty's 

humble servants 
LEIDEN, March 1884. A. KUENEN 

President. 
M. J. DE GOEJE 
Secretary. 

NOTE 

INCERNING THE URGENCY OF A COMPLETE CHINESE-AND-ENGL1SH 
AND ENGLISH-AND-CHINESE DICTIONARY. 

The undersigned, president of the fourth Section of the Congress of 
rientalists held at Leiden in September 1883, has the honour to pre- 



232 

sent to the Council of the Congress the present note giving a re'sume* 
of the considerations which have led the said Section, as well as the 
united Congress, to adopt the motion proposed by him concerning the 
want of a complete Chinese Dictionary. 

The want of a complete Chinese Dictionary is felt by all Sinologues, 
and has been universally acknowledged. Without speaking in any dis- 
paraging words of the existing Dictionaries , the makers of these Diction- 
aries themselves have acknowledged the insufficiency of their labour by 
the simple reason that it is a task too heavy for a single individual. 
The author of the largest and best Chinese Dictionary, Mr. S. Wells- 
Williams, said himself that the years of study which are required in 
a wearisome climate before a foreigner is even partially fitted for mak- 
ing a Dictionary has proved a serious hindrance to the preparation of 
a complete Lexicon in the Chinese language. No one", continues he, 
has yet sat down to the work, unfettered by other engagements, and 
willing to spend his life in making a full Dictionary of this lan- 
guage". 

The reason why a Chinese Dictionary ought, of necessity, to be more 
extended than the Dictionary of any other language is due to various 
causes. First, the vast extent of the literature, running over a space 
of more than 4000 years, has naturally involved many changes in the 
use of words by so many authors of different degree of intellect, genius 
and learning. Secondly, just as no European writer can dispense with 
illustrations drawn from a multitude of earlier sources, so that, even in 
the most familiar language, fragments of history and legend lie embed- 
ded almost unperceived, likewise this is done by the Chinese authors, 
with this difference, that, what with ourselves is at the most an ex- 
ceptional feature , takes with the Chinese the character of a canon of 
literary art. Intricacies of allusion and quotation present themselves, 
consequently, at every turn in the written language, for the elucidation 
of which the existing dictionaries, either native or foreign, afford no 
clue, whilst special works as that of Mr. Mayer's Chinese Reader's Ma- 
nual , contain not a hundredth part of the allusions met with in Chinese 
authors. His work, e. g., numbers only about 1300 illustrations of Chi- 
nese allusions, whilst the Chinese encyclopedical Dictionary Kwang-sze- 
lui-foo gives only for the illustrations of allusions to celebrated females 
365 examples, and these only occupy 30 pages of a work consisting of 
ten volumes, containing each about 140 pages, which gives about seven- 
teen thousand illustrations of the most frequent allusions found in Chi' 



233 

nesc literature. Now, the Kwang-sze-lui-foo is even one of the smallest 
works of reference in this line, and is vastly surpassed in richness by 
other Chinese works of the same kind. 

In consequence of the introduction of Buddhism in China, a vast 
Buddhistic literature has sprung up, having its own technical and reli- 
gious expressions, none of which are explained in the common native 
dictionaries, and only very scantily in European dictionaries; whilst the 
whole vocabulary of the Taoistic religion has still to be compiled , as it 
is now, for Europeans at least, a complete terra incognita. 

It is unnecessary to expatiate upon the numerous blunders and mis- 
translations committed even by Sinologues of good repute , in conse- 
quence of the insufficiency of the existing Chinese Dictionaries. They 
are well-known to each Sinologue , and have occasioned many serious 
and lamentable misunderstandings between highly honorable savants, to 
the detriment of their own name and repute. 

