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don» àian fcrôchctf— Déchirer. —En termes de ma- 
rine, Jeter le^gra'pins pour l'aborda&e. — Heurter, 
arrêter: -j- Fig. et fan., Rptarîlef, empêcher, — Ai- ' 
tirer à-soi, gagr^er, saisi/, obtenir quelque cliose. 
-^ S'emploie prbuominalement : S'accrocher à tout, 

^ser de toutes l'jss ressources pour se tirer d'affaire. 

' ^-S'accrochera quelqu'un ^s'attacher à oa fortune, 
80 faire sccoijrir par lui. , .•: gt ' 

AconpcHÉ, KR. part. Fig. et fam, ; ^ 

{S'il y a^ucun poûitâ qui, vous puissiez accro- 
cher vos adversaires... Assises de J^rwèalem,, xm*. 

''-• c6nvoiti$e ne sait entendre ; ,-> v . . v , > > ... • ;. 

A rien qu'à l autrui accrocher. G>-»« t^"i«iu«< «ni*. 

Cette dague veut que jadcroche . ïubt. des Ch^ps, xv.) 
^ Je vois arriver. mort valet fpvec un nouveau qui- 
dam qu'il vient d'accrQdwf. Lbsâgb. 

IVous ferons bleîTpivyer les dettes au boDhomme, - 
Et nous ficcroclierons ehcore qu'^lque somme A>«raiitiix; 
O les plaisants roblns, qui pensent m'accroc.ei ! Moliérb. 
J'ai, dites-vous, l'esprit critiqtie !^i.. Je m*onnuie,Je 
m*accpocheoù j^ peux. M"» ni) Deffand. ;.... Moi; 
qjriiii'ai nigo(^tnitaîent,quiHepeuxnijouer, ni tra- 
vailler, qui ne trouve aucune Ifclure qui mè plaise, 
^t qui ne peux supporter l'ennui, je m'accroche où 
je peux; madoinoisellc S*** me devient une i-es- 
soui 3t. Jd. JUfne personne qui se noie s'accroche à 
tout ce qu'elle trouve, même A des ronces et à des 
épines. BossùET. Les Flamands s'accrocha>ent aux 
Ittilicps pour plaijpe, à la reine. Saimt-Simon. Je 
suis bien sûr qu'iitre figure comme celle-là ne sera 
pas refusée. îSi^je'f ouvaism'accrocher à elle. Scribe. 
;. Mais ftui hommes par trop vous €tes accrochée. Molièrb. 

ACCROIRE, v. n. S'emploie avec le verbe Faire, 

: — 'Faire croire "au delà de ce qui est, — ^en faire 

rtr<*;oirc, présumer trop de soi-môme, s'exagérer son 

■■mérite.':.,-.., ••^, ,.»; .-, ; -■_ ■-■"■:,:■. .,;:,./■'■•'''■'•■. 

. (// me fit accroire mensonge. Saint Ô^iiiNAR'D;xil*. - 

Bien vous en crois. 

r'Si'grantïchote avez fait pour moi, \ , 

Que vôu» en faitei bien accroire. Alex, de Berkat, xn^. 

Cil qui ment volontiers ne fait poinf accroire* Ppov. , 

'*'Net'enfaitpasaeàroire,À ' >' :^ 

. En pompes ni en vaine gloire. Ybopbt !•», xni», xnr». 
Leur office (des. princes) Senoit de ne permettre 
point leurs, pauvres sujets estre ainsi séduits...., 
visiblement, en leur fais-ant accroire que vessies de 
hélièr sont lanternes, comme dit le proverbe. ChL- 
viN, \\i',' Frrons-nous adtroireà nostre peau que 
les- coups d'étrivière la chatouillent, et. à nostre 
goûi ^ue Vàloès soit du vin de Grave? Montaici^e, 

.XVI«.) ■'.-«■ . ■•^'■■■- ■ ■■". ■/■■■'.. .»^'-:-. .- 

*• Combien c^ fait accroire de choses au peuple ! 
JF'ÉNELON^ Je me hasarde à lui faire accroire des 
choses qui n'ont ni queue ni tôte. Damas-Hinard. 
Je le mène par le nez, et je lui fais accroire ce que 
je veux. Pegnard. Montesquieu, qui a toujours 
exagéré, et qui a tout sacrifié à la;d«^mangeai30Q de 
l'esprit, ose croire ou veut faire accroire, dans ses 
Lettres persanes, que le monde était trente fois 
Ç^ijLS peuplé du temps de César qu'aujourd'hu *. Voii- 
iTÀiRE. .V... Nos pauvres historiens nous en ont fait 
accroire ! Id. Vous me la donnez belle de ^uloir 
nié faire accroire que tout ce que racontent 'ces bons 
livres ne serait qu'extravagances et mensonge. Da- 
mas-Hinard. Oh ! c'est un chapitre sur lequel vous 
ne nous en ferei as accroire. Ch. Nodier. 

On I!' peut parvenir qu'on ne s'en hsse accroire. - •** 

Là CHiLicis. 

ACCROISSEMENT^ s. m. Augmentation, agran- 
dissement. -^Adjonction, addition. 

{Dieu leur monstra quel accroissement il fit à 
Vempire dé Consfantinople. Villehardouin^ xiii*. 
Fut la reine si avancée que partout allaient les 
nouvelles de l'accroissement de scT^tande prospé- 
rité. Christine de Pisan» xiv*,/^v'. Les rot^aumes 
^grandes seigneuries prennent aucunes fois fin et 
désolation, et les autres^ accroissement et commen- 
cement de régner, Commines, xv«, xvi*.) 

Les branches d'un grand arbre concourent pour 
constituer sa force et pour assurer son accroisse- 
ment. BioT. La durée totale de la vie peut se me- 
surer en quelque sorte par «elle du temps. de l'ac- 
croissement. BuFFON. Ne vous laissez pas éblouir 
par L'accroissement de vos prospérités. An. Asso- 
ciez-vous les pauvres, partagez avec eux l'accrois- 
sement de votre fortune. Massillon, Gomment 
pourrions-nous, sans ce secours, porter un si grand 
accroissement de'notre fardeau? Bossubt. 

< ACCROITRE. V. a. Augmenter, agrandir, étendre. 
--V. n, Aller en augmentant, çlevenir plus grand. — 
En termes de droit : S'ajouter, à, retourner à. — 
S'ci^ploie pro^îmitialemcnt. 

{Quis^qbaisse, Dieu l'accrSist. Prov., xiii*. 

Prêt d4 moi les voie venir 

Contrefaire la Madeleine. 
, .. Pour eux acenÀitre s'apetjfunt. GAotna db Comii, xni*. 

Mancfievaire et Porète, 

Céans mangent et botvert, 

* Et oœroitmnt qiu elles Inivent. Cortom tt'Ainjjt, xm: 
V économie apprend par sa pratique l'homme à 
gardtrle sien, et accroistte par raison et par me- 



^Ve.' BomriLiKB^ xiv*. Que nostre bwi et loyal 
peuple d'icelle ville de Paris se accroiM toî^fours^i; 
Ordonnance de 1392. La plupart des gens ont 
l'œil t s'accroistrç ou à se sauver. Comiîines, xv% 
xvi«, /. * Le redoublement iica honneurs leur ae- 
croist plÏÏtost l'avidité qu'il ne la rassasie. Hu^nt^^ 

L'iiommè se sent trop petit tot^t seuî : it tftchè de 
s'agrandir etxie s'accroître comme ij peut-, il pense 
qu'il s'inc rpore tout ce qu'il amasse, tout ce qu'il 
acquiert, tout ce qu'il gagne. Bossuet. H veut. se 
donner le plaisir de regarder son or, de le compter 
et de savoir de combien 4'écu» gaiûjildt^ s'est akN 
crue. .Laçordaire. ,. , '\' '■■S^'^''-''/ "■^'^"^''' :§::'y' 

La rao|t raviuout sins pudeur^ ■> : V V < 
Un jour le monde entier accroîtra sa riches»." Lk'FosTiiiN». 

ACCROUPIR (S'). V. pron. S'asseoir presque, sur 
W talons. . V 

(Au çhemif^ S'accroupit renard. V. de Saiki-Clôud, xuv. 
S^ueïle ribaudaill sont ceux-^là qui nous veulent 
accroupir. Lettres^ de rémission, 1390. 

Rkjeunissex, sailtèx de vos cavernes, -^ -^ . - 

Vieux accroupis. Cl. Margt, xvi*.) , 'f' 

Le cheval effrayé se cabre et recule ; ^'à ses 

pieds de devant quittent la terre; accroupFsur le 

bord de Tabîme, il ne s'y tenait plus qu'à force de 

reins. CflXTEÀLBniAND».' '•^■::.vii?:'^vj'r' ) f^'f^^jm- Z 'l^i, ■ Ç:: , • 

ACGROUPISi^BMENt. s. m. Posture d'une per- 
sonne accroupie. .-. , v ... 

ACCRUE, s. f.T. de tlroli. Augmentation ^in 
terrain par attçrrissemcnt,^*par la retraite instuisible 
des eaux. — Aprandissement naturel 4'nn hors. 

ACCUEIL, s. m. .Réception, trai4eim»nt fait à 
celui qui arrive ou (Jue l'on^wrde. ^^ Àbsolmment, 
se prend, toujours en bonnorpart. 

(Du latin ad, vers, et coUunï, cou. ^ ' ' ■ •; 

I Heur fait si lie laccueij, ^ , . 

Qu'il est tenu à plus cmtrtois . ^ „ - 

Que oncques vissent les François. Paktiwomi*m Blow, xtii». 

Simple et franche sans orgueil, 

Cuidai Vifi dame tromver ; v ' *^ 

Moultme futdebeiaccueilf , 

Mais ce fy^t pour moi grever. Thibaut db Navarre, xr.i'.y 

Le légat nous reçut/Si maigrement, et nous fit si 
peu d'accueil, que le soir nous ne pouvions as.sez 
témoigner le ressentiment que jious avions de ce 
mépris. BASsoMPiBiiRB, * ; 

Decet accueil que dols-je soupçonner? Racikb. 

C'était un accueil un peu vinaigre. Alex. pu)iAâ. 

Il a le repart brusque et l'accueil loiAp-garou. MouiRB. 
Je n'ai pour tout accueil que des rrémisscments; 
Tout ruit, tout se refuse à mes embrasements. Rac»e. * 
Hormis toi. tout chez toi rencontre un doux accùcU» 

* * ForLEAU. 

Il ne régla jamais sur la faveur ou la disgrâce des 
personnes le bon ru mauvais accueil qu'il pouvait 
leur faire. Fléchier. i 

Il m'a reçu d'abord d'un accueil obligeant. Himmaro. 

l^n accueil obligeant 

Nous obligé plus que l'argent. Boisrobbrt. *- 
Je n'osais espérer cet accueil qui me tbuche. C. Dblavigkb. 
On entre daiis le monde, on en est enivré : 
Au plu^ ft-lvole accueil on se croit adoré. Gr-BSSBT. *■ 

ACCUEILLANT, ANTE. adj. Verbal. Qui accueille 
facUeméi4»gi'^cieu8ei<ient 

]MBifem?Pe Rambouillet était. bonne, douce, bicn- 
faistfflP^t accueillante; SEG|iMyA.e duc de Noailles 
est aisé, accueillant, tout à tmis avec une aisance 
surprenante; Saint-Simon. Outre les grâces qui 



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accon;pagnaient toute sa personne, il était le p! ms 
accueillant et le plus prévenant de tousles hommes. 
BossuKT. Il me reçut d'un air plus accueillant, 
plus affable que de coutume. Lamartine. Le duc 
de Berry était le plus beau et le plus accueillant des 
trois frères, par conséquent le plus aimé, le plua 
caressé et le plus attaqué du monde. Saint-Sjmon. 
Le duc d'Orléans chercha en vain un front accueil- 
lant ou respectueux dans tous ces fronts. Lamartine. 

ACCUEILLIR. V. a. Recevoir, traiter, écouter. — 
Fig., en pariant des choses, Accueillir bien ou mal 
une proposition. — Assaillir. 

.' (Sile chevreau Veust aecueilH, 

Il Veust mangé. M^rib db Franci, xni*. . 
Qui ijeut estre bon plaideur, il lui convient guet- 
ter^.... comment il puisse accueillir la preuve à sot 
quand besoin lui est. J. d'Ibelin, xiii». // l'avoit 
en ptein parlement accueilli pour la somme de cent 
mille francs. Froissart, xi\*,- Messire Burel de la 
Rivière, beau chevalier, très^racieusefnent, lafge- 
ment et jof/eusement savait accueillir ceux que le 
roi voulait festoyer et honorer, Christine db Pi- 

8AN, XlV^, XV*. 

Vous pourrieM accueillir par leur fait pauvre nom. 

EriT. DPts CHAHrs, xt*.) 

Un honnête ecclésiastique /n'accueillit; J'eus de 
l'emploi, Je devins laquais, secrétaire. J. J. Rois- 
SBAU. Gr&ce à son esprit et à ses talents, il fut ac- 
cueilli et bien*At recherché avec empressement. G. 
Sand. 

On raccueUls, on lui rit. partout il s'Insinue. NouibRR. 

Chacun t«cut à toute heure. 

(^)taln d'être accueilli, frapper à ma demeure. Ponsard. 
Je le saluai : il m'accueillit, car c*est lo meilleur 
homme du monde. P. L. Cc'Jhier. 



L'heiMMx TBiB<{«ieur des princes de U ten;^^ 

Qui devant lu fWmissent prosternés, j\ ''■'''iliM- '','. 

Daigne acc«ieWir i«'ur foule tributaire. MiUBrotii' !■ ' ^^i 

ACCUL. s. m,. Lieu sans issue, où l'on, jsat aççtilé*T 
T^ Fond du «WTier des renards, etc. -;;^ Apôo'^ c^iie 
:trop petite pour les grands bâtimeiits. "^-Piquet 
fiché en «erre p^ttr empêclier le r^r^ul du ci^on^ • ,; 

ACCULER. V.; a. Pousser dans un endrdlt lans 
issue. --En tenpfies de manège. Le che^iàl s'acculj^ 
il ne va pas assez en avant h chacupç da sus 
voltes. ;.■ ■ : ■ '\ \^;:;^-::,^;v;<^'"^;.''iK;lî;\ 

^'entpeheurtèrént les deux chevallier s, si grand 
coup l'jUn contre l'autre, que l'Angtois s'àcçulaA 
^er/^è^Hist. de Boucicaut^ XIV', xv". Lc^quellçs.^ 
larmesl)ous ont acculé et contraint à faire fiti en^* 
'vo^ regrets. VAsntint ressuscité, x\\ ' Une pie^f^f 
est m co.'ps, mais qui presserait ; et corps'^ 
qu'-est-ce? substance; et substance, quoi? Ainsi d^ 
suite, acculant £nfin le répondant- au bout dé *oti ; 
calepin. Montaigne, xVi". Le bruit estait à Paris 
que le roi jestoit tellement acculé et réduit eri un'- 
petit coin de Normandie, qu'il ne pouvait s' ernpes- 
cher cCestre'pris.V: w L'BsTOiLE^ XVif/xTH.*»X 

Notre armée avait acculé celle des ennemis cotïire 
la nrontaphe. Acad. Ce manège, tolit faux qu'il fût, 
m'acculait do fs||on^ "e pouvoir plus reculer. Saint 
Simon.. ■:■'"*' •■■ ' .\.,/':x^=-\: ■■ '.^â\^'' ''■'■■■' 

ÀCCUMULATEIJR, TlilCE. s. Celui, c^Ie -, .. 
.àccumule.-'';-i^.;v, - 'f-t;f'^:;;M^^''i'^--^v\'C-'"^''-r:'^';ri'* ■''''' '^ 

ACCUMULATION, s. f. Entassement, amas de 
plusieurs choses.— Surabondance. -^ Jigure do 
rhétorique qui consiste . à, rassembler dans iine pé- 
riode,*,souR une niôm'^ forme et dans le même mou- 
"vement oratoire, un grand nombre de détail«kqui dtfï 
veloijpi-iit Pidéc principale. " ; ;^, \ 

ACCUMULER, v. a. Amasser, entasser. -- 
sauriser. — S^mploie pronominalement.*.. 

Du côté du Rhin, les Prussiens s'accumulent inw 
cessamment sur, nos fix)ntière3 dé^^juvortesV Ver- 
GNiAUD. Plus les hommes s'accumulent; et plus ils 
se corrompent. J. J. Rousseau. - . 

llu homme accumulait.' On sait que celte erreur ' ; 

Va sbu vent j usqu'h fa fureur. La Fontairb. j, . 

Fureur d'accumuler, monstre de qu« '*»s yeux 
Uogardcnt comme un point tous les ^..enfalts des dieux. 

( Teconjbaitral-jernvaInT /d. 
Le démon de la convoitise l'avî^ perpétuellement 
tourmenté : il accHmulaJusqu'au dernier Jour de sa 
vie. Voltaire. ; s. 

ÀCCUSABLE, adj. Qui peut être accusé. . 

, ACCUSATEUR, TRICE. s. Celui, celle qui accuse 
quelqu'un en justice. ' '*. 

oii nous traîne, on nous livre II nos accusateurs. RÀci!nb/« 
. L'accusateur se lèVe. et ses lèvres tremblantes 

. /S'agitent d'un rire infemal. V. Huoo.* , 

De mes accusateurs qu'on punisse l'audacç! RAcnn. \ 

Pourquoi, par quel caprice . ^ , 

Laisbez-vous le champ libre à votre accusatrice T ^d. 

ACCUSATIF, s. m. t. de gram. Cas de déclinai- 
son qui sert principalement à indiquer le régime 
direct des verbes actifiik 

ACCUSATION, s. f. Action en Justice par laquelle 
on accuse quelqu'un. — Reproche, inculpation ; im- 
putation d'une faute. ^ 

Mon inspiration* m'a moi-môme surprise: 
Mes accusations roulaient comme un torrent. LsiittRciBR. 
Ni me& écrits, ni mes discours ne donnent aucun 
prétexte à vos accusations. Pascal. Il y avait lieu 
de craindre que l'immense filet d'accusation déroulé 
par l'oirr^ne du comité de sûreté générale ne s'éten- 
dît jusque sur eux. Lamartine. . • . .' 

ACCUSER. V. a. Imputer un crime à quelqu'un, 
dénoncera la Justice; poursuivre en vfrtu d'arrût. 
— Inculper, l'eprocher, gourmander, blâmer. — 
Servir de preuve. — Indiquer. — Annoncer, faire 
connaître. 

Accuse, ée. part. S'emploie comme substantif. 

(Du latin accusare, ad, vers, etcau^a^ cause. ^ 
Bien su t tenir un plaid et un homme accuser. ; 

ROBXRT WACI:, XII*. 

Tybert s'excuse • ,- "4 

De ce dont Renart l'accusé. P. db SAWT-Ctoo», xiti». -^^ 

fis se conduisirent si mal secrètement que l'^Ur 
entreprise fut accusée, MonstrI^let, xv«. Vous 
avez à repu ter selon vostre clémer^ce et mansué- 
tude, qu'il ne resterait innocence aucune ni en dits 
ni en faits, s'il suffisait d'accuser. Calvin, xvi'. 
Nous devrions apprendre à nous accuser, dire et 
confesser hardiment toutes nos actions et pensées ; 
car, outre que ce serait une belle et généreuse 
franchise, ce serait un moyen de ne rien faire ni 
penser qui ne fust honneste. Charron, xvi*, f.) 

Ma Juste impatience 
Voup accusait déjà de quelque négligence. Raciub. 

C'est trop tôt m'sccf.t^T td. 

On jioupçonne aisément, on acv. - * d^ même. La CiAussiB. 
Quand J accuse quelqu'un, Je lediset menuinrie. Gkbmbt. 

N'accusez pas madame, elle est innocente. C. Dela- 
viGNC. Ello n'était accusée que d'rne curiosité ri- 
dicu'e, trop ordinaire alors, mais qui n'est pas du 
ressort de la j*'sticc. Voltaire. Encore que tout 
accusateur doive prouver avec évidence que celui 







r 



1 



qu*n accuse i 

à l'égard d^ 

point tenu di 

nocence. P. I 

Vous êtes accui 

: Je vais donn 

cuse^ ma Jus 

me sera possi 

lecteur, assisi 

vous observé 

istinctiohs , 

'dans toutes ( 

bête feuVe p^i 

hypothèse 

»;iP^lPontredit^ 

J ^Ça\ des gens 

[ti«iUlW>Ic; Voi 

V pabie na pasi 
nier ses jcrimc 
aussitôt c «Et 
coupable, s'il s 
tribunaiix de i 
sent. MksBiLu 

AC^S. 8. E 
héritage quelo 

; AGjÉPHALi 

Au flg., Sans 

.*- S'emploie c 

: U (Du grec a pi 

ACERBE, t 

Au fig., Sévùre 

• (Dii latinûce 

V La graine d 
; Saint-Pierre. 

"■/::'' ûcres OU sdàtîr* 

^ essuyer des se 

, douloureuses. 1 

.mais les form 

»; UARPB. V 

^V ACERliiiTÉ; 

piju usité. 

; ; ACÉRÉR. t. 

AÇÉRÉ, ÉE. pj 

'■';■:;-. ■•"'^■■' ■ Ua.'éiss 

;' . i Arme àci 

- /Il tenait une A 

fROISSAnT,.XIV* 

; donne la tremp 

impénétrable h, 

RbN4 xvi". Vi 

acéré, le courai 

^uis. Sully, xvi 

Il avait^les d( 
mulot. H.'de Bai 

Sa langiii;"au 
Ressembi^h 1 
Qui part et fV( 
De la logique 
Chaque trait | 

ÂCESCENGB. 

ACESCENT,E 

grit, quicommei 

ACÉTATE, s. 

produits par la 
avec différentes 1 

. (Du latin ûce/i^ 

ÀGÉTEUX, El 

gre, qui en produ 

; ACÉTIQUE, tu 

qui fait la base di 

ACRALANDAC 

résultat de cette 

ACHALANDEI 

S'aciialander. j 

■ La bonne marc 
làndent les bontiqi 
de l'hôtesse si viv< 
cabaret devait ôtr 

L'auireremeito avait 
Port bien achalandé, 

AGHARNEMBN 

l'animal à saisir m 
des animaux, et n 
cliirer, à se battre < 
Les Anglaiti avai 
hd acharnement n 
sonnée. Voltaiiul 

ACHARNER, v 
chiens, at^x oiseat 
la chair.— Plus or 
irriter un animal, \ 

S'acharner. S'at 
treté, avec rage. — 
chose aVec excK 

{On les leurre {It 
por toui moyens. 
*^ii en mauvaii eH{ 










VPpHp^^iNI(llll(lll,l I ( l^jH^HI. 



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V 



ACH 













point 

nocence. P. L.,Codri«r. . , ' , . - 

Vous etèss accusé, songez à vous défendre: "VoLTAtRB. 
;Je vais donner au public, devant lequel on m'ac- 
cuse, ma justification aussi claire et précise qu'il 
m^ sera possible. P. L. €oc9iEnc Avei-vous jamais, 
1 lecteur, asAisié à Tinterrogatoir? d'un accuse ? Avez- 
Ivous observé ses ruses, ses détours, ses fuites, ses 
\iistinctiohs , ses équivoque»? m... Battu, confon4u 
/dans toutes ses' allégations, t-cHti-suivi «pmme un^ 
' »»A+« itauVepAF l'inexorable juge, traqué dmypothèse 
hyt>othêse, il afflmie, il se reprend, ilyse dédit, 
i;ontredJ(. Proudhon. Dans l'esprit deSa plu- 
çaii deô gens, c'est asse? d'être accusé pqUr^re 
cOuifBibIc: VoiicùRE. Un avocat disait : « Qtiel co\i- 
pabl6 nq passera pas pour innocent, 8'i| «uffitds. 
nier ses jcrimes? >» L'empereur Julien lui j^pondir^ 
aussitôt^ « Et quel^ innocent ne passera point pour 
coupable, s'il suffit d'être accusé ? D'Ag uesseau. Les 
tribmiaiix de miseric.or4e justifient ceux qui s'accu- 
sent Mk9SiLumS)-'''''r.\:'lO' ■:''^.'^:'-',' ': ■ . ■■>■ .V^ 

^ \ ACEfiiS. 8. m. T. d'anciennes coutumes. Tjerre 0}i 
héritage quelconque tenu & cens.^ ,< 

ACÉPHALE, adj. T. didactique. Sans tête. ^ 
Au flg., Sans chef, ou qui n en reconnaît point* 
^ ^'emploie comme substantif masculin. 

, (Du grec a pt»vatif, et kciphaléyiète.) ' ^ ^ -, 

/ AGEtVDE. adj. D*un goût &pro | juiUingent. — 
^u fig., Sévère, dur, amer. ' 

• (Du latin acerbus ; radical, aeer^tcre.y 

La graine du café est ôoriace et acerbe. B. de ~ 
Saint-Pierrë. L'injectiôji des substances acerbes, 
ûcres ou ain^Ves au dernier degré peut nous faire 

. essayer des sensations extrûmeniont pénibles ou 
douloureuses. Brillat-Savàrin. On n'oubliera ja- 

.mais les formes acerbes; de Joseph Lebon. La- 

UARPE. r 

ACEfvniTÉ. H, f. Qualité de ce qni est acerbe. — 
Iteu usité. ' V 

: ACEnER.>, a. Garnîrle fer d* acier. —Aiguiser. 
AçÉRÉ, ÉE. Jiart. S'emploie au figuré. ^'^ 

'/•>"'■'• {la.'éissiex ■. ;' ■ ■ '^ .■ 'r" '■'•.'. 

;. i Arme acérée baisser. G. Guiaut; xiv*, c. , , ' - 

U tenoitune fiache dure, forte et bien acérée, 
Fiioi8SART,.xiv*. La préméditation esKceUéqtiiJ 
donne la trempe^ l'dme et la rend dur^Ç acérée et 
impénétrable à tout ce qui la veut entc^ner. Char- 
ron < xvi». VoyLS avez l'esprit vif, te fuaernent 
acéré, le courage et l'expérience tels .qu'il est re^ 
^çMW. Sully, xvie, xvii«.) ■ ■.' ^.^.-ir CSk^^y.-', •• 
Il avait^les dents acérées conmie leà dents d'un 
mulot. ÏJ.'db Balzac. >..' r^.^ /.<^; 

Sa UnguCaux feintes préparée» '• i'* 

Ressoinbife'h la nèchG «cërieo \, %^ ^ ........ . 

Qui part et (Vappe en un moment:" J.'l.^BiMinBAiJ. i. 

De la logique qui vous presse 

Chaque trait part pfus acéré. bsLULB. j 'vf ! 

ACESCENGË. 8.f. Disp^ition à devenir «cescent. 

AGESGENT, ENTE. adj. T. didactique. Qui s'ai^ 

grit, qui commence à devenir acidtÉ»,-.^-^;/^;.-?/;? 

ACÉTATE. 8. m. T. (Je chimie. Se 'dit des sels 
produits par la combinaison de l'&cidè acétique 
avec différentes bases. J 

(Du latin acetum, vinaigre.) fe^ '^•^- /:' y; 

ÀGÉTEUX, EUSE. adj. Qui % 1q fpût'^u vijiai-, 

gre, qui en produit. - f^?i;/ *a^ • ;:^ * 

^ ACÉTIQUE, adj. T. de chimie. Se et de l'acide 
qui fait la base du Vinaigre. - 

ACHALANDAGE, s. m. Actjpn d'achftlabdèr; 
résultat de cette action. , uh s ;< ^ ■ . v;^ 

ACHALANDEE, v. a. ï^iK^cUiW^eisiîÉiaïinds. 

S'achalAnder. Avoir la vogue. 

La bonne marc^ndise et le bon marché achar 
landcnt les boutiqute. Acad. Je trouvais les allures 
de riiétcssc si vives, que j'aurais, bien jU|(é que ce 
cabaret devait être fort achalandé. Lesagb. 

L'aulre femelte avait achalandé ce lieu. La FoitTAtai. 
Fort bien achalandé, grâce k son caractère. Ammibux. 

AGHAUNEMENT^ s. m. Ténacité, opiniâtreté de 
l'animal à saisir sa proie, à s'y attacher. — Fureur 
des animaux, et même des hommes, à s'entre-dé- 
cliirer, à se battre entre eux.^ y ^r), ,yi; ::. •.;;i!^ 

Les Anglaii) avaient mis dans leurs tMOubios civils 
nn acharnement mélancolique et une foreur ral- 
sonnée. Voltaim. ^' 

ACHARNER. V. a. ProTrrement, donner aux 
chiens, a^x oiseaux de proie legoût, l'appétit de 
la chair. — Plus ordinairement, provoquer, exciter, 
irriter un animal, un homme contre un autre. 

S'aciiarner. S'attacher avec fureur, avec oplniâr 
trcté, avec rage. — S'appliquer, se livrer à quelque 
chose avec excès. 

{On les leurre {les femmes) en somme et acharne 
par tous moyens. Montaionb, .xvi«, f. Quand je 
tuU en mauvais estât, je m'acharne au mal ;je mch 



'..■. 






bandonne par désespoir et me laisse aller vers la 
chute, et jette, comme l'^ondiiffe manche après-la 
cogriée.U.) ; _y^ __ " ; /'']i|f' 

Le vautour; acharnd sur sa Umide' proie. "; j. 

De ses membres .sanglants se repaît avec joie. Voltair«j •" 
Il s'acharna «ur les entrées, et no fit pas moins 
d'honneur aux petits pieds. Lssagb. Je comptais 



0* 



nous 




'•.« 



fi''' 



■■■•t": 



péché nous!" achète par le pUisir qu'il 

;!|VCïiETEUR.^: lm.l Celui qul^chèt«, -- <îui A 
Vl^abit,i(»de, la passion d'acheter, i ^ 






"'■•••' AC 



K% 



(Uachéteur doit payer- les venfes. S^admanoir, 

ifiSAGE. Je compilais-»**,^ /(J-jv'i •[ , . ■,. H ■ m'-' --il ' -1 
venir partager vos plaisirs; la destinée s'est &ç)m»' '^SFW^ ^^ * lencafl trouva tl|n «cheteur. Bos- 

I liltAGHÈVEIfENT. s. m. Fin ^xédition entière. — 

i II ^1 ;|]" GonsonfimatiOn. -^Perfection, dernière ftiain. 



•..f 



„.v+ V-;-.(, 



(Achèvement a jsighiflé pirojet, entreprise i exé- 
cuter, ^-r Nouveau désir et nouvel achèvement lui 
vint au devant: PEfiCEFORJssi^j.\\) 

Dans les ouvrages de l'art, cNBpf lèlrav^il et l'a- 
chèvement que l'on consi^èieyBoiLtiu. L'éduca- 
tion n'est que l'achèvement^ l'homme selon le 
iplan tracé pai-la Providence. Dui1>anloup.^ 

ACliEVÊR. V, a. Finir, terminer. — Perfection- 
ne^.:?^Portor le coup mortel. — Ruiner entièrement. 

AcHE>É, ÉB. pari.— S'emploie-- comme ^adjec- 
tif. Accompli, parfait, merveilleux, admirable, —r 
E^trême en son genre, bon ou mauvais.! 

(Achever^'de ver, contraction do venir, et 



née à en ordonner autrement. VoLtAuiB* 

Sur chc>que heure qui t'est donnée, f 

Revient l'infortune acharnée, i. Hugo, 
Nous nous acharnons les uns i^ontrc iés au 
un éclair de réputation, qui, hort» "de notre petît^ 
horizon, ne frappe leiu yeux dq personne. Vo|> 

ACHAT, s. m'; Emplette, acquisition faite & priXj 
d'argent. — La chose achetée. / * 

(Du bas laitin acatum, signifiant d'ibôrd acquêts^ 
t plus tard acquisition en général. — Bienpeut dpnn 
ner ses. achats et sescovi(juës auquel i{ voudrai Etit-' 
blissements de saint Lours, xiii*. \J*en ai bien qua- 
tre mùis de bon achat. Froissart/xiv*.) ""; „ 

ACHE. s. t. Herbe d^n beau ve^; pUnte ombél- 
lifère qui ressemble an D^ï^il.;i^Provi,Vertjeoii[une 
l'ache. Acad. / ' *■ /W 

AGHEÈS. 8. f. pi. NoÀ vi^lgsii'e donné p^ les 
pêcheurs aux- Ventiis£3aux dont iJ8 se servent pfoup 
amorcer lo poisson. /, 

(Du latin esca 

ACHEM^IEMÈÀIT. s. ni. |ifo^éiv:pour Airl^ei^l^ 
un but. — Dispwition, prt^paration. 

g (Acheminement e'employ ait fréquemment ai^ sens cédents de lnj. monarchie, n'a^jifaieiit môme 

'moral coimme àujourd hni. -^ J>*i?^r^ d^nnterteV souhaiter. RIa^illopi; /La^viè est un travail in 

acheminement àni^.affifiirei^i que. Je m^orfsufe y »^«..^ «amu •>;.i.v..r<^t. hn.tc-n^Amn.^ i ^^\w,^.m^ * 

voir en brief l'issue.^... J'éspèreq'ué te victmre qu'il 
plaira (i Dieu pie donner, sera achennnement à une 
ji/us douce vue et^ quelque repos poMv ce pauvre; 
royaume. llE.vni IV, xvi«.) 

- , ÂClÏEMIi^ER. y. à/.Méttjre en chemin, ver»^ — 
Mettre en bonne Vole pour réussir, préparer. \%uK. 
en ces sens. — En termes de manège, Acneimner 
un cheval^ l'habituer â marcher droit devalit Jwi. 

S'ACnpMiNBR. Se niettre en chemin, — Fîg., ^tre 
, en bon train, s'avancer. 

Acheminé, ée. participe. -^ adj. Un cheval ackt'f 

' " ■■■■\/. . , 



■ Pam\ 



.:| 



•>8son. ;iy;.;.^\:|M:g#-iPr.: 
;ca, nnïurHtur^.)- J|f §y/|:f l^^:/; 

EMESiT. s. m. Itfoyén :i)OÛr àirh 



;w^ 



S'est emj[)loyé d'abord dans le sens de venir à boutdç, 

Miima Quente aehsvé. TBiBAtrr 6e Natarre, imi». ' ' 
^itk m}ûiejiitjàccQffîpli et qchevé leur désir à l'aide '.n;/':,,'! 
I dé 'Dieu,f toufà hur pl(iisir.yMi8SAhTy xiv*. // ■ 
ne me miiiiquoit plus qfiç éèl'a pour m^chever de in 



# 



miné^ presque dressé. 

' ;^ (Pape Estiévenes t'achemina . 
' VéfsRome. Ph. Mouwbs, xin*. 
JParMi la foresft 9' achemine. M^nu at Framcb, xm^. 

Le rôt cofitrematida les lansquenets^ faisant tou- 
jours acheminer les chevau-légers vers l'Italie. 
M. DC Bellay, xvi«. l^s choses ainsi acheminées, 
on devait passer plus avan^ Regmbr de la Plaw- 
CHR» ^xi^yfftj Lés créisés slacheminoient gâis et 
gaillards à l entreprise àe la guerre sainte, comm^ 
assurés cTacquérir le paradis. Pasquieik x vi« , /". ) 

Les troupe$ marchent ; le pauvre La^jÉpiitsso s'en 
ta, et' Sévigné s'achemine déjà. M^^HIrSÉviGNÉ. 
Je m'acheminerai quand il en sera^ temps. La C«Au8tto. . 
Je ne sais quel ipouvement int^îriour a détermina 
le jeune homme pour l'état militaire. Le niaîlre 
a bien voulu^le recevoir en qualité d'officier dans le 
premier corps de- la garde à cheval..... Si* Dieu me 
le conserve, le voilà bien acheminé. J., db MAistRi. 

ACHÉROM. s. m. T. de. uiythologie. — Fleuve 
4es enfers. ~ Poétiq., l'enfer même, )u mort. 

(Du grec acheros, d'achos, douleur, et rhoos^. 
fleuve, dérivé de rheô, je coule. ) I 

On ne voit pas deux fois le rivage des morts, 
Et l'avare Acliéroii ne Idche poipt sa proie. KAam, 

ACUEl'SR. V. a. Acquérir, se procurer à prix 
d'argent. — Obtenir à t^aa4v|»ejiae| au prix d6 
grands sacrifices. ..-■:■' .fv--^ ■ a^- 

[Vrais martyn sont vrai^écolien: 

A leur vie peut-an bien savoir 

Que cKerachéteni leur savoir. Gaotuk db Comr, un*. 

Nulne peut trop acheter 

Les biens qu'amour sait donner. Tf ibaot ok X&vabbx, xm*. 
// m'est arrivé un déplaisir domestique qui me 
donne une fascherie la plus grande que f aie /«ç^ 
mais eue; j'achèterais v-ystre présence beancoup/car 
vous estes le seul à qui J'ouvre mon cœur. Ubnrj IV, 
xvi«.) 

|li conseillèrent à Xantua d'acheter ce p^tit bout 

d'homme qui avait ri de si bonne gMce Aclkète- 

moi hardiment, dit Esope, je ne te serai point inu- 
tile Le marchand acheta notre Phrygien trois 

oboles. La Fontaine. 

Jamais on n'eut sur mol de droit si légitime; 
Vous m'aVèz acheté plus queje ne ra'estimo. C. DiLAnGHt. 
TisQp tôt pour lui% trop, tard pour elle, Mirabeau 
80 vendit à la cour, et la cour l'acheta. Chatbau'' 
DRiAND. Danton confessa que s'il ne s'était pas 
livré à la cour, c'est qu'elle n'avait pas voulu ra- 
cheter as.scz cher : effronterie d'une intelligence qui 
se connaît et d'une corruption qui s'avoue à gueule 
bée. Chateaurriand. 
Les rois, avec de l'or, pensent que tout s'achète. ^-:t 

0. DBLATtCIfifc 

Tout S* achète, excepté l'affectiva d«9 peuple»» M^u- 



pcindr^,^.'^ffniimE', iM^lm.) _;^.,,., |. :; .ir^m^ 

f n eiit l|i gloire d'ach^^f Ce qné 1^ lièçlë* ^ 

osé 
imposé ::f^:'i-f,.:, 
pGurnôuîi achever tioUs-mémcs; Lamartijv^. '>L'é- / fi/ / 

tudc coninjerice uii honnùte homme, et le commerce fi/ ;'/(/; ii^j 
du lAondé l'achève. SAiNT-EvrfBMoNto. Leçon com-|||L;' //a # 
mertce, exepiple achf ve. , tAiiOTHE. , C'est 'à Pari8/^i^|f;■■;CF^^ 
que^Leibnitz ^sc ïormsi^ifM n> "'fut: d'abord qu'ui)^/;||/M/:'/f-/:* 
jeune hbmftiè d'une/ gran^tî esffi^ràoce; il en sortie |/"||^;/|>i 
presque achevé. CôVsinr. , Je suis actuellement avec ^ "■ 






^!(f.r 



Platon et CicérOn «il ne ml3 manque plus que l'abbé , 
d'^Iivet pour m acheveK Volxairj?. Décrédi té à// 
la cour et auprès des génératiapnouyelies, Ronsard^ j 
ne •gard;^'; pius.de paitisans que dans rUnivcrsité,{//. 
datas lès parlements, surtout ceux de province, et 
parmi le» genti|siiomme» campagnards : l'Acadé- , ,, , 
mi<^ et Boileau l'achevèrent. SAiNtErBEuvE. M**» de iS !'/^^ 
Vj?tr3j et M"** <ie Maulny..>..; firent bien 4^3 caresses 7 
V^oiIè!iu;.c^iaraatelrevé.....;Àu 1*^ ne par- - ^ 

lait que de ginandeâ dan;^ et que de la' cour. "Tf ï.- ' ' 
LBiiANT DES RÉAux. J;'espère q\ie VOUS VOUS êtes, ^ v 
moqué de lui ? Je/n'y ai pfis manqué, et pour l'ache-/ , : . " 
v^jô liiiai Raconté tout ce qu^ vousavi^ï dit d«^j»:. 
lui : qu'il était gauche, sans Usage, <|u'^ n'avait pas • • . . 
■^'e8pniti-;ScRiBE.;^,v. /■/*'■ ■-/' //v. ■,,;,/,///:*'/ ■■^/■■■. 

PourHj^commenceniéntoe n'est pas mal trouvé; ■/ " '/'/M'y V .j' • 
Vienne encore un procès et Je suit» acHevé. P. |PowiBftia,//'j • 
On vous reconnaitra, et vous ne ferez pas cent pas* / v // 
dans ta rue sahs/qu'on vous achc've. A. Ddmas. Un ^ / ' \ 
coup de pistolet abat l'infortuné commandant sûr. .'v; ^ 
les marches dé l'hôtel de ville; les piquen etjes /; 
sabres l'achèvent. LAMÀnTiNEi .Après l'avoir accà- ^, 
blé d'outrages et do blessuures; on l'àrbèvc; son *•* 

corps est jeté dans le 'Tibre, sa tète plantée aubout - -, 
d'une pique. GnATEAUSRUm La mort n'est .autre- 
/ chose, sinon une vie qui s'achève. Bossubt. La vie ■ ' . 
s'achève que l'on a a peio'; ébauché son ouvrable. / ^ 

La BnuYÎsRE. Votre ouvrage est achevé, divm. < 
G. n'HARLEVitUS. sll artivc souvent que les choses , >> 
se présentent plus achevées à notre esprit qu'il ne n 
les pourrait faire avec bcaucoul) d'art. La Roche- 
foucauld. Dieu préparc dès l'origine du monde ce 
qu'il achève à la l^h des temps..... Achevons vite 
au noni du Seigneur. BossuBT. ' ;> 

ACHOPPEMENT, s. m. Occasion de faillir..— , 
Chute, manquement. —Obstacle imprévu»— Ne se 
dit plus guère que dans cette locution : Pierre 
d'achoppement, Acad. , /,•,■• , / ■ ; ■, A =^.J^ ; ;;/^^, ^^ • ' ..^ <- ^ [ 

,...;. Regarije d'Où provient . ' :#''mv-:V:^/''''#V''"'^ iÊ' 
L'achoppement qui te retient. ^\?S'. 'Vv* ^W' 

Ote d'autour de chaque roue >; ; \ ::x ; / ' '^^> ^ . 
. Ce malheureux mortier, cette maudite bônè K: " ' ".•■:•. ' 

Qui JuAqu'& l'essieu les enduit. Là. VonAtnÉ^'^' \ « 
II, n'y a pas de chemin si uni qu'il ne s'y trouve . 
quelque pierre d'achoppement. Damas-Hiiurd* 
Que disent les prophètes de iësus-OhristT QuTl sera 
une pierre d'achoppement à laquelle plusieurs lieur» : 
teront PascAU/X; ^■:^^f^;:\^^^.>ï,^'^\,W ; . ^>X'. ^s,: ■-; ^ ''^-^;3^ '. , 

AGHROiMATIQUË. tdj. Se dit des instruments :^ 
d'optique qui font voir les images des objets sans "^^ 
mélangée de couleurs étrangères. 

(bu grçc a"privatif, et chroma, couleur. ) ' "^ 

ACIDE, s. m. Substance solide, liquide ou ga^ 
zeusc, d'une saveur plus ou moins aigre, piquante, 
et qui rougit certaines couleurs bleues véftétalcst ' : 

AaoE. adj. A igre^ piquant. — En chimie :Qui.a, 
les prgpriéu^s physiques ou chimiques des acides. " 

AGlDiT4.'8. f. Qualité de ce qui est acide,— 

Acreté. ••i^;.../'v';vîv;..:-v-v'>>. - ^. -a. 

^GIDV LE, adij. Lék;;reiQent acide. '** • 



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ÀgiDULEr/v. a. ReVi'dreiégèrèmlht* 
ACIER, s. m. Fer coràbiuii avec du carbone et 
rendu plus dur par cetiains procédés do l'art,. 
|ï cipalemeiit par la trempei. - 

>i: V (Bu latin barbare acthriurrif, dérivé (iu grec akist 
^ pointe. — Employé dès léji flébuts de la longue aU 
proj)rf et au figaré.: • ., ^; -, ]; 

{iuaruije»eraienlaba,la}ll4 J:.'^:''^ y '-■^': ''[:■'■■'-, y ^■'{•{^ 
De Duràndal verrez lader tungldnt, -^ ■■' , ; 1 , ' 

i .Chanson de Roîtind.w*,, 

; lui et itérait sont d'acier mr trempée, i. Bodel, xn». 
Parmi le coraê lui fait le froid aeier paseer. AuMia, yin*. 
Jdivumeitetletcouronnéeê , i . , . ' 

Par leurs eujèts à ta mo1rt,condamnée$ .'''^^ *|.. 

Tomber %ou$ l acier du txturreau. Riaiin», xn', xrn*.). 
J'ai sepii Xout h. coup un honU'cldé acier \ 
Que le traître en mon sela a plongé tout çotier. lUcvm. 

AGIÉRBR, Vi », T. .4' arts, doi^vertir du fer en 

acier. ' - '\ 

ACIÉRIE. ». f. Usine OÙ Ton /a'brique l'acier. 

AGLASTE. adj. Qui laisse passer les rayons lumi- 
neux sans les rompre. , ' ^ • 

(Du grec a privatif, et klaÔ, Je brise.) - 

ACOLYTE, s. m. Clerc promu au plus haut des 
quatre ordres mineurs, — Fam., Personne qui en 
accompagne une autre. 

(Du gretf. a/fo/M^o.ç, libre, parce que le prêtre ne 
doit avoir 4'engageinent qu'envers l'autel. ) 

: ACONIT, s. m. Plante fort vénéneuse, 

du soc infomal de ce venin livide 

Germe de l'aconit la substance hom4ci|flé. Saiht-Amm. 

ACOQUINANT, AMTB. iâj. Qui acoquine. 

ACOQUiUKR. V. a. Atti^r, attacher, retenir, 
lier, faire contract,er une habitude basse. 

S'acoquiner. S'attacher, s'adonner trop. —• Se dit 
"de quelques animaux doibejsitil^ues. fj^ - 

(Du Vatiri ad, k^ et coquina, Cuisiner habitué des 
cuisines. S'est toujours appliqué à des habitudes 
vulgaires. — La chair tellement s'acoquine à se 
complairq^que bien souvent elle offense et irrite 
WH Dieu. La REINE DE Navarub, xvi«,c.) 

Le métier de mendiant acoquine ceux qui l'ont 
fait une fois. Acad. Je m'acoquinai si fort à ce 
métier, que je n'en clierchai plus d'autre. Lesage. 
Je suis acoquiné à la vie, et quelque mauvais lieu 
que j'habite, quelque incommodité que j'y reçoive, 
l'aurais dé la peine à déménager. H. de Balzac. > 

ÂGOT^LÉDONE.. adj. T. Je botan. Se dit des 
plantes/dans les senieuçes desquelles on n'a point 
découvIrt^dA lot^ pu cotylédèn;?. v 

c AC0UÀRDIR. Rendre couard. - 

■ (Cil qàe amour a pris aux lacs 

fîedûiitpafestreticouardi» GuinUim» au Faocom, im*. 
Moàaine me regardait^ i/ittis tout m*allois acouar- 

dtmt Froissart; xiv«. ; 0-^ • / 

Duftoiitm'^mié^ ' ' ;V' 

L'hofineur, la honte él Vaudaoe première, 
Aeomtdantmondmeprisùnniire, 

Servè'à ta volonté, Ruobard, j(ti*;) 

A-COWP. s. m. Mou'Vèment saccadé, temps d'ar- 
rêt brusque dans les exercices d/équitation et dans 
les mouvements de troupe. :^; ^ ?\: ;\ 

(A-coup figurait dans la lahgue littéraire et avait 

quelquefois Te sens d'une locution adverbiale. 

{On peut crier à tel à coup. Alahs m ÇAïuuuY^ziil^* 
Toua, dorique» SQienppaf peine méritée ''■' " 
•,. Punis à coup. Ct» NAROi.jrri'.'ir 

ÀGOUSTlQUli:. 8. f. Partie de là physIquÀ >«ii 
icAite des lois suivant lesquelles le son se produitjbt 
pe^transmct. — Adjectiv., Qui est relatif à la pror 
duciion ou la transmission des sons. — Phénom&ne 
acoustique. ' . V ." , ; „ • \ 

' (Du grec akouô, j'etiten40.) 1;: ^v* , ;; .ylx: r. 

ACQUÉREUR. 8. m. 6elui qt^ àèqhleirC, stirtont 
des biens immeubles. 

(Acquéreur s'employait dans un sens trës-géné- 
rah — Les chevances mal acquises mettent Facaué" 
, reur à mésaise et en péril. Al. Gvaiitibr, îtv^.) 

^, ACQUÉRIR, y. a. Devenir propiiétail^ par 
échange ou à prix d'argeut, particulière^ient d un, 
immeuble. — Fig. , Se procurer, gagner, obtenir. 

^cQcis, isv. part. Assuré, cer(Mii, sur quoi on, 
peut cônipter. — Substantiv., ConnaisAmces acqui- 
ses, savoir, expérience. 
(Du latin aeqvirtre, ad, ters, et ^tMmv^ cber- 
^■^cher. ■ ^-v/fl-v.:, .•;-..: •■ ^-v ''■^^- ^^-»^^ 

y Mon Mire est iMultaequii, 
£ Grand guerre a en sa terr*, R^anr Wao,. sq*. 

P . V Cil qui par deuil est trop acquis, \''- 

. Granttioîe féii à ses ennemiiK- Alix, m B^mat, m*. 
. Par demander acquiert ou par èanig. Prov., im*. 
te coeur avaricieux acquiert, ne Imchault comment, 
,nine veut estre assasié d'avoir, Bbaum^nou, im^. 
JSt à l'exemple des vailtans anàens ne Im chaii- 
liot de trésor amasser, ne de ouelcon^es choses 
fors d'honnptr acquérir, Uist. ç^ Boucicaut. iivc, 
ty, Uous devons mettre toute nostretistwieacette 
, ^rfice acquérir. Gbeson, x;v«, xv«, ,,; ,. , 
l'homme par une tell* esiutk - -i . 

:s 1 tnaucquisMUitwkt TaawmT, sv«« * 



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De bieit mal acquis courte joie, Gabrikl MBCunft, 
xvi«.) 

Il y A des âmes sales, capables d'une seule vo- 
lupté, qui est celle d'acquérir. La Bruyère. Les 
biens qu'ils ont acquis échappent de leurs mains 
avare». Fléchier. Feu ma mère disait toujours quo^ 
l'argent mal acquis ne profitait à perBqiinè. Yrrar; 
Le plaisir tl'avoir. ne vaut pas la'peine d'acquérir. 
J. J.' Rousseau. .-■/r;:-^ ■'■'■....::■ j>^^ 

La peine d'acquérir, le soin dé conserver, ^ ' r ' 

Otent le prix à l'of qu'on croit si nécessaire, LiiFoirTin>. 

ïn songeant à ce que vous voulez acquérir, n'ou^ 
bliez pas ce que us pouvez perdre.. J. J. Rousseau; 
Il a quitté sans peln« ce qu'il avait acquis sans em- 
pressement. BossuET. ..... Ils. veulent être de tous 

les secrets, ils s'empressent^l» se liiêlent^partôut, 
ils ne songent qu'à s'acquérir tous les jours de nou- 
velles amitiés. ïd. La faveur de M. le duc d'Or- 
léans ne s'acquérait point, mais elle se conquérait. 

C. DE Retz. , '■■ //• ^Wl.''"' ^V'V;i;^''■.■w•■■^■' ■.■ » • , ■ v .•■ 
■•*' f " "•;,\.-, ,/■ t^r^ ■ .,v.^v.?/:ir •/•^*V .' ; 'At, . .-.' •* 

Et je suis en suspens, si, p6ur Ine râCQuérlr, 
AUX extrêmes moyens Je ne dois point courir MouImi. 
Quand on a as^z fait auprès de certaines person- 
nes pour avoir dCi se les acquérir, si cela ne réussit 
poirft, il y a encore une ressource, qui est dé ne 
rien faire. La Bruyère. C'est par tous les sacrifices 
imaginables que jg^^prétends vous acquérif,'et vous 
acquérir san^ réserve. Voilà mes droits, voili mes 
titres, et je n'en n^battrai rien. Diderot. Je vous 
suis tendrement acquise, monsieur. M"*' de Simiamb. 
Elle n'a pas moins d'acquis que de naturel. La- Fon- 
taine. Vous direz à son excellence que je lui suis 
acquis. Id. Je ne puis assez vaus dire combien je 
vous suis acquis. Bossuet. 

Ëiyse, m'a-t-il dit, est acquise à ton maître. Roiaoo. 

Pardlcu ! Je vous suis tout acquis. . 

Quant aux conditions, ordoniwA Foi de brave,' 

Mon épée est à vous. T^. HcGo. 
Il était bien fait , brave , spirituel , avait de l'ac- 
quis, sav:\it la guerre. Tallemant des Rcaux. I^a 
gloire qui suit le métier de Ir; guerre ne s'acqtii^brt 
point à bon marché. Saint-Evremond^^ 

ACQUET, s. m. T. de jurispr. Ce que l'on a ac- 
quis. -AHBicns acquis pendant le mariage par l'uH 
et l'autpc des époux, et qui tombent dans la com-. 
munauté. * 

(Acqu(yt se prenait anciennement pour gain, pro- 
fit. — Si.prirent le chemin d'Evréux/rnais point 
n'tf trouvèrent d'acauest, car ^le estoU bien fermée. 
FROissARTf xjv«. il y a t^nt de défauts en la vieil- 
lesse, tarit d'impuissance, que le meilleur acquest 
qu'elle puisse faire, <fest l'nffection et l'amour des 
siens. Montaigne, xvi«, f. On peut,^sans se. bles- 
ser, se dépouiller de sa grandeur, quand on ne la 
possède que par acquest. D'AuBicNé, xvi«, xvu».) 

Il n'y a si bel acquêt que le d^. Acad. 

ACQUIESCEMENT, s. m. Action d'acquiescer. — 
Consentement. . 

n est des vSrités secondaires qui tirent leur 
preuve de l'acquiescement général des esprits. Cha- 
teaubriand. Le bonheur de l'homme consiste dans 
^ double et paisible acquiescement à la condition 
où l'on se trouve. Saint-ëvreuond. 

ACQUIESCER, v. n. Déférer, céder, so soumet- 
tre. — Adhérer, consentir. 

(Du l&tinad, ve^ré, et quiescere, reposer,'^ Vous 
acquiescerez en cette raison, comme celui qui de 
presregqMe à ses affaires, Habblais, xvi*. Ayos- 
tre cotnrmndenient, monseigneur, rostre Majesté 
se peut ressouvenir avec quelle patience fai ac- 
quiescé et obéi jusqu'à présent. Henri de Navarre, 
xvi«. Tu as bien fait d'acquiescer au plus sain et 
entier avis, Eutrapbl, x? t«.) 

L'homme se reconnaît libre d'acquiescer ou de 
résbter. J. J. Rousseau. Il ne faut pas acquiescer 
à l'aveugle aux sentiments de ceux qui nous entou- 
rant. Oiderôt. . • 

AGQUISITIOV. «. (l ActioA d*àcqQérir. -r Chose 

acquise. . ^ 

(Çetterusie 

> Parmotsdorii 

■' \SomÊUec,ad¥latUmi,' 

' Se»4ifVitt,U9acqvkltiùns, (î. Coqoouit. xv*.) 
Où ésttQurmentô pour l'acquisition et la conser- 



niire d'acquit, que^tour déclarer quels étaient ii09r W' 
sentiments. 6dllV, xvi«.) ^ 

Je ne fais plus de démarches de c6 côté, que par 
manière d'acquit et pour n'avoir rien à me repro' < 
cher. Bussy-Rabutin. Vous devez toujouc^ appré' 
hendeir la négligence en l'acquit de ros devoirs. 

ItOSStET. ♦ '. 

^ACQUIT-A^GAUqnON. 8. mî AutorTsatlon déli* ; ■ 
vrée pour qu'une marchandise puisse circufer,, ^ 
quoiqu'elle. n'ait pas encore payé les drdts. ,. 

AGQUITTEIfEBIT. s. m. Payement, libération 
d'uire dette. — RenToid'mr accusé déçkté non cou*» '^ 
pable. ■. . '■■':',■■■' '■ -' "■' ' , ^ ■.;■ 

ACQUrçtfeR. 8. m. Dégrever. :^ Rendre quitte, 
libérer de dettes. — Mettre l'acquit au bas d'une , 
facture, d'un billet, etc. — Payer. /— Déclarer un '" 
accusé non "coupable. * • .^ 

S'acquitter. Se libérer de dettes.-»- Au flg.. Rem» \ 
plir \in devoir. -^ Au jeu,- regagner ce qu'on a 
perdu. . . • 

(Qui s'acquitte ne' se mlfhompte. Prov. du xiii», ' 
Qui^aequitte ne s'enccmbre» Pro?, du Vilain,; 
XIII^ ^<. '■ 



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Slleaeud'ewipiUi; 

Maiiils se sont ^n acquittés . KmrÉBttnr, mi: 
Acquittonf-nqus tandis que la mêrtnousfépéte. 

fabliaux, xni». 
Fol est qui dune offrande ou dun grand cri jeter 
Se euide en un seul jour vers les morts acquitter. 

J. oi MiuMc, xni*, iiV*. 

Les chevaliers de Gascogne et les seigneurs re- 
çut tous Joyeusement, A s'acquitta si honorable^ 
nient, que tous s'en contentèrent, Froissart, xiv«j 

• Princeje dis, à tout considérer. 
Que l'on devroit à ce siège tirer ; ' ' 

Car lors seroit Picardie acquittée. 'Eurr. dis Cramts, xt*. , 
Et désiroit fort le dvc de Bour^opne s'acquitter 
envers les Anglois avant que soi départir d'avec 
eux. Co^MiN.ES, xve, XVI. Puis otirès ccmmcncè^ 
rent les danses, où tbut le monde ^acquitta du 
mieux qu'il put. Le Loyal Serviteur, xvi^'.) 

if devait sa charge, mais il l'a tout à fait acquit- 
tée. Il s'est acquitté de vingt mille francs depuis 
peu. Acad. Je sun homme qui aime à m'acquitter 
le p\us tôt que jo^puis; Mq|.iÈRE. Ah»! qu'il vous 
sera toujours aisé de vous ac(fuitter avec moi. 
M">e DE SÉV4GNÉ. Il n'y a rien qui plaise plus à 
Dieu que les Ames qui sont tendres à s acquitter de 
leurs devoirs, et qui ne négligent rien dans les cho- 
ses où elles se sont' volontaircment^assujetties. RANcé.. 
Seigneur! nous sommes toutii insolvables, et si 
vous ne nous acquittez tous, nous périssons toiiii 
également. Bossuet. 

AGRF. s. f. Mesure de terre de différente étendue 
selon les pays. 

(pu vieux germanique akar, portion mesurée dO' 

terré.) ' * 

ACRE. adj. Piquant, corrosif, mordicant. — Au 
6guré, rei^Oçhc, plein d'aigreur, d'amertume. 

(Du latin acer, et du grec aké, pointe.) 

Les auteurs , les livres , cette acre Xiimée do 
gloire qui fait pleurer, tout cela sont.des folies de 
l'autre monde. J. J. Rousseau. Quant au. vieux 
Tibère, c'était un scélérat, raffiné et poltron, qu'un 
sang acre et un esprit défiant portaient au crime 
avec prudence. Joubert. ■- 

AGRETÉ. s. f. Qualité de ce qui Mt acre, au 
propire et au figuré. 

Saint-Simon no se put guérir de l'Açreté de son 
humeur dans la solitude. Cnj^ncAuimiÂND. Dans 
les Lettres ver Aines, la plaisanterie s'attaque déjà 
aux choses sérieuses, et y prend une &creté que 
Montesquieu ensuite regrettera. Sainte-Beuve. 

L'ironie chez Lesage n'a aucune Acreté comme 

cbes Voltaire. Id, 

A a dans ses rapports certaine fermeté 

Qu'itappelle f^audiite, efb'eU de l'Acreté. At. ^^u. v 

Rien n'écitappc k ses traita; et la cour et la vUlia?^ 

Éprouvent tour k tour r&creté de sa bile. , /d. \ . 

Elle tï'aversait les avis les plus raisonnablifis et en 

soutenait de tout contraires avec une Acreté qui 

finissait par inriter tout le nionde. SAinr^moN. 

. ACRmOl^B. s. f. Acreté. —Au fig., Aigreur, 
_ __ amertume, bumeur noire, 
vatïon des biens. D'^aVuiicÔurÏ." h' iîongêait'à des J (Du latin acrimonia, acer, Acre, et mo^, pour 
acquisMons d'honneur et de gloire, non pas aux 4.^r><>^>i>^^Srec signifiant paiçton, fantaisie.) 



biens et aux commodités de la Vie. FlAchibb. La 
raison est la plus lente des acquisitions de l'homme. 
J^ J. BooawAD. 

' AGQUÎt. s. m. T. de finances. Quittance, dé- 
charné. — Pour l'acquit de sa conscience, pour 
n^avcir pas la conscience chaiigée. ;.. 

(Acquit, du latin ad. A, et quies, rej|>OB, a rigni« 
fié garantie; an figuré, repos. 

A Saint-Denis en France ai wumaeqtm, 
Oiifat trouvé IhiStoirs. Aanub, un*. 
Le roi demeuta tout étonné au commencement; 
mais, par après, af/ant bien considéré les mines et 
souris que vous aviez faits, il se vint à douter que 
vous ovMJi répondu, a^ cette sortt plutost par ma* 



^ ne paraît j>as peasiMe qné las médecins prati- 
-ciéns doutent qu.'il n'exisla. sou? ent dans les hu- 
meurs une acrimonie manifeste. Bartiibs. Ces 
malheurs firent sur l'esArii da froéd Uttératenr une 
impression profonde ; 1 acrimonie da son avactère 
s'eii accrut. B. GoMiAirr. 

ACRIMOBIIBUX, EUSB. m. Qni n de l'acri- 
monie. 

ACROBATE* 1. m. et C Danseur, danseuse de 
corde. 
(Du grec acros, lommet, et bainô, jomarche.) 

AGRONYQUK. adj. T. d'astronomie. Se dit des 
phénomimes qui se passent m toleii couchant, el 




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Hnrtotitdn tirer des astres qui appàrais^nt le soir 

^ pour rt\stci' visible» toute la nuit. 

^Du grec acronuchos, acros, eitrêmei et nux, 

,' , nuit.) •■V;^èr .._: ,;v>^^ ■" ■ \;^^-:-^-.'1-r^ ■■:•:,-■' ■ 

ACROSnCHE. 8. m. Petite pi^ce de poésie ayant 

j)our.suj( t un nom ou un piot, dont chaque lettre 

; . est le commencemeat d'un vere. 

(Du grec akros, extrême, et stichos, rang.) 
îîonsier, pour élever au ciel votre renom, . • . 

Donnei-mol P«r <^crlt votre nom et surnom: 
' J'en veUiX Taire un poenie ea^onne d acrostiche. MouÉai 
. ^et Aimable acrosticlK>, en Turme de charade« 
Fit un InBtaftt fureur parsa h^Kèreté. , 

Ctiacun se l'arrachait daùs^asocitté. Al. Doru.. 

ACROTKRE. s. m. T. d'archit. Espèce de piédes- 
tal mis d'espace en espace dans les balustrades. — 
Piédestal des figures que les anciens plaçaient sur 
Icb extrémités rampantes et au sommet des frontons 
des temples. > ^ , 

(Du grec akrôi^rion, sommité.) ^ 

ACTE. s. m. Tout ce qui se fait ou »'e8t fait ; ac- 
tion d'un agent, opération. — En logique. Exercice, 
usage réel dé la puissance d'agir. — En morale. 
Toute action bonne ou mauvaise. — Mouvement 
vertueux de l'âme, surtout en matière de religion. 

— Formule exprimait des sentiments de piété. • — 
Titre, contrat.' — Déclaration dev.ant un tribu- 
nal, etc. — Décision de l'autorité- publique. — Par- 
lie, division principale di^ns une pièce de théâtre. 

— Au pluriel, recueil deà décisions de l'autorité. 
— - Annule^, mémoires. — Acte^ des Apôtres, livre 
canonique écrit par saint Luc «t^ntenaot.une par- 
tie de l'histoire des Apôti'es. \^ i 

(Acte, du latin actum, agere, faire agir, a été du 
- '. goni-e féminin. — Ils furent présents eteomplices 
n la détrousse de Lacédémone, quand Hét^e fut ' 
ravis, eî à tout<:s les autres bonnes actes que Paris 

/iï. J. OMAIftE, XVI«.) 

J'ai vu l'a]^ que vous in*avez envoyé, je Tai 
troiivé(,trfcft-bien fait : il n'y a qu'à le passer en cette 
forme. Bossu et. Les actes sont des maies, les pa- 
roles des rfn9elle9. Th. Leclekcq. Les premiers 
actos de vertu sont toujours les plus péniblea. 
J. J. Rousseau. Le dernier acte (de la vie)' est tou- 
jours sanglaiityquelque belle que soif la comédie en 
tout W n.'Hte. On jette enfl^ de la terre sur la t(He, 
et en voiJii t/f/ur jainais. IPascal. Plus d'une fois, 
p.ius la tou'jhf. de Dieu, votre Ame recueillie par le 
^TTUi'U et divin saisissement de ce rare et puissant 
''ontaot, votre &îne opérera d'elle même cet acte, le 
nlu-5 i>arfait st le pl*i.s simple de tous les actes, qui 
nous met tciit en action pour Dieu. Gaatry. , 

ACTEUR, TRICE. s. Celui qui représente un per- 
Bonnago dans une pièce de théâtre. — (iomédicn, 
^ comédienne.— Celui qui aune part active dans une 
-affaire. 

Je viens de jouer la Jtfo^f de César; nous vivons 
détrrré un tpès-bon acteur^dahsle prince H*»nri, un 
des frères du roi. Voltaib^ Je donnais pendant ce 
temps de l'occupatipn à l'a ronommée; elle répandait 
partout que j'ètai)»^4J:pQ actrice inimitable. Lesagb. 
Qui ne cunnult I inimitable actrice 
Ropr.Sientant ou Phèdnî Ott Bérénice? l./i FoNTAmt. 

Quelle actrice!... Une Palhiire jeuno^ naïve, char^ 
mante, voix de sirène, cœur sensible, .avec deuA. 
yeux qui foifdent en larmes : on n'y liept pas. Vol-) 
.^ taire. Je n'exagère point en disant quW oublhm 
tout; pour l'entendre quelquefois des heures en- 
tières; mais son rôle joué, il n'était plui de rien 



De nouveaux personnages sont montés sur la scène ; 
les grands rôles sont remplis par do nouveau]^ aç- 
•teurs. Massillon. ■••■ ■■v', , _' ■ ' ^A- ^- ^ ;-:" r* ■ ■ ^^: ■ ' 

l»^las! par tout pays touJoiiVs la mdmë vie : * - * ii,^ j, ' • 
Convoiter, regrettet-, priMidre et tendre la main : ' \ ''•;' 
Toujours mêmes acteurs et même comédie. A- db MuesiiT 

emonde-ri n'est' qu'une œuvre comique, , , _• 
Où diacun fait do» rOlç$ ilUTérents * j ' " , ' 

our notre argent nous Simone {es acteurs. J &. Hocss^f u. 
Bon fuit de loin regarder les acteurs. La Fontai.^b. 
Souvenez-vous que vous êtes" ici comme acteur, 
et que vous jouez votre personnage tel qu'il plaira 
au maître de vous le donner. Pascal. ^^ 

ACTIF, IVE. adj. Qui agit, qui a la propriété 
d'agir. — Qvii agit avec promptitude , énei^e. — ^ 
En T. de grammaire. Qui exprime une action di-^ 
recte; qui a un régime direct exprimé ou Sôufr-en- 
tendu. — P rend l'e une part active à une chose, y 
contribuer, s'en occuper réellement. — Service ac- 
tif, temps pendant lequel un militaire esl sous les 
drapeaux. — Dette active, somme dont on est 
créancier. — Si m. Voix aetiye. ;— En T. de com- 
merce, Avoir'd'un compte. . 

{Uune partie de sapiencé peut estre nommée 
active, l'autre contemplative. Raoul de Prèles, 
xiv«. La vi active précède la contemplative. 
■GiRSOIl, XIV*, xv«.)- . : ■ , ■■%■ g.-,- 

Je' ne suis pas siml'jbl^ent un être sènsHif et p'ias- 
sif, mais un être actif et intelligent. J. J. Rousseau. 
Dans la rêverie ou n'est point actif..... mais quand 
on veut arrêter, fixer les objets, les ordonner, les 
ari-anger, c'est autre chose : on y met du sien, fd.^ 
La vie passive de, l'homrifc n'est rien, et ne regarde 
qu'un corps dont il sera bientôt délivré ; mais sa vie 
active et morale; qui doit influer sur tout son être, 
consiste dans l'exercice de sa volonté. Id. Vous 
avez vu en moi Un homme actif quand il est aiguil- 
lonné, paresseiix et stagn^ant après l'orage. Beau-t 
'MARCHAIS.';. ' : ■.;.\:o .^,.^ ^;^^i«V^^, r/,^.f;,::iî^f:'. ..:■:■ 

ACTION, s. f. Opération d*un agent quelconque, 
physique, chimique, mécanique, organisé, immaté- 
riel. — Ce qu'on fait. — Dombàt, petite. bataille. — 
Vivacité, véhémence, chaleur à dire ou à faire quel- 
que chose. .— Pjincipal événement dans une pièce 
de théâtre, dans un poème épique, dans un romani 
r- Mouvement, péripétie. — Mise en sdme litté- 
raire. — Demande, iwursuite en justice'; droit de 
former une demande en justice, -r- Xitre de créance. 
— Valeur iiraustrielle. — Part dans une compagnie 
commerciale. — Titre qui constitue cette paît. 

{Mes actions sont réglées et conforma ^V ce que 
• je suii. Montaigne^ 'xvi«. ItTarrive assez souvent 

Îue.le repentir* suit immédiatement l'action. Id. 
'our moi, l'on nepicâisoit rien de tout.ceci {de la 
Saint-Barthélémy), je vo^ois tout le monde en ac- 
tion; les huguenots', désespérés de cette blessure 
{de Coligny) ; MM. deOuise, craignant qu'on n'en 
vouli t faire justice, chuchotant tous à l'oreille. 
Marc, de Valois, xvi«, f. Les ennemis de l*homme 
sont ardents, remuants, et en perpétuelle actio^ 
pour le précipiter. Saint François db Sales, xyi«. 
Certes,^i l/s payeris ont pratiqué quelques vertus, 
c'a été pour la plupaH en faveur de ta gloire du 
monde, et par conséquent aIs n'ont vu.deja,/ertû 
que l'action, et non pas le motif et l'intention, Id.) 

L*^action , du froid pénètre à l'intérieur du fer. 
BuFFpN. La nature même notis enseigne que la 
vie est dans l'action. Bossuet. Savez-vous que c'est 
un^ bonne action que -vous avez faite là, mon capi- 



pour rentrer en scène. Mariio.ntel.v CoA. acteur, 
peu goûté I avait pourtant de^ moi(nenf||2)e puis- 
sance su bliiiie et' do fascination i^'r^^u9le^où il 
prenait tout le public rétif et in^rS^ÉJus son re- 
gard et dans sa parole, et i| leJo{:ç«L^pplaudir 
et de frissonner. G. Sand. ^^ • 

N' s-tu pas vu cent (ois, A la trtgt<iu«jKène, 
Fous le nom de Clairon, laitière Melponnëne, . ' 
Kt lï'loquent Lekain, le premier det acteurs, ' • 
lii* lis dr «mes rampants ranimer les langueurs? TotTAïu. 
La Clairon vous dira, quand vous voudrez, que Le- 
kain, par méchanceté, la rendait mauvaise ou mé- 
diocre actrice, à discrétion ; et oue, de représailles,^ 
elle l'exposait quelquefois aux^iHIets. Diderot. Je 
conseille à M"* Denis de faire réciter à cet acteur 
Hérode, Titus et Zamore, de le faire crier à tue-tête 
dans les bndroits de débit où sa voix est toc^burs, 
jusqu'à présent, faible et sourde. Voltaire. ' * 
Je nte ris d'un acteur qui, lent fe s'exprimer. 
De ce qu'il VQut d'abord ue sait pas ro'lntormer. 
Et qui débrvullldnt mal une pénsbte intrigue, 
D'un divertlMement me (hit ane «tlRue. Voltaiu; 
Le comte de la Marck était un de ces holmmcs 
rares que la Providence fait naître pour êtwyles 
spectateurs et les jiîges de la scène du monde, plu- 
tôt que poW en être les acteurs ; elle les place à 
c6té des grands acteurs pour les redresser dans 
leurs chutes, pour les soutenir dans leurs défail- 
lances, et pour les consoler dans leurs revers. La- 
martine. 

MirMb«du dominnlt tous ^en dteui pai venus * 

SHtMiMe eyclopéen de ce uiuttiple acteur, 

t>« laideur formidable «Juule k se haulvur Socmc? . 



dans la société ; et, tfisté et muet dans,up/coin, il ^ine ? Cela en répare d'autres t^ui ne sont pas aussi 
avait l'air d'attendre Hmpatieminent le inoy du guet ^lles. Scribe. (.k3t homme avait tant fait d'actions 
<t K^- m« *. — ^' _/_-._.- foflcs et extravagantes, qu'il n'osait plus se mon 



trer. D'Ablancourt. Oh me dira peut-être qiie c'est 
aller trop vite, que de prononcer définitivement sur 
le caractère d'un homme d'après une seule action. 
DiD^oT. Après una action comme la vôtre, moi 
qui vous parle, je vous épouserais les veux fer- 
ries. Scribe. Je ne sais si vos actions monteront 
à éiesure que les miennes baisseront : je lui parle 
sans cesse de vous. M"* d'Épinay. C'est une bonne 
action que je ferai ; et il est louable d'en faire au- 
tant qu'on peut. Marivaux. On doit récompenser 
tine bo.mc action. Racine. Un des avantages des 
bonnes actions est d'élever l'Ame et de la disposer 
à en faire de meilleures. J. J. I^ovsseau. La na- 
ture a mis dans l'Ame et dans le caractère de celui 
qu'elle a destirié aux grandes actions une sorte de 
verve semblable à celle qui crée les chefs-d'œuvre. 
Michaud. L'action vient du caractère, non de l'es- 
prit; doublez notre intelligence' et nos lumières, 
vous n'en ferez rien si le caractère n'y est, c'est-à- 
dire la force qui agit et qui crée. Saint-Marc Gi- 
RARDiN. L'action a je ne sais quoi do plus vif et 
do plus pressant que les paroles les plus éloquentes. 
Bossuet. Ne soyez point de ces discoureurs qui 
ont à la bouche de belles maximes dont ils no 
savent pas faire l'application^ et de b^aux raison- 
nemcniâ politiques dont ils ne font aucun usage : 
prcnervotre parti et tournez-vous à l'action. Idi 

Je penistrop de moments en «lé« disro>>rs nriM>|(>s: 

Il raiit d* s flcdoris cl non |ia< deii porules. Uaci.m. 

La société (des jacobins) se trouvait aiigmentéc ce 

jour-lA d<Mous les g^ns d'action qui, duus les mo- 



ments de troubles, pénétraient sans aToinde cartM^ 

où avec une carte fausser Thiers. Ne mneq^ijpint 
do, faiblesse à une si fojrte actjoii. Bqssuet.ju' ac- 
tion contre la vi-^lençe et l'iniquité est éternelle, l'd. 

Tout doit être action dans une tragi^die. Voltaiii». -V 
gue l'action, marchant où la raison la guide, . v* . f ; 

N(; se perde JamaiS''en une iic^tie vide. Boilbao. " . * 

Queji^ les premiers vers l'action préparée ^' . 

sans peine du. sujet a.|jlnni8se réntr«<e , /d, . ■ 
Lorsqu'on cesse de* douter et de ciraindrc, on cesse 
do s'intéresser, et l'action d'un poèmiei doit finir au 
moment que l'intérêt cesse, sans quoi tout le reste 
languit. Marmontel. On dit qu'il y a beaucoup 
d'action, dans une pièce de théâtre, quand la plupart * 
des choses s'y passent en action et non en i-écit. 
Trévoux. C'est l'action et non pas le héros qui fait 
l'épqpée. Vqltair*. ,, Au récit d'une grande action 
notre Aihè s'embarrasse ^ notre coeur s'émeut, la 
voix nous manque, nos larmes coulent. Diderot. 
A la lueur du feu, on voyait ses gestes expressifs, 
sa barbe noire, ses dentç.> b . nches, les diverses for* 
mes qu'il donnait à Bon*vêtement dans l'action do ' 
son récit. Chajieaubriand. Je demeurai lo cœur et . 
l'àflip si remplis, qu'il n'y avait â'action ni dans 
l'un ni dwis l'autre. M"* de Staël. Quoique les 
honimes se flattent deleurs grandes actions, elles 
ne sondas souvent les eflTets d'un grand dessein, 
mais4es effets du hasard. La Rochefoucauld. Il 
semble que nos actions aient des étoiles heureuses 
oi^nalhetaretises à qui elles doivent une grande par* 
tiède la louange et du blâme qu'on leuraonne. Id. t. 
Toutes nos actions se prennent à deux anses : les uns ' 
y louent^ que les autrçs y blAment. Rochrport. 
On ne connaît point assez que c'est la vanité^qui 
donne le branle à la plupart des actions. Malk- 
branche. Toutes vos bonnes actionsrue sont que ■'■ 
des saillies d'humeur qui n'ont point de racines' - 
dans le fond de.^otré Ame. Lamotte;IIoijdard. Va, 
tu erun honnne. rempli de vanité^ et tu cherches 
dans ton action, que tu crois pieuse et utile, une ' 
pAture à ton amour-proprç. Bossubt. -'%■■' 

/ Vous ferlii bien ^ ' . 

