(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Omerou Odusseia = L'Odyssée d'Homère. Volume 2"

113 

Supp 



I H E T T E 



Vfa 



MO ME RE 



X'UI-XXIV 



I 










h^te_^ 



A 






4 ;» 



* 3 






V< 









»» 



JK 



**£ 




'#*:* 



J. 




&-*j!k4 



-m. 






Y 






w^ ' *,' 


'1? 



*vs* 



^i^Kt « 



^^ 



*.** 



* u** 



H 



m 



IT 



aL 




V 



H 






BIBLIOTHEQUE SAINTE-GENEVIEVE 



910 937857 5 









I 



BIBLIOTHEQUEjj 
SA1NTF. | 
GENEVIEVE 




X ' ,S'S~f.V* 







OMNIUM 



(loo 

JlTTI 



'TM8 



OMHPOY 

0AY2SEIA 

•J 






BIBUOTHEQUEJS 
SA1NTF. | 
GENEVIEVE 









j Dans cette collection, M. A. Pierron a dep publie : 

HOMERE : lliade. Texte grec, revu et.corrige d'apres les documents autbentiques 
de la recension d'Aristarque, accompague d'un commentaire critique et exphcahf, 
precede d'une introduction et suivi des Prolamines de Villoisou, des Prolamines 
et des prefaces de Wolf, de dissertations sur diverses questions bomer.ques, etc. 

2 volumes grand in-8, brocbes 

Ouwage couronne par l'Association pour 1'encouragement des etudes grecques. 



Typographic Labuie, rue de Fleurus, °, a Paris. 



OMHPOY OAYSZEIA 



omnium 

HTTBE9 



L'ODYSSEE DHOMERE 



TEXTE GREG 

REVU ET CORRIGE d'aPRES I.ES DIORTHOSES ALEXANDRINES 
ACCOMPAGNE d'uN COMMENTATRE CRITIQUE ET EXPI.ICATIF 

PR.£c£dK D'UNE INTRODUCTION 

et sum 

DE LA BATHACHOMYOMACHIE, DES HYMNES HOMUHIQUES, ETC. 



PAR ALEXIS PIERRON 



CHANTS XIII-XXIV 




PARTS 

LIBRAIRIE IIACHETTE ET C" 

79, BOULEVARD S IINT-GERMAIN, 79 
LONTJRES, 18, KING WILLIAM STREET, STRAND 



I 



8 7 5 



Tons droits reserves 



Ki 



\\ 



m 






OMHPOY OATSSEIA. 



OAY22EIA2 N. 



OAY22EQ2 AIIOIIAOrS nAPA "MIAK.QN RAI A$ISI2 
EI2 I0AKHN. 

Ulysse est comble de nouveaux presents par les chefs pheaciens (1-23). 
II part de l'ile de Sche'rie, et il atteint le rivage d'lthaque (24-95). 
Vengeance de Neptune sur les Pheaciens (96-187). Ulysse, que les 
Pheaciens ont depose endormi sur sa terre natale, se reveille, et, ne 
reconnaissant point Ithaque, il se croit trahi et se desespere; Minerve 
vient a son aide, et calme ses perplexite's (187-351). Conseils de la 
deesse au heros ; metamorphose qui rendra Ulysse meconnaissable 
a tous les yeux, meme a ceux de ses plus chers amis (352-440). 

Q$ e'tpaG' • ol 8' apa tocvt£<; axvjv eyevovxo aiomri ' 
i- *xV)X7]9[x(p S' iayovio xaxa [xeyapa crxttkvxa. 
Tov §' aux' AXxi'voos amo.\i.d&zio , cpcov/jG-iv X£ - 

Q. OSucreu, faei i'x£u ejjlov toxi yjxXx&6ax£^ Sw, 
u^epeqp^, xw a ouxi TtaAifrrcAayxGivxa y' oioa 5 



H-2. 'Q;.... Repetition des vers XI 
333-334. Voyez la note sur le premier de 
ces deux vers. 

4. XaXxoSatE; est dit au propre. Voyez 
le vers VII, 86. 

5. To>, ideo, pour cela : vu cette bonne 
cbance. Sclwlies B et Q : EitEtSr) To eu.6v 
oixr,u.a xaxEXags;, Side touto vo^co ae 
oCixeti u).avr)8EvTa InaveXflElv eI; tov oT- 
xov, aXXa yutpU TiXdvirK, ei xou TCpoTEpov 

ODVSSEE. 



xaxa EiraOig. Alcinotis patle avec con- 
fiance, a cause de la vertu particuliere des 
navires pbeaciens, qui atteignent toujuurs 
le but et ne devient jamais dans leur route. 
— notXiu.7t),aYy_6EVTa. Ameis,TiaXiv 7iXay- 
XQsvTa en deux mots. Cette orthograpbe 
ne parait pas avoir eu cours cbez les an- 
ciens. lis abusaient plutot du u., meme 
quand les mots etaient separes. Voyez les 
inscriptions arcbaiqucs. 

II— 1 






2 OAT22EIA2 N. 

&<\i duovoffT^ffeiv, e? xal f/.dXa iroXXa- iriirovGa?. 
'TfJtiiov 8' dvSpl exaarw £<pii[*evo? idSe el'pco, 
offffoi lv\ [xsydcpotci yEpouaiov al'Goita o?vov 
aid Tcfvex' Ilxoictiv, axoua^taOe 8' oloioou. 
Effxaxa plv Sy] Hs^co luZiarq evi j^Xto 
XEtxai xat xpuco? 7toXuSa(SaXos aXXa te iraVca 
Scop', oca <J>a^xcov j3ouX-/]'^4pot £v0d§' evetxav ' 
dXX' aye ot Scojaev TpfaoSa fjtiyav t^Se XeS^xa 
dvSpaxaV -^[X£t<; o' aure dystpo'fAEVoi xa-ua SYJfjiov 
ticweO'* dpyaXiov yap fva Ttpoixo? ^apfaagOai. 

'£}$ i'cpax' 'AXx^voo?' TOtcrtv §' Ito^vo«V6 [/.u0o<;. 
Ot t/iv xaxxefovte? e'Sav o^xo'vo'e ifxaoroc; ' 
■^[xoi; S' ■qptye'veia cpavy) poSoSaxxuXo? 'Hco?, 
vyjcccV etcctcteuovto, cp£pov S' Eu^vopa yaXxo'v. 



fXIIIl 



10 



15 



■ 



7. Tuiaw, dissyllabe par synizese. — 
'Eficiievo;, prsscipiens, donnant ordre, ou 
plutot recommandant; car Alcinous n'a 
guerc qu'une autorite morale. Scholies V : 
ivT£X),6[ievoi;. II y a une autre explication 
dans les Scholies V : u,£toc 7tpo6uu.iai;. 
Cela manque de precision. 11 vaut mieux 
que icpiejxevo; marque une action, et qu'il 
complete celle qui est exprimee dans Eipw. 

Av8pi £xaciT(i> et xd6e dependent tout a la 
fois et de Eipto et de e?iep.evo;. 

8. Octroi, e'est-a-dire toW oaot: parmi 
tous ceux qui. — TepGusiov.... oivov, le 
vin des gerontes, e'est-a-dire le vin d'hon- 
neur. Voyez, dans Vlliade, la note du vers 
IV, 269. 

9. AxoudtjEO-BE. Voyez la note du vers 
IX, 7. 

<0. E?p.ocTa. Voyez le vers VIII, 292. 

it. Xpuaoe. Voyez le vers VIII, 293. 

<2. Atop', 8<ra.... Repetition, mutatis 
mutandis, du y,ers VIII, 428. — Vex- 
presslon <l>airjx<i)v pou).r,<popoi.... Ivsixav, 
dans la bouche d' Alcinous, equivaut a 
Op-Ei? EVEixaxe. En effet, tous les chefs 
sont la. Nous avons ici (Scholies B) une 
note d'Aristarque : ft BacXij, 6ti) avxi tou 
p. e T ?. ou f ap oMoi tive; tjo-av oi Sovts?. 

ti- AvSpaxa?, viritim, par liomme : 
par chacun de nous. Apollonius : xcct' dv- 
6poc. Quelques anciens n'admettaient pas 
l'adverbe, et changeaient dvSpaxd; en dv- 



Spa xa(Ta). Didyme (Scholies H) proteste 
contre cette lecon : rives Ypd^oucnv, av- 
8pa xdxa. 6 8e <I>pOvixo; dv8paxd8a 
<pTjcri ttjv twv avSpujv SsxdSa. Iitti Se em'p- 
pripux, in; dxd; xal dvTUita?. — A3te 
depend de Tiaou.e6(a) , et non de aveipoiis- 
voi. Alcinous dit que cbacun de ceux qui 
auront fourui un trepied et un bassin rece- 
vra une compensation fournie par le peu- 
ple, et dont la quotite sera determince en 
assemblee publique. Scholies B et Q : 6 
Xoyoi;, xard <iv8pa vuv TrpoSdSu,sv, Oo-ce- 
pov 8e iv. xo\J otjiaou avaTtpa?a)[i£8a. 

^B. ApyaXsov yap, sous-entendu av 
Eir) : il serait cruel; ce serait une iniquite. 

— "Eva, un seul. Ajoutez : au lieu de plu- 
sieurs. — IIpoixo; est pris adverbialement. 
C'est coinme s'il y avait Ttpotxa : en pur 
don ? e'est-a-dire sans compensation au- 
cune. Scholies B,HetQ: t6 8e irpoixo; 
ysvix^ Effxtv dvti aiTtaTixiji;, tie, (pmaiv 
'Hpu)8tavo;. — XapiaaaBai, avoir fourni. 
Ajoutez : trepied et bassin. 

il. Ot p.ev.... Repetition presque tex- 
tuelle du vers I, 424. Voyez la note sur 
ce vers. 

<8. 'HfiO?.... Voyez le vers II, 1 et la 
note sur ce vers. 

^.Nr)aS(E). Anciennevariante,vii'ap(a). 
Didyme (Scholies h) : Apiorapxoc, VY)dSe. 

— EOiovopa n'a pas un sens belllqueux, 
puisque ^aXxov designe ici, non des armes, 



if_ 



[XIII 



OAT22EIA2 N. 



Ral xa (xev eu xaT^T)^' lepov fJtcvcx; AXxivdoio, 
auTO? Jeov Sta vr,^, t/rw £uya, p] tiv' exatpcov 

PXtXTITOt £XaUV^VTCOV, OTC!JX£ CTOp^ofax' £p£X(J.O?S. 

Oi §' ei? AXxivfoio x(ov, xal Saix' dXlyuvov. 

ToTat §£ pouv UpEua' fcpov piivos AAxivtfoio 
Zvjvl x£XaivE<p£t,' Rpov(Sv), o<; naatv dvaacy. 
Mrjpa So XT]avT£? 8a£vuvx' ipixuSla Satxa, 

X£pTO){A£VOl*"[AEXa Si <7<piV cJjiXuEXO 0£?O^ doiSo?, 

Ay)[/.dSoxo$, AaoTcri x£xipivoc. Auxap 'oSuacEUS 
iroXXa -rrpo; rfaiov xecpaArjv xpluE Trau/^avdcovxa, 
Suvat £TCiy<$f/.EV0<; ■ Syj yap p.£vlatv£ vkcrGat. 
il^ 8' Sx' avvjp So'puoio XiXaiExai, coxe Trav/jfxap 
veiov av' eXxyjxov (3<je otvoire ttyjxtov dpoxpov 
a<7i:a(j(co<; 8' apa xw xaxsSu cpao? vjsXfoio 
S^pirov ErofyecOai, (iXaSExai Se xe youvax' idvxt ' 
a>? OSuff£i dauacxdv eSu oao<; r,EXfoio. 



3 

20 



25 



30 



35 



mais des objets de luxe. L'epithete a pour 
paraphrase, dans les Scholies Q, xov xo<7- 
(AoOvta tov avopa. 

20. Td, ces choses : tous les nouveaux 
presents. — 'Iepiv u.e\o; 'AXxivooio. 
Voyez la note du vers VII, 167. 

21. Tti6 Suyd depend de xaTe'8ri(xe). 

22. B).d;txoi a pour sujet xd sous-en- 
tendu, et il equivaut a £U.TtoSitot. 

23. Oi, eux : les chefs. 

24. Toiui, pour eux : pour feter ses 
convives. 

2B. ZyjvI.... Repetition du vers IX, B52. 
27. Ttpitou-evor u.£xd.... Repetition du 
vers IV, 17, 

29. IloXXd, adverbe : bicn souveut. 

30. AOvoi a poursujet gcutqv ou tjeXiov 
sous-entendu : qu'il se couchat. 

3t. AvY)p, l'homine : Ie laboureur. — 
IIavr|;j.ap. Aristophane de Byzance l'ecri- 
vait en deux mots. Didyme (Scholies H) : 
6 'AptfTTOipdvTii; oOx ev ouvSe'gei cprioi to 
7tavYJuap , dXXd Ttav (lisez ii») , tlxa 
xax' iSiav xi rju.ap. Cette orthographe 
est inadmissible ; car le neutre de naz 
n'est jamais href qu'en composition. Mais 
peut-etre Aristophane ecrivait-il £, au lieu 
de Ste, et faisait-il le vers sponda'ique. 



32. Neiov depend de dv(d) : a travers 
une jachere. — "EXxyitov est au subjonctif 
present : trainent ensemble. — IIr,xx6v, 
selon les aneiens, n'est pas une epithete 
banale ; car il y avait des charrues d'un 
seul roorceau. Celle-ci est formee de deux 
pieces. Scliolies B et V : xo u.'ft iym 1% 
aiiTou xov ivrft. — On a vu, Iliade, X, 
353, un vers oil le labour est decrit en 
tcrmes analogues : E'XxEo.evou ve^oto (3a- 
Oeit); itrjxxov dpoxpov. 

33. 'Acnaatw;. La variante des Scho* 
lies M, aa7rd(7to?, ne peut etre qu'une 
glose; car elle est grammaticalement im- 
possible , ct ne peut pas etre lue dcjitd- 
aiov, etant aussilot suivie des synonymes 
masculins Edxxato; xai 7ipoaq)[XTi;. — Toj, 
pour Uii : pour le laboureur. — KaxEOu, 
occidere solet, se couche toujours. 

34. 'ETioi'/Eaftat, comme riicrxe lixoiye- 
(76ai. — Ae est explicatif : en effet. 

35. 'O^uaeT. Didyme (Scholies H) : to 
it) rips; 'OSuo"Y)t,('o; ripw Aaou.soovxi 
(Iliade, VII, 453). Cette note explique 
simplemcnt pourquoi OATSE, l'ecriturc des 
manuscrits anterieurs au quatrieme siecle, 
est trissyllabe, et non, comme ailleurs au 
datif, quadrisyllabe. 






4 OAT22EIA2 N. 

Ai^a 8e <J>aqx£(7C[ cpiXYjpEXtxoicri fXExr^Sa, 
AXxtvow 8e piXiffxa «^au«n«Jfxevos cpaxo pJBov ■ 
AXx(voe xpsTov, tcxvtwv dptSefoExe Xacov, 

TO-^TteXE (JL6 (TTOfoaVTE? dir%0Va, X af P £T£ S ' "^ " 

tjSy) yap TetlXecrtai a {jloi <f(Xo? -qGsXe 0u[a6?, 
TOfjnd) xal cpfta Scopa, xd (jloi Geol OupavtavES 

o'XSia itoiTjCretav • afji.upt.ova 8' ol'xoi dxoixiv 
voaxifcas eupoifjii cruv dpxejjie'eo-ffi <p(Xoiffiv. 
'Ypieis 8' auGi ptivovxE? euqppahoixe yuvalxa? 
xoupi8(a? xai xExva- Geol 8' dp£XY)v duaceiav 
iravxofyv, xal fjt/]Tt xaxov [xexaS^fAtov el'v). 

"Q? e'<paG'- ol 8' apa uavxe? litVjveov, t^Ss x£Xeuov 
7iEu.ue'(J!.evai xov Heivov, iral xaxa pioipav faacsv. 
Kal xoxe x^puxa upoo-lcpY) pivo$ AXxivo'oio ■ 

Ilovxo'voe, xpTjxYJpa xepaacrafxevoi; f/iGu vsifxov 
tokjiv ava f/iyapov, 6'cpp' etiJjdjjievoi Ail uaxpl 
x6v £eivov TCEprcofAEV ey]v iq ftaxpwa yaiav. ^-' 

°£2<; cpaxo 1 Hovidvoos Se (jt.eXi<ppova oivov ex(pva, 
vcofXTjCEV 8' apa tokjiv eraaxaSo'v • 01 Ss Geoiciv 
ECTOiaav [i.axapEao-1, xol oupavov eupuv ej(ou<jiv, 



1X111 



40 



45 



50 



55 



I 



■ 



37. 'AXxtvoio depend de u,aXta"ra m- 
qjayox6|XEVO;. 

38. 'AXxivoe.... Voyez le vers VIII, 382 
et la note sur ce vers. 

39. IirsE<7avT£;, apres que vous aurez 
fait les libations, c'est-a-dire quand le 
festin sera termine. — 'Aurjixova , vu la 
force de l'expression negative, doit etre 
pris dans le sens le plus favorable : com- 
ble de biens. — XaipETe, soyez heurcux. 
Aristarque (Scholies B et M) note cette 
formule d'adieu : (i\ Sntlrj,) 8ti ot ita- 
Xaioi xai ev xai acpiaTaaOai to y_atpE 
6>.£Y 0V i <*><"t£p vuv to tw'o-j ^afie'v. 

41. Td (qme) se rapporte a la fois et 
a itO(jmriv et a Suipa. 

43. tWXoiai comprend la famille et les 

amis : Teleinaque, Laerte, Eumee etc. 

Les vers 41-43, selon Payne Knight et 
Dugas Montbel, sont une interpolation. A 
ce compte, il faudrait supprimer tous les 



passages ou Homere developpe la pensee 
qu'il vient d'exprimer. 

45. 'ApexTjv , la felicite. Aristarque 
(Scholies 15 et Q) : (^ BwiXt), Sti) vOv ttjv 
eu6aiu.ovi<xv, u>; to apeTweri 6 s Xaoi 
O.tt' auTou (XIX, I 14). Voyez aussi ape- 
xqi, VIII, 329, et la note sur ce mot. 

47-48. "Q;.... Voyez les vers VII, 226- 
227 et la note sur le premier de ces deux 
vers. 

4 9-BO. Kal tote.... Repetition des vers 
VII, 178-179. 

52. Tov, ici et plus liaut, vers 47, est 
dit par honneur. Ulysse est traite de grand 
homme, d'hote incomparable. 

63. "Oc... . Repetition du vers VII, <82. 

54. 'ETriCTTaSdv, en s'approchant de- 
vant : en se presentant successivement a 
chacun. L'explication des Scholies B et V, 
eni<rrr]u.6v&>;, eu-iteipoj;, est tout a fait 
arbitraire. 



[XIII] OAY22EIA2 N. 

ocutoOev e£ eSpicov. Ava 8' taxaxo Sio? 'oSu<7<jeij<;, 
Ap7]TY] 8' ev 5(_£ipi t(Qei Ska? AfjuptxtiireXXoVj 
xa( [xiv cptovrfcas eirea irc£p<kvTa irpomjuSa ■ 

Xatps" [xot, co (WXaa, SiaprEpsc;, th6y.t y/jpai; 
IXGy] xal Gava-ros, Tat' eV dvGpco-rcoKJt ulXovxai. 
Auiap eyco vlop.ar au 8e Tlprao Tto8' evl ol'xtp 
iracifff te xal Xaofct xal AXxivoto fkatXYJi. 

"Qt; stutbv 6u£p 0C180V eS^<j£to Sio? 'o3ua<7EU<;. 
Tw 8' ajj.a xr,puxa rcpofet iiivo<; AXxivooio, 
yjyeicrOat etcI v?)a Goyjv xal Gtva GaXacrav]? ■ 
Apv^TY) 8' apa ol Sfxcoa? ajj.' faspitE yuvatxa;* 
ty]V piv cpapo? zyouGcw euuXuve? TjSe )(_tTcova, 
TTjV 8' Stip7)V x'1^° v tojxiv9]v ati' ouaaae xop/Csiv ■ 
r, 8' aXXv) itTt<$v t' gcpepev xal oivov epuOp^v. 

Auxap Inzl p' eiu vvja xaT7]XuGov TjOe GaXatraav, 
atya xay' ev VYjt yXacpup-?) TOLtTrijss dvauol 



60 



65 



70 



56. AOtoOev, de lk-meme, c'est-a-dire 
sans bouger, sans se lever ; et i\ i6p=o)V 
n'est autre chose qu'une paraphrase de aO- 
t 66ev. — 'Eopswv. Ancienne variante, 
ioEiov, qui a lememe sens. Botlie explique 
il £3pswv par dvdaTavre;. C'est exacte- 
ment le contraire. lis restent assis, et ils 
versent le vin a eflte d'eux. Ulysse seul se 
Ieve. Le passage de Vlliade, XIX, 77, 
qu'on cite a propos de celui-ci, est tout 
different; car il y a it, SSfiYJi — avaaxd; : 
s'etant Ieve de (son) siege. 

57. X-etpi, vulgo ~/_tgai. Aristarque 
(Scholies H) fait des reflexions a propos 
de cet acte d'Ulysse : (i) SntXii,) ott o\ 
4oTi(iu.evoi Tiap' 'Ou/iipto xol$ Ivxiuvyt. 
TtpoitiMOuoiv , ti>; '08y<T<reu; 'AxM.eT 
{Made, IX, 225), x«i E0u.aiu> 6 aOxo; 
\odyssee, XIV, H5). 

6(1. 'En(i) doit £tre joint a heXovtou. 

Gl . Nsou.ai, je m'en vais : jevais partir. 
— Oixo). Ancienne variante, ytopo). La 
vulgate est plus precise et bien preferable. 

65. 'HYEicrSou, comme oWte fiyEiaSat, 
sous-entendu aula) : pour ltti montrer le 
chemin. 

66. Tyvatxa; doit etre joint a 8u.wd;. 
Au lien de YUvaTy.a?, une des deux edi- 
tions d'Aristarque donnalt veeoOoii. Di- 



dyme [Scholies H) approuve cette correc- 
tion : ft iiEpa taW 'ApiuTap/ovi VEEtr8ai 
eT-/e. xaj du.eivov tov ulv xripuxa SniyeT- 
c8ai, to; 6e SouXiSai; ve'eo-Soci. 11 semble 
pourtant qu'avec la lecon vulgaire on n'a 
aucun besoin de v£E<j6at, pour savoir que 
les servantes ne marchent pas, comme le 
heraut, devant Ulysse : oi.... au.' E7tEU.7tE 
le dit suffisamment. Elles vont avec lui, 
c*est-a-dire a sa suite. 

67. <I>apo;.... fjOE yiTaiva. Ulysse avait 
mis dans son coffre les manteaux et les tu- 
niques dont on lui avait fait cadeau, VIII, 
392 : cette tunique-ci et ce manteau-ci sont 
destines a son usage personnel. 

68. Xr]X6v depend de xo|x!?eiv. — ITu- 
xivtiv se rapporte a la savante fermeture 
du coffre. Voyez les vers VIII, 447-448. 

"OrraaaE. Ancienne variante, e^eu-ite. 

Mais onaaat est l'expression exacte et 
precise. On a vu, IX, 89, Tpf/roaov xr,- 
pu^ 1 du.' oTtdffaoi;. 

69. 'H 5' d»ri, puis celte-ci une autre, 
c'est-a-dire puis une troisieme. Arete sup- 
pose qu'Ulysse aura besoin de boire et de 
manger. Elle ne peut imaginer qu'il dor- 
mira sans s'eveiller durant tout le voyage. 

71. XIou.Tff)E? dyauoi. II s'agit des cin- 
quante-deux jeunes hommes dont il a ete 






I 
J 
* 1 
•II 









to* 



6 OAY22EIA2 N. 

Seljdpevot xax^GevTO, -rrdaiv xal j3pwatv airasav 
xa§ o' ap' 'OSucffYJi aidpsaav prjyd<; te Xfoov T£ 
vyjo? eV txpi&ptv yXacpupT)?, I'va vqypeTOv euSot, 
Trpu(jLV/]? - av Se xal auxo? e€^<7£T0, xal xax^XexTO 
cty/j- toI oi xaGt^ov era xXy]I<71v exaurot 
xdcr[j.cp, ireT(7[Jt.a S' IXucav auo TpYjToto Xt'Qoio. 
v Ev6' oi dvaxXtvGevTCi; dveppt'itTOUv dXa tt/jSco • 
xal tw vv]Sup.o<; uTtvoc era (3Xecpdpot<7iv IwrtTEV, 
vqypeTo?, ^Staxo?, Gavdxto dy^taxa £oixu>s. 



IXIII] 



75 



80 



■ 



question, VIII, 35 et 48. Sckolies Q : ot 
4>aiaxe; ol uiXXovre; el; 'Kaxviv tov 
'Oouscia 8iau(i(j«i. 

72. Iloaiv xai fSpwsiv 6t7ta(rav est uue 
appositiun a tdyte). Mais ce n'est qu'une 
partie des objets recus et places. Les autres 
objets, ayant ete nommes avant ceux-ci, 
on doit les supposer ranges deja a leur 
place. Les anciens expliquaient autrement 
ce passage. lis sous-entendaient xai devant 
ttoo"iv. SckoliesH : Xeiiiei 6 xai. guv yap 
toi? dXXoi; xat Tr)v 7ioatv xai T7]v ppai- 
cuv cSssaio. 

74. NriYPETov est pris adverbialement : 
sans etre reveille; bien a son aise. 

7B. IIpO(ivTi? est adjectif, et il se rapporte 
a vtio<;. Voyez vint 8' evi 7rp0u,v»], II, 417. 

76. "Exastoi, apposition a -rot. Voyez 
le vers IX, 164 et la deuxieme note sur ce 
vers. 

77. K6<jp.w, comme xara x6su.ov : en 
bon ordre. — Il£tO(xa, le cable qui atta- 
chait le navire au rivage. — Tpvjroio Xi- 
6010 ne peut signifier qu'une borne percee 
dans laquelle passait le cable du navire 
amarre. II n'est point question de la pierre 
percee qui servait d'ancre, et qu'Homere 
appelle sCpvti. On tirait celle-ci sur le na- 
vire. Les Pbeaciens ne se servaient point 
des euvai, parce qu'ils n'en avaient pas 
besoin. Voyez le vers IX, 437. Que s'ils 
ont employe une amarre, c'est par surcroit 
de precaution plus que par necessite. Peut- 
etre mime y a-t-il ici une distraction du 
poete, vu ce qu'il a dit du port des Pbea- 
ciens et de ^intelligence de leurs navires. 
En tout cas, Bothe n'a pas raison de rejeter 
Implication vulgaire, et de voir une e0v>) 
dans le TpriTo; Xi6o ? : on ne detacbe pas 
d'une euvVj le cable auquel elle est suspen- 



due. II est evident d'ailleurs qu'Homere 
prete au port des Pbeaciens une particula- 
rity des ports qu'il connaissait. SclioliesV : 
eio)6aaiv ini tcSv Xiuiviov xpunav tous 
libovi. J'aurais dil probablement ecrire, en 
lete de cette note, ^ 8i7rXij, ori. 

78. Oi, eux : les rameurs. — 'Aveppi- 
5iT0uv txXa Ttviow, faisaient jaillir l'onde 
salee avec le plat de la rame. Voyez la 
note sur le vers VII, 328. — Au lieu 
de aveppinTouv, quelques-uns voudraient 
qu'on ecrivit ou avepptitreov ou dvEppt- 
tcteuv. Mais les aDciens paraissent n'avoir 
connu ici que la forme ordinaire. 

79. NriSuno; UTtvoj. Voyez la note du 
vers IV, 793. 

80. 0avaTo> dYXKTTaeoixtog.Cettecom- 
paraison, consacree par limitation de Vir- 
gile [Eiieide, VI, B22), est devenue banale 
chez les poetes. — On se rappelle qu'Al- 
cinoiis a dit a Ulysse (VII, 318-3)9) 
qu'uue fois embarque sur un navire pbea- 
cien, il n'aurait qu'a dormir paisiblement, 
ces navires n'ayant jamais a souffrir de 
la mer. Arete (VIII, 444-445) a parle 
egalement du sommeil auquel pourrait se 
livrer Ulysse pendant son voyage de Sche- 
rie a Itbaque. Le sommeil etait une des be- 
nedictions propres aux navires pbeaciens. 
Comme leurs voyages ne duraient jamais 
qu'un jour, le passager qui avait dormi se 
trouvait porte a sa destination comme par 
enchantement, et aussi frais que s'il etait 
reste dans sa maison et dans son lit ac- 
coutume. C'est une pure imagination que 
de dire, comme faisaient quelques anciens, 
que le sommeil etait inevitable, parce qu'il 
ne fallait pas que le passager vft la ma- 
noeuvre. Cette manoeuvre n'avait rien qui 
differat de celle des vaisseaux ordinajres. 



[XIII] 



OAT22EIA2 N. 



'H 8', woV £v iteStcp TEtpdopot apc7£V£<; timoi, 

-ndcvTe? a[x' 6p|jw)8£vTec uuo i&wftnv i[J.da6AY]<;, 

ityoV asipop-EVOi pt'[xcpa itpVicraouffi xeAeoOov ■ 

to? apa ttj? itpiifAVYj piv dstpsTO, xup-a 8' omo-Osv 

•jropa<up£OV f/iy a ^ £ "rcoAucpAoiaSow 6aXa<7cr"/]?. 

'H Ss p-aX' aacpaAEUx; 6eev e(atcoov ouSe xev tprfc 

xi'pxo? 6[xapT7](T£i£v, EAacppoxaxo:; tote^vSv. 

°Q<; yj pffjL^a Osouaa GaXadCYj; xufxax' fctapev, 

avSpa (ylpouaa 8eoi<; evaXfyxta p^oY fyovxa- 

8; uplv [Jib p.aAa noAAa Tta6 J aAy£a ov xaxd 6upv, 

dvSpwv te titoAejaoui; aXsyEivd te xupaxa rai'pcov, 

£/] tote y' dxp£[j.a? euSe, AeA<x<7[A£V0<; Baca. hetov8ei. 

Eux' ao-TYjp OropEC^E cpaavxaxo;, oax£ fj-dAiaxa 
epxetat dyyEAAuv cpao? 'Houc; ^prv-EVEiY]?, 
-rijao? £/] Wjffcp ixpocrETu'Xvaxo Tcovxo7topo<; V7)U<;. 



S5 



90 



95 



Toute la merveille consistait dans 1'intel- 
ligence des navires pheaciens, et dans la 
subordination de la mer aux exigences de 
leur course. 

8). 'H, c'est-a-dire vr,0; : le navire. — 
A(e). La phrase, suspendue apres ce mot, 
sera reprise an vers 84, maisavec un autre 
sujet. — TExpaopoi apueve; Ctitioi. On 
suppose, mais arbitrairement, qu'il s'agit 
de l'atlelage d'un cbar. II s'agit plutdt de 
quatre chevaux menes de front par un 
ecuyer, dans l'exercice de voltige qui ser- 
vait de spectacle au temps d'Homere. 
Voyez la description de cet exercice, 
Iliade, XV, 680-684. 

83. 'Y<}/oo-'a£tp6u.£V0i.... On a vu un 
vers presque entierement semblable, Iliatle, 
XXUI, 501. 

84. Tyk, c'est-a-dire vt)6; : du navire. 
— npuu,VY) est pris substantivement : la 
poupe. Le poete reprend sa phrase; mais 
il y a anacoluthe. Scholies Q : TtdXiv 
£7tavEXa6e xov Xovov: — A(s) est expli- 
catif, et il equivaut a vdcp. C'est le mou- 
vement du Hot qui souleve la poupe. 

86. 'H : le navire. — "Eu.he3ov, fer- 
mement, c'est-a-dire d'une course bien 
soutenue. — "Ipr,S (accipiler) designe le 
genre de l'oiseau, et xtpxo;, apposition a 
ipr,£, designe son espece. Ce faucon est 



caracterise dans V Iliade, XXII, 139, de 
la meme facon qu'ici : EXatppoxaxo; Jte- 

XSY)V(Sv. 

87. 'OiiaptridEiev. La Roche ecrit au,ap- 
TTiciEiEv, a cause de l'orthographe d'Aris- 
tarque pour les adverbes auapxY) et au.ap- 
X'f ( 3y)V. Cette ecriture peut se defendre ; 
mais ce n'est qu'une induction Rien ne 
prouve que la furmc par 6u.ov n'ait pas 
prevalu dans le verbe. — IlexET|vu>v. An- 
cienne variante, itEXEElvoov 

88. 'H : le navire. 

89. 0eoi; equivaut a xoT; 6eujv : a ceux 
des dieux. 

91. 'AvSpwv.... Repetition textuelle du 
vers VIII, 183. 

92. "Oo-aa iutovOei, vulgo oaa' Slt«- 
tcovSei. — Bekker, x£7t6v6Eiv. Ameis con- 
serve la vulgate, mais il adopte la termi- 
naison eiv. 11 fait une remarque tres-juste 
sur la convenance du rhythme avec la ra- 
pidite des choses exprimees : « Der dakty- 
« lische Rhythmus des Verses malt die 
« Schnelligkeit des Einschlafens und des 
« Vergessens. » 

93. Eut(e), al'heure oil. — 'A<TXT|p.... 
9»avTax(i?. II s'agit de Lucifer. Cette cir- 
constance matinale explique, jusqu'a un 
certain point, pourquoi Ulysse n'est pas 
encore eveille. 



1 






n 



8 OATSZEIAZ N. 

4>dpxuvoi; Se ti? fort Xt^v, ctkloio yipovTO?, 
ev §7]p.w 'l6dxy)<;- Suo Se irpoSX^Te? £v aOxco 
dxxal duoppwyEC, Xtaivo? iroTirairrquiai, 
alY dv£[xcov (jx£U(5coa-[ &ucra7]G)v piya xupa 
eVcoGev • evtoctQev Se" t' dveu oefff^oto f/ivouatv 
vy)£? elicffeXjjioi, 6V civ 6'pji.ou (iiTpov i'xcovtsm. 
Au-rap im xpaxoc Xtf/ivo;; TavutpuXXo? eXata] ' 

«TX^' ^ a^T7]C aVTpOV E7T7}paTOV 7^£pO£tS£C;, 

ip6v Nufiipdwv a? Nvji'dSec; xaXeWai. 
Ev Se xpyjT/jpe's te xal dp;cpicpop'?J£<; ea<nv 
Xdi'voi • svOa S' i'TOtxa TiOatScouaouat (JtiXiaaai. 



[XIII 



100 



105 



96. <I>6pxuvo.-, de Phorcys, c'est-a-dire 
consacre a Phorcys. — 'AXioio yEpovto?. 
Phorcys etait un des principaux dieux de 
la mer. Voyez la note I 72. 

97. 'Ev <5rj[ju,> 'IOdxJK, dan*-fe--peuple_ 
d'Trrrmjw*-. dans le pays d'lthaque; dans 
l'ile d'lthaque. — '£ v aura, c'est-a-dire 
ev iw ).i|xe'vt : dans ce port; ' ormant ce 
port, ou plutdt l'entree de ce port. 

98. IIoTi7tEitTT|iiT3n appartient, selon les 
uos a itpooTtfTtTd), a KpoanTfaGto selon 
les autres. L'explication antique, lata ve- 
VEUXuTat ne resout pas la question; mais 
elle donne le seul sens acceptable. Les es- 
carpements ne sont qu'a l'entree; les deux 
colhnes se sont abaissees autour du port 
sans quoi le rivage ne serait pas al.or- 
dable. Eustathe paraphrase corame s'il s'a- 
gissait des deux m&les qui protegent le 
port : ai irpotjTiEitxwxutai jtpo xou Xipi- 
voc, xal e!; (rvimiv 5 oai xSrt 4vl j 

C est supprimer la difficult*, mais en sup- 
pnmant l'idee elle-meme, et cela en sup- 
posant une tautologie que les mots ne 
justinent point. 

99. Ausarjcov pour 8 U(ra&)v> comme on 
a vu, XII, 435,ami(opo 1 pour dnrjopo,. 

'00. Aco-aoio, le terme general, au lieu 
"e 7cei<ju.atoc, le mot propre. 

'01. "Opu.ou piipov, l'endroit precis 
da mou,lh,ge, on siuiplement le monillage 

*Q*_ £ ni xpa x6 c Xtuivoc, au fond du 
port. Voyez la note du vers IX U0 -_ 
Tav^^o- Ancienne variante, ^vo^X- 
io Ceta.t la lecon de Zeuodote. Grand 
ynolo ?laU e Miller , yp , 9£[ g . 

™S -«v 09 uXXo; (TowAmv) apato^XXoc 



fxavov yap x6 (ipaiov. 'Qpiwv 6 07)- 
Saio?. Ceci est le nom du grammairien 
qui a fourni la note. — 'EXair, , sous- 
entendu e<m : il y a un olivier. 

'04. 'Ipov est simplement l'epithete de 
dvxpov, et c'est de dvxpov, non de ipov, 
que depend Nufxpatov. — L'antre dont il 
va etre question n'a jamais existe que dans 
l'imagination du poete. Strabon le dit for- 
inellement ; et les voyageurs modernes qui 
pretendent l'avoir visite, ou se sont fait 
illusion a eux-memes, ou se sont moques 
de nous. Les anciens, qui savaient a quoi 
s'en tenir sur la realite des choses, s'amu- 
sa.ent pour la plupart a donner au passage 
une interpretation allegorique. Nous pos- 
sedons la bizarre fantaisie developpee sur 
ce theme par Porphyre. La note des Scho- 
lusB, que jevais transcrire presque en- 
tiere, est un resume de cette elucuhration : 
aXbjyopixii? Xe'yei (6 "Op.r,po ; ) dvxpov 
xov XOTU.OV, vuu. ? i ? Ta? ^ U ya ;; Ta; a0Ti; 
xai u.£),£ao-ac, xai dvopai; xi (T(ou.aTa. 
ouo Se Oupa? Tr]v xaiv o"wu.drav £5 a ov 
V ot ^ v TEVEtnv, xai xrjv rav ^u X uv 
£t<roSov, h % ouosv twv awfiaxtov EiaE'p- 
XETat, aovat 6e ai <[«jx«'- aOdvaxoi yao 
eio-i. v 

'05. 'Ev (dedans) peut, si l'on veut, 
etre joint a sacriv. 

'06. Adivoi. L'existence de crateres et 
d amphores en pareille matiere constate au 
temps d'Homere un etat deja fort avance 
de 1 art et de Industrie. _ "Ev6a la 
c'est-a-dire dans ces vases. — "EitEtxa • 
aussi bien; comme bien on pense. — Tt- 
6ai6(i(roou(rt, preparent de la nourriture ■ 



[XIII 



OAY2ZEIA2 N. 



'Ev 8' fa-tol At'Oeot Ttepi[j.iQxec;, IvQa X£ viS[/.<pai 
cpdcps' Ocpaivouoxv aAmo'pcpupa, GaufAa iSeVOar 
sv 8' u8ax' aevdcovxa. Auw Se xi of Qupai eifftv, 
a! [/.ev 7cpo? Bopiao, xaxaiSaxal av6pu>TOtorv, 
at 8' au irpo? Noxou sial, GswxEpar ouSi xi xdv?) 
avSpe? efflp^ovxai, aAV dQavaxcov oSd? £<rxtv. 

"EvQ' oiy' e!<7£Aaaav, xcplv dSoxe?' yj jjiev i'raixa 
•^uefpo) eirexeXaev, 6'ffov x' etu rjfJUffu izidTfi, 
oTrep^optivT] • xotav yap iicetyexo X^p a ' £p£X&ov. 
01 8' ex vyjoc; (3avTES eufyjyou yjTCipdvSe 
itpwxov '0Su(7(r?)a yXacpup'^t; ex v/)6<; aEipav 



110 



115 



font du miel pour les Naiades. Apollonius : 
luv anai; eipYiuivwv, etji tuv u.e).io-<tu>v. 
olov anotifkvTai Tr|V (36siv, TouTEtm 
xriv xpocpriv auo6Yi<ja\jpiiouai. On lit des 
choses semblables dans les Scholies Q et V. 
II vaut mieux, je crois, preter une inten- 
tion aux aheilles, et rapporter le mot a la 
meme racine que 9Y)o*8ai et Ti6r| v7 b a savoir 
6a ou 6y], qui contient l'idee de nourrir. 

107. 'Ev equivaut a EveiOH. — 'IffTOt 
XfOtot, des metiers de pierre. Cette ex- 
pression peut sembler bizarre, Mais il faut 
se souvenir que le metier a tisser etait 
vertical ; et non point horizontal. Rien 
n'est douc plus aise a imaginer que l'espece 
de porte qui en formait la charpente. La 
porte, dans les metiers des nymphes, se 
compose de trois pierres, au lieu de trois 
pieces de bois. 

109. 'Ev, comme au vers 107. — 0!, 
al ui : a cet antre. 

1I0-IU. Al hev et at g(e'). Le pluriel 
applique a cliaque porte particuliere sup- 
pose que chacune des deux portes etait a 
double battant, ou plutot, car l'une d'elles 
est toujours ouverte, que la bale ne pour- 
rait etre fermee que par un double bat- 
tant. C'est a peu pres ce que repundaient 
les lytiques a la chicane des enstatiques sur 
ces deux pluriels. Scholies B, H et Q : Ttuj; 
E7ii twv Suo Gvptov ev to> Siatpsiv 9y,<tlv 
ai p.ev, al Se; EvSE/Eiai trjv puav ixd- 
utyiv SOpav SiOupov Eivai. On peut re- 
pondre plus simplement qu'Homere, qui 
se sert habituellement du pluriel a propos 
des portes proprement diteSj n'a fait 
qu'etre fidele a lui-meme en appelant 6u- 



pai ce qui n'etait qu'une ouverture dans 
un rocher. Mais rien n'erapeche de donner 
deux battants a la porte par ou n'entrent 
pas les liommes. Cette porte etant 60pai, 
l'autre l'est aussi par syllepse. 

110. KaTaiSaxal av6pa>7toi(Uv, par ou 
les hommes peuvent descendre. L'expres- 
sion indique que l'autre est plus ou mains 
en contre-bas. Didyme [Scholies V) : Si' u)v 
xaTdSaat; Ecruv avGpumoic;. 

<ll. C-)E(i)tEpai pour (lEioTEpai. Botlie 
veut que le comparatif soit un simple 
equivalent du positif. Mais les dieux, s'ils 
le veulent, passent par la porte des liom- 
mes, tandis que les hommes ne passent 
jamais par la porte des dieux. Le compa- 
ratif marque l'usage special de celle-ci. — 
Keivt), adverb* : iliac, par la. 

H3. "Ev6(a), la, e'est-a-dire dans le 
port de Phorcys. — IIpiv eISotsi; ne si- 
gnifie pas qu'ils eusseut deja fait un voyage 
a lthaque , mais bieu qu'ils entrent la 
comme si le port de Phorcys leur etait 
parfaitcment familier. C'cst le navire qui 
sait que le but est atteint. Scholies H . 
Xefiiet to u> ;. O'j yap ol ^aiaxs;, a),),' al 
vf,E; aOxciv u.6vat tov; toitou? ETiisTav- 
Tai. — 'H, e'est-a-dire vmi; : le navire. 

414. "Offov t' £7tt comme iy' 6o"OV TE 
ou £©' oaov : a la dimension de. — II(Xt— 
ctu itda-r\c, sous-entendu vv]6; : la moitie 
du navire total, e'est-a-dire une deini- 
longueur. Toute la partie anterieure du na- 
vire est a sec sur le sable. 

\ tB. Toiuv, tels : si vigoureux. — An- 
cienne variante, toiov (adverbe), lecon 
adoptee par Ameis et La Roche. 






10 



OAT22EIA2 N. 



I 



nh 



auxfa) fftiv T£ X(vco xal pVfya aiyaXoevTi ' 
xaS S'dp' eul t];a[Jia6(p eOedav S£S[/.y]pivov utcvco, 
ex Si xT%aT' aeipav, a ol <f>ai'r)xe<; dyauol 
coiraaav ol'xaS' taVn Sid p.eya6u[JL0V 'AGttjvyjv. 
Kat to (A£v ouv uapd ituGf/iv' tKtdtfi dGpo'a Gyjxav 

1x1(3? oSoij, [J.7] TTCO Tl? oSlxdtOV dvGpWTWOV, 

Tcplv 'OSuff"?)' 1'ypecGai, etieXQwv Sy]X'<]<7o«to • 
auxol S' aux' ofadvSe iraXtv xt'ov. OuS' 'EvoafyGcov 
Xi^Gex' duetXawv, xd? dvxiGlu) 'oSuT/ji,' 

ItpWTOV ETC7]TIEt'X7]<7E, Albq S' E^pEXO (3ouXt]V 



[XIII] 



120 



125 



4 4 9. Ae8u,nu.e'vov iiitvo). Rien de plus 
invraisemblable, m nteme de plus absurde. 
Mais il est evident qu'Homere ne fait 
qu'enregistrer une tradition. II conte ce 
qu'il a entendu conter. C'est un fait pour 
tous les Grecs qu'Ulysse a ete depose en- 
dormi dans sa patrie, et qu'en s'eveillant, 
il s'est cru abandouue dans un desert. 
Tous les efforts des anciens pour expliquer 
ceci d'une facon raisonnable n'ont about! 
a rien. Heradide de Pont suppose que les 
Pheaciens sont de profonds politiques, et 
qu'ils prennent des precautions pour que 
personne ne vienne jamais troubler leur 
joyeuse vie. Ulysse lui-meme ne saura pas 
quel cbemin il faudrait prendre pour re- 
trouver leur ile. D'apres ce systeme, lon- 
guement developpe dans les Scholies H 
et Q, le sommeil d'Ulysse devrait etre un 
sommeil force; mais Homcre ne dit point 
qu'on lui ait donne aucun narcotique. 
Ulysse dort parce qu'il n'a rien de mieux 
a faire que de dormir; mais il a da s'e- 
veiller quand on l'a porte a tcrre, ou, 
tout au moras, on a du Peveiller, ne fut-ce 
que pour lui faire reconnailre son ba- 
gage. Les trois raisons differentes alle- 
guees dans les Scholies V sont encore plus 
inadiuissiblcs que l'hypothese d'Heraclide : 
ou^ Siaycffxauiv oiutov itepi tou uj| So- 
xeiv xdpiv TJj? Trapaitoturiis drtaiTElV • f) 
iva U.T] x«To<ij(e8ii<iiv 6w' aOxoO . j) ou- 
™« *xov< M( n S,& ra Ufa. avrip/ixo yap 
uwo t<iv u.vr l( j^p U v <pavep<L; xaT«iv. 
Anstote croit (Poetique, xv ) qu'Homere 
s'est permis les invraisemblances de son 
lecit a cause des beautes de la scene du re- 
veil, qui, sans ces invraisemblances memes 
n'existerait point. Mais la theorie litte- 



raire du petit mal pour un grand bien est 
un anacbronisme, appliquee a Homere. 
Aristote a cru avoir affaire a Sopbocle ou 
a Euripide disposant en maltres d'une 
fable, et visant a l'effet dramatiqne par 
tout moyen. 

4 20. 'Ex doit etre joint a dcipav, et 
vnoc est sousentendu. — KTrju,<rr(a). Quel- 
ques manuscrits donnent ypri(iaTa, lecon 
que prefererait Jacob La Roche. Mais les 
deux mots sont absolument synonymes. 
1 21 . Aid, grace a. 

4 22. Ilapd 7tu6uiv' £>.ai7j<;. II est evi- 
dent, d'apres ceci, qu'Ulysse a ete lui- 
meme depose sous Polivier ; et c'est ce 
que confinneut la premiere occupation 
d'Ulysse apres son reveil et ses plaiutes 
contre les Pheaciens. Voyez plus bas, vers 
2)7-218. Ses richesses ont ete mises a 
portee de sa main. 

4 23. Mrj itto, vulgo u.V) itou. Ancienne 
variante, ^ itu)C. Didyme (Scholies H) : 
'Api'o-Tocpxo;, (at) r.tx>, xpovixoj;. Sio xa 
enriyayE, jrpiv 'OSuo-y)' JvpeaOai. 
Cette explication montre qu'il ne faut pas 
donner a nto une valeur absolue, et que 
sa signification est determinee par jtpiv. 
C est un temps vague quelconque. 

•124. Ilptv, vulgo 7tpt'v y(t), correction 
byzantine. Voyez la note du vers prece- 
dent. — Aj]Xr]a-aiTO, sous-entendu xd ou 
Tauxa : les endommageat, e'est-a-dire en 
derobat tout ou partie. Voyez le vers VIII, 
Hi et les notes sur ce vers. 

425. Aut(e), apres 6(e), est synonyme 
de 7tdXiv. II y a done tautologie, mais 
tautologie expressive. Les Pheaciens sont 
presses de rentrer dans leur ile. 

4 27. IIpwTOV, d'abord, e'est-a-dire tout 



LXIIU 



OAY22EIA2 N. 



Zeu TidcTep, oOxsx' Iy w Y s H t£T ' <*9 av ^ 0l<Tt G£ofclv 
•tipple Sffopai, 6'xe (xe ppoxol ofrci xiWiv, 
fcafyxes, XO< TO? T£ iptfft ^ «fc« yeviGX^. 
Rat y«P vuv 'OSuotj' scpdfj^v xaxd uoXXd uaQovxa 
otxaS'iXeiiffeffQaf votriov o£ of outot' dir/ppcov 

01 S' euSgvx' lv vtjI 8ovj i-d to'vxov ayovT£? 
xdxOsaav efv 'iGdba), eoWv SI of daTOxa Swpa, 
yaXxov xs y^pucov X£ aXi? EcrG^xa 0' ucpavxrjv, 
itYaX', SV &v oCoetoxs Tpofy? £^?ax' 'o5uoec&C, 
si'uEp dit%wv yJXOe, Xaywv duo Xl)$o<; ataav. 

Tov 8' dTta|xei6<JfJievos irpoas^r] vifttajycpfoa Zv'r, 
y Q. toixoi, 'Evvoaiyai' EupuaGsvsg, olov e'eito;. 
Oiixt <r' dxtp.d'Couai Oeoi ■ ^aXs-rov 8s xsv eI'y] 
■rcpsaguxaxov xal dpiaxov dta{J.fo)crtv tdXXsiv. 
'Avopwv S' Ei'TOp xt'g at pr/) xal xdpxEi Et'xcov 



11 



130 



135 



UO 



apres la vengeance d'TJlysse sur Poly- 
pheny. Voyez, IX, 636, l'assentiment de 
Neptune aux vceux de son aimable rejeton. 

128. Zeu itdtep. Arisbirque (ic/io/iei- H) 
note le caractere d'une pareille qualifi- 
cation dans la bouche d'un frere ft 6i7V>.r,,) 
ott IIoaEiotiv 6; ^v a5eX?6; , noiTE'pa 
upoKjaYoptuei tov Aia upo; tiu.y|v. 

129. "OT£,puisque. — Ameis ne met pas 
de virgule a la fin du vers 129, et il joint 
Ppoxoi a *aitlX«;, d'apres I'exemple flpo- 
toi avSpe;, V, 197. Mais cet exemple ne 
prouve rien pour celui-ci. II vaut mieux 
laisser la virgule, et par consequent une 
double idee, une demonstration a fortiori : 
des mortels, et quels mortels encore ! des 
Pheaciens ! des bommes issus de moi ! 

130. Toi rap te, mlgo toiTtep toi, 
correction byzantine suggeree par le desir 
de faire disparaltre l'biatus. Mais cet hia- 
tus te-e est tres-frequent chez Homere. — 
'Eu.»j;.... veveOXru. Voyez lea vers VII, 
56-08. 

133, Tirec/to xai xateveuoa?, sous- 
entendu voatov, ou plutot voo-rriaeiv. 

1 35. "Aditexa. Ancienne variante, avXad. 

136-138. XaXxov W.,.. Voyez les vers 
V, 38-40 et les notes surce passage. 



140. *Q tiottoi,... Repetition du vers 
VII, 455 de Vlliade. 

141. Xa).E7t6v, difficile, c'est-a-dire ic i 
impossible. 

142. Upeo-SuTaTOV , le plus honorc de 
tous. Neptune etait le second de tous, et 
venait immediatement apres Jupiter. II ne 
s'agit point de l'age; car il y avait des 
dieux plus anciens que Jupiter et ses (Ve- 
res. Mais ces anciens dieux etaient relegues 
dans les rangs inferieurs de la hierarchie 
actuelle. — Quelques mod ernes ont chicane 
au sujet de TtpEaoOtaTOv , mais uuique- 
ment pour chicaner. Aristarque (Scholies 
B) renvoie a un passage de Vlliade, IV, 
59, qui ue laisse aucun doule sur le vrai 
sens : ft Siit>5), 8tt) itpeoSOiraxov ou 
xaO'-ftXtxiav, aXXa tiu,iu>t<xtov • w;°Hpa - 
xai (IE 7tpE(j6uTdTTiv TExeto. Voyez 
la note sur le vers cite. — 'ATiu.iij(jiv 
tdXX»VV, frapper de cboses desbonoiantes, 
c'est-a-dire ne pas respecter. Dans Vlliade, 
VII 456-458, Jupiter console Neptune 
par une raison analogue. Le poete s est 
certainement souvenu de ce passage, car 
le versdu debul (u> itowoi,..) est le memo 
qu'ici. 

143. E'ixwv, cedant : se laissant aller, 



m 



12 



OAT22EIA2 N. 






outi Ttet, cot 8' eo-xl xai iloitlaio tick; aiet. 
"EpHov oraoi; eGe'Xsi? xat -rot cpi'Xov ettXeto 6ufjiai. 

T6v 8' r,p.E(S£T' E-nena IIoo-Et8acov Evom'^Ocov ■ 
A?'|a x'iywv ep!;ai[Ai, RsXaivEcpE?, to? dyopEiku;- 
aXXa c-6v afsl Gupv dra^ofAai ■$' dXsEfoco. 
jNuv au $atYjxtov eGIXco izipuollitx. v/ja, 
e"x 7cop.Tt7)s dviouaav, ev ^epoeioli' tto'vtw 
pato-ai* ?v' yjo\] cr^uivTat, aTroX^wat 8e TtOfATCYJi; 
dvGpioToov • [Asya Se ccptv 6'po? tioAei dp.cpty.aX6vJ;ai. 

Tov §' ai:a[j.£i6o'[J.£vo<; TtpocE'tpy] vEcpEX^yEpExa Zeu; ' 
£2 totcov, w<; [JI.EV £(juo Gu[Jlw ooxsl slvai apitrca, 

OTETCTE X£V §7] UOCVTE? £XaUV0piv7)V TtpOtScOVTai 

Xaol dcTro 7tTo'Xiog, Gstvat Xi'Gov EyyuQi ya^?, 
VJ)t Gorj ixsXov t'va Gau^a^cociv auav-Ei; 
avGpcouoi ' fji.£ya §e crcpiv Spo? ttoXei dfxcpixaXu^ai. 
Auxap £tce[ xo'y' axoucre IIocTEiSdcov EVoo-fy_Gtov, 
Pvj p' Tp.£v e? 2j£eph)v, 6'Gi ^arrjXE? ysyaacriv. 



IXIII1 



145 



150 



155 



160 



c'est-a-dire trop confiant dans. Didyme 
(Scho/ies V) : vix<o|aevo; vino tyJi; £avTOu 
pia; xai Trj; iotOo;, wo-ce 8ia tovto 
iijugpiSEiv. 

4 4*. A(e), alors : eh bien! 

445. Kai, sous-entendu otiw;. — 0uu.<5, 
comrae ev Ouixw. 

<47. Atyd x' eyiov ip?ai(j.i, j'agirai in- 
continent. Bothe : « Male interpres : face- 
<• rem / quod esset Epija. » 

i 60. 'Ex 7iou,itf,i;.. .. Repetition du vers 
VIII, 568. 

151. Stomal , abstineant, ils soient 
bien reserves. Le mot est employe absolu- 
ment; et nou.Trii; depend uniquement de 
oicoXriEufft, ou, selon l'ortbographe vul- 
gaire, anollrfctom. 

452. Meya Se ofiv.... Repetition, «. 
ttfu mutandis, du vers VIII, 569. Voyez 
les notes sur ce vers. Ici Aristophane de 
Byzance avail change UEya en u.ri, correc- 
tion rejetee par Aristarque. Didyme (JTdio- 
Ites H) : 'Apio-TOipavri? oe Ypdupei, p.rj 
Se o-<piv. avxiXevei 6' ev Cmou.vrujia.nv 
Apioropxo?. - *Opo c . . . . apjpixaXO^ai 
depend de tUlu>. 

4 54. 'Q?, vulgo w;, Ancienne variante 



Yj. Avec tot, ou avec rj, le sens est le meme, 
et la phrase est une sorte i'incidente une 
modeste formule de conseil. La lecon &c, 
c'est-a-dire outioc, donne a la phrase une 
existence per se, et un caractere presque 
imperatif. Mais on peut tres-bien admettre 
que Jupiter ait dit : Void ce qu'il faut 
/aire, et non pas : Saufmeilleuravis,fais 
telle chose. 

155. 'EXauvouivriv se rapporte a $aiVj- 
xtov v9ja sous-entendu. 

156. Aaoi, les gens : les Pheaciens. — 
©Eivat, l'infinitif dans le sens de I'impera- 
tif : fac, rends. II faut sous-entendre etO- 
•tTJv ou v9ja. Scholies H : notvioai tt;v vrja 
Xi8ov. Ou Afu, Iliade, II, 319, ).aav yap 
p.iv eByjxe. 

4 68. 'Au.9txa>0<j/ai, comme plus haul 
0Eivai, equivaut a un imperatif. 

159. AOTap.... Repetition du vers XX 
34 8 de Vlliade. 

<60. TEYaaaiv ne peut etre pris dans 
son acception propre, puisque les Phea- 
ciens, au moins les adultes,sont une colo- 
nic venue d'un pays voisin des Cyclopes. 
Voyez les vers VI, 4-4 0. La traduction est 
sunt ou existunt, ou meme habitant. Aris- 



H 



[XIIIl 



OAY22EIA2 N. 



13 



v EvO' g^ev' • r\ & [AaAoc ^eSov yJXu0£ Ttovxou<Spo<; VKjuq 
p^cpa Sicoxo^vy]- xy]? Se a^v W 'EvoatxOtov, 
g$ [xtv Xaav IGy]xe xai £pp(tcocr£v IvepOev, 
X eipl xaxairpYjvsi eXada? ■ 6 & vfocpi fkft^xu. 

OS Ss itpo? dXX^Xout; fraa wwp&vc' dydpEUOv 
fcafyxec Sokiyjtpt'Hi.oi, vauaixXuxoi dv8p£?. 

T 0§£ §£ VH EUTECXEV lSd)V £? 1lXY)<jfov aXXoV 

"Q (xot, tfc ^ vvja 6oy)v erciSYjff' £vi uovxcp 
oixa§' EXauvo[jL£V7]v ; xat £/) itpoucpataxo uaaa. 

°Q; apa ti« ei-necxe' xd 8' oux i'ffav, (b? exexuxxo. 
Totfftv 8' 'AXxi'voo; dyopvfcaxo xal [xex^eitov ■ 

T Q -ohm, r\ (J^aXa ^ [xe iraXafcpaxa 0E<7cpa0' Ixdvet 
•naxpo? s>ou, 'k Ecpaaxs IlocreiSdwv' dydcaaeai 
Y)(juv, ouvExa TO[*nol a^jxovEc; eijxev dudvxcov. 
<!>•?) tots' $aiY]xcov avSpwv iteptxaXXea v?ja, 
ex TO(jnr?i? dvtouaav, ev ^epoet8& ho'vtw 
pa«jE>£vai, uiya 8' r^lv 6'po? toXsi dfA<ptxaXt%iv. 



165 



170 



175 



tarque (Scholies B et Q) : (r\ Sto^, oxt) 
xaxaypTKJTinw; avxi xoO olxoOo-iV ex 
yap xvic TitepYjffia; piETEV/iXueaffiv. 

461. "Eaev(e), il attendait : il atten- 
dit l'arrivee du navire. Scholies H : TO 
l[X£v'avci xo\> Iu,evev, 8 s<mv, ixei 
exapTEpei. On peut ici, comme dans la 
note prccedente, roettre en tete la formule 
d'Aristarque : r] SiirXrj, 8xi. 

462. 'Piu^a 8iu>xouivr). Eustatlie : opa 
ttjv xuiv 'Ou.riptxwv iniyytnt XeScwv. oil 
[iotov -yap, "? upotYP"?^! o-jtEpxoyivvi 
vaO; xai erceivouiwi y.Epcrtv epEiaiov, 
aXXa xat Siwxouivn, 8 e<m xata cnov- 
8r|V elouaa, |xex' oXtya 8e xai eXavivo- 
(AEvr). Ces observations, qui proviennent 
de quelque ancien rheteur, ne sont pas 
denuees de fondement. 

4 63. "EvepOev, en dessous, c'est-a-dire 
dans la mer. 

1 64. Xeipi xaTaixpriveT, de la main pen- 
cbee : du plat de la main. Voyez dans VI- 
liade, XV, 1H, la note sur yj-paX xaxa- 
uprivECTO-i. — '0, lui : Neptune. 

4 65. 01 Se.... On a vu deux vers pres- 
que semblables, Wade, III, 1 55 et XXIV, 
4 42. 



166. <Pa.irtit.tc Repetition des vers 

VIII, 191 et 369. 

4 07. t 03e.... Repetition du vers VIII, 
328. Ce vers est frequent dans Vlliade. 

4 69. IIpouiiaivETO a pour sujet sous- 
entendu r] V7]u<; (ce vaisseau). — Tldoa 
dans le sens de 6),r) : tout entier. 

470-171. "tic, apa ti?.... Repetition des 
vers IV 772-773. Mais ici le premier des 
deux vers doit etre entendu dans son sens 
litteral. 

172. ""£! noTtoi,... Voyez le vers IX, 
507 et la note sur ce vers. 

473-178. naTpo? i\J.o\>,... Voyez les 
vers VIII, 565-570 et les notes sur ce 
passage. C'cst d'ici que les six vers ont etc 
transports la. Aristarque (Scholies Q) : 
(ri 3tiO,r|,) oti ex tou totiou toutovi u.e- 
TaxEivtai e!; xa xax' apx^v tp8; '08ua- 
o-sa uti8 'AXxivoou XeyoiiEva - oux 6p8w; ' 
e! yap iuLElAvrixo xou y_pri(T[j.ou, oiix av 
a7texou.!(T6Ti 6 'OSuatrEu;. 

4 73. 'AyacradSai. Ancienne variante, 
aYaaT8ai,Iecon rejetee par Didyme (Scho- 
lies H) : oia xou cr aYaaacrBai. 

4 75. rUptxaUea. Aucienne variante, 
euepYea, lecon du vers VIII, 667. 



| 



Hi 



B 



14 



0AT22EIA2 N. 



■ 



°Q<; dydpeu' b yipcov ' xd §£ Svj vuv udvxa xeXeixou. 
XXX' dysG', tb<; dv iywv £ntco, TCiQc6|xsGa rocvxEiT 
TOfrrc-?j<; ptiv uaucaciGe [3poTwv, 6'xe xev xe? ixiqxai 
^fjiiT£oov irpoxi" aaT'J • noastSawvt Si xatjpous 
Sc6§£xa xexpifxivou? [£p£<J<7op.EV, a? x' eXe'^cty), 
fjnrjS' Vji/itv 7r£p^fxv]x£<; opo? toXei dp.<pixaX'Jv|;Y) * 

°Q? e<paO' ■ ot §' USetffav, exotp-aacravTO Si xaupou?. 
°Qs o{ f/.£v p" £'j^ovto Il0(7£[Sacovt avaxTi 
S^(XOU $ai7]xcov Y]yYjXop£<; r}8e jjuSovxec;, 

£(7TaOT£? TT£pt (3c.O(JU$V. 'O §' EpyEXO §10? 'OSuGPffci?, 

euScov £v yatY] Traxpcofrj, o'jOe p.iv Eyvco, 
rjSrj Srjv ditEoiv • Tcepi yap Geo? T^ipa YEuev, 
IlaXXd? 'AGvjvaf'/), xoupT) Aio<;, 6'qppa puv auxov 
d'yvcoorov xeuSJeiev, sxanxd te (jaiGrjcaixo * 
f/.rj puv Ttplv akoyot; yvoiY] da-rot' xe cp(Xot xe, 
itplv uaaav pijaxYjpa? &TCp6a<jt'r|V diroxiaai. 
Totfvex' dp' dXXotSsa cpaivsV/CEXo tcxvxoc avaxxt, 
dxpamxot' xe 8irjvex&<; XipLivs? xe Tidvop^ot, 
nexpai x' rjXiSaxot xai SsvSpea xrjXsG&ovxa. 



[XIII] 



180 



185 



190 



195 



(80. IIa0o-a<j8E. Ancienne variante, 

naueuOe. 

<82. 'lEpeuco[Ji£v estau subjnnctif,pour 

tepcUffWIJLEV. 

4 84. "Eoeio-av, en/go e56Et<rav. — D'a- 
pres ce que les Pheaciens viennent tie 
voir, ils ne douteut plus de ce que ferait 
Neptune irritc. Scholies H et Q : j\ T o0 
TtpoTs'pou xai to 8e0te P ov itporfoxfiffiv. 

4 88. O08e ;uv eyvw, et il ne la rec.ra- 
nut point. 

489. Ilspi, adverbe: tout alentonr. 

4 90. "0?pa aiv auTOv. Aristopb.ine de 
Byzance ccrivait autoi, et il entendait (iw 
comme au vers 188. Didyme {Scholies H) : 
Vo-T 0? av»K ouTtji Y pa<pti, xai to atv 
£7ti tyi? 'I6axri; Tieriaiv. 

4 04. "Ayvmstov, inconnu, c'est-a-dire 
inviuble. Didyme (Scholies V) : a ? avjj _ 
L'explication ignarum, donnee par quel- 
ques modernes, est inadmissible. Minerve 
ii'est pas responsible de l'effct produit sur 
Ulysse p ar sa precaution. Si elle s'etait 
propose un pareil resultat, c'eut ete une 



mauvaise plaisanterie. Minerve ne plaisante 
jamais. — MuOilffaiTO, sous-entendu auT<5. 
Ulysse a Ijesoin d'etre mis au courant de 
l'etat de toutes cboses a Ithaque ; et ce 
sont la les renscignements que veut lui 
donner Minerve, sans que personne la 
puisse dei anger durant le temps necessaire 
a cet office. Eustatbe : tA 6e e'xao-Ta 
(J-uflyjo-atTO itspi tyj; y uv!xix ''; '' £ Y El 7 
xai Tuv (ivriat^ptov, xat tou o-u6(otou, 
xai tou TriXeu.axou , xai otra aXXa ev 
toT; dH; upoexOETixdi; xai oixovo|xixto; 
EpsT te xai Ttowjo-Ei ^ (avi6ixvi 'A8r]va. 

i 94. 'AXXoISe'i, tetrasyllabe par syni- 
/.ese. La vulgate iXXoEiSea a une syllabe 
de trop, et ne peut se scander. La cor- 
rection aX).Ei8E'a est tout arbitraire. 

4>aivE'<3XST0. Pius Ulysse regarde autour 
de lui, moins il se reconnait. De la le 
frequentatif. Le brouillard a cbange les 
proportions de tous les objets. 

H 95 Ai(J.e've;, le pluriel pour le singu- 
lar. Ulysse n'a devant lui qu'un seul port, 
celui de Phorcys. 



~t 



[xni: 



OAT22EIA2 N. 



15 



2-cy) 8' ap' avails * a * P' *«& ««P^ a T a ' av ' 
cofjico^v t' ap' gireiTa, xal w TOirXrjyETO fAYjpcb 
yepal xaTaTrp7]veW • 6Xocpupd|A£VOC. 8' euoc. Y]u8a- 
" W Q jjioi 4y& t T£tov auis (Spoxcov ec yatav txavco ; 
T H p' oty' u6pi<TTa( te xal ayptot ou8s Sfxaioi, 
•^e cpiXoljeivoi, xa£ ccptv vo'o? eWi SeouSvfc; 
Ilr, 89] ^(/.axa iroXXa cplpoo xa8s; 117] te xal auxo? 
irXa£o(j.ai ; Ai'6' 6'cpsXov (AEtvat irapa $atr]xs<7<nv 

aUTOU ' Sy<b 8e X£V OtXXoV UTTEpfAEVEtoV (3a<7tXY]toV 

£ljix<5[JiY]v, gc. xev [A£ cp(X£i xal etc^he visual. 
Nuv 8' out' ap To] 0ea9at frrcfcrca(*«, ouSe (jIv aOxou 
xaXXEi'^w, pi ucoc [xoi e'Xwp aXXotcrt yevyjTai. 
y Q. tz6tzoi, oOx apa iravxa vgyj^ovec. ou8e St'xatoi 
vjcrav $aty]xwv 7]y-<]T0psc. y\Sk pidovTEC, 
oi [x' Etc aXXyjv yatav du-qyayov • vj x£ (/.' Etpavxo 
a^stv Etc 'iGaxTjv euSsieXov, ouoe ziltacav. 



200 



205 



210 



198-199. "Qu/oSev T ' "P' £teixa, . . . 
Voyez les vers XV, 397-398 de Vlliade et 
la note sur ce passage. 

200-202. "Q (aoi tyu>,... Voyez les vers 
VI, H 9-1 21 et les notes sur ces trois vers. 
— Bekker rejette au bas de la page les vers 
200-202 etles six qui suivent; mais il ne 
donne aucune raison de cette athetese. II a 
trouve sans doute les plaintes d'Ulysse un 
peu trop naives. 

203. 4>Epw, porte-je? c'est-a-dire vais-je 
porter ? 

204. IIXa(o|j.at. Ancienne variante, 
7t>av^ou.ai. Cette lecon n'est probable- 
ment qu'une explication des glossogra- 
phes. Si c'est uue correction, cette correc- 
tion est tout a fait inutile. Le present vaut 
mieux que le futur, puisque Ulysse ne sait 
pas ou il est. — "OspeXov a pour sujet xprj- 
[iaxa xaSs sous-entendu, et non pas dyui. 
C'est ce que prouve l'opposition eyw 8e, 
et toute la phrase d'Ulysse sur lui-meme. 
Aristarque(.ScAo(iM H et Q) : (^ SnrXrj, oxi) 
x6 o^eXov h),vi6uvtix6v ecxiv diet twv 
y_pnu,aT<ov Xey6u.Evov avxiSiaffteXXei yap, 
iyw 6e xev aXXov e!jix6u,7)v. Didyme 
(ScholiesB et V) : xa y_pr,u,axa 8l)XovoT(. 

205. AOxoO, adverbe. 

206. 'E!jix6u.T)v, selon quelques anciens, 



a un sens moral : tx^TEOira. Mais le verbe 
est plusieurs fois chcz Homere dans un 
sens tout physique : 6ewv 8' £!;ixsxo 9(0- 
xou?, Made, VIII, 439; aXXwv Uixexo 
Sy)u.ov, Wade, XXIV, 481 . Au reste, meme 
avec l'explication naturelle, il faut sous- 
entendre qu'Ulysse aurait ilemande l'hos- 
pitalite. — Me <p£Xei, vulgo u.' e^iXei. 
Bekker, Arneis et La Roche ont adopte 
l'orlhographe d'Aristarque. 

207. 0eo"6at, sous-entendu y_pr)U,axa 
xaOE. II faut donner au verbe le sens de 
serrer. Grand Etynwlogique Miller : Be'dBai 
8yj<javip£t;eer8ai, olovvuv 8' o vi x' £ p it 13 
6eo-Oou Ircio-xauiat. — Mev, dans le 
sens de u.tJv. — AOxou, la-meme : la ou 
ellcs sont. 

209. OOx porte sur vo^u.ovs; et sur 
Stxatoi, et les deux epithetes negatives 
doivent etrc prises dans le sens le plus euer- 
gique. Cette energie est portee au comble 
par l'adverbe rcavxoc (omnitio, tout a fait). 
Si Ton traduit, n'etaient pas tout a fait 
senses ni justes , on fausse la pensee; car 
Ulysse ne songe guere a faire de l'ironie. 
II dit ciument que les Pheaciens sont dcs 
fous et des scelerats. 

211. "AXXtiv, autre, c'est-a-dire qui 
n'est pas la mienne. 






■ 



16 



OAT22EIA2 N. 



Zeu<; cfpia? Tfoatxo txeT^aio?, Sore xat aXXou? 
avSptiiroui; Icpopa xal T^vuxai, ocm? ap-apr/]. 
XXX' aye &q t<x ^p^pax' api6(nr)<7a) xal I'Scopai, 
p} t£ [xot ofycovTai xofXvjs era V7]6<; ayovTeg. 

°Q? e^Tctov TpdroSa? iteptxaXXea? v)6e X^SyjTa? 
^pWfxei, xal XP ucr ° v uqpavTdi T£ ap-axa xaXa. 
Twv f/iv ap' oSti iroGer 6 §' <3§up£TO TcarpfSa vaiav, 
epitufrov uapa 0iva 7roXucpXofo€oio OaXaaGyjs, 
irdXX' 6Xocpupd[xevoc. 2j(E§<$0£v Si ol yJXGev XOyjvtj, 
avSpl (Sip-a? Etxnta vly, EmScoxopi p/qXcov, 
TiavairaXw, oloi T£ avaxrcov natSe? eaatv, 
olmuyov a[JL5p' wp.oi<7iv tyouo tuipyiix Xcoiryiv ■ 
TOCffl §' uto Xnrapotcri i^SiX' ej^e, ^epoi §' axovxa. 



[XIII] 



215 



220 



225 



ir 



213. 296a? est toujours monosyllabe 
chez Homere. — TiaaiTo. Zenodote, xC- 
uaoOai. Cet infinitif devrait avoir le sens 
de l'impcratif, ce qui est inadmissible de- 
vant 6(jxe.... eipopS xai tivutoii. — 'Ixe- 
Triffio; est la forme primitive de hujri);. 
Grand Etymologique Miller : Jxsaio? - 1% 
tou Ixerriino;, otov. Zeu; Se 0-9 Ea? 
Tioai6' ixetrjcrtoc. Remarquez la va- 
riante. D'autres lisaient o^Ei'a; sans Se et 
faisaient aussi l'elision. 

215. 'Api8u,rj<j<o est au subjonctif : il 
faut que je compte. 

2(6. Mr) Ti u.01.... Construisez : u.^ 
ofywvtai u.01 ayovxe; ti etii vr,6? xoOuje 
— Payne Knight et Dugas Montbel re- 
gardent les vers 213-2)6 comme une inter- 
polation. Mais les motifs d'athetese allegues 
par le premier, et plus on moins approuves 
par le second, ne sont pas serieux La 
forme Ixrrijmo;, quoi qu'ils en diseut n'a 
nen d'extraordinaire ; et xai IS uu . at est 
une fin do vers parfaitement legitime. Bek- 
ker, tout digammiste qu'il soh p a recon . 
nue comme telle, car il Pa laissee dans son 
tcxte. 

21 9. II66si, desiderabat, il avait a re- 
gretter ; il trouva manquant. Tout etait 
b.en en regie. Scholia B et Q : o6 ft v 
toutwv ttytei, mivTa yap sui rjv. 

220. 'Ep7t0?w v , marcbant lentement tete 
ba.ssee. C'est un effet de la douleur et de 
la preoccupation. Voyez le vers I, <93 et 



la note snr ce vers. Voyez aussi la note 
du vers XXIII, 225 de Vlllade. 

221. 2 Z eS68ev oe ol ift9ev 'AO^vrj. 
Voyez la note du vers II, 267. 

222. Ae"u.a;, quant au corps, c'est-a-dire 
extcrieurement. — 'Emgonopi u.Y)Xo>v. 
Aristarque [Scholies B) fait remarquer 
l'analogie de cette expression avec celle 
qu'il a maintenue, III, 422, contre Ptole- 
mee l'Ascalonite : ft &kMj, 6t<) Tztpa^ 
rj itpo9eo-i;, cfc; xai el; -co (3 0( ov etci- 
govxoXo; avrjp. Voyez la note sur le 
passage cite\ 

223. IlavaTidXw, tout a fait tendre, 
c'est-a-dire encore adolescent. — La pre- 
miere syllabe du mot devrait etre breve. 
Elle est longue par une licence habituelle 
au poete avec les quadrisyllabes qui ont 
un tribraque initial. — 'Avaxxwv jtaTSe?. 
Les fils de rois eux-memes faisaient le me- 
tier de patres. On se rappelle l'histoire des 
freres d'Andromaque, Wade, VI, 4 23-424. 
Celle de Paris est encore plus connue. 

22*. AEjrruxov.... Xnmriv, un manteau 
double, c'est-a-dire un manteau pouvant 
envelopper deux fois le corps, un manteau 
tres-ample. C'est l'analogue de la chlene 
double tissee par Helene. Voyez dans 17- 
I'ade, III, )2 6, la note sur 5U\ a y.<x Ttop- 
9"periv. — Le mot Xutcjj s i gIlme propre _ 
ment enveloppe; car Hvu> signifie peler, 
ecorcer, depouiller. Voyez VWade, I, 236. 

225. Xspai est dit d'une facon gene- 



k c 



[XIII] 



OAT22EIA2 N. 



17 



Tyjv §' 'OfSuaeu? "pqGy)cr£v tSwv, xai bxxvzioc, yJXGev, 
xat [xtv cpcoviQca? eirea irrepo'evTa upoc^tjSa' 

12 cp(X', etcei ci irpcoia xtj(ava> xwS' evl X, W P W > 
"/alps' T£ xai [J.yj (ao£ Tt xaxui v^co avrtSoX^aai?, 
aXXa caco p.s;v Taura, craw §' £pi ■ aol yap eycoye 230 

£tj^op.ai coctte Gsco, xai crsu cp(Xa youvaQ' txavco. 
Kat p.ot tout' ay<5p£uaov eY^tu(j.ov, 6'cpp' e0 Etdto" 
Ti? y?j, xfe Cf/j[J.o?, Tt'vE? avipE? syyEyaacriv; 
H tcou Tt? v^tjcov EtiSefeXo?, r ; l tt? dxTr) 
xeiG' aXl xexXtfjiEVT] Epi6c6Xaxo<; ■qitetpoto ; 235 

T6v 8' auiE •rcpotjietite Gsa yXauxcoTctc; kG^vrj ■ 
N^md? efe., a) £av', rj tyjXqGev EtX-qXouQa? , 
e£ Stj tt]v§£ te yatav avEi'psat. OOge ti Xfyv 
outco vtovup-d? eoTtv i'cra(jt 8e [juv [j.aXa iroXXot, 
y)(aev oaot vat'oucrt -rcpog 'Hw t' 'HeXigv te, 240 

TjS' 0<7<70l [XETOTCICtOe TEOTl 'Cd<pOV Y)£pOEVTa. 

Htoi piv TpY]/eta xai ou/ iTtTajXaTd? Ecrtv, 



rale : en main. — "Axovxa (nn javelot) 
doit etre pris au propre, et non pas Hans 
le sens tie houlette. C'est l'arme avec la- 
quelle le berger defend ses moutons contre 
le Ioup. Ce sera, si Ton veut, la Iioulette 
primitive, mais non pas celle que decrivent 
les poetes bucoltques, et qui est encore en 
usage aujourd'hui. 

226. Tr\<ir\aiv ESiov. L'extreme jeunesse 
du patre et son air distingue n*av;iient 
rien en effet qui put inspirer a Ulysse la 
moindre defiance. Aristarque [Scholies H 
et Q) le remarque avec raison : (^ 6t7r:).7J, 
8ti) Sii xr)v y|),txiav e'ixotu); ■ ouSev yap 
oeooixev v)7t6 toO xoiouTou -rcaBsTv. — 
'Evavxtoc, obvius, a (sa) rencontre. 

2*28. £e n'est point enclitiquc dans ce 
passage" et c'est par erreur qu'on ecrit 
E7tEi trf". Scholies H : 6p9oTOvr)T-iov Trjv 
a£, «; xai 'HprnSiavo;. La Roche a re- 
tabli l'orthographe alexandrine. 

229. Kaxui vow, avec malveillance. 

230. Saw, imperatif de o-aoto : serva, 
preserve. — TauTa. II montre ses tresors. 

232. Kat u.01.... On a deja vu ce vers, 
I, 474 et IV, 64B. 

234. 'Axtrj doit etre joint a rinEtpoto. 

ODYSSEE. 



235. Ket(Tai) a pour sujet tout a la fois 
et tic; vVjrrtov et TK" axTrj. — 'H-TEipoto, 
suivant qnelques aneiens, depend d'une 
preposition sous-entendue. Scholies H : 
Xeittsi T] e \. II vaut mieux le rapporter a 
tfcxTtrj. 

237. Nrjitio? Etc,... Voyez le vers IX, 
273 et les notes sur ce vers. 

238. TtJvSe te yaiav, au sujet de cc 
pays. Le verbe avEtpojiat se construit avec 
deux aecusatifs. C'est la preposition ava 
qui amene celui de la chose. 

239. Nu>wu.6:; etJTtv a pour sujet rj'ji 
yaTa sous-entendu. 

24). METomuBs, par derriere, e'est-a- 
dire au point oppose. Les Grecs s'orien- 
taient en tournant la face vers ['Orient. 
Voila pourquoi l'Occident est le cote du 
dos. Le poete transporte aux choses ce 
qui appartient en propre a l'homme qui 
les contemple. Scholies B et Q : reposM- 
•nov yip Etvat \J7V0Ti6ETat Triv avaToXriv, 
vuixa Se Trjv Suaiv. Cette note est une 
citation d'Aristarque. Didyme {Scholies V) 
donne seiilement le sens precis : el; xi 
dvavTta \i.ipi\. 

242. Ouy_ t-T7tri),aT6; tlffTtv. Voyez le 

a — 2 



18 



OAT22EIA2 N. 



ou§£ Xhjv Xuirp^j , axap odS' eupeia tetuxtou. 

'Ev [xiv yctp o1 cl-zoc, aG^acpaTO? , ev Se T£ o?vo<; 
yfyvexac ■ aEet 8' o'f^po; ?£H TeGaXuta t' iipavj • 
aty^oTO? 8' iyaGyj xai f3ou&>T0(; ■ eVn ijIv uXr] 
mxvTob], ev §' dpfyioi eVqeTavol irapeaciv. 
Tea tot, Sjetv', 'iOaxyji; y£ xai I? Tpofyv ovof/.' tfxet, 
T^vrap tyjXou cpaciv A^aii&x; £!Xf/.£vat ai'r)^. 

"Q? (paxo* y/jGrjaev &£ uoXuxXas Sto? 'OSucaEu?, 
j(_at'pcov fj yaiY] uaTpw'tv) , co? oi eeircev 
naXXa? AQyjvafy , xoupyj Aio? aiyid^oio ■ 
xa£ ii.iv (pwv^ffa? Sto« uiepifevTa irpotTYjijSa ■ 
oiiS' 6'y' dXtfiia. elite, irdXiv S' 6'ye Xa^£xo pjjOov, 



fxnu 



245 



250 



remerciment de Telemaque a Menelas, IV, 
605-608. 

243. Avrcprj, miserable. — 008(e). An- 
cienne variante, oux. 

244. *£v, dedans, c'est-ii-dire dans ce 
pays. De meme plus loin. — Oi depend 
de yiY v "°"t et non de ev. — 'AOeatpaxog, 
hyperbole poetique. II s'agit simplement 
d'une certaine abondance. 

245. "Eyet, sous-entendu aOxijv. — Te- 
8a).\ua a le sens actif : fecondante. Di- 
dyme [Scholies V) : edMeiv noioviaa xai 
au£eiv xa cpuxcc. 

246. B0O60XO; est une exageration pa- 
triotique. Personne ne suit mieux qu'Ulysse 
ce qu'il faut en rabattre, puisque ses trou- 
peaux de boeufs sont sur le continent. 
Quelques anciens rectifiaient ceci en fai- 
sant de alyEeoxo? 8' iya^ xai Pougoxos 
une sorte de reflexion generale sur les qua- 
lites d'un bon pays. D'autres appliquaient 
l'epithete a l'ile par syllepse, bien que 
cette epithete ne rat propre qu'a la partie 
commentate du royaume. Eustathe : 9 acri 
81 ot iwA«iol.... (iVj ),e T eiv x6v noir^ 
ola Satlv it xpavav} autri vrjaoc, all' oi'av 
eTvai XP»1 v»i<iov eiJ8aiu.6v(D; otxovuivriv 
....el (ii) dpa <junr,7cxtxw ? louj xvj 'iedxr, 
<ruvemvor]Teov xai x9)v avxixpO au'xiis xei- 
(ievriv ^itetpov. Mais ce sont la de pures 
subtilitcs. II faut prendre les cboses comme 
le faisait Aristarque {Scholies H) , an pied 
de la lettre : .j/euoexai £Y"wp.id;u)v t^v 
vrjo-ov. xa yap povaxdaia 'OSuacew; e\ 
rjnetDu fv. 



24?. 'Ev, comme au vers 244. 'Ao- 

8(101, des abreuvoirs. Scholies B, H et Q : 
7touo-[Aoi, ev6a iroxi^oucrt xa Xfiax.Iliade, 
XVIII, 521 : iv irOTbi(i.u), o8t t' dpou.6? 
erjv Ttdvxeo-ffi Soxoia-iv. 

248. Tcji xoi, ainsi done. — "Ixei. Les 
lecons txoi et ^xei ne sont que des fautes 
d'iotacisme. Botbe croit, mais a tort, que 
1'optatif est indispensable. L'afiirmation du 
jcune bomme est bien plus expressive, et 
elle est tout a fait dans la .nature. Ameis : 
« Exei, nicht I'xoi, weil dj;r Gedanke den 
« Ausdruck eiuer objectiv gegebenen Wirk- 
« liebkeit erfordert. » Le jeune homme • 
qui vient de surfaiie sa patrie ne saurait 
hesiter a dirfe':« Itbaque est connue jus- 
qu'au bout du monde. »— Kai it, Tpoiyjv, 
jusqu'en Troade meme. On se rappelle 
que TpoiY], cbez Homere, designe presque 
toujours la contree, et non la ville des 
Troyens. 

254-255. O08' 8y' dXn6e'a.... Ces deux 
vers, selon Payne Knight et Dugas Mont- 
bel, sont absolument inutiles. II faut pour- 
tant, ce semble, qu'on sache pourquoi 
Ulysse va faire a son interlocuteur un 
conte bleu. 

254. °OY(e).... oye. On a vu une repe- 
tition de ce genre, IX, 553-554. — Jld- 
aiv 8' oye Xd^exo (jlOOov ne signifie point, 
quoi qu'en dise Dugas Montbel, il prit a 
son tour la parole, ce qui ne serait qu'une 
mauvaise tautologie. Ulysse arrete les pa- 
roles de verite qui sont sur sa langue, les 
ramene en arriere, ne trabit pas sa joie, 



ixin: 



0AY22EIA2 N. 



octet svt avffizcai v6ov TOXuxepSd'a vto[Aaiv 
IluvOavo'pjv 'iGaxY)? ye xal ev K.p^xr ( eupsfy, 

tt]Aou uitep tio'vxou • vuv cV £tX-/jXou9a xal ocux6<; 
vp^u-aci auv TofffSeaci " Xmtov 8' £xi natal xoaauxa 
cpEuyco, £tc£i cpt'Xov ula xaxlxxocvov 'ioop.ev^o?, 
'OpcCkoyov to§oc<; coxuv, 8? ev Kp>]XY) EupEtY) 
av^oa? aX<pY]crxa<; vtxoc icny^itaGi uooectctiv • 
ouvexdc [xe (7T£p^o-ai vrfi Xr,tSoi; vjOeXe Tiaavjc; 
TpcoiaSoc;, T?j<; etvex' Eyco tocGov aXysa Qujjuo, 
avopwv te TrToX£[/.ou? iXeyetvdc te xupcaxa TiEt'ptov * 
oOvex' ap' ou^ cb uaxpl ^apt^p-Evoc; OspaiiEuov 
Sv^fxco I've Tpcocov, aXX' aXXtov ^py^ov sxat'ptov. 
Tov piv £yw xaxto'vxa paXov yaXx'^pEt ooupt 
ayp^Gsv, £yyu? oSoto Xo^Yjaajj-EVOf; auv £xa(pco • 
vul; Se p.aXa Svojpepr) xoxe^' oupavov, ouSe xt? yjjj-esci; 



19 

255 



260 



265 



et garde scrupuleusoment 1'incognitu. Voila 
ce que fait entendre 1'expression d'Homere 
exactement inteipretcc. C'est uq coramen- 
taire de ouo' oy 1 a),T|6ia zXtzZj et un com- 
mentaire assurement bien place. On a va 
dans VIliade y IV, 357, irdXiv S' oye 
\6X,ztq (Xu6ov pour signifier unc retrac- 
tation. C'est le contexte qui, la corame 
ici, determine le sens exact de la phrase. 
266. Kai £v KpvJT'fl. Ceci suppose que 
les Cretois du temps d'Homere pratiquaient 
la navigation , et qu'ils faisaient d'assez 
grands voyages dc commerce. Voyez aus-a 
les vers XIV, 4 99 et XIX^ 172. 

257. Kai ccutoi;, moi-mtme aussi, c'est- 
a-dire comme ceux qui en Crete m'uvaieut 
parle de ta patrie. 

258. Toitjoecci, vulgo TOifjoecfft avec 
circonflexe, orthogmphe impossible. He- 
rodien [acholics H) : 7Ep07rapo£uTOV7)T£oV 
to TOiffO £ijo"t. — Ilatfft, aux eufants : 
a rues enfants. ToiraOxa, tout autant: au- 
tant de tresors qu'cnvmla. 

260. 'OpatXoyov. II va sans dire qu'Idu- 
mcnee n'avait jamais eu de fils du nom 
d'Orsilochus. 

262. Ouvexa se rapporte a xaTsVcavov. 
— T^q est empbatique, et equivaut a l%${- 
V7J5, Le butin etait immense. 

263. Tpw'iioo:. C'est le seul pas-age 



d'Homere ou le feminin Tpto'ia; soit em- 
ploye autrement qu'au pluriel. 

204. 'Aovpwv.... Voyez le vers VIII, 
4 83 et la note sur ce vers. 

265. Ouvsx(ot) se rapporte a u.e CTTEpe- 
cai tj9e),s du vers 262. — *Q 7totTpi (a 
son pere) depend tout a la fois et de yapi- 
£6u,evoc et de OepaTTEUov. — II paratt qu'au 
lieu de oOy w, quelques anciens lisaient 
ou T(p. Didyme [Scholies Q) : oO'tw? 'Apt- 
crxo^avr,; ('Apto-Tapy^o;?) oO^ $ watpt, 

TW ixElVOU * w; TO, al [X£V exi £tuov 

yoov (J> £vi oixw (fti(ttle,Y, 500). — 
0Epa7CEU&v equivaut a GepaTXtov ^v. 

266. c ETatpwv precise le sens de £X- 
),wv. C'est une apposition explicative. 

268. 'Aypo^sv depend de xariovTa. — 
lyv iTtttpo), avec un ami : avec un de mes 
amis. — Quelques auciens rapportaient guv 
cheapen a Orsilochos , pour faire valoir 
d'autaut plus l'unique assaillant. Scholies 
Q : dp-Etvov ejceivov ouv ixaipw voeiv, 
tva cpo^EpwTepov iauTOV xaTaaTTJffifl.Mais 
cette explication ne s'accorde pas bien 
avec ce qui va suivre. 

269. c H(XSO^ f dissyllabe par synizese. 
Cette expression nous ne peut conveoir 
qu'aux deux hommes en embuscade. Si 
Ulysse etait seul, elle serait tout a fait 
impropre. Voyez la note suivante. 



m 



20 



0AY22EIA2 N. 



IK 



I 



avOpcoTOOv svffyc-E, Xa9ov & I Gup.6v dTrotipa?. 
Auxap etci&t) xdvy£ xaxEXxavov d^ei )(aXxcp, 
aOxfx' iycov eul vyja xiwv <E>OLVixa(; ayauou<; 
£XXi<ra[ji.7jv, xa£ c<piv [xevoeixe'a Xyji&x owxa* 
xou? f/.' £x^X£uaa IIuXovSe xaxaffXTJcrai xal e^lacat 
yj etV'HXi£a Slav, #0i xpaxEOuaiv 'EtcioL 
AXX' v;xot crcpeai; x£t6ev dircocraxo T? dv£fJtot& 
tt<5XX' dExaCo[/ivous, ouS' vjOeXov E^aTOXTYJdai. 
KetOev Se irXayy Oivxec; ixavopiev evGaSs vuxx<3?. 
IttouS - ?) §' £<; Xipiva T:po£p^(7aa[X£V, otiSe" xic; ^uuv 
&Jpiiou pyjaxti; fvjv, (j.dXa rap ya.xio\JGW il£oQaa, 
dXX' auxcoi; auo6avx£<; £xe(|/.E0a vvji? auavxe?. 
Ev0' £p.£ f/iv yXuxuc; unvo? im^XuQe XExji/yjaixa • 
of §e ^pr^p-ax' £(/.<& yXacpuprjs ex vy)6<; iXdvxe? 
xaxOsffav, £v9a rep auxo? eVi ^afjiaOoidtv exe^tjv. 



[XIII] 

270 



275 



280 



270. AaOov 8e I 6vu,6v inovpac, et 
'ecbappai aui regards, lui ayant 6te la vie: 
et je le tuai a l'insu de tout le monde. Re- 
marquez qu'Ulysse ne dit point : Je les 
tuai. C'est par cette observation qu'on 
refutait la fausse interpretation du vers 268. 
Didyme (Scholies. U) ■ £) l(x 9ov iravTa? 
exeivov 9ov£uaa5. oux sTtve ce aijEac. p.a).- 
>ov o5v et; eutw 6 avfipyiuivo; uno ouoiv 

EVESpEUOVTUV. 

272. <J>oivixa<;. Les Pbeniciens etaient, 
au temps d'Homere, les navigateurs par 
excellence. On trouvait dans tous les ports 
de la Grece des navires pbeniciens. 

273. Ar,i8oc, du butin : des objets pre- 
cieux pris dans ma part du butin de Troie. 
— Au lieu de XrjfSot, Aristopbane de By- 
zance ecrivait vjia : des provisions de bou- 
clie. La lecon Xy)t3a semble plus naturelle. 

274. Rod iipeoCTai, bysterologie; car 
c^est comme s'il y avail xai iSpvcrat iak 
8t t ty)v vaiiv (et de me donner place dans 
cur navire). Aristarque (Scholia Q) ■ U 

0ij:X^,8Ti)ivTE<rTpawTat. ETngiSiaai -yap 

S,T Xai xaTa<IT? i ,lai *) el? nu).ov ii sk 
HXioa Slav. - La traduction de i,fi a<mt 
par dcbarquer est tout arbitraire, et elle ne 
pent se soutenir. Rhianus changeait le mot 
poor enter I'hysterologie. Sa lecon, qui 
est alteree dans les Scholies H (4 no? <xV 



aui), semble avoir ete aqpYJaai, car Didyme 
lui donne pour glose a7t07ie'u.ij/ai.~ 

276. °08t xpaTEOuo-iv 'Etisioi, oil do- 
minent les Epeens. Voyez le recit de Nes- 
tor dans Ylliade, XI, 670-76 I , et les notes 
sur ce recit. Epeus, d'apres la tradition, 
avait ete le pere d'Eleus, et le peuple 
portait indifferemment le nom d'Epeens 
ou celui d'Eleens. 

276. icsa;, monosyllabe par synizese. 
— KEiOev, de la : des c6tes de 1'Elide ou 
du pays de Pylos. 

277. 008(e) equivaut a ou yap. Ulysse 
explique pourquoi les Pbeniciens etaient 
contraries. 

278. Nuxto;, pendant la nuit. C'est le 
seul exemple d'Homere oii il y ait le ge- 
nitif. II dit ordinairement vuxto. 

279. npOEpE,raau.Ev. Voyez la note du 
vers IX, 73. Didyme (Scholies H) : outo)? 
al_7t5(Toi. Cette note signifie qu'il ne faut 
point ecrire upoEpuaaapiev. 

280. 'EXe'oBai, sous-entendu oopTtov. 

281. AuTto;, en cet etat, c'est-a-dire 
sans avoir soupe. Cet adverbe depend de 
£xEi'u.E8a. 

282. "£ v 6' Jul.,,, Repetition du vers 
X, 31. 

283. Oi, eux : les Pbeniciens. 

284. *Ev8aitEp, la ou preeisement. 



XIII] 



0AYZZEIA2 N. 



Ot 8' ic, 2i8ovi'v]v euvaiofxivTjV dvaSdvxE? 
co/ovx' • auxdp eyw Xntdfjurjv dxa^pEVOi; Yjxop. 

°Q? cpdxo ' (jl£(Sy)(J£v 8e 6sa yXauxtora<; 'A6t]vy] , 
ytipl xi fjuv xaxsps^E' Sepia; 8' Yji'xxo yuvatxl 
xaXvj T£ fjLEyaAY) te xai dyXad epya ESu£yj " 
xa( p. iv cpcov^aacr' eirea ixxEptkvxa irpoG7)u8a ' 

KEpSaXeo? x' eiy) xai eu(xXoto<;, &'? ce. uapiXGot 
£V iravT£0 , a , i odXoim, xai d Oeo? dvxidcrECEV. 
Sj^exXie, itoixiXo[jLYJTa, 86Xcov ax', oux dp' e'p.eXXe<;, 
ou8' £v or] rap aov yah) , X^eiv diraxdiov 

fJLuOtoV X£ xXoto'cOV, 0? TOI toSoOeV Cp(Xoi Elrfv ; 



21 

285 



290 



295 



285. li6ovt7]V, le pays de Sidon : la 
Phenicie. Didyme (Scholies V) : t9]V t^; 
EtSiiivo; v^topav, *cr,v 4>0ivixir|V. La ville 
de Sidoa est nominee au vers XV, 425. 
Homere ignore la ville de Tyr. 

286. ACiTap Eyob Xnt6u.Y)v, quant a moi, 
je fus laisse. Les enstatiques demandaient 
pourquoi Ulysse, qui ment, eutre dans 
des details si precis. Les lytiques repon- 
daient que cette precision donne au recit 
le caractere de la vraisemblance, et que 
chaque detail a son hut special et son uti- 
li te. Didyme (Scholies\) : axy|7TTETai tov 
'I8ou.eve<jx; ulov avYjprixEvai t'va auxov 
irpoatovTai ol u,vr](TT?jpEs <i>z E/6pov tou 
'OSuacEwc 91'Xou, sauTW 6e ev Kp^r/i 
uioO; 9Y)aw Eivai, oti tou; Ti|X(i)pr,aovTa; 
eSei. xai xov 'Opfft).6x° u 8s Odvaxov Xe- 
ysi 8ia TrjV Xsiav, Ssixvv; oti oOSs ExEivtu 
itapaj((opTi(jEt avaiu.cim. <J>oi'vi?i 8e m- 
o-TEUcrai XsyEi, tva |ir) a8ixVio"{i, Xoyiad- 
(xevoi; oti ot (Bi).oxEpoE<jTatoi autou e^Ei- 
TavTO. Didyme note specialement ouo' 
J/SeXov ESjairatiiaai, vers 277. Scholia H 
et V : dnaivEi toy; Ooivixa?, i'va u.7] xai 
6 axoutov 7tov7ip£ucrr,Tai. Au vers 285, il 
insiste sur le caractere de loyaute attribue 
par Ulysse aux Pheniciens. Scholies H 
et Q : EvxaCOa ISei^ev on ou^ exovte; 
ISXa^av oi XiSovioi. xai yap dv irXa6ov 
auToO xaOeiiSovto; ta xpyjujxTa. dXX' oti 
ohevSovts; eIj t^|v itaTpiSa xaTsXircov 
auTov , i'va u.t) dvaaxd; dXXayoo auTO? 
TtapaxaXsoTfl XaSsTv auxov. 

288. AEpia; 8' tjixto yuvaixi. Cette me- 
tamorphose a pour but de faire compren- 
dre a Ulysse qu'il est en presence de sa 



protectricehabituelle. Scholies Q : tou.oitoo'E 
yap JaviTYiv vuvaixi, Vva TtiattocrOTai ad- 

TOV OTt 6£CC EfJTIV EX TOO U.E9o(JLOl(o6Yiva'.. 

289. "Epya ISuir) , fu/go spy' EiSuir) , 
mauvaise correction byzantiue. — Ce por- 
trait de fcmme est le prototype de celui 
de la Vertu dans le mytiie d'Hercule ado- 
lescent. Scholies Q : ex ttj; xaTa t^v 
o^j/w xoa(j.ioTr|TOi; xai aiSoy? xai touto 
uttovoeTv 6£8wai, xaOa xai EevodoSv xat 
TiXiaOXa. rj 'Apyeia Siaypa^oycriv 'ApE- 
Tvj; xai KaXcxayaOia? Etxova. 

291. "0; (IE irapEXOoi, celui qui te de- 
passerait : celui qui l'emporterait sur toi. 
L'image est empruntee a une course. 

292. A6XotO"t doit etre sq>are de ev 
irdvTEffat ( parmi tous les concurrents), 
et il equivaut a oia ooXou^ : par les 
ruses; en fait de ruses de toutes sortes. 
Voyez les notes du vers IX, 19. — Kai 
Ei 9eo; dvTLatTEiEv. Un dieu reniporterait 
assureinent la victoire ; mais cette victoire 
ferait grand bonneur a ce dieu, vu les 
merveilleux talents de l'adversaire. Scho- 
lies B et Q : ti xai TtapEXOoi Geo; as toi; 
SoXoic, 8o|aa6r|aETai (b; toioutov irap- 
eXOcov. 

293. A6Xu>v aT(E), insatiable de ruses 
Ancienne variante, 66),0)V aTEp, se rap- 
portant a ce qui va suivre. Didyme (Scho- 
lies H) rejette cette lecon : tivec; SoXwv 
aTEp, toi; i%r& auva7tTOvTEi; xaxu>; auxo. 

294. Ouo(e).... ewv, pas rneme quand 
tu es. 

295. TIeSoGev, foncierement. Cette ex- 
plication, qui parait si naturelle, ne plai- 
sait pas a tous les anciens. lis entendaient 



■^ 






22 



OAY22EIA2 N. 



[XIII] 



Mt 



ZV 



A XX' aye, (nrjxETi TauTa XeycofxeOa, eiSote^ ajxcpw 
xspoV' Ira! C7u |iiv £a<7i (3poTcov By' a'piato? auavicov 
(3ouX"?j xac {/.uOoiaiv, sya) 8' ev irafft Geotciv 
p^Tt te xXeofjiai xat xepSeciV ouSe cuy' eyvw? 
IlaXXdo' AO'/jvafyv, xoupvjv Ato?, rjTE toi atel 
ev -rtavTecfft irdvoici itapfaTafiai rfii cpuXdacto, 
xa! §e a£ •Jat^xETo-t cpt'Xov iravTEcJO'tv I'Oirjxa. 
Nuv au Sfup' Exop.v]v, I'va toi auv (iz/jtiv 0cp7]vco 
yp'^jxaTa te xpityw, oca toi 4»a{r]xe<; dyauol 
wuacrav oi'xaS' to'vxt, £(A'?j [3ouXrj te vdco te, 
etitw 6', 6'aoa toi ataa §6\>.oic, hi TOwjTotG-tv 
x^oV avairX'/jcat ' cu Se TExXdpsvat xal dvdyx?) , 
fajOE too ex<pd(j8ai, [at]t' dvSpwv p]TE yuvaixwv, 
udvTcov, ouvsx' ap' ■JJXSe? dXc6|/.evos - 'dXXd Gicoirij 
Ttdoysiv dXy£a noXXd, (Ji'a? UTiooiypEvoi; dvSpcov. 

Tqv S' dTCap.£i6o'p.EVo? upoo-Ecp-/) iroXup.7]Tt<; 'oSucceu? ' 
ApyaXsov ce, Ged, yvtovai (3poTco dvTtdaavTt, 
xa! p.dX' ETUGrapivcp ' as yap afrnrjv iravxi &'axei£. 
ToDro §' eywv £'3 o?o", Sti [xoi Tcapo? ^mi) -rjo-Oa, 
et'co<; ev TpoLrj TtoXefji.{^ofJt.£v ule? A.)(aicov. 



300 



305 



310 



315 



plutot, i-n piijriq. Et racine, selon eux, si- 
gnifiait origine : ex vevaxSj;, ex vei*? ^Xi- 
xia;. On identifiait meme tie566ev et 7rou- 
S66ev. Ameis adopte, comme I'ayait fait 
Botbe, Implication des Scholies et d'Eu- 
stathe : « tc£o69ev eigentlicb mm Fuss- 
« boden an, das ist von klein auf ; oder 
« von Mutterliebe an. » On a evidemment 
le cboix. Des deux factum Ulysse est tel- 
leraent identifie avec ses artifices, qu'il lui 
est impossible de s'en separer. 

296. "Aujpio, tous deux : toi et moi. 

299. M^Tl, datif de U.TJTI; : par la sa- 
gesse. — OOce a0y' Eyvu>;. Minerve ne fait 
pas un reprocbe; elle constate seulement 
le fait. Ulysse ne pouvait pas deviner la 
deesse dans un jeune patre. 

300. AteC. Ancienne variante, ayyi. 

301. <l>u),a!T(T(o , sous-entcndu ai. 

302. A£ est dans le sens de or). 

303. Toi <r0v, tecum, avec toi. On 
peut, si Too veut, joindre <juv a Oiprjvu. 



306. A!<joe, sous-entendu eot!. — EEoir)- 
Toioiv, comme eu 7toiy]ToT?. 

307. 'Ava-KXr^ax:, mlgo dva(Ty_Ea8ai. 
Voyez le vers V, 207 et la note sur ce 
vers. Je retablis, comme Ameis et La Ro- 
cbe, la lecon alexandrine. — TerXdfiEvai, 
l'infinitif dans le sens de l'imperatif. De 
meme Ex<pdto-6ai au vers suivant, et na- 
o-yetv au vers 310. 

310. 'rirooeYfiEvo?, sustinens t suppor- 
tant : resigne a. 

312. 'Apya).eov, sous-entendu etti. — 
L'accusatif cz depend de yvtuvai, et non 
pas de avTiatravu , dont le complement, 
serait o"OU ou ooi, si ce complement etait 
exprime. 

313. ITavTt, a tout : a un etre quelcon- 
q ue - — 'Eictxei;. Ancienne variante, 
eiaxco , lecon absolument inadmissible. 

3<B. Ei'wc, lorsque. — 'Ev Tpob],dans 
la Troade. — I1oXe|j.i;o[ji.sv est a l'impar- 
fait de l'indicatif. 



t XIII J 



OAT22EIA2 N. 



23 



Autocp iizti npiafjiow noXiv SiEi^prjafxev akrjv, 
pTJfxev 8' ev v^eaffi, 0e6<; 8' ixeSaacsv 'A/atou;, 
ou olf' £TCtTa I'Sov, xoupr, Aios, ouS' £vov]<7a 
vyjo? £pj<; £itt6aaav, otico? t£ ffcOt aXyoc; dXaXxoi?. 
[AXX' aia <ppe<jlv fjmv l%m SeSaiYpivov •ifcop 
^Xt6fA7)V, etco? [U Geol xax<5TY]TO<; s'Xuaav 
itpt'v y' ot£ *aiV]Xwv dvSpwv Iv movi 8%cp 
Oapauva? t' ETC£crai xai £? TirfXiv %«?£« "MO 
Nov U ere upoc; itaxpo!; YOuva'Cop-ai (°u Y<*P ° l ' w 
yj'xeiv elc 'l6dxr]v efi&fctov, aXXa W <xXXy)V 
yaiav dvacrcp£<pop.at • cr£ Se x£pTO(AEOu<Tav dtw 
tout' dY°p£U^£vat, IV £>d$ cpp£va? V]TOpoTOuay]<;) , 
eItc [Aoi £i itiov y^ ?^ r / v fc wnpfS' ixdvco. 



320 



325 



3)6-317. AtJxap 67iei.... Repetition des 
vers III, i 30-1 34. 

318. "E7t£tTa (depuislors) correspond 
a ittti du vers 316. 

320-323. 'AXX' alee.... Ces quatre vers 
sont une maladroite interpolation. Les mo- 
tifs d'athetese allegues contre eux par les 
anciens sont sans replique. Scholies H et 
Q : vo6E<iovtai S' crTiy.oi. 6 uxv Tipurro; 

OTl OVTl TOU EU-TJITIV E/.61 t6 ^ T IV, OTtEp 

earl xptTOU itpouioirou , -nipovivTO? ail 
•cou ■nowtou ttjv ev toutoi? Siaipopav • 6 
Sk Seuxepo; oti 'A8y]vac; napouari; 8eoT? 
avoTi6viai t^v utotriptav ■ 6 6e Tpixo? xai 
T£tapxo;oTi oux EYivwaxEv (b; ^ 9aveiaa 
o0t(5 itapa <J>aia^ 8e<x r)V , oxi oix 
iOapauvEV, aXXa touvav-tiov (J.ti6e tiv' 
dvOpiiitwv.... (VII, 31-32). 

320. <I>p£<Jiv -Jaiv, mento propria, inte- 
rieurement. On est absolument force de 
rapporter faiv a Ulysse ; mais il n'y a 
rieu qui puisse justifier eette interpretation. 
Ameis renvoie au vers IX, 28, e'est-a-dire 
a l'expression rj; vairi; dans une phrase 
dont le sujet est a la premiere personne. 
Mais la e'est une pensee generale; et ffi 
vai-r,; se rapporte a un homme quelcon- 
que, et non pas au sujet seul. Voyez la 
note sur ce passage. — AEOaiYpivov r)Top, 
un cceur dechire. On a vu cette fin de vers 
dans Vlliade, XVII, 635; mais la, 0£- 
£aivp.Evov se rapporte a un blesse, et Y|rop 
designe l'endroit de la Measure. Voyez la 
note sur ce passage. 



321. 'HXtiimv, vagabar, j'errais par le 
monde. — Ei'io;, jusqu'a ce que : mais 
enfin. 

322. Ilptv y' ote, du moins avant l'in- 
stant oil : si ce n'est lorsque. Scholies H : 
cb; ore - *) dvrt toO hXt)V, St/a- La 
derniere explication est seule admissible. 
La premiere serait en contradiction avec 
le vers precedent. 

323. ©dpauva? t' ditEEast. .. . Voyez 
plushaut, dans la note generale 320-323, 
les observations sur ce vers. Cependant 
quelques anciens ne s'etonnaient pas 
qu'Ulysse eut devine, dans la jeune Phea- 
cienne, Minerve en personne. Scholies Q : 
xai u,r,v oOx eo-i£e Tto 'OouacrEi catpw; 
daviTT,v itapa <l>aia?iv. ?] o\j xaxa napOe'- 
vov OvYiTTiv (jp.ot(i8ri ixapa <I>aia?i ty); 
6eo0 o-up.6ouXr| ' 8l4 eyvw. Ce qui prouve 
qu'on prete a Ulysse une perspicacite qu'il 
n'a pas eue, e'est qu'Ulysse n'a fait nulle 
part la moindre allusion a cette preten- 
due counaissance d'une intervention divine 
dans le pays des Pheaciens. 

324. IJpoc 7taTpo?, e'est-a-dire itpoi 
Zrjvo;. Voyez le vers II, 88. 

325. "Hxeiv a pour sujet epi sous-en- 
tendu. — C'est la seule fois qu'on trouve 
le verbe rjxw dans VOilyssee. 11 n'est non 
plus qu'une fois dans Vlliade, V, '178. Le 
mot horaerique ordinaire est ixw. 

326. TaTav. Cet accusatif depend de 
la preposition dva, un des deux compo- 
sants du verbe. 



i 



n 






24 



OAT22EIA2 N. 



6l 



T6v 8' t^e^st' imnst, Gea ykoammq XGyjvtj ■ 
Aid tot TOtouTov eVi cTffizavi vcfyf/.a • 
tw <te xai ou Suvaptat irpoXmeiv o\jo"ty]vov eovtac 
ouvex' ett/jtyjs eao-i xcd frf/faooq xal lyiypw. 
Aaroxfffox; yap x' aXXoc avrjp aXaXv^Evo? &Gwv 
for' £vl (xeyapoi? iSe'etv toxioUj t' akoyfa re ' 
(7oi 8' oikco cpt'Xov io-Tt Sa^ftevat ouSs itu0e'<r8ai, 
Ttpfv y'l'-ri <77J<; aXfyou TOtp^'creat, yjTE toi aiixw? 
TjcTat £vt p.£yapo[triv ■ 6T(upat Si oi afel 
(pGivouaiv vuxtec; T£ xai %axa oaxpu^sotjo-/). 
Afrrip iyd) to fxev o-jtot' araWov, aXX' £vl Guptai 
ffoV, 8 vot7T7]a£t? 6Xsaa<; oro iravxa? farfpouf. 
AXXa toi oux EGiXriaa IIogz&olwi pufy£<70ai 
naxpoxao-tyv^Tcp, 6'? -cot xo'tov evGeto Gujjiq}, 



IXIII] 



330 



335 



340 



330. Toi, sous-entendu. e<tti : rj'ii «< 
tu as. _ ToioOtov, tel, c'est-a-dire sem- 
blable a lui-meme : d'une sagesse qui ne se 
dement poiut. Scholies H et V : oux sve- 
ijaTtdxrjTov, aXXa auvsxov. 

33). Tin, c'est pourquoi. — 00 Suva- 
(tai, je ne puis : je ne saurais. Ameis : 
« ou SOvauai gebcert eng zusammen und 
« bddet einen Begriff. », _ '£ 0VTa) etant . 
quand tu es. 

332. 'EmmiQ; iaai. Ancienne varisnte 
eirijxnc x' eaoi. JcAofo., H i X(op ) c to- 
ts, xq Se itpoo-tooia (i; aeixfo, <pr,triv 
Apio-xap/oc oviTui 6e xai 'HpioSiavo?. 
Eustalbe : oSOvaxai Se, 9 a<riv, ■/) Xe£ 1? 
itapo T0i S TiaXaioxEpoi;. oi 6 E OaxEpov 
TrapoWvouo-tv auto, Xiyovtes E7ivixr]v 
tov 900VIU.OV. Le mot i*^ a un sens 
lavorable; mats il est impossible de deter- 
miner ee sens avec precision. Si on le rat- 
tache a la mime racine que gjro;, il peut 
signifier ou affable ou eloquent. D'aures 
l'exemple XVIII, i2S , on l'emplovait 
comme nous faisonsdel'epithete distingue. 
333-338. 'Ao-Ttaaiw;.... Ces six vers 
semblent avoir ete condamnes par Aristar- 
que. Mais les motifs de l'atbetese sont bien 
loin d'avo.r la gravite de eeux qui m i|j_ 
taient contre les vers 320-323. Scholies H 
et Q : ieEToOvroct oriy.oi 8E, hi oGSev 
ei).p ? E ««p aOxou o-^Etov toO udj™ 
P<nAeo-8ai xr)v yauExriv £6eTv. xoOvavxiov 
yap Sta touto aOxaS ewupai'vExai , ha. 



xpO^ aOxou xrjv e?o-o8ov. 810 xal (prjui'v ■ 
^ u.a>a Si,..., (vers 383-385). oiixu? ouv 
auto; iimiyexo iSsiv rr|v YajiEtiiv. Bothe 
est le seul editeur qui ait donne raison a 
ces subtilites. Mais Minerve est deesse, et 
elle sait ce que pense Ulysse, 

333 . 'Ao-Tcao-ito; se rapporte a f et(o). 

jUa^nsvo,;, epitliete de SUo; av»ip.' — 
'£X9wv, comme ETtaveXetiv : a son retour. 

334. 'Evi (AEyapoi; depend de iSe'eiv. 

336. Aa^u.Evai et nuBEcrOat, sous-en- 
tendu itEpi toutojv. Quelques anciens don. 
naient pour sujet a ces deux verbes aurrjv 
sous-entendu. Scholies H : oOx Ioti aoi 
91'Xov fiaOetv x/iv <rr|v iXoxov eitiSrifjitav 
xr]v arjv, el u.rJ7ia) Jtpuxov xaOxriv TtEipa- 
o-ei;, Et 7iap' aOxrj? 5)5 yviopipioi;. Cette ex- 
plication n'est pas naturelle. 

336. AOxok, sic, comme elle est, c'est- 
a-dire toujours la meme. 

337-338. 'Evt [xsyapoio-iv,... Repeti- 
tion des vers XI, i 82-183. 

340. "rj0E(a), je savais. — "O est dans 
le sens de oxi : que. — 'OXEua? ano, c'est- 
a-dne anoXiaac, : apres avoir perdu. 

341. 'AXXd xoi, au reste. Ameis preud 
xot comme pronom : aba- sag' ich dir 
mais je te le dis. Cela ne cbange pas du 
tout le sens. 

34 2-343. "O? toi Repetition des 

vers XI, \ 02-103, sauf 6 ? Tol j, ] B p l ace 
de 6 xoi. 

342. Koxov. Aucienne variante, xo>ov. 



[XIII 



OAY22EIA2 N. 



ytttfpevo; on ol uiov cpftov Haldioaaq. 
AXX' a T £ toi Sd£w 'iOixyj? iSo?, 6'cppa tow%«. 
*(5pxuvo? (xkv*6S* tori Xipjv, aXi'oto vipovxos ' 
^Se 8' &rI xpaxos Xipivo? xav6<puXXos Haiti ' 
[<kffMi 8' auTrj? avxpov gmfcaxov, ^epostSe;, 
Epov NufjLtpatov a? NY]ta8e<; xaXeovxat •] 

TOUTO oi TOt <7Tl£0? £<Txl XaXY]p£<? ^ , 2v6<X <7U HoXXa? 

IpSedxe? Nu(/.<pY)<n ?eXir)6>crac ixaxojxga?- 
touto 8£ NYJpixov eaxtv, opo? xaxaapivov uXyj. 

"05 imoma Gea tr/iSac' r^pa' ei'caxo Si x 6 "> v * 
YY)97]aiv t' ap' tauta t:oXutX«? Sto? 'oSuaaeus, 
/afpuv $ yafy ' ™ at ^ fc&apov apoupav. 
AOx(xa k Nu^Yi? ^pTrfaaTO, vtfpa? avaa^v ■ 

Nu^ai NyjtkSe?, xoupou Aios, outot eycoye 
o^ecO' u[xp.' £cpap]v • vuv 8' eiywXfc 4vaVY)<itv 
yafpcrc'* axap xal Swpa Si8co<7op.£V, c&S xo napo; rap, 



25 



s^s 



350 



355 



345-346. <t>6pxuvo; ... Voyez plus haut 
les vers 96 et 1(12 et les notes sur ees deux 
vers.— Les mots 88(e) et r|oe equivalent a 
t65e (ceci), et, avec iati, signiEent voici. 

347-348. 'AYX.o8i.... Voyez plus baut 
les -vers 103-MI4 et les notes snr le second 
de ces deux vers. La repetition de ce pas- 
sage parait fort inutile ; car il est sufEsam- 
meut rappele par touto 8e toi aneo;...- 
On a done raison de mettre entre crochets 
les vers 347-348. Eustatlie dit qu'ils man- 
quaient, de son temps, dans phisieurs 
manuscrits : ev Tifft tu>v avtivpifuv ou 
xewafTo uivTOt epe5-Qi ev anaac xetTat. 
349. 'Eoti. Ancienne variante eOpO. 

351. "Opo?. Apposition a NripiTOV. On 
a vu l'inveise, Nr.piTOV apposition a opo:, 
IX, 2t-22. 

352. Sx.EOa'j(e) doit etre pris dans le 
sens du plus-que-parfait , sans quoi la 
deesse aurait eu l'air de se moquer d'U- 
lysse, en lui montrant ce qu'il ne pouvait 
apercevoir distinctement. Aristarque (Scho- 
lies Q) : (t) ono.fj, oti) oux emev eaxe- 
Savvuev, aXX' iaxeoaue, Seixw; 8ti 
npuuov eaxeSace t^v a^Xuv elnoOoa to 
all' aye toi 8eUu>, xai outuj; aCiTqi 
eSei^e, "topxuvo; (i'ev oS'ea-Ti Xi- 



u,^v. ou Yap ixt aopaatac oOcm? ecpai- 
veto auTaJ to u.t| 6p<i|wva. Cettc obser- 
vation leve toute difficult. Mais nen 
u'empecbe de voir ici, comme faisaient 
quelques anciens, une sorte d'hysterologie. 
Scholies Q : touto emXau-oavETau IIto- 
).eu,aTo<;. eoei yap 7tp<iTov a-xeSao-aoa, 
9T|0-i, tov aepa elTa Seffcai" et u,iri op a 
6u.oi6v ecru tw, to? u.ev apa 8ps- 
^ao-a Texouo-dTE (XII, < 34). L'espnt 
retablit instantanement l'ordre naturel des 
idees, et il n'y a que des cbicaneurs qui 
s'etonnent de ces licences. Nous mettons 
nous-memes bien souvent la cbarrue de- 
vant les bceufs, sauf a nous excuser ensuite : 
i'uurais du. dire gue;fai oublie de dire que. 
_'Hepot,le brouillard.C'est elle-meme qui 
avail repandu ce brouillard autour d'U- 
lysse. Voyez plus baut, vers 189-191.— Ei- 
o-oto, avait ete vue, e'est-a-dire etait de- 
venue visible. 

354. KOo-e.... Ulysse en a fait autant, 
V, 463. 

356. OOnoT(e) porte sur oi>eo-e(at). 

357. "ru.(i(E),accasittifeolien pour iuac 
Scholies H : (iu.ai;, AtoXixto?. 

358. Aiotiaou-ev. Aristopbane de By- 
zance, Ttape^ouvev. 



A 



Is i m 






I 












20 



OAT22EIA2 N. 



cd xev iq. itp^pwv p.e Atos Guydxyjp dyeAE^) 
atixdv T£ ^c&eiv xa£ fxoi <p£Xov utov delJY]. 

Tov 8' aijxe irpotrieme Gsd yXauxwm? AGyjvy] ■ 
0dpc£f (xyj xoi xauxa fxexd tppesl crrjtn p.eX«>vTcov. 
AXXd jrp7j[xaxa piv pu^co dvxpou Gecjtoch'oio 
Odo[Ltv auxt'xa vuv, ?va rap xdSe xoi cr^a fJuW/r 
auxoi 8k cppa£copisG' ouco? o^' dpsxct. yeVTjraj. 

Q? eiTCoOca Gcd Suve gtteos y]Epo£i£E(;, 
(j.atO[j.£v/) x£uO[Acova<; &\>o> Gitioq < auxdp 'oSuacrEu? 
&<jgov Tidvx' Ecpopst, ^pucrov xal dxEipsa ^aXxov, 
d'fxaxd t' £UTOr/)Ta, xd o! $at'/)xe<; iScoxav. 
Kal xd fib £u xax^Tjxe- X(Gov 8' ette'Gyjxe Gupyjaiv 
IlaXXdc; AG'/jvar/], xoupyj Aid; aiyicfy OR). 

TJ> 81 xa0^o(X£vco Jep% uapd iw8^v' sXai'y]?, 
(ppa&'dhjv pr^xYJpaw uTO-p^idXoiaiv o'XsGpov. 
Tot« oe piOwv % £ G £ d yXauxcoTti; 'A%/j- 
AioyEve; A«£pxtdSy] , iwXufrifawv' 'OoWeD, 



txim 



360 



365 



370 



375 



359. ITpo^pwv au feminin, comme plus 
bas 7tp6£fp aC 7(7(a), vers 391. _ 'AvsXeh] 
est une des epithetes militaires de Pallas 
dans Vlliade. On la reverra dans VOdrs- 
see, XVI, 207. 

360. 'Ae$ig. Anciennevariante, &e1eiv. 
362. TaOToc, ces choses : ce qui con- 

cerne l'avenir. 

m 364. 0e£ou.£v pour 6wu,ev : metlons — 

™. ^P™ 8 * T0 ' *»« !«>,, emprunt 
ait a Vlhade, XXIV, 282. 

366. 'Ox' ap'<"a YEVvnrat. Ancienne va- 
lante, go-tat xaSs epya. 

366 2„ e - 0? fc po „ !fc I, n , a aucuii 
moff de ne pas laisser a l'epithete son sens 
ordinate; et l'exemple Saaov PWlfe 
<*vr,p [&v, JiW #J V, 770, quoi q u ' en fflf 
sent quelques anciens, n'a rien a voir ici 
Tout autre est plus ou moins obscur, l'an- 
re des N ympD es aussi bien qu'un autre. 

368. Ajttcv, propius, pl us pres c . es ,_ a _ 
d.resous la m a ,n de Minerve.- ndvt(a) 
Tou, e ,a,t tire du coffre, depuis Pexamen 
,i,,t P ar Vl y«»>, vers 2)7-2<8. Ulysse 
prend suecessivement plusieurs charges De 
la 1 enumeration qui suit n £vTa. si Ulysse 
"Wit remis les objets dans le coffre, on 



doit supposer qu'il les en retire mainte- 
nant, pour les porter a la caverne. Scho- 
lies H : t&ya Jv Sia to fiaao; natumH- 
uivwi; ieXuxe xal iytapujtv aO-roc, Eva 
ParaTaafl Kara pipo?. Mais l'autre suppo- 
sition est plus naturelle. 

370. KaTE'8r,xe a le meme sujet que 
EtpopEi. Ulysse ne perraet pas a la deesse 
de descendre a cette vulgaire besogne. II 
est evident d'ailleurs que tout a ete rcinte- 
gre dans le coffre, et dans un ordre parfait 
de superposition. C'est ce que signifie E 3. 

— AiOov. II s'agit d'un bloc enorme. Les 
forces d'un bomme seraient insuffisantes 
Minerve est done forcee d'agir elle-meme! 

— ©upijo-iv, le pluriel pour le singulier. 
Voyez plus haut la note des vers 1 10-1 H 
Ici, comme au vers IX, 243, 80pr,<jcv est 
synonyme de il a 6S V . Voyez la note sur 
le mot dans ce passage. Eustathe : Uyc: 
oe 6 u p a ;, 6, xa i upoeSyiJituen (IX, 243) 
tr,v tou tntr|).aiou 07tv)v. 

3 "2. Tm, eux deux : Minerve et Ulysse 
374. To lo -i 8e (luewv.... Voyez le vers 

V, 202 et la note sur ce vers. 
37B AlOYSvlc.... Repetition textuelle dti 

versX, 401. 



[XIII 



OAY22EIA2 N. 

$1 



27 



of 8^ toi Tpi£T£C [liyapov xdra xoipavEOuciv, 
ptojjievot dvTiOivjv akoyjiv xai eova 8i8oVte<T 
Y) oe gov atel voVtov 6Supo[x^vr, xaxd 0u(i.6v, 



Travxa; (J-ev p' eXire 



i xai imiayj.~a.i avopl exdGTW, 



380 



dyyeXtai; itpoieiffa, v<$0(; Si ol dXXa [i.£VOtva. 

Ttjv o' dira[j.etSo'jj.£vo; npocr£cp7] TCoXtf[i.Y|fi<; 'OoutroEu?- 
r Q totoi, Tj [i.dXa 89) 'Aya[ii[Jt.vovo<; AxpdSao 
cpOcWOat xaxov otxov evl [wyapoiaiv ([KiXKov, 
£i [XT] [xot au £xacrca, (ted, xaxd [xotpav &ito<;. 
AXX' dy£, pjxiv u<pY]vov, oircos dtwcfeojAaw auxou;- 
Ttdp U [Aoi aCiT/j ctttjOi, pivQ<; TOXuQap<7£<; £V£taa, 
olov ot£ Tpoa)<; Xuo[i.£v Xmapd xp^§epa. 
A.i xe - [j.oi w? [tspxuia TOXf>a<rraiir)s, rXauxwiu, 
xai x£ xpir)xo(7iotaiv eywv dvcpEcrat [Mc^ofpjv 



385 



390 



377. Tpiexs;. On et.iit dans la qua- 
trieme annee. Voyez le -vers II, 89. Mi- 
nerve ne parle que des annees pleinernent 
revokes. De meme faisait Antinoiis, II, (06. 

378. Mv<iu,Evot.... Repetition da vers 
XI, H7. 

380-381. Ildvxa;.... Voyez les vers II, 
91-92 et les notes sur ces deux vers. 

383. 'AY«(ie'u.vovo; 'AxpEioao depend de 
xaxov oitov. 

384. <I'6tuaa6at. Ancienne variants, nei- 
<reo6ai, de jtacr/w. Avcc cette lecon, xa- 
xov oitov serait le complement direct du 
verbe. A cfite de <f6i«a8ai, xaxov oitov 
cquivaut a xaxw oVrui. C'est ce qu'on 
nomme l'accusatif du contenu. 

387. 'Evetaa, sous-entendu u.oi. 

388. Oiov ote, tel que (tu me l'inspiras) 
lorsqne. Voyez, X, 482, lu note sur olov 

<jtE. Quclques-uns prennent oiov ad- 

verbialement : faultier, de la meme facon 
que, c'est-a-dire comme tu ns. Le sens est 
en definitive le meme. — Auojaev est a 
l'imparfait : nous detruisions ; nous de- 
truisimes. — KpT)8eu.va, les remparts. On 
a vu dans Vlliade, XV, 100, 090' 0T01 
Tpoiric 'upa xpr|oeu.va ).0wu.ev. La ville 
est comparee a une vierge dont la tete est 
ceinte et protegee par une coiffure. Re- 
marque*, dans ces deux cxemples, TpoirK 



pris pour synonyW de 'D.iou. On pour- 
rait, a la rigueur, laisser a Tpoir,; son 
sens ordinaire : les remparts qui protegent 
la Troade. Mais il est aussi nattirel de 
sous -entendre iroXeto; que •faXr,^. Voyez 
Vlliade, I, (29, et la deuxieme note sur 
ce vers. D'aillcurs il y a nn passage de 
Vlliade, XXI, 54 4, oft Aristarque reconnait 
forrnellement que Tpoiriv est pour "D.tov. 

389. "D;, ainsi, c'est-a-dire comme en 
ce temps-la. 

390. Kai XE TpiT]XOo-io!ffiv....Quelques 
anciens suspertaient l'autlienticite de ce 
vers, con pas, comme le dit Dugas Mont- 
bel, a cause d'aucune exageration, mais au 
contraire parce qu'ils trouvaicnt les paroles 
d'Ulyssc au-dessous de la realite. Eneffet, 
ou a vu le lieros dans Vlliade (XI, 4,01- 
486) lutter contre une armee entiere. C'est 
une des journees oil l'assistance de Mi- 
nerve lui fut le plus utile. Sans la protec- 
tion de la deesse , il aurait ete tue par 
Socus (vers 435-437). Didyme(5cW«.s- H) : 
iitovoEitcxi 6 oxiyo;, 8tos xo p.rj Eyjiv 
U7tEp6o).r,v. ev t?) A Y°\>v ifii 'lXiaoo; 
7tXEio<it Tptaxoaiuv avtE'j'CYi xai napoij- 
or,; 'A8t,v5;. Si l'on retrancliait du texte 
le vers 390, il faudrait en retrancher ega- 
lement et celui qui le precede et celui qui 
vient apres. 






■ « 



28 



OAY22EIA2 N. 



auv col, 7rorva 6ea, 6'te uot Tupo'ippacG-' ercapTWot?. 
Tov S' ^|ji,ei6£t' erarca Gecc yXauxahrtt; AG7]vyr 
Rat Xfyv toi i'ycoys 7tap£o-cro[jia[, ouSl [xe Xv]aEt<; 
oittote xev Sr) xauxa irevco^eOa • xai Ttv' 6i'co 
ai'fxaT^ x' eyxecpaXco T£ iraXa^efjiev oc'cttctov ouSa? 
dvepwv prjcrx-^pcov, of Toi (3iotov xaTe'Souaiv. 
AXX' aye a' ayvcoaxov teu£co 7iavT£crcrt PpoToiaiv 
xapi|;u) fxiv y^poa xaXov ivl yva^izToiGi fjiiXeamv ■ 
Wis ? £x xapaXr,? eXs'o-co Tpfya?, dp ? l 8k Xaifo? 
eWo, o xe GTuyEYjo-iv i£&v avGpcoTOi; eyovTa" 

XVUCWO-W §£ TOt 0(7(7£ TiapO? TO-piXaXXe' EO'vTE ' 

w; av asixEXco? uacri u-vyjar/jpat <pavsfy<; 

ffjj t' aXdyw xat mxi$i, tov ev ptydpoum SktmtQ. 

Auto? Se 7ipwTtaTa augcoTrjv eferoKpix&r6at, 

o? Tot uwv Era'oupo?, tyi&t; $£ XO i fyria o78ev, 

uatSa te adv yiXiei xai fys'cppova IlTjveXoraiav. 

Av]£[ ? T dvy£ attain nap^pevov ■ ai Si vipovxai 



(XIII I 



395 



400 



405 



391. 2 bv (joi,... On a vu dans Vlliade, 
X, 290, un vers presque identique, a pro- 
pos deTydee, pere de Diomede. — "Ore 
guando, dans le cas oi. _ IIp6 f paa a ( a )', 
fem.nm homerique de wp 6 P p M v. Voye, 
plus haut la note du vers 359. Voye, aussi 
a note du vers V, 161. _ Be kker a rejete 

levers39,anbasdelapage ;m aisila 
garde les deux precedents. 

393. Ouoe (as Xr.crsi;, et tu n'echappe- 
ras pas a ma vue : et j'aurai toujour, les 
yeux sur toi. ' 

39*. Ttv(u) doit etre joint a i v 8p<5v 
(iv*iaTr,p Mv . Voyez l e vers III, 224 et la 
note sur ce vers. Le singulis TO M) est 

™avant age.Ce.tain si que ^V 
en fn,nca,s, s.gn.fie une foul „ ,' 

'el ou tel, s.gnifie maint indiWdu ' 

398-40) ■ Kip +t0 uev....An 5 tarque pro- 
non f „ ftft^ coa(re ccs ^ I 

ce qu on lira plus has, vers 430-4 33 Ari 
stones (ScMl.sH, : « 9eto 0vT« '^ 

U, v 's,e T aU " eX " Sde Matisse. 
Uly«e nest pomt homme a se chequer 



du portrait de sa future personne ; et Mi- 
nerve nc fait pas mal, ce semble, de le 
preparer a la metamorphose. 

399. 'Afi^t doit etre joint a eWo. 

400. "O depend tout a la fois et deiouv 
et de I x ovra : xai av6p<o7t 0; ;6u>v atxo 
aroyg av eyovxa aOio. 

404. 2u6<a T ^ Vj le porcher, e'est-a-dire 
Eumee. 

405. 'Em'oup 0?i sous-entendu iaxi. 

'0(lffi;, /wntw, d'une egale affection. Cet 
adverbe marque comparaison entre <j m » 
oice <joi et Ttaioa te <tov (piXesi. Quelques 
anc.ens entendaient, 6u,<S c 00l . 3(loti 
ooi xat Ofio^pova oioev. D'autres appli- 
quaient la comparaison au temps : tyoiux; 
tw uptonv XPovw, d, c aTc' &p x ^s xai vuv 
— La traduction attamen suppose o".to s , 
et non o^to;. Mais la lecon 6(10)1; est iu- 
connue des anciens, et l'on ne voit pas bien 
le sens qu'elle pourrait avoir ici. Rien de 
I>lus naturel, au contraire, que le devoue- 
ment absolu d'un serriteur tel qu'Eumee a 
Uly.se et aux siens. Bothe : « «q U o amore 
"IJIyssem filiumque ejus et Peuelopem 

" t "nia2us complectitur. » 
*07. A!, e'est-a-dire ouc;. 



ixnn 



OAY22EIA2 N. 



rcxp K6"paxo<; TCxp-fl ltd X£ xpr,vY) 'ApeOotlayj , 
IffGousai |3dXavov (jLevoeixea xal piXav uScop 
irivowai, xdO' ueaai "cp&pei xeOaXutav dXoicpiQv. 
"EvOa p.£v£iv xal itavxa n:ap%£VO? ilUp^aOai, 
6W av iywv eXOco 2Tcdpxv]v £<; xaXXiyuvatxa, 
T^X^a/ov xaXEOiicra, xeov <p(Xov uBv, 'OduaereQ ■ 
o? xoi £<; £Op'j/_opov Aaxe8a([x.ova nap MevAaov 
w/£XO u£Ucr^[JL£VO(; (A£xa crov xXeo;, 7] itou ex' 611)?. 

Tyjv 8' aiiap.£t6o[Ji£vo? rcpocrtyr] iroXu[j.r i x^ 'Oouctoj? • 
TfoxE x' ap' o3 ol ienee$, evi 9p£« iravxa lOuia; 
T H i'va nou xal xeivo; aXco;j.£VO? aX^Ea Tiacryj, 
tcovtov lit axpuyEXOV, Qloxov Zi ol aXXoi eoWiv ; 

T6v 8' r^dfjiT ftttira Oeoc yXauxcoixtc; AforjVT] ' 



29 



410 



415 



420 



408. Kopaxo?. Scloa lea comment.iteurs 
ancicns, Cora etait le nom il'un chasseur, 
qui avait peri en tombant de cette roche. — 
'ApeSovoig. Suivant les memes comroenta- 
teon, Arethuse etait la mere de ce Corax. 
Kile s'ctait pendue de deaeapoir, cu tron- 
vant son fils mort pres de la Fontaine. — 
Le nom d'Arethusc etait donne, en Grcre, 
il un grand nombre de fontaines; et il lie 
signifie autre chose, selon toute vraisem- 
lilance, qu'on filet dean de source. Din- 
dorf : « Steplianus Byzantius, sub verbo 
« 'AptOouua, altato hoc Odyuem versu, 
.. Atovu.0?, inquit, 07tou.vr]U.aTti;<ov tr,v N 
• tttj; 'Oo-Jaieii; cpr.iiy • 'ApiOouuai Se 
« eidiv oxtu). 'Hpav&Etov Si 6 D.aOxou 
« t9|V aOtriv v7tou.vr|u.aTi(u>v lyyiuiv - apai 
>. J/jti to 7toti£o>, e? ou to apSw napd- 
« Y«>YOv. Ix toutou dpf'6w, ib;<p>.£Y w ij).e- 
> yeOu). if' ou Ttasa xprivri ETufJETixux; 
« outw )iY ET0(l - Steplianus enniner.it quin- 
u que, quilius si addatur quam scboliasta 
.. Homeri et Eustathius iiicuiorant , sed 
i. quam omisit Steplianus, Arethusa Smyr- 
.. na-a, sex erunt. •• Hcrodien, TtEpi |j.o-<r,p. 
).e'5. p. 13 : 'ApE'Oo'jasi nuiai xp-rivai 
xilounr. ino toO ipSrjv (asoEiv) Io-uk 

410. Ti(xE), lesquelles clioscs : nourri- 
ture et boisson qui. 

4 11. Me'veiv, l'infinitif dans le sens de 
l'imperatif. De meme l'infinitif suivant. — 
napT|U.evo; , sous-cntendu aOxtii ou Eu- 
u,aiu> 



412. "0?p(a), tandis que. — Ka)>tYU- 
vaixa. Cette epithete finale, assez frc- 
quente dans Vlliade, ne se trouve que 
cette seule fois dans VOdyssie. 

413. Ka),EOUO-ot, jiarticipe futur : pour 
appclcr; pour fairc rcvenir. 

414. Toi [libi), d'apres ce qui va sui- 
vre peut etrc considere cuiiime noil redon- 
dant. II equivaut a ao\i IvEXO : a ton in- 
tention. — Aax£Oaiu.ovo, vu I'epitbetc 
tupijyopov, designe la villc de Sparta elle- 
nu-ine, ct uon plus la contrec dont Sparte 
est la capitale. De mime au vers XV, I. 
Cependant rieu n'empicbe de maintenir, 
dans ees deux passages, le sens ordinaire. 
II suffit de prendre tOp'jyopov comma 
synonyme de u.£Ya).r,v, et da faire abetrac- 
tion de l'idee tie place a danser, qui en 
effet n'est point dans I'aeception primitive. 

41 ,">. "II equivaut a noTEpov, et la phrase 
est clliptique : si, oui on non. La vulgate 
r ( v est une correction byzantine. La lecon 
El TCO'J, donnee par quelques manuscrits, 
n'est qu'uoe (ante d'iotiicisme. 

418. 'II i!va, ironic: e'est sans doutc 
pour que. La phrase n'est point interroga- 
tive, maia exelamative. — Kai XEivo;, lui 
aussi, e'est-a-dire comme son perc. 

419. "Eooxjiv, vulgo Joouaiv. Le sub- 
joDetif s'explique beaucoup inieux que 
I'indicattf, car il depend, comme Ttii/r,, 
de I'va. Avec I'indieatif, pioxov Se ol.... 
est une phrase a part, une reflexion faitc 
apres coup. 



DM 



!j 



I 



■ 



:io 



OAY22EIA2 N. 



XIII] 



Mtq §r t loi xiivoq ye Xfyv bMpios egtco. 
Auty] (jliv inSp/rceuov, t'va xXeo? ecOXov apGixo 
xdc' sXGcov axap outiv' sf^ei tovov, dXXa e'xyjXo;; 
•^axat ev 'AxpEtSao o6poi<;, teapot §' acnreTa xzhat. 
H (jl£v atv Xoydcoai veot auv VTjt [/.eXaiv/j, 
tl(j.£vo[ xTSivat, itpiv itocrpfSa yatav ixecOai ■ 
aXXa -ray' oux 6't'w * irpiv xai xtva yata xaOi^t 

[ftvSpWV (AV7]<7T7^pCOV, offOt (3lOTOV X<XT£§OUC7lv]. 

°Qs apa piv (pa^vv} paSSto irafAaVaaT' 'Afcjvi}. 

Kapipev [xev ypoa xaXov evi yvaiJOTToitrt (jleXetoiv, 
Eavfo&s S' ex x£<paX^<; SXetrs xpe'/a?, dp<pi Se OEp^a 
uavTECTo-tv (/.eXe'earn uaXaioij Ovjxe ylpovTO? ' 
xvi5£co(jev Si ot Soot -rcapo? TiepixaXXe' eo'vte- 
afxept Se (aiv paxos a'XXo xaxov (idXsv -»]0s x«ffiva, 
pcoyaXsa, ptnraWa, xaxqi {xe^opuy^iva xaTivcp ■ 
*|A?2 & fitv fxlya csp^a Taxety? eV &dtyoio,' 



425 



430 



435 



421. 'Ev6uu,ioi;, un objet d'inquietude. 
Scholies B : EU9povu;, o i<m ota mpovxi- 
8oq. 

422. "Iva xXe'o; MX6v o>oito. C'est la 
m ™ e pensee qu'au vers I, 96 ; mais la 
phrase est inverse. Voyez la note sur ce 
passage. 

423. IIovov. Ancienne variante, u.6pov. 

424. Hapi doit etre joint a xeTtoci, et 
ceUTtjS est sous-entendu.— "Aarara est pris 
substantivement : abondance infinie de 
biens. 

426. Me'v est dans le sens de u^v. — 
Ne'oi, des jeunes gens. C'etaient vingt des 
prctendants. Voyez les vers IV 7 78 rt 
841-842. 

420. "Ilp.gvot..., Repetition du vers IV 
823. Voyez la note sur ee vers. 

427. 'AXXa TaY ' oO x ofu, sous-entendu 
eaeabai : m als j' es time qu'il n'en sera 
nen. — IJpiv, auparavant : avant que cela 
amve. Ceux qui ne mettent eQtre ^ ^ 

irptv quune virgule obscurcissent la pen- 
see. Nicanor : S w - T0 r, A,',, * 

KaUc? £l . Ancienne variante, Ttape^i, lecon 
assez bizarre. v 

428. 'AvSpdiv.... Repetition inutile du 
vers 306. 

429. "Q ? doit etre joint a ? auevr), et 



uiv depend de £7reu.a<7<raT(o). — 'Pa6ou>. 
II s'agit d'une baguette magique, dans le 
genre de celle dont se servait Circe. Voyez 
les vers X, 238, 293, 319. 

430-438. Kdp^Ev uiv.... Voyez plus 
baut les vers 398-401 et la note sur l'atlie- 
tese de ce passage. On se rappelle qu'Ari- 
starque mettait, a cliacun de ces quatre 
vers, l'obel avec l'asterisque. Ici il n'y 
avait pas lieu a asterisques, puisque, dans 
1'idee d'Aristarque, ce n'est pas une repe- 
tition. II y avait seulement une diple, con- 
servee dans les Scholies H : 0j 8ijcX?j , ) 
6ti ivtsOoevot av&> !«T«vr|vsy|j^vot«l<rfv. 

432. Havxeaaiv u.eXs'eoo-1 depend dc 
au.91, et TiaXaiou yepovTO; de 8Epu.a. 

434. "AXXo, autre, e'est-a-dire diffe- 
rent de l'babit qu'il portait auparavant. 

435. 'PuiyaXea et ^UTtouvia sont au 
pluriel neutre, comme se rapportant a 
§ axo; et a yirava. Voyez plus liaut, vers 
410,1a note sur T a(xs). — Le mot f u - 
YaXEa signifie tout en lambeaux. Grand 
Etymologique Miller : fwvctXeov, napa toO 
prioau. "Ouyipo;- dva p"wYa e (jtEva- 
poio (XXII, U3)- &■ T 6 xaxsppwyE ,j 
tfiatia. ^<Taw onuaivet to otaxoitito • 
priYaXc'ov xai p"w Y aXE'ov. — Meptopux- 
p.Eva, vuZg-o (J.Eu.opyyu,E'va. 



[XIII 



OAY22EIA2 N. 



31 



<\iik6v Stoxe U ol jnwpcrpov xal i&vdct TnjpYjv, 
toxvoc pwyaXeviV ev Si <JTp<5<po<; YJev aopTiqp. 

Tcoy' co? (3ouXeu<7avT£ SieT^ayev. 'fl {/iv Itcitgc 
it; AaxeSaffAOva Stav e6y) [xexa TtatS' 'oSu<rijo<;. 



4W 



437. TO.ov, sans poil : au poil use. — 
SxvJTtTpov, un baton : uue trique. 

438. riuxva, adverbe : en beaucoup 
d'endroits. — 'P<i)-f*)iriv ■ Voyez plus baut, 
vers 435, la note sur polyopia. — 'Evdoit 
etre joint a rjev : y etait; etait fixee "a la 
besace. — Ixpojo;, une corde. — 'Aoptrip, 
apposition a oTpocpo; : comme suspension. 



Scholies B et Q : axpocpo;, auvecTpaij.- 
uivo; 0£(T(J.6;, ?] el? a/oiviov JaTpa(j.ui- 
vo;, ?| dS IjiivTO?. Scholies B, 11 et Q : 
aoptrip, vuv 6 trjc 7trjpa? 8e(j|AO?, <J/,ot- 
viov, 6 avaipopsvi;, i£ ou aiiYjpTY|xo, o 
eo-u TcapExpsp.aTO. 

440. MUm marque le but : pour allcr 
trouver. 



a 

1 



%m 



<ef$ 



I 






■i ■ 



■ 



0AY22EIA2 g. 



OAT22EQ2 IIP02 ETMAION OMIAIA. 

Arrive'e d'UIysse chez Eunice; hospitality du vieux porcher (1-110) 
Conversation d'Ulysse et de son ancien serviteur (111-184) J e beros 
conte a Eunice une histoire imaginaire, dans le genre de celie qu'il 
avait deja conte'e a Minerve, et il lui donne de pretendues nouvelles 
de son maitre (185-359). Eunice refuse de se livrer a aucune esne- 
rance (360-408). Retour des porchers et repas du soir (409-436 
Soms qu Eumee prend de son hote pour la nuit (457-333). 

Atkap 6 £x hplvoc; Tzpoci^ -cprffzim aTapuov, 
X&?ov dv' OA^EVTa oY axpia?, fj o! AG^vy) 
iu6ppa& Stov O^opgiv, 6' of p«koto p.a>. [t 7 T a 
xvjoYco ofxyfav, oO? XTTJffOCTO StO* 'OoWMlSc 

Toy $* dEp' Ivi TrpoSo'f/w £ 5p' % £VO v, e'vOa Ot auXr) 5 

xaX^ te FT av) T £, wpflpopjc- ^ pa wgcir^ 
auxo? SeffxaO' (ieaatv «to t^voto avaxTOc, 



OArSSEQI.... Ancienne variante, TtpAc 
tov ,ju6<ot»iv dviSian. Ce titre est trop 
vague, et ne s'app],' que l jien qu>4 , a 
miere partie du chant. 

<■ '0, lui : TJlysse. _ > Ex Xt(iE - 
hora du p„ r , . s >el ignant du port. _ 
llporcgy;, s'avanca sur. 

2. 'IJ.du c6te ou : dans la direction ou 

J. IleypaSe , avait montre. Voyez, I 
273, a note sur ce mot. _ " , l'article 
dans le sens du conjonctif : lequel. II „ e 

portel accent qu'a cause delVnditiqueoi 
Voyez le vers V., «3 de l'/W e * 

»■ lpi.il.... Repetition du vers I, 426 
Ma.s W tons le, termes y sont p j , u 
prop™ car la porcherie e.ait situ ee sr 

une ~ e .^ ^ Q:Iv . ;; 



(rxoTtwat Ta itep t { | v to^ d Ypo i C) | v 
u<]«]>u) to; enaOXei; olxo5ou.o0(jiv. 

V. nepi'8po(xo{, autour de laquelle on 
pouvait courir, c'est-a-dire isolee de tout 
vojsinage immediat. Scholies B, Q et V : 
rreptoBew^, yetTova? ^ l X o»aa toO; 
eiAitooitovTa? tu> pouXopivoi jrep,8p au>e fv 
xai TtepitXOecv auT7)v. 

8. ACito?, lui-meme, c'est-a-dire de son 
propre mouvement. — Zenodote ecrivait 
Seip-eiTO olo;, lecon qui peut se defendre 
moralement, puisque Eumee n'a demande 
conseil a personne, mais qui est physique- 
ment inadmissible, car Eumee s'est fait 
aider par les autres porcbers. - Asipiafto), 
U avait construit. — 'Avaxro? depend de 
veuoiv. Cependant quelques-uns mettent 
une virgule apres ueo-giv, et font de dtitoi- 



IXIVJ OAY22EIA2 3. 

vdccpiv Seoito^VY]? xal Aalpxao yipovTO?, 
pu-roiffiv Xaeuct, xal £9p(yxcocrsv a^pSco. 
Ixaupoijc; 8' £xto<; eXaatre Stajxirep^ evOa xal evOa, 
uuxvou? xal Oaf/ia?, to ptiXav Spui<; ap.^txeaaaa?. 
"EvxoffGev 8' ocOAyjc (jucpeotos SuoxafSsxa iroiet 
Tzlrpiov aXX'/jXtov, euv&; ffudv sv S& exatrrcp 
7i£VTr,xovTa sties )(a|jiat£uva§£<; £p-/_aTo'covxo, 
S^Xeiai Toxaoe?- toi S'apcevEi; eVco; tauov, 
7roXX6v uaupoTEpor tou? yap fJuvtSfiecrxov sSovte? 
avTt'6£ot (AV^errrjpes' ercel TcpotaXXe <ju6(6ttq? 
aiel CaxpEcp£cov crtaXcov tov apiaxov auavTtov 
ol 8e Tpi7]xdcrtoi T£ xal eS^xovxa ti^Xovto. ^ 
Ilap 6e xuve?, O^peatnv eoixote?, atsv i'auov 
xiffaape?, oO; eOoe-Je <ju6(i>ty)<; , 6'pya[j.o<; avopwv. 



33 



10 



15 



20 



■ 






yopivoio avaxro;, contra toute vraisem- 
blanrc, on genitif absolu. 

9. Nosiiv II n'avait pas eu liesnin 

de rien demander a ses mattres. 

10. 'Putotoiv X4«(T(7l, avcc d'enormcs 
picncs. VoyCT la note du vers VI, 267. — 
Kai Iftpl-puoo'ev, et il etablit une liaie alcn- 
tour. La matiere de cette liaie est designee 
par a^epow, qui est, a ce que Ton sup- 
pose, I'aubepine, et a coup sir un arbuste 
cpineux. La cour de Polypbeme est en- 
touree (IX, 186) de grands arbres, ct non 
pas d'une liaie d'atbrisseaux. 

12. To ui).av opuo; semble designer ce 
qu'il y a de plus noir dans le bois de clienc, 
c'est-a-dire le ctrur par opposition a l'au- 
bier, la partie dure par opposition a la 
paitie raolle. Sclwlies B, H, Q et V : to iy 
xapoiov Trj; opvoc- Cependant quclques- 
uns picnaient 1'expression dans uu sens 
beaucnup moins precis, et I'appliquaient, 
soit a I'ecorce de I'arbre, soit a son feuil- 
lage. De cette faron Eumee aurait simple- 
meut fcndu des bodies de cliene*. — L'ex- 
plication par <p)ot6: est attribute, dans les 
Scholia, d'abord a Aristopbane de By/.ance 
et puis a Aristarque. C'est Crates qui fai- 
sait de to u.e),av un feuillage. Scholia B, 
11 ct Q : 6 oe KpaTr,; T?]v &oautr,Ta twv 
<f\i\\w-i (xeXdvopuov eprirjiv, (•>: x*i Ai- 
o~X0Xo; ^r.o-i 4>i}.oxfriTr) ' xpep.dsaaa 
toJov tiituo; ex u. £ ). a v 6 p o u. Ce 

01WSSEE. 



nVst point par Escbyle qu'il faut expli- 
qucr Homeve; et I'adjectif du pocle Ira- 
gique n'apprend rien du tout sur to p.£)av 
opuo;;. L'ex plication vulgaire a la reflexion 
pour elle ; car le cboix de la matiere; 
quand il s'agit d'une palissade, nVst pas 
indifferent. Un \eut qu'elle soit solide, et 
qu'elle dure longtemps. 

18. riov'si. Bekltcr et Ameis, noisiv, 
commc ^rrxetv an lieu de y)o-/.Ei. 

10. Toi (eux) est explique par dpcrEvEr. 
— 'Exto;, tlcbois : liors des etables, e'est- 
a-diie dans la cour. 

IH 'Avti^cOI n'est (prune epitbete bo- 
noiilique; ct cVst ]»ar un exces de dcli- 
calcsse que fpielques-uns s'en choquaient, 
on tju'ils prctendaient lui donner le sens 
d'impiea : oi evivtioi toi; Osoi;. Voycz, 
I, 29, ap/jp.ovo; A : .yia6oio et la note sur 
l'epitbcte de ce scelerat. 

19. Tov est explique par optffxov ocTtiv- 
Ttuv, et il equivaut deja a un supcrlatif. 

20. Ol, cux : les males. — DeXovTO. 
ctaient. Ajoutcz : a I'arrivee d'Ulysss. 

2t. Ildp oi, et aupres : et pics des 
venats. — (-)-/ip£0"atv, a des betes sau- 
vages. Quebpics ancieus cntendaient, par 
0/ip;O"'JLV, des lions. Scholia H : fjyjpa; 
tou; )iovTa? xaT' iSo^v, On pease plutdt 
ici a des loops qu'a des lions. 

22. T£0"oap£;.... Ce vers ctait suspecte 
par Zenodote ; mais on ignore pour- 

u — 3 



■ 



,t '< 1 (.• - 



■M 



34 



OAT22EIA2 E. 



AOto? §' dp.<pl TO§E<T<nv lot? dpdpicrx£ raSiXa, 
TdtfJivtov £ipjjia j3(;£iov luj^pois ■ oi Si Srj a'XXoi 
w^ovt' dXXucn? aXkoc, S.tx dypopivowi cruscratv, 
ot ipdq- tov ol TEiapTov dTroupo^yjxe to'XivSe, 
cruv dyip.ev (j.v7](jr^po-iv OrapcpidXotaiv, dvayxyj, 
6'cpp' t£p£ucravT£<; xpeiwv xop£o-a(axo 0u[xov. 

'EljamvY)? o' 'OoW?ja i'Sov xuve? 6Xax<>[xwpoi. 

Ot (J.£V X£xX7]yoiT£i; ETO'SpOCfAOV ■ ailTap 'OoWc£&S 
£^£10 X£pSo(7UVY] , CTXTJUTpOV Si Ot EXTOffE ^Etfldi;. 



XIV 



25 



30 



quoi. Didyme (Scholies H) : U7io>7Ueueto 
napa Zy]voootw. Callistrate le suspectait 
egalement; et il articulait pour grief le mot 
T£<jffaps;, trouvant sans doute que quatre 
chiens , ce n'etait point assez. Didyme 
(Scholies H) : KaXXi'oTpato? 'jttjotiteue 
tov o-Ti/ov, 6l(X TT)V £?api'6jirilTlv twv xu- 
vuiv. Cette note ajoute : xai to etu'Oetov. 
Dindorf croit que ce grief ne pent s'appli- 
quer a opyau,o; avSpaiv, et que I'epithete 
qui deplaisait a Callistrate, c'est 6rjpeo-o-iv 
eoix6i£5. Par consequent, c'est contre deux 
vers, et non pas contre un seul, que 
Callistrate prononcait l'atbetese. Dindorf 
propose done de lire : KaXXio-TpoeTo; CiKu- 
ttteue touc o-uyou; Sia to exi6etov xat 
tt|v e;api6u.Y)c7iv twv xuvwv. Mais cette 
iiu de non-recevoir elevee par Callistrate 
contre les vers 2i-22 n'est pas meme spe- 
cieuse. — "Opy.au.oi; avopwv. Eumee est 
en effet un chef d'hommes. 

23. 'Apdpmxs, il etait occupe a adapter : 
il faconnait. 

24. Tau.vu>v, taillant. _ 'E0 Zp0e ';, de 
belle couleur. Ancienne variante, Eiivpoov 
meme sens. II s'agit d'un cuir eru, qui a 
conserve son poil. De la I'epithete. Eumee 
a choisi un cuir bien sain et bien solide 
encore brillant a I'oeil, comme si la bete 
etait vivante. Eustathe : to Se Expose 
vyiEiav Wou 5„XoT, S to Sepu* e" t , «» 
xat ™xv6v, xai oG™ ; rf XpJ1<XIOV e!? 
TteoiXa. eoixe Se xai aoi^tov eZvsi to 

TOoOtOV 8t P |M., X«i T P £v.«; e Z 0V, Sl' J )V 

V)V Euxposq. - Oi Se or, SXXot. Voyez l u 
note du vers I 26. 

25. "Au.' aypouE'voioi ousaaiv, avec des 
pores rasscmbles ; menant chacun un trou- 
peau de pores. 

2". Oi Tpei;- tov Se TETapTov. Le poete 



detaille et precise son oi Se Sr, aXXoi. Eu- 
mee a quatre porchers, dont il est, comme 
nous disons, l'iutendant. 

27. 'Avayxv) doit etre joint a omo- 
uposriXE. C'est Eumee lui-meme qui subit 
la violence morale, et non pas son servi- 
teur. II est force d'envoyer un porcher a 
la ville. Le serviteur va a la ville comme 
il irait aux champs. II obeit a son chef, 
et voila tout. 

29. TXaxou/opoi, propensi ad latran- 
dum, aboyeurs. Voyez dans Vlliade, IV 
242, la note sur iou.upoi. Scholies Q et V : 
0Xaxou.upoi- 6 uiv 'ApisTapxo;, oSOfoj- 
yoi. xpEioo-ov Se arcoStSovat, ol uepi tou 

OXaXTElv p-EUOprjUEVO'., EOTl TTETtOVY]- 

u.evoi- Wiov yap x-jvoiv to OXaxtsTv. sv 
aXXto, ol TtEpi TO uXaxTEiv EdTtouSaxoTE;, 
fl uXaxTtxot. 

30. KExXviyoiTEc , vulgo XExX^yovTe;. 
Les aneiens admettaient les deux lecons 
Herodien (Scholies H et Q) : XExXv]y'a)TE? 
X ,°" , XE ^T 0% tE; oiy&c. a t 'ApidTap/ou. 
eijiiv Sia tou w, 7tEpto-7taTav, s! oe'Sia 
TOU VT, TtpoTtapoluvETai. 

3). KepSoauvrj, par ruse : par precau- 
tion. Cette precaution etait fa meilleure 
qu'Ulysse put prendre, bien qu'elle fut en- 
core insufhsante peut-etre. Didyme (Sc/io- 
I'es V) : cpuaixov ifaai por,e-nu.a npo; 
artOTporcyjv xuvuv to xaeeaerjvai xai 
TcpoEjOai Triv pagSov i>c [lyj imtieijw- 
vov. — 2/.9iitT:pov Se oi extteo-e y^ipoi, 
et le baton lui tomba de la m,,iu,'c'est- 
adne et il jeta son baton. Voyez la note 
precedente. Le poete ie borne a me- 
t.onner le fait; mais la cause du fait est 
"nplicilemem contenue dans l'expression 
XepSoouvlJ. Didyme (Scholies V) : oO Sti 
9ooov, iXX' ixwv Epp„j;Ev aJTo. 



[XIV] 



OAYSSEIAS 



35 



v Ev6a xev & roxp cTa6[J.w dtent^Xtorv toOev dXyo^ 
dXXd oo6«4rv &*<*. ™ al *?*"tv°'<« pewnt&v, 

IffejuV dvd itpoOupov, (TxDto? Si ol ftmecw JC"?^- 
Tous [xev 6p.oxX>fca<; creusv xuva? dXXuoi? aXXov 
uuxv^crtv XiM&ow 6 Se ispoafewtv avaxxa- 
*Q yepov, yj oXfyou (re xuve; St^r^GavTO 

gsmfvift *a* * £V l^ ' ^ 6 T3C e£y 1 v xa ^7. £ua ^ 

Ral SI aot aXXa Oeol ooaav aXyea xe axovayjx? xe- 
dvxiOlou yap avaxxos SSup^evo? xal fyetav 
yjjjwk, dfXXowiv Se aua; criaXou? dxtxdXXco 
%£vai- a-jxdp xeivoc, £eX%£vo<; tou eowoyjc;, 
irXd^x' eV dXXo0p6cov avopcov Sy){x<Jv xs toXiv x£, 
£i' tou i'xi £w£t xal 6pa cpdo? ^eXfora. 
"aXX'etieo, xXic^vS'I'ojxev, ylpov, ocppa xal auxo?, 
cr(xou xal ol'voto xopEScduEvo? xaxa Oujj.ov, 
£tu7)<; omtoGsv eWi, xal SuroJaa x$s' £v£tXy)C« 
"Q<; Efrtwv xXlfftyvS' r^-^axo 810? utpopgoc;- 
£?sev S'efecevay&v, pwrac; $ imtypt Saa£{a?" 
£(jx6p£C£V 8' im 0£p[^a lovOdSo^ dypfcu aiy^, 



35 



40 



45 



50 



wM 






32. *A),YO?. Le poete suppose qu'Ulysse 
aurait pu £tre mis en pieces par les chiens. 

33. Mexaainiv, sous-entendu x0va{ : 
ayant couiu apree les cliieos. 

34. ExCito? U ol &X7C«« X sl P«- Y°y M 
les notes du vers 31. Eumee a jcte son 
cuir, pour courir a l'aide de l'elranger. 
Par consequent Si, dans la phrase, est ex- 
plicate et equivaut a vdcp. Sans cela, il y 
aurait hysterologie. 

35. ToO; (eux) est precise par xuvo;. 

36. 'O, Uii : Eumee. 

37. 'O.iyou est pris adverbialement : 
un peu plus. 

38. 'EXeYX£"",v, comme ^-YX 0V - C'est 
un adjectif feminin employe substantive- 
ment, ee qui n'est pas rare chei Homere. 

39. Kai Si dans le sens de xai Sr)- — 
"AMia est dit par opposition au chagrin 
qu'il aurait eprouve si letranger avait etc 
mis en pieces. II en a assez de ses miseres 
accoutumees; il n'a pas besuin d'une eala- 
mite nouvelle. 



40. "Avaxto;, genitif causal : a propos 
d'un maitre. 

41. 'final, j e re5te '*• Scholies H : 
oiatptSw, u; ib T)u.ai evi Tpoir) a£ 
te xriSwv (//(We, XXIV, 642). — "A>.- 
Jioiaiv, pour d'autres. 

4 3. At)[iov te 7io).iv To, le pays. Voyez 
le vers XI, 14 ct la note sur ce vers. 

44. E'l 7tou.... Repetition textuelle du 
vers IV, 833. 

4 5. K).iuir,v5(E), a la cabane. — Ce 
qu'Homere appelle xXiotr], c ' est une ma '~ 
son de bois couverte de chaume ou de 
ramee. Voycz la description de ce qu'on 
appelle impropremcnt la tente d'Achille, 
Made, XXIV, 448-456. C'est une grande 
baraque. — *Iou.ev est au subjonctif , pour 
iwu.Ev. — AOto: est le sujet de eXnrfi, et 
il signifie toi-meme. 

49. Elasv et ilnafafuiv, sous-entendu 
a C T0V . — Tnixeue, substernebat, il jon- 
chait, c'est-ii-dire il avait entasse. 

60. 'Eiu, par-dessus. — 'IovOaoocve- 






36 



OAY22EIA2 2. 



[XIV] 



auiou Iveuvatov, jjiya xat Saau. Xatpe 8' 'OcWceus, 
otti pt.iv co? ijtc'Sexto, etos t' I'cpaT' ex t- dvd[/,a£ev 

Zeu? toi Sonq, ^£ive, xat aQavaxoi Gsot a'XXot, 
oiii (jt.aXiaT'£0A£^, oti lae irp^pcov uttISe^o. 

Tov S' airau.£tgo'[jL£vo? -npocrecpYjc; , Exacts <7uStoTa- 
Setv', ou (xot G£fj»s for', ouo' ei xaxuov cilkv sfXGoi, 
£eivov aTipjaai ■ -rcpo? yap Aid? elatv airavT£<; 
\ihol x£ irrco^oi it ■ Sock §' dXrfyr] te <p(X>] te 
yfyveTai ^L/.sTe'pY) • v) yap ojxcocov Six-/) icriv, 
akl SeiSio'tcov St' emxpaTetoatv a'vaxts? 



55 



60 



lue. C'est le sens que donnaient la plupart 
des anciens. Scholies B : iovflou; Xeyouai 
toe? 0i?a? Tmv Tptywv. tnjuai'vEi ouv Tqv 
oaijeiav. Scholies Q et V : Sacreia;- 
tovOot yap ai fi^at xat ai Exqpuo-Et; t(Sv 
Tptyaiv. Apollonius et Eustatlie disent la 
meme chose. — II y a d'autres explications, 
mais fondees sur des etymologies inaccep- 
tables : V Ea{, TayEtac, teXeiov , ere. Les 
mots lov6a; et tov6o; ont une evidente 
analogie avec dvOo?. Le poil est une efflo- 
rescence. Scholies B : to v 9ot Si E?av8ri- 
p.ara axu.d!|ovTo; <j(o(j.atoi;. 

61. Autou JvEuvatov, qui lui servait de 
couche a lui-meme. Eumee, qui n'a point 
de sieges ni de fauteuils dans sa cabane, 
fait asseoir Ulysse sur son propre lit. Scho'- 
liesE : auTou- tou o-j6wtou. Evsiivaiov 
ok, itf' o\> rjOva^ETO. C'est par erreur 
qu'on rapporte aGxou a Ulysse; et la tra- 
duction in eo ut cubare posset n'est point 
exacte. — Aaou. Cenx qui ne voulaient 
pas que'iovOdoo; fit synouyme de SadsJa; 
alleguaient comme raison qu'Homere n'a' 
pas pu dire deux fois la meme chose. Scho- 
lies H : oOx iv vuv e>„ Saau, si ye T0 
SoveococK gorjXou to « a( js 0? . i| serabIc 
au contraire qu'une epithet* a dii naturel- 
lement amener 1'autre. Bothe : « Aacu 
« densum villis utpote 'tovOdSo? capra-. »' 
53. %l it ainsi : avec tant de courtoisie. 
_ 54. "Otti, qiwdcumque, tout ce que.— 
Oti, y«;'a, parce que. 
65. Upoue'ipr)?, Eiiu.ais au6fiTa. Les 
apostrophes de ce genre sont assez fre 
quentes dans Vlliade; mais Eumee est le 
scul personnage de VOdjssee auquel le 
pocte ait applique cctte forme de style 
Eustathe : Sit ev 'IX,d8t piv "O^poj 



itoMaT? xpfaai iiuoirTpo^ai; £711 Ttpoato- 
tkov a?ta>v Xoyou, olov ov6e oeOev, 
MeveXoce, Oeoi XsXdeovxo (IV,t27)- 
tov 8e npoo-e'ipTi;, IlaTpoxXei; Itc- 
TteQ (XVI, 20), xat E'Tepa 8e ou.ota- tv 
Se Tfj 'OSuaaeia hti u.6vou E0u.aiou oyr)- 
u-aTiCEt oiiTax; d itotTjTri;, cptXiov tyj? e0- 
voia; tov SoOXov, xat toO ei? iroXXa xpr)- 
<Jiu.EUEtv EVTau6a ttj itotTJo-Et. La derniere 
partie de cette note appartient certaine- 
ment a Eustathe ; mais l'observation fon- 
dament.de est d'Aristarque; et il n'y au- 
rait, pour retablir la citation textuelle 
qu'a mettre, devant le mot oti, la formule 

tl 8l7TAYJ. 

50. Kaxfwv, plus mal en point. Didyme 
(Scholies H et V) : p.5XXov sou xsxaxu- 
M-evo; tt,v ipuyrjv. 

57-68. ripo; yap.... Voyez les vers VI 
207-208 et la note sur le -second de ces 
deux vers. 

59. 'Hu.ET£'pn (nostra) signifie , d'apres 
ce qui suit : comme venant d'un homme 
qui n'est pas le maitre en personne, mais 
unsu| J ,rd„une._-H T ap....5ix^ EaTiv, 
car c est la la regie. Eustathe : to aUTr) 
otXT) t«ut6v ion Tto aCiTn 8e'u,i;, outo; 
vop.0;, oIto; TpoTtoq, touto e6o?. xat osa 
TotauTa. 

«0. AsiStotuv cquivaut a 8tot to SeSie'- 
vat. Cest parce qu'ils sont dans les tran- 
ses qu'ds n'osent pas donner Leaucoup. 
- Ot(e), quando, alors que. - 'AvaxTEc 
des mattres) est dit par opposition a &*£ 
le maitre legitime. On n'a jamais raison 
centre uue troupe. Mais ce qui est pis que 
tout le reste, c'est que ees majtres sont des 
jeunes gens, des ho.nmes en proie a toutes 
les passions. 



[xiv : 



OAY22EIA2 S. 



37 



d v(oi.;li yap touye 6eol xaxa vcfoxov zorpav, 
o? xev £[x' £vSux£co<; ecpi'Xet xal xTYJaiv tocaowv, 
ola xe & obaj'i avaS; euOup.0? i'ocoxev, 
otxov xe xXvjpdv T£ icoXufJiv^cmqv TE yuvaixa, 
o; of noXXa xdtfXTjm, Oeo? o' ira i'pyov £$r) , 
w? xal £>ol t$e Ipyov «^ £Ta '-> $ £mf^V VC0 - 
Tcp xl p.£ udXX' tov/]ff£v ava£ , e! aux66' £y/lpa ■ 
aXX' oXeG' (ax; wcpeXX' 'EXIvYjS duo cpuXov dXifcrOai 
TCpdyvu, e-nei toXXcov dvSpcov uuo youvax' eXwev) • 
xal yap xetvo? 2&) 'A.yaui[/.vovos avExa Ttpj? 
"iXtov d; £uira>Xov, i'va Tpto£<7cri ixiyono . 

"0; EiTtcbv froar/jpi Ooco? auviepye y ixcova ■ 
(39) S'tfj&v £<; ctu^eou; , 6'6t eOvea £p/. aT0 7«P WV - 
"EvGev IXcov Su'eveixe, xal aacpoTEpou? lipcucreV 

£'J<7E T£ pi<JTuXX£v TE, xal dut/p' ifeXotfftV EUEipEV. 



65 



70 



1 

.^1 



75 



til . 01 veot equivaut a xai xauta vegi 
ovte;. Eumec cneherit sur son idee : ties 
ma it res ! une liorde de tyrans! C'est un 
des exemplesoii l\m voit le mieux combien 
ceux qui ne tieunent pas cotnple du pre- 
teudu article font turt quelqucfois a la 
poesie d'Homere. — ToOyE, cYst-a-dire 
xoO avocxTO; : du vrui inaitre. — KaTa 
doit etre joint a eori<yav. 

62. "Onaaaev. Ancienne vaiiaute, Q7ta- 
£ev a l'imparfait. 

63. EO(tU[i.o;, benignusy plein de Lmnte. 
— "Eowxev, dare solet, ne manque guere 
de donner. Dans ce cas Eumec serait ri- 
clie, et \[ pourra'it trailer geuereusement 
un liote. 

65. "O; se rapporte a olx^t. — Oi, pour 
lui : pour son inaitre. — 0eo; 5(e).... 
equivaut a xai a).... Homere se borne a 
juxtaposer les idees, laissant a notre esprit 
le soiu de les subordonucr. — 'E711 doit 
etre joint a di^rj. Au lieu de litl Epy/ov, le 
lemme des Scliolies H donne £'ju.opcpov, et 
cette pretendue lecon est mise sur le 
compte d'Aristarque '. ouxo); j\.pi<napyo;. 
II est impossible de deviner ce que pour- 
rait signitier £U(XOp;pov. C'est probable- 
meat eu epyov qu'ecrivuit Aristarque. 
Remarquez en effet que asiJETai, an vers 
suivant, n'a pas de preposition, et qu'il 



equivaudrait plus exactement a eu ds^STai 
qu'a IffOttftTOI. 

6(5. T6o£ epyovj cetravail-ci,c T est-a-dire 
I'eleve des pores. 

67. Autg6(i), ici nieme : sans bouger 
de son pays. 

68. "Atto doit etre joint a oXe'aOat. 

69. Ilpoyvu. Voyez dans Vlliade, IX, 
570, la note sur cet adverbe. — *l*Jto doit 
etre joint a e).u<jev, et le verbe OrtBiUffEV 
a pour sujet 'EXsvyj; cpuXov. — Le souliait 
d'Euniee juslifie ceux qui pensent que Pe- 
nelope u'etait point de la farnille de Tyn- 
dare. Sckolies H et Q : tiu>; av 6 HrjveXo- 
TtT]; TiatYjp 'Ixapto; Aaxuv eiTj to yevo;J 
i] 7i(jj; dv yj llr^O.o-Kfi tyj; *E)ivr|; u7t- 
dp^ot dvE^td; oO yap dv 6 (pO.oozrsTZQTr^ 
EOiiaio; Tr,).eu.d/_a> xai Hr.veXoTnr] xa- 
•cripaTO pouX6u.evo; ois^OdpQat to tyj; 
'EXe'vr,; ye'voc. Je rappelle que lc pere 
de Penelope n'habitait point Sparte ; car 
Telewaque _ clans son voyage en Lucu- 
nie, n'.i pas meme songe un instant a sou 
aieul maternel. 

71. "IXiov.... On a vu ce vers dans 
Vlliade, XVI, 676. 

72. luvsdpye. Ancienne variante, £7i- 
eepye. 

73. "Ep/aTO, comme epyaTOtuvxo, qu'on 
a vu au vers 4 6. 



ifl 



'■Jk% 



t 



38 



0AY22EIA2 H. 



[XIV] 



'Omrpoic, §' apa navta ^Ipcov TtapsGvjx' 'OSucnji 
Oepfjt.' «6twc 66eXoTcriv ■ 6 §' aXcptxa "Kvjy.cc TiaXuvEV ' 
ev S' apa raffoti&tp xtpvY) p.£AtY]Sla otvov, 
ail-co? S'avxwv I'Cev, iuoTpuvcov Si -irpo<TY]'j§a- 

"EctG'.e vuv, w Sjerve, Tocre SfjLcoecrcrt TtapEcmv, 
^ot'ps' • axap (7idcAou<; ye cruag [AV/)<TT-?jp£<; eSouaiv, 
otix outoa (ppove'ovxe? eVi (ppecrlv oOo eXe/j-tuv. 
Ou [X£V c^ErXta epya Geol (jiaxap£<; tptXIouatv, 
aXXa Stx.Y]V Ttoucn xai ai'ai[j.a epy' avGpcoucov. 
Kai pt.lv SucfAEvi©; xai avapffioi, oft' era yaiY)<; 
dXXoxpwjc; pwaiv, xai crept Zeus Xr/iSa &wv] , 
7rX-/jcrafjt.£voE. Se T£ vrja? s'Sav oixo'vSs viEcrGar 
xai p.sv TOtg omSos xpaxEpov §Ioq ev eppeert raVret. 
Ol'Se §£ xai Tt tcraci, Geou Se tiv'sxXuov ocuSyjv, 
xefvou Xuypov oXsGpcv, St' oux eGeXouci Sixaico? 
fxvao-Gai ouSs v^EoQai Em fftperep', aXXa extjXoi 
XT7][xaTa SapSauTouctv uTcspSiov, ou§' Ira coeiSco. 



80 



85 



90 



77. AOtoT; oSeXoTctiv, comme cuv au- 
Tot; oSeXoutiv. Voyez le vers XIII, HH. 

— c O, lui, e'est-a-dire Eumee lui-meme 
encore. Cette repetition du sujet est fre- 
quente chez Homere. Aristarque [Scho- 
lies H) : (1\ 8i7iXr), oti) <oc TtEpi EtEpou. 
Ioti 8e eVi toO E0u.aiou. 'Ou.r]puri 0£ r) 
eppderti;. 

78. 'Ev doit etre joint a xipVY). 

79. AOto;. C'est encore Eumee. 

80. Taxs — irapecriLV, les choses qui 
sont a la disposition de : les mets habi- 
tuels de. Le mot xpsa est sous-entendu. 

Si. Xoips(a), apposition a Tare, le 
sens de cette expression est determine par 
ce qui suit. Scholies H : xoiptov jju/piiv 
xpsa. 

82. Oux 61116a.... Les deux idees mo- 
rales vont ensemble et au meme titre. 
Ameis : « Bei <ppov£OvT£; mit eXsyjtuv 
« braucht man an kein Zeugma zu den- 
« ken. Denn bei Homer enthaelt 9povEiv 
« beide Begriffe ungetrennt beisammen. » 

— "Oiuoa, la vengeance divine. Sclwlies 
B, Q et V : t^v El; to (jieMov t<Sv 6euW 
l7U<JTpoiprjV xai xoXamv. 

83. Me'v est dans le sens de p.rjv. 



85. Me'v, comme au vers 83. — 'Em 
doit etre joint a ^aio-tv. 

86. Kai icpt equivaut a xai 01; : etaux- 
quels. Yoyez plus haut, vers 65, la note 
sur 8eo; 8e.... 

87. Nria; depend de ir).if|o"au.ivoi. — 
'E&M, l'aoriste d'habitude. — NesaOai, 
comme wo"TE VEErcSai. 

88. Kai U.EV, reprise de la phrase : eh 
bien pourtant. — 'Ev doit etre joint a m- 
titei : £u.7ti7CTEt, tombe dans. 

89. Ol'oi, isti, ces miserables. 11 s'agit 
des pretendants. Herodien ecrivait o18e par 
un circonflexe. Jacob La Rocbe a adopte 
cette orthograpbe. — Tot a ete change 
en ti par Bekker, pour rendre possible 
/ r to"ao'iv. — 0eoO.... aO&T^v, voix d'un 
dien, e'est-a-dire oracle. 

90. Keivou Xuypov o).E6pov, apposition 
a GeoO au6r,v. C'est comme s'il y avait 
TCEpi toO Xuypou 6XE9pou 'OSuo-oeoj;. — 

^ T ( £ )) quitndoquidem , puisque. — At- 
xaiu>{ (rite) se rapporte a (AVacSai. 

9*. Elti {T^ETEpta), ad sua, a ce qui 
leur appartient. — "ExY)Xot, sans s'inquie- 
ter de rien. 

92. Kxr|u.aTa, sous-entendu xetvou.ex- 



[XIV 



0AT22EIA2 H. 



"Oacat yap vuxtec ts xou Yjpipai ex At<fc eiffiv, 
O'jtoG' ev Ipeuoucj' kpr/iov, ouoe Su' ol'ar 
oivov 8e cpOtvuGouctv 6-rtipSiov £^acpuovT£c;. 
r H yap ot £<ot] y'r,v ocgtcto?- ouxtvi to'sct] 
dvoptov Yjpwcov, oux'Tyrt^pow p.£Aai'vY]c; 
out' auxrjs 'iGdxr,? • ovok luvttUoci cptoxcov 
lax' aq>£vo? tog-coutov £yto §£ xl xot xaxaX^to. 
AcooW £v r 1 'it£ip(p dylXar to'cra tuo£<x ottov, 
xdcca autov auSdata, too - ' amo'Xta TiAaxf' ouycov 
Pdcrxouci £eTvo( T£ xal auxou (3t6xop£? avop£?. 
'EvGdo\ §' amoTaa Tzkctiz atywv IvSexa ndvxa 
so-^axr/iv (3d<7xovx', £iri 8' dvlp£<; ecrGXol opovxai. 



39 



95 



100 



■ 



prime au vers 90. — "Eiu pour etuoti, 
sous-entendu aOxotc. 

94. OvircoO' ev..., jamais ils ne saciifient 
uDe victime unique ni deux seules, c'est-a- 
dire ils egorgent chaquejour plusieurs vic- 
times. Ulysse, XII, 164, a dit, oO yap / pii 
eva I8(ievai ouoe ou' otcu;, an lieu de 
•/orj yap noVta; iou.evai. — Olio. Ancienne 
variante, ola. 

95. ')TnEp6iov {immoderate) se rapporte 
a cp6ivijflo'Joiv. 

96. Oi, a loi : a mon maltre. — Iwh, 
comme ailleurs (jioxo? : des moyens de 
subsistance. Scholies B : r, 7tp6; to Wv 



ouo-itz xai -rapao-xeuri xai xroai; 



Zeno- 



d..re dans Miller : Son?), nap' 'Ou.T|pw,o0x 
eVi tou ?YJv, iXX' em T(5v yp'nii.d'rwv 
xai xTriuaTwv, xai a7t).io; toO 7t).ouxo'j. 
Grand jttymologique Miller : xai yap 6 
7toiT|T»i; C<""0V trjv TtEpiouatav xa).Ei, 
oiov- r)3e xaTa i;wr|V epayeeiv u.e- 
voetxea 7toX>r|V (XVI, 429). — T6<j<m, 
sous-entendu ^v. 

97. 'Hneipoio depend de r,ptioi)V , et 
equivant a tu>v iv rjrtEtpio. De meme 'J6i- 
X'o; equivaut a xtiv ev 'IfidxY]. 

98. Euvesixorsi cpwTwv, de vingt mor- 
tals reunis ensemble. Eumee, en bon servi- 
teur, fait valoir tant qu'il peut sou maitre. 
liotlie : « Mira exaggeratio rei, sed f|&ix.rj in 
« servo arnantissimo domini. Alioqni inep- 
« turn esset, anteponi opes Ulyssis, asperse 
« nee magna? insula? imperantis, Atridarum, 
«■ Nestoiis, Aehillis, Idomenei et olio-rum 
a Gr:eci;e principum divitiis ae potential. » 



99. KaTa),E?(0, sous-entendu to acpEvo; 
auxoO. 

100. 'AyeXat, sous-entendu eiohv. 
104. T6ao-a.... Voye/. le vers XI, 679 

de Vlliade et la note stir ce vers. — Du- 
660-ia. Dindorf ecrit cugocrEia, leeon in- 
eonnue des anciens, et qui n'est pas meme 
autorisee ]iar un seul inanuserit. 

