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Full text of "Books about Maghreb and Andalus"

HISTOIRE 



t>€ 



LA CONQUETE 1>E L'ESPAGNE PAR LES MUSULMANS 



TRADLITE DB LA CHBOHIQOS O'IBB EL-KOCTHYA 



^kftt <**» gyb 



EXTRACT N* 16 DE L ANNEE 1856 



DO JOUUUL 4SlATtQGC 



^i * 



•; ■ 



I 



I 



\ 

II! 



HISTOIRE 



IK 



LA CONQUETE OE L'ESPAGNE PAR LES MUSLLMANS, 



TRADUITE OE LA CHHOMQUE D'lBH EL-KOUTBYA 






I 1 



I 




PAR M. A. CHERBONI4EAU 




IT4MABI I 




\ 






PARIS. 



IMPRINER1E IMPERIALS 



m DCCC LV1I. 



^',V 



I 



I 



HISTOIRE 




LA CCWQOETE DE L'BSPATIE PAR LES 



IKMI 









*£*&&*$£ 




/ 



AYAKT-PROPO& 






Kfffl-Dwi 1 853) 









Aipbes 





qoild 











Abd-cl-An 






raide-Gotfe. 




I 




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idle* 




pw fan qa*3 m* 
Le Aim* «MaAdbt 








.fetal 






dMikbs.teb 










I _ 









. fik de Zftkaria, fib de k 



leSt 




laafeonfte de «• 
An fofio 3 et dans dTaatoet 




i«b 











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d-Bftttb. et da 



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ecritaork 






Ote 



J. Am. 





■* 16. (tSSft.) 





9 



soit an Hvrt 




i j ' *m k ,. i 





urfeAe 



j- j 




i r -a • 4 , 




et 



de ('exactitude des da 



de I*h Utoire . car 
distincte. Ce o*est pas 



qui se loot aajoord*hai pour Tea 



t +-. 



* * . 



methode 



* -. t 





plus 



r i i 



regutresec 




- II WM .1 



Is* r 









ait §ou* lea 

de 
if 



setnWe, an cootraire, que Tod 








uoe narrmtioD historiqu 

de laqoeile blames et fc jtf 






t -* i 



I I » 



vie et 

Ltenl 




comae mr an th44tra 



*r 



I imagination Peut-on tronver, eu 
Live, an 



pant pour 1* ptaitir de 

dans Tite 



-* i V ^ VLaH Ji - M 



»*•* % laWb 



peux habitants 



draaw pfau n itm a n l que le maasacre des priori 



- T^LIJ- 



* ~aaW H 1 *h I 



SOUS 




ELHakam 




osutt. avril mai i853) ? Y a-t-il cbei les bona anteors qoelqoe 



cboae de 




„- i 



traiti one 



^■; 




El realise d'/Uri-errahmaa 



pas one 



Ardebast et des chefs 
Espagne, n'est-ce 





r I 






prickion ? Exempt de 




•111 





oat 



darte de diction 




SB 




i M i 




s i tn pbcite que 
dont ia plupart des ecri- 

ootndecette 

"-TlAee 

honW a r le 




Iba-U^idooa 




da moode nmsiiliaan» Sa nl Fnulhja «mii 

talent da oooaawr a la arawlta de Faiatoriea. Oo layette ce- 

pendant one aoa Itrre, si ntieraanat cTaaueara, oftW piafck 



UQ 




van* d'arodiaon an/ane baaieire rsjsoanee. Oo 




voadrait j froarer U phflrwoohta des bits a cote 
"appeUersi ie psMoresqoa. U style <nbo-<±JLoatbja est *es 

et briHe aaftaat .par U aropeiale des 

da la phrase. Mais 




one par le 





* .. ■ p _ 





MS 



i * T t * i ■ r •- t - i i 



a 





II 






la 
telle 






et 



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de 



residue la 
ea est attrayaate. 

•otoe Oast ear t de 1 Afriajne 



nature 



t . 






etades n'oMsj* a 

; c est ce aai 
»*3 est neeeasairr toaiasots de 




M. Remand a soavant 



m aa mcrit orig inal 





a 



oaaiaee iotitasa ftmariw aW Smnmau 




t 



3 



HISTOIRE 



DC LA COMQOSTK M L'BSPaGNE P4K LIS IfUStJLMAMS. 



t 





Le dernier des rob goths en Andalousie fbt Wi- 

, qui laissa trois fils, oommes 





Roumlonh et ArdebasL C 



ii ii i 



ces eocants etaient 



- 4 * *■ » I 



*lf 



bas age, ieur mere prit la reg 





+m I 



Ieur Dom a T 



i: :» • . 




et 



Ro- 



^"g ** &jh*> qui ^ lait *« «*d (general 




des 



II ,r 



dn 



1 1 I 



roue defiint, ahandonna les 



pfinqes mineurs ; pais , s'arrogeant Fan torite supreme. 

itraina dans son parti les bonxnes de guerre 



fl 




^ J ■, ' -»j i 



, etvint 



I 



marcbaieot sous ses 

a Cordoue. 
Mats lorsqoe Think , 6b de Sad , entra 





*- I 





, sous ie regne de Wafid, fils <TAb<W-MaIek , 



Unfile de Damas. Rodrigue ecririt 



■I t 




de 





qoi 




deja 



■ - - I I ! 



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et 




B let priait de lm prtfer 
a is* flontre T 



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Mab 





, < - r - p — . 




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trer 4 Cordooe. Cehn-ci alb au-devant dT< 

Thtaik. A 



- m 



, etfls 





av 4 I II 







,* I 








se 






j 



, qu'Al- 



^.* M 






4 



Rodrigue. Pendant la nuit, Us envoyerent prevenir 
Thank , et lui apparent que rusurpateur n'etait qu'un 
des valets et des cfaiens de leur pere, ^ GJtf y tf Id 
****3t* f+*?» V*- Hs lui demandaient one sauve- 



garde pour se rendre aupres de lui dans la matinee 
et le suppliaient de les faire rentrer en possession 
des terres qui avaient appartenu a Witixa. Ces do- 
maines, qui fcrent appeies plus tard apanages des 
princes, J^J (jlw, comprenaient trois mille vil- 
lages (i). 

Des que le jour eut commence a poindre, les 
jeunes princes passerent. avec la plus grande pa rue 
de leurs troupes, era cdte du general arabe. Telle 



rot la cause de la conqnete de fEspagne par les 





i *. 



Arrives devantTharik, les fils deWitixa raidirent: 
Es-tu f emir ou seulemeot le lieutenant de femir :> 




4-t, Jc r \ A-H l^t c^il , _ c Jobe 



a un 



chef, repondit celui-ri, et ce chef lui-meme recon- 



nait fautorite superieure d*un souveraio , &Aj «> J^ 
\** j,*** ^ j^| . , En meme temps, fl leur ac- 



corda fautorisation de se rendre aupres de Mouca 

Noucair. {Le texte offi-e une lacune de 
mots.) Les princes firent voile vers les cotes du 




munis d* une lettre ou Thank 




9«t leur soumissioo . ainsi que le traite qu'Hs avaient 
«gne. Le gouverneur des pre /inces africaines les 
renvoya au khalife Wahd, 61s (TAbd-el-Maiek , qui 

le traite signe par Thank , et delirra en 





t 



5 



a cbacun d'eux tin pro loco le (a) par lequel il etait 
stipule quils garderaient une neutrality absolue : 5 



ne 



Apres cette 



j^ 



M^ll 



*l 




t 



les princes goths retour 



— i 



Andalousie. lis resterent fideles a 1 



.4 I J 



parole jusqua la 




tt • 



d*Almounz, qui Uiasait one 



fille t nominee Sara la Gothe, **LyJT i,L., et deux 
61s en bas age t Mathrouhal et Oppas , ^jQs^ Jj^kll , 
Tun a Seville, et 1'autre en Galice, ou il inourut. 
Leur oncle Ardebast , u»V»^1 , £ empara de leurs apa- 
nages , qu il reunit a ses propres domaines. Cet er& 
Dement eut lieu an commencement du recne du 



kbalife Hicham, fils d'Abd-el-Malek. La princesse 



* i" i 



Seville, oil 



_!. 



Al 




Sarah se cr^a une 

mouni avait el»bli sa 

sede* miile villages dans la parti 

PEspagne, et Ardebast, qui demeorait a Cordoue 



Ceroi-ci a rait pos- 

tale de 



i * m ; i — • 




comptait un 




& 




da pay 




(Test de lui que descend en hgne directe 
le Comte, J^ft (3). Plus tard. il entretmt 
lelligences avec Abd-errabman , fils de Moawia 



Said 



in 



_ r - — ^ _^ ^ 

les Syriens qui entrerent dans la peninsule a la suite 




Omruiades et des Arabes. Tel est du 




reot que nous out 




lesdocteurs. et 




le 
ne 





de le developper en temps et lieu. 
Quant a Roumlouh, *k*,, qui tenait sous sa d4- 




miUe villages situes dans la paroe ori 
tale de f Andalousie, il avail cfaoisi Tolede pour s* 



capitale. Au nombrede ses descendants T on remarque 



6 



Hafe, 61s dEl-Borkadi rEtranger. **Jl ^U^n ^ 
Quoi qu'il eo wit, la princesse Sarah senibarqna 
avec ses jeunes frerea pour la Syrie ; elle descendit 
a Ascaloo, poursuivit sa marche jusqu'a Da mas, el 
vint se presenter a la porte du palais de Hicham, 
fils dAbd-el-Malek (que EKeu Tail en sa sainte mi- 
sericorde !). De la die lui adressa la nouvelle de son 
arrivee , ses reclamations au sujet du traite condu 
son pere avec le khalife Walid, et ses plaintes 

cou tre la felouie de son oocle Ardebast , ^ -j brj , 
l«-». Hicham lui donna acres acpres de sa personne; 
est alors quelle vit pour la premiere fob Abd-er- 




i * 



rahm&n f fils de Moarcr 



qui ^tait 



K*:l 



enfant. Plus 



tard , cc dernier s etant rappele cette circonstance a 

Cordoue , lors de son regoe , permit a la princesse 

de visiter son harem , a TAlka^ar. 

Pour revenir a la requete de Sarah . Hicham ecrivit 
sa faveur a Handala , Bis de Safouan-el-Kelby . gou- 



verneur de FAfrique septentriona 
mandait de prendre des 



U lui 



to * l i t 




II ;*^ 



pear fexecu lion du 
traite signe par Walid , fils (TAbd-ei-Malek (il y a dans 
texte une Jacune de trois ou qua tre mots), et de 
rgerde cette mission un de ses agents t Hossam . fils 




de Dhiran , c est-a-dire Abou'l-Khattab d-Kelby 

ode lacuoe) Aica fils de Mozahim ( 4). Celm- 

partit avec la princesse pour TAndalousie, et la 



fit rentrer en possession de ses domaines. Cest lui 



qui est le grand 



» u 



de la Go the. Apres avoir en 



(Telle deux en&nts, Ibrahim et Isbak. 3 




la 



meme annee quAbd-errahman . fils de Moawia , mil 



t 



7 



le pied stir le sol de b peninsule. Hamouib, fib de 
Mobmis el-Masadj* et Omair , fib de Said el-Lakbmi . 
pretendirent a b main de b veuve : mob le second 
emporta stir son rival , grace a fappoi de Tsalaba , 

veau manage- na- 



»*l i 



fib d'Obeid el-Djoxami. De ce 

quit Ha bib , fib <fOmair, qui fat b soacbe des Be- 

Qou-Seid , des Benou-Haddjadj , des Benou-lfasbma 



des Benou-Dj 



in 



- i »•-■ n 



a Seville. En eftet 



les plus dbtingaes de ses d 







n 



enfents qa*il eut de 



- 1 M I IT*,. 



earent ua rang moins eleve ions 



rapport de b noblesse. Les fate qm 




troav 



-< I 



meotioantis , da moins 



** t 



dans ie lhrre d* Abd-<*i-Maiek , fib de Habib 



grande partie 




amsique 




*■ • » i it i 




metre rtdjez, 

vizir <T Abd <errabman (premier) 



b 
surle 

aisVAHUma . 



i i^ii 



La 



i »:t 



ntre de Tnarik, fib de Ziad, aveo Ro- 



ongue eut lien sar les bords du Goadalel*, tf *1, 

(5). dans b province de Sidonia (6). Ken ayaftt 
nus rn fbite le general des Gotbs, 





secoumt 



de son 




wf I I » 



(7:1 onyiat 



re. et dbparat 




tooioars sous les 



On dtt que les rob gotbs possetbient nn edifice 

renfermant les qttatre 



dans lequel etait 



¥ * I I 




ent le 



1 1 - 1 



t 



EvangnYs, sur lesqueb 3s pro 

dmvestiiore. Cette matson etait en grande 

tion : on ne foovrait qua b mort da roi, pour y 



'— 1 



** 1 -* 




son nom. Or Rodrigue avait sooievi 



» 1 1 




* -* 



1 



le 




J 



t ' . 




itre 

dV 



bord en osant mettre b cooroone de Witba snr son 



8 



front, puis en ouvrant, mdgri toute defense, le 
monument et le coffre. II y avail trouve* des figures 
represfentant des Arabes , avec Fare en sautoir et le 
turban stir la tete. Au-dessous se lisait f inscription 
suivante, tfy£* yl*XwJ! JuLJ ^ : «Quand 



t I 



ou- 



vrira 



*■ . 