Be preii^dre moins de soins des actions des autres, * 

Et de'VQUS mettre un peu plus^n peme des vôtres. MoLiftni. 

On voudrait, A quelque prix que ce fût, ternir la 
beauté -de son action ; mais j'en défle la plu^ fine 
jnlousiç. M"* DE SiviGNb. 11 cherchait la gloire 
dans les actions, non pas d'ans le témoignage des 
nommes. Ki.échier. Dans les grandes actions, il 
faut uniquement songer A bien faire, et laisser ve- 
nir la gloire apfhs la vertu. Bossuet. l>éflcz-vous . 
de' votre zèle quan^ il est turbulent, et de votre 
a$;tion quand vous l'entreprenez avez trop do cha- 
. leur. p. Crasset. Tout le mérito do nos actions 
vient du motif qui les produit. Vauvenarci;es. 
Dieu ne reçarde point à la matière ^a nos actions, 
mais au princi^ d'où elles partent ; et ce n'est pas 
ce que nous faisons qui le glorifie, mais la disposi- 
tion de notre cœur en agissant. P. Grou. Le plus :^ 
beau dans les belles actions est de vouloir les ca- ^ 
cher. Pascal. La louange des belles actions sort 
d'aiguillon ^ la vértui D'Ablancourt. C'est en 
quelque sorte se donner part aux belles actions que 
de les louer; La Rochefoucauld. . Les actions géué- . 
rcuses sont trop rares aujourd'hui pour ne pas les "* 
honorer, so\is quelque habit qu'on les découvre. 
Chateaubriand. Il faut faire de ces œuvres et de 
ces actions qui subsistent indépendamment des pas- 
sions différentes d^/hommes. Rangé. Chacun a 
uniquement en vue le monde ; et l'on ne donne pas 
un coup d'céil du côté de mernité, qui devrait être 
l'unique objet de toutes les actions de noire esprit 
coipmo de tous les mouvements de notre cœur. Id, 

triomphe lô tM)nheurl d glorieux mystère! 

Une bonne action, ériose sur la terre, 

Appareil dans les deux toute tran.<ifl9urée. SonwT. 

Ces grandes actions sont écrites pour l'éternité dans 

le livre divin. Fléchier. Oubliez vos bonnes actions, 

pour que .Dieu s'en souvienne. An. Le jour du 

la manifestation tout seul révélera les actions do4 

hommes vulgaires aux yeux de l'univers. Ma>ssillon. 

ACTIONNAIRE, s. m. et f. CAui qui a une ac- 
tion^dans une compagnie de finance ou de com- 
merce, i '^ 

ACTIONNER v. a. T. de droit. Intenter une de- 
mande. — Assigner, poursuivre en justice. — Fig., 
Activer, faire agir. 

Il faut que cette cause secondaire les actionne 
(les germes) pendant toute leurdurée. Saint-Martin. 

ACTIVEMENT. adv> D'une manière active. — 
Promptcment, vivement, avec ardeur. — En terme 
de grammaire. Dans un sens actif. 

{Vappétition émeut activement l'homme à ce 
qui est propre et convenable à surnature, Amyot, 

xvi«.) "^ • 

ACTIVER, t. a. Conduire avec activité ; accélé- 
rer, tl^AtCr, prcîsser. 

A Constantinoplc l'œuvre du temps a été activée 
par les déprédations des barbares latins, français, 
turcs et même grecs. Th. Gautier. Au seizième 
siècle, en Italie, l s artistes actuaiont le niouve* 
inL'nt servi par le hue des prince , l'cspiit et la . 
gràc<$ des femmes, l'érudition des uns, les sa.lUi:t 



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des aùtros. Pn. Ciusles/ Shakespeare active, à 
travers les races et les peuples, la circulation de 
la pensée et le sentiment du beau. /r/. 

; ACTIVITE, s. t. VixcuUé aaivo, puissance d'agir. 
— S/ihnv r/V?c^i7^'. t/sp:ice dans lequel un agent 
naturel a la faculic d'agir. — Fig., Sphère d'acti- 
vité, cercle, L'fcnduc! di's travaux pour lesquels un 
homme dirige et fuit agij' un certain nombre de 
personnes.' — Fig.., Diligence, vivacité, prompti- 
tude, ardeur, rèle. — Etre en (ictivité de service, 
exercer actuellement Jc^ fqnctions de sa place, de 
son gnadê. 

L'activité est nnc vertu selon la loi Miatu relie, 
parce nue l'homnio qui travaille et qui emploie 
utilement tion temps gn retire mille av;\ntaii:es pré- 
cieux pour £on existence. VoLNEV.*'l'oute activité, 
soit de corps, soit d'esprit, prend Sa source dans. 
les besoins. Id. L'activité délaillanle se cbncen- 
trq dans le cœur du vieillard; dans celui de l'en- 
fant elle est ■ surabondante *et s'étend fiu dehors. 
■ J. J.llot'ssEAU. L!activlté passionnée con.stitue le 
, drame -, elle le rcuiiilit de criinrs.J'ni Cmasles. Le 
dix-nenviénie^siccli! a vu nailie les activités réu- 
nies. ///. 'îoujours, sur chaque point,, du "globe, par 
TclTel des activités nationales et individuelles, par 
, la constitution des monopoles et par la variété des 
climats, il se prodmra des divergences 'd'intérêts et 

• tl?s nvaljtés.. rnurnno.v. L'acti.vit^^t aussi néces- 
fiaiienu bonheur, que l'agitation lui«cst contraire., 
Dk Lkvi.s.. De l'état de nullité où sont les peuples, 
ils passeront îV l'activité fausse, parce, fju 'elle. est la 
ph^vni^iIi'e du néant. Saint-Martin; Mirabeauétait 
■doué d'une activité prodigieuse. Villemain. L'ob- 
jet de l'activité de l'homme, c'est le biex Joltfroy. 

J|l ne faut pas trop nous enorgueillir de [cette bouil- 

"tuite activité du caractère, qui n'est p|'ut-ôtre c^ue 

d" l'indigence d'esprit. Mine e. DE.CifinARDiN. Il 

faut que chacun soit excité par l'espoir de recucil- 

, lir le finit de son' activité. Dnoz. 

ACTUALITÉ. B. f. Qualité, étatjd<< ce qui est ac- 
tuel. • -il : 'V 

(Actualité a signifié anciennement réalisation fen 
acte., — Il ne cottvicnt .pas que peur soit prouvée 
tdii'f sculçincnt pur vaillances, ne par menachcs, 
nuiis par l'actualité du fait. P. Fontaine, xnic.) 

IJHp.st dans le caractère français de s'cnthdlisiasr 

mcj*, de se "passionner p(Mir le-météore dn moment, 

- pourles''bàtons flottants de l'actualiie. H. de Balzac. 

ÎV<'.TrEL,.ELLF. ad. Effectif, réel, posiiif. — 

• Présent, <|ui a lieu, qui a cours, qui est usité dijins 
1(> monient |)ivsent. 

L'actuel, c'est ce qui a cessé d'être simplement 
possible pour exister en réalité et à l'état de fait. 
Franck. Le péché «|ue nous avons contracté d'Adam 
ne peut pîis être en nous comme il est en lui, ni 
abM)lnnient'de luénjc nature, puisqu'il n'y peut ja- 
mais être aussi actueljet aussi propre qu'il est à ce 
premier père, auteur de n.otre vie et dé notre faute. 

iiOSSIET. 

ACTUELLEMENT, adv. Présentement, au mo- 
ment où l'on parle. 

♦ ACtÏTi':. s. f. Qualité de ce qui est aigu. 

(Acuité, du latin arutus, aigu, .1? cuisait autreibis 
de l'esprit peiçant. — Ce roimon^troit ici l'aguité 
de son sens. G. Chastëllain, xv^.) 

ACUMIMO, ÉE. adj. T. de botan. Dont l'extré^ 
i,raité est terminée en peinte allongée et très-aiguC. 

ACUPOXCTUnE. s. f. Opération chirurgicftie fort 
tisitér^ chez les Chinois, les Japonais et les peuples 
de l'Inde. Ell'j consiste à piquer une partie saine du 
malade avec une aiguille d'or ou d'argerft 

' ACLTAKtiLK. adJ. T. de géom. Qui a les trois on- 
glps aigus. - : 

ADAGE. 8. m. Proverbe, Bentence, populaire. 
(jPu latin adagium, acf^pour, etagendum, devant 
ôti-èfait.) 

Cœuif digocs de sentir le prix de l'amlUé, 
' RiHiMiPZ cet ancfen adage : 
"Le tout ne vaut pas la inoitil^. FioMiji. 

ADA^ilO, ad. T. de musique. A Taise) sans so 
presser, lentement. 

(De l'italien adagio, môme sens.) . 

M. |le maréchal de Richelieu dit que vous avci 
Joué supérieui-ement ; mais il trouve aussi que ^ous 
avez lin pet» trop mis d'adagio. Voltairb. La mo-" 
notoille est le défaut ordinaire des adagios. Mili.in. 

ADAPTER. V. a. Ajuster, appliquer, acronuno- 
der, ûjjproprier, rapportera.— S'emploie proiiomi- 
iialemDnt. 

(Du lautn udt à, et apUts, pi^pre.) 

ADl)rriON. 8. f. Ce'flu'on ajoute, ce qùf est 
ajouté à qucJ(iue clioso. — Pitmii.-e règle d« l'arith- 
mciique; opération par laquelle on trouve la somme 
tuta{lu de plusieurs nombres mis ensembifi. 

(Iki! latin additto, ad, vers, et dare, doiiûer.) 

.On vou«j enverra plusieurs chapitres nouveaux 
et (Quelques additions assez curieuses. Voltaire. 

A^mTIO\.^ËL, ELLE. adJ. QiUdoitAtrt? ajouté, 



*M } 



qui 



ts( ajouté. 



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ADDITIONNER. V. a. Ajouter plusictirâ nom- 
bres l'un à l'autre. — Assembler, amasser."^ 

ADDUCTEUR ^dj. m. T. d'anat. Muscles adduc- 
teurs, muscles dont la fonction est de rapprocher de 
rSxQ du corps kîs ' parties auxquelles ils sont atta- 
chés. — S'em])loie substantivement. ■^', 

(Du latin adducere, attirer.) 

ADDUCTION, s.f. T. d'anat. Action des mtisclçs 

adducteurs. w 

ADEMPTION. 8. f. T. de jurispr. Révocation d'un 
legs, d'une donation,. "' 

A DENT. s. m. T. de menuiserie. Entaille en 
forme de dent. 

* ADENTER. y. a. Serrer avec ICo dents. \: ' 

{Quand GuUeclin l'entend..... 
Ke se peut soutenir, sur son arçon i'adente. J. Bodel, xii'. 

■ Constant . . ' 

Au prévnxl a donné la gorge 
'■ Que les cMens avaient a/dentée. Ç. dd Havgl, xrr.) 

ADEPTE, s. m. Celui qiii croyait être paryénu 
au grand œuvre. — Initié dans les mystères d'une 
secto, aux. secrets d'une science, d'un art. 

(Du latin a6?e;j/iis/arfï/;wc/, obtenir.) ', ^ ' 

Mon père, adepte sincère et véhément des théo- 
ries de J. J. Rousseau, secroyait obligé envers lui- 
même, à suivre de point en point l'évangile pro- 
clamé par l'auteur à* Emile. Pu, Chasles. 

ADÉQUAT, ATÉ. adj. T. de philos. Entier, total, 
d'une étendue, d'une compréhension égale. 

(Du latin ad, à, et œqtutre, égaler.) 

Une bonne définition doit être adéquate, c'est-à- 
dire qu'elle doit convenir à un objet défini tout en- 
tier, et ne convenir qu'à lui seul. Acad. Une idée 
adéquate est cdtiforme à la nature de l'objet qu'elle 
représente. L'idée rexirésentanl l'essence invariable 
et intelligible des, choses, plus elle est épurée des 
affections de la (sensibilité en général, plus eljç est 
conforme à la nature réelle de la chose représentée, 
c'est-à-dire plus elle est adéquate. Frank. ■ 

ADUÉRENCE. s. b Union, conjonction. —Fîg., 
Attachement à un mauvais parti, à une mauvaise 
opinion. — Complicité. — Assentiment. 

Saint Barnabe n'étart peut-être pas sans quelque 
passion et sans trop d'aâhérence à son sens, ((uand 
il se sépara de saint Pa^l au sujet de saint Marc. 
BossLET. Ma fille, souvenez-vous que ces adhé- 
rences qui vous intiuiètem^^nc doivent point vous 
empêcher de faire vos exercices. Id. Quiconque 
aime l'Eglise *doit aimer l'unité; et quiconque 
aime l'unitc doit avoir une adhérence immuable à 
tout l'ordre épiscopal dans loif^el et par lequel le. 
mystère de l'unité se consomme, /éf. 

ADHÉRENT, ENTE. adJ. Attaché, Joint;, uni. — 
Contigu, attenant. — S. m. Partisaii, fauteur. 

(A la }iensée de l'homme naturellement raison 
et entendement sont adhérents. Raoul de Prfsies, 
xiv«. Estoit cette dame Jacques fort adhérente à 
la partie des Oniles. G. Chastëllain, xv». Le duc 
de Bourgogne et ses adhérents tatrchoient toujours 
à trouver manière qu'il entrasi dedans Paris. Juv. 
DES Ursijcs, xv«. - •^; 

Que Von soit àblen faire adhérent. Fuirr. nw Chamm. xt») 
ADHÉRER. T. n. Être attaché, tenir fortement. 
— Être du sentiment, du parti de quelqu'un. — - 
Rat' fier, approuver. * 

(Adhérer, du \A{\na(ihœrere, ad, à, et hœrere, 
s'attacher, s'employait activement et pronominale- 
ment. — L'homme laisseroit son père et sa mère et 
s'adhéreroit à sa femme. Saint Bernard, xii". 
Ceux qui s'estaient adhères et conjoints nvrcques 
moi sont maintenant tous rebelles. JP'roissart, xiv«. 
Et lut requirent w/i7 voulust adhérer à la déter- 
m\natfon des cardinaux, Christine liB Pisan, iiv», 
^f**) ,. ■ ■..■." .'■ •■ ^ ■ 

ADHÉSION, s. f. Union, ionction. — Liaison.' — 
Complicité. — Assentiment. — Ratification. 

(Quand la terre a {ruU et feuille porté, 
Hutneur défaut ; trop peu dadhésion fait au fus*.. 

Etrr. DE» Champs, xt*.) 

Emile aurait mienx aimé Ja discussion que cette 
adhésion noncbalfllte à tout propos. G. San». 

AD H0NÔRE9. Locution adverbiale nigniflant : 
Qui ne se rapporte qu*à U bienséance, qa'à uo vain 
titre. 

(Du latin ad, à, et honores, hooneurt.) ' '' 
le di'clare hautement, en tcrii.esrJairs et nets, 
Que je ue veut viB Ctre éponx ad honores. Rmuau». 

ADIBU. Terme de civilité et d'amitié. — Congé, 
expression de regret que l'on s'adresse en se quit- 
tant — Dire adieu à quelaue chose, y renoncer. — 
Ci 'en est fait de* — S'emploie comme substantif ma»* 

CUliA* ''' t> ■-■(!■■>'■-» 1.' ; > •' • -' ■'' •_ 

(Il me emtHeni dette éym éipsrHf, 

Et dire adlen ù lamoattuse vie Bvtr. au O^mém, xr>. 
Vertu Dieu! que ne chantez^ous adien panière, 
vendanges sont faUcs. Rabkuub, xvi*. Si nous ne 
jouissons que de ce que nous toudiuns, adieu nos 
écus q^and ilè eonl en nos^^offres, et non en/ants 
t'Us sontj^h lâchasse. MonTAiôfti, xvi», /l Conu- 



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dércz'fêifongs et dou!o\ireux adie tx que ttostre 

ame dira à ce bas-mond^ Elle œira adieu aur ^ 

ric/àesses, aux vanités, aux vaines compagnies, aux 
plaisirs, aux passe-temps, aux amis et voisins, aux 
fl|ren/.î, au mari, à la femme ; bref, à toute créa-, , .^f ^ 
ture. Saint François de Sales, xvi«, f.) ,'a 

J'ai été bien mortifié de ne vous point dire adieu. ' . 
Boun9URS. Adieji, ma très-chère et très^«iim.able ; ' 
le suis toute triste do vous. M"" de Sévigné. En-.'- 
amis, faites-vous vos adieux, t. Delavicne. • , v-^ 

Afnfs. dans ma douce retraite, ... 

' A tuus \us nianx.jedisàdieu. V. Hooô. '>/.,; 

Sans adieu, chevalîet, je crois que. nous nous revcr .. 
rons tantôt. Lesaçe. Adieu, Jusqu'au i*evair. Acad. ' 
DSti^u'en prenant congé d'un ami, l'homme créo . 
pour la première fois le mot adieit, n'à-t-il pas voulu ^ 
dire à la personne aimée : « Je ne suis plus là pour 
veiller sur toi, mais je te recommande à Dieu qui 

veille sur tous ? .> A. Descîiamps.^ . 

Adieu, dit-il, adipii, vers 1^ pla;<^t' îointiilne,. ; . ''' , 

Où vogue ton esquir sur une ondf incertaine, . ' 

Trouve un ciel toujours l)I(ni. . ' " . 

Oh! ton absence, ami, de pleurs sera suivie : •",«;. 

Je ne serai plus Ih pour vliler sur ta vie: ^''j^-. ' 

- Wnis je la Icguo b Dieu. ïd. '^-"'^ 

Peiit-être vous eussé-je dit adieu d'un œil sec, si 
vos larmes, coulant sur majoue, n'eussent tercé le!= 
miennes de s'y confondre. J. J. Rousseau. IL . 

Madame, ou Je lUc troiupe, ou pendant vos adieux '. 

yiielqiios ploiir.s iv|)aw(iuS"ont obscurci vos yeux. Racine. 

Il y eut biçn des larmes répandues quand ils se di 
rent adieu. Acad. Les derniers adieux que l'on dit 
aux personnes que l'on a aimées saisissent de pitié » 
les cœurs les plus durs. Bossuet. ..... IIs|me dirent 

un adieu bien triste, quoiqu'ils ne sussent pas que 
c'était le dernier. Id. Que je là revoie une der- 
nière fois pour lui faire un éternel adieu. Fénelon. 
Partez sans me revoir, sans me dire adieu. Em. Ai- 
CIER. ■ , 

Adieu.princps, adieu pour la demlôre fols. GonNiiiu. ^ 
Il dit adieu au monde. Acad. Je dis adieu pour ja- 
mais partout où j'ai passé, M^'.de Sévigné *A neuf 
heures du soir, la pauvre malade me chassa et me 
dit en propres termes le deniier adieu. Id, 

ADIPEUX, EUSE. adj. T. d'anat. Qui est de na- 
ture graisseuse, qui admet la graisse dans sa com- 
position. ' 
(ha ]&tin adeps, adJpiSjgrpAsf^e.) 
ADIRER, v. a. T. de jurispr. Perdre, égarer. 

ADITION. s. f. T. de droit. Adition d'hérédité, 
acceptation d'une succession. \ 

(Du XsXmad, vers, et ire^ aller.) 
* ADJ AGENCE, s. f. Lieux adjacents. 

■ŒuisleroivintàSaint'Denys, 

Qui lui rendit obiihS^A-ice, ' ' . ' 

Laigny avec le plat pays. 

Dépendiinres,etlcuJJacence. Martial m Parui, jcrv) 

ADJACEI^T. ENTE. adj. Situé auprès, ({ui s'é- 
tend aux environs. — Contigu, attenant. 

(Du latin ndjacens, arf^ auprès, etjarere. être 
situé, être couché.) 

ADJECTIF, adj. m. T. de gram. Qui qualifie, qui 
modifie. — S'emploie comme substantif. 

L'adjectif est le plus grand ennemi du substantif, 
quoiqu'ils s'accordent en genre, en nombre et en 

cas. VOLTAIRI. • ^ 

ADJECTIVEMENT, adv. En manière d'adjectif.^ 

. ADJOINDRE. V. a. Joindre avec ; donner un col-^^ 
lègue, un associé. 

Adjoint, part. 8. m. Associé, assesseur. —- Par- 
ticul.. Fonctionnaire chargé de remplacer un maire. 

(Du.^latin adjun/ere, ad. à, et jungerCy Joindre. 

— Tu à Dieu es ad f uns. Saint Bernard, xii*. . 
Certes, deux vrais ennants doivent un cuerpttrter. 

Et leurs deux etiers en un adjoindre et IHen fermer. 

Fabliaux du xni*. 

Pourquoi fut Junon amtiatUjoinie à Jupiter. Raoul 

de Prbslbs, xiv«.) 

Cachons bien tons les deux notre intelligence, de 

peur qu'on ne mette à la porte notre fidèle atteint. 

LlSAGE. 

Nocs craignons de nous voir quelque Jour un adjoint. 

— Ln adjoint, qu'est cela T Ce mot n'est pas moderne. 

— lu adjoint, c'est, ma chère 

In blundln fbvort. Dutoocuks. ' 

ADJONCTION. 8. f. Association, union, fonction 
d'une personne à une autre, . - ' V 

{Au nombre de ces vingt-six maisons seront con- x 

tenues les maùons que les chanoines ont à pré-* 

sent hors du cloistre, avec toutes les adjonctions'. 
Charte de 1306. Ne sied, hélas! à un roi de 
Fiance adj%nction de telles gem. G. Cuastillain, 
xve.) * 

ADJUDANT. 8. m. (ifficier ou sous-ofiicier d'état- 
mt^T dt^tiné à seconder les cliefs dans certaines 
parties du commandement. fV^ 

ADJUDICATAIRE*, s. Personne à qui oir^Juge 
une dîose en vente publique ou faite sous la sanc- 
tion de l'atitoriié. — Soumi'isionnaire. 

ADJUDICATàO.^. s. f. Acte public pur le<iuel un ^ 
adjuge une chose» 



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'•= ' ARTr'JFlIl.' V. a. J. (lo |»ratirjuc. Attribuer pai» 
"' ' jnjîonionl et airx enchères. — Juger en faveur de, 
i ;. -*. Dûriuer. dticerner. 

' .* (Adjuger, du latin û/^Z/W'care, nd, k^ et ;ur//- 
tfn'r,-jiijiOr, s'employait anciennement au sens [)hy- 
W'^VP'Q"^ comme au seiis moral. — On ne iieuideman-- 
.■^^Ider la chose adjugée. Viehre Fontaine, xiii^. // 
: >r' a/fhigeft non propre fils innocent et sans conlpe à 
■%^' tve<-^wière et très-honteuse mort pour effacer ino- 
/'[bédieficc. Gtiison^ xiv«.> • ^ .^.,.. ^ 

,' Les tribus furent assemblées, et îe peuple, àyint 

\ , connu que ces ten-es prétendues par d'autres lui 

appartenaient^de droit, se les adjupoa. Bossdet. 

. ..... Il est sans doute bien aisé do s'adjuger la vic^ 

.(oiro, et de feindre que son adversaire est abattu à 
éosjucds, désarmé et sans réjpli(iu(û. /'</. 

" ÀDJUHATIOiN. s. f. Foritiiilc d'exorcisme, ac- 
tion d'adiujrcr. •> ' 

ADJURFJl. V. à. Commander au nom de Dieu de 
faire ou de dire quelque chose. — Presser vivement, 
supplier avec force, avec instance. 

(Du latin adjurare, ad, à, et .;M?ar<?, Jurer. '— 
Tout noble homme, devant qu'il prenne l'ordre de 
chevalerie, doit estre adfuré par serment du -tenir 
foi et loyauté. De Bucil, xv.) 

I)it(S à ct^s.palais un J|eriiel ulicu, 

tiilatit, Je vous pdjure au nom de votre Dieu. Morel. 

ai: libitum. Expression latine. A volonté, 
comme il plaira. 

ADV-ETTRE. v. a. Recevoir à la parti^tipation de 
quelque avantage. — Agréer, accepter, reconnaître. 
Du ternivs que les bâtes naHalent, 
K»f lionr eiilfc autres voulaient 
Être admis (lauf notre alharice. La Vontairb. 
Eii vuuF le pruduiàjinn, je ne crainr point le biftnie 
\)': voir admi ^clicz vou$: un proloue, madame. Mouiai. , 
.Doiirie des caul ions, sois sûr, si tu m abuses, 
Qu( Je n'admettra pa$: tes mauvaises excuses. Voi.tairb. 
Lui qui voulait d abord tout foudroyer a été *or- 
traîrtt* d'admettre des chdses qu'il avait cent fois 
rejetées comme triîs-mauvaises. ^énf.i.on. Ce soiif 
doux excôs égaleineal dangereux, d'exclure la rai- 
sou et de n'admettre que la raison. Pascal. 

iDu Xd^im admitterc, ad, à, et rnittere, envoyer, 
placer. — On sait ûssez que ladite Catherine de 
jtiédicis estait assez difficUe à admettre îles per- 
^soniies audit conseil. Mém. de Gondc. xvi».) 

ADMIKICL'LE^s. m. T. de jurispr. C qui ne 
forme pas une preuve complète, mais qui contribue 
à faire preuve. — En niédec, Ce qui facilite !<• 
bon ijlîet d'un remt'de, • 

(Du latin at/mt/ztcu/um, soutien.) •• 

ADMIXLSTRATEin, TKICE. s.' Personne qui 
admiiiistre. — Abs., Personne qui administre bien. 

(Administrateur avait anciennement, sous la 
ronne «administreur, le sens de serviteur. — Chc- 
ritftihs sont administreurs spirituels pour ceux 
qui doivent recevoir l'iiéritaye de salùt* Saint Ber- 
NAiiD, xiie. Siestoient abattcurs de boi , fos- 
soi/eurs et administrateurs de chemins moult soi- 
gwu.r en celle fàrcst des Ardennes, à abattre bois 
dfiluns les lieux où on n'avait onques passé ne 
conversé. FnoissART, xiv*. 

h e l'ont ndministreun que braire. 

Vivra quérir. Eurr. dm Champs, xt«. 
Xe fil de nos discours nous obliyeoit à parler non^ 
seulement des empereurs, rois, prirmits et poten- 
tats; souverains, nuiis aussi des délicieun uugnons, 
favoris etcomplinsants^ù tout faire <> des admi- 
nistr'ateuirs à tout entreprendre. Sti.i.Y, xvi', xvii^ 
Quel grand administrateur des affain.s d Estât a 
pu s'empescher d'estrfi pipé Qu circonvenu nar les 
adulations? Id.) - 

II apprit alors la pratiqua des afràire<^, et de mfi- 
tapbysiciou il devint politi(|Me et administrateur. 
Mi(;.\ET. Il n'est prcMpie ^ueune science (|ui ne 
puisse fournir à radministraidur d'utile conseils. 
J. M. Say. . a toutes les connaissance» supérieures, 
, il faut quo ri|,(omnie d'Etat ajoute les connaissances 
plus vulgaires, niais non moins iiécassain>s, de l'ad- 
ministratcur. 'liiiEns. Le curé est administrateur 
s{)iri(iif I de soi) église et dcs bienfaits do la charité. 
Lamartine Dicn a établi les ange, pour ôtre des 
esprits admifiisi râleurs., Bossuet. 

*ADUI9fIS)TRATlF. TIVE. adj. Qui appanient, 
<iui se rattache h l'administration. — Qui^y est 
propre. i ; . 

ADMLHISTnATIORI. s. f. Conduite, manionlent, 
régie. — Gestion, gouvernement. — Abs.,Cor|)s, 
bureau adoiijiistratiC. — L'autoHté administrative. 
—: Exercice.. 

(Si le sergent a Vaminis'tration de vendre bled.t, 
aveines ou autres denrées, il convient que il compte 
du itrir qu'elle» furent vendues. BEAUMAnoia, xiir. 
Isul homme ne prise assez les aises qu'il a en ta 
phvauté^'rsinon mte paravant ii méprite les angois- 
ses lesquelles il a souffertes en l'administrution 
puhlvjue. Al.Ciiartier, xv«. Le rot, pour dort 
la bouche à tout le monde et ne laisser aucune mc^ 
iièrê d9powfçir blatmr son admtmttraUon, fltjnh 



■\È''< 



:■»-,• 





■^ 



•1 



bflrr l'assembhe des «sfatsTn la ville d'Crlffun^, 
Wm. de Condé, xvi''.- Des débuta catholitfues d. 
foutes les ménins lirovime-t e-iioient envoyés povi-i^ 
demander..;., qu'il fust établi une meilleure fonn' 
d'administration auXMfl'aires-, et qu'elle fufk misi 
h mains de personnes plus qualifiées, p)us in 
telligentes et mieux famées. Slllv^ jitï'v' xvir 
Lés annales de tente Vadministraik)^ [de Man 
de Medicis) rCont été qu'ostentation, folle jactance, 
faste, vent et fumée. Id.) ■ ,> V"*^ ,- 

Les annalistes de l'antiquité nft faisaient poinv 
entrer dons leyrs récits ïû tableau des diHérent>^s \ 
branches deradmirK|stration. Chàtealbuiand. L'.'if - 
ministratipn, prise- q)|ftns son sens le plus généra , 
est l'enseuible des moyens destinés à faire arriv-i- 
le plus promptement et le plnS sûrement possibltria 
volonté du pou^feir contrai dans toutes les parties 
delà société, et à faire romontûr vers le pouvo!/- 
central toutes les forces de cette même société. Goit- 
ZOT. Gharlemagne, comme tôtfs les' ççrands hom- 
mes, par l'attraction nature'.], du génie, concentra, 
l'administration et le mouvement social en *a pui-' 
soiiiH!. CuATtAi cAiÀND. HunrilV teiïait, par une ad- 
iiiinisirHiibn douce et for.^Oi tous les ordres dç l'Etat 
réunis^ toutes les factions assoupies, les deux reli- 




gions dans la paix, les peuples dani^ l'abondance. 
Voltaire. Sous un prince faible ou peu laborieux, 
une administration est mauvaise. J. J.- DotssEAO. 
La versatilité dans les mesures d'administration est 
aussi fatigante pour le peuple que pour le prince. 
De Lévis. Dépenser bien ou dépenser mal l'ar- 
gent du public, c'est là toute la difTérence en.tre les 
bonnes et les mauvaises administrations. SAi.\t-Marc > 
Giraadin. L'économie est le nerf d'une bonne ad- 
ministration ; mais elle ressemble à l'huile qui 
donne de la souplesse et de la douceur aux roues 
d'une machine : il ne faut ni la voir ni la sentir. 
H. DE Balzac. 

ADMIIVISTBATlVEMEYr. adv. D'une manière 
administrative, par des moyens administratifs, suir 
vant les formes administratives, par l'autorité ad- 
ministrative. .■■■-■. ' . . 

ADiMIlVISTRER. v. a. Goiïverner, r^gîr, diriger, 
conduire. — Donner, conférer. — Fournir. —Admi- 
nistrer la justice. Rendre la justicp. 

Administré, ke. part. S'emploie comme substan- 
tif masculin, i 

(Administrer, du latin administrare, ad, à, et 
ministra*'e, servir, s^employa d'abord selon son 
l'tymologie, et signifia aussi tournir. — Les mUliers 
des milliers administrent à lui. Saint Bernard, 
xiie. Aux cœurs qui endurcis' estoient comme pier- 
res adrninis§poit-on à droit les couteaux de pierre 
dont Jéius-Christ fit la circoncision. Id. Procu- 
rateur est appelé relui nui fait et administre à au- 
trui besogne. Etablis, de saint Louis, xiii». Pro- 
viseurs sont ceux qui..... sont commis à garder et 
recevoir les biens aux pauvres publics apparte- 
nants, et qui le:,,' administrent les biens et aumos- 
nés qui leur sont donnés ou délaissés. Boitilier, 
XIV*. Quand ce vint le dimanche au matin, chacun 
en son ost s'appareilla, vestit et arma. Si dit-on 
plusieurs messes en l'ost de messire Charles de 
Jilois ; et furent administrés ceux qui le voulurent 
estre. Froissart, xiv«. Le sage roi son père lui fit 
administrer nourriture propice en toutes choses, 
Christine de Pisan, xiv«, xv«. // se faut souvenir 
Que administrer la chose publique n'est pas exercer 
un magistrat, aller en ambassade et crier bien haut 
en une assemblée de conseil, m se tourmenter le. 
cœur et le corps en une êribupe aux Itorangues, 
mettre en avant force décrets et force édits, 
Amyot, xvi», m,) :) 

Suger a^/niinistra le roy^aumo avec gloire. C'est 
un homme qui a toujours sagement administré les 
affaires. Acad. Une administration <|ui ne réside 
pas aupW'S de ses administrés ne saurait soigucr 
leurs intérêts avec diligence. J. B. Say. 

An\lII\ABLE. adj. Digne d'admiration, qui aV 
tire l'admiration. 
(L'homiM tu fi» de nature aduirable. 

La HEINE OK NATAilAK, ITI«, C.) 

Dieu est admirable dans ses œuvres. Acad. Dieu 
est admirable en toutes ses œuvres, et singulière- 
ment admirable dans ses saints. Uo.sslçt. Tant la 
conduite do Dieu est adiniiable pour faire coi^cou- 
rir toutes choses :\ la gloire de sa véritt^l Pascal. 

ADMIllAULE&lEAiT. adv. D'une mani(îre admi- 
rable. 
J'ai dormi nduiirablemcnt. M** de SAvigné. 

ADIIIUANT, A^iTE. adj. Tcrb. Qui admire niai- 
sement. 

La soupfeMe; fa bassesse, l'air adtfiîrant,! dépen- 
dant, ranipiuit, pliisquetout, l'air do néant, iélaient 
les uni<iin's voies de lui plaire (à Louis XIV). Saint- 
SiMox. Je vois sa mine admirante et spiriiutllc 
qui nn laisse point croire que son admiration soi^ 
fille de l'ignorance. M"* db Sévigivé. 

ADMinATEim, TI\ICE. s. Celui qni adirUre, 
qui a coutume d'admirer, do s'énteryciller. 
La f aiiitd est il ancrée (Uni le caor ùt l'hoinrae, 



: •■ ADM 

qu'un goujat, un marmiton, un cracliote^ir se varile 
et veut avoir des admiraleuis. pASCAr/ Ce no sont 
poitit dos admiraleur.i (|ue j'ambitiynne, maisdes 
^'aniis indulpciits. B. de Saint-Pilrri;^ La vertu sait 
'«ç passer, dadniirateurs. La Bnp'kiiE. Nous étions 
sans cesse e)itourés d'admirateurs, et vides au de-' 
dans des qualilés qu'on admiiait. iMassillon. Clit:-^ 
uedollc est, par i\a(ure, votre ai)miraleur, il le sera . ; > 
toujours, et malgré ^o,u3 et malg.é lui, jusqu'au v-v ';'•.. 
fond de ses moelles ei de ses veines. Joidcht. Les 
grands admirateurs sont poUi* l'oidiliaire de mottes ' ,;• 
,gen^.S,Ai'M-l':vREMOND. A sot auteur, sQt admir^ . ' 
■t&uf:"BoiLEAU, ,?/ 4„ .• ■' ' ■ #■■,.;■■ 

ADM,HVATIF, IVE. icij. Qui exprime l'admira- '(>. " 
tion. ; . ' ■ •.■;■■ .• ■ . \..-.:.. .'• 

< AbllIBATIOX. s. f. Emerveillement, ravisse-': ,. 
ment., —: L'objet qu'on admire. /' 

{Adn)iration se prenait, autrefois, surtout dans lo 
^ sens d'étonnement. — Si lui viiit (a chose à grande 'k ' 
' adnh'ratjipn et déi/laisance. Fnois^xnt:, xï\''.. On • *' 

vitce grand personnage ravi en ad iniraUttn. Aîéiu.' •, , '■ 
de Cqndé^ xvi^, m. Par de si fiants faits il seroit . ; 
partenu à estr^e en admiration lY tous les honirves. 
Sully, Xvi«',,xviio. Un tds.de ccjo.leurs de cour... 
semblait n'yh estre q^e pour faire des exclama^ 
tions ^;^esQdrnirations. Id.)'--' :^^^^ " '■ ,. i*- 

' Je ixe sors pas d'admiratîqrt et d*(îtonnemcnt, à la ^. r^ 
viie'dë certains personnages que je ne nonime point : '''■-.. ,\ 
j'ouvre, de fort.gronds yeux sur eux, je les conteut- ":■ , • 
pie. La Bruyère* Je me retirai étonné de voir un - 
si bet .esprit dans l'admiration d'une femme don!; 
les lumières 'étaient si courtes, le mérite si léger, 
lès ilhisions si palpables.* Bossuet. Je suis en ad-. • 
miràtion'de ses vertus, de ses talents. Acad. Loix 
Cid n'a eu qu'une voix pour luià sa naissance, qui ^ 
a été celle de l'admiration. La BnuYÈRE. Notre ad- . 
miration commence à'se refroidiir. BARTnÉLi:Mi\ 
L'admiration est une situat'on.deràma trop vio- 
lente pour être durable. P. André.,. L'n nouveau 
changement de mœurs détruirâ-t-il nos admirai ions 
■d'aujourd'hui? Th. Galtier. J'en veux à l'ad- 
miration de mon siècle et des siècles suivants. Di-r 
ï)erot. Le propre de l'âme humaine est de ne vivre 
que d'admiration, et ce besoin d'admiration dans 
l'homme supptfso au-dessus de nous une source iné- 
puisable de cette même admiration qui est notre 
aliment de première nécessité. Salnt-Martin. 

AD.\lII\FiU. V. a. Considérer avec un étonnemont 
mêlé de plaisir. — Être émerveillé. — 'J'rouver 
étrange, excessif. — S'emploie pronoininalement, 

(Du latin admirari, ad, vers, vt'mirari, rcf^ar-» 
der. -7 Ceux qui admirent volontiers les petiii'-t 



%: 



K%. >' 



choses et déprisent ce qui, crcède leur jugemenl , 
en feront tels cas qu'il» voudront. J. Du Bellay, 
xvi«.) -, ••• '.. ; 'ir ; 

S'O'fï-voiw Ji'Vons-m^stins^^vfroc^rHlqup; # 

L i^oranco toujours ost prCtft h k'admtrer. Boa^o. ' 
Il efi|tdiflriçile qu'on no tienne k s'admirer nn peu 
soi-nfiême, malgré toute pa modération. Flkciiier. 
Loué, exalté et porté jusqu'aux cieux par do cer- 
taines gens qui se sont promis de s'admirer réci- 
proquement, il croit, avec quelque m'îriie qu'il a, ' 
posséder tout celui qu'on peut avoir, et qu'il n'aura 
jamais. La Bruyère. Nous louons de bon cœur 
ceux qui nous admirent. La Bociiefgucalld. 

Elle «pproctic, elle hésite, elle craint, elle admire - 

J. R. HooiiR.iu. 
Te voyant do plus près, je t'admire encur pliKji Hou.kvh <>, 

J'admire comme le ciel a pu former doux âuici» aussi, 
semblables en tout que les nôtres. Molière. '^ 

Tel rut Scipion S()us les murs de Carthoge; 

ïo] son rival et lui, prudents avec courage. 

I éployant (i** leur art les Icrrlblos srcrelK, 

L'un vert l'autre avancé;-, s admiraient de plus pr(^s. 

VoLT.UBK. 

M. de Turennc était parvenu à être admiré sans 
envie. Mascaron. , 

Il en est fou, c'est son tout, son h^'ros, 

II le cite k tous coups, imlmire k tous propos. Molië.-xk. 
Louf r toujours, admirer toujours, et employer à •. 
cela des périodes d'une lieue de long et dos rxcl;i- 
mations (|ui vont jusqu'au ciel, cela fait dépit a 
ceux même que l'on loue et que l'on admire. Rm.zw.. 
Que d'hommes admirés de leur vivant sont oublien 
après leur mort! Fokti'mSEi.lk. Les hoiumes n'nd-' 
mirent d'ordinaire que les grands évéuemcntb. .Mav 
81LI.0N. La verdure des arbres, les couleurs dvA 
maisons blau'chcs et rouges, la mer (pii étendait 
sous ces objets sa nappe bleue, et le ciel (|ui déruu» 
lait au-dessus un autre champ d'a/ur : vuilii ce que 
jiidm irais. Chateaubriand. Je méditais cette nuit ; . 
j'étais absorbé dans la contemplation de la nature ; 
j'admirais rimmensité, le cours, les rapports de cej 
izlobcH infinis (|ue le vulgaire ne sait pas admirer. 
Voi.taire. J'admire Dieu dans ses ouvrages, et 
l'aime dans ses bienfait^ FLÉcniKs. KfitctrU) et * 
ses sectateurs croient (|ujr Dieu est seul digne d'^tro 
aimé et admiré. PA8CAi>y Celui qui est incajiablo 
d'admirer ce qui est grand, est incapable du lo pro- 
duire. Dl GiRANDO. 

ADMISSIBLE. ft<1J. Valable, rcrevaMe, quoloa 
peut admoU^^ — Pr(>bablc, vraisembhble. 
Vous ftteajoat Françait, too^admuaiblca att 



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emplois, tons t*galcmp.nt clicrs à la patrie. èonîiiE- 

• HiN. I afiiic'lle «le ces deux suppositions vous paraît 

la plus raisoiihable u^U |ilu8 adn)^ssible7i. J. llous- 

'." SHAU. ■ f 

ii. ADMISSION, s. f. Action d*aamèttre.— R^ultat 

:,;•; ■ •"■ . de cotres action. <■ "'..: . v\ ■ ■JV/-f ^.VJ ' '■%; '; 

ADifo^Éren ou admoneste^, v. a. t. de 

• jnrispr. Faire une réprimanile à.buiSvClos avec dé- 
fonsM de rticidiver. —Rôprimandér^ censurer, 

("Admonétor, du latin arf;wo«ere, «rf, à, et «jonerff, 
^^ avertir, s'jBmployaic fréquemment pour avenir, eir 
"r'- (iter, (4 aussi pour réprimander. .;.■ . .v 

fis nous doivent culmonetter, » V • '■ 

', /i"/ li'n hotis exemple» donner^ Gvj&tt>n Vtmrin», xm: 
: V' la (hme l'a môult chn-»(ié > /« # 

£Me 6<ffn fatrtf admoneitfé. Mimi br Francs. 

,. <^ii>hoij(jne erre contre la foi rfoit-esire arimnnetlé 

^ pnp minte Eglise. \Svk\mk^o\K^Ti\\\'>: Dieu youf 

urimonesté en éuargnmd. Haoll de Presles, liiv*.. 

' ' I^nus avons,.,, la seconde trib/e de la Ihi, laquelle 

!' jif]u» admoneste ampler^ent de ce que nous ffeuons 

' dùa; hornmrt ftour l inunur de Dieu, sut- lequel est 

fondée le cltantff.CM\m\\vi*.) 

^ ADMOXitKUK. s., m. Celui qt^ avertit, qui 

, donne avis, — Espèce de surveillant 

' ■' 1^ :,\, -{Dâsle lempanostre vêre Adam ' • *'.#-• 
" . î< e. furent a dmoniteur» ^ ji •: 

l ...... Si faux: (^LioT Di PnoTiNs, xiit*.) t '^ . , 

;!, /ADMONITION, s. f. Action d'admonéter, ave?- 

i\ 'flssement. ' 

\ \ ., (Admonition se prenait pour excitation bonn» 

. 1 on mauvaise. — Très-mauvais Satan^ comme Adau 

; "' fut prinsen pëchîé par ton admonition en unjar 

*' dur! Modus et Ilacio, xiv«. Vous estoupez vo^ 

, oreilles à fouies bonnes çdmoni lions. Ah. CBAn- 

' , TiEii, XV*. Voyez-vous, ma mie, il n'ija point d'es- 

' '"' pt ifs si drnituriersqui ne tréhurhnssent tout à/ait 

'. s'ils n^e^oient relevés lorsqu'ils choppent jmr les 

-' ad monitionsiie leurs loyaux sei'vifeur s etconseil- 

Ipps. HE\m IV, xvi», f. Si Je ne fais mon profit 

-* f^.des saintes admonitions qu'on me donne, pour 

"v ./f moins vous recQgnoistrez que je ne les rejette 

' '\' , fioinl.ld.) 

V, ADOLESCKXrr:. s. f. Agts qui commence à la 
»r pubi'rté et s'étend jusqu'à l'époque où le corps a 
'^jM'is tout son développement. 

1||. -^.(AdolcsceMco, du latin adolescent ia ^ adolescere, 

'S%i^ croître, avait unn dui^ée plus prolongée, uue signi- 

,, , flcation plus étendue. — Après quatorzeunsest ado- 

' if^cancèyqui du7'e jusqucs àvingt-hu\l ans. GEhSoy,. 

■"XIV*, XV*.) , .\ , ,,'•—.'■•■ .-. , %::\: ■ 

Dos enfants qui naissent, la qjujitié tout au plus 

parvient à T adolescence L'adolencence est l'Àço 

de la comniisératiuu, de la démence et de la gé- 
. nérosité. J. J. HotssEAU. Depuis^ueradolesci'ucc, 
' en troublant mes sens, avilit inquiété, attendri et 
V attristé mon imagination, une mélancolie un peu' 
sauvage avait jeté cuMiqie un voile sur ma gaieté 
naturelle et donné un accent plus grave à mes pen- 
nies coinme au son de ma voix. Lamartine. Je 
rruis que la rf'^le çfônérale est de rcst^ir longtemps 
dans l'état végétatif de Tadoiescence. H. de Balzac. 

ÀDOLRSCEXT, ENTE. S. Personne qui est dans 
l'àgo de l'adolescence. \ v / 

{Un Jeune adolescent,..,, osa bien mettre en 

■ son entendement la conquestc de l'empire de tout 
le monde. Amyot, xvi*.) 

Age tipurcuz où fleurit un \tf\ adolescpntl '■ ^ 
I)t>rhaste8 volupK^ le seriMin^nt l'inonde. VtLiMirrtr. 
IX'Jft l'adolcsoent, que nilll« vœux poMdident, 
Tressaille, el (ie bes fMBiira quittant les ciia*>tofl Jeux, 
SViance, impatient, vers un monde orageux. E. OucMAur§. 

Il est certain que -la chasteté est la source de la 
force et de la beauté physique et morale dans les 
deax seies : c'çst l'adolescent par qui fait l'homme 
sage ot vigôéréux. II. de Saint-Pierke. 

ADONIENou AD0NlQU6.adJ.ets. m. Vers ado- 
nien^ vers composé d'un dactyle et d'un spondée. 

ADONIS, s. m. T. de mythol. Jeune hooime cé- 
l^.hre par sa b* auté et qui fut aimé de Vénus. — 
Par antonomase flg., Jeune homme qui fait le beau, 
trés-soigueux de sa parure. — En botaniquck plante 
vénéneuse, à fleurs rouges eu citrin«a, qui appro- 
che de la renoncule. . „ . ,> , '' 

{Ainsi sera pipé le jeune homme qui pensera in- 
► nyntinent estre quelnue antre Adonis, on pour le 
tnoins %tn second chevalier de tardente etpée» 
J. Tahoriao, xvi«.) vyj, v 

re nouvel AdonlM, k la btAnde crinière, 

Mt l'unique toMCld'ADM!, sa perruqalèfS. Bon.uv. 

ADONISRR. T. a. Parer avec un soin extrftmo, 
avec une reckercho excobsive. — S*emplol(9 protlomi- 
nairmeot. '4 ' f 

(// n'est pas bien s4ftnt qu'une femme se garçonne 
pour se faire kn.ntrer plus btlle, ai ce tV est pour 
^: se gentiment ndoniser d'un beau bonnet avec In 
plume attaehée à ta gUelfe. BRAnTôai, xvi«.) 

FroKite, ponr paraître plus beau et plo« poil ant 
yeux d>ng»lique, est ail- m) faire adonior cliei le 
baigneur. iMaêouaT, L'oavie q^ne j'avilis do parai- 



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-; *■" 






ADO 




tre asréaWe me fit employer trois bonnes h^tires, 
pour le m ins, à m'ajuster, à m'adoniser. Lesagb. 
Comme i! s'agonise pour séduire.'... ^- Je profite 
dos avan^agos qui me soutiennent, et miSime des 
ridiculesqui me distinguent. IV. I.fubiicier.' J'exa- 
minai ce valant; qui, s'étant adonisé, me parut 
joune encore, b«en qu'il eût plus dé soixante ans." 
LKSAf.E.. Je nesâis rien de moins intéressant qu'un 
homme qui se mire et qui s'adonise. Sainte-Beuve. 

ADONNER (S*) ▼. pron. Se consacrer, se livrer 
habituellement, s'appliquer avec ardeiir.~S'a^on-i 
«.iT à un lieti, à une société, les fréquenter habi- 
tuellement, f 

{A cultiver terre s'adonne . R. DR Lôuens,. xiii*. 
Le Jeune Edouard s" ad onnoH et s'inclinoit de re- 
gards et d'amour sur Philippe de fiainaut. Frois- 
8ART , xiv. Edouard d* Angleterre ne pouvait 
efire rersundé de laisser ses aims et ses plaisirs 
oM il estait fort adonné Gommines; xv*, xvi«. Tous 
fker sonnât^ es qui ^'odnnnent et dédient à contem- 
plation des choses divines doivent en tranquillité 
Itsurs^ esprits maintenir ^ liors toute perturbation 
des sens. Rabelais, xvj% . ^ ••^, ' ;;:^'-"' %' ^-t-" - 
/'• ne pnis m'a^ionner àl,a cajolerie. 1\boi»i«ii. xti*J xm*.) 

ADOPTANT, s. m. T. de droit. Celui qui adopte 
luélqq'un. * 

ADOPTER, y. a. Choisir quelqu'un pour fils ou 
>our fille, lui ^tiMIonner les droits /Civils, suivant 

!»?• prescriptions oBsla loi, — ^ar eittension, pren 
Ire soin d'an enfant w^qime si on en était le père ou 

la mère. Préférer, s'ajpproprier, tenir pour sien. 

(Du latin adopture, a(/, à, et op tare, choisir.) 

\dopte DOS enfants, qu'on prive de leur père. C. DiLAriàMt. 
Je t'adopte pouf Is, accepte-moi pour pi>re. Cormbilui. 

Malgré la médiocrité de sa fortune, il avait en 
quelque sorte adopté les enfants malheureux de son 
village. B. de Saint-P erre. Par la passion de 
Jésus- Christ, Dieu nous a adoptés pour ses enfants. 
Trévodx. J'adopte de toutes les puissances de 
mon Ame les décisions de la, sainte mère Eglise.* 

J. J. ROUSBEAU. " ^ • . > V 

ADpPTIF, IVE. adj. Qui est, qui a été adopté.—. 

Qui a adopté. ^ 

iEt cil estoit son fils adoptif.' CUron. dé saint 

Denys, Xlll^) 
.Jésus-Christ noua fait enfants adoptifs de soli 

j)ère, Trévoux. ,' : 

ADOPTION, s. f. Action d^adopter. 

(//* gémissent encore en eux-mesmes en atten- 
dant r'adnption qui est la rédemption de leurs 
corps.^^ovL pe Presles,^xiv«,) 

C'est par le flls unique et naturel que nous de- 
vions recevoir l'e.sprit d'adoption Cette nonveî'.e 
filiation qui nous est venue n apu ^tre qu'un écou- 
lement et uno participation de la Miatiôn véritable 
et naturelle. Bossuet. Enfant d'adoption, que voua 
coûtez au Père éternel ! Mais ne vous persuadez 
pas que Marie en soit quitte & meilleur marché. Id. 

ADOUARLB. adj. Digne d'être adoré. — Par 
exagération, digne d'être eàtimé, aimé ^ avec pas- 
sion. — Charmant, délicieux. • "*1 !1 . i^T'i 

11 est estimable et adorable, par ce' cdté de son 
cœur, au delà de ce que j'ai jamais vti. M^"* os Se- 
vicné. Il avait une cravate irréprochable, une 
tournure exquise, et cett»* cspèco de bavardage in- 
signifiant qui rend un homme adorable dans le 
monde. G. Sakio. Il est une demi-douzaine d'ado- 
rnbles mauvais sujets qu'on ne/Tetrouve 34e lÀ. 
M'»* E. DB GlIARDIN. • -^.k ' • .- 

Rencontrer en ces IIphx l'adorable iKllantel *' 
Mais ne trouves-ta pas l'aventure charrtfantet " 

C. a'UARttrnxa. 
Mol. J'aime tout de bon radorable Henriette. Nouèiia. 

Qu'elle aoit lieureuse autant qu'elle m'est eltère. 

Relie, pure, adorabl ! • • • t*. DiLATMira. 

Vous êtes, 6 mon Dieu ! seul adorabl^, seul immor- 
tel. Massillon« 

Seigneur, ans ta gloire adorable, 

QuH mortel est tllgira d'entrer r J. B- RootMAV. 

ADORATKUR. a. m. Celui qui adore; celui qui 
estime, qui aime extraordictftircmpnt; celui qui fait 
la ( our à une femme, est aux petits soins auprès 
d'elle. 

Cry bellei jeunes fenrniu:, toujours recherchées, 
toujours entourées d'une cournombreuse.... éprou- 
vent incessamment Tirrésistible besoin de plaira, 
d'innocemment galanliser, afin de retenir auprès 
d'elles un ensaim d adorât urs. Ecigènb Soe. Lm 
hommes qui ont d«s ma;urs sont es vrais •adora- 
teurs des femmes I s n*ont pas, comme les .lotres, 
je ne sais (|uel jargon moqueur de gaianterie, mais 
il* ont un empri^ssement plus vrai, plus tendre et 
qui pttrt du ccDur. J. J. Bousseao. Ambas^^adeur à 
Londres, j'avais donné uiw petite ffete h M" de G., 
alors daiiB tout l'éclat desajruncsHcetsulYie d'un 
peuple d'adorateurs. CnATEAoaaiARo. 

olr. Je n'ai pere# qu'à peine 



Setfrneur. J'ai vu la reifte: 

MaH. ponr iiis ulre voir. Je n'a. ,^..^ ..u « ,>v..n, 
iA>% li'tia touiourt nouveau I d'an peuple adorstaor 
Qu'attire sur ae» paa u pri>c>*atnr grandetir. Riema. 

Les^adoratauh de» grandeurs bumiinfis serontUs 



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IJ^ADO 







satisfaitsde leur fortune, quand ils verront que dans 
un moment leu' gloire passerai leurnôai leurs ti-' 
très à leurs tombeaux, leurs biénsf à den jnKcats et 
leurs dignités peut-être &. leurs envieux ? Bossubï. 

Soyez à Jamais confondus, '« 

Adorateurs iinpiirs de profanes^ldoles! I. B. RoatsiAo. 
D'adorateurs z«*lés h peine un petit nosa'ire . 
ORe des premiers tfinps uous retracer queiqtie ombre ; 
Le reste. pour aon Dieu raonlre. un ouba fatal. RâctMi. 

La fin essentielle du christianisnjie'jBSt de former, 
au milieu de tous'lés peuples de la.téjrre, un peuplé 
d'adorateurs en esprit et en vérité. Fratssinous. • 

ADORATION, s. f. Action d'adorer, l 

(tu dois te livrer à l*ador(Û4on.,,.i devant 

le Seigneur. SAim Bernard, %ii*.p 

L'adoration est un élan de l'Ame, spQntapé-, irré- • 
sistible; et quand la raison s'y appliqiie, elle le dé- 
clare juste et légiiinift^^y. Cousin. Jusqués ici 00 
ne s'était point erM-orkavisé de poser, quel)iei' pût 
être préseiir,-et dérlan'^sa présence par.^Un téinbjr 
(if0age particulier sans attirer des adorations. Bos-* 
suET. Le propre de l'adoration, «c'est de metti'e la 
créature dans son ordre, c'est-à-dire clv l'assujVttii^A 
Dieu. Id. Lf. besoin d'adoration jriem'^urf^ au fond 
de antre, ftme tant qu't-lle n'est pan éteinte radicale-, 
ment. Gratry. Nou8.r«'fusons à Oieq ^^ sèntimeâtv 
de l'adoriCtion, sentiment qui fut mis en nojis nonr' 
retourner à Dieu seul ; nous le reportons sur un 
être incomj)let et faible qui dévient lé dieu. df no- 
tre culte idolâtre G . Sand. Le roi se hâta de v< nir 
jouir des acclamations dès peupleset des adortttioùs 
de ses courtisans. Voltaire. 

ADORBBi. ▼. a. Reinlie à Dieu 1(» culte qui lui.es.t 
dû. — Par extension jet par relaMon à Jésus-Clirist, 
Adorer la croix. -^ Rendre aux idoles le culte dû à 
DieUk — Adorer le veau d'or^ honorer outre mesure 
la richesse et les gens riches.. — Par exagération, 
se prost» mer avec respect. -7-Hpnprer grandement, 
respecter. - Aimer avec une passion excessive. 

(Du latin adorare^ arf.ivers, et orare, prier, -r-t 
Nostre sire dvoit Jii fait maints miracles,- et plu 
sieurs gensJ'avoientJà annoncé et aoré, SAiijTBEa- 



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. Au cliamp fit une eirotx lever, * 

Et ta Q^nt la fit aourer. Robirt Wac«, xn: 
0%te Dieu iiH-longue vik te donne, ren aoure. 

..- Geraao'db RouMiLLOM, sni*. 

Le mot adorer t^appliqù: non-seulement à l'hom- 
' mage dû à Dieu , mais aussi à l'hpnneUi dû aux 
• créatures : r Ecriture et les Pères en font foi; 
toutefois, Ç0 même mot penche un peu plus pt est 
plus propre à signifier c honneur dû à Di^ seul. 
Saint François de Salles, xvi*, /;,) ■ iv p ; ^^ ' 

M. de Pomponne se fit adorer i la cour, où il 
mena unn vie égale, unie et toujours éloignée du 
luxe et de l'épargne. Saint-Simon. Bda fille , je dî- 
nai hier chez M»» de Gouleau, qui vous adore. 

M<"* OB SÉviGNÉ. Corbiiiélli vous adore : il rt'en 

faut rien tabattre. Id Je n'aurais jamais fait, 

si je voulais vous nommer tous ceux ftcelh'Sdont 
vous êtes aimée, estimée, adorée. Id. Ces idoles 
que le monde adore, à combien de tentations déli-' 
catifîs ne sonuelies pas exposées? La gloire, il est 
vrai, les défend de quelques faibU^sses ; mais la 
gloire les défend^elles de la gloire même? Ne s'ado- 

rent-elles pas soérMement? Bosquet Cœuf 

humain, ablmc infini, qui dans tes profondes le- 
troitcs caches tant de passions difTérentes, si tu 
veux savoirceque tu adores, regarde se* 'Icment où 
vont tes désirs. Id. L>t docteurs de TEglise pren- 
n*'nt le mot d'adorer en dilTérentes façons, n'y atta- 
chant quelquefois que les idées de respect r>t do 
soumission , et quelquefois y en joignant d'autres 
qui le rendent incommunicable à tout autre qu au 
Crëareur. Id. Il ne faut adorer que Dieu. Acad. 
Les Juifs et les cbréiienk n'ont Jamais adoré <|u'uii 
seul Dieu. Gousset. ^ ' ' 

Je viens dans soo temple adorer riiternd. lUaiss. 
Tout annonce d'un Dieu rétemelle existence: 
on ne peut le comprendre, on ne peut l'Ignorer. • " 
La voix de l'univers atteste sa puiaaance. 
Et la voix de nos cours dit qu'il fSut l'adorer. Voltaiei. 

Parce que noua connaissons Dieu nous Tairoons, 
parce que nous ne le comprenons pas, nous l'ado- 
rons. BOSSVBT. 

Que ma raison se taise et que mon ccaur adore. LAMAmae. 
J'adore an Dieu caché. Je tremble et Je me tais. L. Haumb. 
Qu'on l'adore, ce dieu, qu'on l'invoque I Jamais 
Il donne aux (leurs leur aimable neuiture; 

Il fait neltre et mûrir lea Truils : /«^ 

Il leur dispense avec mesure 
Et la ehaleur des Juars et la rralcheor des nnlts. |d. 

Toutes les créatures louent Dieu, tout ce qui sent 

le bénit, tout ce qui pen^e l'adore. Lahpnnais. I.e 

rœur de l'hoinme , quoique plus grand <|Uo tout 

l'univers et que toute la nature corporelle, n'aura 

pas assef. d'smour ni asM^z do dtsirsMui immoli>r. 

ijo cœtir de riiomnie se perd quand il veut adorer 

Dieu. Bossor.T. Pour ce qui est d** l'obligation 

d'adorer Dieu en esprit et en virité. Il y a t.i0' 40 

vérités renfermées en ce peu de mots, que je m'/ 

p^rds. Id. 

AP09. f. m. T. de jardinage. Terre en talus coa< 






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tre un muret feen exposée pour y ftdï^ tenir dès 
primeurs. 

ADOSSER. V. a. Mettre, appuyer le dos contre 
quelque chose. — Mettre dos à doà. — Pl?tcer, ap- 
J)uy0r^ntre, à l'ahrlde. ■/« . ^ 

Adossé, ée. partv — En termes de blason, mis 
dos à dos. — En termes de dessin et d'antiquités. 
Têtes adossées, tètes mises en sens opposé sur une 
même ligne. ^ ; • . . ' '^ 

(Adosser a signifié anciennement renverser, puis 
placer à son dos. ,* ^ > 

l£» ennemi» ' ' - ' ;":*'i';'' ■^ 

r ■'.'. BmowlaiUmé ■ •:■.;■ -J", '.y';^., ,.'■'■ 

ÈiBreUm»oniBoê relevé. Roukt Wacs, xii*. ;- 

Us rectilèrent pour àdoiser la rivière, Ol. WltA 
Marche, xve.). . ."ry'"-- ^v-'l;;';^-; ''-•■^■'""'"■'^'■■■■•• 
'' Attaqué pat trois hommes,' il s^adossa contre la 
muraille et se défendit. Acap. La trqupe s'adossa 
contre la colline. A. DumàsI Les soldats, s'étaiit 
ainsi adossés, ne craignirent plus d'^ltre enveloppés 
par l'ennemi. D'ABLANCouRr^ Sj aujourd'hui un 
prince faisait en Europe les mêmes ravage.^ que 
Churlemagne, les nations ropoussécs dans le Nord, 
adossées, aux limites de "l'univers , y tiendraient 
ferme jusqu'au momentU)ù elles inondçraient l'Eu- 
rope une troisième fois; Montesquieu. . . ^ 

ADOUBER, v.n. T. de trictrac eît d'échecs, Tbu- 
c)ièr une pièce pour l'arranger, non pour la jouer. 

(Adouber, du vieux germanique at, mal , et dubba, 
frapper, signifiait armer chevalier en frappant du 
, 'plat de Tépée, et aussi vêtir mihtairemeiit- * v '• •' 

\ ) ^-WrancoU i'adoubentt ehevaus vont demandant. ' 'y'^ 
'■''-■ >,■•'■ '••BoMiOTWAÇH,,«ir;.^' ■■.■•■'' 

r. AûxAilbervewc tenfant.Girartmon /ïtt, y T #, 

^jS'il m'eUdèra ma ffuew^e à »(mtenir. " ; 5- '■ 

' V GrARW L« LOHSIÙIM, XmîC 

% Wndàmoiselvd^Ui^ràntun/cheviiltet'^uiàitpour 

•>■; ; iioi/ de l'adouber. PercefoiCest, xv'^' Le duc de 

'^r,: Bourgogne estoit en grand bruit, moult richement 

, I ?^- ; paré et adoubé pour v^ir les joustes» Mo^strel^, 

* '^ ADOUCIRA v.a.'É'en(fre doux, tempérer i'àcrété. 
f .'.f."~ Pôlip, unir, aplanir. — Fig., Rendre moins fà^ 
>;; ■ çheux, plus supportable, modérer, cahner, apaiser, 
V' . ^ehd^e plus traitable. — Adoucir une expression, 
..' . { Iji corrigei* par une autre moins rude, moins bruta- 
lement friche. *-. En peinture et sculpture, Adou- 
i tir lesjormes, les contours, en rtduire les aspëri- 

'^%|», fiés; Adoucir les traits, les rendre plus délicats; 
.jl(foucz>/e« ^etn^tfif^ les graduer, les iondre. 
S'adoucir. Devenir plus doux. , 
\ (SergentiquiàLondreeitoiêntt '• > '« 

:'* QuiiachatiregaKierd^oientt - 

.DelatùngùfOa deennuyiê, ; :J;'v'r/ 

•Et de prtimenèt adoucit, , ' Ir *' 

^ Huit ht* ainêi délivrirent. .... Roinr Wags, xn\ 

Bien doit $on eueur adoucir. Gautier m Coimn, iiii*. 
Si je me filaink, dame, J'ai bien de quoi; 
Car voi regards me tont un peu trop fiert ; 
Adoucitses quand lè$ jetés lur moi. FHOiMAaT, »t*. 
La belle grademe..... 
...,. Mei maux adoucit. G. MAmAcr. inr*. 
, Nous t^aigrimes rien, mais adoucîmes à nostré 
f^pouvoir. CoMiiiNES, xv«, xvi». L'on m'a. averti 
" [qu'elle est un peuadoùaé, mais qu'elle a pris quel* 
li i-ki-*^"* résolution d'en wer ainsi pour gd§ntr du 
P \;.^i; iewp*. Henri IV, xviv ^) 

Le fer s'adoucit dans le feu. Bossurr. Les cou- 
leurs s'éteignaient et les contours escarpés dos 
monts s'adoucissaient dans la vapeur comme der- 
^i^rc une gaze bleii&tre. G. Sand. Les Germains 
l'adoucissaient leur rudesse au delà du Rhin par le 
; voisinage des Franks. CuATEAUBRiAfiD. S'étendant 

• mênie sur les ennemis d*^ la foi, les aumônes adou- 
cissaient leur aigreur. Bossuet. Adoucissons par 
notre humanité le joug de l'indigence. Mabsillon. 
Il faut par la raihon adoucir son malheur. MAïaiMa 
On a mille remèdes pour adoucir le malheur de 
l'honnête homme, on n en trouve pas un pour allé- 
ger celui du méchant. La Bruyub.* Dès qu*un 
homme est à craindre, oh ne cherche plus qi|'à 
l'adoucir, le flatter ou le tromper. fÉiiiLoii* 

Oui, madame, Il roua ftiut de aanciantM vIoUiiMS : 
Votre colère est Juste, et vMrlMrsl^Itlmas: | 

Etjen'eDtri-prendapas, à iorcedepsrier, . '' 

Ni de vous adoucir, ni de vous cooioler. P. Coaaioit. ' 

Quelle hainn endurcie 
Pourrait, en voua voyant, n*etre point adoucte r |l«aiia. 
Il est bon de paciAer et d'adoucir toujours les dis- 
ses. MoLifcni. Tandis que je tâchais d'adoucir par 
mes paroles les peines de mes compagnons. Je ca- 
chais au fond de mon cœur une douleur mortelle. 
FÉNBLOM. Esprits charitables, espriu pacifiques, 
calmez la tempête de nos colères , adoucisse Tai- 
grcur de dos âmes! Bos.si^rr. Je ne puis douter, 
en vous écoutant, que les dieux no vous aient en- 
voyé ici pour adoucir mes maux. F*N«i,on. Con- 

• icrvez-moi des bontés qui adoucii»wnt la ftn de ma 
carrière et qui me rendent lieurcux dans ma re- 

) «raite. Voltaire. 

ADOLCIHSAVr. hHTft. adj. T. % médl Cal- 
mant, qui diniînuc la douleur ou rirrllatiojn. 
^ADOUCISSEMENT, s. m. Action d'adoucir ; tHat 
à une diOM idoude.— Fig., ScuLifeutst, diminu- 





m 



"V. ». ■ 



ments pour la réconcilier avec lés passions de ceux 
2£vec qui nous avons à vivre. Manillon. Cette 
propoiiition, quoique vraie en eUcHCaême, demande 
quelque adoucissement. AçAD. \ \,*> ' 'j' 

ADOUÉ, ÉË. adj. T. de chi^e. i^ccouplé^ api|àrié. 

AD PATRES. Locution latine, ad, vers, patres^ 

les pères. Dans l'autre monde. . *> 

' 11 ^ reçclifUilt Déibhobe. 

Qu'envoya' sa femme atlpatret, Dakcbit. 
Nous partons aussitôt, Caisant partQut flores. 
Sûrs de prouver d^k le bonhomme dd patres RasKjàno. 

■p. ADRAGANT ou ADRA^NTE. adj.- . Gommé 
^aàfagantou aidragante, GoimnMirée de pliMiieurs 
arbrisseaux dti genre des astragales. 

'AD REM. Locution latine. Catégoriquement, 
convenablement. 

■ (Ad, à, rem;, la chose.): j / .. , ': ^ j -^ 
Messieurs, dis-je, il me sembfe, sauf correction, 
que ceci ne nous regarda pas. La nation veut un 
empereur, ost-c?î à nous d'en délibérer? Ce raison- 
nement parut si fort., si lumineux, si ad rem 

que veuxHu? j'entraînai l'a^emblée. P. L. Cou- 
rier. 

ADRESSE. B. f. Suscrfption d'une lettre. — In- 
dication d'un Heu, du domicile d'une personne. — 
~- Lettre^ écrit, pétition. — Réponse des chambres 
au discours annuel du chef de l'Etat dans les gou- 
vernements représentatifs. 

(Adresse, du latin ad, vers, et diri^ere, diriger, 
a conservé longtemps le sens de voie , direction. 
{Nulle sente ne quiert ni nulle adresse. Saint 
Bernard, xii«. // savoit les adresses et les tor- 
ies voies. Fboissart, liv*. Ceux qui conniossoient 
mieux les adresses des chetmins furent ceux qui 
échappèrent. La Reine de Navarre, xvi«. Vous 
prisies vostre adresse vert le grpt des Suùses, 

SULLT, XV1«, XVII*.) • ' 

L adresse que J'atiendt n'admet point de retard : 

Réillge-la de verve ; t'crts, signe, et Je pare C. DaLATToiis 

Je présume qu'en envoyant les choses de messa- 
ger en messager, elles arrivent à la. fin à leur 
adresse- Voltaire. Etes-vouft bien sûr qtte les 
louangMk iront à leur adresse? BRiLLAT-SAVAmn. 

ADRESSE, s. f. Dextérité, souples&e, dispo^tition 
du corps a exercer les mouvements, -r Au moral, 
Habileté, souplesse d'esprit. — Ruse, subtilité. 

L'adresse n'est ou'une juste dispènsation des 
forces que l'on a. Montoquieu. 
Il faudra que Won homme ait de grandes adresses. NoLiiRi. 

II est arrivé à son but, encore que ce ne soit pas 
pnrlesadremesdesapoétique. H.oiBAuac. Pour 
éluder des fait» convaincants, il a fait les derniers 
eflTons et a déployé toutes les adresses de son e». 
prilL BoMffiT. Le cHme tCDove moins d'ftversion 
quaHd il est conduit avec adresse. Saint-Evroiond. 
Quand on a de Tadrea^e, on n« peut avoir tort. bassAait. 

four la gagner J avals Jout^ d adrease. Anouavx. 
Ma foi, il n'est que de jouer d'adresse en ce monde. 
MoLiàas. Nous devons supposer que ooirs en- 
nemi est beaucoup plus fin que nous; qu'il a une 
infinité d'adresses et de desseins que nous ne dé- 
couvrons pas. Nioou. David avait des adresses 
innocentes pour échapper des mains d'an ennemi 
si artiiicieux et si puissant. Bossuit. 

Vous aaves aa coutume, «t aoua qoellaa iendroMit 
Sd haine Alt cacher acs tmmpeuaea adreaaea .RACora. 
Rien n'égalait les adresses avec lenoueiles elle sa- 
vait prendre le roi. SAiNT-SmoN. Pour réussir à 
la cour, il faut plus d'adresse que de bonne foi. 
Trévoux. 

Volik jouer d'adrtMM et m^lre avM srt Ioiuao. 
ÏJk raison l'emporte toujours s«r l'art et sar l'a- 
dresse. Saint-Evrbmoni). 
Le ciel punit ms Aduie <>t mnrond voira adroae. lUaiia. 

ADRK.SHER. v. S. K. yer, dirig:>r vers une per- 
sonran, vers un lii'w» un but. — Adresser la pa- 
role h quelqu'un, 1 interpeller, lui parler directe- 
m«'nt. — Dédier» , . 

S'adsbssir. Avoir recours à , sller trouver. — 
A'ircsvr la parole. — Cela s'adresse à Im, cela 
le conçerse* 

* ' 4 • 

f 



(Adresser s 

Ce que on. 
'■ Convient i^^, 
jLe Seigneur db(i ^ 
droit et enj'usttéè': 






ait diriger, au propre et au flgtiré., 




resser . 

t4$taet. kwaU, nu* 
fpSsé^gens et l/s tenir en 
bfflURT, xiv«: Nous voyons 



tion de peiné, de douleur. ---' Acctunmodtimeht, 
tempérament, restriction, ex])édient propre à con- 
cilier. T— Correctif. — En architeeture. Procédé par 
lequel on rattache un ornement saillant et anguleux 
au nu du mur ; moulure eniployée à cet effet. 

(// avoit esjièrance, moyennant l'aide de son 
Créateur, qu'il aurait adoi/icissement de ses wjb' 
vreures. Perceforest, xv«.) :. ,." ^ ■':i-:'^:/'V ^^..#^^;^;■■' 

Je dois vous représenter un homme doux et se- 
courable, qui a su tempérer l'austérité des lo^ et 
de la justice par tous les adoucissements qu'inspire 
la charité. Flécuif^r. Inventer des adoucisse- 
îT.ents, quand la loi est clidre et précise, ce n'est 
pas sauver la règle, mais nos passions. Massillon. 
..... Ce n'est que lorsque nous commençons- à mou- 
ler des àdoucissemeiivs aux devoirs, que les devoirs 
çonmiencent à devenir tristes et péniÛes. Id. Souf- 
frer. que je vous parle sans adoucissements. Fé^b-. 
LON. Si nous voulons nous juger nousHnèmës, 
nous verrons que toua nos dii^cours ne sont que 
des adoucissements de la vérit^, et des tempérar'f%^"5«"f <*?*»» «<"^»"^*"' *»"«'« '*»>.<*'««^ 



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que Dieu incline son oreille au besoin, à la clameur^ ' r ; ; 
de ceux qui patiemment l'attendent, lés tire hors ■■^''■'f^ 
du^ bourbier} les délivre des dangers, affermit leurs 'ly ^ ; 
pieds, adresse leurs pas et Tes loge sur un roc . - ;ï 
/br/ e^ o^rar^. Th. OB BèsB, xvie.) 

MaisquoM si d'Agrtppine excitant la tendresse^! 

Je pouvais la voici ! mon bonbeur me l'âdrsHe. 

V. H avait du comptant, • ■ ; 

■■'H » f' *;-"'':.V Et partant ' ■ 'r 't-:-JTcW ■'' - / ,^ 

De qtu)! cboislr: toutes voulaient lui plaire, V - 
Çn quoi notre amoureux ne y» pressait pas tantl 

Bien adresser n'est pas petite oîTalre. La FoirrAm. ^^ 
:^e vote qu'en m'écouunt vos yeux au ciel s'adressent, i ^ . '1^ 

, , "RAcnra; ' ■%-•■ 

Je m'adresse à vouspour me tirer du mauvais pas 
6ù je suis engsgé. Tkévobx. , ,; jf, ^ .- •■ j 



V* 






A qui peij^sez-vous vous adresser 7 Acad. Prudem- 
ment on ne doit point s'adresser aux personnes 
puissantes, de peur de succomber sous leur crédit. 
SÀiNT-EvREMpxD. Vous screz pcut-êtrc étonnés 
'que je vous adresse à la niojrt pour être instruits 
de ce que vous êtes. BosscET. . 

on sait assez que le dest<ti •. . j . 

Adresse là les gens quand U veut qu'on enrage. La ForrAura. 

ADROff, DITE. adj. Qui a de la dextérité. de 
corps et d'esprit. — Artificieux, rUsé^ habile.. 

(Adroit, du latin ad, à, et (/ca^^erà; droite, s'em- 
ployait aricie.nnement sous la' forme actuelle et 
sous la forme qtfc^fre. 

Z.a royne de Tranee fut moult aogw et adroit. 

Ata»ia, jm*. .. ^ 

Sillery est d'un naturel- patient et complaisant, 

merveiileusement souple, adextre et industrieux 

dans toute la conduite de sa vif. Henri IV, x\i;' 

M. de Savoie se résolut de ^en venir en France, ses 

imaginations le portant à s'est inier si adextre, si 

éloquent, fin et rusé, qu'il Vaccommoderoit en 

tout et partout avec le roi. Sdlly, xvi% xvu«.) 

Sur la branche d'un arbre était en sentinelle 

L'u vieux coq adroit et matoifi. L/FoMTAnn. 
Pour l'attirer au piège, soyons adroit. An. NOv 
passions ne sont pas seulement violentes, elles sont 
adroites. Massillon. • -; / • , ^ s?; ; 

ADROITEMENT, adv.' D'une manière adroite. '' 

Le metteur en œuvre travaille adroitement ce 

que rhomme de goût a ^Bssiné habilement. Vol-^ 

TAIRE. ,..; ^. ;. ^■.;.'*% 

Il ruit pour mieux combattre, et cette prompte rusé 
^ Divise adroitement trots frères qovile abuse. I'. CbuniLLs. - 

* A DUIRE. T. a. Accoutumer, fermer. 

(Du latin adducere, amener souvent, ad, vers, 
et ducere, conduire. S*employait aussi pronomina- 
lement. 



•■/ 



/ 



t, OB'Ms(fMO, ZIU*» SIT*. 