H02. Eeivoi, des etrangers, e'est-a-dire 
des liomines a gages, des tlietes. — ACixou, 
de lui-mcnie, e'est-a-dire lui appartenant, 
etant sa propriete. II s'agit de I'liilcetius, 
et des autres patres qui sont les esclavcs de 
la famille. Aristarque (Scholies H) rappro- 
eliait de ce passage le vers IV, 644 : (^1 01- 
7c>9i,6Ti)6u.oiu;T(<i 6yjte;teSu.u)£';t£. 

lo:j. 'EvOdSe o(e), t'ulgo Ev()a oe t(e). 
Les anciens admettaient indifferemment 
les deux lecons. Didyme (Scholies H) : 
Siyojc, evBaoe xai Ev8a &£. Des denx 
facons, le sens est le meme : hie, ici, e'est- 
a-dire dans l'ile d'ltliaque. — "EvS:xa 
iravta, onze en tout, e'est-a-dire au nom- 
lire de onze. Voyez, V, 244, la note sur 
Eixoat 7idvta. 

104. 'ET/ativ/, vulgo iayaziri, meme 
sens : a l'extremite (de l'ile). Didyme 
(Scholies H) : Eo-y.attYiv, outto; ai 'Api- 
o-tapyou. La vulgate n'est qu'une glose 
substitute a la lecon autlientique. Voyez, 
IV, BI7, dypou E7t' eo7,aTiT|V, l'expression 
complete. — 'Etii doit etre joint a opovxai. 
Les anciens varient, dans ['explication de 
Eit6poo.ai. Au vers III, 47l,ce mot semble 
indiquer un mouvement. Ici e'est plutot 



40 



OAT22EIA2 2. 



■ 



Twv aid ffqptv Ixoffro^ eV vJjjiaTi jr/]Aov dytvst, 
^axpE'ps'cov afycov 6'cTig cpaiV7)Tai dpiaTO;;. 
Auxap eyw cO? xacrSs cpuXdcr<7co te ptSojxaf Te, 
y.ai crept cruwv xov dpujTov ib xptva? d-rcoTiEfjiTOo. 

Q5 <paG' • 6 S' evSuxe'tOij xpla t' yjctGie mve' te o?vgv 
apuaXicoi;, dxEcoV xaxd Se (JLvyjcr/jpci <pUT£U£v. 
Auxap &ke\ Setuvrjae xat rjpape GufAov eScoSrj , 
xai 01 •jrX'/]<rap.£vo? Scoxe exu^pov, J)U£p eirtvev, 
oi'vou evitcXeiov 6 0' eSel;aTO, ^aipe Se Gupicp, 
xat p.tv (pampas g«ea impoEVTa upoar)tji5a • 

Q. <p£Xe, Tig yap ci Tiptaxo XTEdtTecrctv eotcrtv, 
cLSe p.dX' d;pv£i6s xat xapTspo?, co? dyopeuei? ; 
*y)<; §' auTov cpQto-Qai Ayaf/ipovos Etvexa Tipfc. 
Elirs [xot, ai' xe uoGi yvcoco toioutov iovxa. 
Zeus ydp tou Toys oto\ xat dGdvaxot Geo! d'XXot, 



[XIV] 



105 



110 



115 



une surveillance. Curtius rapporte les deux 
exemples a la racine op, fop, qui contient 
l'idee de voir. En effet, on peut dire, du 
premier, que les echansons veillent a bien 
remplir leur office; mais immittuntur, la 
traduction vulgaire du second, ne donne 
aucun sens net. Des chevriers ne sont pas 
des chasseurs. Ce sont des gardiens (oo- 
poi), et Implication (puXouTouGi est vrai- 
ment excellente. 

^6. Tiiv, desquels : et de ces chevriers. 
— S91V , a eux : aux preteudants. — Mij- 
>.ov, un chevreau. On se rappelle que le 
poete se sert du pluriel u,^ a p„ ur i e8 dli . 
vres comrae pour les brebis. Toyez dans 
Vlliade, X, 485, la note sur le mot um- 
Wv. Eustatbe : u.^., 6e vuv <pav E pdi ; 
E.711 aiyo; rlpixrjvEUTai. 

406. Ai Y <iv 8<m 5 . C'est le seul passage 
d Homere ou ai? soit incontestahleinent du 
masculm; car lorsque l'epithete, comme 
UaXo?, aypio;, a les deux genres, on la 
prend toujours comme feminine Arisr,r 
q»e(^A K„Q, :W6lBXii|)grl , 
Km; tov aiyd 9750-1. 

<U7- Tao-oe. II montrc les truies qui 
sont dans leurs etables. 
^ -108. 2 ? i, a eux : aux preteudants. -_ 
AjtOICEtlTCM. Voyez plus haut, vers 20-27 
"19. Olvov. C'est la boisson prepared 
au vers 78. 



<10. 'Ap7ta)ioj; se rapporte a ttive, 
comme svSuxeoSc VOie, el axs'wv •'appli- 
que aux deux verbes. 

(l1 ' Auxap ETtei.... Repetition textuelle 
du vers V, 95. 

I 12. Aaue a pour sujet Euu.aioc sous- 
entendu. — 2/.u<pov. Ancienne variante 
o"xu(po;. Didyme {Scliolies B, H et M) : 
01/oj;, xai 6 axuepo; xai to 0-XU905 
ouSETe'paic. Aristophane de Byzance ecri- 
vait o-xuso;. Aristarque avait d'abord ad- 
mis cette lecon, puis il a prefere le roascu- 
' ln ' — 'UitEp ETtivev, dans lequel il buvait : 
qui etait le gohelet a son propre usage. 
Eumee veut prouver a son li6te toute sa 
bienveillance ; car Ulysse aurait tout aussi 
bien bu cette fois encore dans le xioau- 
Siov, cratere et coupe a l'usage des botes. 
*13. 'O, lui : Ulysse. 
<<5. Fdp. Voyez la note du vers X, 337. 
<IC 'Hoe u.d),(a) porte tout a la fois 
et sur ayvEK?:; et sur xapTepo;. 

**?. 4>rk, tu disais : tu viens de dire. 
Voyez plus haut, vers 70-71 . 

^18. E'.ite u.01 , sous-eutendu touto, 



e'est-a-dire 



11? as. Ttpiato. — Toioutov 



eovtk, etant tel (que tu le decris). Sc/w- 
lies H " ' 

" ■ El 7tw; aoiov Yvwpt'sio TOIOUTOV 
ovta oiov xai XEyEi;. 

^9. Zeu ? yap tou.... Repetition du 
vers HI, 3i)8 dc Vliuule. 



ixiv : 



OAY22EIA2 E. 



el' v£ [xtv dyya'XaifM tScov Itzi noXXa S' dfcX^Qvjv. 

Tov S' ^fjL££6eT' ETCixa <7u6tor/)S, 8(%apOG AvSpffiv 1 
X Q yipov, ouTt; xetvov dvvjp dXaX^aevo;; eXOwv 
dyyiXXcov rafcme yuvatxd T£ xal cp(Xov utov ' 
dXX' aXXco^ xo(Jtt§5)<; x£^pY][jivGi avSp£$ aXvjxat 
<Lstf£oW , oOS' eO^Xouaiv fxkrfiicc (jLuO^caffOat. 
n O; Si x dX7]T£Owv l6axYj<; ££ Svjuov ix'/jxat, 
eXGcbv i( oicruotvav e[XYjv dbtanqXia pa£ei * 
/] §' e3 o^afjtivv) cptXset xal i'xaaxa [j.£TaXAa* 
xa( ol dGupo|/iv7] (iXecpdpcov a-rro Saxpua itfiCTtt, 
7] Oeat? £(7Tt yuvaixos, E7iY)v TOctc; aXXoG' SXvjxat, 
Afyd x£ xal <ju, yepaife, fttoc tcapaTexx^vato, 
£t xfc Tot yXaivdv T£ yiTcovd xe EtaaTa SolTj. 
ToO S 1 ^§7] uiXXouai xuve; irtyiic, t 1 oicdyot 
ptviv au' dai£ocptv Ipwac, 4" J /"') ^ AiXorreev 
yj Tovy' ev tovtco cpdyov r/0u£;, oc7T£a o' aOxoO 



41 

120 



125 



130 



135 



12U. El xi fxtv Eu francais, nous 

motions l;i negation ; si par hasard je n'eo 
dounerai pas ties nouvelles. — Miv equi- 
vuut a 7zept auxoO. — 'Ifiuiv, ayant ?u, 
c'est-a-dire comme teinnin oculaire. — 
'Eui TCoX/a, ea Ijien des endroits : tuut 
par le moude. — A (s J est explieatit'j et il 
cquivaut a yap. 

122. Keivov depend de ayyeXXajv, et 
il equivaut a 7rept txeivou. 

124. 'AX/(d)» iiu resle. Eumee explique 
comment Penelope et Telemaqae om fini 
par deveuir absolumeut iuciedules. — 
*AX)u>; fjtamere, an basard) se rapporte a 
^euSovT(ai). 

<28. AeEauivr, ^iXeei, sous-entendu 
oOtov : tui fait bon Bocueil, — "Exaora 
[iSTaXXd. Aristarqne [Scholies Q) note ce 
trait dc caractere : (*^ ouO.r,, oti) qsVffeux; 
dvtjptOTUvr,; igiu)[j.x to Tte pt tu>v dvay- 
xaicov aTiKjTouvTa; r ( u.d; 6 [«*>:; dva7rvv- 
6dv£{r6au 

130. "H 6ejj.k; eatt, (?«' mo* art, comme 
e'est l'usage. La Vulgate *g, au lieu dc r\, 
n'est qu'une mauvaise correction byzan- 
tine. — *A))>ot)(i), ailleurs : dans ime ton- 
tree etiangere. 

131. Kaicu,toi aussi : toi-me'me comme 
un autre. 



1 32. E't ti; TO'..... Ameis, inalgre l'exem- 
ple general, ne met point v.e vers entre 
crochets. Cest Ini qui a raison. Sckolits H 
et Q : Atox/.r,: a f i£T6t. oute y^p ^ H?lv£- 
Xotwi 7iavTa (liscx 7iavTo;) aucptevvuatv^ 
0O6' outw; (lisez o'jto;) Tiavia ota toOto 
■^£'jO£Taij aX).a xat cia [iOVY)v 7ioA).axi^ 
TpOOrjV. On »e voit pas pmirqmii Kumee 
ue sappo&erait pas ce qui a du cerlaine- 
ment avoir lieu plus d'uur lois. Bothe : 
u rara est Dioclis grammatici mentio spud 
« sclioliastas, uec inagn.c rei quidtpiul aui- 
u madveraionum ejus ianotnit; velat Aclnl- 
a lis atque Hectorii carbtu qnatuor circa 
" muros Troja ita explicare aibi visua est 
■ [Xiiade, XXII, 208) : 5ft cuu.6aiv£t -to 

« XUXXtd 7I5plTp£/OV Tt.... Quo quid po- 
tt tuit dici putidius? Nollem sane nugis 
« ejusmodi pond us addidisae auctoritatis 
h iux W iiliiuui , (jui base ( il s'agit du 
« vera ^'•i i i) oactnU tncluait. a 

133. Tou (de lui, de mou muttre) de- 
pend de pivov. 

134. , Oo"T£Oitv , comme 5trT&ov, ■ — 
'EpO'jat. Ancieiiuo variant e, ipustVi — 
$i est expHcatif, et il e<puvaut a yap. 
— AeXotnev , sous-cuun lu tov ( >ii autov. 

13 6. AuxoOj de lui-meroe, e'est-a-dire 
de son corps. 







V. 



42 



OAT22EIA2 E. 



LXIVl 



xeitou eV Yj-rtEipou <|;auaGcp siXupiva tioXXyj. 
°Q? 6 [xev evG' amXcoXs ■ cp^Xotcrt Si xyjoV oraWo 
tootv, EjJLoi 0£ [^aXt(7Ta, TtfretJ/aw ou yap eV aXXov 
YJmov coSe avaxia xi/jjO-oixai, cior&j' etieXGw, 
ouS' a xev uaxpoc; xai (j-r^Epo? ocutk; ixco[/.ai 
oixov, 6'Gi TTpcoTov yevd^v xai ja' ETpecov auToL 

Ou&S VU TWV ETI TOCJCOV oSupOfJlflCl, l£{Jt,£Vo'$ TC£p 

ocpQaXfjiofaiv $&r6ai, scov ev TOXxpi'St yah] • 
aXXa p.' 'Oouffcvjoi; toGo? aivuxai otyouivoto. 
Tov f/iv sycov, w £eive, xal ou -rcapEovx' ovopia^Etv 
at§EO[j.at ■ TOpi yap [xe <pi'Xei xal xyjSeto Guu.w • 
aXXa [xiv ^Geiov xaXsco xai vo'crcpiv idvxa. 

Tov o auxE TipocEEraE TroXuTXa<; oto? Oouao'suV 
^0 <p(X', etceiotj Trajxuav avai'veai, ouo' 1'ti cpYJaQa 
xetvov eAeucTEcGat, Gup.6<; £e xot aisv aiHGTO?" 
aAX' syw oux auxco^ u-uQ-fjO-ofxai, aXXa ovv 6'pxw, 



140 



U5 



150 



■ 



137. "Q;, tie cette facon : de miserable 
mort. — 'EvS(a), la, e'est-a-dire loia 
d'ici, soit sur terre soit dans la iner. — 
Kv}6E(a) est le sujet de TETEuyjxTai. 

139. 'OnTTOcr' etteXQu), quelque part que 
je me rende : si loin que je eherche. 

141. ripwTov insisle sur le sens propre 
de ■yEvou.riv, par opposition a expeyov. — 
Autoi, eux-memes, e'est-a-dire en me pro- 
diguant Ieurs soins. 

142. OuSe vu. Ancienne variante, oOS' 
dpa. — Tuiv, genitif causal ; a lenr sujet. 
— "Eti, desormais. — 'Ie'u.ev6s n£p. An- 
cienne variante, ay.vOu.Evo; msp , lecon 
qui ne donne pas un sens net. 

144. 'AXXa correspond a tossov. Si la 
phrase n'avait pas ete interrorapue, il fau- 
drait osov. Eumee fait une comparaison 
ou triomphe son amour pour Ulysse. Scho- 
lia Q : dXXd (jtaXXov 6 tov 'OSussem; 

7l66o ? UEVEl dlt0lXO|JLEVOU, BlOUOTtTEl ] 

XaiigivEi. — 'Oouaarjo;. Remarquez l'art 
avec lequel Eumee laisse enOn eehapper le 
nom de son cher maitre. 

145. 'Ovou.aC=tv, de nommer : de de- 
signer uniquement par son nom; de ne 
pas qualiBer d'un titre d'iionneur. Scholies 
B, Q et V : 9ns J, T 6v '05usse'<x Sijra 91- 



Xo^povnTixr)? Ttposnyopia; 6vou.a(tiv ai- 
So0u.ai • itpeffouTspov hi ixoeXsov xaXaJ. 

146. iTs'pi, adverbe : au plus haut point. 

— Tap u.e 91) ei, vulgo flip u.' ecpiXei. 

147. 'HQeiov. Scholies B et Q : oO 
z«).u auTov 'OSusasa, n ossTtor/iv, aXXa 
dosX-cov [isi^ova Sia xnv ixpo.; E[jle 91X0- 
sTopYi av -To Se n o£ i £ 7rpoCT9iovnai; ectti 
vEtoTEpou 7ipO!; u.Ei^ova. Vovez , Iliade, 
XX11I, 94, la note sur nusin v.E9a).T]. — 
Ancienne variante, r\ QclOv, en deux mots. 
Aristarque [Scholies H) rejette cette le- 
con : (y; 6i7tXn, Sti) ev u.Epoc XoyjU ESTl. 
OnXoi.OE tov TtpssSuTEpov dosX^ov. Je re- 
marque qu'il importe peu d'ailleurs qu'U- 
lysse soit ou ne soit pas l'aine d'Eumee. 
Ce n'est point au propre que parle le ser- 
viteur; e'est son respect siinplement qu'il 
exprime. Le mot n^Eis n'est au propre 
qu'une ftiis dans Vlliade, VI, 518. Voyez 
la note sur ce vers. 

150. Keivov EXEiJSEsOai depend tout a 
la fois de dvaivsjci et de ou6' eti sns6a. 

— Atusto;, sous-entendu gstt. 

151. 'AXX(d), eh hieu! — Autoic, sic, 
a 1 ordinaire : saus appuyer Tassertion par 
un serment. Le sens de l'expression est 
precise par l'opposition dXXa ouv opxw. 



[XIV] 



OAY22EIA2 H. 



43 



cb? vetxai '06uc7£u<; ■ £uayy£Aiov SI laoi ecjxco 
auTi'x' £Ti£i x£v xavo? icbv xd a Sc6(xaG' iV/jxai • 
[eWi (AS /Xaivdtv te jaxtovd xs, tffiata xaAa ■] 
•rcplv SI xe, xai udXan£p xexpiQpivos, o5ti Sex ^' 
'E^Gpo? yap fW>i xavo? ojxcoc; 'A'iSao tcjAyjctiv 
vfyveTat, 8<; itevfa] eixcov dirax'/jAta [Ja^et. 
"Icrxco vuv Z£'J? -rcpcoxa Oetov, fcevfoj x£ TipdrrE'Ca, 
fcrcfo) t' 'Ooucrrjo; dpiiovos, vjv dcpixdvw 
■^ laev xoi xd§£ ixdvxa X£A£i£xat to; dyopeuco. 
TouS' au tou XuxaSavxo? iXetiatxai evOdo' 'oSuaaefo. 
[Tou [JL£V (p6t'vovxo; fMfJVQS, tou S' icrxauivoto, 



155 



160 



4 52. Nelxai, le present dans le sensdu 
fntur. — EOavYEMOv, le prix de la bonne 
nouvelle : la recompense decernee au por- 
ted* du message. 

( 53. Auiiy.(a) ne doit pas etre suivi 
d'une virgule, car il est etroiteincnt uni a 
iicti : an moment precis on. Ajoutez : ct 
non auparavant. C'est comme si Ulysse 
disait : alors seulement que. — Tot est 
empbatiquc, et il equivaut a xctla. 

154. "F-iTdai u.e.... Ce vers, emprunte 
a un aut.e passage (XVI, 70), n'a absolu- 
inent que faire ici. 

165. Hpiv, auparavant : avant son re- 
tour dans son palais. 

<5(i. 'Ey.8p6;.... Repetition d'un des 
vers lis plus fameux d'Homere. Yoyez 
Ylliade, IX, 312. 

158. 0£iuv, entre les dieux. 
•159. 'lo-Tirj.... Ce vers, qu'on retrouvera 
ailleurs (XIX, 304), ctait regarde ici par 
quelqufs ancirns comme one interpola- 
tion. Schnlies Q : |iETEvr|VEXTai ino tujv 
e?tj; eVi tu>v npo; xrjv IIrivE).67ir|V >6- 
Yiov (XIX, 304). outiu) vap acpixTai el? 
Tr,v 'Oouq-oew; oixiav. La raison d'atbe- 
tese n'est pas du tout probante. Le foyer 
d'Eumee est moraltment , et mime en 
droit, le foyer d'Uly sse. 

160. Mev est dans le sens de u.yjv. — 
Taos. Ancienne variante, t^j. 

164. Touo' au tou, vulgo touo' auTou. 
La plupart des anciens admettaient indif- 
feremment les deux lecons. Didyme (Scho- 
lies H) : touo' auToO, 9] toOo* au tou. 
Mais Herodien {Scholies Q) donne, contre 
la vulgate, une raison tiree de la diction 



meme d'Homere : touS' au tou, Tpet; 
tovoi. avti, toutou oe tou evtauTou. to 
yap auroij ou >e'yei "Ouripoc, st (J.r) etu 
ttsYipivoi; nalv Sia^opixiii;. Eustatlie : 
to05' aOioO >uxa6avTo;, ?) u.a/).ov, xaTa 
tou; axpto'EOTEpouc, touo' au tou )uxa- 
6avTo;. — Au doit etre joint a E)£uo-£Tai : 
reviendra. — Tou insiste sur le sens de 
touo(e) : oui, precisement celle-ci. 

162-t04. Tou u.ev cp6ivovTO;.... On met 
ces trois vers entre crocliets. Les anciens 
les regardaient comme une interpolation. 
Scholies H : utto7tte'Jovt21 oi TpEi; w; 
ao-uu.^(i>voi itpo; Ta Ttpo auToiv, xai <n; 
ujtoitToi, xai oj; aniaTOi. TtoOiv yap T]8Et 
El xai ex Ainowvri; uitooTpef wv ou uXoi- 
UEi; Iiuttmann : i. Hanc notam in imo pa- 
.. gina3 versus <25-)6li continentis scrip- 
o tam,Por»ouns, quo earn referret ineertua, 
u sic nude apposuit. Ego ad J62-464 re- 
u ferre non dubito. Nam primum alisur- 
i. dum vidcri potuit turn, qui proximuni 
ii novilunium definiret, annum antea me- 
u morare ; deindc in persona vagantis bo- 
i. minis, qui fando omnia ab alio tenebat, 
« admodum incredibilis videri debeltat Eu- 
u nun b.ec diem etiam dpiinienili liducia ; 
u et quomodo denique, quid post consul- 
u turn oraculum Dodonaum facturus esset 
u Ulysses , tain certe pradicere poterat 
■ idem ? " 

102. Tou u.ev..., ce mois-ci fmissant, et 
l'autre commencant; c'est-a-dire lejour de 
la nouvelle lune, ou, comme disaient les 
Atbeniens, a la vicille ct nouvelle (tic xr,v 
!vnv xai ve'av). Scholies Q et V : lit. Tr,v 
rptaxdSa xai vouu.T|viav. 



44 



OAT22EIA2 E. 



f 

ft 



ol'xaOE voGTqcn, xou TiWcai ouTiq exe(vou 
EvQdS' aTijxa^et ixkoyov xat cpcu'Sifjiov uio'v.] 

Tdv S' auafxeiSofjiEvoi; izpodlyrfi , EiifjiatE auSwxa ■ 
*Q yipov, out ap' ey&v euayyEXiov z6lt ticio, 
out' 'oSikteik; etc olxov eXeuaexaf dXXd e'xyjXo? 
mve, xal dXXa irapl^ jjisu-vcou-eOa, {JtvjSi jjie toutcov 
(jiifjLV/](7x' • yJ yap Gujj.6? evi gtyjGsg-ctiv ip.oiai\> 
dyjvuTcu, otttc'te tis P-vyjt/) xeSvoio avaxxo?. 
AXX' yjtol opxov (aev edao^Ev auxao 'oSucct&s 
e'XGoi, oirax; [juv eycoy' eGs'Xco xal IlYjVEXduEia 
Aa£pT7]<; 0' 6 yspcov xat Tr{klp.&jo$ GsoeiSyj?. 
Nuv au iratSoi; dOtaarov d&jpofxai, 8v tex' 'OSuacrEu? , 
TY]Xep.a^ou- tov etc! Gp£<|»av Oeol, epvei' igov, 
xat p.tv EcpYjv EffdEcGai ev dv^paatv outi x/pYja 
■rcocTpo? loto cpi'Xoio, Se'fAaij xat £?§o$ dyrfcov, 
tov Se" Tt? dGavaTcov pXat]/e <ppsva<; IvSov Ei'aa^ 
7]£ Tt? dvGpuntcov • 6 o' e*Sy) [jletoc TTaTpo<; dxouYjv 
£<; IIuXov YjyaOEYjV ' tov Ss p.vYj<7TY)pSi; dyauot 
ol'xao' I6vza Xo^wcnv, 6'too? duo cpuXov okrp:ai 
vwvup.ov e£ 'iGdxvjs Apxsio-iou dvuGecw. 
AXX'yjTOI XEIVOV fjtlv Eaaop.£v, Y] XEV dXoiYj 



[XIV] 



165 



170 



175 



180 



465. Tov.... Repetition du vers 5B. 

466-IG7. Out(b).:.. our(e).... ni jo ne 
payerai.... ni Ulysse ne revieudra, e'est- 
a-dire je ne payerai point puisque Ulysse 
ne reviendra point. 

4 67. "Eti, comme au, vers 161. 

468. llape?, en del.ors, c.-a-d. n'ayant 
aucun rapport avec ces clioses-la. Aristar- 
que [Scholies H et Q) : ft BmXij, fci) iyt! 
Touj.ai aUcov napexto; |ivrju.ovEii<ju>u,£v. 

"* 7I - "Opxov. Zenodote ecrivait xeivov 
comme an vers <83. _ > Eaa0[iEV est au 
siiujonciif. pour EaaouEv. 

«2 M.v estlesujet de Ep y£a 6ai sous- 
entendu. 

4 74. n al S6 C , genitif causal ■ an suiet du 

*«. T^kstlBXOU, apposition a naioos. 
Arams fait reraarquer qu'il n'y a point !"»- 
AEHaX«v a l'accusatif, parce que la pensee 



pnncipale est dans ooupou.ai, et non pas 
dans te'x=- 

<76. Outi, nullement. — Xeprja. An- 
cienne variante, -/EpEHu, la forme vulgaire. 
<78. Tov, vulgo tou. Aristarque (Sc/io- 
t'tts H) : (7] oiic>,t|, oti) ev o-xrip.ati, oj,- 
'OYuvauiTE 6yjo-aTo piaCov {Made, 
XXIV, 68), xat 01 cr'toTEiXii; aipi'd- 
woXixpirio-ovTai (Wade, XXI, (22). 
— Ae, reprise : eh liien ! 

479. 4(e) est explicatif, et il equivaut 
a yap. 

4**t. Aoyoio-iv, comme Xoyoojai, XIV, 
* 2B - — 'Alto doit etre joint a 6)lY)Tai. — 
ApxEtaiou. Areisiusetaitle peie deLae'rte. 
Voyez le vers IV, 755. 

483. Keivov, lui : Telemaque '£a- 

COU.EV, comme au vers ^ 7 I . 

183-184. "H.... ft, she..., she, soit 
que.... soit que. 



[XIV] 



0AT22EIA2 S. 



-15 



Y) x£ cpuyot xa£ x£v oi vTzipayoi yj-ipcc Kpovttov. 
'AAA' ays (J.01 <ju, yspate, xa <r' auxou X7]§£ ? Ivtcra, 
xa£ [xot toOt' ayopeuaov £tV)tu[jlov ? ocpp' £u EtSto- 
te; toGsv e?5 dvSpwv ; IloOt xot iz61iq rfh TGXYjes ; 
'OuTiotr^ t' £7Ct vy)0^ d^pixEO" tcSs o£ ere votUTat 
vjyavov ets 'lOaxvjv; Tiv£g £jx[A£vai £u*/£t^o>vto ; 
ou fxev yds t( a£ tc^ov otojjiat EvOdo' ixecrOai. 

Totyap £yw xot xauxa (j.dV dxpEXEax; dyopsocco. 

EtYJ [X£V VOV vffilV £7ll '/p^VOV 7]U£V eS(0§Y] 

^$£ [jl£Gu yAuxcpov xkidrfi EVToaOev EGuatv, 
SatvucrOat dxiovx', dXXot 8' iiri Epyov litotev 
pvjiSfca^ x£v £7t£tTa xat e?? hnmrzbv duavia 

ouTt Staup^atat, Acycov ejxd x^oea 6ufj.oO, 



185 



190 



195 



486. Kai [ioi.... Voyez le vers XIII, 
232 et hi note sur ce vers. 

187-190. Tt; 7r69ev.... Voyez les vers 
I, 17ii-i73 et les notes sur ces qualre vers. 
— Les vers 188-190, selon quelques an- 
ciens, n'etaient pas une repetition des vers 
I, 171-173 : au contraire, e'etaient ceux-ci 
qui etaient un empruntj et meme une in- 
terpolation maladroite. Scholies H et Q : 
aoiEpiaxo; 7rp6(7xeiTat «XP 1 °"rt'y_<ov y r 3 
on vuv a>; 7rpo; paxeciv rju.iHEffu.e'vov 
6p9(7j; ieyoviai* to; 6s, Tcpo; ttjv s A0r ( vav 
6(xotto6£to , av Mevt*) xai patTiUxTjv i'/ou- 
ffav ctoXtjv ou navu. — La Roche re- 
garde cette scholie com me une note d'Aris- 
tonieus. II n'est guere probable pourtant 
que Tatlietese des vers I, 170-173 puisse 
etre attribute a Aristarque. C'est plutot 
itn de ces cas de Sia to iitpene;, oft 
I'on reconnalt 1c systeme de Zenodote. 
Mais la note seinblc avoir ete redigce par 
un Byzantin qui ? voyant des asterisques 
aux vers XIV, 187-490, et n'y compre- 
nant rien, a cherche a se rendre compte 
de ces signes, et s'est trompe. Les aste- 
risquea disaient simplemcnt qu'on avait 
deja vu ailleurs le passage; et, pinsqu'ils 
constataient une repetition, ils constataicnt 
par la -meme l'autlienticite des vers re- 
petes. C'est la du moins ee qu'on est en 
droit de conclurc, II faudrait, pour etre 
siir que l'athetesc est d' Aristarque, que les 



vers I, 4 70-173 eussent eu l'obel et Paste- 
risque, et il n'y a aucune trace de cette 
pretendue condamnation. 

192. Totyap Eyw... Nouvelle repeti- 
tion du vers I, 179. 

493. EtT].... vtTjiv, fnt a nous deux, 
e'est-a-dire si uous avions, toi et moi. Le 
latin et le franca is ont aussi quelque- 
fois l'ellipse de la conjonction si : sine- 
ret dolor; n'etait mon, chagrin, — 'EtcI 
y_povov, ])onr le temps (necessaire a la 
chose). 

194. KXtCTl7)G IvTOaBev depend de eoij- 
OIV. — *EoO(TtV, Cc datif pluriel s'aceorde 
avec le duel vtotv. 

195. AatvuaQat, eomme t&ars oaivu- 
a8at. — j\x£ovt(£)j paisibles tous deux, 
e'est-a-dire n'ayant rien a faire. Aristar- 
que (Sckolies B et Q) : (lfj dtrcWj, 6ti) ix 
7i),-^pouc, dxe'ovTa;. avxi -zoTtj tipyouvTa; 
^u.d; xai \j.r\ nEpi ^pyov ao^oXouixevou;. 
— "AXXoi 6(s), et que d'autres (a notre 
place). — 'Errt doit etre joint a ^otev : 
£9£Ttoi£v , s'appliquassent ft. — "Epyov 
ETTOiEv. Ancicnne variante , epya xpd- 
7roivTo. Avec cette Iecon, ^pya dependait 
de £7ii. 

4 96. 'Pyjioiwi; doit etre joint a oOxt 
otanpr^aiu.i. ■ — ■ "E^eixa, eh bien alors : 
dans ce cas-la ra^me. 

4 97. 'Eaa xr,0£a Ouu.ou, commc xrjSea 
ejj.ou Oy[xo0, 









■ 






46 



OAY22EIA2 E. 



o<T!ja y£ $i\ £ujj.TtavTa Gewv idr/)Ti p-oyrjca. 

'Ex (jlsv Kp7)Tacov y^vo? eujp^ixi eupetacov, 
dvlpo? dipveioto uai? ■ uoXXol Se xai aXXoi 
ule? ivl p-eyapq) ^ev xpacpev t^e yf-vovco, 

YV^CtOl E^ aX^OU • EfXE S' 0)V7)TY] TEXE pfcvjp 

itaXXaxl?, aXXa (/.£ fcov iQaiyEVEEaaiv ETi[/.a 
Kacrxcop 'rXaxiSr^, xoS £yw y£vo? EfyofJ-at d^ 8 *' 



[XIV] 



200 



ws 



hi 



198. "0<J<ra ye.... Repetition textuelle 
du vers VII, 2(4. 

199. Kprixdwv, corame Kprixv);. Di- 
dyme {Scholies V) : t!JC Kp7|tn;. Lememe 
(Scholies H et Q) : dno xoO K p 7) x a i. xai 
xd; 'A6r|va; yap *'**' ^ vlx "?j tot* i&A' 
6uvxixu">; 6vou.dsSi. xouxo 6e (riXcixra; 6 
KaXXijiaxo; tov KoXwvov 6r)Xux<5; xai 
7iXr)8uvxixu>; elnev "Ex p.s KoXtovdiov 
xt; duiaxiov riyaye Srjaou TtT>v sxdpoiv. 
— Tevo; EUY_0|iai, sous-enteudu eivai. — 
EupEiawv ne pent pas etre pris au propre, 
car la Crete est tres-etroite; il s'entend par 
rapport a celui qui vient de Grece et qui 
aborde sur la c6te septentrionale : la lon- 
gueur est pour lui la largeur. Didyme 
(Scholies \) : Eupeidoiv dvxl xoO eu- 
p£ia;. vuv 8s p-axpa; • otEvrj yap rt 
KpYiTr). — On peut demander pourquoi 
Ulysse fait a Eumee une pareille liistoire, 
si detaillee et si precise. Mais des qu'Ulysse 
doit rester inconnu, il faut absnlument qu'il 
passe pour un autre, et que cet autre soit tel 
qu'on n'eprouve pas meme an doute sur sa 
realite. Ulysse, selon Didyme (Scholies V), 
se donne pour un Cretois, parce que la 
Crete est un pays lointain, et qu'il a toute 
chance de ne trouver personne qui puisse 
relever ses mensonges : evxeOOev 8e cpYjaiv 
Eivai esOywv xov tXeyyov, iittl ixoppa) xt}; 
' EXXdoo;. II est evident aussi que le poete 

prend plaisir au recit de son heros. Eusta- 
the : (teXr)o-a; 6 noiYjXYi; £u.cprjvai itffi; oi 
il; xr)v '16dxr|V epy^ouvevoi ETiaixat »)Tid- 
xu>v dv xov; xoO 'Ooutjcea); i]/£uoy) dy- 
YeXXovte;, noniasi piv xov 'Oouaae'a 
<J/evS6u.evov xai ev xoi; E^rj; Ttpo; xov; 
u.vr)aTfipa; (XVII, 419-444), xai 7tpo; xrjv 
yuvaixa (XIX, (72-202), xa6a xai itpo 
xovxcov (XIII, 256-286), in\ xri; 'A6nva; 
^TiEipdaraxo ' tioiei 8s xai vvv xo op.oiov 
eiti xou EOfiaiov, xai Sawava pev axi- 
yov; Onsp xov; £?7]xovxa xai Ixaxov 



(I93-359) auaxTjXia pd^tov. eISoi; 8s ti; 
oOx dv xwv xi; iiruffXEpov dv8pu)7twv 
ETUsxpacpEir) Xoyoov ouxw ^evSoov, dpxuei 
aOxou; £v xti> p-Euw laxopiai; xe dX^Oerrt 
xai xoixoypa^iat; xai £xEpoi; oOx oXtyot; 
y_p-(loiixoi; xai Xoyou d^iot;, (bpat'CEt Se 
xai ^rixopixw; xaXXiypaifia xirlv oi^yrnriv, 
xai 6X<d; noXv xo sTtayuyov evtiOTjai xai 
xui xotoOxtp X6y<<), 'iva (jltj 8id xriv J/e\j6>i 
itXaTiv E;aGcptC'Jixo. Ces remarques sont 
piecedeeSj cliez Eustathe, du mitt Sri, et 
sont des citations d'Aristarque et d'autres 
Alexandrins. C'est proliahlement ici la 
source du eclebre mot d'Horace, Art jjoe- 
tique^ vers 151 : « Atque ita mentitur, 
« sic veris falsa remiscet, » 

201. TIe; evi (lEydpo), t'u/go meet iv 
(j.Eydpa>, correction hyzantine. — TpdcpEv 
V)5e ysvovxo, liystcrologie frequente chez 
Homere. 

202. 'E£ aXo/ou. Ancienne variante, e£ 
dX6/tov. Rien n'empeche de supposer en 
Crete des moeurs asiatiques; mais Popposi- 
tion avec naXXaxt; est bien mieux marquee 
par le siugulier. — 'Qvyjxt), achetee, e'est- 
a-dire esclave. 

203. IlaXXaxi;, apposition a tbvr)xri 
fir,xrip. II n'est pas difficile de comprendre 
pourquoi I'interlocuteurd'Eumee s*attribue 
une bumble origine. Sa parole semblera 
plus digne de foi, et le poiclier verra en 
lui une sorte d'egal. Scholies H et Q : 
TcicrTeOcaOat povX6p.Evo; -rcepi xtLv Xot- 
Ttuiv sXaxxot xo yEvo;. Scholies H : 7u0a- 
vti; xouxo, 'iva 665r) 6p,oio; ETvat xil> \e- 
vo8o/_(j) cu6u)x»). 

203. 'Iaov, adveibe : a l'egal de. — 
'lOatyEVEEo-criv, (ses) enfants legitimes. 
Scholies Q et V : yvr)o-(oi; xsxvot;. 

204-. Kdoxwp. Le nom etait diffeient 
dans un texte cite par Callistrate; mais on 
ne lit pas bien ce nom : peut-etre Actor. 
Cela n'a d'ailleurs aucune importance, puis- 



I XIV] 0AY22EIA2 H. 

8s tot' ivl KpriTiGGi bioc, co? tUto o^co 

gX6(p T£ uXoUTCp T£ X0U UltXCl XuSaXtJAOlCJlV. 

AXX' Y]TOt tov Kr,p£<; i'Sav Oavaroto cpepouaai 
tit; 'Aiooio Sdjjtou? • tol ok Cwyjv soacravTO 
naiSe? uTOp6u[xoi xai etcI xX^pou? eSaXovto ■ 
auTap IfJioi p.dXa Ttaupa odcrav xai oixf eveif/av. 
'Hyayo'fjajv 0£ yuvaixa iroXuxXT,pcov dvOpcoiwov 
efvex' £<*?;(; dpeTYj? ' iitel oux duocptoXtoc; yja 
o0§e <puyoircdX£[Jio<;- vuv o' qoq iravxa XeXomev 
dXX' Ep/rr/]? xaXa[XYjv ye cr' dtojJLai Eiaopo'covTa 
yiyvwtjxsiv ?] yap p.£ ouv) iyj.i 7]XiGa toXXtt). 
"JH uiv S-/) Gapao? |A0l*Ap7}<; t' fooo-av xai A0y]vy], 
xal pr^T ( vopt'r ( v ozote xpivoiiu \6yovoz 
avopa^ dpicT/ja?, xaxd SoajJt.ev&cro't cpuTEutov, 
O'jtote fxot OdvaTov irpoTtocr(j£TO 6uji.o^ dyrjvcop, 



47 

205 



210 



215 



que Ulysse ment. — Tevoq. Ancienae va- 
riante, itai$. Les deux tenues, dans cette 
phrase, sunt absolument syuonynies. 

205. ©eo; o>; tieto Sr,u.u>. C'est la seule 
fois qu'on trouve dans YOdyssee cette ex- 
pression, si frequente dans Ylliade. 

206. "OXSwTE.... Le datif equivaut ici 
an genitif avec Evexa. — K\j5aXiu.ot<Jiv. 
La pretenduc variante 7]voaXiu.oiaiv, citee 
par les Sc/w/ies H , n'est qu'une ancienue 
laute de transcriptiun, soit pour EioaXt- 
(jtoig-tv (beaux), soit pour xuSaXifAOiciv 
lui-iueuie. 

207. Tov. .. I6av.... CE'pouoai, l'alle- 
rent emportant, e'est-a-dire I'emporterent. 
On a vu la meme expression dans Vlliade, 
II, 302. 

208. Toi (eux) est determine plus loin 
par le mot tiouSec. — Z«>7)v, la fortune, 
t-omme ^ojyj au vers 96. 

20'j. 'Eiti doit etre joint a e6aXovTo. 
— Les fils legitimes seuls etaient admis au 
parlage; ct I'emploi du sort prouve que 
l'aine n'avait aucun droit particulier. Eu- 
statlie : xXripou; iaTOpei cuvri'iio; pd/.Xs- 
(j f Jat 5ta to dcpyovrjTOv te xai Sixatov.... 
orp.ov -yap w; xXripoi; oieveu.ovto ot ital- 
ics TV]V 7iaTpU.7)V xirjatv ' o^ev r) xXr,po- 
vou.ia XsYExai. 

240. A6o~av. C'est un don gratuit de 



ses freres, le batard n'ayaut pas de droit 
reconnu. 

211. HoXuxXiqpuJv dvOpumtov, le geni- 
tif d'extraction : d'opuleotc famillc. 

212. 'ApEtvjs repond a notre mot capa- 
city. Ce qui suit montre qu'il s'agit uni- 
quement de Pintelligence et du courage. 

213. TIdvTa, tout: tous les biens dont 
je jouissais. — As'Xoiir&v, sous-eutendue(j.E. 

214-2)6. KaXdu.Y)V YE.... Allusion au 
proverbs, dito trj; xaXdur^ tov o"Tdv_uv. 
ScholUs B , H , Q et V : w; yap arco 
t»); xa).du.Yi; Ivttm vorjaai to xdX).o; 
Ttov T£(lEpi(JU.Evuv xapKOJv, ouiu; xai ex 
upEO"6uTizou <T(bu,aTo; tt)v dp^aiav £$iv 
xaTavoyjiai. Apollonius : dXX' 6(xaj; xai 
to Xei<]/avov at opoivTa to0 <ja>u.aTo; oto- 
u.ai ETCtYivtbaxEtv olo; f]|J.T)v axu-d^wv 
ei'u) xai eOooevwv. 

215. riYvtoo"K£iv, sous-entendu olo; lyi- 
VOfMJV. — ^H vdp se rapporte a xaXdunv 
ye. C'est comme si Ulysse disait : ■ Jeue 
suis qu'un debris de moi-merne, car.... » 
— AxjTi (calamitas), avec YjXtOa TtoX/y] , 
rei>ond a notre expressi<»n, tous les maux 
du inoadti. 

216. "Eooo-av se rapporte aux deux su- 
jets. C'est ce qu'ou appelait le tour d'Alc- 
man. Voycz la note du vers X, 513. 

2 1 7 . A ovovoe , pour alter en embuscade. 



{U 



m 
■ 



M 




■ 








w 




Mm 





-A ■ 



48 



OAY22EIA2 E. 






I 



m 



I 



dXXoc toXu irpcoTttTTO? euaAfxevo? £yy£i eXegxov 
avSpiov Sua-[X£V£tov o tI [J.01 effete tc36£<7(71V. 
Totoc la e*v iroA£(jup • epyov 8e (/.oi ou cpi'Xov ecxev 
ouS 1 oixcocpcX^ , yjte Tp^pet dyXaa xixva • 
dXXa [xot aid v?j£<; linr]p£T|j.oi <p(Xai -/jaav, 
xai TioXsfxot xai ocxovte? £$j«rroi xal ditjTol, 
Xuypd, Tax' d'XXoicriv ye xaTapiyTjXa iriXovTat. 
Auxdp e\u.ol Ta cp£X' £1x1, xa tou Qeoc; £v opici O/jxev 
aXXos; yap t' aXXoimv dvrjp E7ciT£pTi£Tat Epyot?. 



[XIV] 
220 



225 



220. "EXeitxov. II y a le frequentatif, 
parce que la chose arrivait chaque fois. An- 
cienne variante, oXirjy.ov. Cette lecon n'est 
probablement qu'une glose; car les deux 
tcrraes sont ahsolument synonymes. Di- 
dyme (Scholies V) : dv7jpouv, iq>6vauOV. On 
a vu dans Vlliade, XVII, 27ft, SXov iyyeal. 

22). "O re comme octxe : (celui) qui 
Ancienne vaiiante, OTc, lorsqne. Avcc cetle 
lecon, xwd est sous-entemlu ; on, si Ton 
veut, dvopwv ova'u.EVEtov est un genitif 
juirtitif, et Ei£ei£ equivaut alors a ei|ei£ 
Tl{. Ulysse tiit qti'il frappait de sa lance 
tous ceux qu'il puuvait avoir a pnrlee, 
tous ceux qui n'avaient pas conserve leur 
avance en fuyant. Des deux faions le sens 
revient au ineme. — Bothe propose de lire 
u.T| au lieu de puoi, parce <|ue, scion lui, on 
ne tue que ce qui restate : « Nam si c.essc- 
« rat bostis pedibus, hoc est aufugerat 
« nimirum Ulysses cum nun interlicieliat. » 
C'est tres-mal entendre eljeie itocEuuiv. 
II y a maint exemple, dans Vlliade, de 
guerriers tues pour avoir tie inferieurs a 
la course. Hector lui-meroe ne perit que 
parce qu'Achille court mieux que lui. Ho- 
mere parle de celui qui est rattrape a la 
course par Ulysse. 

222. Toto; la ev 7io>iu.», rulgo xoTo; 
la Ttzoli\xu>. Dindorf, xoioc e' ev jco).eu.w. 
La vulgate est une correction liyzantine, 
destinee a faire eviter la synizese de a-Ev. 
L'orthograplie de Dindorf est un artifice 
mutile, car il est evident que la finale de 
Ea ne coropte point dans la mesure du vers. 
— "Epyov, employe sans epithete ou sans 
explication, desigiie le travail des champs 
Aristarque (Scholia Q) : (^ oawrj, 8xi) 
£pyov * yEtopvia, ino irj; £ p a? . xd; yip 
Xoma; itpa$£i ; Jpya <p aa - Mn n0lr) _ 
xr)5 7tpo<7xibvj(ii 6tao»iuaivuv, w; ipyov 



"Aprio;. L'ctymologie de Ipyov, donnee 
par Aristarque , n'est pas alvsurde ; car 
les racines f£py et ago sont fort ana- 
logues I'une a 1'autre, et spa, spatje dc- 
rivent ccrtainement de la derniere. II y 
a origine commune, sinon filiation. 

226. Kai Txo),£u.ot.... sous-entendu <pi- 
).oi ^aav. 

226. Auypa, apposition am trois sub- 
slantifs du vers 2'25. Aristarque (Sc/iolies 
H) : (n oi7iXt), oxi) xaxa itavxtov to Xvi- 
ypci. iro).£u.oi xai ixovxE? xai iirjToi, 
otTXEp tlffi Xuypa. On pent mi'me nppliquer 
X-jypd a vf,EC, ear il ne s'agit que de vais- 
seaux amies en course. Voyez plus has 
vers 230-231. — KaxapiyT,)a. Ancienne 
variante, xaxa piyriXd en deux mots. Di- 
djme (Scholies V) : piy-nXa* 9ptxxa, <po- 
6Epa. Mais il n'y a pas d'exemples du 
verbe xaxaTt=>ou.ai. Bekker ecrit xaxap- 
piyr,Xa, avec deux p, correction arbitraire 
et d'ailleurs ]>arfaitement inutile. 

227. TayiX'JuxE, xa,c'est-a-direTaOTa 
■>]v 91X0, a. Ameis expliquc les deux xa 
comme demonstratifs, et il les entend de 
la guerre : « Beide Ta, auf die VVerke des 
<• Krieges beziiglich, stelien demonstrativ, 
" der zweitc Sat7. ertoutert den ersten. » 
II est plus nature! de faire du vers une 
sorte de reflexion, qui sert de transition 
pour passer a 1'idee general e ai).o; yap. 

22S. "AXXoj.... Aristarque {Scholies H) 
rapproche un passage d'Archiloque tout a 
lait identique,mais embelli d'nne gracieuse 
image : (^ finxXrj, oxi) xotjxo 'ApyiXoyo; 
u-£X£9pao-£v, to? dXXo; aX).<p xapSiniv 
laivExai. Cette pensee a etc souvent re- 
produite par lea poctes ancicus. On cite 
Pindare, Euripide, Virgile, Horace. Le 
tiahit sua tjuemque mlufitus est meme de- 
venu un proverbc banal. — Bekker rejettc 



[XIV] 



OAY22EIA2 3. 



IIpiv |xev yap Tpofy? £iti6%evai ulaq Ayatiov, 
eivaxii; avSpaaiv rjp<;a xal cbxuirdpoicn vzzggiv 
avSpa? £<; dXXo5OTOU<; ■ xai [xoi fxaXa xuy/ave uoXXa. 
Tcov i^aio£U[X7]v [X£VO£tx^a, toXXoc o' omcaoi 
Xayyavov ■ atya Se qIkqc, 6cp£XX£xo, xat pa erceita 
Setvtfs t' a$oto$ x£ [xetoc Kp^xEcrdi xsxuypjv. 
AXX' 6't£ Svj Trjvy£ <jxuy£pr,v 6§6v £0puoTia Zeu<; 
IffpacaO', '^ noXXtov avSpcov uto youvax' IXuffev, 
or, t6t i'jj.' TjVtoyov xal ayaxXuxov 'iSopevYJa 
vf\iaa Ypf^cracrOat £? "iXtov ■ o>j$£ xi fj.?jy o^ 
yjev Av^vaaSat, yccktTz/] o v/i ov]u.ou <pyjp.K« 
"EvOa [jtiv £t'va£T£? TCoX£[x(£o[/.ev ule? Ayauov 



49 



230 



235 



240 



I 



■ 



an has de la page ce vers et le precedent. 
II ne dit pus poiirquoi ; mais e'est assure- 
ment a cause de ['impossibility de scander 
ilUxipfffiTai Fe'pyoi:, qui serait, dans Hiy- 
pothese do digamma, le vrai texte de la 
fin dii vers 248. 

230. Eivd/.t;, neuf fois, e'est-a-dire 
pendant neuf campagnes. Cliaque expedi- 
tion dura it aussi longtemps que la saison 
navigable. Le nomine neuf est fainilier a 
Homerej et neuf fois signifie, en somme, 
bien smivent. — 'Avopdfftv. . . . xat.... 
VTJso'O'iy, expression deduuhlee : des expe- 
ditions maritiraes. ScJiohes JJ et Q : r,ys- 
|i.(i)v £7rc Xflaxeiav dy£v6u.Y)v. oO yap aitr- 
Xpov, xat ttouxuStor,; fTjoi (I, v). Voyez 
la note des vara lit, 72-74. 

231. Kat [xoi. Zenodote, xat o-qpiv. Mais 
Ulysse, en qualile de chef, est naturelle- 
ment porte a dire moi. — IIo)).d, beau- 
coup de choses : beaucoup de burin, Scho- 
lies P et Q : ).dt^ijpa or,),0V0Xl. Ancienne 
variante, Ttdvxa. Cette Iecon est evidem- 
ment mauvaise. 

232. Ttov, entre ces clioses : dans ce 
butin. — 'E^atp£U(jLr, , j. C'eat le preleve- 
raent du chef avant tout portage. — 'Onio- 
<T(o, par apres : apres avoir cboisi ce qui 
etait a mon gre. 

233. Adyyavov, j'obtenais du sort : j'a- 
vaia pour mon lot. Eustathe : 6 7i).aax6; 
O'jto; Kaaxoptov]; Siodaxet xat xt luv 
to yepa; 7rapa xot; 7ia).atot;, Tt 8e to 
exepoiov xepoo; xot; apto-ieOcrtv. aiv to 
uiv yEpa; auiot; irpoxepov e£atp£tTai 6 

ODT5SEB. 



CTTpaTTiyO;, TO Oi EXEpOV 'JfTTEpOV £X TOU 

).a*/_ETv auxtj) 7r£ptyiv£xai. — Otxo; oe£X- 
).£xo. Ulysse se sert avec intention de 
termes qui rappellcnt le compose otxwys- 
X(t). D'aotres s'enrichissent par le travail 
et l'econornie | lui, il s'enrichit par la 
guerre. Bustathe : £X£pov ouv oUfo^£>ta, 
xat £xepov 6<peX)-Ea9at otxov exelvtjv 
[xev yap ou cpiXet 'Oo-jua^O;, xo oe ose'X- 
).EaOat eptXet Trpayixaxtoow;.... oixw^sXta 
6e, xaTa xou; TiaXaio-J;, i) ot/.oupta xat 
£itLU.£).£ia xoO otxov, ota ystupyta; x'j/ov 
^ xotouTou xim6;, oO (jltiv St' &Kc8i]uia< 
x>i; xax' ELtTCoptav fj xaTa 7io).eu.ov. 
23i, r J. , £X , JY u - r i v j J'uctus sum f je devins. 

235. Tr,vy£ (TTUyEpYjv 686v (cette abo- 
minable expedition) se rapporte a TpotYi; 
£7rirjriu.£vat , vers 229. 

236, ''Yno, adverbe t suitus, par-des- 
sous, e'est-a-dirc pour les hire toinber. 

239. A(e') est expliratif, et il equivaut a 
ydp. ■ — "I-X e ' soua-entendn £u,e : me rete- 
nait, e'est-a -dire mVmpiVlia de refuser. 
Quelques auciens sous - entendaient to-J; 
dvTivap.£voU(;, et laissaient a lye e sens 
ordinaire ; habebat % poasedait. Ceox qui 
ne parti rent point furcnt en effet couverts 
d'opprobre. Didyme (Scholies Q) : xive; 
outw;* xou; p,y) pov>ou.£voy; dTteXOetv 
oveioo; xaxeT/£v. D' autre*, tout en en- 
tendant par lyi une CQDtrainte morale, 
sous-entendaient Yjixd;, ou meme 0[J.d;. 
ScholUs V : dotage yap uij.a;. 

24n. [IoXet*£Cou.ev est a I'imparfaitj et 

dans le sens de l'aoriste. 



^M 






•»Sl.A ■ 






f 

w 



50 OAY22EIA2 E. 

tw §£xdTcp Se irdAiv Ilptdpiou itepuavTes e'Syjf/.ev 
oi'xaSe cruv vv^aav 0£o<; 8' £x£8ao-<7£V 'A^aiou?. 
ACcudp £jj.ot 0£tXco xaxd p^to p/j-UETa Zeus - 
p.vjva yap oiov £fxeiva T£Tapudp.£VO? TEXEEccrtv 
xouptStT) t' akoyco xal xr^piactv auxap Eimta 
Al'yuirrdvOE p.£ Gup.6i; dvcoyEi vautiXAeaGat, 
vrja? £6 0T£t'XavTa auv dvuiGe'ois £"cdpoiaiv. 
'£vv£a vyja? GTEtAa, Goto? 8' EuayeipeTO "Xa6q. 
E^/jpiap p.£v Itttwa. i\t.oi iplfjpes izalpoi 
oafvuvx' ■ auxdp ly<bv lep^i'a uoAAa irapayov 
0£otcrtv T£ pf(£iv auiotoi T£ Saira nlvsadat. 
E6do[AaT7) 8' dvaSdvTE? auo Kp^TYj? eCtpetv]? 
ltzk£o[k£v Bope' - /) dvEp.to dxpaa xaAai, 
p7}totci>€, ojcr£t T£ xaxd poov ouge Tis ouv uoi 
vvjwv Trv][j.avQ7j , aXX' dcx-/)Q££^ xat dvoucroi 
%£0a, to? 8' dv£fxd? xe Ku6epv?)Ta£ t' i'Guvov. 
Il£p.7rTatot 8' Aiyirnxov iiippetTTjv ExdfJiEcrQa • 
c-TYJaa o iv Atyuixxcp -rcoxafjuo via? d(jL<ptsAicrc7ac. 
'EvO'yjtoi pilv £ycb xeAdpjv £p(y]pa« Exaipous 



:xiv] 



245 



250 



255 



244. Tto oexoctw, sous-entendu etei. 

243. AeO.S), infortune. 

244. *Eu,stva, sous-entendu sv oixto : je 
restai cliez raoi. 

246. Aiyu7tx6vSE.... vaufiW.eaOai, de 
m'embarquer pour l'Egypte. 

248. 'EaayEipETO, vulgo EaaveipaTO. 
Didyme (Scholies H) : oia tou e. — Aao; 
du monde : des matelots pour les equipa- 
ges. Scholies H : 6 vauTiv.6; Xao?. 

24 9. 'E?rju.ap..„ Repetition du vers 
XII, 397. Les six jours en question sont 
ceux qui precedent le depart. Scholies H : 
Sgrjuap Ttpo toy bXov. — '£[iot ici est 
adjectif. 

251. 0£oio-iv, dissyllabe par synizese. 
On a vu 6eo£ monosyllabe, /««<&, I, i S . 
— 'Pi'Seiv, comme dijTE p^Etv. — Au- 
toio-iv, a eux-memes, c'est-a-dire a raes 
compagnons. 

252. EOpei'nc. Voyez plus Uaut, vers 
199, la note sur EupEiawv. 

253. AxpctE'i xaXw, joli frais. Les deux 



adjectifs ne doivent point etre separes par 
une virgule, car le second n'est qu'une 
modification du premier. C'est un des cas 
ou les Alexandrins se servaient de l'hy- 
pben. Scholies B, H et Q : axpw; Ttvsovu 
(xoci xaXm;), 6 eotiv emT?)osiu>; xai xa- 
6apai;. J'ai ajoute dans la note les mots 
xai xaXui;, sans lesqucls litiTjj8e(u; et 
x<x9ocpu>; ne s'appliqueraient a rien et n'au- 
raient pas de sens, 

254. Kara poov, par un courant : a la 
descente d'un fleuve. 

255. 'Ao-xviOe'ei;, trissyllabe par syni- 
zese. La lecon ixo-xeOe'ec, conservee encore 
par Bothe, n'etait qu'une mauvaise correc- 
tion byzantine. 

256. "Hu.e6a,... Voyez le vers IX, 78 et 
les notes sur ce vers. Ici nous ne mettons 
qu'une virgule apres %e6ix, et ce mot 
md l que simplement l'immobilite, et nun 
plus Taction de s'asseoir. 

258. AiYUTCTip TCOTocpiuJ. Ils'agit du Nil. 
Voyez la note du vers IV, 477, 






■■-*. I 



[XIVl 



OAY22EIA2 3. 



auxoii rap vqecci [jivav xal vrjac; IpucOai ■ 
oirr/jpa? $£ xaxa crxoma<; wxpuva vltcQcu. 
01 8' uSpst et^avte?, £tusto'(/.£VO[ piva' ccpco, 
afya paX' AlyuuTtcov avSpcov itepixaAAeai; dypou? 
iropGEOv, £x OS. yuvatxa? ayov xal V7]7tta xlxva, 
auxous t' £XT£ivov * xaya §' £? t:c$Xiv I'xet' alir/j. 
O! oi (3oyj? atovT£? ap.' r,oT (patvopiv/jcptv 
9jX6ov • itX?JTO &£ irav tc&'ov tce^wv t£ xal uracov 

yaXxoD T£ CTEpOTtr^' £V 0£ Z£U? T£pTHX£pa'JVO? 

cp'jt^av i[t.oic, ETapoicri xaxvjv (3aX£v, o'ioe tk; etXyj 
(j.£tvat £vavxt£iov *rcepi yap xaxa tojgvto8ev for*]. 
"£vO' Y];j.£tov tcoXXou? piv atiExxavov o^ii" yaXxco, 
tou; o' avayov &oou<;, crcpt'civ £pya(E<70at avayxyj. 
AuTap £pol Zsu; auxo; £vl eppealv coO£ voYjpa 



51 

260 



265 



270 



2(10. Auxov.... Voyez le vers IX, 194 
et les notes sur cc vers. 

261. Kata cxoTiid?, ad specula* t aux 
points d'ou 1'on pouvait prendre vue du 
pays. Cctte expression doit etre jointe a 
VEEoSai [ire, d'aller). 

262. 01, eux : rues compagnons. — Les 
eelaireurs sont revenus, et ils ont dit que 
le pays etait tres-riche. Alors I'instinct du 
])ill;ige l'a empurte ; et c'est ce qu'exprime 
uSpEt e"[?otvTE;. Scholies B : (ugpsi) 7tei- 
oOevte: , 6 £!7tiv, uSstijTai yev6u.evoi. 
Ulysse n'a pu retenir sa troupe enlraiuce 
par nn penchant irresistible (e7U0"7t6!J.evch 
fj.Evs't o^to). Rappelons-nous qu'Ulyssc s'est 
vante, vers 230-231 , d'etre un pirate. Sc/io- 
lies B et Q : tt) EavxuJV 6pp.fj xai E7U- 
8\juia cuvopaarjviE;. eQo; yap r,v aOtor; 
5/rjTXEUEtv. Ceux qui appliquent oi aux 
eelaireurs pretent a Horuere unc absur- 
dite.Ce ne sont pas deux on trois homines 
qui auraient pu faire les exploits dont il 
va etre question. Scholies B et P : Eamtuv, 
ou -jap oi OTitTipEi;, cOX ol ev xaT; vauaiv 
ovte;. 

263. AtvuTTTttov, trissyllabe par syni- 
zese, au moins selon l'opinion eourante. 
Voyez, dans Ylliade, la note du vers 
IX, 382. 

264. 'Ex doit etre joint a ayov : ils 
emmenaient. 



266. Autou;, eux-m^mes : les homines; 
les paysans. — 'E; k6X(V, a la ville : a la 
capitale du pays. — !A\JT7), clamor belli- 
cus . les cris de la lutte. 

266. Oi, eux : les gens de la ville. — 
°Au,' r,oT depend de tqaOov. 

267. "Iit7i<ov, de chevaux, e'est-a-dire 
dc chars de guerre. 

268. 'Ev doit etre joint ii ^d).£V : £ve- 
6a},s. 

269. <I>0^av. Voyez dans Yl/iade, IX, 
2, la note sur le mot <pu;tx. Ce mot ne se 
trouve que deux fois dans YOdyssee, ici 
et au vers XVII, 438, repetition textuelle 
de celui-ci. 

270. Iltpi, alentour : autour de nous. 
27<. 'Huicdv, dissyllabe ])ar synizese. 

— j^TtEV-tavov a pour sujet AiyJTXTiot 
sous-coteudu. 

272. "Avayov, vulgo ayayov. Ancienne 
varianle, aiiayov. — Apres a7iExravov, il 
faut Fimparfait, plutot que l'aoriste; et 
dvdyw est le tenne propre : deduce.! e in 
loca mediterranean emmener dans Piute- 
rieur du pays. — 'Epyd£sa6ai , eomme 
(offxe EpydCE0"6at. 

273. 'Evi ((jdeitiv depend de vo'rip.a 
rtoin(j(E). — t Q"5e, lie, cornme je vais 
dire, vulgo toOto apres xoz<ji, et non 
plus cpp=0"iv. La vulgate n'est probable- 
ment tpi'une correction byzautine. 






^M 



M 




r 



52 



OAY22EIA2 E, 



TtoLrp (w? oyikov Gavsetv xat Tt<k|j.ov lictenreiv 
ati-uou ev AiyuTrccp- i'xt yap vu \xt Tt'/jp.' utcSexto) - 
arjxfo' an:6 xpaxo? xuv^v eutuxtov i'OTjxa 
xal cdaoi; cop.oti'v, 6opu 8' exSaXov Ixtoge j^etp^C" 
auxdp £yto Pa<7tX'?jos evavxiov yJXuQov nrrccov, 
xal xticra youvaO' IXtov • 6 o' Epucraxo xat [x ^Xeyjaev ' 
e? St'cppov $£ fx' £ijac dyev oi'xaoE Saxpuye'ovTa. 
H (Jiev (not fxaXa noXXoi Itit^'ccov fJuXiyjaiv, 
tc[/£VOt xT£iva[" Sy) yap x£yoXt6aTO Xhrjv 
dXX' duo xeivo? epuxs, Aioc S' tbra^ETO p.yjvtv 
Ijeiviou, 6'(7T£ p.dXurra v£(j.£<7<7aTou xaxd £pya. 
"EvGa [xiv £irTdc£T£? (ji£VOv aCrrcSQi, TtoXXa S' dyapa 
1p■r i ^l.<x.^z , dv' AJyuTtxfou? dvSpa;;- oloocow yap duavx£<;. 



XIV: 



275 



280 



235 



275. 'En, encore, c'est-a-dire depnis 
lors jusqu'a present. 

277. "Q|Aoiiv depend de ami, ou , si 
Ton vent, de OTieBrixa. — 'Extoce , a 
distance. Cet adverbe ne se trciuve nnlle 
part qu'ici. — Xsipo? depend de gxgaXov, 
et non de £xtoiie. 

278. Bao-i).5jo;. Meme quand Homeic 
]>arle seriensement de TEgypte, il ne conte 
que des fables. C'est done cliose bien inu- 
tde de chercher quel est le roi auquel 
Ulysse dit avoir eu affaire. Ceux des 
Alexandras qui voulaient ne rien ignorer 
ont trouve que ce roi se nommait Sethos. 
ScholiesSetH : UVuc T0T£ £g a0 ;). eu3e- 
C'est un anachronisme de plusieurs siecles. 
— Ititkov. Le roi etait monte sur un 
char. II ne s'agit point d'une troupe de 
cavalerie, mais des chevaux de son atte- 
lage. Eotlie propose de changer footuv eu 
f7i7tM : « equo conscenso ; quo citius adve- 
« niret, nee trucidaretur prius quam regis 
« misericordiam implorare posset. » Rien 
de moins utile et de rnoins plausible que 
cette correction. 

279. TouvafTa) depend tout a la fois et 
de xusa et de SXuv. De meme l'accusatif 
\i.(£) est le regime des deux verbes dpuaaTO 
et eXe'^osv. 

280. "Eaa?, ayant fait asseoir. Didyme 
(Seholies V) : xa6i<xac. Des que le cbar 
est a deux places (Slippo?), il est tout na- 
ture! que le roi y fasse asseoir son sup- 
pliant. Suivant quelques anciens, fog, s ;_ 



gniGe seulement que le roi fait monter 
Ulysse. Seholies B : 4Ttt6i6dterai;. ou yap 
ixodJE'Sovro £v toT; otypoii;. L'assertion 
qu'on ne s'asseyait point dans les chars a 
deux places n'est vraie que pour les com- 
battants pendant Taction. II y avait un 
siege. — Botbe, qui regardc u.(j) comme 
inutile, a change u,' euaq en avE'ua;. C'etait 
la lecon de l'Eolique. Didyme (Seholies 
H) : ii AioXtxr], e; 5i - 9pov S'avsVa;, 
avayaycov. L'Eolique, edition anterieure 
a cclles des Alexandrins, est encore men- 
lionnee un peu plus loin, vers 331, et une 
troisieme fois ailleurs, XVIII, 98. 

282. Kzyoliiiato, ils etaieut irritcs. Les 
Egyptiens se vengeaient des depredations 
de la veille. 

283. Atto.... Ipuxs, sous-entendu eu.e'. 
— A(e') est explieatif, et il equivaut a yap. 

284. EeivIou,... Payne Knight et Dugas 
Montbel regardent ce vers comme inter- 
pole, a cause du mot |siv£ou. Voyez la 
note du vers IX, 27 ) . — Kaxa spya equi- 
vaut a TtEpi xaxuiv Epycov, car vEp.Ecrao- 
p.ai ne se construit point avec l'accusatif. 
On a vu dans Vlliade, V, 757, une phrase 
du meme genre : ou veu-eo-i!^ "ApEi TaOE 
xapTEpd £py«. C'est ce qu'on appelle l'ac- 
cusatif de relation. 

285. "EvGa, alors done. — AOioOl, la 
meme : en Egypte. 

286. Xpvi|iotT(i). Ancienne variante, 
xtfjuorefa). _ ASyuTcttou;. Voyez plus 
haul la note du vers 203. 



/ 



[XIVl 



OAY22EIA2 3. 



53 



AXX' 6'xe Sr) 6'ySo^v p-ot £1UtcX<$(j.£V0v hoq yjXOev, 
Syj xoxe <l>o?vi!; Y)X6£v avYjp aTraxTjXta eiSw? , 
xpuxxv)? , o; Sy) iroXXa xax' dv0pco7iot<7tv e&pyet ■ 
o? [/.' aye uapTCraSwv ^fft cpp£clv, 6'cpp' txo'jxscOa 
$oivfxv)v, 6'0i ToQye So'p.ot xal xxY][j.ax' Ixetxo. 
"EvGa irap' auxto (jiuva TeXeccpopov efc £vcauxdv. 
AXX' ox£ Sv) f/.YJv£<; xe xal Yjpiipai £^£X£>£uvxo, 
aip u£pixEAAo[jtivou £X£o<;, xal £tt^Xu6ov Spat, 
£c AiSutjV [J.' em VTjOi; Uggclxo irovxom/poio, 
i^euSea PouA£U(7a<;, iva oi guv cpdpxov ayotjxr 
xetflt Si [/.' d>s mpacreie xal affraxov covov eXoito. 
Tcp Eudp.Yjv £m V7j6<;, di'dp.£VO? rap, dvayx/]. 
H S' e8eev BopeY) avi[j.(p axpafi xaXoi, 
[XEcrcrov Grap KpYjXY]? • Zzuq £e septal (ji^Sex' oXsOpov. 



290 



295 



300 



287. 'A5iX' ots.... Voyez le vers VII, 
261 et la note sur ce vers. 

288. <I>oivi£.... avrip. L'Egypte etait le 
marclie principal du commerce des Piie- 
niciens. L'episode que va raconter Ulysse 
est done tout a fait vraisemblabte. 

289. Tpiixxr,?, de tptayia, ronger : ecor- 
niBeur ; fripon. Didyme (Scholies V) : 
TravoupY"?, a7iat£u>v. Voyez le vers XV, 
416. — 'AvOptoTtot; a ete change par Bek- 
ker en ivOpwnoui;, ce qui a entraine le 
changement de iiapyu ou Eupystv en sl- 
^topvetv. Mais ces corrections etaient peu 
utiles; car ep-fd£ou.ai pent se construire 
avec le datif, et ivOpumoicc s'arrangeait 
tres-bien de f ecipveiv. 

29U. "Os, comme ouxos : cet individu. 
■ — *H<tl cppstfiv, en mauvaise part : a 
l'aide de sa ruse. — "Opp(a), donee, jus- 
qu'a ce que. 

292. "Ev8a, comme au vers 285; car 
le lieu est designe dans reap' avx<|>. 

293-294. 'AVX' oxs.... Repetition des 
vers XI, 294-295. 

295. 'E; AiSutiV, pour la Libye : afin 
de me transporter en Libye. — 'Es'fjffaxo. 
Zenodote, E^staaxq. Rhianus, Ecpe'tfaocxo, 
Iecon adoptee par Bekker. Voyez EcpEaaat, 
XIII, 274. 

296. "FeuSeix pouXeOna;. Les enstati- 
ques voyaient ici une contradiction avec 
le langage tenu par Ulysse sur les Pheni- 



ciens, XIII, 277. Les lytiques repondaient 
qu'il se conforme aux seutimeuts qu'Eu- 
raee, une de leurs victimes,doit avoir pour 
eux. Porpbyre [Scholies Q) : 7ta); Ttpo; 
'A6r,vav Sia).£Y6u.Evo; tuloyzX toi; <J>ot- 
vixa; Si' wv p»iai, TtoXX' aExaSo u.e'- 
vou(. ou 8' f\ 6s).ov E^anaTtiaai, a>8e 
Se to svavxiov ; iy.il (jlev TTpoxpETCExat xov 
£evov [xy] ysvEaQat aXtx6J;£vov, svGdSs Se 

OtSEV EU(JLaiOV U7TO ^OLVIXMV 7I£7TpaU.EVOV. 

— 01 r;uv, e'est-a-dire <ttjv ot : avec lui. 

297. KeTOi, la : en Libye. — 'Q; tie- 
pd<TEt£, ut venderet, pour vendre. 

298. 'Oi6".ev6i; 7tep , quoique soupcon- 
nant : malgre mes soupcons. — j\vdyx^ 
se rapporte a dixoaTjV. 11 s'agit d'une con- 
trainte morale. Ulysse etait l'hote du Pbe- 
nicieu ; il ne pouvait sans danger lui te- 
moigner sa mefiance. Scholies Q : u7XOvowv 
|xev xo TtpaxSi'l^ou.Evov, xrj dvayxiQ Ss 

dUU.Tt),E(OV. 

299. 'H, e'est-a-dire vy}0;; : le navire. — 
'Ax petit xa)(ii. Voyez plus haut la note du 
vers 253. 

300. Mscrffov, adverbe : par le milieu, 
e'est-a-dire en traversant la mer. — ^Ttxep 
KpTjx^t;, supra Crelam, par-dessus la 
Crete, e'est-a-dire pour depasscr la Ci'ete. 
Scholies H : xo (J.e<tov TtsXaYO; UTXEpSatra 
xrjv Kprjxr ( v. Le navire, pour aller de Phe- 
nicie en Libye, laissait la Crete a sa droite, 
au nord. — II y a une autre explication. 



m 



19 



54 



OAY22EIA2 S. 



[xiv; 



■ 

w 

it 



AXX' 6'te Syj Kp-/JTY]v piv eXefeofiev, otiSe" ti? <xXXyj 

cpa(v£TO yatacov, aXX' oupavo? rfik QaXactja, 

§■/] tote xuavEvjv vEcpAvjv eVnqo'e Kpovfcov 

V7]6? UTisp yXapupyjc rJ/Xuc-E Se* tto'vto? frit' auT%. 

Zsu^ o' a'fjLuot; PpdvTYjere xai e'p.&xXe v»)i xspauvdv ■ 

■/j 8' tktX(y()-fi Tracra, Ato? tXt^v.cix xspauvai, 

£V 0£ GeEIOU TtXyjTO ' 7iE(70V 8' EX V'/JO? aTiaVTE?. 

OE 0£ xopt&vfiffiv r/.fAoi Ttspi vyja [XEXatvav 
xufjt,ac-tv £f/.cpop£'ovTO • Oeo? o' airoai'vmo voorov. 
AuTap £;jLOt Zeu? auTo?, iyovTi rap aXyea Gufxai, 
tarov ajj.oaijt.ay.ETOv Y/]oq xuavoirpwpoio 
ev ydpiGGiv IO'/]xev, gttco; ETt x?][i.a ouyotuu. 
To) pa TcepnrXej(6els apep^Mjv dXoot? avifj-oiorv. 
'EwYjfxap <pep(J|XY)v, SexdiTfl oe p.e vuxtI peXafvY) 
yaiy) 0£<77:pcoT(ov TtfXaasv [jiya xOfJia xuXi'voov. 

"EvOa [/.£ 0£(7Tip(OTWV (3a<7lXEU;; eXOflioWXTO $EtOWV 

rj'pw; aTrptar/jv ■ toD yip dXoc ulo<; etieXOwv 
ai'Optp xal xafxarcp SEOpv^jivov ^ysv £<; oixov, 



305 



310 



315 



Scholia B et Q : y.zxat.b K prime xat At- 
60-ii(;. avTixpu fap 4XXfft(uV Eisi.Cette ex- 
plication indique l>ien lcs parages oil se 
trouve Ie naviie; mais elle ne rend pas 
eompte de {rasp. — Z?\m, a eux : aux 
Pheniciens. 

301.399. 'A)V g«.... Repetition d« 
vers XII, 403-400 et 415-4)9. Voyez lcs 
notes sur ces deux passages. 

310. Ztvz auto?. Le dieu n'en voulait 
qu'aux Pheniciens (vers 300) ; ce ne pent 
done etre que lui qui sauve Ulysse. 

3H. 'Au.aiu.ax£Tr JV , invincible, e'est-a- 
•dire insubniersible, ou, scion l'interpre- 
tation vulgaire, d'une longueur incompa- 
rable. 11 semble pourtant que la longueur 
importe assez peu. Une poutrc n'a pas be- 
som, pour porter un seul homme, d'etre 
immense. Quoi qu'il en soil, Apollonins 
exphque au.o(tu.(ixsTov par u.e y *v , et les 
Sclwlies donneut un sens analogue mais 
an superlatif. L'etyruologie est i aug- 
mentatif et u.aip.ao-0-eiv, e'est-a-dire un 
renforcement de p.»i[i,aeiv. 

312. "Eti, encore : une fois de plus. 



313. Tin, e'est-a-dire touto) tu> Ittw. 

3)4. 'Evvijixotp.... Repetition textuelle 
du vers VII, 253. 

316. *Ev6x, alors. Voyez. plus haut, 
vers 285 et 292. _ 'Ey.ojii<r<xaTO, traita 
avec toute sorte de soins. Aristarque(^c/io- 
lies B et Q) ; (jj StnXyj , 6u) ivrl toO 
avexTiio-aTO , £7f.u.e).Eia; rjEiwaEV ilt- 
Tjcta;. — 4>a£5(ov. C'est pour Homere un 
personnage reel. II sera encore mentionne 
XIX, 287. D'ailleurs, a lthaque, on n'igno- 
rait pas les vrais noms des rois du conti- 
nent voisin, 

3(7. Aitpiaxriv, adverbc : gratis sans 
rien exiger en rctour. Voycz, Iliads, I, 99, 
la note sur ce mot. — Rbianus ecrivait 
a-Trpidoriv. Crates ehangeait arrpiairiv en 
a^piirr,;, lecou condamnce par Apollo- 
nins. Seholies B, P et Q : iupiOTriv, 
EittppT|p.a, ib; avTiiv, u.aT?iv, ivti toO 
anpiaTo);, S eo-ti wpoixa. 

3 '8. AiSpto, par le froid. Seholies B : 
4"J/.p6xriTi. Un homme dont les habits sont 
trempes est bientfit glace s'il reste a Voir 
du. temps, ce qui est le sens propre de a!- 



[XIV] 



OAYZ2EIA2 S. 



-/Eipoc &atrnfa««, ocpp' i'xeto Scouaxa -rraxp^- 
Aaffii oi fxe ylcuvoiv xe x.iTcova xs £i[j.axa £(7C7£v. 

"Ev8' 'Oo\i<r/]o; eyco iru6o'fJt.7)v ■ xavo? yap EtporoxEV 
J-Eivfoai TjSe cptAvjcrai Covr' ic\ Ttaxpioa yalav, 
Xat (jloi xr/jfJiax' s'SsiSJev Sera Huvaye(pax' 'Oouffcreuq, 
yaAxov x£ X_puTOV x£ -uoXuxar,xov X£ trforjpov. 
Rat vii x£v i$ 0£xaxTjV ysvE'qv fxepov y' Ixt po'cxot ■ 
xoTca of £v [Aeyapot? xeipjXttt xeito avaxxo;. 
Tov S' e$ AcoSoW,v cpdcxo [tyjievai, S<ppa Oechq 
ex Spuoq Cuptxo'fjioio Aid; (3oi>Xi?)v Eiraxoi5o7| , 
Smews voTX'/jcTY] 'lOa/.r,? e$ raova cyjuov, 
yjoyj SVjv a-£(bv, 7] djji/paoov r,£ xpmpYJvWv. 



50 



320 



325 



330 



} 






Opo;. Apollonius : «18po;, to ex tt]; ai- 
(Ipta; KvcOu,a. — Anricnnc ▼art&nte,X^8pa>, 
lecon inadmissible. Cette Icon est nee de 
la rcssemblance dea lettres A et A, et d'an 
fait d'iotacisme. Didyme [Seholies H) : 
aiOpti) xai y.otiiaTc,)' o-jtoi; 'Ap'.^tap/o;, 
ZtivoSotoc, 'Asiiiocpi'-r,;. II est evident 
que a'.Opo; est identique a a"l6p7). On s e 
rappelle d'ailleura que beaocoop de mots, 
chez Homere. out nne forme masculine et 
line forme feminine concurremment em- 
ployees. — 'Hysv, sons-entenda zui. 

32U. 'Aij.;i U (it.... Repetition tin vers 
X, M2. "Kttev a Ic un-me sujet ijuo rjyEv 
et "xeto. 

321. "Ev6(o), la: cliez Phidon. — '05j- 
Tr,o: cquivaut a 7iepi 'OSuo-JJo?,. Seholies 
II : > EtTTcl r, ite pi. — KeCvo:, c'e-t-a-dire 

832, 16vt(a)i tenant, e'est-a-dire qnand 

il revenait. Cet accusatif se rapporte ii au- 
tov ou 'Oo'jcar.a sous-entenda. 

3-24. XaXxov te.... Voyez lo vers VI, 
48 de Vlliade et la mite sur ce vers. 

325. "Erepov, un autre, e'est-a-dire nn 
successenr. An vers XIX, 294, qui est nne 
repetition de celui-ci, il y a, dans les S< lu>- 
list V : JXXeinei yc'vo:. Mais il ne s'agit 
toujours que de la lignee du premier pOS- 
sesseur; et I'hypothese est inutile. Cette 
bypotbese a ete snggeree a Didyme par 
les exemples de confusion analogue a eelle 
des synonymes yivo; et yevEr]. — "Eti, 
encore : sans discontinue! 1 ; de successeur 
en successenr. — Boaxoi a pour sujet 



Ti-jTa -h. yirf]\iaxa sons-entenda. Seholies 

I'., II et Q : yEvsr,v ysvo;. 6 Si voO?, xi 
■/y'r'i-j.-.i p6<rxoi iv ulxP' Sext4TT|5 revsas 
etepom i( tvfpou Shoe/ouevov zaci Tcat- 
xpo; RaTSa. Seholies II : f| ov:u>;- aXXov 
xai iti).tv 4XXov, 8 i<rtiv em; isxa ye- 
vec")'/, 6 etti -' err, (^O 11 ans). 

;>2(t. To^ny. Anejenne fariante, i^i. 
— Oi, a lot : a I hsse. — 'AvaxTot de- 
pend ile u.Eydpc.;, et designs Phidon. 

:t 27 . To-/, In i : CTIysse. — Ao>8ievT)v. 

II j'ngit de la Dodone de Tliespt -utie. 

Seholies II ■ AtoStova vuv rfjv 8etntp»ti- 

xr)v,evOa to ij.avTEtov tjv tou Aio;. ETEpa 
li eo-tiv ^i 0sao-aXlxrj, iz.' r,: 'A/iX/t-J; 
xaXet xiv Aiot, ZeO, iv>., AuSuvats, 
llE>.ao-yiv.£' [Iliade, XVI, 233). Voyez 
la note snr Ic passage cite. — (-)eoio de- 
pend de SpUOC, 

3-2S. A.o; pOuXVjv, le conseil dc Jupi- 
ter : I'oracle de Jupiter. — ')''.Tcaxo'jo"7;, 
ml ■• i-ot/.o'Jo-5i opt.itif). Notre Tulgate 
etait l.i lecon d'Aristopbane de Byxanee. 
Didyme [Scholia II) : Eiraxouaii XpC- 
orapxoCi 'ApiffTO^pavKic ETtaxoOaat. La 
Roche a retabli la lecon d'Aristarotoe, L'or- 
thosranhe imzxouactl , inlinitif aoriste , 
adoptee par quelqties editenrs, etatt inad- 
missible apri-s iypa, qui icut un tetniis 
personnel. Herodien [Schnlies II) : irapo- 
5'jTovni; to ETtaxouaai. 

329. No5TT,o-n, vulgo vocTino'Et. Bothe, 
voo-:t,o-E'.(e). 

33ii. 'Ajjiipaoov et xpvip'/ioov se rappor- 
tent a voo-Tr|Trj. 



H 






■ 



56 



OAT22EIA:S E. 



[XIV] 



'Qp.oae Si upo; Ifjt'auTov, aTrocrravocov evi oi'xco, 
v?ja xaxapucOat xai £TtaoT£as £[/.[jl£v ixatpous, 
0? Stq f^iv rafj^oucri cp£A7)v £? uaxp^Sa yaiav. 
AAA'Efjti irpiv <xit£t:£[jhJ;£ • tu^t/jcts yap lpyo]xlvt) V7]uc: 
avopcov 0£C77ipwTcov £? AouAfywv -rcoAuTtupov. 
EvO' oye [/.' YJvtoyu irefJi^ai |3a<jiA - ?ji AxaaTto 
£voux^coi; - TOtaiv §£ xax'/j cpperrtv Yj'voav£ (3ouA7] 
dp.cp' £[j.oi, ocpp' I'ti rcdyyu §6r t $ eVi uvj^a yevofyr/jv. 



335 



w 

! 



331. "Ou.ocrE a pour sujet <J>£i3wv sous- 
entendu. — 'A7iO(77rev6(i)V. Ancienne va- 
riante, emcr7iEvS(0V. Didyme (Sc/iulies H) : 
ou'tu); j\piaxopy_o;. f, 6e AioXi;, Jiti- 
(TTTEvSwv. L'EoIique ou edition eolienne 
a ete deja citee plus haut^ a propos du 
vers 280. 

332. JVyja Ou a vu un vers presqne 

semljlable, VIII, (51, mais oil les verbes 
ne sont point a I'infinitif. C'est pour dis- 
tinguer les deux leoons qu'Herodien dit ici 
(Scholies H) : xaTEipO(j6ai Ttapaxt itie- 
vou effxi* 616 7rapo£uv£Tou. 

333. O't OV) u.iv.... Vers analogue a celui 
qu'on a vu, V, 37. 

334. IJpiv , auparavant, c'est-ii-dire 
avant qu'Ulysse ne reviut de Dodone, et 
que Phidon ne le fit reconduire a Ithaque. 
Scholies Q : aXXa Eui upoTEpov fcXtuo-ai 

£7tOllfl<7£v. VOrjTEOV Se OTl li(JT£pOV U.ET0C 

to airocTpe^oi iov 'OouaoEa ex tyJc Au- 
oiuvr); u.eXXei aCiTOv EXTtEjjuJ/ai 6 4>Etoa>v 
p-E-ca vr]6; xai ivopwv ioiwv. — 'Epyo- 
p.Evr„ en partance. Aristarque [Scholies 
H) : (t| SiitX*], oti) avti tou aTCEpy.o- 
[XEvr), uiXXouaa aniEvai • 6 eo-ti, ctuve'St] 
avopa; 0E<mpwTotii; 6e).eiv aTC07iXEUo-ai 
ei; to AouXi'yiov. 

335. IloXuinjpov. Ancienne variante 
Tto),uu.riXov. Cette correction avait sans 
doute pour but de rendre la geographic 
d'Homere plus exacte; car ce n'est pas 
preciseinent eu cereales qu'abondent les 
iles Ioniennes. Mais ces lies ne sont que 
tres-vaguement connues du poete, meme 
Itliaque, la patrie de son beros. 

336. "Ev6(a), c'est-a-dire e q AouXiy.iov. 
— M(e) depend de itE.u^ai : de me" re- 
conduire. — 'Hvwyei a pour sujet fceiotov 
sous-entendu, et pour complement ea . 
■KpwTCtv;, egalement sous-entendu. — B a . 
cfiXryi 'AxatTTu. Remarquez I'liiatus. II n'y 



en a pas un qui contrarie davantage la 
theorie des digammistes. — Les cnstatiques 
voyaient ici une contradiction avec ce 
qu'on lit dans Vlliade, II, 627, ou le roi 
de Dulicliium est Meges. Les lytiques re- 
pondaient qu'Homere applique le titre de 
roi a tout personnagc riche et puissant. 
Porpbyre (SehpUts H et Q) : xai uoii; 
ev 'IXtaoi Mtyr,xi ipnfftv Eivai pao-iJie'a 
AouXi^iou; fiaacXE'a; ouv xov; Suvaaxa; 
cprjo-i. -— On doit supposer naturellement 
que si Phidon envoyait son h6te diez 
Acaste, e'etait pour /aire plaisir a Ulysse, 
et non par contraiute. Scholies H : d); 
£Ho0 67]Xov6ti touto atTVioanEvou. 

887. 'EvouxEO); se rapporte a 7tE>|/ai. 
— ToXniv, a eux : aux Thesprotiens. 

338. 'Au. ? ' ^oi, a propos de moi : a 
mon sujet. — AO*]? depend de 7i9ju.a, et 
1 association de ces deux synonymes equi- 
vaut au superlatif de 1'idee : un malheur 
sans egal. — 'E n i a son sens per se, car 
on ditYEVEo-eat ijci ti. — Au lieudea^nc, 
Anstophane de Byzance ecrivait SO?) et 
TEvr]Tat au lieu de yEvotjiriv. Didyme 
[Scholies H) : 'Ap.o-Totpivr,;, 6 Or) sni 
nvjfia YEvriTai, avxi tou etti ttj our,- 
i'va (ioi Ttvijia aXXo ysv^Tai. SuvaTai Se 
Xeitieiv r) 45, i'v'rj, ^x Tri; Sur, ? etc! 
pXa6r,v eX6oijxi. La derniere phrase de la 
nute est une explication de la lecon vul- 
gairc. Cette explication parait avoir etc ge- 
neralement adoptee par les anciens. On la 
retrouve dans les Scholies B : Xeitcei i] e? 
i'v'^, ex tyj? our)? E7ci pXagriv eXOoiui. 
Mais la preposition ex marque aussi succes- 
sion ; et quelques-uns entendaient, par ex 
our,? mju.a, calamite sur calamite. Memes 
Scholies : jj siti Tat? Gvu.6s6rixuian ti- 
[iuptan aXXnv pXa6riv u7rou.Ei'vaijxi. — 
L'explicatiou que j'ai donnee, et qui est 
celle des modernes, nous vient aussi des an- 



[XIV] 



OAT22EIA2 2. 



'AXX' oxe yat?]? tioXXov AtotuXw uovTOitdpos vyju; , 
au-tfxa oouXiov Yjuuxp Ijxol TCptpj^av&avTO. 
'Ex [x£v [X£ yXalvdv T£ ^txcova xe Etfxax' souffav, 
a^t oi fxe pdxo; aXXo xaxov [3aXov V)8& ^txcova, 
otoyaXia, xd xal auxo; ev d^GaXfxotatv opvjar 
i(7U£ptot 8' 'iGaxYjc; eOSeieXou spy' dcptXOVXO. 
"EvG' £[X£ [ji£V xaxE&rjaav £ti<7cr£Xfj.tp Svl v/ji 
6'ttXco iuGTpzoli aT£p£co<;, a'jxol S'aTO^avTec; 
£o-G-uji.^vw(; Trapa Gtva Qoikiatrrfi Sdpirov e'Xgvxo. 
Auxdp £[jloI 8eff(xov [X£v dviyvafjt^av Geo! ocutoi 
pvjtS^co^ • xEcpaX?) oh xaxd pdxo<; d^txaXu^a^ , 



57 



3^0 



3^5 



I 



ciens; car Eustathe, qui ne counait qu'elle, 
ne Pa point inventee, ni elle ni surtout 
le commentaire dont il l'accompagne : 
6u7i; 7i^u.a 6(jlolov ttw? ec>xi tw TnitJ.a 
otTTj;, a>; locpoxXyj; [Ajax t vers 34(5).... 
to TC^jia T*K aiYj; xiGei.... "iato; 
&£ xai irep'.ippa'7X , .xu>; ax7K 7X'?ju.a xai. 
our,; 7tr t u.a yj air, auxy) xai yj p/aSy], 
to; xai oouMQv Vjaap Y] ooOXeta. Cepcu- 
dant rien n'empeche de dire, meine en 
fraucais, le /lean de la catamite. 

339. 'AXX(d), aussi bien. — Eaty)?.... 
a7t£Tc).d), se fut eloigns de terre en navi- 
guant : eut gagne la haute mer. 

340. AouXiov y][J.ap, l'esclavjige. Cette 
ex])ression se trouve (Jans Vjliade y \i, 463. 

341. 'Ex doit etre joint a eouaav. — 
E'tu-axa, apposition aux deux substantifa 
qui designent des vetements particuliei s. 
En francais, on commence par lc terme 
general : " Us me depouillerent dc mes 
habits, le manteau et la tunique. » 

342. 'AiAcpi ge jjle.... Repetition, mutatis 
mutandis, du vers XIII, 434. — Ms, vulgo 
[xot. Mais il y a tttv , c'est-a-dire I'accusatif, 
dans le vers dont celui-ei est une copic. La 
lecon u.oi H*a ete inventee que pour icudre 
la syllabe longue. Mais ce changement 
etail inutile , puisque pdxoc; avait le di- 
gamma, que la liquide p suiflt pour rcn- 
dre longue une breve, et que u,^ a la 
place qu'il occupe, pourrait etre long de- 
vant une consonne queleonque. 

343. c P(oya>ia. Rhiunus, pioyaXE'ov. Tl 
pensait sans doute que paxo; n'avait pas 
besoin d'epithete ; ou peut-etre vou!ait-iI 
eviter l'allongeraent de la finale breve. — 



'£v ocpOa/u-oTrjtv, dans tes yeux : devant 
tes yenx. Voyez le vers VII T, 4 5V). — 
"Opyjot, deuxieme persouue singuliere de 
opyjaat poor 6pdoaat, sens actif, 

344. E0oei£>.ou. Voyez la note I, *d7. 
— v Epy (a), les champs. Voye/ la note I!, 22. 

345. "EvO(a), alors. 

346. p On),w eOTTpe<ps:, avec uu agres 
bien tordu, c'est-a-dirc avec un cable. 
Voyez les vers XXI, 390-391. — Ix£p£w$ 
se rapporte a xax&'oriffav. 

347. 'EffffujAEVta; se rapporte a. 017:0- 

348. 'AvsYvap-'^av, denouerent. Scholies 
li : ivsluorav. xyj yap o"uvO£0"£i x;xaix- 
\i.iv>x yjtrav. Scholies H : yvau-TtTOV ),£ys- 
xai to e7ttxau.TT£; xat coo'TCEp eU iauTo 
xap.7iu)/j£(.oo>; veuov, £^ oO oyj to ave- 
yv a (/.^av, y;Toi dico toO yva^Tcxou iizo(r\- 
cav xai SieXucrav to crxoiviov.La variante 
dveyva'j'atv est une fauss6 leron. Dindorl : 
« Cf. Etym. Gud. p. 54, 24, 5. v. dvi- 
" yvotu.*|>av, qui dv3.yvdu,'|>at explicat £^a- 
b 7i)a>cat xat to Ta OEOEpiva iva/.uffai. 
« AiSufAOC ev U7vou,vy)aaTi 'OouaaEia;. » 

349. KEia),yj. Aristo|ihane de Byzance, 
XECpaXilV, — Kara, adverbe ; de baut 111 
bafl) c'est-a-dire en ie laissant pendre plus 
ou moins. On pent joindre xaxd au verbe, 
seh»n les exemples xaTau.«ievvuu.i, xaxa[J.- 
Tiia/a). I>e sens restera le meme. l,l\sst 
veut que Tetoffe ne soit point mouillee. — 
Kaxd est change par Uekker ct d 'a litres 
en xaxov, ii cause du paxo;.... xaxov 
qu'on a vu plus baut, vers 342, Mais I'epi- 
thete cette fois est inutile, puis qu'il n'y a 
de haillons que le pdv.o; xaxov. 










58 



OAT22EIA2 E. 



I 



■ 



■ 



ijsffrJv Ecpo'Xxatov xaxaSac E7:£Xacrcra 6aXa<TG7] 
(7~'?j0og - eiretTa Se yeptri StVjpscra afjtcDOTE'pYjGiv, 
vi]y6\xivoc, piaXa 8' coxa OtfprjG' la ficfjt,cpi<; Ixeivcov. 
"EvO' ava€a<;, 6'9t ts Spfo? v^v tzo'Xdo.vMoq uXy^, 
xe{[xy)v rairnrjt6?. 01 ok (/syaXa cr-EvayovTE? 
tpoixcov aXX' ou yap (7<piv ECpat'vETO xspotov £?vat 
p.at£(70at irpotipco ' xol fjtiv iraXiv aims ISatvov 
vy)6? iftl yXacpupyjg • £f/i 8 j sxpyij/av 0eol au-rol 
p^i'Siio? , xai p.£ cra9ucp £-sXac-(7av ayovxes 
avSpo? ETCKrxaLAE'vou • Ixt yap vii (jwi a?cra (3icovai. 



XIVJ 

350 



355 



350. 'EioXxatov depend de xaraga:. 
Voyez, I, 330, xXiu.axa.... xonedriaeco.— 
Le mot sroXxaiov est un a7T-3^ Eiprju.E'vav. 
Mais le sens n'est guere douteux. Ce qui 
traine apres le navire, c'est le gouvernail. 
II lie peut s'agir de canot; et c'est la res- 
semblance de eioXxiov et de IfoXicaiov 
qui seule avait suggcre cette interpretation. 
Eustatbe : eipoXxaiov to 7i7]Sa).iov Xeyei, 
u; apEcx-i ioT$ icaXaioic, -napa to itpiX- 
XEo-8at tyj ti)i. S16 xai ijEaTov aiiTO <pr,o-iv, 
ou u.riv yXaoupov, 9] piXav ft. a>Xo ti twv 
Tatq vauo-tv iitiTlfeuivtov. Apollonius, 
apres avoir indiquc l'explication par E96X- 
xiov, ajoute : 01 8s, to miodXiov, xai 
(xaXXov tout' dv eiv, • ou yip S^oXxCu 
Ey.piTivTO tote. Cette derniere raison est 
excellente. Mais il y en a line meilleure 
encore, c'est la description des mouve- 
ments d'Ulysse. II se laisse glisser dans la 
mer, pour se mettre a la nage, ce qui ex- 
clut toute idee de canot. _ Eustatbe nous 
apprend qu'Aristarque n'admettait que 
l'explication par OT)8aXiov, car c'est la ce 
que signifie ,b; iptmui Tot? TtaXaioIr. 
Les Schohes B, il est vrai, donnmt les 
deux interpretations, comme faisait Apol- 
lonius; mais Didyme {Scliolies P et \) ne 
mentionne que celle d'Aristarque : nrfii- 
Xiov, duo toO eieXxeo-Ow t9)v vaiv, ft 
e^E'XxEaBai Otto tt); vewc. 

3 50-35 1. 'ETteXaooa 6aX<x<7<jr).:.. owi- 
60?, j'approchai de la mer (ma) poitrine 
e'est-a-dire je me mis a 1'eau sur le ventre! 

351. Airipeo-a, je ramai. Kous avons 
■vu, XII, 444, oirjpeo-a X epoiv epAfaiv. Cet 
excmplemonlre que &u,<por E pY]o-iv doitctre 
rapporte a Siypzaaa, et non a vnyoye- 
VO?. Quant a l'hiatus oct-dpi, c'est un des 



plus contraires a la theorie du digamma. 
— La lecon oirjpEO-o-' ijisoTEpriaiv n'est 
qu'uue mauvaise correction byzantiue, qui 
a pin a Wolf et a Bekker. 

352. OupY]8(l), dcliors : Iiors de la mer. 
Ancienne variants, 8up?|!p(i). D'apres les 
Scholies H et Q, la voyelle clideeest un e, 
etnon un 1 : to TrXrjpE; 9upn6£v (80pv]6e 
ici). p.dXa, <or,a\, p.ETa tgv nXouv Eysvo- 
u,»iv i{a>0ev rfc 8aXoWir]{. to yap 6G- 
p-r,8ev 0-yiu.aivEi to e?u>8ev, 07tEp oi 
'Attixoi 6upY}ai XE'youat. — "Ea,]'e fus : 

je me trouvai. — 'Au.;pU exeivwv, a l'ecart 
d'eux: bien loin de mes ennemis. 

353. Apio;, un fourre. Les anciens rat- 
tacliaient.ii tort ou a raison, opio; a opu;. 
Scholies Q : aOvosvopov ytnawi, 8pueo8»|; 
xai (tuo-xio; totcoc. — rioXuaveEo;, l'an- 
tecedent pour le consequent : an feuilla<*e 
touffu. 

354. IlEitTTitu;, de 7tTV^o-o-w : tapi. — 
Oi, eux : les Tbesprotiens. 

35r>. AXX(d).... ydp, mais pourtant. 
Ameis : « dX'/d mit ydp oline Pause nacli 
« aXXd vereinigt. .. Ouclques-uns font 
de oO yip.... itpoTEpu une sorte de pa- 
rentbese, et joignent dXXd il Toi jj.e'v. Le 
sens, avec cette ponctuation, est heaucoup 
moins precis. 

356. MtxiEaSat, de cberclier : de courir 
apres leur fugitif. Didyme {Scholies H) : 
entCriTetv Tf,v eiitjv Eiipeo-cv.— Mcv, dans 
le sens de y.yjv : ainsi done. L'autre expli- 
cation nnnule la valeur de ce mot. — ITd- 
Xiv, retro, en arriere : .i leur navire. 

35 '. A(e), au reste : aussi bien. 

359. AvSpo; ETCio-TafiivovJ. Apollonius: 

EH1TO|1.EV0U • ETCl ffTl'yOU EV T^ E 'OSuu- 

<J£i«?, 'Apiuxapxoc E7tt(rTyiu.ovoi;. Ce sens 



XIVl 



OAT22EIA2 



"A SeiXe E^viov, yJ [AOt [Jt-aXa Oulaov opivag, 
xaOxa e'xairca Xeywv, Sera S^ -aOs; r,o' 6V dA^(fo}S. 
14.XX& xay' ou xaxa xo'cxf/.ov otojAat, ouol [xs nefaen; 
v-MV tfywp' 'oSuctyji ■ xi ere }(pr) toiov do'vxa 
aa^t^w? <{/£i58e<T0at ; 'Eycb 8' £u oioa xai auxos 
vdcrcov cp.oto avawTOS , ox' t^/Bito toccti Oeoiatv 
ittfamy f;.aX', 6'xxt fjiiv ouxt u.£xa TpcSeam oajxacrcav, 

7)S Cfl'XtOV £V y£pG'.V, £7t£t TOA£[J.OV ToXtfiretxjev. 

T(p viv oS Ti5(Jt.6ov [th> eTOtyjaav Ilava^atol, 

y)o£ /.£ xai w TcaiSi piya xX£o? •JjpaV om'scto. 
]Nuv 0£ p.iv axX£ico; "Ap-'jiat ifcvYjpetyavTO. 
Auxao £yco nap' ikcatv aTioxpoixo? ■ ouoi -okwoz 



59 

360 



365 



370 



est manifeste. II s'agit d'Kumee. Le' onm- 
pliment est toot naturrl dans la boucbe 
d'un bote qui a cte si bicn trade. — A its, 
sous-entendu etti. 

86) . 'A. Ancienne variante, to. Eusta- 
tbe : "io-te'ov ce oti to a y.)r l T , .y.ov Ettip- 
pT|U.a ov, xaOa xai to u>, Iv_ei.... v.ai tiva 
■Ki.tiui E|j.caaiv etii rr/ETXiacxu.w r, Bavi- 
u.o;ti, y.axa to'j; 7ta>atovc, ~r\ xai c>)(o; 
gutm. Les Scholies II donnent la note 
d'Aristarque ici mentionnce par Eustatbe, 
ou tout hii raoins une partie de cette note : 
(■/] oi7i)?i, oti) to a 6auu.ao~Tixav , avri 
tou, ti a> 6 £t). e "/. oil aO). IE -hov 
Twv a).),wv Sevwv. — Aei).e ?eiva)v, 
iul'oitune entre les Strangers : elranger 
accahle par rinl'ortunc. L'exemple ota yj- 
vatxeijv, si frequent ehez Homere, prouve 
que le genitif parti tif dorjne a l'epithete 
simple la valeur d'un superlatif. Voyez 
plus haut la note d'Ai istarqne ; ear tc).eov 
twv a\").io'i cquivaut a ev toT; u.aXicTa. 
C'est done a tort que Bothe regardc ^^Oi 
£=tvt»)v eoinme identiqne a 6e'.),e cUive. 
L'exemple d'Euripide qu'U cite, au.EyaipTa 
xay.uiv, ne prouve rien da tout. A sup- 
poser que aueyapTa xav.wv soit pour 
auiyaoTa v.ay.a, qu'iraporte a la diction 
d'Homere? En eftet, ry'a yuvaty.tov est la 
plus divine des feuunes. 

3G2. Asytov, cnumcrant. Voyez la pote 
du vers V, 5. — ■ 5 A).rjf|Yi;, de d).dop.oti : tu 
as couru le monde. On a vu d).Ti6riV, v. 1 20. 

363. 'Oiou.ou, sous-entendu eTvai, '>" 



plutot ).Ey6vivat. Suivani Ameis, 6fou.ai 
doit itre precede d'une virgule, et a un 
Mais ahsolu. De eette facon il n'y a qu'une 
seule phrase, et la construction est : dXXd 
O'JOE 7IE!(7£i; [1.1, El7tt.IV Tay(E) iucpCO 
'Oouar/i o'j xixi XOOU.OV , (w;) 6tou.cti. 
Le sens reste an fond le nieine ; car Ei7toJv 
equivaat a eIttwv Ttxye. 

38*. Toiov iovTa, etant lei, e'est-a-dire 
Ijoniu'te homme comnie In Tes. 

305. Mo.<\il'AtiK, gratuitement : sans 
motif et sans resultat. Botbe : « [iaiioiM? 
« Aeuoea-Bai, temere et linefractn mentiri 
« .quid me, qui nee ciedani tilii, nee 
u propterea te ljene babeam curenique, 
ci set! Jovis hospifalis gratia. » — K7.'. 
0.JT0:, personnellement . e'est-a-dire sans 
avoir besoiu qu'on me renseigne a ce sujet. 
366. "Ot(e), neutre de Sote, dans le 
sens de Sit , eomme souvent 6 aver les 
verbes voir, savoir, etc. — "H*/_8eto a pour 
sujet vooto; sous-entendu ; ou jtlutot, on 
doit expliqaer, en rameuant l'liellenisine a 
la syntaxe ordinaire, c.unme s'il y av.tit, 
0I80 oti vgo-to;.... r,/0iTO. Scholies H: 
T-yOsto 1 6 votto: 8r)iovoTt. Quelques-uns 
prennent ote eomme conjonction, et ap- 
pliquent r;yOETO .i Ulysse. Bothe : auan- 
doquidem perosi eum sunt onuws tlil. Mais 
alors owol vor7Tov reste line expression tout 
a fait obscure. 

368-371. 'He a/ilwi..-. Voyez les vers 

I, 238-241 et les notes sur ces qnatre vers. 

372. 'ATtOTpOTTO:, sous-entendu v.\x\ : je 



GO 



OATvv EIA v H . 



w 



ipiopizi, zl (j.iq uou Tt itepfypcov n^veXdrata 

eXGe^ev oxpuv7]atv, 6V dyyEXfy tioGev fX&yj. 

AXX' o! piv xa exaora Tuap^ixevoi eEeoeouctiv, 

^f*iv 01 a^vuvxat S^v otyopLevoio avaxTo;, 

^o o? yaipouaiv (3i'otov v^rcotvov e'£ovt£<;- 

dXX IfAoi ou cp£Xov eVri fjt.ETaXX-?jc7at xai EpEcrGat, 

e£ 06 o\] p,' AiTtoXo? avyjp £<;-qTta<p£ fJuiGcp, 

6? p" d'vSpa xjdvccq, toXX^v em yatav dXyjOel?, 

-/jXuQ' e>d irpo? $<6|a<xt'- iyw 8i fxtv dtxcpayaTia^ov. 

$*j Se fxtv ev Kp^-cemn Trap' 'iSofJtevrfi i&crGai 

vvja? dxeio'fi.evov, xd? ol £uvea£av d'eXXar 

xai cpdx' &E&Kafai ^ fc Ospoc fl £? ftmfipp, 

TioXXd XP^fltT dyovia, guv avxtGioi? eTdpowiy. 

Kal oft, ylpov ttoXutovGe.;, forf a* fxot Y)'yay£ Sat'^cov, 

RTE Tt (Ml ^£uS£C7G-t JJtpiltO |A7}TE <R GsXys • 

ou ydp touW sya> a' alSiaaopai oitSk <ptX>fato, 



[XIV] 



375 



380 



385 



suis separe ; je vis sans commerce avec le 
roonde. Scholies B et Q : XEytopt^voc; 
<xjc(o6ev tyJ; u 6Xs(o; auv toij snot; te- 
xvoi; TETpau.u.Evo;. Ce commeutaire sup- 
pose la lecon ujofaiv an lieu <le iisaaiv 
Mais cette lecon est inadmissible. La pre- 
ndre syliabe de tit oI(rtv pent a la rigueur 
etre breve; mais l'expression Ttocp' ^toiocv 
ne donne aucune idee nette, et ne pent 
s.gn.fier aw Toi; e>oT; ffitvoi;. D'ailleurs 
fcnmee n'a pas de fils. 

373. noO T ( . C'estleseul passage d'Ho- 
mere ou ces deux mots soient unis l'un a 
1 autre. 

374. •EX6e>ev. Bekker, eX6eiv. _ 
EX6r,, vulgo m 0li correction byzantine. 

375. Oc, eux : l es ge ns de la ville ■ 
cenx qm sont dans le palais. _ > E$ -^ 
W, s enqmerent. Scholies B et Q • a ),y oi 

(*«V EV T* toX £1 S laTpi -g 0vT6 . j; g ; 

anEXOovTos a,Tou xai Soot yaCpouacv, oi 
f-ty <o; E,ue Uu .ouvT£ ? aa9Eiv rf ft, { £ 
el o"te8«ev, «; X«fpovxe ? Eni ,00™. 
durci! AvaXT ^8 6nitif — l:ausujet 

377. BioTov, sous-entendu 'Oouo-arioc : 
la fortune d'Ulvsse — IV*-., . uu 1 a S- 

men f . . , ,se ; •"I'M'vov.impune- 

ment : sans obstacle. 



380. "AvSpa XTEi'va;. Ajoutel : dans sa 
patrie.Le meurtre etait ordinairement puni 
par Peril. — 'AX„6Ei c . Ajoutez : depuis 
qu'il avait quitte sa patrie. Ameis note 
I'asyodete. C'est pour plus de vivacite que 
le poete a omis la copule. Rien ne 1'em- 
pecbait de dire tioXXtiv 8' ini. 

381. 'Ep.a Ttpo; Sujiorta). Anciennc 
vanante, e|xov Tipo; O"Ta0u.6v. — '£ Y oi Si 
p-iv au-yayanaCov. La consequence est 
sous-entendue : « Aussi avais-je droit, en 
recompense de ce traitement affectueux, a 
une parfaite sincerite de sa part. » 

382. Miv, lui : Ulysse. 

383. 'Axei6u.evov, guerissant : radou- 
bant. Apollonius : itiptsvov xocl imoxsu- 
aCovta.-JTc/W^B.H et Q : ^airTOVTa. 

384. ȣ- espo; ri e? OTttopnv, vers I'ete 
ou vers l'automne (de cette annee-la). Ici 
le mot OTttipv) a exactement le sens de aw- 
tumnus. Didyme (Scholies Y) : vuv to 
u.et6™ P ov. Scholies H : Gspo; 0TE 6£pi- 
CETat 6 (kto;- OTtupr) ote xpuyaTat ?j 
omopa- vuv oe to <p6iv67iwpov. 

386. Kai,ainsi done. - "Hya"^, comme 
ETtriyayE : udduxit, a amene. 

387. eiXys, sous entendu eu.e'. 

388. ToiivEx(a), pour cela : pa rce que 
tu m aura.s fait des contes agreables. 



fxiv: 



OAY22EIA2 S. 



dXXd A(a Ijsvtov Ssica? auxcSv t' eXsai'pcov. 

Tov 8' a-n:a[j.£i6op.£vo? irpoaecpy] TioXup.rxi<; '08uc(7£u?■ 
^H [j.aXa t£<; xoi 6u[Jt.o<; eVi cnqOecaiv ditcrxo?, 
olo'v cr' 0O8' ofAo'dai; rap £rc^yayov ouoe cte toi'Gw. 
AXX' dye vuv p^xpvjv -oir J G , 6'(jt.E6' * aOxdp un£pO£v 
fjidpxupoi dp.cpoT£poici GeOl, xol "OXuixuov S^ouotv. 

El {Jt.£V X£V VOffTTjUY) dva£ T£0? £? TOSE GCO(Jt.a, 

i'acra? (/.£ -^Xouvav xe yiTtova xe ei'f/.axa iri^ai 
AouXfyiovS' ifaai, 0G1 (AOt <p(Xov UisXexo 6u(juo - 
ei ol x£ (/.•/) eXGv)(Jiv avaH xeo? w? dyop£uco, 
ojjuoa? £7T[<7(7£ua? (3aX££iv [jLEydXY]? xaxd irexpY]<;, 
6'^pa xal olXAoq tttco^o? dXeikxai ■fynspoiteiieiv. 

Tov 8' d7ia[X£i6o'[jL£vo^ ■r:poo-£5ojv££ oto<; OcpopSo's ' 
Setv', O'jtco yap xev jxot iuxXefo] x' dp£x<] x£ 
ei7) lit' dvOpcouou? djxa x' aCtxt'xa xat (jtexi-eixa, 



61 



390 



395 



MO 



I A*'™ 

29 



■ 



389. A'Jtov t' eXeatpcov, et ayaut pitie 
de ta personne : et par pitie pour tes pxo- 
pres infortuncs. C'est le motif particular 
ajoute a 1'obligation imposee par le devoir 

religieux. — Payne Knight retrancbe 1c 
vers 380, sans doute a cause de Pepitliete 
£e'viov applfquee a Jupiter. Cette fois Du- 
gas Montbcl n'approuve ni ne deaapprouve 
l.i suppression. U la meutionne simple - 
metit. VoyeJE plus haut la premiere note 
du vers 284. 

3iM, Ti; Tot 9uu.6;, sous-entendu iaxi : 
tu as un esprit. II n'y a pas d'interroga- 
tion ; et xt; ne porta 1'accent que parcfl 
qu'il est suivi d'une enclitique. 

392. Otov 0"(e), c'est a-dire 6'xt xoiov ctp. 
gvtoc : puisque tu es dans de telles dispo- 
sitions que. On explique ordinairement 
otov comme adverbe : au point que. ^ex- 
plication que je donne est celle d'Amexfl ; 
et Ameis Pa empruutee aux Scholies H 
et B, c'est-a-dire a Aristarque : (^ oi7i).7J t 
oxi) otvxt xou, oto; oOoe oaoTa; esEtXxu- 
oau.r,v cte el; 7tet6a). La seule difference, 
c'est qu'Aristarque ne remplit pas l'el- 
llpse ; car son olo; se rapporte au carac- 
tere d'UIysse, et signifie, oxi xoioOxo; £<jxi 
cot 6vu.6; u)0"te. — 'ETtrjyayov, i' 11 ' am ^ n ^'- 
Ajuute7, : a mon sentiment. Scholies 11 : 
erepov ae et; xov eijlov ).6yov. 



393. 'Pl^TpYJV, uuc convention. Didyrne 
(Scholies V et Q) : xr ( v lltl pnxot; xat 
6[xo).oyouu.£voi; Tiprxy^aat <tuv6^xtiv xal 
OfjLoXoytav. — *Xttep6cv (d'en haut), vulgo 
SmcrOev (poar Pavenir; quant an resoltat). 
Ameis a garde OTttaOev. 

394. Mapxupot. Zenodote, [idpxupe;. 
Aristarque (Scholies H et Q) : (rj SitiXt], 
oti), avii xov u.dpxup£;* ^i yap e0- 
6eia 6 u.apxupoc. 

39G. IleuA^ai, riufiuitif dans le sens de 
Pimperatif. De meme plus bas pdtXcstVi 
vers 399. 

397. 9 Iev*lj comme waxs U'vai : pour 
que j'aille. — "OOt u.ot 91X0V eixXexo 8uu.w. 
Voyez plus haut, vers 335-336. 

399. 'ETTiaaEiJa;, ayant excite : ayant 
force par un ordre expres. Did y me (Scho- 
lies H et V) : xeXeuffa;, eipopuiqua;. — 
BaXeeiv, sous-entendu £u,c ; jette-moi; faifl- 
moi jeter. 

400. 3 A).£U£xat est au subjouctifj pour 
dXeuriTat. 

402. Tap, en effet : oui, certes. — 
'EvxXcLr, x' apExi^ xe. Eumee parle ironi- 
quemcut. Scholies Q : Eipcovixw;. 

403. 'A[J.a x' auxtxa xai u.=X£7T£ixa. U 
y a en prose des expressions analogues. 
Scholies H : w; ev rjOet o*uXXr,6o^v xat 
vuv xat ijo-xepov. 



M 



I 

w 



62 0AY22EIA2 E. 

oq a euel iq xAiccrjV ayayov xat S;e£vta offixa, 

aim? 0£ XTSfvatfit cpiAov t' d-nro 6ufj.ov £AotW]V • 
upo'cpptov xev &/] erceixa Aia Kpovicova XiTo(fX/)v. 
NOv 8' wpY] oopiroio- idyiaxv. [aoi IvoOv ixatpot 
£?ev, tv' £v xAwfif) Xapov x£Tuxot'|j.£6a oo'pirov. 

"Qg ot piv TOicarca 7cp6<; dAAv] Aoug ayopeuov • 
dyyip.oAov §£ cnk<; te xal avipE? ■qXGov ucpopfioi. 
Ta? p.i;v apa Ip^av xaxa ^0£a xoijjt,Y]6'?jvai ■ 
xAayyy] §' aaTOTog copxo guwv auAi'(op.£vdcov. 
Auxap 6 ol? Ixapoicriv exexXeto oioq vyop&oq- 

'A^eO' Owv tov aptaTov, tva JJEtvio t£p£uo-co 
T»]XeSaita> ■ Ttpo? o' aOxol 5v7)ffd[Ae0', otitep &t£6v 
otjv iyo\j.iv Tracy ovt£? uwv evex' dpyioodvxcov 
dXAot o' 7jp.£T£pov xdjxaTOv vt^toivov eoougiv. 

°0? dpa cpcovY)o-a? x£a<7£ £uXa vt)X£i yaXxcp* 
oi a 5v dcrrjyov p.dXa to'ovoc TCVTaeV/jpov. 



fxivl 



405 



410 



415 



404. "0;, qui : a moi qui. — Acoxoc, 
sous-entendu tjoi. 

405. Auric; oe, deinde'iameii, apres cela 
pourtant. 

406. npocppcov, I'adjectif pour I'adverbe. 
II faut le joindre a XtTOi|M)v. Eumee con- 
tinue son ironie. — Au lieu de Kpovicova 
Xitoiu.J)V, quelques anciens lisaieot, Kpo- 
vi'cdv' d),iToiu,T,v , lecon assez bizarre, mais 
qui est pourtant admise corume plausible 
dans les Scholies B, H et Q : au6aipETU>; 
xal e/.o'j<jico; audpTotiu si; to Beiov. vj 
n.et' sipcovsccx; <jH)ai, XlTaveusaitll dv xai 
£ui;cuu.r]V tiote eiitpOffcoTtu; tov Ala, lav 
o~E dSixvjaco. Le Grand Etjmologique Mil- 
ler donne ).lT0tu.7)v, ruais se cuntredit dans 
son explication, qui suppose forcement 
d>,iToi|j.T|V : d7io tgu d/iTea6ai 6 ecrriv 
du.apxav£iv, exebv xai ex 7tpoaipEa-£coc; el? 
tov Aia ariapxcov. — "EireiTa, ensuite : 
apres un tel crime. 

408. EiEv (sint > adsint) n'exprime qu'un 
vceu, puisque les porcbers ne sont pas en- 
core revenus, 

409. "Q; o! U.EV.... Repetition du vers 
VIII, 333, emprunle lui-meme a VIlia.de. 

410. 'AyyJu.oaov, adverbs de lieu : pro- 
cbe. Quelques anciens en faisaient un ad- 
verbe de temps : bientot. Scholies B : 



totuxov Em'ppn|j.oc, ^ y_povixov cb; to 
evay/o;. — 'H).8ov. II faut supposer que 
celui qui etait alle a la ville revieut coenme 
les autres a l'heure du souper. 

411. Td;, e'est-a-dire sua;. — "Ep£av, 
ils enfermerent. Herodien [Scholies B et 
Q) : cruvExXEiaav, xatExXsiaav. i]/iXcoteov 
8e to IpEav avti tou xaTExXsicrav. 
to yip oaauvoaEvov dvTt tou sOucrav. 

ETUfJLO^OYElTai 0£ TO Ep^av dvTl TOU 

EXAEtoav duo tou slpyco to xoXuco, to ge 
EpSav dvxi tou ISuaav auo tou Epoco 
to 6uco. — Koiu.yi6rjvai, comme coote 
xoiu.7)8TJvat. 

413. 'O (lui) est explique par Sio; 
u^opgoi;. 

4 14. v Ai;£(TE), amenez. — BeiVtjJ, pour 
1'etranger : pour feter mon bote. 

415. IIpoc; o{i) } et de surcroit : et outre 
l'bonneur fait a I'etranger. — 'Ovr ( ao- 
p.EO(a), nous profiterons : nous aurons 
part a la vietime de choix. — 'O'iijuv, du 
cbagrin, e'est-a-dire beaucoup de inal. 

417. 'Hu.£TEpov xdixoctov, notre travail ; 
le fruit de notre travail. — NrJ7ioivov 
comme au vers 377. 

418. KEao-E, il fendit. 

419. 0'., eux : les porcliers. — E!avjy0Vj 
lntroduisirent : amenerent dans la butte. — 



txiv: 



OAT22EIAi: 3. 



Tov piv eireix' £<7T7]aav eV £c/ap-/] • ouo£ gu£coty]<; 
XtjOet' ap' dOavaxcov ' ippeci yap xr/pvjT' AyaS^acv ■ 
aXX' oy' aTrap'/_o'[j.£vo; JtEipaX^? Tpfya; £v ?cupl (3dcAXev 
apyiooovTO? 66?, xal iiziuyiTO Tracrc Oeofciv 
votrrijcat 'oSuayja TioXucppova 6'vSc orf(Jtovoe. 
Kctye §' avaay dixevo? G7_f£v[ &pu&;, ^v Xfrre xeCwv 
tov o' IXito '^uyv]- Tol o' eccpa^av T£ xai eScav 
afya o£ p.tv cit/iinxv 6 8' (&[ao9st£ito cruficoTYji;, 



63 

420 



425 






IlevxaETTipov. Homere ue parait pas avoir 
une idee exacte de la nature dti pore, Le 
lju'uf immole par Agamemnon, Iliade } II, 
403-403, a cinq ans : ricn ile mieux ; mais 
u n pore de cinq ans a depuis long temps 
acquis toute sa taiHe, ct n'a plus qu'une 
chair dure et coriace. On m;inge Ics pores 
meme des avant la fin de la premiere an- 
nee ; et ils ne sont guere bong que jusqu'a 
trois ans. Ceux de Grece nc different point 
en cela des notres. Aristote, dans Viiistoire 
des antmaux {Y } \2 } in), rcmarque que le 
vcrrat lui-ineme, quaud il a passe trois 
ans, commence a etre vieux ? et n'est plus 
qu'uu maavais reproducteur : xdrcpo; ge 
dyaOo: piv oveOeiv p-e/pi lici xpiEXE;. tg>v 
Be 7;pEG6*ux£ptov XEipco xd exyova" oO 
yap exi ytvExau auxw £iti6*0fft; oOSfe frtapr,, 
4 20. 'En' ecr/dpT). C'est un sacrifice, et 
le foyer sert d'autel. 

421. <I»pEcri dya0rj<7tv dans le Bees 

special de pitic. On a vu la raerae expres- 
sion, III, 266 , dans le sens plus general 
de vertu, 

422. '\7iap/6[iEvo:, offi.mt les premices* 
Voyez le vers III, 44G. 

424. No<m5<r«t.... Repetition textuelle 
du vers I, 83. 

420. Ko^e, il frappa : il abattit le pore 
d'un coup sur la tete; il assomma la vu- 
time, — 3 Avaa/6|XEvo;, sous-cntenduy^tpa : 
ayaut leve le bras. — E yi^Yj opuoc, u vec 
un eclat de cliene. C'est d'uu coup de liache 
qu\m abattait les bceufe. Voyez le vers III, 
449. — "Hv XtTiE, qu'il laissa : buclie qu'il 
avait mise de cute, et nun reduite en me- 
nus niorceaux. La buclie devait rester assez 
grosse pour servir de massue. — Keitov 
eomuie xsd^cuv : fendant, e'est-a-dire quaud 
il fendait le bois. Voyez plus haut xeoKJe, 
vers 4 18. — Le mot xeiojv est un arca^ ti- 
p7](XgvoVj ct les anciens ne s'accordaicut pas 



sur sa signification. On l'expliquait aussi 
par xcutov : faisaut du feu ; quaud il en- 
tassait sur le foyer les autrcs niorceaux de 
bois. Scliultes II, H et Q : xeitov and xou 
xeto xou Gr,uaLvovxo; xo xXa>. x).a»v ydp 
xd £uXa xauxYjv staas xfyi oyiCav, w; in\- 
TYiSeiav eIc xo xpouetv xd Upetac. i\ xettov 
dvxi xou xaitov, evOev xou xo xsiau,e- 
vot nupa rcoXXd (Iliads, IX, 384). 
xaitov ovv xd dXXx £0Xa xaux^v xo-xeXi- 
7TEV xai oux £v£xcxuff£v, to- enroioeiav 
Tipoc xo Tuwretv xd tepa xr ( ; c^dyn;. 
SckoliesV : ct/_ko>v, r ; xaitov. L.i premiere 
interpretation est la plus oatorelle. D*ail- 
leurs, la second e ue s'appuie que sur la 
fausse lecon x£tdu.Evoi. Sans doute le K£A- 
MENOI des antiens testes pouvait Be tran- 
scrire X£idu,EVoi, aussi bieti que x7idu.evot. 
Mais £xr,a et x^a prouveut que X^dfievot 
est l.i \raie lecon. I'nfin, quand merae xat'to 
Ici.ut .in parfait Sxeta et xeTa, ^existence 
de la forme XEIOJ pour xaiw ne serait t.»u- 
jours qu'une liypotlicse. Si Homers avait 
voulu parler du feu, il aurait dit xaticov. 

426. Tot, eux : les porclu-rs. — "Ea^ct- 
^av. lis vident de sang la bt-le 

427. Aie'v^suav n'est point ideutique a 
U,£ffTuXX0V du vers 'i3U. C'est la premiere 
operation : me tire en qaar tiers. Les quar- 
tiers seront mis ensuite en morceaux plus 
petits pour les broches. Eustatbe : ota- 
yE'JExai [j.£v i-:p£tov dopo;j.Epd>;, u.ta"xO),- 
>.£xai 6e £'.; [-ipa/sa xivd. C'est precise- 
meat ce que repond.iient les l\tiques b la 
question des eustatiques sur Tidentite pre- 
tendue des deux teriues. Porphyre (Scko* 
lies B et Q) : et xaTET£u.£, jew? 7idXiv 
euio-xuXXov ; d).).d xo piv oii/euav, e- 
p.£>.i(rav* xo Si u.io"xu).Xov, et; u.ixpa xa 
xpEaxa £V£(j.ov. Le commentatear ajoute : 
xivi: 6e xo oie'/iuav, eI; xo TcXd'CO; oie'- 
Or,xav. Cette explication est inadmissible. 






■ 



^m 









64 



OAY22EIA2 3. 



iravxcov Apy6\ie.voQ [aeXeoov, ic, m'ova St)(j.<>V 
xod xa (jt.£v ev -Kupl (3aAXe, TiaXuvas aX<p£xou <£xxy), 
(jiioxuXXov t' apa xaXXa xai ajjup' oSeXohjiv limpav, 
ajTiT7](Tav T£ TT£ptcppaS^co? ip6(javi6 T£ iravxa ' 
paXXov 8' etv £X£oi'a'[v doXXIa ■ av Se gu6coxy]<; 
i'cxaxo Saixp£uc7cov rapt yap cppeclv alalia -/jo?]. 
Kai xa f/iv r £nia.ya itdvxa SiejAOipaxo 8af(cov 
xtjv piv I'av Nuf/.cpy]crt xai 'Eppt-YJ, MataSos ufu, 
Gyjxev £it£u^a[X£vo?, xa<; o' aXXag veijAev exomtxois" 



[XIV] 



430 



435 



■ 

w 

It 



Voyez le vers III, 456. — 'Qu.o6exeTto. 
Eumee s'est charge de la part religieuse 
du depecement. II decoupe les morceaux 
qui seront jetes crus dans le feu comme 
premices. Didyme (Scholies V) : cbfiaiv 
ovtuv tbv xp£(Sv a7OJpy_ET0 xoT? 6eo:;. 

428. Udvxajv, outgo 7tdvxo0Ev. Didyme 
[Scholies H) : jipiaxap/o; Ttdvxwv, ai 
6e eixaioTEpai TxavToOsv. La Roche : 
« Scripturam Arislarchi, quam Eustathius 
« ne noverat quidern, nullus codex tue- 
« tur. » C'est Bekker qui a retabli 7tdvTtuv. 
— 'Apx6u.Evo;, comme dTrapyojxEVo;, vers 
422. — '£; 7iiova 6>]u,ov. On recouvrait 
de graisse les morceaux jetes dans le feu. 
Voyez le vers III, 457. Plus la fumee etait 
epaisse et puante, plus les dieux etaient 
satisfaits. 

429. IlaXuvas dXmxou dxxr). La farine 
remplace ici les grains d'orge pilee (ou- 
Xoyjjxai), dont on se servait dans les sacri- 
fices quand la victime etait un bceuf. Cela 
est du moins probable, puisquc Eumee ne 
jetle point les oOXoxuxai. On donnait dif- 
ferentes raisons de cet emploi de la farine. 
La plus vraisemblable, c'est que la farine 
representait les premices du pain. Scho- 
lies^ Q : sirmdo-a; , i'va xai xoO dpxou 
dixdpxwvxar *j 6xi Tipo ttktou Xi6avo>- 
toO ECipE.JEii); dXipixoi; mpo; xd 6uu.iav 
ixexpriVTO. El? (Ivti^v oiv t% rcaXaid; 
BtoiTTK xai ol ".EiavEVEatepoi dX ? ixa 
eOuu.i(ov fiExa tov aTiapxuiv. — Quelques 
anciens pretendaient qu'i'l s'agit ici d'unc 
pate. Scholies V : avaxpiia,; xai (xatv,- 
iroirjcrac. Mais le verbe rcaXOvu) ne se 
prete point a cette explication. Encore 
moins peut-on approuver ceci (Scholies B, 
H et QJ . j j£ ; ^^ n0l ^ aa? xa - au(i _ 

itAdaa; aOxa x<5 dXsOpw, xai xaxaudo-a; 



aOxd x<3 Stoptp rjxoi T(5 mxw, iva xai §x 
tou dpxou d7tdpy_(ovTat. 

430. MiaxuXXov t' apa.. ..Voyez le vers 
III, 462 et la note sur ce vers. 

431. "Q7Trr]o-dv te.... On a vu quatre 
fois ce vers dans X'lliade : I, 466 ; II 429 • 
VII, :SI8; XXIV, 624. 

432. Eiv e7eoio-iv, sur des plateaux. II 
a ele question de ces tablettes a servir les 
viandes, Made, IX, 215. On disait indif- 
feremment eXeo; et sXeov. Eustatlie : eXeoT;, 
xat; ".ayEiptxafc xpajtEiJai;, xaxd y£vo$ 
?l dpo-evuov J] xai ouOEXEpov, w; 8tjXoi 
wapd xu Ka>u.ixtp xo xdOEXe toiileov 
(Chevaliers, vers 1 52)- ex xouxou 6e eXeo- 
xpo; itapd xoi; iidxepov 6 Saixpo:. — 
*Av doit etre joint a Vuxaxo. Scholies H : 
aviaxaxo 6e 6 a-jSuixri; ".ayecpEuacov. 

433. AatxpEuctov. Ancienne variante 
SatxpsOMV. — Ilepi doit etre joint a yjor) : 
il connaissait parfaitement. On a vu, II 
231, 9pe<riv aio-ipia e15(6;. 

434. Td, ces cboses : les viandes ro- 
ties. — Aieu.oipdxo. La deuxieme syllabe 
compte pour une longue, comme s'il y 
avait SiEu.u.oipaxo. 

435. Trjv, e'est-a-dire (xoTpav. — NOu,- 
?r]o-c. II s'agit des Nympbes d'lthaque, 
dont la grotte a etc decrite, XIII 104-1 12. 
Eumee se rend propices les divinites pro- 
tectees des bergers ; car Hermes etait aussi 
un dieu des champs. Scholies B et Q : oj; 
iroijAEvixor; Eniaxdxaii;. Didyme (Scholies 
B, H, M, Q et V) : xai StpmiviST)? Busiv 
ai^xoO? ipnot N0(i<pat? xai Matdooi; xoxtn- 
ouxot yap dvSpaiv aIu,'s;y_ouo-i 
totu-evtov. — T'tei. Ancienne variante, 
ui'i , lecon adoptee par La Roche. 

436. Exdotois, vulgo ^xdcrx(j>, qui ne 
dit pas si nettement la cho'e ; car Exd- 



[XIV] 



OAT22EIA2 E. 



65 



vwxotutv S 1 oSucr/ja St7)v£X££aat yipatpev 

dpytdSovTO^ Ode, xuSatve Se Gufxov avaxxo^* 

xat fxtv (pcov^ca; Trpo<7£<pY) toXujjiy]ti<; 'O-WaiUS' 

Ai'G' outw;, Eu[jt.at£, <p£Xo^ Ail itaxpi y^voto, 
to^ laol, otti p.£ TOtov £ovt' ayaGoiai y£pa£p£i^. 

Tov §' di:a(jL£t6d|jL£V05 Trpoci^Yjs, Etffxais o-uSoaxa* 
"EcGt£, Sat[ji(;vt£ ^£(vcov ? xal T£prc£o tol(j§£, 
ola uap£CTt* Geo? §£ to [xiv Secret, to o' eatrei, 
otti x£V & Gup.tp eG£Xyj ■ SuvaTat yap auavTa. 

*H pa, xal apy^aTa Gug£ Gsotg aiEiyeviTfltriv ' 
gtziIgols S' atOoua o?vov, OSuGcryJ!," TCToXtrcopGco 
£v ydpiGGW eGvjxev ' 6 o ? I^sto vj uapa [/.oipv] ■ 



Wo 



445 



O"toi; equivaut exactement a exacrrcd aO- 
TWV- sans qu'on ait besnin de rieu sous- 
entendre. Les convives etaient six en effet, 
les quatre porcbers, Ulysse et Eunice lui- 
raeme, 

437. NwTO'.atv.... Ce vers, sauf le chan- 
gement du nom propre, est emprunte a 
Vltiade, VII, 321. — Virgile dit, tneide^ 
VIII, 4 83 : perpetui tergo boi'is. Eumee 
donne a Ulysse le morceau le plus delicat, 
un filet. Scholies B et Q : aweyscrt va>- 
Tiatot; xpeafTi. xat* E^aipEtov aiixov sitfxa 
oiya twv lAEpiOtov. Meoelas sert a ses deux 
botes IV, 65 ; des filets de bceuf, un filet 
a Telemaque et un a Pisistrate. 

438. KuSaivE, il rendait glorieux, e'est- 
a-dire il remplit de joie. Scholies H : eii- 
tppaive. — "Avaxto;, du roi : d'Ulysse. 

441. n £l$ 6u.ot, sous-entendu g\> tpiXo; 
Et;. — Toiov i6vx(a), etant tel, e'est-a-dire 
malgre le triste etat ou je suis. 

443. Aaijxovte. Cette expression qu'Ho- 
mere eraploie tant6t ea bonne part, tautdt 
en raauvaise part, signifie ici infortune, et, 
suivie du genitif J;£ivtov, elle a la valeur 
d'un supcrlatif : 6 le plus infortune des 
botes. Voyez plus bant, vers 364 , la note 
sor SeiXe fceivtoV. C'est le meme sentiment 
dans les deux passages. Scholies B et Q : 
(i) xaxo3at[i.oveffTaT£. touto oi cpYiaiv oi- 
xTEipiov xai <rju.ua6aiv. On voit, par cette 
note, qui est probablement d'Aristarque, 
que nous n'avons pas eu tort dans Impli- 
cation de SeiXe Sjsfvwv. 

444. 0£o; est dit d'une facon gene- 
rale : la divinite. 



44B. "Otu, quodcumque^ quoi que ce 
soit que. 

446. "Apy^axa, corame &7rapy_a? : les 
premices; les raorceaux destines aux dieux. 
Grand Elymologique Miller : apyu,a * i[ 
arcapyri ' yj (5 a, xai apy [/.axa 60 as 
6eoi; at £iyev£TTfj (T tv. — Guts, il fit 
bruler. Scholies B et Q : apyu-axa, toc; 
a-rcapya; tuv ^.epiScov , tj ia a7to[i£pt- 
o-Qsvta toTc 8eoi5. 6uffE 8e, £0uiJua<T£v. 
ouSeuote yap Guaat Itci toO aca^at U« 
peiov cprjert. Cette derniere phrase est 
une citation textuelle d'Aristarque. Voyez, 
Iliade } IX, 220, la note sur QuiqXai; et 60- 
Gai. — Eustathe rapprociie ce passage de 
Ylliade, et il a bien raison; car ce sont, 
la et ici, les meraes clioses. Les 6ur,Xat de 
Patrocle sont les apyjj.ara d'Eumee. — 
0£oT; &£Ly£v£Tr](Ttv designe les divinites 
nominees aa vers 435, e'est-a-dire les Nym- 
phes d'ltbaque et THerraes des patres. Les 
ant res dieux ont cu des niorceaux cms en- 
veloppcs de graisse, vers 4 28-42!). Ceux-ci 
ont une des sept parts de viande rotie. lis 
sont censes des convives reels, en qualite 
de voisins ; taudis que le mets des dieux 
du ciel ne pouvait etre que de la fumee. 

448. 'E6r,X£v, sous-entendu olvov. Eu- 
mee passe la coupe a Ulysse, pour qu'il 
fasse a son tour des libations, e'est-a-dire 
qu'il verse un peu de vjn sur les offrandes. 
— 'O 8(e), quant a lui : quant a Eumee. 
C'est le meme sujet que dans la phrase 
precedente. On a vu une redundance ana- 
logue, vers XIII, 219. — Ml uapa [AOtpip. 
Tous les convives etaient a la meme table. 



!■ 



I 



n — 5 






66 



OATSSElAii B. 









2itov o£ ccpiv £V£tu.£ MEcaoXio?, 6'v pa gu^cott)? 
avTO? xTvfcaTO oto? a-ot/oi^evoto avaxxo?, 
vocr^iv SiGTiOiYrfi xal Aaipxao yepovTO?- 
-as 8' apa [xtv Taipfav Tip(aT0 xreitetiutv ittrjiv. 
Oi 8' lit' ovdaO' froiiia irpox£t'p.£va xetpa? I'aXXov. 
AGxap fowl irOffioc xal IStqtuoi; 1% Ipov evxo, 
ctic-v piv ccpiv d<p£iX£ M£ffatiXio? • 0? 8' lid xoitov 
aiTOu xal xpEicov xexopvjjJiEvot £<7<7£uovto. 

Nui; 8' ap' eV/jX6e xaxvj axoTO[Ji.r i vio<;, &£ 8' aoa Zvjc 
rAws/o^' aitxap ay] Ze^pupo? (J-ly*? a^v EcpuSpcx;. 
Tot? 8' 'Oo'jce'j; [jLet£ence, <7u6c6t£co uEipY]TtT<ov, 
£i -co? oi £xou; yXalvav iro'poi, yj tiv' Exai'ptov 

aXXoV £7tOTpUV£t£V, ETIEt !o XT^OETO X(y]V 

KixXuQt vSv, E'jtxatE, xal a'XXoi toxvtes ixatpot. 



[XIV] 



450 



455 



460 



1 



449. MenaOXto;, nom significatif,comme 
snuvent le sontjcbez Homere,ceux ties per- 
sonnages d'invcntion. Eustatlie remarque 
que ce nom convient tres-bicn a Pindi- 
vidu : oixeTov SoOX(») aypoixto. — Quand les 
tcxtcs ctaicnt ecrits en Icttres onciales, les 
cotiunentatcurs niisaient observer qu'il ne 
l.illait pas prendre .meiavaios pour <ivf,p 
liEaaOXio; (un garcou dc fcrme). De la 
ectte note de Didyme [Scholies V): ovotia 

X'jplOV. 

4.'>t>. Otoe, seul : sans I'aide dc per- 
sonne. Les deux vers qui suivent ne lais- 
sent aucun doute sur le sens. 

484. Nojfiv.... Repetition du vers 9. 
— Le sens que j'ai donne au vers 9 est 
Justine par ce passaged. 

* 52 - H»P Ta;.iwv, a des Tapliiens : 

a des marcliands de 1'llc dc Tapbos. Les 
Taphicus ctaient des pirates, et ils fai- 

saientun grand commerce d'escla\cs.Vo\i/ 
les >crs XV ; 42U-129. 

K.3-454. 01 S' j*' 6v£ta0' EToTua.... 
Vuycz los w 1, 149-150 et les notes sur 
ces deux vers. 

465. Oi, eux : les quatre porcliers. 



4 60. 'Eoueuovto est dans le 



sens propre 



tie rin,j,.i. f..it ; car les porcliers ne sc COU- 
clieront iccllcmcnt qu'aux vers 623-524 
457. NuE S' dp' ETfrjXOs. Ancienne va- 
ri.nilc, vv5 yip e-.tJXOe, lecon prcfeiee p.„ 
liothe. II seroble pourtant que yip n'a 



rien a faire ici. Ce n'est pas parcc qu'il fait 
mauvais temps que les porcliers ont som- 
meilj et l'on ne pourrait separer vu£ Yap 
ETtrjXOE de x<xxi?i oxoTonrjvio;. lis ont 
sommeil parce qu'ils sont fatigues et bien 
rcpus. — IxoTOu.rivio;, mot compose de 
crxoTo; et de u.rjvT) : non eclairce par la 
lune; tenebreuse. II s'agit d'une nnit oil il 
n'y a point de lune du tout. Mcrne quand 
la lune est couverte de nuages, on y voit 
enuore. Didyme (Scholies V) : <jxOTO(xr r 
vto;,' ouTEtaivoc, o-xomvr, ■ i\ xaO' ^v i^ 
o-£XiQvri 4n£»rx6T(utai it, jtpo; tov riXtov 
auvoSu). (irivri yap r) o-eXrivr). La dcuxiemc 
explication ue contredil point la premiere, 
elle la precise. Scholies P ; xoc8' ov xai- 
pov oOx Jdxi aur^r\. 

458. "Ari, de dT)u.i : soufflait. — Me'ya; 
en mauvaise part : violent. C'cst IVquiva- 
lent dc Pepitbete ordinaire, 5uTa^;. — AUv 
£?yopo;. Le Zephyre d'Horuere est le vent 
d'oucst, le vent dc la pluie et des tempetes. 

4C0. El Ttoi;, si forte, pour tacber que. 
— 01 (a luimeme) depend de 7iopot. — 
XXaivav est le complement direct dc 7to- ' 
pot, rcais Pidee de raantcau est comprise 
dans gxou; (ayant depouillc) : s'ctant de- 
Iiouille de son propre inanteau. 

401. E7tOTp0v£t£v , sous-entendu £x- 
ouvTa i5op£tv /Xatvav. — 'Eo xr^ETO, il 
ctait pUiu d'attentions pour lui (UlysseJ. 

4«2. JUxXviDi.... Je mets un point apu- 



[XIV] 



OAY22EIA2 S. 



Euc;a[j.EVo<; Tt euoc iplo)' olvoq, yap avwya 
yjXsoc, Sot' e^e^xe noXucppova rap [xiV aiiccu, 
xtxi G' arcaXov yeAacrou, xa( t' op^aarrOat avrjx£v, 
xa( Tt eiros T:po^7)/.£v, Strep t' appyjtov ajxeivov. 
'A XX' iitel ouv to itpoiTOv dvixpayov, oux £7iix£U(7co. 
EtG' w; YjScootfjii (3iy) te" [aoi £[/.ireSo? dfij, 
c'o? 6'6' Oto Tpoh)v \6yov Yjyofjiev dpTuvavTE?. 
'HyefcGiqv 8' '0§ucr£u<; T£ xal 'Axpet'^Y):; MeviXao^, 
TOtcn S' ajxa TpiTO? %X_ov eycov' auTOt yap avcoyov. 



67 



465 



470 



ce vers, et non une virgule, parce que 
eu£du.evo; xi etio; £pew est uue phrase in- 
depcndante. 

463. Eij5au.evo; signifie, selim Amcis, 
aprcs avoir fait un souliait [nachdein ich 
einen ff'unsck ausgesprockenS . et se rap- 
porte aux vers 46H-169. Les anciens cnten- 
daicnt autremcnt ce mot; maisils nes'accor- 
daient pas sur le sens. Les uns y royaient 
une attestation de la verite du reeit qu'U- 
lysse s'apprete a faire, les autres la satis- 
faction personnellc du heros d'une Ijonnc 
liistoire. Seholies'B ct Q : u.dpTupa tov 
6eov £7ux<x).ouu.evo; ou aXr/JeOto. $\ xau- 
yYindu.Evos. C'est la derniere interpreta- 
tion qui est generalement adoptee : gforia- 
hundus. Elle est fort vraisemblable, et 
Ulysse ne s'excuserait pas sur les effets du 
vin, s'il n'avait conscience d'uue suite de 
vantardise. 

463~4£5. Oivo; yap dvioyei.... Ovidc, 
Art etaimer, I, i!:j8-2:J9 : « Cura fugit 
<> m til to diluiturque racro. Tune veniunt 
« risus. » Pastes, V, 3:j7-:j:is : « Ebriaa 
« incinctis pliilyra conviva capillis Saltat. » 
— Athenee, IV, xxvn, dissertc sur ce pas- 
sage d'Homere. II cite ailleurs, X, vu, 
deux vers, Pun de Stlienelus, Pautre tV\in 
anonyme, que ce passage a ccrtaineinent 
inspires : Olvo; xat 9pov=ovta; e; d?po- 
auva; dva6d).),st. Oivo; avtoys yipovia 
xat oOx eOe'XovTa /opeiietv. 

464. 'HXeo;, fou : qui rend fou. Di- 
dyrne [Scltolies V) : rj),tf)o7ioio;, u.dxaioc. 
L'ordre des deux mots doit etre ]>lut6t : 
u.dxato;, fjXi8o7to'.6;. — 'Ecperjxe, 1'aoriste 
d'liabitude : ne manque guere d'exciter. — 
MaX(ot) se rapporte a delicti. Les gens 
ivres chantent a tue-tete. 

466. 'AnaXov, adverbe : molliter agrca- 
blement. — 'Avtjxev, comme e^pe/jxe. De 



me 1 me encore TrposYixev au vers suivant. 
Ulysse parle en general : yvw|;.ixtt;,coinme 
diseut les gramiuairieus. 

466. FIposr.xEv. Aristopliane <Ie Byzance 
lisait autrement ; et Didymc (Scholifs H et 
Q) pre fe rait sa lecon a cello d'Aristarque: 
7ipoe'r,xev * O'jtto; at 'Aptffxdpyou. 6 8e 
'Ap'.rjTofdvTi; 7capE'0y]XEv ( peat -etre 
7ipOE'0r,/.EV, dit La Hoche), 6 xai dixEtvov. 
Did y me trnuvait 5ans doiite que e'etait 
trop de trois synonymes de suite: &pe7)XS, 
dvf,x£v, Ttpoiif]xev. — "O^Ep t(e), lequel 
pourtaut. — 'Appr(TOv, sous-entendu Etva:. 
C'est le seal passage d'Homere on se ren- 
contre l'adjectif dppr,To;. — "Auleivov, sous- 
entendu ^v. — SchoUes B ct Q : 07rEp to 
).6yiov xpeiTiov yjv jxeTvai d).ExT0v. 

467. To 7Xpd)TOv dvExpayov, je viens 
dc eommencer a faire entendre ma robe. 
Apollonius : dvExpayov • dvEcpwvouv. — 
Oux etiixe'jtw, sous-entendu to Itzo^. 
Scholtes Q : dXV ekei xaxd 7iptoTr,v sni- 
6ou).Y]v X eye iv r ( p5du.r|V, oO u.ri imxtuffto 
Tjiot xput{/ci> OTCEp etnetv uirerT/^otJL^v. 

468. EW w; r,6tooiu,i — C'est le souluit 
familier an vicux Nestor. Vojez YWade, 
VII, 157 i \I,G70; XXIII , (rid. — Didyme 
(Scfioties H L't Q) voit, dans le ciractL-re 
m^me de ce souliait, la prcuve que Eij£d- 
p.EVo;, au vers 463, est synonyme de xau- 
yr.adixEvo; : evOiv o^Xov 6rt to ev^d- 
p.evo; dvii toO xo:\j/r l o-d[jL£v oc. 

409. e ii; 6(te), commc au temps ou. 
Ulysse a dit djns le memc sens, X 1 1 1 ? :J88, 
oIon ote. — TpoiY]v est iri pour "IXiov, 
et non dans le sens babitucl de Troade. — 
A6/_ov depend toot a la bia dc Tjyo|J.ev et 
de ipTuvavTE;. Kustathe rappelle ici I'ex- 
prcssion Xoyayo;, si frecpiente dans les 
poetes posterieurs a Homcre. 

47). Toifft o' du.a, et en meme tempn 



1 



m 



i 






68 



OAT22EIA2 E. 



IX1V] 



m 
I 






AXX' ot£ 87^ p' bc<$[/.e<79a toti TtxdXiv afau te xefyo<;, 
vjf/ai; piv rapt acxu xaxa pcoTr/]i,'a tojxvoc, 
av 8<5vaxas xai IXo?, Oto xzbywsi TOTiTr]wT£? 
xeifxeGa. Nu£ 8' ap' euyjXGe xocxtm;, Bopeao toc^vto?, 
7T7]yuX^- aOxap uTOpGe yicov yivex' t]ute iraj(_vr ( , 
^uypv} • xal oraxeeao-t iiepixpiipexo xpua-TaXXo?. 
"EvG' dcAXot TzoLV-ztq, yAai'vat; ey^ov T^Si yixcova?, 
eOSov 8' £uxy]Xoi, caxEtnv dAupivoi w^ou? • 
aijrap £ycb yAatvav piv £oov Ixapotcrtv eAeitov 
aqppaS^co?, Itxei odx Icpapvjv ptycoa^Ev £p.7rY]S" 
aXX' £-ndp.Y]v Gaxo? o?ov lycov xal £<5p.a cpa£ivdv. 
AAA' 6'te Sr) xpfya vuxxo? ifyv, fxexa §' acripa (SeS^xei, 



475 



480 



qu'eux : et de compagnie avec eux. — 
TptTO? V]pX ov eywv, 3 e marchais ea tete 
moi troisieme. — "Avwyov, jubebant, vou- 
laient absolument qu'il en fut ainsi. 

474. jiv oovaxac, c'est-a-dire dvd S6- 
vaxa;. — II faut prendre Sovaxa? xai eXo? 
comme un £v 6ia ouotv : les roseaux d'un 
marecage. — Teu^sfft. Ancienne variante, 
TtiyzGi, mauvaise lecon rejetee avec rai- 
son par les Alexandrins. Scholies K : tsu- 
X6o"i ypauTEOv, ou tti^Eci. Le mot 
TEU^&ffi designe les boucliers. Voyez plus 
bas, vers 479. — Il£TtTir](OTEc:, etant tapis. 
Voyez plus haut 7iEitTiri<ji>;, vers 354, et la 
note sur ce vers. 

475. IleaovTO!; a le meme sens qu'au- 
rait £u.tce<j6vto;. 

476. HjiyvXlt, glaciale. Herodien ( Scho- 
lies B et Q) : 6$ut6vio; to TCYiyvXii;, avii 
TOO TtayETWOYK. Didyme (ScholiesY) : 
TtayETo;, +u/pd. — "X7t$p6e doit etre 
rapporte a yevET(o) : provint d'en baut; 
tomba sur nous. — 'Hute ■Kayy-f], comme 
du givre, c'est-a-dire a fiocons durs, et 
non en leger duvet. Eustatlie : to Se 
X«bv.... itax^TEpav X'ovo; Tr,v n6i.yyw 
ETvai SnXoi- Xstttti yap bteivj], touteotiv 
dpaid. Didyme (Scholies V) : 7cayvr) ■ 
tivjxvotyk aEpo; tyu/pd. 

477. nEpiTpecpsTO, s'epaississait autour : 
couvrait peu a peu d'une couche epaisse. 
Scholies B, H et Q : iitriyvuio. 66ev xoti 
rpotpr] ■?! imyvuouaa to uiiua. Cette note 
ne commente que Tps'ipETO, parce que la 
preposition ne fait point difficulte. — Kpu- 
ctosXXo;. Ce mot ne se trouve point ailleurs 



dans VOdyssee. II n'est qu'une fois non 
plus dans Ylliade, XXII, 152. 

478. "Ev8(a), alors : dans cette con- 
joncture. 

480. 'Iwv, profectus, a mon depart : en 
quittant ma tente. 

481. ^paoEto;. Anciennes variantes, 
dqjpaSi'^, dp.a8io. Ces deux lecons ne sont 
probablement que de simples gloses, in- 
troduites dans certains textes par les dia- 
scevastes. — Oux E<pau.riv.... Eaitr];, je ne 
me figurais pas du tout. — 'PiytoffEliEV, 
devoir souffrir de froid. 

482. Z<5u,a, selon Didyme (Scholies H), 
designe ici la tunique ; mais Pepithete 
9aEivov semble prouver que le mot, comme 
d'autres le pensaient, conserve son sens or- 
dinaire : vuv Tcpospavw; (up tov X'Ttovd 
orjdiv, &>i Sid twv E?rj? £rjXov ■ irapd 
u.'r5 7ta<pE Saijicov oiojiTUv' Ijisvai 
(vers 488-489). tivei; Se t(d|Aa tpaEtvov 
tov cioTipouv yix&vci.. — Ulysse n'a pas 
besoin de dire qu'il portait sa tunique, 
puisque la tunique etait le vetement essen- 
tiel et permanent; et il peut tres-bien se 
qualifier oioxiTtov , bien qu'il eut son 
^tiS(i,a, car I'appendice d'une cuirasse n'e- 
tait pas fait precisement pour tenir chaud. 
C'etait le complement de l'armure, le rem- 
part du ventre et des cuisses. Voyez , 
Made, IV, 4 87, la note sur i;«u,a. Les 
guerriers portaient la cuirasse tant6t avec 
cette cotte, tant6t sans cette cotte; mais 
le i;u>u,a suppose tonjours une cuirasse. 

483. \\X ote... Voyez le vers XII, 
3 1 2 et les notes sur ce vers. 



[XIV] 



OAT22EIA2 



69 



xai z6t' eycbv 'OSuaTJa TtpocnrjuScov £yyus eovtcc, 

ayxwvt vu£a<;* 6 S' ap' ifj.p.aTT£toc imaxouaEV 485 

AioyEvs? AaepxtaS'/], iroXup^av' 'oSucro-Eij, 
oStoi £Ti ^cooTat pnlaGotxca, aXXa jjie ^£i[J.a 
Safjivaxaf ou yap £'j(co yXaivav • napdc (*' yjua^pe Sat[j.cov 
oloyJTWsi' e[/.Evai' vuv S' oOxsti cpuxxa raXovxai. 

"Q<; £<pa(j.Yjv • 6 8' Eitstxa vo'ov ct/JOe to'vS' evi Gu[a.co, 490 
olo? xeivo? eSjv (3ouX£U£"fji.EV TjSe [xayecOai ' 
cp(ky£afi.£vo^ 8' 6X(y/] drct |j.£ irpo? p.0Qov eeitcv ' 

2(ya vuv, p] t(? ceu Aj^atffiv aXXos Axoijanr). 
T H, xai eV ayxcovo; XEcpaXyjv (t^IOev, elite* te jj.u0oV 

[KXuxe, cpt'Xof 0eio<; [xot ivtiiwiov yjXQev oveipo?.] 495 



1 



485. 'AyxtSvi vu^a;. Ulysse dort; son 
voisin l'eveilte d'un coup de coude. — 
'E[JL[AOrRSfa)C. Scholies B, H et Q : Ta/_£w:, 
aiia Tto )6y(i)- Suivant Hesychius, £u\u.a- 
Tic'tix; est pour afXETTEw;, c'est-a-dire ap.a 
Tto £TC£.t . Apollonius donnc a ce mot un 
sens moral : icrrouSaxoTto; (avec empres- 
sement), II a raison ici. Didyme [Scholies 
V) donne aussi, apres le sens propre, qui 
n'exprime qu\m fait, le sens derive qui 
marque un sentiment: Tor/ew:, 7ipoQu[XO)t;. 

487. "Eti, desormais : apres une pareille 
nuit. 

488. Aaji-vaiai, nbat : fait perir. — 
ITapa doit etre joint a ^ua^s. Au lieu de 
^Tcaqpe, Callistrate eerivait T^XacE. 

489. Oio)HTwv(a), en simple tunique. 
— "Ep.£vai , vulgn tfAEvat. Notre vulgate 
est une correction de Callistrate. Didyme 
[Scholies H) : Ka/XicrTpaTos, t(Jievoi. La 
Roche : « Altera lectio est Aristarcho tri- 
al huenda. » On a vu plus haut, note du 
vers 482, que Didyme lisait sjxevat, c'est- 
a-dire wffTe eTvai, et laissait a Callistrate 
sa correction. — Bekker change "[[/.svai ou 
£f/.£vou en Isvat, correction tout arbitraire. 
■ — ■ ^ux'ij les moyens d'echapper : le sa- 
lut. Voyez le vers VIII, 290 et la note 
sur ce vers. 

490. Noov.... Tovo(e), le plan que je 
vais dire. — I^eBe. Ancienne variante, 
ayjxo, II est difficile de prendre ffvgfie uu 
ff/exo autrement que dans le sens de £<r/£ : 
habuit, il eut, c'est-a-dire il concut. La 
paraphrase des Scholies H, TOV vovv expd- 



TTjcrev buTwc, tient compte, il est vrai, 
de l'acception ordinaire; mais cette para- 
phrase ne donne aucune idee nette. 

494. Otoe xeIvo; S7]v, qttalis ille erat , 
c'est-a-dire qua erat virtute : avec le ta- 
lent qui le distinguait. Scholies H : xaStoi; 
7i£cpux£v ETvat auTo; -nepi te ra; (Jou).ac 
xai TTjv u.dyv)V. Quelques-uns prenaient 
oto; comme exclamatif. Scholies B : 7ioxa- 
iztc, ^v exEtvoc. 6auu.a(7Ttx6v. 

4 92. 3 OXiy"0 out (a voix basse) se rap- 
porte a q>6sY§tt{lsvoc. 

493. SEya On a vu un vers presque 

identique, Made, XIV, 90. 

495. KXOte,... On a vu ce vers dans 
V Iliade. II ; 5(>. Mais il n'a rien a faire dans 
VOdyssee. Scholies H : aOexettat, (b; ex 
T^C '1'iaoo; ",eTEVYiveYM-£vo;. yeXolov oe 
einetv xal *rov ev ).6x&> xaGunvioxevat. 
Ces deux motifs d'athetese sout a la verile 
sans valeur, pulsqa'il y a dans VOdjssee 
beaueoup de vers de Vlliade, et qu'Ulysse 
ayant dormi (euOOv, vers 479), ce fut-ctr 
qu'un quart d'heure, il n'y a rien de ridi- 
cule a lui faire dire : « J'ai en un songe. » 
Mais Aristarque avait obelise le vers, seu- 
lement comme inutile. En effet, Ulysse, 
pour donner le conseil de ren forcer la 
troupe, n'a pas besoin d'y 6tre mil par une 
inspiration divine. II a donne bien d'autres 
conseils de son propre ruouvement, et de 
bien plus considerables. — Quant a faire 
commencer le discours par XCvjv Y^p, ce 
n'est que se conformer a Thabitude favo- 
rite d'Homere. II y a, dans ce cas, une 



j 






70 



OAT22EIA2 3, 



[XIV] 



lr 



w 

Mb 



Aeyjv yap V7]wv iv.ccq Y)X0o(jiev aXXa ti? sI'y) 
siuetv ATpe$7] AyafjiEfJivovt, itoifjiivi Aaaiv, 
d itTiovas rcapa vaOipiv e-rroTpuveie veecrOat. 

"Q<; scpax' ■ copxo §' Itcitoc ©(faq, AvSpai'[/,ovo? uto?, 
xapitaX({jWi)?, airo §£ jXoiivav (3aXe cpoivixo'eaaav, 
(3yj §e Geav iul VYJai; • eya> S' evi etjAaxt xdvou 



500 



ellipse (y^/ quelque chose a vous dire, par 
exemple, ou l'equivalent). C'est probable- 
ment ce yap qui a fait aller querir dans 
Vlllade le vers de remplissage. Scholies 
H : tive; tfa.au evi'ou; riyvovixoTa; to 
e6o; too 7ioit)tou, Sti e6o; dcmv auxu> 
and tou yap apj(E<r6ai, Sta touto Tts7rXa- 
xsvai t6v utixov. — II est probable que, si 
le vers 495 n'etait pas interpole, nous au- 
rionsou les paroles prononcees parle songe 
visiteur d'Ulysse, ou tout au moins une 
formule indiquant qu'Ulysse repete une in- 
junction surnaturelle. Aussi n'hesite-je pas 
beaucoup a mettre des crochets. Ce n'est 
pas up argument que de dire, comme fait 
Eustathe : ou ippa^sxai 6 ovsipoe, Sid to 
\a\ dvayxaTov eTvat touto. Au reste, que 
le verssoit iuterpole ou non, les ScholiesR 
expliquent parfaitement et ce vers et tout 
le reste du discours : 6 Si vouc, 6eio ? not 
ivstpo; i<pdv»i. XoiTtov xi ratpd tou ovei- 

pOU pr)6E'vTa ETttXYEf ETtElSr] TdjV VEUV 

mappw Eauiv, araXe^j ti; xai eIt^ td> 
'Ayauiu.vovi it^eiou? ^|uv mo twv veu'v 
Jreu^ai av^dymc;, tva ^ 5i6ppco6EV 
ovtec twv 6U.091JXWV oXJyoi {pjidpjcovTei; 

pX»6wu,£v U7t6 TtOV TCoXEpuW 

496. AtJ)V.... v-^wv exa;, trop loin des 
vaisseaux. Ajoutez : vu notre petit nom- 
bre - — 'AX/.A ti; Eir] n'est point nn cum. 
mandement, mais un simple vo;u : je sou- 
haiterais qu'il y eut quelqu'un. On a vu 
Etui avec un inHnitif, I, 261-262 : o ? po< oi 
ti-r, Sou; -/_ptec76ai. On l'a vu aussi avec le 
conjonctif, Xliade, XIV, 107 et XVII 
640 : vOv 5' tin, «;. eiv, 6', o<tti ? . -Les 
anciens supposaient que Ar\ est pour idr, 
ou Ur), et qu'il appartient a iitu aller 
D.dyme {Scholies V) ■ Tropeuorto. Eusta- 
tbe expbque de meme. Cettehypothese est 
absoluruent inutile. La traduction est sit, 
et non eat. 

497. Einstv, comme mote e'iheiv : pour 
direj pour aller dire. C'est l'equivalent de 
oc, Eirnj. 

498. E!.... E7iOTpuvEiE, si excitare ve- 



lit. Nous mettons la negation dans ces sor- 
tes de phrase : s'il ne consentirait pas a 
depecher. — NauV.v est au genitif. — 
Ne'EcrOai, comme wa-TS VE£<r6ai : ut ve- 
niant, pour qu'ils viennent. 

499. 06ac. C'etait le chef des Etoliens. 
YojezYIliade, II, 638. II tient un rang 
distingue parmi les heros du siege de 
Troie. C'est un de ceux qui s'offrent, Made, 
VII, 162-169, pour aller combattre contre 
Hector. 

500. 'Ano doit etre joint a (3aXe. — 
BtitXs, vulgo 6e'to. Ameis et La Roche ont 
retabli la lecon d'Aristarque. Notre vul- 
gate est une correction byzantine, sugge- 
ree par une ancienne glose. Scholies H : 
(a7iE]6aXs ■ ditE8ETO. L'expression djtE6aXe 
est bien plus vive et liien plus vraie, sur- 
tout aj>res wpTO xapitaXi[j.w; et devant 
p9) 6s 6eeiv. — ^oivixoEffaav, quadrisyl- 
labe par synizese ; car, vi etant long, ipoi- 
vtxo ne saurait etre un dactyle. — On a 
vu deux exemples semblables dans Ylliade, 
X, 133 et XXIII, 7J7. On en reverra un 
daus VOdyssee, XXI, 118. — La couleur 
du manteau de Thoas fait connallre que 
ce chef est un roi, voila tout. Mais quel- 
ques anciens y trouvaient autre chose; et 
Eustathe n'a pas manque d'adopter leurs 
reveries : to Se yXa.'i'ia.v (potvixoEa- 
oav Sr)XoT, &i xai ev 'IXidSi (X, 133) 
EfdvY], ^pyjo-Tix ev 7to)iu.(j) sTvai Ta toi- 
aiJTa cpopifi(i.aTa, xaTa e9o; Aaxwvixov, 
<!>; dv ev u.dx.at; ()7tox),E7tioiTo ■/) tou al- 
uxcto; ^oai? Sid t^; ojioxpoou EvSuaEto?. 
Bothe fait a ce propos une observation de 
hon sens : « Adeone curiosos fuisse heroes 
« Homericos? imo regum insigne est la?na 
« purpurea, domi bellique pariter usitata. » 
On a vu Telemaque (IV, 115, 154), por- 
tant un manteau rouge. C'est comme fils 
de roi, et non comme guerrier qu'il porte 
ce manteau ; car il n'y a rien de plus 
pacifique que la circonstance ou le poete 
nous le montre ainsi v&tu : c'est dans un 
festin. 



[XIVl 



0AT22EIA2 S. 



71 



x£t'p.Yjv daTtaafas* cpae Se ^puao'Spovot; 'Hto?. 
[°Q<; vuv -/]6c6o[[j.i (3hq xe" (J.ot £[atc8o? eiY) ' 
So(rj xev Tt? j^Aatvav ivl crxaGfAoTci aucpopocov, 

OCfACpOXEpOV, CplX^TTjTt X0« OClSoi CpOOXC-S K)0$ • 

vuv Si [a' dcxijxa^ouGt xaxa j^pofc d'uax' E^ovxa.] 

Tov §' aua(Jt,£i6o[jL£vo; rcp©ff^57]S, Eugene au€wxa- 
^£2 yepov, a?vo? [/iv toi ajj-uacov, ov xaT£A£^a?, 
ouol xi rao Tcapa [xolpav £tzo$ v/jxepoe? letue? • 
to) out' iaOvJTo; Seu'/jdeai ouxe xeu aAAou, 
d>v 1-kIov£ Ixextjv xaAoma'piov avxtacavxa, 
vuv dxap ^wQev ye xd ad pdxea SvoTtaAisei?. 



505 



510 



502. (I>a£, de <pao), primitif de cpaivu) : 
luisait. e'est-a-dire finit par Iuire. Comme 
c'est le seal passage oil il y ait trace du 
verbe cpioi, on pent, si l'ou vcut, mettie 
E^aov dans cpaivu) lui-merae. Ameis : « Gilt 
" als Aorist zu cpaivEiv, wie Ex/.aov uud 
« TjDT'JOV zu x)aistv 'tad apxOvEiv. » 

503-506. "Q; vuv f|Stooiu.'.. . . . Les 
Alexandrins s'accordaient a regarder ccs 
quatie vers conirae une interpolation. C'est 
ce que nous apprend la formule dont se 
sert Didyme (Scholies H) pour mentionner 
la condamnation portec par Athenocles 
eontre ce passage : xai 6 s A07]vox).7i; Ttpa- 
r,GeT£i. En eflet , xai (aussi) signilie, 
comme Aristarque et les autres; et r.po 
(auparavant) dit que c'est Athenocles qui 
leur avait donne l'cxemple. Athenocles 
ctait un grammairien de Cyzique, proba- 
blement contemporain de /enodote. Le 
motif d'athetese est cite a la suite de cette 
mention historique : ayavi^ouat yap to 
y<opiov tou aiviyu.aTO(; Giapp^Gr^v ait'.uv- 
xo;' dX).a>; ts xai 6 Euu.aio; OoTEpov 
Xfysf alvo? (/.evtoi au.0n.tov, ov 
v.aTe'Xe^ac. L'apologue d'Ulysse est par- 
faitement clair, et n'a pas besoin d'alfa- 
bulation. D'ailleurs l'affabulation qu'ou y 
a cousue est par Irop grossiere. Voyez plus 
bas, vers 508, la note sur alvo;. 

503. "0$ vuv — Repetition, sauf un 
mot, du vers 468. Seulement <u; (ainsi) se 
rapportc a ce qui vient d'etre dit : comine 
alors. 

504. "Evi o-Ta8u.oTai depend de auipop- 
6u>v, et cquivaut a xdiv ev 0"Ta8u.oTs. 

505. 5 A[MpoTEpov est pris adverbiule- 



raentjCt porte sur les deux motifs d'.iction : 
tout a la fois. — <I>ojtos etjo; se rapporte 
a a!5ot : rerarmtia riri bom, en rertu da 
respect que inerite un homme dislingue. 
Scholia H : ei6e |XOi ti? Soiri twv X ot f°" 
gouxMV luaTiov ^iyw/Ti, Susi TpoROic, 
^Oottiti is xai avopo; iya6ou aXvA 
7jyouv EVTpo7iT). Le mot ri/,0TnTi icpond, 
dans ce passage, a noire mot Immmiilt. 
C'est le sentiment general. Tout autre 
qu'Ulysse pourrait en etre I'objet, tandis 
qu'il n'y a qu'un homme distingue qui 
puisse inspirer le respect a autrui. 

508. AIvoi;, l'ingenieux recit. Scholies 
B : aivtyu.aTO)3»i; 6 )6yo<; ov eiue;. En- 
tendez, par atviYaotxcoor);, que le recit a 
mi but particulier qu'il taut deviner, e'est- 
a-dire que ce recit est un apologue. He- 
siode nomine aivo; son fameux apologue 
de 1'epervier etdu rossignol. Didyme {Scho- 
lies M et V) rappelle ici 1'apologue non 
moins fameux qu'Arcbiloque nomine de 
meme : 'A pyj- ?°X°? ^ )-EY£f alvoc tl< 
avOptiniov, oi; apa a X u> nrii xai 
aiETO? ?uvuivlihv SfltEav. II asl evi- 
dent d'ailleurs qu'Eumee a parfaitement 
compris le sens cache. — 'Au.0u.uv, sous- 
entendu EaTi. Eumee est enchante d'une 
histoire qui fait honneur a l'esprit de sou 
maitre Ulysse. 

5I0-5H. T(ji oOt' ETOiyroc. . . . Voyez 
les vers VI, 192-193 et les notes sur ces 
deux vers. La seule difference, c'est que 
out' ouv est remplace ici par un syno- 
nyme (xai oute). 

5(2. Ta oa ^axsa, isles tuos pannos, 
les miserables liaillons dont tu es vetu. 




72 



0AT22EIA2 H. 



■ 
■ 



Ou yap -rcoXXal ylcdvca ETtTqu-otSoi it %raove<; 
£v6dt§£ evvuffGaf [x(a $' ofy cpura ex^axw. 

[Auxap £tc#jv e'XQvjciv 'OSucgtjoc; <p(Xoij u!6<;, 
ocOtc;? toi yXaivdcv te ymova te etpt-axa Scocet, 

Tt£(Xl|^t 8' 0TCTT7) <7£ XpaStY) OufAO? T£ XsXeUEI.] 

a Qt; EtTtuxv avo'pouo-E ' ilBti S' apa o! irupo<; £yyu<; 
sOvyjv, ev §' (5'twv te xai at'ywv Sipfxocr' eSaXXev. 
"EvQ' 'OSuceui; xocteXext' • £ul 8e )(Xaivav (3aXsv aOxco 
toxvtjv xas (JLEydtXvjv, tj oE TrapEXEaxEx' afJioiSa^ 



[XIV] 



515 



520 



Voyez, XIII, 434-437, la description de 
l'accoutreraent d'Ulysse. — - AvOTtaXi^Ei;, 
tu manieras, c'est-a-dire tQ nettoieras et 
rapieceras. Scholies B et Q : 5id yjipuiv 
2|ei?. Eustathe : rat? yepaiv Sfetc, Tal; 
rcaXdu.a[c; Sovyjffei?, ^ Sivritret?, ola avp- 
pctTtT&jv, 51 xai dXXw? u.STaxeipi(6u.£vog, 
xai y.aXOiiTuv taSe 7) ixEiva (ispr) tou 
<ho|ao(to;, to Yuu.vd o*r]Xa3r) Sid to 6iEppu>- 
yoTa Eivai to (5axea. xai sitm 8 voir a X£- 
?£iv, to; etTtelv, to SovOTtaXXeiv, r, Sovo- 
TcaXapit^iv. Puis le commentateur cite un 
vieux Lexique d'Homere t different de celui 
d'ApoIlonius, et fait a l'usage des rheteurs : 
sv 5k ^yiTopixii XeSixw YpdpETar 6vo7ia- 
Xi^etv, to xevteiv, Tapa<7(jav, Exuvdc- 
ceiv, oeieiv. eoti 8e ote xai xteiveiv, xai 
TioXeu,£Tv. Les deux dernieres interpreta- 
tions s'appliquent sans doute au passage 
de Vlliade, IV, 472, dvT)p dvop' EGvoTid- 
Xi?ev : le guerrier secouait le guerrier, 
c'est-a-dire le prenait a bras-le-corps et le 
terrassait. Mais il est inutile, la-meme, de 
sortir du sens propre. 

5)3-514. 00 yap--- Eumee fait com- 
prendre a Ulysse pourquoi il sera oblige de 
garder ses liaillons, sauf a les rendre moins 
affligeants a la vue. 

613. 'Eitrju,oi6oi, de rechange. Didyme 
(Scholies B, Q et V) : y, T oi fir, Au-Etya- 
<r6ai ti; 8uvaiai, ?| xaTaXau.6dv£iv ei 
ijote xeiHwv Eh), ■?) dXXrjv dXXdaaEiv ovti 
oXXyi;. X'twvei; oe Ta eo-w6ev avopuiv 
iptaTta. 

545-517. AuTap E7t9)V.... On met avec 
raison ces trois vers entre crochets. lis ont 
ete empruntes a un autre passage XV, 
337-339, sauf kuto? toi, mis a la place de 
xsivo; r>E, et 8<!>aEi a la place de g<ro-st. 
lis n'ont que faire ici. lis n'y etaient pas 
dans les textes antiques, et la plupart des 



manuscrits eux-m^mes ne les donnent 
point. 

516. EipiaTa, pour vetements : pour te 
vetir. Voyez le vers VI, 214. 

54 7. "Omtr) at.... xeXeOei, la ou te 
convie : la ou te presse de te rendre. 

618. Ol, pour lui : pour Ulysse. 

519. 'Ev doit etre joint a loaXXev : il 
jetait dessus ; il garnit cette couche en y 
etendant. 

620. "Ev9(a),la : sur le lit ainsi prepare. 

— 'Eiu doit etre joint a fldXEV, et E7t£6a- 
Xev a pour sujet Euu.aio; sous-entendu. 

521. riapexeaxETfo) , frequentatif de 
itaps'xELTo. Eumee I'avait tottjours a sa 
disposition. On verra, XXI, 40, xeo-xet(o). 

— L'ancienne variante 7tapsyE'o-X£T(o) etait 
une fausse lecture. Didyme (Scholies H et 
Q) : ev Ttoi 6ia tou y, W ^, ^n; itap- 
eixev aOTw Td; du.£i<J;ei; Et; to u.ETau,7ti- 
ayto%a\. dxupov 6e" ou vdp i\ yXaiva 
itapEixE Td; du.oi6dc, dXX' auTT) TtapExsiTo 
ei; to du.Ei6£ff9at. xai E7ti tiSv <I>aid- 
xwv £lu.aTa t' E£?|U.Ol6d XoETpd 
te 6epu.d xai Edvai (VIII, 249). — 
Au.ot6d;, comme d[ioiSa£a : servant a 
son tour, c'est-a-dire quand le manteau 
ordinaire n'etait pas assez chaud. Le poete 
a soiu de remarquer que ceci ne contredit 
point les paroles d'Eumee aux vers 513- 
514. En effet, les vetements de rechange 
sont des vetements semblables, tandis qu'il 
s agit ici d'un en-cas pour un usage special. 
Scholies B, H et Q : itapEXEiTO i\ xXasva 
au,oi6d; ouaa, 6 eo-tiv 0«' du,oi6^ xei- 
(J.ev»). Quelques anciens faisaient de djAOi- 
6a$ un adverbe, ce qui d'ailleurs ne chan- 
geait rien au sens. Scholies H : tive; 
EitippY|u.aTix(5; dxououaiv dvTl tou dp.01- 
SilSriv Evvuo6at. II est inutile dc faire 
observer qu'avec la lecon itapex£0-XETO , 



[xiv : 



OAY22EIA2 H. 



73 



svvugGou, 6't£ Tts X tl ^ ov £ XT:a Y Ao ^ opono. 

°£lq b fA£V IvG' 'OSuaeui; xotp^craxo , toI Se nap' auxov 
avSpei; xoip]<xavxo ve^viar ouSs cuScoxy] 
yjv&xvev aux<50i xoixos, uwv auo xoi[jir ( 07)vai, 
aXX' oy' ap' tfa twv SirX^STO - X<xip£ S' 'oSucGzuq, 

OXXl pa 0[ PlOTOU Tt£plX7]0£XO, VO<7<ptV £C$VXO$. 

IIpcoTOv ptiv £,lqoq, &m Tcepi mSapoi"? (3aX£x' WJJ.OI?, 
ajxcpl 0£ yXatvav S&roaT 1 aXe^dcve[Jiov, [j.aXa tojxvyjV 
av Se vaxr ( v eXex' ob(bc, £uxp£Cp£0? |j.£yaXoto ' 
eiXeto S' S^uv axovxa, xuvcov aXxxvjpa xal avoptov. 
B?j §' fasvat x£(cov, 061 rap cue? apyidSovxss 
u£xpY] uto yXa<pup-?j £uoov, Bopeco Cut' icoy*/). 



525 



530 



&aoi6a<; est forcernent l'accusntif pluriel tie 
quaoiSy). Scholies V : TtapEix^ ™; a[XOi6a; 
xai EvaXXaydt;. Y] 7tap£xe(TxeTO, TrapE- 
xetTO au,Qi6ds e<i6y)<; Eva/XatfaopiivYi. 

522. "EwuffOai.comme wets ewvaOca. 
Ancicnnc variante, eivurytiai, nierae sens. 
Didyme [Scholies H) : 'ApurrocpdvYK *cu 
'Piavo; eivu<j8ai, a>; to 6pi£i Se 
Tcavxa vexuv xaTaeivuov(./7'W£, XXIII, 
135). 

523. 'OSuasO; , apposition explicative 
a 6. De m<*me toi est explique pur dv3pe<; 
V£Y]Vtat. Ni 6 ni toi ne sont de simples ar- 
ticles, lev ils signifient, par le fait de Top- 
position [jlev et 8c, Vun } les mitres. 

524. O0o£, dans le sens etymologique 
(non autem)^ corarae ailleurs tiX).' ou. 

525. AuTofH doit etre joint a xoTto^ : 
une eouclie la-me^ne, e'est-a-dire une con- 
ehe dans la maison. — 'Twv duo, loin des 
pores : sans etre an milieu de ses pores. — 
KoiuY)6Y)vat, commc wms xoiu.r|67jvai. 

526. 'Itov f itwtis. pour aller. La tra- 
duction profectus est fausse; car Eumee ne 
sort qu'au vers 532. D'ailleurs personne 
n'ignore que e!u.i est present et futur. *— 
e OnXi£eTo t vulgo wTcXt^ETO. La Roche a 
retabli l'orthographe d'Aristarque. 

526-527. XaTpE 6' 'Oouctcteu?, otti.,.. 
Eustathe, qui preche souvent hors de pro- 
pos, a bicn raison ici d 'admirer Tinvention 
du poete : TraiSsutuv 6 7iOLY]TY)t;, *:6 rcXeiov 
iyj<; xotra ptov ff7iovOY); xp*) vat T( ^ v uK£p- 
£/6vxwv Eivai, irXaTTEi EVTauOa tov op- 
Xau.ov Eufxaiov, sv tw tou? aXXou; Sato 



xoiu.do~8at 5ia tyiv <rxoTOu,^vtov xai xa- 
x^v vOxTa, E^to xotu.tou.evov autov evo- 
ttXov upo; toT? pocrxYiu.atfiv etti cpyXax^j. 
S xal p),£7i(ov 'OSuffffeu; ^a£p£i. 

527. Oi fitOTOU, de la subsistance a lui : 
du bien d'Ulysse son maitre. — ITEpix^- 
6eto, il prenait un soin extreme. — Norr- 
cptv eovTor, ci'mme s'il y avait auToO au 
genitif, et non ot an datif. Ceci nous mon- 
tre qu'il vaut mieux ra])porter ot a ^toxO'J 
qu'a 7TEpixYiO£TO. Si Ton fait de votKpiv 
^ovtoi; un geuilif ahsolu , il faut sous- 
entendre auToO, ou avaxTOc;, "" '06u(7- 
ceo); : Ulysse etant loin, c'est-a-dire pen- 
dant 1'absence meme d'Ulysse. Voyez les 
vers VI, \ 55-1 57 et la note sur le dernier 
de ces trois vers. 

528. TTEpi doit etre joint a pa>£T(o),et 
£t(po; designe Tepee appenduc au baudrier. 

529. 5 A>,£^av£|j.ov, u-dXa ttuxvyiv. On 
croirait lire la description <le notre limou- 
sine ; et e'est bicn, en effet, un mantean 
de ce genre. Scholies Q : 7iapa Ttov aypoi- 

XOTEpOJV X£yOfJ.£vYlV Y.O.TZQL. 

530. "Av doit £tre joint a iXero. — 
Ndxr,v. Ancienne variante, vaxo;. Tbeo- 
Crite. V, 2, se sert de eclte forme neutre. 
Sirnonide avait fait de ineme. 

53). 'AXxTvipa, apposition a dxovta : 
pro pre a repousser. 

532. Kcitov, deculuturus, pour aller se 
coucher. 

533. Bopc'to Otc 1 lwv?i, sous un abri 
contre Boree : dans un endroit a 1'abri des 
vents glaces. L'expression Bops'oi Itoy^ est 



I 






i 

m 

u 



I w--i 



74 



0AT22EIA2 E. 



[XIV] 



m 



m% 



W 



■ 



requivalentdeaxErox; avE'u.oio(V, 443). On 
a vu, emwyai, V, 404, pour designer les 
abris oil les navires n'ont rien a craindre 
des vents. Apollonius : to>yrj' 6 aiyiaXo;, 
xai ^ imoxaTin yrj. 6 5e 'Apictapxo;, 
U7r6 (jXEtt^j. Cette derniere explication se 
rapporte directement a U7t' iwyfl- La pre- 
miere n'est qu'uue hypothese destinee a 
rendre compte de e7ucoyai. Mais cette hy- 
pothese est inutile. Les ETiunyai sont des 
<7X£7CGa, et n'ont de particulier cpje d'etre 
maritimes, ■ — Au lieu de {171' Iwyrj en deux 
mots, la plupart des anciens ecrivsiient en 
un seul mot umu>yr M ee qui ne change 
rien au sens. Scholies H : tyjv TCETpav TOO 
Boppd 07iitoyr,v tins, 7tap6oov ou Sia- 
Saivsi autr,v 6 dvEjjio;, d),},' autose oyvu- 
rat aJxou f, two, o etiiv r| ftvoq. Cette 
note n'est point de Didyme; car on voit, 
par les Scholies V, que Didyine adoptait 
l'orthograplie ct ^explication d'Aristarque: 
iuiyri ' ry uxsTrfl. — L'ancienne variante 
V7t' iioyr); parait n'etre qu'une faute de 
transcription ; car le datif, apres Tl=Tpv] 
U710 y>.acipup^,est a peu pres indispensable. 
— Le rocher qui servait d'abri aux pores 
d'Eumee est la Kopaxo; TiETpv) du vers 
XIII, 40S; et le creux ou ils dorruaient 
avait son ouverture au sud-est, puisque 
Boree est le vent du nord-ouest. — Payne 
Knight termine le chant XIV apres spu- 
o-ctVTo te TtaVTa.vers 43, , et il regarde tout 
le reste comme une interpolation. Du<?as 
Monthel a ecrit une note de deux pages 
pour expliquer et justifier la suppression 
operee par l'editeur anglais. Mais les motifs 
de condamnation ne sont pas tres serieux ; 
ils reposent meme sur une erreur fonda- 
mentale, puisque, contrairement a l'as- 
sertion des deux critiques , l'histoire ra- 
contee par Ulysse n'a jamais ete frappee 
d'athetese par les anciens. Bothe, a propos 
du mot 'Epu.T|, forme impossible selon 
Payne Knight et Dugas Monthel, refute 
parfaitement tons leurs paradoxes : "'Epo^, 
■ fonna inusitata lmic nostro. Quare ma- 



« lira 'Epjiea, ut II. E, 390, quod 6kj- 
« ovXldBuit; pronuntiandum est per crasin. 
>< Quanquam non est addendum pondus 
« ejusmodi dvMu.d),oi; linguae adolescentis, 
» et proelivis ad contractiones. Qua; ta- 
il men totamque banc narrationem Knigh- 
« tius fastidiens palato superbo unit li- 
« brum versu 443 (431 . Voyez la note des 
i. vers XIII, 437-438). Coma enim hjee, in- 
« quit, in tugurio Euma:i coutinuatur post 
o digressionem ad Telemaehum et Mene- 
•■ laum ; atque nexus et series narrationis, 
« qure ab ea interrupta est, resumitnr et 
.. redintegratur infra, O, 300, qui de 433 
« hujus lihri omnino pendet.... Praterea 
« res narratae ineptissimae sunt et prorsus 
" aniles, etc. — At sunt qui aliter de hoc 
.. loco judicent, in quibus et ipse profiteor 
a nomen meum. Nee omnia ha»c induxit 
" Atbenocles apud Eustathium.p. 1709, 10, 
« ut Knightio visum est, sed ista tantum- 
« modo 505(503) a,; vuv t] 6n>o iui..„ 
« i/ovTa, pro quibus Eustatbius propu- 
« gnans baud inepte : 6 ge Sid to irpo; 
« dypoixoui; )iy£iv, inquit, irpo<TTi6yio-c, 
« X<*P'- V o-acp'/iVEiac, xai t/)V d?i'toaiv tou 
<• 7tpo6)>vi8EVTO; oivou, eItiiov u>s vOv.... 
« Ejjo;. Praterea non concesserim Knigh- 
« tio, eamdem banc coenam dici loco illo 
« quem indicavit, proximi libri; sed pos- 
u tero die iterum ccenantes inducit poeta 
« noster Eumasum et Ulyssem, idque bre- 
« viter ne ta?dium creet lectoribus. Nee 
« cum tres dies totidemque noctes Ulys- 
« sem apud se commoratum esse dicit Eu- 
« ma2us (P, 186-191), falsi Homerus insi- 
« mulandus est, sed diem ilium, quo sero 
« ad eum pervenit Ulysses, bouus subulcus 
•■ baud enumerat. Ita haec crimina di- 
« luenda puto. » Bothe n'a pas juge a 
propos de diseuter certains arguments qui 
n'ont de valeur que pour les digammistes : 
ainsi l'hiatus XTrj<7axo olo;, vers 450; ainsi 
xai e).o:, vers 474, et out' e<j6y)T0:, vers 
510. Tant pis pour la theoiie, si elle ne 
s'accorde point avec les faits. 