• ■ 



sanctuaire et quoo en rctirera ies statues, 
sera en vahie et cooquise par des homings 



IMO 



semblables a ceux quelle* represented (7). » 

TTiarik debarqua sur le sol de la Peninsulefan 93 
de fhegire, au 



de ramadhan. Voici quelle fut 

la cause de son entree : a cette Ipoque, la ville de 
Tanger appartenait aux chretiens ( le texte parte deux 



lacunes dans cette phrase). (Jn negociant Stranger, 
appele Julien , s'y rendait frequemment , pour ache- 



ter des faucons et des chevaux de race. Sa f< 



1 11 1 1 



e 



vint a mourir, et le laissa avec une fille dune rare 



beaute^ Bodrigue ayaot donne a Julien une 
velie mission pour la -terre cTAfrique , celui-ci s'ex- 



cusa, en disant que, depuis la 




de sa fi 



u 1 111 j 



e. 






il ne lui 

enfant Le roi oflrit de ladmettre da 



t personne a qui il put confier son 

son palais 



< 1:1 



quelle y fut elevee comme les autres (Ules de 
distinction). Mais ses yeux etant tombes sur elle, 
I I a* » &4j±y3 t&* tx**y , il devint eprts de ses 



iii^ 



, et saosfit sa passion. Aussit6t que Julien 
revit sa fille , elle lui apprit son deshonneur. Lui . 



cachaso* ressentiment 




U fond de son 



*■*.* 



, et dit 




«J*ai laisse la-bas des chevaux et des 



1 *-. • I K 



fa 

mit des 



d*une qualitl 



VIII 



parable ». Le roi loi re- 



considerables poor cette nooveile 



\ 



t 



9 



acquisition, et fautorisa a traverser la 



* i -J 



Cest 



alors que Juiien se rendit aupres de Tharik , fils de 
Ziad , et lui suggera Fidee de conquerir FAndalousie , 



jJaj^I i Jui^i, en lui depeignant ses richesses, la 

faiblesse et la lachete de ses habitants. 

Tharik ecrivit a Mouca , fils de Nocair, pour Fins- 



truire de son projet Celui-ci lui ayant ordonne de 
faire une descente dans le pays, il obeit, et s'em- 
barqua avec une armee. Mais a peine e^ait- il en mer, 
quil vit en songe le Prophete (que Dieu luiaccorde 



le salut!) en 




des Mohadjeriens et des Ansa- 



n 




lis avaient tons 



toir. Mah 



a to 




en main et Tare 



u i 




til I 



passait devant lui et disait : « Marcbe 



but! j\ »l A I *Oob«. Cette vision se renouvela 

jusqu a ce que Tharik eut mis le pied sur la terre 
(FAndalousie (8). L'armee accueillit cet heureux an- 



: on 



e. Tharik debar- 



gure avec un veritable enth 

qua sur les cotes de la province cTAigesiras, et la 

premiere ville dont il s'empara fat Carmagene. 3 




ordonna a ses soldats de couper en morceaux une 
partie des prisonniers et de {aire booilfir leurs 
dans des chaudieres; puis il mit en liberte les autres 
captifs, qui, epouvantes (Tun spectacle si horrible, 



atterent r^pandre Falarme dans toute la con tree. D 
poorsuivit sa route dans finterieur des terres, et 



Jonquil 



i ;*■ ■ M 



tra Rodrigue, eut lieu la bataille 



dont nous avons parie plus haut. 

Le vainqueur marcba successivement vers Ecija, 

Cordoue f Tolede et le col appett depuis FedfyTkd- 



10 



ik. De li a entn da 



Galice, el traversa cette 



pro' 



li *-- 



jusqu'a 



Des que 




fils de Nocair, eat appris lea 



briljants et rapides succes de sod lieutenant, it 
consul une proibnde jalousie , et prit la mer avec 
un armement considerable. (Le teste porte ici une 
lacune de quatre on cinq mots.) Lorsqull fat en rue 
de la Peninsale, au lieu doperer sa descente au 
meme endroit que Tharik, fils de Ziad, il 






u sous le 



l Ijlt 



debarquer le point du littoral 

de Port de Moa^a, <^.y &*y*\ puis, dedaignant 
la voie que iui avait tracee son devancier, il d&uta 
par la prise de Sidonia, **}*£, non loin de la 




Son entree dans les murs de Se'viHe eut lieu un an 
apres celle de Tharik, Une fois maitre de cette ville 



i il i I 



ortante , il marcha sur Alicante , oUa! , vers X 



~i I 



droit qu'on appelle It Col de Moaga, &*y* £; mais 

auparavant il avait penetre* dans les murs de Me- 
rida, i^jU (o), dont les habitants, s*il faut en croire 



un de nos savants historiens. Iui ouvrirent 1 




~ I 



partes sans resistance. En quittant le defile* , auquel 
il a laisse son nom , Mouca se porta vers le nord, 
entra dans la province de Galice, et la traversa cfun 



• :« 



ut a (autre. 



'•i* 



Tandis qu'il rejoignait Tharik a Astorga, i$x -\ 



un emUsaire du khalife Ei-Waiid 




Abd-eJ-Malek 



vint leur apporter f ordre de quitter f Andaiousie. 
Le prince des Crovtn^ avait eu connaissanoe de 
lews dissentnnenta (el de peur de coomromcttre la 




f 

L 

4 



11 



cooquete, il ies rappelalt en Orient), lb obeuent 
tous deux; mais, avant de s'emharquef, 
tifia miUtairemeat les places importantes , ft 




le gouvernement general a sod til* Abdel-Axu, au- 



qnel il awigoa Seville 



*• i n 11 



e centre de T antorite 



superieure. Cependant il loi adjoignit Habib ben Abi 
Okba ben Nafe eJ-Flhry. Apres te depart de ton 
Abd-el-Azis se mit en devoir de completer la 

qoete de I' AndaJousie 




Toutefbis Moa(a, 6 b de Nocair, 



1'Mli.il' 




*■ I 



da* 

rtege qnatre cents fib de chefs goths, pares 



de couronnes et de ceintnres dor. Au moment ou II 
approcbait de Damas T le kbaiife sen tit les premieres 



atteintes de b mabdie qui devait bientot Tern porter 



dans la tombe. Alors Sole! 





en 




lui envoys on avis 

. afio 



fc- * [^ 1 1 




Ml) 



irt» 



termes : ■ Arrete-toi en 
que ton entree dans b capitale se fasse 
regoe, car mon frere est a rarticle de b 
Done dun saractere energique, et peoetre, avant 
tout , (f tine profonde reconnaissance envers son mai- 
tre , Mouca r£poodit a femissaire : « Par Dieo I moo 



dev 



t * 



me 



1 1 1 1 1 1 1 



dede 




tinner ma roo te. Si le 



■ i .». i 



destin vent que mon bten&iteur expire avant 
arrivee, que son decret s'accomnbsee! » En cflet, 3 



.it 



tra a Damas avant b 



in 



(TEI-Walid. 



Aussitot que Soleiman fat moote* sur le trooe , il 



persecuta Mouca , fib de Nocair. lejeta dans les fers. 



et 1 condamaa a paver une amende considerable ; 
ensuite il envoya en Espagne cinq Arabes de dis- 

t yj*& ayv-j <#* , avec ordrede tuer le fib de 




12 



Mouca , Abd-el-Axu. Au nombre de ce» personnages 
^taient Habit t fils (TAbouObeida, te Fihry.etZiad, 




fils de Nabega , de ia tribu de Temim. II* se 
rent aupres da fils de Mouca ( lacune dedeui ou trois 
mots dans le texte). Le lendemain de leur arrive© 
le wali se readit a la mosquee pour la priere du ma 



tin. Tandis qu il se tcnait debout dans le mihrab et 
recitait la sourate dlntroduction , WUJ1 , et la sou- 
rate de 1 'evenement , Awl^ll , les assistants leverent 
tout (fun coup leurs dmeterres et abattirent sa tele, 
qui nil envoyee au prince des Croyants. Ce meurtre 

fut commis dans la mosquee de Robina, ***£, qui 



domine la plaine de Seville. D'ailleurs les musul 



mans etaient mecoo tents du manage <f Abd-e)-Azis 
avec une femme de la nation des Gotbs, nominee 



Oumro-Aasim , m* \m J ( i o) *, ils ne mi pardonnaient 
pas de s etre log6 avec elle dans I'eglise de Robina (n), 
sur le parvis de laqueUe il avail nut batir cette mos- 



quee qui devint le theatre de sa fin tragi que. D n'y a 
pas bien looglemps qu'on y voyait encore les traces 



de son sang 

Des que la t£te de la victim e eut 6te apportee an 



kbalife, il manda son pere et la lui fit presenter sur 



un plateau. « Par Dieu ! s'ecria celui-ci , tu I'as assas- 
sin^ pendant qull observait le jeune et fiusait la 



priere en boo musulman. Soleiman , pendant son 



regne, ne subira pas dartre sort que cehii quil 



fait subir a Mouca. » Le meurtre <TAbd-el-Aiii eut 
lieu a la fin de Fannee 98 (de J. C. 716). 

Pendant plusieurs annees fAndalouste musuliiiane 



Berberes 



13 

resta sans unite et sans wall Settlement 

prirent le parti (Telever au commandement Ayyoub 

fils de Habib le Lakhmy, neveu de Mouca 



~iB*i:i 



i 



sideratioo de ce que sa mere etait une soeur de 
nilustre general. II existe encore des descendants 



(TAyyoub aox environs de Binna , &lf , dans la pro- 
vince de Ryia, £j. 

Soleiman , fils (TAbd-el-Malek , preposa au gou- 
vemement de Flfrikia et des provinces da Magreb 
les plus recalees Abd-Allah t fils de Yexid et client 



1 1 _- 1 



de Kais, en rempl 
crine a son ressentiment. 



de Mouca, qull avail 




Deson 



*■ 



U , Abd- Allah d<Uegoa 



lit 



le 



* i : 1 1 1 1 » 



i r- 1 1 r^i 



t de fEspagne ALHorr, fils tfAb&errahman 

le Thak&L A cette epoque, en e0et, la Peninsole 



&ait 



i i > 



lade 



■ ^4 ri 



lance da vice-roi dUrikia. ie 



.i 



^ i r t ■ ^ 



choix. Al 



avait droit de nommer un wali de 

Horr conserva son poste jusqu'a faveoement oTOmar 
fib (T Abd ^d Aziz , qui 



delaPdn 
lani 




pourlegouv 



• -M _«i 



li.^ i 



Al-Sameh, fils de llalek le Khan- 




i -* 




mexne temps qu'il confia la vice-royaut^ de 
rAfiSque a Ismail ben Abd -Allah, seigneur 
Makhwuiro 

Omar, fils d*Abd-el- Aziz , avait 
noaveaa wali <f Andalousie de ne pas 





le terrrtoire 




les colons m 



'■'M M * ► I I*. 




