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Full text of "journal francoise 28 jun 1902"

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902 












Ce Journal de ?rancoi$e 



(GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) 






Paraissant deux rois par mois 



/?m- î'rifj (?r - ; ,-■ 



m 



ABONNEMENT : 

Un an - . ' - - $2.00 
Six mois - 1.00 

Strictement payable d'avance. 



REDACTION et ADMINISTRATION 

80, Rue Saint-Gabriel, Montréal. 

Tel. Bell, Mais 999 



A ISBXRASrGSOt : 

tSfS as - - Qmiaxs francs. 
Six mois - - : 

StrktjçtuKrTsî payable d^raaâaK. 






# 






# 
# 



SOMMAIRE 



PIERROTADE ( /&&*r) 

LA SAINT JEAN-BAPTISTE 

LETTRE DE PARIS 

LES ENFANTS 

MARIAGE D'UNE PETITE PRINCESSE {Etude J&Si 

A MESSi EUES NOS ÉPOUX 

LA GRAPHOLOGIE 

LE ROMAN D'UNE PRINCE 

UNE JEt.'NE FILLE DOIT-E1 ' USER EN Ht 
INFÉRIEURE A LA SIENNE 5 



VlCOMlESSK D 



-. . .I.lfrRS 



. M. JKAS 



MME DE D 



LA DISTRIBUTION DES PRIN 
LA MORT DU POÈTE 
EN GLANANT 



C 1. ) >. 



ARTS. Xl.AÏRK îiît^lrEKKA^B 



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IMl'IUMKRlK A- P. flf-.KuS. 150.V- 1$^ S.VM OJiïARH. 



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Ce Journal de Trançoise 



(GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) 



~1 



Paraissant deux fois par mois 



jOïrif !WJtî / 



ABONNEMENT : 
UN AN - - - . | 2 .oo 
Six mois - r.oo 

Strictement payable d'avance. 



REDACTION et ADMINISTRATION 

80, Rue Saint-Gabriel, Montréal. 



Tel. Bêll. Mais 999 



A : 

0"» AN 

Srx mois 



Trames, 
- 
dressasse. 



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.£cN* 



PIERROTADE 

(Vers inédits au Journal dg Français?..) 



Pierrot est mort, bien mort, car les sots font tué. 
Et le sot pot te en sai des pouvoirs invincibles 
Toutes les fois qu 'il prend farouchement pour cibles 
Les jours d 'un pauvre diable au rêve habitué. 

Pierrot s'est endormi dans la nuit étemelle. 
Scaramouche vêtu de noir a dit AMEN ; 
Colombine daigna jeter un cyclamen 
Sut le corps ,-... puis s'enfuit avec Polichinelle, 

Cependant que, voûté, boitillant de travers, 
Cassandre confiait gravement à Léandre ; 
" Voilà qui prouve bien qu'on ne doit jamais prendre 
" Des vêtements légers quand pleurent tes hivers," 

' ' Il est plus pâle encor / ' ' soufflait Gautier- Garguillê 
" Il est encor plus laid ! ' ' ricanait Arlequin. 
Bref la fille, le fat, l'ivrogne, le faquin, 
Le podagre pansu, te traîneur de béquille, 

L'homme à ta batte, l'homme à ta gibbosité, 
L' inconscient gâteux, ta savante gripouille. 
Sont venus outrager avec soin la dépouille 
Du candide lêveur ami des ciels if 

Puis se sent en allés en parlant d'autres choses f 
Et te corps de Pietroi, étendu sur le sol, 
Peste seul avec les dansons du rossignol, 
l.a caresse du vent et la senteur des r 

Parfums, sons et couleurs vibrent d' un même, a® 
/ 'oiseau jette an ciel clair l'éclat des vocalises : 
l.a fleur fisswme laide au put /, .- RS : 

Et l'âme de Pierrot filaue sur ce décor... 

Et plus tard, dam te val 

Les amoureux pour ,/«.»' s'est toufsurs le printemps. 

Viendront i' laver cueillir, de leurs <fydg 

La lia >i(h: fleur, ta /hue at'uce du f\:< 



p*ri», kjù.v 



llliUKS DKI.OKAUi, 



D Saint Jean Baptiste 

^^Î^OUR qae le succès de cel 

■*■ soit véritablement grand, pour 

qu'elle demeure notre jour par excel- 
lence de réjouissances nationaie- 
qtfelle nous fasse, d'année en aimée. 
plus Canadiens et plus dévoués à la 
patrie, deux conditions me semble : 
surtout, essentielles : 

10. L'observance fidèle et gên . 
par tout îe Canada, du vingt-quatre 
juin. 

Puisque ce jour, qui est en même 
temps la célébration d' on grand saint 
protecteur d n Canada — a été consacré . 
par le temps et le vœu public, pour té- 
moigner hautement de notre patrie I 
me, qu" il soit scraptdetisenieat gardé et 
que, dans toutes les parties du pays où 
coule dans les veines du sang français, 
le vingt-quatre 1 de juin soit le plus- 
beau jour de î" année. 

Su supposant même que. prenant 
occasion de ce jour, on rassemble g 
partkulïèremenî tes délégations et '-- 
sociétés sur un point choisi de notre 
province — connue cette année, à Qué- 
bec, pour le centenaire de l'Util ver- 
Laval — les autres JeaivBapùstes i 
resteront dans te villes et 
—et il y en aura toujours BSS« 
vront fêter aussi eue? eux 

Que h Sâiat-Jean- Baptiste 

doue qu un seul et même JOW - 
lébration par tout le pay> £ ' 
\, ,•!, comme ta Fâque,.., 

Que k çiagt-qnatie 
vraiment nw jour de BÈtedaas tessu 
rangs de U sec . . 
aos gouvernants 

que, Que ce soit sut tout k ... 
peuple, et puisque le tiebe petit - 
troyer bien des M - ■• ■ 



1 ! !.>ir.B , ^|H ^ 

. .. ' 

drâr 



LE JOURNAL DE FRANÇOISE 

-, ..; i... ; ;., bis policiers font, ia je n'abandonnerai pas celle ques- 

: j e Jes chansonniers, Tout finit en lion de chiffons sans vous dire un mot 

frasct w te chaasaas ll àly a long- des nouveautés lancées, dimanche der- 

n rt^èiii; Fhahîl . .- U MS H« te$eb«BSôHS SSBt venues, nier, à Auteuil, au Grand Steeple 

par tes rue- pavoï- qtïÉÉt il la fin de l'histoire, on ne la Chase, gagné par " Gratin," un ex- 
... 5a && aussi lient pas encore. Il est vrai qu'on cellent sauteur appartenant à Mme 
.-■-.. nationalité, et vient de s'apercevoir que les photo- Ricotti, une ancienne danseuse de 
, . l1] t pour ou- graphies expédiées partout et publiées l'Opéra. J'ajoute que le deuxième 
ise fut ce mit - e « ne ressemblaient pas plus à la majes- prix a été gagné par un cheval appelé 

•mainte- Étusoft tueuse Madame Huinbert et à l'imma- \ Verdi." Tout le Conservatoire Na- 

II conanènl i --ve qu'on la riabîe Mlle Daurignac qu'au Grand tional de Musique, quoi : Revenons 
dans l'avenir-, notre grande Turc et à la Sultane Validé, On s'est aux toilettes. C'est le Style Louis 
■ ia fc\ doue empressé de tirer de nouvelles XVI qui domine, nombre de corsages 

Fkaxçoïsi*. épreuves qui ne seront sans doute pas Pompadour en soie avec des jupes en 
plus utiles que les premières, puisque linon, eu mousseline ou en dentelle ; 
VttWt Ût Paris oes vova K ,etlTS prudents ont dû preu- ou porte avec cela de charmantes ca- 

dre grand soin de se faire des têtes peliues du geure de celles qu'on voit 
Taris, J4 jtKii, 190Î. présentant le moins d'analogie possi- sur les portraits des ancêtres. J'ai 
|»jp /vmcpfiK, Me avec les portraits qu'ils avaient noté aussi une tendance à porter des 

XFIN ïxms voici un peu tran- laissés derrière eux, A utre complica- boléros ou de petits collets garnis de 
£S om&es et je puis vous griffon- tion : on dit maintenant que la dentelles vénitiennes ou irlandaises. 
mer quelques lignes, mais, que vierge austère Daurignac, qui résis- La couleur prédominante des étoffes 
d'événements depuis que je vous en- ta sa longtemps aux attentions des est le bleu : depuis le bleu pastel jus- 

k ma première lettre : les élec-. Crawford, n'est pas une fille mais un qu'au bleu de roi. 
tiens, la catastrophe de la Martinique, garçon ce qui expliquerait bien des Mais j'arrive à des choses moins 

3 .affaire Humbert-Crawfoîd, le voya- réticences. On dit encore mais gaies. Le suicide le plus dramatique, 

ma êe Russie, la démission du cabinet que ne ne dit-on ' pas ? On sera fixé qui ait jamais été commis, vient d'é- 
■et la formation d'un nouveau minis- quand ils seront arrêtés ; mais, quand mouvoir tout Paris. C'est absolument 
- E "'est toute une époque que cela et le seront-ils ? Si vous les rencontrez saisissant. Une demoiselle bien connue 
quelle curieuse époque 1 Notre pre- quelque part en villégiature sur les dans la société parisienne, Melle 
suer ministre est déjà fameux, ou bords du St-Laurent, expédiez-nous Tangry, visitait l'autre jour les ate- 
f appelle l'abbé Combes. Savez- vous les donc. Quel joli procès cela liers du Creusot, en compagnie d'un 
Mot qu'A a porté la soutane, notre ferait à Paris pour la rentrée des tri- groupe d'amis. Tandis que tous 
petit Robespierre, et que dans les éeo- bunaux î admiraient les roues énormes qui font 

les on se sert encore d'une excellente L'exode des Parisiens pour Londres fonctionner les laminoirs de rails, la 
géographie de M. l'abbé Combes qui vient de commencer. Vous ne vous jeune fille, très jolie, âgée de 20 ans 
n'est autre que le succès de M. Wal- faites pas une idée de la quantité de seulement, plaça sa tête délibére- 
deck-Roasseau ! Ah, il n'est pas bien personnes qui traversent la Manche ment entre les deux roues qui l'enle- 
terafbfe. le pauvre homme ; quelqu'un pour assister aux fêtes du couronne- vèrent sans qu'on pût la retenir ou 
le félicitait d'avoir réussi à former si meut. arrêter leur mouvement et mirent en 

promptemeat as» cabinet : ' * C'est Jamais en voyant cela ou se dou- lambeaux toute la partie supérieure 
vrai dit-il, ça s'est fait assez vite, terait que Français et Anglais s' ai- de son corps. Un cri d'horreur s'éle- 
raats, s'empêche que j'ai perdu un ment si peu au fond, ils n'ont pas va et plusieurs des personnes présen- 
pwaplraie ! ! " Le art a déjà fait le l'air de pouvoir vivre les uns sans les tes s'évanouirent, Quelques ouvriers 
tour de tout Paris et n'ajoute pas au autres. Des centaines de personnes se couvrirait le visage, taudis que 
pœrtige du ministère.. Vraiment, on sont allée:*, cette semaine, visiter le ma- d'autres couraient en tous sens, gesti- 
regrefte WaMeck-Roasseau, au moins gasin où était exposé te trousseau du eulant comme des fous, Un d'eux 
©etai-Jâ avait et. j'allume et de la couronnement de la Reine Alexandre, trébucha contre des barres de fer en- 
tenue, «n peu tmmvx d'assiettes Il >' avait huit costumes splendides, core rouges qui le brûlèrent à tel 
étM S* Si 1« petiple français qui tous faits d'étoffes anglaises niais ]>ré- point qu'il en mourra. La jeune fille 

ma» tant le bruit ne pouvait guère le paré;, par des mains françaises. C'est était la sœur de l'ingénieur Tangry, 
epfOCter. ainsi qu'on a éludé le ressent royal qui a été chargé de dessiner, pour le 