<gg§> 



0AY22EIA2 O. 



THAEMAXOY IIP02 EYMAION A4>ISI2. 



Telemaque, pendant qu'il est chez Menelas, est averti par un songe 
d'avoir a retourner dans sa patrie ; et Minerve l'instruit par ce 
meme songe du moven d'ecliapper an complot des pretendants 
(1-43). Telemaque prend conge de Menelas et d'Hclene, et part 
avec Pisistrate (44-181). Retour des deux jeunes gens a Pylos ; 
Telemaque y prend avec lni l'exile Theoclymene , et se rend a 
Ithaque en toute hate (182-300). Conversation d'Ulysse et d'Eumee 
(301-388). Ilistoire du porcher (389 T 4!)5). Arrivee de Telemaque 
(4%-5.V7). 

'H o' el? eupuyopov Aax.Eoatfi.ova TlaXAa? AO^v/j 
coy ex', 'OOuacrrjOC |j.£yaGu[j.ou cpaiotfxov uiov 
v6gzgv uicoav^aouca xal oxpuveouo-a vicodat. 
E5pe Se T^XI^a/ov xal Necrxopo? dyXaov uiov 



THAEMAKOY.... Anciennes variantes 
de ce titre : Tr)),e(Ji.ayou ETtavoSo; et (xvr)- 
■jTrifitov Xoyo;. 

I . 'H (clle) est determine plus loin par 
0»X).a; AS/ivYj. — A(e'), cependant, c'est- 
a-dire tandis qu'TJlysse s'ctait rendu a la 
cabane d'Eumee et y recevait une affec- 
tueuse hospitalite. — Et; Eupuyopov Aa- 
XE(3ai|Aova. La deesse va a Sparte meme ; 
mais ce n'est pas une raison pour donuer 
ii AaxEoatu.ova le sens de Snap-cnv. Des 
qu'on sait fpie Telemaque est dans le pa- 
lais de Menelas, il est evident que Mi- 
nerve, qui veut lui parler, ne se coutentera 
pas de se rendre dans la vallee de l'Euro- 
tas. Eu disaut qu'elle va en Laconie parler 
a Telemaque, le poete a dit par la meme 
qu'elle allait ii Sparte, et chez Menelas. 

'2. "Ovet(o) a le sens du plus-que-pur- 
fait : etait partie. En effet, Minerve s'est 
mise en voyage des le moment oil elle a 
quitte Ulysse pres de l'antre des Nyraphes. 
Aristarque (Scholies Q) : (rj onrj.vj , em) 



o'j vyv, a).V ore tu vuu.^aiu> Tr]v naxpioa 
EvvtoptaEv 6 'OSuaasu;. J.eyEi oJv exe! 
(XIII, 439-440)- Tuy' &; pou).EU- 
aivTE SiEtp-aYEv. Y|(j.ev EJtsiTa 
ei; AaxE6ai|i.ov a Slav iori u.£Ta 
naT6' '03u<tt]o;. Le voyage a dare 
dou/.e on quiuze lieures ; car les dienx 
d'liumere inettent toujours un temps plus 
ou moins long pour se transporter d'un 
lieu dans un autre. Aussi l'oliservation de 
lhigas Montbel sur !e debut du cliant XV 
est-elle deuuee de tout fondemeut raisou- 
naljle : « Si Minerve, dit-il,est allee a La- 
ccdemone au commencemeut ou au moins 
dans le milieu du jour, pourquoi le poile 
dit-it ici qu'elle s'y rend pendant la nuit, 
et qu'elle trouve Telemaque endormi ? 
Cette espece de contradiction prouve clai- 
rement que les deux passages appartieu- 
nent a deux rhapsodies diflerentes ; la 
la discordance vient de ceux qui les out 
reunies. » Assnremcnt, les deux passages 
n'appartienuent pas ii la meme rhapsodic ; 






■ 



76 



OAT22EIA2 O. 



[XV] 



euSovt' sv ■rcpoSo'f/.w Mivzkdou xuSaXfyioto * 
vJTGi NeaTop^v (/.aXaxai §£o % [j.7][ji.£vov uttvw" 
TyjX^aa^ov S' oty uirvo? iyj. yXuxu<;, dXX' evi Gupuo 
vtSxxa St'* ap.6poo-fo]v [xeXec^fxaxa Ttatp6? eyeipev. 
i\.y^ou §' tora|jtiv7] irpoc^y) yXauxcom<; XOt^vy) • 

TrjXifxa^', ouxETt xaXa odfjuov <xto t/jX' aXaXvjo-at, 
xT^jxaTa te irpoXmwv avopa? t' ev crotct So'u.oio'tv 
outw 67:£pa)[aXo'JC• jay] toi xaxa Ttavxa (paytoctv, 
XTiQf/.aTa Saffffdcfjievoi, au Se T7]urfr)v oS6v eXGyjc. 
'AXX' oxpuv£ iiijia-vx. Povjv ayaGov Mev£Xaov 

7r£U.TC'[A£V, 6'ipp' ETl 01X01 a[JLU[XOVa fJLTjTEpa TETULY]?. 

"Ho\j yap pa toxtttJp T£ xacr£yv7]Toi xe XE'Xovxat 



10 



15 



mais il n'y a entre eux nulle discordance ; 
et la maladresse des pretendus couseurs 
n'a rien a voir ici. Tout se suit natu'relle- 
ment, comme dans le mieux charpente des 
poemes. 

6. £08ovt(e) n'est pas dit au propre, 
puisqu'il y en a un des deux qui ne doit 
pas. Seulement ils sont encore couches 
l'un et l'autre. Minerve les trouve au lit. 
— Les anciens expliquaient le duel par 
une syliepse, l'application aux deux amis 
de ce qui est le fait d'un seul. Didyme 
(Scholies Y) : xa6e05ovx£, 8vix<5;. Le 
meme (Scholia H) : ouXX»lTtTlx4; Si 6 
Tpono;, aypuTtvei yap 6 ETipo;. La pre- 
miere note suppose que quelques-uns li- 
saient e<S8<m(a) , sans quoi elle serait 
inutile; ou, si l'on veut, Didyme tenait a 
premunir le lecteur contre la tentalion de 
lire EuSovT(a). La Roche pense qu'on ecri- 
vait le mot entier, et qu'on laissait au 
lecteur le soin de faire lu synizese : « per- 
« spicuitatis causa euoovxE scriptum fuisse 
•■ puto. .. S'il en etait ainsi, la premiere 
note de Didyme serait sans objet, puisque 
personne ne pouvait ignorer que eu3 0VT e 
est au duel. Cette note prouve done que la 
derniere lettre du mot etait supprimee. ~ 
J Ev itpo5o(J.w, dans le vestibule de la de- 
meure. Voyez IV, 302, et la note sur le 
vers XXIV, 673 de Vlliade. 
6. "Htoi, oui bien. 

8. MeXe6r|U,aTa est le sujet de eyeipev. 
— IlaTpo;, genitif causal : au sujet de (son) 
pere. — "Eyeipev , suus-entendu outov : 



le tenaient eveille. — Suivant quelques 
anciens, eyeipev avait pour sujet Tr]).£u.a- 
70; sous-entendu , et pour complement 
u.eXe5r>u.aTa. L'autre explication est plus 
naturelle, encore que Didyme (Scholies H) 
ne la donne qu'en seconde ligne : r,6poi!;sv 
ouxo? xai auvrjyev ■ ?) Ta p.EXeSrj|MtTa 
exeivov Staviarr] xa! 6iv)Y£ip£v. 

9. 'kyyo\>.... On a vu ce vers dans 
Vlliade, II, 4 72. 

4 0. KaXa est pris advcrbialement, et il 
ne doit pas etre separe de odxe'ii : e'est 
mal (a toi) desormais, que. — Aofitov oto, 
hors de chez toi. — 'X\ii>.i\aa.i, deuxieme 
personne de l'indicatif present moyen de 
aXaXT,u.i. Herodien (Scholies H) : to arco 
avaaTpeim'ov to Se aXdXvio-ai 7tpo- 
Ttapofjutovo)?. 

12-13. Outoj.... Voyez les vers III, 344- 
316 et les notes sur ce passage. 

M. Mr\, au vers III, 314, n'est precede 
que d'une virgule, parce qu'il depend de 
ce qui le precede. Ici il commence la 
phrase, et il equivaut a opa u,rj, Sei8i6i 
pi : garde que.... ne. 

15. IlEu.TtE'(X6v, sous-entendu at : de te 
donner conge. 

16. rTaxrip, le pere (de Penelope). Ceci 
prouve qu'Icarius ou habitant Ithaque ou 
n'en etait guere loin. Aristarque (Scho- 
lies H) montre ici que la tradition qui fait 
d'Icarius un Spartiate, un frere de Tyn- 
dare, ne s'accorde point avec les recits de 
YOdyssie : (ft 5tirX5),) oti 'Ioaxyjo-ios 6 

Ixapio;, oO S7capxiaTif]{, doeXipo:; Tuv- 



[XV] 



OAT22EIA2 O. 



77 



Eupufjia)(ip Y^fxacOar 6 yap irepiSaXXei airavxa; 
f/.vy)<rr/jpa<; Stopotat, xal £^wcp£XX£v £e§va" 

[XT} VU Tl C£U d£X7)Tl Sdp.COV £X XT/j(Xa cp£p-/]Tat. 

OutGoc yap oloc; Qup.o<; evl cr/jOecra-i yuva.iy.6c;' 

X£tVOU (3ouX£T<Xl OtXOV O^eXXeIV, OS X£V OTOjfr], 

irai'Scov 0£ upoxlpcov xal xoupiotato cpt'Xow 
ouxixt fJti[xv/]Tai T£0vY)dTo;, ou0£ p.£xaXXa. 
'AXXa cuy' £^6wv auto? Emxp^aai; exacca 



20 



oapea). Didyme (raemes Scholics) fait re- 
marquer qu'on ne voit jamais Icarius a 
Ithaque; et., d'apr^s je ne sais quelle au- 
torite, il dit qu'Icarius etait Cephallenien, 
raais de la terre ferine, et nun des iles. II 
ajcute d'ailleurs que Telemaque n'eut pas 
manque d'aller embrasser son a'ieul ma- 
ternel a Sparte, si vrairaent le vieillard eut 
ete le compatriote de Menelas et l'oncle 
d'Helene : 6 0£ 'Ixdp.o; £x Mectg^vth? yjv 
ific KsfaXXriviaxvj;* ensi ouy_ opdxai ev 
'lOdx/j avaTTp£cp6|X£vo;. dXX' ou5e Ad- 
xtov* o&ev ouos evsry/ev auxai Tr^iu-a- 
Xo; £v tt) Et; AaxeoatjAova dTCooTip-ia. 

— Qu'etait-ce que la Messene duut parlc 
Didyrae? Peu importe. Des qu'elle etait ce- 
phalleniennej elle faisait partie du royaume 
d'Ulysse, et par consequent elle etait en 
rapport facile avec la capitale du royaume. 
Ulysse avail epouse la fille d'un des petits 
rois clout il etait le suzerain, on plutot le 
cbef militaire. — KaTiyvriTOi. C'est le seul 
passage de YOdyssee ou il soit question 
des freres de Penelope. Elle en avail deux, 
selon Didyme (Scholies HJ, Semus et Au- 
letes : doeXcpoi tyj; IlriveXouY]; 5uo, 2-^u.o; 
xal AOXyjiti;. On se rappelle que Pene- 
lope avait une soeur. Voyez IV ? 796-798. 

17. *0 ? lui : Euryraaque. — Ilepi6dX),Ei, 
ciimrac jj7i£*>6dXXei. Voycz, lliade, XXIII, 
276 : ovaov eu,oi dpexvj 7xep tSdXXsxov 

18. 'EljuxpiXXev, il angraentait an plus 
haut point : il a porte au dela de tout ce 
qu'on pent dire. Sckoiies B et Q : e£6vio; 
yju^te xa OLo6[/.Eva xcu; vu(ji?a.; Sojpa. 

— "Efifiva. Voyez la note du vers I, 277. 

19. M^ , comme au vers 11 : garde 
que — ne. — Aojxujv ex, liors de la roai- 
son : liors de cliez toi. II ne faut pas join- 
dre ex a epe'pTixat. Didyme [Sckoiies H) : 
ty]v ex tw oou.tov ffuvanxeov. — Kxr,ij.a 



ne designe aucun tresor partlculier, mais 
tous les objets prccieux qui sont dans le 
palais 5 et qui sont la propriete du chef de 
famille. — tptp^xai est au passif, et il a 
pour sujet xxY]u.a. — Minerve sait tres-bien 
que Penelope est incapable de ceder a de 
pareilles convoilises; inais la deesse a be- 
soizt d'un argument fort, et voila pourquoi 
elle parle de ce qui se passait trop souvent. 
— Aristophane de Byzance ne veut pas 
que la ferume d'Ulysse puisse etre soup- 
connee d'aucun vil sentiment; et il con* 
damne le vers \ 9 comme indigue d'Homere. 
Didyme [Sckoiies H) : dSexei 'ApiGTO<pd- 
mtK ETXt o"u.txpoXoYta7iavx£).o);. Cette athe- 
tese n'a que la valeur d'une jirotestation 
mt»rale;car le vers 19 est indispensable, 
et, s*il etait retranche, il empnrterait avec 
lui les quatre vers qui le suivent, et qui 
n'en sont que le omimentairc. Mais la 
protestation elle-meme porte a faux. Le 
conseil de Minerve est d'une bonne mena- 
gere, et ce qu'elle dit des femmes n'est 
jioint une calomnie. 

20. Tuvatxo; depend de Oup.6;, et non 
de ffxrj6?<7at. 

21. 'Otiui^, vulgo ojiuioi, mauvaise 
correction byzautiue, ou merne, primitive- 
inent, simple faute d'iotacisine. 

22. Koupioioto, sous-entendu iiOfTto;. 
C'est le seul passage d'Homere ou Fad- 
jectif xo'JpiOLO;; soit ainsi substantive. 

24-26. 'AXXd (juy* £/.6ojv.... Telemaque 
ne fera point ce que lui conseille Minerve. 
C'est done a ces trois vers que se rapporte 
cette note de Didyme (Scholtes H), mise 
par erreur au vers 19, et que Dindorf ap- 
pliquait aux vers 19-21, ce qui est impos- 
sible : evioi xou; xp£i; voQEuouatv, oxi 
u.y]3ev xouxiov ETxaveXtlojv -rout ' s. p.r) 
TiEptaaov Tjv xo xa.voxou.etv, $xovtoc xoO 
7iaxp6;. L'athetese dont il s'agit n'ctait 



31 









I 






78 



OAY22EIA2 O. 



■ 



■ 



Spodcov, yj'xk; xot dpioxY] opai'vexai thai' 
etodxe toi ^7]vco(7t GeoI xuSpyjv irapaxoixiv. 

'AXXo Si T0( XI £TO<; £p£(0, <7U ol C'JvGeO 0U|AW. 

MvTjtTT^pcov cr' emxy]§£<; fyurtrfiS Xo^dcocriv 
£v TOpGfjiw 'I0ax7)<; T£ 2dc ( aoid T£ TOXiTOxXolcro-YiS, 
U[/.evoi xxdvat, Ttplv iraxp^a youav ExeaQai. 
AXXa xdy' oux dtfto • itpiv xai xiva yata xaGeJjcc 
dvSocov (xvY)(TT7]pojv, ot toi (Jioxov xaxloouaiv. 
AXXa £xa? v^ctcov antlyav Eikpyla wja, 

VUXTt §' OfJUO? TlXtklV ■ Tzlp.'\>U Si TOI OUpOV OTOaGfiV 

dGavdxcov ocxi? C£ cpuXdcro-£t X£ pu£xa£ xe. 
Auxap £irr]v irpcoxY|v dxxrjv 'iGdbajc; dcpixrjai, 
vvja piv I? TtdXiv oxpOvai xai -rcdvxa<; £xa(pou<; ' 



[XV] 
25 



30 



35 



qu'une erreur de jugeroent. Le conseil de 
Minerve suppose qu'Ulysse est mort, et 
que Penelope a suivi tin autre epoux. Les 
adversaires de I'atbetese avaient done bien 
raison de dire : « Des qu'Ulysse revient, 
tout reste en l'etat, et Telemaque n'a que 
faire du conseil. » — Auto? (en propre 
personne) doit etre joint immediate- 
ment a ouy(e). — 'EitiTpE<}/Eia; a le 
sens de l'imperatif : confie. Sclwlies B 
et H : 7iioTSUff0v. eOxtixov avTi irpo?- 

TaXTlXOV. 

25. "Hrt; se rapporte a Tfl ou Taurr) 
sous-entendu. 

26. Xoi 9T|Vto<Ti, t'alent fait apparaitre : 
t'aient fait trouver. 

27. Su Ss o-uvBeo8uu.(p.Virgile,£ne'i^, 
III, 388 : « — tu eondita mente teneto. » 

29. 'Ev 7iop6|j.(p.... Voyeis le vers IV, 
671 et la note sur ce vers. 

30-32. 'Iejaevoi.... Yoyez les vers XIII 
426-428 et les notes sur ce passage. 

31-32. AXXa.... Quelques anciens sus- 
pectaient ces deux vers. Sclwlies H et Q : 
C/TiOTmOci AiovOatoc, E7CEi -co (iev Sio-tcc- 
YM-oiJ, to 5s aTtoepaaew; u.etey.ei. Si cette 
athetese etait fondce, elle s'appliquerait 
aussi aux vers XIII, 427-428. Mais iln'y a la 
qu'une subtilile de grammairien. 

33. Nriuwv, des lies : d'lthaque et de 
Saraos ou Same. — 'Aitfysiv, l'infinitif 
dans le sens de l'imperatif. Ce qui suit 
montre qu'il faut sous-en teudre : tant qu'il 
fera jour. Minerve n'a pas besoin d'ajou- 



ter : «Evite le detroit. » Cela va de soi- 
meme, des que Telemaque sait que ses cn- 
nemis l'y guettent. Eustatbe : TiEpioSsvaai 
6e 7t).o0v SrjXo". to £xa; aire^eiv Tr)v viia. 
Scholies H : 8i' a),>r]? 68oO izkiz. ou Yap 
Xeyei 8tt, (ieaov TtXitav x65v vrjtjcov u.ti8e- 
u.ia EYY'Se- 

34. Nuxti', de nuit. — c O[xuii; a son 
sens ordinaire : de meme, e'est-a-dire 
comme on fait de jour. La traduction si~ 
rnul supprime la pensee; car vuxti dit a 
lui seul ce qu'exprime cum node simul. 
Didyme (Sclwlies H) : 6u.oiu><; (u; xai 
Ev i?)(j.epa, u.ri6a(j.oij 6pu.aiv ev t$ vuxti. 
— IIXeieiv, navigue. — II est inutile, je 
crois, d'expliquer pourquoi Minerve ne 
vent pas que Telemaque revienne de jour. 
Meme en evitant le detroit, il courrait 
risque d'etre signale a distance, et d'etre 
poursuivi. 

36. IIpioTYjV convient bien ici, puisque 
Telemaque sautera sur le rivage des qu'il 
le pourra, et sans s'inquieter de chercher 
tin mouillage. — Botbe change 7rpu>TY;v en 
Ttpwiov, qui n'ajoute presque rien a £tiV|v, 
et qui fait disparaitre une epitbete impur- 
tante. L'unique motif de cette correction, 
ce sunt les consonnances des trois dissyl- 
labes tennines en y|V. Mais 7rpwT7|V a 1'ac- 
cent sur la penultieme, et n'a rien de cbo- 
quant entre deux mots qui l'ont sur la 
finale. Une prononciation defectueuse fait 
seule la cacophonie. 

37. 'OTpijvat, l'infinitif dans le sens de 



[XV] 



OAY22EIA2 O. 



auxo? Se Ttpcoxtsxa <7U§(6t7]V dsacptxIcrQat, 
o? xoi Owv sraoupo?, 6[xoj<; S£ xoi YJiria oiSsv. 
"Ev6a Ss vuxx' o.Igci.1 ' x£v §' dxpuvai irdXiv d'au) 
ayyeXi'vjv ipiovzcx. uspi'ippovi ir/jVEXorafy, 
ouv£xa o\ cdx; incl xal £x IIuXou eiXvjXouOa?. 

'H piv ap' ax; ei-rcoua' ccueSt) itpog p.axpov "oXup/rcov. 
AOxap 6 Neffxopi'Syjv i\ ifiioQ uitvou eyeipev 
[XaE tioSI xtv^aag, xat p.iv irpo? jxuGov leiicevl' 

"Eypeo, Necxopi'S'/j Il£ic(crxpax£. Mcovuyag urrcou? 
'(eO^ov uo' apjJtax' aycov, 6'cppa TtpTjirfftOfASV 6§oio. 

Tov S' au Nsaxopt'Srjc; neifficxpaxo? avxfcv vjuSa 1 
TyjXefjLay', ofrrcco? s'ctiv litetyofitivou? u£p 0S010 
vjxxa Sta ovoipep^v iXaav xaya o' &y<7eT0tt '^co^. 
'AXXa jjilv' £i(Jox£ Swpa cplpcov £i«8fappia Gs^yj 



79 



40 



45 



50 



Timperatif. La pretendue variante oxp'jvE 
est une simple glose. 

38-39. AOxo; oe.... Voyez les vers XIII, 
404-405 et les notes sur ces deux vers. 

40. "EvOoc, la, c'est-a-dire chez Eumee. 
— ^Ve'uai, l'infinitif : ronfle, c'est-a-dire 
dors. Voyez la note du vers III, <61. — 
'Oxpuvou itoXiv elt(i), com me plus liaut, 
vers 37, ic, icoXlv oxpuvat. 

42. OOvexa, comrae quoi : pour l'in- 
former que. 

43, e H [xev On a vu deux fois cc 

vers : VI, 4* et X, 307. 

45. Ad£ nooi xivyjcai;,... Vers inter- 
pole. II a ete faconne avec la moitie d'un 
vers de Ylliade (X, 4 58) et un hemistiche 
banal. On ne peut le conserver ici qu'en ex- 
pliquant XdJ; ttqoi comme une expression 
advcrbiale. Mais cette explication est fausse: 
Xd£ et nooi ont chacun leur signification 
distincte. Telemuque nc pourrait cvciller 
Pisistratc en le touchant au talon avec le 
bout de son pied (ce qui est le vrai sens) , 
que si Pisistrate etait a terre sur le dos, ct 
lui del)out. Voyez la note sur le passage de 
Ylliade. Didyme [Scholies H) : voOEuexott 
&$ Sia7TETiXa7yivo;; e£ ^jJLtffTVvJoU Tvjt; K 
'D.taoo;. exei yap 7tpormx6vxa); Niatwp 
xotu.a)M,ivov Ato[j.Tjor|V &n<j*cr,o~i, xu-i-at 
xaxoxvriTa; Bia to f^pa;;. — La suppres- 
sion du vers 4 5 rend, selon Dugas Montbel, 
la suite des idees incomplete. II demande 



ou qu\m le garde, ou qu'nn y substituc 
celui-ci ou toute autre formule analogue : 
dy/ou o' l(TT(£[XSV0; ETiEa Trxepoivxa npoa- 
r,uoa. Mais la brievete du discours de 
Telemnquc et sa forme abrupte scmblent 
inontrer que le poe'te s'est dispense cette 
fois de ses annonces babituelles. 

46. nEiO"LO"Tpax£ doit etre suivi d'un 
point, et non d'une simple virgule. Nica- 
nor {Scholies H) : el; to IIe c o"t ffxpaxe 
y\ CTiyu,^. Si Ton ne met qu'une virgule, 
lypEO.... itxt^ow equivaut a £ypeo w^xe 
^EO^au L'asyndete semble preferable. C'est 
par saccades que parle un liomme presse. 

4 7. "Ocpa 7tpyjrro"0)u.£V oSoto. Voyez 
la note du vers III, 47U. 

4 9. 'ErtELYOU-E'vov;, sons-eutendurjjjLE'a;. 

B0. 'EXaav, de faire courir, c'est-a-dire 
de voyager en char. Les routes n'etaient 
que des cberains de traverse non entrcte- 
nus, et par consequent pleins de dangers 
pendant la nuit. Scholies Q : q?r,0"iv 6 Ilei- 
Girjxpaxot;, xaxa tyjv vuxxa, to Ty])iu.a/E, 
ou Suvaxov eXauveiv xal Si 1 dpu,axo; TCe— 
pav tov 6pou.ov. d).Xd u.e(vo>(xev e'w; 6 
MevE'Xao; 1X9^, xal Saipa 6^a£t iv toj 
aptxaxi. — - Td/a, bientot. 

5f. Me'v(t) , attends. — 'ETUOt^pta de- 
pend de Oeiy) : il pose (ces presents) sur le 
siege du char J il en charge le char. Scho- 
lies B • entSicppta* e-rci td <x[xvaxa xou.t- 
aOriTofAsva. 







80 



OAT22EIA2; O. 



[xv : 



I 



■ 

¥ 



rjpcos Axps(o\)S, SoupixXEixds MEv^Xaos, 
xal (xuQots dyavolcri irapauSr^ac duoito[j.^7). 
Tou yap xe £eivos pup.viqcrxExai •/jf/.axa -rcdvxa 
avSpo? JjetvoSdxou, 6's xev cpiXdxrjxa irapacr^Yj . 

"Sis Ecpax' • auxfoa Si ^puadQpovos yJXuQev 'Hcos. 
Ayj(/fjt.oXov $1 ccp' YJXOe (3oy]v dyaGds MeveXaos, 
dvuxas l£ eOvyjs, 'EXeV/js irdpa xaXXixdp.010. 
Tov o' cos ouv h>6t\GV4 'O&uctg-yjos cpi'Xos uios, 
0Trep^df/.Evds pa ^txcova TC£pl jrpoi criyaXdEvxa 
Suvev, xal piya cpapos eVi crxifiapots (3dX£x' wfxoi? 
vjpcos' |3vj 0£ Gupa'Cs, iraptcTTd(i.£vo? Si upo<77]u§a 
[TiqXE'p.a^os, cp£Xos ulds 'O&Knrijos Ga'oto] ■ 

AxpE$Y) MevsXaE AtoxpscpES, opyaps Xacov, 
yjSy) vDv p.' dTOir£(jiTC cp(X-/]v Is n:axp(§a yalav 
yjS-/) yap pot Gufjios EsXosxai oi'xaS' iXEcrQat. 

Tov 0' ■Jftutfkx' eiteixa porjv dyaGds MeveXsos - 
TYiXsp-ayJ, ouxt ff'lytoye toXuv y_pdvov EvGdS' Iptfi-ft), 
Upevov vdaxoio ■ V£[Ji£cro-coaat Se xal aXXco 
dvdpl ?J£ivoSdxcp, S$ x' s^o^a (jlev <ptXE'Y]criv, 
tfyyu. 0' ejrGafpvjo-tv • djj.£ivco §' aiatp-a udvxa. 
"icrdv Tot xaxdv ectQ', 6's t' oux EGiXovxa vsEaGai 
Heivov EuoxpuvEi, xal 8s EcrauixEvov xaxspuxst. 



55 



60 



65 



70 



54. Tov equivaut a Exsivou.et il a pour 
apposition explicative ivopo? SeivoSoxou. 

65. 'Avopo;.... Vers emprunte ea purtie 
a Vlliade, III, 354. 

56. "£2;.... On a vu deux fois ce vers ■ 
X, 54< et XII, 142. 

57. 19(1), ad eos, a eux. 

58. Ildpa. Herodien (Scholies H) : ava- 
aTpercTEOv tt]v Ttapa. 

59. Tov 6' u; ouv EvorjaEv. C'est la 
seule fois qu'on trouve dans VOdjssee cet 
liemisticbe si frequent dans Vlliade. 

6 I . AOvev, comme eveouve : il revetit. 

62. IIapiaTdu.£vo? Se upo<jr,06ot. An- 
cienne variante , icapiaxd|«vo<; 8' ejio? 
r,06a, lecon adoptee par Bothe. 

63. Tnlipayoc,... Vers souveot repete 
dans VOdjrssee, mais qui n'a que faire ici. 



64. 'ATpsior].... On a vu trois fois ce 
vers: IV, <56, '291 et 316. On va le revoir 
plus bas, vers 87. 

65. "Hoy] vuv, aujourd'hui meme. 

69. Ie'nevovjdesirant: puisque tu desires. 
7u et 71. "E£o/oc, outre mesure. 

71. 'Au,eivo>, sous-entendu g<m • valeut 
bien mieux. — Alalia nivTa, tuutes les 
choses qui sont dans la regie : la mesure 
en toutes choses. Scholies H et Q : T d 81- 
xaioc, otov u,f.u.6Tpri|xeva xai 7tpoar|xovTa. 
u.Etpov yap Ttdv dpiatov. 

72. Toi, adverbe : certes. — "O; (qui, 
quicumque) equivaut a ei Tu; : si Ton. De 
meme au vers suivant. 

7 3. 'ErcoTpuvEi, sous-entendu v££ir6at. 
De meme le mot vEe<r8ai est sous-entendu 
avec Eo-aupiEvov. 



[XVI 



OAT22EIA.2 O. 



[Xpyj £avov Ttapeo'vxa cptXdv, eQeXovtoc ok TispiTtEiv.] 
AXXd [/.eV, ei'ctoxe Scopa cpspcov E^uSi'ppia Oetw 
xaXa, au §' ocpOaXp-otcrtv i'Sr]<;, ei'too 8s yuvou^tv 
Selttvov sVi jjcEydpoic; tetuxeiv aXi<; fvSov s^vtcov. 
Afxcpfoepov, xuSdc; T£ xai dyXa'r/j xou ovsiap, 
SEmv^cavTai; I'fxev ttoXXyjv sV diiE^pova yaiav. 



75 



74. XpY] £etvov.... Ce vers manquait 
daus la plupart des textes antiques. II ap- 
partient, selon Didyme (Scholies H etQ), 
a la poesie d'Hesiode plutot qu'a celle 
d'Homere : sv 7toXXoii; oux ipe'pExo. xai 
Icttiv 'HmoSsto; xv^ 9pa7£(o; 6 yapa- 
XTTip. Le critique ajoute que, s'il est d'Ho- 
mere, sa place n.iturelle est apres le vers 
1\ : el 6e o'eyotu.e'ja auxov, Tipo xaiv upa 
eauxou ouo o-xiytov oqpEiXsi "fpaiieaflai. 
Mais une sentence generate est aussi bien 
placce, et rncme inieux, apres les idees 
qu'elle resume, qu'en tete de leur develnp- 
pement. Bekker rejette les trois vers 7 2-74 
au has de la page. — Le vers 74 ne se 
trouvc pas dans Hesiode, ou ne s'y trouve 
plus. Thcocrite, XVI, 27-28, s'est inspire 
de la peusee de Menelas : u.r|6s leivoooxov 
xaxov ijj.u.£vai, aXXa xpanEerSa MeiXi- 
ijavx' aTt07tEui|/ai , ETtav eOeXijt'. v££tr8ai. 
Ovide, Fastes, IV, 269 : « .... ne sit 
« mora; mitte volentem. » — <PiXsiv. C'est 
le seul exemple de la contraction de mi- 
Xeeiv chez Homere. 

7B. 'AXXa u.eV, e'ktoxe Voyez plus 

Ijaut le vers 51 et les notes sur ce vers. 

7u. "lOV,;, sous-enteuduaijxa. — Tuvai- 
£iv, aut femmes. U ne s'agit pas unique- 
ment des servantcs. La maitresse de mai- 
son est comprise dans le terme general. 
Voyez plus has, vers 93. 

77. Aeitivov, chez Homere, designe le 
repas principal. En temps ordinaire, on le 
prenait vers le milieu du jour. II est tout 
naturel que des voyageurs le prenuent 
avant de partir, quelque matin qu'il soit, 
comme faisaient les guerricrs avant d'aller 
a la bataille. Voyez I'lliade, II, 381. Si 
l'on traduit ici OEiTtvov par dejeuner, il 
faut entendre que ce dejeuner sera uu re- 
pas complet, un veritable diner. — "AXi; 
depend de eovxwv : avec les provisions 
qui sont en abondance. — "Evoov, a Tin- 
terieur : dans I'office. 

78-85. 'Actx-oxEpov,.. . Ces bait vers 
etaient condamnes par quelques anciens. 

ODYSSICE. 



lis sont encore marques d'obels dans un 
de nos manuscrits. La Roche attribue cette 
athetese a Aristarque; car il donne comrae 
etant d'Aristonicus la note des Scholies H 
oil elle est mentionnee, et on. se trouve le 
principal grief allegue contre le passage : oi 
oxtm rj^EToCivTO. (Tuyxr/MTai Se xo Svtxov 
xo'j a jj. 90X e po v. Ceci veut dire que au.- 
cpoxEpov est un terme tout a fait impropre, 
puisqu'il y a trois cboses distinctes, et non 
pas deux seulement. On repondait avec rai- 
son que xuSo; et ayXaiT) stmt absolument 
synonymes, et qu'ils n'exprirnent qu'une 
scule idee. Scholies H et Q : xuoo; xai 
ayXata ev s^xt* 016 xai xo du-cpoxepov 
i-Kr\viy/.€M . On verra, dans les notes sui- 
vantes, que les autres griefs allegues cuntre 
les vers 78-85 n'etaient pas non plus tres- 
serienx. Payne Kniglit, Dugas Montbel, 
Bekker et Faesi sont les seuls editeurs mo- 
dernesqui aient souscrit a la condamnation. 

78. K06q<; xe xai &vX«fjl equivnut au 
superlatif d'un des deux synonymes. C'est 
comme s'il y avait xuoo; uiyitrxov, ou 
(iEyidxy) ayXair]. — Ou dlscutait, cliez les 
anciens, la question de savoira qui se rap- 
porte soit l'honncur, soit 1'utilite dnnt parle 
Menelas. A Telemaque seul, disaient les 
uns. Scholies Q : xax' au.q)6xEp6v iazi 
xaXov xjpxEpTJTai cte ■ x036; xe aoi yEvii- 
Tixai xai Xa|J.TipQXTi;, xai 69;) 0-. L'lion- 
niur a Menelas, disaient les autres, et 1'uli- 
lite a Telemaque. Scholies H et Q : xuooc 
xai ayXaia xui Uvo^oyo), ciyE'Xeia Se xw 
llEviadivxi. Mais tout est reeiproque entre 
I'bote qui recoit et I'hote qui est recu; et il 
est inutile de faire des parts. Botlie remar- 
que avec raison, a propos de d)3E>.Ela Si 
xa> Uvio-Oevti, que 1'utilite est aussi pour 
I'bote qui recoit : « imo etiam ^EvoSoyoi, si 
« quando deveniat ad eum quern olim lios- 
« pitio exce|>erit, et par ille pro pari refe- 
« rat. » C'est done une maxime qui s'appli- 
que a tout le monde, et non pas seulement au 
cas particulier de Menelas et de Telemaque. 

711. AEtTivYJTavxa; ru.EV est dit en ge- 

11 — 6 



■ 



■ 






I: 



■ 



82 



OAT22EIA2 O. 



Pi 



mfi 






■ 
I 



Ei o' iOeXet? TpacpOyjvai av' 'EXXaSa xat \xiaov "Apyo;, 
ocppa toi aiiio; euwfjiai, facoCetflja) o£ toi UuTou;, 
acxea §' dvOptoTcov rjyrjG&u.ar o6oi ti$ V)fjt.£a^ 
a'jxco? dmripjfci, ocoast 0£ Tt £v yt oepecOai, 
t^e Ttva xpi-oowv eOyaXxcov *Ji XeSt^tcov, 
'/;£ ou' -/jfjuovou;;, yj£ ypucaov dXetuov. 

Axpdo\] MeviXae Atoxpscpe?, opyjxf/.£ Xaiov, 



!XV1 
80 



85 



neral ; ct en effet, il n'y a ricn de plus mal- 
sain que de faire a jeun une longue route. 
80-82. Li S' eBsXei;.... Menelas suppose 
que Telemaque a I'inteution de se mettre 
a la recherche d'Ulysse. Voyez plus has, 
vers 90, 7tOTEp' dvTiOeov 3iC?)!J.evo;. Les 
perspectives qu'il offre a 1'aiubitioa du 
jeune hnrame n'out pour l>ut que de le 
eonfirmer dans cette pcnsee. Le voyage 
sera une bonne affaire pour le voyageur, 
en meine temps que Taccoruplisseuient du 
devoir d'un fils. 

80. Tpa?8r)vai. Ancienne variante, xps- 
90fjvai, correction inutile. Quant a la pre- 
tendue leeon TEpi6r)vat, elle n'est qu'une 
lautc de copiste. Scholies Q : Tpas^fjvat, 
dvTt tou Tpa7TTJvat. — L'ne autre pre- 
tendue leeon, Ts'p?6rjTi, qu'il faut ecrire 
TpdyOrjTi, est une glose de tpaiOr.vsi, a 
I'usage de ceux qui mettaient une virgule 
apres eOeXsi;, ft qui donnaient par con- 
sequent a Tpafo-rjvai la valeur d'un impe- 
ratif. Aristarque etait de ceux-la, au raoins 
selon une scholie relative au vers VI, 150 
de Vlliade. — 'Av' 'LXXioa xai u.etov 
"ApYo;. Voyez le vers I, 314 et la note 
sur cc vers. — Les partisans de l'athetese 
tiraient de av' 'EX'/doa un de leurs argu- 
ments. Scholies Q : dxonto; oe xai to 
dv' 'EXXdoa- u.ovrjv yap Tr,v oiia 'A/iX- 
>.£• "K/Xaoa xaXsi "O:j.r,po:. Mais rien 
n'empeche de prendre 'LX/dooc au propre. 
Menelas dit, en somine, ullons ou tu mu- 
dnu, Pourquoi pas en Thessalie, a Hella« 
mcine? 

81. At, avec la ponituatiou d'Aristar- 
que, garde sa valeur ordinaire. Avec notre 
ponctuation, il signilje eh Men, ou i| est 
ic.londai.t. Nicaiior, ipii le rcgarde commc 
redondaut (Scl,o/u:< II), n'avait done pas 
adopt! la ponetuation d'Atistarque : oXai 
Orcoo-riyaai. 6 li TtXeovaijEi. Le mot Ono- 



cTiypiai se rapporte aux deux virgules qui 
sont dans le vers. 

83. AOtm;. «c, dans Petat ou nous se- 
rious en venant : sans nous faire quelque 
eadeau. — 'AimEU.<j/Et, i>nlgo du.7tsu.tJ/Ei. — 
II y a deux fautes d'ecriture, dans les Scho- 
lies H, au sujet de la vraie leeon : du.TCEu.- 
"J'Et Sid to0 u,. Icti ydp an 07tEU.iJiet to 
te'Xeiov. Dindorf : .. Immo d7t7t£u,ii»£i 6id 
« tou it. Nam d5t07tE(j.i]/£i contrahltur in 
« dnTtEiiu/Et, quod xatd o-uyxonrjv pro 
« aTtouEpt'^Et dictum annotavit Apollonius 
« in Lexico. » — Ti ev y£, au moins un 
ohjet (sinon plusieurs a la fois). 

SB. Au' r]u.i6vou;, une paire de mules. 
Menelas compte la paire comme un seul 
ohjet ; car on attelait toujours les mules 
deux a deux, et on ne les montait pas. 
Eustatbe : 6vo u.ev Xs'yEt Std Tr,v ?'Jvw- 
pioa- o\i ydp ExeXrJTi^ov ol vipuje; tote. 
— Menelas parle de mules, et non de che- 
vaux, parce qu'il sait qu'clles vaudront 
mieux que des chevaux pour Telemaque. 
Eustathe : Ti|ii6vou; 6e, ETtsiSr) if^aaai 
dTtEi7taTO Tot/? Vrt7tou; 6 TrjXE'u.av_o; (IV, 
CO I -008), 6ta to \xrfii i7t7tr,XaTOv Eiva 1 . 
Tr,v 'I0dxr)v. — II y a ici, dans les Scho- 
lies H, une derniere note d'athetese : xai 
TaOTa dTrpEjtvj fiodsxEaOai npo; Meve- 
Xdovi tov TT)»E'|j.axov to ditaiTEiv. Cette 
note se rapporte aux trois ou quatre der- 
niers vers du diseours, et non pas au vers 
85 uniquement. Si elle est d'Aristonicus, et 
si elle provient du commentaire d'Aristar- 
que, e'est un nouvel exemple des erreurs ou 
tomhaient quelquefois les Alexandrins par 
exces de delicatesse. Sans doute Menelas 
dit des choses qui ne sont pas d'un ordre 
moral tres-eleve. Mais il parle selon le-. 
idees de son temps. Les hcros aiment le 
solidc. Ce ne sont pas des sectateurs dc I'i- 
deal; ce sont plutot des utilitaires. 



.XV] 



OAT22EIA2 O. 



[3ouXof/.ai yjot) vatxGai £cp' yjjx^xsp' ' ou yap Swffdev 

O'jpOV IWV xaTe'AElTCOV llZl XTedtT£<7(7lV £[J.0l<7lV • 

p.-/) izoLiip' avrftteov St^(jL£vot; auTO? oXcopai, 
■/] il \j.oi ix (XEyapwv xzia-qXiov £0"QXov 6'Xv]TaL 

Auiap OT£t Toy' oxouge j3o'/)v dyaQo? MEvlXaoc, 
auTix' ap' f) aXfyco v^os. ojjuoviG-i xeXeucev 
oeitwov £vt fj.£yapot:; tetuxeiv aXt^ evgov eo'vtcov. 
'AyyjfjioXov Si.ol yJXOe BotjOoi'Sy];; 'Etscoveuc;, 
avcra? e£ e6v%, etiei ou toXu vaiEv art' aOxou- 
xov uDp XYJai avcoys (3oy]v ayaOo? MevlXao;, 
oTCTTJcat T£ xp£cov ■ 6 o ap' oux dtonOyjcrev axoucra^. 



83 



90 



95 



88. Bo'j),0[j.at, jc prenVre, Ce sons est 
indique, et par la proposition tie Menelas, 

et par les motifs de refus que va allrguer 
Telemaque. — NsTffOai. C'est la sonic fois 
qu'liomcre ait cnntracte ce mot. — 'Jgo 1 't r 
p.£T£p(a), vers ce qui est a nous : vers les 
biens de ma f.unille. Ajoutez : an lieu de 
couiir le rauade pour en amasser d'autres. 
— 'OntaOev, par dcrriere : deiricrc moi, 
H9, Oupov, un gaidien. — 'Irnv, m'eri 
allant : a mun depart. Si Telemaque etait 
parti pour un long Vo yage, comme celui 
que propose Menelas , il u'aurait pas inau- 
quc dc prendre toutes les precaution-, ir- 
eessaires. 

9U. M/], ne forte } je craindrais que. — 
Ai£riu.Evo:, sous-eutendu dv' 'EXXdoa xat 
pifjov "Apyoc, vers 80. 

01. *H Tt [AOt.... C'est la roemc pen-/* 
qu'an vers J 9. Ici comme la il fant enten- 
dre d'une facon generate, Telemaque n'a 
point de tresor particuJier. Didyme [Svho- 
lies H) : dvci toO, tov fiiov pou anoXeiyi 
(ti;). touto g£ ayvo^avTs; 7tpoievE'.u,av 
toi;e^;' 6 £uti ffU-ixpoXovQu, do; '\pt- 
CTOpavifi; frv)ff£. — Qudtpies-uns concluent 
de ceci qu'Aristophane de Byz.mce pro- 
noncait l'athetese contre le vers 9), dc 
menu qu'il I'avait prononcee contre li- 
vers 19. Bekker : « Videtur Aristophanes 
« spurium censuisse. » C'est une crreui . 
Didyme rappelle simplemeut l'expresshm 
dont s'est servi Aristophane de Bvzanoe a 
propos du vers 49, et dit qu'il nc faut pis 
pretcr a Telemaque une preoccupation 
mesquine. Le fils d'Ulysse craint une dila- 
pidation, et nun point la perte de tel ohjet 



special a lui appartenant. J'ajnute que le 
vers 91 est absolumcnt indispensable, et 
q^e t si on le supprimait, tout ee qui suit 
vzc'rOai £»' ^u,£T£p(o) scrait dennedesens. 

93, T M &}&■/<«>. C'eat la mattresse de 
maison qui a te devoir Je tout ordonner. 
Scholies H et (} : ryy/ Ua a-JTGupvr^Y^ 
a>),' Eva xeXeOtrp xai Bi5d<rxig \j.r t oi/y. 
yuvaixo; xsXsustv T« xard oTkov. 

94. AeTirvov. . . . Voyez plus haut le 

vers 77 et les notes Mir ce vers. 

95-98. 'Ay/ vj.o/civ. . . • II paralt qae 
quelques arnieus propoaaient de rctrau- 
cher ccs quatre vers , s<»us pretexte 
qu'Etrom-e dc\.iit etrc un des habitant*, 
du palais. Didyme fait olisn ver qu'il n'y a 
aucune obligation a cc que des sezritenn 
qui ne sent pas des esclavcs prnpienicut 
dils habiteat Bona le t(»it dc leur inaitre : el 
il n'admet point Tatlietese: &0x dvafxa-ov 
aO£T£:v. ou yap oouXoi ol OepdnovTc;, 
wo"T£ £'/ tyj aOr?j o'.y.iy. olxelv. Cette note, 
dans les Scholies If et Q, est alferente au 
vers 06, Mais le vers 95 nc pourrait dis- 
paxattre aenl : il entratnerait avec lui tout 
ce qui concerna Eteoucc. 

95. Bor/JoKr^'lLTEtoveu;, II a etc ques- 
tiou dc ce scr\itcur, IV, 22-30. 

96. *ETtel ou 7io).u vatev du' aijiou. 
Le pocte expliqne comment fiteonee &e 
trouve a point des I'aubc die/. Menelns, 
sans qa'on ait ou besoin de 1'cuvoyer que- 
rir. Le serviteur a entendu le inouvemcut 
qui sc fait chez son maitrc. 

98. Kpstov, genitif partitif : des vian- 
des. Kteonee j>iendra , dans les provision* 
de chair erne, e'est-a-dire dans ce qui 









84 



OAT22EIA2 O. 



I 



W 



■ 

Wk 



Autoc S' 1$ OdXafjLOV xaTE^crsTO xYjcoEvxa, 
oux oioc, a(xa T(py' 'eXe'vt] xi'e xai M£yair£v6v]<;. 
AXX' 6'te St^ p'txavov 0O1 x£t(r/)Xia xeixo, 
'ATp£tS"/]<; (jiv £7i£tTa Sercas Xdc&v dp.cptxuTCXXov, 
uiov §e xpvyrrjpa tpipetv MeyaitEvSe' dvwyEV 
dpyiipeov EXevy) Se TrapfoxaTO cpcopiapLOirjiv, 
£V0' ecav ot totiXoi Trajjntoi'xiXot, ou? xapiEv aOxv^. 
Tcov eV dcEtpaf/ivy] 'EXe'v/j <p£p£, §ia yuvaixuiv, 
oq xdcXXi<rco<; £T ( v iroixfXf/.ao'iv tqSc uiyiaros, 
dcx^p S' w? dTrlXafrirsv • e'xeito Se vefaxos aXXwv. 
Bdv S' levai rcpoxEpto Sid Scopiaxa, sco^ i'xovxo 
T^Xs'^a^ov * xov oe i:poc-£cp'/] £av66$ Mev^Xao? • 

T-^X^a^', yjxot voaxov, 6'uco; <ppe<ji rr/jrji p.£voiva?, 
oi?TOt Zstj<; xeXeWsv, ^ptySouucx; 7td<7t? "Hp7]<;. 
Acopcov 8\ 6W £v £p.w oi'xco XEip]Xia xeixat, 



[XV] 



100 



105 



110 



reste des victimes de la veille, la quantite 
necessaire a rotir. Didyme (Sc/iolies B 
et V) : tiov arcoXeXEtiiuivtov Iti eforapa- 

CXEUdidTWV. 

99. Autos.... On a tu ce vers dans 
Vlliade, VI, 288 et XXIV, 191.— 0a).a- 
(iov. II s'agit, comme au vers II, 337, d'un 
magasin, d'un tresor. — KrjtoevTa. Parmi 
les objets precieux qui reroplissent le ma- 
gasin, il y a des parfums. De la l'epitbete. 

■100. MevaTuverit;. On sc rappelle qu'il 
etait fils de Menelas et d'une esclave. 
Voyez les vers IV, \ 0-1 2. 

101. "06t, c'est-a-dire ej 6aXaaov £v a>, 

105. "Ev6(a), ubi, oil : dans lesquels. 
— "Effav oi, etaient a elle : elle avait. 
Suivant Ameis, oi est article ou demonstra- 
tif : oi TtErcXot, sie die Gewsender. Cela 
n'est pas vraisemblable. Des deux facons, 
le sens est le meme; mais Implication 
vulgaire est bien plus naturelle. II est vrai 
qu'Ameis a prealablement traduit E ff av 
seul comme nous traduisons loav oi : ihr 
waren, das ist sie hatte. Mais iaan seul 

n'indique qu'un fait de presence. Ou; 

xaiuv a0iri.Ce n'est pas depuis sonretour 
a Sparte, qui est tout recent, mais avant 



sa fuite avec Paris et durant 



son sejour a 



llion. Sclwlies H : ietTrsi r\ rcpiv. Cette 
note est le resume de la reponse que fai- 
saient les lytiques aux chicanes des ensta- 



tiques sur xau.ev auTT|. Scholies Q : ai- 
TiwvTai we oux £oxnxu£a; xaipov ttj; 
EXevrji; epYacraaOai. vuv yap rjx£. 8uva- 
Tai [ae'vtoi xai upo tou aTtapai Epyao-a- 
aOai xai e§ 'IXiou x£xou.ix£vai. Helene 
avait certainement rapporte avec elle ses 
ouvrages les plus precieux, et surtout ce 
beau chale a figures decrit dans Vlliade, 

III, 125-128. 

106-108. Toiv ev' aEipauivri Ces 

trois vers, sauf cliangements dans le pre- 
mier, sont empruntes a Vlliade, VI, 293- 
295. Voyez les notes sur ce passage. Nous 
donnetons seulement une petite addition. 
Grand Etjmologiaue Miller : noixiXu.ao-1 
(vers 107)- toi; eu xaTE<yxeuao-|iE'vot? rj 
toi; £vviiaivou.E'vot; TcoixiXu.ao-1 , rcapa 
to0 itoixiXov. 

109. AaijiaTa, oulgo Stiu,aTO!;, mau- 
vaise correction byzantine. — "Eio; Jxovto. 
Ceux qui admettent le mot eio;, invente 
par Tbiersch, et qui ecrivent eto; ixovto, 
font une faute de quantite ; car dans Vxto, 
a 1'imparfait, la premiere syllabe est longue 
cbez Homere. 

111. 07tl<>;, ut y ainsi que. 

112. "O; («V, ainsi) correspond a oitwc. 
113-H9. Awpwv.... Repetition des vers 

IV, 6(3-6)9. Voyez les notes sur ce pas- 
sage, et particulierement ce qui concerne 
la lecon ote 6;, vers 018. 



IXVl OAY22EIA2 O. 85 

Scocrto o xaXXtaxov xat xtfxr,£Graxdv £cxtv. 

Acocco toi xpvjTTJpa T£TuyfjL£vov* apyjpeo^ 8£ 115 

icrlv auac, XP UG "$ ^ ^ 5C e ^ £a * £ xp*avxar 

Ipyov 8' 'Hcpataxoio* -rrdpev o£ e $ol[oiixoq Yj'pco^, 

ItSovuov PaciXeu?, oxe o<; $6uo$ dpupexaXu^ev 

X£U7£ (J.£ VOffTvfcavTa' Tfitv S' eGcXto XOO' OTTaTCat. 

rt £}<; eIttwv £v ^Etpi, TtOet §£iras afjicpixtfiteXXov 120 

-/jpcoc; 'AxpetSr^' 6 8' apa xpvjTTJpa cpastvov 
Gy^/ aCnrou 7rpoTiapotG£ cp£pcov xporcep&s MEyau^vGiris, 
ipyupeov 'EXevy] Oe -rcapfoxaxo xaXXt7xapv)0<; 

TTETxXoV SfyOUCf 1 £V '/EpCTtV, ETTO^ x' I^OT £X T OV^fAa^EV 

Atop<;V TOI Xal £yW, TlxVOV <plX£, TOUXO GlGOOfJll, 125 

fAVTjfi/ 'EX^vyjs ^Etptov, TioXuv^paxou it; ya[j.ou topvjv 

<7Y) aXd^Cp <pOp££lV* T££C0^ §£ <p(X*/) Tiapa (JlYJTpi 

xeicGai £vt [XEyapto. 2u Se jxoi yatpcov dcpfxoio 
oixov £iJxi:(fJi£vov xai a^v e^ -rcaxpioa yaiav. 

*Qs eiuouct' £v ycpci xiGei' 6 Se Ss^axo yaipiov. 130 

Kai xa jjiev &; irefptvGa xtOet Il£i'7tVrpaxo<; fjpco? 
S£t*djj.Evos, xal itdvxa £ai Gr^craxo Oupt.a). 
Tou; §' ^jye -rrpos Sconce xapv] EavQo; MeveXocos' 



tfl 




4 20, Xetpt. Ancienne variante, ytpai. 
424. *0 a pour apposition explicative 

■122. AutoO 7rpO7iapOL0£, en avant de 
lui : devant Tcleraaque. C'etait un objet 
trop grand et tiop lourd pour le lui mettre 
dans la main. 

4 25. ToOto, que voici. 

4 26. Mvyju.' *E).EVTf)c /Etpdiv. Virgile, 
£neide, III, 480-487 : « Accipe et ha?c, 
« maouum tibi qnaa monumetita mearum 
« Siot, puer. » Didyrae [Scholitu V) : ou 
jaovov OEOwxuta;, a),)a xat £pvaiaau.£vrii;. 

4 27. 4>opEEtv, comnie wme cpopstaOat : 
pour qu*il serve de parure. 

4 28. KeTa6ai, PinJinitif dans le sens de 
rimperatif : qu'il reste. La vulgate x£taQw 
n*est qu'une ancienne glose. Didyme(5c/*o- 
lies H) : 'AptTTap/o^, xe&crBai. Je n'he- 
site point a retablir la lecon d'Aristarque. 
— Mot n'est point redundant. II marque 
le profond interet qu'Helene porte a Te- 



leinaque : comrae je le souliaite de tout 
raon occur. — X^ixotO. Ancienne variante, 

&<pfxT]ai. 

429. Olxov Repetition du vers IV ? 

476. Voyei les notes sur ce vers. 

4;i0. "ii;.... Vers emprunte a VlUade, 
I, 446 et XXIII, 624 et 797. — Xepai. 
Ancienne variante, yeipi. 

4 32, 0r|Y)caTO a le sens du plus-que- 
parfait ; car ce n'est qu'apies avoir examine 
les ohjets, que Pisistrate les serre dans le 
coffre. On peut meraedire que xat equivaut 
a £7T£io^, qui se lit deux fois avee Tiavra 
iih e^yjaaTo euu.to (V, 76 et VII, 4 34). 

4 33. Kapy} £av96;, blond de tete : ii la 
tete blonde, C'est le seul passage d'Homere 
ou xapT] soit joint a ^av66;» qui nVu a 
mil besoin. — Botlie, au lieu de 7tp6; owp.a 
xapYj, propose de lire irpo; owu.' axap^. 
Malheurfeusement pour cette correction, 
1'adverbe axap^ (incontinent) n'appartient 
pas n la langue homerique. 



86 



OAY22E1A2 O. 



[XV] 



s^ffGvjv 8' ap' i-Ktvzct xata xXhtlj,ou<; te Gpdvou? te. 
XspviSa 8' apicpfaoXot; Trpo^cp iTiiyj.ut cpepouaa 
xaXrj, ^puarefy), uitep apyuplow XeStjtoc, 
v^acOat • napa 8e Sjecnqv ETdcvucaE TpareCav. 
2itov 8' atoofo] Tapify 7rap£07]X£ cpEpcuaa, 
eiSaxa toXX' emOetcja, xapi'(ouiv7j irapedvTcov' 
Tcap 8e Bot]Gci8y]<; xps'a Bcakzo xal vsjjle p.cH'pa? ' 
olvoyjSei 8' uEo? MeveXocou xuSaXiLAOio. 
OE 8' eV 6vs(aQ' £T0[pia itpoxdfjieva X. £ 'p a S I'aXXov. 
AuTap lirel iz6moc, xal e8tjtuo<; e£ epov evxo, 
8yj loll TyjXIfJia^o? xal Neoropoc; dyXao<; mbq 
i'mrou? T£ "(Euyvuvx' ava G' apfxara -rcoixiX' eSaivov ' 
lx 8' eXacrav TipoGupoio xal aiQoucr/)? sptSouTrou. 
Tou; 8s lust' AxpE^"/]? Ixte £avQo<; Meve'Xaos, 
ohov zyttiv ev j(£tpl p.EXi<ppova Se^iTep^cptv, 
^pu(j£cp ev 8£irai, d'cppa Xstyavie xiofrnjv. 
2tt) 8' I'uttcov upoirdpotGs, 8£8icrxd[j.svo; 8e 7rpoo■Y]lJ8a• 

Xa^pETov, co xoupco, xal Nlcr-copi uoijjivi Xatov 
ehretV V] yap £p.oty£ TratTjp to? yji:io<; ^ev, 
si'toc; ev Tpot'o TOX£L/.rCop.£v vIiq A)(attov. 

Tdv 8' au T7)Xi(jLa)(o<; Tre-rcvuptivoi; dvxfov rjuSa* 
Kal Xt'v)v xe(vco ye, AiOTp£cp£<;, cb? ayop£U£t<;, 



135 



140 



145 



150 



155 



4 35-139. Xepviga Repetition des 

vers I, 136-140. Voyez les notes sur ce 
passage. — Les editeurs, a l'exemple de 
Wolf, mettent ici entre crochets le dernier 
des cinq vers ; mais il n'y a aucune raison 
de le supprimer. Que s'il manqne dans 
certains manuscrits, e'est inadvertance de 
copiste, et rien de plus. 

141. Oivoyjki sans augment, lecon 
alexandrine, mlgo wvoxoei. Didyme (Sc/io- 
lies H) : oiira 8ii toO o. 

142-143. Oi 8' te 8vfto6' itotjwe.... 
Vers perpetuellement repetes. 

146-146. "Itttioui;.... Voyez les vers III, 
402-493. On se rappelle que la le deuxieme 
vers est entre crochets. 

147. MeT(a) doit etre joint a i xie , sans 
quoi il faudrait ecrire, avec anastrophe 
(iET(a) paroxyton. 



148-449. OTvov.... Vers empruntes a 
VViade, XXIV, 284-285. 

149. AeiiJiavTe, de Xdgto : apres avoir 
fait des libations. 

150. Ht9j o"iiT7ttov.... La premiere moi- 
tie de ce vers est aussi dans Vlliade, a la 
suite des deux autres. — Ae8i<jx6(X£VO;. 
Voyez la note dn vers III, 41. 

452. EitcsTv, l'infinitif dans le sens de 
l'imperatif : dites. Xoupeiv est sous-en- 
tendu. Scholies Q : ^otipsiv St^ovoti. — 
Ancienne variante, eiitETov. Cette lecon, 
ou plutot cette glose, a ere rejetee du 
texte par les Alexandrins. Didyme (Scho- 
lies H) : ovirifl;, ei7teiv - oux eTxetov. 

153. Ei'oj;.... Repetition du vers XIII, 
315. Voyez les notes sur ce vers. 

165, Kat ).i7]v.... ve, oui certes et sans 
faute. — Keivw, au noble heros : a Nestor. 



ixvi 



OATSSEIAS o. 



87 



navxa too' eXGoW? xaTaX£<;o^£V a? yap £ycov co; 
vogt^g-ok; lOdbajvas, xt^cov 'OoW?j' svl oi'xto, 
eitoijji' co? uapa G£?o xuytov cptX^TVjTO? aTcaaTjg 
Ifpyofjiat, auxap ayto x£tjr/]Xia noXXa xai eaGXa. 

°Q? apa o( efrrcdvTl etctitoto oe£i6? 6'pvi?, 
ateto? dpyrjv jfijva qplptov 6v6-/igci -rclXtopov, 
Yj'[j.£pov el; auXrj?' ot S' JlXjOVTS^ erovTO 
avepe? ^Se Y u vatX£?" 6 Si GcpiGiv EyyuGsv eXGtov 
odjt&s *)i& TipdaO' nmtov • o\ Zi io6vzzc, 
y/jGrjcrav, xai iraciv £vt ^psai 9u{a6? iavG'/]. 

Tolfft OE N£(7T0p(0-/]? ri£iaiC7TpaTO; Y]p"/£TO LA'jOcOV 

^pa'Cso S/j, MevlXae AtoTpecpEc, op/ajj.E Xatov, 

V] VtOlV T<5o' ECp'/jVE GeO? xipa? T ( £ (701 ORJTCp. 

'flc; cpaxo' [i.ep[X^pi^e 8' 'Apr/tcpiXo? MeveXaoc, 
ottttco? ol xata Lxotpav uroxpfvaiTO vor^ac. 



160 



165 



f ' 



170 



4 56. "12;, «c, de la nieme facon. 
157. Kiytov '06utTr,(a), ayant tronve 
Ulysse. — Ancienne vanante, xuov, 9 05u<rn. 
Aver cctte lecon, il n'y a point tie virgule 
aprt-s 'lOd/.Y)oe, et 'Oouar, depend de sl- 
7i o t [j- ( i ) . La Roche : « Quod nun asperna- 
a tus essem. pnesertini quum lil>i i fere 
« omncs xiwv exliibeant, si forma 'Oouc^j 
« analog! a dativorura 7Jp<o, epw, "Apr) pos- 
« set defendi. » Suivaut Didyme [Scholies 
H), 'Oovoyj est attique, C*e9t-a-dirfl que la 
finale yj, qu'on ecrivait III, est pour si. 
Hermann propose de lire '05uo*£(". et rien 
nV'inpc'i lie, si Tun veut, d'adopter cctte 
orthographe. Le texte des Panatlienees 
portait oayiE , qui est indifferemmcnt 
'OSutifj, J Ooua>i(a), 'Oouaei, 'OouGr/i et 
'Oo-JCT]. — 11 va sans dire que xiiav est 
indispensable, ;tu cas ou. Ton ne conser- 
verait point 1'uccusatif 3 Oo*Jt7r J (a). 

4 58. Ei7IOiu.(l), sous-eutendu auTw ou 
'Oouctei. 

4 59. "Ayw. Ancienne variante, evtn (on 
suus-entendait &ei$(n). 

4 60. "Q; apa.... Vers empruntc a VI- 
litide, XIII, 821. On le reverra plus baa, 
vers 525. 

461. 'Apyyjv. Aristarque [Scholies H) : 
(^1 6i7i>7j,) oxi xai 6Trj>ux6v XeYStai. Dans 
YIlittde } le mot */r)v est masculin. 



402, "HuLSpoVj nun sauvage : domeati- 

que. L'expiession i^ a'j) - o; inrliqiie qu*il 
3 'a git d'uue volaille ; et a: LTa*/) rjui^v evt 
olx0, vers I74j est le commentaire de 
rjUEpov. — Ol (eux, lis gens de la mai- 
son) a pour apposition explicative avs'p;; 
7]cs yuvaixe;. — 'Iu^ovt^;. lis tdchent 
d'eflravcr Faigle en eriant, et de lui faire 
Ijcluf sa proie. Scholies li et Q : 7ipo; 
xr,v nxr.TLv £Tp£/ov Tcoiav cp&>V¥)v a^iiv- 
Tc;, tv* pi'^vi Tr.v /riva. 

4 63. wSiaiv, a eux-me'rnes, c'cst-a-dii e 
aux deux voyageora et a ieur bote. 

4 G 4 . OI, eux ; Telcmacjue, Pisistrate el 
Menelas. 

1 65. rrjOrjcav,... Vers empnmte a 1'/- 
liade t XXIV, 321. — D&cnv, a tons : a 
tons les trois. — 'IavO'0, s'epanouit : Cut 
transporte de joie. 

\ til. 4>paC£0, montre : expHqae. 

4GH. "H, utftim, si ; rj£, a/i, <iu hien. — 
Ht'rodien [Scholies 11) considorait la phrase 
corame une interrogation directe, et il 
ecrivait r t l avec le ciix-ontlexe : to 0£b- 

TcpOV 7l£plT7TatTT£OV, w; £pa>T71[JLaTtx6v. 

Bekker, I"a?si, Ameis et La Rnclie out 
ad<ipte cette intliograplie. 

4 70. OJ, a lui : a Pisistrate. — e Trt0- 
xptvaixo, il put repondre. Didytne (Scho- 
lies V) : arcoxpiQEro- Homtre ne connait 






88 



OAVSZEIAS o. 



WTi 



I 






Tov o 'eXeV/j xavJTtETrXo; uTO^Oajjivr] caxo uOdov' 

KXuxe fieu ' auxap tf&t fxavxEuaofAat, to? evi Guuuo 
aOavaxoi paXXouci xal dw; TiluaOai ot'co. 
'Q$ oh yry ^pwai;', dxtxaXXof/iv/)v eVi oixw, 

eXGcOV £^ Op£0?, 6'Ot Gl yeVET] T£ T^XO; X£* 

to; 'Ooucteu; xaxd TroXXa TiaGcbv xal T.6Xk' iiiotXrfitii; 
ofxaoe warfyju xai xto-exai * r^t xal yj'oy) 
ofxot, dxap fAvrjCr^pcrt xaxov irdvxso-o-t outttfu. 

Tyjv S' a3 Tr}i\j.*yoc, ■ztizvu^.hoc, dvxi'ov yjucV 
Ouxto vuv Zeu$ Oe(y;, EsiySouTO^ icdam "Hpy^- 
tw xiv tm xal xEtOt Gew to; efyeTO&j.ijv. 

T H, xal £?' iVrcoiiv (/.daxtv (3aXev ot ok fxdX' coxa 
vjiljav ratSfovSe ota Ttxo'Xioc; [Ji£fjiacox£<;. 
Of os raaw)(/iptot celov £jy<,v d|A!pl<; e/ovxe;. 

AijGEid t' 7*e'Xio;, ffxicWrd te TOtaai dyutaf ■ 
e; 4>-/;pd<; o' ixovto AioxXyjo? uotI Scuuia, 
utfo? 'OpciXfyoio, xov AXcpEto- T£ ' X£ u a iS a . 
"EvGa Se viixV a'Eo-av 6 o£ xoi; nap fcfvia Gyjxsv. 

T H(j.O!; o' fyty&eta <p(£viQ poooodxxuXo; 'Htb;, 



IXV] 



175 



180 



185 



p.is la forme awoKpi/op.ai dans le sens cle 
repondre. II ne |* a employee qu'one seule 
fois (//We, V, IS), et dans uu sens tout 
materiel : detacher, sep.u, r. 

171. Tov depend dc CiitoiyOau.e'vj] :ayant 
pris I'avance sur liii. 

172-173. .MavT£'JfiO[iai,... Voyez les 
vers I, aOO-201. - Ancienne variante 
u.u6r,<jou.«t. ' 

174. "03e, e'est-u-dire o8ro« 6 oIetoc 
L'aigle est encore visiUe, et Helene roontre 
1 oi-cm en tendant la main. _ \\ xna X- 
).0(Uvr,v. L'oie ,st adultc; ,„.„', „,, , ,.,,„_ 
ti.iuc de I'onopar dYlle .Jrpuis qu'elle 
n'est phi uu poussin. .Scholics ]i, H et Q • 
WlpUx ucv ex vr.rrio'j, vOv Se b«V fati- 
(UMfaK T&s?ou.ivr,v. 

"6. Toxo; t;. llelroc suppose que I'ai- 
gle pone la proie > s <„. nil]) ,,„„,. (> 
uourrir sa eouvee. 

177. Tt'o-ETOi, exercera scs vengeances • 
tuera les pretendan.s corame l'aigle ■ t,,e 
I uie. — 'Hor„ sous-entendu £ ffT iv. 



1 7s. 'Atop, et mi-roe : bien plus. 

(80-181. Outw ... Repetition des vers 
VIII, 485 et 4B7. Voyez les notes sur ces 
deux vers. 

<80. O0tu>, ainsi, e'est-a-dire comme 
tu le prorilietises. 

182. 'E(iti) doit etre joint a f!d).£v : 
E7t;'6aX£ u.a.7Tiv, il appliqua le fouet; il 
donna du fouet. 

183. -Hijotv.... Ameis voit dans ce vers 
un remarqual.le exemple d'l.annouie ex- 
pnMha : u Man beacbta die sinuliehe 
■ '^dereidesRosselaufes.dieimRl.ytlimus, 
« m der dreifaciien Allitteration und der 
.Assouan?, des ( liegt. » — Ata WtoXtO { . 
Cao suppose que le palais du roi etait au 
centre de la >ille. _ MtlUD&r^, faisant 
effort : courant de toute leur force. Sous- 
entendez Rt«ov8l : pour gagner la plaine. 

184-192. 01 &i Ttavriuipiot.... Repeti- 
tion des vers III, 486-494. Voyez les no- 
tes sur ee passage. — Bckker rejette au 
bas de la page le vers 192. 



[XV] 



OAT22EIA2 O. 



iintous xe feuyvuvx' ava 0' dpp.axa itor/iX' ISatvov 
£x S' IXaaav irpoGupoio xal aiQou<7Y]s EptSouTtou ■ 
[xacti^ev S' sXdav, xw 8' oux axovxe hexe'cjGyiv. 
Afya S' euetO' ixovxo IIuXou ami) itxoXfeOpov 
xal T5T£ T-r\k£u.c<.yo<; upOCTECptovEE NECxopoc; ufo'v ■ 

NecTopiSy], iuo<; xev [/.oi u-n.OGy6u.iwoi; iekiazict.q 
[j.D0ov £[jlc5v ; Eetvot Si. oiau.Kzpkq luyoa.^ sivai 
Ix Ttaxspcov cptXdxrxo?, dxdp xai Sp^Xtxi? eiuev 
rJG£ 8' o8o; xal p.aXXov 6(xocppoffuvr i c , iv evr^ei. 
Mtq [jle irap£?; ay£ vrja, Aiotptyiq, dXXd XiV auxou - 
[XT] p.' 6 ylpcov dexovxa xaxdcyr, w eVi oixto, 
tifjievo? cptX££iv £(/i §s x_p£co Qacrcjov ixeaOai. 

*fl? cpdxo- N£axop$TjS o' dp' ao o-up-tppdccaxo 6u;j.w, 
outwoi; of xaxd p.otpav {jtzogj 6u.vjoc, xeXectecev. 
7 QSe Si o! cppovEOVXt Sodacraxo xlpoiov eivat ■ 
axp£^' iiiuou? £7il vrja Goyjv xal Qtva 6aXdao7)<; ' 



89 

190 



195 



200 



205 



194. Kai TOTt. Repetition textuelle 

dli vers IV, 69. 

495-196. II(o; xev (ioi... ; Par quel 
moyen pourrais-tu, apres me l'avoir pro- 
mis, aceomplir ma dcmande ? c'est-a-dire 
peux-tu, oui ou non, tacher de faire ce 
que je vais te demander? Voyez plus l)as 
levers 203. 

4 96. A£ est explicatif, et il equivaut a 
yap. Telemaque donne les raisons pour 
lesquelles Pisistrate doit accueillir sa de- 
mande. 

•197. 'ATap est conjonctif, comme au 
vers 178, et xal signiiie de plus. 

4 98. "Hoe o' 666;, et puis ce voyage : 
et puis le voyage que nous venons de 
faire de compagnie. — Kai u.a).>.ov, da- 
vantage encore. — ■ 'EvVjaei, sousentendu 

4 99. Mrj u-S napEl; ays vf,a, ne me 
mene pas au dela du navire, c'est-a-dire 
mene-moi seulement au port, et non point 
a la ville. Didyme (Scholtes B et V) : u.y) 
(j.e Ttapa tt)v <p£poucav ooov eiti xif|v vauv 
d),ATiv a-jayis?. Scholies H et Q : (p.r) jule 
7tapE$ aft) tic ti?iv 7to).tv Tipo; tov IS'eo"- 
Topa. a),),' £vt£u6ev auto; piv e! {SoOXcuo 
<X7lE).8eTv £l; TYjV tcoXiv, ep.e Se Xi'tte EV- 
teuQev iiti tr)v vauv (Jaoiaai. — AuxoO, 



la-meme, c'est-a-dire au port, pres de mon 
navire. 

20I. <J>i)iE'eiv, de (me) bien traiter. Scho- 
lies K et Q : p.Eu,vy)Tai to0" XP^ ?eivov 
■reape'ovTa <pi>, eiv (vers 74). — 'IxEaBai, 
d'etre arrive : d'etre cliez moi. 

203. "Ojmw; oi.... Ce vers correspond 
a l'interrogation mi; xev p.ot U7to<JX.6(iE- 
vo;..., vers t 95-1 96. 

204. *Qoe, sie i comme il suit : de (aire 
ce que je vais vous dire. Dans d'autres pas- 
sages oil on lit le meme vers (ainsi Iliade, 
XI II, 4 58), d)0£ se rapporte a ol <ppoveovTi. 
Mais c'est qu'alors la phrase ne se termine 
point avec le vers. Ici, comme au vers V, 
474, il precise ooao-CTaxo x£p5tov eTvat. 

205. ^TpE^E) , il detourna. Sous-en- 
tendez ajro t>); ^po; tcomv 6oo0 : de la 
route qui menait a la ville. Pylos etait si- 
tuee sur une colline, et assez loin de son 
port. II en etait de meme, en Grece, pour 
presque toutes les villes maritimes. — ]Ni- 
canor (Sc/iolins H) sup[)ose qu'il e^t pos- 
sible de se tromper sur la voyelle reni- 
placce par une apostrophe, et il nous met 
en garde contre cette erreur : to 7i).YjpEi 
$0TpEiJ/Ev, ou o-xpEil/a' in' a».vic yap 
ap/ii; £(7Ti. Quand meme il n'y aurait pas 
asyndete , crrpe'j/a ne peut guere venir a 



A 



m 



HI 



90 



OAT22EIA2 O. 



[XV] 




vtj'i o eVi itptijxv/) e^aivuTO xaXAipia Scopa, 
£cGr,Ta 5(puadv -ce, xa o! MEviXao? I'Scoxev ■ 
xat jxiv Eroxpuvcov Sroa TCTepo'evxa irpocTjuSa ■ 

. StiouSt) vuv avaSaive xeAeue te iravxa? eTai'pou?, 
Ttptv lf/i ol'xaS' ExecrOat airayysiXai te ylpovxt. 
Eu yap £yw t6oz oiSa xaxa cppeva xal xaxa Gulio'v 
olo? xtlvou Gufxo? frreepSuS;, o3 ce p.£G"/]<7a, 
aAX' auTo<; xaX£wv Ssup' EiVrcai " ouO£ e cp7]uu 
sty ilvar. x£V£dv • (xdcXa yap x£j(oXc6(7£Tai Iji/rnjc;. 



210 



l'idee : c'est meme surtout alors qu'il serait 
absurde. Mais il est evident pour moi que 
Nicanor a ecrit atpityu, et que orp=iia 
est une faute de copiste. Ceux qui lisaient 
(jxps'iWi s'autorisaient sans doute des pas- 
sages que j'ai rappeles dans la note prd- 
oedente. Ainsi, Made, XIII, 459, il y a 
pvjvai, et non (3-^ la phrase n'etant point 
terminee apres xeoSiov Eivai. 

206. Nrji o' evi 7tpuu.v^) elottvuTO xdX- 
)>tu.a culpa, phrase elliptique : et il tira 
(du cnffre) les beaux presents (afin qu'ils 
dissent) sur l'arriere du navire. — II faut 
sous-entendre de plus que la poupe du 
naVire louche au rivage ; que le char est 
arrete pies de la poupe; que Telemaque 
est inonte sur le tillac, et que Pisistrate 
lui tend les objets du liaut du char. II 
est inadmissible que vY)i 6' eVi 7tpvu.vr, 
soit pour vrja o' etc 7tpuu,v»]v, et la tra- 
duction naeis in puppim depromebat est 
tout a fait arbitraire. Si le poete eut voulu 
dire cela, on lirait, dans le vers, vija 
8' iw. itpOu.vv)v. — Bothe, qui n'expKcjne 
point le passage, a l'air de prendre pour 
une explication exacte la scholie que voici : 
ara; sVi t9j ; npOu.vm<; e3e X st (to) SuSpc' 

TOOEE5aiVUTO(IT,U.aivElT6 E^pElTO 

=v6ev i) tou ; i z 0ua<; alvupivY] toT ? Y 6u. ? oi- 
Tpiaiva. Mais la premiere phrase ne peut 
se rapporter qu'a Telemaque, et elle ex- 
pnme seuiement un des fails sous-enten- 
dus. S, elle etait une explication des mots 
du lexte, cette explication serait fausse et 
qui pis e>t, en foraelle contradiction avec 
tout le reste de la scholie. Cette note que 
donnent a la fois B, H et Q, est evidem- 
ment une citation d'Aristarque, ou, si l\, n 
veut, d'Aristonieus, mais mutilee a la 
trie. Tout devient parfait, si on la restitue 



comme il suit : ft StTcXvj npo? to <ti(o- 

7UOU.EVOV, OTl Tn/Eu.070;) CTTO? Elti Xfl( 

•tpup-vri; eoe'^eto (to) cwpa • to Se i&i- 
vuto.... L'exemple qui termine la note est 
un vers hexametre auquel il ne manque 
que le premier pied, mais a condition de 
supprimer les trois articles ^, toO; et toic 
et d'ecrire yopipoim. J'ignore, comme 
Bothe et comme tout le monde, d'oii est 
tire ce vers. 

207. 01, a lui : a Telemaque. On a vu 
VIII, 440, un vers semblable a celui-ci. 
209. lirovSfl, en toute hate. 

21 I. Eu yip Vers emprunte a 17- 

liade, ou il est plusieurs fois repete, et oil 
nous I'avons commente, IV, 163. 

212. Oio; xsivou 8uu.o? vxicfiior,, sous- 
entendu e<jti : qualis est illius animus 
I'e/iemens, vu le caractere iuiperieux dont 
je le connais. Cette expression tout entiere 
est empruntee a VlliaJe , XVIIf, 262. 
— L'epithete CmEpSio:, dans la bouche de 
Pisistrate, ne peut avoir qu'un sens adouci. 
Le vieillard est bon ; mais il est entete et 
if tient ferme a ses idees. 

213. Ka).£ti>v au futur, sous-entendu a£; 
jiour t'inviter. — ElaETai, de e^u.i : il 
viendra. 

214. Keveov, vacuum, e'est-a-dire sine 
te : sans toi. — Ke/o).U)!JEtoi'.. Pisistrate 
suppose le cas oil Telemaque refuserait de 
mooter a Pylos. — "EixTtrj; (omnino) si- 
gnifie que le vieillard n'y manquera pas. 
— Quelques anciens prenaient cet adverbe 
comme synonyme de u.dXa, et ne lui don- 
naient ici aucune valeur. Scholies H : 
•JtepicrcTOv xeiTai to Ep.7ty,;. Meme comme 
synonyme de p.dXa, il ne serait point re- 
dondant : il eleverait au superlatif l'idee 
exprimee par cet adverbe. 



*»- 



[XV 



OAY22EIA2 O. 



°£J? apa cptovqcras eXa<>Ev xaXX(xpiy_a<; itttcouc; 
3f\i riuAtav ek acrxu, 6oai? 8' apa St6p.a9' i'xavEv. 
T-/]A£[j.a/oc 8' Ixapoicnv s-noxpuva? exeXeuctev 

'Eyxo<j[A£ixE xa Tv'r/i , Exatpoi, V7)t p.EXat'vY]' 
adxoi x' du£atvco[Jiev, t'va iipr J o'ffCi)jjL£v 60010. 

"Q? i'cpaG' ' o! 8' apa xou jxaXa jasv xXuov r t Zl u(9ovxo. 
Afya 8' dp' EtffSaivov xal Era xXrjtot xaOt'Cov. 
"Hxot 6 [aev xa uovaxo xal £uy£xo, Oue 8' 'A6^v»] 
V7)t irdpa Tcpt5fXVY| ' cr/_£O&0£v Si of ^Xudev dvYjp 
xy)X£8auo?, <p£uycov Ic; 'ApyEo:; dv8pa xaxaxxa;, 
aavxt? " axap ysv£r ; v y£ MeX<£[Mw8oc Ixyovo? yjev, 
3? xrplv [i.£v tot 1 Evais riuXcp £ v i , p.r,T£pi pt^Xcav, 
dcpvEis; riuXt'oicrt ply' '&■>■/(*. ocoaaxa vafiuV 



91 

215 



220 



225 



1 



m 



215. *Qs apa cpawjija;.... Repetition du 
vers V, 880, D'apres ceci, il n'y a pal de 
doute que Pisistrate, pendant le Uansbor- 
dement des oljjets qui etaient dans le eol- 
f're, ne soit reste sur le char. — E).a<xev. 
Aneienne variante, ip.a<iev, 

216. "A"^- Pisistiate rebrousse chemin 
puiir reprendre la route a l'endroit ou il 
Pa quittee, vers 205. 

217. T7i)ip.a/_o;.... Voyez le vers II, 
422 et les notes sur ce vers. 

2)8. Ta T£uy_e(a), ces agres. II les 
montrc. 

2*9. 'OSotO. Voyez la note du vers 
II, 404. 

220. "il;.... Repetition du vers III, 477. 

22J, Atya.... On a vu des vers ana- 
logues a celui-la, II, 41<J et IX, <U3. 

222. Ta, ces choses : tout ce qu'il y 
avail a faiie. — 0Oe, il offirait des p re- 
in ices. Voyez le vers XIV, 44(j et les notes 
sur ce vers. 

223. "HXuQev- Aneienne variaute, rf/.ct- 
aev. Avec cette lecon, le personnage arri- 
verait raontc sur un cliar. Kien n'est moim 
vraiseml)lal)le. J'ajoute qu'on a vu, II, 267 
et ailleurs, cryeooOev oi o\ 9)),8ev XI^wi. 

224. Ty]).EOa7l6^, d'un pays lointain : ne 
loin de Pylos. — <I>£uy(*)V., exile, on plu- 
tot rcfugie. II avail quitte son pays par 
crainte, et nou en vertu d'une sentence 
de bannissement. II voulait echapper a la 
ftOtv^j, Schohes H : vuv t6 tpeuytov avTi 



xou exovrio); xara/iTidiv u7tep xou 
JkoeX^ou IUavxo;. — "Apyeo; designe le 
Peloponnese, PArgos Aeliaique, et Don la 
ville d*Argos. Scholia D : "Apyio; ok ou 
tt,; tc6),eci>c* iXka tyj; /topa;. — Kaxa- 
xxa;, ayant tue : parce qu'd avait tin*. II 
<■•>( aonvent question, chez Hoxnere, d'ex- 
patriations par suite d'homiridr. Patrocle, 
par example, euit on rcl'ugit' da meine 
genre que relni dout il rst iei question, 
Ou verra plus has des details, vers 272-276, 

225. 'Atap.... Tout re qui suit, jns- 
qn'.iti vers 266, est uue sorte de paren these. 
Le poete tient a ce qu'on n'ignore rien de 
tout ee qui concernc le peisunnage, qu'il 
W inineia >eulement alors par son iiom. — 
Mi/dixTTooo; Ixyovoc r,v. C-v'i expliqoe 
la qualification de p.dvTi;. L'art de la di- 
vioation se branamettait, comme les autrea 
ails, tic pere en ills. — Voyez I'lustoiif 
de Meiampua, \I, 291-206. 

226. "O; (Icqucl) se rapporte a Melam- 
pus, et nun a IVvile Sckoliss V : 6 Ms- 
>d[J-7lou;. — llpi v , d'ahord. 

227. HuXiotfji, comme £v ITu^wifft. — 
Me'y(a), adverbe : tres. Aneienne van ante, 
p.et(a). ScholUs H i$\ vpasr, p.eTa (uEia 
a cause de la position), avxi tciO ev II u- 
Xiotc* M-Eta nu),Luv viitov iloya. Su)- 
p-ara. IIOXio; y 5 P *) v - ^ vst probable que 
p£T(a) n'est qu'une correction, d'ailleurs 
parfaitement inutile; car le datif, chez Ho- 
mere, a souvent le sens du locatlf. — Naio>v, 



I 



■ 



92 



OAY22EIA2 O. 



I 



Si] to'te y' aXXcov Sy][jlov afpfxexo, iraTpt'Sa cpsuycov 
N7)Xea te [XEyaGufxov, dyauo'TaTOV '(coovtcov, 
o? of ypriiioixa iroXXd teXeccdo'pov etc; eviocutov 
tiyz |3fy). '0 Si Tew? f/iv Svl [xsydpoi<; $uXaxoio 
§£o-p.to £V dpyaXEco Se'Seto, xpaxsp' dXysa uaa^cov 
Eivexa Nt)X^o<; xoupvjs #nr)c; te (Japefojc;, 
tt^v of £ra cppEai 69)X£ Gecc SacrtXrjTi? 'Epivu?. 
AXX' 6 [A£v Exrpuye K'Tjpa, xai vjXaaE (3ous iptpiuxou? 
EC II'JXov ex $uXax7]<;, xat ETtaaTO spyov oceixe; 
avTiOsov NYjXvja, xa<7iyv7]T(p Se yuvatxa 
7^yay£T0 upoi; o\6{j.aQ\ 'O §' aXXcov ixeto o-?J(aov, 
Apyo? ic, muo'SoToV To6t yap vu ol alatixov -^sv 
vatlfXEvat TOXXofctv dvacrcovT' Apyefoionv. 



[XV] 



230 



235 



240 



W 



si pres de IvaiE, a clioque Bothe. Mais 
Homere est pleia de ces negligences, on 
plut6t de ces naivetes. D'ailleurs la correc- 
tion proposee par le critique, 8; upiv uiv 
EviavE au lieu de 3; npiv uev 7IOT' EvaiE, 
est pour le moins un peu bizarre. 

228. Tote, oppose a Ttpiv , equivaut a 
EttEiTa : ensuite. — 'AXXwv. Ancienne va- 
riante, dXXov. Cette lecon est mauvaise. 
Voyez plus bas, vers 238. Eustatlje : ev Se 
t<5 dXXwv 8y]u.ov diptxETO, oiqpopEt- 
xai u,ev xaTa t9)v YP°W to aXXcov, 
xpeiTTOv 6e exteiveiv auTo, ittei u.et' 6- 
Xiva el? ToTtov o-tiovSeiou XciTai to, 6 
o' dXXtuv "ixeto 6t|u.gv. 

229. NriXia te, suivant quelques an- 
ciens, equivaut a 6ia NviXsa, et la copule 
est inutile. Scholies H : Xeihei ^ old, Slot 
Nr)>E'a, xai 6 te roxpeXxEi. C'est la une 
supposition toute gratuite, et l'explication 
litterale ne laisse rien a desirer. 

230. Ot, d'apres les modernes, se rap- 
porte a eT X e, mais les anciens lui donnaient 
la valeur d'un genitif. Scholies B et Q : o i 
dvu toO aCiToO, 0>5 Ixewou 6jto<iYO- 
pivou cpipstv toc; (ioOc 4vtl govuy. tt); 
xoprn yap Tr)v oOtriav djuo-jiao-ev. 

231. 'O, lui : Melampus. — Teok 
Scholies P et V : g w , TO o TeleitoMjvai toy 
iviocvroy. — *uXaxoio. C'etait le pere 
d'lpbiclus. Voyez Vlliade, II, 7u5. Voyez 
aussi VOdjrsse e ,Xl, 290. — Au lieu de cfu- 
Xdxoio, quelques textes antiques donnaient 



'I^ixXoio. Mais la premiere syllabe de ce 
mot est longue, et elle fausserait le vers. 

233. Ei'vExi NnXyjo; xoOpv)?. Cette Clle 
se nommait Pero. Voyez le vers XI, 287. 

234. AaffTcXrJTi;. Ancienne variiiute, 2u<j- 
tcXtITI?. Les deux mots paraissent syno- 
nymes. Scholies V : oua-Jtpoo-itEXauTO;- 
xai [lEydXa); E|niEXiCouo-a , iuayep^; 
J> dv TtpouixEXadO^. Scholies B, H et Q : 
SuoitXiiTii; tc; ousa, 5 eoti ouaTteXaaToc, 
dvTi toO xaTaTtXr)XTi/.ri. y) 'Epivo;, (prjoiv, 
I6r)XEv ei; voOv ra MEXd(j.iroSi to Ta; 
Pou; 'IcpixXoo 07ioaXEo6ai ni NriXsi. 

236. 'EuoaTO est construit avec deux 
accusatifs. On a vu un exemple analogue, 
Made, XVII, 34. Scholies B et Q : dvTc 
tou e^etioe to) Nt.XeT ETnTa^Ev Ipyov, 6 
rjv dsixEc, 3 esti oxXripov xai jir) eTxov, 
dXXd ouaxaTopOojTov. 9i Ta i3ia ^priptaTa 
avaXaSaiv tov xaTE^ovTa eTijxiijpndaTo. 
— 'Epyov aEtxE?. Kelee avait manque a 
sa promesse formelle. Scholies B et Q : 
|iETd to evey.6ijvai to? poii?, NyiXeO; oO 
itapeTxE Trjv xopr)v eo>; otiou u.dx^l vsvi- 
xv]xai uTto Toiv 'Au.udaovi6oJv. 

237. Kaoiyvr]TOV. II s'agitde Bias. Me- 
lampus et lui etaient ills d'Amythaou. 

238. 'O Se, quant a lui : quant a Me- 
lampus. 

239. T66i. Ancienne variante, 66i. 

240. Avdo-<jovT(a) ou dvdaoovTfi), sui- 
vant qu'on rapporte ce participe a vatE- 
(xevai ou a oi. 



IXV] 



OAY22EIA2 O. 



93 



"EvOa §' Ivt)[JL£ yuvatxa, xal O^epscpei; Gixo Sco^a ' 
ydvaxo §' Avxicpaxr)v xal Mavxtov, ui£ xpaxaico. 
Avxicpaxv)? ptiv Ixtxtev 'OtxXYja p.£yaGu[j.ov ' 
auxap 'OixXetY)? Xaoactfov Aij.cpiapaov, 
ov ■rce'pi xyjpt <p(Xei Zeui; t' ai-yloyoq xal AtoXXcov 
TravTOtYjv <piXoxY]x'* ouS' i'xsTO y^paoc; ouSov, 
aXX' SXex' ev ©i^Yjai yuvat'cov etvexa Scoptov. 
Too 8' ulei? eyevovT 1 AXx[j.atcov 'ApicpiXoyjSi; ts. 
MavTio? au xIxexo IloXucpeiSea X£ KXeixgv xe" 
aXX' vjxoi KXeitov yjjucdGpovoc; Yj'puac-ev 'H(b? 
xocXXeck; ei'vexa 010, iV aGavaxoicn fjLSTsfyj. 
Auxap uTilpQufjiov IIoXucpEwea [xavxiv AtoXXcov 
Gt|X£ ppoxcov 6'yJ apurxov, sua GavEv Ap.tptapao? - 



245 



250 



241 . "EvGa, la : dans le pays des Ar- 
giens, c'est-a-dire dans le Peloponnese. 
Voyez plus baut, vers 224, la note sur 
"Apyso;. 

244. 'Aficpiapaov-Zenodote, 3 Au.^idpYiov. 
Didyme [Scholies H) : ApiGTapxOi; 6 id 
tou a, Z'Ovoooto; 61a tou yj. 

245. ,s 0v Tiept On a vu un vers ana- 
logue, Made, XIII, 430. — llspt est ad- 
vcrbe. Si Ton ecrit ire of, preposition, il 
vaut mieux le joiudre au verbc cpwei (tce- 
pLesiXet) que de lui donner xvjpt. pour re- 
gime } ce qui affaiblit le sens. — 'AuoXXtov. 
Ancienne variante, 'AG/ivy]. 

246. Ouo(e), dans le sens etymologi- 
que : non autem, sed non, Didyme [Scho- 
lies H et Q) : 5 8e 7iapd auvra^v xEiTai. 
Xeyei yap 5n xai7Up 6EOtpiXr,; wv oux 
eyripaiTE. to ouv e^;, y^pao; oe guoov 

OUX ^XETO. OU.OIOV G£ SOT I TO), Gu5' 'A- 

yau.Eu.vwv > -9^ y* E p 1 5 5 t yj v Ttpto- 
t v e 71 Y] 7T £ 1 >. Y] a 1 'A x 1 X r\ I [Uiade , I , 
318-319). to yap ££t};, 'Ayauiu,va)v 6* ou 
ATJy* epioo;. — Cependant quelqncs anciens 
laissaient a ouo(e) son sens ordinaire, parce 
que mourir jeuue, c'etait, selon eux, un 
bonheur. Et ils citaient les vers fameux 
de Menandre. Scholies H : ett; auu,6o).ov 
ty); Oeo^iUai; to u.y) xaTayTjpacat ■ au.!pto 
oaipa , to uiv 6£0?iXta; , to 6e [xtxpo- 
/poviou CwTJ;. Scholies V : 6eo; yap ir£- 
7rpWL(.£vY]; oux dnroXOet, Cwvti Se ayaQwv 
aiTio; ytvetat. y) to MevdvSpEtov, ov ol 



6eol cpiXouo*iv auoOvYiffxet veo;. — ■ 
Didyme avait fait la meroe citation ; rnais 
c'etait pour montrer la flagrante opposition 
des idees entre les deux poetes : TQUTtu 6 
Ms'vavopOQ ou 71 p 0(7 £ay yixwi; £t7rev " 6v 

ol Oeoi En effet, le degout de la vie 

n'est point un sentiment homerique, et 
n'appartient qu'attx societes vieillies et raf- 
iiuee5. Ce n'est point par Menandre qu'il 
faut expliquer Homere. — rr,paoc ouSov. 
Voyez dans Vlliade, XXII, 60, la note 
sur Inl yripao; ou8w. 

24 7. Tuvatwv E^vexa owpwv. On a vu, 
XI, 520, la meme expression appliquee a 
une autre Iegende. lei il s'agit de la trahi- 
son d'Eripbyle. Didyme [Scholies V) : 
tov oo\).ov iiil tw 'Au.cptapito aXOUO"T£OV. 
Voyez lez vers XI, S26-827. — D'apres 
Arista t que, Homere ignore la vengeance 
d'Amphiaraiis par son fils Alcmeon, sujet 
pourtant si fameux cfiez les poetes poste- 
rieurs : (^ SiuX?], oti) oux oioev °Ou.Y]pO(; 

TOV 'AXx[J.d0va U.YlTpOXTOVOV. 

249. MdvTio;. Mantius etait le fils de 
Melampus et le frere d'Antiphate. Voyez 
plus baut, vers 242. — Au, a son tour. 

251 . KdXXEo; el'vExa..., Ce vers est era- 
prunte a Vlliade J XX, 235. Mais Aristo- 
nicus, dans les Scholies de fenise. blame 
cet emprunt. 

253. BpoToiv depend de 6/' dpiTtov, 
qui se rapporte a u.dvTtv : le jilus Jiabile 
devin qu'il y eut dans le monde. 



■ 






I 



94 OATSSEIAS O. 

6'c p' rrapiqrajvo' ar£vai(7aT0, -reaxpi -/oXtoGsi?, 
evQ' 6'ye vaiexacov {/.avxeusxo Tract |3poxot<7iv. 

Tou piv ap' uloz, eV/jXOe, 0EOxX'J[i.Evo? 8' 6'vofx' r^v, 
o<; tote TyjXepLa^ou reXa? i'cxaxo" x6v 8' exfyavev 
c-rcEvoovx' Eijyo'f/.Evo'v xs 6o-?j -rcapa vy]'i |/.eXa(v/) ■ 
xa£ [xiv ^cov/jcac; e-rcea -rexspoEvxa irpooTjiiSa ' 

12 cpi'X', etcei (7£ Guovxa xiyavco twS' eVt '/copco, 
Xtcaop.' u-rcsp Oue'cov xal Satpovo?, auxap s'-Eixa 
0"% t a'jTOU xe^paX% xal sxaipcov, of xoi liwjvtat, 
el-res' fjt.Gt Eipopivcp vr^epxEa, jj.y]§' E-rctX£uc7)<; • 
xi? tco'Gev ei? avopcov ; tcoGi rot tcoXi? V]Oe xoxyjec; ; 

Tov 8' ait T-/]k£[t.cx.yoq TeE-rcvuptivos avxi'ov 7]u8a * 
Toiyap e'yw xoi, £eive, p.aX' axpexe'cix; ayopeuaco. 
'E£ 'iGaxT]? yevo? dp\, -reaxYjp Si fxo£ scxiv 'Oouco-eu?, 
ei ttox' s'y]V vuv 8' yjoy) a-rcscpGixo Xuypov oXsGpov. 
ToiJvExa vGv Exapou? xe Xa6cov xai vvja psXaivav 
'/]XQov tce-jco'^evo? -rcaxpd? O'/jv ofyopivoio. 



[xv : 



255 



260 



265 



270 



251. "0; estderaonstratif : celui-ci, c.-ii-d. 
Polyphide. — 'Tmpj]<sir,yo[z), a Hyperesie. 
C'etait une ville de 1'Achaie. Yoyez V Iliads, 
II, 573. C'est de cette ville que venait l'exile. 
Seholies B etQ : TtoXi; "Apyou; i] 'VjiEp- 
Tioia. tint yap 6ti i\ "Apyov; yjXOev (vers 
224) 6 0£OxXu(jlevoc. — IlaTpi. Mantius. 

256. "Ev6a, la ou : et dans cette ville. 

256. Tou.... uioq, le fils de celui-la : 
Je nls de Polyphide. 

258. l7tEvSov:' E'j/6(xev6v te.... Voye* 
plus luut. vers 222-323. 

26). V7r£p, au nom de : par. — Aai- 
p.ovo;. Theoclymene ne sait pas que la di- 
vinite est Minerve; inais il voit liien que 
Telemaque offre des premices ii une divi- 
nite. De la le terme general dont il se serf. 
Didyme {Seholies B, Q et V) • Omp Tau- 
Ti; trj? 6uo-ia; xai toO oaipiovo; Si Bust; - 
avti tou xa-ra xrj; Suuia; xai 6ai- 
HOV05. — AOxap eiteira. Ancienne va- 
riaute, rfii TOxr,wv. 

262. Kai staiptov, sous-entendu xe^a- 
).YJC, attique ivj; xstpaXrj;. 

263. ElTie p.01 slpojxeva), die mihi inter- 
rogunti, reponds a ma question. — Nr]- 
HipTs'a depend de tWi. 



264. T£; itoBev.... Voyez. le vers I, 170 
et les notes sur ce vers. 

266. Toiyap... Repetition du vers XIV, 
192, sauf ijsive a J a place de Tauta. — 
AyopEUffto. Ancienne variante, xaTaXs^o). 

C'est plutot uue glose. 

267. Fe'vos, de race : par ma famille. 

268. Et ttot'e^v, si jamais (cela) fut : si 
ce n'est point la an songe. Telemaque, qui 
etait encore a la mamelle lors du depart 
d'Ulysse, n'a point connu son pere. He- 
lene, dans Vlliade, III, ) 80, se sert de la 
ineine expression a jjropos d'Agamemnon 
son bcau-frere, dont la vue lui rappelle des 
temps evanouls. — Auypov oXeOpov, vulgo 
Xuypw 6>eO[Joj. Didyme [Seholies H) : ai 
/apiEOTEpai Xuypov oXEflpov. Notre 
vulgate n'est qu'une correction ancienne, 
ou plut6t une glose jiassec dans le texte. 
Je retablis, avec Ameis et La Rocbe, la 
leron notee par Didyme. 

269. ToiivExa, voila pourquoi, e'est-a- 
dire alin de savoir a quoi m'en tenir sur cc 
sujet : pour m'assurer si Ulysse est mort 
oui ou non. 

27u. ^HXOov.... C'est le eonseil que lui 
a donne Minerve, I, 181. 



[XV] 



OAY22EIA2 O. 



95 



Tov S' acute irpoaeeme GeoxXucjcevo? Oeoeioy^' 
Outw tgi xal Eycov ex TOXTpfSo?, avopa xaTaxTa; 
EjxcpuXov" ttoXXoI §e xaa£yv7]T0c T£ etaci T£ 
"Apyos dv' mircifioTOv, (/iya SI xpare'ouaTV 'A^atcov. 
Tcov uTtaXEudut.£vo<; Savaxov xal Kvjpa piXaivav 275 

oeiiyw, £7T£t vu [xot acaa xact' dvOptoTiou^ dXaX7]C70at. 
AXXd p.£ vy]6<; IcpEccrat, iizd as. cpuycov Ixeteug-ac, 
p] p.s xaTaxTEivcoct ' SitoxsiAEvat yap 6'ico. 

Tov §' a3 Trik£\i.<xyo<; TC-nvujjtivo;; dvxtov 7]uoa' 
05 [xev S'/] a' eGeXovtoc y' d-rcojato vyjos £&n}$, 280 

dXX' etieu ' auxdp xeiOi <piXiq<7£ai, old x' f^tofAfiV. 

"0? dpa tpcov/jCag o( £0£^a-co yakxzov £y'/°?> 
xal Tc$y' eV ixptocptv tocvugev v£q<; d(Jt,<pieXt'aa7](; ■ 
dv 8e xai acuto<; v/]6^ i&hpvzo izovTOTz6poio . 
'Ev 7tpup<.v7] o' dp' suectac xocOeXeto, Ttdp ok ol outco 285 






MM 



272. "Av8pa xaTaxTa;, comme au vers 
224 : pour avoir tue un liomme. 

273. As est explicatif, et il equivaut a 
vap. — "Etiii te, sous-entendu eiuiv auTd) 
(il a). 

27 B. Twv, d'eux : de leur part. 

276. *Jvrcst vu plot. C'est par son art 

que le devin Theoclysnene connait sa dcs- 
tinee ; car il n'y a que peu de temps qu'il 
a quitte Hyperesie. Didytne [Scholies H) : 
oO/. sx. twv &7to6dv twv, a).Xa xai to; 
[xavTt; oToev. 

277. "E^etyaat, installe. Voyez, XIII, 
274, la note sur ce verbe. 

278. A(COX£U,eYai, persequi, qu'ils sunt 
en chasse : qu'ils courent apres moi. 

280. 2' eOeXqvtcc. y(e)j toi du means 
voulant, soufi-enteudu [j,yj (XTitouicrSai. — 
Botlie propose de changer efteXovTa en 
eOeXovti, ad verbe : mea sjjontd , sans y 
etrc force. Cette correction a deux defaults 
graves : aucune raison ne la motive, et 
Tadverbc s^eXovti n'appartient pas a la 
langue d'Homere. 

281. Keith, la : sur le navire. — Ota 
v.' £/a>u,ev, suivant les choses que nous 
aurons : d'une facon proportionnee a nos 
ressourccs, e'est-a-dire aussi bien qu'il 
nous sera possible. 

282. 01, le datif dans le sens du geni- 



tif, comme s'il y avait ly/O^ auTOu. On 
a plutot Fhabitude de rapporter le mot 
ol au verbe. II est alors 1'equivalent de 
arc' auTOU. Voyez dans VIliacle } II, 186, 
la note sur Ss'^aro ot. — Nous compre- 
nons, du resle, comment la chose se passe. 
Scholies Q : xaiw tov £kteiv<x; ir,v ysTpa 
£ota-xsv zlr, t6 kXo/lov to 56pu, p.£Ta 5s 
to oouvat 66pu stTa av£6r\. Les memes 
Scholies ajoutent : Xeittei t?) Trap a, W ^ 
Trap' auTOu. C'est la une nouvelle preuve 
que les anciens regardaient ot, dans ces 
phrases, comme tenant purement et sim- 
plement lieu d'un genitif. 

283. 'Etc' ixpio^tv, sur le tillac : a Tar- 
riere du navire. Voyez le vers III, 353. 

284. "Av doit etre joint a e67iTETO. — 
A'jto;, lui-meme : Telemaque. On se rap- 
pelle que Telemaque faisait ses offrandes 
prea de la poupe du navire. et par conse- 
quent sur le rivage : vv)t 7iapa 7tp0u,VT{I, 
vers 223. Pour deposer sur le tillac hi 
lance de Theoclymene, il n'avait eu qu'a 
allonger le bras. 

285. Ot n'est plus enclitique comme au 
vers 282. Herodien (Scholies H) : asi vj 
ol TCpOTac-crou-EVTi tyj; ETtiTayu-aTiy^; 6p- 
6oTOV£iTat, aEo"7]u.£twpi£vou toO ; aXXa 
ol auTto Zeu; 6X^o*Eie piyjv (IV, 
667-G68). 



i I- A r *-,**j; 



96 



0AT22EIA2 O. 



:xv] 



i 

IK 



eI<7£ 0£OxXu|/.evov" xoi <5£ Trpufxv^c-t' IXucjav. 
T^X^a^o; 8' ixapoiaiv e'lTOxpiivas exsXeuaev 
oirXwv airreaGat • io\ 8 effffuf/iv&JS ett(Govto . 
'icrcov 8' stXaxivov xo(Xrj<; eVrocGe fKEatfSkn; 
(TT - ?jcav a£(pavx£C, xa-ra 8e 7ipoT<$vot<7iv EOrjaav • 

eXxOV 8' EdT^a X£UX0C eWxpETCTOlffl (3o£uctv. 

Tolciv 8' I'xpievov oupov t£t yXauxtoms AGyjvy), 
XaSpov ^Tiaty^ovTa &' aiGipo?, 6'^pa Tavtara 
vrjus avu<j£[£ Geougoc GaXaaar,? aXf^upov u8cop. 
[Bav 8e irapa Kpouvouc xal XaXx(8a xaXXipe'eGpov.] 

A6g?i6 t r l ikio$, ffxi^covTd T£ nacat ayuia£" 
•/j 0£ 4>£a<; Itc&xXXev, eVstyopivy] Ati? oupax, 



290 



295 



287-29I. Trj),E(j.a/oi;.... Repetition des 
vers II, 422-426, sauf £g-o-vuiv<i>; eui- 
Sovto a la plnce de 6-tpuvovTo; axouuav. 
Voyez les notes stir ce passage. 

292. Toujiv... Repetition textuelle do 
vers II, 420. 

293. Aagpov, 1'adjectif pour l'adverbe : 
avec force. On a vn, Made, II, < IK, XiSpo; 
enaiyi^v. — Eustathe semlilc dire que 
XaSpoc s'ecrivait aussi Xavpoj.Cetle ortho- 
graphe ne provenait que d'une confusion 
de son, ou plutot d'une fausse etymologie : 
ou (jcpa>Epov ptv, el xal tij au &1986YYW 
itapaXriYETai mxpa it]v aCpav. apE'axet 
6e toii; axptSesTEpoi; Sii ToO pvjta Ypa- 
<pEff6ai. Le mot XdSpoq se rattiche a la 
racine Xa6, et n'a rien de conimun pour la 
forme avec aijpa. — '£7taiYirovxa, soule- 
yant les vagues. Aristophane de Byzance 
ecrivait iTtaiuaovta (s'elancant). Quelques- 
uns regardent cette variante cumme uoe 
explication, et attribuent a Aristophane la 
lecon meme d'Aristarque. C'est une erreur. 
II suffit, pour voir que licafooovTa est 
liien une lecon, de faire attention i la 
place de ce mot dans la note de Didyme. 
Tout ce qui suit ce mot est emprunte a 
Aristarque, justifie UaiyHovta. , et con- 
tredit Eitaiu-dovra, qui n'a ni la meme 
plenitude de sens ni la meme energie [Sc/,o- 
liesQ) : 'Apio-io^avr,; inataaoiTa. at- 
Yi«a? tXtfdv ta? (up* %<Lv xaTaiYioa? 
xai o-poopa; Ttvoa; tuv Gve'XXcov. „ 

294. 'Avuseie.... OSwp, achevat l'eau : 
fit la traversee complete. 

295. Bav 6e.... Ce vers est cite par Stra- 



bon,VIII, p. 350 et X, p. 447, et.dans ce 
dernier passage, avec I'epithete TTSTprJEo-- 
o-av au lieu de xaXXtpeeflpov. II n'est pas 
dans les manuscrits de VOdyssee; il n'est 
pas commente dans les Scholies ni dans 
le livre d'Eustathe. Barnes est le premier 
editeur qui l'ait insere dans son texte. On 
le met avec raison entre crochets ; car il 
n'est autre chose qu'une transcription plus 
ou moins alterce de ce qu'on lit dans 
VHymne a Apollon, vers 425 (ou II, 247) : 
P»i l\ 7tapa Kpouvoii; xal XdXxioa xai 
napa Auutiv. Ce qui a fait croire a Bar- 
nes qu'il appartenait a VOdyssee, c'est 
qu'il est suivi, dans VHymne, du vers XV, 
2B8 de VOdyssee textuellement reiiroduit, 
puis, apres celui-Ia, du vers 297, tres-peu 
modifie : 9)8e jtap' "H>.iaa Slav, 061 xpa- 
teovo-iv 'EitEioi- Eute <I>spa; ejie6oc)iXev, 
aYaXXopivri A16; o0p«. Mais ces emprunts 
ne prouvent rien du tout pour ce qui con- 
ccrne le vers 295. — KpouvoO;, les sour- 
ces. Ces sources etaient situees dans I'Elide 
meridionale, sur la c6te, a pen de distance 
de la Chalcis d'Elide, qui etait tout a la 
fois un canton, une riviere et une petite 
ville. — XaXxt6a, avec I'epithete xaXXi- 
pE'e6pov, designe la riviere Chalcis. Avec 
I'epithete 7tETprieanav, il designe la con- 
tree airosee par cette riviere. Sans epi- 
thete, comme il est dans VHymne it Apol- 
lon, rien n'empeche de le prendre pour la 
hourgade. 

296. Auiteto.... Repetition textuelle du 
vers II, 388. 

297. 4>eac Ancienne variante, 4>Epa;. 



fxv 



OAYZ2EIA2 O. 






i^Se -reap' "HXiSa Slav, o9t xporueouGiv 'Etoi-oi. 
"EvOsv S' au vyjaoicriv euntpoiyjxe Go^ctv, 
opfjiatvcov 7) xev Gavaxov <puyoi ^' x£v dtXof-yj. 

Tco 8' auY iv xXtcrfa] 'oSuaeu? xat 8to? OcpopSo? 
SopratTYjv irapa Bl ccpiv eSop-eov ave'pe? aXXot. 
Auxap £TC£t irddio? xat ^SvjTtSo? e£ spov evxo, 

TOt$ 8' 'ObUGVJq (J.£T££tTI£, <7u6tOT£CO TCtpY)Tt(!/OV, 

7] [juv eV £voux£co? ipiXeoi p.£tvat T£ y.ektuoi 



07 



300 



305 



Cette leron etait fautive ; car il s'agit tic 
Phee ou Phees sur l'lardanus. Didyme 
(Sc/wlies H) : ypaipe xat "tea?, itepl vj; 
q>r)(jf 4'eia; itap tei;(e<to-iv, 'Iap- 
odvov dficpt pseOpa ([Hade, VII, (35). 
Aristarque, dans sun commentaire sur ce 
vers de Vlliade, avait constate l'identite 
des deux noms : i] onzXri, oti £V 'Oouff- 
5Eia TtXriSuvTixwi;' ^ 6e <kea<;..., o>; 
Mux^vriv xat Muxr)va;. — Phee etait un 
port de l'Efide meridionale. 

298. 'H8e.... Voyez le vers XIII, 275 
et les notes sur ce vers. 

299. Ntjtokjiv. II s'agit des lies eatrc 
lesqtielles s'etait postee l'embuscade. — » 
'E7ti7rpO£r,x£ (il cingla au dcla de) a pour 
sujet TYi)iu.oc/0!; sous-entendu. C'est le re- 
gime vTj'Jt sous-entendu qui precise le sens 
du verbe. — ©o^rjtv, rapides : qui pas- 
serent rapidement. L'epithefe peint I'ap- 
parence. C'est le navire qui fuit, et ce 
sont les iles qui semblent fuir. Didyme 
(Scholies H et V) : fA£Ta),Y]UTtx6v dx tou 
xaxa xivriatv 6!;eo; etii to xccra ayjiu.a. 
Virgile , Eneide , III , 72 : « terr.-eque 
« urbesque recedunt, » Tacite, Annates , 
III, ^ : « oppidum IJrundisium, quod na- 
« viganti eelerrimum fidissimumque ad- 
it pulsu erat. » — Suivant Strabon, VIII, 
p. (66, il faut lire ©o^criv, nom propre; 
et les iles @oai d'Homere ne sont autre 
cliose que les Pointues, qui faisaient partie 
des Eclnnades : 0oac Etp^xE Ta^'O^Eta;* 
liv 'Ey.ivaSwv S 1 Eiaiv auxat, nXrjaia- 
£ouaat tijj ap/ri toO Koptv9iaxou xoX- 
7tou xai toci; Ex6oXai; toO 'A/Awou. 
Cette explication est aussi mentionnee dans 
les Sclwlies B, Q et V. Plusieurs traduc- 
teurs latins l'ont adoptee; car ils mettent, 
en regard dn mot d'Homere, Actitis avec 
majuscule. II est vrai qu'on a oublie, dans 
l'Homere-Didot, de faire concorder l'or- 

ODYSSEE. 



thograplie du grec avec celle du latin. — Je 
ne crois pas qu'il suit besoin de demontrer 
que 6o6{ n'est pas et ne peut pas etre sy- 
nonyme de 650;. L'explication de Strabon 
est une chimere de geographe, et rien au- 
tre chose. La suite prouve bien qu'il s'agit 
des lies entre lesquelles Teleinaque aurait 
passe sans l'avertissement de Minerve, et 
non pas de telles ou telles des Ecbinades. 
Voyez plus bant, vers 28-30. Voyez aussi 
les vers IV, 844-847. 

300. Opu.atvo)v est dans un sens mo- 
ral : preoccupe de l'idee qui devait alors 
l'agiter. — Quelques-uns entendent mate- 
riellement le mot : poussant (le navire). 
Mais alors ce mot n'ajoute que fort peu 
a ^TtiTtposrixE, et l'alternative y\.... -t\ , 
utruin.... an, n'est plus annoncee. II vaut 
bien mieux qu'elle le soit. 

301. Tu> (eux deux) est precise par les 
deux substantia. — A(e) , cependant, e'est- 
a-dire pendant que Teleinaque s'appro- 
chait de sa patrie. Nous sommes au soir 
du lendemain de l'arrivee d'Ulysse chez 
Eumee. — Ajt(e) doit etre pris dans sa 
signification propre : de leur c6te. 

302. Aop7TEiTYiv. Ceux qui terminent le 
chant XIV au vers 431 ou au vers 433, 
identifient ee souper-ei avec celui de la 
veille, et par consequent retranchent un 
jour tout entier a Taction du poeme. Voyez 
XIV, 533, la note sur le systeme de Payne 
Knight et de Dugas Montbel. — 'AvE'pe; 
aXXoi, les autres hommes. II s'agit des 
quarre porchers d'Eumce. Voyez le vers 
XIV, 410. 

303. Autotp — Voyez le vers I, 150 et 
la note sur ce vers. 

304. Tot; 6' 'OSuffEu;.... Repetition 
du vers XIV, 459. 

305-306. "H.... jj, cotnme au vers 300 : 
si.... ou bien si. 






I 



■ 



98 



OAT22EIA2 O. 



xv: 



auxoG £vt (jxaGfJicp, yj dxpuvEis to^XivSe* 

KixXuGi vuv, E'llfxaie, xai aXXoi toxvte? exaipot" 
T(]W0£V Tipcm &OVJ XiXafofjiat dbrovE'scrOai 
irTcoyeuacov, i'va ^ crs xaiaTpu^co xai £Ta£pou<;. 
AXXa p.01 e5 6' uto$0eu, xai a'p.' rjyELicSV ssSXov ouaaaov, 310 
5? xl (j.£ x£i?' ayay/] ■ xaxa Si irroXiv auxcx; avayx-/] 
irXay^oaai, ai' y.iv xtc xoxuAt]v xai irupvov oplfy. 
Ka£ x' eXOcov irpog owij.ax' *Oou<7G7Jo<; Ga'oio 
ayyeXfyv EiTOip.1 TCpicppovi IlY]V£Xoir£("o • 

Xat X£ [XVY]0Tr ( p£G-<7tV OTtEpCpiaXoiCl fXiyE^V, 315 

ei' (xot Seitcvov SoTev, 6vs(axa pupf e^ovxe?. 



306. Autov (la-merne) est precise par 
Evi <7Ta6(j.w. 

308. 'H(iJ0£v, a 1'aurore : demain des Ie 
matin. — ATtovsEfjOat, m'en aller d'ici. 
Le sens est discedare , et nou reverti; car 
Ulysse n'est point venu de la ville, et n'a 
pas dit non plus qu'il en Tint. 

309. riTtoyeucrtov , devant raendier : 
pour y queter ma subsistance. Didyme 
(Sclwlies H) : rcTwyEiav a7tonoir,(j(xu.£vo;, 
fl xa Tixw/oi; apu.66ioi a'miacov. — "Iva 
\).r\ ne xaTaxpuyto, afin que je ne t'epuise 
pas : afin que toi et tes amis vous ne pre- 
niez pas sur vos maigres ressources pour 
nourrir un etranger. 

3(0. Rai au.' ^YEu.6v(a). Ancienne va- 
riante, xai p.' -?)yEu.6v(a), c'est a-dire xai 
p.01. Mais Tension de la diphtliongue p.01 
est fort rare dans Homere. D'ailleurs poi 
est deja exprime dans la phrase, et n'a nul 
besoin d'etre repcte. Ainsi ap.(a) est tres- 
bien a sa place. 

311. Keio-(e), illuc, la : a la ville. — 
Auto;, moi-meme : sans que Ie guide me 
cond.iise. — 'AvaYxq II s'agit d'une ne- 
cessity morale, de l'obligation de n'etre 
plus a charge a son hote.Voyez plus liaut, 
vers 309. 

3(2. KotuXyiv xai nupvov, une cotyle 
et un morceau de pain. La cotyle ctait un 
gobelet extremement petit. Voyez Vlliade, 
XXII, 494-495. Ulysse parle done proba- 
blement de ce que nous appellerions un 
doigt de vin. Cependant les anciens enten- 
daient ici, par xorJXriv, un peu d'eau a 
boire. Scholies H et Q : OStop xOTuXr); 
>JTOi 7toTriptou. L'exeniple que je viens de 



rappeler proteste , ce semble, contre cette 
explication. On se souvient en effet qu'An- 
dromaque regarde comme le comble de 
Pindigence,»meme pour un tout jeune en- 
fant, d'en etre reduit a la cotyle. C'est a 
peine, dit-elle, de quoi humecter ses le- 
vres : ^EiXsa piv t' eoiviv', unEparnv 8' oux 
£6ir]v£v. — IIupvov semble etre da genre 
neutre , puisqu'on verra , XVII , 362 , 
itupva a 1'accusatif pluriel. Cependant les 
anciens le regardaient comme masculin , 
ou tout au moins hesitaient a le declarer 
neutre. Eustathe : tou 6e jiupvou to 
vivo; aorjXov (faaiv Eivai. si 8e xai 
itupva silpnTai 7tapa tS noir]T^, vmo- 
7tT£U£Tai xai oO'tu; if) Uli(, [atjitote p.E- 
Ta7iE7tXaa8ai a>; Ta staSjii, xai Ta xe- 
Xeu8a, xai Ta Seo-|ia, xai Ta Totaura. 
Xsyei 6e rcupvov TOV TtOplVOV , 8 do-Ti 
oitivov, apTov fi 4"»p.6v xaTa tou; na- 
Xaiou;. On peut considerer ce passage 
d'Eustathe comme une citation d'Aristar- 
que a peu pres textuelle. Herodien {Scho- 
lies B.HetQ) dit en effet des cboses 
analogues : to (aev te'vo; &or\\ov itapa tu 
■notrjT^, 6 8e tovo? <u; Topvoc wOpvo; 
Eo-ti itupivo; iiia^bi, an6 tou it up 6?, 6 
cito$. — L'article d'A[>ollonius sur 7cupvo; 
ou Ttupvov est altere et incomplet; mais 
on y a joint celui-ci ; sans doute en guise 
de rectification ou d'eclaircissement : 6 OS 
A7iiwv Ta psv Ttupva oiTia, tov 6e Ttup- 
vov iJ;(ou.6v. II est assez curieux dc voir 
Apion aristarchiser, ce qui est loin de lui 
etre ordinaire, 

313. Kai, puis ensuitc. De incmc au 
vers 3 IB. 



IXVJ 



OAY22EIA2 O. 



99 



Afya x£v eu Spcooijjii [jt.£Ta ccpfaiv, otti sOiXotev. 
'Ex yap rot Iplb), cu Se auvQeo xa£ p.£U axoudov 
'Ep[xe(ao exTjTi StaxT^pou, oc, pa TS-Tiavxcov 
avGpwucov epyotcri yjxpiv xal xuSo? dua^et, 

§py]aT0(7uv7] oux av p.01 ip(ca£t£ [Bpoxo? SXkoq, 
TiOp' t' eu VYj-^c-ai Sta T£ £uAa Sava xEatrcrai, 
SatTp£uaa^ t£ xal oircYJaai xal oivo^OTJcat • 



320 






317. E3, bien : dans la perfection. — 
Aptooijxt, c'est l'execution d'apres un or- 
dre, l'office d'un serviteur. Scholies Q : 
Siaxovoiriv, ooviXeuoijju. On a vu 5p7]- 
(TTEipai, X, 349. — Stpiaiv. Herodien 
[Scholies Q) : ttjv Ss atptaiv 6p0OTOvrj- 
te'ov xai7i£p aTioXuxov ouaav. — °Otti 
eOeXoiev. Scandez comme s'il y avait otti 
6eXoiev. La vulgate ott' sQeXgiev est line 
fausse lecon, car la finale de oti ou otti, 
s'elide point. — La Roche ecrit otti 
6sXoi£v. Mais la forme 6=Xto n'est point 
horaerique. Voyez le vers I, 377 de Vlliade 
et la note sur ce vers. Scholies H : to 6e 
sQe'Xoiev, ovtw; al 5 ApK7tap)(ou, cpaai, 
Tpit70"uXXd6c*)? to eOeXo). Le mot qpafft 
prouve que la note n'est pas une citation 
textuelle de Didyme; mais c'est Didyme 
pour stir qui en a fourni la matiere. II est 
evident, d'apres cette note, qu'Aristarque 
maintenait, ici comme partout, l'ortho- 
graphe eOeXw, sauf a supprirner, en scan- 
dant, la voyelle initiale. On peut, a la 
rigueur, lui preter la lecon 'Gg'Xotsv avec 
apostrophe, mais non pas GeXqiev sans 
apostroplje en lete. — Ameis ecrit otTO"' E- 
GeXgiev. C'est une correction moderne , 
suggeree par &<7g' E&EXrjcrGa, Iliade, I, 
554, passage ou Antipaler de Sidon lisait 
otti GsXyicrQa ou plutot otti sGeX^aQa avec 
synizese de i-e. 

318. J Ex yap cat..,. On a vu un vers 
analogue, Iliade y I, 76. 

319. 'Epuetao Sxyvti est explique par 
Ulysse lui-meme. Scholies Q : £tiei£y) tov 
'Epu,T)v tov Xoyou Xsyouo-tv Ecpopov xal 

TCUV TS'/VtOV E71KTX10U.OVO!, XsyEt 'OOU(J(T£U^ 
OTl TYJ TOVTOU pGuXfl EV 7td<T0(l£ OmrjpE- 

ciat? 6oxiu.wTEpo!; twv dXXtov oavY)<70- 
(xat. — Les offices dont il va s'agir sont 
de ceux que rendaient les herauts aux pre- 
tendants. Aussi quelques anciens suppo- 
saient-ils que c'est a titre de patron des 
herauts que Hermes est l'auteur des met- 



rites que s'attribue l'hote d'Eumee. Memes 
Scholies : otc X7)pu£. xal yap uap' 'Ou.yjp(.> 
Ta -rcoXXd ouxot TtoiOTJjt* xyjpuxs; 5'au- 
ToTai... (I, 109). xat rcapd toI;; yjpwffi 
8e x^pUKEC ot TaOxa UTtoijpyouvTEi;. Mais 
il est inutile de restreindre ainsi la pensee. 
Le dieu dont Ulysse se pretend le favori 
est hien autre chose que le patron des 
herauts, puisque c'est de lui que relevent 
le succes et la gloire de toutes les ceuvres 
de 1'activite huraaine : o ; ^d te Tidv- 
twv dv6pto7twv.... 

321. ApTicxOCTUviip, par 1'activite dans le 
service. Scholies H : tyj ev Staxovta EVEp- 
yeiqc. C'est un terme tres-general. II ne 
faut pas le restreindre, comme fafsaienl ar- 
bitrairement quelques anciens, aux choscs 
de la table. Memes Scholies : ^ ttj ev 
p.ayEipix"/) te'/vy). Ulysse donne des exem- 
ples de cette activite qui le distingue; mais 
il serait peu flatte qu'on ne le tint que 
pour un excellent r6tisseur, ou un bon aide 
de cuisine. Voyez plus haut, vers 317, la 
note sur 8ptooi[xi. — Les cinq infinitifs 
qui vont suivre sont autant d'applieations 
particulieres de ce qu'UIysse entend par 
6pYi(7TOCJVY5. C'est ainsi que sxExaaxo, II, 
\ 58, est precise au vers suivant par opvt- 
8a? yvwvai et atatu.a jj.u6yi(ra<76ai. 

322. IlOp t' eu vYi^rrat II y a hys- 

terologie; car on fend le bois sec avaut de 
mettre les buchettes en tas pour allumer Ic 
feu. Ho mere dit elliptiquemeut entasser le 
feu, comme nous disons nous-memes dres- 
ser le feu. Didyme [Scholies B et V) : 
£0Xa (7wp£ua-ai Svexsv tou 7iup 7ioir\aoa. 

— Kgdffaatj de XEa£a> : pour fendre. On 
a vu, XIV, 4*8, xEatrs JjuXa \y)l£l yaXxw. 

— C'est arlntrairement que quelques an- 
ciens identifiaient xsauffat avec xauirai, 
et trompes par l'ordre suppose des idees. 
Cependant cette fausse interpretation est 
mentionnee la premiere dans les Scholies 
V : xauaai* ^ a"y_t<rat- 



^m 



I 



■J 

■I 



If' 

ft 



I 



100 



OAY22EIA2 O. 



old T£ toi? ayaGoiat 7iapaSpc6co<7t yi^tq. 

Tov Se fxiy' o^O^ca? iipo<7Ecp7]S, Eu(j.ate auSurra' 

"Q (J.01, \ihi, T^T] toi evl cppscl TOUTO Vo'Tjf/.a 

stiXeto; H auys Tiay^u XiXai'sou auxo'Q' oklcQcu, 
d Sr) [xvTjcrT^ptov eGcXek; xaxaSuvat opXov, 

XtoV uSpt? XE pi?) XE (7t§7]p£0V oOpaVOV tX£[. 
OuXOl TOlOl'S' £t(7tV 6ltoSp7)(jT7ip£? cXSlVtoV, 

aXXa veoi, jXaivaQ eu Eipisvoi t^Se ^rrcovac, 
atel Se Xmapot xscpaXac; xal xaXa irpdcjcoira, 
ol' crcptv OiioSpoouxnv " iu^icioi &e xpaTC^ai 
oi'tou xai xpstcov -q§' oi'vou PsSpiGaatv. 
AXXa piv'- ou yap xd; xoi avtaxai •rcapEo'vxi, 



[XV] 



325 



330 



335 



324. Ola TE, qualia, services du genre 
de ceux que. — ToT? aya6oia-i, a ces hom- 
ines de condition superieure : a ces no- 
Ides. Ulysse ne parle pas en general. II ne 
s'agit ici que des pretendants ; et c'est ce 
qu'exprime le soi-disant article. — Ila- 
paopa>W(7i s'ecrivait indifferemment en un 
seul mot on en deux. Herodien l'ecrivait 
en deux mots; car il dit (Scko/ies H) que 
ayaBoiai depend de la preposition : ava- 
<7Tp£7tT£Ov Ty]v Trap a (c'est-a-dire ecrivez 
7tipa avec l'accent sur la penultieme).Mais 
l'autre orthographe etait reconnue comme 
parfaitement legitime. Eustathe : tive? YP a " 
(pouirtv viep' ev, napaSptotoai. — Xe- 
p/ie;, les hommes de condition inferieure : 
les gens du commun. Didyme [Scholies H): 
oi y_EipovE<;, ol eXaxtou?. 

325. Tlpoaeipri?. Voyez la noteXIV, 65. 
320. Toi {tibi) peut se prendre ou pour 

l'equivalent de crou ou pour le comple- 
ment de E7l).ETO. 

327. Hayyu se rapporte a dXsaOat. — 
Aut68(i), sur le lieu mime. 

330. Outoi toioiS' Elaiv, ne sont nulle- 
meut tels : ne sont point des vieux depe- 
nailles comme toi. — Tlco8pY)irriipe{, les 
serviteurs. Voyez plus haut, vers St 7 et 320 
les notes sur 6pwoiu.i et 8pr]aToaiJvr|. On 
verra Sp-rjcrTTipet;, XVI, 24S et XVIH, 76. 

333. rTtoSpwtoffiv, selon quelques an- 
ciens, devait s'ecrire en deux mots. Scho- 
lies Q : eypriv avao-TpEipioOxt tt)v utco 
(c'estii-dire ecrire iiito),l'va ^ O716 o-q>iv. 
Mais il est tout naturel que G7ro5p7K7Tro£i; 
soit suivi de OitoSpuioxjiv. 



334. Sitou xat xpEidiv.... Ce vers est 
entierement sponda'ique. On en a vu un 
du meme genre dans VIlia.de, XI, )30. II 
y en a un autre dans VOdyssee, XXI, (5. 
— II parait que quelques anciens trou- 
vaient un dactvle dans ce vers; car une 
note fournie par un des manuscrits de 
Vienne recommande expressement de n'y 
en point chercher : SiuuWagwi; [/.erpriTEOV 
xai tgutov tov o-ti^ov. Bothe pense qu'on 
pourrait ecrire oivofii. II serait plus natu- 
rel de changer 7)3' o'ivou en I6"e oWou, 
qui est la vraie lecon, si Ton tient compte 
du dignmma. Je suis bien surpris que 
Bekker, non moins dactyliste que digam- 
miste, n'ait pas lik f oivou dans son texte. 
Si Homere disait foivo?, »]8' oivou est 
absolument impossible. Mais Bekker est 
pleiu d'inconsequences, et meme de con- 
tradictions. — II n'y a, du reste, aucune 
difficulte a admettre, dans la poesie d'Ho- 
mere, des vers entierement spondaiques. 
On croirait meme qu'ici le clioix du 
rhytlnne est premedite. Anieis n'a pas tort 
de voir, dans le vers 334 , un exemple 
d'harmonie expressive : « o"txou..., lauter 
« Sjiondeen um die lastende Fiille der 
« aufgetragenen Speisen audi durch die 
» Rliythmen zu bezeichnen. » 

335. = AX).a u,ev(e) , mais reste : ne 
bouge done point d'ici. 

335-33C. Ou -ydp Ti{ toi.... Eumee 
repoud a la raison alleguee par Ulysse, 
vers 309. Scko/ies H : ou yap Ti; r]u,uVv 
)u7tEiTai E7ti t^ o-^ Ttapouaia xai T^j 
u.e6' i?iu.wv Siaywyf;. 



I XV] 



0AY22EIA2 O. 



101 



out' £yco outs tic; aXXoc; Ixafpwv, ol fjiot eactv. 
Auxap eurjv eXOyjctcv 'OSut7<7r,o? <pt'Xo<; aid's, 
xeivd? at ^Acuvav T£ yjxiova xe £i(jt.axa easei, 
7r£fjnJ/et S' Sinn) as xpaSi'vj 6ufj.dc; te xeXeuei. 

Tov §' -^[/.ei'Set' eraiTa TioXuTXac; oloq 'OSuo-ceuc; ■ 340 

Al'O' outcoc;, Eujxate, cpi'Xoc; Ail uaxpl ylvoio 
coc; £f/.ol, 6'tti (/.' ETOtucac; a'Xyjc; xal oi'^uoc; atvvjc;. 
nXayxToauvYjc; §' oux fart xaxa>T£pov aXXo (3poxoio"tv ■ 
dXX' £V£x' oOXopivrjc; yaarpo<; xaxa xyjoV ej^ouuiv 
dtvlpe?, dv xev l'xr,xai aXv] xal itYJjjia xal aXyos. 345 

Nuv 8' etoI layjxvaac;, jjLEivai te [/.£ xeivov avcoyac;, 
eI'tt' aye p.ot irepl fjiYjTpdc; 'OSuGtT'/joi; 6e(oiq 
-rraxpd? 6', ov xaxiXEiTTEV tcov £jct y/jpao? oudco, 
yj Trou Ixi £c&oucriv Cm' aOyac; Y}eXioio, 
7) YJSr) xsOvaai xal eiv A'l'oao SdfJiouHV. 350 

Tov d" auT£ wpoffESiTO cuScuxyjc;, op^ajj-oc; avopuiv ■ 
Toiyap £yw xoi, ijeive, fJ-*^' axp£X£to? dyopEuoro. 
AalpxYj? p.£v Ixi ^to£i, Ail S' £u^£xai ai'el, 
6up.dv dud u.sXecov cpGi'cOai oXq ev u.£ydpotdv • 
sxudyXcoc; yap itatSd? ddupETai otyojjivoio 355 



337-339. ACiTap eht)V.... Voyez les vers 
XIV, 546-547 et les notes sur ee passage. 

342. 'AXtk xai olKo; aivr);, expression 
dedoublee. C'est comme s'il y avait aivrj; 
xal 6iiju(>r); a).r)c. 

343. A(e) est explicatif, et il equivaut 
a yap- 

344. O0).O(/.EVrn, comme 6),orj;. Voyez le 
vers IV, 92. Voyezaussi, i7*We,I, 2, la note 
sur cet emploi du participe oO.ouevos. 

345. AvEpe<;, ov. On a vu, III, 355, 
^sivout;..., oaiiz. — "Ov xev t>o]tai. Scho- 
lies Q : to eEyJ;, wv Efdif/etai ?] aXu], titoi 
yj 7t).dvTi, to nfju.a xai to dXyo;. — AXn, 
comme au vers 342, est l'idee fondamen- 
tale. La souffrance et les intemperies sont 
des miseres inevitables pour rhomme qui 

n'i ni foil ni lien _ 

34 G. Me depend tout a la fois et de 

lo/avda; et de dvwya;. — MEtvai 

XEtvov, de l'attendre : d'attendre Xllysse. 

348. 'Eiti vripao; ouow. Voyez plus 
haut, vers 246, la note sur yyjpao; oOoov. 



349-350. *H.... r\, comme au vers 300 : 
si ou bien si. 

350. Etv Atoao o6[J.otT[V, sous-entendu 
eloiv. On a vu, vers i7H, la meme ellipse 
avec otxot. — Ulysse sait a quoi s'en tenir 
an sujet de sa mere, puisqu'il lui a parle 
dans V Evocation des rnorts. Mais il est tout 
naturel, comme le fait observer Aristarque 
(Scliolies H, Q et V), qu'il ne separe point, 
dans sa question, Anticlee de Laerte : (rj 
O'.nlfi, oti) TtEpi toO itaTpo; pouXou.Evo; 
[j-aQstv \J7toxpivETa: tov [xv] ElooTairEpi Av- 
TtxXstai;. — Le vers 350 est une appropria- 
tion de celui qu'on a vu ailleurs, IV, 834. 

353. Aii 5' Evi'/Etai aUi, mais il adresse 
perpcluellement des vo3ux a Jupiter. 

354. 0UU.OV. ... qpdio-Oot, c'est-a-dire 
(SaTE 6uu.6v a&TOu cpSiaOai : afin que son 
principe de vie perisse. — Atio u,sXe'cov, 
en quittant les membres : en ne laissant 
qu'un cadavre. 

355. IIiiSo;, genitif causal. De meme 
aXoy^oio au vers suivant. 



102 



OAT22EIA2 O. 



IKVJ 



IM 

■g 

H 

■ 



xoupiSfys t' ak6yoio Satfcppovoc, vf I p.aXi<7Ta 
TJxajt' auoifOt^Evr] xal ev cbpvw "pfcai' G'?jx£v. 
'H S' a^ei oh TuxiBb*; du^cpOixo xuSaX^oto, 
XsuyaXitp Oavdrcp, co? pj 6avoi 6'cttk; £p.oiye 
£v6a§£ vatETacov cpt'Ao; si'v] xat cpi'Xa epSoi. 
"Otppa [X£V ouv Stq xe^VY) £y)v, ayiouGa. rap epntYji;, 
T^cppa ti (j.ot cpt'Xov e<jxe pL£TaXX7)<7cu xal ^pecrQai, 
ouv£xa pi' auTY] Opi^v apia Kxipiivy] TavurauXip, 
6uyaxip' icp0t(/.Y] , T/jv 6uXoxaT7]v tixe iraiocov 



360 



357. "H/a^fe), a afflige : a plonge dans 
la douleur. ScholiesB : XuTiy]6Y)vai STroi^aE. 
— Kai £v tb(j.(o yripaii oyjxev. Joignez £v 
a 6r)*EV (cVE6y)X£V avTov, l'a mis dans). Si 
Anticlee avait vccu, Laerte aurait mieux 
supporte les anuees. II etait vieux deja 
quand elle est morte ; mais, depuis cette 
rnort, il est devenu tout decrepit. Sclwlies 
B, Q et V : 7tpo oipa; yripaaai inoinat 
ota Trjv etc' auTfl Xvtct]v. Sclwlies B et 
Q : a7[apau.067)Tov yap avxbi aqpfjxe to 
Ttpo uipa; xai 8dxTOv tou itpojr)xovTo;. — 
Eustatlie et d'autres lisaient xat u)u,uj yrj- 
pa'i owxev, l'hemistiche fameux d'Hesiode, 
qui rappelle lui-meme 1'expression home- 
rique oouvijaiv egwxev, Wade, V, 397 et 
Odysset, XVII, 567. 

369. AsuyaX.EO) Oavotw. Voyez le recit 
fait pur Anticlee, XI, 4 97-203, et les notes 
sur ce passage. 

359-360. 'Q; u.rj 6avoi.... II n'y a rien 
d'aussi triste, en effet, que la vue d'une 
personne qui meurt de chagrin. — Au lieu 
de u>; (c'est-a-dire § tpoTtw) apres une 
virgule, on ecrit ordinairement <&; (c'est-a- 
dire o0't&>;) apres un point. Le sens re- 
vient au meme ; mais la conjonction est 
preferable a l'adverbe. C'etait Porthographe 
des Alexandrins, coinine on le voit par la 
paraphrase de Didyme (Sclwlies H) : xaOo 
XOrnj xaTa Xetitov 8iE<p9dpri. Cette para- 
phrase est aussi une protestation contre 
l'opinion de ceux qui prenaient XsvyaXsu) 
6avaTw pour la mort par strangulation. 

36J-3G2. "Oippa (j.ev.... Tout ce qui suit 
ces deux vers est une sorte de parenthese 
jusqu'au vers 373 inclusivement. Eumee 
reprend ensuite sj pensec. Didyme (Sclio- 
lies Q) : toutou y\ dmoooai? sv tco ex 
6" apa Seo-Ttoivyi? (vers 374), IV -q, ote 
p.ev £^»] ^ 'AvccxXeia, tote xai ripwiiov 



TtEpi '06uo-<teu>; xai ETtESrJTOuv ta xara 
tov oixov, (piXoOjiEvo? yap On' ad-cY); <b; 
av uio; aOTVK. vOv 8e ouSe aTcoxpicEto; 
rju-d; tuyeiv £<*■" tapa ty]? IbivEXoTcrK' 
toO yap xaxou TuJv u,v7]orr|pu>v EixitEffOv- 
to; oOSs XaXyjdai xcvc PouXetoi. 

362. METaX/YJoai xai EpsaOat. II s'agit 
de questions relatives aux affaires de la 
famille. Scholies H : ),EtTCEl to TCEpi T(3v 
xata tov oixov. Cette note est proba- 
blement une citation textuelle d'Aristarque. 
II n'y manque que la formule initiale, ^ 

Sl7l),T), OTl. 

363-364. Ouvcxa (i' auxr).... Apollo- 
nius lisait autrement ces deux vers ; mais 
son texte est tres-altere, et a peu pres in- 
intelligible. Ce qu'on y voit de plus clair, 
e'est qu'il ecrivait 'If6iu,ri nom propre, et 
au nominatif; lecon impossible, car Cti- 
menc ne peut pas etre tout a la fois la fille 
et la petite-fille d'Anticlee. D'ailleurs Iph- 
thime etait une soeur de Penelope, et nun 
une sceur d'Ulysse. Enfin, s'il s'agissait 
d'une petite-fille d'Anticlee, Eumee, qui est 
un homme mur, n'aurait pas trente ans. 

363. Ktijxevij. On suppose que cette fille 
de Laerte et d'Anticlee fut la femme d'Eu- 
rylochus, et que le mot 7tv]6c, par lequel 
Ulysse qualifie ce personnage (X,44(), si- 
gnifie qu'Eurylochus etait son beau-frere. 
Scholies B et Q : KTt[iEvri xuptu; exa- 
XeIto rj 'OSuatrEu); ixoeX^, rj; 6 EOpO- 
Xoxoi; u7iovoETxai avrjp. Xsyet yap - xai 
itrjw TtEp eovti u,d).a a)(e66v. Mais 
Ulysse avait eu d'autres sceurs que Cli- 
raene. L'expression triv OTtXoTiXTriv texe 
naiotDV dit que Ctimeue avait ete la der- 
niere de plusieurs enfants ; et on ne lui 
connait qu'un frere unique. Voyez la note 
du vers suivant sur 7taiou)V. 

3C4. ©uyaTEp(i). On a vu, V, 62 et 



[XV] 



OAY22EIA2 O. 



TV) 6p.ou £Tp£cpofx.v)V, oklyov $1 il [jt.' -Jjaaov lTi[l.a. 
Auxap iizd p' y)'6y]v TroAur ( paTOv txofjteO' ajxcpco, 
t9)v fjtiv ewetTa 2a(jurjv§£ Sdaav xai f/.upf i'Xovxo * 
auxap £[X£ ^.Xatvav t£ j^ixcova T£ d'^ax' exefvT) 
xaXa [J!.aA' ajj/ptEcracra, irociv o' ura8r;p.aTa Souca, 
ayp^v§£ irpoiaXXs- cp(X£i Si [J.£ XY]po'6i p^aXXov. 
Nuv S' TjSy) toutwv eiuSetSofjiai • aXXa p.ot auiai 
epyov a£<;oucrtv fj.axap£<; Gsol, cp irafju'avco • 
tcov IcpaytSv t' Imdv T£ xai aiSoi'oicriv tfocoxa. 



103 

365 



370 



ailleurs, l'iota elide au datif singulier. — 
IlaEowv. Didyme {Scholies Q) : 6ir]),£iu>v 
youv. [xoOvov 6' aux' 'OSucrae'a ica- 
TYjp texe (XVI, 1 4 9). xai 7iXeiou; oijv a I 
'Oouctceo);; doE).<pai. Cela est si vrai que 
Meges, un des biros de la guerre de Troie, 
etait fils d'une sceur d'Ulysse et de Phy- 
lee, roi de Dulichium, et que cette sceur 
ne pouvait etre Ctiuiene, beaucoup trop 
jeune pour avoir un fils adulte quand Tele- 
maque etait encore dans les langes. 

3(35. T-rj 6(J.o0 , dans le meme lieu 
qu'eile, e'est-a-dire en sa compaguie, Scho- 
lies V) : 6[XOu* £V tw ooitw totko. La tra- 
duction cum hac simul ne donne que le 
sens derive. — 'OXiyov — y)(T<70Vj peu 
moinSj e'est-a-dire presque autant. Anti- 
dee est presque une mere pour le jeune 
esclave qui grand it avee sa fille. 

367. Iau,r,v3e, pour aller a Same: pour 
qu'eile allat habiter Same avec un epoux, 
— Mupi's^ovTO. II s'agit des eeSvo, des ca- 
deaux que le fiance faisait aux parents poor 
obtenir leur fille. Yoyez la note du vers I, 
277. — Ceci suppose que le mari de Ctimene 
etait un tres-puissant petsonnage, qualite 
qui eonvient mediocrement, ee serabtc, a 
Eurylocbus. Ctimene a du cpouser un roi 
dans le genre de Pliylee. On se rappelle 
que Meges, tils de celui-ci, avait mene qua- 
rante navires a Troie, et qu'il comraandait 
les guerriers de Dulichium et des Echina- 
des {Ili'ide, II, 625-630}. Eurylochus 
n'est pas un roi; il n'est qu'un chef d'oc- 
casion, et par la volonte d'Ulysse; Ulysse 
le traite corame un subalterne, tout en te- 
nant compte d'un parentage quekonque; 
enfin Eurylochus est probablement Itha- 
cien, et non Sameen. 

3G8. 'Eui depend de npotaXXe, et est 



sous-entendu avee &u.qpie<jaffa. — Eiu.a- 
x(a), apposition a yXatvav te yyztovd T8. 

3G9, Hoaiv , pour les pieds : pour rnet- 
tre a mes pieds, 

370. As est explicatif, et U equivaut a 
yap. — MaXXov, davantage : de plus en 
plus. II faut entendre : meme apres le de- 
part de Ctimene. On peutj a la rigueur, 
prendre p.a).Xov dans ]e sens de (idtXiffta : 
elle avait pour moi une affection plus 
qu'ordinaire, une extreme affection. Mais 
il vaut mieux, je crois ; corame dans tous 
les passages ou pctXXov suit xY]p66i, don- 
ner au comparatif une valeur morale. Bo- 
the va peut-etre un peu loin dans scs re- 
flexions sur tj.aXX.ov, mais il a raisou de 
signaler l'importance de ce mot : « Magis 
« Anticleam se dilexisse ait, postquam filia 
« nuptum data fuerit in insulam Satnum, 
« cujus filiie memoriam revoeabat educatus 
« cum ilia adolescens Eamaeus, Quern rus 
« abdidisse videtur. ne adspectu ejus quo- 
« tidiano commoveretur. » 

37*. Toutu)v, de ces choses, e'est-a-dire 
des bienfaits dont me comblait Anticlee. 
Didyme {Scholies B, Q et V) : tov y\ iVvtl- 
x).eia E/api^Exo, Touxtov Evoer,; Eip.t. 

372. "Epvov.... Euinee a dit la memo 
chose, XIV, 05-66. Ici corame la Euinee 
parle des benedictions divines sur son me- 
tier d'eleveur de pores. Ce qui va suivrc 
montre qu'il en est aiusi. On ne voit done 
J5as pourquoi quelques anciens out pris 
ceci en mauvaise part, et ont explique Ep- 
vqv par ty]v xaxoTtdQtiav. 

373. TtI)V, ex his, des biens que je dois 
aux dieux. — "E^ayov, etuov et EOtoxa, 
l'aoriste d'habitude, qui equivaut ici a 
notre present. — Aioototirtv, aux iespec- 
tables. e'est-a-dire aux geus qui meritent 



ii; 



104 



OAY22EIA2 O. 



■ 




I 



w 



'Ex § ' dpa Sectors ou {/.EiXt^ov i'crnv dxoOaat 
out' etcck; oute ti Epyov * eTiel xaxov e'f/.TC<7Ev ofxw, 
avSpe? Ciuep^i'aXoi" f/iya Bi Sfxcoe? yailounw 
avxi'a oWrco(vy)<; <pacOat xal exaara iruSiaOai, 
xai cpay£fjL£v 7HE{/ev t£, eireiTa &£ y.al xi tpipecSat 

ayp6v8', diet. t£ Oupuiv del opuoEcatv Jalvei. J 

Tov §' aira[X£tS^£Voi; 7ipo<7s<pY] tcoXu^tjtii; 'oSuq-teu? ■ 
12 7rdi:ot, to? apa tutGo? ecov, Eufiaie aufiwxa, 
TtoXXov dii£i:Xayy0-/]^ cryji; iraTpfoo? v$e toxv^cov. 
XXX' ay£ fxot to^e etal xai dTp£X£W? xaxdX^ov, 
t^£ ot£irpd6£TO tcto'Xi? dvSpcov Eupudyuia, 
vj evi vai£Tdaax£ TraxTjp xat TOivta p^TTjp' 
vj c£y£ p-ouvcoGivTa Trap' oiscriv vj -rrapd Pouaiv 



XVj 



375 



330 



385 



mon interet. II s'agit surtout des etrangers 
suppliants. Scholies H et Q : outu>; tou; 
ixeia? O.tyov. Eustatbe : dvSpaaiv a'lSou; 
a£ioi;, £e'voi; o/jXaor] xai l/.ETai;. 

374. 'Ex.... 3e<jiro£v7)(;, de la part de 
la maitrcsse : de la part de Penelope. 
Eunice revient a son premier propos (vers 
361-362), et il oppose ce qui se passe 
aujourd'liui a ce qui se passait du vivant 
d'Antielee. 

375. Epvov est amene par eTtoc, bien 
que le verbe dxoucrott ne puisses'appliquer 
proprement a ce deuxieme substantia Bo- 
the : « Pertinet line axouaai per zeugma. » 
On peut, si Ton veut, sous-entendre un 
second in6nitif, approprie a epyov. Eusta- 
tlie: Ttpoauitaxouo-tEov i(p epyti) to £3eiv 
T] « toioOtov, tva Ufi, <b<;' oute etios 
eotiv ixouaai u.si).iy_ov, oute ti Epvov 
lOEtv, f, u.*6eiv, j! yvdivat u.ei>.iy_ov. 
Mais cela meme est inutile; car les poetes 
abusent perpctuellcment des verbes qui ex- 
primeut les operations des sens, et ils les 

confondem sans ecsse dans l'usage. Je 

n'ai pas besoin <ie rappeler que l'antitliese 
de la parole et de Taction est si naturelle 
dans la diction grecque, en pn.se comme 
en vers, que les deux expressions sont 
Gemma une seule idee a laquelle un seul 
verbe suflit. On a vu par excmple, II 272, 
tE>.e'oai Ipyov te etio; xe. 

376. AvopE; GTTEptp ia/.ot, apposition ex- 
plicative a xaxov. II s'agit des prctendants. 
— XaTE'ouoiv, indigent, sont prives de. 



Les pretendants empechent les serviteurs 
fideles de penetrer jusqu'a leur maitresse, 
et d'avoir leur part aux biens de la mai- 
son, com me ils Pavaient autrefois. 

378. IltefJLEv , dans d'autres passages 
(XVI, 143 et XVII! , 3), a la premiere 
syllabe longue. 

379. Ola te Oup.ov otEt Su.ui£a(jiv lai- 
VEt. II s'agit des cadeaux du genre de ceux 
dont Eumee a parle plus liaut, vers 368- 
369. Penelope, si elle etait libre, serait 
aussi genereuse que l'etait Anticlee. Mais 
on ne lui laisse pas meme voir Eumee 
quand il vient a la ville. Aussi la garde- 
robe d'Eumee est-elle assez pauvrement 
fournie (XIV, 613-514), et lui-meme est-il 
reduit, tout chef de service qu'il est, a 
etre son propre cordonnier (XIV, 23-24). 
— Au lieu de asi ou.uiEo"aiv, quelques an- 
ciens ecrivaient eve mrfitaon, expression 
vague et banale. La vulgate, qui precise, 
est bien prefera. 



381 . 'O; apa.... Ulysse connatt parfai- 
tement l'histoire d'Eumee; mais son r61c 
d'liote reconnaissant lui impose le devoir 
de s'en informer avec detail, et de provo- 
quer I'interessant recit qu'on lira plus loin. 
Rien de plus naturel et de mieux imagine 
que cette exclamation, et que la question 
qui en est la consequence. — Tut&o; ioov, 
elant tout petit : dans ton enfance. 

384. 'H£,utrum, si. — I1t6/,i; avopoiv 
expression poetique pour 716X1?. 

3H6. H, an, on bien si. 



IXV] 



OAY22EIA2 O. 



105 



avope^ S'j<7(X£V£££ v/]ucrlv AaSov, t^oI TCpacrcav 
tou§ 1 dvSpog irpo<; StofjiaO 1 * 6 S' a&ov wvov l&oxev. 

Tov S ? aire -irpocreetue auStoxT^, opyjx[ioc; ivopaiv' 
Seiv', lust Sp 87) xauxa [j. 1 aveipeai ^§£ [i.£iaXXa<;, 
aty?) vuv ^uvtet xai x^prao, mve te o?vov 
fhxevoc atSe Si vine; dcOiccpaxot' fon f/lv £uo£iv, 

£<7Tl Si T£pi:0[X£VOtCrtV dfotGUBV' OU§£ Tt (7£ XP'^i? 

irplv wpv), xaxaX£}(0ai # avfy xal toXu^ utt:vo<;. 
Taiv S ? aXXwv Suva xpaSiv] xal 6uy.6$ dvc6y£t, 

£uS£xCO ^XOojV CC[i.a §' Y)Ol CfCUVOfJLSVYjOptV 
0£l7TV7]Cra^ OL[l SsffOTV dvaXT0p^"(](7tV £7I£7GtO. 
NtOt 8' £Vl xXlfflT] TTIVOVTE T£ §0UVU(Jl£VCO T£ 

xtqSegiv dXX^Xtov T£pTOJ(i.£0a XeuyaXeoiatv, 



390 



395 



387. N/jUaiv Xd6ov, prirent a I'aide de 
vaisseaux : out pris et embarque. — Ile- 
pacruav, de 7r£pVY)|At : vendirent. Mais ce 
verbeest identique an fund a itEpdio, trans- 
porter. Aussi Ulysse dira-t-il 7tp6; 5ti>u.a- 
(xa), et non ev 6u>u.a<7t. 

388. TouS* dvopo?, de cet liomme : de 
Laerte. — e O 5(e).... eowxsv (et celui-Ia 
donna) equivaut a 6; 68(0X6 (qui donna). 
La phrase est coordonnee, au lieu d'etre 
subordonnee. Humere juxtapose Ies idees. 

390. He!v% etvec.... Repetition textuelle 
du vers I, 23) . 

391 . Euviei, attende, ecoutc : prete I'o- 
reille a mon recit. 

392. A£ est explicatif, et il equivaut a 
Yap. — 'A&ETCpaxot, sous-entendu el<ri : 
sunt prodigieusement longues. On a vu, 
XI, 373, vu£ o' 7]5e u.d>a u.axpr]» dOeCTCpa- 
to;. — 'Eaxi corame efceaTt : il est loisi- 
ble; nous pntivons, si cela nous plait. De 
meme au vers suivant, 

393. 'Axouelv, vulgo dxou£u.ev. La vul- 
gate est une correction de quelque Alexan- 
dria qui avait de son temps, comine Bekker 
de nos jours f la passion du dactyle. Di- 
dy me (Sc/iolies H): 'Apiffxap/a; dxouEtv, 
a): EUO&tv. 

394. Ilpiv topY], sous-entendu ^ ou ys- 
vr,xai. Didyme [Sckolies V) : e/Xel71£i yi- 
vTjTai. — '\viy]» sous-entendu saxt : est 
une fatigue. — Kat, aussi : lui aussi, c'est- 
a-dire corame Test un travail excessif. 

395. Twv 6' dXXtov.... Voyez le vers 



VIIIj 204 et la note sur ce vers. Ces autrcs 
dont parle Eumee sont les quatre porchers, 

397. l\vay,TOpir,Ttv, herilibus, apparte- 
nant au maitre, e'est-a-dire a Ulysse. Apol- 
lonius : xaTq toO dvaxxo;, oiov xou 8ec- 
7t6to\j. Le lexicographe, apres avoir donne 
son explication , cite celle d'Aristarque , 
corarae dilferente de la sienne j mais le 
texte de cette citation est tout a fait cor- 
rompu ; xoig tuv dvaxxopwv utddi. Bothe 
corrige : itxlc, tojv dvoexxoptov Cieeil. Je 
corrigerais plutot : xais x&O dvdxiopoi; 
Oau Car le genitil pluriel pourrait s'ap- 
pliquer aux prctendants, aussi bien qu'a 
Ulysse ct a sa faraille; et nous Savons, par 
un autre temoignage, qu'Aristarque enten- 
dait le mot exactement corame Apollonius. 
ScJiolies B : 6 p,Ev 'ApiaxapyciQ, ioXc, oeo"- 
TlOTtxati;. L'unique difference, e'est qu'A- 
ristarque rapportait Tadjectif au mot hy- 
putbetiqne dvd/.xwp, tandis qu'ApolIonius 
reraontait jusqu'au mot dva^. — S'il faut 
en croire les inemes Scholles B, Aristo- 
pbane de Byzance paraph rasait dvaxxopio; 
par J>v Exa<7to; dp/Ei. Mais on ne voit 
guere comment il en tirait cette signifi- 
cation. II est d'aillcurs dans le caractere 
d'Eumee de maintenir le droit , meme 
quand le droit, comme en ce qui con- 
cerne les troupeaux d'Ulysse, est outra- 
geusement viole par la force. 

399-400. Kr)0£ruv. . . . T£pita>u.£6a. . . . 
u.vwou.£va) a certainement inspire le faraeux 
Forsan et hasc... de Virgile (tineide, I, 



1 



■ 



106 



OAT22EIA.2 O. 



. 



I 



■ 
I 



p.vcoopivco • [xexa yap te xai aXyecrt xipTCxai dv^p, 
Sans St] p.dXa TioXXd iraO-/) xai ir^XX' feaX^SYJ. 
Touxo Si TOt cpe'oo, o (/.' aveipeai r^s p-exaXXa?. 
Nyjfftfe ti? 2upfy xtxX^axsxai, ei tou axoutiq, 
'Optuylrfi xaGuirepGev, 6'9i xpoital -qzkioio, 



[XV] 

400 



2U3) ; mais combien Pexpression d'Homere 
est plus energique, plus precise et plus 
beureuse! — Homere a dit plusieurs fois, et 
notamment dans Vlliade, XXIII, < 0, ie'j- 
7tEa6ai yooio. Mais le mot TE'p7rEc0ai, dans 
ces exemples, ne signifie guere que satiari, 
ou, comine nous disons, s'en donner son 
content, lei, comrae on le voit par le de- 
veloppement meme, TEp7iu>u,E6a est dans 
son sens propre : rejouissons-nous. II fuut 
mettre xrjOEiriv TEpnwu.E8a sur la meme 
ligne que Screpuosv yO,aaa<j<x : e'est une 
alliance de termes contrastes absolument 
analogue. Je n'ai pas besoiu de remaiquer 
que ces trouvailles de genie, le poete les a 
puisees dans une profonde connaissance 
du cceur bumain. Scholies B et Q : xai ev 
rati OEivaT- on]yr|crE<Ji TEpnexai dv»)p uv 
ev 6Xi'|e(ji xal dxoOuv lispou Xeyovros 
ta satnou dXyea. 

400. MvioojiEvu. Ancienne variante, p.£- 
|Avou.e'vu>. Ce n'etait qu'une glose passee 
dans le texte. — Metcc, adyerbe : apres, 

e'est-a-dire quand les main sont passes. 

On a vu |iETd adverbe, Made, XXIV, < 33 • 
on le reverra dans VOdystie, XXI, 231. 

401. "Offtii; gyj.... Aristote, dans sa 
Rhetorique, I, ix, cite autrement ce vers : 
u.vrju.Evo?, ootk; noXXi 7td9y) xai TtoXXa 
eopyr). II n'est pas probable que ce soit 
un lapsus de memoire. Aristote n'est point 
sujet, comme Platon, a de tels accidents. 
C'est done la lecon de quelqu'un des textes 
antiques, et une lecon qui a sans doute ete 
rejetee par les Alexandras a cause de 
u.v/)u.evo;, qui n'est point liomerique et 
qui d'ailleurs va mal apres u.v(oou.evw. On 
peut dire aussi que factanOjj se rapporte 
mieux que eopyfl a l'ideedemaux endures. 

402. ToOto.... Repetition textuelle du 
vers VII, 243. 

403. Zupi'rj. Les anciens out perdu leur 
temps a cberclier cette ile dans le monde 
de la realite. Elie n'appartient, comme 
Ogygie et Scberie, qu'au monde des fa- 
bles. Ameis : « Eiu mit idealen Ziigen 
« gescbildertes Eiland der Majrclienwelt im 



■< Nordwesten oder Westen. » — Le mot 
lupi'r] n'est pas le nom propre, mais un 
adjectif tire de ce nom. Scholies H : E v ipr)Tai 
oe Zupia (i ; T a Tupa YupiV vvjo-ou 
till Tupi'vi? (Ill, 171). D'apres cet 
exemple, le nom serait 20 pa au pluriel 
neutre, et non pas SOpo;. D'ailleurs Supo; 
fut-il le nom, Pile n'aurait que cela de 
commun avec la Syros des Cyclades. Voycz 
les notes qui vont suivre. 

404. 'Opruyi'n; xaOuTiEpOsv, par dela 
Ortygie. — Le nom d'Ortygie est un ad- 
jectif tire de optvS, cuille , et signifie 
Vile des cailles (opTUyta vrjero;). C'est 
une qualification qui convient a un tres- 
grand nombre d'iles de la Mediterranee. 
Les cailles, quand elles traversent cette 
mer, soit au printemps pour veuir en Eu- 
rope, soit a l'automne pour retourner en 
Afrique et en Asie, font des stations sur 
leur route, et il y a des points ou, pen- 
dant le passage, on les prend par milliers. 
Toutes les iles ou abondait ce gibier etaient 
des ortygies. Mais il y en a deux dont Or- 
tygie est le nom dans la geograpbie des 
anciens : Tune, celle dont il a ete question 
au vers V, 1 23 , et qui est assurement 
Delos; Pautre, celle dont parle Virgile. 
A'ncidc; III, 692-694 : « Sicanio praetenta 
« sinu jacet insula contra Plemmyrium un- 
it dosum ; nomen dixere prioresOrtygiam.» 
Ou sait que celle-ci fut joiute a la Sicile 
par un pont, etqu'elle devint un des quar- 
ters de la ville de Syracuse. Si Homere de- 
signe ici la meme Ortygie que celle oil Diane 
avait tue Orion, il etait bien inal renseigue 
sur la position de cette ile; car Delos est 
a l'orient d'lthaque. Mais il est impossible 
qu'un Ionien ait ignore la position exacte 
ile Delos, un des centres de la civilisation 
iouienne, une contree qu'il avait certaine- 
ment visitee dans ses voyages; car c'est un 
tableau d'apres nature que cette descrip- 
tion du palmier de Delos auquelUlysse (VI , 
162-167) compare Nausicaa. II est vrai que 
la plupart des anciens identifiaient l'Ortygie 
d'Eumee avec l'Ortygie d'Orion ; mais ils 






;xv; 



OAY22EIA2 O. 



ouxt TtZQiTzk-rfi^ Xfefjv t<J<tov, dXX' dyaDr] [xlv, 

v&oioq £UfjL7]Aoc ? ofooi{krfirfi, Tzokuitvpoq. 
netvY) £' 0'jttot£ SvjpLov £<rfpj(CTai, o0§£ Tt? aXXv) 



107 

405 



n'arrivaient a la vraisernblance qu'en don- 
nant a xponai TjeXtoio ua sens que cette 
expression ne saurait avoir. Je crois que 
l'Ortygie d'Eumee n'est pas moins fantas- 
tique que sa Syrie ou Syra. Mais, si on la 
localise, c'est l'Ortygie sicilienne qui re- 
pond a l'indication topographique. — °06t 
Tpo7ial yjeXioio, sous-entendu elff( : la ou 
sont les retours du soleil, c'est-a-dire la ou 
)e soleil, arrive au terme de sa course, 
prend le cliemin queleonque par ou il re- 
vient vers l'Orient. C'est done de POcci- 
dent, et mt 5 me de Pextreme Occident qu'il 
s'agit. Le mot 66 1 pcut se rapporter indif- 
feremment ou a vyj^o; -Upi7} ou a 3 Opxu- 
YtY)S. Mais il vaut mieux le prendre dans 
un sens general, et I'entendre de la region 
ou sont situees les deux iles. Scholies B, H 
et Q : oXqv to; Tipo; xa; xpoua; ^Xiou, 6 
eotiv E7ci xa Suxixa u.£py] u7repdvti>6ev xrj; 
ArjXou. ouxto; 5 Apt<7xapyo; xai 'Hptooia- 
voc. Au lieu de ArjXou, il Taut lire 5 Opxu- 
ytctCj et songer a une Ortygie d'Occident, 
sans quoi il y a une contradiction mani- 
festo, puisque {mepavwIJE-v Ar t ).ou, dans la 
bouche d'Eumee, signifierait a l'Orient de 
Delos. L'explication d'Aristarque et d'Hc- 
rodien se retrouve dans Eustuthe, mais 
plus correctement transcrite, stnon qu'Ens- 
tathe rapporte 69i a vy^^o; — 'Jpirj : to Se 
081 xponai yjeXioio avx'c xou xeiuivr, 
Tipo; xa Suxixa u.£pY] tyj; 'Opxuyta;. — 
Quelques-uns supposaieut une caverne, ou 
plutot un souterrain } par ou passait le 
soleil pour revenir a l'Orient sans etre 
apercu, et ils pretaient a Homere cette 
idee. Scholies Q et V : ev6a cpaolv elvca 
TjXiou (77criXaiov, 6i* ou OTfijlsiOuNTat xa; 
VjXiou xp07ia;. Eustathe : ExEpoi, 0£ (pact 
o"7iviXaiov eTvat exei , Bi 3 ou xa; xoij 
YiXiou, u>; eixdt; , £otiu.£'.ouvxo xporca;, 
6 xai yjuov o"it7|Xaiov eXeyav, xai xouxo 
o7]XoD<r0ai 501 xporcai yjeXloio. Mais 
Homere ne s'exprime jamais avec preci- 
sion sur ce qui concernc le cours du so- 
leil ; et sa cosinographie est pleine de 
vague et me me de contradictions, ou, si 
Ton veutj de conceptions peu concor- 
dances. Voyez X, 8G; XI, 16-19; XII ; 4-G, 
et les notes sur ces passages. — Eustathe 
adopte, pour son coinpte, une explication 



d'apres laquelle xpoTcal 7]£X£oio est simple- 
ment le coucher du soleil, sans aucun re- 
gard au retour de l'astre vers l'Orient : 
oxi Se xo xpETTEcrOat xai iitl xou ouv£tv 
xeixai, SriXot xo in\ *^]Xiou Xey_8ev xo 
arc' o0pav69£v 7tpoxp07taxai (XI, 
18). Mais l'exemple cite eontiedit cette 
explication, plutot qu'il ue la justilie ; car 
le tour en avant, ou le voyage dans le 
ciel, correspond a un tour en arrierej c'est- 
a-dire a un voyage invisible, au retour 
d'Occident en Orient. — Les modernes ont 
beaucoup ecritet beaucoup deraisonne sur 
le vers 40i. Nous perdrions notre temps 
a demontrer, par exemple, que xpGTtai 
TJeXioto ne signifie point les tropiques, ni 
un cadran solaire. — ■ Au lieu de xpouai, 
quelques anciens, selon Hesycbius, lisaicnt 
xpo^ai, d'autres oTpO^aC. C'etaient des 
corrections destinees a faire disparaitre les 
difficulty's ; xpocpat en faisant entendre que 
Syra etdit dans la meine region que T bri- 
nacie, ou paissaient les bceufs du Soleil ; 
orpotpaEjeu remplaeant le mot vague par 
un mot precis. Mais le Soleil est un dieu, 
et les dieux ne se nourrissent pas de chair : 
ce n'est pas pour manger du bceuf que le 
Soleil entrctient des troupeaux. Quant a 
crpooai , c'est une bonne glose ; mais 
xpouat, a cause roerne de son caractere 
vague, est evidemment le terme d'Homere. 
Botlie : « Latiore igitur et antiquiore sensu 
« ha?c vocabula usurpavit, qua^ Hesiodo 
a quidem et recentioribus sonant solsti- 
« tium; nee mutandum censeo xo xponat, 
a quemadmodum Hesycbius, verbo 'Opxu- 
« via, auctor est fuisse qui legereut hoc 
« loco xposat, vel axpocpat. *> 

405. IleptTuXyiQrn; equivaut a TioXuav- 
OpwTto; : popuLeuse. La traduction valde 
magna est tout a fait arbitraiie. — Atrjv 
xocrov, par trop. — Mev est dans le sens de 
p,rjv. Quelques anciens mettaient uu point 
apres ce mot; car Piicanor [Scholies H) dit 
que la phrase se prolonge sans interrup- 
tion jusqu'a la fin du vers 406 : ucp' ev 
avayvcoffxeov eco; xou rcoXuuupo:. Sta- 
crxeXXExaL xej), 7i£tvri 6 1 outtoxe- 

40G. Eu^oxo; euu.Y)Xo;, sans virgule 
entre les deux mots : ayaut de bons patu- 
rages qui nourrissent une grande quantite 



II 



*• I 



■ 



108 OAT22EIA2 O. 

vouco? em CTuyepyj raXsTai SeiXofai PpoToiciv* 
dXX' 6'te yYjpdtfxcocri toXiv xdxa cpuX' dvOpwucov, 
eXScov apYupoTO^o? XtoXXcov ApT£p.i5t £uv, 
ol? dyavoi? PeXeectg-iv eTcot^ofxevo? xaxEracpvsv. 
"EvOa Sum uoXte?, Sfya o£ ccpim iravxa SeSacxar 
T/jciv o' ajj.cpoT£p7]t:t 7ra*cr]p ejack; Ep.6acn'X£usv, 
Rrqaios 'Opp-EvtSyj^, emefxeXo; dOavaTOtaiv. 

"EvGa ok Qoivixts vaucnxXuxoi vjXuOov dvooE?, 
Tpwxxai, paipf ayovT£? dOupfxaTa V7]t [/.eXafvY]. 
"Ecxe Se TtaTpo? efjioio yuvv] ^vitro-' eVi oi'xw, 
xocXtq te p.£ydXy) te xal dyXad s'pya iSuia* 



:xv] 



410 



415 



de moutons et de clievres. — Quelques-uns 
entendent, par euSoto;, abondante en Ire- 
tail, a cause du substantif (3oTa, Iliade, 
XVIII, 521. Meme ainsi il ne s'agit tou- 
jours tjue de u.ij),a en abondance, et les 
deux mots ne doivent point etre separes, 
Ceux qui les separent donnent a evSoto; 
le sens de fertilis bourn; mais cette tra- 
duction est fausse. C'est eOSou;, et non 
euSoto;, qui a cette signification. Hymne 
a Apollon Delien, vers 54 : out' euSouv 
its luEffdai 6'iou.ai , oOV E0u.r)Xov. — 
407-408. OOSe Ti; aXXr] vo0o"O;, ni au- 
cune autre maladie. Scholies Q : ™ J™ 
xr,v voo-ov c7\jve?eu5ev, etoi ™ Xiu.w xai 
Xoiu.6; 7tapaxoXou6ET. Aiu.6v 6u.o\i xai 
Xoiu.6v a7to98ivij6ou<ji Se Xaoi 
(Hesiode, OEuvres et Jours, vers 241). 

408. 'Em doit etre joint a 7tEXETat. 

— AeiXoiai, miseris, infortimes. Non pas 
qu'ils le soient en realite ; mais ils le se- 
raient, s'ils etaient en proie a ces fleaux. 
Scholies H : E7taiveT ivjv uaTpioa. 

409. IIoXlv xdra, dans la ville : cliacun 
dans sa ville. En effet, il y a deu, villes, 
et non pas une seule. Voyez plus bas, vers 
412. — Herodien (Scholies H) : av»<7TpE- 

7ITEOV Tr]V xmi. 

410-4H. 'EX8&.V.... Ces deux vers si- 
gniCent que les Syriens meurent subite- 
ment et sans agonie, les bommes par le 
fait d'Apollon, les femmes par celui de sa 
soeur. Voyez les vers III, 280 et V 124 
et les notes sur ces deux passages. Voyez 
aussi plus bas, vers 478-479, ce qui con- 
cerne la mort de la gouvernante d'Eumee. 

— Didyme (Scholies H) rappelle, a propos 



du mot ayavoT; , qu'il s'agit de mort su- 
bite : npataiv ■ 6 yap o'.ifviSioi; Oavato; 

avfiouvo; EITTt. 

411. KaTEitE<pv£v, l'aoriste d'habitude. 
C'est toujours ainsi que les choses se pas- 
sent dans ce pays. 

412. "Ev8a , la : dans cette ile. — 
IIoXie;, sous-entendu e!o"i. — Ecpidi, a 
eux : aux Syriens. 

415. "Ev6a avec mouveraent : la, c'est- 
a-dire dans un port de l'ile. 

416. TpMXToei, voleurs. Voyez la note 
du vers XIV, 289. 

417. "EoxE Se..., et la suite. Comment 
Eumee a-t-il connu tout ce qui s'est passe 
entre cette femme ct les Plieniciens? Tout 
ce qu'il peut savoir personnellement, c'est 
qu'il leur a ete livre par elle. On peut 
supposer que le poete, par inadvertance, 
parle ici pour le narrateur. Mais il vaut 
mieux supposer qu'Eumee tient ces details 
de Laerte, qui les tenait lui-meme des 
Plieniciens. Didyme (Scholies 15, H et Q) : 
Tau-ra Se ol <I>oivtxE<; 'ia<i); AaE'pTVj Siri- 
yrjaavxo 7roXXoO aijiov aCiTov traoepai'vov- 
te;, AaspTTi; Se Euu.ai'w SiriyTicraTo. ou 
yap oiov te eISe'voi to ct>.r|0e; v^mov ^p- 
7iaau.E'vov. — IJatpo; depend de oixto. — 
ruvrj, dans le sens generique : une femme, 
c'est-a-dire ici une femme de service, une 
6u.(«y]. Cette femme, d'apres les traditions 
poetiques, se nommait Daene. Aristarque 
(Scholies B, H et Q) : (*, 8i7tX^, Sti) xo- 
P\^^ Y u va?xa eiiev, w; xai avSpa 
tov av6pa)7tov. 6vo|ia 8e auT^j Aarjvr). 

418. KaXii te.... Repetition texWIle 
du vers XIII, 289. 






[XV] OAY22EIA2 O. 

tyjv 8' dpa <J>o(vtx£? izokunalvuxkoi ■quepoueuov. 
IIXuvougy) xt? Ttpcoxa (Jttyv] xo(Xy] irapa VY]i 
euvY) xal cptXdxYjxi, xdx£ cppeva? ■fyrcspoitetfei 
G'/]Xux£py;crt -yuvaiiiji, xal yj x' euepyo? &f)ow. 
Etpwxa oy] eueixa xi? sI'tq xal ti^Qev eXQor 
i] Ss paX' auxfaa Tiaxp6<; £TC<ppa§£v Ci^epecps? Stir 

'Ex piv IiScovo? itoXu^dcXxou eiij(op.ai stvai' 
xoupr, 8' eip.' 'ApuSavxo? eyw puSov dcpvaofo - 
dXXd p.' dv^pTca^av T&pioi, XYi'i<jxope<; avSps?, 
dypcSGcV £pyj5p£VY]v • rapacav Si x£ S£up' dyayovxes 
xou§' dvSpo? irpoc ScopaG ■ 6 8' d£iov wvov e'Scoxev. 

Tyjv o' aux£ -rcpose'emev dvPjp, 8$ £p«jy£xo XdQpv) 
T H pa x£ vuv -rtdXtv auxts dp.' yjpiv ot'xaS' £71010, 
6'cppa iSy) Ttaxpo? xal [/.vjxEpo? 0<j;epe<pe<; Sw 



109 



420 



425 



430 



mm 



H 

*^H 



420. IlAUVQUffTfl Tl?. Ancienne variante, 
7iXvvouo"fl tfi. Avec cette lecon, il faudrait 
entendre [myyj comrae p.tyr] *"$■ ^ a vu ^g ate 
est plus precise et meilleure. 

422. 0YiXuT£pifj(Ji.... Voyez le vers XI, 
4H4 et la note sur ce vers. — Kat r\ x 1 eu- 
£pyof; e^lTtv, meme (a celle) qui serait 
vertueusr. H faut ajouter : jusqu'au mo- 
ment de la ("ante. Le present &[)<TIV, dans 
cet exemple-ci, equivaut au passe yevrixai. 

424. 'H 5e Repetition textuelle du 

vers X, \\ \ . — TTaTpoe, du pere : de mon 
pere. — 'E7te<ppa5sv.... Sto , elle montra 
la maison. C'est la reponse de la ferame a 
la question 7166&V e),6oi. Sa reponse a la 
question xi; alr\ va suivre. 

425. TloXuxaXxov, riche en drain, c'est- 
a-dire opulente. L'epithete ne peut pas se 
rapporter a des mines de cuivre. Didyme 
[Scholies Q et V) : e*v ocOt^ yap vaXxo; 
ou yivsxcu. On a vu dans Vlliade, XVIII, 
288-289, IIptau.01.0 noXbV.... TtaXu/puaov, 
iroXOy aXxo v. — Quelques-uns prenaient 
I'epitliete de Sidon dans le sens de solide 
(axeppa:), et l'appliquaient a la massive 
architecture de la ville. Cela est bien clier- 
che, et Interpretation 7iXov<nat; est infini- 
ment plus naturelle. 

426. 'Puoov acpveioTo, opulent a flots : 
homme d'une prodigieuse opulence. Di- 
dyme (Scholies V) : puSriv tov TtXoOxov 
eyovxo; , xouxeaxt xtji ^Xoijxto 7jj3r,v 



ttXoutouvto?. ?] g7ctppoiav I)(ovtos uXou- 
xov. (Herodien (Sclwlies H) : o^vxovco; 
xo puoov. 

427. Tacptoi. Voyez la note du vers I, 
■105. — Quelques-uns ne mettent point de 
virgules : alors c'est comme s'il y avait 
simplemcnt XT)toT0pe{ Tacpioi (des pirates 
de Taphos). Avec l'apposition, l'idee est 
plus complete, ou du mo ins plus riclie- 
ment exprimee. — Avji'aropsi;. Homere 
dit Xrjtffxvip et )T,tffTO)p, comrae il dit 
owxrjp et SioxtDp. 

428. rispaffav. Voyez plus haul, vers 
387, la note sur Tte'pao'G'av. 

429. T0O0' avSpoc Voyez plus liaut 

le vers 388 et tea notes sur ce vers. Ici 
xoOS' avopo;; ne correspond plus a un nom 
propre, puisque la femrae n'a point norame 
Ctesius. II designe le maitre de la maison ; 
litteralement, Thomme qui est la. 

431. IlaXtv auxtq. On a vu ce pleo- 
nasme, XIV, 356. 

432. "Ocppa tfirj , afin que tu voies. 
Ancienne variante, ocpp' EiSrj;. Ce n'est 
qu'une mauvaise correction de Zenodote, 
On a vu 3<ppa torj dans Vlliade , III, 163 ; 
Homere emploie frequemment le subjonc- 
tif t3a)u.at dans le sens actif, et l'hiatus 
est perpetuel avec toutes Ies formes du 
verbe dont le theme est i5co ou stSci), qui 
avait primitivement le digamma (eompa- 
rez video). 



m 

W 






110 



OAYZ2EIA2 O. 



ft 



auxou? t' ; r H yap ix' del, xal dpvewl xaXlovTat. 

Tov o' tjii Tzpoolznts. yuvyj, xal d{i.df}£To (auOco* 
EtY) xev xal tout', et p.01 e'Qe'XoiTe ye, vaurat, 
opxux TctGTw9v]vat aTcr j ij.ova (*' ot'xaS' dicdJjeiv. 

W Q<; IcpaO' • ot o' dpa TtdvTe? eW)fxvuov, <b? ex^Xeuev. 
Auiap eW p' ofxocrav te TeXetiTYjcdv t£ tov 6'pxov, 
toi<; §' auT[<; ^£ito yuvr), xai dfxe(6eT0 [xuOcp- 

2iyrj v5v, p.Y] t(<; p.e TcptoauSarw etoeo-giv 

U[X£T£pWV ETOCptOV, £u(Jl6Xy)(J.£V0S ^ EV dyUlY] 
7] TTOU £711 Xp^VYJ ' (JLY) Tl? TCOTl SwfJLa yipOVTt 

£XGwv e^efe/), 6 8' oia6.\j.tvo<; xaxaSvjOT) 
§£<jp.w £v dpyaXetp, upuv 8' eTctcppdatreT 6'XeGpov. 
XXX' b/tT ev 9pecrl uuQov, imlytxt S' tovov oSafav. 
A XX' 0T£ X£V 8tj vtqu? icXefy (3i£roio yevrjTat, 
ayy£XtY) jjloi frame Sow? !<; 8w[/aG' txlo-Gw • 
ol'aco yap xal xpucrdv, oTt? •£ bnoydpoc, eXGr] • 



:xvj 



435 



440 



445 



«>m 



433. Eiffi, ils existent : ils sont vivants. 
— KaXeovTOU, sous-entendu Iti, qui est 
exprime devant le premier verbe. Le re- 
nom d'opulence suppose une opulence 
reelle. Bothe : « focuntur, a consequente 
« quia sunt divites. » 

435. Tout(o), cela : ce que tu me pro- 
poses. Schohes B et Q : yevoito xat 

TOUTO, E7tav£),6ElV U.E Et; T^v TtdTplOa 

u.ou. — Ei, a condition que. 