*4 I 



*i I 



itr&s. En effet, la haute soil 



j 



•* 1 1 1 r i i * 



etait anirn^ 



au 
sor 



qmy 
dont il 



i*ii 



quHs ne tombassen 
Sameh hrf adresa 



ses snjets lui fr trait 



j_ 



• • 'mi mi r - 





danslequd 



14 

il lui desmait lea forces des musnrmans , le nonihre 
des villes quits 



i * t- i 



peient mifi tairemen t , tinsi que 
la position arantageuse de leurs ritadelles. Presque 




a la meme epoque, le khaiife fitpartir 

Djaber, avec mission de pr&ever en Espagne llmpot 

royal , qui consistait dans la cinquieme partie des de- 



pouilles ifJ^M i f ^«nt . Lenvoyd se fixa a Cor- 
done (lacune de trois on quatre mots dans le teste) . 



et 




one Buxison. sitnee entire le eimetiere et 1'ora- 
, dans le faubourg. Lorsque b nouvelle de la 
roort d*Omar arriva en Occident, il abandonna la 

n 

lev^e du quinL 



i *,• * * 



Cest a Ai-Same^ qu'oo doit la construction du 
pont de Cordoue, jete* sur le Guadalquivir, en face 

duRl 

Yezid, fits d*Abd-el-Malek , etant devenu khaiife , 
nomma Bichr. fils de Safouln , gouvemeur de Flfii- 

lua , celuwd chargea Anbaca , fib de Sobaun le Kelby, 



in . »!>«• 



da 



fc- I ' * I I II 



nd 



1 1 ; — i 



t de TAndalousie , qui eut su 



*■ — 



sivement pour maitres Yahta , fib de Salaxna le Kelby, 

Otman, fib <fAbou Tica le Khotami, ^»«&&; Ho- 

<bife,n^dr^HawwasieK.aici;El-Haitam f fib<rAbd' 
el-Kafi; Abdurrahman , fib (fAbd-Allab le Gafikj, et 



J 



i --.*■ 



Abd-el-llalek, fib de Katan le FihrL Les 
dants <f Abd-errahman , fib cfAbd-Allah, soot 




d& a croire que leor aocetre dot son investiture au 
kbaHfe Yerid , et non au gouvemeur de llfrikia : us 




Hi 



6me. 




qui 




Ml - 



lefiut 




r&d 




est une locality dite la M 




iaGka 



15 



£fci, tJMfelitt ii\if, snr le grand plateau qui do- 



mine Seville 

A Y 




-± 



.<l>h^ . I 




. 61s d'AbdnH-Malek 
qui donna Tad ministration de flfrikia a Obesd-AHah 
fiJs d*Ei-Habhab. 




des 




rii 




i : • ; sm i ■ u i 



Kais. De son cote* Obeid-Allab nomma au waliat de 
rAndaloosie Okba t 61sd* El-Haddjadj le Saioolien , 




son 



annee 
jusqua fepoque on les Berberes se re voltaren* a 



(de J. C. 7 a8) 




Tanger contre son 
Meieara 



i Ml 



rite (uL Afi 



j i j 1 1 1 1 ' 



rignobie 






fon avail vu 





de Kairoua 



fr ^ I 



:-« 



dant de f ean snr le 

musacrerent Omar, fib d* Abd-AUah le Monradi 

qui avait Hi mis a la uHe de lenr vitle par le gouver 




general Des (pie la 




n 



.ii 




de 



des Berberes a Tanger se fut repandoe 
les populations se souleverent contre 




_* i 




fls tfEl-Haddiadj, et le 




I - 



Ka 




wahOkba, 

.fils 



► . 1 1 



le Fihnen, qui etatt fauteur de 






»s 




dn 






de tonte 



^_j_ 



~i i.-« i i» i J 



mats sans 



m retraneher de la 



kbofba le nom dn khaiife de Damas. 1/AndaJoawe 




sonautorini 



Hicham ayant appris la 
le Magreb, 






de ce 
et loi 6tak 




de son armee dans 

n 




c 



*- * I 1 I 



poor le 

fat charge* en 




dUo- 
ITfriba. 
a Koltoum ben Ayad le Kaici, qui 

(Taller chatier et ester- 



1 1 »*( i 





les populations berberes. 



ordm da khefife, Kotomm devait 




-j i 





*>-■•! I 




16 



&tre remplace' par 



i« 



neveu Beldj, fils de Bicbr 



fAmbarien ; et cetui-ci aurait . pour successeur Tsa- 



lata, fils de Selama fAmelien. j»ll penssait sur le 
champ de batailie. 

, en prenant possession du gouverne- 
ptah uoe armee de trente mille homines , 




• Mill 



ment. 



h- • II 



dont dix mille appartenaient aux Ommiades et vingt 
mille aux Arabes Scenites ( lacune de trots mots dans 
le teste). Ces demiers preVoyaient deja f extermina- 
tion de la familie Ommiade et la souverainete* pro- 

nes'e'ten- 




iii*. 



chaine des Abbassides, dont la m 

dait cependant pas au dela du Zr»b , vb^* D&ns leur 

ignorance ils s imaginaient que le Zab dependait de 



fEgypte. tandis qu'en reality U faisait partie de ce 
qu'on appelait 1* Ifrikia. Ainsi nous pouvons etablir 



que rautorite de b familie d* Abbas ne depassait pas 

Tobna ( 1 3) ni le territoire environnant 



■ ill it 



^jinf 



in 



flwl iriiniM^m 



ii* 



i - 



Lenergie de Kol 
re* ussit point a empecher lea Berberes de renouveier 
Its hostilites et de se jeter en foule sous les drapeaux 
de Homaid le Zenatien et de Meicara {Ignoble , dont 




avons parle plus haut. Les deux armees se reo- 



contrerent dans un endroit appele Nafft 
Apres une batailie sanglante. Kohoum Jut mis 
fuite avec dix mille homines de ses troupes. Un autre 

de dix mille soldats se retira en Ifrikia, ou 




resta incorpore a lai-mee syrienne jusqu'a lepoque 



, * • 



t 



ouYezid. fils de Hatim. fils d'El-Mohalleb , 

du khalite El-Mansour le titre de vice-roi de Y Afrique 

septentrionale. Celui-ci les assimila poliuquement 



17 



ao people conquis, a**^ ***£, et se composa une 
miiioe des Arabes qu il avait ramenes da Khoracin , 



institution qui suhuste 



.1 1 fc- 1 



de nos jours 



Dun autre cote, Baldj. fils de Bichr, batth 
retraite et vint s'etablir a Tanger, qualifier alors du 
oom de la Verte, 1^*41, avec one division forte de 



ii» 



milte hommps, panni lesquels 



14 




mille afiranchis et huh mille Arabes. Les Berberea 
fy assiegerent et roi livrerent un combat acharne. 
Dans cette circonstance critique, Baldj fit 
naftre a Abd-el-ftlalek , fils de Satan, sa mauvaise 

oncle 



«- 



fortune, ainsi que fecbec eproovl par 
Kohoom, fils (TAyad 




rai 



J J 



» ;., L I > . | | r 



Lt 



J 



i ' -*. 




sea ux pour 



-h niir-i'*.., 



ia guerre. Le wali de fAn- 




t-rii. 1 !! 



L 



*- i : i i 



les cbeikhs de son 
uite quil derait tenir. Us iui 



» 4 



- I 



sur 



Si ce Syrien met le pied dans les 




.fi_A 



•iM» 



M- 







eUtfaiek 



que to ri- 
te depossedera, ^LfJ! |«x* dL«i* J*»a ^1 



Reconnaissant la sagease de ces arb, Abd- 

reraa. Mais k desespoir 
D fit construire de gran- 




par 




inspira Baldj , fib de 

des barques, prit des raisseaux 



f i > ii ik 



et 



*• i 1 1 






de ses soldats les pi 



I K 




La fiotte derait aborder a Algesiras , oufon pfflenrit 
r arsenal, i*i**!\ J*. Le coop de main reossit: les 

et les munitions de guerre farent enlevees; 

dans le port devinrent la 




1 






proie do ▼ainqoeor. Cest arec 



*. , 




Espagne. 
A cette noorefle 



renfort que Baldj 



AxEztrtka* 16. <i8S6 




promptement 



18 



*• i 



march* et attetgnit sod adversaire atu 



*; i 



virons 



d'Algesiras. Le combat fat acharne. Mis en denmte 
ime premiere fob. k wali revint a la charge; mais 
a fat hattu en dix-huit rencontres depuia Algesi- 
ras jusqu'a Cordoue, et finit par tomber prison nier 
entre ies mains de Baldj, qui, apres Tavoir bit 



mettre 





a la tdte du pont, sur fempla 



fr^JH-M 



it 



ee, entra triomphalement dans la ca pitale . 
Abd-errabmin , fils (TOkba le Lakhmi, gouver- 
nait alors Narbonne, A^,) (i*), an nom dAbd*ei- 
Malek, fils de Katan. Des quil apprit sa fin malheu- 
reuse, tl resolut de le venger, et se transport* a la 
frontier*. Une foule d*Arabes et de Berberes de TAn- 
daloasie aocoorurent a 1 



sortit de Cordooe a la tete 

tant Syrieos que partisans des 

rahmin avait ayec lai une armee de quarante mile 



pour I*y rejoindre. Baldj 
dk miUe hommes, 

es. Abd-er~ 




f I ' it I i t - 



La bataiile se donna *W* 



cone 





Tillage (fa- 
de la province de 
Waba, **!$. A la chute du jour, on vit sur le lien 
del* 




- r II- i 



Lt 



»■ t: 1 1 




mille cadavres liimwh par lea 

dUn-Okba, tandis que les soldats de 

Baldj n'avaient perdu que mille des leurs. Dans h 

du combat, AbdVerrahman , fikd'Okha, qui 





etait on 



j_ 



• r- 



plus Uabii 





s 




« 



Je 




i 




B&m* j+*£i tf^j'!» En meme temps, il le 



cbercha des yew, fajusta et lui 
qui, apres 





■ ,_*■* r i 




efieure 




de 





\m 



traversa 



» i 



cria-t-il de nooveau 



rps. «Le voila toncbe. leur Baldj 



id 



Ainsi fut terminee la guerre, et Baldj expira ie 
lenderoain , laissant a Tsalaba , fib de Selama r Ame- 
hen, ie gouvera 



IK-t 



de Cordoue. avec le 



III 



mandement des troupes svriennes et des 

Quant a Abdurrahman, fib (TOkba' U 





-Jill I 



ta vers la frontiere. Mais les deux partis etaient 
plus aniraes que jamais: Les Arabes et les Berberes 
qui avaieot soutenu la cause (TAbd-el-Malek . fils de 



Katan le Fihrien , disaient aux Syriens : u Notre pays 



est pas 

■a guerre 




vaste pour 





i'j 



i 



Alors 





i -i 



devantb vifle de Co 



sur les hauteurs qui s*eten- 



* ■ i 



Eo appreuant la deiaile de Kohoum , les desordres 
de TAfrique et 

la cotu&jmence, 



*■_,!» 



deb 






? LI 



. fib 
les mesons quH derah 



fa? em 







eon 



P*" 



reifle drconstanoe , son frere El-Abbas, fib de Wa- 



Kd» auqud 3 avaft 




dans le 



b place de son frere Ifasbma. Cehn-ci 





dit 



ft 





repoo- 

des Croy ants , fl fr ut sum jwp i b 



ia mime pofitiqae qu'&u 




i ; ,; * i 



*Q«* 





k- m d 



u 



popnkhons 



UJi^K^IWioo 



^A**o^ 



I « J _. I H J , 





et 




_Ji 





Lavb plut au khafife. Sor 




, arriva de flfrikia 
■dressait About- Khattar 
Benon-Keft. Efle 



ii i 




de vers qneKii 




re de la tribu 



j 




i»_ • 








tA?-* 







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iLfcOJ^ 








tiSfjUu^on 




de Meroolo , vow aves d 





peyei pa* voire dette avec eqmte. 



Mag; ot n vow 
mow now Jaire 



On ctiraii qoe vownetiei pac a Merdj-IUhit . et que 









la 





I „ 




_ I 




I _ _. 





-* J 1 



Cast 




la 



qui 



I I . 




ft vou prtMnoi 



.mi , i * 





de f 



eoUais que let odtrea. 



i : p - 




Lonqoe voot ava vn »'&cindre Imcendie de la 



at que la 




voasaaamre lea 




I I I 





de la boooe 



Voa» ooits ami Uiaafe de cM. Et tow oufafia ugoarfbiii 



SI 

que nous socmnes dan* one position critique, 
oe saviei pes que la fortune a de 



u vous 



III 



et de maurais jours. 
Preoet garde I Si U guerre a onefbu mordu t et si ftcbelie 



manque sous les pieds, 



Leli 



-•I 



Tent la corde 



de lmmiti£ peat se brtser, et les forces s*£p 





lord 



* i , 



qti'i la fin elle «e rompt! 



