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Full text of "Histoire naturelle des insectes : genera des coleopteres, ou expose methodique et critique de tous les genres proposes jusqu'ici dans cet ordre d'insects"

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SAGE ENDOWMENT FUND 

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1891 



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Ilstoire naturelle des Insectes :genera 
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NOUVELLES SUITES 

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HISTOIRE NATURELLE 



INSECTES 



COLÉOPTÈRES 



IX 

DEUXIÈME PARTIE 



HISTOIRE NATURELLE 

DES 

INSECTES 

GENERA 

DFS 

COLÉOPTÈRES 



EXPOSÉ MÉTHODIQUE ET CRITIQUE DE TOUS LES GENRES PROPOSES JUSQU'ICI 
DANS CET ORDRE D'INSECTES. 



M. Th. LACORDAIRE 

Ollicier de l'Ordre de Léopold , Professeur de Zoologie et d'Anatomie comparée i 
l'Université de Liège, Membre associé de l'Académie des sciences et liellcs-lettres de 
Belgique, Membre honoraire ou correspondant des Sociétés entomologiques de 
France, de Londres, de Stettin, de Berlin, de la Néerlande , de Bruielles , de 
Russie, etc., etc. 

TOME NEUVIÈME 

DEUXIÈME PARTIE 

FAMILLE DES LONGICORNES (fin). 



PARIS 

A LA LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET 

RUE IIAUTEFEUILLE, 12. 
1872 



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AVIS AU BROCHEUR 

Les signatures des feuilles \ à 9, H et 12, sont incorrectes; elles 
devaient porter Tome /A'(î), au lieu de Tome X ou Tome IX. Cotte 
erreur peut être facCement rectifiée par la pagination qui suit celle 
du Tome IX, I" partie. 



\ 



GENERA 

DES 

COLÉOPTÈRES 



FAMILLE LXVIIL 
LONGICORNES. 



SOUS-FAMlLLE III. 

LAniIDES. 

TRIBU III. — LAMIIDES VRAIES. 

DEUXIÈME DIVISION. 

Scape des antennes de forme variable, très - rarement cicatrisé au 
bout (1). — Tous les autres caractères variables. 

Dans la division précédente, les hanches antérieures sont constam- 
ment anguleuses en dehors, et les cavités cotyloïdes intermédiaires 
ne sont fermées que chez les Métonides. Dans celle-ci ces deux carac- 

(1) Parmi les genres chez lesquels la cicatrice existe, il en est plusieurs 
(par ex. E*x, Idactus) dont Je n'ai eu connalssmce qu'après l'impression de 
la première partie de ce volume, ou (par ex. Geranu) sur la place desquels j'ai 
hésité jusqu'au dernier moment. On les trouvera dans le Supplément annexé à 
la Famille. Il n'en reste donc qu'un trùs-pctit nombre ([u'il ne m'a pas paru 
possible, sans par trop violer les analogies, de sortir de la Division actuelle. 
Coléoptères. Tome X. 1 



412 lONGlCOHNES. 

tères varient comme les autres. Elle contient aussi quelques genres 
chez lesquels le métasternum se raccourcit considérablement et môme 
parfois (ArnopnAiA) autant que chen les Uorcadionides. Mais ces gou- 
res, outre leur petit nombre, appartiennent à un type déterminé (Ni- 
phonides) dont on ne peut les distraire. En un mot, les 380 genres 
(non compris ceux que je n'ai pas vus) de cette division forment un 
ensemble compacte qui ne se prête pas à être sous-divisé en un petit 
nombre de sections primaires, mais seulement en groupes d'égale va- 
leur, dontle nombre est presque indéterminé, et qu'il s'agit de rendre 
aussi homogènes que possible. C'est ici, par conséquent, que se trou- 
vent les grandes difficultés de la classification des Longicornes. Celle 
qui suit a pour base les trois caractères suivants : 

La structure des cavités cotyloïdes intermédiaires qui sont, comme 
précédemment, tantôt ouvertes, tantôt fermées ; 

La direction des crochets des tAses, selon qu'ils sont divergents ou 
divariqués (1); 

La présence ou l'absence d'un sillon ou d'un sinus dorsal aux jam- 
bes intermédiaires. 

En combinant ensemble ces trois caractères, on obtient huit divi- 
sions de la nature la plus artificielle, mais qui ne sont destinées qu'à 
faciliter l'accès des groupes qui composent chacune d'elles. La déli- 
mitation rigoureuse de ces derniers, leur arrangement relatif sans 
briser à chaque instant le fil de leurs analogies, sont deux problèmes 
que j'ai trouvés insolubles. Leur nombre, qui ne s'élève pas ;\ moins 
de 69, devra, quelque élevé qu'il paraisse, être plutôt augmenté que 
restreint (2). 11 est inutile d'ajouter que le tableau synoptique d'un 

(1) Ce caractère D'est pas nouveau; les auteurs les plus récents en tiennent 
compte, mais en employant d'une manière un peu vague les expressions indi- 
quées dans le texte. Il importe, par conséquent, de préciser le sens qu'elles 
ont dans les formules qui sulvenl et où elles reviennent à cliaque instant. 

Ces crochets sont pour moi divariqués, loutcs les fols que leur bord dorsal 
est dirigé en dehors, et divergents lorsque ce même bord regarde en avant. 
Les crochets divariqués sont, en général, redressés, horizontaux et forment un 
angle droit avec l'article unguéal ; mais il n'est pas rare non plus qu'ils soient 
verticaux. Sans uier qu'on puisse tirer parti de celle double direction, je n'ai 
pas cru devoir en tenir compte. Il va de soi que les erochets divergents sont 
nccessairemenl toujours verticaux. 

Ce n'est qu'arrivé aux Lamiides dont il s'agit en ce moment, que je me suis 
aperçu de l'imporlance de caractère qui est telle que je n'hésite pas à déclarer 
que c'est un caractère de premier ordre en ce qui concerne les Longicornes. 
Je regrette vivement de l'avoir négligé en traitant les groupes déjà exposés de 
cette famille. 

(2) Quelques entomologistes, peu familiarisés avec les formes exotiques, 
m'ont exprimé leur élonnemcnt de la multitude de groupes que j'admets dans 
ia Famille. Jo no puis mieux me juslilicr qu'en citant ce qu'a dit récemment 
M. P.iscoe (Longic. Malayan. p. 328) à propos des Agapamhu dont M. L. Fair- 



LAMIIDES VRAIES. 413 

échafaudage aussi vaste et aussi compliqué présente des difficultés 
particulières, et ne peut qu'être approximatif et sujet à quelques ex- 
ceptions. 



I. CAVITÉS COTYLOÏDES INTERMÉDIAIRES OUVERTES. 

i Crochets des tarses divergents. 
* Un sillon aux jambes intermédiaires. 

I. Front rectangulaire. 
A Scape des anteunes non cicatrisé au bout. 

a Antennes sélac6es ou filiformes. 
6 Hanches antér. saillantes, coniques ou cylin- 
driques. 
bb — — su bglobuleusos, dépassant peu 

ou non le niveau de la sail- 
lie prosternale. 
c Tète rélractilo ou très-peu s'en faut. 

Xobos infér. des yeux au plus aussi bauls 
que larges. 

— — très-allongés. 
ce Tête non réliactile. 
d Elytres débordant plus ou moins fortement le 

prothorax. 
Scape des antennes court, pyriforme. 

— — subcylindrique ou un 

peu en massue. 
dd Elytres ne débordant poa ou que peu le pro- 
thorax. 
Télé non rétractée ni renflée sur le veriex. 22 Bumétopides. 
— très — renflée — 39 Adétides. 

aa Antennes dentées en scie à leur extrémité. 38 Cloniocéiudes 
A Scape des antennes cicatrisé au bout. iS Anaoxêsidbs. 

II. Front trapézilbrmo. 
8 Epipleures des elytres dilatées à leur base; 

yeux entiers. 
ee — — non — — 

t Anteunes très-longues, surtout chez les a". 
/* Scape des antennes difforme. 
I^f' — — régulier, subcylindrique. 

maire a fait un groupe distiuct : « Si les Divisions inférieures de la Famille des 
Longicornes sont trailées de cette façon dans toute l'élendue de cette dernière, 
il deviendra nécessaire d'eu établir plusieurs centaines, et je ne suis pas sûr 
qu'on ne finira pas par trouver cet arrangement le plus naturel. » 



6 Xylorhizides. 



1 Tragocépualides. 
52 Oncidérides. 



20 HOMOKÉIDES. 
37 ArOMÉCÏNIDES. 



2 Cliniides. 



9 Protonarturides. 



414 JLONGICORNES. ' 

Antennes tomcntcuscs k leur base. 53 Onocëfhaudes. 

— non — 54 Hippopsides. 
ff Antennes au maximum un peu plus longues 

que le corps. 
Front formant aTcc le vertex un angle très- 
aigu. 55 SPAIACUPSIDES. 

• — médiocrement oblique. 57 Ischiolonchiuks. 

** Jambes intermédiaires entières. 

I. Antennes de 11 articles. 

A Tèle non rétraotile, rarement rétractile, mais alors i 

le scape des antennes renfle au bout ou difTorme. 
a Corps massif ; tête non rélrécie en arrière. 
b Antennes très-longues, surtout cbez les cf. 
Scape des antennes médiocre, claviforme. 

— — court, ovalaire. 
bb Antennes au maximum de 1/3 plus longues 

que le corps, souvent pas plus longues. 
Leur scape plus ou moins difforme. 

— régulier, en cône renversé. 
aa Corps très-allongé, svelle; tête rélrécie en ar- 
rière. 

B Tête rétractile. 

c Cuisses incrmes à leur extrémité. 
d Eiytres de forme variable, jamais naviculaires. 
e Scape des antennes plus ou moins en massue. 
ee — — en cône renversé, long. 

Saillies sternales arquées sur leurs faces op- 
posées. 

— — tronquées — 
dd Eiytres très-courtes, plus ou moins navicu- 
laires. 

Scape des antennes en cdne renversé. 

— — pyriforme. 
ce Cuisses épineuses à leur exlrcmilé. 
Antcuues de 12 articles ; tète subrétractile. 



11. 



AO Ptéropludes. 
11 PiioTORiioPAr.i des. 



5 BAnlïiDES. 
41 Ataxiides. 



14 Némoth.vgides. 



36 NlPlIOMDES. 



28 TuÉocniDEs. 
21) Atossiiies. 



49 COMPSOSOMIDES. 

50 .iCurÏNÉIDES. 

48 Mëgadasides. 

67 AciPANTlIllUES. 



2. Crochets des tarses divariquës. 

1'. KIVv i 

' Un sillon aux jamiws intermddiaires. 



I. Eiytres sans carènes Ictléralus. 
A Front trapéziforme. 



(1) Dans celte section la tète n'est jamais rétractile. 



LAMIIDES VRAIES. 

Jambes longiludinalemeot carénées. 

— sans carènes. 
B Front rectangulaire. 

a Yeux subdivisés. 

A .\ntennes courtes, robustes; leur scape cyliu- 

di'ique. 
66 — plus longues que le corps, grAIes; 
leur scape atteignant la base du 
prothorax. 
Leur scape on cône renversé. 
— en massue au bout, 
aa Yeux simplement échancrés. 
c Corps allongé, svelte; anlonnes très-longues, 

leur scape court, 
ce — massif, de forme variable. 
( d Tête rétrécie en arrière; saillies sternales 
tronquées. 

dd — non 

e Scape des antennes peu h pou épaissi au bout. 
f Elytres subcylindriques, convexes. 

Frout non allonge; tubercules antennif. dla- 
tants. 

— allongé; tuberc. antennif. rapprochés 

fL leur base. 
ff Elylrcs planes, larges. 
eo Scape des antennes aminci fi sa base^ renflé 

au bout, 
g Yeux fortement granulés. 
gg — finement — 

Saillies sternales tronquées sur leurs faces 



415 



10 achocérides. 
30 Ztcocërides. 



Cl6 ECTITOSIIDES. 



18 nvctiménioes. 

19 Amyuonides. 



12 DoRCASCHf.MIDES. 



21 CniNOTARSlDES. 



7 Ohacantuides. 



27 Epicastidbs. 
62 acrocimdes. 



61 PoLYlUI-niDES. 



60 Platysternides. 
— — non — 59 Anisocérides. 

II. Elytres carénées latéralement chez presque tous. 69 Glënëides. 

** Jambes intermédiaires entières. 
II. Tête rétractile. 
A Front rectangulaire. 

a Epistome distinct; corps sans faisceaux de 

poils. 
6 Antennes sillonnées ou munies de fossettes. 3 Ci^roplésides. 
Iih — sans sillons ni fossettes. 
c Les mêmes sans faisceaux de poiU. 
d Tarses poster, médiocres, h art. 1 court. 
e Scape (les antennes en cône renversé ou cy- 
lindri(iue. 



416 lONGICOHNES. 

Yeux très-grands, fortomont granulés. 
— médiocres, finement — 

ee Scape des antennes en massue. 
dd Tarses poster, longs ainsi que leur 1" article. 
ce Antennes munies de toufTcs de poils. 
aa Epistome indistinct; corps fascicule. 
B Front trapéziforme. 

Antennes grêles, de forme normale. 

— courtes , .1 art. 3-4 égaui à 5-11 

réunis. 
II. Tète non rétractile. 
C Saillies mésosternale et prosternale distinctes. 

f Episternums métathoraciques de largeur nor- 
male. 
Antennes très-longues; front trapéziforme. 
— médiocres; — rectaugulaire. 
ff Episternums mélalhoraciques larges, triangu- 
laires. 

D Saillies stcrnales nulles; cavités colyloïdes antérieures 
ouvertes en arrière. ■ 

Elytres de longueur normale. 

— abrégées en arrière. 



4 Phbtnétides. 
33 Crossotides. 
35 Hécviudides. 

45 NlÎDINIDES. 

51 Phacellides. 

43 DESMirilORIDES. 

31 DlSTERNIDES. 

32 ECTROSCBÉHIDES. 



8 Rhooopides. 
44 AroD\$YiDES. 



C8 Saperdides. 



16 AnÉsiDEs. 

17 Métbudes. 



II. CAVITÉS COTYLOÏDES INTERMÉDIAIRES FERMÉES. 



i . Crochets des tarses divergents. 



' Un sillon aux jambes intermédiaires. 
** Jambes intermédiaires entières. 



42 Ptéricopïides. 
58 Empbitoeciides. 



2. Crochets des tarses divariquës. 
* Un sillon aux jambes intermédiaires ^ 

I. Hanches antér. anguleuses en dehors. 

a Scape des antennes muni d'usé dépression 

granuleuse terminale. 
aa Scape des antennes sans dépression granu- 
leuse terminale. 
Yeux échancrés. 
— divisés ou subdivisés. 

II. Hanches antér. globuleuses, très-rarement angu- 
leuses en dehors. 

A Front rectangulaire, équilatéral ou transversal. 

a Saillies sternales tronquées sur leurs faces 
opposées. 

aa larges; la prosternale dépri- 

mée, plane, de niveau avec 
e prosteruum. 



13 Xénoléides. 



46 estolides. 

65 Cyrtinides. 



23 Arsysiides. 



I.AMIIDES VRAIES. ■ii' 

4 Saillie intcrcoxalc de l'abdomen de forme nor- 
male. 
Corps allongé, sveltc; prolborax cylindri- 
que. 24 Lei'tonotidïs. 

— oblong, massif; — cordiforme. 25 Enotides. 
bb Saillie intercoïile large, obtuse en avant; 

corps court, déprimé. 26 Tapéinides. ' 

aaa Saillies sternales de largeur ordinaire, ar- 
quées ou déclives sur leurs faces opposées. 

Scape des antennes eu massue ou pyri- 

forme. 63 Acantbodérides. 

— en cône renversé ou 

cylindrique. 64 Acanthocinides. — 

B Front trapéziforme, allongé, étroit; tubercules an- 
tonnifèros contigus à leur base; éiytres carénées 
latéraleraoïit. G6 Colobothi>,ides. 

*» Jambes intermédiaires entières. 

I. Tète non rélractile (Tetradia excepté). 34 Hébésécides. 

II. — rélractile (OEbaceres excepté). 47 PoGoNOciiftninEs. 

GROUPII I. Tragooéphalidei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes intermédiaires munies d'un sillon ou d'un si- 
nus dorsal (1). 

Tôte rétractile ou sul)r6tractile ; front rectangulaire. — Antennes 
au plus médiocres, non ciliées en dessous; leur scape en cône ren- 
versé. — Yeux finement granulés, échancrés. — Piothorax tubercule 
latéralement. — Eiytres plus larges que lui à sa base. — Pattes mé- 
diocres, subégales; hanches antérieures globuleuses, anguleuses en 
dehors, ne dépassant pas ou que pou le niveau de la saillie ])roster- 
nale; tarses courts, à article 1 moins long que 2-3 réunis. — Méso- 
sternum et saillie prosteruale variables. — Corps allongé (Pœmenes- 
PEBUS excepté). 

Comme les deux précédents, ce groupe est exclusivement africain. 
Au poiut do vuo de la livrée, la plupart do ses espèces ne le cèdent 
pas en beauté aux Stornotomides, et l'on retrouve chez elles les mômes 
modifications du niésosternum ot du prostornum qui existent chez ces 
dernières. Mais elles sont bien moins homogènes sous tous les rapports 
et n'ont plus le même faciès. Les plus petites sont de taille moyenne. 

(1) Quelques espèces de Tragocepbala (par ex. formosa) en sont seules dé- 
pourvues. 



*i8 LONGICOKNKS. 

Le groupe correspond & très-peu de chose prfts aux Tragocôphalites 
de M. J. Thomson [i), et comprend les 8 genres suivants ; 

I. Tête fortement rétractile. 

a Saillie prosternale tronquée en avant. 
b Protliorax muni d'un large lobe médian à sa base. 
Antennes grôles, sét;icées : Phosphorus. 
— assez robustes, filiformes, cylindracées : Tragocephata. 
bb Prothorai sans lobe médian à sa base; corps court 

et large : Poemenesperus. 
au Saillie prosternale arquée en avant o>t. en arrière. 

Protborax globuleux, muni d'un lobe à sa base. : Nyctopais. 
— cylindrique, sans — : CalUmation. 

II. Tète Imparfaitement rétractile. 

c Saillie mésosternale tronquée en avant. 

Elytres cvliadriques : Tragiscoschema. 
— cunéiformes : Phymasierna. 
ce Saillie mésoslernale lamelliforme, déclive : Rhapidopsis. 

PHOSPHORUS. 
J. TuoMs. Archiv. entom. I, p. 27. 

Mômes caractères que les Tr\gocepu.*la qui suivent, avec les diffé- 
rences que voici : 

Tète plus forte, plus concave entre ses tubercules antennifères, un 
peu inégale sur le front. — Antennes grêles, glabres et brillantes à 
leur base, finement pubescentes dans le reste de leur étendue, à ar- 
ticles 3-10 décroissant, M beaucoup plus grand que 10 chez los(/ et 
crochu au bout. — Prothorax déprimé et un peu inégal sur le disque ; ses 
tubercules latéraux plus gros. — Ecusson plus grand. — lilytres régu- 
lièrement Convexes, non déprimées sur la suture. — Partie horizon- 
tale du mésosternum carrée avec son bord antérieur saillant, ainsi 
que celui de la saillie prosternale. — Corps beaucoup plus massif. 

L'espèce typique du genre, le Car. angolator d'Olivier (!2), est un 
grand insecte d'Angola, varié de vert et de jaune on dessous, sur la 
tête et les flancs du prothorax, avec la partie supérieure de ce der- 
nier d'un noir velouté et les élytres d'un beau jaune soufre; la base 
de ces organes sur une plus ou moins grande étendue, et une large 
bande commune qui les traverse après leur milieu, sont du même 
noir que le prothorax ; quelquefois cette bande est remplacée par une 

(1) Sysl. Cerambyc. p. 70. Antérieurement (Archiv. entom. I, p. 28) M. J. 
Thomson en avait publié une Monographie. 

(2) Entom. IV, 67, p. 71, pi. 22, t. 170. 



TRAGOCÉPHAtIDES. 419 

grande tache rhomboïdalo bi-ponctuée de jaune, et la tache do la base 
est plus grande et plus anguleuse (1). 

TRAGOCEPHALA. 
De Casteln. Hisl. nal. d. Col. II, p. 472 (2). 

Slâles : Mandibules courtes, robustes. — Tète rétractile, à peine ou 
non concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci déprimés, 
presque nuls : front subéquilatéral ; joues médiocres. — Antennes 
assez robustes, mutes, subflliformes, subcylindracées, de l/S environ 
plus longues que le corps, à articles 1 arqué , à peine plus court que 3, 
4-10 moins longs que celui-ci, subégaux, H un peu plus grand que 
10. — Lobes inférieurs des yeux carrés, équilatéraux. — Prothorax 
transversal ou non, rétréci en avaut, traversé par deux sillons assez 
marqués, l'un antérieur, l'autre postérieur, brusquement resserré & 
sa base; celle-ci prolongée en un large lobe sinué dans son milieu; 
ses tubercules latéraux coniques, obtus, situés en deçà de son milieu. 

— Ecusson assez petit, en triangle curviligne. — Elytres assez allon- 
gées, médiocrement convexes, aplanies sur la suture entre leur mi- 
lieu et leur sommet, arrondies en arrière, subrectilignes à leur base, 
avec les épaules arrondies. — Pattes courtes; cuisses peu à peu épais- 
sies, les postérieures dépassant à peine le 2" segment abdominal. — 
îi" segment abdominal en triangle curviligne assez long. — Saillie 
mésosternale verticale en avant, sa partie horizontale tantôt conique 
(par ex. formosa), tantôt carrée. — Saillie prosternale saillante, tron- 
quée et un peu concave on avant, paraboliquement arquée en arrière. 
— .Corps allongé, môdiocromeut robuste, velouté et partiellement pu- 
bescent. 

Femelles ; Antennes de la longueur des 2/3 ou des 3/i des élytres. 

— 5» segment abdominal un tant soit peu plus long. 

Un des plus beaux genres de Lamiides, remarquable par l'homo- 
généité de la livrée do ses espèces. Toutes, sur un fond d'un nuir ve- 
louté profond, sont ornées de bandes ou de ta>ches d'un jaune d'ocre 
vif sujet è devenir rougeâtre, et accompagnées parfois de quelques 
points blancs, plus rarement do taches d'un beau vert. Mais cette li- 
vrée est variable et il est probable que, de même que pour les Ster- 
NOTOMis, on a un peu trop multiplié les espèces (3). Ces insectes sont 
de taille au moins moyenne et, outre l'Afrique, habitent Miidagascar. 

(1) Cette variété, qui est origiDaire de Sierra-Lcoue et de la Côte d'Or, a 
été figurés par M. J. Thomson, loc. cil. pi. 4, f. 1. M. Clievrolat (The Journ. 
orEntom. 1, p. 191) lu regarde comme une espèce particulière qu'il nomme 
P. Jansoni. 

(2) Syn. Lamia Fab., Gory. — Cerambvx Oliv. 

(3) Ccr. formûsus, Oliv. Enlom. IV, 67, p. 86, pi. 20, f. 153; Cap. — Lam. 



*20 LONCICOBNES. 

PŒMENESPERUS. 
I. TiiOBS. Ârchiv. entom. I, p. 35 (1). 

Femelles : Mandibules courtes, robustes. — Tôte rétractilej assez 
fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médio- 
cres, divergents; front un peu plus haut que large; joues assez lon- 
gues. — Antennes des Tragocephala Ç parfois grossissant pou à pou 
à leur extrémité, un peu plus courtes que le corps. — Yeux des mômes. 

— Prothorax transversalement convexe sur le disque, parabolique- 
ment rétréci en avant, resserré en arrière; ses côtés peu à peu pro- 
longés en deux forts tubercules arqués et rapprochés de sa base. — 
Eousson assez grand, en triangle curviligne transversal. — Elytres 
courtes, régulièrement convexes, parallèles ou légèrement atténuées 
et arrondies en arrière, trisinuées à leur base, avec les épaules arron- 
dies et un peu saillantes. — Pattes des Tragocephala. — 5" segment 
abdominal en triangle curviligne fortement transversal. — Mésoster- 
num élevé; sa partie horizontale tantôt (par ex. maculicornis) prolon- 
gée en un cône subvertical, tantôt (par ex. lœtus) eu trapèze renversé. 

— Saillie prosternale très-courte, formant une lame large et verticale. 

— Corps court, large, revêtu d'un enduit très-fin. 

Par leur forme générale, ces insectes sont très-différents des Tra- 
gocephala et so rapprochent des Crossotides, en particulier dos Frea 
dont ils ont le prothorax; la forme de leur saillie prosternale leur est 
propre dans le groupe actuel. 

Leurs espèces (2) sont au nombre de trois, dont deux [volupluosus, 

nobilis, Fab. Syst.El. II, p.297; Oliv. loc. cit. pi. 11, f. 76 {Saperda lœta, Fab. 
loc. cit. p. 318; Si^négal. — Lam. jucunda, Goiy, Ann. d. 1. Soc. eutoin. 1835, 
p. 139, pi. 2, A f. 1 ; Madagascar. — T. varieijata, Bertoloni, 111. rer. MozamIj.I, 
p. 25, pi. 1, f. 9; Mozambique. — galathea, Cbevrol. Rcv. et Mag. d. Zool. 
1855, p. 184; Vleux-Calabar. — frenata, Gersta'ck. Monalsbor. d. Berlin. Acad. 
1855, p. 267, et in Peleis, Reis. n. Mosamb.; Entom. p. 328, pi. 19, f. 13; Mo- 
zambique. — comitessa, Chevrolaiu,ducalis, Natal; gemmaria, Siarra-Leone; 
Ouerinii, Congo; Buqueiiana, Siena-Leone; A. Wliite, Proceed. of thc Zool. 
Soc. 1856, p. 13, pi. 11, f. 1-5. — hetcrodila, lioerensis [duculis A. While), 
Natal; Den!is<u {variegata Berlol.), Mozambique; casinia, S6négal; Jiuque- 
iii ('), Gabon; lioiuringii {Chevrolatii A. yV\n\e), Mniszechii, Natal ; ffonUa, 
Guinée; J. Thoms. Archiv. entom. I, p. 28, pi. 4-6. — bassamensis, J. Tlioms. 
ibid. I, p. 185; Grand-Bassam. — Ulutelii, Buquet, ibid. I, p. 202; Gabon. — 
lionvuuloirii, velutitia, J, Thoms. Essai, etc. p. 89; Sierra-Leone. 

(1) Dans l'origine M. J. Tliomson avait écrit le nom du genre : Poimenespe- 
ROs; depuis (loc. cil. II, p. 173) il lui a rendu sa vraie forme. 

(2) P. voluptuosus, 3. Thoms. loc. cit. p. 36, pi. 6, f. 6; Natal; loetus, incit- 
bus, ibid. Il, p. 173; Gabon; le l»' est figuré pi. 7, f. 2. 

C) (T. Luciani, par correction, i. Thoms. Essai, etc. p. 89). 



TRAGOCÉPHALTDES. 421 

incubus) ornées de nombreuses taches et bandes d'un bleu tendre 
sur un fond d'un noir veloutf., tandis que la troisième (lœtus) est 
d'un fauve clair en dessous, d'un rouge obscur en dessus avec des 
taches noires; chez toutes trois les élytres sont distinctement, quoi- 
que très-finement et vaguement pointillées. 

NYCTOPAIS. 
J. Thoms. Archiv. eniom. II, p. 172. 

Mâle : Mandibules et tète des Tbagocephala. — Antennes des 
mômes, mais un peu moins robustes et cylindracées, les articulations 
de leurs articles 2-11 peu apparentes. — Yeux des mêmes. — Pro- 
thorax globuleux, brusquement resserré et transversalement bisil- 
lonné à sa base, avec un large lobe sinué dans son milieu, muni de 
deux courts et assez gros tubercules coniques rapprochés de sa base. 
— Ecusson petit, en triangle curviligne. — lilytres médiocrement 
convexes, assez courtes, cu^iéiformes, arrondies eu arrière. — Méso- 
sternum plan en avant; sa partie horizontale transversale. — Saillie 
prosternale beaucoup plus étroite, un peu enfouie, simplement ar- 
quée en avant et en arrière. — Corps revêta d'un enduit velouté. — 
Le surplus comme chez les Thagocefhala. 

Ce genre ne comprend qu'une assez petite et très-jolie espèce (1) 
du Gabon, d'un noir velouté avec la plus grande partie du corps en 
dessous et des- pattes, le front et les côtés du prothorax d'un bleu 
tendre; sur les élytres cette couleur forme une liture basilaire trans- 
versale, une autre médiane interrompue et quatre petits points à 
quelque distance du sommet de ces organes. 

CALLIMATION. 
(Dej.) BLANcn. Hist. nat. d. Ins. II, p. 158 (2). 

Mâles : Mandibules médiecres, robustes. — Tète rétractile, assez 
concave entre ses tubercules antennifôres , ceux: -ci un peu saillants, 
subcontigus à leur base; front subéquilatéral ; joues allongées. — 
Antennes robustes, mates, filiformes, do 1/3 environ plus longues 
que le corps, à articles 1 subcylindrique, 3 plus long que lui et égal 
à 4, 5-10 décroissant, 11 plus grand que 10, atténué et flexueux au 
bout. — Yeux des précédents. — Prothorax cylindrique, subtrans- 
vorsal, un peu inégal en dessus, resserré par deux sillons flexueux 
en avant et à sa base, celle-ci tronquée; muni de chaque cèté d'un 
fort tubercule conique et médian. — Ecusson en triangle curviligne. 

(1) JV. mysleriosus, J. Thoms. loc. cil. pi. 7, f. 1. 

(2) Courte formule sans indication d'aucune espèce; les caractères du genre 
ont été publiés par M. J. Tliomson, Archiv. entom. I, p. 36. 



*22 LONGICORNKS. 

— Elytres oblongues, convexes, un peu déprimées en dessus, paral- 
lèles, rétrécies et tronquées en arriÈro, subreclilignes on avant avec 
les épaules obtuses; leurs épiplcuves légèvement élargies à leur base. 

— Pattes des Tragocepiiala. — S° segment abdominal en triangle 
curviligne assez long. — Saillie mésosternale comprimée , plane en 
avant , sa partie horizontale convexe. — Saillie prosternale enfouie, 
arquée en arrière et en avant. — Corps allongé, revêtu d'une courte 
et épaisse pubescence. 

Des trois espèces (1) décrites par M. J. Thomson, je ne connais que 
la première (callipyrgum). C'est un bel insecte de Madagascar, de la 
taille des Tragocephala de seconde grandeur, d'un beau rouge ve- 
louté clair et varié en dessous do noir et de blanc; en dessus, cette 
dernière couleur forme quelques litures sur le prothorax, et un petit 
nombre de bandes étroites et transversales sur les élytres. 

TRAGISCOSCHEMA. 
J. Thoms. Archiv. entom. l, p. 67 (2). 

Mandibules et tôte des TnAGocEPiiALA, cette dernière imparfaite- 
ment rétractile. — Antennes grêles, finement pubescentes, pareilles 
à celles des Phosphorus, mais encore plus minces. — Yeux des pré- 
cédents. — l>ro1horax transversal ou non, cylindrique, légèrement 
bisinué à sa base, traversé à quelque distance do celle-ci et de sou 
bord antérieur par deux fins sillons superficiels. — Saillie mésoster- 
nale plane eu avant, sa partie horizontale carrée. — Saillie proster- 
nale tronquée antérieurement, paraboliquement déclive en arrière. 

— Corps allongé, assez svelte, subcylindrique. — Lo surplus comme 
chez les Thagocephala. 

Les espèces (3) sont beaucoup plus petites que ces dernières, mais 
ont une livrée analogue consistant en taches d'un beau jaune sur un 
fond noir. 

PHYMASTEBNA. 
(Dej.) De Casteln. Hist. nat. d. Col. 11, p. 473. 

Mâle : Mandibules médiocres, épaisses. — Tète imparfaitement ré- 

(1) C. caUipyrgum {venustum, Dej. Cat. éd. 3, p. 368), Madagascar; ponti- 
ficum, Guinée; pyrgopolinicum, Sénégal; J. Thoms. loc. cit. p. 37. 

(2) Syn. TnAGisr.us, J. Thoms. ibid. p. 34 (olim); nom déjà employé par 
Klug (Monatsber. d. Berlin. Acad. 1855, p. 651) pour un genre de Coprldos qui 
a paru ap.'ès la publication du t. III de cet ouvrage, lequel, bien (luo portant 
le millésime de 1856, a été iiublié au mois d'octobre 1855. — ïhacocephala 
Perroud. 

(3) T. Bertolonii, Mozambique; lascivus, Natal; J. Thoms. loc. rit. p. S'i. — 
gracilicornis, CV.e\ro\. Ann. d. I. Soc. entom. 1858, p. 326, pi. 8, f. 7; Nalal. 

— Tragoc. mnàbiUs, B. Perroud, Mélang. eutom. III, p. 29; Natal. 



TlUGOmPUALlDES. 423 

tractile, largement et médiocrement concave entre ses tubercules an- 
tennifères ; ceux-ci courts ; front transversal ; joues longues. — An- 
tennes peu robustes, revêtues d'une sorte d'enduit, de 1/3 plus lon- 
gues que le corps, à articles 1 aussi grand que 3, celui-ci et 4-11 peu 
k peu plus longs. — Lobes inférieurs des yeux en carré transversal. — 
l'rothorax moins long que large , fortement resserré en avant et en 
arrière, transversalement convexe sur le disque, renflé de chaque côté 
en un gros cône obtus. — Ecusson en trapèze renversé. — Elylres 
assez allongées, médiocrement convexes, peu à peu rétrécies et étroi- 
tement tronquées en arrière, déclives et canaliculées le long de la 
suture dans leur tiers postérieur. — Pattes assez longues, égales; 
cuisses en massue fusiforme. — 5" segment abdominal assez long, 
échancré en arc au bout. — Saillie mésosternale large, parallèle, ver- 
ticale eu avant. — Saillie prosternale plus étroite, très-convexe, sub- 
verticale en avant, tronquée en arrière. — Corps assez allongé, re- 
vêtu d'un enduit lin. 

Ce genre n'appartient pas aux Crossotides, comme l'a cru M. J. 
Thomson (1) ; les crochets de ses tarses, qui sont divergents, et tous 
ses caractères essentiels, montrent qu'il doit rentrer dans les Trago- 
céphalides. 

Son imique espèce {lacteoguUata, Dej., Casteln.) est un assez grand 
et bel insecte de Madagascar, gris en dessous, d'un noir velouté en 
dessus, avec les côtés du prothorax et sur chaque élytre six taches du 
blanc le plus pur ; parmi ces taches trois, grandes et arrondies, sont 
alignées longitudinalemont ; les autres, ponctiformes, sont situées, 
une sous l'épaule, les deux autres près de la suture, à la base et au 
milieu de ces organes. 

RHAPUIDOPSIS. 
Gerst^eck. Monatsber. d. Berlin. Acad. 1855, p. 257 (2). 

Mâles : Mandibules courtes, robustes. — Tête subrétractile, large- 
ment et assez fortement concave entre ses tubercules antonnifères, 
ceux-ci médiocres, distants; front transversal; Joues très-allongées. — 
Antennes finement pubosccutes, un peu plus longues que le corps, h 
articles 1 subcyliudrique, 3 beaucoup plus grand que lui et que les 
suivants, 4-10 décroissant, 11 plus long que 10. — Lobes inférieurs 
des yeux petits, équilatéraux. — Prolhorax transversal, cylindrique, 
un peu atténué et resserré en arrière, muni de deux petits tubercules 
latéraux, obtus et suhmédians. — Ecusson en triangle curviligne aigu. 
— Elytres assez allongées, cylindriques, subrectilignes à leur base 

(1) Sysl. Cerambyc. p. GC. 

{"1) Kt avec beaucoup plus de déluils, lu Pctcrs, Hcis. ii. Moeaiiib.; Eotom. 
p. 326. — Syn. CEiionEsis, J. Tlioins.; oliin. 



424 LONGIC(^NBS. 

avec les épaules obtuses. — Pattes courtes, robustes; cuisses fusi- 
formes, les postérieures no dépassant pas le 2» segment abdominal.— 
5" segment abdominal assez grand, en triangle curviligne. — Saillie 
mésosternale assez large, déclive, un peu rétrécio en arrière. — Sail- 
lie prosternale plus étroite, enfouie, élargie et fléchie postérieure- 
ment. — Corps allongé, cylindrique, finement pubescent en dessous, 
revêtu en partie d'une sorte d'enduit en dessus. 

Femelles : Elles ne diffèrent des mâles que par leur forme générale 
plus robuste. 

Comme le dit M. Gerstœcker, ce genre est intermédiaire entre les 
Tragocéphalides et les Diastocera. Les crochets de ses tarses, qui sont 
divergente, suffisent pour prouver qu'il appartient aux premières, bien 
que son faciès et sa livrée le rapprochent des secondes. 

Les deux espèces connues (I) sont de la taille des Tbagocephala, do 
seconde grandeur. Leur livrée varie, l'une {xonaria) étant ornée do 
bandes d'un rouge ocracé mat sur un fond noir, l'autre [melalcuca) 
d'un dessin aualogue noir sur un fond d'un blanc crétacé. 

GKOUPB II. Cliniides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Labre transversalement ovalaire, largement excavé. — Tète sub- 
rétractile; front allongé, trapéziforme , mi pou oblique. — Antennes 
subcylindracées, un peu plus longues que le corps; leur scape sub- 
cylindrique. — Yeux finement granulés; leur lobe supérieur nul, l'in- 
férieur très -grand, ovalaire, vertical, h peine échancré à sa partie 
supérieure. — Prothorax inerme latéralement. — Elytres le débor- 
dant médiocrement; leurs épiploures fortement élargies à leur base. 
— Pattes courtes; hanches antérieures peu saillantes, à peine angu- 
leuses en dehors ; tarses médiocre.s, à article i plus court que 2-3 réu- 
nis. — Saillies mésosternale et prosternale lamelliformes, simples. — 
Corps allongé. 

Le genre Clinia de M. J. Thomson présente un tel ensemble de ca- 
ractères qu'il ne me paraît pas possible de le laisser dans les Trago- 
céphalides oii ce savant entomologiste l'a placé. Son front trapézi- 
forme, ses yeux anormaux, son faciès saperdiforme, etc., sont (.utant 
d'indices d'un type spécial. Je ne connais pas de genre qui puisse lui 
être associé. 

(1) Cer. zonaria, ,1. Tlionis. Arcliiv. entom. I, p. 183 {Klugii Dej., Gors- 
licck.; inédit); Natal. — melaleuca, Gerst«cl<. loc. cit. et in Pcicrs, loc. cit. 
p. 327, [il. O, f. 10; Moïambiquc. 



? cÉnotLisiuES. 42S 

CLINIA. 
J. ThoIjs. ArcMv. entom. I, p. 305 (1). 

Mâles : Tubercules antennifôres médiocres, conligus à leur base; 
front légèrement convexe; joues courtes. — Antennes assez robustes, 
mates, revêtues d'une sorte d'efflorescence, à articles i plus court que 
3, celui-ci un peu plus long que les suivants; les trois ou quatre der- 
niers presque confondus entre eux. — Prothorax plus long que large, 
cylindrique, un peu resserré vers son tiers antérieur, renflé sur les 
côtés en avant de sa base. — Ecusson en triangle curviligne allongé. 
— lilytres allongées, presque planes, subparallôles, tronquées en ar- 
rière, avec leur angle externe subépineux, leurs épipleures nulles en 
arrière. — Cuisses sublinéaires, les postérieures no dépassant pas le 
2^ segnient abdominal; crochets des tarses très-petits. — Pygidium 
carré, excivé, tronqué et bi-épineux au bout. — 5° segment abdomi- 
nal transversal, tronqué en arrière. — Saillies mésosternale et pro- 
sternale étroites : la 1"° déclive, la 2" arquée et élargie en arrière. — 
Corps allongé, svelte, revêtu d'un enduit velouté. 

Ces insectes, propres à la côte occidentale d'Afrique, sont de taille 
moyenne, d'un noir profond velouté et maculé de blanc pur ou jau- 
nâtre tant en dessous qu'en dessus; leurs élytres sont linement et en 
partie régulièrement ponctuées. Ou en connaît trois espèces (2). 

Groupe III. Céropléside*. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Jambes intermédiaires simples. 

Tête rélractile (Diastocer.v excepté); front rectangulaire. — Antennes 
assez longues chez les o", sillonnées ou munies de fossettes à partir du 
i" article; leur scapo variable. — Yeux linement ou subfinement gra- 
nulés, échancrés. — Prothorax tubercule latéralement. — Elytres le 
débordant fortement à leur base. — Pattes plus ou moins longues, 
subégales; hanches antérieures assez saillantes, fortement anguleuses 
en dehors ; tarses médiocres, à article 1 moins long que 2-3 réunis. — 
Saillie mésosternale variable. — Saillie prostcrnalo arquée en avant 
et en arrière (Ptcnopsis excepté). — Corps en général allongé, tou- 
jours robuste. 

L'un des caractères les plus essentiels de ces insectes, caractère inob- 

(t) Syn. PnocTOCERA, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 185b, p. 285; genre 
antérieur h celui adopté dans le texte, mais non caractérisé. 

(2) P. scalaris, Clievrol. loc. cit.; Vieux-Calabar. — C. sencgalensis, i. 
Tlioms. Arctiiv. cntom. I, p. 306, pi. 10, f.9; Sénégal et Gabon. — lugubris, 
i. Tlioms. ibid. II, p. 193; Gabon. 



426 LONGir.OKNES. 

serve jusqu'ici, est la sculpture de leurs antennes qui sont bisillon- 
nées ou, si l'on veut, carénées au côté interne à partir du S' article, 
et munies sur le 4" d'une dépression oblongue et terminale (i). Ces 
sillons, qui rappellent ceux de tant de Prionides, ne sont cependant 
pas de même nature que chez ces derniers, car ils ne sont nullement 
poreux. Presque toujours également, les téguments, au moins sur les 
élytres, le prothorax, et souvent sur les antennes, ont un aspect par- 
ticulier; ils sont à la fois alutacés et poreux. 

Ces insectes sont tous de grande taille et plus ou moins remarqua- 
bles par leur livrée. Les 7 genres qu'ils constituent sont africains, sauf 
un (Thysia) qui est propre aux Indes orientales. 

I. Tête imparfaitement rétractile; une lame verticale entre les 
lianclies antérieures : Diastocera. 

I. — rélraclilc; point de lames cnlre les lianches antérieures. 
o Autennes munies de touffes de poils : Thysia. 
aa — sans — — 

b Saillie mésosternalo lamelliforme, recourbée en arrière, 
c Antennes à peine ou non ciliées en dessous. 
Corps presque glabre : Ceroplesis. 
— densément pubescent : Mcecha. 
ce Antennes frangées en dessous à leur base : Titoceres. 
bb Saillie mésosternale tronquée en avant. 

Antennes à peine ciliées en dessous : Pycnopsis. 
— villeuses : Gnathœnia. 

DIASTOCERA. 
(Dej.) J. Tuous. Essai, etc. p. 92 (2). 

Mâle : Mandibules assez saillantes , planes en dessus, droites, puis 
brusquement arquées au bout. — Tête forte, imparfaitement rétrac- 
tile, renflée sur le vertex, largement et assez fortement concave entre 
ses tubercules antenniféres, ceux-ci courts, distants; front équilatéral; 
joues três-allongées. — Antennes assez robustes, glabres, finement 
alutacées et çà et là poreuses, do i/S" plus longues que le corps, à ar- 
ticles 1 médiocre, en cône arqué, 3 prés de trois fois aussi grand que 
lui, les suivants beaucoup plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes 
inférieurs des yeux plus hauts que larges. — Prothorax transversal, 
cylindrique, un peu atténué à sa base, traversé en avant et à sa base 
par deux sillons assez marqués; ses tubercules latéraux petits, en cône 
obtus, rapprochés de sa base. — Ecusson largement arrondi en arrière. 
— Elytres allongées, cylindriques, largement arrondies en arrière. — 

(1) Chez les Thysia les sillons sont en partie obsolètes et, en outre de la fos- 
«elto du i'^ article, il on existe une petite au sommet du 3°. 

(2) Lamia Fab. — Ceraubyx Oliv. — Ceroplesis A. Serv. 



CÉnoPLÉSIDES. ^27 

Pattes longues, robustes; cuisses linéaires. - S- segment abdominal 
court, largement échancré et muni d'une épaisse frange de cils en 
arrière. - Saillie mésosternale assez large, parallèle, concave re- 
courbée en arrière. - Saillie prosternale plus étroite, arquée posté- 
rieurement, munie d'une lame verticale entre les hanches antérieures 
— Corps allongé, robuste, partiellement pubescent. 

Femelle : Tète moins grosso. - Antennes dépassant un peu moins 
les élytres. - Pattes plus courtes. - 5" segment abdominal beaucoup 
plus long, convexe, en triangle curviligne, plus étroitement échancré 
au nout, avec une dépression sur la ligue médiane. 

ULamia trilasciala de Fabricius (1), grand insecte, très-commun 
dans la Sénegarabie, est la seule espèce que comprenne ce genre Elle 
est d un noir profond, avec les élytres traversées par trois assez larges 
bandes lormées par des poils d'un jaune d'ocre vif; ces bandes ordi- 
nairement régulières, se dédoublent quelquefois, au point d'en former 
jusqu a cinq ou six plus ou moins interrompues. 

THYSIA. 

J. TuoMs. Essai, etc. p. 96 (2). 

Mandibules des Diastocera, mais plus minces. — Tête fortement 
concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci saillants, subver- 
ticaux, médiocrement et nettement séparés; front très-plan un peu 
plus haut que large; joues très -allongées. - Antennes hérissées de 
quelques longs poils lins en dessous, un peu pins longues que le 
corps, à articles 1 robuste, on massue, frangé de longs poils en des- 
sous, 3 deux fois plus long que lui, muni d'un long faisceau de poils 
ainsi que 4-S, G-11 décroissant rapidement, frangés eu dessous — 
Lobes inférieurs des yeux subéquilatéraux. - Prothorax moins long 
que large, transversalement convexe sur le disque, resserré avant ses 
deux extrémités, muni d'un court tubercule en cône obtus, submédian 
de chaque côté. — Ecusson largement arrondi en arrière. — Elytres 
amples, cylindriques, obliquement déclives dans leur quart posté- 
rieur, avec leur extrémité conjointement acuminée et munie d'une 
frange de cils courts. — Pattes des Diastocera. —S° segment abdo- 
minal assez grand, convexe, en triangle curviligne, frangé au bout — 
Sailhe mésosternale assez largo, parallèle, déclive. — Saillie proster- 
nale plus étroite, fortement arquée on avant et en arrière. — Corps 
allongé, robuste, partiellement pubescent. 

(1) Syst.EI. II, p. 297 {Cer. trifasciatus,0[\<i. Enlom.IV, 67, p. 61 pi 16 
f. 121; Ceroplesis trif. Serv. Ami. d. I. Soc. eiilom. 1835, p. 93). ' ' ' 

(-2) Syn. Thvsiotes, J. Tl.otns. Physis, II, p. 201, par coneclion; le nom de 
iHvsiA étant trop voisin de Thyksia imposé par Dalman i\ un genre d« la fa- 
mille actnclle; ladillérence entre les deux noms me parait très-sullisante. - 
Lamia Hopc. — Ceroplesis De Castoln. 

Coléoptères. Tome X. 2 



428 LONGlCOttNES. 

Les exemplaires assez nombreux que j'ai à ma disposition sont tous 
conformes à cette formule et me paraissent 6tre des femelles. 

L'unique espèce (1 ) du genre est un grand et superbe insecte du 
continent indien et de Java, d'un vert mat, parfois cuivi-eux, avec le 
dessous du corps en grande partie et la base des cuisses d'un beau 
rouge do cinabre ; ses élytres, plus fortement alutacées que le reste 
des téguments, sont traversées à égale distance par trois bandes très- 
régulières d'un noir velouté dont l'antérieure est munie d'une touffe 
de poils fins dans le voisinage de la suture. 

CEROPLESIS. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. enlom. 1835, p. 93 (2). 

Mâles : Mandibules courtes, robustes. — Tète plus ou moins étroi- 
tement et fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci 
médiocres, divergents, rarement (ca//'ra, Dej.) verticaux et parallèles; 
front de forme variable (3). — Antennes des Diasïocera. — Yeux des 
mômes. — Protliorax moins long que large, transversalement convexe 
et plus ou moins inégal sur le disque, muni en avant et en arrière 
d'un sillon en général bien marqué, arrondi et armé de chaque côté 
d'un court tubercule obtus rapproché de sa hase. — Ecusson des Uus- 
TOCEnA. — Elytres cylindriques, de longueur variable, rarement {fer- 
rugator) atténuées en arrière; leurs épaules très-obtuses, souvent un 
pou saillantes. — Pattes en général plus courtes que celles des Di.vs- 
TOCERA, du reste pareilles. — S" segment abdominal transversal, ar- 
rondi ou suhtronqué et densément frangé au bout. — Saillie méso- 
sternale des Diastoceiiv. — Saillie prosternale variable (4). — Corps 
plus ou moins allongé et cylindrique, pubescent ou non; la pubes- 
cenco très-fine ou rare. 

Femelles ; Antennes plus courtes. — S° segment abdominal plus 
long. — Pour le surplus variables comme les mâles. 

Des caractères importants ne sont pas, comme on le voit, stables 

(1) Lani. Wallichii, Hope In Royle's Himal. pi. 9, f. 5-6 (Cer. tricincta, Do 
Casloln. Hist. nat. d. Col. II, p. 471). 

(2) Syn. Lamia Fab. — Cerambyx Linné, Oliv., De Geer, etc. 

(3) Il est tantôt sensiblement plus liaut que large (la plupart dos espèces), 
tanlôl (fto»en(o(«) décidément transversal , avec les passages intermédiaires; 
celui do Vœthiops est rétréci par les yeux qui sont plus grands que de cou- 
tume. 

(4) Elle allecte deux formi'S diflércntes, étant : 1" tronquée en avant et pa- 
raboliquement arquée en arrière, avec une lame comme chez le Dustocera, 
mais parfois peu distincte (/'tTcuflia^or, œslwms); 2» trés-convoxo et fortement 
arquée tant en avant (lu'en airière, mais surtout dans la première do ces direc- 
tions. 



CÉHOPLÉSIDES. 429 

dans ce genre. D'un autre côté, ses espèces (1) sont très-homoKènes 
sous le rapport de la livrée qui varie du bronzé obscur au bleu plus 
ou moins foncé, avec les élytres traversées par doux bandes ou ornées 
ohacuno de deux à trois taches du plus beau rouge; on général, elles 
sont entourées en arrière, sur une plus ou moins grande étendue, par 
une bordure de même couleur; cette dernière est due à des pôil fins 
denses et couchés. Ces insectes sont plus particuhèrement propres à 
1 Afrique australe et, pour la plupart, communs dans les collections. 

MCECHA. 
J. TaoHS. Essai, etc., p. 96 (2). 

et nl"n°dïrT'°* P'''*' T' ^^"""-^s's P»ses dans leur ensemble 
et nen différant que par la pubescence uniforme dont ses espèces 
son revêtues et leur livrée. A ces deux caractères s'ajouten les su 
vanfs qui se retrouvent chez quelques CEnoPLEsis. 

Tête plus haute que large, ses tubercules antennifôres verticaux 
parallèles, étroitement séparés. - Tubercules latéraux du protho^ 
presque obsolètes. - Elytres parfaitement cylindriques. - SaïlS 
prosternalo tronquée en avant, paraboliquement arquée en arrière. 

Fabricius et Olivier ont décrit une espèce (3) de ce genre qui m'est 
inconnue, mais qui parait très-voisine d'une autre publiée par M. Che- 
vrolat sous le nom de Ceroplesis Hécate (4). Son corps en général et 
les pattes sont couleur de chair avec des taches brunes; les élvtres 
sont grises avec une multitude de taches brunes très-irrégulières et 
sujettes à se confondre, surtout en avant; le sommet seul de cet or- 
gane es dun rouge pâle; à travers leur pubescence on voit qu'ils 
sont sculptés comme dans les genres précédents. Cet insecte habite la 
cote de Guinée. 

(1) Cer. capensis, Linn. Mus. Lud. Ulric. p. 74; Oliv. Entom. IV, 67, pi 8 
"î '""■• ^'"»- iwnquefasciata Fab.; Cer. pecloraUs Oliv.); Cap, -Cer 

l^d). Syst. Kl. H, p. ^90; Oliv. loc. cit. pi. 4. r.27; C<ip. - r.„m. ferrtwator 

Fab. loc cil^ p. 296; Cap. - Lam. œthiops, F.b. l'oc cit. p. 297 ôlh ("c' 

P- 9MCer. capensis De Geer; Cer. aurantius Voet.); Cap. - Lam bi- 

cncla FalK loc. et. p. 298 {Cer. continwu, Oliv. loc. cit. pi. 23, f 177 Ce ■ 

"n'c! f„ Vo'f ''= aT- ^«''■"'■J'"""^-)' C-P-Ceroples. Zrmorata, RcS^o 
m Gdlm. Voy. en Abyssin.; Eutom. p. 391; Zool. pi. 24, 1. 6- Abvssinie _ 
m.War« Gers.a.ck. Monatsber. d. Bclin. Acad. 1855, p. 266; ft in P LT 
Keis. n. Moramb.; Entom. p. 324, pi. 19, f. 8; Mozambique. ' 

(2) Syn.L*MuFab.-CEBAMBvxOliv.-CEnoPLEsisCbevrol.,J.Thoms(olim) 
Jï^r^^rn""",' ^f- ^^"- '^'- "' '•• ^^'''' «''^- •=""""• 'V,G7, p. 96.' 
Ci'v ,:, u ^•;";^'."""'^ '^ '"■■' l''-"- '<-■' «^^"^ ««lenr» comme originaire dé 
t-ajenuo : elle est africaine et très-probablement de la côte de Guinée 

pL^t^S ^' "■'''''■ ^' '^°°^' ^*^^' ''■ ^^°' ■'• '^''"'"'' ^'''='"'- «"'•""• "' P- 171, 



^30 LONCICORNES. 

TITOCKRES. 
J. Thohs. Physis, II, p. 201 (1). 
Mâle ■ Mandibules robustes, assez saillantes, brusquement arquées 
au bout.- ïète fortement et largement concave entre ses tubercules 
antennifères, ceux-ci assez saillants; front plus haut que largo ; joues 
allongées — \ntennes assez robustes, pubescentes, donsément tran- 
Kées àleur base en dessous, lâchement dans le reste de leur étendue, 
près d'une fois plus longues que le corps, de 12 articles : 1 subcylin- 
drique, 3 beaucoup plus grand que lui, 4-H plus courts, décroissant 
peu à peu, 12 petit, arqué, hérissé do longs poils lins. - Lobes inté- 
rieurs des yeux un peu allongés. - Prothorax transversal, cylmdn- 
nue, traversé par deux sillons bien marqués, couvert de petites carè- 
nes transversales, muni de chaque côté d'un petit tubercule obtus 
placé en deçfi de son milieu. - Ecusson largement arrondi en ar- 
rière — Elytres assez allongées, convexes et comme arquées en des- 
sus, subtronquées en arrière, munies chacune à leur base de deux 
petits tubercules; leurs épaules arrondies et un peu saillantes. - 
Pattes assez longues, les antérieures un peu plus que les autres, leurs 
tarses dilatés et frangés sur leurs bords; cuisses hnéaires. — 5» seg- 
ment abdominal court, rétréci, tronqué et densément cihé au bout. 
_ Saillie mésosternale assez large, parallèle, recourbée on arrière. 
_ Saillie prosternale tronquée en avant, paraboliquement arquée 
postérieurement. — Corps robuste, pubescent. 

Femelle : Antennes plus courtes que le corps, moins longuement 
frangées en dessous, leur 12" article peu distinct, non arqué.- Pattes 
subégalcs; tarses antérieurs non dilatés. - 5" segment abdominal 
plus grand et plus convexe. 

L'espèce typique (jaspidea Serv.) est commune au Sénégal et dans 
les collections. Elle est de la taille des Ceiioplesis de seconde gran- 
deur jaunâtre en dessous, grise en dessus et densément mouchoteo 
de blanc partout; en se condensant ces mouchetures forment sur les 
élytres des taches plus grandes et des bandes onduleuses; ces orga- 
nes sont densément, mais superficiellement ponctués. M. A. White 
a décrit une seconde espèce (2) de l'Afrique australe et qui m'est in- 
connue. 

PYCNOPSIS. 

J. Tiious. Archiv. entom. I, p. 184. 
MMe : Tôte des Titoceues avec les joues très-allongées. — Anten- 

(1) Syn. Ceratites, A. Serv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 34; nom trop 
voisin de celni de Ceratitis imposé, sept ans auparavant, à un gonre de Dip- 
tères par Mac-Lcay, Zool. Journ. IV, 1829, p. 475. 

(2) C. fiferata, A. White, Procecd. of tlie Zool. Soc. 1858, p. 403. 



CÉROPLÉSISBS. 431 

nés presque glabres, faiblement ciliées en dessous, de 1/3 plus lon- 
gues que le corps, pareilles à celles des Ceroplesis avec leur 11" ar- 
ticle villeux en dessous et brièvement crochu à son extrémité. — 
Lobes inférieurs des yeux médiocres, à peine plus hauts que larges. 

— Prothorax transversal, cylindrique, couvert de plis transversaux 
serrés et un peu irréguliers; ses tubercules laléraux robustes, en cône 
obtus, rapprochés de sa base. — Ecusson en triangle curvihgne aigu. 

— Elytres assez courtes, larges, médiocrement convexes, parallèles, 
parfois légèrement atténuées en arrière. — Pattes des Titoceurs mâles. 

— Saillie mésosternale largo, tronquée en avant, horizontale en ar- 
rière. — Saillie prosternale très-fortement arquée, subverticale en 
avant et en arrière. — Corps médiocrement allongé, large, très-mas- 
sif. — Femelle inconnue. 

Par la forme de leur mésosternum, ce genre et le suivant s'éloignent 
de tous les précédents, mais leurs antennes sillonnées prouvent qu'ils 
appartiennent au groupe actuel. 

L'espèce unique (1) que comprend celui-ci est originaire de Natal. 
Sa livrée, très-voisine de celle des Ceroplesis, est noire avec les ely- 
tres d'un vert bronzé obscur et traversées par deux bandes (l'une 
avant, l'autre après leur milie\i) interrompues sur la suture, d'un 
jaune fauve; les deux postérieures sont réunies entre elles par une, 
terminale, de même couleur. La ponctuation de ces organes est forte 
et serrée. Chez les exemplaires bien conservés, des poils d'un roux 
vif revêtent le prothorai et l'ôcusson. 

GNATHŒNIA. 
J. Thoms. Archiv. eniom. II, p. 176. 

Mâle : Mandibules médiocres, épaisses. — Tôte largement et mé- 
diocrement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts, 
très-distants; front équilatéral; joues longues. — Antennes assez ro- 
bustes, très-flnement pubescentes, garnies en dessous d'assez longs 
poils lins, la plupart frisés, de 1/3 environ plus longues que le corps, 
à articles 1 en cône renversé, 3 beaucoup plus long que lui et un peu 
plus que 4, 5-10 plus courts, décroissant un peu, 11 plus grand que 
10. — Lobes inférieurs des yeux transversaux. — Prolhorax un peu 
moins long que large, transversalement subglobuleux, traversé par 
deux fins sillons on avant et à sa base, muni de chaque côté d'un 
très-petit tubercule submédian, — Ecusson en carré transversal. — 
Elytres courtes, assez convexes, un peu atténuées, déclives et arron- 
dies en arrière. — Pattes assez longues, les antérieures un peu plus 
que les autres, cuisses peu à peu en massue; les postérieures pres- 

(1) P. brachyptera, J. Thoms. loc. cit. {Ceroplesis crvenla, Ooj.Cai.èà. 3, 
p. 368). 



432 lONGICORNES. 

que do la longueur de l'abdomen; tarses antérieurs dilatés et un peu 
frangés sur leurs bords. — Saillies mésosternale et prosternale des 
Pycnopsis. — Corps court, robuste, pubescent. 

Les sillons très-marqués dont sont pourvus les antennes, m'enga- 
gent, comme pour les Pycnopsis, à comprendre ce genre dans les 
Diastocérides, quoique, au premier aspect, il semble appartenir aux 
Crossûtides. 

La seule espèce (1) qu'on en connaisse est originaire du Gabon et 
de taille moyenne. Sa tète et son prothorax sont d'un roux mat; le 
dessous de son corps; ses pattes et la partie moyenne de ses élytres 
gris, la base et le sommet de ces dernières, noirs ; sur toute leur sur- 
face ces organes sont ornés d'un grand nombre de petites taches et 
de linéoles blanches. 

Groupb IV. Phrynétide». 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Jambes intermédiaires simples (Paciiystola excepté). 

Tète rétractile ou suhrétractile; front rectangulaire. — Antennes 
en général au maximum un pou plus longues que le corps {(f) ; leur 
scape en cône renversé.— Yeux fortement granulés, échaucrôs, leurs 
lobes inférieurs grands. — Protliorax tubercule latéralement. — Ely- 
tres le débordant fortement à leur base. — Pattes au moins médio- 
cres, siibégalos ; hanches antérieures pou saillantes, globuleuses, an- 
guleuses en dehors ; tarses courts, à article i moins long (jue 2-3 réu- 
nis. — Saillie mésosternale lamelliforme; la prosternale variable. 
— Corps plus ou moins allongé, massif. 

Cette formule est très-voisine de celle des Céroplésides qui précè- 
dent; mais les antennes non sillonnées de ces insectes, leurs yeux 
fortement granulés et remarquables par la grandeur de leurs lobes, 
leurs téguments dont la sculpture ne présente rien de particulier, 
démontrent qu'ils constituent un type particulier. Ils seraient très- 
homogènes sans les Pachystola qui ont un sillon très-marqué aux 
jambes intermédiaires. Tous sont également de grande taille et leur 
livrée est généralement sombre avec un aspect nuageux. 

Les huit genres dans lesquels ils se répartissent sont africains, sauf 
un (Calothyuza) qui est propre aux Indes orientales. 

I. Lobes inférieurs des yeux plus ou moins transversaux (sauf quelques 
Pbryneta); Jambes droites. 
a Dernier art. des palpes labiaux très-grand, en forme ds 
cuiller chez les o" : Cochliopalpus. 
aa de forme et de grandeur normales. 

(1) G. venerea, J. Tlioms. loo. cit. p. 177, pi. 6, f. 1. 



PHnVKÉTIDRS. i83 

b Jambes intermédiaires sans sillon. 
c Front étroit, un peu atténué en bas : Eurysops. 
ce — de largeur normale, parallèle. 
d Cuisses [lostér. un [leu plus r.uurtes (pic Tabdumcn. 

Antennes un peu plus longues (pie te corps (çf 9) •' 
Phryneta. 
— notablement — — : Intsida. 

dd Cuisses poster, ne dépassant pas le 2° segment abdominal : 

Homelyx. 
hb Jambes intermédiaires munies d'un sillon : Pachystola. 
H. Lobes inférieurs des yeux allongés; jambes arquées. 
Antennes munies de touffes de poils : Mallonia. 
— sans — : Calot/iyrza. 

COCHLIOPALPUS (t). 

Mâle : Dernier article dos palpes labiaux (2) plus grand que les pré- 
cédents réunis, en ellipse très-allongée, convexe en dehors, un peu 
concave et tomenteux au C(ité interne. — Mandibules médiocres, ro- 
bustes. — Tête forte, renflée sur le vertex, largement concave entre 
ses tubercules antennifôres, ceux-ci médiocres ; front subéquilatéral ; 
joues courtes. — Antennes robustes, pubescentes, densément fran- 
gées en dessous dans leur moitié basilaire, atteignant les 3/4 des ély- 
tres, à articles 1 pas plus long que la tôte, 3 plus grand que lui, 4-M 
décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux subéquilatéiaux. 
— l'rothorax transversal, cylindrique, atténué et brusquement res- 
serré à sa base, muni de chaque côté, eu deçà de son milieu, d'un 
petit tubercule conique. — Ecussou en carré arrondi aux angles. — 
Elytres allongées, cylindriques, peu à peu atténuées et arrondies en 
arrière, rectilignes en avant avec les épaules obtuses. — Pattes assez 
longues, robustes; cuisses linéaires. — S° segment abdominal en 
triangle curviligne transversal, tronqué et frangé au bout. — Saillie 
mésosternale assez large, parallèle. — Saillie prosternale plus étroite, 
fortement arquée à ses deux extrémités. — Corps allongé, pubescont. 

Femelle : Dernier article do tous les palpes très-grand, de forme 
normale. — Tôte plus forte et plus renflée en dessus que celle du 
mille. — Antennes pareilles à celles do ce dernier, sauf le i" article 
plus court que la tôle. — Elytres parallèles. — 5" segment abdominal 
en triangle curviligne régulier, muni d'une grande plaque médiane 
de cils tomenteux. 

La grandeur insolite du dernier article des palpes dans les deux 

(1) Syn. DiASTOCEn* A. Wbite. 

(2) Les maxillaires inamiuenl cbcz l'uniciue exemplaire de ce sexe (|ue j'ai 
sous les yeux; il est probable qu'ils ne diffèrent pas des labiaux. 



434 LONGICORKES. 

sexes , et !a forme singulière qu'il affecte chez le mâle , caractérise 
éminemment ce genre, établi sur la Diastocera catherina de M. A. 
White (1). C'est un grand et très-bel insecte de l'Afrique australe, 
densément saupoudré partout de très-petites taches blanches sur un 
fond brun, et partout également tacheté de rouge vermillon; sur les 
élytres cette couleur forme d'assez nombreuses et étroites bandes 
transversales dont quelques-unes se réunissent, surtout chez le mâle. 
C'est sans doute cette livrée qui a engagé M. A. White à placer cet 
insecte dans les Diastocera, mais il n'appartient pas au même groupe 
naturel que ce dernier genre. 

EURYSOPS. 
(CiiETROL.) J. TnoMs. Archiv. enlom. Il, p. 167 (2). 

Femelle : Mandibules médiocres (3). — Tôto assez fortement ettrian- 
gulairement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci mé- 
diocres; front étroit, rétréci de haut en bas; joues presque nulles. — 
Antennes pubescentes, villouses en dessous h leur base, un peu plus 
longues que le corps, à articles i en cône arqué, 3 un peu plus grand 
que lui, 4-10 décroissant peu à peu, il plus long que 10. — Yeux fai- 
blement séparés en dessus; leurs lobes inférieurs énormes, subéqui- 
la^téraux. — Prolhorax transversal, muni en avant et il sa base d'un 
sillon bien marqué, et sur le disque, qui est un peu déprimé, de cinq 
grosses callosités arrondies disposées en quinconce; ses tubercules la- 
téraux gros, coniques, terminés par une petite épine très-aiguë. — 
Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, parallèles, peu con- 
vexes, arrondies en arrière; leurs épaules calleuses, un peu saillantes. 
— Pattes médiocres; cuisses linéaires. — 5" segment abdominal plan, 
transversal, en triangle curviligne. — Saillie mésostoriiale médiocre- 
ment large, déclive, parallèle., — Saillie prosternale étroite, subver- 
ticale en arrière et prolongée en un cône obtus. — Corps allongé. — 
Mâle inconnu. 

Genre remarquable par la grandeur des lobes inférieurs dos yeux; 
il est probable que chez le mAle ils envahissent le front en entier. 
Son unique espèce (4) ressemble cxlraordinaircment, sous le rapport 

(1) Proceed. of Ihc Zool. soc. 1858, p. 402, pi. 53, f. 4; figure Irès-mé- 
iliocre. 

(2) M. Clievrolat (Rev. et Mag. d. Zool. 1855^ p. 518) a, le premier, men- 
tionné le genre, mais ears en exposer les caractères. — Syn. Phkyheta A. 
White. 

(3) Dans ce genre et les deux suivants, le labre est plus ou moins épais en 
avant et muni de quatre longs cils disposés par paires fortement séparées, le 
reste de sa surface est presque glabre. Dans les autres genres du groupe, il est 
cilié ou pubesccnt comme de coutume. 

(i) E. Esau, Clievrol. loc. cit.; J. Thoms. Archiv. cntom. II, p. 168, pi. 6, 



FBRTNÉTIDES. 435 

de la livrée, à la Mcecha Hécate du groupe des Céroplésides. Elle est 
en entier d'un gris rosé, avec une multitude de taches brunes dont 
quelques-unes, en se condensant, forment une bande médiane et 
transversale sur les élytres; les épaules de ces dernières sont comme 
corrodées, mais, sauf à leur base, elles sont imponctuées. Cet insecte 
habite la côte de Guinée (Sierra- Leone, Vieux-Calabar). 

PHRYNETA. 
' (Dej.) CastelU. Hist. nat. d. Col. II, p. 477 (1). 

Mandibules médiocres, robustes. — Tète fortement et triangulai- 
remeut concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci assez sail- 
lants, contigus à leur base; front beaucoup plus haut que large; joues 
très-courtes. — Antennes robustes, pubescentes ou presque glabres, 
au maximum dépassant très-peu le sommet des élytres, à articles 1 
assez long, arqué, 3 pas plus grand que lui, mais plus que les sui- 
vants, 4-iO décroissant peu à peu, H plus long que lO, acuminé au 
bout. — Lobes inférieurs des yeux très-grands , en général allongés. 

— Prothorax transversal, déprimé et extrêmement inégal sur le 
disque, traversé en avant et eu arrière par un sillon très-marqué, 
dilaté de chaque côté en un très-gros tubercule conique et aigu. — 
Ecusson tantôt {obscura, flavocincla) nn triangle curviligne allongé, 
tantôt (par ex. marmorea) parallèle et largement arrondi en arrière. 

— Elytres plus ou moins courtes et déprimées sur le disque, peu à 
peu rétrécies et arrondies en arrière, rarement {marmorea) subparal- 
lèles; leurs épaules obtuses et un peu saillantes. — Pattes assez lon- 
gues, très-robustes; cuisses sublinéaires. — 5" segment abdominal en 
triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale fortement dé- 
clive, plus ou moins et obtusément tuberculée. — Saillie prosternale 
verticale en arrière, muuie d'un petit tubercule. — Corps court, très- 
massif, pubescent, parfois en même temps revêtu partiellement d'un 
enduit velouté. 

Quoicpie j'aie vu un grand nombre d'exemplaires de ces insectes, 
leurs sexes ne rae sont pas bien connus. 

Ils figurent parmi les plus grandes Lamiidesde cette division et les 
plus robustes. Leurs élytres sont toujours fortement ponctuées et par- 
fois comme gaufrées à leur base; quant à leur livrée, elle varie dans 
chaque espèce et a le plus souvent un aspect nuageux. Elles sont ré- 
pandues du Sénégal à Madagascar (2). 

f. 9. {Phryn. buphlhalmus, A. Wliite, Ann. a. Mag. of. nat. Hist. Ser. 3, II, 
1858, p. 270). 

(1) Syn. Lamia Fab., Guér.-Ménev. — Cerambyx Oliv. 

(2) Cer. marmoreus, Oliv. Entom. IV, 67, p. 78, pi. 2, f. 9; Madagascar. — 
Cer. obscurus, X)liv. ibid. p. 80, pi. 8, f. 5.t et pi. 18, f. 137 (rustka Dej.) 



436 LONGICOBNES. 

INESIDA. 
J. Teioms. Essai, etc. p. 86. 

Les seuls caractères qui séparent ce genre des Phktneta sont : 
Antennes de 1/3 euviron plus longues que le corps chez les (f, de 
1/6" chez les ?, à article 1 beaucoup plus court que 3 dans les deux 
sexes. — Pattes antérieures des premiers plus longues que les autres, 
leurs tarses dilatés et frangés sur leurs bords. — Saillie prosternale 
prolongée postérieurement en un tubercule conique. 

Le type est la Lamia leprosa de Fabricius (1), espèce du Sénégal 
d'un brun plus ou moins rufescenl et ornée sur chaque élytre d'une 
grande tache d'un noir velouté, post-médiane et marginale. 

HOMELIX. 
J. Thoms. Archiv. entom. Il, p. 168. 

Femelles : Mandibules médiocres, minces, sauf à leur base. — Tête 
arrondie sur le vertex, faiblement concave entre ses tubercules antcn- 
nifôres; ceux-ci courts, très-divergents, contigus à leur base; front 
assez étroit, sensiblement plus haut que large; joues presque nulles. 

— Antennes robustes, subcylindr^;cs, pubescentes, ciliées en des- 
sous à leur base, de la longueur des 3/4 des élytres, ;\ articles i arqué, 
3 plus court que lui, plus long que les suivants, ceux-ci décroissant, 11 
plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux très-grands, en carré 
transversal. — Prothorax, écusson et élytres des Pacrystola. — Pattes 
courtes, cuisses sublinéaires, les postérieures ne dépassant pas le 
2° segment abdominal. — S" segment abdominal en triangle curvi- 
ligne régulier et fortement transversal, sillonné sur la ligne médiane. 

— Saillie mésosternale recourbée en arrière, avec un tubercule co- 
nique. —Saillie prosternale tronquée on arrière et munie d'un tuber- 
cule semblable. — Corps allongé, densément pubescent. 

Je n'ai pas vu de mâles ; suivant M. J. Thomson , leurs antennes 
atteignent l'extrémité des élytres. 

SéDégambie, Guinée. — Lam. spmator, Fab. Sysl. El. II, p. 293; Cap. — 
Lan. aurocincta, Gr.ér.-Mén. Icon.; Ins. p. 237, pi. 44, f. 2 (flavoc'mcta 
Dej.); Sénégal. — P. suturalis, Pascoe, Tlie Journ. of Entom. Il, p. 277; 
Vieux-Calabar. 

(1) Sysl. El. II, p. 304 {Lam. brunnicornis, Guér.-Ménev.Icon.; Ins. p. 239; 
Phryn. bisignata, Di^J. Cat. éd. 3, p. 368). — M. J. Thomson (loc. cit.) as- 
socie, avec doute, à celle espèce les deux suivantes décrites par lui : Phryn. 
hecphora, Guinée; pnllida, Natal ; Arcliiv. entom. I, p. 179; plus la Lam. mor 
millata de Dalman in Schœnli. Syn. Ins. III; Append. p. 160; Sierra-Leone ; 
celle dernière ne serall-olle pss plutôt une Pacuystoijï? 



PHHYNÉTIDES. 437 

Le faciès de ces insectes est moins massif que celui des Phrtneta. 
M. J. Tliomson en décrit trois espèces {albofasciata, cribratipennis, Bu- 
quetii). Leur livrée est nuageuse, sans ôtre aussi soml)re que colle des 
Pacuystola qui suivent, et leurs élytres sont assez donsôment ponctuées 
dans presque toute leur étendue. Toutes trois sont originairée du Gabon, 

PACHYSTOLA. 
Ruche in Gaiin. Voy. en Abyssin.; Entom. p. 393 (1). 

Mâles : Mandibules médiocres, robustes. — Tête largement et assez 
fortement concave entre ses tubercules antennifôres , ceux-ci médio- 
cres, distants; front transversal; joues très-courtes. — Antennes assez 
robustes, revêtues d'une sorte d'enduit, munies de quelques poils fins 
en dessous, au maximum de la longueur du corps, parfois (par ex. 
fuliginosa) notablement plus courtes, à articles 1 gros, 3 i\ peine aussi 
long que lui,4-H décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs médiocres 
pour le groupe actuel, subôquilatéraux. — Protborax transversal, très- 
inégal et déprimé sur le disque, traversé près de sa base et de son bord 
antérieur par un sillon assez marqué ; ses tubercules latéraux aigus. 

— Eeusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, cylindri- 
ques, aplanies sur le disque, parallèles, verticalement déclives et ar- 
rondies on arrière; leurs épaules obtuses. — Pattes assez longues, ro- 
bustes; cuisses en massue; un sillon aux jambes intermédiaires. — 
5" segment abdominal fortement transversal, rétréci et largement 
tronqué en arrière. — Saillie mésosternale assez large , un peu con- 
cave, déclive. — Saillie prosternale plus étroite, arquée en arrière. 

— Corps allongé, robuste, revêtu d'une sorte d'enduit, avec des cils 
couchés peu abondants. 

Femelles : Antennes de longueur variable également, mais plus 
courtes. — S" segment abdominal grand (2), convexe, rétréci et sub- 
échancré au bout pour recevoir le pygidium ; celui-ci vertical. 

La présence d'un sillon aux jambes intermédiaires éloigne ce genre 
du groupe actuel; d'un autre côté, les crochets de ses tarses étant di- 
variqués, l'excluent des deux groupes qui suivent oil ils sont diver- 
gents. 

M. Reiche lui a donné pour type la P. fuliginosa de Dejean (3) , et 

(1) Dejean (Cal. éd. 3, p. 368) est le créateur de ce genre, dans lequel il 
comprenait la Lamia iexior d'Europe, type du genre Lamia (voyez plus haut 
p. 297), et une espèce du Sénégal citée plus bas, cette dernière lui appartient 
réellement. 

(2) M. Reiche cite parmi les caractères du genre cette grandeur du seg- 
ment en question ; elle est, comme on le voit, propre aux femelles. Il n'a eu, 
sans doute, que des exemplaires de ce sexe i sa disposition. 

(3) Décrite par M. Chevrolal in .1. Tlioms. Arcliiv. enlom. II, p. 246, pi. 14, 
f. 4; Sénégal. 



438 lONGICORNES. 

c'est d'après elle que la formule générique qui précède a été rédigée. 
Il est probable que, parmi les espèces qu'on lui a associées (1 ) , plu- 
sieurs sont étrangères au genre. Ces insectes sont dissémiiiôs sur di- 
vers points de l'Afrique, do grande taille, et ont tous une livrée plus 
ou moins sombre. 

MALLONIA. 
J. Tbohs. Archiv. entom. I, p. 188 (2). 

iiâles : Mandibules courtes, épaisses. — Tète presque plane entre 
ses tubercules antennifères, ceux-ci très-distants, déprimés; front 
ample, transversal ; joues médiocres. — Antennes robustes, pubes- 
centes, presque de la longueur du corps, à article 1 aussi grand que 
3, celui-ci un peu plus que 4, ce dernier et 5-H décroissant peu à 
peu; une touffe de poils sous \ et 3-3. — Lobes inférieurs des yeux 
très-allongés. — Prothorax plus long que large, un peu resserré à 
quelque distance de son boni antérieur et près de sa base, muni de 
trois faibles nodosités sur le disque et d'un fort tubercule conique de 
chaque côté. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocre- 
ment allongées, légèrement atténuées et arrondies en arrière, arron- 
dies aux épaules, munies chacune d'un renflement médiocre près de 
sa base. — Pattes courtes, Irès-robustes; cuisses brièvement subpé- 
donculées à leur base, puis renflées en une grosse massue ovalaire ; 
jambes un peu arquées à leur base, puis graduellement épaissies ; 
tarses antérieufs dilatés et ciliés sur leurs bords. — 5° segment de 
l'abdomen transversal, un peu rétréci et tronqué en arrière. — Saillie 
mésosternale assez large, recourbée en arrière. — Saillie prosternale 
arquée et élargie postérieurement. — Corps médiocrement allongé, 
robuste, revêtu d'un enduit velouté. 

On n'en connaît que deux espèces (3) africaines, de seconde gran- 
deur pour le groupe actuel, et revêtues d'une livrée d'un beau brun 
noirâtre avec doux taches sur chaque élytre et les côtés du prothorax 
du blanc le plus pur ; sauf quelques fines granulations à la base des 
premières et sur le disque du second, les téguments sont lisses. 

Ce genre et le suivant, par suite de la forme de leurs yeux, celle 
de leurs pattes et môme la nature de leur livrée, constituent une sec- 
tion à part dans le groupe actuel. 

(1) P. variegnia, Ueiclie, loc. cit. p. 394; Col. pi. 24, f. 8; Abyssinie. — 
texata, Clievrol. Aim. cl. 1. Son. entom. 1858, p. 321; Angola? — lapidosu, J. 
Tlioms. Arcliiv. entom. II, p. 167, pi. 7, f. 4; Gabon. — annnlicornis, ar- 
cuata, Clievrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 184; Vieui-Calabar. — decus- 
sala, Chevrol. ibid, 1856, p. 531; mémo pays. 

(2) Syn. Masticoceka, Dej. Cat. éd. 3, p. 371; nom précédemment employé 
par Klug pour des Hyménoptères. — Lamu Fab. 

(3) Lam. barhicornis, Fab. Syst. El. II, p. 284; Guinée. — M. albosignala, 
CboTi'ol. Ann. d. I, Soc. entom. 1858, p. 320, pi. 8, f. 3; môme pays. 



BABŒIDES. i^9 

CALOTHYRZA. 
J. Thoms. Physis, II, p. 168 (1). 

Femelle : Mandibules épaisses. — Tôte subrétractile, impressionnée 
entre les yeux , largement et fortement concave entre ses tubercules 
antennifères, ceux-ci très-divergents, tronqués au bout ; front trans- 
versal ; joues courtes. — Antennes robustes, revêtues d'un enduit Un, 
lâchement ciliées en dessous, subcylindracées, un peu plus courtes 
que les élytres, à articles 1 égal il 3 et à 4 isolés, coux-ci égaux, 5-1 1 
décroissant lentement. — Lobes inférieurs des yeux plus hauts que 
larges. — Prothorax subtransversal, cyUndrique, muni de deux sil- 
lons, l'un antérieur, l'autre à sa base, transversalement convexe entre 
eux; ses tubercules latéraux médians, coniques. — Ecusson arrondi 
en arrière. — Elytres médiocrement allongées, planes sur la suture, 
parallèles, obliquement rétrocies et tronquées à leur extrémité. — 
Pattes assez courtes ; cuisses très-robustes, renflées peu à peu en une 
grosse massue fusiforme; les quatre jambes antérieures arquées. — 
5° segment abdominal transversal, arrondi et subtronqué eu arrière. 
— Saillies mésosternale et prosternale des Malloma. — Corps assez 
allongé, robuste, revêtu d'une sorte d'enduit. 

La livrée est très-voisine de celle des Mallonia. Sur un fond d'un 
brun carmélite uniforme, l'unique espèce (2) du genre est ornée de 
deux taches d'un blanc pur sur chaque élytre : l'une voisine de la 
base, triangulaire; l'autre très-grande, commençant au niveau du 
milieu de la précédente et arrivant à peu de distance du sonmiet de 
ces organes ; celle-ci est plus ou moins entamée et quelquefois divi- 
sée en deux par la couleur du fond; les côtés du prothorax sont oc- 
cupés par deux grandes taches du même blanc. On retrouve à la base 
des élytres les fines granulations qui existent dans le môme point chez 
les Mallonia. 

Ce bel insecte est originaire de l'Himalaya et plus particuUèrement 
du Népaul. 

GROUFB V. Barœides. 

Cavités cotylo'ides intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes intermédiaires simples. 

Tôte non rétractile, peu distante des hanches antérieures ; ses tu- 
bercules antennifères échancrés au bout; front rectangulaire. — An- 
tennes plus ou moins frangées eu dessous, au maximum de la lon- 
gueur du corps; leur scape en massue, plus ou moins difforme. — 

(1) Syn. Phr-ïneta Weslw. 

(2) l'hryn. margaritifera, Wcstw. Tlic Caljin. of or. Eiitom. p. 11, pi. 5, 
f. 2. 



**0 LONGICOHNES. 

Yeux fortement granulés, échancrés; leurs lobes inférieurs transver- 
saux. — Prothorax tubercule latéralement. — Pattes au moins mé- 
diocres; hanches antérieures assez saillantes, anguleuses en dehors; 
tarses médiocres, à article i plus court que 2-3 réunis. — Saillies 
mésosternaie et prosternale lamelliformes, inermes, arquées sur leurs 
faces opposées. — Corps allongé, robuste. 

La divergence des crochets des tarses, la structure des antennes, et 
en particulier de leur scape, la petitesse relative des yeux, distinguent 
ces insectes des l'hrynétldes avec lesquelles ils ont beaucoup do rap- 
port. A ces caractères s'ajoutent chez trois de leurs genres un épis- 
tome anormal, et dans deux autres des jambes munies en dehors, 
près de leur base, d'une saillie dentiforme au-dessous de laquelle ces 
organes paraissent longuement sinués. Cet ensemble de particularités 
ne permet pas de réunir le groupe aux Phrynétides. Ses espèces sont 
toutes de grande taille, africaines, et ne constituent que les quatre 
genres suivants : 

I. Epislome saillant, bilobé ou échancré en avant. 
a Jambes normales : Phrynesthis. 

aa — dentées et sinuées en dehors. 

Tubercules latéraux du [irothoiax médians : Temnoscetis. 
~ ~ — antérieurs : Stenobia. 

II. Epistome très-court, coupé carjémcnt : Darœus. 

PHRYNESTHIS. 

Femelle ? : Tête fortement et triangulairement concave entre ses 
tubercules antennifères, ceux-ci médiocres, séparés à leur base par 
un étroit canal; front plus haut que large, un peu évasé en bas; épis- 
tome séparé de lui par une carène interrompue, largement bilobé; 
joues assez longues. — Antennes assez robustes, frangées en dessous 
à leur base,- un peu plus courtes que les élytres, à articles i robuste, 
un peu difforme, aminci à sa base, puis peu à peu en massue, 3 pas 
plus long que lui, égal à 4, celui-ci un peu arqué, 5-10 plus courts, 
décroissant à peine, H plus long que 10. — Protborax transversal, 
cylindrique, très-fortement et irrégulièrement ridé en dessus, médio- 
crement sillonné en travers à sa base et en avant; ses tubercules la- 
téraux robustes, coniques. — Kcusson parallèle, largement arrondi 
en arrière. — Elytres allongées, paraUèles, convexes, déprimées sur 
le disque, déclives en arrière, tronquées et denticulées à leur extré- 
mité, munies chacune à leur base d'une carène tuberculée. — Pattes 
assez longues, suhégales; cuisses linéaires. — ti<' segment abdominal 
lorlenient transversal, arrondi en arrière. — Saillies mésosternaie et 
prosternale médiocrement larges. — Corps allongé, massif. 

Le faciès est, au premier coup-d'œil, le même que celui des Pa- 



BARŒIDES. 441 

CHYSTOLA, et il est bien probable que quelques-unes de ces dernières, 
citées plus haut, appartiennent au genre actuel. Son espèce unique (1) 
est de grande taille et originaire de la région du Zambèse. 

TEMNOSCELIS Chevrol. (2). 

Femelle : Tôte fortement et triangulaireraent concave entre ses tu- 
bercules antennifôrcs, ceux-ci médiocres, subcontigus à leur base; 
front subéquilatérai, traversé en entier par deux carènes formant une 
croix de Saint-André; épistome saillant, triangulaire, largement échan- 
cré en avant ; joues longues. — Antennes assez robustes, pubescentes, 
dcnsément frangées en dessous dans leurs 2/3 basilaires, à articles 1 
très-gros, en massue arquée, échancré à sa base au côté externe, an- 
guleux à son sommet interne, 3 à peine plus long que lui, subégal à 
4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Prothorax subtransver- 
sal , muni sur le disque d'une dépression rhomboïdale nettement li- 
mitée, et sur les côtés de deux gros tubercules médians, coniques et 
aigus. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, pa- 
rallèles, transversalement déprimées à leur base, déclives et tronquées 
eu arrière, largement échancrées en arc à leur base avec les épaules 
surmontées d'une épine. — Pattes longues, égales; cuisses sublinéai- 
res , toutes les jambes largement sinuées en dehors au-dessus de leur 
milieu, le sinus limité en haut par une dent anguleuse. — S» segment 
abdominal égal à 3-4 réunis, en triangle curviligne. — Saillie méso- 
sternale assez étroite, fortement inclinée en arrière. — Saillie proster- 
nale très-étroite , très-convexe , verticale postérieurement. — Corps 
assez allongé, massif, revêtu d'une sorte d'enduit et hérissé de quel- 
ques cils fins. 

L'espèce typique {Waddcli Chevrol.) du genre ressemble à un Mo- 
nohammide. Elle est originaire du Vieux-Calabar, d'un brun enfumé 
uniforme, avec une grande tache interne sur le scape des antennes 
et deux sur chaque élytre , d'un noir velouté et étroitement bordées 
de blanc sale; l'antérieure de ces dernières est grande et oblique, la 
postérieure assez petite; les élytres sont très-finement pointillées et 
ont quelques granulations h leur base; le reste du corps est lisse. 
M. Clievrolat eu a décrit deux autres espèces (3) du môme pays qui 
me sont inconnues. 

(1) P. pachysloloides. Nigra, opaca, subtus indumento corvino obtecla pilis- 
quo brevibus albis parce irrorata, supra bnuineo nouiuhil variegata; clytris basi 
granosis, brcvitcr ac longitudinaliter nigro-fasciculatis, siugiilo litiiris diiabus 
transvcrsis valdeiiuc plicatis (altcra média, altéra aDte apicem), sordirle albis. 
Long. 34 mill. Coll. de M. le comte Mniszcch. 

(2) Rev. et Mag. do Zool. 185.'), p. 185; sans exposition de caraclèreg. M. S. 
Thomson (Syst. Cerambyc. p. 79) s'est borné égaicmcnl à mentionner lu genre. 

(3) 7". biemarginata, fuscicornis, Chevrol. Ibid. 1856, p. 185. 



442 



Femelle ? : Tète étroitement et fortement concave entre ses tuber- 
cules antennifères, ceux-ci saillants, contigus à leur base, épineux k 
leur sommet interne; front subéquilatéral, fissile dans son milieu sur 
son bord antérieur; épistome saillant, trisinué en avant; joues lon- 
gues. — Antennes médiocrement robustes, fusciculées en dessous à 
leur base, à peine de la longueur du corps, à articles 1 gros, difforme, 
en massue, resserré à sa base et avant son sommet, 3-4 subégaux, un 
peu flexueux, S-10 plus courts, subégaux, 11 plus grand que 10. — 
Prothorax aussi long que large, quadrangulaire dans ses 3-4 anté- 
rieurs, brusquement resserré en avant, muni de trois tubercules mé- 
diocres sur le disque et de deux latéraux coniques au-delà de son mi- 
lieu. — Ecusson eu triangle curviligne. — Elytres assez allongées, un 
peu rétrécies en arrière, convexes, déprimées et munies d'une crête 
à leur base, renflées après leur milieu, déclives, tronquées et chacune 
bidentées en arrière. — Pattes un peu moins longues que celles des 
Temnoscelis, du reste pareilles. — 5" segment abdominal un peu plus 
long que 4, à peine arrondi en arrière. — Saillies mésosternale et 
prosternale des Temnoscelis. — Corps allongé, pubescent et en partie 
revêtu d'une sorte d'enduit. 

Genre le plus singulier du groupe actuel, étabU sur un insecte du 
Gabon qui m'a été communiqué par M. le comte Muiszech, comme 
ayant reçu de M. J. Thomson les noms de Stenobia Pradieri (1), mais 
qui n'existe pas dans les écrits de ce savant entomologiste. 11 n'y a 
que le Thylaclus angularis do la Malaisie et du groupe des Xylorhizides 
qui s'en rapproche sous le rapport de la forme générale. 

BARŒUS. 
]. Tiious. Archiv. entom. II, p. 163. 

Mâle (2) : Mandibules assez longues, obliques au repos, sinuées en 
dehors, arquées à leur extrémité. — Tète déprimée entre les yeux, 
largement et fortement concave entre ses tubercules antennifères, 
ceux-ci robustes, assez grands; front équilatéral; joues allongées. — 

(1) S. Pradieri. Subtus induineoto cervino obtecla, capitis vertice prollio- 
raceqiie brunneo-holosericeis, hoc viltis lril)U9 (una discoidali reliquis lalerali- 
biis) alliesccnlibus; elylris basi nonniliil asperatis, griseo-puliesccntibus, siii- 
gulu fascia lata margiiiali autc apicem desinentc, biuuneo-holosericca. Long. 
25 mill. 

(2) L'exemplaire qui a servi à M. }. Tliomson et qu'il a bien voulu ms com- 
muniquer, a ét6 regardé par lui comme une femelle. La grandeur rolaiiTC do 
8CS mandibules et l'ailongemcnt de ses pattes antérieures prouvent que c'est un 
mile. 



xyLonmziDEs. 443 

Antennes assez robustes, assez densément ciliées en dessous, de la 
longueur du corps, à articles 1 gros, difforme, eu massue, resserré 
près de sa base et de son sommet, plus court que 3 et que A, ceux-ci 
un peu fiexueux, 5-10 décroissant, H plus grand que 10. — Prolhorax 
plus long que large, cylindrique, tri-tuberculé sur le disque, muni 
de deux sillons transversaux bien marqués en avant et à sa base; ses 
tubercules latéraux mé^ans, médiocres, épineux, très- aigus.— Ecus- 
son arrondi en arrière. — Elytres allongées, un peu aplanies sur le 
disque, parallèles, à peine déclives en arçière, tronquées au bout, avec 
leur angle externe épineux ; munies d'une assez longue crête denti- 
culée à leur base; leurs épaules obtuses. — Pattes assez longues, les 
antérieures un peu plus que les autres; cuisses sublinéaires; les quatre 
jambes postérieures longuement ciliées sur leur tranche externe. — 
5" segment abdominal grand, en triangle curviligne prolongé en une 
saillie obtuse. — Saillie mésosternale médiocrement large; la proster- 
nale étroite, élargie et fléchie postérieurement. — Corps très-allongé, 
pubescent. 

La forme particulière qu'affecte l'épistome dans les trois genres qui 
précèdent a disparu dans celui-ci. 11 ne comprend qu'une grande es- 
pèce (1) du Gabon d'un roux pâle, avec une grande tache grise, com- 
niune, irrégulière, au sommet des élytres, et ^ne lâche allongée 
d'un brun velouté à la base de chacun de ces organes, en dedans des 
épaules. 

Groupe VI. Xylorhizide». 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Un sinus dorsal, en général profond, aux jambes in- 
termédiaires. 

Tète non rétractilo (subrétraclile chez Thylactus), médiocrement 
.distante des hanches antérieures; front rectangulaire. — Antennes 
au maximum de la longueur du corps ; leur scape en c6ne renversé 
ou suhcylindrique. — Yeux fortement granulés, échancrés. — Pro- 
thorax tubercule ou inerme. - Eljtres le débordant fortement à leur 
base, jamais arrondies en arrière. — Pattes médiocres, subégales; 
hanches antérieures plus ou moms saillantes, cylindriques chez la 
plupart, anguleuses en dehors; tarses courts, à article 1 moins long 
que 2-3 réunis. — Saillies stornalcs lamelliformes, inermes, arquées 
ou déclives sur leurs faces opposées, très-étroites, surtout la proster- 
nale. — Corps allongé, massif. 

Sans leurs jambes pourvues d'un sinus dorsal, ces insectes ne pour- 
raient pas être séparés dos Barœides, dont, à part cela, rien d'impor- 
tant ne les sépare. La plupart sont des insectes remarquables, soit par 
leur forme générale, soit par leur livrée; tous sont de grande taille. 

(1) A. aurisecator, J.,Tlioins loc. cit. ji. lOi, pi. 6, f. 10. 
Coléoptères. Tome X. 3 



444 LONGICOBNES. 

Sauf un (Ctmatura), originaire de l'Afrique, leurs genres sont propres 
aux Indes orientales. 

I. Protliora\ tubercule latéralement. 

Elytres parallèles : Cymatura. 

— brusquement élargies en arriére : Thylactus. 

II. Prothorax inerme latéralement. 

Elytres isolément acuminées au bout : Xylorhisa. 

— tronquées : jElholopus. 

CYMATURA. 
Gerst/ECK. Monaisber. d. Berlin. Acad. 1855, p. 266. 

Femelle? : Mandibules robustes. - Tête sillonnée du vertex au bas 
du front, excavée entre les yeux, très-fortement concave entre ses 
tubercules antennifôres ; ceux-ci saillants, échancrés au bout, distants 
à leur base ; front transversal ; joues médiocres. - Antennes mates, non 
ciliées en dessous, assez robustes, un peu plus courtes que le corps, 
à articles i subcylindrique, Ironqué en dessous à sa base, 3 un peu 
plus long que lui et que i, 5-11 plus courts, décroissant à peine, 5-10 
subanguleux à leur sommet interne. - Lobes inférieurs des yeux 
transversaux, subobliques. - Prothorax cylindrique, aussi long que 
large, transversalement sillonné à sa base et assez lom de son bord 
antéi'ieur, muni de deux petite tubercules arrondis sur le disque et 
de deux latéraux cylindriques, un pou en dessous do son milieu. — 
Ecusson arrondi en arrière. - Elytres allongées, subdéprimées sur 
le disque, parallèles, tronquées en arrière ; leurs épaules arrondies. 
_ faites médiocres, robustes; cuisses linéaires, les postérieures plus 
eourtes que les deux 1°" segments abdominaux. - 5» segment de 
l'abdomen en triangle curviligne transversal, villoux et sinué au bout. 
_ Saillies mésosternale et prosternale très-étroites; celle-ci élargie 
et à peine fléchie en arrière. - Corps allongé, revêtu d'une épaisse 
pubescencfi sublanuginense. 

Genre remarquable, ayant pour type une belle et grande espèce (1) 
de Mozambique, h laquelle sa forme générale et sa livrée donnent 
le faciès des Cérambycides du genre Euuybatus. Elle est d un noir 
nrofond velouté, avec la tête, le prothorax , une grande tache sur 
le métasternum, les segments abdominaux (sauf le dernier), et deux 
bandes transversales sur les elytres (l'une avant, l'autre après leur 
milieu) d'un beau jaune orangé translucide; ces derniers organes 
présentent une multitude de petites élévations sublasciculées. 

(1) C.bifoscùdn, Gcrstack. loc. cit. et in Pctors, Uels. n. Mosamb.; Entom. 
11. nt>, 1>1. 19, f- '■>■ 



ZÏLORHIZIDES. 445 

THYLACTHS. 
Pascoe, Proceed. ofthe Zool. Soc. 1866, p. 242. 

Femelle? .--Mandibules robustes.- Labre muni d'une carène trans- 
versale en arc de cercle. - Tôte plus forte que celle des Cïmatura, 
du reste pareille. — Antennes assez robustes, pubescentes, à peine 
cihoes en dessous, un peu plus coui'tes que le corps, à articles i très- 
robuste, en massue arquée, un peu plus court que 3, celui-ci et i sub- 
ôgaux, S-H plus courts, décroissant lentement. — Yeux des Cymatura. 
-Prothorax subtransversal, cylindrique, un peu inégal sur le disque, 
transversalement sillonné en avant et à, sa base, muni sur les côtés 
de deux forts tubercules médians. — Ecusson arrondi en arrière. — 
Elytres allongées, régulièrement convexes et comme arquées en des- 
sus, parallèles, brusquement dilatées et largement tronquées en ar- 
rière; leurs épaules obtuses. — Pattes courtes, robustes; cuisses peu 
à peu épaissies, les postérieures de la longueur des deux 1"" segments 
abdominaux. — 5" segment abdominal en triangle curviligne trans- 
versal, sinué au bout. — Saillies mésosternale et prosternale étroites, 
surtout celle-ci. — Corps allongé, robuste, finement et densément pu- 
bescent. 

L'unique espèce (1) du genre a, comme je l'ai dit plus haut, une 
certaine ressemblance avec la Stewo^iaPradim du groupe précédent, 
mais elle est notablement plus grande. Sa livrée est d'un roux vineux 
clair, rembruni par places et passant au brun velouté sur le prothorax 
et la base des élytres, avec une grande tache de même nature et mar- 
ginale, immédiatement sous le milieu do chacune do ces dernières; 
leur ponctuation est très-fine et disposée en rangées régulières. Ce bel 
insecte a été découvert à Poulo-Pinang. 

XYLORHIZA. 
(Dei.) De Casteln. IHst. nat. d. Col. II, p. 476. 

Femelle ? : Mandibules robustes, assez saillantes, di'oiles, arquées 
au bout. — Tôte pareille h celle des Cymatuha. — Antennes assez ro- 
bustes, un peu plus courtes que le corps, à articles 1-3 et la base de 
-i, densément villeux et munis d'une frange épaisse de courts cils en 
dessous; 1 subcylindrique, resserré à sa base, égal à 3, celui-ci plus 
grand que i, -4-11 décroissant à peine, finement pubescents. — Lobes 
inférieurs des yeux allongés. — Prothorax presque aussi long que 
large, rétréci dans sa moitié antérieure, transversalement convexe et 
arrondi sur les côtés dans sa moitié postérieure, lougitudinalemenl 
ridé en dessus, bisinué à sa base. — Ecusson arrondi en arrière. — 

(1) T. angularis, Pascoe, loc. cit. pi. 27, f. 6. 



446 LONGICORNES. 

Elytres très-allongées, réguliÈrcment convexes, parallèles, rétrécies et 
isolément acuminées au bout. — Pattes médiocres, robustes ; cuisses . 
sublinéaires , les postérieures dépassant un peu le 2» segment abdo- 
minal. — 3" segment abdominal grand, en triangle curviligne régu- 
lier. — Saillie mésosternale assez large pour le groupe actuel. — 
Saillie prosternale beaucoup plus étroite, élargie et à peine fléchie en 
arrière. — Corps très-allongé, pubescent et viUeux. 

Genre très-tranché si on le limite à l'espèce (1) des Indes orientales 
sur laquelle il a été établi, indéfinissable si l'on y conserve quelques 
espèces africaines (2) qui y ont été introduites. 

L'espèce en question est très-grande et très-belle. L'épaisse pubes- 
cence soyeuse dont elle est revêtue est d'un riche brun marron varié 
pai'tout de jaune paille; sur les élytres, ces deux couleurs forment 
des lignes longitudinales; ces organes sont finement et flexueusement 
striés, avec les intervalles entre les stries légèrement arrondis. Cet 
insecte habite la presqu'île Malaise et les îles de la Sonde. 

^THOLOPUS. 
Pascoe, Longic. Mulayan. p. 160. 

Mâles : Mandibules épaisses, assez saillantes, droites, brièvement 
arquées au bout. — Tête fortement et triangulairement concave entre 
ses tubercules antennifères ; ceux-ci contigus à leur base, très-diver- 
gents; front fortement transversal; joues assez longues. — Antennes 
assez robustes, à peine ciliées en dessous, presque de la longueur du 
corps, à articles 1 robuste, subcylindrique, tronqué obliquement à sa 
base, 3 plus long que lui et que i, noueux au bout, i-11 décroissant 
peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux plus hauts que larges, sub- 
obliques. — Prothorax transversal, cylindrique, h peine silloimé en 
travers en dessus, parfois {scalaris) fortement en avant, légèrement 
arrondi sur les cétés. — Elytres médiocrement allongées, planes sur 
le disque, parallèles dans leurs 3/-i antérieurs, rétrécies, obliquement 
déclives et tronquées en arrière. — Pattes courtes, robustes; cuisses 
peu il peu épaissies, les postérieures égales aux deux 1"' segments 
abdominaux. — S" segment abdominal assez grand, en triangle cur- 
viligne régulier. — Saillies sternales étroites. - Femelles inconnues. 

(1) X. venosa. De Castcln. loc. cit.; on n'en a qu'une mauvaise figure pu- 
bliée par Liilreille (Ri'gii. anitn. 111, pi. 18, f.7) sous le nom de Lamic veinée. 

(2) X. spumans, Guéi.-Méncv. Rcv. Zoo'. 1847, p. 8; Natale- fasciala, 
Guêr.-Miî-nev. in Lefebvre, Voy. en Abyssin.; Entom. p. 328, pi. 5, f . 8; Ahys- 
sinie. — Ces deux insectes me sont inconnus, mais leur prothorax étant tuber- 
cule laUiralcment et leurs élytres tronquées en arriéic, il est évident (pi'ils 
sont étrangers au genre actuel. Il n'est pas dit si leurs .jambes intermédiaires 
sont échancrées en dehors ou non. Dans la négative, ils appanicndraienl au 
groupe précédent et seraient prohahlcment voisins des Phhïnestuis. 



OMACANTHIDES. 447 

M. Pascoe en décrit deux espèces (1) de Ceram, de taille moyenne 
pour le groupe actuel. Toutes deux ont sur chaque élytre deux grandes 
taches dilacérées d'un blanc sale; mais chez l'une {exutus), le fond 
de la livrée est noir, chez l'autre {scalaris) d'un brun verdàtre; ces 
organes sont assez fortement ponctués; le pi'othorax est finement ru- 
gueux. 

Groupe VU. Omaoanthidet. 

Cavités cotyloïdes ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — 
Un sinus dorsal aux jambes intermédiaires. 

Tête non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieu- 
res, renflée sur le vertex; front rectangulaire. — Antennes très-lon- 
gues chez les (f connus, non ciliées en dessous; leur scape en cône 
renversé. — Yffux fortement granulés, échancrés. — Prothorax épi- 
neux latéralement. — Elylres débordant très-fortement sa base. — 
Pattes longues, les antérieures plus que les autres chez les o" connus; 
hanches antérieures assez saillantes., anguleuses en dehors; tarses 
courts, à articles i moins long que 2-3 réunis, 4 très-grand. — SailUes 
sternales lamelliformes, inernies, arquées sur leurs faces opposées. — 
Corps allongé, massif; faciès des Monohammides. 

Trois beaux genres, dont un (Ithocritus) nouveau et dont les deux 
autres sont remarquables par la très-grande taille de leurs espèces, 
composent ce groupe. L'allongement des pattes antérieures chez ceux 
de leurs mâles qui sont connus apparaît ici pour la première fois dans 
la division actuelle et persistera dans les premiers des groupes qui 
suivent. L'un d'eux (Omacantha) est propre à l'Afrique, les deux au- 
tres aux Indes orientales. 

L Epaules des élytres épineuses : Omacantha. 
II. — — inermes. 

Antennes sans sillons ni fossettes : Ithocritus. 
— munies de sillons et de fossettes : loesse. 

OMACANTHA. 
A. Ssnv. Ann. d. l. Soc. enlom. 1835, p. 89 (2). 

Mâle : Mandibules saillantes, très-robustes, obtusément carénées 
sur leur bord externe. — Tête très-forte, débordant le prothorax, lar- 
gement et à peine concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci 

(1) j€. exutus, scalaris, Pascoe, loc. oit, p. 161; le second est figuré pi. 9, 
f. 6. 

(2) Syu. Petrognatha, Leach in Bowdicli, A Mission to Asbanlee (in-4", 
Londou, 1819), genre non caraclérisé, — LAMuFab., J. Thoms. — Ceraubyx 
Oliv. 



448 i.oNc.iroBKES. 

courts; front transversal; joues allongées. —Antennes assez robustes, 
finement pubescentes, deux fois au moins aussi longues que le corps, 
à articles 1 gros, en cône arqué, 3 près de trois fois aussi grand que 
lui, flexueux, 4-10 plus courts, décroissant peu à peu, i) beaucoup 
plus long que 10.— Lobes inférieurs des yeux grands, transversaux. — 
Prothorax court , cylindrique, très-rugueux en dessus et traversé par 
deux sillons anguleux fortement marqués assez loin de sa base et de 
son bord antérieur; ses épines latérales très-longues, redressées. — 
Ecusson assez long, parallèle, largement arrondi et sinué en arrière. 

— Elytres amples, très-convexes, parallèles, isolément arrondies en 
arrière avec la suture brièvement épineuse, granuleuses à leur base, et 
munies chacune d'ime grosse élévation près de celle-ci ; leurs épaules 
saillantes et surmontées d'une épine. — Pattes antérieures plus lon- 
gues que les autres ; cuisses postérieures un peu plus courtes que les 
élytres; toutes les jambes flexueuses; tarses larges. — 5" segment ab- 
dominal transversal, rétréci et tronqué en arrière. — Saillies méso- 
sternale et prosternale de largeur médiocre. — Corps tfès-robusto, 
revêtu d'une pubescence très-dense, à reflets moirés et veloutés en 
dessus. 

Femelle : Mandibules planes en dessus. — Tête presque aussi forte. 

— Antennes de 1/3 seulement plus longues que le corps, à article H 
un plus grand que 10. — 5« segment abdominal plus rétréci. 

On n'en connaît qu'une espèce (1) de la taille des Batoc.f.ra de se- 
conde grandeur, mais encore plus robuste. Elle est d'un brun noirâtre, 
avec les élytres d'un blanc jaunâtre ou virescent, sauf une grande 
tache marginale, submédiane, en carré allongé et d'un noir velouté 
sur chacune d'elles. Ce bel insecte paraît se trouver dans toutes les 
parties de l'Afrique où croit le baobab et n'est pas rare dans les col- 
lections. 

ITHOCRITUS. 

Mâle : Mandibules assez saillantes, presque droites, arquées au bout. 

— Tôte assez fortement concave entre ses tubercules antennifôres, 
ceux-ci médiocres, fortement séparés; front transversal; joues médio- 
cres. — Antennes deux fois au moins aussi longues que le corps , à 
articles! quatre fois plus court que A, 5-10 de 1/3 moins long que ce 
dernier, décroissant à peine, 11 plus grand que 10. — Lobes inférieurs 
des yeux en carré subéquilatéral. — Prothorax transversal, traversé 
par deux sillons, l'un anguleux, distant do son bord antérieur, l'autre 
droit, voisin de sa base; ses épines latérales médiocres. — Ecusson en 
triangle curviligne. — Elytres allongées, subcylindriques, arrondies 
en arrière avec la suture brièvement épineuse ; leurs épaules obtuses, 

(1) Lam. qigas, Fab. Syst. El. II, p. 281 [Cer. id. OIW. Entom. IV, 67, 
p. 59, pi. 13, f. 91). 



OHACANTHIDES. 449 

à peine saillantes. — Pattes très-lougues; jambes antérieures arquées. 
Apres au côté interne; cuisses rugueuses sur leurs deux faces. — 
5" segment de l'abdomen court, en triangle curviligne. — Saillies 
mésoslernale et prosternaie do largeur médiocre. — Corps pubescent. 

Femelle : Antennes jiresque aussi longues que celles du mâle. — 
Cuisses et jambes antérieures lisses, les premières beaucoup moins 
robustes. — S° segment de l'abdomen pas plus long, prolongé dans 
son milieu en une assez longue saillie lamelliforme, parallèle et écban- 
crée au bout. 

Le genre est établi sur le Monohammus ruber de Hope (1), insecte 
qui n'est pas même un Monohammide, le seape de ses antennes étant 
sans aucun vestige de cicatrice à son extrémité. Il est grand, noir en 
dessous avec des taches d'un rouge ocracé, de cette dernière couleur 
en dessus, avec deux bandes latérales sur le prothorax et huit à neuf 
petites taches sur chaque élytre, noirs; nulle part on ne voit sur ses 
téguments aucime trace de ponctuation. Cette belle espèce, originaire 
de l'Assam, n'est pas bien rare dans les collections. 

lOESSE. 
J, Thohs. Syst. Cerambyc, p. 68. 

Femelle : Mandibules épaisses, assez saillantes, presque droites, 
obliques au repos. — Tête ample, transversalement renflée sur le ver- 
tM, plane entre les antennes; ses tubercules antennifères aplatis; 
front grand, très-plan, équilatéral; joues assez longues. — Antennes 
assez robustes, glabres, brièvement ciliées à leur base en dessous, 
alutacées, poreuses, un peu plus courtes que les élytres, à articles 1 
gros, en cône renversé, beaucoup plus court que 3, celui-ci plus long 
que 4, S-14 décroissant peu à peu, munies de fossettes allongées sur 
4-7. — Lobes inférieurs des yeux aussi hauts que larges. — Protho- 
rax transversal, cylindrique, bisinué à sa base, transversalement sil- 
lonné près de cette dernière et loin de son bord antérieur; ses tuber- 
cules latéraux submédians, longs et épineux. — Ecusson arrondi en 
arrière. — Elytres assez allongées, subcylindriques, déclives et arron- 
dies en arrière, leurs épaules très-obtuses, impressionnées en dedans. 
— Pattes courtes, robustes; cuisses sublinéaires, les postérieures ne 
dépassant pas le 2" segment abdominal. — 5° segment de l'abdomen 
transversal, en triangle curviligne, prolongé en une petite sailhe ca- 
naliculée. — Saillie mésosternalo déclive, étroite, triangulaire. — 
Saillie prosternaie à peine plus large, tronquée en arrière. — Corps 
allongé, très-massif, pubescent. 

On voit reparaître ici, pour la première et la dernière fois, la sculp- 
ture des antennes signalée pins haut chez les Céroplésides, ce qui 

(1) Trans. ofllie Lin. Soc. XVIII, p. 441, pi. 30, f. 5 o". 



4S0 LONGICORNES. 

m'avait d'abord engagé à classer ce genre parmi ces dernières ; mais 
ses autres caractères sont trofj évidemment ceux du groupe actuel 
pour qu'on puisse lo placer ailleurs. 

Il ne comprend qu'une très-grande et belle espèce {sanguinolenta 
J. Thoms.) de Malacca, en entier d'un rouge de cinabre mat et rem- 
bruni en dessus, plus clair en dessous, avec les antennes (sauf le i" 
article), le sommet des cuisses et les 2/3 basilaires des jambes, noirs; 
nulle part ses téguments ne présentent le plus léger vestige de sculp- 
ture. 

Groupe VIII. Rbodopides.' 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Jambes intermédiaires entières. 

Tête non rétractilc, peu distante des hanches antérieures; front lé- 
gèrement trapéziforme. — Antennes peu robustes, non ciliées en des- 
sous, plus longues que le corps; leur scapo en cône renversé, leur 
3« article renflé au bout chez les o". — Yeux finement granulés, 
échancrés. — Prothorax inerme ou très-finement tubercule sur les 
côtés. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes de 
longueur relative variable ; hanches antérieures médiocrement sail- 
lantes, anguleuses en dehors ; tarses courts, à article 1 moins long que 
2-3 réunis. — Saillies sternales lamelliformes, la prosternaJe simple. 
— Corps de forme variable.. 

Cette formule ne s'applique qu'à deu.t genres des Indes orientales, 
si difTérents, au premier coup-d'œil, qu'on croirait qu'ils n'ont que 
des rapports très-éloi^'iiés, l'un (Uhodopis) ayant un faciès de Mo- 
nohammides, l'autre (Ipbiothf.) celui des Citiopsis et^^les Sn.EnoNO- 
TUS du groupe des Acanthodérides. Mais en y regardant de plus près 
on ne tarde pas à reconnaître qu'ils ne sont que des modifications 
d'un môme type. 

I. Saillie mésoslerualB iiipiiiic; corps allongi'î : Klwdopis. 

II. — — liiberculée; corps court i:t large: //j/iio//«;. 

RKODOPIS. 
J TiioMs. Archiv. enlom. I, p. "-l. 

Mâle : Tète fortement concave entre ses tubercules antennifèrcs; 
ceux-ci saillants, contigus à leur base; front anssi haut que large; 
joues assez longues. — Antennes finement pubescentes, trois fois au 
moins aussi longues que le corps, à articles I légèrement arqué, at- 
teignant le milieu du protbora.x, 3 plus long que lui, renflé en une 
massue ovalaire au bout, 4-H décroissant lentement, 11 beaucoup 
plus grand que 10. — Prolhorax aussi long que large, finement sil- 
lonné en travers à sa base et en avant, muni de chaque côté d'un 



RHODOPIDES. 4SS1 

petit tubercule conique à peine distinct. — Ecusson en triangle cur- 
viligne. — Elytres médiocrement allongées, subparallèles, un pou 
rétrécies et subtronquées en arrière. — Patles longues, surtout les 
antérieures ; cuisses en massue fusiforme, les postérieures aussi»lon- 
gues quo l'abdomen ; tarses médiocres, les antérieurs un peu dila- 
tas. _ go segment de l'abdomen en triangle curviligne fortement 
transversal.— Saillies mésosteriialo et prosternale médiocrement lar- 
ges. — Corps assez allongé, pubescent. 

Femelle : Antennes presque aussi longues que celles du mâle, à ar- 
ticle 3 simple. — Pattes un peu plus courtes, subégales ; tarses anté- 
rieurs pareils aux autres. — 5" segment abdominal beaucoup plus 
long, en triangle curviligne. 

M. J. Thomson n'en décrit qu'une espèce {pubera). Elle est d'un 
gris vcrdàtre en dessous, brune en dessus avec des lignes longitudi- 
nales jaunes sur le prothorax et une foule de marbrures en partie 
confluentes et de la même couleur sur les élylres qui sont assez den- 
sément poinlilléos, sauf à leur extrémité. Cet insecte habite le Sylhet. 

IPHIOTHE. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 254. 

Mâle: Palpes maxillaires du double plus longs que les labiaux; 
leur dernier article allongé, pou à peu et faiblement épaissi, tronqué 
au bout. — Mandibules assez saillantes, robustes. — Této des Rno- 
DOPis, sauf le front plus allongé. — Antennes (1) pubescentes, à ar- 
ticles 1 robuste, cylindrique, atteignant au moins le milieu du pro- 
thorax, 3 aussi long que lui, très-fortement renflé au bout, i beau- 
coup plus court que lui, moins long et plus épais que 5. — Lobes 
inférieurs des yeux grands, transversaux. — Prothorax des Rhodopis, 
inerme latéralement. — Ecusson en triangle curviligne allongé. — 
Elytres courtes, parallèles, planes dans leurs 2/3 antérieurs, subver- 
ticalement déclives et tronquées en ariiôro. — Pattes robustes, sub- 
égales; cuisses peu à peu on massue; les postérieures presi[no aussi 
longues que l'abdomen ; tarses densément ciliés. — S° segment ab- 
dominal court, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale assez 
large, obtusément tnberculée. — Saillie prosternale plus étioite, ar- 
quée en arrière. — Corps court, inassif, pubescent. 

L'espèce typique (2) est originaire de Bornéo, de taille liiédiocre, 
d'un noir grisâtre, avec un grand nombre de petites taches noires et 

(1) Ces organes sont incomplets diins l'unique exemplaire que possède 
M. Pascoe. La forme do leur 3° arltcle indique que c'est un mâle, tandis que 
par ce qui en reste, on voit qu'elles doivent ne pas dépasser beaucoup le som- 
met tics dlytres. 

('2) /. criopsioides, Pascoe, loc. cit. p. 255. 



452 tONGirOBNES. 

jaunes, disposées en rangées régulières et formant une marqueterie 
élégante sar les élytres ; ces organes sont un peu âpres à leur base. 

Groupe IX. Protonarthridea. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Tête non rétractile, peu distante des hanches antérieures ; front tra- 
péziforme. — Antennes sétacées, très-longues chez les o"; leur scape 
difforme, allongé. — Yeux subfortement granulés, échancrés. — Pro- 
tliorax inerme latéralement. — Elytres le débordant fortement à leur 
base. — Pattes longues, les antérieui'es beaucoup plus que les autres 
chez les o" ; hanches de la même paire globoso-coniques, saillantes ; 
tarses assez longs, à articles i égal à 2-3 réunis, 4 très-grand. — Corps 
allongé, robuste ; /'actes des Monohammides. 

M. J. Thomson, qui a établi ce groupe, y a compris deux genres 
dont l'un (Dulichium) appartient aux Métonidos (1). L'autre, remar- 
quable par l'ensemble de ses caractères et surtout la forme anormale 
(lu scape de ses antennes, est une de ces formes isolées qui sont si 
nombreuses chez les Longicornes. Il est propre à l'Afrique intertro- 
picale. 

PROTONARTHRON. 

J. TnoMS. Archiv. entom. II, p. 180. 

Mâle : 'fôte fortement et étroitement échaacrée entre ses tubercu- 
les antennifères ; ceu.x-ci saillants, contigus à leur base; front un peu 
plus haut que large, fortement évasé en bas ; joues allongées. — An- 
tennes à peine pubescentes, hérissées en dessous dans leur moitié ba- 
silaire de longs poils fins serrés, deux fois et demie aussi longues que 
le corps, à articles 1 long, aplani et densément villeux en dessous, 
brusquement dilaté dans sa moitié terminale interne, un peu arqué, 
3 un peu pins grand que lui, plus long que 4, S-10 graduellement 
allongés, 11 égal aux cinq derniers réunis. — Yeux rapprochés en 
dessus : leurs lobos inférieurs grands, subéquilatéraux. — Prothorax 
aussi long que large, cylindrique, traversé par deux faibles sillons, 
l'un antérieur, l'autre basilaire. — Ecusson équilatéral, arrondi en 
arrière. — Cuisses peu à peu et médiocrement épaissies ; les posté- 
rieures presque de la longueur de l'abdomen ; tarses assez larges. — 
S» segment abdominal assez long, rétréci et tronqué en arrière. — 
Saillies raésqsternale et prosternale étroites; la 1" déclive, la 2" flé- 
chie en arrière. — Corps pubescent. 

L'unique espèce (2) du genre est d'assez grande taillo et d'un gris 

(1) Voyez plus haut, p. .ÎSS. 

(2) P. diabolicum, 3. Tlioms. loc. cit. p. 181, pi. 6, f. 4; Gabon. 



ACMOCÉRIDlîS. 453 

foncé avec une multitude de taches d'un noir mat, la plupart con- 
fluoQtes ; son prothorax et ses élytres sont finement ponctués, le pre- 
mier peu densément. 

Groupe X. Aamooérïdei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Mandibules minces, assez longues, obliques au repos. — Tôte non 
rétractile, peu distante des hanches antérieures; front trapéziformo. 
— Antennes grêles, sétacées, au maximum dépassant médiocrement 
les élytres; leur scape en massue, plus ou moins difforme. — Pro- 
thorax tubercule sur les côtés en deçà de son milieu. — Elytres le dé- 
bordant fortement à leur base. — Pattes longues, les antérieures plus 
grandes que les autres chez les (J'; hanches de la môme paire globu- 
leuses, peu saillantes, fortement anguleuses en dehors ; jambes lou- 
gitudinalement carénées au moins sur une de leurs faces ; tarses mé- 
diocres, à article 1 des postérieurs au maximum égal à 2-3 réunis. — 
Saillies sternales lamelliformes, simples. — Corps robuste. 

Ce groupe, également établi par M. J. Thomson, est très-naturel 
et ne comprend que les deux genres africains qu'il y a admis. Leurs 
espèces sont assez grandes et (surtout Acmocera) rappellent par leur 
(actes les Monohammides, également africains, du genre Lophoptera. 
Un de leurs caractères, la carène longitudinale dont leurs jambes sont 
munies, est intéressant en ce qu'il n'y en a pas un second exemple 
dans la division actuelle. 

I. Tubercules du prothorax robustes, submédians : Acmocera. 
n. — — petits, subbasilaires : Acrydoschema. 

ACMOCERA. 
(Dei.) J. TiioHs. Archiv. entom. II, p. 181. 

Mâles : Tôte débordant le prothorax, peu à peu rétrécie en arrière ; 
étroitement et fortement concave entre ses tubercules antennifères; 
ceux-ci assez grands, médiocrement divergents; front aussi haut que 
large ; joues allongées. — Antennes finement pubescenles, munies de 
quelques cils eu dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 
1 gros, en massue ovalaire au bout, échancré à sa base en dessous, 
3 beaucoup plus long que lui et guère plus que 4, 5-10 décroissant 
rapidement, 11 en forme de grifl'e aiguë. — Lobes inférieurs des 
yeux fortement transversaux. — Prothorax subtransversal, cylindri- 
que, plus ou moins pluri-noueux sur le disque, resserré on avant et 
eu arrière, dilaté sur les côtés en deux forts tubercules coniques, 
aigus et submédians. — Ecusson en carré arrondi aux angles. — 



*54 lONGICORNES. 

Elytres médiocrement allongées, convexes, légèrement atténuées et 
arrondies en arrière, rectilignes en avant et m\imes chacune d'un 
renflement basilaire. — Pattes très-robustes, subégales; cuisses pé- 
donculées à leur base, puis dilatées en une forte massue ovalairo 
et comprimée, surmontée aux antérieures d'une crête. — 5" segment 
abdominal convexe, en triangle curviligne transversal, égal aux deux 
précédents réunis. — Saillies mésosternale et prosternale assez lar- 
ges, parallèles; la i'" déclive, la 2" fléchie en arrière. — Corps assez 
allongé, robuste, pubescent. 

Femelles : Tôte plus large. — Antennes un peu plus courtes que le 
corps, pareilles, du reste, à celles des mâles. — S" segment abdomi- 
nal, beaucoup plus grand, plus convexe, transversalement déprimé 
avant son extrémité, celle-ci échancrée en demi-cercle. 

La livrée de ces insectes est plus ou moins variée de noir et de 
fauve sur un fond gris. Sauf quelques très-petits points enfoncés à 
la base des élytres, les espèces que j'ai sous les yeux sont privées de 
toute sculpture. Quatre sont décrites en ce moment ;1), dont une 
anciennement par Fabricius. 

ACRYDOSCHEMA. 
J. Tiious. Archiv. entotn. II, p. 185 (2). 

Ce genre ne diffère des Acmoceua que par les caractères suivants : 
Mâles : Front un peu plus allongé; tubercules antennifèros sub- 
parallèles. — Antennes ([c 1/3 plus longues que le corps, à article 
1 peu à peu en massue, subquadrangulaire, tantôt {capricornis) ro- 
buste, tantôt [unifasciata) assez grôlc; le H" plus grand que 10, très- 
aigu au bout, flexueux. — Lobes inférieurs dos yeux en carré équi- 
laléral. — Prothorax transversal, peu à peu rétréci en avant, uni sur 
le disque, traversé par deux étroits sillons bien marqués, l'un en 
avant, l'autre en arrière, muni de chaque côté, près de sa base, d'un 
petit tubercule conique. — Elytres pas beaucoup plus longues que la 
tête et le prothorax réunis, coniques et arrondies en arrière. — Pat- 
tes longues, les antérieures plus que les autres ; cuisses en massue 
fusiforme, les postérieures dépassant plus ou moins les élytres; tarses 
antérieurs un peu dilatés et ciliés sur leurs bords. — 5° segment 
abdominal beaucoup plus grand que 2-4 réunis.— Saillies mésoster- 

(1) Lam. compressa, Fab. Syst. El. p. '290; Guinée. — A. olympiana, con- 
jux, inermis, i. Tlioms. loc. cil. p. 182, pi. 6, f. 5-7; Gabon. 

M. J. Tlioaison (ibi'l. p. 183) cite une A. suhundata qu'aurait di^crile M. Che- 
vrotât dans la Rov. cl Mag. d. Zool. 1856, p. 107; je ne parv-ens pas à la dé- 
couvrir dans ce Recueil ni ailleurs. 

(2) M. J. ThoiDsou écrit également Acridoschema (loc. cit.) et mime AcimY- 
DoscDEM^ (Syst. Cerambyc. p. 57); la forme adoptée dans le texte est évidem- 
ment la bonne. 



PHOTORHOPALIDES. 455 

nale et proslernale plus étroites, du reste pareilles. — Corps plus 
court. 

Femelles : Antennes de iji environ plus longues que le corps, à 
article ii pas plus long que 10, arqué. — Pattes plus courtes, éga- 
les ; cuisses ne dépassant pas ou qu'à peine le sommet des élytres. — 
Tarses antérieurs simples. 

Ces insectes sont un peu plus petits que les AcMOCEitA. Le fond de 
leur livrée est d'un gris mat foncé, mais tandis que l'un d'eux {capri- 
cornis) a un dessin jaune et noir assez élégant sur les élytres, chez 
l'autre {unifasciata) elles sont simplement traversées dans leur mi- 
lieu par une bande très-régulière d'un noir mat. Ces deux espèces, 
publiées par M. J. Thomson (1), sont originaires du Gabon et les seu- 
les connues. 

GROUPD XI. Protorhopalidei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes intermédiaires entières. 

Tête non rétraclile, très-éloignée des hanches antérieures; front 
rectangulaire. — Antennes peu robustes, sétacéos, très-longues chez 
lescj"; leur scape court, gros, brièvement ovalaire. — Prothorax fai- 
blement tubercule sur les côtés, en avant de son milieu. — Klytres le 
débordant fortement il leur base. — Pattes antérieures très-allongées 
chez les mâles; hanches de la môme paire globuleuses, peu saillan- 
tes, faiblement anguleuses en dehors; tarses médiocres, à article 1 
plus court que 2-3 réunis. — Saillies sternales lamelliformes. — Pro- 
sternum très-allongé en avant des hanches antérieures. — Corps al- 
longé, robuste. 

Lo genre unique qui constitue ce groupe avait été placé primiti- 
vement par M. J. Thomson (2) dans les Tragocéphalides; plus tard (3), 
en en formant un groupe distinct, il l'a placé cuire ces insectes et les 
Céroplésidos. Mais il n'a les caractères essentiels ni des uns ni des 
autres, et la longueur de son prosternum en avant des hanches anté- 
rieures, la brièveté et la forme ovalaire du scape de ses antennes me 
paraissent le rapprocher des Dorcaschémides qui suivent, malgré le 
faciès tout diU'érent que lui donne sa forme générale robuste. 

PROTORHOPALA. 
J. Thoms. Essai, etc., p. 91. 

Mnle : Tète assez fortement concave entre ses tubercules antenni- 
1ères; ceux-ci médiocres, distants; front fortemeut transversal ; joues 

(1) Loo. cit. pi. 6, f. 2-3. 

(2) Essai, etc. p. 91. 

(3) Sysl. Cerambyc. p. 69. 



■486 LONGICORNES. 

assez longues. — Antennes trùs-flneraent pubescontes, ciliées en des- 
sous à leur base, du double plus longues que le corps, à articles 3 
près de trois fois aussi long que 1, égal à i, 5-10 plus courts, H un 
peu plus long que 10.— Prothorax plus long que large, cylindrique, 
un pou inégal en dessus, muni de chaque côté, en avant de son mi- 
lieu, d'un tubercule obtus, et en arrière et au-dessous de ce dernier, 
d'un autre plus petit. — Ecusson transversal, largement arrondi en 
arrière. — Elytres allongées, médiocrement convexes, parallèles, ar- 
rondies en arrière. — Pattes antérieures beaucoup plus longues que 
les autres, leurs jambes un peu arquées; cuisses postérieures beau- 
coup plus courtes que l'abdomen; tarses antérieurs un peu dilatés. 
— 5" segment abdominal grand, en triangle curviligne, sinué au 
bout. — Saillie mésosternale horizontale en arrière, verticale et ob- 
tusément tuberculée en avant. — Saillie prosternale convexe, tron- 
quée en arrière. — Corps densémeut pubescent. 

Femelle (1) : Pattes assez courtes, égales; jambes antérieures droi- 
tes; leurs tarses simples. — S" segment abdominal pareil à celui du 
mâle. 

L'unique espèce du genre, la Laniia sexnotala de Klug (2), est un 
assez grand insecte de Madagascar, à livrée d'un rouge de brique pâle, 
avec une foule do petites taches blanches ; chaque élytro en a do plus 
trois grandes : une basilaire, une immédiatement après son milieu, 
la dernière assez loin de l'extrémité. 

Groopb XII. Doroaiohémides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Tête non rétractile, plus ou moins prolongée en arrière des yeux 
et très-distante des hanches antérieures ; ses tubercules antennifères 
échancrés au bout; front rectangulaire. — Antennes grêles, sétacées, 
glabres, très-longues chez les çf et en général chez les Ç ; leur scape 
court, pyriforme, granuleux. — Yeux subfinement granulés; leurs 
lobes supérieurs réduits à un filet grêle et court. — Prothorax al- 
longé, cylindrique, inerme. — Elytres le débordant à l'eur base. — 
Pattes de grandeur relative variable; hanches de la même paire glo- 
buleuses, peu saillantes, faiblement anguleuses en dehors; tarses 
courts, les postérieurs à article 1 au maximum égal à 2-3 réunis. — 
Saillies sternales lamelhformes, simples. — Corps allongé, plus ou 
moins svelte. 

Comme les trois précédents, ce groupe est de la création de M. J. 

(i) Les antennes sont mutilées dans l'unique exemplaire de ce sexe que j'aie 
à mu disposition. 
(2) Ins. V. Madag. p. 118, pi. 5, f. 3. 



OOnCASCHÉMIDES. 457 

Thomson (1) et il est très-naturel, quand on en a exclu deux genres 
(Xenolea, Anauxesis) que ce savant entomologiste y a compris, le 
premier ayant ses cavités cotyloïdes intermédiaires fermées et le se- 
cond appartenant à un type tout à fait différent. 

Les espèces qui réalisent le mieux ses caractères essentiels sont 
propres aux Indes orientales et remarquables par leur forme svelte, 
la longueur de leurs pattes et souvent par leur livrée. Ils s'affaiblis- 
sent dans un genre (Doucaschema) de l'Amérique du Nord, mais qui 
ne peut manifestement être placé ailleurs qu'ici. Epuré comme il 
vient d'être dit, le groupe se réduit aux trois genres suivants : 

I. Pattes très-longues. Inégales. 

Prothorai uni en dessus : Cylindrepomus. 
— plissé — : Olenecamptus. 

II. Pattes médiocres, subégales : Dorcaschema. 

CYLINDREPOMUS. 
Blanch. Voy. au, Pôle sud, Entom. p. 268. 

Mâles : Tète assez fortement concave entre ses tubercules antenni- 
féres; ceux-ci contigus à leur base; front transversal; joues courtes. 
— Antennes plus ou moins âpres à leur base, deux fois 1/2 à trois 
fois aussi longues que le corps, à articles 1 gros, pyriforme, subtri- 
quètre, 3 cinq à six fois plus long que lui et deux fois autant que -i, 
celui-ci et S-10 subégaux, H plus grand que 10. — Lobes infé- 
rieurs des yeux fortement transversaux. — Prothorax du double au 
moins plus long que large, uni, muni d'un sillon transversal assez 
large et bien marqué en avant et près de sa base. — Ecusson assez 
grand, eu triangle curviligne. — Eiytres planes sur le disque, allon- 
gées, parallèles ou subparallèles, en général acuminées, plus rare- 
ment (par ex. lœlus) arrondies en arrière. — Pattes grêles, très-lon- 
gues, les intermédiaires moins que les antres; cuisses peu à peu et 
faiblement en massue, les antérieures subpédonculées à leur base, 
les postérieures dépassant le sommet des élytres ; tarses posté- 
rieurs cinq à six fois plus courts que les jambes. — 5" segment ab- 
dominal variable. — Saillies mésosternalo et prosternale médiocre- 
ment larges. — Corps très-finement puboscent. 

Femelles : Je regarde comme telles les exemplaires qui ont les cuis- 
ses postérieures pas plus longues ou un peu plus courtes que les ély- 
trea. Leurs antennes sont un pou moins grandes. Quant au 5° seg- 
ment abdominal, comme il varie de forme dans chaque espèce, il ne 
peut servir à déterminer les sexes. 

Insectes élégants, répandus dans toute l'étendue des archipels in- 
diens et à la Nouvelle-Guinée. Longtemps limité à l'espèce décrite 

(1) Syst. Cerombyc. p. 90. 



458 LONGir.onNES. 

par M. Blanchard (1), on en a publié depuis quatre autres (2), et il 
y en a encore d'inédites dans les collections. La livrée de quelques- 
unes d'entre elles a beaucoup d'analogie avec celle de certains Clt- 
Tus; chez les autres elle consiste en bandes longitudinales; les ély- 
tres sont finement et densôment pointillées, mais parfois cette ponc- 
tuation est à peine distincte ; le reste du corps est lisse. 

OLENECAMPTUS. 
CuEVROL. Rev. et Mag. d. Zool.; Ins. 1835, pi. 134 (3). 

Scape des antennes régulièrement renflé, non triquètre. — Lobes 
supérieurs des yeux moins grêles. — Prothorax finement plissé en 
travers. — Elytres plus convexes, étroitement tronquées à leur extré- 
mité. — Pattes antérieures notablement plus longues que les autres, 
surtout chez les o"; tarses de la même paire un peu dilatés et fran- 
gés sur leurs bords; cuisses postérieures plus courtes que l'abdomen 
dans les deux sexes. — Le surplus comme chez les Cylindrepomus. 

M. Chevrotât a fondé ce genre sur un insecte de Ceylan qu'il a 
nommé serralus et dont le mâle est remarquable par la conformation 
singulière de ses pattes antérieures, leurs cuisses étant redressées 
verticalement dans plus de leur moitié terminale et leurs jambes ar- 
quées et denticulées au côté interne. M. Pascoe (4) ne le regarde que 
comme une variété do la Saperda biloba de Fabricius (S), espèce ré- 
pandue dans la plus grande partie du continent et des archipels in- 
diens et qui a môme été rencontrée dans l'Australie. Sa livrée blan- 
che en dessous (sauf parfois l'abdoraeu), sur le front et les côtés delà 
tèie, est d'un gris-brun pâle en dessus, avec deux courtes linéoles au 
bord postérieur du prothorax, l'écusson et sur chaque élytre deux ou 
trois taches d'un blanc pur, arrondies et cerclées de brun. 

(1) C.nigrofasciatvs, Blancli. loc. cit. pi. 17, f. 2; Nouvelle-Guinée. 

(2) C. perc^rmus, Java , Bornéo ; Jœhii, Malacca ; comis , Boincoj.Pascoo , 
Trans. of tlië entoin. Soc. Ser. 2, lY, p. 241; le dernier est lignré pi. 25, f. 7. 

— grammkus, Puscoe, Ann. a. Mag. of nal. Hist. Ser. 3, V, p. 121, et Longic. 
Malayan. pi. 14, f. 5; Molunues, Nouvelle-Guinée. 

(,3) Syn. IniDiOMoni'uuM, Slotscli. in Sclnenk, Rcis.im Amur-LanJe, II, p. 152. 

— AuTiiADEs, J. Tlioms. Archiv. entom. I, p. 191 et Syst. Cerambyc. p. 91. 

— ScHOEMOcERA, Dej. Oat. éd. 3, p. 371. — Saperda Fab. 

(4) Longic. Malayan. p. 37C. 

(5) Sysl. El. Il, p. 321; Ericlis. Nov. Act. Acad. nat. Curios. XVL. Suppl. I, 
p. 269, pi. 39, f. 9o"; bonne ligure [Schœn. sexnotuta, Dcj. loc. cit.). M. Pascoe 
(loc. cit.) lui rapporte à tort VAuthades indiatms de M. J. Tliomson cité plus 
bas; c'est un inseclc tout-à-fait dilférent, qui me parait être idcnlii|uc avec 
son Olen. strigosus, ibid. p. 317; il habite Siam, la Cochinchine, Bornéo, etc. 

— 0. duminus, i. Tlioms. Essai, etc. p. 362; Camboge, Assam. ~ 0. opiatus, 
l'ascoe, Proceed. of tlie Zool. Soc. 1866, p. 253; Singapore, Bornéo. — clarus, 
Pascoe, Trins. of llie entom. Soc. Ser. 2, V, p. 44; Chine bor. 