/la ionf à mal faire aduits 

Siwf^ prince se sent aduire, 

QueilsoKtunpeucQ^rageuiCi: CootiiuAnT, iv*.- 
Vous estes aduits en bonne créance. Perceporbst, 
xv«.) 

ADULATEUR, TRICE. s. Flatteur, flatteuse, ; 

qui, par bassesse el par itat^i^t, donne de grandes j \). >' 
louanges à une personne qui n'en mérite pas. ' 
{Les adulateurs ou flattet^rs sont honorés en tel ■ : 

Reuple {qui décidé de tout sur k^place publique), ' 
ICOLAS OaBSMB, JIIV«.) A ' 

L'adulateur prête aux grands les qualités qui 

leur manquent., Massilloi)i. L'adu)i^eur, en 

prêtant aUx grands les qualités louables qui leur ' 
manquent, leur fait perdre celles mêmes que la na- : 

ture leur av ai l[ données. Id Ce sont les mau- . ' 

vais rofs qui fonnept et multiplient les adulateurs;. 
Acad. ; ,.. \^ ■ ^ -, :■'/,* ,v# 

D^adulateurs une cour Importuns- ~ • ".- .'' •;, 

Tenait en Smle adorer la IbrteM. VoLtAWk U ' 
ADULAT10H. s. f. Flatterie bassè^ servile. 
{Quels mamx.^.. pour cause de pervers Juge» 
ments et adulations om riekesl Nnolas Oaasai, 
iiv«. - , '■. 

„. CsUêfMeée . * : •' '%■ ii ' ;., r, • 

ParmoUiSorés. ... . J-i '.' ; -'v / 

=* Sornettes, adulationa..^., . . \/ .'. 

A tu " ^ ,''"■ 

SesdrfHts,maequitiiiOH». G. O^ootUAar. iv*. 
U magnanime aussi hait et fkU adulation et am- 
bition ; pour ce ne quiert la communion des hom- 
mes pour ouir leurs flat.erios. Uist. de la Toison 
d'or, xv«. Quel grand administrateur des affai- 
res d'Ustat a pu s'em/tescher cteslre pipé ou^r^ 
convenu par les adulatiotu ? SvllV, ivi«, xvii*.) 

C'est l'orgueil don ro-s tout seul qui autorise et 
enliardit les adulatious et les mauvais cotkteils. 

Masmi.loh Par l'adulation les vices drs 

grand» so fortiHent. Id. Les peuples eux-mônies 

•ont slfamés d'adulations. Lamsrtiiib. Les 

Insinuations dangrmusfvk do l'adulation se couvrent 

du voile du bien public. Massillon L'adu* 

lation achève de fermer le cœur à la vertu. /<!. 
Les rois doivent IsImwt supr^s d'cui à Is vé- 
rité l'accèt qui l'adulation usurpe toujours lup 




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elle. Id, ..... .On est aussi coupable quand on 

manque de vérité aux rois que quand on leur man- 
que de. fldélîtô; et on aurait da établir la môme 
peine pour l'adulation que pour la rt.olte. Id. 
Les adulati >iis no s^irvivcnt jamais à leur hé- 
ros. Id. La u^t chang . ^ censure ces vaines 
adulations, /<?.' 

ApiiLEil. V. a. Flatter basscmentrienrilement. 

(Pli latin adulariy ad, à, et ululari, hurlev.) 

M, P*** était l'arbiti^B des royalistes et des libé- 

* rèu\. Los premiers l'adulaient commo le confident 

t -de la coiiron , les seconds le servaient comme le 

V modérateur do la monarchie et le*conservàteur de 

'. la charte. Lamartine. 

ADt'LTK. adj". Qui a pris toute sa croissance, 
. 1 tout son dévelop'^ement organique. — S'emploie 
substantivement^ . - ■ ».. , 

(Du Tatin ûrf«'^«, d'ocfo/cwere^ croître.) 

' VLa force demandée à des cerveaux adultes est 
un escomp.te de leur avenir. H. de Balzac. 

ADULTÉRATION, s. f. T. de jurispf. Aciion de 
'gâter et de dépra/èr ce qui est p,ur, falsification. 

■. ADULTlÈHR. Pdj. Qui viole la foi conjugale. — 
Pnr extension, qui offre un mélangé vitieux, anor- 
. mal. — S'emploie subsiantiveniPDt. — S. pi. Rap- 
port intime d'une femme mariée avec un autre que 

\ «son »ipoux. / . • :' '. \ . ■ 

■ .: (Dii latin ad, à, et alter, autre, —r Et estoient en 

, ce tc'tnps-ià i'honnesteté et la pudicité /les dames 

si grandes et si éloignées de la facilité que l'on 

• . ditf avoir estéf^depuis parmi elleSjf que l'on tenait 

. l'adultère pour une chose impossihie. Aii¥0T, xY4*.) 
Vous me parlez toujours diUceste -et d^adiiltènt : v" 

• . 'Je^metais..... IUcim. ;, /'^ 
' Faut-Il que sur le front (l'un profane adultère ;» 

^ Brtlle de la vertu le sacré caractère. Id: " . '. 
La nation clKTle a violé sa ft)l# 
Ellea répudjé son éffôux et sowq^re, 
. 5 Po"f rendre^ dautres dieux unIîîTrmwHLailultère,. M. 

• ' Adullèr» IsraH, dans ton br.utal caprice,. •* 
■ Tu d(''sei:lrs U'Abc'l l'innocent sacriilce.; Chatèaubuund. 

{^ '■ Toute âme qui est dominée par l'erreur est une 
•^ . ûme adultère et prostituée, parce jque l'erreur est 
la semence du diable. BdssuET. 

ADULTÉRER. V. a. T. de pharm. Altérer, fa|si- 

• fier, frelater les médicaments. * ' 

• (Aduitéfor s'est pris neufralemcnt pour commet- 
tre' le crime d'adult^iro. — La femme du suppliant 
adultérait communément avec im cer.tnin....e h^i- 
tres de {"émission de 1605. Soigneusement consi- 
déraient les fruits, racines, feuilles, gommes,. 

i ' sepience.9 enseml}le, comment on les 'adultèrent. 
Rabelais, xyie,.c. Us perîs'eroient adultérer s'ils 
prenaient' fer^imes d'un autre sang. M. df la PortEj, 

' xvi«. Les nouvelles qui prennent de si lointain 
pays..... sont adultérées. Bon. des PEnniEns, xvi«. /. 

• Voilà commua présent chascun la(l\iltMse, 
fit fonrte une vertu eoinme il pJawt à sa guise. 

■ '" Réc.MKP, XVI», XVII» ) 

.Le philosophe, à force déji^néditer, découvre la 

.vérité : elle n'est si difï:cile"â découvrir que parce 

■que tout conspire à. la voilorà nos yeu\ ; porpétnol'- 

, lement adultérée par le mensonge, elle devient 

méconnaissable. DuMARSAis. 

. ADULTÉRllÇ, ÏNE. adj.' Enfant" né d'adiilti;re. 
-: • — Se dit s ubstanti veinent. 

- (Adultérin s'est empîoyé au figuré. 

". . IldéUiissoii la vérité divine, y 

AiUeurtcfierclianisfiicnce adultérine. 

'" La rkinb dk NAVAtoi, xti*.) 

Los adultérins ne peuvent jamais être reconnus. 

i * ADURAVr, ANTÉ. adj. Brûlant. 

(Du latin ud, à, et urere, brûler. 

^ Je trouve (cl deux cns : 
•'Hiyreaduranto, et soirplus que cynique. J. D Rous4iau. 

; La soif adorante est ccllp qui survient par l'aug- 
mentation du besoin et par 1 impossibilité de sa- 
. < lisfaire la soif latente. Brillat-Savarin. 

• ADUSTÈ. adj. T. de méd. Altéré, corrompu par 

l'échauffemént. 

Les hommes alimentés de carnage et abreuvés 

. dc-liqueurs fortes ont tous un sang aigri et adustc 

: . qui les rend fous en cent manières ^iffcrentçs. Ypt- 

■■',■'■. ■ TAIBK. . », , *,• 

ADUStioN. 8.'f. Action de Vûler îégL'rement, 
état de çif qui est brii^ K'-ffèrenient. — En médec, 
""^^ AliératiVin des humeur v<fu sang, par l'échaulFe- 
. , mant. . f 

ADVENIR. Voyei Avenir. 

< *• ADVENTICE, adj. T. didactique. Qui n'est pas 
naturellement. dans une clisse, qui vient du dehors. 
;■ — .Kn agric. , Plantes adreniices , piaiites qui 
'ci'oisbént sans av()ir été scméeii. 

(Adventice, du latin advenire, arriver, ad, à, et 
tenire, venir, a signifié d'abord élrungcr, et s^cst 
appli(|ué aux péj sommes. 

. rSiVe roi, dit Thil/aut, moult tiommes tcm* hoyitcux • 

-Ik kichart, ce A unnauU, cet advenike, ce ^•(rux 
._ ' m ■ ■■ t Kottgnv \\ AtK, m*.) 



ADVERBE. s. m. T. de gram. Mot invariable 
qui se joint avec les verbes et avec les adjectifs. 

^ADVERBIAL, ALE. adj. T. de gram. Qui tient 
de l'adverl^e. 

ADVEaniALEMERIT. adv. T. de gram. D*ulio 
manière adve. bi^ie. , 

ADVERSAJt^'E. s. m. Eennehii. —Compétiteur, 
concurrerit. —l$e dit quelquefois au féminin/ 

î (Dérivé d^ vieux mot français rtflfyer*, Iradtc- 
tion du iBitmad versus, contre. — Nostre adversaire 
a tout le feu iie convoitise charnelle, le feud'jÉnvie 
et et orgueil. Saint Bernard, xii«. 

il alheureux!' fuis.... tiens la ouie. ' ' . 

Ainsque icuiversatrc tevoie. Uobbrt Wacb, xn*. 

Si vostre adversaire -vient prouver contré vous par 
■privilège, soyez guettant subtilement de noter les 
po\iits du privilège. J. d'Ivi^lin, xih«. 

Celui est fol,qui.*a défense 

Abandonne ù son adversaire. YsqpBT II, xn*. \ 
// leur semLle que lu seule présence de l'a; her' 
saire..... nous osteroit tçute contenance, SaiHT 
FftANçois PB Sales, xvi», /".) 
Comptons nos ennemis : un, dciix, trois adversaires! 

{]. DEMVIflNB. 

Je n'ai encore, allégué qu'un seul fait, et, en m'y 
tenant, je v^ is tous mes adversaires à bout. Bos- 
scET. Avec un adversaire tel que M. de R***, vous 
m'avez bien l'air d'en être pour vos frais. Scribe. 
Qui se ftasarderail centre un tel adversaire T t*. Cor.xkillh 
Il me faut- discuter hautement les moyens de mes 
adversaires, le's éplucher phrase à phrase. Bbad- 
MARCHAis. Socrate conduisait SCS adversaires, au 
moyen de questions en apparencenaives et au fond 
fort adroites, à reconnaître la vérité incontestable 
doses idées par l'évidente absurdité des leurs. Mi- 
GNET. M, de Narbonne Ouvrait son âni^^uix re- 
gards de ses adversaires : cette confiance touchait. 
La&urtinb. ■ . . ;_, ''-... 

ADV^RSATIF, IVE. adj. T. de gram. Con fonc- 
tion, particule udversative, particule qui marque 
une diil'érence entre ce qui précède et ce qui su'*,. 

ADVERSE, adj. Contraire, défavorable. — En . 
style' de palais, Partie adverse, personne contre 
laquelle on plaide. * ' 

CTrestoùs..... ' ' 
Courixreul sur l'adverse gent. RcsEnr Wacb, xii», 
Jse sais si merci tnniver 
■' Pourrai en son cQ'ur adverse, l'oésies du xui», , 

Forment lui profile __ • ' 

Espargneret sauver la vie 

AUX vivants d adverse partie. Ej st. desCh.mps, xw 
Le gouvernement des hommes et les qua' '«^ de 
leurs mœurs sont ciusc de leur double, foi t une, 
prospère et adverse. G. Ciiastellaim, xv», 7n.) 

Il, faut tromper, la fortune en se montrant plus 
confiant qu'elle n'est adver-se. Lamartime. 

ADVERSITÉ, s. f. Etat, situation de celai qui 
éprouve les rigueurs du sort. — Au pluriel, Mal- 
* heùrs, infortunes, accidents fâcheux. m 

{AppareUlé est moncauraûx adversités. SAinT 
Bernard, xii«. 

(juandavêxadversitéx, f/ V 

Orand bien espéra '" ^ 

Pour VOUS réconforter. Dits do Oton xn». 

Sivoil-on advenir assez 

A tnainles gens adversités. Le Castolemont d'un père, xiiiv 

Aux bons les adversités viennent. Al. Chartier, 
XV3. Le plus sage pour- soi tirer d'un mauvais 
pas au temps d'adversité, c'estoit le roi Louis. Com- 
MiNES, xv«, x.vi«. Il faut tenir pour sth que la 
grande prospérité des princes ou leurs grandes 
adversités procèdent de la divine ordonnance. ld.r 
L'adversité est nostre mère, ta prospéri:é n'est que 
nostre- marâtre. Montaigne, xvi», /*. Jl vous a esté 
sensible d'avoir vu .soudainement changer nos pros- 
pérités en adversités. Silly, ^vi<^, xvii«.) 

L'adversité est un t/)n'ent qiii vous entraîne et 
contre leqticni fftut se roidir sans c«»Hse. rÉNELON. 
L'iiomme ne saurait ter'r ni contre radvei.it»^, ni 
contre la prospérité. Fi.échif.r. Au temps de fad- 
vei-sité, nous ne sejïtons qu'une partie de nOs pei- 
nes loi-squo d'autres les sentent et s'en affligent vé-r 
ritablement avec nous. P. Boltalld. 

Rotrompe Ion mille cour.ngt- v 

Dans les nots de riaiivorsitô. LiMARii». , 

Au «PU de l'adversité, 
bti souvent le r''*h»' suoct^nthe, 
trouvent le pauvre a nsislc LAriuyprAt'MB. 
Il est plus aisé de résister aux chagrins de l'ad- 
veisilé qu'aux charmes de la prospérité. Sai.xt- 
EvREMovn. L'adversité, loin qu'elle soit un mal, 
est souvent un remède et le contie-poison'de la 
prosi)érité. Marmontel. L'épreuve la nioins équi- 
voque d'une vcTtu solide, c'«'"t l'adversité. Massil- 
LOiN. Aux r^^al'lyl•s de rinldlipcnce impitoyable- 
ment imuioiés sur la torre, 1rs advi*".>ité.s. S(»jit 
comptées on <^accroi>?emcut de gloire. Cmateau- 
iiRiANb. L'ad\efî«îté est le piédestal (jui mT>ulrela 
veriu à une plus grande hau.eur. De I>emî>set. 
L'advei*siti: est la pi(.'i 1 L' de.touciie du cai actèro. II. DK 
B'MZAC. Il est de CCS gens à qui il ne maur^uait 
qi,io d'Ctre nialheuicux pour Cire les plus IioiinOtcs 



^•'■' .'• AFP •■ .': 

gens do leur siècle t vous vem^ qoê Vêâfeniiiô )tiS 
donnera les derniers traits. Butor-RABirriN. Les 

hommes vulgaires tombent et ne se relèvent pJoa, 
sous le poids du malheur ; les grands hommes, tout 
chargés qu'ils sont d'adversités, marchent CLCore t 
de forts soldats portent légèrement une petcnto 
armure. CnATEAUâRiAND. L'adversité cor; ne Ltin 
princes un lustre qui manque à la protpflrtc Ja 
plus éclatante. Fénelon.. CharlesXII, ro: déSatdc, 
éprouva ce qne la prospérit^i a de plus grandit ce 
que l'adversité a dé plus cruel, sans avoir étV;.v 
amolli par l'une ni ébranlé par l'autre. Voltaire, 

" ADVERTANti». s. f. Attention à unocbosc^ 

réflexion sur un point. 7 " . 

(Du latin arf^'vers, et vertere, tourner. 

EnceauexvoStre advertance. Ei»t. db« CHAMPi, x>». 
Tout soin curieux autour des richesses sent son 
avarice : leur dis pensation même et la tib^ralité 
trop ordonnée et artificielle u^ valejit pas une ad- 
veHance et sollicituae pénible. Mg'ntÀigNe, xvi«.) 

* ADVOLER. V. n. Arr'ver en volant. 

{Les beaux oiseaux iciadvolés retournent-ils ja' 
mais au monde où ils fuirent pondus? Rabelais, 

XM*-.) ' * " ' ■ ■■' 

AÉRER. V. a.. Donner de l'air, chasser le mau- 
vais air. ,. 

AÉ^É; ÉE. piSrt.— Adj., En bel air, en {*rand air. 

Jl est d'une extrême importance , que toutes les 
salles communes d'une maison d'édti^cation soient 
vastes et bien aérées. Di)PANL0i)k>. 

ÀÉRIE!^, lENXE, adj. Qui est d'aîr, yii appar- 
tient à l'air, qui est un efl^et de l'air, qu\ se passe 
dans l'air. - - 

Je voyais dons un lointain indéterminé, etmélées 
à des*ijnages inconnues, les formes aériennes do 
mes pàren»" et de mes amis. Ciiatealrriand. 

Al^:RIEÈiiJ. adj. Qui porte, qui conduit l'air. 
(Du grec aér, air, et pherô, je porte.) : 
AÉRIFORME. adj. Qui a la forme, les propriétés 
de l'air.* 

AÉROLirilE. s. m. Masse minérale tombée des 
régions élevées à la surface de la terre. 

(Du grec aér, air, et /i'Moivpiene.) . 

A UROLOGIE, g. f. Traité Sur l'air et sur ses 
différentes propriétés. 

(Du grec f}^r, air, et /090*, discours.) 

AÉROillAXCîE. s. f. Art prétendu de deviner 
par le moyen de l'air et des phénomènes aériens. . 

(Du giec aér, air, et /Hfln^m, divination. — Fow- 
lez-vous savoir plus amplement là venté par ]>y- 
voxvihtie, par aéromantie, par hi/dromantie? etc. 
lUuEiAis, xvi*, c. Aeromanciens, regardez-vous 
bien l'air? OcT. de Saint-Gélais, xvi», c.) 

AÉROMÈTRE, si m. Instrument pour mesurer 
les divers degrés de densité de l'air. ; 

AÉROMÉTRIE. s. f. Science qui a pour objet 
demesurëi' les divers degrés de densité de l'air. 

AÉRONAUTE. s. Celui, celle qui parcourt les 
airs dans un aérostat. 

(Du grec aér, air, et wûm^^*, navigateur.) 

AÉROSTAT, s. m. Ballon rempli d'un fluide plus 
léger que i'air, au moyen duquel on peut s'élever 
dans l'atmosphère. ' . 

(Du grec aér, air, et .ç/ad, je me tiens.) 

• La furie des ballons colitinue toujours : chaque 
dimanche l'air est étoile d'aérostats Th. Gautier. 

AÉROSTATlOîV. s. f. Art de faire des aérostats 
et de les employer. ^ , 

AÉROSTATIQUE, adj. Qui a rapport'à l'aéros- 
tation. 

AÉROSTATIQUE, s. f. Science de l'équilibre des 
fluides élastiques. 

AÉTITE. s. f. Pierre précieuse nommée aussi 
pierre d'aigle. / < . 

♦ AFAirARDIR. V. n., et s'apaitardir, v. prou. 
Devenir lâche, fainéant. 

(Composé de faire et de tard. 

Pour Dieu ne nous afailardnns. Giutibr di Coinsi, xiti*. 

Hssont , . 

..... Aux délices alléchés:'. . . . 

Aux aises trop s'afaitardissent. Al CHAnTisn. xvv) ' 

AFFABILITÉ, s. f. Manières douces, avenantes.; 
'-Courtoisie, bienveillance." ^ 

Ce princ'> mit de l'afiabilité et même de la noA 
blesse partout où son prédécesseur av^it fait paraî- 
tre une fierté inflexible. Voltaire. Plus un res- . 
pect mal entendu éloignait do lui les laibles esprits, 
plus sa clémence et son alFubilité s'en rapprochaient. 
M\>SM.ioN. Son affabilité lui çagnait tous les cœursi 
AcAi). L'alTabiliié, (|ui prend sa source dans l'hu- 
manité, n'e>t pas une de ces vertus superficielles 
qui ne résident que sur le visage. Massillon. 

AFFABLE. îidj. BienveilLint, qui accueille avec 
douceuiet bonté. — Cour 's. 

(AITable, du latin ad, à, jt fari, parler, a signi- 
fié di^nc de fui, pour arriver ensuite au sens actuel* 



^ 






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* 



SieniniU 

Maercbe, t 

Quinetif.r 

' Le duc Philip; 

mes, affable a 

femmes surto 

Rien de plui 
ble que sa per 

mais à son to 
nait ceux-ci, r 
CHIER. J'étais 
son angélique 

Pour 

Laideur alTablf 
Le caractère < 
posé de Louis 
lencieux, auta 
moyen de ne p 
quc)nd ils'avis 
jours de royai 
monirer afiabl 
vientVéclamer 
La vraie vertu 
plaisante. Fép 
peuple aussi a 
spirituel, aussi 

AFFABULA' 

d'une fable, d'i 
moral. 

(Du latin ad 

parler.) 

On reprochai 
tit au iroride. 
lion. » Esope p 
lation. La Serr 

AFFADIR. V 

ser une sensati 

mac. — S'eiupl 

(^fl'adir s'est 

Vois, chevalier 

Dont je t'airét 

Sont par femmes t 

Détruits, morts.. . 

Les bons n'eurent i 

De Molière oublié ] 
Sans la crainte 
tre : si on ne rei 
faux goût d'éléï 

lEMAlN. Le Mi 

vrelle, ne tarda ] 
étants, à retoml 
De son ton doucert 
Trop de finesse 
De la piquante i 
Gardez-vous de 
tentieuses qui n 

TAIRE. ' .. 

AFFADISSEm 

fadeur. — Dégoi 
, AFFAIBLIR. 

au figuré. — S'< 
foiùlir les m&nn 
f^n diminuer Je ] 
iltichai^tsepo 
^'ous fûme\ tan 
fi'enpouvio) 

Ma vue et ma 
Voltaire. Ma 
même. La Bruyi 
. blit terriblement 
l'hiver. M""» do I 
tère. Voltaire. 

J. J. RotSSEAU. 

Sous leurs corp- très 

iVotre sang coulai 
Glissions à vue < 
affaiblissent le cC 
blit les nei^fs. AcA 
quand ils ne s'afl 
dé'-é des liqueurs 
par la durée de 
O âme ! tu es affa 
tagée. JBossLET. 
Quoil déj?i votiefol i 

AFFAIBLISSAî 

physique et au m( 
La plupart des 
los attachements 1 
Les femmes ne se 
.par-ces tendances 
merts qu'elles eau 
la plupart ennemie 
les autres, /d. 

AFFAIBLISSE^] 

nution de force, d 
Découragement. 

AFF.»!RE. s. f. 

cupalion. — Procè! 
à discuter, à démO 
— Soïn,dithculté, 



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^iî. ' 



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f'voAir les 
eu diminu 

Xous fume, 
n'en pouvio 



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SiênpvriMir(mverpour garant 

U aerobe, un auteur trtê-aiftMe, 

Qui ne tient pas wnger à lattle. J. di Mitiis, tw, tvr* 
Le duc Philippe te Bon estait courtois à tous hom- 
mes, afrable aux tout petits et aux grands, et aux 
femmes surtout. G. Chastellain, xv«.) 

Rien de plus simple que sa cQuduite, de plus affa- 
ble que sa personne. Bosslet. . Applaudie de tous, 
mais à son toyr affable et civile à tous, elle préve- 
nait ceux-ci, répondait honnêtement à ceux-là. Flé- 
CHiER. J'étais attiré par ses mani(?res affables, pa*: 
son angélique douceur. G. Sand. 

Pour mol Je préfère ' . 

Laideur affable H beauté rude et flêre. Voltaire. 
Le c^actère de Guillaume III était en tout l'op- 
posé de Louis XIV : sombre, retiré, sév^re, sec, si- 
lencieux, autant que Louis était affable. Id. Le 
moyen de ne pas être enchanté d'un grand prince, 
quàid il s'avise d'être affable ! DinEnOT. Dans les. 
jours de royauté nouvelle, on semble tenu de se 
nionu er affable et de donner audience à quiconque 
vientVêclamer protection ou justice. Ato. TiiiEnnY. 
La vraie vertu est toujours égale, affable et com- 
plaisante. FÉNEiON. Vous né trouverez pas , de 
peuple aussi affable, aussi franc, aupsi poli, aussi 
spirituel, aussi galant que le Français. IUynal. 

• AFFABULATION, s. f. T. didactique. Partie 
d'une fable, d'un apologue, qui en explique le sens 
moral. 

(Ehi latin ad, à, et fabula, fable; radical, fari, 
})arler.) ^ _ . " 

On reprochait à la lionne de ne mettre qu'un pè; 
lit au monde. « Un seul, dit-elle, mais c'est un 
lion. » Esope pouvait dans ce cas omettre l'affabu- 
lation. La Serre. 

AFFADIR. V. a. Rendre faàe\ insipide. — Cau- 
ser une sensation désagréable au palais, à l'esto- 
mac. — S'emploie au figuré. 

(affadir s'est employé surtout au sens moral. 

Vois, chevaliers et clers, ' .. 

Dont je t'ai ricilé les dis, " ' 

sont par femmes ainsi ^ 

. Détruits, morts. — 
Les bons n'eurent pai les cœmrs affadis. 

tOST. 1>E8 IIhAMI'S, XV*.) 

De Molière oublié le sel s'est affadi. Voi.TAir.E. 
Sans la crainte et la pitié, tout languit au théâ- 
tre : si on ne remue pas l'àme, on l'affadit. Id. Le 
laux goût d'élégance affadissait la littérature. Vil- 
LEMAiN. Le il/ercure. selon son inclination natu- 
^relle, ne tarda pas à ?Viffadir, et, sauf de raies in- 
àtants, ft retomber <Jans l'insipidité. Sainte-Beuve. 
De son ton doucereux le naicl'vous affadit Deuli.e. 
Trop de flnesse affadit la .saillie 
Delà piquante et sincère Tbalie. Dk Bbrhw. 
Gardez-vous de ceè expressions recherchées et pré- 
tentieuses qui ne servent qu'à.affadir le style. Vol- 
taire. ' ^ ■ . 

AFFADISSEMENT. 8. m. Effet que produit la 
fadeur. — Dégoût. — S'femploie au figuré. -, 

AFFAIBLIR, v. a. Rendre faible, au propre et 
au Ilguré. — S'emploie pronominalement. — Af- 
*''■■"'— '-- - »nnaies, les e'spèces d'or et d'argent, 
le poids ou le titre. . 

i se pourrait alfeblir . Kobert Wacb. xu\ 
tant luiSés et tant affaiblis que nouS 
is. Lettres de rémission, 1347.) 

Ma vue et ma santé s'affaibli5'.ent tous les jours. 
Voltaire. Ma vue s'affaiblit; je m'atîàiblis moi- 
m(me. La Bruyère. Le pauvre président s'affai- 
blit terriblement ; il aura bien de la peine à passer 
l'hiver. M»"« du Deffand. L'àgb affaiblit le cirac- 
tèie. Voltaire. Un corps débile i^'aiblit l'&me. 
J. J. Rousseau. 
Sous leurs corp- tremblotants leurs genoux s'affaiblissent. 

BOILKAU . 

iVotre sang coulait à bon compte, et nous nous affai- 
blissions à vue d'œil. Lesage. Les débauches 
affaiblissent le c(Jrps; le vin pris avec excès affai- 
blit les neirfs. Acad. Les hommes vivent longtemps 
quand ils ne s'affaiblisscmt pas par l'usage inimo- 
dé'-é des liqueurs. Voltaire. Le cœur s'affaiblit 
par la durée des mauvaises habitudes. Domat. 
G âme ! tu es affaiblie eu cela même que tu es par- 
tagée. BOSStET. 
Quoi I di'Jh votie fol s'affaiblit et s'étonnei RAaiti. 

AFFAIBLISSANT, ANTE. adj. Qui affaiblit, au 
physique et au moral. 

La plupart dos femmes sont affaiblissantes par 
les attachements tendres qu'elles causent. Nicole. 
Les femmes ne sont pas seulement affaiVIissantos ^ 
par-ces tendances qu'elles excitent, par les amus»* ^ 
inerts qu'elles causeut ; mais elles sont toutes^pourf^ 
la plupart ennemies de la pénitence, au moins pour 
les autres. Id. 

AFFAIBLISSEMENT, s. m. DébiKtatlon, dimi- 
nution de force, d'énergio phyàlquc ou -morale. — 
Découragement. 

AFFit!nE. s. f. Ce qui occupe, le sujet d'une oi- 
cupalion. — Procès. — Tout ce que l'on a à rcgltr, 
à discuter, à démOler dails le commerce de la vie. 
— Soin, ditViculté, enibarra'*. — Couveiition, mar- 



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,-•■ ,'■■.- ' _ ■ ■,''■•' ■.,•■;■ 

ché, transaction commerciale, entreprise indus- 
trielle, spéculation financière. — Combat, rencontre 
de troupes arm''"^s. — Entreprise quelconque. On 
le substitue souvent A des termes propres et parti- 
culiers. — Au pluriel, toutes les choses q|'ui concer- 
nent \z fortune du public et des particuliers. — 
Homme d'affaires, homme qui s'occupe des intéi'Gfs' 
d'autrui, 
besoin 
parler 

affaire, un^ grosse affaire, cela est important. 
Point D'AFf-AéiE. loc. adv. Nullement. 

(Affairé, q li resta masculin jusqu'au dixHsep- 
tième siècle, a été employé tout d'aI)ord avec les 
sena les plus variés. — Fils d'Adam, lignée avc^e 
et convoitcuse, que avez affairé -de richesses ter-- 
riennes ne 'de temporelle gloire? Saint Bernard, 
xii**. 

Je veux avoir à toi affaire. Raine. Tristan lb LioKois, xii* . 
Mais ne vous ose découvrir mon affaire. 

'iuiDAUT OB Navarre, «m*. 

Bien semble que ils baient à haut affaire. Ville- 
IIARDOUIN, xiu». . . 

♦ frop plus estes de grand affaire, 

Plus courtoise, plus débonnaire, ' , ■ 

Soyez ..1. Casluiemcnt des Dûmes, xm*. 
Fuis hautain, et ensuis ceux qui sont d'humblt af- 
faire. .Gerson, xiv«, xv. 7/ te faudra apprendre 
la^hjevalerie et lès armés pour nos'^amis secourir 
dffjl^Kts feuré- affaires contre les assauts des mal- 
faisants. Rabelais, xvi*. S'il vous plaist me dé- 
clarer vos petits affaires. Je ne faudrai vous secou- 
Piren vos néàessités. La reine de Navarre, xvi». Il 
y h un monde d'affaires, comme plusieurs torrents i 
qui^ confluent ensembh touUi^n coup sur une! 
tnesme place qui est enflée et grouillante d'uAe 
multitude infinie de gens se perdant eux-mesmejs 
et les autres. Amyot, xvi*, m. Mort esprit en 
pleine oisiveté, faisant le cheval écHii^jié, se donne 
cent fois plus d affaires à sai-mesmt: qu'il ^ n'en pt:c- 
noit pour autrui. MoNTAicriE, xvi«. il faut' pren- 
dre tes affaires en main, non à cœur, s'en charger, 
m se les incorporer. Charron, xvi«, f. Si quel- 
ques-uns ont\a/ faire de moi pavr leur particulier, 
ils pourront me venir trouver en tout^. liberté...: 
JNe sortez pas, monsieur de Rosny,..f,fai affaire 
'de vous comme de mon plus confident serviteur. 
Henri IV, xvi«. // me serait imputé à grande 
imprudence de quitter ainsi les affaires pour une 
petite pointilie.SvLLY^ wi*^.) 

Chacun a ses affaires. An# Ceux qui n'ont point 
d'affaires s'en -font. I.' Leroux. Les affaires font 
les hommes. /c^, Les affaires ne sont pas seulement 

des intérOts à débattre, ce sont encore, ce sont sui^ i placée au largcTT trouverait sans peine son rang 
tout des droits à établir et à défendre. ftovER-Co^FT sans être reculée. Fénelon. Je suis fort en peine 



pour cela. BussY-RABtrriii. Ne voufli faites point d« 
nouvelles affaires. Lesagb; ^ / l^/ TV > • 

Vous ferez-vous toujours des âffiilresnouvéliesT , 

t^ (hudra-t-il sans cesse essuyer des lUèrelW^? BoiLctù. 

J'aisez-vou8 donc, vous aller vous faire une mé- ^^ 
hante affaire. Scribb. Il y a des gens qui se font \ 
-des affaires de gaieté de cœur. Bouhours. 
De grAcp, m<^lez-vou», monsieur, dé vos afralres. Awom^.u». 
Je ne me mêle jamais des affaires des autres; J'ai -< . 
bien iissez des miennes. Scribe. J'allais cliez vous 

vous chercher pour vous communiquer uuo " > 

affaire que j'ai en tûte,. et vous prier dû me dira^^ ^ 
Votre avis. Molière. 

Qu'est-ce ? Nous sommes mal, mdhsleur, dans nos afTaires t \ , 
-^ Id. 

Ses affaires vont bien elles vont mal peut-être.... 

Sait-on jamais ce qu'un homme a dans son sac? - 
If. DE Balzac. "; • ' ; ,\: / 

Quand on a de l'esprit on se tire d'.affa're. DvmESNr. 
•M croit se* tirer d'affai^p, au lieu que visiblement il 
s'enferre de plus-en/'plus. .BossiffiT. Vous avex 
affaire à' forte partlp ; M. de L*** est liitSrateur. 
jusqu'au bout des oiigles. Th. Lecji.ercq^ Et quel 
est l'état de ce M. Diirosay ! — On dit qu'il fait 
des affaires. C'est un homme brillant, persifleur, 
nouvelliste, grand politique, se répandant en pro- 
(testations, jouant gros jeu et ne parlant que de 
Viillions. Empis. . ^ 

Quelle affaire ne fait point ' \ 

Ce iMcnheureux métal, l'argent, maître du monde. 

' La FoNTAtm. 

C'est, une terrible chose que le train des affaires 
d'aujourd'hui! Picard.. Nous sommes dans les 
affaires jusqu'aux oreilles. Diderot.: Il fallut se .'. 
faire, violence à la mort de M. de Turenne et son- • 
ger aux grandes affaires qu'on avait su> les bras. : 
M"'« DE Sévigné. Il faut voir ce que deviendront 
toutes ces affaires : il me semble que c'est un gros 
nuage noir, épais, chargé de grôle. Id, Je viens * 
de chez M. de Pomponne; je l'ai entendu raison- 
ner sur" les affaires présentes : il trouve qu^ toutes 
ces grandes montagnes s'aplanissent, /rf. Cette- •' 
affaire a été menée avec une sagesse et une cdin- 
duite si admirables, qu'ils n'ont jamais pu donner •' 
aucune prise sur eux. M""* de Cavlus. VoiNj^f t 
comme on traite une affaire! Je défio la chhajii^ 
d'y mordrô. Al. Duval. Tu n'as ni l'habitude ni . 
le génie des affaires-, vojlà comme on les mène. 
Scribe. \6ns employer beaucoup de temps à cha- » 
que chose, non par la Icnte'-r de vos opérations, 
car, au contraire,' elles sont précipitées, mais par j(.r 
la multirade excessive des gtioses que vous y fait^ • 
entrer. Si vous omjpiez court, chaque affaii'e serait 



mrd. Il n'est point de petites affaires. J. Le- 
roux. Les petites affaires sont "des victimes qu'il 
faut toujours sacrifier aux grandes vues. Voltaire. 
La politique n'est point mon affaire. Id. Dès 
qu'il s'agit de complot et d'intrigue, c'est bien 
mieux votre affaire que la mienne. Empis. J[,'en fais 
mon affaire. Vital. Son atVaire est bonne. An. 

Si>it. Je vais Jil-dcssus sonder votre Henriette, 
F't revlendraijsavoT. C'est une affaire faite. MouàRB. 
Je vois nettement où l'.'»ffRirc va. Saint-Evremond. 
Affaire de cœur ! Vital. Mon cher oncle, tâcliez 
que ce mariage vous convienne, r- Repose-toi sur 
moi : ceci devient mon affaire ; il faudra bien qu'elle 
réussisse. Tn. Léclercq. Mon affaire est de réus- 
sir, et je m'entends à cela. A. de Vigny. 
Quand on vlondra tantôt, c est une affaire faite! Moiiépe. 
N'y pensons plus! c'est une afl'aire finie. Scribe. 

Pardon. Je ne va's pas aussi vite en affaiie. A. DuVal. 
Ce jeune homme a poussé l'affaire un peu trop loin. 

La CHAi'seta. 
Cela devenait une affaire du diabie. C. d'Harlbv. 

Diable d'affaire ! Vital. Ni^ iitpus embarrassez pas, 
ce sont mes affaires. MariVi^x. Ce sont ses affai- 
res, il s'en tirera comme || pourra'. Scribe. 

Que ne m'as-tu parl«> de cette trjstc affaire ? A ^ Dumas. / 
Je ne dis pus mes affaires aux autres. \ . Ulirao. .y 

C'est une autre affaire. Acad. 
ToKs ce-i raisoiuiv •f'nts jie fout rien à l'affaire. MouànR. 
Mon cher coub Vêtait une affaire qife de me ti- 
rer de tous ces narras. M"* de SévicNé. Vous 
saurez, s'il vous .It, que ce n'est pas à présent 
une petitp. affaire pour moi que de vous écrire. Ra-* 
CINE. Je le savais en gvandes affairf's. Vital. 
Dieiunous garde d'un homme qui n'a qu'une af- 
faire. Acad A demain Ls affaires. Id. Cau- 
sons un i)eu de nos affaires. Jusqu'ici, cela se pi*é- 
sente/bien. Scribe. Dis donc, Léon, mes affaires 
sont en bon train. Id. Eh bien ! nos affaires s'avan- 
cent-elles'? — Monsieur, j'ai déjà fait quelque pe- 
tite tentative MOLliîPE. 

Ç^ , n'alU'Z pas traJfinsst'c notre affair(»>. Voi.tairb. 
Cette affaire, (jui devait être faite en trois mois, 
me fait sécher depuis six, et j'avoue que cela com- 
mence à m'ennuycr beaucoup. J. J. .Roisskau, 
J'ai la majn heureuse; l'afi'airè dont je vniis ai 
parlé prend le train le plus favorable. Voi.taihe. 
L'nffaire fut faite en un toiirric-niain. Saint Simon. 
Je vous rends mille grâces du soin (j ne vous avez 
pris <lc mon affaire ; mais je ne v/ius quifT*^ \^;\* 



Qoupii 
e CT ti 



de madame votre mère ; je crains qu'elle ne se tue 
à pure perte.: elle ne doit point se livrer aux af- 
faires qu'.elle ne peut débrouiller. Id. PerserTnene 
pénètre plu^ d^ans les affaires que celui qui y a le. 
principal intérêt. Bossuet. Qifand il s'agit d'.if- 
faires, on* doit être à, ce que, l'on fait. Scficp. 
Croyez-vous que vos affaires ne tiennent pas une 
grande place dans mon coeur? M""* de SÉyieNÉ. Il 
ne faut pas trop s'identifier avec les affaires. An. 
Si M. Letcllicr. sut soutenir le poids des affaires, il 
sut aussi les quitter» et reprendre son premier re- 
pos. Bo.ssDET. Il y a des affaires qu'il ne faut pas 
quitter; elles échappent des mains dès qu'on s'en 
éloi^ie. M'"" DE SÉviGNÉ. Il faut que les ;iTfaire.s 
.aillent, et qu'ell^js aient un certain mouvement qui " 
ne soit ni trop lent ni ti^ip vite. Montesouieii. 
Les affaires humaines ne roulent pas à l'aventure. 
Vaugelas. Lf.3*affaires ont un point de maturité 
qu'il faut attendre et qu'il est dangereux de pré- 
venir. Duc DE Nivernais. Dans les grandes affai- 
res, on doit moins s'appliquer à faire naitre des 
occasions, qu'à profiter de celles qui se présentent. 
La Bochefoucauld. On ne peut asses peser les 
moindres mots dans les grandes affaires. Ç. dk 
Retz. Deux sortes de gens sont également incapa- 
bles^ de toute affaire : l'étourdi et le Jpusilfanime; 
l'un agit avant de réfléchir, l'autre réfléchit lors 
qu'il faudrait agir. Le roi Stanislas. Saint Ignace 
disait qu'il ne faut point accommoder les affaires 
à soi, mais qu'il faut s'accommoder aux affaires.' 
•Bouhours. Les. affaires de 4a religion ne se l^rii- 
tcnt pas comme les affaires remporelles, que l'on 
compose souvent en se relâchant de part et d'au- 
tr<5^. Bossuet. C'est à l'affaire de l'étemité que 
doivent céder tous les emplois. hL- Vn homine de 
bien, à chaque heure, à chaque iTjoment, a toujours 
se^ aflaires faites; il a toujours son âme en ses, 
mains, prêt à la rendre au premier signai. Id. 

AFFAIRÉ, f.K. adj. Qui est accablé d'affaires, 
parait l'être ou veut le paraître. — Empressé. — 
Embarrassé. 

(Affairt^ sous la forme affaircux, sîçnifiait em- 
barrassé' dans ses affaires. — Me semble plus mi- 
sérable un riche malaisé, nécessiteux, affaireux, 
que celui oui e^t simplement pauvre. MovrAicNB, 
xvr. — // y avoit ûn.gentilhomme..... grande- 
ment affairé, leauel pour se mettre nu hrgr 

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Des ptétoni affairés encombrent les trottoirs. 
Ancblot. Le public ne se compose que de gens afTai- 
vés ou ennuyési Bakantb. Le monde n'est qu'un 
amas de personnes toutes diversement affairées 
avec une variété incroyable. BosstET. Vous voilà 
.toujours affairé, toujours effrayé du moindre em- 
barras et vous donnant toujours beaucoupde mal 
sur place, sans faire un pas pour en sortir. Scribe. 

n vous iette en passant un coup d'ceil eflïiré, 
Et sans aucune artaire est tou^purs afTifré. NoliAu, 
On a beau les décharger de tout, fb n'en demeure* 
ront pas plus tranquilles et ne s'en montreront pas 
moins affairés. Despontaihbs. Gens affairés de rieos. 
•x; M™« >E SfiiiANB..,, ;"%.■ ■4/:.. •':''-jf.--'' ■;<•;,■ ,->;;.■:, .■■ .._ 

AFFAISSBHSNT. i. mi Etat de ce qui est ai^ 
;. ftiissér^ liciion dfi s'affaisser. 

Il y avait (&fis l'attitude de Vergniaud un aban- 
; don de lui-même qui ressemblait à l'affaisseoieot. 
/ Lamartine. Une espèce d'affaissement moral s em- 
pare d'un peuple longtemps travaillé par les révo- 
lutions. MéRiMÊE. Ces grands a)rais$ements* né 
laissent pas de tepir une des premières places en- 
tre les pnncipaux faits de l'histoire. Buffon. Je 
,' çqntemp)»is trj^tement ces malheureux serrés les 
uns contre les autres et sommeillant dans l'attitude 
de raffai;»seinent produit par la douieur. Lamar- 

A FFÀIS^eS. V. a. liÇaier, tasser. —Faiw pïovèr, 

faire courber sous le faix. — Fig., A<ïcab)et| ftpaVr 

tre. — S'emploie pronominaleoienif < -; s V , 

♦ • " Mes forces a ^^il8sée8■'^ "■'".■; r ■^•\^'-^'v';;V''^ 

S'en^vont ; il me fallait l'air diesctkaou», )é soleil. V. 'Hwo. 

II était en prqie'à une lente i^t ^cruelle maladie 

80U9 lafjuoUe son corps s'affaissait chaque joiu*> 

y MiGNET.^ Il s'affaissa sur lui-m^ne. U. deBaua^. 

Ses meqibits sur le* miens ea tombant s'aXfoi&séreot, 

*Quand tous les sommets' de 1a société chancellent 

;et s'aftaissent, c'est que 4^uis longtemps déjà la 

basé défaille et s'écroule. Dupanloup, En «îdop^ 

' tant lés rapports, les idées, les instruments des 

autres, tels qu'ils nous les donnent, nous laissons 

' affaisser n^tre esprit dans la nonchalanc;^,^ tel ^ peu 

près que s'affaisse le corps .d^un homme (juî, iotf- 

jours habillé, chaussé, servi par ses gens' c^trafHé 

par ses chevaut, perd à la fin la force et l'usage 

•de ses menTbres.^^J. J. I^ois^eau. La région de 

.rillusjon s'est comme affaissée sous mes pieds; 

mon Ame a goûté l'activité, elle a senti en elle la 

génération du Seigneur. SAiNinHymn. 

AFFAITEMENT. T. de fauconnerie. Action d'af- 
faiter. '— Résultat de cette action. 

. (Affaitement se prenait anciennement j>our édu- 
^cation, manière. 

, Son afai^emcnt mon cceur renouvelle. 

* TmBAtnr M Natams, xm*-) 
AFFAITER» v. a. T. de fauconnerie. Ipprivoi- 
ser, dresser pour U chasse. 

(Du latiq^ad) à, et factitar^, façoniwj . /■' 1 f /' 

Amour sait affaiêer cm qui lui font liggoMt^ >] t : ■ 

* , Gaob BMLil un*, • 

Plusieurs ne mettent leurs enfanis à VesiuAe pour 
estudier, mais seulement pour leur esièéiiléirV es- 
prit et pour les rendre plus àfTaités par le moyen 
'' de la cofnpagni^, H. EStrewits, xvi"*.) 

Al^FAi.ER. V» a. T. de marine. Àbai8.ner, dràcen- 
dre. — En parlant du vent, Pû^sser un bâtiment 
"^ vers la côte, Ife mettre en danger d'éçliouer. 

S'AFFAtER. ^ laisser pousser à la tôle. -^ Se 
laisser ilisser le long d'un cordage ppùr descendre 
plus vite. • 

(Du gen^aiiique af po^r «u^ aor, et faHei$, 
tomber.) , , * "^ 

Aif point du Jour nous nous troavàmes affalés à 
la côte presque en face de Gésarée. Gbatbaiibriana. 
Vers midi,.Aous soimnes affalés àla côte da eonti- 
. nent, en face d'Hydra. Dei coupe do vanf terribles, 
et partant de tous les points du compàa, rendent la 
manopuvre péii^euse^ LaUartibui. Le bl^timeat 
' avait essayé d^ virer de bord^ nais n'ayant pu y 
parvenir, il s'était affalé aqu» l^.vaiX, Guax^awt 

AFFAMER. T. a^ Ot»r^ retraïKber lea fhreifS 

' eauseria f«ii9. - ■■■j 

ArTAMÉi El. parti Qui a Mm, qèi toullire de la 
faim. -^ A<U* an 4g., Avide, qiki déaire af«c^pai- 

UiFrùnatmUéêà&litlliJ... ' /i.'fT .>'.'! 

: »,'»»Swlaifmn4Êi ^/(^WMOMtfioUi.nfiJ.i,'^, r.i . 

-i ' S^eà(o^ef^lir^i(nt^afl^lti^ Bumwi^., j^. 
■^' PersQm^puive eti cqmme Mumiee, mm mie seu- 
^ iement au vmtre^ mais ^iQut tpif oôf^s. Q^- 

Là9ir9t^ou9,dam9âetalfHin4^ Eust. msDpamm. i^r. 
Je vous vois ttiishien;.ffi(Wi i'e ne ^us'oys point, 
et ne sais (fte dites. U ventre affamé n'a point 
tforeilias. Je brame de faim. hABumi»^ \\\*k > 
Trf>^sJourt9fnti^;^^f^$^44 que ietuu affamé C\'^ 

De voH0floiU reo9rd., Uq.'«mrb. irvin. 
// ne faut pus denumder si tous les affamés d*a- 
" Itntour accoururent. Th. ht Beie, xvi«. m. Un 



< 



f^omme affamé seroit bien simple de chercher à 
se^tourvotr plustot d'un beau vestement que cTun 
bon repas : it faut courir au plus pressé. Moii- 
TAIONZ, xvi«. /.) 
De ma vie, je ne fus si affamé, ni mieux nouiri. 

ïi J. RoUflfiBAU. 

Par tiueile erreur achetez-vous. 

Non un pain qui vous repaisse, , ' . 

Mais une ombre qui vous laissa , ' ' 

nus àttamé que devant I iUian. 
O oosur, nourri de sang et de guerre afnimé, 
Malgré le rail des ans et du sort qui ai'«ppr1me, 
Traîne partout l'amour qui l'attaehe h Monime. Racimi. * 

V«us imagines^ous qu'un homme <;omme moi soft 
affamé de femmes? Molière. gW un homme af- 
famé d'argent et de secrets. Gui Patin. Je dis que 
je me contenterais d'une \ortune médiocre; sur 
quoi ces affamés d'honneurs et de richesses s*écriès 
rept qijp j'avais tort. Lisagb'. Je me retirai plein 
de curiosité et affamé d'idées nouvelles. Cicotte. 
Le cosur n'est affa^né (^ue lorsqu'il se sent vide. 

MASSILLON. 

AFFÉ/^BMENT. a. m. Action d'afféager. 

AFFÉAGER. T. d'anciennes contâmes. — Alié- 
ner une partie de son fief & tenir en arrière-fief, en 
roture. -^ . '- " 

AI^FECTATIOW. 8." t. Manière peu naturelle de ' 

garler ou d'agir, eti qui a pour but de se faire attri- 
uer des quidiiéa qu'on n'i^ps^.,—^ Prétention. -^ 
OestinatioÂ. v 

(Affectation, sous la forme affaitatioo, a signifié 
éducation, puis est passé avec l'orthographe ac- 
tuelle au sens de vaine recherche.. 

Bust une fille de ffènUa/Taiitation, , .' 

Belle et courtoise Aowâs, ziu*. 

Mais ceux au ont jugement rassis, voient assez 
combien telle affectation est vatne et frivole. Cal- 
vin, XVI». Il -nie semble que toutes fticans écartées 
et particulières partent plustost de folie ou (f affec- 
tation ambitieuse que de vraie raison. BIontaigre, 
xvi«.) , ' 

L'affectation est une manière trop étudiée, trop 
recherchée de s'exprimer...^. Mabmontbl. On 
tombe dans l'affectation en courant après res{>j^it, 
et dans l'afféterie en riohercliant les grâces. Id. 
Il n'y a rien de naturel en elle, elle est pleine 
d'affectation. Agad. Elle a des affectations in-, 
supportables; elle ne parle qu*à certaines gens; 
ailleurs, elle dit les choses si languissamment et 
avec une telle négligence, qu'elle ne daigne pas 
former les paroles. Tallbmant des Réaux. '^ 

Cest rafTef tatlon qui gràflseye en^pariant, 

Ecoute sans enteodo^et lorgne en regardant.' VotrAtM. 

Ne làontrex aucune aiïectatipn en quoi que ce iMt. 
BossuET. Montres une conduite unie, m<id^i^e, 
sans affectation de bien non. plus que de-matv Fre- 
lon . La moindre affectation est un vice. Vc^ltaire. 
L'affectation, la hauteur, la présomption, covrom'^ 
pcot les plus beaux sentiments. FLécuiER. L'affec- 
tation dans le.geste, dans le parler et dahs les ma- 
nières, est souvent une suite de l'oisiveté ou 4^ 
l'indifférence ; il semble qu'un graild attachement 
g^u do sérieuses affaires jettent l'homme dans son 
naturel. La Bruyère. En fait de' styl^^é raffine- 
ment est la pire de toutes les affectationsrBouaouRS.^ 
11 y a du boq et du louable (\vt*il g&te par l'affecta-^ 
tion ^du grand et du merveideux. J. J. Rousseau. 
•Dans là seconde moitié du dix-septième siècle, la 
simplicité. Inséparable de la vraie grandeur^s'était' 
substituée ik l'affectation npn'^eulement dans la lit^ 
térature, mais dans toutes les relations de la vie. 

De NOAILLES. > 

AFFECTER. ▼. a. Feindre, faire parade. — 
Faire Un osage' fréquent ou vicieux de certainéki 
choses. — Prendre à tAche. — Cheithcr avec am- 
bition. — Désirer vivement. --' Destiner , appliquer 
À^sertain oaase.— Fig., Avoir difpositibn A préikire 
certaine forme, certaine figure. -^ En médecine, 
Faire une impression Càcbeuse, rendre malade. ^ 
Fig., ToucherVénouvoir, affliger. S'emploie, dans 
ce sens, proneminaleoieat. 

ArrBCTÀ, ÉB. part. —-Adjectivement qui a^^pû 
il y a de rajtectatiou, . , ,, j ,. 

(Pii latin affectum, supin à'afficere. Impression- 
ner, émouvoir. — A combattre te champion affectée 
A ssises de Jérusalem , xifi*. Les bouchers, les auar- 
tiers des halles, la plus grande partie des rari^ 
siens estomnt du tout affectés au due Jean de 
Bourgogne. MonsTaBLET, xv«. En cette gloire, h 
déé\Chiaries\resplendissoit^ eomtne j'ai dit. par 
toute la terre, et pour ce ai-je dit et narre qu^il 
avait voulu affecter la moffmficence d'un singulier 
estat.G.CHkKTZLiMTt^ XV*. Je Semble plus affecté 
à la Umamgedela maison de Bourgogne. Id. J'en- 
me semblez bon tàpicqueur et affecté à 
Rabelais, xvi«). 
t j'ai des sens par lesquels je suis affecté. 
asEAc. Nous naîÀsens sensibles, let dès 
notro enfance, nous sommes affectés de diverses 
manières par les objets qui nous environncut. Id. 
Dans rage où, duviinu plun sonsible, l'entant r«tt 
plus coiis^auiur'ont ou plus vivement affecté, los im- 
I pressions plus profondes laissent des tKicus plus 




:■ r- : AW . . 

diflleiles à détmlm. Id, De tooa lei ol^|tli qui Mot 
affectent par lenr prfisoice, notre propre corps eat 
celui dtfnt l'existence nous frappe le plus. D'Alem- 
BERT.' L'animal n'agit qu'autant- qu jl est affecté, 
c'est-à-dire qu'il sent. BorroN. Le plaisir et la 
douleur naissent à la présence d'un corps qui tou- 
che et affecte les organes. Bossuet. Les organes 
matériels, que sontrilsî sinon des convenances avec 
ce q ui les affecte 7 Bur^on . Les &mes sens! blés s'af- 
fectent fortement et rapidement. J. J. Rousseau. 
Mon ami B. . ne s'aflÎBctait de rien. Id. ..... Je me 

suis affecté Ide leufs outrages au point d*ea tomber 
dans raba^einen|t et presque dans le désespoir. Id. 
Dépçnd-il de miûri de me donner d^autres yeux, ou 
de m'affecter d'autres idées? Ifon. Id. S) J'étais 
un auteur connu, j'affecterais pent-ôtre de débiter 
/()e8 contre-vérités à mon désavantage.' Id. Les 
bonunes qukpnt la puissance oratoire sentent vive- 
ment, s'affectent de même, le marquent fortement 
au dehors... Bpppon. On n'est jamais si ri^icj^le 
par les qualités que Ton a que par celles qu'on af- 
fecte d'avofr. La Rochbfoucauij>. Créature si éle- 
vée par la gr&oe de votre Créateur, vous avez affecté 
une autre élévation qui vous fût propre. Bossubt. 
Vous êtes de nouveau le Christ, Dieu et homme h 
la fois ; et le nom de Seigneur vous est affectai, pour 
exprimer que vous êtes Dieu . à même titre que 
notre Père. Id. » 

AFFECTIF, TVA adj. Qui inspire, qulest propre 
à inspnrer de l'affection. 

{L'entendement perçoit bien en écoutant la voix 
de ce haut chant, qui est la voix d'amour, yuifait 
trembler, mouvoir et réformer la souveraine par^ 
tie volitive et affective. Gerson, xiv% xv«. Nous 
avons deux principaux exercices de nqstre amour 
envers Dieu, l'un affectif et tautre effectif, ou, 
comrrie dit saint Bernard, actif. Saint François de 
Sales, xvi% f.) ^ t - 

Saint Bernard est un des Pères de TEgliseles 
•plus affectifs. Acao. Si la science ,de saint Fran- 
çois de Sales reluit parce qu'elle est claire, elle ré- 
chauffe en même temps, parce qu'elle est tendre et 
affective. Bossbrr. • 1 • ■ • " 

AFFEGl^ION. s. f. s. ImoressioU reçue par notre 
Ame. — Penchant. — Mouv^entdu cœur.r-Amitié, 
sentimentd'attachement. — Préférence pour quelque 
chose. ;- Passion. — Maladie. 

{Et doit avoir affection de grand*pitié. Saint 
BERNARD, XII*. Ayons considération à raffeo- 
tion humaine, Ràovh db Prbslbs, xiv*. Les mœurs 
des hommes et les mouveinents des passions et af- 
fections sont dissemblables. N. Orbsmb, xiv*. Ja» 
mais pewale ne monstra tant tTaffection à roi ni à 
nation. Commines, xv«, xvi*. Autant que la bien- 
séance me le'permet, je fais sentir nies inclinations 
et affections. Montaigne, xvi«, f. Ce m'a esté un 
extrême contentement (Savoir connu tant d'assu^ 
rance de vostre bonne volonté et affection envers 
moi, llENaK|V, xvi«. On les voyoit changer, leurs 
affections selon les vents divers de prospérité ou 
d adversité. SvLLX^x\i\x\u^,) 

j: homme voit pcr Us yeu» de son affêCtUm. 

KicKiia, sn*, im*.) 
Uti enfaht n'a^ue deux affections bien marquées : 
^'esi la joie et la douleur. J. J. Rousseau. ^ Je crois 
qiie le vent emportera toutes ses affections. Voiture. 
Nôtres humeu> remuante et volage se partage en 
iniHe affections déréglées et erre de désirs en désirs, 
par un mouvem'ënt étemel . BosIidbt. Les affections 
désordonnées corrompent le jugement ainsi que la 
volonté. J. J. Rousseau. C'est de nos affections 
bien plus que de nos besoins que naît le trouble de 
notre vie. Id, La v^aie liberté d'esprit, c'est de 
conteniB nos aHisctions déréglées par une discipline 
forte et vigoureuse, et non pas de les contenter par 
une molle condescendanle. Bosquet. Il n'y a point 
d'kft^ction saine qui n'ait sa place dans votre cœur., 
J. J. Rousseau. Les belles &mes peuvent seules 
approcher de la plénitude des affections. G. Sand. 
A trente ans, une femme a^terrdge et se demande 
si les douces affeetions ndpalent pas mieux que 
les hautes positiens. AN.lrIfne affection presque 
unique emplii^notre coBur, et absorbcMi bien tous 
los autres sentiioents, qu'ils y sont comme anéantis. 
J. J. RoiasBAU. il n'v a pas de moyen plab sftr 
d'acquérir l'affectfbn des autres que de leur donner 
la sienne. Id, L'esgrit travaHIe dans la médita- 
tion, le cœur soVpIre dans l'affection. P. Grasbet. 
La méditation instruit l'esprit, l'affection échauffe 
le oceur; la oontampUuLion unit l'Ame avec Dieu. Id. 
L*affeeti<fn coimnenctè unir les cosura: la fidélité 
doit intervenir comme le Boeau de raffection mu- 
tuelle. Bossi'BT. Quel bonheur a-t^ello goûté pour 
sojairo d'une affection qui nes'est jamais démentie ! 
Chatraubriand. Nos premières affections sont eii- 
com^ dernières. B. de Saint-Pierbb. Chaque 
Juur on se détache de ouelqu'une de ses affections. 
Acad. Elle se d<ipouille de 00 qu'il y u de plus ter- 
restre et do trop sensible, même dans les affections 
les plus innocoutos. PqssuET. Il étouffa les affec- 
tions qui pouvaient pvraitre les plus innocentes. 
Fléciiiiib. Que les vrais disciples n?ndus étran- 
gers aux basses régions des affections torretitrcs 



■i'. 



. s'élèvÉ 
course 
sammi 

; croltrÉ 
fiante I 
à servi 
l'affcct 

♦Al 

{Lai 

et affe 

nousp 

' comme 

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■tionpo 
' ploie p 

{Laq 

\ COMMII 

en nuli 
et plus 
ou en i 
Beluv 
«I plui 
ennemi 
' temps, 
majesté 
d*affeci 
il'ofier 

DE VaL( 

ce que 
Vnfferix 
Le roi 
ou'elle 
'" . iement 

Id. // 
monstri 
France. 

Debo 
taie. Bo 
à la Fra 
tionné a 

AFFE 

fcctueus 

{Jean 
tuçusem 
qui il Si 
tueusem 
râlais a 
(l oient i 
Le roi L 
très d'Ui 
nffectuei 
trente pi 

AFFE( 

marque I 

{Nous 
Philippe 

Son hu 
et .simple 
harpb.' 

AFFÉI 

part affé 
ressés dû 

(Afférei 
î'cr, qr.i s 
rrp.dcnce 

.Avoitlené. 
iamei'le. 
i'atn'apfii 
Snn fùl »r i 
t{ol)eiqvt» 
^'afftéreiit 

AFFEM 

AFFEB 

rer, conso 
Armer. '*- 
et au flgu 

(Affermi 
propjre. Li 
mi par di 

La renc 
pos afferr 
Vaucelas. 
lie ; elle se 
Bossubt. 
Agé du trei 
affermir s 
été d'affei 
fecment doî 
dans cett.e 
Ton çojur se 
\f^n\\ d'hés 
mêmes qu' 

AFFRR.1 

Consolidât 
un état dé 
fcrml. 

' aff«îrmis8< 
c&t admira 



\ 



■éf. 



/^ 



'm: 



y * 



AFF 



s*«ilèvent ju§qu*à contempler flxement dans leur 
course 1^ divin soleil de Justice, et sachent inces- 
samment Renouveler les forces de leur Ame et ac- 
croître la vigueur de leur action à la chateur vivi- 
flante de ses rayons, P. Ravionan. Qu'il y a plaisir 
à servir celui qui fait justice au cœur, et qui pèse 
l'affection ! Bossubt. 

♦ AFFBCTIOWMÉIIEKT. adv. Arec affection. 

{La dévotion nous provoque à faire promptement 
et a/rectionnément te plus de bonnes œuvres que 
nous pouvons, encoreju'elles ne soient aucunement. 
' commandées. Saiitt Framçois de Sales, xv!», /.) 
\ AFFECTIOKNEU. V. a. Aimer, avoir de l'affec- 
tion pour quelqu'un ou pour quelc^ue chose.— S'em- 
' ploie proncnniûaloment. 

{Laquelle ville estoit fort affectionnée au roi. 
CoMM INES, Wy xvi«. Est mon avis que le serviteur 
en nulle chose ne se peut monstrer plus studieux 
et plus affectionnésenvers son prince et seigneur, 
nu en écnvant ses jfaits et actes i*ertueux,M. nu 
Beluy, XVI*. // ne fut Jamais meilleur citoyen 
ni plus affectionné au répits de son pays, ni plus 
ennemi des remuements' et nouveautés de son 




„ j/fectionner 

d'oser lui représenter ma nécessité. BIarguerite 
■ de Valois, xvi^ /". Je fie m'émerveille point de 
ce que le duc de ISavoi^fait si fort l'humble et 
lUiJfcctionné envers le roi. C. d'Ossat, xvi*, xviie. 
Le roi nffectionnoit la duchesse de Guise, parce 
qu'elle n avait point rèspfit malin, et n' était nul- 
lement envieuse, médisante ni brouillonne. Sully, 
xvie, xvii«. Le roi vous affectionnoit infiniment. 
là. Ils {les catholique/f) firent tous égale dé- 
monstration d'affectwnni^r le roi et le bien de la 
France. Id., xvi», xvii".)* 

De bons citoyens s'affectionnent à leur terre na- 
tale. Bossuet. Henri IV était un prince affcctionniî 
à la France. BASsoMPiEnaE. Je m'étais trop affec- 
tfonné aux commodités de la vie. LesagE. 

AFFECTLEUSEMEMT. adv. D'une inanièwi af- 
fectueuse. — Tendrement, avec bienveillance. 

{Jean de Hainaut fit écrire^ lettres moult u/fec~ 
tuçusement aux cheval^rs et aux compagnons de 
qui il se fioit le plus. Frqissart, iiv«. Si affec- 
tueusement parloient' Louis XI et le comte deCkn- 
rnlais d'achever le demeurant, qu'ils ne regar-. 
dotent point où ils allaient. GommiiXes, xv*, \\i'. 
Le roi Louis XI voulant dépêtrer un de ses minis- 
tres d'une infinité de procès, il le supplia fort 
affectueusement de lut en laisser vingt-cinq ou 
trente pour ses menus plaisirs. II. Estienwe, xvi*.) 

AFFECTUEUX, El JSE. adj. Qui montre, qui 
marque beaucoup d'affection. — Tendre» 

{Nous avons grand désir et affectueuse volonté.' 
Philippe de Valois, 1330.) 

Son humeur était égale, sa politesse j^ffactueusc 
et simple, sa conversation féconde et animée. La» 
harpe; 

AFFÉRENT, ENTB. adj. t. dé Jurispr. Portion, 
part afférente. Part qui revient à chacun des inté- 
ressé} dans un objet indivis ou dans un paitage. 

(Afférent était le participe présont du verbe affé- 
rcT, qui s'employait autrefois en dehors de la juris-, 
priîdcncel . . 

. A voille nés au visaàe afférent. TnirrAit ts Lionoi», xn*. 

laines- le 

Car nafltifit pas à r(H 

Sun fùl if meilQ de médire, llvavu tn (Uxoiur, xni*. 

Holiet qvi sont de grand anM ." A 

A 'afflèrent qu'à reine ou à roi. Tsoprr Avios^Tt, ^(^v*.) 

AFFEj\MER. V. a. Donner ou prendre à ferme. 

AFFERMIR', y. a. Rendre ferme, stable. —Assu- 
rer, consolider.— Fig., Fortifier, encourager.— Con- 
firmer. •*-- S'emploie proûominalement au propre 
et au figuré. 

(Affermir ne s'employait guiiro autrefois qu'au 
propre. La boule à laquelle le heaume était affer- 
mi par derrière rompit. Froissait, xivf .) 

La renommée de cette victoire arrivée si à pro- 
pos affermit l'Asie qui branlait de toutes parts. 
Vaucelas. Rien ne i*cmuaiten Judée contre Atha- 
lie; elle se croyait affermie par un régne de six ans. 
BossuET. 11 (Gustave III) enveloppa le jeune roi, 
âgé de treize ana, de tous les appuis qui pouvaient 
affermir sa minorité. Lamartine. Son dessein a 
été d'affermir l'autorité du prince par l'abaisso- 
^emcnt dos grands. Xu Bauvlai. Je m'affermissais 
dans cette pensée naissante. Bvrpom. 
Ton oœur se trouble, hésite, et cherche & s'afnennir. Duru. 
.^in d'hésiter, ils s'affermissent par les oppositions 
mêmes qu'ils éprouvent. BossucT. . •• 

AFFRRUISSËMBI^T. s. m. Actipn d'affermir.— 
Consolidation. — Amélioration d'une chosn dans 
un eut déjà satisfaisant. —Etat déco qui .est af- 
fermi. ' . * 

^ La l•^gle des mœurs est le premier principe de 
l'affomilsftrmentdesempîwîs. Massillon. Lagrftcc 
est udmirublo, d'avoir fait de la crainto, dont le 



AFF 



AFP 






propre etft d'ébranler,' raffonnisscmcnt de toutes les 
vertus. Bourdaloob. 

AFPÉTÉ, ÉB. adj. Plein d'affectation dans l'air, 
dans leiï manières, dans le langage. -^ Guindé, qui 
marque de l'affectation. 

(Affété s'employait comme participe du verbe 
afféter, qui s'appliquait aux pecsomies. 

Ne futt fardée ni guignée, .V . . 

Car ette n'javoit mie meitier ^ '^: 

De toi tifer ni aaffetier ê^ttLAun n Loniits, xtti* . 

C'est un très-beau roi que ce roi Edouard: il 
aime fort les femmes ; il pourrait trouver quelaue 
affétée à Pans, auilui pourrait dire tant de bettes 
paroles, qu'elle lui ferait envie dé revenir. Louis XI, 
XV», Fatf seulement bonne trogne : car tu as une 
assez belle happelourde etcapabtt; cte» tromper 
une bien affétée* Eutrapbl, xvi«.) 

AFFÉTERIE, s. T. Itf anière afSétée, guindée, oii- 
naudièro de parler ou d'agir. > (. .- 

(Afféterie s*empioyait?surtout au sens physîque. 
— Si les pauvres hompies n'çstoient subornés par 
la vue d'un tas ,d* afféteries que les sottes leur 
montrent, Jarnais n'y songeraient les pauvres €r^(t^ 
tures. Eutrabbl, xvi». L'afféterie est contraire à 
la simplicité. Saii^t François de Sales, xyi^ A 
Gardez-vous biçn d^s afféteries^ vanités et fola^ 
treties.là,) ' \: \ ^'.i ■'■ '' » ' ,,-.^':\. 

Je laisse r.ux doucereux ce lan^raffc afféUS , ' 
Où s'endort un esprit de mollesse Ilébété.' Boatilc. 

Il] faut que 1» discours soit ferme, ^ue le sens y 
soit naturel : les afféteries ne sont que mollesse et 
qu'artifice. Th. de Viaud. Il n'y a gi^re de pctits- 
mattres sans affectation, ni de petit^maltresscs 
sans afféterie. DiD!5r.u-\ On tombe dins l'affecta- 
tion en courant après l'esprit, et dans vafféteric cm 
rechcrcliant les grâces. Mahmontel. .: . 

AFFETTUÔSO. T. do musique emprunté de l'Itàr 
lien. — Indication qu'un morceau doit être rendu 
avec une expression tendre. 

AFFICHAGE, s. m. Action d'afficher.— Bésultat 
de cette action. ^ , v \ •' ' 

AFFICHE, s. f. Placdid, proclamation au public, 
annonce. \^ \ 

Paris vit chez lui, d^ tout temps, ' ^ * 

Les auteurs h grands flots déborder tous les ans ; V 

Il n'^ point de portail où, jusques aux comiciies. 

Tous les piliers ne soient environnés d'afllches. nuiLSAu. 

Dès que l'affiche annonce une nouveauté de cet 
auteur, toute la ville est en l'air. Lesaqr. U 
(Louis XVIII en exil) semblait avoir voulu conser- 
ver sur toute sa personne l'impression et l'alliche 
de son origine et de son temps..... Lamartine. 

AFFICIIBIL y. a. Attacher, appliquer aux murs, 
etc., un placard pour avertir le public. —Fig., Eta- 
ler, affecter; rendre public. — Se faire pajwer pour. 

^— Afficher une femme^ rendre publiqu^^ l&ison 

^vecelle. ^ 

S'afficher. A^b»;^., Se montrer avec exagéra- 
tion. ^,,_ ;,-:; .';■,,;■,: |_,,V/;-:, ■ ;. /v.--; 

(Afficher, du latin ad, à, èifigere, fixer et s'ap- 
pliquer à, a sibniHé assurer au propre et au figuié. 

Jevts . . 

A Senlis un vaillanl^gaucbcr, , - ; i 

Dont ie puis dire et déficher 

Que ce fust la fléur'des barons. Cuiot db Pnovixs, xiii». 
Si s^ affichèrent à oster lespilots dont il y en avait 
en l'Escaut semé grand* foison, FROissCnT, xav^,) 

Le singe ayec le léopard 
Ga^rnalent de l'argent à la foire : -' 
Il9 amenaient chacun h part. La FoirrAnts. 
Pour être vus, prônt's, courus, ■."'■" 

Les sots veulent qu'un les afliche. Arlequin afflehem . 
Une femme a- grand tort et n'acquiort que, du ri- 
dicule lorsqu'elle s'affii^he pour savaute ou pour bel 
esprit. M"* d'Epinay. 

AFFIDÉ, ÉE. adJ. Dévoué. -^ S'emploio subs^ 
tantivement. j - i i • i: - 

(Du latin ad, à, et fides^ h\.—Nùtts avons f m- 
bouché lef orateurs affidés et hypothéqués soui 
bon titre. Sat. Ménippée, xvi«.) 

" Vous pouvez montrer cette lettre à M"* do LU- 
sancy et à quelques autres bien ahldécs. Bossuet. 

• AFFIER, Vr a. Assurer. 
(..... If ûuc laffia quelle tui seroit doHMéê, 

,^1^ M *->:. > BoMiir Wacb, jui*. 

Par M teirre VafWtfurer 

El à set hommes affCer. P. m SAiitr-TLouD, xtii*. 

Vous lui af fierez que le lendemain du jour qui 

ci vous est mandé, rendrez le c/tastei. Hlst. deu - 

guesclin, xiv«. ^v ^ ,■ •} 

Quandokme dit, présent notaire, ''" ■ 
Pendu serez, je tfons affle, ■ j| . 

Estotl-il tort temps de me taire ? ViLto.t. xt% 
Force m'est de rappeller au subside des gens et 
biens qui te sont par droit naturel a/fiés, Rabelais, 
xvi«.) 

AFFILER. V. a. Aiguiser lo tranchant d'un in- 
strument, lui donner le fil. — Faire passer par la 
ftlitre. — Avoir la langue bien affilée, avoir 
beaucoup de babil. — Se dit au figuré de l'esprit. 
' (Affiler se prenait au propre et au figuré. 



".:!'..A 



Chatcun à guerre i affile, G. tiuunr, xiv«. 

CetvillQtiéret 

Ontlebeesie^HU. Vittoif , xt«. ' . 

Vous vistes nàistre ces nouvelles amoursavee ^efiid '., 
regret et en eustes encore plus de déplaisir, a/î* 
prenapt que ce bec affilé, par ses bonnes rencontras , 
lui rendait sa compagnie desplus agréables. Sollt, 

xvi«,^xvn«.) ^ .■,..,•, '■''"> '■/ .y: ' .'■ ^\ ' ' 

^ Cette femme a la Tançùe bîen aflfîiSc. ' Awk 
Ouais! notre servante Nicole, vdus avez le caquet ' . 
bien affilé pour uue paysanne. Molière. Il est , 
une aorte de médisance qui poirte le trait ji^squ'au 
cœur; mais parce qu'il 09t plus afijW, oo ine voit 
pas la plaie qu'il a faite, massillon, CVtl^» t/ 
dans les propos intimes, qu'on alîile avec soin lo 
poignard, sons prétexte de faire moins de niai, 
mais, en effet, pour l^enfbncer plus Kvant. J. J, ' 
RotssBAu. Le glaite'qui est encore tcvé' sur nui 
tôtcs, nos péchés en ont afillé lé tranchant fatal.' -' 

' ' ' ,- ■-,■'.,■■' ■ . ■ i* •- ' , ' • , . ',■/'. 

APFILlA'nOl^* S- f. Afôocîation à unie, ycompiv- 
gnlc, à une corporation, & une communauté. ;-7 
Adjonction. "^ 

J'ai vu autour de lui pïa<ficurs individus , qui 
m'ont inspiré de la méfiance, et que Je sojip^johne 
devoir former une affiliation d cscix)cs de bQjinc 
compagnie. G. Sand. 

AFFILIER, y. 'a. Recevoir ^onjiinfr ipp|çjbre| r- v 
Fig.;' Initier/ : . : . , ^^ . '' 

Affilié, ée. part. — S'emploie sùbstantivéoicnt* . 

(Du latin ad y à, et filius, ftls.y . = / 

* AFFIN. s. m. proche, allié» ■ ; 

(Du latin ad, auprès, et finis, limite. 

Pour ses afllns envers tous vuu» clamait, ,• S> 

Par le drffit dvH...,. tii'ij a..'.i, quelque prohibi».'^ 
tion de mariage entre les affins. Bolteili.er, :i^iv^ 
Et lui ftàitla un ràlle où ses oM»V et affins déàla^y 
rés' et nommés estaient. Christine de Pi^n, >^^S 
w*.. Nonobstant que ses affins fussent de lignage 
et de sanff, si estoient-ils bien différents de nature 
et de condition. <}. CirAsrtLLAi^^ xv».) 

AFFINACiE^. 8. m. Action d'aîÉnér. , ,' , ,. 

AFFIKÏSH. ?. a. T.d'anife Purifier, rendre plus 
fin, <^u propre «Fau figuré. — ^S'eaiploie pronomi» . 
nulement, 

(Affiner, du latin ad, à, et /înj'^re, façonner, a si- 
gnifié de bonne heure : Polir, aiguiser et tromper. 

Oncques amour si affiné ne fUst.y A»k5*s, xi»*.' 
Hn'estritii\quemo»'tna(tiAe. ,ï.wT. vn On*ynB, xv^.t 

Biron était en une telle, furie contre' vous^ qu'Une 
s'en pouyoit taire, jusquès à user de menaces, de 
vous poignarder, disant que vous l'aviez affiné* 
Sully, wi», XVII». ' 

Vous voulex m'affiner, mais c'est peiné perdueT ' ^' 

• . P. C(M>fai.Vft. ,.; . • 

Sotre maître Mitis ■ . 

Pour la ueconde fois les trompe et les affine: ' ti Fo.Trit.it ) 

AFFlNERie. 8. f. LioueùTon affine. 

AFFINEVR. s. m. Dont la i)rofcssion est d'affi- 
ner l'or et rarçeht. _' . ; ^, . ^. . . 