437-438. "Q;.„. Ces deux vers, qu'on a 
deja vus plusieurs fois dans VOdyssie, s'y 
retrouvent encore plus loin, XVIII, 58-69. 

440. li-fQ, sous-entendu Jute. — An- 
cienne variante, oiyri au nominatif, sous- 
entendu E 5T(0 . Le datif semble preferable. 
Rien n'empeche de le prendre adverbiale- 
ment, comme quand nous disons, silence/ 
Quelques-uns croient meme qu'on devrait 
ecrire aiyi\, adverbe, le nieme que a iyu. 
Mais ce aiyri adverbe n'est qu'une pure 
liypotbese. 

4 42. Tepovti, au vieillard, e'est-a-dire 
a mon maitre. 

4 44. 'Emifpacait(ai) est au subjonc- 
tif, pour siuj)p<i<7o-r)Tat. 

445. "Exet(e), cohibete, maiutenez. 
Eustathe : uapaivE<n;. ... | n ] „.„„„. 



piaajiw. — 'OSafcov, des cboses de la 
route : de la cargaison que vous aurez a 
emporter d'ici. Didyme [Scholies B, Q 
et V) : <j7tou8d!;£TE, qprjert, itspi iriv ayo- 
paaiav Tiiv (poptiwv. — Quelques-uns en- 
tendaient oooucov dans un sens beaucoup 
plus reslreint. Scholies B et Q : twv el{ 
£x3y)ui<xv EitiTriOEi'tov. Mais les Pheniciens 
sont des trafiquauts ; et le temps qu'ils 
vont mettre a faire leurs achats prouve 
qu'il s'agissait pour eux de bien autre 
cbose que d'approvisionner le navire. 

446. Biotoio equivaut ici a ooai'tov, a 
ipoptiuv. Ce n'est pas seulement ce qu'on 
mangera pendant le voyage ; ce sont, et 
surtout, les marchandises dont la vente en- 
ricbira les marchands, et par consequent 
assurera leur subsistance. Botlie : « rictus, 
« a consequente mercium domi vendenda- 
•> rum. .. Ainsi la parapbrase des Scholies Q, 
toO ptou fjjiiiv, restreint beaucoup trop 
le sens du terme. 

.447. 'AyYsM*]---- Scholies Q : mitu> 
".ot ta/e'to; ayvE),ia itpo; Ta Suu.aTa oti 
a7tE),8Eiv u.e'XXete. 

448. "EXOiq, vulgo IXBot. La vulgate 
n est qu'une faute d'iotacisme ou une cor- 
rection byzantine. 






[XV] . OAY22E1A2 O. 

xal M xev aXX' Em'SaGpov £ywv eGlXoucra ye ooi'yjv. 
IlatSa yap avSpo? iyjo? evl [xsyapott; aTiTaXXto, 
xepoaXeov Stj toI&v, ap.a Tpo^ckovTa Gupa^e- 
to'v xev ayotp.' eto v/jd? " 6 8' 'jjjIv piupiov wvov 
aXcpot, Stcy] uepacrrjTE xaV aXXoGp6ou? dvGpcoiiouc. 

H fjiv dp 1 Sjq ziitouG dtore'&r) Ttpoc, Stofxaxa xaXa " 
o! 8' £vtauxov airavTa Trap' T^fxiv auGi (jtivovTsg 
ev V7]t yXacpuprj pfoTOV noXuv ej/.toXo'covto. 
AXX' 6'te Syj xo(Xy) vyju? ff/Qno lolci V££cr6ac, 
xal to't ap ayysXov "^xav, 8? dyyei'Xeie yuvaixL 
HXuQ' dtvyjp iroXt5i'Spt<; £(jt.ou -rcpo? StofxaTa iraTpo?, 

^pUCTEOV 6'pp.OV i'^COV, p.£Ta 8' 7]XsXTpOWtV EEpTO. 



1 1 1 



450 



455 



460 



449. Ae, dans Ie sens de Srj : bien plus. 
— "AXX' ETUoaQpov, un autre nolis (outre 
Tor qui sera pour vous). L'explication du 
mot £7u6a6pov, dans les Sclwlies B et Q, 
est une citation d'Aristarque : (7) 8ijrX»), 
on) tov vauXov tti; E7u6dcrE(o; tuSv vewv 
•/aTayprjijTiy.co; Eni6a6pov Elite. 

45U. 'Avopo; £T]o;, d'un homme distin- 
gue : d'un grand personnage; du vieillard 
qui est mou raaitre. 

451 . KepoaXeov est dit en bonne part : 
plein d'iutelligence. Voyez, Made VI, < 53, 
la note sur xspSiaTo;. — Toiov {talent) 
donne au positif XEpoaXEOV la vaieur d'un 
superlatif. Voyez, III, 321, la note sur 
uiya toIov. — Quelques-uns separent ov\ et 
toiov par une virgule, et entendent xolov 
de ce qui va suivie [talem, silicet...). On 
trouve cette explication dans les Sc/wliesH 
et Q : to Se toiov, toioutov u>; xai eus- 
aOai cruvTpEyovTa xai owoXouOeiv Swa- 
(lEvov. D'apres l'exemple que j'ai cite, 
toiov se rapporte plutot a XEpoaX.EOv.Mais 
rien n'emptche de le sous-entendre avec 
TpoyotovTa. — 'Au.a,c'est-a-dire cc|ii u,oi: 
avec moi. — Tpov_6ojvTa. Ancienne va- 
riaute, Tpto/tovTa. — Au lieu de aaa 
TpoyotovTa en deux mots, on lisait aussi 
au.aTpo/ w 6wvTa en un seul, Scholies B et 
Q : ouv8etov Se to au.aTpo-/6<ovTa. 
C'est la lecon d'Eustathe. — Quelques ma- 
nu9crits et nos vieilles editions donnent 
du.aTp(OV_oivTa. Enlin Eustatlie cite encore 
une autre ecriture : Ypd^ETai 8s , qpaeri , 
xal 6u.ouxpo/6uvTa. — Le sens, de 



toute facon, reste le mSme. Eumee, d'apres 
les dires de la fernme, devait avoir cinq ou 
six ans. Porphyre, Questions homeriques : 
rfi-r\ p,ot ££u> cruvxpEXEiv Suvdu.svov, xai 
|3a3r|v auv epioi 7topEu6u.Evov, oOx etti- 
xoXtuoiov. Bothe : « Cujusmodi pueri, non 
« molesti, solent expeti, et facile careque 
« vendi. » 

463. "AXpoi, c'est-a-dire xev aXqiot : 
aura procure; procurera. — "OTtrj, en 
quelque endroit que. — JT£pd<;y)TE, vous 
ayez vendu : vous le vendiez. Voyez plus 
liaut, vers 387, la note sur 7tEpacyaav. 

455. 'EvtauTov, comme Et; EviauTOV. 

456. Bl'otov, une cargaison. Voyez plus 
liaut la note du vers 446. — 'Eu.7toX6wvTO, 
coemebant, achetaient et arrimaient. La 
preposition ev, dans ce compose, a une 
vaieur dont il faut tenir compte. Sc/wliesh 
H et Q : citpavu.aT£0ovTo tiojaouvte; xai 
dyopiCovTE;. Ajoutez : I'va lfj wiu; TtXeirj 
(Biotoio Y^viQTai (vers 446). 

457. "HvBeto est dit au sens physique : 
avait cargaison complete. Eustatlie : £6a- 
pOvExo (popTw. — Homere a employe deux 
fois a-/6ou.ai au sens moral (///We, V 
354 et 364). — Ne'soOai, comme oiitte 
VEEdOai, sous-entendu auxou; : de facon 
qu'ils pussent s'en aller. 

458. Kai tot' dp(a) , eh bien doncalors. 

459. IloXu'iopi; en mauvaise part : ex- 
pert en coquinerics. Aristarque [ScholiesB 
H et Q) : (^ SiTtXii, oti) oOx E7i' ayaOoO, 
dXX' ETti xaxo'jpyou xai ajtaTEaivo;. 

460. "Opu.ov, un collier. Scholies B : 



T^ 



m 



¥. 



112 



OAT22EIA.2 O. 



Tdv [xev dtp' £v (xeyapco S^coal xai Ttfovia fjtTjTvjp 
ytpviv t' apupacpdoovTO xal <3cp6aX[j.ol(7iv 6puivTo, 
covov umcr^^cvat ' 6 §£ tyj xax^veuae cxicotcyj. 
"H-rot 6 xavveijcra? xo(Xy)v £m v?ja (Se&rjxei ■ 
yj 8' £[/£ X £t P° ? sX&Offa 8<$p.cov £^Y £ Oupa'Ce. 
E5pe 8' £vi irpoS^fXcp y)piv S^ita y}8e Tpair^a; 
avSpaiv SaixufJL^vcov, of p.£U uax^p' a[xcp£uivovTO. 
01 [jiev ap' £? Gwxov updjjioXov, oyjpioid T£ <pjfjuv 
yj 8' afya xpf aXetaa xaxaxpu^ac' Ouo x^Xirco 



[XV] 



465 



¥ 



jupWEppEov xo<ju.ov, arto tov ctuvSeSe- 
0"9ati. Eustathe : x6<7p.o; 8e yuvauxEio; 
dariv. J£ auxoO 5e xai vcpopu.iov XP U ' 
a-oOv, xoupiapiov, wc, ev pr]Toptxu> 
xEiTat },E£tv.(o. — Quelques-uns ecrivaient 
opfiov oxyton, pour distinguer le mot qui 
siguifie cnllier du mot qui signifie port. 
Mais ce n'est la qu'un ral'finement byzan- 
tin. Eustathe : oIuvetou Se Ttapa Tto"i xaiv 
iauoTEpov 6 toioOto? opu.o;, Ttpo; Sia- 
o-to).Y|v tou xaxa tov Xiu.Eva. Les anciens 
nc distinguaientpas. A quoi bon, en effet? 
Le contexte ne laisse jamais de duute sur 
le sens du mot. — M£Ta doit etre joint a 
EEpto, ct le sujet du verbe est 6 sous-en- 
tendu, c'est-a-dire ouxo; 6 6pu,o; : ce col- 
lier etait serti. — 'fDixtpoicriv, de grains 
d'ambrc. On a vu, IV, 73, Pamljre uni a 
Tor dans la decoration du palais de Mene- 
las. Didyme (Scholies H) : vjXEXTpot? 8k 
o-uyxExXEiuivo; xai f ( p|j.o<7uivo; rjv 6 7te- 
piTpayriXio? x6<ju.oi;. — La phrase, iei 
comme au vers 388, est simplement juxta- 
posee; mais les traducteurs latins n'ont 
pas eu tort, pour plus de clarte, de mar- 
quer la subordination ; quad electris in- 
tersevtum erat. — L'ancienne variante y]Xe'x- 
Topiriv est une fausse lecon; cir 7)Xe'xtu>p, 
c'est le soleil, et non point de I'ambre. 
Voyez dans ['Made, VI, 513, la note sur 
le mot fjXExxwp. 

48). Tov, lui : le collier. 

402. Xfipuiv t(e). Ancienne variante, 
X£ipeoa(i). 

463. Tin<ry_0(jievai. Le masculin (mt- 
CTXOU.EVOI, qu'on lit chez Eustathe et dans 
plusieurs manuscrits, est tout a fait inad- 
missible. Quant a £7ti<rv_6u.Evai, lecon de 
Dindorf, ce ne peut etre qu'une fonts d'im- 
pression. — T5, a elle : a sa complice. 



465. 'E[ii depend de e^rjyE, et il est le 
complement sous-entendu de IXouo-a. 

466. As'ira est au pluriel pour Sertaa : 
les coupes. Herodien (Sclwlies H) : extoc- 
te'ov to SeTto, 7tOTinpia. En effet, la finale 
de oETta n'est breve ici que par position. 
L'observation d'Herodien s'adresse a ceux 
qui lisaient Sethi', c'est-a-dire Ss'Ttaa avec 
elision de la finale. — Quelques-uns chan- 
geaient Setihc en OEiraT(a), ce qui peut se 
soutenir; d'autres ecrivaient SETta;, ce qui 
cstabsurde. Voyez plus has, vers 469, la 
note sur TpC aXEiaa. — C'est par inad- 
vertance qu'on a mis, dans l'Homere-Didot, 
poculum en regard de Se'ttix. — L'expres- 
sion Ssira 7)8e TparcE'Sac (les coupes et les 
tables) signifie les coupes qui etaient sur 
les tables. Bothe : « Hysteronproteron, 
« vel potius oratio simjjlex et antiqua pro 
« eo, quod recentior dixisset, mensas in 
« quibus stabaut pocula. » 

467. 'AvSpdiv.... Le roi des Syriens a 
les memes mceurs que le roi des Pheaciens. 

468. 01, eux : le roi et ses convives. — 
'E; 6(oxov — 6rju.oi6 te (f»ju.iv, au conseil 
(des geroutes) et a l'assemblee du pcuple. 
C'est un ev &<.a SuoTv : a l'assemblee du 
peuple oii Ton delibere sous la presidence 
des gerontes. Voyez, VIII, <-47, l'assem- 
blee des Pheaciens. Didyme (Sc/wlies V) : 
Et; 6uJxov - Ei; pouWjv. tprju.iv ExxXricriav. 
Eustathe : Sriixou qpY^txtv 61a ToO loiTat (et 
non 9t]u.tiv), t?|v Stiu.otixtiv ouveXeuoiv 
ini 6r,u,TiYopia. On a vu, II, 26 et V, 3, 
le mot 8oixoc dans le sens de consessus ; 
mais c'est ici le seul passage d'Homere oil 
9TJU.15 a't le sens de concio. 

469. Tpi' dXtiua. Ceci prouve qu'au 
vers 466 le pluriel 8s'na est indispensable; 
sans compter que le singulier cetioc;, a 







^ 






[XV] 



OAY22EIA2 O. 



excpepev ' auxip iycbv in6\x't\v dEcncppoow/jrjiv. 
Avae.r6 t' VjeXio?, gy.i6<.ovc6 te uaaat dyuia(- 
tj^ei;; §' 2<; Atfjieva xXutov yj'X0O[xev coxa xiovte;, 
ev9' apa <]?oivfacov avopcov >]v wxuaXot; vyjui;. 
01 jj.ev Itoit' avaSavxei; etc'tcXeov Oypd xeXeuOoc, 
vto dva&rj'jajj.evoE ■ em £e Zeu? oupov i'aXXsv. 
'E^yjaap piv opto? tcXeo(j.£v vuxxag te xat yjfAaa- 
dXX' ots S9] ?6§0{JL0V Y|[j.ap £iri Zeu<; Oyjxe Kpovtcov, 
ty]v (jiv ETOixa yuvatxa (3dX' '^.pxefjuc; to^latoa ' 
aviXco §' evSouTCYjce u£<7oDcr' tog etvaXfy xrj!;. 



113 

470 



475 



1 



cite de Tpawsta;, serait pour le moins 
bizarre. — T7to xoattcj), suit sinu y sous le 
bant de la robe. Ellc tient les objets s<ius 
son bras, a I'interieur de son vetcment. 
Didyme (Sclwlies V) : U7i6 |J.(i).n;. 

470. ^\s<7:q?poauv7]i7iv, par des pensees 
irreflechies : avec la legerete de nion age, 
Apollonius : a<TUVE<jicet;, avotai;. Sclwlies 
B et Q : u.»tou6tt]<tiv, a^poauvai;, ?i u,(i>- 
piai;. C'est le seul passage d'Homere ou se 
trouve le substantif de ieai^puv. Mais on 
a vu l'adjeotil dans Vlliade, XX, 183, et 
on le rcverra dans VOJyssee, XXI, 3u2. Le 
mot ac(7i9pwv, dans le passage de VTliude 
est directement oppose a ifimSoc, et si- 
gnilie, par consequent, leger d'esprit. 

'ill. 'H(X£lc, nous : la femme et moi. 

474. Oi hev.... On a ra un vers jires- 
que semblable, IV, 842, 

470. 'E£rju.ap — C'est la repetition du 
vers X, 28, sauf le cliangement de la pre- 
miere syllabe. 

477. 'A).X' ote.... Voyez le vers XII, 
39 9 et les notes sur ce vers. 

478. Tyjv.... Yuvatxa, islam mulierem. 
la miserable femme : la coquine. — ■ BdV 
"Apteu.'.;. Voyez plus haut la note des 
vers 410-411. La femme ayant ete tuee 
du coup, le poete la rcgarde comme morte 
sans souffranc.e. 

479. "Avt).(j) (dans la senline) depend de 
Evoo'JitYicTE. — A(e') est explicatif, et il 
cquivaut a yap. — 'Ev3o07ir]aE. Voyez. la 
note du vers XII, 4 1 1 . — IUaoijo-a, etant 
tombce : pour s'etre laissce choir du haut 
du tillac. — 'Q; Etva),iy) xy]£, comme un 
plongeon marin. Cette comparaison in- 
dique que la femme est tombce sur la tete, 



et qu'ellc s'est brise le cr3ne. Sclwlies B, 
II et Q : 9aivET0ii ok nzaovaa E7tt XEcpa- 
>Y1V. xcu y«P ty.Eivo; (ce masculin se rap- 
porte a Xdpo;) ovrid; xaraSuETat. — Les 
auciens ctaicnt bien d'accord que I'oiseau 
dont parle Homere est un pi'clieur; mats ils 
contestaient sur son especc. Sclwlies Q et 
V : opvEOv f)a).d<j>jiov 7Copait).^aiov ye- 
XiSovi. evioi Se Xdpov (la mouette) aCitov 
ZEyouaiv, ol oe cuOuiav (le foulque). Le 
mot xrjij parait identique a xrjijf ou xaur.ij, 
et c'est la ce qui faisait identifier I'oiseau 
a la mouette. Sclwlies B, H et Q : xa>JTjS; 
6 XipOQ, Trot! o-iJYX0Ti^ xvi?. Botlie pense 
qu'on devrait ecrire xy)0£ monosyllabe, 
comme YP^u?. vt)0?. — L'explication de 
X7]$ par ),dpo; vient d'Apion, et non 
d'Aristarque. Apollonius la eonteste, parce 
que, selou lui, Homere ayant nomme ail- 
leurs le Xdpo; par son nom (V, 51), il n'y 
avait pas de raison pour qu'il 1'appelat au- 
trement ici. Get argument n'est pas sans 
replique. Homere a aussi nomme le foulque 
par son nom, et meme deux fois : V, 337 
et 353. II faudrait done aussi contester que 
xr]S fut synonyme de ai8via, qui est pour- 
tant, selon toute probability, le vrai sens. 
— Butlie, qui tient pour le ).apo;, pretend 
que la comparaison n'indique point spe- 
eialement line cbute la tete en bas : « Nc 
« id quidem Scholiaslis concesseriin , in 
« caput decidisse mulierem Phceniciam, 
« sed subitum ejus casum did arbitror, 
• quemadmodum eelerrime devolarc solet 
« balcyoue in proedam suarn. ■' II est bien 

plus vraiaemblable, apres £voou7t7iaE 7t£- 
CTOuaa, que la femme ait eu 1'air, comme 
parleut les nageurs, de piquer une tetc. 

it — 8 



114 



OAT22EIA2 O. 



MM 

m 

m 



I 



Kal T7]V ptlv cpt6xY|Ci xal lyfiuai xuppa yEVEcQat 
ExSaXov • auxdp syw Xt7rdfjt.-/)v dxa^jJiEvof; rjxop • 
xou<; 8' 'iGdxr] ETiE'XacTcrE ^epcov dvsfju^ xe xal u8cop, 
evGa |X£ Aalpxr^ Ttpiaxo XTedxeffctv eotciv. 
Ouxco t^vSe t£ yatav lytov ?8ov 6cpGaX|jt.oi(jiv. 

Tov 8' au AioyevYji; 'Ooucteuc; ^p.££6£xo (j.<jQar 
Eupai', 9j [j.aXa 8^ pot £vl cppeal Gupov opiva?, 
xauxa exacrxa XEycov, 6'cra 8y) itdtOc? dXyEa Gupuo. 
'AXX' vjxoi col piv napd xal xaxcp eVGXov e'8y)X£v 
Zeus, £tcI avSpo? 8cupax' dip(x£0 TtoXXd poyr ( ffa(; 
t]to'ou, o? 8t] ioi Tzapiyti Ppcotfiv xe it^crtv xe 
svSuxeco;, £coei<; 8' dyaQov [3fov ■ auxap sywys 
■rcoXXd Ppoxcov em Sots' dX(jjp.EVO<; EvGd8' txdvco. 
'Q.S oi [XEV xotauxa irpoc; dXX^Xou? dyopeuov 
xaSi5paGsT/]v 8' ou iroXXov etu yjsovov, dXXd pt'vuvGa- 
afya yap 'Hax; yJXQsv EuGpovo?. 0[ 8' etu ^ipciou 
TyjXEpdyou sxapoi Xuov laxt'a* xdS 8' eXov Saxov 
xapuaXtpcos ■ xrjV 8' efc 6'pp.ov -npoEpEaaav iotiu-dic, • 



[XV] 
480 



485 



490 



495 



481 . Auxap Evi>.... Voyez le vers XIII, 
286. — 'Axax^llJiEvo? YJTop. L'enfant pleure 
sa gouvernante. 

482. Tou? 8' Iflouca.,.. On a yu, III, 
300, un vers presqne semblable. 

483. AaEpt»)<;.... Voyez le vers I, 430. 

484. Tr)v8s xe, comme au vers XIII, 
238. C'est done par erreur que Bothe dit : 
« Nusquam ita Homerus loquitur, j> II veut 
qu'on ecrive ici rijvSe ye, et il a laisse 
T7)vos te dans l'autre passage. Peu importe 
qu'il ajoute : .. Sic etiam v, 238, ponen- 
a dum arbitror ei or) TT)vSe ye vatav dvei- 
« peai. » C'est un exemple. Quant aux pas- 
sages de tout genre ou te est redondnnt, 
ils sont innombrables. — Didyme repete 
(Scholies V), a propos du dernier vers 
prononce par Eumee, I'observation qu'il a 
faite a propos du vers 4(7 : eixo? ocutov 
dxrjxosvat itapd tou Aac'pxov, u> Si-rjy'n- 
aavxo ol $o£vixe;. 

486-487. "*H |idXa Sv) — Voyez les vers 
XIV, 361-362. 

488. Koi, pourtant Kaxui depend 

de jrapd, ou, si Ton veut, de nap;8r)x E v. 



Scholies Q : dX),d ool uiv 6 Zeu; ou xa- 
xdv [iovov itapEOrjxsv, dMa xai dya86v. 
Scholies K : x^j 6uo-tu)(ia aou tc«pe9y|XE ti 
dyoi66v. — Herodien [Scholies H) dit qu'il 
ne faut point eerire itdpa avec l'accent sur 
la penultieme (oOx dvao-TpETCTEOv), e'est- 
a-dire que ffoi ne depend point de napd. 
— "E9v)xev. Ancienne variante, eSwxev. 

491. ZtoEi; o(e'), et tu vis, e'est-a-dire 
grace auquel tu vis. Voye?. plus baut, vers 
388 et 460, les notes sur des phrases ana- 
logues. — ACixdp £ytoYE est oppose a <roi 
(XEV. Ulysse se donne pour un bomme bien 
plus a jilaindre qu'Eumee, et qui n'a eu, 
durant longues annces, que des maux a 
souffrir. Jupiter ne lui a verse que du 
mauvais tonneau. 

493. "Q ; ol (J.EV.... Repetition textuelle 
du vers VIII, 333. 

495. Oi, eux, e'est-a-dire ceux qui sont 
designes au vers suivant, les compagnons 
de Telemaque. 

497. Tt|v, e'est-a-dire vrja. — "Opjiov. 
C'est le port de Phorcys. Voyez les vers 
XIII, 96 et 101. — npOEpeo-sav, vulgo 



[XV] OAY22EIA2 O. 

ex S' eCiva? ISaXov, xaia ok TcpufJtv^at' EOvjcav ■ 
£x oi xat a'JTOt (3aivov lid prjyjjiivi OaXaacTji;, 
SsitomJv t' evtuvovto, xspcovx^ ts ai'Qoua olvov. 
Auxap eteeI tc<5(710<; xal i^qiuoQ it, epov e'vxo, 
Totat Se T-^X^uay os rairvufjiivcx; rftyiio (JiuGcov • 

'ifJiels [xiv vuv acrcuS' iXauvrue vvja [jtiXatvav ' 
autap iywv dypous emefcofjia'. ^oe (3or?jpa<; ■ 
einre'pio<; S' el? acxu loebv £[j.a epya x&eiui.' 
'Hco9£v §£ xev Ufjipuv 6oom6ptov 7tapa6ei'[/. , /]v, 
oafr' dyaOyjv xp£taJv T£ xal oi'vou y)Suto^toio. 

Tov §' aux£ Ttpcffeetire 0eoxXup.£voc; GeoetS^? ■ 
nvj yap eya), cp(Xe texvov, i'co; Teu ScofxaO' I'xwjxai 
dvopwv, o? xpavarjv 'iQdxTjv xdxa xoipaveouctv ; 
1V H t'Qu<; ot]? |*T)Tp6? i'co xat aoh t6\xo\o • 

Tov 8' au T^X^a/os; itE-rcvupivo;; dvxi'ov Y)uoa- 
'aXXco;; fj(.iv c' av eywye xai Y|fjtiT£po'v§E xeXo£[Airjv 
Eayzaft' • ou yap Tt Ijevi'wv TtoQv^' dXXa col auxw 



115 



500 



505 



510 



7rpo£rA)<7<7av. Ce vers et les deux suivants 
sont empruntes a Vlliade, I, 435-437. 
Voyez les notes sur ce passage, 

501-502. Auxap.... Le premier de ces 
deux vers est banal chezHomere; I'autre 
est la repetition du vers I, 307. 

504. , E7ttEiff0u,ai, de lni\.\t.i (su£ et 
eiu,i) : adil/o y j'irai vers. Scholies M : 
7cop£Uffon,ai el; tov avpov. — Ancicnne 
variante, E7C£^eO<rou.ai. C'est probablement 
une correction de diascevaste. 

506. 'EarcEpLo;. Telemaque parle ainsi 
afin que ses compagnuns fassent diligence; 
car Minerve lui a dit (vers 40) de passer 
la nuit cliez Eumee, et il l'y passera en 
effet. Voyez XVI, 481. — KaTEi|xt, je 
descendrai. Eumee liabite la montagne. 

506. 3 HwQev, deinain matin. — c OSoi- 
•rcoptov, le festin du voyage : le festin par 
lequel je vous payerai des peines que vous 
avez prises sur mon navire. Scholies B, Q 
et V : to Sia tov icXouv oeltcvov, $\ au.0L- 
€yjv. Scholies B et Q : xyjv U7i£p tou 
Guvoo&uffat TjTOt auu/jt),Evo"ai do"Tiao*tv. 

507. AaiT(a), apposition a oootTCOpiov. 
— Kpeiwv et qlvou, le genitif du con- 
tenu. En latio, l'ablatif est employe de 



meme par lei poctes. Voyez le domus sanie 
dapibusque cruentis de VirgUe [Entitle. 
Ill, 6)8). 

509. n^ yap eyto a cte change par 
Bekker en 717] t' ap' eyto, et Ameis a 
adopte cette correction. Mais rien n'est 
plus eommun, cbez Homere, que yap au 
debut d'uu discours; et le yap est aussi 
peu embarrassaut ici qu'ailleurs. Voyez, 
dans Vlliade, les vers XVII, 221 et 252; 
XV III j 6, etc., et les notes sur tous ces 
passages. 

5H. E^; u,Y)Tp6;, ad tuam matrem, a 
ta mere. C'est le genitif du but, et non le 
regime de iOu;, qui n'est qu'un adverbe. 

513. "AXXco;, alias t en d'autres circon- 
stances. 

514. StvEtOVt des cboses necessaires 
pour bien recevoir des botes. Scholies B 
et Q : xu>v TTpoc ^e'vojv vnoooyrp ftntT^- 
GEi'tDV. — rioOyj 7 le manque. Voyez les vers 
11,126 etVIH, 414. II faut ajouter ^tiv 
^u,iv. La glose cpEiow [Scholies Q) n'est 
pas tout a fait exacte. Elle supposerait 
qu'on est dans les circonstances ordinaires; 
que I'on recoit des botes, et qu'on les traitc 
bien. Pour que cpELOio flit exact, il faudrait 



116 



OAT22EIA2 O. 






I 



jretpov" iizti toi £yu> ptiv aTOcrcop-at, ouSl a£ p]X7)p 
ctyexar ou piv yap ti Gapa [/.vrjOTrjpar evl oi'xco 
cpafvexat, aXX' airo xcov uTCpauco (axov Ocpafvet. 
AXXd xot aXXov tpwxa Tucpauo-xopat, 6'v xev t'xoio, 
Eupupa^ov, IloXtiSwo Sa'^povo? dyXaov utov, 
xov vuv ?(ya Gem 'lOaxTjCiot dcopo'ooG'iv * 
xai yap tzoKKov apta-xo? dv/jp, p.£povev x£ [xdXicrxa 
f/.r j X£p' £tJL7]v yauiEiv xal 'OSucwjo? y£pas e'Hetv. 
AXXa xdy£ Zeus oioev 'oXufrruos, atQept vaicov, 
el' x£ (j^ii Ttpo ydpoio teXeuT^aei xaxov Tjuap. 

a Q? apa 01 emo'vxi erauxaxo §£;tos Spvis, 
xfpxos, AudXXtovos xa^us SyyeXos* ev £e Tto'Seffffiv 
T^XXe ireXeiav £j(,wv, xaxd oe -rcxepd ^eiiev eoa£e, 



[XV] 
515 



520 



525 



■ 






sous-entendre av £ir|, et cela n'est pas pos- 
sible a cet endruit. 

6(6. XsTpov, sous-entendu av e'iri ou 
EiTTai. Telemaque suppose le cas ou Tbeo- 
clymene irait chercher l'hospitalite au pa- 
Iais d'Ulysse. 

516. 'Evi o'iy.ij) depend de [ivviffTripi7(t). 
En prose, on dirait xoi<; ev oixw. 

6(7. 3 A7t6 twv, loin d'eux. — T7rEp- 
onto, comme s'il y avait ev UTtEpnxu : a 
l'etage superieur. 

518. "Ixoto, vulgo I'xTiat. 

6(9. E0p0u.a-/ov. Telemaque changera 
d'idee tout a l'lieure, et remeltra Theocly- 
mene aux soins d'un autre. Scholies H : 
vuv uiv tovtov <pr]ar u.ETaSouXeuctap.evo? 
os Tip Ilcipaito aOiov Se'S'dxev. Botlie : 
« Scilicet fausto motus vaticinio (531-534) 
« peritum benevolumque Theoclymenum 
a procorum alicui commendare jam dedi- 
« guatur, traditque eura potius sodali fidis- 
« simo atque obsequentissimo. » 

520. Irya btui, insiar dei, comme un 
dieu. 

624. IIoX).6v comme ailleurs oyjx, sert 
a renforcer le superlatif. On a vu itoMov 
dpiaxo,-, Made, I, 91. — "Apicxoc, sous- 
cntendu euTiv. II ne s'agit pas des qualites 
morales, mais de la condition de fortune, 
dc la dignite exterieure, de importance 

personnclle. Voyez le vers IV, 5(9. 

Mejjtovev, ttudet, il ambitionne. 

622. Tauieiv, infinitif futur. Voyez 



plus loin E^eiv. — repot?. Voyez la note 
du vers XI, 175. 

623. Tdye se rapporte a ce qui suit. 

624. Ts),EUxYJ<JEt a pour sujet Zeu; ou 
auto? sous-entendu. — Quelques-uns pren- 
nent XEXEUxr|<m comme intransitif. Botlie : 
k Ad finem perducetur, eveniet. » La meme 
explication se trouve dans les Scholies B : 
dvri xou xeXEVXY]6T)0-EXai. Mais il 
vaut mieux laisser au verbe sa signification 
naturelle. Jupiter est tout-puissant, soit par 
lui-meme, soit en qualite d'executeur des 
arrets du destin. Pen importe la contra- 
diction mctapbysique de ees deux idees. 
Homere ne s'y arrete point. 

525. "Q s dpa.... Voyez plus liaut le 
vers (60 et la note sur ce vers. 

626. jVyT e 'o?) messager : apportant un 
presage. L'oiseau ne passe point fortuite- 
ment; il est envoye par le dieu pour faire 
connaitre a Telemaque cet avenir dont le 
jeune homme se remettait pieusement a 
Jupiter. Voyez plus has, vers 631-532. 

526-528. 'Ev OS jtoSeo-chv.... Didyme 
(Scholies H) : to Spfc, ev 6e irooEo-ai. n£- 
J.Eiav E/tov t!Ue- ti axopiaTi Sy)Xov6ti 
eti),),ev ei; tr,v yy]v xa x^? nEpiuxspai; 
•rcxEpd. — On connnit la belle compari- 
son de Virgile, ineide, XI, 721-724. C'est 
presquc une veritable traduction du pas- 
sage d'Homere. 

527. Kaxd doit etre joint a ^euev : 
dcfimdebat, il repandait d'en liaut. 






I 



IXV] 



OAY22EIA2 O. 



117 



(jLEcariyui; vr t 6<; T£ xai auxotj T/jXcfj-a^oio. 

Tov 8e 0eoxXu[j.£Vo; exapcov aTOVoacpt xaAiccra; 

ev t' apa o! cpu X, 81 ?'' £ '™^ T ' £ 9 a " r ' &*■ T ' 6vdp.a££v. 530 

T7]Xe[/.a^' , ou toc av£u Qeou eireaTO Se£i6<; Spvi?" 
i'yvwv yap jxtv, ecavxa tScov, oicovov eovxa. 

'X(/.£T£\oOU §' OUX EO"Tl y^V£U? (3a7lA£UT£pOV aXXo 

ev S'/][xco 'iGaxTj?, ixkX ujj.£i!; xapx£pol cueL 

Tov o au TTjAEfxa^o? raTivujjivoi; aviiov 7]uSa - 535 

At yap TOUTO, <;£IVS, £110? T£T£AEO-piEVOV £?Y)' 

tw x£ Tdtya yvoiTji; cpiXoT/jTa t£ uoXXa T£ owpa 



529. Tov, lui : Telemaque. — 'Etapuiv 
a7iov6<79i. II s'agit d'un secret. Scholies Q : 
Eva u,rj ti? tr|v (jiavtEtav si; tou; u,vy|o"i?)- 
pa; EioaYopeuarj. 

63 1. Ou porle sur ocveu OeoO, et toi est 
adverbc : ce n'est certes point sans une 
volonte divine que. Virgile, Eneide, II ; 
777-778 : « Non baec sine numine divum 
a eveniunt. » — "ETttato. Aneienne va- 
riants, 7]X'j8e. — Asho; est dit dans le 
sens propre : a droite. 

632. "Eyvtov yap u.iv.... oiuivov sovtcc, 
cur je connus qu'il etait un oiseau portant 
presage. On a vu une phrase du meme 
genre, vers XIV, 1 18. 

533. EEVEtJc. Wolf, Bekker et Dindurf, 
ye'voq. Bolhe : « ys'vevic, sic editiones, cum 
a veteres turn inedine aetatis, usque ad Wol- 
« fii, qui, nescio quos secutus libros, Clar- 
u keo memoratos, edidit ve'vo;. Alterus ex 
« suis : yeveo;; (dissyllabe par synizese), 
« qu;e haud dubie est interpretatio tou 
uye'veu;, scriptural elegantis, uec insolitre 
« liuic nostro, ut qui simili contraclione 
u dicat Oipceu; (Iliade, XVII, 573)..., 
« Aioyevev)<; (IX, 4 06), etieu (X, 146), 
ii Eitroiy_vEucJi [Odyssee, IX, i 20), vjpi- 
« 0>euv' (X, 204), eiXeuvtoc (XI, 573), 
ii xaXEuvxe; (XII, 249), et alia hujusce- 
n modi. Non iuepte Eustatliius : opa OE 
« xai, inquil, oil ouvau-EVOC eItieTv ev 
« toutoii; yevou; (Jao-tXEUTEpov, ye- 

« VEVI; Elm, 7IOlT]TlXWT£pOV Sia 7t).ElO) 

ii cpuvii; 6yxov. » Voici encore quelques 
exemplcs : TSop.evEU? (Iliude, XIII, 424), 
E P £6Eue (VIII, 368, et Odyssee, XI, 37), 
6epeu; (Odyssee, VIII, 118), 6du.@EUi; 
(XXIV, 394), 'OSuueui; (398). L'exemple 
TipiOjAEUV, cite par Botbe, n'est pas bien 



constate. Voyez la note du vers X, 204. 
— BaaO.EUxspov est dit par comparaison 
avec les families des pretcndants, lesquels 
sont aussi des pacriXvJE;. Voyez le vers I, 
394 et la note sur ce vers. Eustathe : to 
Oe paaiXevTEpov, enJYXpiTixuJ!; ),£y_6ev, 
SyiXoi w; xai aXXoi piv siai flatJtXEt; ev 
5 I6axr), xa9a 7iou xai 6 T7]XE'u.a"/_o; eTtiev 
(I, 394), 6u.to£ 6e uavTtov paaiXE'jTEpov 
to y£vo; Toy 'Oouaaiw?. On a vu plu- 
sieurs fois dans Vlliade le comparatif pa- 
0-iXEUTEpo; (IX, (GO, 392, et X , 239); 
on y a meme vu, IX, 09, le snperlatif 
PaaiAEUTaTO;. — 'A).).o , sous-entendu 
yivo;. 

534. KapTEpot aiEi, sous-entendu eu- 
Ea0E : vous serez totijours puissants, c'est- 
a-dire vous serez toujours les vrais maitres 
daDs Itliaque. Scholies H et Q : IvxpaTEic, 
t6 xpaTo; e/ovtei;. xai 'Apv_iXo/o;- 6 
5' 'Ao-lT]C XapTEpO; U.Y) XoTpospo'j . 
Scholies H : intaxouaTEOv to eoeo"6e. 
Scholies V : oeaTto^ovTs;, EyxpocTET;. eX- 
XsinEi Se to eo-£<j6e. Ces notes pro- 
viennent de Didyme, les deux premieres 
textuellement transcrites, la troisieme en 
substance. — Ameis, je ne sais pourquoi, 
sous-entend este'. Le fait actuel est en 
contradiction avec une affirmation pareille; 
et je ne crois pas qu'on doive introduire 
ici l'idee d'un droit inamissible. D'ailleurs 
c'est un devin qui parle : c'est done une 
prediction qu'il fait; et ce qui importe 
a Telemaque, c'est uniquement l'avenir. 

536. ToOto.... etio;, cette parole, e'est- 
a-dire ta prediction. 

537. T(i>, alors. — Tvo!*)? n'est au pro- 
pre qu'avec cpO.oTriTa. Mais <fi\ovt\ia. et 
owpoc n'cxpriment qu'une seule idee, la 



I- 



L 



;. 



™ 



118 



OAY22EIA2 O. 



n 

I 



■i 






e£ ipiu, &$ av Tf? ae (TUvavT^evoi; [xaxapt^oi. 

T H , xal iMpawv 7TpocrE<pc6v£E, tuotov eratpov 
IldpatE KXut^y], cb §£ p.ot Tarap dXXa [/.dcXtcra 
tci'Gy) Efxaiv ETapwv, o? [koi IIuXov eJ? apt' stovto - 
xal vDv pt.oi tov £eivov aycov £v Suifjiacri cotci-v 
£vSuxlco<; tpiX&tv xal iiE'p.EV, efadxev eXGw. 

Tov §' au IUfpatoi; SouptxXuxoc; dvriov TjuSa • 
TyjXe'pia^', £t yap xev cru noXuv ypo'vov evQa^e fjip.vois, 
tdvos t' iyw xopuco, ^evfcov Si o! oO ttoGt] eVcat. 

fit? £mtbv dici vy]6<; efiy] , ixIXewue o' ixaiaouq 
auxou? t' dfJiSai'veiv dvcc te 7Tpuu.v7]0"ta Xuarai. 
01 §' afy' d'ffSaivov xal etc! xAiqIoi xaOt^ov. 
Ty\kip.tt.yo$ §' 6to toctcjIv e^cato xaXa irlStXa, 



[XV] 



540 



545 



550 



reconnaissance active, une reconnaissance 
qui s'exprime par des temoignages visibles, 
par de riches presents. La phrase s'expli- 
que grammaticalement par un zeugma; 
mais il y a, au fond, ev oti SuoTv. Ameis 
s'en tient a la grammaire : « Suipa ist mit 
« yvoir); zeugmatisch verbunden. » II n'y 
a rien a dire a cela ; mais les traducteurs 
latins en prennent trop a leur aise quand 
ils introduisent un second verbe, et ecri- 
vent et acceperis multa dona, Aucun verbe 
n'est sous-entendu. 

538. 'Q-, adeo ut t tellement que. — 
SvivavToiievos, sous-entendu <joi. II faut 
supposer que celui qui rencontrera Theo- 
clymene le verra au moment ou il sera 
charge des presents de Telemaque. 

539. Ilsipaiov. II paralt que quelques 
anciens ecrivaient Ileipatov, properispo- 
mene, puisque Herodien {Scholies H) se 
regarde comme oblige de justifier l'ortho- 
.grapbe vulgaire : Ileipaiov TtpoTrapo- 
£ut6vo><;. oil-no; 'Apiorapxot. 

540. Jleipaie.... Les mots outu; 'Ap£- 
O-Tapxoc sont tombes, dans le manuscrit H, 
an droit du vers 540, ou ils ne repondent 
a rien, et ou ils ne signifient rien. Au lieu 
de les remettre simplement a leur place, 
comme a fait Lehrs, Buttmann et Bothe 
ont voulu absolument trouver, dans le 
vers 540, ce que d'autres y avaient pu lire 
antrement qu'Aristarque; mais ils n'ont 

abouti qu'a des conjectures sans valeur, 

KXytCSj], fils d e ciytius. Voyez le vers 



XVI, 327. — Ae est pris dans le sens de 
Srj. — Jantp aXXa, comme to t' 5XXa 
1T£p, V, 29. 

641. 'Eu.a>v Itapwv depend de u.aiU- 
0"Ta. — IIuXov zlc, a Pylos. 

542. Kal vuv , maintenant encore, 
e'est-a-dire en te montrant fidele a toi- 
meme, et en faisant aujourd'hui ce que tu 
as toujours fait. — Tov £e!vov,cet etranger. 
643. <J>iXeeiv et tisu,ev, l'infinitif dans 
le sens de 1'imperatif. 

645. El yap.... Le soubait porte, non 
pas sur Pabsence de Telemaque, mais sur 
le temps pendant lequel Pireus aurait le 

plaisir d'avoir Theoclymene pour h6te. 

5 Ev6<x5e, la-bas, e'est-a-dire a la campa- 
gne. Didyme (Scholies V) : ev6<x3e avti 
tou ETtl tujv aypuiv. C'est une note tex- 
tuellement transcrite d'Aristarque, sauf la 
fonnule initiale, % 3i7t).r), oti. 

546. Seviwv.... itoOii- Voyez plus bant 
les notes du vers 5 1 4. — A£ est explicatif, 
et il equivaut a yap. 

647-549. *Q; etouv.... Voyez les vers 
IX, 177-179 et les notes sur ce passage. II 
est inutile, je crois.de remarquer que e6/), 
apres &; sintiv, ne peut s'appliquer qu'a 
Pireus. 

550-551. Two ■KOtrah.... Voyez les vers 
I, 96 et 99, et les notes sur ces deux vers. 
— Telemaque, sur le navire, etait nu-pieds 
ou cbausse de sandales legeres. II lui faut 
de bonnes semelles bien fixees pour mar- 
cher dans nn sentier de montagne. Quant 



txv: 



OAY22EIA2 O. 



119 



ei'Aeto 8' aAxtfJLOV £YX 0< ^' a * a XF^ v0V #& X aAx #> 

vy]0<; dir' Jxpiocpiv toI oe •TCpuLA.v/fai' sAucrav. 

Oi uiv dvcocravTEi; uXiov e? iroXtv, cbc; exeAsuctev 

TY)X£[Aaxo<; , <fiAo? utos; 'oSuaarjo;; Oei'oio • 

tov o' coxa 7ipo6t6avTa toOsc; cpspov, fyp' iW aOAyjv, 

svOa o( rjcav us? (JiaAa [jiupfai, ^fft <ju&6tt)$ 

ecQao<; ewv eviauev, dvaxxecriv 7]iua eloc6c> 



555 



a la lance, ce n'est point une precaution 
speciale. Les heron ne sortaient presquc ja- 
mais sans cette arrae. Voyez le vers II, 10. 

552. Toi, eux : Pireus et les antra. 

563. 'Avuxjixvte;, de ivtoOe'co, pousser 
en liaut : ayant remis le navire a la mer. 
Scholia B et Q : ivwOiQuavTe; tt)v vauv. 
Scholies V : ei; to avw xov tc),oOv rcoir,- 
oavTE?. 

555. T6v 8' uxa. Ameis remarque la 
place occupee ici par le mot ojxa : « Nur 
« hier lici Homer steljt die erste Silbe von 
« wxa in der Thesis, sonst abend] in der 
« Arsis. » Ce n'est la proliablement qu'un 
clfet du liasard ; ou plutot cela provient 
de ce que la finale de wxa est breve de 



nature, et qu'elle nc peut £tre a l'arsis 
qu'a la condition d'etre suivie d'un mot 
commeniant par deux consonnes, ce qui 
n'est pas l'ordinaire. 

556-557. 'Htri <s\i£u>vi);.... dviauev, 
parmi lesquels habitait le porclier. Voyez 
le vers IX, )87. Scholies H et V : h al; 
OlETplSev. La traduction ilovmiebiit est 
fausse; car, dans I'exemplc (]ue j'indiqtie, 
Polypheme n'est pas couclie, et n'est pas 
meme chez lui. D'aillenrs il n'est plus 
lieure de dormir, et Eunice est deja leve. 

B67. 'AvixTEiiv. Ce ]iluriel s'entend 
spccialcment d'Ulysse et de Tclcmaqnc. 
Le vieux Lairte ne compte plus eommc 
maitre. 



<€%$ 



■t 



Mb 

I 



w 




0AYSSEIA2 n. 



THAEMAXOY ANArNI2PI2M02 OAY22EQ2. 

Arrivee de Telemaque chez Eumee (1-41). Apres un entretien avec le 
vieux mendiant, bote du porcher, Telemaque envoie Eumee a la ville 
annoncer a Penelope le retour de son fils (42-4 33). Quand Ulysse 
et Telemaque sont seuls, Minerve rend a Ulysse sa vraie forme • 
reconnaissance (154-239). Deliberation du pere et du fils- plan 
adopte (240-321). Penelope recoit des nouvelles de Telemaque, et 
par un des voyageurs qui avaient accompagne le jeune bomme, 
et par le messager que Telemaque lui avait envoye (322-341). Le 
navire de I'embuscade revient au port; depit des pre'tendants ; 
nouveau complot contre la vie de Telemaque (342-408). Penelope.' 
informee de ce complot, descend dans la salle des pre'tendants, et 
adresse de vifs reprocbes a Antinous (409-451). Eumee retourne a 
sa cabane , pres de Telemaque et du mendiant ; car il retrouve 
Ulysse sous la nieme figure ou il l'avait laisse (452-481). 

Tw 8' «5t' £v xXio-fy 'oSuaeuc xal STo? u^opgo? 
bn&wno aptaxov a'fx'^ot, jajapivw itup, 
fatefu^ xe vofrijac %' aypo^voi^ cueaaiv ■ ' 
TyjX^a^ov & rapfeaatvov xuve? GXaxo'fjicopoi, 



i. Ti) 8' avx' ev xXtaij].... Voyez le 
vers XV, 30) et les notes sur ce vers. 

2. 'Ap«7TOv, le dejeuner. C'est le seul 
passage de VOdjutf ou il aoit question de 
ce repas, qui n'est mentionne qu'une fois 
non plus dans Vlliade. Scholia H : Snctf 
evOoto;To apio-rov xaUv'D.iaS'. (XXIV 
124). Voyez, an passage cite, la note sur 
apiorov. Sc/whesli: T r,v e M 0ivr,v T P o ? rjv, 
fjv tive; ax.paTiou.6v aeyov<jiv. _l u m .,. 
niire dont le fait est enonce ct ici et dans 
le passage de Vlliade, prouve que le de- 
jeuner au saut du lit ctait une habitude de 
ces temps-la ; et Aristarque (Scholies H) 
siguale Paccori! dts deux poemes sur ce 



point : ou xai ev Trj l).taoi aaa ty) ava- 
to).?) Eo-6i'ovo"tv. Ceci est un argument 
a l'adresse des chorizontes ; et la note 
commencait evidcmment par ces mots : it 
Suzlfi 7ipo; tou; yoip^ovTa;. — Bekker 
ecrit evtOvovt' apiurov, et dans Vlliade 
et ici. Cette lecon est impossible vu la 
quantite, surtout dans Vlliade oil c'est la 
fin du vers. 

3- "Ex7t£u4/av. Le pocte continue sa 
phrase au pluriel par syllepse, bien que 
Ph6te d'Eumee ne suit personuellement 
pour ricn dans 1'ordre donne aux por- 
chers. Scholies Q : o-uUriitTixfi?. (xovo; 
T«p £XTtEu.itji EOuaio;. 



[XVI] 



OAT2SEIA2 n. 



ouS' GXaov irpocriovxa. Noy]<7£ Se Sto? '06ucrc7£u<; 

GCtlvOVZaC, X£ XUVOC? , TC£pt X£ XTUTtC? Y]XQe TtoSoUV. 

At^a £' ap' Eupiouov Kirea uxsptfevxa irpoavjtfSa* 

Eup.ai', 7] p.dXa xi? xot eXeucrExat ivOdo' ixaipo?, 
yj xal yvcopijjioc; d'XXos, euel xuve? ody OXaouctv, 
dXXd Tcepiccafvouci ■ toooov §' uuo Soutov dxouoo. 

Ourao Tiav e?pif)TO eno?, oxe oE cpt'Xo? ulog 
£ctt7) evl itpoGupoicrt. Tacpwv §' dv^pouae cuScor/]<; ' 
£x 8' dpa of ytip&v iziaov ayyea, x«<; euovetxo, 
xipvdc ai'Soiia oivov. O o' dfcvxfo? 'i^XOev dvaxxo? ' 
xucce oe atv xeasaX^v xe xal a[x<pco cpdsa xaXa 
yj-ipiq t djjL^oxepac; ■ 6aXepov oe ol Ixtous Sdxpu. 



121 

5 



10 



15 



5. TXaov ttpofftovxa. On dit aussi, ca 
latiiij latrare avec Paccusatif. — - Noifl <*£.*■• 
La subtilite ties anciens trouvait une raison 
specials a ce que ce fut Ulysse, et nun Eu- 
nice qui deviuat I'arrivee d'un ami. lis 
rappelaient sa fiuesse d'ouie dans Vlliade ; 
ils disaient que le heros, averts par Mi- 
nerve qu'il verrait son ills, etait naturel- 
leraent aux aguets. Scholies H : wTuep 
xai AoXwva E-rcEyvw irpo xoO Alo^yjoou; 
(lliade, X, 339-340). TrpotfSxxtxtoxaTO; 
ouv St* ETupiXEtav. ^ oxi xai 7tpOffSox^£ 
xov utdv 7cpoEtnoiJffYi; s A8vjva; (XIII, 440- 
4*2). — 11 ne faut pas rendre vo^ffe par 
z7 «7,* car Ulysse est dans la cabane, et les 
cliiens sont dans la cour. Ulysse entend Ics 
cliiens bondissant, grognant et jappant de 
plaisir. 

6. Eaivovxa; depend de vo7]<te. II est 
dit duns un sens tres-general. Si les cliiens 
se bornaient a remuer la queue, Ulysse, 
qui ne les voit pas ; ne se doutcrait de rien, 
Les cliiens sont plus uu moins bruyants 
daus 1'expressinn de leur joie. — Ilspi 
dult etre joint a 9)X9s : ciicumven.it , c'est- 
a-dire circumsunuit. Ulysse est comine eu- 
veloppc de ce bruit. 

8. 'KXt'JCTEtat, an-i vera : va entrer ici. 

9. rvo)ptjj.o; dXXo;, uu autre connu : 
quelque persoime de ta connaissance et a 
qui tes cliiens sunt habitues. 

4 0. TlEpLGTatvovcn. La preposition cx- 
prime que les cliiens eutourent 1'arrivant a 
qui ils font fete. — Iloodw 3' utto Boutcov 
axovto, c'est-a-dire axoOu) oe ooutcov Otio 



7ro8t7)V : j'entends un retentissement sous 
des pieds ; j'entends un bruit de pas. — 
Quelques anciens regardeut ici Ouo comme 
redundant, Scholies B : 7taps'Xxsi r\ vko. 
Ce n'est pas tenir compte de la poesie. On 
a vu dans Vlliade, XIX, 363-364, (mo 3s 
xxvtco; ujpvuTo ixorjcriv dvopcTw. 

4 i . Tlav etcq;, toute la parole : ce que 

vient de dire Ulysse. 

<3. Tot; sttoveTto, avec lesquels il etait 
occupe : qu'il tenait en ce moment 
4 4. e O, lui : Eumee. 
45-lu. KOaaE 5s u,t.v.... Scholies Q : 
yiloaxopyoic, 6 EOpato;, imi to*, xai ol 
xuve; caivouai 7rpo; aufov, wc av ayvri- 
Gto; 6p(i3vTE;* ol te u-v^tt^oe; n/eudavxa 
auTov olovxat TtEpi xou; dypou; eivat {IV, 
638-040), foe, 7ro»dxt; xouto 7coio0vTa. 
Eumee va ponrtant dire (vers 27) qu'il re- 
goit rurement la visite de Telemaque; mais 
c'est que le vieillard, comme le remarque 
Bothe, aime tant son jeune maitre, qu'il 
voudrait le voir tous les jours : « IScmpe 
a optat senex amantissimus ut id sa?pius 
« fiat, nee adspiciendo hero minore satiari 
« potest. » — Ce sont des temoignages de 
tendresse qu'Eumee donne a Teleinaque ; 
et nun ])as les marques de respect dues par 
un esclave. Eustathe : ou/_ w; SoOao? oe 
xauxa TioieT, oouXwv yap oux yjv d\i<fOy 
ffidsa cptXETv, oia 6e ti; xaS 1 alu.a oixtto;, 
to; xai i] ese^ti; S-qX&ffet 7rapa6o).y) (vers 
4 7-1 9), 6|j.oiOTr,Ta 7caTpixiQv xiva 7tpo; 
TiQ>£[xa/ov napaoetxvyaa ev aux^j. 

4 6. Ol, a lui : a Eumee. Didyme [Scho- 









122 



0AT22EIA2 II. 



[XVI] 



II 



I 



I 







'Q$ 8s toxty)P ov TtalSa cpi'Xa cppovs'oov ayaTia'Cet 
eXG^vt' e<; aTit'/]? yanr]^ Sexoctco dviauxto, 
aouvov, TTjAuyexov, tw etc' aAyea TioXXa [xoy^TV]' 
&<; T(5ts TTjXiuiay ov 0EO£to^a Sto? ucpopSo; 
■rravTa xucev TOpicpu?, co^ ex Gavaxoio cpuyovxa* 
xa( p' dXofpupdfxevo? eirea TCTEpdevxa TcpoavjuSa • 

^HXGes, T7)X£p.a^£, yXux£pdv cpao?. Ou c' ex' sycoye 
o^E(70ai £cpa[x-/]v, direl o')/eo v/)t IIuXgvSe. 
XXX' ays vuv etcsXGe, cpt'Xov texo?, 6'cppa <te Gup.ui 
T^p^o[/,ai Eiaopdcov veov aXXo0£v zv$ov Eovxa. 
Ou jiEv yap ti Gap.' dypov euepjreai ouSe vop/?)a<;, 



20 



25 



/;'« H) : tmv 6p8aXu.(3v xovi auSuVrou (pi- 
Xouvto; tov Tvi)i|j.axov. — An lieu de la 
phrase distincte 6oc>Epov 8e 01 EX7t£aE 
odxpu, quelques textes antiques donnaient 
6aX=pov xata Sdxpuov Et6tov. 

17. Aya7:dC£i. Aneienne variante, dya- 
Tca^yj, lecon adoptee par La Roche. Pour- 
tant Didyme [Scholies B) commente Ie 
mot par des verbes a l'indicatif : dya7t(uv 
Ssl;iouTai xai nEpicTtei. 

19. Mouvov, TuXOyETOV, unique, ten- 
drement cheii. Voyez, IV, 11, la note sur 
Ty)Xuy£TO;. — Quelques-uns lisent C19' e'v, 
e'est-a-dire sans virgule entre les deux 
mots. Avec cette lecon, il faut traduire : 

tendrement cheri parcequ'il est unique. 

Tw £7i(i), c'est-a-dire lep' <u : au sujet du- 
quel ; a propos de l'absence duquel. Di- 
dyme (Scholies H) : 'ApiOTocpdvyis ipr]<jiv, 
£>' <j) xaTaviae^j vizkp xvjt; Exordia;. — 
L'ecriture ™ tm n'est point exacte; car 
la preposition etu ne souffre jamais l'ana- 
stiophe, et ejh paroxyton est toujours pour 
iiitazi. Aussi La Roche, qui suit la tra- 
dition alexandrine, a-t-il ecrit, tw eV dX- 
y£a. La regie est rappelee ici, dans les 
Scholies H, a la suite de la citation d'Aris- 
tophane de Byzance par Didyme : oOx 
ivaSTpETITEOV OE TTjV ETtl 7tp60Eaiv. 

21. IlavTa, adverbe : partout. Cet ad- 
verbe resume ce qui a ete dit plus haut, 
vers 15-16, XEfaXiiv te.... La traduction 
totum est inadmissible. — Quelques anciens 
prenaient 7tdvTa comme adjectif; mais ils 
le rapportaient a 7tepi(pu;. Scholies B : 
oXov oOtov JtspiXa6wv exvcs. Mais jcgpt- 



ipua), chez Homere, se construit avec le 
datif. — 'O;.... puyovTa, comme ayant 
ecbappe. — 'Ex Savd-roto, liors de la 
mort : a la mort dont Eumee le croyait la 
proie. 

22. Kai p' oXo^upofiEVO;.... Appro- 
priation du vers X, 418. 

23. ''HXBsc, tu es venu : te voila done 
revenu ! — Quelques anciens mettaient un 
point apres Y]X8e;, et une virgule seule- 
ment apres ©do;. C'est meme la ponctua- 
tion que PJicanor (Scholies H) semble pre- 
ferer : Evtau8a ^ o-uyu/?], xai xa6' Iv xa 
XoiTia. Suvavxai u:evtoi xai [lAypi toO 
©do; cuvditTEaOai. — La phrase expres- 
sive par laquelle Eumee accueille son cher 
Tclemaque etait souvent cit|b. On s'en 
servait pour feter le retour d'un ami apres 
quelque longue absence. Eustathe : Ioteov 
8e oti to yi >. 6 e 4 , Tr)XEu.axE, yXu- 
xspov <pdo; outu) 7iecp£Xv)Tai toi; iroX- 
Xot;, (offTE xat 7rapoiu.iaxu); dititpwvEi- 
a8ai qpiXoic, i\ djio8r)u.(a; Tixouciv. — 
Ou et et(i) se rapportent a ot|;E<T0at. 

24. 'Etiei, postquam, apres que. Scho- 
lies B : dp' ou. 

25. 2s' se rapporte a £io-op6u>v,et 6uu.(3 
a T£pi{/ou.ai. 

26. Ne'ov, adverbe. — "AXXoGev, d'ail- 
leurs : des pays etrangers. — "EvSov 
eovtix, etant a l'interieur : puisque je te 
vois dans ma maison j puisque te voila 
ici de retour. 

27. Ou p.EV ydp ti Gdu'dypov.... Voyez 
plus haut la note des vers 16-16. Eumee 
exagere. 



-■m 



[XVII 



OAY22EIA2 n. 



dXX' £TU§7)p.EU£ts • co? yap vu xoi £uaO£ 6ujj.co, 
dvoptov [xvY)7Tiqpoi)V iaopav £lfoY)Xov 6'[xcXov. 

Tov o' ecu T7)X£[jLa-/_oc; tctcvu^vos avxcov vyjoa- 
EccExat ouxco? , axxa* giviv o £V£x £voao ixavco, 
6'cppa C£ t' o^OaXtjeotacv c'Sco xai (xuOov axoucco, 
£i' [xoi eY £v [xeyapoi? (Jt.'/)TY]p [jiva, V)! xt£ 7]§Y] 
avopcov SXkoq ^yvjitev, 'OoucgTjO;; 0£ tou euvyj 
X_'/jX£i £V£Uvauov xdx' dpdy via x£txai £yo\j<j%. 



123 



30 



35 



28. 'EutoyijxEUct;, tu sejoumes duns le 
peuple : tu habites constaznment la ville. 
Scholies B ct Q : ev tw oyiaw tyj; Tr6Xea>; 
jiEvet;, ev TcoXet SiaTeXeu;, otayEt:. — 
EuaOE, l'aoriste d'habitude : placers so- 
let, il plait. Les anciens regardaient EvaOE 
comine un mot compose. Scholies B ct Q : 
a7uo tou eij fxoptou xai toO dotio to 
dos'axo). C'est simplement un arcbaisme : il 
est pour EfaOE,le memc que Ea&e-Yoyez, 
Tliade % XIV, 340, la note sur e-j^oev. 

29. 'Aior,Xov 6u.t).ov, la troupe inso- 
lente. Les anciens prenaient dior,).o; pour 
nn mot identique a aor^.oc, mais dans le 
sens actlf : qui fait disparaltre, et par con- 
sequent destructeur, f Lines te, etc. Scholies 
B et Q : &t$Y}Xov 0(xi).OV * tov &8l)Xo?KK&V 
xal uavTa pdsioovTCC. Sckolies V : y; tov 
to\j cpOaprjvai xai auoXeaOai atnov. L'e- 
pitliete, cntendue ainsi, c jnvicnt certes aux 
pretendants. Mais ii n'est pas vrai que 
aior,)o; soit identique a dor,)o;, ni qu'il 
ait un sens actif. Les moderncs le tirent 
de a privatif et ISeiv, et le rendent par 
non ailspiciendus y e'est-a-dire execrable , 
abominable. Bothe : « Aptissime igitur 
*« Eumseus : saopdv itoTjXov 6u.i>ov, ftd- 
« spicere non adspiciendum co*tutn. » Mais 
cela repose encore sur une liypothese. 
Ameis rend trcs-hien compte du mot : 
« airJriXoc, vom verstaerkenden Pra?fix di, 
« das aus a5i oder du cntstanden ist,und 
a vom Stamm oaF in oa!o>, osor^a, dalier 
« cigentlieh brerinerid, hitzig, dann tiber- 
« tragen verwegen y ge\valttlurtig } Jrech, 
a protcrvus. » 

34. "EoceTat gO'tox; se rapporte aux 
vers 25-20 : il sera ainsi, e'est-a-dire je te 
donne satisfaction, car ]e vais ea.trtr.Scho- 
tiesQ : outco; eyou5i. II est singulier que 
les editeurs des Scholies aient imprime 
cela sans correction, sans observations. Ces 



deux mots n'ont ici aucun sens. II faut 
lire, comine le conjecturait Botlie, oOtw;; 
£yoi; ffu : tie habeas tu y e'est-a-dire id 
habe quod optSSj que ton desir soit satis- 
fait. — "ATTa, boo pire i moa vieil ami. 
On a vii cette appellation plusieurs foil 
dans Ylliade. Scholies Q : HOOffa)(OV?}(r(c 
eoti VEOu irpo; yEpovxa. Suivant Didymc 
[Scholies V), o*TTa ?ient du teac^donien 
awKX pour TziiZKCiL, C'est un mot d'enfant 
a la mamelle. voila tout. — A{£) est ex- 
plicatif, et il i-fjuivaiita yap. 

33-33. MOOov.... ei, le recit [qui m'ap- 
prendra) si. 

3:t. Mot est expressif, et non pas re- 
dundant. Tclcrnaque se demaiule : « Ai-je 
encore ma mere dans la maison pater- 
nellc? »> — Meyapoi;. Ancieune variante, 
".EyapM. Cette leeon est implicitemont 
inenlionnee d.tns la note des Scholies II : 
outw; u.e ydpoi;. 

35. Xr,TEi EVEuvat'wv, par manque t\c 
pcrsonnes qui couehent dedans. Scholies B 
et H : tt) yr.pEta xai andvEt twv o-jvE'Jvy)- 
O^o-ou-e'vwv. &r\ e-jOeia; to X*) t °S- Scho- 
lies U et V : EvE'Jvaitov' Tt5v t0vT)67)5O(jLi- 
vtov, 6 £o*ti xotu.r^r ( 50U.EVO)v. — Ancicnnc 
\aii.ni!c ; yr.'Ei iveuvaC(i>. Scholies 11 et Q : 
au-cpto ooTixai, ■?) [xev duo tou yfjTo;, 
r] Bft d::6 tou EvE-jvatov. Le sens est le 
memo avec cette Iccon qu'avec la vui^ate. 
— Quelques aneiens entendaient,par eviu- 
vaiwv, non pas les pcrsonnes coiicliant 
dam le lit, mais la literie. Scholies Q et V : 
f, tu>v 7t£piSo>.aiti)v. C'est nne interpretation 
i\t- f.tntaisie, i»u plutot c'est le resultatd'un 
faux sens attribue aux mots ccCitou £veu- 
vaiov, XIV, 5i. Elle snppOftO d'ailleurs 
pen de reflexion. Les araignees s*inquie- 
tcnt liien que le lit soit on ne soit [>as 
garni de ses couvertures ! Des que la diam- 
ine n'est plus liabitec, elles y regnent ; ef 






124 



OATS2EIA2 n. 



H 



I 



XVI] 



Tov 8' acute irpooienre cuScor/j? , op^afjios dvopcov ■ 
Kat Ai'y)v xaV/j ys fjtivEt tetXt]oti Oulaco 
ffOiotv evt fjieyapotffiv ■ oi'^upat Si ot aiet 
^Givouciv vyxxe? T£ /.at YjfxaTa oaxpuyEouav]. 

Q? a'pa ipwv/jO-a; ol iSO&no yaAxEov Eyyo? ' 
auxap 6'y' eTffCi) Jfev xai uTCpSvj Aai'vov ouScjv. 
Tco o ioprfi etuo'vti iiar^p 6uoei^ev '08u<7c7£us ■ 

TlfjAifWCJ^O? 8' ETE^CoGeV Ep^TUE, <pc6v7]C7EV TE " 

r Hcr', co &eiv'- r^zls 8e xai aAAoQi 5)^0(A£V gSprjv 
<rraG(xcp £v vju-ETEpcp- irapa 8' avr]p, 8? xaTaG^crei. 

*Qc 9a£)'' 6 5' auTt; icbv xax' ap' g&TO ■ tco §£ <7u6c6ty]$ 
5(_£U£v uto j^Xtopa? pcoTiac; xai xcoa? urapOEv ■ 
£v6a xaO^et' gicctta "oSmnrijos tpiXo? \Mq. 



40 



45 



le lit est specialement leur domaine. Les 
traducteurs latins ont pourtant adinis la 
synonymie des mots EVEUvaiuiv et TtEpiSo- 
Xai'tov. On lit encore, dans l'Homere-Didot : 
inopta siragularum. — 'Apdjma. .JcJo. 
"" B et H : xai tot; au,e).ovuivot{ xo- 
itoi; napacpikxai dpayvta. Eustatlie dit la 
meme chose; puis il ajoute : Sio xai 7tapd 
'HoioSw • ex 8' iyyEuv eXaacta? 
dpdyvia (GEkwm e< /oar*, vers 476). 
oOtu Sd xai ti; EtEpo; 7t0lTHT,« u.ioojt6- 
>.£u,o:, i6£Xci>v eipTJv7)v Ey$a<j6ai, dpd/va; 
EseO/cTai viiaaxa Ofavai toi; clnXoi;. 
Bothe pense que la derniere citation est 
empruntec ii un poete comique : a Comici, 
« opinor, senarius : xai xa; apayva; v»j- 
« p-ax' 0<pavai toi; oitXoi;. a Cela est pos- 
sible; mais cc poete ne faisait qu'arranger 
en un autre metre les paroles de Bacchy- 
lide. Bothe, ce semble, aurait du le dire. 11 
compeusc cet oubli en rappelant l'agreable 
plaisanterie de Catulle sur sa bourse vide : 
■ Planus sacculus est aranearum (X1I1, k) . ,, 
37-39. Kat )tr,v.... Voyez les vers XI, 
181-183 et les notes sur ce passage. 

40. "U; dpa.... Vojez le vers XV 282 
et la note sur ce vers. 

41. "Oy{ E ), lui : Tclemaque. 

42. °E5pn;.... uTtoeifev, se retira du 
siege : ccda son siege. Ulysse est fideie a 
son role de pcrsonnage inferieur. Scholies 
Q : EJtepxouevu T»i>.E|idz ( ,) wj; xaSsSpa; 
vr;£y_(ipn<iev 'Oouoczv;. Voyez, XIV.49- 



51, la description du siege qu'Eumee avait 
arrange pour Ulysse. C'etait son propre 
lit. — Les Scholies II attribuent ici, a 
Aristarque, la lecon imUfev. 11 y a pro- 
bableraent quelque erreur de nom, ou plu- 
tot interversion de la lecon et du lemme. 
Je lirais volontiers : &«£(tgtv' inr6s;!j£v 
Apiotapyo;. C'est quelque grainmairicn 
posterieur a Aristarque qui a dil inventer 
0he'ei$£v. Aristarque retranclie tant qu'il 
pcut l'augtncnt syllabique; ce n'cst pas 
pour l'introduire la ou il n'a que faire. 

43. 'EtedcoOev, d'autre part : de son 
cote. — 'EpVJTVE, sous-entendu auxov. 

44. 'Ha', u> ?Eiv(e). Ancienne variante, 
fyffo, 5£'v(e). L'ecriture arcbaique B20EEN 
permettait indifferemrncnt les deux lectu- 
res. — "Eopr,v, un siege : quelque chose 
sur quoi on puisse s'asseoir. Eumee n'a 
point de sieges proprcment dits dans sa 
cabane. 

45. lTdpa pour 7tap£<JTi : adest, est la. 
— Av^p. II monlre Eumee. — KaTa6r ( - 
a&i, sous-entendu Eopr.v yjixtv : nous pla- 
cera un siege, e'est-a-dire me lournira de 
quoi m'asseoir. Scholies H : 7ldp£<7Tlv 
avrjp o; xaOioei tjua;. 

46. 'O, lui : Ulysse. — Tu, i lui : a 
Telemaque. 

47. XtijEv CtzOj pour uTriyeve. Ilero- 
dien : ava(7Tp£7tTEOv TT|V UJto. — "l"KEp- 
Cev, par-dessus : pour couvrir le fagot. 

4 8. *Ev8a, l.i : sur ce siege. 



[XVI 



OAT22EIA2 II. 



125 



55 



ToTcriv §' au xpatov ntvaxas Trap£9'/]X£ <7u6coTY]t; 

oirraXs'cov, a pa rrj -npoxep - /) uuiXsniov Ioovte?' 50 

CtTOV 8' £<7<7Up.£VCOS TOCpEViqVEEV EV XaVEOlCTlV, 

£v 8' d'pa xt<Tffu6(cp xt'pvY] f/.EXi7]8Ea ofvov 

auxoc; 8' dvu'ov Ktv 'O^uacrfic, ftdoio. 

Oi 8' 8t' ovEiaO' etotfjux irpoxeiiAEva yjlpv-c, I'aXXov. 

Autap" ETIS'. TOCtO:; XCU ^S'^TUO? E^ e'pOV EVTO, 

89) t<5t£ TYjXIfJLa^os; upocrEcp covee Stov ucpopS^v • 

'Axxa, toOev Tot hhoq 6'8' ixeto ; IIco<; Si £ vaOxai 

Yjyayov dc, 'lOaxYjV ; Ti've? Ef/.|jt.Evai etyeT&ovxo ; 

Ou piv yap -n i tc'(ov 6'iofJiat evOdcS' lx£c9ai. 

Tov 8' dbtaf«i6d|Aevos upo^cp7)<;, ESfJtaie cuSorca* 

Toiydp iyw toe, texvov, dXrfiiv. -reave' dyop£uo-(o. 

'Ex i/iv KpYj-cawv ylvoc £u/_£iat EupEidtov " 

Cp7j<7l Se UoXXd ppOTCOV ETO V.GTKX SlV/jGvjVai 

7iXa£o;j.£vo<; ■ &? yap o! etcxXco<7ev TayE Saipcov. 
Nuv au ©EcirpcoTwv dvSpcov ex vtjoi; d-rcoopa<; 65 

yjXuO' £pv 7ipo? axaGixov eyco Se toi EyyuaX^w. 
"Ep^ov otico; eOeXei?* [xet'/)!; Si toi eB/Brai etvai. 
Tov 8' a>j Ty]X£jj,a.y oc, itsirvufjievo? dvxiov vjuSa • 



60 






49. ToTfftv, a eux : a Telemaque et a 
Ulysse. 

60. Trj icpoTEpiQ, la veille. 

51. SItov. ... Repetition, mutatis mu- 
tandis, du vers I, 147. 

52. 'Ev 8' apa.... Voyez le vers XIV, 
78 et la note sur ce vers. 

53. AOto;...- Repetition du vers V, 198. 
54-55. Ot ... Formule habituelle dans 

tons lcs caa analogues. 

50. Atov. Ancienne variante, 6etov. 
57. "Area. Voyez plus haut, vers 31 , la 

note sur ce mot. 

57-59. TJto; Se i vaikat.... Voyez les 
vers I, 171-173 et les notes sur ce passage. 

00. Tov.... Voyez le vers XIV, 55 et 
la note sur ce vers. 

61. Toiyap.... Vers analogue a ceux 
qu'onavus I, 179 et XIV, 192. 

62. 'Ex u.'sv KpTitdtov. ... Voyez le vers 
XIV, 199 et les notes sur ce vers. — Eu- 



yETai n'a guere ici que la valeur de il dit. 
Didyme (Scholies V) : eOvETat • vuv ).syEi. 
Cette observation peut s'appliquer a unc 
foule de passages. Voyez dans I'ltiade, I, 
91, la note sur su/ETai Eivai. Mais le 
mot Eiiy_o|j.ai, au vers XIV, 199, dont 
ce!ui-ci est une copie, conserve toute la 
force de son acception ; car Tetranger, 
dans son discours, ne dibits que des 
vantardises. II est d'une illustre patrie 
comme d'une illustre race, au moins quant 
a son dire. 

64. 'Ehe/.Xcoo-ev rays, a file ces cboses : 
a fait ce destin. Didyme (Scholies Q et V) : 
Eiu,apu,Evov ysvsffOai E7toir]<j£v. 

66. 'Eya> c£ tot £yyua}.i?(o, sousen- 
tendu aCiiov i au reste, ]e le remcttrai 
entre tes mains. Scholies H : lyfj-i]ao\>.ai 
xai 7tap£$(o. 

67. Ae est explicatif, ct il equivatit a 
yap. 



126 



OAY2SEIA2 n. 



Eup.ai', yj [/.aXa touto Iito? Oup.aAy£c e'ems? • 
mo? yap St] tov ^efvov eycov UTroSE^opai or/to ; 
Auto? piv vio? eip.1 xai outoo yj-oal ii:£7iot6a 
avSp' dirapuvao-Oar, , oil iiq itp&repos yaAE-rc^vY) • 
pyjTpt §' IpY) Sfya Oupoc; iv\ <ppe<ji [xepfXTjpfi^ei, 
yj ccutou itap' £po£ te pivY] xal §aip.a xopf(Yj , 
euvy^v t' aiSo[/.£VY] icdoioc §7^p.0ic5 T£ CpYJp.IV 
y) yj'Syj ap' liiYjTai X^aiwv Sorts aptcTO<; 
pvarac eVi (Aeyapot<Ttv dvYjp xal rcXeiffta to'py]gtv. 
A.XX' Y]Tot tov J-eivov, £toI t£ov I'xeto Saipa, 
eWo ptv yAaivdv te yiTcovd ts, Etpocra xaAa- 



[XVI 



70 



75 



■ 

w 



69. Touto (cell) est le complement im- 
roediat du verbe, ct ettos OufiaXyE; "'est 
qu'une apposition a touto. 

70. Tap. Telemaque explique l'expres- 
sion iizoc. Cuu-aXyEj. — 'Eywv. Ancienne 
variante, Epip. — TjioSESOpai est ail sub- 
jonctif, pour u7roOE;wu,a[. 

71-72. A0t6; U.EV.... Scholies H et Q : 
naT; etu.i xal oOx lyo) !o-y,uv, Tij do-8E- 
vs(a ty); AteXou; ^Xixia; (xou, onto; ajxu- 
vwpai tou? xaT' eu.e yaXETraivovTa;, xal 
Sia touto 8uo7jp(5? Eyai toOtov tov \i- 
vov u.6vo; eyw U7ioS£'?aa8ai. 

72. *Avop(a), par opposition a v£0; : 
un homme fait; un homme ayant toute sa 
vigueur. — "Ote , Iorsque. Ancienne va- 
riante, 8 te en deux mots : lequel. C'etait 
lWtbographe de Didyme {Scholies H) : 
SOo jiepn Myou to 8 te • ffnu.«£vei 8s to 
o; te, IV q, tov avSpa 8; av TtpuTo; q 
Xa),E7ruTEpo;. Mais cette lecon est inad- 
missible avec la vulgate, dans' laquelle va- 
UtrfyrQ a son sujet exprimc. Elle suppose, 
ce semble, que Didyme lisait 8 te' u.oi et 
non 8 TE tie, i> moins pourtant qu'il n'ait 
pns 8 TE Tt? comme identique a on; te. 

Mais cela n'est pas vraisemblable. IIpo- 

TEpoe, le premier : sans provocation de ma 
part. — Xa>,E7trjvv),sous-entendu u.ot.11 faut 
donner a ce verbe un sens tres-energique : 
outrager, maltraiter. Scholies H : yaXsnuj,- 
rcpa??], el? yaXETtoTriTa Tpaixeir). 

7.3. Ai'ya, en deux parts ; entre Ies deux 
resolutions dont je vais parler. 

74. "H, utrum, si. — AOtoO, adverbe. 
— Ko(At?iJ. La variante xou.i?oi n'est 



qu'une faute d'iotacisme, on qu'une mau- 
vaise correction imaginee d'apres la glose 
de Didyme {Scholies V), ettiueXolto. 

76. "H, an ; on bien si. 

76-77. 'Ayatwv 8ffTi; dpio-To;.... avrip, 
e'est-i-dire avopi dpio-TW 'Ayai'wv, outi;. 

77. Mvaxai, sous-entendu aCiTvjv : la re- 
cbercbe en mariage. — JTXETaTa Ttopflaiv. 
II s'agit des IsSva, des cadeaux faits par 
le fiance aux parents de la future epouse. 
Voyez la note du vers XI, 282. Scholies 
H : 6o?av yap TaT? dyaOaT; l9Epov (lisez 
E<pEpe) to 7ToX).a 07tEp Tou u.r) vau.r)8vivai 
(effacez la negation) XaBvv. 

78. Tov ^Etvov, cet etranger. 

79. "Etraw (xiv, je le revetirai. Le verbc 
'idea a deja son complement dans tov 
IeTvov, et piiv est rcdondant, du moins au 
point de vue de la stride grammaire. Mais 
on peut le considerer comme une insistance 
expressive. — Bothe, qui trouve le pleo- 
nasme vicieux, change EcrcM u.iv en io-ffd) 
piv , lecon qu'il justifie comme il suit : 
« Notavit ex Harleiano codice Porsonus, vi- 
« deri aliquos legisse Eo-q-wuiev, quod Et70«) 
« uev intelligendum esse nemo dubitave- 
« rit. » II est tres-possible, en effet, que 
So-ffu [iev soit une ancienne variante; mais 
nous n'en savons rien du tout. Ce que 
nous savons, e'est qu'Herodien lisait sa- 
0-wu.i. Cela est evident par sa note proso- 
dique {Scholies H) : TrjpiriTE'ov tou iaaco 
tov tovov ir),Eovd!;Ei y«P to u,t, d> ; 
XT£iyuu,t, ayayui^i, tOx<o|xi. — Et'u.aTa 
xa>d, apposition : qui seront de beaux 
vetements. 



1 



[XVI] 



OAY22EIA2 n. 

1$: 



ococrco ok ijijpos i^r^tc, xcd -kogcI raoiXa, 

Tl[X'\l(.0 §' OTtTTY) (J.IV XpaSlYj Gu[X^ X£ X£X£UEl. 

Et 8' iWktit;, ab y.6[t.iaaov, ivl cxaOfi.oi'crtv ep$ja<r 
d'uaxa §' ivQdo' £yto Trfp.^co xai cjtxov auavxa 
£Op.£vat, w; #v ji.7] ge xaxaxpuyj] xal Exafpout;. 
Reiffg o Sv o5 [uv lyooyE |i.£xa (j.VT,crX7)pa? £$pu 
ipyj.aQct.1 • XiY)V yap dxdaOaXov uSpiv iyouciv ' 
pi] (jliv xepropiwffiVj £[i.ol o' ajro; JacsTai aivdv. 
rip^at o' dpyaXsov xt [XExa TtXeoveaaxv io'vxa 
dvopa xal tcpOiuov etteiY) toX'j <p^px£po( efeiv. 

Tov S' aux£ npocitms. 7ioXuxXa<; Sto? 'Oguctiteu? ' 
y Q <p(X', eW 6r,v [i.ot xal apstyaTOai Oefi-ti; ectxIv, 
tj [i.dXa [xeu xaxaoduxex' dxouovxo? <p(Xov vjxop, 



127 

80 



85 



90 



! 



' H 



SO. Yloaal, pour les pieds : pour le 
clinusser. 

HI. Ileuito.... Voyez le vers XIII, 517 
et hi note sur ce vers. 

82. Kou.iaaov, sous-entendu aOxov : 
soigne-le. Scholies Q: S7iiu.E>.Eiai; i£tw<xov. 

83. Eitov designe ici nou-seuleraent le 
pain, mais les vivres en general. 

84. "E3u.Evai, corarae oj<tte e3u.£vcu : 
pour manger ; pour sa subsistance. 

85. Keioe, la-bas : a la ville. — "Av.... 
Ju|«, je perroettrais. — Mtti u.vr,<xrr)pa; 
depend de Ep/EaGat. 

8C. "E/oumv a pour sujet u.vr l aT?,pE; 
sous-entendu. 

87. Mr,, ne forte, je crains que. — 
"Eaarrou est expliquc ici comme un sub- 
jonctif, a cause de xEpTOuiuxiiv. C'cst plu- 
tot le futur, dans le sens du conditiouncl. 
Telemaque dit, ce scmble : a Et alors ma 
douleur serait liien cruelle. » 

88. DpTJ^oci xi, d'avoir obtcnu un 

resultat : de reussir ; de triompber. — 
'Apva).eov, sous-eutendu eoti : c'est chose 
terrible; c'est chose presque impossible. — 
'Eovta, qui est, c'est a-dire lorsqu'il se 
trouve. 

89. 'AvSpa est le sujet du verbe 7tpr)Eai. 
— Kai 1981U.OV, meme vaillant : si vaillant; 
qu'il soit. — <t>EpT£pot Eiaiv, ils sont les 
plus forts : le vaillant serait ecrase par le 
nombre. — Bien que uetoc n).e6vE7aiv 
signifie seulement inter plures , il s'agit 



evidemment d'une lutte contre ceux parmi 
lesquels se trouverait seid le vaillant. 
Scholies Q : SurrxoXdv etti u.dt/_ec6ai 
[jLExa 7t)Eovti)v xai auxov xov tfj/upov. 
La conclusion, que Telemaque ne tire pas, 
mais qui sort d'elle-rncme, c'est que son 
impuissance serait plus grande encore 
puisqu'il n'est pas meme un Immmc fait. 
Voyez plus baut, vers 71-72. 

91. 0T)v,aussi bien. — Aucienne variante, 
Gr\. C'est on une mauvaisc correction, ou 
une gluse passee de la marge dans le 
texte, et qui a evince le terme poetique. 
— Bothc conjecture, d'apres une fausse 
lecon byzantine (6r)u;), qu'Homere, au 
lien de Or^v u-Ol, avail dit f)£<7U.w [ex more, 
selon l'ordre babituel). Mais ce 8&au.(o, 
surtout dans le meme vers que 6£u.i; , 
semble un peu bizarre. D'aillcurs l'exis- 
tence de u.ot dans le "vers est constatcc 
par les Scholies H : Tr,v te),eutcu»v xov 
iicsi oJuxovtiteov, 6ia xr,v p.oi eyxXi- 
xixtjv ouaav. — Si cette note, evidemment 
tiree d'Uciodien, a ete transcrite exac- 
tement, Hcrodien placait le pronom im- 
mediatement apres iitii. Le transcrip- 
teur a peut-etre oublie ce qui concernait 
la particule. Mais peu nous importe u.ci 
6rjv ou 6r)V p.oi, puisqu'il s'agit uniquc- 
ment de (avoir si p.ot ctait ou n'etait pas 
dans le vers. 

92. KaTaSdittET(ai), est ronge : est 
torture. Scholies V : eatitEiat. 



128 



OAY22EIA2 n. 



m 



w 

m 



ola cpaxs f/.v/)ffT?ipa? aTdcaOaAa [X7)^avaacr0at 
ev p.£yapot?, af/ap criSev, toioijtou e^vto?. 
EW (xot 7]£ excov uiroSap.vaG'at , ^ ciye Xaol 
I^Gai'poua' dva §-?]f/.ov, liucTtdfJievot Oeou o[xcd^ ' 
Y] xt xa<7rpn(]T0t<; emfiifxcpeat, olciuip av/]p 
p.apvauivowi tce'twiGe, xai ei piya veixos opvjTat. 
A! yap eywv outco ve'oi; eI'tjv twS' era Oufxco, 



[XVII 



95 









93. Ola.... aTaaSaXa, qaelles abomi- 
nations, c'est-a-dire vu les abominations 
que. — Quelques-uns, devant ota ; sous- 
entendent evexa toutwv. D'autres disent, 
avec beaucoup plus de raison, que oTa 
equivaut a oti TOia. 

94. Toioutou, tel : si distingue. On a 
vu, IV, 650, toiouto? dans le merae sens. 

95-96. EbtE u.oi.... Voyez les vers III, 
244-215, et les notes sur ce passage. 

97. "H u xauiyvviToii; £Ttiu,Eu,9Eai , on 
bien si tu fais quelque reprocbe a (tes) 
freres : ou bien si tes freres ne te donnent 
pas l'aide qu'ils te devraient. Scholies H 
et Q : apa toi; oroTs aZi},<po~.c. u.a/_ouivoi; 
emu.eu.9Ea1 t]toi oiTia, xa'c Sia toutou 
ns tuv OSpidTuiv (ivyiaxviptov u.^« 8ap- 
50; xata aou xai to5v ctujv I/ei, xaxava- 
/itrxtov tt]v itspioudiav aou. — Quelques 
anciens donnaient aux paroles d'Ulysse un 
sens encore plus energique : ou bien si tn 
es en querelle avec tes freres, et s'ils favo- 
nsent les deportements de tes ennemis. 
Scholies H : % apa dSE>cpoT; uip.i];iv xiva 
Ey v 8pav ly.Eic, oI'tive; <xoi touto ETtayEi- 
po-JO'tv. D'autres, au contraire , adoucis- 
saient le sens : ou bien si tu n'as pas de 
freres. Sclmlies P : Emuiu^Eca ■ E<7TEpri<rai. 
Scholies V: xaaiYvrVrot; ETttuiu^Ear dvTi 
TOO, oux eia-E 501 aoE>oo£. — La pre- 
miere interpretation est celle qui s'accorde 
le mieux avec I'idee contenue dans em- 
uiu^eai. C'est celle qu'a preferee Amcis : 
« Ob da etwa den Briidern Vorwiirfe 
« macbst, dass sie nemlicb dir alleinstehen- 
i< den niclit lielfen wollen. >. Cette note 
du commentateur allemand est la traduc- 
tion d'une phrase d'Eustathc (EutM.Eu.9r] 
aCiTois, u>; u.T] eTCixoupouari 501); phrase 
qu'Eustathe a prise a la memo source que 
les compilateurs des Scholies H et Q, car 
elle precede, chez lui, une autre phrase, 
identique aux deux dernieres lignes de leur 
note snryj Tt xajtyvriToi; ETC1u.eu.9ea1.-Je 



n'ai pas besoin de remarquer qu'ici encore 
Ulysse reste dans son personnage. Le men- 
diant ne doit pas savoir que Telemaque 
n'a point de freres. — OisiTCEp est dit en 
general de tous les freres. C'est une ellipse 
commune en francais, surtout chez les 
poctes. Ulysse fait entendre : or, quand 
on a des freres. 

98. ITe'tcoiBe (confidere solet) exprime 
ici plus encore que l'babitude; car un frere 
est en droit de compter sur le bras de son 
frere. Mais comme le devoir fraternel est 
ordinairement rempli, Ulysse se contente 
de mentionner le fait de la confiance. 

99. A'i. Ancienne variante, e'„ — OiiT(0 
ainsi : comme tu l'es. — Tw 8' £tc! Gvu.w, 
a condition de cet esprit, c'est-a-dire ayant 
les sentiments qui m'animent en ce mo- 
ment. — Ancienne variante, Tto 6' evi 
6uu.<5, lecon rejetee par Aristarque. Didyme 
(Scholies H) : 'ApiaTapyo;, in\ 6uu.a>. 
On ne voit pas pourquoi le compilateur 
des Scholies H a fait preceder cette note 
des paroles que voici : Xeitcei '/] truv rrOv 
™ 8uu.tp. II est impossible de rien sous- 
entendre. Si Didyme a dit quelque chose 
oil se trouvat o-vv, c'est que siu equivalait 
a ctuv. Mais il n'a pas meme dit cela. 
L'expression tw 8' ETtt 8uu.u) se trouve dans 
Vlliade, XIII, 485; et la, Didyme s'cst 
contente de constater qu'elle existait aussi 
dans VOdjssee. II la trouvait d'ailleurs 
toute simple, sauf une explication de ti7>- 
8(e). En effet, dans, son commentaire sur 
ce passage-ci, il se sert de £711 et non pas 
de eruv. Voici ce commentaire (Scholies H 
et M) : 6 8e vou;, eutEp 7Ju.r)v etc'i toutm 
™ 8untp St vuv exw, xai vEOTrita xexttj- 
(J-evo:, UTCYJpxov 8e vilo; 'Oouo-ueuk tj xai 
auroc 'OooffaEu?, TtapExivouveuoa dv 
aveXeiv xois [ivnoT^pa;. u.t] vorioavTEc 
live; 7tpoae8r]xav to (vers (01), IX8oi 
aXrjTeuuv. eari Se TtepiTTo? 6 stixo; 
xai SiaXOwv to rcdv vor)u,a. 



PH 



ixvr 



OAYS2EIA2 n. 



^ irate i\ 'oSwfjo? a(Aii[j(.ovo<;, >]£ xai auxtfc 
[eXSoi aXr ( T£ucov Uti yap xal IXtiLooq aura]- 
auxiV itxn air' £fteto xapy] xajjioi aXXtapiog coco? , 
d [j.7) iyw xe(voi<7i xaxov TCdevTSSOT yevofyiYjv, 
sXGwv £<; utiyapov AaspnaSsco 'oSusyjoc;. 
Et 8' ay [/.£ ttXyjOiu oajxacrataTO [aouvov Eo'vxa, 
(3ouXo(|j.y]v x' iv ipoiGi xaxaxTap-evoi; (j.£yapotcrtv 
T£Gvap.£v, ^ Tao£ y' ativ a£ix^a i'py' opaacGat, 
£ei'vou<; T£ OTU<peXi^ojJiivou4, decode.; te yuvaixas 
puaxa^ovTa; AetxsXito? xaia ocop-axa xaXa, 



129 

100 



105 



100. *H, sous-entendu uv, et non pas 
e?r]V : etant ou. — 'He xai aOxog, ou bien 
encore lui-me'uie : on bien Ulysse en pro- 
pre personne. — Le vers 1 00 est une ap- 
position explicative au precedent. 

■101. "EXOot.... Vers interpole. Voyez 
jilus baut, vers 99, le commentaire tie L)i- 
dyme sur l'ensemble du passage. Scholies 
M : ovxo; 6 ctxi/o; 56sXi£exai, xai xa- 
Xto;. Eustathe : xa).u">; oi TtaXatoi imatr- 
(ravTE; ev66Euuav xov ctti/qv oSeXiuav- 
xe;. Trois autre* vers de VOdyssee ont 
fourni les elements de celui-ci : XIV, 172, 
126 et XIX, 84. — 'EXtuoo; aWa, sous- 
eutendu iaxi : il y a une part d'esperancp, 
e'est-a-dire on peut ne pas desespcrer tout 
a fait de son retour. 

102. j\tt(6) doit elre joint a xdfXOt. — 
'Ep-sto xdpY], la tete de moi : ma tete. — 
'AXXoxpio; 9f*>;, un mortel etranger : un 
ennemi. — Le vers est emprunte a Vlliade, 
V, 214. 

103. Ketvoiffi, litis, a ces miserables : 
aux infames pretendants. — Kaxov, ua 
fleau, 

104. *EX8wv.,.. II y a deux vers presque 
identiques, XVIII, 24 et XXI, 262. On 
met celui-ci entre crochets, mais sans raison 
aucune ; car enfin il faut bien , pour tuer 
les pretendants, aller les cbercher la ou 
ils sont. Sans doute le vers n'est pas in- 
dispensable; mais puisqu'il est la, que 
gagne-t-on a Pen deloger? II est vrai <{ue 
Zenodote a prononce contre lui la sentence 
d'exclusion. Scholies H : a9ei£t Z/jvoog- 
xo?. D'autres que Zenodote l'ont aussi 
obelise; car on lit avee une formule ge- 
nerate , dans les mumes Scholies : xai 
ouxoq dOsxEtTat. Le motif d'athetcse vieut 

ODYSSEE. 



ensulte : 6uo yap ^ova Eu^sxat, ■?} 7iaT; 
e£ 'Oou(J(7e'co<; eivat, -f) u.6voc auT6; 6 
'OouCTueug. Mais il m'est impossible de 
deviner en quoi cette observation milite 
contre le vers 104. 

106. BouXoip.Y)v x(e), j'aimerais mieux. 
Voyez le vers III, 232 et la note sur ce 
vers. — K' ev. Ancienne variante, xev, 
avec ev snus-entendu. — 'EfAQiai. Quelques 
anciens cbcrchaient ici finesse. Scholies H : 
evxauOa erase' ijxepov aivtixeToci 6 'Oovey- 
ct£'j; tlvai tov otxov dauroO e"v $ ot 
u.vr|<jTYjp£; 7rpoaexd8iyno. Si le mendiant 
etait sur un theatre, il prononcerait cer- 
tainement son i\LOirji d'une facon tres- 
significative, Mais avec deux auditcurs qui 
ne peuvent rien deviner, il dit ma maison, 
tout siraplement parce qu'il doit le dire. 
IN'est-il pas, dans sun hypothese, le maitre 
de la maison ? 

107, *H (que) se rapp(»rte a fJo'j),oiu.y,v 
x(e). — 'OpdacrQat est dans le sens actif : 
de voir. 

108, Eeivov? xe n'est point pour xat 
opdaaOat ^eivou;. C'est le commencement 
de ['explication de kxoe. ... aEtXEa Epya. 
Toute la fin du djscours n^est autre chose 
que le devcloppement de cette expression 
general e par une serie d 'appositions. — 
Stu^eX'.Cou.evou;, brutalement repousses. 
La glose des Scholies B et V, 06pi£ou.svo'J<; 
y\ upOKyiXaxiCou-Evouc, ne rend pas toute 
Tenergie du terme ; car otuccXlCo) signilie 
lieurter et culbnter. — Fuvaixa; et son 
adjectif oatod; dependent de (Svord^ovTa;. 

109. 'py(TTa^ovTa; se rapports a u,vkj- 
(TTyjpa; sous-entendu : les pretendants qui 
violent. Cela est dit par syllepse ; car 
beaucoup de ces femmes etaient des com- 

11 — <> 



130 



OAY22EIA2 n. 



1 
up 



I 



xal ohov StacpuffG'dp.evov, xai orcov iSovra? 
(j.a^ auTw?, a-ceXeaTOv, dv/jvuGTco £tci £pyw. 

Tiv §' au T-qki^a-^ot; TOTrvufjivos dvxfov vjuSa- 
Toiydp iyto -rot, cjavE, {jt-dV dxpexEto? dyop£<jGto. 
Ouxe t£ fxot ua? SvjfjLOt; aTtE}(0o[j!.EVO(; ^aXeTiatvet, 
oute xacriyviQTOi<; £mpi{j<.(pou.ai, oI<7^TC£p dvvjp 
fjiapvapivoicri uiuoiOE, xat ei f^iya vtixoq opyjTat. 
r £l§£ yap ^p.£T£p7]V y£V£7)v [xouvcoce Kpov(cov 
(jtouvov AaEpTYjv' 'Apxdaicx; vibv etixtev, 



[XVI] 
110 



115 



plaisantes et des complices. Ici encore les 
commentateurs anciens affaiblissent l'ex- 
pression. Scholies B et V : £Xx0VTa^, p\a- 
Souivou;. Scholies Q et V : u.e8' vi6p£u>; 
OTtapacaovTa;, Cependant eXxovtix; peut 
£tre considere comme un synonyme a peu 
pres exact de p'uffTallovTa;. Voyez, Iliade, 
VI, 465, la note sur iXxT]8|AOto. 

\ \ 0. "ESovtoci;. II s'agit de nouveau des 
pretendants. 

Mi. Mdti{( aUTw;. Voyez la note du vers 
111,(38. — 'AT£X£ffTov,adverbe: sans cesse 
ni fin. — 'AvtivOctto) eVi epyw, develop- 
pement de aTEXEenov : par une ceuvre qui 
n'aboutit jamais a son terme. Scholies Q : 
oxwXuto); avuuiv xai itEpa; u.r] e7tioey_o- 
uivo). ou Tap rivuov o\ [/.vyio-TTipe? to 
yuvaixa Xa6eiv t?)v xou 'OSuo-o-e'w;. 

443. Toiyap.... Repetition du vers I 
4 79, sauf un leger changement. 

4 4 4-116. Oute Ti u.01.... Telemaque, 
dans sa reponse, reprend toutes les ex- 
pressions de son interlocuteur. On a vu, 
XI, 198-201 , un remarquable exemple de 
cette forme de dialogue dont les poetes 
dramatiques ont tant use depuis. 

14 4. Mot depend de ^aXeTtaivei, mais 

il est sous-entendu avec anEy66u.£vo?. 

'AitE"/86u.£voi; , au dire de quelques mo- 
dernes, doit etre change en <xit£)(8ouiv(,>. 
Cette correction, toute de fantaisie , ne 

servirait qu'a embrouiller le texte. Xa- 

XsiraivEi. Voyez plus haut, vers 72, la 
note sur yaXEHTJviJ. 

445-446. Ka-jiyvriTOii;.... Voyez plus 
haut les notes des vers 97 et 98. 

■H7. *Q8e [sic) se rapporte a ce qui 
suit : comme je vais dire. La glose outw; 
(Scholies H) rappelle que JSSe, cliez Ho- 
mere, n'est jamais adverbe de lieu. 



MouvuffE rendit unique, c'est-a-dire a re- 
duit a un seul male par chaque generation. 
L'expression, tres-vague par elle-meme, est 
expliquee bien nettemcnt dans les trois 
vers qui vont suivre. — II est singulier que 
certains modernes aient trouve moyen de 
se tromper sur le sens de u.oOvu><t£. Ainsi 
Clarke, Barnes et d'autres. Le premier dit: 
« Nostrum genus solitarium fecit Jupi- 
« ter; » le second : « Nostram progeniem 
<> solam et quasi singularem fecit Jupiter. i> 
Bctlie remarque, a ce propos, que la lan- 
gue allemande permet une traduction litte- 
rale, mais que Voss a neglige ou dedaigne 
de se servir du terme qu'il avait sous la 
main : « Ne Vossius quidem usus est verbo 
n quod prsebebat lingua patria, ex Iiac 
« parte felicior, vereinzeln. Ita enim hoec 
€< vertit vir darissimus : den durcb einzelne 
« i>flanzte Kronion uuser Geschlecht fort; 
<i cum posset : denn so bat ja unser Gesch- 
« lecht der Kronide vereinzelt. » — Eus- 
tathe, au milieu de reflexions fort inutiles 
sur le malheur de Telemaque reduit a ne 
compter que sur lui-meme, a du moins 
mis en pleine lumiere la pensee du jeune 
bomme : opa Se oti xpst; oti)(oi Eqjsijri; 
&X°va<- x£iu.evov it, apxric to (iouvov, 
xaxa o-j(iju,a Eiava<popa;, ol; ouoroixov 
to 6u.ouvu)o-£. Bien qu'Eustathe ne fasse 
la qu'une simple observation grammati- 
cale, cette observation constate le rap- 
port exact du vers I 4 7 avec les vers 4 1 8- 
4 20, et par consequent determine bien le 
sens. 

<48. ApxEiffio?. D'apres la tradition 
mylhologique recueillie par les Alexan- 
dras, Arcesius etait fils de Jupiter et d'Eu- 
rydice ; et sn femme, la mere de Laerte, 
se nommait Chalcomeduse. 



[XVI J 



OAY22EIA2 II. 



131 



fjtouvov S' aur' 'OSuayja nar/jp texev aOxap Oducffei? 
[xouvov Ip.' ev p-eyapotat texcov Xitcv, oOS' a-rco'vY)f o. 
Tw vuv oi)G[i.tvli<; fxaXa [/.upfot siff' evl oi'xw. 
"Offffoi yap v»](JOi(7tv ETrixpaTe'oufftv aptaxoi, 
AouXiyJcp T£ 2a[X7) T£ xai &X^evrc ZaxuvQa>, 
rjS' Serarot xpavayjv 'iGaxvjv xaxa xotpavsouatv, 
t6ggoi it-ffilp e^v [xvcovrai, tpu^ouo-i 0£ otxov. 
'H S' out' apvEixai o-cuyspov yap.ov, oute tsXeut^v 
TOWJaai Stivatai ■ xol Se cpGivuOou<nv eSovte? 
otxov 2jj.oV Tdcva §>l [ae Siapafeouut xat auxov. 
AXX' yjtoi (J.I.V Tauxa Qecov ev youvaai xectoci. 
'Attoc, au S' Ep^EO Gaaffov, tyiypovi EfajveXoiteh) 
si'cp', oxt ol cwi; djj.1 xal ex IIuXou £tXr|Xo'jOa. 
AuT&p 2ytov auxou u-eveco, cu oe OEupo vieaOoci, 
or/] auayy£(Xa? ■ tcov 8' aXXcov uvqTis Ayjxicov 
7T£uG£o-Gco- iroXXoi yap £uol xaxa u.Yjyavo'covTai. 

Tov o' aira[ji.£t6d[J.£VO? -rcpooicpY)? , Eupxie cu&oTa- 
Tiyvcocxco, cppov^oj' xay£ or] voeovti xeXeuel;;. 



120 



125 



130 



135 



N 



1 19. riaxrip, c'est-a-dire AaepTYi;- 

120. MoOvov, sous-entendu ulov. — 
Ouo 1 aitovrjTO, sous-entendu eu.ou : et ne 
tiru aucun plaisir de max, c'est-a-dire ct 
il n'a pas raerae eu la satisfaction de voir 
grandir son tils. Telemaque uc parle point 
de services qu'il cut pu rendre a son pere; 
car c'est depuis peu de jours seuleracnt 
qu'il commence a se sentir un liomme. II 
nes'agit que d'une jouissance morale. 

ISH. Mah u.up£oi. On a vu la memc 
hyperbole, XV, 556. 

422-128, "Off-rot yap.... Voyez les vers 
I, 245-251 et les notes sur ce passage. 

129. S A>X' tjtoi.... Voyez levers I, 207 
et la note sur ce vers. 

130. "Area. Voyez plus haut, vers 31,1a 
note sur ce mot. — Ev 6(e), quant a toi : 
pour ce qui conceme ta personne. — 
'Eyecppovi. Ancienne varianle, n&pfypovi. 

431. Et(7te) dolt etre intimement joint 
a epyeo : va dire. — Oi itw;.... Voyez 
le vers XV, 42. Aristarque fait observer 
[Scholies Q) que le voyage d'Eurr.ee a la 
ville est indispensable : (yj oijtXyj, 5ts) 



avayxata -^ Euu.atou rrpo; ty]v tcoVv arco- 
otoXyj" toi; y*P SxaCpot; slp^xtV au- 
xap £yojv aypouc... (XV, 504-606). 
Le critique ajoutait sans doute : et le se- 
jour de Telemaque a la campague doit etre 
plus long qu'il ne Fa dit a ses compa- 
gnons ; car, s'il avait du revenir le soir, 
il se scrait dispense probablement d'en- 
voyer un messnger. Au reste le poete use 
de son droit d'invention, afin de menager 
un tete-a-tete entre le pere et le fils. 

132. Auxou u.EV£(0, hie marieboj je rcs- 
terai ici. — Ne'euOat, I'mfiailif dans Ic 
sens de Tiinpcratif. 

133. Otr], a elle seule : uniquement a 
Penelope. 

134. floXXoi. Cette expression generale 
s'applique a tons ceux qui sunt d'accord 
avec les pretendants, aussi bien qu'aux prc- 
tendants eux-memes, 

136. riyvwirxa), ... Eumee dit trois fois 
la meme cliose, mais en acrentuant cliaquc 
fois davantage sa pensee. C'est de la subti- 
lite que d'appliquer, comme faisaient qucl- 
quesanciens, Ytyvtouxto et ^povEW chacun 



PI 



132 



OAT22EIA2 II. 



XVI 



ti 



\Xk' ay£ pwi toSe £ito xal arpex^coi; xaxaXeSjov, 
^ xal Aa£pxr] aunqv oS&v ayyeXoi; £'X6co 
outjfjio'pcp ' 8? t^co? f/iv 'OSuffCYjoi; p.^y' dy eugov 
fpya t' £TO7it£U£<7X£, [X£toc Sfxcocov t' evl ol'xco 
tov£ xal rjffO', ox£ Gu[jlo? evl (mrjOeffciv dvcoyof 
auiap vOv, i\ o5 <7uy£ w)(_£0 v/jt IIuXov§£, 
outcoo f/iv cpacriv (payipt-EV xal to£[jl£v auTw?, 
ouS' lid Ipya Joslv, dXXa <jT0va)£7J t£ yo'co T£ 
•Jjcjiai <58upo'f/.£vo^ , cpOtvu0£i 8' dp.tp' <5crT£c5{pt yjptix;. 



140 



145 



a un point particulier. Scholies Q : o ft 
£7ti6ouXEur] Ytyva>c7xu, xai opovw ativa 
(j.ot xeXevsi:. Eumee dit simplement : « J'ai 
bien entendu; je comprends au mieux ; je 
ne risque pas de me tromper en executant 
tes ordres. » Tout cela se rapporte a l'en- 
semble des vers i 30-1 34. 

138. "H, si. Eumee demande si, oui ou 
nnn, il doit aller cliez Laerte; mais il ex- 
prime seulement une moitie de l'alterna- 
tive. Voyez le vers XIII, 415. — La lecon 
Et n'est qu'une faute d'iotacisme, ou une 
mauvaise correction byzantine. L'ancienne 
variante rj (est-ce que) est une lecon plus 
legitime. Elle a ete adoptee par Dindorf; 
mais il a oublie, je ne sais pourquoi, de 
marquer dans sa ponctuation que c'est une 
interrogation directe. — AGttjv 666v, dans 
le meme voyage. 

139. Teiw; (jusqu'alors) est explique par 
aOiap vOv, il ou GUys..., vers 442 : jus- 
qu'a ton depart pour Pylos. — 'Ooudijijoi;, 
genitif causal : au sujet d'Ulysse. 

1 40. "Epya, les cultures. Voyez la note 
du vers II, 22. — Quelques anciens enten- 
daient ici le mot d'une facon plus gene- 
rale. Scholies H : ia xfri|j.aTa xai tov 
oixov tou 'OSucraiw?. Mais cette inter- 
pretation n'est point exacte, vu que Laerte 
depuis longues annees, vivait dans sa mai- 
son des cliamps. Voyez les vers I 1 89-1 93. 
II ne s'agit que de ses travaux sur son do- 
maine — Metoi Sfiwuv t(e), e'est-a-dire 
xai u.exa ou.io<ov. Dans le passage que je 
viens de rappeler, il n'est question que 
d'une vieille servante. Mais il est evident 
que le bonbomme ne travaillait guere de 
ses mains, et que e'est par les mains d'es- 
claves ou d'hommes a gages qu'il faisait 
son metier de laboureur, de jaidinier et de 
vigneron. La vieille servante ^enait la mai- 



son en etat, et faisait la cuisine. — On a 
pu remarquer que le faux Mentes, quand 
il decrit Texistence de Laerte, ne parle 
que sur des ou'i-dire. II ne sait, ou n'est 
cense savoir que le gros des clioses; ou 
plut6t il sous-entend tout ce qui va de soi 
des qu'on parle d'un bomme vivant sur 
son domaine. — 'Evi oixw. C'est la mai- 
son de Laerte a la campagne, et non la 
inaison d'Ulysse a la ville, puisque Laerte 
ne mettait plus les pieds a la ville : tov 
oOxe'ti <pao-i jcoXivSe epy_eo-6(ai), comme 
dit Mentes, I, 189-190. 

14). Et7J8e(t<jiv avtoyoi. Ancienne va- 
riante, <jTrj8Eao-i xeXevot. 

143. Ourao dans le sens de ouxeti. Cette 
negation porte sur les deux infinitifs. — 
Autoic, de meme : comme il faisait aupa- 
ravant. Scholies B : avii tou (baauTCo;. 
— Ancienne variante, e^to];. Mais il est 
difficile d'admettre une abstinence absolue. 
Les Scholies H, qui mentionnent cette le- 
con, ajoutent : avTi tou 6u.oi'u; xai wc, 
TtpcoTiv TiaBcEV.Une pareille explication n'a 
aucun rapport avec Eu.TErK, et elle devrai 
ttre placee a la suite du lemme, e'est-a-dire 
de la vulgate. C'est la note de Didyme sur 
auTo)c, note dont les Scholies B ne don- 
nent que la substance. — Bekker et Din- 
dorf ecrivent auTio; par un esprit rude ; 
mais il n'y a aucune raison de changer ici 
Tortbograpbe babiluelle du mot. 

144. 'Em doit etre joint a ioeiv, et 
etuoeiv est ideutique a etcotcteueiv, dont 
on a vu le frequentatif, vers 14(1, pour de- 
signer l'occupation ordinaire du vieillard. 

145. <[>8ivu6ei. A mesure que le vieil- 
lard maigrit, sa peau se rapprocbe de ses 
os. Ce n'est pas elle qui se fond ; mais elle 
a 1 air de se fondre. L'expression peint le 
fait apparent. Eumee dit, mais d'une facon 



to 



ixvi: 



OAY22EIA2 n. 



133 



Tov §' au TrjXefAa^o? totcvujjie'vos dvxt'ov r,uSa • 
"AXyiov, dXX' Ipn]? p.iv iM<;o|Jt,£V, d^vu[j.evo( rap ■ 
ei yap too? eI't] auxdypexa itdvxa Ppoxoictv, 

TtpwTOV X£V XOU TOXXp6<; £AOt'[J.£0a VoVufXOV '^[j.ap. 

AXXd cruy' dyyei'Xa? ora'cco xi£, p.Y)0£ xax' dypous 
irXd^EtrQat [jl£t' exetvov ■ dxdp -rcpo? p.y]X£pa eitciv 
dixcpmoXov xa(jn'r,v oxpuvEfJLEV 6'xxi xd^acrxa 
xpuSSvjv ' xsivy] yap x£v d7rayy£{XEi£ yipovxc. 

r H pa, xat copc7£ cucpopSov ■ 6 §' etXexo /^pct TtsotXa, 



150 



tres-poetique, *7 »'a tan tot plus que la 
peuu et les os. 

t47. "AXyiov. Voyez la note du vers 
IV, 292. Telemaque regrette le parti qu'il 
prend de ne pus iuformer directement 
Laerte. Scholies B et Q : d),yiov piv to 
u.ri e'itxeTv. — %.XX'8[Lic»l«....'Voyez Vlliade, 
XVIII, 4 12; XIX, 8 et 65; XXIV, 528. 

148. Ei yap 7tu);.... Construisez : el 
■yip itdvxa Eir) 7tw; auTaypETa (3p0T0T<rtv, 
j* e/j/m omnia essent ullo pacto proprii 
arbilrii mortalil/us, s'il y avait un inoycn 
pour les raortels d' avoir tout a souhait. Scho- 
liesY : auTaypETx, auOaipjTa, a'JTOATjTTTa, 
/aipU xafiatov. La note de Didyme, dont 
i iii rst le resume, se trottve dans les Scho- 
lies II et H : auOaipeTO:, a'jTElouaia vj 
Trapauta aypsuoixEva, dvTi T&O, si oca 
eOe')o[iev irapaura xai EyivEro. 

14 9. npuJTOv, avant tout. — Tov ita- 
tpoc, du hero! (mon) pere. Voyez la note 
du vers II, I 34. 

t 50. ! Ayy=i).a;,ayaut porte la nuuvelle : 
une fois ton message accompli. 

151. TI).d!JE<78ai, 1'infinitif dans le sens 
de l'imperatif. — 'ExEivov, celui-Ia : 
Laerte. — Mt]l£pa. Les Scholies H into- 
tionnent u.r,Tpo; comme variante. Mais cctte 
lecon nc donnerait aucun sens. — E'.7I£tv, 
comme eitte '. dis. 

1 52. 'OTpuvE(J.£v, de depecher : qu'clle 
dcpeche. 

153. Keivt), celle-la : l'intendante. — 
Kev a7tayyEi).EiE, est en etat de faire le 
message. Ajoutez : avec tout le secret dc- 
siraljle. C'est le mot yap qui indique le 
sens. Scholies B et Q : slitE t^ IIeveJott/] 
E/.7TEU.'}/ai Tr,v 2ou).i5a 7lp6? tov AaEpTr,v 
}dQpa - ev.eivii yap auTiIS ouvarai dvay- 
ysT).ai. onto xoivou yap to xpu6or]v. La 



derniere phrase signifie que xpu62r)V est 
sous-entendu avec xtv dyyeiAEiE, car il ne 
peut s'y rnpporter grammaticalement. Mais 
['expression tt,v 6ou).ioa, dont s'est servi 
le commentateur, ne rend pas bien au.cpi- 
tioaov Tau.ir,v. Penelope avait plus d'une 
servante. Telemaque designe specialement 
celle qui etuit sa femme de eonfianee ; et 
l'obligation du secret explique suffisam- 
ment pourquoi. Bothe : « Non tam hono- 
■< ris quam fidei et taciturnitatis causa nun- 
« tiain Laert.-E initti jubet promam, non 
« ancillam. » — Comme on ne voit pas, dans 
ce qui suit, Penelope envoyer son inten- 
dante a Laerte, quelquea ancieus en con* 
cluaient que les vers 152-16:! sont interpo- 
li'S. M.iis la recommandation de Telemaque 
est si naturelle, qu'une fois Penelope in- 
lormec de son desir, il u'est pas douteux 
iju'elle u'y ait incontinent salisfait. Le 
poete n'a pas besoin de le dire, poor que 
nous en soyons moralement aurs, C'est la 
un de ces cas, si frequents dans les deux 
pocines, ou l'on doit regardcr comme fait 
ce qui a du se faire. Ceux qui n'admet- 
taient pas 1'atlietese appliquaient done a la 
difficulte soulevee par les enstatiques le 
principe du x»ii ut(i)Tia)U.Evov. Scholies H : 

VoOiUOVTal, OTt (J-T) •nEU.TCEl riT)VE>.67tV) 

Ttpo; AaEpTTiv, Et (J.Y) apa criu)TC(0(iEva);. 
— J'ajoute qu'il est impossible de com- 
prendre comment on pourrait retrancher 
les deux vers, attendu (pie didp 7tpo; [J.T1- 
TEpa Et7TEtv n'a un sens que pareux,et n'est 
qu'un debut de phrase. Et puis Telemaque 
serait feroce, si son discours se terminait 
sur cette idee : « Ne perds pas ton temps 
a courir jusque chez mon grand-pere. » 

154-155. 'II pa,xai.... Ces deux vers 
ont chacun cinq dactylcs. Auieis voit, dans 



M 
■ 







H 



|MHH 



134 



OAT22EIAS n. 



Hr *> 



I 



I 






Sr ( cra[ji£VO(; o' into iroaai ir^AivS' ?£V. OCiS' ap' 'AO^vtjv 
AyjGev arco <7Ta6p.oto xiwv E'jp.ato<; uapopSo?, 
aAA' -/fye a^eSov yjXOe ■ Zipcc, 8' ■Jjixte yuvaixl 
xaAyj T£ [AEyaX-/] xe xai dyAaa epya i8uh). 
2x9) 8e xat' avxt'Oupov xAiGr/js 'GSueriji (pavEia'a" 
oOS' apa Ti]kl\j.a.yo<z tSev avxt'ov, ou8e vdrjaev' 
oO yap t^w? TiavTeccri 6eol cpaivovxai evapyei? • 
dXX' 'oSu(7£Ui; T£ xi5ve? T£ I'Sov xa£ p' o'I% OXaovro, 

XVU^TjGp.W o' £T£pC0C£ Sid <7Ta9(Jt.OlO Cp66v[9£V. 

'H 8' ap' eV 6cppu<7i veuge ■ vo'y)<7£ 8e Sio? OauaaeJ)*; , 
ex. 8' yJXQev p.£yapoto uap£x. f/iya Tir/lov auXvj;, 



[XVI] 
155 



160 



165 



la rapidite du metre, unc intention poeti- 
que. Eumee est presse, et ne perd pas uu 
seul instant. 

455-1 5G. Ojo' op' 'A6r,vT]v XrjOev.... En 
effet, Minerve a toujours l'esprit et les 
yeux attaches a ce qui concei'ne son favori 
Ulysse. 

157. E^sSov, procbe : vers la cabane 
d'Eumee. 

1 57-i 58. As^ai;..., Voyez les vers XIII, 
288-289 et les notes sur ce passage. — 
Didyme (Scholies H ) remarque ici que la 
deesse se presente sous un aspect caracte- 
ristique : ino yap tou eiSou; EucpaivE-rai 
y.ai to ^6o;. slal yap Eior] Tiva <ruu.GUU)v 
eVTpexl- Aussi Ulysse n'aura-t-il pas he— 
soin qu'elle lui dise : « Je suis Minerve. » 

4 59. Kat' avtiOupov, vers le devant de 
la porte d'entree : en face de la porte. 
Scholies B et V : avuxpu tyj; 6upoti;. — 
<l>avei(ja. Ceci suppose que la porte est 
ouverte. Les anciens regardaient ['expres- 
sion ctt^.... cpavEiaa comme une transpo- 
sition de termes, pour aiaaa. iodrvT]. 
Scholies B : avTEOTpaiftai. oO yap <pa- 
vEisa lorn, aXXa a-a6ei<7a e^avjj. 

<60. "I<5ev, sous-enlendu adxriv. 

'Avtiov, en face : quoiqu'elle fut devant 
ses yeux. — OOoe vorioav encherit sur 
oOS(e).... iSev, e'est-a-dire aXXi oux ISe. 
Telemaque n'a pas ineme le soupcon qu'il 
y ait la quelqu'un. 

(6). Ou yip tio:.... Voyez en effet 
dans Vlliade, I, 198, Minerve se montrant 
a Acliille seul, au milieu de l'assemhlee 
uieme des Grecs. 

4 03. Kvu^TrjOiAU, avec uu grognement. 



Scholies B, Q et V : yjto H0TCitvi<r|iti, ri 
u.£Ta x).au6|Xou itoiuJ r\'/u> tuv xuvuiv. — 
Aia 0"Ta6u.oto, par le poteau de la porte : 
en passant par l'eutree de la cabane. Les 
cbiens se retirent dans la cabane meme. — 
<I>66r)8£v, ils s'enfuirent. Sans doute ils 
ont peur; le regard de la deesse a du les 
effrayer, puisqu'ils se sauvent; mais le 
verbe exprime seulement le resultat de 
leur epouvante. La traduction trepidave- 
runt n'est pas exacte ; car 9660;, cbez 
Homere, ne signifie jamais que la fuite. 

4 64. 'Eti(i) doit etre joint a veuo"£ : 
EJtEVEuaE, fit signe (a Ulysse). 

4 65. IlapEX (iEYa TEiyiov auJvYJr, le long 
du grand mur de la cour : en longeant le 
haut mur de cloture, pour aller jusqu'a 
l'endroit ou se tenait la femrae. — Ulysse 
ne sort pas de la cour; et la traduction de 
7iaps'x par extra n'est point exacte. Je re- 
marque aussi que Minerve, apres avoir fait 
signe a Ulysse, a du s'eloigner a quelque 
distance de la porte de la cour, puisque 
Ulysse a un tout petit voyage a faire pour 
la rejoindre. ELle s'est retiree dans un coin 
de la cour, sans quoi Ulysse marcherait 
tout droit, et non rcapex (AEva T£t)<£ov 
au/9](;. — Ce n'est pas assez que Telemaque 
ne puisse voir Minerve, il faut que le jeune 
bomme ne puisse entendre ses paroles. Tout 
cela est sous-entendu, comme u'ayant pas 
meme besoin d'etre mentionne. C'est un 
nouvel exemple du xata <jiaraa>u.£vov. 
V<»yez plus buut la derniere note du vers 
153. — Au lieu de tei/iov, quelques an- 
ciens lisaient 6piyx£ov. Didyme, qui parait 
avoir adopte cette lecon, l'explique (Scho- 



[XVI] OAY22EIA2 II. 


135 


arq oe TtapoiG' aOxyji; • xov U Ttpoakmiv AGyjvy) ■ 




AioyevE? Aaepxiaor], -roAup^av' 'oSutjaeij, 




tJSy) vuv aw toxiSI s'txo? cpao p]S' dicfxsude, 




w? av {AVY)<mjp<nv Qavaxov xal Krjp' dpapdvxe 




epyjjcGov Ttpoxl aaxu nepixAuxdv ■ ouo' eyco auT/j 


170 


o-/]pfrv aito crcpwi'v ecojAai jj.ep.auta p.aj(£<78ai. 




T H, xal ^puo-EiY) paSocp £TtE[Aa<7c7ax' AG7]V/]. 




<Mpoi; piv ol upcoxov euuAuvEi; TjO£ ^ixtova 




8f))t' afjicpl (TXYjGecrat, oepa; 8' cocpeXAe xal y]6rjv. 




A^ 1 Si [AeXaYXP 01 ^ Y^exo, yvaQpol oe xavucrQev, 


175 



lies V) par irEpiq>paYu.a, cloture, evidem- 
mont d'apres le sens que presente le verbe 
Gpivxou, XIV, lu. Mais Opiyxiov n'est 
point dans Homere, qui ne connait que le 
masculin epiyxo;. — La lecon Bp'.YXiov 
pourrait se defendre; mais T£iyiov ne pre- 
sente aucune difficulte. C'est un pur syno- 
nyme de teiyo;, comme 6piY*iov en serait 
nn de OpiYXo;. lis n'ont du diminutif que 
I'apparence. L'epitliete le dit cxpressement. 
Botlie : « TEiyiov, TEiy.o;. Alioqui ineptum 
« esset u.eya. » 

16". A'.o-fcVE;.... Repetition textuelle du 
rers X, 401 . 

168. "Erco;, la parole : ce que tu dois 
lui dire ; ce qu'il doit savoir ; quels sont 
tes desseins. — <l>io, impcratif de ^ip-OCt, 
moyen de tfl)\li : dis; explique. Didyuie 
{Scholies V) : ),EyE. Eustathe : to Se «p a 

OEUTEpOV ETTl ItpoCUnOV ItpOCTTaXTlXOV, 

yivop-Evov ex tou <pao"o Evieia toO a. 

169. 'Apapovte, ayant prepare vous 
deux. Scholies B : avTi TOO xata- 
ijy. EUaaavTE:. 

171. 'Ano doit etre joint a EffOJiai : 
abero, je me tiendrai eloignee. 

172. 'Paoow EitEu.d<J(7aT(o). Voyez la 
note du vers XIII, 429. 

173. <I'apo;, le manteau (qu'il portait). 
Scholies B : oOy ETEpov, a),),' 6-nEp Eiyev, 
eujiXuve; xai Xapjipov tfaiv£o-6ai E7ioir]- 
<jev. De mime pour yiTtuva. L'embellisse- 
inent s'applique au vetement de dessous 
comme au vetement de dessus. 

173-174. 'EurcXuve; 6y)x(e), elle 

rendit bien lave : elle fit paraltre tout neuf. 

174. "tlyM.i, elle augmentait : elle 
augmenta. 

17J. "A'j/ Y^" ; il redeviut. — 



MeXayypoir);, de couleur noire : brun de 
pean et de cheveux. Scholies H et Q : 
u.E).aYXPOiTi; - oljutovw;. touto 8e xaia 
(jUYXOTrr.v 'Attixo! u.£>aYXpr|; ifaaiv, u>; 
Eutio),i;. Scholies H : xal to ouOETEpov 
Me'vavSpoc etpvixc, u.E).aYXps; u-Eipaxiov. 
Memes Scholies : 7to),).u>v 0£ xaTOp6u)u.a- 
tuv attio; Iu.e).).ev EOE<j6ai 6 avavvu>- 
ptau.6;, a>; ex (juhem; ^v. o-TEpupiiiEpa 
6e Ta piE>.ava TiSv 0-tou.attov. II est pro- 
bable que les deux premieres notes pro- 
viennent d'Herodien, et la troisieme de 
Didyme. En voici une qui, vu la nature du 
sujet, ne peut etre qu'une citation de Por- 
phyre. II s'agit d'une discussion entre les 
enstatiques et les lytiques. — Comment se 
fait-il, disaient les enstatiques, qu'Ulysse 
redevienne brun, lui qui etait blond avant 
sa metamorphose en vieillard? Les lytiques, 
je dois le reconnaitre, ne repondaient guere 
que par des subtilites. Scholies H et Q : 
xai Ttui; ev ttj p.ETau.opcP(iaEi ffTjcrt ijav- 
8a; 6' ex xecpaXii? oXeo-u) Tpfya; 
(XIII, 395)) ; <pap,EV ouv 7ipo; x6 niOavov 
if); tpaXaxpioaEuc. al yap 5av6ai ipty^ 
apaiai Eiai xai eO/Epui; 9«XaxpouvTai. 
oXectu ouv ta; xpiya; epLipao-iv itapEyouca 
5av6oTYiTO?. xai o! cpaXaxpoi yap Syouaiv 
£).X£iu.u.aTa Ssixvuvta ty|V npOTEpav Tpi- 
ytoutv. II fallait dire plutfit que le mot £av- 
66; est un terme tres-general qui s'applique 
aussi bien au roux-brun qu'au blond pro- 
prement dit; ou, mieux encore, qu'il si- 
gnifie, en fait de clievelure, tout ce qui 
a I'apparence luxuriance. Les adolescents 
sont generalement blonds, d'un blond plus 
ou moins fonce. Homere a bien compare 
la chevelure d'Ulysse, VI, 231, a une tteur 
bleue, mais d'un bleu sombre. Laissons 



mM 



U 



■ 



* wi 






!■•: 



1 



136 



OAT22EIA2 II. 



XVII 




xudveai §' syEvovxo ysveiaSs? dpt.cpl ysvsiov. 
'H (jtiv ap' A; spHaca ndXiv xiev • auxap 'OSuacjsu^ 
'/Ji'ev £? xXkjitjv • Gdjj.^aE &e p.cv cpt'Xcx; uio'<; ' 
TapSrjoa? §' EXspwcrE (3dX' 6'fji(j.axa, jxy) Oeo? eitj, 
xai [jt.iv cpo)V7]cra? i'-irsa -rcxspoEVxa irpoarjuSa • 

AXXoio? fxot, Heive, cpavY)? ve"ov tqe itapoiGev, 
a'XXa Se Et^ax' iyj.iz, xai toi j(pwi; oOxlG' 6\xciioq. 
T H p.aXa Tt? 6eo's iaci, xd oupavov eOpuv iyouaiv ' 
dXX' IXyjO', i'va toi xtyjxpiG[i£va. Scoojaev [pa 
t]Se xpwea Scopa, xsxuyjjiva- cpecoso 8' Yjfjiicov. 

Tov S' t^si'Sex' eueixa 7roXuxXa<; Sio? '0Suc(7£u;- 
Outi? xot Geo? Etfju ■ xt a' dOavdxoiatv litmus ; 
AXXa Ttaxrjp teo'c efyu, xou eivexa au areva^i&ov 
iracr^Et; a'Xysa iroXXd, (3i'a; uTOOsyfJiEvo? dvSpcov. 

'£2; dpa <pwv7]aa<; utov xiiae, xd§ ge TiapEiwv 
Sdxpuov ^x£ ya^Qt ■ irdpot; 5' eyj vcoXEpig at'si. 
Tr^kipayoc, o (ou yap itu stceiQexo 6v Tcatep' Etvat) 



180 



185 



190 



les poetes libres d'abuser quelquefois des 
nuances. — TdvuaOsv, se distendirent, re- 
prirent leur embonpoint. Le vieillard avait 
les joues ridees et rentrees. 

<76. TEVEiaSec. Ancienne variante, e8ei- 
paos?i Cette lecon est une mauvaise cor- 
rection imagiuee pour eviter le rappro- 
chement de YEveiaSs? et de yevEiov. Le 
terme etait improj)re, puisqu'il ne s'entend 
bien que des cbeveux. Eustatlie : e6eipa r\ 
ttk XEipaXij? 6pi$ • 69ev 'ApiatoTeXr,; 
(Lehrs, 'Ap£<rtapxoO ev 'O^pio Eypa- 
4-ev xudvEai 8' eyevovto yEveid- 
ot« au,<p| yeveiov, oiix EBctpaSei;. 

4 77. IldXtv xiev, s'en retourna. 

<8I. 'AXXoTo;.... Tje udpoiOev, d'une 
autre espece qu'auparavant : tout trans- 
forme. — <J>avr, ? veov, apparuisti modo, 
tu viens d'apparaitre. 

<82. As est explicatif, et il equivaut a 
yap. 

<83. 'H udXa.... Onavu, VI, 150, un 
vers presque tout semblable. 

<84. 'AXX(d), eh bien done, e'est-a-dire 
au cas ou tu serais un dieu. — "IXy|6(0, 
sois propice : ne fais point de mal. C'est 



la roeme pensee que Telemaque exprimera 
au vers suivant sous une autre forme : 
(ptioEO 8' r][ic'u)v (et epargne-nous ) . Les 
dieux n'aimaient pas qu'on les vit en face. 
Made, XX, 131 : y_a).Eitoi Se 6eoi qpai- 
VEc&ai dvapYEtg. Voila pourquoi Tele- 
maque n'est pas tres-rassure. 

186. TEiuyuEva , faeonnes avec art. 
Scholies V : dva6r)U.<XTa, dydXnaTa. Voycz 
le vers XII, 347. — *eioso 8' •fiu.Euw. 
Les uns l'entendent de Telemaque seul, les 
autres de Telemaque et des siens. II est 
probable en effet qu'un jeune homme au 
coEur genereux ne songe pas uniquement 
a lui-meme. Scholies Q : 96180) yjudw 
).d[i6avE xal eXetiu.o<tOvv]v. — Au lieu de 
T)UEu>v,dissyllabe par synizese, quelques an- 
ciens mettaient ici le dissyllabe reel, T]uu"iv. 

187. Tot, adverbe : pour sur. 

^89. ndcryEC;. ... Repetition du vers 
XIII, 310, sauf itdayEii; a l'indicatif, au 
lieu de Ttdu^siv 

<9I. ndpo;, auparavant : jusqu'a cet 
instant. — "E^e, sous-entendu Sdxpuov : 
il retenait la larme, e'est-adire il avait 
empeche ses tames de couler. 



I XVI] 



OAT22EIA2 n. 



137 



i^cniniq fjuv frtecratv cL\ki&6\i.zvo$ Ttpocr^sirav 

Ou <jt5y' 'oSuaceut; £c<7i, TiaTYjp £fxoc; ? diXXa \xz Sa(utov 

QiXyei, ocpp' ext fjiaXXov oSupcJfxevo^ <7X£vaj(f(to. 195 

Ou yap uco^ &v Gvyjx6<; av/jp xaSs fr/jyavoojxo 

co auxou ye voco, oxe (jlyj Qebq auxo$ eueXGtov 

p'/)totto; eOeXcov Get?) veov ^£ yepovxa' 

T H yap xot veov vjaGa yipcov xal deix&x i'crao • 

vuv 0£ Oeocmv loixas, o? oupavov eupuv iyouGiv. 200 

Tov 8' a7iaa£t6d[jL£vo; icpoar&pT] toX6[X7)ti? 'Oaumjstfs* 

T7|Xi(jLa^', ou ere sotxe cpt'Xov 7tax£p' evSov £OVia 

out£ xt QocufJ^c^eiv mptc&tjtOV out' ayaatjGat* 

ou [i.£v yap xot eV aXXo; £X£uc7£xat £v9ao' 'OomrasrJ^ • 

dXX' 6'8' £yco TOtdffSe, iraGcov xaxd, TioXXd 2' dX'/jOsl^ , 205 

vjXuGov £txo(7Tco exet £^ Ttaxpwa yatav. 

Auxdp xot t<$£ epyov 'AGvjvatr^ dfeyeXefy;, 

YjT£ [x£ xotov £07)X£V 5to>s iftzkzi ( ouvaxat yap)* 



4 95. Oi).y£i, charme : decoit. — An- 

cienne variante : biXyut;. C'etait la Lecon 
de ce que Didyme [Scholies H) appelle la 
Cyclique, l'edition du Cycle : ^ xuxXtXTJ, 
GeXvetc;. Bekker et Dindorf out adoptc 
cette lecon. 

I9(>. TdoE, ces clioses : ce rjue je void. 
c'est-a-dire une metamorphose pareille. 

4 97. T £2 (j«o). Ancienne variante, ol 
(sill). — "Oxe u.y) f »f« fjutituloj a jDoius 
que. 

4 99. Neov, coin me a u vers 4 81 : tout a 
Fheure. — '\ctxia est pris adverblalemenl : 
d'une facon degoutante. 

200. Nuv ce.... On a vu un vers presque 
tout seinblable, VI, 243. 

202. *Evoov siovxa, etant a Piuterieur : 
parce que le voila de retour. Voyez plus 
haul, vers 2G, la note sur cette expression. 

203. Jlepitoaiov est pris adverbiale- 
ment : outre mesure. 

204. Toil a toi : devant tes yeux. — 
y .Ex((,) doit etre joint a. oO, a rnoins qu'on 
ne le traduise par desormais. — "A)«Xo;.... 
'OSuacreu;, un autre Ulysse : un Ulysse 
autre que moi. 

205. "Oo 1 Eyto, moi, celui-ci : raoi que 
voici. Ajoutez ; et qui suis Ulysse. — 
Toiosoe, tel : aver cette figure. Ulysse 



parle ainsi parce que Telrmaque pourrait 
croire que cette figure n'est qo'un pres- 
tige, et que le vieux mendiant eat la rea- 
lise. — Iio).).d 5*d).r,9ei;. CVst Wolf qui a 
le premier remplace par eette lecon la vul- 
gate byzantine icoXXdc o' dvarXd;, qui disait 
une sccunde fois la meme chose que icoXXd 
7ia6ci>v. La eorreetiou est aatorisefl par 
cette note alexandrine, yp. a.\t]btiz, qu'on 
lit dans un des manuscrits de Vienna, 

2(17, Tot j eommc au vers 2u4. — Toos 
epyov, sous-entendu £oTtv epyov : eette 
ceuvre, e'est-a-dire rna transformation, est 
l'o-'uvre. — !iyeXetTfJC. Voyez la note du 
vers XIII, 309. Scholies Q ; xfjc £v0U0TQ? 
xd; ),Eia; fjioi xd; Xaqjupaywyia^. yj yap 
©pov/jat; xoiauxa opdv oloe. La derniere 
phrase de cette note appartient a I'ecole 
alle^orique, et n'explique rien du tout. 

208, *E6yjX£v, 1'aoriste d'habitude -.fa- 
cere solet t rend. Didyme [Scholies H) : 
'Apicxap/o; dvxt xgij xtGyjotv xo eOyj- 
xev £$*iy£ixai. — ■ Toiov.... ona>; equi- 
vaut a xotov olov. C'est pour cela que je 
ne mets poiut de virgule entre les deux 
mots. — 5 E8e^et. Anciennes variantes, 
£6g),£v et eGsXy). Avec ^explication exacte 
de eOyjxev, la lecon £6£>-£t, eomme le re- 
marque La Roche, senible indispensable. 



1 









A 






HP 

m 










138 



OAT2SEIA2 H. 



aXXoxe [xev tttw/w EvaXt'yxiov, aXXox£ §' aux£ 
avSpl vico xai xaXa irepl xpoi etfjiax' tymii. 
'Pyjfotov &£ Gsoidi, xol oupavov supuv e^ouciv, 
■qf/lv xu&yjvai 6vy]xgv [3pox6v r ( 8e xaxcotrai. 

°{2<; apa <p«v^(xa<; xax' ap' e^exo ■ Tr[k£[t.ayo^ Se 
d{jupt^i»6ets naxep' £a6X6v dSupexo, Saxpua Xsi&ov. 
A(x^ox^pot(7t ok xocctv 0<p' i'[i.epo? copxo ydotcv 
xXaiov Se Xtyew? , aStve&xepov vj x' oieovot, 
cprjvai ■/] aiyuuiol yajj-'Icovu^ES , oTtrue xixva 
aypdxat eEei'Xovxo irdipos raxETjVa Y£vi<70ai - 
a)? apa xoi'y' eXeeivov 6u' ccppuai Saxpuov e?6ov. 
Kaf vu x' oSupopivoicriv eSu cpao? tqeXioio, 
£i [X'r] TyjXifM^os ixpocr£cptov££v 6v iraxip' afya ■ 

IIotY) yap vuv Ssupo, uaxEp cpiXe, vrjf a£ vauxat 
•/jyayov eJ? 'l6axY)v ; Ti've<; Ifi^ievai £ti)(£xo'a)vxo ; 
00 piv yap xt as tc£ov 6'tojj.ai svOaS' ixEcGai. 

Tdv S' aux£ irpoG££tu£ iroXtixXa? Sioq 'oSuo-asu? ■ 
Toiyap £yoj xoi, xexvov, <xk'qMy}v xaxaX^co. 
fcafyxe'i; u;' ayayov vaucn'xXuxoE, oi'xe xal aXXou; 



[XVI] 



210 



215 



220 



225 



S( ( . Ae est explicatif, et il equivaut a 
yip. 

2(2. KuSijvai se rapporte a la splen- 
deur actuelle de la persoane d'UIysse et 
xaxuKrai se rapporte a son miserable as- 
pect d'auparavant. 

214. j\u.(piyy9ei;. II y avait une autre 
lecon dans certains textes antiques, comme 
l'indique ('observation de Didyme [Scho- 
lia H) : 'ApiaTCtpxo;, iu.?ixu8 £ i?- Mais 
on ignore quelle pouvait etre cette lecon. 
— llatep' ea6X6v depend de ooudeto. 

2(6. 'Yn(6) doit etre joint a nipto. 
Voyez le vers IV, i (3. 

216. 'AStvuuEpov 7) t' oitovoi, sous- 
entendu x>aiojoi : d'une facon plus in- 
tense que ne se lamentent des oiseaux de 
proie. Scliolies B et Q : ivxt tou wXeov 
Tciiv oitoviiv. On a vu, Made, XVIII, 
3(tt, dotvoy yoolo. 

217. 4>YJvou et aiyuiuoi sout des appo- 
sitions cxplicatives a oleovot. Scliolies Q : 
et&T) TocuTa aextiv. Voyez, 1I[, 372, la 
note sur <p^vTfl. 



2(8. 'AypoTai.... Virgile, Giorgiques, 
IV, 5H-5I2 : « ....durus arator observans 
« nido implumes detraxit. » — HeTeYJvd, 
en etat de voter. Sclwlies H : irpo xou 
!crx" E ' v Tteteafloi. 

2(9. 'E).E£ivov.... otxxpuov. Voyez la 
note du vers VIII, 53). Je n'ai pas besoin 
de remarquer que la comparaison porte 
sur les gemissements plaintifs, et non sur 
les larmes. 

220. Kat vu x' oSupou.evoiCTtv.... Vers 
emprunte a i'Jliade, XXIII, (54. 

222. IIoit], selon Araeis, est adverbe, et 
equivaut a 7tu>; du vers 67. On le rapporte 
ordiuairement a vrjt, ce qui parait prefe- 
rable ; car il u'y a pas, chez Homere, un 
scul exeinple de noir) adverbe. Le sens est 
le meme, iroir) vrii n'etant autre cbose 
qu'une parapbrase de tiui;. — NOv (main- 
tenant) est dit par opposition aux longues 
annees de courses errantes rappelees plus 
haut, vers 205. 

223-224. "Hyayov.... Voyez les vers I, 
172-(73 et les notes sur ce passage. 



[xyv 



OAY22EIA2 n. 



139 



dvGpomouc TOp/rcoucrtv, oft? cylas e?ffa<p£xir]Tai " 
xai p.' euSovt' ev VYjt 6o?j £rcl tovtov ayovTE? 
xaxQEcav ei? 'iGdcxTjV, ercopov S£ p.01 dyXad ocopa 7 
y^aXxo'v T£ /.puco'v te dXi; EcrO'/JTa G' ucpavr/yv. 
Kal Ta [jlev ev cnr/^ccri Qecov \6vt\V. xiovrat" 
vuv au SsOp' iy.0[i.7)v intoG7](j.offuvY]C7tv Afh^vvjc , 
Sflppa xe ouc[X£VE£crat cpovou ulpt (3ouX£ucto[j.Ev. 
AXX' aye [j.ot [/.VYjffT^pa? dptOpfaou; xaxaXe^ov, 
6'cpp' eiSeco occoi te xal o? tivs<; dvspEt; tlciv ' 
xai xev E[jt.ov xaxd Gujjlov duuuova [xep|/, , if)p^o^ 
cppdcro"0[j.ai, e? xev vwi ouvY)<JG'(X£Q , avxtcptpecGai 
[jlouvco ocveuG' dXXcov, Yj xal oY(r,(7o'(J.£Q' dXXou?. 

Tov §' au TrjXE'p-ayo; tceiwu[jtivos dvx(cv rjSSa' 
T £l irdxEp, 7]T0t Gilo fA£ya xXeo? aisv dxouov, 
yEtpd^ t' at^fXYjr/jV EUEvai xat ero'cppova PouXr,v 
dXXd Xfyv [X£ya e,?ite<; ' dyr] [J. 1 If^et" ouSe xev ef>] 
civopi Ouco tcoXXoTci xal ioGtaoicrt ^iyiaBai. 
MvTjCT^pwv 8' out' dp Sexd; dtpexi; oute Su' o?ai, 



230 



235 



2<j0 



245 



228. "On? <7if£a;. Ancienne variante, 6 
te' a^ea;. Voyez la note du vers XII, 40. 

229-231. Kat p.' euSgvt' ev vrjt. . . . 
Voyez les vers XIII, 134-136 et les notes 
sur ce passage. 

230. Ei; 'i6dxr,v. An vers Mil, 435, il 
y a eiv 'Ifidxig. Mais la ce n'est point 
Ulysse qui parle, et Ulysse parlant de lui- 
meme. Didyme {Scholia H) : el; 'lOaxriv 
yap aCiTdv xocTriyaYOv exeivoi ' aOto; 
3e Iv 'IOoc/.y] eot'iv, oitjie eiq M6dxriv 
ypa7tt£ov. Ceci montre que quelques-uus 
ecrivaient tiv 'I()axri dans les deux pas- 
sages. 

233. A£up(o), iei : chez Eunice. 

234. Au<7u.ev£ETO~i, aux ennemis : con- 
tie nos cunemis. — 4>6vou iiiot. [}ou).eu- 
f70Jjj.£v. Ancienne variaute,90voij 7t£pi6ou- 
>.euCTO)(X£v. Cette lecou a ete rejetee par 
Uerodien [Scholiet H) : avaatp£nt£Civ 
iriv 7iepl. 

238. EiSiw, dissyllabe par syni/ese. 
Ancienne variante, iSe'co. Voyez VlliaJa, 
XIV, 235, et la note sur ce vers. 

239. Mouvw.... Denys de Thrace, un 



des disciples d'Aristarque , regardait ce 
vers comma interpole. Didyme (Scholics 

H) : a6sTei Aiovucno;. Mais on ignore 
quels etaient les motifs de l'athetese. — 
AvE'jQ' d'Xtov, sans autres : sans aides. — 
'AaXou;, des autres : des aides. 

242. "EpLEvai, sous-eotendu o"£ : que tu 
etais. — Iiou),T|V, correlatif de y_Eipa;:par 
le conseil. 

243. 'AX>i ).ir,v.... On a vu, III, 227, 
un vers analogue. — O0o£ XEV £171, neque 
liceret, et il serait impossible : car c'est 
chose im[)ossiljle. 

245. A(e') est explicatif, et il equivaut a 
yap, coiurue oOoe tout a Theure a o'j ydp- 
— 'ATpexe;, adverbe : justement, c'est-ii- 
dire ni plus ni moins qu'une. Scliuhes Q : 
vOv, p.6vov, io; to dTpEXE; atu.' £ a- 
<j£ua pa).tbv. Suvixai p.£vT0i xaxEi to 
(favEpov xai itpoOrjXov, xai evxaOOa to 
axpiSE; xoti d),T|6£;. L'exemple cite se 
trouve dans VlllmU, V, 20H. Mais la le 
mot ixpExe; est adjectif plutot qu'adverbe, 
tandis qu'ici il ne jieut etre adjectif, puis- 
que OExd? est du feminiu. II est clair 







140 



0AT22EIAS II. 



[XVI 



dAAd toXu tzKovis' Taya 8" dcmi evOaS' dpiGpdv. 
Ex piv AouXtyfoio Sua) xal ravT'/jXOVTa 
xoupot xExpipivoi, i\ 8t SpyjffT/jpe? i'uovTaf 
ex 8k 2a(T/]s irfcupc? T£ xal ei'xoci (pane? factv, 
£x §s ZaxuvGou eaciv lefaofft xoupot Ayatwv, 
ix 8' a6T% 'I6axr ; (; Suoxat'Sexa iravT£? aptcrxot, 
xa( acptv dtfjL* i<rA MiStov xvjpu^ xal Gsto^ doiSoc; 
xal Sotto G£pairovT£, Sa^ruiove Sairpoauvacov. 

TCOV £1 X£V TiaVTCOV flfcvTJJ<yOlH.EV EVOOV EOVTOIV, 

p. - /] iroXuTttxpa xal atva fllac; aitOTt'seat eAQcov. 
AXXd tfiSy', ei S'jvaaai txv' d|i.uvTopa p.£p[r/]pic;at, 
cppd^EU, o xlv TU; yffiiv dp.>jvoi itp&ppovi Gufjuo. 



250 



255 



■ 



d'ailleurs que oexa; axpEXEq equivaut a 
OExi? jxi'a, et que la traduction Uecas una 
est exacte, sinon Interfile. 

246. ID.eovsc;, sous-eutendu 6ex<x5e:;. 
Ancienne variante, tiXeiov adverhe. — II y 
avait cent huit pretendants, c'est-a-dire, en 
comptant a la facon d'Homere, pies de 
onze decades. Didyme [Scholies H) : tou; 
".vTiaxtipa; py)' 'Apisxap/6; cpYiat, au\i.y<ii- 
veT 6e xu api6u.u> xai xi ettti. — 'Ev- 
Oao(e), ici, c'est-a-dire avant que je passe 
a autre chose. D'autres entendent, ex me 
c'est-a-dire sans que tu aies besoin d'aller 
t'informer aillcurs. 

248. Kexpiuivoi, d'elite : les plus dis- 
tingues de l'ile. C'est un synonyme de 
dpiaxoi, car il n'y a pas en d'electiun pro- 
prement dite. Les premiers seuls se sunt 
mis sur les rangs. — ApnsxTJpE;, servi- 
teurs.Voyez.XVjStV.la note sur optioini. 

24 9. Ilio-upE:; xe xai eixoat. Les di- 
gammistes veulent qu'on supprime la par- 
ticule xe, et Eekker ecrit comme un seul 
mot tout le nombre : itio-up£<jxaiFeixo5i. 
Mais on a vu xai bref devant cutout, 
■ftiWe,XI,25,ct l'on se rappelle qu'Ulysse 
disait tout a l'lieure (vers 206) : 7J).v,6ov 
etxoo-xui exEi. D'aprcs ces exemples, t\- 
xogi, du moius dans la langue epiquc, 
n'avait point le digamma. 

25<. navTCC, d'apres le rliytlime du 
vers, apparticnt a dpiaxoi, et non a ouo- 
xaicexa. — "Apiaxot, comme plus baut 
xexpin.Evoi : des premieres families. 

262. Koti utpiv du.(a), et avec eux : et 



avec les douze pretendants ithaciens. — 
'Aoioo;. II s'agit de Phemius. Voyez le 
vers I, 454. 

253. Aaixpoauvduiv, dans l'art de de- 
couper les viandes. Scholies H : u,ayEipi- 
xaiv epveov. Cette explication n'est point 
inexacte; car le oaixpo; dressait et servait 
les plats. 11 n'y avait de vraie operation 
culinaire que la confection des parts. On 
ne mangeait que des viandes roties, et les 
rotisseurs etaient des serviteurs quelcon- 
ques, souvent les beros enx-memes. 

264. ^vxr,dou.EV est au subjonctifj pour 
dvxr)<KOu.Ev. 

255. Mr), j'ai peur que. Didyme (Scho- 
lies H) : UTTaxoUffXE'ov xo oEooixa. •— 
rio).iJ7ttxpa et aivd sont pris adverbiale- 
ment. Scholies V : 7to).u7tixpu); xai 3£ivai;. 
— Au lieu de 7to}.U7uxpa en un seul mot, 
quelques-uns lftaient ito).u irixpd en deux 
mots; car Didyme (Scholies H) se croit 
oblige de constater la vraie ortbographe, 
en meme temps qu'il donne la vraie signi- 
fication : <t0v6exov xo 7vo).07ttxpa, xai 
Ecrriv dvxi xoO 7ioXv7tixpa>i;. La meme 
observation se trouve dans uu des manu- 
strits de Vienne : TtoXu ixixpa - YP*9 e 
7toXu7tixpa eiiippriu.a. — Biac, comme 
xeivwv pia;, XI, \ 18 : leurs violences. — 
A7Toxi'(7€ai est au subjonctif, comme dvx^- 
(TOfXEv du vers precedent. 

257. O xev tls — du.0voi, qui puisse 
venir en aide. Les singuliers xiv(d) et 6.... 
Tt; ont la valeur du pluriel, car un seul 
bomrae serait bien peu de cbose. 



I XVI 



OAT22EIA2 n. 



Tov o' scute Ttpociente raXuTXa? Sio? 'Oouotteui; 
Totydp Eycov Eps'oo, cru oe. suvOeo xat fjt.£'J axoucov 
xat cppacrai Et xev vcoi'v AOyjvy] auv Ait Tiaxpl 

dpXECEE, V^E* TIV aXAOV d[/-UVTOpa [XEpfJLTjp^CO. 

Tov S' au T7]Xe[jLayo!; •nsTcvufji.svoc; dvxtov YjuSa - 
'ErrOXco toi TOUTU) y' Euau.uvTops , tou? dyops'jEi?, 
i/j;t Tiep ev vssiEcro-i xaGr,|J.£V(o ' u>te xat dXXoi<; 
dvopact te xpaxsoucn xat dOavaTOtct OEOtctv. 

Tov §' a»jT£ 7rpoc££'.u£ uoXuxXa;; Sto? 0&MH7£iic ' 

Ou [XEV TOt XEtVGi) y£ TtoXuV /pOVOV dfJ!.!pt<; IffSffGoV 

(puXo'mSo? xpaTEpYJC , otote [/.vqtmjpcrt xat ^[xtv 

ev p-Eydpotaiv Efxotfft [j.evo? xp(vr)-at Apvjo? ■ 
AXXd ab piv vuv sp/su at/ rpl oatvo(jt.^vY]cptv 
ot'xaoe, xat [j.vr l o"T'^po"tv OiiEpcptaXotatv 6f/iXei" 
auxdp £jj.£ upoTt do-ru cuScoty]? 'JO-T£pOV d^£t, 
izxLiiyCo XEuyaXscp EvaXt'yxtov r,0£ yt'povTi. 
Et oe (/.' dTtpurjcouci odjxov xdxa, crov os ofXov xrjp 
TExXaxco ev (jTYjOeccrt xaxw? TizayovTOz Efxsto, 
'/]VTiEp xat Sta o\op.a -oocov IXxcocrt Oupa^s 
'/) PeXeciv pdXXwcrt' cru o' etcopo'cov dvE/saOat. 
AXX YjTOt -auEcGat dvcoy£(j.£v d^pocuvdcov, 



141 



260 



26b 



270 



275 



259. Toiyap eycov.... Vers analogue a 
celui qu'on a vu, XV, 318. 

203. ToOto), ccs deux-la, c'est-a-dire 
Minerve ct Jupiter. 

264. 'Ev VEc££<7<ri,dans les images, c'est- 
a-dire sur les sommets de fOlympe. Ces 
sommets etaient dans la region des nuages. 
Voyez Ylliade, IV, 166; V, 760-751 ; 
XV, 192, etc. , et les notes sur ces vers. 

264-265. "AXXot( avopiac, conime ev 
a)).oi; avopatfi. De raeme (kolatv poursv 
OeoToi. Voyez, XI, 485, la note sur vs- 
■/.u£T(7tv, datif local. \\ est elair d'ailleurs 
que dXXoi? equivaut a iraoi. 

267. Ketvw, comrae toutw, au vers 203. 
Scholies li et Q : 6 Zeu? xat r) A6?)va. — 
'Au.f i;, a distance. Eustatlie : ap^i; epuXw- 
Tiioo?, avxi toO iota, xai ytiip't;, xai 
7ioppto tyj; u.a/_Y);. 



209. Me'vo;.... "Apr]o;,la force ds Mars : 
la lutte gucrriere. 

270. NOv est affirmatif; car le lendc- 
niain matin n'est pas maintenant. Aristar- 
que (Sclin/iesH) : (r) oinXyj, oti) tj vuv 
ovti toO ot), 6u.oi(j); to), li, au vuv 
ecpuyei; Oavaxov, xOov {Iliude, XI, 
302). ■ — - "Epysu. Ancienne variante, ep- 
yi{o). La forme eolienne est affectionnee 
par Hornerc. 

274. ATtu.r i f70U(Ti a pour sujet u.VYi<TT9i- 
ps; sous-entendu. — As, eh bien! 

276. Ilo^tov, i>ar les j>ieds. 

277. AveyEijOat, Pinfinitif dans le sens 
de l'imperatif : endure; laisse faire, c'est- 
a-dirc ne elierclic point a me defendre par 
la force. 

278. 'Avo)yeu.£v, comme 1'inlinitif ivE- 
XE^Oat : invite; essaye de les persuader. 







MMJ 








■ 

1 



42 



OAY22EIA2 n. 



LieiAtJflOlC £TC£ff(Tl TCxpauStov 01 §£ TOl OUTl 

itefaovrat' S^J y<£p "^P 1 TTapfoiaTai al!fftf/.ov vjfAap. 
fAAAo Se toi £p£co, cru S' svi cppeo-l fSaAAeo (rijaiv' 
otitote xev toAuSouAos dvi cppfci Gtqctei 'AGiqvt] , 
vsugco f/iv toi £ya> xEcpaXyj ' ab 8' ftteKa vo^ara? 
ocrc-a toi ev (jt-eydcpotcriv ApYjia Tsij^ea xeitoci 
e? [xuyov u^yjXou GaAaj^ou xataOavai dUt'pa; 
uavTa ixaX'* auTap fjt,VY)<TT?ipa<; (/.aAaxott; i-RESffffiv 
icspepdcoOat, ots xev ae fAETaAAwG-tv toOeovtes; ' 

'EX XOCTCVOU XaTE^YJx', STCl OUXETt TOICTIV ECOXEl, 



[XVI] 



280 



285 



•279-280. 01 Sexoi outi TieiCTOvTaijmais 
ils ne t'obeiront point : mais ils persiste- 
ront dans leurs deportements. 

280. A'io-i(J.ov rju.ip, le jour fatal : la 
mort. Didyme (Scholies H) : ^) f)|jt.£pa TT,<; 
xaxr); avTuVv u.oipa; 7i£ptu.EvEi aOxou?. 

281-298. "AXXo 8e toi epsu>,... On met, 
et avec raison, ces dix-huit vers entre 
crochets. Eustathe : iaTsov 6"e ore ^ TtEpt 
tu>v orcXoiv EvTauSa TtapotYYEXia t^j ty]:; 
T [iaXiaTa poJ/toSia <j>x4tu)T(Xi xxra tov; 
7taXaiov;' wSe yap oSsXiCovTai, <pao-i, ta 
ToicaiTa Eitr) p.£Ta xal ao-Tspia-xoov, sxeT Se 
xaipiuVrata XEivxai oitou xai oiSev 'OSutr- 
o-EUi; ta SrcXa. vOv yap, <pYi<riv, Jv aypoTs 

&V TCWS OlOEV OTl 1tp6/Sipa XElVTCtl ottXoc 

Ev tu oixw ; — L'expression xaxa tou; 
TtaXaiou; peut etre prise pour les Alexan- 
dras en general; car Aristurque n'etait pas 
lc seul qui eut prononce l'athetese. Didyme 
{Scholies H) ". aSiTEi ZtivoSoto; it/. Ce- 
pendant la note d'Eustathe provient uni- 
quement de celle d'Aristarque, dont le re- 
sume se trouve dans les Scholies H et Q : 
voSeOovtou it)'. 7t68ev yip tjSei xa. SitXa 
ev too avSpwvt avTixEijxEva; oixsia)? Si 
ypriaETai tu> Xoyh ototv aOxi 6=a(rnTat. 
Quant aux asterisques dont parle Eustathe, 
ils devaient etre accompagn.es d'obels ; et 
Aristarque avait du n'en mcttre qu'aux 
vers 286-294 j car il n'y a que ceux-la qui 
soient cmpruntes au chant cite par Eusta- 
the. Voyez la note des vers XIX, 5-1 U. — 
Dugas Monibel n'admet point l'athetese : 
« Ulysse, dit-il, devait savoir qu'il y avait 
un arsenal , une chambre destinee aux 
armes, dans son palais, et il peut donner 
a son fils des ordres en consequence; mais 
il est probable que ces vers ne se trou- 



vaient pas dans quelques manuscrits d'A- 
lexandrie, et alors on aura imagine cctte 
raison (Tinvraisemblance signalee par Ze- 
nodote et ses successeurs) pour supposer 
Tinterpolation. » Botbe pense comme Du- 
gas Montbel. Si Ulysse se contentait de 
dire. Nous Jevons avoir des armes en lei 
endroit, et nous en ferons tel usage, il 
n'y aurait rien a objecter. L'invraisem- 
blance est dans la precision des details, 
et non dans le fond ineme des choses. 

281 . "AXXo.... Vers emprunte a Ylliade, 
I, 197. II se retrouve plus bas, vers 299, a 
la suite du passage interpole. — J Ev£ doit 
etre joint a paXXso : EjxSaXXEO, i[i6aXXou. 

282. 0^<7£t, sous-entendu u,ot : me met- 
tra, c'est-a-dire m'inspirera la chose. — Au 
lieu de Otjctei, Bekker et La Roche ecrivent 
87](nv au subjonctif, d'autres Oe ltj a l'optatif. 

283. Tot, surtout suivi de o"0, parait 
etre pour o"Ot, et c'est ainsi qu'on l'expli- 
que d'ordinaire. Cependant rien n'empeche 
de prendre veugw dans un sens absolu, et 
de faire de rot une affirmation. 11 va de 
soi, en effet, que c'est a Telemaque que 
s'adressera le signe. Ameis : to! Versiche- 
rungsparHkel. Remarquez aussi que toi , 
tibi 1 est exprime au vers suivant. 

285. KaTa8eTvai, Pinfinitif dans le sens 
de l'imperatif : depose. 

287. IlapopaijOai, comme xaTaOsivai, 
est dans le sens de l'imperatif : cajole. — ■ 
tlciOEOVTEf;, sous-entendu 07tXa. 

288. KaTE8r)x(a), sous-entendu pareille- 
ment 8«Xa. — Ouxe'ti.... e^opxet est pre- 
cise par aXXi xaiTixiffrat du vers suivant. 
C'est parce que la linnee a gate ces amies, 
qu'elles ne ressemblent plus a ce qu'elles 
etaient jadis. Scholies H et Q : OTE, fr,(s':, 



[XVI] OAYSSEIAS H. 

ola uote Tpoi'yjvSs xtcbv xax£Xen:ev 'oSuerffeu? , 
aXXa xar^xurraa, 6'acov Ttupo; i'xet' dij-cp]. 

IIpO^ 8' CTl Xal l60Z (AEt^OV Evl <ppECl G'?)XE KpOVtCOV, 

p.7] uco? oivcoGevte? , spiv (j-nfoavTei; ev Oplv, 

aXX'/]Aou? Tptoa"/]T£ xaTaicr/uvv]Ts te datxa 

xal [avyjutiSv ' ainrck yap ecpe'XxeTai avSpa cr$Y]po?. 

Ncoi'v S' ototciv Suo cpaayava xal Suo ooups 
xaXXmEEiv xal Soia (3odypia y/p^iv sXEcjOat, 
co? av EirtGucravTEi; IXofiAeOa ' too? SI x' firctTa 
IlaXXas; AGvjvatY] GIXEei xal [AYjffeTa Zeu;.] 

AXXo Se TOt SpSCU, C7U §' Evl CppEol (3dXXEO OTTJCTEV ' 

£t ete^v y' ejao? sacri xal af(xaTO< r^ETEpoto, 
jr^xi<; etceit' OtJUOTJo*; axoucdxco evoov eovto? ' 
pyr' ouv AalpTY); I'axw xcfye pyre cxu&oTrjS , 
pxs tk; otx^cov, p^t' a'jTT) ri'/jveXoiiEia ' 
aXX' oioi, cxu t' 2y<6 te, yuvatxtov yvwopv iGiiv ' 



143 



290 



295 



300 



to; 6ir).a tu>v (ivriaTTipiov xpu'J/Ei;, Ty)- 
)iu.av_E, xai ol u.vy|o-TY)pe; tauTa i|/Y)).a- 
ijuxjiv, Ei7ie aOtot; oxi Taura xaT£xput|/a 
oia to Trixesfjat ex tou xanvotj xai toO 
Tiupo; x?i; olxia;. 

290. KaT^xio"cai, ellcs ont ete endom- 
raagees. Eustatlie : avxi toO xaxuj; sua- 
6ev, ex u.ETa<popa; rwv aixt^ouivcov a~o> 
[iixtDv. — "Ojiov, aatant que : partout 
oii. — IIupo;.... a0:u.r], la vapeur du 
feu : la fumee. 

20). npo; 6(e), et en outre. — Tooe, 
ceci : une chose a dire. 

292. Mr| tiw? (de peur que) repond a la 
preposition sous-enteudue fai ftiit cela. 

— CHvu)6e\te; au propre : pour avoir 
trop bu. 

294. Auto;, de lui-meme : sans que la 
volonte de riiornrne y soit pour rien. Di- 
dymc {Sclwlies B, Q et V) : 7tpo/£ipoc yap 
avrip npo; fovov TOxpay.Eiu.Evou ffior.pou. 

— L'expression d'Homcre a ete litterale- 
ment reproduite par Valerius Flaccus , 
Argonautiques, V, 541 : namque rirum 
trahil ipse Chalybs. On connait aussi la 
cynique parodie de Juvenal. II y a bien 
d'autres souvenirs antiques du vers XVI, 
294, ou plutot XIX, 13; mais le plus 
IVappant de tons est dans Tacite, His- 



toires, I, lxxx : « Et visa inter temuleutos 
*< arma cupidinein sui inoverc. » 

295. Nuuv. II s'iigit d'Ulysse et dc Te- 
lcmaque. 

296. Ka>.),i7tEEiv dans le sens de l'im- 
peratif. — Aota (ioavpta, deux boucliers. 
Voyez la note du vers XII, 22 de Vlliade. 

— 'EXecOai, comme mote E)ia6ai. 

297. 'Hi, afin que. — 'Eju9'J<javTe; de 
^7tL8uvto : ayant marche en droite b'gne, 
c'est-a-dire dans notre attaque contre 1'en- 
nemi. — "Av E).ot(jL£0a sous-entendu auTa 

— Tou;, eux : les pretendauts. 

298. ©eX^ei. II est certain que la con- 
dition du succes, pour Ulysse, c'est que les 
pretendauts ne puissent faire usage de 
leurs forces, et par consequent que ses 
protectees divins frappent l'ennemi de 
stupeur et d'bebetement. 

299. *A>,Xo.... Voyez plus baut le vers 
281 et la note sur ce vers. 

300. Aiu.aTo; ruiETEpoto , de notre 
sang : de la race dont je suis rooi-meine. 
— ■ Ancienne variante, su.oi CE o"E yEtvaTO 
p.r|Trip. 

301. 'Oo\jot)o;. . . . IvSov eovto;, at 
Vlixe reduce, qu'Ulysse est de retour. 

304. 'I0uv,la direction : les sentiments. 
Sclndies B : Tijt; Siavoia? oia^Eaiv. Scho* 



D 




k«? 






I 



ra 



144 



OAY22EIA2 n. 



' 






Xai XE* T£0 SjXWCOV dvSpWV ETC TOipY]0£l[Jt.£V , 

V)(ji£v 6'tou ti? vffit Tfet xat Sefote Qujjup, 

TTjS' OTl£ oux dX£y£i, cr£ o' dxtp.a toiov ioVca. 

T6v S' dTta[/.et6d(/.£voc Trpo<7£<pu>v££ flpa(Stf*o? u!(5<; ' 
T Q irarep, "/JTOt £p.6v 0up.6v xai euetTa y', oi'co, 
yvo&aeai' ou p.ev yap ti yjxXicppocruvat y£ p.' fyouow* 
dXX' ouxot to'<$£ xEpSo; £ywv eo-ffEcGai OICO 
Yjfjuv dpcpoTEpoiaV c£ ol cppa(£<79ai avwya. 
A-/]Ga yap auxco? e?07) eXoVcou TtEipvj-aTwv, 

fi'pya [JL£T£p)( > C;p.£VO(;• TOI 8' EV p.£ydp0l7tV EXY]Xoi 



[XVI] 
305 



310 



/;« H : 6p(xr)v, (Txotiov. Eustathe : xr]V 
xata ^u'^yjv 67]Xaorj 6pu.YJv. — II y a une 
note de Didyme {Scholies H) que Bekker 
et d'autres rapportent a i8uv : outw; at 
'ApiiTTapyou, Si cette attribution est exacte, 
il faut supposer que quelques-uns avaient 
remplace i80v, dans le texte, par sa glose 
6pfXTjv- La Roche doute que jamais per- 
sonne ait pu faire une pareille raaladresse. 
II croit que la note doit etre portee un 
vers plus has, oil les anciens differaient 
sur la maniere de lire : « Vereor ne Di- 
« dymi annotatio ad lectionem xat xs teg 
« Su,u)wv referenda sit. » 

305. Kai xe.... neip7i6ETu.Ev, puis fai- 
sons l'epreuve. Didyme {ScholiesV) : Sid- 
JtEipav Xy]iJ;cou.£6a. — Ancienne variante 
"ti plutot ancienne glose, 7tEipn8d>u,ev. La 
vraie forme est indiquee dans l'ecriture 
7tEipy)8£tiriu.Ev, donnee par plusieurs ma- 
nuscrits. II n'y manque que la contraction 
poetique. — Teo, e'est-a-dire tou pour 
Ttvo; : de quelqu'un; d'un ehacun. Ce 
pronom indefini depend de 6u.<itov av- 
opwv, et non de ■neipnOetaEV. Bothe : 
« Male interpres : et atiqucm famulorum 
■< virorum tentemus. » Herodien {Scholies 
H et Q) : to teo aoptorov. 616 xat Erci 
tou xe 6 tovo;. — 11 y avail deux varian- 
tes anciennes : xat x' eteo8u.[oiov et xat 
X' oteo 8u.ii<ov. La note curw; al 'Apt- 
o-Tapyou, qui ne fait rien de bon au vers 
304, serait parfaitement a sa place ici 
devant celle ou Didyme {Scholies H et Q) 
enrcgistre ces faits critiques : 6 8s 'Aaxa- 
XtovtTr]? £TEo6u.a>d)v ; Ta)v ayaQdiv (JEpa- 
TtOVTWV. tivei; 6e outwc, OTEO Su.U)lOV, 
T(Sv ovTtov TjUETEparv SouXtov. La con- 



jecture de La Roche a un remarquable 
caractere de probability. 

306. "07tou,la ou.- — Ancienne variante, 
ojtfc);. Cette lecon est mauvaise. Scholies B 
et Q : To OTIOU T07IIXOV £<mv ivTt TOU, 
xai ouou 1 1( T|u.ac tijia yj&^ev, 
xai 07tou ti; o <p p o v t t C £ t V)u.aiv. 
TtoXXam; yap xaTa ■7ipocro)'jtov t^; Tlr,- 
veXo7l?|C xa).a>; t,u.5; Jiyst, aTtouo-ri; 8e 
(XTtu.a^£t. — Nd)t. Ancienne variante, vu. 
On peut a la rigueur admettre cette le- 
con; car la premiere syllabe de ti'ei est 
a volonte chez Homere. 

310. XaXt9poa0vat, les faiblesses : le 
manque de courage. Didyme {Scholies B, 
Q et V) : r|TOt aqspocuvai, ^ xsyaXadne- 
vat xat ixXuTOt <ppEv£?, 9] trxaiai xat 
aSsXTEpot T^ oiavot'a. Le mot porte sou 
explication en Iui-meme. Tout faisceau 
mal lie est sans consistance. L'adjectif ^a- 
Xtippuv signifie quelquefois imbecile; mat 
e'est du caractere que parle ici Telemaque, 
et non de l'intelligence. 

3M. T68e, cela, e'est-a-dire l'examen 
dont il est question a la fin"du discours 
d'Ulysse, vers 305-307. — KipSo;.... Jo- 
OEa6ai, devoir etre un benefice : pouvoir 
nous etre bien utile. 

313. Ar)8a, longtemps. — Autw;, 
comme cela : sans resultat aucun. — Etar] 
de eiu.1 (aller), tu iras : tu courras. — 
Bekker propose de lire Eio6a, a cause du 
pretendu digamma de {xaoTOU. Mais il 
ne l'a point mis dans son texte, et il 
donne eicnr) £xacrrou comme tout le monde. 

314. "Epya, les travaux, e'est-a-dire les 
champs cultives , la campagne habitee. 
Voyez ]>lus bas, vers 318-310. 



[XVI 



OAT22EIA2 n. 



^pTjixaxa SapoaitTOUciv OiupSiov, odS' erct qjetSco. 
AXX' TjTot as yuvalxa? eyco SsoaacOai avcoya, 
at t£ a' dxiaa^outri, xal at vt\kdtio£$ daw 
avopcov S' oux. av eywye xaxa (7TaO[j.ou? tOIXotp.1 
7jp.£a? raipa^tv, aXX' uaxepa xaijia uivecrOai, 
ei £T£ov y£ ti oisOa Atog T£pac aiytdyoio. 

°Q.q ol piv Toiauta irpo? aXXTjXou; dcydpeuov' 
7) o' #p' Inert' 'l6ax7]vSi xar/]y£T0 V7)Q<; eOepyr)?, 
7] <p£p£ Tr^ki\i.%yjjv IluXoOev xal Travxac £xaipou?. 
Ot o' 6't£ gtj Xtuivo? ttoXuSevOeos; £vto? i'xovto, 



145 

315 



320 



■ 



41 



315. XpTjuara Voyez le vers XIV, 

02 et les notes stir ce vers. Mais yp^o-iTa, 
ici, est pour Trjuexepx y.-^uaia. 

3 1 6. Tu'ial'/a;. U s'agit des servantes 
du palais, — AsSdotoflai, appremdre a con- 
naitre : soumettrc a one enquete. Scholies 
Q : u.avGdvEiv T2 tOUTtOV Jjfihfj, Scholies If : 
dvxi toO xaxau.avG av Etv. dvuTroTtTto; 
yap ta toutwv f,9vi pLaOrjcg xaxd Tr,v 
otxtav. 

Ml 7. Kal al vr ( XeiTioe; etfft, et celles 
(jui sout innocentes. — La vulgate vyjXiteTc 
est inadmissible, parce que la syllabe ).t 
est toujours breve dans jjtXlTOCtvtO et dans 
tousles mots qui ont quelquc analogieavec 
re verbe. — Quelques-uns ecrivaient VTjXei- 
xsi:, d'autres vr^.^rei;. Ou ignore quelle 
etait precisement I'ortbograpbe d'Aristar- 
cjue; mais on salt qu'Aristarque et ses dis- 
ciples ne s'accordaient pas sur le sens du 
unit. Suivant Aristarque, Telemaque disuit 
deux fois la meme ehose ; suivant ses dis- 
ciples, il y a antitjiese eutre at te et xat, et 
uon pas cucberissement ou insistanee dans 
le second membre de phrase. Au fond, 
Tidee est la meme des deux facons, puis- 
que reconnaitre les coupables, c*est distin- 
guer d'eux les inooceuls. Mai's la forme du 
mot vriXemoE;, quelle que soit la leiini- 
naison qu'on Iui donne, condamne l*inler- 
pretation d' Aristarque; car vy] ne peut elre 
qu'une negation. Scholies B : dvau,dpT7)TGt, 

£X TOO V7) C7~£pYlTLX00 U.OptO\J XOI TOU 

aXixatvo) to dimpTavto. Le vers est re- 
pete dans YOdyssee, XIX, 498. C'est la 
que les Scholies nous louinisscnt le plus 
de renseiynements. C : Ttapa to dXtxEtv. 
'Api<nrapx°G Se xou; TioXuau.apTY)Tou;, 

ODYSSEE. 



to'j vr, £7itTaTixou &VT05- apsivov 5s to-j; 
ava[j.apTr,TOu;. V : >.iav d[j.apx(o),ai dX- 
Aot a7tso*OG"av, tou \r\ ETiitaTtxcO 6vto; ; 
(b; £v tw vv/'Jio; OpTlTj^ (Niraiidre, 
Theriaques, veis 33). du.£tvov ok Ta; 
dvcc^apT^To-j;, c , UYXELu.£vr 1 £; r?|? \£%£ta$ ex 

TOO V/] O"T£pV]TtXO0 (JLGplOU 3UXt TOU aX L- 

xatvEtv, tv'^j, S<yat du-apxavouoac xal 
OTat O'j. — Ces'deux notes provieiment 
de la meme source; et Ton pourrait, je 
crois, en iuiroduisaut dans lu seconde le 
nora d*Aristarque, y voir une citation tex- 
tuelie de Didyme. — L'explication d*Aris- 
t.nqiie est inentionnee aussi par Apollo- 
nius : 'Aptarap^o?, ajxapTtoXou 

3 IS. SxaQfiOUC. I' s'ayit sperialemcnt de 
la malSOD de Laerte et de eelle d'Eomee. 
Cependant qoelques anciens l'entendaient 
d'uiiL' fac.on generate. Scholies H et V: vOv 
xou; olxou;. 

319. To"T£pa S6 rapporte a xauxa, e 
n*est point adverbe; mais le sens reste au 
fond le meme que s'il y avait TJCXEpov. 
Scholies JS : u.£xa xr,v (j-VYjiT/jpoxxoviav' 
v)xgi edv yivwcxr,; xi drco /pvi(j[j.o0. 

32ll. Et eteov ye xi — Telemaque se 
souvient des paroles d'Dlysse, vers 260- 
264, ou encore de ee qu'on a lu, 297-298, 
Eustatbe : i\ ov or ( Xaor] 6p|xwu.£vo; e^r,; 
d|Jt.uvTopa tov Ata ^ju-fv £a£o"6at. 

32). "ti; ot fifev Repetition textuelle 

du vers VIII, 3:i3. 

322. *H {Ht't) est cxplitpae par vTjO; 

32:t. "I'i'pE ;l '«' sens du plos-qae-parfait; 
ear Telemaque a'etait plus sur le navire. 

324-325. Ot S* fits Vers empruutes 

a Vlliadc, 1, 432 et 485. 

II — 1U 



IB. 



146 



OAY22EIA2 n. 



■ 




vrp. [X£v oiys piXaivav eW r^dpoio Ipuccrav, 
ivjyj.a Se <Kp' airsvEixav UTc£'pQu|j.ot GepaTrovTE?' 
auxixa 8' £<; KXutioio !p£pov rapwaXXEa Swpa. 
Auxap X7]puxa TtpoEcav Sd[j.&v £t? 'Oougyjo? , 
dyysXtYjv epEOvta Tceptappovi IlYjvsXorafy , 
ouvexa T"/)A£^a^oi; [jiv etc' aypou, vyja o'dvwyEi 
aVcuo' a7iOTC>,Ei£tv ■ i'va p.Y) Set'caff' evl Oufxcp 
JmO^V) paci'Aua xepev xaxd Sdxpuov el'601. 
Tco ok cuvavr^T/jV xvjpu^ xal Swx; ucpopSo? 
tyj<; auxv]; e'vex' dyysXir^ , ep£ovT£ yuvacxL 
AXX' 6'te &V) p' i'xovco ooj/.ov Oa'ou pact A-?jo? , 
xvjpu!; [jiv pa \t.iar { r;i jj.£xd Sfj-coyjo-tv eeitcev ■ 

*H &q Tot, (3a<7i'Xsia, cpt'Xo? irat? ex IIuXou yjXOev. 
n'/jVEXoiTEi'/] 8' «it£ guScoty];; dyyj irapacrac; 
irdvO', oca o! 91X0? uioc; dvooysi fjLuOr,cracOat. 



IXV11 
325 



330 



335 



w 




320. TeuX£<x.... Voyez le vers IV, 784 
ct la note ear ce vers. On se rappelle que 
Tetivea, dans ce vcrs ; signifie les agres 
du navire. 

327. 'E; KAimoio, a (la maison) <le 
Clytius. C'est dans cetle inaison que devait 
logcr le deviu Theoclymeue, l'hute dc Te- 
lemaque. Scholies B : K).ut(oio ' totj *rca- 
Tpo; toO IIsipaiQ'j. Voyez les vers XV, 
640-543. — IlepixaA/ea Gtopa. II s'agit 
des maguifiques presents faits a Telemaque 
par Menelas. Voyez, XVII, 74-83, la con- 
versation de Pireus et de Telemaque an 
sujet de ces tresors. — Botlie entend, par 
o<J5pa, le nolis du vaisseau : dona mer- 
cedis loco data pro nave prasbita. Cela 
est tout a fait inadmissible. Ce n'est pas 
Clytius, mais KoemoD, qui avail found le 
navire ; ct Nuemon 1'avait fourni par pure 
amitie pour Telemaque. Voyez les vers II, 
386-387. 

329. s AyyeMv.... Repetition textuclle 
du vers XV, 41. 

330-332. Ou'vsxa ... Payne Knight re- 
tranche ces trois vers, et Dugas Montbel 
ue desapprouve pas cette suppression. 
Lcurs motifs d'athctese, c'est que ouvexa 
est un terme impropre, et que oaxpuov 
a'appartient pas a la langue d'Homere. 
Ces deux assertions sont egaiement erro- 



nees. On vena plus has, vers 379, ouvexa 
dans le sens de 8ti. et on l'a deja vu en 
ce sens, V, 2(6; et la legitimite de 5a- 
xpuov, concurremment avec Saxpu , est 
constatee par oaxpuo^l, qui se trouve 
dans Ylliade, XVII, 696^ et qu'on a vu 
aussi dans VOdjssee, IV, 705. 

330. Ouvexa, comme quoi : que. — 
5 EV aypou, (e s a 1^ campagne : est ehez 
Eumee. 

331. "Ivot u.Y| se rapportc a xrjpuxa 
'KOOz.gclv, nieme quand on ne met, comme 
font la plupart des editeurs, qu'uae vir- 
gule apres a7iOTr>Eietv. 

333. luvavTYjtYiv, se reneontrerent en- 
semble. Scholies H : auvYJv-TYio'av o te 
XT^pu^ xat 6 (ju^op^o; aXX^Xoti;. 

334. Fuvaixi, a la femme : a Penelope. 
33o. BaaL)»f,o;. — Ancienne variante, 

'OSucryjo^. 

337. T H Syj, vulgo rfiy). — 5 Ex IIuaov 
^XOev, vulgo EiX^XouOev. Je lis le vers 
comme Font Iu Ameis et La Roche d'apres 
les temoignages antitjues. 

335. "Ay/t Tiapacxd;. Les paroles d'Eu- 
mee ne doivent etre entendues de per- 
sonne que la rcine scule. Voyez plus haut, 
vers 133-134. 

339. Ol (a elle : a Penelope) depend 
de pjQyjrrairGai. 




V 



Lxvi] 



OAY22EIA2 II. 



Autoco eirstS'^i nacrav iyy\]j.OG6vr l v xtzIhtzzv , 

$-q p' I'fjtevai (aeG' Sa?, Xfos S' spxsa xs (jiyapov te. 

Mv7]GT?jpe<; S' dxayovxo /.ax'/jCprjcrdv t' evt Guu.co, 
ex. 8' yjXQov (jLeyapoio Traplx. f/iya TEi^fov auX'7j<; , 
auxou &e ■repoudcpotOs Gupdcov sSpto'covTO. 
Tolcriv §' EOpiijia^O?, noX'jfiou toxis, rjpyj dyopEUEtv 

~£J q>£Xot, rj uiya Ipyov uTrspcpiaXco? xexeXegxou 
TqXeptivtp 0S0? yjos- tpdcpev §s ol ou teX&dki. 
'A XX' ays vTJa (JiiXaivoW EpucrcouEV, yJti? apfoxY] , 
EC §' Epsxa? aXi^ag ayeipofAEV, 01 xs Tdfytorta 
xeivoic ayysi'Xtocn Qoco? o?xdv8e veeadat. 

O'jrao Tiav eVpTjO', St' ap' A[A<p£vo|AO? iSe v?ja, 



147 

340 



345 



350 



341. "Epxsa te piyapov t», liyslerolo- 
gie; car Eumee sort du palais avant tie 
sortir de la cour. 

342. 'Axd/ovTO et xaTr^r.aav sunt 
svnonymes, et tear reunion equivaut au 
superlatif de l'idee d'affliction qu'ils ex- 
priment l'un et l'autre. Scliolies H : ocxd- 
yovTO - eXwouvto. xaxri'^trav • 8<rru- 
yva-iav, xaTTj^et; iyEvovTO. Scholies V : 
b.unYiO^asv, EdTUYVauav. Eustatlie : Sr)- 
),ov 6e OTt tgcutov to axdixovTO xa! 
TO xaTif) cprjo-av. 

:)43. 'Ex V T)).8ov.... Repetition du 
vers 1U5, sauf lc verbc au pluriel a la place 
du singulier. Voyez les notes sur ce vers. 
Ce passage-ci Justine I'explication que j'ai 
donnee de Trips'* au vers (65; car les pre- 
tendants sortent duns la cour, et ne sortent 
pas de la cour. 