Arex-voite vu Humfoert ? c'est le Les privilégiés n'étaient admis que gouvernement russe, le type des loco- 
eii d« j-oar ! ou soupçonne les fugi- sur présentation de cartes d' invita» motives du Transsibérien, Le modèle 
life d'être réfugiés «ai cinquante «a- tion que l'on se disputait, Chez Red fera de M, Tangry a été construit au 
âroiis dllérent» çf notre police, après rue de Rivoli, il y avait aussi une- ex- Creusot, Quand la locomotive S été 
avoir tenu les yeux si longtenip» fer- position de lingerie destinée à S» essayée entre Paris et Chartres tandis 
mes. «"obstine A ïm ouvrir ma» sans Majesté et devant laquelle m pavanait qu'elle marchait à 72 milles à l'heure, 
rfoafcaLen m dénidw aucune tract toute la geai coquette. l' ingénieur, M. Tangry, se pencha pour 



LE JOURNAL DE FRANÇOISE 75 

constater l'action des roues, sa tête j**« F|1Î3l1tS job, joli petit, et je vais garder peter 

fut emportée tiar la maçonnerie d'un moi le vilain gros. 

tunnel sous lequel la machine venait fa) nî31 F ; "« an t la saison ou us s e- %t"le vilain gros" disparut SSflS 

d'entrer. Est-ce la hantise de ce ter- VC panouissent comme de grandes ^ ^guettes blanches, avant que le 

rible accident qui a poussé cette mal- ^~ j* fleurs Mr leS squares, les ga- ^ arç0 net ^^ _ |a spéd ^ 

heureuse jeune fille à commettre cet zom > à iombre des arbres, que nous g j té ^ ia ^ l0î ^ fia j ae | rti eat fie tet 

acte désespéré ? personne ne peut le P°w™» mie '« observer îa floraison ^ «i pénétreria faus-e subtilité et de 

dire. de ces graines d'âmes, qui ne deman- rédamer â ^ & à cri .. 

Mais tout cela n'arrête pas la douce e ° J* a & erra ^ C'était le triom; a ruse fémi- 

gaité française, ni la sottise de nos iJés le Premier éveil de , ame et de ^.^ ^ fo |joflasserie masculine. 
contemporains. Le cirque amateur «s mandations charmantes, 1 en- UstiÂTe _ tou ; anc i £mB e-se ré- 

Mollier a repris ses séances qui dépas- fant aevieBt intéressant. Je les aime fflû3p 

t.Bt.t *>« v™ n t,;^ni f^„* rtf . „,.;=.>»„+ depu s cet instant, et. j'ai toujours ' _ , .,„ , 

sent en excentricité tout ce qui s est ^ . . * , „ 3Dans cette circonstance, la fillette 

vu jusqu'à présent. La coutume é- ait un P Ial f lr ™ uveau a noter * «{«*- avait obéi plutôt aux instincts de h. 
d'accorder un prix au plus joli cha- ^n naïve et toujours neuve de leurs ^ *^ ^^ ^^ 

™>„, nn rti i» , n ;, j„ i'„„„„rt„ ra =n„, sentiments. Combien de r ts ils nous . r . , , , 

peau porté le soir de 1 ouverture,et les . la force, au* aux senti -ce dé- 

concurrentes étaient placées, dans une °- ec °ncertent par la justesse de leurs vcmemeat tonchant dont {ait gMireaï 
loge, devant laquelle défilaient ces «marques, par la logique sans repli- ^^ fa ^^ ^ ^.^ fe ^ 
messieurs qui se formaient une opinion ^ ue e eurs P TO P° s • £rë>e 

et déposaient un bulletin de rote. Les tout petits pet! te, surtout, .sont avezcléjà vu ces mioiatnr.s de 

T„„ f „ ^+£ ~t, nn ~£ „ ûtfo 6_î_ T ^ ceux qui m attirent le plus, ceux-là , fc 

lotit a été change cette fois. Les * f , mères, hautes comme une botte, con- 

■u :.- . ',./.' i «.* x j que les tendresses tnalen tendues dtm , , , . 

chapeaux ont été poses sur la tête des H __*-«"■, » solant, protégeant les i 

/.„.. ™.„ „„„• j i-^i entourage trop taible n'ont pas eu le , , ; -.'. 

écuyers assis en rond sur la piste,dans ° . -, , .ont assumé la garde. Cela ni at- 

i . j j temps de gâter, dont 1 esprit a est , . , . . , , 

leur tenue de manège, et ces dames r ,,.-.« ■ j 1 ■ tendrit sans cesse de les voir ainsi dans 

• . .• . , *, ^ j'£,' pas encore éveille au souci de plaire . ... . . „. . . 

intervertissant les rôles ont défile pour F „-,-,. l'exercice de leurs ionetio-iS d abnê- 

j , rr T» *, j et qui ne songent pas a singer le petit . • - .'■•«, 

donner leurs suffrages. L'aspect de H ° F » r gation, .de renoncement et de sacrifices 

. . r 1 u i./ homme et la petite femme dans leurs ** . „ 

toutes ces figures glabres, surmontés . Jjtfi _ * qui teront plus tard toute leur vie. 

,,/ , j. , . . -. .. .. insupportables défauts. ^ , _, 

d' échafaudages pnntanniers artistiques FJJ Déjà, mon Dieu, sont! nr. se dévouer, 

, a i /, -. i i t JL/*ms le ps.rc Al onces ti,. â. x«i£is, ... 

et flamboyants, était absolument gro- -« «. j , • relever ceux qui tombent, et soutenir 

. ,, , . », -, , lun des plus jolis et des plus poe- ^ . 

tesqueet Ions est, parait-il, beaucoup K , J . . , 5 " ceux qui chancellent I 

„ , XT . j - » tiques oasis de la capitale française, H . 

amuse. Notre jeunesse dorée n'a pas "** A J- , ■ , t L'autre dimanche, umt de fête 

. • , , , j. il y a une grande allée spécialement 

besoin de grand chose pour se dis- J & * ,- ' «-, en réglïse de Saint-Louis de France, 

,-,-„;,., consacrée aux enfants. C est la qu'ils s 

A • j- t. , . vont accomnajrnés de leur bonne l'autel, sous îa pression d'an bonton 

Demain, dimanche, se court le grand vont - accompagnée de leur bonne, s'illumina, soudain, de 

Prix de Paris, et, pour la première fois remuer le sable avec de minuscules <ï > 

denuis trois lus les Anrfi consentent P^ies, édifier d'infinitésimales plate - m5,k raj-oas de ft^teaKS. Lfi coup 
aepuis trois ans, les Anglais consentent f > . f d œil état féerique : l'en admsrais 

\ conronrir T1« ntit «.nvrwé Iwir fovori bandes et construire des tours a pam u **" cuul ll = cslt i u - l c " ^^^ 
a concourir, liront envo> é leur ta\ on ^ upée _ "^ i' e g et eil même temps que le bon goût 

" Sceptre " qui voyage avec un char- " ^^ ^ hasard ^ faisait ^^^ qui avait pré ^ dlê à nne si sa , raate dis- 

gement cl avoine anglaise et un reser- ^ ^ £ m'arrêtais chaque position des lumières, quand no léger 

voir d'eau britannique pour ne pas ^ u f Ies ' rder joue ^ t ^^ chuchotement, près de mon banc, di- 

changer de régime. Quelle gloire ^ ^ charmauts qu . oll tfa plI rigermouattentiondecece.ee. 

lanuse • niieux c i a ,ser qu'en les appelant: —Viens crte.Titrt, disait «ne bosine- 

_. mots d'enfants. Je me souviens eu- femme de six ans à son petit frère 

t * 9 j£*±4A*' tr' autres de la superbe colère d'un un peu moins âgé qu'elle, tu verras 
marmot de six ans, que l'on voulait k* 11 " b* 11 " 

. , -^ y jtfL,^- empêcher de jeter sa balle quelque Et la jeune maman rentra feaoft en- 

Olr ^ y *****&*+**&€ ***•*••+ p aj .^ tière dans 1" ombre d' un ênonae : ■ 

—Tu ne veux pas ! tu neveux pas ! pour laisser la place grande à îkït, qui 
criaitdl à sa tonne. Non ? Eh bien, eonteinpîa longuement, bouche ou- 
ïe vais retourner dans mon chou ! verte, les spîendenrsde l' illuminât 

A II t' m 1 F T 1 t 1 1 1 A Vr M 

le ne me rappelle pas si la menace sans se - ., .- un seul, instant du 
On enterre un littérateur de marque et •* „ , , ,* , , , .„ ,- , -„ _ _ . - 

l'orateur chargé de l'orme funèbre pro- eut l'effet désire, mais je ne pus m em- sacrifice q« on afimposatt pont 

nonce un discours d'une longueur démesu- pêcher de témoigner mes plus affec- Homme, va 

rée. tueuses sympathies à son auteur. La psychologie enfantine est nue 

—C'est parfait ! ajoute quelqu'un eu le 13 ne autre fois, c'était une mignonne étude attachante, quand l'enfant ne 

félicitant. Mais, sacrchWu ! il faisait froid t* fllk . tte qxl { purta geait une brioche a\ eç se seat p.is ohserx <é ««.*" 

C iSrateÏÏ distrait ; tm onipagiiou tie sou âge. pas P«>nr la galerie. 