AFFIKITÉ s. f. Sorte d'alliance et de parépté 
que Ton contracte pff le mariage. — Affinité spt- 
rituelle, espèce de parenté, de hen que le baptêmo. 
établit entre ,1e filleul et son parrain. — Conve- 
nance, rapport, confbnuité. -^ Liaison;^ fen' dll- 
miè. Tendance à s'unir, 

(Dérivé du vieux mot affin i— Cestoi^i,.,», 

leurs parents et parentes, d^ affinité. ;^ o'|jibli:«, 
XIII*. Cestui duc dé Brabànt, nommé Jean, ^stoit 
en affinité avec la duchesse Jacques sa fen.mé, de 
■si près, que lui et elle estaient farits die' frère et 
de sœur germains. G . Chaôtellain, x v«. La Hifië'^ 
Marie, pour vous obtenir, avoit sou ffertume pauvre 
ancélle de petite et basée maison arwr ton quar* 
lier en l'hostel du 'roi, votive toute l'affiaité des 
seigsicurs et des nobles, et du roi, mém^ ie faire 
devers elle, Id») ■•.,'.• .ii'- -uu-.'./, ^'■' ■ ijr.i' ■.h.i.iW'-v- 

On admet fexisteitee de deux grandes forces At- 
tractives qui agissent dans iesmouvementsmolécd* 
laires des corps. La première .s'exerce sur les mo- 
lécules homogènes : c'est la force de cohésion via 
seconde ne produit ses effet« que sur lol.MôlédillAs 
différenU^s...!. Los causes qui tendeiu à détruira 
la cohésion tendent égalomeM à augiâentcp i'offi- 
nité. DiMAS. Là physique^vt la iBédecine, la géo- 
métrie^ct l'astronomie, ont bien de l'affinité entio 
elles. Trévoux. Il y a de l'affinité entre la poésio 
et la peinture. Acad. La bon n^ compagnie agit 
comme par attractiop et par affinité. M** CyiuPAN. 
Est-ce rafflnité de nos grandeurs ou le rapport do 
nos souffrances qui nous a réunis ici 7 Ch\TEA(;- 
BRiAND. Outre Hs rapport qne bous avons du cô»ô 
du corps avec la nature changeante et mortelle, 
nous avons, d'un autrr côté; Urt rapport intime et 
une secrète affinité avoc Dieu", parce que Dieu 
même a mis quelque chose en nous qui peut con- 
fesser la vérité de son ôtre, en aAorer la perfection, 
en admirer la plénitude Bossubt. Notre Sau- 
veur nous aime si fort, qu'il ne refuse avec nous 
aucun titre d'affioité ni aucuo degré d'alliance. !d. 



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26 



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AFFIxptn. s. m. Instrument au travers duquel | 
on fait p4»ier le lin ou le chanvre pour 1^ affiner. 
AFFlblJET. 8. m. Parure, ajustement. — Au 
pluriel, petits ajustements d'une femme. — Petit 
letton cVeuK qui sert jiux femmes poiir soute.^ÎT 
raiguillfc àkricoter. .- •' 

(Aftlquetlse trouve avec le sens actuel dans les 
ancions potjtes. . " , 

II» mevàit la main au bonnet, \ ".. ,. .' ' 

*'■ Afin qu'<m voye lc$ anneaus. * 

Pour dire j ai un alUQitet. G, CoQvaunr, «▼•* 
Adieitytti'esciUs,batiueUPt,a(1iqueH 
i>ue l un dunnoit çitx itaméapQur itrcnnes. • ' 

Quand elle fat liluiùrji'e, '. 

Je. lui donnait de beaux bQuquctit ,■■ ■''■: » 
Vn tas dspetilM affiqnets. 
Qui n'e^oient pan de {jixind valeur, C». MaW,|vi* 
*0« nerttwt plus' d*(if/iqiicts aux fil/ es, parce 
qu'elltis peuvent loisiblcutent de'sirer d'agfienr à 
phmeurs, (quoique ce ne soit qu'afin d'en gagner 
un par un sainHuariagc. S.aixt François de Sales. 
^usii ie les compare ù ces l'fmmuajolien'' 
^Vui par les aftiqtu'Ls 9c' renient eiidn'llles, 
' Qui, ointes en luMls, et fades en laçons. .... i ' • 

Derubqiispiol^ssao^'ncentpropyt-inent. 

HtG.Nign/xvi», xni».) 
• Los aniqiiHs, "les lial)lls ?i clinr.îrcr, 
Joynux, I) ioiix. ne luatiquaiiMil h la clame. Là Fostaisb. 

AFFinklATlF, IVE. adj. Qui affîihne, qui sou- 
tiout une cIiodC pour vraio. -^ Ton nf'/irmatif, ton 
•- tranchant. 

An iiiMAtivE. Substantiv et absol., Proposition 
par laquelle on aftivme. 

, S'il ('cliappc b. ma plume quelque terme trop af- 
fn miilif, il fiuit prendre mçi expressions au rabais. 
SAiNT-KviiEwoNn. On ne doit ri(jn proposer d'un 
' certain air ail^nnatil qui témoigne qu'on no doute 
pas de ce qu'oi>avance, et qu'on ne veut pas mûmO' 
i'ii douter. Nicoi.iî'. Ce qui nie rend plus aftirmatlf, 
et jtî crois plus excusable de Tût re," c'est qu'au lieu 
do me livrer à l'csjirit de système, je donne le 
moins qu'il eut possible au raisonnement, et je ne 
lue fie qu'à l'obs^wation. J. J. Uousseau. Fuyez 
ceux qui, sous pi-ctèxtc d'expliquer la nature', sîi- 
in<'nt(luiis le cœur des hommes de di^^olautcs doc- 
trines, et dont le scepticisme apparent est cent 
fois plus aUirmntif et plus dogmatique qUQ le ton 
tli'cidt'j de k'Mis advoisains. là. Il présume qu'un 
tour éloquent et le ton affirmatif peuVent tout sur / 
les bonùnes. Bossijet. Je voudrais bien qu'on ne/ 
fût pas si aHirniatif en choses où l'Eglise n'a pa^ 
. parlé. IJossLET. / 

AFFIUMATION. s. f. Action d'affirmer. — plé- 
claration positive. — Assurance. — Serment /6n 
justice pour garantir et condruicr la vérité d*un 
lait, etc. En loj?if|ue, Ex|^ression par laquelle une 
proposition est aftinnativo. 

{Laffimmiion et Vopiniaslrclé'ê.ontiitjnes ex- 
pi'èsdéjfestise. yio:iiT(i\(i^E^\\'i«y f.) " 

Il fallait de çrailÉs efforts pour faire avancer 
" une uisrussion hors dé l'ornil're où elle s'était 
cml)om|M'e enti-e une affirmation et une négation, 
toutcsN^^^u^* dépourvues de preuves. Vital. 11 
H*apï^aHi<<nt qu'aux esprit» violents et bornés d'ap- 
pli<iuer aux choses contingentes et relatives un dcs- 
))otisuic d'affirmationf ou de négations q\n ne »'on- 
vient qu'aux choses abstraites, nécessaires ot a jso- 

lues. MONTALCMBBnT. 

AI'FIUMATIVEMEXT. adV. Iffùné hiânîè'fC affir- 
mative, positive. 

<:onstaticô pToml lacho9«efHrmatlvemcnt. 

— Mon ! hon ? cN-îSt i»«nir ta rbrmé La Or.'^sÉb . 

Je conviens que j'ai parlé trop afRmiativcmont 
là où il ne ftUlait que mettre modestement le lec- 
teur sur la voie." Voltairb. 

AFFinMKil. T. a. Assurer, sotjtonir la vérité 
i d'une chose. — En termes de palais, Jurer, décla- 
rpr avec aorment. — En logique, Enouccr, exprimer 
. une affirmation* 

(Du latin rt/7?r/;:jf»r, rtrf, à, et firmictre, fixer. — 
Vùn(tpt>(*lh McheHé tant t^ hui e^t fnit à escient 
9)(ir mMsfonge qtuf l'on f(ent tijftrnict pour vtfn'té. 
HRALMA^oln, XIII». Et tout ce àu'it dhott af' 
firmmi vrai «n sa coHscienee.QnAatutn dé Pisan, 

■■ XIV*, XV». ) ./f'tiu.liid. ..,.. ij.it - • 

11 y n des eiÉprks H dPS Cœur» quî «flMéiit ; li 
y en ft qui nient i là est tou^la quectloir r Dieu 
ou non, oui ou non. GmiTiT.^fi(iw ce qtie tous les 
hommes aflVrment, afllmercQ qtrifs nient, n'est-co 
pM précisément la folie, ou Fopposition au sens 
coniBiuo? MmENKAI». 

:*ArF13T0LEA. T. à. PtM^r, ijùslfir, accoutrer. 

^ ' /OU laiîn fbtula, pipeau. — âigolAa d'abord 

prendre jpiar de toaux jicaiblants. „ ., , ^ , \ . ., 

. _. , Ùtatntne ifwirtu, . „ -.,,.., . ' ,, 
•jf^'i Çutlamtavu ' TAl!..!.!;, î') •; 

^^.O/",; DafHÊMii, ■ :■ ''-L '•-■' ' ■ -J ■ i" 

•• • Seitvem '^ ' ."'.i ■,. 

;. frtndrt au filet. C Atnu, w*.,.. , 

m nccoiHleni tétirs chatumeàujè tJ énfreprhnent 
de se ihhncr élu tén temps; atnsi se font les be- 
§ognès du bonhothîHiie de mari, ainsi est le bon- 
homm$ Uen afftrtolé» La SallB) tv«.) 



A l'ouverture d'un sentier, ma bossue, affistolée, 
mit pied à terre majestueusement. Chatbacbriand. 

♦ ÀFFtSTOLEUR, s. m. Pipeur.'— Persifleur* . 

( Page» et palfreniert 

Applicquans.marchansgauditseurt; 
. Que tçai-if. «« '« daffittoleurjt ' 

Qui onC ouy le faict compter, 

QuiJettexonlgoutléeupluêieurM, 
V El liront par Iqftt éventer. G. CoQuiLtAwr, xt«.) 

• AFFISTOLUHB, s. f.— Tromperie k l'aide do 

beaux semblants. 

(iiiwourf,..,. • r • 

Sugendri m'ont a^taUnfe. 0. Coquiixa«t. st«.) 

AFFLEUnKn. V. a. néduiredeux<;orp8Conti|!^ 
à un m6me niveau, sans saillie de Tun sur l'autre. 
— V. n. T, de minéral.. Arriver à la surface du sol» 

(bu germanique auf, »nr, eiflur, Burface ditsol.) 

AFFLICTÏF.IVB. adj; Peirtefl/yïicfiy^ peine cor- 
porelle qui frappe directement la porsonoo du con- 
damné. , 

Les travai^x forcés sont une peine afflictive et in- 
famante. La dégradation civique est une peine in- 
famante et non afflictive. Acao. Elle avait tou- 
jours Talr souffreteux, la mine afilictive ^t lejlopos 
languissant. M"* de GnÉQtY. 

AFFLICnON. 8. f. Chagrin, tristesse, abattement 
d'esprit où nous jette un événement malheureux. — 
Accident, tnalheur, cause d'affiiction. 

(Affiictibn a signifié primitivement action de se 

courber humblement avec contrition. 

Au movtlier nostre da^ne fit primes l'oraison, . 
Devant ie malslrè autel (il mainte afflteion. 

RoBEnf Wacb, xit; 

UaffUcllion est' la lime de fâine, quila dérouille 
du péme. CiwnnoN, xvi», f. C'est dans les affliO' 
tiom me les vaillants 'hommes s*évertuent et se 
renforcent d'espérances, IlENnriv, xvi», /*.) 

Son coDiir semble étouffé par Taffiiction, et l'excès 
des éentiiTients qui l'oppré'sacnt lui donne un air 
de stupidité plus oiTiayantc que des cris aigus. J. J. 
Roi'SSEAU. On n'est vivement affligé que lorsqu'on 
est vivement attaché, et l'excès de nos affiictions 
t toujours l'excès do nos "amours injustes. Mas- 
iJ.ON. Ce n'est pas txop la peine d'importuner 
oh prochain de ses oillictions. Voi-TAinE. Au 
moindre bruit de l'affliction qui approche, où est 
le fidèle otl'inst^parable uni demeure? P. Boutal'Ld. 
Pour parler solidement des afflictions, connaissons 
premièrement quel lé est leur nature. DpsstET. Les 
afflictions sont un feu spirituel où la vertu chré- 
tienne est mise à l'épreuve. Id. Nous voyons par 
expérience qu'une Ame dure et impénitente, qui 
durant ses prospérités n*a peut-^tre jamais pensé A 
se» crimes, commence ordinairement à ne réveiller, 
à les confesser au milieu des afflictions. Jd. M*"' 
d'Ëlbeuf,qui demeure pour rjuelçiues jpurs chez le 
cardinal de Bouillon, me pria hier de dîner avec 
eux, afin de parler de leur affliction : les yeux ne 
nous séchèrent pas. M"" de Sévicné. De repré- 
senter A quel point l'affliction se trouva montée, 
c'est ce qui surpasse mes forces. La Fontaine. Dieu 
l'a piqué jusqu'au vif par les afflictions, pour le 
détourner de ses convoitises, et exciter ses affec- 
tions endormies A la recherche du bien véritable. 
BossuET. Lorsque Dieu nous exerce par dos mu- 
ladies, ou par quoique affliction d'une autre nature^ 
notre patience tient lieu de martyre. Id, La véri- 
table vçrtu chrélienhe non-seulement se conserve, 
mais encore se raffine et se purifié dans le feu des 
afflictions. Id, Ce n'est guère par vertu ou par 
force d'esprit que l'on sort J'une grandô affliction. 
La BnivÈni:. La- prière rund l'affliction moin? dou- 
loureuse et la joie plus ]iùre; elle mêle A l'une je 
ne sais quoi de fortifiant et de doux, et A l'autre tni 
parfum cOicstc. Laiibiinaib. Le tempa aniortit les 
afflictions. Pascal. ■■. i • -^ - • ' *• 

ll.B'eet alBiction doat on ne vtixine A boni. La Voirr&tni. 
Après le grand chaud du jour ou de Pété, c'est-A- 
diie après le trouble et l'afAiction, lot paroles do 
Job étaient tonsolante^ ; lea peupiuB étaient ravis 
de le voir passer, ot, hcurcui d'avoir un regard, 
ila le recueillaient comme quelque chose de pré- 
cieux. BoseuBT. Les afflictions que les Bainta ont 
toujours reçues comme dos grAces, ort les craint 
conune dca malheurs. Mas8ujx>i«. La coaroone de 
notre monarque «tt une couronne d'épines ; l'éclat 
qui en r^aillit, ce tout le» t^çt^/aa^ Qt .Iw aouf- 
franccs. Bossubt. .^ v : " ► - i • ' . -i 

AFFLIGEANT, AXTB. ad]. Qui aflligo, triste, 
diagrinant, détaatreihi, onalheureux. 

N'éle»-vous pas méchAntc, 

De irout plaira è nio dire unechoee amigeante? Moujim. 
Prôtei un charmée ma phlkMOfrtile, 
Pi)ur dissiper des rftw tffilsMntit. BimAasia. 

Il lie faut pohit te laiicer aller à des pensées trop 
oflUgeantes. FÉMELON. • >< . 

AFFLIGER, y. a. Ganser de raffiiction. •— Dé- 
soler. — Mortifier. — Dévaster, détruire. 

S'APruGCa. Se contrlKer, «e déaoler, icntir du 
déplaisir, de la peine. « , j, . , 

AvruGij te. part. Se dit en plaUanUnt par antl- 
ptiraiic : Affligé id'une grande fortunée — Malade. 
I — Se prcoa comme lubetantlf* 



J'èr€,(id,k,^ifligêrettex 
oyait iMtrçfpla ppufçhft 



(Affliger, du latin aj 

rer, JTaire BoulTrir, s'emi 

tier. 

* iiruêaleinfUturftigée v ' 

Btdmtruite par doute fiH$. lutt. bnl^n&nn'.tT*."'. 

Le» pauvtes eonscienee» sont metvemeufef/titfni 
vexées- et affligées. CAh\in,\yf»)''^' " V . ": ' 

Me» pauvre» nerfs ont été rudement aflllgés du 
rhomatis|ne. M"» db SivioNV . Vos nerfs sont af- 
fligés, vous ne remuea nt pied ni patte. Id, [ 

Qu'un >:ot afflige- mes oteillêi. 

Pane encor, ce o'esl p«|m«rveHI«s. |. b: Roomvau. 
..... De votre part, rien n'alIligQ et ne bliale. C b'IUklkv. " 
Ne Boui affligeoTM pat vainement l'un et 1 autre, lucini. 
U passé, le présent, revenir, tout m'^affllgo: 
I.a vie à son déclin est pour mol san» ptestlge. FwTAxst. . ' 
11 faut t&cher de ne s'affliger de rien, e^ prendre -: 
tout ce qui arrive pour le méUl^ùr,. Pascal. Ne. 
nouB affligeons pas comme les païens, qi}t n*Joitttpas 
d'espérance. la. La Providencç a des desseins do _ 
miséricorde Bur nqus, li^i'squ elle uouB afflige^ BQii- 
uoins. Il n'est point de spectacle plus touchant . 
que celui d'une vertu affligée. Bosbpbt. La reli- * 
gion dit que les affligés sont lea plus chéris de Dieu. 
M"' Campan . Ne cfoyc» p^g que ce aoit vous abais- 
ser et oublier votre rang, que de regarder les affli- ■ 
gés et de permettre qu^ls viennent pleurer devant 

vous. P. BOUTAÛLD. 

AFFLUENCEf B. U Concours et chute d'eaux, 
d'humeurs, etc. —Fig., Grande abondance. — 
Grand concours. * 

{Ils {les Bédouins) vivent dé l'affluenee du lait 
de leurs bestes, ioinMLhE^ xin*., f. 

Par fût toi Christ, et tout en af/luenee. 

L* MBiRB Bi NivARntf; tn*. 

Cest me douce et désirable rencontre que celle 
de l'affluenee et de l'indigence par la charité. 
Saint Fixançois de Sales, xvi«, f. Le roi sortit de 
Nostre-Dame ; il se trouva pour le voir si grande 
affluence de peuple \,enu de toutes parts, que 
V église, le parvis et les rues voisines qui y abor- 
dent n'estoient asse^ grandes pour le contenir, 
P. DE l'Estoilr, xvi», xvii*. C'estoit merveille de 

voir telle affluence. Sully, xvi», xviie.) 

Il y a cette aniiée affluence de marchandises.A la 
foire, affluence , de vaisseaux dans le port. Acad. 
Hommes cruels, qui voiis. fdrce t verser du sang? 
Voyez quelle affluence de biens vous environne! 
J. î. Rousseau. ^ ' " 

Malheureux par tro(y(îo fol 'une, ' 

Ne cliercbons pas des biens l'i^illucnce importune. 

I-A FosTAwe. 
-Otpz-mol de ces Wensl'arnuencB Importune! Id. 

Il â fallu venir au partage et à la propriété : de là 
est né ce mot de mien et de tien, cette parole si 
froide ; de Ibi, cette grande diversité do conditions, 
les uns vivant dans l'affluenee de toutes choses, les 
autres languissant dans une extrême indigence. 

BOSSCET. 

AFFIhekT, ente. adj. Qui afflue et se mêle à 
une livièrc. — Substantiv., Lien de Jonction Bcs 
eaux, —r En médec. Qui se porté en abondance 
vers quelque partie. '-— En physique. Fluide af- 
ftueid, qui se porte vers un sens déterminé. — b. m. 
Cours d'eau qui se jetto dans un autre. 

Le. bouillonnement do tous ces affluents d'émeu- 
tes suspendait un mqpiont ce courant d'hommes. 

LAUAnTlNE. V^ 

AFFLUER. V. n. Couler vers. — Fig., Abonder, 
arriver en abondance. — Survcuir eu grandi nom- 
bre, en foule. 

(Afflueri du latin afflMre, ad, à, etfluere, cou- 
ler, B'est employé à l'actif. . 

L'Esprit saint influe 

Sur plusieuri sa grâce, et afflue. Elst. bsi Cuaups, xv*. • 
En ce village là où se porte cestui corjas saint, de 
tous lez du pays y affluent gens, G. Cuasteluin, 
xv«. Tout le peuple y affluait. J. Juvénal nks 
UnsiNS, xv«. Gens de Bien et d'honneur y affluent 
aussi tous les Jours enphn grand nombre, Amyot, 

XVI*, fri. Duni les estais oit tous ont pu, 

çûtnme celui d'Alignés, de Rhodes et de Rome 

là ont afflué les orateurs* MowtAiCNB, xvi«, f.) 

Les étrangers affluent k Paria* Acad. Le peuple 
affluait dans les avenues du palais du justice. 
V. Hvoo. Cependant la foule commençait à affluer 
par toutes kê eoibouchuru» du Uiamp de Mars. 
Lamaatinb. 

AFFLUX. 8. in. Action d^affluer. — Concours des 
tlquides yen une partie. 

AFFOLER. T. a. Rendre comme fou parla pas- 
jdon. — S'emploie pronominalement. 

ArroLé, Ab. part. En termea de marine,. Xt- 
guille affolée, 1 aiguille d'une boussole, lorsqu'elle 
est dérangée de sa direction naturelle. 

(Affoler, radical fol, s'employait à Tactif et au 
neutre. * 

Pour voêtre mnour suis atfotê, T*i*tai l< laokah, xh* 

Bien Mut-on affoler a amottr. Poéat«s du xni*, 

Cest le regard qui lui piaillant, • 

Que il s'atloU en regardant, 
*• Le CMtolcnient dct dames, xm*. ' 

Comment peut-on porter t» faUs 

Dt tant partfer?^ Hat UëHtile. SuiveMr, i««. 

Ainsi diioU ta nymphe qui m'affole. Rommr», iti*, M. 



^ 



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4. . 



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■ AFF- ;/ ■.■■- ...■ 

Le$ faiblê»,k*û cfirrùmpeni la dignité dtja philih 
Sophie en h maniant,,,.yom comment ils te gat- 
Vent et û/fo/«n/. MoOTAitJH, xvis /.) 

Vous ne sauriei croira coiaoïa elLereit affolée de 
ce Ijéaadre. MouiWB* llMrie-lliéirtee affol» M-^ de 
Pompwlour en VappeUMiit «NiiuDie. CiiATiAUBRiAriD. 
Un bab-bleu du (Ut'aeptièinerBiècte »'ett Affolée eo 
imagination delUiCAn, et aime le poate conun^ un 
BiuiAlQ tnûunt. ik. GAvnan. £4 ctunéd^e qui a 
pour ûirtlè Barbip- de S^uiite aurïiit ei* «çrtaine- 
nient un grand succès^ quand mftme elle jurait été 
déU38Uble : ië publie a'est afblé de fauteur. 11"* dv 
Deffand. Une vapeur ée parfum et Vivrease gé- 
nérale agissaient/ «ur les imaginatioai affolées. 
H. deBaî^c. . . . . ; 

' ♦ AFFOLER^v. à. Blesser. 
,. (Du lfttin/Vt//o, -foulon. 

Quùnd euia/tbli Kaherthn ' •; / -.^ . / 

Par cette ptaieetparee mai; ' 

EnAngietert'i'. TA»r«if it LéoRois, m*. 
leiwuparaniWt^Hrprenc^tt „ ,' ij 

le$ autre$ par pellet poroki ; ' • 

Cett un art qui matnt hommt aflble. llntdM, xui*. 
..... CetannektiatroUs 
Vous affblentet lé$ tnaintet tes dotgt$. ^ Les Annelés, xiii*. 

. Maie langue 

Tout le monde affiÀe. Tsom II, xir^. 
Mon bassinet m'a la teste affolée. Eust. dss Ohamp», xv*. 
Le passetemps ne plut pas à tous, car il y en eut 
beaucoup de tués et affolés, Ro^. de l.v Mabck, 
xvi«1f5 V 
Ali! le bourreau» le traître, le mC'çhant, 
Il m'a perdue, il m'a tout alTolce. La I'U^taixe. 
♦ AFFOLUIl£. s. f. Blessure. 
(Entre deUpn vol oient et revoloient carreaux et 
gros cailloux, dont gui en fut atteint,*,,, avait 

^tnort ou affolure, G. Chastellain, x\^. Son 

cheval, qui venait de /ou/e sa force, faillit djes 
Muatre pieds.,,,, et se rompit le col.,,*, et fut bien 
heureux ledit gentilhomme quand il se vit ainsi 
gardé de mort et é*aff'olure. Cent Nouvelles nou- 
velles, xve.) 

AFFOUAGE. 8. m. T. de féodalité. Droit qui 9e' 
payait à un soigneur pour la vente du vin. 

'AFFOUAGE, s. m. T. d'eaux et forêts. Droit de 
pi-cndrodans une forêt le bois pour se cliaufler. 

AFFOUHGIIE;. s. f. t. de marine. Ancre, câble 
d'uff'ourche, ancre, câble qui servent à' affourcher 
un bâtiment. .^ . 

AFFOURGHER. r. a. T. de Iharine. Jeter deux 
nncH's do telle façon que les deux câbles fcmneot 
fourche. — S'emploie pronominalement. 

Affoirché, Ér. part. — Fam., A califourchon sur 
quelque chose, sur une bote de monture. 

(Affourchcr s'est employé neutralcraent aVcc le 
sens de faire la fourche. 

AsongcnoulaVarclendui 

Une saoéte a encochée, 

V»e il avoit appareillée. 

Donc véisstes homme viser . ■ .7 

Pieds affourcher. Rourt Wacc, xu*. > 

Chevalier doit avoir grêles cuisses j les pieds 

ft Içs jambes un peu courbés] et estre bien aff^our- 
chaut et avoir durs 9s. Le cuevalier de la Toim, 

XIV*.) 

' l'n Jour, un villageois, sur son tne alTbjDrché, • • 

Trouve par un rulaseau son passage bouch(^. 
Tandis que pour le prendre un batelier s'apprête, 
Il s'approche du bord. J. D. Rousikad. 

AFFRANCHIR. V. a. Rendre, déclarer libre. — 
FiR., Tirer d'une sujétion , d'une dépendance. — 
Délivrer. — Décharger, exempter. — A/franchir 
M«e /e//re^ en payer le port d'avance. 

S'affraivchir. Sccotief* le joug, -i- Se délivrer, -r 
SV^cmptcr. 

(Affranchir se trouve sous la forme franchir dans 
Beaumanoir, xm« : — Sa mère, on son aïeule, ou 
sa bisateide, fui sarve; mais elle fut franchie de 
telle personne qui Ih franchise peut donnef\ 
Car penser %'afftancMr,<^fiwyiresverte. ' 

l V 1W«^t««, XVî», XTll*.) 

Puisque tu es si mibtlt, fepftrtit Xantus à Esope, 
jjaurais tort de me défaire do toi t n'espère donc 
pas que je t'affranchisse.- La roîrrAiNB. 

n campagne d'Athi'ne,0Orèce Infortunée, ' . 

0(1 boni pour t'afltancMr tes ipuerriere et U^dlaust 

C. Dklavkuui. 

Brqtus et Gawiius crurent affranchir leurs citoyens 
«n t\iant César. Bossuet. Quand Marc-'Aurèle eut 
di^aru . Ie.s Romains so replongèrent d'une telle 
ardeur dans l'abjection, qu'on les eût pris pour des 
hommes rendus nouvcUemfnt à la liberté : ils 
n'étmcnt affranchis que des vertus de leurs der- 
niers maîtres. CuATEAoaaiAND. Notw n'avons fuit 
«luc changor de mors en croyant nous affrancliir, 

BoisTE. ;,,:, ;;",',,;";„.' .,;.J,;;; ..,'*,.'' ,"./; 

Laisse-mol m'aftii'nchVriieccliê'lmligniié. V. Cowwlli. 

Marchons, le fltmboatf dans km main». 
Et, pour les arrrancliir, («clairons les nuniains. 

t'.. DkiAVmi'». 
Voltaire est le premier qui ait affranchi l'esprit hu- 
main et rendu la rftlson ponulalrc. Ïj^iiAnpR. Ce 
sont les doctrines de l*r»pm qui affranchissent et 
Mul dt'livrent. Lamf.nnai;^. L'Evangile nous .1 affran- 
clns do la tyrannie du jkcIhJ, Taâvova'. Pries Dieu 



■f 



' ■ * . 

au'il vous affraQchisso. Que voui servirait^ sii'C, 
'être redouté ot victorieux au dehors, si vous êtes 
au dedans. vaincu et captif? B0S8 JET. 

TottÉ les dons de l'esprit, quel que soit létir pouVolX^ ' 
N'alTrancliisscnt jamais le coaur de son devoir. Hacini. 
Subissez le ioug du Sauveur, aimciZ toutes cns con- 
traint qui vont vous rendre aujourdliul son 
affranchie. Bossuet. Plus on veut s'affrancbir de 
Dieu, et plus on est es4i:lave de soi-même et des 
autrq^. FaAYSMNODS. Aussitôt qu'on cosse. pour 
nous de compter les heures et de mesurer notre 
vie par les Jours et les années, nous arrivons au* 
règne 4é la vérité où nous somnies Aurancnia de la 
loi des changements. B068UET. ji t t 

ArpogNcHi, IR. part.— Sub$tan^T.«)$isçUivefendu 
à 1^ liberté par raffranchtssemént. 

, AFFRANCHISSEMENT, s. m. L'acUou d'affran-. 
chir un esclave. — Etat do la personoQ f^ffrain^hie. 
~ Délivrance. — Exemption , déchar(|e. ~ Action 
de pa3rer d'avance le pon d'une letti^^ d'ùh pâ^Uct. 

(Affranchissement so produisit d'at^prd sous la 
formo 00 franchjssçmont. -rr <$^i P'6rntcAiJW6:>ne^( ^^ 
(jlopyié a aucu,n serf ou à a^ciin^ serine, sans faire 
mr,ntion d'autres personnes, Beàomanoib, xnip. 
Pour entreprendre l'affranchiis$pnent complet di^f \ 
Provinces-Unies, il nu faut pas aller, àe main 
morte nia rf«/»ïf. $iJLtt, W, m<) ■ 'V',1 '^ , ^ 

C'est à partir 4ù règne de Louisfc Çrois qUe lés 
affranchissements se nmltipUcnl, CiiATEAianiA^D. 
Toutes les interprétations possibles (du ittotif oui a 
dicté les lettres de toiih le Huttn, p0uf l^lfrfan8h'fs- 
scment des serfs) ne diU^ulsçlfit baà VA f^itln^CO,'- 
tcur d'une l;nportantc révolution comnlènèéë dahs ' 
l'ordre spcial, Id, Qn so prenait degoOtpoUjr 
Genève à Paris, comme plus lar^,tt* Vcri^ju\)ç3 
même, on se pàssiouna npu^ rafltr^nçJOIssçmtnt de 
l'Amérique. ViLLEirAiN., Périsse la for^c, la beauté 
même pour l'affrançhiçscq^ént dp i'èsprj^. JNifiteiiE- 
LET. L'apôtre et la fol vlvï^qnt toujourk ; to'ujôvr? 
ils travaifleront à l*aff>apchisMîmcnt de^/^mes et se 
dévoueront à les établir darts la sàiittc ctjêiio^l0^âc 
liberté des enfants de Dieu. P. RavigNAN. , ' 

* AFFRANCIUS^EIJR. 6. m. Qui aflçaAchm qui 

délivre. " 

{Scipion fut le bienfaiteur ei VaffrantMsseW 
de la Grèce. Amïot^ x.vi!E^) 
AFFRB. ^. f. Grande penr, extrême frayeur. 
(Us eurent t&us si belles affres, qu'ils délogèrent 
sani trompette et s^ènfuirent. J. a'AtrroN, xvi«, c. 
Les autres capitaines nvoiçnf les plus belles ùff'res' 
que gens eurent famai^, Montluc^ xvi». Voits 
continuasses votre ckernin, chacune ételiés louant 
Dieu d'esti'e réehappée d'un tel péril, et ne s* entre- 
tenant d'at très, choses qjne des bejtts affres qu'elles 
ûvoiewA eww, SÙLtT, xvi«, xvii«.) 
.,>Tout nourrissait l'amertume dO ^es dégoûts : 
Lucile était malheureuse; ma mère n0 me conso- 
lait pas; mon père me f:usalt souffrir les affres de 
la Tie. Sa morosité augmentait dîvpc Tâge ; la viml- 
les^ roidissait son âme comnu; son corps; il mé- 
piait sans cesiâe pour me gourmauder. Chateau- 
briand. Trois mois entiers furent employf'js ùTro-, 
Sasser avec lannès ses ans écoulés parmi tant- 
'illusions, et à préparer sa Confession ; dans Ti^H, 
proche du jour désiré, oix él|e espérait de la faire^ 
elle tQinba dans une syncope qui ne ]\\l lai^kà ni 
couleur, n^ pouls, ni resplrationt tlcvenue d'uqe bi 
longue et si étrange défaillance, elle se vit replon- 
gée dans un plus grand mal, et après les afli-cs da 
la mort, elle ressentit toutes les l^orreurs do 1 en- 
fer. Bossott". 

AFFRÉTEMES^T. s. m. Action d'i^iTiAltef^rr Con- 
vention pour le loua^fî d'un.bAtiineut..^^,..^ ,, . 

AFFRÉTER, v. a. T.. tio marine. Proûdrc un 
bâtiment à louage, eu totalité ou en pai tio. 

(Affréter, du germanique auf, sur, et fretten, 
charger, de fraeht, charge, a i-îgniflé disposer et 
s'est appliquée aux personnes* 
St. tous les dames apprentie 9 K • .1 ) 

UorineUement et affrestées. lyst. do« Trois M.*»riai, tn»! 
L'esprit s'est si étroitement n/ffétéau rnrps^ qr^il 
m'abandonne à tout coup» pou^' le suivre en sa /i^- 

Ce^ftY^. MONTAIONK, XV1«.) : '\ ;.. 

AFPRéTKDR. S. m. Celui qui Yqmh tont Où par- 
tie d'un vaisseau. 

AFFREliSE^IENT* adv. D'imo.ijywuêre: affreuse. 
— Effroyablement. — Tpfcp-j^al. ' 

AFFREtX, EL'SE. adj. Çui repousse en tnspl» 
rant l'horreur, l'effroi, le diWût. — Propre â cau- 
ser de la frayeur. — Horriblûmcpt laÎ4.;~ S!cm* 
ploie au sens morat 

Je crains fort de tous voir comme un ff^ant (tnmdtr, 
Kt tiMit votre visARe alTh*usiMii(>nt ialdlr. Mou«m. 
Kilo était laide affreusement, oi de taille et de 
visage; c'était une grosse* vilaii m ))flfqugôr« dans 
son tonneau, mais elle était fort riche. SAi.\T-SiMUiN, 

SI l'on vous fai^uil voir que co Ikmi air, ers grâcu*, - ~; 
Co cllnq»:ant dt» IVsprlt, ces truiii(>ouscs buiTucuS, * 
r.Mclivnt un iioiiinioarrreut? Gritiskt. 
CVst une affron'»e caTomnlc. Il est affreux de éftloim 
nior cet homme. Acad, 



AFF* 



2T 



AFFRIANDER. V. a. Rendre friand, r- Allécher. 
— rig. et fam., Attirer par uili appât agréable, \A^ 

{Un homme avait fait plusieurs larcins ^ffÙrT^ 
Quels il avoit été repris asse^ de f oui, et néan- 
moins il y étoit si ajfnandé, qu'il ne s'en pouvait 
chastier. Bon. des PsaniBRs, xvi*. Ma fwtunt 
m'ayant duxt et affriandé dès jeunesse (i ur^e ami-' 
tfé seule et parfaite, m*a,.„» degousté des autres. 
Montaigne^ xvi«,/.) 

Je m'avisai de convoiter un certain petit vin 
blanc d'Arbois très^oll, dont ntiek]«Ms terres^ que 
par-ci par-là Je buvais à tante, iït*ikv«l(*nt I<)rt 
affriandé. J. /. Rbt;ç$ÉAtf: Lè^ CUÎVW lh(^te du 
mauvais riche avjiît t)tip çoulç^r dy'or qui l'affriau- . 
uait.u. dAQlD. wAM.'i'.' (r --A- ,.i-uiA.'" '■•■'■^ ^V'- -, ■.; ' y,.:•■ 
.....Cepk)int.monslcur.08tlonllltdCfoDda; ^' 
Et voUhjOBteoietîltequtiious-afn'iande. DMTovonfcs. 

AFFRlOI^Eli. V. a. Amorcer, âltécl»ieri>n ctd- 

tant ks gdCit. — Séduire, attirer par quelque élioso 

. d'utile, d'ilkgréable. ; v ^ 

(Se trouve «ndérnienitnt emis la tbtlâo â^rltor; ' 

Et je demande lé hreuvape 

Ve cesl amor tpH ttten affrite. C^Vfttèyj »']kw*»i». ikTh* y^ 
Il est admis, dans un certâ^ mbhdé d6 Vô^ftaft??, 
que l'on arrive par )es femttics rdoctHhc plus spé- 
cieuse que vraie, |^ai« dç w»1hcQ; ^ A(fi?»olei; jçs 
vaudevillistes. Tu. GAUTiiR,. u ... r r ; j ii t 

AFFR(>NT;^6. m. injure, âUttagétdo^pàitlé btk de 
fait. -^Avanie, dés^iouneur, iboqte, opprobre. -^Z 
Sa mémoire lui a fait affilant, lui a manqué^ il-est 
resté oçhurt*,. :'<•';: .• ^ "..':.--':./:'. -.1 .m/, •/ n .■.;.: 

(Affront, do à et fi^nt, se prit d'abdrdt d^ ^ns 

Plus qunnulleauh-è.Hbiéfieuiéois'^^' '' ' )"<''" 
QUetMplHidfêmM$n$.m'ûlmfisàn:éi.<^'^ '. m;> ^r . 
M<^ htf Wfl* régi u^ aifreni. hoBinr Wa^i, - ' j 1 
Notre vifaHâfrie.,,,f escai^moucha bravemefté » • 
/oên.i,..» «/».... notre iMvalerie à une furieuse^ i >. 
téedl'aff'ri^nt.DfiiAVîOvi^ xvi«i)VT> ; '' /• " «i^ • ." 

Les ai^es éo priAcd ' reçurent !uh b(tW>^t dètdiit 
cotte place. AoAoi ' ' '■ ■■'"'■, v'^ ' 

Qu'il soit grave et Hifiirile ft itmgér ècft lÉlTtont. t . HVoo . 
..... P(eavf«rUTéparabl«ftrir6iTt ! j„ .-.v 

^Ov«~sa fuite bânteuse impHéiei à ootré frontr P.. C(>ni«rtLY.K. 
C'est le plu9 outrageant dq tous les affh}tt% l^- 

.TAII^E. .i -:.-^.i 11 \-< ,<.it,'.':;'. .'!;.' •••i,.^'-;.;. 'i-^';;» ;' !' A 

Jo ne veux pas.sl \oIb pertaf de tels altronte. l\A«î.xh. "* 
c Val cent fols appris de votre proffn& boncUe i ., 1 > » " 
uicon<iue ne ^i^ pas dévorer un ânïç^fai . , ï ;., . , , r . 
lilde fausses couleurs se diTguiser lé fronf. _^- , ' ' • . 
|>oin de raspect des rois qu'il sYcarte, qnil' tûiél Id.' ' "■» 

Mallipureux que Je suisi ilfaatqi!lè>jobbI(rcirâff^ 

Iloppe^crsoinafBront,' •*"*'' • ••!'!!; • 
C'est le si^blr deux Jols.* C. Titi.vnasé, '■ ' '••:'. 
Achève et prends mri vie apr^!Ui»tei «ffront. P. (ionnntaF. 

AFFROAia^ER. v. A. AUaqucr avee kirdJosse,; / 
intrépidité. *^ î^upportor eansiDrainte. <^ Rjrftvciv' ' 
— Tromper*. .,,,. — .m ■ -1 nr ■; .•.• !;rîi):t'»ï •■ ' ■ 

Affronta, es. part. En, tcrmissd^. Maison, Dont 
la face est tournée du mémo pôté», .1, 

{Nulle pai^vreté ne m'a ffroMte^J* h&ML., MiK'. 
AUfr^HUée est stUnte ÈgUu. GAuritn as i>ttK«i| )^1|^ • 
A'o«( de France les4Hfrotil4. C HptuvtKiy^* ,, if ,. , 
J'avais tovjour& etd choisi pour eMre ti-^\n^mhrc - 
des trois ou quatre qut s'affrontofi^t hardiment 






dans les délibérations avefTles rc./Éimis8Mii^s dépu- 
tés du rot D'i^UDicNÉ, XV*», ^yw«.>^ j / 5 .-.ji j y 

fiilea pu t'arTrôhler! Voltairb, 
Je QQ me fle pas â elle : quand on in'à i^QC.fuis 
affronté. Je n'en revient pôlpt, MAUVAUX..I ::>', 
,,..,iUpiv>nu>t^oljç»#^dCO' . ^,,1 ;, ,1X1. . ! ■# 
Va d'éD>oi redOMtâblc aflronlLer U prâ^oilca. Backns. 
Les rois étrangei^ hé^t^f ,^ apuj^ aff4;^i4Qr. YtA* 

?aer est ce ttlagliStrat, dont le mâlç coyrage. • ,. ,,— '■'■ 
ranqullie, fnébrohMble au ttiUt^|ii de'l'orage. ' ' ' '" ' "^ " ' 
AnVoate la nireurd'un pouiilé ltiîn^tuc*rf mttita!, ' ' 
Soigneur, Je sais trop bien avec quelle consianM , m , , 
Voussaurczdc lamoctuflrçnteriAi^résvBQL',,, Uv'.f*il. ^. . 

Est-ce courage à, un hommo mourant d'aller,, d:v)^ 
la faiblesse et d^i à l'agonie, affcotitcr un Dieu tout* 
pubj&ant et étcnicl 2 pAticÂt. , , , . • .%,,,.//,/ j À », * 
AFFRONTfiURy EtSE. m. Inapudent, tromiteùr. 

— Fourbe, audacieux. . ^ 

{Si fignrviiUn affrorUeur efifromté, et imittiS'tûa 
cmpruMteurenitiant denouiMKiu snmsemlèèjà ad-, 
vertie de ses mtgun, vvui trouverez qu'à mn en- ' 
ire'e plus sety)nt lés citoyens en effroi t^i irépi- - ' 
dation que si la peste y eiitrOit en habiHenteift. 
nADCKAis, xvi", c. Mais îf\Â}0¥t fiJfie que voiff '- 
j>rc)>^ièrementvotisdu^ntj^ie^ffç^f^*UP^^/Condi' ^ 
tion^, à savoir / de cruels tji/,ratis i^ueni^ hu- ^ 
main^ et amintlcs^ wijf^'OnJp/irs ern(/nseur^ deve- 
niez loyaux et vérdnhf'fs. Méiri. de Calife, ivt", m.) : -^ 

AFFtULEMEKT. s. m. Voijk), haéillomout, oi 
«jui couvre la tète, le visage, la^corps^ — Accoulri> » . 
ujcnt ridicule, de mauvais goAt. •, , 

AFFl BLER. v. a. Couvrir la t»"^e, le visage, le ! * ^ 
corps de quelque voile, de queUjuo haî/illi:nu.iir,. ' 

presque (ou joui-s biià rre, ridicule, de mauvRis goût. 

— S'emploie pronomlnalçmcul. - 



/ 



\ , , , " 

28 



^ 



V 



4- 



(. 



^1- 



N^ 



(-■ 



■"^S^' 



AGA 






■0- 



■È.3^": 'V-f 



•*■''••■■. 



(Affubler, du latin ad, à, et fihuîare, boucler, 
attacher, de fibula, s'employait au propre. / 

Le lit dunmanUl affubler, 

Leplus riche qu'il put trouver. Robert Wac«, xn*. 

Affufile loi, que trop ei nu. Cortou o'Aarou, xni*. 
Et ledit duc d'Orléans fut affublé d'un mantel tt 
chaperon de l'ordr^ et puis fut mené au ckauitre, 

BloNSTRELET, xv«. T/ avoit SU tcstc offubiée de 

simplessn si parfaite, qu'il ne sçavoit point annon- 
cer les festes. La reine de Navarre, xvi«, c. 
. Affeublez et coiffez de cette dévotion externe, ils 
pensoient estre quittes de tous devoirs. Charron, 
xvi«, /. Les enfants, femmes et esprits foibles 
sont affublés d'opinions superstitieuses, lé.) 

Notre vieille 
S'.irniblait d'un Jupon crasseux et détestabîc. La Fohtaixi 

S'il se fabriquait une étofCQ d*unc couleur ou^4%^ 
dessin malheureux, elle s'en alTublait. H. de Bauac. 
Je vais m'aflubler du manteau et du rabat de Tabbë 
d'Olivet, et j'examinerai ensuite le devoir de mort 
maître. Voltaire. Je ne vous ennuîè point de mes 
rùveries; car vous qui Ctes trôs-gai, vous affuble- 
. riez votre serviteur de quelque bonne plaisanterie 
qui dérangerait ma gravité. Id. Notre roi d'£spa- 
{;nc- soutiendra tous ces événements avec son sang- 
froid, et ne perdra pas cette gravité dont il a été 
affublé dès le ventre de madame sa mOro. M** de 
Maintenons . • / 

Jamais hommes d'État, si le complot circulé, 
Tic seront arrublvs d'un plus beau ridicule. C. DnAvic^B. 
Quand je me serais affublé, bardé ao^tous les ridi- 
cules ensemble , fâut-il pour cela me supposer la 
voracité d'un vampire? Beaumarchais. C'était un 
homme affublé de ridicules et fourré de vices comme 
d'hermine. Diderot. 

l'iissont-ils de l'hermine anUbK^'S au pas6a<?e, 
l!s viennent, on s'en uioquc ; ils partent, i on voyage. 

C. Delatigki. 

AFFCT. s. m. Machine de bois ou de métal ser- 
vant h supporter ou à transporter une pièce d'artil- 
lerie. — - Guet, embuscade, lieu où l'on se place 
pour attendre le gibier. — Etre M l'affût dé quel- 
que chose, et absol.,^frc' à l'affût, épier roc(5asion 
de faire quelque chose, être au guet. 

(Du latin fl</^ à, ct/MÇfw^ bois. '^ 

Si Dieu vouloit l'avoir permis, ce fust ' 

Pour les François rempart delmn afjfkist. G. Cheti:«, xti») 

Pourtant j'étiiis bien à l'affût. V. Hugo. En pro- 
vince, je suis toujours à l'affût des modes. Lesage. 
Toujours autour^c nous le dial)lc est à l'alTùt. TinoR. 
f AFFUTAGE, s. m. Pointage du canon. — En 
termes d'arts et métiers, Activ>a d'aiguiser, d'affûter 
des outils, -r Assortiment de tous les outils néces- 
saires à un ouvrier. — Façon que le chapelier donne 
ù un vieux chapeau. 

AFFLTER. v. û. Préparer, pointer le canon. — 

Aiguiser un outil. ,' >^;, ,■ , 

(Affûter s'est employé très-anciennement pour 
disposer, préparer, au tiguixi conmie au propre. 

Et l'empereur afiusté 

' Semit enlempire. I'h. Moiuke^. xiu*. 

Ledit duc mit le siéyc devant Suint-Trond, et là 
a/Jasta son aitillerie. Coumincs, xv«, xvi% /. 

Plus on affuste 

Près de la butte, 

Uoinsun va droit. U. AtBxu, xv«. 

Mouschez vos nez, petits enfans, et vous aultra, 
vieulx resvcurs, affustez vos besicles. Rabelais, 
xvr, c. Comme je vis le sieur Martial, qui corn- 
menroit à a/f aster son baJAl et tenait mine de vou- 
loir bien retirer le seigneur Rodcric, je u\e jetai à 
la traverse. Cholières, xvi*, wi.J 

AFFUTIAU. s. m. Bagatello, briuiboriou, affi- 
quct. 

AFIN. Conjonction qui sert h marquer la fin 
/pour laquelle on fait quelque chose. — S'emploie 
avec de, suivi d'un infinitif. 

.^Afin s'est d'abord produit en deux mots. 

Cloche ttit lui OÊt0^ 
A lafUi qu'il ne fUêt repris. Caci db i^ Braxt, xiv\ c. 

\J*ai cmpris ces chroniques à fut que nobles 

aventures et faits d'armes soient notablemeni re- 
ipstrcj. Froissart, xiv«, f.) , ,j„ ,, y ,, , ,,. 

I Philippe PS i>eu de chose par lul»m6mc, était un 
.de ces iiomm<^ qui vivent soulomcut aiin que tout 
b*arrange autour d'eux. Cmatiaubaand. 

AGA. §. m. Ohefc militaim en Turquie. " ^ 

AGAÇANT, AMVK. -adj. Qui agace, qui provo- 
que. — Appétissant. ^ • 

Avec un grain de caprice, tu seras la j)lus aga- 
çante maîtresse. BeAtuARCHAift. • ^ ' • ' 

Oou ! voilà qu'à prôseiit tu t-^ mets en Tol^re. 
— Rh, Oui r e'ofit tfaçanC. ro.<itAiui. 

J'ai adroitoQwnt employé C(a air a;taçant qiio je ne 
pais pas mal preiMire, et av« Io<|mcI je me suis' 
<|uekpicfoiR amusé à pcrslfltîr plu» d'un jeune fat. 
J. J. KoissEAt;. 

AGACE ou AGASSB. 8. f. Nom donnd à la ptc. 

i l'ataee — ' ' ^ 

- • Kul oiseau nt laisse anicher. GuwtkrKui, xtr*. 
- Çu'ù chacun êOH tital «m^m, 

laotM ne tçatt tstrecam. Eut dc» CuAS^rt, sv«.) 



.1 



M 



AGE ■ . 

L'homme fl'Horace, . \ . 

DtMnt le bien, le njai, k travers ditnlps, n'eût ta 
Ce qu'en ralt de babil y eava,it notre agace. La Vtunim. 

AGAGEMprr. %. ii|i<<6cnsatiun désagréable cau- 
sée par les acides. — DSgère irritation. 

AGACER. V. a. Causer upe sensation désagréa- 
ble, une légère irritation. — Picoter, provoquer par 
des paroles, par des gestes. — Exciter, animer. — 
Fig., en parlant d'une femme. Chercher à plaire 
par des manières vives, par un manège de coquet- 
^rie, appeler pour ainsi dire le regard* 

(Du grec akazein, d*aké, pointe. — Les mêmes 
oiseaux viennent agacer le huan. Modus et Racio, 
xiye, c. Le prince a mangé une grappe verte, et 
les dents du peuple sont agacées, Ui Songe du Ver- 
gier, xiv% 

l'aigre grappe eQUi\U,,,é, . V 

Mangèrent 

Les anciens dont les fiU . '^ ' 

Agacent leurs dents en pesante. Sdst . des Chaiitc, xt«. 
Les dents des enfants estaient agacées. Calvin, xvi«. 
Vitellius agaça tant les soldats d'Othon par des 
paroles piquantes, qu'il leur remit le cœur au ven- 
tre. Montaigne, xvi*. lise mit à là teste de l'ar- 
mée, comme un simple soldat, au hazard ^csar- 
quebusadès et des zagayes de Mores qui ayaçoient 
a toute heure l'armée. Brantôhe, xvi*, f. Les 
coureurs du roi de Navarre ffue l'on avoit envoyés 
agacer les ennemis, avaient trouvé toute leur ar- 
mée en bataille. SCjlly, xvi«, xvir.) 

Les tables des riches, surchargées de met? aussi 
exquis que variés^ sans cesse agacent l'appétit au 
delà du vrai besoin. Virey. II était pensif et dis- 
trait ; je l'ai agacé, il est devenu fort aimable. Acad. 
Toutes lés fois qu'il me. rencontrait, il m'agaçait 
pour me faire parler. Lesage. Je l'ai agacée, je 
l'ai piquée d'honneur. Marivaux. .^ 

N'agaçons jamais les enfants: 
Car pourquoi les rendre méchants? YoLTAina. 
M>^« du Plossis agaçait ma fille, et ma fille la bat- 
tait : citait la plus plaisante chose du monde. 

M»* DE SÉVIGINÉ. 

I^e chat était ftans cesse ag<-ic<> par l'olsean; • 

L'un s'escrimait du bèc, l'autre Jouait des ptttes. r' 

La FoSTAtNB, " ', 

..... L'oiseau tout de Tcu, d'arbre en arbre élancé. 
Poursuit, atteint, saisit, roliclic sa rcniclle. 
L'attaque de nouveau, l agace, bat de l'aile. GitnsRT. 

Ils s'agacent, ils se molestent. Ils se détestent. 
C. Delavigne. Je suis si peu dans le monde, ma- 
dame, et si peu instruite de ce qui s'y passe; que je 
n'oserais vous agacer. M*^ i>b Coulanges. ^Le dnc 
de Berry, qui écrit fort mal, devrait agacer les 
dame«: du palais, avec lesquelles il aurait bien à 
faire d'avoir le dernier. M** de Sévig!«r. Agacer 
est un jeu de la co(]uettf rie dont la vertu paye sou- 
vent les frais. Molière. 

AGACERIE, s. f. Mignardise, minauderie, avari- 
ces d'une femme pour attirer l'attention, pour cap- 
tiver. 

Votre belle-sœur m'écrit mille douceurs et mille 
agaceries pour M. de Grignan. M** de Sévicnk. 
Vous de\ez savoir que M. le duc de Richelieu est 
actuellement à Forges; mais je no crois ps» qu'il 
vienne faire beaucoup d'agaceries aux daines de 
Rouen. Voltaire. Je pris Ix résolution de ue plus 
vous écrire : cola me coûtait beaucoup, et voua pou- 
vez en juger, puisqu'à la première agacerie je suis 
revenue tout courant à. vous. M"** ou DippAno. Il 
y a un air d'agacerie au travers de tout cela qui 
divertit ceux qui observent. M"* de SévioNé. 

AGAME. afdj. T. de botan. Qui n'a pas d'organes 
sexuels connus. 

AGAMI, e. m. T. d'hist. nat. Oiseau de l'Améri- 
que méridionale, do la classe des gallinacés, et très- 
facile à apprivoiser. 

AGAPE. s. f. Repas fraternel que les premiers 
chrétiens faisaient en commun dans les églises. 
(Du grec agapé, amour.) ' ""' '"'* 

AGAPÈTESr s. L pi. Dans la primitive Église; 
filles qùhvivaiout en communauté , sons faire de 
vœux> \ 

AGARIC, s. m. T. de botan. Champignon dont le 
dessus du chapeau est garni de lames. 

AGATE, s. f. Sorte de pierre dcml-transparento 
qui diffôi'c. du silex par la flncssu de la p&te, la vi- 
vacité des couleurs otpar un poli brillant.— -i4^a/e 
» arborisée ou herborisée, dans laquaUe on remar- 
que 4es accidents senUables à des arbrisseaux^ des 
buiesons ou des rameaux. — Ouvrage d'agate re- 
présentant quelque chose que ce soit. — Instru- 
ment qui sert ù brunir l'or. 

AGAVé< s. m. T. do botM, ÉspCcQ d'aloca origi- 
naire d'Amérique. ,, ,. % j,..,,j ,,,.,, i,^,,^ ' 

(Du grec agttuos, magnlAquo.) / 

En Suisse, l'agave sert à former dos haies iinp<^ 
nétrablcs. Acibu 

AGE. s. OL La duréo ordinaire de la vie do 
l'honune, des animaux, des végétaux. — DUTércpts 
d^gr^s de la vie hugiaiue. — Temps écoulé depuis 
la iiai^isance. — Se paraître pas sçn âge, no pas pa< 
raitrg aussi âgé qu'un l'est en effet. — ATt'frc pui en 






AGE 



>#» 



âge de, n'avoir pas Tàge requis par les lois pour cer- 
tains actes, etc. — Avancement dans la vie, progrès 
de la vie. — Vicllesse. —Époque. — Groupe de siè- 
cles. — Le moyen âge, époque de l'histoire comprise 
entre la chute de l'empire romain, en 475, et la prise 
de Constantinople par Mahomet II, en 145S. 

D'AGE EN AGE. loc. SuccesslvQpient de siècle en 
siècle, de génération en génération. 

(Age, du latin œvum, se trouve avec ses différents 
sens aux diverses époques de la langue* .; 

Levaletettoitdepeudaige, -^ ' 

Ouand le père vint en eouraiçe ..''''^' 

De ihenualem visiter. Bosut Wau, xn'. 

Le r0i regarde le chevalier et lin semble de moult 
grand aage, car il a le cftef ehanu et blanc. Lance- 
lot DU Lac, XII*. « 

Aimer veux tout mon âge. Poetedauii«. 
b'ije voulais tout chercher et estudier, «ion âge ne 
suffirait pas pour ce faire. Gbrson, xiv*. Le pre- 




(W 






lage^ et sms, ainsi comme vous voyez, aéjà ancien v 
et sur âge. Cent Nouvelles nouvelles, xv«. Vous ne 
dites pas, madame, que laftlle estoit en haut âge, 
nubile, connaissant rinimttté du père, qui la lais- 
sait moisir, de peur de ité moisir ses écus. La reinb ?■ 

DE Navarre, xvi». ' 'S 

Plusdevosyeux l'vinoyernepourreSt 

Quandvnns serez hors iC âge' ^ ' i.^ 

Et que vos nerfH settritleront un eortkaje. Cl. Mahot, xvi*."' 

Tendant déjà sur l'âge, il devint soupçonneux. 
Bon. des pEnniens, xvi«. Outre que les gens ti- 
rant sur Vâge sont lourdastresjs^.ls parlent fort 
haut. G. Bobchet, xvi«, m. E!mùte qu'en sa jeu- 
nesse il eust suivi la piste des autres, arrivant sur 
l'âge, il voulust prendre autre train. Pasquier, 
xvi«, f. Ce que vous ave:^ fait pour quelques mois, 
estant jeune et sain, vous ne le pourriez pourtant 
faire estant venu sur l'âge. C. D Ossat, 3lvi«, xvii*. 
Choque âge a ses humeurs, son goustet ses plaisirs. . . 

Chaque âge a ses façons et change de nature. Id) 
Chaque fige a ses plaisirs, sou esprit et ses mœurs. Doilbau. . 
•. <jui n'a pas l'esprit de son âge, 
., Ue son Age a tous les malheurs. Voltaihb. 
Changeons de goûts avec les années, ne déplaçons 
pas plus les Ages que les Saisons. J. J. Rousseau. 

Chaque ftgc a ses ressorts qui le font mouvoir; 

mais l'homme est toujours le môme : à dix. ans, il 
est mené par les gâteaux, à vingt par une ma!- 
tHîsse ; à trente, par les plaisirs ; à quarante, par ' 
Ijambition ; à cinquante, par l'avarice. Id. Il est 
un &gc où quelques mois ajoutés à la vie suffîsent 
pour développer des facultés jusqu'alors ensevelies 
dans un cœur à demi formé ; on se couche enfant, 
on se réveille homme. Chateaueriaxd. On ne re- 
cueille dabs un &ge avancé que ce qu'on a semé les 
premières années de sa vie. Massillon. Le bel âge 
n'est qu'une fleur qui passe. Fékelo?». Souviens- 
toi que le bel âge n est qu'une fleur qui sera pres- 
que aussitôt séchée qu'éclose. Id. 

Que mon bel âge a ftii d'un vol léger! MAunLArns^ 
Personne ne voudrait cITaccr de son Age une de ces 
années qui ne serveut qu'à mûrir sa pliysionomie 
et à'accomplir sa1t>eauté. Lamartine. L'âge nous 
flétrit en bous enlevant une certaine vérité de poé- 
sie qui fait le teint et la fleur de notre visage. Cua- 

TEAUSRIAND. 

Ls beauté patse; . ■0- 

te temps l'elTaoe : 

L'âge de glace 

Vient k sa place. NouiM. 
Pendant cet ùge où Ton est applaudi et où Ton n*a 
point encore éprouvé la contradiciion, on conçoit 
des espérances chimériques qui préparent des mé- 
comptes inflnis pour toute la vie. Feublo.^. Vous . 
êtes dans l'Age critique où l'esprit s'ouvre à la cer- 
titude, où le cœur reçoit sa forme et son caractère 
et où l'on se détermine pour toute la vie, soit en 
bien, soit en mal. J. J. Roossbao, 

rn homme entre les deux ftges 
Et tirant siif le grison. 
Jugea qu'il était saison •' ' 
De songer an mariage. La T»rrT»wrf. 
Ces lecreu, mon enfant, ne sont point de ton ag«. 

âL. UOVAL. 

Ltt» Viril, ph» mûr. Inspire un air pl«s stge* 

Se puuMC auprès des giaouà, s'intrigue, ia,m4o«ge. 

BoiLKAU. 

Nous autres hommes, nuaod rA|(è hobi prend, noqs 
avons U ressource de la littérature, nowt montons 
à cheval, noUs allons à la cha&se. Tai Leclercq. . 

L'&ge mûr, k son tour, suKtlce de la vie. . , > 

S'anf te. et sur lui-même on inclani pe repliel * " - ^ 
Ce n'OMt pfna Ihomm* nu fli'ui* noM TalMnl dc« promnccs. 
C'est l'homuic eu plein rapiH>rt déployaiU set ricUrsKcs. 

DKtn.ui. 

L'âge mûr est celui des vaste» et profondes connais- 
sances. Saint-Martin. •, /■ 
C'est un <!trangc ftli du iwiln que votJt prenes 
A me venir totijonn» Jetor hk»» ije au ne«. MoLiènt. 
Songes que j|e suis d'Age à donner des conseils. Da- 

MAS-HlNAaO. •* . 

Certes, vous vous tArgu<*K d'un blei fAit>U« avania^. 

K vous faites souucricrnblcmcut votre ài^t;, ISoiita». | 

f 



*A . -'-'k 



\ 









« 



'■•^ 



Vous trouverei en lui tout ce que vous cherchez 
dans un ami sincère, sage et Adèle : l'âge ne fait 
riep à l'affaire. M"»« de Simianb. , -jj ^^ 
On a l'Age, apKs tout, qu'on porte sur son front. E. Auoikr. 
Il n'a rien d'un âge avancé, que Tcxpiirlencc et 1*„ 
sagesse. J. J. Roisseau. Il a eu dans un âge avancé 
toute la vigueur de la jeunesse. Fléciuer. Les plus 
beaux génies s affaiblissent avec l'âge et ne devien- 
nent que les ombres d'eux-mêmes. La Rûchefou- 
CALLD. La chair prend toi^purs plus do dureté à 
mesure qu'on avance en âge. Boffon. Il faut mar- 
cher plus droit quand on vient sur râge^ que quand 
on. est encore jeune. Bcssy-Radutin. Plus vous 
avancerez dans l'âge, plus aussi le péché se fortifie- 
ra dans votre cœur. Le P. Bryoainb. Au bout de 
la vie est un âge amer. CiiAXiSAdfiniANO. 
L'.'igc insensiblement nous conduit li la mort. RAcim.' 
Ce sont de6 Instants courts et douteux que les ndires : m r 
L'âge vient pour les uns, la tombe s'ouvre aux autn«. 

> V Uu«o. 

Il n'est point d'âge si avandj^Otli l'on ne puisse se 
donner au Seigneur. Le P. BnvDAiNB. Les naff ons, 
comme les individus, ont de^ âgea différents; les 
principes qui les régissentionf des phases succes- 
sives. Lamaati^ie. Les Améiricaihs n'ont point par- 
couru les degrés de l'âge des peuples; ils ont laissé 
Cl) Europe leur enfanco et leur jeunesse. Chateau- 
BRiAND. Cette société si compliquée du moyen 
âge, et conduite comme par un seul principe., est 
un grand spectacle, mais trop absorbant. Micuçlet. 
La foi avait été la vie et la splendeur du moyen 
âge^ et tout poète épris du moyen âge devait y r&- 
vepir. An. (Dans le moyen âge) on ne connaissait 
le fond de rien -, on n'oirait rien épuisé ; oh avait foi 
à tout; on était à l'entrée et comme au bord de 
toutes les espérances, de mômcqu'im voyageur sur 
une montagne attend le lever du jour dont il apei^- 
çoit l'aurore. Giiateaubriano. Sidoine est regardé 
comme un des plus amusants cxplicuteiirs de l'épo- 
que intermédiaire qui sépare, la chute de Rome du 
moyen âge proprement ait. Ph. Ciiasles. Le peu- 
ple lie mangeait pas la moitié de son besoin durant 
les guerres d'invasion du moyen âge. Voltaire. 
Selon moi, le christianisme devint politique, au 
nioyen âge, par une nécessité rigoureuse : quand 
les nations curent perdu leurs droits, la tcligion, 
qui seule alors était éclairée et puissante, en de- 
vint dépositaire. Chateaubriand. Le grand inté- 
rêt du moyen âge, c'est toujours la religion : la re- 
ligion agissant au loin contre l'Eglise mahométanc ; 
la religion agissant au sein de l'Europe contre le 
pouvoir civil. Villbmain. L'Eglise catholique était 
Tâmc et la lumière du moyen âge, le bicnfais^int 
contre-poids de la fortune et de la puissance, Je id- 
fupc toujours, et quelquefois le marclvepied de la 
pauvreté flère et du mérite roturier. V. Cousin. 
Le quatorzième siècle, qui nous a présenté la déca- 
dence du moyen âge, nous offre comme une antici- 
pation de l'âge suivant, de l'âge moderne. J. J. Au- 
i4:rk. La réfonnation, en ouvrant les siècles 
modernes, les sépara du siècle limitrophe et indé- 
terminé qui suivit la disparition du moyen âge. 
CiiATEAiDRiAND. Le moycu âge n'est pas le temps 
du style proprement dit,, mais c'est le t, .^ps de 
l'expression 'pittoresoue, de la |)énitenc( ^ive, de 
l'invention féconde. Id. Malherbe et Boileati né- 
gligent, ils ignorent, ils suppriment tout net les 
grands rénovateurs de l'art au mo^'cn âge ; Ha en 
jugent à l'aveugle par quelques pomtes do Pétrar^ 
que, pai quelques concetti du Tasse. Sainte-Bbove. 
Avec des textes, des citations, des falsifications, ils 
démoliitint le moyeu âge, pontificat, féodalité, che- 
valerie. Miche:.et. Après avoir accusé, blasphémé, 
dédaigné le moyen âge, ou se met aujourd'hui à 
l'étudier avec ardeur, avec passion. V. Cousin. 
Dans une des préfaces de Leibuitz, on trouve, sur 
l'histoire du moyen âge, des idées que les appré- 
ciateurs modernes n'ont fait souvent que repro- 
duire sous d'autres formes. Cuatealbriand. La 
réaction vers le moyen âge, poursuivie avec beau- 
coup de talent, me.paruUà tout prendre un titoo- 
ncn^ent plutôt qu'une régénération. Guuot. 

RoRn'tlera qui veut le bon vieux tenipè;' > ; ; 
Moi. je rends grûce à la nature sage, 
Oui. pour mun bit* n. m'a fait naître on cet àgo 
Tant iiéchti par nos trLslon Troudcurs. Vultaiu, 
Les âges vont au nivellement gt^néral ; mais: ils ne 
hâtent point leur marche à l'appel de nos désir*. 
Chateaubriand. 

Ne pourrons nous Jamais, sur ror(>an des Ages, 
Jotrr l'aucre unspnl JourT LAMAM-rma. 

ÂGÉ, ÉE. adj. PosstHiant l'âge de. — Qui a un 
certain nombre d'années. — Vieux, avancé en âge; 

AGENCE, s. r. Emploi, charge d'agent. — Admi- 
nistration dirigée par un ou plusieura agents, .r 

AGE!«CEMEirr. s. m. Action d'agencer; état do 
ce qui est agencé. — En peinture et ej^ architec- 
ture. Arrangement, combinaison. *^ 

{On voyait une Jonchée rh pampres sans trop 

curieux agencement. i{AUHiJii»y XM*,) 

N'y a-t-ll pan du choix et de ragencorocot dans 
mes paroles ? D'Abla.>culut. 

AGEXCen, V. a. Arranger, ajuster, accommoder, 



'iS 



*■■ 



/. ■ . 



AGG 




AGI 



29 



joindre. —Disposer çonveAablemeqt,— Combiner. 
»— Harmoniser. — Mettre en ordre. — Adapter. — 
Parer, ômeri H . ^ . ; 

Agencé, éb. part. — iFam., Ajusté, paré. 

(Du vieux français ^enf^ gracieux. 

Quan4 vous aimes aucune choêê : .^ < 

vue en $oi et àéfectvktuu. 
Voue voulez son défaut couvrir. ^:' :, 
Pour cela faitet^vouB polir vf" ,' .-..■ 

Et agencer. H. dk Lovaxs, xm'p .-' fi^j^Vfs 
Pour parolet Teintes, : ^'■'■■■i^''':'''^^'' 

Peigner, m*r«r ou 9'<agir^tr, ., '^i', -^ • 

Un homnu se peut avancer. G. Ccooiuart, xv*. 

Bt cependant il ne fait que penser 

A s'ati/fer, à Joindre, à s'agencer. Ro.NÇAno, xvi», m. 

// estait assis en sa maison, à aaencer les mots et 
approprier les dictions de son livre, durant tout 
le temps que Périclès bastissoit les grands porti- 
ques et le beau temple d'Hœcatomijédon. Amvot, 
xvi». Soyez propre, qu'il n'y^aH^rien sur vous de 
traînant et mal agencé. Saint Fr^çois. ub Sales, 
XVI*. Mes paroles ne sont si bien agmeées qu'elles 
vous persuadent à mieux faire, Sully, xvi, xvu«.) 

Ce n'est pas tout d'agencer des paroles. 

Et dcsounier de froides liypcrbotes ;.,.,..,,/* 

lIXautsentir J. D. Uot-suAu. 

Dons les choses de sentiment, ils ont un petit babil 
si bien agencé, qu'on les croirait émus jusqu'au 
fond du cœur, si cette justesse même d'expression 
n'attestait que c'est leur esprit seul qui travaille. 
J. J. Ro' .EAU. Tout ce qu'il apporte ou des vi- 
vants ou des morts, il l'agence si mal et le produit 
avec tant d'imprudence, qu'on découvre bien aisé- 
ment qu'il ne éonnalt pas le prix de ce qu'il débite. 

,Th. de VlAUD. 

AGENDA, s. m. Livret pour écrire cç qu'on doit 
faire. — Mémento. 

(Du latin agendum, devant être lait. — if"»» de 

Verneuil vous vint voir pour ses. affaires elle 

vous trouva comme vous sortiez de vostre cabinet 
ponr aller au Louvre, aidant un petit agenda roulé 
autour du doigt. Sully, xvi», xvii*. J'escrivois 
des lettres et faisois des estais et mémoires pbûr 
vos affaires, avec un aaenda de tout ce qu'ii faut 
que je fasse aujourd'hui, qt^il se fasse en vostre 
conseil, et que fassent mes secrétaires et commis. Id.) 

Colbert présentait au roi, tous les premiers jours, 
de l'an, un agenda oii ses revenus étaient marqués 
en détail. L'abbé de Choisy. 

AGENOUILLER (8'). V. pron. Se mettre à go* 

noux. 

, {Chaseun tagenouilla. 
Envers te roi cH$%a. Aoenù, nu*. ' 

lie reine agenouillée, lui disait de penser à son 
peuple. Jmnvillb, xrv«. Les enfants s*agenouil- 
loient en criant NqéL Mab\ial de Pabis^ xv«. Le 
conseil du roi se scandalisa de ce que aucun des 
députés ne s'estoit agenouilla ni en entrant à d'au- 
dience, ni en sortant. D'Aubigné, xvi% xviie.) 

fous deux, tMissant les yeux tristement dossill<'s, 
Sur la terre en tremblant se sont ageaoulllos. 1Jki.u.i.i, 

AGENaUILLOm, 8. m. Petit e»cabeau, sur lequel 
on s'agenouille. , , , . '"■ — 

AGENT, s. m. Ce qui agit; mobile. — Causioqiii 
opère.' — Gérant. — Chargé <î'affaircs. — Envoyé. 

— Entremetteur. — Agent de change, agent autJo-. 
risé pour la négociation (lès effets publics. — Agent 
d'araires, homme qui se charge, iQoyeonant une 
rétribution, de diriger les affaires d'intérêt des par- 
ticuliers. 

(Du latin agcns, part. prés. A*agere, agir. — Il y 
a etusri un autre mot nouvellement ffenié {fliûlie, 
touchant celui auquel on ne veut faire fu'à demi 
l'honneur d'ambassadeur. On l'appelle agmij, prin- 
cipalement ouand ii ett envoyé à un prince mèins 
que le roi. H. Estibnnb, xvi«, m. Mamlez^mûi en 
quel temps seront payables les autres tet^s, ftjin 
que f en avertisse mon a^ent. HeAm IV, xVil'^ %) 

Pour faire prospérer cette entreprise, choisissez 

des agents laborieux, intelligents, intègres Vous 

aurex dans cctie femme un' tfès-boh^agbhi.'.:.^ Je 
découvris que, dans cette entreprise, elfe était la 
principale agente. Acad. 

Bt vous, aon «Mlflulr« et son honn^fo afK>nte, ' I ' > / • ) / 
trest un vilain emploi que onlul d intriffaat*. BisjiAaft. 
La volonté nous dOtcruil ne, ,^ . ., 

Non rorjet ni nnsu.it. Je parle, Je cticuilne, - ^; ' 
ie sens en mol certain agrnt; ' -.♦ 

Tout obéit dana ma mactitiMi '-"' .^.l. t , 

'A ce principe tottrlllgant. La rotrrAna. < 

AGOLOMÉRAT. s. m. Bocito composée do dé- 
bri* d'inégales dimensions et de diverses textures, 
Bccuinulés sans ordre. 

AGGLOMÉIIAXION. 8. f. Action d'aggloMércr. 

— Ce qui est aggloméré. ' ' ■ </ 

AGGLOM^IREH. v. a. Assembler, réunir, entas- 
ser. — Mettre en groupe, en masse. 

(Du latin agolomerare , ad ^ à, et gTomeHtre, 
amasser en ruuïant, de glo/nus, peloton.) 

Chaqne jour mûrissait l'unité de principes et do 
législation, celle de penser et de sentir, ce ciment 
assuré. Infaillible, des agglom^otlons humaines. 
Napoléon i**. Au Palais-Royia s'aggloméraient les 



agitateurs. Chateaibbiand. Les peuples s'agglo- 
frièrontsous telle ou telle forme, les empires se cris- 
tallisent, si Vhn peut le dire, d'après certaincs.loi.!. 

VlREY. ^ 

AGGLVTIKAIVT, ANTE. adj. T. de méd. Propre 
à recoller les parties divisées. ^— Se prend subatan- 
tivement. 

. : AGGLUTINATIF, IVE. adj. Qui s*attachc forto» 
ment à la peau. i^ 

AGGLUtiNATION. s. f. Action ^d'agglutiner, de 
s'agglutiner. 

AGGLUTINER. V. x T. dé méd. Recoller, re- 
joindre les parties du corps divisées par quelque 
accident. — S'emploie surtout avec le pronom per- 
sonnel. . / . 

(Du latin ad, à, et gluten, colle.) ; .y " 

AGGRAVAIT, ANTE. adj. Qui rend plus grrvc, 
plus grief. 

AGGRAVATION. 8. f. En droit criminel, aug- 
mentation, ce qu'on ajoute ^ un châtiment pour le 
roiidrc plus rigoureux. 

(Aggi*avation se produisit d'abord sous la forme 
aggravemcnt. 

Il luiloilbietipHne alléger, 
Mais n'a eongé daggravement. Hicltts de M«>he:4s. xiii*. 

La longue attente est récompensée par aggrave- 
mcnt de peine. Al. Chabtieii, xv», Remonstvcrent 
à leur roi l'aggravation de l'injure faite aux voi- 
sins. J. Leuaihe, xvio, c.) 

Se tairo. dissimuler, s'étourdir, tous ces pal- 
liatifs de 1;. faiblesse ou du crime ne seront jamtiis 
que de fatales aggravations. Mirabeau. 

AGGRAVER, v. a. Rendre plus grave, plus grief. 
S' ActiUAvtn. Devenir plus grave. , . 

(Aggraver s'est employé au propre et au figuré. 
— Aucuns haineux du suppliant l'ont fait empri- 
sonner pour cause dcsdiies paroles, voulant par 

haine aggraver tesdites paroles Lettres de. 

rémission, 1385, Le corps aggravé^ la pondéro- 
silé de ses viunUes submerge avec lupla petiséc, et 
f'empesche en sa propre ojtération. Les Triômplics 
de la noble dame, xv«. Le d^rps est aggravé seu- 
lement par la pesanteur du fardeau qu'on lui 
charge. Amyot, xvi«. Vous avez aggravé la prc- 
in^re faute. Henbi IV, xvi», /.) 
Je cuis tout aggravé de somme et de paresse. Rkokard. 

N'est-ce pas aggraver ses chagrins ^ pure porte, 

Îuc de s'ôter le plaisir de les partager avec un ami? 
. J. RotssEAU. Jl ne faut souvent qu'aggraver sa 
faute pour échapper au châtiments Id. Ce fut un 
nouveau scandale qui réveilla et n^;gravale pnMnier. 
SXt!<T-SiMo.v. Vos reproches aggravent mon mal- 
heur. Açvu. '^ • . 
Rf parer votre faute, au lieu de l'aggraver. An. ' i 

AGILE, adj. Léger et dispos, souple. — Qui agi^, 
• qui se meut facilement. 

(Du laitiit agilis, venu da verbe agere, agir.) 
Plutus était le plus actif de tous les dieux. Mal- 
heureusement il n'était pas agile; pçut-on J'Olrc. 
quand on est boiteux î Cazotte. 
L('*gèrc .et court vêtue, elle allait à grands pas, 
Ayant mis ce Jouf-lk. pour être plus agile, ^ftk 

Cotillon ^mple et souliers plaCa. La FoxrAislp 

C'est une femme Wirte 

. AgiieetmWbantA grondçpas. A. lUiinisB. .. tr 

Voltaire avait itimoginatioa riche, l'esprit agile 

JovisaT. ' ■ 

A^LEME!«T. adv. Avec agllitëi 

AGILITÉ, s. f. Légèreté, grande fitcilité à 
mouvoir, — Souplesse, célérité, prestesse. 