Des que le khalife eat re^u cette poesie , il nomma 

t de rifrikia Handhala , tits de Sa- 



M «^i 



au gouvernei 

fouan , de la tribu de Kelb, et hii ordonoa de confier 

le waliat de l'Andalousie a 



11 !■*- i;i i 



patriote Aboul- 
Shatter. Celui-ci , muni da sceau de Handhala , partit 



a la tete de trente mille hornmes. Ce fat la 
leree de Syriens. A 



*■•)*;» 



e 



< -Jii- 



fut-il deharque a Ouadi 



Chao 





t£**3 



qull 




en faisant depioyer les drapeau* au 



1:1 i 



autorite* 

des fen 
de lance ; pais il » avanca dans rinterieur da pays, 

Cependant la guerre etait en pleine actrvite entre 



etles 




dan cote 1 . et de f autre 



iesSyn 

les Arahes 6ts villes. allies aox Berberes. Lorsqu'A 
T-Kbattar nit aox environs de Fedj-ei-Maida, £ 



■ i - 1 



«fctfli), les deax partis mirent has les armes a la rue 
de son etendard, et vinrent avec empressement lui 



i t - w 1 




rendre hommage. • £tes-vous disposes a f 
et a la soumission ? » leur denutnda-t-ii. Tons 
dirent : « Nous y sommes disposes ». En roeme temps 
il montra son mandat, en disant : « Void le dip! 




iii 



d Investiture que ma donne moo compatriote Han- 
dhala, fils de Safouan. aa 



I • •« 



du commandear des 



Croyants 



• 



« Nous te jurons ob&ssance et Bdetite , 



s'ecrierent les Berberes et les Arahes des villes ; mais 



22 



*■ — . 



nous ae poovons phis supporter au milieu de nous 

hordes syriennes. II fautqu'ellessortent de notre 

territoire. » Abou'l-Khattar ieur dit : « Je vais d'a- 

ae . jy pre 

puis j'accomplirai vos voeux. Jai trouve 

yen de satis fa ire a toutes les exigences, s*il plait 



bord entrer dans les murs de Co 

du re 

le 



• 'I 




• • 



a Dieu 



En effet, il fit son entree dans la capitale , et forma 

duire bors du territoire de 



une escorte 



pour 



r Andalousie Tsalaba, fils de Selama I'Amelien; Ouf- 
fcs, fils d'Abd-ei-Azii le Kinanien, et Otman, filscTA- 
bou-Tica le Khotanien. En les quhtant , il leur dit : 

pris cette mesure parce qu*il est bien 



Nous av 



prouve au Chef des Croyants , ainsi qua son lieu 
tenant Handhals . que c est vous qui etes la cause des 
malbeurs qui dechirent ce pays. » Les proscrits se 
refugierent a Tanger. 

Apres ce coup d'etat necessaire, 1'emir songea a 
cantonuer les Syriens dans les differentes cootrees 
de r Espagne , et surtout a les eloigner de Cordoue . 
parce que la population de la metropole ne pouvait 
plus les supporter. Ainsi les gens de Damas furent 
etablis a Elvira; ceux d'Qrden. a Ryia; ceux de la 
Palestine, pres de Sidoola; les colons 




environs de Seville ; ceux de Kinnasrin. a J 




Quant aux tgypuens, us furent disperses, les uns 

sur le territoire de fieja, les autres sur la terre de 

Todmir. Lemir leur assigna co-mme moyen d*exis- 
tence le 




du produit des terres cultivees par 



les chretiens soumis a la doroina 



i i 



musulmane 



23 



tandis qu il octroy a aux Arabes deft villes , aiasi qu'aux 
Berberes, la propria intacte des terres oonquises 
qu'ilsavaient revues en partage. La partiahle d'Abou'l- 



Khaftar 



li 



nr sea compatriotes oe man qua pas d* exci- 



ter le meoontentemenl des tribus nomades du desert t 
qui 6taient cantonnees en Andalousie , sous le 
collectif de Modharites. EUes leverent ouver 
le* tendard de la re volte t et march erent sur Cordoue , 





ou elles esperaient le surprendre ; mais, averti a 
1'emir sortit a la tete de ses partisans et leur pre- 
ta la bataille a Sidonia. Le chef des rebelles etah 




Ea-Somail , 61s de Hatim le Kelabien. Abou 1-Kbatfar 
fist battu; son armee fut dispense, et rai-meme se 
r&ugia dans un moultn, en attendant da 




Oo parviot ce pendant a fy decouvrir et a le retirer 

de desaous la meule ; puis on ie condnisit derant le 



Kelabien , qui ordonna sa mort de sang-froid. 



Les vainqueurs s'etant rallies a Youcouf , fils <f Abd- 
errahman, fils de Habib, fils d*Aboa<Obe)da, fib 
cfOkba. fils de Naft le Fibri 



lui oflrirent les 



X I 



les du gouvernement, afa de mettre on term^aax 

ie [amardue. Son regne dura plusieurs an- 




nees. Devenu son vizir, Es-Somail prit en main fad- 
ministration des affaires; mais il ne tarda pas a irriter 
les Kahtaniens par les avanies dont il les aecablait 
Le seul soolagement aux mati* que ces derniers 




eprouverent , fut 1'arrivee de Bedr, aflranchi d* 
errahman , fils de Moawia. Voici le fait : Bedr vint 
en Espagne avec une lettre de son mate*, qui se 
tenait cache sur le territoire berbere , chec les Benou 



24 



Wansous ou Wanasous 




I 



} > 




tributaires 
d'Abd-el-Aziz , fib de Merouan. Aussitot les mecoo- 

tents le condui&irent au village de Touch , ,4 Jt> , et 

le presenterent a Abou Oman , qui £tait aJors le 

doyen des aflranchis et le plus considered Cdui-ci 

daos sa demeure, et envoya c here her 



i:;i 



recut 

son parent Abd-Allah , fils de KhaJid , auquel il 
muniqua fobjet de la mission de son 



¥ ■ II 1 



Pendant que ces choses se passaient, Youcouf le 
Filirien se preparait a (aire une razia sur les terres 



1 r- 



infideles. Les deux chefs direct k 



» -I 



« 



At 



tends que la campagne soit terminee . afin de ratta- 
cher a ta cause nos companions darmes. • D n'est 



pas inutile de 5a voir que Youcouf appelait les affran- 



chis des Ommiades ses affranchis ♦ et leur accordait 

urquoi il les avait 



une preference marquee. C 
emmeoes tous deux dans son expedition. Cem-ci 
tant que dura la guerre, firent des ourertures a 
AbouV§enah le Yahsobien, cheikh des tribus du 



Yemen, lequel residait dans le bourg de Moura, 
*jy± dependant du district de Seville, partie occi- 
dentale de FEspagne , ainsi qu a plusieurs seigneurs 
arabes . parmi lesquels ils ne troixverent que quel- 




~.* i 



it 



ques adherents. A leur retour, ils chargerent 
Abda-Hassan . 61s dc Ma lei , de s'insinuer dans V 
tTAbouVSebah, aupres duquel il demeurait a Seville, 
en lui rappeJant les bienJaits quH avait recus de Hi- 
cham, fils d'Abd-el-Malek. Sensible a la voix de la 

reconnaissance, AbouVSebah ne se laissa pas long- 
temps prier. 



25 



Apres ces d-marches preliminaires , les conjures 
uniquerent leur plan a Alkama t fib de Riats 



i] 1 1 1 1 1 



le Lakhmien; a Abou-Alaka le Djodaoiien, ancetre 
du vaillant Fahil de Sidonia ; a Ziad , fils d'Amroa 
le Djodamien, qui fut la tige des Benou-Ziad fixes 
sur le territoire de Sidonia. Ces trois 




etaient a la tete des Syriens etablb dans la contree 



entrerent sans delai dins leurs vues. Des propoai 



ti. 



ill 



furent faites successiv 



1 1 ;-i i 



t aux Kahtani 



-j*-. 



a iJ Mil 



d*£tvira et de Jaen, tels que FancStre des 
Adkha chex les Djodamieos et Tancetre de Hassan 



On 



HI UJ 



ha 



a 




a entratner les Benou-Omar, 



t :- 



cendants de Ghassan, qui occupaient Guadix, ^tf^lj 

Meicara et Kahtaba, qui campaient (je Us gyylttft ) 
sur le territoire de Jaen; enfin, Hossein, fils de Da- 



djiz FAkilien , qu'on savait etre fennemi jure <TEs- 

fib de Hatim. II fut le sen! des Modharites 

qui embrassa le parti <F Abd-errahman . fils de Moawia. 




us 




En effet, la masse des Arabes 
&ant dailleurs bien disposee en faveur de Y 
a cause des privileges que lui a 
Es-Somail , et sachant bien 1 que 



ce 



t * >t 



• i *• i :t 



* *■ ■ 



rdait 



ii 



t; 



* 4 i 



deux parta- 

geaient sa haine contre les • Kahtaniens , neproura 

contre eux. Hs 
maltre. » De re- 



al 



i:»<iiiBi[rf 




de prendre les 



m ~ 



direntaBedr 




i ii:i> 




tour 



^« 



Afirique, Bedr fit part de leur volonte au 



di- 



fib de Moawia* Blab celui-ci refusa de partir, 
sant qu'il ne mettrait pas le pied sur le sol de la 
Peninsule sans etre accompagne de Fun dentre eux. 



Sa reponse fut portee par le roeme embsaire. 



26 



Cetait pendant le feu de la guerre que se ii- 
vraient You^ouf . fib d'Abd-errahmin , et Amer el- 



Amiri , de U famine des Koreicbites , qui » etait re- 
volt a Saragoase. Une des partes de cette ville t 
disons-le en passant, doit son nom a ce dernier! 
Abou-Otman et son beau-pere Abd-AIlah, fils de 
Khaled, se rendirent done a Cordoue, autant 



• I 



saasurer que lemir en sortait, que dans la crainte 
quil oe prft Teveil sur la conspiration qui se tramait 
autour de lui. Etant venus trouver Es-SomaO, fils 
de Hatim f ils lui demanderen? un entretien secret , 
dans iequel ils lui rappelerent les bienfiuts dont lei 
khalifes Qmmiades iavaient comble , lui et sa 



► nil* 






**•> <** tf •**!* il^aj. Bs lui ap- 
prirent qu'Abd-erwhinan. fils de Moawia, tremblant 

vie , sans cesse menacee , se tenait cache dans 



i i 



le pays berbere, et quffl avait soilieite leur protec- 
tion par un exnissaire fidele. II t 'implore anssi, aj 



» "iw 



terent-us, au nom de la reconnaissance que tu dois 
a sa dynastie. « Eh bien ! repondit Es-Somail , je 
m engage a lui payer ma dette et a hii rendre hom- 
mage. Bien plus, nous dlciderons 1 emir a lui doo- 



*: - 



sa filie en manage et 4 fassocier au trdne. Un 
refiis de sa part, c'est la mort. 

Apres cette entrevue, les deux chefs conjures se 
liguerent avec les grands seigneurs de Cordooc, qui 



leur etaient unis par les liens de Tamitie, tels que 



Youcouf . fils de Bolct et Omeyya , fils de Yexid. En- 
*nite ils retoornerent vers E^Soma'd, poor lui 




-wmir le succes de leurs demarches. CeJuMi 



27 



leur dit : « J ai 




aux 



ft deuces que vous m'a- 
vex bites , et je sais fort bien qu'Abd-errahman des- 




d'une race (fbommes si puissante que , si Tun 
cfeotre euxvenait a pisser sur cette peninsule, nous 

serious tons 




erges, &» ^^^1 **• w t is 




Mais toot C0 aoe j* pens, c'esf de «wAaiter que Dieu 

seconds dans la tentative que vous faites eo 
de votre maftre. Quant a moi, je jure de 






Hik 





garder le secret qui m'a ete confix par vous. » II tint 
parole. 

Lorn de $e lamer iicoarager par cette 
les partisans (TAbd-errahman 

fils d"Alkama, dont le nom leur parut dun heureux 
augure f^Uf signifie « achevement . fin, succes»}; 
puis ils entrainerent par la persuasion tons les cheat 
syriens qui avaient emhrasse leur cause, et. parmi 
eux. un habile marin nomine Abou Fouria'. Ge fat 



hu qu*Hs deputerent, avec 




et Temam , a 1*0- 



lustre rejeton de la race des Qmmiades. Lorsque 



les envoyes eurent traverse le dctroit, et qu*Qs furent 
presence <f Abd-errahman , le prince dit a Bedr : 
« Qu'est-ce que ce Temam et cet Abou Fouria* que tu 




« Temam , repondit le fidele 





chi, signifie que notre entreprise 

a Dieu, \&A f=> r Ui Quant a Abou F 



nom 



IP* 



£ut 




* i :-4 



que nous prendroi 



, sll plait 



son 
fEs- 




I *, 



r rji 



de vive force, yi .x i-*J\ \ » tj » k\ i» ^ My\^ 



4ti »Li 



». 



28 



Les conjures firent voile vera fEspagne, et alle 



rent debarquer a Almunecar, < /A » U , ou ils ren 



contrerent Abou Otman et Abd-Allah, fils de Khalid 



veoant au-devant d'Abd-errahman. Ceux-ci le con- 
duinreot a El-Fenetein , cjO^iJl , qui etah la resi- 
dence d* Abd-Allah , et se troavait sur leur route. De 



la, il se rendirent a Torrox.y^, dans la province 
d*Elvira, ou demeurait Abou Otman. Les Arabes du 



district de Riia etaient alors gouvernes par Djedar, 
fils d'Amrou, de la tribu des Beoi-Kals, qui est fan- 
cetre des Beni-Alul. Les partisans 1'ayaot instruit de 
leur complot et de 1'arrivee du fils de Moawia, il les 



engagea a lamener a la mosquee (TArchidouna , 



Aij«*-»yl , le jour de la rupture du jeune, en disant : 
« vous verrez quelle sera ma conduite ! {J ^ i U y^jt, 
(S-* a. En effet , quand ib furent rassembles dans le 
temple , et que le* predicateur fut monte 1 en cbaire, 
Djedar, se levant tout d'un coup, lui dit: « Annonce 
Ja deposition de Youcouf , et prbnonce la khotba au 
nom d'Abd-errahman, fib de Moawia, fils de Hi- 
cham; car il est notre emir et le fils de notre emir. » 
Puis , s'adressant au peuple : « Habitants de Riia , 
quelle est votre opinion ? » lis r^pondirent : m Notre 



opinion est la tienne » , JjJu U Jyfc IjJUi. 