344. Autou, la-meme, e'est-a-dire dans 
la cour. Ancienne variante, ay/ "- — Hpo- 
TiapovQE 6'jpiuv, devant les partes (du 
palais). Voyez I, 4 07; IV, 6-25, etc. 

3i5. Toitriv.... On a vu, II, IS, ua 
vers analogue. 

34U-347. ''Q ipEXoi,... Voyez lea vers IV, 
CU3-6G4 et la note sur le second de ces 
deux vers. — Le changement de iTzliabr] 
en TETEAEcnat n'etait pas admis par tous 
les anciens, Scholies H et M : TETs').sa"Tat . 
ypdeps ete> e<j6t|. ScholiesY : izO.iafa] ' 
ete/eiojIy], iTcpdyOr) II y a ici uue note 
d'Hcrodien [Scholies B) sur l'accent de 
Cfduxv, qui est pour £?a".Ev : cpdu.£v • 
Tt apo^uiovio;, Vva fl Ttapatauxos. 



348. 'A)X' dyE.... On a vu un vers ana- 
logue, VIII, 34, et lui-meme emprunte a 
Vlliade, I, 141. — 'Epu<j<70".Ev est au sub- 
jonctif. De inemc encore, au vers suivant, 
dy£tpou,EV. 

349. e A).L-iiar, de mcr : habitues a la 
raer. Ces liommes sont peut-etre (ies pe- 
cheurs; mais ce n'est pas eu cette qualite 
qu'on les emploiera. — Je ne comprends 
pas tres-bien ce que veut Bothe, quand il 
ait : « Remiges piscatores, hoc est remiges 
« e piscatoribus electos, nun ruarinos, ut 
« interpretes. » II est incontestable en effet 
que d).LEu; est un terme tres-general , et 
(pie son ernploi dans le sens de pecheur 
n'est qu'une acception derivee. Cest le 
contextc qui determine le sens au \crs XII, 
25 I , nil il ne peut s'agir que d'un pecheur. 

350. KeCvok;, a ceux-Iii : il nos gens de 
l'embuscade. Scliolies B : to:; iWoywui 
tip T/i>.E!xi/(j). — 0ow; se rapporte a 
VEEcrOai. 

351. Ojtcw 7tav Eipri(To), tout n'etait 
pas encore dit : Kurymaque n'avait pas Cni 
de parler. — Nicanor (Scliolies H) reinarque 
que e'est maiutenaut le poete qui s'adresse 
a nous : toOto ex tou 7:otr,ToO. Ces sortes 
d'observations sont inutiles, avec le systeme 
des alineas. — 'An^t'vojio;. Voyez plus bas, 
vers 394-398, ce qui concerne ce person- 
nage. — Au lieu de Eipr,0', 6t' Sp' 'Aij.?'.- 
vop.o;, quelqucs-uus proposent de lire 
Eipr.io 6t' 'Ap.i.£vo|j.o:. Cette correction 
est assez plausible; mais die ne s'appuie 
guere que sui - des conjectures. Aiueis : 



i 






. n 



I 



148 



OAT22EIA2 II. 



[XVI] 



lr 




GTpecpOel? ex yoip'^f Xi|j.evoc; toXuSevOeo? ivxoq, 
tffTt'a te crr£XXovTa<; epex^a te ^epdv eyovTaq. 
'HSu o' dp' iy^zkiaac, jjt,£Teip(6veev o!$ ETapoicnv 

Mt] tiv 5 It' dyyEXfyv oxpuvofXEV ■ oi'Se yap ev&ov. 
"H ifc acpiv xdo' force Geiov, t) sfaiSov oujtoi 
v?ja irapepjf olaeV^v, T7]V o' oux iSuvavuo xcjr/jvau 

°Q? fcpaQ' • 01 8' dvcxavTEi; s6av ercl 6iva 6aXdo"G7]<; • 
a?^a Si vrja L/iXouvav etc' ^icefpoio Ipuotrav, 
xiuyj.ix os ay drcEVEixav Ous'pOuLAOi GspdrcovTEi;. 
Auxoi S' si? dyopvjv xi'ov dGpoot, ouS^ Ttv' dXXov 

Et'tOV OUTE VECOV (XETflrf^ElV OUTE y£p6\/TC0V. 

ToTcrtv S' Avuvoo? LAETEcpv], Eutcei'Qecx; uioV 
T i2 iro'rcot, co? to'vS' dvopa GeoI xaxo'f/jTOc; eAucocv. 
"Hu.axa piv cxorcol F(ov etc' dxpta; ■^V£[A,oiaa'a?, 



355 



360 



565 



atev ETOttJcuTEpoi' ajjt.a o YjEAttp xaxaouvu 



*' yieX(c 



nach handschriftlichcil Syuren. — IN'O^, le 
navire ((jut avait servi a l'embuscade). 

352. 'Evxos, sous-eatendu doOciav : qui 
elait a l'interieur. 

353. £xA)ovxa; et Eyovxa; se rappor- 
tent aux homines de l'equipnge(xou; ev VTii). 

354-357. Hou — Scholies Ii : yeXd^a; 
tint xoi; ioioi; £xaipoic u.vri<7T9ipo-i, |xvi 
xiva; up.u>v oxpuvYixe AueIOeTv xa! eitteiv 
xoT; xov Tri),Eu.ay_ov >o/waiv e).(kTv. -fjaT] 
yap exeivoi u,£p.a&Yii(6x£; xou Tr]).E(/.d/_ou 
xrjv evrcai6a imor\\).ia'i evxo; tv]; aGxoij 
oixia; El<rfpx<>VTOl. 

354. Mete^coveev. Ancienne variante, 

•npOffECDtOVEEV. 

355. 3 Oxpuvou.EV au subjonclif : en- 
voyons en hate. — Oi'os, ceux dout il est 
question : nos gens de l'embuseade. Voyez 
plus liaut, vers 350, la note sur xEtvoct;. — 
"Evoov, sous-entendu eigl : sont de retour. 

356. T65(e), cela : ee qu'il y avait ii 
faire. 

367. Nrja. II s'agit du navire de Telc- 
maque. — Ki/rjvai. Anciennes variantcs 
xiyavii et myfiaai. 

35S. Of, eux : les pretendants. — 'Av- 
GxivxE;, s'etant leves : ayant quitte leurs 
sieges, et etant sortis de la cour. Voyez 
plus haut, vers 344. lis vont au port. 
parce qu'ils sont impatients de savoir ce 
cjui s'est passe. 



359. "Ep'jfjffctv n'a plus le meine sujet 
que £6av. Ce sont les gens de 1'cquipage 
(ol ev VT|'£) qui font cette besogne. 

360. Teu/ec( Voyez plus hautle vers 

326 et la note sur ce vers, lei le mot 
TEU/_Ea signifie a la fois et les agres du 
vaisseau et les armes proprement dites ; 
ear les homines de l'embuseade etaient ar- 
mes. Arislarque (SchoUes B) : (?] StTt/.r], 
ott) TeO/sa vvv ay.yio, xai xa tyj; veo>; 
xai ta ito).E|j.!i7i'r,pia. 

361. Autoi, eus-memes, e'est-a-dire les 
pretendants seuls. Mais dans ce nombre 
sont compris ceux qui avaient ete en em- 
buscade. — 5 A6posi, en troupe serreCj 
e'est-a-dire tous tant qu'ils etaient. 

362. METa'tCEiVj de sieger en meme 
temps : de prendre part a leur assembles. 

363. 'Avtivoo;. C'etait le plus mediant 
des pretendants, et le plus acliarne contre 
Telemaque. II avait etc le chef de l'em- 
buseade. Voyez les vers IV, 660-672. 

364. 'O:, exclamation. — KaxotrjTo;, 
du malbeur : de la destruction. 

365. "HpiaTa, les jours : pendant le 
jour. — 3 Etc' dxpiac, sur les sommets des 
montagnes. Scholies H : diti xa 0^X6- 
xaxa (J.sp'1 xaiv 6paiv. 

366. 'Erraaouxepo'.. Herodien dit que 
ETtatTTUXEpoc est pour E7iao"ff6xepO(;. Alors 
ee serait un eolisme. Ameis : « Es hat 



[xvr 



OAY22EIA2 n. 



149 



outot' Itc' tjrofpou vuxt' oicaasv, dXX' £vi ttdvrco 

VVjfc 007] TiXeIOVTE? £[/.l(/.VOU.EV 'Hw Stav, 

Tv]Al[JLax,ov loyouvTtt;, fva qpGiffM^ev eX^vtec- 
au-dv t6v §' apa tew? (jiv dbr%ayev otxaSe 8a£p>v, 
7]f/.ei<; 8' evOaos o! eppa^ufAsOa Xuypov oA£Gpov 
TyjXefAa^cp, fjnqS' %a<; Oraxtpifyoi • oO yap Sl'to 

toutou y£ JIcoovto? dvuco-EaOai -udo£ Ipya. 
Auto? piv yap £TUGTY](j.tov (JouXtj T£ vtko te" 
Xaol S' ouxeti Ttdjjnrav scp' r,[J.tv vjpa opipouatv. 
AXX' ayETE, rcpiv xstvov ofrrffupio-acQai 'V/atou? 
a; dyop'/jV (ou yap ti [j.£0r 1 o-£[j.£vat pv oico, 
dXX' dTTO^vt'c-Ei, EpESt a Iv TtatTiv dvao-xac; 
ouvE/.d 01 (povov amijv Epd-rrcofXEV 0<j3' i/iyj^iv ' 
ol 8' oux abrrpoucjiv qcxouovts? xaxd 2py a " 
|j.Y) ti xaxov p£^coc7i xal ifjjAea? ££eXfi«r<oaiv 
yafyc -/laETEp-/];, dXXo)v 0' doixt6|/.e0a Svjfxov) 
dXXd oOecuijiev eXdvxe; £-' dypoii vdccpi tcoXvjos 



370 



375 



380 



I 



« nemlich den aeolischen Umlaut des 
a in u, wie in den Compositis von ovoua 
« (bei Homer avojv'jao; 5u(ja)v'j[j.ot; E7t- 
« (ovufio; vu>vvu,o; vwvujivo? 6u.tovvu.oc) 
.. und in anderen W'ortcn vorliegt. » D'aii- 
tres rattachent JraaffUTSpo; a la meme 
origins que Eoaupwci, ert£aT'J|ievo;, avsi- 
(juio, 7iav(j'joiv), ct ils le decomposed 
en trois parties : STi-av-^'jTcco;. L'expn- 
cition par a7»jov semblc plus naturelle, et 
pal* consequent preferable. 

387. Nuxt' SffOtuatv, comrae vuXTCt ai- 
oa|j.£v, III, 151. Voyez. la note sur ee 
vers. Sclwlies H : £xotU.T)6in".EV, ExaOs'J- 
5y,-73u.£v, r, av£"aj8r,u.£v. 

:I70. Tern; (monosyllabe par synizcse), 
pendant ec temps-lii. 

372. Xr,).£|J.d-/_u), apposition a ol. Anti- 
noiis iusiste sur sa pensce. — 'Hu.ac, tro- 
chee. C'est le scul cxcmplc dc cette forme 
qu'il y ait dans Homere. 11 ilit toujours 
r,p.£a; spondee. 

373. Taos Epva, ces reuvres : notre cn- 
trepiise, c'e.st-a-dire le mariage d'un de 
nous aiec Penelope. 

375. 'E(jii) doit etre joint a -Tjpa : etu- 
r,pa ifipovavt, portent satisfaction, c'cst- 



a-dire sunt obeissants. Sclwlies B et Q : 
t) ETti npbt to ijp a, ETiiTipa, xr,v 
u.ei' ETtixoupio; y.apiv. Voyez. le vers III, 
(lii et la note sir ce vers. Eustathe : 
ouoE|xtov '/ip'.v r,aTv e/o'jtiv, ou v.e'/.i- 
piff(j.ivoi siutv ^lu.Tv, oia to patjizi/.'-jv 
ysvo; 9'.)/j0vte; euvotxtS;. 

37ii. 'Ou-riYupdroofloi est on anoi$ et- 
prjuevov, inais dont le sens n'offre aucune 
diffieulte. Apollonius : ipioO cr'avayiYEiv. 

377. El; ocyop-ziv complete 1'idce conte- 
nue dans 6u.7)YUptO"aa8»i. — MeOri'jE[j.Evai, 
remisse acturu.ni, devoir laisscr aller les 
clioses : etre dispose a la resignation. 
Scholies Q : oO yap xaTaieii^et TriXc(ia- 
■/o; 16 dOpoicai anb tvi; iyopi; y.aov 
■nil eIjceiv tt.v aOTO'j iruasopav xai 
a7tip -nap' r,u.o)V ETtaOev :?) olxta aitou. 

379. O'jvexa, que. Voyez. plus liaut le 
vers 330 ct les notes sur ce veis. 

3811. Oi, cux : les Aclieens. — Ojx 
alvriaouffiv, ne loueront ]ias, e'est-a-dire 
hlauieront energiquement, prendront parti 
contre nous. — Kaxi ep-ya depend de 
olxouovtsc. 

381. iMr,, j'ai bien pear que. 

383. 'AHa, eli bien done. C'est la rc- 



V 






■ 



r 



m 



150 



OAT22EIA2 II. 











7] iv ooor pioxov 8' auxoi xai xT"/j(j.aT' iyco^iv, 
Sacro-dp.Evoi xaxd fjiotpav £<p' t^xIolc, , ohda. o' aux£ 

XgfvGU (J.T|X£pl OOljAEV ^EEV, Tfi' OffTt? 0TIU101. 

Ei S' 6fjiiv SSe (j.uQo<; dcpavSdvEi, dXXd po'Xeo-Os 
auxo'v T£ '(coeiv xai iy ziv Ttaxptoia irdvta, 
(jli^ 01 Yp^fAax' fueixa aXi? 6up.T]8l' iSco^sv 
£vOa&' dyeipo'f/.evoi, dXX' ex uteydpoio Ixaffro? 
f^vdcrOto esSvoiaiv ot£^(AEVO€' vj o£ x' eretxa 
y/,(j.aiO' o? xe TtXsiaxa iropot xai [j.opcri[/.o? IXQoi. 

Q$ esaO' • oi o apa -rocvxeg kxyjv eVevovto ciwrr?). 
Toidtv o' XfAoivouoc dyoprjcaxo xai (jlexIeitiev , 
Ni'cou yzioi\>.oc, ulbc,, 'Ap-/jxidoao d'vaxxo<;, 

OC, p' EX AouXljaO'J TIoXuTUjpOU, -TTOtTjEVTOC, 

YJyeixo [xvYjUT'^pci, [/.dXiTxa §£ nvjveXcmefr) 
•/]'voav£ fJw56otcrt • qppeal yap xfypvjx' ayaO'/jcrtv ■ 
o cqjiv £ucppov£Cov dyop-/]7axo xai {jlexeeitcv 
Q tpt'Xoi, O'jx av Iycoy£ xaxaxx£tv£iv iOsXotp.1 



[XVI] 



385 



390 



395 



400 



prise de l;i phrase suspendue au vers 377. 
Scholies B : sTraveXafis ge 6\a toO aXXa 
tov Xovov, etoi (j.ETa^u).OYia iyp'r t Gct.TO. 

— ^OEtrifiEv, dissyllabe par synizese. — 
'EJ.ovte;, ayant detruit : en le tuant. 

384. 'Ev 65w, sur la route : quand il 
revicndra a la ville. — Biotov.... xai xty]- 
u.aia. Bothe : synrmyma conjuncta Eu.^a- 
Tt/.tTj;. 11 s'agit de la fortune entiere de 
Telemaque. 

385 Kaia (JtoTpav. Ancienne variante, 
xata 59JN.OV. — 'Es fi\j.ia;, entre nous. 
Schnlies B et V : xaO' SautOlJc. 

385-386. Oixia.... Voyez les vers II. 
335-336 et les notes sur le second de ees 
deux vers. Seulement xeivou n'est pas ici, 
eomine la toutcu, un terme de mcpris. 

387. "Ooe \jXthoc t cc discours : ma pro- 
position. — BoXeoOs. Voyez, I, 234 la 
note sur e66Xovto. 

389. 'AXi; se rapporte a e5w|j.£v. — 0u- 
u.T|OE(a), qui charment le creur. Scholies B, 
Q et V : ta xq tpu^r] rjoovr.v irapEyovra. 

— Bekker a change le mot 6u|i.7)os(a) en 
0\Ju.Y]p£(a). C'est une correction de pure 
f.intaisie, 



390. 5 Ev8oo(e), ici : dans le palais ct 
dans ses environs. — 'Ex u^ydpoio, de la 
inaison : de chez lui, c'est-a-dire sans venir 
s'installer chez elle. 

391. Ai(rju,Evo;, briguant : tachant de 
se faire agrecr. Didyme (Scholies V) : 
EEovoiffiv 8i?ri(iEvo; - tiX-^Oei Sovran Cr|T<ISv. 
(iiayap xai ptou.v) o\i Xr^iTai. — 'U,elle: 
Penelope. 

392. "0; se rapporte a tu sous-en- 
tendu : a celui-la qui. 

393. "O;.... Voyez le vers VIII, 234 et 
la note sur ce vers. 

394. 'Apisivouo;. C'est celui qui a parle 
plus haut, vers 355-357. 

396. "0; se rapporte a 'Aptfivofio;. 
396-397. 'Ex AouXi/iou.... |m)<m)pet, 

aux pretendants (qui etaicnt venus) de 
Dnlichium. 

397. c Hy£lTO n'a qu'un sens purcment 
moral. Ce qui suit indique pourquoi le 
])oete se sen de l'expression commander. 
Amphinomus est le plus distingue de tous 
les Dulichiens. 

399. "O ertpiv — Voyez lc vers II, 160 
et la note sur ce vers* 



[XVI] OAY22E1A2 n. 

TTjXeuayov osivov Si y£vo<; fJacnX^idv fcrtiv 
xxdveiv a>Ad tcpfixa Qewv apc6[j.£0a pouAd?. 
Ei piv x' aZvifacom Aioc; usyaXoio OlpffXES , 
auxo<; xe xxevew xou? T aXXou; udvxa<; dvwHw ■ 
e! S£ x' ditoxpcoirwci 9eol, uaiSaadki dvcoya. 

"Q? Icpax' 'A [j.cptvo[j.og • xoww S' sWjvSave uuOo?. 



151 



405 



401. Ae est explicatif, et il eqmvaut a 
fig.— Tevo; p*itW,'iov, l'abstrait poor 
le concrct : une personne royale. f.'est le 
complement (le xTcivElv. — On a rappro- 
che <le la pensce d'Homere le mnt d'Oreste 
a Hermione a ])ropns de Pyrrlius dans 
X Andromaque de Racine IV, in : « Sou- 
venez-vous qu'il regne. » C'cst liien nn echo 
dn mime sentiment, mais nn pen failile. 

4112. J/IpaiTO, aupiiravant : avant d'atten- 
ler a la vie de Telcmaque.— OiiTiv ....(V,u- 
)?.:, les volontes des dienx. Ampliinomiis 
demand.' que Ton consulte les oracles. 
llien qu'il s'exprime d'nne facon generate, 
c'est de la volenti de Jupiter qu'il s'in- 



quiete uniquement, comme 



on va le voir 



l'instant meme. Mais quand on ennnait 
relle-la, on connalt celle dea autres dienx. 
403. A-Ivrjowil, approuvent : sont eon- 
formes a notre dessein, e'est-a-dire out de- 
crete la mort de Telcmaque. Scholies V : 
EmvEuacocji, (TUYviotxaBtovTai. — Aii; — 
B£u.lOTlC, les arrets de Jupiter. An lien de 
Oeuki-e:, quclques anciens lisaient TOU.OV- 
po'., le nom (les pritres de Dodone, on to- 
(iO'jpai, le nom qu'ou donnait .tux oracles 
de ces pretres. Stralion, VII, p. 328 : ev 
trj 'OSucTEia o'jto) Ypaio'jci tivs; a 
<5-ri'7iv'Au.si-'0|j.o;- et p.Ev y.' alvr.cruai 
Ato? y.ziiloio Ton.oupoi. fteXtlov 
yap Eivaa Tououpou; r, 8ett,io-ra{ ypijpstv. 
o03a(j.(i; yo'jv to u.avTEia 6euiijto; Xeye- 
(j8ai 7tapa ™ itorrj-rri, aWi «( pou>.a.: 
xai to ■no).iT£uu.aTa xai \ion.of)ETr|U.aTO. 
Eustathe: Btepoi ypiif ouo-iv, Et |j.ev («'c) 
alvrjo-ovo-i Ato; p.eYd).oto touou- 
pai, ).e'yovte; u.rj ev EvTa0f)a xElaOca to 
6e(j.i(Tte;, &Ma Seiv uaX),ov einsiv 
uvotvctTai, 6 5t,).outiv al x6(loup«i. ■ — 
Le nom des Tomures, d'apres ce que (lit 
Stralion, vient du mont Tomoros, sitnc 
dans la foret meme de Dodone, et an pied 
duquel s'elevait le temple de Jupiter. Mais 
ceci nous porta a une cpoque llien poste- 
rieiire aux temps bomeriques. Homere 



connalt l'oacle de Dodone; mais il ne 
connalt point le temple de Jupiter il Do- 
done. L'oraele etait desservi par une com- 
munaute de pretres nommes Selles on Hrl- 
les, et mm par les Tomures. II est vrai 
que Stralion identifie les Tomures et les 
Selles : xou? uito toO 7iotr,to0 Xtyouivou? 
viitosriTas tou Ato; (/h'arf«,XVI, 233-235) 
Tououpout caii ).Ey_0r,vai. Meme en ad- 
mettant que les Selles, npres Pedification 
du temple an pied du mont Tomoros, 
aient change leur nom en erliii de Tomu- 
res, c'est mi anachronisms d'introdnire les 
Tomures dans le texte d'Homere. — Quanl 
aux raisous philologiqnes donnees par 
Stralion pour cxrlnre de ce textc I'expres- 
sion Ato; Osp-io-tE;, elles sont absolnment 
sans valeur. 11 est liien vrai que OsiiictE; 
et u.avTETa ne sont point termes directe 
ment synonymes. Mais ils le sont ici, puis- 
qu'on ne consulte les oracles de Jupiter 
que pour savoir ce que re dieu a di'crete, 
ct par consequent ee qu'ordonne sa jus- 
tice, ee qii'iniposcnt ses lois. Stralion rap- 
porte lui-nieine I'exeellente objection qu'on 
faisait au changement de Oeu.iote; en un 
autre mot : iroip' '0[j.T|p« 5' &itXouoTepov 
oiX OEXE^Oai 8e[iiotii:, X0Ta);p7l<iTtXM5 
y.ot po'j)ac,T« «po7Tdyp.aTa xal to pou- 
5iT]u.aTa Ta p.avTiy.-i, y.a.'laizzp xac ta vo- 
(Aiua. toioutom y*P xac T °> ^ y - ^P uo ? 
u<J>iy.6u.oto Ato; (5ou).r,v ittaxou- 
oat [Odyssie, XIV, 338). Bothe : . Sic 
« ipse refellit istos mntatores, quilius nee 
i alius Homeri editor olitemperavit. •> 

404. Kteve'ii), sous-entendn Trjiaiyov. 
— 'AvmJoj, sous-entendn par consequent 

■/.TEIVEIV 'lO.ill.0l/ 01. 

405. El 5s x' iitorpuitCtit Otoi , «« 
autem avttnatcantes slut dii t mais si an 
contrairc les dieux s'opposent a la mort 
(de Telcmaque) . 

406. °Q;.... Repetition duvers XIII, 10. 
II n'y a de change que le nom : Amplii- 
nomns an lieu d'Alcinous. 



■ 



41 



". 



A 



■ 



s 



■j 






152 



OAT22EIA2 n. 



[XVI] 



I 



■I 



I 






Ainlx e'toit' dtvotivtec gfay So'fxov efc 'O8uer?}0<; » 

eXGt;VT£? Se xafls&jv girl ^eaxotcri Gprfvotmv. 

H 8' aux' aXX' horpi irepkpatov IT/]V£Xoiiita, 
[xvY)crT^peff{7i cpavrjvai umfpStov liffpw iyjjuaiv. 
IkuGcxo yap o5 uatoo? evl {/.eydpotaiv o'XeGoov ■ 
xTJpuH yap o! &iTcs MiSwv, 8? etc-uOeto [3ouXa<;. 
B-?j o lEvat piyapdvoe cruv d|ji<pEiro'Xoi<7i yuvaiEtv. 
AXX' 6'te S?) [/.v7]<7T?jpa<; dcptxrro 8ia yuvatxwv, 
crxTJ pa Tiapa cTa9i/.ov xlyeoc; mixa irowjtoto, 
d'via irapctacov cyofxiTt] Xtracpd xp^§e[Ava* 
'Avrfvoov o' eveWv, £Tto? t' lycec* Ix t dvfyiaitev • 

Wvo', ligptv l/^wv, xaxofwfyave, xal ci ai <pa<7iv 
ev SvjfMd 'i9(£xt)(; [/.eO' 6^Xixa? efjifjiev ofpitrrov 
pouXfj xai prfOotai ■ ah o' ofc dpa wio; trpfa.. 
Map T £, -rfq & gu Trfcudyio Odvaxov te pidpov t£ 
pdirra<;, ouS' bcera; IjAudteat, ofmv dpa Zeu ? 



4)0 



415 



420 



409. AM(o), autre cliose : un autre 
dessein. Cctte expression vague est precisee 
par le verbe (pocvvjvai. 

410. Ttte'pSiov Cigpiv g-/_ou<rtv. Ancienne 
variante, d7tty_6o(X£voi<ii jeep eu.itn ? , ce 
qui rendait le vers identique a te qu'on 
lira aillears, XVIII, 165. 

4^. 'Evi ".Eydpoiai, dans le palais : 

sans sortir de son appartement. y O).E- 

8pov, la mort : le complot contre la vie. 

4<2. K9)pu£....Voyez le vers IV, 677 et 
la Dote sur ce vers. Scholies Q . | x Bio,, 
yap eixov auTov ii>; xai tov cl'-^u.iov. — 
A la suite du vers 412, Eustathe donne 
celui-ci, qu'on trouve aussi dans un des 
manuscrits de Vienne : aO/.rj; Exr6; tfa ■ 
ot 0' gv868i u.iyriv iicatvov. C'est le vers 
IV, 678. Mais ce vers n'a que [aire ici, 
puisque la resolution contre Telemaque a 
ete prise liors du palais. 

4 13. B»j a poursujet FIiQveJiMCEia sous- 
entendu. — Mi Ya p6vG E , vers la salle de 
reunion. Penelope n'y entrera pas; voili 
pourquoi le poete dit ".EyapovSe, et non 
el; u.E'yipov. 

414-416. 'AXVote.... Voyez les vers I, 
332-334 et les notes sur ce passage. 

418. Kai oe, dans le sens de xai 8jj : 



alqui scilicet, ainsi done. Penelope parle 
ironiquement. 

419. '£v l-'t)\xui 'I6dxy)c depend de ar- 
(Tiv, et [le6' 6u.V)),[xaq depend de luilsv. 

4 20. Su 8' oux dpa Toio; &r|o-8a,' mais 
tu n'etaisnullement tel : mais tu n'as point 
les qualites qu'on t'attribue. Le passe 
£7]a0a signifie proprement esse soles, et 
par consequent equivaut a eT; ou eT, tu es. 
Didyme {Scholies V) : OndpxEi;. 

422. O'JS'.... EU.7id^Eai, neque respec- 
tum hales, sans tenir le moindre compte. 
— 'IxETOt;, des suppliants, e'est-a-dire du 
lien d'amitie qui doit unir les suppliants a 
leurs liienfaiteurs. Penelope se sert du 
terme concrct au lieu du terme abstrait 
qui probablement n'existait point : sup- 
plication, bospitalite, ou tout autre sem- 
blable. L'explication qu'elle donne elle- 
meme a sa pensee ne laisse guere de doute 
a ce sujet.— Mais Its grammairiens anciens 
n'ont pas voulu s'en tenir a te qui sort du 
contexte inane. Ms supposent que le mot 
Eze-Y]; a un double sens, et qu'il signifie 
tout a la lois et telui qui implore le se- 
eours, et telui qui donue assistance. De 
cctte (aeon, ixita; signifierail ici ceux qui 
ont fait accueil au suppliant, e'est-a-dire 



[XVI 



OAY22EIA2 n. 



iidcptupo?; Ouo' ooxy] xaxa pdforcetv aXXvjXciio-iv. 
r H oux oiaQ' 6'te Ssupo n:atY)p teo? i'xsto oEiiycov, 
Sript-ov (jTtoSefcraSi A?) yap xE-/_oXcoa-co X{vyv, 
ouvsxa Xv)ioT^patv etucttio'ij.evo; Tacpi'oicrtv 
TJxaYe OEcirpcoTOuc • ot 8' r ( puv apQpuoi •fyrav 
xo'v p' eOeXov oOicrai xai ditopaiffai apt'Xov yjtoo, 
•^os xaia £covjv apayleiv [Jtevoetxla toXXyjv ' 



'r> 



1 53 



<t25 



lesbienfaiteurs envers lesquels tn es olilige 
parce qu'ils out aecuei li an suppliant. 
Diilyme [Scholies V) : touc, Ttpoo-5Ey_0|j.E- 
vou; ixsxa; u)v6|iaaEv 6u.<i)vuu.o); outois 
toT; Ixeteuovio-iv , en; iv ti; eIboi touc 
Ixetogo/o'j;, WdTtsp ypri'JTai )iyovxai ol 
oseO.ovte; xai ol SarniCo-rces. Scholies Q: 
oOtw; eitce to'j; IxEToSoyou;, u; yprio'Tat 
xai ol xpiMTtoOvTSi; xai ol 6av6i?0VTEt. 
"A).}(«;. xai tov IxETEijaavTa xai t6v ixs- 
TEufJEvxa. ou y_pri yap xoutwv tov ETEpov 
xaxw; cppovEiv SaxEpM. oux a ; .<jy_uvr) ouv 
ovirE tov aov iraTEpa IxETEuaavTa, ouxe 
tov 'Oouuaea iv ixEatav oE?au.:vov; 
Scholies B : IxExa; Evxa06a xo'j: Ttpoaik- 
youivou; [j.a))ov y) tgu; Tcpoo-iovxa; au- 
toT; tp'ociv. Eustathe : pi<rc) ).eEi; to 
Ixetvk xai ou.a>v\ju.o:, xaOa xai 6 Ije'- 
v oc, 3; xai tov £evt<r(l£VTa SqXoi xai tov 
EsvCtyavta ' ?evoi yap aaipu d>.)voiv. — 
Ricn n'empeehe d'admrttrc, si l'on vent, 
cette comparaison ; mais il n'ya pas un seul 
example, dans la langue grccque, de [xs- 
til; signifiant ixETOooyo:. C'cst done une 
pure hypothese; et, puisqu'on prut sc pas- 
ser de cette hypotbese, il est inutile (l'y 
avoir recours. — Zeu;. C'cst le ZeO; ;£'.- 
vio;. Voycz les vers IX, 270-271. 

423. MdpT'jpo:, sous-entendu eaxi. Ho- 
mere dit, dans le passage que nous venons 
de rappeler, que re Jupiter est toujours 
pret a venger les outrages aux droits dont 
il est le garant supreme. On sc souvient 



lleurs que u.a&xupo; c 



st la for 



li. 



merique au lieu de u.dpx'j;, et que cest 
arbitrairement que Zenodote changrait, au 
pluriel, u.dpxupot en u\apxupEC. — 'Oiir,, 
adjectif femiuin substantive, comnic uypr,, 
I, '.J7, et tant d'nutres. L'ancicnne variante 
o^iov n'est qu'une correction inutile, ^ex- 
pression negative oOo* dtTir] doit etie prise 
dans 1c sens le plus energique : or, il y a 
impiete souveraine. — 'A).).r]Xoiaiv n'est 
dit que d'Antinoiis et de Telemaque : de 



toi a lui comme de lui a toi (vu le lien 
d'hospitalite qui vous attache Fun a l'au- 
t,-e). — Bekker rejelte au has de la page 
les vers 422-42:1; mais il ne donne aucune 
raison de cette athetese. 

424. Ae'JOO, ici, e'est-a-dire dans n<itre 
maison. Penelope fait un geste pour pre- 
ciser le sens de cet adverbe. Scholies 11 : 
■toil; 'I8axY)Cioui; OEuytov ei; tov olxov 
'Oo'JCO-Etn; xaTE-yuyE. To oe SeOpo OEt- 
xTt/ov, ei; Tr,v 'Ovjtcje'w; otxiav. '10a- 
xfjo-toi; yap tjv EOitetBric. 

4 2 r> . Ay)|j.'/v, le peuple : les gens d'Ttlia- 
que irrites contre lui. — KEv_o).tiaTO a 
pour sujet or.iJ.o:. c'cst-ii-dii e 'WaXTJcTlOl, 
sous-entendu. — 'ETCioTt6[J.Evo;, s'etant 
associe. 

427. Oi, cut : les Tlicsprotiens. — 
'Hiuv, a nous: aux Itliaciens. — 'ApOu.toi, 
allies, Cest un ana? Eipr.ar.ov, mais qui 
ne fait point difficnlte. On n vu, Made, 
VII, :i"2, un esemple du verbe apO[j.EO>, 
faire alliance. A[jollonius : cp'.AOi. 

4 2K. "E'lcXov, ils voulaieut : les Itlia- 
ciens voulaient. — <l'0i<jai. Ancienne va- 
riante, ou plutot ancienne glose introduite 
.i la place de la vraie lecon : XTEtvat, — 
'\--j--aTo-a'. tpi).ov yjxop, enlcver son coeur: 
lui otcr la vie. 

129. KaT« doit i-tre joint a spayjeiv, et 
(o>r,v signilie les biens d'Eupitlies. Scholies 
Q : S7)u.=uoai /p^u.aTa. Voyez, XIV, 9R, 
la note sur {imc,. L'expicssion grossiere 
manger dont sc sert Penelope, pour dire 
confisquer, rend plus vivcnieut la con- 
voitise et l'acbarnement de la populace. — 
Mevostxea r:o).)r|v. Les epitbetes ne sout 
ricn mains qu'inutilcs. Eupitbes etait opu- 
lent, et il Icn.iit a sa fortune. Le service 
rendu a clc d'autant plus considerable. 
SeholiesY : ltor,i • tov piov tov tti; ou- 
oia; TiEptEXTixov. Scholies Q : (j.Evo£ix£a 
T?)v Ttpoorixouo-av tw |J.evei xai Tto 6uu.w 
EXEtvou. Mimes Scholies : t^eiujv Si y) 



I 

V J 

m 



I 



I 









154 



OAT22EIA2 II. 







I 



Wi 



1 



aXX' 'Ooucteu;; xaTEpuxe xal icytdtv IiijAvouc, rap. 
Tou vuv otxov anpiov ?$et£, [Jt.vaa ok yuvaixa, 
TtaiSa t' draxTEt'vEi? , ejjle ok [/.EyaXco? axajQ^En; • 
aXXa gi irauaacrOat xsXop.ca xal dvcoyE(/.£V dXXotx;. 

Tyjv S' auY Eupuu.ay o? , IloXtjSou toxi? , avxtov yjuoV 
KoupY) 'ixapioio, rapicppov IlTjvsXoueta, 
Gapcrei ■ piT] toi Tauxa p.E-rd cppecl tr/jcn [J.sXov~cov. 
Oiix ecO' o5to? av7]p, ouS' effffexai Ou8e yEvyjTai, 

O? XEV TT|Xe[7. dy CO, crw uUl, X. e 'p a ? ^CHCEl 
'(COOVTO? y' ^[*^£V Xal Eul ^0Ovl SepxOfJtEVOlO. 

r Q§e yap sHspEco, xal jj.yjv teteXeo-jxevov larar 
aiij/a of aipia xsXaivov Ipcoirjaei repl Soupl 

■^[XETEptp, ETC 17] Xal £«.£ TltoX tTIOpOoC '0$U<Tff£US 

iroXXaxt yo6vaaiv oltfiv £<p£o-crd(jt.£vo<; xpia? otttov 

SV -fcllpiGGlV e'GtjXEV, iTZZGyj. T£ oivov spuOpo'v. 

Too [aoi 1f\k£^.i3.yoq TtdvTcov uoXu cpt'X-caTO? ec-rcv 



[XVI J 
430 



435 



440 



445 



xarriyopia or. xal itoM.ij; ouaia; a?7]- 
u.I(otov auTov t7roir,uev 6 'OSuao-su;. 
'i(7Te tO.eiw (oseO.ev slvai ^ x a P'S E <j6ai 
8ti ito).).a ey,(i)v vuv aXXoxpia e^Oiei. 

430. 'AXX' "OBuffSu;.... Repetition du 
vers IV, 284, sauf le cliangement d'une 
senle syllabe. 

431. *Atiu,ov, dans le sens adverbial : 
gratuitement. ScholiesQ : &vt1 tou axi- 
u.to:. Sc/iotiesB et H : <XTiu.u>pr|Tov. ISei; 
81 Ttpolxa, u.r) xaTa6i).).u>v tt)v Tl[jri)v 
twv tsOiw|j.e'vwv. Lo traduction ignonii- 
niose est une erreur dcs modernes. II s'agit 
de la compensation niateriellc c'est-a-dire 
du payement. 

432. 'AnoxTEivEi;. L'intention du crime 
cquivaut moralement au crime menu. — 
*E(iS 8e [lEYaAwc axayifcic. En effet Pe- 
nelope est maltraitee et comme maitresse 
de maison, et comme epouse d'Ulysse et 
comme mere de Telemaque. 

433. 'Avuy£u.ev aXXou;, sous-cntendu 
TtauoaaSai. 

434. IIo),u6ou TiaT;. Ancienne variante, 

71E7IVUU.EVO;. 

430. Oapaei - u.r, tot.... "Voycz le vers 
XIII, 362 et la note sur ce vers. 

437. O08e yEVTiTai, ni ne saurait etre. 



Eurymaqne n'petc trois fois la mc-me pen- 
see, mais en encherissant. II veut forcer 
Penelope a avoir conOance. — On a vu, VI, 
201, un vers presque semblable a celuici. 

438-439. XEipa; iicoiaei.... Emprunt 
prosqne textuel fait a Vlliade, I 88-8!). 

440. T O^E yap.... Autre emprunt fait a 
VlliuJe, I, 212, sauf un mot change. 

41). Al'ia.... Nouvel emprunt a 1Y- 
liaile, I, 303. — La lecon afytx x=v au 
lieu de aT'W. el', n'est qn'une manvaise 
correction imagince par un grammairien 
ennemi des hiatus. — Oi, a lui : a crlui 
qui porterait la main sur Telemaque. Les 
anciens consideraicnt ce datif comme un 
equivalent du genitif, et ils le rapportaient 
au substantif aipia, non an verbe cpw- 
•/■jO-Et. Cela ne change rien au sens. Sc/io- 
lics H : Tayt'o); to olu.a to oxoteivov 
v_vj6r,a-ETai 7tapa Tin Epiw SopaTi , tou 
6op.^<javTO; cpovsuaai tov q-ov uiov Ti\- 
/ifiavov. 

443-44 S. IIo).).dtxi youvauiv Souve- 
nirs de I'lliade, IX, 488-490. Eurymaqne 
dit des choses tout a fait semblables a 
celles que Phccnix rappellc a son ancien 
nourrisson Achille. 

445. Ttp, e'est pourquoi. 



[XVI] 



OAT22EIA2 II. 



1 55 



dvSptov, rjM xi [xiv Qdvaxov TpojjiscOat avtoya 
ex ye avYjcTTjpcov ■ OeoOev 8' oux eW dXlaaOat. 

"0? cpaxo Oapcruvtov -co o' TJptuev auxo<; SXe6pov. 
'H uiv ap' £tcrava6ac' urapwia rjiyaXoevxa 
xXaiev £-£it' 'OSuffTJa, cp£Xov tc&hv, cbpa o! uttvov 
r,Suv £-1 pXeipipowt (iaXe YXauxwin<; 'AOt^vyj. 

'E(77i£oio? o' 'oSucrrji: xat utei oto? OcpopSo; 
TjXuOev o! o' apa oop-ov nus-aoov oTtXt'CovTO, 
(juv lepeiiffowTS? Svia&riov. Auxap AOr,vY], 
ayyt ■rcapwrtafi^VYj , Aa£pTtdo7)v 'oSucvja 
pa£ocp TCTcXr^uTa uaXtv itofojce yipovTa, 
Xuypd Se £ip.axa eW rapl jrpot, [J.r, £ ffu&krqs 
vvofy ecavxa tccov, xat iyiqpvn lTlfjvsXoTCefr) 
eX6ot dTOXvye'XXcDv, (/.7]Se ©pe<riv dpiSaaatto. 

Tov xat Tr,X£[j.a^o; i:poT£po? upo? ixuOov leirav ' 
T HX6es, Si' Equate. Tt St) xX£o<; eW dvd sctu; 
T H p' 7]2-/] pY](rri)ps<; dty^vopei; evSov eacrtv 



wo 



455 



460 



4i0. Ouob ti (j.iv..., ct je I'engage a 
n'.ivoir nullemenl peur de la mort. 

4'i7. "Ex fE (iviioTripuv se rapporte a 
OdvaTOV : du moins unc mort de la main 
des prctcndaiils. — OsgOev, sous-entendu 
OavatOV ! la mort infligee par los dieux. 

448. OapffOvcov , n'roufoitant : pour 
rassurer Penelope. — T<j>, a lui, e'est-a- 
dire a Telemaque. 

449-151. 'H uiv.... Ces trois vers sont 
cmpinntcs an premier chant, 302-304, soit 
en substance, soit textuellement. 

4 53. 0'., eux : Ulysse ct Tclemaquc. — 
'EtuttocSov OTtXiCovxo , d'apres le sens 
ordinaire de etucttolSov, signilie simplc- 
menl, s'occupaient de preparer. Mais iei, 
les aneiens donnaient a l'advcibe line ac- 
ception particuliere, cmpruniee a litterta- 
|j.ai : avec art. Sclwlies V : C7ncm)u.GVCd;. 
Scholies Q : £7tl(7Ta[jiviOi;. II vaut mieux 
laisser a iitl<rra£6v le sens qu'il a dans 
les autre! passages. — 'O-KAt-^no, vulgn 
o>7i)i£ovto. J c retablis, avec La Roche, 
I'ortbograplie d'Aristarqne. Didvme [Scho- 
lies H) : oitXi^ovTO • O'J-tu); Sii -cou o. 

454. 'Jiviauoiov, d'un an. Cette fois 
Homere parle conformement a la nature, 



ct mm plus, comme au vers XIV, 5 10, 
en homuie ctranger a ce qui rom-erne 
le pore. 

4 r, i ; . Uoirnz et plus loin iaat ont le 
sens du plus-qne-parfait; ou, si on 1'aime 
niicux, il faut ajoutcr : avant qu'EuTiicc 
Cut de retour. 

457. A'jypdc, lamentables, e'est-i-dire 
en hnillons. Scholia*? : eute/y). p./] >.otu.- 
Tipdt. II s'agit «1" costume de meodiant 
decrit, XIII, 434-437. — IIa).iv, exprime 
avec Txo':r,ui, est sous-enleudu avec errfJE. 
459. Mr,OE «pEoiv EipOdoaiTO, et qu'd 
ne pflt retenir dans son esprit (la nouvelle 
de l'arrivee d'Ulysse). 

400. Tiv, lui ; le porclier. 
4(il. 'ID.Oe; pent se prendre indiffe- 
rcinment ou pour line interrogation ou 
pour une exclamation. Te voiVa de retour 
a ce double sens. Tout depend de l'inlo- 
nation. — Nicauor (Sclwlies H) : EpoiTr,- 
[ia-tixoic, y.El'Jsv 9)).6e; 07iou xai eitiui]/a- 
\i.i~i at; v^ a7iO!pavTix(3;, i3ou , ^r.uiv, 
tjXOe? anocYYEO.a;. Voycz plus haut, vers 
23, la note sur r,XOs;. 

462. "jivoov eafftv, sont a l'interienr : 
sont rentres dans la ville. 






■ 
1 
1 



vm 



■ 















156 



m 



OAT22EIA2 n. 



ex \6you, yj £Tt \x a'30' dpuaTou oixao SOvxa; 

Tov o aTia l u.£t6o'[j.£vo? icpoffea)K]?, EtffJtaie eruS&ra 
Oux l\j.ikiv p.ot xauxa (xsTaXX/jcai xou ipioQou 
a'(7TU xaTaQcojxovta • xayicra |j.s Gup.6<; avcoyei 
ayytkirp dirovTa uaXtv 0£up' d-ov££crOai. 
£2p.-/]p-/]cr£ SI p.ot 7tap' exatpcov ctyytkoq toxu;, 
xyjpul;, 8? otj TrpoJTOt; i'uoi; <r?j [A7]xpl eetitev. 
"AXXo oe xoi toSe ot oa • to y*p iSov d<p6aXuotatv. 
"Hoyj uiiep to'Xioi;, 60i 9' "Eppiato? Xc$<po<; eaxiv, 



[XVII 



465 



470 



I 

I 



463. AijO(i), la : dans leur cmbuscade. 
La vulgate aSr(e), apres §t{, n'est qu'une 
redondance de mot. 

465. Oux eiae/s'v [J.ot , B<wi chi-b era* 
mihi, ce n'etnit pas mon affaire. 

466. KaTaSXo'icrxovTa est a l'accusatif 
comme sujet des deux infinitifs, bien que 
l'accord grammatical eut exige le datif. 
Sc/ioliesH : ivri toO xataSXtoaxovti. 
— Ancienne variante, xata (3),u)axovta en 
deux mots. C'est l'ortliogr.iphe d'Herodicn 
[Scholies H) : ava<7Tp£7iTEov tt)v xard. 
Quant an sens, il ne fait point difficult. 
Scholies B et Q : [toXfaxovTa, ipoitfivTa, 
xoiteXOovtoc, r; TTopsuouEvov. Apollonius : 

fSXlilCTXEtV U.o).l<7KElV, TtOpEUEofjoa. Jc 

n'ai pas besoin de remarquer que picoaxu 
n'est autre chose que (loXiuxto reduit a 
deux syllabes. — Tayiora se rapporte a 
aitovEEa6ai. — 'AvtoyEt. Better et Ameis, 
avtoyetv. Ancienne variante, dvtoysv. 

468-475. 'Qu.r,pr,<xE.... Payne Knight 
et Dugas Montbel regardent ces liuit vers 
comme line interpolation; mais ils o'alle- 
guent ancun serieux motif d'athetese. 

468. 'Qo^ptkte, a rencontre : s'est ren- 
contre aver. Scholies V : 6p.oC <Tuve6aXe 
rxuvlTUxev. Kustatbe : (bu^o-s 8s Avtl 
TOO (TUvnvT»CTSV, 6p.o0 ygyovev. to; yip 
oTvo; oivy)p6;, oTo-urco? oto-uirj)p6:, e£ 5 
epioc oio-uroipi ta puraiSj], outto, ?aa } Vi 
ex toO 6[io; ou/ipo;, 58ev 6u.T)p u -> p9jaa 
to o-uvajtTU). Le mot oarjiv indique l'ori- 
gine de cette note. On lit en effet les 
memes choses dans les Scholies B, H et O. 
On y lit aussi d'autres explications, m.is 
plus cllerchees que cclle-la, et par conse- 
quent moms plausibles : ex (JtETCcsopd; 
™» of- ^ tpto-aovTuv, fl duo toO au.a 
op^pe'vai. Le Grand Etymologique cite, a 



propos du. mot S>\j.^pt[tsi, le commentaire 
du grammairien Pius : lilac Se, e"v 'TVo- 

U.Vf5u,<XTI T?)? IT, dvTl TOO 0-UVVJVTTX7EV. 

— Hap' ETai'ptov depend de dyysXo; : que 
(tes) compagnons de voyage avaient en- 
voye comme messager. 

4"U. To;, adverbe : pourtant. — Too; 
vulgo toye (meme sens) : ceci; ce que je 
vais te dire. 

*7 I . 'Tn;p noX'.oc, en avant de la ville : 
quand j'etais hors de la ville. Didyme 
(ScholiesV) : dvti toO i\u> Tyj; 7coXeu;.— 
EpHaio; 16yo;. Les anciens ont bcaucoup 
discute pour savoir ce qu'etait precisement 
cette colline d'liermes ou de Mercure. 
Didyme (Scholies V) se borne a resumcr 
les opinions diverses : 6 awpoi; twv >.i6uv 
ev Tai? 63oT; c 'Epu.atov 6vo(xa^ T ai. ■?, 
wdOo; iwu.Evo; ptop.o; ^ Xo9o ; ipuaiou. 
>) (b; £7ti tivo; Ioxiom c Epu.oO i6pup.:vou. 
— La premiere de ees explications est 
longuement developpee par Anticlide, dans 
tin passage de son Exegedque, textuelle- 
ment cite par les Scholies Q et V : Jj Uto- 
pia Ttap' 'AvTixXeior]. Get Exegetique e'ait 
un livre sur les exjiressions obscures de la 
langue grecquc. — Ceux qui disent qu'il 
y avait un Hermes dresse sur la colline 
font .i vrai dire un anaelironisme. Mais si 
l'on entend par Hermes une simple borne 
indiquant le cliemin, c'est la probablement 
l'iuterprctation veritable. Scholies B , H 
Ct ? : ., ' £ PM' ^pwtoc exa6y;pE Ta; ooou;, 
xai el 7tGu ExdOripE, ).iOov aTte'tiETO llus 
tfji oooO, o oriHEtov 9j/. "Kpu.c(io; o6v 
Xoio; dv:i toO or,|j.Eiov irj; ooou. to; yap 
oTfiiiEia Tiiv 'Pa)u.(x.:a)v p.ata)v 'Epu.s£ou; 
X090U; x«Xouo-lv. Quelle que soit I'origine 
des Hermes, il est probable qu'ils remon- 
tent a la plus haute antiquite. Je remarque 



[XVI] 



OAT22EIA2 n. 



157 



7]a xicov, 6'te v/ja Ooyjv iSttavjv xaxioucav 
e? XijaeV ^flixepov iroXXol o eVav avope? £V a&TYJ, 
|3e6p{6u &£ <jaxem» xal iyyzciv ajjisiyuoicriv ■ 
xal acp£a; ohg-Oyjv toi»? £(J.|J.£vai, ouol ti oi2a. 

°£2<; cparo' [j.£''S-/)(7cv §' Eep9j ?<; T^jXefxa^oto 
e<; Tiat£p' ocpGaAij-otctv locov, dXieive o 6«pop6dv. 

01 o' £7t£i ouv iraucavTO irovou tetuxovt6 T£ oalxa, 
oaivuv-r', ouO£ xi Oufxo; dSetieto SaiTO? 2f<n}?. 
Auxap etoI tocjio<; xal iS'/jTuot; i% Epov evxo, 
xoitou te av/jcavTO xal u~vou otopov eXovco. 



475 



480 



: 



seulement que le X690; n'est pas la pirrre 
elle-meine, mais l'endroit oil est dressee la 
pierre. — On ne s'accordait pas nun plus 
sur ['accentuation. Eustatlie : '£p|xato; 
Kpoftepunctouivb);, '?) jaSXXov, koto tov 
•I'iXotiovov, ■npoicocpoS'jTOvco;. Celte der- 
niere orthographe est cells d'Herodien, et 
c'est la plus generalement adoptee. — 
'Eutiv, est : se trouve. 

47:2. 'Ha xtwv, j'etais rnarcbant : j'ai- 
rivais. 11 s'agit du voyage dc retotir. 

475. Touc Eu.".evai, etre eux : (pie c'e- 
taicnt lesprotendants,c'est-a-dire des hom- 
ines de la troupe dcs pretendants; car tous 
les pretendants n'anr.iieut pa tenir sur un 
seal navire. — OJoi ti oVSa, nuns je ne 
sais lien : mais je ne puis affirmer que ce 
fussent vrairuent des pretendants. — Je 
rappelle que cvSi, cliez. Homere, a sou- 
vent son sens etymologique, &XX' ov. 



477. 'Iotov s'aecorde Ttpo; to <n)|Mi- 
V0U.6VQV avec l'expression feminine UpV) t; 
lV|>£|j.i-/_oio. — 'AXeeive 5' &<pop6ov, mais 
il evitait le porclier : mais il fit en sorte 
que le porclier ne s'apercut point de ce 
signe d'iutelligence. Seholies H : i^uye, 
p.r> yvwiriv OTI tov uaxepa bTSev. 

478-48(1. Oi 0' ticii.... Vers emprun- 
tcs ii {'Made, I, 407-469. Voyez. les notes 
sur ce passage. Cea trois vers sunt souvent 
repet/s tlans Homere. 

48 1. KoitOV Ti u.vtf|!iavTO. Ancienue 
variante, of, TOTE x.oiu.Y)0"av'ro. — Le chant 
VII de V Iliads se termine par un vers 
analogue a celni-ci, eL qui avait certai- 
nemcut fourni cette variante : KOiUJr)- 
savx' dp' litciTa xal unvou 8<3pov EXovto. 
Nona avons cite, a propos de ce vers, 
l'expression d'Ovide, carpebant munera 
somni {bastes. III, 185). 



.*■ 



A 






<stf§> 



|F 




■ 



m 



OAY22EIA2 P. 






THAEMAXOY EIIAN0A02 EI2 I0AKHN. 

Tele'maque, en partant pour la ville, donne ses ordres a Eunice (1-30). 
A peine de retour au palais, il va cherclier son hote Theoclymene 
(31-83). II raconte son voyage a sa mere, et Theoclymene predit a 
la reine qu'Ulysse ne tardera point a reparaltre (84-1 60). Arrivee 
d'Ulvsse, conduit par Eumee; ses premieres epreuves (160-289). 
Reconnaissance d'Ulysse par le vieux chien Argus (290-327). Ulysse 
dans la grande salle du palais; violences d'Antinoiis (328-491). 
Penelope s'interesse au mendiant, et veut avoir avec lui un entre- 
tien (492-584). Eumee laisse le mendiant au palais, et s'en retourne 
vers ses pores (585-606). 

T Hpt.0(; 0' ^piyevsia cpav/) pooooaxxuXos 'Hobs , 

c-q tot' etoiO' uto itocfflv iZrpaio xaXa raoiXa 

Tr[k(\j.oi.yoq, cpiXo<; ulo? OSuatrijo? Gefoio' 

ei'Xexo 8' aXxtfxov frfXpS, ol TiaXafjuqcpiv ap7]p£i, 

a<7TU0£ t£p.£vo? , xai £ov itpofftenre ctu6c6t'/]v ■ 5 



). *Hu.o;.... Voyez le vers II, < et la 
note sur ce vers. 

3. Ttco Ttoaslv.. . Yoyez le vers II, 4 
et la note sur ce vers. 

3. TriXeu.ayoi;,... On a vu ce vers, XV, 
u:i et 554. 

4. E£Xeto.... Vers emprunte a Vffiadc, 
111, 338. — "Eyyo;. Telemaque avait pris 
aussi son epee ; inais le poete n'a pas be- 
soin de le dire. II nomine la lance, parce 
qu'on ne la portait pas toujours; il ne 
nomine pas l'epee , parce qu'elle fiisait 
partie du costume ordinaire. Aristarque 
[Scholies Q) rcpete ici son observation 
favi>rilc toucliant les sous-entendus d'Ho- 
ini-re : (r| uiitXt], OTt) u.ovov touto i>vo- 

U.aO£, TO 0£ ?190; UcfflOOItriXEV, JTtEtori 

•to {icpritfopetv aei te rjv xai auvr/jE;. 
ci>; to upo tt); Tpo^fj; u.ev ici Ta; X E 'P a ; 



a7rovt7tTEa8at S*]XoT, to oe p.ETa Trjv Tpo- 
tpT]v, (5); axoXoufjov, ^".Tv ortooTtrj xaTS- 
Xitcev OnovoEiv. — ^fripEt. Lekkcr et 
Ameis, apripsiv. 

5. 'IEU.EV-OS est dans le sens propre : s'en- 
voyant, e'est-a-dire s'appretant a partir. 
Ce n'est pas un simple desir, comme dans 
l'acception ordinaire de i'Eu.at. Grand Eiy- 
mologir/ue Miller : 'ktte'cv 6ti to trjuii.... 
oO (jlovov o"r,u.aivEt to 7i£u.i;ti) xai ditr)u,i, 
aXXa xai to iropE'jou.at, olov to auap- 
EfifaTov iEvai itopov aiTriaovTa; 
(Apollonius de Rhodes, III, II 73) • xai 
r, u.EToy_r) t='u.Evo;, oiov - iutuji- Is'u. e- 
vo;. — On a vu, III, Oil) et IX, 261, 
OtxaSe ie'uevo:, et Iliade, II, 154, olxaSc 

Upufvcav, — 'Eov cv6a>T7iv, suum sub. 

ulcum, le porcuer qui etait tout .1 lui : le 
Udcle porclier. — Ilotlie regarde eov comme 



I 



i xvii : 



OAYSSEIAS P. 



159 



"Att', yjtoi fjiv eywv elf*' ic, udXiv, 6'cppa [i.e f/.v)T7)p 
corral* ou yap [xiv -KpocrOsv Tiauc-eaOai o'tco 
xXauG^ou T£ (TTuyepoto ydoto' T£ oaxpuo'evtos , 
upiv v' aCcro'v p.£ fSvjTai* axap <jo(y' coo' dirrceXXco. 
Tov i-eivov Su<TTY)VOV ay' £<; tioXiv, 6'cpp' av £x£iQi 
Satia TiTcoy£'j7) - otocst 81 o! &'? x' eO£XY]aiv 
•nupvov xai xopjX*/)V lui o' otfrax; 2<rrtv a-rcavTa? 
avGptoiiouc dv£^£(jOat, v/ovii Tcs.p aXy£a Quu.u>. 
'O Jjeivcx; 8' ei'-rcsp u.aXa (X7)v(ei, aXyiov aOxco 
ecfffiTar Y] yap ifJiol cpt'X' aXr/Jia u-uGrjcracrGau 

Tov S' aTia[j.£t6d[J.£vo; upoaifcpT] toX>ju.7jti<; 'Oo\ic<jeu? 
*Q. aikoc, , ou§£ xot auto; epiSxeaGat |j.£V£a(vco " 
iTTto^cp piXx£pdv £(7Tt xaia ircoXiv 7]£ xax' dypoug 



10 



15 



impropre, et il demande qu'on le remplace 
par Uv : * Car, qaaeso, £6v, tuujn } qui 

« esset patris superstitis, ut adhuc spera- 
« bant? nee usquara hoc modo loquitur 
« poeta, sed vocat Eumaeum '/.ax' esovjrjv, 
« <tj6u)TY)v sive OcpopSov, opX<*u-ov av- 
« Gpwv , et a pnestantia morum atque in- 
« dulis oiov, Geiov, quudquc imprimis ad 
« hunc lucuin : sa&Xov, XV, 55G. P.uitcr 
« enim seribendum arbitror, xai e'jv Tipoa- 
« e'eike gvSiotyiv, verba £6;, £6; , ific 
« etiam Lie permixta esse ratus, ut alias. » 
Des qu'on donne au possessif un sens mo- 
ralj toots difficult^ dispaiMil; bien plus, 
on a toute raison de preferer egv a U "C 
epithete banale. 

G. *Arc(a). Voyez, XVI, 3 I , U note sin- 
ce mot. 

7. *0<J/STai est au present du subjonclif, 
pour 6'l>r,Tai. 

9. AOtov p,e, moi en personne. — 
Q5(e), comrae je va is dire. 

10. Tov £eivov 6'Jo-T7ivov, cet infortune 
etranger. Aristarque [Scholies Q) : (yj gi- 
ttXy-) ^po; tt.v tou dp6pov |xeTaOea'.v. 
OUOIOV £o"Tl TO) 0UT£ t& T£u/_£a xaAa 
[lliade s XXI, 317). La note porte, nun 
pas sur le sens de tov, qui est. evident, 
mais sur la place qu'Homere lui a dounee. 
D'apres la regie, il faudiait gelvov tov 
8tiu"Cr ( vOV, si tov eta it uu veritable article. 
Mais e'est un demonstiatif, II equivaut a 
TOUTOV ou a EXEivov, ct par consequent 



peat tres-bien rester la ou il est. L'cxpres- 
sion complete serait, en prose, toutov tov 

^EVOV TOV OUO"trjVOV, ou toutov TOV OUO'- 

tyjvov ^e'vov. — 'KxeiOt. Cette forme ue se 
trouve qu'ici chez Homere. Parlout ailleurs 
il y a KcTOt. 

H. "O; x' £9£),T|(Ttv. Ancienne variante, 
o; xs SeXlQartv. Mais Homere ne conuait 
que la forme ihi'/.Ui. 

12. llupvov xal xoTuXrjv. Voyez les 
notes du vers XV, 312. 

13. XvsysoOas. est dit an sens propre : 
de prendre a ma charge, C'est notre mot 
sus tenter, Apollonius ; ev \r[ P xij-s 'Oo-ua- 
o"£tac.... avao£/£a6ai xai Sta^ocxsiv. — 
"K/OVTa 7T£p dans le sens causal : ear j\ii. 
Voyez plus loin la note du vers 47. 

11. My]vi£(, aura (a) da ressentiment : 
nVst pas satisfait, Sohotiet H : =auTOv 
Xun^trei [jLYivitov. 

14-15. "AXytov auTO) laaeTat, (oela) lui 
sera plus desa^reable, e'est-a-dire taut pis 
pour lui, car c'est gratuitemeut qu'il aura 
ajoute ce surcroit a ses miseres. 

4 5. *InX(a), sous-entendu etti, comme 
9O.OV EaTt : il est agreable. Quelques-uns 
cxpliquent : aXr/jEa dtTTt ^i)-a u.ot o,u9r,- 
ffaaOat. Des deux facons, le sens est le 
memc. 

M. T ii (ptXo;. Voyez le vers I, 303 ct 
la note sur ce vers. — Tot est affirmatif : 
pour sur. — 'EpuxEcrOat, d'etre retcuu : 
de rester ici. — Meviaivto, jc desire. 



! 



'JB 



■ 






. 



■■^H 






!60 OAY22EIA2 P. 

Souxa irrar/EUEiv Scocrsi &e p.01 6'? x' £9£Xt)(tiv. 
Ou yap eui cxaQp-oict pivEiv exi ttjXCxOi; ei(U, 
wax ihumXaj/ivw CYjfJiavxopi iravxa iu0£c6«l. 
kXX'Ip/^u- £>£ S' a£a <*vrjp oh, xov crtJ xeAeueic;, 
auxiV i-xd y.t itupi? Geplco AX£y) xe "^VTjtai. 
Atvw? yap xaSe si(J.ax' fy(D xaxa ' [a?j [xe §af/.<£atrt) 
<rtf6rj frmjoiY)- £xaO£V h x£ ac-xu cpax' eivai. 

°Q<; tpaxo- TTjXEaa^o? Ss Sioc cjxaGfxoio Psfilfcel, 
xpamvoc tioci iipo6i6a? " xaxa Se pr^xYJpcrt cpuxsusv. 
Auxap eWi p' i'xavs Serous EuvoaExaovxa? , 



[XVII] 



20 



25 



^u 



I 



19. "0; x' e6s>,Y]<nv. Voyez plus haut 
la note du vers \\ . 

20. Ou yap.... e-rt tyjXxo; etui, car je 
nc suis plus d'age a. Didyrue [Scholies V) : 
tvj; OEOUcrr,; j)Xixiocc* Le mendiant dit : 
« Je suis trop vieux pour rendre dcs ser- 
vices a la campagne, et pour g;igner ainsi 
ma suhsistanee. »EuStathe:oux t\y\ TOiau- 
Tin; ^XtxiaCj wtte sic ^av £PT 0V ^-^£- 
aGai tw xeXeuovti u.ot, xa-r' aypovs, w; 
ola SrjXaS?) vEpuv wv xai |/.Y| ibcyyw 
uoveiv. 

21. "Qtt* E7UT£i).auiv(i.\... Ulysse ex- 
])lique ee qu'il entend par &%\ c"Ta6u.oim 
uivetv. — £r,u.avTOpi, a celui qui cora- 
mande : au chef de la maison rustique. 
II s'agit d'Eumee , hien que le mendiant 
parte d'une facon generale, et merae dans 
le sous le plus vague du mot cr^ivTwp. 
Scholies B et Q : xtu otiwitgOv eufcdtr- 
CT&VTt, xai iv Ttji cjYitxdvTOpo; ou rcap- 
covto? (Made, XV, 325), vouito;. 

22. KsXe'JEi;;, sous-enteudu su.e dyEiv. 

23. Autix' E1XEI x(e) 6£p£tD, aussit6t 

que je me serai rechauffe. — Le mot 6epsco 
est le subjonctif de E&cpY]v, aoriste passif 
de bs.po[LOLi. Scholies H : Xeittei to 8 id, 
Sid rcupo?. Eustatlie : Sid icvpo; 6sp- 
u,av6to. — 'AXey] , l ;l chalenr du jour. Le 
mendiant demande a ne partir que qu;iud 
le soleil sera inonte au-dessus de L'horizon. 
Scholies Q : Gspu-aoHa, xupttog y\ tqO 
yi^iou. Scholies V : ■$] 0£pu,ao~ia tou 
7)Xl'ou. av)p.atvEt oe xai try arco^uyriv. 
L'observation eontenue dans cctte de mitre 
phrase se rapporte au vers de Fffiade, 
XXII, 30! j <»u aX£t] signifie un raoyen de 
ftiip. Dans ce sens-la ; le mot se rattache a 



la memo racine que aXaofXat. Ici 11 se 
rattache a celle d'ou sort ^)ao; lui-mcme : 
0"tX ou feX, qui contient l'idee d'eclat. II 
est Identique a c£\cl$ et a zVkv}. 

24. A'.vwi; xaxct, terriblement mau- 

vais. — Cet emploi de aivw?, dont-nous 
avons en francais un si exact equivalent, 
u'est pas rare chcz Homerc. Scholies H : 
xou,loy] , Xtav, w; aivw; dBavcxT^o-t 
Be-^j; bic, tana, eolxev [lliade 7 III, 
4 58). Cctte note est cerlaincment d'Aris- 
tarque. 11 n'y manque que tj SittX^, oti 
devant le lemme aivui:. — Le critique, 
apres avoir explique le mot, fait observer 
que, en vcrtu de la phrase ou il se trouve, 
on doit conclure que ceci se passe dans 
Parriere-saison, dans un temps voisui de 
Thiver : xai evceuQev y) wpa <patLVETat 96'.- 
vOKWp-.vri, xai 7tpo; /Etu-tova tjot). Voyez 
en effet, XIV, 4 57-533, le recit de la pre- 
miere nuit passee par Ulysse sous le toit 
d'Eumee. Ce qui va suivre coufirme cetle 
observation. — Mr], j'ai peur que. C'est 
la meme ]ieusee et le meme muuvement 
qu'aux vera V, 4G7-468. Voyez les notes 
sur ce passage. 

25. ZtiSyi u7ir}0LY]j ' e froid de 1'aube. 
Voyez, V, 4G7, la note sur ffrifiyj. On 
pcut supposer qu'il gele deja le matin. 
Scholies H : 6 •KO.-^iibc, 6 opOpivo*.;. — 
Au lieu de Cj7lv",ol7i , la Cyclique donnait 
£7T>iotTi , qui d'ailleurs a le meme sens. Di- 
dyme [Scholies H) : Y) xux>tx9), in^oir,. 

2G. Aia cxa8p,oto. Ancienne variant*, 
6t£x u.£Ydooto,lecon empruntee au vers 6 I . 

27. KpcuTtvd La premiere moitie de 

ce vers est empruntee a VIliit<Ie 7 XIU, 18, 
et la seconde a VOdyssee, XIV, \\\). 



[XVII] 



OAT22EIA.2 V. 



161 



bfJOC, [Jtiv f £C7T7](7£ CpEpCOV Tipd? xfova [J.aXpY]V, 

auxo? o' etax*) lev xat Oulp^T] Xdi'vov ouoov. 

Tov Se toXu itpcoTY) eISe xpocpo? EupuxXsia, 
xcoeoc xao-xopvucra Gpovon; svt Scui^ctkioiciv ' 
Saxpucaaa o' Itoit' iOu? xb • ap;cpl o' dp' dXXou 
Sfjwoal 'oSuctr/jo? xaXao-fypovo? ^yspeOovTO, 
xai xuveov dyaita^o'i/.Evai XEtpaX'^v te xal co[J.O'j^. 

'H S'iev EX GaXdpt.010 TCpfoptOV IlYlVEXoTCEta, 
ApTEjJLlSl UeXt] TjE jrpUff^T) A.<ppo8lTY) " 

ajxcpt OE Ttatoi cpiXco j3aXs icf\js& Saxpucaca ' 
xiiaae o£ jjuv xetpaX^v te xai a^cpco cpdsa xaXa, 
xa( p' oXocpupouivT] Eiisa -rrtEpOEVTa irpo<r/juoa • 

t HX6e?, Tr l 'ki[xci.'/e, yXuxepdv cpdo?. Ou a' It' EycoyE 
o'^ecOai ImdCrU.Yjv, EreI co/eo VY]t IIu^ovSe 
XdQpv), ejjieu d£x-/]Ti, <p£Xou [jletoc -iraipd? dxour,v. 
'AXX' ays uoc xaTaXs^ov otojx; ^vnqaaf; t5TOi)it%. 

Ttjv 8' au TvjX^fJiaYO? TC~vuuivos avxt'ov 7]'joa- 

M'/JTEp EfJLYJ , [XT] (i.01 ydov 6'pVuGl, [XTjOE [i.01 Y]TOp 



30 



35 



40 



45 




■.in. "Eyyoc... Repetition textuelle du 
vers I, 127. — Ancienne variante, tyyo; 
u.iv Gir\ovt Ttpo; xiova paxpov dpeiaa;. 
I, a Ruche regards cette lecon comme 
ayanl ele adoptee d'abord par Aristarque : 
« Utraque lectio Aristarclii videtur fuisse. » 
— On a vu 7ipo; xiova ".axpov epeiaac, 
VIII, 473; et Ton verra, XIX, 38, xiove; 
du masculiu. Mais la repetition du -vers I, 
til semble toute naturelle. 

30. ElTU) lev. C'est dans la grande salle 
que Telemaque a depose sa lance. II pe- 
netre maintenant dans la partie du palais 
occupee par les femmes. — Kai UTiEpSn 
Xatvov ouoov. II y a hysterologie; car Te- 

lei pie francliit lc seuil de I'appartement 

avant d'y entrer. Didyme (Sc/iolies V) : 
eV/|XXaxTa'. 7) Tali;, to yap iUtJC, aCiTo; 
5' \>nip&r\ Xaivov ouSov xai £i™ iev. 

:ii. Tpoyo; EvpvxXeia. Voyez les vers 
I 420-435 et les nutes sur ce passage. 

32. KaoTopvuaa pour xaTaaTopvOua, 
en prose xaTatrTpiovvCifja. — Ce n'est pas 
dans la grande salle, ni pour les preten- 
daiits, que travaillait Euryclee. Cela est 



evident, Ijien que Didyme [Scholia Q) so 
serve, pour noter le fait, d'une forme en 
apparence dobitative : oOx oiu.at toi; t<uv 
p.vTio-iT]p(ov Opovoi; EOpuxXsia, &XX' ev- 
oote'sco p.ETa tov avSptiva. Mais oOx 
olo.ai affirmc, et meme iuergiquement : 
Je ne suis pas homme a mejigurer que. 

33. 'Au,<pi, alentour : autour de Tele- 
maque. Voyez plus loin, vers G5. 

35. KeqraeMjv Te xai u>o.o\j;. Voyez la 
note des vers XVI, I 5-4 0. Scholies H et Q : 
xai xuveov' we av ooO.ai Toy; ajaov;- r, 
5e IIrive)u7TY) xE9a).rjV Te xai au.cpu) 
ipasa xa). a (vers 39). to yap (jTO".a 
ouie So0).ot OUTS eXcUftEpOl E^iXouv. 

38. 'H (elle) estexpliquiiparll^veXoiieiix. 

39, Kuo*0"C Si |j.'.v.... Repetition tcx- 
tuellc du vers XVI, 15. 

40-'r2. Koci p' 6Xoiupou.E'vy].... Repeti- 
tion des vers XVI, 22-24, saufle change- 
inent de oXoyupotXEvo; en oXo^upo^-Evr,. 
Voyez les notes sur ce passage. 

44. 'AXX' aye.... Voyez le vers III, 97 
et les notes sur ce vers. 

40. "OpvuO:. excite. 

II— 11 



162 



OAY22EIA2 P. 



Iv arrfitcaiv opive, cpuyrfvxi rap afauv 6'XeGpov ■ 
aXX' 6SpY]va[j.£VY] , xaGapa j^poi ei(/.aG' iXoucra, 
[eJ? urepw' avaSaaa auv ap.cpm<>Xoi<n yuvai^lv,] 
euj(_£0 itaci Oeoiat xeXxjiaffas £xaxdf/.6as 
p4eiv, at x£ 11061 Ze-j<; avxtxa Ipya XEXfaaY). 
AOxocp £ywv ayop^vS' saeXetfcrofJiai, 6'cppa y.al£aaui 
Ijetvov, oxt? pot x£iQ£v ap.' ecttcxo Seupo xicJvxi. 
Tov [X£V eyd) TrpourafJ^a cruv avxiQIois ixapoiatv ' 
Ikfpaiov 8£ [Atv ^vcoy£a itpoxl o?xov ayovxa 
£vSux£(o? <ptX£eiv xal xi£[i.£v, eiddxev e'XQ<o. 

°Q<; ap' £cpc6v7)a£V xrj 8' aVcEpos euXexo p.GGo?. 



[xvin 



50 



55 



■1 



47. tfruyoVTi 7iEp dans le sens causal : 
car je viens d'echapper a. Aristarque 
(Scholies H) : (^| SiIt).TJ, ori) to utp avti 
tov 6 7). Voyez plus baut la note du vers 18. 

48. 'AM' OSpr)vau.evy].... Voyez le vers 
IV, 750 et la note sur ce vers. 

49. EU O-rcEpoj' avaSSaa. . . . Ce vers, 
qui se trouve IV, 751 , manque ici dans la 
plupart des manuscrits ; et Eustatlie ne 
l'avait pas dans les siens, car il n'y fait 
aucune allusion. 

51. "AvTita epya, des ccuvres qui ser- 
vent de compensation : le cbatiment des 
coupables. Scholies V : avtlTOC avriti- 
liiipirra. Scholies Q : avTixa - avTiTira. 
Ioti Se auyxonri. Eothe conteste la syn- 
cope : a At, hi ita esset, poterat Humerus 
« dicere avxiTtT 1 spya. » Cette raison est 
mauvaise, car Homere ne fait jamais d'eli- 
sion devant le mot £pyov, qui avait encore 
de son temps une consonne initiale : f e'p- 
yov. C'est ici un des cas les plus authen- 
tiques de digamma qu'il y ait dans les 
poemes homeriques. 

52. 5 Ayopriv5(s), a la place publique. 
II ne s'agit pas de l'assernblee generate du 
peuple. Scholies H et Q : vvv tov totiov 
ey.d),E<TEv dyopdv. — 'AyoprivS' eteXeCkto- 
(jwa, vulgo dyopviv e(te).eiJ(tou.(«. La Ro- 
clie, ayopTiv Se EXeucou.ai. — La vulgate 
est une correction de Zenodote. La lecon 
adoptee par La Roche etait celle d'Aristo- 
phane de Byzance. Didyme (Scholies H) : 
'ApKJTOifdvri?, eXeuo'ou.ai. J'ai rctabli, 
commc Ameis, la lecon d'Aristarque. — 
Cobet pensc qu'on devrait lire ETrietaou.otL, 
comme au vers XV, 604, et que eoeXeu- 



oo[xai n'est qu'une ancienne glose. Mais 
ce n'est la qu'une conjecture. 

53. Eeivov OTt; equivaut a Sje'vov Ttvd 
65 : un etrangcr qui. Penelope ignorait ce 
qui concernait Theoclymene. — KeIOev, 
de la-bas : de Pylos. 

65. 'HvwyEa, trissyllabe par synizesc. 
Ancienne variante, rjvMyov, correction 
mauvaise. Voyez les vers IX, 44 et X, 2611. 

56. 'Evouxew;-. . . Repetition du vers 
XV, 643. Mais les deux infinitifs ontrepris 
leur sens ordinaire. 

57. Tf] 6' dTitspo; e-hXeto (xOOoq, et la 
parole (de Telemaque) fut non ailee pour 
elle : et ce que Telemaque avait dit ne 
s'echappa point de l'esprit de Penelope; 
et Penelope se penetra des paroles de son 
fils, et s'y conforma cxactement. — Les 
anciens ont beaucoup discute sur le sens 
de cette phrase. Didyme (Scholies Q et V) 
donne plusieurs interpretations -, mais celle 
qu'il sernble preferer est conforme a ce 
qu'on vient de lire : oux direuTTi 6 Xoyo;, 
aXV E7tEU.£i\e u.r\ I-/u>v uTepov. C'est celle 
qu'a adoptee Ameis : « Ibr war ungejlii- 
« gelt das Wort des Tclcmachos, das ist sie 
a bewahrte es fest und befolgte es streng.» 
— La plupart des modernes entendent, par 
TT| 5' oniTSpo; E7t).ETO u.06o;, que Pene- 
lope garda le silence. Homere - Didot : 
« Huic vero non evolans eiat sermo, id 
« est tacuit. » Faesi : sie nichts er-widevte. 
Cette explication est inconuue des anciens; 
car aucun d'eux n'a suppose que uajBo:; se 
rapporlata Penelope, et non a Telemaque. 
Elle est une invention de Coray; et cette 
invention a ete suggeree par Tepitbete 



[XVII] 



OAY22EIAS P. 



163 



H 8' 0Spy)va[/ivY) , xaGapa yj>o\ eip-aO' eXoucra, 
tuyiTO itaeri Bzolai Ttkv]£GGct.Q Ixaxo'fiSas 
pe'Jjeiv, at xe iroGt Zsuc; avxtxa epya teXeffffT). 

TYiXIpLa^o? S' ap' lireixa Siex [xsyapoto jJe&qxfii, 
eYVO? gfytov* ap.a xcoyE Suco xuv£? apyoi licovto. 
0£(jK£i7r/]v §' apa xwy£ yapiv xax^euev A6^vy)' 
xov 8' apa iravTE? Xaol iitzpy6ij.ivov 8if)£UVTO. 

'A(A(pl §£ [XIV jJ.V'/)(7T?)p£; ay'(]VOp£? TjY£p£0oVTO, 

etjGX' ayop£uovT£?, xaxa ol ipped [JuacroSrffAeuov. 
AOxap 6 xwv piv £Tt£ixa akvjazo touXuv 6'ij.tXov, 
aXX' I'va Mevxcop ■Jjerco xal "Avxicpo? rjo' AXt9ipCTrj<; , 
oi'xe oJ ££ apyj?i; iraxpcoiot ■qcav rraipot, 
£vOa xa0££ex' icov xo\ 8' £<;£pE£iv&v i'xaaxa. 
Toi<Jt Si Heipato? ooupr/Xuxos £yY^ £V 7jA(kv, 
Hecvov aycov iyop^voe oia nxtSXiv ' ouo' ap 2xi 07)v 
Ti)Xi(Jia.)(0< Eeivoio £xa? xpdm£x', aXXa itap&ro). 



60 



65 



70 



TTXEpOEvia, si souvent jointe a eVeo. par 
Homere. Coray paraphrase corame il suit : 
ouSe'vo. Xoyov acpTJxEv EXTcrfjvou tqu <jto- 
p.axo;. Cel:i est ingenieux peut-etre; mais 
il est a peu pres impossible que uvjOog se 
rapports a Penelope. 

68-un. Ml o 1 ■uo(>y]V2u.£vyi Repeti- 
tion, mutatis mutandis, des vers 48 et 50- 
51. Voyez les notes sur le premier et le 
dernier de ces trois vers. 

G2-G4. "Ey/o;.... Voyez, II, 10-1 3^ un 
passage analogue et les notes sur- ce pas- 
sage. 

62. "Eyyoc. £)(tov. Telemaque a repris, 
avant de snrtir du palais, la lance qu'il 
avait laissee dans la grande salle. — Auto 
xuve; apyr,£, vulgo xuve:; 7t66a; apyoi. 
Voyez la note du vers II, I*. 

64. Ildvxs; Xaoi. Didyme [Scholies HJ 
remarque qu'il s'agit des gens de la ville, 
et nun des pretendants : ol xaxa xr,v iroAiv 
Xaoi, ou^ ot u.v7i<TX7)ps;. 

66. "JSaOV avopeuovxE;. Us comhlent le 
jeune homme de temoignages d'affection, 
Leurs discours ressera blent a celui par le- 
quel Eurymaque, XVI, 435-447, avait ta- 
che de donner le change a Penelope. 

68. "Iva adverbe : la on. — MsvTwp. 
Voyez les vers II, 225-227. — ^Avxicpot;. 



Get Antiphus n'est nomine nulle part 
qu'ici. — 'AXttispffr,;. Voyez les vers II, 
457-158. 

60. OtT£ ot.... Repetition textuelle du 
vers II, 254. 

70. ^ExotGTOf, tontes clioses en detail : 
les aventures de son voyage. — Les anciens 
admiraient commc un trait de bon gout la 
brievete de 1'indicatioii contenue dans la 
phrase. C'est ce qu'on voit par cette note 
d'Eustathe, note dont le premier mot rc- 
vele Porigine : oxi xai £v xa> xouto xouxto 
0\Jvdu,Evot; 6 TtoiTjiTi; 7to).u>,oy?i(7at, 7ia- 
paiT6CT0tt aOio oia t6 u.y] xaiptov. to; 
pev yap ot ccO.ol SUpSEivov exacrxa Xeyet* 
xi oe 7rpo; auTou; 6 T-ri),E!J.a/_o; e^y], ou 
XsyEt. C'est une citation textuelle d'Ans- 
tarque descendue de seholiaste en sclio- 
liaste. II n'y manque que le signe critique, 
011 que 1'equivalent de ce signe : ^ oittXy], 

7 I . 'EyyuQtv. Ancienue variante, avTiov. 

72. SetVOV, l'etranger : Tbeoclymene. 
— jVyopr,v6e, a la place publique. Voyez 
plus haul, vers 52, la note sur dyopv^vo(e). 

73. e Exa^ TpaTr£x(o), se detourna loin ; 
se tint eloigne. Didyme (Sellout's V ) : 
etpaTiY]. — 'AXXd Ttapscmfi, sons-entendu 
aOxw : mais il se tint pies de lui, e'est-a- 
dire mais bieu au contraire il s'approeha 






m 



■ 



9 



164 



OAT22EIA2 P. 



[XVII 



m 



■ 
■ 



Tov xal rkt'pato? TTpoxepo? Ttpbq [xuOov fefltev 

TrjAifjiaY', aty' oxpuvov £ftov ttotI owjxa yuvatxai; , 
w? xot Stop' ararafj^co, a xot Me.v£kao^ eoioxev. 

Tov 8' au TvjTijjia/os tctivu pivo<; avxt'ov 7,08a • 
Ikt'pat', ou yap t' tSp-ev Siho? eVrou T<£Se i'pya. 
El xev ijjtl [i-VT^T-TjoE? dyr,vopE; £v [/.eyapotctv 
AaQpY] xxe(vaVT£$ -rcaxpcota Tiavxa odcrcovxat, 
auxov £-/ovTa cte ftauXofx' eroxup£{Ji£V, yj xiva Tttivoe" 
Et 0£ x' £yw xouxotct cpdvov xat KYJpa cpuxEuccu, 
Syj tote (jlci yjxlpov-i cipEtv 7:po? 8c6|j.axa -/atpcuv. 

°Q? st-rccov Jstvov xaXaiaiptov yjyev t$ otxov. 
AOxap suEt p' t'x&vxo 8ou.ou; EuvatExdovxac , 
yXat'va; (jiv xaxiQsvxo xaxa xXtcjJiou; T£ Qpo'vou; xe' 
e; 8' acaij.t'vOou? (ildvxe; £u;£<rra? Xoo^avTO. 
Tou<; 8' £~£i ouv oucoat Xoutrav xat jrpiaav E'Xatco, 
djjup! o' apa yXat'va; c'j) a; piXov ^0£ ytxwva^" 
ex p' a7a(jLt'vO(ov potvxe? em xXtsuotct xaOuov. 
Xs'pviSa 8' dfj^faoXos r.zoyoo) ir.iyiui ipepouaa 
xaXyj, yp-jcttr,, Cnt£p apyjpsoto XIStjto?, 
vt'lacOat " itapd o£ ^eanqv ExdvucciE xpdra'Cav. 
2txov 8' atootTj xapiY] nap£(h)X£ (ptpousa, 
etoaxa TidXX' EiuGEtca, YapiCojiivj] TapEcvxcov. 
Myjxyjo 0' avxt'ov l£e -napa araOfiov pxyipow 



75 



30 



85 



90 



95 



tout pres de lui. Lothe : « Fortius affirmat, 
• negato contrario. » 

74. Tov xat Repetition du vers XVI, 

46(J, Sinif le changemcnt du sujet. 

75. Oxouvov, depeclie : envoie le plus 
tut possible. Didyme [Sekolies V) : etici- 
£ov. — Tuvatxac, des femmes. e'est -a-diie 
des servantes. 

78, Awp(a). Ces objets precieux avaient 
6te portes, XVI, 327, chez Clytiua le pere 
de Pircus. 

7H. Totoe £f>Y a ? ces choscs-ci : mes af- 
faires avec les prctendants. 

HI. Bou/ou (at) , sous-entendu u,aXXov : 
'aiuie inicux. Vovez In vers III, 232. — 
AOt&v,.,. gz..,. snaupeu-EV, sous-entendu 



TOUTtov : i/isum te Us fhti t que ee soit 
tui-merae qui eu jouisses -•- TiBvSe dans 
un sens iiieprisant : de ces misendiles. 11 
inmitre les pictendants 

83. 4>epEtV, riufinitif dans le sens de 
l'iniperatil : portc ; fais porter. — Xaipoov 
en regard de yxipo^ti. On a vu, V, <55, 
Tiap' oux £ f Ji).wv SdeXouaiQ. Les poe'tes 
dramatiques sortout aiment Ifs rapproche- 
ments de ee genre. 

86. KotcOevto U s'agit de Telemaque 
e( de Thenclvmene. 

87-8'J. 'K; 8' afrau-ivOou;.... Vuyez les 
vers i\j 48-50 et les notes sur ee passage. 

94-95. XepvtCa.... Voyea les vers 
(iili-140 et les uotes sur ee passage. 



[XVII 



OAT22EIA2 P. 



165 



xXwfJicp xexXtfJiiw], X£irr' v)Xaxaxa crxpcocpcoaa. 
O! 8' i% 6v£(a9' Sxotfjux itpoxe^eva X £ '? a ^ i' a ^ ov - 
Aiixip ercel iroato? xai e^tijo? e£ spov i'vxo, 
xoicri Se [xuGcov 9]py£ Tcepisppcav Ur^zko-iiy. * 

TijXifjLax,', vfroi dycov Cmspcoi'ov efoavaSacra 
Xs'Sjofjiai efc euvYjv, rj [xot cTOvosaca xlxuxxai, 
aid Saxpua' £f/.oiai ■nscpup^evv] , ^ o5 'oSua-ceu; 
qtyeQ' au.' 'AxpefS^trw ^"iXiav* oOSe poi stXy|<;, 
irptv IXGeiv pTjCrxTjoa? ay/jvopa? ec xc$£e 8cuf/.a, 
vfoxov crou iraxpo? cracpa eitcuev, « tow axvjcac. 

Tr ( v 8' a5 T-/]A£aa/o; totcvu^evo? avxfov r ( uoa ■ 
Toiyap £yc6 xoi, [XTJTep, (4X7j6e(7)v xaxaX^to. 
'QyoueV £<; x£ IltSXov xai Nicxopa, TOifjiva Xaffiv 
Se^fxevo? §£ [X£ xeivex; ev ^YjXotffi Sfywtmv 
£vO'j/.£co? eWXei, ucrei xe Ttar^p eov uiov 
£XGovxa vptJviov veov <2XXo0eV to? £(^£ xeivo; 
£VOUX£CO? £XOU.l'(£ CJUV uia<7i xuoaXifJt,oi<riv. 
Auxap 'OoutcTjO? xaXacicppovo? outtox' e^afixev, 
'(wou oGoe Oav^vxo? , euivOovfaov x£u axouaar 



100 



105 



no 



115 



I 



<■ 



■I 



1 



98-00. Ot.... Voyez les vers I, 149-150 

et les notes sur ce passage. 

102. Tstuxtou equivaut a etti : est. 

104. 'Axpei5r)Gtv i; "Diov. Bekker, 
'AxpOEtT]; ii fiXiov. Cette correction serait 
indispensable, si Horoere disait fiXio?, *'t 
non "Dig;. Mais rien ne prouvc qa'Ho- 
mere disait f tXio;. — Mot depend de ei- 
7t£u.sv : me dire; me raconter. 

\ 06. Nocttqv, exprime avec eItte'iasv, 
est sous-entendu avec fitxouaa^. 

109. 'Q/6afc6(a), nous etions partis (rues 
compagnons et moi). 

1 10. As fiS XEtvo;. Ameis et d'autres, 
OS u.' exelvo:. 

11). Xlov. Ancieune variaute, ulx. — 
Didyme (Scholies H) : oOxto; ""Apiatapyo:. 
o 5s Zr,v65oTO;, Evoy/iui; eqjiXei uWei te: 
■nav/js EOV Tialoa. La nole de Didyme est 
alteree. Nous ignorons si Aristarqup ccri- 
vait uiov ou \ua, et nous ignorons bien 
pins encore en qnoi son texte differuit de 
celui de Zenorlote, La Roche : « Wee quid 



« Aristarcbos, nee quid Zenodotus scrip - 
« serit, perspicuum est. Dindorfius /.eim- 
a do tuna svvjxem; , 6)t7zi te TraTrjp ov 
« Tiafo', Eii)r 1 '7£ scripsisse sibi persuasnm 
o habet, » (1'est par induction que Dindorf 
est arrivi a ce resultat [>lus ou inoins plau- 
sible, et en s'appuyant sur deux passages 
d'Homere, Itiade, IX, 481-482 et Odys~ 
see, XVI, 17, Au teste, la difference cutie 
ulov et *jla est insignifiante ; et il nons 
iinporte fort peu que Zenodote ait arrange 
le vers dune I'aron on de toute autre, 
puisque CC n'etait tou jours qu'un arran- 
gement, {ju'une correction arbitraire. 

1 1 2. Xpovtov, 1'adjectif pour I'adverbe : 
apres nn long temps. Apollonius : |j.-ra 
TtoXuv xpovov. — Neov, adverbe : na- 
gucre, — "AXXoGcvj d'ailleurs : des pays 
etningers. Voyez le vers XV[ , 2(i et les 
notes sur ee vers. — "D; £').i xetvo;. 
lukker et Ameis, w; Ep.' exelvo;. 

I14-II"i. AOrap. ... Conslruisez : aO~ap 
!<potaxsv oujiote dxoOuai teu (e'est-k-dire 



i 



■ 



166 



OAY22EIA2 P. 



[XVII] 



4 



■•J 



■ 



dAAa (/.' e? 'Axpet'Sriv, SouptxAsixov MevsAaov, 
nmotcri irpouTC|J.^e xai dpfj-asc xoXXtjtoiciv. 
"EvO' tSov Apysfyv 'EXevyjv, % efvexa uoXXd 
ApyEioi Tpw^? te Gecov loTqii fttfyTjeav. 
El'psTO 8' auxix' ETOixa (3oy)v iyafli? Mev&aoc, 
6'tteu £pT)f£<j>v ixop.y]V AaxESaifxova Siav* 
auxdp sytb tw itacrav dXYj6eiY]v xaTsXs^a. 
Kai t6t£ S^ ja' hcfefffftv a[X£tSdp.£Vo; npar&wotv 

T G toJtcoi, rj (xaXa 8y) xpaTEpfypovo; avSpo? ev euvyj 
vjGeXov euvYjG-Tjvai, dvdXxiSes aCtxol e<Svte?. 
'Q? S' ott^t' ev £uXoy_<p IXacpoi; xpaxspoio Xiovxo; 
veSpou? xotpfaatra vsYjysvlai; yaXaGYjvou?, 
xvTipiou; £^£p£v)C7t. xai dyx£a TOtr,£VTa 
pOffxojjtlvY) , 6 S' eTtEitra eyjv dcriqXuQEV suvyjv, 

dfJICpOTE'pOWl 0£ TOtfftV d£tX£a TOTfJlOV £<p7JX£V 

to? 'OoutjEu? XEtvoicTtv aEixIa tot|J.ov £CpT,Cr£t. 

A! yap, Zeu T£ TCXT£p, xal AGYjvat'y], xai "AtoXXov , 

TOtO; £COV old? TOT E!JXTl[jivY] Evl AecScO 

£<; epiSo? <J>iXol«jXei67] £i:dXat(j£v dvadxd? , 

xaS o eSaXe xpaTEpco?, xsjrapovTO Si navTE? A/awl, 

TOtO? ECOV jJ.VY](7T^pcrlV OLuXlQffElEV OoUffCEti? ' 

-ndvTE? x' cbxufxopoi' te ysvoiaTO 7Uxpoyafjt.oi te. 
TauTa §' d {/.' Eiptoxa? xai Xfocreai, oux dv eytoye 
dXXa Traps?; £iTTOtp.t TtapaxXtSov, ouS' draa^G'io • 
dXXd xd [jlev Ljioi eetue yspcov dXto? v7][X£pTY]<; , 

TtoV oOSeV TOl EytO Xp6l];t0 STO? oOS' EIUXEUCCO. 

<&?j puv 6'y' ev vrjcxcp $ssiv xpaxsp' dXys' tyovTCt, 



120 



125 



130 



135 



.140 



a7io Ttvo?) eitt/Bovitov 'OSvurar,!); (e'est- 
a-dire 7iEpi 'Oovdaeio:;) Ta),aat9po"'0;. 

1 1 7. "I-rcot<Ti.... xai apu.a<7t. Voyez, 
IV, 8, la note sur cette expression de- 
douhlee. 

I 18. "Ev(j' icov 'ApyEiviv c E)ivV]v. Bek- 
ker remanie le texte pour y mettre son 
digamma : ev6' 'EXevyjv ftSov 'Ap-jeiriv. 

H8-H9. IloMa.... (ioyTiaav. Ancienne 
variante, noX).ol.... 8du.r)(iav. 



119. 'Apyetoi.... Repetition textuellc du 
vers XII, (90. 

(2). "Ottsu XP^'C u v. Voyez la question 
deMenelas, IV, 3(2-313. 

(24-141. 'O nonoi,... Telemaque lepele 
textuellement les paroles de Mcnelas. Voyez 
les vers IV, 3j3-35o et les notes sur ccs 
dix-liuit vers. 

4 42. Miv, lui : UIy9se. — "Oy(e), celui- 
ci : Protee. Voyez le vers V, 655. 



ixvm 



0A.Y22EIA2 P. 



vufjup)? £v |A£yapot<7i Kakutyouq, yj juv dvdyxr] 
foyer 6 8' oO Suvaxac fy> uaxp(oa yaiav fxiarQai. 
Ol» yap of irapa vyjec; iir/ipeT^oi xal Ixaipoi, 
o? xev (jitv tzIu-tzoiiv su' eupea vcoxa OaXacffr^. 

°Q<; gipax' 'ATpei'Sr,?, SouptxXenot; MeveXao?. 
Tauxa TeXeur^aa? vedp.Y]V iSoerav Si (/.oi oupov 
dGdvaxot, xo( p.' coxa cpOa]v e? iraxpi'8' gite^av. 

a Q.q <pdxo- T7) 8' apa Ouixov evi CTr/Jscrcriv 6'ptvsv. 
Totci 8e xal [XETierrce 0£OxXtifJi£VO<; GeoeiSifc ■ 

T Q yuvai ai8oiY) AaepxidSeto 'O8u(ri)0<; , 
yJxoi &V ou ca^pa o?8ev, e>£?o §£ cuvQeo [xuGov 
dxpExlto^ yap cot [xavx£u<70[j.at oud eiuxeiktco. 
"laxto vuv Zeuc itptoxa Oeiov, IJevfa) xe xpdir^a 
Icrxfr) t' 'O8u<njo<; dpjfJ-ovo?, fjv dcpixdvco, 
cb? yJtoi 'O&jcjeu; yjor, ev watp(8« yai'-fl _, 
y]ljievo<; y) epucov, xdo£ tcuOq[J.evo<; xaxd epya, 
eVciv, axap [AV7)<rcr)pcrt xaxov ndvxecjct cpu-reusr 



167 



U5 



150 



155 



I 43-1 40. N0|i?'O?.... Repetition textuelle 
des vers IV, 657-500. Voyez la note sur 
1'avant-dernicr vers de ce passage. 

148-149. Tauxa.... Voyez les vers IV, 
685-586 et la nute sur le premier de ces 
deux vers. 

450-165. "Q; 9(£to * XT].... Quelques 
anciens retrancliaient ces seize vers. Scho- 
liesH : aflsxovvxai V? axi/.oi.... -Mais ce 
n'est que dans les editions communes 
qu'ils etaient terns obelises. 11 n'y avait 
d'obels, dans les editions les plus soignees, 
qu'aux vers (00-161. Scholies Q : ev xoi; 
-/apteaxEpoi? ouxoi uivoi ol [1' aOexovv- 
xat, ine) xai apiv elaeXBeiv ev t5j vrji xov 
oitovov EiSe, xai eyeywveviv axaipw; 
eoxiv. ev Se xoic xoevoxepoi:, onto xou to; 
<paxo eon; xou e§ E(1e0. 11 n'y a aucune 
raison sericuse, ni meme specieuse, de 
supprimer le discours de Tlieoclymene et 
la reponse de Penelope. Celles qu'on alle- 
guait conlre les deux vers 1 60-1 01 sont 
elles-memes sans valeur. — Dugas Montbcl 
disserte longuement sur ee passage. Mais 
sa dissertation porte a faux ; car il s'est 
trompe sur le sens dc la deuxieme note 
d'atlietese. Yoici en effet ses paroles : « II 



paralt que, dans plusienis editions, et 
meme les meillfui es,ii /apiEiTTspoi; (sic) , 
aussitot apres le di scours de Telemaque, 
on passait aux evencments qui concernent 
les pretendants. » Tontes les conclusions 
que Dugas Montlicl tire de la pretendue 
interpolation sont done de pures clli- 
meres ; et les diascevastes dont il croit 
avoir constate le travail n'ont absoluinent 
rien a voir ici. 

150. "O; lyaxo - xrj.... Ce vers est em- 
]>runte a Vlliade, oil il est souvent repete. 
Voyez II, (42; III, 395; IV, 208, etc. 

461. Toiai.... On avu.II, 157, un vers 
aualogue. 

153. "Hxoi afCnnatif : pour sur. — 
"Oy(e) se rapporte ici a Menelas. Mais 
e'est par erreur qu'Ameis ajoute : wie 142. 
Au vers 142, 6y(e) se rapporte a Protee, 
et ne peut se rapporter qu'a lui; car e'est 
lui , et non Menelas, qui a vu Ulysse. 
Voyez le vers V, 556. 

155-156. "Iitu.... Voyez les vers XIV, 
158-159 et les notes sur ces deux vers. 

158. "Hxoi, pour sur. Voyez plus liaut, 
vers 153. 

I 59. "Ecmv, est : se trouve. 



: 



'A 



la 

I 



IM 



168 



OAY22EIA2 P. 



ohv iytov otcovov eugo-eXliou etu vr]6<; 

■fy.z.voc, £(ppaaa[/.7]v, xal T^XspLa^w sy£yt6v£uv. 

Tov S' acute upoc££[ir£ rapicppcov nTjveXoraia* 
Ai yap touto, Ijetve, enos TETEXEcrc/ivov eiyj ■ 
tco xe Tcc^a yvoi7)<; cptXcjTY]Td T£ uoXXa T£ Scopa 
2l| £p.£u, co? av tic, cte ciuvavTo'(j!.£vo(; [xaxapt^ot. 

"Q<; 01 (xiv xoiauxa upo? dXX^Xou;; dyops'jov. 
MvTjCTYJpEc; Se udpoiOEv 'OSt.«7«j7J0i; ctsydpow 
Sfoxotaiv xipuovTO xai atyav£'/)0"tv ievte?, 
ev tuxtco SaulStp, 6'9t rap irdpo? uSpiv fyeoxov. 
AXX' 6'te 2y) oVttvyjctto; £Y)v, xou eit^XuQe p.-?jXa 



LXV11] 
160 



165 



170 



I 

w 



•160. OTov.... olcuvov, vu le presage que. 

161. 'Ecppao-auyjv, j'ai observe. — 'Eye- 
ycjoveuv. Ancienne variante, syeytoveov, tris- 
ivllabe par synizese. — La forme eolienne 
semble preferable; car elle est frequente 
cbez Homere. Au reste, c'est identique- 
ment le meme mot. Ce mot n'est point Jit 
au propre. Tbeoclymene n'a point crie, 11 
a meme emmene Telemaque a part, pour 
lui reveler l'oracle. Voyez les vers XV, 529- 
630. Aussi Didyme (Scholies V) preud-il 
ici le verbe yEytovEiv dans le ecns de dire 
de reveler : earju.aivov, e),eyov. — La tra- 
duction d'Ameis, rief laut zu, ne s'ac- 
corde point avec ce qu'avait reellement fait 
Tbeoclymene. Je remarque de plus qu'il 
faut separer les deux idces contenues dans 
levers 161 ; car, si Tbeoclymene etait sur 
le navire au passage de l'epervier depouil- 
lant la colombe, ce n'est point sur le na- 
vire qu'il a revcle a Telemaque le sens de 
cette apparition. — II suffit de mettre une 
virgule apres eypao-au/iiv , pour reduire a 
neant I'argumentation de Botbe en faveur 
de l'athetese des vers (C0-) 6 1 : « Certe 
<c nibil ejusmodi neque turn inter navi- 
« gandum observavit , neque Telemacbo 
« dixit, vates Arghus. Quare et his unci- 
« nos impegi. » — On se rappelle que, 
dans la note d'atbetese sur ces deux vers 
la raison principale alleguee conlre eux est 
exprimee par ces mots : rcpiv s'io-eXOeTv 
ev Tfl VY]i tov o'lwvov eIoe. Cette phrase 
est impossible; et, quand meme elle serait 
reguliere, elle exprimerait une cbose ab- 
solument fausse. On la regarde comme in- 
complete; et Lelirs propose de la restituer 



comme il suit : Trpiv e!o-E).8Eiv el; dwiv, 
oux ev t?) vnt, tov oiwvov eloe. Meme 
ainsi completee, ce qu'elle allirme n'est 
pas exact; car Homere n'a point dit, avant 
de raconter l'apparition de 1'oiseau de 
proie, que Tbeoclymene fut descendu sur 
le rivage. On doit done supposer qu'il n'y 
descend qu'apres l'apparition, pour emme- 
ner Telemaque a part et lui parler seul a 
seul. — - Quant a la deuxieme raison d'a- 
tbetese, syeyuiveuv axaipto; eaTiv, c'est 
comme on vient de le voir, uue cbieane de 
grammairien. Le mot eyeyuweuv est une 
byperbole, et voila tout. C'est a nous de 
reduire I'expression a sa juste mesure. 

163-165. At yap.... Voyez les vers XV, 
536-538 et les notes sur ce passage. 

166. "Q; ot piEv Repetition du vers 

VIII, 338. 

167-169. Mvv"|GivjpE;.... Voyez les vers 
IV, 625-027 et les notes sur ce passage. 

<70, Aei7tvii]<rTo; designe le temps du 
principal repas. C'est comme si le poete 
disait : le milieu du jour. Le jour se me- 
surait par les faits babituels de la vie. 
Voyez le vers IX, 58 et la note sur ce 
vers. — Le mot OEiTtvrjSTo;, mais oxyton 
cette fois, etait aussi employe comme sy- 
nonyme de oeuwov. Didyme (SclwliesV) : 
papuTovw; piv fi tou 8ei7ivoi> (Spa, 6$u- 
tovw; Se to SeiTtvov. Enstathe dit la 
meme cbose, mais en d'autres termes. — 
Anciennes variantes, OEntvioTo;, SeiTtvriTO? 
et £Eiitvr,CTTiJ;. Mais ces formes ne se trou- 
vent que cbez les lexicograpbes. — BKjXa 
desigue le petit betail, les brebis et les 
chevres. 



OAV22E1A2 P. 



[XVII] 

ttocvtoOev il aypcov (ol 8' vjyayov oi xo Ttapoc; irep), 
xat xox£ 8^ a-qptv feme MiSwv o; yap pa [xaXtcxa 
■fjv&xvs x'/jp'jxcov, xa£ crcptv irap£Ytyv£XO oaixi" 

Koupot, £ua§y] iiavTEC £Tip^0'jQT£ cpp^v' a£0Xot<; , 
£p/£crO£ irpo; StoptaG', tV SvTUV(6fX£0a Satxa" 
ou [X£v yap xt yipwv iv copy) oevrcvov IXiaOat. 

fl Q$ £^a0 ? - o! S' avaxavxeg £'6av ratOovxo x£ (juJGcp. 
AOxap i-Ksi f txovxo Sdfxous £uvat£xaovxa<;, 
yXatvas (Jtiv xaxiGevxo xaxa xXto-fjio'j;; x£ Opdvou;; x£" 
of 8' [£p£UOV £tg (X£Y<xXou<; xat irfovas ai-yas , 
tp£uov 0£ sua; aidXouQ xal (3o0v dtyeXatTrjv, 
Sore' £vTUvd{i.evot. Tot S' el; aypoto icoXtvoe 
tixpuvovx' 'Ooucreu^ x' tevat xat Sto^ u<popfrfc. 
Toiffi 0£ p.uOcov yjpy£ auScoxr^, op/aao; avSptov 

Eeiv*, iitel ap Syj £7T£txa toXivS' tevai (j.£vsatv£t; 



1(>0 



175 



130 



185 



17 f. 01 to Ttapo; Tcep, sous-entendu 
Y)yov : qui les conduisaicnt auparavant, 
c'est-a-dire qui etaient leurs bergers ordi- 
naires, 

172. MefidJV. Voyez le vers IV, 677 ct 
la note sur ce vers. Scholies Q : euvqu- 
ffxato; piv 6 MsSoov ty] 'Ooutfa^to; otxta, 
6i' £me£xsiav 6e ^6ou; xat ol fjt,vn<TT)5pes 
auTov &tiu.iov xat ou-OTpaTtsCov si//jv. — 
"O; est dans le sens de outo;. 

173. ITapeytyvETo 8* tT ' est ^^ °""nc 
facoa generule ; car on ne mange pas en 
ce moment. Med on etait chaque jour le 
commensal des pretendants. 

174. Kovpot,... On a vu, VIII, 130, 
un vers analogue. 

17u. Ou u.ev yap xt ye'petov equivBut, 
d'apres la force du tour negatif, a xd).- 
Xicttov yap icfXt • car c'est chose exeel- 
lente. Scholies B : tjxoi xa^ov egtiv ' o>; 
to oG^ "/ixiffTa d^xi xoO u.«X). ov (lisez 
dvxi Toy p.dXa ou p,d/io*xa). — 'Ev oit/fl, 
a temps : en temps opportun. — AeTtivov 
dans le sens general de repas ; ear la 
maxime n'est pas moins vraie pour le de- 
jeuner et le sou per que pour le timer. 
Voyez, IV, 61 t Ia note sur 6ei7tvov. 

177. rietGo'JTO Tc u,06w. Ancienne vn- 
riante, ttgxI oixov fcuurroc 

178-179. Auxdp.... Repetition textuelle 
des vers 85-86. 



180. Ol 6(e). 11 y a repetition du sujet. 
C'est par erreur que Ho the croit qu'il s'agit 
d'autres personnages que les pretendants 
eux-memes : illi vero t Medon et famuli 
procorum. CfiS pleonasmes ne SOQt pB9 rare 
chez Homere. Voyez. par exemple, le vers 
XIII, 210. J'ai deja cite ailleurs le nunc 
ille sinistra de Virgile {Kneide, V, 4 ."> 7 ) , 
qui est tout a fait analogue. 

1SI. "Ioeuov.... Ce vers etait regarde, 
par Aristophane de Byzance et d'autres, 
eniuine une interpolation. Did y me [Scho- 
lies H) : yjOETEt xat 'AptaTocpdv^;. Mais 
ou ignore quels etaient les motifs de 
1 athetese. — Quelques anciens ecrivaieut 
ipeuov avec esprit doux, a cause de la 
syncope. Scholies B : gj; o"uyxonT6u.£vov 
"I'i.Xouvai. Cependant Ipo; a toujour* I'es- 
piit rude; et le cbangement produit par 
la syneope est plutot du doux en rude que 
du rude en doux. Voyez, par exemple, 
r,=/io; r^.io;, feSva S5va. 

1 82. Tot (eux ) est explique par les 
i\c\i\ sujet s , 'Oouaeij; et u^opfio;. Le 
poete reprend sou recit a Teudroit ou 
il I'a laisse apres le discours d'Ulysse, 
vers i 7-25. 

184. Totci, entre eux deux. Voyez la 
nctte du vers V, 202. 

185. "ErceiTa, done. — 'Kvat. Ancienne 
variante, tu.svat. 



9 



'4 



^J 



■ 

■ 



■ 



170 



OAY22EIA2 P. 



I XVII] 



(7%epov, i<k etcteAAev dva£ ip6<;- y] a dv eycoye 
auxou (3quAoi'[xy}v (jTaGfjicov pur/jpa XntecGar 
dAAa tov aiSeofxai xal Sef&a, [AY] [aoi dra'craw 
vetxefy] ■ ^aXenal Se t' dvdxxcov eteiv 6uoxAa£ " 
dAA' dye vuv 1'op.eV Syj yap pipSAwxe txdAiaxa 
■yjfxap, dxdp xdya toi iroxi e'orcepa pi'yiov ecxai. 

Tdv S' dua(jL£t6d[Jievo; upocecpT] toAu(/.y]Xc; 'OSuacEu; ' 
Ttyvcoaxco, cppovew • xdy£ or, voeovxi xeA&ist;. 
AAA' io[aev * au 8' eueixa Stafjnrepes Yyys{jt.dv£ue. 
Ad? Se pt, E? uoGi xoi pduaAov x£xp.Y]|jivov eVtlv, 
ax7)piitTeaG', £tciy} cpaT' dpicrcpaAe' eu,[A£vai cuodv. 



190 



195 



I 



187. 'Puirjpa, comme gardien. — Ai- 
nscjQai. Ancienne variaiite, yevedOai, qu'on 
lit plus bas, vers 233. Mais les deux exam- 
ples ne sout poiDt identiques. 

(88. Tov, lui : Telemaque. 

189. As est explicatif, ct il equivaut a 
Yap. — 'Ou-oxXai, les reproches. 

190. w Igu.sv au subjonctif : allnns. — 
Meu.6X(oxe p-dXiaTa, est passe pour la 
plus grande partie. Scholies B et Q : Tiap- 
eXyi>.u6e to b>21otov t-t,; "7)u.spa;. Eus- 
tatbe : to 6e u. i u. 6), wx s v ivci tou u.e- 

U.6Xt)XE, HapY|X&SV. 

191. Tay_a, bient6t. — Toi, pour toi. 
IIotl £G"7i£pa, vers le soir : quand le jour 
aura baisse. Botbe : « ECTTEpa, SCTTTEpia, 
« queruadmodum ey/wpo; et iy/wjio:, 
« proiuiscuu dicuntur. Perperara Eusta- 
« tbius:t6 EoitEpa ouYxexoTtrai ex tou 
« EOUEpLa, ceterutn recte interpretatus 
u eXXeituixu); EtjTcepa (xe'pvi . i>| xaTacTii- 

« p.aTa, 7] TOIOUTOV Tt. » — 'PlYLOV £ciat, 

il sera plus froid : le temps serait plus 
dor. Didyine (Scholies V) : upo; icjiEpav 
u.aX).ov /Eiu.tov eaitv. — Oa se rappelle 
que nous somtnes dans l'arriere-saisou, et 
qu'Ulysse a des vetements troucs. Voyez 
plus baut les vers 23-25 et les notes sur ce 
passage. Eustathe : y_£iu.spto; oriXouTai 
r, Eyyu; yEiu.<J3vo; xaipo;. En effet, dans 
la cbaude saison, c'est le matin ou le soir 
qu'il fait bon voyager. 

193. rivvtoo-xo).... Voye7. le vers XVI, 
1 36 et la note sur ce vers. 

4 94. "ETEeLTa,ensuite, c'est-a-dire quand 
nous marcberons. — Aiau.TTEpE;, de part 
en part : jusqu'au bout du voyage. 



196. lxT|piTUTEo6 (at), comme 6jo"te cxri- 
piirrEa6ai : pour m'appuyer; pour assurer 
mes pas. — <t>aT(£), vous dites. Vous, 
c'est-a-dire toi et les porcbers. — 'Apio^a- 
).£'(a), tres-propre a faire tomber, c'est-a- 
dire plein de picrres roulantes. La traduc- 
tion valde lubricam n'est point exacte, si 
Ton prend l'adjectif lubiicus au propre; 
car il s'agit d'uu sentier raboteux. Didyme 
(Scholies V) : Tpayuv, dx>.T)p6v, oipT)Xai 
zdvu 6uvdu.ivov, Sua6atov ; oXicfiripov 
axjTE xiv3uveueiv xaxaTtsaEtv. — Ou56v, 
le seuil, c'est-a-dire le sol sur lequel on est 
debout, le terrain sur lequel on marcbe, et 
par consequent la route. Ameis : ou66; ist 
ouoa; ooou.Les anciens regardalent meme 
ici le mot oOSov comme identique a 666v. 
Didyme (Scholies V) : ouoov OE vuv dvTi 
tou tt)v ooov. Scholies B : to ouoov 

dvTl TOU TVjV 66 6 V. VUV OE U.OVW; U-ETOt 

tou u. Cette note est une citation d'Aris- 
tirque; et j'aurais pu mettre en tete, ■}] 
OLTiXr), oti. Ce n'est pas la une conjecture, 
mais un fait. La formule d'Eustatbe, quand 
il dit les memes cboses, ne laisse aucun 
doute sur ce point : Spa to ou66v avTt 
tou 656v, eirevBeaei A ! .o>,ixtj tou u. anal 
6e, (pao-'iv, £vTau8a eitie Tfjv Xe£iv, xat 
oeoojxev a©op|j.yiv £Tuu.o).OYia; tw ouoto 
(I, (04). xav exeivo; y^P wot; si; oixov 
SGTiv. L'expression ipaaiv, dont se sert 
Eustatbe, equivaut a q»io"tv 'Api5Tap)(Oi;. 
— L'identification de 666; et ou56; sem- 
ble un peu arbitraire; mais elle est exacte 
au fond. Curtius, Rucine io, aller : « 666; 
« Wcgj ootTYi; Wanderer, ooeuu wandle, 
« 666; (o056;) Scbwelle, ouoa;, loacpo; 



[XVII 

■v 



OAY22EIA2 P. 



171 



H pa, xal df/.<p' cofxoictv dttxia fiaXkno TOtfpY)V, 
ituxvd ptoyaX£'/]v £v oe <npdcpo<; ^ev dopTYjp. 
ECfAOKx; 8' dpa 01 cry.-7)iiTpov Oup.ap£? eStoxev. 
Too ^r^v • crxaOaov Si xtive? xal (3c6 -cope? dvSps; 
puax' otuo-Qe pufvovxE; ■ 6 8' ic, -rccSXiv -f^ev avaxxa 
ittco)(_co XEuyaXEw IvaXfyxiov t]8e ycpovxt, 
o"/.-/]7iTO[i.£vov id 8e Xuypa he pi y poi eipaxa ectxo. 

'AXX' 6'te Syj GjdyovTtQ bobv xaxd iraraaXoEacav 
daT£0? iyyu:; Icrav, xal eVi xoyjv/jv dot'xovxo 
tuxty]v, xaXXi'poov, 6'Gev 'jopEuovTO itoXixai, 
tyjv to(y]<t' "lOaxo? xal NYjptxo*; fjSfc IToXuxxcop ■ 



200 



205 



« Boden. Lat. solum, soleu. » Dans l'ecri- 
ture archa'ique, OlOS se lisait indifferem- 
meut 6S6; et oOSoc, et les poetes atliques 
disent 636; avec esprit doux pour o056;. 
Sophocle, OEclipe a Cclone, vers 57 : y_t)o- 
vo; ncOilxai xrjaSe y_a>.x6nt>u; 656;. — 
Lustathe cite une variante ancienne : 'llpa- 
x).si6/,; 6' iv oi; nEpi So<rx>.iTwv pr,|idTuv 
YpdtpEi, apiu^aXe; Eu.u.Evat ouSd; 
9*00t YpdcpeaOat, oGx dXXw; utto tivcov. 
Mais il est probable que cette lecon n'ctait 
qu'une correction arbitraire. La Roche 
pense qu'Heraclide la rejetait lormellement, 
et qu'il avait dit, non pas oOx d>,).w;, uiais 
ou xa).oJ;. 

i US. Eluxvd.... Voyez le vers XIII, 438 
et les notes sur ce vers. 

<99. 6un.apE?, vulgo 6uu.Y]p£;, meme 
sens. — La veritable orthographe est con- 
statee par Herodien, a propos de 6uu,apea, 
Iliade, IX, 33<> : xai O'jxto; &v&YVU(i.£V, 
Eu|iaio; 6' dpa oi ax'TiTCxpov Ou- 
u.aps;, Sid tou a. oO y*P esti Ttapcovu- 
(j.ov 6td tou T|pr)c. 

202. IItw/oj Repetition textuelle du 

vers XVI, 273. 

2U3. 2xrj7tx6(J.EVov, s'etayant, c'cst-a- 
dire marchant a l'aide d'un baton. Ceci 
s'applique un vieillard • le reste du vers 
concerne le mendiant. — Td, ista, dont 
j'ai decrit la misere. 

20(i. TvxT7Jv, faite de main d'homrae , 
c*est-a-dire a; ant un bassin de pierre. 
C'est a cette construction que se rapporte 
l'epithiite. TuxT'iiv indique qu'on n'avait 
pas l.iisse la source dans son ctat naturel, 
muis non pas que cette source lut artifi- 



cielle. — Grace a l'epithete, on voit aus- 
sitot qu'il ne s'agit point de la fontoine 
Arethuse , nominee au vers XIII, 408. 
Sc/iolies B : ou Hyu Si Tr)v 'ApeOouoav. 
— II Taut croire que le bassin ctait nil 
ouvrage considerable, puisque trois rois y 
avaient mis la main. Le poi-te, qui n'est 
gene par rien, suppose probablcmcnt quel- 
que iiionumcntal edifice. Eustathe : Su 
xpiqvvi Tt; rjv ev 'ISdxr) tuxty), touteuti 

/EipOTtoiTito; dEia Se ),6yO'j aG'Trj , 

ipii; E/ouaa EniuxEuairtd;. 

207. IIo£7]<j(e) doit s'entendre uon-seu- 

lement de la construction du bassin, mais 

de la plantation du bocage et de Tcrection 

de l'autel. — "Waxo; xai Nr,pito;. Voici 

ce que Didyme (Sc/iolies V) conte.d'apres 

Acusilatis, sur ces deux personnages, qui 

pass.iient pour avoir laissc lenrs noms Tun 

a Pile et a la ville d'ltliaque, I'autre a la 

principale montagne de Pile : rit£pE/dou 

Tiotioe; "Iftaxo; xai Nrjpiioc, dno Ato; 

e/ov-ce; to yvioz, uixo\j>; ttjv KE9a).).ri- 

visv. dpeoav Se aOxot; to-jto, v.xia'/ir.o't- 

te; Td o-fETEpa vi6r) Trapayivovxa'. eUttiv 

'lOdxrjv. xii Tonov ISovte; e<j ■kekov/\u-£- 

vov e'l; aovotxta[J.6v Sid to tujv Ttctpa- 

teOeiuevujv 0'}/r,),6TEpov Eivai wxToiX7Jorav- 

te; OEOpo ttjv 'Ifjdxriv EXTiffav. xat ex 

p.EV tou 'lOdxou fi vvioo; ETtu)vop.do6ri 

'16dxr), to Se TtapiXEiasvov Spo; ex tou 

NkipCtqu N-^piTOv. ^| Se WTopia rtapd 

Axouo-t).du). — Cette bistoire n'a pas ete 

dillicile a inventer. C'est evideiiunciit un 

ouvrage des rhapsodes; car lthacus et Ne- 

ritus ne sont pour Homere tpie des noms, 

et des noms qu'il a peut-etre imagines lui- 






41 



H 



I 



1 1 
I 



■ 






172 



OATfZSEIAS P. 



m 



a[/.<pi S' ap' aiya'ptov uSaToxpscpecov 9jv aXco^ 
ixavToce xux/Voxspi;, xata Si <|>uypov pe^v uocop 
\j<\t6Qtv iy. Tcitpiq? ■ (3co(j.6; S' i<ptiitep6s tItuxto 
Nupicpacov , 6'Gt TcdLvtec eropE^etntoV oStrar 
i'vGa <7cp£as ivlytxv oibq Aokloio MeAocvQe&s, 
a?ya<; aycov, ai rcacn [j.£T£7ip£uov aitroWoicriv, 
Setuvov {/.vyjonQpfiffai • Suto 8' afx' lirovto vouTJe?. 
Tou<; Se iSwv v£ix£<7CT£v, e'toc; t' efpax' £x t' <5v<$fJta£ev, 
IxnocyXov xai aeixeV 6'piVE §s xvjo 'Ooucrvjoi;- 



[XVII] 



210 



215 



meme d'apres ceux d'ltliaque et de la 
montagne d'ltliaque. — UoXOxTwp. On a 
suppose que c'etait un frere d'lthacua et 
de Neritus, et qu'il avait laisse comme eux 
un souvenir local dans Itliaque. Scholies B 
et Q : outoi HrEpE/dou Ttaios; xai 'Au.it- 
uicYic xai «7to psv 'IGdxou 'I6dxr), airo 
Se NrjpiTou Nripitov opoc, aTto 6k HoXu- 
xxopo; JToXuxxopiov touo; ev tr) ISdxin. 
11 est probable que le Polyctorion inen- 
tionne dans cette note n'a jamais existe 
que la. On a invente ce lieu pour faire 
concorder l'histoire de Polyctor avec celle 
de ses pretendus freres. Ici ce n'est pas le 
nom de lieu qui a suggere au poete le nom 
d'liomme; c'est le nom d'liomme imagine 
par le poete qui a suggere aux rhapsodes 
le nom de lieu. 

208. 'VoaTOTpE.jEtov, nourris par l'eau. 
Ancienne yariante, GEa-roTpoipe'tav, qui a 
le meme sens. 

209. lIavTO<7E xuxXoTeps; signifie que 
la fontaine etait au milieu d'une place 
ronde, puisque le bocage formait cercle 
tout alentour. — Eustatlje nous a conserve 
quelques-unes des observations antiques sur 
l'expression d'Homere : to 8e TtdvTOffE 
xuxXotepe; 7tpo; SikjtoXvjv fjitixu- 
xXiou stpTltat. cy)(iEia)<iai S' evTaioa eI; 

TO TtdvTOOE XVIxXoTEpE;, OTIU? TIU.IOV £00" 

XEt xpyjaa TOit naXaioi? 6 xuxXo; Sid to 
xatd x6o-|j.ov otpaipoEios;. ou savxaaiav 
Evapvvj, oaal, XaSovtEi; ex toO tv); oe)./;- 
v?|; xoti t>jO fjXtou oXfinaTOs Oia-tpa te 
v.uxXoT£pe'o-iv eoeuawov oyfmjaai, xai xov 
Trjc. dyopd; 6s toi:ov xux'/u) Ttspisypaiov, 
xatd to xvxXoevt' dyopds Bpovov 
xai f3wu.oii? 6e Upou; TtdvTOOE xuxXote- 
pEt? dvioTujv, xai xaxd TOpiaTpo^Y]'/ 6s, 
9aai, xa6a xai dXXa ti\d twv xdttu toi; 
dvw yiGeXov a90u.oiouv. 816 xai ^xpaTisSa 



xux/.0Ei5ri; ^v a'JTOi:, xuxXoTEpEi? 6e xai 
oi xa6ayii;6u,Evoi TpiTtoSE - :, e/ovte; auToi 
xai daTs'pa;, ouc, cpaalj xai ExdXouv 
creXriva;. TtpoaOsTEov 6e t&'jtoi;, (paoi, 
xai TV)v dXfOj 5iayEypau.pevriv et; xuxXov 
xai tov dpTov 6e, 9a<riv, ouito? ExdXcO"av 
Sid to xar 1 auTOv oTpoyyuXov, etteloy) 
tmv o-ynaaTaiv 6 xuxXo; aTt^pxtuTat xai 
eo"ti TE/eto;. La premiere observation est 
une note d'Aristarque. Les autres pro- 
viennent de Porphyre ou de son ecote, et 
sont probablement une tradition des Pytha- 
goriciens du temps de Socrate. 

2)i. "09'., oil : sur lequel. — 'ETitpE- 
i^Etjxov, vulgo EirippE^Eaxov : avaient cou- 
tume de faire des offrandes. II ne s'agit 
pas de faire des sacrifices proprement dits^ 
puisque le poete ne parle que de la pieic 
des voyageurs. 

212. StpEar, rnonosyllabe p;ir syni/eie. 

— AoXioio. Dolius etait un serviteur d'U- 
lysse. Voyez le vers XXIV, 22.'. — Me- 
/avOsu^. II sera plusieurs fois question de 
ce clievrier dans la suite du recit. Homere 
le nomine indilferemment McXav6Eu; et 
MeXdvSio;. Voyez plus bas, vers 247. 

214. Asitvvov, apposition a ai\a; : qui 
devaient servir au diner. II ne s'agit pas 
du diner de ce jour-la, puisque nous som- 
raes dans l'apres-midi. Le mot est dit en 
general, et ne peut s'appliquer qu'aux di- 
ners des jours suivants. 

215. '1'ouc, eux : Eunice et Ulysse. 

21 Ci. "Ev.rcayXov xai detxE;, expression 
adverbiale : d'une facon violente et outra- 
geuse, c'est-a-dire d'une facon violeinment 
outrageuse; car Pun des deux adverbes 
doitetre pris comme un modificatif de Pau- 
tre. Didymc (Scholies H) : TtEptTTo; 6 xai. 

— Bekker rejette, mais sans dire pourquoi, 
le vers 2IC au bas de la page. 



[XVII] 



OAV22EIA2 P. 



173 



to? cud tov 6(/.oiov ayet Oeo? oj<; t6v b\j.olov. 

IIy) Stj xo'vSe p.oXo6pov ayst?, a(/iyapTE cuStoxa, 

UTCOj^dv aviY]pov, SaiTtov airoXu[xavr?jpa ; 



220 




'2 1 7. 'Hy/iAaCEt. Ancienne vari;inte, 
riyrjAdtsic., lecnn rejetee par Aristopliane 
tie Bvzance et Aristarque, parce qu'elle 
n'etait sans doute qu'une correction. Di- 
dyme [Scholies H) : outw; 'ApiaTapvoc xai 
AoiixopavT];, ytopi; too tr. Person re- 
grette la lecon rejetee : « Qua? sane lectin, 
" piincipum criticnruiu pace dixeriin, iTiilii 
>■ louge melior videtur. AUoquitnr enitn 
a subulcuxn Melantlieiis et singularem pro- 
" poMliimcrn general) sentcntia coinprn- 
u bat. » Buttmann est d'nn avis contr.u'ie 
a cclni de Poison : « Nou assentior. Sin- 
u gularitas cnim sentcntia 1 satis exprimitur 
« ill o vuv, irridenti autein longe melius 
u eunvenit usus tertife persona?. » 

218. 'JJ; a'.£c.... comme toujours un 
dieu mene le seiublablc vers son semblahle. 
Le chevrier coinincntc par un proverbe son 
expression y.axo; xaxov 'r,yr,AaC£i (I'liomme 
de rieu mene un homme de rien). Cc pro- 
verbe, souvent cite cbez les Grecs, a son 
analogue dans loutcs les langues. Les La- 
tiii! disaieut : simile simili gaudet. Nous 
disons d'une facou qui se rapprocbe da- 
vantage de celle d'Humtre : quisercssem- 
ble s assemble. Les Allemands de ineme : 
Gleieh und Gleieh gesellt sick gem. — ■ 
'12; lov 6p.oiov. C'est le seul exemple, 
chez Homeie, de uk; employe comme pre- 
position, Eotlie change ej; en El; : * Usus 
« tou w; pro £'.; sive Ttpo; nou est Homeri, 
« sed Atticuruin. » Quelques ancieus ccri- 
vaicnt e; au lieu de d>;. Mais ce n'ctait 
qu'une correction. La lecon w; est cci- 
taine. Elie est du moins attcstee par les au- 
teors (Plalou, Aristote et autres) qui ont 
cite le vers d'Homere. C'est un a^a^ Eipr,- 
psvov, voila tout; et il n'y a rieu d'eton- 
naui a cc que L'usage attique ait en pour 
antecedent quelque particularite de l'io. 
nien primitif, d'oii le dialecte d'Athenes 
est derive. 

219. TovSe [j.o).o6pov, cet avale-tout. 
Didyme [Scholies V) : p.oAo6pov ' tov Ettai- 
Tr,v, tov yaaTpip-apyov, to/ (j.oXiaxovTa 
sni rri'i fiopaVj tov axopECTov TpO^jj;. 
Les Scholies Q disen! a peu pies la meme 
chose; Apollnnius parrillemcnt, et Eusta- 



tbe aussi. — Bothe : « Nee tamen fjopdv buc 
o pertinere putem, sed u.o).ogpov inlelli- 
« gain u.oAou.op6v, "joXo(jusp6v , a u.6>,0- 
« u.at, boe est veiuituntern, ultro citroque 
» cuisautem, ut solent meudici. » Curtius 
a consacre l'explieation antique; car il tra- 
duit |j.OAoSp6; par Fresser. Seulement s'il 
leconnait dans (3po; la racine plop, c'est de 
n.oAuvi.1 qu'il rapprocbe p.o).o, et non de 
".o).irr/.M ou ".oXop-at. — AuEyapTe o-u- 
6dJTa, v il porcber. L'insulteur coininente 
l'epitbete y.cxxo; dont il a salue Kuincc. 
Apollonins : <I> oux av ti; ".^TipeiEv, 6 
eo-ti qjOov^CEte, 5l^oj(TEiev. Scholies Q : 
ouoevo; Aoyou a^i-:. — L'explication, dans 
les Scholies V, manque de precision et de 
nettete : r, dv tiii ouSmteiv a.^.i6'fr]te, 8 
Sy]),ot to V.Z./.UI- TipiTTeiv. T r\ u> o'Jx av tii; 
<pt)ovr,a£ie tou o-uowteiv, olov a5ie toO 
outpopSeiv, Mais la note de Didyme se re- 
trouvc, clicz Eustathe, sous une forme plus 
satisfaisonte : apiyapio; auSoiTv;; 6 eute- 
Xr|; xat &X,iikat, &> oux av tcc, tpacji, <p0o- 

vr,f70'. toO o-uS-oteTv.... ri xal a).).w; 6 

d/pE'.o; xal Old Tr,v aTE/viav ao66vTlTO(. 
— Bothe justifie ('explication par le pro- 
verbe latin : Miser rima est for tuna, qua 
inimico enret. A cote de ce vers, il cite le 
mot de Piudare : xpEaamv otxTipu.(5v 986- 
vo:. ■ — Mclantbius est du parti des pre- 
tendants. Cela suffit ponr rendre raison de 
sou hostiliti contre Enmee. Cependant les 
ancieus supposaient encore autre cbose. 
Eustathe : 'ictteov oti dylaia ti; rjv ™ 
MeXavSlft), xal to u.t) auTov dysiv Ta; 
alya:, d).Xd ouo EttEo-fJai vopirja; aCiTW. 
oti oe e/aipEv dyAaiai; 6 Me).dvSio;, ev 
Tot; eie;-?,; cpavEttai. Ceci nous renvois 
aux vers 244-216. Mais il est evident 
qu'Euiucc etait un personnage aussi im- 
portant pour le moins que Melantliius. 

22U. AaiTtov dtio).up.o!vTT)pa developpe 
1'idee contcuue dans p.o),o6p6v. Horace, 
Epitres, I, xv, a I -32 : « Pernicics et tcm- 
« pestas banitbrumquc maeclli, Quidquid 
« qu.csierat, ventii douaret avaro. » — 
Didyme (So/u>lies"V) : Xuu.effiva Tdiv euoj- 
yiuiv, -?j tov ta xaOapp-aia itpoacpEpop-E- 
vov tujv EUOi/laiv. La dernicic dc ces deux 



174 



OAT22EIA2 P. 



[XVII] 



aix^cov dxoXouc, oux aopa? ouSs A£&/]Ta<; 



S ) 



I 
IF 



explications a ete imaginee a cause du 
verbe dTtoXuu.ai'veo-9ai, purifier, nettoyer. 
Elle n'est pas naturellc. Cependant c'cst 
celle que semblent avoir preferee les an- 
ciens. Sclwlies B, H et Q : xov xd diioxa- 
Opdu.aia xwv euui/iwv ecSiovxa. Eustathe, 
qui ne fait qu'indiquer la vraie explica- 
tion, developpe l'autre avec complaisance : 
Saixwv dTtoXuu.avXY]p 6 xa; Satxa; Sid 
Xaiu/xpyiav Xuu.atv6u.svoc, ?] xd twv Sai- 
xwv Xuu.axa, 6 ssxi xatldp[Aaxa, olov 
i^i/ia xai ei xi xoiouxov, dno:psp6u.EVo;. 
67IOIO.-, xai 6 dxoXou; aWSwv (vers 222). 

Ameis fait observer que Saixoiv perispo- 

mene est le genitif pluriel de Saix?) et non 
de Sai; : « Denn von 8ai;, Sa'.xo:, steht 
« die erste Silbe stets in der Arsis. » On 
se rnppelle qu'Homere emploie indiffe- 
remment les deux formes Sai; et SaitY]. 
Vojez III, 44; VII, 50, et Made, X, 217. 

Quelques anciens separaient en deux 

le mot aTtoXuu.avxf,pa, et se creaient ainsi 
comme a plaisir une diificulte d'interpre- 
tation ; car Saixoiv duo signifierait , ce 
semble, mfuyant lesfestins. On peut ce- 
pendant y trouver l'idee de reliefs : twv 
oiTto Saixwv. Quoi qu'il en soit, Nicanor 
(Scholies H) condamne cette ortbograpbe : 
Gep' ev xo a7toXuu.avxripa. 

221. "0;, selon les uns, est conjonctif, 
et demonstratif selon les autres. Ceux-ci 
semblent avoir raison. II est tout naturel 
que Melauthius dise : ce miserable. — 
iXuicl, montants de porte.Didyme [Scho- 
lies V) : xai; Ttapasxaai xy); 6upa;. — 
©Xtysxai a>u.ou;, s'usera les epaules. An- 
ciennes variantes : tpXWiExai oi>u.ou; et 
6Xi<|/sxai Y)XOp. On admettait les deux or- 
tbograpbes 6Xiij<sxai et ef>Xi<isxai. Eusta- 
the : 9X£4>exai v>) flXitfiExai, &i%&i 
yap i] ypaqprj. Les deux mots ont le meme 
sens et sont au fond identiques. Cepen- 
dant les Alexandrins , et Zenodote lui- 
meme, preferaient la lecon 6Xii|/sxai. Di- 
dymc (Scholies H) : Old xou 6, u>; xai 
ZfivoSoxo;. Quant a la lecon Yjxop, il est 
douteux qu'elle ait eu beaucoup de par- 
tisans. C'est une roalite physique que de- 
crit Melanthins; et la torture morale n'a 
pas besoin d'etre exprimce. Didyme (Scho- 
lies Q et V) : 6). iijiExat AioXixffi; dvxi 
xoG bXiSria'Sxai ' 5? oGx sxo7,a-Exai 



xwv 9X16JV, oGSs ei!;ei. siwBaai 6e ol 71x10- 
yoi irpoaxXivsoOai xai; Oupai;, 9) Ttpoo-- 
xpi6sa6ai. 

222. Aixtftov.... Le mendiant a qui on 
jette des restes est mis en opposition avec 
le convive qui recoit de son bote quelque 
riche cadeau. — 'AxoXou;, des morceaux 
que l'on ne peut plus couper: des miettes. 
Eustathe : dxoXoi 8s ol 0-u.ixpoxaxoi xai 
iJnYiaiSsi; i|;ii)|j.oi, Eixouv 7iupva. xauxov 
yap nupvov EiTtEtv xai 4uu.ov xaxd xov 
Ttapatppao-avxa, ou; oGx dv xi; lyoi xo- 
Xoueiv rjxoi xoXooouv, cru.txpoxdxou; 6v- 
xa;. rcaXaioc Se xi; xai ouxu> opa^si- 
dxoXo;, puxpo; Aiou.6;, u/kixexi xoXoue- 
cr9ai Suvdusvo; xai si; u.ixpd XEu.v£o-8ai. 
L'ancien dont il est question ici est Aris- 
tarque lui-meme ; et cette explication se 
trouve plusieurs fois rcpetee dans les Scho- 
lies. — "Aopa;, comme aopa : des epees. 
Quelques-uns meme ecrivaient aopa. Grand 
itjmolvgiquetiiXWev : oGx aopa- xa aopa' 
oux dopa, ouxe XESrixai; - Icxt 6e 
oGSsxEpov. — Mais les anciens ne s'accor- 
daient pas plus sur le sens du mot que sur 
son ortbograpbe. La plupart voyaient dans 
dopa; une simple metathese de oapa;. 
Alors il s'agirait de femmes donnecs en 
cadeau. Cette explication n'est pas tres- 
vraisemblable. D'autres entendaicnt par 
dopa;, des vases sans anses, des trepieds. 
C'est l'interpretation qui, l'on ne sait pour- 
quoi, a generalement [irevalu. — Eustathe : 
dopa; 6s xa; vuvalxa; XeyEi , Ttapa xo 
dstpo) xo ouCeuy^uM) u>; xai r\ IXid; SnXot 
ev tu du.uvEU.svat tipEo-o-iv (V,48G), 
xouxeoxi xai; yuvaijiv. Exspoi Se dopa 
ypd^oua-i /ci>pi; xoO o-'iyjia, viyouv $icpr) , 
lb; dv Xey^i xaxd u.ev xr)v wpioxriv ypa^v, 
oxi aixoov ou u.EydXa xivd, olov yuvaixa; 
oucod;, ?i XESrjxa;, onota xoT; [ASydXiov 
d^ioi; oiSovxai, dXXa dxoXou; xoG; pvj- 
Osvxa;- xaxd 8e xr|V OE\JXEpav ypa^riv, 
aixuiv oG iji?Tl xai xdos xivd xiu.T|; d|ia, 
ij/uu.oG; Se PpaxEi; xivd;. — Ce qui a fait 
imaginer ['explication par yuvatxa; , c'est 
l'exemple •/) xpiTio, - , r)£ yuvT| (Made, XXII, 
164). Mais il s'agit la de prix a disputer 
dans des jrux fuuebres; et un mendi.int ne 
peut pas etre compare a un athlete. De 
plus le mot oap n'est synonyme de yuviQ 
que dans le sens d'epouse; et il ne s'agirait 



[XVII: 



OAT22EIA2 P. 



tov y' et (jtot $o(~q<; cTaOjjiwv puxYJpa yevEQ-Qat, 
G7]xoxo'pov t' episvai GaXXov t' Ipfcpawi cpopyjvai • 
xat xsv opov Tifvtov jj.£yaX"/]v erayouvfSa Geito. 
XXX' Sirel ouv Syj epya xax' Ijj.pt.a0ev, oux e%X^<jei 
epyov sto^ectGou , aXXa titiogg-cov xaxa Stjjjlov 



175 



225 



ici que de femmes esclaves : yuvalxa; 
oawd;, dit Eustathe, 1/ explication par 
Tpircooac, qu'Eustatbe a negligee, est re- 
petee trois ou quatre fois dans les Scholies } 
conenrremment avec les deux, autres, et 
chaque fois ? sauf des fautes de transcrip- 
tion, dans des termes identiques : o\ ok 
tou; wxa oux e/^ovTa; TpiTCooac, uapa to 
alpsaSai , 6* eoti paaTd(£<76ai (c'est par 
erreur qu'il y a sans negation, dans les 
Sehalie&V: xoia; toxa E/ovTac). Cette ex- 
plication est tout a fait arhitraire. Reste 
done celle que nous avons dounee. C'est 
celle d'Hesycbius, et, selon toute probabi- 
lity, celle d'Aristarque. Ameis n'a point 
hesite a la preferer aux deux autres : « dopa; 
« Schlacbtscbwerter mit \i5r\xac, als Re- 
tt zeichnung ebrenvoller Gastgescbenke. » 
— Ameis applique ceci aux cadeaux que 
recevaient les botes de distinction a leur 
depart de la maison ou ils avaient ete re- 
cus. Mais le mot am£cov n'autorise point 
cette explication. Mclanthius songe plutot 
an parasite qui trouve moyen d'ubtenir de 
son patron quelque objet de valeur. 11 est 
vrni qu'on le traite alors corame un bote 
favurise. Mais enfin nous devuns rendre 
coinpte de tons les details. 

223. Tov y(e), vulgo tov x(e). — IV 
Vca6atj vulgo Xiiteo*9:xi , corame au vers 
187. La Rocbe a eu raison de retablir la 
lecon Y£Vca6at , qui donne ici un sens 
plus naturelj ear, corame nous l'avons dit 
au vers 4 87, les deux examples ne sont 
point identiques. 

224. Xnxoxopov, balaycur d'etables. Di- 
dyme (ScholiesV) : taip,B>i|T¥|V eTtauXe'o);, 
7^ tov ompovTa tou; gtixou;. m\%o\ £s 
XeyovTai at p.dv3pai xai oi tgtioi Ev8a 
auyxXEioviai, al aly£; xai to- 7tp66aTa. — 
0aXX6v , du brancbiige, e'est-a-dire des 
rameaux verls , de la verdure. Didyme 
[Scholies V) : 7tav to ex yr]? tpuiv. r\ tyjv 
cpuXXdoa. -KO.L, yap xXdoo; oevSoqu 6aXXc; 
TipoaayopEUtTar, utto xaiv ^.ttix(j5v 5s 
u.6vo; 6 tvk iXata;. L'olivier etait en elfet, 
pour les habitants de PAtlique, l'arbre 



par excellence. Cependant ^observation sur 
l'emploi special de QaXXo; par les poe'tes 
d'Atbenes n'est pas vraie d'une maniere 
absolue. Botlie : « Hoc si ita esset ; BaXXov 
« eXa£a<; non dixisset Euripides (Iphi- 
« genie en Tawide , vers -i 024) • verum 
« saepe GaXXov ramuin oleaa vocant Attici 
« xax' l^o'/r^, propter frequeutiam ejus 
« arboris in Attica et celebritatein Mi- 
« nervae, cui sacra fuit. n 

225. 'Opov mvrov, buvaut du petit lait : 
a boire du petit lait. — MeydX^v £7ttyou- 
vloo:, une forte cause, e'est-a-dire un corps 
bien en point. C'est la partie pour le tout. 
Didyme (Scholies Q et V) : opo^ r\ iJoaTio- 
hrfc 7iat £cp6ap[/£v7] u7iocTa9u.Yi tou yd- 
Xaxxot;, rj to a7rr)XTov yd/a, to OtioXei- 
7i6jj.evov iJoaTwoE^. ETriyouvtoa Se ),eyei 
xr)v toO atou.axo; euE^tav. duo yap uipouc 
tou xa^a to yovu ospp.aTOi; to Tiav Ea^- 
p.avev ■ 9\ xb UTtEpdvto tou yovaxo?. L'exein- 
ple XVIII, 74 prouve que le sens propre 
du mot eTTiyo'Jvt; est cuisse, et nou point 
pcau du genou. 

226. "Eu.u.ol6£v, redoublement analogue 
a £XXa6s , iXXttavEue , etc. Eustathe : 
£[X[xa6£ 5i7iXd££i to p.0 xaTa tou; ita- 
).atou;. Ceci veut dire que quclqucs auciens 
donnaient a la lcttre u, la valeur d'une lct- 
tre double, et ecrivaieut Su,aDsVj ma is (|ue 
cette ortbograpbe n'avait point ete admise 
par Aristarque et son ecole. Preuve nou- 
velle de la conscience avec laquelle les 
Alcxandrins se soumettaient au fait; car il 
y a maiut passage, cliez Homere, ou ils ne 
doublent point la liquide, et tienuent pour 
longue la breve dont elle est precedee. II 
est vrai qu'Eustalbe prete une raison spe- 
ciale a ceux qui laissaient IjiaQev sous sa 
forme ordinaire : igteov ok oti xai St* £vo; 
\vj ypa^sv to £p.a6Ev exTEtvot dv tyjv 
dp^ouaav Sid Tfj; o^sta? xctTa Xoyov 
xoiv*K auXXdSv];. 

227/Epyov £7COL/ w Eff8ai, peripbrase pour 
Epyd^£o-(Jat. — Hxtotratov, selon les an- 
ciens, est ici dans le sens de TCTar/^ueov, 
de u.£TaiTojv. Cette explication est meme 



176 



OAY22EIA2 P. 



I XVII] 






PouXexat aixt'Ccov pcfcxEiv t)v yacxEp' dvaXxov. 

'A XX' £X TOl £p£CO, "TO Se XOU T£T£X£(7p.£V0V EOTM- 

ai. x' eX0y) upoi; ScofAax' 'OouGcqo^ Bdoio, 
■rroXXd 01 d[J.cpt xapv) ccpe'Xa avopcov £x uaXap.dcov 
TtXeupal duoTpi^ouci So'p.ov xdxa [3aXXo|j.£voto. 



230 



la scule qu'on lise dans les Scholies, cliez 
Anollonias.chez Eustathe. Cependant on ne 
voit pas pourquoi ]e poete aurait (lit am- 
£u>v, si TtTibucwv avait dcja exprinie la 
chose meme. Botlic, apres avoir cite plu- 
sicurs passages oil se trouve le verbe TtxtOQ"- 
rro), ajoute : « Ex cjuiljus locis similibusque 
« intelligas, uttoaaeiv proprie esse trepi- 
w dare et ultro eitroque cursare, ut solent 
u mendici... Hinc xcj> TTTlocatov subjectum 
« est aixi^wv. » 

228. Alxi£u>v, qu'on a vu plus haut, 
vers 222, avec un complement, est employe 
ici d'une maniere absolue. Notre verbe 
meidier est pareillement actif et intransi- 
tif. — B6o*x&lv. Melanthius considere le 
vieux mendiant comme un animal, et non 
commc line personne humaine. Eustathe : 
to Se poaxeiv <b; ETti dOo-you J/uou Itpr,, 
0"/.u)TiTtuv xai ouuo;. — "AvaXxov, insa- 
tial)le. Didyme (Scholies V) : dTiXy]pu)x&v. 
Scholies B et Q : dxopEaxov, Ttapd to 
[xrjOsTiOTe a).t; e/etv. 6 Se 'Hpcooiavo; xtjv 
yatrtEpa dvaOijrixov, dvaXSov xiva ouaav, 
xrjv aei Ijripdv xal TaTrEivyjv. Toutes ces 
etymologies sont des cliimeres. Le mot 
dvaXxo; se rattaclie a la racine &)., nourrir. 
Compare/ le latin alo, alius. 

229. 'AX).' ex xoi... Repetition textuelle 
du vers II, 187. 

231 -2:12. Ilol/.a oi Construisez : 

"TrX-opai pa'AouEvoio xaxd SofAOV diro- 
xpiilovaiv oi TcoXXd aiila. (|3a),)6u.eva) 
du.91 xdpyj ex TcaXau.d(ov dvoptov. On peut 
aussi considerer oi comme equivalent de 
auxou, et le faire aicorder avec p*».o- 
pevoio. C'est ainsi que faisaient les Alexan- 
dras dans tous les passages analogues. 

231. 3 Au.cpi xdprj. Ancienne variante, 
du.cptxo<pri , epithete de ccfEXa. Mais it n'est 
pas facile de comprendre ce que pouvait 
signilier cette epilhete. Didyme [Scholies 
V) : xtve; uiv datpoxeptoOev oiovel xscpa- 
).d; eyovxa. atiEivov St xaxd itapdOeaiv 
dvayivtosxEiv, dp.oi xdpn, nepi xfjv xe- 
ipaXyjv. — Les deux on trois pretendues 
explications de d|j.cpixapr] qu'on lit dans les 
Scholies justiiient p.u I litcmtiu cette con- 



clusion. Sans doute l'hyperbole de Melan- 
thius est enorme; inais, comme le remar- 
quait un ancien, il y en a, dans le langa^e 
courant, qui ne sont pas beaucoup ruoins 
liors nature. Cette observation parait etre 
d'Herodien. Scholies B, H et Q : 6 u.ev 
'AcxaXwvixri; du.(iixapv) aipiXa id u.i- 
xpd imoKoc'.a. 6id xd; (3dffEi;, o ok 'Hpco- 
Siavo; du.91 xdpri, to; ei i'lsye, jejiio- 
p.Eva £7ti to xapT| xai xaTEpy_6[J.Eva ei; Ta; 
n),Eupd; o-uvTpiil/ouffiv ai Tc),Eupat. Oitep- 
6o).txw; Se elnev, w? et (fair] xi; oxi 7toX- 
).d; [jidsxiya? xaxexpii^ev 6 vaixo; xouSe. 
— Quelques-uus rapportaient daipt xdp?) 
a tx 7ta),aadu)V. Memes Scholies B, H 
et Q .• to; aOxwv xwv [3a).)6vx(ov E7ti xnv 
XE9a).r,v e/ovxwv xd; yelpot;, ottoxe (xeX- 
Xoiev dTCOTCE[X7reiv xax' auxoO. C'etait rem- 
jdacer une inviaisemblance par une autre 
invraisemblance, et ])lus grande encore ; 
car enfin l'escabeau lance a la tete peut 
bien attcindre le flanc, tandis qu'il est im- 
possible de lancer un escabeau en ayant 
les mains sur la tete. Encore si dfi^t xdpyj 
equivalait a d-no xt]; xeipaXTJ; ! Ce serait le 
telum librabat ab aure (£neide 1 IX, 416). 
Mais cette equivalence est une bypothese 
absurde. — -iE>.a pour otpEXaa, de ayi- 
).a;. Le sens du mot n'est pas douteux. 
Cependant les anciens en ont imagine un 
autre : coups de poing, ou plutot bour- 
rades. Scholies Q et V : xd UTCOTiooia, r) 
xot EvxivaY|j.axa xd 8uvdu.Eva o"9r;>,at, 
6 ecrxi xtv7]fiat. Cela serait ingenieux, si 
l'on pouvait faire concorder l'idee avec ce 
qui suit, et surtout avec l'excmple ff^sXa; 
e/Xoco'ev, XVIII, 394. La note queje viens 
de transciire est probablement de Didyme. 
Mais c'est la premiere des deux explica- 
tions qu'il preferait; car il dit, a propos 
de du.91 xdpY], apres avoir enumere toutes 
les opinions : nyila. Se xd (itxpd OnonoSia. 
232. IlXeupat d7toxpii^ouo-|. On a vu 
plus haut, a propos de du.<pi xdpr], l'ob- 
servation d'Herodien sur cette hyperbole. 
Didyme [Scholies V) avait fait avant He- 
rodien,a propos de l'expression elle-meme, 
une observation analogue : ejicpaxixto;, oxt 






t XVII J 



OAY22EIA2 P. 



'Qq cpaxo, xal 7iapicov Xa£ evGopsv acppaofyaiv 
tartar ou$£ fxiv £xto? a-apm-cou eGTutp&iijev, 
aXX' e'fAEv' (iijcpaXiwt; • 6 Se [Asp^p^ev 'OSuaasu?, 
v^e p.£Tai'^a? poitaAcp ex 6u[xov sXoito, 
7) np6<; y?jv iXaaEiE xapY) AfJicpouSt; dcdoaq. 
AXX' £U£TdX[i.v]a£, cppecrl S' iay^o- tov §s eruScoT/]? 
vaW £<ravTa i&bv, |/iya §' £u£aTo x£ipa<; dvacryc&v 

Nup.cpat xpvvvatai, xoupai Aw?, d'-moT' 'Ooutoeu? 



177 



235 



a! toutou irXeupai aTiotpi'^ouirt xa utio- 
uoota. Eustatlie dit quequelques-uns ccri- 
vaient TtXi-vpd;, et qu'ils faisaieat de o~q>s'Xa 
le sujet de ctTtoTptij/oucr!. Mais cetle lecon 
est inadmissible, car la syllabe finale de 
TtXeupdg est Iongue. 

233. Ai?. II ne faut pas prendre ce 
mot au propre. De quelque facon qu'on 
se figure le coup de pied porte par Melan- 
tbius, ce n'est pas son talon seul qui a 
frappe. Entendez Xa| de tout le dessous 
da pied. Melantbius leve la jambe, et 
frappe Ulysse du plat de sa cbaussure. 
Voila ce que dit Xd? (avec le talon). — 
'Aqjpa6'.r)r;iv , par irreflexion : folletnent. 

234. 'laxly depend de l*v9opEv, et 
'Oouaae'wi; est sous-entendu. — OOoi est 
dans le sens etymologique, comme s'il y 
avait a),).' otj. — Miv, lui : Ulysse. 

235. "E,u.ev(e) a pour sujet 'OovaoEu? 
sous-entendu. — 'O peut etre pris comme 
un title d'lionneur. On peut aussi le pren- 
dre pour une simple indication du sujet 
indication que precise ensuite le nom lui- 
meme d'Ulysse. 

236. 'He, utrum, si. — "PondXtj), du 
baton : d'un coup de baton. 

237. H, an 1 ou bien si. Ancienne va- 
nante,9). C'etait I'ortliograplie d'Herodien 
comme dans tous les exemples analogues. 

Bekker, Ameis et La Roclie ecrivent yj. 

Kapr), la tete (de Melantbius). — 'Au,<pov- 
ot? aetpac, sous-entendu aOtov : l'ayant 
souleve pres du sol, c'est-a-dire en le saisis- 
sant par le bas, par les pieds. — Ancienne 
variante, ap.cp'ouoa? epeCoa?. L'adverbe est 
constate par la note prosodique d'Hero- 
dien {Scholies H) : t6 7) to SeOxepov Tcspi- 
o-TtauTEov. to b~k &u.(»ouois 6?uvetoi (o; 
Xtxpupi;. Cet adverbe a exactement le 
meme sens que dncp' oSSac Eustatlie : to 
au.9ou8i; ouoev Sicufipti toO du. ? ' ou- 
nce; 7tXr]v to; ooito e7»pp*]u.d | aTlv SxtiBsv 

ODYSSIiE. 



240 

napay_8ev. Mais iadaaz, soit avec dpiip'ou- 
Sac, son avec du.qjouSi;, n'est pas une le- 
con satisfaisante; car ily aurait tautologie et 
affaiblissement d 'expression. Eustatlie : Xe- 
TEi oz au.<pou8ic; ipeioai to mpo; Tjj 
Yfl p'+ai, xai I cm tcoitov T(p 7tp6; yrjv 
E X aerai, Aussi epEiua; a-t-il ete rejete par 
Didyme {Scholies M) : ypdye dei'pac. En 
effet,la vulgate s'explique mieux. Eustatbe: 
ri £e ypdjpEtai deipa?, etn av 6 vou; 
toiouto;- w; ESouXevcraTo 'Oouo-aEu;, f[ 
dvs'Xoi tov xaxov, J) aEtpa? dp-^ouoii;, 
TOUTEOTIV ex f*];, Tipo; yr.v a58t; £>daE[£ 
Trjv exeivGu xE9aXiiv. De cette facon tout 
se suit parfaitement. — Cependant quel- 
ques-uns ne voyaient, dans au^ouoi':, 
qu'une dependance de wpo; y^v son syno- 
nyme. Eustatlie: y) y.al SXXo);, de£po 5 (3a/| 
T^v xapaX^v 7ip6; y^jv du.!pouSi; , xaTa 
(J.t'av ducpoiv tmv Xe'Uojv ex itapaXX^Xou 
evvoiav. — Botbe trouve detestables toutes 
ces explications, et il regarde le texte 
comme altere. II propose de lire du. ? ' od- 
°"( l ) : « Dubitabat Ulysses, occideretne sce- 
■• lus istud hominis, an prostrati caput au- 
■> ribus arreptum solo infligeret. » Cela est 
ingenieux sans doute, mais bien force. 

238. 'JETceToXu,r ( o-e, il se resigna. — tl) p£ - 
oi, dans I'esprit : interieurement. — "Eaye- 
to, il se contint. — Tov, lui : Melantbius. 

239. Ms'ya 8' eu?aTO, et il fit une priere 
a haute voix. 

240. Nu^ai xpn]vaTai, Kymphes des 
fontaines. — On discutait, cbez les anciens 
pour savoir si Eumee s'adresse a ces Nym- 
phes en qualite de paysan, ou a cause du 
lieu oti il se trouve. Scholies H, Q et V : 
*«««« mpoeitixeTai *5xot xaSa dypoTzo; 
eotiv, % oil t6te t-^v xpiiv^v jtpo^ei. C'est 
la derniere explication qui est la nieilleure. 
Didyme {Scholies H) : irposipriTai yip &i 
im xpTivr.v dfixovro (vers 205). 

240-242. Eitcot' 'Oi\iaat<ii.... Ces vers 
n — 12 



■ 

1 



m 



■ 



* 



■k 



I 



■ 



178 



OAY22EIA2 P. 



[XVII] 



u[jl[jl ? lid pjpf IxTje, xaXtfyac irfovi $7)[xco, 
dpvcov ^o 1 epfcpcov, xd§£ (jloi xpTjvyvax ^Xotop, 
d>c eXOot piv xeivoc avvjp, dydyoi Se £ £ai[/.cov ■ 
xto xe toi dyXafat; ye Stacrxeodttxetev airaaag, 
xac vuv OSpi&ov <pop£ei<;, dXaXr^svoc atei 
acxu xdx'* auxdp fr?jXa x<xxgI cpOetpouct vop-vje^. 

Tov B 7 auT£ Tcpodeetire MeXdvGios ? atiroXo^ atycov ' 
T & itdrcot, olov &wce xutov oXocpwta eioc6$' 

xdv TOx' £yWV £TCL V7]0£ £iJCG£X[i.OtO (/.eXatVT)? 

a<;a) tyjX' '.lOaxr^j i'va [xot [3(oxov iroXuv aXcpot. 
At yap TYjXe[xa^ov [SaXot dpyupoxoHo? 'AtoXXcov 
(77]fji£pov £v p-eydpots, '?i uto [xvYjCT^pai SafxeiY] , 
wc 'OSucr/jf y£ ttjXoO ducoXeTo voVut^ov YJp.ap. 

tv Q^ £mwv xoug [i.£V Xi'tov auxou *^xa xidvxac 
auxdp 6 (3yj ? [j.dXa 8' coxa odious ixavev dvaxxo^. 
Auitxa o' efao) lev, fxexd §£ [/.vvjaxr^pai xaGt^sv, 
dvxtov Eupup.d^ou* xov yap (ptXeecrxe pidXicrxa. 



245 



250 



255 



rappellent les paroles de Cbryses, Iliade, 
I, 39-41. Voyez les notes sur ce passage. 
Voyez aussi les imitations de \ ii , gile > 
tineide, IX, 406-407 et XII, 778. 

243. *Q; eXOou... Explication de iooe 
esXotop. — Ksivo; dv7)p, ce noble beros. 

244. To), par la, c'est-a-dire aussitot 
qu'il serait de retour. — Toi, a toi. Eumee 
s'adresse maintenunt a Melautbius. II va 
justifier l'expression du poete (vers 239), 
vetxEcr' eadvia tfiwv. — 9 Ay\td&£ t Justus, 
les pretentions insolcntes. Didyme (Scho- 
lies V) : Tout; xaXXu)7UO"u,ou;. — Melan- 
tbius se regardait corame 1'egal des pre- 
tendants, puree qu'il etait aduiis dans leur 
soeiete. II etait particulierement protege 
par Eurymaque. Voyez plus bas, vers 
256-260. "Nous indiquerons, a propos du 
vers 357, la cause de Inflection du jeune 
prctendant pour le chevrier. 

246, Kdx' a un accent a cause de la 
place qu'il occupe. Herodien (Scholies H) : 
et xai cuvaXotcf-vj , Ofxtoc Suvaxai ava- 
GTpecpEaOat Bid xi\v avditauciv. Lebrs, 
dans les Questions epiques, p. 76 : « Seinel 
« anastroplien passa est prxpositio de- 
« curtata. » — Avxdp, et puis, c'eBt-a-dire 



pendant que tu fais le fanfaron dans la 
ville. Didyme (Scholies H) : troO yap 6v- 
tq; woe, o foiXoucri 7ioto0<7iv oi UTCO G&. 
— MtjXoi, les troupeaux : tes cbevres. 
Eustatbe : xd iinb o~£ 6pE|jiu,axa, Ta; alya; 
OYlXaOTq . Didyme (Scholies H) : to Se 
liYJXa ^uv piovw; to; alyac- — 4»6ei- 
poucri. C'est la consequence du defaut de 
soins, et aussi peut-etre celle d'exces ana- 
logues aux deportements dont parle Vir- 
gile, Eglogues, III, 5 : « Hie alienus oves 
« custos bis inulget in bora. » 

248. 'O/.Ocpwia. Voyez la note du vers 
IV, 410. 

250. "Iva.... dXcpoi, afin qu'il rapporte. 
Ajoutez : vu le prix que je le vendrai. 

251. BdXot.... 'AtcoXXojv. II soubaite 
que Telemaque meure de mort subite. 
Voyez la note du vers III, 280. 

263. e ii;, aussi sur que. Voyez, IX, 625, 
le memeemploi de 6iC. 

254. Autou, la-m£me, e'est-a-dire pres 
de la funtaine. 

255. "AvolktoCj du roi : d'Ulysse. 

266. KaOiUv, il s'asseyait : il alia s'as- 
seoir. Scholies V : exafeE^eTO. 

257, 'Avti'ov Eupufj-axouj en face d'Eu- 






[XVII] 



OAT22EIA5; P. 



Tco Tiapa piv xp£icov ptoipav Oifcrav o! ttoveovto ■ 
crcov 8' a$oh) Tafju'y) itap^GYjxe cpspoucra 
e%£vat. Ayj^oXov S' 'Oougeuc; xal Sfo? u^opSo? 
aTiQT-/jv Ipp^vw" rcpl & acptac; yjXuO' uoy) 
<pdp(/.iyyo<; yXa<puprj<r ava yap gym PaXXex' <*£$eiv 
*-/](j.iog ■ auTap 6 x el ?k eXcbv Ttpoff&tue <7uSwty]v • 

ES|W, yj p.aXa 8y) -rack Scofxaxa xaX' 'O8i)(r?jo<; • 
p£ia 8' aptyvcor' eVrf xal £v toXXoicjiv iSiaQea. 
E£ £T£pcov £T£p' £c-c(v ■ lit^<nw)Tat o£ 01 auXr) 



179 



£60 



265 



rymaque : a la meme tal)le qu'Euryma- 
quc. — Tov.Iui : Melanthius. — <InX££ax£ 
a pour sujet EOpufiayo; sous-entendu. La 
cause de cette affection extraordinaire 
d'Eurymaque pour Melanthius, c'est que 
Melantho, steur de Melanthius, etait la 
maltresse d'Eurymaque. Sc/iolies Q : £jr£t 
TV 48sX^ ooitoG eu.iyvvrro ftUXavOoi. 
Voyez le vers XVIII, 325. 

258. Ilapd, vulgo Ttdpa. II vaut mieux 
joindre la preposition au verbe 6Ecjav, que 
de lui donner Tip pour complement. — O'i 
tioveovto, ceux qui travaillaient : les gens 
de service. 

269. Sitov.... Repetition du vers I, 139. 

260. "E5(j.£vac, comme uiaTE EGu.Evai. 
— 'Avyiu,o),ov, proche : a peu de distance 
du palais. 

261. As est explicatif, et il equivaut a 
yap. Didyme (Scholies H) : nepe Se 
CT?Ea;, avti xoO, Ttspi yap o-ipea<;, 
i'va toO cravat <paivr]Tai -fj aixia. 

262. Xva doit etre joint a [JdXXsTO : 
dvEgdXXETO , preludait. Voyez le vers I , 
155. — 2jio-i, pour eux : pour les pre- 
tendants. 

263. <0, lui : Ulysse. 

264. TetOE, sous-entendu eo-ti : voila. 

265. A(e'), car. Voyez plus haut la note 
du vers 261. — '£ v TtoXXoiaiv, sous-en- 
tendu ocojiaai. 

266. 'E5 ^TEptov Step' eaTiv, c'est-a-dire 
?TEpa 8uu.aTa e^eutiv ETEpwv : des inai- 
sons sortent d'autres maisons. — Ceci peut 
s'entendre de deux facons : ce sont plu- 
sieurs maisons 1'une sur l'autre, c'est-a-dire 
cette maison a plusieurs etages; ce sont 
plusieurs maisous qui se tienuent, et dont 
l'ensemhle forme un immense edifice. La 
premiere explication est celle que donnent 



les anciens.et qu'ont adoptee presque tous 
les modernes. Didyme (Scholies V) : Side 

TOUTtOV pOUAETat 6'r)XouV to; OU (XOVOffTE- 

yojv twv paaiXEtwv ovtum, dXXd tic/Xuote- 
ywv. Les maisons ordinaires n'avaient qu'un 
rez-de-chaussee. Scholies B etQ: xat'dxpi- 
Seiav to ETEpa Sid to oiatEya eivai w; 
u.ovcffTc'yu)v ovtwv Tuiv ioiumxujv oixr]- 
u.dx<<>v. Eustathe : ej; ETEpwv EtEpd estiv 
oErjTiv oO u.ov6iTEya,dXX'im£ptua (voyez 
I, 328, 362, etc.), o7ioioi xat ol 7tp6 
ppay.eiov \ity-r\ioi oou.01 too NEaxopoq 
(voyez plus haut, vers 1 10). — Quelqucs- 
uns croyaient que le palais etait a trois 
toils, c'est-a-dire avait deux etages au- 
dessus du rez-de-chaussee. Scholies V : 
oruovoTi Tpicxeyoi dai. lis etaient dans 
l'erreur. Bothe : <. Neque enim novit Ho- 
« merus S6u.ou; TpioTEyou?. » En effet, 
Homere ne parle jamais que de Vhy- 
peroion, c'est-a-dire d'un premier etage 
unique. — Fa;si et Ameis entendeut e? 
eteouv STEpa dans le sens de l'etendue 
l'un et l'autre rappelaut les OaXauoi de la 
cour, dependances du hitiment principal. 
Voyez les vers I, 425-426. Ameis renvoie 
aussi au vers III, :399, oil il s'agit du 
portique dc Nestor, et au vers XXII, 442, 
ou Ton revient aux dependances du palais 
d'Ulysse. Je ne vois pas pourquoi nous 
n'admettrious pas lout a la fois et cette 
explication et celle des anciens. Ulysse ad- 
mirerait en meme temps et I'immensite dc 
son palais et la hauteur du corps de bati- 
ment principal. — 'J£jtT|axT)Tat, de 1-n.a.- 
ctxeco : a ete soigneusement ornee, c'est-a- 
dire est parfaitement munie, est entouree 
de toutes parts. Didyme [Scholies Q et V) : 
net' ETtiu-EXeia; Giax£x6au./)Tai. — Oi sc 
rapporte au palais, et non point a Ulysse. 






i 



TF* 



1 



w 



180 



OAY22EIA2 P. 



[XVII] 



Tofyco xai Gpiyxoicri, Gupai 8' euepx^e? eJctv 
8ixXi'8e? - oux av t£<; jjllv avrjp OitepoirXfeffaiTO. 
riyvtocxco 8' 6'xt itoXXol £v auTW 8aTxa T^Gevxai 
av8p£?' eitel xvi'try) piv Iv/jVoGev, ev 0£ te cpop[j.iy<; 
y)uu£t, T|V apa oatxi Oeoi icofyjoav £Ta(prjv. 

Tov 8' aua[A£t€d[j.s.vo? Ttpoc-^cp"/)? , Etffjiaie auSwTa' 
'Pa' Eyvto? , lltel cj8e Ta t' aXXa Tt£p eg-<t' avov^fjiwv. 
XXX' ays 8y] <ppa'(u>a£Q', 6'tko? eVrai Ta8s spya. 
'He (7u upco-co*; eaeXGs Sdp.oui; sCtvaisTaovxas, 
8'jcteo 8s fJivY]<m]pas , syco 8' uTioXst\j;ofj(.ai auTou* 
£1 8' eOsXeI?, £Tl([J.£lVOV , £yw 8' Eip.1 TipoTiap&iQEV. 



270 



275 



■ 



L'accord irpo; xd av)u.aiv6[Ji£Vov est motive 
par 1'idee comprise dans Siop.axa, ct qui 
est 86u.o;. Voyez le vers X ; 212 et la note 
sur ce vers. 

267. Toiy_w xai GptyxoTai , d'un raur 
et de chaperons , c'est-a-dire d'un mur 
avec son couronnement. Scholies B et Q : 
Tot? fazi xoiv toiyJiov dxav6tooeoi rcepi- 
ippayu-acytv eu 7](T?a/Lcrp:EV0L;. ScholiesM: 
dfTXEyaarov xi TrepLcppayjxa Tipo xu>v cl- 
X7i[j.dxu>v. Je croirais volontiers que xoiyw 
xai Gpiyxotffi est un ev 6ta ouotv, et, d'a- 
pres le sens de Opiyxoco (XIV, Id), signifie 
simplement, d } un mur d? enceinte. Mais rien 
n'empeche que ce mur fut couronne d'une 
sorte de creneaux. — Oupat. II s'iigit des 
portes de la cour. — EuepxisCi vulgo 
euepyes;;. Les anciens admettaient les deux 
lecons. Didyme [Scholies V) : euEpxeec, 
d<7<paXeT<;- et Se euepYEs;, xsc).<o; elp- 
yaauivai. Eustathe : 6upoti 6' euepxseq ^ 
suEpyee; eicriv. Mais 1'epithete euepxee; 
s'applique mieux a la porte d'une cour. 

268. Miv, corarae ot plus haul (vers 266;, 
se rapporte au palais. Scholies H : auxd 
to Sujaa. On peut, si Ton vent, rappor- 
ter [xtv a auXrj, ce qui revient au merae; 
car on ne forcerait la cour que pour s'em- 
parer du pulais. — TTCepo-nXio-o-aixo equi- 
vaut a vtxr,(7Ei£v, ou, comme dit Lelirs, a 
vixyjtei£ xoT; oizlon;. Le palais est impre- 
nable. C'est l'explication d'Aristarque. 
Apollonius : 3 Apiaxap;(o<; a7ioStoa)<ri v 1x7]- 
cteiev. — D'autres anciens entendaicnt, 
par OrceptmXcffffaiTO, un sentiment de me- 
pris,et par consequent faisaient de Phorame 
dont il s'agit un adinirateur du palais; car 



ne point mepriser, en style homerique, c'est 
grandemenl estimer. Cette interpretation 
a ete adoptee par Buttmann et par plu- 
sieurs modernes. Peut-etre celle d'Aristar- 
que etd'Apollouius cxagere-t-elle leschoses. 
Le palais n'etait pas une forteresse propre- 
inent due. C'etait uDe habitation bien en- 
close et a l'abri d'un coup de main. 
Didyme (ScholiesY) reduit a cette mesure 
son inexpugnabilite, et semble d'ailleurs 
preferer Interpretation morale ". ^toi 
&7i&pYi(pavY}<TEi, ii euy w £paJc eiii6ouXeua£i. 

269. 'Ev auTai, Ici il est impossible 
d'expliquer autrement que par £v xoT? 6tt>- 
jxatri. — Tiflevxai. Anciennc variante, 7ie- 
vovxat. 

270. 'EvtjvoQev, vulgo dv^voOev. Ce 
n'est qu'une difference d'ortbograpbe. Di- 
dyme [Scholies H) : 'ApiffTap^o; evY|vo- 
Oev, al 6e xotvai dvY)vo6ev. Le sens 
est le meme. Didyme (Scholies H et V) : 
dvepyexaL. 

271. Aaixi..., £xatp7]V. Voyez le vers 
VIII, 90. 

272. Tov.... Voyez le vers XIII, BS et 
la note sur ce vers. 

273. e P£T(a), facilement, c'est-a-dire sans 
peine d'aucune sorte. 

274. jVXX' dye 6rj Ce vers est em- 

prunte presque textuellement a Vlliade 1 
XIV, 61. 

276. Auo-eo 8e p.VY]OTYipac, et penetre 
parmi les pretendants. Didyme [Scholies 
H) : eiaeXGe. — Auxou, adverbe : ici. 

277. Ei 5' eQeXeu; (mais si tu veux) equi- 
vaut a 7], ou bien, et correspond a yje du 
vers 275. — EI(Xi 7tpo7;dpoi6ev, je mar- 




■ I 



n 



[XVII] OAT22EIA2 P. 

MyjSe cry StjGuveiv, \x't\ lie, a' exTocOe vo^cra? 
v] (3aX-/) 7] sXaa-/] ' xa Se ere cppd'(£c;0ai avcoya. 

Tov 8' ^(A£^£T'eTCna -rroXuxXa? Sto;; 'oSucffetJ? ' 
riyvcocxco, <ppoV£co - xdy£ Sy] volovu xeXeuei?. 
'A XX' £pX £U TtpoTtdpotfkv, £yco S' fcuoXE^Oftai auxou. 
Ou yap Tt 7iX-/;y£cov doar^cov o0§£ poXacov • 
xoXp^is fxot Gup.6?, Itce! xaxa iroXXa itsitovOa 
xijfxadt xai Tzo\£[j.i<y (X£xd xai xdSe xoicrt yEvifjQto. 
TacrT^pa §' ouraos eVxtv airoxpu^at fj.E|j.a'Jtav , 
oOXofXEvrjv, 7} raXXa xdx' avOpwiroict SfScocriv • 
T% Ivexev xai VYJer; £u£uyoi oTiXf(ovxat 
irovxov eV dxp'Jy£xov, xaxa $ug[j.ivuggi cplooucrat. 



181 



280 



285 



cberai devant. — Didyme (Scholies H) fait 
remarquer que itpoTidpoiSe est tant6t ad- 
verse de lieu, tantot adverbe Je temps. 
Ici it est adverbe de lieu. 

278. Ar,8uvEcv, l'infinitif dans le sens de 
l'imperatif. Bathe : « Negat rnorandum 
« esse, utrumvis korum cunsiliorum placeat 
o Ulyssi. .» 

279. BdXr) et EXdar] contiennent tous 
deux l'idee de flapper; mais le premier 
signifie frapper de loin, et le second flap- 
per de pres. Eumee craint les projectiles 
on les coups de poing et les coups de pied 
qui pourraient accueillir le vieillard. — La 
traduction de i\6.vq par /jellat n'est point 
exaote, du moins ici. C'est ce que prouve 
le mot 7t),r,Y£ti)v, vers 283. — Tot, ces clio- 
ses : ce que je te dis la. 

280. Fiyv<i>o"x<t>,... Repetition du vers 
193. Voyez la note du vers XVI, 136. 

281 . IlpoTtdpotOiV, comme au vers 277. 
— AOtoO, comme au vers 276. 

283. nXrjyE'wv, dissyllabe par synizese. 
Ce mot correspond a sXdtnj, et il designs 

les coups de poing et les coups de pied. 

'Aoar,u.u>v , sous-entendu b!|11. Scholies H : 
).Ei7tEi to eiu.i. — BoXdtov correspond a 
piXfl. II s'agit de coups lances a l'aide de 
projectiles quelconques. 

284. To),u.r]Ei;, endurant : capable de 
tout supporter. Scholies Q: uitou.ovvi'nxoc. 

285. K0u.ccon — Voyez le vers V 224 
et la note sur ce vers. 

286. rWiEpot, l'estomac : le besoin de 
manger. — 'A7toy.puij;ai , d'avoir cache : 
de ne pas laisser paraitrc. Scholies B : 



ixve^e'Xeyxtov Ttoivjaai. EpipaivEi yap £au- 
ttjv. — MEU,a\jTav, faisant effort, e'est- 
a-dire quand il veut se satisfaire. 

287. Ou>ou.Evrjv,... Ce n'est pas le seul 
passage de YOilyssee on Homere medise 
en forme de l'estomac. Scholies Q ■ cruv- 
rfitac xaxifci trjv yacrtEpa , u>; xai dv 
toutoi; • dXX' evex' oOXou.e'vt|; ya- 
o-Tpo; (XV, 344)- dXXd u.e yao-TT)p 
orpOvEi xaxospyo; (XVIII, 53-54)- 
out' ap ti o-TUyepri ivti yao-rept 
(VII, 216). D'autres out fait de memc. Eu- 
ri|iide, cite par Clement d'Aleiandrie : 
vixd oe XP Bilx r l » v taxti.- t' 6Xouu.eV<] rao 
Tiip, as fjc, or\ r.a-j-rct. ytyvexai xaxa. Se- 
neque, Briiveti de la vie, XVIII : ., Cum 
« ventre bumano tibi negotium est; ncc 
« rationem palitur, nee a-quitate mitigalur, 
« nee ulla piece flectitur populus esuriens. » 

288. Nrjs;. D'apres ce qui suit, il s'agit 
de la piraterie, et non du commerce legi- 
time. Eustathe : TtEipaxixai GY]Xa<5rj au- 
Tai.... ib yap i\ipwc, vauTiX),Ea6ai oux 
dv eiri iJ/exte'ov, xard xoivwviav avOpai- 
Ttivviv Jjuvorj8ev. 

289. Auo"U.EvE£a(Tt , aux ennerais, e'est- 
ii-dire a tous ceux qui ne sont point des 
amis. Voyez les vers III, 72-74 et XIV, 
85-87, et particulitrement les expressions 
xaxov dX),o3a7TOCG"i 9EpovTE(; et oI't' E7it 
ya£r,i; aXXotpirj; paiaiv. Tout etranger etait 
un ennemi, et pouvait etre traite comme 
tel. En latin meme hosjies et hostis out ete 
primitiveraent synonymes. < — c^spouaat. 
Ancicnne variante : tpyTEuerai, e'est-a-dire 
wute 9ut£uaai. 



n 

I 

■ 






1S2 



OAV22EIA2 P. 



HI 

I 



m 



. 



I 



lQ« ot [xiv TOtauxa tzpoc; iXkr^ouq dyo'peuov 
av Se xtfwv xe<paXljv te xai ouaxa xeffAevo? 2ayev, 
A ?yo;, 'OSbowjos TaXaafypova;, 6'v pa tot' aiixoc 
0p% f^v, odS' dTto'vyjTo ■ uapo? S» ei ? "iXtov fp-^v 
w/eto. Tdv Si irdpotGEv dtyfvEOTWV ve'oi avSpes 
atya; eV dypoTEpas VjSs irpdxa? -qoi Aaywour; ■ 

&] TOTE XEf-' dTOQcC-TO?, aTOl£O[jliv0lO dvaXTO?, 

£v toAAyj x&rpcp, fj ol itpoudpotOe Gupdwv 
%i<Svwv te pofiv T£ at; xe>ut\ 6' ? p' «v optsv 
%ws<; 'Oou<7<r?jo<; TEfjievo; [AEya xwrpTfaovte?. 



(XVIII 

290 



295 



290. 'He. oi u.ev.... Vers plusieurs fois 
repete. Voyez plus haut la note du vers 1 66. 
291 ■ "Av doit etre joint a eo/ev : avEd Z E, 
dressa. Le cliien a reconnu instantanement 
son maitre. — Ici les enstatiques n'nnt pas 
manque de crier a l'invraisemblanee : • Le 
maitre n'est pas reconnaissable ; le chien 
derrait etre mort depuis longtemps. ., Les 
lytiques repondaient que ce n'est point 
par le sens de la vue qu'Argus reconnait 
son maitre, et qu'un chien vit „u peu t 
vivre plus de vingt ans. Didyme {Schnties 
V) : 7TOJ5 t6v u.ETa[tEu.r)p<p[ouivov ETTiyi- 
viiaxEt; 6ti mxpa TOi{ dvepWTtou; xai 
t« tftova Jua u,attov avTi).au,6av£ T ai, 
xai ex Trj; 63U.TJ; oOtov etce'yvw. aXi.a. 
M-Eia tooaOra ettj to5 c |^ x o wv . 
AowtoteXyi? tpnai xesoapa xai eixoai 
?rjv It/i xuva. 

292. "Apyo;, apposition a xutov. Apres 
avoir dit, un chien, le poete n„m.ne ce 
clnen. Didyme (Scholies\ , : 5vou.a xuoiov 
tou 'OSuaasa); xuvo;. Cette note est su- 
perfine pour nous; mais rile ne Petait pas 
pour les lecteurs anciens , quand on ne 
distinguait pas les Litres en majuscules et 
minuscules. _ '05^0? TaWopovoj 
depend de xOwv. 

29-3. O06' airoviriTo, mais ne tira point 
profit (de Pavoir elcve). — a(e) est ex- 
plicatif, ct il equivaut a yip. 

294. napoiOev, auparavant, e'est-a-dire 
avant qu'il fit vieux. Scholia B : TtporE- 
pov Ttpo toO Yipiaai. — Quelques anciens 
prcnaient jr B poi9ev comme adverbe de 
lieu, et cntendaient par la le pays d'en 
face, le continent. Leur raison, e'est qu'il 
n'y avail point de lievres dans Pile d'ltha- 
que. Memes Scholia .• jj Ifj.-Kpoalily tijc 



IBaxri; el { ttiv riraipov. XaywA? yap o 
vivetcii £v 'I6axr,, oSo-te SijXov Sti et; T r,v 
fjiteipov ExuvriyeToyv. Cette explication 
suppose que Phliaque d'Homere est la 
vraie Ithaque dans tons ses details; mais 
cette supposition est inadmissible. Le poete 
parte de lievres parce qu'il s'agit de cliasse 
et de gibier, sans s'inquieter si ce qu'il 
dit manque ou non a la verite locale. Le 
lievre n'existe-l-il pas a pen pres partout? 

295. ripoxa;. Les anciens disputaient 
sur le sens propre du mot TCp 6$. Aristar- 
que en faisait un synonyrae de IXamo; 
(cerf). D'autres entendaient par ce mot un 
chevreuil, d'autres un daim, d'autres un 
faon de biclie. Les modernes ne sont pas 
plus d'accord que les anciens. Mais la 
question est sans importance aucune. 

296. Tote est dit par opposition a jta- 
poifJEv, et il equivaul a viv (maintenant) . 
— 'AitoBeaTo;, relegue a l'ecart : laisse la 
sans soins. Didyme [SeholUs H) : aw 66r,- 
toc, 4ventuiXj,T0;. — 'A7to 7 _o|XEvoeo ova- 
xto ; . Anc.enne variante, dctoiv.ou.Evou 'Oou- 
o-Y)o;. 

297. Ot (pour lui) indique seulement 
que le chien e n avail profit*, ,„ rame si 
c etait on lit qu'on lui eftt fait cxpies _ 
0"P«mv. II s'agit de la porta! de la conr 
Voyez plus hint, vers 267, la note sur 
uupai. 

_ 298. 'Hu.t6vwv et gowv se rapportent 
a xoTtpu). — "0 ? p(a), en attendant que. 
— "AyoiEv, sous-entendu xonpov. 