(Agilité Vést employa andennement iiè 'ft^ùré. 
Ht vous Unux de VQStre agilité. La asud dk Natahub, xvt*. 
titi èeitl' ahéif à coiUbattre 1^ puissante Hk leur 
ditcfkéssb, qui estait eiitrmfethent grande, et leurs 
agilités, trùmpeiies et fitiessés* Reonibb i>e la Plan- 

CHE, XVI^m.) ) .'b ! « llf.'K 'H htîMltt'O fjT.-^ ,7'.' 

AGIO. s. m. Bénéfice résuKant ^u change des 
monnaies. ^ Escompte des Val^rs publiques et pri- 
vées — ^pt^cùlation. 

(Agio, du latlu o^^r<?, agir, signifia d'abord mou- 
vement, agitation. — // né ke ti'oui^ point que 
Martiotis Ait ftiit tout ces n^os. CalSin, Jtvi*-, c. 
Pour le reaafd des maris gui épousent de vieilles 
femfnes^iTÈ /«<r fateê point tu:\t etagias etbéa- 
tdleJff^r Us popùwr. Cuolikmes, xvi«, in. • Se 
dépcriscnt-ils tirnù n^rifl^lcr Iqur bibliothèque ? Il 
leur faut tant d'agios, tant aè: livres et de tant de 
*û;7ej/Id.) • .., ,, ,. . ^' . 

AGIOTAGE, s. m. Jra0o, je« da Upurse sur le 

cours des effets uublics. -— Manœuvre p<;ur amc- 
lu^ la hausH4> ou la baisse d«^t fuud.*, public i, {Hiur. 
faii'e vwrier K> pri)^ d'une luarcJtuiulihCw 

L aciotagc a pmdigiouicuHuit chongé lo prix de 
l'argoiit. MinAnKit. U) oruvl agiotage est plu» iu- 
faiigabie, plus ouini&trc que la vcrU4 no Murait 
Citro acMve. Id* \ i - . • 

AGIOTER. V. n. Faire l'agiotage. — TraJiquer 
sur Ksa fonds pubHra. . . . i 
Il y a vingt ans, le pèro trrangfait les faillites; 



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aujonrd'hul le fils agiote : c'est une raco de fri- 
pons \ ils X eu un aicul qui, sous la a^gcnce, don- 
*iiait du papier |)our de l'argent, dans la tue Quin- 
■ campoix. Laipis. 

. . . .; Pendant quelque f emps, npriote, grnpplHe : 
A force d'encaisser, de compter, d'escompter, 
; .Xu pourras parvenir à te faire écouler. Dupreimt. 

On accusait sourdement ces hommes de mauvaise 
renomiuéo, Danton, Lcgendrc, Camille Desmoulins, 
Fabre d'Eglantinc et autres, de s^arrêtcr, de f^Mblir, 
de s'engraisser des dûpouilles, d'agiotçr avec des 
Banquiers. Lamaiitine. / 

AGIOTKUn. s. m. Celui qui fait ragrot'^sc. — 

Spéculateur de boui*se» y 

On appelait agioteurs les usuriers qui avaient ga- 
gné g? .s à trafiquer des papiers du roi, et leur raa- 
iiL'ÇC s appelait agio. Saisit-Simon. Law et Dubois, 
si intéressés à la sûreté des agioteurs, sans laquelle 
le papier tombait tout court, prirent fait et cause 

. auprt^ de M< le duc d'Orléans pour te. rendre inexo- 
rable. Saint-Simon. Qu'ils disent si, pour le ser- 
vice de la gent ^agioteuse, les banquiers de la capi- 
tale ne promènent pas, n'étendent pas leurs filets 
dans le royaume pour ent.ainur à Paris tout le nu- 

.mérairo? MmABEAu. Comment^ Un »Jcu français 
écliapperaitril aux poursuites des r^iot^eursou plu- 

^ tôt des banquiers intéressés à soutenir le Jeu ? /(/. 

AGIR. V. n. Se donner du mouvement, se livrer 
' à l'action. — Exécuter, -r- Opérer. — Produire un 
ellet, une finpi-ession. — Influer. -^ ^egocie^,' s'em- 
ployer en quelque afiaire. — Poursuivre en justice. 
. — Se conduire, se comporter. • 

S'agir sert à marquer de quoi il est question. 
Nous avons la liberté d'agil' ou de ne pas agir. 
Pascal. Agir, c'est se développer, c'est étendre 
son être. Lamennais. Les femmea ne sont point 
faites pour agir; elles sont faites pour commander^ 
c'est-Mire pour inspirer : con^^iller, empêcher, 
demander, obtenir, voilà leur rôle : agir, pour elles, 
c'est abdiquer. M"' db Girardin. 
II ne faut pap agir chacun do mt^me sorte. La Foktaimb. 
Tu agis mal avec moi. V. Ihco. Pour connaître 
les hommes, il faut les voir agir. J. J. Rousseau. 
Parle/ p e^t rien, agir est le point important. C. Deuviq^*: 
L'homme n'est point ici-bas pour raisonner sur des 
abstractions, mais pour agir au sfîin des i-éalités des. 
choses, en se développant selon les loi» de sa na- 
ture et le but final de sa destinée. Gabriel. Coramn 
la vipHJst dans l'action, celui qui cesse d|agîrseni- 
blo aussi avoir cessé de vivre. Bosslet. Il n'est 
pas démonstratif, il ne fait pas de phrases, celui-lA; 
mais il agit. Sctviue. Parlez discrètement et agis- 
sez courageusement. P. Boutauld. Il commande 
et il»agit tout ensemble; tout marche en concbui"s 
et en Sûreté. Bosslet. Le comte de-Thiard avait 
peu de troupes; chef indécis et sans vigueur, =11 
se remuait et n'agissait point. Cii.^teaudriand. 
Les Français parlent vite et agissent lentement; 
leur vivacité est dans les propositions et non dans 
l'action : témoin c({nt projets que j'ai vtîs commen- 
cés avec chaleur et abandonnés avec dégoût. Vol- 
taire. Ou sent jîlhs à Parîs qii'on ne pense, on 
agit plus qu'on ne p^-ojettè. Duoos. Il faut pour- 
suivre ce qu'on entreprend avec une perpétuelle 
suite de desseins, en sorte qu'on ne cesse Jamais 
d'agir par relâche d'esprit, par IndifTérence des 
chpscs^ yaciiration de pensées et par résolution 
contraire. ,0.: DE Richeliçu. Il fHut nn peu agir, 
af'n que votre philosophie no se tourne pas en pa- 
rère, l^"" de Sév1c<ié. ,'• ;Vi.'; •'"' ■ . 

Le but d'uq lihiiosophe est de si Jblen œtlr*» , ' • ' . 
QuT? de tiis actions il n'ait point à rougir. Destouchks. 
Le contraire d'agiir par raison, c'est agir par pas- 
sion ou par humçû». Bossubt. S'il fàiit croire 
poui* agir, il e*t également vrai qu*il fûu^ agirpour 
croire : un commencement de fol produit raction, 
et l'aclion produit une foi meilleure. Vinct. Le 
chrétien n'agît qifc sous lesVéUx dcDîeu. MasSil- 
LON. Un défaut qui emp^niè les hommes d'agir, 
c'est fie fte iehtJr pas fie f^o\ l*s sont capables. 
BossuET. 't*nomihc doit agir comme s'il pouvait 
tout, et se résigner, comme s'îi .ne pçûVait rhïn. 
J. DE Ma23Trc^ ^èsus-Christ s^iss^t contre le dia- 
ble et d^tiruisaii^ son empii-c. PasgAl. 

AGISSANT, ilNTE. adj. Qui agit, ao mout, ne 
.ilonne beaucoup do mouvement. — Lab(>rieux« — 
Expédiiif. — Energique. , .^ - ui '- . 

Ne commencez pas par nnappîîcatloû etla'pi- 
resse unevie qui doit étro occtrpée et agissante. 
Bôsstn-. Le roi Guillaume hâtait les prépatvtifs 
(de, la guerre contre Lotiia XIV). Son esprit, plus 
a^ksant. qiio jamais dhns un coi*p9 wtk farce et 
prcstiUc sans vie, reriiu?it tout, wmins pont servir 
ja maiHOn d'Actrichc que pour abaisser Louis XtV. 
Voltaire. La connaissance de ces srands événe- 
, mcms <)[Uo le rtionde a produits en divers siècles, 
étant digér<}cj)ar iirt esprit soUdc et agissant, peut 
scrtii' & fortifier la raison dan? toatoB les déKbéra- 
tiops importantes. Loui$ XIV. Les penpleîf ai- 
maient dans Philippe le choix qu'ils avaient fait, 
et dans sa femme, fille du duc de Snvoio, le soin 
qn*elle prenait do leur, plaire, Aine intrépidité au- 
dessus de son sexe, et une constance agis'îantc 



^ 



dans lo mail iui(. Voltaire, Toujours projetante 
et toujours agissante, elle ne nous laissait guère 
oisifs ni l'un ni l'autre. J. J. Rousseau. Ahî que 
je plaindrai son esprit vJfejt agissant, si vous ne lui 
donnez de quoi s'jxercer! M"* de Sévic:.^.. Elle 
s'accoutuma dc's sa Jeunesse à cette vie agissante, 
pour assui-er la tranquillité publique. Bossuet. 
Cette sainte âme était agissante aussi bien que 
pâtissante, dans tout te cours de b:i vie , et môme 
de son oraison. Id. La charité, toujours agissante, 
sait bien trouve^* des emplois. M» La charité, 
' toujours agissante, se fait toute à tous ; elle se donne 
autant d'affaires qu'il y a de nécessités eV de be- 
soins. /c/. 

AGITATEUR. 8. m. Qui excite le tiroublê, la fsiv 
mentation dans le public, dans une assemblée. -«• 
Brouillon. 

Au Palais-Royal s'aggloméraient, en 1789, des 
agitateurs : Camille Desmoulins commençait à se 
distinguer dans les groupes. Château on i and. Jus- 
que-là, Robeapierre n'avait été qu'un discuteur 
d'idées, un agitateur 'subalterne, infatigable et in- 
trépide, mais éclipsé par les grands noms. Lamar 
TiNB. Les plus grantb- seigneurs siégeaient avec 
les plus vils agitateurs de lu rue. Tuiers. 

'AGITATtON. s. f. Ébranlement prolongé , mou- 
vement en sens oppoj^s. — Secousse. — Mouvement 
continuel occasionne chez le malade, par la fièvre, 
par un grand mal^se. -r-Fig., Trouble, anxiété, in- 
quiétude pénible de l'âme. -: préoccupation d'es- 
' prit. — Fermentation dans une assemblée, parmi le 
peuple. — Soulvivemcnt. 

{Nous avons besoin d'estre solUcitëa et chatouV' 
lés par quelque agitation ttiordicante. MoNfAicNE, 
%vi*. En celui^i l'agitatioii trouble sa force na- 
turelle, la rompt Et. lasse. Ifl. Il faut s'occuper 
de purger les mauvaises humeurs des espuits qui 
sont cause de ces agitations, Silly, xvi', xvir.) 

Si l'agitation de l'air ne fait impression dans 
mon oreille , je ne puis euv .ndre le bruif . BoSsiet. 
C'éiàit la nuit de l'équinoxe : le lac avait cette agi- 
tation fébrile qui, à l'époque ^es/grandes' marées, 
saisit toutes Ics.masses d'eau etrles fait frissonner: 
V. Hugo. Il n'y a que' peu de climats exposés iH la 
fureur de ces' terribles agitations de l'air. Buffon. 
Je considère les diverses agitations de l'esprit hÏÏ-.' 
main, et tant d'occupations difiércntes qui travail- 
lent inutilement les enfants des hommes. Bo&suet^: 
L'âme fidcle voit les hommes passer toute leur vie 
duns des agitatipua, dos projets et des mesures. 
Massillon. Considérez la coiiditipn d*un honimo 
qui a la meilleure part à la conduite des affaires; 

âuclque sage qu'il puisse être, que d'agitations, que 
e traverees 1 FL]ÉcniEi\. y I^.s hommes cherchent 
sans cesse daqs les soins d'ici-bas des agitations qui 
les dérobent à eux-mêmes. Massillon. Rien n'est 
difficile comme de s'arracher â l'iigitation, an.bruït 
et à,teutci!f «fcs puissantes entraves (ju'on déplore et 
qu'on aime. P. Ravignan. On croit chercher sin- 
cèrement le repos, et l'on né cherche que l'agitation. . 
Pascal. L'activité est aussi nécessaîro au bonheur 
que l'agitation lui est contraire. D^.LÉvis. Dans 
cette circonstance .des choslies hùinàînes, et parmi 
.tant de différentes agltati'>ns qui ilous troublent ou 
qui nous menacent, celui-iâ me semble heureux qui 
peut avoir un refuge. Bossuet. Je tolère l'empres- 
sement, mais jecondamne absolument l'agitation. 
Id, Je priéfère la sérénité de Bossuet et 5on chrér 
"tien .espoir aux ^agitations fiévreuses de Pascal 
eperdu.«NouRiit8SDN. L'amour, la haine, le désir, 
la crainte, causent difTéfieiites agitations dans l'àmo. 
Il y a une grande agitation dans les esprits. Il y 
avait ^de l'agitation (km« l'assemblée. Il y avait de 
l'agitation parmi le peuple. L'agitation était à 
son comUe. Agah. Aprëa de longues agitation», 
les choses prirent/ enfin une assiette plus fixe. 
J. J. Roi;sHEAt). L'ébranlemeat no peut Cvisser en 
un jour, et la rumeur est forte encoi'e après lo^péril. 
Le bon sens du-poiiple le recopna^t, et dçmande au 
travui un refuge contre do noi^velles agitations. 
GuuoTv. Quand vous voyez les Assyriens ancîAis 
et nouveaux, les IVlèdos, les Perses, les Grecs, les 
Romain^ ,ï>e préscwtc^ devant vous successivotiiont, • 
et tomber, pour ainsi dire, les uns sur les autres, ^ 
ce fracas effroyable vous fait sentir qu'il n'y a rien 
de solide parmi les hommes, et oue l'incotisiance 
et l'agitation sont le propre des choses humaines. 
BosSiJET. Rlèn do plu9 adoi^tlblé (lOQ ,1c ^nôdcste 
asile bà \\ isc reposé dc^ agitations dç fa VÏé. FÉillîtON. 

AGITER. V. a. Ébranlcrj secouer, rem uo/* en sens 
divers. ^ Fig.., Ëmonvoir, in^uictpr, tourmenter. — 
Exciter, soulever. — Examinei'/tîiscuier^ débattre. 
, S AoiTEn. Se remuer violemment.'— Etre discuté, 
examiné, débattu. " - 

■ Agité, ée. part. — Fm nuit a été agitée, ce itta- 
lade a passé la nuit dan^ une grandie agitation. . 

(Agiter, du latJn açitare, fréquentatif d'agerê, 
agir, était surtout employé âojBe::» moral. •— L^* 
misérables conscientes ne peuvent trouver aucun 
repos, qu'elles ne soént agitées et poussées comme 
de tourbillotT^j qtcellet tie se sfntcnt décfiirées 
comtne de l'ire de Dieu. Calvin, xvi*.) •' 



AGN 



Je n*entend8 aucun brutt. que quelque corps ne 
soit agité. Bossuet. Le peuplier robuste agite son 
feuillage mobile. B. de Saint-Pierre. 
, Forêts, agitez-vous doucement clans les airs. CiuTEAUD:uAhD. 
La moindre feuille ne s'agite pas sur l'arbre sans la 
volonté de Didù. Panas-Hin..r^. 

Les vents affitent l'air d'heureui'fWmlssAmcnts, 
Et la mer leur répond par ses mugisscmonls. Racihi. 
Il va des hommes dont l'atmosphère ept le tour- 
billon des événement.: Ms ne respirent h l'aise que 
dans l'air agité. Lamaiitine. Tandis que l'air de 
ces assemblées, la législative et la constituante, se ^ 
viciait et s'épuisait dans l'enceinte du gouvernement ***^ 
établi, l'air du journalisme et des sociétés popu- 
laires s'imprégnadt et s'agitait sans cesse d'un prin- 
cipe de vitalité et de mouvement. Id. C'était le 
17 juin; les Jacobhis, le peuple, guidés par les 
girondins, agitaient déjà la capitale. Id. Pitt, Fox 
et Burke, ces trois hommes agitaient ou pacifiaient 
l'Angleterre d'un seul mouvement de leur pensée. 
Id. Je voudrais bien agiter h fond cette matière. 
.Molière. Ne vou: agitez plus tant sur ce sujet. 
Bossuet. Mobiles comme le mercure, ils pirouet- 
tent, ils gesticulent, ils crient, ils s'agitent. La 
Bruyèrb. 

11 se lève,. il s'agite k pai tuiOultueut. AkdbA CHé.ficn. 
Plus il H'agite.ar plus 11 devient laid. Voltaire. 
Tout l'agite, IMnquiète, le ronge. Fénelon. La 
foule des pensées qui l'agitaient portait dans ses 
, veines un poison plus dangereux <iue celui de la 
fièvre la plus brûlante. Voltaire. Ce :ont les di- 
verses passions qui les agitent , et particulièremoiit 
la crainte et l'espérance, dont l'une le» menace tr 
les atterre, et l'aune les flatte et les relève, D'AuLp- 
coîiRT. Lorsque l'fi^e est agitée , la face humaunc 
devient un tableau vivant o^ 4es pas.sions àont ren-. 

ducs avec autant de délicatesse que d'énergie 

Buffon. Au milieu de tant de passions qui nuu.s 
agttent, notre -î^ison se jtrouble et s'Obscurcit. B. de 
SAiN:r-PiÈRnK. '*'."■'■ - 

.Agiter touB leurs sens d'une rage ln'^en«<?o; , 
'Tai\ibour;ilfrc, twnnietttî, Ôtoz-Ieur la pônsjîç, LiàiEncun. " . '. 
A nos ^e()sa};ités venez rendre la paix. Jt.^rjjts. 
Dan^'.les violents, transports qui in'agitcnt, je ne 
saurais dcmcui*er en place. J. J. Rousseau. M"'^dc 
Clèvos s'en revint chez elle, l'esprit' plus" agité „' 
qu'ellp ne l'avait' jamais eu. M" db la Fayette. * 
Mon Aa, est, toujourg agitée de crainte, d'espé-/ 
rançe, et surtout dj> voir tous loiJ^jours de ma vie 
s'écouler loin, de -you8.:M"" de SÉyicNi*.. Dans lo 
monde tout s'agite et tdut seiiiéprOnd. Massiiilon. 
On s'agite do 4outÇ manière pour Ctrc ce. qu'on n'est . 
pas. FiïaVssiN'o'u^. L*hommc, est agité do la main 
de Dieu. BossiEt.. LcsHommes'du monde, àccoU- - 
tumés (iu tumulte et aux emjjressemonts ,no savent ' ,. 
pas ce que c'est nu'une action paisibleet intérieure, .- .'- 
.et ils croient qu'ils o'agis^t pajs s'ihi^o s'agitenti '' . 
et qu'ils ne se remuent pas s'ils ne, font du bruit; 
là. Laissons-nous tirer (le cette': mer du monde, s v 
dont la face est toujours changeante, qui cède A 
tout vent, et qui est twij«)urs agitée de quclqqp tem- 
êté. M, /L'homme s'agite, et Dieu h) mène. W> 
iyine Thérèse, l>attue de l'orage et des vents qui 
àffitent la vie humaine cqmme un ojpé.un p[lein - 
d écueils, et no pouvant encore atrivép au Ciel, vous ■ '. 
y jetez cette imce sucrée ; je veux dire votre espié-j 
rance. Id. . . 

AGWAT. s. m. T. dé droit romaln^Membr^d'uno 
famille, -^ar analogie, dans l'ancien droite colla- 
téral de la Isgne masculine^ - 

(Du làtid ad, auprès, et hâiu9, né.)>" 
ÀGNATIOIV. s. f. QualitLi d'agnat, : : '■ * 

ACîNi\TIQm^a4j* Qui tienfrauxagnats. - 

AGNSAC. 8. m. Le petit d'une brebis. — Chair . ' 
d'agneao vendue à la boucherie. — L'A&neau pas- 
cal,. Vb^e auquQ les Juifs mangeaient tv la fâte de 
Pâque. — L*Agneaumn^ tache, ï'AgnaïuqiiM/face 
les péchéi du monde, ié%\i^<^m%i coiaiiiévéiWeauKi 
victime des péchés des boimnes. 

(Du lutin apnw^.^ ' ' * r . ' . ■' 

Agnelssontetc6arts,nè iontpaitorttbauants. ' 

RoDBiiT Wac«, tu». 
"f^vantl'smperenr ». • 

EttoU tUnple comme Uinocent, ' ,.,',.' 

Si huffiile et H tuppliant, • ' 

Bl Êiagnea'U, et ti elignant. PAnTEnoros db Bl'^m, xiu*. 
VoMre doux agnel pur et innocent est allé entre 
les loups. (^ERsoN , xiv«, x\'. Il est autant ma- . 
niable et facile ci nourrir qu'un agneau. Rabelais, 

A son air doux et modeste, on Feût prise pour un ^ 
agneau. Lesage. Vous êtes un agneau aujourd'hui. X7 
ScniBE. • ' 

L'n moment a cliangé ce courage invlucjble. , 
Le lion rugissant est un agneau paislhlc. RA'-tXK. 
Pourquoi ne voulez-vous pas que je rcssetrte l'of- 
fense qu'on a faite t ce petit agneau ? LtsAoe. 

Ua agneau se désaltérait !.'..:-»*''.• 

Dans le rourant d'une onde pUm; "^-^ ' . 
lin loup Hurvleut à Jeun, qui ciicrchall avcnluro. 

L* in.xT.\n«i. 
Faibles agnonpx livras ft dw loups rufleur. 

Nos iHJupirs sont nos suukn armes. R.vriKB. ..\[^ . 
Soyez de vrais chrétiens, c'est-à-dire de vrai^i 



> 






^ 



agneaux , et 
aucune toin 
trez autant é 
J'entends, d 
doux comme 
par leurs en 
tirer l'épée j 

NOUS. 

L'agneau sainl 
Qui NOUS nîcoi 
Ciiargé de nos 
,i:\\o souhait 
l'Agneau. Bo 



AGKELET 

( Le berger i 

Lagnelet 
Mforfaii 

' AGNELINI 

agneaux.* 

AÇNKS. s. 

théâtre, Rôle 

'4De cette fi 
• vis et connus, 

TELLAIN, XV«, 

. jour et nuit, 
donner exem 
d'hotmeur, d 
. Au milieu dt 
Charles VU i 
France unr b» 
en toutes ses i 
ife nouveaux 

. Nous allons 
jeune fille qu 

SÉVIli^fc. 

on la croit une < 

De sourire h des 

Je la croijs avanc 

Voi«j^ous doi 

Amants trr 

Ali!croyex-m 

Ensaitenc 

AG^-iS. s. 1 
quelle est impi 
image de piété 
enfants. • 

(Le pape Pi 
I)ei pour les 
x\|p. 

ÀfiNUS-CAS 

AQOME. 8. 

la mort. — D< 
Kxtrôme angoie 
(Du grec agâ 
; . ... L'Ame du ro 
Où J'admire.'eijlU 
D? l'univers raoui 

l'ne des causes 
leur qu'il resseï 
tuante et si a( 
l'imagination, 
be.^oin du hocou 
ugonie, pour lu 
s'était revêtu d 



d'admirer comit 

/ AGOWISANT, 

/•Se prend'substa 

Encouragés p 

agonisante, les 

mesure. J. de W 

Co.nmercy, et j 

VOLTAIHE. QUQ 

où, dans lescflo 

V(eux les plus ( 

cris par oticetto 

• ter ù la vie célcs 

AGOiXiSER. v 

L'abbé de Foix 

ïhents, il agonij 

'lui agonisait. Ai 

•l'avait aimé jusq 

' duc du Maino fa 

: contant uije Iiist 

Disait, il défaïn 

peine d'une bout 

njonèles dernicn 

[^ni^:'aute. Bossui 

AG0\ISTIOU| 

des anci(iU3, ou h 

AGO\OTIIKT1 

présidait clicz les 

AGOUTI. 8. m 

njérifiuc, de l'ord; 

AGRAFE. 6. f. 



N 



\ 



AGR 



agneaux, et sans munnure, sans bruit, sans avoir 
aucune teinture de l'esprit de contradiction , mon- 
trez autant de tranquillité que d'innocence. Bossuet. 
J'entends, dit Jésus-Christ, que mes envoyés soient 
doux comme dos agneaux, qu'ils se laissent égorger 
par leurs ennemis, et je leur ferais un crime de 
tirer l'épée pour établir le règne do la Ipj. Fbayssi- 
KOtS. • ... 

Lagiioau saint de son sang va sceller le traité 
Oui nous réconclUf à son père Irrité. 
(;iinr«é de nos forfaits, sur la croit il expire. L. Hacirs . 
lillo souhaita mille fois d'ôtro plongée au sang de 
l'Agneau. BosstBT. - '' 

AGIVEL. s. m. Ancienne monnaie de prance, ch 
or, marquée d'un agneau pascal. 

AGNËLEIl. V, n. 'Mettre bas, eQi)arlant do la 
brebis. . ' ; 

AGNELET. 8. m. Petit agneau. ,, * 

( Le berger lui a oaté ton agnelet. Mawb dx Fiuwb^xiu*. 

l'aoneletnelûidit ^ 

M forfait ni outrage. Tsoi-kt H, xiv'.J 

V AGNELINB. adj. Laine qu'on tire de dosaus les 
agneaux.' 

AÇNÈS, s. f. Jeune fille très-innocente. — Au 
thiîAtre, Rôle des ingénues. 

'4De cette femme, nommée Agnès, et laquelle je 
- vis et connus, fat le roi durement assotté. G. Cif as- 
TELI.AIN,, xv«, m. Agnès n'estudioii qu'en vanité 
jour et nuit, pour aévoyer gens et pour faire et 
donner exemple qux prudçs femmes de perdition 
d'honneur, de vergogne et de bonnes mœurs. Id. 
Au milieu de toutes ces calamités et tempestes, 
Charles VU entretenait au vu et au su de toute la 
France une belle Agnès, et était de si peu de tenue L^wur enrictiir dCî 

en toutes ses actions, que ious les ans il changeoit^j^^its objets, est au moins inutile, febuvcnt^impor- 
ifc nouveaux favoris. Pasquier, xvi«.) " 

. Nous allons demain à la Scilleruie : JYmhne une 
jeune fiUo qui me plaît { c'est une Agnès. M*"* de 

SÉVIG?t. , \ ■ 

On la croit une Agnès: mais comme elle a l'usago 

De sourire h des traits un peu forts pour son âge, 

Je lu crul<5 avancée GuBsact. 

Vuui^ous donner, une peine Inutile, 
Amants tromp(>urs, maris Jaloux : 
Ali! croyex-mot, l'Agnès la moins habile' 

En sait encor plus long que vous. CARMonrxLLB. 

AGPf'iS. s. m. Cire bénite par le pape,, sur la- 
quelle est imprimée la figure d'un agneau. ---Petite 
image de piété ornée de broderie et faito pour les 
enfants. • ' * " " 

{le pape Pie V leur donna à tous desf agnus 
Di'i pour les préserver des dangers. Brantôme, 

À^iIVUS'CASTlIS. n, m. Synonyme de gattilier. 

AQOKIE. s. f. Lutte de l'homme aux prises avec 
la mort. — Dcruiera moments do la vie. — Figi^ 
Extrême angoisse, grande peine d'esprit. 

(Du grec agÔn, combat.) . 

;. ..L'Ame du roumain nous traça co n<^au, 

Où J^admlre/etillammé par son puissant génie, - 

D? l'univers mourant l'crrroyablc agonie. 

Parskva'.-Giuromaison . 

l'ue des causes de Tagonic de Jésus, c'est la dou- 
leur qu'il ressent des péchés qu'il porte ; douleur*si 
tuante et si accablante, qu'elle passe infiniment 
l'imagination. Bossuet. Jéaus-Christ n*avait pas 
béi^oin du secours do l'ange qui l'a fortifié dans son 
vtgonie, pour lui-môme, mais seulement parce qu'il 
s'était revêtu de notre faiblesse. Id. Le docte et 
J'éloquent saint J<^ Ji Chrysostome, considérant lé 
Fils de Dieu nrût à rendre l'Ame, ne se lasse point 
d'admirer comme il se possédé dans son agonie; Id, 

AGONISANT. ANTK. adj. Qui est à l'agonte. — 
Se prend' substantivement au masculin pluriel. 

Encouragés pat* la faiblesse d'une souveraineté 
Ri;oAisante, les magistrats ne gardèrent plus de 
mesure. J. bb Maistrb. On m'a empaqueté pour 
Co.nmercy, et j'y suis agonisant comme à\^Paril. 
Voltaire. Qug dirai-*je des priùros des agonisants, 
où, dans les cfi'urts que fait l'ËgUst;, on entend des 
vcmx les plus empressés, et comme, les dernicis 
cris par où cettu samte mûre achève de nous cjifan- 
ter à la vie céleste 1 Bûssuct.. .. ^ v 

AGOiXiSEB. v. n. Êtie à ragoni(B^ 

L'abbé de Foix se meurt; il a reçu tous les sacre- 
ments, il agonise. M*"' de Sévicnh. On l'a laissé 
qui agonisait. Acap. A cent pas ck) aon p^re, qui 
l'avait aimé Jusqu'au sçand;tlii, et qni agonisait, le 
duc du Maine faisait rire ses familiers en K>ur ra- 
. contant une UiîtQiro. plaisante. L. ^unc. Il ago- 
nisait, il défaillait peu à peu, attirant l'air avic 
peine d'une bouche toute livide; et traînant Icntu- 
luenèles derniers soupirs^ par une respiration lan- 
t';ni*:':aate. Dossuet. 

AGOAILSTIOLÉ. s. f. Partie d^ l.-i gymnastique 
des anciens, où les- athlètes luttaient tout armés. 

AGO.XOTIIKTE. s. m. T. d'antiq. Officiir 
présidait clicz les Grecs aux joux sacrés. 

AGOCTf. 8. m. T. d'hist. nat. Quadrupède d'A- 
mérifiue, do l'ordre des rongcui-s. 

AGBAFE. s. f. Crochet que l'on fixe dans un 



qm 



anneau appelé porte, pour attacher différente^ cho- 
ses. — En terme d'architecture , Crampon de fer 
pour relier les pierres, — Ornement sculpté des 
arcs;- "■.'■■'. '.■''■■■ • . ' ■ 

(Pu vieux gerràunlque chrapfo, crochet.) 

AGBAFËB. v. a. Attacher î^vec une agrafp, — 
Accrocher. 

AGBAIBE. adj. Chez les Bomains, Lois agraireSj, 
lois réglant la distribution des tprres conquises. 

(Du latin ageti^, agri, champ.) . 

. AGHANDin. V. a. Accroître, rendre plus grand. 
— Augmenter. — Fig.', Bendre plus grand eti puis- 
sance^ en dignité, en fortune, en vertu. — Faire 
paraître plus grand, exagérer. -^ Donner un carac- 
ihvc de çriandeur à des actes* & des paroles, ttc. — 
S'emploie pronominalement. 

Nous chcrchoivsà agrandir notre figure par des 
chaussures élevées, par dos vêtements rcnfltis. 
BuFFON. L'homiçe, si petit par lui-môme, si resserré 
6n lui-mèipe, s'knagine qu'il s'agrandit et qu'il se 
dilate en apiassant autour.de soi des choses qui lui 
sont étrangères. Bossuet. Buflbn agraTidit toutes 
les questions auxquelles il touche. Flour.bns. De 
tous nos orateurs, Bossuet est celui qui a le mieux 
eonnu l'art d'agrandir t e'étdiit le sceau de son gé- 
nie. Marmontel. Dans Bossuet , quand l'idée est 
grande, la familiarité même de l'expression somble 
l'agrandir encore.' D'Alembbrt. La manière dont 
Démosthène agrandit les objets ne tient jamais à 
l'imagination ; elle consiste à <lpnnei: à ses raisonne- 
ments de l'ampleur, de la force et de la dignité. Il 
étend moins qu'il n'approfondit; il grave au |icu de 
peindre. Marmoistel. La peine qu'on se donne 
enrichir des sujets stériles j pour agrandir de 

objets, est au moins inutile, souvent, ir 

tune. id. "■ \ 

DevantmoJ des obJets^ la scène est agrandie. 'DEUti.i. 
/ Mon ûmç agrandie 

S'élançant d'une aile hardie, 
De !a terre a quitté les bords. Malpiutre. 
Il me semblait, mon Dieu, que mon ûme oppressée. 
Devant nnimcnsité ^'agrandissait en mol, . 

Et sur les flots ou les^veiits élancCKS, . «»" 

De pensée en pensée . 

Allaitse perdre en toi I LAiiÀBfiMi. 

V AGRANDISSEMENT* 8. m. Accroissement, aug- 
mentation, dans les diverses acceptions d'agrandir. 
L'agrandissement était l'objet d&Homo ; la gueri-e, 

Tlutael4tcédémone.MoNTBSQiBU. . 
AGRÉABLE, adj. Qui plaît, qui agrée. -^ Divéïr- 
tissant. -^ Bic>nvena. — S'emploie substantivement, 
au masculin'. 

.(AgrûablÔ à signifié d'abord satisfait. ~ Ils eussent 
^sté agréables du fait. Ueaumanoir, xiii«, Nous 
en eussions esté très^gréables. Louis XI , xV. 
Comme je voulus monter à cheval, se trouva pr^ 
de moi monseigneur du Lude, quiestoit fort agréa- 
ble au roi en aucunes choses, Conmines, iv% ivi<.) 

Dis-moi donc ce que ta femme a contre moi : je 
me tue à lui être agréable; rien ne ipe réussit. Tu. 
Leclercq.. Je trouve* que vous seriez charmant, si 
vous ne faisiez pas le petit agréable. Marivaux. 
Aussitôt qu'il veut faire 1 i^i^ttblo, c'esl fini, on voit 
tout (^e suite le but.' Tu. Leclbrcq. «Les femmes... 
sont entourées d'agréables. J. J. Boussbav. ' On se 
rend agréable quand on écoute volontiers et sans 
jalousie, et qu'on laisse awiiule l'esprit aux autres.. 
SAiNT-ËvRëMOfto.-j0n se croit dispensai d'être homme 
de bien , pourvu qu'on soit un homme agréable. 
J. J; BoussBAu. Un peu d'esprit ou d'instruction , 
de l'égalité , de la douceur, voilà les seules ressour- 
ces pour être agi^éable quand la beauté est sur le 
retour. M"* db Puysieux. Madame tpurne les clio« 
ses d'une manière si agréoble, qu'il faut être de, sou 
sentiment, rnalgré qu'on en ajt. Môliîsrb. 
nenreux qui sait mêler Tagre^able h l'utile! y!otrunB. 
La Fontaine ne songeait qu'à exprfmer l'utilo et 
l'agréable , sans aucuit retour sur lui-même, et sans 
aucune application directe. Jourert., 

AGRÉABLEIlf ENÎ*. adv. D'une marilM^î agr»îabl(î. 

Madame la 'grand'duçhcssi^ est fort ' agréable- 
ment avec le roi; elle a un logement à Versailles ; 
elle y fait d'assez longs séjours. M^« de SéVigné. 
Ma fille, il ne faut point nue je prétende h vivre 
agréablement sans vous. la. -Qyand toi|5 .guriez 
euiin peu 'de négligence pour votrç ami , vous reve- 
nez si agréablement à lui , que vous êtes toujours la 
bienvenue. Blssï-Bauutin. C'est du bien perdu 
que de parler si agréablement^ puisqu'il n'y a per- 
sonne. U^' UE SÉVIGNÉ. .. < -^ • ■ ^^ 

AGBÉÉ. s. m. Défenseur admis à plaider habi- 
tuellement devant un tribunal de commerce. 

AGBÉEB.-y. a. Uecovoirfavorablémcnt.— Trou- 
ver bon, approuver, rutilior, — :?#,n, i*lairc, être 
au gré, au goiit, . ,vs;"'" 

• . {Cil douté 'Jv " 

Déguerpir la contrée •' -. 

OU uUe etl qui lui plu» agrée. U Ciutklai.<(s m Xtmt, xiw.' 

Or, failes ee que vous re(iUiers, 

—'Hev^,faitl'oncU,voluiUiert, 

Car ifWuU nieplalst et moult Uiagtée. Hco> lk l\oi, xur. 

Ce»t chiMt^ardue et troy vrofonUe 

Que d'ogréer ù liAit le mQ^dt. OAon. Mtti-iaEn, xvti, A • 



..A. 



AGR 



31 



* ■ . ■ 

La duchesse de Guise recevait une ecçtr^nie joie... 

de voir sânfils se ranger ainsi à son devoir, et que 

la bonté de &a Majesté daignast agréer son service, 

Sully, xvi«, Xvii«.) 

Pou d() Kons que le ciel chérit et gratifie, 

Ont le don d'agréer Infus avec la. vie. La Fqht^iiis. 

Seigneur, je ne ti^uvo rien eh Di«i qui puisse vous 

agréer. Pascal. Dieu agrée nos offrandes. AcAn. 

Il est impossible que Dieu n'agrée pas l'hommago . 

de CCS facuUés^que nous tenons de sa bonté, Frays- 

SINOOS. l , ^ 

AGBÉEB. V. a. T. de marine. Synonyme do 
Gréer, plus usité. ( 

AGnÉËUR. s. m. Qui travaille aux agrfei — Qui 
grée, équipe le navire. 

AGRÉGAT, s. m.' T.- didacti(iùe. Assemblage.— 
En chimie, Corps solide dont lés îholécula> adhèrent 
entre elles. 

AGRÉGATION, s. f. Association, admission dans 
un corps, dans une compagnie. —Grade, titru 
d'agrégé dans. l'Université. — AssoinblagG, adhé- 
rence. ■^. . '■./... 

AGRÉGER. V. a. Associer à un corps, à uno- 
compagnie. —Admettre aux mêmes honneurs, aux 
mêmes prérogatives. 

Agrégé, ée. part. —S. m. Celui qui est gradué 
dans l'Université. — Suppléant de professeur dans 
les collèges et les facultés. — Adjectiv., en botani-, 
que, Réuni en groupe, assemblé en paquet. 

(Du \&iin agg regare , ad, à, et ^rfj;^ troupeau, 
réunion.) • . 

Lorsque tu auras travaillé quelque temps, je te 
ferai agréger à notre corps, ....*.' Ce serait, ce me 
semble, profaner la noblesse, qtae de m'y agréger. 
Lesagb. Ce fut à cette époque que mon frère, sui- 
vant toujours ses projets, prit le parti Se me fairo 
agréger À ^rdre de Malte. Chateauobund. 

AGRÉMÉiVT. s. m. Approbation, consentement, 
— Grûce, charme. — Avantage, plaisir, i^ujet de 
satisfaction. — Au plur.. Parure, ornements. — 
PasdCvqpnterles. — En musique, Broderies. —Acces- 
soires — Fioritures. ' 
4: Vous avez toutes les grâces et tous les agréments ; 
-on en convint; jamais ta maréchale n'os* souffler. 
M*»* de SâviGNÉ. Elle brillait de mille attraits, et 
ce n'était qu'agréments et que charmes que toute 
sa personne. Moubrb. 

La roule d'agréments qui vous est départie 
Prend un nouvel <!clot de votre modestie. Dii^rit». 
Ces légers agréni«ats^qu« Vous m'avez trouvas, 
Ce^ obligeant» souris vousiçeruntriscrvés. I'ox^tçhblle. ' 
Laissons à la belle Jeunesse m 

Ëcs' plaisirs et les agréments. VotTAiaB. » 

Les (ipttiines (^i* se sentent finir d'avance par la 
)crte de leurs agréments ï voudraient reciilcr ver* 
a Jeunesse. Montesquieu. Les femmes tiennent 
i le#rs agrénjenls encore plus qu'à leurs pa.s- 
sions. M"~ de Staël; L'ajgrément est arbitraire, la 
beauté a quelque chose.de plus réel. La Bntvi-np. 
Les moindres agréments qui sont naturels vaUnt 
mieux que ceux qu'on affecte de copier des autres. 
BotiiouRS. Il n'y a rîên. Jusqu'à la vérité même, à 
qui iin peu d'agrément ne soif nécessaire. Fonte^ 
nellk. 

Là fabli; offre h l'esprit mille agrftnoiits'dlvers. BortiAi^. 
lly^^a un modèle d'agrément et de beaiitéqui con- 
siste en un certain rapport entre notro^nature 
faiblp ou forte, telle qu'elle est, et la chose nui nous 
plaît; tout ce qui est fui-mé sur ce'mod6Ie nous 
agrée. PascaIl. Les vrais agréments ne Viennent 
pas d'une simple siiperfici^Émais d'un grhnd fond 
d*esprit qui se répand p|p tout ce qu'on dit. La 
^T'UL'^''^^'^*' ^^^^ m'écrivez menu et i^veç plus d'a- 
grément ouq iamals. Voltaire. Voiture, dans sa 
manie de broder des riens, avait quelquefois beau- 
coup>de dé^catesse et d'agrément. Id» 
Son livre est d'agréni^ts u!i fi>rtiJe trrHor. Roujuu. 
.Nuus avons la ciartiS l'àgn-nlcnt. in jusk-ssçr 
JjJ^lf^^l'jfaieroiis-nvu^ l'Italie ou la Grùcef Vç^Ainf. 
ptbbon fti|t tiiop de cas 4e nos agréipcnts, montre 
irop le Qésir de )cs acquérir; j'ai toujours eu sur le 
bout de la liinguc de lui dire : Ne vous tourmentez 
pas, yotf s méritez riiopuoui: d'étrp Français, M** pu 
Deffand; Votrç csprit'n'ci^iprunte janiais ^s agré- 
ments des traita de la mèdlsi^ùcc. Vol-ta^rb, ' 
L'acnWnent couvre tout. Il rend toMt l^ifitijuo^. 
Aiijourd'iiuJ, tihns le monde, on ue poni^lt g^'un^çtl/n^»- ■- 
C'est rc.iinul -Chesset. . rVf '. \. • 

Il faut qu'un livre rappdle son lecteur, comme on 
dit que le bon vin rappelle son buveur. Or, if no 
pei^t l3 rappeler que. par i'agpémcnt. Joubeat. 
Ceux qui lotient Vf Itàire d(? sou goût confondent 
pcr))étuoll«m9nt le gqût e<. l'agrément. /</. Taut 
d'attention à plaire à son lecteur annonce plus do 
vanité que de vertu, plus d'envie de sédiMr«j que 
<de servir, plus d'ambition que d'autoritt, (4usd ait 
(jue de nutui-c, et tous ces ngrtinicnts exigent plut(M 
un grand malire qu'un grand hommf-. Id. Qu<:l'- 
que chose qui arrive, on ne vous Otora poiot les 
agréments de l'esprit Mais si ou y va toujours du 
môme train , on pourra tûcn ne vous laisser que 
cela. Voltaire. 

.♦ AGRÉMPATER. V. û. Enjolive*". 



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Dois mythologîcs amoureuses, ducs au pinceau 
agr(5able et léger de Boucher, le peintre des Grâces 
et des Amours, agrémentaient les plafonds et Jes 
dessus de porte. Tu. Gautier. f 

. AGRÈS, s. m. pi. T. do marine. Tous les objets 
qui tiennent à la mftturo d'im'bfttiaiM^t, qui servent 
à le garnir, tels que voiles, cordages, etc. — Le* 
agrès et apparaux, tout ce qui est nécessaire pour 
mettre Un bâtiment en état de naviguer. 

♦ AGRESSEn. V. tj Attaquer, exciter. ~ 

(Du latin fl^^»'<?6/if attaquer. — S'il est trouvé 

que la teste tuée ait aggressé et assailli l'autre 

BouTEiLLFR, xiv». Ils lui Vinrent à sccours, oit ils 
le trouvèrent entre dix Analois qui fort l' agrès- 
soient. Triomphes des neuf preux, xv«. Jamais 

n'appointa différend quelconque en lieu de les 

appoint^er, il les irritoit et agressait davantage. 
Rabelais, xvi«.) » 

AG RESSËUR . s. m. Celui qui attaque le premier, 
— Provocateur. " ' .. 

(Du latin agrèssor, aggredi, attaquer. —' Pot/ r 
vider cette question , il faut voir qui est l'agressé 
et qui l'agresseur. Tu. de Bîîzb, xvi«.) 

Fourquoi ni'attaquait-ll ? Tout agresseur a tort. 

Saint-Evreiioxd. 

Les agresseurs en tous genres ont tort dcvaiit Dieu 

et devant les hommes. Voltaire. . Si j'avais été 

^'humeur batailleuse, mes agresseurs auralont^^cu 

rarement lés rieurs de leur côté. J. J. Rousseau. 

AGRESSIF, IVE. adj. Qui attaque, qui a un 
caractère d'agression , dé provocation. 

AGRE^^ION. 8. y. Action de celui qui attaque le 
premier. — Provocation. — Assaut. 

[Si sans nulle aggrê^sion une leste a tué /'ou- 
//•e....^ BouTEiLLER, xive.) Il étoit bien décidé à 
ne faire nulle agression de son chef. Sully, xvi*, 
xvm.) 

" . AGRESTE, adj. Rustique, pauvage, champêtre. 

(Afereste, du latin agresiis, dérivé usager, champ, 
se prenait autrefois au sens moral. — Et l'avez 
blesse par parole agreste. L'Amant ressuscité, xv*.). 

C'pst une race agrestf, Intrj^plde, robuste, 

Telle cncor qu'elle était aii siècle (Je Sallustc. BarthAlbut. 

Quand les mœurs d'un peuple deviennent moins 
' agrestes, lorsqu'il connaît les arts, le luxe, les ri- 
chesses," s'il conserve ses vices, il cherche du moitis 
à les voiler. Voltaire. • 

AGRICOLE., adj. Qui s'adonne à ragricullure, 
. qui en fait son occupation. — Propre à la culture 
dos ternes. —^ Qui appffjciient à ragriQulturc. 

(Dil lutin ugricolu, \û{i agcr, champ, et colère, 
cultiver. . ■ . :.' -^ 

Los nations agricoles et pauvres se dévouent*, les 
* nations industrielles et riches se lassent et recu- 
lent. Lamartine. < : ■ 

AGIVICULTEVR. s. m. Dont la. profession est de 
culiiver la terre. — Homme des champs. 

Un grand agricuttour est l'égal d'un grand poSte 
et d'un grand hooime d'Etat; mais le poëte mé- 
diocre et l'homme d'Ktat sans portée sont loin d'être 
, les égaux des grands laboureurs. A. Karr. ' , ^ \ 

Chers enfants de Cérès, ctiers agriculteurs, 
,V('rluonx nourrlcij'8 de vos persécuteurs! 
In temps* viendra sans Joute où des. lois plus humaines 
De vos t)ra8 opprim(''S relûcheronMes chaînes. Voltaiji». 

AGRICULTURE, s. f. Art de cultiver la terre. ' 

(Du latin agri, génitif d*QQer, champ, et cultura, 
culture, de colère, cultiver.) 

Montaigne, quelque part, se'moqae de ceux qui, 
. de son temps , s'adonnaient à ragricullure et à ce 
qu'il appelle méunâge domestique. P. U Courieh. 
L'agric ':ure, l'industrie agricoie, doit tàujoui^ 
C'Xve. la base de la richesse des nations* B. db Saint- 
Pierre. Sully encouragea surtout l'agriculture. 
Voltaire. L'aericulturç est le premier ,métier de 
l'homme; c'est Té plus honnête, le plus utile, et p'ar 
conséquent le plus noble qu'il puisse exercer. J. J. 
Rousseau. ' 

J'admire tes bienblts. divine agriculture. Saint-Lajiiwit. 
L'ami des hommes , ce M. de Mirabeau , qui parle, 
qui parle, qiri parle, qui décide; qui tranche, qui 
aime tant le gouvernement féodal, qpi fait tant 
d'écarts, qui se blouse si souvent , ce prétendu ami 
du genre humain n'est mon fait quç quand k dit : 
Aimez l'agricujture. Voltaiki. ; | 

AGRIB. 8. f. T. do ntédecine. Nom.donDi par 
' quelques auteurs à la dartre rongeante. | 

AGRIFFER (S'). V. pron. S'attacher aved les 

griflfes..; •■•:", -, • _ • * '■. ;■ --^'i "W "-y'^ 

. . AGRIPAUME. 8. f. T. de botaiî. Plante laliijc'à 
' '. fleurs pourpres et blanches. . 

AGRIPPER. V. &. Prendre, sâislir avldeme'ni. 

(Du ▼. german. gripan, saisir. — Le$ démons 
plongent ensemble eux ciU que ils peuvent ayr<qi' 
peir. Saint Bkrnard^ xu«. • . . . .,:..» .s 

'r-r,^ L'autour dit : Or tost agrippons 

(• ^^t gros, ce blanc, ce bon chapon. Ympït I",.x?i», xir«.) 

|AGKIPPEUR. 8. m. Celui qui agrippe. 



trjLfei 



euipeur 
rippeur. J . Lf uiiR*, %y\* . ). 

me Versé dans la théorie 



' / AÎIE 

{Si, ne fautfjlaMfiemander^ 
Quand fapperceus un tl 

AGRONOME. s^,m. 
de l'agriculture. 

AGRONOMIE.^ f. Théorie d^ l'agriculture. - 

(Du grec a^ra*, champ, et norwoj^ loi.) 

AGRONOMIQUE, adj. Qui a rapport, qui Appar- 
tient à l'agronomie. 

plusieurs des préceptes agronomiques d'Hésiode 
sont encore bons à suivre. De DoMa^si.ES. Aucun 
des écrivains agronomiques ne s'accorde avec Vir- 
gile sur le temps o^i il faut semer les fèves. Delille. 

AGUERRIR. V. a. Accoutumer à la guerre, aux 
fatigues, aux] travaux, aux périls ,de la guerre. — 
Fig., Accoutumer à quelque chose qui paraissait pé- 
nible. — Habituer, rompre à. -^ S'ompl^iie prono- 
minalement. 

Eh bien, comme vous tremblez ! Vous rougissez? 
Pour une veuve, vous n'êtes pas trop aguerrie. Al. 
Du VAL. Je ne suis pas aguerrie contre la déloyau- 
té. An. M">' Roland avait depuis longtemps aguer- 
ri son Aine contre la persécution et mûme^ontre 
l'assassinat. Lamartine. - 

Qu heureux est le mortel dont râm^ est aguerrie • 
Contre tous les revers qu'on éprouve en la vie f 

• P. ConNKILLK. 

AGUETS. B. m. pi. Etre aux aguets, te tenir aux 
aguets. — Epier le temps,- l'occasion, être aux 
écoutes, observer. 

, (Aguet, du celtique ghed, attente, observation, 
s'employait anciennement au singulier pour em- 
buscade, observation. . 

lUpatiirentVugait. Robert Wace, xn", 

la corneille fut en aguet, • 

Avant alla; le bec ouvrit. Mahhi db Fmkcg, xiit*. 

Quand Vaguait faisait à ton tour^ ' . ' 

Tout flùsti comme en une tour 

Estott chascun asséuré. • Rutemuf, xm*. . 

..... Sa vie est par son aguet sauvée. '. 

• . EUST. DES Cn^UPS, XV». 

L'on ne craint point en la vie éternelle les surprises 
du diable, les aguets du démon... C. Du Pennu^, 

XVI*.) 

Il revient sur ses pas, s'orientant et furetant, le 
nez au vent et l'qreille aux aguets. V. Hugo. ; 

AH ! Interjection qui marque la joie, la douleur, 
l'admiration, f^tîM^irement, etc. — Sert aussi à 
rendre la phrase^lus animée. - Se redouble pour 
exprimer plus fortement la surprise ou l'ironie. 

A cette réponse, qui dissipait tout soupçon sur la 
compHcité^u duc d'Orléans dans la mort de Ma- 
dame, le roriU un grand àh ! conune un homme op- 
pressé qui tou)t d'un coup retiré. Saint-Simon. 

AHAN. B. m. Peine de corpe, griUtd effort tel que 
celui d'un homme qui fend du bois ou qui lève 
quelque pesant fardeau. T 

.(Ahari, onomatopée, était anciennement d'usage 
aumofal comme au physique. > f 

Ke peuvent pour eiutchaseun an 
Souffrir telle pfitiutt W ahan. Bobiat Wagc, xu*. 
Yseut..... W-t 

. ... mandeàTriil$ii' 
Toute la peine et twii^ahdn 
Qu'elle a peur ItK. 7... TiiirfAH ié tftwois, xu*. ♦ 
Veiller, penêer,peines,travau4rahans, 
Cils qui aiment tout ce amoietU souffrir. Poésies du xiu* . 
A faire chose que je tUê ^ 

N'-auras-tu pas trop grand ahanf Gaotim bb Coinsi, km*. 
Tous ses amis de tout ahan 

Jeté la mère des archanges. Id. ■■;■.. t s -^ 

Jepense de cueilUr Vanan 

Des moissone oii vous avei part. Eurr. pri Ca*Hri> >▼*• 
Je sue ici de ahan pour entendre la procédure de 
vostrè différend. Rabelais, xvi*. 4 voir les efforts 
que Sénegue.se donne po^r ^e préparer contre la 
moH; à le voir suçr ctàluin pour se raidir çt pour 
s^assurer et se débattre fi longteptps en cette per- 
Jie^f eusse ébranlé sa réputation tfit ne Peust en 
mourant très-vaillamment maintenue. Montaigne. 

Les pauvres (fiables suent d*ahaq danâ let^ gre- 
niers pour chanter la folupté. VoItàire. 

AHANER. y, n. Avoir bien de la peine en faisant 
quelque chose. 
{Ifs fabouroimt et ahanoient, Rob. DEBouROif^xii". 

E( bien scier, et bien vaner, Jban tu Bovu, zni*. 
•:.. Eventes ce Séjour, ■:•<■> 'W ■.) au ,1. . >Vf -'.' 



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À 



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-y Cependant quefahamsâ x 

A mon^tledquâjevannê: 

^A la chaleur du jour. i. du Bxllat, zrr*. 

Je sais combien alumne mon Ame en compagnie 

^d'un corps si tendre et si scn ible^ qui se luissf 

aller sur elle. Montaigne^ xvi«, /.)..., . •.^ .; ; 

AIlKI}flTEMBNT..B. m. Obstination, attacher, eut 
opiniâtre h un sentiment, à un avis. 

En d'autres temps ((luc le quatrième ai^clc) on a 
usé de ch&timcnts plus rigoureux, et c'est principa- 
lement envers les sectes, qu'une haine envenimée 
contre l'Eglise, un ahcurtemcnt Impie... poWalt h 
la fureur, à la violence et au sacrilège. Bossuet. 

AHEURTER(S'). V. pron. S'opinMktr«r, s'obstiner. 

(Aheurter eut d'abord le sons actif do heurter, et 



■<■.. 



;* 



./ 






I, 



s*employa bien vite avec le pronom personnel, comme 
aujourd'hui. ~ iVe soit aheurtée de nulle chose la 
fragilité de l'humoiine nature. Saint Bernard, xiio. 

Trop dort l'homt^rér^ dort la femme 

Qui à mortel péché saheurte. GAunn os Comn, xui« 

Et si de volonté saheurte 

A faire mal et à pécher, ' 

On lui devrait plus reprocher. Euw. dis Champs, xt». 
. Au grand seigneur soit nmn cceur ahs^rté. Id. 
// est dangereux de s' aheurter en quelque opinion 
contraire aux' institutions de not pères et à la foi ' 
ancienne de l'Eglise. J. Tv^Iiurbau, xvi». Je pren- 
drai la hardiesse de vous demander quelques 

doutes où Je vois beaucoup de personnes s'alwur-^ . 
■ter. Sat. IViénippée, xvi«.) . - . - . '. y^ 

C'est un homfhe qui s'aheurte^llement à ce qu'il 
s'est mis une fois dans la tête, qu'on ne le fuit ja- 
mais reventr. Acad. Nous avons vu comhien il (Da- 
vid) était prudent; nous le voyons écoutant tou- 
jours, et entrant dans la pensée des autres, point 
aheurté à la sienne. Bossuet. 

AHURIR. V. a. Déconcerter, jeter dans, le trou- . 
ble, interdire, étonner, stupéfier. ^ . 
(Du vieux mot français hurie, cri. 

Prennent partout comme ahuris 

Tentes et coffres. G. Court, xiv». ^ 

le lundt la troupe royale ■ m 

F^t gribouillette généraU ¥■ 

Aux environs de Montlhéri ; 
. Jen suis encortout ahuri. Martial de Paris, xv».) 
En vérité, j'ai dit comme cela, .tant j'étais ahu- 
rie de ses questions et de ses étourderies. M** n'E- 
piNAY. ^e vous assure que vous finirez par- inc 
compromettre ici. Tout vous aliurit, tojiit vous rend 
stupéfaits.sTu. Lellbrcq* ^ ' 

AI. «. m. T. d'hist. nat. Quadrupède qui se meut ; 
avec une extrême lenteur. ~^ ' "f 

AIDE. s.f. Appui, concours, protection. — Celui 
dont on tire aide et protection. —En matière fcc- 
clésiastique, Succursale.'^ Au pi ur.. Autrefois, im- 
pôt sur les marchandises vendues dans le royaume* 
— En architecture, Piîjcès de dégagement. — Fit 
terme de manège. Les moyens employés par le ca- 
valier pour manier un cheval. ^ 

(Aide se produisit d'abord sous la forme aïe. 

Tristan estoit .* ' . 

A grand'aier eux douloureux. Taibtah ls Léoxois, xii*. 

Jamais à son aie n'irons. J. Boobl, xii% 
Certes nous ne^vous faudrons mie. 
Toujours seront en tôstre aie. CHAststAtM oi Coccr, xni* . 
Dieu a cent miile aies. Proverbe gallique, xv*. i, 

Force je n'ai peur bien crier à l'aide. 

La minc 01 Navarrb, xn'.X 
Bn vain nous apj>elons mille gens h notre aide : . 
k'IUs ilB sont. piu5 il coûte, et^ Je ne les tiens bons 

Qu'à manger leur part de mouton. La Foktai:««. - 
Je n'ai que faire do votre ai4e. Molière. Un peu 
d'aide fait grand bien. Dieu me soit en aide. Alao'. 
AiDB. s. Celui, celle qui travaille, opère, sert cou- 
jointemept avec un autre. "— Adjoint. 

{Quand le roi eut enquis des nouvelles de Uri, 
commanda lui qu'il retoumast à sa maison, qi^ii 
y prist ses aîe^. Trad. de la Bible, in«. 

Ses aies envoie querre. Xl. bi Bmiut, xn*. 
Que Taide soit morde de trois bons chevaux au 
vwins. Gasto.>j Phoe^us, xiv«. Le jeune aventu- 
reux, le grand écuyer de France et le duc de Suf- 
^oll' avec leurs aides, tinrent le^as à tous vénans, 

IpB. DE LA BIARCK, X^I«, C.) ^,j' '«,,,, -. 

AIDER. V. a. Donner secours, prêter assistance, 
cpocouts. — Encourager^ seconder, servir, suppléer. 
•^ S'eBripk>ie pronominalement* 

Aiwa A. Contribuer à la fin. à l'exécution. ~-.^?- 
der à quelqu'un, lui prêter assistance niomeotaiiéo 
pour un objet déterminé. — - Aider à la lettre, sup- 
pléer & ce qui manque dans une phrase, etc* — fig.. 
Entrer dans l'intention restée obscure de celui qui 
pa^ ; altérer un peu la vérité.. 

g'ÀtDKR DE, Se servir, faire usage d'une chose. 

(Du Utlii ad, kj Qijtnare, aecourir. . 

Par amitié, bel sire < - *' ♦ / ^ 

Que vçm tMitM de HolUmd te introït. 

' Chanson (ic Roltand. XI*. 

Quand ele vit Arabie se cunfundre 
. A halte voiJ( s'écrie : Alex-nous, Mahum. Td. 

Porce que la malice d'attrui tavoit sitppfanfé, se 
le poott encore aider U charité, d^altrw'. Sai.nt 

BernaSp^xii*. :V. --'^ ; ''.:' .'.";■■'.'•'.'''■ 

tesus vous soit aidait. Graiudor Ôi Docai» xn*. 

Volontiers aidez à ceux'^que vous pouvez. Dits do 

Caton, XII*. Or, sommes-nous ^hommes, si nous ne 

l'aidons à prendre la ville^ Villehardouin^ xin% 

si de souhaits te sais aider, 

Hiche seras toute ta vie. Gactiir ai CoiNsr, xiii*. 

Bien est aidé que Dieuxeu^t aider, Prov. du XIII^ 

Il est matvenUt , • ;^' 

Qui de rien ne se peut aider...,, I<I. 

il n'est si grand mal qui n'aide, •'' > 

Ai bien qui ne nuise par henfes. V. w SAtNT-CLocn, «m*. 

...t. l'homme est vilain outrecuiUé, 

Quand il blasine celui de qui H est aidé. • 

UoCTRIJIAL lu SaCTAOK, XIII*. 

le grand doit le petit aider.. %to^itT i", ^m\ xiv*. 

Telnepeut 7 ^ 

fiulre.qulinouHpeuÂbi nxiider. Id. ->IRi 

AiUt-lvi, Dieu lijiidera. i. ok Uvkil, xt*. 



(i 




>. 



«• 



, ) 



-^^ 



AIG 



A oui Dieu aiçlc. nul ne peut nuire. Prov. com- 
mun, xv«. Les inclinations naturelles s'aident et 
fortifient par institution ; mais elles ne se changent 
guire^et surmontent, Montaigne, xvi«.) 
Serait-ce quelque choM où Je vous puisse aider T »«>♦ îiae. 
a* b\6» MDt mûrs, dlt-ll : aller chez vos ami» 
lies prier que chacun, apportant sa faucille, 
,Nous vienne aider demain, dès la pointe du Jour. 

La FpsiTAnii. 
Je t'aiderai, pourvu, que tu me fasso<i* payer de 
mes peines un peu grassement. Regnard. . C'est Iç 
faible des amis. du monde de nous vouloir aidof* 
selon leur bumeùr, et non pas selon nos besoins. 

BCSSOKT. 

Aidons-nous run et Vautr à porter nos f&rdcaux- YoltairIe. 

Aidons-nous mutueltement, 
lA Charge des malheurs en sera plus h^gère. Floman. 
Tout 8*ai(te mutuellement dans Tuniv^trs. Bosslet. 
La nature veut être aidée, fd. Je m'fàde daps l'es- 
pérance que Dieu jn' aidera ; et peut-être enfin bé- 
nira-t^il mes peines. Bossy-Rabutin. 
* AIDEUn. s. m. Celuiqùi aide. I 

{Je serai ton féal aideur. Assises de Jtîrùsa- 

1cm, xiii*. , ; I 

M. de V. écoutait, résumait et ne concluait pas^ : 
c'était un grand aidcur d'affaires. CuATKAOsniAND. 

AIE. interjection. Ëxcl^matjon de douleur. , 
■ Aïe ! aïe I doucement, Je vous prie. Mquâiib. ' 
En unc; opération qu'on lui fit une fois au pied, 
il se piqua de codistance, et de ne pas jeter un pau- 
vre petit aie. Talleuam des Beaux. 

A'E^L.. s. m. Grand-père, 

AïEL'x. s. pi. Ancêtres. — La génération passée. 
— Devanciers. , i. iz 

AïEUEEvJk'f, Grand*mère. * , 

(Du latin aviolùSy diminutif d*at;ti^^ môme sons. 
— Sa mère ou son aïeule^ ou sa bisaïeule fut serve. 

lîEAUMAN01R,\XIII«.) ^ 

Tout aïeul, penché isur le i)brcciu do ses potits- 
cflfants, conçoit mieux qu'un philosophe et qu'un 
grand moraliste la chaîne, doucement renouée des 
générations jet cet éternel recommencement du 
monde. Sain^te-Beuve. Vous vous appelez Vatol. 
rr Oui, Césat* Vatel, du nom de notre illu&tre aïeul. 
, — Ah çà, mjiis qu'est-ce que c'était donc que cet 

aïeul? — C'était un malin, celui-là Spras. 

L'amour de vo^ aïeux passe en vous pour man^ Boilbau. 

Ce que JQ préfère aux titres les plus vieu^, 

C'est que l'on lie soit pas gonflé de ses aïeux. La Chaussûe. 
Quelque rang qù jadis aient monté mes aïrux, " 
Lotir gloi ru d? lil loin n'éblouit pas mes yeux. Racike. 
Mais fusstifz-vous issu d'Hercule en droite ligne, ' ' \ • 
Si vous ne laites voir qu'une bassesse indigne, ' 
Ce long amas d'aïeux que vous dilTamez tous 
Sont autant de témoins qui partent contre vous. ïïoileau. 
oppose sains ceMe leur nom à leur personne ; le 
venir de leurs aïeux devient leiur opprobre. Mas- 
sillon. 1 ^. ■■•■ . ■ 
Il est de ces moftels favorisés des cieûx, 
Qui sont tout par eux-mêmes, et rien par leurs aïeux. 

. 1 ' V(u.TAiiue. 

Lé mi^ritc tient lieu des plas nobles aïeux. Dbstouoies, 
Qu'il ait de SCS aïeux un souvenir modeste. Kaci.ne. 

Il voulait- apptnndro i^ la nation que des services 
étaient préférables à des aïeux. Voltaire. 
Reconnalsspx-noùs donc. lits dos mêmes pères : ' 
Le sang de nos aïeux là-haut nous avouera. Lakartixe. 

AIGLE. 8. m. Grand oiseau rapace diurne, au 
regard perçaqt, aux serres puissantes, regardé 
comme le symbole de la force, de lA domination, de 
l'élévation, du génie. — Pupitre d'église en forme 
d'aigle aUx ailes étendues, pour soutenir le« livres 
de plain-ehant. ^^f. Enseigne, étendard. -^ Gou- 
Btellation de l'iiémisphèrc du Nord. -* Est paiement 
féminin en term<(s de blason. 

|Du latin aqmla^ même sens.) 

L'attitude de l'aigle est flèré et droite. Bvptoit. 
L'aigle a plusieurs convenances physiques et mo- 
rales avec le lion : la force, la'magiianiimltë, ta tem- 
pérance, l'amour de la solitude, les yeux étincélanta, 
les ongles crochus, l'haleine forte, le cri effrayant. 
Jd. Nés tdus deox pour le combat et la proie, ils 
(ion t également ennemis de toute société, également 
féroces, également tiers et difficiles à rédurre; on ne 
peut les apprivoiser qu'en les prenant tout petits. 
Jd. L'aigle a les yeux étincelants et à peu pri's de 
la même couleur que ceux du lion. Id, Les i^gles 
Ee tiennent assez loin les uns des autres , pour que 
l'espace qu'ils se sont départi leur fournisse une 
ample subsistance. Id. L'aigle tyrannise égale- 
ment les habitants de l'air et ceux do la terre, td. 
Ce n'est qu'aprt»s dvoir été longtemps provoqué par 
les cris importuns de la corneille ou de la pie, que 
l'aigle se détermine & les punir de mort. td. L'aigle, 
en s'éicvànt au-dessus des nuages, peut passer tort 
a coup de l'orage dans le calmb, tandis (jue Ici au- 
tres animaux sont battus delà tempôte. !d. L'aigle 
est do tous les oiseaux celui qui s'élève le plus haut, 
et ç^est par cette raison quolea anôicns l'ont appelé 
l'oiseau céleste. Id» .< " > " 

L algie, reine des airs, avec Margot la pie, 

Uinérentes d'humeur, de langage, et d'cspilt. 
Et d habit. 
, Travvrwiient uo bout d« pr«irtc. La Votni^f. 




m 




..ft 




On vit venir de loin les oiseaux en magniflquo a^v 
pareil, sous la conduite de l'aigle qui, aprOs avoir 
fait une pointe en l'air, fondit tout à cQ\xp au pied 
du phénix pour lui faire hommage , puis se gumda 
dans le ciel et s'alla perdre dans les nues. D'Aolan- 

COWRT. 

L'^algle superbe au séjour du tonnerre J 

S'élance, et soutenant son \ol audacieux.- .,», , 
^«{uble dire aux mortels : Je fuis né sur l'a terre. 
^ Mai^ Je vis dansées deux. Lamaetinb.. 

8uhi dans son vol !' aigle superbe : 
Il amrontç l'édat d'un sàleil radl^x. DAooR-LonMUN. 
L'uiseau de Jupiter, aux prunelles de flamme, ^ 
Sur l'aride sonuuet d'un rocher sourcilleux 
S'arrête..... Rodchbr. ^ ■., 

C'est parmi les rochers que l'aigle aux yeux de lïammi 

S'essaye k l'empirq des nirs. A. GoinAcn. 
J'ai vu en ma vie biéq dos hiboux se croire aigles. 
Voltaire. Moi, quo"^ vous méprisez tant, je suis 
l'aigle : on no juge de rien sans avoic- regardé la 
mine que je fais. M"»« db Sévioné. Ce discours est 
do ma pauvi^ tante, où jlétais l'aigle de la conver- 
sation. /r:/. , 

L'aigle d'une maison n'est qu'un sot dans une autre. 

ne nos plus grands emplois on le trouve capable: 
C'est un aigle en arrairCi une léte admirable. Al. Duval. 
Tout cet attirail do la vio matérielle n'est que la 
cage, dorée quelquefois, mais toujours bientôt bri- 
sée, de cet aigle éternel qu'on appellç l'âme. G£iu)in'. 

L'humanité. '. . ....,...;.'. - . ? 

C'est l'aigle rajeunie qui change son plumagç, , 
Et qui monte arironter, de nuage en nuage, 

De plus hauts rayons du soleil. LAyAmw^B. 

AIGLETTE, AIGLON. T. de blason. V. Alérion. 
AIGLON» s. m. Le petit do l'aigle, 

L'aigle .... / . . 

Eprouve sc->> aiglons ft l'éclat du soleil. DnM^ur. s. ■: 

Il prit sojn vol, et s'éleva de ternes en temps comme 
un jeune aiglon, pour essayer à regarder la'^ lumière 
dans sa source. Flécuier. 

11 ue resta personne 
Delà geot marcassine et de la gent aiglonne. La Fo^TAI^-B. 

AIGRE, adj. Piquant au goût, acide. — De saveur 

acre, désagréable, nauséabonde. — Aigu, perçant. 

— - En peinture. Sans harmoiîie, discordant. — Au 

moral, Acariâtre, revôche, rude, fâcheux. — s. m. 

Goût et odeur aigres. . 

(Aîgre^du latin acer, acide; dti grec akâ, pofntc, 
s'est employé pour vif au flg. — C.est l'heure où 
un oiseau a plus aiare fai'\ Modùs et Racio , 
xiii«. Quand nouvelles f\irent venues en France, 
si furent, plus émus etplus aigres à partir de leurs 
maisons et aller en Espace, ^roissart, xiv*. Si 
les uns mon&'troient chère hardie en l'approche, les 
autres aussi monstroient le courage aigre pour les 
rebouter. G. Ghabtellain, xv«. // commença trU- 
fer cl moquer^ maintenant les uns, maintenant les 
autres, avec brocards aigres et piguans, comme 
très-bien ^avoit le style. Rabelais, xvi*. // sem- 
ble à d'aucuns que nous soyons médisants et trop 
aigres en /y«;p/e.9. Caiain, xvi«. Les femmes, ot^ 
dinairement, sont plus aigres et pkus colères que 
les hommes. Amyot, xv!». Un homme si aigre et si 
chagrin à censurer les autres ne'peut estre excn'e 
par l'ignorunce, laqitelle ne sert qu'aux humblej. 
Saint François de Sales, xvi«.) , 

Je vous prédis la pareille aventure 
Qu'à mon. cuusin le marquis de .tlarmuro^ ,, 
Sa femme ôtait aigre commis un verjus; V , < .. 
Mais, entre nous, la vOlre l'est bien |>lus. Voltairs. 
Sa femme était ua esprit aigre, qui se croyait 
une oierveille, et qui\ de plus, était mal timbrée. 
Saint-Simon. Il y dut. quelques moments où la' 
reine contrefit la aoux;c, et elle ne fut ]:uaAis plus 
aigre. C. de Retz. NJo suis plus confiante et 
moins aigre que vous, Baluc. Ce dernier avait 
l'esprit étroit et dénigrant. Je ccpur \iainoux, le ca- 
ractère aigre. Chatealoriand. Il se fit sur ce sujet 
deà écrits tr6s-aigres. Bossue^. 

AIGRË-DbuX,^pi]CE. adj. Qui est d'un goût 
aigre et doux à la fois. — Au fig., Mé|é d'aigre et 
do doux. ^ dit du tpu, du stylo, dçs discoun, de 
l'humeur. 

Ujtê animaux diver$, les planée», ioug Ut biem ' ' ^''./^\' 
petsouê tainain, amour, lu gardes et tnainHeiut, ' ' 
Bi dite feux aiffre-i/lmiM que ton bel at^deuerrt, 
yaitant tout engendrer, le tout tu entretiens. Uaif, xvi*. 
Aigre-doux et malaisé à çonfenf^r est le diQlouille- 
ment delà curiosité. )\MYOTt xvi",m, A la jouis- 
sance des voluptés mêmes, les rois sont de pire 
condition aue tes privés, cfautant qwf l'aimnce et 
la facilité iettr oste l'aigre-douce pointe que nous- g 
trouvons. Montaigtsk, xvi«: Lamour est aimi 
aigre-doux. Saint François de Saj.es, xvr.) 
Il m'a reçu d'un air qui tient de l'aigre-doux. llEnnAiiD. 
Elle commençait déjà à prendre un certain ton 
aigre doux qui m'a fuit rengainer nton compliment. 

DA^C0LRT. 

AIGREFIN. 8. m. T. de mépris. — Fara., Cheva- 
lier d'Industrie. 

AIGRELET, ETTE. adJ. Un peu aigre, au propre 
et BU figuré*-' 

{Avec elle il guérit la plaie de ses ai^jrcl^Ues 
(foM/et<r*. J. Tahurmu, XVI'.) 



AIG 






pardonnez h. cotto petite digression un peu aigre* 
létté. Voltaire. . 

AIGREMENT, ndv. Avec aigreur, avec amer- 
tume, surtout au figuré. 

' (Aigrement a signifié vivement, avec ardeur. -^ \. 
Et les comhattoit moult aiarement. Faoissart, 
xiv«. Finalement ceux de Sedan ne purent por- ' 
ter le faix des assaillons, mais furent reboutés 
aigrement en leur fort. G. Ciiastellain , xve. Le 
comte de Charolois aigrement porta au cœur son 
injure.^ Id. Saint Paul le reprend aigrement. . 
Calvin, xvi«, c. Cnton l'A ncien, en haranguant de- 
vant le peuple romain, reprenait mgrement son 
intempérance. Amyot, xvi«, m.) 

Ce que vous ne débattrez pas aigrement voua 
sera toujoui-s accordé parmoi. BEyiUMARciiÂis. ^ 

AIGRëMOINï:. s. f. T. de botan. Plante rosacéti 
à fleurs jaunes. 

On emploie l'aigremoinc en gargarisme contre 
les maux de gorge. AcAn. 

AIÇREUfORE. s. m. Espèce de charbon pulvéribé 
propre aux feux d'artifice. 

AIGRET, ETTE. adj. Un peu aigre. 

(Chascunn'esipQ» §n tous Ks faits discret: 

Si j'ai rien dit qui vous soit trop aigret. 

Je vous supplie qu'il me soit pardonné. G. Alexis, xv*. 

Une femme fort aigrette . . 

Dit qu'à vous elle s'en plaindra. La heinë de ^AvAnjtE, xrrJ 

AIGRBTTE. s. f. Espèce de héron blaiic qui a 
SUT la tCte unc plume blanche et droite, ainsi 
nommé de sa voix aigre et rau(|ue. — Faisceau d(3 
plumes effilées et droites qui orne la tote de quel- 
ques oiseaux. — Houppe, ijanache, bouquet de 
])lunîes. — Sorte de pompon de crin ou de plumen 
qui se met à la cOifl'ure des militaires. — Boufjuet 
de diaifiants, de perles, disposé cnfonrie d'aigrette. v 
— pinceau de poils ou filets déliés sur les graines 
de certaines plantes. — En pliysique, Aigrettes lu- 
mineuses^ faisceau de rayons lumineux, divergents 
entre eux, se détachant dés pointes et dëi extrémi- 
tés anguleuses des corps électrisés. 

Une aigrette mobile et légère, peinte des plus 
richojs couleurs, orne la tète du paon et l'élève sans 
la charger. Bijffon. licurs grenadiers ont des caci- 
ques de cuir noir, surmonttë d aigrettes blanches, 
noires et rouges, semblabj[es à des plumets; c'ciit 
de la laine frisése, montée sur des fils de fer. C. m: 
Saint-Pibrrb, ^V , 

rne olsroltemo1)ilo, aux rubis ondoyants, 

Orne son tu rl)an vert, respects* des croyants- BAivTuÉLuiiv. 

Quoi! LIéette, est-ce vous?» ,.. 

Vous, avec unc al frretlel RinApoEn. 

Les seigneurs sur leurs tiUcs 

Ayant chacun un plumaii. 

Des cornes ou des aigrettes, , , , 

Cela causa leur malheur : > ' 

Trou, ni fente ni crevassé 

lie nu large assez pour eux. jLa F«ktai>ip. 