DOnf.ASCHÉMIDES. 459 

C'est sur une espèce (1) voisine de la précédente, et remarquable 
par son habitat boréal (la Mongolie), que M. de Molschoulsky a, sans 
aucun doute, établi son genre Ididiomohphum qu'il a placé parmi les 
Cérambycides. 

Les Anthades de M. J. Thomsou, avec une livrée différente de ceUe 
des doux espèces précédentes, présentent les mêmes caractères géné- 
riques (2), et je crois quo M. Pascoo les a compris avec raison dans 
le genre actuel. 

DORCASCHEMA. 
(Dej.) J. L. Le Conte, Jcurn. oftke Acad. of Philad. Sor. 2, II, p. 147(3). 

Mâles : Tète très-étroitement et faiblement concave entre ses tu- 
bercules aiitennifôres; ceux-ci très-courts, contigus à leur base ; frout 
un peu plus haut quo large; joues assez longues. - Antennes trois 
tois au moins aussi longues que le corps, à articles 1 pyriforme, arqué, 
cinq fois environ plus court que 3, celui-ci beaucoup plus long que i 
ce dernier et S-H croissant pou à peu. - Lobes inférieurs des yeux 
lortcment transveiv^aux, les supérieurs irès-grôles. - Prothorax à peine 
du double plus long que large, presque sans sillons transversaux. - 
Ecusson transversal, largement arrondi en arrière. — Elyires cylin- 
driques, arrondies en arrière. — Pattes antérieures un peu plus lon- 
gues que les autres; cuisses et jambes fortement comprimées; les 
1™ peu à peu dilatées en une large mas;,ue elliptique, les antérieures 
fortement arquées de dehors en dedans; les postérieures un peu plus 
courtes que les élytrcs; jambes antérieures un peu arquées à la fois 
d'avant en arriére et de dehors en dedans; tarses do la môme paire 
un peu dilatés, frangés sur leurs bords. — 3" segment abdominal plus 
grand que 4, largement arrondi en arrière. - Saillies mésosternale 
et prosternale médiocrement larges. — Corps allongé, assez svelte 
pubescent. 

Femelles : Antennes un peu plus de 1/3 plus longues quo le corps. 
— Pattes normales, subégales; cuisses peu à peu en massue; jambes 
antérieures droites; tarses de la même paire non dilatés. — .'5" seg- 
ment abdominal plus grand, plus convexe, obconique et tronqué au 
bout. — Corps plus massif. 

(1) /. oclopuslulatum, Molscli. loc. cit. pi. 10, f. 3; d'après la description 
cet inspctB est trés-ditrérent de l'O. clarus de la Oliine boréale meulionné dans 
la iiole jirécédente. 

(2) La seule diflérence qu'on pourrait invo.quer est la moindre longueur do 
leurs antenucs. Clicz les trois tsjiiioes que j'ai sous les yeu.v, y compris celle 
{tndimms) décrite par M. J. Thomson, cdlcsdcsQ-^ ne sont pas doux fois aussi 
longues que le corps; chez les 9 elles ne dépassent guère quo de 1/3 le som- 
met des élytres. Les deux autres espèces sont iuùdiles. 

(3) Syu. Saperda Say. . 

Coléoptères. Tome X. 4 



460 LONGICOnNES. 

Genre propre à l'Amérique du Nord. M. J. L. Le Conte lui rapporte 
deux espèces anciennement décrites par Say (1) et dont la première 
{alternatum) m'est seule connue. Elle est revêtue d'une pubescence 
grise avec des lignes longitudinales sur le prothorax, et de nom- 
breuses taches fauves sur les élytres, taches formant quatre rangées 
longitudinales assez régulières sur chacune de celles-ci ; lo dessus du 
corps est finement et densément pointillé. La seconde espèce est d'un 
noit mat, à peine pubescente, scabre avec les élytres fortement ponc- 
tuées. 

Groupe Xllt. Xénoléides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un court sillon aux jambes intermédiaires. 

Tète non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures; 
front trapéziformo. — Antennes grôles, sétacées, longues chez les çf, 
leur scape court, subpyriformo, muni d'une dépression granuleuse.— 
Yeux subfortcment granulés, échancrés; leurs lobes supérieurs très- 
courts. — Prothorax cylindrique, tubercule latéralement. — Pattes 
médiocres, subégales; hanches antérieures peu saillantes, globuleuses 
en dehors; tarses courts, les postérieurs à article i égal à 2-3 réunis. 
— SailUes sterualcs lamelliformes, inermes. — Corps allongé. 

Ce groupe ne comprend que le genre suivant qui a été placé dans 
les Dorcaschémides par M. J. Thomson, dans les Acanthocides par 
M. Pascoe. U diffère essentiellement dos premiers par ses cavités co- 
tyloïdes fermées et son front trapéziforme, des seconds par la briè- 
veté du scape de ses antennes et ses hanches antérieures anguleuses 
en dehors. Ne connaissant aucun groupe dans lequel il puisse ren- 
trer, je suis obligé de le regarder comme un type à part. 

XENOLEA. 
J. Thoms. Syst. Cerambye. p. 91 (2). 

Mâles : Tubercules antennifères rapprochés, assez courts, peu diver- 
gents; front allongé; joues médiocres. — Antennes presque glabres, 
faiblement ciliées en dessous, de 1/3 plus longues que lo corps, à ar- 
ticles 1 beaucoup plus court que 3, celui-ci un peu plus long que 4, 
5-10 phis courts, subégaux, 11 plus grand que 10. — Lobes inférieurs 
des yeux grands, équilatéraux. — Prothorax plus ou moins allongé, 
muni de chaque côté d'un petit tubercule médian. — Ecusson tron- 
qué en arrière. — Elytres médiocrement allongées, déprimées sur le 

(1) 'Sap allernata, Say. .lonrn. of llie Acad. of Pliilad. III, p. 405; Pennsyl- 
vanie et Caroline miSr. - S. nigra, Say, ibid. V, p. 272; Etals-Unis du Sud; 
très-rare. 

(2) Syn. yCscHOPAL/EA, Pascoe, Longic. Malayan. p. 24. 



NÉMOTRAGIDES. 461 

disque, rétrécies et arrondies en arrière. — Cuisses peu à peu et mé- 
diocrement en massue; les postérieures un peu plus courtes que les 
élytres. — S" segment abdominal médiocre, en triangle curviligne.— 
Saillies sternales de largeur moyenne, déclives sur leurs faces oppo- 
sées. — Corps assez allongé, puboscent. 

Femelles : Antennes un peu plus longues que le corps. — Pattes 
plus courtes; cuisses postérieures notablement moins longues que 
l'abdomen. — Le 5" segment do celui-ci plus grand. 

L'espèce typique (1) est ;\ peine de la taille des plus petits exem- 
plaires du Dorcaschema allernalum et a une livrée analogue. Elle 
habite, ainsi que ses congénères, les Archipels indiens. 

Groupe XIV. Némotragide*. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes intermédiaires entières. 

Tète extrêmement distante des hanches antérieures, fortement pro- 
longée et rétrécio en arrière des yeux; Iront rectangulaire. —Antennes 
grêles, sétacées, beaucoup plus longues que le corps; leur scape al- 
longé, on cône renversé. — Yeux subfortement granulés, très-volu- 
mineux, sinués sur leur bord supérieur interne. — Prothorax très- 
long, cylindrico-conique, iuerme. — Elytres le débordant fortement 
à leur base. — Pattes relativement courtes, les antérieures assez al- 
longées chez les çf; hanches de la même paire coniques, saillantes; 
tarses allongés, les postérieurs à article i égal à 2-3 réunis, le 4° de 
tous très-grand. — Saillies sternales lamelliformes, inermes, horizon- 
tales. — Corps très-allongé, svelte. 

11 est inutile de faire ressortir les caractères nombreux et singuliers 
de ce groupe établi par M. J. Thomson, et qui ne comprend que le 
genre suivant propre à l'Afrique australe. 

NEMOTRAGUS. 
(Kluc) Westw. Arcan, entom. II, p. 57. 

Mâle : ïôte débordant fortement le prothorax , munie d'un sillon 
circulaire près de sa base , assez fortement concave entre ses tuber- 
cules antennifères ; ceux-ci niérliocros, distants ; front subéquilatéral ; 
joues courtes. — Antennes presque glabres, munies de quelques cils 
distants en dessous, deux fois 1/2 aussi longues que le corps, à arti- 
cles 1 atteignant le milieu du prothorax, 3 pas plus grand que lui, les 

(1) A', collaris, J. Tliotns. loc. cit. (.7;. tomenlosa, Pascoe, loc. cit. p. 25); 
Singapore, Maoossar. — M. PascoB décrit oiicoie : /E. agruria, Cciam; gri- 
sella, Aroii; lalicoUis, Mysol; la l'" est (iguréu pi. 1, f. 2. 



462 LONGICORNES. 

suivants graduellement plus longs.— Prothorax près de quatre fois aussi 
long que large, légGrement arquô , muni d'un sillon transversal à sa 
base. — Ecusson on triangle curviligne allongé. — Elytees presque 
planes, deux fois aussi longues que la tête et le prothorax réuuis, peu 
à peu atténuées, isolément acuminées cl très-aigues en arrière. — 
Cuisses sublinéaires, les postérieures un peu plus courtes que les deux 
i'" segments abdominaux , jambes postérieures plus courtes que leurs 
tarses. — 5" segment abdominal plus court que i, échancré au bout. 
— Saillie mésosternale médiocrement large, triangulaire; saillie pro- 
sternale étroite, spatuliforme en arrière. — Corps pubescent. 

L'espèce (1) typique est bmgue de 2S à 30 millim. et d'un rouge 
ferrugineux, avec le sommet du scape des antennes et celui des 
cuisses noirs ; elle est uniformément revêtue d'une fine pubescence 
d'un jaune de cannelle; en dessus, ses téguments sont ûuemeul poin- 
tillés, mais plus densément sur les élytrcs que sur la tète et le pro- 
thorax. M. Pascoo en a décrit une autre (2) de ISatal, très-voisine, mais 
bien distincte, le 7» article de ses antennes étant annelé do blanc. 

GKOUPB XV. Anauzésidef. 

Cavités cotyloïtles ouvertes. — Crochets des tarses divergents. — 
Un faible sinus aux jambes intermédiaires. 

Tôte des iSémotragides. — Antennes grêles, subsétacées, ciliées en 
dessous, très-longui's; leur scape on cône renversé, étroitement cica- 
trisé au bout; la cicatrice fermée. — Yeux lintment granulés, divi 
ses; leurs lobes inférieurs volumineux, subarrondis. — Piothorax 
très-allongé, cylindrique, inermo. — Elytrcs le débordant fortement 
à leur base. — l'attes très-courtes, subégales ; hanches antérieures 
coniques, saillantes ; tarses médiocres, étroits ; les postérieurs à arti- 
cle i égal à 2-3 réunis; le 4" de tous long et grêle. — Saillie méso- 
sternale horizoptale, étroite, en triangle aigu ; la prostornalo nulle 
entre les hanches antérieures. — Corps très-allongé et svclte. 

Avec plusieurs caractères en commun avec les Némotragidos, ce 
groupe en diffère par un si grand nombre d'autres que sa création 
par M. J. Thomson (3) est amplement justifiée. Il ne so compose éga- 
lement que d'un seul genre propre à l'Afrique. 

(1) N. helvolus, Wcstw. loc. cit. p. 58, pi. 64, f. 4 cf. 

(2) N. cincticonis, Pascoo, Tians. of the entorn. Soc. Ser. 2, IV, p. 110. 

(3) Syst. Cerambyc. p. 94. 



Aux'i^.smES. 463 

/ 

ANAUXESIS. 
J. TuoMS. Archiv. eiilom. I, p. 191 (1). 

Mâle : Tête un peu moins saillante que celle des Nemotracds, du 
reste pareille. — Antennes presque deux fois aussi longues que le 
corps, à articles 1 de 1/3 plus court que 3, celui-ci moins long que i, 
ce dernier etb-6 (';gaux, 7-10 plus courts, décroissant un peu, 11 plus 
long que 10. — Prolhorax près de trois fois aussi long que large, 
muni d'un sillon transversal à sa base. — Ecusson subquadrangu- 
laire. — Elytres planes sur le disque, parallèles, deux fois 1/2 aussi 
longues que le prothorax, isolément échanerées et bi-épineuses au 
bout. — Cuisses peu à peu en massue, les postérieures plus courtes 
que le 1°' segment abdominal; jambes postérieures plus courtes que 
leurs tarses. — 5° segment abdominal déprimé et arrondi au bout. 
— Corps partiellement pubescent. 

Insectes propres il la côte occidentale d'Afrique, très-distincts des 
Nemotkagus parmi lesquels M. Chevrolat les a compris. Des deux es- 
pèces {calabarictis, atratus) qu'il a décrites, la première seule m'est 
connue. Elle est grande, noire en dessous, d'un bronzé obscur et den- 
séraent pointillée en dessus, avec une raie médiane et une tache 
sous-oculaire sur la tête, et trois bandes longitudinales sur le protho- 
rax dont les latérales se continuent jusqu'à l'extrémité de l'abdomen, 
sur lequel elles deviennent maculaires ; le tout d'un beau jaune; les 
antennes sont noires avec la moitié terminale de leur 7" article blan- 
che. 

Groupb XVI. Auxésides. 

Cavités cotylo'ides antérieures et intermédiaires largement ouver- 
tes; les premières en arrière, les secondes en dehors. — Crochets des 
tarses divariqués. — Jambes intermédiaires entières. 

Tète prolongée et rétrécie en arrière des yeux, débordant forte- 
ment le prothorax, très-distante des hanches antérieures; front rec- 
tangulaire. — Antennes grêles, sétacées, finement villeuses, longues 
chez les a"; leur scape court, suhpyriforme , couvert d'aspérités. — 
Yeux fortement granulés. — Prothorax cylindrique ou cylindrico-co- 
nique, inerme latéralement.— Elytres le débordant fortement à leur 
base. — Pattes longues, croissant d'avant en arrière ; toutes les han- 
ches antérieures contiguës; les quatre antérieures grosses, saillantes, 
ovalaires, anguleuses en dehors; tarses courts, les postérieurs ù. arti- 
cle 1 plus long que 2-3 réunis. — Abdomen dos o" (9 inconnues) cy- 
lindrico-conique, plus étroit que les elytres. — Saillies mésosternale 
et prosternale nulles. — Corps plus ou moins allongé. 

(1) Syn. Nemothacus, Chevrol. Rcv. et Mag. (1. Zool. 1855, p. 290. 



464 LONGICOBNKS. 

Je mo suis trop avancé lorsque j'ai dit plus haut (p. 2i0) que chez 
les Lamiides les cavités cotyloïdes antérieures sont toujours closes en 
arrière. J'avais momentanément perdu de vue que chez un putil nom- 
lire de genres elles sont, au contraire, largement ouvertes. Deux il'eu- 
tre eux (Auxesis, Psathyuus) constituent le groupe actuel, deux au- 
tres le groupe suivant (1). 

Au caractère en question, ces insectes en ajoutent d'autres non 
moins insolites pour des Lamiides. Leurs hanches, leur abdomen, 
leur livrée môme sont pareils à ceux des Cérambycides du groupe 
des OEmides (2). Un de leurs genres (Auxesis) a, en outre, le dernier 
article des palpes triangulaire. Chez l'autre (I'sathyrus) ces organes, 
remarquables par leur extrême petitesse, sont normaux, mais les jam- 
bes antérieures sont complètement privées de sillon interne. Ce der- 
nier, par conséiiuont, ne tient plus aux Lamiides que par ses palpes 
et la forme de sa tête ; le premier n'en a conservé que la tôte et les 
jambes antérieures sillonnées. Tous deux sont, dès lors, autant que 
les Tmésisternides, des formes de transition entre les Cérambycides 
et les Lamiides. 

I. Dernier art. des palpes triangulaire; yeux divisés : Auxesis. 
lj_ _ _ normal; — échancrés : Psathyrus. 

AUXESIS. 
J. TnoMS. Archiv. enlom. II, p. 196. 

Mâle : Dernier article des palpes triangulaire. — Tubercules an- 
tennifères gros, assez saillants, contigiis à leur base, divergents ; front 
subéquilatéral; joues courtes. — Antennes couvertes d'aspérités à 
leur base, du double au moins plus longues que le corps, à articles l 
très-âpre, pas plus long que la tôte, 3 trois fois au moins plus grand 
que lui, un peu plus long que A, celui-ci et .^-10 décroissant peu à 
peu, H beaucoup plus grand que 10.— Yeux divisés en doux parties 
largement séparées : la supérieure petite, ovale, l'inférieure grosse, 
subarrondie.— Prothorax du double plus long que large, cylindrique, 
muni d'un sillon transversal bien marqué à sa base. — Ecusson on 
triangle rectiligne. — Elytres médiocrement longues, planes sur le 
disque, fortement rétrécios et très-aiguës en arrière. — Pattes anté- 
rieures assez, les autres très-longues; cuisses comprimées, en el- 
lipse allongée, les postérieures un peu plus courtes que les ely- 
tres. — S» segment abdominal plus long que i, sinué au bout. — 

(1) Lo caractère en question existe aussi chM quelques Phytœcildcs, mais 
bien moins prononcé qu'ici. 

(2) Il y a plus, la languette des Auxesis est complètement semblable il colle 
des OEmides, c'est-à-dire cornée et en carré Iransveriial. 11 est probable que 
celle des Psatiiïkos, que je n'ai pas pu examiner, est faite de même. 



MÉTHIIDES. 46S 

Corps assez robuste, revôtu d'une trôs-couvte pubescence à peine 
distincte. 

L'unique espèce (1) du genre est de taille moyenne, d'un noir bru- 
iiAtre mat passant au rufescent sur les élytres, avec les antennes (sauf 
le scapo), l'abdomen et les pattes d'un jaune testacé ; en dessus et sur 
la poitrine les téguments sont très-finement alutacôs. Cet insecte ha- 
bite le Gabon. 

PSATHYRUS 
J. Thoms. Archiv. entom. 1, p. 192 (2). 

Tubercules antonnifères courts, contigus à leur base, fortement di- 
vergents; front étroit, du double plus haut que largo, sillonné dans 
toute sa longueur; joues nulles. — Antennes (3) trôs-longues, garnies 
de poils, à articles 1 très-gros, 3 plus long que les suivants. — Yeux 
médiocrement écliancrés ; leurs lobes inférieurs très-grands, subar- 
rondis, les supérieurs courts. — Prothorax trois fois au moins aussi 
long que large, cylindrico-conique, sans sillons transversaux. — Ecus- 
son en triangle curviligne. — Ëlytres très-allongées, légèrement at- 
ténuées et très-aiguës en arrière, à peine plus larges que le protho- 
rax on avant. — Pattes pareilles à celles des AiixESis, mais plus grê- 
les. — Abdomen des mômes avec son dernier segment cylindrique et 
tronqué au bout. — Corps très-allongé et trôs-svolte, glabre. 

On n'en connaît également qu'une espèce (4) qui n'a guère que 10 
millimètres de longueur et est une des formes les plus grêles qui 
existent parmi les Lamiides. Sa livrée est d'un jaune ferrugineux sur 
la tèle, d'im brun rougeàtre mat sur le prothorax et la poitrine, d'un 
noir brunâtre assez brillant sur l'abdomen, d'un testacé livide sur 
les pattes, enfm d'un testacé pâle sur les élytres. Elle habite le Vieux- 
Calabar et le Gabon. 

Groupe XVII. Méthiidei. 

Cavités cotyloïdes antérieures et intermédiaires ouvertes ; les pre- 
mières en arrière, les secondes en dehors. — Crochets des tarses di- 
variqués. — Jambes intermédiaires entières. 

Je ne puis formuler qu'approximativement les caractères de co 
groupe composé de deux très-rares genres de l'Amérique du Nord 

(1) A. gabonicus, J. Thoms. Archiv. loc. cit. p. 197, pi. 7, f. 7. 

(2) Syn. LisTRocEnoM, Cbovrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 283; genre 
non caractérisé. 

(3) L'exemplaire que J'ai à ma dispositioa en est privé ; je copie ce qu'en dit 
M. J. Thomson. 

(\) Lisiroc. aspericome, Chovrol. loc. cit. {P. œoUs, J. Tlioms. loc. cil. p. 193, 
pi. 10, f. 8; olim; P. aspericornis, Sy*. Cerambyc. p. 92). 



*66 LONGICORNES. ' 

dont l'un (Dysphaga) m'est inconnu en nature. De l'autre, je n'ai à 
ma disposition qu'un exemplaire en mauvais état (1). 

Palpes extrêmement courts, du reste normaux (2). — Mandibules 
très-courtes et trôs-robustes. — Labre nul (3). — Tête moins prolon- 
gée en arrière des yeux que celle des Auxesis du groupe précédent, 
du reste pareille.— Antennes de 10 articles, grêles, ciliées, beaucoup 
plus longues que le corps; leurscape en cêno renversé. — Yeux sub- 
fortement échancrés. — Prothorax cylindrique ou subcylindrique, 
inerme latéralement. — Elytres minces, incomplètes en arrière : — 
Pattes longues, croissant d'avant en arrière ; toutes les hanches con- 
tiguës, les antérieures fortement transversales, saillantes au côté in- 
terne; tarses médiocres. — Corps assez allongé, à téguments peu so- 
lides. 

Ces insectes ne sont pas moins anormaux que les Auxésides et don- 
nent lieu aux mômes observations. Ils ont une forte ressemblance 
avec les Molorchus et les représentent dans la sous-famille actuelle, 
comme les Auxésides sont les analogues des CEmides. 

I. Ycin échaucrés : Methia. 

II. — divisés : Dysphaga. 

METHIA. 
Newm. The Entomol. p. 418 {i). 

Tôte sillonnée depuis le vertex jusqu'au bas du front, triangulaire- 
ment concave entre ses tubercules antonnifôres ; ceux-ci courts, con- 
tigus k leur base, très-divergents ; front court, assez convexe, peu à 
peu rétréci en bas; joues nulle». — Antennes densément revêtues de 
cils courts et très-fins, en dessous de poils plus longs et peu serrés, à 
articles i grêle ,\ sa base, beaucoup plus court que 3, celui-ci et les 
suivants subégaux. — Yeux rapprochés en dessus, fortement échan- 
crés; leurs lobes inférieurs très-grands, arrondis, convexes. — Pro- 
thorax un peu plus long que largo, légèrement arrondi sur les cêtés, 
brièvement resserré à sa base. — Ecnsson en triangle recliligne. — 
Elytres planes, recouvrant les 3/4 de l'abdomen, isolément arrondies 

(1) Cet exemplaire, qui appartient à M. J. Thomson, est priv6 d'iiiio partie 
des antennes, des pattes aniérionres et a les postérieures incompléles. 

{Ti Autant qu'on iieut le voir sans «Jis.serUcn, la languette des Metiiu est cor- 
née, courte et arrondie en avant; comme celle des Auxésides, c'est une lan- 
guette d'OEmides. 

(3) Du moins, je ne vois cliei les Metbu qu'une courte faillie placée sur un 
jilan inférieur à la face supérieure des Mandibules et soudée au front. Il est peu 
probable que ce soit !e laljre. 

(/i) Syn. Thia, Newm. ibid. p. 18 (olim). — OoninM pars, Dcj. Cat. éd. 3, 
p. 358. 



NYCTIMÉNIDES. 467 

en arrière. — Cuisses peu à peu eu massue, les postérieures légère- 
ment arquées, un peu plus courtes que l'abdoraen; tarses courts, 
étroits, à article 4 grand. — .^e segment do l'abdomen en carré trans- 
versal, largement et légèrement écliancré. — Corps assez allongé, à 
peine puboscent. 

La seule espèce connue (1) est petite (G mill.), d'un noir brunâtre 
varié de jaune ferrugineux, avec les élytres d'un testacé pâle, bru- 
nâtres à leur base et traversées par une bande de même couleur après 
leur milieu. Elle habite la Floride et paraît y être fort rare. 

DYSPHAGA. 
J. L. Le Conte, Jour», ofthe Âcad, of Philad. Scr. 2, II, p. Id3 (2). 

D'après les caractères qui lui sont assignés, co genre .semble ne dif- 
férer essentiellement des Methia que par les yeux qui sont divisés, le 
prothorax plus allongé et les élytres plus abrégées en arrière. 

Il ne comprend que deux petites espèces (3) de la Pennsylvanie, dont 
le fond de la livrée est noir ou brunâtre, et dont les téguments parais- 
sent être plus ou moins âpres en dessus. 

Groupe XVIII. Nyotiménidea. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sinus aux jambes intermédiaires. 

Tête non rétractile, assez fortement distante des hanches anté- 
rieures; front rectangulaire. — Antennes grêles, subfiliformes, cylin- 
dracôes, assez longues; leur scape en cône renversé, atteignant presque 
la base du prothorax. — Yeux finement granulés, échancrés. — Pro- 
tborax inerme, cylindrique. — Elytres le débordant médiocrement à 
leur base. — Pattes très-courtes, égales; \" article des tarses moins 
long que 2-3 réunis. — Saillies sternales lamelliformes, arquées sur 
leurs faces opposées. — Corps très-allongé, linéaire. 

(1) M. pusilla, NewD). loc. cit. p. 18 {0. Dejeanii, Lee. in Dcj. lor. cit.). — 
Selon M. Clievrolat, cité par M. J. Tliomson (Sysl. Cerambyc. p. 92), la Grncilia 
tnanca de M. .1. L. Lo Conte (Jo)ini. of tlie Acad. of Philad. Ser. 2, II, p. 24) 
doit être ajoutée .1 celle synonymie, ce dont je doute beaucoup. Outre <')uc cet 
insecte est des environs do Ne\v-Yorl<, il est dicnl comme étant en cntii-r bru- 
nâtre et ayant le prothorax du double plus loniiqne large. Il est possible seu- 
lement (pie ce soit, une seconde espèce du genre. 

(2) Syn. MoLonoHus, Haldem. Proceed. of llie Acad. of Pbilad. III, p. 126; 
olim. — Teïsmioi'a, Haldem. Proceed of the Amer. Phil. Soc. IV,' p. 374; 
nom trop voisin de celui de Tessarops imposé par RaDnes.iuo ii des Ara- 
néidos. 

(3) Mol. lenuipes, Haldem. loc. cit.— Tessar. ventralis, Ilaldcm. loc. cit.; 
peut-être le mâle du précédent, selon M. J. t. Le Conte. 



468 LONGICOTINES. 

f 

Je crois, avec M. J. Thomson, que son genre Ntctimenf, est le 
type d'un groupe distinct, et je le laisse, comme lui, dans le voisinage 
des. groupes anormaux qui précèdent, mais peut-être serait-il mieux 
à sa place près des Estolides, Pogonochérides, etc. Il est propre aux 
Indes orientales, et je ne connais aucun autre genre qui puisse lui 
être associé. 

NYCTIMENE. 

J. Thohs. Ârchiv. entom. I, p. 314 (1) 

Femelle? : Tête plane entre ses tubercules antennifôres; front aussi 
haut que large ; joues assez allongées. — Antennes presque glabres, 
à peine ciliées en dessous, de 1/4 environ plus longues que le corps, 
à articles 3-4 chacun de la longueur du scape, 5-H plus courts, dé- 
croissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, aussi 
hauts que larges, les supérieurs petits. — Prothorax du double au 
moins pins long que large, sans sillons transversaux. — Ecusson en 
triangle curviligne. — Elytres allongées, parallèles, peu convexes, 
sillonnées de chaque cùté do la suture, échancrées et chacune bi-épi- 
neuses au bout. — Pattes peu robustes; cuisses graduellement en 
massue, les postérieures pas plus longues que le 1" segment do l'ab- 
domen. — Le 5' de celui-ci assez long, à peine rétréci et subironqué 
en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale assez étroites. — 
Corps allongé, linéaire, partiellement pubescent. 

L'espèce (2) décrite par M. J. Thomson est de taille médiocre 
(14 mill.), d'un brun rougeâtre peu brillant, presque glabre en des- 
sus et saupoudrée de gris en dessous; on se condensant, celte couleur 
forme de chaque côté une bande qui de la tète s'étend jusqu'à l'ex- 
trémité de l'abdomen ; les antennes sont largement aunolées do blanc 
près de leur extrémité. Cet insecte habite Java. M. Pascoe, qui place 
le genre parmi les Saperdides, en a fait tonnaîtro deux autres es- 
pèces (3) voisines de la précédente. 

Groupe XIX. Amyinomides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sillon aux jamljes intermédiaires. 

Tête non rétraclile, assez distante des hanches antérieures; front 
rectangulaire. — Antennes très-longues, très-grêles, subcapillaircs; 
leur scape atteignant la base du protliorax, renflé en une massue ova- 
laire dans sa moitié terminale. — Yeux finement granulés, largement 

(1) Syn. EusEBis, Uej. Cal. éd. 3, p. 376. 

(2) JV. agrilioides, J. Tliotns. loc. cit. (Eus. tœniolatn Dcj.). 

(3) N.viltata, Singapore; subsericea, MciiaJo; Pascoe, Longic. Malayan. 
p. 331. 



\ 



HOMONÉIDES. 469 

divisés. — Prothorax cylindrique, inerme. — Elytres le débordant 
fortement à leur base. — Pattes assez longues ; tarses courts, les quatre 
antérieurs fwrtement dilatés chez lus o"; le 4" article de tous dépassant 
à peine les lobes du 3°. — Saillies sternales très-étroites, lamelliformes. 
— Corps allongé. 

Je ne puis faire rentrer naturellement dans aucun groupe le genre 
Amymoma de M. Pascoe, placé par ce savant entomologiste dans les 
Saperdides. Il tient, en effet, à ces dernières par la brièveté du 4" ar- 
ticle des tarses, mais d'un antre côté, ses épisternums métathoraciques 
de largeur ordinaire et ses jambes intermédiaires munies d'un sillon, 
l'escliient de leurs rangs. C'est, à mon sens, uae forme isolée comme 
les précédentes. 

AMYMOMA. '■ 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 332. 

Mâle : Tête plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, 
distants; front subconvexe, équilatérat; joues longuer. — Antennes 
finement ciliées en dessous, du double au moins plus longues que le 
corps, à articles 3-4 éga,ux, pins longs que le scape et que les suivants, 
ceux-ci décroissant. — Lobes inférieurs des yeux subarroudis, médio- 
cres; les supérieurs plus petits. — Prothorax plus long que large, 
muni d'un sillon transversal près de sa base. — Ecusson tronqué en 
arrière. — Elytres assez longues, planes, peu à peu et fortement at- 
ténuées en arrière, obtuses au boiit. — Cuisses peu à peu en massue, 
les postérieures de la longueur de l'abdomen. — Abdomen conique, à 
article 5 ogival. — SaiUies mésosternale et prosternale très-étroites, 
la l" triangulaire. — Corps cunéiforme, glabre en dessus. 

M. Pascoe n'en décrit qu'une petite (7 mill.) espèce (1) de Bornéo, 
d'un jaune mat et livide, avec la tête brunâtre et les jambes testa- 
cées; ses elytres sont d'un jaune clair i leur base, et traversées dans 
leur milieu par une bande étroite et régulière de même couleur; ces 
organes sont densément et assez fortement ponctués; le dessous du 
corps est presque en entier revêtu d'une très-fine pubescence soyeuse 
d'un blanc argenté. 

GroDPE XX. Homonéidea, 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Un sillon très-marqué aux jambes intermédiaires. 

Tôte non rétractile, plus ou moins rétrécie et prolongée en arrière 
des yeux, au minimum assez distante des hanches antérieures; front 
rectangulaire. — Antennes grêles, sétacées, plus longues que le corps; 

(1) A . 'gukhella, Pascoe, loc. cit. pi. 15, f. 3. 



470 LONGICOHNÏS. 

leur scape pyriforme. — Yeux fortement granulés, divisés (sauf Tra- 
ciielophora). — Prothorax tubercule latéralement. — Elytres le dé- 
bordant fortement à leur base. — Pattes de longueur variable ; les 
antérieures plus longues que les autres chez les o"; hanches de la 
même paire non ou peu saillantes, fortement angvileuses en dehors ; 
tarses au plus médiocres, déprimés; les postérieurs à article 1 plus 
court que 2-3 réunis. — Saillies sternales variables. — Corps allongé. 

Ce groupe comprend une partie des genres que j'ai cru devoir ex- 
clure des Tmésisternides, où ils sont universellement compris à l'heure 
qu'il est. Si l'on veut bien comparer la formule qui précède à celle de 
ces derniers, on s'assurera que ces insectes appartiennent à un autre 
type. Deux de leurs genres (TnACHELOPiioiu, Homon.ea) ont la tète cons- 
truite sur le même plan que les Tmésisternides. Cette ressemblance 
disparaît dans les autres dont la place est évidemment ici. 

L'établissement de ce groupe est dû à M. J. Thomson (1), mais je 
n'y conserve qu'une partie des genres qu'il y a compris (2). 

Ces insectes sont tous de grande taille et habitent les mêmes ré- 
gions du globe que les Tmésisternides. Ils se répartissent dans les 
cinq genres suivants : 

I. Yeux éclianciés : Trachelophora. 

II. — subdivisés, leurs lobes réunis par un filet grêle. 
a Protliorax tronqué en avant, bisinué à sa liase. 

Saillie mésosternale lamelliforme, inerrac, déclive : Mtil- 
ciber. 
— — Bon — verticale en avant : 

Anapausa. 
aa Prothorax ôcliancré en are en avant, tronqué ou très-fai- 
blement bisinué a sa base. 
Pattes anlér. des o" médiocres ; cuisses en massue : Sur- 
mea. 
— — très-longues; — linéaires : Homo- 
nma. 
Genre inccrtae sedis: Vrocalymma . 

(1) Syst. Cerambyc. p. 35. 

(2) Ceux que j'en retranche sont au nombre de (rcis (Crisotarsus, Hetero- 
ci.YTOMORPiu, Tethouea) qui, ayant les crochets des tarses divariqués, no peu- 
vent y rester. Les deux premiers constituent le groupe des Crinotarsirles qui 
suit; on trouvera le troisième dans celui des Estolides. — Il serait sans doute à 
désirer que le groupe actuel lût placé immédialement à côté des Tmésisterni- 
des; mais ici, comme pour tous les groupes des Longicornes, il est impossible 
d'exprimer matériellement ces rapports; a peine peut-on en conserver quel- 
ques-uns. 



HOMONÉIOES. 471 

TRACHELOPHORA. 
B. Perrodd, Ann. d. l. Soc. Linn. d. Lyon, Sér. 2, II, p. 357 (11 

Mâle : Tète penchée, très-saillante, canaliculée en dessus, assez for- 
tement concave enlre ses tubercules antennifères; front transversal, 
nn peu rétréci en bas; joues médiocres. — Antennes fliienient ciliées 
en dessous, dépassant très-peu le sommet des éîytres, fi articles \ mé- 
diocrement robuste, 3 un peu flexueux , du double plus long que 4, 
celui-ci et 5-11 graduellement plus courts. — Yeux échancrés, leurs 
lobes inférieurs obliques. — Protliorax allongé, cylindrique, sinué en 
avant, muni de chaque côté, en deçà de son milieu, d'un tubercule 
conique. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement 
allongées, légèrement et peu à peu atténuées eu arrière, planes dans 
leurs 2/3 antériem's, obliquement déclives et isolément tronquées en 
arrière. — Pattes antérieures médiocrement allongées, leurs jambes 
arquées, leurs tarses courts, assez larges; cuisses peu à peu en massue, 
les postérieures notablemeiit plus courtes que les élyires. — 5* seg- 
ment abdominal assez long, uu peu rétréci et largement arrondi en 
arrière. — Siiillie mésosternale lamelliforme, recourbée, déclive en 
avant, avec un tubercule obtus. — Saillie prosternale étroite, arquée 
postérieurement. — Corps finement et densément pubescent en des- 
sous, revêtu d'une sorte d'enduit en dessus. 

Femelle : Les exemplaires qui me paraissent appartenir à ce sexe 
ne dill'ôreiit de ceux' sur lesquels a été rédigée celte formule que par 
leur prothorax d'un quart environ plus court et leur dernier segment 
abdominal tronqué en arrière. 

Ce genre est essentiellement distinct des Suivants par ses yeux 
échancrés et le faciès de son unique espèce (curvicollis Perr.). Elle 
est d'assez grande taille, d'un gris jaunâtre en dessous, verdâtre en 
dessus, avec quelques étroites linéoles blanches ; son protliorax et ses 
élytres sont donsément rugoso-ponctués et eu même temps un peu 
granuleux. Elle habite Java et Sumatra. 

MULCIBER. 
h Thohs. Syst. Ceramb'jc. p. 493 (2). 

Mâles : Tète verticale, médiocrement saillante^ convexe sur le ver- 
tes, peu rétrécie en arrière, assez fortement concave entre ses tuber- 
cules antennifères, front transversal; joues courtes. — Antennes 
linement pubescentes, plus ou moins cihées en dessous, dépassant les 
élytres du tiers au moins de leur longueur, à articles 1 robuste, 3 

(1) Et Mélang. ontoni. 111, p. 37. 
{t} Syn. Ceiiambïx Oliv. 



472 LONGICORNKS. 

deux fois 1/2 à 3 fois plus long que 4, celui-ci et S-H subégaux, H 
appendiculé. — Prothorax transversal, médiocrement convexe, cylin- 
drique, un peu rétréci eu avant et à sa base, celle-ci bisinuée ; ren- 
flé et fortement tubercule sur les côtés. — Ecusson en triangle cur- 
viligne. — Elytres allongées, pou convexes dans leurs 2/3 antérieurs, 
déclives et obliquement troni]uées en arrière. — Pattes médiocres, 
les antérieures légèrement allongées; cuisses antérieures robuste^j 
fusiformes, les autres peu à peu en massue, les postérieures notable- 
ment plus courtes que l'abdomen ; tarses courts, déprimés. — 5» seg- 
ment abdominal transversal, un pou rétréci, subtronqué en arriére. 

— Mésosternum tronqué en avant, horizontal, triangulaire et caréné 
en arrière. — Saillie prosternale arquée, verticale postérieurement, 
avec un tubercule obtus, parfois peu distinct. — Corps allongé, ro- 
buste, finement pnbescent. 

Femelles : Pareilles aux mâles, avec les antennes un peu plus 
courtes et les pattes plus égales. 

Insectes d'assez grande taille, mais n'ayant rien de remarquable 
sous le rapport de leur livrée qui, du reste, est assez variée. Tous sont 
plus ou moins densément ponctués on dessus avec des aspé'rités ou 
des granulations peu a.pparentes. Rarement [Linnœi] leurs élytres sont 
longitudinalement et faiblement sillonnées. Il y en a on ce moment 
quatre espèces (i) do décrites, dont une anciennement par Olivier. 

ANAPAUSA. 
J. TiiOMS. Syst. Cernmbyc. p. 494. 

Mâle : Tète plus grosse que celle des Mulciber, du reste pareille. 

— 3° article des antennes à peine du double plus long que le 4°. — 
Pattes robustes ; cuisses comprimées, les antérieures très-larges, el- 
liptico-ovales, munies sur leur bord supérieur d'une forte épine, les 
autres sublinéaires. — Saillie niésosternale inerme en avant; la pro- 
sternale fléchie postérieurement. — Le surplus comme chez les Mul- 

CIBEU. 

Femelle : Mandibules et antennes un peu plus courtes. — Cuisses 
antérieures beaucoup moins fortes, inermes en dessus. 

Genre voisin, mais suflTisarament distinct, des Mulcideh, surtout par 
ses sailhes sternales. Il ne comprend (ju'une espèce (armala Thoms.) 
ayant le faciès de ces derniers, mais plus grande que la plupart d'en- 
tre eux. Sa sculpture est la môme et sa livrée d'un gris uniforme, 
avec une assez large bande blanchâtre, transversale, irrégulière, vers 
les deux tiers de la longueur dos élytres, bande parfois à peine dis- 
tincte. Cet insecte habite l'archipel do la Nouvelle-Guinée. 

(1) Cer. scabroms, Oliv. Eulom. IV, C7, p. 8, pi. 10, f. 70; Moliiques. — 
Mule. Linnœi, J. ïliums. loc. cit.; Nouvelle-Guinée, Aoibolnc; type du genre. — 
M. bigtMlalus, Slngapore; puUatus, Balchiaii; Pascoe, Longic. Mulayan. p. 453. 



HOHONÉIDES. 473 



SOBMEA (1). 



Mâle : Této penchée, assez saillante, assez fortement concave entre 
SCS tubercules antennifères ; front transversal; joues courtes. — An- 
tonnes assez robustes, pubescentes, ciliées en dessous, de 1/3 au moins 
plus longues que le corps, de dix articles : 1 robuste, 3 du double 
plus long que i, S-10 plus courts que ce dernier, subégaux. — Pro- 
thorax transversal, peu convexe, peu à peu rétréci en avant et à sa 
base, avec son bord antérieur largement échancré en demi-cercle, 
anguleux et prolongé en un tubercule conique de chaque côté. — 
lîcusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, peu convexes, 
cunéiformes, à peine déclives ot tronquées en arrière, avec leurs an- 
gles externes dentiformes. — Pattes des Anapausa cf- — ^^ segment 
abdominal transversal, rétréci et largement tronqué en arrière. — 
Saillies mésosternale et prosternale tronquées sur leurs faces oppo- 
sées, munies chacune d'un petit tubercule obtus. — Corps cunéiforme, 
robuste, finement puhescont. 

Genre intermédiaire entre les deux précédents et les Homon.ea qui 
suivent, réunissant aux pattes de ceux-là le protliorax ot les elytres de 
ces dernières, avec une forme générale plus courte et beaucoup plus 
robuste. Ses antennes de dix articles lui sont propres dans le groupe 
actuel. 

Il a pour type la LamiaOrbignyi de M. Guérin-Méneville (2), grande 
espèce de la Nouvelle-Irlande, d'un bronzé obscur en dessus, avec 
une très-fine pubescence vcrdâlre, et ornée sur les elytres d'ime 
grande tache commune grise : ces organes, qui sont densément poin- 
tillés, ont en outre chacun une petite tache d'un blanc jauuâtro à 
leur base; l'étusson est do la môme coulem' sur ses bords, glabre et 
brillant dans son milieu. 

HOMONjEA. 

Newu. The Entomol. p. 319. 

Mâle : Tête penchée, saillante, canaliculée et sillonnée du vertes 
au haut du front, faiblement concave entre ses tubercules antennifô- 
res ; front transversal ; joues très-courtes. — Antennes grêles, pubes- 
centes, ciliées en dessous, de 1/4 à peine plus longues quo le corps, 
du reste pareilles à celles des Sormea. — • Prothorax transversal, atté- 
nué dans sa moitié antérieure avec son bord du môme nom large- 
ment échancré, arrondi sur les cùtés en arrière ; muni sur chacun 
d'eux d'un petit tubercule médian. — Ecusson transversal, arrondi 

(1) Syn. Lamia Guér. -M(*nev. 

P) Voy. (1. 1. Coq.; Entom. p. 134, pi. 7, f. 6; rcxemplairo original fait 
maintenaot partie de la collection de M. le comte Mniszech. 



474 LONGICORNES. 

en arrière. — Elytres tvès-allongécs, peu convexes, cunéiformes, sans 
déclivité et largement tronquées en arrière. — Pattes grêles, les an- 
térieures extrômetnent longues ; leurs tarses plus longs que les autres, 
peu dilaté.s et frangés sur leurs bords, à article 1 allongé, égal à 2-3 
réunis ; cuisses linéaires, les posiérieures ne dépassant pas lo 3» seg- 
ment de l'abdomen. — 5» segment de celui-ci allongé, rétréci et si- 
nué en arrière. — Saillie mésostcrnale non lamelliforme, verticale et 
un peu concave en avant. — Saillie prosternale plus étroite, tronquée 
en arrière. — Corps très-allongé, cunéiforme, pubescent. 
Femelle : Antennes dépassant légèrement le sommet des élytres. 

— Pattes antérioures beaucoup moins longues; leurs tarses presque 
aussi larges, mais non frangés sur leurs bords. — 5° segment abdo- 
minal moins long. 

M. Newman a compris sept espèces dans ce genre, toutes des îles 
Philippines; mais il n'y a que la première (1) qui paraisse devoir y 
rester. C'est nn grand insecte en entier revêtu d'une pubescence d'un 
fauve ocracé qui s'éclaircit par place sur les olytres; sur le dessous 
du corps et les pattes elle est interrompue par une foule de petits es- 
paces dénudés qui lui donnent un aspect réticulé, les élytres présen- 
tent chacune six à sept lignes saillantes dont les intervalles sont ponc- 
tués. 

Noie. 

Je n'ai pas pu me procurer le genre suivant. Son unique espèce 
ayant le protborax tubercule latéralement et des pattes absolument 
pareilles à celles des Homon/e.\, appartient probablement au groupe 
actuel. J'ajoute à la formule de M. Westwood quelques particularités 
empruntées aux figures qu'il donne des deux sexes, notamment la 
forme des yeux. 

UROCALYMMA. 
Westw. Arcan. entom. I, p. Ei8. 

Mâle : Tête verticale en avant. — Antennes très-grêles, à articles 1 
en massue, 3 très-allongé, 4 beaucoup plus court. — Yeux échancrés. 

— Prothorax transversal, rebordé en avant et à sa base. — Elytres 

(1) H. patrona; figurée par M. A. White, Longic. of llic Brlt. Mus. pi. 7, 
f. 8 9; cette figure est exactement conforme aux exemplaires que j'ai sous 
les yeux; elle me parait s'accorder moins bien avec la description de M. New- 
man. 

Des autres espèces décrites par cet auteur, trois {biUnea, fornioata, aliéna) 
sont indiquées comme ayant la saillie prosternale reçue dans une écliancrure 
du mésoslernum et, dés lors, ne peuvent pas rentrer dans lu genre actuel. — 
Une quatrième est \' Urocalymma longimana de M. Westwood. — Les saillies 
sleroales des deux dernières {prœcisa, pannosn) ne sont pas décrites, te qui 
rend probable qu'elles no sont pas contiguës; peut-i^tro ces deux infectes sont- 
Us réellement congénères do la palfona. 



CRINOTABSIDES. ^^^ 

allongées, déprimées, parallèles, prolongées postérieurement en deux 
saillies grêles, très-longues et un peu divergentes. — Pattes grêles, 
les antérieures extrêmement longues ; cuisses linéaires; tarses com'ts! 
Femelle : Elytres isolément acuminées et assez saillantes en arrière. 
— Pattes antérieures plus longues que les autres, mais beaucoup 
moins que celles du mâle. 

Par suite de la forme do ses élytrés le màlo, comme le dit M. West- 
wood, a une analogie manifeste avec les Enicodes (Leptonotides). 

Cet insecte (1), bien inférieur aux précédents sous le rapport de la 
taille, est d'un brun noirâtre, revêtu d'une fme pubescence d'un jaune 
soyeux, et strié-ponctué sur les élytres; chacune de ces dernières pré- 
sente une dizaine de gouttelettes blanches. Il habite les îles Philip- 
pines. 

GRODPB XXI. Crinotaraidef. 

Cavités cotyloïdos intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sillon aux jambes antérieures. 

A part les crochets de leurs tarses et leurs yeux échancrés, ces in- 
sectes ne diffèrent en rien d'essentiel des Homonéides, mais n'ont pas 
un habitat aussi étendu. Des deux genres suivants qu'ils forment, le 
premier est répandu dans les îles Philippines et la Polynésie, le se- 
cond est propre à cette dernière. 

1. Saillies mésoslero. et prostcrn. séparées; la l'» lamelliforme : 

Heleroclytamorpha. 
H. — — contiguijs : Crinotarsus. 

HETEROCLYTOMORPHA. 
Blanch. Voy. au Pôle Sud; Entom. p. 277. 

M. Blanchard a fondé ce genre, très-peu connu des entomologis- 
tes (2), sur la femelle d'un insecte (3) des îles Salomon (Polynésie); 
j'ai sous les yeux le mâle d'une espèce voisine. Leurs caractères gé- 
nériques et leur lacies sont absolument pareils à ceux de la Sormea 
Orbignyi Guér-Ménev. du groupe précédent, mais leurs crochets des 
tarses divariqués obligent de les comprendre dans le groupe actuel. 
Eu les comparant aux Cbinotabsus qui suivent, ils n'en diffèrent que 
par les points suivants : 

Mâles : Tête beaucoup moins saillante, largement et médiocrement 

(1) U. hngimana, Weslw. loc. cil. pi. 15, f. 3 o" 9, avec des détails. 

(2) Dans le petit nombre de collections oOi il est censé exister, on trouve 
ordinairement étiquetés sous ce nom des Mulcideu ou des Anapausa. 

(3) H. qmdrinotata, Blanch. loc. cit. pi. 17, f. 10. 
Coléoplères. Tome X. S 



476 JLONGICORNF.S. 

concave entre ses tubercules antennifères. — Prothorax transversal, 
du reste pareil. — Elytrcs cunéiformes, légèrement déprimées le long 
de la suture, chacune obliquement tronquée à son extrémité. — 
Pattes plus courtes, tout en conservant les mômes proportions. — 
Saillie inésosternale lamelliforme, recourbée en arrière, déclive et 
obtusément tuberculeuse en avant, non contiguë h la saillie proster- 
nale. — Celle-ci convexe, déclive en avant, tronquée en arrière. — 
Corps plus court et plus massif. 

Comme celles des Crinotarsus, les femelles ont des antennes dé- 
passant beaucoup moins le corps et des pattes plus égales entre elles, 
avec les tardes antérieurs simples. 

Le genre rattache de la manière la plus intime le groupe actuel 
aux Homonéides. L'espèce nouvelle (1) que j'ai à ma disposition est 
de la même grandeur que celle décrite par ftl. Blanchard et très-dis- 
tincte par ses élytres saus taches. Elle habite les îles Philippines. 

CRINOTARSUS. 
Blakcb. Voy. av Pôle sud; Eniom. p. 275. 

Mâle : Tête très-saillante, peu à peu rétrécie en arrière, sillonnée 
sur le vertex, plane entre les antennes; front transversal. — Anten- 
nes deux fois ot demie plus longaes que le corps, très-grêles, fine- 
ment paibescentes et ciliées en dessous, à articles 1 assez long, renflé 
au bout en une massue ovalaire, 3 beaucoup plus long que les sui- 
vants, ceux-ci décroissant peu à peu.— Prothorax plus long que large, 
un peu rétréci dans sa moitié antérieure, sinué en avant, muni de 
chaque côté d'un petit tubercule médian. — Elytres médiocrement 
allongées, peu convexes, peu à peu atténuées et isolément acuminées 
au bout. — Pattes longues, pou robustes; cuisses sublinéaires, les pos- 
térieures un peu plus courtes que l'abdomen; jambes antérieures légè- 
rement arquées, leurs larses allongés, déprimés, longuement frangés 
sur leurs bords. — Dernier segment abdominal allongé, un peu ré- 
tréci et tronqué au bout. — Mésosteruum plus long que large, tron- 
qué en avant, le prosternum en arriére, tous deux coutigus et hori- 
zontaux. — Corps allongé, oblnngo-elliptique, pubescent. 

Femelle: Tête moins saillante. — Antennes de 1/3 environ plus 
longues que les élytres. — Prothorax plus court. — Pattes antérieu- 
res à peine plus longues que les auti'es; leurs tarses simples. 

Ce genre ne comprend qu'une assez grande et belle espèce (2) des 

(1) //. simplex. Nigra opaca, sublus fusco-siipra grisco-tenuiter pubcsceus; 
protliorace ulrinque villa laterali ochracua subinterrupta ornato; elytris non- 
oihil ncbuluiis, dense puuctulatis, basi subasperatis. Long. 20 mil!. Coll. ilc 
M. le cumte Mniszenli. 

(2) C. plagiaius, Blancli. loc. cil. p. 276, pi. 16, f. 10. 



BUMÉTOPIDES. 477 

llos Fidji (Polynésie), d'un bronzé très-foncé et brillant, uniformément 
revôtuc d'une fine pubescenco grise, laissant au-dessous de l'écusson 
un assez grand espace dénudé ; le prothorax présente trois lignes lon- 
gitudinales glabres, également très-brillautes, et les élytres sont mu- 
nies chacune de quatre lignes saillantes très-distinctes. 

Groupe XXII. Bumétopides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Un sillon ou un sinus aux jambes intermédiaires. 

Tête non rétractile , médiucrenient distante des hanches antérieu- 
res ; front rectangulaire. — Antennes grôles, sétacées, au maximum 
un pou plus longues que le corps; leur scape peu à peu épaissi en 
une massue ovalaire. — Yenx fortement granulés, échancrés. - Pro- 
thorax inerme ou faiblement tubercule sur les côtés.— Elytres le dé- 
passant très-peu à leur base.— Pattes médiocres, subégales; hanches 
antérieures peu saillantes, globuleuses, anguleuses en dehors; tarses 
médiocres, les postérieurs à article d plus court que 2-3 réunis. — 
Saillies stornales non lamelliformes, tronquées sur leurs faces oppo- 
sées ; la mésosternale souvent concave en avant. — Corps oblong. 

Des trois genres qui composent ce groupe, le premier est emprunté 
aux Apomécynides do M. J. Thomson (i), les deux autres aux Tmésis- 
ternides de M. Pascoe (2). Tous trois me paraissent voisins des deux 
groupes qui précèdent et en particulier des Homonéides dont ils ont 
les crochets des tarses divergents. Ils en diffèrent par leurs antennes 
plus courtes et dont le scape est autrement fait, leurs élytres débor- 
dant à peine le prothorax, leurs pattes subégales, enfin leur taille 
beaucoup plus petite. Ils habitent les mômes parties du globe et, de 
plus, la Chine et le Japon. 

I. Prothorax tubercule latéralement : Bumetopia. 

II. — inerme — 

Mésosternum recevant le prosternum : Ilestima. 
— et prosternum séparés : Orinœme. 

BUMETOPIA. 
P.VSCOE, Trans. of the entom. Soo. Ser. 2, IV, p. 252 (3). 

Mâles : Mandibules trôs-minces, assez longues, obliques au repos.— 
Tête penchée, rétrécie en arrière, largement plane entre ses tuber- 

(1) Sysl. Ccrambyc. p. il. 

(2) Longic. Malayan. p. 415. 

(3) Syii. YuKosTïLA, J. Thoms. Pliysis, II, p. 151. 



^■J8 LONGICORNES. 

cules antennifères (1); ceux-ci presque nuls; front transversal; joues 
courtes - Antennes un peu plus longues que le corps, faiblement 
ciliées en dessous, à articles 1 de moitié plus court que 3, i un peu 
moins long que celui-ci, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. -- 
Lobes iniïa^ieurs des yeux subéquilatéraux. - Prothorax transversal, 
cvlindrique, muni de chaque côté d'un petit tubercule médian. - 
Ecus«on transversal, arrondi en arrière. - Elytres oblongucs, médio- 
crement convexes, parallèles dans presque leurs 2/3 antérieurs peu à 
peu atténuées, déclives et arrondies en arrière. - Pattes médiocres, 
assez robustes; cuisses en massue subiusiforme, les postérieures égales 
tix auatre 1'" segments abdominaux. - Mésosternum concave en 
avant ne recevant pas la saillie prosternale; celle-ci obtusément sail- 
lante en arrière. - Corps obloug, pubescent. 

M Pascoe a signalé les rapports de ce genre avec les Apomécynides, 
et M J Thomson l'a compris dans ces dernières, ainsi (lue je viens 
de lé dire. Mais sa tète qui se rapproche de celle des Crinotarsides et 
des Honionéides montre que sa place est dans le voisinage de ces der- 
niers D'un autre côté, le scape de ses antennes et la structure de ses 
saillies sternales indiqueni son analogie avec les deux genres qui sm- 



vent 



Son espèce typique (2) est originaire do Hong-Kong, de taille mé- 
diocre d'un brun verdàtre, avec de petites taches d'un jaune ocrace 
p;Uo et peu distinctes sur la moitié terminale des élytres; ces organes 
sont finement et densément pointillés. , , , „ , „ 

LeKenre Yokostyla de M. J. Thomson a été fondé sur une espèce 
ijaponica) du Japon, qui, sauf ses mandibules épaisses, droites, et son 
ïvothorax aussi long que large, ne diffère en nen, gener.quement par- 
lant, de la précédente. Elle est seulement un peu plus grande et a une 
livrée légèrement différente. 

HESTIMA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 445. 

Mandibules assez robustes, courtes. - Tète médiocrement sail- 
lante plane entre ses tubercules antennifères; front transversa ; joues 
cjurle' —Antennes grêles, finement puboscentes, ciliées en dessous, 
de la longueur des élytres, à articles 1 assez robuste, 3 un peu plus 
jrrand nue 4, celui-ci et .^-H décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs 
des veux transversaux. - l'rotliorax subtransversal, médiocrement 
convexe, mi peu atténué en avant, inerme sur les côtés. - Ecusson 

(t) Sauf moins de longueur, elle est construite sur le même plan que celle 
(Ips HoMOW/E* et des Ouikotarsus. 

ri) B. oscilnns, Pascoe, loc. cil. pi. 2G, f. 7; "Igure faite d'après un irès-pelll 
«xemplaire; les deux <|uc j'ai sous les yeux sont beaucoup plus grands. 



ARSYSIIDKS. 479 

en triangle curviligne. — Elytres assez convexes, oblongues ou légè- 
rement oblongo-ovalaires, tronquées à leur extrémité. — Pattes assez 
courtes; cuisses robustes, en massue fusiforme, les postérieures beau- 
coup plus courtes que le corps. — Saillie mésosternale évasée et for- 
tement échancrée en avant, recevant la saillie prosternalo. — Corps 
plus ou moins allongé, linement pubesccnt. 

Le seul genre du groupe actuel dont le mésosternum reçoive la 
saillie prosternale, est, par suite, aisé h reconnaître. Ses espèces sont 
de taille moyenne et ont une livrée modeste. Toutes sont d'un brun 
rufescent plus ou moins foncé, et, parfois, ont pour tout ornement 
quelques petites touffes de poils jaunâtres sur les élytres (floccosa), 
ou (bisignifera) une grande tache blanche sur chacun de ces organes; 
sauf à leur base, ces derniers sont ponctués en stries. M. Pascoe en 
décrit cinq (1). 

ORINŒME. 

Pascoe, Longic. Malayan. p. 448. 

Genre voisin des Hestima , dont il se distinguo uniquement pair le 
caractère suivant : 

Mésosternum étroit, tronqué en avant, distant de la saillie proster- 
nale qui est aussi étroite que lui, et tronquée immédiatement au ni- 
veau des hanches antérieures. 

Chez l'unique espèce {chalybeata) que j'ai sous les yeux, le front est 
en carré un peu plus haut que large et les articles 3-^ des antennes 
subégaux, mais ces caractères no sont peut-être pas constants et, en 
tout cas, ne sont pas génériques. 

Ces insectes sont de la taille des Hestima, mais leur livrée est plus 
variée, les uns [chahjbeala , aculipennis , rufitarsis) étant d'un noir 
brillant, avec les élytres bleues ou cuivreuses et quelquefois ornées 
de petits points blancs; les autres d'un brun de poix ou rougeâtre, 
avec ou sans lignes grises; deux seulement {puncticollis , Hneigera) 
sont pubescents. Les espèces décrites par M. Pascoe s'élèvent égale- 
ment à cinq. 

Groupe XXIII. Artysiidei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

(1) //. floccosa, Nouvelle-Guinée, Batcliian, etc.; sybroides, Dorey; slelMa, 
Coram, Bourou; trigeminnta, Waigiou, Arou; bisignifera, Batcliian ; Pascoe, 
loc. cil. p. 446; la première est figurée pi. 18, f. 7. 

(2) 0. chalybeata, Tornate, Saylie; aculipennis, Balchian, Gilolo; rufitarsis, 
Dorey; puncticollis, Ceram; Hneigera, Nouvelle-Guinée; Pascoe, loc. cit.; le 
premier se trouve également à Woodlark et est connu dans quelques collec- 
tions fran^jaises sous le nom de Tmesislernus punctatus que lui aurait imposé 
Montrouiicr. 



480 LONGICOHNHS. 

Tête non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures; 
front rectangulaire. — Antennes frôles, sétacées, au maximvun un peu 
plus longues que le corps; leur scape en cône renversé. — Yeux échan- 
crés, leur granulation variable. — Prothorax tubercule latéralement. 
— Elytres le débordant foricraent à leur base. — Pattes assex longues, 
subégales ; hanches antérieures de niveau avec le prosternum, globu- 
leuses, non anguleuses en dehors ; tarses courts, les postérieurs à ar- 
ticle 1 moins long que 2-3 réunis. —Mésosternum et prosternum sur 
le même niveau, tronqués sur leurs faces opposées; le premier parfois 
concave en avant et, dans ce cas, recevant le second. — Corps mé- 
diocrement allongé. 

Groupe voisin des Bumétopides qui précèdent par la structure des 
saillies stornales, mais en différant fortement par la fermeture des 
cavités cotylûïdes intermédiaires, la forme des crochets des tarses, etc. 
Les quatre geures qui le composent sont tous dus à M. Pascoe, qui a 
placé deux d'entre eux dans les Tmésistoruides, et les deux autres 
dans ses HypselonimiB ; mais, sauf une légère diffirence dans la forme 
de la tête, ces insectes ont tous la même organisation. Ils habitent les 
Archipels indiens et la Nouvelle-Guinée. 

I. Tubercules aatennifères distants; front rectangulaire. 

Mésosteinum recevant le proslernum : j4rsysia. 

— et prosternum séparés : Amblymora. 

II. Tubercules antcnnifèrcs contigus a. leur base; front un peu 

élargi en bas. 
Tubercules du prothorax épineux, arqués : Oihelais. 

— — petits, coniques : Otrœa. 

ARSYSIA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 441 (1). 

Mâles : Tète presque plane entre ses tubercules antennifères, sillon- 
née ou canaliculée sur le vertex, ce canal limité au haut du front par 
deux carènes s' écartant pour enclore un espace ovalaire au bas d\iquel 
elles se réunissent et se continuent en une carène unique ; front sub- 
équilatéral; joues médiocres. — Antennes liuement pubescentes et ci- 
liées en dessous, à peine plus longues que les élytres, à articles \ al- 
longé, en cône renversé, sinué à sa base en dessous, 3 arqué, plus 
long que A, celui-ci que ti, 5-H décroissant peu à peu. — Yeux fine- 
ment granulés, leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax for- 

(1) Syn. ThiGONOPTEiu, B. Perroud, Ann. d. I. Soc. Linn. d. Lyon, Sér. 2, 
II, p. .'îSe; il y avait déjà un genre Tryconoptera établi par Millier cl Henle 
sur des Poissons Sélaciens ; hien (|uo son étymologio soit différente, celui de 
H. Perroud en est trop voisin, et je crois que M. Pascoe a eu raison de changer 
son nom. 



I 



VBSTSIIDES. 481 

tement transversal, cylindrique, un peu rétréci en avant, muni d'un 
petit tubercule médian de chaque côté. — Ëcusson en triangle cur- 
viligne. — Elytres assez convexes, peu à peu et fortement rétrécies 
en arrière, tronquées à leur extrémité, avec leur angle externe plus ou 
moins saillant, impressionnées eu dedans dos épaules, celles-ci ob- 
tuses. — Patles médiocres; cuisses assez robustes, en massue fusi- 
fùrme, les posiéricurcs plus courtes que l'abdomen. — Saillie méso- 
sternalo très-large , légèrement échancrée en arc , recevant la saillie 
prosternale; celle-ci plus étroite. — Corps cunéiforme, pubescent. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes que les élytres, pour le 
surplus pareilles aux mâles. 

Le genre est très-distinct du suivant par la sculpture do la tête et 
la réception du prosternum dans le raétasternum. 

Ses e.spèces (1) sont peu nombreuses, de taille moyenne, et leur li- 
vrée consiste en des lignes et des taches blanches où fauves formant 
sur le dessus entier du corps un dessin compliqué ; les élytres et le 
prothorax sont pointillés, mais peu densément.' 

AMBLYMORA. 
Pascob, Longic. Malayan^ p. 454. 

Mâles : Tête à peine concave entre ses tubercules antennifères, 
ceux-ci courts, distants ; front un peu plus haut que large ; joues très- 
courtes. — Antennes finement pubescontcs et ciliées, un pou plus lon- 
gues que les élylres, à articles i en cône renversé, plus ou moins al- 
longé, 3 notablement plus court que 4,8-11 décroissant peu à peu.— 
Yeux assez fortement granulés, un peu rapprochés en dessus j leurs 
lobes inférieurs allongés. — Prothorax transversal, cylindrique, légè- 
rement renflé et muni d'un petit tubercule do chaque côté. — Ecusson 
en triangle curviligne. — Elytres médiocres, un peu convexes, légè- 
rement atténuées et isolément arrondies en arrière. — Pattes des Ar- 
STSIA. — Mésosternum et saillie prosternale de largeur égale, tron- 
qués sur leurs faces opposées, non contigus. — Corps peu allongé, 
oblongo-elliptique, finement et densément pubescent. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes que les élytres. — Corps 
plus massif et plus parallèle. 

Les espèces (2) sont toutes d'un gris clair et uniforme on dessous, 

(1) Trigon. macuUita, Peiroud, loc. oit. p. 338; Arou, Mysol. — T. bimacu- 
lata (maculata var.?), J. Thoms. Sysl. Cerambyc. p. 546; Nouvelle-Guinée. — 
A. nervosa, Timor; llavipicta, Batchian; sordida, Mysol; tenseUata, Ceiam; 
Pascoe, loo. cit. p. 443. 

(2) /1. instubilis, Aroii, Bntoliian; fumo/:n, Morly, Gilolo; conspuia, Durcy; 
tnarmorea, Kavia, Batchian; conferta, Toiidano; Pascoe, loc. cil. p. 455; la pre^ 
miëre est Dgurée pi. 18, f. 3. 



48S LONGICORNSS. 

plus foncé et parfois tacheté de brunâtre en dessus; la tôte, le pro- 
thorax et les élytres sont assez densémeut ponctués; ces dernières, 
dans leur moitié postérieure et près de la suture, sont en général 
striées-ponctuées, avec les intervalles entre les stries légèrement cos- 
tiformes. 

OTHELAIS. 
PiSCOE, Longic. Malayan. p. 241 (1). 

Femelles ? : Tète fortement et triangulairement concave entre ses 
tubercules antennifères ; ceux-ci gros, assez saillants, contigus à leur 
base; front plus haut que large, un peu élargi en. bas; joues allon- 
gées. — Antennes assez longuement ciliées en dessous, dépassant un 
peu les élytres, à articles 1 atteignant le milieu du prothorax, égal à 
3, 2 assez allongé, 3-4 subégaux, S-11 plus courts, décroissant peu à 
peu. — Yeux rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs médiocres, 
équilatôraux. — Prothorax transversal, subcylindrique, un peu res- 
serré près de sa base et de son bord antérieur, arrondi et muni de 
chaque côté d'un tubercule épineux dirigé en arrière. — Ecusson en 
triangle reotiligne aigu. — Elytres oblongues, peu convexes, légère- 
ment déprimées le long de la suture, parallèles, tronquées et bi-ôpi- 
neuses (/usino), ou bidentées en arrière. — Pattes assez longues; cuisses 
fortement on massue fusiforme; les postérieures égales aux trois 1"" 
segments abdominaux ; tarses étroits. — Mésosternum et saillie pro- 
sternale tronqués sur leurs faces opposées, non contigus. — Corps 
médiocrement allongé, pubescent. 

M. Pascoe a compris ce genre et le suivant (2) dans son groupe des 
Hypselomina) (Agniides de cet ouvrage) , dont ils se rapprochent, en 
effet, un peu par la forme de leur tête ; mais l'absence de cicatrice au 
scape de leurs antennes ne permet pas de les y introduire. Celui-ci a 
des rapports réels avec beaucoup d'Exocentrides par son fades et la 
forme des épines latérales de son prothorax ; ses saillies sternales et 
ses autres caractères essentiels montrent qu'il appartient au groupe 
actuel. Il se compose de deux espèces (3) de taille médiocre dont la 
livrée se compose, sur les élytres, d'un grand nombre do taches irré- 
gulières d'un blanc plus ou moins pur, sur un fond d'un noir foncé 
et mat ; des bandes longitudinales de même couleur décorent le pro- 
thorax. 

(1) Syn. Ckreopsibs Pascoe (olim). 

(ï) Entre eux il intercale un genre du nom de Dialius, dont le scape des 
antennes est cicatrisé et qui appartient aux Agniides. Oc le trouvera dans le 
Supplément qui termine ce volume. 

(3) Cercops. hisirio, Pascoe, Trans. of Ihe cntom. Soc. Ser. 2, V, p. 43, et 
Longic. Malayan. pi. 12, f. 3; Arou; mentionné, par mégarde, plus haut (p. 333, 
noie 2) parmi les Cereopsius. — 0. virescens, Pascoe, Longic. Malayan. p. 241; 
Saylie, Dorey. 



. I.EPTONOTIDES. 483 

OTRŒA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 243. 

Mâles : Tète dos Otiielais. — Antennes assez robustes, finement ci- 
liées en dessous, à, peine aussi longues que le corps, à articles 1 un 
peu arqué, plus court que 3, celui-ci plus long que 4, 5-1 1 plus courts, 
décroissant graduellement. — Lobes inférieurs des yeux assez grands, 
équilatéraux. — Prothorax subtransversal, cylindrique, légûrement 
surbaissé en dessus, muni de chaque côté d'un petit tubercule conique 
et submédian. — Ecusson en carré long, arrondi en arrière. — Klytres 
peu convexes, oblongues, plus ou moins fortement striées-ponctuées, 
avec les intervalles entre les stries carénés, isolément échancrées à 
leur extrémité. — Pattes dos Othelais, avec les tarses très-courts; les 
antérieurs fortement élargis, à articles 1-3 transversaux; les autres 
graduellement plus étroits. — 5« segment abdominal assez allongé, eu 
ti'iangle curviligne, fissile en arrière. — Saillies mésosternale et pro- 
sternale non contiguîis : la 1'" sublamelliforme, verticale et concave 
en avant, la 2« tronquée en arrière. — Corps oblong, finement pu- 
bescent, parfois {semiflava) glabre. 

Ces insectes sont de la taille des Othf.la.is, mais ont un faciès diffé- 
rent, par suite de l'armature' de leur prothorax et surtout do la sculp- 
ture de leurs élytres. Ces organes sont fortement ponctués il leur base, 
puis striés-ponctués dans le reste de leur étendue ; ordinairement les 
carènes entre les stries sont très-saillantes; parfois {tessellala) elles 
s'oblitèrent en partie. M. Pascoo en décrit trois espèces (1) dont la li- 
vrée varie. 

Groupe XXIV. Leptonotide». 

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses 
(livariqués. — Un sillon ou un sinus aux jambes intermédiaires. 

Tôte non rétractilo, assez fortement ou fortement distante des han- 
ches antérieures; front rectangulaire. — Antennes grêles, sétacées, 
de longueur variable; leur scape pou à peu en massue, sinué on des- 
sous à sa base. — Yeux finement granulés, échancrés (divisés chez 
Enicodes o"). — Prothorax inerme sur les côtés. — Elytres lu débor- 
dant plus ou moins en avant. — Pattes médiocres, ayant do la ten- 
dance à s'allonger d'avant en arrière; hanches antôrieuri^s no dépas- 
sant pas le niveau de la saillie prosternale, globuleuses, non angu- 
leuses en dehors; tarses au plus médiocres; les postérieurs à' article 
1 plus court que 2-3 réunis; le i" de tous souvent dépassant peu les 
lobes du 3°. — Saillies stcrnalos larges, déprimées, planes, horizon- 

(1) 0. semiflava, Batcliian; cinerascens, Amboiiie; iessellala, Ceraoi; 
I'»scoc, loc. cit. p. 244; lai'» est ûgurCe pi. 12, f. 2. 



*84 lOKGtCORNES. 

taies; la prosternale toujours sur lo même niveau que le prostevnum. 

— Corps allongé. 

La structure particulière des saillies sternales (i) est le principal 
caractère qui distingue ce groupe du pr(5cédent avec lequel il a d'in- 
times rapports par ses caractères essentiels; à quoi s'ajoute une forme 
générale beaucoup plus allongf^e et plus svelte. Les trois genres qui 
le composent sont propres h la Nouvelle-Calédonie et généralement 
regardés comme étant des Tmésisternides (2). Ils sont si voisins qu'il 
est difficile, en tenant compte des deux sexes, d'en dresser un tableau 
synoptique. 

I. FroDt au moins trois fois plus large que haut : Enkodes. 
IL — au plus du double — 

Antennes plus longues tjue le corps : Leptonota. 

— au plus aussi longues que lo corps : Nemaschenta. 

ENICODES. 
G. R. Gray in GniFF. Anim. Kingd.; Ins. II, p. 117 (3). 

Mâles : Mandibules minces, assez longues, obliques au repos. — 
Tète débordant fortement le prothorax, très-rétrécie en arrière, large- 
ment plane entre les antennes; front quatre fois au moins plus large 
que haut, vertical. — Antennes à peine pubescentes, lâchement ciliées 
en dessous, atteignant les 'àji ou le sommet des élytres, à articles i 
médiocre, 3-i de longueur variable, celui-là le plus grand, .'^i-ll dé- 
croissant peu à peu. — Yeux divisés ; l'intervalle entre les lobes oc- 
cupé par un tubercule pubescent. — Prothorax transversal ou non, 
cylindrique, déprimé sur le disque. — Ecusson en triangle curviligne. 

— Elytres allongées, déprimées sur la suture, la dépression limitée 
de chaque côté par une carène obtuse, peu à peu atténuées en arrière 
et conjointement prolongées en une longue saillie canaliculée en des- 

(1) Elle persiste dans les deux groupes suivants en s'exagéiant clicz les Ta- 
péinides. Pendant quelque temps il m'a paru que tous trois pouvaient être 
réunis dans une division particulière à laquelle le nom de Lamiides platyster- 
nides aurait très-bien convenu ; mais j'ai bientôt reconnu qu'il n'y avait pas là 
de quoi fonder un groupe d'un rang aussi élevé. 

(2) Voyei J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. .35. Les trois genres en question 
sont pour ce sav.int entumologisle les types d'autant de groupes distincts. Ce- 
lui des Enicodites parait assez naturel si l'on n'a égard qu'à la tête singulière 
des uiàles des Enicobes. Mais ce caractère disparaît chez leurs femelles, qui 
sont si voisines des Leptonota, qu'une espèce de ce» dernières a été prise 
pour un Enicodes, comme on le verra plus bas. 

(.3) Genre simplement indi(|ué; les caractères n'en ont été exposés que ré- 
cemment par M. Pascoe (Longic. Malayan. p. 485, note), qui a cliangé son 
nom en celui de Hemcooes. — S;n. Ceuàubyx Sclireib. 



LBPTONOTIDES. ^SS 

SOUS, coupées carrément et à peine plus larges que le prothorax à leur 
base. — Pattes médiocres; cuisses antérieures grosses, en massue ova- 
laire, les autres peu à peu épaissies et un peu arquées, les postérieu- 
res un peu plus courtes que l'abdomen ; tarses de la même paire as- 
sez longs, étroits. — Abdomen beaucoup plus court que les élytres; 
son 5° segment allongé, conique, tronqué ou échancré au bout. — 
Saillie mésosternale très-largo ; la prosternale un peu moins.— Corps 
allongé, partiellement pubescent. 

Femelles : Beaucoup plus courtes, plus massives. — Tète débor- 
dant médiocrement le prothorax, faiblement rétrécie en arrière. — 
Antennes un peu plus longues que les élytres. — Yeux non divisés, 
leur échancruro tomenteuse, sans tubercule.— Elytres subparallèles, 
sillonnées, déclives et isolément acuminées en arrière.— Cuisses pos- 
térieures beaucoup plus courtes que l'abdomen. — S° segment de 
celui-ci pas plus long que large, uu peu rétréci et échancré en demi- 
cercle. 

L'un des genres les plus singuliers qui existent parmi les Lamii- 
des, en ce qui concerne les mâles. Ils diffèrent tellement de leurs 
femelles que l'observation seule, faite sur le vivant, a pu révéler les 
rapports qui les unissent. 

Ces insectes sont d'assez grande taille, d'un bronzé obscur sujet à 
rtro remplacé en dessus par du ferrugineux, et saupoudrés de poils 
fauves ou blancs qui en se condensant, forment des bandes ou des 
lâches sur le prothorax et les élytres; livrée variable selon les sexes 
et les espèces. Ces dernières s'élèvent en ce moment à quatre (1). 

LEPTONOTA. 
J. Thoms. Essai, etc., p. 353 (2). 

Mâles : Mandibules minces, courtes. — Tète débordant à peine le 
prothorax, plus ou moins, parfois [tristis) à peine concave entre les 
tubercules antennifèros, ceux-ci très-courts; front subéquilatéral ou 
non; joues médiocres. — Antennes glabres, finement ciliées en des- 
sous, de 1/3 au moins plus longues que le corps, à articles i médio- 
cre, 3-4 subégaux ou 3 plus grand, S-11 décroissant, mais peu. — 
Lobes inférieurs des yeux assez grands, transversaux. — Prothorax 
plus long que largo, cylindrique, transversalement sillonné en avant 
et k sa base. — Klytres plus ou moins planes sur le disque, peu à 

(1) Cer.Fkhtelii, Sclireib. Trans.of ttieLinn. Soc. YI,p.200,pl. 21,f.8cy; 
WpsIw. Aican. eutoin. I, pi. 15, f. 4 Ç; iudiqué à tort comme étant de l'Aus- 
tralie par ces auteurs ainsi que par MM. G. R. Gray (loc. cit.) et A. White 
(Longic. of tlie Brlt. Mus. p. 345). — E. Monlrouzieri, Montroui. Ann. d. i. 
Soc. enlom., 1861, p. 280. — En. Tapenioides, Schreibersii, i. Tlioms. Sysl. 
Cerambyc. p. 546. 

(2) Syn. Enicodes A. Wliitc, Montrouz. 



486 lONGiroHNES. 

peu et fortement rétrécies en arrière, avec leur sommet uni- ou biépi- 
neux. — Pattes assez longues ; cuisses on massue, de forme variable; 
les postérieures de la longueur des élytres ou les dépassant un peu. 

— 5° segment abdominal allongé, conique, échancré (sepium) ou 
non au bout. — Saillies mésosternale et prosternale larges. — Corps 
allongé, cunéiforme, partiellement pubescent. 

Femelles : Antennes seulement un peu plus longues que les ély- 
tres. — Cuisses postérieures un peu plus courtes que l'abdomen, ou 
de même longueur, quand chez les mâles elles dépassent ce dernier. 

— 5° segment abdominal moins long, plus parallèle, arrondi en ar- 
rière. 

M. A. VVhite a, le premier, décrit une espèce de ce genre sous le 
nom à'Enicodes comilessa (1). Depuis, Montrouzier en a publié plu- 
sieurs autres tant sous le même nom générique que sous celui de 
Leptonota (2). 

Ce sont des insectes de taille médiocre, de forme en général assez 
svelte et h livrée variable, mais presque toujours ornés sur les ély- 
tres de taches ou d'un petit nombre de bandes longitudinales incom- 
plètes grises ou jaunâtres ; ces organes sont généralement lisses avec 
un ou deux sillons sur chacun d'eux, abrégés en avant et dont le plus 
constant avoisine la suture ; la tète et le prothorax sont le plus sou- 
vent tachetés des couleurs ci-dessus. 

NEMASCHEMA. 
J. Tnoiis. Essai, etc., p. 354 (3). 

Genre très-voisin des Leptonota dont il ne diffère que par les ca- 
ractères suivants : 

Tète notablement plus saillante.— Antennes dépassant à peine les 
élytres chez les o", plus courtes qu'elles chez les 9 . — Prothorax 
beaucoup plus allongé, du reste pareil. — Elytres assez convexes, 
peu à peu rétrécies, isolément éuhancrées et bi-épineuses à leur ex- 
trémité. — Pattes plus courtes; cuisses postérieures moins longues 
que l'abdomen dans les deux sexes. 

L'espèce typique "(4), décrite par M. Chevrolat qui l'a placée avec 

(1) Longic. of the Brit. Mus. p. 343, pi. 8, f . 4 o" {icpton. picta, Monirouz. 
Ann. d. 1. Soc. entom. 1861, p. 288); ile des Pins, en outre de la Nouvelle-Ca- 
lédonie. 

(2) Enic. ferroudi, Lepton. tristis, Lifiuma, sepium, Baladicus, Montrouz. 
loc. cil. p. 287 sq. J'ai toutes ces espèces sous les ycui; Montrouzier en décrit 
(p. 290) «ne autre (Penardi) c|ui m'est inconnue et qui, d'après la description, 
semble (!tre intermédiaire entre le genre dctuel et les Nemaschema. 

(3) Syu. Navouobpua ? Chevrol. — Leptonota Montroui. 

(4) Navom.? sanguinicoUis , Chevrol. in J. Thoms. Archiv. cntom. I,p.416 



ÉNOTIDES. 487 

doute dans les Navomoupha, lesquelles sont des Cérambycides (1), est 
un peu plus grande que les Leptonota, d'un noir brillant à reflets 
violets en dessous, avec les côtés de la poitrine et de l'abdomen ta- 
chetés de blanc, d'un rouge sanguin presque mat en dessus ; sauf un 
sillon entier qui longe de chaque côté la suture, ses téguments ne 
présentent aucun vestige de sculpture. 

GROOPE XXV. Énotidei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Seape des antennes pyriforme. — Protborax non cylindrique, ré- 
tréci à sa base, cordiforme.— Elytrcs le débordant fortement, oblon- 
gues. — Pattes assez longues. — Saillie mésosternale déclive. — Corps 
obloug, massif. 

Les autres caractères ne diffèrent pas de ceux des Leptoûotides, 
mais ceux qui précèdent donnent à ces insectes un faciès si différent 
de celui de ces dernières qu'on ne peut les considérer que comme un 
type spécial. Ils ne forment, du reste, que le genre suivant qui est 
également propre à la Nouvelle-Calédonie. 

Avec lui finissent ceux qui ont été placés dans les Tmésisterni- 
des (2) ; désormais il ne sera plus question de ces derniers. 

ENOTES. 
J.TiioMS. Sysl. Cerambyc. p. 34. 

Mâles?: Mandibules obliques au repos. — Tète fmement sillonnée 
jusqu'au bas du front, plane et très-large entre ses tubercules anteu- 
nifères; ceux-ci très-courts; front un peu transversal ; joues courtes. 
— Antennes à peine ciliées en dessous, de l/i environ plus longues 
que le corps, à articles i médiocre, 3-4 allongés, un peu noueux au 
bout, celui-ci le plus grand, S-11 décroissant peu il pou. — Lobes in- 
férieurs des yeux assez grands, transversaux. — Prothorax subtrans- 
versal, assez convexe, fortement rétréci dans son tiers basilaire; sa 
partie antérieure arrondie sur les côtés et munie de quelques nodo- 
sités obtuses. — Ecusson en triangle curviligne.— Elytres médiocre- 
ment convexes, de longueur moyenne, parallèles, déclives et arron- 
dies en arrière; leurs épaules calleuses. — Pattes robustes; cuisses 
antérieures très-grosses, elliptiques, les autres en massue allongée ; 

{Lepton. lamberii, Monlrouz. Aim. (1. 1. Soc. CRioni. 1861, p. 291). — Les 
Leplon. pul/crula, modesta, œnea (pie M. Montronzicr déciit à )a suite, sem- 
blent iippartenir il ce genre plutôt qu'aux Leptonota. 

(1) Voyez plus haut p. 221. 

(ï) Voyez J. Thoms. Sysl. Cerambyc. p. 3i. 



488 LONGICOHNES. 

les postérieures de la longueur des élytros, ou les dépassant un peu. 

— 5° segment abdominal assez grand, transversal, rétréci et subtron- 
qué en arrière. — Corps revêtu d'une sorte d'enduit. 

Les deux espèces (1) publiées par M. J. Thomson sont de taille 
moyenne. L'une d'elles {Monlrouzieri), sauf un espace médian, dé- 
nudé et très-lisse sur le prothorax, est d'un blanc jaunâtre avec quel- 
ques taches brunes sur les élytres; l'autre (Laccrdairei) est en grande 
partie glabre et d'un bronzé cuivreux brillant; toutes deux sont pour- 
vues au sommet des élytres de deux assez grandes taches blanches; 
ces organes présentent de nombreux sillons longitudinaux superfi- 
ciels et en partie peu distincts. 

Groupe XXVI. Tapéinide*. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses 
divarjqués. — Un long sinus dorsal aux jambes intermédiaires. 

Tête non rétractile, fortement distante des hanches antérieures, 
dissemblable selon les sexes; front très-fortement transversal. — An- 
tennes médiocrement robustes, hérissées de longs poifs fins, plus lon- 
gues que le corps (o" 9); leur scape en cône renversé. — Yeux fine- 
ment granulés, divisés (a") ou échancrés (Ç). — Prothorax cordiforme. 

— Elytres débordant fortement sa base. — Pattes subégales ; hanches 
antérieures petites, au niveau du prosternum, globuleuses, non an- 
guleuses en dehors ; tarses très-courts, à article 1 moins long que 2-3 
réunis. — Sailhe inlercoxale de l'abdomen large (2). — Métasternum 
assez court, envoyant une large sa,illie en avant. — Saillies sternales 
très-larges, horizontales, planes sur le môme niveau, non contiguës. 

— Corps court, large, déprimé. 

Peu de genres de Lamiides sont aussi singuliers que ' celui établi 
par Serville sous le nom de Tapeina; aussi le plus grand désaccord 
règne-t-il entre les entomologistes sur la place qu'il doit occuper (3). 
Mais si l'on fait abstraction de la forme générale de ses espèces, cette 

(1) E. Montrouiieri, J. Thoms. loc. cil.— Lacordairei, J. Tboms. Physis, I, 
p. 130. 

(2) Caractère non signalé jusqu'ici cl intéressant comme étant le seul cas de 
ce genre qui existe cheïi les Lamiides vraies. 

(3) A. Serville (Ann. il. 1. Soc. entom. 1835, p. 23) l'a mis à côté des Stei- 
bastoma, en ajoutant (|u'il te regarde comme très-voisin des Enicodes. Allant 
plus loin, M. De Casteinau (Hisl. nat. d. Col. II, p. 487) lui a réuni ces der- 
niers et l'a classé entre les Tetraopes et les GEnANu. M. J. Thomson, après 
l'avoir d'abord (Essai, etc., p. 71) placé entre ses Pléropliilcs et ses Desmiptio- 
rilcs, a fini (Sysl. Cerambyc. p. 129) par le rejeter à la fin do la Sous-Famillo 
actuelle. Etifiu, en dernier lieu, M. H. \V. Baies (Contribut. etc. p. 217) l'a 
compris dans les Dcsmiphurides, on en formant un groupe à part. 



TAPÉIMDES. 489 

question ne présente aucune difficulté. 11 ressort avec évidence de la 
furraule qui précède que cette place est à côté des deux groupes qui 
précèdent (1). Les rapports qu'elles ont avec les Enicodes ont déjà 
frappé quelques auteurs. Ces insectes sont américains. 

TAPEINA. 
A. Serv. Encycl. ruélh.; Ins. X, p. 546 (2). 

Mâles : Tête plane entre les yeux ; front prolongé de chaque côté en 
une lame débordant fortement le prothorax et de forme variable (3). 
— Antennes insérées à la face postérieure de ces lames entre lem' ex- 
trémité et les yeux, presque du double plus longues que le corps, à 
articles d assez long, siuué à sa base, 3-H subégaux ou décroissant lé- 
gèrement. — Yeux presque divisés. — Prothorax déprimé, très-for- 
tement transversal, fortement dilaté et obtusément triangulaire sur 
les côtés, brièvement resserré à sa base. — Ecussoa en triangle cur- 
viligne transversal. — Elytres déprimées sur le disque, parallèles ou 
un peu atténuées on arrière, arrondies à leur extrémité. — Pattes 
médiocres ; cuisses robustes, oblongo-ovalaires, les postérieures plus 
courtes que les élytres; tarses antérieurs un peu dilatés. — S' segment 
abdominal grand, en triangle curviligne transversal. — Corps hérissé 
(le longs poils fins. 

Femelles : Tête normale ; front non prolongé sur les côtés. — An- 
tennes un peu plus longues que les élytres. — Cuisses postérieure» 
plus courtes. 

Ces insectes remarquables sont de taille au plus médiocre, d'un noir 
profond et brillant, sujet à passer au ferrugineux sur les élytres et 
l'abdomen, criblés do points enfoncés, assez gros sur les élytres, plus 
petits et parfois subobsolètes sur le prothorax. Leurs espèces peu 
nombreuses (4) sont répandues du Chiji et du Brésil méridional au 
Mexique inclusivement. 

(1) C'est ici un do ces cas, si fiéqueuls cliez les Longicornes, où les carac- 
tères positifs sont en quelque sorte voilés par la forme générale. La question 
est donc de savoir si les premiers doivent ou non l'emporler sur Ja seconde. 
Pour ce qui me concerne, l'atûrmative n'est pas douteuse. 

(2) Et Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 23. — Syn. Eubycephai.us, G. R. 
Gray in Grillilli, Anim. Kingd.; Ins. II), p. 119; genre non caractérisé. 

(3) De même que les corne» céplialiques ou prothoraciques des Lamellicorues, 
ces lames varient d.ins k même espèce sons le rapport du développement et, 
par suite, de la forme, cause d'erreurs spécifiques à laquelle il faut faire at- 
tention. 

(i) Serville en a décrit quatre que M. J. Thomson, dans une Monograpliio 
qu'iladonnée du genre (Archiv. entom. 1, p. 41, pi. 7), réduit à deux, auxquelles 
il en a ajouté doux autres : 7". dispar, Serv. Encycl. méth. loc. cil. (9 bicotor 
Serv. ibid); Brésil. — corona<a, Serv. ibid. (Var. o". picea Serv.); Brésil. — 



490 LONGICORNES. 

Un nouvel hiatus se produit ici dans la série des genres ; ceux qui 
suivent ne tiennent par aucun lien immédiat aux sept groupes quL 
précèdent. 

GKOUPB XXVII. Épioaatide*. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires (1). 

Tète rétractile ou peu distante des hanches antérieures : ses tuber- 
cules antennifères saillants, contigus ou subcontigus à leur base ; front 
rectangulaire, au moins aussi haut que large. — Antennes peu robustes, 
sétacées, longues chez les o" connus ; leur scape variable. — Yeux for- 
tement granulés (sauf Tropidema), échancrés. — Prothorax tubercule 
latéralement. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes 
en général assez longues, subégales; hanches antérieures médiocre- 
ment saillantes, globuleuses, anguleuses en dehors; tarses au plus 
médiocres, les postérieurs à article 1 plus court que 2-3 réunis. — 
Saillies sternales variables. — Corps plus ou moins allongé, en général 
robuste. 

MM. J. Thomson et Pascoe ont établi tous deux, le premier, sous 
le nom de « Zygocérites, » le second, sous celui de « Hypselo- 
minas, » un groupe déjà souvent mentionné dans les pages qui précè- 
dent et qui est essentiellement caractérisé par le front rétréci en haut 
ou trapéziforme. Quoique j'en aie déjà retranché plusieurs genres, ce 
qui eu reste comprend des éléments peu homogènes et doit être en- 
core épuré. Le groupe actuel et les trois suivants sont établis dans ce 
but. 

Les espèces de celui-ci ne sont pas des Zygocérides, leur front n'é- 
tant pas trapéziforme, mais, au contraire, parfaitement parallèle; à 
quoi s'ajoute une forme générale qui n'a rien do commun avec celle 
du groupe en question. Elles varient, du reste, sous ce rapport, ce 
qui peut s'expliquer par leur distribution géographique, les quatre 
genres qu'elles constituent étant disséminés dans les Archipels indiens, 
l'Australie et à Madagascar. 

I. Tuberpiites latéraux du prolhorax médiacs, point de côtes lon- 
gitudinales sur les élylres. 
a Protliorax sans tubercules en dessus : Epicasta. 

creclifrons, J. Tlioms. Archiv. entom. I, p. 43, pi. 7, f. 2; Cayenne. — trans- 
versifruns, J. Thoms. ibid. p. 44, pi. 7, f. 3; Mexique. Suivant M. Gerstaickcr 
(Wiegm. Arcbiv. 1858, 11, p. 329, Verectifrons serait la Traie corimata de Ser- 
ville, et la coronata do M. J. Tliomson une cspùce nouvelle. — Aux espèces 
qui précèdent, il faut ajouter ; T. americuna, Casteln. Ann. d. I. Soc. eutom. 
1832, p. 4U; Chili. 

(1) Sauf chez; Dysth/Eta; mais ce genre est si voisin des Omcopis, cher qui 
ce sillon existe, que je ue puis me résoudre à le mettre ailleurs qu'ici. 



ÉPICASTIDES. 



491 



aa Prothorax muni de deux forts tubercules sur le disque. 
Cuisses pou à peu en massue : Dysthœta. 
— pédoDculées à leur base : Oricopis. 
II. Tubercules latéraux du protliorax voisius de sa base; des côte, 
longitudinales sur les élytres : Tropidema. 

EPICASTA. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 90 (1). 

Mâles : Mandibules assez longues; tubercules antennifères saillants 
anguleux à leur sommet interne; front plus haut que large- joues 
assez onguos - Antennes pubescentes, non ciliées en dessous, deux 
fois 1/2 aussi longues que le corps, à articles 1 robuste, en cône ren- 
versé, atteignant e milieu du prothorax, les suivants noueux au bout 
3 plus long que 1 et que 4, celui-ci et 5-10 subégaux, M plus grand 
que 0. - Lobes m éneursdes yeux assez grands, un peu plus hauts 
que larges. - Prothorax transversal, cylindrique, transversalemen 
sillonne eu avant et à sa base, fortement tubercule, de chaque côté 
dans son milieu. - Ecusson en triangle curviligne. - Elytres assez 
allongées, légèrement arquées en dessus, peu à peu atténuées et sub- 
ronquees on arriére; leurs épaules obliques et terminées par une pe- 
tite dent. - Pattes antérieures un peu plus longues que les autres; 
uisses en massue fusilorme, les postérieures un peu plus courtes que 
es lytres^-5« segment abdominal allongé, rétréci et tronqué au 
bout. - Saillie mésosternale subverlicale et munie d'une carène ob- 
tuse en avant. - Saillie prostcrnale plus étroite, obliquement tron- 
quée en arrière. - Corps assez allongé et assez robuste, finement et 
densement puLescent. "<-ui«ui ei 

Femelles : Antennes un peu plus longues que les élytres. - Epaules 
de celles-ci obtuses. - Pattes plus égales. - S» segment abdominal 
convexe, en cône obtus au bout. 

On en connaît deux espèces (2) des Archipels indiens, d'assez grande 
taille, d un brun carmélite ou virescent, avec deux taches arrondies 
dun noir velouté et cerclées de jaune sur le prothorax, et les élytres 
ornées de marbrures d'un gris blanchâtre, formant un dessin plus ou 
ulSr^"^ ^'''*°"* '^' téguments sont privés de toute ponc- 

Le genre Psaumis de M. Pasooe est identique avec celui-ci, et a été 
établi sur la femelle d'une espèce très-voisine de celle connue de M J 
inomson; il serait même possible qu'elle n'en fût qu'une variété. 

J!l //=".■ '*'■"""' ^"''°'' '^''"»''=' *•"'">''"'• P- 246; nom postérieur d'envirou 
leux ans à celui proposé par M. J. Thomson. 

J\f\rl'"i\'- '^'"""'' '""• "'•' •'a^»--^*««"«- turbidm, Pascoo, loc. 
'"'■■, pi. 11, 1. 6; Bornéo. ' 

Coléoptères. Tome X. g 



492 lONGICORNES. 

DYSTH^TA. 
Pascoe, Trans. of tlie entom. Soc. Ser. 2, V, p. 31. 

Femelle : Tubercules antennifères saillants, tronqués au bout; front 
plus haut que large; joues allongées. — Antennes puboscentes, peu 
densément ciliées en dessous, un pou plus longues que le corps, à 
articles 1 peu à peu en massue, 3 plus long que lui et que -i, 5-H gra- 
duellement plus courts. — Lobes inférieurs des yeux très-allongés. — 
Prothorax subtransversal, cylindrique, muni sur le disque do deux 
forts tubercules coniques et obtus, sur les côtés de deux plus petits, 
aigus et médians. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytrcs médio- 
crement allongées, planes sur le disque, obUquemeut rétrécios dans 
leur tiers postérieur et tronquées au bout, munies chacune à leur base 
d'une courte crôte obtuse. — Pattes longues, égales; cuisses peu à 
peu en massue fusiforme, les pestéricures égales aux quatre 4"' seg- 
ments abdominaux. — 5° segment abdominal en triangle subcurvi- 
ligne allongé. ~ Saillie mésosternale assez large, parallèle, déclive. 
— Saillie prosternale étroite, fortement arquée en arrière. — Corps 
médiocrement allongé, assez large, finement et densément pubesceut. 

L'unique espèce (1) du genre est australienne, de grandem- moyenne, 
et a le faciès de quelques Acanthodérides. E41o est d'un roux vineux, 
avec dos bandes brunâtres et blanches, longitudinales sur le protlio- 
rax, obliques, llexueuses, et alternant sur les élytres; ces dernières sont 
pointillées, mais peu densément, dans les trois quarts de leur lon- 
gueur. 

ORICOPIS. 

Pascoe, Trans. oftlie entom. Soe. Ser. 3, 1, p. 543. 

Femelle?: Tubercules antennifères courts, tronqués au bout; front 
un pou plus haut que large. — Antennes pubescentes, faiblement ci- 
liées en dessous, un peu plus longues que les élytres, à articles 1 pou 
à peu renflé en massue, subégal à 3, celui-ci notablement moins 
long que 4, S-ll' plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes infé- 
rieurs des yeux médiocres, fortement transversaux. — Prothorax 
transversal, cylindrique, sans sillons transversaux en dessus, muni 
sur le disque de deux forts tubercules comprimés, bifides au bout, et 
sur les côtés de deux autres plus petits, coniques et médians.— 
Ecusson en triangle curviligne. — Elytres courtes, planes sur le dis- 
que dans un pou plus de leur moitié antérieure, longuement déclives, 
rétrécies et tronquées en arrière, munies chacune à leur base d'une 
crôte granuleuse et d'une autre plus faible, partant des épaules et 
oblique. — Pattes peu robustes; cuisses pédouculées h leur base, puis 

(1) D. onomai«i Pascoe, loc. cit. pl.ï, f. 6. 



ÉPICASTIDES. 493 

renflées en une massue ovalaire. — S« segment abdominal transver- 
sal, en triangle curviligne. — Saillie mésosternaie obtusémeut tuber- 
culeuse en avant; la prosternale arquée en arrière. — Corps court 
large, rovôtu d'une sorte d'enduit. ' 

Genre voisin des Dysth/eta dont il se distingue par une forme gé- 
nérale beaucoup plus courte, ainsi que des antennes, des yeux et des 
pattes construits sur un autre plan. Son uni(iue espèce (1) est do taille 
médiocre, d'un brun rougoàtre et maculée partout de noir, avec do 
courts cils blancs, couchés et peu abondants sur les élytres. Elle est 
australienne et ressemble aussi à certains Acanthodérides. 

TROPIDEMA. 
J. Thohs. Syst. Cerambyc. p. 88 (2). 

Mâle : Tubercules autennifères très-saillants; front subconvexe, 
plus haut que large; joues allongées. — Antennes assez densément 
frangées sous leurs trois i'" articles, un peu plus longues que le 
corps, à articles i conico-cylindrique, atteignant presque la base du 
prothorax, 3 un peu plus long que lui, graduellement épaissi dans 
sa moitié terminale, 4-1-1 décroissant peu à peu. - Yeux finement 
granules; leurs lobes inférieurs ,\ peine plus hauts que larges.— Pro- 
thorax transversal, subcyiindriquo, obinsément subcaréné sur la U- 
gne médiane, muni de chaque côté, près de .sa base, d'uue petite 
dent triangulaire. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez al- 
longées, planes sur le disque, subparallôles, tronquées en arrière, avec 
leur angle externe dentiformo, munies de côtes longitudinales sail- 
lantes. — Pattes médiocres, assez faibles; cuisses peu à peu en mas- 
sue, les postérieures égales aux trois !■>" segments abdominaux; 
tarses antérieurs très-fortement dilatés. — 3» segment abdominal al- 
longé, parallèle, arrondi en arrière, avec une impression triangu- 
laire terminale. — Saillies mésosternaie et prostornalo médiocrement 
et également larges; la 1" recourbée en arrière, la 2« fortement ar- 
quée postérieurement. — Corps allongé, revêtu d'une sorte d'enduit 
très-fin. 

Coqucrel, qui a découvert le type de ce genre à Madagascar, l'a 
placé, avec doute, dans les Sphenura, sous le nom de S. chrysoce- 
phala. 

Cet insecte, de taille médiocre, est d'un brun carmélite foncé et 
uniforme, avec le vertex et les côtés de la tête revêtus do poils fins 
d'un jaune doré; ses élytres ont chacune quatre côtes qui, en ar- 
rière, se réunissent en une seule; sauf la 3« à partir do la suture, 

(1) 0. umhrosus, Pascoe, loc. cit. pi. 23, f. 2. 

(2) Syn. Spuenura, Coquer. Ann. d. 1. Soc. entom. 1852, p. 400, 



494 LONGICORNES. 

qui est fortement abrégée en avant, ces côtes sont entières; les in- 
tervalles entre elles sont densôment ponctués. ^ 

Ce genre est trôs-différent des précédents, mais ne s'accorde pas 
mieux, au point de vue du faciès, avec aucun autre. 

Grooph XXVni. Tbéooridei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes intermédiaires entières. 
Tête rétractile; front rectangulaire ou assez fortement f rapéziforme. 

— Antennes grêles, sélacées, rarement beaucoup plus longues que le 
corps ; leur scape en cône allongé, atteignant presque la base du pro- 
thorax. — Yeux subfortement granulés, échancrés. — Prothorax tu- 
bercule sur les côtés, à peu de distance de sa base ou inerme. — Ely- 
tres débordant coUe-ci assez fortement. — Pattes assez longues, 
subégales. — Hanches aniérieures globoso-coniques, faiblement an- 
guleuses en dehors; tarses assez longs, à articles 1 moins long que 
2-3 réunis, i très-grand. — Saillies sternales lamelliformes, inermes. 

— Corps oblong, assez massif. 

Des trois genres qui composent ce groupe, deux (Theocuis, Plano- 
dema) ont été placés par M. J. Thomson dans les Zygocérides où leurs 
crochets des tarses divergents ne permettent pas de les introduire. Le 
troisième (TYron.ETA), qu'ii a compris dans son groupe des Hippopsi- 
dcs, en diffère par la rôtractilité de sa tête et l'absence d'un sillon 
aux jambes intermédiaires. Il appartient au même type que les pré- 
cédents, malgré sou proihorax iuerme. Ces derniers eux-mêmes pré- 
sentent entre eux une difl'érenco analogue dans la forme du front 
Irapéziforme chez l'un, rectangulaire chez l'autre. 

Ces insectes sont de taille moyenne et propres à la côte occidentale 
d'Afrique, pays où font défaut les Zygocérides et les Hippopsides. 

I. Prolhorax inemnc; front sul)trap6/,iforme : Typocœta. 
U. — tubercule latéralement. 

Fioot trapéziforme : Theocris. 
— rectangulaire : Planodemti. 

TYPOCŒTA. 
J. Thohs. Syst. Cernmbyc. p. 09. 

Femelle? : Tubercules antennifères médiocres, robustes, étroitement 
séparés, un peu divergents; front ample, plus liaut que large, res- 
serré supérieurement, légèrement élargi en bas; joues allongées. — 
Antennes pubescentes, assez densément cihées en dessous dans leur 
moitié basilaire, près de deux fois aussi longues que le corps, à arli- 



THÉOCRIDES. 493 

des 1 un peu arqué, atteignant le milieu du prothorax, 3 à peine plus 
grand que lui, beaucoup plus que 4, celui-ci et 5-H subégaux. — 
Lobes inférieurs des yeux larges, assez allongés. — Prothorax aussi 
long que largo, traversé par un sillon prés de sa base, pluri-noueux 
sur le disque et sur les côtés. — Elytres médiocrement allongées, peu 
a peu rétrécies et tronquées en arriére. —Pattes courtes; cuisses gra- 
duellement et fortement en massue; les postérieures ne dépassant pas 
le 2" segment abdominal; tarses médiocres, à article 4 plus grand 
que 1-3 réunis. — 5° segment de l'abdomen assez court, largement 
sinué au bout.— Saillies mésosternale et prosternale étroites.— Corps 
oblong, pubescent. 

On n'en connaît qu'une espèce {subfasciata i. Thoms.) assez grande 
et variée de brunâtre, de ferrugineux et de gris; cette dernière cou- 
leur occupe l'extrémité des élytres et forme, en outre, une large 
bande qui les traverse avant leur milieu; ces organes sont densément 
pointillés sur toute leur surface. 

THEOCRIS. 
J. TaousfArchiv. entom. Il, p. 193. 

Mâle ? : Tubercules antennifères saillants, contigus, peu divergents; 
front plus haut que large, trapéziforme; joues médiocres.— Antennes 
pubescentes, munies de quelques cils fins en dessous, de 1/4 plus 
longues que le corps, à articles i un peu plus court que 3, celui-ci 
plus long que les suivants, 4-11 décroissant peu il peu. — Yeux rap- 
prochés en dessus, leurs lobes inférieurs plus hauts que larges. — 
Prothorax transversal, cylindrique, muni de deux sillons transver- 
saux, l'un antérieur, l'autre basilaire, et immédiatement en avant 
de celui-ci, de deux tubercules latéraux médiocres et obtus. — Ecus- 
son subquadrangulaire. — Elytres convexes, oblongues, légèrement 
atténuées et isolément arrondies en arrière. — Cuisses peu à peu eu 
massue, les postérieures égales aux trois 1^'segments abdominaux.— 
S" segment de l'abdomen subtransversal, arrondi , fortement échan- 
cré en triangle et tomenteux au bout. — Saillie mésosternale mé- 
diocrement large, parallèle. — Saillie prosternale plus étroite, forte- 
ment arquée postérieurement. — Corps pubescent. 

M. J. Thomson n'en décrit qu'une espèce (1) du Gabon. Elle est de 
taille moyenne, brune, avec la tête en grande partie, trois Ugnes lon- 
gitudinales sur le prothorax , cinq sur chaque élytre et les cotés de 
la poitrine d'un jaune sale ; les élytres sont assez densément poiutil- 
lées sur toute leur surface avec le bord antérieur des points légère- 
ment relevés comme les aspérités d'une râpe. 

(1) T. saga, J. Thoms. loc. cil. pi. 8, f. i. 



496 LOTTQICOItNBS. 

PLANODEMA. 
J. Thoms. Essai, etc. p. 68 (1). 

Mêmes caractères que les Theocris, avec les différences suivantes : 
Tubercules autennifères séparés et divergents ; front rectangulaire, 
subéquilatéral. — Prothorax muni de chaque côté d'un fort tuber- 
cule conique. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres parallèles 
et presque planes dans un _peu plus de leur riioitié antérieure, peu à 
peu déclives et rétrécies en arrière. — Pattes plus longues et phis ro- 
bustes, surtout chez les cT; cuisses postérieures atteignant presque le 
sommet de l'abdomen. — 5" segment do celui-ci plus court, tronqué 
au bout, muni chez la $ d'une grande et profonde fossette transver- 
sale. — Corps plus massif, oblongo-navieulaire, partiellement pubes- 
cent. 

Le genre ne comprend également qu'une espèce {scorta) du Gabon, 
que M. J. Thomson a retirée, avec raison, du genre Domitia (Mono- 
hammides) dans lequel il l'avait comprise dans Torigino, pour la 
mettre à sa véritable place, près des TiiEor.Bis. Elle est d'un noir mat 
et saupoudrée partout de très-petites taches blanches qui forment sur 
chaque élytre près de dix étroites lignes longitudinales; ces organes 
sont dcnsément pointillés sur leur surface entière. 

Groupe XXIX. AtoMÏdes. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes entières. 

Tête rétractile ; front subrectangulaire, muni de lignes longitudi- 
nales glabres. — Antennes grêles, sétacées, au maximum un peu plus 
longues que le corps; leur scape subcylindrique. — Prothorax inerme 
latéralement. — Elytres le débordant assez fortement à leur base. — 
Pattes assez longues, subégales ; hanches antérieures ne dépassant 
pas le niveau du prosternum, globuleuses, anguleuses en dehors; 
tarses courts, déprimés, à article 1 plus court que 2-3 réunis ; les 
antérieurs fortement dilatés chez les o". — Saillies sternales non la- 
melliformes, tronquées sur leurs faces opposées. — Corps médiocre- 
ment allongé, cunéiforme. 

Ce groupe n'est pas, comme les deu'x précédents, extrait des Zy- 
gocérides de M. J. Thomson à qui l'on doit la création des deux gen- 
res qui le composent. Ce savant entomologiste a placé l'un d'eux 
(Atossa) dans ses Onocéphalites, l'autre (GB\MMiEcnus) dans ses Mé- 
sosites. Mais ils sont extrêmement voisins et appartiennent au môme 

(1) Syn. DoMiTM, J. Tlionis. Atcliiv. eDtom. II, p. 195; olim. 



ATOSSIDKS. 497 

type. C'est des Onocéphalides qu'ils se rapprochent le plus, mais ou- 
tre que ces derniers sont américains et ont un sillon aux jambes in- 
termédiaires, ils présentent quelques caractères qui m'ont engagé âi 
les laisser dans le voisinage des Oncldérides. Ces insectes sont pro- 
pres aux Indes orientales. 

I. Mandibules minces ; écusson cordiforme : Atossa. 

II. — épaisses; — carré, transversal : Grammaschus. 

ATOSSA. 
J. Thoks. Syst. Cerambyc. p. 10). 

Mâle : Mandibules minces, assez longues. — Tubercules antenni- 
fères séparés par un sillon médiocrement large et peu profond ; front 
subéquilatéral, subrectangulaire ; joues trés-allongécs. — Antennes 
finement pubescentes, ciliées en dessous, un peu plus longues que le 
corps, k articles 1 dépassant le milieu du prothorax, 3 un peu plus 
long que lui, tJ-H plus courts, décroissant peu à peu. — Prolhorax 
transversal, cylindrico-conique. — Ecusson en triangle curviligne. — 
Elytres médiocrement convexes, peu à peu atténuées et arrondies en 
arrière, leurs épaules obtuses. — Pattes antérieures un peu plus lon- 
gues que les autres; cuisses peu à peu en' massue fusiforme, les pos- 
térieures sensiblement plus courtes que l'abdomen ; tarses antérieurs 
formant une large et courte palette. — ti" segment de l'abdomen 
transversal, rétréci et tronqué en arrière. — Mésosternum vertical en 
avant, sa partie horizontale transversale. — Saillie prosternale très- 
convexe, subverticale en avant, tronquée en arrière. — Corps assez 
robuste, partiellement pubesceut. 

Une certaine ressemblance avec les Onocephala a engagé Dejoan (1)' 
à placer l'espèce typique de ce genre parmi ces dernières, sous lo 
nom d'O. strenua que M. J. Thomson lui a conservé. 

Cet insecte, originaire de Java, est de taille moyenne, d'un noir 
assez brillant et partiellement revêtu d'une pubesceiice d'un gris jau- 
nâtre mat qui forme en dessus deux larges bandes longitudinales, 
régulières sur la tète et le prothorax, irrôgulières sur les élytres; ces 
dernières présentent d'assez gros points enfoncés distants et en partie 
régulièrement alignés. M. Pascoe en a fait connaître une seconde es- 
pèce (2) ayant une livrée différente, quoique analogue. 

(i) Cat. éd. 3, p. 376. 

(2) A. atomaria, Pascoe, Procecd. of the Zool. soc. 1866, p. 254, pi. 26, f.6; 
Poulo-Pinang. 



^98 I.ONMCORNES. 

GRAMMŒCHUS. 
J. Thohs. Syst. Cerambyc. p. 59. 

Mêmes caractères que les Atossa, sauf les légères différences qui 
suivent : 

Mâle : Mandibules courtes, épaisses. — Tubercules antonnifères 
très-largement séparés; front rétréci entre les yeux. —Prothorax 
plus long, subcylindriqiie, régulièrement arrondi sur les côtés. — 
Ecusson en carré transversal. — Partie horizontale du mésosternum 
obtusémont triangulaire. — Corps un peu plus svelte. 

L'unique espèce connue (polygrammus J. Thoms.) est originaire de 
la Malaisie (Singapore, Sumatra), de la taille des Atossa et ornée, sur 
un fond d'un noir mat, de quatre étroites lignes blanches qui s'éten- 
dent du prothorax au sommet des élytres, mais qui sont interrom- 
pues au milieu de ces dernières par une raie transversale de môme 
nature; les côtés du corps sont également blancs sur une grande lar- 
geur (1). 

Groupe XXX. Zygooérides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Tête rétractile, plus étroite que le prothorax ; ses tubercules anten- 
nifères verticaux, séparés par une étroite tissure; front trapéziforme, 
très-allongé ; joues longues. — Antennes grêles, sétacées, au maxi- 
mum un peu plus longues que le corps; leur scape en cône renvevsé. 
— Prothorax tubercule sur les côtés. — Elytres le débordant très- 
fortement à leur base. — Pattes longues, les antérieures un peu al- 
longées chez les çf ; hanches antérieures ne dépassant pas ou que peu 
le niveau du prosternum, globuleuses, anguleuses en dehors; tarses 
médiocres, assez larges, k article 1 plus court que 2-3 réunis.— Sail- 
lies sternales variables. — Corps m.issif, médiocrement allongé. 

De tous les genres compris en ce moment dans les Zygocérides, je 
ne connais que les doux suivants qui puissent y rester. Auisi épuré, 
il est très-naturel et ne contient qu'un petit nombre de belles espèces 
de l'Australie tout à fait distinctes par Icm's formes et leurs livrées de 
toutes celles qu'on leur a associées. 

I. Prothorax muni de deux fortes crêtes discoidalcs et bifides : 

Demonassa. 
!!• — — quelques petits tubercules arrondis : Zy- 

gocera. 

(1) M. Pascoe (Longic. Malayam p. 681) a signal6 la forte ressemblance qu'a 
cet insecte avec les Arsysia (Biiraélopides); mais ces dernièree ont les crochets 
des tarses divariqués, les cavités cotyloïdes intermédiaires fermées, et n'ont, 
en réalité, rien de commun avec le groupe actuel. 



ZTGOCÉRIDES. 499 

DEMONASSA. 
J. Thobs. Syst. Cerambyc. p. 327 (1). 

Mâle: Antennes des Zygoceba qui suivent, dépassant le sommet des 
élytres de 1/5» de leur longueur. — Lobes inférieurs des yeux grands, 
subtransversaux, un peu obliques.— Prothorax transversal, cylindri- 
que, resserré en avant et à sa base, mimi sur le disque de deux cour- 
tes et très-fortes crêtes bifides au bout, et de chaque côté d'un petit 
tubercule obtus voisin de sa base. — Elytres assez allongées, dépri- 
mées sur le disque en avant, rétrécies dans leur tiers postérieur, iso- 
lément acuminées au bout, munies chacune, à quelque distance de 
leur base, d'un fort tubercule un peu recourbé en arrière. — Leurs 
épaules acuminées et un peu saillantes. — Cuisses peu à peu et lé- 
gèrement épaissies; tarses médiocres, les antérieurs un peu dilatés. 

— 5" segment abdominal assez long, un peu rétréci et sinué en ar- 
rière, muni d'une dépression trilide. — Saillie mésosternale lamelli- 
forme, large, verticale en avant, horizontale en arrière.— Saillie pro- 
sternale plus étroite, convexe, déclive en avant, arquée en arrière. 

— Corps assez allongé, partiellement pubescent. 

On n'en connaît qu'une belle espèce (2) plus grande et de forme 
plus allongée que les Zygoceha, d'un noir profond assez brillant et 
voilé eu dessous par une fine pubescence grise, mat on dessus avec 
un grand nombre de petites mouchetures blanches sur les élytres; 
ces dernières sont aussi fortement ponctuées que celles des Zyp.ockra. 

ZYGOCERA, Dej. (3). 

Femelles : Antennes grêles, finement pubesceutes, munies de quel- 
ques longs poils fins en dessous, un peu plus courtes que le corps, à 
articles 1 long, 3 un peu plus long que lui et que i, 5-H plus courts, 
décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux assez allongés. 

— Prothorax transversal, cylindrique, muni sur le disque de quel- 
ques tubercules arrondis et latéralement, de deux latéraux entre son 
milieu et sa base; ces tubercules tous petits. — Elytres médiocre- 
ment allongées, assez convexes, légèrement atténuées et tronquées 
en arrière, largement arrondies aux épaules, munies chacune d'une 
courte et forte crête basilaire. — Pattes assez longues, médiocrement 
robustes; cuisses en massue fusiforme. — ")' segment abdominal en 

(1) Syn. Zygocera Pascoe, olim. 

(2) Zyg. Mndeayi, Puscoe, Traus. of Ihe cntom Soc. Ser. 2, V, p. 32 (Dem. 
funernria, .T.Thoms. loc.cit. p. 328). 

(3) Les caractères du genre sont encore inMits; Ericlison, que l'on cite par- 
lois comme les ayant publiés, n'a fait que décrire l'espèce citée dans la note sui- 
vante. ~ Syn. AcANTHociNus Boisduv, 



SOO LONGICORNES. 

triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale large , paral- 
lèle, verticale et obtusément tuberculée en avant. — Saillie prostor- 
nale déclive en avant, tronquée en arrière. — Corps médiocrement 
allongé, robuste, plus ou moins pubescent. 

Insectes de taille au plus moyenne, variables sous le rapport de la 
couleur et de la vestiture, mais le plus souvent d'un noir-violet ou 
pourpré très-brillant et plus ou moins mouchetés de blanc; la ponc- 
tuation de leur prothorax et do leurs élytres est généralement très- 
forte et médiocrement serrée; les dernières ont parfois {cœnosa) quel- 
ques lignes saillantes. On en connaît quatre espèces (1) en ce moment. 

Groupe XXXI. Diateniides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqu('s. — Jambes iatermédiaires entières. 

Tête rétractile (suhrétractilo chez Thyada) ; front trapéziforme ; tu- 
bercules antennifères très-rapprochés. — Antennes grêles, sétacées, 
assez longues chez les cf. — Yeux finement granulés, échancrés. — 
Prothorax tubercule latéralement, rarement dans son milieu. — Ely- 
tres le débordant plus ou moins, toujours muuies de fines côtes lon- 
gitudinales. — Pattes assez longues, subégales; hanches antérieures 
globuleuses, anguleuses en dehors, ne dépassant pas le niveau de la 
saillie prosternale; tarses médiocres, à article i plus court que 2-3 
réunis. — Saillie mésosternale variable, la prosternale tronquée en 
avant. — Corps peu épais, cunéiforme. 

En outre de leurs jambes intermédiaires privées de sillon, ces in- 
sectes diffèrent des Zygocéridos par la forme de leur saillie proster- 
nale qui leur donne des rapports réels avec les Crossotides ; mais la 
forme de leur tête les exclut absolument de ces derniers. Sous le rap- 
port de la forme générale, de la livrée et de la sculpture des tégu- 
ments, ils forment un ensemble remarquablement homogène. Sauf 
une espèce propre aux îles Arou, ils habitent l'Australie. 

I. Tubercules antcnnif. verticaux, parallèles: Thyada. 

II. — — contigus à leur base, divergents. 

Saillie prosternale concave en avant et en arrière : Dis- 
tema. 
— — plane — , paraboliquemenl 

arquée en arrière : Ni'cippe. 

(1) Ac. pruinosus, Boisduv. Faun. il. l'Océan. II, p. 489; figuré par M. West- 
wood, Trans. of Ihc entom. Soc. Ser. 3, 1, pi. 25, f. 6. — X. cœnosa, Ericlis. 
Archiv, 1842, 1, p. 223. — metalUca, Westw. loc. cit. p. 627, pi. 25, f. 7. - 
peniheoides, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. .12. 



DISTERNIDES. SOI 

THYADA. 
Pascoe, Trans. ofthe entom. Soc. Ser. 3^ 1, p. 544 (1). 

Mâle : Tubercules antennifôres séparés par une étroite fissure, pa- 
rallèles, verticaux ; front plus haut que large; joues très-longues. — 
Antennes assez robustes, de 1/4 environ plus longues que le corps, 
pubescentes, densément frangées en dessous (la frange plus longue 
sous les articles S-6), à articles i long, 3 beaucoup plus grand que lui, 
égal à 4, tous deux un peu arqués, 3-1 4 décroissant rapidement. — 
Lobes inférieurs des yeux médiocres, transversaux, arrondis en des- 
sous. — Prothorax transversal, cylindrique, atténué dans ses 2/3 an- 
térieurs, brièvement resserré à sa base, muni de chaque côté d'un 
petit tubercule voisin de celle-ci. — Ecusson en carré transversal. — 
Elylres peu convexes, assez courtes, cunéiformes, isolément subéchan- 
crées on arrière; leurs épaules obtuses. — Pattes assez courtes, égales; 
cuisses pédonculées à leur base, puis renflées au bout en une grosse 
massue ovalaire. — 5" segment de l'abdomen fortement transversal, 
largement échancré en arc de cercle. — Saillie mcsosternale large, 
iléclive. — Saillie prosternale plus étroite, plane, allongée, sillonnée 
sur la ligne médiane, brièvement subverticale en avant et en arrière. 
Corps assez robuste, pubescent. 

Femelle : Antennes dépassant un peu le sommet des élytres. — 
Pattes moins robustes. -^ 5" segment abdominal beaucoup plus long, 
en triangle curviligne. 

Le genre no comprend qu'une espèce (2), la plus grande du groupe 
actuel, quoique de taille médiocre. Elle est noire ou ferrugineuse et 
revêtue d'une assez dense pubescence d'un gris clair ou jaunâtre, avec 
une multitude d'assez gros points dénudés ; dans la partie moyenne 
des élytres, ces points forment des rangées régulières dont les inter- 
valles sont costiformes. 

DISTERNA. 
J. Thoms. Syst. Ceramhyc. p. 88 (3). 

Mâles : Tête en général (4) étroitement et fortement concave entre 
ses tubercules antennifères, ceux-ci divergents; front pas plus haut 
que large ; joues très-allongées. — Antennes finement pubescentes, 

(i) Syn. ZïcocERA Pascoe, ollm. 

(2) Zyg. barbicornis, Pascoe, Trans. of tlie entom. Soc. Ser. 2, V, p. 34; 
Ser. .3, I, pi. 22, f. 4. 

(3) Syn. ZïcocEBA Pascoe (olim). 

(4) Parmi les espèces que j'ai sous les yeux, la plumifera a la tête beaucoup 
plus largement concave que les autres, avec le front subparallèlc; pour le sur- 
plus elle est à l'état normal. 



SOS LONGICORNES. 

munies de quelques poils courts eu dessous, beaucoup plus longues 
que le corps, à articles 1 médiocre, 3 beaucoup plus grand que lui, 
4-11 graduellement plus courts. — Lobes inférieurs des yeux médio- 
cres, transversaux. — Prothorax beaucoup plus large que long, con- 
vexe et assez souvent tubercule sur le disque, resserré et transversa- 
lement sillonné en avant et en arrière, muni de chaque côté d'un gros 
tubercule conique voisin de sa base. — Ecusson en triangle rectiligne. 

— Elytres plus ou moins longues, cunéifornics, déprimées sur la su- 
ture, uni- ou bi-épineuses en arrière, le plus souvent munies chacune 
d'un tubercule basilaire (1) parfois (plumifera) fascicule. — Pattes 
médiocres; cuisses peu à peu en massue. — S" segment abdominal 
allongé, rétréci et tronqué au bout, avec ses angles subdentiformes. 

— Mésosternum concave en avant. — Saillie prosternale courte, lar- 
gement concave en avant et en arrière. — Corps cunéiforme, pubes- 
cont. 

Femelles : Antennes de 1/S' à 1/4 plus longues que le corps. — 
.">' segment abdominal bi-épineux et fascicule au bout. 

Genre médiocrement homogène dans son état actuel, que je laisse 
néanmoins tel que M. Pascoe (2) l'a composé en dernier lieu, n'ayant 
vu qu'un petit nombre de ses espèces (3). Elles sont au maximum de 
taille médiocre, et leur livrée ordinaire consiste en taches ou en quel- 
ques bandes brunes sur un fond grisâtre, ou d'un jaune ocracé ; toutes 
sont munies sur chaque élytre d'au moins deux fines côtes longitu- 
dinales plus ou moins abrégées en avant et dont l'interne longe de 
près la suture. 

NICIPPE. 
J, Thoms. Sysl. Cerambyc. p. 88. 

Genre très-voisin des Distehna ; ses caractères différentiels portent 
sur les points suivants : 

Front pas plus haut que large , fortement trapéziforme. — Tuber- 
cules latéraux du prothorax plus petits et plus rapprochés de sa base. 

— Cuisses plus robustes, pédonculées à leur base, puis renflées en 
une forte massue ovalaire. — Saillie prosternale verticale et un peu 
concave en avant, paraboliquement et fortement arquée en arrière. 

Son unique espèce, la Zygocera complexa de M. Pascoe (4), a le fa- 

(1) Quelquefois (bifasciata), quand ces tubercules manquent, chaque élytre 
envole en avant une saillie obtuse. 

(2) Jouro. of the Linn. Soc; Zool. IX, p. 114. 

(.3) Zyg. bifasciain, ylumifera, pumila, Pascoe, Trans. of the entom. Soc 
Ser. 2, V, p. 32. — Z. lugubris, cunenta, Pascoe, ihid. Ser. 3, 1, p. 541. — 
Z. lucluosa, Pascoe, Afin. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, IX, p. 465. — D. infvs- 
catn, J. Thums. Syst. Cerambyc. p. 88. 

(4),Trans. o» the-entom. Soc. Ser. 2, V, p. 34. 



ÉCYHOSCHÉMIDES. S03 

des de la Disterna bifasciata et une livrée qui a beaucoup d'analogie 
avec celle de cette dernière j son prothorax est privé de tubercules 
ainsi que la base de ses élytres; celles-ci ont conservé les côtes dont 
il a été question plus haut. Cet insecte habite les îles Arou où il re- 
présente les deux genres qui précèdent. 

Gkoupb XXXII. éayroiohéinldei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes (1). — Crochets des tarses 
divariqués. — Jambes intermédiaires entières. 

Tète rôtractile; ses tubercules antennifères rapprochés; front al- 
longé, trapéziforme. — Antennes courtes, assez robustes, à articles 
3-4 réunis au moins aussi longs que lus suivants pris ensemble; leur 
scape cylindrique. — Yeux finement granulés, échancrés. — Protho- 
rax cylindrique, inerme latéralement. — Elytres le débordant plus 
ou moins en avant, courtes, verticalement déclives sur les côtés et 
en arrière. — Pattes médiocres; hanches antérieures de forme va- 
riable, anguleuses en dehors; tarses courts, à article 1 moins long 
que 2-3 réunis; leurs crochets petits. — Saillies sternales lamellifor- 
mes, arquées sur leurs faces opposées. — Corps court; téguments 
âpres. 

A une tôto pareille à celle des Zygocéridos, les doux genres qui 
compoisent ce groupe réunissent des antennes singulières, dont on 
verra quelques exemples plus loin, et un ensemble do caractères qui 
les rapprochent des Niphonides plus que de tout autre groupe. Sans 
la forme de leur tête, c'est parmi ces dernières qu'ils devraient 
prendre place. M. J. Thomson, leur fondateur, les a fortement sépa- 
rés, ayant mis l'un (Ecyroschema) dans les Apomécynides, et l'autre 
dans les Zygocérides; mais les analogies qu'ils ont entre eux ne sont 
pas douteuses. Leurs espèces sont africaines, ou des Indes orientales, 
et de petite taille. 

I. Antennes de 11 art.; hauclies autér. saillantes" : Ecyroschema. 
"• — '7 — ; — globuleuses : Apatelarthron. 

ECYROSCHEMA. 
J. TuoMS. Syst. Cerambyc. p. 48. 

Tubercules antennifères assez saillants, contigus à leur base, diver- 
gents; front plus haut que large; joues très-allongées. — Antennes 
subflliformes, finement pubescentes, no'h ciliées en dessous, dépassant 

(1) Elles le sont très-peu chez les APATEiAnTURON; cependant, dansions les 
exemplaires que j'ai sous les yeux, je vois que les épimèrcs iBésollioraciques 
entrent en contact avec les hanches intermédiaires. 



S04 LOMGICUUNES. 

un peu le milieu des élytres, à articles 1 gros, court, subcylindrique, 
3 beaucoup plus long que i, tous deux réunis un peu plus grands 
que les suivants pris ensemble. — Yeux médiocres; leurs lobes infé- 
rieurs plus hauts que larges. — Prothorax transversal, bituberculé 
en dessus. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, convexes, 
aplanies sur le disque. — Pattes assez robustes; hanches antérieures 
saillantes; cuisses sublinéaires, les postérieures beaucoup moins lon- 
gues que l'abdomen. — 3" segment abdominal transversal, rétréci et 
tronqué en arrière. — Saillie mésosternale de largeur médiocre, dé- 
clive. — Saillie pro.sternale tiès-étroite, enfouie, arquée en arrière. 
— Corps inégal, pubescent. 

La seule espèce {favosa i. Thoms.) du genre est originaire du Cap 
et remarquable par la sculpture de ses élytres qui sont couvertes en 
entier d'un réseau saillant do mailles irrégulières, avec deux tuber- 
cules obtus, l'un voisin de leur base, l'autre placé au sommet de leur 
déclivité postérieure; le noir brunâtre et lo gris confusément môles 
■ forment la livrée, le premier dominant on dessus, le second cii des- 
sous; les antennes sont annelées de noir et de blanc. 

APATELARTHRON. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 89. 

Tubercules antennifôres assez saillants, verticaux, parallèles, sépa- 
rés par une très-étroite fissure; front allongé; joues longues. — An- 
tennes robustes, âpres, no dépassant pas le tiers postérieur des ély- 
tres, de 7 articles (1) : 1 empiétant un peu sur le prothorax, 3 beau- 
coup plus long que lui, subégal à 4, tous doux réunis six fois aussi 
grands ([ueS-T, 7 conique. — Lobes supérieurs des yeux très-grêles, les 
inférieurs étroits, obliques. — Prothorax aussi long que largo, cylin- 
drico-ovalaire. — Ecusson très-petit, ponctiforme. — Elytres courtes, 
«onvexes, renflées dans leurs 2/3 postérieurs, fortement déclives et 
isolément tronquées en arrière, débordant faiblement le prothorax 
en avant, munies chacune d'un fort tubercule tout à fait basilaire et 
d'une crôte tranchante au sommet de leur déchvité postérieure. — 
Pattes assez longues, les postérieures un peu plus que les autres; 
hanches antérieures non saillantes, globuleuses; cuisses peu à peu 
en massue, les postérieures de la longueur de l'abdomen. — Saillie 
mésosternale parallèle, subhorizoutale. — Saillie prostornale plus 
étroite, fléchie et fortement élargie en arrière. — Corps convexe, pu- 
bescent, inégal. — Sexes inconnus. 

L'unique espèce [heteroditum J. Thoms.) do ce genre singulier est 

(1) M. J. Thomson no leur en attribue que 6. En effet, l'un des deux exem- 
plaires qu'il a liicn voulu inc communiquer n'en possède pas davantage; l'autre 
W a distinctement?. Peut-être y a-t-il là un caractère sexuel. 



cnossoTiDES. 305 

petite (6-8 mill.), revêtue de téguments très-solides, rugueuse partout 
en dessus, avec les élytrcs l'ortomeul ponctuées on stries sur le disque, 
sans ordre sur les côtés; les intervalles entre les stries sont costifonncs ; 
sa livrée est variée de blanc sur un fond noir. M. J. Thomson l'indique 
comme originaire de la Malaisie; j'ai lieu de croire qu'elle est plutôt 
de Siam. 

GROOPE XXXIII. Croiiotide». 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Jambes intermédiaires entières (1). 

Tète rétractile; ses tubercules antennifères déprimés, très-distants; 
iront rectangulaire. — Antennes en général grêles, sétacées, au maxi- 
mum de la longueur du corps; leur scape en cône renversé ou cylin- 
drique. — Yeux finement (assez fortement chez Crossotus) granulés, 
édiancrés. — Prothorax tubercule latéralement. — Elytres le débor- 
dant fortement à leur base. — Pattes médiocres ou courtes, subégales ; 
hanches antérieures globuleuses, anguleuses en dehors, dépassant ra- 
rement et peu le niveau de la saillie prosternale; tarses médiocres, 
à article 1 plus court que 2-3 réunis. — Saillies sternales variables.— 
Corps court, souvent cunéiforme, rarement oblong. 

Groupe établi par M. J. Thomson, mais auquel il me parait avoir 
donné un peu trop d'extension. Il est beaucoup plus homogène dans 
les limites que je lui assigne, ses saillies mésosternale et prosternale 
présentant seules quelques dill'érences du genre de celles signalées 
dans les groupes précédents. Mais, môme dans cet état, on y reconnaît 
sans peine deux types secondaires dont l'un, représenté par les Fhea, 
se rattache aux Pœmenespebus ( Tragocéphalidos ), tandis que l'autre 
(Crossotus, Dicuostates, Geteuma) a une tendance vers les Hébésé- 
cides qui suivent. 11 ne contient que des espèces africaines qui for- 
ment les huit genres suivants : 

1. Saillie prosternale arrivant, ou peu s'en faut, au niveau des 
hanclies auléricuresjmésosteruuin vertical eu avant. 
a Elytres sans toulTes de poils. 
b Corps rétréci en airièio. 

Tubercules latéraux du protUorax robustes : Frea. 

très-petits : Eumi- 

meies. 
bb Corps parallèle. 

Saillie prosternale tronquée en avant et eu arrière: Pte- 
roiragus. 
— arquée — : So- 

lymus. 

(1) Il en existe un vestige chez les Soi.ïmus. 



S06 LONGICORNES. 

aa Elylres munies de petites touffes de poils. 

Protliorai cylindrique, ses tubercules coniques : Cros- 
soius. 
— rétréci en avant; — arqués ; Dichos- 
iates. 

II. Saillie prosternale enfouie, très-large, ainsi que la saillie mé- 
sosternale : Geleuma. 

FREA. 
J. TuoMs. Ârchiv. entom. Il, p. 174 (1). 

Mâles : Tète presque plane entre ses tubercules antennifères ; front 
plus haut que large; joues longues. — Antennes finement pubes- 
centes, de très-peu plus longues que le corps, à articles 1 en cùne 
renversé, 3 beaucoup plus long que lui, un peu plus que 4, 5-1 1 plus 
courts, décroissant peu à peu. — Lobes intérieurs des yeux médio- 
cres, transversaux. — Prothorax transversal, régulièrement convexe, 
rétréci en avant, brièvement resserré à sa base, muni de chaque côté 
en deçà de son milieu d'un fort tubercule un peu arqué en arrière. 
— Ecussou en triangle curviligne. — Elytres assez courtes, réguliè- 
rement convexes, peu à peu atténuées et arrondies en arrière; leurs 
épaules un peu saillantes, très-obtuses. — Pattes assez longues; 
cuisses robustes, fusiformes. — 5" segment abdominal en triangle 
curviligne transversal. — Mésosternum assez large, vertical et légè- 
rement prolongé en avant. — Saillie prosternale arrivant au niveau 
des hanches antérieures, tronquée en avant, brusquement et parabo- 
liquement arquée en arrière. — Corps elliptico-ovale, densément pu- 
bescent. 

Femelles : Très-voisines des mâles, dont elles ne diffèrent que par 
leurs antennes un peu plus courtes que le corps et leur S° segment 
plus allongé. 

Les espèces (2) sont propres à la c6te occidentale d'Afrique, de taille 
moyenne et très-semblables sous le rapport de la livrée. Chez toutes, 
elle est d'un gris clair avec une loule de petites taches noires en 
partie conlluentes; les élytres et le prothorax sont plus ou moins 
ponctués. 

EUMIMETES. 

Genre absolument semblable au précédent, môme sous le rapport 
de la taille et de la livrée, mais en différant par les deux caractères 
qtii suivent : 

(1) Syn. Phïmastebnâ Chevrol. 

(2) Phym. quadripunclata, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 523; 
Vieux-Calabar. — F. macuUcornis, lœvepunctata, valdepunctata J. Thoms.' 
loc. cit. pi. 8, f. 1-3; Gabon. 



CnOSSOTIDES. 507 

Prothorax à peine tubercule latéralement. — Ecusson en carré for- 
tement transversal. 

Il a pour type la Lamia sparsa de Klug (1), insecte originaire de 
Madagascar. M. .1. Thomson l'a comprise parmi les Fbea, mais les 
caraclôros qui précèdent me paraissent plus que spécifiques, surtout le 
premier. 

PTEROTRAGUS. 
Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1856, p. 488. 

Mâle : Tôte presque plane entre ses tubercules antennifères ; front 
transversal; joues longues. — Antennes finement pubescentes, ci- 
liées en dessous, à peine plus longues que le corps, à articles 1 on 
cône renversé, beaucoup plus court que 3, celui-ci un peu plus grand 
que i, peu à peu épaissi et brièvement fascicule dans sa moitié ter- 
minale, 5-H décroissant pou à peu; une fossette oblongue au som- 
met de 4, un sillon complet sur 5-10. — Lobes inférieurs des yeux 
médiocres, fortement transversaux.— Prothorax transversal, cylindri- 
que, arrondi latéralement et muni de chaque côté d'un assez gros tu- 
bercule conique. — Ecusson largement arrondi en arrière. — Ely- 
tres médiocrement convexes, oblongues, parallèles, arrondies en 
arrière, rectilignes à leur base , avec les épaules obtuses. — Pattes 
médiocres, les antérieures un peu plus longues que les autres, leurs 
• tarses assez dilatés; cuisses subliiiéaires; tarses courts. — 5» seg- 
ment abdominal en triangle curviligne fortement transversal, sinuô 
dans son milieu. — Mésosternum et saillie prosternale comme chez 
les Frea. — Corps oblong, finement pubescent. 

Ce genre appartient aux Céroplésides par ses antennes sillonnées, 
mais il ressemble de si près au suivant, chez lequel ces organes sont 
à l'état normal, quo je crois devoir le laisser dans le groupe actuel 
où l'a placé M. J. Thomson (2). 

Il se borne à une espèce {lugens Chevrol.) du Vieu.x-Calabar, de 
taillo médiocre, d'un bronzé obscur , revêtue d'une pubescence ver- 
dâtre et portant sur chaque élytre, en arrière de son milieu, uno 
assez grande tache marginale d'un noir velouté. 