—Qu'est-ce que vous voulez ! C'est la fre- —Tiens, fit-elle en Int tendant une En traversant le sfî«are Saimï-L«ïis. 

mlère fois sjue je disais du bien de lui ! très inégale part du gâteau, prends le nu de ees mtims, une dèiicieuse cré;a- 







LE JOURNAL DR FRANÇOISE 

» Ce mariage d'une petite princesse i^^^e«wftàttdgA»y«r«tte 

, . habileté politique qui plaît aux Fran- 
çais, à coédition de réussir. 

, ,.'efff,tt) Aussitôt rendue au faite des hon- 

APAME de M:i intenon crut neurs, les événements se précipitent 

devoir à cette occasion pré- pour ce couple qui avait vu la vie 

munir l'esprit de son s'ouvrir sous de si joyeux auspices. 

. : £Iève contre les illusions auxquelles Le 12 février 1712, Madame Palatine, 

tsa\ les jeunes mariées peuvent être sujet- mère du Régent, écrivait :" On ne 

de ces agace- tes. et comme les jaunes lui avaient peut se fier à rien en ce monde. Qui 

■de vie demandé de parler sur le mariage, n'aurait pas prédit longue et heureuse 

- iiqqe de voici en peu de mots la terrible tus- vie à la Dauphine ? Aujourd'hui elle 

traction qu'elle leur fit : n'est plus.... le Dauphin est très 

La j'.:i '■!■-. s enhardissant, s'appro- ** Brillant on médiocre, riche ou pau- attristé, mais il est jeune encore.il 

, | colosse ; au ^^ i e mariage est toujours ce qu'il peut se remarier et réparer cette 

t art bien que est en réalité : l'état de la vie où l'on perte." 

leasnr le mu- éprouve le plus de tribulations. Hélas ! Madame avait compté sans 

seau if sa to- se le» Ç est un état qui fait le malheur des la Providence qui épargna à la petite 

- ■--•-■ ■.- ■liant pourtant— trois quarts du genre humain. duchesse, cette succession un peu lé- 

? S, terreurs et de- 11 faut ou 'une femme se dévoue à gèrement et cyniquement projetée. 

moîseïte Bébé qui i a nrort et à l'esclavage en se mariant» Six jours après Madame Palatine 

a t, se cacher 3a |. e > meilleurs maris sont despotes et écrivait encore : 

loaue. tyrans." Et ainsi de suite. " Un nouveau malheur vient de fon- 

Et - ■ • eu continuant ma Les pauvres jeunes filles prenaient dre sur nous, cet excellent Dauphin a 

promenade : L'enfant c'est, soffiwefflBes ç| e5 aj^ navrés devant cette terrible suivi sa femme, il est mort ce matin à 

. : ît chien, c'est le mari. p em ture du mariage, mais notre petite %% heures. Je suis tellement effrayée 

Ah K " mn : duchesse n'en fut pas trop affectée et de ces événements qu'il me semble 

De : 

tout, 1rs plus délicieusement tendres, ^^' qu'elle avait écrits pour lui Et pourtant la coupe d'amertume 

tes S - hh« seartfe- ^.^ de directiorj <i ans ses rapports n'était pas vidée. Marie-Adélaïde 

Mm m'aimes- tu I demandait avec san maJ i _ e lle s'empressa de ne avait laissé deux fils : le duc de Bre- 

t» BS :îefi ccmnaissances pas même les lire. tagne et le duc d'Anjou, Trois se- 

™ime la " Le ma ri age fut célébré en grande maines après, Madame Palatine se 

,. . , pompe, puis on sépara les deux époux fait le messager de nouvelles tristes- 

— fiasse, plusse disait la gentille. . 3 . ■ , am 

' . .. 1 > 9°* devaient se voir un peu plus sou- ses : 

ntet*0lfMW«** vent que pendant les fiançailles, mais "Vous allez être saisi de terreur, 

— ■ . oottaoe dehors, . , , , , -. „ . -,- t ., „ 

. , . toujours en cérémonie et en présence ecnt-elle, en apprenant 1 infortune 

■monde connaît la lolie aué- , , . „ • . , , T ,i,.~ 

. J ^ des dames de cour. nouvelle qui nous accable. Les doc- 

becoaoïse de trois a»s â qui sa maman , .-, , , , ., , . . t ■ % ... „*,.., a-. 

^ , . . ,. . „ , , La pauvre petite duchesse ne devait leurs sont encore une fois les grands 

waaawàwt ss eue avait bien dormi. . . , T , ,, , , ,, T ^ „ ,_. ,. ., 

jamais régner. Devenue Madame la coupables. Le petit Dauphin était 

— J': ïrmâm a t*er$t, répon- ',,,■« , , * ., ,, , '- , < 

Daupfame, elle ne put qu approcher couvert d une éruption de rougeole et 

idil-ieî.:*, roulant des petits pearogs pote- . & , . ■£, , -r *T , . «-■.-,- , . 

; * de ce tronc ou la destinée 1 avait appe- les médecins l'ont saigne et lui ont 

patres encore lourdes ., ...^ .... . * .... , , . ... j 

. ^«j^ajçji *ée. Jitrange comcidence, ce fut a sa administré un emetique ; au milieu de 

Je ufc'B fiaitab plus de Mater ces sœar Mafîe-LWMBe, restée en Savoie, l'opération le pauvre enfant est 

ailles 4e mots, et j'aime mieux ^éfitotffl^ couronne, par son ma- mort... Sou petit frère qui souffrait de 

suite par la rép mse "- dl] <lnf ' de Bourgo- la même maladie a été laissé avec les 

m garronnet de ^ m > i>hm PÏ' r - d'Anjou, plu» tard Phi- femmes tandis que neuf docteurs s'OC- 

'tua ministre proviu- U ^ x V &> cupakmt du plus vieux... Hier l'en- 

eàsû, %m affirma.' 1 eut pouvoir ^ smlU ' rém U VÏ&&& e »t laite îmt avait beaucoup de fièvre et les 

■ Juste dei charades Sfarie-Adéîdfeàe ? médecins ont voulu le saigner, mais 

N'inctte dans la AnraU-eK- &mq^B fc cœur de la Madame de V'entadour et Madame de 

natiem française, si une mort prématu- Villefort, s'y sont absolument oppo- 

— Foupj- a -. u'sMÎrcsses tu j>as lés. n'avait anéanti d'un coup ks sées, l-;ik--. ont simplement gardé 

-■•lixi. ps Pi .ces <|«e l'on fondais sur son l'enfant ati chaud et l'ont sauvé. " 

ildetUâudé- ,ir ? Il est certain qu'elle possé- %\ l'igi prolongé jusqu'ici cette élu 

d'us ton indigné, moi, dait au plus haut point, cet esprit (le de, qui, au début, ne devait pas excéder 

ma un jouraaJ de femt ,; e Heur | ïx , h période enfantine de ma petite hé- 

Fkâ .lujonrs bst-nvenu. Dès sou plus roïue, c'ert simplement pour la ratta- 



ducriesse n'en tut pas trop anecree er uc ce» cvoiaucuu 4 U " ^^ »- mu,v 

s d'enfants, j'en fais une comme avant de q aitter st-Cvr, Ma- que nous allons tous périr les uns 
Ce sont les meilleurs après ^^ & ^ îaintellOB , ui avait reinis i es après les autres." 



LE JOURNAL DE FRANÇOISE 77 

cher à l'histoire du pays on nous Vagance dites, cela ne 

vivons. L'enfant, qui fut ainsi sauvé, pas mal au cœur ? Et si ; la rendre plus agréa ? 

devait occuper plus tard le trône de femme, vous en aurez du cœur. Puis N'aittl 

France et porter le nom de Louis XV, en revanche, votre maître -péter tes noms 

dont il est inutile de rappeler ici la ne se reprocherait pas, lui, I ' les senttmeoi ' ■■- 

liaison avec les pages les plus tristes qu'il dépenserait pour des cigares, vait jadis sut les temps 

de l'histoire du Canada. Sous son des promenade en voiture, et autres pe- 

règne néfaste, le drapeau fleurdelisé tits luxes très agréable toujours amours, itériez vo':- pas 

fut abattu des remparts de Québec, permis. qme Fa&etioa qtîe vous vous porl 

L'armée vaincue dut repasser l'Océan Supposons encore que vous êtes â alors dure encoi 

et un régime nouveau s'établissait la place de votre femme et qu'elle soit aussi vivace - 

dans le pays que nos ancêtres avaient soit à la vôtre, jouîriez-vous de voir Bien que vous ; 

arrosé du plus pur de leur sang. votre mari prodiguer des attentions, mariés," ne as infini- 

Madamiî Swvihf c * es prévenances, des galanteries â ment charmant v :r aimé et de 

d'autres femmes, tandis que vous se- pouvoir vous dire qv : v 

riez à la cuisine, près d'un feu ardent, encore la première place '' 

H ttlfS<i?tir$ tlû< ?Î1ÔUX à préparer le souper et à laver lés pots de votre compagnon comme aux beaux 

et les casseroles ? jours de la lune de r.y 

UPPOSONS, messieurs, que Dites-moi, aimeriez- vous la voir re- Ne seriez -vous pas heureux de J 

vous soyez à la place de votre venir de la ville quand vous souffrez voir vous persuades que te foi , 

femme et que, pour quelque d'un violent mal de tête, fermant avec premières amours brûle toujour- 

temps, elle se mette à la vôtre. fracas les portes sur son passage et. foyer sacré de votre toit pour ne té- 

Que feriez-vous alors ? le repas n'étant pas tout à fait prêt, teindre que te jour où la -Mort, cette 

Aimeriez - vous qu'elle fit partie maugréant et tempêtant contre votre impitoyable Faucheuse, 

d'une demi-douzaine de cercles ou migraine? l'on de vous deux pour l'antre mm 

clubs, qu'elle s'absentât six soirs par Puis, déclarer que le souper n'est Messieurs nos maris, pense* quelque 

semaine jusqu'à minuit pendant que pas mangeable, justement parce que ™ ls a Ces choses et vous : 

, ■ 1 \ 1 • 5, 1 • j , oonsicie ration pour la co:_ 

vous resteriez seul a la maison ou à vous avez eu le som de prendre un „„. , „ , \- , ,- ~ L 

-, r partage avec patience votre Dos 

dorloter un enfant rechigne et malade ? te lunch dans un grand restaurant, te votre mauvais se 