En consequence, la khotba fut dite au nom du 



nouveau souverain (TOccident. et le serment dln- 



vestiture suivit la priere. A cette epoque, Archidouna 



etait le chef-lieu de la province de Riia. 

Djedar emmena Femir Abd - errahman dans son 
palais, 06 il le recut avec les honneurs dus a son 



29 



nog. La nouvelle de cet evenemeot etaut parvenue 

~ Kheli e. aftranchb de Yeiid , fib d'Abd-el- 



aux 



• -11 



Malek, qui ^taient cantonnesaTakourounna, I 




Us acooururent, au n ombre de quatre cents cava- 
liers , pour se ranger sous ses ordres. Sans perdre de 
temps, Abdurrahman se dirigea en personne vers 

ou ii recut 1'ancetre des Beni-Elias, qui 




Sid 
venait a sa 



yi >.i i 



tre , a la tdte d*une troupe 



i in 



breuse. Reunis aux Arabes syriens et aux Arabes de 
la viHe, ces homines formaient deja un parti puis- 
sant , qui se grossit bientot des contingents 
de Seville par Abous-Sebah et Hay at , fib de Mlamb, 




tous deux chefs des tribus de I 




Cest 




i k« 



que le noble descendant des Ommiades fit, dans les 
derniers j 



du mois de 



uwal. son entree a 



Seville , ou les habitants du Garb (les Algarves ) , ac- 

r. Sa souverainete' 




fep i ■ i 



foule . le sahierent 



occidenule de 



rat reconnue dans toute la parti 

fEspagne. 

Yoacouf ne tarda pas a etre instruit des progres 
de TennemL Vainqueur du rebelle El-Koraichi TA- 
mirien. qui! ramenait captif, il marcha sur Seville 
et fit halte a ffisn Nfoa, **i 




De son 




* 1 



Abd-errahm&n ne rat pas plus tot informe* de ses in- 
tentions, quQ partit pour la ville de Cordoue. On 
tout an mob de mars, et il e^tait impossible de tra- 



verser la riviere qui les separate, a cause de la hau- 
teur des eaux. Youoouf se deada a regagner Cor- 
doue a marches forcees. Quant a son comp&iteur, 

a 




a Villa-Nova du confluent. 





30 



y-^^Jl , bourg sitae dans l'arrondissemeot de To- 
cina, AiUU, province de Seville. Les cheikbs de 
i'endroit lui direct : « Un chef sans drapeau , c est une 



bsurdite 



n. 



Or 



I it 



me Us vouiaient lui ureter 



sermentde fidelity, on chercha dans 1'armee un eten- 
dardsur lequel on put jurer. Lesseuls etendards qu'ou 
trouva fureot ceux d*AbouV$ebah , dent nous avons 
parte plus haut, et d'Abou Ikrima Dja'far, fils de 
Yexid , qui fut le patritrche des Beni-Selim fixes a 
Sidonia. On en pritun , et , pendant que la ceremome 



Mlllll'l 



presence de Farakd 



(Tinvestiture 

de Saragotse, qui portait alors ses vues avides 
Andalousie, et des Benou-Bahr, aftranchis et iasns 



' tl 



de la tribu de Lakhm, Abd-errahmin secria 



« 



joursom 



t i I — 



nous? 




Jeudi, fete de fArafa. re- 



pondirent les assistants 



Ebb 




dit Abd 



errahroan, puisque c est aajourd*hui la fete de l'Ansu 
demam ce sera la fete du grand «arrifif^ La ba- 
taille que je livrerai au Fibrien sera, je lespere, la 
somr du combat de Merdj-Rahit » 

Omsmitcpe raflaire de Merdj-Rahit avart en lien 
entre Merouan, fils d*El-Hakem, et Dhahhak, fib 
de Kab le Fihrien, general tfAbd-Aliab. fils de Zo- 
beir, un vendredi, jow du grand sacrifice. La vie- 



toire etaot restee au kbalife, le Fihri 



perditla 




jut le champ de bataille, avec aooaate et dit mille 

de la tige de Kab et des tabus qui en de- 



i i i ' 1 1 1 



pendent. C'est a ce stijet qu'Abd-errahmin , fib <fEI 
Hakem avail dit : 



31 



* 




b 




S 



* 



9 





•» 










Puiise la fortune abando 



i ** 



les Beoou-Kais 




*.* ^i 




3s 
Rahil 



plus m rafarer de U defaile qalli 




i , 1 1 * - L \ » 



iTeeiMefdj- 




»'» 



Abd-errahmao, fils de Moawia, prepare set troupes 
une marche de nuit, afin (Tarriver )e matin 



sous les murs de Cordoue. « Si nous laissons, leur 
dit-il , f infanterie nous suivre a pied , elle sera 



i ' ' - i 



tot distance* , et dans rimpossibilite de nous rallier 
Que cbaque cavalier prenne 



\ (' ■ 



un fantawin 



croupe. » Aussitot , donnant lui 



u;^it 



fex 



~+* 1 1 



pled 



I ~4 



un jeune homme que ses y eux rencontrerent 



ap 

et lui demanda son 



i i 1 1 



Je m'appelle, dit 



*- * I J 



ci. Sabik, Bis de Malek, fils deY 



;* a\ ■ 




Ehbiea 



ecria Abd-ernhman, em joacuti sar les mots, Sabik 

a notre tete, Malek dirke-nous, Yeaid nets 




le 




ea 



it 



voeuxl Doone-moi la main et saute 



en croupe derriere moi ». Les descendants de ce jeune 

gnerrier habitent ectuellemeat Moron, j&+\ on les 

sous le nom de Beiwu-Sanik-er-Re<nf ( m***, 
« qui monte en croupe*). A cette 



ii 



♦ . - - 



■ i 1 





i \ —*m ■ _-* r . ■ .-*. . 



une fraction 

sariL 
Gependant farmee s'avmncait a la fov 



i l 'Mi-i 



itAbou 




deTobs- 



curite de la nuit Des le matin, die etait a 

^*lr , tandis que Y 




I M *■ I 



, qui avail pris les devants, 



trait au point du jour dans son palais. Le fils 




32 

Moawia, dont lea bataillons s'etaient recrutes le matin 
mime, des Arabes d'Elvira et de Jaen, brOiait du 
desir de fattaquer ; mais le fleuve les separaiL' Fnfi n 
les deux annees se firent face sur le gue qui se 




trouve en aval du 
des serviteurs d 



MT| 



LJ 



ulin a eau, i^LJl. Le premier 

qui selanca dans le 




ill 




fleuve, fut Acim El-E'uriane, ancetre des Be; 
A'cim. Son audace entraina les autres. En un ins- 
tant, toutes les troupes, infanterie et cavalcrie, tra- 
verserent le couranL Youcouf n'avait plus f a vantage. 
Apres une lutte de quelques heures , il prit la fuite, 
sans songer seulement a se reTugier dans son palais, 
oil Abd-errahman entra en vainqueur. Les cuisines 
de lemur oflrirent a la pi u part de ses oomnagnoos 
un festin abondant. 



Sur 



*-i-. 



entrefaites. la fi 



nil t 



les deux fiiles 



de Youcouf sortirent du harem et vinrent se jeter 
aux pleds du nouveau maitre , en criant : « 6 notre 
cousin, traitez-nous avec gene>osite\ 



fr • m 1 1 ■ 



Dieu 

vous a traits ! » H les tranquillisa et recommanda a 
Fimam de les amener dans sa maison. Cet imam, 
qui &ait un des anranchis du Ffluien, a donne son 



I llll 



a la famille des Benou-Selman , anranchis d 
Herrai. Toutefois Abd-errahman passa la nuit dans 
le palais. et c'est dans cette ctrconstamce <pe la fiile de 

omit, a titre de present, une jeune es- 

iee Houlal, JU-, qui devint la mere du 




I I I I LI I 



clave 

roi Hicham. 



Meicara et Kahtaha, 



hi 



deux de la tribu d 




• -* i 



-Tai, se separerent du cortege de 1'emir, et 



33 



quitterent le palais. Apres avoir traverse le Guadal 



quivir. Us se rendirent a Secunda 




qui etait 
.. centre de lautorite cTEs-Somail, fils de Hatim, et 
pillerent sa demeure, dans laquelte ils trouverent 

un coffre coo tenant dix-mille dinars. Debout sur le 

ullar. 



j_ 



mill 



plateau d'uue montagne qui 
/**£, le ministre de Youcouf etait 
cette scene affligeante . il secria : 



e 



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de 



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«JU ,.,! *\ 



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Voosetes 




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soot 



-' * 



depot 




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de* Beoou-Tai. Or, tM ou lard . U (mat qoe le» 






1,1* 



ttieat 




i ; -h. 



Ce jour-la , Abd-errabman , fils de Moawia, s'etant 
rendu a la mosquee , celeora avec le peuple la priere 
du vendredi, et prom it solenneUement dans la khotba 
de veiller au bonheur de ses sujets. Ay ant appris que 
son ennemi s etait retire dans les murs de Grenade , 
qu il avait fortifiee t il alia X y assieger et fobligea a 
caphuler. Cependant le fils de Youcouf etait a M<5 
rida. i»,U. A la nouvelle de fecbec de son 




il marcha sur Cordoue , et penetra jusque dans la 
demeure royale , en l'absence d'Abd-eirahman. Mais 
celui-ci. ayant ete averti a te 



ItM . 



evint 



ses pas 



bruit de son approcbe mit en fuite le 



j i« 



raire. qui se sauva aTolede.Daiu le bat ftviter me 

tie surprise, il confia le gouvernement du palais 




As.Extnit n" 16. (i85€ 



3 



3<i 

a Amir, fiJs d'Ali et patriarcbe des Beni-Fahd de 
Rousiia ou Larusafa, (jw*U^Jl, qui jouissait dun 
grand credit et dune autorite seign&riale pa rati les 

K&htanietis. Aprh ces mesares , que dictait la praderxc, 
il reprit Je cbemin de Grenade, et c'est alors qu'eu- 
rent lieu les eVenements dont nous uvons parle. 
Cependant Je Fihrien, manquant a la foi des 



trailes, s'echappa sans bruit de Cordoue pour se 
rend re a Toledo ; mais ses gardes l'y massacre rent, 
line fois maitre absolu de la peninsule , Ic fils de 



Moawia momma Abd-errahman, fils d'Okba, wali de 
Narbonne, *»^jt, et de tout te territoire environ- 
nant jusqu'a Tortose, *-C^i; en meme temps, il 

design* pour le comma ndement de Tolede un des 
enfants de Saad , fils d'Obada I'Ansarien , qui residait 
dans cette ville. Des bruits vim-en t a ses oreilles; 
on lui rapporta qu'au moment de ia defaite de You- 
couf et de son entree a TAtkacar, Abou's-Sebab avait 
dit a Tsalaba , fils cTObeid : « Veux - tu gagner deux 

victoires en un jour, ^-» i (j&_isL-» 4 ^ JLI Jt*? 



Main tenant que nous sommes deli v res du Fihrien, 
debarrassons-nous de cc jeune Intrus , et l'Espagne 
deviendra kahtanienue. » U cbercha a connattre la 
verite et obtint des aveux de la bouche de Tsalaba. 
Un an apres ses revelations, Tsalaba 




dans un guet-apens. Quant a Abou's-$ebah , U a e^e 

nt qu'il occupait un commandement 




dansTOuest. 

Peu de temps apres , son cousin Abd-ei-Ghafiar, 



35 



gouverneur de Libia , «V*J , ainsi qu'un de ses autres 
parents , Amr beit-TaJout , qui partageait avec Kol 



toum ben-Yahcob l'administration de Beja , *»-lf , se 
sen tan t revokes de la conduite d'Abd-errahman , pro- 



fiterent de ce qu'il 



• :* 



pe sur la frontiere 



ava nee rent contre Cordoue. En recevant la nou- 
velle de ce mouvement. Temir revint a marches 
forcees et fit halte a Rousafa ( i 5) , ou se trouvaient 



alors son lieutenant, ainsi que son 



Cbohaid 



sortit du chateau dont la garde lui avait etc confiee, 
et Hnvita a y passer la nuit pour se reposer. Mais il 
lui repondit : «6 Cbohaid, quell es douceurs peut 



offirir one nuit de re 



%.*< 



tant que nous n aurora pas 



vaincu Penneini qui est devant nous?» Le lende- 

encement du jour, il pours uiv it sa 




au 



^IIMIII 




Ml 



et atteignit les dissidents dans la vallee 



(TAmatbicar 




L'engagement eut lieu a Bin 




*i 



t&li, dans un des quartiers de la Yille connu 




sous le nom d'Er-Rekouniin . et que f 
vulgairement Er-Rekakina . iiSVjJi . 