SOLYMUS. 

Uàle ? : Antennes glabres, de la longueur du corps, à articles 1 at- 
teignant le milieu du prothorax, 3 deux fois aussi long que lui, 
i notablement plus com't, mais plus grand que les suivants, ceux-ci 
subégaux, non sillonnés. — Lobes inférieurs des yeux en carré 
équilatéral. — Un léger sillon oblique aux jambes intermédiaires. 

(1) Ins. V. Madag. p. 119, pi. 5, f. 5. 

(2) Syst. Cerambyc. p. 65. 

Coléoptères. Tomo X. 7 



508 longicohn^s. 

— Saillie prosternale un peu enfouie, arquée en avant et en ar- 
rière. 

Tout le reste, y compris la taille et le /actes, reproduit identique- 
ment ce qui existe chez les Pterotragus. 

. Le genre est propre à Madagascar et son unique espèce est inscrite 
dans le catalogue de Dejean (1), sous le nom dô Phymasterna pic- 
lor (2). 

' CROSSOTUS. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 52. 

Mâle : Tête un peu concave entre ses tubercules antennifères; front 
équilatéral ; joues allongées. — Antennes densément pubescontcs, 
munies d'une épaisse et courte frange de poils en dessous, dépassant 
à peine les élytres, à articles 1 cylindrique, 3 un peu plus long que 
lui, 4-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux subiortement 
granulés, leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Prothorax trans- 
versal, cylindrique, un peu inégal en dessus, traversé par deux sil- 
lons, l'un basilaire, assez marqué, l'autre antérieur, faible, muni de 
chaque côté, un peu en deçà de son milieu, de deux petits tubercules. 

— Ecusson quadrangulaire. — Elytres médiocrement allongées, ré- 
gulièrement convexes, peu à peu atténuées, déclives et arrondies en 
arrière, obtuses aui épaules, munies chacune do deux petits tuber- 
cules fascicules à leur base. — Pattes courtes; cuisses peu à peu en 
massue; tarses assez longs. — 5» segment abdominal transversal, lar- 
gement arrondi et frangé en arrière. — Saillie mésosternale assez 
large, verticale en avant, horizontale en arrière. — Saillie prosternale 
très-convexe, subverticale en avant, verticale en arrière. — Corps 
assez large, densément pubescent. 

Femelle : Anteunes un tant soit peu plus courtes que le corps. — 
5" segment abdominal plus long et plus convexe. 

L'espèce ( plumicomis Serv.) décrite par Serville est de taille mé- 
diocre et a un peu le faciès d'une Niphona. Sur un fond d'un gris 
clair, tantôt assez pur, tantôt jauniitre, elle est ornée d'une multitude 
de mouchetures couleur do rouille pâle ; dans leur moitié postérieure, 
surtout à leur extrémité, les élytres présentent de petits fascicules et 
des linéoles élevées de cette couleur. Cet insecte est commun au Sé- 
négal et est resté sans congénère. 

(1) Ed. 3, p. 3G8. 

(i) S. piclor. NigrovcUitinus, sublus futn pedibus capitcque albo-vaiiegatus, 
prolhorace clytrisqiic a basi ultra médium utrinqiic vitta lateiali cretacca 
(fcrrugineo intcrdum tiiicta) ornatis ; his apice maculis concoloribus. Long. 
12 mill. 



509 



DICHOSTATES. 
J. Thoms. Essai, etc. p. 36 (1). 
Genre voisin des CnossoTus dont il diffS^re par los points suivants : 

tennifères. -Antennes finement puboscentos, non ciliées en dessous 
un peu plus longues que le corps, à articles 1 assez robuste, triquôtre 
beaucoup plus court que 3, celui-ci un peu plus grand que 4, ce der- 
nier beaucoup plus que les suivants, 5-H décroissant rapidement, les 
dermers parfois peu distincts. - Lobes inférieurs des yeux ne ils 
subéquilatéraux. - Prothorax fortement transversal, réSrement 
convexe, peu à peu rétréci dans ses 3/4 antérieurs; ses tubercules la- 
t raux vo.sms de sa base, aigus, un peu arqués. - Ecusson en trian- 
gle curviligne transversal. - Elytres plus ou moins courtes, mé dio- 

rprrvr"''"'^^'^^''"'^'"^"^^^*^^--"-'^^^--^».; 

Femelles : Antennes de la longueur des 2/3 ou des 3/4 des élvtres 
ou peu epa.ss.es au bout, à article 3 notablement plus long que 4 
les dermors décroissant encore plus rapidement. 

aue'c!il1l1"r' ''"' '' ''"'P*"'' '^'' '^^'''' ^°"t de même nature 

et 1 .îlot ^T°™',' '"'"' ^'^' '"'^^ ^' ^^ *°™« de ces dernières 

do colle du prothorax, le faciès est plus massif. Ces insectes (2) sont 

ÏL^que"!""" ^'*'*' '' ^''''""* P"""P^lement la côto occidentale 

GETEUMA. 

J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 65. 

Femelle? : Tête transversalement déprimée au niveau dos veux à 
pe.no concave entre ses tubercules antennifôres ; front transversal- 
joues courtes. - Antennes grêles, presque glabres, un peu plus courtes 
que le corps, à articles 1 en cône allongé, grêle à sa base, aussi long 
que 3, ce ui-ci plus que 4, S-H décroissant peu à peu. - Lobes in- 
érieurs dos yeux médiocres, transversaux. - l'rothorax transversal, 
cylindrique, légèrement renflé sur les cotés, nmni sur le disque de 
deux torts tubercules comprimés. - Ecusson quadrangulaire. - Elv- 
tres courtes, médiocrement convexes, cunéiformes, débordant très- 

(1) Syn. PiiïMASTERNA Pascoe. - Ciiossotus, Chevrol., ,1. Thoms. (olim). 

(2) Phym. concrela, Pascoe, Tran.";. of iho entom. Soc. Ser. 2, IV J 105 
{Dnatalensis, i.thom,. Essai, atc. p. 37); Natal; type du genre - Crossot 

et è o?n r "^ ' ""^ P^"''^"™"i?<=r au genre auquel le rapporta M. .1. Tl.omson, 
tom. ï p m-Tab^ "'• '""'"'''"'' "'"^«-""-' J- Thoms. Arcluv.' 



510 LONGICORNES. 

fortement le prothorax en avant, munies chacune à leur base d'une 
courte crête très-élevée. — Pattes médiocres; cuisses subpédonculées 
à leur base, puis renflées en une forte massue ovalaire. ~ 5" segment 
abdominal transversal, un peu rétréci et largement sinué en arrière. 

— Saillies mésosternale et prosternale très-larges; la l'" transversale, 
légèrement déclive, la 2° subhorizontale, enfouie. — Corps court, cu- 
néiforme, très-finement pubescent. 

Je ne laisse qu'en hésitant ce genre singulier parmi les Crossotides 
où M. J. Thomson l'a placé; ses saillies mésosternale et prosternale 
sont, en effet, complètement anormales pour ce groupe ; mais je ne vois 
pas où le placer ailleurs qu'ici. 

Son unique espèce est originaire de Madagascar et a été décrite par 
Coquerel(-l)souslenom do Phymasterna quadridentala. Elle est assez 
petite, imponctuée, d'un brun rougeâtre uniforme et mat, avec les 
élytres ornées d'un réseau il grandes mailles formées par de fines li- 
gnes de poils blancs ; quelques-unes longitudinales, de même nature, 
se voient sur le prothorax. 

Groupe XXXIV. Hébéséoides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses 
divariqués. — Jambes intermédiaires entières. 

Tête non rétractile (ïf.tbauia excepté), médiocrement distante des 
hanches antérieures; front rectangulaire. — Antennes sétacées, mé- 
diocrement plus longues que le corps cliez les o" ; leur scapc en cône 
renversé (sauf Ranova). — Yeux fortement ou subfortement granulés 
( sauf PnoDATODES et Hebeskcis ) , échancrés. — Prothorax tubercule 
latéralement et presque toujours en dessus. — Elytres le débordant 
plus ou moins à leur base. — Pattes médiocres, subégales ; hanches 
antérieures médiocrement saillantes, anguleuses en dehors; cuisses 
souvent pédonculées h leur base; Uirses courts, à article i moins long 
que 2-3 réunis. — Saillies slernales lamelliformes, du reste variables. 

— Corps court et large chez presque tous. 

Ces insectes tiennent de près aux Crossotides, mais en sont séparés 
par leurs hanches intermédiaires fermées en dehors et leur tête non 
rétractile chez presque tous. Ils forment les huit genres suivants qui 
sont disséminés en Afrique, en Australie et dans les Archipels indiens. 

I. Tète non rétractile. 

a Cuisses peu à peu eu massue ; art. 3 des autenncs à peine 

plus long (luc 2 : Probatodes. 
aa — pôdonculùes ou subpédonculées à leur base; art. 3 
des antennes Un longueur normale. 

(1) Ann. d. I. Soc. entom. 1852, p. 398. 



RÉBÉSÉCIDES. SU 

b Scape des aotennes en c6ne renversé, parfoii subcylio- 

driquc. 
c Prothorai à peine distinctement tubercule : Retilla. 
ce — très — — 

d Ses tubercules voisins de sa base : Phyxium. 
dd — médians, 

e Scape des antennes médiocre. 

Protliorax tubercule sur le disque : Velora. 
— non — : Hebestcis. 

ee Scape des antennes allongé : Rosacaniha. 
l>b — — robuste, pyriforme : Ranova. 

II. Télé rétraclilo; saillie prosternale tronquée en avant, paraboli- 
quement arquée en arrière : Tetradia. 

PROBATODES. 
J. TuoMS. Syst. Cerombyc. p. b6 (1). 

Mâle : Tête assez fortement concave enti-e ses tubercules antenni- 
fères, ceux-ci contigus à leur base ; front un peu plus haut que large; 
joues allongées. — Antennes longuement mais lâchement frangées 
en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 long, sub- 
fusiforme, 2-3 trôs-courts, subégaux, 4 un peu plus long que 5, ce- 
lui-ci et 6 égaux, 6 muni en dessous à son sommet d'une petite touffe 
de poils, 7-H décroissant graduellement. '■ — Yeux finement granulés, 
leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax à peine transversal, 
cylindrique, muni sur le disque de cinq petits tubercules arrondis et 
d'une petite épine aiguii de chaque côté. — Ecusson arrondi en ar- 
rière. — Elytres assez allongées, parallèles, légèrement déprimées sur 
la suture, subvcrticaloment déclives et arrondies en arrière, munies 
chacune d'une courte crête basilaire. — Pattes assez longues, peu ro- 
bustes; cuisses peu h peu en massue, les postérieures beaucoup plus 
courtes que l'abdomen. — S' segment de celui-ci grand, transversal, un 
peu rétréci et largement sinué dans son milieu; le pygidium vertical, 
s'adaptant à ce sinus. — Saillie mésosternale assez largo, déclive. — 
Saillie prosternale plus étroite, arquée en arrière. — Corps subcylin- 
drique, finement pubescent, avec des soies redressées. 

Femelle : 11 faut y regarder de près pour la reconnaître ; je ne lui 
trouve pas d'autre caractère différentiel que ses pattes plus courtes et 
plus égales entre elles. 

La brièveté insolite du 3" article des antennes suffit à elle seule pour 
reconnaître ce genre établi sur une espèce de l'Australie que M. New- 
man avait placée, avec doute, dans les Acanthocinus, en la nommant 
plumula. Elle est de taille médiocre, d'un brun rougeiltre presque 

(1) Syn. AcANTHOciNos? Newm, Tho Zoolog. 1855; Append. p. CXXX. 



812 LONGICOBNES. 

mat et revêtue d'une pubescence griso assez dense en dessous, beau- 
coup moins eu dessus, et formant sur les 61ytres des mouchetures en 
partie confluentes; ces organes sont alutacés, densément ponctués 
et, vus à la loupe, paraissent comme corrodés. 



Femelle'' : Tète à peine concave entre ses tubercules antennifères ; 
ceux-ci très-courts, distants; front ôquilatéral. — Antennes médio- 
crement robustes, pubescentes, finement ciliées en dessous à leur base, 
de la longueur des 3/4 des élytres, à articles i presque de moitié plus 
court que 3, celui-ci un peu plus grand que i, 5-11 beaucoup plus 
courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres, leurs lobes infé- 
rieurs un pou plus hauts que larges. — Protliorax subtransversal, cy- 
lindrique, légôroiuont arrondi et muni do chaque côté d'un petit tu- 
bercule submédiau il peine distinct, traversé par un lin sillon près de 
sa base et de son bord antérieur. — Ecusson transversal, curviligne. 
— Elytres assez courtes, médiocrement convexes, peu à peu rétrécies 
et arrondies en arrière. — Pattes assez longues, croissant d'avant en 
arrière ; cuisses fortement pédonculées à leur base , puis rcnllées en 
ime forte massue; les postérieures dépassant assez longuement les 
élytres ; tarses médiocres. — 5° segment abdominal très-court, cur- 
viligne. — Mésosternum assez largo, vertical et concave en avant. — 
Saillie prosternale plus étroite, fléchie on arrière. — Corps oblongo- 
ovale, finement pubescent. 

Ce genre, très-distinct du précédent, est établi sur une espèce (1) 
de la Malaisie, sans désignation plus précise d'hahiUU. Son prothorax 
à peino tubercule latéralement et la f'urme de son mésosternum le 
rendent très-distinct. 

PHYXIUM. 

Pascue, Longic, Malayan, p. 21. 

Mâles? .-Tête transversalement convexe sur le vertex, fortement 
concave entre ses tubercules antennifôres; ceux-ci distants à leur base, 
front transversal; joues courtes. — Anteimes grêles, munies en des- 
sous de quelques rares cils, un peu plus longues que le corps, à ar- 
ticles 1 on cône renversé, de moitié plus court que 3, celui-ci plus grand 
que 4, 5-11 notablement plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes 
inférieurs des yeux subéquilatéraux. — Prothorax transversal, un peu 
déprimé en dessus, rétréci en avant, muni sur le disque de deux no- 

(1) R. indigens. Nigro-rufescciis, pulie siibtili fusca sparsim obtecta ; pro- 
tliorace punclulalo; elylris dense punctalo-striatis, fasciis duabiis augustis (al- 
tiiri modiA, altcra ante apiceni) tiansversis giittulisque paucis interjacentibus, 
albis. Long. 11 inill. Coll. do M. le comte MDJszech. 



h6bés£cidgs. si 3 

dosltés et latéralement de deux petits tubercules coniques voisins de 
sa base. — Ecusson en carré transversal. — Elytres courtes, assez con- 
vexes, parallèles, largement arrondies en arrière, munies chacune 
d'une crôte à leur base. — Pattes assez longues, robustes ; cuisses p6- 
donculées à leur base, puis fortement en massue ; les postérieures at- 
teignant le sommet do l'abdomen. — Saillie mésosterualo assez large, 
parallèle, subhorizontale; la prostcrnale étroite, fléchie et élargie en 
jjj,,.ière. — Corps court, inégal en dessus, pubescent. 

M. Pascoe a placé ce genre dans les Acanthocinides d'où l'excluent 
ses hanches antérieures anguleuses en dehors et l'absence complète 
de sillon aux jambes intermédiaires. Tous ses caractères sont ceux du 
groupe actuel. 

Ses espèces (1) sont fort petites et, comme l'a dit ce savant entomo- 
logiste, rappellent, par leur forme générale et la sculpture de leurs 
élytres, les Ontchocerus (Acanthodérides) de l'Amérique du Sud, avec 
une Hvrôe analogue. Elles sont propres aux parages de la Nouvelle- 
Guinée et aux Moluques. ' 

YELORA. 
J. Thobs. Syst. Cerambyc. p. 56. 

M. Pascoe n'a pas admis ce genre établi sur une espèce (2) de l'Aus- 
tralie décrite par lui, et l'a réuni (3) aux Hkbesecis qui suivent. Mais 
cet insecte a un faciès si diilérent de celui de toutes celles de ces der- 
nières qui me sont connues, que je crois devoir exposer les caractères 
qui l'en distinguent. 

Tète largement et assez fortement concave entre ses tubercules an- 
tonuifères. — Scape des antennes atténué à sa base, puis peu h. peu 
en massue. — Prothorax muni sur le disque do deux ronflements entre 
lesquels se trouve une carène longitudinale. — Elytres plus allongées, 
déprimées dans leur moitié antérieure et munies chacune d'une élé- 
vation oblique en arc de cercle, à concavité interne et surmontée d'un 
petit faisceau de poils. — Corps plus massif. 

La taille est de beaucoup supérieure à celle des Hebesecis que j'ai 
sous les yeux ; la livrée partout d'un jaune d'ocre pMe avec le milieu 
des élytres d'un gris obscur; ces organes sont deusémont pointillés et 
munis chacun de deux eûtes fines au sommet de leur déclivité posté- 
rieure. Cet insecte habite le nord de l'Australie. 

(1) P. bufonium, Batchian; scorpioides, Arou; ignarum, Mysol; Pascoo, loc. 
cit. p. 22; avec une figure du premier, pi. 2, f. .3. 

(2) llebecerus sordidus, Pascoe, Trans. of tlie entom. Sor, Ser. 3, 1, p. 027 
{Vel. ausiralis, i. Tlioms. loc. cit.). 

(3) Journ. of tlie Linu. Soc; Zool. IX, p. 107. 



SI* LONGICORNES. 

HEBESECIS. 
Pasooï, The Joum. of Enlom. II, p. 353 (1). 

Mâles : Tète à peine concave entre ses tubercules anteunifères ; 
front plan, équilatéral ou légèrement transversal; joues assez longues. 
— Antennes plus ou moins ( eu général densément et longuement ) 
frangées en dessous, de d/3 environ plus longues que le corps, à ar- 
ticles 1 en cône renversé, notablement plus court que 3, celui-ci plus 
long que 4, 5-11 décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés; 
leurs lobes inférieurs médiocres, en triangle curviligne. — Prothorax 
transversal, tantôt (par ex. marginicoUis) régulièrement cylindrique, 
tantôt (par ex. crocogaster) impressionné sur le disque, muni latéra- 
lement de deux petits tubercules coniques le plus souvent situés un 
peu eu deçà de son milieu. — Ecusson variable. — Elytres au plus 
médi jcrement allongées, parallèles ou atténuées en arrière, médio- 
cremant convexes, peu à peu déclives et arrondies en arrière. — 
Pattes assez courtes, subégales; cuisses fortement en massue, pédon- 
culées à leur base, les postérieures atteignant au maximum le som- 
met d'is élytres; tarses médiocres. — 5» segment de l'abdomen en 
trian.^'e curviligne transversal. — Saillies mésosternale et prosternale 
de lar^'our variable; la 1" déclive, la ^^ horizontale ou fléchie en ar- 
rière. — Corps elliptique ou parallèle, plus ou moins large, en géné- 
ral finement pubescent. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes, dépassant toujours les 
élytres. — 5° segment abdominal beaucoup plus long, ogival ou lar- 
gement arrondi en arrière. 

Genre assez riche en espèces (2), mais, comme l'a dit M. Pascoe, 
l'un de ceux de l'Australie dont l'étude est la plus difficile, par suite 
de la variabilité de ses espèces et dos formes intermédiaires qui in- 
terviennent entre elles. 

Ce sont des insectes de taille au plus médiocre et d'aspect insigni- 
fiant, leur livrée étant habituellement grise et parfois relevée sur les 

(1) Syn. Hedecebus, (Ocj.) J. Thoms. Essai, etc.-, p. 342; nom déjà employé 
par M. Kolenali (Meletem. entom. II, p. 65) pour des Hémiptères liétéroptères. 
— AcANTUociMus Newm., Boisd.— Chossotus Germar.— Acantiiodehes Germar, 
Newm. 

(2) Acanthoc. nustralis {A. inglorius, Newm. The Entom. p. 361), mnrgi- 
nicoUis, crocogaster, Hoisdiiv. Faun. d. l'Océan. II, p. 489 sq. — ^. lineola, 
Newm. Tlie Zool. 1855; Append. p. CXXX {mnrginicoUis Var.?). — ^. fusei- 
comis, Germ. Linn. Entom. HI, p. 227. — Crossot. varicornis, Germ. ibid. 
j). 229 {marginicoUis Var.?). — //. niphonoides, confertus, Pascoe, Trans. of 
ttie entom. Soc. Ser. 3, I, p. 527. — //. Cermari, antennala, Pascoe, The 
Journ. of Entom. 11, p. 352. — //. sparsa, Pascoe, Journ. of tlie Linn. Soc; 
Zool. IX, p. 81. 



HÉBÉSÉCIDES. 515 

élytres par de petites taches jaunes disposées en rangées régulières; 
la pubescence qui la forme est peu épaisse et ne voile pas tout à fait 
la couleur des téguments qui varie du noir brunâtre au jaune ferru- 
gineux; les élytres sont fortement ponctuées et munies de quelques 
faibles côtes dont une se relève parfois à leur base; il est rare (cro- 
cogaster) qu'elles soient déprimées sur la suture. 

ROSACANTHA. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 484 (1). 

Mâle : Tête sillonnée du vertex au bas du front, faiblement ou à 
peine concave entre ses tubercules antennifères; front légèrement 
transversal: joues médiocres. - Antennes peu robustes, hérissées de 
longues soies, surtout en dessous, de 1/3 au moins plus longues que 
le corps, à articles 1 en cône renversé, long mstis plus court que 3, ce- 
lui-ci égal à i, 5-H plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes in- 
férieurs des yeux transversaux. — Prothorax transversal, peu con- 
vexe, resserré en avant, muni sur le disque d'une callosité médiane 
flanquée de deux tubercules coniques, sur les côtés de deux autres 
plus forts, plus aigus et plus en dessous, d'un petit près du bord an- 
térieur. - Ecusson en triangle curviligne. - Elytres peu convexes, 
assez allongées, parallèles, largement tronquées eu arrière. — Pattes 
médiocres, robustes; cuisses subpédonculôes à leur base, puis forte- 
ment en massue, les postérieures atteignant le sommet des élytres. 
— S« segment de l'abdomen fortement transversal, arrondi aux an- 
gles, sinué dans son milieu. — Saillie mésosternale déclive, large, 
parallèle, échancrée au bout. — Saillie prosternale à peine plus 
étroite, plane, horizontale. — Corps large, parallélogrammique, pu- 
bescent, liérissé, surtout sur les pattes, de soies redressées. 

Femelle ? Antennes de 1/4 plus longues que le corps. - Pattes moins 
robustes; les quatre cuisses postérieures un peu arquées. — S" segment 
abdominal beaucoup plus long, rétréci et échancré en arrière. 

Genre propre à la Nouvelle-Calédonie (Lifu) et ne comprenant 
qu une espèce {Fonscolombei Montrouz.) de taille moyenne et assez 
remarquable par sa livrée, d'un bronzé obscur uniforme, saupoudré 
de poils jaunâtres formant un faible dessin nuageux sur les élytres; 
ces organes sont densément poinlillés, avec quelques vagues et larges 
sillons, les uns longitudinaux, les autres obliques, tous plus ou moins 
abrégés. 

(1) Syn. PnosACANTiiA, J. Tlioms. loc. cit. p. 56; nom déjà employé par 
ra. Mu?el, avec la désinence masculine, pour un genre de la famille actuelle. 

FOUACANTHA, MontroMz. Ann. d. 1. Soc. untom. 1861, p. 269; il y avait 
aeja doux genres du nom de PoLVACAUTutis : l'un de Kubl et Van Hasscit parmi 
les Poissons, l'autre de M. De Castelnau cliet les Hémiptères 



516 tONGlCORNES. 

RANOYA. 
I. Thoms. Sysi. Cerambyc. p. 64. 

Mâle : Tète subrétractile, largement et médiocrement concave entre 
ses tubercules antennifères ; Iront fortement transversal ; joues mé- 
diocres. — Antennes très-finement pubescentes, non ciliées, de 1/3 au 
moins plus longues que le corps, à articles i court et très-robuste, 
ovalaire, atténué à sa base, 3 noueux au bout, notablement plus court 
que 4, celui-ci un peu arqué, presque égal à 5-6 réunis, les suivants 
décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux assez petits, sub- 
équilatéraux. — Prothorax transversal, assez convexe, muni sur le 
disque de deux grosses nodosités coniques, et de chaque côté d'un 
fort tubercule déprimé à sa base, assez aigu au bout. — Ecusson ar- 
rondi en arrière. — Klytres du double seulement plus longues que 
larges, médiocrement convexes, parallèles, largement arrondies en 
arrière, munies sous l'écusson de deux tubercules ai'rondis, contigus, 
et chacune d'une mince crête basilaire. — Pattes médiocres, robustes; 
cuisses subpédonculées à leur base, puis fortement eu massue; les 
postérieures presque de la longueur de l'abdomen. — 5» segment de 
l'abdomen en triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale 
très-large, parallèle, brièvement verticale en avant, horizontale et 
concave en arrière. — Saillie prosternale presque aussi large, con- 
cave, horizontale, échancrée en arrière. — Corps large, parallélo- 
grammique, pubescent. 

La seule espèce [pictipes S. Thoms.) connue est originaire do Mada- 
gascar, d'assez grande taille, mouchetée de gris en dessous, brunâtre 
en dessus avec les côtés du prothorax et les élytres occupées on ma- 
jeure partie par une très-grande tache irrégulière d'un blanc grisâtre 
et tiquetée de ferrugineux; ces organes sont assez fortement ponctués 
à leur base, beaucoup plus finement et moins densôment sur le reste 
de leur surface. 

TETRADIA. 

J. TuoMs. Syst. Cerambyc. p. 65. 

Femelle ? : Tète fortement rétractile, bituberculée entreles yeux, pres- 
que plane entre ses tubercules antennifères ; front subéquilatéral, muni 
de deux carènes transversales; joues médiocres. — Antennes pubescen- 
tes, à peine ciliées en dessous, un peu plus courtes que les élytres, à ar- 
ticles 1 court, eu massue arquée, 3-i égaux, 5-1 i plus courts, décroissant 
peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, en carré équila- 
téral. — Prothorax médiocrement convexe, caréné sur la ligne mé- 
diane, bituberculé sur le disque on avant, muni de chaque côté de 
deux forts tubercules contigus à leur base : l'un antérieur, l'autre 
postérieur. — Ecusson en triangle subrectiligne allongé. — Elytres 



HÉCYRIDIDES. 817 

assez courtes, convexes, subparallôles, déolives et tronquées en ar- 
ritre, munies chacune d'une courte crfite basilaire et fasciculée, leurs 
épaules saillantes et arrondies. — Pattes médiocres; cuisses subli- 
néaires, les postérieures peu à peu en massue , un peu plus courtes 
que l'abdomen. — 5° segment de l'abdomen transversal, largement 
arrondi et sinué en arrière, largement excavé dans son milieu. — 
Saillie mésostornale subverticale en avant, horizontale, large et pa- 
rallèle en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, courte, tronquée 
en avant, paraboliquemcnt arquée en arrière. — Corps court, massif, 
pubescent. — Mâle inconnu. 

L'unique espèce [fasciatocollis J. Thoms.) est africaine (Natal, Da- 
mara), de seconde grandeur pour le groupe actuel, et se rapproche 
des NirnoNA sous le rapport do la sculpture des téguments et de la 
livrée. Elle varie du cendré au gris ferrugineux, avec le centre du 
prothorax et la base des élytres, ou au moins leurs crêtes brunâtres; 
ses élytres sont criblées eu avant d'excavations continentes, en arrière 
couvertes de petites aspérités, et sont munies chacune, sous leur mi- 
lieu, d'une fine crête transversale, fasciculée et noire. 

GSOUPB XXXV. Héoyridides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
(livariqués. — Jambes intermédiaires entières. 

Tête rétractile, fortement concave entre ses tubercules antennifères; 
liont rectangulaire. — Antennes sétacées, au maximum un peu plus 
longues que le corps; leur scape en massue. — Yeux subfortoment 
ou fortement granulés. — Prothorax inégal en dessus, muni de chaque 
côté do deux tubercules : l'un submédian, l'autre antérieur. — Ely- 
tres le débordant fortement à leur base. — Pattes de longueur va- 
riable ; hanches antérieures médiocrement saillantes, anguleuses en 
dehors; tarses médiocres, à article 1 plus court que 2-3 réunis. — 
Saillies mésosternalo et prosternale tronquées en avant, celle-ci pa- 
rabnliquemcnt arquée en arrière. — Corps plus ou moins massif. 

Parmi les Niphonides de MM. J. Thomson et Pascoe, il se trouve 
deux genres qui ont les crochets des tarses divariqués et qui, dès lors, 
n'appartiennent pas à ce groupe. Pour le surplus, ils en ont tous les 
caractères, notamment cette double armature de chaque coté du pro- 
thorax dont on vient déjà de voir un exemple chez les Tetradu. C'est 
cette particularité et la forme générale de leurs espèces qui les dis- 
tinguent des Crossotides avec lesquels ils ont également d'intimes 
rapports. L'un de ces genres est indien, l'autre africain. 

'■ Yeux écliancrés : Ilecyrida. 

'•■ — subdiviste; louis lobes réunis par un mince filet : Slœcholypa. 



HECYRIDA. 
J. Thobs. Essai, etc. p. 39 (1). 

Mâles : Tubercules antennifères distants ; front un peu plus haut 
que large ; joues assez allongées. — Antennes des MjEchotypa , seu- 
lement ne dépassant que peu le sommet des élytres. — Yeux échan- 
crés en fer à cheval, leurs lobes inférieurs aussi hauts que larges. — 
Prothorax transversal, convexe, brièvement resserré en avant et à sa 
base, très-inégal en dessus; ses tubercules latéraux coniques, robustes. 
— Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, régulière- 
ment convexes, parallèles, déclives et arrondies on arrière. — Pattes 
courtes; cuisses faiblement en massue fusiformo, les postérieures ne 
dépassant pas le 3" segment abdominal. — 5» segment abdominal for- 
tement transversal, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale 
bituberculce en avant. — Corps assez allongé, pubescent, inégal en 
dessus. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes que les élytres. — 5» seg- 
ment abdominal plus convexe et moins transversal. 

Les espèces sont très-voisines par leur livrée des Niphona et genres 
voisins du groupe des Niphonides. Outre des points enfoncés plus ou 
moins denses, leurs élytres sont un peu rugueuses et présentent un 
gi'and nombre d'aspérités et do petits tubercules qui, en se confon- 
dant, forment à la base de ces organes une ou deux lignes saillantes. 
Le genre est propre il l'Afrique (2). 

M^CHOTYPA. 
J. TuoMS. Syst. Cerambyc. p. 55 (3). 

Uàles : Tête sillonnée du vertex au bas du front, ses tubercules an- 
tennifères robustes, assez saillants; front subéquilatéral ; joues allon- 
gées. — Antennes pubescentes, ciliées en dessous, de -1/3 environ plus 
longues ([ue le corps, à articles i court, peu à peu en massue ou suh- 
cylindrique, 3 un peu plus long quei, celui-ci et5-H graduellement 
plus courts. — Yeux subdivisés, leurs lobes inférieurs équilatéraux 

(1) Syn. Hecïra, J. Tlioms. Aichlv. entom. p. 180 (olim); nom changé 
comme étant trop voisin du genre EcYnus qu'on trouvera plus loin. — Omop- 
siDES, Chevrol. Rov. Zool. 1858, p. 307; genre non caractérisé. — CnossoTus 
Bertoloni. — Lamia Kab. — Niphona A. Wliite. 

(2) Lam. obscuralor, Fab. Syst. El. II, p. 291; Guinée. — Omops. Blan- 
chardi, Clievrol. loc. cit. {obscuralor?); Vieux-Calabar. — Crossot. terrens, 
Bertol. 111. rer. Mozambic. III, p. 53, pi. 3, f. 5; mauvaise (Igure (Hec. improba, 
1. Tboms. Arcliiv. entom. I, p. 181); Mozambi(iue,Natal. — NipAon. fl.<îpera(a, 
A. Whitc, Ann. a. Mag. of nat. Hisl. Ser. 3, II, p. 270; Natal. — H. frontalis, 
Pascoe, Tlie Journ. of Enloni. II, p. 272; Alriquc mér. 

(3) Syn. Niphona Pascoe (olim), A. Wliite. 



NIPHONIDES. 519 

OU transversaux. — Prothorax transversal, convexe et plus ou moins 
inégal en de us, transversalement et tlexueusement sillonné avant 
sa base et so bord antérieur, arrondi sur les côtés, ses tubercules 
latéraux robustes. — Ecusson carré, arrondi en arrière. — Elytres 
oblongues, parallèles, convexes, déclives en arrière, arrondies à leur 
extrémité, munies chacune d'unexourte crête à leur base. — Pattes 
antérieures beaucoup plus longues que les autres, leurs jambes ar- 
quées, leurs tarses larges, frangés sur leurs bords; cuisses peu à peu 
en massue, les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen. — 
îi» segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal. — Méso- 
sternum et saillie prosternale médiocrement larges. — Corps oblong, 
massif, pubescent. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes que le corps. — Pattes an- 
térieures plus courtes, leurs jambes droites, leurs tarses moins larges 
et non frangés sur leurs bords. — 5" segment abdominal plus long. 

Ces insectes sont grands et ressemblent beaucoup aux Axiothea 
(Niphonides). Les crêtes basilaires de leurs élytres sont tantôt simples, 
tantôt fusciculées ; ces organes sont privés de granules et leur ponc- 
tuation est à peine visible sous la pubescence qui la recouvre. Quant 
à la livrée, elle ne se prête pas à une description générale et parfois 
(par ex. suffusa) est remarquable. 

Le genre parait être plus particulièrement propre à l'Inde Irans- 
gangétiquc et à Bornéo. 11 y en a quatre espèces décrites en ce mo- 
ment (1). 

GROOPE XXXVI. Niphonidea. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes intermédiaires entières. 
Tète rétractile ou subrétractiie chez la plupart (2) ; ses tubercules 

(1) M. arida, J. Tlioms. loc. cit. {sv/lusa Var.?); Laos, Cambogc. — Nipb. 
suffusa, Pascoe^ The Joiirii. of Entom. 1, p. 336; Camboge. — Niph. thora- 
cica, A. White, Ann. a. Mug. of nat. Hist. Scr. 3, 2, p. 2G6; Sylhet, Camboge. 
— M. marmorea, Pascoe, Longic. Malayan. p. 85; Bornéo. — Ld thoracica 
présente pcul-ôtrc des caractères suffisants pour former un genre ii part : ses 
élylres étant sans aucune trace de déclivité postérieure, ses yeux fortement 
granulés et son prothorax beaucoup plus inégal que chez les autres csp{;ces. — 
La suivante est nouvelle et bien distincte. 

M. umbrosa. Fiisco-rufescens, prothoracis disco lateribusquc, sculello, ely- 
trorum plaga média laterali, abdominis centre fcmorumque apico, brunneo-ve- 
lulinis; elytrorum cristls fasciculatis. Long. 25 mill. Hab.Laos. Ex.mus. celeb. 
comitis Muisiecîi. — Celte espèce est la seule, avec la thoracica, qui ait les 
crêtes des élytres fasciculécs, ce qui la rend facile à reconnaître. 

(2) Toutes les fois que dans les formules génériques suivantes il n'est pas 
•liieslion de ce caractère, la tôte est rétractile ou subrétractiie. Dans un seul 
genre (Euolea) elle est notablement distante des hanches antérieures. 



520 LONGICORNKS. 

anteimifères rarement distants il leur base ; front rectangiilaire 

Antennes ati maximum (et très-rarement) de 1/3 plus longues que le 
corps; leur scape en massue, plus rarement en cône renversé, au plus 
médiocre. — Yeux diversement granulés; leurs lobes inl'érieurs mé- 
diocres, transversaux (1). — Prothorax tantôt inerme, tantôt uni ou 
bituberculé; dans ce second cas, le tubercule, s'il est unique, situé 
près du bord antérieur (2) ; s'il est double, l'un antérieur, l'autre situé 
au-dessous ou en arrière de lui. — Elytres débordant tantôt forte- 
ment, tantôt faiblement le protliorax. — Pattes de longueur variable, 
les antérieures assez souvent allongées chez les (f; hanches de la mémo 
paire globuleuses ou globoso-coniques, rarement (par ex. Ischioplitiîs) 
très-saillantes, eu général ne dépassant pas ou que peu le niveau de 
la saillie prosternaJe; tarses médiocres, à articles 1 plus court que 2-3 
réunis, 4 grand. — Saillies sternales variables. — Corps variable, tou- 
jours plus ou moins robuste. 

Groupe considérable, mais auquel il esttrès-difflcile, ou plutôt impos- 
sible, d'assigner des limites précises, et qui se refuse on même temps à 
ôtresous-divisé, malgré la grande diversité des formes qu'il contient(3). 

Tel qu'il est conçu ici, il comprend toutes les « Niphoninaj » de 
M. Pascoe (4), celles de ses « Mesoninaî » dont le scape des antennes 
n'est pas cicatrisé, et une partie de ses « Apomecyninas » et do ses 
« Exocentrinœ. » M. J. Thomson (,'») a compris presque tous les genres 
qu'il a connus dans ses Apomécynides vraies. 

La plupart de ces insectes sont assez grands ; vers la lin du groupe, 
la taille diminue et les derniers figurent parmi les plus petits Longi- 
cornes connus. Tous, môme ceux qui sont allongés, ont un faciès plus 
ou moins robuste. Sauf les Aprophata et genres voisins qui sont ornés 
des plus brillantes couleurs métalliques, leur livrée est généralement 
modeste, quoique très-variée. Quant à leur distribution géographique, 

(1) Il ne sera failmpulion de la forme de ces lobes que lorsqu'ils ne sont pas 
transversaux. 

(2) Dans trois genres seulement (Xynenon, Athtlia, Gyakitus) ce tul)ercHle, 
très-petit, est médian, clicz un quatrième (Phesates) il est rappioclié de la 
Jbasc du protliorax. 

(3) Les groupes avec lesquels il a le plus de rapports, sont les Baséidcs tlo 
l'ancien continent, les Ptéropliides et les Ataxiides de l'Amérique. Les Apomé- 
cynides, dans lesquelles la plupart de ses espèces sont comprises en ce moment, 
s'en distinguent, au contraire, sans peine par leurs jamties intermédiaires pour- 
vues d'un sillon. Quant h la variété des formes dont il est question dans le 
texte, elle est telle que l'œil ne distingue pas moins d'ane quinzaine de types 
chez ces insectes, mais passant de l'un !i l'autre si insensiblement qu'on ne 
saurait leur assigner îles caractères. Il est surtout regrettable (|ue cela ne puisse 
avoir lieu pour les goures chez lesquels le métasternum se raccourcit. 

(-1) Longic. Malayao. p. 56. 
(5) Syst. Cerambyc. p. 45. 



NIPHONIDES. S21 

sauf un seul genre ( CBypTOCRANiuM ) qui est américain, ils sont pro- 
pres à l'ancien continent, abondent dans les Arcliipels indiens et l'Aus- 
tralie, sont plus rares dans l'Inde continentale ainsi qu'en Afrique, et 
ne sont représentés en Europe que par les deux genres Niphona (1) 

et AlBANA. 

Les yeux de ces insectes affectent deux formes différentes que, pour 
plus de brièveté, j'ai cru devoir employer pour diwser en deux sec- 
tions les 69 genres qui suivent. Si, d'un côté, ce caractère rompt quel- 
ques rapports naturels, de l'autre il est corroboré par quelques parti- 
cularités qui sont beaucoup plus communes dans chacune de ces sec- 
tions que dans l'autre. 

I. Yeus subdivisés. A 

II, — 6chancrés. B 

A. 

Yeux subdivisés ; leurs lobes réunis par un filet grêle parfois peu 
distinct ou absent ; les inférieurs presque toujours transversaux ; leur 
échancruro rectangulaire. — T6to presque toujours faiblement con- 
cave el mémo souvent plane entre ses tubercules antennifèrcs. — 
Saillies stornales souvent tronquées sur leurs faces opposées. 

1. Hétasternum de longueur normale. 

1. Antennes de 11 art.; corps non hérissé de poils Uns. 
A Jambes poster, plus longues que leurs tarses. 

a Saillies stornales lamelliformes, arquées sur leurs faces op- 



Tête concave entre ses tubercules antennif. : Sotades. 

— à peine : Eczemoles. 

aa Saillies sternales tronquées sur leurs faces opposées. 
6 Tête concave entre ses tubercules antennif. : Exarrhetms. 
bb — non ou à peine concave — 

c Elylres munies de lignes saillantes ou de crêtes à leur base. 
Les mômes tronquées en arrière : Escharodes. 
— arrondies — : Axioihea. 
ce Elytres unies à leur base : Abryna. 
B Jambes poster, plus courtes ou pas plus longues que leurs tarses, 
très-rarement {Lychrosis) plus longues, mais alors le scape 
des antennes triquètre. 

rf Piollioras fortement bisinué \ sa base : Euclea. 
dd — non ou à peine — 

(1) Pour la description de la Niphon. picticornis, voyez Muls. et Revelier. 
Ann. d. I. Soc. Linn. d. Lyon, VI, 1839-61, p. 13'2; elle vil dans des arbres 
très-variés, le figuier, le leutisque, le cUéno veit, etc. 



522 LOUGICORNES. 

e Saillie mésosternale tronquée ou verticale en avant. 
f Tète renQée sur le vertex, plane entre les antennes. 
Elytres tronquées en arrière : Almodes. 

— rétrécies et aiguës en arrière : Xiphotheata. 
ff Tète non renflée sur le vertex. 

g Elytres cunéiformes, sans déclivité et tronquées en arrière. 

h Les mêmes sans crêtes basilaires; yeux flnement granulés. 

Prothorax rugueux, non plissé : Niphona. 

— plissé longiludinalement : Mlara. 

Iih Les mêmes munies de crêtes basilaires; yeui fortement 

granulés : Ocheutes. 
gg Elytres cylindriques, allongées, déclives en arrière. 
k Prothorax iricaréné sur le disque : Campiocnema. 
kk — sans carènes — 

Un profond sillon en arrière des yeux : Cyardium. 
Point de — " — : Sesiosa 

ee Saillie méposternale lamelliforme, déclive ou recourbée en 
arrière. 

I Elytros régulièrement cylindriques, allongées. 

Art. 3 des antennes un peu plus long que 4 : Eiaxalus. 
— — égal à 4-6 réunis : Cryptocranium. 

II Elytres variables, non cylindriques, ou alors courtes. 

m Antennes très-courtes, robustes, à art. 3-4 réunis plus longs 
que 5-11. 
Elytres cylindriques, munies de nodosités à leur base : 
Cenodocm. 

— renflées en arrière, sans — — : 

Nicomia. 
mm Antennes médiocres, peu robustes, de forme normale, 
n Prothorax inermo latéralement. 
Scape des antennes cylindrique : Thelicus. 

00 plan en dessous, triquètre. 

Elytres très-convexes, naviculaircs, fasciculées : Hylo- 
brotus. 

— obloDguss, arrondies ou tronquées en arrière : 

Praonetha. 

— isolément acuminécs — : 

Lychrosis. 
nn Protliorax tubercule latéralement. 

Art. 1 des antennes cylindrique : llathliodes. 
— — pyriforme : Cyphoscyla {t) . 
2 Antennes de 12 art.; corps hérissé de poils lins : Diexia. 

(1) Ce genre doit être transporté entre les Nicouia et les Tueticus. 



NIPHONIUES. 523 

II, M6tasternum plus ou moins court, 
p Saillie mésosternalo déclive. 

Elylres sans crêtes basilaires : SIesilea (1). 

— munies de — : Aie. 
pp Saillie mésosternale verticale en avant. 

q Antennes assez robustes, frangées eu dessous à leur sommet. 
Elylres munies de crêtes basilaires : Synelasma. 

— sans — — : Zosmotes. 
qq Antennes grêles, non ou à peine cili6es en dessous, 
r Elylres munies de fortes crêtes bisilaires : Moron. 
rr — sans — — 

s Tôle non renQée sur le vertex, ni plane entre les antennes. 

Antennes cl art. 1, 3, i égaux : Zœera. 

— — 3 plus grand que 1 et que 4 : Cobria. 
ss Télé renflée sur le vertex, plane entre les antennes : 

• Aprophata. 

Genres incerla; sedis : Doliops, Acronia. 
SOTADES. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 74. 

Milles : Mandibules assez longues, robustes. — ïôte non rétractile, 
fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médio- 
cres; front subtransversal; joues allongées.— Antennes pubescentes, 
mouchetées, brièvement frangées on dessous, un peu plus longues 
que le corps, à articles 1 médiocre, renflé au bout, 3 beaucoup plus 
long que 4, celui-ci que les suivants, ces derniers décroissant, 11 ar- 
qué au bout. — Yeux fortement graimlés. — Protliorax transversal 
ou non, rugueux ou granuleux et impressionné en dessus, traversé 
par deux sillons flexueux à quelque distance do sa base et de son bord 
antérieur, un peu arrondi et inernie ou subiuerme latéralement (2). 
— Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, régulière- 
ment convexes, subtronquées ou munies d'une petite épine suturais 
au bout; leurs épaules un peu saillantes, obtuses. — Pattes robustes, 
longues, les antérieures un peu plus que les autres et âpres ; leurs han- 
ches munies à leur sommet d'une épine assez longue et crochue; 
cuisses sublinéaires, les postérieures sensiblement plus courtes que 
l'abdomen ; jambes do la morne paire plus longues que leurs tarses (3). 

(1) Les caractères de ce genre exigent qu'il soit placé immédiatement à la 
suite des Hathiiodes. 

(2) M. Pascoe l'indique comme étant inermo; mais cliez l'exemplaire du ca~ 
prinus iju'il a bien voulu me communiquer, un petit tubercule antérieur très- 
ilisliactse voit sur chacun do ses côtés. 

(3) Ce caractère persistant jusqu'au genre Auiiyna inclusivement, pour plut 
tic brièveté il sera passé sous sileuce. 

Coléoptères. Tome X. g 



524 LONGICORNES. 

— Saillies môsosternalo et prosternale fortement arquées sur leurs 
faces opposées. — Corps allongé, très-robuste, pubescent. 

Les espèces décrites par M. Pascoe sont au nombre de quatre (1) et 
figurent parmi les plus grandes du groupe actuel. EUos ont toutes 
une livrée sombre et monotone d'un gris mélangé de brun, avec une 
bande plus claire, très-irrégulière et traversant les élytres inmiédia- 
tement après leur milieu ; ces organes, ainsi que le prothorax, sont 
plus ou moins granuleux. 

ECZEMOTES. 
Pascoe, Longic. Malayan, p. 79 (2). 

Femelle : Mandibules robustes. — Tôte presque plane entre ses tu- 
bercules antennifôres, ceux-ci déprimés; front subéquilatéral ; jouos 
assez longues. — Antennes pubescentes, finement ciliées en dessous, 
un peu plus courtes que les élytres, à articles i long, en cône ren- 
versé, 3 plus long que 4, les suivants plus courts, décroissant à peine. 

— Yeux assez fortement granulés. — Prothorax transversal, subcy- 
lindrique, brièvement resserré en avant, muni de chaque côté d'un 
tubercule antérieur. — Ecusson large, on triangle curviligne. — Ely- 
tres oblongues, régulièrement convexes, déclives, tronquées et sub- 
écliancréos en arrière. — Pattes assez longues, robustes, égales ; cuis- 
ses sublinéaires, les postérieures beaucoup plus courtes que l'abdo- 
men. — 5« segment abdominal assez long, en triangle curviligne. — 
Saillies mésosternale et prosternale fortement arquées sur leurs faces 
opposées; la première oblusément tuberculée. — Corps oblong, mas- 
sif, pubescent, couvert en dessus de petites granulations arrondies et 
luisantes. 

Je ne trouve pas ce genre aussi voisin dos Penthea que la dit 
M. Pascoe. Outre que par la structure de leurs yeux les espèces (3) 
appartiennent à une autre section que ces dernières, elles se rappro- 
chent manifestement des Sotades qui précèdent par leur faciès; leur 
forme générale est seulement plus courte. Elles sont propres aux Mo- 
luques, assez grandes et revêtues d'une livrée formée par un mélange 
confus de poils variant du gris verdàtre au gris ferrugineux. 

(1) S. plaiypus, Tcrnatc, Kavia, Morly; caprinus, Morty, Batchian; falidi- 
cus, Kavia; agreslis, Terualu; l'ascoe, loc. cit. p. 75, avec une figure du pre- 
mier, pi. 6, f. i. 

(2) Syn. Penthea Pascoe (ulim). 

(3) P. conforta, Pascoe, Trans. of tlie ciiloin. Soc. Sev. 2, V, p. 40; Àrou; 
type du genre. — Ji. atmnaria, Kavia; agnula, Saylie; Pascoe, LoLgic. Ma- 
layan. p, iiO, avec une figure de la première, pi. 4, f. 4. 



NIPHONIDES. 525 

EXARRHENUS. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 86. 

Mâle: Mandibules courtes, robustes.—. Tête fortement concave en- 
tre ses tubercules antennifères, ceux-ci assez saillants; front subéqui- 
latéral; joues allongées.— Antennes mouchetées, longuement ciliées 
en dessous, dépassant les élytres du tiers de leuï longueur, à articles 
1 court, peu à peu en massue, 3 un peu plus long que 4, 3-H gra- 
duellement plus courts. — Yeux "fortement granulés. — Prothorax 
transversal, brièvement resserré en avant et à sa base, granuleux et 
muni sur le disque de deux grosses nodosités obtuses, presque droit 

sur les côtés et i\ peine tubercule près de son bord antérieur. Ecus- 

son en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, assez 
convexes, rétrécies dans leur quart postérieur, tronquées au bout, 
saillantes aux épaules et munies chacune d'une crête basilaire. — 
Pattes médiocres, les antérieures beaucoup plus longues que les au- 
tres; leurs hanches armées d'une courte épine redressée et arquée; 
leurs cuisses robustes; leurs jambes arquées au bout et munies vers 
luurs 2/3 inférieurs d'une dent interne ; les (juatre cuisses postérieu- 
res peu a peu en massue. — S" segment abdominal transversal , ré- 
tréci et ;\ peine arrondi en arrière. — Métnsternum largement aplani 
dans son milieu.— Saillie mésosternale largo, brièvement verticale 
en avant, longuement horizontale en arrière. — Saillie prosternale 
arquée postérieurement. — Corps finement pubcscent. 

Ces caractères et môme la forme générale rapprochent ce genre des 
IscHioPLiTiîs de la section suivante. 

Son unique espèce (1) est de taille médiocre pour le groupe actuel, 
revêtue d'une fine pubescence d'un gris ferrugineux, avec les élytres 
en grande partie d'un gris blanchâtre et un peu granuleuses à leur 
base, cet insecte habite la Nouvelle-Guinée (Saylie). 

ESCHARODES. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 70. 

Genre très-voisin des Axiothea qui suivent et dont il se distinguo 
uniquement par les caractères suivants : 

Mâles : Dernier article des antennes crochu au bout. — Prothorax 
subcylindrique, déprimé et vaguement impressionné sur le disque, 
avec une carène médiane parfois (interruplus) interrompue, muni de 
chaque côté en avant do deux petits tubercules, l'un supérieur, l'autre 
inférii'ur. — Elytres plus allongées, tronquées on arrière, ayant cha- 
cune à leur baso,au liou d'une crête, une ou deux faibles lignes sail- 
li) li. egens, Pascoo, loc. cit. pi. 5, f. 5 o". 



526 LONGICORNES. 

lantes. — Pattes antérieures légôrement allongées ; leurs hanches 
munies d'une épine médiocre, recourbée et redressée, leurs jambes 
droites (1). — Corps plus long et encore plus massif. 

Les femelles ayant tous les caractères essentiels des Axiothe.v de 
leur sexe, ne peuvent s'en distinguer que par leur forme générale et 
les différences que présente leur prothorax. 

Les espèces (2) sont également propres aux Moluques ou à la Nou- 
velle-Guinée, et leur livrée, plus ou moins sombre, est plus uniforme 
que celle des Axiothea. Leurs élytres sont en général criblées de points 
enfoncés. 

AXIOTHEA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 72. 

Milles : Mandibules courtes, robustes. — Tète faiblement concave 
entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci courts; front très-plan, 
subéquilatéral; joues allongées.— Antennes grêles, pubescentes, peu 
ciliées en dessous, de très-peu plus longues que le corps, à articles 1 
court, en cône renversé, 3 un peu plus long que i, celui-ci beaucoup 
plus que 5, 5-H graduellement plus courts. — Yeux fortement gra- 
nulés. — Prothorax transversal, déprimé et impressionné sur le dis- 
que, irrégulièrement arrondi sur les eûtes, brièvement resserré^_^n 
avant, granuleux et pluri-caréné en dessus, muni, de chaque cdté, 
d'un petit tubercule antérieur. — Ecusson eu triangle curviligne. — 
Elytres peu allongées, subparallôles, convexes, déclives et arrondies 
en arrière, munies chacune d'une courte crête à leur base; leurs 
épaules un peu saillantes. — Pattes médiocres, robustes, subégales; 
cuisses peu à peu en massue ; les postérieures un peu plus courtes 
que l'abdomen ; jambes antérieures un peu arquées. — 5" segment 
de l'abdomen en triangle curviligne transversal. — Saillies mésoster- 
nale et pvosternalo tronquées sur lem's faces opposées, plus ou moins 
tubcroulées. — Corps court, massif, pubescent. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes que le corps. — Jambes 
antérieures droites. — 5" segment abdominal un peu plus grand. 

M. Pascoe en décrit trois espèces (3) des Moluques, de taille moyenne 
et marbrées en dessus de couleurs variables. Outre leurs crêtes basi- 
laires, les élytres sont plus ou moins granuleuses, tantôt îl leur base 

(1) Parfois les cuisses de la même paire sont munies en dessus d'une forts 
denl {carinicoUis), ou d'une carène (m<errup/us). 

(2) Ji. interruplits, Morty, Gilolo; carinicoUis, Moluques, Nouvelle- Guinée; 
paganus, Arou; criminosus, Saylie; Pascoe, loc. cit. p. 71, r.vec une figure du 
liicmiur, pi. 5, f. 1. 

(3) A. strenua, Ainboine, Dalchi.in, etc.; dislincta, Ccram; itivida, Bat- 
cliian; Pascoe, loc. cit. p. 73; avec une ligure de la seconde, pi. 4, f. 6. 



NIPHONIDES. , S27 

seulement, tantôt (par ex. strenua) sur toute leur surface, mais les 
tubercules sont toujours irrégulièrement espacés. 

ABRYNA. 
Newh. The Entomol. p. 289. 

Mâles : Mandibules assez saillantes, d'épaisseur variable. — Tète 
débordant le prothorax, trôs-largement aplanie entre ses tubercules 
antennifères, ceux-ci très-courts ; front ample, en carré subéquilaté- 
ral, plan, finement caréné sur la ligne médiane ; joues longues. — 
Antennes partiellement pubescentes, ciliées eu dessous, un peu plus 
longues que les élytres, à articles i médiocre, en massue allongée, 
3 un peu plus grand que 4, les suivants décroissant peu à peu. — 
Yeux fortement granulés. — Prothorax transversal, cylindrique, un 
peu déprimé, muni de chaque cùté de deux tubercules antérieurs 
placés obliquement l'un au-dessus de l'autre. — Ecusson en triangle 
curviligne. — Elylvcs oblongues, assez convexes, subparallôles, ar- 
rondies ou tronquées en arrière; leurs épaules obtuses. — Pattes ro- 
bustes, les antérieures plus longues que les autres; cuisses sublinéai- 
res, les postérieures sensiblement plus courtes que l'abdomen; tarses 
assez longs, larges, déprimés. — 5" segment de l'abdomen en trian- 
gle curviligne fortement transversal. — Mésosternum élevé, horizon- 
tal, assez large, tronqué et un peu concave en avant. — Saillie pro- 
sternale très-convexe, tronquée en arrière. — Corps assez allongé, 
robuste, pubescent. 

Femelles : Antennes atteignant, ou peu s'en faut, le sommet des 
élytres. — Pattes antérieures plus courtes. 

Des espèces comprises par M. Newman dans ce genre, une seule 
{cœnosa) des îles Philippines y a été maintenue et en forme le type. 
Quelques autres (1) ont été, depuis, découvertes dans les Moluques, 
les îles de la Sonde et au Camboge. 

Toutes sont de plus ou moins grande taille et revêtues sur un fond 
d'un noir peu brillant, d'une pubescence blanche ou roussâtro, for- 
mant un grand nombre do taches plus ou moins continentes et qui, 
en se condensant, produisent parfois des bandes irrégulières sur les 
élytres; pour tonte sculpture ces dernières et le prothorax présentent 
de petits points enfoncés et distants. 

(1) A. Regis-Petri, Ù6 Paiva, Descripc. d. dois ins. Col. d. Catnboj. (iii-8°, 
11 p., 1 pi. I.isboa 1860), et Ann. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, VI, p. aCO; Cam- 
boge; le double nom spécifi(|uc Imposé îi cet insecte ne saurait ètie approuvé. 
— buccinalor, Sunialra; rubela, Bornéo; Pascoc, Longic. Malayan. p. 84 — 
pnrdads, Ceram; vomicosn, Camboge; Pascoe, The .Tourn. of Enlom. I, p. 3-10. 

Les autres Abryna de M. Newman constituent, comme on le verra plus loin, 
le genre Aproimima. Son A. comosa (loc. cit. p. 323) appariient pcut-ôtrc au 
genre actuel. 



as» lONGICOHNES. 

EUCLEA. 
Nbwm. The Entomol. p. 290. 

Mandibules médiocres, robustes. — Tête distante des hanches an- 
térieures, plus ou moins convexe sur le vertex, largement aplanie 
entre ses tubercules antenniféres, ceux-ci presque nuls ; front trans- 
versal, caréné sur la ligne médiane; joues médiocres. — Antennes 
grêles, pubescentes, un peu ciliées en dessous, dépassant un peu au 
maximum le milieu des élytres, à articles 1 médiocre, en cène arqué, 
beaucoup plus court que 3, celui-ci et 4 réunis aussi longs que S-H 
pris ensemble, ces derniers cylindracés, peu à peu atténués (1). — 
Yeux finement granulés. — Prothorax aussi long que large, réguliè- 
rement cylindrique, fortement bisinué à sa base, muni de chaque 
côté d'un très-petit tubercule souvent à peine distinct. — Ecusson 
petit, transversal, arrondi en arrière. — Elytres médiocrement allon- 
gées, subcylindriques, faiblement, parfois (o/fcoia) fortement tronq>iées 
au bout, débordant médiocrement le prothorax et trisinuées à, leur 
base. — Pattes courtes; cuisses sublinéaires, les postérieures dépas- 
sant h peine le 2" segment abdominal ; jambes de la môme paire plus 
courtes que leurs tarses. — S* segment de l'abdomen transversal, en 
triangle curviligne. — Saillies mésosternale et prosternalo tronquées 
sur leurs faces opposées ; celle-ci pi us large, un peu concave. — Corps 
allongé, pubescent. 

Ces insectes sont de taille moyenne et (sauf nigriiarsis) saupou- 
drés de blanc sm' un fond d'un noir assez brillant ; en se condensant 
la couleur blanche forme sur les élytres une bande plus ou moins 
large et ponctuée de noir. M. Newman en a décrit deux espèces des 
îles PhiUppines; quatre autres, dont deux du même pays et deux des 
Moluques, l'ont été par M. Pascoe (2). 

(1) Chei une espèce (nigritarsis) citée plus b.is, ces erganes sont plus ro- 
bustes et leurs articles 3-4 beaucoup plus longs à eux deux que les suivants 
réunis; ces derniers sont serrés au point qu'on a peine il distinguer leurs sé- 
p.irallons. La livrée n'est pas non plus la même que celle des autres espèces. 
Sur un fond d'un jaune d'ocrc pAle, les élytres présentent un grand nombre 
de petites gouttelettes noires dénudées et une bande transversale, étroite, do 
même nature, après leur milieu. ,Ic ne crois pas, néanmoins, qu'il y ait là ma- 
tière à un genre distinct. 

(2) E. albatu, irrorala, Newm. loc. cit.; Manille, — capito, mesoleuca, 
même pays; iUecebrosn, Célèbes; nigritarsis, Ambolee; Pascoe, Longic. Ma- 
layan. p. l-iO, avec une figure de la troisième pi. 8, f. 3. 



NIPHONIDES. S39 

ATMODES. 
J. Thoms. Archiv. entom. 1, p. 301 (1). 

Mâle : Mandibules courtes, trôs-6paisses.— Tête renflée sur le ver- 
tex, largement plane entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci très- 
courts; front assez convexe, transversal ; joues médiocres. — Anten- 
nes assez robustes, pubescentes, finement ciliées en dessous, un peu 
plus courtes que les élylres, à articles 1 médiocre, subcylindrique, 
3 un pou plus long que 4, 5-H plus courts, décroissant rapidement. 
— Yeux finement granulés. — Protliorax transversal, cylindrique, un 
peu inégal, surtout latéralement, muni de chaque côté d'un tubercule 
antérieur peu distinct, souvent obsolète. — Ecusson en triangle cur- 
viligne transversal. — Elytres médiocrement allongées, obloago-cy- 
liudriques, obliquement tronquées au bout, à peine plus larges que 
le prothorax à leur base. — Pattes très-courtes, robustes, égales; 
cuisses peu h peu en massue, les postériem'es ne dépassant pas le 
2" segment abdominal ; tarses postérieurs aussi longs que leurs jam- 
bes. — S" segment de l'abdomen transversal, rétréci et tronqué au 
bout, avec une excavation glabre. — Mésosternum et saillie proster- 
ualc tronqués sur leurs faces opposées. — Corps subcylindrique, ro- 
buste, pubescent. 

Femelle : Pareille au mâle, avec les antennes un peu plus courtes. 

On n'en connaît qu'une espèce (2) très-commune à Java, de taille 
médiocre, d'un noir assez brillant et revêtue d'une assez épaisse pu- 
bcscence d'un blanc crétacé parsemée partout d'une multitude de pe- 
tites dénudations; les élytres sont assez fortement et régulièrement 
ponctuées dans le voisinage de la suture, le prothorax l'est sans or- 
dre sur le disque. 

XIPHOTHEATA. 

Pascoe, Longic. Malayan. p. 93. 

Mâle : Mandibules assez robustes et assez saillantes.— Tète renflée 
et arrondie sur le vertex, largement aplanie entre ses tubercules an- 
tennifères ; ceux-ci presque nuls ; front ample, plan, transversal ; 
joues allongées. — Antennes peu robustes, à peine pubescentes, ciliées 
en dessous, do la longueur des élytres, à articles 1 médiocre, en cône 
renversé, 3 beaucoup plus long que ■i, celui-ci que 5, les suivants 
graduellement plus courts. — Yeux médiocres, finement granulés.— 

(1) Syn. Mn.oTHRis, Dej. Cat. éd. 3, p. 'AU; nom déjà employé parHttbner 
pour des Léfiidoptéres. — Saperda Fab., Schœnli. 

(2) Sap. marmorea, Scliœnli. Syn. 1ns. II!, p. 436 (Sa-p. irrorata, Fab. 
Syst. Et. H, p. 329); pour des ol)servation5 sur la Synonymie do cet insecte, 
Toyei H. Jeliel, The Journ. of Entom. 1, p. 258. 



S30 LONGICOBNES. 

Prothorax subtransversal, cylindrique, inerme sur les côtés, muni 
d'un sillon transversal à sa base. — Ecusson en triangle curviligne. 

— Elytres en cône allongé, un peu déprimé en dessus, isolément acu- 
minées et aiguës au bout, à peine plus larges que le prothorax et tri- 
sinuées à leur base. — Pattes antérieures allongées, robustes, leurs 
hanches munies en dehors d'une longue épine recourbée, leurs jam- 
bes d'une dent interne submédiane; les autres pattes courtes, avec 
leurs cuisses subfusiformes, les postérieures dépassant à peine le 
2" segment abdominal ; jambes de la même paire plus courtes que 
leurs tarses, ceux-ci larges. — 5" segment abdominal long, rétréci 
et tronqué en arriére. — Mésosternum et prostornum de largeur 
moyenne et égale, tronqués sur leurs faces opposées. — Corps par- 
tiellement pubescent, cunéiforme. 

Femelle : Antennes atteignant à peine les 2/3 des élytres. — Pro- 
thorax plus court, muni de chaque côté d'une assez forte dent anté- 
rieure. — Pattes antérieures relativement moins longues; leurs han- 
ches et leurs jambes inermes. 

Genre remarquable, ne comprenant qu'une grande et belle es- 
pace (1) dos Moluquos, d'un noir brillant, avec un grand nombre de 
mouchetures d'un fauve plus ou moins vif tant en dessus qu'en des- 
sous; deux étroites bandes de rnème couleur traversent, en outre, les 
élytres : l'une un peu avant, l'autre après leur milieu; d'assez gros 
points enfoncés, distants et pour la plupart disposés assez régulière- 
ment, forment la sculpture de ces organes. La différence qui existe 
entre les deux sexes sons le rapport de l'armature du prothorax est 
un des caractères les plus singuliers du genre. 

Les cinq genres qui suivent ont également les jambes postérieures 
plus courtes que leurs tarses ; pour abréger, ce caractère sera passé 
sous silence. 

MPHONA. 
MuLS. CoL d. France; Longic. éd. 1, p. 169. 

Mâles : Mandibules robustes, médiocres.— 'l'été faiblement concave 
entre ses tubercules autennifères, ceux-ci courts; front transversal; 
joues médiocres. — Antennes densémcnt pubescentes, ciliées en des- 
sous, de très-peu plus longues que les élytres, à articles 1 court, sub- 
ovalaire, 3-i subégaux, 5-11 décroissant peu à peu, H arqué au bout. 

— Yeux assez fortement granulés. — l'rothorax transversal, cylindri- 
que, rugoso-ridé, muni de chaque côté d'un faible tubercule souvent 
peu distinct. — Ecusson en triangle curviligne transversal. — Elytres 
médiocrement allongées, assez convexes, presque sans déclivité pos- 
térieure, légèrement et peu à peu atténuées et tronquées en arrière. 

(1) X. Saundersii, Pascoe, loc. cit. p. 94, pi. 5, f, 7 o"; Batchiaii, Morly, 
Cilolo. 



NIPHONIDES. 531 

_ Pattes courtes, robustes; cuisses graduellement en massue, les 
postérieures ne dépassant pas le 3" segment abdominal. — 5" segment 
de l'abdomen rétréci et largement tronqué en arrière. — Saillie mé- 
sosternale assez large, verticale en avant, recourbée en arrière. — 
Saillie prosternale aussi large, fortement arquée postérieurement. — 
Corps subcunéiforme, pubescent. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes que le corps, leur H' ar- 
ticle droit. — 5» segment abdominal plus long, échancré dans son 
milieu au bout. 

De toutes les espèces de ce genre mentionnées dans les auteur.?, il 
ne reste plus en ce moment qu'une seule (1) qui étend son habitat de 
l'Algérie dans la Provence où elle est fort rare. 

Cet insecte, de taille moyenne, est d'un gris vineux qui s'éclaircit 
sur les élytres de manière à y former deux larges bandes d'un gris 
blanchâtre, très-irrégulières et plus ou moins apparentes selon les 
individus; le prothorax est médiocrement rugueux ; les élytres sont 
pointillées et couvertes de fossettes superficielles en partie coufluen- 
tcs ; h la base de chacune d'elles se voient des vestiges de doux côtes 
longitudinales et parallèles. 

^LARA. 
i. TuoMS. Syst. Cerambyc. p. 55 (2). 

Genre très-voisin des Niphona dont il ne se dislingue , d'après les 
espèces en ce moment sous mes yeux, que par les caractères suivants : 

Antennes un peu plus longues. — Piothorax muni sur le disque de 
plusieurs gros plis longitudinaux , tantôt entiers, tantôt interrompus, 
muni de chaque côté de un ou deux tubercules antérieurs placés l'un 
au-dessous de l'autre (3). — Elytres plus fortement rétrécies en ar- 
rière ou cylindracées, avec leur extrémité variable, mais souvent 
échancrée. — Mésosternum tronqué en avant, avec son angle infé- 
rieur plus ou moins saillant. — Prosternum tronqué de môme en ar- 
rière, saillant ou non. 

Les espèces (-i) sont propres aux Indes orientales et habitent le con- 

(1) N. picticornis, Muls. loc. cit. pi. 3, f. 6; L. Fairm. Gêner, d. Col. d'Eur.; 
LoLgic. pi. 50, f. 233 [N. sapcrdoides, Dej. Cal. éd. 3, p. 370). 

(2) Syn. NiPHoriA A. Wliite, De Paiva, Pascoe (olim). 

(3) Cliez l'espèce typique {Régis Ferdinandi), ces deux tubercules sont bien 
distincts, mais l'inférieur n'est pas constant. J'ai même entre les mains une 
espace (inédite?) dont le prothorax est complètement inermo sur les côtés. Il 
y a, sans aucun doute, tous les passages entre le genre et le précédent. 

(•i) N. plagiata, parallola, delicatula, ct/lindracea , continent indien; A. 
White. Ann. a. Mag. of nat. Hisl. Ser. 3, 11^ p. 2C6. — N. Régis Ferdinandi, 
De Pahu, Descripc. d. dois Ins. Col. d. Camboj. (in-8» 11 p. 1 p. Lisboa, 



S32 lONGICORNKS. 

tinent indien ou l'Inde transgangétique. Leur livrée et leur sculpture 
ont la plus grande analogie avec celles des Niphona , si ce n'est que 
les bandes blanches dos élytres manquent généralement. 

OCHEUTES. 
1. TiioMS. Sysl. Cerambyc. p. 54. 

Femelle : Tôte des Niphona. — Antennes des mômes du sexe 9, 
avec le scape finement caréné au côté interne. — Yeux fortement gra- 
nulés. — Prothorax des /IDlara, muni de chaque côté de deux dents 
antérieures superposées. — Elytres des Niphona, ayant chacune à leur 
base une courte et assez forte crête fasciculée. — Le surplus comme 
chez les mêmes, avec les pattes plus fortes et assez longuement vil- 
leuses ainsi que le dessous du corps. 

L'unique espèce du genre est la Niphona scopulifera de Dejean, 
insecte de Siam, notablement plus grand que la N. piclicornis d'Eu- 
rope, mais lui ressemblant, du reste, complètement sous le rapport 
de la Uvrée et de la sculpture dos téguments (I). 

CAMPTOCNEMA. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 54. 

Prothorax des jElara, mais sans aucune trace de tubercules laté- 
raux. — Elytres parallèles, subcyiindriques, déclives et largement 
tronquées à leur extrémité. — Cuisses postérieures atteignant le som- 
met du 3" segment abdominal; jambes intermédiaires fortement ar- 
quées chez les çf, droites chez les ? . 

Sans ce dernier caractère et la déclivité postérieure des élytres, le 
genre ne pourrait être séparé des jElaiu dont quelques-unes {paral- 
lela, cylindracea) ont également les élytres parallèles. Il ne comprend 
qu'une espèce du Sylhet (2) d'un gris jaunâtre, avec de nombreuses 
petites taches noires ponctiformes en dessus, en une grande tache sub- 
arrondie, latérale, anté-médiane et d'un blanc pur sur chaque élytre. 

1860) et Ann. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, VI, p. 360; Camboge et Assam 
(selon M. J. Thoms.). — N. pannosa, excisa, Pascoe, The Journ. of Entom. I, 
p. 337, Camboge; la seconde est tigurée par M. Pascoe dans ses Longic. Ma- 
layan. pi. 4, f. 5. 

(1) Ce genre et les JEikHii me paraissent mériter à peine d'être séparés des 
Niphona. Us ne reposent guère, en cOet, que sur des variations dans la sculp- 
ture et l'armature latérale du prothorax. Les crêtes basilaires que présentent 
les élytres de celui-ci ne sont qu'un développement de ce qui existe déji en 
vestige chez quelques jIîiab*. 

(2) Niphona lateralis, A. Whitc, Ann. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, II, 
p. 267. 



NIPHONIDES. K33 

CYARDIUM. 
Pascoe, Proceed. of the Zool. Soc. 186G, p. 239. 

Mandibules médiocres, robustes. — Tôte obtusément quadricarénée 
en dessus, avec un sillon midian prolongé presque jusqu'au bas du front 
et un autre profond, arqué, en arrière de cliaque œil; front en carré 
transversal; joues médiocres. — Antennes robustes, densémont pu- 
liescentes, dépassant à peine le milieu des élytres, à articles 1 mé- 
diocre, subcylindrique, obliquement tronqué à sa base en dessous, 
3 un peu plus grand que i, tous deux réunis plus longs que S-H pris 
ensemble, ceux-ci peu à peu atténués. — Yeux subflnement granulés. 
— Prothorax aussi long que large, cylindrique, muni d'un sillon trans- 
versal en avant, et de chaque côté d'un petit tubercule antérieur. — 
Ecusson en triangle curviligne transversal. — Elytres assez allongées, 
cylindriques, obliquement déclives et subtronquées en arrière, débor- 
dant fortement le protliorax en avant. — Pattes courtes, robustes; 
inisses comprimées, faiblement en massue, les postérieures ne dépas- 
.sant pas le 2= segment abdominal ; jambes de la môme paire il peine 
plus longues que leurs tarses. — li" segment de l'abdomen en triangle 
curviligne transversal. — Saillie mésostornale large , subverticale on 
avant, horizontale en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, ar- 
quée postérieurement. — Corps cylindrique, robuste, pubuscent. 

Ce genre ne comprend qu'une assez grande espèce (1) de la Malai- 
sie, d'un ferrugineux clair, revêtue d'une pubescence rubigineuse et 
dont les élytres sont traversées après leur milieu par une assez large 
bande offrant un mélange de cette dernière couleur et de gris ; les 
antennes sont noires dans leur moitié terminale, avec les 3/4 basilaires 
du A" article d'un blanc. Tout le corps en dessus est criblé do gros 
points enfoncés pupilles dans leur centre, et chaque élytre est muiiio 
d'une élévation médiocre h peu de distance de sa base. 

Le sillon très-marqué qui entoure les yeux en arrière rend le genre 
aisé h reconnaître. 

SESIOSA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 154. 

Ce genre ne diffère absolument des Etaxalus qui suivent que par 
les caractères suivants : 

Femelle : Mandibules courtes, épaisses. — Elytres isolément acu- 
minées et brièvement épineuses au bout. — Mésosternum vertical en 
avant, horizontal on arrière. 

Son unique espèce (2) est un peu plus petite et a la même livrée 

(1) C. cribrosum, Pascoe, loc. cit. p. 240, pi. 26, f. 5; Poulo-Pinang. 

(2) S. subfasciala, Pascoe, loc. cil. pi. 8, f. 2; Singapore, Doroeo. 



534 LONGICORNRS. 

et presque la même sculpture des téguments, mais ses élytres, au 
lieu d'une tache blanche marginale sur chacune d'elles, sont traver- 
sées dans leur milieu par une bande de celte couleur à peine dis- 
tincte. 

ETAXALUS. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 153. 

Femelle f ; Mandibules médiocres, peu épaisses. — Tète largement 
et faiblement concave entre ses tubercules antennifôres, ceux-ci très- 
couj'ts, déprimés, frout légèrement transversal; joues médiocres. — 
Antennes grêles, finement pubescentes, à peine ciliées en dessous, do 
la longueur des [yi des élytres, à articles 1 médiocre, subcylindrique, 
échancré en dessous à sa base, 3 un peu plus long que 3, tous deux 
pris ensemble presque aussi grands que 4-11 réunis, ceux-ci décrois- 
sant rapidement.— Yeux subfinement granulés, complètement divisés. 

— Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres allongées, cy- 
lindriques, déclives et subtronquées à leur extrémité, débordant assez 
fortement le prothorax en avant. — Pattes des Cyardium. — 5" seg- 
ment alidominal grand, rétréci et tronqué en arrière. — Saillies mé- 
sosternale et prosternale médiocrement larges, arquées sur leurs faces 
opposées. — Corps allongé, cylindrique, très-finement et peu pubes- 
cent. 

Ces caractères sont voisins de ceux des Cyarduim dont le genre ne 
dilfère guère que par ses antennes plus grêles, l'absence de sillon en 
arrière des yeux et son prothorax inerme. Il ne contient également 
qu'une espèce (1) un peu plus petite et plus svelte que le Cyardium 
cribrosum, d'un rouge ferrugineux, avec une tache blanche médiane 
et marginale sur chaque élytre ; ces organes sont ponctués avec des 
linéoles lisses vermiculées; le prothorax est finement âpre. Cet in- 
secte habite Bornéo. 

CRYPTOCRANIUM. 
A. Serv. Ann. d. t. Soc. entom. 1835, p. 75. 

Mandibules assez saillantes, médiocrement robustes, presque droites. 

— Tête largement plane entre ses tubercules antennifôres, ceux-ci 
déprimés; front très-plan, transversal; joues allongées. — Antennes 
peu robustes, un peu ciliées en dessous, dépassant à peine le milieu 
des élytres ( Ç?), à articles 1 en cône renversé, de moitié plus court 
que 3, celui-ci égal à 4-C réunis, 4-H décroissant peu à peu. — Yeux 
subfinement granulés. — Prothorax un peu plus long que large, cy- 
lindrique, légèrement atténué en arrière. — Ecusson transversal. — 
Elytres assez allongées, régulièrement cylindriques, déclives et arron- 
dies en arrière. — Pattes courtes, très-robustes, égales; cuisses peu 

(1) E. iliacus, Pascoe, loc. cit. pi. 9, f. 4. 



NIFHONIDES. S3S 

à peu on massue, les postérieures égales aux deux •l"" segments ab- 
dominaux; jambes graduellement élargies. — Saillie mésosternale 
largo à sa base, rétrécie et subparallèle en arrière ; la prosternale plus 
étroite, déclive postérieurement. — Corps assez allongé, cylindrique, 
robuste, pubescent. 

Geure intéressant , Jusqu'ici le seul représentant connu des Nipho- 
nifles en Amérique. Ses caractères génériques sont très-voisins de ceux 
dos Etaxalus; le principal qui sépare les deux genres se trouve dans 
la longueur relative du 3« article des antennes , puis dans la forme 
générale qui, dans celui-ci, est beaucoup plus robuste. 

Il ne comprend qu'une assez grande et rare espèce {latérale Serv.) 
du Brésil, d'un noir mat, revêtue d'une pubesoence grise, avec deux 
grandes taches sur chacune d'un noir velouté : l'une humorale, l'autre 
postmédiane, marginale et fortement arrondie au côté interne; la 
ponctuation est line, peu serrée sur le prothorax, à peine apparente 
sur les élytres. 

CENODOCUS. 

J. TiioMs. Syst. Cerambyc. p. 47. 

Mandibules courtes, robustes. — Tète assez fortement concave entre 
ses tubercules antennifères, ceux-ci courts, rapprochés à leur base; 
front subéquilatéral ; joues assez allongées. — Antennes robustes, pu- 
bescentes, dépassant à peine le milieu des élytres, à articles 1 gros, 
court, en cône renversé, 3 de moitié plus long que i, tous deux réu- 
nis beaucoup plus grands que 8-11 pris ensemble; tous, sauf 4, den- 
sémcut et longuement frangés en dessons, 3 en outre en dessus. — 
Yeux finement granulés. — Prothorax transversal, cylindrique. — 
Ecusson en triangle curviligne. — Elytres courtes, subcylindriques, 
brusquement déclives dans leur tiers postérieur, arrondies en arrière, 
débordant assez fortement le prothorax, avec les épaules calleuses. — 
Pattes très-courtes, robustes; cuisses peu à peu en massue, les pos- 
térieures beaucoup plus courtes que l'abdomen. — S' segment de l'ab- 
domen en triangle curvihgne transversal. — Mésosternum vertical et 
muni d'un petit tubercule en avant. — Saillie prosternale étroite, 
tronquée au niveau des hanches antérieures. — Corps court, massif, 
inégal en dessus, densément pubescent partout. — Sexes inconnus. 

Genre remarquable par la vestiture de ses antennes. Ses espèces, 
propres h la Malaisie , sont de taille médiocre, rugueuses sur le pro- 
thorax, ponctuées et plus ou moins granuleuses sur les élytres; leur 
livrée présente un mélange confus de noir, do brun, de ferrugineux 
et de gris. On en connaît trois en ce moment (1). 

(1) C. antennulus, J. Tliom». loc. cit. p. 48; Java. — adusius , Pascoe, 
Loiigic. Malayaii. p. 142, jil. 10, f. ,!; Sumatra.— granulosus , Pascoc, Pro- 
cceU. of Uio Zool. Soc. 1866, p. 238, pi. 26, f. 12; Poulo-Piuang. 



î>36 LONGICOKNBS. 

mcoHu. 

J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 49 (1). 

Mâle : Mandibules courtes, robustes. — Tôte quadri-carénée sur le 
vertex, finement sillonnée de là au bas du front, à peine concave 
entre SCS tubercules antenuifères; ceux-ci très-courts; front subtrans- 
versal; joues courtes. — Antennes robustes, densément pubfscentes, 
dépassant à peine le milieu des élytres, à articles 1 médiocre, subcy- 
lindrique, 3-4 densément, mais assez brièvement frangés en dessous, 
celui-là de beaucoup le plus grand, tous deux réunis beaucoup plus 
longs que 5-1 1 pris ensemble, ceux-ci peu distincts. — Yeux finement 
granulés. — Prothorax cylindrique, sub transversal. — Eousson on 
triangle curviligne. — Elytres courtes, convexes, peu à peu élargies 
et renflées en arrière, avec leur déclivité postérieure arrondie cl sub- 
verticale, débordant faiblement le prothorax en avant; leurs épaules 
obliques. — Pattes courtes; cuisses linéaires, les postérieures dépas- 
sant à peine le 2° segment abdominal. — Saillie mésosternale assez 
large, triangulaire, recourbée en arrière. — Saillie prosteruale plus 
étroite, arquée postérieurement. ~ Corps subovalaire, revêtu d'une 
sorte d'enduit. 

Femelle : Plus massive et plus élargie en arrière que le mâle, avec 
les antennes un tant soit peu plus courtes. 

L'espèce typique (2) reproduit d'une manière étonnante la forme 
générale des Curculionides du genre Episomus. Sa femelle surtout a 
la taille, la sculpture et la livrée de YEp. pauperatus de Java. Elle est 
rugoso-ponctuée sur le prothorax, assez fortement striée-ponctuée sur 
les élytres, d'un brun terreux eu dessus,, avec le dessous du corps, les 
pattes, les bords latéraux des élytres et quelques petites taches sur 
ces dernières, d'un blanc bleuâtre. Les exemplaires mâles, du moins 
ceux que j'ai vus, sont plus bruns et ont les taches en question moins 
apparentes. Cet insecte habite Java, Sumatra et une partie de la Ma- 
laisie continentale (3). 

(1) Syn. IxMs, TascoD, Proneed. of theZool. Soc. 1866, p. 239; nom posté- 
rieur d'tQviron deux ans i celui de M. J. Tlioaisou. 

(2) N. Cnslelnaudi, J. Tlioins. loc. cit. p. 50 (Ix. episomoides, Pascoc, loc. 
cit. pi. 26, f. 10). 

(3) Une secoude espiice, provenant de la Malaisie et très-distincte, m'a élé 
communi(iu6e par M. le romle Mniszech : 

N. kucomu. Brnmico-pubesccns, antennis articule quinto atro, pectoïc, al- 
dominc , elytri sin^uli inaeuju magna humerali elongato-qnadrata puncUsi|MC 
sexvol quiiiquo longu poiie médium traiisvorsim digestis, albo-flavesccntibusj 
prclhorace sparsim oly Iris basi deusius punctatis, his postlce subsulcalis. Long. 
13 inill. 



NIFUOMDES. 537 

CYPHOSCYU. 
J. Thoms. Physis, II, p. 6S. 

Tète munie do deux carènes parallèles sur le vertex, fortement 
concave entre les yeux et ses tubercules antennifères; ceux-ci sail- 
lants, distants ii. leur base; front transversal; joues allongées. — An- 
tennes lâchement ciliées en dessous, atteignant le tiers postérieur des 
élytres, à articles 1 très-robuste, pyriforme, difforme (1), presque de 
moitié plus court que 3, celui-ci un peu arqué, beaucoup plus long 
que i, 5-11 plus courts que ce dernier, décroissant peu à peu. — Yeux 
sublinement granulés. — Prothorax subtransversal, très-iuégal, muni 
sur le disque de deux fortes nodosités et de chaque côté d'un tuber- 
cule antérieur obtus. — Ecusson carré, arrondi en arrière. — Elytres 
assez allongées, assez convexes, parallèles dans leurs S/'i antérieurs, 
fortement déclives, subtronquôes et pluri-tuberculéos en arrière, mu- 
nies chacune d'une forte crête à leur base. — Pattes courtes, robustes; 
cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux trois 1"" seg- 
ments abdominaux. — Saillies sternales étroites, d'égale largeur, for- 
tement arquées sur leurs faces opposées. — Corps assez allongé, ro- 
buste, revêtu d'une sorte d'enduit. 

Genre remarquable, mais qui n'appartient pas aux Oncidérides, 
oonmie l'a pensé M. J. Thomson; tous ses caractères essentiels sont 
ceux du groupe actuel. 

Il ne comprend qu'une espèce {Lacordairei}. Thoms.) de la Malai- 
sie, assez grande, que sa livrée et la sculpture de ses téguments pa- 
raissent rapprocher des INiphona et genres voisins, mais qui me pa- 
rait plus voisine par l'ensemble de son organisation dos Tueiicus qui 
suivent. Elle est en entier d'un jaune terreux mat. 

THETICUS. 
J. Thoms. Archiv. entom. H, p. 191. 

Mâles : Mandibules courtes , robustes. — Tète largement et assez 
fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci assez 
saillants; front transversal; joues allongées. — Antennes peu robustes, 
finement pubescentes, non ciliées en dessous, un peu plus longues que 
les élytres, à articles 1 médiocre, subcylindrique, 3 notablement plus 
long que i, celui-ci que 5, 5-11 décroissant rapidement. — Yeux pe- 
tits, finement granulés; leurs lobes inférieurs subarrondis. — Protho- 
rax transversal ou subtransversal, arrondi sur les côtés, brièvement 
resserré en avant, convexe et muni sur le disque de plusieurs courtes 

(1) 11 n'y a parmi les Niplionidcs que lu gcurc Daxata du la section suivantu 
qui l'ail ainsi luit. 



S38 LONGICOHNES. 

capènes plus ou moins apparentes. — Ecusson arrondi en arrière. — 
Elytres assez courtes, planes ou peu convexes en dessus, subparal- 
lèles, brusquement rétrécies et verticalement déclives en arrière, avec 
le sommet do la déclivité plus ou moins denticulé, isolément trigones 
au bout, débordant fortement en avant la base du prothorax. — Pattes 
courtes; cuisses robustes, peu à peu en massue, arquées en dessus, 
les postérieures beaucoup plus courtes que l'abdomen. — S° segment 
abdominal grand, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale assez 
largo, triangulaire, recourbée en arrière. — Saillie prosternale étroite, 
fortement arquée postérieurement. — Corps revêtu d'ime sorte d'en- 
duit. 

Femelles : Pareilles aux mâles, avec les antennes de la longueur 
des 3/4 du corps. 

M. J. Thomson a fondé ce genre sur une espèce (1) du Gabon, en 
signalant qu'Olivier en avait déjà décrit une autre sous le nom de 
Cerambyx denlifer (2). 

Ces deux insectes que j'ai sous les yeux sont de taille médiocre, sur- 
tout le biarcualus, et ont mie livrée analogue. Tous deux sont en des- 
sous d'un gris rufcscent, en dessus d'un brun assez clair, avec une 
grande tache blanche latérale, arquée, bordée en dedans de noir ve- 
louté sur chaque élytre; la troncature de ces organes est plus ou moins 
blanche également; ils sont assez régulièrement ponctués en stries et 
sont munis chacun d'une crête peu élevée, médiane et basilaire. 

HYLOBROTUS. 

Mandibules médiocres, assez épaisses. — Tète médiocrement con- 
cave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci rapprochés à leur base, 
courts; front plus haut que large; joues allongées. — Antennes mé- 
diocrement robustes, pubescentes, ciliées en dessous, de la longueur 
des 3/4 des élytres, à articles i égal à 3, triquètre, caréné au côté ex- 
terne, un peu arqué, 3-i subégaux, les suivants décroissant pou à peu. 
— Youx sublinenient granulés, leurs lobes inférieurs équilaléraux. — 
Prothorax aussi long que large, comprimé sur les côtés, un peu res- 
serré en avant et à sa base, muni sur le disque de deux courtes ca- 
rènes parallèles et obtuses. — Ecusson subparallèle, arrondi en ar- 
rière. — Elytres peu allongées, très-convexes, comprimées latérale- 
ment, aplanies sur le disque dans leurs 2/3 antérieurs, longuement 
et subverticalement déclives dans leur tiers postérieur, subtronquées 
à leur extrémité, naviculaires, munies chacune d'un fort tubercule à 
leur base. — Le surplus comme chez les Phaonetha qui suivent. 

(1) T. biarcuatus, J. Thoma. lop. cit. pi. 8, f. 6. 

(2) Entom. lY, 67, p. 132, pi. 23, f. 185; l'exemplaire de cet insecte que j'ai 
sous la main provieut éijalcmont du Gabon; il est notablemeot plus grand que 
celui figuré par Olivier. 



MPHONIDES. 539 

Avec un faciès très-différent de celui des Praonetha, ce genre nou- 
veau en est manifestement voisin. II ne comprend qu'une espèce (i) 
des Indes orientales. 

PRAONETHA. 
(Dej.) Pascoe, Longic. Malayan. p. 163 (2). 

Mandibules assez robustes, médiocres. — Tête finement sillonnée 
jusqu'au bas du front, au plus médiocrement concave entre les an- 
tennes; ses tubercules antonnifères courts, contigtfs ou subcontigus à 
leur base; front en carré équi-ou subéquilatéral ; joues médiocres. — 
Antennes peu robustes, finement pubescentes, un peu ciliées en des- 
sous, un peu plus courtes, très-rarement (quelques mâles) un peu 
plus longues que les élytres, à articles \ médiocre, en cône renversé 
ou subcyhndriquo, plan en dessous et, par suite, plus ou moins tri- 
quètre, 3-4 subégaux, 5-H décroissant peu à peu, les derniers parfois 
légèrement saillants ou brièvement épineux au côté interne. — Yeu.\ 
subfinement granulés, leurs lobes inférieurs transversaux ou non — 
Prothorax subtransversal, cylindrique, légèrement arrondi ou un peu 
comprmjé latéralement. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres 
médiocres, convexes, un peu déprimées sur le disque, très-souvent 
comprimées sur les côtés, plus ou moins déolives en arrière, avec leur 
extrémité variable, débordant assez fortement le prothorax à leur 
base, avec les épauleg obtuses. — Pattes médiocres, assez robustes- 
cuisses peu à peu en massue, les postérieures un peu plus courtes que 

(1) H. Ploemi. Fusco-brunnenque varius, antcnnarum artic.iilis basi protlio- 
racisdisco elytrisque basi albidis; bis nigro-fasciculalis, a basi pone médium 
stnalo-puuclatis, iiitersliliis convexis, 2-4 a sutura raigis elevatis, carinatis 
apiceque dentatis, sutura ipsa prominente. Long. 15 mil). 

J'ai sous les yeux deux «xemplaiies de cet insecte : l'ua pris à Java par 
M. le docteur Ploem, à qui l'espèce est dédiée, est de lormo plus naviculaire et 
a une livrée plus foncée que l'autre, qui fait partie de la colleclion de M le 
comie Mniszeeb, où il est indiqué comme provenant de Malacca; probablement 
le premier est un mâle et le second une témelle, 

(2) M. Blancbard (Voy. au Pôle Sud; Entom. p. 292) a, le premier, exposé les 
caraclfTcs du genre en changeant son irom en celui de Prioneta qui a été 
adopté par M. J. Tbomson (Syst. Cerambyc. p. 49), et dont l'élymologie m'é- 
cliappc. Le nom que lui avait imposé Dejean (Cat. éd. 3, p. 370) en ayant une 
tus-rationneile (npàoff, lent, cOotr, habitude) me parait, comme à M Pascoe 
devoir être rétabli. - Syn. Pteroi.oi'Hu, Newm. The Entomol. p. 370; nom 
publié on 1842 et antérieur, par conséipient, de beaucoup à ceux de Phaonetha 
et PaiONETA, mais la réunion avec celui-ci du gonro auquel il s'applique n'é- 
lanl pas définitive, je m'abstiens, pour ne pas embrouiller la synonymie de lui 
^ouner la préférence. 11 ac conviendrait, d'ailleurs, qu'à un petit" nombre do 
nuoNETiiA. - NoToLOPHiA (= Ptekolophia ), Pascoe, Trans. of tho entom. 
Wcdcm' ^' '^' *'' *""' "iraclères. - Mesosa Newm., olim. - Lamia 

Coléoptères. Tome IX. g 



540 LONGIC.OKNES. 

l'abdomen. — Saillie mésosternale de largeur variable, recourbée en 
arrière. — Saillie prosternale plus étroite, arquée postérieurement. 
— Corps médiocrement allongé, pubescent. — Sexes mal connus. 

N'ayant vu qu'une demi-douzaine des espèces de ce genre, la for- 
mule qui précède est en partie empruntée à M. Pascoe qui en fait 
connaître un grand nombre découvertes par M. Wallace. Ce savant 
entomologiste convient qu'elles sont médiocrement homogènes sous 
le rapport du faciès et pour la plupart difficiles à caractériser rigou- 
reusement (1). . 

D'après ses descriptions et les espèces que j'ai sous les yeux, ces 
insectes sont le plus souvent de taille médiocre et au maximum 
moyenne, mais toujours de forme robuste. Leur livrée, dans la ma- 
jorité des cas, est couleur de rouille ou brune avec des taches blan- 
ches ou grisâtres, peu nombreuses et souvent mal limitées sur les 
élytres. Ces dernières sont arrondies ou tronquées à leur extrémité et 
leur sculpture varie assez ; généralement elles sont ponctuées à leur 
base, plus ou moins striées-ponctuées sur le reste de leur surface et 
parfois munies chacune d'une crôte basilaire, tantôt assez prononcée, 
tantôt très-faible. C'est sur les espèces (2) qui possèdent ces crêtes que 
M. Newman a établi son genre Pterolophia, tout en faisant remar- 

(1) Lam. erassipes, alternans, Wiedcm. Zool. Mag. Il, p. 111; Java. — 
Prion. albosignatii, Blancli. loc. cit. p. 293, pi. 17, f. 11; Amboine.— Praon. 
posticalis, Ceylan; nielanwa, Malacca; Pascoe, Trans.of tUe entom. Soc. Scr. 
2,1V, p. 106. —undulata, costalis, pmicillata, Balchian; (430(0, Java; Pascoe, 
The j'ourD. of Entom. I, p 348 sq.— obducta, Ceram ; montana^amairH; de- 
lersa, Bornco; smitatn, Flores; reducln, Célèbcs; sccuta, Bornéo; concrela, 
Célèbcs; qundraticollis, Bornéo; grisesccns, Goratn; minislratu, Balchian; t(- 
licita, kTO»;uniformis, Java; terreri, Arou; lorpida, Dorey; subtincta, Java; 
Bowringii, Houg-Kong; punciigera, Bornéo; ephippiatu, Menado; albiveiwsa, 
Sumatra; conjectn, Célèbes-, iairopit, Tcrnate; sobrina, Célèbes; vilUiris, Do- 
rey; sor'dida/o, Balchian ; priuaia, Amboine; in/Jma, Morly; subsellata, Kcy; 
scupvlifera, Bornéo; pUuitosa, Kavia; deducla, Célèbes; propinqua, iliaca, 
Bornéo ; pilosella, Florès ; fraclUinen, Bornéo ; duplicata, Dorey ; ferrugata, 
Bornéo;' cupreoia, Florès; s(r«mosn, Dorey; frusirnt'j.conformis, Saylic; me- 
difusca, Ternate; disjuncta, Dorey; ignara, Mysol; pa((iu(a, Dorey; vicimlis, 
Bornéo ;.Tispn(a, Waigiou; scoriacea,restriclu, \vou;anmlitarsis, Bornéo; 
Pascoe,'Longic. Malayan. p. \6b. — pkuricostn, Pascoe, Journ. of Uio Liun. 
Soc; Zool. IX, p. 8»; Australie. — consulnris, villosa, Pascoe, Procced. of the 
Zool'. Soc. 1866, p. 239 ; Poulo-Pinang. 

(2) Primitivement (loc. cit. p. 323) il en avait placé une espèce, avec doute, 
parmi les Mesosa, sous le nom de Ingibcrra. Depuis (ibid. p. ,370) il en a fait le 
type du genre Pteiiot.oi'Uia en y ajoulant les suivantes : P. vitlicoUis, digesta, 
camura, hybrida; toutes des Iles Philippines. — Aj. : Notol. disper,™, Aus- 
tralie bor.; di'yiso, Indes or.; Pascoe, Trans. of Ihc entom. Soc. Ser. 2, v, 

p. 47. , 

M. J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 47) a conservé co gcuro PEiROLorHi/i ci 
l'a même séparé des Praoketiia par huit autres. 



NIPHONIDES. «541 

quer qu'eUes finissent par s'affaiblir au point d'être à peine dis- 
tinctes. 

Ainsi entendu, le genre habite les Archipels indiens, dans la plus 
vaste acception du mot, les parages de la Nouvelle-Guinée et l'Aus- 
tralie. 

LYCHROSIS. 
Pascob, The Journ.oflhe Linn. Soc; Zool. IX, p. 89. 

M. Pascoe a fondé ce genre sur un insecte de l'Australie publié au- 
trefois par lui sous le nom de Mycerinus luctuosus (1) et qui m'est in- 
connu. Ce savant entomologiste indique comme étant congénère de 
cette espèce son Hathlia xebrina (2), insecte du Sylhet, assez commun 
dans les collections. C'est d'après ce dernier qu'a été rédigée la for- 
mule suivante : 

Mâles : Mandibules médiocres, assez épaisses. — Tùte assez forte- 
ment concave entre ses tubercules antennifcres, ceux-ci courts rap- 
prochés à leur base; front un peu plus haut que large; joues allon- 
gées, excavées près des mandibules. — Antennes médiocrement ro- 
bustes, faiblement pubescentes, brièvement ciliées eu dessous, un peu 
plus courtes que le corps, à articles i assez long, peu à peu épaissi, 
sujjtriquètro, caréné sur son bord interne, 3 plus long que lui et que 
i,M\ décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés. — Pro- 
thorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés. — 
Ecusson paraUôIo, arrondi en arrière. — Elytres médiocrement al- 
longées, subcylindriques, déclives et rétrécies en arrière, isolément 
acuminées et aiguës au bout, débordant médiocrement le prothorax 
en avant. — Pattes médiocres; hanches antérieures grosses; cuisses 
sublinéaires, les postérieures égales aux trois i'" segments abdomi- 
naux. — Saillies mésosternale et prosternale assez étroites, arquées 
sur leurs faces opposées. — Corps assez allongé, pubescent. 

Femelles : Pareilles auxmâles, sauf les antenucsun pou plus courtes. 

M. Pascoe ne distingue guère ce genre dos Hatuliodes que parles 
élytres plus convexes et les hanches antérieures plus grosses. La forme 
particulière du scapo est uu caractère plus important, mais il reste à 
savoir si elle existe chez l'espèce australienne. 

(1) Trans. of tlie enlom. Soc. Ser. 3, I, p. 846, pi. 22, f. 5; je no suis pas 
conTamcu que cet insecte soit réellement congénère de l'espèce du Sylliel — 
M. Piiscoe en a déduit une seconde espèce du même pays : L. af/liclus, Journ 
«f tlie Linn. Soc. loc. cit. p. 305. 

(2) Pttscoe, Trans. of tlie entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 252. Cet insecte, de taille 
moyenne, d'un blanc grisitro en dessons, noir en dessus avec des bandes lon- 
gitudinales sur le protl.orax et des marbrures sur les élytres, d'un blanc eré- 
tacé, varie beaucoup sous le rapport de la livrée, surtout sur les élytres II y 
a des exemplaires où elles sont presque entièrement blanches, d'autres chci 
qui cette couleur ne forme que quelques taches. 



542 LONGICOKNKS. 

HATHLIODES. 
Pascoe, l'he Journ. of the Linn. Soc; Zool. IX, p. 88 (1). 

Dans son éUt actuel, ce genre est un composé d'éléments hétéro- 
gènes (2). A mon sens, il doit être réduit aux espèces qui présentent 
les caractères suivants : 

Tête à peine concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci dé- 
primés ; front transversal; joues courtes. — Antennes grêles, pubes- 
centes, munies de quelques courts cils eu dessous, un peu plus cour- 
tes que le corps, à articles 1 cylindrique, 3 beaucoup plus long que 
lui et que 4, B-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux fine- 
ment granulés. — Prothorax subtransversal, cylindrique, muni de 
chaque ciHé d'un petit tubercule antérieur. — Ecusson en triangle 
curviligne.— Elytres oblongues, déprimées sur le disque, peu h peu 
atténuées, déclives et obtusément acuminées en arrière. — Pattes 
courtes ; cuisses linéaires, les postérieures à peine plus longues que 
les deux V" segments abdominaux. — Saillie mésostcrnale médio- 
crement large, parallèle, recourbée en arrière. — Saillie prosternale 
plus étroite, tronquée postérieurement. — Corps médiocrement al- 
longé, pubescent. 

Ce genre n'est pas voisin des Mycbrinus de M. J. Thomson (Ha- 
THLiA De.].), comme le pense M. l'ascoe. Ces derniers sont africains 
et appartiennent au groupe des Saperdides, tandis que les espèces 
dont il s'agit ici sont propres à l'Australie. 

Je ne connais malheureusement qu'une seule, Vllalhlia quadri- 
lineala Hope, de toutes celles qui ont été décriteset ne saurais dire 
si les autres (3) lui sont congénères ou non. Cet" insecte, de taille 
médiocre, est d'un blanc jaunâtre en dessous, d'un roux pâle en des- 
sous, avec la tête en grande partie et des bandes longitudinales sur le 
prolhorax et les élytres, de la couleur du dessous du corps; celles de 
cr>s derniers organes sont étroites, plus ou moins effacées en arrière, 
sauf une marginale qui est plus large et plus entière. 

(1) Syri. Hatiima, Hope, Ann. a. Mag. of ual. Hist. IX, 1842, p. 429; genre 
non caractérisé; anlérieurement (1835) Ericlisoii avait employé ce nom, avec 
un léger cliangement (Athlia) pour un genre de Lamellicornes; voyez tome III, 
p. 210. — MïCEiUNUS Pascoe (olim). 

(2) Ces éléments étrangers soûl les Mïcerinopsis de M. ,T. Thomson (Syst. 
Cerambyc. p. 5P) que M. Pascoe (loc. cit. p. 116) réunit au genre actuel. Ces 
insectes sont des Aponiécynides, comme ou le verra plus loin. 

(3) Haihl. lucfeola, tinella, melanocephala, Hope, loc. cit. — H. grammica, 
murina, Pascoe, Trans. of theeiitcm. Soc. Ser.l.y , p. iO.—Myc.uniformis, 
Pascoe, ibid. Ser. 3, I, p. 54e. — H. moratus, costulalus, Pascoe, Journ. of 
the Linn. Soc. ; Zool. IX, p. 88 et 305. 

SI parmi ces «ipèces il s'en trouve qui ont les jambes inlcrmédiaires munies 
d'un sinus externe, ce sont plus que probablement de» Mïcf.iunoi'SIS. 



S43 



STESILEA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 185. 

Genre très-voisin des Hathi.iodes par la forme générale de ses es- 
pècfls, d'un autre côté tenant de près aux Praonetha par la forme de 
la tête. Il ne diffère des premiers que par les points suivants : 

Tôte un peu plus concave entre ses tubercules antennifôres; front 
aussi haut que large; joues plus allongées.— Scape des antennes plus 
long, en cône arqué et renversé. — Yeux plus grands; leurs lobes 
inférieurs moins transversaux. — Prothorax inerme sur les côtés. — 
Elytres déprimées sur le disque, parallèles dans leurs S/i antérieurs, 
rétrécies et plus ou moins tronquées en arrière. — Métasternum plus 
court. — Saillie prosternale très-fortement arquée et verticale, mais 
non tronquée en arrière. — Corps en ginéral plus massif. 

M. Pascoe en décrit cinq espèces (i) de la Malaisie, la plupart un 
peu plus grandes que les Hathliodes. Toutes sont d'un gris plus ou 
moins verdâtre et uniforme que relèvent parfois un petit nombre de 
taches d'un blanc crétacé sur les élytrcs; ces dernières, ainsi que le 
prothorax, sont donsément pointillées. 

DIEXIA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 137. 

Mâle: Tête faiblement concave entre ses tubercules antonnifères; 
ceux-ci très-courts; front subconvexe, transversal, un peu élargi en 
bas ; joues assez longues. — Antennes assez robustes, hérissées de longs 
poils fins, un peu plus longues que le corps, de IS articles : 1 peu il 
pou épaissi, égal à 3, celui-ci un peu plus grand que i, légèrement 
arqué, 5-11 beaucoup plus courts, décroissant graduellement, 12 plus 
grand que 11, conique. — Lobes inférieurs des yeux plus hauts que 
larges, finement granulés. — Prothorax subtransversal, cylindrique, 
un peu atténué en arrière. — Ecusson curviligne. — Elytres médio- 
crement allongées, planes et parallèles dans leurs 3/4 antérieurs, obli- 
quomont déclives et arrondies en arriére. — Pattes médiocres, assez 
robustes; cuisses faiblement en massue, les postérieures dépassant un 
peu le 2° spg.ment abdominal; tar.ses com'ts, assez larges. — 3° seg- 
ment do l'abdomen en triangle curviligne. — Saillies mésosternale et 
prosternale étroites, arquées sur leurs faces opposées. — Corps oblong, 
hérissé partout de longs poils fins. 

Genre distinct do tous ceux qui précèdent et qui suivent par ses an- 

(1) S. prnlata, Boiirou; scuiellaris, inornata, Toiidano; feriata, Ccrain; 
honesta, Mano; Pascoo, loc. cit.; avec une Dgure de la premièic, pi. 9, f. 5. 



54i LONGICORNES. 

tonnes de "12 articles. Son unique cspfcco (1) est petite, d'un noir mat 
et variée partout, y compris les antennes et les pattes, de gris blan- 
châtre, formant ^es lignes régulières sur le prothorax et les élytres; 
ces dernières sont fortement ponctuées en stries. Cet insecte a été dé- 
couvert par M. Waliace, à Singapore, sous des arbres abattus. 

ALE. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 131. 

Mâle : Mandibules médiocres, robustes. — Tête faiblement concave 
entre ses tubercules antonnifères ; ceux-ci courts, rapprochés à leur 
basej front équilatéral; joues allongées. — Antennes grêles, finement 
pubescentes, ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à 
articles \ assez long, plan en dessous, peu à peu épaissi et légère- 
ment resserré avant son sommet,3plus long que lui et que4,tous deux, 
ainsi que 5, anguleux à leur sommet externe, .S-H plus courts, subégaux. 

— Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs subtransversaux. 

— Prothorax aussi long que large, subcylindrique, subcomprimé sur 
les côtés, avec deux petits tubercules antérieurs très-obtus, traversé 
en avant par un sillon élargi et anguleux dans son milieu. — Ecus- 
son en triangle curviligne. — Elytres courtes, parallèles, planes sur 
le disque, un peu rétrécies, déclives et arrondies en arrière, munies 
chacune k leur base d'une faible et courte crête. — Pattes médio- 
cres, les antérieures allongées; cuisses assez robustes, subUnéaires, 
les postérieures un pou plus courtes que l'abdomen. — 5" segment de 
celui-ci transversal, un peu rétréci et largement arrondi au bout. — 
Métasternum assez court. — Saillie mésosteruale assez large, re- 
courbée en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, arquée posté- 
rieurement. — Corps peu allongé, large, parallèle, faiblement pu- 
bescent. 

L'espèce unique (2) du genre est de taille médiocre, d'un brun 
noirâtre sale et à peine pubescente, avec quelques mouchetures 
grises; ses élytres présentent quelques faibles lignes saillantes et sont 
assez régulièrement ponctuées dans les trois quarts do leur longueur. 

SYNELASMA. 
Pascoe, Trans. ofthe eniom. Soc. Ser. 2, IV, p. 247. 

J/a/es : Mandibules médiocres, robustes. — Tète largement piano 
entre ses tubercules antennifères, ceux-ci presque nuls; front équila- 
téral; joues longues. — Antennes robustes, épaissies au bout, faible- 
ment pubescentes, ciliées en dessous à leur base, longuement fran- 
gées à leur extrémité, dépassant à peine le milieu des élytres, à ar- 

(1) D. punctigera, Pascoe, joc. cit. p. 1.38, pi. 7, f. 1. 

(2) //. aflrrwria, Pascoe, loc. cil. p. 132, pi. 6, f. 6; Batchian. 



NIPHONIDES. S4S 

ticlesl gros, médiocre, peu à peu épaissi, 3 beaucoup plus long que lui, 
un peu plus que 4, tous doux pris ensemble plus grands que les suivants 
réunis, ceux-ci décroissant rapidement. — Yeux finement granulés, di- 
visés, leurs lobes très-petits. — Prothorax transversal, cylindrique, mimi 
de chaque côté d'un tubercule antérieur. — Elytres courtes, convexes, 
parallèles, arrondies en arriére, débordant fortement le prothorax, 
avec les épaules subanguleuses, munies chacune à leur base d'une 
crête parfois (scincus) absente (1). — Pattes médiocres, égales, ro- 
bustes; cuisses sublinéaires, les postérieures ne dépassant pas le 3« 
segment de l'abdomen. — Le S" de celui-ci en triangle curviligne 
transversal. — Métasternum court. — Mésosternum tronqué en avant. 
— Saillie prosternale fortement arquée, verticale en arrière. — Corps 
large, massif, pubescent. 

Genre aisément reconnaissable à la frange do longs poils qui garnit 
le sommet de ses antennes en dessous, frange qui ne se retrouve 
que chez les Zosmotes qui suivent. Ses espèces (2), originaires de 
Bornéo, sont de taille moyenne pour le groupe actuel et revêtues d'une 
livrée sombre et plus ou moins nuageuse; toutes {scincus excepté) 
sont en même temps rugueuses et granuleuses sur les élytres, moins 
sur le prothorax. 

ZOSMOTES. 
Pàscoe, Longic. Malayan. p. 145. 

Mâle : Mandibules médiocres, minces. — Tête assez fortement 
concave outre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts, contigus à 
leur base; front subconvexe, subéquilatéral ; joues longues. — An- 
tennes un peu plus longues que les élytres, pareilles, du reste, à 
celles des Synelasma. — Yeux finement granulés, leurs lobes infé- 
rieurs plus hauts que larges. — Prothorax aussi long que large, régu- 
lièrement cylindrique, un peu anguleux au milieu de son bord an- 
térieur, inerme sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — 
Elytres il peine plus longues que la tête et le prothorax réunis, con- 
vexes, parallèles, déclives et arrondies en arrière. — Pattes assez 
longues, les antérieures plus que les autres; cuisses assez robustes, 
amincies à leur base, puis en massue fusiforme; les postérieures un 
peu plus courtes que l'abdomen. — 5° segment de celQi-ci fortement 
transversal, arrondi en arrière. — Métasternum court. — MésBster- 
num et saillie prosternale tronqués sur leurs faces opposées. — Corps 
très-court, massif, finement pubescent. 

L'une des formes les plus courtes qui existent chez les Lamiides. 

(1) Chez VanoUtts ces croies sont au nombre de trois sur cba(iiie élylre et fas- 
ciculées. 

(2) S. bufo, Pascoo, loc. cil. p. 248, pi. 26, f. 1. — stellio, anolius, scincus, 
l'ascoe, Longic. Malayan. p. 144. 



S46 LONGICOnNES. 

Le genre voisin des Stnelasma par ses antennes, en diiTère par de 
nombreux caractères. Il ne comprend qu'une petite espèce (i) égale- 
ment de Bornéo, d'un brun noirâtre, passant au ferrugineux sur la 
tète, revêtue d'une fine et sombre pubescence voilant à peine les té- 
guments, avec les élytres traversées dans leur milieu par une bande 
blanchâtre peu apparente ; ces organes sont finement rugueux ainsi 
que le prothorax; la tête est lisse. 

MORON. 
Pascoe, Trans. of Ihe entom. Soc. Ser. 2, lY, p. 249. 

Mâle? : Mandibules courtes, trôs-épaisses. — Tète beaucoup plus 
étroite que le prothorax , assez fortement concave et sillonnée entre 
ses tubercules antennifôres; ceux-ci subcontigus à leur base, courts; 
front un peu plus haut que large; joues allongées. — Antennes 
grêles, pubescentcs, non ciliées on dessous, un peu plus courtes que 
le corps, à articles 1 médiocre, en cône renversé, tronqué oblique-' 
ment à sa base en dessous, 3 du double au moins plus long que lui, 
de 1/3 plus grand que 4, 3-H décroissant rapidement. — Yeux fine- 
ment granulés. — Prothorax transversal, subdéprimé et sillonné sur 
le disque, brièvement rétréci en avant, un peu arrondi et muni de 
chaque côté d'un petit tubercule antérieur. — Ecusson transversal, 
échancré en arrière. — Ely très peu allongées, régulièrement con- 
vexes, peu à peu rétrécies et arrondies en arrière, avec la suture 
dentiforme, débordant fortement le prothorax, munies chacune à leur 
base d'un fort tubercule. — Pattes assez longues, égales; cuisses ro- 
bustes, sublinéaires, les postérieures égales aux trois i"" segments de 
l'abdomen; jambes intermédiaires munies d'une dent interne submé- 
diane. — 5" segment abdominal très-court, largement échancré. — 
Métasternum très-court. — Saillies mésosternale et prosternale tron- 
quées sur leurs faces opposées. — Corps oblongo-elliptique, médio- 
crement pubescent. 

Ce genre présente le seul exemple qui existe parmi les Niphonides 
de jambes intermédiaires dentées au côté interne, caractère, du reste, 
peut-être propre au mâle seul. 

Son unique espèce (2) est de taille médiocre, d'un noir mat pro- 
fond,, revêtue d'une fine pubescence grisâtre en dessous, d'un rouge 
ocracé pâle sur les élytres, avec une tache arrondie, post-médiane, 
d'un blanc jaunâtre sur chacune de ces dernières; ces organes sont 
un peu âpres à leur base et densément pondues; le prolhorax est fo- 
véolé et paraît être comme réticulé. Cet insecte habite Bornéo. 

(1) Z. plumula, Pascoe, loc. cil. pi. 9, f. 3. 

(2) M. distigma, Pascoe, loc. cit. pi. 26, f. 2. 



NIPHONIDES. 547 

Z/EERA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 147. 

Femelle : Mandibules médiorres, robustes. — Tête faiblement con- 
cave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci déprimés ; front trans- 
versal; joues médiocres, obliquement excavées sous les yeux. — An- 
tennes médiocrement robustes, revêtues d'une sorte d'enduit, non 
ciliées en dessous, de la longueur des 3/4 du corps, à articles 1-3-4 
égaux, celui-là cylindrique, 5-11 décroissant très-rapidement. — Yeux 
subfinement granulés. — Prothorax transversal, subcylindrique, tra- 
versé par deux sillons peu marqués, l'un antérieur, l'autre basilaire, 
muni de chaque côté d'un petit tubercule antérieur. — Ecusson trans- 
versal, largement arrondi en arrière. — Elytres médiocrement al- 
longées, assez convexes, avec leur base déclive sur une médiocre 
étendue (1), parallèles dans leurs 3/4 antérieurs, rétrécies, déclives et 
arrondies en arrière, débordant assez fortement le prothorax en avant. 
— Pattes courtes; cuisses robustes, sublinéaires, les postérieures à 
peine égales aux trois 1"» segmeatsde l'abdomen. — Le 5» de celui-ci 
assez long, en triangle curviligne. — Métasternum très-court. — Mé- 
sosternum et saillie prosternale tronqués sur leurs faces opposées. — 
Corps peu allongé, finement pubescent. 

L'égalité entre le scape des antennes et leurs articles 3-4, carac- 
tère très-rare, est un des principaux de ce genre, en supposant qu'il 
existe chez le mâle que je n'ai pas vu. La déclivité de la base de ses 
élytres est également une particularité insolite qui peut aider à la faire 
reconnaitre. 

Il ne comprend qu'une espèce (2) de taille médiocre , d'un gris 
verdâtre uniforme et ornée, sur chaque élylre, de deux bandes obli- 
ques d'un blanc crétacé, l'une médiane, l'autre placée plus en ar- 
rière; celle-ci est très-étroite; les élytres sont couvertes de petites as- 
pérités, surtout à leur base; le prothorax en présente également, 
mais qui sont moins serrées. 

COBRIA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 147. 

Femelle: Mandibules courtes, minces. — Tôlo assez fortement con- 
cave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocres; front 
transversal; joues allongées. — Antennes peu robustes, pubescentes, 
à peine ciliées en dessous, de la longueur des 3/4 du corps, à arti- 

(t) Cette déclivité, dont M. Pascoe ne parle pas, est limitée en arrière par 
une ligne obtuse parfaitement rectiligne. 
(2) Z. cretnla, Pascoe, loc. cit. pi. 8, f. 5; Batcliian. 



848 LONGICORNES. 

des 1 médiocre, cylindrique, brièvement aminci à sa base, 3 beau- 
coup plus grand que lui et uq peu plus que -i, S-11 plus courts, dé- 
croissant peu à peu. — Yeux finement granulés, petits. — Prothorax 
transversal, cylindrique, muni de chaque côté d'un petit tubercule 
antériem". — Le surplus comme chez les Z>gera, avec les élytrcssans 
déclivité à leur base. 

La seule espèce (1) décrite par M. Pascoe est petite et de l'aspect le 
plus insignifiant. Ses téguments sont d'un noir bronzé mat et a peine 
voilé par la très-fine pubescence grisâtre qui la couvre et qui forme 
quelques mouchetures peu apparentes sur les élytres; ces dernières 
sont densément pointillées. Elle est originaire de la Nouvelle- 
Guinée. 

APROPHATA. 

Pascoe, The Journ. of Entom. I, p. 341 (2). 

if aies : Mandibules assez longues, robustes. — Tête imparfaite- 
ment rétractile, arrondie sur le vertex, très-largement aplanie entre 
ses tubercules antennifôres, ceux-ci presque nuls ; front transversal, 
finement caréné dans son milieu; joues assez allongées. — Antennes 
grêles, presque glabres, non ou à peine ciliées en dessous, de 1/4 
à 1/3 de leur longueur plus grandes que le corps, à articles 1 en 
cône renversé, un peu plus court que 3, celui-ci et 4-11 décroissant 
peu à peu. — Yeux finement granulén, leurs lobes inférieurs forte- 
ment transversaux. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, un 
peu comprimé latéralement, finement rebordé à sa base, muni de 
chaque côté d'un petit tubercule antérieur souvent obsolète. — Ecus- 
son transversal, arrondi en arrière. — Elytres plus ou moins courtes, 
ovalaires, convexes, arrondies en arrière, pas beaucoup plus larges 
que le prothorax et tronquées en avant; leurs épaules rectangulaires. 
— Pattes longues, surtout les antérieures; cuisses fusiformes, les 
postérieures au moins de la longueur des élytres; tarses larges, les 
antérieurs dilatés. — 5" segment de l'abdomen transversal, large- 
ment arrondi en arrière (3). — Métasternum extrêmement court.— 
Mésosternum et saillie prosternale médiocrement larges, tronqués sur 
leurs faces opposées. — Corps court, massif, finement ou partielle- 
ment pubesoent. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes que les élytres ou n'at- 

(1) C. albisparsa, Pascoe. loc. cit. p. 148, pi. 8, f. 1. 

(2) Syn. Abryna Newm., We.stw. 

(3) Cliftz la notha mSle, et peut-être chez d'autres espèces, son premier 
segment est raiini en arrière d'une épaisse frange de cils d'un jaune ferrngi- 
neuic brillant. M. Pascoe (loc. cit. p. 342) la regarde comme un caractère spé- 
cifique, mais elle n'existe qu'en vestige chez la femelle, et dès lors ue consti- 
tue qu'un caractère sexuel. 



NIPHONIDES. S49 

teignant que leur sommet. — Pattes plus courtes, égales; tarses 
assez largos, les antérieurs non dilatés. — 3° segment abdominal plus 
long, sillonné ou impressionné sur la ligne médiane. 

Très-beau genre, propre aux îles Philippines, et tout-à-fait remar- 
quable par la livrée de ses espèces (I). Sauf uu petit nombre (par e«. 
fausta, nolha) chez qui elle est d'un bleu foncé virescent ou noirâtre, 
elle brille des couleurs métalliques les plus éclatantes, avec des lignes 
et des taches blanches formant un dessin élégant, le tout rappelant 
de près ce qui existe chez beaucoup de PACHrnHTNCHUs (Curculioni- 
dos) du même pays. 

Des trois seuls auteurs qui aient fait mention de ces insectes, deux, 
MM. Newman et VVestwood, les ont placés dans le genre Adryna 
avec lequel ils n'ont de commun que la forme de la tête et la struc- 
ture des saillies mésosternalo et prosternale. Pour tout le reste ils en 
sont très-différents, surtout par l'extrême brièveté de leur métaster- 
num qui ressemble tout-à-fait à celui des Dorcadionidcs. Ils doivent 
ùtre considérés comme rattachant intimement les Lamiides vraies à 
ces derniers (2). 

Ces beaux insectes sont très-rares dans les collections et peu connus 
des entomologistes. 

Noie. 

En outre des Aprophata, il exi.ste aux îles Philippines quelques 
autres Lamiides qui ont la même livrée que ces insectes et appar- 
tiennent aussi, sans aucun doute, au groupe actuel. On a établi sur 
elles les deux genres suivants qui me sont restés inconnus en na- 
ture. 

(1) Abryn. fausta, nolha, Newm. The Entomol. p. 289; Westw. Trans. of the 
eiitom. Soc. Ser. 3, I, pi. 25, f. 4 et 2. — A. eximia, Newm. ibid. p. 298; 
Westw. The Cabin. of or. Entom. p. 60, pi. 29^ f. 5; Trans. of tho entom. Soc. 
loc. cit. pi. 21, f. 1, et 25, f. 1. — A. Semperi, AVestw. ibid. p. 630, pi. 24, 
f. 3. 

Dans le même travail M. We.stwood décrit deux autres espèces. L'une d'elles 
{Abryn. Newmanni, p. 631, pi. 25, f. 5) me parait être, par sa forme allongea 
et sa livrée, étrangère aux Abryna et au genre actuel. L'autre (Lumia ocetli- 
fera, p. 364, pi. 24, f. 5) a h livrée de celui-ci et semble devoir couslituer un 
genre nouveau. 

(2) Cette analogie, déjà signalée par M. Pascoe (Longic. Malayan p. 83), est 
Icllc que lorsque les tubercules prothoraciques manquent chez ces insectes, il 
C6l impossible de découvrir, en dehors do leur livrée et do leur faciès, rien qui 
li!S dislingue des Dorcatlionides. La brièveté de leur métaslernum et la.forme 
lie leur tète leur donnent également de» rapports réels avec les Compsosoma de 
l'Amérique. Toutel'ois, ce caractère perd de sa valeur par sa présence dans les 
iliiiix genres précédents, où il est presque aussi pronoucé qu'ici. Tous les pas- 
sages existent il cet égard. 



SBO 



LONGICORNES. 



DOLIOPS. 

Waterh. Proceed. of the enlom. Soc. 1841, p. 27 (1). 

Tête verticale, assez petite et plus étroite que le prothorax. — An- 
tennes très-grôles, un peu rapprochées à leur base, un peu plus 
courtes que les élytres, à articles 1 plus court que 3, celui-ci égal à 
4-6 réunis, dilaté à son extrémité, i plus grand que les suivants 
ceux-ci décroissant graduellement.— Yeux très-profondément échan- 
crés. — Prothorax aussi long que largo, subglobuleux, traversé par 
un sillon en avant, distinctement resserré et cylindrique à sa base 
avec deux sillons transversaux. — Elytres courtes, très-convexes, sub- 
ovalaires, légèrement arrondies à leur extrémité, débordant fortement 
le prothorax en avant; leurs épaules un peu saillantes. — Pattes 
longues et robustes; cuisses fusiformes; tarses larges. 

Les autres caractères sont passés sous silence. D'après cette for- 
mule, le genre doit être voisin des Aprophata et en différer principa- 
lement par la structure du prothorax. M. Waterhouse en décrit deux 
espèces (2) d'un vert métallique brillant avec des taches et des bandes 
blanches sur le prothorax et les élytres. 

ACRONIA. 
Westw. Trans. oflhe entom. Soc. Ser. 3, I, p. 632. 

Tête presque aussi large que le prothorax; front carré, presque 
plan. — Antennes très-robustes, fortement écartées à leur base, à 
peine plus longues que le prothorax, à articles i brièvement en mas- 
sue, 3 long, noueux au bout, i environ de moitié plus court, 5-11 
très-courts. — Prothorax inerme, convexe, lisse, resserré par deux 
impressions transversales, l'une antérieure, l'autre basilaire; ses an- 
gles postérieurs un peu saillants et reçus dans dos impressions intra- 
humérales des élytres. — Celles-ci courtes, subcylindriques, subgib- 
beuses h leur base, convexes en arrière de leur milieu, paraissant à 
la loupe légèrement tronquées à leur extrémité. — Pattes courtes. 

Les antennes, d'après cette formule, sont semblables à celles des 
Cenodocus et des Nicomia ; aussi est-il probable que c'est à côté des 
premiers que ce genre doit être placé, malgré la livrée de son uni- 
que espèce (3) qui rivalise avec celle des plus belles Aprophata. Cet 
insecte est, en effet, d'un noir bleuâtre très-brillant, avec les élytres 
d'un vert doré éclatant; elles .sont, ainsi que le prothorax, ornées de 
nombreuses taches blanches teintées de jaune. 

(1) Et Trans. ibid. IV, p. 42. 

(2) D. curctilionoides, Wateiti. loc. cit.; geomeirica, Trans. loc. cit. p. 44. 

(3) A. peretegans, Westw. loc. cit. p. 633, pi. 24, f. 4, avftc des détails. 



KSI 



Yeux échancrés, en général très-profondément; leur échancrure 
circulaire ; leurs lobes inférieurs très-souvent plus hauts que larges 
ou subéquilatéraux. — Tôte le plus souvent concave entre ses tuber- 
cules anlennifères. — Saillies sternales rarement tronquées sur leurs 
faces opposées. 

I. Corps jamais hérissé de longs poils fins. 
A Saillies sternales tronquées sur leurs faces opposées; protliorai 
muni de tubercules latéraux antérieurs. 

Elytres tronquées au bout; leurs angles exteru. donli- 
foimes : Ischioplites. 

— arrondies en arrière : Micracaniha. 

— subtronquées et inermes en arriére : Alyporis. 
B Sriillios sternales arquées sur leurs faces opposées; la mésoster- 

nale seule parfois (Uystasia) tronquée en avant. 
a Dernier article des palpes normal. 
4 Hanches antérieures séparées, 
c Prolliorax muni de tubercules latéraux antérieurs, 
d 2° segment abdominal sans dépressions lomenteuses. 
e Antennes à art. 3 un pou jilus court que 4: Menilius. 
ee — — plus long — 

f Tubercules antennifèrcs non dentiformes à leur sommet 

interne. 
g Epaules des élytres peu saillantes, arrondies, inermes : 

Symphiletes. 
gg — — saillantes, munies d'un ou deux tu- 

bercules. 
Elytres granuleuses à leur base : Superdopsis. 

— tuberculées dans leur moitié antérieure : Plalyo- 

mopsis. 
ff Tubercules aotennifères épiueux à leur sommet interne : 

Anaches (1). 
dd 2' segment abdominal mun^ de 2 dépressions tomcntouses : 

l'enthea. 
ce Prolliorax Inerme latéralement (2). 
h 2° segment abdominal muni de 2 dépressions tomenteuses. 
Scaiie des antennes en m;issuc pyrilorme : Oaxata. 

— — en cône renversé : Desisa{3). 
hh 2" segment abdominal sans dépiessions tomenteuses. 

(1) On trouvera co genre à la suite des Stuenias. 

(2) Sauf cliez Xïnenon où il existe deux tubercules médians et à peine dis- 
tincts. 

[^] Voisin dosUiATVLUs et placé plus bas Immédiatement à leur suite. 



SS2 LONGICORNES. 

i Prothorat plus ou moins plissé en travers. 

Elytres granuleuses à leur base seule : Rhytiphora. 

— — sur toute leur surface : Depsages. 

— rugoso-ponctuées à leur base : Iphiaslus. 
ii Prothorax sans aucun vestige de plis transversaux. 

k Antennes à art. 3 beaucoup plus court que 4-11 réunis. 
/ Elytres lobées en arrière et dépassant l'abdomen : Sthe- 

nius. 
U — non — pas plus longues que — 

m Cuisses poster, au moins égales aux 3 l"" segments abdo- 
minaux. 

n Elytres sans crêtes k leur base. 
n« Antennes médiocrement robustes. 
Leurs art. 3-i, égaux : Diatylus. 

— — très-inégaux : Zygrile. 
n'n' Antennes très-robustes : Xynenon. 

nn Elytres munies do crêtes basilaires; mésosternum tronqué 
en avant : Dystasia. 

mm Cuisses poster, ne dépassant pas le 2" segment abdominal. 

Une crête fasciculée à la base de cliaque élytre : y^tybe. 

Point de — _ : Albana. 

kic Antennes à art. 3 égal à 4-11 réunis : Prionetofsis. 
lib Hanches antérieures contiguës : Alyattes. 
au Dernier art. des palpes en triangle allongé : Phesates. 
I. Corps hérissé partout de longs poils fins. 

Scape des antennes n'atteignant pas, à beaucoup près, la 

base du prothorax 
p Corps allongé, subcylindrique : Elilhioles. 
pp — court, plus ou moins massif. 
q Prothorax sans crochets sur le disque, 
r Lobes inférieurs des yeux pas plus hauts que larges. 
Prothorax inerme sur le disque : Corrhenes. 

— bituberculé — : Mispila. 

rr Lobes inférieuis des yeux plus liants que larges. 

s Prothorax transversalement sillonné en avant et à sa base. 

/ Antennes grêles, à articles cylindriques : Sodus. 

tl — assez robustes, i articles noueux au bout. 

Tête débordant le prothorax : Enispia. 
— pas plus large que le prothorax : Alhylia. 
ss Prothorax sans .«liions transversaux : Egesina. 
11 — ">'i"i de deux épines crochues sur le disque. 

Dernier art. des palpes normal : Gyarilus. 

— — sécuriforme : Axinyllium. 



NIPHONIDBS. 553 

00 Scapo des aotennes grêle, en cône renversé, atteignant la 
base du prothorax. 
Antennes robustes ; élytres sans callosités à leur base : 
Eltœides. 
— grêles; — munies de — : 

Euphisia. 

ISCHIOPLITES. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 53 (1). 

Mâle : Mandibules médiocres, robustes; — Tête sillonnée du vertex 
au bas du front, assez concave entre ses tubercules antennifères, 
ceux-ci médiocres; front fortement transversal; joues peu allongées. 

— Antennes mouchetées, finement ciliées en dessous, dépassant mé- 
diocrement les élytres, il articles 1 peu à peu en massue, 3 notable- 
mont plus long que 4, celui-ci que 5, S-11 graduellement plus courts. 

— Youx forlement granulés, leurs lobes inférieurs équilatéraux. — 
Prothorax transversal, subcylindrique, rugueux en dessus, muni en 
avant d'un largo sillon très-floxueux, et sur chaque côté d'un petit 
tubercule très-antérieur. — Ecusson en triangle curviligne, sub- 
transversal. — Elytres allongées, médiocrement convexes, peu à peu 
rétrécies, tronquées au bout, avec l'angle externe do la troncature épi- 
neux, munies à leur base de deux faibles lignes saillantes. — Pattes 
robustes, longues, les antérieures plus que les autres; leurs han- 
ches armées d'une très-longue épine redressée, arquée et aiguë au 
bout; leurs cuisses grosses, âpres ; leurs jambes flexueuses, munies 
d'un tubercule interne, aigu et médian ; tarses antérieurs un peu di- 
latés. — 5" segment abdominal assez court, rétréci et largement 
tronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternalo tronquées 
sur leurs faces opposées. — Corps allongé, cunéiforme, pubes- 
cent. 

Femelle : Antennes un peu plus courtes que les élytres. — Pattes 
normales. — S» segment abdominal beaucoup plus long, rétréci et 
faiblement arrondi en arrière, longitudinalement sillonné sur la ligne 
médiane. 

On n'en connaît qu'une espèce des Moluques, décrite primitivement 
par M. I^ascoe sous le nom do Symphilcles melulus. Elle est fort 
grande, marbrée sur les élytres do grandes taches d'un blanc sale 
sur un fond d'un hrun rufescent; ces organes sont granuleux près 
des épaules; le prothorax a beaucoup de ressemblance avec celui 
des SoTADEs de la Section précédente. 

(1) Syn. SïMPuiLRTES, Pascoe, Trans. of thc enlom. Soc. Ser. 2. V, p. 40, 
olim; M. Pascoe a, depuis (Longic. Malayao. p. 82), adopté le genre actuel. 



5S4 LOKGICOHNBS. 

MICRACANTHA. 
MoNTROoz. Ann. d. l. Soc. entom. 1861, p. 271 (1). 

Mâles : Mandibules courtes, robustes. — Tête sillonnée ou canali- 
culée sur le vertes, faiblement concave entre ses tubercules antenni- 
fères, ceux-ci très-courts, déprimés; front transversal; joues assez 
allongées. — Antennes finement pubescent.es, plus ou moins ciliées 
en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 peu à peu 
en massue, médiocre, 3 un peu plus grand que 4, celui-ci beaucoup 
plus que 5, 5-11 décroissant à peine, 11 souvent arqué au bout. — 
Yeux subfincment granulés. — Prothorax subtransversal, subcylin- 
drique, muni de chaque c6té d'un tubercule antérieur. — Ecusson 
transversal, arrondi en arrière. — Elytros médiocrement allongées, 
assez convexes, légèrement déclives et subparallèles ou pou à peu at- 
ténuées en arrière, arrondies à leur extrémité; leurs épaules obtuses. 
— Pattes médiocres, les antérieures un peu plus longues que les 
autres; cuisses robustes, surtout les antérieures, peu à peu en massue; 
les postérieures un peu moins longues que l'abdomon. — tî" segment 
de celui-ci en triangle curviligne transversal. — Mésosternum et 
saillie prosternale tronqués sur leurs faces opposées. — Corps mé- 
diocrement allongé, plus ou moins pubescent. 

Femelles : Antennes atteignant les 3/4, parfois presque le sommet 
desélytres; leur dernier article jamais arqué. — Pattes antérieures 
moins longues. — Dernier segment de l'abdomen plus allongé. 

Insectes de taille assez petite, privés d'inégalités sur le prothorax 
et les élytres ; le premier est simplement rugueux ou rugoso-ponctué, 
et les secondes présentent tout au plus quelques légères aspérités ou 
granulations à leur base; le reste de leur surface est simplement ponc- 
tué et en général vaguement. La livrée se compose toujours de cou- 
leurs sombres, monotones, ne formant aucun dessin arrêté et rendant 
difficiles la détermination et la description des espèces. Ces dernières 
sont très-sujettes à varier sous le rapport de la taille qui est moyenne 
au maximum. 

Le genre est assez nombreux et essentiellement propre aux Molu- 
ques, à la Polynésie occidentale et à l'Australie (2). 

(1) Syn. jEcobomus, Pascoe, Longic. Malayaii. p: 59; nom postérieur do trois 
ans il celui adopté dans le texte. — Pentuea Montrouz.; olim. — Niphoka Pafcoe; 
olim. — CopTOPS A. Wliite. 

(2) Pcnih. wuodlarkifma,assimilis,aspersa, Montrouz. Faun.d. l'île Wootll. 
p. 65; la première habite aussi l'Australie et a pour synonyme : Nipli. Ilake- 
wellii, Pascoe, Tians. of Ihe entom. Soc. Ser. 2, V, p. 38. — Af. uustralis, 
Montrouz. Ann. d. 1. Soc. entom. 1861, p. 271; ISouvelle-Calédonie. — Niph. 
pullola, Sumatra, Arou; insularis {Copt. abdominalis, A. Whitc, Ann. a. Mag. 
of Dat. Ilist. Ser. 3, II, p. 273), Moluques, Australie; Pasooc, Trans. of the en- 



MPHONIDES, 555 

ATYPOHrS. 

Pascoe, Longic. Malayan. p. 67. 

Genre voisin des Michacantha qui précèdent et dont il ne diiRre 
que par les caractères suivants : 

Prothorax aussi long que large, ponctué, avec un espace dénudé et 
brillant dans son milieu en dessus. - Elytres oblongues, subdépri- 
mées en dessus, subparallôles dans leurs 2/3 antérieurs, déclives ré- 
trécies et tronquées à leur extrémité, ponctuées dans leur moitié an- 
térieure. 

Cela suffit pour donner à ces insectes un faciès différent de celui 
des MicnACANTHA. Une autre particularité, signalée par M. Pascoe 
peut contribuer à les faire reconnaître; leur écusson, pubescent dans 
son milieu, est dénudé et brillant sur ses bords latéraux. Leurs es- 
pèces (1) sont également de taille médiocre, et le gris, mélangé à du 
ferrugineux et du brun, forme lo fond de leur livrée. 

MENILLUS. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 87 (2). 

Mâle : Mandibules médiocres. - Tète assez fortement concave entre 
ses tubercules antennifères; ceux-ci assez saillants, rapprochés à leur 
base; front subéquilatéral; joues médiocrement allongées. — An- 
tennes pubescentes, mouchetées, assez longuement villeuses en des- 
sous, d'un quart environ plus longues que le corps, à articles i pyri- 
lorme, 3 un pou plus court que i, S-ll décroissant peu à peu. — 
ieiix fortement granulés. — Prothorax subtransversal, phiri-noueux 
sur le disque, arrondi sur les côtés, avec un tubercule antérieur assez 
fort. - Ecusson en triangle curviligne. — Elytres ohlongues, assez 
convexes, parallèles, arrondies en arrière, munies chacune à leur base 
d une courte et forte crûte fasciculée. — Pattes assez longues, les an- 
térieures plus que les autres; leurs jambes antérieures bisinueases au 

tom Soc. Ser. 2, V. p. 39. - Niph. miseUa, obUta, Pascoe, ibid. Ser. 3, I, 
p. Si«; Australie. - jEgom. emaustus, Bourou; viduatus, Amboine; mactt- 
(osuj, Timor; spaisutus, Bulchian, Arou; litigiosus, Gilolo, Batcliiao; aïïectxis, 
llatcliiau; mHar/s, Gagie (près Waigiou); malignus, Mysol; ominosus, Gilolo; 
vexatus, baylic; valgus, Dorey ; pe/echinlis, Morty; infelix, Gilolo, Balchian- 
muswus Timor, Ravia; uni/ormis, Bourou; elusus, Ceram; frmcaim, Mvsol- 

w T.' ô^'f ""'"y""- P' ^^- - '^''P''- ''"''""' P^t^oe» The Journ. of Eu- 
wm. 11, p. iZ3- Australie. 