AIGRETTE, ÉE. a4j. T. de botwi. Poun'u d'ùuo. 
aigrette. " . • ^^i , ^ ,i « *'. t,<..,; 

AIGREUR. B. f. Qualité deee qui est aigre. -^ 
Fm., Amertume, disposition d'fi»pnt et d'bunicur. 
qui porto h offop^er les autres parades paroles pi- 
quantes, malvoiiliuitoa. «^ MésintelUgcncc, — Sen- 
sation aigre» ^-^Itapports quo causont Ica alimènlp 
mal digérés. — En tormca de gravure. Tailles où 
l'eau-forte a trop mordu. 

(Le due.,, prit aigreur encontre son fils. Q» Ciiil^ 
TCLLAiN, XV. ;: . UVU)|.;.)/ 

Princet, pense* ù toutes cet aigreurs. C. <..)qi.iui.art, xv». 
Meilleures innt le^ aigreurs et pointures de Vami. 



J 




lors en dé telles aigreurs que npitt dontnns bien 
qu'elles n' agent ontrepaasé (fun eosté la prudence ' 
et de C autre le devoir H la raison. Sillv, xvr, 
XVII».) ' •■'•■■■■"," ."•.■.Ti.., vij'ï'irî il'' 

C'était Mécénas qui tempérait la ctalcur des 
pas-sions d'Auguste, qid adoucis^ailt les algreui*?? de 
sou esprit. Balzac Nulle parole d'aigreur ni d(^ 
raillerie ne s'entendra parmi vous. Bossi;bV. 11 
vaut mieux garder 16 sllience qu<î de parler avec 
aigreur. LtSAaSi Coihbién d'aigrcurfli naissent sur 
un mot , eror l'oubli de qwelcjuivs égards. T< noor. 
Par cet esprit d'aigreur, on ne wvpirait'^ne la 
rupture. BÎMaukt. fl y a do feintes douceurs, des 
douc^rs dédaigneuses, pleines d'une fivrtiS ca- 
chée ; ostentation et afTectatioh de doueeur piuH 
dcrsobliflfDanto, plus insultanto quer l'od^rn^ur tWcla- 
rée. la. La Provi)d<;nc^ travaille wcri temont îi 
nous rapprocher, ^ct pose ^» fondements (^, récon- 
ciliation et de paix au milieu des aigreurs e{ (les 
dispute.^. Id, ; ; . 

AïGUth. V. al Rendre , faire doyonir' oiçrc. 'r- 
Fip., Irriter, cxa^pén^^r, mettre en mésinfrlliçcnce. 
— Brouiller. — S'emploie proi.*ontinalci^c'rtti * 

(î.a peur de perdre les téinmid et aiorit. Al. si: B«hiiayv xn% < 
Nous n'aigrîmes rien dans V émotion de Charles de 
Bourgogne contre le roi, mitis adoucîmes A ttOstr-e ■ 
|>oui;oiV. Commîmes, xv", XVI». 

Le mal t'aigrit- Ct. Mabot, xn». 

.... ) 5 




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34 



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Tous les jours on lui disoit {à la reine m<W^ qucl^ 
que chose de nouveau sur ce sujet, pour l aigrir 
contre moi et me tourmenter. MAncoEiiiTK de 
Valois, xvi». Si vou^ le pouviez fiiire départir de 
ses opiniâtretésyle ranger dans la complaisance... 
il se retireroit entièrement des choies qui lui ui- 
grissoient le plus Vesprit, Sullï» xvi*, xvii».) 

Jo connais trop votre sensibilité ro""* ne pas 
craindre d'aigrir vos peines. J. J. Roi]88K.\u. Les 
c^insolations indiscrôtcs ne font qu'aigrir les violen- 
tes afflictions. Id, 

SI le mal vous aigrit, que le btenrait tous touche. lUci.^s. 
Vous saVez que sa bile aifisez souvent s'aigrit, 
Qu'il peste contre voua <f june belle manière. MotièaB. 
ga doukur est Injuste. Ci toutes les raisons 
Qui ne le flattent point aigrissent ses soupçons. Raciks. 
Les bienfaits qui ne ramènent pas un ennemi ne 
eerveiU qu^à l'aigrir. Duclos. Si vous le voyo/^, 
appliquez votre baume consolant sur son esprit 
très-injustement aigri. Yoltaiab. Cela no servira 
qu'à aigrir les affaires. Acad. En contrcdibant de 
certaines opinions, nous clioquons plusieurà per- 
sonnes et nous les aigrissons. Nicole. Des chan- 
Roii» pour exalter, des libelles pour aigrir. N. Lb- 
uenciER. 

Gagnons, (lersuadon?, n'itgrfasons point lt>6 cœniv. 

M. J. CaiiiiBR. 

Plus on avance en Age, plus il faut écarter do son 
cœur tout ce qui pourrait l'aigrir. Voltaub. Je 
hîs prie de no croire pas que, pour condamner 
leur erreur, je m'aigrisse contre leurs personnes. 

BOSSUET. 

AIGU, U«'J. adj. Terminé .en pointe ou en tran- 
chant. — En termes de grammaire. Accent aigu, petit 
accent qui va do droite à gauche (') et se met sur 
Vé fermé. — En géom.. Angle aigu, moins ouvert 
que l'angltî droit. — En botan., Effilé, qui se ter- 
mine en angle tK^s-aigu. — Fig., Clair, aigre, per- 
içant, vif, pi(iuant. — En termes de médecine, Aiala- 
di" aiguë ^ maludic grave dont la marche est rapide 
et qui se termine promptcmont pur lu guérison ou 
la mort. 

(Aigu, du latin acutus^ a été pris d'abord au pro- 
pre et a passé bien vite au flgu ré. y\ 

Et lancent daràn et pieux aigus. Rodidt Wace, xu*. 

Vn peu He mal, ou fièvre aigui , 

' .....l'ait ton visage pâlir. ^ ! 

Le Uiche Homme et le Ladre, xm». 
Idoh entendement n'est pas encore si éclairci ni 
aigu que j'c puisse bien comprendre ce que tu veux 
conclure par ces sigties. GersoN, xiv«, xv«. Le roi 
Louis XI... .femhloit aux nmlxissadeurs anglais im 

Uics-.^uhtil et nierceilleusement aigu esprit. G. 
CiiASTELLAiN, XV», m. Je connais que son entende- 
ment participe de quelqUe divinité , tant je le vois 
aigu, siJjfiljprofond et serein. HadeL^is, xvi', c. 

. La vivacité aiguë de son entendement lui suggéroit 
mati ère fi e contredire et de mettre en avant des 
doutes; tn ^c'es toit sans estre fascHeux en ses pro- 
positions. AM\ga', xvi», m. Jamais homme ae la 
qualité d'Ahailard ne fut d'un esprit plus aigu et 

^ plus remuant. Pasqiier, xvi«, f. Plus un mauvais 

" iliot est aigu, plus il pénUre en nos ctumrs. S.iiM 
François DE Sales, x VI», ^) 

.C'est à regret qu'on volt cet aiiteur si cttcrmonl, • • 

l't pour mille bcaut traits vanté fiijBRtemenl, . 
r.h«T5 toi toujours cherchant quoiqne flneesc alpruft, 
Vrf'-srntcr au Ioct«nir sa pcns<V> anibliruè. Boilbiu. 
On a pu remarquer parfois dans les pages graves 
de M. de Ch&toaubriand quch)ues mots aigus qui 
font mine de sortir du ton, et qu'un goût scrupu- 
leux voudrait rabattre. SAkM-«>BEi;>E. 

MGtADE. S. f. T. do mariiîo. Trovision d'eau 
dotice (juç l'on va prendre sur b rivuise de la mer 
potir les bâtiments. *— Endroit cCi on peut faire ai- 
gu ade. 

AlGUAIL. s. m. T. de chasse. Rosée, petites 
gouttes d'eau qui demeurent sur les feuilles des 
herbes et des arbres. , , .. / , 

AIGUAYEIL V. a. Baigner, laver, remuer dans 
l'eau. 

AIGDE-MAniIIE. S. f. Pierre précieuse d'une 
couleur semblable h l'eau de mer. ' 

AIGUIÈRE, s. f. Pot, yçL'G pour mettre dcrcau, 
à anse et dont le bec est fort ouvert. 

(Dérivi^u vieux mot aiguë, eaù.) 

AlGtlÉRÉBr s. f. Oe que Contient -^ftib aiguitiio 
pleine. 

A1GU1LLADE. s. f. Gaule dont }cn labourours et 
le;* voituriers se sorvcni |)Our piquer loui'sJi>œufs. 

AIGUILLAT, s. ra. T. d'iiisi. nat. Espèce de 

cliicn de mer*' -• •.■■m ..• . -^.i.fr'M ,»-, t'>*-:-i.., 

AIGUILLE, s. f. Petite Vwgé d*àcfcr, pointue 
par un bout, percée par l'autre, dont on se sert 
pour coudre, pour broder, etc. — Différentes po- 
tilcs verges de rcr ou. d'autre métal, servant à: dlff(> 
rcnts u^a^cs, — PWnçon. — Clocher, pyramido, 
obélisque.— Nom de divor., poissons de mcr.~ Dij- 
t>uter sur fà pointe d'une aiguille, «icvcr des con- 
t«5tatH>rt8^ttlr des niaiseries, pohulllcr. — De fii 
en aiguille,, de propos eh propos, en passant d'une 
c!io*;e ft une tiutrc. 



\ 






' :■ .^ AiG . ■■•>■; ,- 

, < . 

(Du latin acicula^ diminutif àlacus, pointe. 
Son pa\f9 ne priu une aiguille. Pa. »Iot:«Bt, xui*. 
l'or lemam n'ait plu» une aiguille. Efsr. des Champ», xw\ 

Le duc Chartes tenoit en grand travail ses gens de 
financrs, etséoit avec eux, comptant et ralottant 
et cnlcnlant et ordonnant de fil en aiguille. G. 
CuASTELLAiN, XV». Que seroit'te si tes plaids n'es- 
toient conjoints avec tant de misères ? Il est cer- 
tain que le Poitevin , .qui anciennement ne for- 
geoit qu'un procès sur fa jointe d'une aiguille, et 
maintenant en forge demi douzaine, en forgerait 
un quarteron pour le moins. H. EstiEnne. xvi*, m, 
L'hos te pensant bien enfiler son aiguille, n éparond 
rien pour traiter friandement son monsieur, Eu- 

TRAPEL , iVI«, W. 

On n'avolt point (le peur qu'un procureur fiscal 
Formait sur une aiguille un long procis-vcrbal. 

Hibo.MBn, XVI*, xviiv) 
La vertu qui convient aux mëres du l^niillc. 
C'est d'ôtrc la prcmlt're h manier l'aiguille. Possatid. 

Cotte pauvre femme n'a d'autre bien que lo produit 
de son aiguille. Scriob. 
laissc'toi consoler par l'aiguille ouvrière. V. Huiio. 
Je vais defil p|i aiguille, tout simplement , comme 
aété mavie Mfjour en jour... A. de Vici^vi La 
perte de Ka vi<^|lst imperceptible :. c'est l'aiguille du 
cadran que notis ne voyons pas aller. M*"* I)E Sé- 
viGNÉ. Vous ne vous soutenez plus que sur la 
pointe d'une aiguille. C. de Retz. 

Chercberresprlt dans un ^ramc, ..' 

Le bon sens dans un roman', ' 

L'Iionneur clK'z un cliarlatan, 

Ah I c'est clicrclicr une aiguille 
Dans une botte de fitin. Désaugibrs. 
J'ai des raisons, voîs-tu.î — Vous ncj^uvcz p^s mo 
les dire? — C'est sur la pointe d'uneJàifjiille. Tu. 
Leclerco. 

AIGUILLÉE. 9. f. Toute la longueur de ifil, de 
soie, etc., dont l'aiguille est enfilée pour coudre. 

AIGUILLETAGE. s. m. T.' de marine. Travail 
pour aiguillctcr. — Action d'aiguillete^; résultat 
do cotte action. 

AIGUILLETER. v. a. Attaclicr les chausses au 
pourpoint avec des aiguillettes. — Se dit surtout 
pronominalement. — En termes de marine, Joindre 
ensemble, au moyen d'un petit cordage, deux ob- 
jets qui ne se croisent pas. — Ferrer un lacet, y 
attacher Une sorte d'aiguille. - 

AIGUILLETTE. S. f. Cordon, ruban, tissu, etc., 
ferré varies deux bouts, pour servir d'attache ou 
d'ornemem» — En termes do marine. Petit codage 
d'une certcïinc longueur servant (a aiguilletor. — 
Fig., Morceaux de peau ou de chair arrachés ou 
coupés en \6n^. — Nouer Vaiguilleitef faire un pré- 
tendu maléfice, qui avait, disait-on, le pouvoir 
d'çmpécher la consommation du mariage. 

(A signifié d'abord petite aiguille. Et fut adviié 
que si le butin estait porté au prix d'une uigwî- 
îette, cfiacun s'en attendrait à son compagnon. De 

BUEIL, 

oit l'o 

cherch 

freursi 

l'àutr 

que ». 

en 

clum 

tirer 

son c 

coup 



n'entendait que 



oni 



aigui 



// répondit en langaae de lanternois 

mdoit que le haut allemand. Ce fW ù 

r de toides parts interprètes et dechif- 

dénoucurs d aiguillettes et aidres gens de 

monde. Eutrapel , xvi«. Faire ne se peut 

tre édit ait lieu san^i que /e» magistrats qui 

la charge soient entre le iwiiHet et l'en- 

et le peuple, tous les jours diviséx^oit à 

'un contre l'autre à oui sera le mMslrà de 

mpngnon ; comme si c estait tous les jours à 

r aiguillette. Mém. deCondé, xvi«.) 

AIGUILLETIEIL s. m. Artisan dont le métier 
est dé ferrer les aiguillettes et les lacets. 

AlGUILLiËfL s. m. Petit étui pour mettre des» 
lies. 

A^Gt'lLL05î. s. m. Pointe de fer an bout dHin 
bâton dont on se sert pour piquer Us bœuraj 
^ l^etit dard à l'extrémité dei'abdomcn des nbrilf 
les[d« guêpes V etc. —En botin.. Piquant adbéreiyt 
lement à l'écorcc de rarbre\- Fig., Tout ce qui 
, incite "à quelque choio. 

{L'abeille a la douceur dunfiial et la pointe de 
il Ion, Saint BER.nAiiD, xii«. 

Si m portoU mie atguHlon 
Poursapauvre ffcnl aiguiller. Pu. Mot;ftutt, xiu 
l'-aiguHlonQul point vivement;'^ 
cent te désir. At. €lUBTnn^r^xv•. 

Et ce n'est point cette maison de fiourgottftè .ti*f//l? 
à qui Dieu ait donné quelque aiguillon. CoM&ki:\KS, 
xv«, xvi«. Gens.,, àien nés, bien instruits..., ont 
i)<w nature «n instinct et aigtillon qui toujours 
les pousse à faits veiiueu.r. Radelais, xyi«, c. 
L'on n'eust pas qjouié foi à tyostre dire, ni à vos 
serments, comme on Va faU à la lettre que vous 

baillaaies sans cela' cette maligne guespe nous 

êust tous deux piqués de son aiguitton, Henri IV, 

XVI». 

A ul ai^iiUon divin rHève texn- conrags, ,■ '\ ' 

HlUiMER, «n«, «T«»,) 



se 



laiguii 



Si lo système de Law, par le jeu qui en fut la 
suite, ruina autant de familles qu'il en enrichi^, 
d'un autre côté, il réveilla la nation de sa torpeur 
et lui enfnuça mille aiguillons dans le flanc. G. 
Sa.\d. Vouloir conxîiller ce brave hoinnje, c'cbt 

. 'Ai . ■ 



AIL 

donner du poing «*tntre l'aiguillon. Davas-TThiaud. 
Une dévorante inquiétude le pressait de ses aiguil- 
lons. G. Sand. La ialousie sert plus souvent do 
poignard que d'aiguillon. Id. L'émulation est un 
aiguillon à la vertu. FéNELON. La louange des belles 
actions sert d'aiguillon à la rertu. D'Adlancgurt. 

AIGUILLONNER. Y. a. Piquer un bœuf de TaU 
guillonpourle faire avancer. — F'g., Auimcr,prcâ« 
ser, exciter, stimuler. 

(Aiguillonner a pris bien vite lo sens 6guré. 

bien les aiguillonne et attise . ^ 

. Laconvoitisedeceiiwnde. GAirriin di Coixti. xm*. 

Par louann^e, nourrice de vertu, son^, les cœurs 
aiguillonnes. J. du Bblizay, xvi'. Les apparenncs 
dont il nous paij/soit n'estaient que pour leur causer . 
de la jalousie et les aiguillonner et txchercher, C. 
DU Perron, xvi«.) 

C'est un homme lent et paresséiix, il faut un pou 
l'aiguillonner pour le faire agir. Acad. Dites si 
vous avez jamais vu -lutre chose en moi qu'un 
homme actif, quiuid il est aiguillonné, paresseux et 
stalçnarit après l'orage. Bealaiarciiais. C'était un 
homme d'esprit net, lent, paresseux, mais (lue 
l'ambition, l'amour du gain niguillonnaiont. Sai\t- 
SiMON. La religion' aux 4^tats-Uuis est souvent 
impuissante à retcjiir l'homme au milieu ùtn ten- 
tations sans nombre que la fortune lui pré.sénté ; 
elle ne saurait itiodérer en lui l'nrdour dcs'euiicliir 
que tqjpt vient aiguillonner. De ToCQUEviLLE. 

AIG t'LSE.MENT. s. m. Action d'aiguiser. 

'AIGUISER. V. a. Rcndi-c aigu, plus pnîjitn, plus, 
tranchant. — Acércr, elliler. — Fig., lîendrc pluî 
vif, plus pénétrant, plus blessant. 

(Aiguiser «'est employé anciennement au pi-opnî 
comme au figuré. 

Tybert retome, si 8'arreste, 

Vers Renart a lorné la tente. 

Et va SCS tmglcs aiguisant. P. de Saint-Clovd, xin* 

liienont leurs langues aiguisées, 

Vui ont des vawles puisées . .- . ' 

Esescrilsdelavérité: Guiot db Pnovi.^s, xin*. 

Grand bien en disent...... 

Pour, aiguiserles médisants. GAirriRn dk Cois*i, xiii». 
De tout ancien temps, pour tout le monde et en 
toutes nations, peuple naturellement murmure et 
aiguise ses dents pour montre et accuser ses goa- 
verneura. G. Chastellain, xv*.) 

Le travail aiçùise l'appétit. J. J. Rousseau. Là , 
nécessité aiguise l'esprit. Acad. Son esprit natu- 
rellement vif et perçant s'était encore aiguisé dans 
les aiîaires. L'abué de Choisy. Toutes ces ditlicul- 
tés ne. servirent qu'à lui. aiguiser l'esprit. Lesaue. 
Montes<iuicu a. aiguisé son livre d'épigrammes. 
Voltaire. \ : 

D'avance il aiguisa tous les traits qu'il ddcoclic. 

Et tout son esprit dauJou»;J'lml , 

Liait en brouillon dans P4 poçhe. Dkuh.b. 
Au lion do fados (!*plprran»m<*tî, » 

Qu'il aif^iiiso un couplet gaillard, Ré]«anoer. 

Osez tout, ô ifféchants esprits; attaquez, pressez, 

accablez ; aiguisez vos langues malignes. Bossuet. 

Aiguisez vos P'iches, l'emplissez votre car(|uoi.s : 

voici la vengeance du Seigneur. Id, 

AIL. s. m. Espèce d'oignon d'une odéun et d'un 
goiU très-fort. — Au pluriel , aulx. Les botanitaics 
disent oiVff. ■' \ 

(Du latin û//tttm^ d'o/fnf/sentiri 

.Vf lui valentjuk ail tirestoUs ses garniment i. l^oo;:!., xu*., 
Femmf^qui, jeune. ... 
le Jeu un petit 
Encoix y prcnd-elte Ofipétil ; 
Le mortier sent toujours les aulx. G^ CoQUtiar.T, xv.) 
11 n'i'taU cinbrc, Il n'était ilcur 

Qui ne ITit ail au prix. La Fostai.<«b. r\ 
TU peux cliolsir ou de manger cent aulx ^ \ ' - 

Ou de sounVir trente tK>n8 cou^ de gaule. Id. . 

AILE. s. f. Partie du coq)» dos oiseaux, do quel- 
ques mammifères et du plus grand nombro de.^ in- 
sectes, (|ui leur sert k se soutenir dans j'air. — l)a:is 
les saintes EcrituroK^ L'aile, les ailes du Seigneur, 
la protection de Dieu. — En termes do cuisine, 
Partie charnue d'im oiseau depuis le haut de l'ev 
tomac Jusque sous les cuisses. — Par analogie, Lct 
ailes d un moulin, d'un b&timcnt, d'une armée. — 
Les ailet du nez, les deux parties du nez formant 
lo côté citériour dos narines. — En archlt., Ailr< 
de mouche, les ancres employées aux angles d«vi 
cotftes de cheminées de briqui!&. 

[Aile, du lathi ala, est chtré anclouncmcnt d^ns 

le langage au propre et au figuré. 

^'e peut^aire haute volée. \ 

Oiseau qui aune aile vole. RucLct du MoJk.m», xm'. 

Et tou jouis nous, tiendrons sur aile et jcntre nus 
batailles en aguet^ pour voir comment il\ se main- 
tiendront* FnOISSART, XIV*. -, 

U roi veut ♦•*, 

Mettre ses gens encontre les Angtii s- 

Et assii'fierCatnis elle rivage ■ ^ ^' 

Tous ne tMmrrontjHis deçà Vf passer 

Si telle jHunte leur est de iaiie vstêe. Eun. des fiiAiini, xv*. 

C'est foli^ de vouloir voler sans ailes. GAsn. MH'* 
niEn, xvi«. Je. ne le puis si peu racointer que je 
n'en tirje cmsie*ou xilc, Moniaicm:, .\vi», f. Ct- 




\ 






, A 



•,.^ 



\ 



' AIL 

lui'là un U voit aller à lire d'aile d'un vol haut et 
ferme. Id. Nous nous^ietton^ sous les ailes dv 
vostre protection, Sully^^', xvn*.) 
Dès que lo falb:o plseau peut cssayet ses «lies, ^ 

Loin du »eln dp sa naôre (1 vQle sans appui. Labnm. 
..... L'oiseau, touk do Iteu, d'arbre en arbre élancé, 
Poursuit, atteint, saisit, relâche sa femelle, 
l'atuque de nouvean, l'agaoe et bat dé fane. CaiMT. 

Là, batunt l'aile et chantant sa viot^ii^, 

II développe, enivré de sa gloire, 

Un beau plui^iage en cercle épanoui. KlAuntApK. 
Mon cher ami, J'en al dans l'aile, % 

Je suis perdu. FcAnnoM. 

Il en a dans l'aile depuis im certain Jour qu'il vous 
a vue nu Louvre. Mf.niMKE. Bla princesse, vous 
voyez un seigneur <}ui en a dans l'aile. Liîsage. 

Quelque chose t'alllige. 
— Vous r»ve2 dit : J'ai doTamour. — Tant mieux! 
Voyons, qui t'a donné dans l'aile t BiAnvoNTBt. 
Mos odes, c'est l'Instant de déployer vos ailes. V. Uuoo. 
Il faut voler au ciel sur des ailes de naiumo, 
Le désir et l'amour sont les allés de l Âme. LiM^nriNK. 
Son àmc peut déployer ses ailes à toute heure, pour 
s'envoler d^ins l'espace vers les pays rûvés. M^f de 

CilRARDlN. 

J« sus, prenant l'essor par des routes nouvelles, - 

lliever assez haut mes poétiques «îles. Roilkau. 

Si tu veux t'envolcr aux s|»héros éternelles, 

rot'te aventureux, laisse croître tes ailes. hkCMxvuuxviat. 

Ce magistrat se taille des ailes pour voler bien haut. 

^'OLTAInB. Il vola bientôt do ^es propres ailes et 

par son mérite devint aecrét aire d'Ëtat. L'abbé de 

CnoisY. • ' 

Jl' vous protégerai, Je vous prends sous mon aile. 

Al. DuvAi. 

Il est accoutumé avec Dieu, il nç connaît que lui ; 
il est né, il est crû sous son aile. Bossuet. On a 
beau être porté sur les ailes do la fortune, la féli- 
cité 80 trouve toujours placé^ plus haut que nous. 
Massillo?^. . ^ . , 

lion amc agraildté, 

Sélançnnt d'une ailû hardie, • • 

Uo la terre a quittons bords. Malfilatrc. 
Sur l'aile de là mort mon ûiue au ciel s'envole. I.A«.vnTi.>(c. 

..... Mon Dieu, veillez sur cUc'l 
Ange du Tout-Puissant, couvrez-la de votre aile. hl. 

Seigneur, couvrez-moi ée vos ailes. Acad. • 
AILÉ, ÉE. adj. Qui a des ailos, ou quelque chose 

qui y ressemble. 
On voit avec effroi arriver ces nuages épais, ces 

phalanges ailées d'insqctes affamés^ qui seu;blcnt 

mcnacci* le mondo entier. |]uffon. 

AILERON. B. m. Bout de l'aile d'un oiseau. — 
Nageoire do quelques poissons. — Palet to des roues 
d'un moulin à eau. 

AILLADE. s. f. Sauce faita avec de l'ail. . 

(C'estoit une puante haleine qui estait venue de 
l'esfomach ct^Pantagruet, alors qu'il mangea tant 
£i'tfi7/ûrfe. Rip'Ais, XVI*, c.) . 

Il vous faudia choisir, après cela, ^ 
Des cent écut ou de la bastonnade, 
Pour suppléer au défaut de l'ailladc. J.A FoMAiMt. 

AILLEUBS. adv. de lieu. Dans un autre lieu, 
dans un autre endroit, dans un autre passage. 

D'ailleubs. D'une autre cause, d'un auti-e pria- 
cipe, par uji autre motif. — De plus, outre cola. 

(Du latin aliorsum, dérivé d'aliàs. 

Ailleurs ne m'en veux plaintive. Ta. n* Navarri, xin*.) 

Il me lit d^jM^its d'histoire, il cherche à m'in- 

tércsser; mais cela ne se peut. Je suis ailleurs. 

DiDRnoT. J'ai lo cœur pris, j'aime ailleurs. MAni- 

VAix. Gardez le secret jusc^u'à ce qu'il éclate par 

ailleurs. Bossuet. Ces deux capitaines, d'ailleurs 

' si sagf^s et si expérimentés, n'étaient pas assez se- 

• crets dans leurs entreprises. Fénelon. [ 

AI&IARLE. adj. Digne d'ûtre aimé. —Qui attire 
l'amour, l'amitié, — Plaisant, agréable, courtois. 

(Du htin amahilis. — Monseigneur Deleian fut 
courtois et aimable et gracieux. Pu. dk Navarre, 
xiii«.) . \ ; 

Une belle fim ne est ahnable dans son naturel. 
• > La OnuviiaB. hcJon ridée quo jo uio fais de la per- 
•.>onne et do l'esprit do Pauline, elle est fort pi- 
quante et fort aimable, M"'^ db SÉviqNé. Jo suis 
ravie do M*"* de Motitfuron, clic est aiipable, et ou 
l'aime sans l;>al.auccr. îd. Vous vous vante; do no 
plus Ctre Françaises, mes aimables da^es, et, dci>- 
incttcz-moi de vous lo dire, vous l'êtes encore ju»- 
qu'au bout des ongles. Tu. Lecleacq. Cependant 
^ je trouve Zoralde plus aimable qu'aucune do nous 
toutes. B. DB Saikt-Pieir)!. m. de Montulé ne so 
piquait pas d'être mimablo, et te donnaii peu do 
cola pour cela. Marvontel. 
■V Til a tout 00 ';u'il fai^t pour Ctro un homme alro«bl£, 
Qui ftit tout ce qa'H peut pour être Insupportable. Kata«t. 
Pourquoi y a-t-il tant do personnes qui. d'ailleurs 
bonnes et ainiublus, sont lentes à se faire aimer i 
C'est qu'il y a quelque mauvais pli qui s'est pl^é 
dans les replis de leur toi), do leur visago, do leurs 

manières Joi deux. Le petit cousin quo vous 

avez ici est fort aimable; il a certainement de l'es- 
prit, il est naturel, il a de la grâce, mais il manque 
d'u."Mige du moude. M«'« du Defpano. L'accueil 
ai&éf l'esprit liant, l'humeur facile dos habitants du 



AIM 

pays me rendit lo commerce du mondo aimab|)o. 

J. J. BOUSSEAU. ' 

De s<rdulsants dehors, un babil amusant, 

Dans le ifl^nde vollk ce qui fiilt, l'horome aimable. 

C. o'ilAHurriLtK. 

Les gehs les plus aimables sont ceux qui choquent 
le moins l'amourwpropro des autres. La BRuvÈsa. 
Je prie mon petit marquis de ne pomt négliger le 
jui de ipail, ni tout ce qui sert à être aimable : il 
n'y a pas trop do tout. M"** db Sévicné. M. do la 
Bohliefoucauldest aimable aujourd'hui commo à 
son ordinaire. Id. C'était un hommo si aimable et 
si heureusement né, que, pour l'honneur do l'car 
pcco humaine, \% croirai toujours sa mémoire bonne 
a conserver. J. J. Rousseau. Adieu, ma trt'*-ai-< 
mablc ; n'ôtes-vous pas toujours *bollc et grasse ? 
J'espère le savoir biontût, si Dieu me prCte vip. 

M** DE SÉVIGNÉ. 

On r>eut sans <»tre Iwllo ôtrc longlon^s aimable. VotTAinK. 
J'avais votre âge, que l'on me trouvait encore fort 
aimable. Pourquoi ? Parce que j'ai toujours pris le 
temps comme il venait. Tu. Lbclercq. , 

AIMAIT, s. m. Minéral qui a la propriété d'at- 
tirer le fer et dont les extrémités, en liberté d'ac- 
tion, tondent à se tourner vers les pôles. -^Fig., Ce 
qui attire, ce qui attach^\ 
(Du grco adamas, adamantci, indomptable.) 
Les anciens ont C9nnu l'aimdht, mais ils n'en ont 
cminu que. .la vertu d'attirer le fer. Fonteneij.e. 
Li^pic^re d'aimant so tourne d'ellc^môme vers les 
pôles du monde. Id, 

Ici, sur son pivot, vers le nord entratni^. 
L'aimant clierchu b mes yeux son point d(^tcrm?né. 

CnLARDEAU. 

Ce que c'est que l'aimant, le fer s'y tourne. H. de 
Balzac Ce qui m'4ttirait comme un aimant, C'était 
le désir de visiter le lieu oùjavail été assassiné l'em- 
pereur Albert, et que les descendants do ses enne- 
mis ont appelé Kœmgsfelden^ ou le Cliîuup <iu ro|. 
Al. Dumas. La Providence, poup ainsi djrc, atta- 
che les pieds de chaque homme à son sol natlil par 
uh aimant invinpi]>U\ CiiATEAUBRtAND.. 

AIM AI^^PrlCXTEy adj- Porté h aimer. — Tcudi-e, 
affectueux. ^. 

Il n'y ^ quo les &mcs aimantes* qui soient propres 
h l'étude (le la nature. B. de Saint-Piebji^. Los 
Antcs aimantes cherclicnt^ partout un objet amiable 
qui ne puisse plus changer. Id, J'ai l'àme -ai- 
mante, et je me suis toujours attaclié aux gens 
moins à proportion du bien qu'ils m'ont fait, que de 
celui qu ils m'ont voulu. J. J. Rousseau. Dans sa 
joiincsse, il avait été aimant, aimé. (I. de Balzac 
L'objet aimant est plus heureux quo l'objet aimé. 
B. DE SAiN-r-PiEnup. 

AlMASiTER. T.. a. Communiquer la propriété do 
l'aimant. 

Aimanté, éb. part. Qal poss&de les vertus attrae- 
tives et répulsives de l'aimant. 

La passion mémo qu'elle éprouve l'aimante et la 
rend plus attractive. Th. Gautier. 

AIMER, v.-a. Avoir de l'attachement, de l'affet- 
tion. —Chérir, — Abs.^ Aimer d'amour. — Avoir 
un goût vif, de l'inclination pour. — Trouver ngi-éa- 
ble. — Prendre plaisir à. — • Trouver bon. — Pré- 
férer. 

S'aimer. S'emploie comme vorljc pronominal ré- 
ciproque ot comme verbe pronominal réfléchi. — 
S'aimer dans un lieu, s'y plaire. 

(Aimer,, du latin amare, se produisit d'abord 
sous la foBme ameff 

Qutbien ame tafà oublie, TmsTAîf lb LSrtynm, xji». ' 
l}x\lame n'est pax à soi. Ijc (^astoienient dw dame^, %m*. 
N'^êl pas en ion tins qui trop (UM. Uiuauit, xin*. , 
Telle est la meiure damer 

Que nul ne doit raison garder. Maaik db Tra^ci:, xni*. 
(hicques homme de son âge ne fut plu$ ami. Vit- 

LEIIARDOUIN, XIII*. 

Je «ns le» maux d'amer per vm. Tu. dk NAVAnnB,. tui*. 

Il mi^eonvieni mourir ou entre amé. Poète do xni^. 

10 mai d'amtr tne tient Joiùncut. b'abllaux du xit<. 

Uoi mcsme Sfii aimé follement. La iei.nk ok NAVAunt, svi*. 
Qui s' aime. trop n'a agint Caml. Ulmes de pair, xvi*. 

AimeZ'fnoi toujmrs comme vostre, car je vous 
aime comme viicnne. Henri IV, xvi», f, Vieu ne 
nous donne pat seulement une simple suffi- 
sance de moycins povfr Paimer : c'est une suffi- 
sance riche, ample, magnifique. Saint François de 
Sales, xvi«, /,) 

Almi^r, prier, chanter, vollh toute ma vie. Lamartirb. 
Almor, voilà le mot qu'ont Ji'ctiirrrâ les bommcs 
Dans le livre divin de la création. A. BâtTHir. 
Tant qu'on n'aime pas, ou no comprend pas. |4- 

MARTINB. 

Aimer! merd, mon Dieu ! pour mol tout s'illnmlntf' 
Au feu rcfpIcnd'tiMnt do ce suhilmo amour. A. RANtntr. 
Tout le monde serait bon, si tout lo mondo aimait. 
B. DE Saint-Pierre. La vraie nwsuro du mérite 
du cœtu'ost la capacité d'aimer. iyj'"« db SkvicniS. 

11 (<st dillirilc d'aimer avec toutes les conditions dn 
bonheur, jeunesse, beauté, temps opportun, liai'- 
monio de cœur^ do goût, de caractJ^ro, de grAces et 
d'années. CuATEAunniANn. 

Al-je pasiM*' le toinps d'aimer? La Fo?(Tu:if. 
Il sst honteux d'aimer quand on n'est plus aimable. 

^ff' iU)t0iai.'$, 



AIM 



■■■•■■ . . vs ■^: 



m 



^e trouve qu'il y a en moi du ridicule à aimer, et 
j'en trouverais encore davantage d<^ns cello^ qui 
m'aimeraient. Voilà qui est fait ; j'y renonce pour 
la vie. Voltaire. . ^ 

Vous de qui la raison ns dit plus de faux pas, 
AU ! qu'il V9U9 est ^lfA ds din: : l^'al(ni?z P4« hsiijhwviines. 
Roulée §t enveloppé^ PHH^ 1^ 9M^ts Qu'elle ^imo 
pt dont elle tr^^Iue c^un^âlém^ l'idée fivcç elle, 
i'&mo ne s'en peut pfus àëài<^ïfiv^ elle pe ^^t plus 
ce qu'elle est. Bossuet. Quad4 mm f^MI^PP^.^ HQus 
paraissons 1^ nous-mêmcç tout autri^ f^ifQ i^^us 
n'étions i^Hpar^yant, Pasul, ,«., 
j'aime, mais c'est sepsômenf , 
Comme on aime sdus que la tèto touroo. Gsbs^bt, 
Un esprit grand et net i^me avec ardeur, et il voit 
distincten^ent ce qu'il aime. Pascal. Je tombai 
enfin dans les filets où je désirais d'être pris : je fus 
aimé et je possédai ce que i'fiimais^ Chateaubriand. 
Quand on aime fortement, c'eftt toujours une nou- 
veauté de voir Isf pereonne i^mée. Padgal. 

Tu m'aimes T r- Si Je t'almel — Ah I cela m'est bien dQ. 

' ' .Mabmovtkl. 

Je vous aime j^m bien des raisons, mais surtout 
parco que vous m'aimez; celle*là est bien pres- 
sante et prend le lièvre au corps. M"* xm SAvipwé. 
Ne m'a>t-il pas laissé croire qu'il m'aimait 7 Diderot. 
Je n'alihe presque pas, qu'il n'aime dù^h plus, nornou. 
Jo ne veux pas être aimée à demi, je ne veux pas 
servir do pis aller et de remède à une passion mal 
guérie. G. Sand. . . ., * 

On vous aime cent fols plus que vous ne oroyce, 

Et l'on vient de me Taire un aveu... . . C. d'Habuvilu. 

Viens ici, Zoé, j'ai à te parlqr. Tu sais qup j^ m'in- 
téresse à toi ; le t'ai vue naître ^VJP ^iai toujours 
aimée. — Ah! bien, vous cachiex ioliineat votre 
jeu. SchisE. Résolvez-vous, ma belle, ^ me voir 
soutenir toute ma vie, h la pointa 40 mon éloqucpcô, 
quo je vous aime encore plus que vous ue m'aiii^ez. 
M^» DB LA Fayette, 

Je sens q le Je vous aime; 
Se sens bien que sans voifs Jo no saurais plus vivre. Racine. 
Malgré vos défauts. Je vousaime à' la rage. nsnôuaiEs. 

L'îime de l'homme se fatigue^ et jamais elle n'aime 
longtemps le même qbjot avec plénitudo. Chateau- 
briand. Je vous dirai franchement que je n'ap- 
prouve point votre méthode, et que je trpuvç fort 
vilain d'aimer partout comme vous faites. Molikire. 
J'ai trop vu, trop senti; trop aljpoé dans ma vie. Lamartikr. 
Je vous aime trop pour vous dire tout ce que jo 
pense. Bossuet. Aimer, c'est vouloir faire du bien, 
et on n'aime point ceux à qui on fait quelque tort, 
ni ceux h qui on n'est pas fidèle et sincère. Domat. 
Mazarin s'aimait trop, ce qui est io naturel dés 
Ames l&chos. C. de Retz. Colui qui, à force 4e so 
concentrer au dedans de lui, vient à bout de u'ai- 
mer que lui-ipéme, n'a plus <de trausports : son 
cosur glacé ne palpite plus de joie ; un doux atten- 
drissement n'humecte jamais ses yeux, il no jouit 
plus de rien. J. J. Rousseau. La nature a créé on 
nous le besoin d'uimer les autres, aÀn do l'opposer 
à l'amour de nous-mêmes. Alidert, Nous nous 
aimons toujours mieux que nous n'aimons les au- 
tres. L'abbe de Cuoisy. 

Aimer, aimer, c'est être utile à sol. 
Se Taire aimer, cjest être htUe aux autres. B^ranobr. 
L'amour<propre) bien mieux obéi quo la loi chré- 
tienne, fait que bous aimons notre prochain pour 
nous-mêmes et non comme DousHoaômes. Bossuet. 
Jusqu'à oc que nous aimions colui qui peut seul 
par sa dignité^ous arracher à nous-mêmes, nous 
n'aimerons f0Q nous-mùmes. La soui*Qe do notro 
amitié pourra bien on quelque sorts couler sur 
Iqs autres, mais elle aura toujours §ea r^ux sur 
nous. îd. Ce n'est pas proprement t^mar ses frères 
que de no lea aimer que par goûti IS^énblon. Si 
nous voulons être aimés, ayons soin qu'on ;ic soup- 
çonne pas que nous croyoïjs le devoir pim» P, Bou- 
TAuio, Lé plaisir d'aimer et d'être 8i)né fit s'ac- 
quiert que par uoo multitude de privations et do 
sacrifices. B. de Saint-Pi erri; Donnez-moi un 
homme qui s'aime lui-mêmo et qui no sache pa^ so 
gôner et se mortifier ; comment s'acqulttcrant-il do 
ces devoirs et de mille autres h que i |if us oblige 
la cbarité 7 Bourdaloub. VouIoomious participer 
ici-bas à la béatitude céleste, aimoosrQOus; que la 
charité fraternelle remplisse nos cœurs. Bomurt. 

Aimons-nous I no« rangs s'telalrclaBcnl, 

Chaque beurc emporte «la aeotUneal; 

, Que noe pauvres Amea s'iuilsaeiit , 

Et se serrent plus tendrement. LAïuBTOii. , 

Tous les hommes doivent s'instruire, s'édifier, s'ai- 
mer les uns les autiea pour ahner et servir leur 
p^ro commun. Féneloii. Aimer par inrllnatinn, 
c'est aimer, en bête ; aimer avec Inclination, c'est 
aimer en homme ; aimer sans inclination, c'est ai- 
mer en cbnkicn ; aimor oootro son iochoatiOA, c'est 
aimer en saint. P. Cras^t. Les bienheureux es- 
prits s'aimont en Dieu , qui est le centre de leur 
union. Bossuet. La vraie religion doit avptr pour* 
marque d'oUiger à aimer Dieu. Pascal. L'anti- 

2uité put connaître Dieu, elle no l'a Jamais aii^é. 
iZANAW. Aimsr Dieu pai^dessus tout et son pro- 
chain commo soi-mûmo est le sommaire do la loL 
J. J. Rousseau. Pour s.Uisrairo ru rigueur à l'obli- 
gation de la Ioi| il ne suffit pas d'ainuM* Dieu ot do 



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le craindiH) ; il faut raimer et le craindro souverai- 
nement, c'ost-à-dlre paiMlessus toutes clioses. Boun- 
DALOiîE. Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de 
tout votre cœur : c'est là en substance tout ce que 
Dieu demande de nous. Bossdet. Dieu veut que 
nous raimions, afln que ceux qui raiméut reçoivent 
dii lui le bien et la récompense étemelle. Id, Nul 
n'aime pieu, que celui ^^ui 11 inspire son amour. 
Id. Tout est amour ; toutAime Dieu à sa maniëre, 
'' m(^mè les cUoscsiDscnsibie8^>«He»rout»a volonté. Id. 
Soigncpr» rompe< la toile dÇUcMe de cetio vift, afin 
que je vous pui >se aimer à.^ à présent avec la plé- 
nitiido et satiété que désire mon Ame. /rf. Comme 
luHre connai3sance, qui à présent est impaHaite et 
obscure, ft'ca .ira, et, que l'amoiur est en nous la 
Kculo (4)ose qui i^^ s'e^ ira jamais et ne se perdra 
puiiit, aim,o«s, aUnpns, aimons. Id. 

MNE,. s. f./ Partio du corps de l'homme entre le 
haut de Uouisse et le , bas-ventre. • ^ ^ 

fDu latin, tn^en.) 

AITJfÉ, ÉE. adj. Premier-né des enfants du môme 
pî'i-c et de la mûme mcrc, ou de l'un dès deux 
seulement. — Branche (dnée d*utw mnùon, celle 
qui Up?cend de l'alné. — i^ fi^i^ oîn^ del'E'jlise, 
le roi de France. , ^.^ > , i. 

L'université de Paris apporté le titre de ftlie aînée 
(les rois de Fi-afiee. Acad. , ^ 

AÎNÉ. s. Second enfuut à l'égaiji du troi&ièitoj 
- et ainsi des autres. — Par extension, .Toute pôtP? 
honnc plus âgée qu'unie autre^ ,,, _;„,, ,. , 

(Du vieux mot ainsyW9nt^ etné, ^ 

Donne à Roliert.mon (lli lainsiié. Runnnt Wacb, xii». 
Vma estes adsnédemoi en iouUs choses, PenéEro- 
, i?EST, xv«.) j ' • " ■ . •".;''■■ y!"' 

La science doit avoir do grandîi mériagéments 
avec l'ignorfmcc, qui est sa sœur aînée. Foxte- 
^ELLE. Bosfeuet a été le plus avantagé panni les aî- 
nés du génie. D. Nisard. 

AINESSE, s. f. Primogunituro, priorité d'âge en-* 
tre fH'res et sœurs. . ,.] < ,^c.:' - 

{L'honneàr de è*aisnesse fut transporté me 

moindre.... i par ncconl et convemtnce jctite entre 
PUT. Raoul t>B Phesles; xrv«. Qimnt au droit 
d'aisnesse, c'est une question qui tonihe^aouvent >mi 
propos, savoii' si, par raison de nature, la ioi^dtiit 
donnei; phis de passe-droit à l'un des en/anis 
.qu'aiix autres. Pasquier, xvi«.) 

LesloisnWoUitlonnairesqui Bupprimaient le droit 
d'aînesse étaient toutes récentes ; dlc» avaieut en- 
core aux yeux de mou père, bien (lu'il les trouvât 
tri's-jnBt«s, une apparence de eoinprt^sion et do 
violence faite h l'autorité paternelle. Ijaiiaitiiii. 
Lorsque, sous la Bestauration, on proposait un pro- 
jet de loi sur le droit d'aînesse, ,n'étaitH:e pas pour 
immobiliser une portion du patilmoine au soin do 
la fannllc et pour empêcher que l«s héritages Me 
s'évaporassent à force do se divise* ? Saint-Marc 
GinAHDiN. Le seul avantage de mon di-oit d'al- 
nosac, c'est d'avoir pu aimer me^ fï^res vppen 
plu» tôt. Dupix. ■ •.. r 

* AINS. Conjonction adversative. 
. - (Le duc de Bourgogne moMtr oit toujours wH- 
Inir entendre « ia paix; mais jœmnisjten eut te 
votdoir, ains en vmdmt etttretcnir un ehascuji 
comme j'ai dit, Commine», X(V% xyi^ Point ne ne 
repentit de son saint personnage, ams au con* 
traire il en fut très-conUrU, VAiiQEUî>.) 

AIXSL adv. En cette manli're.—^Owifne.*- Sert 
h martiuer im sptihnJit. — 4insi, conj., Par consé- 
qticrit. — Ainsi (me,.\tiT%t\M9t'^; Ainsi que. devant 
le prcniier b^tîmbré 'd'urie comparaison, fJ6 «iÇinc 

que,', .• ; . .t, . ■ , /, :i \} .Il .- 

(Ainsi, du latiri Met He) aWsî,' Ktf ^ de qtic* 'a 
signillt* umd^ (ptc, comme. ^ Aitihitfdttlsvéf/toitHt 




mondé.li^.) , ,^^^^, ,, ,, , ^,,. 

Sout'Ce d<)Aroli|;iour. qui > partent ainsi T Pascal. 
Ce» ^»<i sont ainsi faita. VoLTAmr, Qu'ainsi 
ne soit. Boasuirs. v. ' / . i > 

. AUipi lefffstri-KgnvUent. ..,,-»). ..i > I W' 
ltia6tsdcc^altitee^(i>iiiuaf; , , ..,-,,,. 

' A»!i*iM'ïiHjrtt«*hth*<?teuxî; ' '''^/ '' *;','î;. , 

Ainsi ton Whàért^-VOt*. .' -Ihki •-!,., >u(i -t N ,»>! 

, *t^CQmniniid»MmRirpl|i;n b I I.M 1 MM.' 

(^ur n>'mnr Kllenclpuï LAttAnrtxB. ,\,oc i 
Lo« vertus devraient Olre nd'iint, 

Mifwlquftles viert^MOttrArat.. L*t«WtMkhtiJ ><>>./• 

Ainsi que la vertu, le crtiiie a «•• de({r^<t HAcum ' ' - 

Ain. S. uii Fluide éUstiqiM , posant, dont la 
maaM) forme l'atoiosphlTt ambiante da la torr«. ^^ 
('lini4t, tsffipératuFO.' •— <àaa, tout fluide élaatiquo 
it inviaiMe* 

E:i l'air. Sans but. — Inutilémeol. •«-* Sansfon- 
deioi^j^t, sans vérité, muis réaUti^. .., ^ ni i in* 

(Air, do. huina^o «^t M prenait uu propre 
comme au figuré. 



Ixi dame loMUêment sç tat\ . -, 

ÀtardluijelteunhmgKuifir, - . 

£( reprenant ainsi sun afi. 

Son cumr revient. ViMT*aonu$ di Blois, xin*. 
Vous fistes ouvrir la fenestre et bâiller air. Com- 
jiiNEs, xv«, XVI*. Nos menaces ont été messagères 
de nos complots; nous leur avons fait voir nos 
apprests: i^e^sons donc de nous ébahir s'ils ont un 
pied en lair et l'œil à ia campagne. L'Hosmtal, 
xvi«, m. Les oiseaux s'égayent à leur gré dans 
la vastetéde /Wr. Saint FaANço» db Sales, xvi% /*. 
Plusieurs commençaient à clianger de langage et 
à parler avec joie du doux air de la cour. Silly, 
XVI, XVII*. ' m. de Sully cognust incontinent que 
l'air de la cour ne lui estait plus propre* P. db 
l'£;stoilb, xvj, XVII«.) 

L'air caresse; le ciel s'dpure. Lauartim. 
Dieu, que les airs sont doux, que la lumière est pure ! Id. 
M'alr eèt un oc<)an de mouvantes lumières. Dblillb. 
Je suis oiseau, voyez miBS atl«8 : 
Vive la sent qui l'end les airs! La FoittAiv*. ' 
Qui a donné^ aux oiseaaxet aux poissons ces rames 
naturelles qui leur font fendre les eaux et l'air? 
BossuBT. Qu'y avait41 de moins animé et de plus 
vide que l'air, avant que vous y eussiez répandu 
tant de volatiles ? Id. Le ciel était brillant d'étoi- 
les et l'air d'une douceur, d'une tranisparcnce et 
d'une pureté parfaites. Chateaubriand. L'air est 
plein de vie et de parfums. Al. Dumas. Qui poui"- 
rait décrire leS mouvements que Pair communique 
aux végétaux? B. pe Saint-Pierre, 
Viens respirer, avant l'aurore, 
L'air embaumé qui semble «^clore • • 
Des baisers des (leurs et (iu'Jour. LAuiirriKK. . 
Cet air vierge et balsamique, qui doit ranimer mes 
forces, raréfier mon sang, désenfumer ma tétc 
fatiguée, me donner une faim insatiable, un repos 
sans rêves, ne produit point sur moi ces effets. 
CiuTEAtiBRiAND. On respire dans ces riches ap- 
partements un air lourd, épais..... Scribe. Je sor-, 
tis de cette maison où l'on no respirait qu'un air 
de débauche. Lesace. Ma sœur, j'ai basoin de 

Î rendre l'air; cette scène m'a bouleversé. SciafRE. 
e souliaite (|ue r'air ne vous fasse pas de màît 
M''» DE SÉvKNÉ. Nous Boaunes en l'air, tous nos 
gens occupés à déménager. Id. Je comprends que 
vous èieB tous en l'air par le déménagement de votre 
assemblée. Id. 

L'air fiait siffler le flflre et gronder le tambour. . Dblillr. 
Il faut qu'il y ait quelque chose dans l'air qui leur 
tourne )a tête, Al. Dumas. Toutes les. tètes sont 
eu l'air, dans l'attente de ce grand jour. M** o'Eh- 
MAY. Je me prépare tous les jours ; mes habitasse 
font, mon carrosse^pst prêt, il y a huit jours ; enfin, 
ma fille, j'ai un pied en l'air. M"* de SIîvignA. 
Son attention (SOntinuelle pour nous autres fainéants 
la tenait un pied levé et l'autre en l'air. Diderot^ 

Babille.^ berco-ioi d espérances en l'air. C. d'Hahliviixi. 
Ce n'est point une, illusion ni une de ces choses 
qu'on dit en l'air, c'est une véritâ. M**db SévicNé. 
..... 'fout cela, d u vent et des propos «n l'ai r. Hotbou. 
Promesses e^ l'air <|uo tout cela. Marivaux. C'est 
là ce qui s' appeUe discourir en l'air. BoesuBv. L'ai r 
dé la cour gâte la vertu la^plus pure et adoucit la 




grandeur propre pour uoe grandeur empruntée. 
ÀloNTESQUiBU. Louia XV respira dans son berceau 
l'air infecté delà aé^enc«. Cmateaubbund. Tan- 
dis que l'air des assemblées constituante et légis- 
lative se viciait et»'épulsait dans l'oncDiate du gou- 
vernement éubli, l'air du |oumali8me et des socié- 
té» populaires s'imprégnait et s'agitaii sans cesse 
d'ua principe inépuisable de vitalité et de' mouv<v 
meiv. On croyait à la stagnation dedadi^mais le 
courant était dehors. Lavartiiib. , \ 

siècle! arrache-toi de tes pensera fMvolA * r^U > X -" 
L'air va bientôt pianquer daoa l'espace ob .ta voles. \ 

V. HiKW. ^ 
Ce qui nous empêche roaîptooant d'entendre la ralr* 
son qui non» parle, c'est au di'dans de nous le iM- 
multp 4e OM piissic^is ( ce font au dehors ks objets 
queiMua'font voir i>^ sens, Je veux dire le men- 
nnga et l'Imposture. )'adulaUon 4t la flatterie qui 
nous 9(4wi, la coAmsiop, la bruit et lo graiid air 
du .uonde §u| nous d>fa|p<^ BouanAitoi b. .Çea mots 
voua ^tviinevont f nw Ja (^ loa dis pas^ l'oif/iJ» 
parle sous les yeux de Dieu. Bossust.^, ,,,;,,. 

{ AIR. s. m. Allure, maint«;3B, contenance.—* Port, 
mine. >-* Maaière d'être, d'agir. ^ Façon de pai^ 
1er. ^-»- Apparenco. — ResMnbtancei. -^ En peliiu 
ture,en sculpture. Attitude des figures. -*- Eh termes 
imaiiége, Allorudu chevaU,*/ m.v»h ^h>: i»»i/ 

, (Air, do latin adiré, aller vers, a été composé 
dTab^ de deux nllabes et a sisnilSé allure, mvHA:- 
vjBmcnt, avant de passer iJ^J^jÇpi^ii.d'a^paT 



1 \ 11' V 



r^nce. ,,[ i .,.>',. i ' . u.- 1, . \t 

Wniex tn M deus ^ 

Qui mouUviennent(Cun grand air. 

Trutaji li LIoTioia, xn*. 
Jtfottll en renvertent 
AveeratrdÊibontt^aêtenux. RoMar Waci, xii*. 
Pûrietvipeui U voii t#Tur. ., 

Vvrt lui «'««sscf a granâ air. fiimiorsii» m OLoii. xoi*. 
Lora commence aa méUntle, 
Ln V€ÎN| HiçnH par grand air. P. m SAmT-CLorn, un* ) 



Oiydit d'un homme qui vit en graadaefgnenr et 
à la manière du grand monde, qu"il aJegrand air | " 
on dit d'un homme ^*iL% la physionoiMS est noble, 
qu'il a grand air. P. Boonoeas. Nous voyons en- 
core quil y a de la difSérence entre la bonne grâce 
et le bon air : que la bonne grâce est naturelle et le 
bon air acquis; que la bonne grâce attire l'amitiâ 
et le bon air l'estime. fiuesY-RABirriN. Les habi- 
tants de la presqu^ile de Malacaet de l'Ile de Suma- 
tra ont l'air fier ; les femmes de Java ont l'air rêveur. 
BupFON. Il avait un air noble, simple, et sans au- 
cune affectation ; il ressentait im homme de grande 
naissance^ Bossubt. 

Son air est doux, malfi fier ; et de M noble mee 

Je ne sais quoi de grand conserve eocor la trace. DttitLv. 

Tu seras charmé de son air sa^e et retenti. Lesage. ' 
Gil Blas vous le dira, elle avait un air de sagesse à 
tromper toute la terre. Id. Un air de sagesse et do 
vérité était répandu dans toutes ses actions. Flk- 
CHiER. Il m'a paru un grand air de sévérité dans 
tout ce qu'il .m'a dit. Racine. Depuis quelque 
temps vous avez toi^ours un air sombre et mysté- 
rieux. SCIUDE. 

Quel sujet inconnu Vous trouble et vous altère t 
D'oii vous vient aujourd'hui Cf>|p.air sombre et sévère ? 

BoiLBi^U. 

Qu'est'Ce qu'il a donc avec son air en dessous? 

BCRIDB. 

' Mon Dieu ! qu'il Jofnt à tous sm airs frrotesques 

Des sentiments et des travers burlesques I VoLTAmi. 
Ahl vraiment, j'aime assez ces gros airs. Lesaob. 
Vous m'avez l'air d'un drôle do corps. Picard. 
Messieurs, vous,.ayc2 l'air im peu gascon. Voi.tauib.. 
Vous avez tous l'air d'être des gens d'importance. 
Lesage. Il est très-bien, ce monsieur. Je lui trouve 
un faux air d'un homme de qualité. Scribb. Clétait 
justement le contre-pied de la noblesse de Norman- 
die, v'iui se rechlE>rche et s^écoute parler, en voulant 
toujours singer le bel air do Paris. M"* db Créql y. 
Mais juon gCiiIe d' toujours, Je l'avoue. 
Fui ce Taux air dont le bourgeois s'eiigoue. J. B. Raossbai,. 
Vous savez de quel air ils noijis traitent, et le bon 
voisinage que c'est. P. L. CopaiER. Si tu savais 
quelle fierté, quels grands airs.il m'a fallu endurer. 
SâRiBE. Je donnerai le mot à mes amis pour qu'ils 
se moquent d'elle au premier air d'orgueil ou d'im- 
portance qu'elle se donnera. M™* d'Epinay. C'était' 
un imbécile qui voulacft se donner un aiir délibéré. 
Lesage. Un àir capable et composé se tourne d'or- 
dinaire en impertinence. La Rochefoucauld. Leurs 
airs insolents, leur puérile vanité ne leur^ttirent 
que mort jficatio lis, dédains, railleries. J. J. Rous- 
seau. Ne voyAz-vous pas que vous vous perdez? 
Est-ce par de tels raisonnements que vous vous 
donnée des airs si triomphants 7 Bossuêt. Pour ces 
hidalgos impertinents, il nous faut prei^dre nos 
gr&nds airs. MàaiMÉE. C'était une chose à voùr 
que les grands airs que nous nous doniiions. LesagB. 
Je prenais de grands airs, des airs de tbé&tre, Id. 
Souvenez-vous bien, vous, do venir, comme je vous 
ai dit, là, avec cet air qu'on nomme le- bel air, 
peignant votre perruque et grondant une petite 
chansoo entre vos der^ts. JMolièbb. C'est bon 
genre....* cela vous donnée air comme il faut. 
ScaiaB. Avant de1)artiir, Bussy se fit habiller à 
Sc'mur, lui et sa famille t cdbime 11 sera d'un bon 
airl M** M SâviGNk. /tv 

Je n'ai qn'l voir le monde, et la saurai bientôt 
Altrapçr le bon s'' <^ «lajuea comnie il faut. AMoaiKtiz. 
Sans l'avoir mérité, il ne tiendrait qu'à moi do me 
donner un grand air ici. M^* de Villa rs. Le duc 
de Saint-Aignan avait un air et une manière qui 
paraient U coui; ; il était assurément unique en son 
espèce et un grand Original sans copie. ^''^ uB'Sé- . 
viGNÉ. Le chancelier prend un- grand air do prer 
mier ministre. Çussy-Rabutin. Fouquet se Iais.Ha 
aller à des airs de supériorité sur les autres minis- 
tres. L'abbé db Cuoiby. '" 

..... SI vous prenez de ces alra avec mol, 

Messieurs Ips ducs, le roi prendra des air« de roi. V. Huco. 

Louis XIV était sensible à entendre admirer, lo 
long des canma. aon grand air et sa grande mine. 

Ma vfê aux airs dM eOttrs fié s*aeéoiiMMe peê. f. hooo. 
Coouve tout devient uniques, précieux, é^ «epenr 
daût pomMUt M lolcnnel ; cqmme les physionomies 
sdÉompassent; comme avec de petites idées on a 
de grands airsl M"* de Girabdin. R y a to^)b^nl 
im tour fin et mri air du monde qol fbnt, valoir tout 
co que voua maniez. ÛusaY-RABUTiN. ' 'L'air du'^ 
lAonde et l'air cavalier, soutenus par quelque éru- 
dition, font un effet al prMMgfrnx sur l'esprit, qu'on 
admire souvent Montaigne, «C qu'on se rend prra- 
quo toujours à ce qu'il décide sans oser l'examiner 
el quelqtiefois mtaie sans l'entendre. Malebr ancre. 

Et ce grand magistrat qui, par son air ratine nt 

l'assurance de ion regard, en Impose à la multitndo 
révoltée I An. Cela a l'air d*un tnlracl« et d'un 
cou^ de la Providencew M** db SévicNi; 

AIR. B. fli. Suite de notes, de tons, de modulations 

qui composent un chant, une mélodie. — Lo chant 

et les paroles tout ensemble. 

i'il ttn pour toi des tirs, Je te tes veux chantôr 

A. Cui.<«i0l 



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Ellesaraît une quantité prodigieoie dair* et do 
chanson» qu'elle chantait avec un filet do Toix fort 
douce. J. J. RooMBAU. Le Camus dit que je chante 
bien ses airs: il en fait do divins; mais je suis 
triste et je n'apprends rien. Que faire quand on a 
un nœud à la gorge î dlT* de 86vigné. On va en- 
core vouloir me faire chanter mon grand air, c'est 
de rigueur. Scribb. H faut, monsieur, <^ue l'air 
soit accommodé aux paroles. Molière. Sais-tu les 
airs qu'il fiiut pour assoupir le jeune enfant qui 
pend à la mamelle î Lauartinb. DiraitK)n que moi, 
vieux radoteur, rongé de soucis et de peines, je me 
surprends quelquefois à pleurer comme un enfant, 
en marmottant c^ petits airs d'une voix dôjà caa- 
sée et tremblante. J. J. Rousseau. 

AIRAIN. s^ra.M^l composé en grande partie 
de cuivre Jaune, nêlé avec du zinc, de l'étain et 
unc^petite quantité d'antimoine. — Selon la Fable, 
Le siède, 1^ âge (T airain, \q temps écoulé entre l'âge 
d'or et l'âge (l'argent. — Fiç., Siècle d'airain, temps 
dur et malheureux. — Ciel d'airain, ciel aride. — 
Avoir un front d'airain, être excessivement impu- 
dy,it. — Cœur d'airain, cœur dur, impitoyable. 

(Airain , du latin œramen, se prenait au propre 
comme au figuré, -^-ii douer les ais des nefs valent 
mieux les doux d'airain que de fer. De Bueil, xv«. 
f,e ciel seroip d'airain et la terre de fer, encore 
virt;>€s ne nous fajudroient. llAi^ELAis^Wi'.) 

J'avais compté dix heures, onze heures à l'hor- 
loge ; le mak*teâu qui se soulevait et retombait sur 
l'airain était le seul être vivant avec moi dans ces 
régions (les tombes de Westminster). CrutEAU- 

BRIAND. 

L'airain retentissant dans sa haute demeure, . 
Sous le marteau sacré tour k tour ebantret pleure, 
Pour célébrer l'hymen, la naissance ou la mort. Lauartixb. 

Airain sacré qui gronde I 
Cri d'en haut qui m'appelle aux njarches de ma croix, 
Ail ! mon cœur égaré «e retro'ive k ta voix; 
Comme des ailes d'ange en mon ciel balanc(^, 
Tu chasses de mon front mes honteuses pensées. Id. 
C'est l'Airain qui, du temps formiidablo Interprète, 
Dans chaque heure qui fuit, h l'Iiumble anacjiorùtc 
Redit en longs échos: Souge au dernier moment. Fuktasks. 
Geux-Iâ ont oublié le moilde où les bienfaits so tra- 
cent sur le sable et les injures se gravent sur l'ai- 
rain. An. 

Il est des mortels, dont le dur caractère. 

Insensible aux bienfaits, intraitable, ombrageux. 
Kxigo un bras d'airain toujours levé sur eux. VoLTAinc. 
Avec un cœur d'airain exerçant sa puissance. 
J'ai fait taire les lois et gémir l'innoceuee. IUci.^b. 

Ce (Vont calme et serein 
A-t-il daigné pAiir? k\-^e en ce cœur d'airain, 
OCi ma douleur se brise, et que rien ne d^-sarme, 
Surpris un seul regret, un t>oupir, une lariîie? Oioun-LonMiAH. 
Si mon cœur est de chair, que mon front soit d'airatn. 

V. Hucïo. 
Que ne puîs-je dompter cette impudence ? Que ne 
puis-je amollir ce front d'airain î Bos.scet. Deux 
vérités se présentent tour à tour à Jérémie i l'une, 
qu'il fallait annoncer au peuple tout ce que Dieu 
ordonnait , quelque dur qu'il fût et qul| qu'il en 
coûtât, car il est le maître, et qu'il fallt^ prendre 
pour cela un front d'airain; Tautqp, que prophétiser 

à un p(^uple qui se moquait de la prophétie 

c'était non-seulement aggraver son crime et aug- 
menter son supplice^ mais encore exposer la parole 
de Dieu à la dérision et au blasph(>me. Id. Tant 
que vous laisserez la vengeanco régner dans vos 
Cfcurs, le ciel, toujours d'airain sur vos tôtos, vous 
sera fermé sans miséricorde.. /cf. . ^« 

AÏRR. s. f. Place unie et préparéo pour y battre 
les grains. — Surface plane. — En termes de gik)mé- 
tric. Superficie d'une surface plane. — Nid des 
grands oiseaux de proie. — > En termes de maiinc, 
Toute direction seloii laquelle souffle le vent. - 

(Aire, du latin oj-ea, s'eat employé, au flguré, 
pour berceau, origine. , 

iiigentilhom, chevalier de bon aire, 

Uui te commande al glorieux céleslt. 

J Cliansun du Rollind, ii*.) 

L'aigle 

Siispend aui IUdcs des monts son aire sur l'ablroe. 

' Lamahtiiik. 

AIREE. S. f. Quantité de gerbes mises en une 
fois sur Taire. 

AIRELLE. I. f. T. de botan. SouA-arbrissoau à 
fleurs rougefttrea, qui porto uny petite baio bleue et 
légèremcn* addc ^ , ;^ 

AIRER. V. n. Faire son nid, en parlant des oi- 
Beaùx de proie. 
AIS. 8. m. Planche do boit. 
(Ais, du latin axi*, soliveau, a signifié coiïre. 
C<1 ouvrai ou, UdMilf liant ««mU. * 

Le dessus ettoil cowtrt d'aïs seuleimnt, Commi- 

I/un nus heurte d'un ais dont Je suis tout OulsAé. Hoiibau. 
AISANCE, s. f. FaciliU^. — Liberté dnnn le» njou- 
veuionts, dans le» maiii^ires, dans lo conimerco do 
la vie. — Etat de fortune sulhiaut pour procurer 
les commodités de la vie. — I*olî>ir. — Lieu appro- 
prié â tiu objet. — LieuT, cabinet ttuLxanrct, en- 
droit amcna^ pour y sutisf;Uro les besoins natu- 
roiv 



*ATS , 

Il se pi'ésente, il parle, il s^oxprime ava|^isancc. 

ACAD. V^ 

On est vraimant heureux d'être né d'ans r«lsance. H : 

C- b'Eahlbtillz. 
L^n philosophe étayé 
D'un peu de rlphesse et d'aisance, ^ 
Dans le chemin de sapience ' 

Marcheipius ferme de ànoitlé. ^ B. RonssEAO. 

AISE. 8. f." Contentement, sentiment de joîc, de 
plaisir, émotion do bien-ôtre. — Commodité, état 
commode et agréable. — Satisfaction. — Loisir. — 
Etre à Paise, à son aise, être dans une bonne si- 
tuation de fortune. — Au pi., Commoditiîs de la vie. 

A l'aisb. loc. adv. Facilement, commodément, 
sans peine. 

(Aisie, du basque atsa, facile^ s'est employé an- 
ciennement au propre et au figuré. — Tu es tra- 
vaillé, pourquoi ne vas à ta maison pour tes aises 
avoir ? Trad. de la Bible, ui\ 

Cil est fol 
Quieêtùaiteetpourchàiuietmaùx. 

l^nAl.SDOR DE rOUAI, XII*. 

On sue bien par trop grand aise, Prov. rur. et 
vulg.,xm«. 

Ce durera Icutê mairie. 

Sans avoir aise. Rutbbbvv, xui*. . 

Qui aise atte}ui, aise le fuit. ï\ »■ SAi.^T-rLmjD. .\m*. 
Ils se refraischirent tout à leur aise, Monsthelet, 
XV*. Le roi d'Angleterre aimait fort ses aises et 
ses plaisirs, Coumines, xv». xm". Les aises et 
plaisirs que les bourgeois de Bnisselles avaient 
eus, sous les seigneurs dessus dit,{, /et/?' avoient 
fait méconnoitre Dieu. Id. Toutes choses se peu- 
vent endurer sinon l'aise. La rbine, de Navarre, 
xvi^. Un preux, un conquérant , un 'prétendant 
et aspirant à Pempire universel, ne ptfiit toujours 
avoir ses aises ^-f h ARELK19, xvi». Si je ne cours, si 
je ne tracasse, je ne suis point à mfiiraise. Id. 

Aise et triai suivent de près. Mimes de EhlL Je 

ne vous sçaurois exprimer l'aise que Je reçois de 
la faveur que Dieu m'a faicte. Henri IV, xvi*.) 

Vous sGrez trtjs à votre aise dans cette voiture. 
Voltaire. Nous sommes très à notre aise, nous ne 
craignons rien, et bous nous moquons de vous. Id. 
E]|i bien ! Michel^ f4u'a»-tu donc ? — Rien ; mais je 
ne me sens pas à mon aise. Scribe. Vous ne vous 
^seyez pas? Vous avez tort, mettez-vous à votre 
aise. Id. Nous l'avons fait parler tout son bien 
aise. DiuEROT. 

Ah î que vous m'obllfrez! io ne me sens pas d'aise l Pacw». 
Je tiens à mon aise partout, mais plus encore à la 
campagne. DinERorr. Cependant vous vous conten- 
tez de Taise et du repos,. après avoir senti ce qu'il 
a de plus vif. Saint-Evrbmond. Sitôt que no.us' 
es avons bien placés, l'aise les gagne, et ils ne tra- 
vaillent plus. Lesage. Quand on est aus.si avancé 
que vous l'dtes, on peut bien se donner un peu ses 
aises. Th. LVtsncQ. Il était fort à son aise, il avait 
amassé de son travail cinquante doubles louis. B. de 
Saint-Pierre. Il est à son aise, bien logé, et boit 
du bon vin. Voltaire. Ce vin de Champagne me 
porte à la tête ; ces messieurs en prennent à l'aise. 
Scribe. Je vous fais mes excuses do ne pas vous- 
inviter: ce sont des personnes avec qui vous ne 
seriez peut-être pas â votre ais^. Id. Vous Ates à 
Totre aise avec tout le monde, hors avec moi. J. J. 
RotssBAu. On ne trouvait chea elle ni amusement, 
ni liberté, parce qu'elle n'ajamais lu mettre pei^ 
sonne â son aise. Saikt-Simon. Celle-ci ne so tient 
pas d'aise do te croire délivrée de l'autre. DmBRor. 
Vous êtes le premier homme du monde pour mettre 
les gens à leur aise. Voltaire. . Timide et contraint 
devant mon père, je no.trouvais l'aise ot le conten- 
tement qu'auprto de ma sœur Amélie. Chateau- 
BRiAND. Madame, il n'y aura jamais de nos senti- 
ments que le respect qui soit bien à sou aiso avec 
vous. La Mottc-Uovdard. ^ 

Je sais que devant lui personne n'est h Tafse: 
Je suis son souverain, et, tout franc, il mep^se.N. LiMincttn. 
Encore que les riches marchent à leur aise et sem- 
blent n'avoir rien qui leur pèse, sachez bien qu'ils 
ont aussi Içur fardeau. Bossuirr. L'homme du 
monde est tout entier dnns son masque. N'étant 
presque jamais en lui-même, fl y est toujours étran- 
g<nr et mal à son aise, quand 11 est forcé d'y rentrer. 
J. J. RoDSïTEAn. Vons ch pnriet bien â votre al-ic ! 
Voltaire. N'en prenez qu'à votre aise. Al. Dumas. 

Nous sommes gtmê qnl' n'avons pas * ' 
Tontes nos alaes kt-bas. La PmiTATKg. 

On ne songo qu'à vivre à son aiso, sans penser à 
l'amertume et au désespoir où sont ablinéB tant do 
diréiioiia. Bosaurr. 

AISE. adj. Joyeux , contint , satisfait. 

(// me semblait tnerveitleusement lié et aise de 
arur. Joinville, xtii", // la tient tout aise, selon 
son estât. Froimart, xiv*. 

/( ett ce Jour et plui riche et t-lut atu 

Que m urtfjmut t(mt tor tt ifrique Al. CiiAaTtn, xf. 

Quei besoin avoit-il de nnnveaitx donutines, lui qui 
e$toit si riche et avait tant de belles villes et sei- 
(jfieuriei en son obéisaance, où il eust esté si aine 
s'il eust voulu? Comminks, xv«, x>i«. N'est pas 
aise qui se courrouce. Adagos français, xvi*.) 

& le suis fort Aiu> quo notre inariago n'aille plusâ 



AXO 



.37 



l 



.\ 



roculons. M"* de Sévicné.* Je ne saurais diro com- . 
bien vousme rendez aise par l'approbation que voua 
donnez â mon apologie. P. L. Coorier. Je suis fort 
aise que nous nous entendions si bien réciproque- 
ment. J. J. Rousseau. II était si ai&e qu'il en avait 
la larme à l'œiL Lesage. 

Nuit et Jour à tout venant / . 

Je ciiantais, ne vous déplaise. ' , 

— Vous chantiez ! j'en suis fort aise. 
Eh bien! dansez maintenant. La FoHTin<ii. 

AISÉ, ÉE. adj. Facile. — Commode. — Libre, 
d(''p;agé. — Sociable. — Dans une bonne position de 
fortune. . - > ;^ ■ 

/Aisé s'emploj'aît autrefois avec plus d'extension. 
— ^ // n'est plus ai<ié à ester à court. Traduction de 
la Bible, xik. Paresse ne fait Htimme aisé. Pro^' 
verbes de France, xiii«. ' Ce seigneur estait aité de 
vaisselle et de trésor. Froissart, xiv*. Ceste 

{ personne est bien aisée de paro/c*. ■ Jdvénal des 
Jrsins, xv«. J'ai une façon ouverte, aisée à s'in- 
sinuer et à se donner crédit aux premières accoin- 
tances. Montaigne, xvi«.) 

Il a l'air rrauc, ouvert, des manières aisées. 

C. o'Harleviu.b. 

Sa conduite n'est pas d'une personne «isée à vivre. 
Voltaire, 

'H ' 

J'aime un esprit aisé qui se montre et qui s'ouvrcBoiLEvu. 
Votre lettre à M"*" de Villars ne paraît pas d'un 
style aussi aisé qqe d'autros que j'ai vues de vous. 

M"* DE SÉVIGNÉ. . 

De notre scène il sait i;art enchanteur, 
11 y Tait rire, il badine avec grûcc, 
H est aisé. Palapiut. 

* AISEMENT, s. m. Aide, commodité, rcsbourco, 
soulagement. 

lA Mortimcr u herbei'oeroit 

Pour t aisément des hostc^. Robert Wac», xn«. 

La cause pour quoi les chemins furent faits si lar- 
ges doit estre entendue que toutes choses dont 
homme et femme doitJent vivre, y puissent estre 
.menées, et chacun aller et. venir et se poun^oir 
pour tous Hes aisemenis. Beaimanoir, xiii*. Or, 
taillèrent chacun selon son aisément. Froissart, 
xiv*. Vous pouvez fort bien écrire vos bons 
points et aisemerds, comme on dit. Coulakges.) 

AISÉMENT, adv. Facilement. —Commodément. 

(.\isément signiiiait joveusement, avec aise. — 
La comtesse fit appareiller salles et chambres et, 
hostels, pour hnrberger aisément ces seigneurs 
d'Angleterre. Froissart, xiv«. Et passèrent ainsi 
cette nuit moult aisément. Id.) 

In cœur dodhle aisément croit un autre coupable 

Du crime dont il sent que lui-même est CApabie. MoLiàRE..' 

AISSELLE, s. f. Dessous du bras, à l'endroit où 
il lie joint à l'épaule. ~ Par analogie, en botan.. 
Angle plus ou moins aigu que forme avec la tigu un 
rameau ou une feuille. ■ • .' . 

(Du latin axilla. 

Puis les vou^ met tr^-bien sous ton aisselle. 

Cl Mahot. xn".) 

AJONC. 8. m. Arbuste fort épineux, à fleurs lé- 
gumineuses et jaunes, qui croit dans les lieux in- 
cultes et stériles. 

(Du lalin acus, pointu , ci Juncus, jonc.) 

AJOURNE.MBiMT. s. m. T. do pratique. Assigna- 
tion à jour lixe. — Renvoi à un temps indéterminé. 

(A signifié l'arrivée du Jour, et cnsuito rendez- 
vous. 

Vermi-jejàvenirFaJomement, \ 

Sti'ois lesQ^illçHS chanter si doucement. 

FalUiaux du im». 
Vin'drent droit à un adjoumement un petit de- 
vant soleil levant à Mortaignc. Froissart, X^veJ 

AJOURNER. V, a. Assigner en justice à jouV^xe. 

— Renvoyer à un temps indéterminé. - \ " 
(Ajourner a signifié commencer à faire jour, avant 

d'entrer dans la langue judiciaire. — lors Com- 
me nm A ajourner, et l'ost se commença à ar/iier. 