Le soir reou, Abd-errahman partH a cheval en 
oonpagnie de ses a Branch is les plus devoues, de sa 



garde particuliere et d'un peut corps d'efcte. Ayant 




hi 



exniu faisant, des soldats du 



MM 



en 



nemi qui parlaient en langue berbere ( i 6), U appela 



les afiranchis qu'il comptait parrai les Berberes T tels 
que les Ben 



Kheli e et les Benoo-Wanacpus, et les 



engage* a feire 




a lews 



hill 



[patriate* 



que, si tes Arabes triomphaient et reussissaient a 

3. 



36 

renverser son empire naissant, ils seraient tous ex- 
pulses jusqu'au dernier. Des que la nuit cut abaiss£ 
son manteau, les emissaires s'approcherent de leurs 
nationaux, et leur communiquerent l'avertissement 



int a 



dans l'idiome du pays. Ceux-ci n'hesiterent 
promettre d'abandonner les Arabes. Ils tin rent pa- 
role le matin mcme. Ils dirent a leurs allies que, 
com me ils ne savaient combattre qua cheval . il leur 

•ntures. Les Arabes. sans se dou- 



lallait a tous des 
ter de la trabison , mirent pied a terre et donnerent 
leurs chevaux , qui devinrent les instruments dune 
defection fatale a Abd-el-Ghaftar. Ce chef (lit com- 
pletement battu avec les trente mille hommes qu 'il 
commandait. On moat re encore aujourd'hui, der- 

(?)Je fosse ou leurs 




riere la vallee dc Manbassar 

tdtes furent entassees. Abd-errahman quitta en vain 
queur le champ de bataille. 

Beaucoup d'autres rebelles firent a Saragosse de 
1'opposition a son autorite. Le plus redoufeble fat 
M otarif , fils u°El- A'rabi. Dn cdte" de Jaen , un bomme 



qui passait 



ill 



descendant d'Ali 



soit la 



misericord e de Dieu!) souleva la tribu des Hawara. 
Mais remir, que la victoire suivait partout, les ecrasa 
tous. 



Cependant ce n'ticdt pas encore U terme des ipwe 




901 tattendaUnt. Le khalife El-Mansour envoy a de 
Bagdad a El-Ala-ben -Mogait, le Dj ozamien , qui etait 
un des fonctionnaires les plus Aleves de Beja , dans 



la partie 



• *nrt 



lentale de fEspagne, un ^missaire 



hargi de lui remettre un diplome d 'investiture 



37 



le drapeau des Abbassides. en lui disant : «Si tu es 
en inesure de tenir t&e a Abd-errahman, declare- 
lui la guerre; sinon, je t'enverrai des trouoes de 
renfort.» El-Ala prit les armes et fit appei aux 
bommes de bonne vo'onte\ De nombreux partisans 
se rangerent sous ses ordre» , et deja la plus grand e 
partie des populations de 1'Andalousie voulaieut la 
deposition du roi. A la nouvelle de re mouvement. 
Abd-errabman sortit de Cordoue , et alia se fortifier 
dans la citadelle de Cannona , Hy*j» , a vec ses fiddles 
afifranchis et sa garde particuliere. El- Ala vint cam- 
per sous les murailles de la citadelle et ly tint as- 
siegi pendant deux mois environ. Mais comme le 
bloc us se prolongeait au dela de ses esperances , la 
demoralisation eclata parmi ses soldats; les uns 
abandonnaient sa cause , les autres etaient decimes 
par la faim. Abd-errabman n'avait autour de lui que 
sept cents braves. Cependant, lorsquil remarqu 
desordre qui regnait dans farmee ennemie. 
J_mrto , il fit allumer un feu devant la porte de Se- 
ville, et ordonna a ses freres d'armes d'y jeter les 
fourreaux de leurs sabres. Quand cette operation 
fut terminee, ils mirent tous le fer a la main et firent 
une sortie des plus vigoureuses. L'action fut vivc, et 
Dieu jeta la terrcur dans les rangs des assiegeants, 
qui prirent la fuite de tous cdteV El-Ala fut trouve" 
mort sur le cbamp de bataille.Sa tete, ayant et^ cou- 
ple par 1'ordre du vainqueur, fut farcie de sel et de 
camp lire. Un musultnan de Cordoue la porta dans 
un coffire ou Ton avait enfermi le diploma d'inves- 




38 



titure et le drapeau des Abbassides. Parti, avec la 
caravane du pelerinage annuel , il avait mission de 
placer ce d^p^t a la Mecque. Or il arriva que cette 
annee-Ia le khalife El-Mansour s'acquittait lui-meme 
du devoir im pose' aux vrais croyants , et allait visiter 
Caaba. Lemissaire d^posa , en eflet, le coflre de- 

objet sous 




vant la tente royale. Quand „„ 

les yeux d'El-Mansour, il lais&a echapper ces paroles 



Le malheureuxT c'est 



pourtant 



qui 



111 



voue a la mort ! « Puis il ajouta : a Louange u Dieu , 
qui a mis la distance d Vine mer entre nous et un 
pareil adversaire (i 7) ' » 

Cet eveneraent fut le dernier qui troubla la tran- 




quiliite d'Abd-errahmajn jusqu'a sa 

Au commencement de son arrive* dans la P4nin- 
sule.il avait trouve Moa wia - ben - SaJeh du Hadra- 
maut, qui etait un des jurisconsultes distingue^ de 
la Syrie, et favait envoy e dans ce pays avec des 

iderabies et la mission de rameoer ses 



sommes 



deux soeurs genua 



1 ;*. 



Lorsque le docteur nit 



.' 1 



Le 



presence des deux princesses , elles lui dirent : 
voyage que nous propose notre illustre parent n est 



pas sans danger. Grace a Dieu , nous vivons ici en 
pleine securite , sous la haute protection du khalife, 
et nous nous trouvoos assez beureuses de la paix 
qui nous est accordee. * Apres cet entretien , Moawia- 
ben-Saleh les quitta, et reprit la route de rAndalou- 
sie. A la meme epoque vint a mourir Yahia-ben- 
Yezid-et-Todjibi , que le khalife Hicliam-ben-Abd-el- 
Malek avait institue cadi des Syrie us a Co- J 



1 « 




39 




Abd-errahniau uooima a sa place Ben-^aleli, qui 
est devenu la souche des Todjibites , tamiUe de fonc- 
tkmnaires. Cclni-ci conserva wn emploi josqua sa 

ud an avant la mart de 



111 



mort, c'est-a dire envi 

Hicbam. 

Cert sous le regiw d'Abd-errahman qu ElrGhau- 

ben-Kais introduisit en Espagne le Mouwatta, Itj^J, 
de 1'imam Malek.etla lecture du Koran -d'apres 



Nafe-ben-Abi-Noa im. Le roi avail beaucoup de 

sideration pour lui et lui envoyait frequemment des 

eanx. Un autre docteur. nomtne Abou-Mouca et 



qui appartenait a la tribu des Hawara , entra vers le 
meroe temps dans la Peniusule , oil il acquit le pre- 



rang pa 



wu 



les savants, en raison de ses 



*• i 



naissances profondes en litterature et en tbeolojne. 
El-Ghaxi et Abou-Mouca retournerent en Orient 
apres l'usurpation d*Abd-ernihin£n. 

Lorsque le cheikh Abou-Mouca , qui residait babi- 



taellement dans le bourg 



• I 



le Fahs-Mourour, u*J> 



jv y (Moron, pres de Seville ?), venait a Cordoue, 
aucun professeur, meme les Aica- ben -Dinar, les 
Yabia-ben-Yahia , les SaidJ>eii-Bassan, n'osaient pro- 
noncer une decision juridique, tant que durait son 
sejour dans la capitale. Le to est atteste par Ibn- 
Lobaba, qui le tenait d'El-Otbii. 

Du temps d'Abd-errahman florissait en Espagne 
un poete celebre nomme AbouUdakhchL II ecrivil 
des vers a la louange de Soleiman . fils du roL Ce 



jeune prince crut v 



de allusn 




111 



contre son frere Hicham. Quoiquil 




1'antipathie et de l'&oignement , il prit chaleareuse- 
ment son parti , et fit crever lea y eux au malheuretu 
auteur. Mors celui-ci composa une elegie touchante 
siir la cecite" et se fit cooduire devant Temir, au- 
quel il la recita. tfmu jusqu'aux larmes, Abdurrah- 
man iui donna deux milie dinars, mille pour la 
perte de chaque oeil. Voici le commencement de la 














u 



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t, o^J o^U <Li 







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*Ta *(,;>*) ^ U 



La mire de met fillet d 




Mi, I 





arilie devant mes 
pan* qu*iJ a pin an del de me frapper da sceaa de 



rinfbrtone I 



EHe avuun paurre avenge doot U nurcbe tor cette terre 
n est plus qu*un t£ 



Ml rf l| .,( 



t avec le b&ton. 



EUe tat UumiUec, et le <foespoir Iui a &U din : • HOas ! 



j'6prouve le plus cruel malheur ! » 

Se§ paroles onl 0*096 dans mem cceur on ulcere. D 




pasde 




.I 1 Y 



I , fr 



plo» dotdooreoM que la cecite 1 



y* 



El-Hassan , fils de Hani . ayant entendu reciter ces 



41 



vers par Abbas, fils de Nacib, s'ecria : tVoila des 
pensees a la recherche desquelles les plus grands 

poetes se sont egares. » 

Lorsque Hicham monta sur le trine, il se rap- 
avec douleur le supplice qu'Abou'l-Makhchi 




avait supporte a cause de lui. Lay ant mande a la 

, il lui donna , a 1'exemple de son pere , mille 




dinars pour la perte de chaque oeii. Void d'autres 



vers du meme 




te 





wLft**Jt jl^ 



^ JJU 1*^1 Jy*J 




i 




»3 <f*f J^- U 




At til 



lyXfiJW * U j+ OJI J^ii-J 




La mere de met j 




I -. 



fiUeseatrfclaiteiU 




i£re : c est die main tenant qui nourrik 1 




qui la nour- 



nsaaiL 



Quand die tonge an roalbenr qui nous 




en suppliant 





mail le ^Wtio 




i ^ 1 1 




i - 



rable. 



AKECDOTBS RELATIVES A ABDEBAST. 




*:* 



Un jour que le roi Abd-errahman etait en 
dition avec Ardebast , il s apercut que toutes les Ibis 
que Ton faisait une halte sur les domaines du prince 
Goth, des presents innombrables etaient deposes 
par les vassaux dans sa tente. La jalousie qu'il en 
ressentit devint telle , qu'il ordonna la confiscate 
de ses terres au profit de la couronne , et le redui- 



42 

sit ainsi k demaader asiie a ses neveux. A la tin, 
Ardebasl, ne pouvant plus supporter son elat de mi- 
sere, alia h Cordoue, et sollicita, par l'entremise du 
chambellan Ibu-Bokht, la permission de saiuer le 
roi et de lui feire ses adieux. Lorsqu'il fiat introduit 
dans le paiais, le roi, surpris de son exterieur 
serable, lui demanda quel etait I'objet de sa visite. 
< C'est ta deioyaute qui m'amene en ces lieux, 
lui repondit le Goth; car. en depit des fraites con- 
clus avec tes ancetres, tu mas depossede de mes 
domaines, sans que j'aie Hen (ait qui justifie cet in- 
digne t rait em en L » — « Et quel est le motif qui te 
determine a prendre conge de nous, dit le roi? Tu 
veux peut-etre alier a Rome , *-»jy ? » — « Telle nest 
pasmon intention; ma is j'ai appris que toi-meme tu 
voulais retoumer en Syrie. * — Alors Abd errahman 
s'ecria : « Comment puis-je esperer qu'on my laisse 
rentrcr, moi qui cnai ete expulseparle glaive ?» 
« Ton ambition est-elle, reprit Ardebast, de transmet- 
tre a ton fils un empire etabli sur des bases solid 
ou bien tes voeux se boment-ils a jouir des avan- 
tages ephem£res de la fortune presente? » — * No 
par Dieu! ce que je veux, c'est un royaume solid o 



ment constitue, pour moi et pour ma dyuastie. 
• Eh bien alors , change de politique, Jcudt I*x* jt*± 
a** Jdt!» Apres avoir ainsi parle, Ardebast enu- 
mera tous les actes de ty ranoie qui lui f taient repro- 
ches par la population. Cette franchise plut au roi , 
qui sen montra reconnaissant. II octroya au prince 



Goth , outre le titre de comte, ir-« y » , et une pelisse 



43 





d"honnevr, vingt de ses fids, qui lui furent 
en toute propriete. Ardebast nit le premier 
de 1'Espagne musulmane. 