H) ^. jubaiu, Batchian; sturnina, Areu; inlermissa, Dorey; perversa, Bat- 
cman ; molesta, Dor.-y; Pascoe, !gc. cit., p. 68; la s.>concle est figurée, pi. 4, f. 7. 

(2) Syn. SïssPiLOTUs, Pascoe, The Journ. of Entoin. Il, p. 3!;9; M. Pascoe a 
oien voulu m'avertir de l'identité de ce genre avec celui-ci. 

Coléoptères. Tome IX (i). 10 



•jljg tONGir.OnNES. 

côté interne, épaissies au bout; cuisses peu à peu en massue, les pos- 
térieures un peu plus courtes que Tabdomen. — 5» segment de ce- 
lui-ci transversal, rétréci et tronqué en arrière. - Saillies mésoster- 
nale et prosternale arquées sur leurs faces opposées; la 1" munie d un 
faible tubercule en avant. — Corps oblong, pubescent. 

Femelle : Antennes dépassant très-peu les élytres. — Pattes sub- 
égales; jambes antérieures simples au côté interne. — 5» segment ab- 
dominal plus grand. 

L'espèce unique (1) du genre habite à la fois les îles Arou et le nord 
de l'Australie. Cette circonstance a fait que , par oubli, M. Pascoe a 
fondé sur elle deux genres distincts : celui-ci sur des exemplaires du 
premier de ces pays, puis celui qu'il a nommé Stsspilotus sur des 
exemplaires australiens. 

Cet insecte, de taille moyenne, est d'un gris maculé de brun et de 
ferrugineux sur lequel se détache un dessin noir dont les parties les 
plus apparentes sont deux étroites bandes communes, arquées sur les 
élytres : l'une submédianc, l'autre subapicale; outre les crêtes de ces 
organes, des tubercules fascicules de ferrugineux se voient çà et là sur 
leur surface. 

La longueur relative du i" article des antennes est propre, dans le 
groupe actuel, à ce genre et à celui mentionné plus loin sous le nom 
de MisPiLA. 

SYMPHILETES. 

Newu. The Eniomol p. 362 (2). 

Mâles : Mandibules courtes, robustes. — Tête assez fortement con- 
cave entre ses tubercules antennifêres; front plus haut que large. — 
Antennes finement pubescentes, assez densôment frangées à leur base, 
un peu plus longues que les élytres, à articles i médiocre, peu à pou 
en massue, 3 un peu plus long que 4, «-11 plus courts, décroissant 
peu à peu. — Yeux fortement granulés, un peu rapproches en dessus. 
— Prothorux transversal ou non, cylindrique, muni d'un sillon trans- 
versal flexueux on avant, de deux nodosités sur le disque et de deux 
petits tubercules latéraux près de son bord antérieur, ceux-ci parfois 
peu distincts. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez lon- 
gues et assez convexes, parallèles, faiblement déclives et arrondies 
en arrière; leurs épaules peu saillantes en avant, arrondies. - Pattes 
médiocres ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures un peu plus 
courtes que l'abdomen. — S» segment de l'abdomen grand, rétréci et 
tronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale assez larges : 

(1) M. maculicornis, Pascoe, loc. cit. pi. î), f . 6 Ç {Syssp. Macleayi, Pasc, 
loc. cit.). 

(2) Syn. Lamia Fab., Oliv., Boisduv. — Saperda Donov., Guér.-Méne?. - 
Rhytiphoiu Nowm. 



MPHONIDES. 557 

la 1'° recourbée en arrière, la 2« fortement arquée postérieurement 
— Corps assez allongé, robuste, pubescent. 

Femelles : Antennes dépassant faiblement les élytres. — Dernier 
segment abdominal plus grand, subarrondi en arrière. 

Cette formule est empruntée exclusivement à l'espèce (1) sur laquelle 
M. Newman a fondé ce genre. Quoique je n'aie à ma disposition 
qu'une huitame de colles qu'on lui a, depuis, associées, je ne parviens 
pas à leur assigner des caractères communs satisfaisants. Dans son état 
actuel, le genre n'est pour moi qu'un assemblage de formes hétéro- 
gènes (2). 

L'espèce décrite par M. Newman a, sous le rapport du faciès, de la 
livrée et de la sculpture des téguments, beaucoup d'analogie avec les 
Hecyiuua (Hécyridides); elle est seulement un peu plus grande. Sur 
un fond gris, ses élytros présentent une multitude de petits points fer- 
rugmeux et une tache d'un noir velouté sous chaque épaule; outre 
un assez grand nombre de granules de la môme couleur, espacés et 
en désordre, chacune d'elles est munie d'une courte crête médiane à 
sa base. Cet insecte provient de l'Australie ainsi que la plupart des 
espèces qu'on lui a données pour congénères; les autres sont des Mo- 
luques (3). 

SAPERDOPSIS. 
(Blanch.) J. Tuoms. Syst. Cerambyc. p. 63. 

Caractères généraux des Symphyletes avec les différences sui- 
vantes : 

(1) S. nodosus, Newm. loc. cit. {Lam. putverulea, Boisduv. Faun. d. l'O- 
céan, n, p. 501). 

(2) M. Pascoe (Longlc. Mahyan. p. 77), qui en a donné une nouvelle déUnition, 
convient lui-même qu'elle manque de précision et se demande, en concluant 
par l'amimative, si ces insectes no devraient pas constituer plusieurs genres. 

(3) Esp. de l'Australie : Lam. pedicorms, Fab. Syst. El. II, p. 282- Oliv 
Entom. IV, 67, p. 94, pi. 16, f. 119. - L. Solandri, Fab. loc. cit. p. 304- 
"liv. loc. cit. p. 100, pi. 16, f. 118. - Sap. collaris, nigrovirens, Donov. Ins! 
of «ew-Holl.— Sop. albo-cincta, Guér.-Méuov, Voy. d. 1. Coq.; Entom. p. 137, 
Pl- 7, f. 7 {Rhyl. Donovani, Newm. The Zocl. 1851; Append. p. CXXIX; Sap. 
coUaris? Donov.).— S. sublubercultitus, hmicralis,A. Wliile, Ann. a. Mag. of 
nat. Hist. Ser. 3, II, p. 269. — S. mucuiicornis, lateralis, Pascoe, Trans. of 
tlie entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 250. — sodalis, Pascoe, ibid. Ser. 2, V, p. 40; 
cinnamomeits, p. 59. — fulvescens, decipiens, derasus, farinosus, neglectus, 
solulus, moratus, mmilus, ingestus, Pascoe, iliid. Ser. 3, I, p. 531. — pubi- 
vetitris, vnriolosus, Pascoe, Tlie Journ. ol Entom. I, p. 339. - fumntus, An- 
gasxi, egenus, vestigialis, gallus, Pascoe, iliid. II, p. 224; arctos, vicarius, 
salellcs, p. 356. — devotus, Duboulayi, submimatus, itiacus, siinius, Ba- 
thursiii, Pascoe, Journ. of llic Lina. Soc; Zool. IX, p. 83; anaglyptus, capreo- 
'««, p. 303. — Esp. des Moluques : S. WuUacei, Matabello; pustulosus, Arou; 
«îtwmosiw, Dorcy; Pascoe, Longic. Jlulayau. p. 77. 



55g LONG1C0HNES. 

Mâle ■ Antennes plus robustes, un peu plus longues, densémeut 
pubescentes, du reste pareilles. - Prothorax moins régulièrement 
cylindrique, muni en dessus de deux rangées transversales et paral- 
lèles do petits tubercules : l'une médiane, l'autre en arrière de celle-ci. 
— Elytres plus allongées et plus convexes, tronquées à leur extrémité, 
sans crêtes à leur base, mais munies dans cet endroit de plusieurs 
rangées de petits tubercules granuleux, courtes et assez régulières; 
leurs épaules plus saillantes et munies d'un petit tubercule. — Pattes 
plus longues, surtout les antérieures; les hanches de celles-ci armées 
d'une longue épine redressée et arquée; leurs jambes droites, obtu- 
sément anguleuses au côté interne au-dessus de leur milieu. - o° seg- 
ment abdominal un peu plus long que le 4% très-largement tronqué 

en arrière. . , /, ^ n ,* 

Femelle : Antennes dépassant un peu moins les élytres. - Pattes 
subégales, les antérieures ne présentant rien de particulier. — o» seg- 
ment abdominal plus long, curviligne et échancré en arc à son extré- 
mité. 

L'unique espèce [armala Thoms.) du genre est plus grande que la 
Svmphvletes nodcsa et a la livrée des Niphona. Elle est d'un jaunâtre 
un peu vineux avec les côtés du prothor:ix et une large bande 
commune, irréguliôre, en chevron et post-médiane sur les élytres, 
d'un blanc sale; une tache latérale de même couleur existe sur cha- 
cun de ces organes à quelque distance de leurs épaules. Cet insecte 
habite l'Australie. 

PUTYOMOPSIS. 

(Blanch.) J. Thoms. Syst. CeramOyc. p. 52 (1). 

Mâles : Mandibules courtes, robustes. — Tôte assez concave entre 
ses tubercules antennifères; ceux-ci-médiocres; front subtransvcrsal; 
loues médiocres. — Antennes pubescentes, ciliées en dessous, dépas- 
sant H peine 1ns élytres, à articles 1 médiocre, peu à peu en massue, 
3 beaucoup plus grand que i, celui-ci et 5-11 décroissant graduelle- 
ment. —Yeux fortement granulés; leurs lobes inférieurs aussi hauts 
que larges — Prothorax transversal ou non, cylindrique, sillonné 
près de sa base et assez loin de son bord antérieur, muni sur le disque 
d'une rangée transversale do tubercules coniques dont les deux mé- 
dians plus gros que les autres, ainsi que d'un petit de chaque côté (2). 
_ Ecusson en triangle curviligne assez allongé. - Elytres médiocre- 
ment allongées, un peu atténuées en arrière, très-convexes, déclives 
dans leur tiers postérieur, tronquées au bout avec 1 angle externe oe 

(1) Syn. PLATYMOPsis.Pascoe, Joiim.ofllieXinn. Soc; Zool. IX.p. Ul- - 
Donov. - RuvTiPHOiu Uope. — Svhpii\i,f.tes A. Whilc. 

m Ci's lulierculcs lalôiaux, antirieurs comme de coutume, terminent, à 
proprement parler, la rangée de ceux du dis.jue, laquelle est un peu arquM. 



NIPHONIDES. 559 

la troncature sub6pineux, débordant fortement le prothorax à leur 
base, avec les épaules saillantes, obliquement tronquées et tubercn- 
lées, munies d'une crête à leur base et de nombreux tubercules coni- 
ques. — Pattes médiocres, égales; cuisses peu à peu épaissies, les 
postérieures plus courtes que l'abdomeu. — S" segment de celui-ci 
très-fortement transversal, largement tronqué en arrière. — Saillie 
mésosternale déclive, la prosternale arquée en arrière. — Corps assez 
court, massif, pubescent. 

Femelles : Antennes à peine plus courtes que celles des mâles. — 
5« segment abdominal beaucoup plus long, en triangle curviligne. 

L'armature particulière du prothorax et les tubercules nombreux 
des élytrcs donnent une physionomie particulière à ces insectes. Les 
derniers s'étendent rarement beaucoup au-delà du milieu des élytres 
et forment plusieurs rangées longitudinales assez régulières, il y en 
a môme au sommet des crêtes basilaires. Quant à la livrée, elle est 
tantôt (par ex. spinosa) d'un gris foncé avec quelques taches blanches 
sur les élytres, tantôt variée do gris, de brun et de ferrugineux. Le 
genre, peu nombreux (1), est propre à l'Auslralio. 

PENTHEA. 
De Casteln. Hist. nat. d. Col. II, p. 476 (2). 

Mâles : Mandibules courtes, très-robustes. — Tête finement sillon- 
née du vcrtex au bas du front, médiocrement concave entre ses 
tubercules antennifères, ceux-ci assez courts ; front transversal ou 
équilatéral ; joues allongées. — Antennes donsément pubescenles, ci- 
liées en dessous, à peine plus longues que le corps, à articles \ mé- 
diocre, peu à peu en massue, 3 un peu plus long que 4, celui-ci que 
S, 3-M décroissant peu à peu. — Yeux finemeut granulés, leurs lobes 
inférieurs à peine transversaux. — Prothorax transversal ou non, cy- 
lindrique, rugueux, muni de deux sillons transversaux, l'un près de 
sa base, l'autre assez loin de son bord antérieur, et de chaque côté 
de deux tubercules obtus plus ou moins distincts, l'un en deçà, l'au- 
tre au-delà de son milieu. — Ecusson en triangle curviligne. — Ely- 
tres médiocrement allongées, parallèles, convexes, déclives et arron- 
dies en arrière, munies chacune de deux lignes saillantes, parfois 
subcostiformos. — Pattes courtes ; cuisses peu à peu en massue, les 
po.stérieures beaucoup plus courtes que l'abdomen. — 2" segment 
abdominal occupé par deux très-grandes dépressions transversales to- 
it) Lam. obliqua, Donov. lus. of Now-Holl. — Hhyl. tuherculata, Ilope, Ami. 
a. Mag. of nat. Hist. IX, 1842, p. 429. — Sympli. armalulus, A. Wliitc, Pro- 
cecd. of Uio Zool. Soc. 1859, p. l'iî, pi. 59, f. 8. — P. spinosa, J. Thoins. 
loc. cit. 
(2). Syn. L\MiA, Donov., Newm. 



560 l-ONGICOHNES. 

menteuses (4). — Saillie mésosternale recourbée en arrière.— Saillie 
prosternale arquée postérieurement. — Corps médiocrement allongé, 
plus ou moins pubescent. 

Femelles : A peine différentes des mâles ; elles ont seulement les 
antennes mi peu plus courtes que les élytres. 

Genre aisé à reconnaître aux dépressions tomenteuses de l'abdo- 
men dans les deux sexes. La livrée de ses espèces est fauve ou noire 
et en général assez uniforme en dessous, tandis qu'on dessus le corps 
entier est couvert d'un grand nombre de taches vermiculées blanches 
ou noires; outre leurs lignes saillantes les élytres sont quelquefois 
granuleuses à leur base. Ces insectes sont assez nombreux et propres 
à l'Australie (2). 

DAXATA. 

Pascoe, Longic. Malayan. p. 88. 

Mâle : Mandibules assez longues, minces. — Tôte excavée entre les 
yeux, fortement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci 
saillants, prolongés à leur sommet interne; front équilatéral; joues 
allongées. — Antennes pubescentes, assez longuement villèuses en 
dessous, dépassant un peu les élytres, à articles 1 robuste, médiocre, 
en massue pyriforme allongée, 3 beaucoup plus grand que i, celui- 
ci et 5-H graduellement plus courts. — Yeux fortement granulés, 
leurs lobes inférieurs aussi hauts que larges. — Prothorax subtrans- 
versal, cylindrique, inerme sur les côtés. — Ecusson subquadrangu- 
lairo. — Klytres médiocrement allongées, peu convexes, parallèles, 
subtronquées en arrière, munies chacune d'une courte crête à leur 
base. — Pattes médiocres, subégales, robustes ; cuisses peu à peu en 
massue, arquées en dessus, les postérieures un peu moins longues 
que l'abdomen. — 2" segment abdominal occupé par deux grandes 
excavations tomenteuses, transversales, arrondies en arrière, subcon- 
tiguës au côté interne ; le 3° grand, fortement rétréci et subéchan- 
cré au bout. — Saillies mésosternale et prosternale arquées sur leurs 
faces opposées : lai" médiocrement large, la 2° plus étcoite.— Corps 
parallélogrammique, pubescent. 

Femelle : Elle ne diffère du mâle que par ses antennes dépassant 
â peine les élytres et son 2» segment abdominal sans excavations to- 
menteuses. 

(1) Aucun aoteur n'a, que je sache, mentionné ce caractère. Je le trouve 
dans les deux sexes de toutes les espèces (cinq en tout) que j'ai sous les yeux. 

(2) Lam. vermicularia, Donov. 1ns. ot New-Holl. — L. saimio, Newm. The 
entom. Mag. V, p. -498.— L. purdaUs, Newm. Tlie Entom. p. iU.— P. Saun- 
dersii, Pascoe, Trans. of Ihe entom. Soc. Scr. 2, IV, p. 103. —solida, cosiata, 
puUina,scenica,rr>iliaris, Pascoe, ibiil. S8r. 3, 1, p. b38. — iniricata,crassi- 
coUis, picta, Pascoe, The Journ. of Entom. Il, p. 227; sectatur, p. 358. — ma- 
cularia, Pascoe, Journ. of l!ie Linn. Soc; Zool. IX, p. 303. 



NIPHONIDKS. S61 

Le faciès de l'espèce (1) typique du genre ressemble de près à celui 
dos Acanthodéridos du genre Phacelocera. 

Cet insecte, originaire de Bornéo, est d'assez grande taille, d'un 
brun rufescent obscur, avec les élytres traversées par deux bandes 
noirâtres, fortement en zigzag, en général peu apparentes, l'une anté, 
l'autre post-médiane; celle-ci est llanquéo en avant par une étroite 
bande blanche aussi irréguliôre qu'elle ; outre ces bandes, un grand 
nombre de points noirs se voient sur toute la surface de ces orga- 
nes; les crôtes de leur base et les épaules sont granuleuses. Une se- 
conde espèce (2) de Poulo-Pinang a une livrée analogue. 

RHYTIPHORA. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 37 (3). 

Mâles : Mandibules médiocres, robustes. — Tête renflée sur le ver- 
tex, sillonnée de là jusqu'au bas du front, largement et assez forte- 
ment concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci médiocres ; 
front transversal ou éqiiiliitéral ; joues assez allongées. — Antennes 
pubescentes, densémont frangées en dessous, un peu plus courtes que 
les élytres, à articles i médiocre, peu à peu en massue, 3 beaucoup 
plus grand que 4, celui-ci et 5-H décroissant peu à peu. — Yeux 
grands, fortement granulés; leurs lobes inférieurs aussi hauts que 
largos. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, couvert do fines 
rides transversales tantôt (par ex. porpliyrea) très-nombreuses, tantôt 
(par ex. polymila) réduites à une seule. — Ecusson arrondi en ar- 
rière. — Elytres convexes, allongées, parallèles ou un peu atténuées 
et déclives en arriére, tronquées au bout; leurs épaules un peu sail- 
lantes et arrondies. — Pattes médiocres ; cuisses peu à peu en mas- 
sue, les postérieures ne dépassant pas ou que peu le S" segment ab- 
dominal. — .'S« segment de l'abdomeu en triangle curviligne forte- 
ment transversal. — Saillie mésosternale recourbée en arrière. — 
Saillie prosternale arquée postérieurement. — Corps assez allongé, 
massif, pubescent. 

Femelles : Antennes atteignant les 2/3 ou les 3/4 de la longueur des 
élytres. — 5* segment abdominal en triangle curviligne beaucoup 
moins transversal. 

Insectes propres à l'Australie, de grande taille et assez nombreux (4). 

(1) D. camelus, Pascoe, loc. cit. pi. 4, f. 2 cf. 

(2) D. ustulata, Pascoe, Proceed of (hc Zool. Soc. 1866, p. 230, pi. 27, f. 4. 

(3) Syii. L\MiA Donov. Daim. 

(4) Lam. rugicollis, Daim, in Schœnh. Syn. Ins. III; Append. p. 169 {Lam. 
porphyrea, Dodov. Ins. ol' New-Holl.); type du genre. — R. tuberculata, de- 
trila, Ilope, Aun. a. Mag. of nat. Hist. IX, 1842, p. 429. — mista, caprinn, 
Newm. Tlio Entomol. p. 362. — amicula, A. While, Proceed. of llie Zool. Soc. 



S62 LONGICORNES. 

La pubescence couchée dont ils sont revêtus et dont la couleur varie 
forme ordinairement sur les éiytres une multitude de petites taches 
arrondies ou, si elle est uniforme, est interrompue par des points dé- 
nudés de même forme et également nombreux ; la base de ces orga- 
nes est plus ou moins granuleuse; le prothorax, outre ses rides, pré- 
sente parfois sur le disque quelques petits tubercules, mais il n'y en 
a aucune trace sur ses côtés. 

Ces insectes, ainsi que les espèces des deux genres suivants, res- 
semblent beaucoup aux Oncideres de l'Amérique. 

DEPSAGES. 
Pascoe, The Joum. of Entom. II, p. 359. 

Genre établi sur la Lamia, granulosa de M. Guérin-Méneville (i) et 
que M. Pascoe ne distingue des Penthea que par les caractères sui- 
vants : 

Tête et prothorax plus étroits, celui-ci beaucoup plus large à sa base 
qu'en avant; tubercules antennifères rapprochés à leur base ; élytres 
granulifères, sans côtes. 

Je n'ai pas -eu cet insecte originaire de l'Australie. D'après la des- 
cription détaillée qu'en donne M. Guérin-Méneville, il est plus grand 
que la Penlhea vermicularia, cylindrique et un peu atténué en ar- 
rière, noir et couvert en dessus d'uno très-courte pubescence jaunâ- 
tre, varié de noir et de jaune en dessous; son prothorax est plissé 
transversalement tant en avant qu'à sa base et muni sur le disque de 
quelques gros tubercules transversaux ; ses élytres sont en entier 
couvertes de tubercules arrondis, luisants et disposés en série; enfin 
son dernier segment abdominal présente une grande fossette arron- 
die. D'après cela son fades doit être assez différent de celui des Pkn- 
THEA et plus voisin de celui des Rhytiphora à la suite desquelles je 
crois, dès lors, devoir le placer. 

IPHIASTUS. 
Pascoe, The Joum. of Entom. H, p. 357. 

Mâle : Mandibules saillantes, robustes h leur base. ~ Tète forte- 
ment concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocres ; 

1859, p. 122, pi. 59, f. 7. — polymila, crelata, Pascoe. Trans. of Ihe entom. 
Soc. Scr. 2, V, p. 60. — rubeta, Pascoe, ibid. Ser. 3, 1, p. 538. - Waterhou- 
set, Pascoe, The Journ. of Entom. II, p. 228; sospitalis, saga, p. 358. — Oâe- 
wahni, semivestila, Pascoe, Journ. of tlio Linn. Soc. Zool. IX, p. 86; argus, 
interlincta, p. 302. 

(1) Voy. d. 1. Coq.; Entom. p. 133; indiquée comme figurée pi. 7, f. 8; mais 
cette figure n'existe pas sur cette planche ni sur aucune autre de l'atlas qui ac- 
compagne cet ouvrage. 



NIPHONIDHS. 563 

front plus haut que large; joues allongées. — Antennes presque gla- 
lues, densément frangées en dessous à leur base, un peu plus lon- 
gues que le corps, à articles 1 médiocre, peu à peu en massue, 3 du 
double plus long que i, S-U graduellement plus courts.— Yeux for- 
tement granulés. — Prothorax transversal, cylindrique, muni d'un 
sillon transversal au-delà de son milieu, de quelques petits tubercu- 
les et de quelques rides transversales sur le disque, de deux petits 
tubercules latéraux près de son bord antérieur. — Ecusson en trian- 
gle curviligne régulier.— Elytres médiocrement allongées, subparal- 
lÈles, trÈs-convexes, longuement déclives et tronquées en arrière, dé- 
bordant fortement le prothorax en avant avec les épaules saillantes 
et arrondies. — Pattes médiocres ; cuisses peu à peu en massue, les 
postérieures ne dépassant pas le 3= segment abdominal.— S" segment 
de l'abdomen très-grand, largement arrondi en arrière.— Saillie mé- 
sosternale large, recourbée postérieurement. — Saillie prosternale 
plus étroite, arquée. - Corps massif, partiellement pubescent. — 
Femelle inconnue. 

M. Pascoe avait placé primitivement parmi les Symphiletes(I) l'es- 
pèce unique de ce genre. Elle a, en effet, la plupart des caractères de 
ces derniers, mais ses mandibules plus allongées, son prothorax ridé 
transversalement et ses élytres beaucoup plus convexes l'on distin- 
guent suffisamment. Le second de ces caractères la rapproche dos 

llHYTIPHOnA. 

Elle est originaire de l'Australie, de grande taille et d'un noir assez 
brillant, passant au rouge sanguin sur le milieu du prothorax, la poi- 
trine et une partie des pattes, avec de grandes taches blanches irré- 
guhères sur les élytres et des bandes transversales sur l'abdomen, 
dun blanc pur; les élytres sont assez densément ponctuées et ont 
chacune à leur base deux courtes rangées longitudinales de petits tu- 
bercules coniques dirigés en arrière. 

STHENIAS. 
De Casteln. Hist. nat. d. Col. II, p. 466 (2). 

Femelles : Mandibules médiocres, très-robustes à leur base. — Tête 
rontlée sur le vortex, très-concave entre ses tubercules antennifèros, 
coux-ci assez saillants; front en carré subé([uilatéral; joues allongées. 
-Antennes densément pubescentes, frangées en dessous à leur base, 
do la longueur des 2/3 des élytres, il articles i médiocre, en côue 
renversé et arqué, 3 beaucoup plus grand que i, celui-ci et S-II dé- 
croissant peu à peu. — Yeux fortement granulés; leurs lobes infé- 

(1) S. héros, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 3, 1, p. 531; figuré dans 
le Journ. of Kntom. loc. cit. pi. 16, f. 4 o". 

(2) Syn. TiiïSANoDKs, Nowra. Tlio Entomol. p. 5,92. — L»mia Fab., Oliv. 



364 lONGICORNES. 

rieurs plus hauts que larges. — Pro thorax plus long que large, régu- 
lièrement cylindrique. — Ecusson en carré transversal, légèrement 
arrondi en arrière. — Elytres allongées, parallèles, très-convexes, 
obliquement déclives dans leur tiers postérieur, isolément prolongées 
en un large lobe dépassant l'abdomen, débordant médiocrement le 
prothorax à leur base.— Pattes courtes; cuisses peu à peu en massue, 
les postérieures ne dépassant pas le 2" segment abdominal ; jambes 
de la môme paire pas plus longues que leurs tarses. — 5» segment 
abdominal en triangle curviligne transversal. — Saillies arquées sur 
leurs faces opposées. — Corps allongé, densément pubescent. — Mâ- 
les inconnus. 

Le type du genre est la Lamia grisator de Fabricius (1), grand in- 
secte du Sumatra et îles voisines, assez rare dans les collections. Sa 
livrée est d'un brun grisâtre s'éclaircissant par places, avec des bandes 
d'un brun-noir velouté sur le disque et les flancs du prothorax; une 
large bande grisâtre très-irréguliôre se détache à peine sur ce fond 
en avant de la déclivité des élytres qui est occupée en partie par une 
grande tache jaunâtre en arrière, brune en avant; la ponctuation est 
nulle partout, mais deux courtes crêtes médianes se voient, placées 
l'une au-dessous de l'autre, à la base de chaque élytre. 

Le seul congénère authentique qu'ait en ce moment cet insecte, est 
une belle espèce de Manille, d'une livrée beaucoup plus remarquable, 
anciennement décrite par Ohvier, et sur laquelle M. Nowman a établi 
son genre Thysanodes (2). 

ANACHES. 
Pascoe, longic. Malayan. p. 160. 

Mandibules médiocres, minces. — Tète fortement concave entre 
ses tubercules antcnnlfères, ceux-ci anguleux à leur sommet interne; 
front transversal ; joues médiocres. — Antennes grêles, linement pu- 
bescentes, ciliées en dessous, à peine plus longues que le corps, à 
articles 1 brièvement aminci à sa base, puis faiblement en massue, 
égal à 3, celui-ci plus long que 4, 5-11 décroissant peu à peu. — 
Yeux assez fortement granulés; leurs lobes inférieurs plus hauts que 

(1) Syst. El. 11, p. 292, Oliv. Entom. IV, 67, p. 83, pi. 22, f. 173. M. Pascoe 
(Longic. Malayan. p. 159, note), se basant sur ces mots de la description de 
Fabricius : « elytris basi tuberculis duobus cle\atis, » a exprimé quelques 
doutes sur l'Ideutilé de son espèce avec la Lam. grisator des collections. Ces 
deux tubercules se voient très-bien chez les exemplaires que j'ai sou» les yeux 
et prouvent, au contraire, l'identité en question. 

(2) Cer. (Lamia) crocnlus, Oliv. lor.. cit. p. 92, pi. 12, f. 80; indiqué, par 
erreur, comme babilant Madai^ascar (Tliysan. jucmda, ISewm. loc. cit.). 

(3) Syn. Sthekias, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 251 
(olim). 



MPnONIDBS. 56S 

larges. — Prothorax subtransversal, cylindrique, légèrement sillonné 
en travers, en avant et à sa base, muni de chaque côté d'un petit tu- 
bercule très-antérieur. — Ecusson carré, art'ondi on arrière. — Elytrés 
allongées, cylindriques, déclives et tronquées en arrière, arrondies 
aux épaules, munies chacune à leur base d'un tubercule fascicule. — 
Pattes médiocres; cuisses sublinéaires, les postérieures ne dépassant 
pas le 2° segment de l'abdomen. — 5° segment de celui-ci assez grand, 
subparallèle, largement arrondi en arrière. — Saillie mésostornale 
assez large, déclive, rétrécie en arrière. — Saillie prosternale très- 
étroito, enfouie, arquée postérieurement. — Corps allongé, cylindri- 
que, pubescent. — Sexes inconnus. 

Genre bien distinct des Sthenias dans lesquels M. Pascoe avait 
primitivement placé son unique espèce {dorsalis). Elle n'a nullement 
le faciès de ces insectes, mais bien celui des Cyabdlvus, Etaxalus et 
Sksiosa de la section précédente. Sa taille est moyenne, sa livrée d'un 
roux flnemetit mélangé de gris, avec les élytres traversées sous leur 
milieu par une très-large et irrégulière bande blanche; ces organes 
sont un peu et finement tubercules à leur base. Cet insecte est origi- 
naire du continent indien, sans indication plus précise d'habitat. 

DIATYLUS. 

Femelle? : Mandibules médiocres, robustes. — Tôte largement et 
médiocrement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci 
courts; front transversal ; joues assez allongées. — Antennes assez 
robustes, pubescentes, ciliées en dessous à leur base; un peu plus 
courtes que le corps, à articles 1 gros, en massue arquée, égal à 3, 
celui-ci et 4 subégaux, les suivants beaucoup plus courts, décroissant 
peu il peu. — Yeux subfortement granulés, leurs lobes inférieurs 
aussi hauts que larges. — Prothorax transversal, régulièrement cylin- 
drique. — Ecusson transversal, carré, largement arrondi en arrière. 
— Elytres courtes, cylindriques, subvcrticalement déclives et arron- 
dies on arrière, obtuses aux épaules. — Pattes courtes, robustes; cuis- 
ses peu à peu en massue, les postérieures égales aux trois 1»" segments 
de l'abdomen. — Le S° de celui-ci fortement transversal, arrondi en 
arrière. ~ Saillie mésosternale médiocrement large, parallèle, recour- 
bée en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, fortement arquée 
postérieurement. — Corps court, robuste, pubescent. 

Ces caractères sont voisins de ceux des Sthenias, mais l'unique 
espèce (1) du genre est beaucoup plus courte que ces derniers, plus 

(1) D. zonarius. Nigro-pahescens, uorpore sublus, pedilnis, antennarum ar- 
liculis 3-4 piotlioracecino antice et basi, grisc.o-roseo variegatis; elytris sat 
grosse puiictato-striatis, ba.ii tiiberculatls, sutura antice et posticc, fascia semi- 
circiilari ab bumero ad humerum ducta altcraciuo pone médium dilacerata, coii- 
colorlbus. Long. 15 inilL ColL de M. le comte Mnlsiech. 



566 LONGICOBNES. 

cylindrique, et a un faciès tout dilïérent. Elle est originaire de la 
lUilaisie, et remarquable par sa livrée. 

DESISA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 163 (1). 

Mâle : Mandibules assez courtes, minces. — Tête largement et à 
peine concave entre ses tubercules antennifôres, ceux-ci courts, très- 
distants; front subtransversal ; joues longues. — Antennes grêles, fine- 
ment pubescentes, ciliées en dessous, de iji plus longues que le 
corps, à articles 1 assez robuste, en cùne renversé, égal à 3, celui-ci 
et 4-11 décroissant faiblement. — Yeux finement granulés; leurs lobes 
inférieurs un peu plus hauts que larges. — Prothorax un peu trans- 
versal, régulièrement cylindrique. — Ecusson carré, arrondi en ar- 
rière. — Elytres courtes, convexes, parallèles, déclives et arrondies 
en arrière. — Pattes assez longues, robustes; cuisses peu à peu et 
assez fortement en massue. — 2« segment abdominal muni do doux 
grandes dépressions tomenteuses, le b" en triangle curviligne trans- 
versal. — Saillie mésosternale médiocrement large, déclive, parallèle. 
— Saillie prosternale beaucoup plus étroite, fortement arquée en ar- 
rière. — Corps court, massif, pubesoent. 

L'unique espèce (2) du genre a complètement le faciès de la Mesosa 
curculionoides d'Europe, mais est un peu plus petite et originaire du 
Camboge. Elle est variée de noir et de ferrugineux, avec une large 
bande grise, irrégulière, traversant ses élytres dans leur milieii. 
M. Pascoe a retiré cet insecte di's Praonetiia, où il l'avait compris 
dans l'origine et avec lesquelles il n'a, en elfet, pas de rapports im- 
médiats. Ne connaissant que le mâle, je no saurais dire si, comme 
chez les Penthea, les dépressions tomenteuses du 2° segment abdo- 
minal sont propres à ce sexe exclusivement. 

ZYGRITA. 
J. Thoms. Essai, etc. p. 69. 

Tête médiocrement concave entre ses tubercules antennifères; 
ceux-ci courts, distants; front subtransversal; joues allongées. — An- 
tennes peu robustes, pubescentes, de la longueur du corps, à articles 
1 peu à peu en massue, plus court que 3, celui-ci plus grand que les 
suivants, ces derniers décroissant peu à peu. — Prothorax subtrans- 
versal, cylindrique. — Ecusson en triangle curviligne allongé. — 
Elytres médiocrement longues, parallèles, légèrement déprimées sur 
le disque, verticalement déclives et arrondies en arrière. — Pattes 

(1) Syn. PnAOKBTHA Pascoe (olim). 

(2) Praon. subfasciata, Pascoe, The Journ. of Entom. I, p. 348. 



NIPHONIDES. 567 

courtes; cuisses en massue subfusiforme, robustes; les postérieures 
égales aux trois i"" segments abdominaux. — Saillies sternales mé- 
diocrement et également larges, fortement arquées sur leurs faces 
opposées. — Corps médiocrement allongé, assez robuste, pubescent. 
En créant ce genre, M. J. Thomson l'a placé dans ses Apomécynites 
vraies, groupe comprenant une partie des Niphonides de cet ou- 
vrage. Depuis (-1) il l'a reporté dans celui des Saperdites, probable- 
ment à cause de la livrée de son unique espèce qui tranche fortement 
sur celle des Niphonides en général. 

Elle est, en elTet, cndessusd'unjauned'ocre très-vif avec une bande 
médiane interrompue sur le prothorax, l'écusson, et sur chaque élytre 
une tache arrondie anté-apicale, d'un noir profond; le dessous du 
corps est de cette dernière couleur avec la poitrine maculée de jaune 
et l'abdomen fascié de blanc; les antennes sont annelées de la même 
nuance sur un fond noir. Cet insecte, originaire de l'Australie, est de 
taille médiocre. 

XYNENON. 
Pascoe, Longic. MaUxyan. p. 159 (2). 

Mandibules courtes, robustes. — Tête largement aplanie entre ses 
tulicrcules antennifères, ceux-ci déprimés; front fortement transver- 
sal; joues très-courtes. — Antennes robustes, densément pubescentes, 
brièvement ciliées en dessous, atteignant à peine lo milieu des ély- 
Ives, à articles 1 un peu plus court que 3, en cône renversé, échancré 
à sa base en dessous, 4 plus grand que S et que 6, ceux-ci égaux, 
les suivants confondus ensemble. — Yeux tinement granulés. — Pro- 
thorax aussi long que large, cylindrique, légèrement arrondi et muni 
de chaque côté d'un très-petit tuljercule médian. — Eeusson carré, 
arrondi en arrière. — Elytres oblongo-ovalaires, arrondies à leur ex- 
trémité, débordant médiocrement le prothorax en avant avec les 
épaules obtuses. — Pattes courtes, très-robustes; cuisses fortement 
en massue, les postérieures égales aux trois 1""" segments de l'abdo- 
men. — Le 5" de celui-ci en triangle curviligne transversal. — Saillie 
mésosternale assez large, parallèle, déclive. — Saillie prosternale 
plus étroite, arquée en arrière. — Corps oblongo-ovalairo, massif, 
lincmeut et densément pubescent. — Sexes inconnus. 

Genre très-distinct des Sthf.nias dans lesquels M. Pascoe avait pri- 
mitivement compris son unique espèce (llondii). H a passé sous si- 
lence les petits tubercules latéraux du prolhorax qui le rendent anor- 
mal pour un genre de Niphonides. 

(1) Z. divn, ,T. Tlioms. loc. cit. La Z. nigrosonala décrite à la suite n'en 
est qu'une variété, selon M. Pascoe, lourn. ofthe Linn. Soc. ; Zool. IX, p. 118. 

P) Syii. Stiienias, Pascoe, Trans. of llio ei\tom. Soc. Ser. 2, V, p. 18, 
ollai. 



868 lONGICORNES. 

Cet insecte est originaire du continent indien, de taille moyenne et 
d'un gris rosé avec des bandes longitudinales brunes sur le prothorax 
et à la base des élytres; une bande triangulaire, conunune, de même 
couleur, traverse ces dernières dans leur milieu. 

DYSTASIA. 
Pascoe, Longic. JMalayan. p. 83. 

Mâles : Mandibules médiocres, robustes. — Tôto fortement concave 
entre ses tubercules antenniféres; ceux-ci assez saillants, anguleux à 
leur sommet interne; front plus haut que large; joues allongées. — 
Antennes grêles, pubescentes, ciliées en dessous, de 1/4 plus longues 
que le corps, à articles 1 robustç, en cône renversé, égal à 3, celui-ci 
plus long que les suivants, un peu arqué, 5-11 décroissant peu à 
peu. — Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs aussi hauts 
que larges. — Prothorax subtransversal, cylindiique, légèrement ar- 
rondi sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytros 
courtes, très-convexes, longuement et fortement déclives en arrière, 
tronquées au bout (1), munies chacune à leur base d'une courte et 
forte crête fasciculée ; leurs épaules obliquement tronquées. — Pattes 
assez longues et assez robustes ; cuisses sublinéaires, les postérieures 
atteignant le sommet de l'abdomen ; tarses assez étroits. — 5° seg- 
ment abdominal assez long, en triangle curviligne. — Mésosternum 
tronqué en avant; son angle antérieur bidenté. — Prosternum arqué 
en arrière. — Corps oblong, massif, pubescent. 

M. Pascoe en décrit deux espèces (2) de la Malaisie et de taille 
moyenne. Toutes deux ont le fond de la livrée brun et plus ou moins 
varié de roux. Chez la seule {circulata) qui me soit connue en nature, 
les élytres sont traversées par une assez large bande blanche en 
demi-cercle qui se rend d'une épaule h l'autre; ces organes sont 
assez fortement ponctués à leur base et distinctement sillonnés dans 
leur tiers postérieur. 

ATYBE. 
Pascoe, The Juurn. of Entom. II, p. 281. 

Mâle : Mandibules assez saillantes, minces, presque droites, obliques 
au repos. — Tête débordant le prothorax, transversalement oxcavée 
au niveau des yeux, largement et faiblement concave entre ses tu- 
bercules antennifères ; ceux-ci courts, très-distants; front fortement 
transversal ; joues courtes. — Antennes grêles, presque glabres, de la 

(1) M. Pascoo signale cticz la semicann une petite épine suluralo; il n'y en a, 
connue il lo dit, aucune trace chez la circulata. 

(2) D. semkana, Singapore; circulala, Bornéo; Pascoe, loc. cil. avec une li- 
gure do la seconde, pi. 5, f. i. 



NIPHONIDES. 569 

longueur des 3/4 des élytres, à articles i robuste, peu à peu en mas- 
suc, beaucoup plus court que 3, celui-ci plus grand que 4, S-11 plus 
courts, décroissant à peine. — Yeux finement granulés, leurs lobes 
inférieurs obliques. — Prothorax transversal, cylindrique, un peu 
atténué en arriére. — Ecusson transversal, largement arrondi au bout. 

— Elytres médiocrement allongées, aplanies sur le disque, parallèles, 
déclives et arrondies en arrière, obtuses aux épaules, munies chacune 
à leur base d'une crête fasciculée. — Pattes assez longues, subégales; 
cuisses peu à peu en massue, les postérieures plus courtes que les deux 
■I"" segments abdominaux; jambes graduellement élargies. — 5" seg- 
ment abdominal transversal, sinué et frangé au bout. — Saillie méso- 
sternale verticale et faiblement tubercules en avant. — Saillie proster- 
uale plus étroite, tronquée en arrière. — Corps assez allongé, massif, 
faiblement pubescent. 

Femelle : Si c'est bien elle que j'ai sous les yeux, je ne lui trouve 
pas d'autre différence avec le mâle que sa taille plus forte et ses an- 
tonnes un tant soit peu plus courtes. 

M. Pascoe a fondé ce genre sur une espèce (1) de Madagascar, de 
taille assez grande pour le groupe actuel, et qui, au premier coup- 
d'ieil, paraît congénère des Eudesmus (Oncidéridcs) de l'Amérique. 
Elle est d'un brun roussâtre avec les élytres (sauf leur base et leur 
extrémité) d'un gris sale; ces dernières, outre leurs tubercules basi- 
laires, sont munies sur leur déclivité postérieui-e de plusieurs fais- 
ceaux de poils noirs. 

ALBANA. 
McLS. Col. d. France i Svppl. a. Longic. 1846 (2). 

Mâle : Mandibules courtes, robustes. — Tôte médiocrement con- 
cave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, contigus à leur 
base; front fortement transversal; joues longues. — Antennes assez 
robustes, pubescentes, cihées en dessous à leur base, de la longueur 
(lu corps, à articles i subcylindrique, égal à 3, celui-ci plus grand 
que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu, 11 appendiculé. — 
Veux finement granulés, petits; leurs lobes inférieurs aussi hauts que 
larges. — Prothorax transversal, cylindri(jue, sans sillons transver- 
saux on dessus. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez 
courtes, aplanies sur la suture, parallèles, déclives et arrondies en ar- 
rière, débordant assez fortement le prothorax; leurs épaules arrondies. 

— Pattes courtes, robustes ; cuisses peu h peu on massue ; les posté- 
rieures no dépassant pas le 2° segment abdominal. — 5° segment do 
celui-ci en triangle curviligne transversal. — Saillies mésosternale et 

(1) A. Planti, Pascoe, loc. cit. pi. 13, f. 6. 

(2) Et ibitl.; Longic. éd. 2, p. 338. — Syn. Pogunocueuus, L. Fairm. Auu. 
d. 1. Soc. entom. 18D6, p. 543. 



870 LONGICORNES. 

prosternale de largeur médiocre, arquées sur leurs faces opposées. — 
Corps oblong, pubescent. 

Femelle : Antennes un tant soit peu moins longues que le corps ; 
leur dernier article simple. 

Le petit nombre d'auteurs qui ont parlé do ce genre l'ont tous 
placé, avec raison, à côté des Niphona. 11 appartient en effet aux Ni- 
phonides, mais est séparé des Niphona par une multitude de formes 
exotiques. 

Son unique espèce (1) est propre à la France méridionale (Mont- 
pellier, Béziers), et se trouve plus particulièrement sur les cistes et 
les figuiers. Elle est petite, grisâtre et variée de brun et de jaune 
pâle ; ses élytres présentent dans leur moitié postérieure un dessin 
blanchâtre, très-grêle, formant une tache commune en forme de M, 
tache souvent peu distincte. 

PRIONETOPSIS. 
J. Thobs. Syst. Cerambyc. p. 49. 

Mandibules très-courtes, robustes. — Tête assez fortement concave 
entre ses tubercules anlennifères ; ceux-ci assez saillants ; front sub- 
équilatéral; joues médiocres. — Antennes assez robustes, densément 
pubescentes, non frangées, atteignant le milie\i des élytres, à arti- 
cles 1 médiocre, robuste, triquètre, 3 du double plus long que 4, tous 
deux réunis beaucoup plus grands que S-H pris ensemble, ceux-ci 
peu distincts. — Yeux médiocres, leurs lobes inférieurs subarrondis. — 
Prothorax transversal, cylindrique, arrondi sur les côtés, bituberculé 
sur le disque. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres courtes, 
parallèles, brusquement déclives et arrondies en arrière, convexes , 
déprimées sur le disque, avec leurs épipleures larges et verticales, la 
.dépression limitée latéralement par deux fortes carènes; tronquées 
et débordant le prothorax â leur base. — Pattes courtes; cuisses ro- 
bustes, peu à peu. en massue, les postérieures beaucoup plus courtes 
que l'abdomen ; tarses courts, assez larges. — 5° segment do l'abdo- 
men transversal, largement arrondi en arrière. — Saillies mésoster- 
nale et prosternale étroites, de largeur égale, fortement arquées sur 
leurs faces opposées. — Corps court, inégal en dessus, pubescent. 
— Sexes inconnus. 

L'espèce typique {balteala, Thoms.) est petite, de forme robuste, 
variée de gris et de brunâtre, surtout en dessus; ses élytres sont den- 
sément pointillées, et, outre les deux carènes qui limitent la dépres- 
sion do leur disque (carènes fortement abrégées en avant et en ar- 
rière), out chacune une assez forte crête à leur base, et deux faibles 

(1) A. M-griseum, Muls. loc. cit. {Pogon. accenlifer, L. Fairra. loc, cit.); 
Tiguré dans le Gouer. d. Col. d'Europ.; Longic. pi. 50, f. 232. 



NIPHONIDES. 574 

côtes latérales et un peu tuberculeuses. M. J. Thomson indique cet in- 
secte comme étant des Indes orientales, sans désignation plus précise. 

ALYATTES. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 48 (1). 

Mâle : Mandibules courtes, épaisses à leur base. — Tête assez for- 
tement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci assez sail- 
lants, très-divergonts ; front équilatéral, subconvexe; joues allongées. 
— Antennes peu robustes, revêtues d'une sorte d'enduit, non ci- 
liées, atteignant les 3/4 des élytres, à articles i peu à peu épaissi, 
triquètre, 3 presque du double plus long que lui et que 4, b-H plus 
courts, décroissant rapidement. — Yeux finement granulés, petits; 
levirs lobes inférieurs subcquilatéraux. — Prothorax transversal, sub- 
cylindrique, assez fortement arrondi sur les côtés. — Ecussôn en 
triangle curviligne. — Elytres convexes, un peu plus du double plus 
longues que larges, brusquement déchves en arrière, arrondies et 
étroitement tronquées au bout, débordant fortement le prothorax en 
avant. — Pattes courtes, les antérieures plus longues que les autres; 
leurs hanches grosses, contigues, leurs cuisses largos, 'arquées en 
dessus, les autres sublinéaires, les postérieures presque aU*si longues 
que l'abdomen; tarses courts. — Saillie mésosternalo très-étroite, ho- 
rizontale; la prosternalo profondément enfouie, indistincte. — Corps 
très-court, massif, finement pubescent. 

Par suite de la contiguïté des hanches antérieures et de la brièveté 
de la forme générale, ce genre tranche fortement sur tous ceux qui 
précèdent. 

Il a pour type une petite espèce [guineensis, J. Thoms.) de la côte 
do Guinée, finement variée de brun et do gris, et munie sur chaque 
élytre do plusieurs carènes peu saillantes, noires, les unes latérales, 
les autres médianes ; de ces dernières, qui sont au nombre de deux, 
l'une occupe la base de ces organes, l'autre est située après leur 
milieu. 

Le genre Cormu de M. Pascoe a été établi sur une espèce {ingrata) 
de Natal qui, si elle- n'est pas la même que la précédente, en est du 
moins extrêmement voisine. 

PHESATES. 
Pascoe, Longic. Malayan. ji. 155. 

Femelle? : Dernier article des palpes en triangle allongé. — Man- 
dibules courtes, assez robustes. — Tête arrondie sur le vertex, large- 

(1) Syn. ConMu, Pascoe, Tho Journ. of Enlom. II, p. 281; uom iiostérieur 
do deux ans à celui proposé par M. J. Tlioinsou. 

Coléoptères. Tome X. H 



572 LONGICORNBS. 

ment plane entre ses tubercules antennifôres; ceux-ci presaue nuls; 
joues extrêmement courtes. — Antennes assez robustes, finement pu- 
besceutes, ciliées en dessous, de la longueur des 3/4 du corps, à ar- 
ticles 1 en cône renversé, égal à 3, celui-ci et 4-11 décroissant peu k 
peu. — Yeux assez grands, sublinement granulés; leurs lobes infé- 
rieurs un peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal; cylin- 
drique, faiblement arrondi et muni de chaque côté d'un petit tuber- 
cule conique rapproché de sa base (1). — Ecusson en triangle subrec- 
tiligne. — Elytres assez courtes, régulièrement convexes, parallèles, 
arrondies on arrière (2), débordant médiocrement le prothorax et ar- 
rondies aux épaules. — Pattes médiocres; cuisses robustes, peu à 
peu on massue; les postérieures égalant les trois i<"> segments de 
l'abdomen. — 5» segment de celui-ci en triangle curviligne trans- 
versal. — Saillie mésosternalo médiocrement large, inclinée et ré- 
trécie en arrière. — Saillie prosternale étroite, arquée postérieure- 
mont. — Corps médiocrement allongé, pubescent. 

La forme insolite des palpes et la situation des tubercules latéraux 
du prothorax rendent ce genre aisé à reconnaître, mais en même 
temps anormal pour le groupe actuel auquel il appartient, du reste, 
par l'ensemble de ses autres caractères. 

Son unique espèce (3) est petite et originaire de Bornéo. Elle est 
d'un fauve uniforme s'éclaircissant dans la partie moyenne des ely- 
tres qui sont striées-ponctuées à. leur base et en arrière; le prolhorax 
est ponctué densément au point de paraître comme réticulé. 

EtITHIOTES. 
Pascoe, The Journ. uf Entom. H, p. 279. 

Femelle? : Mandibules minces, médiocres. — Tête très-fortement 
rétractile, renflée sur le vertex, plane entre ses tubercules antenni- 
fères, ceux-ci presque nuls; front subconvexe, en carré transversal; 
joues extrêmement courtes. — Antennes assez robustes, pubescontes, 
hérissées partout de longs poils fins, <\ articles 1 cylindrique, égal à 3, 
celui-ci et 4-1 i décroissant peu à peu. — Yeux assez fortement gra- 
nulés, leurs lobes inférieurs grands, en carré équilatéral. — Pro- 
thorax transversal, réguhèrement cylindrique. — Elytres allongées, 
assez convexes, parallèles, arrondies en arrière; leurs épaules ob- 
tuses. — Pattes courtes, assez robustes ; cuisses peu à peu en massue, 

(1) Ce tubercule, dont M. Pascoe no parle pas, est très-distinct malgré sa 
petitesse. 

(2) Dans l'exemplaire que M. Pascoe a bleu voulu me communiquer, ces 
organes soûl iléhisconts dans leur tiers postôrieur, mais cel.t parait étro acci- 
dentel. 

(3) P. ferrugatus, Pascoe, loc. cil. pi. 8, f. 8. 



NIPHONIUES. 573 

no dépassant pas le 1" segment de l'abdomen. — Le 3° de celui-ci 
court, faiblement rétréci et largement échancré au bout. — Saillie 
mésosternale médiocrement large , recourbée en arrière. — Saillie 
prostcrnale plus étroite, flécbie postérieurement. — Corps allongé, 
pubcscent, hérissé de longs poils fins. 

Le fades de l'unique espèce {hirsuta) du genre est très-voisin de 
celui do la Prœcha, spinipennis , du groupe des Ataxiides ; mais sa 
tête très-fortement rôtractllc ne permet pas de la comprendre dans 
ces dernières. Elle est de taille moyenne, originaire de Natal, et sa 
livrée est d'un jaune clair uniforme. 

CORRHENES. 
Pascoe, The Journ. of Entom. II, p. 355 (I). 

Mandibules assez courtes, robustes. — Tète largement et faiblement 
concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci déprimés; front 
transversal; joues médiocres. — Antennes robustes, pubescontes, hé- 
rissées de poils fins , subcylindracées , un peu plus courtes que le 
corps, à articles 1 en cône renversé, 3 plus grand que lui et que i, 
5-11 graduellement plus courts.— Yen?; sublinement granulés, petits; 
leurs lobes inférieurs subôquilatéraux, les supérieurs grêles, arqués. 
— Prothorai transversal ou non, cylindrique, muni de chaque côté d'un 
très-petit tubercule antérieur souvent obsolète (2). — Ecusson curvi- 
ligne. — Elytres médiocrement allongées, assez convexes, parallèles, 
déclives et arrondies on arrière ; leurs épaules obtuses. — Pattes mé- 
diocres, assez robustes; cuisses subUnéaires, les postérieures beau- 
coup plus courtes que l'abdomen. — 5» segment abdominal assez long, 
largement arrondi en arrière. — Saillies mésosternale et prosternalo 
médiocrement larges, verticales sur leurs faces opposées. — Corps 
médiocrement allongé, densément pubescont, hérissé de poils fins.— 
Sexes inconnus. 

Les espèces (3) sont de taille médiocre, propres à l'Australie et 
ont uno livrée variable; la vestiture de celles que j'ai sous les yeux 
a un rellet moiré plus ou moins prononcé. 

(1) Syn. Sapedda Germar, Pascoe (oUtn). 

(2) Il D'y en a aucuiie trace cliez l'un des deux exemplaires Jfl la Paula que 
j'ai à ma disposition ; cliez l'autre its sont si faillies, que je ne me serais pas 
aperçu Je leur existence si M. Pascoe ne l'avait pas signalée. Peut-être sont- 
ils plus développés chez les autres espèces. 

(3; Slip. Paula, Germ. Linn. entom. III, p. 230. — Sap. funesta, Pascoe, 
Tians. of llic entom. Soc. Sor. 2, V, p. 53. — Sap. sligmalica, mysiicu, 
Pascoe, ibid. Ser. 3, I, p. 544. — C. guitata, Pascoe, The Journ. of Enlom. 
loc. cit. 



574 LONGICOHNES. 

MISPILA. 
Pascoe, Longk. Malayan. p. 90 (1). 

Mâle : Mandibules courtes , peu épaisses. — Tête presque plane 
entre ses tubevculcs antennifères ; ceux-ci courts; front suhtrans- 
versal ; joues allongées. — Antennes pubescentes, hérissées de longs 
poils fins, surtout en dessous, du double environ plus longues que 
le corps, à articles 1 assex long, robuste, en massue allongée, 3 de 
1/3 plus court que 4, celui-ci plus long que les suivants qui sont sub- 
égaux, 41 allongé, arqué au bout. — Yeux subfînement granulés. — 
Prothorax transversal, subcylindrique, muni d'un sillon transversal, 
rectiligne, bien distinct à sa base, d'un autre large, flexueux, à une 
grande distance de son bord antérieur et de deux tubercules obtus 
sur le disque. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez 
courtes, un peu déprimées sur le disque, faiblement déclives et tron- 
quées en arrière; leurs épaules obtuses. — l'attes courtes, égales; 
cuisses en massue subfusiforme, les postérieures dépassant à peine le 3° 
segment de l'abdomen. — Le a" de cehii-ci assez grand, en triangle 
curviligne. — Saillies mésosternale et prosternale arrondies sur leurs 
faces opposées. — Corps peu allongé, pubescent, hérissé partout de 
longs poils fins. 

M. Pascoe n'en décrit qu'une espèce (2) de Bornéo et de Batchian, 
de taille médiocre, grise en dessous, variée de brun et de grisâtre en 
dessus; sur ce fond les élytrcs présentent un assez grand nombre de 
lignes blanches trés-étroites, dirigées dans tous les sens et dont la 
plus apparente, en arc de cercle à concavité antérieure, les traverse 
avant leur miUeu; ces organes sont simplement ponctués à leur 
base. 

Les Dryusa de M. Pascoe ne me paraissent pas suffisamment dis- 
tinctes de cet insecte au point de vue générique; elles sont plus pe- 
tites, de forme moins robuste, mais, à part cela, ne présentent pas 
d'autre caractère dilférentiol que d'avoir le prothorax un peu plus 
arrondi sur les côtés et vaguement noueux en de.ssus. C'est évidem- 
ment le même type un peu modifié. Elles sont également des Molu- 
ques (3). 

SODUS. 

Pascoe, Longic. Malayan. p. 137. 

Genre voisin dos Mispila, et n'en différant essentiellement que par 
les caractères qui suivent : 

(1) Syn. Drtdsa, Pascoe, Ibid. p. 91. 

(2) M. venofa, Pascoe, loc. cit. pi. 5, f. 'Z. 

(3) D. flexuosa, Mysol, Arou, Ceram; dotata, Biilclii'iu; rufulu, Saylic; di- 
luta Ocrani; Pascoe, loc. cit. p. 9i, avec une figure de la seconde pi. 5, f. 2. 



NIPHONIDES. 57S 

Joues très-courtes. — Antennes grêles, un peu plus longues que le 
corps, à articles i peu à, peu épaissi, médiocrement robuste, légère- 
moot arqué, 3 un peu plus long que lui et que i, 5-i i plus courts, 
décroissant pou à peu. — Prothorax inerme sur le diçque. — Elytres 
parallèles. — Corps moins robuste , plus densément hérissé de poils 
fins. 

L'espèce typique {i) est un assez petit insecte do Singapore, d'un 
uoir brillant avec la tête et la base des antennes d'un blanc crétacé; 
le ^esto de sa surface est moucheté de blanc jaunâtre. M. Pascoe en 
a décrit deux autres (2) ayant une livrée différente, quoique ana- 
logue. 

Les sept genres qui suivent sont empruntés aux Exocentrides de 
M. Pascoo, dont ils diffèrent essentiellement par les crochets', de 
leurs tarses qui sont non divariqués, mais divergents. Je leur trouve 
toute l'organisation des Niphonides; seulement tous sont compo- 
sés de très-petites espèces dont les plus grandes no dépassent pas 
S-6 millim. de longueur (3). Constamment leurs yeux sont finement 
granulés. 

ENISPIA. 
Pascoe, Longk. Malayan. p. 50 (i). 

Mâle ? : Tête débordant le prothorax, à peine concave entre ses tu- 
bercules antennifères, ceux-ci très-courts, distants; front ample, sub- 
transversal ; joues courtes. — Antennes robustes, hérissées de longs 
poils fins, un peu plus longues que le corp-j, à articles i gros, en cône 
renversé, plus long que 3, celui-ci et S-11 décroissant à peine. — Yeux 
médiocres, un peu rapprochés en dessus, leurs lobes inférieurs al- 
longés. — Prothorax transversal, cylindrique, traversé par deux sil- 
lons, l'un antérieur, l'autre basilairo. — Ecusson en triangle curvi- 
ligne. — Elytres médiocrement allongées, assez convexes, parallèles, 
rétrécies, déclives et arrondies en arrière. — Pattes médiocres, ro- 
bustes ; cuisses fortement en massue (5) ; tarses très-courts, étroits. — 
b° segment abdominal transversal, rétréci, subtronquô en arrière. — 
SailUes mésosternalo et prosternale étroites, fortement arquées sur 

(1) S. verticalis, Pascoe, toc. cit. pi. 7, f. 5. 

(2) S. ursulus, Pascoe, Proceed. of the Zool. Soc. 1866, p. 237, pi. 26, f. 2; 
Poulo-Pinang. — venosus, Pascoe, Proceetl. ofthe Linn. Soc; Zool. IX, p. 304; 
Australie. 

(3) Si l'on réduit par la pensée les Mispila et les Sodus (placés par M. Pascoe 
dans Ses Niphonides) ^ ces dimensions exiguiis, leur faciès est exactement le 
même que celui de la plupart de ces petits insectes. 

(4) Syn. Dyemus, Pascoe, ibid. p. 54 (Gïauitus Pascoe; olim). 

(5) Les jambes intermédiaires étant obtusément anguleuses dans leur mi- 
lieu en deliois, il en résulte un long et faible sinus qui semble, au premier 
coup-d'opil, devoir faire reporter le genre parmi les Apomécynides. 



876 LONGICOBNES. 

leurs faces opposées. — Corps médiocrement allongé, pubescent et 
hérissé de longs poils fins. 

L'espèce unique (1) de ce genre est un petit insecte de Java, brun, 
finement moucheté do noir, avec la suture des élytres, une ligne 
obliciuo partant de chaque épaule et l'extrémité de ces organes, gris, 
livrée voisine de celle des Mispila et des Sonts. 

Je no trouve aucune dift'éronce essentielle entre ce genre et celui 
que M. Pascoe a fondé sous le nom de Dïemus. Ses espèces (2) sont 
seulement plus petites que la précédente, variées de gris sur un fond 
d'un noir brunâtre ou rufescent et originaires des Archipels indiens. 

ATHYUA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 42. 

Mêmes caractères que les Enispia, sauf les faibles différences sui- 
vantes : 

Tête plus étroite, ne débordant pas le prothorax. — Antennes un 
peu moins robustes, avec leur scape relativement moins épais et de 
forme plus cylindrique. — Prothorax muni de chaque côté d'une 
très-petite épine submédiane, à peine distincte. 

Le genre ne comprend qu'une espèce (3) de la taille des Dyemus 
que je viens de réunir aux Enispia, et ayant le même fades et la 
même livrée. 

EGESINA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 49. 

Genre également très- voisin des Enispia; ses caractères différentiels 
se réduisent aux suivants : 

Tète débordant à peine le prothorax ; ses tubercules antcnnifèrcs 
presque nuls. — Antennes moins robustes, à articles 1 on cûne ren- 
versé, égal à 3, celui-ci et 4-41 décroissant peu à peu. — Prothorax 
subtransversal, graduellement atténué en arrière, obtusément caréné 
sur la ligne médiane, sans sillons transversaux. — Corps plus dé- 
primé. 

L'espèce typique (4) est aussi petite que Y A Ihylia avara et a une 
livrée aussi insignifiante. 

(1) E. venosa, Pascoe, loc. cit. p. 51, pi. 3, f. 1. 

(2) Gyar. lœvicollis, Pascoe, Trans. of thc enlom. Soc. Ser. 2, V, p. 38 
{Dyem. irl. Longic. Malayan. loc. i)l. 3, f. 9); Moluqucs, Nouvelle-Guinée. — 
D. puncticoUis, Pascoe, Longic. Malayan. loc. cit.; Bornéo. 

(3) yi. avara, Pascoe, loc. cit. p. 43, pi. 3, f. 2; Ternato. 

(4) B. rigidii, Pascoe, loc. cit. p. 50, pi. 3, f. 12; Singaporc. 



NIPHONIDES. 577 

GYARITUS. 
Pascoe, Trans. of the enfom. Soc. Ser. 2, IV, p. 244. 

Têto débordant un peu le prothorax, médiocrement concave entre 
SOS tubercules antennifères; ceux-ci courts, distants; front subéqui- 
latéral; joues assez longues. — Antennes robustes, bérissées de longs 
poils fins, à peine plus longues que le corps, à articles 1 subovalaire, 
un peu plus long que 3, celui-ci et i égaux, 3-11 plus courts, décrois- 
sant. — Yeux petits, leurs lobes inférieurs équilatéraux. — Prothorax 
allongé, cylindrico-ovalaire, muni sur le disque de deux épines re- 
courbées en arrière et d'une trés-petito de chaque côté. — Elytres 
oblongues, parallèles, déclives dans leur tiers postérieur, déprimées 
à leur base et munies chacune en avant de celte dépression d'une 
forte épine. — Pattes assez longues; cuisses médiocrement en mas- 
sue ; tarses suballongés, assez robustes. — Corps oblong, hérissé de 
poils uns. 

La singulière armature du prothorax et de la base des élytres est 
propre, dans le groupe actuel, à ce genre et au suivant. M. Pascoe 
décrit do celui-ci trois espèces (1) dont la Uvrée varie du noir au brun 
plus ou moins jaune et est, lo plus souvent, ornée sur les élytres de 
quelques lignes transversales blanches ou grises et peu apparentes. 
Toutes trois sont de Bornéo. 

AXINYLLIUM. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 46. 

Je ne trouve pas d'autres différences entre ce genre et les Gya- 
RiTus que les doux suivantes dont la première a seule une valeur 
réelle. 

Dernier article de tous les palpes séouriforme. — Prothorax régu- 
lièrement cyUndrique. 

L'espèce typique (2) est également de Bornéo et de la taille des 
Gyaiutus, mais sa livrée n'est pas la môme ; elle est d'un brun clair 
uniforme avec des marbrures grisâtres sur les élytres. 

EB^IDES. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 51. 

Tète débordant le prothorax, faiblement concave entre ses tuber- 
cules antennifères; ceux-ci très-courts; front subtransversal. — An- 
Ci) G. homatus, Pascoe, loc. cit. pi. 25, f. 6. — cinnamomeits, fulvopictus, 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 46. 
(2) A. Dorium, Pascoe, loc. cil. p. 47, pi. 3, f. 8. 



S78 LONGICORNES. 

tennes (1) robustes, glabres, hérissées de longs poils fins, un peu plus 
longues que le corps, à articles 1 en cône renversé, atteignant la base 
du prothorax, beaucoup plus long que 3, celui-ci et 4-6 les plus épais 
do tous, décroissant peu à peu, 7-1 i beaucoup plus courts, décrois- 
sant rapidement, H grêle, trôs-aigu au bout. — Yeux petits; leurs 
lobes inférieurs allongés. — Prothorax tr:insversal, cylindrique, inerme, 
très-souvent traversé par deux sillons, l'un basilaire, l'autre antérieur 

— Elytres peu allongées, déprimées sur le disque. — Faites médio 
cres; cuisses fortement en massue; jambes antérieures arquées (2), 
tarses très-courls, étroits, à article 4 égal à 1-3 réunis. — Corps 
oblong, hérissé de poils fins et courts. 

La grosseur des antennes, surtout celle do leurs articles intermé- 
diaires, est caractéristique de ce genre. M. Piiscoe en décrit cinq es- 
pèces (3), toutes de petite taille. Leur livrée varie assez et se refuse 
à une description sommaire. 

CUPHISIA. 
Pascoe, Proceed. of the Zool. Soc. 18G6, p. 229. 

Mâle : Mandibules minces, allongées, obliques au repos. — Tôte^ 
forte, plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci déprimés, dis- 
tants; front ample, équilatéral; joues très-allongées. — Antennes 
grêles, hérissées de poils fins, longs en dessous, à peine plus longues 
que le corps, à articles i cylindrique, atteignant la base du prothorax, 
égal à 3, colui-ci plus grand que 4, 5-11 beaucoup plus courts, dé- 
croissant peu à peu. — Yeux petits; leurs lobes inférieurs allongés. 

— Prothorax fortement transversal, cylindrique, traversé par deux 
faibles sillons, l'un basilaire, l'autre antérieur. — Ecusson curviligne. 

— Elylres déprimées, à peine une fois plus longues que larges, pa- 
rallèles, arrondies en arrière, ayant chacune à leur base un tubercule 
arrondi. — Pattes médiocres; cuisses peu à peu en massue, les posté- 
rieures un peu plus courtes que l'abdouion; tarses courts, déprimés. 

— S» segment de l'abdomen assez grand, en triangle curviligne. — 
Saillie mésosternale subverticale, large à sa base, étroite eu arrière; 
la prosternais étroite,' fortement arquée postérieurement. — Corps 
déprimé, court, large, pubescent, hérissé de poils fins. 

Le genre no contient qu'une petite espèce (4) de Poulo-Pinang, dont 

(1) Trois espi'ces {monsirosa, riifula, exigua) o'ont, selon M. Pascoe, que 
dix articles à ces organes. 

(2) Chez la palliaia, la seule espèce que je connaisse, les intermédiaires pré- 
sentent un sinus externe assez marqué; j'ignore s'il en est de même chez les au- 
tres, M. Pascoo no parlant pas de ce caractère. 

(3) E. VMnstrosu, vidvaia, rufula, palliata, Bornéo; exigua, Siugapore; 
Pascoe, loc. cit. p. 52; la première est figurée pi. 3, f. 7. 

(4) C. callosa, Pascoe, loc. cit. p. 230, pi. 26, f. 1. 



APOMÉCYNIDKS. 579 

la livrée, variée de brunâtre et de jaune livide assez brillants, ne pré- 
sente aucun dessin arrôtù; ses élytres sont densément et assez forte- 
ment ponctuées. C'est de toutes les petites espèces qui précèdent, la 
plus large et, par suite, la plus courte. 

Groupb XXXVII. Apomécynides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Un sinus aux jambes intermédiaires. 

Tète non rétractile (1), au plus médiocrement distante des hanches 
antérieures; front rectangulaire. — Antennes sétacées, au maximum 
de 1/3 plus longues que le corps; leur scape variable. — Yeux échan- 
crés (subdivisés chez Camira) ; leur granulation variable. — Prothorax 
cylindrique, inorme latéralement. — Elytres le débordant en général 
médiocrement à leur base. — Pattes médiocres ou courtes ; hanches 
antérieures globuleuses, anguleuses en dehors, dépassant peu ou non 
le niveau de la saillie prosternale ; tarses courts, à article 1 moins 
long que 2-3 réunis. — Saillie mésosternale lamelliforme, recourbée 
en arriére, rarement (Enabetta, Vocula) tronquée en avant; la pro- 
sternale toujours arquée ou fléchie en arrière. — Corps presque tou- 
jours allongé. 

Parmi les nombreux genres compris par MM. J. Thomson et Pascoe 
dans les Apomécynides, il ne s'en trouve en réalité qu'un assez petit 
nombre qui présentent l'organisation des Apomecyna. On voit en môme 
tfiinps, par la formule qui précède, qu'ils ne sont pas aussi voisins 
lU's Niphonidcs quo l'ont pensé ces savants entomologistes. Ils s'en 
distinguent essentiellement par la présence d'un sinus dorsal ou d'un 
sillon aux jambes intermédiaires. 

Ce sont des insectes au plus de taille moyenne, le plus souvent 
médiocre, rarement (Ropica) petite. Sauf les Enarktta qui sont de 
forme large et courte, la plupart sont allongés et plus ou moins étroits, 
les autres oblongs sans être massifs. 

Ils constituent les 13 genres suivants dont plus de la moitié sont 
propres à l'Afrique; les autres aux Indes orientales, à l'Australie, ou 
il la Polynésie. 

!■ Tôle non rétractile. • 

A Corps linéaire, plus ou moins allongé. 

a Antennes courtes, assez robustes, h art. 3-4 réunis plus 
longs ou seulement un peu moins courts que 5-11 pris 
ensemble, 
i Yem échaucrés; épisternums métathoraciqueg étroits. 
Art. 3-4 des antennes non épaissis ni ciliés : jlpomecvna. 
épaissis et liirsules : Di/masc«i. 

(1) Il s'en faut à peine qu'elle le soit chez les Ekaretti et les Ropica. 



S80 lONGICORNES. 

66 Yeux cubdivisés; épisternums métallioraciqties largfis:Cn- 

mira. 
aa Antennes do longueur vnrlablc, à art. 3-4 réunis plus 

courts que 5-11 pris ensemble, 
c Art. 3 des antennes de longueur normale. 
d Elytres subparallèles, non prolongées en arrière. 
e Art. 3-4 des antennes subégaux ou celui-là le plus court. 
Les 4 jambes poster, normales : Mycerinopsis. 

échancrées à leur base interne : 

Eremon. 
ee Art. 3 des anteDoes plus long que 4 : Hyagnis. 
dd Elytres rétrécies , prolongées et épineuses en arrière : 

Epopea. 
ce Art. 3 des antennes très-court, épineux au bout. 
Elytres subcylindriques, sans côtes : Eunidia. 
— déprimées, munies de — : Syessita. 
B Corps oblong; elytres régulièrement convexes. 

f Antennes courtes, faites comme en a; elytres ponctuées- 

striées : Vocula. 
ff — au moins aussi longues que le corps , normales. 
Prothorax non resserré en arrière : Hippaphesis. 
— fortement — : Hapheniasius. 

II. Tête rétractile ou snbrétractile. 

Saillie mésostern. tronquée en avant; corps large : Eno- 
rettu. 
déclive — ; — étroit :/?opiea. 

APOMECYNA. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 77 (1). 

Mandibules courtes, robustes. — Tête largement et assez fortement 
concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts; front trans- 
versal; joues très-courtes. — Antennes plus ou moins robustes, fine- 
ment pubescentes, n'atteignant pas tout à fait le milieu des élytres,à 
articles 1 médiocre, en cône renversé, 3-4 réunis plus longs que les 
suivants pris ensemble, celui-là le plus grand, 3-11 distincts, sauf les 
deux derniers qui sont presque confondus. — Yeux assez fortement 
granulés; leurs lobes inférieurs presque aussi hauts que larges. — 
Prothorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés.— 
Ecusson en triangle curviligne. —Elytres allongées, cylindriques, avec 

(1) Syn. Mecynafos, J. Tlioms. Arcliiv. entom. Il, p. 187, note; genre non 
caractérisé et proposé poiu- VApomecyna? parumpunclatu de M. Clievrolal 
(Rev. et Mag. d. Zool. 1856, p. 534), Insecte du Vieux-Calabar, qui n'appartient 
probablement pas au genre actuel. 



APOMÉCYNIDES. 881 

leur déclivité postérieure arrondie, débordant médiocrement le pro- 
(liorax à leur base. — Pattes courtes; cuisses peu à peu en massue, 
les postérieures ne dépassant pas le 3" segment abdominal; tarses 
assez larges ; leurs crochets petits. — S" segment do l'abdomen grand, 
en triangle curviligne sinué au bout. — Saillies mésostcrnale et pro- 
slernale médiocrement larges. — Corps allongé, cylindrique, assez 
robuste. — Sexes inconnus. 

Le type de ce genre est la Lamia hislrio de Fabricius (1), insecte 
trfcs-répandu aux Indes orientales et qui étend son habitat jusqu'en 
Australie. Sa taille est moyenne et sa livrée d'un roux uniforme avec 
un grand nombre de gouttelettes arrondies d'un blanc crétacé ; ses 
organes sont fortement ponctués en stries; le prothorax l'est beaucoup 
plus finement, mais les points sont très-serrés et en partie confluents. 
Je n'ai vu aucune des espèces assez nombreuses dos Indes orientales, 
do l'Australie et d'Afrique qu'on lui associe en ce moment (2), mais 
je doute que toutes lui soient réellement congénères. 

DYMASCUS. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 155. 

Mâle '> : Mandibules courtes, assez robustes. — Tôtc assez fortement 
concave entre ses tubercules antennifèrcs; ceux-ci médiocres, contigus 
il leur base ; front équilatéral ; joues longues. — Antennes robustes, 
pubescentes, densément et brièvement ciliées en dessous, atteignant 
environ les 2/3 des élytros, à ai'ticles i médiocre, en cône renversé, 
34 pris ensemble plus grands que 5-H réunis, ceux-ci distincts, 3 
beaucoup plus long que i. — Yeux grûles, finement granulés; leurs 
lobes inférieurs obliques. — Prothorax transversal, régulièrement ev- 

(1) Sysl. El. II, p. 302; voyez sur cet insecte les observations de M. Pascoe, 
Longic. Malayan. p. 152. Comme le dit ce savant entomologiste, il est probable 
i(uc, sous ce nom, so trouvent confondues plusieurs espèces Irès-voisines, 
parmi lesquelles il est dilTicile de reconnaître celle qu'a connue Fabricius. 
Déjà Serville (loc. cit.) avait eu des doutes à cet égard et, daus l'incerlitudo oil 
il était, avait avec Dcjean, imposé le nom de alhogutlata à l'espèce dont il a 
fait mention. M. Pascoe donne celui de neglecta h des exemplaires provenant 
(le Daccd et de Ceylan. 

(2) Esp. des Indes or. : A. tigrina, J. Thom». Archiv. eniom. 1, p. 343; 
i^n. — Perrotetii, Ki\gherr\es; quadrifasniuia, Iles Pliilippines, Laos {'?); 
V^rligera, Assam; .1. Tlioms. Pbjsis, II, p. 159. — Esp. de l'Australie : A 
nigrita, Pascoe, Traus. of tlie entom. Soc. Ser. 2, V, p. 49; Australie bor.— Esp. 
lies lies Maurice et de la Réunion : A. aspersa, ,1. Tlioms. Physis, II, p. 160. 
— Esp. africaines : A. scaluris, A. Serv. loc. cit. p. 78 {Immilis, KUig in Er- 
man, Keise, p. 45); Sénégambie. — hucoloma, Casteln. Hist. nat. d. Col. II, 
?■ "192; Sénégal. — hinubila, alomaria, Pascoe, Trans. of tlie cntom. Soc. Ser. 
2. 'V, p. 253; Natal. — cuvifrons, Klugii, J. Tlioms. Pliysis, II, p. 161; Sé- 
niSgal. 



S82 L0NGIC0KNE8. 

lindrique. — Ecusson transversal, arrondi eu arrière. — Elytres mé- 
diocrement allongées, planes en dessus et parallèles dans leurs 3U. 
antérieurs, déclives et tronquées en arriére, débordant forlement lo 
prothorax. — Pattes assez longues, égales ; cuisses subcylindriques 
les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen. — 5" segment 
de celui-ci assez long, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale 
triangulaire, large à sa base ; la prosternale plus étroite, fléchie pos- 
térieurement. — Corps médiocrement allongé, revêtu d'uoe sorte 
d'enduit. 

Genre composé d'une seule espèce (1) des environs de Singapore, 
de taille médiocre et criblée de points enfoncés très-serrés en dessus; 
ses téguments sont d'un brun noirâtre mat, légèrement marbrés de 
blanc sur les élytres avec la bas^ de leur suture et une raie longitu- 
dinale sur le milieu du prolhorax, de même couleur. 

CAMIRA. 
J. Tbous. Syst. Cerambyc. p. 325. 

Mandibules très-courtes, robustes. — Tète légèrement concave entre 
ses tubercules antennifères ; ceux-ci courts; front transversal;- joues 
médiocres. — Antennes assez robustes, finement pubescentes, légère- 
ment ciliées en dessous, atteigaant le milieu des élytres, à articles 
i assez long, en cùne renversé, 3-4 égaux, un peu plus courts, pris 
ensemble, que les suivants réunis, ceux-ci bien distincts. — Yeus 
presque divisés; leurs lobes inférieurs assez petits, snbarrondis. — 
Prothorax subtransversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les 
côtés. — Ecusson semi-circulaire. — Elytres assez allongées, subcy- 
lindriques, un peu déprimées en dessus, largement tronquées au bout, 
avec leur angle externe brièvement épineux, débordant assez le pro- 
thorax en avant. — Pattes courtes, robustes; cuisses sublinéaires. — 
Episternums métathoraciques larges, parallèles, tronqués en arrière. 
— Saillie mésosternale large, fissile au bout; la prosternale plus 
étroite, fortement arquée, verticale en arrière. — Corps allongé, fine- 
ment pubescent. 

Genre très-distinct par la forme des yeux, Ja largeur de ses épi- 
sternums métathoraciques et le faciès de Clytus qu'a son unique 
espèce (d-maculala Thoms.). Cet insecte, originaire de la Malaisie, 
est de taille médiocre, d'un noir brunâtre que voile plus ou moins 
une fine pubescence grise, avec les élytres d'un roux de cannelle et 
ornées de quatre bandes transversales communes (une basilaire étroite, 
une anté-médiane grande, prolongée on avant sur la suture, une 
aussi large, post-médiane, rhomboïdale, une terminale, anguleuse 
en avant) d'un roux pâle, livrée qui ressemble à celle d'uu grand 



(1) D. porosus, Pascoe, loc. cit. p. 150, pi. 8, f. 7. 



APOMÉCYNIDES. 883 

nombre de Clytides; les élytres ne présentent aucun vestige de sculp- 
ture, Je prothorax est finement rugueux. 

MYCERINOPSIS. 
}. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 50 (1). 

Mâle : Mandibules courtes, robustes. — Tête médiocrement concave 
entre ses tubercules antennilôres; ceux-ci courts, rapprochés à leur 
base; front transversal; joues médiocres. — Antennes médiocrement 
robustes, finement pubescentes; ciliées en dessous, de 1/3 environ 
plus longues que le corps, à articles 1 peu à peu en massue, échaucré 
à sa base en dessous, plus court que 3, celui-ci moins long que i, 
5-11 plus courts, décroissant à peine. — Yeux assez fortement gra- 
nulés; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax aussi long 
que large, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés. — Ecusson 
transversal, arrondi en arriére. — Elytres allongées, médiocrement 
convexes, peu à peu rétrécies dans leur tiers postérieur, isolément 
atténuées et obliquement tronquées en arriére, débordant médiocre- 
ment le prothorax à leur base. — Pattes médiocres, robustes; cuisses 
peu à peu en massue, les postérieures ne dépassant pas le 3' segment 
abdominal. — Le 5° segment de celui-ci assez long, en triangie cur- 
viligne. — Saillie mésosternale assez large ; la prosternale plus 
étroite, fléchie postérieurement. — Corps allongé, finement pubes- 
cent. 

Comme on le voit par la synonymie, l'unique espèce (2) de ce 
genre a été placée successivement dans les Myceuinus et les Ha- 
iHLiODEs; mais ainsi que je l'ai dit plus haut, les premiers sont des 
Saperdides et les seconds des Niphonides, tandis qu'elle appartient 
au groupe actuel. 

Cet insecte, originaire de l'Australie, est d'un gris blanchâtre uni- 
forme et ne présente nulle part aucune trace de ponctuation. 

EREMON. 
}. TuoHs. Syst. Cerambyc. p. 51. 

Mâle : Mandibules médiocres, pou robustes. — Tète faiblement 
ooncavo entre ses tubercules antennifèros; ceux-ci courts; front trans- 
versal; joues courtes. — Antennes médiocrement robustes, à peino 
pubescentes, densémenl ciliées en dessous, un peu plus longues que 
les élytres, à articles 1 peu il peu en massue, plus long que 3, celui-ci 
plus court que i, 4-G subégaux, 7-11 décroissant peu à peu. — Yeux 

(') Syn. Myoerinus Pascoe; ollm. — IIatiiliodes Pascoe. 
P) Mycer. uridus, Ami. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, IX, p. 466 (Halhl. id. 
iMcoe, Jouin. of the Linii. Soc; Zool. IX, p. 116). 



584 LONGICOIINES. 

subfinement granulés; leurs lobes inférieurs transversaux. — Pro- 
thorax, écusson et élytres des Myceihnopsis.— Pattes courtes; cuisses 
robustes, graduellement eu massue, les postérieures égales aux trois 
1"» segments abdominaux; les quatre jambes postérieures échancrées 
à leur base interne, tontes carénées sur leur bord dorsal. — 5° seg- 
ment abdominal en triangle curviligne transversal. — Saillie méso- 
sternale largo, surtout à sa base, faiblement déclive ; la prosternalo 
étroite, élargie et à peine fléchie en arrière. — Corps assez allougé, 
pubescent. 

Le fades est très-voisin de celui du Mycerinopsis aridus, mais les 
caractères génériques sont différents. L'unique espèce {mycerinoides 
1. Thoms.) habite la céte de Guinée; sa livrée est d'un noir branâtro 
avec des bandes longitudinales d'un gris jaunâtre sur le prothorax et 
les élytres, entières sur le premier, fortement interrompues sur les 
secondes ; ces dernières sont densément et très-linoment pointillées. 

HYAGNIS. 
Pascoe, The Joum. of Entom. Il, p. 280. 

Femelle ? : Mandibules très-courtes, épaisses à leur base, puis très- 
minces. — Tète très-fortement concave entre ses tubercules anten- 
nifôres; ceux-ci saillants, distants à leur base; front assez couvexo, 
subéquilatéral ; joues allongées. — Antennes grêles, pubescentes, nnu 
ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 mi- 
diocre, gros, subcylindrique, obliquement tronqué en dessous à sa 
base, 3 beaucoup plus long que lui et un peu plus que 4, 5-H plus 
courts, décroissant peu à peu. — Yeux subfinement granulés, petits; 
leurs lobes inférieurs obliques. — Prothorax' allongé, régulièrement 
cylindrique. — Ecusson carré, arrondi aux angles. — Elytres allon- 
gées, déprimées sur la suture, parallèles, déclives et isolément angu- 
leuses en arrière. — Pattes courtes, assez robustes ; cuisses peu à peu 
en massue, les postérieures ne dépassant pas le 3'-" segment de l'ab- 
domen; jambes de la môme paire pas plus longues que leurs tarses. 

— 5° segment abdominal transversal, curviligne, tronqué en arrière. 

— Saillies mésosternale et prosternale étroites, faiblement arquées 
sur leurs faces opposées. — Corps allongé, assez svelte, revêtu d'uiic 
sorte d'enduit. 

M. Pascoe n'en mentionne qu'une espèce {fislularius) de Natal, de 
taille médiocre, d'un gris foncé tiqueté de brunâtre, avec une faclw 
d'un jaune pâle, post-médiane et latérale sur chaque élytre; ces or- 
ganes, ainsi que lu protliorax, sont densément pointillés. 



APOMéCYNlDES. SSS 

EPOPEA. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 51. 

Mâle : Mandibules courtes, assez robustes. — Tôte l'ortcment con- 
cave entre ses tubercules antennifèros; ceux-ci assez saillants, conligus 
àlourbasoj front équi latéral; joues longues. — Antennes peu ro- 
bustes, (ineraent pubescentes, ciliées en dessous, de la longueur des 
3/i des élytres, à articles i en cône renversé, égal à 3, celui-ci plus 
court que i, S-H beaucoup moins grands que ce dernier, subégaux. 

— Yeux fortement granulés; leurs lobes inférieurs très-transversaux. 

— Prothorax notablement plus long que large, resserré en avant et 
à sa base, arrondi sur les côtés dans son milieu. — Ecusson trans- 
versal, arrondi en arriére. — Elytres médiocrement convexes, allon- 
gées, peu à peu atténuées et isolément acuminées au bout, débordant 
assez faiblement le prothorax à leur base. — Pattes courtes, assez 
robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux 
deux 1«" segments abdominaux; jambes do la môme paire moins 
longues que leurs tarses. — S" segment abdominal allongé, peu à pou 
rétréci et tronqué en arrière. — Saillie mésosternale de largeur mé- 
diocre, déclive; la prosternale très-étroite, fléchie en arrière. — Corps 
allongé, svolto, pubescent. 

Femelle : Pareille au mâle, avec les antennes dépassant un peu le 
milieu des élytres. 

Une assez jolie espèce (acuta J. Thoms.) du Sénégal est le type de 
ce genre. Sa livrée est d'un gris foncé s'éclaircissant par places, avec 
uiio sorte de réseau blanc sur les côtés du prothorax et un grand 
nombre de petits points de la môme couleur sur les élytres; ces der- 
nières sont finement et densément pointillées. 

EUNIDIA. 
Erichs. Archiv, 1843, 1, p. 261 (1). 

Mandibules très-courtes, robustes. — Tôte fortement concave entre 
ses tubercules antennifèros ; ceux-ci saillants, gros, rapprochés à leur 
base; front subconvexo, équilatéral; joues courtes. — Antennes mé- 
diocrement robustes, pubescentes, non ciliées on dessous, de iji à 
1/3° plus longues que lo corps, à arlicles i épaissi, en cône renversé, 
plus long que 4, 2 très-court, 3 du double plus long que lui, épineux 
i son sorainot interne, 4-G égaux, 7-1 1 plus courts, décroissant peu à 
peu. — Yeux sublinomont granulés, très-allongés. — Prothorax aussi 
long que large, régulièrement cylindrique, plus étroit que la tète et 

(1) Syo. Krixus, j. Thoms. Archiv. ciitom. 1, p. 31.3; olim. — Anomoesia, 
Pascoc, Traus. of tlic ciitom. Soc. Scr. 2, IV, p. 255. — Evniuis, Uej. Cat. éd. 3, 
p. 376. — SpuENun* Coqucr. 



886 LONGtCOHtrES. 

surtout que les élytres. — Celles-ci allongées, subcylindriques, dé- 
clives et isolément tronquées en arrière. — Pattes courtes ; cuisses 
robustes, peu à peu en massue, ne dépassant pas le 3* segment do 
l'abdomen. — Le S' de celui-ci assez long, un peu rétréci et tronqué 

au bout. — Saillie mésosternale assez large ; la prosternale étroite 

Corps allongé, svelte, pubescent. — Sexes inconnus. 

La brièveté des articles 2-3 des antennes et la forme des yeux qui 
sont pareils à ceux des Oncidérides, constituent les deux caractères 
principaux de ce genre. Erichson l'a fondé sur une espèce (1) de Natal, 
très-variable sous le rapport de la taille et de la livrée. La première 
est au plus médiocre; la seconde d'un gris jaunâtre nuageux et mar- 
bré de brun sur les élytres; parmi les taches que forme cette couleur, 
la plus apparente est une grande, marginale et arrondie au côté 
interne ; il y a des exemplaires chez lesquels ces taches sont con- 
fuses, d'autres où elles pâlissent beaucoup. M. Pascoe a fait con- 
naitre trois autres espèces (2) du môme pays ayant une livrée ana- 
logue. , 

SYESSITA. 
Pascoe, The Journ. of Entom. II, p. 284 (3). 

Mêmes caractères que les EuNmiA, avec les différences suivantes : 
Prolhorax armé de chaque côté d'un petit tubercule médian, obtus 
et médiocrement distinct. — Elytres déprimées, munies de côtes lon- 
gitudinales et obtuses. — Pattes un peu plus longues (4). 

Ces différences donnent à ces insectes un faciès sensiblement diffé- 
rent de celui des Eunidu dont ils ont la taille et la livrée. Ils sont 
également de Natal, et M. Pascoe en décrit trois espèces {vestigialis, 
divisa, duplicata). 

(1) E. nebulosa, Erichs. loc. cit. p. 262. 

(2) Anom. fulvida, Pascoe, loc. cit. p. 256, pi. 2S, f. 8. — E. fulva, timida, 
Pascoe, The Joiirn. of Entom. II, p. 28.3. 

M. J. Tliomsou en a publié plusieurs autres parmi lesquelles on en remar- 
quera trois qui sont étrangères à l'Afrique et, par celte raison, me paraissent 
guspectes : Frix. variegatus, Arcliiv. entom. 1, p. 313; Indes or. — Erichsonii, 
seniUs, Natal; australicu, Australie; subtergrisea, Afrique mér. (Damara); 
maculiventris, Sénégal; ceylanica, Ceylan; Pliysis, II, p. 137. — Il rapporte, 
en outre, an genre , dans ce dernier ouvrage (p. 140) la suivante, qu'il signale 
comme étant un peu anormale : Sphen. guttula, Coqucr. Ann. d. I. Soc. entom. 
1852, p. 399; Madagascar. 

(3) Syn. EuNiDu, J. Tlioms. Pliysis, II, p. 138. 

(4) Selon M. Pascoe, les jambes intermédiaires seraient sans écbancrure n- 
tcrno, ce qui exclurait le genre des Apomécynidcs. J'en trouve une très-appi- 
rente chez Va vestigialis et la divixa que j'ai sous les yeux. — M. J. Thomsoii 
(loc. cil.) regarde à tort la vestigialis comme identique avec l'Eunidia nebu- 
losa d'Ericlison; ce sont deux insectes Irés-différenti. 



APOMÉCYNIDES. 687 

M. J. Thomson n'a pas admis co genre qui est aussi distinct que 
tant d'autres de la famille actuelle. 



Mandibules courtes, épaisses. — Tête à peine concave entre ses 
tubercules antennifères; ceux-ci courts, déprimés; front transversal; 
joues très-courtes. — Antennes médiocrement ou peu robustes, trés- 
finement pubescentes, non ciliées en dessous, dépassant un peu le 
milieu des élytres, à articles 1 en massue, échancré en dessous à sa 
base, égal ou subégal à 3, celui-ci moins long que i, tous deux pris 
ensemble égalant 5-H réunis, ceux-ci décroissant avec lenteur. — 
Veux assez fortement granulés ; leurs lobes inférieurs transversaux. 

— Protiiorax subtransvorsal ou aussi long que largo, peu à peu ré- 
tréci en avant, arrondi sur les côtés, légèrement déprimé en dessus. 

— Ecusson tronqué ou arrondi en arriére. — Elytres oblongues, mé- 
diocrement convexes, fortement ponctuées en styes, déclives et tron- 
quées on arrière. — l'attcs courtes ; cuisses robustes, surtout les au- 
térieures, les postérieures égales aux trois 1°" segments abdominaux; 
tarses antérieurs plus courts et plus larges que les autres (mâles?). 

— ^' segment de l'abdomen en triangle curviligne, transversal. — 
Saillie mésosternale assez large, échancréo an bout; la prosternale 
beaucoup plus étroite, arquée postérieurement. — Corps oblong, 
finement pubescent. — Sexes inconnus. 

J'établis ce genre sur deux espèces (1) du Gabon qui ressemblent 
beaucoup, sous le rapport de la forme générale et de la plupart de 
leurs caractères, aux Hippaphesis qui suivent, mais qui en diffèrent 
totalement par la structure de leurs antennes et la sculpture de leurs 
téguments. Toutes deux m'ont été communiquées par M. le comte 
Mniszech. 

HIPPAPHESIS. 
J. TuoMS. Syst. Cerambyc. p. 46. 

Mâle : Mandibules courtes, robustes. — Tùte largement et assez 
fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, 
distants; front équilatéral; joues courtes. — Antennes médiocrement 
robustes, presque glabres, à peine ciliées en dessous, de 1/3 environ 

(1) f^. gullifera. Nigra, subtns opaca supra subnitida, fusco griseoque pu- 
bescens ; caiiite protlioiaccque (transverso) grosse et sat, dense, elytris basi 
apicequo iiioidinate medio i-egulariter punclatis; liis punctis paucis anle apl- 
cem congeslis, albis; prullior.icc griseo-bipiinctalo. Long. Hmill. 

V. irrorata. Nigro-picea sal nilida, aulcnnis rufcscentibus, podibus ferrugi- 
nols, subtilissimc griseo-pubescens ; caiiito prothoraceque (liaud transTerso) 
grosse ac laxo , elytiis lungitudinalitci' puaclatis; his puDClis sat uumurosis 
protlioracc duobus, albis. Long. 14 mill. 

Coléoptères. Tome X. ^ 12 



588 iONGiCORNES. 

plus longues que le corps, à articles i médiocre, en massue ovalairo 
renflée en dessous, beaucoup plus court que 3, celui-ci et -i égaux, 
5-il plus courts, décroissant à peine. — Yeux subfinement granulés; 
leurs lobes inférieurs assez grands,subéquilatéraux.— Prothorax sub- 
transversal, un peu déprimé eu dessus, atténué en avant, fortement 
arrondi sur les côtés en arriére. — Elytres assez courtes, presque 
planes en dessus, parallèles dans leurs 3/4 antérieurs, peu à peu ré- 
trécies, déclives et isolément arrondies en arriére, débordant assez 
fortement le prothorax en avant ; leiu's épaules obliquement arron- 
dies. — Pattes médiocres; cuisses robustes, en massue fusiforme, les 
postérieures aussi longues que l'abdomen. — Le 5» segment de ce- 
lui-ci assez long, ogival, sinué au bout. — Saillie mésosternale large, 
parallèle, recourbée en arrière. — Saillie prosternale étroite, forte- 
ment élargie et fléchie postérieurement. — Corps oblong, presque 
glabre. 

Au premier aspect, l'espèce unique {punclala i. Thoms.) du genre 
paraît voisine des Oopsis près desquels M. J. Thomson l'a placée, 
mais elle appartient en réalité il un tout autre groupe que ces der- 
niers qui sont des Ptéricoptides. Elle est de taille médiocre, plus 
massive que toutes celles qui précèdent et a le faciès de certains 
Helops. Sa livrée est d'un noir brunâtre mat, avec quelques petites 
taches jaunâtres sur les élytres; ces dernières sont couvertes de petites 
aspérités à leur hase, do points enfoncés sur le reste de leur surface 
et sillonnées, surtout près de la suture, dans leur moitié postérieure; 
le prothorax et la tête sont densément ponctués. Cet insecte habite 
les lies Fidji (Polynésie). 

HAPHENIASTUS. 
J. TaoMS. Archiv. entom. II, p. 191 (1). 

Mêmes caractères que les Hippaphesis, sauf les importantes dift'é- 
rences qui suivent : 

Joues de la tête allongées. — Antennes plus grêles, non ciliées en 
dessous, un peu plus courtes, à articles 1 allongé, en cène renversé, 
égal à 3, celui-ci plus long que 4, ce dernier et S-1 1 décroissant à 
peine. — Prothorax transversal, brusquement, fortement et assez lon- 
guement resserré à sa base, moins et plus brièvement en avant, trans- 
versalement et fortement convexe entre ces deux rétrécissements. — 
Mésosternuni vertical en avant, brièvement horizontal en arrière et 
recevant une assez large saillie du métasternuui. 

Le surplus, y compris In faciès et la taille, ne difl'ère pas de ce 
qui existe chez V Hippaphesis punclala; mais la livrée et la sculpture 
des téguments sont diil'érentes. Les deux espèces {rubidus, femoralis) 

(1) Syn. Mesosa? Chcvrol. Kev. clMag. d. Zool. 1855, p. 285, 



APOMÉCYNIDES. {j89 

décrites par M. Chevrolat, qui les a placôps avec doute dans les Me- 
sosA, sout d'un rouge de brique mat, plus foncé en dessous qu'en 
dessus, avec les antennes et les pattes noires ; leur ponctuation sur 
les élytres est très-fine, assez serrée, presque nulle sur le prothorax. 
Elles sont de taille médiocre et propres il la côte occidentale d'Afrique 
(Vieux-Calabar, Gabon). 

lin dernier lieu, M. J. Thomson (1) a classé ces insectes dans les 
Saperdides, mais ils n'ont ni les caractères ni le faciès de ces der- 
nières. 

ENARETTA. 
J. TiroMS. Sj/sl. Cerambyc. p. 325. 

Femelle : Tète subrétractile, i peine concave entre ses tubercules 
antennifères ; ceux-ci presque nuls; front transver.sal ; joues médio- 
cres. — Antennes assez robustes, dépassant un peu le milieu des ély- 
tres, ;\ articles 1 plus court que 3, subcylindrique, 3 un peu plus long 
que i, 5-H plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux fortement 
granulés; leurs lobes inférieurs fortement transversaux.— Prothorax 
assez court, cylindrique, légèrement et réguUôrement aiTondi sur les' 
cétés. — Ecusson En triangle curviligne. — Elytres médiocrement 
convexes, parallélogramml(pies, atténuées sur une faible étendue et 
tronquées en arrière, débordant médiocrement le prothorax h leur 
base. — Pattes courtes, très-robustes; cuisses peu à peu en massue; 
jambes comprimées et tranchantes sur leur bord externe ; tarses courts. 
— S" segment do l'abdomen assez grand, en triangle curviligne trans- 
versal. — Saillie mésosternale tronquée, horizontale et fortement 
transversale en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, élargie 
et fléchie postérieurement. — Corps large, parallèle, revêtu d'une 
pubescence lanugineuse. 

Ce genre a pour type une espèce {Caslelnaudi i. Thoms.) de taille 
médiocre, à livrée grise variée de brun, avec les élytres ornées d'as- 
sez nombreuses petites tourtes de poils d'un jaune d'ocre vif et qui, 
pour la plupart, sont disposées eu rangées régulières; ces organes 
sont à peine ponctués, mais présentent quelques faibles côtes peu 
apparentes. Cet insecte est originaire de l'Afrique centrale aux envi- 
rons du lac N'Gami (2). 

(1) Syst. Ceraaibyc. p. 117. 

(2) Il existe dans la collection de M. le comte Mniszech une seconde espèce 
ou geiiro qui Jillïdc <le celle mentionnée dans le texte, on ce que les articles 
0-11 (les antennes sont nol;iblement plus courts, mais (|ni est, du reste, parfai- 
tement conforme h la formule pénériiiue. 

£. /ji-evicontis. Ë. Caslelnaudi valde minor«c brevior, rufo-oclnacea ubi- 
nue nii-ro-vaiia; clytris liaud fascioulatis, sat legulaiiler imnclato-striatis, iu- 
terslitiiscostatis. Long. vix7 raill. Hab. Promoulor Bona>Spei. 



990 LONGICORNES. 

ROPICA. 

Pascoe, Trans. ofiheentom. Soc. Ser. 2, IV, p. 247. 

Genre assez riche en espèces, toutes de petite taille et, pour la plu- 
part, de l'aspect le plus insignifiant. Je n'en ai vu qu'un petit nombre 
et ne garantis pas que la formule qui suit, en partie rédigée d'après 
celles de M. Pascoe (I), s'applique rigoureusement à toutes. 

Manflibules médiocres, minées. — Tète rétractile, au plus médio- 
crement concave, parfois (par ex. exocenlroides) presque plane entre 
ses tubercules antennifères; front subéquilatéral on transversai; joues 
assez allongées. — Antennes grêles, non ou à peine pubcscontes, 
munies de cils courts, en général de la longueur des élytrcs, à articles 
i médiocre, en cône renversé ou subovalaire, 3 beaucoup plus long 
que lui et que 4, S-H décroissant peu à pou. — Yeux finement gra- 
nulés; leurs lobes inférieurs aussi hauts que larges. — Prothorax plus 
ou moins transversal, légèrement arrondi sur les côtés, parfois un peu 
rétréci en avant. — Ecusson variable. — Elytres assez convexes, 
oblongo-ovales, plus rarement ovales, arrondies ou obUquoment- tron- 
quées en arrière, débordant médiocrement lo prolhorax en avant. — 
Pattes courtes, subégales; cuisses assez robustes, au maximum égales 
aux trois i'" segments abdominaux. — Saillie mésosternalo étroite, 
parallèle, déclive. — Saillie prostcrnale encore moins large, fortement 
arquée eu arrière. — Corps ovalaire ou oblongo-elliptique, pubes- 
cent. — Sexes inconnus. 

Sauf une espèce qui est australienne, ces insectes sont propres aux 
Archipels indiens (2). 

Groupe XXXVIII. Clonioaérides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes intermédiaires longuement et faiblement si- 
nuées sur leur bord externe. 

(1) Il en publie deux : la première loc. cit., la seconde dans ses Longic. Ma- 
layaii. p. 187. 

(2) Esp. indiennes : R. piperata, Pascoe, Trans. ot theentoni. Soc. loc. cit.; 
Bornéo. — incana, stigmatica,tfarii)ennis,i\es Arou; prœusta, Ccylan; Pascoe, 
ibid. Ser. 2, V, p. 50. — indigna, Moluqucs; illepidn, Dorey; pluviata, Bat- 
chiau; angusticollis, Boinco; honesla, Moluqnes; eviiata, Kmbn'me ; analis, 
Mortj; stolitta, Balchian; rivutosa, Doroy; fvscicoUis, Iles Arou; cunicularis, 
viduata, Moluques; lachrymosa, Balcliian ; up/iisto, Tondano; p«»ic(icoUis, 
Soula; vinacen, Ternate; tentotn, Waigiou ; irritata, Tondano; illilerata, 
Bornéo; i«rf:i7i«, Molucpies; didymu, Bourou; Pascoe, Longic. Malayan. p. 188. 
— Esp. de l'Australie : H. exocenlroides, Pascoe, Trans. of tlie cnloni. Soc. 
Ser. 2, V, p. 61. 



CLONIOCâRIDRS. S91 

Tête non rétractilo, médiocrement distante des hanches antérieu- 
res;'iront rectangulaire. — Antennes au maximum un peu plus lon- 
gues que le corps, élargies et pectinées il leur extrémité. — Yeux 
finement granulés, échancrés. — Protliorax tuherculé latéralement et 
sur le disque. — Elytres le débordant forten)ent à leur base. — Pattes 
des Apomécynides. — Saillies steruales variables. — Corps oblong, 
fascicule. 

A tous les caractères essentiels des Apomécynides, les deux genres 
qui composent ce groupe joignent des antennes et une vestiture si 
particulière, qu'il me paraît nécessaire de les considérer comme un 
type à part. Les faisceaux do poils dont leurs espèces sont couvertes 
en dessus, leur donnent, au premier aspect, des rapports intimes avec 
les Desmiphora de l'Amérique; aussi est-ce dans le voisinage de ces 
dernières que M. Thonison (1) les a placée.". Mais les Desmiphoiu, 
ayant les crochets des tarses divariqués, appartiennent à un groupe 
différent. Les deux genres en question paraissent jusqu'ici propres à 
Natal. 

I. Saillies sternales tronquées sur leurs faces opposées : Thercladodes. 

II. arquées : Cloniocerus. 

THERCLADODES. 
J. Thous. Physis, II, p. IH (2). 

■ Genre démembré des Cloniocerus qui suivent et dont il se distin- 
gue par des caractères importants que voici : 

Mâle : Tête plus forte; ses tubercules antennifères plus saillants et 
tout à fait coutigus à leur base. — Antennes plus robustes, im peu 
plus longues que le corps, à articles 1 peu à peu en massue, 3 muni 
en dessous d'une grosse touffe de poils, 4-5 prolongés au côté iii- 
leviie, surtout celui-ci ; les suivants très-larges, 6-9 fortement angu- 
leux dans la même direction, 11 ovale. — Elytres munies à leur base 
d'une forte et courte crête. — 5° segment abdominal prolongé dans 
son milieu en un lobe arrondi et plan. — Mésosternum vertical en 
avant; sa partie horizontale obtusément anguleuse. — Saillie pro- 
sternale tronquée en arrière, parabohqnement arquée en avant. . 

L'unique espèce (3) du genre est plus grande que les CLONmcERus, 
d'un noir assez brillant avec les ciHés du prolhorax d'un jaune ocracé, 
et les elytres traversées sous leur milieu par une large bande blan- 
châtre; les crûtes basilaires de ces organes sont longuement fascicu- 
lées de noir; leur sommet et l'abdomen sont munis d'un grand nom- 
bre de touffes de poils plus petites et jaunes ou brunes. 

(1) Syst. Cerambyc, p. 106 et Pliysis, II, p. 114. 

(2) Syn. Ci,oNiocEnus A. Wliite. 

(3) Clon. hyuussii, A. Wliile, Longic. of tbe Brit. Mus. p. 400, pi. 10, f. 8. 



392 LONGICOBNES. 

CLONIOCERUS. 
(Dej.) D« Casteln. Hist. nat. d. Col. 11, p. 468 (1). 

Mâles >• : Tête fortement et triangulairement concave entre ses tu- 
liercules antenmf^^es ; ceux-ci subcontigiis à leur base; front uu 
peu plus haut que large ; joues tr&s-allongi5es. — Antennes médio- 
crement robustes, hérissées dans tous les sens do longs poils fins 
peu serrés, un pou plus courtes que le corps, à articles i en cône un 
peu arqué, 3 plus long que 4, tons deux noueux au bout, les suivants 
saillanis iV leur sommet interne, décroissant rapidement, 9-H plus 
étroits que les autres. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs sub- 
équilatéraux. — Prothorax aussi long que largo, cylindrique, resserré 
à ses deux extrémités, muni sur le disque de cinq tubercules (2, 3) 
au niveau de ceux des côtés; ceux-ci assez forts, coniques. — Ecus-. 
son en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, un 
peu déprimées sur le disque, parallèles, arrondies en arrière. — 
Cuisses graduellement en massue, les postérieures ne dépassant pas 
le 2« segment abdominal. — .'i» segment de l'abdomen on triangle 
curviligne court, muni d'un lobe médian arrondi et concave.— Saillie 
mésosternale assez étroite, déclive. — Saillie prosternale très-étroite, 
arquée en arrière. 

On en connaît deux espèces (2), dont une (hyslrix) anciennement 
décrite par Fabricius et Olivier. Elle est de taille moyenne, d'un gris 
blanchfttre teinié de brun et couverte sur les élytres d'une multitude 
do toufTes do poils formant sur chacun de ces organes trois rangées 
longitudinales assez régulières. L'autre espèce, qui m'est inconnue, 
a le 3° article des antennes fascicule de noir, comme chez les TiiRn- 
CLADODEs; peut-être appartieut-ello à ce dernier genre. 

GroOFE XXXIX. Agennopaides (3). 
1 

Cavités cotyloïdos intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Un sinus dorsal et terminal aux jambes intermédiaires. 

Tète arrondie sur le vertex, plane entre les antennes, sans tubercules 
antennifôres, fortement rétractée sansreposer (Agennopsis excepté) sur 
les hanches antérieures; Iront rectangulaire. — Antennes beaucoup 
plus courtes que le corps, flUformes, cylindracées; leur scape plus ou 
moins en massue. — Yeux finement ou suhflnement granulés, très- 

(1) Syn. Lamia Fab. — Ceiumbïx Oliv. 

(2) Lnm. hysirix, Fal). Syst. El. Il, p. 28ï {Cer. id. Oliv. Entom. IV, 67, 
p. 119, pi. 15, f. 110). — C. liohemani, A. Wliito, Longic. of tlie Bril. Mus. 
p. 400. 

(.■)) Oii pliitcH Adétides. Voir la note page suivante (TK Candèze). 



AGENNOPSIDES. 393 

fortement échancrés. — Protliorax cylindrique, inerme. — Eiytres le 
débordant à peine à leur base. — l'^iltos très-courtes; hanches anté- 
rieures globuleuses, non anguleuses en dehors, ne dépassant pas le 
niveau de la saillie proslernalc; tarses au plus médiocres, à article 1 
plus court que 2-3 réunis. — Saillies sternalcs variables. — Corps 
allongé, en général svnlte. 

Petit groupe trôs-naturel et très-liomogéne ; voisin des Apomécy- 
nides par ses caractères essentiels (i ), mais en différant par un si 
grand nombre de particularités, qu'il a plus de titres qu'il n'en faut 
pour être isolé. 11 est en outre propre à l'Amérique. Ses espèces sont 
toutes au-dessous de la taille moyenne, et n'ont rien de bien remar- 
quable sous le rapport de la livrée. 

I. Saillie inésost.nonlamelliforme,verticaleenavant:j4^enno3.isis. 

II, lamellifoime, inclinôc en arrière. 

a Corps non cylindrique; saillie prostcrnale flécliie en ar- 
rière. 
Eiytres déclives et tronquées au bout : Tautoclines. 
— sans déclivité t^t épineuses — : Plericthya. 

an Corps cylindrique; saillie prostern,ile très-étroite, oblique- 
ment tronquée en arrière : Slygnesis. 

AGENNOPSIS. 
i. Thoms. Àrchiv. entom. I, p. 302 (2). 

Mandibules très-courtes, robustes. — Tôte appuyée au repos sur les 
hanches antérieures; front équilatéral ; joues allongées.— Antennes 
grêles, revêtues d'une sorte d'enduit, à peine ciliées en dessous, à arti- 
cles 1 en cône renversé, 3 beaucoup plus long que lui et que A, 5-14 
décroissaut peu à peu.— Yeux petits, leurs lobes inférieurs transver- 
saux. — Prothorax plus long que large, régulièrement cylindrique. 

— Eeusson transversal, curviligne. — Eiytres médiocres, cylindri- 
ques, s'arrondissant pour former leur déclivité postérieure. — Cuisses 
peu à peu et fortement en massue; les postérieures dépassant un peu 
le 2» segment de l'abdomen.— Le 5" do celui-ci assez grand, en triangle 
curviligne.— Mésostornum vertical en avant, horizontal en arrière. 

— Saillie prosternale médiocrement large, tlôchie postérieurement. — 
Corps cylindrique, en général assez robuste, finement pubescent. 

(1) C'est parmi les Apomécynidesque M. J. Thomson (Sysl. Cerambjc. p. 44) 
a placé le genre Acennopsis, qui en constitue le type et qu'il a divisé iilus tard 
(Physis II, p. 155). 

(2) Syn. TAi.oF.Pon*, Dcj. Cat. éd. .3, p. 374; L. Fairm,Ann.d.l.Soc.cnlom. 
1859, p. 521; nom déjl employé par liahncr pour des Lépi^loptères. 

M. J. Le Coule m'informe que ce genre est identique avec son genre Abetus. 
Ce nom doit doue prévaloir (/)■■ Candèse). 



894 LONGICOHNKS. 

Genre répandu depuis le Mexique au Chili, et composé en ce mo- 
ment de six espèces (I ) dont la plus grande (mulica) qui en forme le 
type, est do taille médiocre, mais assez robuste j les autres sont à la 
fois plus petites et plus grêles; la fine pubescence qui voile à peine 
leurs tégumenis varie du gris au jaune flavescent, avec de très-petits 
points blancs plus ou moins nombreux, auxquels s'ajoute parfois 
(mulica, prœusla) au sommot dos élytrcs une tache commune d'un 
noir velouté. 

TAUTOCLINES. 

J. TuoMS. Physis, II, p. 155. 

Mêmes caractères que les Aghnnopsis, avec les différences sui- 
vantes : 

Tète ne s'appuyant pas au repos sur les hanches antérieures. — An- 
tennes n'atteigna>it pas lo milieu des élytres, du reste pareilles. — 
Elytres non cylindriques, médiocrement convexes, peu à peu rétré- 
•cies dans leur tiers postérieur, obtusément acuminées et tronquées 
au bout. — Saillie mésosternale lamelliforme, recourbée en arrière. 
Sans ce dernier caractère, le genre mériterait à peine d'ôtre séparé 
des Agf.nnopsis. Ses espèces (2) sont noires ou d'un bron'.é obscur et 
revêtues d'une pubescence jaune ou blanche qui, en se condensant, 
forme des bandes longitudinales sur le prothorax , obliques sur les 
élytres. 

PTERICTHYA. 
J. TiioMs. Physis, II, p. 15G. 

Genre, à son tour, ne différant des Tautoclines qu'en ce que les 
antennes sont légèrement épaissies à leur extrémité, les yeux com- 
plètement divisés, enfin les élytres sans déclivité postérieure, et iso- 
lément prolongées en une pointe aiguë qui se dirige un peu en de- 
hors. 

Il ne comprend qu'une espèce {pisciformis J. Thoms.) do Guati- 
mala qui reproduit exactement la taille et la livrée des Tautocxines. 

STYGNESIS. 
Pascoe, Trans. ofthe en'.om. Soc. Sor. 3, V, p. 286. 

Mandibules et antennes des deux genres précédents, celles-ci dé- 
passant à peine le milieu des élytres, filiformes. — Yeux très-petits, 
leur lobes inférieurs obliques, presque aussi hauts que larges. — Pro- 

(1) A. mutka, i. Thoms. loo. cit. (7". apicalis Dbj.); Brésil. — mexicana, 
Mexique; prcuusta, Brésil; jiunctaia, Cayenne; J. Thoms. Physis, II, p. 153. 
— T. pusillo, nana, L. Fairm. loc. cit.; Chili; ces deux petites espèces, que je 
ne connais pas, piiraisscnt être moins cylindriques que les autres. 

(2) î". aiilennala, binotata, Mexi(iue; pulchella, Brésil; J. Thoms. loc. cit. 



PTÉROPLIIDES. S9S 

thorax du double plus long que iarpe , parfaitement cylindrique. — 
Ëcusson transversal, linéaire. — Elytres allongées, cylindriques, un 
peu aplanies sur la suture , déclives et légèrement tronquées en ar- 
rière. — Cuisses subfusiformes, les postérieures à peine plus longues 
que le 1" segment de l'abdomen. — Le 5" do eelui-ci assez grand, 
arrondi en arriére. — Saillie mésosternale médiocrement large, trian- 
gulaire, recourbée en arrière. — Saillie prosternalo très-étroite, obli- 
quement tronquée postérieurement. — Corps allongé, grûle, cylindri- 
que, faiblement pubescent. 

Avec des caractères voisins de ceux des deux genres précédents, 
l'espèce (puncliger) typique a un faciès fort différent. Elle est fort 
petite (6 mill.), d'un noir profond, finement rugueuse sur la tète et 
le prolhorax, criblée de points enfoncés dans les élytres; la fine pu- 
bescence qui la revôt est d'un brun roussAtre. Elle a été découverte à 
Sainte-Marthe, en Colombie. 

Groupe XL. Ptéropliidei. 

Cavités cotylo'ides intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes intermédiaires entières. 

Tèle non rétractile ou subrétractile; front rectangulaire. — Anten- 
nes sétacées, plus longues que le corps chez les o"; leur scapo en 
massue. — Yeux fortement granulés, échancrés. — Prothorax forte- 
ment tubercule sur les côtés et en dessus, les tubercules latéraux mé- 
dians. — Elytres le débordant fortement à leur base, allongées, acu- 
minées et épineuses en arrière. — Pattes plus ou moins longues; 
hanches antérieures saillantes, lagériiformes (1), fortement anguleu- 
ses eu dehors; tarses assez longs, à articles 1 plus court que 2-3 
réunis, A très-grand. — Saillies sternales lamelliformes , arquées sur 
leurs faces opposées. — Corps allongé, robuste. 

Les genres Pteroplius et Rhaphipiera de Serville sont les seuls 
qui présentent cet ensemble de caractères. Ils sont voisins de ceux 
des Niphonides, au point qu'il n'y on a qu'un seul, la forme des han- 
ches antérieures, qui sépare rigoureusement ces insectes de ces der- 
nières; mais, outre ce caractère, leur forme générale est si différente 
que, réunie à leur habitat qui est américain, elle autorise à les cons- 
tituer on un groupe distinct. La plupart sont fort grands et les plus 
petits au moins de taille moyenne. 

'• Tète non rétractile; labre fortement écliancré : Pteroplitts. 
•'• — subrétractile; — entier : Rhaphipiera. 

(1) C'ost-ii-Uirc globuleuses ù leur base, puis rélrécies en nue «orle de col 
ou lie goulot. 



596 L0NCJC0RN8S. 

PTEROPUUS. 
A. Skrv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 65. 

Mâle : Lahre fortement écliancrc en demi-cercle. — Tète non rétrac- 
tile, profondément concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci 
obtnséraent anguleux à leur sommet interne; front fortement transver- 
sal ; joues très-courtes. — Antennes pubescentes, densément ciliées eu 
dessous à leur base, de près de moitié plus longues que le corps, à ar- 
ticles 1 renflé en massue à son extrémité, 3 près de deux fois aussi 
long que lui, de ij'd plus grand que A, b-10 plus courts, subégaux, 11 
plus grand que dO. — Lobes inférieurs des yeux transversaux. — 
Prothorax aussi long que large, cylindrique, resserré avant ses deux 
extrémités, muni de quatre petits tubercules accolés deux à deux sur 
le disque et d'un assez gros, conique, de chaque cété. — Ecussoii 
carré. — Elytres convexes, peu à peu et fortement rétrécies, très-ai- 
gu("'s et isolément mucronées en arrière, couvertes à leur base de 
granulations avec une forte tubérosité sur chacune d'elles. — Pattes 
longues, les antérieures beaucoup plus que les autres ; leurs cuisses 
sublinéaires, arquées ainsi que leurs jambes ; celles-ci munies d'un 
tubercule interne au-dessus de leur sillon;, les quatre cuisses posté- 
rieures sublinéaires, les dernières plus courtes que le corps; tarses 
assez larges, les antérieurs un peu dilatés. — S» segment abdominal 
allongé, triangulaire, tronqué et villeux au bout. — Saillie mésoster- 
nale large, parallèle. — Saillie prosternale plus étroite. — Corps pu- 
bescent. 

Femelle : Tête plus rétractilc. — Antennes do 1/S" plus courtes 
que le corps, ii article H plus court que 10. — Pattes antérieures 
un peu plus longues seulement que les autres ; leurs tarses simples.— 
5" segment abdominal pas plus long, mais plus convexe et échancré 
on arc au bout. 

On n'en connaît qu'une grande espèce (acumitialus Scrv.) du Bré- 
sil, à livrée roussâtre saupoudrée partout de blanc; cotte dernière 
couleur domine sur la tète et le prothorax ; en se condensant elle 
forme sur les élytres une large bande qui les traverse dans le milieu; 
ces organes sont vaguement pointillés. 

RHAPHIPTERA. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 66. 

ServlUe ne considérait ce genre que comme une secliou du précé- 
dent; il en diffère par les nombreux caractères (jui suivent : 

Libre entier. — Tèlo subrétractile. — Front beaucoup moins trans- 
versal; joues plus longues. — Anieunes de l/'l plus longues {<f) ou * 
peine plus longues que le corps, — Prothorax moins long, muni sur 



ATAXIIDHS. 597 

le disque de deux mamelons coniques contigus à leur base, placé sur 
la même ligne que les tubercules latéraux; ceux-ci plus forts. — Ely- _ 
tros peu convexes, moins atténuées en arrière, obliquement rétrécies 
îi leur extrémité et tcminées par une épine plus ou moins longue, 
non granuleuse, et munies chacune il leur base d'un tubercule coiii- 
,[11(5 eu général fascicule. — Pattes beaucoup plus courtes, subégalos 
dans les deux sexes; cuisses peu à peu et plus ou moins en massue. 

L'espèce typique [nodifera Serv.) est du Brésil, presque aussi 
grande que le fleroplius acuminalus, d'un roux ferrugineux, avec 
les élytres occupées par une sorte de croix de Saint-André blanchâtre, 
dont les branches antérieures, partant des épaules, sont beaucoup 
plus larges que les postérieures qui aboutissent sur les bords latéraux 
iiun loin du sommet de ces organes ; leur base, le prothorax et la tète 
sont criblés d'assez gros points enfoncés, ayant un aspect poreux. 
M. J. Thomson a décrit quatre autres espèces (1) ayant une livrée 
plus ou moins analogue, n-iais parmi lesquelles deux (rixalor, scruta- 
tor) sont beaucoup plus petites que la précédente. 

Groupe XLI. Ataxiides. 

Cavités cotylo'ides intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes intermédiaires entières. 

ïèle non rétractile, peu distante des hanches antérieures; front 
lectaugulaire ; joues toujours très-courtes. — Antennes grêles, séta- 
cées, au maximum do 1/3 plus longues que le corps; leur scape peu 
à peu en massue ou eu cône renversé. — Yeux fortement granulés, 
'l'fliancrés. — Prothorax tubercule sur les côtés, parfois à peine. — 
Klytvc's lo débordant plus ou moins. — Pattes médiocres, rarement 
(iiosALBA) assez longues; lumches antérieures ne dépassant pas ou 
que pou le niveau de la saillie prosternale, globuleuses, faiblement 
anguleuses en dehors ; tarses courts, à article 1 moins long que 2-3 
réunis. — Saillies sternales lamelliformes, du reste variables.— Corps 
allongé. 

Insectes également voisins des Niphonides , mais en diiférant par 
leur tète non rétractile, leur prothorax autrement tubercule (sauf 
l'noEciiA), leur jacies et leur distribution géographique. Ils sont, en 
ellel, propres à l'Amérique, surtout aux parties intertropicales de 
colle du Sud. Tous sont de taille au plus moyenne et n'ont qu'une li- 
vrée monotone. Ils constituent les cinq genres suivants : 

I. Piolliorax plurituberculé laléialcmont : Prœcha. 
"■ — uniluberculé — 

(I) /i. affinis, pmctulala, rixalor, Brésil; scrulalor, Cayenne; J. Tlioms. 
l'hysis, 11, p. 116. 



598 LONGICOBNKS. 

a Tête non ou médiocrement concave entre ses tubercules 

antennifires; ceux-ci 'listants. 
b Corps densément pubescent ; protliorax subinermc : Ataxia. 
bb — finement — ; — tubercule. 

Saillie mésosternale verticale en avant : Parysatis, 

déclive — : Esihlogena. 

aa Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères; 
ceux-ci contigus à leur base : Hosalha. 

PRŒCHA. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 107 (1). 

Femelle : Tête assez fortement concave entre ses tubercules an- 
tennifères; ceux-ci distants, médiocres, très-divergents; front trans- 
versal. — Antennes pubesci-ntes, ciliées en dessous, de la longueur 
du corps, à articles 1 en cône renversé, égal à 3, celui-ci plus court 
que 4, les suivants égaux à 3, décroissant à peine. — Lobes iuférieurs 
dos yeux grands, en carré transversal. — Protliorax transversal, dé- 
primé et caréné sur le disque, légèrement arrondi et plurituberculé 
latéralement (2).— Ecusson assez grand, subquadrangulaire. — Elytres 
allongées, médiocrement convexes, parallèles, obliquement rétrécies 
et tronquées en arrière, avec leur angle externe épineux. — Pattes 
courtes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures ne dépassant 
pas le 'i" segment de l'abdomen. — Le 5" de celui-ci assez long, con- 
vexe, curviligne sur les côtés et tronqué en arrière. — Saillie méso- 
sternale assez large; la prosternale plus étroite, tronquée en arrière 
et prolongée en une courte lame verticale. — Corps allongé, pubes- 
cent. 

Par suite de l'armature du prothorax, on serait tenté de comprendre 
ce genre parmi le Niphonides, mais son habitai et la physionomie de 
son unique espèce (spinipennis Chevrol.) le rattachent de trop près 
aux Ataxia dont M. Chevrolat no l'avait pas regardé comme distinct, 
pour qu'il puisse en être éloigné. 

Cet insecte, originaire de Cuba, est assez grand, d'un jaune ferru- 
gineux et revêtu d'une pubescence grise en dessous, fauve en dessus, 
avec de très-petites mouchetures blanches et régulièrement alignées 
sur les élytres. 

(1) Syn. At*xu, Chevrol. Ann. d. 1. Soc. entom. 1862, p. 252. 

(2) Ces tubercules sont au nombre de trois do cbaque côté : deux sont placés 
sur la même ligne horizontale, dont un médian et l'autre antérieur; le 3» est 
placé plus haut et forme le triangle avec les deux précédents; un i' se voit 
parfois au niveau et en arrière de ce dernier. Le plus antérieur représente évi- 
demment celui qui est si commun chez les Niphonides. 



K99 



ATAXIA. 
Haldeh. Trans. of Ihe Amer. Phil. Soc. X, p. 56 (1). 

Mâle 1 : Tète largement et médiocrement concave entre ses tuber- 
cules antennifÈres ; front fortement transversal. — Antennes pubes- 
ccntes, hérissées de poils fins, surtout en dessous, à peine plus longues 
que le corps, à articles i médiocre, peu à peu en massue dés sa base, 
3 de très-pou plus long que lui, subégal ki, 5-H graduellement 
plus courts. — Lobes inférieurs des yeux assez grands, transversaux. 
_ Protliorax subtransversai, cylindrique, légèrement arrondi et à 
peine tubercule latéralement. — Ecusson carré. — Elytres assez al- 
longées, convexes, parallèles, aplarties dans toute la longueur do la 
suture, brièvement déclives et tronquées à leur extrémité. — Pattes 
médiocres ; cuisses subfusiformes, ne dépassant pas le 2° segment 
abdominal. — Saillie raésosternalo triangulaire, longuement recour- 
bée en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, peu convexe, arquée 
postérieurement. — Corps allongé, pubescent, hérissé partout de poils 
lins. 

On n'en connaît qu'une espèce (2) des Etats-Unis du Sud, de taille 
moyenne, revêtue d'une épaisse pubescence d'un gris plus ou moins 
jaunâtre, finement et assez régulièrement ponctuée sur les élytres. 

PARYSATIS. 
). Thoms. Physis, II, p. 118. 

Genre intermédiaire entre les Ataxia et les Esthlocena qui suivent, 
distinct des premières par les caractères que 'voici : 

Tète et yeux des Estulogena. — Antennes à articles 1 plus long 
iiuo 3, celui-ci notablement plus court que 4, S-H moins grands que 
ce dernier, décroissant peu à peu. — Prothorax cylindrico-ovalaire, 
muni do claaque côté d'un tubercule médian, assez fort et obtus. — 
Elytres régulièrement striées-poncluées, surtout à leur extrémité, où 
lus stries sont assez profondes, avec leurs intervalles costiformes, tantôt 
[coUuris, Cayenne) tronquées au bout avec leurs angles externes épi- 
neux, tantôt {nigrilarsis, Biésil) subtronquées et inermes. — Saillie 

(1) M. llaldcman a p^us lard (Procccd. of tlic Amer. Pliil. Soc. IV, |>. 373) 
r6uni ce gerre aux Stenidea (Beloderjv de cet ouvrage) avec lequel il n'a au- 
cun nippoil, — Syu. Stknosoma, J. L. Le Conte, Jouiii. cl' tlie Acad. of Pliilad. 
Ser. ï, IJ, [,. 158. _ Hkbestoi.a, Dej. Cal. éd. 3, p. 374. 

fi) À.sordida, Haldem. loc. cil. [Ileb. nebulosa Dej.). Selon Ericlison (in 
Scliomb. Gayana, 111, p. 574), co serait la Saperda annulala de Fabricius, Syst. 
El. Il, p. 326, aiitcricuremeut décrite par lui (Entoin. Syst. 11, p. 3H) sous 
le nom de Sap. Uneata. 



600 LONGlCOnMES. 

mésosternale verticale en avant, horizontale en arrière. — Téguments 
à peine voilés par une fine pubescence. 

De ces caractères le plus important est la forme de la saillie méso- 
sternale ; il suffit pour que le genre puisse être admis. Les deux es- 
pèces mentionnées dans la formule qui précède sont les seules dé- 
crites (I). Leur taille est la môme que celle dos Esthlogena ; toutes 
deux ont le prothorax assez fortement ponctué. 

ESTHLOGENA. 
J. Tbous. Sysf. Cerambyc. p. 107 (2). 

Tète plane, ou très-peu s'en faut, entre ses tubercules autounifères- 
ceux-ci couris, déprimés; front équUatéral. —Antennes puLescentcs, 
ciliées, surtout eu dessous, uu peu plus longues {(f) ou un peu plus 
courtes (9) que le corps, à arlicles i peu à peu On massue, aminci à 
sa base, plus court que 3, celui-ci et 4 subégaux, 3-H plus courts, 
décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux grands, plus on 
moins transversaux. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, un 
peu resserré à sii base, rai'ement [maculifrons) bituberculé sur le 
disque; ses tubercules latéraux coniques, de grandeur variable. — 
Ecusson presque toujours carré. — Elylres allongées, médiocrement 
convexes, parallèles ou un peu atténuées et tronquées en arrière, avec 
la troncature épineuse ou non ; déprimées sur la suture, la dépression 
limitée de chaque côté par une carène obtuse ; débordant en général 
fortement la base du prothorax, leurs épaules obtuses. — Pattes dos 
précédents. — Saillie mésosternale triangulaire, déclive; la piostor- 
nale peu convexe, tléchie en arrière. — Corps allongé ; sa vestHure 
très-fine, parfois mélangée de cils redressés. 

Le genre se distingue des Ataxia par la forme moins cylindrique 
du corps, le front et les yeux plus grands, le prothorax plus fortement 
tubercule sur les côtés et les élytres autrement faites ; enfin par lu 
vestiture du corps bien moins abondante ; des Pahysatis par l'ab- 
sonee des stries siu' les élytres et la forme de la saillie mésosternale; 
ses espèces (3) ont la livrée do ces dernières. 

(1) La coUnris me paraît ftlro VEslhlugena sulcata de M. H. W. Baies, Coii- 
tribiil. etc., p. 225. Dans l'aHlrniativc, ce dernier nom spôcifiquo aurait la 
priorité. 

(2) Syn. Hebestoî.a Erluhs., J. TuoMS. (olim). 

(3) Ikl). operarid, lîiii-lis. in .Scliomb. Guyan. III, p. 574; Guyane anglaise. 
— Ik'b. comata, J. 1 homs. Archiv. cntoni. 1, p. 303; Brésil. — E. pulverea, 
mucronala, lincaris, Amazone; obtusu, prolixa, Rio-Janeiio; H. W. Bâtes, 
Coutribnt. etc. p. 22-i. — manUifrons, glaucipennis, Brésil; proletaria, Vc- 
pezuela; brumipes, Brésil; J. Tlioms. Pliysis, li, p. 120. 



]?TÉR1C0PT1DKS. 60i 

ROSALBA. 
J. TuoHS. Syst. Cerambyc. p. 108. 

liliUe : Tôto fortement concave entre ses tubercules aiitennifères ; 
ncux-ci assez saillants, conligus à leur base ; front subconvexo, 6qui-. 
latéral. — Antennes finement pubescentes, ciliées en dessous à leur 
base, de 1/3 environ plus longues que le corps, à articles i snbfnsi- 
formc, aussi long que 3, les suivants un peu plus grands que ce der- 
nier, décroissant à peine. — Yeux subcontigus en dessus; leurs lobes 
inférieurs grands, subéquilatéraux. — Prothorax transversal, cylin- 
drique, muni do chaque côté d'un très-faible tubercule à peine dis- 
tinct. — Ecusson eu triangle curviligne. — Elytres assez allongées, 
peu à peu atténuées en arriére, obliquement tronquées au bout, assez' 
largement déprimées sur la suture, la dépression liniit/'e par deux 
côtes larges et trés-obtuses, obsolètes en avant ; munies chacune 
d'une faible élévation basilaire ; leurs épaules arrondies et un peu 
saillantes. — Pattes graduellement plus longues, peu robustes; cuisses 
[leu il peu en massue, les postérieures égales aux trois 1"" segments 
abdominaux; les quatre tarses postérieurs longs et. étroits, le i" ar- 
ticle do tous très-grand, le 1" des postérieurs égal à 2-3 réunis. — 
Sdillio mésostornale brièvement verticale en avant, longuement hori- 
zontale eu arrière. — Saillie prosternale étroite, arquée postérieure- 
ment. — Corps assez allongé, rovôtu d'une sorte d'enduit. 

Ce genre s'écarte un peu, à certains égards, des caractères du groupe 
actuel, tout en conservant les plus essentiels. Son unique espèce 
(alcidionoides i. Thoms.) est de la taille des Ksthlogena de seconde 
grandeur, d'un jaune verdâtre à reflets soyeux sous certains aspects, 
avec trois lignes longitudinales d'un jaune doré siu' le prothorax et 
quelques autres à la base des élytres ; ces deux parties du corps sont 
linement, mais peu densément ponctuées. La Colombie est la patrie 
de cet insecte. 

GROOPB XLII. Ptéricuptidei. 

Cavités cotylo'ides antérieures fermées. — Crochets des tarses di- 
vergents. — Un sinus ou un sillon aux jambes intermédiaires, très- 
rarement (CBASPEDODEnus) absent, mais alors le prothorax foliacé la- 
téralement. 

Tôto très-rarement rétractile, dans le cas contraire, en général fai- 
blement distante dos hanches antérieures. — Antennes grêles, séta- 
cécs, en général un peu plus longues que le corps; leur scape le plus 
souvent en massue ou ov;daire. — Yeux finement ou subfinement 
granulés clie/, la plupart (1), échancrés (subdivisés chez TïruoruAULA 

(1) Il uc sera qucstiou de leur graauUtioo que lorsqu'elle est forte. 



602 lONGlCOKNES. 

et ATiMtinopsis).— Prothorax inerme latéralement chez la plupart.— 
Elytres le débordant assez souvent très-peu. — Pattes rarement assez 
allongées, le plus souvent égales; hanches antérieures peu saillantes, 
globuleuses, anguleuses en dehors, parfois à peine; tarses au plus 
médiocres, le 1" article des postérieurs au maximum égal à 2-3 réu- 
nis. — Saillies sternalos presque toujours lamelliformes et arquées ou 
déclives sur leurs faces opposées. — Corps allongé chez presque tous. 

Les éléments de ce groupe sont empruntés aux Apomécynides do 
MM. J. Thomson et Pascoe, avec addition de quelques-uns de leurs 
Tmésisternides et d'une partie des Desmiphorites du premier de ces 
savants entomologistes. Pris dans son ensemble, il est très-voisin des 
Apomécynides et n'en diffère essentiellement que par la fermeture 
des cavités cotyloïdes intermédiaires. Ses espèces sent au plus de 
taille médiocre et peu homogènes sous le rapport du faciès (1). Je 
n'emprunte aux Pteric.optus le nom général que je leur doune que 
parce que c'est le seul de leurs genres qui soit assez connu des en- 
tomologistes. 

Ces genres, au nombre de 2o, sont propres, pour plus des deux 
tiers, aux Archipels indiens, i est particulier à Madagascar, les au- 
tres sont américains. 

I. Tétc fortement rétractile ; antennes courtes; élytre» débordant 

à peine le protliorax. 

Saillie piosternale tuberculée; élytres tronquées au bout : 
Typophaula. 

inerme; — arrondies — : 

Atimmopsis. 

II. Tête plus ou moins distante des hanches antér., rarement 

subrétraclile. 
a Ely ties munies d'une dépression suturale hmitée par 2 côtes 
obtuses, tronqu6es au bout, avec leurs angles externes 
dentiformes ou épineux. 
b Prolhorax tubercule ou foliacé latéralement. 
, c Corps subcylindrique; pattes courtes. 

Antennes très-robustes; leurscape non cicatrisé : Pteri- 
coptus. 

— peu — ; — cicatrisé : Bisalles. 
ce Corps déprimé, cunéiforme; pattes plus ou moins longues. 

Protliorax Uiberculé en dessus et sur les côtés : Tetrar- 
pages. 

— foliacé sur les côtés, inerme en dessus : Cras- 

pedoderus. 
bb Prothorax iuerme; anlcanes et pattes longues : Teihyslula. 

(1) Ni plus ni moins que les Niplionides, par exemple, et tous les groupes des 
Longicornes eu général lorsque leurs genres sont nomoreux. 



piÉnicoPTiDES. 603 

aa Elylres sans dépression suturale. 

d Prothorax tubercule latéralement et en dessus : Mylher- 
gates. 

dd — inerme partout. 

e Elytres munies chacune d'une crête basilaire : CornaUis. 

eo — sans aucun vestige de — 

f Tubercules anteonif. assez saillants, rapprochés, contigus 

à leur base. 
g Corps non hérissé de poils fins ; antennes à peine cillées 

en dessous. 