Seriez-vous bien aise de lavoir rêve- midi, et que vous aurez dépensé pour hkk. 

nir au logis, au petit jour, titubant et ce lunch deux ou trois fois plus que ï*w*W»*9»- 

à demi-ivre, ayant à peiue assez de ce que vous avez donné à votre femme 

jugment pour trouver le trou de la pour la préparation du repas du soir. L» W«f B<iïw|jî£ 

serrure? Supposons que votre femme est à ■■Yç?) 'ÉCRITURE :est le 

Maintenant, supposons qu'elle pren- votre place et que vous êtes à la sienne, ij:| e ô vieni se refléter tes 




- 



ne l'argent que vous destiniez à payer aimeriez-vous l'entendre jurer chaque JL ^? _ , faut- seu- 
les comptes de l'épicier, du boucher fois que quelque chose ne va pas au tiuients, les pens 

ou d'autres, pour le parier sur les gré de ses désirs ? A lire le journal seripteur. Env 

courses aux chevaux, ou bien clans les tout le temps qu'elle passe à la mai- 7 st t ure ' ^ 

, ' * . , , ; . . trait moral très es sonne 

salles de billards, dans les buvettes, son, ou encore, a lui voir jeter ses QU j j- a ^ cr j te ct - Sdactibn 

dans les théâtres de troisième classe, collets, ses bas, ses mouchoirs, etc., il petit donner à îa ] - 

tandis que vous auriez à peiue de quoi aux "quatre vents du ciel" pour cher- consulte. In 

vous vêtir, que vous seriez toujours cher une paire de gants bien en vue sur devra _ suivre ■. les â] 

sans le sou et que uunais vous n auriez votre bureau, comme Si vous prie» le ,* ri 

u« H uv. J «mo M ,vu v ^ t caractère qu , 

une petite pièce de monnaie blanche Ciel pour ne pas le trouver i de ren(lre A; 

dont vous pourriez disposer à Votre Que penseriez- vous d'avoir à aeero- nous empres- 

gré ; comment aimeriez-vous cela ? cher deux paletots et une demi dou tieutière 

Il n'y aurait rien, de surprenant si /aine de chapeaux quatre ou cinq fois pœ dans la • . 

. • . t 1 » • hâves qui 

vous murmuriez contre votre sort et pas jour, pendant les trois irrécusables de - 

que vous souhaiteriez de vous revoir soixante-cinq jours que dure 

dans votre petite clmmbrette de jeune su us compter le nombre de parapluies. Qu'au en fasse sçutemea 

lille où vous étiez si heureuse et ineons cannes, vieilles chaussures à ramasser WKtoS M m -■■- 

dente des vicissitudes de la vie, n'est pendant le même espace de temps ? 

1 , vove? une iv. 

ce pas ? Supposons encore «ne uns que vous A 

Supposons que vous ayez besoin soyeï a notre place- Ne se ne/ vous pas. («0^$, 1H1 , m a »« „■ 

d'un chapeau neuf, — une femme a heureux de Savoir «pie l'on apprécie réponse très détaillée 

quelquefois besoin d'un chapeau neuf! les efforts que vous faites pour emtvel- euHète à 

et que pour cela un vous reproche lir la maison et k mal que vous vous U '^^ , 

votre peu d'économie et votre extra- doune/. dans la confection de ces nulle tfoeîwsïag», sàsattéO. 



LE JOURNAL DE FRANÇOISE 



Le Roman d'une Princesse | 







pour votre 
pour moi la 

part de mon 
mgrat, qui 



■:u passion profonde 
e n t o rse parce que rhnmobilité est 
_sre des torts 

- - donner une pins j :".--. 

• ejrfaats ensemble 
s longues d'une aune ! Vous 
ne va te absolument pas qu'en toute autre circons- 

tance, écrire m'est une occupation fort désagréable, et 

. . 6a plus qne suffisantes pour 

le monde ^ ; mgi .rire toujours la même 

chose : " — Aujourd'hui, j I me promener. Hier, 

nous avons mangé du veau r&ti A AHeneck, l'écurie 

neuve a brûlé.. Le temps est plus beau qu'hier. Ma 

chat du pasteur. L'ouvrier 
Tel ou Tel a été admis à l'hospice parce qu'il ne pouvait 
plus gagner son pain. — " 

Voilà « que les . lent écrire une lettre : on 

? met u»: ... eu faisant des caractères d'un 

pied de haut, Personne ne tient à connaître mes pensées. 
11 faut pour pren - ; r à des idées aussi jeunes, avoir 

le .. I de disséquer, comme vous, l'esprit 

■des an£t 

La matinée, jusqu'à sept heures et demie in appar- 
tient est le meilleur moment de la journée, 
por • . ' <,mvei soi-même, et je cherche à t allonger 
autant 'que passable, en me levant de très bonne heure. 
La r cinq heures et demie ; mais je 
su» ixm\oars •debout â cinq heures. J'ai une nature trop 
remuante pour dormir longtemps, quoique mes nuits 
soient excessivement intéressantes, car je fais des rêves 
merves lieux. J'ai déjà visité en rêve tous les pays du 
Monde ; dernièrement, j'étais dans la Grotte d'azur, et 
avait ut:: :... qui ne se trouve pas dans la véri- 
table grotte. Ces rêves remplissent ensuite toute ma 
journée de joie et de lumière, comme la pins belle réalité. 
Ne mm en moquez donc point, et ne dîtes pas qu'il 
faut laisser cela aux vieilles femmes. D'ailleurs, faites 
attention : dans cette maison, on ne doit rien dire contre 

■• sont en majorité. Personne ne 
petit dormir dans mon voisinage j il paraît que je bavar- 
de toute la nuit, 

A sept h'. ."kraîe arrive un jeune garçon qu 

vnir niai; j enseigne la musique. Mon 

pauvre piano et tues pauvre* oreilles : Nous en avons 
appris i- :;ut. toi qai porte la couronne 

de i ma confiance. '' -- Nous eu 

unes maintenant â — " Toi que j'ai dans mois cœur " 
— Makc'fe' rt pour nous, et il y faudrait un 

peu de gentuaeu. notre principal sentiment est 

pour ce qui gj se mai;; 

 itmt heures, le déjeuner., auquel j'invite Hiouéeolser. 
A huit j,.- j, u k dans 



la bibliothèque : habituellement, lorsque j'apparais à 
mie porte, mon père se montre à l'autre. Cela lui fait 
grand plaisir et il me caresse les cheveux. J'ai souvent 
gardé le bouton de la porte dans ma main, jusqu'à l'ins- 
tant où j'entendais tourner l'autre, arriver d'avance étant 
aussi une inexactitude. Alors, je lui fais sou café, de 
très, très bon café, pas du tout du café de princesse, et 
je lui beurre son petit pain. Quand il fait beau, nous 
déjeunons sur la terrasse. J'allume ensuite son cigare, 
et c'est mon plaisir de laisser l'allumette se consumer 
jusqu'au bout, sans me brûler les doigts ; le plus souvent 
j'ai recours à une coquille d'eeuf, et nous nous amusons 
à regarder si elle se réduit eu cendres tout entière. Puis 
je lis les journaux à mon père, jusqu'à neuf heures et 
quart, d'abord la Gazette de Cologne, pendant laquelle je 
suis parfois si distraite, que je ne sais plus ce que je dis 
et mon père se fâche ; ensuite pour la bonne bouche, les 
beaux articles du fournil ctAugsbourg. Ainsi, dans 
notre petit coin, nous nous tenons au courant de ce qui 
se fait et se pense de beau. Mon père s'en va alors tra- 
vailler avec ses secrétaires jusqu'à midi. Moi, je tra- 
verse en courant un labyrinthe de corridors et d'escaliers 
pour aller trouver mon aveugle, qui m' attend avec im- 
patience. Je l'ai surnommée Hulotte, parce qu'elle vit 
comme un hibou au sommet d'une tour et ne peut voir 
la lumière. Je lui lis la Bible, jusqu'à dix heures, sur- 
tout l'Ancien Testament, qui s'accorde mieux avec sa 
manière d'envisager les choses. Le Christianisme est 
trop doux et trop facile pour elle ; dans son temps, elle 
a dû être d'humeur tout à fait guerroyante. Il y a beau- 
coup de détails curieux dans le Livre des Livres et les ex- 
plications d'Hulotte sont encore plus curieuses. J'enfile 
les questions les unes dans les autres ; cela devient tou- 
jours plus embrouillé, et elle finit par me dire avec impa- 
tience : " Enfant ! tu ne comprends rien ! Continue, le 
verset d'après ; celui-là est très beau." Elle sait pres- 
que toute sa Bible par cœur. Nous philosophons beau- 
coup ensemble, la vieille et moi, et elle me fait songer 
souvent à une ancienne sybille. A dix heures, arrivent 
quelques enfants, auxquels, pendant deux heures, je 
donne des leçons de français et de couture, en y mêlant 
un peu d'histoire et de géographie, parce que cela m'a- 
muse tant de raconter. Je couds merveilleusement ; c'est 
une des rares choses que mon institutrice soit parvenue à 
m 'enseigner. 

Midi juste ; j'entre dans la salle à manger où nous dé- 
jeunons. Souvent il se trouve à ce repas, une ou deux 
personnes auxquelles mon père a affaire, ou bieu qui 
viennent de loin et repartent par le train suivant. Aussi- 
tôt après le lunch, mon père et moi, nous courons faire 
un tour de promenade, souvent assez long. Au retour 
j'entre, tantôt à l'hospice, tantôt à l'asile des enfants, ou 
chez nos pauvres, pour voir ce dont ils ont besoin. 

L'intervalle, de deux heures et demie à trois heures et 
demie, appartient à mon piano. Là, je m'exalte à mon 
aise, ou je deviens presque sentimentale ! Je ne puis 
chanter avec accompagnant ; je ne chante que dans la 
forêt ou au crépuscule, radiée dans un coin. Je trouve 
j« -M:i pas as*/ de méthode pour nie faire préten- 



tîeusement entendre an piano* Ma voix n'est guère 
assouplie, mais très forte. Quand je suis le mieux en 
train de jouer, les portes s'ouvrent â deux battants ; ma 
tante apparaît et veut faire de la musique I quatre mai»», 
La musique est la seule passion (et encore une passion 
malheureuse !) qui soit jamais entrée dans son cœur vir- - 
ginal. Il faut bien aimer quelque chose ! L'inconvénient 
de la musique, c'est qu'elle fait du bruit. Autrefois, 
nous jouions ensemble après le dîner,, mais mon père ne 
peut pas le supporter. "Voilà comment mon heure d J étu- 
de est souvent raccourcie de moitié. 