If the existing Chinese-and-English Dictionaries are already very in- 
sufficient , the case is still worse with respect to the English-and-Chinese 
Dictionaries. With every consideration due to their authors, the Con- 
gress is of opinion that they are , each of them , quite inadequate to 
their object, viz. to enable a foreigner to translate, with their help, 
into good Chinese. They are simply reversed Chinese-English Diction- 
aries, and contain no genuine equivalents for western thought and ex- 
pression ; although a more profound study of the Chinese language would 
show that these equivalents exist abundantly. As a consequence of this 
insufficiency, even the Chinese Bible-translation, on which such a vast 
amount of labour and care has been bestowed, is, in several important 
passages, quite un- Chinese , the translators having satisfied themselves 
very often with translating literally a Jewish or Greek proverb or say- 
ing, in consequence of their ignorance of the corresponding Chinese 
proverb or saying. As a natural consequence, such a proverbial illustra- 
tion , intended to strike the reader's mind , and to make a forcible im- 
pression on his heart , very often only either excites the Chinese reader's 
contempt or, at the least, a pitying sneer. We would refer the mem- 
bers of the Congress to an article on the New Testament in Chinese, 
by Mr. Herbert A. Giles, published in the 10th Volume of the China 
Review" (pp. 149 seq.), where a whole series of examples of mistransla- 
tions and blunders are enumerated, and better renderings of the litigious 
passages are proposed. 



234 

But it is unnecessary to adduce examples. The insufficiency of the 
existing English-and-Chinese dictionaries is universally recognised, even 
by their authors, who are not to the blamed for having tried to supply 
with their single and individual forces a deficiency only to be supplied 
by the united efforts of several individuals. 

Now, although the Congress is of opinion, that there are ai present 
a sufficient number of able and learned Sinologues, willing to undertake 
each a part of the gigantean task of compiling such a Dictionary, they 
have been, and will be always deterred from undertaking it by the ex- 
traordinary expenses such a publication must, of necessity, involve. No 
individual fortune , nor editorial enterprise , can risk such a publication , 
which costs enormously and yields no profit to either author or pub- 
lisher. Only a government is able to undertake such an enterprise; 
and, if the Congress has unanimously decided upon adressincr itself to 
Her Britanic Majesty's Government, it is because it is convinced that 
Great-Britain has the first and most urgent claim to the honor of such 
a vast enterprise; not only on account of its important commercial and 
political relations with China, but, also, because such an enterprise, in 
which the whole learned world is deeply interested, would reflect at 
least an equal share of glory and distinction on Great-Britain, as 
has reflected upon the Russian Government by the publication of the 
great Petersburg Sanscrit Lexicon. 

It would seem advisable, in case the Government of Great-Britain would 
give a favorable consideration to the resolution adopted by the Con- 
gress, that a handsome yearly allowance were granted to the collabora- 
tors of this Dictionary, in order to ensure a speedy and active complet- 
ion of the work. 

Abiding Her Majesty's pleasure of assent to the wish expressed by the 
Congress, the undersigned humbly takes the liberty of suggesting the 
following names of Sinologues to whom Her Majesty could intrust the 
compilation of the intended Dictionaries, leaving these gentlemen at li- 
berty to add to this list such other Sinologues as they will deem ad- 
visable : 

Rev. S. Wells Williams, author of several Chinese Dictionaries. 

Rev. James Legge , Professor of Chinese , Oxford. 

Rob. K. Douglas , Professor of Chinese , Kings College , London. 

Rev. E. J. Eitel, author of a Sanscrit-Chinese Dictionary. 

Rev. J. Edkins, Peking. 

The marquis d'Hervey St. Denis , professor of Chinese at Paris. 



235 

Leon de Rosny, professor at the ^cole sp^ciale des langues orientales 
at Paris. 

The last two gentlemen are in possession of the immense lexicological 
material left by the late Professor Stanislas Julien , the eminent Sinologue. 

Professor Georg von der Gabelentz at Leipzig, author of two Chinese 
Grammars. 

LEIDEN, January 1884. 