YiLLBUARDOtIN, Xlll*. 

Si matintt comme H ajwirne. 

Le vilain son roucin retourne. J. db Dotkb, uu*. 

Au malin quand il ajourna, 

Ydoinesevestit, chëutsa Ls ■oihb Fborbtai», xiir*. 
Le dit comte fut mandé et ajourné suffi^nmmmt. 
Fnois.SART, XIV*. Vn huissier d'armes le vint 
ajourner à comparoir. Juvknal dis iJnsiNS, xv^) , 
Il y a des heures suprêmes dans la vie des na- 
tions où les passions iQouTnexit et font silence 
d'ellcsinùmes devant la gravité d'un évéucmeut qui 
rend tout le monde prudent Lamartine. 

AJOLTAGE, T. d'arts mécan. Chose ajoutée à' 
mte autre. 

* AJOl]TI-:MEi\T. s. m. Action d'ajouter. — Ce 
qui est ajouté. 

{Le parlement prétend qw Veni^egitt rement en 
fait de lois, d'ordonwincrs , de levées , etc., at 
l'ajoutement d'une autorité nécessaire et surté- 
Heure ti l'autorité qui peut faire les lois et orilon- 
tmnces. SAiNt-SiMOft.) 

AJOr TKR. V. a. Mnfro quolqnj^ rTioso de phin, 

— Joindre. •— Hiàm addition d'un noiitbru. — > 
Ainpiillcr. ^ 






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(Ajouter, du latin ad, à, fit ptxfà, auprts, a 
liignifld u>i!r. — Ariprez cil mit à l'humanité ajovs- 
toit le nom rte Dieu. 3aini Bernabis xii«. 
Koitlt âéstroit avoua fstre ajoutés. .nAïun. db Vam», xw% 
i)teû veut qu'ajoiHé^ôit le saint avecâa sainte. 

Votre esprit et votre cœur soiitflaiti poar ajouter 
' BU bonheur de m'a vie, quand jô luis heureux, et 

pdUV ôtrema ooBSolt i(^ diiu» me» tirayerse»* Voi,- 
. TAinB. Ne pourrions-nôud: ui^i âio^tç^ çp^ article h* 

çÊl^i./dc^cont^^diçtipnsî/% . . 

« AJUSTAGE, s. m. AcUaifir||i)^,rde<doniier à 

■ .une piî'cu le. poids lég»i. ' v , ,< ,', * ; • 

. AJUSTKlM^liT. ^ m. Adio^'ajuatei».— Acoom- 

niodcmqnt. — C«nçUii!itiou. -^ Di^ositiqw , arr^n- 
gemufit. —, ïffirure, — Ornement^. 
Vos actions et votrei ajustement on^ up jPii^ 4^ 

. qualité (lui enchante. IIolièrb. ,- - . 
(AMScetaJustËineiUvQUf 4tcs«(|Qral>leV bbToccHBs. 
Si 1q3 (enu^e^ veulent seuicmef^t être belles k leurs 
yéùx et se plaire à ellcsniièmes, elles. peuvQU^ sans 

* doute» dans lé choix des ajustements et de la par 

. rttrc, éuivrc lew goût et Uulri capridefti. LVoR^ïtaE. 

w Je voup chargo d'empêcher qu'on ne g^te ma niL'ce 

'.par tropjde caresses, par trop d'ajusteiddrtt^; M*"* 

DE Mainte.\pn. Ou peut bniller par la' paru», 

,. mais on ne plait que par la persqiM)^ i ^no» ajuaù^ 
mêl)U np bont point* uipus; souvent il» déparent à. 
force 4'*^^^^ recherchés. J. J. Ilous^u. J^Ue est si 
jeune et si belle qu'il ne lui faut pas un grjand i^us- 
tomeut. AcÂD. Pour moi, je tien» qup rajustement 
c^ la chose qui réjouit le plus lé^ filles. MoLiÈaE. 

,....là dernière main que met a sa beauté *♦ 

■ Une femrté atlant en conquête, 
♦C'pst un «justement des moucifes einprunt^, Ix ipencTAOrs. 
. yufonqu€à sonniari veuf plai'^.àîiileioènt, 
Ma bru, n'a pas besoin de tant justement. MoLntaf. 

L'homme glorieux né néglige rien do. ce, oui peut- 
^étayer son oï^eiî ou flatter sa Tante von.ic retbn- 
tiàlticlK rtdiesse ou h la i^chercne de ses Ajnsté- 
ménti Bb'Fpis/ 'Ces deux folies, l-amour dés ajus- 
tements et céiui de la nouvieauié^ mises etisemolè, 
renversent les bornes des conditiooâ et d«îrà|glent 
^toutes lêB mœurs; Féneix)ii/ v'^ «> '^ ; ^-;' ' ' 

AJUSTER. V, a. Bendre-}asteV«xaçt, conformé à 
rétalon.^^oommoder, concilier.'— Mettre en bon 
. étatJ— ■ Embellir par des ajustements. — parer, 
' ornçré^^ Viser, faire en sorte dé^t(»icUer,j»i»tp^ 

S'ajcçter. S'accommoder, -ir- ISo préparer^ ^ 
'mettre en état. — Se parer. 

Bile monte à cheval cbipme.le plus gi^^4 A^P/cr, 
toujours année, chasâant la i^ro§sd bôté comme un 
braconnier, ajustant comme un gaï'de-tchassé. At. 
DuvAL. - Vous permettrez que cette Mllë-'acllèv!) de 
m'ajuste!- î MAaivàpx. - ' / 

liais le Jour <}« Seigneur» çbtqm s^ajusto a<>mteiix. * 

Elle va tous les àimanchcii à la messç^ aiji^tée 

comme, les plus grandes danîes de ta cour. Ricuk- 

LET, t'enfant eèt naturélleiljent ^it at slnci^re : 

il n*a' encore rien d'ajusté^ »ien d0 factice. Dupan- 

„tc DP. Thèognls est recherché danjisbh ajustement 

V et il sort paré comme une femme : i| n*oet pasljors 

•'Me sa maison qu'il a déjà ajusté ses yeux et son vl- 

^ sage, afin qnç ce soi^ une clipse faite quaùd tl ^ra 

' d&s le puj)lic. LA BaQtRR«. Bàns golût 4apB ^ 

Sarure, sana aisance ^AQS 9P9 maintiei^, mas i^t^'ait 
ans sa po)ite$^ son esprit comme sa contenance 
était trop ajusté pour avoir dé )a grAce/ Mii^(V^ 

. Mo" Volll^, sur ma fol , loUroent atu*^ 
*" Et paye cbmn^ il faut de ma sincérité. DEâfbriores.' 
, Cet auteur ajuste Iw p^SBAgas à sa mode. Sossurr. 
Peùtrêttvs 4U« mon b'^le fera ahtant à'tffat qu'un 
autre plus ajusté. ,M™« bis Sévigné. Latérite ajuî^. 
iée à des errc^r^, là est le danger, V, Uvoc, Tout" 
',-, ce qui ne s'ajuiBto pq» à no» vues et ft nos lumières, 
'datOS ^'arrangement des choses d1ci-jbi.a,s,Hrouve 
■' auprfes de nous sa condamnation et sa censure.'*' 
'■^ ^A«siLi.oN. fcbux f^ui aont droits aiment la r^gjo ; 
ceux qui sont droits aiment la Justice, et layérîté; 
et tout cela c'est Dieu hiéihe. Mai» pour î^juptcr 
• avec cette r6è;le, si simple et il arpîtC ^^^^ cœur ' 

?' i étraogpmcnt d<5l?ravé, fiuc joo faut-n point souf- 
rir et quels oftnla n^ fimtril point, faire ? Dossuex. 

AJUSTEUR, s. m. Celui qui :^t6 les flans et 
leS^môt au poids que doi^'t avoir i^.piîbcet de 
monnaie.*' , .^ . É ' 



',.■■• ^ ■ ■»• A ' >.,;. ^.■•■ 

' .■ ■ • ATA .■••■*. " 

rt argent Uré par temt d'alambic^ et movensi passe 
fort subtilement de nos bourses en celle (lu roi^ 
dont il ne revient. Eltbapel, xvi«, m. Je..... h 
prie d'alléifuer les paroles des pères comme elles 
sont : car filles ne passent Jamais par ton alarnbic 
qu'elles n'y rcçoU^nt quelque olttér^llioffSf-Q', du. 
Perron, xvi», /.) " 

Comme Marivaux >vait acquit par ses op vraies, 
la réputation d'esprit subtil et raffiné , il se crbyalt 
obligé d'avoir toujours de cet esprit-là , et il était 
continuelloment à Tafifùt des idées suseleptiblés d'op- 
position ou d'analyse, pour les faire jouer ensemOtle 
ou pour les mettre à ralambic Hariiontel. J'ai 
lu ce matin trois chapitres de son ouvrage ; ils m'ont 
impatientée et ennuyée; tout esjt à l'alambic, rien 
n'y est sous sa face naturelle... M*' nu Deffand. / 

ALÂMBIQDER. V. a. So fatiguer l'esprit, l'épui- 
ser .par aho trop grande application & des choses 
abstraites.— Absol',- Subtiliser, raftincç, con»pli- 
quer, embrouiller. " ^ 

Aï*A¥PJQuÉ, KB. part. Raâné, subtil, embrouill<\ 
{Secourez mon trisie omur et la peine qi/il en- 
dure ; autrement je le sem. alambiqué, par lo feu 
d'ammr, D. Flmès, x\i% , , ^ > /; i î^ 5 v v . 

MQnèùrm ■' 
, AlamhiQué(Vamour,t^envo^eJ'f^^^MAKù,xy^%m' 
Mille jalQux aoucis environnant ^on cçpur, . . •• . 
Bt Ofifnmelg$ kmanU entfetiefmim* ti^urpeuri < '^ 
^'alaiMtiQue num tonne, ti le tiens viritiMe. : ; "^ 

Ph. DitspoRTBS, rn*, f. 

Ces gens s'alambiquènt tellement le ccheau après 
le gtec et U latin, qv^ih itn deviennent tous fous. 
SuiXY, xvi^j xvii«^ Voilà des gens ffiti monstreni: 
bien ne sçâvoir à quoi ^oeeuper de bon, puisqu'ils 
se tourmentent tant, et s'alambiqiient ainsi l'esprit 
pour des choses fivoles et de néant, Id.j • • 

Il prend plaisir à a'alambiquer ^esprit de, iLille 
chimères, Sibarbon, Si je voulus rcfcueitlir toutes 
Î0S façons de parler expressives et.ajambitiuées qui 
se trouvent dans cet écrivain et daâs ses semblables, 
je ne fihlrais^mafs ce discours. Bossuev. Si quel- 
qu'un voulait définir ce que c'est qu'asôurer, ou 
que nier, où qu'une opinion; ou qu'un doute, etc., 
il ne feçjtit «jne-so tourmenter et s't^lambi^uer pour 
mient entendre ce qu'il avait déjà ,piarfa|tément en- 
tendu du premier coup. Jd. Vous aimez les choses 
aublimes, maia vous n'aipii» pas le galiniatiafl, les 
pensées alambîquée»et„ forcées^ les raisonnements 
abstrus et faux..... ot certes; vous (àitcs bien. 

VOLTÀIRB. I ' 




anoètiù'Von pèse et 

— Plus 
» il 



.»■ 



AitTsnrOlR. s. «.Petite 

ajuste les monnaies avant Je lefr marquer. • 
ordihaireincfnt; TVJirtféfcf;''^^ 

. AJ,11ITÀ6E eu AJtJTOiRt eu AjèUTOili. «. m. 

Tuyau de métal que l'on, aoude à l'extrémité tfu 

tuyau d'une fontaine, f|!ot< Jet d^an, powr donfner 

, Au jet rà forme, que l'on Tçut. •*- Ajutage eal ()lus 

|. ufiujquo l^ de«ft iiutr«v\ ,., v^j .V> oiif/t* i>'J.^ ' . 

, A^AMBia a. nt. NtM Mur diitlll^. ^ Pig., 

\Affkii^ pMséê par. l'alambic^ aflâirè discutée et 

approfondie, -rr Paire passer du- paroles p4ir 

hilambk, en extraire des iftubtilitéa. — t Cm,4st*à 



:•« i.l 



■^ AI^ANCfO^niBu v^ a. Faiw .tpm(^ pn 1 

. ( Xîne vieille sWirie 

Estm )to:,te alùngffùrie. f bopst I** xiti* 

Tout moff esprit fàUmgourit. Lors vt CinoN, 
VHfant en un eôotrême anéantissement d\ 
mei, ils demeurent fbrt alangouris en toi 
' appartient auœeens,^kTtn François M Saleb^ xvi«. 
AoàttUJt, alanoourie dé lonoue maladie, les sou- 
pirs que nous tirom^ne. sont plus que les sanglots 
de la mort. Sat. Ménippée, xvw, /".) 

"^ M^MiCVH^Iy* a, PwdrQ l^iBuissMt. — Àppjv- 

$>^5CjJUt.\omlkç^eri' langueur;- ^ ' 
' (Àlangpii; ^tw djiim fréquent us^e an jicizièmc 

}<mais 4e tii^ servir làJortmaQUHalh^Hir 

1Vat(iàngu\riji mn fkne. Love tf Çahor, xyi«. 
Taimerofs mieitx produire mes pa^sfon? qtie de les 
couver à mes dépens : elles s'alanguissent en s'é- . 
/i^ventaut et en s^ exprimant, MbNtiiONBj, xvi", f. Il 
sembloit que ma ^ie fie me tenait plus qu'au bout 
des lèvres; fefermois^ les y euoli pour aider, cerne 
seinbloit;à la pousser dehors, et prenoîs plaisir à 
ffi'alanguir et a mé laisser aller» ïd. Vous ferez 
des efforts qui vous feuleront et alangwYçnt vostre 
fispi t, et. pour V ordinaire, VQUS déwewyirez acca- 
blé soms la press^ §tsar\s, effpt, Ça)||i(ï Prakççis de 
Sai^pS, 3^v^«tl '•' .•.•.■,■, .■■>,"! ' ' ■ 

Justine leva sa maltroasA ^Q pou fatiguée, ou 
plir^t al»Qguio 4e ses prou^essos di^ bal» l|i. Qkm- 

Tira. '. ■ ' ►flr ■ . - -• .,. ■' . , 

De leurs vagues concÉrt^. . . 

D'invisibles oiseaux afanéuiasaicnife? airi. ScNiRr. 

La brise alangùiie delà 3jyrie nous apporto indolem- 
ment ]^ wntçHf 49ji t^^ji^ aauvf|9f^ÇiiAipu- 

ALANGtlsSElIwr; S. 0i. Actloa de 9*.àl»nguir. 
— Etat d'uno peribHine alaiiguie. 

{Ua àmet^ les^lles eortiesde restât du péclté, 
.014 enoore ets affêoiiûHs ^i a/ttnguissements^ res- 
semblent, à mon avis, aux filles, qui ont les pâles 
CQuiburs. Sj^m ^nAKÇOiJ» p^ S^lJ»t xv^?.) 

^'n tiMe ajungûissemant i^^rve toujpur» mm fa- 
' iÇidt^Si resprij Je m »*#©iat çj? mol par degrés ; 
mon Ame ne è'élancè pluàûti'^voc poUip nprs ao sa 
çtfduqtMJ enveloppe, h S, Boossead. ■ . , . 

ALAJMBl^Bn. T. 4emiir{ne, Pousser 'fui'léi|, 
B*eloigper do la côte, d'mi vaisseau. ' 

taijrt* ■■ '" •■ ■* '' ^^T''''^ *■■' '1 

De toutes paris se -manîfcstaleftt ^es symptômes 



••., Ww''»*»^, est quintessenclé. 

• (Do l'arabe àC le, et du^groc ûtubix,y& A été 1 alarmant^ dé faiblesse et do décadence; Chatiiad- 

prb dès ÏQ seiïii-mo BiC'clo au figuré. -r^ ^oW?'e o/* 1 onhup. . \.w . • - *., 

4^ 



-•'." '' '■';-■/ ■ALB,,' ' ' ".'■■■' •' 

AtARME. s.,f. Cri, signal, anoel aux armes. — 
Émotion, causée' dans un camp à rapproche de IVn- 
rteml. — Frayeur, épouvante subite. -^ Inquiétude, 
souci, chagrin. 

„ (Alame s'écrivait autrefois h l'arme. — Le guet 
du clmstel commença à crier, à l'arme, à l'arme ï 
trahit trahi, Fboissart/xiv«. 
i;unbiraift l'autre çfie à t'arme! au feu 1 

• ' ■ E1/8T. DKS CU.Y1KS, XV*. 

l'alarme fut si chaude à Saint-Germain, aue cha<f- 
cun s'enfuit à Paris, et fit sauve qui peut, Sui^i.if j . 
xvi«» x^ii".) 

Lb trompette a Jeté )e signal des alarmes. LAiiARt;«B.- 
•' 4e meta l'alarme au camp. . La, FoMTAiiiB. * • 

■ On tremble h Tenvlron; 
- Et' cette alarme uni verselie. .• 
Est l'ouvrage (fun moucheron, /d; 
Déjà l'alarme était à Versailles comme dans le 
reste du royaume. Voltairi. Rien ne prouve 
mi ux les alarmes que l'excèB des précautions. Id, 

Mul.hien sans mal, nul plaisir uns alarme. U Fontai>b. 
Ilcmetl'jz-vuus, utunsicur, de cette ciiaude alarme. MouèivB. 
Je me moquai do moi-même et de mes vaincs 
alarmes, 4. i. ïfo^ssgAu, . 

De son cœur ii chassa les alrf mes, ' 

ta fol vint essuyfer ses yeux mouillés de lanncs- VotTAipE. 

^LAUMEn. y. a* Donner, répandre l'alarme, 
causer éo l'émotion, do l'épouvante . de l'inquiétude. 

S ALAai#EB«f*Ef rc effrayé, ému, ai;ité de terreur. 
D'un geste, d'un regarl^Je me sens alarmé. Baçwp- 
Il ne faut pas que cçla vous alarme. AcA»» 
A quoi bon, en effet, s'alarmer de si peu t Boiuuu. 
Les matelots furent alarmés Jusqu'à perdre l'jbs- 
prit. B0S8UKT. " ' , ' * 

'Vjois-tu CCS bandes désarmées, 
e:cs enfants, CCS vieiUards, ces yierges alarmées?. . " 
Ils flottent au hasard de l'oiitl^ ^u trépps» . . '*' 
Ils regardent la mer, en lui tendant les bras. Lanaiitinb. • 
£t ce cœur, tant de lois dans la guerre énrouvé, 
S'alarme* d'un péril qu'une femme a raye. P, Cob^eiixe. 

Vous vous êtes alarmé sans raison, vous vous îitrs 
rassuré: de même. J. J. Rousbb.4u. Tous les voi« 
sin? s'alarment pour vous. .FÉnELON. La cons- 
cience du roi éiait alarmée par son confesseur. 
VoLTAtBE. Si un bruit eourd d'impiété venait do 
temps en temps alarmer l'oreille attentive do Bbs- 
suet et indigner sa grande âme, ce bruit n'était 
. ençore^our ainsi dire que souterrain. LauenNais. 

ALARMISTE, s. m. et f. Personne qui se plalt-à 
répandre des bruits alarmante. ' ] 

AlaTERNE. s. m. T. de botan. Arbrisseau, c^ 
•piîcedencrprun, dont les fouilles sont raiJgécs al- 
ternativement le long des .tiges. ,> 

• ALPA^TIVE. » m. Pierre d'une pâte homogfcne, 
d*un grain fin^ demi-transparoate, susceptible d'un 
beau poli.. ; 

' (Du grec flifaÀVr*/f'on> vase' où Toh déposait les 
parfums, a privatif, et /û/wônnem, prendre. — 6Ï. 
avoit toute fa chair et. le viaire plus blanc que fin 
albastre. PEaCEFOREsr, xv».) . 

Sa bénigne moitié ., .^• 

OnValt sans voilé, ailx regards du cortège 
Que le plaisir entraînait sur ses pas, * • 

Son cou de lis, l'albâtre de ses bras. BAoup-LoouiiA. 
four toi sa ma^n d'alb&tre et cfioislt et mois^une 
)^ sombre violette et la ricl\e anémone. Tissot. 

Albatros, s, m. t. d'hisif. nat, Oiseau palml-" 
pède, très-voracc, des mers australes. 

ALDERGE. s. f. Sorti» ^ pôcho ou d'abricot d'un 
goût très-agréable. ' \ • : / 

ALBERGIER. S. m. Arbre qui porto des albergos. 

ALliiNOS. s. m. Homme qui a la })eau blafarde, 
les cheveux et le poil presque blancs, et les yeux 
d'Un gris pâle ou rougcàtre. 

ALfiRÀW. Voye^ Halbran. 

AlbuGIN^ , ÉE. adj. T. d'an:^t. Se di^ de cer- 
tains tissus dont la couleur est blanche. / , * 

ALBUGINEUX, EUSE. adj. Qui est formé parla 
fibre albuginée. < 

ALBUGO. B. f. T. de méd. Tache blanchâtre qui' 
se forme à l'œil , dans les lames do la cornée. 

ALBliM. s. m. Cahier de papier blanc à l'usage 
des voyageurs. — Caliier sur lequel on invite des 
personnes célèbres à insci*irc leur nom, ou des gens 
dé lettres et des artistes à écrira de la prose ou des 
vci*s, à faire quçlquô dessin , ou à noter quçlque air 
demusique. \ ,V 

J'ai toujours aimé les voyages : " "' ' ; 

Unjour, ami lectaur, Je vous dirai pourquoi. 

En galopant j'observe les usages; ,-\ 

Mon album se noircit de tout ce que Je vol. B«iUN6ia. 

Dans le riche album de philosophie, do poésio, 
d'histoire que Voltaire rapportait de, Londres à 
Paris, il y avait des notes sur Shakspearei niqiuintcs 
et curieuse*. Villbmain, Lorsque toutes lesTantés 
ordinaires ont été bues, on prend l'album amico- 
rum, el faisant la revue de ces grands hommes qui 
ont eu la bonté d*y mettre leurs noms, on boit leur 
srfnté copieusement. Saint^Evremont). 

ALBUMIIVE. s. f. T.do chimie. Blanc d'œuf.— 
Substance de mOmo nature qu'on trouve dans di- 
verses matières végOtalesou (niimalès. 



albuahubui 

bumine. 

ALCADE, s. 1 

ou magistrats d'! 
(De l'arabe a/, 

ALGAIQdE. a 

• mètre grec in ver 
tins. — s. m. Od 
partie de vers ali 

ALCAL.ESCE3 

cent. 

ALÇALESCEB 

< lequel les propr 
tlévcloppcr, ou D 

. ALGALL s. m 
À^la plante mari 
jiKTCC , puis au 

• cette plante. — î 
(lit lo sirop de vii 
11^1^ avc(j mi aci( 

(Du chaldéen / 

ALCALIX, IN 

, . — Qui jouit des 

. - ALCALÎ8ER. 

Biibstancc les prc 
Une une substaiii 

ALt'AlVTARA. 

institué en 1170. 

ALCAHAZÀS. 

dont on se sert, s 
fraîchir l*cau. ' 
(De l'arabe fl/> 

ALCÉE. s. f.ï 

•famille des malva 

l'alcée ro&e , app 

. Tàlcéeù fcuilleft'( 

ALGIIIBIIE. s. 

apjwlé lïu.ssi .yc/ef2 

clierchant un reu 

rcr la transmutât 

. (Moult souùtil 

mie. CuRtSTitXE u 

dit rriaistre Jeliai 

habiles hommes 1 

((ticmie, lès plu 

, Lettre de rémissi* 

ALCimiIpUE. 

tient h l'alcbimlo. 

ALCHIMISTE. 

chimie. 

(L'alchimiste é 
siècle. — Un ccrtù 
trouver, se vanta) 
bdle pierre phjl 
té.^j heurtés et j 
Elikapel , xvi». 
7/nstc.^^est qu'ils 
chasses ; mais ù h 

B. DES PEi\RiEtV^, J 

Les alchimistes 
ciu'ils appelaient l 
leuvrc, c'est-à-din 
talion des métaux 
Ton art ni tes fournei 
ïolqul, ricHeenfum 
lJan.s ton laboratoire 

Tu vas, dIs-tu, vie 

• Tirer de l'or des m 
Kt, faisanrplufti'o 

- -Me rajeunir por de 
Mais au crc;uset U 
Ricnl TevoJlà plu 
« Non, non, dis-tu 
« llecommetirons; 

ALCOOL, s. m. 

niable, extrait pai 
tièrcs sucrées. — ^ 

(De l'arabe a/, le 
L'alcool est le i 

au derniei* degré 

Savahin. 

ALCOOLIQUE. 

en coutientk ' . 

ALCOOLISER.^ 

en alcool. 

ALCOOMÈTRE. 

tormincr la <^UAUt 
liquide. • 

. ALCORÀ.\. s. lï 

de Mahomet. — Vq 
(De l'arabe al, le 
pas ici le rudimem 
des maistrcs. Moni 
Ah I je ne savais iHUi ci 
Je né m'y connalssa s f 

ALCOVE, s. f. E 

•cliambre pour y pi;» 

(Dd'cspaiiuol aie 
liant voùt(.', tente, d 



.-Vu 



•w' 



-■-» ' 

f. 



^A. 






V.".^ 






.V* 



9h- 




a 1. < 



:^. 



\ 



1 ' r 



ALBUmnEUI^t BUSEL adj. Qui contient de l'al^ 
bumine. 

ALCADE. 8. m. Nom attribué à certains Juges 
ou magistrats d'Espagne. 

(De l'arabe fl/^ le, et AAflrfyJuge.) 

ALGAIQCB. adj. Vers alciàque, sorte de vers ou 
" in^'t|*e grec inventé par Alréc et adopté par hîs La- 
tins. — s. m. Ode grecque ou latine, composée çn 
partie de vers alcaïqurs^ v" 

aLcALESCEKCE, s. f. Etat d*un corps alcaics- 
cent. 

ALÇALESCENT, EXTE. adj. T. do cliimio. Dans 

f lequel les pi'opriétés alcirtiues coinnuHicuiit à se 

développer, ou mûine prédomlocnt déjà. . 

ALOALL s. m. T. de chimie. Noin donné d*al)ord 
à^lti plante marine qui fournit la spude du coni- 
iiKTce, puis au produit salin^ do l'inciiiératioà de 
• cetto plunte. — Substance de saveur acre , qui ver- 
dit le sirop de violette et forme- un sel en se combi- 
iÂ#l »vc(j uii acid6. , . , 

(Du chaldéen kalah, brûler.) 

ALCALIX, INK. adj. Qui a rapport aux alcalis; 

. — Qui jouit des propriétés des alcalis. 

. ' ALCALISER; v. a. Eaire développer dans unfe 
Bubstancc les propriétés alcalines; oii rendre alca- 
line une substajucc en y ajoutent un aîcoli. 

ALi'AlVTARA. s. m. t)rdre mîlitaiic d'ïîspague, 
institué en 1170. 

ALCAIiAZÀS. s. nr. Vase d'argile tris-poreuse, 
dont on se sert, surtout en Espagnïi, pour faire ra- 
fraîcliir reau. ■ , . .. •■ \ . 

(De l'arabe rt/> Je, ci kanaz, visc.J • ' • 
ALCliCE. s. f. T^j de botan/ Genre de plantes de la 
• fnniille des malvacées, qui comprend trois csp(?ces : 
l'alcée ro§e, appelée rose trémièi-^ et passe-i'ose; 
. l'àlcée à fcuille»'de figuier, et l'alcée de la Chine. •: 

ALCIIUllE. s. f. Art mystérieux et chimérique,' 
ïtp j)elé aussi science ou philosophie kerméti'ju :, re- 
< herchant un remède universel et le mayon d'opé- 
rer la transmutation des métaux. ^ ' 

(Moult soitùtilemettt ouvrait en i*art d'arqué- 
wie. CnntsTiîKE de Pisan, xiv*, xv». Et lors lui 
dit niaistre Jehan qu'il avoit accointame ft nn des 
hùhiles hommes dû mondes qui fmsuit écus d*ai^ 
([ucmie, lés -^jIus beaux que 'oh pourvQii dire» 
Lettre de rémission, 1447.) 

ALCHIMIQUE, adj. (}ui a rapport, qui appar- 
tient à ralcbimio. • ; * ,v '■ ■ ^ 

ALCHIMISTE, s. lin» (ilui qui s'occupe d'al- 
chimie. 

(L'alchimiste était déjà discrédité' au seizième 
sic'cle. — • Un certain philosophe alchimiste ,r)\e vint 
trouver y se vantant et faisant fort de trouver cette 
bdle pierre philosophate à laquelle se sont frot- 
té f, heurtés et rompus "tant de gentils esprits. 
Etxr.APEL, xvie. Le commun langage des aîqui- 
viistcft^^est qu'ils se promettent' un monde de ri^ 
vhesscs ; mais à la fin leur cas s* en va en fumée- 

B. DES PEi[\RiEiVS, XVlC.) 

Les alchimistes passaient leur Vie i^ cliorchcr ce 
qu'ils appelaient la piei.,5 philosophale ou le grand 
leuvrc, c'est-à-dire un moyen d'oi>éix'r la transmu- 
tation des métaux. Acad. V . 
Ton art ni tos fourneaux n'anéantiront rien, . B 
ToiquI, ricfieenftiinéc. ôsaMIniealcfjlnilstc, '' • 
Dans ton laboratoire invoques Tfisni6g!Kte. L; Bacwb. 
Tu vas, dls-tu, vieux et pauvre alcJiiuiiste, 
Tirer de l'or des métaux indigents, • . 
Et, faisanfptuft ^our mol que.l A^e attriste, • ' ' • ' 
Me rajeunir par de secrets a^vuts. • . v ' \ . 
Mais au crquset ta i^aln que trouve- t-çl le? - ' 
Ricnl Te voilk plus pauvie et mui pluîvieux. 
« Non, non. Jls-tu; demain lunDiiou\ello: 
* llecomnKînrons; demain nous serons dieux. > Bém,«îcer. 
ALCOOL, s. pj. Liquide léger. et volatil, ioïîam- 
mable, extrait par la distillation, snrlfjut des nii- 
tièrcs sucrées. — Vulgairement, Esjiritde hin: 
(De l'arabe al, le^ et kohol, subtil.) ' . * ' 
L'alcool est le monarqiiodeà liquides," et riorte 
nu derniei* degrji l'exultation n'alatale. Bftiti.AT- 

\LC0ÙUQ15E. adj. Qui tient de l'felcool.—éiti 

en contient^ , 

ALCOOLISER. V. a. Môler d'alcool -- Convertir 

en alcooL .-^r -r^' • 

ALCOOMÈTRE, s. m. Instrument acrvant à di-^ 
tjrminer la quantité d'alcool conlcauo dans un 

ALCORAM. s, m. LiviKî qui wrftîbt là dôcfrinc 
de Mahomet. — Voyez Coai."^.. 

(De l'arabe a/, le. et koran, précepte. — Cç, n'esf 
pas ici le rudiment des apprentis-, c'est rafccran 
^/w r/ww/rcjr. Montaigne, xvic.) . 

Ain je ne savais |)as ce qu\.iuit un romani ^ •' 
Je ne m y connaissais pas plus quirAlcuian. Al. Dival. 
ALCOVE, s. f. Enfoncement pratiqué dans une 
cliaiîibic iK)ury plivcor un lit. ^^ 

(Dcl'esi)a:,'nol aleutu,, tiré d'un mot arabe s'îgui- 
hant voùle, tente, dOme.} •- aiiiuv »ibui 



ALB 



Dans le réduit obscur d'une alcôve enfuneëe 

S'élève un lit de plume & grand Trais anuisséc : ' - 

Quatre rideaux pompeux, par un double contour, 

tn d«5rendent l'entr^^e h la clartés dU Juur. Boiiead. 

i ALCYON. 6. m. Oiseau de mer de Tordre des 
passereaux, ' ■' m -i '■ 

(Du grec aîs, mer, et kuô. J'engendre.) ' 
Les poètes ont feint que les alicyohs rendaient la 
mer calme, pendant qu'Us /AÎs^ettt 'k\^ petit»* 

AcAD. ■_ ■'"■•'■■■^- y::.; '':.:■''': j-:r-^'^r^/\]'' 

Quand les eéphyrs sur leur ail^ fleurie .,/' '* 
Ma mènent l'aleyôn , doux espoir des nocheiil, ' °V 

Le flot ({rondaat«'at)àise,et-fdule sans furie ' 

Bii sommet aes rot-herB. Lkaavlf..- . <w ; :< 
. . L'alcyon làolns timide . ; ',, ... • ' , 

fart et se croit libre, en quittiuii ' ,- ^ .; ■, , 
La rive où sa niuère l'atieiul ': ' > ' 

Dans le nid qu'il a laissé vide. C. Delatioxé. ^ ' 
Toutes fragiles fleura, sitôt mortes que iMlos, 'i<iir/ «/v .^^ 
Alcyons eni^loutis avec lents nidb ûottaqts. T. Wirna. 

ALCIOXIEN. adj; m. Apparteiiànt à l'alèyon. -^ 
F^es Jours alcyoniens, les sept jour» qui pï^ct»dieht 
et les sept jouns nui suiveift le solstice d'blter, pen- 
dant lesquels l'alcyon fait âon nid, la mer étant 
ordinairement calme. 

ALDÉDARAN. T. d'astron. emprunta de .rarttbo^ 
Nom d'une étoile fixe de la preitaiùre grandcm% dans 
l'œil du Taureau. : / • ^ • . - ; ' 

ALDEE.B. f. T. de gédg. Rourg, viUagcdcs pos- 
sessions européennes, en Afrique et dans les Inde«i, 

(De l'espagnol aldea, hameau, villo^.) 

ALDERMAIV^«» m. Oilicicit municipal en Aoglô" 

terre. 'v .<. • • l 

ALÉATOIRE, àdj. Dont les eflbts, quint aux 
avantages et aux pertes v d^ipendentd^évëiiemcnta 

incertains. " , -i:* >*► .r .«^^ 

(Dulatina^cà^ dé,jeudcha8a«!i) ■' * •, ''->' 

ALi))KE. s. f. Esi)î;ce de poinçon servant à pé^ccà- 
et ù coudre le cuir. 



AtG 



39 



^ 



ff 



Pillei ne vinH orendre la revattufie. MonxLtJC, iti», 

Lansac estaniJwy'ourè à Verte pçur ef^tr£pre(ndti 

^quelque chose dfinçiÀueçiu avec trois cents oont ch&t 

vaux et nUllearquebusiers, f'achemnaà /a Flèche, 




(/Mène, du germanique ahle, aiguille, l'cstpris au 
figuré. ■•/:.:, ;u-:.-' •'...-■■/■r : V , .'- , i-:*;,!^; ■■.,.':..'..: iÂ\ i^y' 
. ' Eiitnoncanir atnisunealène .-■:.' 

Ennemie qui mon ccéur en£On)t»re Fabll^uv du xmM 

ÀLÉNÎÈR. s. m. Ce)ui qui ifoit et qui vend dos 

^alênes. ,.■..■', '■.••■ \. '-.■: ^^ ■'■;..■■:■ \:.^r-A.\:'::. .i'j 

ALÉNOIS. adj. ni. Cresson alén'oh, plante étnï- 
cifôre qui a fe goût* du cresson. 

*AI;bEIVTIR. V. a. Rendre plus lent, affaiblir,, 
•énerver. . 

{Ainsi lie duc de Savoie réduit' à t'itiitéctÙite) 
passait son temps et ses Jours...»» alenti,„.. et mis 
au bas,... jusques à dévider presque l^s fusées du 
fil qu'elles {les femmes) filoicnt, G. Chastkllaik, 
XV*, m» Je sentis mon cœur trop alenti. Pjer- 
CEtoiiEST, xv^ lueurs forces s'étoie/U alentiçs. 
Sat. Ménippée, xvi», /. Alùrs elle comnicnea.»,.. 
à s'aflentir en délices. pASQti&n, xvi*»Y. Ils {les 
capitaines) resnondirent qu'ii estoit nécéssfiirç d'a- 
voir l'ennemi logé près de soi, afin gue ^ê soldat 
emt dé quoi s'exercer, qui ûufrcmem S'afentiroit'. 
Lk Cy. MoRE/.c^ xh^, f» La longueur de. ce siège 
(dcntil les boutades cl(ises paysans. Palmà Cavet, 
x\i«, xvir. L'escarmouche /alentissôit, ftttti ce 

qui estait sur le pont et^tra à la file ^iAjLi, 

xvi% xvii». {Et Von pensoit lut échapper)..,., 
lorsque la grandeur et gaillardise de. ses fotH^s 
seraient alenties par le temps et lès fatigues", îd^) 

L'abfeayc n'avait pas chang«îde Jièu«" elle était! 
encore, comme au temps do |a fondation, dans 
une vallée; les colline^, as^^cmbléds ajitoùr d'elle, ia 
cachaient au reste de la terre. J'ai cru, on lajvuyant, 
revoir mes bois et mes étants de (^(unboàrgi io soir, 
aux clartés alenties du soleii. ÇUAnJàuimixi 

ALEÎVTOUR, A L'ENTOtR. adv. Aux cKiviil^nB. 

{ifessire Ch(frles de ïiîois estb'it demeuré toUt 
coi en la cité de Nantes et au pays d'aténtoiir qui 
obéissoit à lui, Troissart, xiv».> - ■ p . > '■'•.' ? 

Tout à l'entonr, le pays eiit r^vX8iKiftl..5.'tt: i^e 
Dalzac. v ' ' 

Les plaisir» iDnohaiaiitsfoUtrcnt al«Dtl:iur. Boilbai» ' << ' 

Les voilà tous à l'entocr de lui. MoLiÈae. «w '>,i j 

■": ALENTOURS, ô. m. plui*. Lieux drcortvàfsins.— 
Ceux qui vivent familièrement avec quclqu'ùw, qiii 
sont en liaison areé lui. ' '<■, - • ;/ 

Dos les premiers jour» de l'avènement de'Bona-, 
parte- au consulat, les aloqtour» savitietit ûéià do 
quelle façon il fallait s'y prendre poup lui ptàke, 

lil"«DEB»AEL. ^ . r , 

, ALÉPiNB. s. r. tîssn'de sole.ct lainç, qni sq f». 
briquait primitivement dans la viUo d' Aloji. 

ALÉRION. B. m. T. do blas. Fiptit oiâloji aux 
ailes étehduéSk sans bec ni pieds. ' / " • •';;î» 

ALERTE, adv. Debout, soycx sur vos gai'dos, 
prenez garde à vous. — s. fz-Alai-me, émotion,' peur 
subite; . • 

(Alerte, de Titallen alla i*rfrt^ soiw entendu vuh 
au't^emin roidc, s'écrivait ij'abord en irois mots, 
et signifiait : En «bscrvali^n, sur rc;> 'gardon.— 
l^ojus demcUrusmes à l'ertfi, er^ir^nant que ledit de 



vantSiihhY, Jtvis Kva«») „/ ,.i./. '>}. 'n-iiiu- J lus 
Alerte î alerte ! C'est wioristeui^ Vô<W(ïhC!é. ScHiift 
ALERTE, adj, tigii^iit, qui^ mi sur «is è^|C 
des. -— Habile^ perspicace, promM à sàJair ' l'occa^ ' 
feiort^i-Oiii, trifvdgne.' '^ f., > Ti.TTT if.^ 

{C'est une belle qt bonne chose que laprévùmiUè 
et d'étiré to^fà^fai»t'i0i,.,éJk%^M,'SL\\<)flf^ 
rai tbu jours vil les lijiÀWétéB cfei» assise ti^HL * 

, gl ceiui-lkn est Dès alerte, .♦ 

. I«f hc rt!»y coMttifli ^As. HlktOtôMt.' '■""'• '* ^ " 

AMVlMGl5.^a. W.^ Woa^4>o>^l) m.lps.it 

4ieurs llqj^ttcut 4an8 iVw-, ^,.,m b ;.,;, i , .,,,,^ 

ALEVIiliËiL f.*à, .Jeter do rcdcviit «laivs tip 

étang.';. •/. •- >.■•■■[ ■O; ■-"'•■i*,/'/.»'- . t 

ALEXANtlRtN:; àdJ. }^et^'hlëmHâHnr, yHtsffnfi^ " 
.çais de dbui^è èyl1ab<3i, (fy*Tîd la Hmh est mal^ctf* ' 
linci «do tiTîi%equanildlt5 6lfôéaiiiiiè.^Su1i!j;. • 
tant.) Ui\,aleàcandtié, '^■'- "" !.'-'t> *ki a'.s.. «^t <.h,.)r<j.,. 

(D;Alexim^ cfc Befn^ 

douzième siecJe, qui niit en ybgue fcel^e'Çpupe dé '• 
vers, ou d'Alexarid^lq <J|^, g^ ^ 

cet auteur.) :iiî./r:..'.f..vH-ï(frtH!^-.i.M'int.i-;i.f j,,,,-i.',.> ;• 

'Ton peuple esNI«oumtp1r cettelôl si durtv >" y./ •• '^^ 
Qui veut q«'avec«lk4i}«dB U'»ai««italeiftMÉiM«| om 'qrM .r> * 
t)e dejii;(,alesanarins««>tei|,<ûtefiuircMiinls<>|v .,}i;j,^ ,,p c •• 
L'AHl W^pour^i^riipo et l'<iv|j|^ P^f.^te^^ .y^^j^^" r 

•Uvcrslficatwnfrvisai^t.a.YcçmiJftxaiiçirin^^u^ • 

AfiEZAflr, ; AMBi tkà], Dcf ooitleti v fauve^ tiraoi 
sur le roux; —, Ne se dit qdo di3s chevaux. -- a, m* 
Q^ey<4decottevGOijaçm', . , , ;(,jv;i,., . -^ 

(De l'andio ai hassan, rét^lon, io^^hévai a». «• 

ALÈEiis. B. f. T. dé fliédec. Dtab où lé de t(^li% 
plié eh pluaiéttrs double* pbup «6uÎcv«p les iitala- ^ 
deà, et les tenir propres^ : • ' • . n y 

ariibé.:-T.!56nde cm^ii^:^ ^^^^ 

AJLG ANOff . a. m. C()iine. dQs gafàiensi' ' i , ,1 J 

ALiGARÀDE^ s. f. Sortiov insulte! Çaitobmsqve- ' 
ment, ft>'eo un certainûclM^ saos «ujoti ou pour «U 

sujet trte*léger. ' , . 

(i^arade,;de;;i'éspaj;ttbt^/^^ 



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ne pourriez supporter /e* algarades qui vous iê- 
raient f(ii^^siousJésJpui^4^^vi^,i^^^^^ J^ 

je lui al pardonné douitfBNto t. a'iiinw lui «me 
troi^ièmiB algtrado, je lai pardoMuorai pour la^ural- 
siîîme. VoLïMaiî^w .• . .-•, . . ' a _, ,, ;,,,,., 

ALGÈDIœ. 's. (w fioiooœdn tialetti des grindeats 

en génC-tai, ropjfésentéo» pair des letttc& " i ' 

(De raiibç ilàfiJataàa(:H^ «étiàbtnsèn^nt d'àho 




Lesàutt*dà auèni'dàns leaH^^ablncto lioùi^ idohit^r 
alux siiMts',àQ^ls 6ht rësobr tilië tiiu^^ 
qui fiVàit pu l*(ïtw jii^d.' pSSaI.^ > v'^^ • 
UM^Li votf«î,»hJ*bfeiH^yehe«'*iemeé«. ' Wr^ji^rM. 
• ALGiâRRlOVl^ à<«. Otri afi^pardeni à tàj^rej 
ALOPIHVISTE, B.j^. Celui qu| ^^\}\^}^^h 



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^•wiAL6liÂXIU;fi. nu i^tafieir do police». >(i)f j^.^ii. i*- 1 i,. " 
(De l'arabe al, le, et^»«Wi^/, htwsîlor, arclié'hj'' ** • 
Il volt en hiol nn alfeiunrf! de nouvelle WbHqti^, rt 
en ces brtiv( s gens qui m'accompagnent dus orcb^rs 
de la même trempe. LiSAGB, ^ ;f.v-i.' 

..... Chiens a.:alffuàills! Je les al d<:'Mttt<'-8. V- flo^io. »'\] 
, ALCl'E. s. f. Herbe marine ^lub la Picr rdjotfa 
quelquefois »ur ses bords. '• \ ' " . '; -,.v 



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^.-: AUDI. 5. fn. T. do Jurispr. crimin. Atjscnce 
^ , d'une personuR du lieu où a été commis le crime, 
le délit dont on l'accuso. -, . ; 

(Du latin aUbi, ailleurs. . r > . ^ ) 

Ouamt Scalles et Williby 

Etirent au $iége cei nouvelles, .. 
'<.. . Tantott tirent un alibi. fikHiut db Paris, vr*. 
Quand Jj)uù XI convia le roi d Anyletene de ve- 
niv àPcuris faire bonne chère, et qu'il . fut pris au 
mot, il s'en repentit aussitost et trouva un alibi 
pour rompre la chose. BhAfiTOViE, wi*,) 

ALIpIFORAIN. s. m. Propos qui n'a pas do rap- 
' port Ma chose dont il est question. 

Il ne m'a donné que de mauvaises excuses, de 
mauvaises défaites, des alibiforains. Acad. * 

ALIBII>E. adj. T. de médec. Propre à nourrir. 
AMBORON. s. m.Mqttrealiôoron,hne. — 
,Honim6 ignorant, stupide, ridicule. 

(Aliboron s'écriât d'abord aliborum, comme gé-. 
nijif barbaro^^ViÔt,, et signifia, De toutes choses 
situées ailleurs. Ce mot s'appliqua par ironie au 
sot im portai^t. Sire roi, maistre aliborum. LaPas^ 
Bien, xvi«. — En la ville d^ Angers, un apothicaire 
gu'on appel oit Ynaistre Pierre, ne pensait qu'il y 
eust à la journée d'un cheval, voire dix, un plus 
' ! habile; combien Jiu' il n'eust su dispenser ni mettre 
quatre simples ensemble. Ce 'maistre aliboron ne 
/Jaillit à tirasser Gringalet par la manche de son 
émantea^. Eutrapél, xvi«. — Du sot important, ce 
mo| ne tarda pas à passer à l'^në.) 

,-, Vour un âne cnlnvé dcox-voldure se battaient : : ,. 
>l JLun voulait le ganlér, r«ulre le voulait vendre,- > ^ ' 
.\ Ipàndiç qu« coups de pbinge trottaient, r : ' 
Dt que nos ctiampions songeaient à te défendre, . 

V^friye un troUlème larron 
. ' QuV^àlsit mai^fc ailboron. JLa Fomtaisb. 

. ÀLiÉNAB^LE. adj. Qui se peut aliéner. . 

è ALIÉNATIOIV. s. f. T. ^é jyrispr. Transport de 
propriété à autrui. ^ — Cession, vente. — Aliénaiiqn 
d'esprit on aliénatioÀ^hnentale,iQ\\Q. 

^- AIhIÉNER. V. a. Traiisfércf à un autre la pro* 
priété d'un fonds.-— Vehdre.. — Se défaire de. — 
Fig., Aliéner le§ affections, les cœurs, les esprits, 

' fajrc perdre 1^ bienveillance, l'atrection, l'estime. 
~ Aliéner l'esprit, iai|e perdre l'esprit, rendre 
lojj»r. / ■ • ■■\^ ".,■■.■"■ •■•: "' 

' Aliéné, ée. part. Fou, qui a perdu le sens. . 
(Du laifir aliéiaré, faire qu'une chose soit à au- 
trui,— Cm» aliène son fié ou partie de son fié sans 
l'octroi de Son seigneur, il est semojné..... J. d'Ibe- 
LiN, XIII". Lc^ vaisseaux mesme des reliques' 
furent vendus et aliénés. Juvénal des Ursixs, xv". 
Ils font aliéner de vous, sire, le^ cccurs de vos 
sujets. Méifi. de Condé, xVi«.); ■ '. ¥ , 

Sliukspcure a souvent rapproché le crimo de la 
folie, comme si l'âme était aliénée d'ellc-mCmô, à 
mesure qu'elle devient- coupable. Villeuain. Le 
marquis. de Canillac", au milieu de cette clameur 
publique, va voir le dùç" d'Orléans dai\s, son palais ; 
il le trouve^ étendu à terre, versant des lafmes, 
aliéné par le desespoir. Voltaire. Louis 'XIV dé-' 
' vorait sa douleur en public... Le reste de sa vie fut 

; triste. Le dérangement des finances, aiiquel il ne 
put, remédier, aliéna les cœurs. 7d. 

ALIGXEMEXT. -s. m. Action d'aligner. -«- Ligne 

droite tirée pour la construction d'un mur, d'une 

rue, etc. -r Ligne indiquée par la voiriç pour la 

direction d'une rue. — Action do se ranger sur une 

* ligne droite. " . . 

Dieu a étendu son cordeau, dit l'Ecriture; il a 

pris au Juste ses alignements, pour composer, pour 

' ordonner, pour placer tous les' éléments. BossuRk 

ALIGNER. V. a. Ranger, dresser sur une même 
ligne droite. — Aligner ses phrases, aligner ses 
^ mots, soigner juBqu^il l'affectation ce qu'on dit ou 
. ce qu'on écrit. " \ 

{Lors commença on aligner les nefs. Villehar- 
' DOUIN, xui^, c. 

Elle e$toil gresle et alignée, i . db Mbcrg. xni*. xtv.) 

L'hî^bitude où nous sommes de resserrer dans 

dés ligdes le canal de nos rivières, de sabler nos 

grands chemins, d'aligner les allées de nos jardins, 

' do tracer leurs bassins au cordeau, d'équarrir nos 

^pnrteiTOs et même nos arbres, nous accoutume à 

' considérer tout ce qui s'écarte de notre équerre 

' comme livré à la confusion. B. de Saint-Pierre. 

. '' Aligne tes plants, mon ami. P. I^ Courier. Vous 

savez que je cherchais un individu en retard, avec 

lequel Je devais m'aligner. Scribe. 

IX^Jà le boy Fup<>rbe a parcouru trois rois - * ,. '' 
JU» r^ngs (les manielucks align(% usa voix. FAtniiLckY. 

'•/. ALUIENT. fi. m. Nourriture. — Ce qui se mange, 
ii^' se digère et entretient la vie. — Action de nourrir. 

jft( .--r- Au plur. , Tout ce qu'il faut pour nourrir et 
. ^! entretenir une personne. ~ S^omploie au figuré. 

.;>. iX^]x \aûn atimentûm; TtLd.yialef'e,jïomrif:} /.l i:! 

Le plaiMr nue nous avo'ns.àmaiiger et à'boire', 
; • iiou*^ «ollicite a donner au corps les aliments néces- 
• saires. Bossuet. La 'santé du corp.^ fjtiit tr^^ver 
.bons h'.^ aiijiientsiçsplus simplcsi J. J. Rous^EAt. 



voilent la vie du corps", quand l'appétit Iqs assai- 
sonne et que les organes sont neufs et sains. La- 
martine. Des aliments légers, digestibles, trans' 
pirables facilement, rendent la peau douce. Virey. 
Les sciences sont l'aliment de l'esprit. Acao. La 
vanité se repaît des aliments les pltw grossiers. 
Marivaux. La vanité est l'aliment des sots. La 
Bruyère. L'aliment de l'àme, c'est la vérité et la 

Justice. FÉNELON, . . , V' 

ALIMENTAIRE', adj. Propre l sorvir d'aliment. 
— En médec, Régime alimentaire, régime suivi 
pour les aliments. — En Jurispr., Pension alimen- 
taire, pension réglée par autorité de Justice pour la 
subsistance d'une personne. — Provision alimen- 
taire; somme accordée par provision k l'urte des 
parties pour vivre, en attendant le Jugement du 
fond de l'affaire. ' ' 

ALIMENTATION, s. f. Action d'alimenter, au 
propre et au figuré. 

ALIMENTER, v. a. Nourrir, fournir les aliments 
nécessaires. — • Eiitretenir. — S'emploie flgurément; 

L'instruction alimente l'esprit^ l'éducation nour- 
rit l'Ame. Cormenin. Les désirs n& t^'alimentcnt 
que d*^espérance. Lr Viardot. C'est de cette nour- 
riture qu'09 alimente ma raison depuis neuf tristes 
mois. Beauuarciiais. ^ 

ALIMENTEUX, EUSE. adj. Qui nourrit, sub- 
stantiel',. ; . . , .• Il- ;■ 

(Paracelse, rkédeftn allenan î , a ouéri grand 
nombre de ladres' par le moyen de lor potable, 
combien qt/il scii^fâcheux à croire que l'or soit 
médicamenteux et alimenteux. G. Bouchet, xvi*.) 

ALIl^ÉA. loc. adv. Mot latin. — A la ligne. — 
S'emploie cbmme substantif. — Par extension. Pas- 
sage, paragraphe entre deux alinéa, 

Par des repos que sans nous tu o«C»as," !'• • ''/: 

Tu sus couper nos vers par des alinéas. - 

.'flinriiéLEMY et Miinr. 

' ALIQUANTË. adj. T. de nâtfthém. Qui n'est pas 
exactement contenu dans un tout . • • 

(Du latin /ï/i^twn^ù'n, quelque peu.) 

ALIQUOTE. adj: Contenu exactement un certoiii 
ftombrc de fois dans uu tout. -^ S'i^mplôle substan- 
tivement. , ._ . ' 

(Du latin a/iV/Mo/, quelques-uns.) > 
A|»ITER. Vé a. Forcer à se mettre au Ut,> garder 
le lit.; .j\, ' 'i%M:;^:^s^r:r:^^-'- ' 4,'*. 
S'aliter. Se iricltre àjà lit p^bur cause demalaiiici 

(Sot<i'(?n^te roitnrfl/tï^VGAUTiBR ^«CoiNSi, xlii^. 
// s'en alite, il s'en affarïie. FroIssart^ xiv=._^ Une' 
maladie le prit sur le chemin, dont il lui "èonvint 
alitx.r et zioulij*. Id./" Le roi anglais sentant em- 
pirer smrtal de plus en plu/', se fit mener au 
bois dcVincennss, comme pour ton dernior repos,, 
car là s'alita. G. Chast^llain , xy*;) ; 

ALIZE, s. f. Sorte de fruit aigrelet^ de la grosseur 
d'une petite cerise. 

Alizé, adj. m. t. de marine. Vents alizés, vcnts 
réguliers qui rtîgnent entre les deux-tropiques et 
soufflent de l'est à l'ouest. 

Un soir, environ une demi-heure après le cou- 
cher du soleil, le vent alizé du sud-est so ralentit, 
comme il arrive d'ordinaire vers ce temps. Les 
nuages qu'il voiture dans le ciel à dés distances 
égales comme so|i souffle, devjnreiit plus ^ares, et 
ceux de la partie de l'ouest s'arrêtèrent et se grou- 
pèrent entre eux sous-la forme d'un paysage. B. de 
Sai?it-Pierrb. 

ALKÉKENGÉ. s. m. T. de botan. Plante sola- 
née, qui croit dans les haies et dans les vignes, et 
dont le friiit est une baie légèrement aigrelette, 
renfermée dans une vésicule rouge&tre. t. 

ALKERMÈS. adj. T. de pharmacie. Préparation 
dans laquelle entre, du suc de kermès. 

' ALLAH, s. m. Nom donné i. Dieu par les maho- 
métans. ' . 

, ALLAITEMENT, s. m. Action d'allaiter* 
ALLAITER, v. a. Nourrir de sou lait. *. ' ^ 
(Elle te allaita de ses chastes mamelles. Saint 
Bernard, XII*. '." * V 

L'enfant prend, 
Pui* la de êon lai( allailé. Marib db Fiumoi, xm: 
Voyeji l'enfant et cplle qui l'allaite. 
■ ' ^ «La hewb d^ îiTARRBt xvi*. 

L'Eglise, qui a été allaitée au berceau et dès ^a 
première enfance de la doctrine et instruction 
verbale des apostres, entend en leurs écrits betiur 
coup de choses que ceux. qui les lisent avec des 
sinT])les yeux "^ de. grammairiens ne peuveht ap^> 
devoir. C; du Perron', -xvi«J.';'",''>^^''' ''■ *f^;*" ". /> ; ' ■ "■' '' 

La louve allaite s(Js petits pendit ^^uél^ues se- 
maines et leur, apprend bientôt A manger dp \a 
chair. B'çpFON. '.' ■ ■'',' ■■.■''■',',..,/,* ,':..'j 

, leï chantait >lnit,MDUr, ltt>né<|l talent mes flrèré^,' .'|. v / ' •' , , 
t!i; itia;mèré«llelt«i|t! &(in chairmaot r^oq veaurlaé.,; Xiâjh^prtilli'.^' 

lita pa^uvit) m^i^i^' apportait' tàu§,lcft jouH dans scîI 
bras au grepler, me montrait à. mon père^ m'allai- 
tait dcvaiit-lui,jnc faisant tendre mes pctitosniains 



' ■ _ ALL ;; ■ '■ / ..'^ 

front contre sa poitrijie, elle mé dévorait do balseni 
devant le prisonnier et semblait ainsi lui adresser 
dans son &me toutes les caresses dent elle me cou 
yrait à son intention. Id. Shakspeare est au nom-* 
bre des cinq ou six écrivains qui Dnt suffi aux 
l)esoins et à l'aliment do la «pensée ; ces génies 
. mères semblent avoir enfanté et allailé tous les 
autres. Pu. Guaslési «^ 

ALLANT, s. m. Qui passe, va et vient. - 

(Sur l'heure de minuit il enira en la maison de 
cette dame, où il trouva assez d'allants et venants» 
La RBINB deUavarre, xvi«.) 

La bonne Troche dit qu'elle s'en va en Anjou ; 
elle est toujetirs allant et venant. M"" de Sévigné^ 

ALLANT , ANT^. adj. Qui aime à aller, à cou- 
rir. -r- Dispos, laborieux , actif. : " 
Le marquis n'était pas allant. J. J. Rousseau. 

ALLANTOIDE. s. f. T. d'a'nat. Une des mciubra- 
pes da foetus de certains animaux. 

♦ ALLÉCIIANT, ANTE. adj. verbal. Qui allèche. 

(Quand la personne se sent si refrtidiè et nette 
par la douce et pure rosée de chasteté, qu'elle ose 
bien appeler pensées d'incontinence très-allérhnh- 
tes, pour les est/peindre ou occire et étrangler hasti' 
yement. 'Gerson, xiv«, xv«. 

, Touà cet mo{9 aUéchann 
.Fonliouvenirdel'oiieleur. Cl. Marot, xti«.) 

ÂLLECIIEMENT. s. m. Moyen par lequel on al- 
lèche. — Séduction. 

(Les alléchements de Vénus ont chassé d'entre 
les hommes toiit désir de /^immortalité, JoAeii.'Du 
Bellay, xvi"«" Nous, renonçons aux alléchements 
et délices présentes, pour parvenir à une béatitude 
qui nom est cachée. Calvin, xvi«. Quelles délices^ 
quelles ifolupiés,, quels transports croirons -nous 
qu'elles (les âmes des martyrs) aient essayés en 
, renonçant aux charmes et alléchements du monde, 
pour se dédier entièivment à la possession et à 
f amour de Dieu ? C du Perron , xvi'.) " , 

Saurez-voyis éviter les alléchements, les séduc- 
tions du monde? J. J. RotssEAu. 

ALLÉGUER. V. a: Attirer par un appAt. — Atti-> 
rer pisj* le plaisir, par i'espérançc, par la séducr 
tion, etc. 

(Dii la|in allicere, attirer.—- La cour ail èch/i 
tfriandement ceux qui y 'viennent^ en leur usant 
de fausses promesses. Al. Chartier, xv». Ils sont 
aux délices alléchés. Id. A fin d'avoir^ lutost gens, 
on Ips àlléchoit de l'espérance de grands butins^ 
Régnier de la Planche, xvi*. Ce qui amorce et 
allèche les hommes de servile nature ne doit point 
agréer à ceux qui sont de courage franc et libre, 
A5nt)T, XVI*, 7>ï. // n'y a tel que d'allécher l'ap" 
petit et f affection. Montaigne, xyi«, f. Quel autre 

dps grands administrateurs d'affaires d' Estât 

s'est su mieiix empcsçher d'cstre dlléché et ama" 
doué.par les flatteurs et cajoleurs? Id.) . 

. Maître porbeau, sur un arbre perché, .," 

Tenait^nson bec un rromaKp; , ' .' 

3Iaitre renard, par l'odeui* alléché, 
Lui tint à pou près ce lan^rage. Là Fortainb. 

Alléché par l'espoir de gros profits, il va se lais- 
ser prendre. AN^r Les prodigalités de C..; et sa 
sérénité imperturbable en -imposèrent aux capita- 
listes qu'ajléçhaient (Tailleurs des primes usuraii*cs. 
L. Blanc D'autres se laissent allécher par leurs 
curieux désirs. An. Plutôt alléché aux mystères 
que rassasié de secrets, Julien alla chercher jus- 
qu'au fond de la Grèce un vieux prêtre d'JBleusis 
qui passait pour ne rieit^ ignorer. Chateaubriand. 

ALLÉE, s. f. Passage entre deux murs parallèles 
et conduisant de l'entrée d'une maison dans l'inté- 
rieur. — Chemin bonié d'arbres ou de verdure. — 
Allées et venues, action d'aller et de venir plusieurs 
fois. -^ Pas, démarches rëpétées pour une aftsire.. 

(Lort lui a tqutet racontéei 

Et K$ ven%w» et sei alléee. La' Chfltelainc de Yerfi^i, xui*. 
Il y a à monter par une large allée vingt-quatre 
degrés. Froissart, xiv». Ces allées et vènues\ne 
plaisaient à tous; et commençaient Jà ces seigneurs 
à se défier l'un de l'autre et à se lasser. ComUiSEs^ 
xv«, xvi«. Sachant combien sont dommageàples à 
mes affaires les ailées et venues de ceux jEont se 
servent' les perturbateurs de ce royaume fj'au or- 
donnii: àuf! touto^ Personnes de pied et de éhc\},al% 
de aitetque qualité ou cndition qu'elles soient^ 
partant de leurs nmison^:^ur aller à leurs a/fui" 
reSjfSeront tenues de prendre certification de moi,, 
madame ma mère, mes lieutenants généraux,..,^ 
Charles IX, xvieV) • 4 , „ , .* ^ 

Lorsque nous regaTOff^s-tihe Idngîîe àîï^e, qù(H<» 
que tous Icjs arbres décro>isr>cnt à nos yeux ^ mo^ 
suro qu'ilvs^n. éloignent, iiotis les Jqgeoifs touài ■ .^.m 
égaUx. Bo^>itET. Au fond du parc^^ trouve ùnql , 

allée qui Vétcijd à perle do vue. J.'|. RoisseaoJ V' ; T 
. Il y avait 14 quelques ajléo» étroites parquetées 4fl ■-:'.:'» 
éable rouge, encadrées jdVMlIcts sauvages. Lamar^v / ; > 
Ti\fe. Un pavHlon de vçrdure s'élève au Iwut'de • 'jl 
cliàquc Allée. Id. Pour mes allées ^e vignes, do , •' 
pommiers, de poiriers, 'cl Ici étaijçnt toutes fleuries, *'' .' 




'*<.^,.'"'aiV.-. ;i.-iihft'i«i.:J><''b.L<J. w". 



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noyées, oi 



allées que voua avei Tues nattre. W^ m StviaNt. 
Combien je me promènerais de jours et d'wnéei 
dans le\plain-pied de nos allées I Jd. Elle parc9U- 
dant une demi-heure, plus pifi moins, 
selon l|i beauté de la soirée ou l'abondance de Un- 
intérieure, deux ou trois cents fois l'espace 
tAVARTiNB. Toutes hos allées sont 

^ _.^ ne s'y promène plus. M"* db SÉvicné. 

ÏT/purgon m'a ait de me prwnener le matin dans 
mk chambre douxo allées et douse venues ; mais J'ai 
oublié de lui demande^ si c'est on long ou en iarj^ , 
Molière. Que tu tardes longtemps à revenir I 
Toutes ces ailées et venues no m accpinmodent 
point. J. J. BoqssÉàW. Toutes ces allées et venues, 
qui n'étaient rien pour vous autrefois, sont présen- 
tement des affaires très-pénibleô. M^* dV »vigné. 
C'est un bomme^né pour les allées et y^ues, ponr 
t^couterdespropositioûsetlesrappfeàter.O BnuyèRB. 
Je ils tant d'allées et venues pour àbfjordéi* deux 
personnes qui en avaient bonne envie, que j'y mis 
la paix. B^èsoMramaB. h& nature da r|MB[une 
u'çst pas d'aller toii^o*"^ > oUe a ses allées et ses 
venues. Pascal. 

~ ALLÉGATIOIW. s.f. Citation d'une autorité, d'iin 
passage, d'un fait, etc. -^ Proposition, '%it avancé. 

{Renonçons à tcfutes autres eosceptions^iiéfenses 
et allégations qui pourraient estre dites ou objeo- ' 
iées contre la teneur dçs dites lettres, têttrts de 
rémission, 1344. Est une belle âllé^tiùH ^e 
poser le cas qu'on q vu pratiquer,var expérience. 
Ui Salle, xv^ Il ne faut que l'épispre liminaire 
d'un Allemand pour me farcir d'aliégatiom. Mon* 
TAIGNJ8, xvi«.) _.^ ^'>, • 

ALLÎÉGÉ. s. f. T. do marine. Ë«ibai«ation qui 
sert à alléger un b&itimeat, à le décharger e^ à le 
charger au besoin. — En termes d'arc^te'cture,'' 
Mur d'appui d'une fenêtre^ mol>is>épids ^ue V&» 
brasure. ■• .'-'^ •■';'■ v';y- ■' 

ALLÉGEANCE. 8. .f. ^n Angleterre, Serment 
d'allégeance, serment de fidélité prêté au souverain 
comme seigneur tempOreL . . - , , 

(Du latip alligare, lier.)-A '" ? 

ALlJÉGEANCE. s. t Action d'àUéger. -^ Boula- 
çement, adoucissement , ^-.^ ^ •- % ^ 

■. (Je n'ai mats evtiranu ù-:'.- ' , ,V .. »''V ••■■ -.^ "'-Vvv^ . 

Dé guérUon ni ^allégfanee. Q. db towii. zni*.'^ 
De 8on mal tanto$t est (MigeoH/lfe. Mabtul db Taaui« xv*. 
Dune douleur poignante ayant Vdme blesUe, ' >. •* 

/e ne puis en mon \U aalUgeanoe éprouver. 

P«. DBtroKTS*, xn*, f.)- 
Où dois-Je désonùtls obercher quelque all^eauce f 

lA temps & mes douleora promet une allégeance. MalberIb. 
.- ALLÉGEBIENT, s. m. Soulagement— S'emploie 
figurément - ^ ' "" 

(Je mOumri 011 oMffsmint. Poésies^ pn% 
Bt te fera pour mon aUégemetU, i. m Msum, xu>*. iut*., 
Heurtuu nativité,. ;. .„.\.' ' \ •' . 
trè$-joyeusnvinemênê » ^ 

Par qui depuis France a Uté *• ; > '. 

Mise en paix et allégement, UitntéÈ. m Vniaé, xr*,f 

Ils cherchaient allégement de leur douleur, Cal- 
vin, xvi«. Prosterné en esprit (fhumilité,.,^, vous 
trouverez un grand allégements SAuiT FbAmçOis db 
Sales, xvi«, /.) ~ ■. *,■, ■ . '. • ■' T' ■'- ;' ' 

ALLÉGER. V. a. Soulagef^ jiartle d*tm fàrîléaa 
la personne ou la chose qui le portée -^Diminuer 
un poids, un fardeau, le rendre j^us léger. -^ Cal- 
mer l'inquiétude, diminuer le bmI, la doidei 
S^emploie flgurémeniet pronominalemeofti 

(Orn'attendsmaUnullepnantk ^ ,'#•''' ' 
i)^ial\/ègevnamése$tance. J. Bod^ zu«l ..' ' .■> n 
Bian m« dewçoit tna àMle^r ayiéfjtf^, Th. db Natabimi, 3tiii«. 

h te réponds certes, 4 cœur wiondain^ ^ue je ne 
suis point triste du mélancolieùip, ainssnitsjoyeuoo^ 
allégé et amoureux* GaasoM, xm, xv«^ , Ces^^O' 
bres demeurent liés et allégés fit éveillés, Id* 

Celui Quipêrd vent et haleine. . ,4 i . ' < ^ 
Son tUl te crève sur tormmtK^ ' ,1 ; 1\ v 
Puit sué. Dieu tait quelle sueuf,} ' , ,i \ 

Etn'ettq;ui<kêetmauxtaltége. Vitioirl*]^.' 

Fait grand bien ile n'cvoir pas de ho^te (f^ mc(r^' 

trer ia dou^ur devant le spécial, arni; car ceîci 

allége^'le cœur. et h réfionforte» Coimiiiiiit, xv». 



sont une allégorie qui représente le .caraii;t^ et les 
eoets de la passion de l'amour. Acad», . < ; \.\,- 
L'imagination. ........... 

Dam les uMwides diven \mmsmm»i «r^^aW* 

cherche et saisit d'iQgénleux accoros, 

Bk d'un rfrgne dans Pautre eu transporte l'imaié : ' ' ' 
De là rallégorte. Dbullb. " 

Les mystères des Grecs et des Egyptiens étaient 
remplis d'allégories. Acad. Un des caractères 'de 
ces auteurs, c^est de pouner à bout les oU^ries. 
BoesiJBT. 

Partout l'alMgarie, aux voltes transparents^- >ii * • 1 " 
A o<MMiult par la msla se» 4lcidcs«rrv»te. Srana? .; 1 
L'aUâgori« hahlte un palais 4j\Uipt)an^ Lbwhuui. < 
L'allégorie orientale, tourmentait et défigurait la 
forme pour lui donner ua seos ; l'^t grec la spiri" 
tualise par la heauté, et, à mesure qjiie la matij^re 
s'épure oa9'e(nbelli^l^lt, elle parle à i'àme.,un lan- 
gage que oelle-ci entend niieux. 'SAiir/-B|Jlac ÛïtiA^- 
nin: Le mérite 'de l'allégorie est de n'avoir pas 
besoin d*expli<ïuer la vérité qu'elle énvtefoj))^; elle 
la fait séiitir à chaque trait, par la Justesse de ses 
rapports. MA»MONT$t;'' '^J^ :'• :'i^>':' • ''^"'^-'" ' 

hhhtWVmt* aâil. Ont tiépt ' de l'aîlégprie , 
qui appartient \ 4'aUégprle^ gui renferme nne allé- 
gorie. 

; (Suivist son fropos,».,, en sens littéral, êfhogogi' 
que et allégorique, h d'Adton, xvi«, c.) 

Et pour t'en dire Icl.la raison historique^ .- 

SoutTre que. je l^lrabllle en'flibte allégoriqaç. Boéliaç. 

ÀLLÉGOlilQUEMEiinr. adv. 0*uBe manière allé- 
gorique. ;' „ 

ÀLLIÉGORISER. v. a. lÉtXpliquer selon. |e ^s 
allégorique, donne)^ un sens allégorique. ' „, ;, , , 

(Origène a été onathémdtisé en gffnéralpour la 
maladie spirituelle qu^ii a^voiidè vouloir (ulégori^ 
ser toute l'Ecriture et en abolir le sens titt^rali»,., 

C. »D PBRaON^ XVI^) ; . . 

Les philbsQphes cherchèrent & alMgàrise^ l'idolâ- 
trie, lorsqu'ils virent les défenseurs du christianisme 
battre le pi^ganisme en brèche. BABTaÉLEirr. 

, ALLÉGORI8EUR.;8. m. Homme qui> s'attache à 
chercher dans tout un sens allégorique. 

ALLÉGORISTE.' s. m. Celui qui explique un 
texte,: un auteur dans on sens allégorique. ' '< ) 

ALIiàGRB.ad)..DiiBpos, agile, gs^ r'iri[ù.yf . 

>(Allègrei du latin a/âcm^jQéme àens, s'employait 
j«w joyeux. ^ Nous sommes moult allées de 
i/osiife gloire, TnuL de la RiUe, UI^ Saint Joseph 
se garda de . toute eonjoneUon charAelle } si en 
estait plus fort, plus bel, plut sain, plits allègre, 
Gbrson, XIV«, IV». * . 

Fut ta feiçon gente et allègre. Al. CaA»nBB. xy . 
Si pur Vestude notre âme n^en a pas un meilleur 
branle, si nous rfen avOi^ le fUàefrient plus sain, 
fqimerois autant ique nous' euisstùnspassé terêefnps 
à jouer à la paume; au moins le corps en serait 
plus, allégrt, M[v«TAiGNa,'*yi*.) r „, , . ,: . ivv î i / 
Pour s'éo^pper de nous. Dieu sait s'il «et allègre. JUcim. 

ALLÉGIiEllEBiT. adv. D'une inànière allèghàj 



son9» JuviïUL db^ Pasii^9^ xvs Je vous allégutt^ 
rai l autorité de^ Massorètes* ^kULijki^^ xyi*t ç«. 
Us s'escarmouchent fort en alléguant ces passages 
pour maintenir leur erf car.' CALvm^ xvp, C. Il 
m'a semblé que le plus jsxpéâient ^stoit.po^Y ren» 
dre les lecteurs satîsfoiits.de leur ^lleguier des 
exemples par lesquels h Ijfùr ferais toucher du 
doid( ce que je prétendais prouver. H. EàTiBNivB; 
xvi^, m. Force autres ratsons veUUl là^essiig 
alléguer, 'RtiAînôw^xn*.) '■ ',r^ V/. ' ' 

"équl 



j[l allègue miUç passages ayec lûqA 
le met hors d'hal^^^ SAINT-Évli^icçîi,nw K/açp^ 



W^ui 
passàgris de divers àiuteu'rs, touch'è IBtts *ès^wl3 en- 
droits des écrivains ancieoB et modernes^ 'èt^Bfeil 4en- 
teud pas un. Th. de Viaudw Je ne' tous alléguerdi 
plus de raisons..... On doute d^ la réaJitié des faits 
qud^'ai aUégués. VoLïAiaB. Je n'al«ncore allégué 
qu'un seul fait, et,, en m'y tenant^ je vois tous mes 
adversaires à bout. BnasDBT. * :: j '^f^^qw t 

AtXtLUIA. s. m. Ghént d^allégm^ pdùr louer 
Dieu. —Petite plante qui fleurit vers le temps de 
Piqdes. 

^Alléluia, de l'hébreu af/tf/uta^ louei le Seigneur/ 
s'employait pour chant par excellence, — Bien • 
perd son alléluia qui à dos dç bçeuf (e ç^»/e. f 
Prov. du xiii«. . . . \ .V .* 

Mait chez vout tant eomeil va. 
Que VOU9 perdez l'alUlui^, ilornan 4ë Fa,uYeî;-Jnr.j 
Si vous écriviez uii petit mot 4j|. l'arch^sYÔque 
d'Arles sur sa résurrection., d'un si^le d'alle^uia^ ''■' 
il me semble que vous lui feries plaisir. Â^"" da 

SÉVICNÉ. ,>.':''-'' '".^ -•'>':■''■•''■''.,•'"■•'■'';*'■ ^•' ''' '>''j 

i)imshehe; unis A l'église, '' 'l}iù.y%u. - 

, J((ojUS9liMiterQas^-l'iiileh;ia. aRBM*ibn<^ .«•:;; 
L'antique , alléluia 4'f braham et de Jacob mi r^ 
tcutir le dôme des égU^iOs. CHATBAUBaiANw ^ v *> 
Vq belflildulA.raépanoultlccvgeur, m'-Ii ; 

£t Je me (us pUUslr qhan4 ^e îné meie au €bo(ùr. ' ^ 

La vie bienhe\ii*ê|tise est âtë cohÀaître le seul vraf 
Dieu et Jésuîi-Christ qh'il â envoyé, i^ais 1^ fm- 
, naître de cette manière qui s'apjf^âle la, claire vue„ 
'' la vue face à face et à découvert.... Ceue vue s^î-a 
suivie d'un amour-iomiénse, d'une joie inexplioîple 
et d'un triomphe sans fin. Un alléluia éternel et un 
amen éternel, dont on entend retentir 1^ céleste Jé- 
rusalem, fopl voir toutes les misères bannies et 
tous les désirs satisfaits : il n'y a plus qu'à louer la 
bonté divine. Bossimr; '^ ^ > : 

ÂLLElMAItfi). s. m. Habitant d^ l'Allemagne. -^ ' 
Querelle f Allemand, ùnerené'^uscitéà&smsiiM, ' 
— C'est au haut àllèmàrid, oh n'y tomprend rien. 

(La Çf^j^tr^qtmse de qss .d&apf seigneurs estait si 
haulte et SI diffifiUen droit, qu^ Ta çouf du Pc^ 
lement n'y éntèndçit que du hàffU allemand, f^Ar 
BEi^8,^xvi\ c,X«pa£î/ar<fr^^ ^ 

defanterpm, et a^^Qn, n'enfiendQit que du hault 
aHenuind' Contes d'Eùtn4)eI, ivi«« nji^ * 



(S'emplovait au sens moral comme au sens phy^ 
sique. — Dévots repentants font allègrement tes 








J^vi»,./, 



»iî. 






&^^:k 



^^^k 



.... Matut9nanttt.n'Q9» 
Alléger ma doukur d:un toupir seulement. 

vv Va. DwMmnmtfVh*, f, 

' Demabi, j'écriraï à P]iiHppe r Cela m'aliégefa mi 
p(^u. Al. JÔiiMAS. On a mille remèdes pour adou- 
cir le malheur de l'honnête homme; on n'en trouve 
pas^ pour alléger celui du méchani La BaDviiiB. 
' r " Grand Dfou, ^ \ 

> La-vlè est mMferdeaù qOe tspn bras'noiii aUégs. a. Goibuvs^ 

i 'ALLÉgIR. V. a. T. d'arts et métiers. Diraimiér 
, ;eii tous aetài lé vdlunwf^ répiiissèur d'un corpg,. 