A trois heures et demie, je passe chez ma grand'tante ; 
je m'assieds sur un escabeau, et nous bavardons, moi un 
peu haut, car elle est fort sourde, mais si intelligente, M 
gaie, si spirituelle ! Sans la défense formelle et sévère de 
mon père, elle me raconterait trop volontiers toutes sortes 
d'histoires. Elle est encore très active, lit, écrit, com- 
pose de très jolis vers. Elle semble un ravissant pastel, 
d'une délicatesse inouïe, comme les charmants portraits 
au. pastel de toute sa famille, qui sont là accrochés aux 
murs. Il y a mon arrière grand" mère, sa mère à elle, si 
célèbre pour son esprit, et son frère qui mourut dans la 
guerre de l'Indépendance. Sa harpe est dans un coin ; 
. depuis des années on la voit toujours couverte ; mais 
quelques personnes prétendent que la vieille tante en 
joue la nuit, quand elle croit que nul ne l'entend. Sou- 
vent, ses vieux doigts me jouent, sur nne antique épi- 
nette, des menuets et des gavotes d'autrefois. Vous ne 
pouvez vous imaginer comme ma fin. d'après-midi est 
intéressante. Tout d'un coup, la pendule sonne quatre 
heures et demie ; vite la toilette ; je devrais m'enfuir et 
je m'attarde souvent un quart d'heure de pins. Pour le 
coup, il faut se dépêcher, d'autant plus que je ne me fais 
jamais aider pour m' habiller. 

Cinq minutes avant l'heure, ou se réunit dans le salon, 
toute la famille, et constamment des invités. A cinq 
heures précises, on se met à table. De six à sept, on 
reste au salon, en cérémonie, avec ses gants, et on fait la 
conversation, sur un ton un peu élevé, parce qu'il y a 
trois interlocuteurs dont l'oreille est assez dure. Si vous 
voyiez avec quelle galanterie mon père offre tous les 
jours son bras à la vieille petite tante ; cela rappelle le 
temps des ailes de pigeon, et c'est ravissant ! L'excès de 
politesse n'a -jamais d'inconvénient, surtout à la campa- 
gne, où, si une fois on se laisse aller, il n'y a plus de 
limites. Mais qui vous décrira mon effroi, quand mou 
père me dit : — " Tu n'as pas besoin de remettre tes 
gants,"— Il faut que je marche à l'ëchataud,— -c'est à- 
dire au piano, pour me faire entendre, Çà, c'est horri- 
ble ! Mou cœur saute dans ma poitrine, mes doigts 
tremblent ; mon jeu ne fait plaisir à personne ; mais c'est 
mie affaire d'éducation, pour me guérir de cette désas- 
treuse timidité. Et mou père est inflexible comme un 
roc. Je m le prie jamais, car ce qui est bon pour moi, il 
le fait ; ce qui est nuisible, il l'interdit ; l'un et l'antre 
sang .appel, Je suis habituée à obéir, comme te chien te 
mieux dressé, 

A sept heures, m m sépare ; je lis alors à mon père 
quelque beau livre, surtout de vifilte ehremiqu t des 



ÏM JOURNAL DE PRANÇOISS 

bwgrapfiies. À huit heures 
et alors la plaie de mon exlst 
jusqu'à dix heures et demie 
bitaer â cela ! 'Et les rkilfe 
fâchent si fort, quand on est 
Lorsque j'y pense le imsti 



«H, 



Plus 



•a, jtj'j 



rais 



\ r /i\ 



tion me semble de plus en plus snsitpportatMe je aress, 
parce que je ne puis le dire ni le montrer. A âix hewses 
et demie, je baise la main de mon père et de mes boites.,, 
et je m'éclipse pour me coucher. Les gnttres sesteal 
encore quelques temps. 

Venons à la singulière question de votre gasi -eriptani:, 
qui, de nouveau,, m'a déplu. Vous demandez, sî j'ai des. 
secrets, et vous me dites de tous les confier ! D'ahor 
n'en ai pas et n'en aurai jamais : c'est au-dessous de nia 
dignité. Ensuite, si j'en avais un, je rie îe dirais à per- 
sonne, personne ! pas même â mon chien, qaï est le seuil 
individu discret de mon entourage. 

Maintenant,, dites-moi un peu,, quand ptiîs-je écrire des 
lettres, sauf pendant mes précieuses matinées; ce qui est 
grand dommage ? Souvent en été,, je pars dès quatre 
heures à l'affût avec mon père. Ce sont les plus délkietix 
moments que, la vie puisse donner, surtout si on ne th.e 
rien. Je ne veux pas voir périr ces pauvre- animaux, et 
je m'enfuis toujours, an lieu de regarder les pièces abat- 
tues. Dès que mon père s'apprête à tirer, j& reste bien 
loin derrière . Nous montons aussi à cheval à cette 
heure- là, mais je ne mets pas. le costume fantastique que 
vous décrivez ; mon amazone est vert: sombre:,, wrtsoœfeîre 
mon petit chapeau orné d'une plume' : gris, mes grands 
gants de peau de daim,. — Coin me nous sommes à ht cam- 
pagne, je me permets le stick, que les dames ont c-n.iprou- 
té aux messieurs parce' que c'était si gentil, j'aime len- 
tes les couleurs, sombres, surtout le brun et te 1 vert. Ek. 



été*, je porte cependant des i 
mon père les aiment beanoow 
cheval sans mon père, e"est-à.> 
sins, tout au plus seule, an 
Non, je n'ai rien, de ionian.es 
raîîre affreusement prosaïque 
Aujourd'hui,, j'ai très fort 
cle du Code de la bonne éjdue 
1er de soi." — ■ Si. vous vonlea 
quittes, et moi, dispensé 



>bes blanches très siaipl.es, 
>. Jeûnais je ne taosfe à 
lire jamais avec des ceai- 
■jeux grfloaa derrière mai.. 
|ue, j 'ai peur de vous pss- 



transgxessc le premier arti-- 
tiou : ** Il ne fstrt pas par- 

s, faire de même. «**îs serons. 

l'en avoir ïnjMïte, Rasoutej:- 



prmrttl mwnde de t'bael- 

Masée. j'ai des. quais- 

je sais parlai (émeut 



mot donc quelque chose de votre 

ligenee. Je connais très bien, le 
titës de plâtres et de gravures, e 
m'y retrouver. 

Vraiment ! Vous von-. êtes do: ad mm «WfeMtsç C es 
désolant. Vous ne dites rien dn ami q» cela voras. a 
fait ; à force de travail,, vous ne l'avez pas sa«s (tarte 
senti } 

Votre aiuïev 

Ttï'K mtix. 

P. S,— J'ai famassé tes, iacsrce^.ttx de la lente dceaiïêe.. 



to yg JOURNAL DE FRANÇOISE 

t'ae itftse fille doit -elle évaser an <> rtains mariages, par «art», pa- pas voir, connue par le passé, ..os en- 

. ,, . missent être ttne déchéance et qui, an tants aller chercher des carrières ri ans 

hftffimede^ condition intérieure ^^ ^ M ^^ pom . , fl , n rép \ lbliqll0 voisillc . C es enfants ont 

a il sienne f swMlé qu'ils régénèrent par un sang tontes les qualités et tontes les vertus 

• A :- W fait, malheureuse- nomvmi. de leur race. Partout où on veut bien 

.L mrnî trop de folis, un idéal da Ou va peut-être se méprendre sur leur donner l'occasion de le prouver, 

tnari qu'elle vein êpûuser, mes sentiments. Je ne conseille nulle- ils ont été et sont encore les premiers, 

I<«5 avantages extérieurs sont bien nient à une jeune fille d'épouser un niais encore faut-il que l'on mette en 

peu de chose, comparés à une âme homme dont l'éducation soit inférieure leurs mains les moyens de savoir et 

vaillante et généreuse et à une noble à la sienne. Elle aurait à souffrir de c'est là aujourd'hui le devoir du gou- 

ïrafceŒgeiiee. On est bien vue blasée la vie commune, si — hue, distinguée, verneinent de notre province. L'ex- 

sra une belle ibgure d'homme. «1 les sensible — il lui fallait subir les ru- emple donné par tous les pays d'Eu- 

ewnpliinems spirituels d'un homme desses d'un mari trop fruste. Mais rope, ainsi que par tous ceux de ce 

à la mode pèsent pour peu de chose quand un homme, grâce à son intelli- côté de l'Atlantique nous fait voir 

dans la balance du bonheur, si ils ne gence, est sorti du milieu vulgaire où l'importance qu'a aujourd'hui l'édu- 

semt accompagnés d'antres mnslités la destinée l'avait fait naître, quand il cation technique des ouvriers. Notre 

solides. s'est refends par les fréquentations des gouvernement n'a aucun problème à 

J'ai va une petite sotte refuser de gens bien élevés, quand il possède ce résoudre, aucune étude difficile à faire. 

cïecemr la femme i 'mihcsiutête homme, qu'on appelle l'acquis, il est tout à Tout, problèmes et études, a été fait 

parce qu'il état! un peu gauche dans fait digne de la main d'une jeune fille par les autres pays, nous n'avons qu'à 

un salon et <$a 1 choisissait mal ses quelle qu'elle soit. Et les parents, les imiter et à nous décider à regarder 

cravates '! Comme si elle n'aurait pu s'ils ont du bon sens et du jugement en face une question de gros sous. 

choisir elfe-même plus tard cet objet ne sauront trop encourager ces allian- Aujourd'hui que le Canada s'ouvre à 

de toilette tBasealhje et, même rtfer- ces pour leurs filles. une ère de prospérité commerciale et 

mer les manières défectueuses de sou S. industrielle inconnue jusqu'ici, il est 

naarL temps de mettre les nôtres sur un pied 

Quelques jeunes filles souhaitent p * k . H1|llrtft|t A 9 * p-r* ,1u UtMtail légalité avec nos voisins et d'empê- 

d'êtrel'élœ d'un boouue dont l'intel- W «»'«"»*« ««riïKtlII l&OTIKII cher que dans toutes nos grandes in- 

ligenee supêrieuire leur soit une cause **** JlnS dustries, dans tous nos ateliers, des 

d'admiration constante. J'accorderai GTL est un peu tard pour venir au- étrangers au pays tiennent la première 

qu'elles sont délicieusement femmes. Hl jourd'hui parler d'une chose qui place. C'est donc au nom de tous les 

puisqu'elles aimeraient à trouver dans ®*- , a eu lieu voilà près de trois se- ouvriers et de toutes les ouvrières, 

fcittr mari, non un être à doraiuer, à maines. Comme description je ne qu'avec monsieur J.-X. Perrault, nous 

aouîhiJer, mais un protecteur si haut saurais, du reste, rien ajoutera ce que demandons au gouvernement au moins 

placé dans leur esprit, qu'il leur fut Madeleine nous en a dit dans la Patrie une école professionnelle pour la ville 

deux de se laisser guider par lui et de de cette date. Cependant, il me sem- de Montréal, sûr que le succès de cette 

de sa volonté leur volonté. ble que quelque chose a manqué aux première école entraînera la création 

Toutefois, .je leur diraiqu'unelsaute comptes rendus qui ont été faits de de beaucoup d'autres. 