Pattes assez longues; élytres épineuses au bout:Ptocia. 
— très- courtes ; — arrondies — -.Bebelis. 
gg Corps et antennes hérissés do poils fins : Œsylacris. 
ff Tuberc. antennif. distants, en général très-courts, 
ft Corps allongé, cylindrique ; élytres débordant à peine le 
pro thorax. 

i Scape des antennes assez long, en cône renversé. 

Antennes sétacées, non ciliées en dessous : Orcesis. 

— filiformes, ciliées — : Zorolispe. 
H Scape des antennes court, épais, granuleux : Atimura. 
hh Corps oblong, plus ou moins allongé, non cylindrique. 

k Elytres allongées, atténuées et acumiuées en arrière : Ejii- 
lysla. 

Me — médiocres, obloogues, non 

l Téguments pubcsecnts. 
m Scape des antennes en massue ou ovalairc. 
« Télé non ou faiblement concave entre ses tubercules an- 
tenniféres. 

Pattes longues; jambes antér. normales : Âielais. 

— courtes; — — arquées : Sybra. 

nn Tête assez fortement concave entre ses tubercules anten- 

nifères. 

Scape des antennes oblongo-ovalairc : Mynononta. 

oblongo-pyriformo : Pithodia. 

mm Scape des antennes assci long, en cane renversé : Bilyle. 
li Téguments glabres; scape très-court, ovalaire : Rhadia, 
hhh Corps très-court, de forme variable. 
Tarses médiocres : Oopsis, 
00 — très-courts. 

Antennes glabres; élytres parallèles, déprimées : Mexi- 
mia. 

— pubescentes; élytres oviformes ; Gemylus. 

Coléoptères. Tome IX (2). 13 



604 LONGICORNES. 

TYPOPHAUU. 
J. Thoms. Physis, U, p. 152. 

Femelle ? : Labre épaissi et obliquement tronqué en avant. — Tète 
fortement rétractile, arrondie sur le vertes,, largement plane entre ses 
tubercules antennifères, ceux-ci presque nuls; front transversal; joues 
allongées. — Antennes très-grôlos, pubcsccntes, à- peine ciliées en 
dessous, dépassant très-peu le milieu des élytres, à articles i subcy- 
lindrique, beaucoup plus court que 3, celui-ci plus long que 4, 5-11 
plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux petits, subdivisés; leurs 
lobes inférieurs transversaux. — Prothorax allongé, un peu redressé, 
cylindrique, arrondi sur son bord antérieur, déprimé sur le disque, 
légèrement atténué à sa base. — Ecusson en carré transversal. — 
Elytres k peine plus larges que lo prothorax, allongées, parallèles, dé- 
clives et tronquées eu arrière, munies d'une dépression suturai e, li- 
mitée dans toute son étendue par deux carènes obtuses peu distinctes. 
— Pattes très-courtes, robustes; cuisses peu à peu en massue; les 
postérieures ne dépassant pas le 2° segment de l'abdomen; jambes 
de la môme paire peu à peu élargies, les antérieures recourbées en 
dedans à leur extrémité; tarses médiocres. — 5" segment do l'abdo- 
men en carré transversal, sinué au bout; — Saillie mésosternale 
triangulaire, déclive; la prosternale fléchie en arrière et munie d'un 
tubercule obtus. — Corps allongé, assez robuste, pubescent. 

Genre établi sur la Phaula melancholica de Dejean (1), insecte du 
Brésil, de la ttiille du Plericoplus dorsalis, mais plus étroit et revêtu 
d'une pubescence uniforme d'un jaune légèrement verdâtre, avec 
une bande longitudinale dénudée et d'un noir brillant de chaque côté 
de la base de l'abdomen ; ses téguments sont imponctués. Parmi ses 
caractères génériques , il faut remarquer la forme du labre qui est 
fait comme celui des Desmiphoua. 

Le genre et le suivant sont très-voisins des Agennopsis du groupe 
précédent et rattachent évidemment celui-ci à ces insectes. 

ATIMUROPSIS. 
J. Thoms. Physis, II, p. 162. 

Genre voisin des lYPOrBAULA dont il no diffère que par les points 
suivants : 
Antennes plus robustes, à articles S-10 cylindracés, peu distincts, 

(1) Cal. éd. 3, p. 374; la Phaula melancholkn de M. J. Thomson est un 
insDCte tout difl'érent, (iii'oii trouvera plus loin dans le groupe des Hébestolides 
de la Tribu des Vhyticciidss, où il constitue le genre Gisostola. Afin d'éviter 
toute confusion, M. J. Thomson (loc. cit. p. 153) propose de nommer Dejeanti 
celui dont il s'agit en ce moment. 



PTÉHICOPTIDES. 605 

du reste pareilles. — Prothorax plus réguliôroment cylindrique. — 
Elytres brusquement. déclives et arrondies à leur extrémité. — Jambes 
postérieures subliuéaires. — Saillie prosternale sans tubercule. — 
Corps plus svelte, à peine pubescent. 

Le nom imposé à ce genre indique l'extrôme ressemblance qu'il a 
avec les Atimura mentionnées plus bas, mais tous ses caractères 
montrent qu'il appartient au môme type quo les Tyi'opiiaola. Son 
unique espèce [inœqualis i. Tlioms.) est un petit insecte de la Guyane, 
d'un noir brunâtre opaque, avec quelques très-petits tubercules blancs 
sur la déclivité postérieure des élytres; ces organes sont finement 
âpres et assez régulièrement pointillés. 

PTERICOPTUS. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 61. 

Tète arrondie sur le vertex, presque plane entre ses tubercules an- 
tennifères; ceux-ci très-courts, distants; front équilatéral; joues al- 
longées. — Antennes robustes, pubescentes, lâchement ciliées en des- 
sous, de la longueur des 3/4 du corps, à articles 1 en cône renversé, 
3 plus long que lui et que 4, celui-ci et 5-6 décroissant lentement, 
7-11 plusgrôles et moins longs, rapidement plus courts. — Yeux mé^ 
diocres; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax transversal, 
cylindrique, légèrement arrondi et médiocrement tubercule sur les 
côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres de longueur 
moyenne, subcylindriques, munies d'une dépression suturale limitée 
en arrière par deux côtes obtuses brusquement déclives et tronquées 
à leur extrémité, avec leur angle externe dontiforrae, débordant fai- 
blement le prothorax â leur base. — Pattes courtes; cuisses peu à 
peu et fortement en massue, les postérieures ne dépassant pas le 2» 
segment abdominal; tarses médiocres. — Saillie mésosternale large, 
subverticale en avant, recourbée en arrière. — Saillie prosternale plus 
étroite, fortement arquée postérieurement. — Corps médiocrement 
allongé, assez robuste, pubescent. — Sexes inconnus. 

Trois espèces de ce genre sont décrites en ce moment (1), ayant 
chacune leur livrée propre. Celle publiée par Serville est d'un gris 
jaunâtre, avec une large bande longitudinale et médiane sur le pro- 
thorax, la suture des élytres, sur la même largeur et leur extrémité, 
d'un noir velouté; ses antennes sont do la même couleur, avec le 
dessous du scape et la base des derniers articles jaunâtres; les tégu- 
ments sont lisses sur toute leur surface. Cet insecte est commun dans 
les collections. 

(1) P. dorsalislbe].), Sor». loc. cit. (Saperda acumwota? Fab. Syst. El. 11, 
p. 323); Brésil. — adustus, Burmeist. Stettio. entom. Zcit. 1865, p. 179; Tu- 
euman. cmenlatus, — J. Thoins. Pliysis, II, p. 109) GujaBO. 



606 LONGICORNES. 

BISALTES. 
J. Thoms. Physis, II, p. 110. 

MâM : Têle des Ptericoptus. — Antennes peu robustes, pubes- 
centes, munies de quelques courts cils épars en dessous, uu peu plus 
coui'les que le corps, à articles 1 peu à peu en massue, cicatrisé au 
bout, la cicatrice ouverte, 3 un peu plus long que lui, égal à i, 5-H 
plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux fortement granulés, leurs 
lobes inférieurs grands, ôquilatéraux. — Prothorax transversal, cy- 
lindrique, un peu atténué à sa base, muni de chaque côté d'uu très- 
petit tubercule conique et oblus. — Ecusson en trapèze renversé. — 
Elytres un peu plus longues que celles des Ptehicopti/S, du reste pa- 
reilles. — Pattes des mêmes, avec les cuisses postérieures de la lon- 
gueur des trois 1"" segments abdominaux. — Saillie mésosternale et 
prosternale des mêmes; la i" parfois un peu concave en avant. — 
Corps allongé, pubescent. 

M. J. Thomson en décrit trois espèces {Duquetii, poslicalis, acuU- 
pennis) de la Guyane, dont la première m'est seule connue. Toutes 
trois ont une livrée pareille, d'un brun jaunâtre uniforme, avec une 
tache plus claire , commune, transversale, au sommet de la déclivité 
postérieure des élytres, tache parfois {acuiipcnnis) absente; à la diffé- 
rence des Ptf.hicoptiïs, les élytres sont plus ou moins pointillées. 

Le genre est éminemment distinct de ces derniers par la struc- 
ture des antennes, notamment par la cicatrice dont leur scape est 
muni. 

TETRARPAGES. 

J. TiioMS. Physis, II, p. 129. 

Màlc : Tôle faiblement concave entre ses tubercules antennifèrcs; 
ceux-ci courts, déprimés, contigus à leur base ; front équilatéral ; 
joues courtes. — Antennes pubescentes, ciliées en dessous, un peu 
plus longues que le corps, à articles 1 en massue subfusiforme, res- 
serré avant son sommet, 2 beaucoup plus long que large, fortement 
arqué, épaissi au bout, 3 un peu plus long que 1, épaissi et arqué 
au bout, 4-11 décroissant peu à peu. — Yeux subfortement granulés, 
leurs lobes inférieurs en carré équilatéral. — Prothorax fortement 
transversal, brièvement resserré à sa base, muni de trois nodosités 
sur le disque et de chaque coté d'un fort tubercule conique et aigu. 
— Ecusson carré. — Elytros médiocrement allongées, déprimées, 
peu à peu rétrécies et tronquées en arrière avec leurs angles ex- 
ternes fortement dcntiformes, munies d'une large dépression sutu- 
rale limitée par deux lignes obtuses abrégées en avant et en arrière ; 
ayant chacune un petit tubercule basilaire ; leurs épaules anguleuses 
prolongées en un crochet recourbé en arrière.— Pattes assez longues; 



PTÉRirOPTIDES. 607 

euisses peu à peu en massue, les postérieures égales aux trois 1«" 
segments abdominaux ; tarses assez longs, à article 1 égal à 2-3 
réunis. — S" segment abdominal transversal, rétréci et tronqué en 
arrière. — Saillie mésosternale déclive, la prosternale arquée en ar- 
rière. — Corps déprimé, pubescent. 

Femelle : M. i. Thomson ne l'a pas connue; elle diffère du mâle 
par les points suivants : Article 2 des antennes un peu plus court et 
droit. — Tubercules huméraux des élytres plus courts, coniques, 
non crochus. 

Genre tout à fait remarquable par la longueur du 2* arlicle des 
antennes et l'armature des épaules des élytres; il forme avec le sui- 
vant, qui n'est pas moins singulier, une petite section particulière 
dans le groupe actuel. 

Son unique espèce {Lansbergei J. Thoms.) est originaire de Vene- 
zuela, assez grande, d'un brun roiigeàtre mat, avec deux grandes 
taches communes, très-irréguiiftres, d'un jaune d'ocre, sur les élytres, 
l'une basilaire, l'autre terminale ; entre elles chaque élytre présente 
une bande oblique de môme couleur ; ces organes sont finement et 
assez densément pointillés. 

CRASPEDODERUS. ' 

J. TuoMS. Syst. Cerambyc. p. 33. 

Mâle : Tète et yeux des Tetbaupages. — Antennes assez robustes, 
finement pubescentes, ciliées en dessous, un peu plus longues que le 
corps, à articles i beaucoup plus court que 3, en massue ovalaire, 
renflé on dessous, 3-i subégaux, 5-1 1 plus courts, décroissant peu à 
peu. — Prothorax fortement transversal, peu convexe, dilaté de cha- 
que côté dans sa moitié antérieure en forme d'oreillette. — Ecusson 
en triangle curviligne. — Elytres assez longues, déprimées, peu à peu 
rétrécies, tronquées et uni-épineuses en arrière, munies d'une dé- 
pression suturalo limitée dans sa moitié postérieure par deux cotes 
obtuses, débordant médiocrement le prothorax ; leurs épaules un peu 
saillantes en avant. — Pattes et S" segment abdominal des Tetharpa- 
GES, avec les jambes intermédiaires sans sillon. — Mésosteruum hori- 
zontal, tronqué et obtusément saillant en avant. — Saillie prosternale 
étroite, arquée en arrière. — Corps cunéiforme, déprimé, pubescent. 

M. J. Thomson a compris ce genre parmi les Tmésisternides, place 
que lui assigne en effet la forme de son prothorax qui ressemble 
presque complètement à celui do VArrhenotus Wallacei. Mais sa tête 
est tout à fait normale, ses yeux et sa saillie prosternale ne sont pas 
ceux d'un Tmésisternide , enfin son unique espèce (dilaticollis i. 
Thoms.) est américaine (1) et a des rapports si évidents avec le Telrar- 

(1) M. J. Tlioœson n'assigne pas de patrie à cet iasecte; l'exemplaire de sa 



608 LONGICORIÎES. 

pages Lansbergei, que je n'hésite pas à, la comprendre dans le groupe 
actuel, quoiqu'elle soit complètement privée de sillon tibial aux pattes 
intermédiaires. 

Elle est de la taille du Tetrarpages Lansbergei, d'un vert jaunâtre 
mat, avec une grande tache bruuo dénudée, traversant les élytres 
dans leur milieu, se dilatant sur leur bord latéral et remontant de 
chaque côté jusqu'aux épaules ; en arrière de cette tache se voit une 
étroite bande de même nature, commune et en chevron. 

TETHYSTOLA. 
J. Thous. Physis, II, p. 131. 

Mâle : Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères; 
ceux-ci saillants, non contigus à leur base ; front un peu plus haut 
que large ; joues très-courtes. — Antennes à peine pubcscentes, hé- 
rissées de poils fins courts en dessus, assez longs en dessous, de l/S 
environ plus longues que le corps, à articles 1 atténué à sa base, puis 
en massue ovalaire, 3 un peu plus long que lui, plus court que i, ce- 
lui-ci et S-H décroissant à peine. —Yeux rapprochés on dessus, leurs 
lobes inférieurs assez grands, équilatéraux.— Prothorax allongé, régu- 
lièrement cylindrique. — Ecusson carré. — Elytres allongées, subpa- 
rallèles, tronquées en arrière avec leurs angles externes fortement 
épineux; largement mais faiblement déprimées sur la suture, la dé- 
pression limitée par deux lignes obtuses à peine distinctes, débordant 
fortement le prothorax. — Pattes assez longues, peu robustes ; cuisses 
peu à peu en massue, les postérieures égaies aux deux 1"" segments 
abdominaux ; jambes antérieures arquées ; tarses assez longs, très- 
étroits, à article 4 grand et grôle. — Saillie mésosternale étroite, re- 
courbée en arrière. — Saillie prosternalo très-étroite, arquée posté- 
rieurement. — Corps allongé, svelte, revêtu d'une sorte d'enduit. 

Genre établi sur une espèce {obliqua Thoras.) de Venezuela, d'un 
gris verdâtre mat, tiquetée de brun en dessus, avec les élytres ornées 
de deux taches noires, communes, eu chevron, bordées en avant 
d'une ligne étroite d'un beau jaune; l'une médiane, l'autre située 
un peu avant l'extrémité de ces organes; une petite tache du mémo 
jaune se voit en arrière des épaules. 

MYTHERGATES. 
. J. Thohs. Physis, I, p. 19, note (1). 

Mâle : Tète assez distante des hanches antérieures, fortement con- 
cave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci gros, saillants, dis- 

coUcclion, qu'il a bien voulu mo communiquer, porte une étiquette indiquant 
qu'il provient de Cayonne; son faciès est, en effet, complètement amôiicain. 
(1) Syn. Centrbra, Coquer. Ann. d. 1. soc, entom. 1852, p. 402. 



PTÉRICOPTIDKS. 609 

tants; front subconvexe, transversal; joues allongées. — Antennes 
assez robustes, presque glabres, ciliées en dessous, un peu plus lon- 
gues que le corps, à articles 1 robuste, ovalaire, plus court que 3, 
celui-ci et 4-H décroissant lentement. — Yeux médiocres, leurs lobes 
inférieurs transversaux. — Protliorax allongé, cylindrique, muni de 
chaque côté d'xm petit tubercule conique, et de deux plus forts sur 
le disque. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, 
peu convexes, canaliculéos de chaque côté de la suture, carénées la- 
téralement, atténuées et prolongées en arrière, divergentes et isolé- 
ment acuminées au bout, débordant fortement le prothorax à leur 
base, celle-ci munie d'une crête sur chacune d'elles. — Pattes assez 
longues; cuisses subpôdonculées à leur base, puis en massue ovalaire, 
les postérieures égales aux quatre i'" segments abdominaux ; tarses 
médiocres. — 5" segment abdominal assez long, subogival. — Saillies 
sternales de largeur médiocre et égale, arquées sur leurs faces oppo- 
sées. — Corps allongé, finement puboscent. 

J'ai déjà signalé plus haut (1) que Coquerel avait placé l'espèce 
typique (divaricats,) dans le genre Centuuba (Auxa de cet ouvrage) 
d'où M. J. Thomson l'a retirée avec raison. C'est un insecte de Mada- 
gascar, de taille médiocre, d'un gris jaunâtre, avec une grande tacho 
irréguliôre noire et post-médiane sur chaque élytro ; ces organes sont 
faiblement ponctués et sont munis chacun d'une côte saillante au 
niveau do la tache en question. 

CORNALLIS. 
J. Tboms. Syst. Cerambyc. p. 47. 

Mâle ? : Mandibules assez saillantes, peu robustes, droites à leur 
base. — Tête assez concave entre ses tubercules anteunifères ; ceux- 
ci contigus à leur base ; front équilatéral ; joues allongées. — An- 
tennes trés-finement pubesceutes, non ciliées en dessous, à peine 
plus longues que le corps, à articles 1 peu à peu en massue, plus 
court que 3, celui-ci moins long que 4, ti-\l plus courts, décroissant 
peu à peu. — Yeux petits, leurs lobes inférieurs en triangle allongé. 
— Prothorax plus long que large, régulièrement cyUndrique. — Ecus- 
son carré. — Elytres oblongues, peu convexes et parallèles dans 
leurs 2/3 antérieurs, rôtrécies, déclives et isolément arrondies en 
arrière, débordant assez fortement le protliorax en avant, munies 
chacune à leur base d'une faible et assez longue crête. — Pattes lon- 
gues, surtout les postérieures; cuisses pou à peu et faiblement en 
massue; les postérieures aussi longues que l'abdomen ; tarses assez 
longs, étroits, à article i très-grand. — 5" segment abdominal assez 
long, arrondi en ai*ère. — Saillie mésosternale de largeur moyenne, 

(1) Voyez p. 2fi9, note 2. 



610 LONGICORNKS. 

parallèle ; la prosternale très-étroite, fléchie et élargie en arrière. -. 
Corps oblongo-naviculaire, revêtu d'une sorte d'enduit. 

La seule espèce connue {gracilipes J. Thoms.) est de taille médio- 
cre et d'un brun terreux mat et uniforme; ses élytressont densément 
poinlillées et assez régulièrement dans le voisinage de la suture • 
chacune d'elles est munie de quelques lignes saillantes dont deux, 
très-rapprochées, sont plus apparentes que les autres. M. J. Thomson 
assigne l'Asie orientale pour patrie à cet insecte ; il est probablement 
originaire de l'Indo-Chine. 

PLOCIA. 
Newm. The Entomol. p. 292. 

Tête assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; 
ceux-ci gros, contigus à leur base ; front plus haut que large, légère- 
ment élargi en bas; joues allongées. — Antennes fmement pubescen- 
tes, faiblement ciliées en dessous, de la longueur du corps, à articles 
1 oblongo-ovalaire, beaucoup moins long que 3, celui-ci et 4 sub- 
égaux, 5-H plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres, 
leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Prothorax aussi long que 
large, cylindrique, légèrement atténué en avant. — Ecussou arrondi 
ea arrière. — Elytres allongées, médiocrement convexes, peu à peu 
rétrécies en arrière, tronquées au bout avec leurs angles externes 
épineux, débordant assez fortement le prothorax à leur base. — Pattes 
assez longues, robustes; cuisses peu à peu en massue fusiforme; les 
postérieures égales aux trois l"" segments abdominaux; tarses médio- 
cres. — S» segment de l'abdomen allongé, à peine rétréci et tronqué 
en arrière. — Mésosternum assez large, horizontal, tronqué en avant. 
— Saillie prosternale plus étroite, fléchie en arrière. — Corps allongé, 
revêtu d'une très-fine pubescence voilant à peine les téguments. — 
Sexes inconnus. 

Des deux espèces décrites par M. Newmann, je n'en connais qu'une 
seule (notata). Elle est de taille moyenne, d'un brun rufescent, et 
revêtue d'une pubescence grise avec une huitaine de petites taches 
blanches sur chaque élytro; ces organes sont régulièrement striés- 
ponctués, sauf sur les bords latéraux où la ponctuation est plus dense 
et confuse. L'autre espèce [mixta] est très-voisine de celle-ci. Ces 
deux insectes habitent les îles Philippines. 

BEBELIS. 
(Dej.) j. Thoms. Syst. Cerumbyc. p. 110. 

Tête assez fortement concave entre ses tubercules antennifères ; 
ceux-ci gros, assez saillants, contigus h leur base; front plus haut 
que large: joues allongées. — Antennes assez robustes, subfihformes, 



PTÉRIC0PTIDK8. 611 

pubescentes, ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, & 
articles 1 cylindrique, presque égal à 3, celui-ci et 4 égaux, 5-H un 
peu plus courts, décroissant graduellement. — Yeux petits, subdivisés ; 
leurs lobes inférieurs trigones. — Prothorax plus long que large, 
oblongo-ovalaire. — Ecusson carré. — Elytres allongées, cylindri- 
ques, un peu déprimées sur le disque, déclives et arrondies en ar- 
riiïre, débordant médiocrement le prothorax à leur base. — Pattes 
courtes, robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures 
égales aux deux i°" segments abdominaux; tarses courts, déprimés. 
— '6' segment de l'abdomen transversal, arrondi en arrière. — Saillie 
mésosternale en triangle aigu ; la prosternale étroite, fléchie en ar- 
rière. — Corps allongé, finement puhescent. 

M. J. Thomson a conservé au petit insecte du Brésil, type de ce 
genre, le nom (lignosa) que M. Buquet lui avait imposé (i). Sa livrée 
est jaunâtre avec quatre lignes longitudinales sur le prothorax, une 
grande tache commune sur les élytres entourant l'écusson, et sur 
chacune de ces dernières, une autre marginale et médiane, d'un noir 
brunâtre; ces organes sont densément ponctués, assez régulièrement 
près de la suture, confusément sur leurs bords latéraux. 

^SYUCRIS. 
J. Thoms. Physis, II, p. 143. 

Tète fortement concave entre ses tubercules antennifôres; ceux-ci 
gros, assez saillants, contigus à leur base ; front plus haut que large, 
un peu élargi en bas, joues courtes. — Antennes assez robustes, fili- 
formes, hérissées de longs poils fins en dessous, à peine plus longues 
que le corps, à articles 1 peu à peu épaissi, égal à 3, celui-ci moins 
long que i, ce dernier et S-11 décroissant peu à peu. — Lobes infé- 
rieurs des yeux assez grands, équilatéraux. — Prothorax presque 
aussi long que large, régulièrement cylindrique. — Ecusson arrondi 
en arrière. — Elytres médiocrement allongées, planes sur le disque, 
parallèles, déclives, brièvement atténuées et isolément arrondies en 
arrière. — Pattes assez longues, peu robustes; cuisses peu â peu en 
massue, les postérieures égales aux 1°" segments abdominaux; sillon 
des jambes intermédiaires très-faibles; tarses postérieurs exlri^'uie- 
ment grêles, à article i égal à 1-3 réunis. — 5= segment abdominal 
en triangle curviligne transversal. — Saillies mésosternale ot pro- 
sternale étroites; la 1" triangulaire, la 2" arquée postérieurement. — 
Corps allongé, hérissé de poils fins. — Sexes inconnus. 

Le type est une petite espèce {villosula J. Thoms.) de Colombie, 
d'un noir profond, avec l'abdomen d'un gris virescent, et ornée sur le 
prothorax de deux étroites bandes latérales d'un jaune pulvérulent qui 

(1) InDej. Cat. éd. 3, p. .376. 



612 lONRICORNES. 

se continuent presque jusqu'il l'extrémité des élytres; les côtés de la 
poitrine sont de la même couleur; la ponctuation des élytres est très- 
fine et très-serrée. 

ORCESIS. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 331. 

Tête plane entre ses tubercules antennifôres ; ceux-ci presque nuls; 
front transversal; joues courtes. — Antennes grêles, revêtues d'un 
enduit fin, dépassant un peu les élytres, à articles 1 égal à 3, celui-ci 
plus court que i, 5-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des 
yeux médiocres, équilatéraux.— Prothorax allongé, cylindrique, avec 
un sillon transversal bien marqué avant sa base. — Ecusson carré, 
arrondi en arrière. — Elytres allongées, subparallèles, un peu dépri- 
mées sur le disque, déclives et tronquées en arrière, débordant fai- 
blement le prothorax à leur base. — Pattes courtes, peu robustes; 
cuisses graduellement en massue, les postérieures ne dépassant pas 
le 2" segment abdominal ; tarses étroits. — S» segment de l'abdomen 
allongé, tronqué en arrière. — Saillies mésosternalo et prosternale 
assez étroites; la 1" déclive, la 2° fléchie postérieurement. — Corps 
allongé, finenfient pubescent. 

L'espèce typique (1) est un peu plus petite que la Typophaula me- 
lanckolica du Brésil, et lui ressemble l)eaucoup sons le rapport du 
faciès, mais appartient, en réalité, à un tout autre type. Elle est uni- 
formément revêtue d'une pubescence d'un gris plombé, et peu dea- 
sément ponctuée sur les élytres. 

ZOROLISPE. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 156. 

Tête à peine coneave entre ses tubercules antennifèrcs ; ceux-ci 
courts, distants; front plus haut que large; joues médiocres. — An- 
tennes peu robustes, finement ciliées en dessous, subfiliformes, un 
peu plus longues que le corps, à articles 1 en cône renversé, égal à 
3, celui-ci et S-11 décroissant à peine. — Veux assez grands, un pou 
rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs subéquilatéraux.— Pro- 
thorax plus long que large, régulièrement cylindrique. — Ecusson en 
triangle subrcctiligne.— Elytres allongées, subcylindriques, déclives et 
obliquement tronquées au bout, do la largeur du prothorax à leur 
base. — Pattes très-courtes; cuisses peuàpeu en massue; jambes an- 
térieures arquées; tarses grêles.— Saillies mésosternalo et prosternale 
simples (2). — Corps très-allongé, étroit, à peine pubescent. 

(1) 0. phauloides, Pascoe, loc. cit. p. 332, pi. 15, f. 2; Batuhian. 

(2) D'après M. Pascoe, l'unique exemplaire que j'ai à ma disposition, étant 
collé sur du papier, ne laisse pas voir ces saillies. 



PTÉHICOPTIDES. 613 

Des deux espèces (1) décrites par M. Pascoe, je ne connais que la 
plus petite (acutipennis). Elle n'a guère que mill. de longueur, est 
de forme très-grôle et d'un brun clair à peine voilé par une fine pu- 
bescouco blanchâtre et sublanugineuso; ses élytres sont finement et 
densément pointillées. L'autre espèce est un peu plus grande et de 
forme moins svelte, mais a une livrée analogue. 

ATIMURA. 

Pascoe, Trans. of ihe entom. Soc. Ser. 3, 1, p. 548. 

Tête largement et faiblement concave entre ses tubercules antenni- 
fères, ceux-ci médiocres; front subéquilatéral ; joues très-courtes. — 
Antennes finement pubescentes, non ciliées, un peu plus courtes que 
les élytres, à articles 1 court, subcylindrique, brièvement rétréci à sa 
base, 3 beaucoup plus grand que 4, celui-ci que S, les suivants gra- 
duellement plus courts. — Yeux rapprochés en dessus (mâles ?), mé- 
diocros, leurs lobes inférieurs subtransversaux. — Protborax allongé, 
cylindrique. — Ecusson petit, arrondi en arrière. — Elytres allon- 
gées, cylindriques, un peu déprimées sur le disque, verticalement dé- 
clives en arrière, débordant faiblement le prothorax à leur base. — 
Pattes courtes; cuisses pou à peu en massue, les postérieures beati- 
roup plus courtes que l'abdomen; tarses courts, assez étroits. — 5« 
segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal [terminala) 
ou largement arrondi en arrière. — Saillie mésosternalo et proster- 
uale variables (2) — Corps allongé, faiblement pubescent. — Sexes 
inconnus. 

M. Pascoe a fondé ce genre sur un insecte (3) de l'Australie, de 
taille médiocre, auquel il a associé, depuis, deux espèces (4) des ar- 
iliipols indiens, qui ont le môme faciès. Ce sont des insectes d'un 
noir brunâtre mat avec le sommet des élytres fauve et plus ou moins 
donticulé ou mmii de petits tubercules; le reste de ces organes est 
densément pointillé et chacun d'eux présente deux ou trois lignes 
élevées assez saillantes et entières; le prothorax est tantôt simple- 
ment ponctué {terminala), tantôt {bacillina) muni, en outre, de quel- 
ques petits tubercules. 

(1) 2. fulvisparsa, Bornéo (Sarawak); acutipennis, Célibes (Macassar); avec 
une ligure do la première, pi. 9, f. 8. 

(2) Chez la terminala, type du genre, toutes deux sont de largeur inédiucre 
et aniuéos ; chez la bacillina, la saillie prosternale est plane, élargie et tron- 
'l»6e en arrière des hanches antérieures, tandis que la mésosternale est simple- 
ment déclive; j'ignore ce qui en est chez la troisième espèce du genre. 

(3) A. /erminate, Pascoe, loc. cit. pi. 23, f. 6; Port-Denison. 

W A. bacillina, punctatissima, Pascoe, Longic. Malayan. p. 158; Bornéo, 
Sumatra, etc. 



614 lONGlCORNES, 

EPILYSTA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 148. 

Mâle: Mandibules assez longues, minces, obliques au repos. —Tète 
plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci très-courts; front 
équilatéral, légèrement élargi en bas; joues assez longues. — Anten- 
nes grêles, finement pubescentes, à peine ciliées en dessous, presque 
de la longueur du corps, à articles 1 en massue subovalaire, de moi- 
tié au moins plus court que 3, celui-ci plus long que i, 5-11 plus 
courts, décroissant peu à peu. — • Yeux médiocres, leurs lobes infé- 
rieurs transversaux. — Prothorax subtransversal, cylindrique, faible- 
ment arrondi sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Ely- 
tres médiocrement convexes, allongées, peu à peu atténuées, déclives 
et isolément acuminées en arrière, débordant médiocrement le pro- 
thorax à leur base. — Pattes médiocres, robustes; cuisses subpédon- 
culées à leur base, puis fortement eu massue; tarses antérisurs dila- 
tés, à article 1 plus large que les autres. — S" segment abdominal 
allongé, à peine rétréci et tronqué en arrière. — Saillie mésosternale 
assez large, parallèle, déclive ; la prosternale plus étroite , arquée en 
arrière. — Corps allongé, subcunéiforme, pubescent. 

L'exemplaire d'après lequel a été rédigée cette formule est, sans 
aucun doute, un mâle. L'espèce (i) qu'il représente est originaire 
de Bornéo, de grandeur médiocre, d'un noir brunâtre, et revê- 
tue d'une pubescence peu abondante d'un jaune ocracô pâle, avec 
chaque élytre ornée de quelques petites taches blanchâtres â sa base, 
vers son tiers antérieur, immédiatement après son milieu et avant 
son extrémité. 

ATELAIS. 

Pascoe, Longic. Malayan. p. 457. 

niâtes :'ï'(:te plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, 
distants; front un peu plus haut que large; joues peu allongées. — 
Antennes finement pubescentes, faiblement ciliées en dessous, d'un 
tiers environ plus longues que les ôlytres, à articles 1 médiocre, sub- 
ovalaire, 3-4 égaux, S-H plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux 
assez fortement granulés, un peu rapprochés en dessus ; leurs lobes 
inférieurs suhtrausversaux. — Prothorax transversal, cylindrique. — 
Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, 
parallèles, atténuées dans leur tiers postérieur, obliquement tronquées 
et parfois mucronées au bout, débordant assez fortement le protho- 
rax à leur base. — Pattes assez longues; cuisses assez robustes, en 
massue fusifortne, les postérieures un peu plus courtes que les ély- 

(1) E. mucida, Pascoo, loc. cit. p. 149, pt. 9, f. 7. 



PTÉRICOPTIDES. 615 

(res' tarses médiocres, assez étroits. — 5° segment abdominal en 
triangle transversal curviligne. — Saillie mésosternale assez large, 
parallèle, recourbée en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, ar- 
quée postérieurement.— Corps oblong, recouvert d'une sorte d'enduit. 
_ Femelles inconnues. 

M. Pascoe a placé ce genre parmi les Tmésisternides. 11 me paraît 
très-voisin des Svbua, dont il ne diffère que par ses antennes et ses 
pattes plus longues, ses jambes antérieures non arquées, ses yeux plus 
fortement granulés, enfin ses élytres débordant plus fortement le 
prothorax en avant. Ses espèces (1) ont la môme livrée, mais sont 
sensiblement plus grandes. Leur habitat est le même. 

SYBRA. 

Pascoe, Longic. Malayan. p. 198 (2). 

Tète médiocrement concave entre ses tubercules antennifères ; 
ceux-ci coiitigus à leur base ; front le plus souvent équilatéral ou 
un peu plus haut que large ; joues au plus médiocres. — Antermes 
griiles, finement pubescentes, non ou ;\ peine ciliées en dessous, ra- 
rement un peu plus longues que le corps, à articles 1 ovalaire, par- 
fois en massue, beaucoup plus court que 3, celui-ci et 4 sabégaux, 
souvent un peu arqués, S-11 beaucoup moins longs, décroissant peu 
à peu. — Yeux médiocres, plus ou moins rapprochés eu dessus ; leurs 
lobes inférieurs subtransversaux. — Prothorax subtransvcrsal, cylin- 
drique, en général un peu atténué en avant. — Ecusson arrondi en 
anière. — Elytres oblongues, médiocrement et régulièrement con- 
vexes, peu à peu déclives et variables à leur extrémité, débordant 
médiocrement le prothorax k leur base. — Pattes courtes, égales ou 
subégales ; cuisses peu à peu et fortement en massue, les postérieures 
égales au maximum aux trois l"" segments abdominaux; tarses mé- 
diocres (3), étroits. — 5° segment abdominal assez grand, en triangle 
curviligne.— Saillies mésosternale et prosternale de largeur moyenne, 
arciuées sur leurs faces opposées. — Corps oblong, médiocrement ro- 
buste, pubesceut. 

Los deux sexes ne me sont pas bien connus; suivant M. Pascoe, 
leurs différences consistent principalement en ce que les mâles ont le 
prothorax plus large et les antennes un peu plus longues que les 
femelles. 

(1) A. illœsa, despoliala , evicla, Batcliian ; patruelis, Morty; porciua, 
Kaoia; seriata, Mysol; Pascoe, loc. cit.; avec une figure de la 1" pi. 17, f. 2. 

(2) Sjn. Ropica pars, Pascoe (olim). 

(3) Selon M. Pascoe, ils seraient en g6néral de la même longueur que leurs 
jambes respectives; mais cliez loules les espèces que j'ai sous les yeux (onze), 
je trouve que les deiDi'^res sont plus grandes, comme cela est de règle daus le 
gioupo actuel. 



616 tONGlCOUNES. 

Co genre parait être répandu dans toute l'étendue des archipels 
indiens, mais le centre de son habitai est dans les Moluques et les 
parages de la Nouvelle-Guinée ; il y en a môme dans l'Australie. 
M. Pascoe en décrit 32 espèces (1) dont les plus grandes ont de 9 à 10 
millim. et les plus petites descendent jusqu'à 3 milLim.; mais comme 
leur livrée est peu variée, il est probable que ce nombre devra subir 
une réduction. Elle consiste généralement en une fine pubescence 
grise revêtant des téguments bruns ou fauves et accompagnée sur les 
élytres do petites taches blanches, grises ou brunes, souvent peu ap- 
parentes. Chez toutes les espèces que j'ai sous les yeu.K, ces organes 
sont finement et densôment ponctués en stries. 

MYNONOMA. 
Pascoe, Longic. ilalayan. p. 219. 

Mâle ? : Tète médiocrement concave entre ses tubercules anteani- 
fères ; ceux-ci assez saillants, pou distants ; front transversal ; ijoues 
assez longues. — Antennes très-grêles, à peine pubescentes, faible- 
ment ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 
i court, ovalaire, 3-4 allongés, suljégaux, S-11 plus courts, décrois- 
sant peu à peu. — Yeux un peu rapprochés en dessus; leurs lobes 
inférieurs assez grands, sub transversaux. — Prothorax plus long que 
large, très-réguliôrcment cyUndrique. — Elytres médiocrement allon- 
gées, parallèles et déprimées sur le disque dans leurs 2/3 antérieurs, 
atténuées, déclives, obliquomont»tronquécs et aiguës en arrière, dé- 
bordant assez fortement lo prothorax b. leur base. — Pattes longues, 

(1) Il les divise en trois sections qui me paraissent pouvoir être réduites à 
deux. 

A. Elytres isolément et plus ou moins triangulaires à leur extrémité : .S. siig- 
matica [Hop. id. olim), pi. 9, f. 2; Arou; miircida, Dorey; chloropocla, (Wai- 
giou; conligun, Ceram ; jejuna, Dorey; ard/era, Timor; connexa, Ternatc, 
Soula; fervidn, Bornéo; notalipennis, venosa, Mysol; umbratica, Bornéo, My- 
soi, Ternatc; inanis, Salwaty; luteicornis, Dorey; creti/éra, Bornéo; triangu- 
laris, Batcliian; pelulam, Gilolo; desueta, Dorey; pulida, grammica, Mjsol; 
repudiosa, Tondauo; iconica, Batchian, Saylie, Bourou; interniUa, Bouroii; 
exigua, Batchian; egregia, Bourou; modesta, Saylie; pairua, Amboine; pri- 
maria, Bourou, Ceram; violata, Waigiou; arator, Singapore; incana {Hop. id. 
olim), Arou, Waigiou, Soula; invin, Batchian; deslituta, Dorey; porcellus, 
Ooram; strigina, Bourou; nubiUi, Arou; paUiatn, Bornéo; ustulata, Gilolo; 
erratica, Menado; collaris, Tondano; lineala, Dorey, Batchian; mucronata, 
Gilolo; pulverea, Dorey, Mysol; irrcrata, Tondano; discreta, Saylie; devota, 
purpuruscens , Batdiian; rufida , Arou ; eonspuM, Morty. — Hop. incivilis, 
geminata, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Sor. 3, 1, p. 546; Australie. 

B. Elytres urrondies à leur extrémité riS. odiosa, Bornéo; /«r<iua, Batchian; 
refecla, Dorey. 

L'espèce suivante appartient à la première de ces sections : Saperda? alter- 
tutns, Escbsch. 



PTÉRICOFTIDBS. 617 

les postérieures un peu plus que les autres ; cuisses peu à pou en 
massue, les postérieures égales aux quatre!''" segments alidominaux ; 
tarses médiocres, étroits. — 5° segment de l'abdomen en triangle cur- 
viligne transversal. — Saillies mésosternale et prosternale assez étroites, 
arquées sur .leurs faces opposées. — Corps oblong, faiblement pubes- 
cent. 

L'espèce unique (1) du genre est do taille médiocre, d'un brun noi- 
râtre et revêtue d'une fine pubescence d'un gris rougeâtre, avec une 
gi'ande taciie noire médiane et marginale sur chaque élytre; ces or- 
ganes sont densémont et linement pointillés. La ressemblance que 
M. l'ascoe lui trouve avec les Eunidia de l'Afrique me parait bien 
faible. 

PITHODIA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 220. 

Mêmes caractères que les Mynonoma, sauf les différences suivantes : 
MMc : Front plus haut que large. — Antennes de iji environ plus 
longues que le corps, leur scapo oblongo-pyriforme. — Prothorax 
pas plus long que large. — Elytres régulièrement et médiocrement 
convexes, oblongues, obtusément arrondies, et chacune trés-briève- 
mont mucronées à son extrémité. , — 5" segment abdominal faible- 
ment rétréci et tronqué au bout. 

Le genre ne contient également ^qu'une espèce (2) originaire de 
Cclèbes. EUe est un tant soit peu plus grande que la Mynonoma eu- 
nidioides, d'un gris clair en dessous, d'un noir grisâtre et mat en 
dessus, avec trois bandes blanches sur le prothorax et un grand 
nombre de taches de même couleur formant sur chaque élytre quatre 
bandes longitudinales. 

BITYLE. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 221. 

Mâle : Mandibules robustes, assez saillantes. — Tôte assez fortement 
concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci médiocres, rappro- 
chés à leur base ; Iront plus haut que large; joues allongées. — An- 
tennes trè's-grèles, finement pubescentes, à peine ciliées on dessous, un 
peu plus longues que le corps, à articles 1 en cône renversé, égal il 3, 
celui-ci plus court que 4, 5-11 moins longs que ce dernier, décrois- 
sant peu à peu. —Yeux médiocres, leurs lobes inférieurs trigones. — 
Prothorax plus long que large, réguUèrement cylindrique. — Elytres 
médiocrement longues, peu convexes, parallèles, isolément et briève- 
ment anguleuses on arrière, débordant faiblement le prothorax à leur 

(1) M. eunidioides, Pascoe, loc. cil. pi. 10, f. 1; Balchian, Tondano. 

(2) P. tessellata, Pascoe, loc. cit. pi. 10, f. i; Macassar. 



618 LONGICORMBS. 

base. — Pattes médiocres ; cuisses robustes, en massue fusiformo; les 
postérieures égales aux trois l*""» segments abdominaux ; tarses courts 
les antérieurs assez fortement dilatés. — Pygidium et 5° segment ab- 
dominal coniques, dépassant un peu les élytres; le i" caréné en 
dessus. — Saillies mésosternale et prosternale assez étroites, arquées 
sur leurs faces opposées. — Corps oblong, pubescent. 

Genre bien caractérisé par la forme de l'abdomen à son extrémité, 
du moins chez le mâle, seul sexe que je connaisse. 11 se borne, comme 
les précédents, à une seule et jolie espèce (1) de Célèbes, noire et re- 
vêtue d'une pubescence d'un gris cendré, avec trois bandes trans- 
versales dénudées sur les élytres; entre la d" qui est voisine de la 
base, et la seconde, il existe quelques taches de même nature ; ces 
organes sont très-finement, densément et assez régulièrement sil- 
lonnés. 

RHADIA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 450. 

Femelle ? : Tête faiblement concave entre ses tubercules antenni- 
fères; ceux-ci courts, distants ; front assez étroit, plus haut que large ; 
joues très-courtes. — Antennes filiformes, à peine ciliées, un peu 
plus courtes que le corps, à articles i brièvement ovalaire, 3 un peu 
plus long que i, S plus court, décroissant peu à peu. — Prothorax 
aussi long que large, cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés. — 
Ecusson arrondi en arrière. — Elytres oblongues, médiocrement et 
régulièrement convexes, obliquement tronquées à leur extrémité. — 
Pattes courtes; cuisses subpédonculées à leur base, puis fortement 
en massue ; les postérieures dépassant à peine le 2» segment abdo- 
minal; tarses très-courts et très-étroits. — 5" segment de l'abdomen 
fortement transversal, arrondi en arrière. — Saillies mésosternale et 
prosternale étroites, normales. — Corps oblong, glabre, imponctué et 
brillant. 

Je retire ce genre des Tmésisternides parmi lesquels M. Pafcoe l'a 
compris. Il ne contient qti'une très-petite (S millim.) espèce (2) de la 
Nouvelle-Guinée, d'un fauve sanguin obscur en dessous et sur la tête, 
clair sur le prothorax, avec les élytres noires. 

OOPSIS. 
L. Fairm. Rev. et Mag. d. Zool. 1850, p. 115. 

Mâles : Tète à peine ou non concave entre ses tubercules antenni- 
fères, ceux-ci distants, presque nuls; front équilatéral; joues très- 
courtes. — Antennes finement pubescentes, ciliées en dessous, attei- 

(1) B. bicolor, Pascoe, !oc. cit. pi. 10, f. 5. 

(2) H. pusio, Pascoe, loc. cit. p. 451, pi. 18, f. 6. 



rrÉiuf.ornnEs. 619 

gnant au maximum les 3/4 de la longueur des élytres, à articles 1 
médiocre, ovalaire, 3-4 égaux, 5-11 décroissant rapidement. — Lobes 
inférieurs des yeux assez grands, équilatéraux. — Prothorax trans- 
versal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés. — Ecusson en 
triangle curviligne. — Elytres courtes ou médiocrement allongées, 
assez convexes, rélrécies et déclives dans leur tiers postérieur, obli- 
quement tronquées à leur extrémité, débordant médiocrement le pro- 
thorax i leur base. — Pattes courtes ; cuisses robustes, peu à peu en 
massue, les postérieures notablement plus courtes que l'abdomen. — 
S» segment de l'abdomen grand, en triangle curviligne. — Saillies 
raésosternalo et prosternale assez larges, parallèles, fortement ar- 
quées sur leurs faces opposées. — Corps ovalaire ou suboblong, fine- 
ment pubescent. 

Femelles : A peine distinctes des mâles et seulement par leurs an- 
tennes un tant soit peu plus courtes. 

Genre ayant pour type la Lamia niUalor de Fabricius (1), assez pe- 
tit insecte répandu dans l'Australie et la plus grande partie de la Po- 
IjTiésie. Trois autres espèces provenant de cette dernière région du 
globe ont été décrites par M. L. Fairmaire (2). Toutes n'ont rien de 
remarquable sous le rapport de la livrée qui consiste en taches fauves 
sur un fond gris ou brun; leurs élytres sont en partie ponctuées sans 
ordre, en partie striées-ponctuées. 

MEXIMIA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 196. 

Tète subrétractile, médiocrement convexe entre ses tubercules an- 
tennifèresj ceux-ci courts, distants; front subéquilatéral; joues allon- 
gées. — Antennes filiformes, complètement glabres, un peu plus 
courles que le corps, ;\ articles 1 ovalaire, beaucoup plus court que 3, 
celui-ci ut 4 subégaux, 5-H plus courts, décroissant rapidement. — 
Yeux (3) petits, leurs lobes inférieurs suballongés. — Prothorax trans- 
versal, cylindrique, traversé par un sillon en avant et à sa base, ar- 
rondi sur les cétés. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres courtes, 
parallèles et déprimées sur le disque dans leurs 2/3 antérieurs, déclives, 
l'étrécies et obtusémcnt arrondies on arrière, débordant fortement le 
piolliorax en avant. — Pattes médiocres, assez robustes ; cuisses en 
massue fusiforme, les postérieures sensiblement plus courtes que le 

(1) Syst. El. II, p. 304; Oliv. Eiilom. IV, 67, pi. H, f. 102. 

(2) 0. dorsivarius , Toiifc'a-Tabou; oUongipennis, Duboisi, L. Fairm. loc. cit., 

Taïly. 

(■i) M. Pascoe les indique, par inégardo, comme étant subdivisés; ils sont 
tScliancrés en fer il cheval. 

Coléoptères. Tome IX (î). U 



620 LOMGiCORNUS. 

corps ; tarses courts, étroits. — Saillies sternales simples. — Corps 
court, glabre. 

M. Pascoe place ce genre près des Sybra dont il est en effet voisin 
par ses caractères ; mais ses deux espèces (1) ont un faciès fort diffé- 
rent dû à l'absence complète de toute pubescence sur leurs t(^gumems, 
à la forme de leurs élytres et il la ponctuation relativement grosse 
dentelles sont densément criblées; lo prothorax paraît à la loupe 
couvert de petites aspérités, accompagnées de quelques tubercules 
peu apparents. Ces insectes sont très-petits (4 millim.) et d'un testacé 
tantôt {decolorata) presque uniforme, tantôt {perfusa) varié de bru- 
nâtre. 

GEMYLUS. 

Pascoe, Longic. Ma'iyan. p. 197. 

Ce genre ne diffère des Meximia que par les particularités suivantes : 
Antennes finement pubescentes, assez longuement ciliées en des- 
sous. — Prothorax plus régulièrem.ent cylindrique, sans sillons trans- 
versaux. — Elytres courtes, convexes, oviformes, peu à peu et forte- 
ment atténuées en arrière, obtiisénient arrondies à leur extrémité. — 
Pattes un peu plus courtes, du reste pareilles. — Corps partiellement 
pubescent, avec de courts poils redressés. 

La forme des élytres donne à l'espèce unique (2) do ce genre un 
fades qui rappelle celui de certains Cyclomus (par ex. coronalus) an 
la famille des Curculionides. Elle est de la taille des Meximu, d'un 
noir profond et tachetée de blanc sur les pattes, les côtés du prothorax 
et les élytres ; ces dernières sont superficiellement et régulièrement 
ponctuées. 

GROOPE XLIII. Desmiphoride». 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Jambes intermédiaires entières. 

Labre épais, obliquement tronqué on arc de cercle sur son bord an- 
térieur; épistome indistinct. — Tète rétractile ou très peu s'en faut; 
front rectangulaire; joues très-courtes. — Antennes assez robustes, 
au maximum un peu plus longues que lo corps; leur scape en cùno 
renversé , ou légèrement en massue. — Yeux fortement granulés, 
ôchancrés. — Prothorax tubercule latéralement.— Elytres le débor- 
dant assez forloment à leur base. — l'altes courtes ; hanches anté- 
rieures variables; tarses médiocres, k article 1 plus court que 2-3 
réunis. — Saillie mésosternale lamelliforme, inerme ou non; la pro- 

(t) M. decolorata, Batchi.xn; perfusa, Nouvelle-Guinôc; Pascoe, loc. cil., 
avtc une Dgur« de lapieniicic, pi. 10, f. 2. 

(2) G. aUtipictus, Pascoe, loc. cil. p. 198, pi. 9, f. 1; lie Morly (près Gilolo). 



DESMlPUOniDES. C21 

sternale vai-iable. — Corps oblong, hérissé partout de longs poils fins 
fascicule. ' 

Lo genre Desmipuora de ServiUe a été regardé par M. J. Thomson (1) 
comme le type d'un groupe très-considérable de Lamiides qu'il a 
nommé Desmiphorites et qui parait assez naturel au premier coup- 
d'œil. Mais les nombreux genres qui le composent varient tellement 
sous le rapport des cavités cotyloïdes intermédiaires, des crochets des 
tarses et des jambes intermédiaires que, pour rester fidèle à la mé- 
thode que je suis, j'ai dû les répartir dans pas moins de neuf groupes 
différents (2). 

Celui-ci, qui est l'un d'eux, ne comprend plus que les Desmiphora 
et deux genres que M. J. Thomson en a récemment séparés. Parmi 
ses principaux caractères, figure la disparition complète de l'épistome. 
La forme particulière du labre est moins importante, attendu qu'il y 
on a quelques exemples dans les groupes qui précèdent et ceux qui 
suivent. 

Ces insectes sont propres à l'Amérique et au plus de taille moyenne. 
Leur singulière vestiture, qui ne se retrouve que chez les Cloniocé- 
rides de l'Afrique et les Tessarecphoua (Compsosomide.s), les fait 
ressembler au repos, comme l'a dit M. H. W. Bâtes (3), à des frag- 
ments de bois mort couverts de moisissures. 

L Saillie prosternale arrhant au niveau des hanches antérieures, 
plane , tronquée en avant et en arrière : 
Desmiphoru. 

"• plus ou moins enfouie, arquée on arrière. 

Tête fortement concave entre ses tuberc. antcnnif. : 
Pyrracita. 
— presque plane — — : 

Therchœtes. 

DESMIPHORA. 
A. Sbhv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 62 (4). 

Mâles : Tête plane, ou peu s'en faut, entre ses tubercules antenni- 
fères, ceux-ci courts, déprimés ; front subtransvcrsal. — Antennes de 
la longueur du corps ou un peu plus, à articles 1 peu à peu épaissi, 

(1) Sysl. Cerambyc. p. 104; et « Matériaux pour servir à une Révision des 
Desmiphorites » Physis, II, p. 101. 

(2) Ce sont, en outre de celui-ci, ceux des PléropliiJes, Agennopsides, Plé- 
ricoplides, Ataxiides, Apodasiides, Estolides, Pogonocliérides et Hébestolides; 
ce dernier, par suite de la structure des crochets des tarses , appartient à la 
Tribu des Phylœciides. 

(3) Contribut. etc., p. 221. 

H) Syn. Lamia Fab. — Cbrambïx et Sapkrda Oliv. 



622 LONGICOHNES. 

plus court quo 3, celui-ci plus grand que 4, 5-11 graduellement plus 
courts. — Lobes inférieurs des yeux grands, subéquilatéraux. — l'ro- 
thorax transversal ou non, convexe en avant, aplani et déclive d'a- 
vant en arrière sur le disque, un peu comprimé et assez fortement 
tubercule sur les cotés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres 
oblongues, parallèles, assez largement déprimées sur le disque, ver- 
ticalement déclives et arrondies en arrière. — Pattes assez robustes; 
cuisses peu à peu en massue, les postérieures un peu plus courtes 
que l'abdomen. — 3» segment de celui-ci en triangle curviligne for- 
tement transversal.— Saillie mésosternale assez large, déclive, tantôt 
inerme, tantôt munie d'une petite crête transversale. — Siillie pro- 
sternale plus étroite, arrivant au niveau des hanches antérieures, ho- 
rizontale, tronquée à ses deux extrémités, munie en arrière d'un tuber- 
cule plus ou moins distinct. — Corps assez robuste, pubescent, hé- 
rissé de longs poils fins, fascicules sur le protliorax et les élytrcs. 

Femelles : Antennes de la longueur des 2/3 ou des 3/4 du corps. — 
5» segment abdominal beaucoup plus allongé, plus convexe, en trian- 
gle curviligne. 

Les espèces sont assez nombreuses (1) et pour la plupart de taille 
moyenne. Parmi les fascicules do poils dont elles sont munies, les plus 
con.itants sont un grand situé à la partie antérieure du prothorax, un 
ou deux à la base de chaque élytro, et autant avant son extrémité. 
Le genre est répandu depuis le Brésil méridional jusqu'au Mexique. 

PYRRACITA. 
i. TiioMS. Physis, II, p. 105. 

Mûmes caractères quo les Desmipuora, avec les différences suivantes : 
Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci 
assez saillants, non cor.tigus i\ leur base. — Antennes de 1/i environ 
plus longues que le corps (o") ou (9) dépassant un peu les élytres; 
leur scape un peu plus long et plus en cône renversé, leurs articles 
5-10 et le sommet du 4° aplanis et finement tomenteux on dessous. 
— Prothorax resserré à sa base.— Hanches antérieures saillantes.— 
Saillie mésosternale munie d'un assez fort tubercule comprimé. — 
Saillie prosternale enfouie, très-étroite entre les hanches antérieures, 
fortement arquée en avant et en arrière. 

(1) Lam. lusckiilala, Fal). Syst. El. II, p. 299 [Cer. id. Oliv. Eiitom. 1V,67, 
pi. 17, f. 131); Cayemic. — Sup. MrlicoUis, Oliv. loc. cit. 68, p. Il, pi- ■») 
f. 37; liiésil. — D. arrosa, E:iclis. Avcliiv, 1847, I, p. 147; fi\oa. — ele- 
ganluln, Ama/.one; ServUlei, Brésil (Espiritu Sauto) ; A. Wliilc, Longic. ollUe 
Bril. Mus. p. 401; la seconds e.st figurée pi. 10, f. 7. — gigantca, mi'xicnnn, 
}. Tlioins. Essai, etc., p. 75; Mexiiiue. — senicula, muUicristala, Amazone; 
onwla, venosa, Uic-Janeiro; H. W. Baies, Coiitribut. etc., p. 221. — cucuUata, 
Uiteralis, J. Tlioms. Pliysis, II, p. 104; Brésil. 



APODASYIDKS. C23 

On en connaît trois espÈces (1) lîo la taille des Desmiphora do se- 
conde et troisième grandeurs, à livrée d'un roux assez vif, avec des 
fascicules et des lignes flexueuses formés par des poils d'un roux 
pâle. 

TERCHjETES. 
J. TiiOMS. Physis, II, p. 107 (2). 

Genre également voisin des Desmiphora, et n'en différant que par 
les caractères qui suivent : 

Femelle : Antennes grêles, de la longueur des 3/4 du corps, héris- 
sées partout de longs poils fins subégaux. — Yeux subflnement gra- 
nulés; leurs lobes inférieurs plus petits, subarrondis.— Pruthorax très- 
faiblement tubercule sur les côtés. — Pattes courtes; hanches anté- 
rieures globuleuses, peu saillantes; cuisses postérieures ne dépassant 
pas le 2" segment abdominal. — Saillies mésosternale et prosternais 
étroites, inermes; la 1'° triangulaire, la 2» arquée en avant et en 
arrière. — Corps plus étroit. 

L'unique espèce (3) du genre est plus petite et plus svelto qu'au- 
cune des précédentes. Elle est d'un blond teslacé, avec la tète, les 
cités du prothorax et le sommet des élytres plus ou moins maculés 
de brun noirâtre, parfois sans taches. • 

Groupe XLIV. Apodaayides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Jambes intermédiaires entières (4). 

Tête non rétractile, en général faiblement séparée des hanches an- 
térieures; front rectangulaire (suhtrapéziforme chez ëshia). —An- 
tennes sétacées, au maximum un peu plus longues que le corps, 
presque toujours hérissées de poils fins.— Yeux finement ou subfine- 
ment granulés chez la plupart. — Prothorax tubercule ou inerme la- 
téralement. — Elytres le débordant plus ou moins fortement à leur 
base. — Pattes au plus médiocres, suhégales; hanches antérieures 
globuleuses ou globoso-coniques, anguleuses en dehors, peu ou mé- 
diocrement saillantes; tarses courts, à article 1 moins long que 2-3 

(1) P. apicula, ferruginca, Brésil; inflmis, Mexique; J. Thoqs. loc cit. 

(2) Syn. Eucu,ETKS, Dej. Cat. éd. 3, p. 366. — Isr.irNor.EA, Chevrol. Tlie 
Jouin. of Entom. 1, p. 251. — Lmuia Gcrinar. 

(3) Lam. inlonsa, Gcvmar , lus. Spec. nov. p. 484 {Euchet. crinilus, Dej. 
loc. cit.; Ischn. ruUidipennis, Clicviol. loc. cit.). J'emprunte cette synonymie à 
M. J. Tlioinsou. M. Clicvrolat regarde comme distincte sou IschH.pallidipmnis 
do VEuc/iœt. crinitus, qu'il décrit également. 

[i) Elles sont sillonuées chez les BELOOEnA, mais ce genre est si voisin des 
Ambustiiis qu'il n'est pas possible de l'en éloigner. 



624 LONGICOBNES. 

réunis. — Saillies sternales lamelliformes, arquées ou déclives sur 
leurs faces opposées. — Corps de forme variable, très-souvent hérissé 
de poils fins. 

Ces insectes touciient do près les Desmiphorides par leurs caractères 
essentiels; un de leurs genres Atelodesmis a même le faciès de ces 
derniers; mais il est le seul qui soit dans ce cas; les autres en ont un 
différent et môme peu homogène. L'épistoroe distinct de ces insectes, 
leur labre normal et leur vestiture les séparent nettement des Desmi- 
phorides. • 

Leurs genres sont assez nonJjreux et répartis à peu près égale- 
ment entre l'Amérique et l'Afrique; un de ces derniers (Belodera) 
étend son habitat jusque dans l'Europe méridionale, et deux autres 
(Oplosia, Anoesthetis) sont propres à ce continent. 

I. Corps plus ou moins hérissé de poils fins. 

A Protliorax très-distitictement tubercule sur les côt6s. 

a Tète presque plane entre ses tubercules antennifères ; art. 

1-4 des antennes fortement Tilleux : Atelodesmis. 
aa Tête concave entre ses tubercules antennifères. 
6 Antennes sans touffes de poils, 
c Yeux assez fortement granulés, distants en dessus. 
Un sillon aux jambes intermédiaires : Selodera, 
Point de — — : Amblesthis. 

ce Yeux finement granulés. 

Elytres sans tubercules basilaires : Unelcvs. 

— munies de — : Tlepolemits. 

bb Antennes à art. 4 muni d'uno touffe de poils : Apodasya. 
B Prothorax non ou à peine tubercule latéralement. 

d Antennes munies d'une touffe de poils : Biasmia. 

dd — sans 

e Art. 3-4 des antennes plus longs ou presque aussi longs 

réunis que 5-11 pris ensemble. 
f Front subtrapéziforme : Esmia. 
ff — rectangulaire. 

Art. 3 des antennes plus long que 4 : PMdbla. 

— 3-4 — égaux : Eriopsilus. 

ee Art. 3-i des antennes de grandeur relative normale. 
Tête assez distante des hancbes autér. : Eupogonius. 

— subrétractile : Sophronica. 
II. Corps non hérissé de poils fins. 

Prothorax cylindrique tubercule latéralement : Oplosia, 

— — inerme — : Anœsihetis. 

— globoso-rtvalaire — : Psenocerus. 



APODASYIDKS. C25 

ATELODESMIS. 
(Dej.) BDquet in J. Thoms. Archiv. enlom. l, p. 334. 

Mâles? : Tête presque plane entre ses tubercules antennifères, ceux- 
ci très-courts, front transversal ; joues médiocres. — Antennes de la 
longueur du corps, assez robustes, pul)escentes, leurs quatre 1"' ar- 
ticles plus épais que les autres et densément velus ; 1 peu à peu en 
massue dès sa base, 3 beaucoup plus grand que lui et que 4 ; les suivants 
plus courts, décroissant. — Yeux médiocres, finement granulés ; leurs 
lobes inférieurs transversaux. — Prothorax aussi long que large, cy- 
lindrique; ses tubercules latéraux médiocres, coniques. — Elytres de 
longueur moyenne, subparallèles, subtronquées en arrière, peu con- 
vexes, aplanies sur la suture; leurs épaules obtuses. — Pattes assez 
courtes et assez robustes; cuisses graduellement en massue, les pos- 
térieures sensiblement plus courtes que le corps; tarses médiocres. — 
5° segment de l'abdomen assez long, triangulaire, tronqué au bout. 
— Saillies mésosternale et prosternale médiocrement larges; la 1" 
fortement déclive, le 2« arquée en arrière. — Corps médiocrement 
allongé, pubescent. 

Les cinq espèces comprises dans ce genre par M. Bnipiet ont été 
réduites à trois [i] par M. J. Thomson (2). La seule [vestita] d'entre 
elles qui me soit connue est de taille médiocre, d'un noir brillant, 
revêtue d'une pubescence grise en dessous et sur les pattes, blan- 
châtre en dessus, et, formant sur le prothorax deux bandes longitu- 
dinales, sur les élytres de nombreuses taches irrégulières et ccnOuen- 
tes. D'après leurs descriptions, les autres espèces ont une livrée ana- 
logue. 

' BELODERA. 
J. Thoms. Syst. Cerambuc. p. 112 (3). 

Mû/es ; Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères; 
ceus-ei assez saillants, contigus à leur base; front transversal; joues 

(1) A. hirticornis, vestita, unicolor, Mexique. — Des deux autres espèces, 
l'une [octomaeulata) est le type du genre Ohereas Thoms., l'aulre {virides- 
cens) une Hastatls, deus geuics qui appartieunenl k la Tribu des Pliytœ- 

ciliies. 

(2) Physis, II, p. 108. 

(3) Syn. Stenibka, Muls. Suppl.aux Longie. 1842 (à la suite des Lamellic), 
'' Col. (I. France; Longio. 61. 2, p. .324. — Stenosoma, Muls. Ibid. éd t, 
!'• 1S2 (ulim). — Blabinotus, Wollast. Tians. of tlie entom. Sôc. Scr. 3, I, 
!'• 178 ; J. ïhoins. Essai, etc. p. .348; Schaum, De Mars., Chevrol. (»ec Blabi- 
notus, Wollast. UiB. Maderens. p. 425; ce dernier appartient aux Cérambyci- 
(les; voyez Tome VIII, p. 214. Vue note rectificative de la confusion feitc entre 
'»i et le genre actuclaété publiée |)ar M. Pascoe,Procced.ofthe entom. Soc. 1862, 



626 toJîr.icoRNKS. 

très-courtes. — Antennes assez robustes, pubescentps, ciliées en des- 
sous, de 1/3 environ plus longues que le corps, à articles 1 atténué à 
sa base, puis grossissant peu à peu, plus court que 3, celui-ci et .i-H 
décroissant lentement, H appendiculé au bout. — Yeux fortement 
granulés, leurs lobes inférieurs médiocres, allongés. — Prothorax 
subtransversal ou non, cylindrique, muni de deux très-petits tu- 
bercules (parfois ob.solètes) sur le disque, et, de chaque côté, d'un 
plus gros, médian et conique. — Ecusson arrondi en arrière. — Ely- 
tres assez allongées, peu convexes, déprimées sur le disque, paral- 
lèles, obliquement déclives et arrondies ou tronquées en arrière. — 
Pattes courtes, assez faibles; cuisses pou à peu épaissies, les posté- 
rieures égales aux trois i°" segments de l'abdomen; un sillon aux 
jambes intermédiaires. — Le S" do celui-ci assez long, tronqué ou im- 
pressionné au bout. — Saillie mésosternalo triangulaire, assez large, 
la l'" recourbée en arrière, la prosternale fléchie postérieurement, 
plus étroite. — Corps assez allongé, revêtu d'une Une et assez dense 
pubescenco couchée. 

Femelle : Antennes dépassant un peu moins les élytres, non appen- 
diculées au bout. — S" segment abdominal creusé au bout d'une 
excavation eu demi-cercle, du moins chez celles que j'ai vues. 

Insectes propres à l'Europe méridionale, au nord de l'Afrique, aux 
îles Canaries et au Cap (1). Les plus grands sont à peine de taille 
moyenne et leur livrée, dont le fond varie du jaune blanchâtre au 
brun, est parfois relevée sur les élyties par des lignes longitudinales 
noirâtres et plus ou moins interrompues; les pattes et les antennes 
sont annelées de deux couleurs. Les espèces des îles Canaries parais- 
sent, d'après M. Wollaston, rechercher particulièrement les Euphorbes. 

AMBLESTHIS. 
3. Thoms. Essai, etc., p. 346. 

Je ne connais de ce genre que le sexe femelle; il est tellement 
voisin des Bf.lobera 9, que je ne trouve pour l'en distinguer que les 
caractères suivants : 

p. 88). — Deroplu, Dcj. Cat. éd. 3, p. 374; Rosenli. Beilr. z. InBekteD-Faun. 
Europ. p. 59; genre non caractérisé. — Cerambyx (Monochabi;s) Briillé. — S*- 
rKRDA Aragoiia. 

(1) Esp. européennes : Sop. Genei, Aragon. De quibusd. Col. Ital. nov. 
p. 25 (Sten. Foudrasi Miils.); Piémont, Francb mér. (Var, Boidenux). — Z)er. 
oUiquetruncnl/i, Rosenh. loc. cit.; Hongrie. — SIenid. Troberti, Muls. Longic. 
d. France, éd. 2, p. 325; Provence, Corse.— Esp. d. Iles Canaries : Cer. annu- 
iicornis, nWidus, Brullé in Webb et Berlliel. Canar.^ Entom. p. 62, pi. l, f- 3 
et 4. — Blabin. pilosus, Wollast. Traus. of the entom. Soc. Ser. 3, I, p. 181. — 
Stenid. hesperus, Wollast. The Journ. of entoin. II, p. 110. — Esp. ilii Cap : 
Hei verticalis, 1 .Tlioms. Pliysis, II, p. 135. 



APODASTIDES. 627 

Scape des antennes triquètre. — Yeux plus grands, subfinement 
granulés; leurs lobes inférieurs un peu plus allongés. — Jambes in- 
termédiaires sans sillon. 

Le 5' segment abdominal est rauui, comme chez les Belodera Q, 
d'une excavation terminale en demi-cercle. L'unique espèce (aluta- 
ceus J. Thoms.) du genre est originaire du Cap, plus grande que la 
Bel. annulicornis des îles Canaries et en entier revêtue d'une pubes- 
cence uniforme d'un jaune pâle et mat ayant un léger reflet scyeu.x. 

UNELCUS. 
J. TiioMS. Syst. Cerambyc. p. 109. 

Mâle ? : Tôte assez fortement concave entre ses tubercules anten- 
nifères ; ceux-ci médiocres, contigus à leur base ; front subconvexe, 
plus haut que large ; joues très-courtes. — Antennes assez robustes, 
hérissées de poils fins, surtout en dessous, un peu plus longues que le 
corps, a articles 1 subcylindrique, lui peu plus court que 3, celui-ci 
et 4-11 décroissant lentement. — Yeux finement granulés, rappro- 
chés en dessus; leurs lobes inférieurs allongés. — Prothorax subtrans- 
versal, muni de chaque côté d'une petite épine un peu en deçil de 
son milieu. — Ecusson carré, arrondi en arrière. — Elytres assez al- 
longées, oblongo-cyliudriques, déclives et arrondies en arrière, dé- 
bordant fortement le protborax à leur base.— Pattes courtes; cuisses 
subfusiformes, les postérieures ne dépassant pas le 3° segment de 
l'abdomen; tarses étroits. — 8" segment abdominal en triangle cur- 
viligne transversal. — Saillies mésosternale et prosternale médio- 
crement larges; la i'" recourbée en arrière, la 2° fléchie postérieure- 
ment.— Corps assez allongé, pubescont, hérissé de longs poils fins. 

Je ne connais do ce genre que le type {piclus J. Thoms.), insecte 
du Brésil, de taille moyenne, blanc, avec des bandes longitudinales 
jaunes sur le prothorax et les élytres; ces dernières sont on outre or- 
nées d'un grand nombre de taches brunes, la plupart alignées réguliè- 
rement et parmi lesquelles deux médianes sont plus grandes que les 
autres. Depuis, M. J. Thomson en a décrit plusieurs autres espèces (1) 
dont la livrée est plus ou moins analogue. 

TLEPOLEMUS. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 100 ('2). 

Tète largement concave entre ses tubercules autcnnifères ; ceux-ci 

(1) U. obliquus, sligmaliferus, reclus, Venezuela, acanlhocinoides, Cayeiine; 
J. Thoms. Pliysis, If, p. 141. 

(2) Syn. PiiïjuTODEniis, Dej. Cat. éd. 3, p. 363; nom trop voisin de celui de 
ruïUATioDïRus, appliqué par M. Blanchard à un genre de CôrambvLides; 
»»yez tome VIII, p. 287. 



f)28 tONGiCORNKS. 

robustes, distants; front transversal, muni de doux bourrelets longitu- 
dinaux partant des tubercules antennifôres. — Antennes finement 
pubescentes, hérissées de longs poils fins, surtout en dessous, à peine 
plus longues que le corps, à articles 1 gros, cyiindrico-ovalaire, 3 beau- 
coup plus long que lui et un peu plus que 4, 5-H pins courts, dé- 
croissant peu à peu. — Yeux finement granulés, petits; leurs lobes 
inférieurs snbtransversaux. — Prothorax subtransversal, cylindrique, 
légèrement inégal sur le disque, muni de chaque côté d'un fort tu- 
bercule médian, triangulaire et aigu. — Ecusson en triangle rectiligne. 
— Elytres courtes, déprimées sur le disque, légèrement atténuées et 
tronquées en arrière, anguleuses aux épaules, munies chacune d'un 
assez fort tubercule tout à fait basilaire. — Pattes très-courtes, cuisses 
robustes, en massue elliptique ; les postérieures égales aux deux 1«" 
segments abdominaux. — 5° segment de l'abdomen court, largement 
arrondi en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale de largeur 
moyenne, arquées sur leurs faces opposées. — Corps court, pubescent, 
hérissé partout de très-longs poils fins. 

On n'en connaît qu'une espèce [puerulus Dej., J. Thoms.) du Gap, 
de la taille du Pogonocherus hispidus, d'un gris argenté varié de brun, 
avec le prothorax d'un jaune doré, et les éiylres traversées dans leur 
moitié postérieure par deux assez larges bandes brunâtres et plus ou 
moins interrompues. 

APODASYA. 

Pascoe, The Journ. ofEntom. II, p. 54 (1). 

Tête fortement et assez étroitement concave entre ses tubercules 
antennifères, ceux-ci robustes, subparallôles, non contigus à leur base; 
front subéquilatéral ; joues longues. — Antennes assez robustes, hé- 
rissées de longs poils fins épars, atteignant le quart postérieur des 
élytres, à articles l en massue arquée, 3 beaucoup plus long que lui, 
4-S plus courts, égaux, celui-là occupé par une touli'e de poils, C-10 
décroissant rapidement, H plus grand que 10. — Yeux finement gra- 
nulés, petits; leurs lobes inférieurs subtransversaux. — Prothorax al- 
longé, cylindrique, brièvement resserré à sa base, muni immédiate- 
ment au-dessus de ce rétrécissement de deux petits tubercules coni- 
ques. — Ecusson curviligne. — Elytres médiocrement allongées, cy- 
lindriques, un peu déprimées sur le disque, décHves et arrondies en 
arrière. — Pattes très-courtes, robustes; cuisses en massue elliplique; 
les postérieures égales aux deux i"' segments abdominaux. — 5° seg- 
ment abdominal égal à 4, largement tronqué en arrière. — SaiUies 
mésosternale et prosternale de largeur égale et médiocre :!al ■'"trian- 
gulaire, subverticale; la 2" arquée postérieurement. — Prosternum as- 
sez long en avant des hanches antérieures. — Corps allongé, presque 
glabre, hérissé de quelques lougs poils fins. 

(1) Syn. CH/ETO.SOMA, Dej. Cat. éd. 3, p. 366. 



APODASYIDES. 629 

L'espèce typique {pilosa Dej. Pasc.) est originaire de Natal, assez pe- 
tite, noire, avec la tète et la plus grande partie du prothorax d'un rouge 
sanguin, et les élytres d'un fauve de cannelle ; ces dernières sont cri- 
bles do gros points enfoncés, très-serrés et eu partie contigus. M. J. 
Thomson en a décrit uno seconde (1) du même pays, qu'il dit très- 
distincte de la précédente et qui, en effet, d'après la description, me 
paraît appartenir au genre Biasmu de M. Pascoe. 

Le genre est très-distinct de tous ceux qui précèdent et qui suivent 
parla forme de la tête et la longueur relative du prosternum en avant 
des hanches antérieures. 

BIASMU. 
Pascoe, The Journ. of Entom. II, p. 271. 

Tète largement et faiblement concave entre ses tubercules antenni- 
fères, ceux-ci courts, distants; front transversal; joues allongées. — 
Antennes grêles, à peine pubescentos, hérissées de longs poils lins, un 
peu plus courtes que le corps, à articles 1 gros, ovalaire, plus court que 
3, 2 assez long, 3 plus grand que i, 5-11 beaucoup plus courts, décrois- 
sant peu à peu, S-6 enveloppés par une touffe de poils Ans redressés. 

— Yeux finement granulés, petits; leurs lobes inférieurs équilatéraux. 

— Prothorax aussi long que large, globoso-o val aire, très-convexe, 
brièveniont resserré à sa base, muni de chaque côté d'une épine un 
peu en deçà de son milieu. — Ecusson en triangle rectiligne. — Ely- 
tres courtes, parallèles, déprimées dans leurs 2/3 antérieurs, fortement 
déclives et arrondies en arrière. — Pattes courtes; cuisses robustes, 
minces à leur base, puis en massue ovalaire, les postérieures dépas- 
sant un peu le 2° segment de l'abdomen. — Le S" do celui-ci court, 
arrondi en arrière. — Saillie mésosternale large, triangulaire, aiguë 
en arrière, déclive. — SailUe prosternale étroite, enfouie, arquée 
postérieurement. — Corps médiocrement allongé, hérissé de longs 
poils fins. — Sexes inconnus. 

Genre voisin des Apodasya dont il so distingue par la forme de la 
tùte, du prothorax et des antennes. Il ne comprend qu'une petite 
espèce {gultata Pasc.) de Natal, d'un noir marron rufescent par 
places, avec les antennes et les pattes ferrugineuses; ses élytres 
sont fortement ponctuées en avant et ornées de taches d'un blanc ar- 
genté, qui parfois, en se condensant, forment sur chacune d'elles trois 
bandes irrégulières ; le sommet de la suture est d'un gris soyeux ; les 
touffes des antennes et les poils dont le corps est hérissé sont noirs. 

(l) A.cleroides, i. Tlioms. Pliysis, II, p. 116. 



630 lONGir.ORNES. 

ESMIA. 
PiSCOE, Trans. ofihe enlom. Soc. Ser. 2, V,, p. 55. 

Tête assez fortement échancrc'B entre ses tubercules antennifères; 
ceux-ci subcontigus à leur base ; front subtransversal, assez fortement 
trap6ziforme; joues médiocres. — Antennes robustes, densément hir- 
sutes dans les 3/i de leur longueur, un peu plus longues que le corps, 
à articles i en cône renversé, de moitié plus court que 3, celui-ci et 
•i subégaux, plus longs réunis que 5-H pris ensemble; ces derniers 
courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres ; leurs lobes infé- 
rieurs un pou allongés. — Prothorax plus long ([ue largo, cylindrique. 

— Ecusson carré. — Elylres médiocrement allongées, un pou dépri- 
mées sur le disque, parallèles, arrondies en arrière. — Pattes mé- 
diocres, peu robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures 
à peine égales aux trois i'" segments de l'abdomen ; tarses étroits, 

— S° segment abdominal grand, subogival. — Saillies sternales do 
largeur moyenne, déclives sur leurs faces opposées. — Corps médio- 
crement allongé, partiellement pubescent, hérissé de courts poils fins. 

L'unique espèce (1) de ce genre s'éloigne un peu de toutes celles 
du groupe actuel par son front trapéziforme, qui lui donne des rap- 
ports réels avec les Pachypézides parmi lesquelles serait sa place si 
les crochets de ses tarses n'étaient pas divariqués. 

Elle est assez petite (8 mill.), d'un brun noirâtre assez brillant et 
variée partout do blanc jaunâtre ; le i' article de ses antennes est de 
la môme couleur dans sa moitié terminale; ses élytres densément et 
assez fortement ponctuées dans leur moitié basilaire. Elle paraît ha- 
biter le Bas- et le Haut- Amazone. 

PHIDOLA. 
(Dej.) J. Thoms. Syst. Ceramliyc, p. 110. 

Tète débordant le prothorax, plane entre les antennes; ses tuber- 
cules antennifères nuls; front un peu plus haut que large; joues 
courtes. ~ Antennes assez robustes, pubescentes, hérissées de poils 
fins,, un peu plus longues que le corps, à articles i en cône renversé, 
beaucoup plus court que 3, celui-ci presque de moitié plus grand 
que 4, tous deux réunis plus grands que S-11 pris ensemble, ceux-ci 
décroissant rapidement. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs un 
peu allongés. — Prothoras transversal, cylindrique, muni de chaque 
côté dans son milieu d'un très-petit tubercule subobsolète. — Elytres 
médiocrement allongées, subdéprimées, parallèles, déclives et arron- 
dies en arrière. — Pattes courtes; cuisses peu à peu en massue; 

(1) E. lurbata, Pascoe, loc. cit. pi. 2, f. 8. 



APOIUSYIDKS. 631 

tarses très-courts, étroits. — Saillie môsosternalo de largeur médio- 
cre, un pou rétrécie en arrière ; la prosternale plus étrpite. — Corps 
oblong, pubescent, hérissé partout de longs poils fins. — Sexes in- 
connus. 

Genre propre à l'île de Cuba, composé en ce moment de deux es- 
pèces (I) décrites par M. Chevrotât et dont une seule {maculicornis) 
m'est connue. Elle est petite (0-7 milL), d'un noir brunâtre avec la 
lôte, le prothorax et plusieurs taches irréguliôres sur les élytres, d'un 
blanc jaunâtre à reflets soyeux ; les antennes sont noires avec leur 
i' article blanc. La seconde a une livrée analogue. 

ERIOPSILUS. 
H. W. Bates, Conlrilml. etc., p. 214. 

Tète faiblement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci 
Cûuris, distants; front équilatéral, peu à peu et légèrement évasé en 
bas ; joues très-courtes. — Antennes assez robustes, filiformes, den- 
sémeul hérissées do longs poils fins, un peu plus courtes que le corps 
(9?), â articles l en cône renversé, notablement plus court que 3, 
ccUii-ci et t égaux, S-11 beaucoup plus courts, décroissant peu à peu. 
— Yeux rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs assez grands, 
iillongés. — Prothorax subtrausversal, cylindrique, arrondi sur les 
côtés avec un très-petit tubercule médian. — Ecusson linéaire, trans- 
versal. — Elytres oblongues, médiocrement convexes, parallèles, ar- 
rondies on arrière. — Pattes médiocres ; cuisses assez robustes, en 
massue ovalaire ; les postérieures beaucoup moins longues que l'ab- 
domen; tarses courts. — S" segment abdominal grand, ogival. — 
Saillies mésosternaie et prosternale médiocrement larges; la 1" triau- 
gulaire, la 2° presque plane, lléchie en arrière. — Corps oblong, 
étroit, hérissé partout de longs poils fins. 

L'espèce typique (nigrinus), découverte par M. H. \V. Bâtes dans 
le Haut-Amazone, est petite {S m.illiin.) et d'un noir uniforme assez 
brillant; ses élytres sont assez fortement et densément ponctuées. Par 
la structure do ses antennes, elle se rapproche des PinnoLA, mais est 
plus svelte que ces dernières. 

EUPOGOMUS. 
J. L. Le Conte, Jour», of the Acad. of Phitud. Scr. 2, II, p. 159 (2). 

Tète débordant le prothorax, plane entre ses tubercules aaten- 
nil'èros; ceux-ci nuls; front suhéquilatéral; joues très-courtes. — 

(1) ''. mnculkornis, lamtginosa, Clievrol. Ann. d. 1. Soc. cntum. 1862, 
I'. 2Ô4. 
P) Syii. Desmu'iioiu Haldcni, — Sapehua Say. — Pogonuchiuus llaiilom. 



632 LONGIOORNES. 

Antennes robustes, hérissées de poils fins, dépassant à peine les ély- 
tres, à articles 1 en cône renversé, beaucoup plus court que 3, celui-ci 
un peu plus grand que i, S-ll beaucoup moins longs, décroissant pou 
à peu. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — - 
Prothorax aussi long que large, cylindrique, légèrement arrondi de 
chaque côté avec un petit tubercule médian. — Elytres médiocrement 
convexes, oblongues, parallèles, déclives en arrière. — Pattes courtes; 
cuisses pou à pou on massue; tarses courts, étroits, les antérieurs fai- 
blement élargis. — Saillie mésosteruale assez large, triangulaire ; la 
prosternale étroite. — Corps oblong, hérissé partout de poils fins. 

M. J. L. Le Conte rapporte à ce genre trois espèces (1) des Etats- 
Unis dont la plus grande (7-8 mill.), du nom de tomenlosus, est seule 
à ma disposition. Les deux exemplaires que j'en ai sous les yeux 
sont d'un jaune ferrugineux brillant avec quelques mouchetures gri- 
sâtres sur les élytres; mais il paraît qu'elle est sujette il devenir plus 
ou moins brunâtre, livrée qui est celle des deux autres espèces. 

SOPHRONICA. 
(Dej.) Blanch. Ilist. nat. d. Ins. II, p. 160 (2). 

Femelles ? : Tète plane entre ses tubercules antennifèrcs ; ceux-ci 
presque nuls, déprimés ; joues courtes. — Antennes robustes, fili- 
formes, hérissées de poils fins, dépassant un peu le milieu des élytres, 
h articles i en cône renversé, plus long que 3, celui-ci un peu plus 
grand que 4, 5-H décroissant rapidement. — Yeux assez petits, sub- 
linemont granulés ; leurs lobes inférieurs un peu allongés. — Pro- 
thorax transversal, médiocrement convexe, fortement et obtusément 
arrondi sur les côtés. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — 
Elytres assez courtes, médiocrement convexes, parallèles, déclives et 
arrondies en arrière, débordant fortement lo prothorax. — Pattes 
courtes, robustes ; cuisses fusiformes, les postérieures ne dépassant 
pas le 2° segment de l'abdomen ; tarses très-courts. — 5° segment 
abdominal transversal, largement arrondi on arrière. — Saillie mé- 
sosternale triangulaire, décUve. — Saillie prosternale très-étroite, 
fléchie en arrière. — Corps oblong, assez large, hérissé de poils fins. 

Le type du genre, la S. carbonaria de Dejean (3), est originaire do 
l'Afrique australe, petite, d'un noir brunâtre profond et densémeiit 

(1) Desm. tomeniosa, Haldem. Trans. ofthe Amer. phll. Soc. X, p. 50. — 
Sap. vestila, Say, Journ. of tlic Acad. of Pliilad. V, p. 273 (Pogon. id. Haldem. 
loc. cit.). — E.pauper, J. L. Le Conte, loc. cit. 

(2) Syu. Dasïo, Pas(:oo, Tcans. oftlie entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 253. 

(3) Cal. éd. 3, p. 373; décrite par M. Pascoe, Thc.Tourn.ofEntoin.II,p.282. 
— Aj. : S. cakeala, Chovrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 287; Vieux-Ca- 
labar. 



Al'ODASTlDES. 633 

pointillée on dessus; les points sont encore plus petits sur le protiiorax 
que sur les élytres. 

Le genre Dasyo de M. Pascoe ne m'est connu que par l'une {U- 
neata) des deux espèces (1) qu'il y a comprises. Je ne lui trouve 
d'autres différences avec l'espèce précédente que des yeux un peu 
plus grands, des élytres plus déprimées et une livrée autre. La se- 
conde (improba) a colle de la carbonaria. M. Pascoe (2), du reste, a 
hésité plus tard à conserver ce genre. Ces deux insectes sont de 
Natal. 



MuLS. Col. a. France; Longic. éd. 2, p. 300 (3). 

Mâle : Tôte assez fortement conca.e eutre ses tubercules antenni- 
fères; ceux-ci médiocres, contigus à leur base; front équilatéral ; 
joues courtes. — Antennes assez robustes, pubcscenles, lâchement 
ciliées en dessous, do 1/3 environ plus longues que le corps, à articles 
1 oblongo-ovalairo, plus court que 3, celui-ci un peu plus long que 4, 
S-H plus courts, décroissant pou à peu. — Yeux assez grands, leurs 
lobes inférieurs allongés. — Prothorax transversal, cylindrique, muni 
de chaque côté d'un fort tubercule conique et subuiédian. — Ecusson 
subqaadrangulaire. — Elytres médiocrement allongées, réguUère- 
ment convexes, parallèles, déclives et subisolément arrondies en ar- 
rière. — Pattes assez longues, surtout les postérieures ; cuisses subpé- 
dûnculées; les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen; tarses 
médiocres. — 5" segment abdominal assez long, lorlement rétréci et 
tronqué en arrière. — Saillie mésostornale assez large, la prosternale 
étroite, toutes doux arquées sur leurs faces opposées. — Corps mé- 
diocrement allongé, assez robuste, partiellement pubescent, non hé- 
rissé de poils fins. 

Femelle : Antennes dépassant faiblement los élytres. — Pattes un 
peu plus courtes et plus égales entre elles. — 5" segment abdominal 
plus long. 

On n'en connaît qu'une espèce (4) découverte primitivement en 
Finlande, retrouvée depuis dans les Alpes, les Pyrénées et les parties 
orientales de la France (Grande-Chartreuso), mais rare partout. Elle 

(1) D. Hneala, improba, Pascoo, loc. cit. p. 254, avec une figure de la pre- 
miôio, pi. 26, f. 8. 

(2) The .louru. of Entora. II, p. 282. 

(•*) Syn. Hopi.osiA, L. Fairm. Gon. d. Col. d'Eur.; Longic. p. 158; je coDserve 
l'oiUiogiaphe pilmitive. — Lepargus, Schiœdte, Ann. a. Mag. of nal. Hist. 
Ser. 3, XV, p. 'i08; iicm postôiiour d'au moins deux ans à celui de M. Mul- 
sant. — Lamia. Gyllcnli. — Cekamdïx Payk. — Exocentrus et Leiopsus Muls. 
(oliin). 

(■i) Cei\ fennicus, Payk. Fiiun. suce. III, p. 58 (Exoc.cinoreus,H\iU. loc. cit. 
'Sd. l, p. 152). 



63-i LONGICORNES. 

est de taille médiocre (10-12 mill.), d'un noir parfois brunâtre, légè- 
rement brillant et moucheté de fauve, couleur qui occupe Te tiers 
postérieur des élytrcs et forme une assez large bande (jui les traverse 
immédiatement après leur milieu ; ces organes sont densément poiu- 
tillés. 

AN^STHETIS. 

MULS. Col. d. France, Longic; M. I, p. 171 (1). 

Tête à peine concave entre ses tubercules antennifôres, ceux-ci 
presque nuls; front subconvexe, transversal ; joues courtes. — An- 
tennes faiblement ciliées en dessous, subflliformes, un peu plus lon- 
gues (o") ou plus courtes (?) que le corps, à articles 1 subcylindrique, 
très-brièvement aminci à sa base, un peu plus court que 3, celui-ci 
et i subcgaux, 5-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs dos 
yeux allongés. — Protlrorax transversal, cylindrique, sans sillon trans- 
versal en avant, en ayant un h peine distinct à sa base. — Ecusson 
en triangle curviligne. — Elytres allongées, parallèles, régulièrement 
convexes, déclives et arrondies en arrière. — Pattes courtes j cuisses 
en n\assue fusiforme ; les postérieures à peine plus longues que les 
deux 1"" segments abdominaux. — Saillie mésosternale assez large, 
parallèle, brièvement snbverticale en avant; la prosternale plus étroite, 
fléchie en arrière. — Corps allongé, pubescont, non hérissé de poils 
fins. 

On place généralement ce genre dans les Saperdides (2) ; mais, outre 
qu'il n'en a nullement le faciès, ses épisternums métathoraciques 
sont trop étroits et l'article unguéal de ses .tarses trop long pour qu'il 
puisse être classé dans ce groupe. Sa place naturelle est daus celui-ci. 

Son unique espèce (3) est répandue dans toute l'Europe tempérée, 
de taille médiocre, noire, avec les élytres d'un rouge de brique; ces 
organes sont densément pointillés et leur pubesconce consiste en cils 
fauves couchés et peu serrés. 

PSENOCERUS. 
i. L. Le Conte, Journ. of ihe Acaû. of Philad. Ser. 2, II, p. 158 (4). 

Tôte faiblement concave entre ses tubercules antcnnifères, ceux-ci 
très-courts, distants; front subconvexe, transversal; joues longues. 
— Antennes peu robustes, à peine pubescentes, non ciliées, filiformes, 

(1) Syn.S*PEBD)iF;ib.,01iT. 

(2) Oatre M. Mulsant (loc. cit. et éd. 2, p. 3iO), voycr. J. Thoms. Syst. Cc- 
rambyc. p. 115. M. L. Fairmaire (Gêner, tl. Col. d'Enr.; Longic. p. 166) en fall 
le typa d'un groupe particulier distinct des Saperdides. 

(3) Sap. testaceci, Fal). Syst. El. II, p. 331; Oliv. Enlom. IV, 68, p. 33, pi. "^ 
f. 15 a b. 

(i) Syn AciiARiDis, Dcj. Cat. éd. 3, p. 375. — Clytus Say, Hildcm. 



NtDlNlDES. (i35 

atteignant les 3/4 des élylros, à articles i en côno renversé, t-gai à 3, 
celui-ci à 4, 5-11 plus courts, décroissant rapidement. — Yeux mé- 
diocres; leurs lobes inférieurs équilatéraux. — Prothorax moins long 
que large, transversalement globuleux, brièvement et fortement res- 
serré en avant et à sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Ely- 
tres médiocrement allongées, parallèles, déprimées sur la suture, dé- 
clives et arrondies en arrière, munies chacune d'une faible élévation 
arrondie à leur base. — Pattes assez courles ; cuisses peu à peu en 
massue, les postérieures égales aux trois 1"» segments de l'abdomen. 
— Le 5» de celui-ci assez long, subogival. — Saillie mésosternale assez 
large, parallèle; la prosternale plus étroite, fléchie en arrière. —Corps 
étroit, médiocrement allongé, finement pubescent, sans poils lins re- 
dressés. — Sexes inconnus. 

On n'en connaît qu'une petite espèce (1) conmiune dans toute l'é- 
tendue des Etats-Unis atlantiques. Elle est d'un brun marron passant 
plus ou moins au rpugeâtre, densément rngoso-ponctuée en dessus, 
avec les élytres traversées après leur milieu par une étroite bande 
blanche, accompagnée à la hase de ces organes de quelques petites 
taches de même couleur sujettes à disparaître; l'écusson est égale- 
ment blanc ou cendré. 

GroUPI! XLV. Nédinides. 

Cavités colyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqués. — Jambes intermédiaires entières. 

Tête rétractile; front rectangulaire; joues courtes. —Antennes sé- 
tacées, au maximum un peu plus longues que le corps; leur scapo 
en cône renversé. — Yeux finement ou subfinemont granulés, éclian- 
crés. — Prothorax obtusément renflé sur les côtés en deçà de son mi- 
lieu. — Elytres le débordant assez fortement à leur base. — Pattes 
longues, les intermédiaires beaucoup plus que les autres; les anté- 
rieures les plus courtes de toutes, leurs hanches grosses, globoso-co- 
niques, anguleuses en dehors, assez saillantes; cuisses postérieures 
dépassant fortement le sommet des élytres; tarses longs, à article! 
égal à 2-3 réunis. — Môtastcrnum non lamelliforme, tronqué en 
avant. — Saillie prosternale arquée en arrière. — Corps obloug. 

Je ne connais que le genre Nedine de M. J. Thomson qui présente 
cette réunion insolite de caractères. Le seul remarquable, du reste, 
réside dans la structure des pattes; c'est le seul cas, parmi toutes les 
Lamiides, où les intermédiaires s'allongent plus que les autres, du 
moins chez les mâles, seul sexe qui me soit connu. 

(1) Clyt. supernotatus, Say, Joiirn. of tlie Acad. of Plillad. III, p. 425 {A.lu- 
niferu Dej.). J. L. Le Conte lui rapporteà tort le CalUdiumpini d'Olivier, qui est 
une TiLLOMOKPiu; voyez plus haut p. 91, uote 1. 

Coléoptères. Tome IX (2). Ib 



g36 LOSGICORNES. 

M. J. Thomson a placé ce genre pavmi les Acanthocinides d'où 
l'excluent ses hanches antérieures anguleuses, ses cavités cotyloïdos 
intermédiaires ouvertes et ses jambes intermédiaires sans siUon, ca- 
ractères étrangers au groupe en question. Sous ces trois rapports il 
se rapproche des Apodasyides à la suite desquelles je crois dès lors 
devoir le mettre. 

NEDINE. 

J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 27. 

Mâle : Tête assez fortement concave entre ses tubercules antenni- 
fères ; ceux-ci médiocres, subcontigus à leur base ; front aussi haut 
que large, subconvexe, légèrement évasé en bas. — Antennes peu 
robustes, pubescentes, finement ciliées en dessous, un peu plus lon- 
gues que le corps, à articles 1 atteignant le milieu du prothorax, plus 
long que 3, celui-ci et 4 égaux, Ti-ll plus courts, décroissant peu à 
peu. — Yeux gros, leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Protho- 
rax transversal, médiocrement convexe, fortemeiSt resserré à sa base, 
moins eu avant, renflé en deçà do son milieu sur les côtés, avec le 
renflement surmonté d'un petit tubercule conique. — Ecusson en 
triangle rectiligne allongé. — Elytres de longueur médiocre, convexes, 
arquées en dessus, fortement rétrécies et tronquées en arrière. — 
Trochanters des pattes postérieures brièvement épineux; cuisses peu 
h peu en massue, subpédonculées à leur base ; tarses assez étroits, 
frangés sur leurs bords. — S» sogmeut abdominal assez long, sub- 
tronqué au bout. — Mésosternum inerme. — SailUe prosternale en- 
fouie, arquée et verticale en arrière. — Corps pubescent. 

L'espèce unique (longipes J. Thoms.) est do taille médiocre et a 
une livrée insignifiante d'un gris cendré fmoraent varié de fauve, 
avec le sommet des jambes hérissé de cils noirs et les tarses de môme 
couleur; ses élytres sont très-finement pointillées. M. J. Thomson l'in- 
dique comme originaire de Siam. 

GROOPU XLVI. Ettolides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sinus ou un sillon aux jambes intermédiaires. 

Tèto non rétractile, très-rarement (Stvnr) subrétractile ; dans le 
premier cas médiocrement distante des hanches antérieures; front 
rectangulaire. — Antennes variables sous le rapport de leur longueur 
et de la forme do leur scapc. — Yeux finement ou subfinement gra- 
nulés, échancrés. — Prolhorax en général tubercule latéralement. — 
Elytres le débordant à leur base (Styne excepté). — Pattes au plus 
médiocres, subégales; hanches antérieures globuleuses, légèrement 
anguleuses en dehors, au plus médiocrement saillantes ; tarses courts 
ou médiocres, à article 1 plus court que 2-3 réunis. — Saillies ster- 



ESTOLIDES. 637 

nales lamelliformes (Estola excepté), arquées sur leurs faces oppo- 
sées. — Corps de forme variable. 

Je réunis dans ce groupe un certain nombre de genres qui ont les 
crochets des tarses divariqués comme les Desmiphorides, Apodasyides 
et Nédiuides, mais qui ont les jambes intermédiaires sillonnées et par 
là se distinguent nettement de ces derniers. La taille do leurs espèces 
est au plus médiocre, leur livrée sans rien de remarquable, leur/o- 
cies très-varié, enfin leur distribution géographique très-étendue. 
Elles sont, en effet, disséminées en Amérique, en Afrique, aux Indes 
orientales et dans l'Australie. La première de ces régions est celle 
qui en possède le plus. MM. J. Thomson et Pascoe ont placé ceux 
de ces insectes qu'ils ont connus, le premier dans ses Desmiphorites, 
le second dans ses « Acanthocinidis » (1). 

Le scape des antennes affecte ici deux formes différentes qui ne me 
paraissent propres qu'à diviser le groupe en deux sections. 



Soape des antennes plus ou moins grêle, en cûne renversé ou sub- 
cylindrique. 

1. Elytrcs sans dépression suturale limitée par deux lignes sail- 
lantes. 
a Prothorax tubercule latéralement : Svlenus. 

aa — inorme 

Scape des antennes cicatrisé au bout : Panegyries. 

entier — : Sydonia. 

il. Elytres munies d'une dépression suturale limitée par deux li- 
gnes saillantes. 
6 Saillie mésostornale arquée ou déclive, lamellil^orme. 
c Point de tubercule à sa face antérieure. 

Saillie prosternale plane; élytres inermes au bout : 
Phœapate. 

arquée; — épineuses — : 

Malthonea. 
ce Un tubercule à sa face antérieure. 
d Tarses antér. et interméd. fortement dilatés (o") : Prym- 
nopteryx. 

àd simples. 

Yeux séparés en dessus : Bliibia. 
— suboontigus — : Prymnosis. 

(1) Ceux (le ces insectes ipii ont le scape des antennes en cône renversé sont, 
en effet, extrèmemeut voisins, par lours ciractères essentiels, des Acanlhocini- 
destels qu'ils sont exposés plus loin. Il n'y a même, rigoureusement parlai.t, 
rien qui les en distingue. Cependant, leurs hanches antérieures anguleuses 
suffisent pour cela dans la très-grande généralité des cas. Celles des Acantho- 
cinides, sauf queliiues rares exceptions, sont globuleuses. 



638 LONGICOKNES. 

46 Saillie mésosteinalc non lamelliforme, tronquée on avant : 
Estola. 

B 
Scape des antennes plus ou moins en massue ou ovalaire. 

I. Cuiss'js antérieures de grosseur normale, nou canaliculées en 
dessous; corps plus ou moins allongé. 
a Elytrcs munies d'une dépression suturale, limitée par 2 

cites saillantes : TœlosiUa. 
aa — sans — — 

6 Protliorax plus ou moins débordé à sa base par les élytres; 

celles-ci ponctuées sans orOre. 
c Le même, épineux ou tubercule latéralement. 
d Corps svelte; épines protlioraciques à peine distinctes: 

Hatlothumus. 
dd — plus ou moins robuste. 

Eljtres atténuées et isolément arrondies au bout: tu- 
bercules protlioraciques très-forts : Tetiorca. 
— oblongucs, tronquées en arrière; protliorax line- 
mcul épineux sur les côlés : Mynonelra. 
ce Protliorax inerme sur les cotés, très-régulièrement cylin- 
drique. . 
Antennes à peine plus longues que le corps : Diboma. 

— du double : Zotale. 

bb Protliorax à peine plus étroit à sa base que les élylres; 
celles-ci striées-ponctuécs : Slyne. 
H. Cuisses nulér. très-grosses, canaliculées en dessous; corps court : 
Eupromera. 
Genre inc. sed. Epactasis. 

A 
SULENUS. 

ilâle : Tète assez fortement concave entre ses tubercules antenni- 
fères; ceux-ci gros, assez saillants, contigus à leur base; front un 
peu plus haut que large; joues allongées. — Antennes munies de 
linéiques courts cils en dessous, assez robustes, de 1/3 au moins plus 
longues que le corps, h articles i cylindrique, atteignant le tiers pos- 
térieur du protliorax, 3 beaucoup plus grand que lui et que i, celui- 
ci et S-H décroissant à peine. — Protliorax aussi long que large, cy- 
lindrique, un peu renflé et muni de chaque côté d'un petit tubercule 
vers son tiers postérieur. — Ecusson carré. — Elytres médiocrement 
allongées, planes en dessus, cunéiformes, tronquées en arrière, avec 
leurs angles externes épineux. — Pattes assez longues; cuisses peu à 
peu et faiblement en massue; tarses antérieurs et intermédiaires for- 
tement dilatés, surtout ceux-là, les postérieurs un peu déprimés. — 



E9I0LIDKS. t>39 

5» segment abdominal assez long, un peu rétréci et largement arrondi 
en arrière. — Saillie mésosternale de largeur moyenne; la proster- 
nale plus étroite. — Corps médiocrement allongé, cunéiforme, très- 
finement pubescent. 

Genre propre à Madagascar et composé d'une seule espèce (i) inté- 
ressante par sa ressemblance avec les Blahia de l'Amérique et la forte 
dilatation des quatre tarses antérieurs de son mftlo. 

PANEGYRTES. 
J. Thous. Physis, 11, p. 133. 

Femelle ? : Tête fortement concave entre ses tubercules antenni- 
fèrcs ; ceu.x-ci robustes, contigus à leur base ; front plus haut que 
large ; joues courtes. — Antennes pubescentes, ciliées on dessous, un 
peu plus longues que le corps, à articles 1 subcylindrique, terminé 
par une Irôs-étroite cicatrice complète, atteignant à peine le milieu 
du protborax, 3-11 décroissant lentement. — Yeux subfortement gra- 
nulés; leurs lobes inférieurs grands, à peine plus hauts que larges. 
— Prothorax transversal, cylindrique, faiblement tricalleux sur le 
disque, un peu renflé dans son milieu sur les cùtés. — Ecusson 
carré. — Elylres médiocrement convexes, peu à peu atténuées, iso- 
lément et obliquement tronquées au bout. — Pattes assez longues ; 
cuisses peu à peu en massue, renflées en dessus; tarses postérieurs 
à article 1 un peu plus grand que 2-3 réunis. — 5° segment abdo- 
minal allongé, un peu rétréci et tronqué au bout. — Saillie méso- 
sternale large, parallèle; la prosternale notablement plus étroite. — 
Corps assez allongé, pubescent. 

L'étroite cicatrice du scape des antennes n'a pas échappé à M. i. 
Thomson; elle est propre à ce genre dans le groupe actuel. Sou uni- 
que espèce (laclescens) est de taille moyenne, originaire du Brésil et 
revêtue d'une pubescence uniforme d'un gris cendré, avec les ély- 
tres paraissant comme tiquetées de noir par suite des nonibreux 
petits points enfoncés dont elles sont munies et qui sont dénudés. 

SYDONIA. 
J. TuoMs. Syst. Cerambyc. p. 45. 

Femelle? : Tête faiblement concave entre ses tubercules antenni- 
iôres; ceux-ci courts, rapprochés à leur base; front fortement trans- 
versal ; joues courtes. — Antennes assez robustes, pubesceutes, ciliées 

(1) S. humeralis. Niger opacus, subtiis cineieo-pubescens; anteunarum ar- 
ticdlis 4-6 basi albls; prolliorace clytrisiiue loiigiludiiialitiir cincreo-viUalis, 
lus sat grosse denseque punclatis, liuincris lulvis. Long. 10 niill. Coll. do M. le 
nomlo Miiisiecli. 



640 LONGICOHNES. 

en dessous, à peine plus longues que le corps, à articles 1 subcylin- 
di'ique, empiétant un peu sur le prothorax, 3 un peu plus court que 
i, celui-ci et S-11 décroissant pou à peu. — Lobes inférieurs des 
yeux assez grands, transversaux. — Prothorax aussi long que large, 
cylindrique, traversé par un faible sillon à sa base, renflé dans son 
milieu sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres 
assez allongées, parallèles, subcylindriques, faiblement sillonnées le 
long de la suture, sauf eu avant, isolément et obliquement tronquées 
en arrière. — Pattes courtes, surtout les antérieures, robustes; cuisses 
peu à peu en massue, les postérieures ne dépassant pas le 2" segment 
abdominal ; jambes de la même paire à peine plus longues que leurs 
tarses; ceux-ci étroits. — 3° segment abdominal assez long, muni 
d'une petite dépression subterminale. — Saillie mésosteruale rétrécie 
en arrière; la prosternale étroite, fortement élargie et fléchie posté- 
rieurement. — Corps allongé, subcylindrique, pubescont. 

M. J. Thomson n'en décrit qu'une espèce {apomecynoides) prove- 
nant de Singapore. Elle est de taille médiocre et uniformément re- 
vêtue d'une pubescence d'un jaune d'ocre; chacune de ses élytres 
présente trois faibles lignes saillantes, longitudinales, plus ou moins 
abrégées en avant et dont l'externe est interrompue. 

PHjEAPATE. 
Pascoe, The Journ. of Entom. Il, p. 363. 

Mâles?: Tète faiblement concave entre ses tubercules antennifères; 
ceux-ci courts, distants; front équilatéral; joues médiocres. — An- 
tennes finement pubescentes, assez densément ciliées eu dessous, un 
peu plus longues que le corps, à articles i peu à peu en massue, 3 
plus grand que lui et que 4, 5-11 décroissant peu à peu. — Yeux 
très-rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs médiocres, subtrans- 
versaux. — Prothorax transversal, cylindrique, anguleux [albula) ou 
[denlicollis] muni d'un petit tubercule épineux do chaque côté. — 
Ecusson carré, arrondi en arrière. — Elytres médiocrement allongées, 
subparallôles dans leurs 2/3 antérieurs, rétrécies en arrière, oblique- 
ment tronquées et aiguës au bout, largement déprimées sur la suture, 
la dépression limitée par deux lignes saillantes presque entières, re- 
levées eu avant, flanquées chacune en dehors à leur base de deux 
lignes de môme nature. — Pattes médiocres, peu robustes; cuisses sub- 
pédonculées à leur base, puis fortement en massue, les postérieures 
plus longues que les trois 1"" segments abdominaux; tarses étroits. 

— Saillies mésosteruale et prosternale subhorizontales, assez larges. 

— Corps médiocrement allongé, pubescent. 

Deux espèces (i) composent ce genre intéressant au point de vue 

(1) P. tdbula, Pascoe, loc. cit.; Qiieensland. — denlicollis, Pascoe, Journ. of 
tlie LlDu. Soc; Zoo). IX, p. 306; Rockhampton. 



KSTOLIDES. ^*^ 

eéoeraphique, en ce qu'il représente en Australie ceux qui précèdent. 
Sous le rapport de la taille et du faciès, elles se rapprochent de la 
Blabia colobolkeoides; leur livrée, du reste, est des plus vulgaires. Leur 
principal caractère générique réside dans la forme des saillies méso- 
sternale et prosternale. 

MALTHONEA. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 329. 

Mâle? : Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères; 
ceux-ci saillants, contigus à leur base ; front plus haut que large ; joues 
très-allongées, concaves, limitées en dedans par une carène arquée. 
_ Anteunes glabres, assez densément ciliées en dessous, un peu plus 
longues que le corps, à articles 1 subcylindrique, atteignant le tiers 
basilaire du prothorax, 3 un peu plus grand que lui et que 4, 8-H 
décroissant peu à peu. — Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs pe- 
tits, équilatéraux. - Prothorax un peu plus long que large, cylin- 
drique, muni de chaque cùté d'un petit tubercule aigu et médian. — 
Ecusson carré. — Elytres méJiûcrement allongées, subparaUèles, 
tronquées au bout, avec leurs angles externes fortement épineux, dé- 
primées sur la suture, la dépression limitée dans sa moitié postérieure 
par deux lignes saillantes. — Pattes assez longues, peu robustes; 
cuisses en massue fusiforme, les postérieures de la longueur des deux 
1"» segments abdominaux ; tarses assez longs, étroits. — Saillie moso- 
sternalc de largeur moyenne, triangulaire, déclive. — Saillie proster- 
nale étroite, arquée en arrière. — Corps assez allongé, finement pu- 
bescent, muni de quelques cils redressés en dessus. 

La seule espèce connue [tigrinata J. Thoms.) est originaire du Bré- 
sil, de seconde grandeur pour le groupe actuel, noire avec les cuisses 
ferrugineuses, et revêtue d'une pubescence grise laissant sur les ely- 
tres un grand nombre d'espaces dénudés qui forment une marque- 
terie élégante; ces organes sont densément pointillés, quoique moins 
que le prothorax. 

PRYMNOPTERYX. 
J. Thoms. Physis, II, 130. 

Mâle : Mandibules assez saillantes, minces. — Tête fortement con- 
cave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci médiocres, distants; 
front aussi haut que large; joues allongées. — Antennes finement 
pubescentes, lâchement ciliées en dessous, un peu plus longues que 
le corps, il articles 1 en cône renversé, atteignant le tiers postérieur 
du prothorax, 3 un peu plus grand que lui, beaucoup plus que -i, 
S-H plus courts, décroiisant peu à peu. — Yeux médiocres ; leurs 
lobes inférieurs transversaux. —Prothorax aussi long i[ue large, cy- 
lindrique, muni de chaque côté d'un tubercule épineux submédiaii. 



^^^ LONCICOBNES. 

— Ecusson en trapèze renversé. — Elytres allongées, peu convexes 
cunéiformes, tronquées an bout avec leurs angles externes spiniformes' 
déprimées sur la suture, la dépression limitée par deux lignes éle- 
vées, assez saillantes en arrière. — Pattes assez longues; cuisses peu 
à peu en massue; tarses assez longs, les antérieurs et les intermé- 
diaires dilatés; leur i" article (surtout aux antérieurs) beaucoup plus 
large que les autres, en triangle allongé. — Saillie raésosternale assez 
étroite, subverticale et obtusémont tuberculeuse en avant; la pro- 
sternale un peu plus large qu'elle, peu convexe, fléchie en arrière.— 
Corps allongé, cunéiforme, pubescent. 

Genre remarquable par la structure do ses quatre tarses antérieurs 
qui disparaît très-probablement chez les femelles. M. i. Thomson en 
décrit deux espèces de Venezuela dont une seule (piscoides) m'est 
connue. Elle est de taille moyenne (13 mill.) et d'un jaune verdâtro 
marbré do brun, avec trois lignes longitudinales sur le prothorax et 
l'écusson jaunes ; ses téguments en dessus sont densément pointillés. 
L'autre [glaucina] est beaucoup plus petite et a une livrée différente, 

BLABIA. 

J. Thoms. Syst. Ctrambyc. p. 109. 

Femelle : Tète assez fortement concave entre ses tubercules anten- 
nifères, ceux-ci médiocres, rapprochés il leur base; front plus haut 
que large; joues très-courtes. — Antennes finement pubescentes, lâ- 
chement ciliées en-dessous, un peu plus longues que le corps, à ar- 
ticles i en cône renversé, atteignant le tiers basilaire du prothorax, 
3 un peu plus long que lui, beaucoup plus que 4, 5-11 plus courts, 
décroissant peu k peu. —Yeux assez gros, assez fortement granulés; 
leurs lobes inférieurs équilatéraux. — Protliorax cylindrique, sub- 
transversal, muni de chaque rôti- d'un petit tubercule subépineux.— 
Ecusson carré. — Elytres plus courtes que celles des PiivM.NOPTiiRVX, 
du reste pareilles. —Pattes assez longues, pou robustes; cuisses peu 
à peu en massue, les postérieures un peu plus courtes que le corps; 
tarses étroits, h ariiclo 1 égal à 2-3 réunis. — Saillies mésosternalc 
et prosternale des PnYMNoriERYx. — Corps cunéiforme, médiocrement 
allongé, pubescent, hérissé de quelques poils fins. 

L'espèce unique (colobctheoides) est d'un bronzé obscur, sauf les 
pa.ttes qui sont ferrugineuses, avec l'écusson jaune et des marbrures 
grises, peu apparentes, sur les elytres; ces dernières, ainsi que le pro- 
thorax et la tôte, sont densément pointillés. Elle habite la Colombie. 

PRYMNOSIS. 
H. W. Batks, Coniribut. Wc.-p. 223. 

Le genre Biabi\ qui précède a, comme on vient de le voir, été éla- 



ESTOLIDES. 643 

Lli sur le sexe femelle; celui-ci l'a été sur le sexe mâle. Les carac- 
tères diirérentiels qui suivent sont dès lors plutôt sexuels que géné- 
riques et se réduisent aux suivants : 

Antennes de 1/3 environ plus longues que le corps, leur scape attei- 
gnant le quart postérieur du prothorax. — Yeux subcontigus en des- 
sus. — Epaules des élytres surmontées d'un très-petit tubercule à 
peine distinct. — Corps plus allongé et plus étroit. 

L'espèce (bicuspis) décrite par M. H. Bâtes a été découverte par lui 
sur les bords de l'Amazone. Sauf la tôto et le prothorax qui sont noi- 
râtres, elle est d'un brun ferrugineux avec l'écusson d'un jaime doré 
et des mouchetures grises sur les élyircs, livrée presque identique 
avec celle de la lilabia colobolheoides. A mon sens, le genre devra être 
réuni au précédent. 

ESTOLA. 
L. FAinM. Ann. d. l. Suc. enlom. 1859, p. 524. 

Je ne connais pas les deux espèces {hirsula, unicolor L. Fairm.) du 
Chili sur lesquelles ce genre a été fondé, ni la plupart de celles qu'on 
iBUf a, depuis, associées. D'après celles que j'ai sous les yeux, il dif- 
fère essentiellement de tous ceux qm précèdent par son niésosternuin 
(jui n'est nullement lamelliforme, mais compacte, tronqué en avant 
et horizontal eu arrière (1); ses autres caractères peuvent se formuler 
de la manière suivante : 

Tète plane ou peu s'en faut, entre ses tubercules antennifères ; 
ceux-ci courts, très-distants; front transversal ; joues médiocres. — 
Aniennes médiocrement robustes, lâchement et brièvemunt ciliées oa 
dessous, au maximum do la longueur du corps, parfois (par ex. 
hrunnea) sensiblement plus courtes, à articles 1 en cône renversé, at- 
teignait au plus le milieu du prothorax, 3-4 subégaux, .'5-11 plus 
cnuris, décroissant rapidement. — Yeux médiocres; leurs lobes infé- 
l'ieuis allongés. — Prothorax subtransversal, cylindrique, sans sillons 
transversaux, muni de chaque côté d'un petit tubercule suhraédian. 

— Ecussoii carré. — Elytres peu allongées, plus ou moins cnuvexes, 
oblongo-elliptiques, déprimées sur la suture, avec la dépression limi- 
tée par deux hgiies saillantes, déclives et tronquées ou obtuses au bout. 

— Pattes courtes; cuisses peu h peu, et fortement en massue ; tarses 
déprimés. — Saillie prosternale plus étroite que le mésosternum, for- 
tement arquée en arrière. — Corps oblongo-«Uiptique, pubesci.'nt, avec 
des poils ou des cils courts redressés et peu apparents. 

Los espèces sont répandues dans la plus grande partie de l'Améri- 
que du Sud, au plus de taille médiocre, et n'ont rien de remarquable 

(1) Ce caractère a échappé à MM. L. Fairmaire, J. Thomson et H. W. Biles, 
•es seuls auteurs qui se soient occupés du genre. 



644 LONOICORNES. 

SOUS le rapport de la livrée. On w'a encore décrit (4) qu'une partiede 
celles assez nombreuses qui existent dans les collections. 

B 

TiELOSILLA. 
i. Thoms. Physis, II, p. 112. 

Femelle? : Tête largement plane entre ses tubercules antennifères, 
ceux-ci très-courts, déprimés; front subconvexe, fortement transversal; 
joues courtes. — Antennes assez robustes, hérissées de poils fins, sur- 
tout en dessous, un pou plus courtes que le corps, à articles 1 ova- 
laire, brièvement atténué à sa base, beaucoup plus court que 3. ce- 
lui-ci et 4 égaux, 5-11 notablement moins longs, décroissant peu à 
peu. — Yeux médiocres ; leurs lobos inférieurs transversaux. — Pro- 
Ihorax transversal, cylindriq\ie, déprimé et un peu inégal sur le dis- 
que, muni de chaque côté d'im assez fort tubercule conique et médian. 

— Ecusson arrondi en arrière. — Elytres assez allongées, parallèles, 
déclives et tronquées en arrière, déprimées tout le long de la suture, 
la dépression limitée par deux carènes divergentes et arquées en avant. 

— Pattes tourtes, robustes; cuisses peu à peu et fortement en mas- 
sue; tarses médiocres, déprimés. — S" segment abdominal allongé, 
ogival. — Saillie mésosternale large et brièvement verticale eu avant, 
horizontale en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie pos- 
térieurement. — Corps allongé, déprimé, pubescont avec des poils 
fins, courts et redressés. 

La forme des carènes qui limitent la dépression suturale des élytres 
rend ce genre aisé à reconnaître. 11 ne comprend qu'une espèce {late- 
ralis i. Thoms.) du Mexique, de taille moyenne, d'un bronzé obscur 
assez brillant, et revêtue d'une fine pubescence jaunâtre qui se con- 
dense par places et forme sur chaque élytre, au-dessous de son milieu, 
une assez grande tache marginale, arrondie au côté interne. 

HALLOTHAMUS. 
J. Thoms. Physis,ll, p. 128. 

Mâle : Tète assez fortement concave entre ses tubercules antenni- 
fères, ceux-ci contigus il leur base; front transversal; joues très- 
courtes. — Antennes peu robustes, filiformes, hérissées, surtout en 
dessous, de cils courts, de près de moitié plus longues qne le corps, à 
articles 1 ovalaire, atténué à sa base, plus court que 3, celui-ci moins 

(1) Outre les deux du Cliili mentionnées dans le texte ont été publiées : £• 
basinolaia, variegaOi, lineolala, Amazone; iruncaiella , acricula, varicornis, 
Rio-Janeiro; ■porcuia, Amazone; H. W. Batos, Contribut. etc., p. 227. — trim- 
ma, obscura, aWosparsa, i. Thoms. Physis, II, p. 123; Brésil. 



ESTOLIDES. 64t> 

long que i, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux médio- 
cres leurs lobes iiiféricurs allongés. — Proihorax plus long que large, 
cylindrique, un peu inégal sur le disquo, muni à sa base d'un faible 
sillon transversal et de chaque côté d'un trèsrpetit tubercule en deçà 
de son milieu. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, 
peu convexes, parallèles, déclives et obliquement tronquées en ar- 
rière.— Pattes médiocres; cuisses peu à peu en massue ; tarses courts, 
étroits. — 3" segment abdominal on triangle curviligne. — Saillies 
mésosternale et prosternale très-étroites entre leurs hanches respec- 
(ivea. — Corps allongé, svelte, pubescent, hérissé d'assez longs poils 
fins. 

L'espèce {decoms J. Thoms.) est une des formes les plus grêles du 
groupe actuel. Elle est originaire de Venezuela, de taille médiocre 
(8 mill.), brunâtre, avec trois larges bandes obliques d'un beau jaune 
sur chaque élytro; ces organes sont finement et densément pointillés. 

TETROREA. 
A. WaiTE, Voy. of the Ereb. a. Terr.; Entom.p. 2t. 

Mâle : Tête médiocrement concave entre ses tubercules antennifères, 
ceux-ci courts, distants; front transversal; joues médiocres. — An- 
tennes pubcscentes, ciliées en dessous, un peu plus longues que le 
corps, à articles 1 robuste, pyriforme, resserré à sa base, égal i\ 3, ce- 
lui-ci notablement plus court que i, b-6 décroissant peu à peu. — 
Youx médiocres; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax 
aussi long" que large, resserré en avant et h sa base, assez inégal en 
dessus, renflé et fortement tubercule latéralement. — Ecusson en 
triangle curviligne. — Elytres assez convexes, atténuées, un peu pro- 
longées et isolément acuminées en arrière. — Pattes assez longues ; 
cuisses subpédonculées à leur base, puis en massue ovalaire ; les pos- 
térieures beaucoup plus courtes que l'abdomen; tarses assez longs et 
assez larges. — 8° segment de l'abdomen allongé, subogival. — Saillie 
mésosternale assez large, recourbée en arrière. — Saillie prosternale 
plus étroite, arquée postérieurement. — Corps allongé, cunéiforme, 
finement pubescent. 

l-'emelle : Pareille au mâle, avec les antennes dépassant un peu 
moins les elytres, celles-ci moins atténuées et moins prolongées en 
arrière, enfin le corps plus massif. 

Ce genre fait partie de ceux qui ont été placés à tort dans les Tmé- 
sisternides (1), probablement par suite de son habitat qui est la Nou- 
velle-Zélande. 11 est tout- à-fait étranger à ces insectes et présente tous 
les caractères essentiels du groupe actuel. 

(1) Voyez J. Thomson, Sysl. Cerambyc. p. 35; ce savant entomologiste classe 
'e genre entre les Heteroci.\tomorpha cl les HoHONOEi. 



64G 



LONGICORNES. 



Son unique espèce (1) est de grandeur moyenne avec chaque ély- 
tre ornéo d'une liturc blanche, grôle, en chevron, à sa base et d'une 
tache oblique de même couleur avant son extrémité ; sous la première 
et dans le voisinage do la suture se voit un tubercule fascicule de 
jaune, et en avant de la seconde un autre plus petit, mais du reste 
pareil; les pattes sont fortement hérissées de poils fins, mais il n'y eu 
a aucune trace sur le dessus du corp?. 

MYNONEBRA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 17. 

Mâles : Tête légèrement concave entre ses tubercules antennifères 
ceux-ci distants; front un peu transversal; joues médiocres. — An- 
tennes finement pubescentes, ciliées en dessous, d'un quart environ 
plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, graduellement en 
massue, 3 notaldement plus long que lui et un peu plus que 4, S-M dé- 
croissant peu à pou. —Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs allon- 
gés. — Prothorax au moins aussi long que large, régulièrement cy- 
lindrique, muni de chaque côté d'un court tubercule médian. — Ecus- 
son arrondi ou tronqué en arrière. — Elytres oblongues, légèrement 
rétrécies et arrondies (rarement tronquées) en arrière. — Pattes mé- 
diocres, peu robustes; cuisses en massue fusiforme; les postérieures 
beaucoup plus courtes que l'abdomen ; tarses courts. — S° segment 
de l'abdomen eu triangle curviligne transversal. — Saillies mésoster- 
nale et prosteruale de largeur médiocre, fortement arquées sur leurs 
faces opposées. — Corps oblong, finement pubescent. — ' Femelles 
inconnues. 

Ce genre ne me paraît pas appartenir aux Acanthocinides dans les- 
quels l'a compris M. Pascoe ; ses espèces (2) ont le scapo des antennes 
trop en massue pour cela et rentrent do tous points dans le groupe 
actuel. Elles sont au plus do taille médiocre et revêtues d'une flne 
pubescence grisâtre, variée ou tachetée le plus souvent de cendré, 
parfois de blanc. Elles habitent les Moluques et les parages de la Nou- 
velle-Guinée. 

DIBOMA. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 46. 

Femelle: Tête fortement concave outre ses tubercules antennifères, 
ceux-ci médiocres, distants; front équilatéral; joues assez allongées. 
— Antennes finement pubescentes, faiblement ciliées en-dessous, i 

(1) T. citipes, A. White, loc. cil. pi. 4, f. 9. 

(2) M. diversa, sparsula, Waigiou; viUica, Mysol; consputa, Balcliian, Gi- 
lolo; angulata, Morty; Pascoe, loc. oit. p. 18; la première est figurée, pi. 1) 
f. 7. 



EStOLIDES. en 

peine de la longueur du corps, à articles 1 gros, court, ovalaire, 3-i 
grands, celui-là le plus long, 5-11 beaucoup plus courts, décroissant 
peu' à peu. — Youx assez petits ; leurs lobes inférieurs trigones. — 
Prolliorax plus long que large, très-régulièrement cylindrique. — 
Ecussou en triangle curviligne. — Elytres oblongues, déprimées et 
paralhMcs dans leurs 2/3 antérieurs, déclives, peu il peu rétrècic.<! et 
isolément obtuses en arrière. — Pattes courtes; cuisses peu à peu en 
massue, les postérieures égales aux trois i"" segments abdominaux; 
tarses courts, assez larges. — S« segment abdominal assez long, sub- 
ogival. — Saillies mésosternalo et prosternale médiocrement larges. 

— Corps allongé, pubescent. 

L'espèce typique {tranquilla J. Thoms.) est de seconde graudeur 
(M niiîl.) pour le groupe actuel et uniformément revêtue d'une pubos- 
cence d'un gris verdiUre; son prothorax est légèrement inégal en des- 
sus et finement pointillé; les élytres le sont un peu plus fortement 
et la plupart des points sont assez régulièrement alignés ; elles pré- 
sentent chacune trois faibles élévations équidistantes: l'une basilaire, 
la seconde médiane, la dernière au sommet de leur déclivité posté- 
rieure. Cet insecte provient dos environs de liombay. 

ZOTALE. 
Pascoe, Longic, Malayan. p. 329. 

MiUe : Mandibules médiocres, formant un angle ouvert avec le front. 

— Têtu renflée sur le vertex, fortement concave entre ses tubercules 
antennifères, ceux-ci saillants, non contigus à leur base ; front un 
pca oblique, subéquilatéïal, légèrement évasé en bas; joues assez 
longues. — Antennes pubescentes, finement et deusément frangées en 
dessous, du double au moins plus longues que le corps, ;\ articles 1 
fusifomie, granuleux, de moitié environ plus court que 3, celui-ti et 
i-10 décroissant à peine, 41 plus court que 10. — Veux assez petits; 
leurs lobes inférieurs trigones. — Prothorax presque du double plus 
lung i[ue large, régulièrement cylindrique. — Kcusson en triangle 
curviligne. — Elytres allongées, légèrement aplanies sur le disijue, 
peu à peu rétrécies et chacune obliquement tronquée on arrière, dé- 
bordant médiocrement le prothorax à leur base. — Pattes longues, 
robustes ; cuisses subfusiformcs, les postérieures dépassant le 3» seg- 
ment abdominal; les quatre tarses postérieurs assez longs; leur 1='' 
article plus court que 2-3 réunis. — 5° segment abdominal allongé, 
iV peine rétréci et largement arrondi en arrière. — Saillie mésoster- 
nalo médiocrement large, subhorizontale, parallèle ; la prosternale 
presque aussi large, déprimée en arrière. — Corps allongé, pubes- 
cent. 

I.a direction des mandibules et la légère obliquité du front donnent 
à w genre quelques rapports avec les Hippopsidcs; aussi M. Pascoo 



6*8 LONGICOUNES. 

l'a-t-il regardé comme faisant Je passage entre ces derniers et les Sa- 
perdides en tôte desquelles il l'a placé. Mais les Hippopsides ont les 
crochets des tarses divergents et non divariqués.. comme ils le sont ici 
L'unique espèce (1) du genre est assez grande, d'un jaune pâle uni- 
forme et criblée de très-petits points enfoncés sur les élytres. Elle ha- 
bite Sumatra. 

STYNE. 

Femelle ? : Tête subrétractile, fortement concave entre ses inhet- 
cules antennifères, ceux-ci contigus à leur base; front plus haut que 
large ; joues allongées. — Antennes grêles, finement ciliées eu des- 
sous, de la longueur du corps, à articles 1 gros, court, ovalaire, 3-4 
allongés, suhégaux, 5-11 beaucoup plus courts, décroissant peu à 
peu. — Yeux petits; leurs lobes inférieurs trimsversaux. — Prothorax 
du double plus long que large, cylindrique, légèrement atténué à sa 
base. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres allongées 
régulièrement convexes, à peine plus larges que le prothorax à leur 
base, isolément prolongées à leur extrémité en une saillie obtuse et 
divergente. — Pattes courtes ; cuisses peu à peu en massue, les pos- 
térieures dépassant à peine le S" segment abdominal; tarses courts, 
étroits. — 5« segment do l'abdomen allongé, subogival. — Saillies 
mésosternale et prosternale étroites; la l''» recourbée en arrière, la 
2"» fléchie postérieurement. — Corps allongé, svelte, très-finement 
pubescent. 

Sans la forme toute différente du scape des antennes, ce genre de- 
vrait être placé à côté des Omodkrisus qu'on a vus plus haut; comme 
chez ces derniers, les élytres, entre autres, sont régulièrement ponc- 
tuées en stries. Le petit insecte (2) sur lequel il est établi m'a été com- 
muniqué par M. le comte Mniszech sans désignation d'habitat ; d'a- 
près son faciès, il me paraît probable qu'il est originaire de Mada- 
gascar. 

EUPROMERA. 

Wkstw. Trans. of the entom. Soc. lY, p. 224 (3). 

Mâles ? : Tête largement et faiblement concave entre ses tubercules 
antennifères ; ceux-ci très-courts, distants ; front subéquilatéral ; joncs 
courtes. — Antennes assez grêles, pubescentes, peu il peu épaissies 
au bout, atteignant les 2/3 des élytres, à articles 1 pyriforme, beau- 
coup plus court que 3, celui-ci près de trois fois aussi long que i, 

(1) Z. wiicolor, Pascoe, loc. cit. p. S.'iO, pi. 15, f. 5. 

(2) S.diw(»-eca/a.Nit,'iaopaca, subtus griseo supra brmineo pubescens; pro- 
tliorace siiblilissime ac dcmisslruc piinrlulato, clylris confertim striatu-puuclâ- 
tis, Interstitiis vix convcxis. Long. 8 mill. 

(3) Syn. PuYsoBnACiiYs, Dej. Cat. éd. 3, p. 366. 



ESTOLIDES. 049 

S-H très-courts, subégaux. — Yeux petits ; leurs lobes intérieurs un 
neu allongés. — Prothorax subtransversal, cylindrique, plurituber- 
culé sur le disque, muni d'un profond sillon transversal près de sa 
base et d'un renllement de chaque côté vers son tiers postérieur, — 
Ecusson carré. — Elytres courtes, parallèles, fortement déclives et 
arrondies en arrière, planes à leur base, pluricarénées. — Pattes 
courtes; les quatre cuisses postérieures peu à peu en massue, les an- 
térieures très-grosses, globoso-ovalaires, canaliculées en dessous ; 
jambes de la même paire fortement arquées, contractiles au repos ; 
tarses courts, les antérieurs un peu dilatés. — 6' segment abdominal 
assez grand, convexe, en triangle curviligne. — r Saillie mésosternale 
assez large, parallèle ; la prosternale plus étroite, arquée en arrière. 

— Corps court, revôtu d'une sorte d'enduit. 

La forme singulière des pattes antérieures est probablement propre 
aux màlos, mais on ne connaît pas, que je sache, d'exemplaires qui 
les aient autrement faites. 

M. VVestwood a établi le genre sur une petite espèce (i) du Brésil, 
d'un jaune terreux tantôt uniforme, tantôt maculé de b»un, presque 
imponctuoe, mais ayant sur les bords latéraux des élytres plusieurs 
fines carènes interrompues, et sur le disque quelques petits tuber- 
cules éloignés les uns des autres. M. J. Thomsou en a décrit une se- 
conde espèce (2) également brésilienne, encore plus petite, mais ayant 
une livrée et une sculpture analogues. 

Note. 

Dans l'ignorance où je suis s'il existe ou non un sillon aux jambes 
intermédiaires, je place provisoirement le genre suivant à la suite du 
groupe actuel, M. Bâtes le regardant comme voisin des EsiOla. U est 
possible qu'il doive rentrer parmi les Apodasyides. 

EPECTASIS. 
H. W. Bâtes, Conlribut. etc., p. 229. 

Tète petite, déprimée entre la base des antennes ; front convexe. 

— Antennes de la longueur du corps, filiformes, garnies eu dessus et 
en dessous de poils longs et fins, à articles 1 court et épais, atténué à 
sa base, 3 beaucoup plus grand que i, S- 11 graduellement plus corfi'ts. 

— Yeux réuiformes, assez écartés en dessus. — Prothorax allongé, 
cylindrique ; ses tubercules latéraux presque obsolètes. — Elytres al- 
longées, cylindriques, obliquement tronquées à leur extrémité. — 
l'attes courtes; cuisses à peine en massue; article 1 des tarses posté- 
rieurs cylindrique, aussi long que 2-3 réunis ; crochets semi-diver- 

(t) jE. spryam, Westw. loc. cit. pi. 13, f. 5 (Phys. lalirmna DeJ.). 
(2) E. brachialis, J. Thom». Pliysis, II, p. 109. 



680 lONClCORNKS. 

gents (1). — Saillies sternalos étroites, planes. — Corps très-allongé 
étroit, cylindrique, revêtu partout de poils fins redressés. ' 

M. Bâtes n'en décrit qu'une petite (8 mill.) espèce {allenuata) du 
Haut-Amazone (Ega), d'un brun marron obscur, avec les antennes 
rufescentes et le sommet des élytres tacheté de gris cendré; ces or- 
ganes sont ponctués fortement et sans ordre. 

GROOPE XL VII. Pogonoohéridei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses 
divariqués. — Jambes intermédiaires entières. 

Ces insectes ne diffèrent des Estolides qui précèdent que par ce der- 
nier caractère et en ce que leur tête est rétractile; et même sous ce 
dernier rapport y a-t-il parmi eux deux exceptions (CEbacekes, Bucys- 
tiiia). Ce sont de toutes les Lamiides les seules qui présentent la com- 
binaison des trois caractères inscrits dans la courte formule qui pré- 
cède. La même diversité de formes qui existe chez les Estolides se 
reproduit p'irmi celles-ci, de sorte que le nom de Pogonochérides 
imposé à leur ensemble n'implique aucune ressemblance avec les 
PoGONOcHEnus, le seul de leurs genres qui soit représenté en Europe 
et bien connu do tous les entomologistes. Le plus grand nombre des 
autres est propre à l'Amérique; trois seulement sont répartis entre 
Madagascar, les Archipels indiens et l'Australie. 

I. Scape des antennes en cône renversé ou subcylindii(|iie. 

a Corps de forme variable, jiimais allongé ni cylindriiiue. 

6 Cuisses pédonculées à leur hase, puis en massue ovalairc. 

c Tête non rétractile; élyires cunéiformes : Bucynthia. 
ce — rétractile; élytres parallèles, inégales : Ecyrus. 

bb Cuisses peu à peu et médiocrement en massue : OfCbaceres. 

aa Corps allongé, cylindrique : Lypsimcna. 

II. Scapo (les antennes en massue ou ovalaire. 

d Elytres sans dépression sut.irale; corps naviculaire ou cu- 
néiforme. 
Eiylres pluricarénécs : Pogonocherus. 
— sans caiènes, parfois munies d'un tubercule ha- 
silairc : Aconoplerus . 
dd Elytres munies d'une dépression suturale. 
e Corps cylindrique; dépression suturale des élytres faible : Cœdomea. 

ee — déprimé; trés-distincte. 

Protliorax cylindrique, bitubcrculé sur le disque: Co(o- 
bura. 
— suhcarré, iuerme — : Solula. 

jl) Ces expressions signifient sans doute (lue les crochets sont ài la fois diva- 
riipiéB et Tcrlicaux. 



POGONOCUÉIllUES. 651 

BUCYNTHIA. 
Pascoe, Jour», oftlie Linn. Soc; Zool. IX, p. 83 (1). 

Mâle : Tôte non rétractile, médiocrement distante des hanches an- 
térieures, faiblement concave entre ses tul)6rculesantenuifères; front 
subconvexe, équilatéral; joues très-allongées.— Antennes médiocre- 
ment robustes, pubescentes, assez longuement ciliées en dessous, un 
pou plus longues que lo corps, à articles i beaucoup plus court que 
3, égal à i, 5-11 moins longs que ce dernier, décroissant peu à pou. 
— Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax 
transversal, cylindrique, muni d'un sillon transversal à sa base, pré- 
cédé de chaque côté d'un petit tubercule à peine distinct. — Ecusson 
arrondi en arrière. — Elytres assez courtes, médiocrement convexes, 
cunéiformes, obtusément arrondies en arrière.— Pattes médiocres; 
cuisses pédonculées à leur base, puis renflées en une forte massue 
ovalairc; les postérieures égales aux quatre 1°" segments abdomi- 
naux; tarses courts.— Saillie mésosternale assez large, verticale et 
concave en avant; la prosternale étroite et arquée en arrière. — 
Corps subolliptique, pubescent. 

Genre propre à l'Australie, et paraissant, au premier coup-d'œil, 
appartenir aux Disternides, abstraction faite de la forme du front qui 
est rectangulaire et non trapéziformo. 

Son unique espèce (2) est do taille médiocre, d'un rufescent bronzé 
assez brillant, et densémont marbrée de jaune clair; en arrière, près 
des bords latéraux dos élytres, cette couleur forme plusieurs taches 
arrondies dont une, plus grande que les autres, simule un ocelle. 