299. Tejievo;, le domaine cnltive • les 
terres de labour. Le mot T £>Evo ? a d'or- 
dmaire un sens religieux ; ou, quand il de- 
signe un domaine prive, il s'appliquc aux 
terra.ns de toute nature. Voyez Vlliade 




LW 



[XVII] OAY22EIA2 P. 183 

'EvOa x'jtov xeix' "Apyoc , evfaXeio? xuvopatox£'tov. 300 

Av) T(;T£ y', w? £vo't]<7£v 'oSui7(7£a £yyu<; £t>vxa, 

oup-?j piv p' 6'y' £C7]V£ xai ouaxa xa6£aA£V a^cpco, 

aacov §' ouxeV Iue'.xoc §uv7]caxo olo avaxxo? 

tkOly.iv auxap 6 vttapiv tStov a7ro[J.op^axo Saxpu, 

pela XaGcov Efi[xatov, acpap 8' ipeefvexo fxuOar 305 

EujjLai', 7] p.aXa Oaujxa, xucov $Se xeix' evl xdiipw. 
KaXo? piv §£fjia; ecjxiv, axap xo'Se y' ou otc^oc o?Sa, 
•^ Srj xod xa^uc; i'crxE Gietv eul elfSei xwOe, 
: q auxco?, olof xe xpaite^et; x>jv£<; dvdpcov 



VI, (93-194. C'est pour cela qu'on lit ici, 
dans les Scholies B : xaTay_prio-Tiy.(7J; oe 
TEpsvoi; to x w P'<™. — KoTrpriaovTEi;, 
pour fumer. Scholies B : xoixpEUo-ov- 
T6{, xorcpov xrj y-7j etii6(x),>.ovtec. La 
vulgate xOTrpiffcovTet; n'est probablement 
qu'unc faute d'iotacisme, bien que rien 
n'empeclie d'atlmettre les deux formes xo- 
7tpEO> et xOTipiJo). Quant a la lecon d'Apol- 
lonius, x07rpio"avTE; , elle serait absolu- 
raent inexplicable. 

300. KuvopaiCTTs'wv. Les deux dernie- 
res syllabes du mot comptent pour une 
seule, comme s'il y avait xuvopaiaTiiiv. — 
II ne faat pas confondre le x'JvopatTTyit;, 
qui est un pou, avec la xuvdu.uia ou 
xuv6u.uia, qui est un insecte aile. Scholies 
M et Q : eviot u.ev xuvo u.u iiiv, 'Api- 
CTa PX rj ? ^e Ttov xpoTtivwv. Eustathe : 
xuvopaisTai 81' £w; ^u3, xaxd te 9O- 
aiv xai Sta piipov, oi too; xuvas ^aiov- 
te;. e£ ou xaxd oidXuacv xai 7tapayio- 
Y'iv to fai^Eiv yivsTat, dp' ou xai 
6uu.opaio-Tr](; (Iliade, XIII, 544; XVI, 
4I4 ; etc.) ava^oyw; xii xuvo pa'to-Tri?. 
/.EyovTai Se outoi xai xpoTMVE; Tiapa xoi; 
ucrTEpov. Apollonius semble adraettre in- 
difleremment les deux explications : xuvo- 
paioTEiov im tou 'OSuatfEO); xuvo;, 0; 
Exa),EiTo "Apyo;. toutou; 0' ol u.ev tou? 
xpoTwva;, airo tou xou; xuva; paisiv, 
6 euri ^Oeioeiv ol os xd; iEyopiva; xu- 
vao.uiac. twv dixaj Eip:r]u.Evo)v. Mais t'est 
Aristote en personne qui a fooroi la pre- 
miere explication, celle que preferait Aris- 
tarque. Histoire des animaux. V, xxv 2 : 
ev 6e TOT; xuoiv oi xa).ouu.Evot YtyvoVTai 
xuvopaio-Tai. Le paragrapbe oil on lit 
cela est consacre aux diverses especes de 



poux, et non pas aux insectes ailes. On le 
devinerait d'ailleurs, a Texpression yivvov- 
Tai, qui serait absurde, appliquee a des 
mouches. Mais Aristote ajonte aussitAt : 
TldvTE; 5e 01 cpOEips; ^v toI; £/_OUO"tV it 
auTtov ylyvovTat xtov E^waiv. Peu importc 
que cette doctrine soit vraie ou n(»n ; ii 
nous soffit qu'on voie ce qu'etaient pour 
Aristote les xuvopaictai d'Homere. 

802. Ka66aX£v. Bekkcr, Ameis et La 
Rocbe, xdp.€aXEv. Voyez la note du vers 
VI, 472. 

303. Ouxet(i) 3uvv|G"aTO, il ne put 

plus : il manqua de force pour. Ce pauvre 
cliien est expiraut. et va ineme rendre son 
dernier souffle. 

304. 'O, lui : Ulysse. — Noacpiv !5o)V, 
ayant regarde de cote : ayant detourne 
la tete. 

305. Psta ),aOojv Euuatov. Botbe : « Fa- 
« cile Ulysses lacriiuans latuit Eumreum, 
u viruui simplicein et bonum, quales minus 
« alios observant quam maligni et callidi » 
— 'EpesiveTO. — Ancienne variante, eps- 
EivaTO. 

306. 0ao[j.a (tbose etrange) eqnivaut 
a 6auu.d^to oxi , je m'etonne que. Ulysse 
est cboque de l'abandon deplorable ou on 
laisse le chien. 

307. Aspa;. Voyez, X, 240, la note sur 
ce mot. 

308. *H, vulgo gl, mauvaise correction 
byzantine. L'alternative si ou si est tou- 
jours marquee, chez Homere, par la repe- 
tition de y\ ou v]e, — 'En(, outre. 

309. *H. Bekker, Ameis et La Rocbe, r\, 
orthograpbe d'Herodicu. — Auto);, sous- 
entendu ectxe, equivaut a xotouio; 7)v. Si 
Ton met une virgule apies auTto:, il fant 









^ 



pMMflH 



^M mwi 



: 
■ 



■ 



m 



184 0AT22EIA2 P. 

T'Yvovt , d Y Xa^ S'sWev xo^ouatv avaxxs,. 

Kai Xitjv avSpo? ye xtftov 6'Se tvjXe Gavo'vxo? 
El TOtcfcS' eft] ^aiv Sffxac 7]& xai Ipya, 
oirfv fAtv Tpofyvk xi&v xaTe'Xenrev 'oSuaa £ 6 C 
ortfrf *£ ^ ffa i ^ v TaxUT9JTa xa j ^^ 
Ou ^ yap Tl ^ y£(7X£ p a0£ ^ ? p iv0£ffw 
xvcoSaXov, fe, fco- xai Xjy^ y a? TOp ^ 
vuv 6 r X£Tat xax^xr *va$ & j d'XXoGt Ttarp^ 



[XVII] 

310 



315 



expliquer ce mot en Iui-meme ; et c'est ce 
que faisaient quelques anciens. Sclwlies B ■ 
SirXfi« xai 6; Sruxe. Ulysse dirait alors • 
ou b,en S1 c'etait un chiea quelconque 
un cluen sans merite. Le sens reste abac-! 
lumrnt le meme; car cette idee est neces- 
sa.rement comprise dans toioOto? lo£ 
TejiyyovT( a O xuvc; TpaTteCrje? dvSpciv, 
pmsquon n'aime ces chiens-la que par 
caprice. 

310. 5 Ay).airK, selon quelques anciens, 
se rapporterait aux cbiens. Sclwlies V • 
xaUovnc II vaut mieux le rapporter aux 
maitres. C'est un genre de luxe et d'osten- 
tatmn. Sclwlies B et Q : u6afm y& ^ 
xaX>,toiri<Tu,ou. Voyez plus liaut, ve'rs o 44 
la note sur iyUtou;. - A(e') est explicatif! 
et ll equivaut a ydp. 

312. 'AvSp6 ?J sous-entendu »jv : appar- 
tena.t an hero.. Bothe : . iv8po; dixit 
« x<xt e$o OT v, hoc est, viri forhV viri 
« egreg.., Ulyssis. , _ Quelques editeurs 
ne mettent, apres 6av6 V T 0? , ni point ni 
virgule, et font une seule phrase des vers 
312-3)5. Us construisent : X ai Xl»v 6™- 
aocto x E atya..., £ ; gj, xSm/ ^ . 
6ayovT0<; et), To'i6<r8( e ).... olov 'Ooua- 
0*u«.... La ponctuation ordinaire donne 
quelque chose de plus vif et de pl us net 
3,i 0I ° V |«v.... Ou a vu, XVr, 289 
un vers presque identique. 

3(5. Ta Z o T ^ Ta xai ^ sousen _ 
tendu auroO, c'est-a-dire tov xuvo?. 

316. Bev6etriv, comme ev [3ev6e<t'i An- 
c.ennea variant™ , ! v to6ev et T<ip 9e5lv 

317. Kv(ioa)ov, l'animal sauvage.— Sui- 
vant Aristarque, le mot xvwoaXov signifie 
proprement un monstre marin. Sclwlies 
de H.candre {Thiriaques, vers 760) • oi 



faXaao* 'O^p 0c Ss fa* too jjepaaCou 

^yme^W^HetV,^^^^ 

piov Otto xuvffly 4^<rx6|xevov. Eustathe • 
Vx V Sk V ° V ™ Zepartov, TCa pa to 
*t xwwv ttfcrxwda.. o TE S. X ai iw ) 

r Mno " 6 iP fou - xveSaaovTo; £v dV, 
>ey£Toa <j X« l{ . II est absurde de sup! 
poser a U n meme mot deux etymologies 
■on Afferent™. - Le .not xv<iS a ).o v p H . 
ran etre pour x.vtooaXov, et se rattacher 
a Xl y Et o, ou, si l'„ n Teut; k , a racine 
contient l'idee de mouvement ■ xi C'est 
uue ep.thete qui s'applique a tons les aui- 
maux non domestiques, et qui est devenue 
leur nom commnn. C'est l'antithese de 
TtpoSarov, l'animal qui obeit a l'homme 
et marche devant lui. Le xvciSaXov est 
proprement l'animal en I.berte, maltre de 
lu.-meme et conrant a sa guise. _ Al ' 0lT0( 
de 8wp.a t dans le sens actif. Sclwlies B • 
5 1( o$ Ele ._Ancienne variante, Bo«o, lecon 
eMdemmcnt defectuenae. Le chien n'a pas 
Loom devo,r l'animal pour le suivre efle 
Nasser. Eustathe : T0 Si on, lSot TO 
xpsiTxov ? ao-i ypd 9 .=iv Sio lT o Kai 

yotp, et en effet. — "NvErrr — --'"" 
., . . j /.ve<ti.... irepunor), 

■ I connaissait superieurement par les tra 

ees, c*est-a-dire il ne perdait jamais la 

inste de la bc-te. Sclwlies B , „ lpWffa . 

9«*1 tj)^ aypav outoO oyi>.ovoTt. 

318. "EyeTai xaxotviTt, il est possede 

par la m.sere : il est en proie aux infir- 

nntes. Voyez, VIII, ^82, v 0v 5' fyoua, 

xocxoinTt xai dXy £(Jl . _ i, le datif" dans 

le sens du genitif, comme s il y avail au- 

too. C'est l'explica.iou antique. Les mo- 

dernes rapportent ot a o.Xcto, ou meme le 

regardent comme redondant. II n'est pas 



i 



L 



[XVII] 



OAY22EIA2 P. 



coXeto • tgv Se yuvatxss a.y.-q8h<; oO xof/iouctv. 
Ap-toE? 8', euV fiv p.r,x£x' £raxpaT£coo-tv avaXTe?, 
ouxsY etcit' sGsXoutnv £va(atp.a £pyd£ea6ai • 
'/ffxtatj yap t' ap£T% aroaivuTat Eupuoua Zeu<; 
avlpo?, £ut' av puv xata SouXiov rju.ap IXtjow. 

Q? Etuwv e?(7Y)X0e Sdaou? EtivaiETdcovTa^- 
Pvj §' t'6u? psydpoio fj.£ta p.V7jOTYJpa<; dyauo^j?. 
"Apyov §' ay xara jjLotp' gXafov fJtiXavos Oavaroio, 
ayx(x' iocSvt' 'oSuavja eeixootco EviauTto. 



185 



320 



325 



traduit dans l'Homere-Didot. — *AMo8i 
naTpnc, seorsum a jia/ria, loin de (sa) 
patrie. Ancienne variante, d»,o8i yai'r)!; 
(dans une contree etrangere). 

319. Tov, lui : le cliicn. — 'AxvjOe'e;, 
paresseuses. Aristarque (Scholies H) : ft t 

BueXtJ, OTl) TO dlXYl8e'E{ dvTl TOU (XU.E- 

Xeic, 9povTioa oO tiOeuevok. Le mot 
axriori; se prend quelqucfois en bonne 
]>art, et il a plusieurs significations fort 
differentes les unes des autres. De la cette 
note en apparence superfine. 

332. 'ApETY|q, d'apres ce qui precede, 
signifie simplement l'activite, le gout du 
travail. Autant l'liomme est actif quand il 
s'agit de son interet personnel, autant il 
est insouciant quand il s'agit de 1'interet 
d'un maltre. Didyrue [Scholies Q et V) : 
apE-rrj; • -cvjq Jxouti'ou 7ipo; ta ipya po- 
Trijc. Scholies B : apETTiv 9^01 tt,v dya- 
O'^v epyatriav xr,v u.£xa TrpoaipE'crEw; yi- 
vop.E'vriv. oi Se SouXot, xdv dyaBov ti 
upd?wrn toO SsaTtotou XE>,E'Jaav;o;, tjt- 
tov ETtaivEtot elo"l. — La premiere phrase 
de cette note est probablement une citation 
textuelle d'Aristarque, et j'aurais pu ecrire 
en tete, 1?] omlfi, on. Mais on n'est pas 
absolument sir qu'Aristarqne ait lu yap 
T apET-fj.-, et non ydp te voou. La Roche: 
« Id vero negari non potest, Platonern et 
« Athenaeum in Hornero suo scriptum re- 
« perisse yap te voou &7cau,efpeTai.... 
« avopdiVj oO; av orj. Librorum scripturam 
« Aristarcheam fuisse colligo ex silentio 
« scholiorum. » — La Vulgate est bien pre- 
ferable a la lecon de l'laton et d'Athenee; 
car elle a plus de nerf et de precision : 
voou est un terme vague; a7tou.Etp£Tai est 
faihle et tautologique apres iipaou, et 
avEpo; euV av [uv a un autre mouvement 



que dvoptov, oO? av S-r). Peut£tre Platon 
a-t-il cite de memoire, et Athenee s'est-il 
borne a transcrire Platon, sans recouiir 
au texte meme d'Homere. La citation du 
passage d'Homere est au livre V[ (p. 777) 
des Lois et au livre VI (18, p. 264) des 
Savants a table, 

323. Kara doit etre joint a eX^-jiv : 
xotOeXyi^i, xafteXig. 

328. Kara Dafiev, saisit. 

327. AOtix' lo"6vT(a), aussitot ayant 
yu : des qi.'il eut vu. — TStixoo-TIp 
EVta'Jxw, dans la vingtieme annee : au 
bout de presque vingt ans ecoules. Voyez 
plus haut la note du vers 58). — Du"as 
Montbel s'etonne de la haute admiration 
qu'exeite generalement l'episode de la 
mort d'Argus , et il penche a n'y voir 
qu'une interpolation. 11 aflirme que cet 
episode etait conteste cbez les anciens; 
mais c'est une affirmation gratuite car il 
ne cite que la chicane sur la metamorphose 
d'Ulysse et la longevite du chien, chicane 
qui avait pour but de dcprecier le genie 
d'Homere, et nullement de contester qu'il 
fit I'auteur du recit. Bothe, apres avoir 
cite l'opinion de Dugas Montbel, fait les 
reflexions suivantes : « Vix tarnen credi- 
« derim fuisse qui omnem hunc locum in- 
« ducerent, venustissimum prater versus 
« 296-3U0, quus uncinis inclusi, quippe 
11 fcedos et TauToXoyour, si contenderis 
« cum M6, 318 et 319. Quiinis sordibus 
u purgatis, vide quain apte canis Argi, .dim 
•• venatiei, agilitas opponatur torpori se- 
« nectutis, quo jam impeditur quominus 
« exsurgat obviamque eat domino ! Ipsutn 
« illud orj tote ingeminatum sine emphasi 
» manum piodit imitatoris inelegantis, 
« qui hunc pannum assuere eonatus est, 



i 



1 







A 



186 



OAT22EIA.2 P. 



[XVII 



Tov Se toXu Trpcoxo; I'Se T^X^a^o? 0£eei% 
sp^oLisvov xa-ra Sco^a ctuScottjv ■ coxa §' etcitoc 
veCJct' tn\ 61 xaXetxa? • 6 Se 7rauT^va<; eXe Sfrppov 
xe^evov, Iv6a te Scarpcx; £cp^£Q"x£ xpsa iroXXd 
oat^Evo? f/.v7)GTrjpcri So'fxov xaxa Saivuf/ivcntnv ■ 
tov xocte'Otjxe (pe'pcov irpo? TqXEjJufyoio Tpdrc'Cav 
av-rfov i'vOa S* dp' ocut6<; e^e^eto- tco S' dpa xyjpu^ 
[xoipav sXcbv irpoT^Et xavlou t' ex arcov defeat. 

kyX^ioXov Ss (jlet' auTOV &$6aexo Sco^ax' 'OSutoeOc , 
7:tcox_w XsuyaXitp IvaXfyxio? vjos -y-EpovTi, 
crxTjuTOfXEvo? • xd Ss Xuypd iccpl yjoi Ei'p.aTa foro. 
!(,£ o' E7U lieX^vou ouSou evtocjOe Gupdtov, 



330 



335 



« Homeri verbum gravissimum vuv 5' Iye- 
« tat xaxotriTi loquacitate faslidiosa Tta- 
« patppa^wv. »— Les cinq vers condamnes 
]>ar Bothe sont precisemeiit cenx sur les- 
quels nous avons le plus de temoignages 
antiques. Voyez plus haut les notes sur ce 
passage. Voyez aussi, dans Vlliade, la note 
du vers XVI, 747 sur T 7)9ea, ou le vers 299 
c,t textuellement cite dans une observation 
d'Aristarque. — Si l'on prat reprocl.er 
quelque chose au passage rejete par Bothe 
ce n'est pas de raanquer du caractere ho- 
merique, ce serait plutot d'etre homerique 
a l'exces. Mais cet exces n'en est un que 
pour nous, desllabitues du naif et de la 
verite simple. Le poete n'est pas moras 
digne de lui-meme dans ce tableau que 
dans tout le reste de l'episode. P'est Pope 
qui a raison quand il dit de l'episode sal- 
tier, et sans reserve aucune : « Je ne vois 
lira de plus beau ni de plus toucliant 
dans tout le poeme. » 

328. Tov Se 7toXu.... Appropriation du 
vers I, \ 13. 

329. 2u6wrv)v est une apposition expli- 
cative a tov. 

330. 'Em ol v.aUrsaz , sous-entendu 
k-jtov : l'ayant appele pres de lid. Quel- 
ques anciens ecrivaient im o\, joignant la 
preposition a veOo-(e), et rapportant le 
])ronom a Eunice. Scholies B : T0 o: e£?c, 
e-evsuctev aOtw e? 6v6u.aT 0? xaXEaac 
Mais le vers 342, ou il y a ini ol xaW;, 
et oil l'on ne peut ecrire ini ol, constate 
la veritable lecon. — '0, lui : Eunice. 



33 ( . "Ev9a te, la ou : sur lequel. Scho- 
lies B : ev w cijjpw 6 u.aYEtpo? Exa9E?STO 

xpf'a TtoXXi 6aiop.Evo; (J.vriaxvipo't. 

'EsiiUa'/.E, avait coutume de s'asseoir. La 
note des Scholies B ne donne point l'equi- 
valent du frequentatif ; inais il est evident, 
apres xei'u.evov, que l'ecuyer trancbant 
n'est point en ce moment-ci sur son siege 
et que cxaOei^tTO 6aa6u.Evoc signifie s'as- 
seyait quand il faisait les parts. 

333. Tov. lui : ce siege. 

334. 'Avti'ov, vis-a-vis (de Telemaque). 
— "Ev6a (5(e), et la : et sur ce siege. 
Eustatbe : xaflauep 3e Me>ocv6io; xaOi^Ev 
avTto; EGpvu.iv_ou (vers 257),... outu 
xai vuv Euu.otio; tov Sicppov tou SaiTpoO 
xaTE6r|XE ipspoov avuov, vEuaavTO; xai 
xaXso-avto; Ti\U\i.iyo\i , sv6a iy£C,vzo 
Eup-aio:. 

335. LTpotieEi, vii/go et£8ei. Voyez le 
vers [, II 3 , et, dans Vlliade, le vers XXIV, 
409. Didyme [Scholies^) : icpo-riBef nap- 
ETiOti.Cette explication rappellequ'Homere 
dit ordinairement 7tapE8rixev (XEipa;. 

336. 'Ay/iu-oXov, adverbe de temps: 
bientot. 

337-338. ITtwv_(P XEuya),E'(i).... Voyez 
plus haut les vers 202-203 et les notes sur 
ces deux vers. 

339. MsXivov, fait de bois de frene. 
La forme ordinaire de cet adjectif, en 
poesie, est pieiXivoc. Mais cela tient a ce 
qu'il ne sert guere que d'epithete au mot 
£ T7.°Si et a ce qu'il se trouve au cinquieme 
pied du vers. Le substautif est (xeAin ou 






[XVII] 



0AY22EIA2 P. 



xXtva(/.evo? oraGfjup xuTtaptcvji'vco, ov uoxe xixxcov 
Ee'cg'cV £ra(JTa[X£vco? xou eVi otc£0u.v)V I'Quvev. 
TyjAe'fji.a^ot; §' £itl ot xaXIcra; itpooietius o-uStoxrjv, 
ci'pxov t' ouXov eXwv iiepixaXXEOc; £x xocve'oio 
xat xpiizq , cos; oi /£ip£? £/jxv§avov (Jfjicpt&xXdvTi • 

Ao? xto \dvu> xauxa cplpcov, auxo'v X£ v.i'ktut 
atT^etv [xaXa navxa^ iizoiyoiktvov fjt,vr]GT'?jpa<; • 
atStlx; S' oux ayaGy) xej£p7)fjivtp dvopl iraoetvat. 

fl? cpaxo - {3yj &£ aucpopSo?, duel xov p-uGov axoucrev 
ixyyou o' [crxafxevo? etooc irxEpt/EVx' Avdpeuev 

T-f\k£\La.y6c, toi, £eive, o\8ot xa<}£, xai cte xeXetfct 
aixtZav [xaXa uavxa<; iizoiyjiazvov [/.vrjcxvipa? • 
aWw $' oux ayaGyjv cpYjcr' IfAjxevat dvopl TtpofxTft. 



187 
340 



345 



350 



|U>(a. Didyme (Sclmlies H) : art 6 (iE>£a? 
£u>ov yivou.evou. (iE).ia 8e eicoc Sevopovi. 

340. Kunaptaatvto, fait de bois de 
cypres. Didyme (Scliolies H) : oTto xuTta- 
picrcrivou ijOXou yevo[xe'vO). 

311. Slaaev Voyez le vers V, 245 

et ]es notes sur ce vers. 

34 2. 'Em oi xaXeaat;. Voyez plus haut 
l.i note do vers 330. — Eumee etait vis-a-vis 
de Telemaque; Telemaque lui dit de venir 
a cote de lui, pour pouvoir lui parler sans 
etre entendu des prctendants. 

343. OuXov, tout entier. Didyme (Sclio- 
lies V) : 3),ov xaxot lyO.tvi/n tou m. Eu- 
statlie : oij),ov, tov o) ov xai oWpa'.ov. 

344. Kai xpE'«. C'est sur le plat, et non 
plus dans la corbeille, qu'il prend de la 
<iande. Sous-entendez, ex mvaxo;. — '£>;, 
comme, c'est-a-dire autant que. Aristarque 
(Scliolies B) : (rj SmXyj on) vuv to (b; 
<xvri toO ocrov ai y.Eipe; outou TtfptEga).- 
XovTO, E/avSavov. — On voit ici, par un 
m.uvcl exemple, le datif oi explique dans 
le sens du genitif. Les modernes le rap- 
portent a E/ivoavov, et non a yEipE;. — 
Au.cpiSaXovn, ayant empoigtie : a la poi- 
gnee. Ancienne variante, au.3tSiX6vTE, se 
r.ipportant a Y_Eip£q, leipiel equivaut a 

ZEC P E. 

34 6. Aiti^Etv, de meudier : d'.iller de- 
mander de quoi renipliv sa besace. Le 
verbe, comme an vers 228, est pris dans 
un sens absolu. Quelques-uns lui donnent 
pour complement Trivia? u.vno-TY)pa:, sans 



doule a cause de 1'eiemple ivE'pa; aiTL^cov, 
vers 502. Mais ici il est tout naturel de 
rapporter 1'accusatif a sttoix6u.evov. Nous 
avons vu en effet , I, 324, u.vrjtrrfipa; 
stuo/eto. — 'Etcoiy_6u.evov , parcourant : 
en s'adiessant a. 

347. A(e) est explicatif, et il equivaut 
a yap. — Oux ayaBr].... TtapEtvat, sous- 
entendu taxi : n'est pas bonne a se trouver 
cliez. C'est comme s'il y avait : oux ctyctGov 
ettiv aioiT) itapsivai. On a vu, IV, 397, 
une construction feminine du meme genre* 
et il y a dans l'f/iiu/e plusieurs exemples 
analogues (I, 546 et 68SI; X, 402; XVIII, 
258 ; XX, 131 et 265; XXI, 482). — All 
lieu de TrapEivou, quelques anciens lisaient, 
comme au vers 352, 7tpoixTT). Mais 7tap- 
Eivai est constate par le Eu.u.svoti du vers 
352, et meme par la I'.mssc explication du 
vers dans les Scltoties R : ei; to itapEivat 
X£ X! >1 1( J -^ V! ; ) &vSpi oOx ecttiv E7ta>:pE).r)i; f, 
ai3(i);. Hesiode dit, QBueres et Jours, 
vers 3(5 : a!3o>; 3' oux dyaSr) xEypriuiEvov 
dvooa xou-'.^ei. On rapprocfae ce vers de 
celui d'Homere; mais ils n'ont de commuu 
que des mots. Les deux pensees sont en- 
tierement differentes. 

348. Tov p.06ov, cctte parole : Tordre 
de son maltre. 

349.'Ay/.oO..„ Repetition duvers IV", 26. 

350-352. Kat oE xeXeuei Repetition, 

mutatis mutandis, des vers 34 5-347. Voyez 
les notes sur ce passage. 

352. 'AvSpl 7tpoixT"fl, comme plus baut, 






■ 
■ 



■ 









355 



188 OAT22EIA2 P. [XVIIl 

Tov 8' dua;j.£i€dfjL£vo<; rcpoff^ TOAtSpjTt? 'oSuaaeiii; • 
Zeu ava, Tr{k(pay6v fjiot £V avopdcaiv oX6tov e?var 
y.a.1 oi uavxa yevoixo, oca. cppsulv Vj<7t [xevotva. 

H pa, xal d[A!poTEpY]<NV g&gato, xal xaT£0Y)x£v 
au6t toSwv itpoi:apoi0£v, iecKeXdf]^ eiri ir^pyji;. 
HcGie 8' ego? 6V dotSo? evl p.eydpotatv dstSev ■ 
£u6' 6 SeSeiitv/jxeiv, 6 8' etocjeto 8sto? dotSd? • 
fW]<roipe<j 8' 6[xdS-/]crav dvd f/iyap' ' auxap XSrjVY) , 
dyyt TiapiGTapivy] Aa£pTid8v)v 'OSuayja 



360 






vers 347, xsypriuivu avopi. — Le mot 
Jipoty/nK est employe substantivement plus 
has, vers 449. C'est un synonyme de TtTto- 
XO;. Apollonius : mpotxxYic • irpoaaiTyj; 
Arc 6 toO icpotxa fic,0>e<r6ai Xau,6dv£iv, 
louic'ffn Stopeav ■ rj auo too itpo'invEtsOai 
xai ScEirOai, olov 7ipoa7tavTav. Ceux qui 
admettuient la premiere etymologie inter- 
aspiraient avec l'esprit doux ; les autres 
interaspiraient avec l'esprit rude. Scho- 
lies Q : 1XTY15 iI/iXoite'ov, ivapa yap to 
7iapa6aX),Eiv t9)V xeipoe «*i ixiteTv Sco- 
psav • ^ o Ttpo tou bEtcim ixeteOmv, el 
oa<7UVETai. C'est la derniere explication 
qui est la plus probable. ScholiesY : ust- 
our) itapa to Exeteueiv xai irpoaaiTeiv. 
Scholies H : itapa to upoixETEueiv. — 
Quelques anciens donuaient le vers 352 
absolument semblable au vers 347 : alow; 
6' oOx aya6r).... Mais il vaut mieux qu'Eu- 
mee n'ait pas l'air de parler pour son 
propre compte. 

354. Tr))iu.axov u.oi.... Eivai, fais, je 
t'en prie, que Telemaque soit. Didyme 
[Scholies 1 /) : ami xotvoO, iro i-r\ <rov. C'est 
comme s'il y avait eit) u.oi TnXs'u.ax''S. 
Mais le soubait, avec rinfinitif, est bien 
plus energique. On y sent Paction du dieu. 

355. Te'voito, Sua, vulgo ye'voiO' ooaa, 
lecon qui parait n'etrc qu'une correction 
by/antine. 

356. 'E6e;aTO , sous-entendu Ta onto 
Tr)X£(j.axovi. 

357. 'Exi mrjpn;. Sa besace est aplutie 
par terre, et elle lui sert de table. Didyme 
{Scholies B, Q et V) : etkxvu ty); it^pa?. 
anXuo-a; yap ttjv itr;pav avTt Tpairclft;, 
E7tdvu> JOrjxev. 

358. "Ea>£, monosyllabe par synizese. — 
Ot(e). C'est le seul passage d'Homere oil 



ore soit joint a eid;. — Quelques anciens 
lisaient ui; au lieu de £u);. Mais cet o>{ 
etait redundant, ce qui n'est pas conforme 
a la diction homerique. Dindorf ecrit 6 (te) 
en deux mots, c'est-a-dire 6, l'article, ou 
plutut l'epilbete d'honneur de l'aede. Cette 
correction n'a pas fait fortune. Bothe n'a- 
vait pas mieux reussi avec la sienne : rjo-8e 
5' em; 6 y' ioioo;. Ameis et La Roclie 
raaintiennent la vulgate. 

369. 'O, lui : Ulysse. — AEOEinvrjxEiv, 
avait fini de manger. Didyme (Scholies H 
et Q) : oOtw, 8e6 e ;7tv r] y.eiv, &vt1 tou 

SeOEIUV^XEI. tb; TO TJaXElV EipiO 

xaXd (Iliiule, III, 388). Cette obser- 
vation prouve que la terminaison etv, a la 
troisieme personne du plus -que- parfait 
actif, etait une exception, et non pas, 
comme I'affirment Bekker et d'autres, 1'or- 
thograpbe ordinaire. C'est le v epbelcys- 
tique iutroduit devant une voyelle, et rien 
de ])Ius, la oil il n'a pas ete maintenu ]iar 
l'usage. — Le vers 369 etait rejete par 
quelques anciens. La raisun de cette athe- 
tese, c'est qu'Homere a Pair de dire que 
l'aede se tait puree que le rnendiant a fini 
de manger. Aristonicus,.i7iai/e ) XXII, 329 : 
Sia to 5|i.oiov a6£TEtTai xay.eivo- eu6' 6 
SEfiEtTtvVixeiv,. . . L'expression Sia TO 
ouoiov signifie : parce qu'il prete a Vaede 
un sentiment qu'il n'a pu amir. "Voyez la 
note sur I'atlietese du vers de Ylliade. 
Mais le poete ne prete rien ici a l'aede. 
II constate seulement un fait, la cessation 
du chant au moment ou Ulysse termine 
son repas. — 'O ... Osto; ioioo?, l'illustre 
(et) divin aede. II s'agit de Pbemius. — 
A(e) equivaut a tote : alors; a ce moment- 
la meme — 'E7rau£TO, cessait : finissait 
de chanter. 






[XVII] 



OAT22EIA2 P. 



189 



onpuv', cos #v uupva xaxd (jLVY]or?]pa<; aydpoi, 
yvot'?] Q', oftive? Etatv £va.iaiiioi, ot x aOljxKJTor 
dXX' ouS' cog xtv' i^.i/\'k , dTtaXs£;7)C7ECv xaxdiYjio?. 
B?j o' i|X£v atY/]<7cov £v6£<;ia c&cora Exacrrov, 
•rtavrofJE ^sip' <3psycov, cog el tttco^o*; uaXai stY). 
Ot o £X£afpovT£<; ot'Sofjav, xat eGccla-Seov auxoV 
aXX'/]Xou;; t' Et'povxo, ilq e?y] xat toOev s'XGot. 
Toici Se xai [/.exseitte MsXavOto? , amoXog atycov ■ 
KixXuxE" (xeu, [AV7)OT^pe? dyaxXeiT?j<; (3scnXeh]s, 

TOUOE TTEpt <;SlVOU ' 7] ydp fJUV Upo'crOEV OTtCOTia. 

H xot Liiv ot ^Eupo cuScottji; Yyyeu.o'vEUSV ' 
auTov o' ot) o-dcpa ototx, -jto'Oev y£vo<; luyiiai e?vai. 
£!<; Ecpax' 1 Avxtvoo? S' eireciv ve(xe<to-e ffuScoTTjV 

dptyvcoTE cruSwxa, xtT) Se cru tovSe TidXtvos 
•/lyaysc ; ^H oty akiq r)Luv alr^oviq dai xat akloi, 



365 



370 



375 



3152. IlOpva, des morceaux de pain. 
Voycz, XV, 312, la note sur itupvov. Sc/w- 
hes B : mjpva toug irupvouj, (b; xuxXa 
Tog; xvxXouj. 

364. "EueX).(e) a pour sujet 'A6r|«j sous- 
cntcndu. Le vers ne signifie pas que la 
decsse eut I'intention de ne sauver aucun 
des pretendants. Le pocte constate seule- 
ment le fait que tous sont destines a perir. 
— AnaXs^rio-tiv xaxotriTo;. Sc/io/ies Q : 
xcoXvsst xai dno),fj5Ei tou xaxou. 7totvtec 
Yap TJaav u.ov_6r]poi. 

365. 'EvoE^ia , en commencant par la 
droite : en allant de droite a gauche. Di- 
dyme (Sc/io/ies V) : arco tou Se£iou u.e- 
pou;. C'est ainsi que faisaient les echan- 
sons. Voyez le vers de Vlliude, I, 507 el 
la note sur ce vers. La droite etait le cote 
des bons presages. — ®uz<x ixcwiov. Le 
verlje aixew se construit avee deux accu- 
sals. Voyez. Vlliade, XXII, 295. Ici celui 
de la chose (itOpva) est sous-entendu. 

300. O; i[ 7ttu>/6; 7iaXat Ely), comme 
s il etait mendiant depuis longues annees 
e'est-a-dire en mendiant consomme. Sc/w- 
lies B : (i; u.Eu.e)eTr)x(o; ex 7toXXou TY]v 
■KTwyj.io.si ■ w; e' t nxco/o; vmiipxev ex 
TtoXXou. 

368. 'AXXtiXou; T'elpovTo, et ils se de- 
mandaicnt les uns aux aulies. 



369. AE716X0; aiyuiv. On a vu ce pleo- 
nasms au vers 247. Ici il est note dans 



les Scholies H 



TtEpio-dOv to aiywv. 



372. 'H TO', en deux mols, vulgo jJToi 
en tin seal. C'est la meine chose au fond- 
mais y] Tot, compose de deux synonymes, 
a plus d'energie, et d'ailleurs correspond 
mienx a 9) yap. — Bothe croit voir tine in- 
tention poetique dans la forme particuliere 
de langage pretee au chevricr : « Vide in- 
(i fantiam hominis rudis, ut miles Teren- 
« tianus, Eunuch., Ill, 1, 20 : Invidcre 
« omnes mihi.... Uli invidere misere. )> 

373. Tc'vos, quant a la race. 

375. '£2 apiyvWTE. Ancienne variante, 
wpiyvwTE. Mais il est inutile d'effectucr 
la synizese. II suffit qu'on la fasse rernar- 
quer. — C'est a tort que certains modernes 
comptent comme hreve la dcuxieme syl- 
lalie de apiyvcoTE. Elle est longne par po- 
sition ; car elle est en realite une finale, 
et yv fait position. — TovSe est dit avec 
un accent de mepris : eet individu. 

376. ^H ouyi, synizese, comme au vers 
precedent w-a. — 'H|j.iv. Bekker et d'au- 
tres, rju.iv. C'est I'orthographe d'Uerodien. 
— AXtjiaove;.... xai aXXot. D'apres ccci 
il n'y a plus lieu de s'etouner qu'un mal- 
heureux deguenille ait pu penetrer dans la 
sallc des pretendants. Ses pareils y avaieut 









a 



■ 



Ira* 



I 



190 0AT22EIA2 P. [xvn] 

wrwpi Avwjpol, Sarrwv aTOXufxavxyjpeg ; 
H ovoaai frn rot fiioTov xaxiSousiv dvaxxoc; 

evGdS' dyap^Evoi, gv ok yuai ftoQi t<$v8e xdcWas ; 

Tov §' auafi£t6d[j.£vo; Jtpo<y|<p]<; , Eup.at£ auSwra • 38 o 

XvtcW, ou f/iv xaXd xal eVOXdc ewv dyoperjefc;' 

xfc yap oil Secvov xaXu dXXo6 £ v aOro? etcXGwv 

aXXov y', ei p^ tcov o? S*jfMO£pyoi £acriv, 

(i-avxtv ^ bj-rfjpa xaxtov, 77 xexTOva Soupcov, 

■>! xal Gec-hiv aoioov, 6' xtv tlpinjatv de^cov ; 385 

Ouxot yip xXy]xot ye (3poxcov etc' dra'pova yaiav 

tctw^ov 8' oux dv T15 xaXeoi xp^ovxa g auTo'v. 

XXX' aid yakiTzbc, itepi Tidvxcov £i? fW)<rnfccov 

8f«oaiv 'OoWyjo*;, -nipt S' auY 4pto£- auTap'l'ycoye 



babituellement acces. Didyme {Scholies H) : 
TtpooixovojiEi to xae dUwv eimOe'vcii p. E - 
TadxacjEt? Eivai u; aOtou;, I'va [jlti ?evi- 
aOwai TtEpi 'OSucto-eoj;.— Le mot 4Mj|UOV 
est un synonyme de dc),r ; tr);. Oq retrouvera 
d/.y)u.ov£ ? , XIX, 74. 

377. IlTOJxoi.... Voyez plus haut le 
vers 220 et les notes sur ce vers. 

378. 'H ovoaai, estee que tu comptes 
pour rien ? trouYes-tu done que ce ne soil 
point assez? Antinous raille. Didyme (Scho- 
lies U) : EipuvEustai npo? to tou E0u.atou 
?iXooe'oTioTov. Scholies B : ovoaai- ex- 
<F*u\lUtS, EuxacTacppovriTov xai to u.y|Gev 
V0(At?si?. — Quelques anciens rapportaient 
ovoaai a 6vivr]u.t, et expliquaient : tu fais 
done une bonne affaire ! Scholies V : vuv 
avTl tou &<pt\%. Mais ovou.ai est un 
verbe frequent chez Homere; et e'est tout 
gratuitement qu'on recourait a 6vfv»]|H. 
Voyez la note sur le vers V, 379. 

379. 'AYE'.pou.Evoi se rapporte aux va- 
gabonds, aux 4MJU.OVSE. - » os equivaut 
a etceioV] (tu, si Ton subordonne la phrase 

au lieu de la laisser juxtaposee. Kat.... 

tovoe, eet individu encore : un pared 
convive en plus. - floB., de quelque 
part : je ne sais d'ou. Didyme (Scholies 
V) : ito9e'v. La vulgate jwrf ou npoTi' 
s'expliquait par insurer (de surcrott), et 
ne faisait que fortifier xai. Cette lecon 
n'est qu'une ancienne faute de copiste. 
Scholia, H : xil rrpcii • Yp . xat 71061. 
Memcs Scholies .- EyxXiTixov to 71061 



381. KaXd, adverbs ■ bien. — Ka 
comme xaiTtep : encore que. 

382. Eeivov, un etranger. Scholies B : 
?eivov vuv dXXoTpiov. 

383. Ar|u.iOEpYoi, des bommes travail, 
lant pour le public. Scholies B et Q : 
XeipoiExvat, Sviuoaiav 7tapEx.ovTE«. xr,-i 

EaVTWV TE7VY|V. 

384. IrjTrjpa xaxiuv, un guerisseur de 
maux : un medecin. — Les accusatifs u.av- 
Tiv et irjTrjpa, ainsi que plus loin textovcx 
et doioov, sont des appositions explica- 
tive a ?e?vov. Scholies H : tie d).).OTpi&v 
avSpa xaXeT, si u.rj u,ivTiv 9] iotTpov, r, 
TEXTova, Jj xai doioov ; 

386. KXir)Toi, sous-entendu Eiffi : son 
ceux qu'on invite. — BpoTOJv (d'entre le 
mortels) se rapporte a oOtoi. 

387. TpO^ovTa E aiiTov, devant I'epui- 
ser lui-meme : qui serait pejur son bote 
une cause de ruine. Voyez, I, 248, T pu- 
Xoucji Se 61y.o\. Le verbe Tpu^o> signifi 
prcprement frotter, user en frottant. Les 
aueieus Iui donnaient aussi un sens moral. 
Scholies B et Q : xaTartovvjaavTa. Mais 
1'cxemple que nous venons de citer prouve 
qu'il s'agit de quelque chose de plus qu'un 
desagrement. 

389. IIspi, adverbe : surtout. — Amcis 
et La Roche ecrivent itEpi, mais l'entendent 
adverbialement. C'est l'orthograpbe d'He- 
rodien, lequel expliquait probablement par 
une ellipse, comme s'il y avail rapi jtiv- 
Ttov ainsi qu'au vers precedent. 



[XVII] 



OAY22EIA2 P. 



oux aXsyco, ei'co? [loi E^scppcov lT/jVEXoTrEta 
^coet sVt (JLeyapot? xai Tr{k£[i.ct.yoq OeoetSlfc. 

T6v §' au Tr]X£u.a^os tcuvuu.e'vo;; ivjiov Y|>joa ' 
2i'ya, p.'/] jxoi toutov ap-SiSso toXX' etteegciv * 
Avt(vo&<; o EtwOs xaxco? ipiOiCi^iv <xh\ 
pvOoiaiv yjzkmoiGiv , E-rcmpuvEi §s xai aXXou;. 

H pa, xai Avu'voov euea ircepo'evTa irpoffY)tjSa ■ 
Avxt'vo', >] fxsu xaXa toctyjp w? xr^sai ulos, 
o$ tov JjsTvov avtoya? aito u.syapoio StWJai 
(j.uGw avayxa(co " u.7) toutg 6eo? tsXecsiev. 
Ads 01 IXcov ou xot cpOovE'co' xeXoaai yap eywye' 
(xrjTE ti p-vjiEp' eu.7]v a(su xoye u.T|T£ tiv' aXXov 



191 

390 



39b 



WO 




390. Eta);, tant que. 

39*. Zcoet £vi (xsyapoi^. Euraee ne des- 
espererait que le jour ou Penelope quit- 
teniit le palais pour suivre ua ties pre- 
teadauts. Didyme [Scliolies H) : £v ToT; 
'OSuckte'w; oixoi:, oiix SXXqi yairtfiilaot. 
La presence de Telemaque adhere de lui 
donner courage, et de l'armer d'une force 
a tout braver. — Payne Knight reduit am 
deux vers 381-382 tout le discours d'Eu- 
mee, et Dugas Monihel approuve la sup- 
press!, m du restant. Cependant les raisons 
alleguees par 1'editeur anglais sunt bien 
faililes. La prineipale, c'est que la phrase 
382-385 manque de nettete. Les autres sont 
de parol chimeres : que orju-iOEpyo; « st 
un mot posterieur aux temps homeriques ; 
qu'il faudrait fi7]TVipa, et que p.dvTiv r\ 
ne peut etre un dactyle ; que Ei{ (tu es) 
n'appartient point a la diction d'Houiere. 
— J'ajoute que les vers 383-384 sont cites 
au tioisieme livre de la Republique de Pla- 
ton, et que le discours tout entier est dans 
le caractere du poete et digne de lui. 

393. Eiya. Ancienne variants, ottoe. — 
Mot, comme moi dans prends-mui le ion 
parti. Ou l'appelle expletif; il est plutot 
expressif : je t'en prie • si tu. m'en crois, 
ou tout autre phrase analogue. — Tou- 
tov, en mauvaise part : a ce miserable. 
Voyez la note du vers II, 74. — IloXX(d) 
adverhe : longuement. 

394. A(s) est explicatif, et il equivaut 
a yap. 

31)6. 'EjtotpuvEl, il excite, sous-entendu 



xaxii; epE6iCEU.£v.. . Nous dirions : a faire 
comme lui. — "AXXou;, les autres (prcten- 
dants). 

397. ^H (ieu xoui.... Telemaque parle 
irouiqueroent. Construisez : f] x^osai nsu 
xaXd, w; icar^p (xyioetoh) uto;. — KaXd 
adverhe : parfaitement. — Vio;. Ancieune 
variante, utou, la forme vulgjire. 

398. Tov $£tv0v est le complement de 
ZUr,bzi. dont le sujet est = u.e sous-entendu. 
— AiEaOst; dans le sens aetif : chasscr. 
Sc/tolies B : oi(o;ai, drco Toti Sirjui. Hc- 
rodien (Sclwlies H) : TTpoTiapo^uiovco; 
duo tcO 5 1 r) |it. oioe g'e to 6iw xai 
6 ibi xai 6ir,u.t. 

399. M06m dvayxaiw se rapportc au 
verhe otEatlai. Voyez l'exernple XX, 343- 
344. — Au lieu de dvayxiioj, on lit, daus 
les Sclwlies V, dvaYxaiw;;, avec la glose 
dvaYxa<rTixii;.L'adverhe ne vaut pas l'ad- 
jectif. Ce n*est probahlemcnt qu*une er- 
reur de copiste causee par l'iota adserit. 
Didyme a du donner 1'adjectif; et l'on 
devrait lire : dvayxaiw • dvavxao-rixw. 

— ToOto, tela : ce que tu demandes. — 
(■);6;. II s'agit du dieu protecteur des 
h6tes, du Zeu; Selvio;. 

400. Ot, a lui : a l'elranger. — 'EXtiv, 
ajant pris : en puisant dans nos vivres. 

— Ou lot fOovEu), je ne te refuse point : 
je trouve hon que tu le fasses. 

40). Mr|Te ti, vulgo u.r|-r' ouv. — Toye, 
quant a cela : pour cette liheralite. Didyme 
(Sclwlies H) : p./ ; ivTpsnou si; touto Tr,v 
£p.r)v u.T,tEpa. 






Hi 



■ 
W 



192 OAT22E1A2 P. [XyiI] 

Sp-towv, 01 xoctoc Scopax' 'OoW?jo<; Oefoto. 

AAA 01} TOt TOIOUTOV EVl <JT7]9e(7C7t Vo'vjpa • 

auro? yip (pay^sv toX-j potfXeai ^ So'pev aXXcp. 

Tov §' aux' A.vt£voos auap.ei6dp.evo? TcpoaeKuev ■ W 5 

Ty]X^ax'6t|;aYo'pY), pivo; d^we, toiov feme?. 
E? oi toWov aTrav-ce? dp^eiav (xvY]<7TYJpe<; , 
xai^ xiv (xiv Tpefc prjva? duditpoeev o?xo<; sptixot. 

Qs dtp' step?] , xat Gpyjvuv eXwv Entire hqoltzzC^ 
xefpevav, $ p" ^ev Xiracpo&s uo'Sac; dXamvd&oy. uo 

Ot S' a'XXot Travis SiSoaoN, irAYJtrav S' apa ir^pyjv 
otxou xai xpeiwv- Tcfya 8^ xal e'pcXXev 'OoWu ? 
aim? eV oijSov iwv itpoixis y£ucracr9at A^accov • 
ffTvj 8e uap' 'Avrfvoov, mi piv upo? puGov getrav ■ 

Ads, cpt'Xoc- ofl p£v pot oWett; 6 xdcxio-TO? Ax«iwv' 415 



402. 01', sous-entendu ei<7i. 

403. 'AM' ofi toi.... Sauf dXX' ou au 
lieu de nisi, e'est le vers XIII, 330. 

404. BouXeai, lu preferes. Voyez la 
note <lu vers III 232. 

405. ft71au.s166u.evo; Trpoo-e'eiTrev. An- 
c.enne variante, dTraueESsTO, y&vtwlv re, 
Iecou adoptee par Ameis. 

406. Tr)),e(X3c X ' O^ayopr],... Repetition 
du vers II, 85. 

407. T6o-(jov, autant : avec autant de 
hberalite que moi. Antinoiis parle ironi- 
quement. Didyme (JcWim B ef Q) : Soxei 
"iv Xeyeiv on, ci 7tavT£ ? auTijS touoOtov 
itapdo-xoiev 6aov 4 T &, pivot av Ttoppu 
TTi? ctyjs otxta; Ixwv scpoota gitl T pei; 
Mvac to Se dXj,esc p u).Et«i eIokTv 5ti 
Tpei; [iijvas [ievoi Ttoppu tyj; oixfa; 6Su- 
V(ou.svo;, El ToaaOra; uapa rav u,VT|(rrfi- 
pwv Xd6ot Tt),7iYd; 8sa; 7iap's(j.ou. to 3s 
T»)Xs'u.ax' Ot|/ayopr],. . . dvti tou, Sta 
Tt pot wvciSiaa; du.ETaSoaiav, xaETOt Ttpo- 
a£ps<jtv I Z ovti Trapaoy.Eiv ; Et yap irapa 
Tffiv aXXuv Toaoutov Xd6ot,dpxe'<jei auTw 
xai el; xpet; u.YJva; Ta Stoousva. JcAo- 
to B : Toa-trov xaxiv, 8<xov eyw S£8wui • 
^ £v EtpiovEia-, Toao-ov dyaSov. 

408. 'AitonpoOEV, a distance : loin 
d'ici. On serait debarrasse de lui pour tout 
ce temps. Didyme (Scholies V) : oux dv 
£iri TpEtc (lijvac 7rpoe'),6oi ahviawv. — 
OTxo:, la mnison : le toit sous lequel il 



couche. — 'EpOxoi. Scholies H : jj T ot 
6id tt|v wXriy^v votrtov, j) Jv EipwvEi'a 
(xexpi Tpijiirivou Eipooia EyovTa auTov. 

409. l Xit£cfr,we ■cpcmet.rfi, il montra de 
dessous la table : il tira de dessous la table 
et brandit. — II est pret a assommer le 
mendiant. Didyme [Schnlies H) : !8=i£ev to; 
T0UT6) paXwv, Et 7tpo(7e'X9ot atrav auTov. 

410. "EnEXEV.... Ceci est emprunte a 
'Made, XIY, 24 \. 

413. ITpoixo; est substantif, et il depend 
<Je yEUo-aaeSi. Didyme (Scholies V) : i9j; 
ocopsdv 86<re(i>{. Scholies H : tt]v Shipsdv ■ 
woe yap ovou,d iari. — rs0aaa6ai, ra/g-o 
yE0o-£a6at. L'idee de futur est suffisam- 
ment exprimee par eu.eX),ev, et yEWo-soBou 
n'etait qu'une correction byzantine. 

4)4. 2tt) OEitap"AvTivoov.Ilyaeumou- 
vement pour arriver la, et e'est a ce mouve- 
ment que se rapporte l'accusatif. Aristarque 
{Scholies B, H et Q) note simplement le 
fait grammatical, et il en cite un sembla- 
l>'e : (r) oMtXi), 3ti) dvTl tou, map' 'Avti- 
vot{), ri); to o-Trj Se mapd np£au.ov 
^10C dyyeXo? (lliade, XXIV, 169). 

4 15. ^iXo;, le nominatif pour l'accu- 
satif (rectus vocandi casus) . 

4(5-4*6. 'O xdxioxo? et upio-To;. Bo. 
the : ., Significanter additi articuli ad de- 
« signandum eum, qui velut xot' Ejoyviv 
« videatur omnium pessimus, vel opti- 
« mus. ,. Scholia, H : otov ev Tij) iroXfi 






[XVII] 



OAY2SEIA2 P. 



etj.p.evat, dXX' dSptaroi; , irel pWXiji; eoixac 
Tco ere ^p9j %evat, xal Xo&tov vjl rap d'XXoi, 
crdou • £yw Si xe" ere xXe&o xax' drai'pova yatav. 
Kal yap syw tote o?xov ev dvQpwTOieriv s'vatov 
#X&o<; dcpvEiov, xal uoXXdxi SoVxov sX^ttj, 
Tofcp otows lot, xal oteu xe^pvjfjievoc eXQor 
vjcav Si Sfxak? p.dXa fxupfoi dXXa xe TtoXXa, 
oWv -r 1 eu £coou<7i xal dqpvetoi xaXiovrai. 
'AXXd Zeu? dXaua^e Kpovfav (yj0eXe ydp too), 
6; fx d'fxa X7)Mrri)pm TOXuTtXdyxToio-tv dv/jxev 
Ai'ywTo'vS' levai, SoXt/jv 6&v, %' «toX<%»)v. 
2-rcjera 8' £v Aiyuuxw uoxa^w via? dfxcpteXfoaa?. 
*Ev0' yjTot fxcv dy*b xeXdpjv Epfypa? eroapoue; 
auToij irdp yyfcaen [/ivetv xal y/jae; tpuafai, 
67TTY)pa<; oi xaxd axoTtia*; wxpuva ve'edfou. 

OE 0' ugp £t £^aVT£ ? , £7rt(77l0'[J.£V0[ (JL£V£t <T ? CO, 

a?<J* (*4X' Alyuirtfcov dvopojv TeeptxaXXeas dypo^ 
Ttdp0eov, ex o£ yuvatxas dyov xal vijiwa xixva, 
■flrwJc t' exteivov xdya S' !<; ic&tv ixet' dur/j. 



193 



420 



425 



430 



xdx'.-jTo; >£YO(iEvo;. MiWs Scholiet : %\. 
pirraov to i»,'dipi 5t o;. Rien de plus 
laux que cettc remarque, sinon grammaii- 
lalement, du moins poor la poesie. La 
pretendue repetition est mi endierisse- 
■nent qui double et triple I'energie de l.i 
pensee. — C'est le aeul passage de VOdys- 
sit oil se trnuve <6pioro;. Mais on a vu 
plusieurs foia cetle case dans VIHadt. 
4)7. Tu> ; par consequent. 
4(8. X£tou, genilif partitif : do pain. 
— KXeiw est au sabjonctif present, et, 
avec xe, equivaut au futur de I'indicatif : 
je celebrerai. Scholiet H : 6o$daw, 6u,- 
vyjaco. eveo-tio; e'cjtiv dvu xou uiXXoVTOJ. 
D'apres ceci, xXeiw serait au present d'e 
I'indicatif. Mais I'exemple tfiv «'v Tr 
too' e/^o-t, I, 396, prouve que c'est plu- 
tot un suhjonctif. 

4,9-420. Kai yip iyd ttoti.... Ulysse 
veut faire coraprendre a Aminous qu'il n'a 
pas affaire a un porte-besace quelconque 
SchoUes Q : oix i„ yiy0Vi T(x1tElvor 
SauTov, i'va oY E0 Y £VEiav xai T$ Avxt- 
ODYSSl'ir.. 



vow ooxrj Ttappr,o-iarEO-8ai xai irco n-r]- 
veXairrjc M-dXXov EXEEfo-9ai. 

42'-. ""Ho-av, sous-entendii jioi : je pos- 
sedais. _ MaXa (iup£ot. Cette hyperbole 
doit .'tie rcduite a ceci : en grand aombre. 

«3. Olo-t'v t' eu ^uouti, par lesquelles 
on Tit bien : grace auxquelles ou menu 
une Tie heuraoae. Didynw (Scholics H) .- 
ot wv y.a).oj; Cojciv. 

424. 'AXaua^E, sous-entendu itxs : me 
ruina. Le verbe d).aitd?(o signifie propre- 
ment rider, ne rien laisser. Grand forma- 
loginae Miller : d).a7td£ai • fcHtopWjowi.... 
IXX5VOSo-ai y.'jpiw;. 

425. "O?, avec notre ponctuation est 
un conjonctif. Avec celle d'Ameis (^-> = 
yap Tiou entre deux points en liaut), il est 
deinonstratif. 

4 20. AtyuitTovS' ic'vat, SoXij^v 4Jdv. 
Voyez le vers IV, 483 et lea no'tes Bur ee 
vers. _ "o fp - O7to).oiu.r)v, hyperbole : 
pour mon niallieur. 

"7-441. Itfj<T«....Yoye*l e aTersXrV, 

258-272 et les notes sue ce passage. 
H — 13 



I 



194 



OAY22E1A2 P. 



i 



Iflbi 



W 



■ 

W 



Oi &£ Povj? diovxss da' v^oi <pouvoa£V7]<ptv 
vjjXOov iiXtjto Si uav raSfov tte^wv te xal itcthov 
y aXxou T£ <nepoirij$ ■ ev Si Zeus TepTtixepauvo? 
(pu'(av £(jloTi; Exdpoicrt xaxvjv (3dXev, ouSe Tl? etXt) 
(7T?jVai evav*r(6iov' -rcspl yap xaxd toxvtoOev e'onrj. 
"EvO' 7j[j.£cov mXkouq piv aiTEXiavov o^'t -/aXxai, 
tou? 8' dvayov "(coous;, crcptatv £pya^£cGai dvdyxv). 
Auxap la' £<; Kuirpov <;£ivw oo'aav avxtaaavxi, 

Au7]T0pt lafflOT] , OQ RuiTpOU ?<pl 0CVaC7(7£V • 

evQev oy) v'Ov osupo ti^S' fxco irrjaaTa TOcrywv. 

Tov o aux' Avrfvoo? ditaae^eTO, tpi6v7)oiv T£' 
Tec; oaiacov tgoe ir/jaa Ttpoff^yaye , oolitoq dvfyv ; 
2r?j0' outw; £? aEcraov, £a% diwcveuQs xpaTO^T)?, 
a - /) xd^a -mxpTjv Ai'yuTcrov xai Ku-rrpov ixvjar 
(o^ ti? OapcaXsoc; xal dvaiov]*; ectiti itpofxTrj?. 



[XVII] 

435 



440 



445 



442. 'E; Kunpov, et non ev Kujip<i>, 
parce que, pour le dormer dans I'ile de 
Cypre, il a fallu l'y transporter. Voyez £; 
Ai6vr]v,XIV, 295, etEau.7]v8(e), XV, 367. 

444. Aeupo too(e), pleonasme : hue, 
ici. On a vu t6S(e) adverbe, I, 409- 

— Ulysse, au chant XIV, a fait un recit 
tout different de ce qu'on vient de lire 
daDs les trois derniers vers. Euruee aurait 
droit d'etre surpris de cette contradic- 
tion ; mais il suppose, et cela lui suffit, que 
l'etranger a de valables raisons jjour ne 
point dire aux pretendants la verite vraie, 
ou du moins ce que lui Eumee regarde 
comme la verite. Voila pourquoi il ne fait 
aucune reflexion sur la variante du narra- 
teur. Didyme (Sclwlies H et Q) : tietiei- 
o"tai 6 E0u.aio; Ta).r)brj auxu> oiyiYrjaaaSai 
tov u.eTaiT7iv Sta xrjv Eiivoiav, xai Tauta 
Ttpoi; tr)v riyiv£).67tr,v u.r]vuEi (plus bas, 
vers 522) irepi aGtoO, to; aCixo; rjxoutjE. 
xai o"i£Tai aOxov i^'UOeo-Oai tou; iivr;- 
o-trjpas, I'va u.rj 7tapaYuu.vu><j*) aOxois a 
TO7tuaTai ev 0£o-7ipu>xia itepi '08u3o-e'u>:,. 

— II faut qu'Antinous, pendant ce dis- 
cours, ait remis l'escabeau a sa place. Ho- 
mere ne le dit point j mais cela est evi- 
dent. Antinoiis n'a pas du rester l'escabeau 
a la main ; et l'expression Gpvjvuv eXwv, 
vers 402, prouvc qu'il l'avait depose. 



446. Aaixoe avirjv est une apposition a 
x68s u-rjita. 

447. Exr)8(i), arrete-toi. — Oiixux;, 
comme tu es : sans depasser l'endroit oil te 
voila, Antinoiis montre du doigt la place. 
Aristarque (Scholies H) : (rj SotXt), oxi) 
u.Exa SsiiJEwc, olioiio; xa> au,<rit'iio>oi, 
o-xr)6' oiixu) a7t6itpo6ev (VI, 2)8)- 
xai Tiji "H9aio-T£, 7tp6u,oX' <53e 
(Made, XVIII, 392), outu; (b; eyei; 
o-y.)i(J.aTo;. 6 oe ).6yo; w; vOv, 'larao-ai, 
UTrjOi xata Tr,v auTrjv crradiv, u.t) ii\r\- 
ai'ov ifii Tpanci;?!? (lou. — 3 E ? uiiro-ov, 
et non ev uifjau), a cause du mouveraent 
par lequel Ulysse est arrive la. Voyez plus 
haut la note du vers 442. 

448. IlixpTiv, amere : qui t'a ete amere. 
Didyme (Scholies H) : j^v elree; itixpr|v 
ctoi elvai. — "Ixriai. Ancienne variante, 
icrjai. 

449. 'Q;, parce que. Voyez le vers II, 
233 et la note sur ce vers. Le mot n'est 
aecentue que comme suivi d'une encli- 
tique. On l'explique ordinairement par 
adeo. C'est supposer qu'il est pour outo);, 
et que l'accent lui appartient en propre. 
Des deux facous, le sens est au fond le 
meme. — Ameis admet tout a la fois 1'une 
et l'autre explication : &;, das ist oti 
OUT(0{. Mais cela semble un peu arbi- 






I XVII] 



OAT22EIA2 P. 



E£efo]<; uavTEcrcrt napfcracjai • o! £s SiSoucriv 
fxavptSiax; ' irai ouxtc; iiziuyjciq otiS' sXetjtus 
dXXotpiwv ^apicjacrGai, litel uapa iroXXa e/.atjxcp. 

Tdv S' ava/^copr^ac; irpocrs'tpy] iraXtip,YjTi<; 'oSuctcteu?- 
12 Ttouoi, oux apa crofy' era eiSet xal <ppsv£? yjtrav 
ou auy' #v e£ oi'xou trw EirtinrdtTT] ouS' aXa Soft]?,* 
o? vuv dXXoTptoiffi uap^evo? outi (jloi etXy]? 
ct^tou dTioTrpoeXcov Sop-EVar fa oe itoXXd uipecTiv. 

°Q<; lipar' • jWvoo? Se /oXwcraTo X7)pd0i fjiaXXov, 
xat u.iv uuo'Spa cScbv eto<x itTepoevTa itpodyjiija ■ 

Nuv Svj a ouxers xaXd Siex [xeydpotd y' 6'ko 
ty dva^wp^cTEtv, 6'te 07) xai dve(8ea [3a^t;. 

"Oc; a'p'EcpY]- xai Gp-?jwv eXwv fidXE os^tdv copwv, 



195 

450 



455 



4£0 



*■ 



traire; et son renvoi au vers II, 233 n'est 
pas une justification suffisante; car la aussi 
oil ouxfc); n'est qu'une hypothese. Tout 
ce que prouve ce passage, c'est que to; est 
une conjonction; et Nicanor I'expliquait 
siraplement par 6xt. 

450-452. 'Elefnic... Quelques anciens 
regardaient ces trois vers comme une in- 
terpolation. Didyme (Scholies H) : xpei; 
voOsOovxai. £<p' o\c_ yap 'Avxivoo; oveiSi- 
o-8eU wpyio-xou, tlY.bc, r\i k-ffiza^itu xai 
tou; Xoi1tO(J{, — Payne Knigbt approuve 
l'athetese : Jrigida enim commenla sunt. 
Dugas Montbel, a son tour, approuve le 
jugement de Payne Knigbt. Bekker leur 
donne raison j car il a rejete les trois vers 
au bas de la page. Faesi de meme; car il 
les a mis entre crochets. Mais Autinoiis 
est un brutal; et notre deUcatesse n'est 
pas en droit, ce semble, d'etre cboquee de 
ce qu'il patle en brutal. 

454 . Ma^tSiw; , au basard : sans y re- 
garder. 

452. 'AXXoxpiwv y.apt'o-ocQ-Oai , a faire 
largesse des cboses etrangeres : a faire le 
genereux avec le hien d'autrui. — ndpa 
pour Txdpeaxi ou Txdpeiai, Homere mettant 
indifferemment le verbe an singulier ou au 
pluriel, avec un sujet au pluriel neutre. — 
IloXXd, des cboses en quantite : plus de 
vivres qu'ils ne peuvent en consommer 
eux-memes. Voyez plus bas, Ters 457, xd 
oe TtoXXa Trdpeaxiv. 



454. 'Etii eiSei, outre la beaute. Voyez 
plus baut, vers 308, em etoei xwSe. 

455. Olio' SXa, pas meme un grain de 
sel. C'est une expression proverbiale, qu'on 
retrouve chez Tbeocrite et ailleurs. Eusta- 
the : ouSe xo EuxeXeoraxov dv Boh);. Au 
heu de ouS' aXa, Callistrate ecrivait en un 
seul mot, ouSaXa, des ordures. Notre vul- 
gate est la lecon d'Aristarque. Didyme 
{Scholies B, H, M et Q) : ouxoo? 'Apiaxap- 
XO? dveyvMxe, xai drcESioxE xou ? a/a;. 
6 81 KaXXi'cxpaxo; oflSaXa, xd xoTtpia. 
Mais cette correction faisait grand tort a 
Homere; car c'est la double negation qui 
donne au vers toute sa vivacite et toute 
son energie. 

457. Si'xou , comme au vers 418 : du 
pain. — Td, ces cboses : les vivres de 
toute espece. — Ae', et pourtant. 

468. MSXXov, davantage encore. Voyez 
la note du vers V 284. 

459. Kai |xiv.... On a vu un vers ana- 
logue, VIII, 1S5, et ce vers etait, mutatis 
mutandis, un emprunt fait a Vlliade. 

460. OCixexi porte sur xaXd. Voyez, 
XVI, 10, la note premiere. — R'ctXd ad- 
verbe : de belle facon. 

461. "Oxe, puisque. — Kai, de sur- 
croit : outre ton importunite de mendiant. 

4G2. "EXwv, ayant pris , c'est-a-dire 
ayant repris Voyez plus haut la derniere 
note du vers 444. _ BdXe, il (le) Ianca. 
Ajoutez : ct il atteiguit Ulysse; ce qui est 



i 



196 



OAT22EIA2 P. 



[XVII] 



•rcpufxvo'xaxov xaxa vtoxov ■ 6 §' iaTo^t) tqijxe u^xp-/] 
IfxiieSov, oCio' apa p.tv txpYjXev (BiXo? Avxivooto- 
dXX' ccxe'cov x(vyjc£ xapr], xaxd PutTCoSojAEucov. 465 

Ay o oy etc ouoov itov xax ap e(,£xo, xao o apa TCYjpYjv 
Gr^xEv eutcXeiyjv [XExa §£ (jLvrjO-xyjpatv feticey \ 
KixXuxs - (Jieu, ptv»j<ro)pe5 dyaxXerrifc j3acytXe(Y]<; , 

OCpp' £!TCtO xd (JL£ 0u[J.O; EVt GTqQlGOl XeXeUEI. 

Ou p.av out' ayoc, lav. [j.Exd <pp£Giv oSre xt tcs\6o<; , 

GTCTCoY aV7)p TI£pi OtCt (Jia^Eldp.EVO? XX£dx£<7(7lV 

pX'/(£xai, ^ Tcept Pouatv r) dpyevvYJs flfecmv 
auxdp £fx' Avtfvoos ^aXe ya<7X£po; Ei'vExa Xuyp-^ , 
oOXof/iv/js , yj rcoXXd xdx' avQpcoTOicrt ocGcotrtv. 
AXX' ei tcou tcxco^wv y£ Osoi xal 'Eptvde? £l(7tV, 



470 



indique par l'rndroit atteint par le pro- 
jectile, SeJlov wjiov (a l'cpaule droite). La 
traduction ei feriit dextrum hunierum nc 
donne pas l'exact equivalent des termes. 
Elle n'cst qu'un grussier a-peu pres. C'est 
avec raison que les anciens expliquaient 
ici le mot (3i).£ par !ppit|/j. Scliolies Q : 
eiii>flau,ev ev tai; opyai; pUnrilv 3 eici 
/sTpa; 1/ON.ev. 

463 'O, lui : Ulysse. — 'HOte tcitfr,. 
CettH "omparaison a etc perpetuellemeut 
rcprodoite par les poetes depuis Homere. 

464. B&Xo;, 1'arme de jet : l'escabeau 
lance. 

465. Axecov, silcncieux : sans ouvrir la 
Douche, — Kaxa, des clioses funestes : la 
inort d'Antinoiis. 

466. "A<]> o' Jy' i«' oOSov. Ancicnne va- 
rianle, ity S' ap' etc' ouSov, lecon adoptee 
par Araeis, i cause de l'exemple XVI, 
2 1 3, ou apa est repete : a>; apa (pu)VT](ja? 
xat' dp' e'eto. Mais ici c'est trois fois de 
suite que se trouverait apa ; et c'est vrai- 
mcnt beaucoup. 

467. 'EOicXtiriv doit £tre change, selon 
Bothe, en evmXeiriv, terme vraiment ho- 
merique. La raison qu'il en donne, c'est 
qu'on ne dit point xaxoTtXsio;. ;Cette rai- 
son est peu concluante. Un sac pent etre 
])lus ou moins j)lein. La besace d'Ulysse 
n'est pas pleine seulemeut, elle est entiere- 
ment pleine, et meme bourree. C'est ce 
qu'exprime eOteXeitiv. Peu importe qu'il 
soit un arcaS Etprjuivov tandis qu'on a vu 



475 



evitcXeio; au vers 300 et ailleurs, et qu'on 
le reverra encore. 

468. KexXute (ieu.... Repetition tex- 
tuelle du vers 370. 

47). Ilepi olcri.... Les paroles d'Ulysse 
ont un double sens. Elles sont tout a la 
fois et une rnaxime generale et une appli- 
cation de cette maxime qu'il se fait a lui- 
mc-me. Scliolies B : alviyixa-cwSdi; ^i\cs\ 
TaOxa. 

474. OuXoue'vtji:,,.. Voyez plus Jiaut le 
vers 287 et la note sur ce vers. — Bekker 
rejette ici le vers au bas de la page ; mais 
personne n'a ratifie cette condamnation. 

476-480. 'AXX lit Ttou.... Quelques an- 
ciens regardaient ces six vers coinnie une 
interpolation. Didyme (Scholies H et Q) : 
v&Oiuoviai e£. 71015 T*P ° 'Avtivoo; ixap- 
Tc'pnaev ETti Tat; xaTapai;, 6; im. to!? 
eXao-<7oaiv outu)? TJYf' ave ; t<S; it uuvaX- 
yoOaiv aOxui oi Xoiito't, ei tocouto; (Sv 
oiitio xatriparo Ttixpdii;; Ce sont la des 
raisous d'enstatiques, e'est-a-dire de raau- 
vaises chicanes. Elles sont approuvees, il 
est vrai, par Payne Knight; mais Dugas 
Moutbel est reste dans le doute. Aucun 
des derniers editeurs, a l'exception de Fa?si 
n'a admis l'athetese. Encore Fa3si garde-t-il 
les deux derniers vers du discours d'Ulysse, 
475-476. 

475. IItu))(u)V.... 'EptvOe;, des Erinyes 
des mendiants, e'est-a-dire des deesses qui 
vengent les injures faites aux mendiants. 
Voyez la note du vers II, 135. 






[XVII 1 



OAT22EIA2 P. 



197 



'Avt(voov upd ydtfxoio x£kos Qava-roto yuytif]. 

Tov S 1 aux' 'Avt^voo? upocrecpY) , Euue£0so<; uloV 
"EffGi' exYjXo?, £e?ve, xaG^fjievo?, r\ autO' aXXy]" 
fj.Y] (76 veot Sta Scop-at' gptSfffftoa'', oi ' ayopEuag, 
7] ttoSo? r) xal )(£ip<k, aitoSpu^coct Ss iravxa. 

"Q? IcpaO ' oi 8' apa iravcs? OirepcptdtXax; VEj/io7)'7av ■ 

C&Se ($£ It? £tTT£(7X£ vlwv l/TCpYJVOpEOVTWV " 

'Avt(vo', ou plv xaX' ifSaXe? Sucttyjvov aX-qxTjv, 
ouXop.£v' - ei 8t] tou ti? Eiroupavto? Geo? ecmv. 
Kat T£ GeoI Ijefvowtv £Oixdi£<; aXXoSauoicrtv, 
•rcavTofoi teXeGovts? , EiuoTpto^cocrt irdXyjas , 

avQpcO7TC0V uSptV T£ Xal EUV0U17]V ECpOpWVTE?. 

"Oc ap' ecpav [XVY](7T^pec ■ 6 §' oux £p.7raCexo [xuGwv. 
T7)X£(ji,a^o? 8' £v [A£v xpaSi'y) fJiiya -rr^vQo^ <xe£ev 
(3Xy](j.evou ' ouS' apa §axpu X,au.al (3<xXev £x pXscpapoti'v, 



480 



485 



490 



476, 'Avxtvoov. Ulysse a eutendu nom- 
mer Antinoiis par Telemaque, vers 397. II 
ne manque done point a la vraisemblance 
de son role de raendiant et d'etranger, en 
nommant le jeune homme par son nom. 
Quant a la vehemence de son langage, 
elle s'explique suffisamment par l'indigna- 
tion et la eolere. — TeXo; 8avdtoio, la 
mort. Voyez la note du vers III 309 de 
Vlliade. 

478. 'Aiti8(i), va-t'en d'ici. 

479. Neoi, les jeunes gens : les pre- 
tendants. — Oi' dyopsuEi;, vu ce que tu 
dis : a cause de ton langage. Voyez, IV, 
6H ; la note sur ol' ayopEUEi;. Nicanor 
[Scholies H) : xaO' EauTO ol'dyopEUEt;" 
y.a-ti lfn\y\\u • Xeitisi ^i 6ia, 8i' ola. 

480. ria\ta dans lc sens de 6Xov : tout 
entier ; par tout le corps. — Ceux qui 
admettaient l'athetese des vers 476-480 
trouvaient re discours d'Antinoiis peu con- 
forme au caractere du personnage. Scho- 
lies H : OUOE TU TOtOUTW TCpO(7tO^O) eot- 

xote; ot Xoyoi. II est certain qu'Antinoiis 
aurait pu parler autrement; mais on nevoit 
guere ce qui empeche qu'il ait parle ainsi. 

481. TTtEpcpidXuii; VEu.EV/i<jav. lis vont 
expliquer eux-memes pourquoi ils desap- 
prouvent la brutalite d'Antinoiis. 

482.'£)5£ J ainsi:dans les termes suivants. 



483. Ou.... xaX(d) , non bien , e'est- 
a-dire centre toute raison. 

484. Et 5yj rcov, si pourtant par hasard : 
mais suppose que. La supposition seule a 
besoin d'etre exprimee. La consequence 
est evidente : nous serons punis. On peut 
sous -entendre, si Ton veut : que ferons- 
nous alors? Didyme (Scholies B tt H) : 
Xei'tiei, tl TioiriiEOv ei 8 e 6 ; lazi; 

485. Kai te, et en effet. 

486. HovToioi teXeOovtei;, etant de 
toutes facons, e'est-a-dire se montrant sous 
toute sorte de formes. Didyme (Scholies 
H) : oOx dTuatov ouv si xai u.ETaiT7) 
EixaaOr ; a£Tai tt; Oeujv. Eustatlie : aTiopiav 
Xuei Tiva, fva |j.^ xu/6v 6 'Avrivoo? EiTtrj, 
p.7] dv £v ouTto TT.T<oy_ix(Ji> o-v_y]u.aTi to Oeiov 
cpavTaa-flviaEGGat- oi yip uavtoToi teXe- 
6ovte; xai 7tTa)j(ot dv ETiicpavouvTai. 

487. Euvouir]v ; oppose ii iigpiv, signifie 
la pratique de la justice, la vertu. C'est un 
antxi; Eipr)u.EVOv. (Scholies V) : £uvEp.e- 
oiav, xa8' -j^v eu VEu.6u.E9a xai SiaiE- 
XoOptEv. 

488. '0, lui : Antinoiis. 

4 90. BXy]u,e'vou, genitif causal : a pro- 
pos de l'liomme frappe, e'est-a-dire parce 
qu'Ulysse avait recu lc coup d'escabeau. — 
006(e) dans le sens etymologique, comme 
s'il y avait dXX' OU. 



i 



I 



IT 






■ 



■ 



198 0AT22EIA2 P. 

*XX' txiw xc'v7]a £ xdprj , xa xa PuamA^afcw. 

Pfcjfuyou sv fuyapy, f, £T > * pa ^^ hmty . 

A.6 ofirco? auTd!v as (3dAot xtafafe A^XXcov. 
Tr)v 6 auT Eupuv^/] TafA fcj ^ ^ w &l7tgv . 

^ El yip £71' dpijffty T a 0? ^ET^cy, yiwnQ . 

ofot a'v tn to^tcov ye i6Qpovov 'Hw ?xoito. 

1> 8' *3t£ ^poo&me repfcppwv IIyjveXcW- 
Mat ftfpol (Uv irfrac. era* x«x« RX avoW«r 

AvTivoo ? Se fxawrra ^eXa^ R^j | outev . 
2£iv<fe tic fompoc dX-/]T£ti£ t xaxa Scoua 
*vipct ? aW^cov axpTfHxoorJvr) yap dvciysr 



I XVII I 



495 



500 



49J. 'AXX'dy.Etov xivKiac... Voyez plus 
taut le vers 485 et les notes sur ce vers 
L attitude impassible de Telemaque est ab- 
solument enforce a ce que lui avait re- 
commande son pere, XVI, 274-277. Eus- 
tatbe : I yet a E to TXi-KiixiSpSiov 6 vsovtaj 

*« WV 6 7tciTV,p Tla^VECTE TOtoiJTOV slvai 

el xaj xari Sii^a nooaiv sXxETai , * 

PeXejti PaXXETOCl. 

492. 'Hxo-jo-e. Penelope travaille avec 
ses femmes dans une cbambre du rez-de- 
dianwee. II fc„, rapp08er que , es 
de cette chambre sont ouvertes, et que 
I enelope voit et entend ee qui se pi, 
Jans la s.ille du festin. 

494. O0tw ? , ainsi, e'est-a-dire eomme tu 
as frapp* cet bomme. Mais Penelope entend 
par la qu Antmous perisse, puisque les traits 
d Apollon sont toujours mortals. — JU ,„j 
Elle s'adresse mentalement a Antinoiis.' 

495. Etipuvou-Ti taub,. II n'a point 
encore ete question de cette intendante ■ 
ma,s elle sera nommee plusieurs fois dans 
la su.te du recit. C'est une servante aussi 
bdele qu Euryclee elle-meme. 

<»«. Ei yap, eomme plus baut aMe 

™ S 494.0navu > XV,545 > eet l eformui: 
de souha.t. - '£„(;) doi t itre joint . 

V °', T0 - "" Tel ^> un accomplissement. Les 
ichol.es B et Q eommentent tres-bieu ee 
vers, ma.s en laissant a E l son sens habirnel 
ee qu, suppose qu'il n'y a qu'une simple 
virgule apres Yevoito, et ee qui fait des 
paroles d'Euryoome une reflexion a propos 
du .otthoit de Penelope : « n p g air] i„, 



Tat? -^UETEpai; ti XB t« t« Trpdvu-aTa 
touto yap Xeituei. 

499. Matfa). C'est le meme terme d'a- 
mitie dont s'est servi Telemaque avec Eu- 
ryclee, II, 349. Ce terme etait pour les 
lemmes ce qu'etait diTa pour les vieillards 
50,_B04. E=Iv6 ? tH.... Aristarque avait 
obelise ces quatre vers. U suppose que 
Penelope ne peut savoir ce qu'elle racoute 
Cependant cette atbetese n'etait que con- 
ditionnelle. Didyme (Scholies H) : v O e £ 0ei 
AptcTTapyo; -tcao-apa;. to; yap dv Taura 
Motti], ei p.^ „ u; xaTi T& amnum&ov 
II semble pourtant que le poete, en disant 
IxouaE, vers 4 92, a dit tout ce qui etait 
uecessa.re poor qu'„„ sut comment Pene- 
ope avait pu etre informee. Penelope et 
la weille savent que c'est Antinoaa qui 
a frappe, c'est done qu'elles ont ete a 
meme de voir aussi bien que d'enlendre. 
Que s'd ne s'agit que d'entendre, c'est que 
e soubait de Penelope est provoque par 
le retentissement du coup d'escabeau. _ 
Payne Kuigbt supprime les vers 501-504 
« Dogaa Mon.bel a l'air d'approuver cette 
suppression; Bekker rejette les quatre vers 
au bas de la page. Mais le passage est 
reste intact cbez tous les autre, editeurs. 

6<H. 'AX-^tEuEi. Botbe ecrit dXrJTEUEv 
correction inutile, quoi qu'il dise, et que' 
personne n'a adoptee. 

_B02 'Avepo; aEn?(ov. Voyez alripm 
9<«a sxaaTov, vers 385, et la note sur 
cette expression; car attiCto et ai T E W) an 
lond e est tout un. 



XVII] 



OAY22EIA2 P. 



199 



evG' c/Xkoi piv TiavTEc; £V£TrX7]crav T£ So'cav t£ • 

OOTOi; 0£ Qp7]VUt UpUJJLVOV pa^£ S^lOV COfJ-OV. 

'H piv ap' co<; dyo'p£U£ [X£Ta Sfxcorjcrt yuvaicjiv, 
"/]fjL£V')Q iv 6aAajj.cp • 6 o' e'Semvee Sto? 'oSucjeu; * 
■^ §' £iri ol xaXicraaa itpo(J7]iSSa otov uscpSo'v 

"Ep^£0, St' Eujj.at£, xicov tov <;£tvov avco/Oi 

£AG£[JL£V, 6'<ppa T^ [JUV Tlp0(7TITU^0[J.at T^S' £p£CO[i.0U, 



505 



503. 'EveTcXyicrav te Soaav te, bystero- 
logie, Le poete a Jit, vers 411-412: ot 
5' dX).di TtavTE- oioo-rav, Tw/yjaav 6' apa 
7ryjpyiv cktou v.al y.petcov. — Quelques an- 
eiens sous-entendaient , avec EVETrXriaav, 
ccCtov, et non 7TY)pY]v. Scholies H et Q ; 
exopecrav. Mais alors c'est a 66aav qu'ils 
rapportaient Pidee de provisions. Memes 
Scholies : TtXripEi; e^ovxi xa; y_etpa? xaE 
a).Xa 7rpoo"£ooo"av. 

504. IIpup,v6v w{JtOV. Voyez plus 

haut, vers 462-463. Ulysse a ete frappe 
a Pendroit oil se joignent le cou et Pepaule, 
La precision avec laquelle Penelope s'ex- 
prime etiiit un des arguments qu'Aristarque 
faisait valour contre 1'autlienticite du pas- 
sage, Didyme [Scholies H) : oux av oUTWt; 
aApt^di- EtOEiY) to (J).Yi6Ev uipo;. Mais, la 
encore, on voit qu'Aristarque ne fait guere 
que douter. 

508. s Ev 8aXdu.o>. Ancienne variant e, 
00 plutot ancienne glose, i\ u.£yapw. En 
effet, le mot GaXau.o; ne signilie point ici 
chambre a coucher. La chambre a coucher 
de Penelope etait en haut de I'escalier, et 
non au rez-de-chaussee. Voyez les vers I 
328-330 et 362-364. [1 s'agit de la grande 
piece ou se tenait habituellement la mai- 
tresse de maison, entonree de ses femmes, 
— c O (lui) est determine par 6lo; 5 03'Ja- 
asu^. — 'EqeCtcvee. Ulysse s'est remis a 
manger, afin d'etre fidele a son role de 
mendiant. II veut qu'on le prenne pour un 
veritable aflame. Cette reflexion suffit pour 
justifier le poete. Tel n'est point Pavis de 
Bo the. Cet editeur tronve 6 o' soEi7tv££ 
absurde, et il propose de le changer ea 
6 6s orj 7TV££ : « Quid ? prandit pransus 
« (359), et opprobriis oppletus 3 et plaga 
« tantuin non letali percussus (489-49J 
« 567), proptereaque flagrans dolore at- 
« que ira (465), ut in superioribus (235- 
b 238)? Cuve credas. Abjectissimo vilior 



« fuisset errone, nee Telemachi, Penelopae 
« et ipsorum procorum commiseratione di- 
ce gnus, si tarn invenustum, tamque avai— 
« a9'/]T0V, se pra?buisset. Restituam poetre 
« manum suam, 6 6e oyj 71VE6, ille vero 
« ankelabat } sive iram spirabat^ quod per 
« se mmnunquam dicitur TtVEtV, etc. » — 
Ce pretendu perfectionnement du textn n'a 
ete admis par personne. Les motifs alle- 
gues par Bothe contre la vulgate sout des 
subtilites sans valeur. II y en a merne un 
qui est inepte : nee Telemachi.,.. commi- 
seratione dignus. Teleraaque n'a pas be- 
soin de s'apitoyer sur le mendiant, puis- 
qu'il salt que ce mendiant est son pere. 
J'ajoute que les anciens n'ont pas innne 
eu Pidee de trouver mauvals qu'Ulysse se 
remit a manger, et que, s'ils variaient sur 
le passage, c'est uniquement a propos de 
1 ortlingraplie : les uns preferaient 6 o' e- 
0£t7:v£i a 6 5' S8et7CVEE, les autres 6 6s 

0£L7TV££, 

507. 'EtiI ol. Voyez phis haut la note 
du vers 330. — KaVerraaa, ayant appele, 
e'est-a-dire ayant fait appeler, ayant en- 
voye cbercher. Penelope est trop Loin d'Eu- 
meCj pour 1 appeler diiectement comme 1'a 
fait Telernaque a deux reprises, vers 330 
et 342, oil Pexpression est la meiue qu'ici. 
Scholies B et Q : |X£Taxo().p<Ta[JL£V7] aOiov 
Sia xtvo;. ou yap outw; Eyyu; r\v. 

508. v EpyEO et avw/6i sans conjonetion. 
Voyez, X, 320, la note sur une construc- 
tion du mtrae genre. 

509. I[poa7i-t.u^ou.at. Ancienne variante, 
7ipoa9QEY^O|xai. Cette correction etait in- 
utile. Voyez le versVIU, 4 78 et la note 
sur ce vers. Ici comme la 7tpoa7iTu£ou.ai 
est au subjonctif; mais ici le sens est plus 
affaibli encore, puisqu'il s'agit se piemen t 
d'admettre en sa presence, de recevoir. 
Didyme (Scholies M et V) : vuv TTpoc- 



■ 









200 



OAT22EIA2 P. 



Wr\ 



H 



e? tou 'O&wrijoc TaAoofypovo? ^ ir^warai 
7] ?0£v atpOaXpoiov uoXuTtXayxTcp yip £ 'oixev. 

E? yap toi, (WXeia, G-iwTcvfcaav 'Ayauoi- 
oV 6'y £ fwOeiTai, e^XyoiTcS xe" toi tpftov ^ Top . 
Tpsl ? yip ty (xiv vtixTa? fyov, rpt'a $' fy aT « r p ^ a 

«XX' o3wo xax^Ta Si^vuaev tjv dyopsucov. 
G? 8' 6V doiSdv dv^p TOfiSlpxeTat, 6'cjte Oewv ^ 
irf&) Se&x&s eW ijAepdevra |3poTolc7iv, 



[XVII] 

510 



515 



Bit. "ISev, sous-entendu aOrov c'est- 
a-dire 'OouaoTJot Ta>a(ji<pp va. 

51 3. Ei yap, je youdrais bien que. Voyez 
plus baut le vers 496 et la premiere note 
sur ee vers. _ T 0l , pour toi, c'est-a-dire 
ann de te permettre d'ecouter ce que ra- 
conte cet homme. 

BU. 01' o Y e (xuaeExai, ™ les choses que 
cet bommc raconte. Voyez p I„s baut, vers 
479, la note sur oV <i Y o P E0si c . Eustatbe • 
■TO ota o Y e hu6eitcu ouoiov eo-ti % S> 
Ot ivopeOei;. II y a pourtant une diffe- 
rence, c'est que le considerant est ici place 
avant ce qu'il motive. L'identite des deux 
expressions devrait peut-etre faire rattaclier 
oV oye |Xu8EtTat a ce qui precede, et non 
a ce qui suit. II n'y aurait qu'une virgule 
apres 'A Z =tioi', et le point serait apres L. 
Beitc. Mais il y a une ancienne ecriture 
d apres laquelle oV o Y e u^Eaoa est une 
exclamation, par consequent une pbrase 
isolee. Nicanor (ScholiesB, H et Q) : 6aU - 
u-aaTixw; 81a usaov avcrae.pwvr^cu ola 
°YE M-^fleTTai. Quelque ponctuation 
quon adopte, le sens au fond reste le 
meme. La variante j) 6 TE , ou } S Y s, n'est 
qu une faute d'iotacisme pour oV o Y e. En 
effet, cette pretendue lecon n'offre abso- 
lument aucun sens. 

Botbe : « Non est premendnm, quod dixit 
« vuxT a? xai Hy. Ma , non contra, ut res 
« fuit; nam maue ulvsses advenit ad ^ 

«mauim, post navigationem nocturnam- 
« sed ita per bysteronproteron locutus est 
« fam.bariter, metrique etiam fortasse cau- 
« sa, cui positus ille verborum congrue- 
« bat. » Botbe justifie cette derniere ob- 
servation par l'exemple de Virgile, Eneide 



VI, 127: «Noctes atque dies patet atri 
« janua Ditis. » II aurait mieux fait de 

citer Homere lui-meme, Odjssee, II, 346- 
346 : Ta(l£T) vu „ a? T£ xa j , 

Ic lhysterologie est roanireste. Le poete 
se sert d'une formule d'aede, et voila tout 
Dans le royaume des tenebres, il est tout 
naturel que la nuit soit nommee avant le 
jour; et l'exemple de Virgile est le moins 
concluant des deux. _ Les modernes, dans 
les langues d'origine romaine, disent jour 
etnuit et nun et jour, mais non pas in- 
d.fferemment. Le fameux personnage qui 
dit notte e giorno faticar a toute sorte de 
raisons de mettre en premiere Iigne les 
fatigues de nuit qui lui sont imposees. 
646. ITpwTov.... ^(i), c i, ez mo ; Ie 
mier : cbez moi avant tout autre. 

.V 1 - Ka ""riTa.... -Jjv, sa misere : le 
reei. de ses malbeurs. _ A.^vuwv . 
a Y o P Euwv, il acheva racontant : il a fini 
de raconter. Eumee fait entendre que ce 
que le mendiaut lui a raconte n'est qu'une 
portion des aventures de cet liomme Vovez 
« que lui a dit Ulysse, XIV, 197-198. ' 
518. IIoTiSepxETai. L'auditeur qui ad- 
"i>e ne quitte pas des yeux I'aede - 
0<7TE se rapporle a ioioov. 
618-619. OeoSv il... BeBm&f, instruit 
par les dieux : divinement inspire. Didyme 
{Scholies H) ■ o.atov „ api flsdi fl ' .. 
tvEuaroi;. 

Bi9. 'Asior) a la premiere syllabe breve 
de nature. Le poete use ici, avec un mot 
de tro,s syllabes, d'une licence qui lui est 
bab.tuelle avec les mots de quatre ou de 
cinq syllabes au commencement du vers 
On peut aussl dire que le vers est acepbale. 
— EitEfa) depend de asi'Sr). 






(XVII 



OAV22EIA2 P. 



TOU S' (XfJtOTOV f/.£[Jt.OtacrtV (XXOUEf/EV, OUTC^t' dc£$Y) • 

to; £[xe xavcx; i'OeAye irap7]fji£vos £v fAeydcpoiaiv. 
OyjctI S' 'oSucrcryjo? ^£tvo<; uaTpc6to<; Eivai, 
Kp-^TT) vaiExdcov, 6'Gt Mfvtooi; y£vo<; ectti'v. 
"EvOev Sy; vuv Ssupo toS' I'xeto irqfjiaTa ndcywv, 
TTpoTTpoxuXivS^fXEvo?' ctteutou $' 'oSugtjo? dxouuat, 
ay^ou, 0£(T7ipcoTcov dvSpwv EV m'ovi S-/]p.co, 
CwoO " TOAAd 8' ayet x£tfjt.-^Aia 6'vSe SojaovSe. 

Tov S' acute Tzpoahme TOpf/ppoxv LT'/jVEAo'iiEia " 
'Ep^eo, Seupo y.£ktacov, iv' dv-ct'ov auxos Ivferon, 
OOtot §' ttje 0-Jpyjc-t xaO^[i.£vot E^iadcrOwv, 



201 

520 



525 



530 



620. Msfiaaaiv a pour sujet (Jpoxot 
sous-entendu. 

62<. "fi;, de meme, c'est-a-dire comme 
l'aede enchante son auditeur. 

522. 4>j](ji..., il dit qu'il est l'hote 
d'Ulysse de pere en Cls. Le mendiant n'a 
Hen dit de pared, au moins dans ee qu'Ho- 
mere rapporte de ses discours. Homere n'a 
certainement rapporte qu'une partie des 
discours d'Ulysse ; mais peut-on supposer 
que le poete eiit neglige un dire aussi im- 
portant ? Quelques-uns l'admettaient nean- 
moins. D 'a litres pensaient qu'Eumee cher- 
che a donner au mendiant plus de relief, 
et a le rendre plus digne de la confiance 
de Penelope. Eustathe : armeitaaai on 
xoai to o-|<<>7rwu.Evov Sotxev 'OouccrEu; 
7to).).a Tiva lijw tou 'Ou-iipou a^YjYrjuacOai 
tw E0".aiM - fi yap toi 7tpo; e'xeivov eTtcev, 
ouSe wpuv oXiytov tivuSv eoe'ovto. e'.xo; 
6c xai £r|Topixu>: tov Euu.aiov tlE'JOEiOai 
w; av [leyaXOv?] 7tap' auivj tov epiXov 
mcoyov. Eumee ne croit pas nieme (aire 
un mensonge, vu ce que le mendiant lui 
a dit, vers XIV, 199 et 234, et surtout 
vers 470-471. — Botlie explique autre- 
ment la chose : memoriter hsec Eumaius 
senex; neque enim Ulysses dixit i, 321. 
C'est bieu plutot une affirmation con- 
seiente, et les lapsus de memoiie n'ont 
rien a faire ici. Ameis : « 'OouaaTJo; iJEi- 
« vo;.... ist ein absichtlicher Zusatz des 
« gutmutliigen Eurnaeos, um das Verlangen 
« der Penelope nocli heftiger anzuregen 
« imd dadurch dem Fremdlinge eine reclit 
« giinstige Aufuahme zu bereiten. » 



523. KprJTrj vaieTaoiv. Voyez XIV, 2)9. 

524. "Ev9ev.... Voyez plus haut le vers 
44 4 et les notes sur ce vers. 

525. IIp9itpox\Aiv56u.£vo;. Voyez la note 
da vers XXII, 221 de Vlliade. Scholies B 
et Q : (isra xaxorcalJEiac.' aito tioXeui; si; 
TtoXtv cpspofAEvo^. Scholies V : 7rXaviotjLE- 
vo;. Scholies M : oc>Xote dXXoy; T7); oi- 
XOU|J,SV7]< iu.Ei6(nv totiou;. Ces explica- 
tions sont incompletes. Eustathe : fjyouv 

IXETEUMV, T) y.ai iKETEUtlXini; iuo T07tOU 

El; totcov yixtov. C'est cctte derniere ex- 
plication qui est la plus satisfaisante ici; 
et IxeteOiov ne va liien qu'ii l'exemple de 
Vlltatle. Ancienne variante, 7rp6yvu xuXtv- 
OOfjiEvoc, mauvaise correction de diasce- 
vasle. — EreuTBi, il affirrae. Voyez la 
note du vers XI, 5S4. — "Oauutjo; 4x00- 
ccei, avoir enteudu parler d'Ulysse. Voyez 
les vers XIV, 32 1-330. 

52(i. (:)Eo-7upoiTiov.... Voyez les vers XIV, 
315-317. 

527. "AyEi a pour sujet 'Oouao-Eu; sous- 
entendu. 

529. "Epyso,... xaXsao-ov, va (lui) dire 
de venir. Voyez plus haut la note du 
vers 508. 

530. Outoi. Penelope montre les pre- 
tendants. — 'E'^lotctaOwv, qu'ils prennent 
leur recreation. Apollonius : Jrat?ST(i»ffav. 
Ce n'est pas du tout un commandement. 
L'iniperatif ici, comme dit Ameis d'apres 
les anciens, est simplement eoncessif. Scho- 
lies B et Q : toOto 6e ouy_ u; Ttpo^Toid- 
crouaa, iXX' u>; Ei5uTa t6 eOo? oti xafir]- 

p.£VOt £7iat^0V. 



. > 

'■'\ 



I 

II 
I 







535 



202 OAY22EIA2 P. [XVII] 

$1 aijxou xaxa Sto^ax'" i%st crcpic-i Gup.og Eixppcov. 
AOtwv [xiv yap xx^piax' axv^paxa x£?x' evl ol'xcp, 
ctito? xal fji^Ou yj&ij* xa plv oJxTJe? eSouciv ' 
ot o e?? YJf/ixEpov TtcoX£tju!.£voi 7][jiaxa navxa, 
$ouc, lepeiiovTes *al St? xal irfovas alya? , 
eiXairtva^oucriv ravouat x£ ai'QoTta o?vov, 
fxa^iSfw?* xa Si itoXXa xaxavExai. Ou yap eV avrjp, 
olo? OouacEui; faxsv, apyjv auo oixou afxuvai. 
Ei o 'Oougeus IXGot xal ixoix' I? Traxp(3a yatav, 
a?^a xe auv & iraiSl f${a$ dmoxto-exai dvSpwv. 

Q<; cpaxo - TqXlpia^oc Se (jiy' sirxapsv, afjwpl §£ 8ai[/.a 
<7fi£pSaX£ov xova&yjffe * ftlccaat Se U'qvzko-Riux, 
at'|« o' ap' Eup.aiov Iraa Ttxsptkvxa irpocYjuSa ' 

Ep^£o jioi, xov ^eivov Evavxi'ov &&£ xdlXeaffov. 
Ou^ opaac; o [AOi uio? ETCTixapE itaciv Iiueorortv ; 
Tcp x£ xal 6tix txxzkrfi Gavaxo<; (JWjtrrijpai ysvoixo, 
tract [1.7.X, ou£e xe" xt<; Gavaxov xal K^pag aXu^ot. 



540 



545 



531. Kaxa 3wfj.aT(a) precise le sens de 
l'adverlie aO-roO. — 'Etfippwv, porte a la 
joie. Didyme (Scholies H) : dcppovu;, xal 
tv Eueppao-i'a. 

532. 'Axrjpata XEit(ai) , restent sans 
dommage : ne sont pas devotes par des 
etrangers. Scholies B : umo iXXoTpitov. « 
6V] oixeioi aCiTdiv loouat. 

533. Sitoi; xai ue'Qu rjSij , apposition 
explicative a xrrju,aT(a). — Ta, cenx-la : 
les biens qui leur appartiennent. — OtX7J6{, 
les gens de (leur) maison (et nou des 
etrangers). 

534-538. OX 6' &t; Tjp.sTepov Voyez 

les vers II, 55-59 et les notes sur ce 
passage. 

540. Zuv (Ji iraiot, avec son fils : aide 
]>ar son fils. 

541 . Me'y' l-n.-zo.att, eternua fortement. 

542. Kovd6r)aE. Ancienne variaute, xa- 
vaxioE. 

643. AoJ/a.... Repetition duvers XVI, 7. 

544. "Epy_EO,... xaXsuoov. Voyez plus 
haul la note du vers 520. L'addition de 
u.ot a EpyEO donne ici plus de vivacile a 
l'cxpiession . C'est comme si I'cnelope di- 
sait : J'ais-moi le plaisir d'aller ajipeler. 



545. Ou^ opaac, ne vois-tu pas? c'est- 
a-dire n'as-tu pas entendu ? — "0 dans le 
sens de on, comme souvent chez Homere 
apres le verbe voir. — Moi uio; le fils 
a moi : mon fils. C'est ['explication des 
anciens. Les moderues rapportent ixot a 
ETts'TtTapE, ou meme le regardent comme 
redondant. — Ilaaiv E7rET<7iv, aux paroles 
completes, c'est-a-dire a la fin de ton dis- 
cours. La traduction ad omnia verba ne 
donne aucun sens. II est evident, d'apres 
le vers B4< , que 7iaaiv equivaut a 6).oi:, 
puisque Telemaque n'a eternue qu'une 
seule fois, et au moment ou Eumee ces- 
sait de parler. 

546. To), par consequent. L'eternument 
etait considere comme un signe favorable. 

547. riao"i. ... Ce vers manque dans 
quelques manuscrits ; Clarke et d'autres 
le regardent comme inutile. II y a certai- 
ncment tautologic, et Eustatlie a raison de 
le dire. Mais cette tautologie est-clle vi- 
cieuse? Au contraire; rien n'est plus na- 
tural, rien ne fait mieux comprendre la 
satisfaction de Penelope. — Bothe propose 
de faire disparaitre la repetition d'idee en 
changeant, au vers 546, Odvaxo; en xa- 



I^^^^^H 



[xvn: 



OAY22EIA2 p. 



'AXXo ol xoi Ipso), (tu 8' eVi cppscrt (3aXX£o cr/j<7iv 
ai' x auTov yvcoco vvjfXEpxe'a to£vt' £V£7iovxa, 
eaaco p.iv yXaivav xe yixwva xe, etjjiaxa xaXa. 

Gi; <paxo* (3-?j Si cjcpopSo?, rati xov fxuGov axouaev 
ay^oO 8' EcxafAEvcx; eirea uxspdevxa TrpooTjuSa* 

Sclve uaxep, xaAsst at rapisptov nr ( v£Xo7r£ia, 
pfcyjp T?)X£f/.a;£oto ' fJiexaXXYJsai xi e Ou[xo<; 
ap.cpl toJcei xlXsxai, xai xr,8Ea xcsp TCTiaOufr). 
Ei o£ yA o-£ yvcor, v/)(/.Epx£a iravx' EVEirovxa, 
£co-£i 0£ yXaivav x£ yixcova x£, xcov cru [AaXtaxa 
Xp^ei?" gixov 8e xai aixtQcov xaxa 8vj(jt.ov 
yaaxspa (Soffx^crEis' owun ol xot, 6'? x' tQiXrpiv. 

Tov 8' aux£ TcpotrietTO uoXuxXa? Sto<; 'oS>j<7<7eu:; ■ 
E'jp.ai', ai'|a x' sycb vvjfjiepTs'a Tzavx' eviicotut 
xot5py] Ixapi'oio, itepitppovi IlY]veXoire£fl ' 
olSa yap eij rcepl xa'vou, 6{X^v 8' iveSeyfAeO' 6i'(uv. 
AAXa [j.vr ) ax7]pojv ^aXeic&v &ro8e$i' SuiXov, 
xtov uSpig x£ pY/j x£ diS^peov oupavdv i'x£i. 
Kai yap vuv, Sxe a' O'jxo? ivvjp xaxa owuia xidvxa 
O'jxi xaxdv p^avxa (3aXwv dStivyjatv e'8coxev, 



203 



550 



555 



560 



565 



I 



IJ.atoe. Cette correction n'a pas hit for- 
tune. Les plus recents editeurs admettent, 
sans scrupule aucun , que Penelope disc 
deux fois la meme cliose. Nous en ferions 
a sa place, autant qu'elle, sinon aussi ljieu 
qu'elle. 

548. "AXXo.... Voyez le vers XVI, i99 
et la note sur ce vers. 

560. "EnaM (j.tv Voyez le vers XVI, 

79 et les notes sur ce vers. 

551-552. "U?.... Voyez plus llaut les 
vers 348-349 et les notrs sur ce passage. 

552. 'AvyoO, proclie : pres d'Ulysse. 

554. 'E depend de xiXexat, et il est le 
sujet de U-BTaXXijiTat. 

655. IIeTtix6utfl "u datif, comme s'il y 
■'"■ait oi, et non pas i. C'est sans doute 
pour corriger cette incoherence gramma- 
tical que quelques anciens cliangeaient 
■Kenativir, soit en 7t£jEa6o«|{, soit en ite- 
n aboit), qu'ils eipli.juaient par 7t£7rov6ct5 



et 7tEirov8s. Avec ees optatifs on lisait 
sans doute xrjoe' arep, et non plus xv-jSea 
Ttep. Mais il est inutile de rien changer. 
558. Sttov depend de aiTlZjow. 

659. Aaiaei Repetition de ce qu'a 

dit Ulysse lui-meme ;m vers t9. 

6U3. Oioa, je sais, e'est-a-dire je suis 
inl'orme. — 'Oi^v.... 6l£t5v, pareille mi- 
sere : des maux que nous partagions en- 
semble. Didyme (Sckolics B et V) : 6u.r,v 
Tr]v autT]v. — A(e) est explicatif, et il 
equivaut a yap. 

565. Twv {)6pic.... Repetition du vers 
XV, 329. 

666. NOv, tout a l'heure. — Outo; 
dv^p est dit en mauvaise part. Ulysse 
mnntre Antinoiis. 

5i>7. PeSjccvxa. Ancienne variante, $i- 
CovTa. — 'Oouvrjatv eowxsv, apres fia- 
X.tov, est une formule poetique empruutee 
a V Iliad t, V 397. 



204 



OAT22EIA2 P. 



fXVII: 



N 



ouxe xi Ty)llpa.yos toy' fir^pxEaEV ouxe xi<; aXXo<;. 

Tcp vuv nTjVEAoreiav evl [/.eyapotctv avcoyjk 

fXEtvai, £7T£[yo[ji£VY]v itep, £? r^Xtov xaxaoijvxa* 570 

xai xoxe (Jt.' e^eVOco tzocjios izipi vo'(7xif/.ov rjfjcap, 

ac(70T£pco xaOfcacra itapat -rcupf ' si'(/.axa yap xoi 

Adyp' s^co* ofaOa xai aiixo?, eise£ <te 7upcoO' ixE'xsuo-a. 

l Q<Z <paxo* p-/j Se c-ucpopSo?, iral xov jjluGov axouaev. 
T6v uirep ouSou [3avxa -rcpoT/juSa IlvjveXdueta • 575 

Ou crtiy' ayet? , Eufxate ; Ti tout' iv^crev aX-/]x/;<; ; 
T H xiva rrou Sefora? ^afotov yje xat aXXw? 
at'Setxai xaxa Swjxa ; xaxo"? S' at'Soio? aX^x'/]?. 

T^v S' aira[j.£[66[XEvo? •repociipy];, Eufjiaie cruScoxa* 
MuGdxat xaxa u.oipav, arap x' oiotxo xai aXXo? , 580 

G'Spiv aXuaxa^wv avSpwv U7t£p-/]vop£ovxcov. 
AXXa cte [/.Eivai avtoy£v £5 yjeXiov xaxaSuvxa. 
Kai 6e col w<T aux-?j toXu xaXXiov, to Paci'Xeia, 
ofijv Tipo? !;eTvov cpacrOat etco; ^S' Eiraxouaai. 



568. Toy(e), cela : cette violence. 

670. Meivai, d'avoir attendu : de pa- 
tenter en m'attendant. — 'E?, jusqu'a. 

671. Ilepi. Ancienne variants, uspi. 
Avec la premiere orthographe, il faut con- 
struire : Eipir;6u T)(j.ap vo<TTtu.ov TtEpi wo- 
o-to;. C'est a l'autrc urtliographe que cor- 
respond la traduction mariti de reditus 
die; mais cette orthograplie est mauvaise. 
En tout cas, il est bizarre de lire, cnmme 
dans l'Homere-Didot, mariti de reditus 
die en face de tto^io; irc'pi. On dit E*pou.ai 
avec 1'accusatif de la chose (voyez V Iliad* 
X, 4i6),et l'on ne dit pas eipou.ai TtEpi ti : 
il faudrait jtepi vo(7t£u,ou ?ju.aT0;. 

672. AaaoTE'pw, comparatif du compa- 
ratif oiffov, et qui encherit sur lui : tout 
proche. — Kadisaaa, sous-entendu kai ; 
m'ayant fait asseoir. 

573. "Exw, je porle : j'ai sur moi. _ 
npwfxa) , d'abord : avant de m'adresser a 
un autre. Voyez plus haut, vers 6(6, 7tpo5- 
tov yap iu.' Jxeto. Ulysse rappelle ainsi 
qu'Eumee a ete oblige de prater un man- 
teau a son bote, pour le garantir du froid 
de la nuit. 

574. TCi;.... Repetition du vers 66). 



576. Tov S' Citced On a vu, IV, 680, 

un vers presque absolument semblable. 

Remarque/, iri que chaque porte avait un 
seuil, meme dans 1'inteiieur de la maison. 

576. "AyEi?, sous-entendu auTOv, e'est- 
a-dire tov {eivov. — ToCit(o), cela, e'est- 
a-dire de ne pas t'accompagner. 

577. 'EJaidtov adverbe : excessivement. 
Didymc (Scholies V) : u.Eya>(o;. 

578. Kaxo;, sous-entcmlu iaii : est un 
maladroit, e'est-a-dire nVntend rien a son 
metier. — Aiooio;, honteux : qui n'est 
pas sans vergogne. Scholies B et Q : xa- 
xo;, a).ur7ixe).V); lauTtii. aiSoios, 6 ai- 
8oO|iEvo;. Didyme (Scholies V) : atooto; • 
vuv 6 a ; .Souu.cvo;. 

580. MuOEtTat a pour sujet ctJ.^Tyi; 
sous-entendu.— "Anep x'o'oito xai aX)io,-. 
Didymc (Scholies fl) : fotp Sv xai aX),0{ 

UTTOVOrjffEtEV. 

683. Ae est dans le sens de Svj. — r tlo(t), 

ainsi, e'est-a-dire de faire ce qu'il dit. 

Kd)),iov, sous-entendu i<jii : il vaut micux. 
— On a vu, VI, 39, un vers semblable a 
celui-ci, sauf les deux derniers mots. 

584. <l>acj6ai..,. Formule empruntee a 
Vlliade, IX, <00. 



[XVII] 



OAY22EIA2 P. 



Tov §' auT£ itpofffenre rapicppcov IIy]VEXd7rEta* 
OGx acppcov 6 l;eivo? ofc'sTat, oo-nep &v dy]' 
ou y<£p irou Ttve? toSe xaTaQvTjxiov dvGpcuucov 
dvipEc; G6p('(ovT£S didaGaXa fAY]yavo'covTai. 

H piv ap' w? dydpsuEV - 6 §' co^eto &b<; GcpopSoc; 
p-vr^T^pcov e\; ojuXov, erci oieirs'cppaSe tcxvtoc. 
Afyoc §e TyjXIfxa^ov Sitsa TruspoEvxa irpo(r/]'j8a, 
ay/J crywv X£C P a ^v, fva fj.Yj rauQofoGo aXAoi • 

Q. tp(X', lyw jjisv drat^t., <rua<; xai XEiva cpuXa^cov, 

(70V Xai EfAOV (3tOTOV • (701 S' EvQocSe UaVTa (JLeX^VTCOV. 

Autov (jiv ffs irptota caco, xai cppdi^so Qujjuo 

[av; Tt TuaO'/)?* -rcoXXoi ok xaxd eppovsouaiv 'Ayaiaiv, 

tou? Zeu<; £^oX£(7£t£ Ttptv vjfjuv itrjua ysvEcrQai. 

T6v o au TyjXIp.ayOi; irETtvupivo? dvTtov rjuSa' 
EaaEiat ou'xtoc; , aria ■ cru §' £pX £0 SeteXn^cai; ■ 



205 

585 



590 



595 



686. "A9p(ov, l'adjectif pour l'adverbe : 
sotlement. — 'OUxtu, pense. Ajoutez : au 
sujet des pretendants. — "Oaitep dv sir], 
quel qu'il puisse etre. Ameis et La Roche, 
w$ HEp dv Etr,, leeon fouriiie par l'expli- 
cation que donnent les Scholies H : tocrnEp 
dv ajro6»iT), i'va einri utio ti voeT to 
u.e'XXov. Cette lecon equivaut ea eflet a 
<J>; EaE-rai 7t£p, expression homerique bien 
connue, et qu'on Terra encore, XIX, 3)2. 
Mais la vulgate donne un sens plus satis- 
faisaut ; car il ne s'agit point de divina- 
tion, et l'etranger n'a rien devine du tout, 
— J'ajoute qu'il n'y a aucune raison paleo- 
graphique de preferer &■ Tiep a oaTtEp, 
puisque l'ecriture etait primitivement la 
meme. — Dindorf donne a sir] l'iota sou- 
scrit, pour en iaire un suljjonctif : eir). 
Mais ce subjonctif est incounu des anciens. 
La Roche : « conjunctivum si quis mavult, 
« non v.-q sed fj-ji est scribendum. » 

687. t Q5e, a tel point : autant que le 
font les pretendants. 

588. 'I'6p^ovTE;.... Emprunt au vers 
III, 207. 

689. 'O (lui) est precise plus loin par 
8Io? ucpopSo;. 

690. MvriOTYJpwv E; opuXov. Eumee tra- 
verse la salle du festin, pour rcjoindre 
Telernaque. — Aieirsfpao'e, il eut montre : 



il eut explique a Penelope. Voyez, VI, 47, 
la note sur le mot oiSTtsypad'E. 

6!):!. "Ayyi crxwv.... Voyez le vers I, I r. 7 
et les notes .sur ce vers. 

693. KeTvk, les clioses de la-bas : les 
affaires de la campagne. 

594. JJov xai e\u.6v f5i0T0v, apposition 
explicative a XEiva. 

695. IIpuJTO, avant tout. — £dco, pre- 
serve. Voyez, XIII, 230, la note sur ce mot. 

596. At est eiplicatif, et il equivaut a 
ydp. — 'Ay.ai&v- Ancienne variante, 'A/aioi. 

599. AsiEXirjaaj, ayant attendu le declin 
du jour : quand le soir sera venu. — Le 
mot est un drta? Eip7]u.e'vov, et les anciens 
discutjient sur le vrai sens de ce mot. 
Plusieurs voulaient qu'il s'agit d'un repas 
d'apres-midi , d'un goilter. C'est I'inter- 
pretation qui a prevalu chez les modernes. 
Mais les Grecs des temps heroiques nc 
goutaient pas. lis n'avaicut que trois repas, 
le dejeuner au saut du lit, le diner au mi- 
lieu du jour, le soupcr a la flu du jour : 
dpio-tov, oeiwvov, 56p7tov. Didyme (Scho- 
lies V) : jrpo? trjv SeiXivriv riipav Ttapa- 
YEv6u,evo;, touTEaxi Trjv u.Eo-r)u.6piaV ^ 
triv JairEpivrjv SiafpiiJ/ai;. Jvioi oe ttjv 
SeiXivviv xpoipi>]v aiTwv. xai KaXXiu.ay_6; 
9T)di - SeieXov atTi^ouo-cv, aYOUcrc 
Se yeipa; &7t' Ipyou, Trjv iipo; tvj 






m 



I 






206 



■ 

■ 

Hi 



■ 



OATS2EIA2 P. 
■qw6ev 8' fata xal ayetv Eep^t'a xaXd- 
aii-rap Ipoi T aS £ Tcavxa xal iOavdctowi [AeXifaei. 
a Q? ?a6'- 6 8' oStic ocp' «Cex' fij&orou era Sfypou- 

■JrXr / aap.£vo? <S' apa Gupiov eotjtuo? *$£ tottjto? 
fftj p' ffAEvat (*eO' ua?' Xi'tce 8' s'pxEa" te [xlyapffv ts, 
itXetov SaiTUfxovwv ' oE S' <3pp)<ra>t xal dotS^ 
TepTOvx' • vj'oy) yap xal £ir/>8£ SefeXov %ap. 



txvm 

600 



605 



oeiXiv^ xpoipr|V alxoOvxE;. oO Ssovxw; • 
TtpoEipvjxaiiEv yap oxt oi apxaioi xpitrt 
TpocpaT; EypuVvxo. Eustathe (lit la meme 
chose en d'autres termes : o sieX ivj cai; 
avxi xou so)? SeiX)]; oiaxpiil/a; ev- 
Ta06a. 816 7t£pi SeieXov f,u,oep (vers 600) 
6 itapaYTE^flti? Eiiuaio; btcekii. to p.Ev- 
toi e'itxeiv SEtsXirio-ai; avxi xou (3pw- 
u.axiadu,Evo(; rpoipriv SsiXivrjv, oux 
apEaxEc xoi; 7taXaioT;. to TtoXu yip toei; 
rjffav xpoyai, aptaxa, OEiuva 6 6 pre a 
TE, xax' AiayOXov. — Dans les vers 603- 
604, il ne s'agit nullement d'un nouveau 
repas. Eumee s'est remis a table pour 
achever son diner. Les carnpagnards ont 
Pestomac robuste et complaisant. Le por- 
cher reste longtemps a table ; voila tout. 
600. 'levai et ayeiv, l'infinitif dans le 
sens de l'imperatif. Ordinairement ce n'etait 
pas Eumee lui-meme qui amenait les pores 
au palais. Voyez le vers XIV, tOB. Mais 
Telemaque a son idee, en lui commandant 
de venir le lendemain matin ; et Eumee, 
en serviteur Cdele, ne manquera pas d'exel 
cuter l'ordre de son jeune maitre. Voyez 
les vers XX, \ 62-1 63. 

601. TcxSe, ces cboses-ci : ce qu'il y a 
a faire ici. Telemaque repond a la phrase 
d'Eumee (vers 594), oVi > £ v 6d8E itavxa 
(jleXovtwv. 

602. 'EOIjeotou £jti Si'tppou. Ancienue 
variante, l%\ 6povov ev9sv avEo-x?). 

803. nX»)(iou,evo;.... A la suite de ce 
vers, quelques anciens en mettaient un 
autre, qui dit la meme chose en termes 



dilferents, et qui n'est que la repetition de 

ce qu'on a lu ailleurs, V, 95 et XIV, 3 : 

auxap im\ asiTtvrxjE xai iipape 6up.6v 

ESworj. Didyme (Scholies H) dit qu'il faut 

absolument retrancher l'un des deux : jte- 

pio-iro; 6 el; ex rov (J'. II ne dit pas le- 

quel. Peut-etre conservait-il eelui ou il y 

a Seitcvyiue, comme confirmation du vrai 

sens de oeieXnia-a;. Mais on a eu raison 

de garder l'autrc, qui n'est pas une simple 

repetition, et dont l'authenticite a ete re- 

connue par les Scholies de Fenise, a propos 

du vers I, 409 de Vlliade (aixap etiei...), 

vers si souvent repete, et dont celui-ci est 

lui-meme une imitation libre, maisevidente. 

604. Brj $ iiiEvai.... Voyez le vers XVI, 
341 et la note sur ce vers. 

605. IIXeiov.... An lieu de ce vers, on 
lit celui-ci comme lemme, dans les Scho- 
lies H : ot 6' si; 6pxr)ffTuv xe xai lu.e- 
poEacav aotovjv. L'autre est bien prefera- 
ble; car il n'y a pas un seul exemple de 
TE07iop.at avec et;. Mais les reflexions qui 
accompagnent le mauvais vers s'appliquent 
parfaitement au bon : u. E xa xpoi{rf|V at 
ao'.oai, Trpo xpo ? Y|; 8s yup.vaai'a oaiu.a- 
toi;, Siaxoiaiv XEpnovxo xai al- 
yavErio-iv Uvxe; (IV, 626). 

606. Aei'eXov r)|xap, le soir. Scholies B : 
■^ SetXtvifi x-ijc ^ne'pa?. Scholies Q et V : 
to x^; oeiXivij? aipa? xaxaaxrip-a. Eus- 
tathe : ^ SttXr). Bothe : « Nota periphra- 
« sis quemadmodum et 8oOXiov Tipiap pro 
« SouXEia, u.6po-iu,ov r]u.ap pro (xoptf) et 
<i similia passim Homerus dixit. » 



<gg§> 



OATDSEIAS 1. 



OAY22EQ2 KAI IPOY mTMH. 

Le mendiant Irus se presente au palais, et veut en chasser Ulvsse (1-13). 
Combat entire Ies deux mendiants, ct defaite d'lrus (14-109). Uljsse 
est fe'licite par Amphinomus, un des pretendants, et lui donne en 
retour un salutaire conseil (110-157). Pene'Iope au milieu des pre- 
tendants; ses reproches a Telemaque; excuses de son fds (158-243). 
Entretien d'Eurymaque et de Penelope; Ies pretendants comblenl 
la reine de riches presents (244-303). Ulysse est injuria par \lr- 
lantho, sreur de Melanthius, puis raille et frappe par Eurymaque 
(304-404). La journee, grace a l'iiitervention de Telemaque, se 
termine paisiblement (405-428). 

HXOe o' lid tttcojto; tvxvo^u.ioq , 8; xaTa a<rcu 
■Kiw/vkax 'iOaxv;;, [J.£Ta o i-pz-xz ycurvipi fxapyv], 
a'Cr,/ v £? ftt.y{p£v y.cd to^jaev ■ oitSi o! r t v E$ 
ouok fify, doo; ok [a.aXa [ju'ya; fy 6paa<r8ai. 



I. 'H/.Oe 5' eni pour eityJAOe o£ : puis 

survint. Voyez la note (Ju vers XI, 84. 

Uavof,u.ioi;, courant par tout le peuplc : 
habitue a queter de purte en porte. Di- 
dyme (Sc/iolies V) : 6 xaTa tov trtju.ov 
ETiaitwv xati 8t' oli\i tfj; ttcueco; inuav. 
Scholies B, H et Q : 6 8i' 3X»)« Trjc. ho/eio; 
Eiratiiov. 

2. riTw/e\jEax(£). Le frequenratif in. 
dique que c'ctait son metier de tous Ies 
jours. — Meia doit ctrc joiut a E7ipe7te : 
il excellait ; il etait le premier au monde. 
— ranTEpi ".apy^, par Festomac sans 
raison, c'est-a-dire par une insatiable vo- 
racite. Didyme {Scholies H) : va<rtpi(xap- 
yio, ait/Tio-Tia. 

3. 'Ai^XE--, sans un. Didyme (Scholies 
V) : 8rr|vexej, aoi<x>Etjrtov. En elfet, Pad- 

jectif afr/j,: est pour foey,^, oiasyjK 



synonyme ren force de OTjvtYTJ;. <£a- 

yE|j.f.v xal 7tiEp.Ev, comme iiutE cfayEtv xai 

TtlElv : au point de manger et boire. 

I{ et pirj sont des termes synonymes. Le 

pocte Ies joint ensemble pour bien mar- 

quer que le personnage n'a que de I'ap- 

parence. Ccpcndant quelques auciens pre- 

tendaient distinguer sirieusement Ies deux 

mots. Eustathe : i; 5e oia^s'pEi (3ix;, cm 

aOtrj p.'ti ETii vdupcov xuptoXexTeiTs.i. *] 

Pia oe etu tayuo; 9) p*u)u.r];. Cela est vr.ii 

etyrnologiqucment , mais non pas dans 

1'usage d'Homere. Cherchez la difference 

des deux mots dans ses locutions t{ Trj/i- 

".iyoto et p\'r) 'HpcxxXricir). 

4. ElSo;, quant a l'exterieur : de sa 

personne. — "OpctaaOai, comme ailleurs, 

iOEcj6at : a etrc vu c'cst-a-dire an regard, 
i e ' 

pour Ies yeux. 







tmnt 



|K 



I 



208 



OAT22EIA5: 2. 



Apvarto? S' 6'vofx' Icxe- ri ydcp Giro Tro'xvta pfap 
^x T £veT%- "Ipov Si v&i yixAyjaxov dhwm«, 
oSvex'^ayyAXeffxe xtc^v, 6'xe tzo6 tcc dvc6yor 
k p" IXOdiv 'OSuayja Su&ceto olo Sdfxow, 
xat' (Atv vetxefav erea ircepdevTa icpocnjiJoa ■ 

EFx£, yipov upoO^pou, ^ ^ T ^a xa J TO ^ - - 
Oux ai£ t? oti &j jxoi ftnXAflJouaiv feavxe? 

AAA ava, ^ T i X a vaiiv lp K xal X £p a } y£ ' VT]Ta[ 

Aaiph, , ou'ts Tt ' a£ p^co xaxov ofr' dyop^co 
oux£ Tivdt cpOov^co So'fxsvat, xaJ tccSAA' dtveX^a. 



[XVIII 



10 



15 



6. Apvato;. II y a , dans lea Scholies B 
et Q, trois ou quatre etymologies de ce 
nom; mars il nous importe peu de savoir 
ce quil signifie proprement. _ "Ovou(a) 
est au nominatif,comme an vers XIX, (83 
— EaxE, sous-entendu aOxfi. — Hoxv.a 
est lepithete de tonte mere. II n'y a done 
pas a s'etonner d 'entendre le poete qua- 
lifier de respectable la mere d'un men- 
d.ant. La correction of „ 0Te , au lieu de 
itOTvtoc, est une bevue d'Alexandrin. 

«■ 'Ex yevET^j;. Ancienne variante |x 
Y^vsri;. Mais la vulgate est preferable. 
Lest e terme propre, puisqu'il s'agit du 
jourdelanaissance. _'I pov d , B ., ce 
qu. nit, signifie messager. II est evident 
que le nom a ete imagine en conformite 
avec celui dins, la messagere des die,,,. 

B.wv. On rapportait d'ailleurs les deux 

noms au verbe e'tpio, dire. SchoUes Q . 

Ipotwapati e*p<o xo >,Ey U , 6 x a? av- 
Y^a; x oK<ov . X£ . y£l yip; o „ v£x , ,_ 

otYY^ia? (aua YT aX E -Tx E ). Afefoy. 

™Pyo e'i P ecv. Mais rien n'est moios 
".contestable que cette etymoiogfe _ 
**.... *™vxe ; . 11 lVt de5 B ^ 
dants. Voyez veo,, XylI> 47 et 
sur ce mot. 

8. "O? demonstratil : cet individu — 
Aiioxcxo dans le sens actif : ehassait, c''est- 
a-d,re youlnt chasser.Didyme (&*,«», V)- 
«8„oxev. Aristarque (5c/W,™ B et H) • 
(*) ohtM), 6x0 7ta8riTix6v avxl xou e ved _ 
Ynxtxou. ^ 



**• Oux al'si; equivaut a oOv opaa- 
comme^ouz 6pa» c , XVII, B46, equivaut 
a ou z <"et; : ne remarques-tu point? — 
£itiX).i?ou(riv, font signe des yeux Di- 
dyme (Scholies B et Q) s 8 IBVe o ou „ ToI; 
098«>.|J0l;. iU 0l yap ot o^aXuoi, a™ 

l^' IX - <8 °)- L es deux lambda sont 
md.spensables dans le ffiot . Aristarque 

*""") ■• M S'^, on) lKl ut. 
Cou»,v 6 la oOo XX.-Apollonins donne 
le sen, propre et primitif : E rt ,X).( ?eiv 
eatl to xou C 6 9 6a^ u ? E^.xaxaxXoiv. 
Horace, Satires, I, Ix , 64 -63 : „ .... MtaBS> 
« JJistorquens oculos, ut me eriperet » — 
Le verbe UX<o e ,t identique a eUuo., et sc 
rattache, romme le latin voho, a la racine 
m ou faX (rouler). II est douteux que 
i«o; an jamais signifie o,il ■ mais il est 
certam que UX6 C signifie louche, qui a 
1 0811 de travers. L'idee d'ceil est done i,„- 
p tenement contenue dans lnOMCww,, si 
elle n est pas reellement exprimee. 

<2. 'EXxE'uEvat, sous-entendu a£ : de te 
trainer. 

13. "Ava pour avaa-XY]8i : Ieve-toi. Ajou- 
«« : et pars d'ici. _ Rat Z Epai, m^me 
par les mains. Ajoutez : et non plus seule- 
ment en paroles. 

'5-16. Oute xi o-e §ir a xaxov.... 
Ulysse ennmere toutes les raisons qui de- 
vraient determiner Irus a le laisser en 
Paix. Didyme [Scholies H) : £x u«vto ? xo 
avEvoxArjiov aiixou SyjX&r. 

*$■ Aou.sv«[, s<ius-entendu coi : de te 






IXV11I] 



OATSSEIAS 2. 



Oudo? §' ap.qpoTipo'J? 6'Se ydcttca- gu§£ ti he ypyj 
aXXoxpfov cp0ov££tv Soxia? S£ [xot £tvat aXr,TY]s 

WO-IT£p £yCOV 0h£0V §£ G£OE. (jiXXoUfJlV OTiaCEW. 

X£pat 0£ fxiQ ti Xfojv irpoxaXi^EO, |j.yj lie yoXuxr^, 
(xiQ cr£ yipcov Tcep £wv trr/jOo? xal ytCkza. <pijpc-(o 
atp-axo; • rpuyj.-t] 8' av ifjtot xal (jiaXXov It' eI'v) 
atfptov • 06 jjl£v yap t( a' u7ro<TTp£'}£<r0ai oi'co 
0£ui£pov &; (Jtiyapov AaEpxtaOEco 'OSucr/jo^. 

Tov 0£ y oXtoaapiEvo;; Tipoo-EcpwvEEv *Ipo? fifcX^TYJ? ■ 

Q. TZOTCOl, d)£ 6 fXoXoSpO? ETUTpO^aSrjV ayop£U£t, 

ypr/l xapuvot ?ao? • 8v av xaxa [j.r]Ti<7a£ i uiT i v 



200 



20 



25 



3 






faire I'aumone. — Kai noM' avE>.6vxa, 
meine ayant pris beaucoup de choses : 
quand meme il te donnerait beaucoup, 
c'est-a-dire quand meme je le verrais te 
combler de ses largesses. 

47. X&iiETai de /avoavto : eoutiendra, 
c'est-a-dire offre assez de place pour. Di- 
dyme [Scholies B, Q et V) : ywpr^i:. 
Scholies B et Q : Anu.Y|xpio; oe 9TKTIV 6x1 
STTlxitJtov 6 TcoiYjxri; &vxl xoij oe'Sexai 
(lisez yjio-exai) /eio-exou eitiev. Cette 
note ne porte que sur I'ortbograpbe du 
mot, comme on le voit par l'observation 
d'Eustathe : Iitteov oe oxi to /eiaEToti 
SriXoi |j.ev 10 •/(uprjiEi , ypoc^Exai oe 
Jtapi toi? Tcot).aiot; xoivoxEpov 01a oiip'j'jy- 
you. Ceci veut dire que I'ortbograpbe des 
Alexandrins est vEio-sxot'., et non y^ozia'.. 
4 8. 'AXXoxpltov, au sujet de choses 
ctrangercs, c'cst-a-dirc de cboses qui ne 
dependent pas de toi. Ulysse veut dire 
qu'il ne fait aucun tort a Irus, qu'il ne 
lui prend rien a lui-meme, et que les pre- 
tendants sont bien libres de faire leurs 
aumoncs comme ils rentendent. Scholies 
Q : oil yap onto xuiv a<Jv /.rj'l/ou.ai. Sclio- 
lies B, H et Q : oOxw; r, auvxaijn ■ ou 
Zpri ae cpOovsiv p.01 twv a),),oxpi<ov. 

4 9. "O)6ov — onai^Eiv, sous-entendu 
f]u.Tv. Scholies B et Q : uiUovai Si 0! 9eoi 
E0Satu.oviav tju.iv Tcaps'/Eiv. 48r|Xov yap 
TO Trj; rujpn £e0u.<x. Ulysse parle ironi- 
quement; car ce n'est pas sur lies gens de 
l'espece d'Irus que les dieux distributeurs 
de l'opulence repandeut leurs bienfaits. 
Ameis : eine Beltleiironie. — La phrase 
signiGait meme, selon quelques auciens : 



« Tu vois bien que nous ne sommes pas 
des favoris de U fortune. » Scholies Q el 
V : Eoixacn 6°e ol 8eo'i oajpr.xixoi elvai eO- 
oaiaoviac, iutxe oO ^atvovxai r,uiv Dew. 
21-24. Mii ae ys'piDv mep ecbv.... Sc/w- 
liet B et Q : o).ov o-uvTJnxai xo vor)u.a 
o'jxw;- u.r,TCw; ni. otu.axo; 7t).r,ptio-<o, xal 
■K'liot r t a-r/w Epixvixui KO<.r,Gu> aupiov. 
el yip oil ■jt).r,yEt'r,c , oOxert ivtauBa 
tjSeii;, xat EOpiaxou-at dxxo; a>v u-i/r,.', 
oou [ir.xETi e).0ovxo;. 

21. <|)jp7M.Eustatbe:E(rxt b"z ?upo-ai 
xo aoXuvai xai o-jy/tai. 60ev xxi <p'Jpc-r,v 
auyxEiT^ai xiva ).Eyovxai. 

•■!2. MSXXoi Ix(t), dav.intage encore, 
c est-i-dire beauooap plus que si tu restes 
la paisiblcun'llt avcc moi. 

24. AeOxspov, une autre fois, c'est-a- 
dire demain comme tu I'm fait aujour- 
d'lmi. Ulvsse ne die p,n /„ terat mart 
mail lu seras plus d'ua Jour hors fetal 
tie bouffer. 

28. 'O u.o).o6po,-, ce miserable gkioton. 
Vr,y,-/. la note du vers XVII, 249. — "Em- 
xprr/ionv, sfntcniieusement : comme ferail 
qucl(|uc personuage d'importance. Voyez 
la fin de la note da vers VI, Irus fait ic- 
marquer le coutraste du langage de l'iu- 
dividu avec son miserable cxterieur. 

27. rpr,i xiu.ivoi Lso:, egal a une vieille 
cendrillon : an-si degoutanl ,ji,e la »ieille 
qui I'est enfumee et salie a rotir I'orge. 
Didy.nc [Scholies B, H el Q) : xau. 1V oi'- 
xrj zau.'.vox«u<rxp!a, -cr, opuxxouo-rj toi; 
xp.6a; 7iprj; xo 7ioif|'jai iXeupa. Le meine 
[Scholies V) : e 7 ti Si r, sOBefa xau.tvn>. 
Ancicnne variantc, y.rmiai au lieu de xa- 

n — 14 









2)0 



OATSSEIAS 2. 



■ 

■F 

m 

s 



Zwcrat vOv, iva Travis; fayvftaai xai oi'Ss 
fMcpvaf^vou?- ircu? S' av cu vEcotipcp avopl pui X oiO| 

0? oi (xiv TtpoTiapotSe 6upawv Oif^Aatov 
ouooO £m ItGiou TOCvQupiaSov (Sxpt&ovra. 



ixvini 



30 



fuvoi, ce qui suppose le nominatif xafiivo; 
ou xajiivti;. — L'orthographe et ('inter- 
pretation de Didyme out ete adoptees par 
Herodien ; et la note de Didyme n'est 
gueie autre chose que la reproduction de 
ce qu'avait dit Aristarque. Eustathe : 'Api- 
axapx a i « xai 'Hpwoiavo; xajjuvw 
<pa<it tt]v xauiveuTpiav , rjxoi <ppOiTou- 
aav xpi6a; 7tpo; tyyioeatipaw &./.ivpo- 
itou'av. — Quelques anciens rapportaient 
le substantif x<xu,iv<o au verbe xau.veiv et 
au substantif i ; , l»o;, et ils lui atlribuaient 
le sens de decrepite. Sclwlies B, H et Q ; 
6 ok Kouavo; ly xauouoT) to ? cva; oia 
TO Y*)p<* ? . D'autres anciens donnaient des 
explications de pure fantaisie. Eustathe : 
o! piv xaxde to noXOXaXov ipuoiv, &c 
iv prjTopixw SuXouTai Xe£ixcJ. fogpoi 6e 

TO U.EV yprlt Sli TO puo-ov' TOO TtpOC- 

wtiou elicov, to 8e xau.ivot 8id to 
fauiq>aiv6|Uvov puXav, d>; olov Ix two; 
aaSoXr):. — C'est par erreur que Dugas 
Montbel dit qu'on expliquait xapi.vw par 
les rides, aysot pris, dans la note d'Eusta- 
tbe, Side to p"uo6v toO 7tpo^touou, qui re- 
garde ypjit seul, comrne le commentaire de 
xsuivoi. La coraparaison ne porte que sur 
1'exterieur ilu mendiant et de la vieille ; et 
c'est arbitrairement qu'on j ajoute l'i'dee 
du bavardage. Ulysse n'a point bavarde : 
il a meme parte d'une facon extrememeut 
serree, comme le remarquaient, a propoa 
de eitiTpoyaSriV, les coimnentateurs anciens 
transcrits par Eustathe : touto 8e Bl« to 

•/OU.U.aTtx6v T(iv EWOlliv TOU XOCTK TOV 

Oovcaia. X6 Y ovi. ev Y ap auyou, Bfoa 
Evvoiat xeivToi OjtEp to; oe'xa. En cffet 
i«tTpox«5>lV, dans I' Wade, est le mot qui 
sen a caracleriser I'eloquence de Menelas 
le plus concis des oiateurs : Ttaupi p ; ty ' 
aXia p.<£Xa Xiy£u>;, etc. Voyez le passage' 
Made, III, 3)3-315. ' 

28. Xauai Se' xe. Ancienne variante 
Xau.ai 5' 4x. Mais la preposition se trouve 
deja dans le verbe i^O-iaaifH. Aussi cette 
lecou etait-elle peu en faveur chez les an- 



ciens. Didyme (Scholies H) : ^eoov ni- 
<"«, zau .ai Se xe Ttavxa?. ' 
28-29 Kg.... 686VTOS.... iUXi mi a t . 

D,dy m e ( ^ otoH ):ToO ? 6a6vT a; ^ 

X0'|/W. 

29. Ar/igoTEip^;, qiI i mange ]a moJs . 
«<» : qui a fourrage dans les emblaves. 
Le propnetaire lese avait le droit de briser 
les dents d„ pore qui avait cause le dom- 
mage. Didyme (Scholies V) : tfe XaT£ . 
riioyms to ^iov, 6 i™ to ct1 t 0? 6 P ov 
X»ptov. e«v yap E0pE6ri aO; aXXoT Pl ov 
o-~op.u.ov TtEoiov Poo-xouE'vr,, ^oSovrfCe- 
Mt. On l,t a peu pres la rneme chose dans 
UaSeivlU, Q. La note des ScW -„ B 
et H est un pen plus developpee • &■ 
Xoipou Xr.iov posxoixivrn. £i tiotj Y ip 
Eupio-xeTO li; aXXorptov ywp i ov X o; po? , 
touto fca^jv o^o Tiiv BeoicoTav tou 
Z»piog xaTE Z o[.Evn. outo; 8e 6 vou.0; 
7"pa KuTcptoic. La derniere observation 
appart.ent sans doute a quelqu'un de ceux 
qui fauaient d'Horaere un Cypriote Elle 
prouve sans donte que l'usage a dure dans 
'le de Cypie jusqu'aux temps bistoriques, 
ma.s non pas qu'Homere n'ait pu le con- 
najtre que la. 

30- "Iva.... On a vu une expression 
presque semblable dans Vlliade, I, 302. 
— EtuyvuWti, voient : contemplent. Di- 
dyme (Sc/,ol,esV) : e^yvwcoo-i 0E 4vt« 
tou ftEdo-wvTai. 

32. "il; ol p.£v.... Repetition du vers 
HI, 407, s.mf les premieres syllabes. 

33. nav6uu.a86v oxpiotovTo, se querel- 
laient avec une extreme violence. Scho- 
l"s B, H et Q : „.„» uovtA; 6'jpioO 
ETpa X ovovTo , -^YPiaivovTO. xoi XMov 
0/p, £vTa 9 r,ai (Wade, XI I, 380, p. a p- 
"-apw ixpioEVTi PaXtiv) tov Tpa Z 0v 
xat olov dxpa ! X °vTa, xai dxptoEvra. 
Didyme (Scholies Y) : wavSunaSoV ex- 
e»(M*«, Tiaoij Tij ij/oj,^ <i Yav opY ; X(0{ 

OXpioWVTO- EtpaXUVOVTO, SlE^'poVTO, «IE- 

7tX»)XTiCovTo. Gra«</ Etymologique Miller : 
6xpio£i;, oxpiou. 



f XVIII 



OAYSSEIAS 2. 



ToTiv Se hivirtfj tepdv \xivoc, kvTivo'oto, 

v)Su a' dp' sxysXaaa;; fierapcoveg fAVYjaTTjpeomv ■ 

£2 cp(Xot, oii piv ttc6 tj uapoc toioutgv ivjyQq, 
oivjv TEpTitoA-^v Geo; vjyaysv |<; to'Se Swfjia. 
O Hetvo'c T£ xai 'Ipo? Ept'CsTov dXXv]Xcuv 
/spat p.a/r,c7acr9ar dXXd £uveXdcaarofA£v coxa. 

Q? ecpaO'- ol o dpa iravT^ avr^av yeX&ovTE?, 
dp-cpt o' dpa Taw^ou? xaxoE^ovac -/jyEpiOovTO. 
Tofaiv <$' 'Avti'voo? petty), E'jtteiGeo? uMc* 

KixXuri {aeo, p.vY)<rri)pes dyr>op£;, cb ?a ti d'rao. 
racrxipE? ato' caycov xeW ev rcupl, Ta ? id So'pTiw 



211 



35 



40 



3i. Euven(xt), remarqua : avait en- 
tendu. — 'Iepov uivo; 'Avtivooio. Voyez 
la note du vers VII, (67. La formule in- 
dique settlement qu'Antinous est un grand 
personnage, un PaaiXsuc. Homere ne songe 
nullement a faire l'elnge de ce coquin. 

3B. "HSu (ji>yeusement) se rapporte a 
sxye).do-at;. On a vu, VII, 354, un vers 
analogue a celui-ci. — Mets<pcoVSe est 
l'orthograpbe la plus naturelle, ct cette 
ortLographe est justiCee par le u.ete ? u>- 
veev du vers que je viens de rappeler. La 
lecon (i£TEi(ivEt, adoptee par les deruiers 
editeurs, est une correction moderne, et 
qui n'a aucune autorite. 

36-37. ToioOtov. . . . ol'r]v TEpnuAiiv, 
c'est-a-dire toioutov ti TEpnvov oiov. On 
peut aussi expliqner ol'r)v , comme fait 
Ameis, par 6ti Toi'rjv. 

39. Ma/r|5aa6ac, c'est-a-dire &rn u.a- 
X1oa(j6ai. — EuvEXio-o-ou.lv est au sub- 
jonctif, pour g'jvE/ao'OJU.Ev. 

41. Kay.oeiu.ova;, depenailles. Didyme 
(Scholies H) : xaxa iu,dTia ttepigEgXn- 
uivou;. 

44. JToKnepE; ai'S' alytov, voila des 
panses de cbevres qui. II montre ces bou- 
dins. Didyuie (Scholies H) : a'ifie oeixti- 
xw;, ev u.e'<ju) yap tw avopwvi to rcup. 
— D'apres ce qui suit, le sens de yao-TEpEc 
n'est pas douteux. C'est le boudin sous S3 
forme primitive. Didyme (Scholies V) : 
toc <pvo-xa; XEyei. olxsiov oe to 58X01/ 
toi? Ola yaoTEpa 6u<7Tuy_ou<jw. La re- 
flexion sur la convenance du prix decerne 
avec le metier des deux rivaux prouve que 
ipvaxa; n'est pas dit au propre; et en 



effet les boyaux de clievre sont trop greles 
poor qu'on en fasse du boudin. II s Vj t 
de ventres au propre, de panses garnies, 
et il ne peut s'agir que de cela. Eustathe 
ne parait pas avoir compris Implication 
alexandrine; car il U donne comme une 
interpretation particuliere, tandis qu'elle 
n'eal que la glose forces du mot v-aors'pe;. 
Quant a la remarque sur la nature du 
prix, elle est empruntee presque tcxtuelle- 
ment a Aristarque, comme on va le voir 
tout a Tbeure. - Kwtftai) pour xetarat, 
xetvTat. — 'Ev Tt-jpi. dans le feu, e'est-a- 
dire pies du feu. C'est l'explication d'Aris- 
tarque : ft SiitXii, oti) olxsTov to 3flXov 
toi{ ota yaoTEpa aiiiWcopivot:. dv Tcupi 
os avTi toO itapa Trupi. Ce n'est point 
par conjecture que nous donnons cette uote 
comma la diple d'Aristarque sur levers44 ; 
car cette note est snivie, dans les Schol 
luu B et Q, dc ces deux mot, • Jt U - 
ApCorapxo?. — L'explication de ev ns>gi 
donnee par Aristophane de By/.ance dif- 
ferait de^ celle d'Aristarque. Scholies B 
et Q : 6 Se 'Apio-TocpotvTi? e v tt u p t', dv tw 
xaTacpMTiCou.Evu to™, (I); ^ v 'Uidoi (IX, 
206) • auTap 6yE xp £ T ov o, £ya x igg a ) £v ' 
^v Ttupo; auyrj. De cette facon les 
mets du futur repas ne seraient point en- 
core soumis a Taction du feu. Mais le pas- 
sage invoque par Aristophane n» prouve 
r.cn pour celui-ci. II f.ot encore jour, et 
cc n'est pas le feu qui rend visibles a I'ceil 
les^ panses garnies. Aristarque suppose 
qu'elles rfltissent, on plut6t qu'ellcs cui- 
sent, car de pareils boudins demandaient 
a etre lentement penetres par la chalenr, 



1 



I 



w 






212 



OAY22EIA2 2. 



Mb 



m 






xaxG^p-eOa xvlcrrfi te xal aifxaxo? IpTzkrpamz; • 
bitTiOTzpos Se y-t vixt^ct) xpctao-cov T£ ysV/jTat, 
idcov rj'v x' £6eXy]<7iv dvaaiac; atixo? eXeVOco ■ 
aiel §' a36' T^fjttv fX£TaSaw£Tat, guSe tiv' dcXXov 
tttco^ov i'crto (/.icyEcrGai edfooutev att^TOVTa. 

£2$ Ecpax' 'AvTi'voo<r Tbtaiv S' eWjVoW jjluOo<;. 
Tot? OS. OoXojppOVSWV (AETECpY) uoXujxYjTt; 'oSuacjEu? • 

Q 91X01, oumuc; egti vEcoxspw ivSpl [xa^ssGat 
avSpa yspovxa, §uy] dp-qpivov aXXdc jxe ya<7T/]p 
oxpuvEi xaxoepyi? , ?va izhr^a Sa^co. 
AXX' dy£ vuv [i.ot TidvTE? ofjLo'craaTE xapxepov opxov, 
\u\ Tt? eV "iptp yjpa cpspcov gps ^etpl (3apefy 
7rX^r) dxacOdXXcov, toutw os fXE ?<pt Safjidao-y]. 

'0? £ia6'- 0! 8' dpa TiavTE? ducouivuov w? exeXsuev. 



rxviin 

45 



50 



55 



et non pas a etre vivement saisis umme 
les notres, qui sont minces et d'avance 
cuits a l'eau. — Bolhe pretend qui! s'agit 
ici d'une ouisson a l'eau, et que ev Ttupi 
signifie dans le chaudron : in igne, hoc 
est in lebete igni im/iosiio. II cite a I'ap- 
pui deux vers de Vlliade (XXI, 362-303). 
Mais ces deux vers ne parlent que d'une 
fonte de graisse, que de la preparation du 
saindoux, ee qui ne s'applique puint ici. 
J'ajoute que du boudin bouilli serait un 
mets execrable, et que les Grecs des temps 
lleroiqucs, qui n'aimaicnt que la chair 
rdtie, faisaient certainement r6lir leur 
boudin. — Tot? M, vulgo tdiaa' ini, pre- 
cede d'un point en bant. Botlie, ri; o' M 
apres une virgule, c'est-a-dire £; gr| £„£. 
Dindorf, toc; t' ewi. De toute faron le sens 
teste le mime; mais la Incon de Bekkcr 
et de La Roche, que j'ai adoptee, est 
evidemment la meilleure. Elle se trouve, 
comine la vulgate, dans un grand nombre 
de manuscrits. Celle de Dindorf n'est 
qu'une conjecture. II est vrai que La Roche 
I'a constatee dans un manuscrit, mais dans 
un seul. 

46. 07t7t6T£po: Vers emprunte a 

Vlltade, III, 71. 

iS. Au(te), en outre. 
49. Ahrio-ovTa, devant deniaudcr, c'est- 
a-dire pour y mendier. 

60. "tic.... Repetition du vers XIII, 16. 



52. Outtw: Io-ti, il n'est uullement pos- 
sible.— NewTtpip ivopi, centre un homme 
plus jeune : contre un homme dans toute 
sa vigueur. 

54 ' '° T P" ve '> S"«s-entcndu u.d X E ff 6ai. 

55. 'A),V aye.... Repetition textuelle du 
vers XII, 298. 

66. 'l>(i) doit etre joint a rjpa : eTtinpa 
aipun, favorisant. Scholia B : to evteXe- 
jwi'npa. Scholia H : inir lP a. eori to 
EvT£),e ; - xai ev 'IXia& (I, 572) p^Tpi 
?iXri ETtiTipa, 6 u.E<jo/.a6r 1 o-ac. t<3 6vo- 
p-att EIJIEV. 

67. 'AiaaOaXXuv, manquant a l'equiic 
Scholia B, H et Q : EvugsiCwv u.e 0*Ep- 
n?avto; rj aouiiv ue. Le sens le plus tner- 
gique est ici le meilleur. 

58-69. "Q C .. . Repetition des vers XII, 

303-304, sauf appropriation du premier ; 

ct ceux-la avaient deja ete lus deux fois 

dans VOdyssee, plus ou moins textuelle- 

ment, II, 377-378 et X, 345-346. On met 

ici le vers 59 entre crochets; mais il n'y 

a, ce semble, aucuue raison de changer la 

formate. Le vers est dans presque tous les 

manuscrits; et, puisque les pretendants ont 

jure, on ne voit pas pourquoi le poete ne 

rappellerait pas qu'ils ont jure. — Dugas 

Montbel dit que sans doute on supprimait 

le vers parce que Ton suppofait que les 

pretendants se contenterent d'une simple 

promesse. II se trompe en parlant ainsi ; 



■ 



[XVIII] 



OAT22EIA2 2. 



213 



60 



65 



Auxdp iizd p' ojjioffdcv x£ TeXeuxvjaav x£ xov opxov, 

TOt; 5' aUTEC fJl£X££L^' fcpY) fc Tr^fxdy oto ■ 

Eav', a a' dxpuvet xpa&Y) xai. Qu[j.o<; ay^vcop 
xouxov dX^acOat, xoiv 8' dXXtov p]Xtv' 'A^atwv 
SetStO'* direi TrXs^vecat imyfotxcu, oq x£ cr£ Oefv/j. 
E^voSoxo^ (ji£v £ywv, £7U o' atvdxov (JaaiXyjES ? 
Avtivo(S$ xe xal EOpufxayog, tt£7xvu[JL£VCO afxcpto. 

tt Q{ £cpa(T* ot 8* apa tcxvx£<; iiajjveov" aOxdp 'OSucra£u; 
^oWaxo [X£v pax£atv -irepi fji^Sea, cpatv£ oi [X'/jpouc 
xaXous T£ (jL£yaXouc T£, 9av£v C£ o! eup(t$ wfxot 
arrfiei t£ axtSapot t£ (3pa^£ove<; ' auxap AOt^vy] 
dyyi TtaptoTa[A^V7j [x^Xe' yjXoocve TOtpivt XaSv. 70 

Mvvj<7X7]p£C 8' apa 7tdvx£^ UTiEp^tdXco; dydcavxo * 
w6£ o£ %t$ efot£ax£V tScov e^ irX^atov aXXov* 

H xd/a *Ipo^ v Ai'po<; £7ttcrn:a<?TOV xaxov s^£t, 



car a'Hiouwuov signifie qu'ils ont fait un 
serment, et non pas, commc traduit Dugas 
Muntbel, Us promettent. 

60. Toi:.... ^.£T=et{7:e), parla parmi 
eux , o*est-a-dire ]>rit la parole au milieu 
dcs pretendants. 

6 t ■ OTpuvBL.*,, Ccci est emprunte a 
Ylliade y X, 220 et 810. 

02. 'AXeJiaafyai, d'avoir repousse : de 
fa ire dcgnerpir. — -4(e), ell bien. — Quel- 
ques-uns sous-entendcnt Soto) apres a)i£a- 
uGait, on regardent 8(e) comrae redundant. 
Ces hypotheses sunt inntiles. 

63. Mayriffeia-.. Ancirnne variante, u.a- 
y_i<7<TZTa.i. — ©eivTj. Ancienne rariante, 
SstpTp, de o£tpw pnur Sepu), ecorcher. Cette 
lecon est tout a f.iit mauvaise. 

64. 'Eni doit etre joint a cuveTtov. 

65. lUnvupievtu ap.^.oj. L'epitliete n'est 
qu'une politcsse sans consequence ; et 
Payne Knight n'a pas raison d'y voir un 
motif pour suspecter les deux vers 61-65. 
Dugas Monthelj Cette foU, n'approuve p. is 
l'athetese, 

67. ZwnaTO Schnlies B et Q : uepi- 

e^waaTO uiv toi"; ^axe(7i *ra alSota, r, 
irepi Tot atooTa e^wcaxo. — 'PaxeTtv, 
avec (ses) haillons. Botlie : « Videtur 
" Ulysses pannis se accinxisse quod cin- 
« gulo careret. Euryalus certe, pugnorum 



« eertamcn initurus, cingulo utilur (Mat/f, 
« XXIII, 683). » 

67-69. $ouve 3e.... Virgtle a imite ce 
passage, Eneide , V } 121-423. 

68. Ot- Ce datif, d'aprcs Texplication des 
Alexandrine se rapporte a tou.oi, et non 
a cpdvev, et il equivaut a auxou. Si on le 
rapporte a cpavevjil equivaut a £v ccjtw. 

70. Me),e(a). incienne van* ante, \j.£).7\. 
— "HXSave, developpa : rendil pluspleins 
et plus forts. Lcs memhres d'Ulysse sont 
compares aux rame.inx d'un arbre vigou- 
reux. Herodien (Scholies B et Q) : vpi'/o); 
6lt>6 tou aX3atvd). xat A'oXeT; d).- 
fj-axa xaXouffi to*j; x).aooy;, olov 6l\- 
6rjaaTa v.ai oO£r ( (iaia. 

72. *OSe oe n;.... Voyez Ic vers VIII, 
338 et la note sur ce vers. 

73. ^Ipo; "Also:, Irus, qui ne sera plus 
Irus, c'est a-diie le messager qui ne sera 
plus messs.iger. On suppose qu'il v;t etre 
assomme. — Les anciens, pour la plupart, 
expliquaient "A'tpo; par Ka'oipo:, a cause 
de l'exeniple KaxoOtov oux, ovoaoiiTTriv, 
XIX, 200; mais il n'y a point parite. Les 
j)retendants plaigneut Irus, et ils ne Ini 
souhaitent aucun inal. II est vrai qu'on ne 
prenait repitliete que comme I'expression 
d'un ma avals ;mgure. Apollonius : Ipo; 
6vou.ot<j6ei; eti'i xaxa>. Mais cela meme 













214 



OAT22EIA2 2. 



m 



ofqv £/. jkxitov 6 ylpwv tkiyouvtfa <pafvei. 
_ QS ap' £ ? av "ipo, & kox&q coptvexo Oufi^ 
AXXA xai A< S^tr^pe; ^ ov £c6aavT£; avayxr) 
oet&iora- (rapxe? 51 TOpi-rpofxfovTO fX&wefl,; 
Av-rfvooc S' ivivmev, e'uo? t' fyrf fc< J 6v6[l ^ . 

Nuv (xiv f^Vefoj?, Pouyfe, pfjn ylvoio, 
a S^ toOto'v y £ xpo^Uv; xat § e ^ tac a?vS? . 
avdpa yipovxa, fcfcj apyj^vov, *j ^tv bcav£t. 
AAA' £x toi £ ? e'co, xb 8k xa! T£TeX£<7fxivov ftrcw • 



[XVIII] 



75 



80 



manque de ncttete ; car c'est d'etre au 
monde qu'Irus est . plaindrc, et non de s'up- 
pclerlrus. Ruthe : ., *I p0 ; 'AIpo; „,.,',. 
« o (IT) (ov Ip 0; , / rU j ,,„„ /„„ l|t Re ,.. 
« glerus reddidit, hoc est nulla, nu ,,,,- 
'• dttus, quemadmodum comici Latini „„/- 
« /« dicunt infelices et velut mortuos Sic 
•• yEschylus dixit vaE? <Jv» £? (/>«„« vers 
■ 63,), ub, Scholiasts : «, ^ t , '™. 
« aTCo>XovTO yip. Minn, Eu.yaTtxw; Clar- 
« keus : Irus, miser I, us; Vossius : Trot 
-der arme Iros. . -^explication de Ber' 
gler est la vraie. Sclwlies B et H : 6 oy,. 
jitl ev Scorj eo-ouevo:, 6 firvxeV. 5 <t6|«vo< 
lpo;. Cette note est probablement tme 
citation textuelle emprunlee a la diplc 
d'Anstarque; ou plutot elie n'est ,,ue cette 
diple meme, sauf la suppression des pre- 
miers mots, r) 5«»i, on 'AIpo;. — 'Era- 
o-naaxov, qu'il s'est lui-meme attire : qu'il 
a rhcrche par ses provocations. Scholia B 
e'H: to 3e eTtia-rcaoTov, ct06aipsTOv 
o auio; ictUT<? E TCEo-7tdo-aTo. Ceci est la fin 
de la d.ple d'Aristarque. Didyme [Scho- 
iies V) dit la meme chose en d'notres 
termes : exoOo-iov, dno Ttov 6pvi8wv Tiiv 
oEUaCouEvwv xai EmaTtwuiviov eaUTOt; 
tov SXc6pov. 

74. Oirjv.... ETiiyouviSa ipaivei, vu la 
cuisse qu'il montre. Voyez, XVII 225 la 
note sur p.EydXriv ETuyouvioa. La cause 
nest pas la seule partie de son Corp. 
qu'Ulysse ait raise a nu ; nun c'est cclle 
dont le developpement a le p |„ s f rapp ^ 
ten yeux des pretendants. — Suivant quel- 
ques anciens, il faut prendre le mot BW . 
youvioa dans un sens tres-general , et I'ap. 
pliquer a tout le corps dTJIysM.' Scholia 
li et H : tov endvto toO yovato; ■zonov. 
«Jio os lie'pou; to ndv 0-uiu.a <p»io-iv. e£ yap 



to 6(rcffi8»< M-epo; eOo-« P xov, tc<3; oOx av 
xat Ta dXXa ; 

7S. Koxuj;, d'une facon desagreable. 

'OpivETO est dit en mauvaise part (se 
troublait), et ne signifie point qu'Irus s'a- 
nime contre son adversaire. Sehettet H : 
xoo-ETapao-o-ETo , oux (ipyi^ro. Irus est 
terrifie. 

78. Apr)(rri)ptC, les serviteurs. Voyez, 

XV, 317, la note sur Spcooifu. Schol 
"« Q : iitXw;. ou ^p j n ; T(iv ^^jj. 
P" v - ***« H : ou TcavTe; 3 O 0Xoi , 
aXX law? OEpdTcovis:, 6 xai au.eivov. 

77. Me'Xeo-uiv depend de rcepi (aut..ur) 
qui fait partie du verbe. 

78. 'Aktivoo; Repetition du vers 

XVI, 417, sauf le regime change en sujet. 
7B. Mt)t' Einir.... a^xe yevow, puisses- 

tu n'elre pas et n'avoir pas ete, c'est-a-dire 
lu ne mcrites ni de vivre ni d'etre ne. II y 
a une autre explication ancienne : « Peris 
et ne reparais plus parnri les vivants ,. 
Scholia B:vuv p.£v u. rj T ' sir, ?, av T i t'ou 
arto3iv 0l ; vCv. u.t)te yEvoio, dvTi toO 
|in«6 ev TtaXiyyEvEo-ia IXOoi; to OEUTspov. 
Ci la est un peu cberebe. Au reste, tuutes 
ces explications revieunent au meme. An- 
tinoiis envoie, comme nous dirions, Irus 
au dial.Ie. — Bouydls, grand fanfaron. 
Voyez la note du vers XIII, 824 de 
VlUade. 

80. Et.... ye, siquhlem, puisque. 

Toutov est dit en mauvaise part : un pa- 
reil individu. 

81. 'Avopa yepovra, apposition a tou- 
tov. Antinous repete les paroles dont s'est 
serv. Ulysse, vers 53. _ " H uw ixavct, 
qui I atteint : dont il est la proie. 

82. AXX' ex toi ... Repetition du vers 
•f, 187, emprunte lui-meme a Vlliade. 




SuaiC 



[XVIII] 



OAT22EIA2 2. 



a? xev a oLioc, vtx^UT) xp£t'o-acov te "(ivrpcti, 
to[jh];(o a' Y]7cetpdvSe, (3aXcov £V vvjt [xeXai'v/], 
dc ' E^etov PaciXyja, (3poxcov Sr^aova iravTiov, 
S? x' aire) piva xauLTjat xal ouaxa vy)Xei yjxkxo), 
p.7]0£a t' e^£pucra? ocotj xuclv cbpva SacracGai. 

Q? cpaxo • Tip o' exi p.aXXov & to Tpo'rj.og i'XXaSs yuia. 

Eg picro-ov §' avayov no S' apsco yapa^ oLvtcyov. 
At] tote fjLsp[ji.-/]p^£ -roXuTXag Stoi; 'Ooug-<jeu;, 
yj IXdEoEi', cog [Jitv tyuy^q Xiirot auOt rao-ovxa, 
-/■)£ p.tv -/jx' £Xacr£[£ TavJac-£tlv t' Its\ you'-/]. 

Qo£ oi o[ cppovEovTi Soac-craTo xepciov thai, 
vjx' EXao-at, i'va fxv] [xtv E-mcppaacaiaT' Aycuoi. 
A-q toY avac-yop.£vco, 6 Ltiv 7)Xao-£ Se^v coliov, 



215 



85 



90 



95 



83. Outo;. Voyez plus baut, vers so, 
[a note sur toutov. 

84. "HTiEipovos , en terre ferme. On 
peut entendre, si Ton veat, en. itpire; 
"'■'is il ne s'agit ici que de la partie du 
continent la plus voisine d'ltbaqae. — Le 
mot rjTtetpo;, cbez Homere, est toujours 
un terme general, et jamais un nom pro- 
pre. Tantot il designe une terre quelcon- 
que par opposition a la mer; tantot, comme 
ici, il designe I ■ continent par opposition 
aim lies. — Ba).uiv ev, c'est-a-dire eu.- 
SaXiov. 

85. Et: "JLvetov paai).7]a. Ce croque- 
mitaine appartient an monde legendaire ; 
et tout ce qu'on lit a son sujet dans les 
Sc/iolif's a ete invente d'apres le caractere 
que lui attribue ici le poets. Son nom 
meme prouve qu'il n'est qu'un mytbe; car 
ce nom signilie le gecjlier, celui qui aime 
a tenir les gens, I'bomme qui ne lacbe pas 
ceux qui tomhcnt sous sa main. — lldv- 
TU)v. 11 faut restreindre le sens du mot 
aux elrangers, aux eunemis. 

86. "Atio doit etre joint a tau.rio'l, et 
uoi est sous-entendu. 

87. 'LJ;Epuaa;.... Ceci est emprunte a 
Vlliade, XXIII, 21. 

88. Ttio doit etre joint a e),).aoE. 

89. "Avayov a pour sujet Gp^o-i-iipe; 
sous-entendu, et pour complement aUTOv, 
pareillement sous-entendu. II est lui-meiue 
pour ■rj-.ov, et equivaut a yjyayov. Aristai- 
que (Scholles li, H et Q) : (^ our).*;, oti) 



"ItDve; to ayetv avdyetv ).s'yo\jctv. ol 
8s xoi tic, 'E>. ixriv te vtai Aiydc 
Sup' <ivdyou<jiv [Iliaile VIII, 203). 
Eustatbe : TiepiTTT) r, TtpciOeo-t;. 'IuJvtov 6e, 
9<xt1.v (c'est-a-dire cpYiuiv 'Apiirtap/o;), ^ 
liUc, , xeiu.evy) xai u.et' oXiya , ev tuj 
i ay. a yap ".iv avdf;ou.£v i)7cei- 
povoe (plus bas, vers Hi). — "Apt^u, 
apposition a tio. — Xeipa: ivecyyov, le- 
verent les bras, c'est-a-dire s'appreterent a 
frapper du poing. Voyez Vlliadd, XXIII, 
68fl-(j87, et la note sur ce passage. 

91. "II E/idEi^E), utnun feriret, s'il 
frapperait. Didyme [Scholies V) : nXi-feit 
pa).o>v. — l ^-;, *le lacon que : avec assez 
de force pour que. 

93. 'Qo£ Voyez le vers XV, 2n4 et 

la note sur ce vers. 

! '*. 5 K7it^parj(jataT(o) , reconnussent, Un 
pared coup aurait paru fort extraordinaire, 
et cut revele poor sur le beros. Kust.iibe : 
Texu.aip6u.Evot OT,\ao-/] to dvopa ex ttj; 
ou-cu> (ipiapd; i\aaioi:_. 

95. "Avaoy.ojxEvw, sous-entendu -/£<pa;: 
apres qu'ils eurent I'un et l'autre leve le 
bras pour frapper. Voyez plus baut, vers Hi), 
la note sur /eipa; dveavov, le mojen ayant 
le meme sens que 1'actif. — Les anriens 
regardaient dvaay.oo.Evuj comme tin noini- 



nalif absolu. Scliolies H 



avaa/ou.E/01. 



eo"Ti 6e dvTi avaff/oaevwv. Mais il 
vaut micux le considerer couirac le sujet 
general, partage ensuite en 6 u.e'v et 6 6(e), 
coinme s'il y avait T^Xaoav au pluriel, et 



I 



I 
I 






i 

1 f-J 



■ 

!■ 




■ ■ 









216 



OAY22EIA2 2. 



IB 



■ 



y Ipo$, 6 8' atyeV sXacaev for' ouaxos, dcra'a §' EFrjco 
lOXacEv aOxi'xa o' yJXGe xaxa axofxa epofoiov alfxa- 
xaS 8' eW ev xovfyai [xaxwv, cruv S' vjXaa' oScfrxai; 
Xaxxt^cov tzooi yaiav ■ dxap f/.VY]ffX7)p£<; ayauoi 
Xeipa? avacry^fAevot y^Xco exGocvov. Auxap 'OrWstj? 
£Xxe £iex upoOupoto Xa&bv toSck;, &pp' ixex' ocijXtjv, 
atOouo-ir]? x£ Gupa? ■ xa( (jttv toti ipxi'oy auXyjs 
thiv avaxX^va? • fjxrJTixpov Se oi e'fxgaXe yjtpl, 
xa( (xtv cptoviqcras Eraa nxEpdsvxa TrpomjiiSa ' 

'EvxauQot vuv •/jco, crua? xe xtfva? x' drapuxwv, 
[A7]Se auye i-efotov xai uxco^wv xofpavo? Eivat, 
Xuypo? £(6v p.iq -notj xi xaxov xai fxei£ov euaupv). 



f XVIII] 



100 



105 



nun pas ^Xa<rs puis sXaaffsv, qui a eux 
deux en sont l'equivalent. — "ID.affE 
sous-entendu 'OSusarja. 

96,'Ipo?, apposition explicative a o uiv 
(I'un). — 'O o(e), l'autre : Ulysse. 

97. HX8e xaTa <jTou.a. Ancienne va- 
riante, ^X6ev ivi <jTou.ot. 

98. Kao, c'est-a-dire xard, doit etre 
joint a erteo-(e), et xatETCEffE a pour sujet 
'Ipo; sous-entendu. — Maxtiv , ayant 
mugi : avec un mugissement. Aristarque 
(Scholies B) fait observer qu'ailleurs ce 
mot est toujours applique a des animaux : 
(*1 StnJ.fj, on) naxiliv siu av6pO)7XEi»; 
9UVT)5 (ici seulement). Voyez la note du 
vers \ ; 163. — La traduction extensus se 
rapporte a une ancienne et fausse inter- 
pretation,rejetee par les Alexandras. Voyez 

la note du vers XVI, 469 de Vlliade. 

Au lieu de u.ax(ov, l'Eolienne donnait y_ a - 
vtiv. Didyme (Scholies H) : jj AioXi ? , 
Xavwv. — 2uv doit etre joint a yjXa<r(E) : 
<ruvr,),a(7E, il entre choqua. 

100. XElpa; dva<7y_6u.5vot designe cette 
fois un geste de surprise et de satisfaction. 
Eustaihe : xaxi 07,vju.a iy.n\r,Uua, eruvy]- 
® i: -- — r£ '<Pi "ulgo ye).o>, fausse ortho- 
graphe. Le datif est indispensable; et ye'Xm 
sans iota souserit, qiioi qu'en disent quel- 
qucs modernes, ne peut etre qu'un accu- 
satif. S'il n'a point d'iota dans la plupart 
des manuscrits, c'est une negligence de 
eopistes, et voila tout. Cette negligence est 
familiere aux Byzantins. Mais on discutait 
chez les anciens, pour savoir si y&ffl etait 
ponry&wn, ou s'il etait le datif regulier 



de y&o;, forme analogue a !po? pour |pw ; . 
— Quant a l'byperbole veXtp sxBavov, elle 
n'a rien qui doive nous etonner, nous chez 
qui mourir de rire, et meme crever de rire 
est une expression de la langue courante. 
Les Latins eux-memes disaient risu ernori. 
Les Grecs, selon Eustathe, se contentaient 
de citer proverbialement la locution d'Ho- 
raere : olot X£L7io6uu.r]aavTs; ex tou YEXav 
o xai u.E/.pi vuv Ttapotpnaxa)? M u.EyaXou' 
■/at a^poou yeXwto; iy. ? d-zr\at XeTsoOai. 
Ce qui prouve qu'elle n'appartenait point 
au langage ordinaire, c'est que Didyme 
(Scholies H) croit avoir besoin de Texpli- 
quer : St£y_u8r]7av Ttp ye/iuti T£pitou.£voi 

101. "Ixet(o) a le meme sujet que eXxe 
c'est-a-dire 'OouauEO;. Scholies B et Q : 
Sia tou itpoWpou tou dvopaivo; eUxev 
auxiv, ?(o? ote xaTeXaSe Trjv aOXriv, 
07iou Eiuiv ai 6upaii tyjc ai6ouo-r)i;. 

102. n<m edxiov auXii;, contre la cld- 
ture de la cour : contre le mur de cbiture. 
Scholies B et Q : E i- T0 ntpifpaytia xf,l 
auXrj^, 

^•3. SxJiirrpov, un baton. Eustathe: 
p6;raXov oii ti , tb,- eixo;, xai E ? n oxu- 
7tT(ov, EVTau6oi..., w; ola SnXaori nu- 
Xup6;, avraTCOoiSou? touto <jxdiu.u.a Tip 
"Ipu av6' ouTisp exelvo; tov 'OSutraEa 
Yprjt xajxivoi &>[i.oimaz (vers 27). 

t»5. 'EvTauStu, a cctte place. Scholies 
H : EvrauOx, ev Touru ii5 tojcm. 

100. Eivai, l'infinitif dans le sens de 
l'imperatif. Aristarque (Scholies Q) : (jj 
SmXti, oti) Eivai avTt tou iao. 

107. Auypo; £<iv, etant un miserable : 



[XVIII] 



OAT22EIA2 2. 



H pa, xai dp.^' oijxoiatv dstxs'a pdXXsxo irqpyjv, 
■rcuxva ptoyaXEYjv ■ sv oe Gxpo^o? ^ev dopx7]p. 
'A^ 8' 6'y' eV ou86v ?wv xax dp' e^eto* to! 8' I'crav d'crco 
rfib yeXtoovTE? xal 8axavo'tovx' ETtEEcrtTtv ■ 

Zeus toi Sol?], £eive, xai dGdvaxoi 6eoi dXXot, 
otti u-dXiffx' eGeXsis xa( toi <p£Xov ettXexo Gujaw, 
8? xouxov tov dvaXxov dX7]T£U£iv aTr£irau<Ta<; 
ev 8r ( [jLcp" T<fya yap [juv dva^opsv fpapov&z 
dt; "E^etov [Bac-tXvja, (3poxcov SrjXi^piova ixavxcov. 

'Q? dp' ECpaV JOUOE.W 8e xXe7)8oVI 8lO? '08u(7(J£U?. 

Avt£voos 8' dpa oi [/.eydXyjv irapd yacTs'pa Gvjxsv, 



217 



110 



115 



car tu n'es qu'iin miserable. — 'ETrauprj. 
Ancienne variante, eiraupij; a 1'aclif, le- 
con adoptee par Bekker. C'est le meme 
sens. — II y a une correction antique, 7rd- 
6l[]G"0a, qui parait avoir plu a quelques 
Alexandrins; mais l'expression ironique 
est bien preferable. Suivant Botlie et d'au- 
tres, le sujet de enauprj est v.ay.ov, et il 
faut sous-entendre as. Les anciens n'etaient 
pas de cet avis. Scholies B, H et Q : 
£7iaupy] avxi tov Eupr,;. lis donnaient 
au verbe un seas unique, jouir ) quel que 
fut le complement, genitif ou accusatif; 
roais ils precisaient ce sens selon le con- 
texte de la phrase. Ici EiraOpr) est au 
proprc, et peut etre traduit litteralement. 
Voyez dans VlliaJe, VI, 35:t, la note sur 
e7raupr,<T£a6at. Mais rien n'empeche de 
l'entendre comine s'il y avait suprj;. 

108-109. 'H pa,. ..Voyez les vers XVII, 
1 97-1 98 et la note sur le second de ces 
deux vers. 

110. "Ai}/.... Voyez la note du vers XVII, 
4 GO. Ameis, comme dans ce passage, edit 
ici ail V dp(a). 

HI. AEixavoo)VT(o) , sous-enteudu 

'OoVTaTJa. 

1 12-1 13. Zili; toi Repetition des 

vers XIV, 53-54, sauf la fin du second, 
empruntee au vers XIII, 145. 

114. Toutov. Ils montrent Irus. — Tov 
dva),Tov. Le second demonstratif est un 
terme de mepris , et il donnc a 1'epithete 
iulamante la valeur du superlatif. Quant a 
dva/Tov, voyez la note du vers XVII 228. 

115-116. 'Ev St]u.<p - Taya.... Ces deux 
vers sont mis entre crochets par Botlie, et 
Bekker les a rejetes au has de la page. Ils 



avaient ete condamnes par quelques an- 
ciens, et peut-etre par Aristarque lui- 
rneme ; car la note d'athetese (Scholies H) 
seralile provenir d'Aristonicus : ovtoi oi 
Suo ex twv avu6ev (84-85) u\STT]y6r;o-av ' 

EXEl U.EV yap 1TpOTpE'7HOV CpoScl, EVTa06a 

oe dndvOpajTrov teas'oj; to rjU.tovr|ma (Din- 
dorf, carruptum) te).eiv • 816 7iEpvvpdiov- 
Tat. — La raison allegnee n'est pas bonne; 
ear les pretendunts ne se piquaient pas 
precisement d'humanite. Je remarque en- 
suite que dXriTEiJEiv dTTETrauffot^ n'a un sens 
net et eomplct qu'a l'aide des deux vers 
condamnes. Irus n'est qu'etourdi et meur- 
tri. Qui 1'empicheia, une fois revenu a 
lui-meme et remis sur ses pieds, de re- 
prendre son vagabondage et ses quetes? 
— Les derniers editeurs n'ont point adopte 
I'athetese. Ameis fait observer qu'il y a 
bien d'autres choses, chez Homere, qui 
blessent riiumanite, et que ce qu'on lira 
plus bas, vers 33a, est plus leroce encore 
que ce qu'on lit ici. 

H5. 'Avi^opiEv, de dvdyu> : nous me- 
nerons ; nous ferons transporter. Voyez 
plus haut le vers 84. Voyez aussi, ver< 89 
la note sur dvayov. Didyme (Sc/wlies B, 
Q et V) : iv37_6r;vxi iio:r|o-ou.Ev. — 'Hirti- 
povSs. Voyez plus haut la premiere note 
du vers 84. L'explication que nous avons 
donnee est confirmee ici par les Scholies R 
et Q : vrjo-o; yap ^ 'IOixr). 

1 IG. L'.; E/Erov Voyez plus haut le 

vers 85 et les notes sur ce vers. 

117. KXsrjOovi, comme cpr l \j.ri au vers 
11, 35. Voyez la note sur ce dernier vers. 

118. Ilapd doit etre joint a 6yjxev : 
TtapE07jitE. — TaaTE'pa, une panse : une 



■ 






218 



OAT22EIA2 2. 



[XVIII] 






Kr 1 

K 
I 







EfrrcAEfyv xv(o-/)t; te xai affxaxo?' Afjicp(vo|jio<; Si 

aptou? ex xavfoto Suw irap£67]xev deipa?, 120 

xai Se^ai ^pucEco 8ei§(oxeto, (pojvYjcriv te " 

Xaips, narep co £eive, yEvorud toi e? irep dm'<7(7U) 
SICcq- axap fjLev vuv ys xaxoi? £y_Eai TtoXleamV. 

TOV S' dTO(*£tf dfASVO? TTpOO-^Yj TOA>jfjt.Y|TlS 'OSuffffetf-' 

Aacpfoop.', yj paXa [xot ooxeek; ireirvufxevo? E?var 125 

TOiou yap xai iraTpd? ■ sroi xXld? ecOAov axouov, 

NTcov AouXtjrnja e6v t' e'ijiev aavetdv te * 

tou a' ex cpaai yevlafai-' ETnj-cyj §' dvSpi sotxa?. 

T0UV£xd TOI £p£W ' GU 0£ CTUvOeO Xat fJLEU axoucov • 

o'joev axtSvorepov yaia xpecpet dvGptoTOio, 130 

itaVtwv, g<7(ia te yatav etu Tcvefet te xai forei. 
Ou p.£v ydp tote <pvj(7t xaxdv uetWOai draWo, 



<les panses de clievres r6ties au foyer. 
Voyez plus haut le vers 44 el lcs notes sin- 
ce vers. 

119. 'Au.cpivou.oc. Ce pretendant a ete 
mentionne, XVI, 351, et le poete l'a fait 
parler a propos du retour de l'embuscade. 

■124. AE7ta'i yjtvaitp oetoiaxexo, il ten- 
dait la main avec une coupe d ; or : il lui 
offrita boire dans une coupe d'or. Voyez 
III, 41, la note sur SEtSiaxouevoc.. Am- 
phinomus s'est Ieve de son siege, et il est 
venu pres d'Ulysse. Voyez plus has, vers 
153 et 157. 

123. Mev dans le sens de u,yjv. Didyme 
{Seholies H) : vuv oe or, v; • 6 rip u.ev 
avTt tou or\. — "E/.eou, tu es possede : tu 
es en proie. 

126. Toiou, tcl, c'est-a-dire plein de 
bon sens (itttrvAjuivou). Voyez la note du 
vers IV, 206. — flaTpo; , sous-entendu 
El; (tu es), ou <!>•; (etant). 

1 27. Ntoov. C'cst le uom du pere d'Am- 
pliinomus. 

128. 'Jiit?ii^, distingue. Voyez la note 
du vers XIII, 332. — Herodien (Seho- 
lies H ) rappoi te le mot iT.rjTfl a sjtoc. : 
HEp'.o-iKouivw;, olvtl tou Xoyiao. On peut 
admettre a la rigueur cette explication ; car 
Ampuinomus parle bien , et un hornn.e 
qui parle bien est toujours cense un 
liomme de merite. Mais e'est de ses bons 
sentiments qu'Ulysse lui sait grt, plutot 



que de la faron dont il s'est exprime en 
lui tendant la coupe. 

129. TouvEXot.... Vers emprunte a VI- 
liade, VI, 334. On en a vu dans VOdjssie 
XV, 318, uu presque semblabte. 

(30-131. OOoev — Ces deux vers sont 
presque identiques a ce qu'on lit dans 
Vlliade, XVII, 446-447. Quelques-uns 
proposent de retrancher ici le deuiieme 
vers ; mais on ne voit pas ce que le texte 
pourrait y gagner. II y perdrait plut6t, 
quoi qu'en disent Dugas Montbel et au- 
tres. Peu imports la repetition yaia, yotiav. 
130. 'AxiovoTEpov, plus clietif. Voyez, 
V, 2 I 7, la note sur axifivoiEpr). — II y a 
ici, dans les Seholies B et Q, une explica- 
tion uu peu differente : Girou,ov7|Ttxi&ts- 
pov, plus sujet a endurer, e'est a-dire plus 
expose a I'infortune. Mais e'est le contexte 
seul qui a suggere cette explication; ou, si 
Ton veut, elle ne donne qu'un sens derive 
tandis que 1'autre donne le sens propre. 

132. Kocxov Tziiazabxi, devoir eprouver 
du mal : qu'il sera reduit a endurer I'in- 
fortune. Comme la negation porte sur 
TteiosaSai, et nun sur <fr)iji, l'expression 
est tres-energique. L'liomme se flatte d'etre 
sur de vaincre toujours dans la lutte con- 
tre le sort. C'est aiusi que l'expliquait 
Aiistopliane de Byzance. Didyme (Seholies 
II) : oiov oux. ivE5et!6a!, iXX' outov e{a- 
Ettv ou'tw; 'ApiaxoaJavn;. 






[XVIII] 



OAY22EIA2 2. 



ocpp' apeTYjV -Kccpiybiai Geoi xal youvax' opcopy) ' 
aXX' Sre St] xal Xuypa Osol txdcxape? teXescociv, 
xal to cp£p£t a£xa'(d[j.£vo<; tetXtjoti Oufjico. 
To~io$ yap vo'o? ecttIv etu^Govcgjv avOpcoraov, 
olov eV rjp.ap ayr^t uar/jp avopwv t£ Oecov ts. 
Kal yap syco tot' efxeXXov £V avSpactv 6'X6io? Eivat " 
TioXXa 8' dxaaGaX' Ipeija, ^tyj xal xdpxEi' ei'xcov, 
Traxpi t" £fjup to'cuvo? xal ejaoi/ji xactyv^xoccnv. 
Tai p^Ttc tote iidfxuav dv7]p d(k(jtiaTto<; e?7] , 
aXX' 6'ye fftyrj Swpa Qecov e'x, ', Stti oiSolsv. 
OF opo'co (jLv/jox/jpai; dxaaGaXa [ATf)j^av^wvTa? , 



219 



135 



HO 



133. 'ApSTrjV, la felieite. Yovez la note 
du vers XIIIj 45. Settlement on supposait 
que les dieux ne donnent la felieite qu'aux 
homines qui pratiquent la vertu. Didynie 
(Scholies Q et V) : vuv, toT; dyaGoT; 
Trape'^oufftv e05aiu:ov(av' ouoito; tto dpe- 
Toi(7t 8e ),ao( (XIX, (tl). 

134. Auypd, des ciioses lamentables ■ 
des mallieurs. — TeXe'ijoxtiv. Auciennes 
variantes, teXewohv et teXeouitiv. 

i35. Kai correspond a qte, et il equi- 
vaut a. tote. 