ïttteïtectualité, le génie même, si beaux cette brillante cérémonie. Bien des Claire Montkerrax.). 

que soient ces dons, ne sont pas tou- choses y ont été dites, que je n'ai vues — ~—~ . — --«•- 

jours une garantie de bonheur couju- rapporter dans aucun de nos grands Le duc et la duchesse de Connaught 

gai, L'histoire de la plupart des quotidiens, et cependant, ces choses passaient tout dernièrement en voiture 

grands iwtntaes .est là pour le prouver, étaient bien à leur place, si j'en prends a ?, !> une llte . ] -" ul,1,u . 

/ ..',"■'. , ' Ils s amusaient de voir courir le long 

Iroyez-e» mon expérience, les quali- a témoin les applaudissements soute- de la voiture, depuis le commencement 

ettvent assurer tt«fi existence ans qui les ont soulignées.. Sans vou- de leur promenade, un brave meneur 

-eusse dans te mariage sont, chez un loir me permettre de juger par moi- de porcs. 

homme la lovante, la droiture. î'hon- même ce qui a été fait jusqu'à ce jour. fi A la / in > la duchesse de Connaught 

Bâteté et la dfêtkateaae Voilà le type je pense que Monsieur j. x. Perreauit ™ Zl 7 » VM ^l SiT <k '" KU ! (k : r 
,, f" . , : au gros homme ce qu 'il leur voulait. 

dont B faut rêver et fiel homme-la se a eu raison de demander jxuirquoi le \\ expliqua que le désir de toute sa 
trouve dans toutes les . classes de la gouvernement, qui avait dépensé tant vie avait été de pouvoir un jour con- 
'smxié. d'argent pour doter le pays d'hommes temple.' longuement et la duchesse et 

Je sais bien, M - m beaucoup de profession, si distingués, ne s'était k> dac : , 

de jeunes filks, autant que leurs pa- pas imjwsé plus de sacrifices en faveur JSSSxuSlS^ *"*' '* ^ 

rents, m laissent défe ' l ,ur leur de la classe ouvrière qui, elle aussi, a " -MatafiOfflœen* pouvc/.-vouscourir 

*§kmx par la haute pmtàm ou bien quelques mérites 6» quelques aussi longtemps ? 

financier** du prél Eues ont droits à ses largesses. ---Oh bien ! répliqua naïvement J'Ir- 

tort Oe mmt ém préjugé» qtts ®m Le temps des promesses m passé a la »^i«, est-ce que je n'ai pas été ha- 
f* « «i*»« a .,SM dit « QJOUW, ,, f m aujourd'hui f^ST "* "* *""" "^ ^ 

imét'âm qsie en , te moment d'agir, si nous ne voulons " Tlte.dw Connaught, 




hn JOURNAL DE FR ANC OISE 8r 

ta mort du Poète 'M en glanant #^ &*—****/** 

J£m . Fi: ul * rt 'Y in V ... Cl A propos du diadème offert â iady 

|OUS venons d'assister â " une ' 'W[ : ' Laurwr â l'occasion du. cearotineœeat 

première" particulièrement (Anecdote transcrite ponr Le Joukjui, mb d'Edouard Vil. il est Intéressant 

charmante, dont nous au- m&wpmm) d'apprendre que Mme John Jacob 

rions aimer à mettre longuement en (ej^OUS la Restauration, le prince Astor et Mme Clarence Maekay se 

lumière les qualités et les besutés, si ^pV Gortschakoff, n'étant encore s03 t offert une imitation de la mn- 

V espace, et surtout le temps, ne nous <-"S^ qu'attaché d'ambassade, avait tonne de la reine d'Angleterre, Mme 

faisaient complètement défaut, été vivement recommandé au prince de Howard GouJd a fait faire ans copie 

Notre vaillante collègue et sympa- Talleyra-d. Celui-ci, reconnaissant exacte de la couronne gracieuse de la 

thique amie, Madeleine, non contente dans le jeune diplomate de grandes reine d'Italie. Mme Charles Yerks 

déplaire à ses lecteurs, par de fines dispositi ns, se plaisait à faire son orne son front d* un fac simiïe du éîa- 

causeries, a écrit pour le théâtre un éducation officielle, si l'on peut s' ex- dèœe de la reine régente d'Espagne, 

lever de rideau intitulé : " La mort primer ainsi, et lui enseignait surtout Q aa nd â Mme Bradley Martin, elle 

du poète," qui vient de recevoir, au le gra-d art des nuances dans les re- 3 > est contentée d'une reproduction du 

moment où nous écrivons ces lignes, basions du monde, cette science qui diadème de î ! impératrice Joséphine 

un succès très dignement fêté. Ce fait toujours proportionner les égards qui lui a coûté la bagatelle de 6,2 50,- 

n'est pas la première fois que les au mérite de chacun. ooo dollars. 

œuvres d'une canadienne ont le bap- —Ces nuances, disait-il, il faut savoir Ainsi parées,, ces femmes de mil- 

tême du feu de la rampe, si nous pou- les observer jusque dans les actes les liardaires seront -elles plus beBes on 

vons nous exprimer ainsi. Déjà, Mme plus indifférents ; il n'y a rien d'in- plus heureuses? 
Dandurand, dans une comédie intitu- différent en matière d'étiquette. 

lée :" Quand on s'aime, on se marie," — Ah! mon prince, répondit le si r 9t aï k p^tar « k» -k,;«l; sk-k » 
puis dans " La carte postale," et " Ce jeune at*aché, vous m'avez donné ce 

que pensent les fleurs " s'est fait ap- soir à dîner la kçm du bœuf, et je ne . I! est des mn€S ^ m > au ™***®®**> 

plaudir à l'Académie de Musique de l'oublierai pas ; vos exemples sont les J?T5 J ™ " ^ mterro S eait : 

/-> au 11 u a x o • t. tt • -h j l 1 -t ISt les diadèmes? 

Québec, d abord, à Saint-Hyaciu- meilleurs de tous les consens. 

the, Saint-Jean et Montréal ensuite. Le prince de Talkvraud sourit E t ! *$**> a P ro P° s de »"«»=«. 

Le succès que Madeleine vient de d'un air de satisfaction, f lehe esî la œuT ^ !a P 3 ^ estimée 

. mu/** w ,• , « ^> ■ ■■ , • ,., -, . du monde entier t C'est la couronne 

remporter au Théâtre National Fran- —C'est 1res bien, dit-il, je vois , . wuawluk: 

x ■ ■ . l d un prince asiatique, le maharaja 4t& 

çais, succès qui sera persistant, nous que vous savez observer. _ 5 ^ J 

, , . , .. , ,-. ,, .. , Baron a II est sans nul doute le sou- 

n'en doutors pas, prouve une fois de Or, qu'était-ce que cette leçon du . 

, , ,. , t . , ... j , , r , T • , «* „ -, .. verain pourvu du p!as rt-che diadème 

plus le talent et les aptitudes de nos bœuf? Le pmce de Talleyrand avait r * 

femmes de lettres. La parole colorée, une douzaine de personnes à dîner, et . , _. , 

..,,.. , , . , , ,, .. _ , La couronne de cet Hindou se eom- 

vivante, le style plein de souplesse et le potage enlevé, il avait offert du _ , 

, ., i^, uri.i - pose en effet de onq rangées de dia- 

de sentiment, tout cela est le propre bœuf à tous les convives. * , ... 

. . , • , , ., , , . ., , , » j.». „ tuants énormes— à raison de cent dia- 

du talent si personnel de Madeleine. — Monsieur le duc, disait -11 à 1 un, , . , 

,, t , , , . , . , , , ,, , ,, s , . , - niants par rangée — qui n ont ©as «ofi- 

Lt le cadre historique dans lequel elle avec un air de déférence et en choi- ^, . , ** , * .„. 

, " .> .. , t ^ . , .,, - . . tes cioins de quarante-neuf msllions,. 

a placé sa pièce, nous émeut en même sissant le meilleur morceau, aurass-je „ , ,, M . , 

,.f i . , ,,, , ffi-juîi »a valeur dépasse donc ce oeauccon 

temps qu il rend hommage à sou en- l'honneur de vous ottnr du bceur r „ , , _ . , „ 

, . , , , r , ,. ., ., ,, celle de la couronne au roi du Portu- 

thousiaste patriotisme. —M. le marquis, disait il à un se- , ,. n , , . . 

~ ,. ,, T1 , . P , • , - A » &v-^ laquelle est cependant estimée à 

On a dit : " Il n'y a que la femme cond avec un sourire plein de gTace ; , V , .T 1 .... , ! 

. . , . ■ ■ , 1 • * j et' n plus de trente-nast millions de francs 

qui puisse rendre le sentiment et se aurais-je le plaisir de vous ottnr du . 

î, ■ :%.. A .,.. . , ,, . ,, et passe pour la plus nche couronne. 

faire! interprète du langage du cœur. tœui r ...,, . . ,. , 

1 00 Lire vient, même, au dire des connais- 
Nous en convenons ; cependant, cette —A un troisième, avec un signe . , , . , . . 