G. SCHLEGEL, 
Professor of Chinese at the Leyden University. 

En rdponse a cette lettre, le secretaire du Comite re9ut la lettre sui- 
vante de M. T. V. Lister: 

Foreign Office. April 5th, 1884. 
Sir, 

I am directed by Earl Granville to acknowledge the receipt of a Pe- 
tition to Her Majesty, signed by the President and yourself on behalf 
of the Sixth Congress of Orientalists held at Leyden in September last, 
together with a Note from Professor Schlegel, pointing out the import- 
ance and advantages to be derived to Literature by the publication of 
a complete Chinese-English Dictionary, and urging that Her Majesty's 
Government should grant a yearly allowance to the compilers of the 
Work. 

I am to inform you, in reply, that Her Majesty's Government fully 
appreciate the significance of the question, and that whatever decision 
Her Majesty's Government may be enabled after careful consideration to 
arrive at shall be communicated to you without delay. 

I am, 

Sir, 

Your most obedient, humble servant, 
T. V. LISTER. 

II fut rejoin dans la 5 m e stance de la 2me section que MM. Ascoli et 
Schmidt seraient pries de presenter au prochain Congres leur rapport sur 
un system e international de transcription (voyez plus haut p. 136). Le 
secretaire du Comite a fait part de cette resolution a MM. Ascoli et 
Schmidt et leur a envoye un exemplaire du Bulletin n. 7 contenant le 
proces-verbal de la seance. 

Dans cette meme seance , la section adopta a Tunaniraite le voeu que 



236 

les sculptures gre'co-bouddhiques qui ont e*te" de*couvertes sur la frontiere 
nord-ouest du Panjab soient mises plus a la ported des savants de 1'Eu- 
rope (voyez plus haut p. 141). Le Comite* n'a pas fait de demarches 
pour porter ce voeu a la connaissance du Gouvernement de VInde; il 
doit se contenter de faire un appel a tons ceux qui peuvent contribuer 
a la realisation de ce vceu et de solliciter leur appui. 

La 5 me section avait, dans sa troisieme stance, e*mis le vceu qu'on 
adresse aux gouvernements qui possedent des colonies dans 1'Orient et aux 
socie'te's orientales la demande de faire rassembler et publier tous les 
proverbes, chansons et traditions des peuples, pendant qu'il est encore 
possible de le faire." (Voyez ci-dessus p. 174). Le Comite* a la satisfac- 
tion de pouvoir annoncer que Tlnstitut royal de philologie , de geographic 
et d'ethnograhie des Indes nderlandaises , de la Haye, a pris I'initiative 
pour appeler 1'attention des socie'te's savantes sur la proposition de M. 
Long, par la circulaire suivante: 

THE HAGUE, December 1883. 
Gentlemen , 

In the last session of the fifth section of the Congress of Orientalists , 
held at Leyden in Holland in September last, the subject of the best 
mode of preserving and publishing the Proverbial Literature and 
Folk Lore of the East was brougt before the members by Reverend 
J s . Long, a Member of the Royal Asiatic Society, formerly Clergyman 
at Calcutta, now residing in London. 

At his proposal the following resolution was passed: 

That the collection, interpretation and publication of the proverbial 
literature, songs and folk lore of the East is urgent at the present time , 
when Oriental society is in a transition state. 

This Proverbial literature, handed down from remote ages through 
the memory of the people, elucidates in many points the social condi- 
tions, feelings, and opinions of the masses, besides throwing light on 
various questions of philology , archaeology , and history. 

The rescuing from oblivion of those Eastern traditions can best be 
carried out by a Committee drawing up a circular on the above basis, 
to be transmitted to learned Societies in Holland, England, France and 
Russia , in order that they may refer them in the East to Oriental 
societies, schoolmasters, editors of newspapers and periodicals and Chris- 
tian missionaries." 

As the resolution was passed at a Congress held in Holland, it seems 



237 

but rational, such a Congress not being a permanent body, that one of 
the Dutch learned societies should give effect to it. 