136-137. ToTo; yap voo;..., c'est-a-dire 
olov eaTiv yju.ap o Zeu; £7tay7]f7i, toTo; 
eoti voo; dv6pa>Tttov. C'est Jupiter qui dis- 
]>ens;iit les jours aux morlels. Yoyea le vers 
XII, 399. II ctait aussi lc dispens iteur des 
Liens et des maux. — Les jours sout heureux 
ou maliienreux, et le caractere de l'homme 
varie selon sa fortune. Voila ce que dil le 
poete, et ce que tant d'autres ont repete, 
repetent et repeteront apres lui. II y a 
inline deux vers d'Archiloque, conserves 
par Diugeue de Laerte, IX, r.xxi, qui ne 
sout autre chose que ceux d'Momere re- 
duils a un autre metre : toio; avOptoTioicrt 
Gup.6:, D.aOxt AetuCvew Tta't, yiyveTat 
Gvt,toi;, oxoi^v Zeu; in 1 :Fju.epY)v ayir). — 
Les plus anciens conmientateurs d'Homtre, 
c'est - a - dire les philosopher , prenaient 
7]u.ap dans un sens materiel, et croyaient 
qu'il ne s'agit que de l'iinpression phy- 
sique du beau ou du mauvais temps sur 
nos oiganes, et par suite sur noire pensee, 
Mais cette explication est inadmissible. 
Scholies B, Q et V : ot u.ev cpiXoao^oi 
exSe/ovidi oti olov dv ^ to xaxdo"t^u.a 



toO dspo;, ToiauTr,v xai tyjv 7]u.e'pav Sta- 
teXouctiv ol dvQpwTcoi. 6 oe 710171175; ).£- 
yet, ouoia av Xi ta TtpotnuitTOvra, toutoi; 
£;O(XO[ou[X£0a. Ce n'est la qu'une moitie 
de la note de Didyme. La dcuxieme moi- 
tie, qui manque dans les Scholies V } nous 
est fournie par les Scholies B, H et Q : 
67T0T0V yap £Trdy£L 7]aap 6 Zeu; toi; av- 
GptoTroi:, tolouto; ecTtv 6 vou; auitov, ev 
p,ev Tat; eOxuyiai; ETtatpop-evo;, ev oe 
Tat; oua"ruy_tat; TaTr£ivoup.evo; Ttpo; xd; 
e©' ^{Aepav Tu/a;. 

138. *Eu.e),AOV indique que le sort l'a- 
vait destine a cela ; car c'est un fait qu'il a 
etc lieureux, att moins d'apres son dire. 

139-140. HoXXd 6' axdaeaX' epe^a,... 
Ajoutez : et voila pourqu«ji je suis reduit a 
cet etat miserable. II fait entendre que les 
dieux 1'ont puni. 

\b\. Tui, par consequent, c'est-a-dire a 
moins que cet hommc ne veuille etre puni 
comme moi. 

i'j'2. Ityrj, en silence, c'est-a-dire sans 
se la User aller ni it une joie excessive } ni a 
de ridicules lamentations: car ouipa est dit 
d'une fa COD generate, et s'appliquc aux 
maux comme aux biens. Scholies B : yjau- 
yr\j EyxpaiuV;, (jly^te STtaipofAEvo;, p-rjie 
dyav ooupop-Evo;. owpa 6e Oeujv 4ttXuj; 
xa oi36ji*v(x oitoia Tuyrj ovxa. — "Ottl 
oio&tEv, quelque chose qu'tls puisseut don- 
ner : soil qu'ils nous dispensent des biens, 
soit qu'ils nous dispensent des maux. 

143. 01(a), selon quehpies moderaes, 
marque une comparison, etil equi\aut au 
latin quemadtnodum. Les anciens regar- 
daieut la phrase comme une exclamation, 




WJk 




>■ 




220 



OAY22EIAZ 2 



[XVIII] 



XTv^axa xe(povTa<; xal aTtfxa(^ovT«? axoiTiv 
avtSpcx; , ov oCixeti (pyjfju cpiXwv xal TOXTp{&x; air,? 
fr/jpov aitEWtrGar fjiaXa 0£ cry/So'v. \XXa tre Sa^wv 
ol'xaS' UTOHayayot, pj§' avTtatraa!; E/Etvcp, 
ottto'te vo(7T7]c7£[£ <p(Ar,v iq TOxxpi'Sa yatay 
oti yip avatfAam y£ Staxpivs'EcrQa'. duo 
p/TjCTYipai; xal xsivov, ettei xe [jiXaGpov utoAOt). 

'Q; cpaxo" xal g-kiigo^ etoev \).{kvt${<x ofvov, 
a^ o' ev /jpciv £'0-/)X£ Serox? xco-p^Topi Xawv. 
Adtap 6 pyj 8ia &op.a, cpt'Xov texivjfitivos ^rop, 
veucrTa&ov xEcpaXvj • oy) yap xaxov oggzio Gujjid?. 
'AXX' ouS' to? cpuys K'/ipa- ueSyjcte Se xal tov 'AO^vy) 
T7)X£fj.ayou uto ytpGi xal ey^ei' ?cpi Safjtfjvai. 
'H S' auxt? xax' ap' gfcc' etu Gpo'vou, evGsv dveVcyj. 

Tvj S' ap' etc! appeal Gyjxs Geo: yAauxfiitu; 'AG^vr, , 



H5 



150 



155 



ou plut6t comme une reflexion communi- 
quee tout bas a Ampbinomus. Aristarque 
(Scholies Q) : ft SmcM), on) 6a'j|j.aaTi- 
xu>; to ola. ripe'aa xaOra npo; 'Aujpivo- 
(J.OV qjy]cu. Ameis ad met l'explication des 
anciens : « Was fiir ein Frevel selie icb die 
« Freier veriiben. » — Mr)Xav6u>VToc;. 
C'est le seul passage d'Homere ou se trouve 
la forme active du verbe u.r|Xavdou.(xt. 
<45. OOxeti porte sur aTCccrcreiTSai. 
<46. Mik Se uxeSciv, sous-entendu 
e<tt£ : que dis-je? il est tout procbe. 

449. Ataxpiv-'EcrOai, devoir decider : 
devoir vider leur querelle. 

<60. Ksi xeivov. Didyme (Scholies H): 
icXripTi; 6 xat. Cette note signifie qu'il ne 
faut pas reduire les deux mots en un seul, 
comme on le faisait dans la poesie attique 

et dans la langne ordinaire (xixiivo;). 

rTtt/.Orj. Ancienne variante, uxe')8oi. La 
pretendue lecon etce^t] n'cst qu'une an- 
cienne glose. Eustatbe : to os une'Xfloi 
ovti Toy eio-£>,6oi xsiToti. Bothe : « Sane 
« bic nun significatur clandestinus adven- 
« tus, sed adventus simplicitcr, Ulyssis, ut 
« ctiam CI irkeo visum est, nun item Ste- 
« pbano et Barnesio, sed male. » Ce qui 
precede 0nEX6rj prouve en effet que l'ex- 
plication d'Eustatbe est la meilleurc. 

'52. "Ai(/.... IBjixe, il remit. — Kocr- 
"•rJTopi Xatov equivaut a fSacnXiji. En sa 



quabte de roi ou de prince, Ampbinomus 
a unnombre plus ou moins grand de gens 
sous ses ordres; mais il est evident que le 
poete ne prentl plus au propre l'expression 
qui s'applique si bien, dans Vlliade, a des 
cbefs de corps d'armee. 

<B3. "0, lui : Ampbinomus. — By) Ota 
otofxa. Tl s'en retourne a sa place. 

454. NsuctxaCwv x£<paXyj. Ampbinomus 
reflecbit aux paroles du mendiant, qui ont 
fait sur lui une vivc impression. Didyme 
(Scholies H) : £u.qp X tvei (6 Ttoirjtr);) tov 
E7tiu.e).ui; axoOcrtxvTa oia tou veuuto- 
Ciov. Botbe : « Nutans capite, seu pro- 
« penso capite, oculisque solo Cxis, qui est 
« gestus peiculsorum, acriterque securn de 
>• re aliqua deliberandum. Aliud nimirum 
« est 6?p0oi VB«ndS«iv (XII, 194), ne- 
« que hue pertinet xiveiv xap?) , caput 
« quassaie (XVII, 4C5). » — 'Octcieto. 
Scholies Q : irpoEUMrjvuETO. — ©ujio;. An- 
cienne variante, 6ujxdi. La vulgate est pre- 
ferable. Voyez, le vers X, 474. 

I 65. Kat tov, lui aussi. Ajoutez: comme 
elle avait eucbaine les autres. 

156. Aau.yjvcti, e'est-a-dire u><tte Sotuvr,- 
vcu : pour qn'il fut abattu. 

<57. "Ai o' aCn:.... On a vu, V, <95, 
un vers presque seniblable. 

\ 58. T-rj (a elle) est determine au vers 
suivant par une apposition explicative. 



H 



[XVIil] OAY22EIA2 2. 

xouprj 'ixapfoio, rapiippovi IlTjvsXoitei-/] , 
[xv/jcr/jpccrtji cpavvjvat, 6'ucoc TtExaciEiE {AaXiaxa 
0up.ov |j.vy]C7T7]pcov, iSe xip^rjaa ylvotxo 
p.aXXov Tipos irdffi^ T£ xai utio^ yj Ttapo^ 9jev. 
'A^peiov S' £y£Xajcj£v, ftco? t' Ifpa-c' ?x x' 6vdf/.a£ev 

Eupuvo'p.7], Oujj.0? pot E^XoVrat, ouxt iiapo<; vt, 
u.vr ( (7T-/]p£(7cr[ cpavrjvai, aTtE^Oopivoiat rap E^ir/)?* 
TOUM oi xev EiiroifjLi liroc , 16 xe xepStov a'-/) , 
[t-Tj uavxa (J.V7]o-xYjpcriv UTiEpcpiaXoicriv 6p.tXEtv, 
ol'x' £u piv |3a£oucri, xaxco? S' 6'tuOev cppovsouGtv. 



221 



160 



165 



160. "Ottux; 7ieTaa£iE, afin qu'elle epa- 
nouit, c'est-a-dire afin qu'elle charmat. La 
pretendue lecon 6e').Eeie n'est autre chose 
qu'une glose antique. — Didyme (Scholies 
V) force un peu le sens de l'expression : 
exTx),r]$EiE. J'aime mieux la paraphrase des 
ScltoUes B : avaatr]crei 7tpo; E7ri6uu.iay. — 
La reflexion de Didyme [Scholies Q et V) 
sur la demarche que va faire Penelope 
eclaircit ce qu'il y a d'un peu obscur dans 
la concision du poets : oOx dXaSovixtoc So 
TtpOTEKTiv ^| JlriitXonr,, aXX' anwt; p.7) 
Piaa6ri itfiOvoouu.Evr) xai e)jUGOttoio0<7a 
to ooxeiv tivi a\i\o:y.fiaai. 

161-162. Tiu.r|£(jaa. . . . pa),),rjv. La 
deesse veut que la beaute de Penelope pro- 
duise des elfets extraordinaiies. Telemaque 
va voir sa mere comblee de presents, et 
Ulysse trouvera des tresors amasses par sa 
femme. Voila pourquoi le poete dit que 
Penelope sera plus honoree que jamais par 
son epoux et par son fils. — Botlie propose 
de changer itootoc en 7to),io;, parec que 
c'cst a Penelope qu'il attribue Tintention : 
« Quid? a marito se magis honorari cu- 
« pit, quern adesse nescit, et qui undevi- 
« ginti annos abfuit ? » II developpe lon- 
guement les motifs de sa correction. Mais 
tous ses arguments reposent sur une idee 
fausse, pulsque oia; marque ['intention de 
Minerve, et non celle de Penelope. 

103. 'A/pEtov, sans hesoin : sans que 
sa volonte y fut pour rien, c'est-a-dire 
tout soudainement et en depit meme de 
l'etat de son anie. Kile est sous Pinfluence 
d'une volonte divine; et voila pourquoi 
elle rit, tout en n'.iyant guere que des 
motifs de pleurer. Didyme (Scholies V) : 



olov oux ex oTTOuovji;. Scholies B, H et Q : 
dxatpov u.r ( 6Ev6; Tipoxetu-evou, o-j /peitij- 
85; , oOSe Ttpo; /pEi'av apjio!;6u.Evov. La 
deesse veut que Penelope app.iraisse aux 
pretendants avee tous ses avantages; et un 
visage triste lui 6ter.iit la moitie de ses 
charmes. — L'explication des anciens est 
done excellente. Penelope nc feint pas la 
joie; et d'ailleurs ce n'est pas devant Eu- 
rynome qu'elle aurait a feindre. Ainsi la 
traduction par feint* ne rend point le 
mot a/pEtov. 

164. Outi Ttapoc ye, point du tout au- 
paravant, c'cst-a-dire contrairement a mon 
habitude. Bothe : « Sententia subjecta 
« dauvOETU);, tanquam adverbium tandem, 
« nunc deinum. a Le francais rend mieux 
la pensee. 

166. "£710?, une parole, c'est-a-dire un 
conseil. Didyme (Scholies H) : otju.6ou- 
),Euaatu.i yotp dv tu> 7iaioi eio{, to xe 

XE'pOlOV EtT]. 

167. IlivTa comme itdviu; : constam- 
ment. — 'OjjuXeTv. Ancienne variante , 
E7ratv£iv. Avec cette lecon, qu'on expli- 
quait par a-uvu6ea9ai, le mot udevra etait 
un pluriel neutre. La vulgate est bien pre- 
ferable; car, s'il est vrai que Telemaque 
passe sa vie an milieu des pretendants, il 
n'est pas vrai que le jeune liomme soit en 
bon accord avec eux. 

168. OiV eu U.EV Ces paroles discnt la 

meme chose que le poete a personnellement 
exprimee au vers XVII, 66. Aristarque 
(Scholies H) : (^j SmXij, 8ti) 6u.O'.ov to' 
Eaft^'dYopeOovTei:, xaxa Sk tppe.tr I 
P'Jo*oo6ou,euov. C'est done a tort que 
pdijouat est paraphrase , dans les Scho- 




222 



OAT22EIA2 



Tyjv t' aux' Etipuvdp) Ta[jti"/] -rcpo? p.uOov &tittV 
Nai Sy) TauTa' y« irdvia, texos, xaxa [xotpav seme?. 
AAA F6t, xat aco iratSt ?to< cpao, f-tTjS 1 em'xeuOe, 
Xpwx' auovnj;a(ji£vyj xal smypi'cacja napeta^- 
p]d' outo) Saxpuoiai racpupfAEVY] djjicpt -Kpo'ccoTra 
i'pj(£u * litel xaxiov TOv6Y)pi.£vat axpixov afe(. 
HSv) fj.£v yap toi tzcuc; TTjX&to? , Sv au [/.aAtaxa 
i^pai dOavaTotct YEva^aavTa i^£a6at. 

TV]V 8' aljTE UpOOriEtTO TOp(cppWV IlY]V£A<kEta • 

Etipuvdp) , p.Y) xauxa irapauSa, xY)$o[/ivr) u£p, 
XpwT <xirovmT£a9ai xai Im^p&ffOat aXouprj ■ 
dyAatYjv yap e'fxotye 6eol, xol "OAu[xitov fyouaiv, 



[ XVIII j 



170 



175 



180 



■ 



lies Q, par tic xevov XaXovai. II est ab- 
solument synonyme de Xevovo-i. — Ka- 
xw?.... <ppov£ouatv , ils sont pleins de 
mauvaises pensees : ils complotent sa perte. 
Didyme (Scholies V) : qspovsouaiv • ev- 
voou<Ti, |3ou).euovTai. — "07u6ev, pour 
plus bird. Voyez le vers II, 270 et la Dote 
sur ce vers. La traduction pone ne domic 
pas un sens net; car il ne s'agit pas de 
simples medisances, et les complots u'ecla- 
tent que plus ou moins longtemps apres 
avoir ete medites. 

170. Nai or,. ...Voyez, IV, 266, un vers 
presque identique et la note sur ce vers. 
<7(. AXV iOi, ... Voyez les notes du 
vers XVI, 4 68, lequel est presque iden- 
tique a celui-ci. — "Eno?. Voyez plus haut 
la note du vers 166. 

<72. 'Emxpiirao-a 7tap£to ? . L'usage dcs 
cosroetiques, cbez les femmes d'Orient, est 
vieux comme le monde. Scholies B : eXaiu) 
XiTui ft o-Xiuaatw. II n'est pas probable en 
cffet que Penelope se serve d'liuile pure 
et simple. 

474. 'Enst xaxtov.... Ce proverbe est 
repete au vers XIX, (20. — Kaxiov, par 
trop mauvais : detestable; c'est cbose tout a 
fait malsaine. — "AxpiTOv aiei, pleonasme 
dont nous avons l'equivalent : sans cesse 
m fin. Scholies H : aSiocXEiiuwc , a8ia- 
XupCaru;. 

4 75-176. *H5rj u.tv.... Botlie : « Gau- 
« dere anus jubet Penelopen adulto filio, 
« qui domum gubernare, ipsamque tutari 
• possit. • 



176. 'Hp<7i, de apaou.ai I tu demandais 
par de ferventes prieres. — I'sveiTiiavTa 
depend de loeafiai, qui a le sens actif, ou, 
si I'on veut, le sens retlechi avec une idee 
morale (d'avoir la satisfaction de voir pres 
de toi). 

4 78. Tauxa est explique par le vers (79 
tout entier. — riapauoa, selon les an- 
ciens, doit s'expliquer d'apres I'exemple 
XI, 488, ou 7tapau3av signifie purler mal 
a propos. Scholies Q : |£w T0 u =ovto; 
Xeye. Mais les modernes entendent simplc- 
ment : dis, conseille ; traduction autorisce 
par les exemples XV, 53 et XVI, 279. II 
semble pourtant que la premiere interpre- 
tation soit preferable, puisque Penelope 
ne suit point le couseil. — Kr]Oou.eV/) 7iep, 
quoique t'inquietant : bien que par interet 
pour moi. — Ancienne variante, xv)6ou.evr] 
7tep, se rapportant a Penelope : a une 
affligee, e'est-a-dire vu l'affliction oil je 
sin's plongee. C'est meme la lecon que 
semble avoir preferce Didyme, si toutefois 
la note des Scholies H est de lui : u.eT0t 
tou c, dvtt xou xrioeuouoTj. 

4 79. 'AXonprj, de graisse, e'est-a-dire 
d'liuile parfumee, de cosmetique. Didyme 
{Scholies H et V) : iXottavj. Ajoutez : o"X£u- 
aatu>, Voyez plus baut la note du vers 4 72. 
4 80. AyXn'triv, la parure : le desir de 
me parer. Les modernes pensent qu'il 
s agit de la beaute ; mais Penelope sait fort 
bien que sa beaute n'a point peri. Tout ce 
quelle veut dire, c'est qu'une femme ne 
se pare que pour celui qu'elle aime. C'est 



[XVIII] 



OAT22EIA2 2. 



223 



coXecrav, i\ ou xeivo? iSt] xoi'Xyj<; iyi vtjuotv. 
AXXa fxoi AGtovo'y]v x£ xal 'lnuoSa|j.Eiav avioyf)i 
lX6£|/.ev, 6'cppa xe" [xoi uapffT^eTOv ev [xsydcpoiatv 
ol7) S' ou xeta' efyit (aex' avspa? - aJSeofJiai yap. 

°0? dtp' e'cpv] ' Yprju? 8e o\ex u-Eyapoio Ps&qxei, 
ayyeXeouda yuvat^i xai oxpuveouca vhadca. 

"EvO' aux' aXX' £Vo'y](7£ Oeoc yXauxwra? A-Or^Y)* 
xouprj 'ixapfoio xaxa yXuxuv uttvov iyj.utv ' 
eOoe S' avaxXivSitca, XuGev Oe - o! a<j/£a uavxa 
auxou £vl xXivv?jpr xeco; o' apa Sia Qsacov 
ap.6poxa Swpa owou, iva puv Oyjaaiax' AvatoL 
KaXXft fjtiv oi irpcoxa Trpoccoiraxa xaXa xaOvjoev 



185 



190 



ainsi qu'Aristarquc [Scholies H ) entendait 
ce passage : (tj SikXtj, 6ti) ayXa{y]v vuv 
avxi too xaXXa>7ri.7[JL6v. 

H 8 4 . Keivoc, celui-la, c'est-a-dire mon 
cher Ulysse. Eustatlie : to y.£ivo; £6tj 
xat' ei;oxf,v etJTEv r, yuvri * ovou.a yap 
3 03u<T<Te'to; ou itpoaxetxou. Ancienne va- 
riante , ExeIvo; , forme ahsMument con- 

damnee par Aristarque. — "ESt) Cette 

tin est empruntee an vers II, 27. 

4 82. AutovoT|V te xai ( l7iTTOoau.Eiav. 
Ces deux ferames ne soiit nommees qu'ici. 

184. Ou xeTc' Eiuu (je n'irai point la- 
lias), vufgo oux elsgqju (je n'entrer;ii pas), 
Didyme (Scholies H) : to w).T)pe;, exe Ttxe 
e?u,i. Ttve; 6s, ei<teiu,l. du.E-.vov oe to 
TTpdixov. Des deux farcins c'est la meme 
chose ; mais la iccnn preferce par Didyme 
est plus vive et plus complete. — Aioe'o- 
u.ai Y^P* Quelques anciens trouvaient cette 
raison seche et insulfisante, et ils ajou- 
taientj entre les vers 184 et 185, eelui que 
voici, et qui n'est qu'un centun d'Homere : 
u.to"yea6at u.viQiTTYipcriv OrtepipiaXoio'tv av- 
crpq). Cette addition est absulument inu- 
tile. Le verba aioeou.au s'emploie tres-bien 
absolument. Voyez Vlluide, XVII, 95. 

187. "EvQ' aux' a)X' £vor|0"£.... Voyez 
le vers II, 382 et la note sur ce vers, 

189. Euoe.... Voyez le vers IV, 794 et 
la note sur ce vers. 

190. AOtoO (la-meme) est precise par 
£vt xXivrript (sur uu lit de repos). Eus- 
tathe : 6 xXivx^p Gpovou Etoo<; xai avxo?, 
TTEpi 6v ejTtv avax).(vGY)vai. C'etait une 
chaise longue. 



I 90. ATa 6£awv. Zenodote, ci' Xppo- 
S:X7]. Cette lecon est inadmissible; car, si 
cYtait Venus qui aglt, et non plus Mi- 
nerve, le vers 193 serait ridicule, puisque 
Cytlicrce n*y figure qu'en vertu d'une 
comparaison, 

1 94 . "Iva [iw 0Yi<7ataT(o) , c'est-a-dire 
tva u-iv 67ir t <7atvTO : afin qu'ils contem- 
[>lasseut avec admiration. — ^Vyaiof de- 
signe les pretendants. 

4 92-103. Ka)).£i.... du.fipoa'iw, avec une 
beaute d'ambroisie , c'est-a-dire avec l'ani- 
broisie qui procure ou augrncnte la beaute. 
On a vu , IV, 4 4 5-446, que 1'ambroisie 
ctiiit un parfum incomparable. En joignant 
etroitement xaXXef a son epitliete, on fait 
disparaitre toutes les chicanes soulcvees 
par les expressions xa>,Xe't xa6>ipEv et 
xaX).E'i "/pt£-ai. Cela est tres-bien marque 
dans [.'explication alexandrine. Scholies Q : 
u,u6ixu>s Oeieo tivi y_piffu,aTL. Seulement 
on a tort de donner a cette explication le 
mot xolXXe'i seul pour lemnie ; car c'est 
Tepitliete au.o'pofftw qui determine l'olijet. 
— Quelques anciens faisaient ici de xaX- 
loc un synonyme de tcc u.upa, explication 
qu*on trouve dans les Scholies V, et qui 
est un debris de la note de Didyme. Mais 
il est evident que c'est d'aprea le contextc 
qu'on avait imagine cette synonymic Le 
mot xdXXo; a ici ie raeme sens que par- 
tout aiileurs. — npoaumaTa. On a vu 
dans Vlliade, VII, 212, le datif pluriel 
7ipo<7a)7iacTi. Mais il n'y a que ces deux 
exemples du changement de 7tp6(Jto7iov en 
TtpofftoTva;, forme supposee. 





■ 






224 



■ 



nF' 



OAT22EIA2 2. 



[XVIII] 



ap.6porf(p, ot'cp rap iwrciycwoi; KuGepsta 
Xf&Tai, eur' #v iY) Xaprccov -/opov [(/.epcfevxa • 
xa£ p.iv [/.axpoTiprjv xai uacraova Gyjxev iSicrGat ' 
XeuxoxipYjv S' apa (juv Gyjxe irptdTou ETicpavxo?. 
H fxev ap' co? ep^acr 1 airE&rjceTO Sta Geacov 
TjXGov S' afAcpfaoXoi XoixcoXevoi £x jjuyapoio, 
cpGo'yyco suepjr dijievai • t^v Se yXuxu? uuvo? dvrjxEv, 
xac p aTCOLxdp^aTo ^epcrl irapEta?, <pc6vYj<7EV tc" 

H lie fxaX' ouvotoxGtj p.aXaxov Trept xcojjia xaXu^Ev. 
AiGe laoi co? p.aXax6v Gava-cov iro'poi "Aprec/iit; ayv/j, 
aCm'xa vuv, iva pjxeY dSupofXEVY) xaxa Gupiv 
atcova ^GtvuGco, -koiioq iroGlouaa cpfXoio 



195 



200 



4 93. KuOe'pEia. C'est !e seul passage 
d'Homere ou Aphrodite suit nommee la 
deesse de Cy there. Payne Knight en con- 
cluait que les vers 4 92-194 sunt intcrpoles, 
et il les retrancliait du texte. Mais rien 
ne prouve que Cytheree appartienne , 
corame il le dit, a une mythologie poste- 
rieure au temps d'Homere. J'ajoute que 
les anciens faisaient ici de KuSc'peia une 
epithete caracteristique de la deesse, et 
non un adjectif derive de KuOyjpn. Scho- 
lies B : t\ amb toO xe68eiv f, onto toO 
xueiv epwTa. Mais peut-etre le mot 
KuOepeia s'est-il substitue au mot 'Ampo- 
StTY) par le caprice d'un metricien trop 
scrupuleux, qui a voulu rendre absolu- 
ment longue la finale de eOatc'ravo^. On 
a vu en effet, VIII, 267, eOs-re^avoy 
t' ^9pooiTT):. 

494. "Ttj — x P° v - Voyez faav %£>£- 
pov 6u>, I, f"6, et la note sur taav. 

4 95. Kat p.iv.... Appropriation du vers 
VIII, 20. — IladffOva. Des que Penelope 
paralt plus grande, la proportion exige 
qu'elle paraisse plus ample de contours. 
Didyme (Scholies H) : mr/_VTe'pav, 7rp6; 
ava^oyiav tou urjxou;. 

4 96. TIpiaTOu !>,EfavTo;. Ancienne va- 
riance, >soxo0 iXeipavro;. Mais on a vu 
ailleurs, VIII, 404, VEOTcpiVrou E>iiavToc. 
C'est le secto elephimto de Virgile, Eneide, 
III, 464. II s'agit d'ivoire travaille. C'est 
le travail seul qui donne a l'ivoire son 
eclat et sa valeur. Homere n'indique, 
comme apres lui Virgile, que 1'operation 



premiere, le sciage; mais il faut sous- 
entendre la taille et le poli. 

4 97. Ala Oeauv, apposition explicative 
»i Ici comme au vers 4 90, Zenodote 
ecrivait Si' 'AspoSiTr]. 

4 98. 'Au^iito/oi. Ce sont les deux fem- 
mes qu'Eurynome est allee querir sur l'or- 
dre de sa maitresse, Autonoe et Hippo- 
damie. Voyez plus haut, vers 482-183. 

4 99. <£>66yv<<). Elles parlent plus ou 
moins bruyamment, car elles ignorent que 
la reine est endormie, et de plus elles 
laissent retentir leurs pas. Didyme (Scho- 
lies V) : u.£Ta qpwvvj; E7uo0<rai. Scholies 
B : auv (pSovyw, ou <nu>%% paSitJouaai 
•npo; auTrjv. Aussi n'est-il pas etonnant 
que Penelope s'eveille a leur arrivee. 

200. 'AvtO[i6p5aTO yepo-i itapsia?. Nous 
dirions : « Elle se frotta les yeux. » C'est 
le geste nature! de ceux qu'on eveille. Di- 
dyme [Scholies H) : 8 ouvr|8u>{ oi Siu- 
7tvto-9EVTE; ■notoOtriv. 

20). AivoTraOT) est un aita? stpr)u.evov, 
mais dont le sens n'offre aucune difficulte. 
Didyme (Scholies H) : ty)v SetvorcaSij. — 
IlEpi doit etre joint a xd>\ji}/Ev. 

202. Q;, ainsi : comme ce profond 
sommeil. — "ApiEutc- On attribuait a cette 
deesse la mort subite des femmes. Voyez 
la note du vers III, 280. 

204. Mrjx£x(t) porte sur (p6iv06<i), et 
ooupouivr] xata 6uu,6v exprime la cause 
de cette consomption. Nous avons vu, V 
< 52-1 53, a propos d'Ulysse, xaTei6ET0 St 
Y^uxu? aiu)v vo<jtov 6Supo|j.ev(|). 



tXVIIl] 



OAT22EIA2 2. 



TravTo(y)v apET/jv, erol £Z,oyo$ tJev X^aiwv. 

l Q? cpapivv] xaxISatv' Orapc&i'a atyaXo'EVTa, 
oux onj- apa rfjye xai ajjupiTtoXoi du' etovto. 

H S' 6'te $7] pvYjcr/jpa? tkpixETo Sta yuvatxcov, 
<7T7) pa racpa crxaOpov Teyeo? iruxa toiy]to£o, 
avxa uapEiacov cr^opivv] Xnrapa xpv^EULva ■ 
apcpfaoXos S' apa of xeSvyj IxarEpGe irapforvj. 
Twv §' aurou Xuto youvax', s'pcp o' apa Gupov e%Xv9ev 
Tcavt£? <$' vjp-qcrav-co uapal Iv/Jzaui JtJUfrfjvai. 

H S' au TTjX^a^ov Tipoo-EtptovEEv, ov <piXov ufoV 

TYjXspa^', ^ Tt Tot <pp&&; fywaSoi ouos vo'yjfxa- 
TiaF; et' £(bv xai paXXov evl ippeoi xifpoY EvtoLtag- 
vuv S', 6't£ Syj psyas ical xat fl% fX£tpov Exav£i ? , 
xct( xev tk; (par/) ydvov eppevai 6X&'ou avSpo? , 
^ (XEyEGo? xai xaXXo? 8pt6[A£vo<; , aXXorptos cpob^ , 



225 

205 



210 



215 









206. Tiupto'ia, l'accusatif pour le ge- 
nitif. Voyez. la note du vers XXIII, 85. 

207-2(1. OOx oTyi • au.a. ... Repetition 
des vers I, 331-335. Voyez les notes sur ce 
passage. 

212. Taiv, d'eux : des pretendants. — 
AutoO, la-meme, c'est-a-dire aussitot : 
des l'instant ou apparut Penelope. — Auto 
Tfovvai(a). Le poete suppose qu'ils sont 
pres de tomber en pamoison. Bothe : « Ut 
« eorum qui nee corpore nee animo satis 
« compotes sunt, quales etiam moribund) 
« describuntur. >. On a vu, IV, 703, ['ex- 
pression dans son sens propre. Ici e'est 
une hyperbole destinee a faire comprendre 
le saisissement d'admiration produit par la 
beaute de la reine. — "E6eXx6ev, "Is furent 
charmes : ils furent transposes bors d'eux- 
memes. Didyme (Scholies V) fait tres-bien 
sentir la force du mot a une pareille place : 
YiXXoiu>6T])jav. — Quelques anciens ecri- 
vaient Efd>; au lieu de epu, et I8eXyev au 
lieu de E 8 e Xy_8ev. Ce n'etait evidemment 
qu'une correction, pour ramener aux for- 
mes vulgaires la diction arcbaique du 
poete. 

213. IlavTE;.... Voyez le vers I, 366 et 
la note sur ce vers. 

215. OOxeti.... est expllque par ce qui 
suit. Penelope met eu contraste la sagesse 

ODYSSEE. 



dont Telemaque donnait autrefois des 
preuves avec ce qu'elle appelle aujourd'hui 
son imprudence et sa folie. 

2)6. Kai |j.aXXov. Ajoutez, pour ache- 
ver la pensee : f, vuv. — K E p8 E (a) est dit 
en bonne part : de sages desseins. Didyme 
[Scholia V) o-uveo-etj. La note des Scho- 
lies B, y.E>Sea vOv Ta PouXeOu.cctoc, est in- 
complete; mais e'est un debris de celle 
d'Aristarque, que je restitue ainsi : r) Jl- 
irM), Sti xepSea vOv xa aya9i (3ovX E 0- 
u-ara. — 'E v a>u.a;, tu maniais : tu medi- 
tais. Didyme (Scholia T) ■ exiveic, avTt 
tou evevoeu- On a vu, XIII, 265, voo; 
7io).ux£r,5Ea vti)u.wv. Seulement voov tioXu- 
XEpoEa.dans cet exeraple, est dit au propre 
217-222. N0v 8', 6te Sr,.... Scholies B 
et Q : to i^c, vuv 8', ote or, u. E ' T a« iaa\, 
OUXETt ?P eve? Eto-iv, (b ? tov |eivov E aaa s -. 

217. Mfi'ya;, grand, c'est-a-dire un 
jeune bomme. et meme un liomme. Voyez, 
II, 314, la note sur uiyct;. 

218. Kai, et que. C'est la continuation 
de la phrase, comme s'il y avait xai ote 
or]. — Tovov E u.u. E vai, etre la race : que 
tu es le fils. _ >OX6io-j ivopo;, d'un 
bomme fortune : d'un bomme a qui ricu 
ne manque pour le bonbeur. 

219. 'OpoJu-svoi; est dit dans le sens 
actif, comme s'il y avait opmv : portant 

ii — 1 3 



m 



'J 



226 



I? 



OAY22EIAV 2. 



afahi toi cppevec gidlv evafotfxoi ou$k vo7)(jia. 
Olov Stj xdSe e'pyov £vt (jieydpotcriv £xu/Gy], 
8? xov Ijeivov laaa? aEixto-G^fjuvat outco?. 
n«? vuv, ei ti ^etvoc, ev -^fj-sxepotcri. Sc5p.otatv 
%.evo;, &$£ udOoi puo-xaxxuo? il; dX£y£iv/j<; ; 
2ot y.' alayrps Xw6y] x£ pxx' dvGpwTOicrt tcXoixo. 

Tr)v 0' au TyjXefxa^oc; TCuvupivo? dvxfov tjuoV 
Myjxep ep) , to piv ou ce v£p.£(7C7cop.at xe^oXwcrOai 
auxdp £ya> Gup.w voew xal oloa Ixaoxa, 



t XVI II] 

220 



225 



les yeux. — 'AXXoxpio; qjco; precise le su- 
jet vagueinent indique de tfa.ii). — Eus- 
tathe rappelle ici les paroles de Menelas 
a ses jeunes h6tes Teleiuaque et Pisistrate 
(IV, G2-64), eomme une preuve que Pe- 
nelope dit vrai. Ces vers ne sont pas au- 
thentiques ; mais il n'impurte. Penelope 
est en droit de parler comme elle fait d'un 
jeune homnic tel que son fils. 

220. Ouxe'xi.... Cette repetition du re- 
]>roche deja formule au vers 21 6 est 
sauf les deux premiers mots, un emprunt 
textuel a Vlliade, XXIV, 40. 

221. Otov Sri.... n'est pas simplement 
la justification du reproclie (vu ce qui se 
passe ici). Peuelope est indignee, et la 
phrase est une exclamation (Quoi '. pareille 
chose ici!). Aristarquc (Scholies B) : (r, 
0t7tX9i, oxi) 6auu.aoTixa>; to olov or\. — 

Exu^Oo , sous-enteudu o"Ou 7tap6vTo; 
(quand tu etais la). 

222. Ojto>; de cette facon, c'est-a-dire 
comme l'a traite Antinoiis. Voyez les vers 
XVII, 462-465. 

223-225. 11(5; vOv,... Ce passage, avec 
la ponctuation que j'ai adoptee d'apres les 
derniers editeurs, ne presente aucune dif- 
ficulte serieuse. C'est une question suivie 
de sa reponse. Les trois vers, selon les 
Scholies B, forment une plirase unique : 
to eSrj;, itujc ei; to u.ex£T[£iTa 001 01070; 
Xtior) te iieXoito, ei ti 6 Eeivo; 7ia(toi 
puaTaxTuo; eE iXeyEivr);; to yap vuv 
uiXXovTo; itrci ypovou, to 8e nu>n Oau- 
(Aacrnxov u.ET(i rjOou;. Dans Us Scholies II , 
on lit les memes clioses en d'autres ter- 
mes : ev u.eTaEuXoyiai; 6auu.aaTixai;, xai 
toiouto; 6 o-t(xo{. mii; avTi tou it Sa- 
nto;, 67toia>? [/.exeTteiTa - outui; eI 
ti 6 Eeivo; na8oi Botbe adopte complete- 



ment cette interpretation. II ne met qu'une 
virgule apres le second vers ; et, comme il 
admet le point d'exclamation, c'est par un 
point d'exclamation qu'il termine le troi- 
sieme vers. Voici, selou lui, comment il 
faut coustruire et entendre : « Sed ordo liic 
« est : ra5; vuv 00c x' 011070; (h. e. 7totov 
« vuv ooi x' aT?v_o;).... tteX.oito, ei ti.... 
« a/£yeivjj;, quale nunc dedecus tuum et 
« opprobrium fuerit inter homines, si, etc. » 
— La ponctuation vulgaire itw; vuv ; avec 
une simple virgule apres btteyEwrj;, peut 
a la rigueur se defendre ; mais elle a Piu- 
convenient de laisser dans le vague la 
pensee de Penelope. Eustathe, qui plaide 
en faveur de cette lecon, reconnait irapli- 
citement ce defaut, car il laisse a notre 
gre le complement de l'ellipse : to Se 
7t(3; vuv; navu sXXntw; xil outui yop- 
ya>; ripwrrjTaf ou yip dcpjjxev 6 Oup.6; 
EvTE/.rj yEve'aSai t9]v 7tEUoiv. 

224. Q2e, ainsi, c'est-a-dire comme 
vient d'etre odieusement traite celui-la. Pe- 
nelope s'intcresse au mendiant, parce que 
Eurnee a parle de lui non comme d'un va- 
gabond ordinaire, mais comme d'un ami 
d'Ulysse. Scholies Q : xiioETott 5k aUTOU 
7t2p' Euu.a£ou uaOouoa Onapxetv autov 
'Oovurjia)- ixaipov. — 'PuaTaxxuo; est un 
synonyme renforce de pir,? et de ugpio;. 
Voyez le mot p'utJToi^ovTa;, XVI, (09, et 
la note •sur ce mot. Scholies Q : £Xxu- 
0"[iou, aixio"p.ou. 

227 To (a ce sujet) depend de xtyo- 
Xtartat. Voyez, V, 2)5, ur, u.ot toSj 
X<oeo. Scholies B et Q : to 45yj;, to u.ev 
xExoXwoBai as. 6 Se vou;, Sia touto 
u.Ev opyiSeo-eai ou u.E'u.<pou.ai aoi, oux 
e!u.i Se avoriToi; tb; au 915;, iXXa voiv xa 
xaflcxaoxa. 






[XVIII 



OAYSSEIAS 2. 



eaOAa te xat Ta jiyi\v.- uapo; 8' ti\ vy^tcio; Y)a. 
AXXa toi oit 0'jvap.at TCirvujjiva TtavTa voTjaoct" 
£x yap lit Ttktpanum, irapr^Evoi aXXoOw aXXo;, 
oi'Se xaxa cppoviovTE? , £[xoi S' oftx efalv apwyot. 
Ou p.£v to i Ija'vou y£ xat "ipou luoXo; £tu^_9y] 
f*V7)<rofca>v JoTYJTf |3tY) S' 6'y£ cp£pT£po? ^£V. 



•227 



230 



229. EuSXd xe.... On verra aillcurs ce 
vers, XX, 210. Ici Aristophane de Byzance 
et Aristarque le trouvaient deplace, a cause 
sans cloute du dementi conlenu dans 7td- 
po; 6' exi vr]7tio; rja. Didyme (Sckolies 
H) : 7)6e'xei xai 'Apttrrapvo.;. La Roche 
veut qu'on Use 'Apicrxoydv/].-, au lieu de 
'ApifTiapxoc. Mais des deux facons le sens 
est le mjme; car la formule tjOexei xat 
suppose necessairement les deux critiques. 
— ITdpo;, auparavant, c'est-a-dire au temps 
oii tu dis que j'etais sage. Voyez plus liaut 
le vers 2(6. — NriTtioc, un ecervele. — 
Quelques anciens ecrivaient y.iyac Se xe au 
lieu de Tidpoi; S' exi, et Etrjv au lieu de rja. 
Mais ils nes'accordaient pas sur le sens de 
la phrase ainsi modifiee. Schr./ies H et Q : 
ypd?Exat, p-Eya; oe xe vVJTtio? e"i7)v. 
6 oi dvxi xoO yap- uiyas yap avor,xoi; 
EO]v, ei p.?) vow inhli xe xai xa -/s'pEia. 
piya; 8e, rjxot uiya; a>v t^j r]Xixia ■ rj 
oOvaxat xai EtttxddEw; eivat uiya? puo- 
po; dvxi xou icdvv dvfwixoi;, to; xai ev xfj 
Tuvr,6Eia - 69ev xai Euipprjuta p.E'ya dvxi 
xou p. e y d X a> ;. Homere a dit piya v^tuo;, 
et c'est la ce que rappelle cette phrase; 
mais il est impossible de donner ici a pi- 
ya? un autre sens que celui qu'il avail au 
vers 217. — Bekker est le seul des derniers 
editeurs qui ait adrais l'athetese du vers 
229. Mais Payne Knight l'avait retranche 
du texte, et non-seulement celui -la, mais 
les trois qui suivent; et Dugas Monthel 
avait approuve cette suppression. Bothe, 
de son c6te , mettait entre crochets les 
vers 228 et 229; et voici les motifs par lui 
allegues : .. Versus haud duhie tianscripti, 
« panels mutatis, commissurae causa, ex u 
« (XX) 30D et 310. Neque enim ejusdem 
■ est qmevis intelligere et non intelligrre.» 
Cependant il ajoute : « Dura nee proha- 
« hilis est Knightii ratio versus 229-232 
« delentis. » 

230. 'AXXd xot, mais pourtant. — 00 
<5uvap.at.... II n'y a aucune contradiction, 
quoi qu'en disent Payne Knight, Dugas 



Monthel et Bothe, entre ceei et ce que Te- 
lemaque a dit au vers 228. De ce qu'on a 
le discernement du hien et le sentiment du 
devoir, il ne s'ensuit point qu'on soil in- 
fallible, surtout quaud on vit dans des 
conditions aussi troublees que celles ou se 
trouve Telemaque. La restriction est done 
toute naturelle; et Telemaque la justiuera 
d'ailleurs par d'excellentes raisons. 

231. 'Ex.... 7t).r]cr(70\j(ji, deconcertent : 
mettent en desarroi. Eustathe : OKsp ix. 
pEXo^opd; Xsyst xwv ETiixrios; 8ia xtvo; 
7rXr)yY|; xat xpoxou <ruy/EovxMv xtvd- o't 
xai ouxco xaxaxpax-^flEvxE; eu.ti).t]xxoi 
X.EyOVXat EXTC),T|XX01- Et 6e xai 0tl6 ]3pov- 
xyj? auxo 7td8otEv , xai E|j.6p6vxy]xot xa- 
XoOvxat. Bothe : .. Pei terreri se dicit a 
« procis assisteutibus, nee posse omnia 
« dispicerc et gubernare solum. » 

232. Ofos, ces gens-la. II montrc les 
pretendants. — A(e) est explicatif, et il 
equivaut a ydp. Ce n'est que parce que 
Telemaque est seul et sans soutien, qu'il 
est expose a de pareils assauts, et qu'il 
bronche quelquefois dans sa voie. 

233. Me'v xot, au reste. — MlSXo?. le 
combat. Ce mot, frequent dans Vliiade 

ne se trouve qu'ici dans VOJjssee. 

'Exu/6ri, a ete fait : a abouti. 

234. Mv/iaxripwv toxrixt, selon l'inteu- 
tion des pretendants : comme le souhai- 
taient les pretendants.— La traduction pro- 
corum consilio donne un faux sens; car les 
pretendants ne se sont point opposes a la 
lutte; hien au contraire. Mais c'est lrus qu 
etait leur favori, et ce n'est pas lui qui a etc 
vainqueur.Voila ce que Telemaque fait ob- 
server a sa mere. Didyme (Sckolies B, H et 
Q) : ou xaxd xy)v (3ouXr|.Tiv xtiv \vn\atii- 
ptov, oOoe d>; E7:e()0u,ouv aCixoi ditE'67] xa 
x*k y-ixv- 6 ydp 'OSuoo-eu; xpEta-auv 

EyEVEXO, EXEtVWV PouXoilEVUV XOV 'Ipov VI- 

XTJaai. — Ae' explicatif, comme au vers 232. 
Aristarque (Sclwlies H) : (^ 6s7x'/r). oxt ) 
6 Si dvxi xoO ydp. — "Oys, celui-ci 
Telemaque montre le mendiant etranger 



m^m 




228 



OAY22EIA2 2. 



At yap, Ztu it iraxep, xal AOY)va£-/j , xal AtoXXov, 

OUTGO VUV [XVY](7T7)p£i; £v Y]jJL£T£p0t(7l ScSfAOKJlV 

Vtuotsv xE<paXa<; StSjj.Tjp.ivot, oi pev Iv auXyj , 
of 8' IvtoctGe Sopoto, XeXuto 8e yuta exaaxou, 
(be; vuv T Ipo<; xstvot; en' auXstYjat Ouprjaiv 
^jorai v£uo-Ta(cov xe^aXyj , jj-eGuovti Eotxw?, 
ouS' 6p06? o"njvai Suvaxai TOatv, otltSe vescOai 
oixao', Sin) ot vo'o-tos* £tc£l cp £Xa yuta XIXuvtou. 
Q? ot p.£V Totauxa irpog aXXi]Xous dyopeuov. 
ECipujj-a^os 8' £ir^£cro"t itpocTjtjoa II^veXo'TCiav 
Roup-/) 'lxap(oto, uep^pov n^veX^TCEta, 



[xvim 

235 



240 



245 



I 



235-242. At yap,... Je n'ai pas besoin 
de remarquer que ce souhait n'est pas pro- 
nonce a haute voix, et que Penelope seule 
entend les paroles de Telemaque. Didyme 
[Sckolies H et Q) : xauia aicon^ TnXs- 
[xa^o? Tipo; xyjv piTeoa fyjit 7xpo;T^ 7x0c- 
paaxaSi 7rapE<jTT]Xtji);. 

235. At yap,... Repetition du vers IV, 
341 , emprunte lui-meme a Vlliade. 

236. Outw correspond a (be, vers 239. 

237. Neuoisv xsqpaXac., ballottassent 
quant aux tetes, e'est-a-dire fussent hors 
d'etat de se tenir debout et de corabattre. 
L'expression, quoi qu'eii dise Ameis, ne 
s'explique point par l'exemple vEUaxa^ttv 
xs^aX?), vers 164. La il s'agit d'un humme 
qui reflechit profondement. Ici ce sont 
des gens assommes, dont la tete n'est plus 
droite sur les epaules et penche au liasard. 
Voyez plus lias la note du vers 240. 

238. AeXuto est un optatif parfait,pour 
XeXuaxo, ou, selon quelques-uns, pour Xe- 
Xtjoito. Voyez dans Vlliade, XXIV, G65,la 
note sur Saivvxo, et ici plus bas, vers 248, 
l'exemple oaLVVax(o). Ancienne variante, 
XeXOvto, lecon adoptee par Dindorf. Le 
singulier ou lc pluriel, ici e'est tout un ; 
rnais le singulier est atteste par Herodien, 
au vers de Vlliade plus haut eite. — Autre 
variante ancienne, XeXuxg. Mais on don- 
nait a cet indicatif la vateur d'un optatif, 
corame Pexige le contexte. Eustatbe : to 
Se XeXvxo Tauxov ea-ct tw XuOetev, 
opidTtxov [j.F.v 6v, xe6ev 6s avxi euxxi- 
xou" lo*a>c Se xai arco tou /eXuotxo 
auyxexoTrrau. Bothe : « Hoc vera dixit; 
« sed sciibendum erat XeXOxo. » 



239. Nuv. Ancienne variante, youv. 
Mais vOv peut tres-bien exprimer le meme 
sentiment de satisfaction. Sckolies H : to 
os vOv to teXo; (enfin). — Au/Ei^at. 
La pretendue variante avXiYjui n'est pri- 
mitivement qu'une faute d'iotacisme. 

240. N£\JO"ta£(ov xecpaX^i, comme s'il y 
avail vsutov XE^aXrjv. Voyez plus haut la 
note du vers 237. Ameis reconnait qu'on 
ne peut pas expliquer comme au vers 1 54 ; 
et il rappellc le jactantemque utroque ca- 
put de Virgile [£neide 7 Y t 469). 

241. 2/cvyvai ovvaxat. Ancienne va- 
riante, Suvaxou cTTJvai. 

242. "Outjj ot vqoto; , sous-entendu 
Effxi : la ou est son retour, e'est-a-dire ou 
il lui faut pourtant retourner. Eustatbe : xo 
Se 67x151 ol voffTO^ epu.7jVEta eari tou 
V££ff6at otxaSe' vooto; yap 7) el; oTxov 
OTToaxpocpT). Cette derniere phrase est pres- 
que identique a ce qu'on lit dans Apollo- 
nius : votto;, ^ ei; oixov avaxou,to^. II 
est certain d'ailleurs que le verbe vEEoflat 
et le verbe voaxeiv ont un etroit rapport 
l'un avec Tautre; car Homere prend quel- 
quefois le premier dans le sens du second ; 
et il y a des exemples ou le second sem- 
ble simplement synonyme du premier. On 
Irouve, il est vrai , la raison de ceux-ci. 
Voyez, IV, 619, la note sur xeTcte u.e 
voamficravTa. Mais Bothe est fonde a dire, 
d'apres Favorinus et autres : a Sed prima 
« notione vox hsec (v6o"Xo;) nihil aliud in- 
« dicasse videtur quam itionem^ et voffXEiv 

« i'/e, a veeiv. » 

245. KoupY].... Repetition du vers XVI, 
435, sauf le vocatif a la place du nominatil. 






rxvur 



OAT22EIA2 2. 



229 



d iravxe? at i'Soiev av' laaov "Apyog \ya.io\, 

Tzkiovlq XE {/.V/JOT/jOE? EV UfAETEpOltfl So'(J.Ot<7lV 

t^coOev Satviiai:' ■ eirel nepfeorai yuvaixcov, 
eiSo? T£ fjL£y£6di; T£ iSe cpp£va<; evSov $f(rac. 
Tov §' ^(xe^eT' e'ltetTa rapfappcov IT/jvEXo'TtEia • 

EOpU^a^' , YJTOl IfJLYjV ap£TY]V, £tS6? T£ SifJUX? T£ 

aiXecav dOavaxoi, 6'te "iXiov ei<jave'£aivov 
Apyetoi, [i.£ia toicti S' £p.o? inta^ tjev 'Oou<7<7eu<;. 
Ei x£iv6<; y' eXGwv tov Ijj.6v (3(ov djjKpntoXsiJOi, 
[i.El£oV X£ xXio? 6?7] £[JLOV xal xaXXiov outcoc;. 
Nuv o' dyop;ar xonv. yap p.ot ette'c-ceuev xaxa Sat'jjicov. 
H (X£V ov) 6'te t' yje Xitcwv xaxa uatpiSa yatav, 



250 



255 



246. "Ioitov "Apyo;, l'Argos d'lasus, 
c'est-a-dire l'Argos ties Ioniens ou l'Argos 
des Aclieens, c'est-a-dire le Peloponntse. 
Aristarque .(Scholies B et Q) : (r) 0171)^, 
6x1 "Jooov "Apyoc ^Eyei) TT|V DeXo7c6w7)- 
ffov, aixo 'Idaou xou Trj; 'Iou;. irpos xvjv 
auxrjv Se xai 'A/a'ixov'Apyo; cp'nai, UeXas- 
yixov Se 'Apyoc, xtjv ("teira-aXi'av. — Quel- 
ques-uns entendaient, par "laaov "Apyoc,, 
la Grece entiere; carDidyme, apres avoir 
repete (Scholies Q et "V) ['explication d'A- 
ristarque, ajoute : 7) xai oatjv xr|v '£>,- 
XdSa arco xou u.so"atxdxou. Mais le nom 
d'lasus restreint nccessairement le sens de 
l'expression, puisquc cc personnage, histo- 
rique ou non, ne peut representor que les 
Argiens de la peninsule. Didyme lui-meme 
(Scholies Q et V) dit : "Iaaoc, (3aui).Eu; 
rjsXo7tovvY]G-',u. — Le mot 'lasov, dans 
I'expressi<in d'Homere, equivaut a 'Ido-tov. 
C'est le substantif "Iarco: pris adjective- 
ment. Le latin a des choses analogues : 
flumea Wienuin, flumeii iVetuuruin fto- 
m at a gens. 

247. IIXsove: est dissyllabe par synizese. 
Ancienne variante, ixX.Etovs:; suivi de dv 
au lieu de XE. Mais eette lecon n'est sans 
doutc qu'une correction de diascevaste. 

248. Aaivuax(o) equivaut a Satvijoivxo. 
Voyez dans Vlliade, XXIV, 665, la note 
sur SaivOxo. — IlEpiEtfiTi yuvaixolv, tu es 
la plus parfaite des femmes. Scholies B : 
UTTepE/Ei; xtov yuvaixciv. 

249. Etooc xe.... On se rappelle 6; nepi 
u.Ev voov ecfxi fipoxwv. C'est l'accusatifde 



la qualite. Le vers est emprunte au chant 
XIj 337. Voyez, a ce passage, la note sur 
le mot itaa;. 

251. EESoi; te OEu.ac xe, apposition ex- 
plicative a dp£xr,v. 

253. Mi), et que (comme s'il y avait 
xai o'xe) . Mais peut-etre vaut-il mieux pren- 
dre ce 8(e) dans le sens de yap. — T rUv, 
c'est-a-dire yjie : allait; est parti. Ancienne 
variante, yjev (etait), lecon absoliinicnt 
condamnce par les Alexandrins. Didyme 
(Scholies H) : ^)ev auv xio t, 'Apiaxap/_o; 
xai XptfTXOidvY];, dvxi TOU 7] e t. 

254. Tov eu.6v ^iov, cette vie mienne, 
c'est-a-dire mon existence ainsi abaissee. — 
'\u.f tico).EUOi, prenait soin de : etait la 
pour relever par son activite. Didyme 
(Scholies V) : Sisiioi, 6epaTC£uoi. Apollo- 
nius : au-^iTioXeuEtv ■ otsitEtv. Botlie : 
u Sic dii ciretim ire dicuntur locum queui 
« tuentur. » Voyez dans VXliade. I, 37. la 
note sur au.cpir5=6Yixa;. 

255. Ouxto;, de cette facon, c'est-a-dire 
grace aux soins de mon epoux. 

257. Aitiwv xaxa, c'est-a-dire xaxa).i- 
Txtov. Quelques anciens laissaient a la pro- 
position, mime ainsi placee, son accent 
ordinaire; mais la raison qu'ils en don- 
naient est fausse. Cette raison se trouve 
dans les Scholies Q : xtvs; avaarpEfOutn 
xrjv xaxa - Evioi 5k ivxi xy)? a7to )e- 
yovxsc; oux avaCTXpscpoucjtv. .Mais on ecri- 
rait XtTttbv a7xo, et non ).nxwv aTxo, quoi 
(pie serable dire ('explication donnee par 
les adversaires de l'anastroplte. 



Ji 
■ 



I 






3 



230 OAT22EIA2 2. 

Se^tTepyjv ltd xapirqi eXwv ipz yv.^% Trpoffyjuoa ■ 

Q. ytfvai, oO yap <5tco £ , uxvr,[Aioa<; 'Ayaiou<; 
ex Tpotrji; eu Ttavxa<; au^fjiovai; aTOVEEaGat ■ 
xai yap Tpcoa? <pa<7i fxa/^xa? Eijifju- vai dfvSpac; , 
•/][X£v axovTKTTai; y-Se pur?jpa? 6i<7Twv, 
i'tttccov t toxuz($Scov £irt^Topa? , of xe tol'/igtol 
Expcvav ixeya veixoc; ojaougu ?toA£(jioio. 
Tw oOx oiS' rj xev fx' avEasi Geo? , i] xev aXcoco 
auxoD eVi Tpofy • crol <S' svGdcSe itavTa (xeXovtwv. 



[XVUIl 



260 



265 



258. A?i;iTEfi9|v.... Construisez : D.iw 
£ui X £ ' Da r ~e5iTepi?iv (c'est-a-dire x £ ipo; 
OESiTEpri:) eni xap7rtp, 7ipoTT,0oa.D'autres 
construisaient : 7rpo<jv;u8a eu.e,e7u>v x«<pa 
oe^iTEpriv E7cl xapnui. Sc/iolies B : devti 
toO EjxoO y.Ecpa, 9| eji.e 7ipoo"rjvSa. 
Dcs deux facons, le sens est absolument 
]e meme. 

259. 00 yap 6ia>. Voyez, pour ce qui 
concerne yap au debut d'un discours, la 
note du vers I. 337. Ulysse motive d'a- 
vance les recommandations qu'il va faire a 
sa femme, vers 267-270. 

260. Eu (heureusement) se rapporte a 
07tovE£o8ai. — 'A7iri|jiovo;, sains et saufs. 

261-264. Kai yap Tpdid; (past.... Di- 
dyme (Scholies Q et V) voit , dans ce lan- 
gage prete par Penelope a Ulysse, ou 
reproduit de souvenir, l'inteution de con- 
firmer, cliez les pretendants, 1'idee qu'U- 
lysse est mort : E>.7u6onoi£i Ttpoyavii; 
tou; ".vvio-t^pa;, oti ouv toi; aXXoc; eI- 
xo; avigpriabai aOTOv. 

262. 'Putrjpa; oTcttwv, lanceurs de He- 
ches, c'est-a-dire archers habile*. Voyez, 
XXI, 173, otov te furr.pa fiiov t' sptevai 
xai o'tiToiv. 

263-264. "Imrwv.... Scholies B et Q : 
to e£»k> oiTive? emgaTat rav titTiwv 8ia- 
y.iopiCouai T j] V <pi),o V Eixiav tod 7io).eu.ou, 
TEu.vovTe; ouvTOfia); t?)v (ioyr;v. 

2«4. "Expivav, Paoriste d'hahitude : nc 
manquent guere de decider. Ajoutcz : vic- 
toneusenient ; car xpiv£iv,comme ccrnere 
ilecernere, se prend toujours dans un sens 
lavorable. 

266. "H, vulgo t\, qui n'est qu'une an- 
cienne glose, ou meme qu'une f.mtc d'io- 
tacisme. Le sens est le meme puisque 
dans les alternatives, le premier rj equi- 



vaut a noTEpov. — 'AvsVet, selon les an- 
ciens.est le futur de avt'rju.1, Ucher, laisser 
aller. Didyme (Scholies V) : sa,rei, &va- 
TiE'jiiJ/Ei. Scholies B et Q : ix tou OavaTou 
afiio-£i, % ix tik aUooanT); ei- x ^ v na . 
Tpioa avanEu.^Ei xai avaxou.io-si. — Sui- 
vant quelques modernes, il est pour ivs- 
CEO-i, primitivemeut ivsotTl, c'est-a-dire 
ayirj-r,. Car, a les entendre, le suhjonctif est 
absolument indispensable, puisr|ue aJ.uu 
est au suhjonctif. .Mais La Roche pense que 
BvitTtl ne peut rcster ni a titre de futur, 
ni a titre de suhjonctif, et qu'on doit 
lire, ove'ij : « Nee fiiturum nee conjunc- 
« tivus aoristi verbi dvi'nfu potest esse 
•■ quippe quod faciat avrjo-ji et avg, nee 
•< futurum verbi avs^w, qui]>pe quod sen- 
« tentiae non conveniat. Quod si quis con- 
« jectura sanare vult, scribat dvEY], quod 
u confirmatur mulogu formarnm ifEY) 
* r"9> *B' * r<"'s ceux qui ont disserte 
sur avEOEi ont fait plus ou moins montre 
de science; rnais e'est de la science en 
pure perte. L'irregularite (jrummaticale 
d'un futur de I'indiratif suivi d'un sul>- 
jonctif aoriste est insignifiante, et la li- 
cence ivsoEi pour iviiijEi est hien plus 
insignifiante encore. L'ecritnre archaiqne 
etait ANEIE, et la transcription alexandrine 
dvETEi n'est autre chose que la tradition 
constatee de la facon dont le mot etait 
prononce par les rhapsodes. Cela doit nous 
■uffire. Le son E, pour Bomere, est a vo- 
lonte ; et la syntaxc du poite a des liberies 
hien plus extraorJinaiies que la discor- 
dance de modes qu'on veut corrigcr. 

2tJ6. AOtoO est precise par £vl Tpotir,, 
et est oppose a £v6aoe, c'est-a-dire ll 
lOdxir]. — 'Ev6a6£ depend de (ii)6vT(.)v, 
et non de itavTa. — flavTa, toutes cho- 



[xviin 



OAT22EIA2 2. 



231 



M£|/.v/jff6ai Tiaxpoc xat fji7]XEpo<; iw (/.eyapotaiv 
Coq vuv, 7| exi (xaXXov £{jl£u airovttacpiv £o'vxo? - 
auxap £Ti7]v Sy] •rcai'Sa y£v£m]<7avxa Korjai, 
y^fAaaG' J) x' £0^Xr ( G0a, xe6v xaxa Scofjia Xmouca. 
Kavo? x(o^ ayop£U£ ■ xa <Jy) vuv uavxa xeXeixai. 
Nul; 8' eVcat, ox£ St) axuy£po? ya|/.o; avTi6oXr]ff£i 

OuXo[Jt.£V7)S £U.£6£V, XT)? X£ Z£Ui; 0X60V OCTT/jUpa. 

XXXa xo'8' atvov ayot; xpa§t7]v xat 0uu.6v ExavEi ■ 

{XV7]7XYJpC0V OU^ Y]0£ OtXY) XO TiapOlOt XEXUXXO ' 



270 



275 



ses : tout ce qui eoncerne la famille. Pe- 
nelope ne peut pas remplacer le roj pro- 
prement dit. 

267. Meu-v^ffQai, l'infmitif dans le sens 
de I'imperatif : souviens-toi^ c'est-a-dire 
prends 90111. — ■ 'Ev (j.eydpoia'tv. Le vieux 
Laerte ne s'est retire a la campague que 
depuis la mort de sa ferame. 

268. l Q; vuv , corame maintenant ; 
comme tu en uses maintenant avec eux. 
— H £ti u.d/Xov, 011 davantage encore : 
et merne avec plus d'affcction qu'aupara- 
vant. Aristarque (Scholies B) : (rj O'.KKr,, 
oti) 9) eti dvci toO xai eti. 

270. r^u.acO(ai) imperativement, comme 
u.£[xvrj<76ai : marie-toi. — Ulysse tient ;i 
ce que son fils rffe torabe pas sous la tutellc 
d'un beau-pere. Scholies Q : tva fXY) O716 
•rcaxpioou E£o'JO"ta; yev/jTai 6 it otic . — 
Quelques anciens voyaient, dans la recom- 
mendation d'UIysse, une autre intention 
encore. Scholies Q et V : ev w 7rpoTpe7T£:, 
hi Touito i7COTp£ffi8t' ypaO; yap t6t& eyi- 
v£TO. Le mot ypaO; 11 'est pas juste; car Pe- 
nelope est jeune encore, bien que son fils 
soit cleja un liomme, et les heroines d'Ho- 
inere conservent longtemps leur beaufe. — 
Teov..., G(j5[j.a. Ulysse , en s'exprimant 
ainsi, eonseillait impUritement a sa fern me 
de ne pas se remarier; car cette maison 
n'etait a file qu'a titre dc femme d'Ulysse. 
On ne quitte pas vohmtiers ce que l'on 
possede ; et Ton est tonjours mieux chez 
soi que chez autrui. Ce n'est done pas 
forcer les choses que de dire, comme fai- 
sait sans doute Aristarque (Scholies Q) : 
TdSe oyj vuv (vers 274) Teyvtxw?. to 
piv yap 7vavT£)oJ; E'ipyeiv tov yap/-v in- 
ay.Ok; , to ok tic, dvETUTYpsiov VjXixiav 
TZi(j\.fjxr t f7ai. (tuv6t6v. ouTamrjTixov Se xat 
TO teqv ou>p,a. Entendez, par ovijamr,- 



Ttxov (deierrens), un motif qui dissuade 
de (aire telle ou telle chose. — Kam doit 
etre joint a Xi7io0<ra. 

271 . Kelvoc T(u;. ... On a to, XIII, 178, 
un vers presque semblahle. 

272. Nu£ 5* eaxai , ote. On menait la 
mariee le soir aux flambeaux a la maison 
de son epoux. Voyez V Hi fide , XVIU, 
491-493. De la I' expression vty; 6* irjzau, 
an lieu de SovSTOEf rjaap, la for mule ha- 
Intuellc. — rd\LO^. Penelope feint d*£tr& 
resignee, afin qu'on lui laisse encore quel- 
ques jours de repit ; ear les pretendants 
pourraient vouloir en fiuir de suite. Scho- 
lies Q : sXiuoa Trdrrav aOxot; OttofidM.si 
toO ydu.ou, fiEooixuTotj i'va iif) ^taa67]. — 
'AvtlSo^tec, arrivera : s'accomplira, ])i- 
dyme (Scho/iesY) : a'Jvt£XEa6r|crETat. ^or, 
yap Tipo; oOtw to> te'/ei t\y£. 

273. OuXotJ-E'^TjC dans le sens passif : 
perdue, e'est-a-dire infintunee. — Didyme 
(Scholies Q et V) : dTToXXufjivr,;, p.d>Xov 
yj TrpoooOrrr,; ty;v xoCttjv toO avopo;. Cette 
note suppose que plnsleurs expliquaient 
ou)ou.£vr)£; activement, comme il le faut 
dans tant de passages. Encore aujourdluu 
Aineis sexnble 1'enteudre ainsi ; car il ren- 
voie au vers IV, 92, ou il s'agit de Cly- 
temnestre, meurtriere de son epoux. — 
Ttjs t e, vulgo T7JOTE en un seui mot. Mais 
T£ n'est point redondant. (Test ce que re 
eonnatt le dernier traducteur latin lui- 
meme , bien qu'il ait conserve l'orllio- 
graphe vulgaire : cujus utique Jupiter 

Jelicitatem ahstulit . 

274. 'AXXd TGo'atvov.,.. Vers emprunte 
a Vlliade, VIII, 147. — T6o(e).... dxo;, 
cette douleur-ci : un chagrin que je vats 
vou5 dire. 

275. "H6e oixy], cet usage, c'est-a-diie 
une maniere d'agir telle que la votre, Schft- 






I 




f 






s 






232 



OAY22EIA2 2. 



[XVIII 



oiV dyae^v te yuvaixa xal d<pv£toio Suyaxpa 
HVijaTEtieiv Milam xai dXX^Xotc; e>Wiv 
afoot loly dTcdyouat (3da<; xai i'cpta (j.-?jXa, 
xodprj? fea <p(Xot<ri, xai dyXad owpa SiSoOaiv 
dXX' oux dXXoTptov (3£otov vv]TO[vov eSoucnv. 

^ °Q$ ^dro' y^6r)(7£v Si uoXfoXa? Sto? 'oSuroeto;, 
oCiv£xa twv piv Swpa Ttap&XETO, O&ye $£ GufJLOV 

ptihylou; fafcovt, vdo? & oE dXXa ^voi'va. 



230 



&w B et Q : Sixr, • Mo?. Aristarque dit 
aussi, dans Ies memes Scholies : (rj SitcXtj 
oti) oOx rjSs Six?], avxi xou, ouy_ ouxo; 
6 xpoTcoi; Cmr)pv_Ev xuiv |i.vy)a-x>i pu>v sv Tip 

TCpOTEpijl y_p0V(j). 

276. OI't(e), ceiix qui : Ies pretendants 
t J ul - — 'AyaOrlv, distinguee. II faut prendre 
l'epitliete dans son sens Ie plus etendu, et 
ne pas la restreindre a la noblesse de la 
naissance, ni a la beaute, ni aux talents, 
ni surtout a la simple qualite d'etre nu- 
1-ile. C'est tout cela a la fois. Puis va venir 
I'opulence. — 'Aipveioio, d'un opulent : 
d'un homme comble de biens. 

277. 'EOeXwcji et epio-tdo-i ont le sens 
de l'imparfait, puisqu'il s'agit des. mceurs 
d'autrefois. Aristarque (Scholies H) : (j) 
SitcXt), oti) e6sXu>o-i avxi xoO rj6tXov. 
xai xa s?yk outco; (c'est-a-dire ^piow- 
aiv <ivxt xou rjpi^ov). 

278. AOxoi , eux-memes, c'est-a-dire 

personnellement, a leurs propres frais. 

Tot'y(e), ceux-Ia : ces pretendants. 

279. KoOpn? est dit par syllepse, car 
presque toujours Ies fiancees sont des 
jeunes filles. Cependaut il y a des exem- 
pts de xopr), chez Ies poetes, applique a 
des femnies mariees, mais belles et jeunes 
ou du moins ayant un grand air de jeu- 
nesse. Scholies Q : xoupnif ttJ; vu Wc . 
Aristarque (memes Scholies) : (r, SwtXri 
6n ) ou (ujvov t) 7tap6e'vo ? , aXXa xal 
?, ^T^l^ri xoprj xaXelxai. TtpooEiTCE 
o' Opeoxri; Aaxaivav xoprjv (Euri- 
pide, Oreste, vers 1437), etu xrjc 'EXe'vr):. 
Proserpine, bien que mariee, etait sur- 
nommee Kopr,. — Aalxa, apposition a 
poa; et uvrjXa : pour servir de festin. — 
'AyXaa Swpa est dit au propre; car il 
s'agit de cadeaux anterieurs aux seSva et 
destines a charmer la jeune fille. Les eeSvoc 
ne sont fournis que par un seul , par le 
pretendant agree. 



280. 'AXXoxpiov Voyez le vers I <60 

et la note sur vrjitoivov. 

282-283. OuvExa.... Les bommes des 
temps heroiques n'etaient pas tres-serupu- 
leux d'ordinaire sur les moyens d'acquerir 
la richesse; et le motif que le poete attribue 
a la joie d'UIysse est tout a fait conforme 
aux mojurs naives et grossieres des vieux 
siecles. La dehcatesse alexandrine s'est cbo- 
quee de cette grossierete. Aristopbane de 
Byzance mettait ici le ceraunion, c'est-a- 
dne le signe par lequel il marquait inter- 
polation de deux ou plusieurs vers. Voyez 
Vlliade, t. II, p. B2 8 (Appendice II). 
Didyme (Scholies H) : sOxeXe? xoOxo, Sio 
xai XEpauviov napeSrixev 'Apio-xofdvvK. 
Si nous avions la note au complet, nous 
y lirions sans doute que>Zenodote avait 
supprime les deux vers 8io xo a7tp£TOc, 
et qu' Aristarque les avait obelises l'un et 
l'autre. — C'est le seul passage des Scho- 
lies d'Homere oil soit mentionne I'usage 
du ceraunion. — Suivant Plutarque, dans 
son opuscule Sur la lecture des poetes, ce 
n'est pas l'espoir des riches cadeaux qui 
cause la joie d'UIysse, c'est la certitude 
fondee que les seductions de Penelope re- 
tienuent les pretendants sous la main du 
icngeur. Mais le texte ne se prete point a 
cette explication. 

282. Tiiv, d'eux : des pretendants. 

ITapeXxEto, elle attirait a elle. Aristarque 
(Scholia H) : (r) onvXri, oxi) itapeXxExo 
avxi xou E9eXxexo. Didyme (Scholies 
V) : JtapEaita. Ancienne variante, Jtdp'eX- 
xexo, c'est-a-dire eiXxeto rtapa xdjv, ce 
qui ne change rien au sens. Herodien 
(Scholies H, Q et V) : i[ u.ev utco ev 
TcapEXxsxo, TtapoXxrjv £Xdu\6av£v • e! 
Se SiTjpr|u.£v(oc, napi xouxtov EXdjigavE, 
xai avE7tXr]po'j xa avaXwu,axa. — 0EXyE 
a le meme sujet que itapE'Xxsxo. 

283. Ae', tandis que. — Oi, a elle : a 



[XVIII] 



OAT22EIA2 2. 



T^v §' aux' 'Avtivoo? irpoa^cpY] , EuTtE^kos uld? " 
Koupv] 'ixapioto, rapkppov IlYjveXo'TOta, 
Swpa |i£V o? x' iUX^aiv 'A^atwv EvGdS' Iveixai, 
oeHaaG'' ou yap xaXov dv>]vao-Gou ooViv i&tlv 
ruitlq S' out' em i'pya uapo? y' i'-juv ouxe tcy] aXXy], 
irpi'v yi ae xai y%ao-Gat A^aitov, 6'cxic; apiaxo?. 

Q$ ecpax' Avx^voo^- xotcnv o' Eiu^vSave [xuGo?* 
Acopa S' dp' otaeuvevat Tipcfecrav xvpuxa Ixaerroc. 
Avxivow (jiv evetxe fjiiyav TCptxaXAea tottAov, 
TOtxfAov • sv §' ap' i'crav rapo'vat SuoxafSexa uacrat 
yptJo-Etat, xAvjiaiv duyvJfynrroK; dpapuiat. 



233 



285 



290 



Penelope. Ce datif cquivaut a un genitif, 
et il se rapporte a mooc, : son esprit. — 
"AX).a. Voyez la note du vers II, 92. 

286. "O?, comme s'il y avait xou oijti; : 
de quiconque. 

287. Ae5«o6(oi), I'infinitif dans le sens 
de l'imperatif. 

288. 'Hpieii;.... Repetition textuelle du 
vers II, 127. 

289. To), a celui. Ancienne variante to), 
c'est-a-dire xivi : a quelqu'un. C'etait la 
lecon d'Herodien (Scholies M) ; Eyx).iTix6v 
to Tto. 

290. "Q-.... Vers analogue a celui qu'on 
a lu aiileurs, XIII, (0. 

291. Awpa.... Repetition du vers VIII, 
399. — Kripvixo exaato;. Chacun envoie 
chez lui le Iieraut qui etait a son service. 
C'est le sens que donne incontestablement 
la phrase; et le vers 301 confirme celte 
interpretation. — Quelques-uns supposent 
qu'ils n'envoient a eux tous qu'uu seul 
heraut. Bothe : « Unum omnes raiserunt 

o Medonem. »> Cela est impossible, vu le 
grand nombre des pretendants; car il ne 
s'agit pas uuiquement de ceux qui elaient 
d'lthaque, m;iis de tous. Chacun d'eux 
avait son logis chez un hote, et des ire- 
sors dans ce logis. Cependaut les aociens 
ne rejetaient pas absolument cette inter- 
in etation. Scholies Q • evoE>£xai xai 
xa6' exottov tuv u.vr]ar,ipa>v xripuxa 
eivou , fi xai t6v auxov xvjpuxa amo 
tiXeiovoiy •7t£U.:p6TJvai. Remarquez qu'il y a 
ttXeiovwv, et non itdvTwv. On reslreiguait 
probddement ce plusieurs a un assez petit 
nombre ; et 1'on supposait que la plupart 



des cadeaux etaient apportes, comme celu 
de Pisandre, par un simple serviteur. 

292. "Evetxe a pour sujet xiipu? sous- 
entendu ; et ce heraut est celui qu'Auti- 
noiis avait envoye. — IIetO.ov, d'apres ce 
qui suit, dcsigne une veritable robe, ou, 
si Ton veut, un pardessus. Ce vetement 
s'agrafait sur le cote droit, ou, selou d'an- 
tres, de la poitrine en has. Scholies B 
et Q : it£pi66).atov to oxejiov tov ipi- 
OTEpov wpov omcSev xai lu.7ipo<j6sv, 
cuvayov to; SOo itrepUYo; et; tt|v 8e$iav 
itXeupav, ifuu.v)iv euiv tt|v oeSiov y_ctpa 
xac tov J)U.ov. Eustathe : ei 8e to06' ou- 
T(i>; 5x £ '> T ' Sin 'tOTe StiSsxa 7UEpova; 
E/.priv E/Eiv ".avSuOEtSii ovTa; SoxeT Sri 
u.a),ioTa yuvaixstov t[jt.aTiov elvat 6 tce'- 
7t).o; xtxTa to 4u)pixa, o/iq-tov £7ti u.6va 
to Eu.Tcpon6Ev, xat Sio toOto 7tEp6va; 
ibiXot 7toX).a;. 

293. Auoxaiotxa woitoii, douze a elles 
tontes, c'est-a-dire douze en tout, au 
nombre de douz.e. Voyez, V, 244, la note 
sur Eixoo-i navToc. 

294. K)t,!<jiv, par des fermetures. Une 
couturiere dirait par des portes. Ce ne 
sont pas des anneaux complets : ce sont 
encore moins des crochets, puisque les 
agrafes ne sont autre chose. Ce sont des 
demi-ojillets, et pour parlcr, comme fai- 
saient les Latins, des anses. L'epithcle 
i\iyti\j.inoii prouve que la traduction ua- 
sis est parfaitenient exacte. Didyme [Scho- 
lies V) : xccTaxXETaiv, el; a; xa6iEaav 
Ta; TiEpova;. — 'Euyvau-itTOt; ne peut pas 
s'appliquer a des ccrceaux, mais seulement 
a des portions de cerceau, la moitie, les 



I 










234 OAT22EIA2 2. 

"Opp.ov o' EOpuj^yw TO Xu§a(SaXov aOrfx' eveixsv, 

Xp-J(7£0V ? ^XixTpOKTlV ££p[A£VOV, T^XlOV <&?. 

'Epfxaxa §' EupuSaf/.avTi Suco OepxTOVTe? eveixav, 
TpfyXijva, [xoprfevTa- yapi; 8' dc TO Xdtp.TOTo toXXVj. 
Ex S' apa neisavSpoio IIoXuxTopiSao avaxxo? 
fadpiov y)'v£tx£v G£pdcTrcov, rapixaXXE? ayaXjjia. 



[XVIll] 
295 



300 



trois quarts. Didyme (Scholies H et V) : 
xotXto; S7nxExau.uivaii:. Ancienne variance, 
£uyvau.HTYK , forme expressement rejetee 
par les Alexandras. 

295. AuTtx(a) n'est admissible que si le 
lieraut n'a eu qu'une commission a faire. 
— "Eveixev. II s'agit du beraut envoye 
par Eurymaque. 

296. 'H/ExTpoidtv EEpuivov, serti de 
grains d'ambre. Voyez le vers XV 460 et 
les notes sur ce vers. 

297. "Epu.axa.... Sum, deux pendants 
d'oreilles. Voyez Ylliade, XIV, t82. — 
Nicanor (Scholies B et H) : & to 8uu> 
Ci7to<rnxTEov ■ Suo yap spaa™. Ceci sem- 
ble dire que d'autres rapportaient 8u w a 
esparcovTe?. Alors ils ne prenaient point 
Epuara au propre. Voyez la note qui suit. 
— ©spaTrovTEC, le pluriel pour le singu- 
lier : un serviteur, c'est-a-dire le lieraut 
qu'Eurydamas avait envoye cbez lui. Aris- 
tarque (Scholies B et Q) : ft SotXt), 5ti) 
6Epa7tovTe; avri tou depaiiuv, w; 
a-Tr)9sat. npouirz yap xjjpuxa Exaoro:! 
Cependant quelques-uns prenaient 8Epd- 
tcovtec au propre. Memes Scholies : o0 (li- 
ma oCioev) uivxoi xu/.uEi gva u.sv a7is>6Ejv, 

ir>ElOU{ 85 6 | va , To{j; x r Ju .ir 0VTa ._ c>est 

amsi que devaient expliquer ceux qui rap- 
portaient Sua) a OepaTtovrEc. Dans re cas 
eptiaTa ne peut plus signifier des pendants 
d'oreilles. On en faisait un svnonyme de 
Stops, comme nous le voyons (Scholies V) 
dans ee qui reste de la note de Didyme ; 
et I'on supposait des cadeaux plus oil 
moins lourds ou einbarrassants a porter. 
Mais le vers de Ylliade auquel j'ai renvoyi 
ne pcrmet point de prendre 2pu.aTa pour 
autre chose que des boucles d'oreilles 
puisque le poete dit : £ V .... yjxsv sOrpf,- 
tOKn XoSotcrtv. Et ce vers est precise- 
ment suivi de celui qu'ou va lire, et qui 
ne pcut s'appliquer qu'a des pendants 
d'oreilles : totm xoffiiov, o Eon t<x evii- 
Tia, comme dit la glose d'un des mam*. 
scrils de Barnes, 



298. TptyXr,va,... Voyez le vers XIV, 
<83 de Ylliade et les notes sur ce vers. 
Nous avons ici (Scholies B, Q et V) les 
explications adoptees par Didyme : T pt- 
yXrjva- tptxopa xoo-u.ta, £vuma, xpi- 
o^aXtia. to 8e u.opoEvta avu tou 
[XETa TtoXXou u.6poy xai xaxoTtaBsta? 
xaTEaxEuao-uiva. 

299. Ex.... IlEio-dvSpoio, sous-entendu 
56(iOu : de cbez Pisandre. 

300. v Ia9u.iov, un carcan. La matiere 
n'est ]>as indiquee; mais il s'agit evidem- 
ment d'une parure d'or ceignant le cou et 
qui etait pour lui ce que le diademe est 
pour la tete. Le collier proprement dit est 
toujours lache et pendant. — Quelques 
anciens entendaient, par ictSlhov un or* 
nemeut suspendu au cou, et par suite de- 
corant la poitrine. Mais, comme le fait 
observer Aristarque (Scholies B et Q), 
l'explication exacte du mot ne permet pas 
d'adopter ce sens : (f) 6tTt>.-r), 6ti) Iq-6u.6; 6 
TpdyviXo;. Ta8p.iov ouv TEEptTpaxYJXtov 

XOO-U.OV Jt£pt7t£ir).EfU.EV0V (<fY)(jiv), OU pLEV- 

toi xoo-p.r|u*Ta Ttva ExxpEu.iu.Eva. Eus- 
tatlie : "io-f)u.iov Ss to TtEp: tov i<j6(iov, o 

EfftiT-ov TpayrjXov 6 yap TtEpitpEp6u.Evo; 

iadu.6; totcixov eotiv ovou.a,Ttapa oe Tot; 
TiaXaioti; ipE'pEiai oti xai pipo; Tt autfia- 
to; irept tov TpaxrjXov t a 9 p. tov. — Di- 
dyme (Scholies Q et V) explique la diffe- 
rence qu'il y a entre le carcan et le collier : 
TtEptTpay^Xiov, Iv6ev xat Ttapic6u.ta- Sia- 
eps'pEi Se tou opjiou. to (jlev yap 7tpoo-£Y_s- 
Tat Tto TpayrjXu, 6 Se 6pu.o; XE^aXao-Tat. 
io-Ou.6; Se 6 Tpay_v,)o: a7io tou EtstEvai 
oV auTou Trjv TpotpYJv. Eustathe reproduit 
et developpe a sa facon les explications de 
Didyme, comme on vient de le voir re- 
produce et developper celle d'Aristarqus : 
o; io8u,6c XsyETat itXEovao-uw toO a, (i; 
olov J8u.6; St' ou i'EvTai xi o-tTia.... 8ta- 
9£pEi 6e ta8u.iov 8pu,ou xata tou; ira- 
Xatou;, o:i 6 u.ev opjioi; x£Y_aXanTai xps- 
|jau.Evoc, to Se it6".'.ov, TtEpiTpax^io; 6v 
xai auxo xoo-p-o?, T«i Tpaxr]Xw upoaeyE- 



[XVIII] 



OAT22EIA2 2. 



AXXo 6 ap' aXXo? Swpov 'A^atcov xaXov evetxev. 

H p.£v etoit' ave'Saiv' uTCpwi'a Sia vuvaixaiv ■ 
tyj S' ap' a(x' dfjupfooXot i'cpspov uspaaXXea owpa. 

01 S' el? <3px7)CTuv ts xai ijjiepdeGcrav dotOYjv 
ipetj'dpsvoi xipirovTO • [jtivov S' i%\ eWpov sXQeiv. 
Toigi Si T£pTrofjL£vota-t LtiXa? em eVrcepo<; jjjXOcv. 
Avit'xa Xa^irr/jpas Tp£t? fcrwrav £v [/.eydooioiv, 
frppa cpaeivoiev -rcept oe £uXa xayxava Ovjxav, 
aua TrdXat, rapfovjXa, ve'ov xex£a<7[ji£va yaXxcp- 
xai SaiSa? p.ETiut<7yov i£{JI,oi6y]$1<; o' avicpaivov 
oleosa OouffOTJQi; TaXowicppovo?. AOxap 6 rJj-dCv 



235 



305 



310 



£ 



Tat. — On se rappelle que les anciens, 
pour Eustathe, ce sont les Alexandras, et 
presque toujours Aristarque , ou tout au 
moms les critiques de 1'ecole d'Aristarque. 
II les designe rareraent par leurs noms, 
pirce que les noms, dans les scholies qu'il 
compile, etaient deja reraplaces par de 
vagues et lianales formules, ou raeme ah- 
solument sous-entondus. — OEpdntov un 
serviteur : le heraut envoye par Pisandre. 
301. "A'/Xo;, c'est-a-diredXXo; fispaTTMv, 
al'/.Oi xr,p\4. II y en avait plus de cent; 
Homere a done dii se borner a indiquer 
les premiers arrives. 

303. Trj.... aa(a), avec elle : qui elaient 
avec elle; qui I'accompagnaieut. II faut 
rapporter ces deux mots a au^piiroXoi, et 
nnn a Esepov. La reine n'emporte rien 
ellc-merae. Voye/. le vers I, 428, on ™.... 
au,(o) signifie nettement qu'Euryclee ac- 
compagnait Telemaque. — "ElJEpov, em- 
portaient : se mirent a emporter. Elles s'y 
repreonent a plosieore fois. 

304-306. 01 8' ei? opxnaT-jv.... Voyez 
les vers I, 421-4 23 et les notes sur ce 
passage, 

307. A7|iTtTYJpai; TpEtc, trois vases a 
eu. D'apres le mot laTaa-av, ces vases de- 
vaient etre des trepieds, beauconp plus 
eleves que les trepieds oidinaires sans 
doute, mais non pas au dela de hauteur 
d'liomme, puisqn'il fallait entretenir le feu. 
Didyme {Scholies B, Q et V) : [jiETEtipou; 
Eoydpa;, f\ tou? x^PWoSck;, izf J, v 
Exatov. Les convives d'Alcinoiis, VII, (00- 
102, se faisaient cclairer par des torches. 
— Eustathe explique longuement et obs- 



curement le Xotu.TtT^p et ses usages, puis 
il ajoute : ol Se 7taXatoi xai 0UTa> ©act * 
).au.7tTyjpe« EO-^dpai u.ETE(upoi, \ yycp.6- 
iooe;, e^'ojv Ixacov. Voyej plus haut, 
vers 300, l'observation qui termine la note 
sur iq-Quliov. Ici e'est Didyme tout pur. — 
iTtaaav a poor sujet ou.(nai sous-entendu. 
Voyez plus bas, vers 310-31 4 . 

308. lUpi doit etre joint a Srjxav. An- 
cienne variants, eju. Ce n'est sans doute 
qu 'une ancienne glose; car 7tEpni9r,(xi ne 
peut signilier ici qu'entasser. 

309. Ala icotXai, 7t£pixr)Xa. Voyez la 
note du vers V, 240. — Nous avons ici 
{Scholies B et Q), sur TiEpixrjXa, le texte 
raeme d'Aristarque : (r, 6i7tXr), In) «Epi- 
xr,Xa TiEpicoai; et; to xaOoai EU&Eta, 
xyjXeov yap to xavjTTixov ■ ev 7tupi xr,- 
Xe'w (Made, XVIII, 340). fiouXETai otjv 
eItceiv xd 7tdvu £/|pd. 

310. Aatoa;, des torches, e'est-a-dire 
des morceatix de bois resineux, des bii- 
chettes de pin. En melaut ces buchettes a 
celles de bois sec, on obtenait une fiammi- 
instant.inee et aussi plus vive et plus du- 
rable. Scholies B et Q : xaTEU-iayov toi; 
$u/oi;, iva ex Ttiv oaotuv ivdnTwvTa; 
[laXXov. — METEu.l'Syov. Ancienne va- 
riante, xarEu-tcrYOv. Mais l'cxpression ne 
serait exacte que suivie d'un complement 
indirect toi; ou toutoic, tandis que pvETa 
(parmi) dit nettement que les buchettes 
de pin sont melees aux bois oidinaires. 
Didyme [Scholies V) : 0-uvavsp.iYvuov. — 
Au.oi6r,8i?, tour a tour : cliacune a son 
tour. Scholies B et Q : avd u.Epo? (xXXote 
aXXr) OTTopeTouoa. — 'Ave9aivov , four- 



15 



' 




raj 




I 


1 ■ 



m 



236 OAY22EIA2 2. [XVIII] 

aOxo? Aioyevy]? ^exe^y] toXi5{M]ti<; 'OrWt^ 
Afxcoal OSusoyjos, Svjv o^ofxevoio avaxxos, 
%e<T8e itp6? Sc^aG', ft* at'Sofy Pa«rfXew 
Tvj & Ttap' y^Xdxaxa <7xpo?aXi£sx£ ■ X£p TO XE 8' atjxvjv 315 

%evai ev pEydpcp, y) el'pia to£xexe ytpsfo- 
aiixap ey<b xouxotat cpao? 7tdvx£<7ai irap^u. 
"Hvrop yap x' iMkwm EuGpovov 'Hw jjt.fp.veiv, 
ouxt [xs vtxrjffoudt • toXutXyi(j.wv Se fj.aX' e^pi. 

^ "Q? £?aG' • a! 8' eyaatTcrav, i q aXXyfta? Se I'Sovxo. 320 
Tiv 8' aicr/pw; ivlvnre MsXavGw xaXXtTrdtpyjo?, 

TYJV AoXlO; f/iv EXIXXE, X0fJU<7<7£ & nYjVEXoW, 

™?8a & co; ^xocXXe, &8bu 8' a'p' dG<j p[ j.axa JpoS - 
<*XA' 068' <S> C £ ' Z £ ^ V 9 0S g v j cpp^j ny)VEXoTOi-/) ? , 

dXX' yfy' EOpupd^cp [wayfoxeto xat <piXsWv. 325 

"H p' 'oSucrij' ev^vitov aveiSeioi? ErcEaatv • 

Seive xaXav, atiys xt? cppEva; Exm-TOCxayjjivoc; eW, 



nissaient la lumiere : entretenaient la 
flamme. 

314. 'lv(a) , sous-entendu e<txi : la ou est; 
c'est-a-dire dans l'appartement qu'babite. 

3<5. Tg Si mxp(d), et pies d'elle : et 
assises a ses cfites. — 'HXdxocxa sxpofaK- 
Cexe, filez la laine au fuseau. Voyez le 
vers VI, 53. Aristarque [Scholies H) : (% 
Smly > on) ;r,Xdy.axa vuv dvxi xtov 

OXpdxXUlv. 

316. Eipia jteixexe xsp«rfv. Les mena- 
geres qui veulent avoir la laine bien pure 
l'epluchent, encore aujourd'bui, brin a 
brin. Mais l'expression d'Homere semlile 
dire que, de son temps, les cardes n'etaient 
point en usage. Quelques modernes veu- 
lent qu'on prenne cette expression dans un 
sens tres-general : travaillez de vos mains 
la laine. Mais c'est la maltresse de maison 
plutot que ses servantes, qui tissait les 
etoffes. Ulysse ne parle que des ouvrages 
vulgairement devolus aux servantes, et il se 
sert de jteixexs (peignez, cardez) au propre. 
319. Outi (is vix^o-ouo-t, ils ne me 
vaincront nullement, c'est-a-dire je ne serai 
jamais a bout de forces et je vaincrai toute 
la nuit le sommeil. — Ae' est explicatif, et 
il equivaut a f dp. 



321 . Alffjfpu; eve'vitie, gourmanda ou- 
trageusement. — MfiXavOu. Elle etait steur 
du cbevrier Melantbius, puisque Dolius 
etait son pere, et qu'on a vu, XVII 212 
que le cbevrier etait fils de Dolius. 

323. Ai'oou 6' dp' deOppiaxa Gujiw si- 
gnifie que la reine ne negligeait rien de ce 
qui pouvait rendre cette enfant beureuse. 
Le mot d6upp.aTa signifie proprement des 
jouets; mais, suivi de 6uu.£, il a un sens 
moral : des satisfactions ; de vifs plaisirs 
Sckaliu B, H et Q : j, M £ Xav6A, ^tj&j 
xai nartiz- eXdp.gavEV, dXX' oi <rvi V E;(a>- 
pei aOtjj if) nr,vEX6itn a80pu,axa, dXXd xd 
vtpo; r,6ovr)v auTfj? Iitpa-CTE, oj]Xovot i 
vviTita uitdpy_ooo-a. d6upnata -yap e'tai xa 
xaiv vr|7tia>v 7taiyvta. 

324. °Q-, ainsi, c'est-a-dire quoique 

comblee des bienfaits de Penelope. "Eye 

a pour sujet MEXav8(i sous-entendu. — 
IlEveoi;, du chagrin. — ITnveXoTrEi'n;, ge- 
mtif causal : a propos de Penelope. Eusta- 
tbe : oOx eXutieixo xax'EX£tvr)v. 

325. (tO.EEfjxEv, sous-entendu otOxov. 

326. 'EvEviitEv.... Reprise et parapbrase 
de atrj^pdi; evevitce, vers 321. 

327. TdXav en mauvaise part : misera- 
ble. — <l>p£va? EX7iEjraxaY|is'vo<, a l'esprit 



[XVIII] 



OAT22EIA2 2. 



oCto' iM\ti<; euSetv }£aXx7]i'ov he, So'fAov £X0wv, 
i\i -kou it; Xiff^YjV ' dXX' evOdcSe -rc^XX' ayopsuEt? 
[OapcaX^w? toXXoicti [xex' avSpaaiv, ouSl xi Ouacji 
xapSer;; - tj pa <je otvo? £j(ei cpp£va<;, yj vu xoi aiYi 
TOtoijTOi; vdo^ iaxfo • 8 xal [XExajjitovia |3a£ei$]. 
T H dXuet? , oxi T Ipov £vtx'/]<7a? xov dX^xyjv ; 
My] x(q toi xatya "ipou dfxefvcov aXko^ dvatTxrj , 
Sort? c' dijicpt xapvj xexombi; X, £ ? ff ^ ffXtSapYJcrtv, 
§t6p.axo; &rai(Jn{flr)OPi, cpopuHa? al'jjiaxt toXXco. 



237 



330 



335 



sens des.su s dessous : en demence. Horace 
a dit, Satires, II, m, 2d5,mente/ii concussa . 
Eustatlie : 7rE7raTayuivo; (ppevat; 6 extte- 
7iXy]yu.evo; xai ^u.6povTYjTO;, 6tioToi 710X- 
Xoia-Tio 7raTaycov,6 iorct xTU7ra)v,yivovTat. 

328. Ou5* £9eXeh; (et tu ne veux pas) 
equivaut a oO yap £6e'Xei; : car tu ne 
veux pas. C'est o-joe* au sens etymologi- 
que, raais en prenant oe comrae explicatif 

— Xa).xr,tov ic 66u.ov, dans une maison 
de forgemn. Les forges etaient le refuge 
naturel des pauvres, durant les froides 
nuits d'hiver ; et Ton se rappellc que ceci 
se passe dans l'arriere - saison. Didyme 
(Scholies V) ; yaXxrjiov §6u.ov ' yaXxEto; 
Oixov. Scholies B, H et Q : £1; epya<7Tr r 
piov yaXxsw;;, tfrqtni 'Hat'oSo;, 7tdp 
6' X 6 1 yaXxetov 6(i5xov {OEuvres et 
Jours } vers 491), Eustatlie : yaXxrjio; Se 
Sopo; to twv yaXxEtov epyaaxriptov, evOa 

eifftOVte; axtoXuTtoi; TTTtt^Ol EXOIU.WVTO 

Ttapa tw Tiupt. 

329. 'Eq \irr/r\v, an parloir public. 
C'etait un endroit couvert utiles deseeuvres 
passaient la journee a causer, et qui etait, 
pendant l.i nuit, la maison commime des 
gens sans feu ni lieu. Voyez Hesiode, OEu- 
vres et Jours , vers 494. Scholies B et Q : 
tottov &6upo)TOv,6y)[jL6i7tov, £v9a ffUVlOVTS^ 
Xoyot; xai Snr]y7Ju.a<7iv aXXv|Xou; eiEpTtov. 

— Le rant \£<syt\ se rattache a la meme 
racine que Xeyo>. Mais Xeyu> a deux sens 
fort differents; et quelques anciens enten- 
daient, par XftOYTj, un dortoir. La lesche 
etait, il est vrai, un dortoir autant qu'un 
parloir; mais ce n'est pas a l'intention des 
botes de nuit qu'on faisait les frais de cette 
lialle ou de ce hangar. Botlie : « Et sane 
« fieri potest ut, et a cubando et a collo- 
w quendo ? quod utrumque verbo XeYSlv 



« significatur, appellata fuerit X£<r/f\.*.. 
« Sed nusquam Xect/ti dicitur Xe'^o; per 
« tropum, sa?pius autem Xoyo^, 6puXia, 
« velut apud tragicos; quemadmodum et 
« aSoXEayo; non vocatur is qui iminodice 
« cubat, sive somnolcntus, sed garrulus. » 
S 30-332. ©apcaXe'to; — Ces vers, qu'on 
retroavera plus loin, 390-392, n'ont rien 
a faire ici, puisque Ulysse n'a point encore 
parle aveo un ton de hauteur. On a raison 
de les niettre entre crochets. Les Alexan- 
dras les regardaient comrae interpoles. 
Scholies Q ; a0£TouvTat TpEit;, to; ex twv 

E^; U.£TaTtfJ£f/.£VGt, Xal OTt ^v9aO£ U-yjOEV 

EQpacpJvOir). Ce doit etre la note meme 
d'Aristarque. 

332. "O, comme Sto, xai 61a toOto : et 
c'est pour cela que. 

333. 'AXuei^, tu es hors de toi-merae : 
tu es deveuu fou de joie. Aristarque (Scho- 
lies Q) : (^ otTrXti, 6x1) aXueic vuv av*rt 
toO x a ^? £i ^i yavpiqt;. Ce qui suit, 
dans les memes Scholies, est donne comme 
en opposition a l'explication d'Aristarque, 
mais en realite n'en est que le coramen- 
taire et la justification : e\hgi Se, £v dXr] 
xai9opu6o> t^? Siavoiaf; xa6£<TT7ixa;,otov 
oOx eyei; aauTov imb ycoXXyj; X a pa^- 

334. Mri, prends garde que. Scholies B: 
Xeitcei, 90 Sou. — iVu.£ivo>v, superieur : 
plus fort. 

335. Kexouw;, ayant frappe. Eustatlie ; 
TiXriSa?. Ancienne variante, xexo^to;. — 
Aristarque a varie, d'une edition a l'autre, 
eutrc les deux orthographes j mais xexo- 
Titoc a ete consacre par ses disciples. 

336. 4>opu£a£, comme ipOpaa^. Voyez 

plus haut, vers 2<-22 7 p.^ <re ^upcrw 

oX\loltoz. Scholies B et Q : jtoXuva;, alu.6- 
y'jpxov ae Ttoi^aac. 




M 





238 



OAY22EIA2 2. 



ixvm 



Tqv 8' dfp' uiro'Spa [Swv -Kpoffetpy] uoXu[/.-/]xi<; 'oSuo-<jeu<; • 
H x<fya Trfiipxyw £p£u, xuov, ol' dyop£<j£^, 
xeicr' eXOcov, I'va a' auGt Sid [/.eXeirjxi TdcjAYjc-tv. 

Q<; eiuwv litizGoi SteTrxohjce yuvalxa<;. 
Bdv S' i'(j.evat Sid Scopa- Xu6ev S' utco yuia exdffXY)? 
xapgoauvT) • cpdv yap p.tv dXTjQia [u»0^ra(j8ai. 
A'jxap 6 irap Xap.7mjpai cpaetvcov ouOopivoicrv 
iffTT]X£tv £<; uavxa? 6pco(x £ vo<r aXXa Ss ot xvjp 
wpfxaive cppeaiv fjaiv, a p' ofot dx£X£crxa ysfvovxo. 
MvYjcrri)pa? S' oO Tidfrrcav dyVjvopa? sl'a aOtjvy] 
Xw% iaytdBai 6u[xaXye'o?, &pp' Ixi p.dXXov 
Suyj &/o<; xpaonrjv AaepTidSsw 'Oouavjo?. 
Toifftv <5' Eupup.a^o? , noXu€ou ras&;, -J^' dyop£U£iv, 
xepTOfXEcov 'OoW?ja- y^Xco 8' Ixdpotaiv exeu/ev 



340 



345 



350 



I 



338. *H, pour sur. Didyme (Scholies 
H) : ovtu; T<X)(a Tai Tr|Xeu.dx< ! > Xe'yu olot 
ayopeuei;, us xuov. 

339. Kei<j(s), la-bas. II montre )e cote 
de la salle oil est assis Telemaque. Eusta- 
the : xeiae sX8o>v, Iv8a onXaor] xa8r|Tai. 
— Aid doit etre joint a Td|xrj<7iv. — Me- 
XeSort, membre par membre. Didyme 
(Scholies H) : u.EXr|o6v ■ Vva <te eVl Torcto 
oiaTau.^) u.sXel<m. Le lemme de la scliolie 
est oiau.e),Eia"n. Mais la scliolie elle-meme 
prouve que e'est la une lecon fausse, ou 
plut&t que le lemme est mutile, et qu'il de- 
vrait etre, 8td y.z\ziou Tdu.rj<iiv. On a vu 
".cXeiutt xajitov, Iliads, XXIT, 409. 

340. AlE7Uoir]aE, il remplit de terreur. 
Quelques anciens affaiblissaient un peu le 
sens : il mit en deroute. Scholies B : Sie- 
crxopiuoE. Mais les vers 34) et 34 2 prou- 
vent qu'il faut donner au mot la significa- 
tion la plus energique. La deroute n'est 
que l'effet de la terreur. 

34 1. A08ev 8' uno y\iXa Ixaarr)? equi- 
vaut a vouvaTa yap aiiT<iv EXu8r)<rav, soit 
qu'on joigne urco a Xu8ev, soit qu'on en 
fasse, ce qui vaut mieux, un adverhe (sub- 
tus, par-dessous, e'est-a-dire sous elles). 
Leurs jambes flechissent, et ne les portent 
plus. Voyez plus haut, vers 212^ la note 
sur Xuto yoOvaT(a). 

342. Tap6oo-uvrj, par l'effet de la crainte. 
— 4>dv, elles disaient : elles pensaient. — 



Mtv dXr,6£a u.u6r)<rao-6a(, qu'il avait dit 
des clioses vraies : qu'il ferait reellementce 
qu'il avait dit. 

343. <I>aeivu>v, eclairant : entretenant la 
flamme. 

344. 'EaTrjxetv, mlgo eio-T^xei, quel- 
ques-uns £!.mf]XEiv. Devaut une voyelle 
Homere ajoute le v, et Ton sait qu'il ne- 
glige Paugment dans le verbei'<jirr|U.i.L'or- 
thographe eiv est d'ailleurs plus qu'une 
application de la regie d'analogie. Eusta- 
tbe : EuprjTai xat Elo-TrjxE iv, xara to 
viaxEiv Eipia xaXd (Made, III, 388). 
— *AX),tx, des cboses autres, e'est-a-dire des 
choses qui n'avaient rien de commun avec 
cette occupation servile. II combine sou 
plan pour la destruction des pretendants. 

345. Oux dTEXEora, non inexecutees, 
e'est-a-dire, selon la force du tour negatif, 
parfaitement accomplies. 

348. AC-ri pour Suit) a l'optatlf, vulgo 
our) au subjonctif. Voyez, IX, 377, la note 
sur ovoSOr). L'ortbographe est indiffe- 
rente quant au sens : subiret, penetrat. 
Eustatbe : U7t£to-Epyjr)Ta!. 

349. ToTutv o' Eupupiaxo;,... Repeti- 
tion du vers XVI, 345. 

350. Ts'Xu) est ii l'accusatif, pour ve'- 
X(OT0(. Bekker, ys'Xov. — La Vulgate yelwv 
est inadmissible ; et e'est par erreur qu'elle 
figure comme lemme dans les Scholies H 
et V. La Roche : « TeXuv, quod analogiae 



i- 



I XVIII] 



OAY22EIAZ 2, 



KexAute' (Jiey, pYjcrrrjpec dfyaxA£iT% (3atrtXefa)s, 

6'tpp' eI'teco xa ps O'j[j.o<; svl cT^Oeact xeXeuei. 
Oux dOesl 6'S' dvyjp 'oSuaiqi'ov i? Scjpov fxet* 
E(A7r/]s p.01 Ooxesc Sai'ocov o^Aac; sp.jj.Evai auxou 
xat xecpaAyj;, eral ou o{ evi Tpfyee; ou8' rfiaioiL 

'Hp', apa te Tspoa&ncev 'Oo-jac-Jja uxoAmopOov ■ 
Eetv', rj dp x' iWkoii; 0r ( T£u£[j.£v, si' a dv£Aoi'p.Y]v, 



239 



355 



43 



" repuguat, nolui recipere, sed acquievi in 
« forroa nsitata ysXto, quamquam nihil ob- 
« stat quin cum Bekkeru srribas y£>.ov. 
« Constat enim o et a> in libris saepissime 
« permutari. >» L'ecriture archaique n'a pu 
etre que IEAO ou TEAON, et la seule tran- 
scription legitime est -veXo) ou yeXgv. — 
La note de Didyme (Sclwlies \), yE'Xu) ye- 
XcoTa, Attixuk, sigui6e non point qu'il \ 
a une forme attique yeXu); , yi\o> , mais 
que l'aceusatif yE/MTa, apres l'apoco|>e, 
ressemble a ce que serait l'aceusatif de yi- 
Xca;, ye'Xco. Elle signifie aussi qu'on pour- 
rait, a la rigueur, supposer l'aceusatif ve- 
Xtov, concurrent attique de ye'Xuj, et s'en 
servir comme transcription de I'archaique 
TEVON. Rien n'einpeche d'admettre, chez 
Homere, Y£>.o; pour yeXw; et yeXov pour 
ysXtoTa, d'apres les exemples homeriques 
Epos et epov. Mais ce u'est qu'une hypo- 
these, tandis que l'aceusatif yiXia est un 
fait. — 'EtdpoKTCv etev/ev. Ancienne va- 
riante, depot toTctiv stev£ev. 

352. KeXeuei. Aocienne variante, avdvyE'.. 

353. OOx dfJEEi,non sans un dieu : grace 
a quelque dieu. Voyez plus baut la note 
du vers 346. Horace (Odes, III, iv, 20), a 
dit, a la f.ieon d'Homere, non sine dis. Di- 
dyme (Sclwlies V) : oux dvEU ttEOu. Scho- 
lies B : ou oiyo. 7ipovo£a; 6eou. 

354. "E(X.Tfr;5. . . . Construisez : aE'Xa: 
SafSwv ooxe'ei u.ot Eu.u.Evai lu.7CT]<; xai xe- 
931X7): a'Jiou. Le mot Su,TCris (tout a fait), 
suivi de xai (aussi) signifie tout a la J'ois. 
Le crane du vieillard reflete la lumiere; et 
le plaisant dit que sa tete semble lumi- 
neuse par elle-memejqu'elleest un vrai pot 
a feu. Sclwlies B : 6u,o£uk M-ot goxei Eivai 
to ai'i.ac, tu>v Saiou)v xai ty); xE^aXJj; aO- 
T0O. Aristarque (Scliolies H) avait explique 
de meine : (^ oiiOy], Sri) SpurTi? 4vti 
tov 6u.oioji;, u>; to £".7tYi« ei; Yaidv 
Tt xai oOpavov (Made, XIV, 174). 



Didyme (Scliolies V) parle comme le mai- 
•re : £u.ttt|: vuv dvxt tou 6|iOi'a>;. — 
-£'Xa;. Sclwlies H : to iyi\aa\i.a.. — A0- 
toO, selon Ameis, est adverbe ; et Eury- 
maque montre le inendiant : dart, liin- 
weisend nach dem Bett/er. Cette explication 
ajoute nn trait au tableau; mais elle est 
arbitrage. Botlie a raison d'identifier aO- 
toO xai x£9a>ri; a xai XE^aXri; auxoO. 
Voyc/. un peu plus baut la note des Sclio- 
lies B. Une pareille byperbate n'a nun 
d'extraordinaire. 

355. Kai XE^a/rit. Quebpies-uns pro- 
posent de lire xax XEtpa/.r,;. Mais ce nest 
la qu'une simple conjecture; et cette cor- 
rection est d'aillcurs parfaitement inutile. 
Nos plaisanteiies vulgaires sur les cbauves 
ne fournissent rien du tout d'analogue a 
celle d'Eurymaque ; mais les Allemands 
comparent les cranes denudes a la pleine 
lune, a la luue qui brille. Botbe : <. Etiani 
« caput Ulyssis splendere ait, ut faces, 
« prO])ter calvitiem, quam nostrates joco 
« simili diccre audivi Mondschein. Id pro- 
« digii loco se habere liugit Eurymachus.n 
Ameis : « Auf ;ebnliebe Weise sagen bei 
« uns die Leute im Scberz von einem 
« kablkccpfigen Maune : Der bat audi 
« Mondschein oder aucb Vollmond auf 
« dem Kopfe. » — "Evi est pour eveioi. 
357-369. Eeiv', t).... Sclwlies B et Q : 
to e;rj:, s'i <j' iveXolfiriv aypoO etc' Ea/a- 
titi;, apa e9EXrjo-Ei; 6t)tsueiv aljiaaid; 
TE XEyuiv xai osvopEa |iaxpa (puTEUtov ; 
p.1066; <ji toi doxto; Efrtai. 

357. 'H do, c'est-iidire r, apa, en prose 
apa : est-ce que. — EI a' dv£Xoiu.riv, si 
je te prenais : si je t'offrais un engagement. 
Eustatbe : 7i£piTTr] crvivri9a); ^ dvd 7tpo- 
"Eais, di; xai Ttpo oXtyiov (vers 89) ev to> 
avayov tov "Ipov. xupiw? ".evtoi dveXE- 
aOai to xaTtoSsv ti XoSeiv, Stdajopov 
eoti itpo; to xaOeXelv. 



[ 



240 



OAY22EIA2 2. 



[XVIII 



flfypoQ in iaycniris (^usBbq Si toi apxio? eaxat), 
alfxaata? x£ Xiyoov xal SevSpea (/.axpa cpuxetfcov ; 
"Ev6a x' iyw enxov [xev £TC7]£xavov Trptpij^otfU, 
efjjLaxa S' apwpil(jai[Ai, noaiv G' uiroS^fjiaxa Sofyv. 
'AXX' iicel ouv St) i'pya xax' e^piaQec , oux eGeX^geis 
i'pyov lirofyeaGat, dXXa hxcgcjo-eiv xaxa S?j[jt.ov 
fioiSXeat, 6'cpp' av s^y)? (Jocxetv <ty]v yacrxlp' dvaXxov. 

Tov 8' dcTra(j.£i6o'[X£vo<; irpocricpy] iroXupiyjTic; 'OSucraeuc; ■ 
Eupufxa^', si yap vwi'v £pt? epyoto yivotxo 
top'/) ev eJapiVY) , 6'x£ x' vjfjiaxa [j.axpa it£XovTai, 



365 



■ 
1 



h 






368. 'AypoO fat* £ffX aT "iSj d'apres la 
scholie citee dans la note des vers 357-359, 
suppose wv sous-entendu, nu ovTa o"£. II 
est plus naturel de le rapporter a 8rjT£V£- 
u.ev. Avec notre ponctuation,cela est meme 
a peu pres indispensable ; car l'autre ex- 
plication serable exiger la suppression de 
la virgule entre avEXoiu.r)v et iypoO. Mais 
de toute facon 1'idee reste la meme. — 
^\pxio?, satisfaisant. Grand Etymologique 
Miller : apxiov ' Ixavov, a>9e),tu.ov ' u. i- 
<t6oc 8s toi dpxio; loxai. 

359. Aiu.a<7id;, des branches d'epine, 
c'est-a-dire de quoi te faire une cldture. 
Voyez, XXIV, 224, atp-atria; Xesovte; 
aX<OY); t|iu,£vai Spxo?. Mais les Alexan- 
dras, dans ces deux passages, faisaient de 
atp.ao'id un synonyme de vaXis", parce 
qu'on faisait les cldtures avec des cailloux 
ramasses. Ditlyme [Scholies V) : tou; 7ie- 
pi66Xou; twv Toi/_o)v, Tou? x<*'> lxa ?- ^ c ^°- 
ftcr B, H et Q : tou4 ex x a ^ xu,v <ppay- 
(iou; ^upitov. yd).ix£i; 8e ot Te6pauau,svoi 
xat (xtxpot XiBou Eustathe : iuteov 6e oti 
Soxei 1% axav6u>v 7iote r) ai(xaffid O'jcra 
exe^Ssv dxeiv ToOvotia, icapa to alu,da- 
ffEiv xal 7capEu.eivev -r) xXrjai; exeivii, 
xai OcTEpov Tot? ix x<x).ix<ov XTiap-aoi, 
xa8a , ouv dXXaij itoXXaT; 6u.otoTvio"i, xai 
toi; PiSXiot; 6 7tu£o? (le nom de irOt'os, 
buis, tablettes de buis) eveu.eive Old To 
rcdXai itOTE Tiuijia xupiw? auTa swat. 
— C'est probablement le travail qu'Eurnee 
avait fait qui a decide les Alexandrins a 
preferer le sens derive. Mais Eunice etait 
une exception ; et les thetes se conten- 
taient probablement de la cliHure la plus 
primitive. Rien n'empecbe done de pren- 



dre aijiaaid; au propre. — Aiywv, re- 
cueillaut : ramassant. D'apres l'explication 
alexandrine, a!u.affid? Xe'yeiv signifie batir 
avec des cailloux ramasses, faire un raur 
de pierres roulees. Didyme [Scholies V) : 
Xsywv o'ixo5ou.65v ix otjXXextcov XiSwv. 
Scholies B, H et Q : XsyMv 0£, ovtc tou 
otxoSouiav ex itoXXoiv xai XoydStov Xi- 
8uv. Ces deux notes sont l'une et 1'autre, 
comme on s'en apcrcoit incontinent la 
suite et la fin de celles que j'ai citees a 
propos de a!u.ao-ia;. — Maxpd, grands, 
c'est-a-dire qui devieudront grands. lis nc 
le sont pas quand on les plante. Eustathe : 
ou t<x ToiaiJTa ovTa ev tw cpviTEUEuBai, 
aXX' {iffTEpov. 

361, IIoo"tv, pour les pieds : pour te 
chausser. — On a vu, XVI, 369, un vers 
analogue a celui-ci. 

362-364. 'AXX' iitei ouv.... Repetition 
appropriee des vers XVII, 226-228. Voyez. 
les notes sur ce passage. 

366. Ei yap exprirae un soubait : oh! 
si; je voudrais que. 

367. "Ote t(e) precise le moment. Ce 
n'est qu'a la fin du printemps que lesjours 
sont grands. C'est aussi a la fin du prin- 
temps que les premiers foins sont murs et 
qu'on les fauche. — "HjxaTa [laxpa tte- 
Xovrat, les grands jours sont : on est dans 
les grands jours. L'explication vulgaire, 
qui rapporte [xaxpd a raXovTai, presente 
des difficultes. Les enstatiques chicanaient 
Homere au sujet de son expression, copvj 
£v EtaptVTi, parce que, si Ton est dans les 
vrais grands jours, on est en ete. Les lyti- 
ques accordaient, a ce qu'il parait, qu'Ho- 
mere, ea disant le printemps, mais en mo- 



[xviii : 



OAT22EIA2 2. 



ev itoh) , Speroxvov [Jiev £yobv eOxafjmei; iyoi\u, 
xai §£ (ju xotov eyoit; , i'va TCetpyjo-afp-sGa epyou, 
VT^msi; a^pt [xaXa xvE<pacx; , toi't] 0£ TtapEi'-/]. 
Ei S' au xai pde? Eiev EXauvi^Ev, ol'-rtep dEpurot, 
aiOcovEg, [xeydXot, afxcpco xsxopYjdxE to%, 
'/j'Xixes, foapdpoi, tcovte <jUvo$ oux dXaTraovov, 
TExpayuov S' efy , eixoi S' Otto (3wXo; dpoTpw ■ 



241 



370 



diliant ensuite n pensee, ■ voulu en effet 
dire I'cte. Les Alexandras n'ont point ad- 
mis cette concession ; mais ils ont suppose 
que raXovrai equivalait a yivovtou. Aris- 
Urquc(Scho/ies B) : (r, StnX-r), on) tieXov- 
tai avTi toO yivovTat, 7tpo; Tr;v 7ta- 
poviuiav tou Sepoy?. II est evident que les 
deux mots peuvent a la rigueur etre consi- 
ders comme synonymes. Mais cette expli- 
cation n'a pas toute la precision desirable; 
car les jours grandissent, (xaxpa ywovTai, 
aussitot apres le solstice d'hiver. C'est ar- 
bitrairement qu'Aristarque ajoute, irpo; 
T7)v Ttapouaiav tou 6spo'j; : ou bien.sil'on 
veut, il ne fixe le moment qu'en vertu du 
contexte, qui parle de la fenaison. En rap- 
portant p.axpa a f,(jiara, on a l'avantage 
de ne faire aucune hypothese, de laisser a 
7te'XovTai son sens propre, et de trouver, 
dans le texte meme, l'exacte indication du 
moment : les grands jours du printemps. 
l'approclie du solstice d'ete. Porphyre 
(Scholies Q) resume comme il suit les dis- 
cussions des anciens sur le vers 367 : X,-^- 
tou<71 iu; Ta; Eaptva? %Epa; u.axpa? 
eotev. oOev r)vayxaa-(hio-av tive; Xs'yEiv 
oti eapivi^ teSeixev avTt tou OEpivrj. 
P»jteov Se oti aXXo io-ri to 7isXei xai 
aXXo to itiXovTaf to plv yap ar]u.ai- 
vei to etvat, t6 Se to yivsaDai. Iv Sk ™ 
£api u.axpai yivovTai al ^uipai, ei; ys- 
veotv ay6|iEvai tmv piaxpaiv. 

368. 'Ev noirj, dans un herbage : dans 
un pre ou les foins sunt l>ons a fauclier. 
Eustathe : ?toir| 6 xaTa to £ap SpE7i6|AEvo; 
tl X£ip6u.evo; vopto;. — Suivant quelques 
anciens, it ttoiij signifie dans un ble en 
herbe. Scholies Q : it oriu.»]Tpiax(i> x^P^V- 
ev o-iTOSOptji ^(opio). II est vrai que, dans 
les contrees du Midi, on faucbe les bles en 
herbe au moins une fois, parce qu'ils sont 
trop drus au printemps, et que c'est dou- 
ble benefice. Les bles s'en trouvent bien, 

OUYSStK. 



et Ton a pour les bestiaux d'excellent four- 
rage. .Mais il n'y a aucune raison de nu 
pas laisser au mot tcoi't] son sens propre. 
369. Kai 5e est dans le sens de xai or]. 

— Tofov, sous-entendu Spe'navov : une 
pareille faux. 

37(i. Nvio-Tie;, sans manger, c'est-a-dire 
en travaillant sans prendre aucun repos, 
meme pour manger. II va sans dire que 
les deux faucheurs auront dejeune avant dc 
se rnettie a la besogne. La traduction je- 
juni n'est exacte que sous cette restriciion. 

— Ilotr, §E 7tap£ir], et que de l'herbe ful 
la : et qu'il y eilt assez d'herbe pour que 
nous pussions fauchcr jusqu'a la nuit 
Scholies B et Q : u.r, imXefeai 6 OEpta-u.6? 

3'(. Boe;, des boeufs : une paire de 

bosufs atteles a une charrue. Oi'iiEp 

apiaTOi, c'est-a-dire £xe£vwv oi apiffTot 
eioi : de ceux-la qui sont les meilleurs; 
qui soient des betes de premier choix. Au 
lieu de oi'uep, quelques anciens lisaieut 
aicTtEp, terme trop vague. 

372. AiOwvEc, au poil luisant. C'est le 
signe qu'ils sont en bon etat. Quelques-uns 
entendent, par aiGuivE;, une couleur spc- 
ciale ; mais ils ne sont pas d'accord sur cette 
couleur. SchoUes B et Q : iruppoi J) p.EXa- 
ve;. La couleur n'importe guere ici. Ce- 
pendant on pourrait a la rigueur admettre 
qu'il s'agit du ruux brun, pelage particu- 
lierement estime dans les betes a cornes. 

373. HXixe;, Jo-o»6poi, de meme age 
de ineme force. Didyme (Scholies H) ': 
6u.7)Xtxe;, io-ox; SXxovte; xai ipEpovtE;. 
Herod.en (memes Scholies) : jtapo£utovr r 
teov to 10-096 p 01. xaTa yap Evspyeiav ^ 
c0v9eo-i?. Ceci veut dire que le composant 
principal est le verbe, ou le mot qui equi- 
vaut a un verbe, c'est-a-dire ipopot. — 
OOx dXa7roovov, nun faible : tout a fait 
vigoureuse. 

374. TETpayuov, adjectif pris substan- 

11— 16 






242 



OAT22EIAi 2. 



■ 



tw x£ p.' tdot$, ei coXxa oivjvExia 7rpoTa[Ao( l ar i v. 
El o au xal uoXefjidv toOev dpfi^cxte Kpovfoov 
a^piEpov, auxap ep.ot caxo? til] xal &uo Soupe 
xal xuvey) 7iay^aXxo? , em xpoxcccpoi? apaputa ■ 

Xto X£" fjt.' WOl? TtpCOTOtCtV £vl TipO[/,OJ£OlO"l (JliyEVXa, 

otiS' av pot xyjv yacx^p' dveioi^wv ayopeuoK;. 
AXXa fxaX' uSp^et^, xa( toi \6o$ egxIv air/jv^- 
xat Tzou xi? Soxe'ei; (Jiiya? IffAfUvat ^Se xpaxaio? , 
oiivExa nap uaupotcrt xal odx dyaGoiciv oijuXsi?. 
Ef §' 'Ogucjeu; eXOot xal fxon' £? itaxpi'Sa yatav, 
a?t|a x£ toi xa GupExpa, xal Eupia rap fxdX' idvxa, 

CpEUyOVTt <7Xe{v01X0 &IEX TCpoGupOtO Gtipa^E. 



[XVII 11 



380 



385 



!• 



tivemeDt : un terrain de quntre gyes. 
Quelle que soit la surface precise d'une eye, 
il est evident qu'Ulysse parle d'un terrain 
pottvant fuurnir pour le moins a une jour- 
nee de labour, et ineme d'un grand ter- 
rain. Voyez, VII, <i3, la nole sur te- 
Tpayuo?. — Eixoi o' into (JoiXo; apoTpw, 
c'est-ii-dire xai pu>).o; u7teixoi apoTpw : 
et que la glebe cedat a la cliarrue ; et 
que le sol fit vraiment arable. Botlie : 
« Dcscriptio soli arabilis, nee lapidosi. » 
Ulysse ne peut pas s'engager a faire l'im- 
possible. 

37 5. Tui, alors : une fois ces conditions 
remplies. Schnlies If et H : 6ia touto av 
pe i&ot;, Sia to eivai p6a;. — AtrjvsxEa, 
per/>etuum t de bout en bout. Didyme 
(Scholies P et V) : ziy imo p.ia? 6pu.ii; 
(T/tCouevTiv. Scholies B et H : oiYjvExE'a 
avti tou o , tr)v£xuK, auo pia; opu.yj;. 
Ulyssedit que son attelage marclierait d'uu 
pas lerme et cgal, et que le sillon srrait 
trace bieu droit; par consequent que le 
labour serait parfait, et cela durant toule 
la journee. 

379. Tni, comme au vers 376. — ITpw- 
TOio-lv, joint a itpi>u.a-/oi<ri, n'est point 
un plconasme. Parmi ceux qui combattmt 
en tetede l'armee, il y a encore des rangs. 
Ulyse dit qu'il ne cederait sa place au 
premier rang a personne, et qu'il y serait 
me les plus vaillants. 

380. Olio' dv (jioi.... Scholies B et H : 
oGS' av qpXuapoir ; ;, ivtioi^tov u.ot tthv 
faatepa. 



383. flap Ttaupotai xat oux &Ya8ot- 
a"tv. Cette petite troupe d'individus laches 
et vulgaires, ce sont les pretendants. La 
belle gloire d'etre quelqu'un dans un pared 
monde! On sent, sous les pirolesd'Ulysse, 
la juste fierte d'un liomme qui a cte compte 
comme un des plus grands parmi les plus 
illustres heros. 

384. Ei 6' 'Oou(T£U{.... Repetition du 
vers XVII, 539. 

385. Toi est pronom, et sujet de tft.\t- 
yovxi. Schnlies H : atij;a xe toi ^oyovn. 
outw; xd l£f);. — Ta flvperpa, ces portes, 
e'est-a-dire cette porte a deux battants. II 
montre la porte qui mene a la cour, la 
plus large de toutes les portes du palais. 

386. 4>suyovti. Ancienne variante,o£u- 
vwv Tt;. Avec cette lecon, le toi du vers 
precedent serait adverbe ; Ta QOpETpa de- 
pendrait de ^eOycuv, comme s'il y avait 
Siareuyfcw* et cTeivoiTO se rapporterait a 
la personne m£me : il se trouverait serre ; 
il ne trouverait pas la porte assei large. 
Cette lecon avait des partisans; et pcut- 
etre Ddyme etait-il l'un d'eux, car e'est 
elle que commeute la note des Scholies V : 
ovtw? Tapa<iO"6u.£voc 6ia tojv iiupuv ipu- 
yri:, u>; ocxeiv o-TEvoyioosicftai. On com- 
prend tris. bien qu'alors le fuyard serait 
Eurymaque. Mais toutes les autres ei- 
pli<aiions antiques se rapportent a la vul- 
gate. Vojez ce qui suit. — Eteivoito, se 
retrecirait : deviendrait trop etroite. Scho- 
lies H : o"T£va Vc'/oivto Ancienne varianle 
ffTEvoivTO. Cette lecon est un teinoignage 



■I 



rxviiii 



OAY2ZEIA2 2. 



243 



0.$ Icpax' - Etipufxayo? S' eyoXwcaxo xy]po'0t f^aXXov, 
xcd jaiv uTrdSpa Jocbv lirea -rcxepcfevxa TToocr J tj'ia - 

A oei'X', yj xd^a tot xeXe'co xaxov, oF dyopsuEic; 
Qa.p<jak£u$ iraXXotci (jlst' dvSpdstv, OU§£ Tt Guuw 
lap&iic, • j) pd ere oivo^ Ij^et <pp£va<; , yj vu xot aiei 
xotouxo? voo? £ox{v • 8 xal p.£xapi.c6via fi*xCzi$. 
[ H dX'kt?, Sxi Ipov Svfetrjwx? xov dXyjxyjv ;] 

Q? d'pa cptovYjc-a? crcplXa? O.Xa6ev auxdp 'oSu<7(7£u<; 
Afj.cpivrfp.c/u irpo? youva xaOe&xo AouXty tyjcx; , 
E>jpup.ayov Sciffa?- 6 o dp' olvoyjtov ^aXe yeipa 
M$t-eprjv • ■KpoyoQ^ $£ yajjial P<5jjl€yj<7£ ireerouaa ■ 
aurdp oy otp.co^a? toc7£v utcxio? £v xovfyjdiv. 
Mv/jffXYJpes S' 6{i.dSr ( <jav dvd [Jilyapa crxicfevxa" 



390 



395 



de plus en faveur de la vulgate; car elle 
ne peut se comprendre qu'avec 9upexpa 
pour sujet. — Aiex TtpoBupoio. Anciennes 
variantes, xal ex 7upoSvpoio et Si' ex u.e- 
yapoio. Celle-ei est la lt-con de Rliianus. 
Avec cetle lecon, 61(a) devait etre joint a 
tfeuyovxi ou a 9=0fu)v. Les Scholies B et 
Q expliquent de la meme maniere que les 
Scholies V, mais en conformite avec la 
vulgate, I'illusion du fuyard : ovtco; Ta- 
pay&rjaEaSai u>{ Soxeiv Td{ 80pa; axEva; 
elvai. 

387-388. r Q:.. . Repetition, mutato no- 
mine, des vers XVII, 458-469. 

389. TeXe'w est au futur. — Of ayo- 
pEuei;, vu les clioses que tu dis : a raison 
des impertinences que tu deuites. Didyme 
(Scholies U) : Si' ola. 

390. IIoXXoigi u.ex' avopaaiv est une 
reponse a 1'expression meprisante du vers 
383, TtxOpoiiTi. Botlie : « Multi esse vi- 
» dentur proci Eurymaclio, quos paucos 
« dixit Ulyssrs, magnum ille cogitans Gra- 
« corum cxercitum, quocum Trojam pro- 
« feetus est. » 

392. 'O, e'est pourquoi. Voyez plus 
haut la note du vers 332. 

393. *H iXuEii;,... Repetition inutile du 
vers 333. On se ranpelle que les vers 330- 
333 etaient identiqucs aux vers 3911-393. 
La e'etaient les trois premiers vers qui 
n'etaient point a leur place; ici e'est le 
quatrieme vers qui est interpole. 

394. S^)E).a; JXXafiev, il prit un esca- 



beau. II veut faire ce qu'a fait Antinous, 
XVII, 462-463. 

39G. *0, lui : Eurymaque. — BaXs, 
frappa : atteignit de son projectile. 

396-397. Xzlpa 5l£lT£pr,v,nu bras droit. 
3!I7. ITpcyoo:, la cruche Lrs ecliansons 
incident de 1'eau avec le vin. L echanson 
dont il s'agit ici venait de verser de 1'eau 
dans un cratere on vase a melange, et te- 
nait sa grande aiguiere a la main droitc. 
L'expression po\i.6r)ai TtEaoOua fait com- 
prendre que cette cruche etait en metal et 
qu'elle etait vide. 

398. "Oy(e), e'est-a-dire olvovooc : l'e- 
chanson, 

399-400. MvrjdTfjpE;.... Repetition des 
vers IV, 7(18-709. — Les anciens ont 
voulu expliquer pourquoi Ulysse etait alle 
s'asseoir pies d'Ampliinomus, et non ail- 
leurs, par exemple aux pieds de Telema- 
que.La raisou qui se presente d'elle-meme, 
e'est qu'Ulysse se jette a droite ou a gau- 
che, pour eviter le projertile, et que l'eu- 
droit oil il s'arrete et s'assied etait celui 
ou se trouvait Amphinomus. On peut y 
ajouter qu'Amphinomus etait un des moins 
mauvais parmi les pretendants. Voyez. XVI 
498. Mais comment Ulysse aurait-il pu le 
deviner? Les anciens supposaient encore 
autre chose. Scholies Q : Tr)Xsu.3/ov yip 
oxiy Ixavov eirixrjupov Soxei elvai xai 
TtpoaxpouEiv aOxoi; Siaaw^eiv TtsipiiuE- 
vov tov Sevov. 6 Be 'Aa^ivoao;, £i xai 

ItpolTEXpOUiTE TOi; XoiTtOlQ, EX\JffnE).El 1U> 






I 



r 



244 



OAT22EIA2 2. 



[XVIII] 




♦-■; 

1 



<L§£ $£ Ttc eitccjxev $wv £<; -rcXTrjafov (SEXXov ■ 
AW o^eXX' 6 Ztivoq dXcopiEvot; aXXoG' 6X£aGat 

uplv iXGetv • tu x' ouxt i6aov x^XaSov [7.£t£0t ( x£v. 

NOv §£ Ttepl TtTW^COV IptSai'vofjiEv , ouS£ xt Sand? 

IctOXyjc i'(T(7£Tat "^So? , era! xa ytpzlova. vixa. 
ToiGt Se Xal [J.£T££tCp' kpy) i? TvjXEfjwtyoio • 

Aatp.dvtot, aa(v£ff0£ xal ouxe'ti xeuGete Gufxco 

Ppcoxuv oOSe TOTYJTa- Gecov vtf ti; u(jl[x' opoGtJvei. 

AXX' eu SaiadfjiEvoi xaTaxskTE oi'xaS' I6\xt<;, 

otttote 0u(jl6? avtoy£ ■ Stcoxco 3' outcv' £ycoy£. 

°Q<; EcpaG'- ot 8' apa itavT£<; d8a£ ev ^efXeat qpuvTe? 



400 



405 



410 



'OSiktoeT tip oTasiaSeiv npo? &XXr]Xou; 
tou; |ivY)<jT?ipa;. Eustathe : itrxlov 8e fin 
SeSiuVraTa '06vkt<iev; ooxeT Tcpoo^EUYeiv 
■up 'Au.cpivou.q>, eI «w; <*y,oi?) ovYxpovaai 
xou; |ivr)ot»ipa; aXXrjXot;, ETiixovpiriiTav- 
xo? (lev Ixeivov Ttj) ££vu>, aTtapesSevxtov 
Se xuiv dXXiov |Avr]iTT^p(i)v. Ce ne sont la 
que des subtilites. 

401. %Xwu,evO$, en errant : durant ses 
courses vagabondes. — "AXXo6(i) , ailleurs, 
c'est-a-dire loin d'ici. 

402. Mete'fTixev. Ancienne variante, |±e- 
Ts^rixav , correction mauvaise. Didyme 
(Sciiolies H) : itaoat u-eisfo/jXev, dvri 
■cou dv^ifiiv Efjr, xev. 

403-404. Ouoeti... Passage emprunte 
a Vlliade, I, B75-576. 

404. Ta XEp^iova, de pareilles miseres. 
— Nixa, triomphent, c'est-a-dire vous ab- 
sorbent tout entiers. 

405. Toifft 8e.... Voyez le vers II, 409 
et la note sur ce vers. 

406. Aaiu.6vioi est dit en mauvaise part, 
mais dit ironiquement : gens que j'admire. 
Aristarque (Scholies H) : (i?| StTtXyj, on) 
Saiuovioi, 6auu.d<rioi Itc\ xaxui. — 
Ouxcn xeu6ete, vous ne caches plus, c'est- 
a-dire vous faites eclater. Bothe : « Non 
u amplius eos occultare ait animo cibum 
« ac potum, hoc est effectum ciiii et potus, 
«* praesertim imraodici , ebrietatem insa- 
« niamque. » — 0U[itj>, d'apres l'expbca- 
tion vulgaire, se rapporte a xeu6ete, et 
signifie xoxoc 8uu.6v : interieurement. Aris- 
tarque l'expliquait comme utio Oujxou : par 
colere ; par une passion violente. Scho- 
lies B, H et Q : (f) SitcXtj, oti) 6uu.u avn 



tou (mo 6uu.o0, (b« 'AxiXyji 8au,a- 
<r8 e t? (Made, XXII, 55), <i eimv Otto 
aXovou xiv^»eio;. ou xpaxeitE tyj; xpo- 
(pTJ;, aXX'afltr] udXXov Ouaiv emxpaTEi xal 
uapaaxEud'Et u)xa; E5ayEa6at tic, a-raSta?. 

407. BptoTuv et itoTYJTa, la cause pour 
l'effet. lis montrent qu'ils ont trop bien 
soupe. — D'apres une note des ScholiesH, 
on devrait ecrire fJpuJTVv, properispomene. 
Mais cela est impossible. La Roche dil 
avec raison que cette note ne peut con- 
venir qu'a TCotijTa. — OOSs'. Ancienne 
vaiiante, tjoe. C'est le meme sens, que la 
negation soit ou non doulilee Mais le dou- 
blement de la negation' donne plus de vi- 
gueur a la phrase. — Tu.[ji(e), eolien pour 
tiuia:, la forme epique ordinaire. 

409. Aiwxco 6' ouxtv' Eito^E, car quant 
a moi je ne chasse personne : car je laisse 
a chacun la liberte de rester ou de partir. 
A(e'), comme si souvent cbez Horaere, est 
explicatif, et il equivaut a yap. — Payne 
Knight supprime le vers 409; et Dugas 
Montbel approuve cette suppression. « En 
effet, dit celui-ci, on ne voit pas pourquoi 
Telemaque, apres avoir dit aux pretendants 
de se retirer, ajoute, lorsque voire esprit 
le commande. » Mais xottaxEiETE oixao' 
iovte; n'est point une injonction de de- 
part. C'est une observation piquante sur 
l'heure indue, et voila tout. Les preten- 
dants ont les paupieres lourdes, et ils fe- 
raient bien d'aller, comme parle Ciceron, 
dormir leur crapule. 

4)0-4<(. "Q ? lipafl'- oi S' apa.... Voyez 
les vers I, 38t-382 et la note sur le second 
de ccs deux vers. 









[xvm: 



0AT22EIA2 2. 



Trik£p.<xyov Gaufjia^ov, 8 GapcaX£w<; dydpeuiv. 
Tot/nv S' 'Ajjicptvofxoi; ayopv^aaxo xat {x,ex£eiTcev 
[Nfcrou cpat'o\p.o<; uios, ApvjxtaSao avaxxos] ' 

T CpfXoi, 0&X #V o\] Tl£ £Ttt pY]G£vXl SlXafa 

avTiSt'oi? eueeaai xaGaTtxd(A£vo<; jfaXeiraivoi ■ 

[AY)X£ Tl XOV ^£IV0V ffTUipeX^£XE, (J.1^T£ Xtv' #XXov 

Sfxcotov, o! xaxa Scofjtax' 'oSugotjo? 0e(oio. 
'AXX'ayex', oivojooc; pdv Eirap^aaOco 0£n:a£o-o"tv, 
ocppa ffireiffavxe? xaiaxefofxev otxaS' [oVrec* 
tov \iivov Se £c6jji£v £vl p.£yapot<; 'oSuuvjos 
TyjXEfxa^cp [xeX£(xev xou yap <p£Xov -t'x£xo Scofxa. 
'£2? cpaxo- xotat Se iraatv EaSdxa (auQov 2mtov. 
Toigiv £1 xpY)x - ?ipa XEpaccaxo MoOXio? Tipco?, 
xrjpu^ AouXi^tsti? • Gepamov 8' yjv Ap.cptvdfJi.oto ■ 
vcop'/jG-Ev S' apa tomtiv ETUGxaSo'v ■ ot 8s G£0t0"tv 
GTCfoavxEt; [xaxap£0"C7t ra'ov [/.eXf/joea otvov. 
Auxap £Ti£t o-neicdcv X£ -rcfov G', ogow yJQeXe Gupo?, 
(3av p' tjjLEvai x£(ovx£<; £a irpoi; ScopaG' exacxo?. 



245 



415 



420 



425 






■ 



413. NiffOU. . . . Repetition inutile du 
vers XVI, 395. 

414. 'Eiti py}8Evu Sixaici), au sujet dn 
bon droit exprime : au sujet des observa- 
tions sensees que vient de faire Telernaque. 

416. ftvufiioi; inizarn se rapporte a 
ya>67ia£vot, et xa6anx6[j.£vo; a le sens ac- 
tif (gourmandant), 

417. Auliowv,... Voyez le vers XVII, 
417 et la note sur ce vers. 

418. 'ETtac^doGw OETraea'Tiv, presente 
des coupes en suivant I'ordre des convives. 
Didyme ( Sch»lies V) : o.tio tou tic-iotou 
aoidohui. 11 s'.igit d'une ceremonie reli- 
giense. Voyez, lliaie, I, 47 ( , la note sur 
£7iap^du.=voi. dependant quelques ancients 
prenaient £irapi;do6co pour un simple sy- 
nonyme de apJjdaGu), pensant prohable- 
ment que 6<ppa ffrcEiaacvTEi; suffisait pour 
marquer l'inteniion religieuse, et par con- 
sequent I'ordre a suivre par I'echanson. 
Scholies H : dpxV tou G\av£u.siv ^u.tv 



420. 'Evl (leyapoi; 'OSvaYJOf;. Rhianut 
avait une autre lecon. Didyme [Scholies H) : 
'Ptotvoc 6e, evi (jle ydpo ictiv SxrjXov. 
Cette lecon a tout l'air d'une correction 
arbitraire. 

421. Ty)>gu,d/w u;e),eu.ev, etre a soin a 
Telernaque: etre I'objet des soins de Tele- 
rnaque. Didyme {Scholies H) : u7io toO 
Tyi>,£adxo\j £7ctu.£X£ia; agtouaQott. 

422. 15; <paTo* toTcti Ce vers a etc 

emprunte a Vlliade } IX, 173. 11 signifie 
ici que tous les pretendants approuvent 
les paroles d'Ampliinomus. 

423. ^Hoikc. Un se rappelle les qualifi- 
cations d'lionneur prodigures a Eunice, qui 
a'etait nou plus qu'uu doinestujue. Vo\ez 
aussi, IV, 22, la note sur xpEtwv 'Etew- 
veu;. Aristarque (Scholies BJ : (v^ SlTlXii,) 
on Trivia; ^paxx; EXeyov. 

426. Na>u.7]atv. . . Voyez le vers XIII, 
54 et la note sur ce vers. 

427. Autdp euEi.... Voyez le vers III, 
342 et la note sur ce vers. 



< m > 



■ A 






Hi 



■ 

1 



OAY22EIA2 T. 



i 



WW; 



I 

1 



OAY22EQ2 KAI nHNEA0IIH2 OMIAIA. 
ANArNQPI2M02 100 EYPYKAEIA2. 

Ulysse, reste seul avec Tele'maque, met en lieu sur toutes les armes 
qui etaient dans le palais, «t dont auraient pu se servir les preten- 
dants (1-46). Penelope descend pour entretenir l'etranger ; et Ulysse 
lui fait un recit du raeme genre que celui qu'il avait conte a Eumee 
(47-307). Euryclee, sur l'ordre de sa maitresse, lave les pieds de 
rhomme que Penelope veut traiter comme un hote, et elle reconnait 
Ulysse a la cicatrice d'une blessure que lui avait jadis faite a la 
jambe un coup de boutoir de sanglier (308-307;. Penelope raconte 
a Ulysse un songe qui presage le retour de son epnux, et Ulysse 
la conlirme dans cette esperance (508-353). Penelope nose pour- 
tant pas s'y iier sans reserve, et elle persiste dans lidee de mettre 
le lendemain les pretendants a line epreuve dont elle-meme, a sup- 
poser qu'il y ait un vainqueur, devra etre le prix (554-381). Ulysse, 
qui compte sur leur confusion, approuve ce dessein, et Penelope 
remonte a son appartement (582-004). 

AOrap 6 ev (AEyapcp vnikzlr.i-o Sto$ 'Oovggvjz , 
|«nf)<mfy>BT0. oo'vov cruv 'A0r ( vr ( [ieppljpfl^iv • 
atya Se Tr^Efxayov faga trrep^evta ttpoarftk • 



ANArNQPIIlrfOI. ... Ancicnne va- 
riante, to viitTpa, r, 6 0?ro EOpuOeio; 
ivoyvaipioiioc. II est probable que les 
rbap-odes ili- .iirnt en effct viitTpa, sauf a 
_v ajoutrr la glose qui precisait le sens d'un 
litre si vague. 

t. AOiap o.... Voyez le vers VII, 110 
et la note sur ce vers. 

•2. Ijv '.Vlr.vrj. La dcesse n'rst pas la 
presenle de sa personne, ou du moins elle 
est invisible; mais c'est bien cerlainrmeut 
M prnsee de Minerve qui inspire Ulysse. 



Didyme [Sehalus H et Q) : T) t0l itapouo, 
oiMitwuivu;, 1 itpovoia tt)? 9so0, to; 
ini too Souptou fititou, tov 'Ejieioc 
£TtoiT|(j£v oiv 'A6t|vyj (VIII, 493). 
Voxei la note sur le vers cite par l)i- 
ilunc. — Quelques-uns prrnaient oOv 
Mlr,-/r, pour line simple expression meta- 
plm.ique. Eusialbe : ivaOr; vap iv vux:i 
(J->u/r, vtaTa 7tapoiu.iav- ofiiv x«i lO- 
9p6vr| XeytTai ^ vu{. Mais ce qu'on 
*«■ plus loin, vers 33, prouve que la 
ilcc.se, presentc ou non, agit reelleraenl. 



[XIX 



OAT22EIA2 T. 



irdvxa fj.aX'* aux&p fxvYjcxYjpat; [/.aXaxots iit&oatv 
Ttap^daGai, ox£ xh cr£ fA£XaXXtocrtv toOeovtsc 

'Ex xaitvoD xaxcGiqx'* itcel ouxexi xoicrtv £c6xei 
ola tox£ TpofiQvSs xtwv xaT^Xetirev 'oSuccrsix; , 
dXXa xarj/jXttrrat, oggov 7njpo<; txst' dlixfr^. 

TlpOQ 8' £Tl Xal t6§£ f/.£l£ov Svl Cpp£(7tV £{/,6aX£ SatfJLCOV, 
fi.7] TTtO; 0tVC0G£VT£^, £ptV (7X7]aaVX££ £V GfJLtV, 

dXX^Xou^ xpcocvjxe xaxaicryuv7]X£ x£ 8a£xa 

xal fxvr^Tuv ■ auxo; yap fopeXxexat avSpa a^Syjoo?- 

rt Q^ cpdxo* T7]X£[xayO(; 8e <p(Xto fiitticefdexo iraxpi, 
£x 8£ xaX£(7<7afjL£vo^ -irpoiTea-Y) xpocpov EOpuxXsiav ' 

Mat\ aye 8*q [xot Ipu^ov evI [jL£ydpo&<7i yuvatxac;, 
ocppa X£V £C OaXa(/.ov xaxaOciouai £vx£a uaxpo^ 
xaXd, xd jj.ot xaxa oixov axv]0£a xaixvoc dtpip&£t 
uaxpoi; d7iot^o[X£voto- £yw 8' £xt vqmos ■Jja, 
Nuv 8' eGeXco xaxaO^cOat, IV oO txupos t^£x' dUxu^. 



247 

5 



10 



15 



20 



r>-43. Havxa.... Voyez les vers XVI, 
286-394 et les notes sur ce passage. On se 
rappelle que la ees vers etaient regardos 
comme une interpolation, et que rathetesc 
s'etendait meme du vers 281 au vers 298. 
Tci au eontraire, Aristarque (Scholies H, 
M et V) les trouvait pai faitement a leur 
place, et mettait les asterisques sans obeis : 
ol Affiepiuxot, ott CLvxy/.<xiu>; £ v &*5e, ore 
xai £u>pax£ xot oirXot. Eustathe : svOar xat 
xeTtoi wpo ivo;, £x<x<ttou ff-riyou afjTepi- 
<rxo; 5r/a gSeXgu, to; £vTa'j0a twv tgiou- 
Ttov ffttytov aptata xEiuivwv xai olov 
acte'po; Sl/.ttiv >a(j.7i6vTtov, ou u.y)v ixet 
(XVIj 286-294), to; emxpivo-JCTLv gI 7ia- 
).aioi. On vo»t qu'Eustatlie, meme quand il 
est dans le vrai a propos de l'.isterisque, 
revient tonjotirs a sa fausse idee que e'c- 
tait un signe d'excelhnce. 

14. "U;.... On a vu dans Vlliade, I, 
345 et deux autres fois, un vers analogue. 

ib. 'E/. doit etre joint a xa'/£a , '7du.e- 
vo; : ayant appele a lui. Euryclee est dans 
la ehambre des femmes quand Telemaque 
lui fait cet appel; niais le jeune homitif ne 
lui parle que quand elle est tout proihe. 

10. "Ep*u£ov, contieus : enferme. Tcle- 
uuqiie veut s'assurer du secret par un in- 



laillible moyen, Les pretendants seraient 
l)ient6t informes, si les femrnes voyaient 
quelque chose. Didyme (Sc/ioliesH) : ivoc 
u.rj Tot; u,vTfiTf^pTt oiaSaXwaiv, wa7i£p 
xai ttjv toO 13TO0 avaXucuv. — 'Evi (je- 
yapotai, dans le palais, c'est-a-dire dans 
leur apparternent, 

*7. 5 E; OiXaaov. Cette ehambre n*e*t 
pas le magasin dont il a ete question ail - 
lenrs, I[ ( 337, mais un autre magasin, 
qui servait (farsenal. 

19. 3 Eyu) 3' Sti viQTTtoc -rja, et moi j'e- 
tais tout petit, e'est-a-dire depuis le temps 
on j 'eta is tout petit. L'idee exj>rimee dans 
cette phrase n'est qu'une depcuda m e de 
ot/ou.evoto. — Bothe met le vers 10 eiitre 
crochets, parce qu'on en a vu ailleuis des 
moiiies, et pour d'autres raisonj encore ; 
« Versiculus ex. laciniis, opinor, aliorurn 
« (T, <35; IIj 313, etc.) consutus, quoin 
a suspectura reddit brevi intervallo et sine 
« emphasi repelita vox Tiaxpod frigtisepie 
« totius sententix. » L'athetese de Bolhe 
n'a ete admise par personue, car elle n'est 
qu'une repugnanee personnelle. 

20. "Iv(a)j adverbe. — "I;Et(at). An- 
cienne variant e, I'xst(o), I'aoriste d habi- 
tude au lieu du futur. 







■ 







248 



OAT2SEIAS T. 



[XIX] 



Tov §' auxe Tzpoakmt <pi'X7] rpo<po<; EtipuxXeta • 
Ai yip &q tote, tsxvov, em<ppo<rtJva<; dviXoto 
oi'xou xv^ecrGai xai xx^fxaxa itavxa <puXd<7<j£iv. 
-A XX' ays, xfc toi Eueixa [AeToi^of/ivT] T" ? ofaei; 
Aacoa? S' oux £ia<; upogXwaxifXEv, at xev sipatvov. 

Tvjv 8' au TY)Xi[i.a^o<; 7r£TOU[/ivo!; avxtov Y]ij§a- 
Seivo? SS' • oO yap dspyov dv^op.at, o? xev e^tji; y£ 
yolvwot; dVcyjTai, xal T7)Xt$G£v e'XtjXouGws. 

a i2? dp ' £<p(6v7]<J6V • T7) S' d-TTTEpO? EuXeTO (JLuGo?. 

KX^i'rjev Se Gupa? [AEydpcov EuvatETadvxcov. 



25 



30 



22. 'Ercif poo-Ova; avsXoto, que tu aies 
adopte de sagrs pensees : que tu sois de- 
venu sage et prudent, Aristarque (Scholies 
Q) : (r) SmXfj, on) E7tiq3po<ru va; dve- 
Xoio dvTi toO cpp6vip.o? yevTio-^. 

23. KrjJeaBai, comme (o<tte xrjSsaOai. 

24. Toi, pour toi : pour t'eelairer. 

"EitEiTa, ensuite : quand Ies ferames se- 
ront enrermees cbez elles. — Metoixou.ev7] 
au feminin, parce qu'il s'agit d'une fraction 
de servante. — Au lieu de u,ETOixou.Evr), 
quelques anciens proposent de lire jastoi- 
-/.ou.ev(|>, se rapportant a Telemaque et a 
l'operation du transport des armes. 

25. A(e) est e'xplicatif, et il equivaut a 
yap, ou plut6t a ETtei. — OOx Eta;, tu ne 

permeltais pas : tu viens d'interdire. 

IIpoo'XuxTXEU.EV, de mettre le pied dehors : 
de sortir deleur appartement. Voye/,,XXI, 
238-239, OupaU 7tpo6XwaxEiv. — A! xev 
Efaivov, lesquelles eclaireraient. Euryclee 
veut dire que Telemaque n'aura personne 
pour 1'eclairer pendant son travail. De la 
la reponse du jeune liomme : « L'etranger 
que voici portera la lumiere. » 

27. HeTvo; 35(e), sous-entendu <pavEi. 
Scholies B : 6 SeWo; oSe <fS>i p.oi noirjaEi. 
— O0 yap aEpYOV dve'!|o|Aai, car je nesup- 
porterai pas oisif : car j'ai le droit d'em- 
ployer a m'etre utile. On pent considerer 
dEpYOv corame le sujet de etvai sous-en- 
tendu. Mais les anciens le regardaient 
comme le complement de dvsEou.ai. Aris- 
tarque {Scholies B et Q) : (^ BlirXij, oti) 
'Atuxti ^i o-OvTafo iativ dvs'xou.ai <"> 
oiTiaTix#| dvti yevixij;. 

28. XoCvixo;, la mesure dans le sens de 
I'objet mesure, et cet objet Iui-meme etendu 



a tout ce qni se mange et designant les 
frais de l'hospitalite.Didyme (ScholiesY) ; 
/oi'vixo? aTtTTiTar Tpo?a; Xau,6dvsi. to te 
HEtpoOv xai to u.etpouu.evov. — Le mot 
yoXwii ne se trouve pas une seule fois dans 
Vlliade. Les chorizontes tiraient de la vul- 
garile de ce mot un argument en faveur 
de leur systeme. Aristarque leur repond 
(Scholies H et Q) que cet argument est 
sans valeur, et que le poete de Vlliade a 
employe des termes encore plus vulgaires 
que celui-la meme : (^ giTrXfj, Sti yoivi- 
xo;) dvTi too 3audvn?, Tpo^rj?. drat? ev- 
TauOa i] cpwvr). xai oil 8id touto x u P'- 
o-teiv TTJc'IXtdooc ttjv 'OSuanEiav xdxeT 
ydp eiti toOoe EuTEXsuTEpa 6vou.aTa - 
SXu,ov S' &i Eo-o-EUE PaXwv (Iliade, 
XI, 147)- du.ip' daTpaYaXotui %o- 
XuBeic (XXIir,88)- TtTUOV {XIII, 58*8). 
Cette note n'est que le developpement de 
celle qu'on lit, a propos de oXu.ov, Iliade, 
XI, <47 : if) SmXij 8e on drot£ EVTauBa 
xExpiitai, xai oti ev 'IXtdSi euteXeoi xe'- 
X&rjTai Xe?i5£oi?, ou u.6vov ev 'OoueroEia 
Xoivixo; xai Xu^vou (voyez plus bas 
Xuxvov, vers 34), npbc tov; yjopiZotxae. 
— Kat, encore que. Plus un bote venait 
de loin, plus on avait d'egards pour lui. 
De la l'expression xai t7]X66ev EiX»)Xov6(ic. 
Botlie : « Quamvis bospes non sit fami- 
« liaris, aut Itbacensis, sed e longinquo 
« advenerit, tamen se ilium negat gratis 
« nutriturum. » 

29. "Qe..„ Voyez le vers XVII, 57 et 
la note sur ce vers. 

30. MeYapMv, de l'appartement (des 
femmes). Voyez plus baut le vers 4 6 et les 
notes sur ce vers. 



^v 



[XIX] 



OAT22EIA2 T. 



Tw S' ap 1 avat^avT' 'oBuctuq xai yalSitioq ui^ 
ecrcpc^peov x^puGa? T£ xai dccTi{Sa? OfjzpaXoecrcai; 
e'YX, £( * t' 6£u<fevTa- -roxpoifk Se IlaXXas 'A9y]vy], 
^puaeov \6yyov iyoixsa., cpao? rapixaXX^ £icofei. 
A-^ tote Tr]Xi[i.a^oi; Trpoaecpcoveev 8v iraxep' afya ■ 



249 



35 



3i. Ta> (eux deux), sujet expHque p;ir 
ritpposition *03u<reuc *o» 9aiStu.o<; uio;. 
— s Ava£i;avT(e), ayant pris l'essor : s'etant 
mis vivement a Pceuvre. 

32. 'Eo^popEOV, c'est-a-dire si; 8dXau.ov 

EipOpOUV. 

33. TlapoiOe, par devant, c'est-a-dire 
sur leur cherain. 

34. X pu tfEOv, dissyllabe par synizese. — 
Au^vov Syouffa. Ceux qui prenaient ['ex- 
pression au propre concluaient de ceci 
qu'il faut considerer la deesse comrae pre- 
sente des le debut du chant. Scholies Q : 
oyjXov ouv ou xai ev ap/?) 7iapTiv. Mais 
elle n'est pas moins invisible ici que la, 
puisque Telemaque prend pour un mira- 
cle Pillumination de la galerie qui mene a 
l'arsenal. — On enteud d'ordinaire, par 
Xpuffeov Xuyjvov iyovGCty tenant une lampe 
d'or, Cette interpretation est inadmissible. 
La lampe proprement dite n'etait point en 
usage au temps d'Homere, ni meme plus 
tard encore. Le mot X'jjrvo; signifie un lu- 
minaire quelconque, un flambeau. C'est un 
terme tout a fait general, et qui n'a pris 
qu'avec le temps son sens special de lampe. 
Didyme [Scholies H, Q et V) : Xuyvov, 
anb tou >usiv to vuy;o;. Xeyst Se tyjv 
oaoa xupito;. tou oe 7iap' :7]u.Tv xaXouui- 
vou Xujfvou tou; T^pwa; /ptouivou; 6 
Trot^TT); oux eto-ayeij ouoe 'Ho-ioco; ui- 
u,VY)Tat. II ne faut pas faire attention a Pe- 
tymologie donnee par Didyme; car Xu- 
/vo; est analogue au latin lucmen [lumen), 
lucna [lurui) } racine Xwx, qui contient 
Pidee d'eelat lumineux. J'ajoute que ce 
raot, comme y/Jtvi!;, ne se trouve point 
dans Ylliade, et ne se lit que cette fois 
seu\e dans VOdjssee. — Puisque la deesse 
est invisible, comment peut-on savoir si 
elle a un flambeau a la main, et quelle est 
la matiere de ce flambeau ? Mais les poetes 
n'ont pas besoin de rendre compte de la 
facou dont ils ont connu les choses. C'est 
Homere qui salt que la deesse tenait un 
flambeau d'or. — Autre difiiculte. Qu'im- 
porte la matiere du flambeau? Le point 



essentiel est la luraiere; et c'est a la qua- 
lite de cette lumiere fournie par Pallas que 
semble s'appliquer l'epitliete ypuaEov. Le 
poete repondrait que tout est d'or dans les 
palais des dieux, ou de matieres plus pre- 
penses que Pur m£me, et que, si Pallas 
tient en main un flambeau, ce n'est pour- 
tant pas une branche de pin, ou un baton 
garni d'etoupes impregnees de tereben- 
thine. — La deruiere diffit-ulte qu'on sou- 
levait se rapporte au r6le de porta- fa lot 
auque! se trouve reduite ici Pallas. Aris- 
tarque (Scholies B et Q ) fait disparaitre 
Pinconvenance, en supposant qu'ici, comme 
dans bcaucoup d'autres passages, Homere 
sous-entend tb:,et fait seulement une com- 
paraison : {^j SittXyj, Oti) Xefast to lb;* 
to; ypuo"£ov Xuyvov Eyouo"a, 6 eotiv au.au- 
pov 901; ETrotst (I); d-ito ix.).ixu.>be.(i}z ypu- 
0"0u. oouXorcpEnE; xai Xiav euteXe; to 
t?;; Siavota; (Siattovia;?)* -noX/a) yap rjv 
du-ctvov ETudYiuMficdirn; ty); Saiu.ovo; au- 
Tou.aTOv E7Ti),dp.'|'*i KoXuteXftC cpto;. ouTto; 
ouv 6 Xoyoc e/etw ■ i) 6' 'AOrivd cpdo; 
E7roiEi, d>; ypuaEov Xuyvov Eyouoa. xac 
yip oux EypYjv oa^tXe; E7iiXdu.^nt to cpai; 
■npA; to p.7] yva>ff6rivai xaTa tyiv oOXtjv 
tt)v u.ETaxou.i5r,v Ttov otcXwv. eiw6e Se 6 
TroirjTY]; (jltj dTioooxi[j:a^£iv twv ovojiaTtov 
Ta eute).7], w; to [xuiav, xudu,ou; te xai 
EpE^tvftou;. La derniere phrase se rapporte 
au caractere vulgaire du terme Xuyvo;, et 
est a Padresse des chorizontes. Voyez plus 
bant la premiere Dote du vers '28. — Rien 
n'empeche d'admetlre ['explication d'Aris- 
tarque. Mais on est parfaitement libre 
aussi de prendre a la lettre les expressions 
du poete, et de voir Pallas un flambeau 
d'or a la main. Je ciois de plus que si l'on 
rapp»>rte ypuaEov a la nature de la lu- 
miere, il n'y a aucune raison d'attenuerla 
valeur de l'epitliete ; bien au contraire, 
comrae le montre ipdo; 7r£pixaXXi<;. — 
<l>do;. Anciennevariante, ^oux;. — *E7rotEi. 
Bekker et Arneis t ETtoUtv. 

3B. A 1 ^ tote.... Appropriation du vers 
XVI, 221. 






£ 



250 



OAT22EIA2 T. 



[XIXl 



itorep, T) f/iya 6a0fjia t<5S' <3<pQaAp.oi(7iv opcojxat. 
"£(""!? F-ot -zolyoi jxeyapcov xaAa( ts fAE<7%at, 
dAa-nvoa xe Soxol, xal xfove<; 6^a' lyovxec, 
cpai'vovx' <3cpQaX[jioii; dxrel irupo? ai9o|iivoto. 
H paXa xi? Geo? I'vSov, ot odpavov siipuv eyouciv. 

Tov 8' aracfj.Et6ou.Evoc upoa^y] toXuixyjxk; 'OoWeoc; • 
2fya, xal xaxa crov vdov lo-yavs, pjS' EpsavE- 
auTY) Tot St'xY) £(7-i Geiov, 01 "OXuu.tov eyouatv. 



40 






P 



h 



■ 



36. Q uaTEp,... On a vu plusieurs fois 
dans Vliiade (XIII, 99; XV, 286; XX, 
344; XXI, 54) un vers tout semblable ii 
celui-la. 

37. *Eu.7tY)!; jxoi doit etre joint a <pai- 
vovr(ai). — Me<j6ou,ai, les entre-colon- 
neincnts : les creux qui se succedaient 
d'un pilastre a un autre. C'est I'cxplieation 
d'Aristarque. Scholles B, H et Q : 6 'Api- 
(Ttapyoc fi [isaoTTuXoi. — D'autres enten- 
daient, par u.ea68u.oc., les interfiles entre 
les poutres du plafond. Meroes Scliolies : 

EVIOl 8c Tflt U.Eta£u T(i)V OOXtjOV 6ia<7T;n.- 

u.axa. Ces deux explications ne sont point 
contradictoires , puisque les pnutres du 
plafond portent sur les pilastres, et qu'il 
y avait aus*i, eotre les poutres, un pbeno- 
mene lumineux. Didyme (Sc/mlies V) : toc 
".eraiju twv xiovwv otaypayfiata, ofTWSC 
rjaav rapt tou; toi^ou? ta axpi fiaiTa- 
SovTe; T(«jv ooxtov. D'upres ceci ii s'agit 
ineontestablcment d'une galerie, de co- 
lonnes dans leur emploi primitif, c'est-a- 
dire appuyees aux parois des murs, et por- 
tant les poutres du plalond on du toit de 
la galerie. Les colonnes mi pilastres n'e- 
taient probablement que des poutres ver- 
ticals, et ne difleruient des So/.oi que par 
leur position. Le sens propre du mot p,e- 
ffo6p.n est tres-vague : construction inter- 
mediate (peio; et oiy.u). 11 designe ordi- 
nairement la partie du navire oil s'implante 
le m3t. Voyez le vers II, 424 et la note 
sur ce vers. Ici c'est ou une portion de 
paroi ou une portion de plafond. L'epi- 
tliete xa).ai s'applique mieux, ce semble 
a la parol polie qu'a un dessous de plan- 
clier, meme peint. Le marbre brille a la 
lumiere. C'est done Aristarque qui doit 
avoir raison. 

38. Kiovec au maseulin, comme dans 
le grec des siecles posterieurs a Jiomere. 



Le poete fait ordinairement xio>v du fc- 
minin. De la cette observation d'Aristarque 
(Scholies H) : (^ Sin).*,) 6ti xou ipdsvt- 
x<5; 6 xtoiv. — T<{/6rr' eyovTe;, intran- 
sitif : qui se dressent en liaut. 

39. IIupo;, genitif causal : par l'effet 
d'un fen. Botlie rapproche le passage de 
Y Amphitryon de Plaute , V, i, 44, ou 
une ^ervante parle d'un miracle du meme 
genre que celui-ci : « /Edes totoe conful- 
« gebant tua?, quasi essent anna;. » 

40. 0eo;.... ol (e'est-a-dire exsivwv o'i) 
equivaut a 8eu>v oJ. Voyez le vers Vt, 150. 

42. Kara doit etre joint a toyavs. L'ex- 
plication vulgaire (in tun mente retine) 
interrompt la suite des idees. Teleiuaque 
n'a rien a garder dans son esprit, puisque 
Ulysse, apres avoir dit civa, et avant de 
dire (irjo' epeuvs, dit a son CIs de repri- 
mer sa pensee, de mettre un frein a sa 
curiosite. Avec l'explication vulgaire, ce 
que Telemaque doit conserver dans sa pen- 
see, c'est le principe que va exprimer 
Ulysse sur la f.icon d'agir des dieux. 

43. AOtt) rot GI/.7] eut'i 8ewv, tel est 
sans doute l'usage des dieux. Ajoutez : 
d'llluminer les lieux on ils se trouvent. 
Scitohrs Q ; outo; 6 Tpono; ttiv 6eujv, 

TO XaTOtftOTi^ElV touc totiou; i\ 01? TVIV- 

Xavouaiv. II va s..ns dire que les dieux 
ne le font que quand ils le jugent a pro- 
pos, et que bicn souvent ils dissimulent 
coropletement leur presence. Didyme (Scho- 
lies V) ; outo; 6 Tpoitoc, to o>; pouXov- 
Tit laiveoSoci. — Eustulhe mentionue une 
ancienne variante : tivi{ Sk ypajouuiv, 
aurii toi 8i/.Y) Eoti 6eou. Mais cette 
lecon est inintelligible, it moins qu'on ne 
rt-tablisse out») au lieu de aux^. Alors 
le sens reste le meme qu'avec la vulgate, 
6eou etant dit en general, et equivulant 
a Oeoiv. 



[XIX] OAT22EIA2 T. 

AXAa cu [jtiv xoadiX^ar t?yw S' uiroXe^o^ai ocijtou, 
otppa x' £ti SjjLcoai; xal [/.YjTEpa <7y)v speGt^to ' 
"q o( fx' oSupojA^vv] etp^aexat aacpi<; exacra. 

&C cpaxo ■ Tr^E^a/ o? ol Sisx txEyapoto (UetrqxEi 
xst'cov £^ GaXap.ov, Sal'Scov uuo Xapurofjievacov , 
svOa isapo<j xc.fxaG', ote (juv yXuxus uuvoc; ixavor 
svG' apa xat tot' eXexto xal 'Hco Siav IfjLtfxvev. 
ACiTap 6 iv [Ji£yapco foeXefraETO Sto<; 'oSucroe&e, 

p.VY]<7T7jp£<7Crt CpOVOV GUV XQyjVT) flBp{JI.7}p^C0V . 

H o t£v sx GaXauow itipfopcov n7)vsXo7:£ia, 

ApT^lSt Jx£Xy] V]£ XPU(7£Y] X^ppO&TJ). 

Trj uapi jj.£v xXidhjv uupl xaTGEsav, e*v6' d'p' ec^ev, 



251 



« 






50 



55 



44. KatdHijai, couche-toi : va te mettre 
.'hi lit. 

45. 'Eps8ito) a un sens tres-adouci. 
Ulysse veut (aire parler les ferames, et en- 
courager lenr maitresse. II a be-oin de 
les e'moustiller. Cette expression familiere 
rend parfaitcment le verhe Ept6l^£iv pi'is 
en bonne part. 

40. Ae est explicit! f, et il equivaut a 
ydp ou a E7re£. Didyme (Scholies H ) : 
aOtri yap 65upop.EvT). 6 yap 6s avrt tou 
yap. — 'Ap.3i; est un adverbe, et Exaa-ra 
depend de Etpr,c7ETa'.. La traduction inter- 
roguhit de singulis ne donue que la moitie 
de la pensee. L'adverbe indiquc que les 
questions alltont place chacune a part , 
cliacune a son tour. Aristarque [Scholies B 
et Q) : (rj 3m),5), ou) afi^ti; avit ToO 
/topi; - , o EffTi xata tȣ;v. Botlie appli- 
que afJL©[; aux personnes , et non aux 
choses : isolcment, c'est-a dire seul a seul 
avec moi. Mais le mot Exauta, qui suit 
immediatement au.<pt£, dit qu'il s'agit plu- 
tot des choses. 

47. Aiex .uEyapoio pEr>r|XEi. La cham- 
l>re a c(»ucher de Tclemaque etait hors 
du palais dans la cour. Voyez les vers I, 
425-426. 

48. Aatooiv uuo ).au.7co(ji£va(uv, sous 
des torches repandant lumiere : a la lu- 
miere des torches. Mais ici comme au 
vers I, 428, le pliniel est pour le singu- 
lier. Kurjclee tient une torche de la main 
gauche ; sa main droite est libre, car c'cst 
Kuryclee elle-meme qui ouvrait au jeunr 



homme !a porte de sa diamine a coucher. 
Voyez le vers I, 4 36. 

49. "EvOa vrotpo; Vers emprunte a 

I'lluide, I, 610. — Ilapo;, auparavant, 
c'est-a-dire de tout temps. 

50. v Ev6(a), la : dans cette chambre. — 
Kai tot(£J, cette fois aussi : comme a l'or- 
dinaire. 

61-52. AOrap 6 Voyez plus haut les 

vers 1-2 et les notes sur ces deux vers. 

61-54. 'H S'Uv.... Voyez les vers XVIf, 
3G-37 et la note sur le premier de ces 
deux vers. 

55. Tfj , pour elle. — Ilipa, adverbe : 
proche ; tout procbe. — Tlupi depend de 
xaiOtfjav. Mais quelques-uns le rappor- 
tent a 7taod, dont ils font une preposition. 

— KatOsaav a pour sojet Sjj.u)ai sous- 
entendu, c'est-a-dire les deux servantes de 
Penelope, Au'.onoe et Hippodamie. Voyez 
les vers XVIII , 182-184 et 303. Ces 
femmes n'ont point quitte leur maitresse. 

— Bothe pretend que le vers (10, ou il est 
question de servantes, devrait etre place 
avant le vers 55. Mais cette correction 
est inutile. Les femrnes qui mettent le fau- 
teuil de Penelope pres du feu sout cclles 
qui I'avaient accompagnee aupres des pre- 
tcndants, et qui ont transported chez elle 
leurs cadeaux. Celles du vers 0(1 sont des 
servantes vulgaires, de celles qu'Euryclee 
avail enfermecs dans leur appajtetnent , et 
a qui on ouvre la porte quaud on a besoin 
d'elles, et que leur jjresence n'offre aucuu 
inconvenient. 




■ 

w 



252 OAT22EIA2 T. 

&vcot/]V {klyavTi xal dpyjpw- rjv tote TExxtov 

irotTja' 'lx|AaXto<;, xal Crni Gpyjvuv uoalv tJxev 

TTpotKpus" il auTYJ? , 6'G' etu fxiya (3aXXETO xwa<;. 

"EvGa xaO^eT' eiterra TOp(<ppa)v rb)V£X£jr£ta. 

^HXGov Si Sfxcoal XsuxcoXsvot ix [/.Eydcpoio. 

Ai S' Ato piv crtrov txoXijv Yjpsov ^Se TpanE£a<; 

xal §£Tia, evGev dtp' avSpEs C»TOp[jL£v£ovT£<; etuvov 

uGp S' airo Xapicnfacov /afxaSic; (3aXov, aXXa S' £V auxaiv 

vvftaav ^Xa iroXXa, <pcta<; Ifxev ^Se Wpeadai. 



[XIX] 



60 



56. Aivfcnrjv. Les pieds du fauteuil out 
ete faits au tour avant d'etre decores d'i- 
voire et d'argent. De la l'expression ellip- 
tique du poete (tourne en ivoire et en 
argent). Eustathe : Sivcott] 1<jw< uiv xai 
ri TopeuTixr] xoTa tivo pip?], pdXio-Ta Se 
»j xux),a> XE7.o<Tjinu.eV»] e).Ecpavtivoti; 6a- 
Tot{ xai dpyupM, xa6a novi xal xoXeov 
eXecpavTo; du.9ioe8ivr]6Y)vat eittev 
6 Ttoinxji; (VIII, 404-405). 

57. 'Ixudiio;. Cet artiste n'est nomme 
nulle part qu'ici. — Two doit etre pris 
comme adverbe, ou, ce qui revient au 
meme, doit etre joint a ^xev. — Iloaiv, 
pour les pieds : pour y poser les pieds. 
On se rappelle que la formule ordinaire 
quand il s'agit d'un fauteuil avec esca- 
beau, est {mo Se 6pYJvu; 7toaiv tjev. Le 
poete a change de formule parcc que le 
travail de l'artiste devait etre decrit. 

58. Ilpoa^ue' il aCiTTJ;. Le fauteuil et 
1'escabeau adheraient ensemble, et ne for- 
maient qu'un seul objet. C'est sur des 
sieges de ce genre que les peintres de la 
Renaissance asseyent leurs madones et leurs 
saintes. — "08(t), la oil : sur Iequel meu- 

ble; et sur ce fauteuil et cet escnbesn. 

'E<u doit etre joint a pi).).exo. et ejie6xX- 
Xeto a pour sujet xu>a;. Eust.tlie vante 
cette simplicity, par opposition a la mul- 
lesse de quelques autres heroines, et parti- 
culierement d'Helene (IV, 124). Mais la 
ricliesse du fauteuil, et l'epilhete piva, 
applique a xcoa:, semble dire que le poete 
a voulu nous montrer Penelope tres-confor- 
tablement assise. 

59. 'Ev8a, la : dans ce fauteuil a esca- 
beau. 

60. *HX6ov.... Repetition du vers XVIII, 
198. — *Ex peydpoio. Euryelee Ieur a ou- 



vert la porte apres avoir mene Telemaque 
au lit. Voyez plus baut les notes du vers 55. 

61 . 'Atto doit etre joint a fipEOv : atpij- 
pouv, enlevaient. Elles s'occupent a faire 
le debarras de la salle du festin. — Iitov 
tco)vv. Les pretendants abnsaient des pro- 
visions ; et il leur fallait trop, beaucoup 
trop, pour avoir assez. Aristarque [Scho- 
lies (I) : (^ 6i7iX»j, oti) eu^oivei tr]v 
doojTiav aCiTuiv to 7coXu (lisez to tio- 
Xuv) ■ outw; xai ev apyji (I, <47) • q-Ttov 
6e opioai Ttap evrjveov. 

62. AeTca est pour Sercaa, et il n'a la 
finale breve que par le fait de I'hiatus. 
Herodien (Scholies H) EXTaxeov to Seita. 
— Ev9ev, d'ou : desquelles, c'est-a-dire 
avec lesquelles. — "Ekivov a le sens du 
plus que-parfait : avaient bu. On peut aussi 
entendre comme si c'etait l'aoriste d'habi- 
tude. Les pretendants buvaient cbaque 
jour dans ces coupes. 

63. Xau,doii;, a terre : sur le pave de 
la salle. — 'Etc' auTwv, pour eux : a I'in- 
tention des pretendants. Scholies M : au- 
t63v Tuiv pvyiarriptov. II s'agit des pro- 
visions pour l'eclairage et le chauffage du 
lendemain. Vojez la deuxieme note du vers 
sui.ant. Quoi qu'en dise Eustathe, les ser- 
vantes ne songent point au feu pres du- 
quel vont converser Penelope et Uljsse. 

64. cJ> oal? g (lgy ^5^ eEpEo8ai, sous- 
entendu waT£ : pour que lumiere fit et 
que cbaleur se produisit, c'est-a-dire afin 
d'avoir de quoi fournir mi pots a feu et 
au foyer le soir prochain. Didyme (Sclio- 
hesH) : Xemei i] ei;- e! ? to <pc5^ Eivac 
xai 8epu.aivEo-9ai. J'ai ete oblige de cor- 
riger le commencement de la phrase. On 
y lisait : Xet7tEi xb et; fto? Etvai. Cela n'a 
pas de sens. 



\~hJL- 



253 

65 



[XIX] OAT22EIA2 T. 

'H §' 'oSuctj ' Ivivntt MeXavOob §£ux£pov auxi^* 

SdV, Ixi xat vtiv ^vOaS 1 avt^ceti; Sia vuxxa 
Stv£utov xaxa o?xov, OTrtTcsuaet^ S£ yuvatxa^ ; 
'AXX 1 e^eXGe 6upa^£, xaXav, xat Satxos ovvjao* 
7) Tdfya xat SaXai (SkSXvjfiivo;; slaOa Oupa'Cs. 

Tyjv S* ap' uu^opa tSwv upoac^T) 7toXufry)xt<; 0§u<7<7£'j; ■ 70 

Aat(i.0Vt7], Xt IkOt (bS ? £u£^£t; X£X0X7]0Xt Gu[J.W ; 

H oti Syj puirow, xaxa ok j^pot etpiaxa eltxat, 
irrto^uoo S 1 ava 8yjf/.ov; AvayxatY] yap tizdyu. 
Totouxot uxco^ot xat aX^ove; avope^ saatv. 
Kai yap £yto uoxe o?xov £v dvOpwraiTiv evaiov 75 

oXSio$ a<pvetov, xat iioXXdxt odcrxov dX'/jXYj, 
xofco ouoto; eot, xat Sxeu xej^piqpiivos s'XGor 



65. M£),av6w ; apposition explicative 
a ^. — Aeurepov auxt;. Voyez les pre- 
mieres Insultes de Melantho , XVIII , 
324-336. 

66. 'Avirjiei;;, sous-entendu :?]|xs'a<;. 

67. AtveOwv, cireulant. Scholies B : 
Stvoup.£vo; , avaarpespofiEvo;. — 'Otti- 
TCEvireL;, m/go OTUTtTEuaEt;. Les anciens 
admettaient les deux orthographes j mais 
ils preferaient ici la forme primitive. En 
effet, la racine est ott, et le t n'est pas 
nece-isaire. 

68. TaXav est dit en mauvaise part : 
miserable ! — Aauo; ovr.co. CVst a ceei 
que s'applique la fin de la scholie sur Si- 
vs'jwv : tva ite'4«]; f fact [jleOuek;. Me- 
lantho dit a Ulysse : « Va dormir sur ta 
bonne repue; va cnver ton vin. » 

69. Kai, de surcroit : outre la necessite 
de quitter la place. — Aa).o>, d'un tison : 
du tison que voici. Elle a ramasse par 
terre un morceau de bois a demi-consume, 
pour le lancer an vieux mendiant. — 
Eta6ot 6upa£e, tu iras a la porte : tu sor- 
tiras d'ici. 

70. 'IVoSpa tStov, dans les vers ana- 
logues a celui-ci, n'a souveut qu'une si- 
gnification assez adoucie. Mais Ulysse est 
lurieux ; etj si les regards pouvaient tuer, 
Melantho serait dcja morte. En attendant, 
il la terrifie, et, comme on dit, U la me- 
duse : torva tuens. 

74. Aai|j.ovir, est ironiquc : chere belle. 
C'est la reponse a TC&av. Didyme {Scho- 



lies H) : 6auu.a<rta inl xaxio. On peut, 
si Ton veut, prendre l'epithete directe- 
ment en mauvaise part : coquine. Mais 
l'ironie est preferable. — Tt u,oi J>£' ett- 
Zyt\$ ] pmirquoi t'acharnes-tu ainsi contre 
moi ? Eustathe : to 5e e ne'^E i; \lo t dcvri 
tou xaT'spiou iy^tic,. evavnoTriTa yap 
TCOtS xat ^ E7ii 7ip68e<ri; 5t)),oi, w; xat 
ev Tw 'Etc id i-rzi 0^ 6 a;, yiyouv xat a 
0rj6wv 6-nXoT oe 7cote i\ Xe^tg xai 

10 7lpOff£/_£lV. 

72, **H oti &i) pwKQtjs. Aucienne va- 
riants : 7) 5tt ou XiTiow. La premiere 
lecon s'applique au costume du mendiant. 
Scholies M : ^EpuTVtoaat, £u:rou 7:£7t),r,- 
pcouai. L'autre lecon s'applique a l'appa- 
rence exterieure du corps d'Ulysse, et 
particuliere a sa face emaciee. Scholies H, 
M, Q et V : Xt7c6o>j ^tqi i9[ Tttu-EXif] Xe- 
)»i7ii(Tu.«i. Otte lecon a sans doute etc 
imagiuee pour qu'Utysse ne dit pas deux 
fois la me me chose dans le m^me vers 
Mais la seconde fois encherit sur la pre- 
miere, et la tautologie est expressive. 

7.1. 'Etcslyei. Ancienne Tariante. Ixdvei. 
La vulgate est bien preferable. 

73. ToioOtoi — laciv, Bout tels, c'est- 
a dire stmt comme voila que je suis. La 
consequence, c'est qu'Ulysse ne doit pas 
etre plus mal traite qu'uu autre de son 
espece. 

75-80. Kai. yap £yu> tcote.... Voye/. 
les vers XVII, 4<9-124 et les notes sur ce 
passage. 








* 



254 



OAY22EIA2 T. 



•ifaav Si Spffle? f/.dXa pupfoi, d!XXaT£ TtoXAa 
olerfv t' e3 "(wouat xat dcpvstot xaXe'ovTai. 
'AXXa Zeu? dXaTOX?JE Kpovuov (yjOeXe yap tou) ■ 
to) vuv pfrore xal C7u, yiSvon, aird uaaav dXea^t; 
dyXa'fyv, ttj vuv ye [x £T a fywayjcn xExaaaat, 
yjv rao? toi oVsuoiva xoxecraapiv/] y aXeir^vy) , 
71 'OoWuc; £ v XQy)- ?*, yip xal Am'Sos aha.' 
El S 6 piv <5> ? dudXcoXe xal ouxeti V&xttpttfc ecrriv, 
aXX' yjStj uai? toIo?, kirdXXwvd; ye exrjTt, 
TvjXe'p.ayoir xdv S' ouxt? iv! pLeyapotcrt yuvaixdiv 

Xtq6£[ dTac6aXX0U(7' • IkA O&XETl TYjX&WS £3t(v. 

Q? jparo • tou 6" yjxoucte rcplcppcuv IT/iVEXdrata ■ 
dfx<pfeoXov 8' Svivtrov, etio? t' Ecpax' ex t' dvfyia&v 

ndvTw?, GapcraX^y], xrJov dotiq, outi pis X^Gets 
£poWa f/iya I'pyov, 6 cryj xscpaXyj dva^d^tt;- 



[XIX 



80 



85 



90 



81. Tw, par consequent. — M^Tcore, 
n« quando, prends garde qu'un jour ou 
I'autre. Didyme (Scholies H) : Xsiirei e0- 
X<x6oO. — 'Ajto doit etre joint a o).i<sar,<;. 

83. Hv Ttcij toi, vulgo uf,it(i); toi 
precede d'un point. Le sens est le meme 
des deux (aeons ; car (uqircuc est identique 
au u.riitOTe du vers 81 . Mais il v.iut mieux 
que la phrase se suive. L'asyndete affaiblit 
la pensee. Didyme [Scholies H) : j) v irw;, 
^ W-Vh- td Se sixaioTEpa, (jltj ucoi;. 
L'expression yfa^rj tout court designe la 
lecon par excellence, e'est-a-dire la lecun 
d'Aristarque. Scholies M : ypd? E *j v mi;, 
eav 7tti>;. 