Voici un autre (ait que rapporte lbn«Lobaba , d'a- 
pres les cbeikbs auxquels il lavait entendu raconter : 
Ardebast n'avait pas moins de sagesse que d'expc- 
rience. Un jour, dix des principaux chefc syriens, 

Is Abou-Otmin.Abd-Allah-ben-K.baled, 




parrai _._, 

Abou-Abdah , Youcouf-ben-Bokbt et Es-Somail-ben 

Halem. etaieut venus lui (aire une visite. A peine 



que Too vat paraitre le pieux M 




avaient-ils echange les compliments d'usage, et pris 

place sur des sieges ranges autour de son fauteuil t 

ancetredes 

Benou-Haun-el-Beouwabin. A son entree, Arde- 
bast se leva . le combla de politesse , et le conduisit 
vers le siege garni d*or et d'argent quil venait de 
quitter. Mais le saint bomme , refusant un tel hon- 
neur, s assit a terre, Ardebast llmita et lui dit : « Quel 
motif me procure le plaisir de recevoir chez 
personnage aussi venerable que toi ? » Meimoun re- 



idit : « Lorsque nous vinmes dans ce pays , nous 
pensions pas y (aire un long sejour; c'est pour- 



quoi nous n'avons point pris les precauu 



■ 11 



n 




saires 



it 



ur y rester. Sur 



*— * 



entrefaites, edata en 



i j 

Orient, centre la famille de nos souverains, une re 

volution qui semble nous ravir a jamais resperance 

de revoir la patrie. Puisque Dieu t'a prodigue ses 

faveurs, je viens te prier de m'afferaier une des terres 

que tu possedes, a condition que jc te payerai la 

momc des revenus. » — * Non, par Dieu, fit le 



M 



prince Goth , je ne consentirai jamais a te donner 
un fief a titre de partage. » En meme temps, il ap- 
pela son in ten dan t et lui dit : ■ Remets au cheikh 

Me 



un la terre de Ma dj char, 




, qui s'etend 



sur les bords de la riviere de Ghouch , tfy* <s*\} , 
avec les esclaves et les bestiaux qui en dependent; 
tu lui livreras aussi le chateau de Jaen. ■ 

Cette residence s'appelle encore aujourd'hui Ka • 
la at Hazm , du nom de son ancieu proprietaire. ( II 

ts.) 



y a dans le tezte one lacune de deux ou trois 

Meioioun se retira en remerciant le gen£reux 

seigneur. Aussitot qu'Ardebast eut repris son siege , 

Es-Sooiail lui adressa la parole et dit : « Ce qui te 



rend indigne de porter la couronne de ton pere 
Witiza, c est que tu laisses tomber tes bienfaits dans 
la boue. Comment ! moi , prince des Arabes d*An- 
dalousie, je viens tc voir avec mes amis, qui sont 
tous egalement seigneurs des aflranchis de la Pe- 
ninsule , et tu ne nous fais pas seulement 1'honneur 
de nous offrir des chaises, ylOuuJl, tandis que, sous 
nos yeux , tu vas au-devant de ce mendiant et tu le 
traites avec la plus grande distinction. » — u Abou 
Djouchan , repondit le prince chretien , j'ai entendu 
dire a des musulmans que tu n'as jamais pu te p£- 
n^trer des principes de lew religion; autrement. 



tu ne me blamerais pas si amerement de l'accueil 

dont j'honore un saint homme. » 

E*-SomaU, il faut le dire en passant, etait telle- 
ment ignorant, qu'il ne savait ni lire, ui ecrire. 

u Vous autres, que Dieu a favorises, continua Ar- 



45 



debast, on ne vous fait des presents quen raison 
de votre puissance et de vos richesses, tandis que 
rhonune auquel j'ai offert le tribut de ma genero- 



est simpletn 



• II 



plaire a Dieu que je lui 



ai fait du bien. Car nous savons que Jesus-Christ di- 
sait : « Celui qui a recu les bien&its de Dieu doit les 



dispenser g^nereusement a ses semblables , jy5J <*- 




£**«** 




»»U* 



fcrf 



4»t 



es pa 



roles re^uisirent Es-Soniail au silence, comme 



lui avait mis une pierre dans la 



il 



niche, AJJ1 UW 





Ensuite les assistants dirent a Ardebast : « 
la ce discours ; occupe-toi pi u tot du motif de notre 
visite. Nos besoins sont les memes que ceux de Y in- 
line marque si eclatante de ta 



dividu qui i 
munificence 




-*■ 



Mais vous, repartit le p 



Ilk-. 



gotb 



vous &es de grands seigneurs , et 
m6diocres cadeaux qu il 






ne sont pas de 

faut » En parlant de 

cent fiefs, dix a chacun 



I* 



cette fecon, il leur d 

deux. C'est ainsi que les terres de Torrox , d*El-Fe- 

netein. (fOkbet ez-Zitoun et d'Aimodovar 



.i^L 



-■ * I I I 



t 



en partage, la premiere a 
les deux autres a Es-Somall 




Allah ben-Khald 





ANECDOTES RELATIVES A BS-SOMAIL. 




Un jour que ce general passait pre* (Tune 
il entendit le maltre fiusant lire aux enfants ce pas- 
sage du Koran : « Et ces jours de succes et de revers. 



nous les faisons passer altemativement dans les mains 



46 



j 



t *. 



homines, j»lJLJl w ly^t<x» jJiH dUb,. • 
« Dans les mains des Arabes, » repnt Es-Somail. 



u Dans les mains des hommes , » 



fr-IJl 



tinua le maitre. 



it Sont-cc les termes de la revelation ? » 



«Cest 
Eh 



ainsi qoe le verset est descend u du ciel. » 

bien ! ak>rs, s'eeria le general , nous serons confoodus 

avec les esclaves et la canaille ! » 

Une autre fois , ce fier persoanage sortait du pa- 
lais oil le roi Abd-errahman lui avait adresse des 
reproches severe*. Devant la porte, quelqu'un le 
vit sen a I Ian t avec sa coiffure en desordre, «X-i, 

I. uRedresse ton bonnet, » lui dit-il. 
«Ah! sil avait des partisans, fit Es-Somail, il 
serait bien lot redresse! » 






I i 



rAgne de hicham , fil5 itabd-biuuhmIh. 

On rapporte que Hicham , au commencement de 
regne . fit venir d'Algesiras un astrologue appele* 

equetu 




t ii,vi 



Ed-Dhabbi (20), et lui dit : u II 
ne te sois pas preoccupe de ma destinee , en appre- 

avenement au trdne. C'est poorquoi je 



nant 



t adjure , au nom de Dieu , de m annoncer le resul- 
tat de tea speculations. » — « Et moi , re'pliqua I'astro- 



logue, je t adjure, au nom du Maitre des mondes, 
de me promettre qui! ne me sera fait aucun mal. » 
Le roi donna sa parole. Quelques jours apres, comme 
il ne le voyait pas reparaitre , il demanda ce qull eta it 
devenu. On lui repondit que la crainte lui fermait 
la bouche. Alors H l'envoya chercher, et lui dit : 
trCette prediction que Jexige de toi. mon Dieuf je 



47 



ny fi 



e pas graode creance; settlement, je neat 



a L'entendre. Et, dusses-tu me presager un avenir 
fccheux , non-seulement je te garantis la vie sau ve , 
mais je fais serment de te trait er avec autant d'amitie 




ne 



et de munificence que si tu m'annoncais une 

uvelle. » Ras5ur4 par ces paroles, I'astrologue dit : 
; C'est dans six ou sept ans, au plus » A ces 



Mil 



ots t le roi laissa tomber sa tele sur sa poitrine; 



puis, relevant les yeux vers Ed-Dhabbi : « Au 



■ it* 




■ a i 



rt vienne roc (rapper au moment ou je 



il 



ur 



que la 

serai prostern£ devant Dieu! Ce sera 

supreme febcite. » Le devin rectrt en eflet une 

d'honneur, et retourna dans 



ill 



i b 



L 




» « 



pays 



• if 



blede 



largesses. Quant au roi de Cordoue, il renonca au 



i 



IMIJi'l 



et se prepara pieusement 



r I I 



raHtrevie(ai). 



Un jour qu il revenait du convoi de Tsaiaba-ben- 



I i#i 



t* \-4t 



, sorti d'une maison qui avoisi 



,11 1 k I 



Obeid, un 

le cimetiere de Korelch, s'elanca sur lui et dechira 

tsy*, dont il Itait rev£tu. Le roi se content* <Tor- 
dormer au preset de Cordoue qui! infligeat une 



a belles dents le caban orate* de Merou , 




1 1 -i;« 



de (Tun dirkem. tabt. J*1b fa , an proprietaire 
de i'animal , pour avoir garde un cbien dans un en- 



droit ou il pouvait (aire du mal aux musulmans. 

Mais a peine fat-il sorti de la demeare du d&unt , 
qu'U leva la nutrition , en disant : * Nous avons cause 
a cet horn me plus de peine que ne nous en fait la 



perte do vetement » 

Hicham fat un roi d^bonnaire , juste et simple 

jusqu'a rbumilite^. II s'exerca a b pratique des vertus 



48 



litiques. On le voyait au chevet des malaxes, et 
il honorail de sa presence les funerailles de ses su- 
jels. L'dchoar, ou impot de la dime, fut aboli sous 
son gouvernement , et le tresor ne recevait que la 
zekdt, ou aumone prescrite par la religion (a a). La 
plus severe economic presida a 1'entretien de sa 
garde-robe et de ses equipages. 

Pendant la seconde annee de son regne, Ziad- 
ben-Abd-errahman, de la tribu de LaLhm, qui etait 



un des jurisconsultes les plus eclaires de 1'Espagne. 
et qui a transmis son nom a la famille des Beni- 
Ziad de Cordoue , fit un voyage en Orient. Lorsqu'il 
fut arrive dans la ca pi tale dc la Syrie , Malek-ben- 
Ans rinterrogea sur radministration de Hicham ; et, 
comme il van t ait la conduite pieuse et exemplaire 
de son souverain, lunam laissa echapper ces pa 



roles : « Dieu veuille accord er a notre khaiife d'aussi 
belles vertus (a 3)! » 



• C'est a Hicham qu'on doit la mosquee de Cordoue 



et le beau pont qui traverse le Guadalquivir, au mi- 
lieu de cette ville. II consacra a la construction de 



ces deux edifices le cinquieme du butin pro vena nt 
de la conquete dc Narbonne, *iytj\, par Abd-el- 
Ouahed , fils de Moghait (a 4 ). 



A la mort d'Et-Todjibi-Yahia , fils de Yezid, qui 
etait cadi de Cordoue , le roi Abd-errahman avait 



convoque 1c conseil d'Etat pour savoir quel juris- 



consulte il nommerait a sa place. Ses deux fils, So- 
leiman et Hicham assistaient a la seance; ils decla- 
rerent qu'ils connaissaient (a Almodavar oa bien) dans 



U9 



l'a iron dissentient le plus voisin de la capitate, un 
cheilth appele Mocab. fib dTmran le Hamdanien, 



qui passait pour un modele de bonte, de verlu et 
d'equite. Les niinistres ayant confirme cet eloge par 



leurs suffrages, Abd-errah 




MM 



le manda aupres de 



lui. Quand le cheikh fut en sa presence . il 1'informa 
du motif pour lequel il I'avaii fait appcler; mais il 
n'obtint de hii qu'un rcfus. II eut beau insister, ses 
prieres eehouerent centre la repugnance de Mocab. 
Le rot de Cordoue £tait peu endurant, il naimait 
pas a elre contrarie. Une pareille resistance souleva 
en lui un tel meconten lenient, qu'on le vit to 

ter ('extremity de ses moustaches, U JJXz Jju*- & 
Aijim tr. JyuJ , ce qui etait chez lui un signe d'exas- 



*I^< 



Deration. Heureusement Dieu lui inspira fidee de la 

eration. — « Va-t-en , dit-il au vieiHard , et que 

lere et la malediction de Dieu retombent sor 



tit* 



la 



n ; T f 




ceux qui t'ont propose a mon 

Vers cette epoqne , Moawia , fib de Saleh . reve- 



i- » j_ 



-.*•■* U-.M 



nait de la mission qui lui avait ete confiee pi 
ment. Les fonctioos de cadi devenues racantes par 
b mort d'Et-Todjibi-Yahia , fib de Yexid , lui furent 
deferees, com me nous l'avons dit plus haut, et H 



en continua l'exercice jusqu'a sa mort, qui eut lieu 

au commencement du regne de Hicham. 