ECYRUS. 
J. L. Le Conte, Journ. of tke Acad. of Phihd. Ser. 2, 11, p. 160 (3). 

Mâles? : Tôte munie de deux courtes carènes sur le vertex, trans- 
versalement sillonnée en arrière des yeux, assez fortement concave 
entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci assez saillants, rapprochés 
à leur base ; front équilatéral ; joues assez longues. — Antennes grêles, 
finement pubescentes, assez densémeut villeuses en dessous, à peine 
aussi longues que les élytres, à articles 1 assez long, peu à peu en 
massue, 3 plus court que 4, celui-ci un peu arqué, les suivants plus 
courts, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres ; leurs lobes infé- 

(1) Ce genre a déjà été mentionné plus haut, p. 387. Ne l'ayant pas vu alors 
en nature, je l'ai placé provisoirement à la suHe des Mésosides, auxquelles il est 
étranger, lo scape de ses antennes étant privé de ciealrice terminale. — Sjn. 
ZïcocEiiA l'ascoe (olim). 

(2) Zygoc. spiloptera, Pascoe, Trans. of tliu cnlom. Soc. Ser. 3, I, p. 542. 

(3) Syn. Lamia Say. — Exocentuus Iklduiii. 

Cûlèoplèrcs. Tome IX (2). 16 



632 LONGICOBNES. 

rieurs équilatéraux. — Protharax sublransversal, cylindrique. — Ecus- 
son en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, assez 
convexes, parallèles, déclives et subtronquées en arrière, munies cha- 
cune d'une crête allongée à leur base. — Pattes assez longues; cuisses 
subpédonculées à leur base, puis eu massue ovalaire, les postérieures 
un peu plus courtes que les éïytres; tarses courts, déprimés. — 5" seg- 
ment abdominal grand, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale 
triangulaire, décUvo. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie en ar- 
rière. — Corps peu allongé, massif, finement puboscent. 

Des deux espèces rapportées à ce genre par M. J. L. Le Conte, une 
seule, la Lamia dasycera de Say (1) doit y rester. C'est un insecte de 
taille médiocre, variant du gris-brun au gris noirâtre, finement et 
assez régulièrement ponctué sur les élytres, avec deux ligues sail- 
lantes sur chacun do ces organes, lignes interrompues par de petits 
tubercules dont quelques-uns sont subfasciculés ; le prothorax est à 
peine rugueux. L'autre espèce (exiguus) est le type du genre OËBi- 
CERES qui suit : 

ŒBACERES. 

J. Thoms. Physis, II, ]• 164 (2). 

Femelle ? : Tète assez distante des hanches antérieures, plane .entre 
ses tubercules antennifères, ceux-ci très-courts, distants; front sub- 
équilatéral ; joues très-courtes. — Antennes gi-ôles, finement ciliées, 
surtout en dessous, de la longueur du corps, à articles i en cûne ren- 
versé, moins long que 3, celui-ci et 4 suhégaux, S-ll plus courts, 
décroissant peu à peu. — Yeux assez grands, leurs lobes inférieurs 
allongés. — Prothorax transversal, régulièrement cylindrique, muni 
de chaque côté d'une petite épine médiane. — Ecusson arrondi en 
arrière.— Elytres peu allongées, parallèles, médiocrement convexe.», 
déclives et arrondies à leur extrémité. — Pattes médiocres; cuisses 
peu à peu et assez légèrement en massue ; tarses médiocres. — S" seg- 
ment abdominal grand, en triangle curviligne. — Saillies mésoster- 
nale et prosternale assez larges; la i" déclive, la 2° arquée en ar- 
rière. — Corps peu allongé, puboscent, hérissé de poils fins courts. 

M. J. Thomson a retiré avec raison des Ecyhus, où M. J. L. Le 
Conte l'avait placée, la petite espèce (3) des Etats-Unis qui forme le 
type de ce genre. Elle a quelques rapports de forme générale avec 
VEc. dasycerus, mais est beaucoup moins convexe et en diffère par 

(1) Journ. of tliD Acari. of Philad. V, p. 270 (var. Exoc- obscurus, Haldem. 
Traus. of llie Ame:-. Pliil. Soc. X, p. 50); Etats-Unis moyens el du Sud. 

(2) Syii. EcYiiL'S J. L. Le Coule. — Exucembus Haldcm., Dnj. 

(3) Ec. eiiguus, J. L. Le Coule, Journ. of tbc Acad. of Pliilad. Ser. 2, il, 
ji. 161 {Exoc. id. Haldcm. Tians. of ll.c Amer. PliiL Soc. X, p. 50, sans des- 
cription; Dfcj. Cat. éd. 3, p. 365); Géorgie. 



FOGONOCHÉRiDES. 653 

la tèto non rétracUle, son profhorax épineux latéralement, ses élytres 
privées d'aspérités et son corps hérissé de poils fins. Elle est d'un 
noir brunâtre et plus ou moins marbrée de jaune testacé sur les ély- 
tres; ces organes et le prothorax sont densément pointillés. 

LYPSIMENA. 
(Dbi.) I. L. Le Contb, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, II, p. 155. 

Mâle? : Tête plane entre ses tubercules antennifères; ceux-ci très- 
courts, distants; front équilatérai ; joues presque nulles. — Antennes 
grêles, légèrement ciliées en dessous, un peu plus longues que le 
corps, à articles 1 en cône renversé, plus court que 3, celui-ci et 3-11 
décroissant à peine. — Yeux grands; leurs lobes inférieurs allongés. 

- Prothorax transversal, subcylindrique, légèrement atténué à sa 
base.— Ecusson en triangle curviligne.— Elytres assez allongées, un 
peu déprimées sur la suture en avant, subparallèles, faiblement dé- 
clives et tronquées en arrière. — Pattes assez longues; cuisses mé- 
diocrement et peu à peu en massue; les quatre tarses postérieurs 
assez grands, le 4» article de tous presque aussi long que 1-3 réunis. 

— 5° segment abdominal allongé, rétréci et arrondi en arrière. — 
Saillie mésosternale large, parallèle, recourbée en arrière; la proster- 
nale étroite, fortement arquée postérieurement. — Corps allongé, à 
peine puhescent. 

L'espèce typique (1) est de seconde grandeur pour le groupe ac- 
tuel, originaire des Etals-Unis, d'un noir brunâtre uniforme, et den- 
séraont ponctuée sur le prothorax et les élytres. J'en connais une 
seconde espèce du Brésil qui en difiîsre à peine. 

POGONOCHERUS. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 57 (2). 

Mâles : Tôte largement et fortement concave entre ses tubercules 
antennifères; ceux-ci courts; front subconvexe, transversal; joues 
médiocres. — Antennes assez robustes, pubescentes, assez longuement 
ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 gra- 
duellement en massue, un peu plus court que 3, celui-ci que 4, 5-H 
moins longs, décroissant peu à pou. — Yeux petits; leurs lobes infé- 
rieurs transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, bituber- 
culé ou un peu inégal en dessus, muni de chaque côté d'un petit tu- 
bercule conique et submédian.— Ecusson variable.— Elytres courtes, 

(1) /-. fuscnlii, J. L. Le Conte, loc. cit.; D(tJ. Cat. éd. 3, p. 374. 

(2) Syii. PiTYpiiiLus, Mills. Col. d. France; Lougiu. éd. 2, p. 302; simple 
sous-gcnro dcsliné à recevoir les espcces dont les ôlylres sont inormes ù leur 
«Irémilé. — Ceiiasibïx et Lamia veter. auctor. 



854 LONGICOIINES. 

navicukires, carénées latéralement et aplanies à leur base, arquées, 
peu à peu rétrécies et tronquées en arriére avec leurs angles externes 
épineux ou non; munies chacune de trois carènes abrégées dont l'iu- 
terno bi- ou tri-fasciculée. — Pattes médiocres; cuisses fortement en 
massue, atténuées à leur base; les postérieures un pou plus courtes 
que le corps; tarses médiocres. — 5° segment de l'abdomen plus 
grand que 4, un peu rétréci et tronqué en arrière. — Saillie méso- 
stornale de lai'geur moyenne, recourbée en arrière.— Saillio proster- 
nale étroite, fléchie postérieurement. — Corps pubescent, presque 
dépourvu do cils redressés. 

Femelles : Antennes de la longueur du corps ou peu s'en faut. — 5° 
segment abdominal plus long. 

Petits insectes assez remarquables par la forme et la sculpture do 
leurs élylres. Leur livrée, plus ou moins sombre, présente presque 
constamment il la base de ces organes une bande transversale, plus 
ou moins large, di'oito ou arquée, et dont la couleur varie du gris 
blanchâtre au fauve clair. Le genre est propre à l'hémisplièro boréal 
dans les deux continents, et se divise en deux sections naturelles 
selon que les angles externes du sommet des élytres sont dentifor- 
mes (i) ou inermes (2). 

ACONOPTERUS. 
Bi.ANCH. in Gay, Hist. d. Chilc; Zool. \, p. 504. 

Mâles : Tête assez concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci 
distants; front équilatéral; joues allongées. — Antennes grêles, fine- 
ment pubescentes, à peine ciliées, un peu plus longues que les ély- 

(1) Ksp. européennes : Cer. hi.ipidus, Fub. Syst. El. Il, p. 278; Oliv. En- 
tom. IV, 67, pi. Il, f. 77. - Cer. pilosus, Fab. loc. cit. p. 278, pi. 0, f. 60 
[Cer. hispidux P,ii)z.; Cer. denlalus Fotircr.; Pugon. id. Muls.). — i'. Per- 
roudi. Huis. Col. tl. France; Longic. éd. t, p. 158; éd. 2, p. 311; France mér. 
—Caroii, Muls. ibid. éd. 2, p. 313; France mér. (Gironde).— Esp. du l'Amer, du 
Kord : /'. peniciUalus, J. L. Le Conte in Agass. Lalie Super, p. 234; Lac Sh- 
|)érieur. — mixtus, Haldem. Trans. of ihc Amer. Pbil. Soc. X, p. bO; Penn- 
sylvanie. — parvulus, i. L. Le Conte, Jeurn. of llie Acad. of Philad. Ser. 2,11, 
p. 160; Mississipi, Missouri. 

(2) Esp. europénunes : Cer. ovaiis, Linné cd. Gmel. IV, p. 1863; Lam. td. 
Gyllenh. 1ns. suei;. IV, p. 65 (Cer. omlus Fourcr.). — Cer. fasciculntus, De 
Geer, Méni.Y,p. 71, pi. 3, f. 17; Fab. Syfl. El. II, p. 277 {Lom. fascicularis 
Panz., Gjllcnh.). — i'. multipunclatus, W. Goorg, Stettin enlom. Zeit. 1857, 
p. 64; Allemagne (Luncbourg). — scuteUaris, Muls. et Roy in Muls. Col. d. 
France; Siilcicol. et Sécurip.; Supplôm.; France (Rliône). — decoraius,h. 
Fairm. Aiin. d. 1. Soc. entom. 18."i5, p. 320; Pyrénées (Cantorots). 

Les espèces suivantes me paraissent douteuses au poiiil de vue générique : 
/'. seHj'er, A. Sirv. loc. cit. p. 50; Brésil. — Lum. crislu, Fab. Syst. El. H, 
p. 282; Cer. id. Oliv. Enlom. IV, C7, p. 113, pi. 14, f. 101; rapporté au genre 
actuel |«r M. A. Wliilc (Longic. of tlio Bril. Mus. p. 308), et aux ExocenlridcS 
par M. Paseoc. 



POGONonnftRiDES. 6t)S 

très, à articles 1 médiocre, en massue, atténué à sa base, 3-4 sub- 
toaux ou celui-là un peu plus grand, plus longs que les suivants, 
ceux-ci graduellement plus courts. — Yeux petits; leurs lobes infé- 
rieurs allongés. — Prothorax un pou plus long que large, cylindri- 
que, tantôt (cristatipennis) muni de deux petits tubercules écartés en 
dessus et d'un autre de chaque côté, tantôt {lœvipennis) inerme par- 
tout. — Ecusson petit, variable. — Elytres peu convexes, médiocre- 
ment allongées, peu à pou et fortement rôtrécies en arrière, avec leur 
extrémité isolément échancrée (crislatipennis) ou acuminée (lœvi- 
pennis), carénées latéralement {crislatipennis) ou non (lœvipennis) à 
leur base, débordant fortement le prothorax, avec leurs épaules angu- 
leuses et munies d'un tubercule ou d'une crête. — Pattes médiocres; 
cuisses subpédonculées, terminées par une farte massue ovalaire; 
les postérieures notablement plus courtes que l'abdomen; tarses mé- 
diocres. — 5" segment abdominal assez grand, arrondi en arrière. — 
Métasternum court'. — Saillie mésosterualo de largeur variable, la 
prosternale étroite. — Corps cunéiforme, aigu en arrière, partielle- 
ment pubescent. 

Femelles : Antennes dépassant faiblement les élytres ; pour le sur- 
plus pareilles aux mâles. 

Comme on le voit par cette formule, les deux espèces (1) du Chili 
qui composent ce genre diffèrent entre elles sur plusieurs points im- 
portants. Néanmoins je ne crois pss qu'il y ait lieu de les répartir dans 
des genres distincts et leur place me parait être, comrAO à M. J. Thom- 
son (2), immédiatement à côté des Pogonociiehus. La brièveté de leur 
mélastornum, qui n'a pas encore été signalée, m'avait un moment 
incliné à les comprendre dans les Dorcadionides. 

Ils sont un peu plus grands que les PoGONOCHEnus, d'un bronzé 
obscur et plus ou moins mouchetés de fauve; leurs élytres sont den- 
sément ponctuées, ainsi que le prothorax. 

CŒDOMiEA. 
J. Thoms. Physis, II, p. 163. 

Femelle ? : Tète largement et médiocrement concave entre ses tu- 
bercules antennifères, ceux-ci assez longs, distants; front subéquila- 
téral; joues très-courtes. —Antennes subfiliformes, hérissées de quel- 
ques cils courts, en dessous, de la longueur du corps, iV articles i fai- 
blement subovalaire, beaucoup plus court quo 3, celui-ci et A allongés, 
subégaux, 41 plus court, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres; 
leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax presque aussi long 

(1) A. cristatipennis, lœvipennis, Blanch. loc. cit. p. 505, avec une figure 
<lii 1", pi. 30, f. 2; voye?, aussi L. l'aii m. et Gertn. Ann. <1. 1. Soc. ciitom. 1859, 
1). 5V5. 

(2) Syst. Cerambyc.p. 113. 



656 LowcTr.oRNiîs. 

que large, régulièrement cylindrique. — Ecusson en triangle curvi- 
ligne. — Elytrcs médiocrement allongées, cylindriques, déclives et 
subtronquéos en arriére, munies dans leur tiers postérieur d'une dé- 
pression suturale limitée par deux faibles lignes saillantes. — Pattes 
courtes ; cuisses peu h peu en massue, les postérieures dépassant à 
peine le 2° segment abdominal ; tarses courts, assez larges. — Saillie 
mésosternale assez étroite, subverlicale, obtusément tuberculeuse ; la 
prosternale encore moins large, très-fortement arquée en arrière. — 
Corps cylindrique, faiblement pubescent. "* 

Genre propre h Madagascar, établi sur une espèce [madagascarien^ 
sis J. Thoms.) do taiUe moyenne, d'un noir brunâtre, avec une tache 
commune d'un blanc sale au sommet dos ôlytres ; ces organes sont 
assez fortement et densément ponctués ; le prothorax est finement 
rugueux, avec quelques faibles callosités sur le disque. 

Cet insecte a le faciès des ATiMuitA (Ptéricoptides) à la suite des- 
quelles M. J. Thomson l'a immédiatement placé, mais chez ces der- 
nières les crochets des tarses sont divergents. 

COLOBURA. 
Blamch. Id^Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 511. 

Mâle ? : Tûte à peine concave entre ses tubercules antennifères, 
ceux-ci courts; front subirausversal ; joues courtes. — Antennes 
grêles, finement pubescentes, munies de quelques cils courts en des- 
sous, de la longueur du corps, à articles \ en massue pyriforme, 3 
beaucoup plus long que lui, égal à 4, S-H plus courts, décroissant 
peu à peu. — Yeux assez fortement granulés ; leurs lobes inférieurs 
allongés. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, resserré à 
sa base, moins en avant, bituberculé sur le disque, renflé et inerme 
sur les côtés (1). — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allon- 
gées, légèrement atténuées, déclives et tronquées en arrière, avec 
leurs angles externes dentiformes, anguleuses aux épaules, munies 
chacune d'une crête obtuse, basilaire et déprimées sur la suture; la 
dépression limitée par deux côtes obtuses très-distinctes. — Pattes 
assez longues; cuisses pédonculées à leur base, puis fortement en 
massue, les postérieures presque égaies aux trois l'" segments abdo- 
minaux ; tarses assez longs, à article 1 égal à 2-3 réunis; les quatre 
antérieurs assez larges, les postérieurs étroits. — 5« segment abdo- 
minal plus long qvie 4, un ))eu rétréci et tronqué en arrière. — Saillie 
mésosternale assez largo, déclive et faiblement tuberculée en avant. 
— Saillie prosternale plus étroite, arquée postérieurement. — Corps 
allongé, pubescent. 

(1) M. Blanchard lui assigne des tubercules latéraux, mais je- n'en vois au- 
cuu vestige. 



POGONOCHÔBIDES. 6S7 

Genre propre au Chili et ne comprenant qu'une assez grande (IG- 
aOmill.) et belle espèce (1) d'un gris verdâtre uniforme, avec le som- 
met des élytres et une grande tache marginale, post-médiane, sur 
chacune d'elles, d'un jaune ocrac^ ; quelques mouchetures un peu 
plus claires se voient à la base de ces organes. 



Femelle "> : Têto largement plane entre ses tubercules antennifères, 
ceux-ci presque nuls; front fortement transversal ; joues très-courtes,. 

— Antennes grêles, filiformes, pubescentes, hérissées de quelques cils 
très-courts, dépassant à peine le milieu des élytres, à articles 1 en 
massue, atténué à sa base, égal à 3, celui-ci et 4-5 croissant peu à peu 
et légèrement, 6-11 plus courts, subégaux. — • Yeux assez grands; leurs 
lobes inférieurs transversaux. — Prothorax transversal, subcarré, mé- 
diocrement convexe, faiblement arrondi sur les côtés. — Elytres 
oblongues, peu convexes, munies d'une dépression suturale limitée 
par deux côtes obtuses, abrégées en avant et en arrière, coupées car- 
rénmpt à leur extrémité. — Pattes médiocres; cuisses peu à peu en 
massue ; tarses postérieurs filiformes, médiocres, les antérieurs plus 
courts et plus larges. — S» segment de l'abdomen assez long, ogival. 

— Saillie mésosternale large, parallèle ; la prosternale plus étroite, 
horizontale, à peine fléchie en arrière. — Corps subcunéiforme, pu- 
besceut, hérissé de quelques poils fins peu apparents. 

Le pi'tit insecte (2) sur lequel ce genre est établi ressemble telle- 
ment aux GraminEa (groupe dos Calliidcs, tribu des Phytœciides), ([u'on 
le prendrait au premier coup-d'œil pour une espèce de ce genre; mais 
il appartient en réalité à un tout autre groupe, ses jaml)es antérieures 
étant sans sillon et les crochets de ses tarses simples. 

Groupe XLVIII. Mégabasides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes intermédiaires entières. 

Tète rétractile; front rectangulaire. —Antennes sétacées, plus lon- 
gues que le corps dans les deux sexes; leur scape très-allongé, en cône 
renversé. — Yeux fortement granulés, échancrés. — Prothorax lon- 
guement épineux sur les côtés. — Elytres le débordant fortement à 
leur base, triquètres, longuement épineuses aux épaules. — Pattes 

(1) C. alboplagiata, Blanch. loc. cit. p. 512; Col. pi. 30, f. 5; cette figure a 
probablement été faite d'après une femelle ; les auteniies y sont représentées 
comme n'ayant que la longueur des 3/4 du corps. 

P) S. gramineoides. Nigra sat uitida, pedibus rufesccntibus, impunctata, 
«bique pube flavo-viresccntc in clytiis plagiatim digesta, oblecta. Long. mill. 
Hab. Brasilia. Coll. de M. le cotnlo Muisiecli. 



638 lONGICORNES. 

longues, surtout les antérieures chez les q» ; cuisses antérieures mé- 
diocrement saillantes ; cuisses épineuses à leur extrémité ; tarses courts, 
assez larges, à article i moins long que 2-3 réunis. — Episternums' 
métathoraciques larges, triangulaires. — Saillie mésosternale verti- 
cale et tuberculeuse en avant ; la prostemule arquée en arrière. 

Corps court, triquètre, massif. 

Le genre Megabasis de Serville est le seul qui présente cet ensemble 
de caractères. L'un des plus intéressants est la présence d'épines au 
sommet des cuisses, attendu que c'est le seul cas de ce genre qui 
existe chez les Lamiides. Les longues é^jines dont le prothorax et les 
épaules des élytres sont armées, ainsi que la grandeur du scape des 
antennes, sont des particularités également remarquables. C'est sans 
doute cette dernière qui a engagé M. J. Thomson à classer le genre 
dans les Acautbocinides. Mais ses hanches antérieures anguleuses en 
dehors, ses jambes intermédiaires sans sillon et ses crochets des tarses 
divergents montrent qu'il n'a rien de commun avec ces derniers. C'est 
près des Compsosomidos qu'est sans aucun doute sa place naturelle. 
Il est propre au Brésil. 

MEGABASIS. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 53. 

Mâle : Front subtransversal ; joues assez longues. — Antennes pu- 
bescentes, hérissées de longs poils fins en dessous, presque deux fois 
aussi longucis que le corps, à articles 1 empiétant un peu sur les ély- 
tres, plus long que 3, celui-ci beaucoup plus que 4, S-10 décroissant 
peu à peu, M plus grand que 10, crochu au bout. — Lobes inférieurs 
des yeux (I ) plus hauts que larges. — Prolhorax transversal, bisinué 
à sa base, muni sur le disque de trois petits tubercules reliés entre 
eux par des lignes élevées, et de chaque C(ité d'une épine très-longue, 
très-aiguë et redressée. — Ecusson en carré transversal ; ses bords 
latéraux carénés. — Elytres convexes, fortement rétrécies et tron(iuées 
en arrière, avec leurs angles externes épineux, trisinuccs et beaucoup 
plus larges que le prolliorax à leur base, avec les épaules arrondies 
et un peu saillantes en avant, munies chacvme de deux longues épines 
pareilles à celles du prothorax : l'une sur l'épaule, l'autre médiane à 
quelque distance de la base. — Cuisses linéaires, les postérieures 
aussi longues que les élytres. — 5' segment de l'abdomen transversal, 
rétréci et tronqué en arrière. — Corps pubescent. 

Femelle : Antennes de 1/4 environ plus courtes que le corps, à ar- 
ticle Il plus court que 10, droit. — Pattes plus courtes et plus égales 
entre elles. — 5° segment abdominal plus long, en triangle cur- 
viligne. 

(1) Serville indique ces organes comme étant entiers, erreur dilTicile à com- 
Iircndre; ils sont, au contraire, très-fortement et largement échancrés. 



COMPSOSOMIDES. 6S9 

Genre établi sur la Lamia speculifera de Kirby (i), belle espèce du 
Brésil, d'un gris uniforme et portant sur chaque élytro, immédiate- 
ment après son milieu, un grand espace allongé, glabre, très-lisse, 
d'un brun rougeâtre éclatant et ayant l'aspect d'un miroir, particu- 
larité sans autre exemple parmi les Lamiides. Cet insecte remarqua- 
ble est d'assez grande taUle et nullement rare dans les collections. 

Groupe XLIX. Compiofomidea. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Jambes intermédiaires entières. 
Mandibules robustes, assez saillantes, brusquement arquées au bout. 

— Tète rélractile, plus ou moins convexe sur le vertex, largement 
plane entre ses tubercules autennifôres ; ceux-ci presque nuls ; front 
rectangulaire. — Antennes subCliformes, un peu plus longues que 
le corps dans les deux sexes; leur scape robuste, peu à peu en massue. 

— Granulation et forme des yeux variables. — Prothorax tubercule 
latéralement. — Elytres très-courtes, très-convexes, naviculaires, di- 
latées et anguleuses aux épaules, débordant fortement le prothorax. 

— Pattes assez longues, subégales ; hanches antérieures fortement 
transversales, débordant la saillie prosternale; tarses médiocres, assez 
larges, h articles i plus court ([ue 2-3 réunis, 4 très-grand. — Méta- 
sternum court; ses épisternums larges, triangulaires. — Saillies ster- 
nales variables. — Corps très-massif, hérissé de longs poils fins. 

Groupe très- naturel, établi par M. J. Thomson (2) et remarquable 
par la forme générale et la livrée de ses espèces. Parmi les caractères 
qui précèdent, on remarquera la brièveté du métasternum et la lar- 
geur (le ses épimères qui ne le cèdent pas sous ce rapport à celles 
(les Saperdides. Ces insectes sont, à (juelques exceptions près, assez 
grands, pour la plupart peu communs dans les collections et tous 
propres i\ l'Amérique du Sud. 

1. Elytres du doHblo plus longues que larges à leur base. 

Saillie inésostern. tuberculeuse; yeux subdivisés : Pylkais. 
— — inerme; — écliancrés : Compsosoma. 

"• — à peine aussi longues que larges à leur base. 

Elytr(.>s sans tubercules basilaires : Eusphœrium. 
— munies de — : Tessarecphora. 

(1) Linn. Trans. XII, p. 439. Serville l'a décrit sous le même nom, mais 
sans citer Kirby. 

(2) Voye?. son travail intitulé : « Essai synoptique sur le» Compsosomitcs » 
Arcliiv. cnlom. I, p. 68; avec de belles figures de la plupart des espèces. Plus 
tard (Sysl. CiMambyc. p. 10!J) il a ajouté il ces insectes le ficnre Brachïchimis 
•11! M. Blancliard qui leui- est étranger et qu'on trouvera plus bas formant le 
typn du groupe des Bracliychilides. 



660 tONGlCORNES. 

PYTHAIS. 
J. Tboms. Archiv. enlom. I, p. 71. 

Tête très-convexe sur le vertes ; joues allongées. — Antennes gla- 
bres, peu densément ciliées en dessous, à articles 3-4 égaux, 11 (çf) 
plus long que 10, crochu et pénicillé au bout. — Yeux petits, fine- 
ment granulés, subdivisés ; leurs lobes subégaux, l'inférieur trans- 
versal. — Pattes très-robustes. — Saillie mésosternale munie d'un 
tubercule conique subvertical. — Corps faiblement pubescent, avec 
des cils redressés très-courts et peu apparents en dessus. — Le sur- 
plus comme chez les Compsosoma. 

Genre très-distinct, établi sur la Lamia scutigera de Vigors (1). En 
outre des caractères qui précèdent, elle se distingue des Compsosoma 
par sa livrée d'un fauve uniforme mat avec les antennes noires (sauf 
les deux 1"" articles) et troi* bandes étroites de poils d'un jaune duré 
soyeux sur les élytres : une marginale entourant ces organes jus- 
qu'au-dessous des épaules, la 2° suturalc, s'arrôtant en avant au 
même niveau ; la dernière transversale, on arc de cercle, allant d'une 
épaule à l'autre et reliant les précédentes entre elles. Cet insecte est 
du Brésil. 

COMPSOSOMA. 
A. Serv. Ânn. d. l. Soc. entotn. 1835, p. 55 (2). 

Této convexe sui' le vertex ; front fortement transversal ; jouos 
presque nulles. — Antennes pubescentns, hérissées de 16ngs poils fins, 
surtout en dessous, à articles 3 un peu plus long que i, 11 droit, sub- 
égal à 10. — Yeux fortement granulés, échancrés; leurs lobes infé- 
rieurs très-grands, subéquilatéraux. — Prothorax transversal, subcy- 
lindrique, muni de deux sillons transversaux flcxueux, l'un basilaire, 
l'autre moins apparent, loin de son bord antérieur ; ses tubercules 
latéraux un peu rapprochés de sa base, coniques. — Ecusson plus ou 
moins allongé, arrondi en arrière. — Elytres deux fois aussi longues 
que larges à leur base, arrondies en arrière. — Pattes assez robustes; 
cuisses légèrement et peu à peu épaissies, les postérieures atteignant 
le sommet des élytres. — S» segment de l'abdomen en triangle cur- 
viligne fortement transversal. — Saillie mésosternale assez large, pa- 
rallèle, déclive, bilobée en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, 
arquée ])Ostérieurement. — Corps pubescent, hérissé partout do longs 
poils fins plus ou moins abondants. 

On connaît en ce moment neuf espèces (3) do ce beau genre, toutes> 

(1) Zool. Journ. II, p. 239, pi. 9, f. 5. 

(2) Syn. Lauu Klug, Vigors. — ^ERBNBATascoe. 

(3) Lam. muliUaria, Klug, Nov. Act. Acad. iiat. Ciir. XII, p. 4G3, pi. 42, 



COMPSOSOMIDES. 661 

d'assez grande taille et remarquables par leur livrée, mais cette der- 
nière appartient au moins à quatre types diffôrents et ne se prête pas 
à une description générale. 

. EUSPHVERIUM. 
Newm. The entom. Magaz. Y, p. 498 (1). 

M, J. Thomson n'a pas admis ce genre qui est, en effet, tr&s-voisin 
(les CoMPSosoMA, mais tout aussi distinct que le suivant. Ses carac- 
tères différentiels portent sur les points que voici : 

Joues assez allongées. — Yeux petits, finement granulés; leurs lobes 
inférieurs un peu plus hauts que larges. — Elytres à peine plus lon- 
gues que larges à leur base. — Corps beaucoup plus court, n'ayant 
pour toute vestiture que de longs poils fins redressés et abondants. 

A quoi il faut ajouter que la taille est quatre ou cinq fois plus pe- 
lite et la livrée d'un bleu éclatant à reflets pourprés , ce qui ne 
se voit jamais chez les Compsosoma. L'espèce typique (2) est brési- 
lienne. 

TESSARECPHORA. 
J. Thohs. Archiv. entom. I, p. 477. 

Tôte peu convexe sur le vertex, faiblement concave entre ses tuber- 
cules antennifèrcs, pareille, du reste, il celle des précédents. — Ar- 
ticles 3-4 des antennes subégaux, plus épais et plus densément ciliés 
en dessous que les suivants. — Yeux subfinement granulés, leurs 
lobes inférieurs allongés. — Elytres des Eusph-erium avec les épaules 
fortement dilatées, obliquement tronquées et dentiformes en arriére ; 
ayant en outre chacune à le\u' base un très-gros tubercule conique. 
— Saillie mésosternale non bilobée en arrière. — Le surplus comme 
dans le genre en question. 

L'espèce unique (3) du genre est un peu plus petite et un tant soit 

f. 6; Brésil. — Lam. b-notata (C. niveosignntum Dej., Serr.), perjmlchra (C. 
posticum Dej.), Yigors, Zool. Journ. I, p. 417, pi. 15, f. 8, 9; Brésil. — C. va- 
riegala, Seiv. loc. cil. p. 57; Brésil. — C. phaleratum (indiqué i tort comme 
ilécritpar Klug), Brésil; Mnissechii, Amazone; Chabrillacii, Francisctim, S. 
'riiotns. Archiv. cnlom. I, ji. 74 s(|. pi. 9. — Mannerheimii , J. Tlioras. Syst. 
(^cr. ]). 557; Cayenne. — JEren. lerrena, Pascoe, Trans. of ll\e cnlom. Soc. 
Ser. 2, Y, p. 30; Para; rapportée au genre actuel d'après M. H. \V. Bâtes, Con- 
iribiit. etc. p. 219. — C. (tlbigena, Burm. Slettin. entom. Zeit. 1865, p, 179; 
Biicnos-Ayrcs (an potius Eusph/ehium?). 

(1) Syn. Compsosoma J. Ttioms., Dej. 

(2) E. purpureum, Newm. loc. cit. (C. violaceum Dej.) figuré par M. J. 
Thom». Arcliiv. entom. I, pi. 9, f. 8. 

(3) T. arachnoïdes, J. Tlioms. loc. cil. pi. 9, f. 10 o i. 



bb2 I.ONOICORNES. 

peu moins large qiie YEusphœrium purpureum. Sa li\Tée est égale- 
ment bleue, mais moins brillanto et variée çil et lîl de blanc tant en 
dessus qu'en dessous. Elle habite la Guyane et le Brésil. 

Grodpe L. .Olrénéidea. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarsos 
divergents. — Jambes intermédiaires entières. 

Tête rétractile ou subrétractile; front rectangulaire. — Antennes 
sétacées, un peu plus longues que le corps dans les deux sexes; leur 
scapo court, fortement renflé au bout, pyrifovme. — Yeux assez for- 
tement granulés, échancr'és. — Prothorax tubercule sur les côtés. 
— Elytres le débordant fortement à leur base, courtes. — Paltes 
médiocres, les antérieures un peu allongées chez' les a"; hanches de 
la môme paire peu saillantes, globuleuses, anguleuses en dehors; 
tar.ses courts, à article i moins long que 2-3 réunis. — Méfaster- 
num court, ses épisternums plus ou moins larges, triangulaires.— 
Saillies sternales lamelliformes, arquées sur leurs faces opposées; la 
mésosternale parfois tuberculeuse. — Corps court, peu convexe, 
souvent trigone. 

Cette formule, voisine de celle des Compsosomides, en diffère par 
plusieurs points essentiels portant sur la forme générale du corps, 
celle du scape des antennes, la faible convexité des élytres ; à quoi il 
faut ajouter la nature de la livrée qui est aussi vulgaire que celle 
des Compsosomides est remarquable. Ces insectes sont donc très-dis- 
tincts de ces derniers ; comme eux ils habitent l'Amérique du Sud. 
Leur érection en un groupe ;Y part est également due à M. J. Thom- 
son (1) qui les a répartis dans les trois genres suivants : 

I. Cuisses pédoDculées à leur hatic; saillie mésost. tuberculeuse: 

jErenea. 

II. — peu à peu en massue ; inerme. 

Elytres courtes, larges, ponctuées : Larcesimn. 
— suboblongues, granuleuses : l'enessada. 

jERENEA. 
(Dei.) y TiiOMS. Archiv. entom. I, p. 298. 

Mâles : Tête largement et faiblement concave entre ses tubercules 
anteunifères; front ample, transversal ; joues assez allongées. — An- 
tennes pubcscentes, finement ciliées en dessous, de 1/3 à peine plus 
longues que le corps, à articles 1 très-robuste, égal à 3, 'l plus long 
que ce dernier et que les suivants, ceux-ci décroissant peu k peu. — 
Lobes inférieurs des yeux subéquilatéraux ou transversaux. — Pro- 

(1) Pliysis, II, 11. 92. 



yiiuÉNÉiuiis. 663 

thorax transversal, subcylindrique, un peu inégal sur le disque ; ses 
tubercules latéraux assez forts, coniques. — Ecusson transversal, un 
peu rétréci et tronqué en arrière. — Elytres à peine du double plus 
longues que largos à leur base, plus ou moins rétrécies et subtron- 
quées ou tronquées en arrière, planes en avant, obliquement déclives 
postériourement, leurs épaules arrondies et plus ou moins saillantes. 
_ Pattes robustes ; cuisses subpédonculées à leur base, les posté- 
rieures aussi longues que l'abdomen; tarses antérieurs dilatés et fran- 
gés sur leurs bords. — 5» segment abdominal court, largement ar- 
rondi en arrière. — Saillie mésosternale verlicale en avant et prolon- 
gée en un tubercule conique. — Saillie proslernale étroite, carénée, 
fortement arquée en arrière. — Corps large, pubescent. — Femelles 
incounues. 

M. J. Thomson en mentionne dix espèces dont une (1) me parait 
douteuse au point de vue générique, ses élytres étant fortement sail- 
lantes aux épaules et munies chacune d'un grand tubercule près de 
leur base. Les autres (2) ne présentent rien de pareil et ont tout au 
plus quelques granulations dans le môme point. La livrée de ces in- 
sectes est d'un gris jaunâtre ou verdàtre plus ou moins nuageux, et 
plusieurs ont les bords latéraux du prothorax d'un noir brunâtre ve- 
louté. 

L.iRiESIMA. 

1. TiiOMS. Physis, II, p. 96. 

Genre ne dilïérant des /Erene.*. que par les caractères suivants : 

Mandibules plus minces. — Tète plane entre ses tubercules auten- 
nilères. — Lobes inférieurs des yeux plus petits, transversaux.— Ely- 
tres plus courtes, subparallèles et plus rapidement déclives eu arrière, 
rectilignes à leur base avec les épaules obtuses et non saillantes. — 
Pattes moins robustes; cuisses peu à peu en massue. — Saillie mé- 
sosternale iuerme, fortement déclive. 

L'espèce {scutellaris) que décrit M. J. Thomson est originaire du 
Brésil, d'un noir bronzé et revêtue d'une très-liue pubesceuce grisâtre 
voilant à peine ses téguments, avec l'écusson et de très-petites mou- 
chetures sur les élytres, jauues; ces derniers organes sont deusément 
ponctués et un peu rugueux sur leurs bords latéraux; le prothorax 
est finement pointillé. 

L'exemplaire que j'ai sous les yeux est une ?; ses tarses antérieurs 
ne sont pas dilates. 

(1) Ai. hypsiomoides, i. Thoms. Pliysis, II, p. 93; Cayenue. 

(2) /E. imliadis, i. Thoms. Archiv. onlom. I, p. 299; Brésil. — trigona, 
Pascoi', Tians. ot tha cnlom. Soc. Ser. 2, IV, p. 247; BrcSil. — cognata, 
Pascoe, ibiil. S6r. 2, V, p. 36; Para.— aJii'Jnruato, H. W. Baies, Conlriliul. etc., 
|i. "220; Amazone. — xeti/crrt, Urésil; imiieligmosa, Colombie; periscelifera, 
Ixunneafpukhella, BrCsil; J. Thoms. Physis, II, p. 9i. 



664 



LONGICORNES. 



PENESSADA. 
i. Thohs. PhysiSj II, p. 07. 

Genre, à son tour, très-voisin des Lakjîsima dont il ne dill'ôro que 
par les points qui suivent : 

Tête légèrement concave entre ses tubercules antennifères, comme 
chez les ^renea. — Prothorax distinctement trituberculé sur le 
disque. — Elytres moins larges, moins parallèles, munies de petits 
granules peu serrés. — Corps un peu plus allonge. 

L'exemplaire qu'a bien voulu me communiquer M. J. Thomson est 
un mâle ; ses pattes et ses tarses antérieurs sont faits comme chez les 
yËRENEA du môme sexe. 

L'espèce typique (hispida J. Thoms.) est brésilienne, d'un brun 
carmélite foncé, avec l'écusson blanc et des mouchetures jaunes sur 
la déclivité postérieure des élytres. 

Groupe LI. Phaoellidei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divarjqués. — Jambes intermédiaires entières. 

Tête rétractile ou subrétractile; front rectangulaire. — Antennes 
sétacées, un peu plus longues que le corps; leur scape allongé, eu 
cône renversé ou subcylindrique. — Yeux finement granulés, échan- 
crés. — Prothorax tubercule latéralement. — Elytres courtes, navicu- 
laires ou cunéiformes, fortement anguleuses aux épaules, débordant 
largement le prothorax. — Hanches antérieures globuleuses, forte- 
ment anguleuses en dehors, n'atteignant pas le niveau de la saillie 
prosternale ; tarses médiocres, à article 1 plus court que 2-3 réunis. 
— Saillies sternaks non lamelliformes; la mésosternale tronquée en 
avant; la prosternale tronquée ou prolongée ou arrière. — Corps 
brièvement naviculaire ou triquètre. 

Ce groupe a beaucoup de rapports avec les trois précédents, mais 
en est essentiellement distinct par les crochets des tarses qui sont di- 
variqués. Le scape des antennes le rapproche des Mégabasides et la 
forme de ses élytres des ^réuéides. Ses espèces, de petite taille et 
propres à l'Amérique du Sud, constituent les deux genres suivants: 
I. Saillie prosteru. Iromiuée en avant et en arrière : Phacellus. 
IL épiueuso en arrière : lirachychilus. 

PHACELLUS. 
BuauET, Mag. d. Zool; Ins. 1839, pi. 5 (1). 

Mâles : Tête largement et faiblement concave outre ses tubercules 

1) Syu. AcAKiHociwus Gory. 



I>HACELL1U£S. €65 

antennifères ; front transversal ; joues médiocres. — Antennes longue- 
ment mais pou densément ciliées en dessous, il articles 1 atteignant 
la b;ise du prothorax, aussi long que 3, celui-ci subégal à i, 5-11 
iilus courts, décroissant à peine, 6 occupé par une touffe do longs 
poils redressés. — Lobes inférieurs des yeux pas plus ou un peu plus 
hauts que larges. — Prothorax fortement transversal, médiocrement 
convexe, resserré en avant et à sa base, fortement tubercule sur les 
c6tés; les tubercules coniques et aigus. — Ecusson variable. — Ely- 
tres brièvement trigones ou naviculaires, étroitement tronquées en 
arrière, dilatées et obliquement anguleuses aux épaules. — Cuisses 
linéaires ou légèrement fusiformes, les postérieures un peu plus cour- 
tes que l'abdomen ; tarses médiocres. — 5° àegment de l'abdomen 
court, en triangle curviligne. — Mésosternum un peu concave et 
ineniie en avant. — Saillie prosteruale tronquée en avant et en ar- 
rière. — Corps pubescent, hérissé de quelques poils fins. 

Les espèces sont remarquables par leur livrée élégante consistant 
en taches de couleur variable sur un fond qui n'a lui-même rien de 
constant sous co rapport. Trois, de Cayenne ou du Brésil, sont dé- 
crites en ce moment (1). 

*, 

BRACHYCHILUS. 

BtiNcn. in Gav, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 499. 

Tète à peine concave entre ses tubercules antennifères ; front trans- 
versal ; joues courtes. — Antennes pubescentes, faiblement ciliées en 
dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 un peu plus 
court que 3, celui-ci subégal à 4, 5-11 décroissant rapidement. — 
Lobes inférieurs des yeux subéquilatôraux. — Prothorax transversal, 
subcylindrique, à peine sillonné transversalement en dessus; ses tu- 
bercules latéraux assez forts, coniques, très-aigus au bout.— Ecusson 
assez allongé, arrondi en arrière. — Elytres courtes, peu «onvexes, 
cunéiformes, tronquées en arrière, dilatées et anguleuses aux épaules, 
munies chacune d'une côte voisine de la suture, plus ou moins abré- 
gées en avant, et d'une élévation obtuse à leur base. — Pattes assez 
longues; cuisses peu à peu en massue. — S° segment de l'abdomen 
court, rétréci et sinué on arrière. — Mésoslernum inerme en avant. 
— Saillie prosternale déclive en avant, prolongée postérieurement en 
une pointe aiguë recouvrant en partie le mésosternum. — Corps pu- 
ll) Ac. Boryi, Gory, Mag. d. Zool.; Ins. 1832, pi. 45; Cayenne. — P. La- 
treiUei, Dejennii, Buquct, loc. cil. f. 1, 2; Brésil.— J'en possède une quatrièmo 
espèce tout-i-fait dilViSreDte de celles qui précèdent par sa livrée sans tache et 
le sommet (lu scapo de ses antennes dentifoimo en dessous. 

''.{wrpuccMS. Lato navicularis, niger, sublus sal nilidus; supra saturate pur- 
imrcus, cerlo situ viresccns, oiiacus; olytris basi punctulatis. IjOiig. VI inill. 
llab. Brasilia. 



t>66 LONGICOHNES. 

bescont, plus ou moins hérissé do poils fins redressés. — Sexes in- 
connus. 

Les espèces, dont on connaît quatre (1 ) en ce moment, sont pro- 
pres au Chili, et plus ou moins maculées de blanc sur les élytros 
qui sont en général assez fortement ponctuées au moins à leur base • 
le reste du corps est revôtu d'une pubesceuce grise plus ou moins 
abondante. 

Groupe LU. Onoïdéridei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Tète rétractile, rarement un peu distante des hanches antérieures- 
ses tubercules antcnnifères très-souvent cornus et anguleux h leur 
sommet interne; front généralement ample et plus haut que large, 
rectangulaire. — Antennes sétacées, variables sous le rapport de la 
forme et sous celui de leur scape. — Granulation des yeux variable- 
leurs lobes inférieurs en général très-allongés. — Prothorax cylindri- 
que, inerme ou non; ses tubercules latéraux, quand ils existent, si- 
tués eu deç-i de son milieu. — Elytres le débordant plus ou moins à 
leur base; leurs épaules très-souvent anguleuses et saillantes en 
avant. — Pattes au plus médiocres, subégales; hanches antérieures 
globoso-coniqucs, fortement anguleuses en dehors, assez saillantes; 
cuisses postérieures ne dépassant jamais le 3" segment abdominal et 
rarement le 2" ; tarses courts, à articles 1 moins long que 2-3 réunis, 
4 grand. — Saillies sternales lamelliformes, arquées ou déclives sur 
leurs faces opposées, jamais tubcrculées. — Corps en général massif. 

Groupe établi par M. J. Thomson (2), et ayant pour types les genres 
Hvi'siuMA, Onciueues et Thachysomis do Serville, tous trois bien 
connus des entomologistes. Ses caractères fondamentaux le rajipro- 
chent de très-près des Apomécyuides dont la grande majorité de ses 
espèces sont néanmoins faciles à distinguer par leur tète rétractile, 
leur graudo taille et leurs formes robustes. Mais quand ces caractères 
s'ulTaiblibsent, que la tôte a cessé d'être rétractile (3j et que le corps 
est devenu cylindrique ot svalte, il n'y a plus de séparation entre les 
deux groupes , et l'on ne peut plus invoquer, pour les différencier, 
que leur distribution géographique. Celui-ci est en effet américain, 

(11 U. scutcUaris, liluratus, Blanch. loc. cit. p. 500, avec une figure du se- 
cond, pi. 29, f. 9. — irroratus, Chevrolatii, i. Tlioras. Pliysis, loc. cit. 

(2) Syst. Cerambyc. p. 101; voyez aussi la Révision qu'il adonnée du groupe 
dans sa « Physis » II, p. 41. Sauf les Cyphoscyla mentionnées plus bas, Il 
n'y a introduit aucun élément douteux et ]'«i adopté tous les genres (pi'il a 
établis. 

(3) Los genres qui sont duns ce cas ne sont qu'au nombre de (|uatie (Ai'O- 
coPTOMA, TiiESTOMA, C.AcosioLA, IIei.vika), Comme on le verra plu» bas. 



ONCIDÉRIDES. 667 

tandis que les ApomÉcynides sont toutes propres à l'ancien conti- 
nent. 

Ces insectes constituent un des groupes les plus nombreux que l'A- 
mérique possède en fait de Lamiides, et ne forment pas moins de 28 
genres dus peur la plupart à M. J. Thomson. Ce savant entomolo- 
giste les a répartis dans deux groupes secondaires que j'ai adoptés 
avec les noms qu'il leur a imposés, mais qui me paraissent devoir 
être caractérisés autrement qu'il ne l'a fait (1). 

A 

Elytrcs de forme variable, non cylindriques ni linéairos (2). — Tête toujour» 
rétraclilo. — Lobes inférieurs des yeux toujours très-allongés. Hïpsiomides. 

I. Tubercules aniennifires verticaux, subcontigus; scape des an- 

tennes en cône renversé. 

Eiylres munies d'une forte créle basilaire : Hypselomus. 

— sans — — : Jamesia. 

II. Tubercules antennifères plus ou moins distants. 

a Scape des antennes peu à peu en massue. 
b Front étroit, du double au moins plus haut que large. 
Eiylres sans carènes latérales à leur base : Tybalmia. 

— carénées latéralement — : Plerodia. 
bb Front plus ou moins large, parfois subéquilatéral. 

c Elytres carénées latéralement. 

Corps bérissô de longs poils fins en dessous : Hypomia. 

— non — — _ : Lydipla. 
ce Elytres sans carènes latérales. 

d Prothorax fortement tubercule sur les côtés : Hesychotypa. 

dd — non ou à peine 

e Hanches antér. armées d'un crochet chez les çj". 
Front subtransversal : GVypthaga. 

— plus haut que large : Ischiocentra. 
ee Hanches antér. inermes dans tes deux sexes. 

Yeux grands; front plus haut que large : Âpamanta, 
— petits; — équilaléral : Hesyeha. 

(1) 11 les différencie uniquement en ce que les Hypsiomides auraient les lobe« 
inféiieins des yeux à pçiue longitudinaux et non séparés du front par deux ca- 
rènes longitudinales longeant leur bord interne, tandis que chez les Oncidérides 
'rais ils seraient allongés et séparés du front par les carènes en question. Il 
me parait dilHcile d'accoider quelque valeur au second de ces caractères. 
Quant au premier, tous les genres (sauf quelques Hypsioma) que M. J. Thomson 
comprend dans ses Hypsiomitcs, ont les lobes inférieurs très-allongés, tandis 
que parmi ses Oncidérides vrais il s'en trouve,plusieurs(TARiCANOS, Lvch«ros, 
Tracuytoxus, Ectuoea) qui les ont courts. 

(2) Sauf chez ime seule espèce : Ischiocentra clavata. 
Coléoptères. Tome IX (2). 17 



668 longicohnes. 

aa Scape des antennes mince à sa base, brusguement renflé 
au bout. 
Elylros sans gibbosilé, ayant au plus une crête à leur 
base : Ilypsioma. 
— munies de 1 ou 2 fortes gibbosités : Trachysomus. 



Elytres cylindriques ou linéaires. — Tête parfois non rélractile. — Lobes 
Inférieurs des yeux pas toujours très-allongés. — Pattes constamment courtes. 

ONClOËRinES VRAIES. 

I. Tête complètement rétractile. 

a Elytres plus ou moins granuleuses ou âpres à leur base. 
b Lobes inférieurs des yeux très-allongés, 
c Antennes normales dans les deux sexes : Oncideres. 
' ce — anormales chez les q". 

Leurs trois 1"« art. épaissis et hirsutes : Periergates. 
— a» art. renflé, ohlongo-ovalaire, glabre : Psyllotoxus. 
bb Lobes infér. des yeux subtransversaux; antennes des o" îi 

art. 3 épaissi dans toute sa longueur, glabre : Tarkantis. 
aa Elytres sans granulations, sauf parfois aux épaules. 
d Lobes inférieurs des yeux allongés. 
e Tubercules antennif. largement séparés ; art. 3 des an- 
tennes renflé, globoso-ovalaire chez les cT : Eudesmus. 
ee Tubercules antennif. très- rapprochés, contigus à leur base; 
art. 3 des antennes normal dans les deux sexes. 
Front parallèle; scape en cène renversé : Peritrox. 

— resserré en haut; scape en massue au bout : Cylicasta. 
dd Lobes infér. des yeux courts, parfois subtransversaux. 

f Elytres arrondies en arrière. 

g Antennes normales dans les deux sexes. 

Elytres lisses; prothorax tubercule latéralement : Lachœrus. 

— rugueuses; — inermo — : Cydros. 
gg Antennes à art. 3 épaissi et fraugé en dessous : Xylomimus. 
ff Elytres quadridentécs eu arrière : Ecthœa. 

ir. Tête imparfaitement rétractile. 

h Elytres sans granulations à leur base; jambes poster, normales, 
t Joues assez allongées. 

Scape des antennes régulier, faiblement en massue au 

bout : Apocoftoma. 
— triquètre à sa base, fortement en massue au 
bout : Trestonia. 
ii Joues courtes; scape subcylindritiuo : Cacosiola. 
hh Elytres granuleuses ii leur base; jambes poster, compri- 
mées, Irès-laiges : llelvina. 



669 



HYPSELOMUS, 
Perty, Del. anim. art. Brasil. p. 95 (1). 

Mâle : Mandibules assez minces. — Tubercules antennifères courts, 
tronqués au bout, faiblement séparés, verticaux ; front beaucoup plus 
haut que large, parallèle ; joues très-allongées. — Antennes assez 
robustes, densément pubescentes, ciliées à distance en dessous, de la 
longueur du corps, à articles 1 subcylindrique, atteignant le milieu 
du prothorax, 3 à peine aussi long que lui, arqué, 3 plus long que 
les suivants, ceux-ci décroissant à peine. —Lobes inférieurs des yeux 
très-allongés. — Prothorax transversal, obconique, fortement plissé 
en dessus, avec une carène discoïdale ahrégée en avant. — Ecusson 
en carré arrondi aux angles. — Klytres convexes, peu à peu atténuées 
et arrondies en arrière, très-larges en avant, avec les épaules saillantes 
et obliquement tronquées, munies chacune d'une assez longue et 
très-forte crête basilaire tuborculée sur sa tranche. — Pattes médio- 
cres, robustes ; cuisses peu à peu épaissies ; tarses courts. — 5» seg- 
ment abdominal en triangle curviligne transversal.— Saillie mésoster- 
nale assez largo, faiblement déclive.— Saillie prosternalo plus étroite, 
élargie et fléchie en arrière.— Corps très-massif, oblongo-triangulaire, 
densément et brièvement pubescent. 

Femelle : Antennes de la longueur des 2/3 des élytres. — b' seg- 
ment abdominal un peu plus long. 

On n'en connaît qu'une grande espèce (2) du Brésil, d'un jaune 
fauve clair et mat avec deux bandes obliques, légèrement rembru- 
nies, sur la moitié postérieure des élytres; sur ce fond se voient 
quelques petits points brunâtres superficiels, distants et disposés sans 
ordre ; les tubercules des crêtes basilaires des élytres sont arrondis et 
luisants. Cet insecte, originaire du Brésil, est commun dans la pro- 
vince de Rio-Janeiro. 

JAMESIA. 
H. Jbkel, The Journ. of Entom. I, p. 259 (3). 

Très-voisin des Htpselomus, avec les différences suivantes : 
Front beaucoup plus étroit et, par suite, plus allongé. — Antennes 
plus grêles, beaucoup plus longues que le corps chez les o", dépassant 
moins les élytres chez les 9 , à articles 1 et 3 presque tout à fait droits. 

(1) Syo. Clïtemnestra, J. Thoms. Essai, etc. p. 113; olim.— Hïpsioma DeJ. 
— Tbachïsomds Casteln. 

P) H. cristaius, Perty, loc. cit. p. 96, pi. 19, f. 8; médiocre figure {Cli/l. 
tumulosa, Dej., 3. Thoms. loc. cit.). 

(3) Syu. Lahu Fiib. — Hïpbelomus Pascoo. — Hypsioma Dej. 



670 LONGICORNES. 

— Elytres moins convexes, sans crêtes à leur base ; leurs épaules moins 
saillantes, obliques et terminées par un tubercule. 

Les deux espf'ces connues (1) sontbeaucoup plus petites que VHyp- 
selonius crislatus et ont une livrée analogue, mais plus foncée et avec 
les mêmes points bruns épars signalés plus haut ; toutes deux ont des 
tubercules granuleux et luisants à leur base, mais leur prothorax dif- 
fère, étant fortement granuleux chez l'une d'elles [globifera] et rugoso- 
ridé chez l'autre (papulenfa). Elles habitent la Colombie ou la Guyane. 

TYBALMIA. 
J. Thoms. Physis, II, p. Ai (2). 

L'espèce typique (3) a complètement la physionomie et la livrée 
(les Jamesia dont ne l'ont pas séparée MM. Jekelet Bâtes. Elle en dif- 
fère cependant par des caractères aussi importants que ceux qui dis- 
tinguent les Jamesia des Hypselomus. Ce sont les suivants : 

Tubercules antennifères prolongés à leur sommet interne chez les 
cf en deux saillies aigui>s dirigées en avant, courtes chez les 9; an- 
tennes beaucoup plus longues dans les deux sexes, à article 1 renflé 
en massue à son extrémité et do moitié environ plus court que -i. — 
Prothorax cylindrique, très-rugueux, muni d'un petit tubercule de 
chaque côté. — Elytres non granuleuses, munies chacune d'une faible 
élévation obtuse voisine de la base. 

Cet insecte est de la taille de la Jamesia papulenla et habite le 
Haut-Amazone. Outre les points bruns dont ses elytres sont parse- 
mées, chacune d'elles présente, immédiatement après son milieu, une 
petite tache arrondie de même couleur et surmontée d'un trait blanc. 

PLERODIA. 
J. Tboms. Physis, II, p. 60 (4). 

Mâles : Tête étroitement concave entre ses tubercules antennifères ; 
ceux-ci médiocres, conligus à leur base, prolongés à leur sommet in- 
terne en \me courte saillie; front du double aussi haut que large; 
joues médiocres. — Antennes grêles, pubescentes, ciliées en dessous, 

(1) Lan. globifera, Fab. Syst. El. II, p. 284 (Ilypselom. variolosus, Pascoe, 
Trans. of Ihe cntom. Soc. Ser. 2, V, p. 35; liypsium. tuherosa Dej.); Ama- 
zone, Cayenno. — J. papulenta, J. Thoms. Piiysis, H, p. 43; Colombie {Hyp- 
siom. tulerosa \ar. el purosa Reiche, de quelques collections). 

(2) Sya. HvpsELOMUs Pascoe. —Jamesia, Jekel, The Journ. of Enlom. I, p.260; 
H. \V. Butes, Conlribul. etc. p. 183. 

(3) Hypsel.pupiUatus, Pascoe, Trans. of Ihe enlom. Soc. Ser. 2, V, p. 35 
{Jam. bipunclata, Jekel, loc. cit.). — M. J. Thomson rappoiie également au 
genre la Hesychajaspidea, Bâtes, loc. cit. p. 184; Amazone, Caycnne. 

(4) Syn. HtPsiLOHUS Bâtes. — Hes-ïcha Dej. 



ONCIDÉRIDES. 671 

de 1/5 plus longues que le corps, à articles i peu à peu en massue, 
3 un peu ilexneux, plus long que lui et beaucoup plus que 4, S-11 dé- 
croissant. — Yeux très-rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs 
grands, très-allongés. — Prothorax médiocreinout transversal, conique, 
un peu inégal en dessus. — Elytres de longueur médiocre, assez 
convexes, un peu atténuées en arrière, carénées latéralement dans 
leur tiers antérieur ; leurs épaules obliques et anguleuses. — Pattes 
au plus médiocres, robustes; cuisses assez longuement subpédoncu- 
lées à leur base, puis fortement en massue; taxses courts. — Le sur- 
plus comme chez les précédents. 

Femelles : Tubercules antennifères à peine anguleux à leur som- 
met interne. — Antennes plus courtes que le corps. 

Les quatre espèces (i) décrites sont de taille au plus médiocre et 
revêtues d'une pubescence grise uniforme ou variée de jaune, avec 
les élytres pointillées plus ou moins densément, sauf à leur extrémité 
où les points disparaissent. 

HYPOMU. 
J. Thoms. Physis, II, p. 51. 

Mâle ? : Tubercules antennifères assez saillants, divergents, conti- 
gus à leur base; front plus haut que large, parallèle; joues allongées. 
—Antennes grôles, pubescentes, longuement ciliées en dessous, à peine 
plus longues que le corps, à articles 1 peu à peu et légèrement en 
massue, un peu plus court que 3, celui-ci que 4, 5-11 décroissant.— 
Yeux médiocres, subcontigus en dessus; leurs lobes inférieurs un 
peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal, cylindrique, 
muni de quatre tubercules obtus disposés en arc de cercle, dont les 
deux médians plus gros. — Elytres assez courtes, convexes, navicu- 
laires, comprimées et carénées sur les côtés, munies sous chaque 
épaule d'un tubercule, et chacune à leur base d'une courte crôte. — 
Pattes médiocres; cuisses subpédonculées, puis peu à peu en massue 
ovalaire ; tarses médiocres. — S» segment abdominal subégal à 2-4 
réunis, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale très-large, 
transversale. — Saillie prosternale un peu plus étroite, fléchie en 
arrière. — Corps pubescent, densément hérissé en dessous et sur les 
pattes de longs poils fins. 

Aces caractères, l'espèce typique {mexicana J. Thoms.) réunit une 
sculpture des élytres qui lui est propre. Outre sa carène latérale, cha- 
cune d'elles présente trois fines côtes relevées à leur base et renfer- 
mant entre elles une ou deux rangées do points enfoncés très-régu- 
lières; la crôte basilaire est formée par celle du milieu; la livrée est 

(t) Hypsel. syrinx, B. W. Bâtes, Contribut. etc. p. 182; Br6sil. — P. sin- 
JMiarts, CaycDDe; spuria, pygmœa, Brésil; J. Tlioms. loc. cit. p. 61. 



672 lONGlCORNES. 

blanche en dessous, teintée de jaune en dessus, avec une grande tache 
commune, basilaire, un peu plus foncée et limitée en arrière par une 
ligne brime en arc de cercle. Le tout donne à cet insecte un fades à 
part dans le gioupe actuel. 

LYDIPTA. 
J. Tbous. Physis, II, p. 52. 

Tubercules antennifôres courts, tronqués, médiocrement séparés et 
un peu divergents; front allongé, peu à peu et sensiblement évasé 
en bas; joues très-longues. — Antennes (1) grêles, puboscontes, ciliées 
en dessous, à articles i en cône renversé et arqué, 3 un peu plus 
grand que lui, flexueux. — Yeux petits, trôs-rapprochés en dessus ; 
leurs lobes inférieurs assez allongés. — Prothorax fortement trans- 
versal, cylindrique, à peine ronflé suf les côtés, presque uni on dessus. 
— Ecusson subtransversal, arrondi on arrière. — Elytres assez 
courtes, naviculaires, carénées latéralement dans leurs 2/3 antérieurs, 
avec leurs épipleures verticales, débordant médiocrement le pvotho- 
rax; leurs épaules anguleuses, peu saillantes. — Pattes courtes ; cuisses 
peu à peu en massue ; tarses courts, à article 4 grêle et médiocre 
ainsi que ses crochets. — 3* segment abdominal fortement transver- 
sal, largement arrondi en arrière. —Corps subnaviculaire, pubescent. 

L'un des genres les plus distincts du gi-oupe actuel par suite de la 
forme des élytros. Une comprend qae V H esychapumilio do Dejean(2), 
assez petit insecte du Brésil, noir et revêtu d'une Une pubescence 
d'un gris blanchâtre, avec les antennes noires et annotées de jaune à 
la base de leurs articles ; ses élytres sont couvertes à leur base d'as- 
pérités la plupart confluantes. 

HESYCHOTYPA. 
I. Thohs. Physis, U, p. 53. 

Mâle : Tête assez largement et fortement concave entre ses tuber- 
cules antennifôres; ceux-ci distants, prolongés à leur sommet interne 
en une corne obtuse recourbée en dedans; front ample, un peu plus 
haut que large; joues très-longues. — Antennes finement pubescentes, 
à peine ciliées en dessous, de d/4 plus longues que le corps, h arti- 
cles i robuste, reullé au bout en une massue ovalaire, 3 beaucoup 
plus grand que lui et que 4, S-H plus courts, subégaux. — Y^eux sub- 
divisés, leurs lobes inférieurs obliques. — Prothorax transversal, cy- 
lindrique, déprimé et un peu inégal en dessus, tubercule latérale- 

(1) Elles sont mutilées chez l'exemplaire que M. J. Thomson a bien voulu 
mettre k ma disposition et qui parait Être un màle, 

(2) Cal. éd. 3, p. 370. 



ONCiDÉnmES. 673 

ment entre sa base et son milieu. — Elytres assez allongées, cunéi- 
formes, obtusément saillantes et un peu relevées aux épaules. — 
Pattes assez longues, robustes; hanches antérieures munies en dedans 
d'un tubercule obtus; cuisses subpédonculées et comprimées à leur 
base, puis peu à peu en massue; tarses médiocres, assez larges. — 
Corps cunéiforme, densément pubescent. 

Femelle : Tubercules antennifôres prolongés à leur sommet interne 
en une courte saillie obtuse et verticale. — Antennes à peine plus 
longues que le corps. 

Genre établi sur VHesycha miniata de Dejean (1), assez grand in- 
secte du Brésil d'un noir bronzé, à livrée d'un brun verdâtre plus ou 
moins teintée de rouge rosé, surtout en dessous, chez les exemplaires 
bien conservés. Ses élytres sont finement ponctuées, et présentent un 
grand nombre do larges sillons irréguliers qui les rendent très-iné- 
gales. 

GLYPTHAGA. 

J. Thoms. Physis, H, p. 54. 

Mâle : Tubercules antennifôres saillants, fortement séparés, sub- 
verticaux, prolongés à leur sommet interne en une petite corne re- 
courbée en arrière. — Lobes inférieurs des yeux très-allongés. — 
Prothorax court, cylindrique, inerme latéralement .— Elytres légère- 
ment convexes, cunéiformes, débordant médiocrement le prothorax, 
avec les épaules anguleuses et terminées par un petit tubercule. — 
Pattes courtes, très-robustes; hanches antérieures armées d'un cro- 
chet; cuisses subpédonculées h leur base, terminées par une forte 
massue ovalaire; jambes antérieures assez fortement élargies dans 
leur moitié terminale interne. — Le surplus comme chez les Hesy- 

CHOTYPA. 

Femelle : Tubercules antennifères plus petits, à peine saillants à 
leur sommet interne. — Antennes des Hesychotypa ? . — Jambes 
antérieures de forme normale, leurs hanches inermos. 

M. J. Thomson n'en décrit qu'une espèce {lignosa) du Brésil, un peu 
plus petite et plus étroite que Y Hesychotypa miniala, d'uu jaunâtre 
clair avec le disque du prothorax et la suture des élytres dans les 3/4 
de sa longueur, brunâtres; cette bande suturale a la forme d'un 
triangle allongé; les élytres sont imponctuées et leur sculpture se ré- 
duit à quelques faibles sillons longitudinaux. 

ISCHIOCENTRA. . 
J. Thons. Essai, etc. p. 382 (2). 
Mâles : Tubercules antennifères des Glypthaga; front relativement 

(1) Cat. éd. 3, p. 370. 

(2) Syn.HisYciii Pascoie, Baies, Dej. — Trestonu Buquel. 



674 LONGICORNES. 

étroit, beaucoup plus haut que large ; joues très-aUongées. — ' An- 
tennes finement pufaescentes, assez densôment ciliées en dessous à 
leur base, beaucoup plus longues que le corps, h articles 1 peu à peu 
en massue dès sa base, 3 beaucoup plus long que lui et que 4, S-H sub- 
égaux. — Yeux des Glypthaga. — Prothorax des mômes, muni do 
chaque côté, entre son milieu et sa base, d'un petit tubercule obtus 
parfois peu distinct. — Elytres plus ou moins allongées , cylindri- 
ques (par ex. clavata), ou un peu déprimées en dessus (par ex. artnil- 
lata), peu à peu atténuées en arrière, débordant assez fortement le 
prothorax, avec les épaules anguleuses. — Pattes courtes, robustes; 
les antérieures un peu plus longues que les autres ; leurs hanches 
armées d'une saillie j cuisses peu à peu et fortement en massue pres- 
que dès leur base; jambes antérieures parfois (clavata) élargies au 
côté interne à leur extrémité. Le surplus comme chez les précédents. 

Femelles : Tubercules antennifères anguleux à leur sommet in- 
terne. — Antennes un peu plus longues que le corps. — Pattes plus 
faibles; jambes antérieures normales; leurs hanches sans saillie. 

Genre assez nombreux (1), composé presque exclusivement d'es- 
pèces placées par les auteurs récents parmi les Hesycha. Il tient à la 
fois de Hesychotopa par l'armature des hanches antérieures chez les 
mâles, et des Glypthaga par la forme des tubercules antennifères 
dans le mémo sexe. Ses espèces varient beaucoup sous le rapport du 
faciès et de la livrée; cette dernière n'a ea général rien de remar- 
quable; toutes celles que j'ai sous les yeux sont assez densément 
pointillées sur les élytres. 

APAMANTA. 
J. Thoms. Physis, II, p. 58. 

Mâles : Tubercules antennifères médiocres, distants, brièvement an- 
guleux à leur sommet interne. — i""' article des antennes presque en 
cône renversé et médiocrement robuste. — Elytres peu convexes, al- 
longées, peu à peu atténuées en arrière, anguleuses aux épaules. — 
Pattes médiocrement robustes; hanches antérieures inernies au côté 
interne; cuisses assez longuement subpédonculées à leur base. 

Les autres caractères ne diffèrent pas de ceux des (schiocentra. 
Sauf une espèce [hebes) d'assez grande taille, ces insectes sont de 

(1) /. clavata, 1. Thoms. loc. oit. ; Brésil; type du genre. — Trest. signi- 
fera, Buquet in J. Tlioms. Arcan. nat. p. 49; Guadeloupe. — Hes. nyphonoides, 
albilatera, Pascoe, Trans. of tlie enloin. Soc. Ser. 2, V, p. 36; Para; supposées, 
ainsi que les suivantes do M. Bâtes, appartenir au genre. — lies, jaspidea, li- 
iurata, Cayeuno; xylina, Uiu-Janoiro; maculosa, cretacea, Haut-Amazone; 
H. W. Bâtes, Contribut. etc. p. 184. — noMitutn, Brésil; fulvo-irroraia, 
Guyane; quadrisignata, Brésil; humilis, dyeoDe; armillata, Brésil;J. Thoms. 
Physis, 11, p, 5&, 



ONCIDÉRIDES. 67S 

grandeur médiocre, et leur livrée n'a rien de constant. Les trois {hebes, 
pubescens, Hneolata) que décrit M. J. Thomson habitent le Brésil. 

HESyCHA. 
(Dej.) L. FiLiRM. Ann. d. l. Soc. entom. 1859, p. 523. 

Femelles : Tubercules antennifères courts, tronqués au bout, très- 
distants; front ample, un peu plus haut que large; joues très-allon- 
gées. — Antennes un peu plus longues que le corps. — Yeux petits; 
leurs lobes inférieurs trés-allongés. — Prothorax fortement trans- 
versal, très-régulièrement cylindrique. — Elytres assez courtes, apla- 
nies à leur base, légèrement atténuées en arrière; leurs épaules ob- 
tuséraent anguleuses, non saillantes. — Pattes courtes, robustes; 
cuisses brièvement subpédonculées à leur base, puis renflées en une 
très-forte massue ovalaire. — Saillies sternales étroites, arquées sur 
leurs faces opposées. — Corps médiocrement allongé. 

Je n'ai pas vu de mâles. Suivant M. Thomson (1), qui a décrit celui 
de la consimilis, leurs tubercules antennifères sont prolongés en une 
saillie courte et robuste, leurs antennes de 1/3 plus longues que le 
corps, et leurs tarses antérieurs dilatés. 

On a vu par les genres précédents combien le genre Hesycha de 
Dejean était peu homogène. M. L. Fairmairc, en le définissant d'a- 
près une petite espèce du Chili qu'il a nommée cribripennis, en a 
fixé les caractères qui ne s'appUqueut à aucune de celles cjue Dejean 
a connues. Récemment, M. J. Thomson en a décrit quatre autres (2) 
de taille plus grande. Ces insectes ont la livrée la plus insignifiante. 

HYPSIOMA. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 38 (3). 

Mâles : Tubercules antennifères médiocrement séparés, parallèles, 
rarement un peu divergents, prolongés à leur sommet interne en une 
épine aiguë; front beaucoup plus haut que large, parallèle ou subpa- 
rallèle; joues en général très-longuos. — Antennes peu robustes, pu- 
bescentes, ciliées en dessous, do l/i au moins plus longues que le 
corps, à articles 1 mince à sa base, brusquement renflé à son extré- 
mité, surtout au côté interne, 3 un peu plus long que lui, tlexueux, 
4-10 décroissant, 11 très-souvent crochu au bout. — Lobes inférieurs 
des yeux de grandeur variable, plus ou moins allongés. — Prothorax 

(1) Physis, II, p. 62. 

(2) H. paupercula, consimilis, macuUcornis, Brésil; laleralis, Cayenne; J, 
Thoms. loc. cit. 

(3) Syn. Hypselomus Erichs., Dates, Pascoo. — Tracuysomus Casleln. — 
LiMu Fab., Germar. — Hesycui Jekel. 



676 lONGICORNES. 

transversal, oboonique, inerme latéralement, médiocrement inégal en 
dessus. — Elytres convexes, courtes et naviculaires chez la plupart, 
leurs épaules au moins anguleuses, parfois très-saillautes ou (par ex. 
axillaris) surmontées d'une crête oblique. — Pattes assez longues; 
hanches antérieures munies au côté interne d'un tubercule ou d'un 
crochet parfois obsolète. — Corps massif. 

Femelles : Tubercules antennifères non ou à peine épineux. — An- 
tennes de longueur variable, plus courtes que le corps. — Hanches 
antérieures inermes. 

Genre répandu dans la plus' grande partie de l'Amérique du Sud, 
mais peu homogène dans sa composition actuelle. Si l'on s'en tient 
rigoureusement à la formule qui précède, plusieurs de ses espèces 
devront eu ôtre exclues (1). 

La livrée de ces insectes varie non moins que leur forme générale, 
mais est rarement distribuée par grandes masses, et se compose en 
général d'un mélange plus ou moins nuageux de couleurs. Il est très- 
rare qu'il existe quelques petits tubercules à la base de leurs élytres; 
ces organes sont simplement et souvent à peine pointillés (2). 

(1) Je citerai entre autres les suivantes : H. omoplata, Dej. Cat. éd. 3, 
p. 369 (inédile; n'est pas la Lamia liicuspis de Germar, Ins. Spec. nov. p. 475, 
comme le dit M. S. ïliomson, Physis, II, p. 45; cette dernière est un Acan- 
tliodérlde); a les lobes inférieurs des yeux très-petits, transversaux, et le 3" 
article des antennes droit. — //. gilvicornis (Dej.), J. Tlioms. loc. cit. p. 46; 
le scape de ses anlennes est en cdne renversé et leur 3" article droit. — 
Trachijs. adspersus (Dej.), De Casteln. Hist. nat. d. Col. II, p. 482; antennes 
comme dans la précédenle; protliorax tubercule latéralement; élytres presque 
pareilles, sous le rapport de la forme, à celles des Jamesu. 

Ces espèces et celles qui leur ressemblent prouvent que les nombreux genres 
admis par M. J. Thomson ne sont pas encore sulûsants, ou qu'il fa\it en revenir 
au genre Hypsioma de Dejean et des collections. 

(2) En outre des espèces citées dans la note piécédente , les suivantes exis- 
tent dans les auteurs : Lam. oUiquator, Fab. Syst. El. II, p. 303; Cayenne. 

— Lam. albisparsa, Germ. Ins. spec. nov. p. 477 (//. bonariensis, i. Thoms. 
Essai, etc. p. 115); Montevideo. — H.gifihera, A. Serv. loc. cit. p. 39; Brésil. 

— Hypsel. crudus {II. subfasciata J. Tlioms.), ejens, Erichs. Archiv, 1847, 1, 
p. 148; Pérou. — H. gemmala, Blanch. in d'Orb. Voy.; Entom. p. 210, pi. 22, 
f. 7; Bolivia. — Hypsel. paganus, Pascoe, Trans. of Iho entom. Soc. Ser. 2, 
V, p. 35; Para. — H. axillaris, basalis, affinis, fasciata, Brésil; amasonica, 
Amazone, J. Tlioms. Essai, etc. p. 116.— Hes. Barii, Jekel, The Journ. of 
Entom. I, p. 261; Ciyeuac. — Hypsel. picticornis, dimidialus, rodens, senicu- 
lus, crnssipes, simplex, lignicolor (an huj. gen.?), obscurellus (an huj. gen.?), 
H. W. Bâtes, Coniribut. etc. p. 177 ; Amazone.— W. prodigiosa, Dejeam't, Brésil; 
sordida, Cayenne ; signnticornis, constellata, Brésil; tigrinata, Cayenne; inor- 
nata, Doris, Brésil; J. Tlioms. Physis, II, p. 45. 



ONCIDÉBIDBS. 677 

TRACHYSOMUS. 
A. Serv. Àm. d. l. Soc. entom. 1835, p. 40 (1). 

Mandibules assez saillantes et assez épaisses à leur base. — Tête 
transversalement convexe sur le vertex, largement et plus ou moins 
concave entre ses tubercules antennifôres, ceux-ci courts ; front plan, 
ample, subéquilatéra! ; joues allongées. — Antennes grêles, pubes- 
centes, faiblement ciliées en dessous à leur base, au maximum de la 
longueur du corps (o"?), à articles i mince à sa base, brusquement 
renflé au bout, 3 un peu arqué, à peine plus grand que lui, les sui- 
vants plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux 
plus ou moins allongés. — Prothorax court, cylindrique, grossière- 
ment ridé en dessus et sur les côtés. — Ecusson assez grand, faible- 
ment rétréci et largement arrondi en arrière. — Elytres médiocre- 
ment allongées, convexes, subparallèles, arrondies en arrière, un peu 
saillantes et tuberculeuses aux épaules, munies chacune de deux h 
quatre fortes élévations granuleuses; la postérieure rarement (eleplias) 
unie et fasoiculée. — Pattes courtes, robustes; cuisses pédonculées ou 
subpédonculées à leur base, puis renflées en une forte massue; tarses 
médiocres, assez larges. — 5° segment de l'abdomen fortement trans- 
versal, en triangle curviligne. — Corps très-massif, pubescent. 

Quoique j'aie vu un assez grand nombre de ces insectes, leurs 
sexes ne me sont pas bien connus (2). 

Ils constituent une des formes les plus remarquables du groupe 
actuel, tous ayant au repos la couleur et l'aspect de ces nodosités 
qui croissent sur les végétaux. On en connaît sept espèces (3), la plu- 
part fort rares dans les collections et toutes de plus ou moins grande 
taille. 

B 

ONCIDERES. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc entom. 1835, p. 67 (4). 

Une définition rigoureuse de ce genre, dans son état actuel, est ira- 
it) Syn. Lamia Kirby. 

(2) Les exemplaires à antennes de la longueur du corps, ont la tête plus pe- 
tite que ceux qui ont ces organes plus courts, ce qui me porte à croire que les 
premiers sont mâles. Non toujours, mais très-souvent daus la section actuelle, 
les femelles ont cette partie du corps plus forte que les miles. 

(3) Lam. fragifera, Kirby, Trans. of the Linn. Soc. XII, p. 440 (T. monstro- 
sus, Dej. Cal. 6d. 3, p. 369; Var. T. smtartnsis, H. W. Bâtes, Contribul. etc. 
p. 186). — T. elephas, camelus, dromedarius, gibbosas, Buquct, Ann. d. 1. 
Soc. entom. 1852, p. 351, pi. 7, f. 1-4. — Buquetii, peregrinus, i. Tlioms. 
Arcliiv. entom. I, p. 386. Tous du Brésil. 

(4) Syn. Lamia Fab., Daim., Germ., Say. — Ceramïvx Oliv., Voet. — Sa- 
ïEttDA Forsstroem. 



678 LONOICORNES. 

possible. Sauf la forme du front, celle des lobes inférieurs des yeux 
et la brièveté du prothorax, qui constituent ses caractères essentiels, 
tous les autres sont sujets à varier, sans que néanmoins il paraisse 
convenable de le diviser en plusieurs. 

Mâles : Tète convexe sur le vertex, plus ou moins largement et 
fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci souvent 
prolongés à leur sommet interne et dirigés en avant; front ample, plan, 
plus haut que large; joues allongées (1). —Antennes pubescent?s' 
ciliées ou non en dessous, à leur base, 1/3 à deux fois plus longues 
que le corps, à articles 1 en cône renversé ou peu à peu en massue (2), 
3 beaucoup plus long que lui et que les suivants, droit (3), 4-10 dé- 
croissant peu à peu, 11 plus grand que 10. — Lobes inférieurs des 
yeux très-allongés, étroits, parallèles (4). — Prothorax court, souvent 
atténué en arrière, et traversé par deux sillons en avant et à sa base, 
transversalement convexe entre eux, plus rarement ridé ou (cervinus) 
couvert de plis réguliers, muni de chaque côté en deçà de sou milieu 
d'un tubercule conique (5). — Elytres assez allongées, cylindriques, 
parallèles ou peu à peu atténuées en arrière, presque toujours gra- 
nuleuses à leur base; leurs épaules obtuses, plus ou moins saillantes 
en avant. — Pattes médiocres (C); cuisses atténuées à leur base, les 
antérieures parfois sublinéaires (par ex. ulcerosa) ; i° article des tarses 
au moins égal à 1-3 réunis. — Corps massif chez la plupart, pubes- 
cent. 

Femelles : Tête plus forte que celle des mâles, plane ou faiblement 
concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts, trôs-écartés. 
— Antennes de longueur variable, plus courtes; leur 3° article jamais 
épaissi. 

La taille ne varie pas moins que le reste et descend {minuta) jus- 
qu'à 9 millim., mais ce cas est très-exceptionnel , et la plupart des 

(1) Il est presque constant qu'elles soient complètement glabres dans toute 
leur longueur et sur une largeur correspondant à celle des yeux. 

(2) Cette deruière forme est la plus commune; en général cet article est de 
grosseur médiocre; la cruMi'cornis est a ma connaissance la seule espèce qui 
l'ait très-robuste. 

(3) Chez deux espèces {ulcerosus, crassicornis, peui-ètre heterocera qui 
m'est inconnue) cet article s'épaissil beaucoup dans toute sa longueur et res- 
semble complètement à celui des Taricanus miles. 

(4) Je ne connais qu'une espèce {fasciatus) chez laquelle ces lobe» soient 
seulement un peu plus hauts que larges, assez grands et atténués en bas. 

(5) Ces tubercules, bien développés chez la plupart des espèces, s'ad'diblis- 
seat beaiicoup chez quelques-unes (par ex. impluviatus) et finissent par dis- 
paraître (par ex. Cervinus, cingulalus). 

(6) Les hanches antérieures sont plus ou moins difformes et ohtusèment sail- 
lantes au côté interne ; chez plusieurs espèces (par ex. congener, tesseUatus, 
caltidrya, ampulator) ces saillies deviennent de véritables dents. 



ONCIDÉRIDES. 679 

espèces figurent parmi les plus grandes du groupe actuel. Quant à 
leur livrée, elle consiste presque uniquement en gouttelettes ou en 
marbrures confluentes de couleur fauve ou blanche sur un fond dont 
la nuance varie également. Il y a de ces insectes dans les deux Amé- 
riques, mais infiniment plus dans celle du Sud que dans celle du 

Nord(l). 

PERIERGATES. 

Mâle ? : Tubercules antennifères presque nuls, médiocrement sépa- 
rés; front deux fois aussi long que large, parallèle; joues frès-allon- 
gées. — Antennes de la longueur des 3/4 du corps, à articles 1-3 
épaissis, aussi longs réunis que les suivants pris ensemble, densément 
hérissés de cils courts et rigides, 1 plan en dessous, égal à 3, celui-ci 
cylindrique, i de moitié plus court que lui, moins épais, cilié en des- 
sous, S- H grôles, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres; leurs 
lobes inférieurs allongés, les supérieurs très-grêles. — Prothorax un 
peu moins long que large, légèrement atténué en arrière, finement 
plissé en travers ; ses tubercules latéraux très-petits, presque indis- 
tincts. — Elytres courtes, cylindriques ; leurs épaules obtuses, très- 
peu saillantes. — Pattes courtes ; cuisses peu à peu et assez fortement 
en massue ; tarses courts. — Corps cylindrique, assez robuste, pu- 
bcscent. 

Genre très-distinct, réunissant à un /Vicies et «ne livrée d'ONCiDKBES 
des antennes d'uue forme particulière. 11 est établi sur un insecte (2) 

(1) Esp de rAmér. du Sud : Lam. amputator {macttlosus Dej.), Brésil; re- 
fandator {morbiUosus Doj.), Cayenne; Fab. Sysl. El. II, p. 383 et 384. — 
Cer. diana, Oliv. Eutom. IV, 67, p. 107, pi. 22, f. 168; Guyane. — Ctr. mi- 
liaris, Voel, Col. II, p. 11, pi. 9, f. 32; Cayenne. — S(ip. Lherminieri, 
Foi'sstr. Act. Holmicns. 1817, p. 329; Guadeloupe. — Lam. Saga {vomicosa 
Gerra.), Daim. Anal, entom. p. 69; Brésil. — Lam. atbisparsa, Germ. lus. 
S[)t!c. nov. p. 477; Brésil. — Lam. ulcerosa, impluviata (0. lepidus Dej ), 
Gerin.ibid. p. 482 ; Brésil. — O. frontalis , Erichs. Archiv, 1847, I, p. 148; 
Pérou (An. Trestonu ?). — fasciaitts , mydas, Lucas in Castelu. Voy. d. l'A- 
inér. (lu Sud; Entom. p. 189, pi. 13, f. 1-2; Brésil intér. — 0. calUdryas, sa- 
tyrus, julvus, crassicornis, pulchellu.i, cephiiloies, Amazone; limpidus, Brésil 
(Baliia); llouchardii, Colonibie(Ste-M.irthe);H.'W. Baies, Contribut. etc. p. 187. 
— 0. Dolmuni, Chevroldtii, F«6»icti, helerocerus, Guyane; Germari, Parana; 
œgrolm, Brésil, Caycunc ; nlbomarginatus, OaycNne; gil/bosus, ocularis,pec- 
lorolis, Brésil; ^uHuia/us, Montevideo; Vvetii, tuberculatus, minutus, Cajenne; 
humeralis, cervimis, macer, pustulatus, miniaius, congener, Brésil; tesselta- 
lus, Nouvelle-Grenade; attenuatus, vcrmicuMus, Brésil; J. Tlioms. Physis, II, 
p. 76. 

Esp. de l'Amer, du Nord : Lam. cingutnta, Say, Journ. of the Acad. of 
PliilU'l. V, p. 272; Etats-Unis moyens et du Sud. — G. pustulatus, J. L. Le 
Conte, Proceccl. of the Acad. of Philad. VU, 18&4, p. 82; Tcias. — putator, 
i. Tlioms. Physis, H, p. 81; Mexique. 

(2) P. Rodrigueii. Griieo-rubroque varius, anteonis oigro-hirsutis; elylrii 



680 LONGICORNES. 

très-commun à Guatimala où il fait parfois des ravages sérieux dans les 
plantations de caféiers, en coupant les jeunes branches de ces arbres. 

PSYLLOTOXUS. 
J. Thoms. Physis, II, p. 74. 

Mâles : Tête des Owcideres o". — Antennes de 1/3 au moins plus 
longues que les élytres, à articles i médiocre, aminci à sa base, puis 
en massue, 3 renflé, oblongo-ovalaire. — Yeux des ONf.iDEnEs. — Pro- 
thorax des mêmes, ayant de chaque côté en avant de son tubercule 
ordinaire, deux nodosités obtuses, placées l'une au-dessus de l'autre. 

— Elytres assez courtes, parallèles, en forme de cylindre surbaissé, 
granuleuses à leur base, avec les épaules un peu saillantes et corro- 
dées. — Corps revêtu d'une pubescenco lanugineuse assez dense. — 
Le surplus comme chez les Oncideres, avec le faciès plus voisin de 
celui des Eudesmus mentionnés plus bas. 

Femelle : Tête des Oncideres ?. —Antennes dépassant légèrement 
le sommet des élytres. 

Comme le dit M. J. Thomson, ce genre est intermédiaire entre les 
Oncideres et les Eudesmus. Son unique espèce {griseocinctus Dej., J. 
Thoms.) est de taille moyenne, couleur de rouille claire, avec le pro- 
thorax et une large bande médiane, commune sur les élytres, d'un 
blanc grisâtre. Elle habite le Brésil. 

TARICANUS. 
J. Thoms. Physis, II, p. 73. 

Mâles: Tubercules antennifères médiocres, distants, tronqués au 
bout; front médiocrement large. — Antennes de près de moitié plus 
longues que le corps, à articles i robuste, subcyUndrique, 3 épaissi 
dans toute sa longueur, i moins gros que lui, mais plus que les sui- 
vants ; tous trois densément et assez longuement villeux en dessous. 

— Yeux finement granulés, subdivisés (1); leurs lobes inférieurs pas 
plus hauts que larges, arrondis en dessous. — Prothorax médiocre- 
ment tubercule sur ses côtés. — Pattes antérieures un peu plus lon- 
gues que les autres. — Le surplus, y compris le faciès, comme chez 
les Oncideres. 

Ce sont principalement la forme et la fine granulation des yeux qui 
distinguent le genre des Oncideres ; on vient de voir qu'il y en a 
parmi ces derniers qui ont également le 3" article des antennes fait 
comme il est ici. 

dense punctulatis, basi minute granulatis, guttulis rubrig sat crebre ornalis.— 
Long. 12-15 mill. — Coll. de M. Candfcze qui l'a reçu de M. Rodriguez de Gua- 
timala. 

(1) Non complètement divisés, comme le dit M. i. Tliomsonjun lilct très- 
grêle, mais distinct, réunit leurs lobes inférieurs aux supérieurs. 



ONCIDÉRIDES. 681 

Le type du genre est VOncideres gemmatus de Dejean (1), espèce 
inédite du Mexique. M. J. Thomson en décrit, sous le nom de Truquii, 
une autre du même pays, de taille moyenne, grise avec une multi- 
tude de petites taches arrondies, non confluentes, d'un fauve vif; ces 
organes sont couverts, surtout en avant, de pustules déprimées et 
luisantes. 

EUDESMUS. 

A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 81 (2). 

Mâles : Tête largement et fortement concave entre ses tubercules 
anteunifères; ceux-ci assez saillants, non contigus à leur base, diver- 
gents, un peu échancrés au bout ; front ample, à peine plus haut 
que large ; joues allongées. — Antennes peu robustes, très-finement 
piibesccntes, non ou à peine ciliées en dessous, de 1/3 plus longues 
que le corps, à articles 1 gros, peu à peu renflé en massue au bout, 
3 pas plus long que lui, renflé, ovalaire, 4-10 décroissant à peine, 11 
plus grand que 10, crochu au bout. — Lobes inférieurs des yeux al- 
longés. — Prothorax court, cyhndrique, fortement inégal sur le disque 
et sur les côtés. — Elytres assez courtes, cyUndriques ou un peu dé- 
primées en dessus, parfois légèrement atlénuées en arrière ; leurs 
épaules obtuses et peu saillantes. — Pattes courtes; cuisses briôve- 
niout subpédonculées à leur base, puis fortement en massue ; tarses 
médiocres. —Corps médiocrement allongé, robuste, pubescent. 

Femelles : Tète plus forte, à peine concave entre ses tubercules an- 
tennifères, ceux-ci courts. — Antennes de la longueur du corps, à 
articles 3 simple, H plus court que 10, droit. 

Les mâles se reconnaissent sans peine à la forme du 3« article de 
leurs antennes. Quant aux femelles, la plupart d'entre elles se rap- 
prochent beaucoup de celles de quelques Oncideres. Néanmoins, dans 
la trtis-grande majorité des cas, leur prothorax inerme latéralement 
suffit pour les en distinguer et, à défaut, la présence constante au 
sommet de leurs élytres d'une tache brunâtre, comme chez les Tres- 
TONiA, tache parfois cependant peu apparente. 
Ces insectes (3) sont de la taille des Oncideres de troisième gran- 
it) Cot. 6d. 3, p. 369. 

(2) Syn. Lahvica, J. Thons. Essai, etc. p. 71; genre établi sur une $ et 
supprimé depuis (Physis, II, p. 69), par M. J. Thomson. — Hesïcha pars 

(3) JB. grisescens, Cayonne; fascinus, Brésil; A. Serv. loc. cit. p. 82. — 
heterocerus , Duquel, Rev. zool. 1852, p. 344; Brésil. — posticalis, Guér.- 
M6n. Icon.; lus. p. 248 (grisescens? Smv .; beteroclitus, Dej.Cat. éd. 3, p. 371); 
Cayerine. — Larv. ferruginea, J. Thoms. loc. cit. p. 71 (Hes. perplexa, Dej. 
loc. cit. p. 370); Gujane. — E. rubefactus, caudalis, sexvittatus (vix huj. 

, gêner.), H. \V. Bâtes, CouUibul. etc., p. 192; Haut-Amazone (Egu). — metal- 
licwî, Caycune; niveilateris, i. Thoms. Pliysis, II, p. 70. , 



682 LONGICOBNES. 

deur ot leur livrée forme souvent un dessin, mais n'a jamais rien de 
commun avec celle de ces dernières. 

PERITROX. 
H. W. Bâtes, Contribut. etc., p. 199. 

Mâle : Tubercules antennifères contigus à leur base, médiocre- 
ment écartés, échancrés au bout, avec leur sommet interne anguleux • 
front beaucoup plus long que large, incliné en avant ; joues courtes. 
— Antennes presque glabres, brièvement ciliées en dessous, plus 
longues que le corps, à articles 1 allongé, en cône renversé très-ré- 
gulier, 3 de 1/3 plus grand que lui, de 1/2 plus que i, les suivants 
décroissant peu à peu. — Yeux très rapprochés en dessus ; leurs lobes 
inférieurs grands, allongés. — Prothorax court, cylindrique, \m peu 
inégal en dessus, muni latéralement, entre son milieu et sa base, de 
deux tubercules coniques et obtus. — Elytres médiocres, cylindriques, 
arrondies en arrière, obtuses aux épaules. — Pattes assez longues; 
cuisses atténuées, amincies à leur base, puis en massue fusiforme.— 
Abdomen des Trestonia. — Corps finement pubescent. 

La petite espèce [denlicollis) type de ce genre, a un faciès inter- 
médiaire entre celui dos Trestonia et celui des Oncideres. Elle est 
grise en dessous, brunâtre avec de nombreuses mouchetures, en partie 
confluentes et d'un rouge fauve, sur les éiytres ; ces organes sont 
densément pointillés dans les deux tiers antérieurs de leur longueur. 
Elle habite les bords de l'Amazone (Santarem). 

CYUCASTA. 
J. Thoms. Physis, II, p. 42 (1). 

Mâles : Tubercules antennifères assez saillants, verticaux, tronqués 
au bout, à peine séparés par une étroite fissure ; front du double 
plus haut que large, rétréci dans sa moitié supérieure; joues allon- 
gées. — Antennes très-grêles, capillaires à leur extrémité, finement 
pubescentes, à peine ciliées en dessous, deux fois aussi longues que 
le corps, à articles 1 peu à peu en massue ovalaire dans sa moitié 
terminale, 3 de très-peu plus long que lui, beaucoup plus grand que 
4, celui-ci et 5-H grandissant lentement, M plus long que 10.— 
Yeux très rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs grands, médio- 
crement allongés. — Prothorax aussi long que large, cylindrique. — 
Elytres assez courtes, cylindriques, assez fortement déclives en ar- 
rière; leurs épaules obtuses, un peu saillantes ou non en avant. — 
Pattes co\irtes, robustes; cuisses brièvement pédonculées à leur base, 
puis fortement en massue. — Corps cylindrique. 

(1) Syn. Trestonia Buquet, H. W. Dates. 



ONClDÉRiDES. 683 

Je n'ai pas vu de femelles ; suivant M. Bâtes, leurs antennes sont 
un peu plus longues que le corps avec leur 11° article plus grand 
qu'il ne l'est ordinairement chez les Longicornes de leur sexe. 

Genre établi sur \a.Treslonia lerminalaàeM. Buquet(l), insecte de 
taille médiocre, noir, revêtu d'une pubescence blanche peu épaisse, 
avec une tache terminale noire au sommet des élytres. 11 habite la 
Guyane et la région amazonienne. 

LACHiERUS. 
J. Thohs. Physis, II, p. 71 (2). 

Femelle : Tète renflée sur le vertex, plane entre ses tubercules an- 
tennifères; ceux-ci courts, très-écartés ; front plan, légèrement in- 
égal, subéqui latéral; joues allongées. — Autonncs grêles, dépassant 
un peu le milieu des élytres, à articles 1 peu robuste, grôle à sa base, 
dilaté au bout, 3 de môme forme, beaucoup plus long que lui et que 
les suivants ; ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux finement gra- 
nulés, petits, subdivisés ; leurs lobes inférieurs pas plus hauts que 
largos. — Prothorax court, cylindrique, assez inégal en dessus, avec 
deux sillons transversaux, l'un en avant, l'autre près de sa base, 
muni de chaque côté d'un petit tubercule cis- médian. — Elytres assez 
courtes, cylindriques, un peu élargies en arrière, s'arrondissant pour 
former leur déclivité postérieure, celle-ci oblique ; épaules obtusô- 
ment coniques, peu saillantes. — Pattes très-courtes ; cuisses briève- 
ment subpédonculées à leur base, puis fortement en massue; jambes 
comprimées, assez larges, tranchantes sur leiu- bord externe ; tarses 
courts. — Corps cylindrique, revêtu d'une pubescence en partie ve- 
loutée. 

M. J. Thomson a regardé comme un mâle l'exemplaire que je tiens 
de lui ; il me paraît, au contraire, d'après l'ensemble de ses caractères, 
que c'est une femelle. 

Le genre est bien distinct et forme, avec les deiix suivants, une pe- 
tite section particulière dans le groupe actuel. Son unique espèce, 
l'Eudesmus seminivosus do M. Buquét, est de taille médiocre et a le 
faciès d un Bosnuciius. Le fond do sa Uvrée est couleur do rouille, 
avec la poitrine, le milieu de l'abdomen et plus de la moitié anté- 
rieure des élytres, blancs ; une sorte de réseau formé par des lignes 
élevées, noires, rousses et blanches, couvre la déclivité de ces or- 
ganes qui ne présentent, du reste, aucune sculpture. Cet insecte ha- 
bite Cayenne. 

[i) InJ. Thoms. Arcan.nat.p. 47, pi. 5, f. 3 (T. coarctacta?h.W. Batcs, 
CoDtribut. etc. p. 198). 
(2) Syn. EoDESMUs (pars). Baquet, Rev. zool. 1852, p. 345. 

Coléoptères. Tomo IX (2). 18 



684 LONGICOKMES. 

CYDROS. 
Pascoe, Trans. ofthe entom. Soc. Ser. 2, V, p. 285 (1). 

Ce genre, dont je no connais également que des femelles, est très- 
voisin du précédent et n'en diffère que par les caractères qui suivent : 

Antennes finement pubescentes, non ciliées en dessous, à article 1 
plus long, terminé par une massue ovalaire. — Yeux très-fortement 
échancrés, mais non subdivisés. — l'rothorax aussi long que large, 
parfaitement cylindrique, rugueux, inerme latéralement. — Elytres 
plus courtes, munies chacune de deux tubercules à leur base; leur 
déclivité postérieure verticale. 

M. Pascoe a fondé ce genre sur un insecte (2) de Colombie (Sainte- 
Marthe) d'un tiers plus court que le Lachœrus seminivosus et de forme 
très-robuste. Sa livrée est d'un blanc jaunâtre en dessous, sur les côtés 
de la tête, ceux du prothorax et la déclivité postérieure des élytres; 
le reste du corps est brunâtre et varié de jaune obscur ; sur chaque 
élytre, immédiatement au-dessus de sa déclivité, se voient deux 
courtes crûtes allongées et de même couleur. 

Cette description convient rigoureusement à une autre de Cayenne 
décrite par M. J. Thomson sous le nom de Trachytoxus scabrosus; 
mais elle est plus étroite que la précédente, plus cylindrique et ne 
peut lui être réunie. 

Outre ces deux espèces, j'en connais une troisième, du Brésil, plus 
grande et très-voisine du Lachœrus seminivosus sous le rapport de la 
forme^énérale. 

XYLOMIMUS. 

H. W. Bates, Contribut. etc., p. 194. 

Quoique je n'aie pas vu ce genre, je n'hésite pas à le placer à côté 
des deux précédents, la formule suivante que lui assigne M. Batos 
montrant avec évidence qu'il en est voisin. Sans en conserver mot à 
mot les termes, j'en donne le sens avec exactitude. 

Tubercules anîennifôres médiocrement écartés, anguleux à leur 
sommet interne; front vertical ou légèrement incliné, très-légèrement 
convexe; joues médiocres. — Antennes (3) à articles 1 épaissi presque 
dès sa base, formant une forte massue oblongue, 3 de 1/3 plus long 
que lui, épaissi presque dès sa base, conservant partout la même 
grosseur, et longuement frangé en dessous, i> grêle, un peu épaissi 
dans son milieu et environ de moitié plus court que 3, 5-7 pas plus 

(1) Syn. TnACHYTOxus, J. Thoms. Physls, II, p. 72; nom postÉrieur d'au 
moins dix-liuil mois i celui piibli<^ par M. Pnscoe. 

(2) C. leucurus, Puscoe, loc. cit. pi. 20, f. 5. 

(3) Elles étaient mutilées chez ruiii(iuo exemplaire trouvé pai' M. Batos. 



ONCIOÉRIDES. ggg 

longs que la moitié de 4. -Yeux petits, leurs lobes inférieurs presque 
circulau-es. — Prothorax plus long que large, cylindrique, fortement 
et transversalement ridé, inerme latéralement. — Elytres linéaires 
ûbtusément arrondies en arrière, leur surface unie. — Pattes très- 
coiu-tes ; cuisses en massue ; jambes larges ; tarses à article 4 égal à 
1-3 réunis. — Corps cylindrique, étroit. 

La livrée de l'espèce [baculm) que décrit M. Bâtes, lui donne, à ce 
qu'il dit, une ressemblance frappante avec un fragment d'une petite 
branche desséchée, mais sa taille est un peu plus petite que celle des 
Cydros. Cet insecte a été découvert sur les bords du Tapajos, l'un des 
affluents de l'Amazone. 

ECTHŒA. 
Pascoe, Trans. oftheentom. Soc. Ser. 2, IV, p. 250 (1). 

Mâle : Tête largement excavée du vertex au niveau des tubercules 
aniennifères; ceux-ci saillants, triquètres, verticaux, recourbés en 
dedans au bout, réunis à leur base par une ligne saillante flexueuse ; 
front plus large que long, muni d'une carène transversale épineuse à 
SOS extrémités; joues assez longues. —Antennes peu robustes, revê- 
tues d'une sorte d'enduit, non ciUécs en dessous, de 1/3 plus longues 
que le corps, pareilles, du reste, à celles des Trachysomus, avec l'ar- 
ticle 11 plus grand que 10. — Prothorax subtransversal, cylindrique, 
un peu atténué en arrière, inégal sur le disque et sur les côtés. — 
Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, parallèles, peu 
convexes, obliquement déclives dans leur tiers postérieur, tronquées 
et chacune bilobées au bout (le lobe externe dentiforme beaucoup 
plus fort que l'interne, celui-ci spiniforme, munies chacune d'une 
petite crôte basilaire et tuberculeuse. — Pattes très-courtes et très- 
robustes; cuisses fortement en massue, brièvement subpédonculéesà 
leur base; tarses médiocres. — Corps allongé, subcylindrique, pubes- 
cent. 

Femelle : Tête de forme normale. — Antennes do la longueur du 
corps, à article 11 égal à 10. 

Genre singulier, ne comprenant que le Cer. quadricomis d'0]iviev{% 
insecte d'assez grande taille dont la livrée varie du gris verdâtre au 
vert-de-gris, avec une partie de la tête, les côtés du prothorax, ceux 

(1) Syn. Talasius, Buquetiu J. Thoms. Arcaii. nat. p. 99. — Stbenias, DeJ. 
Cut. éd. 3, p. 370. — Thacuysomus Ericlis. — Cerambtx Oliv. 

Ci) Entom. lY, 67, p. 97, pi. 20, f. 158 (Sthen. signatifrons Dej.). — MM. J. 
Thomson (Pliysis, II, p. 66) et H. W. Bâtes (Contribut. etc. p. 196) regardent 
commi) une espèce distincte lo Trachys. faunus d'Erichson (Arcliiv, ISi?, I, 
P- H8), opinion que je ne puis partager. La description d'Erichson, faite d'a-^ 
\>rH une variété de coulenr verte, est parfaitement conforme à un des e\c;n- 
plaiiBs du 9u«dncornis que j'ai sous les yeux et qui m'a été communiqué |)ar 
M. J. Thomson lui-même. 



6gO LONGICOHNES. 

do la poitrine d'un blanc jaunâtre, l'excavation de la première, le 
disque du second et le tiers postérieur des élytres, variés de celte der- 
nière couleur et de brun; ces dernières ont, en outre, de chaque côté 
de l'écusson, une tache d'un noir velouté; leur base, surtout sur ses 
bords latéraux, présente quelques aspérités. Cette belle espèce, rare 
dans les collections, est répandue depuis le Pérou dans la Guyane. 

APOCOPTOMA. 
J. Thons. Archiv. entom. I, p. 326. 

Ce genre ne diffère des Trestonia qui suivent que par les trois 
points suivants : 

Tubercules antennifôres des o" plus écartés, médiocres; leur som- 
met interne simplement anguleux. —Scape des antennes un peu plus 
long, régulier, peu à peu renflé en une massue oblongo-ovalaire. — 
Prothorax fortement transversal. 

Son unique espèce (1), dont je ne connais que le mâle, est un assez 
grand insecte du Brésil d'un gris blanchâtre, avec le front jaune, les 
pattes et le métasternum bruns; comme chez lesTRESTONU, le sommet 
de ses élytres est occupé par une tache d'un noir velouté et maculée 
de fauve dans son milieu. 

TRESTONIA. 
BuQUKT in i. Thoms. Arcan. nat. p. 45 (2). 

Mâles : Tête imparfaitement rétractile, ses tubercules antennifères 
assez iortemenl séparés, parallèles, verticaux ; leur sommet interne 
prolongé en une saillie plys ou moins forte et tronquée au bout; 
front large, mais moins que long; joues de longueur variable, au 
moins médiocres. — Antennes grêles , pubescentes , peu densément 
ciliées en dessous, de 1/3 au moins plus longues que le corps, à arti- 
cles 1 court, robuste, triquôtre, fortement r(!ullé au boul, 3 plus de 
deux fols aussi long que lui, 4-11 décroissant peu à peu. — Lobes 
inférieurs des yeux plus ou moins grands et alloufrés. — Prothorax 
au moins aussi long que large, cylindrique, un peu inégal en dessus. 
— Elytres allongées, cylindriques, parfois légèrement déprimées en 
dessus, parallèles ou peu à peu atténuées en arrière; leurs épaules 
obliques et un peu saillantes eu dehors. — Pattes courtes; cuisses 
fortement en massue, brièvement atténuées à leur base ; tarses mé- 
diocres. — Corps allongé, étroit, finement pubescent. 

Femelles : Tubercules antennifères moins saillants à leur sommet 
interne. — Antennes un peu plus longues que le corps. — Celui-ci 
en général plus parallèle que celui des mâles. 

(1) A. ChabriUacii, loc. cit. p. 186. 

(2) Syn. Saperd* Gerinar. — Okciberes Dej. — Hesycha Pascoe. 



ONCIDÉBIDES. 687 

M. Buquet a décrit huit espèces de ce genre, dont trois appartien- 
nent aux genres Ischiocentba, Apocoptoma et Cylicasta. Je ne suis 
pas certain que les cinq autres (1) soient conformes à la formule qui 
précède, n'en connaissant que deux (forticornis, capreola). La môme 
observation s'applique à celle que M. Bâtes a comprise dans le genre (2). 

Ces insectes varient beaucoup sous le rapport do la taille et de leur 
livrée, qui offre en général un mélange confus de gris et de jaune 
avec le front de cette dernière couleur ; mais constamment il existe 
au sommet des élytres une tache brunâtre ou noire, grise ou fauve 
dans son centre, et parfois divisée en deux; pour toute sculpture ces 
organes sont plus ou moins distinctement ponctués à leur base. 

CACOSTOLA. 
(Dej.) L. Faibm. Ann. d. l. Soc. entom. 1859, p. 532 (3). 

Petits insectes voisins des Thestoma dont ils ne diffèrent que par 
les caractères suivants : 

Joues courtes, et, par suite, tête plus courte eu avant. — Antennes 
moins longues dans les deux sexes, à peine pubescentes, au plus mu- 
nies de quelques courts et rares cils en dessous, à arlicles \ peu ro- 
buste, eu cône renversé; 3-4 subégaux, 5-H décroissant à peine. — 
Protliorax parfaitement cylindrique, simplement pointillé. — Elytres 
linéaires, cylindriques, un peu déprimées sur la suture. — Pattes 
plus courtes; cuisses brièvement subpédonculées à leur base, puis 
très-fortement en massue. — Corps linéaire, svelte. 

Ces insectes sont les plus petits et les plus étroits du groupe. Leurs 
téguments d'un noir brunâtre peu brillant sont revêtus d'une fine 
puhescence grise, brune ou jaunâtre qui les voile à peine en dessus, 
et les élytres sont privées de cette tache terminale qui existe dans les 
deux genres précédents; comme le prothorax, elles sont plus ou moins 
pointillées (4). 

(1) Sap. capreola, Germ. Ins. Spec. nov. p. 492(Onc. signaliferusî>ei.); Brésil; 
assez commune dans les collections. — T. forticornis, Cajonne ; Chevrolatii, 
Bollvia; Mniszechii, Brésil; fuUjurnta, Guadeloupe; Buquet, loc. cit. p. 46. 

(2) lies. aWilatera, Pascoe, Trans. ol' Ihe entom. Sou. Ser. 2, V, p. 36; 
peut-être une Ischiocentra , ainsi qu'on l'a vu plus tiaut p. 674, note. — 
T. ramuli, H. 'W. Baies, Contribut. etc. p. 197. Toutes deux du Haut-Aana- 
20ne. 

(3) Pour une formule du genre plus complète, voyez H. W. Bâtes, Contri- 
•iiil. etc. p. 201. — Syn. Pichypez* Pascoe. 

W C. vagclineata, L. Fairm. loc. cil. p. 527; Chili. — P. simptex, Pascoe, 
Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 55; Amazone, Cayenne. — C. flexicor- 
"'s, H. W. Bâtes, loc. cit. p. 202; Amazone. — brasiliensis, fusca, i. Thoms. 
Pliysis, II, p. 68; Briilil. 



688 longicohnes. 

HELYINA. 
J. Thous. Syst. Cerambyc. p. 103. 

Mâle : Tête imparfaitement rétractile, fortement et assez largement 
concave entre se» tubercules antennifères; ceux-ci saillants, non con- 
tigus à leur base, divergents et tronqués au bout; front presque deux 
fois aussi long que large, parallèle; joues médiocres. — Antennes 
assez robustes, densémont pubescentes, finement frangées en dessous 
dans leur moitié basilaire, de 1/3 plus longues que le corps, à articles 
1 en cône allongé, 3 plus grand que lui et que les suivants, ceux-ci 
décroissant peu à peu. — Yeux grands; leurs lobes inférieurs très- 
allongés, parallèles. — Prothorax notablement plus long que large, 
cylindrico-ovalaire, couvert de plis fins transversaux, inerme latéra- 
lement (1). — Elytres allongées, subcylindriques, subparallèles, ob- 
tuses aux épaules, vaguement granuleuses à leur base.— Pattes cour- 
tes; hanches antérieures munies d'une forto saillie dirigée en dehors; 
jambes de la même paire longuement pédonculées, puis brusquement 
en massue; celle-ci formée peu à peu aux autres pattes, comprimée, 
très-large et arquée en dessus aux postérieures; jambes de la même 
paire très-larges, lamelliformes, tranchautes en dehors; tarses courts. 
— Saillies prosternale et mésosternale étroites. — Corps allongé, fine- 
ment pubescent. 

Genre de transition, faisant le passage du type dont les Trestonia 
sont la plus haute expression aux Pacuypeza, dont il a les antennes, 
les yeux, presque le prothorax, et réunissant à cela une livrée et une 
sculpture pareilles à celles des Jamesia. Comme ces derniers, il est 
revêtu d'une fine pubescence grise en dessus, jaunâtre en dessous, 
avec quelques points bruns sur les élytres et un petit nombre de gra- 
nulations éparses à leur base. Cet insecte, d'assez grande taille et ori- 
ginaire de Cayenne, a reçu de M. J. Thomson le nom de H. unci- 
nata (2). 

Groupe LUI. Onocéphalidea. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. ~ Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Tête rétractile; front allongé, trapéziforme ou subrectangulaire. — 
Antennes sétacées, beaucoup plus longues que ie corps chez les cf"> ^ 
articles 1-3 un peu épaissis et densément tomenteux; leur scape cy- 
lindrique, atteignant, ou peu s'en faut, la base du prothorax. — Yeux 

(1) Tout près ot enav'ant de ses cavités cotjloïdes, il existe un petit tuber- 
cule conique placé trop bas pour être l'analogue des tubercules latéraus ordi- 
uaires. 

(2) Il est connu dans quelques collections de Paris sous le nom d'Oncideres 
prohngaia Dupont. 



ONOCÉPHALlDES. 689 

finement granulés, écliancrés; leurs lobes inférieurs transversaux. — 
Prothorax cylindrique, inerrae. — Elytres cunéiformes, débordant for- 
tement le prothorax à leur hase. — Pattes assez longues, les anté- 
rieures parfois allongées chez les (/; leurs tarses antérieurs plus ou 
moins dilatés. — Le surplus comme chez les Oncidérides. 

Ce groupe ne correspond qu'en partie à celui du môme nom établi 
par M. J. Thomson (1). Il me parait devoir être réduit aux Onoce- 
PHMA de l'Amérique et à un genre nouveau que j'en ai séparé. 

Ces insectes sont extrêmement voisins des Oncidérides, et n'en dif- 
fèrent réellement que par la structure de leurs antennes. La forme 
particulière du front qui les en distinguerait très-bien, si elle était 
constante, disparaît dans le genre nouveau auquel il vient d'être fait 
allusion. Leurs espèces, très-peu nombreuses, ont cela de commun 
que leur livrée est constamment d'un vert olive plus ou moins clair. 

L Front trapéziforme; tubcrc. antennif. subcoctigus : Onocephala. 
II. — rectangulaire; — trôs-distants : Perma. 

ONOCEPHALA. 
(Dej.) J. Tuoms. Archiv. enfom. l, p. 304 (2). 

Mâle : Tubercules antennifères robustes, saillants, verticaux, paral- 
lèles, faiblement séparés, prolongés en une petite corne à leur som- 
met interne ; front beaucoup plus haut que large, trapézilorme, par- 
couru par deux fines carènes (3) longitudinales arquées; joues très- 
allongées. — Antennes près d'une fois plus longues que le corps, 
1 articles 1 robuste, dépassant le milieu du prothorax, 3 moins gros 
et un peu plus long que lui, 5-11 grêles, plus courts, décroissant peu 
à peu. — l'rothorax transversal, couvert de plis lins transversaux. 
— Ecusson transversal, en trapèze ren\'crsé. — Elytres peu convexes, 
cunéiformes, variables à leur extrémité, munies d'aspérités à leur 
base; leurs épaules subaiguës. — Cuisses peu à peu en massue, les 
postérieures aussi longues que les trois l"" segmente abdominaux; 
tarses médiocres, robustes. — 5» segment de l'abdomen en triangle 
curviligne allongé, sinué au bout. — Saillie mésosternale assez lai'ge, 
parallèle, fissile en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, sub- 
it) Syst. Ceramb^*. p. 100. Outre les ÛNOCEPHink, M. J. Thomson ne com- 
prenil dans ce groupe que les deux genres Atossa et Apiccthes. Le premier, 
propre à l'ancien continent, est le type du groupe des Atossides exposé plus 
haut; le second est une forme aberrante de Colobotliéides, comme on le verra 
plus loin. M. Pascoe (Longic. Malayan. p. 32'2) a également un groupe des 
« OuocephalincC » établi sur des espèces de la Malalsie. Il ne contient que le 
genre Puf.lipara qui rentre dans les Uippnpsides de cet ouvrage. 

(2) Syn. Sapeuda Perty. 

(3) En outre de celles qui, comme de coutume, séparent le front des yeux 
et des joues. 



690 lONGICORNES. 

verticale en avant. — Corps cunéiforme, finement pubescent. — Fe- 
melles inconnues. 

Le type du genre est la Saperda diophthalma de M. Perty (1), in- 
secte du Brésil, de taille moyenne et d'un vert olive foncé, avec une 
assez grande tache d'un blanc jaunâtre au milieu de chaque élytre ; 
ces dernières sont assez fortement ponctuées, surtout en avant, et su- 
perficiellement sillonnées dans leur moitié postérieure. Cet insecte est 
assez commun dans les collections. 

PERMA. 

Mêmes caractères que les Onocephala., sauf les deux points suivants : 

Tête légèrement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci 

fortement séparés, trèi-courts, tronqués au bout; front rectangulaire, 

un peu plus haut que large, tricaréné. — Tarses antérieurs des mâles 

à peine dilatés. 

Tout le reste est absolument pareil, mais le premier des caractères 
qui précèdent a évidemment une valeur générique. Le genre a pour 
type VOnocephala, aulica de Dejean (2); je n'en connais que le mâle. 

Groupe LIV. Hippopsidei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Tête non rétractile, plus ou moins distante des hanches antérieures; 
front allongé, trapéziforme (3), souvent oblique ; ses tubercules anten- 
nifères contigus à leur base, divergents. — Antennes sétacées, en gé- 
néral très-grêles, assez souvent capillaires, très-longues, surtout chez 

(1) Del. anim. art Brasil. p. 98, pi. 19, f. 15 9 ?; VOnoc. rugicolUs deM. J. 
Thomson (loc. cit.) no m'en paraît pas distincte, quoique sa couleur générale 
soit indiquée coinmo étant d'uu brun clair. M. J. Thomsoo cite à tort ce nom 
spécifique comme se trouvant dans le CataloKuo de Dejean. En voici une seconde 
espèce três-disliucte. 

0. obliquata. (f 0. diophthalma minor, la;te olivacea, prclhorace Titlis tri- 
bus, pectoris laleribus elytroquc singulo macula marginal! ante médium, obli- 
qua posticeque \alde attenuala, albido-luteis; elytris apico coiijunctim acu- 
minalis, slriato-punclatis, striis basi flexiiosis, tarais anticis vix dilatatis. Long. 
15 mill. Hab. Brasilia. — Coll. de M. Candèze. 

(2) Cal. éd. 3, p. 376. — P. aulica. Olivaceo-viridis, griseo-pubescens an- 
tennis (scapo excepte) livide testaceis, abdomine rufo; elytris basi dense punc- 
tatis, vix asperatis, grisco-liueatis. Long. 15 mill. Habit. Brasilia. Cet insecte 
a !a plus grande ressemblance, sous le rapport de la forme générale, avec quel- 
ques Iscnioci'.NTRA, notamment Varmiltata. 

(3) Sauf chez les Megacera où il est parallèle, mais allongé et accompagné de 
tubercules antennifères pareils à ceux des autres espèces. 



HIPPOPSIDES. 691 

les (f; leur soape cylindrique ou en côue renversé. — Yeux finement 
ou subfinement granulés chez presque tous, échancrés. — Prothorax 
cylindrique, inerme. — Elytres le débordant médiocrement à leur 
base. — Pattes courtes, rarement médiocres ; hanches antérieures glo- 
buleuses ou globoso-coniques, plus ou moins saillantes, légèrement 
anguleuses en dehors ; tarses au plus médiocres, à articles i rarement 
égal à 2-3 réunis, i très-grand. — Saillies sternales lamelliformes, 
inermes, déclives ou arquées sur leurs faces opposées. — Corps très- 
allongé, souvent très-svelte. 

Comme le précédent, ce groupe se rattache de très-près aux Onci- 
dérides (1), surtout à ceux de forme étroite et cylindrique, mais la 
structure différente de la tête suffit pour l'en disting-uer sans peine. 
Ses espèces sont toutes d'assez grande taille , sous le rapport de la 
longueur, mais rarement de forme robuste. On voit apparaître chez 
la plupart d'entre elles cette obliquité du front qui sera portée à un 
degré si extraordinaire chez les Spalacopsides qui viennent à leur suite. 

11 y a de ces insectes dans l'ancien et le nouveau continent; en 
Europe, ils sont représentés par les Calamobius. 

Les a genres qu'ils constituent pourraient, à la rigueur, former 
deux groupes distincts, mais il suffit de les répartir dans deux sec- 
tions. 

A 

Tête médiocrement distante des hanclies antérieures. — Scape des antennes 
atteignsnl au maximum le milieu du prolliorai. — Lobes Inférieurs des yeux 
graniJs, allougés. — faciès plus ou moins robuste. Pachypîzides. 

I. Antennes densément fi'angées en dessous : Pachypeia. 

II. — flacmeiit ciliées — 

a Elytres munies de plusieurs côtes à leur base : Àulaconoius. 

aa — sans rieu de particulier 

Prothorax finement ridé en travers : Pothyne. 
— uni : Hippopsicon. 



Tôle plus ou moins fortement (AuBOBON excepté) distante des hanches anté- 
rieures. — Scape dos antennes atteignant, ou pou s'en faut, la base du pro- 
lliorax. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, transversaux, raremcutfANAK- 
nn*, EoTHiOGRAMUA) plus hauts que larges, mais alors les elytres ne débordant 
l>as le protliorax i. leur base. — Fades svelte cliei la plupart. IIippopsides 

VRAIS. 

!■ Elytres débordant le prothorax à leur base. 

a Scape des antennes déprimé, lamelliforme, vilieux : AUboron. 
"" normal, glabre. 

(t) Au point que M. H. W. Bâtes (Contribut. etc. p. 200) a laissé dans ces 
aerniers le genre Pacbïpeza, ce qui est très-juste si l'on ne tient pas compte 
•leljfnrme du front. 



692 LOÎfGTCORNES. 

b Cuisses poster, égales aux deux i»" segments abdominaux, 

parfois un peu plus longues. 
C Elylres subcylindriques. 

Tubercules antennifères divergents : Smermus. 
— — subparallèles : Hyllisia. 

ce Eijtres déprimées, cunéiformes, allongées : Amphion. 
bb Cuisses poster, plus courtes que les deux 1<"» segments 

abdominaux. 
d Antennes de 11 articles. 

Lobes Infér. des yeux très-gros; front parallèle : Megacera. 

médiocres; — trapéziforme : //l'ppopiis. 

dd Antennes de 12 articles: Calamobius. 
n. Elytres pas plus larges que le prothorax; antennes de 12 art. 

Cuisses poster, égales au 1" segment abdominal : Anandra. 
plus courtes que le — : Ectinogramma, 

A 

PACHYPEZA. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 42 (1). 

Mâles : Tête sillonnée du vertex sur le front; ses tubercules anten- 
nifères robustes, assez longs, verticaux, séparés par une étroite fis- 
sure; front étroit, très-allongé, médiocrement élargi en bas; joues 
longues. — Antennes assez robustes, finement pubescentes, densément 
frangées en dessous dans leur moitié basilaire ; les articles suivants 
munis d'une touife de poils h. leur sommet; presque deux fois aussi 
longues que le corps, à articles i n'atteignant pas le milieu du pro- 
thorax, 3 beaucoup plus long que lui, 3-H décroissant lentement, H 
plus grand que 10, arqué. — Prothorax plus long que large, finement 
ridé en travers. — Elytres allongées, subcylindriques, obtusémenl ar- 
rondies en arrière ; leurs épaules obtuses, un peu saillantes. — Pattes 
médiocres; hanches antérieures munies d'un crochet en avant; cuis- 
ses de la même paire et les intermédiaires peu à peu en massue, les 
postérieures larges, arquées en dessus, ne dépassant pas le 2° segment 
abdominal; jambes de la même paire comprimées, assez larges; tarses 
médiocres. — 5« segment de l'abdomen transversal, échancré au bout. 

— Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps densément 
puhescent. 

Femelles : Antennes de 1/4 seulement plus longues que le corps. 

— Cuisses et jambes postérieures no différant pas de celles des autres 
pattes. — S* segment do l'abdomen à peine transversal, rétréci et ar- 
rondi en arrière. 

Le type de ce genre est la Saperda pennicomis de Germar, grande 

(1) Syo. Saperda, Germ. Ins. Spec. nov., p. 400. 



HIPPOPSIDES. 693 

espèce du Brésil commune dans les collestions. Sur un fond brun 
uniforme, elle est ornée d'une bande d'un beau blanc longeant les 
côtés du corps depuis la tête jusqu'au sommet du métasternum; une 
autre, pareille, longe les bords latéraux des élytres, à partir du point 
où finit la précédente ; sur le disque, ces organes sont parcourus par de 
fines raies longitudinales alternativement blanclios et fauves. M. Bâtes 
en a décrit une seconde espèce (-1) dont la livrée est plus simple. 

AULACONOTUS. 
J. Thohs. Syst. Cerambyc. p. 98. 

Mâle? : Tête sillonnée du vertex au bas du front; ses tubercules 
antennifères trés-robustes, un peu divergents ; front un peu plus haut 
que large, assez fortement évasé en bas; joues assez' allongées. — 
Antennes médiocrement robustes, ciliées en dessous seulement à leur 
base, de près de moitié plus longues que le corps, à articles i dépas- 
sant un peu le milieu du prothorax, 3 un peu plus long que lui, S-10 
plus courts, décroissant peu à peu, 11 deux fois aussi grand que 10. 
— Prothorax subtransversal, granuleux en dessus. — Elytres assez 
allongées, médiocrement convexes, rétrécies dans leur quart posté- 
rieur, isolément et étroitement échancrées au bout, munies à leur 
base de plusieurs courtes côtes longitudinales. — Pattes courtes, ro- 
bustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures n'atteignant 
pas le sommet du 2» segment abdominal ; tarses assez longs. — 5" 
segment de l'abdomen transversal, arrondi en arrière. — Saillies mé- 
sosternale et prosternale étroites. — Corps allongé, robuste, pubes- 
cent. 

Genre établi sur une espèce (pachypezoides J. Thoms.) du Japon, 
de la taille des Pachypeza, mais notablement plus massive. Sa livrée 
offre un mélange de brun, do jaunâtre et de blanc difllcile à décrire ; 
la seconde de ces couleurs forme quelques lignes longitudinales à l'ex- 
trémité des élytres et une large bande transversale avant lo milieu 
de ces organes, la troisième envahit la majeure partie du métaster- 
num; les granulations du prothorax sont glabres et forment de nom- 
breuses rangées longitudinales alternant avec des lignes jaunâ- 
tres (2). 

(1) P. lanuginosa, H. W. Bâtes, Contribut. etc. p. 200; Haut-Amaïone. 

(2) Il existe dans la collection de M. le comte Mniszecli un insecte de Ma- 
iMca, plus grand que celui-ci, ayant une livrée analogue, mais dont le prclho- 
n\ est privé de granulations et les élylrcs ont des côtes basilaires moins sail- 
lantes. Cet insecte, que je ne trouve pas décrit dans les « Lonpicornia Wa- 
layana » de M. Pascoe, est manifestement une seconde espèce du genre. 



69* LOWCICOBNES. 

POTHYNE. 
J. Thoks. Syst. Cerambyc. p. 97. 

Front pas plus liaut que large , fortement élargi à sa partie infé- 
rieure. — Antennes grêles (1). — Prothorax un peu plus long que 
large, couvert de fins plis transversaux. — Elytres presque planes 
parallèles, subtronquées en arrière, sans rien de particulier à leur 
base. — Cuisses postérieures ne dépassant pas le i" segment abdo- 
minal. — Le surplus comme chez les Aulaconotus, avec la forme 
générale moins robuste. 

M. J. Thomson me parait avoir beaucoup trop fortement séparé ce 
genre du précédent. L'espèce (variegala) qu'il a décrite est d'assez 
grande taille , -grise avec une multitude de petites taches brunes, et 
variée de gris rougeâtre formant sept étroites lignes longitudinales 
sur le prothorax et une un peu plus large sur chaque élytre; les trois 
couleurs en question tranchent peu les unes sur les autres. Cet insecte 
est originaire de la Malaisie; une seconde espèce (2) du même pays a 
été décrite par M. Pascoe. 

HIPPOPSICON. 
J. Thoms. Archiv. entom. II, p. 195 (3). 

Genre voisin des Pothyne, dont il ne diffère que par les caractères 
suivants empruntés au sexe mâle, le seul que je connaisse. 

Front un peu plus court et relativement plus large, resserré en 
haut, élargi en bas. — Antennes très-grêles, capillaires, deux fois 1/2 
aussi longues que le corps, du reste pareilles. — Prothorax uni en 
dessus, traversé près de sa base par un fia sillon bien marqué. — 
Elytres beaucoup plus courtes, moins cylindriques, obliquement ré- 
trécies et tronquées à leur extrémité, avec leurs angles externes den- 
tiformes. — Corps moins allongé, revêtu d'une pubescence fme en 
dessous, pruineuse en dessus. 

L'espèce typique {lacleolum J. Thoms.) est beaucoup plus petite 
que les Pothyne de dernière grandeur et originaire du Gabon. Sa 11- 

(1) Elles sont mutilées dans l'exemplaire que j'ai sous les yeux; sauf plus d6 
gracilité, ce qui eu reste ne diffère pas des antennes des Ahhconotus. 

(2) P. capilo. Pascoe, Longic. Malayan. p. 327; Dorey, Ternato, Ceram.— l» 
collection de M. le comte Mniszech renferme également deux espèces qui, 
avec des formes plus svcltes et quelques légères diU'érenccs dans la forme du 
front, me paraissent rentrer dans ce genre. 

(3) Depuis, M. J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 97) a rapporté au genre 
celui que Dejean (Cat. éd. 3, p. 370) a établi, sous le nom d'EusEBis sur deux 
espèces {tœniolata, virgata) de Java, encore inédites et qui mo sont incon- 
nues. 



uipporsiuEs. 695 

vrée est grise avec huit bandes longitudinales sur le prothorax et les 
côtés de la poitrine, blanchâtres; sur un fond d'un brun rougeâtre, 
les élytres présentent chacune de quatre à cinq lignes grises, longi- 
tudinales, presque entières, et qui, pour la plupart, se réunissent à 
leur extrémité; ces organes sont finement et assez densément poin- 
tillés. 

B 

ALIBORON. 
J. Thobs. Syst. Cerambyc. p. 98. 

Femelle : Tôte forte, peu allongée, débordant le prothorax, renflée 
sur le vertex; ses tubercules antenuifères villoux, très-courts, très- 
robustes, séparés par un simple sillon; front vertical, ample, un peu 
plus haut que large, faiblement évasé en bas; joues allongées. — An- 
tennes un peu plus longues que le corps, à articles 1 déprimé, lamel- 
liforme, atteignant presque la base du prothorax, densément tomen- 
teiix on dessous et sur ses bords , 3 pas plus long que lui , un peu 
plus gros que les suivants, hérissé en dessous de très-longs poils fins, 
ainsi que les deux suivants ; ces poils formant une touffe au sommet 
de S; celui-ci et 6-H beaucoup plus courts que 3, grêles, décroissant 
peu à peu. — Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs petits, 
transversaux. — Prothurax un peu redressé, plus long que large, cy- 
lindrique, légèrement atténué et transversalement sillonné en arrière, 
couvert de plis fins transversaux. — Klytres assez allongées, cylindri- 
ques, tronquées en arrière. — Pattes très-courtes; cuisses en massue 
subovalaire, les postérieures pas plus longues que le 1" segment do 
l'abdomen ; tarses médiocres. — 5° segment de l'abdomen subtronqué 
en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps 
allongé, partiellement pubescent. 

Le mâle, que je n'ai pas vu, a, selon M. J. Thomson, les antennes 
beaucoup plus longues que le corps. Sa tète doit être en môme temps 
moins forte que celle de la femelle. 

La forme et la vestiture singulière du scape, celle des articles ba- 
silaipos des antennes sont caractéristiques de ce genre remarquable. 
Il ne comprend qu'une grande et belle espèce [anlennatum i. Thoms.) 
de la Malaisie, glabre en dessus, d'un brun rougeàtro très-foncé, 
s'éclaircissant sur les élytres, avec les antennes ferrugineuses et leurs 
poils d'un roux vif; de nombreuses petites taches, irréguliôres et d'un 
beau jaune de chrûmo, ornent les élytres, quelques-unes la base du 
prothorax ; l'abdomen en a do chaque côté deux rangées longitudi- 
nales, et les épisternums métathoraciques sont de la mémo couleur; 
les élytres sont densément pointillées. 



696 LONCICORNES. 

SHERMUS. 

Mâle : Tête médiocrement saillante ; ses tubercules antennifèies 
assez saillants, divergents ; front légôrement oblique, un peu plus 
haut que large, resserré entre les yeux, élargi en bas; joues allon- 
gées. — Antennes presque glabres, lâchement ciliées en dessous à 
leur base, cinq fois au moins aussi longues que le corps, à articles i 
assez robuste, en cône renversé, atteignant la base du prothorax, plus 
long que 3, celui-ci et 5-10 croissant et devenant peu à peu capil- 
laires, 11 égal à 9-10 réunis. — Yeux subfortement granulés; leurs 
lobes inférieurs subarrondis. — Prothorax plus long que large, régu- 
lièrement cylindrique. — Elytres allongées, subcylindriques, un peu 
déprimées en dessus, rétrécies et obliquement tronquées au bout. — 
Pattes courtes, les antérieures un peu allongées; cuisses peu à peu 
en massue, les postérieures de la longueur dos deux i"" segments 
abdominaux; tarses médiocres. — 5° segment do l'abdomen sinuéau 
bout. — Saillie mésostornale médiocrement large; la prosternale plus 
étroite. — Corps allongé, robuste, partiellement pubescent. 

Femelle : Antennes trois fois 1/2 aussi longues que le corps, h ar- 
ticle 1 moins robuste, du leste pareilles. — Pattes égales. — 5'= seg- 
ment abdominal plus long, à peine sinué au bout. 

L'unique espèce (1) de ce genre nouveau, est un bel insecte du 
Sylhet, voisin de VAliboron anlennalum par sa taille et sa livrée. 

HYLLISIA. 
Pascoe, Tke Journ. of Entom. Il, p. 285. 

Femelle ? : Tête médiocrement saillante ; ses tubercules antenni- 
fèrss séparés par un faible intervalle, subparallôles ; front assez 
oblique, allongé, resserré entre les yeux, élargi en bas ; joues allon- 
gées. — Antennes grêles, pubescentes, non ciliées on dessous, deux 
fois aussi longues que lo corps, à articles 1 cylindrique, atteignant 
presque la base du prothorax, égal à 3, celui-ci plus long que les 
suivants, ces derniers décroissant à peine. — Lobes inférieurs des 
yeux médiocres, aussi hauts que larges. — Prothorax allongé, régu- 
lièrement cylindrique. — Elytres allongées, subcylindriques, rétré- 
cies et subtronquées à leur extrémité. — Pattes assez longues; cuisses 
peu à peu en massue, les postérieures presque égales aux deux i°" 
segments abdominaux ; tarses médiocres. — 5° segment de l'abdomen 

(1) S. Mniszechii. Rufo-brunneus, opacus, eljtris obscurioribus çubniUdis; 
lineola geriarum, scutello, elytri singuli niacuUs circiter 15, metastcrnl eplster- 
nis abdominisqiie linea utrlnqiie maculari, aureo vel flaîo-pubescentibus; pi'O- 
Ihoraco sparsim minuto(|Uc elytris basi grosse ac dense punctatis. Long. 20-2'* 
mill. De la collection de M. le comte Mniszecb et de la mienne. 



IIIFPOPSIDES. 697 

un peu rétréci et sinué au bout. — Saillies mésosternale et proster- 
nais étroites. — Corps allongé, médiocrement'' robuste, pubescent. 

M. Pascoe n'en décrit quune espèce {stenoideoUes) de Natal, de 
taille moyenne, d'un brun noirâtre sale et revêtue d'une courte pu- 
bescence jaunâtre voilant à peine ses téguments ; quelques bandes 
jaunes, longitudinales et peu apparentes se voient sur son prothorax ; 
ses élytres sont densément pointillées. 

Au premier aspect, cet insecte parait congénère de VIlippopsicon 
tacleolum du Gabon ; il en difl'ère par son front plus oblique, ses 
yeux non allongés, le scape de ses antennes et ses pattes plus longs. 

AMPHION. 
Reiche, Ann. d. l. Soc. entom. 1839, p. 564. 

Femelle ? : ïôto saillante, cylindrique ; ses tubercules antennifères 
médiocres, échancrés au bout, trôs-rapprochés, subverticaux; front 
peu oblique, allongé, élargi en bas ; joues longues. — Antennes gla- 
bres, lâchement ciliées en dessous, du double environ plus longues 
que le corps, à articles i atteignant la base du prothorax, 3 plus court 
que lui, plus long que les suivants, ceux-ci subégaux. — Lobes infé- 
rieurs des yeux transversaux. — Prothorax presque du double plus 
long que large, cylindrique, un peu atténué en avant, plissé en tra- 
vers. — Elytres planes, allongées, peu à peu rétrécies et subéchan- 
crées en arrière. — Pattes médiocres; cuisses sublinéaires, les posté- 
rieures égales aux deux l"" segments abdominaux; tarses assez longs. 
— 5" segment de l'abdomen parallèle, tronqué au bout. — Saillie 
mésosternale assez large ; la prosternale étroite. — Corps allongé, 
assez svelte, partiellement pubescent. 

L'espèce unique (1) de ce genre est originaire de Colombie, de 
taille moyenne et d'un noir bronzé assez brillant; sa tête et son pro- 
thorax sont parcourus par quatre raies blanches très-régulières dont 
les latérales se prolongent sur les côtés du corps jiisqu'à l'extrémité 
do l'ivbdomen; les élytres en ont chacune trois pareilles dont l'interne 
n'atteint pas tout à fait l'extrémité ; entre eux ces organes sont den- 
sément ponctués, surtout à leur base. 

MEGACERA. 
A. Serv. Ann. d. t. Soc. entom. 1835, p. 42. 

Mâles : Tète plus ou moins saillante, débordant le prothorax, brus- 
quement rétrécio en arrière des orbites des yeux; tubercules anten- 
nifères assez saillants, divergents; front subverlical, étroit, allongé, 
subparallèle; joues très-courtes. — Antennes très-grêles, lâchement 

(1) A.vittatum, Reiche, loc.cit. p. 566, pi. 19, f. 7-9. 



698 LONGICORNES. 

ciliées en dessous, trois fois au moins aussi longues que le corps, à 
articles 1 en cône renversé, atteignant presque la base du prothorax, 
3 plus grand que lui et que 4, celui-ci et 5-H graduellement plus 
longs. — Yeux subfortement granulés; leurs lobes inférieurs très- 
grands, assez convexes, transversaux. — Prothorax plus long que 
large, transversalement sillonné en avant et près de sa base. — Ely- 
tres allongées, planes sur le disque, parallèles ou peu à peu rétrécies 
en arrière, tronquées au bout, avec leurs angles externes seuls ou 
tous dentiformes. — Pattes très-courtes; cuisses peu à peu en massue, 
les postérieures dépassant à peine le 1" segment abdominal; tarses 
assez longs. — Saillies mésosternale et prosternale médiocrement et 
également larges. — Corps très-allongé, plus ou moins svelte, pubes- 
cent. 