84. 'EXitt'So; alat, sous-entendu eo~n : 
une part d'esperance est : il y a lieu d'es- 
perer. 

85. "Q;, ainsi, e'est-a-dire comme on le 
croit goneralement. — Noo-tlub;, en elat 
de revenir. Didyme [Scholies H ) : dvaxo- 
u.i<78r)vai ouvdjisvo;. 

86. 'AXX(d) , en revanche. — little, 
sous-entendu sctti : un fils est; il y a son 
fils. — Totoc, tel (que lui) : digne de son 
pere. — 'AitoXXtovo? ye exyit!. C'est par la 
grace d'Apollon seul que les mortels ar- 
rivaient a I'Age d'homine, puisque ce dieu 
avait pouvoir de vie et de mort sur la 
inoitie masculine de 1'espece humaine. 



Scholies Q : ensiSr] T(j5v dppevuv xovpo- 
TP090; 6 Ceo?, tou; -yop xxsivat Sviva- 
(ievou; xat a-wSEiv eixo;. 616 xoupobdXeia 
xa'.etTai ^ Sdqjvr], Sid to xoupoTpo^ov 
tou 'AnoXJ.oovo?. Cetle note, qui se re- 
trouve presque textuellement dans Eusta- 
the, est une citation d'Aristarque. Didyme 
(Scholies H) la resume en quatre mots : 
xaupoipotpo; yip 6 Geo:. 

88. TrjXixo:, d'un tel Age : d'un age 
oh Ton ne fait eucore attention a rien. 
Didyme (Scholies B et H) : toiouto; tt|v 
l^Xixiav to; dyvoeiv Ta yEvoixsvot. 

91. ndvTto; se rapporte a ouxt, et for- 

tifie encore cette energique negation. 

'A&si;, vulgo a5Se£i. Voyez, dans Vlliade, 
la note du vers VIII, 423. 

92. Me'ya ipyov en mauvaise part : un 
iorfait. II s'agit de la conduite impertinente 
de Melantho envers I'etranger. Didyme 
(Scholies H) : touto u,s'ya epyov Tcpdt- 
Touaa, to aTi[idi;Eiv tov {evov. — "O avj 
xeipa)^ dvau.a?Eii;, que tu essuieras avec ta 
tete : que tu expieras par la mort. Le verbe 
dvaudo-o-w siguifie proprement toucher et 
retoucher, manier, triturer, nettoyer. Di- 
dyme (Scholies V) : TtdvTO); iavz% ^P°°- 
Tpii]/r) J| ava),^i|/£i. L'emploi figure de ce 
mot semble n'avoir pas besoin d'explica- 
tion. Cependant on peut y voir, avec 



[XIX 



OATDSEIAS T. 



ndvxa yap eu r)Sr i ff9', e'tceI il e^eu exXuec; atir^, 
w<; xov Heivov e'(jt.eXXov evi jjLEydpoictv ejxotatv 
ajxcpi uo'o-Et d'pec-Oat " stci ttuxivco;; dxdy7]{/.ai. 

H pa, xal Eupuvo'{jt.Y]v xajjiirvv upi? fj.uQov eeinEv 
Eupuvofj.7], cp£p£ oy) St'cppov xat zwa? eV auxou, 
ocppa xa0^o'p.£vo<; shit) eto? V)S' etocxo'Jcjt) 
6 ^£tvo; ejjiiOev eOeXco Se pnv £^£.pi£cr6at. 

Q<; £saO'- v] Se p.dX' fapaXecos xaxE"0-/]x£ cpEpouaa 
oi'cppov e^egtov, xat fat auxco xcoa; I'&xXXev 
£v6a xaOf(£i' licence TtoXuxXa? £io<; 'Ooikjceui;. 
Totcri oe fAuGov 7]p^£ itspt'cppcov n-/]v£Xo-£ia • 

AEivS, TO |A£V SI TTpWTSV EyCOV £[p'/](70(JLai aiixY] • 

Tt'i; tco'Gev e7? avSpaiv ; IIoQi xoi irciXtc; ifik xoxyjec; ; 

Tr]v S' auap.£t6o(X£vo; itpoaioY] iioXu[jLYjxt; 'Oouacr£u<; ■ 
Q. yuvat, oux dv x£? cte fJpofaiv ex' direipova yatav 
veixeoi • ^ ydp creu xkzoz oupavov Eupuv txavet, 



255 



95 



100 



105 



quelques anciens, une allusion a l'usage 
des bourreaux antiques, qui essuyaient leur 
glaive aux clieveux des tetes qu'ils venaient 



d'abattre. Eustatlie 



to oe dy«|ia;£i( 



avTi toO Ttpoo-TpiiJ/Et;, c?ac?E(jTEpov oe 
avTi toO Ttponxo),).n l )Y)'.ai itoir|iT=t; aCnjj 
T ^ °T) xEfpa).?]. xai £<mv EupEtv Tota-JTYiv 
evvoiav xat wapi t<7j Sojox)eT (Electre, 
vers 42)-422), IvOx tpaivE-cci xat; rcetfo- 
VEuuiviov XE^aXati; £va7ioy.dTTEa6au to ev 
toi; 5i<peoiv atput, w; e!; xE^aXrjv orfivi 
exetvot; TpeuojjLEvou too xaxoO. 

93, lldvTac, toutes (ces) clioses : tout ce 
qui coneernait cet etranger dans ses rap- 
ports avec moi. 

94-95. 'Qq tov ?eivov.... Ainsi l'etran- 
ger etait plus qu'un h6le ordinaire ; et lui 
faire affront, ce n'etait pas setilcment violer 
les lois de I'hospitalite, c'etait outrager 
un ami, un liotnme pour qui Penelope ne 
pouvait avoir assez d'egards et de preve- 
nances. Scholies Q : oio-ie oil Sta fi«o£E- 
vi'av [iovov to> TtTuyti aovE7io6ei, aXXa 
xat Tcpoa9epa7TE'jO'jffa auT6v Ouep tou 

Ttu8c'o9(Xl. 

96. Iluxivoj?, d'une facon intense : tres- 
profoodemrnt. Aristarque (Scholies V) : (•/) 
ontW), oti) TivxivuS; avii too nivv. 



97. Aiqipov, un siege sans dossier : un 
taljouret. Aristarque {Scholies B ) : (V) 5i- 
7tX!), oti) ot9pov o'j Opovov, dt/,).a euteXe; 
i7toito5iov. On se rappelle que le Si^jpo; 
est proprrment le siege d'un char, une 
simple planclie sur laquelle il y a place 
pour deux homines : otpopo;, qui porte 
double. 

99. A: est explicatif, et il equivaut a 

ydp OU a ETCEt. 

*<'0- 'H, elle : Eurynome. 

10!. Toiot, entre eux : entre lui et elle. 
Voyez la note du vers V, 202. 

4 04. To, ceci. 

<05. Tiq itoOev.... Voyez le vers I, 170 
et les notes sur ce vers. 

107. Bpoxoiv E7r' d7tEtpova yaTotv. On 
a vu cette expression, XVII, 386, maij 
daus un passage oil l'accusatif n'avait rien 
d'etrange. Ici clie est identique a l'exera- 
ple de I'lliade, VU, 416. L'accusatif se 
rapports au mouvement du voyogeur qui 
va de peuple en people, et qui partout 
sur la terre Irouve des homines. 

108. Nctxsot, pourrait critiquer. Didyme 
(Scliolics V) : xaxoXoyitri. — Quelqnes- 
uns restrcignaient l'eloge au bon accueil 
que Pcuclope faisait a ses Ii6tes. Schu- 



■ 



256 



OAT22EIA2 T. 



wore xe.it ^ ^aaiKrfic; d(jni(jLovo<; , g'ctte Geouoyj? 
dvSpdaiv ev tzoXKoigi xal f<T,G£p.oi<7tv dvdaacov 
eCtStxfot; avt/rpi, cp^pvjai &e yaia jxiXatva 
Trupous xai xptGd?, Ppt'Gyjci Se SevSpea xapuw, 
Tt'xTV] S' £(xu£Oa f/.-?jXa, GaXacroa 8e irapiyj, 1^60?, 
eSj euYjyeci^ , dpexaJcn Se Xaoi 6ic' auxou. 



X1X1 



no 



■H 



tin B : SiaSdXoi etc! xaxo?Evia. La com- 
paraison qui suit prouve qu'il n'y a au- 
cune restriction dans l'eloge. Eustatlie : 

VtlXEOl, TOUTEUTl 91X0VEUUX; (A£|J.90lTO, 

&XXa 0T)>a£r) sv TroXXtp cnatvtp Beit). 

< 09. "H est le premier terme d'une niter- 
native dont le second terme n'est pas ex- 
prime. II equivaut done ici a par exemple; 
et Aristarque n'avait pas tort de l'expli- 
quer par xai, puisque 1'objet compare 
n'etait pas neeessairement un roi. Scho- 
lies H et Q : ft SwrXij, oti) To *j dvxi 
tou xai, &>$ eivai, waTCEp xai tivo; pa- 
uiXeto; xXeo; au.u>u.ou . Mais e'est le con- 
texte seul qui determine ce sens. Rien 
n'empeche de supposer qu'Ulysse avait 
l'intention d'exprimer le second terme de 
comparaison, mais qu'il s'est oublie dans 
la description du bonheur des peuples sous 
un roi juste et sage. — Les anciens suppo- 
saient plut6t qu'Ulysse, apres avoir dit un 
roi, avait sur les levres ou un dieu, mais 
qu'il n*a pas ose pousser jusque-la une 
louange adressee en face. Eustatlie : et ii 
r]v eItceiv, wiiie teu ^ [jao-iXYioi; 4u.u- 
p-ovoi; tie Oeoio, dXXa toOto [lEya 
xpiva; xai oOSe e£u> xoXaxEi'a; axai'pou, 
aq>T|X£ uiv touto noirio-ai. — Bothe rejette 
tout cela comme billevesees d'ineptes gram- 
niairieus. II propose une correction au 
texte, mais une correction tout arbitraire 
et qui, de son propre aveu, fournit deux 
sens different, e'est-a-dire n'en a aucun : 
« Imo boc, ni lallor, dixit poeta : wcrr' i- 
•' teov pao-iXrjoi; au.uu.ovo;, id est eteov 
« au.tiu.ovoc, vere irreprehensi, vere probi • 
« vel potius, quoniam au.0u.wv est ex iis 
« epitbetis qu:e fere non sunt proprie in- 
« telligenda, sed dignitatem significant, 
■ ETeov (JasiXrio;, vere regis. » 

J09-H). "Oo-CE dv£Y_rjo-i, qui tienne 

en baul : qui fasse prevaloir. Scholies B : 
aO$Ei, 4vui]ioT. C'est ^explication d'Aris- 
tarque. Apollonius : ivexrjov r) (iev Ufa 
ev T»j t tyj; '05ua«ia; • euStxCa? dv- 



exiflo-i. 6 oe 'Apio-rap^o; , tOSixia; avw 

tra- 
in. E08ix(a<, les jugements confonncs 
au bien : la pratique d'une bonne justice. 
Scholies B : Sixaia? xpiuEt:. — 4>£pvjo-i 
8e yaia, et que la terre produise : et 
grace auquel la terre produise. Car 6e , 
vu le cbangement de sujet , equivaut a 
xai \><f' ou, e'est-a-dire xai ou fiao-i- 
XeOovto;. Meme observation pour les mem- 
bres de phrase qui suivent, excepte pour 
le dernier. 

H3. TtXTTj a pour sujet yaia sous- 
entendu. — "En7t£8a. Rhiauus, dcrTtETa. 

— Mv)Xa. Ancienne variante, 7tavTa. 

napE>/rj> dactjle. Voyez, lliade , IV, U2, 
la note sur TtapEtTiiov. Quelques-uns ex- 
pliquent Pallongement de la premiere syl- 
labe de JtapEXTl "> supposant PinHuence 
du sigma primitif de la racine <jex ou ex. 

— 'IxW?. II s'agit d'une ressource en cas 
de famine ; car les Grecs des temps lie- 
roiques ne faisaient usage du poisson que 
quand la nourriture babituelle leur faisait 
defaot. Voyez les vers IV, 368-369 et la 
note sur ce passage. — Avec la vulgate 
t(xtei et Tcape'xEi, la virgule, apres xapntfi, 
est insuffisante. 

U*. E5 Eur)yEffir|5 s'applique a tout ce 
qui precede, et non pas directement au 
dernier trait, notfiyri lybvz. H est evident 
que le roi, bon ou mauvais, n'a aucune 
influence sur le peuplement de la mer. — 
Didyme (Scholies H, Q et V) : H euapxia;. 

— ApETwo-t 0£ Xaoi {in' oOtoO, et que les 
peuples soient en pleine prosperite sous 
lui : et sous lequel les peuples soient 
combles de biens. Quelques-uns isolent 
co ii i pic tern cut cette phrase, et prennent 
dpExuio-i pour un iudicatif. Alors Si est 
exphcatif, et Ore' aiJToO est dit au propre. 

— Platon, au livre II de la Republique , 
blame le poete de nous montrer les biens 
materiels comme la consequence de la jus- 
tice d'un bon roi. Le philosophe veut 



[XIX ] 



OAT22EIA2 T. 



Tw e'f/i vuv xa [/iv aXXa f/.£xaXXa cto £vc ol'xw • 
p)8i fxoi etepktve ylvo? xal raxpc'oa yatav, 
[XT] [xoi [JtaXXov 0u[x6v £vmXv]G7); oSuvacov 
[AVrjffa{x£v{p- p.aXa 8' eifju noXuaxovoi; • ou8e -rf at yah 
oi'xco ev aXXoxpi'w yodcovxa X£ f/.upo'f/.evov T£ 
/jffOar i-u.il xdcxtov wevO'^pievai axpixov aki ■ 
[xvjTt? jxot Spwocov vep.effYJseTat, •$ cuy' aOx^, 
cpvj 81 SaxpuuXcostv fkSapyjdxa p.e ^p£va<; oi'vcp. 

Tov 8' r\ati&iT titivza. 7iep{cpptov IlrjVEXoTtEia- 
Setv', vjxoi akv luty ap£X7]v, eJSd? X£ Sla<x<; x£ 
toXEcrav aOavaxot, 6'te "iXtov eicraviSaivov 
Apyetoi, f*£xa xoiai 8' epos ■n.6ai<; y-jev 'OSuaaeuc;. 
Et x£lvd? y' eXO&v xov ep.ov p\'ov auyntoktuoi , 
ftel&Jv xe xXeo? e?7] epov xal xaXXtov oSrw?. 
Nuv 8' ax.op.ar xdcra yap pot tafocreuev xaxa Safpcov. 
'Ocrcrot yap V7](70tcrtv e?tixpaxe'ou<7tv aptaxot, 



257 
115 



120 



125 



130 



qu'on aime la justice pour elle seule, et 
non pour les avantages qu'elle procure. 
Cela est parfait en theorie, dans le monde 
abstrait des idees. Chez, des hommes en 
chair et en os, il taut de la viande un peu 
moins crease. En fait de gouvernement, 
les resultats seuls prouvent quelque chose; 

et c'est Uomere qui a raison. Hesiode 

dans les OEuvres et Jours, vers 225 et sui- 
vants , a imite et developpe le tableau 
d'Homere ; et Horace s'en est assuremeut 
inspire {Odes, IV, v, 17-19), quand il de- 
crit les bienfaits do regne d'Auguste. 

t(5. Tw, en consequence : puisque tu 
cs telle que je viens de dire; puisque 
tu ne peux me vouloir que du bien. 
Schohes B et Q : 8to, E7iei ouoev xaxdv 

■H6. Mr)3s jjioi, vulgo u.7]o' su.ov. Di- 
dyme (Scholies H) : ApioTOtpxo;, u.yi<5e 
u.ot. 

tn-itB. Mr) u,oi u.a).),ov.... Scholies B 
et Q : |xt)5' Ip'z XOitei t<* Ttotpa itpoai- 
pEatv (jle olTOuca XfiyEiv. 

1<8. A(e) est explicatif, et il equivaut a 
yap ou a l7te£. 

4 20. 'EtisL... Voyez le vers XVIII, 4 74 
et les notes sur ce vers. 

421. Au.u>u>v. Ancienne variantc, Aa- 
ODYSSEE. 



va(iv. Mais il ne peut s'agir que des ser- 
vantes de Penelope. — NEUEUT^ETai est 
au subjouctif, pour v£U.Ea>j<xnTai. 

• 22. AaxpunXiosiv, abonder en larmes. 
Didyme [Scholies V) : Sanpuwv 7r),7]0u- 
veiv. Scholies B, H et Q : ctuvOetov to 
Saxpu7i),o)Etv, oiov Saxpuai rc).y]6uEiv. 
to oe ti\u>u> TtoX).dxi5 to Tt),r,6Etv o-r,- 
p.aivEi. 

124-129. "Htoi durlv.... Voyez les vers 
XVIII, 251-256 et les notes sur ce passage. 
43U-I33. "0<jtoi yip.... Voyez les vers 
I, 245-248 et les notes sur ce passage. 
Les anciens regardaient ici ces quatre vers 
conimc une interpolation, et la plupart de 
leurs textes ne les donnaient meroe pas. 
Didyme (Scholies H) : tfiivtfnui 8'. iv ok 
toi; itXeio-toi; ouSe Ees'povTO. — II y a ee 
me semble, dans cette atlietese, un exces de 
delicatesse. Avec les quatre vers, la suite 
des idees est bien plus complete. On les 
trouvait inconvenants sans doute dans la 
boucbe de Penelope. Mais Penelope ne 
peut pas savoir que Petranger est au fail 
de l'histoire du palais. II est done assez 
naturel qu'elle lui explique avec details 
quelles sont les gens qui s'y component en 
maitres. Cette confidence a un mendiant 
n'est pas plus extraordinaire que ce que 

u—17 



V 



H 



\Sm 



#■■ 



■ 

■I 






e 



9- 






258 



OATSiKIAS T. 



XIX! 



AouXiyt'w x£ 24ft7) xe xai OXvfcvxi Zaxrfv&p, 
of t' aurVjv 'l6axyjv cd&feXev dfAcpivipiovxat, 
of [/.' icxa^ofiivTjv pvfrrtw, Tp^own Si ofctov. 
Tw ouxe ^e^vwv fywttHtyuM, ouO' ix£xdcov, 

ofae XI XTf)piJ)MOV, 0? oV J( Ull0£pY0l RCKHV 

dXX' 'oSuctj zoOiouca, tpfXov xaxaxr ( xouiat Tjxop. 
Ot Si yauov gtouoWiv ey& Si &&«* Tokwtefci. 
*apcn; (x£v [xoi upcoxov WrcveuffE tppcd Sat|ji(ov, 
tmjottfAEVY] [/iyav texov, cvi [AEydpotcny Ooafaiv, 
Xeuxov xal raptaexpov ■ acpap S' adrofc; jaexe'eitov 

KoSpot, ejao. pnQ<rrijpec, £7T£i Gove Sio? 'oSuaaeuc , 
fx{fxv£T'£TCiYd[X£vot xov ijxov yafxov, etodx* <papo? 
exxeXegco (it/, pot jj-Exapuovia vr^ax' oX^xai), 
Aa(prr t rj'pcoi' xa^iov, e^ ore xev jj.iv 
Motp' <3Xoy) xa6£X-/]<7t TawrjXeyio? Qavdxoto ■ 
^ xt? ftot xaxa S^mv 'A^aitdowv vEfWO^OT), 
a!' xev ax£p oTte£pou x?jxai noXXa xxeaxi'icra?. 

°Q$ tyiptp- xotatv S' ^e-it£tO£xo 6up.6; dy^vwp. 
"EvGa xal r,;j.axh) jaev fctpatacxov jxiyav icxov, 
voxxa? S' AXXueoxov, filed Safe itapaOe^v. 
'GC xpfexE; jaev eXyjOov Eyw xai etciOov A/jxiou? ■ 
aXX' ox£ xixpaxov yjXGev £xo<; xai e^XuQov Jjpat, 



135 



140 



145 



150 



Penelope a deja dit, que ce qu'elle Ta dire. 
Le 0|4 to facptxtg, applique rigoureuse- 
ment, exigerait la suppression de tout le 
d.scours, ,auf les deux vers qui lc termi- 
nent. II vaut mieux, en definitive, De p.,s 
meltredc crochets. 

(35. O; se rapporte a xriouxtav seule- 
ment. Irttuotpfoi. Voyez la note du 

vers XVII, 383. 

(36. *08U9T), acensatif de meme forme 
que Tu5t), Mr.xtoxf, , Iliade , IV, .1st et 
XV, 339. Quelques anciens, au lieu de 
'OSuCTij KoMovou, lisaicnt, 'OSuar.o ItO- 
6c0ua. Notre vulgale e»t la lecnu d"Aris- 
tarque Dldyrnc (Scholia U) : 'Aptaiap- 

Xo?, '06u<i^ uofleovaa. — <l»i). v. 
Ancienne variante, jrootv se rapport ant a 
'Oovtsf,, et suivi de la virgule que la clarte 
du sens exige devant ipiXov. 



(37. Ol, eux : les pretendants. Si Ton 
•upprime les vers 133-138, Penelope sup- 
pose que le mendiant a etc assez long- 
temps dans la compagnie des pretendant, 
pour ne pas ignorer ce que Teulent ces 
personnages. Avec les quatre vers, on n'a 
aucun besoiu d*b)'|>otljese. 

<38. <l>dp,o; depend de u^aiveiv. 

(39-158. XTno-auivr;.... Repetition, mu- 
tatis mutandis, des vers II, 94-1 10. Vovn 
les notes sur ce passage. Voyex aussi plus 
bas la note du vers I 53. 

U9. Tijaiveiv. Ancienne variante, Ofat- 
vov, ieron rejetee par Aristarque. Didymc 
(SchclU, H) . 'ApioTapxo;, 9 a(v«iv. 
Avec u9atvov, il faudrait que ■Jiiimii des 
deux vers <38 et (39 formit une phrase 
dtsuncte, et qn'il y e0 t •n r n«livi l 
norninatif, comuie au vers II 9». 



^ 



[XIX I 



OAT22EIA2 T. 



[[ayjvwv cpGivo'vTcov, rapt §' 7)p.aTa 7toXXa teXeo-Gy),] 
xat to'te Stq {X£ §ia Sp.wa; , xuva<; oux aXEyouo-a?, 
eIXov dusXOdvre? xal 6f/.o'xXy]<Tav ETTEEaaiv. 
°GS to piv £^£T£X£ac7a, xal oux sGiXouo-', 6k' avayx-/]?- 
vuv §' out' txcpuy££tv Suvauai yapiov, oute tiv' aXX^v 
p-vJTtv £9' Euptaxw (j.aXa S' orpuvoucrt T0X7Je? 
yY]u.acr6' ■ acr^aXaa Si uat; [3iotov xaTsSoVcwv, 
yiyvcoaxwv tjStj yap avqp old? T£ u.aXt<7Ta 
oi'xou xyjSeaGai, tw t£ Zeus xuSo? oua'Cvj. 
AXXa xat cij? [xoi eitc teov y£vo?, otito'Oev Earn'- 
ou yap aira Spuo's Eacri TtaXatqparou ouo' aico TrlrpYJC. 



259 



155 



160 



41 



|H 



<63. Myivwv..,. C'est mot pour mot le 
vers d'Hesiode dont il a ete question dans 
la note du vers X, 47U, sauf 7toXXd teXe- 
a8»] au lieu de noXX' ixEliabn. On ne peut 
pas dire que ce vers soit absurde ici ; mais 
il n'y doit point figurer, puisqu'il n'est 
point au chant II, dans le passage auquel 
sont empruntes les vers <39-<56. Si on le 
maintenait ici, on devrait l'introduire la , 
entre les vers (07 et (08, 

<54. Ala opuoas. Au vers II, 108, il y 
a : xoti tote orj tic e'entE -yuvaixuiv. 

<55. EIXov, ils prirent : ils me surpri- 
rent. Ajoutez, d'apres le vers II, 109 : 
defaisant I'etoffe (aXXuouaotv iutov). — 
'OpLoxXviaav doit etre pris dans le sens 
etymologique ; car tous les pretendants 
eclatent a la fois. Didyme {Scholies V) : 
6u.ou iravTE; iiz£iO.-r\$,a.v. 

^8. ToxiJE;. Voyez les vers I, 276 et 
II, 62, et les notes sur cliacun de ces 
deux vers. L'expression otpuvouat Toxfje; 
ne permet pas de douter que le vieil Ica- 
rlus et sa femme fussent encore vivants 
et mime qu'ils habitassent non loin d'ltha- 
que. La mere de Penelope se nommait 
Peribee ; mais son nom ne se trouve pas 
une seule fois dans les vers d'Homere. 

159. KateSovTiov depend de a^yaXaa 
ou, si Ton veut, c'est un genitif causal. 
Voyez plus has la note du vers 534. 

160, TiyvoxTxtov, connaissaat, c'est-a- 
dire parce qu'il a maintenant pleine con- 
science de ce qui se passe. — Oto; te 
capable. Didyme [Scholies H) : Suvaro?. 
xal 6 te TtXEovatEi. On est libre pourtant 
de considerer la copule comme utile. Elle 



correspond, suivant quelques-uns a celle 
du vers suivant : et capable.... et auquel. 
161. To! Te en deux mots, vulgo tote 
en uu seul. La vulgate ne s'explique pas 
bien; une conjonction est nccessaire, soil 
pour correspondre a celle du membre de 
phrase precedent, soit pour lier ce membie- 
ci a celui-Ia. — K05o?. Ancienne variaute, 
6>,6ov. — 'Oni^-Q, vulgn OTii^ci. La vul- 
gate parait n'etre qu'une faute d'iotacisnie. 
En effet, Teleniaque n'en est encore, tout 
bomme qu'il soit, qu'aux esperances. Bo- 
the : « Neque enim revera juvenis jam gu- 
« bernat domum paternam, nee honorc 
« debito fruitur, procis impedientibus. » 
La lecon oTtdCci l'eut £tre defendue, comme 
expression d'une illusion matei-nelle. 

)62. AXXa xai a);, mais pourtant en 
1'ctat ou sont les cboses : mais nonobstant 
ton extreme repugnance et le chagrin qui' 
tu vas eprouver. Voyez plus baut, vers 
i IB-) 18, la priere d'Ulysse a Penelope. — 
OtikoQcV £0"f7t se rapporte a teov yevo:. 
et precise la question. 

163. IlaXai9aTou, dont on parle dc- 
puis bien longtemps : dont il est questiou 
dans le vieux proverbe. Ce proverbe si- 
gnifie que tout homme a un pere et une 
mere. Voyez, dans Vl/iade, la note du veis 
XXII, 126. II est d'ailleurs manifeste que 
ce proverbe se rattacbait a une tradition 
sur l'originc de notre espece. Penelope dit 
done au fond ceci a Ulysse : « Car tu n'es 
pas de ceux qu'a directernrnt produits la 
Terre. » Scholies B . ii, wv E^iutlov, tout- 
Editv ev6u.i!|ov ol TTiXouot. Scholies H, Q 
et V t rcaXaia faTi?ou.evTi;. oi yap na- 






?T» 



260 



OAT22EIA2 T. 



XIX] 



T/jv o" ama.]xt£6\t.ivoq TtpoG£ , <p7] iroXuL*.y)Tis 'Oougg£u<; ■ 
Q yuvat at'oofr] AaepxtdoEto 'oSugyjo? , 
oOxeV airoXVjHei? xov ep.ov yavov e'S-ep&JUGa; 
'AXX' ex toi ipiw yj (jiiv fx' ijiiaal y£ owgei? 
TtXefoGtv Y) l^ofxat- r) yap oi'xy], om^te 7raTpr ; <; 
yj? du^Tjo-iv avYjp xdccov ^pdvov, 6'ggov eyw vuv, 
iroXXd (3poTwv em ocgte' dXcoL/.£vos, dXyea toxg^cov. 
'AXXd xal co<; £p£co o [/.' dveCpeai ^ol |jt.eTaXXa<;. 
Kpi^TY] ti<; yaf Igti, f/iGto eVi oivom -jigvtco, 
xaXiQ xal mapa, Ttep£ppuTO<; • £v 8' dv0pcoirot 
iroXXol, draipiGioi, xal Ivv^xovxa iu<xX7]e<;. 



165 



170 






Xaioi 07tEXau.6avov xov; irpo eauxuw ex 
SpuuW xai jtETpaiv YEYevijdOoei.... Eaxi Se 
6 Xoyo;, oO yap 6 rj exeivuv st ctu. 
— Les homme.s ont vecu durant de longs 
siecles dans les forets et dans les cavernes. 
lis se donnaient sans doute a eux-memes 
le nom d'enfants des arbres et des ro- 
chers. Cette metapbore est devenue, avec 
le temps , l'expression d'un fait, la base 
d'un systeme. C'est ce que notent eux- 
memes les Alexandrins. Scholies H, Q etV: 
Sia to Ta; TiXTOvaai; et; Ta aTeXeyr] xal 
o-jir|>.aia EXTi6evai Ta itaioia.... 7ii0avov 
8s tou; izfxltxi avOpamou; ev Tai; epv]- 
|xtat( Ta; (juijeii; 7toieTa9ai TtXrjaiov neTpoiv 
xai Spvuiv. — Au lieu de itaXaicparou , 
qui signale un proverbe, quelques-uns 
ccrivaient TiaXai^aYOU, qui rappelle seule- 
raent le gland des bois, la nourriture des 
premiers bommes. Didyme (memes Scho- 
lies) : tive? Se naXaiip ayou , E7tei£^ 
ot rcaXaioi e6aiavocpaYOv>v ■ itapo xai q>n- 
Yo; tb; ipaYo; ti; oijaa. Cette lecon na- 
XaiqjaYOU n'etait pas bonne ; car enfin , 
raeme au temps ou les bommes mangeaient 
du gland dans les bois, les enfants nais- 
saient toujours d'un pere et d'une mere. 
II faut absolument que Penelope fasse allu- 
sion aux hommes nes d'une autre facon, 
c'est-a-dire aux premiers ancetres de l'es- 
pece. Hesycbius : naXaicpaTOU ' x>i; <pt]- 
tutlouivri;, oti i\ auTTji; eyevovto afSpto- 
TTot. — II y a encore une autre variante, 
TtaXaicpuTOu. Hesycbius encore : Ttve; Se 
Ypacpoudt TiaXattpUTOu, €7tEi6ir] TtaXatov 
taxi ipuxiv rj 8p0;. Cela est vraiment par 
trop vague ct banal. 



4 65. , Q y^ v0 "'"- Repetition du vers 
XVII, 152. 

4 86. jVnoXinSeic, ortbograpbe d'Aristar- 
que, vulgo dmoXXrjiJeic. — Tov ijiov yo- 
vov, cette race mienne : ma race que tu 
veux absolument connaitre. 

^7. Mev est dans le sens de |i^v. — 
Awasi;, tu donneras : tu livreras en proie. 
Voyez, XVII, 567, oSOvrjo-iv Kuxev et la 
note sur cette expression. 

<68. DXeiOffiv 9i eyop.ai, ellipse pour 
itXetodiv J] ol; iyopai. — 'H Yap S£xr), 
sons-entendueaTc : car c'est la l'ordinaire; 
car Toila ce qui arrive naturellement. 

4 70. IloXXa.... On a vu un vers pres- 
que semblable, XV, 492. 

<7I. 'AiXa xai.... Vers analogue a ce 
qu'on a vu ailleurs, VII, 243 et XV, 402. 

<72. Kp^TTl. Ancienne variante, Kpv)- 
TV);. — MijB ev otvoTu itovTtj). Virgile, 
inside, III, 404 : « Creta Jovis magui 
« medio jacet insula ponto. » 

473. IlEptppyTO;, comme ailleurs au.<pi- 
puTo;, l'epitbete des iles : entouree par les 
flots. Aristarque {Scholies B) : (^ StTtXyj, 
on) itspippuToi; avTixou jtEptppeou.EVYi 
OaXaoaij. oO Yap etti u.euov u; xevTpov 
toioutov E7ti ttj; 'O.'jM^la.i, 081 x' b\L(fa- 
Xo« euTt 8aXao-o-7]; (I, 50). — Qucl- 

ques-unsexpliquaientnep£ppuTo;par0Sp7i- 
)tj. Mais la Crete, sans etre precisement 
secbe, est loin de meriter Pejutbete de bien 
arrosee. II est vrai qu'on peut l'entendre 
d'une facon relative, a propos des fertiles 
vallees qui justifient l'epitbete de m'sipa. — 
'Ev, sous-entendu eIoi : dedans sont; il y a. 
474. 'A7tcipe<jioi encberit sur itoXXoi.Ces 









"*4 



XIX] 



OAT22EIA2 T. 



AXXtj S' aXXoov yXwacra fjLeejLtyfxevv] • ev (jlev k^aioi, 
£v 8' 'ET£6x.pY)TE<; fJL£yaX^TOp£i; , ev §e KuScove;;, 
Atoptsec T£ Tptj(_aix£(; Stof te IlikoLa^ol. 



261 
175 



horames nombreux le sont tellement, qu'il 
est impossible de les compter, qu'on n'en 
finirait pas a le faire. Didyme (Scholies V) : 
e7ty)VEYxe tw tioXXoi to aTCeipsmoi 
av^YjcEa); k'vexev. — 'Ewtjxovxix iroXiqe.;. 
Dans Vlliade, la Crete a cent villes. Les 
chorizontes tiraient, de cette divergence 
un argument en faveur de Icur systeme. 
Aristarque regardait les n ombres cent et 
quatre-vingt-dix comme des quaotites in- 
definies. D'autres maintenaient l'exactitude 
des deux nombres, Idomenee, a son re- 
tour de Troie, ayant detruit dix villes, que 
son fils adoptif Leucus avait soulevees con- 
tre lui. Cette legende a ete inventee sans 
nul doute par les premiers commentateurs 
d'Homere. Pourtant Didyme ne la trouve 
point absurde ; car il admet [Scholies V) 
cette explication concurremment avec la 
premiere : &/ 'IXiaot (II ^ 649) hax6|x- 
no),tv xrjv KpriT^v Xeysi, oOy tbpuruivw; 
exocxov tcoXei; eyouffav, aXXa avxi xou 
7toXXd<;. Evtoi 6"e cpaaiv 'ISopevea, xaxa 
xov i% 'IXiou dva7tXouv, &7ieXayv6(j.&vov 
tyJi; KpyjiYi; vtio Ae'JxgUj ov Gexov 7raToa 
xaTa),e>.oi7i6t 9'jXaxa tv); fSaffiXeta;, oe'xoc 
TtoXet; 7iop89}<xai. u.exa &£ -rot Tpwtxa al 
oiv.a. TtoXei? 7rpoa"£XT{(r6y)ffav. On lit les 
memes cboses daus les Scholies H et Q et 
chez Eustathe; mats les Scholies H et Q 
ajoutent un detail au sujet des dix villes : 
ol p-Exd 'IoofxsvEaj; sTtopOYiaocv Auxxov 
xai xa; 7iEpi?, a? e/tov Aeuxo; 6 TaXw 
7t6).£[j.ov ^pato 7ipo; auxou;. Ce qui suit 
ce renseignement est identique aux deux 
dernieres phrases de Didyme. 

■175. "AXXtj 8* aXXcov yXajTcra u.£uuy- 
u.£vy) signifie que chacune des populations 
qui li.ibitent l'fle a sa l.mgue particuliere, 
uu pi a tot son dialecte particulier ; et cette 
obser'ation n'est pas inutile, pour que 
Penelope ne s'etonne point d'enteudre un 
homme des contrces loi'ntaincs parler le 
pur acheen. Didyme [Scholies V) : Ttooto- 
xov6u.Yiff£v iva \xr\ xi; auxov EXey^Tfl 5ia to 
u.7) ypYjca^Gai TY] otaXexxw auxaiv. En 
effetj la premiere population mentionnee 
par Ulysse est celle des Acheens. — 'Ev, 
comme au vers 173 : il y a. De rneme et 
par deux fois, au vers suivant. — Aycuoi. 
II y avait des Ac-been s en Crete au temps 



d'Homere, sinon au temps d'Idomenee. lis 
ctaient d'origine argienne, et ils descen- 
daient des soldats de I'armee d'Agamem- 
non, emigres de Mycenes avec Talthybius. 
Didyme (Scholies V) : p.Exa xa 'IXiaxa 
TatXOOSio; ex Muxr,vc5v T^ayey aTtoixiorv. 
<76. 'Eteoxp^te;, des Cretois vrais : 
des Cretois autochthones; des Cretois qui 
ne proviennent point de colonies fondees 
dans Tile, mais de la population primitive, 
nee du chene et du rocher. Aristarque 
(Scholies B) : (^ SiuXtj, otl) 'Exeoxpvixet:, 
ol auxoyGove; Kpyjxec, 9\ ol l8ayevET;. 
Eustathe : auxoyGovE; ouv ol 'Eteoxpyixe; 
tSayevetc, yvyiciot xf,; ya>pa;, X£y6s'vx£; 
'Eteoxptixei; w; -nrpo^ xo^; euYi>.uoac,xa^a 
xai xto TEWYpaqptp 3ox£t (Strabon,X, iv). 
— Kuowve;. Les Cydons ou Cydoniens 
passaient aussi pour des Cretois autochtho- 
nes. C'etaient les Eteocretcs de la ville de 
Cydonie f fondee par Cydon fils d'Apolion. 
Aristirque [Scholies B) : (xat oxt) Kuoto- 
veq (A coixo/Gove; KOSwvs;, vltio Kuotovoc 
xou 3 At;6XXwvo;. II y avait assurement 
dans la ville de Cydonie des hommes d'o- 
rigine etrangere; mais Ulysse ne parle 
point de ceux-la, il ne parte que des Cy- 
dons propremcnt dits. Tel est le sens de la 
note d'Aristarque. 

177. Aa>piEE;.C'estle seul passage d'Ho- 
mere ou il soit question des Doriens; mais 
ce n'est pas une raison pour suspecter le 
vers. Payne Knight le supprime, puree que 
retablissement des Doriens en Crete est 
tres-posterieur au temps de la guerre de 
Troie. Mais il suffit que cet etablissement 
soit anterieur au temps d'Homere pour 
qu'on s'explique runaehronisme du Do ete. 
CVst un an.aehron.isme un pen plus fort 
que celui qui coucerne les Acheens, mais 
voila tout. — Tpi/atxE;, agitant la eriniere 
de leur casque, c'e>t-a-dire belliqueux. — 
Les anciens ue s'accordaient jias entre eux 
sur le sens de 1'epithete. Le sens que nous 
donnons paratt avoir ete prefer©, et non 
sans motif, par les Alexandrins, notamment 
par Apollunius. Scholies V : A7ToXXc6vio; 

OE TOU; 7T0XEU,tX0'U; XeyEt , 6.TIQ TOU at(T- 

sovran xai eutffEi'ovxa; xac xop-a; ev x^ 
7T£pix£!paXata 7roXeu.-tVj Wov xai xopu- 
Oatxt (lliade y XXII, 1 3i) L'ex^iple cite 

& 

IN 



• 








■ 



w 



w 



262 OAY22EIA2 T. 

Tvj<n 8' ivl KvomjA?, fxeydcXy) ndXi?, e'v6a xe Mfao? 
£vv£copoc paat'Xsue Aio<; fxeydcXou daptaxY)?, 
racxpcx; i(xoto racxrjp, [xeyaOufxou AeuxaXfcovo?. 
AeuxaAfov S' £p.e xUxt xai 'iSofAEvyja avaxxa- 
aXA' 6 piv lv v>]£(7cri xopcovfctv "lXtov d'trw 
ioX £Q ' %' ATpe%jw ipoi S' 6'vopa xXuxov A?0cov, 
fruX<fcepo? yevtfj* 6 8' £pa irp<fcepo S xal ipei'wv. 



tXIX] 



180 



est vraiment concluant.Plusieurs modernes 
ont adopte cette interpretation; et Ameis la 
defend, dans son Appendice, par des argu- 
ments peremptoires. — ^'explication rat- 
gaire, Irifariam divisi (partages en trois 
populations), est pourtant d'origine an- 
tique. Mais les anciens abusaient du mot 
quand ils y voyaient l'indicatlon des trois 
contrees principales occupees en Grece par 
les Doriens. Scholies B : Tpi^rj oiatpees'v- 
ts;. ot hev yap IlEXoirovvTKOv, ol 6s E0- 
6omv, ot Se KprjTrjv tpzyjaav. II ne peut 
s'agir ici que des Doriens etablis en Crete. 
On aurait done dil plut6t entendre que 
chacune des trois populations doriennes 
de Crete avait sa ville a soi. Ce serait 
quelque chose d'analogue a ce qu'Homere 
dit des Rhodiens, Made, II, 655-656. — 
Outre les denx explications principales, il 
y en avait encore deux autres : a triple 
criniere; danseurs. Scholies V ; gJ ff J ft tf 
•tpi/opou; cpatriv, ot Se tou; 6p x ?itrra; 
aTtooiSoaoTv. C'est toujours, au fond, le 
sens de belliqueux ; mais cette acception' 
sort bien mieux de la comparaison des 
mots Tptxcu? et xopu8ai£. — AToi, di- 
vms : nobles et distingues. Didyme (Scho- 
lies V) : ot EuyEVEoTaTOi. 

<78. T^o-i 6' M, or, parmi elles : or, 
parmi ces quatre-vingt-dix villes. Voyez 
plus haul, vers (74. _ "£ v 9a te , li. on : 
dans laquelle. 

^79. 'EvvEtipoc, agedeneufans : des 
l'age de neuf ans. Ce qui suit explique le 
prodige. C'est que eet enfant, qui etait fils 
de Jupiter meme, avait avec son pere des 
entretiens continuels. Dans cette explica- 
tion, le mot EWEwpo; garde le sens qu'il 
a partout cbez Homere. Si on le traduit, 
pendant neuf ans, il peut se rapporter soit 
a pao-O.eue, soit a oapto-TYi;, et donner au 
vers plusieurs significations differentes. Di- 
dyme (Scholies V) ; ol (1EV, OTl SUX EVVEa 

et(5v T<f> Ttorpl o-vviwv Aii ivap' adrou 



IjiavBavEv aTiva eiyj Sixata- otj 81, gti 
Ivvaetrit <Sv pao-t).e0£iv IjpEaTO- ot Si, 
8n iit'iwEa Itt] i6aai\f.vatv 6uiXr]irj; 
yEvouEvo; tou Aio;- ot 8s, oti eV ewe's 
ett] napa tw iraxpi E7tai3E06?). ^acri Ss 
ETEpoi (b; rat; xibv Pao-iXe'wv yviiuai; 
ou paotw; 7tE£8ovTai ot (utOTExayuivoi. 
aviovxa ouv aOtov Et; T r]v "Iorjv Sia ev- 
va=Tia; <ruv6etvai vou.ou;, xai 9e'povra 
6ia6E6aiouo-6at <b; utco tou Aid; eTsv Se- 
Sopivoi. — 'Oap'.aT>5;. Aristarque (Scho- 
lies B): (fj 8iic^,8n) oapio-T^; 6f»Xr)- 
xfo. oux apa p.6vov iapi^Eiv to e>wtix<o; 
4t"XglV. En effet, d'apres la racine sp ou 
fsp (purler), oapi^w est pour f af apiCto, 
et ne contient que l'idee generale du dia- 
logue : deux fois parler; dire et repon- 
dre. Ce n'est que par excellence que ce 
verbe a ete applique a une conversation 
amoureuse. Bien que oapio-Trj; soit un 
aita? EipriiiEvov, le contexte ne laisse au- 
cun doute sur le sens. Mais ce sens est 
confirme par I'etymologie. 

t 83. Kautov ne signifie pas illustre ; car 
le personnage avoue lui-meme qu'il n'est 
pas un heros, et son nom est tout ce qu'il 
y a de plus vulgaire, un nom de cheval 
(Made, VIII), t85. II faut done prendre 
le mot au sens etymologique, et x)vitov 
equivaut par consequent a xupiov. Didyme 
(Scholies B et V) : & ExXuour.v xat 
exa>.ouu.nv 6vop.aTi. Le meme (Scholies 
V) : ovo|xa xupiov. 

<84. 'OnXotepo; ysvE^j , anacoluthe. Le 
nominatif a ete attire par Aii6(Ov, au lieu 
du datif OTtXoTEpi,). — On suppose l'el- 
lipse de e!u,i 8e ou tjv 5i, hypotliese inu- 
tile. Botlie veut retablir la syntaxe rego- 
liere, en ecrivant, au vers <83, iytb 8' 
ovojia xXuto; Ai6wv. Mais pourquoi ne 
pas laisser a Homere sa libre et naive al- 
lure ? — 'O, lni : Idomenee. — 'Apccwv. 
D'apres les idees du poete, l'aine d'une fa- 
mille est toujours superieur a ses freres. 




[XIX] 



OAY22EIA2 T. 



"EvG' 'oSucrfja e'ycov iSo'p.Yjv xal S-efvia oxoxa. 
Rai yap tov Kp^tyjvSe xanqyayev t? dvEfjioio, 
E£'p.svov TpofyvSe, TiapaiiXay<;acra MaXeiwv" 
or/jde 8' ev 'A[xvt(7cp, 081 te cruEO? EiXsiQuhjs, 
ev Xif/iaiv ^aXeiroici, (J.6yt? 8' uuaXu^ev asXXa?. 
Auxfaa 8' 'iSopievyja jxETaXXa, ao"ru8' AveXGcov* 
Estvov yap oi !<pa<jx£ (pt'Xov t' ejjiev ai8oiev ts. 
Tai o' yjdY] 8ex<xty] y) evoexar/] t;£Xsv tjw? 
oiy o[j.£vcp ffuv vyjuai xopcoviciv "iXtov ei'oto. 
Tov [xiv eyco upo? Scofxax' aycov eu eEsiviccra, 
£voux£co? cptXiwv, uoXXaiv xaxa ocxov eo'vtcov ' 
xal ol Tolq t' aXXoic; Eiapotc;, ot ajj.' auxai ettovto, 
OY]fji69£v aXcptxa 8coxa xat ai'Goira ohov dystpa? 
xat (3o0i; IpEucracGat ■ tva -rcX'/jcrataTO Gujao'v. 
"EvQa SuwSsxa f/iv [jlevov Y][j.aTa Stot Avaiof - 
efXet yap Boor/]? ave|AO<; u£ya; , ou8' etc yah) 
Eta idTacGai * yjxknzbc, t>i ti? copops 8at'fjtcov ' 



263 

185 



190 



195 



200 



D 



185. "Ev6{a), la : en Crete; a Cnose. 

187. Ma),5i(iiv. Voyez la note du vers 
IK, 287. 

188. Excite, sous-entendu v^ac. Scho- 
lies B : 7ipoTa)p[j.ia"E. — 'Ev 'A [/.view. 
LVmbouehure de cette riviere serv;iit de 
port a la ville de Cnose. II y avait toutna- 
lurellement, pr#s de ce port bon ou mau- 
vais, une ville du nom d'Amnisus. Mais 
Homere ne j)arle qne du mouillage dans le 
fleuve. Didyme (Scholies V) : 'AfJ-viao; 7c6- 
).ic xat 7ioTau.6; Kpyj-nK* — ElXet&u£iK, 
d'une Ilithyie : d'une des deesses qui presi- 
dent a l'enfantement. Car, selon Homere. 
il y a plusieurs Ilitliyies, bien que jamais 
le poete n*en precise le nombre. He - 
siode n'en connait qu'une. On pourrait 
dire qu'Homere fait iei comme lui, ou , 
si Ton veut , qu'il prcte a Ulysse cette 
opinion. Didyme [ScholiesV) I'entend^ ce 
semble, ainsi : *r?k acpu>pi(ju.evTQ; -rate Ti- 
xiouaau &£a;. Des personnifications aussi 
vagues que l'llithyie ou les Ilitliyies exis- 

ent a peine; et ce sont de celles que les 
poe'tes traitent a leur fantaisie. On peut 
raeme dire que le singulier ou le pluriel, 



quant a ce qui les eoncerne, c'est tout un. 
Ainsi, dans Vllitide, Homere dit d'abord, 
a propos de l'accouchement d'Alcmeoe , 
XIX, (03-104, avopoc ©otorroe.... ElXetGuta 
sxtpaveT , puis presque incontinent . Ters 
119, ayj&t 5' EiXeidvia;. 

< t»0. "Aoru5{£), a la ville : a Cnose. 

192. Tto , a celui-ci : a Idomenee. — 
AExaT7] $) SvScxdTY). Ces petites incerti- 
tudes servent a temoiguer de la sincerite 
du Qarrateur, et a augznenter la vraisem- 
blance du recit. Didyme [Scholies V) ■ 
^t'jo6u.evot, euav Xeytoat ti \i.i\ eloevat 
aXyjOto;, 7rt9avtoT£pot SoxoOcriv elvai. 

4 94. Tov, lui : Ulysse. 

105. IIoX) wv xaira oHtov Iovtwv, bean- 
coup de choses etant a la maison : car 
ma maison etatt remplie de provisions di- 
toute espece. 

197. Ati[jl66£v se rapporte a ayeipac- 
Le frere du roi fait ce qu'aurait fait Ic roi 
lui-ineme. 

199. "Ev6a, adverbe de temps : alors; 
dans cette circonstance. 

201. Ae est explicatif, et il equivaut a 
yap ou a iitti, 



iVl 




264 




IK 



/ 



I 



OAY22EIA2 T. [ X IX] 

T7j jpiaxaiSexchv) 8* ^v £[ xo ? it£*e« TO l X dvdyovTo. 
"Iaxe <|,a5$ea toXX* Xfyov frdpiow 6|xoior 

TY)S 8| dp' dxouotay]? p£e Sdxpua, x^xeto SI X pc6 5 . 

'Q? &xd>v xtnaxfyu/t £v dbtpondXouhv 0ptf*w, ' 205 

vJ'vt' E5po? xax^ev, ^ v Z£<pupo<; xaTa^ur) ■ 

Tyixofx^vTj? 8' dpa ttjc; toto|«>1 nX^Oown piWc;- 

ik T% ttqxeto xaXa irap#a Saxpu^eoiJcY)? , 

xXawt5<njs £^v dcvSpa itap^evov. AfaAp 'oSumjefc? 

6u(xw piv yo<Wv ey]V iXiatpe yuvatxa, 2 lo 

otpQaXfxot S' (b«j£i x^pa eaxaaav 7]£ <7iSy]po<;, 

axps^ac £V j3X£cpd>oi<jr &Xcp 8' 6'y £ Saxpua xeuGev. 

H §' £7i£t o5v Tdp<pe7] itoXuSaxpuroto ydoto, 



203. "Ictxc a lui seul signifie il faisait 
ressemhler, de sorte qu'il y a pleonasme 
dans taxe.... 6u.oia. Voyez iaxouo-(a) , 
IV, 279. Mais ce pleonasme fait d'autant 
plus valoir l'habilete d'Ulysse a inventer 
des histoires. — Quelques anciens preten- 
daient, mais a tort, que toxe signifie seu- 
lement, il disait. Didyme (SeholiesYj ; n . 
vk« PouXovtoi to eXeye oriu.aivEiv. SXXot 
G£ to rjiuxe, to elxagev, chu,oiou. 
to yip SXom, noXXa iJ/euotj Xs'ywv Eixaftv, 
wote ou.oia slvai aX^Eou. — Ce sont 
les glossographes qui avaient suppose, a 
premiere vue, l'identite de laxu> et de 
Xe y <o. Eustathe : to U/.ev oi piv yXuo- 
o-oYpatpot ovtI toO IXsyev ExSsxovTai, 
oi 5k axpi6eaTEpoi <xvt'i toO jjio-xev, 
5 eo-Tiv Eixa^ev mieixoviCuv Ttpo; dXrj- 
6etav. — Buttmann propose de lire Iotce, 
c'est-a-dire de justifier le sens doune par les 
glossograpLes. Mais cet Iotce n'est qu'une 
hypothise, tandis que low, yu l'exemple 
laxouaa, est un fait. 

204. TyjxETO Se Z p(i c , et plus bas, vers 
20s, ttjxeto.... Tcapjjia. Le poete suppose 
que les flots de larmes qui baignent les 
joues de Penelope sortent de ces joues me. 
mes. Nous dirions : « Ses yeux se fondaient 
en larmes. ,, Les deux hyperboles d'Ho- 
mere sont beaucoup plus origiuales et plus 
expressives. 

206. ESpoc,, le vent du sud-est, est un 
vent chaud, et ZEipupoc;, le vent d'ouest et 
du nord-ouest, est un vent froid. Ce der- 
nier, chea Honiere, souffle queiquefois en 



compagnie de Boree. II apportait en Ionie 
les neiges de la Thrace. 

207. TnxojXEVTK.... Trie, elle se fon- 
dant : quand la neige se fond. 

208. "Q ?) de meine. La comparison ne 
porte que sur l'eau qui coule; et nous di- 
sons nous-memes unjlewe de larmes, deux 
fleuves de larmes. Aristarque (Scholies B) 
approuve la comparison d'Homere : (r) Si- 
kXt], oti) app-ooiw; sxprjo-aTO t$ Ttpo; to 
Saxpuov TEapa6oXq. — T»j ? , d'elle : de 
Penelope. 

209. riaprjuxvov, assis a c&te : qui etait 
la sur le tabouret pres d'elle. 

210. ©uu,ijj serapporte a EXs'acpE. 
2<1. iiaet xs'pa, comme des cornes : 

comme s'ils eussent ete de corne. Cette in- 
terpretation, si naturelle et si simple u'e- 
tait pas celle qui plaisait le plus aux an- 
ciens; car Didyme {Scholies V) neladonne 
qu'en seconde ligne : xs'pa- T0?a, tva $, 
«t«|ievou? eTxe T0U« OipoaXu.ou; (JoTCSp 
ToSa. ri aXXw; t»)v cpOaiv tou xe'paio? rcap- 
E),a6EV. o-xX7]pov yap. Cette bizarre compa- 
raison avec un arc tendu est plus claire 
dans les Scholies B, mais nun pas plus ad- 
missible : <b; To?a TETa^e'va, ii od voeTtoi 
to axau.7tET ? , oxXripoi, (jltj EV8180VTE? toT; 
oaxpuciv. 

212. A(e') est exi)licatif, et il equivaut a 
Yap ou a £,!££. 

213. Tap(f6ri, elle se fut rassasiee. Bo- 
the : « Significatur voluptas ilia qua; satie- 
« tatem comitari solet, quasi dicas gerraa- 
<• nice, nachdem sie sich satigeweint. > 



[XIX] 



OAT22EIA2 T. 



265 



215 



E^auxfc puv eiteffffiv dfjieiSofJiivY) Tcpoaletirev • 

Nuv [jiv §7] aeu, Eeive y', otco TCtprjaeaQai, 
e1 Ixeov Syj xstGi ow avxtGEOi? Exapowiv 
Ijefviaa? ev p.£yapoicnv £[/.6v -rofaiv, w? ayopeusn;. 
EinE - [xoi oirrcoi' aaaa it£pl )(_poi eifxaxa eVco, 
auTo's G' olo? £"/]v, xal £xa(pou;; , oi of etiovxo. 

Ty]v S 1 aira[jL£[66jj.£vo<; upooicpvj iroXufjajTK; 'oSuccteuc; 
T ytivat, apyaXiov xoaaov j^pdvov d[j.cpl<; E($vxa 
eme'fji.ev yjSy) yap o! eeixocxov e'xo<; eoxIv 
e£ o5 xelGev e6yj xal l\tifc dusXrjXuGs iraTpy)?* 
dXXa xal &q epew, w? [xot tvodXXexai v^xop. 
XXaTvav TOpipup^Yjv ouXyjv eye Sick; 'oSugceui; , 225 



220 



■ 



— Ancienne variance, Tapirr], que les uns 
rapportaient a xeputo et les autres a xpE7ta). 
V)idy me (Scholies V) raentionne cette lecon 
et la double interpretation qu'on en don- 
nait : Tapmri, exopEtfOr,, exepqpQri. '?] e£s- 

TpOtTUTl toO YOOV. 

215. s Otw 7teipTi<jea6aij je pense devoir 
eprouver : j'ai 1'intention tie mettre a l'e- 
preuve. 

2(6. Ksi6l, la-bas : dans ton pays. 

21 8. *QttkgV d-rca, comme 67101a xtva. 
Quelques-uns ecrivent dacra, avec 1'esprit 
rude. Alors it y a pleonasme, 011 hi en Ton 
preud cet atTTa meme pour xivd. Mais 
Tesprit dour est preferable. L'attique dxxa 
n'est que I'ionien dtrua. 

219. Auto;, lui-merae : de sa personne. 

— Kai dxaipou;, c'est-a-dire xai eitxs (xot 
Itaipou;. 

221. 'ApyaXeov, sous-entendu dart : 
c'est chose extreme merit difficile. — Ap-pi;, 
a part : loin de quelqu'un. — ■ *E6vra, 
sujet de eitcjae'v : pour qui est. Suivant 
quelques-uus } au contraire, eovxa est le 
complement du verbe; mais 1'idee reste 
exactement la meme. Bothe : « d[x;pt; Eovxa 
« 'Oouarasa, hoc est /topi;, separatum a 
« me, profectum; vel Eovxa (J.E, separatum 
« me al» illo. - 

222. Etit£(j.ev , de dire. Ajoutez : com- 
ment il etait fait, et quels habits il portait 
quand on l'a vu. — Tap oi. Ancienne va- 
riance, yap u.01. 

222-223. 'Eeixocttov. . . . Passage em- 
prunte a Vlliade, XXIV, 766-706. 



224. "£2; ixot, ivSdXXExai vjxop, comme 
le occur me fournit la ressemblance : d'a- 
pres l'image qui est restee dans mon sou- 
venir. Didyme {Sdiolies V) : ox; p.01 dva- 
<psp£t i\ tyuyri, w; 8tauiu.VY]u.at. Eustathe : 
IvSaXXerai' tpavxd^ETat , dvsiowXoiroieT- 
xai. djiEp efiuot dv 6 Q'jer/£pu>; jxeu.vy]u.e- 
vo; xtvo;. Uiysse se sert de l'expression un 
peu vague IvodXXsxai, afin de mieux jouer 
son role d'etranger. II se dedommagera 
])ar l'exactitude de ses descriptions. 

225. O0Xr,v, velue, c'est-a-dire d*etoffe 
ejiaisse et moelleuse. Cette signification 
semble maoiCeste, des qu'on rapporte l'ad- 
jectif a j^Xaivav. Les anciens^ tout en ad- 
mettant ce rapport comme possible ? pre- 
feiaient douner a oOXyjv la valeur d'un 
ad verbe j et Pappliquer a Ttop^upETiv. lis 
lisaient done {j<p* £v les deux adjectifs t 
comme si c'eut ete un mot compose : 
7topiiup£r|v dOXtJV, rouge entierement. Aris- 
tarque (Sckolies B) : (^j, StTtXtj, 6xt) itop- 
9up£7iv ou), riv dvxi xou 6Xo7r6pyu- 
pov ; 7^ dnaX^v, Didyme (Sckolies V) ; 
riioi OAOKop^'jpov, 9\ xpucepdv. Botiie cite 
l'exeraple de Vltiade (X, 183-184) : djACf-i 
6* d&a /Xaivav 7r£povri<iaxo ^oivixoect- 
o"av, StffXijVj ixxaot'/jv, oiIXtj 6' £7X£vY)vo9e 
}.d'/\i\. Mais il s'agit la d'un manteau or- 
dinaire, et non d'un manteau brode. Ce 
qui faisait preferer la lecture yip' £v, c'est 
evidemment ce qui va etre dit des figures 
dont la clilene d'UIysse etait decoree. On 
ne fait pas des broderies sur un U>nd qui 
n'est pas uui. — "&X g 3 avu ^ : portail, 



■ 



1 




■I 



266 



OAY22EIA2 T. 



orrcXyjv • auxap oi TrcpoV/) j^pucoto tetuxto 
auAoiaiv StSti(j.oiffi • -reapoiQe ol oa^aAov >}£v ' 
ev Trpo-re'potct irdSec-o-t xucuv eye Ttotxt'Aov eXXov, 
acnraipovxa Aacov • to 8i Oaufxa'Ceaxov aTiavxe?, 
w? oi xp&reot e'o'vtes 6 (xev Aae vegpov ditay^cov, 



[XIXl 



230 



P 



226. AiirXrjv, double, c'est-a-dire assez 
ample pour envelopper deax fois le corps. 
Voyez Vlliade, III, <26 et X, 134, et les 
notes sur ces deux passages. — OS a elle : 
Q la chlene; au manteau. Ancienne variants, 
TOl adverbe : lecon imaginee sans doute par 
quelque metricien, afia de rcndre incon- 
testablement longue la finale de au-rap. 
Mais cette correction est tout a fait inutile. 
L'accent et la lcttre p suffi<ent pour rendre 
coroptede la quantite; et I'espritde oi equi- 
vaut lui-meme a la moitie d'une consoune. 

227. AOXoio-iv SioOfiotot, avec deux 
bandes droites. II s'agit de deux petits les 
dont I'un porte a son extremite la boucle et 
I'autre le crocbet de I'agrafe. Eustathe : 
auXoi Sk, tpaaiv, dviaOOa ^a66o;t5ei; 
tive; ovaTd<7£t« t\iHim, et? a; xaTaxXEi- 
ovtoii ai 7t£povai, w; Sia toOto xai xXrji- 
oa; eOyvoiXTtTOU!; e^T) 7tpo u.ixpou (XVIII, 
294). L'assimilation indiquee par Eustatbe 
n'est pas exacte. Voyez les notes sur le 
passage qu'il cite. Mais son explication n'en 
est pas moins juste. La cblene d'Ulysse 
etait, sauf Pampleur, une chape, et s'atta- 
cbait comme une cJiape. Voila ce que si- 
gnifient les deux les. Cela est tres-clair, tan- 
dis que l'explication vulgaire de «0XeI(Ttv 
610UU.0101 (ayant deux trous) n'a vrairnent 
aucun sens. Eustatbe, par le mot 900-17, 
entend les Alexandria. Didyme^cWiMV) 
dit en effet : auXoIoiv- pdoooii; euBeiaii;, 
el; a; xaTaxXeiovtai ai itEpovat. Cette 
note n'est elle-meme qu'un resume de celle 
d'Aristarque, conservee dans les Scholies B : 
(ri 6i7t).T), ott) aOXoioiv 6iSuu,oioi dva- 
Tooeo-i ouai itpo Tfjc y_la[i.u5o<;, 6 eotiv 
si; to 5u.7ipoo6e7 uipo; ttj ; y_Xau.0oo<; tn- 
07«6e7 rij{ *6pnrj; i5r]u.ui7oii{.— IJap- 
0.6s, par devant : a la partie anterieure. 
— AaiSaXov est pris substantivement : 
un ouvrage d'art, c'est-a-dire des figures 
brochces en relief sur l'etoffe. Ameis dit 
ein metallenes Kunstwcrk, hier Basrelief. 
Ceci supposerait une plaque d'or repousse 
et cisele. Rien de moins vraisemblable. II 
s'agit d'une broderie du genre de celles 



ou excellait Helene. Voyez Vlliade, III, 
126-127, et la note sur £7E7taoo-e7. Seule- 
ment Penelope, au lieu de brocber ses fi- 
gures avec des fils de l.iine, les avait faites 
avec des fils d'or. Voyez plus bas, vers 230, 
la note sur Y_pO<j£oi eovte?. 

22i1. Aao)7 pour Xauu>7 : jouissant de, 
c'est-a-dire devorant a belles dents. C'est 
('explication d'Aristarque. Cette explica- 
tion, unanimement rejetee par les mo- 
dernes jusqu'a ces derniers temps, vient 
enfin de prevaloir. Faesi et Ameis 1'ont 
adoptee. Curtius dit, ratine XaF : « Xdw 
« drcoXauw, geniese, Xei<x, etc. Ich folge 
« Aristarcb und betrachte Xdto fiir XdFfo 
« als das Starnmverbum, voraus sich alles 
« iibrige entwickelt. - — L'explication vul- 
gaire mtuens (contemplant) n'est qu'une 
bypotbese de Crates, fondee sur une fausse 
etymologie de dXao;. — Quelquej anciens 
prenaient, mais tout arbitrairement, Xduv 
pour OXd<07 : aboyant, c'est-a-dire ayant 
l'air d'aboyer. Didyme (Scholies V) : ui v 
'ApioTacxo? ditoXautuv, djroXauo-Tixwc 
eaftiojv- 6 os KpdTr,? Xda>7 97)0-17 hni 
log pXenuv. o6ev xaxa o-xepyioiv aXa6; 
6 TU9)6;. oi oi 9«o-iv acpr)pfio-6at to u, 
iva ^ ii/awv. Scholies B : anoXauTixu; 

ElOitOV • V) 0Xd(D7 XCXT' E70£ia7 TOU u. ij 

PAE7t(i>v • 66e7 xai d),ao; 6 TU9X6; xaTi 
o-TEprioiv. Mais le mot iXao; se rattacbe 
a la meme racine que dXdou,ai, et il ne 
vient point de ).dto. Un aveugle a besoin 
d'etre conduit par quelqu'un pour ne pas 
se perdre en cbemin. 

230. "Q;, comment : par quelle mer- 

veille. — 01, eux : le cbien et le faon. 

Xpuosoi £ovte;, vulgo ypuo-Eoi ovts;. 
Mais ypuoEo;, chcz Homere, est toujours 
dissyllabe par synizese. — Nous avons ex- 
plique a propos de SatSotXov, vers 227, de 
quelle nature etaient ces figures d'or. Aris- 
tarque (Scholies B ) : (f, SiitXr], oti) xpO- 

OEOl ttTIO XPVOOU XaTEO-XEUOtOU.£'70t. IffTl 

yap x*i iv u9do-u.ao-iv dud ypuooO 7toi- 
xiXu.axa. Mais quelques anciens suppo- 
saient que les figures, au lieu d'etre for- 






PV 



mees par des fils d'or, etaient de simple 
liiine jaune, et que c'est par comparison 
seulement qu'elles sont qualifiees ici yov- 
dcOt. Scholies B : >e(ttei oe to <b$, to? 
/puffEOt ovte?- Cette ii(»te est donnee a la 
suite de celle d'Aristarque. Mais elle doit 
en etre separeCj puisqu'etle en est precise- 
uient la contradiction. — *0 [jlev, l'un : le 
eliien. — Aae, devorait a belles dents (sa 
proie). Voyez plus haut, vers 229, la note 
sur Xdtov. Didyme (Scholies V) : ot jjlev 
i 7l£6),£7T£TO, ol oe a7Co),auaTix(J5; 
'0a6tev. Scholies P : &7re).ave, 

231. Auxap 6 comrne 6 8e i quant a 
l'a litre; quant au jeune faon. — *Ho~7tatpE 
■KOOZijtjiv, palpitait des pieds : agituit con- 
vulsivement ses pieds. 

232. Tov n'est pas, comme on le sup- 
pose vulgairement ; un article vain. [1 s'agit 
de la tunique a laquelle pense Penelope , 
de cette tunique qu'Ulysse portait sous 
son manteau. 

233. Kpojxuoto. . . . xoctgi , provenant 
d'un oignon. 

23 i. Tiot;, ainsi : comme une pelure 
d'oignou sec. 

235. AOtov se rapporte a ^iT(5va, et 
non a Ulysse. II ne s'agit que du costume. 

237. "H, vulgn ei, qui n'en est que la 
glose ; car r\ equivaut a -jTOTepov. 



238. 'Eraiptov designe evidemraent les 
amis qu'Ulysse avait a Ithaque, puisque le 
cadcau aurait ete fait au moment de son 
depart pour le siege de Troie. 

289. "\\ xi$ 7iou xai. J;eivo<; est oppose 
a $) xu; Ixaipwv, et designe les amis 
qu'Ulysse a rencontres dans ses voyages. 

240. 'Hrrav OfACitcK, etaient semblables : 
ponvaient lui etre compares ; allaient de 
pair ;ivec lui. 

211. AfatXaxa comme yXatvav.... 6i- 
TfX?jVj vers 225-220. Voyez, vers 226 ; la 
note sur SiuXyJv. 

242. TEpuioEvxa yixdWa, une robe de 
dessous descendant jusqu'a l'extremite du 
corps : une tunique longue, ou, pour parler 
comme les Romains, une tunique talaire. 
Les Grecs disaient /We're. Aristarque(5c/jo- 
Ites B) : (^ Gi7t>YJ, oti ) TioOYipT) , tb; 
aa-iri;.... TEp(ii6e<T?a (Wade, XVI, 803). 
Voyez la note sur le passage cite. — Ici 
quelques anciens contestaient {'explication 
tradition nelle ; mais ils ne s'accordaient 
pas entre eux sur le sens a preferer. Di- 
dyme (Scholies V) : ol piv te'Xelov, o*uv- 
a7toT£pp.aTi^6u.evov 6).a> tw au>u.aTi, 7ro5- 
Vjpri, ot 6e cupLU.ETpov, xai p,Y]TE e'voeovtoc 

p.r[T£ UTTEpfXETpOV. 

244. Msv est dans le sens de uv^v. 

245. X6v, celui-la : ce heraut. 






[XIX] 



OAYSZEIAS: T. 



267 



auxap 6 Ixmuyietv p.£(/.atb? YJariraipe tz6$£<j<jiv. 
Tov §£ ^ixwv' iv6r i aa Ttepi ^_pot aiyaXo'EVxa, 
olo'v T£ xpop.uoio Xouov xaxa iay^akioio. 
Tw<; (jlev iVjV p.aXaxo'i; ' Xafjmpos §' yjv t^eXio? w? ' 
*/) fxiv iroXXaf y' auxdv £9rp]o-avxo yuvaixe?. 
"AXXo Se xoi ipho, (ju o' Ivi cpp£ai (MXXeo crYJfftv 
oux o?S', '?] xocoe egto irepl jrpofc oi'xoO' 'oSuaT£u?, 
•yj Tt<; Ixafpcov Scoxe Oor,^ eVi vv]6^ ioVci, 
7] xi's uou xai ^etvo?" £TCt ■KoXkolaiv 'oSucrcr£u? 
£<7X£ ^(Xo?* Ttaupoi yifl 'A/atwv v^aav ojjLOiot. 
Kat oJ £yw /aXx£tov aop xai ofeXaxa owxa 
xaX^v, iropcp'jp£Y]v , xai TCpfAufevta yixcova' 

aiSoiCO? S' dTTETTofJlirOV iUffdiXaOU £7Cl VY]d?. 

Kal f/iv oi xfjpu^ oXfyov i:poy£V£C7T£po? aCixoO 
efeexo' xai to'v toi fJiuS^aopiat, oio<; etjv rcep. 



235 



240 



245 



■ 



268 



OAT22EIA2 T. 



fxix: 



M 

m 



RF 



I 



rupo? £v <S|Aot<7iv, {AeXav^pooc , oOXoxapYjvo? • 
E'jpu6aT/)<; 8' dfvop ectxe- xfev U (xtv e'Eoxov aXXwv 
cbv rrapcov 'oSutreu? , fa of cppeatv apxta f8v). 

Q? cpaxo- TYJ §' eti ^aXXov 6<p' ipepov topers ydoto, 
ci^at' avayvoucv] to" of EixTtsoa iricppaS' 'OoWetf?. 
H o etcI ouv xap^Gy] TioXuSaxpuTOto yo'oto, 
xai tote fxiv (j.uOotcrtv a[A£t6o(ji£vy] irpoaeenrev • 

NCSv (aev o\] pot, Heivs, Ttapo? rap ewv eXesivo?., 
ev fxsyapowtv 1[loigi <p£Xo<; t' Icjy) aiSoiffc te ■ 
atixT] yap T ao\ ei^ai' Eyto irdpov, o?' ayopEUEt;, 
iTTu^aa' ex 0aXa[xou- uspo'vqv t' ETCQyjxa cpa£tvY)v, 
xefvcp ayaXfx' Eusvar t6v S' oty uTO&^opiai auxt? 
ol'xaSs voffTiqaavTa cp£X7]v e? Traxp^a yaiav. 
Tco pa xaxrj aioT) xoi'Xt]? eto vyjo? 'OoWsus 
w^et' iTO^fAevoi; Kaxol'Xiov oix ovofJia<7T-/}v. 



250 



255 



260 



246. rupo? ev a>(iOt(7iv, rond dans les 
epaules : ayant le dos rond. Aristarque 
(Scliolies-B) : ft SmXr), 8u) vupo; odx 
smiirixTH , «Wa ffTpoyyuXo;. Didyme 
(SeholiesY) : rceptipepsT; xai crrpoYyuXovi? 
EX<»v Toi/; u>u,o\j;. yj xupro;- 6 tpoTto? 
eixovio-u.6i;. La derniere observation s'ap- 
pliqne au vers tout entier. 

247. EupuSa-nrii;. C'est celui qui est 
nomme dans Vlliade, II, <84, mais non 
pas le lieraut envoye par Agamemnon 
avec Talthybius, Iliade, I, 320, pour en- 
lever Briseis. Voyez les notes sur ces deux 
passages. 

248. Of opEffi'v, dans les pensees a lui : 
dans son ame. C'est arbitr;iireinent qu'on 
rapporte oi a apiia, mot qui n'a jamais 
de complement. Voyez , dans Vlliade, les 
notes du vers V, 326. — "Ap-na f)3r], il 
savait des choses de bon sens : il etait 
homme de haute sagesse. Avec la traduc- • 
lion vulgaire de 6ti oi ^peoiv ap-na tjoti 
[quod silii animo congrua sentiret), le mo- 
tif d'estime a disparu ; il ne reste que la 
sympathie d'Eurybate pour son chef. 

249. "I};.... On a vu ailleurs des vers 
analogues, IV, Wi et 183. 

260. "Eu,7t£8a, solides : convaincants. 

26). *H 5' eitel. . . . Voyez plus liaut le 
vers 213 et les notes sur ce vers. Le vers 



252 n'est lui-meme qu'une variante du 
vers 214. 

255. AOxr] yap. Ancienne variante aO- 
xixa yap, lecon obscure. 

256. IlTu5ao-(a), ayant plie : apres les 
avoir plies avec soin. C'etaient des habits 
de eeremonie. Ulysse ne devait les mettre 
que dans les circonstances importantes, 

ou pour faire honneur a ses hdtes. 'Ex 

OaXau.ou se rapporte a eyu> nopov. — 
'ETteBrixa, je mis par-dessus : j'ajoutai 
aux habits, dans le coffre qui les contenait. 

257. 'EuEvai, pour etre, c'est-a-dire 
pour qu'elle fit. 

259. Tto p*a, ainsi done. 

260. KaxotXiov, dans certains manu- 
scrits, est marque de l'hyphen. Ce signe 
interdit de separer les deux composauts, 
et d'ecrire, comme faisaient quelques-uns, 
xaxov IXiov oux ovoixaatov. La forme 
neuti e "IXiov n'est point admise par Aristar- 
que. Voyez dans Vlliade, XV, 71, la note 
sur "IXiov aiTtO. — OOx 6vou.aaTrjv, quine 
doit pas elre nominee, c'est-a-dire, d'apres 
la furce de l'expression negative, au nam 
execre. Scholies B : 6u<j<ivuu.ov. 7]v oOSe 
ovojiaaai xaXov. — Ancienne variante 
ojx 6vou.o<jt6v. Ceux qui admettaient cette 
lecon se trompaient; car le prefixe xaxo 
n'exerce aucune influence sur le genre des 



. 



[XIX] 



OAY22EIA2 T. 



269 



r Q yuvai a$ofr] AaepxtaSeco 'O&u<77jo<; , 

(XTJX^Tl VUV XP^OC xaX6v £Va(p£0, [X7]S£ Tt OufJLOV 

TTJxe, tt^cjiv yodcoGa. N£fj.£(7(Ttofjt.ai ye [iiv ouSiv ' 
xat yap ti's x dtXXotov oSupexat avop' oXicraa-a 

XOUp(StOV ? T(0 T£XVa T£XY) CptX^TYjTt [Atyrfaa, 

7^ '0Su(7yj\ ov cpaat Geoii; evaXtyxiov eivat. 
'AXXa yoou f*£v rcaucai, £{xeio 0£ auv6£o jjjjGov ■ 
v7][X£pT£C0(; yap toi [xuG7]ao[jt.at ou§' £*rux£uaco, 
cb<; "/jSyj 'OSucTjo; £yw Tcepl vdaxou axoutra, 
ay/ov, 0£(jirpcoTc6v dvopwv £V itfovt S^uuo, 
Ccoou * auTap ay£i xstav^Xia iroXXa xat £<rGXa ? 
a'/rtZcov dva ayjjjLOV. Axdp Spfyjpas exaipous 
coX£cr£ xai vvja yXacpupyjv lut oivom udvTcp, 
©pivaxfvjs auo vtJctou foav* oSuaavio yap aOxw 



265 



270 



275 



mots,et se trouve meme plus soavent dans 
des mots feminins que dans des mots mas- 
culins ou neutres. C'est que ce pejoratif 
n'est point une apocope de xaxo; ou de 
xaxov. C'est la racine xax elle-merae , 
suivie d'une voyelle euphonique devant les 
consonnes, ainsi qu'on pent s'en assurer 
par un coup d'ceil sur la nomenclature des 
mots comraencants par xax et xaxo, de- 
puis xaxayyi^ta jusqu'a xaxol'oyo;. Que 
si l'omicron euphunique se trouve quel- 
quefois, cnrame ici, devant uue voyelle, 
c'est que la consonne primitive est tombeo, 
comme ici le digamma ; car on disait cer- 
t.iinement fiXco; avant de dire "IXtoi;, et 
KaxoiXiov est peutnHre une des meilleures 
preuves de fait qu'on puisse alleguer en 
faveur du di gamma bomerique. Homere, 
n'etait le digamma , eiit dit KaxtXio; et 
non KaxotXto;. 

263. 'Evaipeo, le moyen dans le sen»> 
actif : detruis. Aristarque [Scholies B et Q) : 
(^ SitiXy), 5ti) evalpEO dvxi *cou evaipe, 
Sid^Qeipe. Ancienne variante , avcupeo , 
meme sens. Didyme {Scholies\) : avaipeo* 
xaxdcpflsipat. 

265. Tt? "c(e), quelqu'une : telle ou 
telle veuve, c'est-a-dire bien des veuves. — 
'AXXoTov, tout autre. Mais le mot est jiris 
en mauvaise part ( qui n'avait pas les 
memes merites ). 



207. "H 'Oouctvj(oc) depend de iXXotov : 
qu'Ulysse; qu'un heros comme Ulysse. 

270. e Q; (comme quoi) se rapporte aux 
deux verbcs, et Ameis a eu bien raison de 
rerablir la virgule apres ETiixeuaw. — 
'OSuff^o? , d'apres les exemples XVII, 
IH-II5 et 525, depend de axourra, et 
non de voarou. — Ilepi voarou, au sujet 
du retour : quant a ce qui concerne son 
retour. 

271-272. 'Ay^ou,... Repetition des vers 
XVII, 526-627, sauf modification de la 
fin du deuxieme. Quelques anciens soute- 
naient meme que la repetition aurait du 
etre absolument identique. Scholies H : 
Yp. iroXXa 5' dyei xeiur)Xia ovoe ooixovSs. 

273. AixtCtov (quetant) n'est pas dit au 
propre, Ulysse s'arrangeait seuleraent de 
telle facon que ses hotes ne pussent se 
dispenser de lui oflrir des cadeaux. Le 
mot signifie done, se faisant doiiner des 
cadeaux^ ou, si I'on vent, gagnant. ^ Avct 
ovifJLov est ici une expression generale, 
et ne s'applique pas uniquement a ce 
qu'Ulysse fait, ou est cense faire, parmi 
les Thesprotes. L'origine de l'opulence 
d'Ulysse est indiquee aussit6t apres la 
mention de cette opulence. Cette indica- 
tion est vague et obscure : mais elle est 
cummentee plus loin par Ulysse liii-memej 
vers 283-286. 



IF 



■ 



I 



270 



OAY22EIA2 T. 



[XIX 



X 



K 



K 



■ 

■K 



I 




Ztu<; it xad 'HeXio?- toO yap (3<ta<; EXTav etaipoi. 
01 f/iv iravT£<; oXovto ttoXuxXuotw evi tovtw ' 
tov S'ap' sVi Tpomot; veo? ex6aXe xOfi' etu ^poot», 
•fa^xcov £<; yalav, of dy£i'0eot yeydacriv 

0? §7} [AtV Ttlpi XYJpt 6eOV W? TipfcaVTO 

xaf ot TtoXXd Sdaav, 7cl|ATOtv xi (xiv tj'GeXov auxot 

oi'xaS' a7r%avTov. Ka£ xev TcdXai £vGaS' 'OoWeu? 

t)V <*XX' apa ot xoyE x£po\ov eiWco Oufjup, 

Xp^fxax' dyupxd&iv toXXtjv Its! yaiav [ovxt • 

w? rapt xipSsa uoXXa xaxaOv/jTcov avOpcouwv 

o?S' 'OoWu? , ouS' dv tt? ipfoo-ECE (3poTO? aXXo;. 

'0.$ (xot ©EcritpcoTtov (3a<7tX£u<; [xu67]C7aTO 4>£$cov' 

wjxvuE ol 7tpo<; £{/.' auxdv, auoair^vScov evi ol'xcp, 

vrja xaT£tpua6at xal £uapTEa<; lp.fj.Ev era(pou<;, 

o? Syj [xtv ir^at];ouc7[ cp^Xvjv e^ iraTpfSa yatav. 

A XX' £[X£ Trptv iirfieepj*' tu/j]ge yap epxo[jiiv7] vt)*j? 

avSpwv 0£<7TCpcoTc6v £<; AouXfyiov uoXuirupov. 

Ka( [xot XT^ax' e'Ss^ev, Sea £uvays(paT' 'oSudtTEti;' 

xaif vu xev iq Sexocttjv yEVErjv exepdv y' eti po'exot, 

To'o-aa oi ev [AEydpon; xEijnqXta xecto avaxTo?. 

Tov §' e<; Acoowvyjv cpaxo (3-qfxsvat, oeppa Geoio 

ix §puo<; (j<\>iy.6p.oio Aid? (3ouXyjv iicaxwSarat, 



280 



285 



290 



295 



276. ToO, de celui-ci : du Soleil. Voyez 
les vers XII, 353-365. 

278. Tov, lui : Ulysse. — 'En! Tpo- 
mo;, sous-entendu d£6u,£vov . Voyez le vers 
XII, 425. 

279-280. <t>at7)X'.ov t; yaiav,... Ces deux 
vers sont empruntes au chant V, vers 35-36. 
Voyez les notes sur ce passage. — Ici 
Ulysse mele ses deux naufrages. Le pre- 
mier l'avait porte dans Pile d'Ogygie et 
non chez les Pbeaciens. Mais il ne s'agit 
pour lui que de faire a Penelope un conte 
vraisemblable. 

28(. AOxoi, eux-memes : sur un de 
leurs propres navires, et non par ('occasion 
de quelque navire etranger. 

282. 'Ev8(x8(e), ici : a Ithaque. 

283 . Toye, ceci : ce que je vais dire. 
285. °Q;, adeo, a tel point. — rhpi 



doit etre joint a oTS(e). Scholies B : outw; 
TCEpio-o-w? o-uvEta oTosv (i7iEp tou; aX>ou<; 
ivepwuou? • w; to, itepi Tcavxtov 1\l- 
p-evat dXXuv (Iliade, I, 287). Cette 
note, d'apres le tour de sa redaction, est 
d'Aristarque ; mais il y manque toute la 
phrase par laquelle Aristarque l'avait rat- 
tachee a ^ StTiXrj, on. 

286. OT?' 'Oouceui;,... Vers inspire par 
celui de Vlliade, III, 223. 

287. *£iSa)V. Voyez, XIV, 3(6, la note 
sur le nom de ce roi. 

288-292. "Qixvus.... Repetition, sauf le 
premier mot, des vers XIV, 331-335. 
Voyez les notes sur ce passage. 

293. Kai (xoi.... Repetition du vers 
XIV. 323. 

294-299. Kai vu xev.... Voyez les vers 
XIV, 326-330 et les notes sur ce passage. 



fc 



[XIX] 



OAT22E1A2 T. 



oinwo? vocTiQffeie <pft.7]v e? iraxpfSa youav, 
rjSvi Syjv aTietov, '?) dfjicpadov vfi xpucpYjoov. 
' Q? 6 fjtiv ouxcoc; eVxi <7(>o<; , xai eXeucexou yjSy) 
ayj^i pidX' ' ouo' eft tyjXe cpi'Xcov xal icatpCSo? atY)<; 
07jp6v dit£(7(7etTat ' e^tt/]? Se" xoi 6'pxia Scoaco. 
I<7Tco vCiv Zeu? Trpwxa, 6ewv uuaxo^ xai dpiaxo;, 
taxfrj x' 'O&UGvjo^ du.tip.ovos , y)v dcptxdvco" 
t] piv xot xocSe Ttdvxa xEXskxai, cb? dyop£>jto. 
ToDo auxoO XuxdSavxoc; iXsucrExai £v6dS' 'oSucroE'jc , 

XOU [X£V CpGlVOVXO? fJLYJVO? , XOU 8' [<7Ta[JL£VOlO. 

Tov a auvE ■KpociiiTzi raptcppwv nr ( v£Xo7r£ia " 
At yap xouxo, ^etve, etto? xExeXEcruivov eit] - 
xai xe xdya yvota]? cpiXoxTjxd xe uoXXd xe oaipa 
£2; ^P-^j w? av lie, <7£ c-uvavxo'p.£vo? u.axapi£ot. 
AXXd fjiot d)S' dvd 6u[xov 6'fexai, to? IcExaf rap' 
oux Ooucsus £xt oixov iXEucExai, oux£ ait 7iou.Tr?j; 
XEu^r, • £xc£t ou xoioi o-y)u.dvxop£;; Eta' evi oi'xw, 
olo<; 'OoucrcTEu^ ectxe u.ex' dvopdcriv, Entox' e-/jv ye, 
qefvou? aioot'ou;; dcitoiteu.7XEU.Ev yjoe oiy^aQou. 
AXXd uiv, du/pdtoXoc, ditovi^axs, xdx0£X£ S'euvyjv, 
Seu.via xac y\a(v(x$, xai fVrfyea atyaXdsvxa, 
w? x' eu GaXmotov ^puao'Opovov Hw txyjxai. 



271 



300 



305 



310 



31o 



804. "AyX' H«X(a), tout procbe, e'est-a- 
dire evidemment ici me'rne. Le mot dyyi, 
chez Homere, est toujours un adverbe 
de lieu. Ulysse, en disant d).euatTai tfit\ 
ayyi u.dX(a), fait allusion a sa situation 
actuelle. 

303. 1<ttu> — Vers emprunte zxVIliade, 
XIX, 258. 

304-307. 'IoTtY).... Voyez les versXIV, 
168-162 et les notes sur ce passage. 

309-3H. A*i yap.... Voyez les vers XV, 
636-538 et les notes sur ce passage. 

3<2. 'OtETat, impersonnel : il y a une 
pensee, e'est-a-dire je peuse. 

313. Olxov comme oIxov8e. 

314. Teu£ij). Ancienne variante, xeuiJEai, 
dissyllabe par synizese. — 'E7tsi ou ne 
compte que pour deux syllaljes. 



316. Eittot' ey]v ye. Voyez la note du 
vers XV, 268. 

316. 'Ati07ieu.itsu.ev t]6e Sexeo-Oou, hys- 
terologie. On recoil un hdte avant de Ini 
iaire la conduite. Ces deux verbes depen- 
dent de olo$, ou, si Ton veut, coctte est 
sous-entendu. 

317. 'A),).d (aussi Iden) signifie que Pe- 
nelope ne veut point insister sur ses pre- 
visions, ni tarder ainsi de remplir ses de- 
voirs envers son bote. — Mtv, lui : 
1'etranger que voila. — Auovi'^aTE. II ne 
s'agit que d'un bain de pieds. Voyez plus 
bas, vers 342. 

318. Ae'fjLvia — Apposition a euvrjv. On 
a tu un vers analogue, XI, iH9. 

319. 'Hu> txKjTai, il atteigne l'aurore : 
il dorme jusqu'au lever du jour. 



] 



m 



M 



1 



272 



OAY22EIA2 T. 






'HcoGev 8e [xaX'-^pt XoeVaai x£ jplari xe, 
&c, x' evSov irapa T^Xefjia^tp Ssfcvoio (XESYjxai 
%evo? Iv [xeyapcp- xw S' aXytov, o<; xev exe^vcov 
xouxov avid£y) 6ufxo<p6dpo<; • ouSe' xi epyov 
EvGdS' sxt irp^ei, f/.dXa rap xtyok^b/oc, odvGx;. 
IIw? yap £p.£ij au, c*eive, Sonfjaeai, vj xi yuvaixwv 
dXXdcov TOpfetpu vdov xai ETtkppova pjxiv, 
e? xev duaxaXEOc;, xaxd elfiivoc; l\> (/eydpowtv 
Satvuy] ; 'AvOpcoirot 8s jjiivuvGd&oi xeXe'Goucjiv. 
"0<g f/iv dTry)vrj? aOxd? £7) xai diryjvEa d&yj, 
xai §e xaxapwvxat tocvxec; (3poxol a"Xy£' dirfeaw 
Cww, (ixdp xe0v£tox( y' £<p£^[dcovxai auavxE? ■ 



[XIX I 

320 



325 



330 



320. Ma).(a) portesur^pi : tres-matin. 

— AoeVaai et jrptcoi, l'infinitif dans le 
sens de Pimperatif : baignez, parfumez. 

322. 'AXyiov, tant pis. Voyez la note du 
vers XVII, 4 4. — 'Exeivwv, de ceux-la : 
d'entre les pretendants. 

323. Toutov, cet homme : mon b6te. 

— 3 Avi^CiJ, chagrinerait : voudrait cha- 
griner. II n'y aura qu'une intention, puis- 
que I'h6te sera respecte, meme par les 
plus insolents. — 0uu.o<p66poc, ayant Pes- 
]>rit gate : fou furieux ; homme incapable 
d'entendre aucune raison. Aristarque (Scho- 
lies H) : fjj SijtXtj, on to g;rjc), So-ti; 
8e 6uu.Of66poc toutov ivtaijij], xaxiov 
auT(3 (IsTai)- 6uu.O!p86poc Se ar;u.aiv£i 
^Oapuivo? Tf,v <|/uxiiv, <ppev07t>.rj5. On 
a vu, II, 329 et dans Vlliade, VI, 469, 
l'adjectif Ouu-OfOipo; au sens actif : qui 
donue la mort , uu qui pent donner la 
mort. Ici le contexte exige de toute neces- 
sitc le sens passif. 

323-324. Ouoe Ti Ipyov.... irpr)?Et, et 
il n'accomplira point d'acte : et ce malin- 
tentionne sera reduit a l'impuissance. Ajou- 
tez : parce que l'etranger, en sa qualite 
d'hote du palais, est sous ma protection. 
Aristarque (memes Scholies B) : ou5ev Ip- 
Yov 4via; avuo-ei xoTa tou {evou, eyu 
yap oOtou 7ipoi<rTau.ai. Cette note est 
donnee a la suite de cellc que nous venons 
de citer a propos de 6uu.o?86po;. 

325. 'Eu.eu, comme nepi u.ou : a mon 
sujet. — 'H, vulgo el, la glose substitute 
au tenue propre 



326. Eufqspova. Ancienne variante, eye- 
<ppova, lecon adoptee par Ameis. Le sens 
des deux facons, est le meme. 

327. Auo-Ta)io?, sec : sans avoir etera- 
fraichi, c'est-i-dire sans avoir ete baigne, 
parfume, et mis par mes soins dans un 
etat convenable de proprete et de bien- 
etre. ^ Aristarque (Scholies B) : (rj SiirMj, 
8ti) ouo-TaXeoi; auxpipo;, :r)u.£>y)uivoc. 
Didyme (Scholies V) : auyjieiv. On faisait 
toilette, avant de s'attabler a un festin. 
L'hote regarderait done Penelope comme 
une femme sans usage, si elle le laissait 
s'y rendre sale et depenaille. — Kaxd, de 
choses mauvaises : de haillons. 

328. "Av6p&mo[ ti.... Entre cette maxime 
generate et ce qui precede, il y a u D e pen- 
see sous-entendue : .. Pour meriter ma re- 
putation, il faut bien que j'aecomplisse 
mon devoir ; et mon devoir m'oblige a te 
comblerde soins. » Didyme (Scholies V) : 
touto itpo; ttiv eu?riu.iav sip»ix£v, xai 
ivoipEpEToi enj to xXeo;- oXiyoxpovioi Se 
uitapxovTE? ol dvOpuTioi oipsiXouo-tv eu 
npdtrtw e"v t<JS pi'u, xai ^ M v aYaer)v 

TEpi JaUTOJV O7T0)l£t7tElV. 

329. Auto?, de sa personne : dans les 
actes de sa vie. 

330. As' correspond a uiv du vers pre- 
cedent, et signiHe eh bien. 

331. 'EspEiJnotovTai, insultent. Le simple 
2<|<tao|iai se prend en bonne part : jouer, 
s'amuser. Voyez le vers XVII, 530. Cest la 
difference de ludere et Uludere. Aristarque 
( Scholies B) i (^ S m Xr), «Tt) i<p£^ lo <ovTai 



V 



[XIX 



OAVSSEIAS T. 



273 



O? 8' av ap.up.oiv atixo? £yj xal ap.tip.ova eiSvj, 
TOO p£v X£ xX£o$ etjpu 8ia Heivot cpopiouo-iv 
Tuavxa? eV dvOpcoTrou? " uoXXol" xi piv io-6Xov fcmov. 

Tyjv 8' duapet^pevo? TOOffscpY) TtoXtip.Y]xi(; '08u7G-£ti; • 335 

ytivat afSoiY) AaepTtdSsco 'OSuctyjo;, 
-/jxot spot j^Xatvat xal p^yea (jiyaXo'evxa 
r,iM\ 6x£ irpcoxov Rp-/]Tr^ opea viaxfevxa 
vocrstadpyjv, iiA vrjd; Jwv SoXt^pexpoio • 
xu'co 8', oj; to ixdpo? rasp duTtvous vtixxa? t'auov. 340 

IIoXXa<; yap 8y; vtixxa; a£ix£Xta Svl KofcY] 
a£aa xai x' dvEp.etva I'JOpovov 'Hco 8iav. 
Ou8e xl poi TioSdviTTxpa ttoocov em-qpava flupco 
yfyvexar ou8e yuvr) toSo? d^£xai VjpExipoio 
xdwv, at roe 8cop.a xdxa 8pY]axapat ?atnv, 345 

et p-/] tk; ypyjO; eVci TiaXaiY], xeSva $uta, 
tqtk; 8-/) x£xX'/]X£ xdca qppSaiv, oaca x' £yto rap- 
T?j 6' otix av qpQove'oipi toSwv atj;a(70ai £p,eio. 



i-KiyyuXuHSi, £mu.(i)x<ivTat. Didyme (5c/io- 
/im V) : xa6auT0vT3i, xal XoiSopovvTai • 
■J) ETU^aioouai xai cj>i-,6ovTai. 

332. AOxo;, comme an vers 329. 

333. Atdi doit etre joint a (popEourytv. 

334. Ea8>6v, bun : homme de bien. — - 
"Estltov.l'aoriste d 'habitude: dicere sulenr . 
disent partout. — Botlie et d'autres enten- 
dentE<j8Xov Ieitiov dans le sens de eu Etnov. 
Mais cette interpretation est tout arbi- 
trage; et Eustatbe aeuraison, quoi qu'ils 
en disent, d'expliquer Es6X6v par £a8X6v 
avSpa. 

- 338. 'H^e(to), etaient en baine. Cette 
hyperbole signifie qu'Ulysse est habitue a 
se passer de tout ce qui n'est pas absulu- 
ment indispensable. Aristarque (Scholies 
B) : [-fi SmXf) , on) rj ^ 6e 9' ivri toO 
•r|XXoTpiw6?|. dtpxTJv Y a P EXaSov toO 
ouuTuyEtv e?eX8wv irjs iraTp£5o;. iu.i- 
arfir\, <p)aiv, 4cp' oO xaie/niov Ti^v 71a- 
xpt'oa. datarjua xa; yXaivai;, Xoircov ev 
paxEaiv e6io-»i;. xai vuv oO (3ouXou.ai Ev 
xoioutm xaSE'joeiv, aXXa xa8£u8(u ev pa- 
XEt xai aYpUTtvaJ cb; upoxspov. — "Ote 
irpwxov, des 1'instant ou. 



340. Keiw, je desire me coucher : per- 




mets-moi de passer la nuit. — 'O;, comme : 
de la meme facon que. 

848. ITo3avt7rTpa ttoowv, |»leonasme du 
meme genre que (Souiv EmSouxoXoc, III, 
422, ou autiv (jdSoc'.a, XIV, 101. — 
'Eitir.pavot, selon les uns, vient de etci 
et de apo, et, selon les autres, de irA rt 
et de cpato. Apollonius : Ta entxo'jpr)tixi 
■rtj{ i^U^Yi;. outw? 'Apiaiapyo;. Scholies 
B : E7tiTipava- Ttpocrr,-/-^, airo tgOesSv. 
Des deux facons le sens revient au meme • 
agreables. 

344. O05e Y^^ii---- Ulysse, qui a ete 
insulte par cette engeance, ne veut avoir 
aucun contact avec elle Didyme {Sclto- 
liesY) : 3ia to u6pi5Tixov xoJv yuvatxti^ 

345. A(5u.a xoba... Voyez le vers X, 
349 et l,i note sur ce vers. 

346-348. El |j.r] ft;.... Aristarque et 
son ecole condamnaient ces trois vers. Eu- 
statbe : aOiTETrai 6 toiouto; totio: Ttapa 
twv TtaXairiiv. Didyme [Scholies M et V) 
enumere les motifs de 1'athetese : 49s- 
ToOvroti ot tpEtc, 7rpi5rov hev oti atpeT- 
tat tt,v cuvauivr)v dittyvaivii- Eiia ?rj xai 
YeXoiov to ^ t t c or) te'tXyixe. ti; y«P 
?9oveT twv u.Tj o-TiouS^tuv ; Buttmann : 

II— IS 



I 



* 



274 



OAT22EIA2 T. 



ft 






w 



Tdv S' auie TtpoaestTO TCp^ptov n-yyvEAdnEia • 
Save ? tT • oO yap 7106 ti? iv^p TOfcvujAivo* S& 
£e(vwv TTjXe&MKov cptXtav ifjL^v I'xeto Scojxa, 
cb? ail piX' Eucppa&co? TOTtvuL/iva Tiavx' ayop£UEi<r 
fon & pot yprfc Tiuxiva <ppeal p^Sc' Eyoucra, 

f) X£?V0V SlioTYJVOV £6 TpE^EV 7^' axfraXXEV, 
OEc"a[J.EVY] X^P 60 ^'. StE pilV TTpcOTOV TEXE (X^TJjp, 

V] as TO'oa? vtyet, (5Xty7] TO X£Ouaa TO p EfjiTr/)?. 
AXX' ays vuv dvcrxaaa, raptyptov EupuxXsia, 
vtyov crolo avaxTog oir^Xixa- xa( rau 'OoWeu? 
•/)&/) io\.6aV £<rr. -iioda? -rotors te yd^- 
atya yap & xaxoTYjxi ppoxoi xaTay-qpaaxoue-iv. 
°Q? ap' E'cpv) • ypyjb? & xaxlo-^ETO j^epci icpdawrax, 



[XIX] 



350 



355 



360 



« Mil addldit Barnes. Quod verum mihi vi- 
« detur judicium; ut sit ha?c mens istoium 
« criticorum, ridiculum esse quod Ulysses 
« tam probam feminam sibi exposcat ad 
« demandanilum ei negotium minime invi- 
« dendum. » Ces raisons u'ont rien de 
bien grave. La disparition des trois vers 
n'aurait certes aucun inconvenient; mais 
letir presence n'cn a pas davantage. Com- 
ment Ulysse, metimorpliose comme il est 
pourrait-il imaginer que la vieille le recon- 
naitra, eta quel signe? Ce qu'il dit dc la 
vieille dont il accepterait les services, doit 
etre pris simplement en opposition avec le 
inal qu'il pense des jeunes servantes; et les 
qualite, qu'il decrit se rapporteur, non pas 
a ce qui est necessaire pour 1'oflice de la- 
ver les pieds, mais aux conditions qui fe- 
raient d;sparaltre sa repugnauc e a se lais- 
ser touclier les pieds par une femme. 

350. Tap. Voyez la note du vers I 337. 
— *Qoe, a tel point : au point ou tu I'es. 

351. Eeivwv, des etrangers : parmi les 
etrangers. — q>a; wv , comparatif de p&oc: 
plus clier, e'est-a-dire plus digne de mon 
afliction. Ari-tarque (idwlies Bj : ft Si- 
71/t],6t;) <p i /iaiv w; rj^iwv, ou-fxpiTixov, 
avri toO ipiXtepo?. L'explication vulgaire 
carorum n'est qu'une illusiou des moder- 
nes. Homere ignore le mot fiito;, et mc- 
nte qu'on ne lui prete pas une platitude. 

363. FpTlij;. Lem.it est a volonte .mo- 
nosyllabe ou di*svllabe. 11 etait monosyl- 
labe au vers 346. 



354. Ketvov 8u5Tnvov. II s'agit d'U- 
lysse. — Tpe'oEv ne designe qne les soins 
donnes a l'enfant. Ulysse avait ete allaite 
par sa mere Anticlee. La vieille, apres 
avoir nourri Ulysse, eut a nourrir encore 
le fils d'Ulysse. Voyez. le vers I, 435. 
356."OTe....upa)T<3v,aPinstaiitmemeou. 
356. "H, laquelle. Ameis suspend la 
plnase apres le mot u.T)TY|p, et pense que jj 
n'est accentue qu'a raison de I'encliiique. II 
en fait done un demonstr.itif : diese, die 
geschlldtrle yprfii (il ecrit yoyJu; dissyl- 
labe). — 'OXivriTtEXEovCTa, n'ayant guere 
que le soulfle. Aristarqne (Sc/wlies B) : 
ft StitXij, on) 6/.tYT)iieXEouaa 6)iiyov 
ETt TOO iteXeiv Ev_ouo-a. toutou 6s upoxa- 
xapy_ETai ovou.a to oh.yr^-nO.ia. Voyez les 
vers V, 4 57 et 4 68 et les notes sur ces 
deux vers. — "Euitn:, selon Ameis, se rap- 
porte a vii^Ei, ce qui exige la suppression 
de la virgule au milieu du vers. Mais il 
vaut mieux garder cette virgule. Voyez, V 
36), ixEousa irsp epTtT);. 

357. Ilepieptov EOpux'/sia, le nomina- 
tif dans le sens du vocatif. 

358. Kat tcou, aussi bien. 

360. 'Ev xsxoTvm, dans le mallieur. 
Aristarque [Sc/iolies B) : ft 6iJt).T), oti) 
ev xaxoTr,Ti ev xaxaWi xai iv xaXai- 
itaipi'a, avri to0 ev xaxol;. 

361. KaTEo-XETO.... 7tp6Ttu7ra, se cou- 
vnt le visage. — Ancienue variante, xaxE- 
o-ve6e. Peut-etre est-ce la vraie lecon, tan- 
dis que xaTsVxero ne serait que la glose. 



[XIX 



OAT22EIA2 T. 



275 



Sdxpua §' exSocXe Oept^a, etto? S' 6Xo<pu8vov eecrav ' 

"0 (jloi £ya) °^°> te'xvov, dinqyavo;;- rj ce rapt Zeu? 
dvGpcoraov y]jO'qpt Oeouoeoc Ouaov syovxa. 
Oii yap tcco tk; xdcrcroc Ppoxcov Ait xepTTixepauvcp 
raova (jf/jpf £xy)' ouS' ^aiTou? ixaxo^a^ , 
6'crcra cu tm eoioou?, apc6(j.svo<; ew^I'xoio 
y?jpd<; te Xmapov Gpl^ato te ipatSifxov utdv • 
vOv Se toi oi'co TOxpnrav dcpei'Xexo vo'cxtfxov 7]u.ap. 
Ouxco tou xal xeivco £<pe<j;idcovxo yuvatxe? 
Zdviov TTjXESaraov, 6'xe xeu xXuxd Swp.aO' t'xotxo, 
w<; cjeOev at xuvei; atSe xaGe^tdcovxai dhcaoui, 
xdcov vuv XcoSrjv xe xal dcyta iz6Xk' dXEE^vcov 
oux Eda? v&iv Ipi 8' oux dexoucav dvcoy£v 
xoiipyj 'ixapfow, irepfcppcov nrjvEXdTCta. 
Tcp <7E irdSai; vt'^pco dfjia x' auxvjc; IlYiveXoTCfyi; 
xat cte'Sev EtvEx, fad fxot apcopExai evSoOi Ouijlc.^ 
xyjoeq-iv. AXX' ays vuv £uv£el ir.o^, 6'xxt xev eI'ttco • 



365 



370 



375 



363. *Ey u) --- &u.iiy_avo;, moi sans res- 
source : impuissante que je suis. — leo, 
genitif causal : quant a toi, e'est-a-dire 

quant a 1'aide dont tu aurais besoin. 

Quelques-uns expliquent aio coming un 
genitif exclamatif, et Ie rapportent a (i 
|xoi, non a du.r,/_avo;. Mais Ie genitif de 
"exclamation n'est lui-meme qu'un genitif 
causal; et des deux facons Euryclee dit la 
meme chose. — Te'xvov. II s'agit d'Ulysse, 
dont les paroles de Penelope ont ravive le 
souvenir dans lame de la vicille. 

303-364. Oepi — dvOptojioov, au-dessus 
des liommes : plus que pas un autre 
homme. Voyez, I, 235-23C, itEpi rcdvttov 
av6p(o7tu)v. 

364. "EyovTa, ayant : quoique tu aies. 

367. 'ESiSou, vulgo eStSto;, correction 

byzantine. On a vu tSfSou, XI, 289. — 

"Eo>? dans le sens de otiu? : afin que. 

Voyez, IV, 8UO-80I , situ;.... mtuo-Eie. 

367368. "Ixoio YT)p<xs te, e'est-a-dire 
i'xoio te vjjpai;, car le rapport est entreles 
deux vcrbes. 

369. 'AtftilzTO a pour sujet Zeu; sous- 
entendu. 

370-374. OOtco jiou.... Euryclee com- 



pare la misere probable d'Ulysse errant a 
telle du vieux mendiant qu'elle a sous les 
yeux. Scholies B : t-jioi;, <pr|cri, xai auto; 
outok ugpiCsTai it).ava)u.Evoc, u>tj7tEp av 
vuv uSpiSij Ttapd twv SouXiiaiv. 

370. Kti'vto, a lui : a Ulysse. — 'Epe- 
^iowvto, comme l'aoriste d'babltude : ne 
manquent pas d'insulter. Voyez plus baut, 
pour ce qui conrerne le mot, la note du 
vers 33 1 . — Tuvai /££ equivaut ici a opitoai. 
372. IIeGev. Euryclee s'adresse au vicux 
mendiant. Le complement du verbe est 
cette fois au genitif, a cause du change- 
meut de dm en xotTa. 

374. Oux seta;, tu ne laisses point : tu 
ne leur permets point. — Ni?tiv, de net- 
toyer : de te laver les pieds. — "Avtovsv, a 
ordonne (de le faire). 

376. Ttu (ainsi done) repond a oux 
<XEXO'J<rav (bieu disposee), comme on le 
voit par ce qui va suivre; car 1'ordre de 
Penelope n'avaitrien de bien imperatif. 

378. K^OEfftv, sous-entendu <roi; : par 
tes chagrins ; par la sympathie que m'in- 
spire ton infortune. Aristarque \Sclioties 
B) : (^ StTtXrj, oti) xviSEatv dvxl tou, 
6ti ti aa xrjGEtx. 



im 



m 




■ 



ti 



It* 



276 OAT22EIA2 T. 

itoXXol Srj ^eivot xaXarafpioi EvGaS' I'xovxo, 

dXX' outcco xiva cpyjfjit £otxo'xa &§£ iSg'ffSai 

cb<; cu Sefxa; cpwvirjv xe TtoSa? t' 'O&ftrijt lotxa?. 

Titjv 8' dirap.et6^*€vo<; upo^cpr) toXu{j.y]xi<; 'OSuaaeu;' 
T £2 ypTju, outgo cpaeiv 6'crot i8ov 6cp9aX|Aor<uv 
Yjfxia? dp.;poT£pou<;, [xaXa e[xeXu> dXXy]Xotiv 
ep-fxevat, w? au TOp auxY] ETucppovEOuo-' dyop£UEi<;. 

°Q<; dp' £cp7] ' yprjb? 8e Xe'6y)G' e'Xe uajjupavo'covxa, 
tw T:o'8a<; el-aTrivi&v ■ u8oop 8' Ivtytutxto tc>uXi> 
<j/u^pov, euEtxa & 0epfjiov Ero^ucev. Auxdp 'OoWeu? 
FCev etc' Effj^apdcpiv, iroxl 8k o-xdxov expdirex' afya • 
au-u'xa yap xaxd Gut/iv otcraxo, p] e XafioGaa 
otiX-^v afj-^pacraaixo xai dfjL^a8d i'pya ysvotxo. 
Nt£e 8' dp' do-aov toucra dva^G' £($v ■ auxfxa 8' s'yvw 

OuXy)V, XYjV TtOXc [JLtV <7U? VJXa(7£ XsUXCO <58oVXt 

napv/jffdvS' iXGo'vxa [/ex' AiixdXuxo'v xe xai ula<;, 



[XIX] 



380 



385 



390 



381. Aiu.a<;. II ne s'ngit que de hi taille 
et de la piestance; car Ulysse, quand Eu- 
ryclcc l'a vu pour la derniere fois, etait 
encore un jeuoe homme. ■ — 1163a; t(e). 
II n'est pas elonnant'qu'EurycIce ait parte 
les yeux sur les pieds qu'elle va laver, et 
quelle note une resscioblance entre ceux-la 
et ceux dont le souvenir lui est si present. 

385. "Eu.uev<xi, etre : que nous sommes. 
— 'Q; correspond a o'jtu). — Quelques uns 
mcttent un point en haut apres e(iu.evai. 
Avec cette ponctuation, Ulysse dit deux 
fois la im'ine chose; car alors oOtio se 
rappurte a ce qui precede , et signilie 
comme tu viens de dire. 

386. IIctu.epav6o>vTa. C'etait un bassin 
de cuivre. Voyez plus has, vers 469. 

387. Ttii, dans Icquel. Anclenne va- 
riante, to'j (a I'aide duquel), lecon adop- 
tee par Bekker et Dindorf. — 'E^auEviUv, 
ablueie solebat, elle avait I'hahitude de 
laver. — La lecon sSchieviSev , dans l'Ho- 
mire-Didot, n'est qu'une faute d'impres- 
sion. La traduction ahlueiant. qu'on lit 
en regard, suppose eSoltuviSov. Mais cet 
EtaTtEvifov ne serait lui-meme qu'une cor- 
rection tout arbitraire. 

389. IJev in' l5yapo9tv. Ulysse etait 
done en pleine lumiere. Mais les paroles 



d'Euryclee lui font craindre d'etre re- 
connu ; il recule son tabouret, et il tourne 
le dos au feu. Voyez plus bas, vers 506. — 
Ixoxov, l'obscurite : le c6te oppose a celui 
d'oii venait la lumiere. Eustathe : k-Kt- 

CTTpacpTI TIpO; TO OXOTEtvdv. 

391. O0).T)v, la cicatrice : une cicatrice 
dont die avait souvenance. Aristarque fait 
observer (Scholies B) la difference de la 
diction attique et de la diction d'Hoinire : 
(fl SinXrj, oxt) 'Axxixoi to Ospa-suOEv 
tp»'j|iawT£iliiv s?aai' Jtopa 6e 'Op-iiptj) 
WTEiXrj uiv to a8Epa7i£UTov, ouXri Ss 
to espaitEuOev. — "Epyi, les chases : ce 
qui concernait sa persoune. Cette revelation 
nuirait a I'accomplissement de ses desseins. 

392. N'Se, elle nettoyait : Euryclee st- 
rait a laver. — "Ava^S* tov, son maitre : 
les pieds de son maitre. 

393. Xrjv itote u.iv avi? rjXoidE, dont 
jadis le frappa un sanglier : qu'un sanglier 
lui avait jadis faite d'un coup de boutoir. 
Aristarque (Scholies B) : (^ £i,t),9j, 6ti) 
»!>. a<JE, Tiji^a: iiroirio-e. 

394-406. riafvriaovS' O.OovTa Le 

recit qu'on va lire est developpe outre rne- 
sure ; carle poete pouvaitexpriroer en deux 
ou trois vers ce qui devait etre dit a pro- 
pos de la cicatrice. Quelques modernes re- 



[XIX] 



OAY22EIA2 T. 



[XYjTpcx; £7)? ■nanlp £<t6a6v, 8<; avOptoTtous iy.iy.cx.axo 
xAeiiTocuvy] 0' 6'pxco T£" Geo? oi oi aGio? i'Scoxev 
'Epfjis^' tw yap xE^aptauiva [X7jp(a xaiiv 
apvcov 'i]S' gpfyiov 6 §£ oi -rrpdtpptov ajji' oTc^^et. 
AtJidAuxo? §' £A9a>v 'l9ax-/]<; £5 ufova Srjuov 
iratSa v£ov yEyacoxa xt^r ( craTO Guyax£po? yjc 
tcSv pa 01 AvxixXeia cpi'Xct? £m youvaat Otjxev, 
nauopivco SdpTOio, 2to<; t' ecpax' eV t' ov^fxa^EV 
AutoAux', auxot; vOv ovoix' eSpeo otti xs Ovjat 



277 

395 



400 



gardent ce recit comroe une interpolation. 

Ce que Ton peut tres-bien admettre, c'est 
que les rhapsodes I'ont amplifie par des em- 
prunts faits aux deux poemes. En effet ; 
sur soixante-treize vers il y eu a une 
vingtaine qui sont des repetitions. Ce recit 
est en somme, selon la juste remnrque dc 
Payne Knight , tin des vieux chants qut* 
consacrait la tradition des aedes, et dont 
le poete, bon gre mal gre, avait a tenir 
compte une fuis mentionnce la cicatrice 
a laquclle Euryclee reconnatt son maitre. 
Si ce recit n'est pas d'Horoere, il est plus 
ancien qu'Homere. Mais rien n'empeche 
d'adrnettre que le poete s'est attarde , 
charme par le sujet. Ctla lui arrive quel- 
quefois. Ici du inoins il n'a pas dorrai j 
ear nulle part, dans VOdyssee, il n'est 
plus vif ni plus interessant. Aristote, Poe- 
tiqtte , ch'pitre VIII, parle de ce recit 
cmnme d'une partie integrante de VOdys- 
see; et I'on ne voit pas qu'aucun des 
Alexandrins en ait suspccte l'origine. — 
394. TTapvr,<r6v£(e) , au Parnasse : dans 
la montigne du Parnasse. Didyme [Scho- 
lies V) : t\* tov IIapvao"<76v. FTapvacao; 
0£ oooc, A&ViiSv. — YWz, les tils (d'Auto- 
lycus). C'etaient .ses oncles maternels. 

395. M'/Tpo; £tis» de sa mere^ c'est-a- 
dire d'Anliclee. 

396, K)£7TtO(TUVY) doit etre pris au pro- 
pre. Autolycus etait un voleur, et il s'en 
faisait gloire. 11 rolait raeme avec effrac- 
tion. Voyez YIliade y X, 267 et la note sur 
ce vers. — "Opxuj ne signifie point qu'Au- 
tolycus se parjurait; car alors on se serait 
dcfie de lui. Non, il inspirait toute con- 
fiance ; mais ses serments etaient concus de 
telle sorte, qu'il n'etait jamais tenu par sa 
parole, et qn'on n'avait aucun moyen de 




le confondre. Aristarque [Sckoties B) : (-f) 
StitXi], oti) oux EKiopxaiv, <x»,a rjoyXo- 
fiEvo; tou; 5pxo\j!;, (X'jto; p.£v euopxo^ 
5i£p;eive, tov; ok £yxaXoOvT<y; ota x^c 
ETTtvoii; en£i6Ev. — 11 est evident, par ce 
qui suitj qu'Autolycus est un hems pour 
Homere, et mm un homme blamable. C'est 
un des passages du poete contre lesquels 
Pliiton ? dans sa fienublitfue, a surtout beau 
jeu. Mais Homere n'est point un precep- 
teur de morale. II parle d'Aut<ilycus comme 
en parlait la tradition. Dug. is Montbel : 
« Dans ces temps d'une soeiete a peine 
sortie de la barbarie, ou chacun etait en 
guerre avec son voiaia. le point essentiel 
etait de se defendre a tout prix; et, quand 
on ne pillait pas, on courait grand risque 
d'etre pille. Des lors les qualites qu'Homere 
vante dans Autolycus devaient etre fort es- 
timees. Ulysse lui-meme n'est pas 'crupu- 
Ieux quiind rl s'agit de inentir. » M me Da- 
cier, qui vent absolument un Homere de 
bonne compagnie, paraphrase cornrne il 
suit le passage relatif aux talents d'Auto- 
lycus : « Prince qui surpassait loos ceux 
de son temps en prudence et en adresse 
pour caclier ses desseins et pour surpren- 
dre ses enneinis f et en bonne foi pour 
garder religieusernent sa parole et ne violcr 
jam. lis ses ser meats. »> On comprend cette 
aberration chex unti femme possedee par 
son prejuge ; mais il est inexplicable que 
Pope ait donne dans le meme Iravers. 

397. *Epu.£taf;. D'apres les poetes poste- 
rieurs a Homere, Autolycus etait le propre 
fils du dieu des voleurs. Chez Homere, il 
n'est que son favori. 

400. Neov jidverbe : depuis peu. 

40 ( . s AvTix),eta, vulgo EupuxXeia. Voyez 
plus baa la note du vers 406. 






I 



« 







m 



■ 1 
II 

I 



VI 



I 



278 OAT22EIA2 T. [ X IX] 

ractSos toxiSi cp£Xcp • TOjXuapvjxos & to( ecixiv. 

Trjv S' aux' AuxoXuxo? drapa'SExo, <pc6vY)<7EV xs • 405 

rap.6pi ? |p6- 6uyax7]p xe, xt'OsaO' ovop' 6'xxt xev ei'itco • 
™XXoto-tv yap ifycoye ooWajAsvo? -rdS' txavw, 
avSpaatv ^Sk yuvatftv ava ^Oova TOuXuSoreipav 

Xto 5' 'OoWu$ OVO/jC' ECJXCO ETOOVUfAOV. AllXOCp Eywye, 

imtoV av t^gclq pYjxptoiov £? psya SfflfJia 410 

£X0y] napvy)(7ovS', 6'9i tou pot xx^fxax' saw 
xcov 0! £yd) Swaw, xai ptv ^a^povx' dTtoir^co. 

Twv lv£x' v^XO' 'OoWCk;, ha of 116001 dyXaa Swpa. 
T6v pev <£p' Aiixo'Xuxd; x£ xai uiie? AuxoXikoto 
X^po-i'v x' -^o-iraCovxo eieotitc (xetXt^otcav* 415 

fttfajp 8' Apcpt0£Y] [XYJTpo? TTEpicpUfj' 'OSuOTJt 

xtacr' apa ptv xEcpaX^'v xe xai a'fxjpco (pasa xaXdc. 

AfiToXuxo? S' utofeiv exexXexo XuSaXffWWlV 

Seticvov E^ouXi'craar xoi S' oxprivovTOS axouaav, 

auxt'xa 8' eiadyayov (3ouv apaeva TCvxalx-qpov ■ 420 

tov Ss'pov a|x<p( 0' e'uov, xa( ptv Stfyeuav aWa, 

fiiVruAAov x' ap' CTto-xapivw? ratpav x' 66eXoio-[v, 



404. IIaiS6; au feminin. 11 s'agit d'An- 
ticlce elle-merae. - Ae est explicatif et il 
equivaut a yap. 

406. raugpo; et OuyaTYip ont le sens 
du vocatif. Quelques-uns meme ecrivent 
MyCLZtp au vocatif. _ Avec la vulgale E0- 
pux>.eio au vers 401, les vers 4u5 et 40U 
n'ont pas de sens, puisque, si Autolycus 
parle a Euryclee, il ne pwla pas a La&te 
et a sa femme. II faudrait, avec cette le- 
con, que ya.y.6 9 6i et Ouydvr.p fussent de 
vra.s nominatifs, et qu'on lut TiBsaOfaO, 
non Ti'66<ilj(e). 

407. 'OiuCTdauEvo? , irrite , ou selon 
quelques-uns, bai. D'autres donnaient au 
mot un sens actif : ayant com.nis des me- 
faits. Didyme (ScholiesV) sernble preferer 
la seconde interpretation : ptmfaf, ■ fl 
opvriv a Y aY<«v • f, pXctya;. Mais le sens 
iratus est raieux dans le caractere du per- 
sonnage. Les mediants sont toujours en- 
chantes d'eux-memes et furieux contre les 
autres. Un coquin tel qu'Autolycus n'a- 



vouera jamais qu'on le deteste. — T68(e) 
adverbe : hue, ici. Voyez le vers I, 409. 

409. Tip, a lui : a mon petit-fils. 

'Oouaeuc signifie done Haisseur. — 'Erai- 
vujxov, convenalile comme nom. Voyez la 
note du vers VIII, 64. Didyme (Scl.o- 
Ues V) : <pcpa>vvu.ov. 

4)0. 'Hoyjaa;, devenu jeune bomme. 
Didyme (Scholies V) : e v axu^ ijXixia? 
yEv6u.£vo:. 

Hi. "08i, e'est-a-dire ev ^ 0(ou,«ti. 

412. Twv paititif : de ces biens. 

413. Tu>v EvEx(a), a cause des cboses 
e'est-a-dire par suite de la promesse d'Au- 
tolycus. 

416. ITepifOo^a), ayant jete ses bras 
autour. 

417. Ku<7<j' dtpa.... Repetition presque 
textuelle du vers XVI (5. 

419. Toi.... Voyez levers II, 423. 

421-423. T6v OEpov.... Vers empruntes, 
sauf les derniers mots, a Vlliade, VII, 
316-318. 



[XIX] 



OAY22EIA2 T. 



(OTrojcav x£ itepicppaSicog , Sdo-o-avxo" xe fxoipa?. 
°£2<; xdx£ fjtiv itpoitav '/jjxap £? r^Xtov xaxaSuvxa 
8auvuvx', o'j8e Tt 6up.6<; I8eu£xo 8aixo;; iferiQc . 
^Hp.0;; 8' r^Xto? xax£"8u xal eto xve<pa<; yjXOev, 
or] xo"xe xoifAYjffavTO xal &7CV0U owpov eXovto. 

^H[jLog 8' ^ptyEVEta <yav7) poSoodxxuXo? = Hw<;, 
[3dv p' ifjtev iq Qr]pt]V, TfU.lv xuve<; t]OE xat auxol 
uiees AuxoXuxou* piETa TOtoi Si Sioq 'oSuctceu? 
7]i'£v ' aforu 8' 6'po? upoalSav xaxaEijjtivov uXtj 
napvr,<7o0, xdya 8' i'xavov ■Kiuyjxq ^v£[/.C£'c7<7a<;. 
HeXios [X£v eroixa ve'ov upoo-ESaXXEv dpoupa?, 
£<; dxaXappEtxao (3aGupp6ou 'iixEavoto. 
Ot 8' £? Pfjcrcav I'xavov ErootT?}pec" irp6 8' dp' auxcov 
fyyi 1 £p£UvcovT£? xuve? Yjtoav, auxdp oirtffOev 
ui^ec AuxoXuxou • u-iTOL xoici 0£ 8lo? 'o8uo-o-eu<; 
y]iev dyyi xuvwv, xpaSdwv ooXtyo'axtov zyyos- 
"EvOa 8' dp' e\ X^fXYj mnuvrj xax£xaxo piya? roc 
xrjv [X£v dp' out' dvEfJt.cov 8ia£i ulvoq Gypov dlvxcov, 
ouxe [xiv ^eXiog cpai6cov dxxtcrtv e&xXXev, 
o'jx' 6'fjL^pog irspdaaxE 8ia|/.irep£? • w? dpa tojxvy) 
vjev" dxdp cpuXXcov ivlvjv yjjffi? vjXiOa toXXV]. 
T6v 8' avopwv xs xuvffiv X£ Tcept xxinzoq t,XOe tto8ouv, 
to? EirdyovxEs £TC"?|Crav • 6 8' avxt'o? ex \uk6yoio, 



279 



425 



430 



435 



440 



I 




■ 



445 



424-425. "Qc tote..,. Vers empruntes a 
Vlliade, I, 604-602. 

426. ""Huo:.... Repetition du vers IX, 
168, deja plusieurs fois repete. 

427. Ay] tote.... Voyez, le vers XVI, 
481 et la note sur ce vers. 

428. 'Huo;.... Repetition du vers [I, \ . 

429. 'HfiEV xuve; tjoe xat auTOt. Voyez 
plus has les vers 435-4-37. 

433-434. *Hs\tOC Vers empruntes a 

Vlliade, VII, 421-422. 

434. 'Axa/aopEiToo, au courant paisihle. 
Aristarque [Scholies B) : {i] olteXyJ, on) 
dxaXappEiTao )£y£i (avci) tou dxa- 
Xai; xal ^fjvy^a); ^eovto^. 

435. Ot (eux) est determine par le mot 
ETfaxx^pe;, 



439. "Ev5a, la : dans le val de mon- 
tagne. — 'Ev X&HJUQ, dans nn fourte. 
Aristarque (Sc/ioiit-s B) : ( ■£, 6 m /.T] , oti) 
Xoy^t^ OXtooei ^wpico, 7tf,6^ xoittiv feitl- 
T7]6eto)j octio ioO Xe^acSai. Didyme 

(SchoticS V) : 0"Uv3Ev6pti) T07l(;>. 

440-443. Trjv U.EV. . . . Repetition des 
vers V, 478-480 et 483, s.uil' le change- 
meat de quelques mots. Voyez les notes 
sur ce passage. 

444. Tov, liii : le sanglier, — TTept doit 
etre joint a tjXOe, et ttoBotlV depend de 
xtujio;. 

446. 'Q^comme quoi : lui faisant cora- 
prendre que. — 'EndyovTEt;, des clias- 
sants : une meute et des chasseurs. — 0» 
lui ; le sanglier. — 5 Ex, (sortant) liors. 



^B«r 






■ 



280 OAT22EIA2 T. 

?p^as e5 XocpiY)v, -rrup 5' a ? 8oAfJwi(ri SeSopxci)?, 

ffTTJ ^ aCxcov a X e8(Wev 6 8' apa TipciTiaxos 'OW& ? 

foauT* dva<7 X o>Evo; 8oXt x 6v %6pu y^ttpl ira^Y), 

Aixptcpi? dt^ac , oCiS' (3<7t^ov ixeto q> corcfe. 

T4v ff 'OSuaeu? outyj<7£ tu^ov xaTa Se^ov cojaov, 

avrtxpu Si SffjXGc cpaeivou Soupo? dxcoXY] • 

xaS' 8' £W 2 V xov^at (xax^v, fab 8' Sitwcto 6u(jl^. 

Tov (*ev opj AfaoXtocou toi&c <pfXoi d(A<p£TCvovTO • 

o>t£iXy)v 8' 'OSu<njo<; djxujjLovo? dvuGioio 

Srjaav facrrapfo»c f ^aoiSyj 8' alpa X£Xatvov 



[XIX] 



450 



455 



■ 

w 



446. Eu. Ancienne variante , Si. 

rTup.... SsSopxu);, ayant un regard de feu. 

447. Autwv, d'eux-memes : des chas- 
sants, meute et liorames. — 'O (lui) est 
determine par 'OSuo-reut. — npioTtaro; 
se rapporte a £3<jut(o). 

449. 'O (lui) est determine par crO;. 

Miv depend de IXao-Ev, et ? ed|j.Evoc (ayant 
pns l'avance) equivaut a un adverbe ca- 
raeterisant Taction. 

450. Touvo; <ijtep,au-de;sus du genou : 
a la naissance de la cuisse. — IIoXXov.... 
aapxoc, beaucoup de cbair. C'est le seul 
passage d'Homere ou il y ait teoXXov avec 
un genitif. 

451. Atxptcpi; atija; explique comment 
il se fait que l'os n'ait pas ele entame. Si 
le sanglier avait pousse droit, il aurait 
b "** 'f_ membre - Aristarque (Sckolies B) : 
(i) ora/.T), Sti) youvo? viitep, xatd tt|V 
dpv.Tjv xoO o-npoO • /e'yei youv, noXXov 
Se^otritpuaE (japxoc oSovfi. Sid Se 
•too Xtxpiptc 8r)Xoi ott ou u.E'xpi TWV 
Sareuiv xaSixETO. Voyez, pour le mot Xi- 
X0191;, la nole du vers XIII, 463 de 
Vf/iade. _ La cicatrice, d'apres ce que 
vient de dire le poete , devait etre un 
srllon creux, parfaitement reconnaissable 
a la vue, et suituut au toucber. Eustatbe : 
•to 6e Snrj^uae pi8o<; SyjXot Trj; 7tXYrY>j; 
ew; l-tfuz tciCi oote'ov. 8to xai tr|v ouX9)v 
Eixo; fiaOEiav ouaav paov Yvto<Tf)TJv»i dv 
Otto zf^ EOpuxXei'a.; xai ev ctxotw- dXXtu; 
Y«p £Tti7te6oi; oiaa xai 6u.aXr] oux dv 
£Yva>o"to. da-tciu; Se £pp£6»] to Sirjouo-e 



xai aafaXwc, <i; iroXXr]; £xsi8sv CiYpa; 
o-apxo; olov E?avTXr,6£ioT]c. 

45.3. 'Avrtxpu.... Vers emprunte a VI- 
tiade, XI, 263. 

454. Ka8 8' sites' ev xovt^di.... Voyez 
le vers X, 163 et la note sur ce vers. C'est 
encore un emprunt fait a I'lliade, XVI, 469. 
Voyez, a ce passage, la note sur fiaxtiv. 

455. Tov, lui : le sanglier. L'opposition 
de [ie'v avec le 8(e) du vers suivant indique 
qu'il s'agit ici de l'animal , et non du 
blesse. Mais les soins se donnent au blesse 
en meme temps qu'on met la bete en etat 
d'etre emportee. 

457. 'E7taoi8)j, a I'aide d'un cbarme : 
grace aux paroles cliantees pendant qu'on 
bandait la plaie. On attribuait naivement 

au cbarme 1'elfet produit par le bandage. 

La superstition des charmes date du temps 
ou il n'y avait d'autres medecins que des 
thaumaturges. Esculape lui-meme passait 
pour guerir ses malades par des charmes, 
bien plus que par des remedes ou des ope- 
rations. Barnes, Scholie tiree d'un manu- 
scrit : tffxiov oti ipxaia eatev ri 8ia xrj? 
£7taoi8rj; 8Epa7iEia, oio-TE xai IlivSapo; inl 
toCi 'AsxXrimoij (iaXaxaT; eitaoioai; 
Xeyei (Pjrthiques, III, 91). Cette note est 
probablement la deruiere phrase de celle 
d'Aristarquc sur le vers 457. — Quelques 
anciens attribuaient a Enaoijyj un sens 
moral : les bunnes paroles par lesquelles 
on donnait du cceur au blesse, chez qui le 
caline etait indispensable. Didyme {Scho ■ 
hesy) : Aiox>»)? enaotSiiv itapsStoxe 



[XIX] OAI22EIA2 T. 

ifc^eGov, afya S' I'xovto cp£Xou -rcpo? Sco^axa toxtqo';;. 
Tov [Jiev ap' AuTdXuxd<; t£ xal uittq AotoXuxoio, 
6'j trjcdtjjievoi t^S' ayXaa Swpa TOpdvT£? , 
xapiraAtfj-coc yalpovza. ep£Xvjv yaipovTE? Eitejjiirov 
et? 'iGaxrjv. Tw [iiv pa toxtyjp xal rcdTvia PTcrjp 
j(atpov votJT^aavTt, xai E^epe'eivov Ixaora, 
cuAyjv otti naGor 6 8' apa tjtflow eu xaTeXsJjev, 
cos f/.iv G^psuovx' fkaazv ai>q Xeuxco oSo'vti, 
napvYjcdvS' eXGdvTa cuv ulaatv AuxoXuxoto. 

Trjv ypTjU?, ydpiaai xaTaTipY]v£o-ai XaSouaa, 
yvw p* fet(xa5(Ta^vYj, ito'oa Si npo&jxe ofpEo-Gar 
£V Se Xe6y]TI toge xvt] pi.-/) , xava^Tjcre 2e yaXv.oq, 
S.'\> S' itEpwo-' £xXiOy)* to 8' etu yQovbs &,lyyV uScoo. 
T/)v 8' ajxa yappia xal aXyoc; IXe cpps'va ' tm 8£ oi oVce 
Saxpudcps ttXtjctQev, GaXspV] 8e oi £<r/s.io cpcovT]. 
A^a[X£v/] Se.yEVEtou 'Oouo-ar ( a upoffieiitev 

H p.aX' OouacrEu? lam, cpt'Xov texo; - ouoe a Iywye 
irpiv s'yvcov, Ttplv uavxa avaxx' £p.6v afjupacpaacGai. 



281 



460 



465 



470 



l •• 



I II 



4 



■ 



J 



475 



ttjv irapr^opiav. lo-yaipiov yap Eivat toui- 
tt]v, orav to nvEOfia tou TEtpfnuivou 
7tpoac*/E( rj, xai uiarcEp Ttpo<jr]pTriU.£vov 
tm napriyopouvTi, u; xai Si' sxspwv • 
a)Xd as u.ev SEpdnwv uoTiTEp- 
itETu (Made, XV, 401). Mais il vaut 
mieux prendre ettocoio'tj au propre. 

4 58. "EiyEflov, il» arreterent : ils em- 
peclierent de couler. Didyme (Sc/io/ies V) : 
iaytftov fji ivri tou ETcautrav. 

46 J . tlnXriv. Ancienne variante, cpOtor, 
leron adoptee par Ameis et La Roche. Avee 
(fi).o); se rapportant a yjxipovie;, xapTta- 
).ttAti>; se rapporterait a yaipovTa, et non 
plus a E7t£[j.7:ov. Cela ne s'entend pas tres- 
bien, meme avec le commentairc d'Ameis : 
« xap-naMfito; yaipovxa , veeil er beim 
« Gedanken an die Heiraath sclmell seine 
c> Wunde vergass. » Mais Ulysse est gueri 
quand il s'en retourne, parfaitement gupri. 

4(J4. Ou).y]v otti 7ta6ot, quelle chose il 
avait soufferte quant a la cicatrice : com- 
ment et dans quelles circonstances il avait 
ete blesse. 

40&-46C. °Q; (iiv.... Repetition, mutatis 



mutandis, des vers 393-394. Voyez, sur le 
second de ces deux vers, la note relative a 
llapvyjaovofE) . 

407. Trjv, c'est-a-dire ou>t]V : la cica- 
trice. Cet accusatif depend de yvw, et non 
de Xao&0o"a. — Aa6ouo"a, sous-entendu 
avaxTci : des qu'ellc eut pris (son) mature, 
c'est-a-dire des qu'elle se fut mise a lui 
nettoyer les pieds. Voyei plus liaut les 
vers 390-393 et plus has le vers 475. 

468. riooac, le pied (qu'ellc tenait). — 
IIpoEYixE, elle Uchn. — 4>EpEa6ai, comme 
tio'TE (pepsaOii : tellement qu'il tomba. 

470. '£x).if)n. C'est le scul passage oil 
Homere n'ait pas dit Ex/iv8r). Ce verbe a 
pour sujet yjxlv.6;, lequel equivaut lui- 
meme a Xe'gr];. — To est determine par 
uowp, et se trouve rcduit par la au rdle 
de simple article. Au fond, il signifie ce/it, 
ce qui etait dans le vase. 

'i7l. 4>pe'va comme xata ^ps'va. — Taj. 
Voyez, au vers precedent, la note sur to. 

472. Aaxpuopi Voyez le vers IV, 705 

et la note sur ce vers. 

475. IlavTa , adverhe : omnino abso- 







m 



282 



OAT22EIA2 T. 



IXIXl 



T H, xai IIvrveXosceMcv iai8pa.yi.tv o^al^diaiv, 

KtypaUtn iOilouaa <pi'Xov to'giv svoov iovia. 
H S' out' aOpvjaai 86vax' avrfy oute vo-yjaar 
Ttj yap 'AGTjvai'y] vrfov ftpmnr auTap 'OoWeu? 
Xeip' i7itp.aa<7a(/£vo<; ? apuyo<; Xa& &&*£{%», 48 o 

T7) S' eTffpr) eGev aaaov Ipuccraxo, y&vrpiv ts' 

Maia, xt'7) ft' £0A«c Sktna - 2u & [*' fepifcc auTY) 
Tw aw etc! paSco ■ vDv S' aXysa itoXXa {loy/jaa? 
yjXuQov dxoorrqi erei' it; uaTpi'Sa yaiav. 
AXX' etci £9pao-e-/]<; xa( Tot Geo? epSaXe Gufjuo, 48 5 

fffya, (XT] tfe i' alios ivl jxey(£poKJi ra50y]Tat. 
QSe yap &pta, to ol xal xexeXefffjiivov for** 



himent, c'est-a-dire en realite. Euryclee 
s'ctonue d'avoir eu besoin de toucher vrai- 
ment la jarabe de son maitre, pour etre en 
etat de reronnaitre Ulysse. 

477. IIe<ppaOEciv, mohtrer. Le verbe 
9pa^o), chez Homere, ne signifie ni parler 
ni dire. 

478. 'H, elle : Penelope. _ 'ABpyjirai, 
avoir vu : voir le signe que lui faisait Eu- 
ryclee. — 'Avxin , en face : bien qu'elle 
fut en face de la vieille. On se rappelle 
qu'Ulysse avail tourne le dos au feu. La 
vieille, a genoux devant Ulysse, etait done 
face a face avec Penelope. 

479. T^, a elle : a Penelope. _ Noov 
ETparcEv (detourna l'espiit) ne s'applique 
qu'au moment ou Euryclee fait signe des 
yeux a sa maitresse, et aux instants qui 
suivent. durant I'echange de paroles entre 
Euryclee et Ulysse. Botlie : « Avertit su- 
« b.to Minerva mentein Penelope, ut nee 
« satis videre oculis |>ossit nee intelligere 
« quid agatur : adhuc enim omnia viderat, 
« ex adversum sedens cum ancillis. » £us- 
tatbe : to 6e arrival tov itooa, xai tov 
y.aXxov fjy^aat, xai to Oowp Jc«fl>}¥«, 
SrjXa uiv TtavTw; xai tyj llr^u.oti^. 
OoxoOa-i 8e 8i' dff6sv£iav 'yevEo-eai t9j; 
ypaor oXtyriTteXEouoa yap slvai 6jt6*ii- 
toi (vers 356). 6ib xai toO ".Eyapou ex- 
Saivouaa u.et' oXiyov (vers 503), la' o> 
owso-Sat iroSavimpa, eke! Ta Tt'potjpa 
ztyyia itavra, oOx ipwrdTai Otto tffc 
SuraolviiC, u>; tojv npoTspwv oia tt.v 
*urfl« oXiy/iTiEXiav ixx«&>Sv»i goxouvtcov. 

*80. X£ip(i), et uou xeip(a) : avec la 



main. Yoyez, IX, 302, hi note sur un 
exemple identique a celui-ci. Voyez sur- 
tout, XI, 591, ETti yipa'i u.a<raiOat. — 
•fcapuyo; XixSe. Ulysse veut arr^ter les 
sons dans la gorge de la vieille. Eustathe : 
XaS6u.£vo;T»i; YP™s eVtt):; (papuyoi;, oOx 
ifiEi XaXsiv. II va sans dire que le biros 
ne serre pas bien fort, et que son geste 
se reduit a un avertissement qu'Euryclee 
ait a se taire. 

4H2. Ae est dans le sens de ydp, ou 
plut6t de eit£.;. 

483. loi aw E7U p-aliw, comme s'il y 
avait E?ri to) <7(i) xoXtiu). Voyez YJliade, 
VI, 400. Euryclee etait restee vierge, comme 
on le voit des le premier passage ou il est 
question d'elle (I, 433). Ulysse a ete allaite 
par sa mere Auliclee, et uon par une ser- 
vants — Le mot til est dans son sens pro- 
pre. Ulysse dit : « Car tu as eu soin de 
ma premiere enfanre, et e'est toi qui me 
portais sur ce sein que voila. » 

485. Kai toi 6e6; Ep.6a/E 6uu.u. Ulysse 
est tellement metamorphose, que sa recon- 
naissance par Euryclee lui semble a lui- 
meme une sorte de miracle. Eustathe : to 
8eo; EjiSaXs 6uu.ui Sciov ti or.Xoi tov 
tou OoucraEd); dvayvtopujuitiv Eivac ou 
yap dv d/XuK i\ YpaiJ« dvE'yvio tov tjX- 
Xoiu>u.evov Ono tyj; 'AOnvdi;. 

486. Ti; t' dXXo?, quelqu'un autre : 
tout autre individu que toi. 

487. *USe Ydp.... Voyez le vers XVI, 
440 et la note sur ce vers. Cette fuis-ci le 
vers I, 212 de Vlliade est litteralement 
reproduit. 



[XIX] 



OAYSSEIAS T. 



et y£ uir' i'fJLOtye Geo? Safxaar) f*,VY|<rrijpas dyauous , 
ouSe" Tpo^ou oucrr^ <jeU dcps1;ofJ.ai, outox' dv dXXa? 
Stxtooci; ev (jteydpotffiv lp.oT>; xisfvcopt yuvatxa?. 
Tov §' aux£ irpoiEEtiTE rapCcppcov EOpuxXEta ' 
Tlxvov £p.ov, TOt<3v <je 2tco^ cpuyEv fpxos ooo'vtcov. 
OtcrOa [X£v otov 2u6v p.£vo? ?fiitsSov ouS' etueixtg'v • 

IHcO S', CO? OT£ TK 0"T£p£7] Xl'8o? TjE CtOTJpO?. 

'aXXo t£ toi spfco, (7u 8' eVt cpp£<7i (3dXA£0 OTJotv " 
si' /' into aofye 9eo<; oaixdoT) [iVYjorfjpa^ dyauoug, 
St) t<$te toi xaxaX^a) £vi [Aeydpotci yuvatxac, 
at te c' ftTiadXouon, xai at v¥)Xe(Ti8e^ eteiv. 

Tvjv 8' draciAa^fXEvo;; -podori itoXiifMjTts 'Ooucjcteuc; ' 
Mata, tit; 8e cru xai; jjiuOr^Eai; 06oi Tt <7£ y^pT). 
Eu vu xai aOTo; Eyco cppacouat xai daoa exaoryjv - 
dXX' lyt atyf ; [/.OOov, lirftpe^ov Si 0eo?o*tv. 

a jQ<; dp' £9-/) * yprfc 8e oily. pieyApow (k&fixei 
otcToptivr] iro8«vfircpa ' Ta yap zpoTEp' i/.yy~o icavxa. 
ACiTap £rcci vt']/£v te xai tjAei^ev XtV £Xa(co, 



283 



490 



495 



500 



! 

:' j 

J 
I 



■ 



'*»■ 



505 



489. Ouoe (pas memp) suppose neces- 
sairement qu'Etiryclee n'aurait pas garde 
Ie silence. Cela ne p.ir.ui point maoifeste 
a Bothe. Ahssi propose-to] une correction 
;m vers 487 : « Hoc si gcnuiuum est, in- 

g tarfieet Ulynea Eurvcleam, sen rileat, 
« sive rem eloqaatur. Dare enim inteiligas 
u xa.T& to auuTTuifUvov : Et urj Tifd;. 
« Scribamus potins, aperta sen ten ti a, feci* 

■ tique motatioae : et o 1 aiap eijepscu. ■ 
Rieii de plus inutile que cette correction. 

Bothe tst re.ste &enl de BOD avis. It n'y a 
reellement aucune difficult e daus Ie passage. 

490. K.Ttivtou.1. Ancienne v.uiantc, xiEl- 
vatut, I'opt.itif .101 isle an lieu du snbjonctif. 

492. Texvov eu.6v,. . Voyez le vers I 5 64 
et la note stir ce vers. L'Homere-Didot a ici 
oiov ae, au lieu de 7iotov as. Mais ee u'est 
f|u'unc laute d'impression. L'ceil du eor- 
recteur a ete trompe par le mot place sous 

71010V. 

494. "EJw intransitif : je tiendrai bon. 
La cumparaison prouve que c'est la Ie vrai 
sens, et qu'on n'a besom de rien sous- 
entendre. Cependant les anciens expli- 



quaient aussi e^O) par une ellipse. Didynic 
(Scholia* Y) : £v £auTY] /aiaayw. Ajoutez, 
t6 7ipayu.a. Eu&talhe i xa;aT/tD to iipay- 
[/.a , Giyfi^to t xaTa to a).X* kyi o*iy^ 
[iOOov, xaTdiTEpw x£:Tat (vera 603)* 
■?, xit d>).u>; xotvoTEoov olvti tou 3 aTeOoi 
E^p* ot; 7raoay £/>,£t;. — 'ti; ote. eamme 
qu.md (tient bon) : nussi ferine (jue tient. 

495. "A>)o.... Voyex le vers XVI, 381 
et la note sur ee vers. 

4 us. At te a' ctTitj.dt^ou(Ti , « . . Voyez 
Ie vers XVI, 819 el la note sur ce vers. 

Mill. IlT] , pi.uiqimi ? ;i Q*UOI bon ? ■ — 

O-joe Tt cquiv.iut a ouTt ydo. 

61H . A-jto; evo>, moi-Bteme : sans L'eide 
de persoune. — <l > f.d'70o,ai, je distinguerai. 
— £laOU.(at} 1 je eonu.iitiai. 

503. '£nCTp(4'OV 1 sous-enteudu (jlOOov ; 
laisse le soin de I'.df.iiie. 

bO'.i. "ti;..,. Repetition textuelle du vers 
XVIII, 186. 

•Mj i. Ta npOTEpfa), sous-enteudu 710 • 

3dvi7tTp» : I'eau du premier bam de pied, 

606. Aiti 1 iXaiti>i d'une haile onctuease. 
Voyez la note du vers X, 577 de VI Hade, 



1 



V 



284 






OAYS2EIA2 T. 



«UTi ? op' aaaoT^pto uupoc; &* Et o &<ppov 'OoWeCc; 
6epff<J(xevo«;, oOX^v & xaxa paxeecrai xaXu^sv. 
Town 8e (xtiGcov fyfce Ttep( ? pcov nvjveXdreia ■ 

Eetve, to [*iv a' | T i tut66v lywv dpr^Ofxai aiix^' 
xal yap 8y) xoi'xoio T<fy' iWTai ^o? copy], 
6'vttva y' £hrvo« £Xoi yXuxEp£ ? , xal xy ] So>ev6'v irep. 
Auxap i|/.ol xal ttevGoc; afXExpYjTov iro'pe Sa^cov 
%axa [xiv y<kp T£p TOf x' «8uj»(i&ij, yooWa, 
I? t' £>a Ipy opdwo-a xal afxcpmdXcov evI olW 
afixap £Ttrjv vu^ ZX0Y), I'Xyjci' T £ ufa* aromas, 

XEtfXat Svl XEXTpcp, TTUXlVal St |A0t dpup' dSivov x?jp 

diktat [/.eXeScovec; dSupofjtivrjv IpiOoutJiv. 

'ifc 8' 6'te IlavSapEou xoiipr), j^wpfc ArjScbv, 



[XIX] 



510 



515 



506. Auti?.... Ulysse, qui avait recule 
son tabouret ct tourne !e dos au feu (vers 
389), reprend sa place premiere. 

507. 0£paou.evo? , pour se chauffer. 
Enstathe : 6epu.av6Ti70u.evoc, w; Sia to 
vi'4/a<j6at noppwte'poj yevou.£vo?. — Kara 
doit etre joint a xdXiuf'Sv. 

508. Toto-i 6e.... Voyez plus haut le 
vers -103 et la note sur ce vers. 

509. EeivE,... Repetition <lu vers 104, 
sauf le changement de Tvpunov en tut66v. 

512. Ka: insiste sur le sens de auETpr]- 
TOV : vraiment sans mesure. 

513. T£pitou.(ai), metathese pour xpe- 

itO|xai, e'est-a-dire dTC0xpE7iou,ai : je me 

distrais. Avec cette explication, les deux 

participes equivalent a deux infinitifs : de 

gemir, de me lamenter. Aristarque (Scho- 

liesB) : (r] omXrj, on) XEpiro u.' 6Su p o- 

(J.evri av-ri xou xpeTcou.ai, twv Xutth- 

pniv a7tayou.ai. - Cette explication semble 

commandee par ['opposition fju/xxa piv ct 

auxdp eitriv \\j\. Cepeodant elle n'a ete 

admise par ancun modeine, malgre la 

confusion frequente, chei Homere, de 

xpzmo et de te'ptko. D'apres l'intcrpreta- 

tion vulgaire (je me rassasie de gemisse- 

ments et de lamentations), il faut prendre 

(iev et aOxdp non plus comme deux tcrmes 

opposes, si ce n'est que Tun s'applique au 

jour ct 1'autre a la nuit : il ne s'agit plus 

de la chose elle-meme, mais du temps dans 

lequel se passe la chose. Alors Penelope 



dit que le travail meme de la jonrnee ne 
donne aucun repit a ses chagrins. C'est la 
tout au moins une hyperbole; car Pene- 
lope ne pleure, pendant le jour, que si 
quelque douloureuse circonstance la rap- 
pelle a son infortune : ainsi quand Phe- 
mius, I, 325-327, chante le retour des 
heros. Mais on peut admettre l'hyper- 
bole. Ameis : « Sinn : aber mein Kummer 
«< laesst mir Tag und Nacht keine Rube. » 

514. jVu.qH7t6X(uv, sous-entendu epya. 

515. 'Eitrjv vu| e/8rj. Ancienne variante, 
irttl vu5 t)>,6ev. — Kouo;, la conche, 
e'est-a-dire le sommeil ; car le mot a en 
regard "/e'/tdw , la cou.he on Penelope 
passe la nuit dans l'insomnie. Didyme 
(Scholia V) : xoixo;, avxi tou UTtvo;. 
C'est par erreur que cette note est placee 
au vers 510 ; car xoixoto, dans cc vers, est 
dit au propre, etant suivi presque anssitot 
de ovxivd y' utivo; e).oi. 

517. MeXeScSvec , vulgo u.E>EC(ovat, 
meme sens : des inquietudes. Homere dit 
ordinairement u.eXe5Y)u,»ra. 

5)8. IlavooipEou. Pandaree , suivant 
quelques anciens, etait le meme que Pan- 
dion. Mais Didyme (Scholies V) trouve 
cette identification pen admissible : oia- 
cpopw;, tot; veiote'poi? oOxi flavSiovoc, Et 
pr) apa Sitovuu.o; r^v. Eustathe : xov Se 
wept tt|; dT]66voi; p.Ci6ov Siafopw; ->]toi 
dvopoiw; T015 VEcoTe'poi; pieTaxEtpi^ETai 
6 itoi7iTvji;. oute yap IlavSiovo; 6u.ot'u; 



^H 



[XIXJ 



OAY22EIA2 T. 



xaXov dd^rpiv lapo? viov idxaptivoto, 
oevopecov £v raxaXoicn xa8e£ofj(iv7] ituxivoiatv, 
vj't£ Oau.a xpcoTicorja y££i TtoXiiYj^a cpcov"/]v, 

iraio' oXocpupof/ivv] "ixuXov cp(Xov, Sv tots X_ a ^ x V 
xxetve 01' acppaSta?, xoupov Zt^Ooio avaxxo? ' 



285 



520 



autoi; ".EU.vrjTai, el (J-r) Spa 3ia>vuu.o; £xei- 
vo; rjv, IlavSapEos Te xai IlavSitov xa).ou- 
pvEvo:, oute np&xvr,?, oute Trips'to;, xai 
tov Ttapa xot; vgarcepoi; Si "I-iuv "Itu)io-/ 
aOxo; ).EyEt. — D'apres les traditions poe- 
tiques recueillies par les Alexandrins, Pan- 
daree etait Cretois. II sera encore question 
de lui au vers XX, 66. Voyez la note sin- 
ce vers. — X).<opn]i;, qui habite dans la 
verdure : qui vit sous bois. Quelques an- 
ciens entendaient : qui se montre avec la 
verdure. D'autres rapportaient I'epithetc ii 
la couleur de l'oiseau.Didyme(5c/!o/z'ejV) : 
r]Toi ev )OwpoT« opveov SiaTpiSouaa, i^ 
ap.a toi; /Xtopoi; tpaivoixEvr,. eapo; yap 
cpatvErai. f] Sia to /pwu.3. xai Tiapa Eiu.u>- 
viSig Se yXoipaOxEvE? J.s'yovToa al av,56- 
ve;. La seconde explication ne vaut pas la 
premiere ; car le rossiguol aime les endroits 
sombres et se montre le moins qu'il petit. 
La troisieme a quelques partisans parmi 
les modernes. Mais il n'y a point de ros- 
signnls verts, ni roeme verdatres ou jau- 
natres. 11 est probable que Simonide n'en 
avait jamais vu quand il les qualifiait de 
y).topau/_£VES. J'en dis atttant d'Hcsiode, 
qui appelle Ttoixi/oSeipos un oi^eau dont 
le plumage, par tout le corps, est d'un 
brun plus ou moins fonce. — Xrjotov est 
le nora meme de I'oiseau qui a ete une 
femme. Dans le mythe vulg.iire, la femme 
se nomrac Philomele. C'eit l'epithete ea- 
racteristique du rossiguol prise pour le 
rossiguol lui-meme. 

521 . 0ap.a TpurrtiSffa se rapporte au 
chant; et tpwvr,v depend de TptoTtutaa aussi 
bien que de X£ £t * Les variations du ros- 
siguol sont mimics, surtout quand il a au- 
tour de lui, dans la fcret , des oiseaux 
cbanleurs. II leur prend a tous ce qu'ils 
ont de plus agreable, et le combine, avec 
son chant deja si riche, de toutes les facons 
les plus imprevues et les plus originates. 
— rio).ur,-/Ea qui a un grand nombre de 
sons : aux variations sans nombre. Bien 
que le rossignol ait la voix tres-forte, il est 
evident que ce n'est pas de cette qualite 



qu'il s'agit en ce moment. Didyme (Scho- 
lies V) : no),).i; u.£Ta6o)o; it0'.9vuivy)v. 
622. *Itu).ov. Catulle est le seul poete 
ancien qui ait conserve la forme home- 
rique du nom de l'enfant. Tous les 
autres l'appellent Itys. Le passage de Ca- 
tulle, Carmen LXV, vers (3-I4 est meme 
unite d'Homere ; mais on voit, par 1'epi- 
thete iiui designe la mere de l'enfant, que 
Catulle suit la tradition vulgaire pour le 
fond de 1 histoire : « Qualia sub densis ra- 
il morum concinit umbris Daulias, absumpti 
it fata gemens Ityli. » 

523. Koupov Zrj(Joto ava/.To:. Ceci place 
a Thebes, et non en Phocide, la scene du 
mythe'auquel fait allusion Homere. Zethus 
etait frere d'Amphion, et il avait fonde 
Thebes avec son frere. Voyez les vers XT 
260-265. — Les commentateurs anciens ra- 
contaient de plusieurs facons le mythe lui- 
meme. D'apres le recit le moins iuvraiseni- 
blable, Aedon , femme de Zethus, n'avait 
qu'un enfant, Itylus, tandis que sa belle- 
sceur Niobe, femme d'Amphion, avait une 
famille tres-numbreuse. Jalouse, jusqu'a la 
rage, du Imnheur de Niobe, elle prit de 
nuit une epee , afin d'egorger I'aine des 
sept fils de sa belle-sceur. Elle se trompa on 
ne sait comment, et il se trouva qu'clle avait 
massacre son propre fils. Zethus furieux 
courait apres elle pour la tuer; mais elle 
fut chaugee en rossignol. Scholies B : ti- 
ve; Se' ipaijiv Sri Ar,S(ov Jn).oTu7to0aa ttqv 
7io),\ntai3iav Ni66/);, trj; 'Au,cpiovo; ya- 
U.ETT); , Sia tt|? outy); avoiaq liippirjuE 
VUXTOjp U.ETa Z'.tpovz aTIO/.TElvai tov p.Ei- 
IJova tu>v Nioor,; TiaiSoiv, F*a8e Se tov 
'iSiov (povEuo-oto-a. SiuixouivTi 8s Ono Zrj- 
6ou Sta tov cpovov tou jtjiSo;, si; ooveov 
u.ETE6)r,6y) t^v driOOtfO. — Payne Knight, 
quoi qu'en dise Bothe, n'a pas eu tort de 
remarquer qu'un pareil mythe devait dater 
des temps les plus recules de la poesie 
grecque : « fnbulam , ut alias ejusmodi , 
ii serioris a;vi et e mystica vel symbolica 
ii religioue ortam. » tn effet, pourquoi le 
chant du rossignol est-il si plaintif? C'est 



■ i4'" 3t? s 



1 



I 




286 



OAT22EIA2 T. 



&; xal IlioI Sfya (topic ipwpexai evOa xal evOa, 
tqe f/ivco -napa TratSi xal IfxireSa iravxa ipuXaaaco, 
XTYJatv £pjv, 8pwa<; xe xat tytpzylq j/iya &opa, 
euv>]v t' a^ofAeV/) Ttdsiog S^poti xe <p-?-(juv • 
^ yj'Sy] ajx' suwfxai Ayaiwv oaxtc apiaro? 
pvaxat evl (xeyapotct, iropwv drapEiW £ova. 
Dai; $' £li6<; £w? (xev c'yjv e'xi V7]irio<; r,S £ £aX(:ppa>v, 
y^aaG' ou (a' d'a Trc^ato? xaxa Swpa XiiroucaV 
vuv 8' 6'xe 8y] piya ? foil xal 7)'% [iixpov ixdvEt, 
xal Sv] p' dpaxai ndXiv eXOe^ev ex Ltsydcpoto, 
xxrfcicx; ds/aXo'cov, xrjv 01 xaxioouatv Ayatoi. 
AXX' ays (aoi xov ovEtpov &u<$xpivai xal axouaov. 
Xtjve'c f*oi xaxa o?xov £e(xogi irupov iSoufftv 
£lj uoaxo?, xat xe" aqpiv lat'vopat Etciopococra • 



[XIX] 



525 



530 



535 



la une question que I'imagination a du re- 
soudre des sun premier eveil. Plus d'un 
Grec avail dit, bien avant Homere : « La 
cantatrice (iriSiiv) est une mere qui pleure 
son fits. » 

624, 'Opojpetai, est souleve : s'agite. 
Aristarque [Scholics B) : (^ SiuXrj , oti) 
6 p ci p e t a I xExivr.Toi, tei apaxrai, u.etoc- 
SaXXsTai a>; f) tou opve'ov qpiovrj. C'est peut- 
etrc preciser avec exces. La comparison, 
an fond , est tres-vague : line douleur in- 
consolable de mere et une douleur in- 
consolable d'epouse. Ici les expression-. ie 
rapportent a la situation partieuliere de 
Penelope. II ne faut pas exiger une par- 
faite concordance entre les details des deux 
objets compares. 

626. 'He uivo.... Voyez le vers XI, 
' ,78< — 'He, utrum , si. L'alternative est 
marquee par l'adverbe St'ya. 

626. Kt9j<jcv.... Repetition textuelle du 
vers VII, 226. 

527-529. Euvyjv T'ai5ou.e'vr]....Voyez les 
vers XVI, 75-77 et les notes sur ce passage. 
630. XaXispojv nest pas pris en mau- 
vaise part comme au vers IV, 371. II ne 
s'agit que de la faiblesse d'esprit naturelle 
a 1'enfance. 

531. OO p.' eU, ne me permettait pas : 
etait pour moi un empechement. 

632. Nuv 2' ote.... Voyez le vers XVIII, 
2 1 7 et la note sur ce vers. 



633. Kai or}, eh bien done. — IId).iv 
s>.6eu.ev dit plus que ESO.Oetv, la glose an- 
tique. II fait entendre que Penelope re- 
tournerait cliez Icarius son pere. Cette idee 
est contcnue dans nctXtv (retro, en faisant 
route inverse) . 

634. Kirio-io;, genitif causal : au sujet de 
(sa) fortune. — AoyaXotov. Ancienne va- 
nante, aeryaXXtov. On a vu ao-x<iXXr,c, II 
(93; mais la forme habituelle, chez Ho- 
mere, est aayaXoio. 

535. Tov ovEtoov, ce songe : le songe 
que voici. — 'Titoxpivai xal axouuov, 
hysterologie. II faut, en eflet, pour expli- 
quer le songe, en avoir entendu le recit. 
637. 'E? iioaxo;. Le grain est dans une 
mangeoire pleine d'eau, pour que les oies 
aient le plaisir de barboter, tout en ava- 
lant mieux. — Quelques anciens enten- 
daient, par i\ iioato;, au sortir de 1'eau, 
e'est-a-dire quand elles ont quitte la ri- 
viere ou la mare, et qu'elles sont rentrees 
dans la ba§se-cour. Didyme (Scholies V) 
ne donne que ce sens : eEm x»i X^P 1 ! 
iioato;. Mais la note doit etre incom- 
plete ; car Aristarque admettait les deux 
explications (Scholies B et P), et meme 
preferait la premiere : ft onOuj, oti) JTu- 
pov ioouo-iv i\ iiSoxo;, ij avtl tou pE- 
gptYHE'vov OSaTi o-Itov, il d£lOVT6« TOO 
VJOaro; Evfla SiaTpi£ouoiv. La premiere 
explication paralt justifiee par le vers 553, 



PV 






[XIX] 



OAY22EIA2 T. 



£X6cbv S' 1% op£0? [xlyag aiexi? dyxuXo^EiXyji; 
Tract xax' aCi^va? Y]£e xai exxavev ■ ot G£ xe^uvto 
dOpo'oi ev [/.eyapois ' 6 o' £<; afO^pa Otav aipOy). 
AOxdp £yw xXatov xal excoxuov sv rap 6v£^pco, 
djjijpl o' I[jl' ^yep£0ovTO £uuXoxa(/IO£<; A^atat, 
ot'xTp' oXocpupo[x£v7]v, o [j.ot at£TO? Ixxav£ jrJjva?. 
A<\> o 1 eXOcov xax' ap' e^ex' £m Ttpoy^ovii pxAaOpco • 

«p(0V7] 0£ PpOT^'/J X<rC£p7JTU£, CftOVYjCEV T£ - 

0ap<j£i, 'ixapt'ou xoupY] Tr)A£xA£ixoto - 

OUX OVap, dXX' UTCap £c9X6v, 6 TOl TeTeXEfffJtivOV IGTCU. 

Xyjves; [X£V p.vY](7T7JpEc; • Eyco oi toi ate-co? opvt? 
Y]a irdpoc;, vuv auT£ t£o? jzociq dX^XouGa, 
05 Tract {JLV/jcT^pcrtv a£ix£a u^Tp.ov e^cw. 

'£><; Icpax'* autap ijjie fieXiTjaTr)? utivoc; dtvvfxev" 
irairTrjvaaa Si //jva? evl pxydpoict vdrjca 



287 



540 



545 



550 




on il est question d'une raangeoire. Bo- 
the : « Legitur quidera ££ dXo; pro e£to 
« a^o;, X, 133; sed probanda tamest est 
« prior illorimi (scholiastarum) interpreta- 
« tio, siquidem frumeiito macer;ito nutnri 
« et s-igiriiiri domi solent anseres. » Bnthe 
cite et itpprouve avec mi.son la mani&re dont 
Voss rend le passage: ff^eizen..,. mil Tf'as- 
ser gemischt , da ble mele avec de l'eau, 
cVst-a-dire du ble detremjie dans 1'eau. 

539. KaT(d) doit etre joint a rj£e : y.at- 
ea£e, brisa. Ajoutez : de sou bee crochu. 
— "Exravev , sous-entendu uavTa;. — 
Kiyyvzo, furent repandues : resterent eten- 
dues raortes. 

541 . "Ev 7i£p ovctpto, quoique en songe : 
bien que ce massacre ne lut qu'une illusion 
du sommeil. Cette remarque a pour but de 
faire comprendie combien les images du 
songe de Penelope avaient la forme dune 
saisissante realite. 

543. OtKTp(a) adverbe : miserabiliter, 
avec des ens lamentables. — a Q dans le 
sens de oxt : paree que, ou plut6t en 
voyant que; car e'est toujours avec les 
verbes voir, savoir, connaitre, qu'Homere 
prend 6 dans le sens de oil, 

544. *Aty t comme 7rdX.1v au vers 533. 
L'aigle a quitte le champ de carnage pour 
retourner a ses inontagnes; mais il a quel- 



ques mots a dire a Penelope, et il se pose 
un instant, dumntce retour, sur une poutre 
saill.mtc du toit. Ceux qui entendent par 
d^ o' e/Gwv, que l'aigle, qui etait venu 
etrangler les oies, vient une seconde fois 
pour parler a Penelope, ne donnent qu'un 
sens iinaginuire.La traduction cxacte est in- 
ter aheundum, et non pas reversa {aqiula). 

545. BpOTEY) , de mortel, e'est-a-dire 
humaine. — Ka-t£?r;TUE , sous-entendu 
olXTp' oXo^upou-ev/jv : arretait ines lamen- 
tations, e'est-a-dire calma niun de->espoir. 

546. t)dpaei.... Ce vers se termine par 
quiitre spondees. 

547. "Tnap, une realite, e'est-a-dire an 
songe qui figure des clioses reelles , et nou 
de vaines cliimeres. Eschyle , Promethie , 
vers 485-486 : xdxpiva TtpWTO; ii, 6veipa- 
tu)v a ypr\ urcap yeveffbai. L'oppositiun 
de ovap et unap se retrouve un peu plus 
loin dans VOdyssee, XX, 9U. 

549. Ildpo;, auparavant : dans ce que 
tu viens de voir quund j'etranghiis tes oies. 

552, naTTTYpaaa 6e. Ceei indique que 
Penelope a fait son reve le matin, qu;md il 
faisait jour deja , ou plutot durant une 
sieste comme celle qui a precede son ap- 
parition p.irmi les preteadauts, et proba- 
blement grace aussi a un sommeil envoye 
par Minerve. 



i 




1 



288 



OAT22EIA2 T. 



w 



Trupov ipewco^vouc Tcapa toJeXov, %c udpo; 7:Ep. 

Q yuvai, ouitcoc effTiv OuoxptWOai oveipov 
a'XXy) c*7roxA(vavT', etoi^ ^ TOt aiixo? 'OSwhje&c 
uiappaS' 6'ttwc TeXisr (*VYi<mjfKB Se (pafvex' 3Xe6po S 
Tract yJX'obU x £ Tt? Gavaxov xai Kyjpa? (j&rifci. 

Tov S' auxe Ttpoa^EtTtE TtEp^pwv IlY)v£Ad7tsia • 
Srfv', YJToi liev ovstpot dp^avoi dxpiT^uOot 
yfyvovx, ouSe Tt uavxa teXe&toi dvOpcxViroimv. 
Awal yap te TcuXai d(j.£vY]vcov etelv <3vEipcov • 
a! [xev yap xEpdsact TETsfyaxat, a ( o' ftifitnt- 



1X1X1 



555 



560 



553. Ilapi tcueXov, le long de la raan- 
geoire : en ligne devant leur auge. D'aprea 
Pexpression d'Homere, il n'y a qu'uu rang 
d'oies; et l'auge, par consequent, est au 
pied d'un mur. La scene se passe dans un 
coin de la cour; et c'est etrangeraent abu- 
ser de lv\ u.EYapoio-!,terme en somme tres- 
general, que de mettre les oies de Penelope, 
comme font quelques-uns, dans la grande 
salle meme du palais. 

655. TnoxpivaaSai a pour sujet xtvd 
sous-entendu. 

566. "AX).yi, d'un autre cote : vers une 
autre interpretation. — 'A7iox).ivavT(a) se 
rapporte au sujet de •07ttixpivao'8ai : ayant 
penche, c'est-a-dire en se laissant aller. 
Ulysse veut dire que Interpretation don- 
nee par l'aigle est la seule possible. — Au- 
to; 'OouctoeO:, Ulysse en personne. Ajou- 
tez : par la voix de l'aigle, ou plut&t sous 
la forme de l'aigle, puisque l'aigle a dit 
qu'il etait Ulysse. 

657. MvvxxTrjpo-t depend de oXe6pO;, et 
non de 9<xivET(at). — A£ est explicalif, et 
ilequivaut a ydp. — <J>aiv E T(at),est inani- 
fcste : est imminent. C'est Ulysse qui voit 
cela. Les pretendants ne se doutent de rieii. 
558. rja<ji.... Voyez le vers XVII, 547 
et la note sur ce vers. 

560. "Ovetpoi, des songes : certains 
songes. — 'A(irixavot dxpiTojuiBoi sans 
virgule eutre les deux mots, parce que si 
les songes de cette espece sont dp.T|Xavoi, 
c'est parce qu'ils sont axpiTou.y8oi. lis ne 
disent que des clioses embrouillees et in- 
distinctes, et voila pourquoi ils sont iuex- 
tricables. Didyme (Scholies V) : ou,»]y_o- 



voi • Ttpo? ou; u»ixavViv eupeiv oux low. 
Eustatbe : Ttpo; ou? oOx ia-ci xpio-iv tiva 
<J>piiru.EvifivTEX^(xaa6oi, >]Toi u.r)X<xvvi<ja- 
0"9ai. — Qutlques modernes donnent ici 
au mot aurjxavot un sens actif : ne pou- 
vant servir a rien. ^'explication vulgaire 
semble plus naturelle. Quant a I'autre ad- 
jectif, on 1'a vu, dans Vlliade, II, 246, 
employe pour caractcriser Thersite, le ba- 
vard intarissable. Ici il est dit au sens 
propre de ses deux composants. Aristarque 
(Scholies*) : (ij Swflllj, oti) dxpixo- 
u.u6ot axpiTa xai aoidxaxTa xai doid- 
o~ra),Ta Xe'yovte?. Didyme (Scholies V) dit 
textuellement la meme cbose. 

561. ndv-ra, toutes choses : toutes les 
choscs que nous offrent les sondes. 

562. Aoioi.... jcuXai, deux portes: deux 
battants de porte, c'est-a-dire une porte a 
deux battants. — 'A|xsvT)vt5v indique que 
les fantumes des songes sont, comme les 
ombres des morts, des etres incorporels 
sans consistance et sans realite. On se rap- 
pelle que les morts sont, pour Homere 
des Utes denuees de force, du. E vr)vd xd- 
pnva. Aristarque (Scholies B) : (jj oirtXrj, 
6yi) dnEvirivwv dvu7to<jTaTu)v. qjavTa- 
aiai yap eJctiv ovei'pwv (lisez ovetpoi). 

563. AE [is'v, l'nne : l'un des deux bat- 
tants. — KEpdEao-i, de comes : avec de 
la corne. Voyez plus baut la note du vers 
2U. — AI 8(e), I'autre battant. Cependant 
Virgile, £neide,y\, 894-H98, semble avoir 
entendu par Soiai.... itOXai, deux portes 
proprement dites, et non les deux battants 
d'une meme porte. De meme Lucieu, le 
Cog, eh. vi. 



[XIX 



OAT22EIA2 T. 



twv ot plv x' IXOcoat Sta izpicTOU iX^avTO?, 
01 p' HeycLlpOYzoLi, fee' axpaavxa (plporrec 
of oi o\a ^eo-Tcov xEpacov i'XOcoon 6upa£e, 
ot' p' £xup.a xpafvouat, [3poTwv 6'te /Jv xt? $*]T«l. 
AXX' £p.ol oux £v-£u0ev ofof/ai ixiybv ov£ipov 
£X6e(j.£v yj x' ao-raco-Tov |(xd xai TtatSl y£voixo. 
'AXXo 81 toi ip£co, o-u S' £vl cppsa-i (3ocXXeo arjcriv 
■/)'$£ Srj tqw? e?o-t Succovujjlo;, tj fx' 'oW/jo; 
oi'xou a-rtoo-^o-Et • vuv yap xataS^ato dfeSXov, 
touc TOX^X£a?, touc xeivo? £vi [Aeyapotffiv Sototv 



289 



665 



570 



564. Twv, d'eux : d'cntre les songes. 

npiaTOu, scie, c'esta-dire faconne en bat- 
tant de porte. 

565. Oi, ceux-la : ces songes-la. — 
TJXe^aCpovTat, trompent : ne donnentque 
de fausses impressions. C'est le rapport 
apparent du verbe E>.ecpa£pou.ai avec le 
substantif SXeipiXi;, qui a fait i.naginer la 
porle d'i\oire pour le passage des songes 
vains, soit qu'Homere ait en le premier 
cette idee, soit plutot qu'il I'ait prise dans 
les croyauees populairts. Mais les deux 
mots n'ont de connnun que des lettres et 
des sons. Voyez plus bas, vers 507, la note 
sur xpafvouat. 

566. 01', ceux qui. C'est incontestable- 
ment le conjonctif. La lecon oi sans accent 
cliez Dindorf et dans I'Homere-Didot, n'est 
qu'une faute d'impression. 

567. Oi, ceux-ci : les songes de cette 
espece. — Kpaivouoi. C'est encore un 
rapport apparent de mots, mais moius 
specieux cette fois, qui a fait imaginer la 
porte de corne. — Les symbolistes anciens 
n'admettaient pas cette explication si na- 
turelle ct si simple. Les Scholies et Eusta- 
the sont remplis de leurs divagations sur le 
sens des expressions corne et imire. Mais 
d'autres anciens voyaient sainement les 
choses. Eustathe rapporte comrne il suit 
l'opinion de ceux-ci : Xe'yeiv tov itoir)T7)v 
xEpaxivrjv p.£v 7iuXr,v, 69ev oi i>n6el; xai 
etvu.a xpaivovTE;, mxpYixoupivou itu; 
tou xpaiveiv tot; xepao-iv, a>; ex tou 
xepa; xepaivw xae xpaivw e).E<pavTivr)v 
8e, 36ev oi ^euSsi; xai £Xeqaaip6[Aevoi, 8 
e«Ti 7t«paXoYti;6u.Evot, airaxuivTe;. — La 
moins insensee des explications symboli- 



ques est celle-ci : <. La corne, ce sont les 
yeux, a cause de la nature du globe de 
l'ceil; l'ivoire, c'est la bouclie, a cause des 
dents. II ne faut pas se fier a ce que dit la 
bouclie; mais ce que voient distinctement 
les yeux est la verite. Au reste, les songes, 
quels qu'ils soient, viennent de Jupiter. 
C'est Jupiter qui trompe Agamemnon par 
un songe, Iliade, II, 1-40; et Achille dit, 
Iliacle, I, 6:s, d'une facon generale : xai 
■yap t' ovap ex Aio; egtiv. » 

568. 'Evte08ev, de la : de la porte des 
songes vrais. — Aivov ovEipov, le songe 
terrible, c'est-a-dire le songe qui m'a si 
vivement emue. Aristarque (Scholies B) : 
{■h 6m>.YJ , oti) aivov tov 8auu.aatov ^ 

fOotpOV. 

569. ""H, certes : ah ! si ce songe venait 
de la porte de corne. — 'AoTtao-Tov, cbose 
bien accueillie : un grand boubeur. — 
Te'voito a pour sujet to ou touto sous- 
entendu (cette chose, ce songe). 

571. 'HSe or) y]i); Ei(ji, cette aurore-ci 
viendra assureroent : voici venir demain le 
jour. — . Ancienne variante, ri5r] x' Yjiiiq. 
Zenodore dans Miller : tC9h]<ti oh xai iicl 
tou xaTacjT7]u,aTo; tSJs rjuipa;, u>; orav 
Xe'yei fi II»]VEX6mr|- Tjoy] t' 7)<b; eToi 
6uawvuu.oc. Mais la variante n'est peut- 
etre qu'une faute de copiste. 

572. Nuv, maintenant, c'est-a-dire sans 
tarder davantage. 

673. Tou; Ti£?.E'xea; (ces baches), appo- 
sition a <ze9Xov. Le mot 7tEXE - xea; est tris- 
syllabe par synizese. 

573-574. Tou; xeTvo;... . l'aTa<77_' e?e£v];, 
que bien souvent le heros dressait en ligne 
droite. 

it —19 



I 



BJfti 






290 



OAY22EIA2 T. 



[XIX] 



■ 






575 



t'axaax' ^TQC, Spud^ou? &<;, SaiSexa tojcvtou;- 

era? §' 6'ye toXXov aveuOe &apptVra<7X£v dicrrdv. 

NOV §£ lAVY)C7T'rjpECr<7lV dfeGXov TODXOV ^IJffW 
Sg &£ X£ pY]'tTax' £VTaVU(77] (3idv £V TiaXa[J.Y)<JlV, 

xai StowrretfeYj tceXexewv Suoxat'Sexa tcxvtoov, 

TW X£V a[x' l<7TOj([/.Y]V, V0C7Cpi(7Ga[X£VY] Td§£ §COp.a 

xoupi'Stov, [/.aXaxaXdv, IvfeXttov (Sid-coto- 
toO tote ^£p-/]a£aGat dfopci, ev rap dvs£pw. 

Ttjv 8' airap.£i6d[i.£vo<; itpoaeapY) toXu(/.y)ti<; 'oSucraEu;- 
r Q yuvai aioofy AaepttaSeto 'OdW/jo?, 
pjxeri vDv ava6aXXe Sdpioi? e'vt toutov aeOXov ■ 
Tipiv yap toe raMppic iXdaEtai &8<£8' '0Sua(7£u?, t85 

irplv TOUToug xdSe xd^ov eu^oov ajjupaipdwvTa? 
v£up^v t' ^VTavucrat SiotcTEuaat te artSafoew. 



£80 



674. Apuoyou; w;, comme les bois qui 
soutiennent ime carene en construction : 
comme on range des etais de carene. La 
comparaison porte sur la ligne droite que 
forme chacune des deux rangees d'etais; 
mais elle est amenee par ce fait, que les ba- 
ches sont sans manclie, ayant le tranchant 
engage dans une tete de pieu, et qu'il y a 
une rangee de pieux parfaitement droits et 
parfaitement egaux. Les baches sont pla- 
cees de telle maniere, que les trous de 
manche se correspondent exactement. La 
difficult du jeu, c'est que l'archer ait l'ceil 
assez juste pour que sa flecbe entre dans 
le premier trou, et que la flecbe ait recu 
une impulsion assez energique pour qu'elle 
ne devie pas jusqu'a sa sortie par le der- 
nier. — AtiSexa Ttavra?, douze en tout : 
jusqu'au nombre de douze. — L'explica- 
tion que nous Tenons de donner du vers 57 4 
est celle de Didyme {Scholies V) : Sp Uo - 
XOU? xupico; piv tou ? nao-o-dXou; £<f' <5 V 
xriv xpomv iataai tciv xaivoupYouuivcov 
7tXo£wv. ifa Se u.dXio-Ta oitoi Ti8evTai 
iSyexa tou t<r»iv yEveaOai tt)v vauv" vuv 
Si, i(f' uv et(6ei tou; uEXe'xea«. — Quel- 
ques modernes ont imagine d'autres expli- 
cations. Suivant les uns, il s'agirait de h.i- 
cbes emmanchees, plantees en terre par le 
bout du manche, mais ayant chacune uu 
trou rond dans le plat; suivant les autres 
le mot neXexea; designerait nun pas des 



baches, mais simplement des morceaux de 
fer ayant un trou. Ce sont la des hypo- 
theses tout arbitrages. 

675. IToXXov avEu8e se rapportea axd;. 
— AiappiTtTBuxev, il avait courume de 
lancer a travers : il faisait passer chaque 
fois par les douze trous. 

576. NOv, comme au vers 572. 
578. AiotaTEOcrri, aura fait passer la 
flecbe au travers. Scholies H : orjXovori 
8ia6i6i<ret tguto ei; ta; TpOita; t<5v jte- 
Xexewv. — Ancienne variante, SioIotev- 
0"Et. — IIeXexewv, trissyllabe. 

679. Tui xev au.' EoTtoiu^v, j'accompa- 
gnerai celui-U ■ celui-la m'emmenera 
comme epouse. 

584. ToO se rapporte a Sdifjux, si Ton 
en fait un simple conjonctif. Mais il vaut 
mieux le prendre au sens emphatique , 
comme s'il y avait 8tou.oT0? sxefvou : de 
cette incomparable maison. 

684. Toutov 0U6X0V. Ancienne variante, 
touto vorijjta. 

585-686. npt'v repete, pleonasme. Le 
premier est adverbe, et equivaut a Ttpoxe- 
pov, et le second explique le premier : 
auparavant, savoir avant que. Aristarque 
{ScMiesR) ■ ft StltXflj oti) to Hqc, Jipiv 
yap toOtou ? vEvipriv IvtavOaoi, itpoTEpov 
eXeuffeTot 'OSuo-o-eu;. 

686. ToSe. Ancienne variante, 7COTS. 

687. EiSrjpou, comme tieXe'xeidv au ^ers 



[XIX] 



OAT22EIA2 T. 



Tov 8' aux£ Tipoo-eeme rapicppcov nyjVEXorcia ■ 
Ei x' iOeXoic pot, <;eiv£, -rrap7][j.£vo<; iv peyapoKJiv 

TEpTTElV, OU Xif (/.Ot UTCVO? sVl [3X£<papOlC7l X. ul ^fy- 

AXX' ou yap -itco? ectiv d(j-oou? kjX[xevai aiei 
avOpconouc • em yap toi Exaarcp (xoipav i'0-/]xav 
aGavaxoi GvtjtoToiv eto ^Et'ocopov apoupav. 
AXX' TJxoi f/lv £ycbv uTCpcoiov dca.va.SS.Goi. 

Xs'ljof/.ai £IC EUVYjV, V] (XOl 0-TOVO£C7C-a TETUXTai, 

aisi Saxpua' Ipolai raopupuivY] , g 5 'OoWeu? 
o)^_£t' £uo'|dp.£vo? KaxoiXiov oux 6vop;a<TT7jv. 
"EvGa xe Xe&x^tjv <7u Ss Xs'Heo two' eVi o'ixw, 
^ X a f*^i<; crxopEo-ac, vj toi xaxa Sejxvia Oivxwv. 

£2<; sitcoOct' ave&xiv' urape&iia criyaXdEVTa, 
oux oI't], a'p.a xrjy£ xai au.<pfooXot xfov aXXat. 



291 



590 



595 



600 



578. C'est le nom de la matiere pour le 
nom de l'objet lui-meme. 

589. Moi depend de 5iapr)u.£vo;. 

590. Tepiteiv. Suivant quelques-uns, il 
faut sous-entendre eu.E. Cela est inutile; 
car xgpjtu, dans le sens de charmer se 
passe tres-bien de complement. Voyez les 
vers I, 347 et XVII, 385. 

591. 'AXX' oO Y"P UW{ IffTiv, mais 
pourtant il n'est pas du tout possible. 

592. 'E711 doit etre joint a I6'f|>tav. — 
MoTpav, un partage, c'est-a-dire la necessite 
de partager leur temps entre les diverses 
fonctions de la vie. Eustathe : u.otpctv 
97)<ri T7]v xa6' dpu.6v piou <3iavE'u.7i<Jiv, 
otov p.ofpa Tto dpyiop-Evw xomiv, T(5 
Paoi!|ovTi xiv£la6ai, tu> utivouvti EypviYO- 
pEvaf outu 8e xai ra eYprjvopoTt frotp 
to aTiovyo-ua^Etv xai 8ta toOto axoXou- 
fiw? imvoCiv. C'est un peu trop raffiner 
dans le detail ; mais la paraphrase t/jv 
xa6' Eipjiov tou (3i'ou 8iavE(AT)(jiv est par- 
faitement exacte. 

594-596. 'AXX'