. , . *[ . . ,, ~ , ... 4 , f . rx t seWTS, avant la couronne s m pe riajle oe 

traduction ne saurait être faite par d affabilité familière ; cher comte, _ , ,, . \ ^ 

^ , .* , j . . . , , n Russie, bien que celle-ci porte, a son 

toutes les femmes. Peu de nous, je le vous ounrai-je du bœut ? \ 

. , TA s 4 v , , sommet, «ne croix en mots ornée de 

crains, ort le don d en exprimer les — Lt à un quatrième, avec bien- „ , , 

,, , t , ... ,, , , euiq diamants valant pîttsjenrs aul- 

sensations avec autant d abondance et veillance ; Baion, accepterez-vous du . * 

de facilité que la populaire chroui- bœuf ? 

queuse de La Putrie. Nous regrettons, —A un cinquième non titré, no- 

encore une fois, ne pouvoir ilonner blesse de robe, monsieur te Conseiller, AVIS 

une appréciation plus développée de voulex vous du bœuf ? 

la pièce de Madeleine, mais n'eus- Kufin, à us monsieur placé an Les personnes qui partent en ville- 

sious-nous à notre disposition qu'nie bout de la table, le prince montrant le giatwsc sont priées de bous «noyer 

ligne, nous y mettrions l'expression plat de son couteau, dbaît avec un leur adresse. Le M xn-vl i»r Pxan- 

de nos sincères félicitations, n'eus- mouvement de tête et un sourire bien fOïSB sera expédié à toutes fessta- 

sions-nous qu'un mot, nous écririons : veillant; Bœuf? titms Isakiéaires qu'on voudra bien 

Bravo ! *** nous indiquer. 



Il LE JOURNAL DE FRANÇOISE 

* PAGE DES ENFANTS 




Causerie m ,enn,nam cette canserte ' ^ ous Petite Poste en famille 

poserai «ne question pour laquelle je 

' tous donnerai quelques semaines avant «T'AIME ta narration de l'Exposi- 

ie mtMhnâat vos réponses. Voies : À\ ^ on de • Buffalo, mon cher 



(va jeunes 

- ;:»i> d'entre 



S'a mm était dcnmS d'rn^r la fr«ù- ^ Ckamflœm, elle est instructive 

ssa» fondant un jour, comment texer- et intéressante, elle charmera certai- 
mm m «rivaient en dépuration. ^' J nemellt raes petits lecteurs , Envoie . 

demanda Raniment qu'on leur ' . ^^ fariifei^ moi la suite pour le prochain numéro, 

posa A- .«s. eu rapport avec * ™te e* grands, sont nmtt» a re- ^ * *_ » 

|LS - i L Sri « »**.« tendre. Te dirai dans mon prochain I e crois 1 ue I e P°" rral P^Uer tout a 

'' wSÏS T Z S» ii"»* vos lettres devront h **. d'ailleurs je le préfère ainsi. 

'" S ,1 XI '11™! ^ -•être envovées. Les meilleures ré- B F - des progrès clans l'orthographe, 

me numéro «îs journal, cette * - • - .. r ... 

,w«-. w*j 1w «u t^,;.- vtv a ponses seront publiées. ^ TO1S avec satisfaction que tu y as 

tuliTase fttstara ■■■!■. bonis xi\ a ' t , , ■ .. , ■ -r, , 

Pu rfmii» h ttxadanea mrrssnmi mis plus de soin cette lois. Regarde 

Crandé: Mon cousin, ne vous pressez i ' 11 re P M,St a quelques eorrespon- F 6 

pas, etc , dants quant au temps alloué pour la dans ton dictionnaire pour le mot 

bîen I chères grandes nièces, réception de leurs lettres, je leur dirai manifique. Ce n'est pas de cette ma- 

qne mmt devenues cette hardiesse q«e la boîte aux lettres est fermée la olère + q ue «g adjectif s'écrivait de 

,, -, -, , - ~_;&.« A j^.„„.a„ „„ s. t' ■ - a mon temps d'ecohere. 
s* .ces hantes envolées ? C'est bien sixième journée après rémission du r , 

i , , ,- „ ... ;™, rao i Marguerite Oes Prm a a pas à avoir 

le le aire : De quoi demain journal, 
.,,.,, - , ,. » T«îtf Mimette P^ 1 " de donner ses réponses aux 

sera-Ml fait? Au tour de 1 épreuve, in.i*in -«-miuu. r r 

, questions posées dans ma page. Le 

ju-ie retrouve en vous le courage —™™™™~_ ■ , , f 

, '" * - * a, 7* nombre de correspondants dans la 

«Mli vous arae* ian preuve au de- „ . .„ , r 

fi» ' ie suis forcée de dire ^P9« PmOrtiiefc même famille n est pas pour mot un 

. « ,, encombrement, au contraire, il y a de 

k contraire. Deux d'entre tous sen- » Ecrit spédaJem^t pairies neveux et nièces la ulace oour toa _ ie v ' nl1p tflM<8 

lemenl ont donne la solution juste de Taate Ninette) la place pour tous, je veux que tous 

, , ; en profitent et r y tiens beaucoup. Ainsi 

ans questions du journal numéro s, -^fr/^ .. ,, : , „ . „ 

et le plus grand nombre de bonnes WOS ailes sont-elles bien reposées V*^ Marguerite des Près, fleur deli- 

sea m'ont été adressées par des >» &*& un long trajet, car aujour- cate et jolie ' De manc t ue J amais ton 

Je dix et douze ans. **" ^o«s allez me suivre bien loin tour " ^ te recevral a ^c plaisir aussi 

Four-,- : jeunes amies, je vous <** i a brumeuse Albion, au-delà des ^*«*4P« tu le voudras. F^/fe 

protoets d'autres tribulations contre mers î us ^'à l'Athènes du Nord n eu sera pas jalouse puisque je lui 

i pttBsa il faudrait commencer à XoH - noi >. n'ouvrez pas votre histoire souhaite a elle aussl une cordiale 
vous aguerrir.. Avant longtemps, je de Grèce, vous n'y trouverez pas les bieoveilue -_ Le Journal de Fran- 

vots d<ronerai,en coacoars, une dictée renseignements que vous cherchez yorsE, petite amie, paraît deux fois 

graphique sur les principaux dépax- voyez plutôt de vos propres yeux (de P ar m °i s . et quand ces mois sont longs, 

- et les villes de France avec r imagination bien entendu) car tout comme H ,a i Par exemple, qui a eu cinq 

srtoms fleuves de l'Europe. Ilfaodra en causant nous voici arrivés — repo- « amedls ^ nous avons été obligées de le 

Élan faire appd â toute, 'vos connais- ««as nous un instant pour jeter un faire P araitre une semaine plus tard, 

isaaces poiîr faire lace à l'orage, car œ «P d'œil sur cette ville pittoresque poUr eviter uue trois ième quinzaine 

fmmé^m^mmÀmm^Msïket V» « déroule à nos yeux : elle est <1 U1 . se trouvait à tomt>er dans le même 

,, -^ i 'ii,, mois. 

vous «eVH2 travailler ferme, je vous située au pied de deux hautes collines r , ., 

en avertis. Après eek à vous ne *' Arthur' s Seat, et " Salfaburv Crag," ^ ™ m }^ lUon <&** "l'envoies, 

... J ,"' petite rerreola, me semble tron bien 

■timssez. pas la FrantT, je serai ten- un antique château aux tours créué- .. , , . . p 

téc de désespérer de vous rapprendre ïées la dominent, alentour se déploie j^ 1 " etre le tru,t d^a jeune imagiua- 

jama». Je l^p avoir pas à M* entrée verte et ondulante, et une U travail , t étre de ^ ^^ ^ 

von< proposer semblaWe travail p@«f J'g« Wcue r d'un bleue intense, coup, idées et ks eX p ress i 03ÎS ^ un '. x . u 

fe Canada, ya vi«.Kb,t r je r t spèr e . H'w.zon : C'est la mer du Noret. au , d e S sus de ton âge et je les crois 

| aprê* avoir vu k dictée ^ rues étroites et tortueuses nous êt re une réminiscence "d'une lecture 

- ;rkjque du pays de nm ancêtres, mènent au vieux quartier de Cannor- faite quelque part Je la reproduirai 

aune pas l' inspiration d'eu &ate bordé de toutes maisons, noircies avec plaisir d;ms le pnxdiam numéro 

préparer une sar te même rat»dèle,toHt par une fumée de plus siècles, et â C( > W ndant mais ctmuu- u r,,; ,u;a 

«mpeild* courage. F vou, vieux w în qui p 3fait svoir CWW:f ^ Z^^XSTZmJI 



1 W: "' ' :f ,k ' V3,KW lé : garde "* r ^"-«ptionde : regarde/. £ta„ ar ^ C ^ œ !" * . 

ommites et petite «o»> r«w.1 UJv*«t * ,■ , qu tu ! 

Lg^J...... ' - verras une autre fois, n'est-ce pasi 



LE JOURNAL DE FRANÇOISE 

* PAGE DES ENFANTS * 

Jean-Lcon-Poulioi. Il ne faut pas Sans-Souci me fait des souhaits qui Devinette No 5 

être gêné avec tante Muette, elle me font plaisir ; j'espère qb ils se fé&- Mptmse: Bfaila 

aime beaucoup ses petits neveux et Useront tous, ça ne pourra que faire Ont bkn ■■-,-«; 

ses petites nièces. Ensuite ne spm- du bien à la page des enfante. Qu'en ï^^de Md, Paun>- Ma;.v ....r^ 

mes-nous pas de vieilles connaissan- penses-tu Sans Souci ? MamteéaJ ; Slane-Antoinette GoweK», CM- 

ces Tean-Léon > Reviens me voir r- j « - -r, - ^ _, coutimi ; Héiéfla, Nïeofei ; Aganit Erfgrfft, 

ces, lean î^con . reviens me voir Fernande Paqutn. Petite Fernande, Loukevilie : Maurice Btase* oS râs» 

souvent, je suis toujours bien contente tu Ile m < fcs pas incormue) devine ^ et lette, St-Hilmre ; Ftorence, tU^ 

de recevoir mes petits compatriotes du comment j 'ai pu te rencontrer ? J'ai 

bas de Québec. publié ta 1ettre _ dk m yaut la . Queîfe différence y a-frâ «*« ™ «*««*► 

C'est avec grand plaisir que j'ai re- chérfej et écris . moi encore bientôt . ^î^l^T^^,- 1 » 

ou ta lettre, petite Andrée Portier. n . , Uauooe «t une ««nte felfant en. 