The Royal Colonial Institute of the Hague has therefore resolved to 
carry out the plan with respect to the Dutch colonies in the East by 
forwarding the above resolution, with a request that replies be sent to 
the Batavian Society of Arts and Sciences at Batavia. They hope you 
may be able to take similar action regarding the Eastern colonies or 
possessions of your country. 

The Colonial Institute of the Hague does nothing but transmit the 
above resolution to the different learned societies , who they think might 
give effect to it, leaving it to these to do that in the manner they will 
think best. 

Though Spain and Portugal were not mentioned in the resolution , the 
Institute thought that the learned societies in these countries ought also 
to receive this circular. 

They beg to add as their opinion that the replies to this circular ought 
in each of the above mentioned countries or their colonies to be sent 
to but one of the learned societies, who should collect and publish 
them, and that many of the Eastern Proverbs might perhaps be classi- 
fied under the following list of special heads: 
Aboriginal Tribes, Gratitude, 

Agricultural Classes, Health, 

Age and Youth, Hope and Faith, 

Anger and Hate, Ignorance and Knowledge, 

Animals , Birds and Fishes , Industry , 

Classes in Society, Language , Archaisms , 

Clergy and Sects, Landlord and Peasant, 

Commerce , Law , Lawyers and Justice , 

Co-operation, Love and Mariage, 

Courage, Master and Servant, 

Covetousness and Money, Moderation and Temperance, 

Change of Customs , Monks and Ascetics , 

Death and Life, Parents, 

Doctors and Medicine, Persons and Places, 

Envy and Hatred , Plants and Trees , 

Family Relations and Home, Professions and Trades, 

Festivals and Holy-Days, Prudence, 

Gluttony and Drunkenness , Purity , 

Government and GovernmentOfficials, Punctuality and Opportunity, 



238 

Races, Tribes and Castes, Weather Wisdom, 

Times and Seasons , Wit , 

Tongues and Dialects , Women. 

Village Systems , 

The Royal Institute for the Philology, Geography and Ethnology of 
Netherlands India. 

H. KERN, 

President. 

T. C. L. WIJNMALEN, 
Secretary. 

Le Comite* a examine* les trois me'moires pre'sente's au Congres dontles 
titres ont e'te' donne"s plus haut, p. 26. Aucun de ces me"moires n'appar- 
tenant au vaste domaine des e'tudes orientales, auquel ils ne font que 
toucher, il ne pouvait etre question de les insurer dans les Travaux du 
Congres. On les a renvoye's aux auteurs. 



OMISSION DANS LA LISTE DES MEMBRES. 

Autriche-Hongrie (p. 13) : 

W. Tomaschek, Dr., professeur a riJniversite', Anna Str. 19, Graz. 



CHANGEMENTS DE DOMICILE. 

Allernagne (p. 11) : 

J. F. M. Curdy, KSnigsplatz 13H, Leipzig. 
E. Hardy, Dr., Liebfrauenstr. 7, Mainz. 

Autriche-Hongrie (p. 12) : 

G. Biihler, Dr., prof, a I'Universite' , Hermannsgasse 14, Dobling (Wien). 
D. H. Miiller, Dr., prof, a TUniversite', Herrengasse 31 , Dobling (Wien). 

Grande-Bretagne (p. 17) : 
J. N. Strassmaier, Re>. pere S. J., Mount Str. Ill, London W. 

Grece (p. 17): 

L. Myriantheus, Dr., Mortimer Street, Cavendish Square, London W. 

Portugal (p. 18): 

A. R. Gon9alves Vianna, prof, a rUniversite* , Largo da Cera9a 68 , 2 E., 
Lisboa. . 

Russie (p. 19) : 

V. Baron von Rosen, Dr., prof, a TUniversite' , Nadeshdinskaja 34 , St. Pe- 
tersburg. 



Th. Chenery. 

F. Lenormant. 

S. C. J. W. van Musschenbroek. 

N. Trubner. 













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