Ces insectes sont, pour la plupart, notablement moins étroits que 
les Hippopsis qui suivent et dont ils sont bien distincts par la forme 
de leur tète; ils ont une livrée analogue. A l'espèce {viUalum) du 
Brésil décrite par Serville, M. Bâtes a ajouté trois autres (1). 

HIPPOPSIS. 
A. Sbrv. Encycl. méth.; Ins. X, p. 336 (2). 

Mâles : Tète très-saillante ; ses tubercules antennifères médiocres, 
divergents ; front assez oblique, beaucoup plus haut que large, forte- 
ment élargi en bas; joues assez allongées. — Antennes très-grêles, 
brièvement et lâchement ciliées on dessous, de deux fois d/2 à trois 
fois aussi longues que le corps, à articles 1 subcylindriquo, atteignant 
la base du prothorax, 3 plus long que lui et que les suivants, 4-10 
croissant un peu, 11 plus grand que 10. — Yeux rapprochés en des- 
sus ; leurs lohes inférieurs transversaux. — Prothorax allongé, rare- 
ment (fractilinea) un peu atténué en avant. — Elytres allongées, 
aplanies sur le disque, parallèles, peu à peu atténuées à leur extré- 
mité, celle-ci tanrot tronquée obliquement, tantôt isolément acuini- 
née. — Pattes médiocres; cuisses légèrement fusifornies, les posté- 
rieures plus courtes que les deux i"' segments abdominaux; tarses 
médiocres, étroits. — S" segment abdominal un peu atténué et tron- 
qué au bout. — Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps 
très-allongé, svelte, finement pubescent. 

Genre propre aux deux Amériques et dont les espèces (3) varient 

H) M. prœlata, apicalis, rigidula, H. W. Batcs, Contribut. etc. p. 207; 
Amazone. 

(2) Et Ann. d. I. Soc. entom. 1835, p. 41. — SAPERDAFab. 

(3) H. lineolatus, A. Serv. loc. cit.; Brésil. — Pradieri, Guér.-Ménev. Icon.; 
Ins. p. 216 (lineolatus var.?); Brésil. — truncatella,griseola,clavigera,prom, 
fractilinea, H. W. Bâtes, Contribut. etc. p. 209; Amaiono. — Sap. Imnis- 
cata, Fab. Syst. El. p. 330; Etats-Unis moyens et du Sud. 



HIPPOPSIDES. 69!) 

beaucoup sous le rapport de la taille, les plus grandes atteignant jus- 
qu'à prÈs de 15 mill. et les plus petites descendant jusqu'à 5. Leur 
livrée plus homogène, consiste presque toujours en bandes longitu- 
dinales blanchâtres sur un fond en général gris ou brunâtre, bandes 
qui s'étendent de la tôte au sommet des élytres et le long des côtés 
du corps en dessous. 

CALAMOBIUS. 
GhÉrik-Ménev. Am. d. l. Soc. entom. 1847; Bull. p. XVIII (1). 

Mâle: Tête médiocrement saillante, ses tubercules antennifôres 
courts, divergents; front subverlical, guère plus haut que large, res- 
serré entre les yeux, élargi en bas; joues ass(;z longues. — Antennes 
très-grèlos, non ciliées en dessous, deux fois aussi longues que le 
corps, de 12 articles : 1 subcyliudrique, un pou plus court que le 
prothorax, 3 à peine plus grand que lui, mais plus que les suivants, 
ceux-ci cylindracés, peu distincts, décroissant à peine, 11-12 égaux. 

— Yeux finement granulés, rapprochés en dessus; leurs lobes infé- 
rieurs médiocres, en triangle curviligne. — Prothorax un peu plus 
long que large. — Elytres très-allongées, subparallèles, réiréoies et 
isolément acuminées en arrière. — Pattes très-courtes, assez peu ro- 
bustes; cuisses subfusiformes, les postérieures do la longueur du 1" 
segment abdominal ; tarses courts, étroits, à article 4 médiocre, grêle. 

— 5» segment de l'abdomen transversal, subparallèle, subtronqué au 
bout. — Saillie mésostcrnalo très-étroite, en triangle aigu. — Saillie 
prosternale subhorizontale, très-étroite entre les hanches antérieures. 

— Corps très-allongé, svelte, finement pubescent. 

Femelle : Antennes de 1/3 environ plus longues que le corps. — 5« 
segment abdominal pas plus long que celui du d", largement et fai- 
blement impressionné. 

Au premier aspect, l'unique espèce (2) du genre a les plus intimes 
rapports avec les Hippopsis parmi lesquels MM. J. Thomson (3) et L. 
Fairmaire (4) l'ont récemment comprise. Mais, ainsi que l'a déjà fait 
observer M. Pascoe (S), les deux genres sont très-distincts. 

Cet insecte, de taille médiocre, est revêtu d'une fine pubescence grise 
en dessous, d'un gris verdâtre en dessus, avec la tète ornée d'une raie 

(1) Syn. Saperda Fab., Creutz. — Agapantuia Muls. (olim), Kuster. — Hipw 
topsis J. Tlioms.,L. Fairm. 

(2) Sap. gracUis, Creutz. Entom. Versucli. p. 124, pi. 3, f. 27; Fab. Syst. El. 
", P- 332 {Agap. margineUa, Muls. Lonsic. d. France, éd. 1, p. 178: Cal. 
marginellus, L. Redtenb. Faun. austr. od. 2, p. 868J. 

(3) Sysl. Ceiambyc. p. 97. 

H) Gêner, d. Col. d'Eur.; Long. p. 167. 
^ (5) Proceed. of the entom. Soc. 1865, p. 126; et Longlc. Malayan. p. 323, 

Coléoptères. Tome IX (J). 19 



700 LONCICOnNES. 

jaune plus ou moins apparente, qui se continue sur le prothorax; 
l'écusson est de la inèmo couleur; les deux premières de ces parties, 
ainsi que lesélytres, sont donsôment pointillées. 11 habite l'Europe 
méridionale et l'Algérie. M. Guérin-Méneville (loc. cit.) a donné des 
détails intéressants sur les dégitts qu'à l'état de larve il commet sur 
les céréales dans quelques parties du centre de la France. 

ANANDRA. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 96 (1). 

Mâle : Tête assez saillante; ses tubercules antennifères assez grands, 
très-rapprochés, divergents; front assez oblique, allongé, resserré en 
haut, élargi en bas; joues assez longues. — Antennes glabres, très- 
grèles, longuement villcuses dans leur moitié basilaire, trois fois aussi 
longues que le corps, de 12 arCicles : 1 cylindrique, à peine plus 
court que le prothorax, plus long que 3, celui-ci et S-12 croissant peu 
à peu. — Yeux subcontigus on dessus; leurs lobes inférieurs grands, 
assez allongés. — Prothorax du double plus long que large, finement 
plissé en travers.— Elytres assez allongées, subcyhndriques, rôtrécies 
dans leur 5° postérieur et chacune tronquée au bout, avec son angle 
externe subdentiforme, débordant à peine le prothorax.— Pattes très- 
courtes, robustes; cuisses peu à peu et fortement en massue, les pos- 
térieures de la longueur du 1"" segment abdominal; tarses courts, à 
article i grand ; les antérieurs un peu dilatés. — 5° segment abdo- 
minal égal à -i, un peu rétréci et tronqué au bout. — Saillies méso- 
sternale et prosternale assez étroites. — Corps allongé, assez robuste, 
revêtu d'une trés-fîne pubescence pruineuso. 

L'unique espèce (caprictosa J. Thoms.) du genre est de taille moyenne, 
grise avec les élytres ornées d'un grand nombre de petites taches d'un 
jaune pâle, la plupart régulièrement alignées; une autre, latérale, 
assez large et partant dos épaules, s'élend parallèlement aux épistor- 
nums métathoraciques qui sont de la mémo couleur, ainsi que quel- 
ques fines raies longitudinales qui parcourent le prothorax et la tète; 
les élytres sont densément ponctuées dans toute leur étendue. Cet in- 
secte habite la Malaisie. 

ËCTINOGRAMMA. 
J. TnoMS. Syst. Cerambyc. p. 96. 

Femelle : Tête médiocrement saillante ; ses tubercules antennifères 
courts, verticaux, parallèles, séparés par une étroite fissure; front 

(t) Syn. PiiEi.iPARA, Pascoe, Longic. Malayau. p. 322. M. Pascoe a bien voulu 
nie signaler l'Identité de ce genre avec celui de M. h Thomson. L'espèce de 
Bornéo qu'il a décrite, d'après un exemplaire en mauvais 6tat, sous lo nomua 
P. marmorala, ne parait pas dill'érer de celle mentionnée dans le texte. 



SPALACOPSIDES. 70i 

assez oblique, allongé, élargi en lias ; joues assez courtes. — Antennes 
glabres, lâchement et briûvemout ciliées en dessous, un peu pins lon- 
guos que le corps, de 12 articles : 1 subcylindrique, atteignant pres- 
que la base du prothorax, 3 un peu plus court que lui, un peu plus 
long que 4, celui-ci et S-là graduellement plus courts. — Yeux rap- 
prochés en dessus; leui's lobes inférieurs grands, assez allongés.— 
Prothorax du double plus long que large, traversé par un lin sillon 
et muni d'uu bourrelet à sa base. — Elytres extrêmement allongées, 
planes sur le disque, subparallèlos, tronquées en arrière, avec leurs 
angles externes subdentiformos, pas plus larges que le prothorax à leur 
base; leurs épipleuros étroites, verticales.— Pattes extrêmement cour- 
tes, robustes; cuisses fortement en massue, surtout les antérieures; 
les postérieures n'atteignant que le milieu du i" segment abdominal; 
jambes de la même paire un peu arquées ; tarses étroits. — Abdo^ 
men cylindrique, son 5» segment un peu plus court que i. — Sail- 
lies mésosteruale et prosternale étroites. — Corps très-allongé, pres- 
que en entier glabre. 

Le faciès est au plus haut degré celui de quelques Obehea exoti- 
ques. Le genre a pour type une grande espèce {isosceloides i. Thoms.) 
de la Malaisie, d'uu noir bleuâtre mat, avec le prothorax d'un rouge 
ferrugineux; ce dernier est presque lisse, tandis que les élytres sont, 
à part leur extrémité, densément ponctuées;- leur suture est relevée 
dans toute sa longueur. M. Pasooe en a publié une seconde espèce (1) 
de la Malaisie dont la livrée est peu différente. 

Groupe LV. Spalaaopsidei. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Un sinus aux jambes intermédiaires. 

Tète très-saillanto, cylindrique, de la largeur du prothorax (Apro- 
sopus excepté); front trapéziforme, formant avec le vertex un angle 
li'ès-aigu, parfois presque parallèle avec lui ; tubercules antennifèrcs 
très-rapprochés. — Antennes rarement (Cleptomeïopus) plus longues 
que le corps, filiformes, presque toujours hérissées partout de poils 
flus; leur scape cylindrique ou on cône renversé. — Yeux variables, 
souvent divisés en deux ou privés de leurs lobes supérieurs. — Pro- 
thorax cylindrique, inerme. — Elytres en général pas plus ou à peine 
plus larges que lui. — Pattes au plus et rarement médiocres; han- 
ches antérieures non anguleuses en dehors (Cleptometopus excepté) ; 
tarses médiocres ou courts, à article 1 au plus égal à 2-3 réunis. — 
Saillies sternales lamelliformes, inermes. — Corps svelte, en général 
très-allongé. 

(1) E. collare, Pascoe, Procoed. of thcZool. Soc. 1866, p. 266, ni 2S f 10- 
Poulo-Pinang. ' • < 



702 LONGICORNES. 

L'obliquité du front, déjà assez prononcée chez quelques Hippop- 
sides, prend ici des proportions telles que la téta en devient mons- 
trueuse (1). Elle fait de ces insectes un des groupes les plus singu- 
liers qui existent chez les Longicornes. La tendance qu'ont leurs 
yeux à se diviser ou à perdre leurs lobes supérieurs est un autre ca- 
ractère remarquable. Ils seraient très-honiogônes sous le rapport du 
faciès sans le genre Clbptomf.topus qui en a un qui lui est propre. 

Ces insectes sont pour la plupart petits, et n'ont jusqu'ici été ob- 
servés qu'en Amérique et aux Indes orientales. 

I. Antenoes très-grêles, trcs-loiigues, glabres : Cleplometopm. 

II. — assez robustes, hérissées de poils fins, rarement de 1/3 

plus longues que le corps. 
o Yeux divisés : Telraglenes. 

aa — réduits à leurs lobes inférieurs, distants des anten- 
nes : Spalacopsis. 
aua — normalement éclianerés. 

Têle peu à peu rétrécie en arrière : Aprosopus. 
— cylindrique : Dorcasia. 
Genres incertœ sedis : /Egilopsis, Eucomnlocera , Amphkneia, Alelretia. 

. CLEPTOMETOPUS. 
J. TuoMS. Syst. Cerainhyc. p. 95 (2). 

Mâle : 'l'été très-saillante, ses tubercules anteniiifères dirigés en 
avant, médiocre?, soudés dans la plus grande partie de leur longueur; 
front formant un angle très-aigu avec le vertex, étroit, allongé; joues 
assez lougues.-- Antennes trèsgrèles, glabres, <i peine ciliées en des- 
sous, trois fois au moins aussi longues que le corps, à arliclcs 1 sub- 
cylindrique, un peu plus court que le prothorax, plus long que 3, 
celui-ci et 4-11 croissant peu à peu. — Yeux fortement granulés, sans 
lobos supérieurs ; les inférieurs grands, presque carrés et pou con- 
vexes. — Prothorax deux fois 1/2 aussi long que large, cylindrique, 
traversé par un faible sillon à sa base. — Ecusson carré. — Elytres 
assez allongées, planes sur le disque, peu à peu rétrécics et tronquées 
carrément en arrière, avec leurs angks externes dentiformes, débor- 
dant assez fortement le prothorax en avant. — Pattes relativement 
assez longues, peu robustes; cuisses peu à peu on massue, les posté- 
rieures de la longueur des deux 1"» segments abdominaux; tarses 

(1) Ainsi que le fait observer M. H. W. Bâtes, celte direction du front ren- 
drait impossible la fonction des mandibule.s si elles étaient dans le mémo plan 
que ce dernier; mais elles forment un angle presque droit avec lui, de sorte 
que, sans relever la tète, ces insectes peuvent ronger les petites branches mor- 
tes des urbies sur lesquelles ils se tiennent habituellement. 

(2) SyD. AporiiRiNii, Pascoe, Longic. Malayan.p. 324. 



SPAIACOPSIDES. 703 

médiocres. — S» segment abdominal plus grand que i, un peu rétréci 
Bt tronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale médio- 
crement larges. — Corps allongé, assez svelte. 

Le seul genre du groupe actuel dont les élytres débordent le pro- 
thorax d'une manière aussi prononcée. Je n'ai entre les mains de son 
espèce (terrestris J. Thoms.) typique qu'un exemplaire en partie dé- 
floré. Il est d'un noir brunâtre avec deux lignes latérales d'un jaune 
d'ocre longeant la tête et le prothorax; l'écusson est de la môme cou- 
leur; quelques linéoles rougeâtres dues non à des poils, mais inhéren- 
tes aux téguments, se voient sur les élytres; ces organes sont criblés 
de gros points enfoncés très-serrés; le prothorax en a de moins gros, 
mais nombreux, avec quelques callosités lisses et allongées. La Ma- 
laisie est la patrie de cet insecte. 

Le genre Aphopuena de M. Pascoe ne diffère pas de celui-ci; c'est 
à tort que ce savant entomologiste lui assigne des yeux fortement 
échancrés: il en a décrit trois espèces (I). 

TETRAGLENES. 
Newm. The Entomol. p. .300. 

Tête très-saillante ; ses tubercules antennifères dirigés en avant, 
faiblement séparés, un peu divergents; front horizontal, très-allongé. 
— Antennes assez robustes, subfiliformes, héri.ssées (sauf leurs articles 
1-2), surtout en dessous, de longs poils fins au maximum de la lon- 
gueur du corps, à articles 1 cylindrique, atteignant le milieu du pro- 
thorax, 3 plus court que lui et que les suivants, ceux-ci décroissant 
peu A peu. — Yeux éloignés des antennes, assez fortement granulés, 
divisés en deux lobes forteinent séparés (2), petits, surtout le supé- 
rieur. — Prothorax aussi long que la tète, parcouru par trois assez 
larges sillons longitudinaux, muni à sa base d'un court lohe médian 
échaucrô et recevant en partie l'écusson. — Celui-ci subarrondi ou 
ovale. — Elytres allongées, atténuées et isolément acuminées en ar- 
rière, divergentes (insignis) ou non {fusiformis), pas plus larges en 
avant que le prothorax. — Pattes très-courtes; cuisses peu à peu en 
massue, les postérieures de la longueur du l" segment abdominal; 

(1) A. filifera, Romeo; tenelta, Arou; montana, Java; Pascoe, toc. cil. — 
M, Pascoe a bien voulu m'envoyer la première; elle est presque de moitié 
plus petite que le Cleplomelopus terrestris, mais, du reste, lui ressemlile tel- 
lement que j'ai peine à l'en distinguer. Quanta la montana, M. Pascoe m'a fait 
savoir lui-aiime qu'elle appartient au genre actuel. Cela 6tant, il est plus que 
probable qu'il en est de même do la tenelta que je n'ai pas vue. 

Ci) M. Newman a longuement insisté sur cette particularité; mais comme le 
fait observer M. Pascoe (Longic. Malayan. p. 326), en y regardant de près on 
aperçoit un tiès-mince filet qui unit les doux lobes. Je le vois, eu eft'et, chez 
Vinsignis, mais ne puis le découvrir cbez le fusiformis. 



704 LONCICORNES. 

tarses étroits, à article 4 médiocre. — 5' segment de l'ahdomen égal 
à 4, tronqué au bout, — Saillie mésosternale étroite ; la prosternale 
plus encore. — Corps très-allongé, grêle, revêtu d'une sorte d'en- 
duit. 

Les sexes de ces insectes ne me sont pas bien connus; les exemplaires 
que j'ai soiis les yeux sont probablement femelles. 

On en connaît deux espèces (1) des Archipels indiens très-voisines 
sous le rapport de la livrée, de la forme générale et de la taille (12-13 
mill.). Elles sont d'un gris jaunâtre mat avec des bandes brunâtres 
s'éteodant de la partie antérieiu'u de la tête au sommet des élytres; 
sur celles-ci ces bandes sont plus ou moins maculaires. 

SPALACOPSIS. 
Newh, The Entomol. p. 305 (2). 

Mêmes caractères que les Tetkaglenes, sauf les différences sui- 
vantes : 

Antennes un peu plus longues que le corps, plus filiformes, à arti- 
cles 1 atteignant presque la base du prothorax, 3 beaucoup plus court 
que lui, un peu moins que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. 
— Yeux sans lobes s\ipérieurs, l'inférieur assez grand, subarrondi. — 
Prothorax sans sillons longitudinaux ni lobe médian à sa base. — 
Ecusson triangulaire. — Elytres débordant faiblement le prothorax à 
leur base. 

M. Newman décrit trois espèces américaines de ce genre, dont une 
seulement (stellio) du Brésil me paraît lui appartenir (3). Rien n'en 
sépare au point de vue générique, celle de Cuba que M. Guérin- 
Méneville a décrite sous le nom à'Eulheia filum (4). Ces deux insectes, 
à peu près de la taille des Tetraglenes, ont une livrée extrêmement 
voisine de la leur; leurs élytres présentent seulement quelques faibles 

(1) r. insignis, Ne-wra. loc. cit.; figuré par M. A. White, Ann. a. Mag. of 
nat. Hist. XVIII, 1816, pi. 1, f. 5; lies Philippines. — fusifarmis, Pascoe, 
Longic. Malayan. p. 326; Bornéo. 

(2) Syn. EoTHEiA, Gnér.-Ménev. Icon.; lus. texte, p. 247; nom déjà employé 
par Stophens pour des Scydménides; voyez tome II, p. 188; les deux suivants 
oui été proposés pour le remplacer. — EuTnuoRUS, Jacqucl.-Duv. in Kamon 
d. I. Sagra, Hist. fisic. etc. d. Cuba; Entom. p. 276.— Sïstbnb, Pascoe, Trans. 
of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 264. 

(3) Les dcun autres {slolala, suffusa), qui nesout probablement que des va- 
riétés l'une de l'autre, habitent la Floride et sont décrites comme ayant les 
antennes à peine villeuses avec le scape un peu plus long que la tête. Il est dès 
lors plus que douteux qu'elles soient congénères de la stellio. 

(4) Déjii M. H. W. Bâtes (Contribut. etc. p. 203) a signalé l'idenlilé des deux 
génies; MM. Pascoe (loc. cil.) et J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 9ô) les regar- 
dent comme distincts. 



SPALACOPSIDIS. 705 

côtes, et leurs saillies terminales sont divariquées et obtuses au bout; 
leurs antennes sont villeuses dans toutes les directions, comme colles 
des Aprosopus. 

APROSOPUS. 
Goër.-Hëmev. Icon.; Ins. texte, p. US. 

Mâle: Tête extrêmement saillante, peu à peu rétrécie en arrière; 
ses tubercules antennifères redressés, assez grands, un peu diver- 
gents; front horizontal, asse? allongé, parallèle, puis élargi en bas; 
joues trôs-courtes. — Antennes assez robustes, filiformes, hérissées 
(sauf le scape) de longs poils fins dirigés dans tons les sens, de 1/3 
au moins plus longues que le corps, à articles i en cAne renversé, à 
peine plus long que la tête, 3 un peu plus court que lui et que les 
suivants, ceux-ci décroissant lentement. — Yeux assez fortement gra- 
nulés, subcontigus en dessus; leurs lobes inférieurs grands, trans- 
versaux, arrondis en dessous. — Prothorax plus court et plus étroit 
que la tète, régulièrement cylindrique. — Elytres très-allongées, pianos 
eu dessus, parallèles, obliquement tronquées au bout, débordant légè- 
rement le prothorax à leur base.— Pattes extrêmement courtes ; cuisses 
fortement en massue presque dès leur base, les postérieures de la lon- 
gueur du l" segment abdominal; tarses courts, à article 4 grand. 
— Abdomen cyhudrique; son 5° segment parallèle, arrondi en ar- 
rière. — Saillies mésosternale et proslernale très-étroites, surtout 
celle-ci. — Corps très-allongé, svelte, finement pubescent. 

L'un des genres les plus singuliers du groupe actuel. Son unique 
espèce {Buquetii G.-M.) surpasse, sous le rapport de la taille, les plus 
grands Hippopsis; sa livrée est jaune avec les pattes et la poitrine 
brunâtres; la pubescence qui la revêt n'est assez dense que sur la 
tète, le prothorax, les côtés do la poitrine, et d'un jaune doré; ses 
élytres sont finement pointillées. Elle habite le Brésil. 

DORCASTA. 
Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 264 (1). 

Tète assez saillante ; ses tubercules antennifères dirigés en avant, 
courts, soudés presque dans toute leur longueur; front siibhorizon- 
tal (2), fortement élargi en arrière. — Antennes robustes, filiformes, 
hérissées de poils fins plus longs en dessous qu'en dessus, un peu plus 
longues (d") ou moins longues (9) que le corps, à articles i en cône 
renversé ou cylindrique, empiétant au plus médiocrement sur le pro- 
thorax, 3 à peine plus long que lui, égal ou subégal à i, les suivants 

(1) Syn. Hippopsis Erichs. 

(2) Chez deux espèces {occulta, cœnosa) citées dans la note suivante et que je 
ne connais pas, le front parait ne pas être liorizontal comme chez les autres. 



706 LONGICORNES. 

décroissant peu à peu. — Yeux très-échancrés; leurs lobes supérieurs 
courts et grêles, les inférieurs médiocres, en triangle curviligne trans- 
versal. — Prothorax un peu plus long que la tète. — Elytres pas plus 
larges ou de très-peu plus larges que lui, plus ou moins allongées 
planes sur le disque, parallèles, atténuées et tronquées on arrière, en 
général striées-ponctuées, avec les intervalles légèrement costiformes, 
tronquées au bout, avec leurs angles externes dentiformes. — Pattes 
et saillies sternales des Aprosopus. — Corps svolte, pubescent, sou- 
vent hérissé de cils courts. 

Ces iusectes sont notablement plus petits que les Tetraglenes et 
les Spalacopsis dont ils se distinguent immédiatement par la forme 
de leurs yeux. Leur livrée est également plus sombre, mais est géné- 
ralement ornée de bandes longitudinales blanches ou jaunâtres. Ils 
sont originaires de l'Amérique du Sud (1). 

Noie. 

Les quatre genres suivants me sont restés inconnus en nature. Le 
premier appartient sans aucun doute au groupe actuel, et il est pro- 
bable qu'il en est do même des deux derniers. Quant au second, son 
front paraissant être vertical, ses analogies sont incertaines. 

JEGILOPSIS. 
G. H. HoRH, Proceed. of the Acad. efPhilad. XIl, p. 571. 

Tête fléchie en dessous; front allongé.— Antennes rapprochées, un 
peu plus longues que le corps, densément villeuses en dessous, à 
article 1 cylindrique, égal à 3 ou à 4. — Yeux latéraux, légèrement 
anguleux en arrière. — Prothorax de la largeur de la tête, beaucoup 
plus long que large, cyhndriqiic. — Elytres débordant faiblement le 
prothorax à leur base, isolément acuminôos et aiguës à leur extré- 
mité. 

M. Horn ajoute que le genre appartient au même groupe que les 
Hippopsis et les Spalacopsis. On no voit pas bien, en etfet, par la 
formule qui précède, en quoi il dillère de ces dernières; cependant 
la ligure qui est donnée de son unique espèce (2) représente un 
insecte de forme plus robuste. Elle est petite, originaire du Texas 
et ornée en dessous de bandes longitudinales noires sur un fond 
gris. 

(1) Hippops. dasycera, Erichs. in Schomb. Giiyana, III, p. 574; Guyane 
auglaise. — D. oryx. Para; crassicornis, Brésil; Pascoe, loc. cit.; la seconde 
est figurée pi. 26, f. 5.— lignea, occulta, cœnosa, U. W. Dates, Contriljut. etc. 
p. 205; Amazone (San tareiii). 

(2) jC cinerea, Horn, loc. cit. pi. 8, f. 7. 



SPAIACOPSIDES. - 707 

EUCOMATOCERA. 
A. Whitb, Ann. a. Mag. of nat. Hist. XVIII, p. 49. 

La formule que donne de ce genre M. A. White est très-courte, mais 
il a publié de l'unique espèce (1) qui le constitue une figure qui per- 
met d'en comploter les caractères. 

Tète cylindrique, saillante, pas plus large que le prothorai; front 
subvertical. — Antennes grêles, plus courtes que le corps, à articles 
i en cône renversé, empiétant assez fortement sur le protliorax, 3-7 
assez longuement ciliés en dessous, 8-10 plus courts, munis de cha- 
que côté de touffes de longs poils. — Yeux éloignés des antennes, 
petits, arrondis. — Prothorax cylindrique, plus long que large. — 
Elylres pas plus larges que lui, très-allongées, atténuées, isolément 
acuminées et divariquées en arrière. — Pattes très-courtes. — Corps 
ti'ès-allongé et svelte. 

D'après la figure en question, cet insecte a le (actes des Tetragle- 
NEs; ses yeux sont ceux des Spalacopsis et ses antennes lui sont pro- 
pres, mais sa tôte est très-différente de celle de ses deux genres, il est 
noir avec des bandes longitudinales blanchâtres sur le prothorax et 
les élytres ; ces dernières sont fortement ponctuées en stries. 

AMPHICNEIA. 
H. W. Bâtes, ConthbiU. etc., p. 202. 

Tète très-courte verticalement (2) ; ses tubercules antennifôres très- 
courts, obliques, inermes; front convexe. — Antennes filiformes, ro- 
bustes, revêtues de poils courts, frangées en dessous de poils longs et 
fins, à articles \ médiocrement court, épaissi presque depuis sa base, 
li droit. — Portion supérieure des yeux entourant la base des an- 
tennes, très-large et non atténuée comme dans le genre Doucasta ; 
leurs lobes inférieurs convexes, proéminents. — Prothorax cylindri- 
que, inerme. — Elytres linéaires, arrondies en arrière. — Pattes 
médiocres; cuisses en massue; A" article des tarses presque aussi long 
que les trois autres réunis. — SailUes sternales étroites, simples. — 
Corps linéaire. 

Les espèces sont de très-petite taille, les plus grandes ayant à 

(1) E. vittata, A. While, loc. cit. pi. 1, f. ,") et 3a la lôte; cVst par cette 
ligure de la télé qu'on voit que le front, dout il n'est pas question dans le texte, 
est \crlical. 11 est possible que le genre soit voisin des Ectatosia, type du 
groupe des Eotalosiides. Cet insecte habite les Indes orientales. 

(2) Ces expressions n'indiquent pas la direction du front; miis comme M. Ba- 
ies dit que le genre appartient au même groupe quêtes Doucasta, les Aptiosopus, 
" les SpAucopsis, il est possible que les termes en question lui aient paru suf- 
"Sanls. Dans ce cas le genre serait voisin des Dorcasta. La même observatiop 
''applique au genre suivant. 



708 lONGICOBNES. 

peine 5 ou 6 raillLmôtres de longueur; leur livrée parait être pareille 
à celle des Dorcasta. M. Bâtes en décrit trois (1). 

ALETRETIA. 
H. W. Bâtes, Contribut. etc., p. 204. 

Tête courte dans le sens vertical; ses tubercules antennifères courts 
inermes. — Antennes robustes, un peu plus longues que le corps, at- 
ténuées à leur extrémité, munies en dessous de poils longs et fins à 
article i médiocrement court et épaissi presque dès sa base. — Yeux 
non saillants; leurs lobes supérieurs médiocrement larges, atteignant 
le centre du vertex, de sorte que les yeux ne sont plus séparés que 
par la ligne médiane de ce dernier. — Prothorax cylindrique, muni 
de très-petits tubercules latéraux. — Elytres atténuées en arrière, 
obliquement et brièvement tronquées à leur extrémité. — Pattes mé- 
diocrement allongées; tarses étroits; leur 4" article robuste et égal 
aux trois précédents réunis. — Corps en ellipse allongée. 

M. Bâtes n'en décrit qu'une espèce [inscripta] de la taille des plus 
grandes Uorcasta et ayant une livrée aualogue. Elle habite l'Ama- 
zone dans toute son étendue. 

Groupe LVI. Eotatoaiides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divariqnés. — Un faible sillon aux jambes intermédiaires. 

Mandibules assez saillantes, épaisses. — Tète non rétractile, médio- 
crement distante des hanches antérieures; front trapéziforme, ver- 
tical; tubercules antennifères séparés par une étroite fissure. — An- 
tennes courtes, robustes ; leur scape court, subcylindrique. — Yeux 
finement granulés, largement subdivisés. — Prothorax cylindrique, 
inerme. — Pattes croissant d'avant en arrière; hanches antéri-eures 
peu saillantes, globuleuses, anguleuses en dehors ; tarses médiocres, 
à article 1 égal, aux postérieurs, à 2-3 réunis, i dépassant peu les 
lobes du 3". — Saillies sternales lamelliformes, déprimées, subhori- 
zonta'es. — Corps allongé. 

En créant son genre Ectaiosia, M. Pascoe l'a regardé comme allié 
de très-près aux Tethaglbnes (Spalacopsides) avec lesquelles son uni- 
que espèce a, eu effet, des rapports do faciès. Mais il suffit do com- 
parer la formule qui précède avec celle des Spalacopsides pour voir 
combien elle en diffère. Le genre en question est un type tout-à-fait 
à part dont les analogies se portent vers les Zo^me et les Tanylecta 
du groupe des Saperdides. Il est propre aux Indes orientales. 

(1) A linenta, pusilla, Amazone; lycloides, Rio-Janeiro; H. W. Batos, foc. 
cit. p. 203. 



ISCBIOtONCHIDES. 709 

ECTATOSIA. 
PiscoE, Trans. ofthe entotn. Soc. Ser. 2, 1, p. 109 (1). 

Tubercules antennifères très-gros, courts, échancr(^s au bout; front 
pas plus haut que large; joues médiocres. — Antennes densément 
pubescentes, munies en dessous d'une frange épaisse de longs poils 
dans leurs 2/3 hasilaires, dépassant un peu le milieu des élytres, à 
articles 1 à peine aussi long que la tète, 3-4 subégaux (celui-là plus 
épais), aussi longs à eux seuls que S-H réunis, ceux-ci décroissant 
rapidement. — Lobes supérieurs des yeux étroits, obliques, les infé- 
rieurs fortement transversaux. — Prothorax du double plus long que 
large. — Ecusson allongé, arrondi en arrière. — Elytres très-longues, 
planes sur le disque, peu à peu atténuées et isolément prolongées en 
une pointe aiguë ; leurs épaules obliquement arrondies. — Cuisses 
sublinéaires, les postérieures plus longues que les trois 1"" segments 
abdominaux; tarses antérieurs un peu dilatés. — S" segment de l'ab- 
domnn allongé, sinué au bout. — Saillie niésosternale médiocrement 
large, bilobée en arrière. — Saillie prosternale étroite et très-élargie 
en arrière. — Corps cunéiforme, densément pubescent. — Sexes in- 
connus. 

L'unique espèce (2) du genre est assez grande (22 mill.) et origi- 
naire de Java. Sa livrée a la plus grande analogie avec celle dos 
ZosME et des Tanvlbcta du groupe des Saperdidcs. Elle est d'un brun 
noirâtre, avec un grand nombre de raies longitudinales d'un blanc 
jaunâtre fréquemment, mais étroitement interrompues dans leur tra- 
jet; le prothorax est assez densément ponctué, les élytres le sont en 
stries régulières. 

Groupe LVII. Isohiolonohidef. 

Cavités cotyleïdes intermédiaires ouvertes. — Crochets des tarses 
divergents. — Un sinus aux jambes intermédiaires (3). 

Tête non rétractile, plus ou moins distante des hanches antérieures, 
assez allongée en arrière des yeux; front trapéziforme (sauf Isr.Hio- 
loncha), sensiblement oblique. — Antennes au maximum un peu plus 
longues que le corps ; leur scape cylindrique ou en cùne renversé. — 
Yeux linement granulés, échancrés. - Protborax cylindrique, inerme 
(sauf Sympeuga). — Elytres le débordant assez fortement à leur base. 
— Pattes en général très-courtes, au plus médiocres ; hanches anté- 
rieures peu saillantes, globuleuses, faiblement anguleuses en dehors; 

(1) Syn. Tetbaglenes, J. Thomson, Syst. Cerambyc. p. 95. 

(2) E. Moorei, Pascoe, loc. cit. pi. 23, f. 9. 

(3) Clicz les SïMPERGA ce siuus fait défaut. 



7^0 LONGICORNRS. 

tarses courts, à article 1 à peine égal à 2-3 réunis. — Saillies sternales 
lamelliformes, arquées sur leurs faces allongées. 

Parmi les Hippopsides, tels que les a conçus M. J. Thomson (1), il 
se trouve quelques genres qui s'éloignent de ces insectes par la briè- 
veté de leurs antennes. Ce caractère permettrait de les introduire 
dans les Spalacopsides si, tout en étant trapéziforme, leur front ne 
différait pas autant de celui do ces derniers. A quoi il faut ajouter 
que leur faciès n'a rien de commun avec celui des deux groupes en 
question. 

Ces insectes sont de taille médiocre et remarquables par le poli de 
leurs téguments. Leurs genres, au nombre de quatre, sont dissé- 
minés dans J' Amérique du Sud, à Madagascar et aux îles Philip- 
pines. 

I. Pattes médiocres ; cuisses poster, égales aux trois 1<"» segments 

abdominaui. 
Antennes à art. 3-4 simples : Epaphra. 

— — épaissis et frangés en dessous : S^m- 

perga. 

II. Pattes très-courtes; cuisses poster, moins longues que les deux 

!•" segments abdominaux. 

Tubercules antennif. divergents^ contigus i leur base : 
Ischioloncha. 
parallèles, trfcs-rapprochés : l\icarete. 

EPAPHRA. 
Newm. The Entomol. p. 301. 

Mâle : Tète convexe sur le vertex ; ses tubercules antennifères assez 
saillants, faiblement séparés, un peu divergents ; front plus haut que 
large, resserré supérieurement, trôs-élargi en bas; joues trôs-longues. 
— Antennes finement pubescentes, faiblement ciliées en dessous, un 
peu plus longues que le corps, à articles 1 assez robuste, en cône 
renversé, 3 un peu plus grand que lui et que 4, 5-H décroissant peu 
à peu; une très-petite épine au sommet inlerne de 6-8. — Lobes in- 
férieurs des yeux transversaux; les supérieurs courts, trés-grêles. — 
Prothorax aussi long que large, muni d'un sillon transversal à sa 
base. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres jpresque planes, mé- 
diocrement allongées, cunéiformes, tronquées ou arrière avec leur 
angle externe épineux. — Pattes assez longues, surtout les posté- 
rieures; cuisses peu b. peu en massue, les postérieures atteignant lo 
sommet du 3» segment abdominal ; tarses médiocres, les antérieurs 
plus courts, un peu dilatés. — ,'î" segment de l'abdomen en triangle 
curviligne allongé. — Saillie niésosternale subverticale et faiblement 

(1) Syst. Ceramliyc. p. 97. 



ISC.IIIOLONCHIUES. 711 

tuberculeuse en avant. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie en 
gj,„j5rg. — Corps cunéiforme, glabre, partiellement pubescent. 

L'unique espèce {valga Newm) du genre est de taille médiocre, 
(l'un rougc-brun assez brillant, et élégamment ornée partout de taches 
ou do bandes du blanC le plus pur; sauf la tète, le prothorax, et la 
base des élytres qui sont lâchement pointillés, ses téguments sont 
lisses. Elle habite les îles Philippines. 

SYMPERGA (1). 

llàle : Tubercules antennifôres saillants, étroitement séparés, pa- 
rallèles; front très-allongé, échancré au milieu de son bord inférieur; 
joues longues. — Antennes finement pubesçentes,un peu plus longues 
que le corps, à articles 1 robuste, subcylindrique, empiétant un peu 
sur le prothorax, 3-4 plus épais que les suivants, densément frangés 
en dessous, celui-là beaucoup plus long que celui-ci et que 1, 5-11 
plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux trôs-rapprochés en des- 
sus; leurs lobes inférieurs un peu allongés. — Prothorux deux fois 1/2 
aussi long que large, finement plissé en travers, muni de chaque côté 
d'un très-petit tubercule médian. — Elytres assez allongée.s, peu con- 
vexes, parallèles, obliquement tronquées au bout. — Pattes médio- 
cres, subégales; cuisses pédonculées à leur base, puis en massue 
fusiforme, les postérieures do la longueur des quatre 1"" segments 
abdominaux ; tarses médiocres. — S' segment abdominal assez long, 
subparallèle, tronqué en arrière. — Saillie mésosternalc assez largo, 
fissile en arrière.— Saillie prosternale étroite.— Corps allongé, svelte, 
glabre presque en entier, brillant. 

Ce genre no comprend qu'une espèce de Cayenne, la Gryllica Balyi 
de M. J. Thomsou, insecte d'un brun marron brillant, sans autçe 
dessin que deux étroites raies transversales d'un jaune doré sur 
chaque élytrc : l'une en zigzag submôdiane, l'autre, maculaire, près 
de leur sommet; sauf la base de ces organes qui est pointilléo, les 
téguments sont complètement lisses. 

ISCHIOLONCHA. 
J. Thoms. Essai, etc. p. 122 (2). 

Mâle : Tubercules antennifères courts, rapprochés, contigus à leur 
base, divergents; front en carré allongé; joues médiocres.— Antennes 
glabres, ciliées en dessous dans leur partie moyenne, do 1/3 environ 
plus longues que le corps, à articles 1 un peu plus long que la tète, 
graduellement en massue, 3 plus long que lui, renflé dans toute sa 

(1) Syii. GniixicA (pars), J. Tlioms. Essai, etc. p. 121, les vraies Gkylmca 
ii|ipartji;nneDt ."i la tribu des Phytœciidcs. 

(2) Sjii. MAscHALODONTi, Ucj. Cal. 6d. 3, p. 376. 



7i2 LONGICOHNES. 

longueur, 4 égal à 3, un peu plus robuste que les suivants, ceux-ci 
décroissant peu à peu.— Lobes inférieurs des yeux grands, plus hauts 
que larges. — Prothorax du double plus long que large, muni d'un 
sillon transversal à sa base. — Elytres assez courtes, médiocrement 
convexes, déprimées sur la suture, parallèles, arrondies en arrière. 
— Pattes très-courtes; cuisses subpédonculées à leur base, puis for- 
tement en massue, les postérieures plus courtes que les deux 1«" seg- 
ments de l'abdomen; jambes antérieuros un peu arquées; tarses 
antérieurs assez fortement dilatés. — S» segment de l'abdomen court 
aiTondi en arrière. — Saillie mésosternale médiocrement large- là 
prosternale très-étroite. — Corps partiellement pubescent. 

On n'en connaît qu'une espèce (1) de Cayenne, de taille médiocre, 
d'un rouge-brun assez brillant avec un dessin d'un jaune d'ocre con- 
sistant sur chaque élytre en une bande longitudinale basilaire, forte- 
ment abrégée en arrière, trois traits longitudinaux à son extrémité 
et un point marginal et submédian ; une raie de mémo couleur louge 
les côtés du corps depuis le bord supériem- des yeux jusqu'à l'extré- 
mité de l'abdomen ; les élytres sont finement rugoso-ponctuées dans 
les 2/3 do leur longueur. 

MCARETE. 
J. Thohs. Syst. Cerambyc. p. 328. 

Mâle : Tubercules antennifères assez grands, parallèles, séparés par 
une étroite fissure; front subconvexe, très-allongé, resserré en haut, 
assez élargi en bas; joues longues.— Antennes robustes, subfiliformes, 
un peu plus longues que le corps, à articles 1 cylindrique, dépassant 
le milieu du prothorax, 3-4 un peu plus grands que lui, égaux, den- 
sément frangés en dessous, aussi longs réunis que 5-H pris ensemble, 
ceux-ci plus minces, décroissant peu à peu. — Yeux médiocres; leurs 
lobes inférieurs assez allongés. — Prothorax du double plus long que 
large. — Elytres assez allongées, peu convexes, parallèles, tronquées 
en arrière. — Pattes très-courtes; cuisses peu à peu et fortement en 
massue, les postérieures <i peine plus longues que le i" segment ab- 
dominal ; tarses étroits. — S" segment de l'abdomen en carré trans- 
versal, écliancré au bout. — Saillies mésosternale et prosternale assez 
étroites. — Corps allongé, linéaire, partiellement pubescent. 

Ce genre est établi sur une espèce {brunnipennis) de Madagascar, 
de grandeur médiocre et d'un brun rougeâlre passant au jaune fer- 
rugineux sur les élytres; sa tète et sim prothorax, finement et den- 
sémtnt pointillés, sont parcourus par de très-fines raies blanches; 
quelques très-petites taches de môme couleur forment ime rangée 
médiane et longitudinale sur chacune des élytres qui sont plus forte- 

(1) /. WoUasIonii, J. Thoms. loc. cit. {M. polygramma, Dej. loc. cil.) 



EMPHYTŒCllDES. tl3 

ment ponctuées que le prothorax; le dessous du corps est comme 
saupoudré d'une fine pubescence blanche et lanugineuse. 

GROOPB LVIII. Emphytœoiidef. 

Cavités cot. interm. fermées. — Crochets divergents. — Jambes 
intermédiaires sans sillons. 

Tôte non rétractile , plus ou moins distante des hanches antér. ; 
front rectangulaire. — Antennes grêles, de longueur variable, leur 
scape en cône renversé. — Yeux finement granulés, échancrés. — 
Prothorax cylindrique, inerme. — Elytres allongées, tronquées en ar- 
fière. _ Pattes subégales; hanches antér. peu saillantes, anguleuses 
en dehors, parfois (Itheum) très-peu; tarses au plus médiocres. — 
Saillies sternales lamelliformes, arquées sur leurs faces opposées. — 
Corps allongé, svelte. 

La combinaison des trois 1°" des caractères qui précèdent est ex- 
trêmement rare chez les Lamiides, au point qu'elle n'existe que dans 
les trois genres qui suivent et les rend aisés à reconnaître. Les deux 
1»", qui sont américains, sont regardés par tous les auteurs qui en ont 
parlé comme étant des Saperdides; mais ils ne peuvent rentrer dans 
ce groupe tel qu'il est défini plus bas. L'un d'eux est originaire du 
Chili; l'autre de la Colombie; tous deux ne contiennent que des es- 
pèces au-dessous de la taille moyenne, sans être très-petites. Le 3" est 
australien. 

1. Elytres débordant fortement le prothorax; corps non linéaire. 
Crochets des tarses élargis à leur base : AmiUarus. 

normaux : Emphytœcia. 

n. Elytres débordant à peine le prothorax ; corps linéaire , très- 
grèle : Itheum. 

AMILLARUS. 
J. Thoms. Archiv. entom. 1, p. 312 (1). 

Mâle ; Tète assez saillante, peu à pou rétrécie en arrière, fortement 
cuncavo entre ses tubercules autennifères; ceux-ci robustes; front 
subtransversal, subconvexe, anguleusement dilaté dans son milieu 
sur les côtés; joues allongées. — Antennes lâchement ciliées eu des- 
sous, trois fois aussi longues que le corps, à articles 1 en cône ren- 
versé, empiétant un peu sur la base des elytres, subégal à 3, celui-ci 
un peu plus long que les suivants, 5-10 graduellement plus courts, 
M plus long que 10. — Lobes inférieurs des yeux gros, saillants, 
transversaux; les supérieurs petits et grêles. — Prothorax plus long 
que large, obtusément rentlé sur les côtés dans son milieu. — Ecusson 
presque carré. — Elytres médiocres, planes sur le disque, peu à peu 

(1) Syn. Ariuïs, Dcj. Cal. éd. 3, p. 379. 



714 LONGICORNES. 

rétrécies et tronquées en arrière, avec leurs angles externes épineux 
— Pattes longues; cuisses peu à peu épaissies, les postérieures un 
peu plus courtes que l'abdomon; tarses longs; leurs crochets élargis 
à leur base, obliquement rétrécis au côté interne, très-algug. _ 
S" segment abdominal allongé, ogival, échancré au bout. — Saillie 
mésosternale de largeur moyenne, parallèle. — Saillie prosternalo 
presque nulle entre les hanches antérieures. — Corps revêtu d'une 
fine pubescence soyeuse. — Femelle inconnue. 

Je n'associe qu'en hésitant ce genre aux Emphvtœcia qui suivent 
bien qu'il en présente les caractères essentiels. La forme des crochets 
de ses tarses est sans autre exemple parmi les Lamiides, et, en parti- 
culier, n'a rien de commun avec ce qui existe chez les Saperdides et 
les Phytœciides. 

Il ne comprend qu'une espèce (1) de la Nouvelle-Grenade, beaucoup 
plus grande que les Emphytœcu, quoique de taille médiocre, et d'un 
jaune ferrugineux avec les antennes et le sommet des jambes posté- 
térieures noirs; l'extrémité des élytres est plus ou moins rembrunie 
et parfois la totalité de ces organes qui sont densément pointillés; la 
pubescence soyeuse qui revêt le dessous du corps est d'un jaune doré. 

EMPHYTŒCIA. 
L. FiiRM. Ânn. d. l. Soc. enlom. 1859, p. 529 (2). 

Mâle: Tète assez forte, assez distante des hanches antérieures, plane, 
ou peu s'en faut, entre ses tubercules antennifères; ceux-ci presque 
nuls, distants, front subconvexe, subtransversal; joues allongées. — 
Antennes grêles, puhescentes, lâchement et longuement ciliées en 
dessous, un peu moins de deux fois aussi longues que le corps, à ai-- 
ticles i en cône renversé, atteignant le 1/3 ou le 1/-4 postérieur du 
prothorax, égal à 4, celui-ci beaucoup plus long que 3, S-H décrois- 
sant peu à peu. — Yeux petits, leurs lobes inférieurs subéquilaté- 
raux. — Prothorax cylindrique, au moins aussi long quo large, légè- 
rement atténué en arrière. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres 
assez allongées, parallèles, planes sur le disque, brièvement déclives 
«t tronquées en arrière, débordant fortement le prothorax. — Pattes 
médiocres, peu robustes; cuisses peu îi peu en massue, les postérieures 
égales aux trois 1"" segments abdominaux; tarses médiocres, étroits. 
— 5° segment abdominal allongé, arrondi et sinué au bout. — Saillie 
mésosternale triangulaire; la prosternale étroite, fléchie en arrière.— 
Corps linéaire, en partie finement puhescent, en partie revêtu d'une 
sorte d'efllorescence. 

(1) A.npicalis, 1. Thoms. Essai, p. U{AiJh. erylhrodera Dej.) ; assez ré- 
pandu dans les collections sous le nom de Saperdu apicalis Guér.-Méno». 

(2) Syu. Agapakihia et Saperda Blauch. 



EMPHÏTOECIIDES. 713 

Femelles : Tôte moins forte. — Antennes un peu plus longues que 
le corps. — 5° segment abdominal plus court, fortement transversal. 

Assez petits insectes propres au Chili, ayant un faciès trompeur des 
Saperdides. Aussi tous les auteurs qui en ont parlé, les ont-ils placés 
parmi ces dernières dont ils ne possèdent eu réalité aucun des carac- 
tères essentiels (1). 

On en connaît cinq espèces (2), toutes pourvues d'une livrée assez 
élégante, mais variable; celles que j'ai sous les yeux ont le prothoi'ax 
très-iinement alutaoé et les élytres à peine distinctement poinlillées. 

ITHEUM. 
Pasooe, The Journ. ofEntom. II, p. 230. 

Tète assez distante des hanches antérieures, faiblement concave 
entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci courts, contigus à leur 
base; front subconvexe, transversal; joues médiocres.— Antennes 
grêles, pubescentes, hérissées de poils fins, longs on dessous, de J/3 
plus courtes que le corps (9?), à articles 1 oblongo-ovalaire, égal à 
3 et ;\ i, ceux-ci égaux, 5-U plus courts, décroissant peu à peu. — 
Yeux médiocres; leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Prothorax 
du double plus long que large, cylindrique. — Ecusson carré.— Elytres 
très-allongées, parallèles, déprimées sur le disque, à peine déclives 
et plus ou moins trouqu^'os en arrière, débordant faiblement le pro- 
thorax à leur base. — Pattes médiocres, peu robustes; cuisses en 
massue fusiforme, les postérieures dépassant un peu le 1" segment 
de l'abdomen; tarses courts, étroits. — 3° segment abdominal al- 
longé, parallèle, tronqué au bout. — Saillie mésosternale subhori- 
zontale, triangulaire; la prosternale étroite, fléchie en arrière. — 
Corps très-aUongé, trôs-grùle, pubescent, hérissé partout de poils 
fins. 

Genre propre à l'AustraUe et remarquable par la gracihtô des deux 
espèces (3) qui le composent. Leur livrée, plus ou moins grisâtre, est 
relevée chez l'une d'elles {vitligerum) par une étreile ligne blanche 
qui longe chaque côté du prothorax. La longueur de ces insectes va- 
rie do 7 à 9 miUimôtres. 

(1) Les vraies Saperdides ont les cavités cotyloides intermédiaires ouvertes, 
les croclicts dos tarses divariqués, etc., ainsi qu'on le verra plus loin. 

(2) Agnp. sulurelta, lineolala; Sup. nlbolilurata, dimidiala, Blanch. in 
Gay, Hist. d. Cliile; Zool. V, p. 518; la 1" est liguréa avec des détails, Col. 
Pl. 30, f. 11, et la 3« pi. 30, f. 12. — E. sutura-alba, 1. Fairm. et Germ. loc. 
cit. p. 531. 

(3) /. vitiigerum, lineare, Pascoe, loc. cit.; avec une figure du 1«% pl. 11, 
f.9. 

Coléoptères. Tome 1X(!). 20 



716 LONGICOIINES. 

Groupe LIX. Anisooérides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires largement ouvertes en dehors. 
— Crochets des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermé- 
diaires. 

Mandibules minces, médiocres. — Tète non rétractile, peu distante 
des hanclios antérieures; front rectangulaire. — Antennes au maxi- 
mum un peu plus longues que le corps, souvent munies d'épines, de 
lamelles ou do toulles de poils; leur scapo en massue ou pyriforme, 
parfois très-aminci h sa base. — Yeux finement granulés. — Pro- 
thorax tubercule latéralement. — Elytres le débordant fortement à 
leur base. — Pattes médiocres, les antérieures ayant une légère ten- 
dance à s'allonger; hanches antérieures plus ou moins grosses et sail- 
lantes, anguleuses en dehors; tarses courts, à article 1 moins long 
que 2-3 réunis; les antérieurs assez souvent dilatés chez les mâles.— 
Métasternum en général court. — Saillies sternalos lamelliformes. — 
Corps toujours large, presque toujours court et massif. 

Avec ce groupe commence une longue série d'espèces presque ex- 
clusivement propres à l'Amérique, d'une physionomie particulière, et 
que les auteurs les plus récents s'accordent à désigner sous le nom 
d'Acanthodérides ou son équivalent. Mais ces insectes ne sont pas 
aussi homogènes qu'on le croit généralement. Les deux seuls caractères 
essentiels qu'ils ont en commun, sont d'avoir un sillon aux jambes 
intermédiaires et les crochets dos tarses divariqués. Ils varient sous 
deux autres points do vue non moins importants, à savoir la forme 
des hanches antérieures et la structure des cavités cotyloïdes intermé- 
diaires. Le groupe actuel comprend une pai'tie de ceux chez qui les 
premières sont anguleuses en dehors et les secondes ouvertes. Il cor- 
respond, à quelques différences près, aux Onychocérites et aux Ani- 
socérites de M. J. Thomson (1). 

Ses espèces, presque toutes d'assez grande taille, sont remarquables 
soit par leur forme générale, soit par la sculpture de leurs téguments 
ou leur livrée. Quoique médiocrement nombreuses, elles ne forment 
pas moins de 13 genres propres à l'Amérique du Sud iutertropicale, 
sauf un seul (Thkyalus) qui est particulier au Mexique. 

I. Yeux simplement écliancrés. 
A. Antennes à art. 3 inerme. 

a Saillie mésostoinale déclive. 

(1) Syst. Cerambyc. p. 19 et 21. Dans cet ouvrage, le second de ces groupes 
ne conlienl aucun élément étranger. Il n'en est pas de même du premier dans 
lequel se trouvent compris plusieurs genres d'Acaulliodérides (Pteridotelus, 
ScYTUKOPOPSis, ScLEUoNorus, Criopsis). m. U. W. Baies (Conlribut. etc., p. 6) 
n'a pas admis ces deux groupes Mi aucun de ceux établis par M. ). Thomson. 



ANISOCÉRIDES. ■J^■J 

b Scape des anlenues beaucoup plus court que leur art. 3. 

Elytres rétrécies en airièie, CHnéifoimes : Trigonopeplus. 

— parallèles, verticales en arrière : Phacellocera. 
bb Scape des antennes plus long que leur art. 3 : ThryaUis. 
aa Saillie mésosleriiale verticale en avant. 

c Antennes sans lamelle ni touffe de poils sur leur art. 4. 

Elytres planes ou peu convexes, cunéiformes : Chalastinus. 

— courtes et très-convexes : Gymnocerus. 

ce Antennes munies d'une touffe de poils sur leur art. 4:Ani- 
socerus. 

""^ forte lamelle — ; Xy- 

lolribus. 
B. Antennes à art. 3 épineux. 

d Art. 2 des antennes laèTmt: Acanthoiritus. 

<W épineux. 

Elytres carrées, verticales en arrière : Demophoo. 
— liémisphériques : Cyclopeplus. 
II. Yeux largement divisés ou subdivisés. 

Leur lobe super, ponctilorme; corps lisse : Taurolema. 

grand; _ inégal : Onychocerus. 

Genre incerlôB sedis : HopUstocerus. 

TRIGONOPEPLUS. 
(Dej.) J. Tuoms. Essai, etc. p. 339. 

Mâle, : Tète assez fortement et largement concave: entre ses tuber- 
cules untennifôres; ceux-ci peu saillants; front équiiatéral, large- 
ment sinuB au milieu de son l.ord iuférieur.- Antennes grêles gla- 
bres, presque du double plus longues que le corps, à articles l court 
beaucoup moms long que 3, fortement pyriformc, resserré à sa base' 
A notablement plus long que 4, celui-ci et 5-H décroissant peu à peu 
~ Lobes mférieurs des yeux fortement transversaux. — Prolhorax 
transversal, cylindrique, muni de forts tubercules coniques sur les 
côt6s ot de trois sur le disque. - Ecusson en trapèze renversé. - 
tiytres médiocrement allongées, peu convexes, graduellement rétré- 
cies, obliquement déclives et tronquées ou arrondies en arriére mû- 
mes chacune d'un tubercule basilaire. - Pattes médiocres; cuisses 
Puuonculees à leur base, puis fortement on massue; tarses antérieurs 
unemcnt Irangés sur leurs bords. -S« segment abdominal fortement 
lunsversal, rétréci ot un peu sinué en arrière.- Saillie mésosternale 
a cuve, large, parallèle. - Saillie prosternale beaucoup plus étroite, 
subhorizontalo, fléchie en arrière. - Corps largo, cunéiforme, pubes^ 

J'fmelk : Antennes de 1/3 plus longues que le corps. - Tarses 
''meneurs pareils, mais non frangés. - ti» segment abdominal plus 



71g LOUGICOIINES. 

long, muni au bout d'une dépression transversale plus ou moins pro- 
fonde. 

11 niy a de ce genre que deux espèces de décrites (1), dont la plus 
grande [signalipcnnis) tiui en forme le type, n'est pas bien rare dans 
les collections. Leur livrée est d'un gris jaunâtre avec des taches d'un 
jaune ocliracé sur les élytres, qui ont en outre chacune une tache 
d'un noir velouté, accompagnée en arrière d'un ou deux points de 
même couleur; ces organes sont plus ou moins granuleux à leur base 
et ponctués, mais peu densément, ainsi que la tête et le prolhorax. 
Ces insectes paraissent n'avoir encore été rencontrés qu'au Brésil. 
J'en possède une troisième espèce (2) du même pays. 

Il en existe une quatrième (3) do l'Amazone qui diffère unique- 
ment des précédentes par sa télc moins concave entre les tubercules 
antcnnifères et son front non sinué sur son bord inférieur. M. H. W. 
Bâtes (4) s'est contenlé d'en faire un simple sous-genre, sous le nom 
d'ANEPSius qui n'était pas disponible (5). M. J. Thomson (G) a con- 
verti ce sous-genre en un genre (ju'il a séparé des TiUGONOPErLUS par 
les Taurolema. et les Chalastinus. 

PHACELLOCERA. 
(De/.) De Casteln. Hist. nat. d. Col. 11, p. 468 (7). 

Mâles : Tète des Trigonopeplus, avec le front un peu plus haut 
que large et non sinué sur son bord inférieur.— Antennes des mômes, 
avec le 3° article dilaté à son sommet externe. — Prothorax cylin- 
drique, muni de trois peiits tubercules sur le disque et d'un médiocre 
de chaque côté. — Elytres plus ou moins allongées, parallèles, plus 
ou moins déprimées sur le diK]ue, verlicalement déclives en arrière, 
avec leur sommet l.irgement arrondi, munies chacune à leur baàe 
d'un tubercule ou d'une nodosité. — Tarses antérieurs non frangés 
sur leurs bords.— S« segment abdominal muni au bout d'une faible 

(1) T. signatipennis (Dej.), J. Thoms. loc. cit. p. 340. —abdominalis, A.' 
Wliile, Lûiigl<r. of tlie Urit. Mus. p. 403. 

(2) T. pnierculus, <f. Brunneiis, opacus; clytris l)asi tiauil granosls, leniiitcr 
puuctalis, parce fuWo-irroratis, singulo pone médium plaga obliqua simplici pos- 
ticelateflavo limbal;t pnncloque suturali longeante apicem, atro-velutinis; peUi- 
bus parlim larsorumque articulis 1-2 rubro-ochraceis. Long. 14 mill.— ? peC' 
tore abdomiuecpie rubro-ochraceis, bon ulrinque bifariam nigro-maoulato. 
Long. 18 mill. Brasilia. 

{.■)) Trigon. bispeculuris, A. Wbite, loc. cit. pi. 10, f. 1. 
l4) Contribul. etc., p. 49. 

(5) Trois ans auparavant (1859), M. Oandèze (Mon. d. Elalér. II, p. 156) l'avait 
apiiliqui .1 dcsElatérides, etaunaravant M. J. te Cunle, à des Ténébrionidcs. 

(6) Syst. Ceranibyc. p. 22. 

(7) Syn. Caciomorpha, J. Thoms. Syst. Cerauibyc. p. 22. — Lamia Klug. 



ANISOCÉHIDF.S. 719 

dépression triangulaire et glabre. — Le surplus comme chez les Tri- 

GONOPEPLUS. 

Femelles : Antennes h peine aussi longues que le corps; du reste 
pareilles à celles des mâles. 

Ce genre a pour type la Lamia plumicurnis de Klug (i), insecte du 
Brésil central, à élytros déprimées, munies au sommet de leur décli- 
vité postérieure de deux tubercules noirs fascicules (outre ceux de 
leur base), à antennes pourvues au sommet externe de leur i" article 
d'une petite touffe de poils noirs, et dont la livrée verte' et marbrée 
de brun ressemble de trés-prés à celle des Ptychoderes viridanus et 
annulicornis (Anthribides). Depuis on en a découvert, plus au nord, 
quelques autres espèces (2) de forme plus courte, plus convexes sur 
les élytrcs, sans touife de poils sur le i" article des antennes et à 
livrée grisâtre. M. J. Thomson a établi sur l'une d'elles [Balesii] son 
genre Caciomorpua dont il me parait qu'il suffit de faire une section 
particulière dans celui-ci. 

THUYALLIS. 
J. TaoMS. Archiv. entom. 1, p. 409 (3). 

Mâles : Tôte plane entre les antennes ; ses tubercules aniennifères 
déprimés, séparés par un étroit sillon ; front équilatéral, élargi infé- 
rieurement. — Antennes partiellement pubescontcs, ;\ peine de la 
longueur du corps, à articles d plus long que 3, longuement atténué 
à sa base, pyriforme au bout, 3 plus grand que 4, 4-10 plus épais, 
décroissant peu à peu, Il plus petit que 10, conique. — Lobes infé- 
rieurs des yeux fortement transversaux. — Pruthorax transversal, 
cylindriijue, muni de chaque côté d'un très-petit tubercule parfois à 
peine distinct. — Ecusson variable. — Elytres au maximum du double 
plus longues que larges, régulièrement convexes, parallèles, subver- 
lic:iloment déchves et arrondies en arrière, débordant plus ou moins 
le prothorax à leur base. — Pattes courtes; cuisses pédouculôes à 
leuj base, puis brusquement en massue; jambes peu ;\ peu et mé- 
diocrement élargies. — 5° segment de l'abdomen en triangle curvi- 
ligne fortement transversal. — Saillie mésosternale très-large, pa- 
rallèle, déclive. — Saillie prosternale aussi large qu'elle, à peine flé- 
chie on arrière. — Corps très-court, piibescent. 

Femelles: Antennes de la longueur des 3/4 du corps, de 10 articles, 

(1) Nov. Act. Aciid. nal. Car. XII, p. 462, pt. 42, f. 5 (P. scopulicornis, Cas- 
loln. loc. cil. p. 4C9). 

(2) P. îtuqnelii, Giiérin.-Ménev. Icon.; Ins. ti'^te, p. 240; Caycmie. — lia- 
tesii, l'Hscoe, Trans. of tlie pnlom. Soc.Ser. 2, iV, p. 242; Amaionc— Jmicsu, 
H, VV. Billes, Contriijut. elc. p. b\; Veueziiela. 

(3) Syn. TiucoMORPiius pars, Dej. Cat. *îd. 3, p. 361. 



720 LONGICORNES. 

le dernier presque aussi long que 9, fusiforme. -- 5» segment abdo- 
minal du doublo plus long qno celui du mâle. 

Genre aisément reconnaissable à la largeur des saillies môsoster- 
nale et prosternale, la structure des antennes et la brièveté du corps. 
Ses espèces sont propres au Mexique et au nombre de deux dans les 
collections. Celle {maculosus) qu'a décrite M. J. Thomson est la plus 
grande, revêtue d'une livrée sombre, munie de deux petits tuber- 
cules sur le prothorax et couverte do petites granulations et d'aspé- 
rités sur la majeure partie de la surface de ses élytres. L'autre, iné- 
dite, plus petite et très-distincte, est le Tragomorphus undaius de 
Dejean (1). 

CHALASTINUS. 
H. W. Bates, àontribul. etc., p. 50 (2). 

Mâles : Tète des Phaciîu.ocera, avec le milieu du bord inférieur 
de son front fortement échancré, les côtés de l'échancrure denti- 
formes (3). — Antennes glabres, grôlcs, d'un tiers plus longues que 
les élytres, à articles 1 robuste, presque égal à 3, longuement atténué 
à sa base, pyriforme au bout, 3-4 subégaux, 5-10 beaucoup plus 
courts, décroissant peu à peu, 3-5 épaissis au bout, 11 petit. — Lobes 
inférieurs des yeux à peine transversaux, arrondis inférieurement. 
— Prothorax transversal, subcylindrique, rétréci dans sa moitié an- 
térieure, muni d'un sillon circulaire on avant et près de sa base, 
faiblement et obtusémeut tubercule sur les côtés. — Ecusson en carré 
subtransversal. — Elytres courtes, déprimées sur le disque, peu à peu 
rétrécies et arrondies en arrière, débordant fortement le prothorax à 
leur base, avec les épaules calleuses. — Pattes longues, médiocre- 
ment robustes; cuisses longuement pédonculées, puis en massue 
ovalaire ; jaml)es comprimées et un peu élargies au bout ; tarses 
courts, les antérieurs frangés sur leurs bords. — S" segment do l'ab- 
domen en triangle curviligne fortement transversal. — Saillie mé- 
sosternale verticale en avant. — Sailhe prosternale comme tron- 
quée en arrière. — Corps court, épais, cunéiforme, partiellement 
pubescent. 

Femelles : Antennes un peu pins longues que le corps. — Tarses 
antérieurs non frangés sur leurs bords. — 5» segment de l'abdomen 
moins court, sinué au bout, avec une faible dépression triangulaire. 

(1) T. undatus. Brcvior, subtus albiis, supra fulvo alboque variegatiis, pro- 
Ihoraccdisco et lateribHs fereinermi; «lytris basi tantntn mioule granosis, li- 
neis binis lenuibus transvcrsis (altéra prupe l.asin arcuata ac interrupta, altéra 
poiio médium vaido indulala), liions. Long, q» 8-10, 9 12-15 mill. 

(2) Syn. Anisoceiibs, A. Whlto, Lougic. of tlic Brit. Mus. p. 408. 

(3) Ce caractère, que M. Bates a omis par mégarde, ne me parait pas avoir 
plus d'importance que chez les PuACEULOCEnA; il manque parfois, comme chez 
ces derniei-s. 



ANISOCÉHIDES. 721 

Par leur forme générale, ces insectes avoisinent de près les Thhyal- 
Lis dont ils sont distincts par leurs antennes et la verticalité de leur 
saillie mésosternale. Ils sont do taille moyenne, noirs ou brunâtres, 
faiblement pubcscents, et leur livrée consiste sur les élytres en un 
grand nombre de petites taches fauves ; ces organes sont couverts 
d'aspérités et de granulations sur la majeure partie de leur surface. 

L'Anisocerus egaensis do M. A. White, qui constitue le type du 
genre, habite le Haut-Amazone, et le dessin de ses élytres paraît va- 
rier beaucoup d'après ce qu'en dit M. Dates (1). 

GYMNOCERUS. 
A. Serv. Ann. d. l Soc. entom. 1835, p. 84 (2). 

Mâle: Tête forte, presque plane entre ses tubercules anfennifèros ; 
ceux-ci déprimés; front un peu plus haut que large, élargi inférieu- 
rement. — Antennes glabres, grêles, un peu plus longues que le 
corps, à articles i égal à 3, mince à sa base, brusquement en massue 
au bout, 3-10 décroissant peu à peu, H petit, ovalairo. — Lobe infé- 
rieur des yeux médiocrcuient transversal, arrondi en dessous. — Pro- 
thorax court, uni en dessus, muni de chaque côté d'un gros tubercule 
conique. — Ecusson presque carré, arrondi aux angles. — Elytres 
amples, un peu plus longues que larges, très-oonvexes, subverticale- 
ment déclives en arrière, débordant fortement le prothora-x en avant, 
avec les épaules assez saillantes, munies chacune d'un fort tubercule 
basilaire. — Pattes assez longues; cuisses subpédonculées à leur base, 
fortement en massue au bout; jambes comprimées et peu à peu (sur- 
tiiut Ifs antérieures) élargies; tarses antérieurs frangés sur les cotés. 
~ Saillie mésosternale verticale en avant, éohaiicrée sur son bord 
lihre, large, parallèle. — Saillie prosternale plus étroite, tronquée 
en arrière avec ses angles dentiformes. — Corps court, très-massif, 
pubescent. 

Femelle : Antennes dépassant un peu le milieu des élytres, à article 
H très-petit. — Tarses antérieurs non frangés sur leurs bords. — 

(1) Ce savant entomoloïiste en conclut qu'il pourrait bien être identique avec 
uno espèce dont il signale l'existence k Cayenue et qu'il dit être très-rare dans 
IfS concilions, ce (|ui est vrai. Mais cette Ueioière, qui est la Trigonopeplus 
panl/icrinus de Dejean (Cat. éd. 3, p. 361), se distingue essentiellement de 
l'espèce amazonienne par son front, dont le bord inférieur est coupé carré- 
ment. En voici la description d'après l'exempUire que je possède. 

C. panllterinus. C. egnensi major ac magis depressus ; rufo-brunneus 
ochraceu-variegatus; femoribns libiis(|ue medio late sanguinels, laisis luteis; 
clytro singtdn maculis circiter undecim subequidistantibus punctlsque minus- 
culis sat numerosis (pra'sentim postice) ocbraceis. Long. Ç 15 mill. (o" laict). 

(2) La même année, M. Brullé (Hist. nat. d. Ins. IX, p. 145) a fondé un 
genre du nom de Gvmnocera parmi les Ortboptères. J'Ignore qui de lui ou de 
Serville a la priorité. 



722 LONGICORNKS. 

S' segment de l'abdomen en triangle curviligne fortement trans- 
versal. 

L'espèce (scabripennis) décrite par Serville est à la fois l'une des 
plus grandes et des plus massives du groupe actuel. Outre leurs tu- 
bercules basOaires, ses élytres sont couvertes de très-gros points 
enfoncés, disposées en rangées contiguës assez régulières, dont quel- 
ques-uns des intervalles forment des côtes sur une partie de leur 
trajet. La livrée est d'un noir mat varié de fauve ocracé, couleur qui 
parait être, dans les deux sexes, sujette à passer au gris assez pâle. 
Ce très-rare insecte est originaire du Brésil. 

Plusieurs autres espèces lui ont été, depuis, associées (1). Quelques- 
unes (cratosomoides, crassus) ont une sculpture des élytres et une 
livrée analogues ; les autres sont simplement ponctuées et sont tont- 
à-fait remarquables par leur livrée qui rappelle souvent celle des 
DoRTPHORA de la famille des Chrysoniélides. Chez la plupart, le 3' 
ou le 4» article des antennes est un peu épaissi à son extrémité ; chez 
toutes, ces organes ont onze articles dans les deux sexes. Je n'ai vu 
aucun de ces insectes, qui sont aussi rares dans les collections que le 
scabripennis. 

ANISOCERUS. 
A. Sehv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 79 (2). 

Mâle : Tête faiblement concave entre ses tubercules antennifères; 
ceux-ci courts; front un peu plus haut que large, subparallèle. — 
Antennes assez robustes, finement pubescentes, munies de quelques 
cils fins en dessous, de 1/3 au moins plus longues que le corps, à ar- 
ticles i beaucoup plus court que 3, atténué à sa base, puis fortement 
en massue, 3 trois fois plus long que 4, muni d'une touffe de poils 
arrondie au bout, 4-10 décroissant peu à peu, 4-6 fascicules à leur 
sommet, H plus court que 10, en cône allongé et un peu arqué. — 
Lobes inférieurs des yeux fortement transversaux. — Prothorax court, 
transversalement convexe sur le disque avec deux nodosités, resserré 

(1) M. Baies (Conlribut. etc. p. 55) en a décrit deux {cratosomoides, ci-asstts) 
dér.ouverlei par lui dans le Hanl-Amazone. — Il rapporte au prenrc les suivan- 
tes : Anisorevus capucmus , dulcissimus , monac/iinus, A.Wliite, Loiigic. of 
the Brit. Mus. p. 406, pi. 10, t. 3 {mon(ichimts); les deux premiers oui été 
figurés, depuis, par M. A. Wliile, dans les Procecd. of the Zool. Soc. 1856. pi. 
40, f. 9-10; le capucinus avait été décrit primitivement par lui,sous le nom de 
Comjisosoma capucinum, dans les Ann. a. Mag. of uat. Hist XV1I1,1816, p.l8, 
pi. 1, f. 7; tous trois sont également des bords do l'Amazone. — D'après les 
deseriptions, les deux suivantes appartiendraient aussi au genre : Anisocer. 
kucophœus , pallialus, A. Wliite, Lonfic. of the Brit. Mus. p. 47; Guati- 
mala. 

(2) SyD. Tbacomorpiius, Dej. Cit. éd. 3, p. 361. — Lajiia Gcrmar. — Acan- 
TiiociNus Pertv. 



ANIS0CI5RIDES. 723 

en avant, bisinuû à sa base, muni de chaque côté d'un gros tubercule 
conique.— Ecusson en carré transversal. — Elytres courtes, convexes, 
subparallèles, largement arrondies en arrière, fortement trisinuées 
en avant et pénétrant dans les sinus de la base du prothorax. — Pattes 
courtes, robustes; cuisses fortement en massue, subpédonculées à leur 
base ; tarses courts, les antérieurs un pou dilatés et frangés sur leurs 
bords. — S' segment do l'abdomen en triangle curviligne très-large, 
subtronqué en arrière. — Saillie mésosternale verticale, échancrée, 
large. — Saillie prosternale à peine plus étroite, fléchie postérieure- 
ment. — Corps brièvement ovalaire, pubescent. 

Femelle : Antennes de 10 articles : -4-6 non fascicules, il obtus au 
bout. — Tarses antérieurs plus étroits, non frangés sur leurs bords. 
— S« segment abdominal beaucoup plus long, en cône tronqué au 
bout. 

Je ne connais de ce genre que son espèce typique, "la Lamia sco- 
pigera de Germar (1), assez grand et bel insecte commun aux environs 
de Rio-Janeiro, d'un fauve pâle et tacheté de noir eu dessus, avec les 
élytres traversées après leur milieu par une bande blanche irrégulière 
suivie de taches do môme couleur j ces organes sont un peu granu- 
leux et munis chacun d'une assez forte élévation à leur base. On a 
décrit deux autres espèces (2) da genre, propres au bassin de l'Ama- 
zone, plus petites et d'une livrée différente. 

XYLOTRIBUS. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 80. 

Mâle : Tête médiocrement et étroitement concave entre ses tuber- 
cules antennifôres; ceux-ci courts, subcontigus à leur base; front plus 
baut que large, fortement élargi inférieurement. — Antennes ro- 
bustes, glabres, à peine plus longues que le corps, à articles 1 égal 
à 3,pyriforme, 3-i subégaux, épaissis au bout et prolongés (surtout 4) 
en une lamelle externe arrondie, S-10 décroissant peu à peu, 11 égal 
MO, aigu au bout. — Lobes inférieurs des yeux faiblement trans- 
versaux, arrondis en dessous. — Prothorax court, cylindrique, muni 
d'un sillon transversal à ses deux extrémités et de chaque cùié d'un 
court tubercule conique et obtus. — Ecusson on trapèze renversé. — 
Elytres du double plus longues que larges, assez convexes, parallèles, 
arrondies en arrière, débordant assez fortement le prothorax à leur 

(1) Ins. spec. nov. p. 476 [Acanthoc. id., Perly, Del. anim. artic. Brasll. 
pl- 19, f. G; Tragom. penicHkilus, I)fj. loc. cit.). 

(2) A.slelltitus, Giiér.-MiSnev. Vcrliandl. d. Zool -Botan. Ver. in Wicn, V, 
18ri5, p. 599; Rio Napo. — Onca, A. Wliito, Loiigic. of llie Brit. Mus. p. 405, 
l'I- 10, f.4; Haiit-Atn;i7.one. M. Baies (Ooiitiibut. etc. p. 52) eu a décrit deux 
variétés, sous les noms de Fontebocnsis et Olivencius; il pense q\ie\cstellatus 
<l"i précède en eit une troisième. 



'24 lONCICORNBS. 

base, avec les épaules obtuses. — Pattes courtes,- cuisses pêdonculées 
à leur base, puis renflées on une massue ovalaire; jnmbes peu à peu 
et médiocrement élargies; tarses courts. — 5° segment de l'abdomen 
en triangle curviligne très-forlement transversal. — Saillie mésoster- 
nale verticale, large, parallèle, échancrée au bout. — Saillie proster- 
nale plus étroite, brus([uement arquée eu arrière. — Corps court 
large, partiellement pubescent. * 

Femelle : Je ne lui trouve pas d'autre différence que ses antennes 
un tant soit peu plus courtes et dont le H» article est plus petit que 
la moitié du dO» et conique. 

Serville a imposé à l'espèce typique le nom de heterocerus [l]. 
C'est un très-joli insecte de Cayenne, de la taille des Chalastinus, 
d'un brun rougeâtre, glabre, sauf sur la moitié postérieure des ély- 
tres qui est revêtue d'une courte pubescence d'un noir velouté; sur 
ce fond, tant en dessus qu'en dessous, se détachent un grand nombre 
de points, de taches et de raies, les unes d'un jaune soufre, les autres 
d'un rouge de safran, mais qui toutes sont sujettes à pâlir et prendre 
la première de ces couleurs; les élytros sont âpres dans leur moitié 
antérieure et présentent chacune à leur base un renflement oblong. 
M. Bâtes en a décrit une seconde (2) de l'Amazone. 

ACANTHOTRITUS. 
A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 404. 

Mâle ? : Tôte robuste, légèrement concave entre ses tubercules an- 
tennifères, ceux-ci courts ; front plus haut que large, évasé en bas, 
avec son bord inférieur trisinué. — Antennes glabres, un peu plus 
courtes que les élytres, à articles 1 très-robuste, égal à 3, rétréci à sa 
base, pyriforme au bout, 3 un peu plus long que 4, muni à son 
sommet externe d'une forte épine triangulaire et très-aiguë, -i dilaté 
dans le même point en une lamelle arrondie, 5-11 beaucoup plus 
courts, décroissant peu à peu, i l très-court, conique. — Yeux relati- 
vement petits; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax trans- 
versal, cylindrique, déprimé et inernie sur le disque, fortement bi- 
sinué à sa base, muni de chaque côté d'un assez gros tubercule co- 
nique. — Ecusson transversal, arrondi aux angles postérieurs, sinué 
au bout. — Elytres carrées, d'un tiers environ plus longues que 
larges, déprimées en avant sur le dis<jue, déclives en arrière, munies 
chacune d'un fort tubercule basilaire comprimé, obtus, et d'une cal- 

(1) Il me paraît tiors de doute que cet insecte est la Lamia decoralor de Fa- 
bricliis, Syst. El. Il, p. 289; la desciiption qu'il en donne s'applique parfaite- 
ment à l'espèce connue de Serville. 

(2) X. simulfcns , H. W. Bâtes, Coniribut. etc. p. 58; mentionnée sous le 
nom de Anisocerus simulans, mais non décrite, par M. A. Wbilc, Longic. of 
the Brit. Mus. p. 405. 



ANlSOCÉniDKS. 725 

losité avant lour déclivité postérieure ; leurs épaules un peu sail- 
lantes, obtuses et débordant fortement le prothorax. — Pattes courtes, 
robustes; cuisses peu à peu et fortement en massue ; toutes les jambes, 
surtout les antérieures, dilatées en dehors dans leur moitié inférieure. 
_ 5" segment de l'abdomen on triangle curviligne transversal. — 
Saillie mésosternale déclive, large, sinuée au bout. — Saillie pro- 
sternale assez large, canaliculée. — Corps large, massif, partielle- 
ment pubescent. 

Je ne suis pas certain du sexe des exemplaires que j'ai sous les 
yeux; si ce sont des mâles, il est probable que les femelles en diffè- 
rent peu. 

La rare esp&co (1) du Brésil qui constitue le type du genre est 
grande et a le faciès d'une Phacellocera. de forme courte et très- 
massive. Sauf ses tarses qui sont d'un fauve vif et ses antennes fer- 
rugineuses (sauf leur scape), elle ent d'un noir profond et mat, avec 
les joues, les côtés et le centre du prothorax, une très-grande tacho 
couvrant la majeure partie dos élytros, enfin lo métaslernum, d'un 
blanc jaunâtre marbré de blanc pur; les élytres sont couvertes d'as- 
pérités dans leur moitié antérieure, à peu près lisses en arrière. 

DEMOPHOO. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 21 (2). 

Mâle : Tète largement et faiblement concave entre ses tubercules 
antennifères, ceux-ci un peu saillants; front assez convexe, équila- 
téral. — Antennes densémcnt pubescentes, assez robustes, de i/4 en- 
viron plus longues que le corps, k articles 1 très-gros, fusiforme, égal 
à 3, 2 armé au bout en dehors d'une épine aiguë, 3-4 égaux, épaissis 
au bout et munis d'une épine externe, 4-10 décroissant peu à peu, 
11 plus long que 10, formant une griffe aiguë. — Yeux très-large- 
ment et profondément échancrés, mais non divisés ; leurs lobes infé- 
rieurs faiblement transversaux, arrondis en dessous. — Prothorax 
court, cylindrique, hisinué à sa base, muni d'un petit tubercule do 
chaque coté. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres un 
peu plus longues que larges, subdéprimées en dessus, parallèles, 
coiiuiie tronquées en arrière et arrondies â leur t-xtréinilé, fortement 
trisinuées â leur base et débordant le prothorax. — l'aties courtes, ro- 
bustes; cuisses peu â peu et fortement en massue; jambes antérieures 
fpaissies à lour sommet interne ; tarses de la môme paire dilatés et 
frangés sur leurs bords. — 5» segment de l'abdomen en triangle cur- 

(1) A. dorsfiUs, A. White, Inc. cit. pi. 10, f. 2. — M. I. Thomson (Pl;ysis, II, 
P' 119) rapporte au genre le Tragomorphus bufo do Dejean (Cat. éd. 3, p.361), 
espèce également brésilienne et qui m'est inconnue. 

(2) Sysl. ONvcnocEnDsChabriUac. 



720 LONGICORNES. 

viligne, fortement transversal, sinné dans son milieu. — Saillie mé- 
sosternale large, subparallèlo, di'^clive. — Saillie prosternale plus 
étroite, fléchie en arrière. — Corps très-court, densément pubescont. 
— Femelle inconnue. 

Le genre est très-distinct et ne contient qu'une petite espèce (1) du 
Brésil, remarquable par sa livrée uniforme d'un blanc grisâtre et 
tiquetée de petits points noirs ; les antennes sont anneléos de la môme 
couleur; les points des élytres sont dus à des granulations dénudées. 

CYCLOPEPLUS. 
(Dei.) J. Thohs. Essai, etc. p. 32. 

Je n'ai vu que des femelles de ce genre extrêmement rare; c'est 
d'après ce sexe que M. J. Thomson a rédigé ses caractères (2). 

Femelle : Tète fortement -et assez étroitement concave entre ses tu- 
bercules antennifères ; ceux-ci horizontaux ; front un peu plus haut 
que large; joues très-allongées. — Antennes glal)res, assez robustes, 
îî peine plus longues que le corps, à articles \ un peu plus long que 
'i, longuement atténué à sa base, puis renflé en une massue ovalairo, 
2-3 munis d'une épine aiguë à leur sommet externe, celui-ci sensible- 
ment plus long que -i, ce dernier terminé en dehors par une forte 
palette pubescente, S-9 décroissant un peu, 10-11 très-courts, égaux, 
il arqué et aigu au bout. — Lobes inférieurs des yeux subtransver- 
saux, arrondis en dessous. — Prothorax très-court, resserré en avant, 
bisinué à sa base, avec un sillon en avant de celle-ci, muni sur le 
disque de deux tubercules arrondis et de chaque côté de plusieurs 
autres irréguliers. — Ecusson eu triangle curviligne transversal. — 
Elytres amples, hémisphériques, tranchantes sur leur pourtour, avec 
leurs épipleures horizontales, débordant fortement le prothorax à leur 
base. — Pattes assez longues, médiocrement robustes ; cuisses en 
massue fusiforme ; tarses courts. — 3" segment de l'abdomen con- 
vexe, en cône fortement transversal. — Saillie mésosternalo assez 
large, parallèle, déclive. — Saillie prosternale un peu plus étroite, 
fléchie en arrière. — Corps glabre. 

Suivant M. H. W. Bâtes (3), les mâles ont les antennes du double 
plus longues ((ue le corps et leurs tarses antérieurs sont dilatés cl 
frangés sur leurs bords. 

Ces insectes ressemblent aux Eumorphides da genre Corynoma- 

(1) 0. hamaius, CliabriU. in S. Tlioms. Arcliiv. entom. I, p. 199. 

(2) Il parle des aniiiines des miles, mais en leur assignant une longueur à 
peine supérieure i celle du corps, te qui est un des cararlères des feuicUos. Lus 
lieu» exemplaires du Bntesii que possède ce gavant entomologiste et qu il a 
bien voulu mettre i ma disposition, appartiennent à ce dernier sexe. 

(3) CoDlrlbut. etc. p. 60. 



ANISOCÉRIDES. 727 

LUS (1). ave" ^^^ ^"^'^'^ beaucoup plus grande que celle de ces der- 
niers et des téguments complètement glabres et sans sculpture. Les 
ttois espèces (2) connues du genre sont propres à la région amazo- 
nienne ou à la Guyane. L'une d'elles (Balesii) est d'un jaune ferru- 
diiciix assez brillant et devenant bleuâtre sur les élytres, une autre 
Imneus) d'un beau bleu, comme son nom l'indique ; la troisième 
(Lacordairei) noire avec les élytres violettes et bordées de rouge 

pàlo. 

TAUROLEMA. 

J. TaoHS. Essai, etc. p. 15. 

Mille : Tète assez fortement concave entre ses tubercules antenni- 
ffires, et munie de deux cornes spiniformes ; ceux-ci un peu saillants; 
front subtransversal, un peu convexe, sillonné sur la ligne médiane. 
-Antennes hérissées de longs poils lins, presque du double plus 
longues que le corps, à articles i fusiforme, un peu moins grand que 
3, celui-ci et 4-5 égaux, C-10 décroissant peu à peu, il plus court 
qui) 10, aigu au bout, 3-5 munis d'une petite touffe de poils à leur 
sommet, C-7 d'une touffe plus grande occupant au moins leur moitié 
terminale. — Yeux largement divisés; leurs lobes supérieurs poncti- 
lormes, les inférieurs petits, arrondis. — Prothorax fortement trans- 
versal, finement rebordé en avant et à sa base, muni de chaque côté 
d'un assez fort tubercule conique. — Ecusson carré. — Elytres oblon- 
gues, parallèles dans leur moitié antérieure, planes en avant, lon- 
guement déclives et arrondies en arrière, débordant médiocrement h 
prothorax à leur base. — Pattes courtes ; cuisses robustes, en massue 
elliptique presque dès leur base ; tarses courts. — 5" segmeut de l'ab- 
donieu en triangle curviligne fortement transversal. — Saillies méso- 
sternde et prostcrnale de largeur égale et médiocre ; la l'" recourbée 
en arrière, la 2" plane et horizontale. — Corps oblong, luisant, ro- 
vto de poils fins redressés et asseï abondants. 

Femelle ; Tûte inerme. — Antennes de 1/3 environ plus longues 
(pie le corps. — 5° segment abdominal du double plus long, siuué 
au bout. 

L'unique et rare espèce [bellatrix J. ïhoms.) de ce genre est^ la 
plus petite (7-8 mill.) du groupe actuel. Sa couleur générale est d'un 
rouge ferrugineux brillant, avec les élytres d'un brun clair et livide; 
immédiatement avant leur milieu, ces dernières sont traversées par 

(1) Sur les bords de l'Amazone, à ce que rapporte M. Bâtes (loc. cit.), le 
Corymmalux discoideus et le Cyclojiepus Bcilesii se trouveot paifois réunis 
sur les mêmes l)rttaclies d'iiibre ou dèr.ompositiou. Leur ressemblance est telle 
que, sans la taille plus grande de ce dernier, ou pourrait les confondre. 

(2,C. lialcsii, llaut-Aciazono (Ega); cyuneus, Caycnne; J. Tlioms. loc. cil. 
- Lncordairei, i. Thoms. Pliysis, II, p. 150;Cayeune; dans cette espace, le 
scapc des antennes se prolonge à son extrémité en une forte saillie obtuse. 



'"° LONGICOUMÎS. 

une large bande commune jaune sur laquelle chacune d'eUes ^.t 
munie d'un gros point noir; l'écusson et les touffes de poils des /n 
tenues sont de cette dernière couleur ; sauf à la base des élytres t^ 
cune trace de sculpture n'existe sur les téguments. ' 

ONYCHOCERUS. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 83 (1). 

Mâles : Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères 
ceux-ci robustes, un pou saillants ; front un peu plus haut que larj;e' 
Légèrement élargi en bas j joues Irès-allongées. - Antennes robustes' 
pubescentos, dépassant pou ou médiocrement les élytres, à articles 1 
plus court que 3, peu à peu on massue, 3 plus long que 4, S-lo dé- 
croissant rapidement, M égal à 10, en forme de griffe aiguë, les 2 
ou 3 derniers frangés en dessous; ceux de la base plus ou moins 
noueux au bout. - Yeux (2) presque divisés; leur lobe inférieur en 
triangle curviligne. -Prothorax transversal, resserré en avant, plu- 
rituberculé en dessus, muni de chaque côté d'un gros tubercule oq- 
mque, parfois {scorpio) accompagné d'un autre placé plus bas et on 
avant. - Ecusson en triangle curviligne allongé. - Elytres convexes, 
très-megales, ovales, parallèles, arrondies en arrière, débordant assez 
lortcmsnt le prothorax à leur base, avec les épaules plus ou moins 
saillantes. - Pattes médiocres, robustes; cuisses peu à peu en mas- 
sue ; jambes antérieures fortement dilatées en dehors à leur extrémité, 
les quatre autres munies d'une dent médiane aplatie et plus ou 
moins grande, parfois obsolète aux intermédiaires; tarses antérieurs 
lortement dilates, ciliés sur leurs bords. — S« segment do l'abdomen 
com't, rétréci, largement sinué ou tronqué en arrière. — Saillie méso- 
steinale variable (3), mais jaiaais verticale. - Saillie prosternale plus 
ou moins large, arquée et parfois {scorpio) bituberculée en arrière. 

— Corps largement ovalairo, très-inégal, partiellement revêtu d'une 
sorte d'enduit. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes que le corps, leurs der- 
mers articles non frangés en dessous, le 11» pareil à celui des mâles. 

— f segment abdominal plus long, tronqué au bout. — Tarses an- 
térieurs moins larges. 

(1) Syn. Lamia Fab., Kli-I)y. — Cerambyx Oliv. 

(2i Ils sont un peu moins finement granulés quo dans tous les autres genres 
du groupe actuel. 

(3) Sous le rapport de la largeur elle présente, ainsi qiie la saillie proster- 
nale, des dilléreuces assez considérables; sous celui de la direction elle est tan- 
tôt régulièrement déclive, tantôt, recourbée eu arriére. Ces modilicaliona pour- 
ront être utdisécs pour la description des espèces qui sont asseï difllciles à bien 
caractériser. 



vlatystehnihes. 729 

Ce genre bien connu a pour type la Lamia scorpio de Fabricius (1), 
insecte de grande taille pour le groupe actuel, et très-commun au 
Brésil et à la Guyane. Il y en a dans les collections, à ma connais- 
sance, au moins cinq autres espèces, plus petites, pour la plupart 
très-voisines les unes des autres, et dont trois seulement sont décri- 
tes (2). 

Toutes ont les élytres âpres, couvertes de tubercules et de crêtes, 
dont une plus grande que les autres à la base de chacun de ces or- 
ganes; parfois les tubercules sont disposés en rangées assez régu- 
lières; la livrée consiste en une sorte d'enduit jaunâtre ou blanc, 
et glacée de violet chez quelques espèces ou variétés. Le tout, réuni 
à la forme générale de ces insectes, à leurs pattes difformes et à leur 
attitude immobile au repos, fdit que souvent, comme le dit M. Bâtes, 
il n'est pas possible de les distinguer des écorces sur lesquelles ils se 
tiennent ordinairement. 

Note. 

Je n'ai pas vu le genre suivant établi, mais non caractérisé, par 
M. Blanchard (3). M. H. W. Baies, le seul auteur qui, depuis, en ait 
parlé, le place entre les XYLOiniBus et les Cyclopeplus. Ce qu'il en 
(lit so borne au peu de mots qui suivent : 

HOPLISTOCERUS. 
(Blamcu.) h. W. Bates, Conlribut. etc., p. 59. 

Antennes courtes et épaisses comme chez les Xylotribus, à ai-ticles 
M grêle et en forme de griffe chez les Ç, 1 épaissi dès sa base, 2, 3, i 
prolongés à leur extrémité en une épine assez longue et très-aiguë. 
— Prolhorax cylindrique et inermo. — Corps oblong, déprimé. 

Les espèces sont assez petites, mais ornées des plus riches couleurs 
métalliques. Deux seulement sont décrites (4). 

Groupe LX. Platysteraides. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires largement ouvertes. — Crochets 
des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 
Tète non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures; 

(1) Syst. El. II, p. 289; Oliv. Entoai. IV, 66, pi. 3, f. 19. 

(2) Lim. aculeicornis, Kirby, Tians. of Ihe LInn. Soc. XII, p. 440; Brésil 
|Uio-JaDciro). — 0. albitarsis, Pascoe, Trans. of the eutom. Soc. Ser. 2, Y, 
P- 31; Brisil. — 0. concentricus, H. W. Bates, Goctribut. etc. p. 57; Amazonu 

(Pan.). 

(3) In d'Oil). Voy.; Enlom. p. 210. 

(1) //. refulgens, Blancli. loc. cit. pi. 22, f. 9; Bolivia. — gloriostis, H. W. 
Baies, loc. cil.; Haut- Amazone (Ega). 



730 LONGICORNES. 

épistome indistinct; front rectangulaire. — Antennes sétacées, au 
maxinmum (</) un peu plus longues que le corps. — Yeux finement 
granulés, échancrés. — Elytres le débordant à leur base, courtes 
munies de eûtes saillantes. — Pattes médiocres, subégalcs; hanches 
antérieures globuleuses, anguleuses en dehors, dépassant à peine le 
niveau de la saillie prosternale; tarses courts,'à article 1 moins grand 
que 2-3 réunis. — Métaslernum allongé, ses épisternums larges. — 
Saillies sternales non lamelliformes, tronquées sur leurs faces oppo- 
sées. — Corps court, large, massif. 

Sans la disparition de l'épistome, il n'y aurait pas de motifs suffi- 
sants pour séparer ce groupe des Anisocérides dont il a tous les ca- 
ractères essentiels. Il ne contient qu'une rare et belle espèce sur la- 
quelle a été fondé le genre suivant, et qui est généralement regardée 
comme faisant partie des Acanthodérides. Son faciès, en effet, se rap- 
proche de celui des Steiiiastoma et surtout des Psapharochus; mais 
ses caractères, comme je viens de le dire, sont plus voisins de ceux 
des Anisocérides. 

PLATYSTEBNUS. 
(Dej.) Blanch. Hist. nat. d. Ins. II, p. 156 (l). 

Mâle : Mandibules assez épaisses à leur base. — Tôte forte, piano 
entre ses tubercules antennifôres, ceux-ci aplatis; front un peu plus 
haut que large, muni en bas de deux larges dents obtusément trian- 
gulaires. — Antennes non ciliées, un peu plus longues que les élytres, 
à articles 1 égal à 3, atténué à sa base, puis longuement pyriforme, 
3-10 noueux au bout, graduellement plus courts, 11 petit, conique.— 
Lobes inférieiu's des yeux fortement transversaux. — Prothorax trans- 
versal, convexe, muni à sa base d'un large lobe médian, prolonge- 
ment d'une dépression de son disque Umitée par deux carénés très- 
prononcées; armé de chaque côté d'un très-gros tubercule conique, 
épineux, aigu et muni eu avant d'un petit tubercule. — Elytres courtes, 
assez convexes, déprimées sur la suture, subparallèlcs, largement ar- 
rondies en arrière, saillantes aux épaules, munies chacune do trois 
côtes dont l'interne entière, arquée en avant et embrassant le lobe de 
la base du prothorax. — Pattes robustes; cuisses peu à peu en massue. 

— 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne fortement trans- 
versal. — Mésosternum horizcmtal, très-large, bidenté en avant. — 
Saillie prosternale aussi large, plane. — Corps court, large, pubes- 
cent. 

Femelle : Mandibules plus longues, très-minces. — Tête plus forte. 

— Antennes un peu plus courtes que les elytres, plus grêles, surtout 

(1) Nom trop voisin do celui de Platystebnon appliqué longtemps aupara- 
vant (1830), par M. Cray, à un genre do Chélonions ; voyez Uumér. et DU"'' 
Erpèt. II, p. 543. 



POLYHAPHIDB». 73I 

leur 1«>- article. — 5» segment abdominal beaucoup plus long, sinué 
au bout. 

L'unique espèce du genre, le Cer. hebrœus de Fabricius et Oli- 
vier (1 ), est un grand et bel insecte de la Guyane où il est rare. M. Bâtes 
dit ne l'avoir rencontré qu'aux environs de Para. Les exemplaires exis- 
tant dans les collections affectent deux livr6es différentes : les uns 
sont d'un gris cendré mat, avec de nombreuses taches brunes sur les 
élytros; les autres d'un jaune d'ocro plus ou moins vif qui fait res- 
sortir davantage les taches des élytres. La première de tes livrées 
semble être l'apanage du mâle, la seconde celui de la femelle. 

Groupe LXI. Polyraphidei. 

Cavités cotylo'ides intermédiaires largement ouvertes. — Crochets 
des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Tête non rétractile, assez distante des hanches antérieures; front 
rectangulaire. — -Antennes sétacées, très-longues chez les cT; leur 
soape en massue pyriforme. — Yeux fortement granulés, échancrés, 
rapprochés en dessus.— Prothorax longuement épineux sur les côtés. 
— Elytres le débordant fortement à leur basc,parallélograiiimiques, épi- 
neuses ou tuberculeuses en dessus. — Pattes longues, les antérieures 
beaucoup plus que les autres chez les çf; hanches de la môme paire 
saillantes, lagéniformes, anguleuses en dehors; tarses courts, à article 
1 moins grand que 2-3 réunis.— Saillies stcrnales lamelliformes, décli- 
ves sur leurs faces opposées. — Corps parallélogrammique, robuste. 

Le genre Polyraphis de Serville me paraît, comme à M. J. Thom- 
son (2), être le type d'un groupe distinct, mais moins voisin des 
.^canthodérides que ne la pensé ce savant entomologiste. 11 est inter- 
médiaire entre les deux précédents et les Acrocinides qui suivent, 
mais plus voisin de ces derniers par la forme des yeux, la longueur 
des pattes antérieures chez les o" et la structure des sailUes sternales. 

POLYRAPHIS. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 26(3). 

Mâles : Mandibules médiocres, assez robustes. — Tête assez forte- 

fl) Fab. Spec. Ins. I, p. 210; Mantis. Ins. 1, p. 131 (il n'est pas ques- 
tion do l'espèce dans le «Systema Eleuthcratorum»); Oliv. Entom. IV. 67, 
P42, pi. I5,f. 106. 

(2) Syst. Cerambyc. p. 10. M. S. Tiiomson intercale le genre entre ses Oréo- 
(ISrilos et SCS Acantlioclérites vrais, deux groupes qui, pour moi, n'en forment 
qu'un seul. M. H. W. Batts (Contribut. etc. p. 45) a signalé ses rapports avec 
les Acrocinides. 

(3) Syn. Oerahbtx OIIv. — Lamu Drury, Fab. 
Coléoptères. Tome IX (2). 21 



732 LONGICORNES. 

ment concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, di- 
vergents; front transversal; joues médiocres. — Antennes non ciliées, 
une fois et demie plus longues que le corps, à articles i atténué à sa 
base, puis fortement en massue, 3 à peine plus long que i, 5-11 plus 
courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux grands, 
fortement transversaux. — Prothorax transversal, muni sur le disque 
de deux épines plus ou moins longues et de chaque côté d'un mame- 
lon conique, prolongé en une longue épine très-aiguë et redressée. 
— Ecusson en triangle plus ou moins allongé et tronqué au bout. — 
Elytres planes, largement tronquées en arrière, avec leurs angles ex- 
ternes épineux, munies chacune d'une crête bdsilaire, avec les épaules 
et leur surface plus ou moins épineuses. — Pattes longues, les anté- 
rieures be;nicoiip plus que les autres; cuisses peu à peu en massue; 
jambes antérieures épaissies en dedans à leur extrémité; leurs tarses 
dilatés, longuement frangés sur leurs bords, à article i allongé. — 
5« segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal. — Saillie 
mésosteruale médiocrement large, concave. — Saillie prosternale 
étroite, canaliculée. — Corps plus ou moins large, très-linement pu- 
bescent. 

Femelles : Antennes' un peu plus longues que le corps. — Pattes 
subégales; tarses antérieurs simples. 

Ces insectes sont assez nombreux (1) et n'ont pas toujours la grande 
taille et la forme large de ceux d'entre eux qui ont été les premiers 
connus [spinosus, papulosus). Quelques-uns (Grandini, angnstalus, 
gracilis) sont assez étroits et de grandeur moyenne. Leur livrée, en 
dessus, rappelle plus ou moins la couleur des écorces. Us sont répan- 
dus dans toute l'Amérique intertropicale. 

GBonPB LXII. Acrooinides. 

Cavités cotylo'ides intermédiaires largement ouvertes. — Crochets 
des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Mandibules minces, assez saillantes, obliques au repos. — Tête non 
rétractile, large, médiocrement distante des lianches antérieures; 
front étroit, rectangulaire. — Antennes très-longues, surtout chez 
les o"; leur scape en cône renversé. — Yeux fortement granulés, 

(1) Lam. spinosa, Drury, lit. II, p. 60, pi. 31, f. 3 {Cer. horridus Oliv.; 
Lam. horrida Fab.; nom postérieur à celui de Drury, qui dite de 1773); 
Cayeune, Amazone. — Cer. papiilusus, Oliv. Enloro. IV, 07, p. 72, pi. 20, 
f. 156; mêmes pays et Pérou. — P. Sjdnipennis, De Cdsteln. Hift.uat. d. Col. II, 
p. 460; Brésil, Colombie. — P. Grandini, Brésil; anijuslalus, CayenDu; Bu- 
(|uet, Aun. d. I. Soc. eutom. 1833, p. 444. — P. Jansonii, Pascoe, Trans. of 
the entom. Soc. Ser. 2, V^ p. 30; Para. — P. hystricina, gracilis, paraensis, 
Amazone; H. W. Bâtes, loc. cit. p. 46. — Fabricii, Olivieri, S. Tlioms. Sysl. 
Cerambyc. p. 542; Cayenue. 



ACROCINIDES. 733 

échancrés. — Prothorax tubercule latéralement et en dessus — Elv 
très amples, allongées, débordant fortement sa base. — Pattes très- 
longues, les antérieures beaucoup plus que les autres chez les a"- 
hanches de la même paire globuleuses, légèrement anguleuses en 
dehors, débordant fortement la saillie prosternale; cuisses linéaires • 
tarses médiocres, à article 1 de longueur variable. - Métasternum 
long. — Saillies sternales lamelliformes, déclives sur leurs faces op- 
posées ou horizontales. — Corps déprimé, allongé, large. 

Ce groupe est, comme le précédent, de la création de M. J. Thom- 
son (1). Il tient d'une part aux Polyiuphides qui précèdent et, d'autre 
part, se rattache de près aux Oheodeua placées en tête du groupe 
suivant. Ses espèces sont toutes de grande taille ; l'une d'elles, VÂcro- 
cinus longimanus, n'a, sous ce rapport, de rivale que chez les Prio- 
nides. Elles forment les deux genres suivants : 

I. Lobes infér. des yeux très-rapprochés sur le front : Acrocinus. 
''• assez distants — : A/acropopAora. 

ACROCINUS. 
Ilhc. Magaz. V, p. 247 (2). 

Mâle : Tête renflée sur le vertex, faiblement concave entre ses tu- 
bercules antennifères, ceux-ci déprimés, subcontigus à leur base ; 
front fortement transversal, élargi inférieurement; joues courtes.— 
Antennes munies de poils longs et fins, mais peu abondants, en 
dessous, du double plus longues que le corps, à articles 1 ne dépas- 
sant pas le tiers antérieur du prolhorax, 3 plus long que 4, celui-ci 
et 5-H graduellement plus courts. — Yeux déprimés, subcontigus en 
dessus et sur le front dont leurs lobes inférieurs envahissent la ma- 
jeure partie. — Prothorax transversal, bitnberculé sur le disque, muni 
de chaque côté d'un gi-os mamelon arrondi, entouré d'un sillon (3) et 
prolongé en une forte épine aiguë, recourbée en arrière. — Ecusson 
en triangle curviligne. — Elyties très-amples, peu convexes, subpa- 
rallèles, arrondies à leurs angles postérieurs, largement tronquées et 
assez fortement bi-épiueusos au bout. — Pattes antérieures deux fois 

(1) Syst. Cerambyc. p. 14. 

(2) llliger n'a fait que nommur le genre sans le caiactériser. — Syn. MucRO- 
Pus, Tliuab. Gelehrt. Anieig. 1805, XXIX, p. 281; nom imposé anlérieuremcnt 
aux Kangourous par Shaw et à des Crustacés par Latreille.— Ceiuiibyx Liuné. 
— PmiiNus Oliv., Fab. 

(3) Depuis Olivier (Entom. IV, 66, p. 6), tous les auteurs qui ont parlé du 
genre lépèlcnt à l'ei vi que ces mamelons sont mobiles, et j'ai inoi-mêmi; (Ann. 
a- Se. nat. XXI, 1830, p. 180) été plus loin que personne à cet égard. C'est 
«ne erreur qui a été relevée pour la première fois par M. J. Thomson (Essai, 
6'e- p. 28), cl, depuis, par M. Bâtes (Contribut. etc. p. 8). 



734 L0NG1CORNE8. 

au moins aussi longues que le corps; leurs hanches surmontées d'un 
tubercule ; leurs cuisses scabres, pourvues près de leur hase en des- 
sous, d'une forte saillie dirigée eu arrière; leurs jambes Iriquètres, 
scabres, denticulées en dessous, crochues au bout et munies à leur 
sommet externe d'une assez longue épine arquée ; sillon tibial des in- 
termédiaires subterminal ; tarses médiocres, à articles i plus court 
que 2-3 réunis, 4 très-grand. — 5" segment abdominal transversal, 
rétréci et tronqué en arrière. — Saillie mésosteruale horizimlale, 
transversale, largement éehancréo en arc à son extrémité. — Saillie 
prosternalc un peu plus étroite, à peine fléchie postérieurement. ~ 
Corps ample, allongé, déprimé, pubescent. 

Femelle : Antennes de la longueur du corps. — Pattes antérieures 
moins longues, leurs jambes à peine arquées au bout, sans saillie 
terminale. — 5" segment abdominal plus allongé. 

L'espèce (1) gigantesque qui compose à elle seule ce genre est trop 
connue pour exiger de longs détails. Sa livrée surtout est une des plus 
remarquables qui existent parmi les Laraiides. Elle est d'un gris ver- 
dâtre en dessous, d'un noir velouté en dessus, avec une multitude 
de bandes et de taches d'un rouge plus ou moins rosé qui forment 
un dessin élégant et très-compliqué sur le prothorax et les élytres; 
ces dernières sont à la fois fovéolées et munies de granulations nom- 
breuses dans près de leur moitié basilaire, mais seulement sur les 
parties noires. Ce bel insecte paraît exister dans toutes les parties 
chaudes de l'Amérique du Sud, sans être ni très-rare ni bien commun 
nulle part. 

MACROPOPHORA. 
3. Tboms. Syst. Cerambyc. p. 15 (2). 

Ce genre, établi par Serville, n'a pas été admis par la plupart des 
auteurs récents. Mais dans l'état actuel de la classification des Lon- 
gicorues, il me paraît aussi acceptable qu'une foule d'autres qui sont 
généralement reconnus comme suffisamment distincts. Il diffère des 
AcnociNus par les caractères suivants : 

Antennes densément frangées en dessous dans leur moitié basi- 
laire. — Yeux médiocrement séparés en dessus; leurs lobes inférieurs 
beaucoup plus transversaux, largement séparés. — Prothorax muni 
do trois à cinq nodosités sur le disque; ses mamelons latéraux pro- 
longés on un court tubercule conique. — Elytres planes, avec une 
courte déclivité posiériuure, tronquées et iuermes [troclUearis) ou (ac- 

(1) Cer. lungimanus, Linné, Mus. Ludov. Ulric. p. 64. On en a d'assez nom- 
hrcnsfs figurfs; roWe qu'a piiblii'e Roesi;l(lnsi'kt.-Bclust. II, Sctiab. 2, pi. 1, 
1'. n) n'a pas encore élu snrpassée. 

(2) Syn. M.m;bopus, A. Serv. Aiin. J. 1. Suc. entom. 1835, p. 18.— Cërambïx 
Linn. De Geer. - Piub.n. Oliv. 



AOANTHODIÎBIDES. 735 

penliler), uni-épineuses au l)out. — Pattes dos mâles de moitié moins 
longues; leurs cuisses granuleuses, sans saillie interne à leur base; 
leurs jambes droites, sans saillie terminale;' tarses plus longs, à articles 
1 presque ou égal à 2-3 réunis, 4 médiocre. — Corps déprimé, revêtu 
d'une fine pubescence à reflets moirés. 

Les femelles ont les antennes un peu plus ou à peine plus longues 
que les élytres, les pattes antérieures presque pas plus grandes que 
les autres, et le dernier segment abdominal plus allongé. 

Le faciès se rapproche sensiblement de celui de certaines Oreo- 
DERA entre lesquelles et les Acuocinus le genre est intermédiaire. Il a 
pour types deux espèces {i) qui, bien que trôs-grandes, paraissent pe- 
tites à côté de VAcrocin. longimanus , et ont une livrée nuageuse 
toute dillérente. Elles sont propres également il l'Amérique du Sud (2). 

GROaPB LXIII. Acanthodérides. 

Cavités cotylo'ides intermédiaires fermées en dehors (3). — Crochets 
des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires. 

Tête non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieu- 
res; front rectangulaire. — Antrinnes de longueur variable; leurscape 
en massue ou pyriforme, plus court que leur 3» article. — Yeux échan- 
crés, leur granulation variable. — Prothorax non cylindrique, tuber- 
cule latéralement et presque toujours en dessus. — Elytres le dé- 
bordant fortement à leur base. — Pattes subégales, les antérieures 
rarement un peu allongées chez les o"; hanches de la môme paire 

(1) Cer. frochlearis, Linn. Syst. nat. II, p. 622; OIW. Enlom. IV, 66, p. 7, 
pi. 13, f. 49 {Cer. depressus, De Geer, M6m. V, p. 110, pi. 1^, f. 2); paraît 
propre à la Guyane et à la région amazonienne. — Prion. atcenlifer, Oliv. 
loc. cit. p. 8, pi. 4, f. 16; Brésil, Venezuela; M. Baies (Contribut. etc. p. 9) ne 
l'a pas rencontré sur les borrls de l'Amazone. 

(2) Une troisième espèce existe dans les collections, où elle est parfois classée 
parmi les OuF.UDEitA. Sauf ses cuisses qui n'out aucun vestige de granulations, 
elle présente tous les caractères du genre actuel. En voici la description d'après 
le mile que je possède. 

M. laleruUs. Griseo-pubcscens, protliorace disco transvcrsim plicato ac Iri- 
norloso laleribus valide et obtusissime tuberculato; clylns sjarsim nigro-punc- 
tatLs, basi uonnibil granulalis, si::gulo fascia maiginali atro-vclutina anle 
apicem desineuto, medio latioro latcque emarginata. Long. 25 mi!l. Hab. Bra- 
silia. 

(3) Ce n'est que chez les Steibastoma, genre indivisible malgré son peu 
d'homogénéité, qu'il se trouve quelques espèces cliez lesquelles ces cavités 
sont réellement ouvertes. Celles desOuEOUEKA, des Diivoctenes et des Mïoxo- 
MoiiPHx sont liaillautes, mais sans que les épimcres nièsothoraeiqnes pénè- 
trent dans leur intérieur et entrent en contact avec les haucbes intermé- 
diaires. 



736 LONGICORNES. 

globuleuses ou globoso-coniques, non anguleuses en dehors (1); cuisses 
pédonculées ou subpédonculées à leur base ; tarses courts, à article 1 
moins long que 2-3 réunis. — Saillies sternales variables. — Corps 
large, rarement assez allongé. 

Les quelques rares exceptions que subissent la fermeture des ca- 
vités cotyloïdcs intermédiaires et la forme des hanches antérieures 
effacent, à la rigueur, toute Ugne rigoureuse de démarcation entre ce 
groupe et les quatre précédents. Mais si l'on on fait abstraction, c'est 
dans ces deux caractères qu'elles se trouvent. A quoi l'on peut ajouter 
que l'i^galité dos pattes de ces insectes suffirait à elle seule pour les 
distinguer des Polyraphides et des Acrocinides. 

Us sont nombreux et peu homogènes sous le rapport du faciès. Les 
Orrodera, placées à leur tôte, ressemblent de près aux Macropo- 
PBORA, tandis que leurs derniers genres (Scleionotus, Criopsis, etc.) 
se composnit d'espèces courtes et compactes. Mais les caractères font 
défaut pour diviser le groupe en plusieurs, comme l'a fait M. J. Thom- 
son (2). Je me bornerai à répartir ses espèces dans deux sections ba- 
sées sur la granulation des yeux. 



Yeux forlement ou subrortement granulés (3). 

I. Joues très-courtes, parfois presque nulles. 

AnleDues munies de longs poils fins en dessous : Oreodera. 
— fans : JEgomorphus. 

II. Joues au moins médiocres. 

a Antennes munies de longs poils fins en dessous. 

Lobes infér. des yeux petits, obliques : JEthiopoctines. ~ 

grands, équilatéraux : Pycnomorphus. 

aa Antennes au plus et rarement munies de quelques courts 

cils en dessous (4). 
6 Eiytres sans dépression suturale limitée par deux ligues 

saillantes. 
c Jambes arrondies. 
d Dernier art. des palpes labiaux normal. 

(1) Il est très-rare ( Hedtpathes, quelques Psapr^rochus) que leur forme 
globuleuse soit uiodiliée par une faible angulosité. 

(2) Syst. Cerarabyc. p. 15 et 16. Les groupes dans lesquels M. J. Thomson 
répartit ces insectes sont au nombre de deux, les Oréodérites et les Acantho- 
dérites vrais. 

(3) Sauf chez quelques Steibastoma et un petit nombre de Psapharochos. 

(4) Une espèce li'ytlphus {cuttescens) fait seule exception à cet égard, 
mais elle n'appartient que dubitativement à ce genre et serait mieux placée 
parmi les Picnouorphus. 



ACANTHODÉRIDES. 737 

e Protliorax fortement tubercule sur les côtés. 

Anleunes grôlcs. longues; jambes antér. droites: Alphus. 
— capillaires, très -longues; — àrquéei : jEthomerus . 
ee Prothorax faiblement tubercule sur les cAtés : Hyoxinus. 
dd Dernier art. des palpes labiaux triangulaire : Ozotroctes. 
ce Jambes interméd. et poster, comprimées. 

I/anglc terminal externe de toutes épineux : Dryoctenes. 
— — incrme : Myoxomurpha. 

bb Elytres munies d'une dépression suturale limitée par deux 

côtes eu deux lignes saillantes. 
f Leur extrémité conjointement arrondie : PUstonax. 
ff — tronquée. 

g Prothorax plurituberculé latéralement : Steirasioma. — 
gg — unituberculé — 

Tarses antér. non dilatés ni frangés {(f) : Hedypaihes. 
— dilatés cl — : Psapharocftiw. \- 



Yeux finement granulés. 

I. Antennes épaissies et dentées au bout : Pteridotelus. 

II. — mimies d'une touffe de poils : Di'scopus. 
m. — normales. 

a Corps court, épais; jambes comprimées et peu à peu élargies. 
6 Prolliorax fortument tubercule sur les côtés. 

Eljtres compléiement lisses : Acatithoderes. ^ 

— munies cliac'une d'une côte saillante : Scythropopsis. 
bb Prothorax inerme ou subinerme latéralement. 

Scape des antennes n'atteignant pas la base du protho- 
rax : Scleronotus. 

atteignant la base du prothorax : 

Criopsis. 
aa Corps oblong, peu robuste; jambes normales : Taurorcus. 

A 

OREODERA. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 19 (1). 

Ce genre rattache le groupe actuel au précédent. Il a tant de ca- 
ractères en commun avec les Macropophoha, qu'il suffira de signaler 
ceux qui l'en distinguent. 

Mâles : Joues très-courtes. — Scape des antennes peu à peu en 

(1) Syn. Cerambyx Linné, Oliv. — Lahia Fab., Oliv., Germ., etc.— yEoo- 
«ORpaos (pars) Pascoe. 



'38 r.ONGicoriNES. 

massue, obliquement tronqué en dessous à sa base. — Prothorax plus 
transversal, bi ou tritubcrculé, parfois inerrae en dessus. — Elytres 
en général médiocrement allongées, le plus souvent un peu convexes 
peu à peu rétrécies et tronquées en arrière. — Cuisses pédonculées à 
leur base; jambes antérieures rarement allongées et alors arquées à 
leur extrémité ; tarses de la môme paire longuement frangés sur leurs 
bords. — Corps plus ou moins cunéiforme. 

Femelles : Antennes moins longues, mais toujours dépassant plus 
ou moms le sommet des élytres. — Pattes subégales; tarses antérieurs 
non frangés. 

Ces insectes sout nombreux dans l'Amérique du Sud (1) et en gé- 
néral assez grands. Leurs élytres sont plus ou moins granuleuses ou 
ponctuées à leur base, qui est en outre assez souvent munie sur cha- 
cune d'un tubercule plus ou moins saillant. Leur livrée varie, mais 
reproduit le plus souvent les couleurs des troncs d'arbres et des bran- 
ches sur lesquelles on les trouve ordinairement immobiles. 

JEGOMORPHUS. 
, (Dei.) J. Thoms. Essai, etc., p, 336. 

Mâles : Tête penchée, médiocrement concave entre ses tubercules 
antennifères, ceux-ci robustes, un peu saillants; front subéquilatéral; 
joues très-courtes. — Antennes munies de quelques rares et courts 
cils en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles i peu à 
peu en massue, beaucoup plus court que 3, celui-ci notablement 
plus long que 4, S-U graduellement plus courts. — Lobes inférieurs 
des yeux très-grands, subéquilatéraux. — Prothorax penché, trans- 
versal, bismué à sa base, convexe et muni de trois renflements sur 
le disque, dont les latéraux très-gros, obtus, et d'un fort tubercule 
conique Je chaque côté. — Ecusson en triangle curviligne.- Elytres 
allongées, peu à peu rétrécies, ûbli(iunmont déclives et tronquées en 

(1) Cer. glaucus, Llnn. Syst. nat. II, p. 626 {Lnm. Spengleri, Fab. Entom. 
Sjsi. II, p. 291); Guyane, Amazone; commune. — Lam. scobra, Fab. Syst. 
El. II, p. 290; Oliï. Enlom. IV, 66, pi. 17, f. 128 9; Amer. <lu Sud, Jamaïque: 
(An huj. gêner.?). — Lam. h-tuberculala, Drapiez, Ann. génér. d. Se. phys. 
V, p. 328, pi. 83, f. 6; Brésil. — Lam. trinodosa, Germ. Ins. Spec. nov. p 471 
(0. apiala Dcj.); Brôsil. — 0. cinerea, A. Serv. loc. cit. p. 20 Br(^«il - 0. 
œrumnosa, achatina, Ericlis. Archiv, 1847, 1, p. 142; Pérou. —' 0. crelifera, 
Brésil; JEgom. remotus, Haut- Amazone; Pascoe, Trans. of tlie entom. Soc. 
Ser. 2, V, p.;29. — 0. undulata, flucluosa, bituberculata, rufo-fasciata,lac- 
feo-strigata, sericata, crelata, simplex, griseo-zonatu , nana, H. W. Baie», 
Contribut. etc. p. 10; Amazone; M. Baies fait de lanana un sous-genro à part 
(Okeina), basé uniquement sur ce que ses éljtres sont un peu plus convexes 
que de coutume. - 0. tenebrosa, Brésil; tubcrcvlata, Colombie; Jacquieri, 
Cayennej costarkensis , Oosta-Rica; corticina, fasciculosa, Mexique; 1. Thoms. 
Syst. Cerambyc. p. 542. 



ACANTHODÉRIDKS. 739 

arrière, avec leurs angles externes brièvement épineux. — Pattes lon- 
gues, robustes; cuisses peu à peu en massue; tarses médiocres, les 
postérieurs à article i égal à 2-3 réunis. — Les trois serments inter- 
médiaires de l'abdomen assez largement coriaces et luisants sur leur 
bord postérieur, le S" grand, en triangle curviligne. — Métasternum 
aplani et tomenteux dans son milieu. — Saillie mésosternale tomen- 
teuse, large, parallèle, subverticale en avant, horizontale en arrière. 
— Saillie prosternalo tomenteuse également, brusquement arquée en 
arrière. — Corps allongé, cunéiforme, comme arqué en dessus, pu- 
bescent. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes que le corps. — Dernier 
segment abdominal non ou à peine plus long que chez les q"- — Mé- 
tasternum, saillies mésosternale et prosternale non tomenteux. 

Dans la plupart des collections, co genre est composé d'espèces dont 
une partie seulement lui appartiennent. Réduit à celles qui sont con- 
formes à la formule ci-dessus, il est peu nombreux (1). Ces insectes 
sont assez grands et ont un faciès particulier dû à leur forme rétrécie 
en arrière et arquée en dessus, tout en étant aplanie sur les élytres; 
leur livrée, composée de marbrures grises ou jaunâtres et brunes, a 
un aspect confus ; sur chacune de leurs élytres se voient plusieurs 
cites faibles et obtuses partant de la base de ces organes et dispa- 
raissant vers leur milieu ; ces côtes et leurs intervalles présentent 
d'assez gros points enfoncés en partie alignés et dont les bords sont 
plus ou moins relevés. 

jETHlOPOCTINES. 
J. TnoMS. Fhysis, U, p. 147. 

Femelle : Tête faiblement concave entre ses tubercules antennifères, 
coux-ci courts; front transversal; joues longues. — Antennes assez 
dcnsément frangées en dessous, un peu plus longues que le corps, à 
articlos 1 plus court que 3, grôle i\ sa base, puis subpyriforme, 3 un 
peu plus grand que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — 
Lobes inférieurs des yeux médiocres, obliques. — Prothorax trans- 
versal, cylindrique, faiblement trituberculé sur le disque, muni de 
chaque côté d'un fort tubercule conique.— Ecusson en carré trans- 
versal— Elylres allongées, peu convexes, peu à peu rétrécies et étroi- 
tenient tronquées en arrière, débordant forlemnut le prothorax h leur 
base, avec les épaules un peu saillantes et obtuses. — Patios mé- 
diocres; cuisses robustes, subpédouculées iV leur base, puis lortement 
en massue ; tarses médiocres, le l" article des postérieurs égal i\ 2-3 
nunis. — 5" segment abdominal en triangle curviligne un peu plus 

(1) /E. adspersus, J. Tlioms. loc. oit. p. 337; Brésil. -monai/erus, A. Wliite, 
wngic.of the Brit. Mus. p. 374, pi. 9, f. 7; Amazone. —oissus, H. W. Bâtes, 
•-onlrlbut. etc. p. 16; Amazone, Cayenne. 



7*0 LONGICORNES. 

large que long. — Saillie mésosternale assez large, parallèle, déclive 
cunéiforme. — Saillie prosternale un peu plus étroite, fléchie posté- 
rieurement. — Corps assez allonge, large» subcuuéiforme, pubesoent. 
Genre établi sur un assez grand (20 mill.) et bel insecte du Cana- 
da (i), d'une forme voisine de celle des Obeodera. Il est en entier d'un 
beau blanc grisâtre avec les pattes en partie noires ; ses élytres sont 
munies d'une foule de très-polites touffes de poils et do trois faibles 
lignes sdllantes d'un blanc presque pur; chacune d'elles est en outre 
ornée d'une liture submédiane, transversale, fortement en zigzag et 
de deux taches ponctiformes (l'une subbasilaire, et l'autre anté-apicale) 
brunâtres ; do petits points noirs régulièrement espacés se voient sur 
la suture, le bord externe et les côtés de ces organes; enfin les an- 
tennes sont annelées de blanc jaunâtre et de noir. 

PYCNOMORPHUS. 
J. Thobs. Syst. Cerambyc. p. 15 (2). 

Genre établi sur V JEgomorphus pubicornù de Dejean, insecte n'ayant 
rien de commun avec les ^gomorphus, voisin, au contraire, des Al- 
PHus qui suivent, au point qu'il suffira d'indiquer les caractères gé- 
nériques qui l'en séparent. 

Mâle : Antennes beaucoup plus robustes, longuement et densément 
frangées en dessous dans toute leur longueur, près de trois fois aussi 
longues que le corps, à articles 1 subcylindrique, très-légèrement et 
peu â peu épaissi au bout, 3-11 subégaux. — Yeux un peu moins 
rapprochés en dessus. — Elytres légèrement atténuées en arrière, 
munies chacune à leur base d'une courte crôte. — Jambes et tarses 
hérissés de longs poils fins, surtout les antérieurs de ces derniers qui 
sont dilatés et fortement frangés sur leurs bords. — Saillie mésoster- 
nale munie d'un tubercule comprimé sur sa partie horizontale. — 
Corps plus large, densément pubesccnt avec de fines soies redressées 
en dessus, surtout sur les élytres. — Femelle inconnue. 

Femelle : Antennes de près de moitié plus longues que le corps. — 
Tarses antérieurs simples, non frangés. — S« segment abdominal 
beaucoup plus long. 

Le faciès, la sculpture des téguments et la livrée sont très-voisins 
de ceux des Alphus, mais l'espèce en question est un peu plus grande 
qu'aucun de ces derniers. Elle habite le Brésil et jusqu'ici est, à ma 

(1) C'est VAcanlhoderes Motrisii Uhler, Proceed. Ac. Pliilad. suivant M. J. 
Le Conte (D' Candèze). 

(2) Syn. ^GOMORPHUs(pars), D«j. Oat. éd. 3, p. 363; A. Wliito, Longic of 
the Brit. Mus. p. 373. — Oheodora, A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, 
p. 21. 



ACANTHODÉRIDES. 741 

connaissance, sans congénères. On voit par la synonymie, que Ser- 
ville l'avait placée parmi les Oreodeiia dont elle s'éloigne encore plus 
que des /Egomohphus. 

ALPHUS. 

(Dej.) J. Thoms. Essai, etc., p. 10 (1). 

Mâles : Tête assez fortement et assez étroitement concave entre ses 
tubercules antenniféres, ceux-ci assez saillants; front équilatéral; joues 
médiocres. — Antennes en général à peine, rarement (par ex. canescens) 
assez densémenl ciliées en dessous, du double au moins plus longues 
que le corps, à articles 1 en cône renversé ou subcylindrique, égal 
ou subégal à 3, celui-ci (2) et S-11 subégaux ou décroissant peu à 
peu. — Yeux assez rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs aussi 
hauts que larges. — Prothorax transversal, muni de deux à cinq ren- 
flements ou tubercules en dessus, et latéralement de deux tubercules 
coniques, médiocres et assez aigus. — Ecusson en trapèze renversé. 
— Eiytres médiocrement allongéea, peu convexes, parallèles ou légè- 
rement atténuées et étroitement tronquées en arrière, munies cha- 
cune d'une crête basilaire allongée. — Pattes assez longues; cuisses 
pédonculées à leur base, puis brusquement en massue ; tarses mé- 
diocres, les postérieurs à article 1 égal à 2-3 réunis. — 5" segment de 
l'abdomen en triangle curviligne court. — Saillie mésostornale assez 
large, brièvement verticale en avant, horizont.ile en arrière. — Saillie 
prosternale plus étroite, fléchie postérieurement. — Corps oblong, 
assez large, revêtu d'une pubesccnce ayant eu dessus, surtout sur les 
élytres, l'aspect d'un enduit. 

Femelles : Antennes de 1/3 à 1/2 plus longues que le corps. — S« 
segment abdominal plus allongé. 

Ces insectes (3\ sont de taille médiocre et varient sous le rapport 
de la livrée et de la sculpture des téguments; la première cependant 
rappelle toujours plus ou moins les écorces et les lichens de couleur 
blanche ou grise; la seconde n'est jamais assez prononcée sur les ély- 
tres pour les rendre très-inégales. Ils habitent le Brésil et la Guyane. 

(1) Syn. Lamu Germar. 

(1) Cliez le ct:nescens(f, cet article, ainsi que le 4«, forme Ji son sommet en 
dessous un reulloment obtus, mais assez saillant; par ce caractère et les cils 
dont ses antennes sont munies en dessous, cet insecte fait «ne exception dans 
le genre. 

(3) Lam. iuberosa, Germ. Ins. Spec. nov. p. 477; Brésil. — A. leuconotus, 
JTIioms. loc. cit. (sIcUalus Uej.); Brésil. — suliseUalus, A. White, Longic 
ol llii; lliit. Mus. p. 373 ; Brésil. — canescens , Rio-4anciro ; centrolineatus, 
^nilis , scitlelUiris , Am-Moue ; H. W. Bâtes, Contril)ul. etc. p. ,18. — asetlus, 
fascoc, Tians. of the entom. Soc. Ser. 3, V, p. 282; Colombie (Sainte-Marthe). 



742 



LONnir.ORNES. 



iETHOMERUS. 
J. Thoms. Essai, etc., p. 338 (1). 

Mâles : Tôte des Alphus. — Antennes glabres, capillaires, de quatre 
à six fols aussi longues que le corps, à articles 1 court, robuste, atté- 
nué à sa base, pyriformeau bout, 3-10 subégaux, 11 en général plus 
long que 10. — Lobes inférieurs des yeux un peu plus bauts que 
larges, plus rarement transversaux. — Protborax transversal, muni 
sur le disque dune courte carène médiane flanquée de deux courtes 
crêtes, et de cbaque cOté d'un fort tubercule conique. — Ecusson 
carré. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, déprimées et 
inégales sur le disque, subverticales en arrière, munies chacune 
d'une forte crête basilaire. — Pattes médiocres ; cuisses pédonculées 
à leur base, puis renflées en une grosse massue ovalaire; jambes an- 
térieures arquées, appliquées au repos contre les cuisses ; tarses courts, 
les postérieurs à article 1 à peine égal à 2-3 réunis. — 5* segment 
abdominal en triangle curviligne fortement transversal. — Saillie 
mésosternale assez large, parallèle, recourbée en arrière. — Saillie 
prosternale beaucoup plus étroite, arquée ou fléchie postérieurement. 
— Corps oblong, revêtu d'une sorte d'enduit mat en dessous, soyeux 
en dessus. 

Femelles: Leurs antennes et leurs jambes antérieures sont pareilles 
à celles des o'; on ne peut les distinguer de ces derniers qu'à lent 
dernier segment abdominal beaucoup plus long et parfois muni 
d'une dépression triangulaire plus ou moins profonde. 

Genre très-distinct, remarquable par le faciès et la livrée de ces 
espèces (2). Elles sont plus petites que les Ai.i'hus, notablement plus 
étroites, et outre les crêtes basilairos, leurs élytres sont munies de 
plusieurs côtes dont la principale, très-flexueuse et denticulée, part 
des épaules et longe leur bord latéral ; la livrée, difficile à décrire 
en peu de mots, est en général d'un brun fauve avec des taches ve- 
loutées noirâtres et do Unes lignes d'un blanc argenté formant un 
dessin élégant. 

MYOXINUS. 
H. W. Bâtes, Contribui. etc., p. 36 (3). 

Femelle : Tête étroitement et fortement concave entre ses tuiier- 

(1) Syn. Macronehus, Dej. Cat. éd. 3, p. 363; nom employé par MM. Bar- 
mcister et Pictcl pour des Névroptères. — L*mi\ Fab. 

(2) Lam. anieunulor, Fab. Syst. El. II, p. 288; Guyane. — ^. fiUcornis, 
J. Tlioms. loc. rit. (ncc Dej.); Brésil. — rufescens, Lucordairei [Alphus id. 
Dej.), H. W. Baies, CoiUi ibut. etc. p. 35; Amazone, Cayonne. — verrucom, 
cretiitus, aniilis, Pascoe, Tr.ms. of tlie entom. Soc. Ser. lli, V, p. 281; Colom- 
bie (Sainte-Marthe). 

(3) Syn. Mïsopsis, J. Tliomp. Syst. Cerambyc. p. 16; M. J. Thomson arc- 



ACANTBODËRIDËS. 743 

cules antennifôres ; oeux-ci saillants; front un peu plus haut que 
large, élargi en bas; joues allong(5es. — Antennes densément pubes- 
centes, un peu plus courtes que le corps, à articles i atténué à sa 
base, puis peu à peu en massue, 3 sensiblement plus long que i, 
celui-ci et 5-11 graduellement plus courts. — Lobes inférieurs des 
yeux équilatéraux. — Prothorax médiocrement transversal, cylindri- 
que, arrondi sur les côtés; ses tubercules petits, au nombre de trois 
sur le disque et de un de chaque côté. — Ecusson trapéziforme, muni 
de deux petites crêtes parallèles. — Elytres courtes, ovalaires, dépri- 
mées en avant, déclives et à peine tronquées en arrière, débordant 
médiocrement le prothorax en avant, avec les épaules saillantes, 
munies chacune d'une assez longue crôte basilaire. — Pattes longues, 
robustes; cuisses fortement en massue, pédonculées à leur base ; tarses 
courts, à article 1 moins long que 2-3 réunis. — S" segment de l'ab- 
domen assez long, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale ver- 
ticale, assez large, bitiiberculée sur son boid inférieur. — Saillie pro- 
steroalo plus étroite, fléchie en arrière. — Corps court, massif, pu- 
bescent. — Mâle inconnu. 

Ce genre ne correspond pas aux Myoxinus de Dejean (1); ces der- 
niers ont les yeux finement granulés et sont voisins dos Sclehonotus, 
près desquels Dejean les a placés. Il ne comprend jusqu'ici que l'A- 
cantlwderes piclus d'Erichson (2), insecte du Pérou et du Haut-Ama- 
zono plus petit et plus court que les Alphus, dont il se rapproche par 
sa livrée qui, en dessus, est d'un brun jaunâtre avec la majeure 
partie dos élytres d'un blanc pur jaunissant en arrière; outre d'assez 
nombreuses petites aspérités, chacun do ces organes préseute deux 
côtes partant des épaules, flexueuses et âpres, qui ne dépassent pas le 
milieu do sa longueur.. 

OZOTROCTES. 
H. W. Dates, Conlribut. etc., p. 32. 

Femelle : Palpes labia\ix en triangle allongé (3). — Tète médiocre- 
ment concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci obliques; 
front équilatéral; joues médiocres. — Antennes assez rolmsles, muuies 
(le quelques rares et courts cils on dessous, un peu plus longues que 
le corps, à articles 1 oblongo-ovalaire, atténué à sa b.ise, plus court 

jctii le nom do Myoxinus employé, dit-il, pour des Mammil'cies par M. Gray. 
Ce dernier s'est, ou uffet, servi eu 1825, (iu nom de Myitxina , nou pour désl- 
guer un genre, mais une Tribu dout le genre Loir (Mïoxus) est le type. Celui 
(le MïoxiNos peut, i<ir conséquent, étro conservé. — AcANiuoDEnEs Erichs. 

(1) Cat. éd. 2, p. 362. 

(2) Archiv, 1847, 1, p. 141. 

('tj Selon M. Bâtes, les niaxilUiircs le seraient également, quoique moins que 
Im labiaux; je nu leur trouve rien de particulier. 



^ii LONOtCORNES. 

que 3, celui-ci et 5-H décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des 
yeux un peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal, muni 
sur le disque rto trois tubercules et d'un autre de chaque côté conique 
et obtus. — Ecusson trapéziforme. — Elytres courtes, larges, subcu- 
néiformes, déprimées en avant sur le disque, déclives et étroitement 
tronquées en arrière, tronquées et débordant fortement le prothorax 
en avant, munies cliacune d'une courte crête basilaire. - Pattes assez 
longues, cuisses fortement pédonculées à leur base, puis en massue 
ovalaire; tarses courts, les postérieurs h article 1 égal à 2-3 réunis. 

— 5« segment abdominal en triangle curviligne fortement transversal! 

— Saillie mésosternale assez largo, verticale en avant, horizontale en 
arrière.- Saillie prosternale plus étroite, fléchie postérieurement.— 
Corps court, large, pubescent. — Mâle inconnu. 

Outre la forme anormale de ses palpes labiaux, l'unique espèce 
{punclalissimus) de ce genre est encore remarquable pai- la ponctua- 
tion assez forte, dense et régulière qui couvre ses ôlytres sur toute 
leur surface, sans aucun vestige d'autre sculpture, sauf leurs crêtes 
basilaires; son prothorax est un peu moins ponctué ; sa livrée est d'un 
jaune de feuille morte, avec quelques taches noires sur les élytres; 
son faciès celui d'un Acanthouerus. Cet insecte doit être peu com- 
mun, car M. Bâtes dit n'en avoir trouvé qu'un seul exemplaire aux 
environs de Santarem sur les bords de l'Amazone. 

DRYOCTENES. 
A. Seiiv. Ann. d. l. Soc. entotn. 1835, p. 27 (1). 