' ' Al^LÉGORIE. s."t Espè(cc^de flciionv -'èyitrtiéle, 
image..— En rhétor.v-Métaphpre ^îonUnuéç. -r-, Oij- • 
. V ,. vrage dont . le foud est une espèce dû fickioto oA 
, '■%, roii cepnisento un ol^et po^v donner l'idée d'un 

.^.,^, in ■■UUlrCi ■■',,: • . . , . ;, .;. 



drin, korume aveirieieux, Wfyarit traiter dèniéî's. 
les reçut allègrement. RegihiKa'DB la pLANéÉB.,! 
xvi«. lU attendirent l'ennemi qui les Venait troU- 
. ver allègrement, Ch.>Moiibao, xvit, 'Veitdei les 
mains et ouvrez allégremeni vostre coeur au» eatpé- 
pédientsét moyens propres pour vous faire abso^. 
Jument recouvr^Us bonnes grâces tùi rc-t SUUX, 
XVI», xvil*,)^ ■ •■...'»•..,... r',^. X 11; •:.,.., ;/• 

Amis, le temps est veiini de quitter la Vie t ee qHe 
la nature iiae redeoumder débiteur de bonne Mi Je 
le lui rends allègrement Cbatiaubriano. .; ., 

À^LLÊGREaSEi & t Joie.qui édate auHèhors^— 

Joie, ^jouissance publique. ,./; ^ . >|^J , ff ., .^! 

■ ; {Cette pomme,,,, r . f /t ;• \ 'HJ•^ • ;i\vï>. 
5' Séclièletlierfi.::.: ^nv«A^-v,vn>^N v .,f^,;^i 

CMuse tout^ allégresse. Pyrame et thlsM, zut*. 
Celui qui est. d'une humeur Joviale mène l'amour 
gaiement et avec plus et allégresse, Pasqoibr, kvi? .) 
Qi|je Je sens ti Vbus voir udé gn^ide allégmse ! MouâiB. 
L'allégresse du cœur s'auffmenlo A la râpaudre. ^ id, ,« 
Un sublime instinct, plus pron^>t que là pensée^ lo 
f^t palpiter d'allégresse. JUAMEj^NAis. ,.v.; 

Jamais nou» ne goûtons «fe parAlte ol^^nMfp. ^Vv^!'^ . y 
flos plus Ueureux mcoès sont mêlé» de irlal^ao. 



r c: 



«„ r 



ALiJÉG«lETTO. ady. Diminutif dW^ro.Jji':*M^^^ 

AJLMgRO, adv. ,T. ^aibsique; A^uft mouvez 
ment vif et gai«;-^ai m; Ai^ ayant ùa n^ouvenlent 
vifctgai. .^ */»,"l;i^w 

^ iDévM^alletiro, màitm(À^\/y;:T'%':^ 

' AiÉ44GUlËR. v^ a. Citer ime aûj|oriMy tm pSwsfygp:, ' 
uaffit, otc,r- Mesure en s^ivai^jT/iiMUicêf, ai^fi- 

.culeii;..^.|,H'#v,^,^.0-J,p^^ 



, . „ . Tanne^ 
quydu Chastel, par une querelle sTAlJemand, tat^ 
le duc Jean de Bourgogne, PA^OiitB, xvi«, /,) , .p.. 
Mop hôte me battit fr^id» me it mra querelle 
d'Allemand, et me pria un beau nu^in de sortir de 
8^maispn,,|jBSAp|. . ; tT' ' 

AIJiEMA]U>Bt a. >t ^spèifee de dame vive et gaie» 
— ^ Air sur lequel on exécute cette danse, *; .i\ 

ALLER. ▼.' a. âe mouvoir, se transporter, être 
mû, êtrç transporté d'un ISévi à im autre. — flfar^ 
cher. —S'avancer vers, t— Croître, progresser. — 
8'éc|9Bler4-^Etre/smr le poitnt de. ««-S'a^uwet, è^,. 
sortit.,— Aller dé pair, êtrei. l'égal' dej «*^ AUer^ 
ahsoL, Ailet Alaigarderobe. 

Sb laisseb aller; S'abandonner ; ètnâ trop ûicile i' 
w. wteUger. 7^ 5^'B|i MM^., .Partir d'un, Ijiou. — |9:é^ 
couler, se dissiper, s'évaporer. — Se cpi^umcÎ!, r^ 

locwiipM.f 4|f i9^i^^^xPW /î^^W 4*^^ k 

pwa?/^r,,Hp^ qu?ir i^sp^ arnv^* ...i^m\ •, ô-'t,. ,1. 

(Du germanique walltn, maycher* et du lailo va- 

dere, selon les différents temps du y^aba 



% 



1 I 



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teifmUpHf>tnSq:iiilâs(9niroissiAt .••uir,'»/. ,,v>..»i;^Vli'.^ ■*' 

il Cambiut, xiii* 



'•« iS v,'. 




. MCS^ lacTf 0i4«rp<P9iM.. tt»awv ^ 
^rott a Btawm^^fi^tUifuii^ 






Au 
ceh , 

TtVmif va'comnff il plaist àf^unà. |»«, Dnrontte» >ri<; •< 
Nosirç façànordihttire c'est d^qller apr^èles ùi(-l^^\Cr'^' ''"{•'' 
mtioh^ de nosire appétit, à gauche, à dextre, con^ " . ' / ' • 
tre mont, éontihe hait, éelùn que lèvent dès àcctS') '.^^ *' 
„^»M.>i^itt{ enip9/*/(f, McruTArowÉ^ XVI», f, \ Tous lesic ^j"^^ ..'^ 
Jours vont''it ta mort, le .dernier» arrive', f d. //• . \t • '•} ;r 
mM semblait que ma vie ne nfê tenoit plus qu'au .t' '''V.. 
bqut ffentèVreH l^ fermoir les jfeé^bttr aidet^- :}*^',-' ^ %, 



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Mon ami, comment «cela ya-t-U t Je venais savoir 
de tes nouvelles. Scribe. Cela va le mieux monde. 
Lbsage. Tout va bien. J. J. Rousseau. 

La chose allait comme on rava)t ijrévu. La Fowtaimi. 
Tout vat)ienf si Dieu est content. Bossdet. Tout 
ira bien, monsieur, car Dieu s'en mêle. M, Allez 
. . toujoure, Dieu est avec vous. Id. Je vais doncavec 
confiance tant que ihes forces me soutiendront. An-. 
Ma vue se trouble..... ma tête s'eii va. ScaiaB. 

Je me vas mol-même donner la mort. La Fomtaiks. 
Allons donc! H. de Dauag. Lus9ez4e aller. Re- 
GNARD. Gomme tu yTas! ScRiDB. Ne va pas si 
vite. Vital. Je vais donc me laisser aller ; Je n'au- 
rai égard ni aux sots, ni aux gens d'esprit; je ne 
craindrai pas. même votre jugement : je m'y livre. 
Ml" i)E Lespinasse. Ha 66 connaissent} ç;^ va aller 
^ tout seul. Scai^E. j ; . 

....... li n'en va pas ainsi que vous pensez. Picard. 

Kn cas de réussite, quelles sont tes prétentions 7 «- 

Dame! ce qu'on voudra; inoi je ne demande qu'à 

aller. Scriue. Il ne savait pas où il allait, mais il 

allait toujoui-b ; l'étourderie était son étoile. LÀMAa- 

A TIKE. Il est des gens qui vont droit devant eux 

sans regarder à droite ou à gauche : ce chemin 

mène droit aux Petites-Maisons. Grium. Il n'est 

pas si fou qu'on t)purrait le croire et s'en va sur la 

route d^la fortune^ — Vous ne feriez pas mal de le 

Kuivre. An. Gela me va. Vital. Gela va sans dire. 

H. DE Balzac. Allez donc ! /df. 

;.' ; L'on va, l'on vient, les valets font cent tours. La Fortaimb. 

Ils m'envoyaient en ville porter leurs lettres; j'al- 

. làis et venais pour eux. Lesagi. M** de Goulanges 

va et vient parle monde, comme si de rien n'était. 

De CoiJLANGES. A force d'aller et venir, je me las-: 

■ Bai. J. J. Rousseau. Partout où "je me. plais, Vy 

" rf^ste. A l'instant que je m'ennuie, je m'en yais. /a. 

Ib M. de Gautfccourt quitte et oublie ses vrais amis....< 

Je ne sais^ fwint courir après les gens qui s'en vont. 
. lîi. Ma tànte'ira jusqu'à l'automne. M"* M SÉvi- 

r.NB. Elle est bien plus mal que. jamais*). elle A'on 
va tous les jours. Id. , - . . " . ■ . • i^ ■ 

roiirnipl, qui n'ai point pi îà racine sur la terre, r" • ' 

Je,m'en vais sans effort, comme Iherbc'légère " . ,..* 

". Qu'enlève le so>unie.du soir. Lamartimb. - ! , ■ :' 

J- ' Nous qui ne pouvons rien par nous-mêmes que 

nous tourmenter vainement jusqu'à l'infini, lâis- 

,sons-uous aller avec foi entre les bras secourables 

' de notre Dieu, notre sauveur et notre pèw. Dos- 

*' ^ suBT. En 1690 s'en alla à Dieu Sobieski, ancien 

mousquetaire de Louis le Grand. Ghateaubrun^^ 

ALLEU, s. m. T. de jurispr. féodale. Franc- 
alleu, fonds de terre, noble ou roturier, exempt de 
\. tous droits seigneuriaux. 1 •* ' «x - 

(Du celtique ail lod, le lot par excellence ou par 
privilège. 

Vend et engage tes alleux. Garim lb Lobkaaih, un*.) 

ALLEUTIER.; s. m. Pourvu d*un alleu. 

On no peiift- tk faire une idée dé ja fierté quMm* 
prima au caractère le régime féodal. Le plus mince 
allcutiers'esumait à l'égal d'un roi. CuATEAUBRiÂND. 

ALLIACÉ, ÉE. adj. Qui tient de l'ail, qui en 
a le goût, l'odeur. 

ALLIAGE, s. m. Produit de la combinaison ou 
de la msion d'un ou de plusieurs métaux. — Mé>al 
combiné ,avec un plus précieux. 

Archimède trouva là manière der supputer au 
juste combien on avait mêlé d'alliage à de l'or. 
Voltaire. 

4^' Songeons durant le calme, ainsi que dans rorage» 
Que les biens ont leur alliage, 
Kt les maux Itiflirs Indemnités. Lbhibru. 

'■'} ALLIAIRE. a. f. .T. de botan. Plante de la famille 
' des crucifères , qui a une x}4our d'ail. 

ILLIANGE. s. f. Union par mariage. -^ Parenté 
qu ' en résulte. — Union, confédération entre Etats. 
* -^ivflinité spirituelle. — En termes d'Ecriture, An- 
demie alliance, l'alliance que Dieu contracta avec 
Abraham et ses descendants; Nouvelle alliance, 
i'alliance que Dieu a coutractée pendant laHédemp- 
' tion, avec tous ceux qui croiraient en Jésua^Ihrist. 
— : Mélange. — Bapue béniie par le prêtre dans la 
cér^on^c du manage, focméo ,do d«iu anneaux se 
r^unisaaitt en u^ seul. . ■ %>■'■ • >>^ . " ?» . * 

« isifisnufalliafkceeîtablê '.,";' 

Et çoinenant fbrme et enlfer 

fiot. . . . . enlraidier. Bsnorr bb Saiutb-Norb, ui*). 

paK que Je prends à ce qui touche V. A, S. 

blige de vous témoigner anjotird'bui ma joie sur 



* ■ " ; ' - la nouvelle amaucequtji le /oiv4 i?rqjdro avec 



'.■•: ,'••■ r>' -^ >• '. ' '• 'r •. 



\ 



I 
,\(: 




Que de VOUA laisser IHIre une toile alll 
• S'amure-t-on sujr l'alliance > 
Ot^'a fait^^ nécessité T. U F( 
^^ tonique je ToUt-Puissant'tut 
^:^* iuia^ eJ^' qu'il. rout animé d'un spufile do 






^.alliance 'i^yctldl, GuATaAbsauNivV.^^iùf;^ 



créé Tbommê à.loh 
Ufit 



ALL 

■ * ■ » ' 

n vient de ses divines mains / 

Sceller l'étemelle alliance 

Qu'il a faite avec les liun^alus. J. B. Roosmad. - 

ALLIER. Mêler, combiner, incorporer ensemble. 
— Fig., Unir, associer. — Unir par mariage. — 
Unir par un traité , par une ligue , des Etats, des 
partis. — S'emploie pronominalement. ^ 

Allié, âe. part. s. Personne jointe à une autre 
par. affinité. — Personne confédérée, liguée avec 
mie autre. 

(Du latin atligare, ad, à, et ligare, unir.) ' 

C'était un homme de condition, bieiLAllté. Saint* 
SiuoN^ A quelque état que parvienne un homme 
imbu de maximes basses, il est honteux de s'allier 
avec lui. J. J. Rousseau. J'aurais bien mieux fait, 
tout niche que je suis, de m'alllor en bonne et fran- 
che paysannerie. MoLiiute. Cette fenmie ambi- 
tieuse menace toutes les conditions, qui ont besoin 
d'allier la fermeté avec la inodération pour lui ré- 
sister. An. 

Que l'Orient contre elle à l'Océldent s'aille I P. Cohkbillb. 
Je veux tâcher d'allier la prudence avec la droiture. 
J. J. Rousseau. On ne saurait allier les mouve- 
ments sages et mesurés de l'ambition avec le loisir, 
l'oisiveté, et presque toujours le dérangement et les 
extravagances du vice. Massillon. C'est un difii- 
cile problème que d'allier la hauteur et la consé- 

aucnce rationnelle du philosophe avec la flexjibilité 
'esprit et le bon sens du praticien. Goizot. 

ALLIER, s. HL T. de chasse. Sorte de filet à 
prendre dos perdrix. 

ALLITÉRATION, s. f. En rhétor.. Figure de 
moUs, répétition recherchée des mêmes lettres ou 
des Dttêmcs syllabes. • . 

(Du latin àlljtei'atio , ad, à^ lœdo, je froisse, et 
/lï/em; lettre.)- , "• '• 

Plusieurs proverbes offrent des exemples d'allité- 
ration : Qiii tcire a, guerre a. Qui refuse, muse. 
AcAD. Les organes, durs des pQi)ulàtions sauvages 
l'.oni créé une -symétrie grossière et forte, d'accord 
avec la rudesse du langage qu'elles parlaient ; c'est 
l'allitération : cette symétrie, tqmbant sur la racine, 
<:'est:à-dire sur le sens des mots, àfdâit la mémoire 
é.t y faisait t)énétrer la poésifi et les lois du pa^s. 
Pu. CiiASLES. Tandis que If main mesùpait les 
dactyles et que le pied frappait l'iambe, leuvent sif- 
flait l'allitération dans les forêts du nOrd; MicukLET. 

ALLrtÉRER. V. nr Faire desallitérations; ' 
, AAu neuvième siècle, parmi les Germains, ce^^sont 
les se|$tentrionaux qui ullitèrent, et les méridionaux 
qui riment. Ph. Cuaslbs. ^ '^ 

ALLOCATION, s. f. Action d'allouer. — Ce qui 

est alloué. v^ ■^ .. ;i. V 

ALLOCUTION, s. f. Harangue que les généraux 
romains faisaient à leurs troupes. ^ — Par extension. 
Médaille sur le revers de laqucjNe ces généraux sont 
mprésentrfs parlant à leurs soldats. -r-^Discoars 
adressé par un chef à ceux qui sont sous ses ordres. 

(Du latin allocutio, ad, à, eVloqut', parler. — 
N'estait jour ne nuit que la très^ainte Vierge 
cessast des saintes alloct^fioni, et d'oraison, Gsn- 
80N, xiv*, xv'».) ; * Wi- ' ' , 

ALLODIAII^ALE. adj. T. de Jurispr. féodale.' 
Tenu .en franc-alleu. ' ^ • ^^; \ , 

ALLODIALITÉ. 8. f. Qualité , état de ce qUi'cst 
allodiaL 

ALLONGE ou RALLONGE, é. t Ce qu'on ajoute.j 
à un vètement^^ un meuole pour l'allonger. 

{N'y voulust mettre plu$ ddllonge ■[. ; ; « , . ^ ' 
Qui Ust ce fablioM^ Le Dit des perdrix, ttif.f 

Enfin Je ferai cette vie sept ou huit Jours, pendant 
lesquels je croyais boire; mais on ne veut pas, ce 
serait trop de choses; de sorte aué c'est une petite» 
allonge à mon' voyage. M** DE Seviqné. 

ALLONGEMENT, s. m. Augmentation do*' lon- 
gueur. — Ce qui e^t ajouté à la Ijl^igue'ur. 

(S'est dit flguréra>Mit de délais demandés, de len- 
teurs affectées et recherchées pour ontraycr lus 
affaires. .... ,* ri 

Le roi <r Angleterre envoya . ' ' 
Rfiquérir un attonoement 
' Que Ufeuroiii octroya. MAarut oa Paru, xv*.) 

ALLONGER. V. a. Augmenter hi longueur, ren- 
dre plus long. — Déployer, étendre. — Augmenter 
la durée, faire durer plus longtemps. ->- Fig. et fam.. 
Allonger le parchemin, faire de longues écritures 
pour en tirer plus de profit; tirer un procès en lon- 
gueur. — Allonger ta courroie, porter les profits 
d'une charge, d un emploi, plus loin qu'ils ne de- 
vraient légitimement aller. —Retarder, rr S'emploie 
pronominalement. 

ALLoaotfÉB. part, l^aih.. Visage, mine .allop^ 



' 



>r pivi fïftres âuWefoia mont dit. daas mon eiitlàoe, ^«V i V, sJ^^'^ ^^^^^ S"^ remplît la caiTité de toutes IM 1 
iiu'«»i* toMf ti Juras une sUlate alliance. RACwa'i 'i*** * tèbrcs, depuis le cerveau Jusqu'à l'os sacruip.''» 



V 1 19 im soh( 1)as déipeurés dans moif alliance ; '^ moi [Je vos allongerai vostre histoire. Villehardol in, 
vje Je* ai. i<get<i#,' dit lé" Seigneur. Uossuar.. Dieu jhu*. Mais Dieu ne leur veut... pour richeUe, 



. : ;; ' ;■:■ Àll ■..- ': 

estoient employées pour lui allonger sa vie aussi 
bien que les choses temporelles, Comminbs, xv*, 
xvie.) 

Les renards et les ours blancs ont le museau al- 
longé. BuFPON. Quelques renards dispersés par 
l'orage allongeaient leurs museaux nobPs au bord 
des précipices. CuATEAuaauND. 

dépendant le Jour fUlt : sa lumière liiollnée 
Allonge du ïhabor romtft-é iudétennlnée. 

yitm et BAKTBiUSHT. 

Le guerrier bondit de Joie à cette parole ; il s'élance 
du sommet de la colline, eit allonge ses pas dans la 
plaine. Chateaubriand. Ils prennent une rue pour 
une autre, ils allongent leur chemin. Voltaire. 
Il ne faut pas allonger ce qu'on peut raccourcir. 
Vaugelas. L'impatience all9Q|e le& instants, p. 

Notre gros notaire, 

..... Vous allonge en cent mots superflus . 

Ce qu'on dirait en qMatre tout au plus. Voltaibb. 

Selon la pensée où son esprit se plonge. 

Sa foce à chaque instant s'élargit ou s'allonge. Piro.^. 
Les figures des conspirateurs sont des figures pâles 
et allongées. Voltaire. Lus sentiment» sont divers 
chez Monsieur; les uns ont Ip^isagc allongi^. d'un 
demi-pied, d'autres l'ont raçcOuirci d'autant. M^'oe 
SÉviGNÉ. V^ous n'avc;^ donc rien obtenu des (débi- 
teurs de votre père? -r /h bien oui! Si tu avais 
vu les mines allongées qu'ils m'ont faites. Scribe. 

Non. Je ne comprends pas de plus cbarmant plaisir 
Que de voir d'héritiers une troupe aftligéo,. ' ■- 

Le maintien interdit, et la mine atlungéé, •-! ' . 

Lfre un long testament, çt^ pâles, ^tonn(^s,^ 
. On leur laisse un bonsoir àvQC un pied de nez. Ubcnard'^ 
Que J'accorde des diminutions d'impôt, qu!cst-co 
que vous me direz, voui autres ? Il faudra diminuer 
vos traitements, déranger vos exbtcnccs ; Je ne se- 
rai plus entouré que de figures ailorigée*. Th. Le- 
CL^CQ. Qu'on voie cette physionomie radieuse, 
épanouie sous mes éloges, se rembrunir par degrés, 
ses yevix s'éteindre, ses ti^aits s'allonger, son teint . 
se plomber. Beaumarchais. 

rn Jour une glace tld^le ' '' 

L'jI montre SCS traits allongés. ' * , \ 

Ah I quelle horreur, s'écria-t-elle. .1. 

Comme les miroirs sont changés f Fr. db NpurcHAuku. 
Vainement elle emploie toutes les ressourcés de 
la toilette; rien ne' peut retenir cette beauté qui 
s'efface, allonger les instants de cette vie qui s'é- 
chappe. An. Dieu n'abrège les jours de la vertu , 
sur la terre que pour les allonger dans le ciel. Cha- 
teaubriand. 

ALLOUABLE.adJ. Qui se peut allouer,accorder. 

ALLOUER, y., a. Apprbnver, passer une dépensé 
emplovée dans un compte. -r-i4//ûuer un traitement 
à quelqu'un, \\n. donner, lui accorder im traite- 
ment, "^t en déterminer le montant. 

(Allouer, du latin alfocare, ad, à, et locus, lieu, ' 
a signifié très-anciennement placer dana un lieu.' 

' li roi le cottel atiiégeat 
Sesbarontfnlour alloua. Bobbrt Wacb, xu*. 
Puis vint le sens actuel. — Icelles sommes vous se- 
ront allouées en vos comptes. Philippe VI, 1346.) 
Il est difficile d'accorder ces comptes et de les 
allouer. Voltaire. ^ 

ALLUGHON. s. m. T. de mécan. Pointé ou dent 
A la drcoiifèrence d'une«iroue', servant à communi- 
quer le mouvement A une autre roue. 

ALLUMER. V. a. Mettre le feu. —Enflammer, 
embraser, -r Fig., JÎchaiiffer, animer, exciter; — 
S'emploie pronominalement aupropre et au figuré. 

ALLUMÉ, ÉB, part. —Fig., Teint allumé, rouge, 
é(^auffé^ 

^(AUniner^'' du latin^i|E/^ à, et lumen, lumière, 
s'est emplové trè»-anc^ennement au 4seqs propre, 
conmie au figuré. 

'*' Dedanê la chambre n'eutl darti, 

Cierge ni (avipe cUlumie. TueràM lb LioHou,. su*. 
Payensont la ville allumée. 'Eouar Wacs, ui*. 
Jlt viennent çà tout allunUêt 
Et de convtAtiie envasés. GAuma oa Coiku, xiii*. 
iloult me eut Oien éprendre et allumer . . 

- AU t>eau ie^lant. Th. m Natami, xm*. 
Ui vont allumer le feu par toute la France,- M6^ 
moires de Condé, xvi«, m.) ' 

Le froid devhit si piquant que nous fftmcM obli- 
gés d'allumer un feu de bruyères. CuATEAUbaiAND. 
Du vm et des liqueurs pour allumer les cerveaux. 
N. Lkmercibr. Ma chère enfant, pourquoi ôtes- 
voiis allumée? Pourquoi votre sang est>il colère? 
M** M SiviGNÉ.' •*>!'■./. V} .-;•: 
Une rougeur saMteallulne son vlMgel BÀour-Lobuiaii. 
J'ai lu ClarisSD Harlowe pour me délasser do mca 
jtravaux pendant ma fièvre; cette lecture lâTallu- 
imait le sang. Voltaire. Son sang s'était allumé, 
uneiièvre ardente s'était déclarée. Id. Rien n'est 
plus Qpposé au bonheur qu'une' imagination déli- 



Hli 



Long par comparaison. 



En anat., Moelli^^llunt 



aée, qui dénote le déplaisir, l'ennui. — Adjoctiv., y -cate, vive et trop allumée. M"* i>b Lambert. Vous 



^retombez sans^esse dans'les mêmes vivacités ; tout 
vous allume. Massillon. L'amour alluma «h un 
seul et Qrdent foyer toutes les passions de Mira-^ 
beau. LahMirtine. Les passions allument tous Ici 
flambeaux qui incendient la lerre^ B. de Saiivt- 
PiERRB. Quand la Providence veut qu'une idée 

alluint dana l'Àiue d'un 



,!•. 



■:i'^:':■' 



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■^ 



Français. Lahaiitinb. Que vous sert de connaltï^ 
les vérités saintes, si vous n'allez point après 1^ lu- 
mière qu'elles allument devant vos yeux? Bossobt. 
ALLUMETTE, s. f. Brin 4o bois servant à allu- 
mer les chandelles;, etc. 

La duchesse de Villerov devient fort Jolie et fort 
aimable ; voilà pourquoi j'étais fâchée que cette 
allumette n'eût point pris. Coolanges. 

ALLUMEUR. 8. m. Celui qui est chargé d'allu- 
mer régulièrement dçs chandelles, des lampes, des 
réverbères. . . ^ < : 

ALLURE, s. f. Démarche, /acon de marcher. — 
Pas, marche du cheval. — Pig., Manière de se con- 
duire dans une affaire. — l^pumare que prend une 
affaire. . 

(Let barons eurent gonfanoni, ' • ' .' 

U$chevaUer$ eurent pennon$t 
- , . Leduc tourna çrand alUure. , RoBtin Wiei, xnr. 

Nais celle quifHUute et tendm ..'. 

Bit deaùt toute créature, 

le necourut ffrand alléure. GAirmn d« romn, xin*. 
Aucassin alla par la fqrest devers Ntcoletê, et le 
dettrier l'emporta grand allure, Ançassin et Ni- 
cblete, xiii«. // eut belle allcure^ voir d^homme 
de beau ton, GhriÉtine db Pisan, xiv«, xv«. Alors 
ledit chevalier commença sa harafimte bonne al- 
lure, sans regarder à autre chose. Cent Nouvelles 
. nouvetles, xv«. On nous a tant assujettis aux coi'^ 
des, que nous n*avons plus de franches fdlures, 
Montaigne, xvi«.) ^ 

Cette régularité géométrique du discours, de la 
méthode, qui forme un si frappant contraste avec 
l'alhiro capricieuse do la phrase de Montaigne, de- 
vient en quelque sorte j)lus rigide sous le compas 
de Pascal. Cousin. J'écrivisr d'un trait, en suivant 
mon allure, la lettre qui devait me casser le cou. 
Chateaubriand. Ses allures sont un peu vives. 
Lesage, L'allure principale entraîne avec elle tous 
les accidents particuliers. Montesquieu. Je ne 
vous crains pas ; je sais vos allures. V. Hugo. Toutes 
CCS allures dp reptile que vous appelez perfidie et 
méchahceté. M"*' Em. DRGinARDiN. 11 faut sUncli- 
ncr devant lei^ allures graves et lentes de la Justice. 
A. Dumas. 

ALLUSION 8. f. Fig. derétho'ique par laquelle 
. on dit une chose qui a du rapport avec une autre 
dont on ne parle pas, mais à laquelle on veut faire 
penser. 

(Du latin /i//ue/ere^ ad, k, etludere. Jouer. — Je 
ne m'épancherai pas davantage à poursuivre ces 
allusions et étymologies, Tabourot, xvi«.) 

Ln masque om«< los traits de divers animaux; 
Mais sous ce masque est l'homme avec tous ses déflints^ 
Lui-m6me en a souri. Qu'un docte badinage 
Krhange finement noms, titres et langage: 
£t de ralluslon que le miroir secret 
A vos mœurs, en profil, révèle le portrait. CRAussAiib. 
Vous me mettez du baume dans le sang en in'assn- 
rant toutes que les allusions ne sont point à crain- 
dre, dans mes magots de Chinois. Voltaire. Nous 
avons tellement peur des allusions que, pour les 
éviter, nous prenons des détours extrêmes qui nous 
mènent précisément à d'autres allusions plus dan- 
gereuses. Mi»* de Girardin. 

ALLUVIAI4 , ALE. adj. Qui provient d'alluvîon. 

ALLUVION. s. f. Accroissement de terrain, rtV- 
sultant de dépôts formés par l'action des eaux dou- 
ces et Courimtes. 

^ (Du liiiin aljuvio, Qd, à, et ^uere^ baignçr, ar- 
roser.) ■♦"..•,.<■'■ . «> ' ;..-■''■ ■ '"•, ; • 
On peut "observer dans cette histoire (de Ronié 
chrétienne) les alluviùns de la charité sur un même 
^int, dans le cours de douze siècles. Gerdet. 

ALMÀNAGH. s. m. Calendrier qui indique les 
fêtes,, les phases de la lune, le lever et le coucher 
du soleil, les éclipses, etc. -^ Livre publié annuel- 
lement, contenant le tableau des diverses adminis- 
trations, la liste des personnes qui y sont attachées,, 
des documents statistiques, le nom des familles ré- 
gnantes, etc.— Petit Irvre populaire de prédictions, 
.pronostics, etc. — Faire, composer desalmanachs, 
s'amuser à faire des pronostics en l'air. 

(D&l'arabe «/, le, et manach, compter. -^/^ escri" 
vottprànosticationà etalmanaohs, R abbuis, xvi«, c.) 

* Les Chinois passent poui: les pluà anciens faiseurs 
d'alinanachs. Voltaibb. Quand oimit dés aHPl- 
nachs, ont veut toujours jeter des regards curieux 
d:^ns l'avenir, et l'on se môle de prédire. An. . 

S'il alnie enfin Lucile.aIntI qu'li est croyable, 
l'rends de mes almanacha. et tient pour astui^ 
Que le bonheur de l'autre est fort aventuré. Pitou. 
Vous êtes un bon almanach. Vous, avoi prévu, en 
homme du métier, ce qui est arrjté du côté do 
l'Allemagne. M-« de Sévicné. Mon cher maître, 
me dit-il dans l'excès do sa joie, prcndrei-vous une 
autre fois de mes almanachs 7 Lbsagb. Quel moyen 
do prévoir les orages, les excès et les fougues de 
M.Hanthe, et do conjurer la tempête ?vll n'y en a 
aucun ; point do bons almanachs pour prédire ce 
mauvais temps. Fé.newn. Ccpcndantron raisonne 
et^ l'on fait des almanachs... M">" db SÉvioNé. Ju 
m'ennuierais crucileioent uana une lolitude, si je ^ 



/ 



ALO 



ALT 



43 



n*avai8 pas le goût des livres, dos cbansonB et dès 
almanachs. G. Sand. 

ALMÉE. s. f. Espèce d'improTisatrice et dcr dan- 
seuse dans les (êtes publiques de certaines contrées 
d'Orient. 

ALOèS. s. m. Plante dont on tire nne résine fort 
amère , tonique et purgative. -— Arbre des Indes, 
dont le bois est odoriférant. 

{Ferons-nous accroire à nostrepeau que les coups 
d'estrivière la chatouillent, et à nostre goust que 
Valoès soit du vin de Grave P Montaione^ xvii«.) 

ALOÉTIQUE. a^J. Préparé avec du suc d'aioès. 

ALOI. s. m. Titre légal de Vor et de l'argent. — 
Fiç., Homme de bashloi. Marchandises de mau- 
vais aloi,f Vers de mauvais, de bas aloi, homme de 
basse condition, vii, marchandises de mauvaise 
qualité, vers mal faits, sans élégance. 

■ (De à, et loi, — Voulons monnaies de droit aloi. 
Ordonnance du XIII^ 
' Jetùiuvoi 

D'un dur aUH 
Faux et tris-mal examine. Dr Bmm., xv«. 

Les bons esprits veulent estre payés en monnaie de 
bon aloi, Tabourot.) , . f 

..... Es-tu docteur de bon aloi T Y. Hcoo. ■ • 
Le sot original ! comment a-t-on chei soi, 
Quand on tient à la cour, des gens de cet aloi ? /Al. Pctal. 
Cela sent le bourgeois du plus méchant aloi. BiouasAOLT. 
C'étaient gens do bonne compagnie , et .do si bon 
aloi qu'en leur genre ils faisaient honneur partout. 
Saint-Simon. Le succès n'est dé bor^ aloi qu'au- 
tant qu'il répond au mérite. J. J. RouëSEAu. Dans 
ses bonnes comédies en vers, son style e^t du meil- 
leur aloi et du meilleur coin. Saip(TE-OeuVe. ^ 

ALOPÉGIET Maladie. Voyez ^elade. ' 
ALORS, adv. de temps. En ce temps-là. — /t/s- 
qu' alors, jusqu'en ce tempjhJlÀ* 

(Alors, du latin ad, à, iltam, cettc^ horam, heure, 
était divisé en deux mots. — Leurs méritée sont et 
durent jusqu'à ore. Al. Chartier, xv«. Me serait 
chose estrange, si demain ou après, fallait estre 

contre celm-là oit mon affection est assise Par 

la Pâque pieu I dit le roi, toutefois conviendiçoit-il 
que vous le fisste:^, et vous et- plusieurs autres.',,. 
Saint Jean, dit le- sieur dé Marcel, nous ne, 
sommes pas là. Alors comme alors, G. Chastel-^ 
LAiN, ïv«. A{prs comme alors, dit le ràiy allez, 
D. ï'Lonis de (Sbèce^ xv«. De toutes ces brouille- 
ries d'alors, nàê^^^n particulariserons qv^une 
*ew/e. Sully, xvi«,xvïl 

Alors que J'étais Jeqne, alors què'J^ét^ bellç, 
Vous m'adoriez..... ^^^ 

J'ai Changé, Jç l'avoue..... •**\ 

Il IttUw* «'• • • • • • • ••"•'•• J 

S'abaisser sons la honte alors qu'on la mérite. tAHinra. 
tous les maux sont, pareils, alors qu'ils sont extrêmes. 

p. CouinLU. 
Si, après avoir entendu notre humble supplique, le 
roi nous répond : Je ne vous connais pas, retirez- 
vous ; alors comme alors, nous aurons mis le pou- 
voir en demeure," nous aurons fait notre devoir^ 
nous rentrerons dans la plénitude de notre dr(^i;t en 
toute sûreté de conscience. E. Pelletan» 

ALOSE, s. f. Poisson de mer dé ni famille des 
clupoides, qui remonté ordinairement au printemps 
dans les rivières. 

ALOUETTE. 8..f. Petit oî^au chanteur, de l'or- 
dre des passereaux, famille des conirostres. -. 
(Du celtique al, élevé, et chwedl, chant. 

Mauvais gaaing fait enfler. 

Qu* perd ialoe et l'espervier. Ai. tm TIimiat, xn*. 
5/ les nues chéoient, les aloes sont toutes prises, 
Prov. gallic. .xve. Toutes fois on dict.que les 
alouètes^-grandemçnt redoublent (a ruine des 
cieulx,. car les cieulx torhbant toutes seraient 
prinses, Rabelais, xvi«, c. Si les nues tombaient, 
il espérait prendre les alouettes (otites rosties, Id. 

lié Diênl que je peste d'envie ' - 

Au plaisir de ta douce vie^ \ ' ..'* 

Alouette qui de tamour ' • ^. 

Dégoises dis le point du Jour. Rontiu, xti«, m.) 
Let> alouettes 'ont leur nid . ■ . ' 

Dans les blé», quand ils sont en herbe.' ' ■ . , 
k Cest-ft-dire environ l»4emp« ) ' 

Que tout aime et que tout pullule dans le monde. 

La FoRTAOït. 
De pille soins divers l'alouette agitée 
l'en va ctierch^r pâture, avertit ses enfluitt 
l'être toujours au guet, et ro.ire sentinelle. Id, '■' 
Notre alouette, de retour, ' , ,' .;. 

Trouve en alarme sa couvée. Id. 

Le petit Pierre se leva le lendemain avpc les alouettes, 
au p4int du Jour. G. Sand. ' 

Et toi, jeune alouette, habitante des a|ri. 

Tu mcur en préludant h tes tendres cotoeerts. DsLaui. 

ALOURDIR, v. a. Rendre lourd, appesantir. 
S'alouhdir. Devenir lourd, pesant. 
(Alourdir se produisit d'abord sous la forme alonr- 
dcr, et signiiiait accabler. . 

làcommençasmesùbourder, a "'^ i 

it elles à moi alourder. Froissart. xtt«. a 

A e euides point que vous alourde. Evtrr. ^ CiiAUPf, tr* 
De là, sans vmtê laisser, imimrtuns ils vous suivent^ 
Vous alourdent de vers, d^allégresse vous privent. 

• \- HAoNiiiR, xYi«, xrn*.) . 



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ALOTAÙ. 8. m. T. de boucher et de cqisiniar. 
Pièce de bœuf coupée le long du dos. 

ALPAGA, ou ALPAGA, s. m. Animal rtUDhuiit, 
à laine fine et soyeuse.— EtofTe faite avec la laine dO 
cet animaL ^ 

ALPES, s. f. pi. NoiÀ générique par lequel on 
désigne tontes les montagnes du monde asseï éle- 
vées pour que leurs sommets restent constamment 
couverts de neise. — Partie, Montagnes qui iép(t- 
rent la France de la Suisse et de La Savoie. 

ALPESTRE. adJ. Qui a rapport aU« A.lpes, qnl 
appartient aux Alpes.. • ;v ■ 

A peine adolescent, sur les Alpes sauvages, . 

De rochers ao rochersi Je m'ouvrais des chemins. V. IIooo. 

ALPHA, s. m. Première lettré deraphabetgrec.. 
-^Fig;, L'alpha et l'oméga, le commencement et la 
fin. 

ALPBABBT. s. m. 'Réi\ni6n des. lettres d'uqo 
langue. -r-Tetît livre pour apprendre, à lire les 
lettres et les syllabes.. >• ".J .% '„<; ■ • 

(Du grec ûlpha et béta, noms des (feCux premières 
lettres grecques*) ^ • v r^^. 

Celui qui créa TalphabieE remit en nos timm le 
fil de nos penltôes etla "clef de la nature. F^arol. 
L'alphabet est le, thertnoihètre intelligentiel de ,1a 
société humaine. Çh. Nodier. . 

Si de votre alphabet quelque lettre yefbee, 
SI çi;un insecte à l'autre un brin de pallie passe, ; 

'Le ciel s'ébranle de ses cris I tAïuiTira. 
Un certain Grec disait à Temperêur Auguste, 
Comme une instruction utile autant que Juste, 
Que lorsqu'one aventure en colore nous niet. 
Nous devons avant tout dire notre alphabet, 
Afln que dans ce temps la bile se tempère, 
Et qu'on ne Tasse rien que ce que l'on doit faire. MoLtâBi. 

Saint Bernard était toujours au pied de la croix... 
Ce livre fut son prenuer alphabet dans sa tendre 
enfance : ce môme livre fut tout son conseil dans s^ 
vénérable vieillesse. Bossuet. 

ALPHABETIQUE, adj. Qui est selon l'ordre de 
l'alphabet. > 

ALPHABÉTIQUEMENT, adv. Dans Tordre alpha- 
bétique. 

ALPINE. adJ. f. T. de botan. Qu'on ne trouve que 
sur le sommet des hautes montagnes. 

ALPISTE. s. m. T. de botan. Nom de plusieurs 
plantes dont les 'graines servent à la noujrriture des 
petits oiseaux. 

AlSINE. Voyez MoKGELint, ** ** . . 

ALTÉRABLE. adJ. Qui peut être altéré. 

ALTÉRANT, ANTE. adj. Qui altère, qui es :se 
de la soif. -^ En médecine, s. m. Médicament rui 
change d'une. manière sensible l'état des liqui *es 
et des solides. 

ALTÉRATION. 8. f. Changement dans l'état 
d*une chose, et surtout changement do bien en mal. 
— Agitation intérieure qui se manifeste par l'air du 
visage ou le son de la voix. — Falsification des mon- 
naies par l'excès de Talliage. — Grande soif. 

(On s^apercevoit bien que le roi en ses paroles 
et manières de faire avoit aucune altération, Ju vé- 
nal DES Ursins, xv«. Charles VI fut appelé à la 
couronne n'ayant encore que douze ans: et depuis, 
venant en âge de plus grande maùuntc. Dieu per-: 
mit qv^il tombast^ en altération d^^n sens. Pas-. 
'^ o^mienct 



QDIEE, xvi«. Ce sont tous coi 



:ements et 



comme avant-coureUrs {^ttne altération de la paix. 
Henri IV, xvi«.) ^ 

Après avoir senti que J*ai chaud on qne j'ai froid, 
Je puis observer que les c0rps d'où me viennent ces 
sentiments causeraient diverses altérations h ma 
main, si je he m'en retirais; que le chaud la brûle- 
rait et la consumerait ; que le froid l'engourdirait 
et; la mortiflerak. Bossuet. Les altérations invo- 
lontaires, dans les éditions de Pascal, sont on 
légères, sans Jamais être, indifférentes, et elles éner- 
vent plus on moins la pensée de Pascal^ sans la 
dénaturer entièrement; ou bien elles sont aases 
graves et tn^x profondes pour constituer de véri- 
tables. contl#«ens. Cqusin. Oft-in« reproche des 
altérations dont Je n'ai Jamais ét$ capable. Bôssvrr. ' 

ALTERGAS. s. m. Altercation, dispute. . . , 

(Adonclê roi ayant leur* attercoM, 
UurrespanaU:J:tntêndsl>ienvostreeat. \ 

I. Mamt, ZT*, in*, 
Minos le Juge, en entendant leur cas, 

FaitdéeMffirérteU attereos Cl. Maiot, zn«.) • 

Permettez-moi de vous faire une* prière, c'est 
d'oublier nos anciens altercas. Beaumarchais. _^^^ 

ALTERCATION, s. f. Débat, contestation entre 
deux ou plusieurs personnes. 

(Altercation, du latin altercatio, dq verbe altère . 
cari^.disputfn:, était lé substantif du verbe altt^r- 
quer. — Les dessus dits religieux et le dessus dit 
Adam, seigneur de Guéri, traitèrent et firent une ♦• 
accordance de paix des altercations et de.i aUtres 
chose$ susdites. Charte do 1289. Donnez et dépi*- , 
tez coftnrnissai'res pardevant lesquels surviennent 
plusieurs déliots et altercations. Lettres do 1407, 
^LesdiU Arnaut et Jkùmond Boda altei-quoient 



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et déhattoieni en*f»n6/e. Lettres de rémission, 1450. 
// y eut grande altercation entre les deux juges 
à qui prononcerait la sentence. Loyal Serviteur, 
XVI*. Je ne veux omettre comme au tiers estât il 
eut de grandes altercations pour le gouverne- 
nient. Mém. de Condé, xvi«, m, Lq^ cour m'imputa 
ioujtès les altercations et mécontentements arrivés 
dans cette assemblée. D'Açbigné, xvi«, xvir«.) 

S'il s'est élevé entre elle et moi quelques petites 
altercations, j'avoue de bonne foi qt^e le plus grand 
tort a toujours été de mon côté. X. de Maistub. 

Si les ctiers de ramllle avalent la prévoyance 
])'étu3T9riaijsccQx dont Us Tobt alltanoe,* 
Nous verrionsTînrmii^ar, dana les conditions. 
Régner moins de A»u<lale;^(.d^tercatlon8. ,J. B. Roombad. 

ALTERER, v. a. Chang^M'état d'une chose, 
surtout ao bien .en mal. — Déconï^ser. — Déguiser. 
— Falsifier. — Causer de la soif. — S'emploie pro- 
nominalement 

Altéré, il. part. Altéré de sang, cruel, qui se 
plaît à répandre Iç sang. 

. (Du latin alterare, radicaf, alter, autre.— Bien 
se défendit comme vaillant homme d'armes qu'il 
estoit; mais la force fus f sur lui si grande qu'il 
ne la pust surmonter, et là fïtst tant altéré qu'il 
fust occis en armes. Froissart, xiv«. On trouva 
qu'il estoit altéré d'entendement. Jdvénal des Ur- 
siNS, XV e. Les deux seigneurs dessus dits dévoient 
merveilleusement altérer en leurs manières. Chas- 
TELLAiN, XV*. Sans vous mouvoir, courroucer, 
échauffer ni altérer, car le temps est dangereux, 
resppndez-^noisibon Hous semble. Rabelais, xvi^c. 
Pour faire valoir. leur interprétation, les gens finsf 
ne se peuvent garder d^ altérer l'histoire, Montai- 
gne, xvi«, /*. 
Toute chose, en vivant, avec l'ûge s'altère.' 

RiOMIBR, XVI*, XVII».) 

L'hôte se lassa d'afcreuver tant de gosiers altérés, 
Lesace. Sous ces rayons brûlants, la fleur tombé 
desséchée; la feuille pâlit, l'herbe languit^ altérée% 

CilATEAtlBRIAND. ^ 

Vous pûUsgez; quel sujet vous altère? Amdkixuz. ' 
Notre santé n'a point de plus certaine marque 

Qu'un pouiîiégal et inodJîré : 
Le contraire fait volrque l'être est altéré, La Foittaiiik. 
Tout cliango dans la natui'e; tout s'altère, tout 
périt. BiFFON, Son teint jaunit et sa voix s'altéra. 
B. DE Saint-Pierre. Sa santé s'altérait sans que 
son âme s'aperçût de la décadence de son corps. 
Lamartine. La tristcsse(^lui avait abattu l'esprit 
autant que la fatigue lui aVait altéré la santé. 
BussY-RAntiTiN. Tous mes bons sentiments ache- 
vèrent de s'éteindre; toutes mes facultés s'alté- 
rèrent. J. J. Rousseau. M. de G** altérait son livre 
d'une étrange sqrto en le traduisant. Bossuet. 
Tout le livre est altéré par ce changement, ie/. Ce 

^que nous blàiiiqna, ce sont les corrections qui 
altèrent le style du grand écrivain. V. GonsiN. La 

' vérité no s'altère que par le changement des hom- 
mes. Pascal. Il est naturel è l'homme d'altérer ce 
qu'il touche, J. J. Ampère. 

L'œil humain n'est pasTait pour la pure clarté; 
Voint de Jour Ici-bas qu'un peu d'ombre n'altère. Iahaattkr. 
Si l'ardeur des fidèles s'est ralentie, la vertu de la 
foi ne siest point altérée. Bourdaloue. 
Mon coBur est altéré. d'amour et d'espérance. A. GuiRArtn. 
Votre vertu ne sera jamais altérée pttr les séduc- 
tions de l'enthousiasme. Voltaire. Toutes les vçr« 
tus s'altèrent, sans le concours de la sagesse. J. J. 
Rousseau. Jamai^la société religieuse ne s!altèrc, 
que la société politique ne Change. Chateaubriand. 

ALTERNANCE, é. f. En géologie. Succession al- 
ternative de diverses couchea de nature différente. 
— ^ En architecture , Disposition do colonnes diffé- 
rentes, qui s'alternent. — Distribution alternée des 
diverses couleurs dans la peinture do décoratipn. 

A Saint^Michel , en Corse, on a prétendu imiter 
les alternances des couleure régulièrement opposées 
du dôme do Pise. MÉRiMÉfe. '■ . 

ALTERNATIF, IVE. adj. Successif, se faisant 
tour À tour. — |\empli successivement par deux per- 
sonnes qui entrent en oxcrcicd tour à tour, en par- 
lant des charges, des ofllces. , — En logique, Propt)' 
sition alternative, proposition qui contient doqx 
parties opposées dont Tune doit nécessairement être 
admise. 

La systole et la diaatole du cœur sont deux mou- 
vements alternatifs. Acad. La vie des sens, qu'est- 
ce autre chose qu'un loôuvcihcnt alternatif de l'aiv 
pétit au dégoût et du dégoût à l'appétit, l'Ajiic 
flottant touiours incertaine entre l'ardeur qui se 
ralentit et 1 ardeur qui se renouvelle 7 Dossuir. 

ALTERNATIVE, s. f. Option entre deux propo- 
Eltions, entre deux Choses. — Succeiaion de deux 
choses qui réviennent tour à tour. 

THuia la vie du cerf se passe dans des alterna^ 
tives do plénitude et d'inanition , d'embonpoint et 
do maigreur... sans que ces oppo«itionflsi maniuées 
et f«»t état toujf^urs excessif altèrent sa constitution. 
BojTOwC La vie est une alternative de peine et do 

filniMr. AcAD. La vit; se passe, lu conscience s'uhc, 
a fiensibilité au bien s'éteint. Dieu ne Insse, l'éti'i^ 
nlté approche, le moment décisif arrive et noua 



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surprend encore dans ces tristes alternatives. Mas-' 

SILLON. 

''f l^TERNATIVEllENT; adv." Tour à tour, l'un 
après l'autre. 

Une forte puissance abaisse alternativement les 
flots et fait un balancement de la masse totale des 
mem, en les rooiuant jusqu'à la plus grande pro- 
fondeur. BUFFON. 

ALTERNE, adj. En géométrie. Formé par deux 
droites parallèles, avec Ir^'. côtés opposés d'une 
môme sécante. — En botanique, Femlle, branche 
alterne^ feuille, branche croissant des deux côtés 
de la tige sans être placée vis-à-vis d'une autre 
feuille, d'une autre branche. ^ 

(Dérivé du latin a/^er^ autre.) 
ALTERNËHENT. a. m. Action d'alterner.- 
L'instrument poétique n'était point formé ; il le 
dérouilla, enseigna aux poëtea l'aitemement régu- 
lier des vers masculin et féminin. Ph. Chaslbs. 

ALTERNER, v. n. Faire successivement et tour 
à tour une même chose. — Se succéder .jur à tour 
avec régularité.— En agriculture, v. n. et a. Faire 
produire alternativement à un champ d'çs blés et du 
fourrage. .^r 

Rien de plus délicieux que ces champs d'or«t de 
pourpre qui alternent avec de magnifiques bouquets 
de verdure. J. J. Rousseau. 

ALTESSE. 8. f. Titre d'honneur donné à diffé- 
rents princes. . * ; 

(De l'italien a/ferza, d'où il s'introduisit en 
France au seizième siècle; dérivé du latin altus, 
haut) - 

Les altesses financières brillent jfiainténa^t au 
premier rang. Scribe. |b • 

ALTH.£A. s. m. Plante, espèce de gu^auve. 

ALTIER, 1ÈRE. adj. Superbe, qui a ou qui 
marque de la fierté. 

(Du latin altus, élevé. — Nous vismes en lui une 
contenance fort bravache et altière. Brantôme , 
XVI». Surtout que la reine oste sa Léonore et son 
Conàini d^ elle-même, sans que j'y sois meslé, ne les 
pouvant ^lus -supporter, sachant les desseins al- 
tiers mi'us ont, les défiances de moi qu'ils jettent 
dans l'esprit de ma femme. Henri IV, xvi».) 

CettA altière sagesse 

N'attend qu'un crlnte lieureux pour montrer sa bassesse. 

GnuseTb 

ALTO. 8. m. Terme do musique^ Violon plus 
grand qu'un violon ordinaire et monté à une quinte 
au-dessous. , 

ALUDE. 8. f. Basane colorée dont on couvre les 
livres. 

ALUDEL. 8. m. T* de chimie. Espèce de pot ou 
chapiteau ouvert par les deux bouts et pouvant 
s'emboîter dans d'autres, de manière à former un 
tuyau plus ou moins long. - 

ALUMELLE. S. f. Lame de couteau ou d'épéc 
longue et inince. — En termes de marine. Lame ou 
petite plaque de fer dont on garnit intérieurement 
la mortaise du gouvernail, d'un cabestan, etc. 

(Du latin lamella, diminutif de lamina, lame.) 

ALUMINE. 8. f. T. do chimie. Sorte do terre,^ 
base de 1 alun. * 

L'alumine sert à la fabrication des poteries, des 
faïences et des perce' aines. Acad. . 

ALUMINEUX , EUSE. adj. Qui contient de l'alun. 
— Imprégné d'alun. 

* ALUMINÎigM. s. m. Métal gris-blanc, base de 
l'alumine. 

ALUN. 8. m. Sel double composé de sulfate d'a- 
lumine et de potasse. 

ALUNAGE. s. m. T. de teinturier. Action d^alu- 
ner; effet de cette action. 

ALtJNATION. s. f. T, de chimie. Opération par 

laquelle on fonno l'alun. / . . . 

ALUNER. V. a. Tremper dans une dissolution 
d'alun. — Imprégner d'aiua. 

ALUNIÈRE. s. f. Lieu d'où l'on tire de l'alun. 

ALVÉQLAIRB. atU* T. d'anat. Qui appartient 

aux alvéoloa. . 

ALVÉOLE. 8. m. Petite cellule où les abeilles 
déposent leurs œufs et leur miil. -— Cavité de l'os 
maxillaire dans la(}ueUe la dent est enchâssée. 

(Du latin alveoiui, diminmif ^'alveiu^ cuve, 
niche, lojçe.) ' ■*y ; ; 4 ^ f 'V- 

AL VIN, INE. a4J. "T.. de médec. Quj a.tapport 
au bas-ventre. ^ ^ 

(Du latin nlvus^ ba»-ventrc.) - ' 

ALT8S0N. 8. m. Planto de la famille des Cruci- 
fère», à laquelle les anciens attribuaient ut)q vertu 
puissante contre |a rage. . ' « . V A 

(Du grec a privatif, et /umo, rage.) - ' 

AMABILITÉ, s. f. Caractère d'une* personne ai- 
mable.— Charme, attrait.— BienveJUjincQ.— Cour- 
toisie. 



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(AmiblUtf l'Mt éctiUlitfMbleU, fttU aimabaué. 



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— Tout aussitost qu'il me souvient de la grande 
beauté, genieté, humilité et aimableté qui sont en 
elles, le cœur me tressue de peine et de désir, 
PBhcEFOREST, XV». Je suis persuadée de toute l'ai'- 
mabilitéde la belle. M">* dr S^vigné.) 

Il y a des gens qui , n'étant point aimables, nui- 
sent, par Icuf seule présence , au développement 
de l'amabilité d'autruL Chamfort. L'amabilité 
française fait un contraste frappant avec la société 
des Italiens. Stendhal. 

* AMADISER. v. n. Parler, écrire d'une manière ' 
romanesque. 

(D'Amadis, héros d*un roroan espagn^f du quin- 
zième siècle, dont le succès provoqua les affectations 
les plus ridicules des sentiments chevaleresque8. — 
Ap^'ès avoir appris à àmadiser de paroles, l'eau 
leur venait à îc bouche. Dblanoob, xvi». unedor 
moiselletie saùr&it estre entretenue de devis mieux 
attintés, mignardés et amadisés déplus gentille 
grâce, que sont ceux que lui tiendra un homme 
lettré, CHOuèRBS, xvi*. 

Le pauvre transi 
D'un laborieus souH 
' ' \ tramadiseiahaKanque, J. TABcasAc, xn*.) 

AMADOU. 8. m. Substance sèche, spongieuse, 
faite avec l'agaric de chêne, prenant feu très-facile- 
ment, brûlant lentement sans jeter de ilanune. 

L'amadou s'embrase aisément lorsqu'on fait tom- 
ber dessus une étincelle de feu...... Acad. On em- 
ploie l'amadou, sous le nom d'agaric de chêne, pour 
arrêter le sang qui coule des blessures. Francobub. 

AMADOUER, v. a. Flatter, caresser pour rendre 
plus doux, plus traitable, plus bienveillant, plus 
facile, s 

(Du vieux rapt françiûs amadour, amo&reux. — • 
Puisque nous ne. sommes que trop enclins à l'hypo» 
crisie, il n'est oit jà mestierd attiser le feu, ou 
bien de nous fain croupir avec ordures, en «ma- 
douantnostre paresse. CkhyWyWi* y c. 

...... Les grands comme vous auront mille finessen 

Pour nous amadouer. Pb. DESponns, «ti*, f. 

C'est la main de Dieu qui nous met au cœur cer- . 
taines grâces, comme ferait une mère qui, pour ' 
amadouer son enfant, lui mettrait elle-mesme les 
grains de dragée en la bouche l'un après l'autre, • 
Saint François ob SaLes, xvi*.) 

Le suisse do mon juge m'a barré dix foisisa porte; 
pressé que je suis d'entrer, m' accuscrez-voiis d'être 
un corrupteur pour avoir amadoué le cerbère avec 
deux gros écus? Beaumarchais. Qu'on -est aisé- 
ment amadoué par ces diantres d'animaux-là I 

MOLlàRB. \ 

Sitôt qu'il apparaît des hommes & talents 

Qu'il veut amadouer par ses-adrolts agents, . - . 

C'est Ici, c'est chez mol, mais surtout à ma table, 

Que Je dots lui prouver un zèle infatigable. A . DrrrAt. 

Eh bien ! ne voudrait-il pas m'enjôler aussi, moi Y 
Je ne suis pas si facile à amadouer. Id, 

La flatterie .^ . . 

C'est par ce sent endroit que les grandrs'amadouent. 

• BounSAULT. 

AMAIGRIR. V. a. Rendre maigre. — .v. n. et ' 
pron^ Devenir maigre. 

< L'amour fait '^ • 

Sans froidure sentir trembler, . 

Et sans trop chaud avoir suer. 

Décolorer eê amaigrir. Le Castolement, xm*. 

Ils amaigrissent leurs ûfnes. i. di Jâtvw, xm; xir*. 

. . . . . fiien sçait , . •,•' '. . , 1 , 

iiuillaiume jeûner >' •* 

Silamaigr^^n'eslpasnaerveills, 

■ "" GuiLLAui» An 7Âveo%,xrr*. 
Au lieu d'amaigrir par Le feûne de caresme, elle 
estoit plus belle et plus fratsehe qu'à caresme pre^ . 
nànt. La RbinB de Navarre, xvi«, c. Les trop 
grandes veilles nous amaigrissent, alangourissent 
nos forces, offensent mêsme nostre entendement» 
Calvin, xvi% c.) ; ».' *' 

Dormez bien, mangez bien, nous vous pardonn<v 
rons de n'être pas amaigrie de notre absence. 
M** DE SéviGNÉ. Mandez-moi si , avec tant d'in- 

?|uiétudeset de mauvaiseï nuits , vous n'êtes pas "^ 
ort amaigrie. Id.. '' " ''[■■"^■' 2, "", '' ' ■ « .■*-'^-. il* 

C7- ,. ■ ■ -m ■ ,, .<, '••"•'■1 

Le bonheur du prochain vous cause de Fennul, 1^ 

Et voua amaigrisses de rembonpolnt d'autrul. Dmoo^oav. 
; Mol, Jaloux I Dieu m'en garde, et d'dtre awez bad(n > ' ' : 
Four m'aller -amaigrir avec un tel chagrin I MouAns. ■ 

AMALGAMATION, s. f. T. de chimie. Action 
d'amalgamer, 'd'unir le mercure avec ,un autre • 
métaL •; '■•■.•'■'■».♦ ■ >>w,".'..' ";'!■' 'i'^'' 

L'amalgamation est'nn nrbtéàê m<^taTtnrglnuo \ 
qui consiste à broyer à froid avec du mercure les 
minorais tenant aident, pour^cn séparer ce dentier 
métal. FoDRCROT. . • '. - V. t" **' ^ 

AMALGAME. B. m. T. de chimie. Combinaison*, 
union du mcrcuro avec un autre métal. — Fig., 
Mt'lange bizarro do personnes ou de Ch08^ de na- , 
ture différente. ' . .. .* • " ' 

(Du grec ama, cnscmblo, et gamein, unir.) ,? 

Je Conviens avec vous que le plaisant et le tendm 
sont ^ilTtcilos à ailier : cet amalgaxne e%\. le grand* 
œuvi^. Voltaire^ Le peuple romain était un amal- 
ffamll^ de toutes les nations. MisaboV Cette réu niou 






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était nn amalgame incroyable deé personnes les 
moins faites pour se trouver réunies. Mérimée. 

AMALGAMER. ▼. a. T. de chimie. Combiner, 
unir le mercure avec un autre méul. — Fig., Rap- 
procher, unir, mélanger des choses complètement 
différentes, sans aucun rapport entre elles.— S em- 
ploie pronominalement. 




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A la fin du dixième et au commencement du onùème 
siècie, il n'y a point d'unité politique pareille à celle 
de Charlemagne; mais les races commencent à 
é'amalgamer; la diversité des lois, selon l'origine, 
n'est plus le principe de toute législation. Ooixot. 
On ne comprend pas l'Irlande, quand on ne môle 
pas ces deux éléments contradictoires, lekcUisme 
et l'orientalisr.e, dans des proportions que les élé- 
ment* politiques ont étrangement amalgamées. Ph. 
Chasles. Les plaisirs et les peines, les biens et les 
maux sont tellement amalgamés qu'on ne peut 
éviter les uns sans se priver des autres. M"' de 
Maintenon. 

♦AMAN. s. m. Cri, signe de soumission par 
loquel les Arabes demandent merci. 

AMANDIB. S. f. Fruit de forme oblongue, blan- 
châtre, entouré d'une pellicule fauve, renfermé dans 
une espèce de coque ligneuse revêtue d'une écale 
verte. —Toute graine contenue dans un noyau. 

(Du grec amugdalé, même sens.) 

Le médecin de Drusus, grand buveur, au rapport 
de Plii*^rquc, prenait à chaque coup cinq amandes 
ami rcs pour maiser les fumées du vin. Trévoux. 
L'intérêt que je porte à Victorine m'avait rendu 
clairvoyante; il m'était démontré qu'on ne voulait 
de ma pauvre enfant qu'avec toutes ses perfec- 
tions, c'est-à-dire sa fortune, celle de sa mère et la 
mienne..... J'ai peut-être été un peu vite, mais il 
faut casser le noyj)^ pour avoir l'amande. Tu. 
Lecleucq.. ^ ^■■' 

^ AMANDE, s. m. UR d'amande, boisson faite 
. avec du lait et des amandes broyées et passes. 

AMANDIER, s. m. Arbre de la famille des rosa- 
cées qui porte les amandes. 

AMANT, ANTÊ^1^^el^Jit ccllo qui a de l'amour 

pour une personne d'uiTâutre sexe. — Fig., Celui, 

Icclle qui aime une chose avec passion. — s. m. pi. 

Deux persGjnnes do sexe différent s' aimant d'amour. 

(Du latin arT^an^. ^ , . ' * 

V Ayet de voêh^ amant. Chanson du zm*. 
• Us vrais amant \ ' 

Sonlclairnemés. Al. Chauti», xt*.) 
Le plus souvent amrnt marque déjà la posses- 
sion de ce qu'on aime ; amoureux n'exprime que le 
désir d'être aimé. Poitevin. Eh bien ! Nicole fce- 
guay a un amant. — Oh!, par exemple! Alex. 
Dumas. v^ . 

Bon inalheure«ix amant expliquait ses désira. 
Moitié par ses disqpure, moitié par ses louplra. La Fomtaim. 
Soyez amant, voua serez attentif; / 

Tour ni détour, ruse ni stratagèuie «< 

Np vous Tau dront La Fontaimi. 

^ ïl filait des sons ten<lres en roulant des yeux en 
amant qiii succombe i sa langueur. Lesagb. 
Quand vous verrez mon père, appuyez Tortcment 
Sur les perfections de mon premier amam. Bocrbault. 
. Et l'on volt les amants toujours Vanter leur choix. Mouéur. 

L'auteur,,; comme s'il Voulait parcourir toute la 
gamme de la même passion , fait succéder à ce ta- 
bleau du bonheur des amants celui de leurs peines. 
Pu. Chasles. . • 

En l>onne et tendre politique, 
Un amant bien m||»S ne doit paraître amant 

Uu'tt ce qi^pime seulement. La Fontaini. 
Qu'une FcmYno coqoettc est facile tt crédule ! - * • 

. ., MaIs qu'un ainanr novice est fade et ridicule ! DBrroocau. 
Mon Dieu, quels amants sont-ce lA, ^i quoUo séche- 

; . h)8sc de CQnveréation ! Molikhr. Alors Richelieu 

* Jouait le rôle d'amant transi. Pii.^CÎrASLits. 

^ Ah ! rallait-li en croire une amante insénséeV Haciiii. 

: Nu désospérex patf une an^anteen Airle. Id. \ - 

Pwte soit des amants elflo leurs fulhlcs têtes r • ♦ . 

I e leurs tendres soupirs et' de leure chagrins jtôirt, 
De leur Joie exccssM et de louiidés^polrs, \ 
Un ne tirerait pas une once ^prudMico. Dinrihuirr. 
Lorsqu'un fougueux amaiit vers l'Infernale rive T 
• Kmportalt sa Jeunesse et ses chastes douleurs, / v ,. v v 
La vierge, dans ses bras, enfantine et nMvd, . / ' ' 

Pleurait la perte de ses neurs. A. G viiAob. 

,. : Amants, heureux amants, / *■•■'*' 

Soyfi-vous lun à lautrt'un monde toujours beau. 

La FoRTAim. . 
- ' AMABANTR s. f. Fleur d'automne en fonnedc 

. crêt<î de coq , ordinairement d'un rouge do pdiirprc 
velouté. — Eu botan., Conro de plantée dicotylédo- 
nes cl monoïques, au<|Ucl appartioiit runiaraiilc, et 
dont les difTérontos wpicct portent dos (leurs «11^ 
posées en forme de panache ou en grappe. ~ •. m. 
Couleur pourpre foncé^ cpmme cette fleur, tr- adj. 
Qui a cette couleur. 

•^,. AMAHINAGE. s. m. Action d'amarincr un navire. 

^. AMAHIKER. v. a. T. da marine. Envoyer d»>s 
gens pour remplacer l'équipant? d'un bAiimcnt pris 
sur l'enoemi. — Accoutiuncr, habituer à la mer. 



■•■'AMÀ ■ 

* 

AMARRAGE, s. m. Action d'amarrer un bÀti- 
ment. — Réunion, jonction de deux cordages par 
un autre plus petit qui fait plusieurs tours symér 
triques. 

AMARRE, s. f. T. de marine. Cordage servant à 
arrêter un bâtiment à terre ou à l'attacher à un 
autre bâtiment, et en général tout cordage employé 
à attacher divers objets dans un navire. 

(Du celt. arnarr^ lien.) 

AMARRER. Y. a. Attacher àf0)! une amarre. 

Aux pans de la montagne, les mélèzes végètent 
sur les arêtes vives du roc ; amarrés par leurs raci- 
nes, ils résistent au choc des tempêtes. Chateau- 
briand. C'est la propriété qui, d'accord avec la 
famille, tient aujourd'hui4a^ociété puissamment 
amarrée sur la surface delà démocratie. Troplong. 

AMARYLLIS, s. f. T. de botan. Plante de la 
famille des narcisses, qui sert à l'omeincnt des 
jardins. 

AMAS. s. m. Assemblage de plusieurs choses 
réunies, accumulées comme en une seule masse. — 
Au moral, Mauvais assemblage de choses.— Grande 
quantité, attroupement, foi^e, multitude réunie. 

(Du grec ama, cmemb\o.-r' Quand Mordret fust 
\ arrivé en ComotiaiUef il fit non amas de toutes 
\nanières de gens. Triomphe des neuf preux, xv». 
^n la ville de Maubeuge avoient accoustnméles 
ètinernis de faire leur amas quand ils voulotent 
faire entreprise contre la France. M. do Bellay, 
xvi«.) ^ 

JafTa ne présente qu'un méchant amas de mai- 
sons rassemblées en rond, et disposées ei. amphi- 
théâtre sur la pente d'une côte élevéç. Chateau- 
briand. Ils voient ce gpbe de terre comme un 
potit amas de boue. Fénïlon. Ce prince fait un 
grand amas de troupes, de soldats pour la guerre. 
Tbévoux. La tête du conquérant aura touché dans 
les nues, et tout cet amas de gloire ne sera plus à 
la fin qu'un vil monceau de boue., Massillon. Il 
trouve en soi-mêuie un amas de misères inévitables. 
Pascal. La science de saint Bernard no consista- 
pas dans un amas de connaissances vaines qu'on 
débite sans fruit et sans onction. Massillon. 

AMASSER, v. a. Faire amas, un amas, mettre 
ensemble. — Entasser, accumuler, au physique et 
au moral, -r- Abs., Thésauriser. — 'S'emploie pro- 
nominalemept. 

' (Amasser a eu tout d'abord le sens de recueillir, 
réunir. 

Le comte sa force y amasse. G'itiikvuz ao coptx k'u, xu*. 
En moi s'unissent et amassent 

Tous les ennuis. J. Boobl, xn*. 
Pensex tous Us maux qu'on peut faire 
En faits, en dits et en pensées: 

Tous les a en lui amassées. Le Chevalier au baritêl, xm*. ' 
Vous nous en laisserez partir à tout nostre avoir, 
pour aller demeurer en Portugal ou en Arragon, 
et illec nous amasser. Hlst. de Duguesclin , xiv«. 

If^s ne pouvons rien amasser. 

Depuis que i'avocasse. HtAncan, xv*. '■ ' ' 

Maistre Jacques 

se tue damasKT Mens, Villon, xv*. 

Les enfants de ce siècle s'empeschent et s'appli- 
quent du tout à amasser les choses qui appartien- 
nent à la félicité de la vie présente. Calvin, xvi«,c. 
// me fasche d'amasser tant de resveries frivoles, 
qui peuvent ennuyer les' lecteurs. Id. 
l)éroi>e, prends, possède, amasse : 
Tout faut laiuer quand on trépasse. CnuTHis, xn*. 
Amasse force or, assemble de l'argent, édifie de 

boHes aalerie^, Si tu n'applams pas les pas^ 

sions ae ton Ame, c'est autant comme si tu versois 
du vin à un qui auroit la fièvre. Amyot, xvi«, m. 
Gardez bien sur toutes choses de quitter sa main 
et sa nrote(ftion {de Dieu), pensant amasser ou 
recueillir davantnae; car s'iH vous abandonne, 
vous ne ferez point un pas sans donner du nez en 
terre. Salnt François oe Sales, xvi«, f.) 
Le diVtlr d'amflsser ne connaît pas de bornes. RniLiAb . 

Du désir insatiable d'amasser est né ce mot do 
mien et de tieii, cette parole si froide, dit l'admira- 
blo saint Jean Chrysostomc. Bossiiet. L'insatiable 



i 




désir d'amasser n'a pas permis que cetto belle fra- 
ternité pû]t cTurcr longtemps dans le monde. Id. 
L'hommov si petit par lui-même, si resserré en lui- 
même, s'imagine qu'il s'agrandit et qu'il se dilate 
en amas.saiit autour do soi d(» choses qui lui sont 
étrallg^res. (//. ^ , , ' . 

l'n pince-mnillo avait tant ani^siié 
Qu'il nv savait où.log'^r «a (Inartce. La FoNTAma. 
L'avare n'itmaSso qup pour amasser.' Massillon. 

Pour aniaswr d(>H biens • -, 

Il no faut <*p9rgnor ni crioio ni parjure. Doilbau. 
Pourquoi, tous tant que vous êtes, vous tourmentez- 
vous apn'-s de v^nes grandeurs et amassox-vous 
talents sur talents, comme si vous ne duviei jamais 
mourir? D'Ao^A^col ni. 
1 Vu lotig temps les amasac, un Instant les détruit. 

~ *, T. COMlItLM. 

Il no" nofts reste plus l'espérance d'amasser pour 
personne. Michilrt. Jane suis pas naturellonicnt 
avare, et Je n'ai pas dessein ae rien amasser. 

M"* DE SiVlONM. . 



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Je (Sis tout doucement ma petite maison, - 

KtJ'amasse en étt^ pour l'ai i-ière-saison. C a'HiaLrmLB. 

Il méprise cette sagesse habile â se tourmentv:r 
pour amasser dès biens que le vent emporte. Bo»> 
suET. Si les sages n'amassent pas de grands biena, 
c'est par un pur mépris pour les richesses. Fénelon» 
I^rlche est ié pour beaucoup dépenser: , 

Le pauvre est fait pour beaucoup amasser. Voltaibs. 
Amassez pour les pauvres comme pour vous. Vous 
aurez ainsi trouvé le secret d'intéresser Dieu danr 
votre fortune. Massillon. Amassons toujours de« 
expériences, et éloignons-nous de tout esprit de 
système. Bupfon. Ce fut surtout par la méditation, 
par une sorte de tacitumité réfléchie, que Richard- 
son amassa ce trésor de connaissances, d'idées et 
de nuances morales qui font le charme et l'intérêt 
de ses livres. Yillbmain. 

Sur ce vaste dessein, si J'allais tout tpteêr. 

Tu verrais sous mes mains des tomes s'amasser. BoniAn. 

* AM^SSEUR. 8, m. Celui qui amasse, qui thé- 
saurise. 

{SivousfUstiexuntribouleur, ' 

Un usurier, un amasseur, 

Encor fussiex en haut degré. GAirmn ca Cowsi, xm*.J 

AMATELOTAGE. s. f. Action d'amateloter. 

AMATELOl^R. v. a. T. de mar. Mettre, clas- 
ser deiÂé^^Usiix tbus les hommes d'un équipage, 
pour(]^u'il)âP'aident ou se remplacent mutuellement. 

AMATEUR, s. m. Celui qui a beaucoup d'atta- 
chement, de goût pour quelque chose. — Absol., 
Celui qui aime les beaux-arts sans les exercer ou 
sans en faire profession. — Le féminin amatrice à 
été beaucoup plus employé autrefois que de nos 
jours. ' '. , . • 

( Nous irons annoncer aux pasteurs. 

Qui des troupeaux sont soigneux qimateurt, 
L'agneauvenu.:... La rkimb ob Navahrb, xn*. 
C'estoit un grand amateur. et un grand fureteur 
de toutes résolutions et de fous discours dephilo^ 
Sophie. Amyot, xvi«, m. Je votts conjurerai, ^ ^ar le 
nom de vrais François, c'est-à-dire d'amateurs de 
leur prince naturel et légitime,' que vous vousunis' 
siez et ralliez avec moi pour combattre par vostre 
suffisance, par vostre aili^ence et vostre intégrité, 
les désordres et la corruption de cet Estat.llEîiM III, 
xvi5. Elles sont amatric'es d^elles-mémes et sou- 
cieuses de se délicater et se olaire seules en elles, 
Brantôme, xvi«. Aucunes aes prédictions furent 
dédiées à la reine Catherine de Médicis, princesse 
amatrice et fort studieuse des bonnes lettres, et 
des sciences plus exquises. PalmaCa^ et^ xvi«, xvh«.) 

Je viens en amateur. C. Delavignb. Vous êtes 
ce qu'on appelle un amateur ; mais vous n'êtes point 
un artiste. En honneur, vous me feriez damner. 
Scribe. M. Joubert fut en son temps le type le 
plus délicat et le plus original de cette classe d'hon- 
nêtes gens, comme l'ancienne société seule en pro- 
duisait, spectateurs,. écouteur» sans ambition, sans 
envie, curieux, attentifs, désintéressés et prenant 
intérêt â tout, le véritable amateur des belles cho- 
ses. Sain'te-Beuvb. - Le maH paraissait très-content 
de ce qu'on admirait sa femme; mais dès qu'un 
amateur avait l'air d'insister, il était saisi d'un 
frisson, d'une jalousie très-apparente. Brillat-Sa- 
vARiN. Vauvenargues n'est pas, comme on l'a dit, 
un disciple de Voltaire, quoiqu'il ait été le premier . 
admirateur éloquent do son jçénie. iVon, Vauvenar- 
gues est bien plutôt un discipicdu siècle précédent, 
un studieux amateur de Pascal et de Ftînclnn. 
ViLLEMAiN. Que l'homme de bien se sait bon gré 
d'avoir trouvé un lieu de repos et de bûreté, tandis, 
qu'il voit les amatei rs du monde encore tristement 
agités au gré des passions et des espérances hy- 
maines! Massillon. 

Profanes amntenrs do spoctacW ft-ivole% ^ 
Dont l'oreille s'ofinulc au son de mes paroles, 
Fuyex de mes plaisirs la rainte aust^^rité. Raoiib. 
Ilcurcux mille et mille fois le pauvre François 
(d'Assise), le plus ardci.it, le plus transporté, et si 
j'ose parler de la sorte, le plus d(^sp<|y|^m^teur 
de la pauvreté qui ait peut-tHro été dfP'JtSiEglifte ! 
BossuET. Ce chaste amateur de la sainteté et do 
l'innocence trouve je ne sais quel-attrait particu- 
lier dans ces Ames qui n'ont jamais rejeté sa grAce 
ni aflligé son esprit. Id. La loi de grAce et d'a- 
mour de Jésus-Ciirist, voili ce que les an^ateurs du 
monde no comprennent pals, et ce qu'ils pourraient 
néanmoins assez comprendre par eux-mêmes et par 
leurs propn;!» sentiments. Bourdai.oub. 

A M ATI R; v. a. T. d'orfèvre. Rendre mat l'or ou 
l'argent, en leur ôtant le polj» 

(Amatir, du germanique matt, languissant, pi- 
gniltait fatiguei*, ab^tA/, au propro ôt au figuré. 

la route estait longue, \ 

Aussi en furent ainalié. Hoo:« ta H<». ""*• 
Quelle rhéliviié du raur vous tient ^m 

Les maint ployént et les volontés amaties. Al. CiiiR^P xr*/ 

AMAIIROSE. s. f. Ti de méder. Affection carac- 
térisée par la porte compIMe ou incompl«-te de la 
vue, sans altération a|)pnîciablo dus parties cousti- 
tuantcs du globe de l'œil. , 

(Du grec amauroi, obscur.) ^ 

.AMAZONE. 0. f. Femme d'un courage mile et 



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