Ce prince, a son tour, fit appeler Mocab et lui 
tint ce langage : « Tu vas entendre de ma bouche 



des paroles que je t'adresse au 




• it 



du Dieu qui est 



le Dieu unique. Accepte ines propositions , sinon , 
la colere me fera commettre en vers toi une action 



J. At. Exlraitn" 16. (18&6.) 



4 



50 

capable tie temir la fin d'un regne inaugur£ par la 
justice et la clemence. Tu honorais en mon pere les 
quality du cceur; la Providence a permis quej'eusse 
envcrs toi des dispositions non moins g^nereuses. 
C'est done dans HnteVSt de mon peuple que je t'ai 
accorde* la preference sur des hommes d'un merite 
eminent. En un mot, j'ai une telle confiance dans 



ton equite, que si tu me mettais la scie sur le cou. 

je te laisserais faire, >J ^j &j 






ifil. n Apres cet entretien, Mocab, se confor- 
mant au desir du souverain, accepta 1'emploi de 
cadi. Le hasard voulut que Mohammed, 61s de Be- 



chir le Maaferien , qui etait natif de Beja , revint du 
pelerinage a cette Ipoque. Mocab lui donna la 
place de secretaire du tribunal , qu'il ne quitta que 



pour lui succ^der apres sa mort dans la dignite de 




cadi supreme de Cordoue , pendant le regne d'El- 



Hakam. 

Un jour, Hicham passant pres d'Ibn-Abi-Hind, 
que Malek avait surnomme le Sage de TAndalousie , 
celui-ci se leva et lui fit un salut respectueux. Alors 
le roi dit d'un air gracieux : u 11 faut avouer que 
Malek t'a gratify d'un beau vetement ! » 



NOTES ET ECLA1RCISSEMENTS 

(1) L» mot wu> di'a'a reprnid ft IViprej-sion ?lgen*nne jf.i 



douar. 



( 2 ) J^E tidjil I lufiUam ) signifie • diplome . charte , protocol 

(3) ,»-*•» kottmin n'est autre chose que le 



corns* 



comte 



51 



(4) Jc doit (aire rcinarquer qu Ibn*cMtouthya descendait en 
ligue direct© de ce personnage . ainai quo le prouve U tine complete 
de tea noms, telle que nous l'i donate Ibn-Kiiallican* II a'appelait 
Abou-Becr-Mobimmed-ben-Omw-ben-Abd*el-Aui-bcn-IbrtUim-ben' 

Aifa-ben-Moiihim; maia il fut plus coanu dans le monde savant par 
le surnom d'Ibn-el-Kouthya, filsdc LaGotbe. La princesse chritienne 
k laquelle il fait remonter son origine est cette mtane Sarah qui 
tyousa Ai^a-beD-Moiibim. J*ai donnt uoe biographic abr£gfa de cet 
auteur dans le Journal asiatiqa* , numiro d*avril*mai i853, p. 458, 

et p. 1 Sg. 

(5) E)-MakUri Icritaussi l£=J Ukka. (Voy. Analcctes tur that, 
des Arobt* £Etpagtu, t. 1 , p. lit*. ) 

(ft) La ville de Sidonia parait rtpoudre k YAsido des Romains. 
(VoirlaGAtyroptit dAboulfida, traduction de M. Reinaud, Ul, 
p. a 36.) 

(7) Ibn-cI-Kouthya nest pat le aeul qui raconte cette Table 
grossifcrc. 

(8) A part cea deus rlcits* les statuti et la vision dt Thank, qui 
ue aont au fond que des Mgcndcs inventles par ('imagination des 
Arabca, on ne rencontre dans Ibn-el-Kouthya que de* faits plau- 
sible*. Ce qui semble excuser cet auteur,d*ailleurs si sage, c est que 
presque toutes lea hiatoircs presentent une origine fabuleuse. L'hifr- 
toire romaine et 1'histoire grecque ue common cent pas autremenL 



(9) Ibn Sayd , d'aprfes Alruy, dit que les suluns de TAndalousie 
an tin ears k Fislamisroc avaient cboisi Merida pour capitale de leur 
royaume. (Voy. Gdograpkie dAboatfida, trad, de M Reinaud, L I, 



ttait 



rapporte qu A Tarmac dc Tank 



(10) Abd-el-Axiz avait epousi eu grande pompe, peuuitre par 
amour, mais pluttt par politique, sa prisonnifcre Egilone * veuve du 
roi Rodrigue, laquelle fut surnomm4e par les Arabcs Oum*AAum. 
— Void ce qn'oo lit, k ce sujet, dans En-Noweiri [Appendice i f fcu- 
toire des Herberts, traduction de M. de Slane f L I , p. 354 ) : Abd-d* 
Aiu Tut un hommc de bien et de UlenL II ipouaa la veuve du roi 



52 

hoderic, et la traitaavec taot d'<gards,queUeparv*oti eierccr une 
haute influence surioo esprit* Ellccbcrcha mtmei 1'amener juaqu*i 



exiger d* aes compagnons qu'ils se prasteniasscDt en se pr&entant 
devant lui, scion cc qui se pratiquait envers too premier man, Bien 
qu*il lui fit observer qu'une telle cer4inonie Detail pas dans les 



rsarabea » rile insists avec taot de perseverance t qu*il Gl prati- 
quer une porte baue dans la aalle 06 il don nail audience, de aorte 
que ceui qui entraieot lurent obliges d'inrltncr ta t*te. Eile lui dil: 

• Tu es maintenant au nombre dea rois; il ne me reste plua qu'A te 

• foire une couronne avec Tor et les per les que je posdde. » Mal«r6 la 
repugnance manifest^ par Abd-el-Aziz, elle riussit A lui (aire porter 
la couronne. Les musulmans comme Deferent alora 1 soupfonner lea 
intentions de leur chef; il disaient ouvcrtement qu'il s'rtait fait cbri- 
tien,et, penetrant enfin le but qui! avait rn faisant pratiquer la 

rte basse > ils se jetirent sur lui et le torrent , vers la fin de Tan 97 
(aoat,7ifi<leJ. €.).■ 



(11) M. de Gayaugos prouve que cest d'une synagogue qu*il est 
question, it I'aide d'nn passage <TEd-Dhobbi , citl par Borbon, oii il 



eat dil eipress£ment qu*Abd-el-Axiz -hoisit pour residence une syna- 



gogue , JjAaJ I ji^JSfJ . II ajoute : 1 At the time of tbe invasion of 

■ Spain by tbe Arabs, tbe Jews were no longer allowed to profess 
• their religion in public; but tbe building wherein Abd*cl*Axiz 

■ dwelt might have been in former times a synagogue, or else bave 
■been converted into one; since tbe Jews of Spain are known to 

■ bave been restored to all their rights and privileges by the conque- 

■ ror, in reward for their service* at the tim** nf the invasion, (//iff. 
of Spain J. II, p. 4o4*)> 



(12) Voici quelle fut, seloo Noweiri, la cause de cette rfroite : 
« Omar-Ibn-Ahd- Allah-el-Moradi f ouMiant les principes de la justice, 
commit de nombrcuses ilh ; galit£s dans la perception de la dime aa- 
mftniferp, el dans la repartition du butiit. II voulait prt'lever le quint 
sur les Berbfcrea . sous pr£teite que ce peuplc it ait un butin acquis 
aux musulmans, chose quaucuu dmri avaot lui n'avait oa£ faire ; ce 
fut seulement sur les populations qui refusireot d'embrasser Tisla- 
mismc que les gouverneurs imposirent cc tribuL Aussi les Barbaras 
de Tanger se soulevtreat coutre luhcu Ian 192 (de J. C 7*0). Cc 
fut la prendre fois que , dans rifrikia . dea troubles {clatferent au acin 



53 

de I* islam tsme. [Hi*, dfi ifrrMra, Induction 4eM.de 9Uoe, L 1 , 

( 13) «Tobna, suivant £dri*i, est ia capitale du Zab; c'itait une 
vi lie biea bitie, abondaote en eaux, entourie de jardins, el ricbe en 
colon , en fromcnl et en orge. Elle Itait cnlourie <Tun mur de terre. 
La population en <tait nrflangte. .... Entre Toboa et Usila, il y a 
deux journies de marcbe, et entre Tobna el Bougie sii.i (Voir la 
Olographic iAbontfeda, traduction de M.Reinaud, 1 1, p. igs.) 
Tobna 1 1'ancicnne Tubana, est une title aituta dans la partie orien- 
tale du Hodoa » a seize lieues esl-oord-cst de Bou-Sa'ada. 

(14) OoUtdsmlaG^r. J4^//^ > tnd*deM.ReiD«ad,t.l, 

p. *6a : « Mous&a, ftls de Nossayr, quand il Gt la eonqotte de l'Es- 
pagne, parvint jusqu'i Narbonne, qui devint alors la place musul- 
maneia plus avanc^e da cAti de {"Orient, oomme Lisbonne 1 fei- 
trfarit6 occidentals » 



(15) Le mot rvssafa signiGe «chemin pav£ 



Abd-errabmin 



avail tiev£, aux environs de Cordoue, on palais accompagni de jar- 



dins, qui 



* I * M « 



uni quail avec la villc par une route parte* En conse- 



quence, ce palais et ie qo artier tout entier re^urent le noa de Roa- 
nfa. IXapris nne autre version , le roi de Cordoue avait choisi<e notn 

venir du Rossafa ilevi par son pire aux environs de fEu- 




pbrate. . * . Quoi qu'il en soit, il existe encore aux environs de Va- 
lence un village considerable nomml Rusafa. (Voy* GJogr. fJiwd- 
/42a,tred.de M.Reinaud ,t I, p. 358.) 

(1G) fct Reinaud a cit* ce passage dans ses Invasion* des Sarrasuu 
en Franc** 

(17) L'expMitioo <T El-Ala est racontfe en abrig* par El-ftttkari. 
dans un passage qu'il einprunte i ILo-KJialdoun* ( Yoy. AmdecUs sar 
rhUioiredrs Arabs fEspagnt, par MM* Dosy, Dugat, Krebl et Wright, 

1 1, p. no.) 

( IS) Abd-crrahmio , I'illostre fondatettr du kbalifat de Cordoue. 



} 



4tait origin a ire de la nation berbtre par sa m£re, jJj > 

iJtytji ( cf - Makkari, op.supr* lauJL t. 1, p. rid). 11 mourut en 787 
aprfes avoir rignA trente*troi& ans. II choisit pour succeaseur Hi 
cbim , 'c plus jeune de ses fibk 



I 



54 

(19) Cttte anecdote iottoaaante est reproduite eo entier, et 
preaque mot pour mot. par EI-MaUtari ( op. *upr. (and. 1. 1 ,p. 114), 
et attribute au cheikb Oroar-beo-Lobaba. 



[20} D'aprfcs un pasaage <fEl-Makkari (op. *apr. bad, L 1 ( p. rii. 
1. 1 3 } qui offre le rtcit exact % maia eo des termei diflftrents, de cette 



ackne aiogulifere , Ed-Dbabbi 6taitle Ptol6m6e de ion temp: <J(j^j 



u>* ol-3 ^j-^ii^ %u ^^ *vit, r >Ji ^ 



LU!j 



(21) llicbim moarnt en 180 de 1'begire, apres on regne d 
■ept iQi et neuf mou. II euit ige tie tptaimnte 101 et qnatre mou. 

( Voir El-Makkari , L I , p. r H.) 

(22) Oo lit A ce lujet <Uni El-Makkari : (ibid.) <i\ <u.lrf ^ 

(23) El-MakLari ne doone qu* en abrigt l'entretien de Ziad et de 
rimam Malek. (IUd.p.ria.) 




(24) Lea details relatila i ces deua Edifices et au Ifeadjed 
trouveot dans El-MaUari (ifcti p. r H). Void ce qu il dit au aujet 
lAesdjed : 




«£*jJl iy;' Oi^ <-*Cf Jj 

vi^Jl Jl**i>*>* JUxit 4i^ V U- & -^jL >t 



■^ ■ « v ww ■ r . v v w w A 




•v-i> <** oJUij (jLit M l* J*» (J jJ' 0^1 




Quant au pootde Cordoue, qui arait ill blti par Ea-Saroeh le 
baulanien, un dea lieutenants d*Oraar-ben-Abd-el-AiU» il ne fit que 
rtparer, comae le prouve ee pasaage : 

yL, Jilt I* c^ <&\ i,lrfJI £a> *if 4XJrf ^ 

o^ ^ ^ j-l jjij* ^Jr ui* u k; 





55 



Aran! entendu dirt que le people pr&endait qu 



. ¥■ t 



trait ce pool que dent riateotioo <Ty pasaer poor tiler k U chaaae 
il jura qu'U u'y meUrajt junta le pied , el tint parole. En effet : 



^, 




Jli 



*» 



W9« • 




Jl^.^^y^tUUf 



La ctltbre rooaquie de Cordoae fut tchevie par lui [ibid. [ 



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I. s): 



tr* m jri ] o"j 



i .jr. 






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