Mâle : Mandibules très-minces, longues, obliques au repos. — Tète 
grande, à peine concave entre ses tubercules antennifères; ceiLX-ci 
déprimés, coutigus à leur base; front fortement transversal, élargi 
inférieurement; joues allongées. — Antennes munies en dessous de 
quelques cils rares et courts, un pou plus longues que le corps, à ar- 
ticles 1 pas beaucoup plus court que 3, peu à peu renflé en massue, 
3 un peu plus long que 4, celui-ci et 5-11 graduellement plus courts. 

— Lobes inférieurs des yeux beaucoup plus larges que hauts.— Pro- 
thorax transversal, déprimé et tri-tuborculé (en triangle) sur le dis- 
que, muni de chaque côté d un gros mamelon conique prolongé en 
une épine aiguë. — Ecusson en triangle curviligne allongé. — Elyires 
amples, assez allongées, ré^sçulièrement convexes, subparallôles, étroi- 
tement tronquées en arrière, avec l'angle suturai épineux; leurs 
épaules calleuses et un peu saillantes en avant. — Pattes longues, 
subégales, robustes; cuisses pédonculées à leur base, puis fortement 
en massue; jambes comprimées, un peu élargies au bout avec leur 
angle externe épineux; leurs éperons terminaux assez grands; tarses 

(1) Syn. Làhia Germar. 



ACANTHODÉHIDES. 74fJ 

médiocres, les antérieurs un peu dilatés et ciliés sur leurs bords; les 
postérieurs à article 1 plus court que 2-3 réunis. — 5» segment de 
rabdomeii formant un cône transversal obtus et cilié au bout.— Saillie 
prosternale large, tronquée en avant, horizontale et parallèle en ar- 
rière, triangulairemont échancrée en avant. — Saillie prosternale plus 
étroite, canaliculée, arquée en arrière. — Corps ample, massif, pu- 
bescent. 

Femelle : Antennes pas plus longues que le corps. — Tarses anté- 
rieurs simples. — S» segment abdominal en cône plus long. 

Ce genre n'est pas aussi voisin dos Acanthoderes (PsAPHAnocHus) 
qu'on le pense généralement (1). Ses jambes comprimées et épineuses 
i. leur sommet externe le séparent de tous ceux du groupe actuel sans 
aucune exception. Son unique espèce (2) a en outre une taille, une forme 
générale et une livrée qui n'existent chez aucun Acanthoderes, ni 
chez les espèces qu'on en adétacliées pour former des genres distincts. 

C'est un grand insecte répandu dans la plus grande partie de l'A- 
mérique iulertropicale, et particulièrement commun aux environs de 
Rio-Janeiro. Sa livrée présente quelques diflérences,mais consiste tou- 
jours en taches brunes formant un dessin nuageux sur un fond blan- 
châtre ou d'un gris jaunâtre; ses élytres sont granuleuses à leur base, 
imponctuées sur le reste de leur surface et munies de quelques côtes 
obtuses, presque entières et un peu flexueuses. 

MYOXOMORPHA. 
(Blanch.) h. W. Bates, Coniribut. etc., p. 17 (3). 

Mâles [i) : Tête assez fortement concave entre ses tubercules anten- 
niféres; ceux-ci courts; front subéquilatéral; joues au plus médio- 
cres. — Antennes des Dryoctenes, avec leur scapo plus court et plus 
fortement en massue an bout. — Lobes inférieurs des yeux grands, 

(1) M. H. W. Baies (Contrlbut. etc., p. 32) Ta même jusqu'à dire qu'il n'existe 
aucuQ caiactère qui le sépare de ces iusectes, auxquels il devra finir par être 

rëuDi, 

(2) Lam. scrupulosa, Germ. Ins. Spec. nov. p. 470 ( D. caliginosus, Serv. 
loc. cil. p. 28). 

(3) Syn. AcANTBODEiiF.s Erichs. — Trypanidius Dej. 

(i) Je formule ce sexe d'aprôs l'espèce nouvelle citée dans la note suivante, 
ctlcsexefomellc d'après un exemplaire de l'espèco typique que M. H. W. Bâtes 
a bien voulu me communiquer. Je crois que ce savant entomologiste s'est 
trompé sur les sexes de cet insecte. Il leur assigne d'une manière générale 
lies antennes plus courtes que le corps, et, au mâle en particulier, des tarses 
siitérieurs non dilatés. Cela prouve qu'il na connu que la femelle. S'il eu était 
wtremsut, il en résulterait que les deux espèces du genre, lesquelles sont ex- 
Iremement voisiues, auraient des niàles très-dill'érents au double point de vue 
dont il s'agit, ce qui est difflcilement admissible. 



liù LONGICORNëS. 

aussi hauts que larges. — Prothorax transversal, cylindrique, un peu 
déprimé et muni de trois nodosités sur le disque, armé do chaque 
côté d'un gros tubercule conique et obtus. — Elytres allongées, sub- 
cylindriques, fortement déclives et étroitement tronquées en arrière. 
— Pattes courtes, robustes; cuisses pédonculées à leur base, forte- 
ment en massue au bout; jambes comprimées; tarses antérieurs di- 
latés, non frangés sur leurs bords; les postérieurs à article 1 plus 
court que 2-3 réunis. — S° segment de l'abdomen en triangle cur- 
viligne transversal, subtronquô au bout. — Saillies mésosternale et 
prosternale des Dryoctenes, seulement un peu plus étroites. — Corps 
allongé, subcylindrique, densémeut pubescent. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes que le corps. — Tarses 
antérieurs non dilatés. — 5" segment abdominal un peu plus grand, 
légèrement sinué au bout. 

Ce genre a été mentionné pour la première foisi, mais non carac- 
térisé, par M. A. White {i) qui y a compris Y Acantlwderus funera- 
rius de Dcjean (2) et VAcanlhod. funestus d'Erichson (3), insectes 
très-différents. M. H. W. Bâtes, qui on a exposé les caractères, lui a 
donné pour type ce dernier qui habite la Guyane et la région amazo- 
nienne. J'en possède une espèce nouvelle du Brésil, très-voisine, mais 
bien distincte (4). 

Ces insectes sont d'assez grande taille, et quoique très-différents des 
DnYocTENiis, au premier aspect, me paraissent plus voisins de ce 
genre que de tout autre. Leurs élytros ne présentent aucune trace do 
granulations ni d'aspérités quelconques, et sont simplement ponc- 
tuées. 

(1) Longic. ofltioBril. Mus. p 355. 

(2) Cat. éd. 3, p. 362. Cet insecte, originaire du Mexique et très-yoisin du 
genre Acanthobbres, tel qu'il est restreint plus bas, a élé décrit récemment 
par M. Bâtes, loc. cit. p. 18, note, ha Myoxom. Erichsonii de M. J. ïliomson 
(Pliysis, II, p. 147), qui est du même pays, parait lui être congénère et, dès 
lors, n'appartient pas au genre actuel. 

(3) InScliomh. Guyaoa, III, p. 573(rrj/pan. melancholicus, Dej. Cat. éd. 3, 
p. 363, teste A. White, loc. cit.). — Aj. -.M. Erichsonii, J. Thoms. Pliysis, II, 
p. 147; Mexique. 

(i) Afin de faire saisir leur différence qui porte principalement sur la ponc- 
tuation des élytres, voici les diagooses des deux espèces : 

M. funesta Ericlis. $ Subtus griseo-virescens, sericca, supra satnratc nigro- 
brunnea, opaca, vertice. Ironie, protlioracis disco, scutelli marginibus, elylro- 
rum plaga magna communi .inte apicem nigro-variolosa, maculisque paucis 
dilaccralis, albo-lutesceutibus; elytris a basi ultra médium sparsim punclalis, 
apice lœvibus; antennis lato gribeo-annulatis. Long. 20 mill. 

M. vidua. cf. Subtus grisca vix serjcea, supra saturato brunnea, vertice, 
prolhoracis disco, scutelli marginibus, elylrorum maculis numerosis djlaccra- 
tls, albis, iils Digro-puDClatis; elylris ubique dense punctatis; aulennis basi au- 
guste albo-annulatis. Long. 24 mill. 



ACANTUODÉniDES. 747 

PLISTONAX. 
J. ÏHOMS. Syst. Cerambxjc. p. 19. 

Uàle : Tôte et antennes des Myoxomohpha avec les joues plus 
longues. — Lobes inférieurs des yeux un peu plus hauts que larges. 

— Prothorax muni do trois carènes sur le disque et d'un gros tuber- 
cule conique de chaque côté. — Ecusson en carré transversal.— Ely- 
Ires allongées, cylindriques, légèrement déprimées sur la suture, sub- 
verticalement déclives et arrondies en arrière, munies chacune d'une 
côte assez saillante à sa base, fortement abrégée en arrière et limi- 
tant la dépression suturale. — Pattes antérieures beaucoup plus lon- 
gues que les autres; leurs jambes un peu flexueuses, leurs tarses 
dilatés et fortement frangés sur leurs bords; tarses postérieurs assez 
lungs, à article 1 égal à 2-3 réunis. — Saillie mésosteruale recourbée 
en arrière; la prosternale brusquement arquée en arrière; toutes deux 
médiocrement. — Corps allongé, subcylindrique. 

Femelle : Antennes dépassant un peu moins les élytres. — Pattes 
égales; tarses antérieurs simples. 

Sauf leur dépression suturale, les élytres sont presque pareilles à 
celles des Myoxomorpha.. L'unique espèce du genre a en outre un (acies 
particulier qui rappelle celui de certains Outhoruinus (Curculionides). 
Cet insecte, que M. J. Thomson nomme mulUpunctalus (1), est d'assez 
grande taille (surtout le o") pour le groupe actuel, d'un brun jaunâtre 
et marbré de blanc et de noir; ses élytres sont assez deusément ponc- 
tuées et chaque poiut renferme un poil blanc, sculpture étrangère à 
tous les genres qui précèdent et qui suivent. 

STEIRASTOMA. 
A. Skrv. Aiin. d. l. Soc. enlom. 1835, p. 24 (2). 

Mâles : Tôte large, carénée sur la ligne médiane, plane entre ses 
tubercules antennifères; ceux-ci déprimés; front légèrement trans- 
versal ou équilatéral ; joues très-allongées. — Antennes non cihées, 
au maximum deux fois aussi longues que le corps, à articles \ en 
général plus court que 3 (3), robuste, ronflé au bout en une très- 

(1) Il me parait être idaiitiquo nyocV Acanlhoderes albolinitus de M. H. W. 
Baies (Contrilmt. etc. p. 25), espèce du Hiiut-Amazone. Dans l'affirmative, co 
dernier nom spéciliqne aurait la priorilô. M. Batcs n'a évidemment décrit que 
la femelle. 

(2) Syn. Cerambvx Linné, Suizer, Voot,Fab., Oîiv.—LAMuSchœDh., Germ. 

— TiiAciiYnEufcs Thunb. 

(3) Dans quelques cas (par ex. brevis), surtout chez les grands exemplaires, 
cet article est plus long que lo 3", et peu à peu épaissi, avec sou extrémité 
(llllormu. Dans la mémo espèce, les articles 5-10 sont munis d'aspCriléscu dos- 

Coléoptères. Tome 1X(«). 22 



748 LONGICORNES. 

forte massue plus ou moins irrôgiiUère, 3 plus long que 4, souvent 
flexueux et sillonné en dessus, 4-11 décroissant peu à peu. — Lobes 
inférieurs des yeux (1) au plus médiocres, fortement transversaux.— 
Prothorax transversal, déprimé et longitudiualemont tricaréné sur le 
disque, muni de chaque côté d'une grosse proéminence irréguUère 
souvent divisée au bout, d'un tubercule placé plus bas et antérieur, 
et parfois d'un autre situé au-dessus de ce dernier. — Ecusson va- 
riable. — Elytres plus ou moins allongées, cunéiformes, déprimées 
sur le disque, munies chacune d'une côte longitudinale, entière, ar- 
quée à sa base et Mmitant cette dépression; diversement tronquées et 
souvent épineuses <l leur extrémité. — Pattes (2) assez longues, les 
antérieures plus que les autres; cuisses fortement en massue, pédon- 
culées à leur base ; tarses antérieurs dilatés et longnement frangés 
sur leurs bords, les postérieurs médiocres, à article 1 égal à 2-3 réu- 
nis. — 5° segment de l'abdomen transversal, rétréci et sinué au bout. 
— Saillie mésostemale large, parallèle, verticale on avant, horizon- 
tale en arrière. — Saillie prosternale presque aussi large qu'elle, 
plane, tronquée postérieurement. — Corps cunéiforme, pubescent. 

Femelles : Assez difficiles à distinguer des ci", attendu que leurs 
tarses antérieurs sont également dilatés et frangés, quoique moins; 
les antennes variant dans chaque espèce ne sont pas non plus un 
guide certain ; leur dernier segment abdominal beaucoup plus long 
et formant un cône régulier, obtus au bout, me paraît être leur ca- 
ractère distinclif le plus essentiel. 

Genre nettement limité et très-homogène en apparence, mais, en 
y regardant de près, on trouve qu'il ne diil'èro des genres qui suivent 
que par l'armature des côtés du prothorax, et que deux caractères 
importants, la granulation des yeux et la forme des ctivités cotyloïdes 
intermédiaires, n'ont rien de constant chez ses espèces (3). Ces der- 

S0H9 et le 11" est forlcmeot sinué en dessous. Ces caractères sont simplement 
spÉciGques. 

(1) Ces organes sont en général (incmenl granulés; ceux de ia melanogenys 
A. Wliile, et d'une autre espèce de uia collection, que je crois nouvelle, le sont 
fortement. 

(2) Les cavités cotyloides intermédiaires sont ouvertes cliez une partie dos 
espèces {brevis, depreisa, mnrmovato); tliez les autres (melunogenys, cœnosa, 
œtltiops, larva) elles sont ou presque ou complètement formées. 

(3) Cer. brevis, Sulz. Ins. p. 45, pi. 5, f. 5 (Cer. cnrinatus Voet; Cer. de- 
pressus Fab , Oliv.; Steir. depressa Oej., Serv.); Brésil. — Cer. rfepcesiiw, 
Linn. Sy^t. nal. 11, p. 62G {Sleir. confuso Doj.); Amazone, Guyane, Colom- 
bie ; pour la synonymie de ces deux esptces, voyez H. W. Bâtes, Coutri- 
but. etc. p. 41. — Trachyd. maimoralus, ThunI). Mém. d. l'Acad. d. St- 
Pélersb. VIII, 1832, p. 307, pi. 10, f. A{Lam. manuelctri, Germ. Ins. Spec. uov. 
p. iSO;Steir. lacerla Dcj.); Brésil.— S. scnex, histriouica, Mexique; mela- 
nogenys (acuUata Dej.); A. Wliite, Lougic. of llio Brit. Mus. p. 353. — S. cœ- 



ACANTHODÉRIDES. 749 

nières sont généralement plus grandes que les PsAPHAROcnnus men- 
tionnés plus bas et les cOtes de leurs élytres sont plus arquées à leur 
base ; leur livrée est aussi le plus souvent dillcrente. Ces insectes 
sont répandus depuis les bords de la Plata jusqu'au Mexique inclusi- 
vement et, pour la plupart, communs. 

HEDYPATHES. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 17 (1). 

Mêmes caractères que les Psapharochbus qui suivent avec les dif- 
férences suivantes : 

Antennes plus courtes que le corps dans les deux sexes, celles des 
d" arrivant aux 3/4 de la longueur des élytres, celles des ? aux 2/3; 
leurs articles terminaux déca'oissant rapidement, le 11« très-court. — 
Tarses antérieurs non dilatés chez les </, ciliés, mais non frangés sur 
leurs bords. 

A part cela, tous les caractères sont ceux des PsAPHAnocHRUs de 
forme courte et rétrécio en arrière ; les crêtes discoïdales du protho- 
rax, ses tubercules latéraux et les côtes des élytres sont très-pronon- 
cés, la saillie mésosternale verticale en avant, la prosteruale forte- 
ment arquée ou tronquée en arrière, enfin la livrée d'un blanc cré- 
tacé avec un dessin noir plus ou moins compliqué sur les élytres. 

Les espèces, au nombre do deux (2), sont propres à l'jVmérique 
du Sud et aussi grandes et aussi massives que le Plalysternus he- 
brœus. 

msum, œthiops, H. W. Bâtes, loc. cil. p. 42; Amazone. — Lycaon, stetlio, 
Pascoc, Traus. of the entotn. Soc. Ser. 3, V, p. 279; Colomliie (Ste-Martlie).— 
Ihunbergii, i. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 54.1; Brésil (St-Paul). — La S. 
larva, cilée dans la note précédente, ust une belle espèce de Venezuela men- 
tionnée par Dejean (Cat. éd. 3, p. 362) cl très-différente de toutes celles qui 
précèdent, ne fut-ce ipie par la grandeur relative de son écusson, qui est en 
même temps en triangle rcctiligne aigu; c'est la seule qui l'ail ainsi fait. — La 
S. dipressa de M. A. Wliite (loc. cit. p. 351), singulière espèce du Haut- 
Amazone, n'ayant qu'un tubercule de chaque celé du prolliorax, n'appartient 
pas au genre actuel; M. Baies (loc. cit. p. 31) l'a reportée dans les Acantbode- 
HEs tels qu'il les a compris. Elle est remarquable par la petitesse relative et la 
fine granulation de ses yeux. 

(1) Syu. Lauia Vigoi's, Klug. — Acanthoderes Briclis. 

(2) Lam. vidua, Vigors, Zool. Journ. II, p. 2.39, pi. 9, f. 6 (L. belulina, 
Klug, Noy. Act. nat. Curios. XII, p. 462, pi. 42, f. 4); Brésil.— Aj. : Âc. mo- 
nucha, Erichs. in Schomb. Guyana, III, p. 573 {vidua var.?); Guyane. — H. 
alhtis,}. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 543; Brésil. 



7S0 LONGICOBNES. 

PSAPHAROCHRUS. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 19 (1). 

Genre démembré des Acanthoderes des auteurs (2) et auquel me 
paraissent devoir être réunis les Symperasmus de M. J. Thomson. Tel 
que je l'entends, il contient toutes les espèces qui présentent les ca- 
ractères suivants : 

M'mdibules au plus médiocres, minces. — Tète largement plane 
entre les yeux; ses tubercules antennifères déprimés; front très-plan, 
transversal ou subéqiiilatéral ; joues au moins médiocres. — An- 
tennes non ou faiblement ciliées en dessous, de longueur variable, 
mais toujours un peu plus longues que le corps chez les tf, au maxi- 
mum dépassant un peu les élytros chez les Ç, à articles i atténué à 
sa base, puis en massue pyrifovme, 3 plus long que les suivants, les 
derniers jamais épaissis, ni le li° très-court. — Lobes inférieurs des 
yeux plus ou moins grands, rarement beaucoup plus hauts que 
larges. — Prothorai muni sur le disque d'une carène médiane flan- 
quée de deux protubérances comprimées ou de deux autres carènes 
obtuses, et do cliaque côté d'un fort tubercule conique. — Ecusson 
variable. — Elytres oblongues ou courtes, plus ou moins rétrécies et 
tronquées en arrière, déprimées sur la suture, mimies chacune d'une 
côte obtuse parfois subohsolèle, mais dont la bose an moins subsisie, 
n'est jamais fortement arquée, ai n'embrasse le lobe médian du pro- 
thorax. — Pattes antérieures généralement un peu plus longues que 
les autres; leurs tarses dilatés el frangés sur leurs bords; cuisses pé- 
donculées à leur base. — 5" segment abdominal eu triangle curviligne, 
plus long chez les 9. — Saillies mésosternale et prosternale do forme 
variable, jamais étroites. — Corps oblong ou court, plus ou moins 
cunéiforme, pubescent. 

Dans ces limites le genre comprend la majeure partie des Acantho- 
DERES des auteurs (3). Un petit nombre de ses espèces {cylindricus, 

(1) Syii. SvMPERASMUS, J. Tlioms. ibid. p. 19. — Acanthodekks A. Scrv. etc. 
— Cebamdïx Oliv. — Lamia Fab., Germar, Kliig, Vigors , etc. — TEgomouphos 
Dej., Haltlnm. — Steibastoua A. Wliite. — Acantuocinus Say. — Cebamdtx 
O'iv., De Geer. 

(2) Voyez les remarques détaillées cl trf'S-c.tactcs que M. H. W. Bâtes (Con- 
Iribut. etc. p. l'.l)a pnliliées sur la vaiiabilité de tous les organes les plus ini- 
portanls dans ce genre. 11 en a conclu tiu'il n'était pa» divisible en plusieurs et 
s'est contenté (en y comprenant les Ptrridotei.us do M. A. White) de répartir 
gi<s espèces dans plusieurs groupes basés sur la forme des jambes aiilérieures. 
J'eusse adopté cette mesure si elle ne rendait pas plus ditUcilc la déliuilîon do 
ces insectes en multipliant lus exceptions. 

(3) Esp. de l'Amer, du Sud : Ac. cylindricus, H. W. Bâtes, Contribut, etc. 
p. 27. - /Boom. id. De;. Cal. éd. 3, p. 303; Brésil (Rio-Janeiro); type du genre 



ACANTHODÉRIDES. 751 

nigricans, pigmenlalus, etc.) sont oblongues et parallèles, les autres 
sont pins on moins conrtos. vélrécies en arrière et cunéiformes; enire 
ces doux lorraos extrêmes tous les passages existent. Les saillies nié- 
sostornale et prostornaifi varient tellement et sans relation avec les 
autres caractères, qu'elles perdent toute valeur générique. 

Le genre Symperasmus de M. J. Thomson me parait complètement 
inadmissible; son unique caractère consiste en ce que quelques-uns 
des articles des antennes (3-5, 3-6, 3-7) sont légèrement anguleux et 
aigus à leur sommet externe (1). 

De tous les genres du groupe actuel, celui-ci est le seul qui soit 
représenté à la fois daus l'ancien et le nouveau continent. 

B 

PTERIDeTELUS. 
A. White, Longic. of Ihe Brit. Mus. p. 356. 

Ce genre ne diffôre essentiellement du précédent que par la struc- 
ture des antennes. 

Mâle : Antennes un peu plus courtes que les élytres ; leurs articles 
6-8 épaissis et plus grands que 9-H, ceux-ci subégaux, peu à peu 
atténués, H conique; tous aplanis en dessous et munis d'une dent 
obtuse. 

Femelle : Antennes dépassant un peu le milieu des élytres, pareilles 
à celles du (f, avec leurs articles 10-11 incrmes en dessous, 10 beau- 
coup plus petit que 11. 

pour M. J. Thomson; son nom spécifique est très inexact; bien loin d'être cy- 
lindrique c'est une dos espèces dont les élytres sont le plus déprimées sur la 
suture. — Lam jaspidea, bicuspis, Germ. Ins. Spec. nov. p. 475 et 477; Bré- 
sil. — A. snielUnus, leucugœus, Erichs. ArcliiT, 1847, I, p. 14.t; l'érou. — A. 
melftnosliclicus, Brésil; lolor, Para; A. Wiiitc, Longic. of tl\e Brit. Mus. p. ,S61. 
— y7. maculkoUis, alboniger, tnaculotissimus, longispinis, pigmenlatus, me- 
lengris, chrysopus, Intcralis, H. W. Butes, Contiibut. etc. p. 23. — P. fuli- 
ginosus,contuminiilus,cohsent(ineus,i. Tlioms. Syst. Cerauibyc. p. 543 et 544; 
Brésil. — Esp.de l'Amer. du Nord :/lcanrtocm.9Mac(n'i7ib6H«,S.iy, Boston. Journ. 
of nat. Hist. I,p. 195. — jEgum. decipicti.?, Haldem. Trans. of tlie Amer. Philos. 
Soc. X, p. 45. — P. lugens, Saillci, i. Tlioms. Syst. Ccrambyc p. 543; Mexi- 
que. — Esp. européennes : Lam. varia, Fabr. Syst. El. Il, p. 288; Oliv. Entom. 
IV, 67, p. 82, pi. 3,1. \6.—A. A'rwpenVKraalz, Berlin, entom. Ziitsclir. III, 
1859, p. 56; L. Fairm. Gêner. <1. Col. d'Eur.; Longic. pi. 47, f. 219; Grèce, 
Acarnanic. — Esp. africaine : A. gorillus, J. Tboms. Arcliiv. colom. II, p. 164; 
Gabon. 

(1) Lo type est l'^c. thorncicus (non Thominis, comme l'écrit M. J. Thom- 
son), A. White , loc. cit. p. 359; Ainaïone, Cayenne. — S. affinisyj. Tlioms. 
Syst. Cerambyc. p. 544; Cayenne. — Parmi les espèces citées dans la note 
précédente, il en est une {maculicoUis) qui a les antennes faites de même, et 
j'en ai sous les yeux plusieurs inédites qui sont dans le même cas. 



752 , longicouttes. 

Les yeux sont médiocres, finement granulés, les carènes discoïdales 
du prothorax, ses tubercules latéraux, et les côtes des élytres à l'état 
normal, enfin les saillies mésosternale et prosternale tronquées sur 
leurs faces opposées. Le genre a pour type une espèce (1) de Colom- 
bie, de taille moyenne, et remarquable par sa livrée d'un gris verdâ- 
tre pâle, avec quelques points bruns sur les élytres. 

DISCOPUS. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 17. 

Mômes caractères que les Acanthodebes qui suivent, avec les diffé- 
rences suivantes : 

Mâle : Antennes assez robustes, à peine aussi longues que le corps, 
à articles 3 beaucoup plus épais et plus long que 4, longuement 
frangé de poils fins en dessous et à son extrémité, 5-H notablement 
plus courts que 4, décroissant rapidement, 9-11 égaux, finement vil- 
leux eu dessous. — Prothorax pareil avec ses tubercules discoïdaux et 
latéraux plus saillants. — Elytres allongées, fortement rétrécies et 
tronquées en arrière, munies chacune d'une côte obtuse très-distincte, 
s'étendant de leur basé, où elle est un peu saillante, à leur extré- 
mité. — Corps allongé, svelte pour le groupe actuel. 

Sauf quelques points enfoncés à la base des côtes des élytres, le 
corps entier est aussi lisse que celui des Acanthoderes ; il est re- 
couvert d'une sorte d'efflorescence d'un noir velouté et profond, avec 
de nombreuses taches formées par des poils du blanc le plus pur. La 
taille est supérieure à celle des Acanthoderes. 

M. Bâtes, qui a découvert d ins lo Haut-Amazone ce bel insecte, l'a 
regardé, par suite de la forme de ses antennes à leur extrémité, comme 
congénère des Pteridotelus de M. A. White, genre qu'il n'a pas sé- 
paré des Acanthoderes (2). Mais il est évident qu'elle est voisine, comme 
l'a pensé M. J. Thomson, de ces derniers tels qu'ils sont restreints en 
ce moment. 

(1) P. laticornis, A. Wliite, loc. cit. pi. 9, f. 2. — AJ. ; P. contaminatus, 
Brésil; lacrymans, Mexique; J. Tlioms. Syst. Cerambyc. p. 544. — Il y a dans 
les collections, sous le Doni Ae Acanthoder. pupillatus Chevrol., une espèce du 
Yucatan qui, au premier coup-d'œil, parait n'être qu'une légèrç variété de cet 
insecte, mais ses antennes sont à l'état normal. Si la forme insolite de ces or- 
ganes était propre à l'un des sexes seulement, le genre ne mériterait pas d'être 
adopté. 

(2) /*. spectabUis, H. W. Baies, Contribut. etc. p. 31; Ega. — M. J. Thom- 
son (Physis, II, p. 146) en a décrit, sous le nom de quadriscopulalus, une se- 
conde espèce de Guatimala qui, d'après la description, me paraît étrangère au 
genre. 



ACANTRODÉRIDES. 7S3 

ACANTHODERES. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 29 (1). 

Les genres qui précèdent ont absorbé la presque totalité des Acan- 
THODERES des autsufs et des collections. Parmi ceux qui restent en- 
core se trouvent deux espèces très-voisines (2), et dont l'une a été 
prise parServille pour le type du genre. C'est à elles que M. J. Thom- 
son (3) a réduit ce dernier, aucune autre ne pouvant leur être natu- 
rellement associée (4). Leurs caractères génériques peuvent se for- 
muler ainsi : 

Tête des genres précédents. — Antennes normales, sensiblement 
plus longues que le corps chez les q", un peu plus courtes chez les ?. 

— liObes inférieurs des yeux assez grands, légèrement transversaux. 

— Prothorax muni sur le disque d'une faible carène médiane flan- 
quée de deux mamelons coniques et latéralement de deux forts tu- 
bercules de même forme, mais plus aigus. — Elytres très-courtes, 
convexes avec une dépression commune sous l'écusson, fortement ré- 
trécies et tronquées en arrière, sans aucun vestige de sculpture nulle 
pan. — Jambes antérieures comprimées et peu à peu élargies; tarses 
très-courts, les antérieurs très-larges et longuement frangés sur leurs 
bords chez les o". — SailUos méscsteruale et prosternale larges, tron- 
quées et bituberculées sur leurs faces opposées. — Corps très-court, 
épais, cunéiforme, lisse partout, glabre avec des taches pubcscentes. 

C'est dans l'absence complète de toute sculpture, celle de la pubes- 
cence sur la majeure partie du corps et la forme générale que résident 
les caractères essentiels, et, à vrai dire, uniques du genre. Ses deux 
espèces sont d'un rouge-brun foncé et mat, avec un grand nombre 
de taches médiocres et de petits points d'un blanc crétacé sur toutes 
les parties du corps; toutes deux sont de taille moyenne. 

(1) Syn. Cerambtx Sweder., Oliv. — Lamia Fab. 

(2) Elles étaient confondues dans les collections avant que M. A. White les 
dislinguM. Suivant lui, leur synonymie doit s'établir ainsi : Cer. Daviesii, 
Swcd. Act. Holmiens. III, p. 195, pi. 8, ï. 6; Oliv. Entom. IV, 67, pi. 6, f. i2 
(Ac. id. A. Serv. toc. cit.; Lam. punclala, Fab. Syst. El. II, p. 288); Colombie. 
- A. Swederi, A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 360, pi. 9, f.6; Ama- 
zone (Para). J'ivoue que je ne comprends pas luen comment Svfedcrus, Fabri- 
cius et Olivier auraient connu l'espf'ce de Colombie, pays fermé à l'époque où 
ils écrivaient, et non celle de l'Amazone que M. Bâtes dit être commune aux en- 
virons du Para el qui existe aussi i Cayenne. 

(3) Syst. Cerambyc. p. 17. 

(4) La seule (jui s'en rapproche est VAcanthod. fmerarius de Dejean que 
j'ai dit plus haut (p. 7i6, note) avoir été décrit par M. Bâtes; mais ses ély- 
trrs sont parallèles el ses saillies mésostcrnalo et prosternala autrement faites. 
Il n'y a pas de place naturelle pour cet insecte dans aucun des genres qui pré- 
cèdent et qui suivent. 



73* 



I-OSGICORNES. 



SCYTHROPOPSIS. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 20. 

Mâles : Tête des genres précédents. — Antennes un peu plus courtes 
que le corps, à articles 1 moins long que 3, en massue ovalaire, at- 
ténuée à sa base, 3-i subégaux, plus robustes et presque aussi longs, 
réunis, que les suivants pris ensemble, ceux-ci décroissant rapide- 
ment. — Lobes inférieurs dos yeux petits, légèrement transversaux. 
~ Prothorax transversal, muni sur le disque d'une courte carène flan- 
quée de deux fortes crôtes, et do chaque côté d'un assez gros tuber- 
cule conique. — Ecusson subquadrangulaire. — Elytres courtes, lar- 
, gement aplanies sur le disque, peu à peu rétrécies, déclives et 
tronquées en arrière, munies chacune d'une côte partant do leur base 
et abrégées en arrière. — Pattes robustes; cuisses très-fortement en 
massue, brièvement pédonculées à leur base; jambes comprimées et 
peu à peu élargies, les antérieures fortement; tarses courts, les an- 
térieurs très-larges, frangés sur leurs bords. — Saillie mésostornale 
large, tronquée et bituberculée en avant. — Saillie prosternale aussi 
large, horizontale, tronquée en arrière. — Corps court, large, cunéi- 
forme, pubescent. 

M. J. Thomson ne cite que le type de ce genre, VAcanthoderes al- 
bitards de Dejean (1), insecte du Brésil, do taille moyenne, d'un gris 
blanchâtre maculé de brun, avec les tarses d'un fauve pâle et non 
blancs, comme le donne à entendre son nom spécifique. 11 me paraît 
qu'on peut lui associer un certain nombre d'espèces figurant en ce 
moment parmi les Acanthoderf.s ou les Scleronotus (2), bien qu'elles 
s'en écartent plus ou moins par l'armature de leur prothorax et la 
sculpture de leurs élytres. Ainsi conçu, le genre serait, comme les 
PsAPHAROCHRt'S, médiocrement homogène à certains égards, mais ses 
espèces seraient rattachées entre elles par la petitesse des lobes infé- 
rieurs de leurs yeux, la fine granulation de ces derniers, la structure 
des antennes et celle des jambes. 

SCLERONOTUS. 
(Dej.) L Thoms. Essai, etc., p. 340. 

Genre voisin des Scythuopopsis dont il ne se distingue que par les 
particularités suivantes : 

(1) Cat. éd. 3, p. .362; J. Tlioms. loc. cit. 

(2) Je n'en connais que deux, les Acanllwderes semiffrisem (Dej.) du Brésil, 
et minimus du Para, décrits par M. Bâtes, Conlribnt. etc. p. 23. Il me parait 
probable que son A. lieOes , peut-être son A. fnscicuUis et le fuscialis de 
M. Wliite, leur sont congénères. Je n'en doute pas pour ce qui concerne le 
Sclerotwltis egaensis de ce dernier auteur (Longic. of tlic Brit. Mus. p. 364, 
pi. 9, f. 3). Ces insectes sont tous de l'Amazone. 



ACANTHODÉniDES. 7S5 

Mâles : Antennes à articles 3 du double plus long que i {i), 8-11 
très-serrés, presque confondus ensemble. — Protborax transversal, 
très-coiîvexe, parfois subgibbeux en dessus, caréné sur la ligne mé- 
diane, renflé et tantôt inerme, tantôt muni d'un très-petit tubercule 
sur les côtés. — Elytros plus courtes, planes dans leurs 2/3 antérieurs, 
brusquement déclives et rétrécies en arrière, munies chacune d'une 
crête à leur base. — Tarses antérieurs plus larges que les autres, mais 
non dilatés et simplement ciliés sur leurs bords. — Saillies mésoster- 
nale et prosternale presque d'égale largeur, inermes, recourbées sur 
leurs faces opposées. — Corps plus court et plus épais. 

Femelles : Antennes plus courtes; leurs derniers articles bien dis- 
tincts. — 5° segment abdominal comme de coutume plus long et plus 
conique. 

Je ne connais de ce genre que les deux espèces mentionnées par 
Dejean (2) et dont la première a été décrite par M. J. Thomson. Elles 
sont à peu près de la taille du Scythropopsis albilarsis, et d'un brun 
sale en dessus, avec la base et le sommet des élytres vert-de-gris chez 
l'une d'elles [stupidus). Toutes doux ont sur les ély très, outre les crêtes 
basllaires, des tubercules disposés en rangées régulières, et dontquel- 
ques-uns se réunissent au sommet de la déclivité de ces organes pour 
former deux courtes crêtes. Ces insectes paraissent être exclusivement 
brésiliens. 

CRIOPSIS. 

J. Thoms. Essai, etc., p. 341 (3). 

Femelle : Tête médiocrement concave entre ses tubercules antenni- 
ftos, ceux-ci saillants; front plus haut que large; joues très-allon- 
gées. — Antennes à peine ciliées en dessous, de 1/3 environ plus 
longues que le corps, à article 1 égal ft 3, atteignant la base du pro- 
tborax, peu robuste, longuement atténué à sa base, puis en massue 
allongée; les suivants capillaires : 3 plus long que 3, celui-ci et 6-H 
décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs assez grands, un peu plus 
liants que larges. — Prolhorax transversal, cylindrique, inerme et ir- 
régulièrement arrondi sur les côtés. — Ecusson eu triangle curviligne. 
— Elytres très-courtes, presque planes et parallèles dans un peu plus 

(1) Clicz lo scnbrostis ces deux articles sont un peu saillants et siiMpineux à 
tour sommet externe; cliez le shipidus, dont je n'ai {|ue des leni'.'llrs smis les 
yeux, ils sont inermes; ce caractère est probablement plutôt sexuel que spéci- 
fique. 

(2) S. scdbrosus, stupidus, Dej. Cat. 6(1. 3, p. 362. 

(3) Syn. CmOMortPiiu.s, Doj. Cat. éd. 3, p. 3G3 ; nom employé loniïtenipsaupara- 
vantpar Curtlspour des Hyménoptères; on a vn précédemment (tome VUl, p. 208) 
nue, depuis Dejean, M. Mulsant l'a appliqué aux Cérambycides du genre Te- 

TIUIPIUM. 



756 LONGICORNES. 

de leur moitié antérieure, verticalement déclives en arrière, débor- 
dant fortement le prothorax en avant, munies chacune d'une très- 
courte crête à quelque distance de leur base. — Pattes des Scleronotus. 

— S" segment abdominal assez long, conique, tronqué au bout. — 
Saillie mésosternale large, parallèle, déclive. — Saillie prosternale plus 
étroite, plane, non fléchie eii arrière. — Corps très-court, très-épais, 
pubescent. 

Ce genre appartient aux Acanthocinides par la longueur du scape 
de ses antennes; mais son unique espèce {curlus J. Thoms.) ressemble 
de si près aux Scleronotus, qu'il est impossible de l'en éloigaer. Elle 
est plus petite, mais encore plus courte et plus massive que le S. slu^ 
pidus, et est revêtue de poils couleur de vert-du-gris qui, çà et là, 
surtout sur le prothorax, laissent voir les tégumea's; chacune de ses 
élytres présente au sommet de sa déclivité postérieure un tubercule 
et une petite crête. Cet insecte, originaire du Brésil, ust rare dans les 
collections. 

TAURORCUS. 
J. THOMS.,^rcfttf . enlom. I, p. 18.6 

Mâle : Tête plane entre les antennes, ses tubercules antennifères 
déprimés; front transversal; joues médiocres. — Antennes (■!) assez 
robustes, glabres, munies à leur base en dessous de quelques rares 
cils, villeuses dans leur milieu, à articles i beaucoup plus court que 
3, atténué à sa base, puis en massue ovalairo, 3 presque du double plus 
grand que 4, 5-6 plus courts. — Lobes inférieurs subéquilatéraux. 

— Prothorax transversal, médiocrement convexe, dilaté de chaque 
côté en un gros tubercule conicjue. — Ecusson transversal, arrondi 
en arrière. — Elytres peu convexes, oblongues, atténuées en arrière, 
tronquées au bout, conjointement échancrées en arc à leur base, avec 
les épaules obtuses. — Pattes assez longues ; cuisses subpédonculées à 
leur base, puis en massue fusiforme; jambes antérieures un peu épais- 
sies au bout; tarses de la même paire dilatés et frangés sur leurs 
bords; les postérieurs médiocres, à article 1 égal à 2-3 réunis. — S" 
segment abdominal presque aussi long que large, en cène arrondi 
au bout. — Saillies mésosternale et prosternale presque d'égale lar- 
geur : la V" déclive, la 2» fléchie en arrière. — Corps oblong, à peine 
pubescent. 

M. J. Thomson a placé ce genre dans les Dorcadionides, groupe 
dont la longueur de son métasternum suffit pour l'exclure. Tous ses 
caractères sont ceux du groupe acluol, avec un faciès très-voisin de 
celui des Cérambycides du genre Saphaniis. Son unique espèce [Char 
brillacii ). Thoms.) est d'un noir mat en dessus, brillant en dessous, 

(1) Leurs six premiers articles subsistent seuls dans l'uoique exemplaire que 
possède M. J. ThoinsoD et qu'il a bien voulu me commuDiquer. 



ACANTHOCINIDKS. 757 

avec les pattes d'un ferrugineux obscur; son prothorax est finement 
4pre à leur extrémité. Cet insecte, rapporté du Brésil (Rio-Janeiro?) 
par M. Cliabrillac, est de grandeur médiocre. 

Groupe LXIV. Aoantbooinîdet. 

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées. — Crochets des tarses 
divariqués. — Un sillon ou un sinus dorsal aux jambes intermé- 
diaires. 

Tête non rétractile, en général médiocrement ou peu distante des 
hanches antérieures; front rectangulaire. — Antennes sétacées, le 
plus souvent beaucoup plus longues que le corps chez les o"; leur 
scape en cône renversé ou subcylindrique (1). — Yeux presque tou- 
jours finement granulés, échancrés. — Prothorax tubercule ou inerme 
sur les côtés. — Elytres le débordant plus ou moins fortement à leur 
base (2). — Pattes s' allongeant d'avant en arrière quand elles ne sont 
pas subégales ; hanches antérieures globuleuses, très-rarement et à 
peine anguleuses, tantôt peu, tantôt assez saillantes; cuisses très-sou- 
vent pédonculées à leur base; tarses de longueur variable ainsi que 
leur 1" article. — Saillies sternales lamelliformes, arquées ou dé- 
clives sur leurs faces opposées dans la presque totahté des cas. — 
Corps de forme variable. 

On a vu par le tableau synoptique placé en tête de la division ac- 
tuelle, que ceux de ses genres qui réunissent des cavités cotyloïdes 
intermédiaires fermées, des crochets des tarses divaritiués et un sil- 
lon ou un sinus aux jambes intermédiaires constituent huit groupes. 
Sept de ces derniers (Xénoléides, Arsysiides, Leptonotides, Enotides, 
Tapéinides, Estolidcs, Acanthodérides) ont été exposés précédemment; 
le huitième (Colobothéidos) le sera plus loin. Cela fait, il reste dans 
la catégorie en question un nombre immense de genres (78) qui ont 
résisté à tous les efforts que j'ai faits pour les répartir dans plusieurs 
groupes susceptibles d'être suffisamment caractérisés. Ils ont été dis- 
séminés par MM. J. Thomson, Pascoe et H. W. Bâtes, auteurs de la 
plupart d'entre eux, dans les Acanthooinides, les Uesraiphorides et les 
Esooeutrides. Je leur conserverai le premier de ces noms comme 
étant le plus connu et s'appliquant au plus grand nombre. 

C'est principalement des Estolides à scape des antennes en cône 
renversé et des Acanthodérides qu'ils se rapprochent le plus. Le seul 

(1) Deux genres seulement font exception à cet é^ard ; chez l'un (Acanista) 
leicape, loiiRuement atténué 4 sa base, est renflé au boul; cliez l'autre (Pblya- 
niis) il l'orme une massue ovalaire. 

(2) Il n'y a, a pioprement parler, qu'un seul genre (Omodkbishs) cliez le- 
(|<iel la base des élytrcs et celle du prothorax sont exaetement de la même lar- 
geur. 



738 LONfilCOBNES. 

caractère qui les distingue des premiers, et encore soufîre-t-il quel- 
ques rares exceptions, réside dans leurs hanches antérieures non an- 
guleuses en dehors. Quant aux Acanthodérides, ils en sont assez net- 
tement séparés par la forme du scape de leurs antennes, et par cette 
particuUiriié non signalée jusqu'ici, que ce sont leurs pattes posté- 
rieures, et non les antérieures, qui ont de la tendance à s'allonger. 

De tous les groupes des Lamiides, c'est celui qui comprend le plus 
grand nombre do petites espèces. Beaucoup d'entre elles restent au- 
dessous de 7 à 8 millimètres de longueur et les plus grandes ne dé- 
passent pas la taille moyenne. A quelques exceptions près, leur livrée 
a beaucoup d'analogie avec celle des Acanthodérides. 

A défaut de caractères zoologiques, je suis obligé de diviser ces 
insectes d'après leur distribution géographique, selon qu'ils habitent 
le nouveau ou l'ancien continent, en admettant seulement une ou 
deux exceptions dans chacune des sections ainsi obtenues. 

I. Acanthocinides du nouveau continent (1). 

Le scape de leurs antennes est généralement plus long que chez 
les espèces de l'ancien continent ; il égale le 3° article ou est plus 
grand que lui et souvent atteint, ou peu s'en faut, la base du pro- 
thorax. Les hanches antérieures sont rarement (par ex. Astïnomus, 
ToRON.KUs) grosses et saillantes. 

Ces insectes se répartissent assez naturellement dans deux groupes 
basés sur la situation des tubercules latéraux du prothorax selon 
qu'ils sont (A) médians ou (B) rapprochés de sa base. 



Prothorax jamais inerme, tubercule ou au moins renQé latérale- 
ment dans son milieu. — Point de tarière chez les femelles. Lago- 

CHÉIRIDES. 

Cette section, bien moins nombreuse que la suivante, comprend 
les plus grandes espèces du groupe, qui en môme temps par leur 
forme générale et la sculpture de leurs téguments, se rapprochent le 
plus des Acanthodérides. 

I. Antennes non ciliées en dessous, simplement pubescentes. 

a Tarses poster, longs, à art. 1 beaucoup phis grand que 2-3 

réunis. 
b Eperons des jambes poster, longs : Acanista. 

bb très-courts, souvent presque nuls. 

c Cuisses interm. et poster, épineuses au bout : Bdœsthcs. 

ce inermes — ; écusson concave. 

(1) Sauf Acanista de lu Malaisie et AciKxnociNUS de l'Europe; ce dernier 
existe aussi en Amérique. 



ÀCANTHOCINIDES. 759 

Tuberc. du prothorax aigus : Tithonus. 

très-obtus : Amniscus. 

aa Tarses poster, médiocres, robustes, i art. 1 à peine égal à 
2-3 réunis : Lagochcirus. 
II. Antennes ciliées eu dessous (oulreleurpiibescence);larses poster, 
toujours médiocres, k art. 1 au maximum égal à 2-3 réunis, 
d Saillie prosternalc élroile, llécliie en arriére : Cleoioxus. 

dd largo, horizontale. 

e Prothorax trés-obtusément tubercule ou incrme latéralement. 
Elytres carénées sur les eûtes dans toute leur longueur : 
Lalhrœus. 
— non — ou seulement en avant : 

Alcidion. 
ee Prothorax épineux sur les eûtes ; Lophopœum. 

ACANISTA. 
Pascoe, Longic. Malayan. p. 10. 

Mâle : Tète fortement et étroitement concave entre ses tubercules 
antonnifères, ceux-ci saillants ; front plus haut que large, élargi infé- 
l'ieiirement ; joues médiocres. — Antennes très-finement piibcscentes, 
non ciliées, près de trois fois aussi longues que le corps, à articles 
1 atteignant la base des élytres, grèle^ puis ronflé au bout, 3-4 
munis à leur sommet externe d'une petite épine, égaux, 5-11 dé- 
croissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux un peu plus hauts 
que larges. — Prothorax transversal, fortement resserré à sa base, 
moins en avant, muni de trois nodosités sur le disque et latéralement 
d'nn très-gros tubercule conique, épineux au bout. — Ëciisson grand, 
m triangle curviligne assez allongé. — Elytres assez courtes, planes 
et carénées sur les côtés dans leurs 2/3 antérieurs, subpurallèles, si- 
nuousement tronquées et épineuses en d(ihors au bout, débordant 
fortement le prothorax on avant, avec un tubercule épineux à la base 
do chacune. — Pattes longues; cuisses pédonculées à leur base, puis 
reullées en une très-grosso mussne ovalaire, les postérieures dépas- 
sant assez longuement les ély 1res ; jambes terininéfs p;.r d'assez grands 
éperons, les antérieures arquées à leur ba>e, subdentées en dedans 
vers leur tiers basilaire, brusquement épaissies dans leur tiers basi- 
liiire interne; tarses postérieurs à article 1 de 1/3 plus long que 2-3 
réunis. — B" segment abdominal assez long, subogival. — Saillie 
mésoslernale large, horizontale et parallèle en arrière. — Saillie pro- 
sternalc plus étroite, presque horizontale. — Corps large, pubescent, 
Mg-d[ en dessus. — Femelle inconnue. 

Geiu'c très-distinct, le seul représentant connu des Acanthociuidos 
ilans la Malaisie et ne comprenant qu'une seule espèce (1) d'assez 

(1) A. alphoides, Pascoe, loc. cil. p. 11, pi. 1, f. 3. 



760 LONGICORNES. 

grande taille. Sa livrée est d'un brun jaunâtre variée de gris ; outre 
leur carène latérale antérieure, ses élytres en ont une oblique avant 
leur sommet et un faible tubercule obtus à quelque distance de leur 
base; le reste de leur surface est densément ponctué, surtout en 
avant. Par sa forme générale, cet insecte se rapproche un peu des 

POLYRAPHIS. 

BELŒSTHES. 
i. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 23. 

Mâle: Tète fortement et triangulairement concave entre ses tuber- 
cules antennifères ; ceux-ci assez saillants; front subconvexe, équila- 
téral ; joues médiocres. — Antennes munies de quelques courts cils 
distants en dessous, du double plus longues que la corps, h articles 
i atteignant les élytres, sinué en dessous à sa base, 3-11 décroissant 
peu à peu et faiblement. — Lobes inférieurs des yeux un peu plus 
hauts que larges. — Prothorax transversal, subcylinclrique, muni 
d'un gros tubercule conique do chaque côté et de deux plus petits 
sur le disque. — Ecusson en triangle curviligne, longitudinalenient 
bicaréné. — Elytres assez allongées, peu convexes, carénées latérale- 
ment, peu à peu rétrécies, tron(|uées et bi-épineuses au bout (l'épine 
externe longue), débordant fortement le prothorax en avant, munies 
chacune de trois forts tubercules coni(jues, arqués, un subbasilaire, 
deux médians, obliquement disposés. — Pattes longues ; cuisses lon- 
guement pédonculées, puis rentlées en une forte massue ovalaire, les 
quatre postérieures uni-épineuses au bout, les postérieures dépassant 
fortement les élytres ; tarses de la même paire très-longs, grêles, à 
article 1 près de trois fois aussi grand que 2-3 réunis. — S" segment 
abdominal assez long, tronqué et bi-épiueux au bout. — Saillie raé- 
suslernale de largeur médiocre, rétrécie et recourbée en arrière. — 
Saillie prosternale plus étroite, fléchie postérieurement. — Corps assez 
allongé, pubescent. — Femelle inconnue. 

M. J. Thomson n'en décrit qu'une espèce {megabasoides) dont il 
n'indique pas la patrie, mais qui est sans aucun doute originaire de 
quelque partie de l'Amérique du Sud liitertropicalc. Elle est de se- 
conde grandeur pour le groupe actuel, variée de noir et un peu de 
jaune sur un food d'un gris verdâlro par places, avec la base do toutes 
les cuisses d'un fauve ci air. C'est un des genres les plus tranchés du 
groupe actuel. 

TITHONUS. 
1. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 24. 

Mâle : Tôle des Belœsthes, seulement moins et plus largement con- 
cave entre ses tubercules antennifères. — Yeux et antennes des mômes. 
— Prothorax transversal, resserré à sa base, moins en avant, dilate 



ACANTBOCINIDES. 761 

avec un tubercule conique et aigu de chaque côté, muni sur le disque 
de (rois autres disposés en triangle. — Ecusson concave, en triangle 
curviligne. — Eiytres médiocrement allongées, subparallèlcs, peu 
convexes, aplanies sur la suture, tronquées au bout, débordant for- 
tement le prothorax en avant, munies chacune d'une petite crête à. 
leur base. — Pattes des Beloesthes avec les cuisses postérieures dé- 
passant faiblement les élytres et inermes au bout, ainsi que les in- 
termédiaires. — Abdomen, saillies mésosternale et prosternale des 
mêmes. — Corps oblong, pubescent. — Femelle inconnue. 

L'unique espèce {umbrosus Thoms.) du genre est plus petite que le 
Belœslhes megabasoides, et a un lactés différent par suite de la forme 
et de la sculpture beaucoup plus simples de ses élytres. Le fond de 
sa livrée est d'un gris foncé avec les élytres variées de brun, de 
jaune et ornées d'une grande tache commune, irréguliôre, d'un gris 
rosé; la base des cuisses est d'un fauve clair. La patrie de cet insecte 
n'est pas non plus indiquée. J'en possède un exemplaire qui provient 
du Brésil. 

AMNISCUS. 
(De/.) h. W. Bâtes, Contrilmt. etc. p. 65 ()). 

Mâle : Tête fortement et triangulairement concave entre ses tuber- 
cules antennifères, ceux-ci assez saillants; front subconvexe, plus 
haut que large; subparallôle; joues médiocres. — Antennes non ci- 
liées, presque du double plus longues que le corps, à article 1 em- 
piétant sur les élytros, grêles dans plus de sa moitié basilaire, puis 
reutlé eu une massue ovalaire et épineux à son sommet interne, 3 ter- 
miné par une dent interne, beaucoup plus long que i, celui-ci et 
5-M décroissaut peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux sensiblement 
l)lus hauts que larges. — Prothorax court, cylindrique, muni d'un 
tubercule obtus de ehaV|ue côté et de cinq, disposés en quinconce, 
sur le disque. — Ecusson concave, en triangle rectiligne. — Elytres 
assez courtes, peu convexes et inégales en dessus, obtusémont caré- 
nées sur les côtés, peu à peu rétrécies dans leurs 3/4 antérieurs; puis 
brusquement atténuées et tronquées au bout, munies chacune d'un 
tubercule à leur base. — Pattes assez longues; cuisses pédonculéos à 
leur base, puis renflées en une massue ovalaire, les postérieures de la 
longueur des élytres; tarses de la même paire à article 1 de 1/3 plus 
loiig que 2-3 réunis; jambes antérieures on peu arquées; leurs tarses 
iisscz dilatés et frangés sur leurs bords. — 3° segment abdominal assez 
grand, rétréci et subéchancré au bout. — Saillie mésosternale assez 

(1) Syi). Ai.CATiioDS, J. Thoms. Sysl. Cerambyc. p. 24; uom postérieur d'un 
an à celui emprunté k Dejca» (Cal. éd. 3, p. 364) par M Bâtes, et restreinl 
l«ir lui au goure actuel. Pour Jl. .1. Thomsou (loc. eit. p. 28) ce nom est syno- 
nyme (le celui de Leptostvi.ds. Il est presque iiuitile de dire que le genre Am- 
Mscus de Dejean est uu assemblage d'espaces disparates. — Alcidion A. White, 



762 LOXGICORNES. 

large, horizontale et parallèle en arrière. — Saillie prostevnale plus 
étroite, à peine fléchie postérieurement. — Corps peu allongé, assez 
largo, inégal, pubescent. — Femelle inconnue. 

Genre remarquable par la forme du scape des antennes qui ressemble 
à celui des Acanista, avec une épine en sus à son extrémité, épiue 
dirigée dans le sens de son axe (1). 

Il a pour type VAlcidion polyraphoides de M. A. White (2), insecte 
de Venezuela, d'un vert de gris pâle, varié partout de brun; parmi 
les tubercules granuleux et les irrégularités dont ses élytros sont cou- 
vertes, on remarque deux courtes crêtes basilaires et fasciculées de 
jaune. Une seconde espèce de Rio-Janeiro, décrite par M. Bâtes sous 
le nom de picUpes, me paraît étrangère au genre (3). 

LAGOCHEIRUS. 
(Dej.) J. Tuoms. Essai, elc, p. 9 (4). 

Mâles : Tête assez fortement concave entre ses tubercules antenni- 
fères, ceux-ci courts; front équilatéral, plan; joues médiocres.— 
Antennes non ciliées, du double environ plus longues que le corps, 
à articles 1 presque de la longueur du prothorax, 3 notablement plus 
grand que 4, celui-ci et S-M décroissant peu à peu, 6 muni en dessous 
d'une petite dent terminale surmontée d'un pinceau grèlo de poils. 
— Lobes inférieurs des yeux plus hauts que larges. — Prolhorax 
transversal, convexe et pluvi-noueux en dess\is, rétréci en avant et i. 
sa base, dilaté et muni latéralement d'un gros tubercule conique. — 
Ecusson plan, en carré plus long que large. — Elylres courtes, larges, 
médiocrement convexes, légèrement atténuées et arrondies en arrière, 
débordant très-fortement le prolhorax en avant. — Pattes, courtes, 
robustes; cuisses pédonculées à leur base, les postérieures do la lon- 
gueur des élytres; tarses antérieurs fortement dilatés et longuement 
frangés sur leurs bords, les postérieurs à article 1 plus court que 2-3 

(1) M. Baies (loc. cit.) fait observer que .co renflement do constitue peut- 
être pas un caruclère géii6iU|ue , attendu qu'il existe chez quelques Ai.cioioN, 
tandis que d'ai.tres en sont dépourvus ; mais outre qu'ici il epl plus prononcé, 
la forte épine dont il est armé est un caractère que je n'ai vu chez aucun autre 
Ac^nthocinide. 

(2; Loc. cit. pi. 10, f. 6. 

(3) Cnnlrih. etc. p. 66. Cet insecte, que M. Bâtes a bien voulu me com- 
muni(|ucr, est petit, sans uucunc trace de tul)eicules latéiaux au protlior.ix, et 
sa liviéc, ainsi que sa sculpturo, n'ont non de commun avec celles de l'espèce 
typique. Il me paraîtrait beaucoup mieux à sa place parmi les Leptostvlds dont 
il a la taille et picsqiie le faciès. 

(4) Syi'. Lacdchicus, Ericlis. Archiv, 1S47, 1, p. 114. — AcAtmioDEnKs (|)ars) 
Serv. — TftïPAKimus (pars) A. Whitu. — Ceuambïx Linu., Oliv., Drury. — La- 
MiA Fab. 



ACANTHOCINIDES. 763 

réunis. — 8« segment abdominal médiocre, rétréci et échancré ou 
tronqué au bout. — Saillie mésosternale très-large, verticale en avant, 
horizontale et parallèle en arriére. — Saillie prosteruale assez large, 
canaliculée, arquée postérieurement. — Corps large, oblong, pubos- 
cent. 

Femelles: Antennes plus longues de 1/3 que les élytres (1), leur 
G« article inerme. — Tarses antérieurs non dilatés ni frangés sur leurs 
bords. — 5" segment abdominal plus long. 

Ces insectes figurent parmi les plus grands et les plus larges Acan- 
thocinides. Leur livrée dont le fond varie du jaune-brun au gris ver- 
datre, est presque toujours relevée sur cbaque élytre par une grande 
tache latérale, submédiauc et triangulaire d'un brun velouté; la sculp- 
ture de ces organes est médiocrement prononcée et consiste en deux 
ou trois courtes côtes granuleuses qui sont basilaires et une ponctua- 
tion assez dense qui s'efface peu à peu en arriére. Les espèces sont 
peu nombreuses (2) et propres aux parties chaudes de l'Améri'iue. 

CLEODOXUS. 
J. Thohs. Syst. Ccrnmbyc. p. 24. 

Femelle : Tôte médiocrement concave entre ses tubercules anten- 
nifères, ceux-ci courts; front équilatéral; joues médiocres. — Anten- 
nes densément pubescentes, finement ciliées en dessous, de 1/4 en- 
viron plus longues que le corps, à articles 1 atteignant à peine la 
base des élytres, 3 beaucoup plus long que i, celui-ci et 5-11 gra- 
duellement plus courts. — Lobes inférieurs des yeux plus hauts que 
larges. — Prothorax fortement transversal, uni en dessus, muni de 
chaque côté d'un tubercule conique médiocre. — Ecusson un peu 
concave, en triangle curviligne allongé. — Klytres longues, peu con- 
vexes, cunéiformes, munies latéralement d'une fine et vive carène, 
ob!i(iiiement tronquées et dontiformes au bout, débordant fortement 
lo protliorax, pourvues chacune d'une crête tranchante à leur base. 
— Pattes médiocf'es, peu robustes; cuisses subpédonculôes à leur 
base, puis peu à peu en massue, les postérieures sensiblement plus 

(I) Suivant M. Biitcs (Contribut. etc. p. 61), ces organes seraient presque 
d'ôsalo longueur daus les deux sexes. Peul-êtro en est-il ainsi cliez cerUiinos 
espèces qui me sont inconnues, mais cela n'est pas exact pour l'araneiformis, 
type du genre. 

(i) Cer. aranciformis, Linn. Syst. nat. II, p. 625; Drury. 111. H, pi. 35; ré- 
pandu et commun dans la plus grande partie de l'Amérique interiropicale; on 
l'a même rencontré à Taïty où quelque navire l'avait transporté; voyez L. 
Fairm. Rov. et Mag. d. Zooi. 1850, p. 115. — L. planlarii, Ericlis. loc. cit.; 
Pérou. — Tryp. fasciciilatm, A. Wtiile, Long, of Itic Brit. Mus. p. 377, pt. 9, 
f. 9; Amazone. — L. binumeratus, ubsoletus, J. Tlioms. Essai, etc. p. 9; Mexi- 
que. — L. funesltu, i. Thoms. Syst. Ccrambyc. p. 545; Mexique. 

Coléoptères. Tome IX (s). 23 



764 lONGlCORNES. 

courtes que l'abdomen; tarses de la même paire à article 1 un peu plus 
grand que 2-3 réunis. — 5" segment abdominal allongé, conique, 
tronqué au bout. — Saillie mésosternale assez large, déclive, rétrécie 
et tronquée en arrière. — Scùllie prosternale très-étrpite, élargie et 
fléchie postérieurement. — Corps allongé, cunéiforme. 

Mon exemplaire est complètement pareil à celui qu'a bien voulu 
me communiquer M. J. Thomson ; tous deux semblent être des fe- 
melles. Le genre ne contient qu'une assez grande espèce [cristatus 
J.Thoms.) d'un brun earméhte uniforme, avec une tache brune nua- 
geuse un peu au-dessous du miUeu de chaque élytre; ces organes 
sont assez densémeut pointillés, sans autre trace de sculpture. La 
forme générale de cet insecte se rapproche beaucoup de celle des Al- 

CIDION. 

LATHRŒUS. 
J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 25. 

Genre intermédiaire entre les Cleodoxus et les Alcidion; il ne dif- 
fère des premiers que par les caractères suivants : 

Femelle? : Prothorax médiocrement convexe, muni suv le disque 
de trois nodosités assez distinctes, et sur les côtés d'un assez gros tu- 
bercule obtus. — Elytres plus larges, presque planes, subcunôLformes, 
vivement carénées sur les côtés , échancrées et bi-épineuses à leur 
extrémité, l'épine externe la plus longue, n'ayant chacune à leur 
base qu'une fiiiblo carène en forme de côte. — Saillie prosternale 
assez large, complètement horizontale. — Corps plus large. 

En somme, les caractères sont peu différents de ceux des Alcidion 
à élylres fortement carénées sur les côtés, et sans les tubercules laté- 
raux du protliorax, ils ne seraient pas suffisants. 

Le genre ne comprend qu'une belle espèce [oreoderoides J. Thoms.) 
de la taille du Lagocheirus araneiformis et dont M. J. Thomson n'in- 
dique pas Vliabilal exact, mais qui est de toute évidence américaine. 
Elle est d'un gris cendré clair, légèrement tiquetée de noir sur les 
élytres qui sont ornées chacune de trois taches d'un noir velouté : 
une, ponctiforme et subbasilaire ; une, assez grande, carrée et sub- 
médianc ; la dernière, voisine de leur sommet, petite et ovalaire ; le 
prothorax en a doux semblables sur son disque; les antennes sont 
noires et annelées de blanc. 

ALCIDION. 
(Dej.) j. TnoMs. Esnai, etc., p. 12. 

Mâles : Tète médiocrement concave entre ses tubercules autonni- 
fères, ceux-ci courts; front au moins aussi haut que large; joues mé- 
diocres. — Antennes Ciliées en dessous, d'un tiers au moins plus lon- 
gues que le corps, à articles 1 en cône renversé, parfois (par ex. 



ACANTllOCINIDES. 765 

bispinum, lineatum) plus ou moins en massue à son extrémité, 3 
beaucoup plus grand que A, celui-ci et S-H décroissant peu à peu. 
— Yeux des précédents. — Prothorax transversal, uni ou muni de trois 
faibles nodosités sur le disque, resserré à sa base, plus ou moins proé- 
minent et arrondi sur les côtés. — Ecusson plan, déclive, en triangle 
tronqué au bout. — Elytros médiocrement allongées, iégèreoient con- 
vexes, peu à peu rétrécies, et chacune plus ou moins obliquement 
tronquées et épineuses au bout, débordant fortement le prothorax en 
avant, munies chacune d'une courte crête basilaire.— Pattes de longueur 
variable; cuisses pédonculées à leur base, puis fortement en massue, 
les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen; tarses de la mémo 
paire à article i égal à 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal 
assez long, rétréci et tronqué au bout. — Saillie mésosternale assez 
large, déclive, subparallôle. — Saillie prosternale un peu plus étroite, 
horizontale ou un peu fléchie eu arrière. — Corps plus ou moias 
large, cunéiforme, pubescent. 

Femelles : Peu différentes des mâles, dont elles paraissent ne se 
distinguer que par leurs antennes un peu moins longues et leur 5" 
segment abdominal plus grand. 

Genre riche en espèces (1) encore inédites en partie, et dont les plus 
grandes soutde taille moyenne ; quelques-unes (par ex. minimum) sont 
très-petites. Leur livrée, dont le fond varie du jaunâtre au gris et au 
vert olivâtre, ne forme qu'un mélange confus qui imite assez souvent 
la couleur des écorces ; leurs élytres sont plus moins ponctuées et 
présentent des hgnes saillantes irrégulières. Ces insectes sont propres 
à l'Amérique du Sud et au Mexique. 

LOPHOPŒUM." 
H. W. Bâtes, Contrihul. etc., p. 70 (2) 

Ce sont des Alcidion dont le prothorax est muni de chaque côté 

(1) M. H. W. Bâtes (Contribut. etc. p. 66) les partage en deux sections se- 
lon quWles élytres sont carénées latéralement comme clioz les Cleodoxus et 
les Latheioeus, ou que ces carènes maïuiuent. 

A la première appartiennent : A. lutum, i. Tlioms. lue. cit.; Mexique. — 
carinatum, A. Wlilte, Longio. of tlie Brit. Mus. p. 395; Colombie. — bispinum, 
Rio-Janciro; lineatum, Venezuela; Bâtes, loc. cit. p. 67. — M. Bâtes pense 
qu'il faut probablemeut y comprendre: Leiopus emeriius, Erichs. Areliiv, 
1847, 1, p. 147; Pérou. 

La seconde, plus nombreuse, contient : ^. tetramaston, A. While, loc. cit.; 
Venezuela. — omlitlum, Iriangularc , latipenne, inirrrogationis , olivaceum, 
minimum. Amazone; bicristiitum, Kio-,lanoiro; Irivitliilum, Venezuela; Baies, 
loc. cit. p. (ï7 .— privatum, Pascoe, Trans. ol' llie culom. Soc. Ser. 3, V, p. '283; 
Colombie (Sainte-Marthe).— adjimo/wm, J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 545; 
Costa-Rica. 

(2) Syn. Leiopus A. Wliito. — JEoononruus A. While. 



766 LONGICORNES. 

d'une petite épine médiane parfois remplacée par un court tubercule 
conique. 

Sauf une seule {cuUrifer), les espèces sont plus petites que le com- 
mun des Alcidion , les plus grandes d'entre elles dépassant à peine 
10 millim. de longueur. Leurs élytres ont constamment leurs crôfes 
basilaires bien distinctes, mais leurs carènes latérales, bien marquées 
chez quelques-unes, s'oblitèrent chez les autres, et leur extrémité est 
parfois (par ex. circumflexum) coupée carrément. Jusqu'ici ces petits 
insectes n'ont été rencontrés que dans la région amazonienne (1). 



Prothorax tubercule latéralement en-deçà de son milieu, souvent 
près de sa base, rarement inerme. — Souvent une tarière (2) chez 
les femelles : Acanthociniues vrais. 

Ces insectes sont beaucoup plus nombreux que ceux de la Section 
précédente et d'une étude très-difficile, par suite des caractères minu- 
tieux qui distinguent leurs genres dont le nombre a été considéra- 
blement augmenté dans ces derniers temps par MM. J. Thomson et 
H. W. Bâtes. 

I. Antennes non ciliées en dessous (3), rarement une tarière chez 
les ? (i). 

(1) Leiop. hituberculatus , A White, Longic. of the Bril. Mus. p. 382. — 
/Egom. euUrifer, A. Wliile, loc. cit. p. 374; espèce fort diirérente des autres 
et plus grande; je ne la rapporto au genre que sur l'autorité de M. Bâtes. — 
L. carinattilum, fuliginosum, circumflexum, acutispine, H. W. Bâtes, loc. cit. 
p. 71. 

(2) Jusqu'ici cet appareil n'avait été qu'imparfaitement étudié; on se conten- 
tait de signaler son existence et son plus ou moins de longueur. M. H. W. Bâ- 
tes est le seul auteur qui .lit tenu un compte rigoureux des modifications qu'il 
éprouve, ainsi que le dernier segment ventral et le pygidium dus màlcs. Il en 
est résulté une connaissance plus approfondie de l'organisation de ces insectes, 
mais en même temps une grande ditTiculté dans leur étude, surtout qiwnd on 
n'a pas les deux sexes sous les yeux. 

Pour l'intelligence des formules généiiqucs qui suivent, il ne sera pas inutile 
d'exposer dans quel sens les mots tarière et oviscaple y sont cm|)loyés. Le se- 
cond est uu tube, continuation directe de l'api)aroil génital. 11 est renfermé 
entre deux valves, dont l'inférieure n'est (|ue le 5» segment ventral de l'ab- 
domen et la supérieure correspond au pygidium. Le tout, réuni, constitue la 
tarière. Dans certains genre» (par ex. Toron/Eus, Astynomus, Ac*nthocinus) 
où cette dernière est longue, l'oviscaple dépasse plus ou moins ses valves, mais 
ce cas est rare. 

(3) Parfois, mais assez rarement, il existe quelques cils sous leur scape, 
mais jamais sous leurs autres articles. 

(4) Quand il y eu a une (par ex. P*r,ecus, Trypanidius), elle est toujours 
très-courte. 



ACANTHOCINIDES. 767 

A. Tarses poster. longs et grêles, deux fuis au moios aussi grands 
que 2-3 réunis. 
a Prolhorax beaucoup plus étioit que les élytres .\ tu base. 
6 Tubercules du prothorax tiès-pelits , distants de sa base : 

Onalcidion. 
bb — voisins de sa base. 

Elytres planes, cunéiformes, sans crêtes basilaires:i4»n'- 
sopodus. 

— assez convexes; munies de : Osi- 

neus. 
aa Prothorai aussi large que les élylres à sa base : Parœcus. 
6. Tarses poster, au plus médiocres, à art. 1 au maximum égal i 
2-3 réunis, 
c Corps court, plus ou moins large et massif. 
d Lobes infér. des yeux subéquilatéraux ou transversaux. 
P."Othorax sans nodosités en dessus : Leptostylus. 

— pluri-noueux — : Trypanidius. 

dd Lobes infér. des yeux presque deux fois aussi bauts que 

larges : .4 (rj//^a)iius. 
ce Corps ohlong ou oblongo-elliptiquc, peu robuste, 
e Scape des antennes caréné sur son bord externe : Dectes. 

ee — non 

Elytres assez convexes, uun ou à peine carénées sur les 
côtés : Leiofus. 

— déprimées, vivement : Hyperplatys. 

II. Antennes plus ou moins ciliées en dessous (1). 

C. Point de tarière chez les Ç (2). 

a Elytres simplement pubescentcs, sans soies redressées. 
6 Corps oblong ou oblongo-ovalaire, parfois linéaire, 
c Jambes poster, de forme normale. 
d Protliorax tubercule latéralement : Leplurges. 
dd — sobinerme — 

Lobes inférieurs des yeux équilatéraux : StenoHi. 

allongés : Palame. 

ce Jambes poster, comprimées et ciliées : Microplia. 

bb Corps court et large ; des crêtes à la base des elytres : Ba- 

ryssinus. 
aa Elytres munies do soies redressées outre leur pubescenco. 
Antennes munies d'une touffe de poils : Coimotoma. 

— sans : Probntius. 

(1) Pour qu'une espèce rentre dans cette catégorie il suffit que quelques cils 
existent au sommet des articles de ses antennes. 

(2) On ne connaît que les c^ des STE^oLls et des Microplia; il est possible, 
quoique assez peu probable d'après leur faciès, que leurs Ç possèdent une ta- 
rière. 



768 LONGir.ORNES. 

D. Une tarière chez les Ç. 

c Elytres non carénées ni comprimées latéralement. 
f Des soies redressées sur les ély très outre leur pubescence. 
g Corps court, ovalaire ou elliptico-oyale. 
h Tarées poster, à art. 1 deux fois aussi long que 2-3 réu- 
nis : (F.dopexa. 

M» à peine plus 

« Elytres débordant fortement le prothorax : Chœtanes. 
ii — débordant à peine — 

Prothorax fortement épineux sur les côtés : Trichonim. 

— à peine : Oxathres. 

gg Corps oblong, plus ou moins étroit. 
k Prothorax suhinerme sur les côtés. 

Antennes de grosseur normale : Sporelus. 

— capillaires ; Seriphus. 

kk Prothorax tubercule sur les côtés : Graphisurus. 

ff Point de soies redressées sur les elytres outre leur pubescence. 

l Scape des antennes cicatrisé au bout : Hyletlus. 

U — non — 

m Yeux très-rapproohés, souvent subcontigus en dessus. 

n Pubescence normale, sans reflets soyeux : Nyssodrys. 

nn — veloutée, à reflets moirés. 

Prothorax tubercule latéralement : Astynomus. 

— inerme — : Toronœus. 
mm Yeux distants en dessus. 

Prothorax uni; elytres arrondies au bout : Acanthocinus. 

— noueux; — tronquées — : Xylergates. 
te Elytres comprimées et plus ou moins carénées latéralement : 

Euirypanus. 

Genres incertae sedis : Erphœa, Callipero, Cobelura. 

ONALCIDION. 
J. Tbohs; Syst. Cerambyc. p. 25. 

Femelle : Tête médiocrement concave entre ses tubercules anten- 
nifères, ceux-ci très-courts; front un peu plus haut que large; joues 
médiocres.— Antennes des Alcidion 9, non ciliées et avec lem- 1" ar- 
ticle renflé au bout. — Yeux des mêmes. — Prothorax transversal, 
uni en dessus, arrondi sur les côtés, resserré à sa base, avec un 
petit tubercule vers son tiers postérieur. — Ecussou en triangle cur- 
viligne. — Elytres allongées, peu convexes, parallèles, rétrécies dans 
leur quart postérieur, isolément et obtnsément acuminées au bout, 
tronquées et débordant fortement le prothorax à leur base, munies 
chacune d'une courte crête basilaire. — Pattes assez longues, pou ro- 



ACANTHOCmtDES. 769 

bustes; cuisses pédonculécs, les postérieures un peu plus courtes que 
les élytres; tarses de la méinf; paire longs, grAles, à article 1 trois 
fois aussi grand que 2-3 réunis. — S« segment abdominal en cône al- 
longé et tronqué au bout. — Saillie mésosternale assez étroite, re- 
courbée en arrière. — Saillie prosternale encore moins large, fléchie 
postérieurement. — Corps allongé, pubescent. 

Ce genre ne comprend qu'une assez élégante espèce de Colombie, 
décrite par M. A. White sous le nom d'Alcidion piciulum (1), qui, 
sur un fond grisâtre tacheté de brun, est ornée, sur la moitié posté- 
rieure de ses élytres, d'un dessin compliqué formé par des lignes 
blanches. 

ANISOPODUS. 
A. WuiTB, Longic. ofihe Brit. Mus. p. 349 (2). 

Mâle : Tête non ou à peine concave entre ses tubercules antenni- 
fôres; ceux-ci déprimés, contigus; front subconvexe, subéquilatéral, 
un peu élargi en bas; joues très-courtes. — Antennes non ciliées, du 
double au moins plus longues que le corps, à articles 1 atteignant la 
base des élytres, 3-4, subégaux, H-i \ un peu plus courts, décroissant peu 
j peu. —Yeux rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs parfois sub- 
transvei'saux (par ex. arachnodes, en général plus hauts que largos. 
— Prothorax transversal , peu convexe, uni ou muni en dessus de 
deux ou trois très-faibles nodosités, rétréci en avant, armé de deux 
petites épines rapprochées de sa base. — Ecusson en triangle curvi- 
ligne. — Elytres assez allongées, planes en dessus et vivement caré- 
nées sur les côtés, peu à peu réirécies en arrière, avec leur extré- 
mité tronquée obliquement et épineuse ou non, débordant assez 
fortement le prothorax en avant, sans crêtes basilaires. — Pattes de 
longueur variable, les postérieures très-longues; cuisses pédoucu- 
lées, les postérieures longuement, dépassant fortement, parfois {pha- 
langodes, arachnodes) excessivement les élytres; tarses de la même 
paire à article i de deux à cinq fois plus long que 2-3 réunis. — 
5» segment abdominal en cône plus ou moins long. — Saillie mésoster- 
nale triangulaire, fortement penchée. — Saillie prosternale étroite, 
fléchie postérieurement. — Corps déprimé, cunéiforme, pubescent. 

Femelles : Antennes aussi longues que celles des mâles ou pas beau- 
coup plus courtes. — Cuisses postérieures ne dépassant pas ou que 
peu rahdomen. — 5° segment abdominal plus long (3). 

(1) Longic. of the Brit. Mus. p. 395, pi. 10, f. 5. ■ 

(2) Syn. ANisorns, A. Serv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 30; nom d(Sji\ 
employé par Meigeii pour des Diptères. — Leptoscelis, Dej. Cat. éd. ^, p. 364; 
Eiichs.; M. de Caslelnau avait anlérieurcment appliqué ce nom à des Hémip- 
tères. 

(3) Quelquefois dans ce sexe il devient conico-tubulcux et forme, par couse- 



'''0 LON'GICORNES. 

L'un des genres les plus distincts du groupe actuel et assez nom- 
breux (1). Ses espèces, dont les plus grandes {phalangodes, arachno- 
des) ont de 12 à 18 millim. de longueur, sont en général de taille mé- 
diocre et quelquefois très-petites. Leur livrée est le plus souvent d'un 
gris ou brun jaunâtre avec des taches et des bandes noires ou brunes 
sur les élytrcs; les crétos basilaires qui manquent à ces dernières sont 
fréquemment remplacées par deux petits tubercules; le resta de leur 
surface est presque imponctué ou finement pointillé. 

OZINEUS. 
H. W. Bâtes, Contribut. etc., p. 74. 

Genre extrêmement voisin des Anisopodus, et qui n'en diffère es- 
sentiellement, comme le dit M. Bâtes, que par la présence de petites 
crêtes basilaires sur les élytres, en ce que les pattes sont courtes, avec 
les cuisses plus fortement en massue au bout ot les postérieures de 
longueur normale dans les deux sexes. 

Les espèces (2) sont toutes de petite taille, et ont .les élytres tantôt 
planes comme celles des Anisopodus, tantôt légèrement convexes ; 
leur prothorax (du moins chez celles que j'ai vues) est complètement 
lisse et ses épines latérales, parfois, sont à peine séparées des angles 
postérieurs. 

PARŒCUS. 

H. W. Bâtes , Contribut. etc., p. 96 (3). 

Mâle : Tôte à peine concave entre ses tubercules antennifères, ceux- 
ci déprimés; front subconvexe, équilatéral; joues très-courtes. — An- 
tennes non ciliées, deux fois et demie aussi longues que le corps, à 
articles 1 empiétant sur la base des élytres, 3-10 subégaux, H plus 
long. — Yeux assez rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs 
grands, subéquilatéraux.— Prothorax transversal, médiocrement con- 
vexe, uni en dessus, un peu et graduellement rétréci en avant; ses 

quent, une véritable tarière. Je possède mie espèce de Cayenne, inédite, qui 
est d<iD8 ce cas. 

(1) Lcpt. phalangodes, prolixus, strigosus, Erichs. Arcliiv, 1847,1, p. 145; 
Pérou; le dernière est jusqu'à un certain point douteuse au point de vue géné- 
rique; la première hsbito également le Haut-Amazone. — ^. cugnatus, spar- 
sus, pmiUm, elongatus, mncropus, gracillimus, ligneus, lignicola, humerali's; 
Amazone; canus, Brésil mér.; H. W. Bâtes, Contribut. etc. p. 79. —curvili- 
nentus, A. White, Longic. of thc Biit. Mus. p. 350, pi. 9, f. 1; Brésil. — A. 
aucfus, J. Thums. Syst. Cerambyc. p. 544; Brésil. 

(2) 0. elongatus , myslicus , dodus, cincrascens, Amazone; ignobilis , ro- 
tundicollis, RioJaneiro; H. W. Bâtes, loc. cit. 

(3) Syn. HïsTEROTARSus, J. Tboms. Syst. Cerambyc. p. 26. — Astïnûmus, 
J. Thoms. Arcliiv. entom. I, p. 289; ollm. 



ACANTHOCINIDKS. 771 

épines latérales petites, trôs-voisines de sa base.— Elytres oblongues, 
peu convexes, légèrement atténuées, obliquement tronquées et aiguës 
en arrière, pas plus larges en avant que la base du prothorax. — 
Pattes postérieures beaucoup plus longues que les autres; cuisses an- 
térieures trôs-robustes, fusiformes, les intermédiaires et les postérieures 
peu à peu épaissies et légèrement arquées, celles-ci dépassant un peu 
les élytres; tarses de la dernière paire longs, à article i du double 
plus grand que 2-3 réunis. — S» segment abdominal en triangle al- 
longé, profondément échancré au bout. — Saillie mésosternale étroite, 
triangulaire, déclive. — Saillie prosternale presque nulle entre les 
hanches antérieures. — Corps oblong, finement pubescent. 

Femelle : Je ne la connais pas; selon M. Bâtes, elle possède une 
tarière lubuleuse, longue de i 1/2 ligne; son 5" segment abdominal 
est échancré comme celui du mâle, son pygidium acuminé au bout. 

Le genre est très-distinct; c'est, en effet, le seul de tous ceux des 
Acanthocinides qui ait le prothorax et les élytres de la même largeur 
à leur base. M. Bâtes en décrit deux espèces (Ij de l'Amazone, de 
taille médiocre et dont la livrée varie. Celle {elliplicus) que j'ai sous 
les yeux ne présente aucune trace de sculpture sur ses téguments, 
sauf sur le prothorax où de très-petits points enfoncés forment une 
double rangée à sa base, une longitudinale dans son milieu et deux 
transversales sur le disque. 

LEPTOSTYLUS. 
J. L. Le Conte, Journ. ofthe Acad. of Pbilad. Scr. 2, 11, p. 168 (2). 

Mâles : Tète en général faiblement concave entre ses tubercules 
iintennifôres, ceux-ci courts; front un peu plus haut que large; joues 
médiocres. — Antennes non ciliées, de 1/3 au moins plus longues 
que le corps, à articles 1 grêle, souvent aplani en dessous, atteignant 
la base des élytres, 3 pas beaucoup plus grand que i, 5-H décrois- 
sant pou à peu. — Yeux rapprochés en dessus, leurs lobes inférieurs 
parfois (par ex. aculiferus) subéquilatéraux. — Prothorax transversal, 
médiocrement convexe, muni en dessus Je deux rangées de faibles 
nodosités parfois obsolètes, et de chaque côté d'un court tubercule 
plus ou moins distant de sa base, trcs-obtus et sujet également à 
disparaître. — Ecusson triangulaire, tronqué au bout. — Elytres plus 
ou moins courtes, peu convexes, carénées et parallèles dans leurs 2/3 
antérieurs , rétrécies et déclives en arrière , tronquées ou subarron- 

(I) La iiremière {ellipticus) est le type du Renrc Hystcbotarsus de M. J. 
Tlioansou, et son Hyst. Batesii; dans l'oiigine, la croyant originaire des archi- 
pels indinns, il l'avait nonamée Ashjnotnus celeljensis ; la seconde a reçu de 
M. Billes le nom de rigidus. 

(1) Syn. Ahniscus Dcj., A. Wliitc, Haldcm. — Làmu Fab., Gyll., Say. - 
Mesosi Harris. 



T^i LONGICOHNKS. 

dies au bout. — Pattes courtes; cuisses pédonculées à leur base; 1ns 
postérieures au maximum de la longueur des élytres; tarses courts, à 
article i rarement aussi long que 2-3 réunis. — 5" segment abdominal 
en triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale large, dé- 
clive. — Saillie piosternale plus étroite, presque plane. — Corps sub- 
oblong ou ellipticù-ovalairc, pubescent. 

Femelles : Antennes dépassant beaucoup moins le sommet des ély- 
tres. — 5" segment abdominal allongé, obconique. 

Ce genre comprend la presque totalité des Amnisciis de Dejean et 
de la plupart des auteurs. Ce sont de petits insectes que leur forme 
courte et ramassée rapproche des Lagociieirus à la suite desquels 
M. Bâtes (1) les a placés, mais qui appartiennent à un autre type. Outre 
cette forme générale, ils ont en commun avec le genre en question la 
sculpture de leurs élytres. Leur livrée est toujours sombre, tout en 
variant selon les espèces. Il y a do ces insectes dans les deux Améri- 
ques (2). 

TRYPANIDIUS. 
(Dej.) J. TiiOMS. Essai, etc., p. 7 (3). 

Mâles : Tôte fortement concave entre ses tubercules antonnifères, 
ceux-ci assez saillants; front plus haut que large; joues assez longues. 
— Antennes non ciliées, de 1/3 au maximum plus longues que le 
corps, à articles 1 atteignant la base des élytres, parfois (par ex. di- 
midiatus, umbrosus) sinué on dessous à son extrémité, 3 plus grand 
que 4, celui-ci et S-11 décroissant lentement. — Lobes inférieurs des 
yeux grands, plus hauts que larges. — Prothorax transversal, assez 
convexe, pluri-noueux sur le disque, rétréci dans au moins ses 2/3 
antérieurs; ses tubercules latéraux coniques, distants de sa base. — 
Ecusson en triangle curvihgne ou tronqué en arrière. — Elytres assez 
courtes, médiocrement convexes, subparallèles, rétrécies et tronquées 
en arrière, débordant fortement le prothorax en avant, mimies cha- 
cune d'une crête basilaire. — Pattes médiocres, robustes; cuisses pé- 

(1) Contribut. etc. p. 63. 

(2) Es[>, de l'Amer, du Nord : Lnm. transversa, Gyll. iDSchOBiih. Syn. Ins. 
IH, Append. p. 164. — Lam. uculifera , Say, Joiirn. of llie Acad. of Philad. 
III, p. 329 (var. Amn. albescens, miirgineUus, Haldem. Traus. of tlie Amer. 
Phil. Soc. X, p. 46, 47). — Lam. macula, Say, ibid. V, p. 268. — Amn. per- 
ptexus, coUaris, variegatus, commixtus (var. punctatus Hald.), inlerruptus, 
Haldem. loc. cit. p. 46. — Mes. fascicularis, Harris, Trans. of llie nat. HIst. 
Soc. of Harlf. p. &S. — Lept. albidus, biusius, J. L. Le Conte, loc. cit. p. 168. 
— lisp. de l'Amer, du Sud : Lam. prœmorsa, Kab. Syst. El. Il, p. 291; An- 
tillus?-- Lept. pleurostktus, cretatellus , ovalis, cbscurellus, H. W. Batcs, 
Contribut. etc. p. 63; Amazone. — i. liliputantis, J. Thoms. Syst. Ccratnbyc. 
p. 545; Colombie. 

(3) Syn. Làhià Germar. 



ACANTHOCmtDKS. 773 

(Jonculées ou subpédonculôos à leur base, puis fortement en massue, 
los postérieures plus courtes que l'abdomen; tarses à article 1 plus 
court que 2-3 réunis. — S" segment abdominal aussi long que large 
à sa base, conique, échancré au bout. — Mésosternum large, recourbé 
en arrière, obtusément tubercule en avant. — Saillie prosternale assez 
large, canaliculée, arquée postérieurement. — Corps large, massif, 
pubescent. 

Femdles : Antennes un peu plus courtes ou un peu plus longues 
(lue les élytres. — Une courte tarière ne dépassant pas ou que peu les 
élytres, tronquée au bout. — Saillie mésosternale inerme ou simple- 
ment renflée. 

Ces insectes sont presque de la taille des Lagocheibus et leur res- 
semblent beaucoup sous le rapport du faciès, mais ils en diffèrent 
par une foule de caractères et appartiennent à un tout autre type. 
Leur livrée varie, mais a toujours \m aspect plus ou moins nuageux ; 
leurs élytres sont diversement ponctuées et munies chacune de deux 
ou trois côtes obtuses, abrégées en avant et en arrière. H n'y en a 
qu'un petit nombre d'espèces de décrites (1), pour la plupart origi- 
naires du Brésil. 11 est remarquable que le genre n'existe pas dans le 
bassin de l'Amazone; du moins M. H. W. Bâtes (2) dit ne l'y avoir 
pas rencontré. 

ATRVPANIUS. 

H. W. Bâtes, Contribut. etc., p. 101 (3). 

Mêmes caractères que les Trypanidius, sauf les différences sui- 
vantes : 

Yeux beaucoup plus allongés, leurs lobes inférieurs du double plus 
hauts que larges. — Prothorax moins inégal, parfois même presque 
uni. — Elytres plus convexes et plus atténuées en arrière, sans crêtes 
basilaires. — Saillie mésosternale inerme dans les deux sexes (4). 

(1) Lam. umbrosa, Germ. Ins. Spec. nov. p. i73(Tryp.liligiosus, Dej. Cal. 
M. 3, p. 363); Brésil. — T. andicola, Blandi. in d'Orb. Voy.; Enlom. p. 209, 
pi. 22, f. 6; Andes de Venezuela (an Imj. gen. ?). — Tryp. dimidiatus, (Dej.) J. 
Tlioms. Essai, etc. p. 8; Brésil. — geminus, Pascoe, Trans. of llie enlom. Soc. 
Ser. 2, V, p. 29; Brésil. 

le Tryp. fasciculatus do Ji. A.Wbite est, comme on l'a vu plus haut (p. 763), 

un LiGOCHElHUS. 

(2) Contribut. etc. p. 101. 

(3) Syn. Lamia Germar. — Leiopus (pars) Dej. 

(-1) Jn ne suis pas d'accord avec M. Bâtes sur la forme dn dernier segment 
abdominal chez le conspersus. Ce savant entomologiste le décrit ainsi : «Pla- 
ques dorsnle el ventrale du dernier scgminl abdominal obtuses chez le (f; tii- 
rière de la Ç très-conrle, dépassant à peine le soramcl des élytres; sa valve 
dorsale largement arrondie, la ventrale tronquée au bout. » Je trouve chez le 
rf leS' segment abdominal triangulaire, transversal cl échancré au bout; chez 



"^"^■i lONGICORXES. 

Le type du genre est lU Lamia conspersa de Germar (i), insecte de 
taille médiocre, blanc en dessous, varié de blanc, de noir et de fer- 
rugineux en dessus, rt'^pandu depuis le Brésil méridional jusqu'au 
Mexique. Mes exemplaires proviennent de la province de Sainte-Ca- 
therine. 

DECTES. 

J. L. Le Conte, Journ. oflhe Acad. of Philad. Scr. 2, II, p. 144(2). 

Mâles : Tête assez concave entre ses tubercules antonnifères, ceux-ci 
unpeusaillants;frontlégèrementcouvexe,subéquilatéral;jouesmédio- 
cres. — Antennes sans cils en dessus, de 1/3 environ plus longues que 
le corps, à articles 1 atteignant presque la base des antennes, aplani 
en dessous, caréné au côté externe, muni à son extrémité inférieure 
d'une petite dent, 3 un peu plus long que -i, celui-ci et 5-H graduel- 
lement plus courts. — Yeux au plus médiocres; leurs lobes inférieur? 
atténués en bas. — Proihorax transversal eu plus long que large, 
cylindrique, brièvement rétréci à sa base, muni do chaque côté, avant 
ce rétrécissement, d'une épine aiguë et recourbée en arrière. — 
Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres assez et régulièrement con- 
vexes, médiocrement allongées, déclives et tronquées ou échancrées 
en arrière, débordant assez fortement le protborax en avant. — Pattes 
médiocres ; cuisses peu à peu en massue, parfois [cinclicornis] sub- 
pédonculées à leur basej 1" article des tarses postérieurs égal à 2-3 
réunis. — 5" segment abdominal en triangle tronqué au bout. — 
Saillie mésosternale triangulaire, recourbée en arrière. — Saillie 
prosternale étroite, parfois (spinosus) presque nulle entre les hanches 
antérieures. — Corps oblong, finement pubescont. 

Femelles : Antennes plus courtes, dépassant moins le soimnet des 
élytres. — S" segment abdominal un peu plus long, parfois {cincti- 
cornis) échancré à son extrémité. 

Tout en disant que les analogies réelles de ce genre le rappro- 
chaient des Leiopus qui suivent, M. J. L. Le Conte l'a placé dans un 
groupe très-éloignô de ces derniers. Il n'y a pas à douter qu'il ap- 
partienne aux Acanthocinides, parmi lesquels M. J. Thomson (3) l'a 

la 9 une tarière formant un cône régulier, un peu plus large que longetolitus 
àsou extrémité. Chez la Ç du griseo-fasciatus cité plus bas, ce cône est beau- 
coup plus long et se convertit en un tube cylindrique dans sa moitié ter- 
minale. 

(1) Ins. Spcc. nov. p. 474 (Leiop. graliosus, Dej. Cat. éd. 3, p. 364; d'après 
des exemplaires du Mexique). — Une seconde espèce du genre, plus grande cl 
d'une livrée toute différente, est le Leiop. yriseo-fuscialus do Dcjcan (ibid.); il 
est du Brésil.' 

(2) Syn. Canidia, J. Tboms. Arcbiv. cntom. I, p. 193; olim. — Lamia Say. 

(3) Syst. Cerambyc. p. 26, 



ACANTHOCINIDES. 775 

classé. Son espèce typique, la Lamia spinosa de Say (1) est propre 
aux Etats-Unis , où elle paraît ôlre assez rare, petite et d'un gris 
foncé uniforme. Il y en a au Mexique quelques autres (2) plus 
grandes. 

Ces insectes ne présentent pas d'autre sculpture en dessus que 
des points enfoncés un peu plus gros et moins serrés sur les élytres 
que sur le prothorax. 

LEIOPUS. 
A. Ssnv. Ann. d. l. Soc. miom. 1835, p. 86 (3). 

Genre difficile à caractériser par suite du nombre assez considé- 
rable de ses espèces, des modifications de leur forme générale et des 
éléments étrangers qu'on a introduits parmi elles (4). il est conçu à 
peu près tel que l'a défini M. J. L. Le Conte (5). 

Mâle : Tôte tantôt assez (par ex. nebulosus), tantôt à peine ou non 
concave entre ses tubercules antennifères ; front équilatéral ou un 
peu plus haut que large; jouesau moins médiocres. — Antennes de 
longueur variable, mais dépassant toujours très-fortement les élytres, 
à articles 1 atteignant la base de ces dernières, 3 plus long que i ,5-H 
décroissant peu à peu. — Yeux plus ou moins rapprochés on dessus, 
parfois subcoutigus; leurs lobes inférieurs de grandeur variable, mais 
toujours plus hauts que larges. — Prothorax transversal ou subtrans- 
versal, rétréci en avant, uni en dessus, ses épines latérales voisines 
de sa base, parfois presque confondues avec elle. — Ecusson en triangle 

(1) Journ. of tho Acad. of PliiliirJ. V, p. 271. 

(2) Cnnid. cincticornis, J. Thoiiis. Arcliiv. loc. cil. p. 191; la plus grande 
espèce du genre, d'un no'w rnal, avec, le* ant-.'uncs annoIiScs de gris cendré. — 
Can.mexicana, i. Tlioms. Essai, loc. cit. J'en possède uue espèce très-voisine 
di! cette dernière et Également mexiciiino. 

/). baUeatus. L<rle griseo-pnljesccns, supra minute punctulata, élytris 
aiiice cmargiuatis, fascia commuui pone médium singuloquc macula parva api- 
cali, nigris; antcnnis cincrco lato annulatis. Long. 11, 12 mill. Oajaca. 

(3) Syn. Liopus Erielis., J. L. Le Conte, L. Fairm. — Amniscus (pars) Dej., 
Haldem. — L\mu Payii., Fab., Say, etc. — Oehamdïx Linnc. 

(i) ,1e ne parle pas de Dejoan (Cat. éd. 3, p. 3Ci) qui eu mentionne 40 es- 
pèccs,mais d'Eriolison (Arcliiv, 1847, l, p. 145) qui en a décrit It du Pérou qu'il 
ilivise eu quatre seclions. La première, dans Uu|Belle les épines latérales du 
proUiorax sont médianes ei l'oviscapte allongé cliez les Ç, ne peut pas dès 
lors rentrer ic'; elle contient trois ospccos : cœnobita, eremiia, conspicitUiris. 
La troisième et la quatrième sont dans le mérae cas, leurs deux espèces {stri- 
gilis, emerilus) ayant le prolliorax inermo latéra ement. Je ne suis même nul- 
lement ceitain que les espèces de la seconde {supersiei; serjienlinus, implexus, 
V'>lymitus,remtssus, floccidus) dont les épines protlioraciquee sont postérieu- 
res, n'appartiennent pas à quelques-uns des genres qui suivent. 

(b) Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, II, p. 170. 



776 LONGJCORNES. 

curviligne. — Elytres variables, sans crêtes basilaires, débordant for- 
tement le prothorax en avant. — Pattes variables; l" article des 
tarses postérieurs plus long que 2-3 réunis, mais rarement du double. 

— 5° segment de l'abdomen, transversal, rétréci et arrondi ou sub- 
tronqué au bout. — Saillie mcsosternale étroite, triangulaire, déclive. 

— Saillie prosternale encore moins large, fléchie postérieurement. 
Femelles : Antennes un peu plus courtes. — S° segment abdominal 

plus allongé, conique, tronqué ou à peine échancré au bout. 

Ces insectes sont du petit nombre des Acanthocinides qui sont re- 
présentés en Europe. Elle en possède trois espèces (1) qui peuvent 
donner une idée de la forme générale et de la livrée des espèces exo- 
tiques; seulement ces dernières sont souvent moins allongées. Hors 
de là, le genre existe seulement dans l'Amérique du Nord (2). De 
môme que les Trypanidius, M. H. W. Bâtes ne l'a pas rencontré sur 
les bords de l'Amazone (3), et je n'en connais aucune espèce des au- 
tres parties do l'Amérique du Sud. 

HYPERPLATYS. 
Haldeb. Trans. ofthe Amer. Phil. Soc. X, p. 49 {i). 

Ce sont des Leiopus de l'Amérique du Nord, assez courts et assez 
larges, -déprimés et dont les élytres sont vivement carénées sur les 
côtés, dans toute leur longueur; leurs épines prothoraciques sont 
courtes, subbasilaires, les cuisses assez fortement en massue. 

M. J. L. Le Conte (S) n'a pas admis ce genre et en a fait la pre- 
mière section de ses Leiopus. Mais comme il n'y a jamais, à ma con- 
naissance, aucune trace de carènes latérales aux élytres chez ces der- 
niers, il me paraît pouvoir être conservé, ainsi que l'a fait M. J. Thom- 
son ^6). Ses espèces sont petites et au nombre de trois (7). 

(1) Cer. nebulosus, Linné, Syst. nat. Il, p. 277. — Cer. puncMatus, Payk. 
Faun. suec. III, p. .^8; nord de l'Europe. — Leiup. femoratus, L. Fairm. Ann. 
d. I. Soc. cnlom. 1859, p. 62; Turquie d'Europe. 

(2) Lam. ulplm, Say, Journ. of Itie Acad. of Pliliad. V, p. 270 {Amn. kte- 
ralis, vicinus, Hd'.dom. Trans. of tlic Amer. Plill. Soc. X, p. 48, 49). — Lm. 
facelo, Say, ibid. p. 271. — Anm. variegahis, symeiricus , Haldem. loc. cil. 
p. 47, 50. — L. signatus, pictus, angulalus (an Leptubges?), biguttaltis, ci- 
nereus, rustkus, misellus, Ilaldemani, S. h. Le Conte, loc. cit. p. 171. 

(3) Coutribut., etc. p. 185, note. 

(4) Syn. Lamu Say. — Liorus, (pars) J. L. Le Conte. 

(5) .Tourn. of llio Acad. of Pbilad. Ser. 2, II, p. 170. 
(C) Syst. Ceranibjc. p. 20. 

(7) Lum. a.'jiersn, Say, Journ. of tlic Acad. of Philad. III, p. .'iSO. — //• 
nuKulaia, femoraUs, Haldein. loc. cit.; tous des Etats-Unis atlantiques. 



ACANTROCINIDES. 77*7 

LEPTURGES. 
H. W. Bâtes, Contribut. etc., p. 84 (1). 

Genre également voisin des Leiopus, mais en différant par les ca- 
raclères qui suivent : 

Antennes plus gvôles, capillaires, munies en dessous de cils courts 
et peu abondants. — Prothorax plus long, peu rétréci en avant; ses 
épines latérales plus ou moins rapprociiées de sa base. — Cuisses 
moins fortement en massue. — Corps plus déprimé, plus svelte, oblong 
ou linéaire. 

Ceux de ces insectes q\ie j'ai vus ont, par suite de ces caractères, 
un jacies fort différent de celui des Leiopus. Leurs téguments parais- 
sent lisses à la vue simple, et la très-ûne pubescence dont ils sont 
revêtus prend des couleurs assez variées. Los espèces sont nombreuses, 
et presque toutes celles décrites jusqu'ici l'ont été par M. Bites (2). 
Elles paraissent abonder surtout sur les bords de l'Amazone. 

STENOLIS. 
H. W. Bâtes, Contribut. etc., p. 115, 

Mâles : Tête peu concave entre ses tubercules autennifères; ceux- 
ci courts, ainsi que les joues; front plus haut que large, subconvexe. 
— Antennes très-grôlos, munies de quelques rares et courts cils en 
dessous, trois fois environ aussi longues que le corps, à articles 1 em- 
piétant nn peu sur les èlytres, 3 un peu plus long que i, celui-ci et 
les suivants décroissant à peine. — Lobes inférieurs des yeux grands, 
équilatéraux. — Prothorax court, uni en dessus, subcylindrique, à 
peine rétréci en avant, faiblement et trôs-obtusément anguleux de 
chaque côté à quelque distance de sa base. — Ecusson carré, arrondi 
en arrière. — Elytres assez allongées, médiocrement convexes, uu 

(1) Syn. Leiopus pars, A. Wliitc. 

(2) Il les divise en deux sections : A. Epines du prolhorax petites, non ar- 
quées, voisines de sa basn et parfois presijue confondues avec les angles posté- 
rieurs de celle dernière : L. eleganluius, linearis, (laviceps, complunatus, 
antubilis, inscriptus, candicans, dilectus, Amazone; llurii, Cayeane; porele- 
gans, linealocvUis, fragillimus, pulcheilus, delicalus, deliciosulus, angustatus, 
inops, Amazono; miser, Rio-Jaueiro; griseostrialus, alboscriptus, duicissimus, 
Amazone; H. W. Bâtes, loc. cit. p. 85; ovalis, Amazoue; p. 253. — B. Epines 
Ju protliorax plus grandes, placées plu» loin de sa base et recourbées en ar- 
rière : Leiop. dorctidioides, A. While, Longic. of tlie Brit. Mus. p. 382; Ama- 
zone. — Lept. obscurellus, minutissimus, Amazone; spinifer, /lumilis, Rio- 
■liineiro, H. W. Bâtes, loc. cit. p. 95; scutcUatus, p. 254; Amazone. 

M. Baies (il)id. p. 85, note) décrit, sous le nom d'ainœimliis, une espèce de 
Rio-Janciro qui semble faire le passage entre ces deux seclio'is. — A la pre- 
mière de celles-ci appartient lrès-probal)lemcnt : Lcpt. figurulus, Pusooe, 
Trans. of ihc eutom. Soc. Sor. 3, V, p. 283; Colombie (Sainto-Martlie). 



778 LONGICORNES. 

peu atténuées et tronquées en arrière, unies sur toute leur surface. 
— Pattes médiocres; cuisses antérieures robustes, en massue ovalaire 
les autres plus faibles, peu à peu en massue; tarses courts; i" article 
des postérieurs égal à 2-3 réunis. — 5° segment abdominal assez long, 
subparallèle, saillant et obtusément arrondi dans son milieu au bout 
avec un pinceau de poils de chaque côté de cette saillie ; pygidium 
arrondi à son extrémité. — Saillie mésosternale large, recourbée en 
arrière. — Saillie prosternale étroite, arquée postérieurement.— Corps 
oblong, assez svelte, finement pubescent. — Femelle inconnue. 

Ce genre se distingue de tous ceux qui précèdent par l'oblitération 
presque complète de ses tubercules prothoraciques. Il ne comprend 
qu'une espèce {undulata) de taille médiocre, d'un cendré clair uniforme 
avec quelques taches d'uu brun rougeàtre; nulle part ses téguments 
ne présentent la plus légère trace de sculpture. Cet insecte doit être 
rare, M. Bâtes n'en ayant trouvé qu'un exemplaire à Ega dans le 
Haut- Amazone. 

PALAME. 
H. W. Bâtes, Contribut. itc, p. 131. 

Mômes caractères que les Stenolis, avec les différences suivantes : 

Mâle : Joues plus allongées. — Antennes plus robustes, à article 3 
à peine plus long que 4. — Lobes inférieurs des yeux notablement 
plus hauts que larges. — Prothorax un peu moins court ; ses tuber- 
cules latéraux plus distincts, très-petits, coniques. — Pattes plus ro- 
bustes; cuisses antérieures très-grosses, les autres un peu moins; 
tarses antérieurs et intermédiaires un peu dilatés, finement frangés 
sur leurs bords ; tarses postérieurs allongés, à article 1 plus grand 
que 2-3 réunis. — 3" segment ab4ominal transversal, rétréci et échan- 
cré au bout. 

Femelle : Antennes un peu pins courtes. — Tarses antérieurs et 
intermédiaires simples. — ."j" segment abdominal un pou plus long, 
mais toujours transversal, tronqué au bout avec ses angles aigus et 
faiblement saillant. 

Le faciès, quoique plus robuste, est très-voisin de celui de la Ste- 
nolis undulala; comme chez cette dernière, les téguments sont lisses. 
Le genre ne comprend également qu'une espèce (crassimaiius) qui 
est répandue tout le long des bords de l'Amazone. Sa livrée est d'un 
rouge-brun uniforme, avec des taches sur le prothorax et des mar- 
brures sur les élytres, d'un blanc jaunâtre. 

MICROPLIA. 
A. Serv. yrfn». d. /. Soc. enlom. 1835, p. 21 (1). 

Mâle : Tête faiblement concave entre ses tubercules antennifùros, 

(1) Syii. Lei'Tolia, Doj. Cat. éd. 3, p. 365, 



ACANTHOCINIOES. 779 

coux-ci courts, distants; front transversal; joues allongées. — An- 
tennes très-grêles, subcapillaires, du double plus longues que le corps, 
munies' de quelques rares cils au sommet do leurs articles : i attei- 
gnant la base du prothorax, grêle, puis en massue allongée au bout, 
3-H décroissant faiblement. — Youx petits ; leurs lobes inférieurs sub- 
arrondis. — Prothorax cylindrique, presque du double plus long quo 
large, muni de deux fines carènes longitudinales sur le disque, et 
d'un très-petit tubercule de chaque côté à peu de distance de sa 
base; celle-ci brièvement resserrée. — Ecusson en triangle curviligne. 
— Elylres courtes, parallèles, presque planes ou dessus, brusquement 
déclives et arrondies en arrière, débordant forlement le prothorax et 
munies chacune d'une courte carène à leur base.— Les quatre pattes 
antérieures médiocres, avec leurs cuisses en massue ovalaire; les 
postérieures très-longues; leurs cuisses subpédonculées, dépassant 
assez fortement les élytres; leurs jambes comprimées, assez larges, 
densément hérissées de courts cils rigides; tarses de la même paire 
longs, à article 1 trois fois aussi grand que 2-3 réunis. -^ 5° segment 
abdominal en cône assez court. — Saillie mésosternale triangulaire, 
déclive. — Saillie prosternale très-étroite entre les hanches antérieu- 
res, fléchie postérieurement. — Corps oblong, glabre, sauf sur l'ab- 
domen et les élytres. — Femelle inconnue. 

Dejean mentionne deux espèces de ce genre, dont une {agilis) a 
été décrite par Serville en créant le genre (1). C'est un assez petit in- 
secte du Brésil, dont la livrée rappelle celle de quelques Clytides. S i 
couleur générale est d'un noir mat avec les élytres d'un brun tann 5 
s'éclaircissant peu à peu à leur extrémité; sur ce fond ces orgau( s 
sont ornés, avant leur milieu, d'une gfande tache grise commum , 
renfermant deux taches ovales d'un gris plus foncé; une bande blan- 
che transversale se voit au sommet do leur déclivité; les poils q' i 
revètout l'abdomen sont d'un jaune doré soyeux. 

BARYSSINUS. 
H. \V. Bâtes, Contribut. etc., p. 98. ^ 

Femelle: Tôte fortement et triangulairement concave entre ses tu- 
bercules antennifères; coux-ci assez saillants; front équilatéral; joues 
médiocres. — Antennes assez robustes, munies en dessous de quel- 
ques cils, d'un tiers plus longues que le corps, à articles 1 atteignant 
la base du prothorax, 3 un peu plus long quo 4, 5-11 graduellement 
plus courts. — Lobes inférieurs des yeux grands, un peu plus hauts 
que larges. — Prothorax fortement transversal, gibbeux au milieu du 

(1) L'autre [signifer) l'a été par M. J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 5U, elle 
est également du Brésil. 

ColéopUres. Tome IX (2). 24 



780 LONGICORNES. 

disquo, du reste uni en dessus, paraboliquemonl rétréci en avant, 
muni de deux petites dents latérales très-voisines de sa base. — Ecusson 
carré, — Elytres peu allongées, largos, légèrement arquées en dessus, 
peu à peu rélréoies et subarrondies en arrière, munies chacune d'une 
courte crête basilaire. — Pattes médiocres ; cuisses pédonculées à leur 
base, puis fortement en massue; tarses postérieurs à article l à peins 
plus long que 2-3 réunis. — 5° segment abdominal médiocre, ogival. 
— Saillie mésosternale large, parallèle, recourbée en arrière.— Saillie 
prosternale de moitié plus étroite, arquée postérieurement. — Corps 
peu allongé, large, pubescent. 

Le mâle m'est inconnu ; selon M. Bâtes, ses antennes sont une fois 
et demie plus longues que le corps, et son dernier segment abdomi- 
nal est obtus au bout. 

11 ne décrit qu'une espèce {penicillatus) du genre, provenant des 
bords de l'Amazone (Sautarem). Elle a une ressemblance assez pro- 
noncée avec les Trtpaniduis, mais est beaucoup plus petite. Sa livrée 
est d'un brun jaunltro avec quelques marbrures noires; ses élytres 
sont densément pointillées, et leurs crêtes basilaires sont surmontées 
d'un pinceau de poils. 

COSUOTOMA. 
Blànch. Hist. nat. d. Ins. Il, p. 145 (1). 

Mâles : Tête médiocrement concave entre ses tubercules antenni- 
fôres, ceux-ci courts; front subéquilatéral ; Joues très-allongées.— 
Antennes du double environ plus longues que le corps, hérissées de 
longs poils fins, peu serrés à leur base en dessous, à articles 1 sen- 
siblement plus court que le prothorax, 3 plus long que i, celui-ci et 
S-11 décroissaut peu il peu; 4 miuii à son sommet d'une touffe ar- 
rondie de longs poils fins. — Lobes inférieurs des yeux petits, acu- 
minés inférieuroment. — Prothorax subtransversal, convexe et muni 
de deux nodosités sur le disque, rétréci à ses deux extrémités; ses 
tubercules latéraux assez forts, coniques, distants de sa base. — 
Ecusson petit, en triangle subcurviligne allongé. — Elytres courtes, 
peu convexes, parallèles, rétrécies et décUves en arrière, tronquées 
au bout, débordant fortement le prothorax en avant, munies chacune 
d'une crête basilaire fasciculée ou non. — Pattes médiocres; cuisses 
péihmculées, puis rontlées en une forte massue ovalaire ; tarses courts, 
les postérieurs à article 1 à peine aussi long que 2-3 réunis. — 5° 
segment do l'abdomen en triangle curviligne transversal. — Saillie 
mésosternale large, triangulaire, recourbée en arrière. — Saillie pro- 

(1) Syn. Beltista, J. Tlionis. Essai, etc. p. 16; M. J. Tliomson a subslitué ce 
nom à celui de Coshotoma, trouvant ce dernier trop voisin de celui de Cosm- 
soMA (Côrambycidcs".. Mais la diirérence entre ce» deux noms est évidemment 
trop sensible pour autoriser c« chaugemeut. 



ACANTHOCINIDES. 781 

sternale assez étroite, fléchie post(''riourement. — Corps court, re- 
vêtu d'une fine pubescence soyeuse à reflets moirés, hérissé partout 
de longs poils Ans redressés. 

Femelles : A peine distinctes des mâles; leurs antennes sont seule- 
ment un peu plus courtes et leur dernier segment abdominal un peu 
plus long. 

Genre composé de quelques espèces de l'Amérique du Sud, petites, 
mais trôs-jdlies et auxquelles leur livrée, jointe ,1 leur forme générale, 
donne parfois un faciès de Clérides (1). Outre la touffe de poils dont 
los antennes sont ornées, leur troisième article est souvent muni à 
son extrémité de deux faisceaux opposés de même couleur. 

PROBATIUS. 
(Dkj.) J. Tdoms. Essai, etc., [>. 16 (2). 

Mâles : Tôte fortement concave entre ses tubercules antennifères, 
ceux-ci saillants; front plus haut quo large; joues allongées. — An- 
tennes du double au moins plus longues que le corps, hérissées de 
cils courts et distants, à articles 1 empiétant un peu sur les élytres, 
3-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux plus hauts 
(jue larges. — Prothorax transversal, uni en dessus, graduellement 
rétréci dans plus de ses 2/3 antérieurs; ses épines latérales courtes, 
médiocrement distantes de sa base. — Ecusson en triangle curvili- 
gne. — Elytres médiocrement convexes, oblongo-olliptiques, oblique- 
ment tronquées et en général prolongées eu une forte épine, parfois 
nulle; étroitement déprimées et subcanaliculées sur la suture dans 
plus do leur moitié postérieure, débordant médiocrement le prothorax 
h leur hase, sans crêtes basilaires. — Pattes médiocres ; cuisses pé- 
donculécs ou subpédunculées à leur base; tarses postérieurs assez 
longs, à article 1 un peu plus grand que 2-3 réunis. — 3° segment 
abdominal triangulaire, obtus au bout ; pygidium tronqué et bi-épi- 
noux à son extrémité. — Saillie mésosternale large , subverticale et 
parfois obtusémenl renflée en avant. — Saillie prosternale plus étroite, 

(1) Belt. adjunclu, J. Tlioms. loc. cil. {Cosmot. venustulum, Dej. Cal. 6d. 3, 
p. 361); Indiqué à tort comme liahltanl Haïty; il est de Cayenne. — C. n«- 
Mia, nigricoUis, H. W. Baies, Contribut. etc. p. 114; Amazoue. — L'esp6ce 
suivante est nouvelle : 

C. viridanum. Griseo-viride, subliis opacum, supra scriccum fuscoque mix- 
lum, tarsis luleis; antcnnis arliculo 3" haudpenioillato; protliorace disno valide 
biiiodûso; elylris apice spiuosis, siiigulo costa obtusa a medio ad apicem dc- 
curroiite cristaque bascos nigro-fasciculala prœdito, fasda commiini poiic me- 
'liiim, tiinbiiua. Loiij,'. 8 mill. Habit. Brasili.t (ins. Santa-Oatliariiia). — Une 
espèce Irts- voisine, peut-être la même, existe dans quelques collections sous lu 
nom de pulchellum Chevrol. 

(2) Syn. AcANTUociNUs (pars) Perty. — Lamu Gcrm. 



782 LONGICOnNBS. 

fortement arquée en arrière. — Corps oblongo-elliptique, hérissé, snr- 
tout en dessus, de soies plus ou moins nombreuses. 

Femelles : Aniennes de 1/3 i\ 1/2 plus longues que le corps. — S» 
segment abdominal et pygidiura plus longs que chez les d", mais, du 
reste, pareils ; le second parfois légèrement échancré. 

La forme particulière des espèces de ce genre en fait un des plus 
faciles à reconnaître. Elles sont médiocrement nombreuses (1) et ont 
une livrée en général totalement dillérente rie celle de» espèces qui 
précèdent, souvent élégante, mais qui varie trop pour pouvoir être 
décrite sommairement. 

ŒDOPEZA. 
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entoni. d. France, 1835, p. 88 (2). 

M&les : Tète fortement et triangulairement concave entre ses tu- 
bercules antennifères, ceux-ci assez lougs et très-divergents; front du 
double plus haut que largo, élargi dans sa moitié inférieure. — An- 
tennes munies de quelques cils cnurts, surtout au sommet de leurs 
articles, du double au moins plus longues que le corps, à articles 1 
n'atteignant pas tout-à-fait la base du prolliorax, 3 beaucoup plus 
grand que ^, celui-ci et 5-H graduellement plus courts. — Yeux 
rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs très-grands, beaucoup 
plus hauts que larges. — Proihorax transversal, légèrement inégal 
on dessus, curvilinéaire et peu à peu rétréci dans ses 2/3 antérieurs ; 
ses tubercules latéraux petits, triangulaires. — Ecusson en triangle 
curviligne. — Elytres médiocrement allongées, assez convexes, rétré- 
cies dans leur tiers postérieur, roctilignes et débordant assez forte- 
ment le pvothorax en avant, munies ou non de cils rigides et d'un 
faible tubercule basilaire. — Pattes assez longues; cuisses pédoncu- 
lées, brusqnement en massue au bout; tarses postérieurs longs, à ar- 
ticle 1 du double plus grand que 2-3 réunis; les antérieurs dilatés ou 
non. — 5° segment abdominal grand, plus ou moins concave dans 
sa moitié postérieure et échancré au bout; pygidium étroit, échancré 
à son extrémité. — Saillie mésosternale assez étroite, triangulaire, 
recourbée en arrière. — Saillie prostornalo très-étroite entre les han- 
ches aniérieures, fléchie postérieurement. — Corps peu allongé, pu- 
bcscent. 

(1) Acanthoc. hmneralis, Pcrty, Dcl, anim. artlo. Brusll. p. 91, pi. 18, f. 8, 
fous le nom Rfiiiérique de Eiiipiii's; Brésil; commun dans les collections. — 
J,am. sannio, ludicra, Germ. Ins. Spcc. nov. p. 4SI ; même pays. — P. Vf- 
tilus, Amazone; sulphuriffr, N...; A. VVliite, Longio. ol'the Brit. Mus. p. 390. 
— c/iry.ieis, ayiralis, runtuluium, H. W. Baies, Contribut. etc. p. 102; Ama- 
zone. — mexicutius, J. Tlioms. toc. cit. p. 17; Mexique. 

(2) Syn. iEDOPEZi, Dej. Cat. éd. 3, p. 364. — Tkypakidius (pars), Dej. ibid. 
D. 303. 



ACANTHOCINIDKS. 783 

Femelles : Antennes un peu plus courtes. — Tarses antérieurs tou- 
jours simples— Une tarière courte, conico-tubutcuse; sa valve ven- 
trale tronquée, la dorsale acuniiuée au bout. 

Scrville n'a fait do ce genre que la deuxième section do ses Leio- 
piis, et l'a principalement caractérisé par la dilatation et rallonge- 
ment des tarses antérieurs chez les mâles. Uéceraracnt, M. H. W. 
liâtes, qui en a décrit quelques espèces, n'a regardé ce caractère que 
comme spécifique. 

Ces insectes sont au plus de taille médiocre, et ont constamment 
une livrée rembrunie et plus ou moins nuageuse. Outre leurs tuber- 
cules basilaires, leurs élytres présentent souvent quelques inégalités 
et des cils redressés peu abondants: mais ces deux particularités ne 
sont pas constantes. Les espèces habitent l'Amérique du Sud (1). 

CHjETANES. 
H. W. Bâtes, Conirtbut. etc., p. 99. 

Mâle : Tôte assez fortement concave entre ses tubercules antenni- 
fères, ceux-ci assez saillants; front notablement plus haut que large, 
élargi inférieurpment; joues allongées. — Antennes munies en des- 
sous do quelques cils rares et courts, de 1/3 environ plus longues que 
le corps, ;\ articles i un peu plus court que le prothorax, 3 pas beau- 
coup plus grand que 4. 5-1 i décroissant peu à peu.— Lobes inférieurs 
des yeux un peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal, pres- 
que uni en dessus, rétréci en avant, muni de chaque cûté d'un petit 
tubercule conique assez distant de sa base. — Ecusson rétréci et tron- 
qué en arriére. — Elytros ovalaires, assez convexes, peu à peu rétré- 
cies et étroitement tronquées en arrière, débordant fortement le pro- 
thorax en avant, densément revêtues de soies rigides, avec un tuber- 
cule fascicule il la base de chacune d'elles. — Pattes médiocres, pé- 
donculées à leur base, puis assez fortement en massue; tarses posté- 
rieurs à article 1 h peine plus long que 2-3 réunis. — 5" segment de 
l'abdomen en triangle transversal, profoudément échancré en demi- 
cercle avec les angles de l'échancrure épineux, —Saillie mésosternale 
large, parallèle, déclive. — Saillie prosternale de moitié plus étroite, 
fléchie postérieurement. — Corps ovalaire, iniissif. 

Femelle : Antennes plus courtes. — Uns tarière assez longue; sa 
valve ventrale semi-tubuleuso et tronquée au bout; la dorsale lan- 

(t) On peut les diviser ca deux sections d'après la foimo des tarses anté- 
rieurs cliez les milles. 

A. Les tarses ."> arllric 1 élargi, plus long que lessuivants réunis; 2 fri>s-pclit, 
3 cordifiirme : QK pogonochcroides, X. Scrv. loc. cit.; Caycunc, Amazone. — 
lewostigma, Amazone; guttigera, Mexiiine; apicalis, Gnatimala; H.W. Bâtes 
ConlrilHit. etc. p. Ifi. — B. Les larses normaux : OK. liiigiosa {Trypan. lili- 
giosus Doj.); H. W. Batcs, loc. cit.; p. 113; Uio-Janciro. 



784 lONGICOBNES. 

céolêe et aiguë à son extrémité. — Saillie mésosternale un peu renflée 
en avant. 

M. Bâtes n'en décrit qu'une espèce [setiger) du Haut-Amazone 
d'assez grande taille, et dont le /actes est très-voisin de celui des 
Atkyfanius. Sa livrée est sombre, avec une lituro blanche, trans- 
versale, submédiane, et une assez grande tache d'un noir velouté 
latérale et subapicale, sur chaque élytro ; outre leurs tubercules basi- 
laires, ces organes en ont un assez grand nombre d'autres plus petits 
et disposés en rangées régulières. 

TRICHONIUS. 
H. W. Bâtes, Contritut. etc., p. 106. 

Mâles : Tête des Ch^etanes, avec le front parallèle et les joues 
courtes. — Antennes du double plus longues que le corps, hérissées 
en dessous de cils distants, pareilles, du reste, à celles du genre pré- 
cédent. — Yeux du môme. — Prothorax transversal, convexe et uni 
en dessus, paraboliqueraent rétréci en avant, avec ses tubercules la- 
téraux assez gi'os, triangulaires, un peu arqués et voisins de sa base, 

— Elftres plus ou moins courtes, médiocrement convexes, légèrement 
atténuées et ohtusément arrondies ou tronquées en arrière, débor- 
dant à peine le prothorax en avant, sans crêtes basilaires, munies de 
courts cils rigides. — Pattes assez longues, médiocrement robustes; 
les quatre cuisses antérieures brièvement pédonculées à leur base, 
les postérieures peu à peu en massue ; tarses do la même paire à 
article 1 aussi long que 2-3 réunis. — .'>'' segment de l'abdomen et py- 
gidium en triangle curviligne fortement transversal. — Saillie mé- 
sosternale très-large, parallèle, recourbée en arrière. — Saillie pro- 
sternale beaucoup plus étroite, fléchie postérieurement.— Corps oblong 
ou ovalaire, pubosoent. 

Femelles : Antennes presque aussi longues que colles des mâles. 

— Une tarière courte, dépassant à peine le sommet dos élytres ; sa 
valve ventrale tronquée à son extrémité, la dorsale déprimée et ar- 
rondie au bout. 

Les espèces ont le faciès des Ch/Etanes, mais sont toutes de petite 
taille; leur livrée est plus ou moins sombre. Les trois (1) que déci'it 
M. Bâtes habitent les bords de l'Amazone. 

OXATHRES. 
H. W. Bâtes, Contribut. etc., p. 104. 

Mâles : Tète, autennos et yeux des Thiciionuis. — Prothorax des 
mêmes, avec ses épines latérales presque obsolètes. — Elytres tantôt 

(1) T. qwidrivillalus, fasciattts, piclicoUis, Bâtes, loc. cit. 



ACAWTHOCmiDES. '85 

(erolyloides,navicula), brièvemont, tantôt (jnujcosus) oblongo-elllptl- 
ques, diversement tronquées au bout, sans crêtes basilaires, hérissées 
de poils fins plus ou moins abondants.— Pattes des Trichonius, seu- 
lement plus faibles.— 5"segment abdominal allongé, conique, tronqué 
et bidenté au bout; pygidium triangulaire, tronqué ou légèrement 
échancré à son extrémité. — Corps elliptico-ovale. 

Femelles : Antennes des Trichonius 9- — Une courte tarière; sa 
valve ventrale conico-tubuleuse, tronquée au bout; la dorsale dépri- 
mée, lancéolée, carénée en dessus, terminée en une pointe aiguS. 

Ce genre diffère du précédent par la structure du dernier segment 
abdominal, surtout chez les femelles. M. Bâtes ne décrit que les trois 
espèces mentionnées dans la formule (jui précède et qui ont été dé- 
couvertes par lui sur les bords de l'Amazone. Deux d'entre elles 
{mvicîila, muscosus) sont petfles ; la troisième est plus grande et re- 
marquable par sa ressemblance avec les Erolylides du genre Phiote- 
lUS (1). 

SPORETUS. 

H. W. Dates, Contribut. etc., p. 109. 

Mâles : Tête peu concave entre ses tubercules anteunifères, ceux-ci 
courts; front subcouvexe, plus haut que large; joues allongées. — 
Antennes hérissées de courts cils distants, surtout en dessous, du 
double plus longues que lo corps, à articles 1 atteignant la base des 
élytres, 3 plus grand que 4, celui-ci et 5-1 1 graduellement plus courts. 
— Lobes inférieurs des yeux un peu plus hauts que larges. — Pro- 
thorax transversal, uni en dessus, subcylindrique, faiblement et peu 
à peu rétréci dans ses 4/5"» autérieurs; ses épines latérales très-pe- 
tites, parfois presque nulles.— Ecusson en triangle curviligne.— 
Elytres oblongues, médiocrement convexes, subparallôles, rétrécies 
et tronquées en arrière, débordant assez fortement le prothorax 
leur base. — Pattes longues; cuisses longueineiit atténuées à leur 
base, puis en massue allongée; tarses postérieurs médiocres; à ar- 
ticle 1 plus grand que 2-3 réunis. — 5» segment do l'abdomen et 
pygidium triangulaires et éohaiicrés au bout. — Saillie mésosternale 
large, parallèle, déclive. — Saillie prosternale beaucoup plus étroite, 
arquée en arrière. — Corps oblong, pubescent, avec de courtes soies 
sur les élytres. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes. — Une tarière de lon- 
gueur variable; sa valve ventrale tronquée au bout, la dorsale acu- 
minée à son extrémité. 

Insectes de la taille des Probatius de seconde grandeur, mais d'un 

(1) Lo Tryvnnidius scriptus de Dcjean (Cal. éd. 3, p. 363) me parait appar- 
tenir à ce genre. Il en possède tous les caractères, si ce n'est que chez ta 9 
la tarière dépasse un peu le sommet des élytres. Col insecte est du Brésil. 



'8^ lONGICORNES. 

(acies différent par suite de leur forme générale plus parallèle. Leur 
livrée consiste généralement en taches jaunâtres sur un fond brun 
ou brunes sur ur. fond cendré. M. Bâtes les divise en deux sections! 

Les Chœtissus, dont la tarière dos 9 ne dépasse pas le sommet 
des élytres avec sa valve dorsale arrondie au bout et munie d'une 
pointe dans son milieu. Une espèce {porcinus) de l'Amazone. 

Et les Sporetus vhais chez qui elle s'avance d'une ligne environ 
au-delà des élytres, avec sa valve dorsale peu à peu rétrécio en une 
pointe aiguë (1). 

SERIPHUS. 
H. W. BiTEs, Coniribut. etc., p. 111. 

Je n'ai pas vu ce genre en nature. M. Bâtes dit lui-mêmç qu'il 
serait probablement mieux de le réunir aux Sporetus, dans lesquels 
il formerait une section à part. Il semble, en effet, n'en différer que 
pai' ses antennes d'une gracilité capillaire e-t la structure du dernier 
segment abdominal dans le sexe mâle, le seul qui soit connu. Ce seg- 
ment est obtusément arrondi au bout, tandis que le pygidium est 
tronqué ave» les angles de la troncature nottemont accusés. 

Mais l'unique espèce {viridis) du genre s'éloigne beaucoup des Spo- 
retus par sa livrée d'un vert soyeux à reflets pourprés, avec une 
tache basilaire sur le prothorax, et trois, plus grandes, sur chaque 
élytre, d'un gris cendré. Elle est petite- et a été découverte dans le 
Haut-Amazone. 

GRAPHISURUS. 
KniBY, Faun. Bor.-Amer., p, 169 (2). 

Mâles : ïôte des Sporetus. — Antennes relativement robustes, mu- 
nies de quelques cils en dessous et au sommet de leurs articles, du 
double au moins plus longues que le corps, à articles 1 n'atteignant 
pas la base du prolhorax, 3 nolablcmenl plus long que i, fi-] 1 gra- 
duellement plus courts. — Yeux rappiodiés en dessus, leurs lobes 
inférieurs plus hauts que larges. — Prothorax transversal, uni en 
dessus, un peu rétréci en avant, ses tubercules latéraux assez robustes, 
coniques, striés loin de sa base. — Elytres -assez convexes, allongées, 
subparallèles, tronquées en arrière, débordant assez fortement le pro- 
thorax à leur base.— Pattes médiocres; cuisses atténuées à leur base, 
puis peu à peu en massue; tarses postérieurs longs, â article i de 1/3 
plus grand que 2-3 réunis. — 5° segment de l'abdomen rétréci et 
fortement échancré au bout. — Saillie mésosternale large, parallèle, 
recourbée en aiTière. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie pos- 

(1) S. seminalis, \m:noDe; pro/jntioides, RioJaueiro; Rates, loc. cit. 

(2) Syn. Ceiumbïx Du Geer, Oliv. — LAMuFaI),, Oli?. — AcANTiiooEBEsHal- 
clem. — JEuius J. L. Le Coule; olim. — Astynomus Dej. 



AC>> 'HOCINIDES. 787 

térieurement. — Corps allongé, assez svolte, muni en dessus de lon- 
gues soies redressées assez abondantes. 

Femelles : \n\ennes de 1/3 environ plus courtes. — Une longue ta- 
rière ; oviscapte dépassant un peu ses valves ; la ventrale de celles- 
ci fortement échancrée en triangle digu ; la dorsale peu à peu atté- 
nuée et aiguë à son extrémité. 

Ce genre est regardé par la plupart des auteurs récents (1) comme 
synonyme des Acanthocinus; mais il en diffère fortement et parait 
devoir être admis comme l'ont fait MM. J. L. Le Conte (2) et H. W. 
Bâtes (3). 

Ses espèces ont la livrée et le faciès du Leiopus nebulosus, mais 
sont en général un peu plus grandes. Toutes celles qui sont connues 
habitent l'Amérique du Nord (-4). 

Dans tous les genres qui suivent, sauf quelques Eutrypanus, les 
téguments en dessus sont dépourvus de soies redressées. 

HYLETTUS. 
H. W. Bâtes, Contribut. etc., p. 130 (5). 

Tous les caractères essentiels des Nyssodrys qui suivent se retrou- 
vent dans ce genre avec les différences suivantes : 

Scapc des antennes muni d'une cicatrice terminale étroite, mais 
bien distincte, et en arc de cercle. — Tubercules latéraux du protho- 
rax plus gros et plus antérieurs. — Elytres munies à leur base d'as- 
pérités pareilles à celles d'une râpe. — Tarses antérieurs dilatés chez 
les miles et frangés sur leurs bords. — Corps plus massif. 

Ces insectes sont plus grands que les Nyssodrys; leur forme gé- 
nérale varie comme celle de ces derniers, ainsi que la longueur de la 
tarière chez les femelles. Le caractère essentiel du genre, et qui le 
distinguo non seulement des Nyssodrys, mais de tous les Acanthoci- 
nides sans exception, est la cicatrice du scape de ses antennes. Ses 
espèces sont assez nombreuses dans les coUeclions, mais il n'y en a 
jusqu'ici, à ma connaissance, que trois de décrites (6). 

(1) }. Thonis. Sysl. Cerambyc. p. 28. — L. Fainn. Gêner. J. Col. il'Eur.; 
LoDgic. p. 156. 

(2) Jouni.of the Acad. of PhilatJ. Scr. 2,11, p. 171. 

(3) Contribut. etc. p. 133. 

(4) Cer. fascintus, De Gcer, Mém. V, p. 114, pi. 14, f. 7 [Lam. mixta? Fab. 
Syst. El. II, p. 290). — Lam. obsoleta, 0!iv. linlom. IV, p. 130, pi. 13, f. 90 
[Asiymm. lœvicolUs Dcj.) — G. pusillu.i, Kirby, loc. cit. {/Kdil. despeclus, 
•I. L. Le Conte in Agass. Lake Super, p. 234; oliin). — Acanlhod. triangultfer, 
Haldem. Trans. of Ihe Amer. Pbil. Soc. X, p. 45. 

(5) Syn. jÏîdh.is A. Serv. — Leiopus Erichs. — Acanthocinus Dej. 

(6) /Ed. griseofascialus, A. Serv. Ann. d, I, Soc. cutoin. 1835, p. 33 



788 LONa:coRNB3. 

NYSSODRYS. 
H. W. BATES, Contribul. etc., p. 116 (1). 

Mâles : Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères; 
ceux-ci assez saillanls; front beaucoup plus baut que large; joues au 
plus aiédiocres. — Antennes munies de cils courts peu abondants, au 
moins du double plus longues que le corps, à articles i en général 
n'atteignant pas la base des élytres, 3 un peu plus long que 4, celui- 
ci et S-11 décroissant lentement. — Yeux trôs-rapprochés, parfois con- 
tigus en dessus; leurs lobes inférieui's grands, beaucoup plus hauts 
que larges. — Prothorax transversal, uni en dessus, rétréci en avant; 
ses tubercules latéraux petits, tantôt distants, tantôt rapprochés de sa 
base. — Elytres peu convexes, unies, oblongues, subcunéiformes ou 
oblongo-ovalaires, tronquées au bout, débordant fortement à leur 
base celle du prothorax. — Pattes assez longues; cuisses postérieures 
moins robustes que les autres, peu à peu en massue ; tarses assez 
longs, à article i à peine plus grand que 2-3 réunis. — S" segment 
de l'abdomen transversal, rétréci et échancré au bout; pygidium en- 
tier ou sinué à son extrémité. — Saillie mésosternale large, recourbée 
en arriére, subparallèle. — Saillie prosternale assez large, souvent 
canaliculée, fléchie postérieurement. — Corps plus ou moins allongé, 
pubescent. 

Femelles : Antennes un peu plus courtes. — Un tarière do longueur 
variable, mais dépassant toujours le sommet des élytres; sa valve 
Ventrale tronquée, rarement un peu échancrée au bout, la dorsale 
obtusément ou légèrement aiguë à son extrémité. 

Ce genre est le dernier qui ait été établi aux dépens des Leiopus 
des auteurs, et il comprend une bonne partie des espèces inscrites 
sous ce nom générique dans Dcjoan et dans les collections. Elles sont 
surl(mt abondantes sur les bords de l'Amazone, d'où M. Bâtes en a 
rapporté un grand nombre. Leur taille est au plus médiocre et leur 
livrée très-variée, parfois assez élégante. Chez quekiues-unus d'entre 
elles, les mâles ont les tarses antérieurs dilatés, mais jamais frangés 
sur leurs bords (2). 

{Acanthoc. id. Dej.); Brésil. — Ltiop. cœmbita, Erichs. Archiv, 1847, 1, p. 1*5; 
Pérou, Haut-Amazone. — H. decorticans, H. W. Bâtes, loo. cit. p. 131; Vene- 
zuela. — J'en possède une belle espèce dont je un trouve mention nulle pari; 
en voici la descriplion : 

H. vindex. Mas : Subtus nigro- supra mto-brunneus, tenuilcr grisco-pubcs- 
cens; protliorace oonniliil inaquali, elytris gradalim attnnuatis; apice obllliie 
Iruncatis, basi valdc asperatis , singulo pono médium macula magna obliqua 
alro-velutina alboque tenuilercircumcincta. Long. 18 mill. Hab. Cayennâ. 

(1) Syn. Leiopds A, While, Dej. 

(2) Leiop. alboplagialus , bispecularis , A. Wbite, Longic. of ttie Brlt. Mus. 



ACANTHOCINIDES. 789 

ASTYNOMUS. 
(Dej.) Casteln. Hist. nat. d. Coi. IX, p. 463 (1). 

Pour M. De Castelnau, comme pour Dejean, ce genre Atait syno- 
nyme des jEdilis de Serville. M. .1. Thomson (2) l'a restreint à quel- 
ques espèces de l'Amérique du Sud, qui se distinguent des deux 
genres précédents par les caractères qui suivent : 

Nàles : Front un peu plus haut que large, élargi inféricurement. — 
Antennes munies de quelques cils rares et courts — Lobes inférieurs 
des yeux grands, beaucoup plus hauts que larges. — Protliorax 
transversal, subcylindrique; ses tubercules latéraux forts, coniques, 
situés immédiatement au-dessous de son milieu. — Elytres assez con- 
vexes, oblongucs, subparallèles, tronquées à leur extrémité. — Cuisses 
pédnnculées, les postérieures longuement et dépassant un peu le 
sommet des élytres; tarses de la môme paire assez longs, à article 1 
do 1/3 plus grand que 2-3 réunis.— 5« segment abdominal rétréci et 
échancré au hout. — Corps assez allongé, revêtu de poils fins velou- 
t