■ ' , , . Comtesse Isaure peut voir que ses dente par elle-même qu'elle a r a nul besxa 

Je n aiqu un regret, c est que tu n aies suggestiom ont été écoutéfcS _ Cest d'être démonta ■ 

pu m' écrire plus longuement ; ce sera ayec laMr . fafe ^^ g ga fe _ Un dicton est une «mence p«s«ée es pw- 

pour une autre fois, j'espère. Nous „„*«.„ « ,% ... , «w*e «au : a* lien» «sa* mieux qne était 

^ > j t- quête. Sa description de ma personne du p anT!M5 * 

nous connaissons bien pourtant quoi- „„* „ „ t c ■ ■ , 

r t est assez exacte pour faire croire a une Um proverbe est une œaaiâiie «pomée em 

que nous ne nous soyons lune et connaissance qui ne daterait pas du peu de mots et devenu* vulgaire <m n» 
l'autre jamais vues. C'est une emg- premier numéro du Jqtjrkai. de lalre - Exemple: quand on «««de an hiu: 
me que je te donne à résoudre, cbéne. f rançoise me tromperais- je ? a * ttae totur " le * temmes ««** paraissait tons 

Comment vont les petites sœurs ? Je _, , 1 , T , . „ . comme des fourmis, 

• ■ , v • Charles- Paul Latontazne. Certaine- n ., a„„„a a» k~,„^ * „ 

leur envoie, ainsi qu a ma mignonne ,. , , wawne «le bonnes réponses: Rasade 

correspondante, mes meilleures ten- ' nent ^f ^ dire fa *" fa "^ **; f^" ^^ PhiU ^ «Re- 
dresses et mes plus doux baisers. **"<> seulement c est un voyage que ™J^^-*^ = *^ *»*. 
y ^ je ne conseillerais pas, car c'est très o«a«a. Florence, Québec ; Agapit Legris, 
Je m'accapare, avec un sans gène . ' ., Loaisev-iile ; Héiéna Nicole* - v^w*» •=» 
J , , , », mauvais pour la cervelle, petit atui. „., . ' K ™ a * a ^ «■««■;, noâsse* st- 
de pirate, les bonnes choses que Afa- ■ Hiiau-e, 

*»«« d'Andrée envoie dans sa lettre Tante NiTOTTlS. Histoire Sainte 
et qui ne me sont pourtant pas desti- — £^~*~&-d — ( P**» les petits jusqu 'à 12 Me- 
nées. Je l'en remercie beaucoup Com«en faco-h eut-il d'enfants? Sasano. 
tout de même et la prie d'encourager ■*-*&& J -^ u -^ ^ Lirwî J- les- Q^s furent les pîna célèbres d'entre 
Andrée dans ses' bons sentiments à Charade e ^_? Jacob eut dosEe fils; R a i>en, Sùaéwi, 
mon égard. J'aime lorsque mes unes soat petites et *•?."' J"?' Issac ^. f •»«»*«, »^. Xep-h- 

_ . . s v .„„ rblanches ta, ™ 6 > ■ Gad i Aaer > Joseph et Benjamia. 

Remerciments sincères à maman Lo«ncnes ^ !iK ™. * » rT^ , . 

„ „ J . Al . . -À. . C'est du nom d'un héros que se forme mon l * s P la * «ièbres tarent : JwK I&à et 

d Antoinette. Je vais profiter de sou ^ [deax Joseph. 

envoi pour faire travailler mes jeunes On orne avec mon tout, jupes, corsages, Ont donné de bonaes réponses : Bettbe 

savantes. Je suis bien heureuse que [manches ; Page, Waterloo ; x. Snrve>^F, Moatréai r 

ma page lui plaise, je recevrai avec C'est un tissu très beau et des plus précieux. Ftor««. Qirfbec ; E« Onimet, Acadê^e 

'„,:„,„„ t« observations ou les Histoire du Canada Samte-Mane, Montra ; Awhfe Fiati^, 

reconnaissance les otoervatious ou les ^ Sarnte-Marie. B^ace ; jean-Lêou p f , 

suggestions qu'elle me fera à ce sujet. * ^* ^ Fms^-site; eélêua. N w le t ; PhŒp^e, 

M'aurictBanset Tu peux répon- de U ]a eo , ouie qui| ^^ 4 mirok à ^ Sff^^^^l ^^L^f^ =*-* 

dre avec tes aînés aux mots histon- ceinturei Msait dire aux s« uvages t1u p,,,, J^ ^™^; ^me-Chartes-^ui !* 

ques, petit ami, puisque tu l'aimes et qm v voyaient leur image, qu'elle les portait k 

que tu t'en sens la force et le courage, dans son cœur? Histoire de France 

Tu n'y es nullement obligé puisque Histoire de France ( Pour les jeunes savants de 14 à «8 ams> 

les questions ne Sont pas de ton âge. (Pour les jeune, savants de 14 à 10 ans) ^ ijm ^ ^ qaBlte ^^^ |toatt 

mais je crois que ça ne pourra que te De qui Mgr de Beawwïs voulau-u parler EOQC ^, 3 ^ parotes . - Mfam WsSsia w ,;.,.^ 

faire du bien en l'obligeant à appren- lorsquedaus une oraison funèbre iiprononca pTesseï y^,,; q«wd«i es* cha^ê tfc issshm 

dre l'histoire de France d'une manière ces P aroles ■ le s,Uaice ,ios peupW *' est la «mme vous ret«. ou «e ^ur« n. 

, ,, , , ... leçon des rois. vUe," 

agréable en même temps qu utile. ^ pwt ^ u ., tf:s . j..^^^.. w ^^ 

Antoinette Guay. Merci des bonnes o j ution t fes tel» d'Esprit xi V m prince ,Wo, 4 ,r«Li,. 

choses que tu me dis, petite nièce. v • " 4e 'S(Mi '»«»«& te saturer ; rti.-us H << Vi t- «n 

C'est avec plaisir que je t'admets à Charade No 3 ta gonttç et tatwtaît âifficilcment les d« 

faire partie de ma grande famille. Ta *#*** * V*P*m- %wt ™ s ' wusa ^ ds " fst ^ >*^be 

... ,. . , • • .,..,.. Ont bieu répondu ; ploreuee, Québec; e 11 *»» «fe» ^a* celai-ci preaonç*!*» mmÊmi 

ealheraplne est bonne unis, pte ton ^^ ^J^ . p^^ Fauu> . flatte»»* * «tëe. | 

otlhograplm ; continue dans la voie MaurRllU( Rose de Ma i, Aimé, Charles- l'aui Ont bien rèpmdu : -Marie- Aatoïnette Go*. 

des progrès que tu me donneras l' oc- Lafontaiue, Montr&l ; M. Bauaet, Ottawa ; aelin, Cbteiimi; Fio^Bce, QaëWc ; Sa- 

easion de constater de temps en temps, Hêlena, N'icotet; Marie-AnUMuetteGoaseUn, «eue, MoBtréat; Frcika, M&m-îzi V;.- 

n'eSt-Ce pas ? Chieoutiuii ; ]e*n-I,éon Pouliot, FmserviHe. îfttte, isaMix-Hiiaire. 




LE JOURNAL DE FRANÇOISE 

M traders les livres Ce trèfle <&ut»ttte fotUe 

.... : MF XTS à M. teflec- £$T U MOMKNT où les jeunes lec- »>stm »* oraux a i,a brissac 

1 chef de la m àu "journal de F ratiçoise " se ï*s ■**** de gigot se mangent souvent 

■ -, ' -, ,,„V -/"^V_ ,%«•£*«.«->«♦ à ail™ à i„ ™,„ froids avec sauce mavotinaise, on peut aussi 

,ue m Conseil d'H > - ^ P^aeSt à dk-i à la an- ^ ftCCMaffiodeï A la ^.^ de hi manière 

la Province- de Québec qui pajpe» ou elfes chercheront le plus SH ; vaQte ce qni f orme un plat des plus pré- 

sdîesxc san Traité d'Anatomie, de faéweS à quatre feuilles possible, sen tables : Coupez le gigot eu tranches ou 

de Plavsïokigie et d'Hvriéne privée, rappelons un souvenir de l'impératrice morceaux pas trop épais ; faites prendre un 

Ce v", ', sé aux Eoofcs Pri- Eugénie, qui, elle aussi croyait à la Peu couleur dans du beurre chaud puis 

mmkm où te le crois ombler Planée acuité de 1 -emblème cîier ^ont^.-y des échalotes et du persjl hachés 

Micuijus peieaeommier t ^ _ fin Laisses ïe tout cinq minutes sur un feu 

grande lacune dans les études de au «vut cies bis de la blonde H ibenne. mtto ^^ ti saupoudre* d'une cuillerée de 

l'enfant, eja lui faisant connaître de L'impératrice Eugénie prépare un f ar j ne et lorsque la farine est mêlée aux 

i- SEÏatlces tes sv des et essen- livre de souvenirs, et en attendant, morceaux de viande, mouille?, d'un demi- 

vsHiue. Je n'ai quelques documents s'en sont échap- verre d ' ea « * d'un verre de vin. Salez le 

.. * ' . . '•-.. ni; s pt-n Jnnw rlÂià 1m lottrao intima tout D,x "«""tes avant de servir, ajoutez 

pas la compétence vendue pour traiter p» ^ n donne dt J a "" ' ettres intimes ^ cujllérée d , huile d , olives Cett £ ma . 

. b<*ses de l-uuiomk et de la pby- qu'A doit contenir, et déjà ceuxqut ont nière d . accommoder les restes de # gàt ^ 
sifflksgîe,.et je ne puis donc discuter les ^ràlê les Tuileries jouissent à se dé- excellente, et loin de durcir la viande, elle 
dominées émises à ce sujet, mais le sais couvrir une excuse dans le fait que l'attendrit. _ 

que le docteur P.ul-Eruiîe Prévost est l'inipéxatnce des Français, quoique ^J™ ***£ noTLtft sTs 
.amme intelligent et cela me suffit ™ ^™ ltae avec Menmee, iieghgeait doate gréj de leur choisir des desserts ^^ 
pour avoir ccmfiaxice au succès et à 1 orthographe. Parmi ces billets dont posés de fruits et froids, ce qui est un avan- 
l' utilité de sou traité. -^ plupart sont datés d'un moment si tage à l'époque des chaleurs ) 

"Conférences et discours de nos P™*« <*e celui où l ' oû aurait pu les puddikg «x baitahw 

hommes publics en France ' ' par M secller aveC deS cendres > û ™ est P° ur " Faites tremper une demi-boîte de gélaùre 
Georges BeUerive. avocat Voilà un* tant q«**l"«s-™s <*'«n Joli sentiment dans une demi-*** de suer*, le jus d'un 
intéressante compilation à posséder ^ souveraine, de mère, de femme, et «ta» un demiard de jus d'orange ; tournez 

dans sa blbJlOtbèque, M. Bellenve a * '. au tamis; placez sur de la glace, remuez jus- 

raîsOT ; grâce à nos orateurs canadiens ,ces depK ^ datées de bamt-Lloud ^ qu , â c0Dsi Unce . surtme couche de banaaes 

eu France, notre province n'est plus 1 8 7 ° "^ s ' ev°qu* tout k fragile exquis au f ond d . un mou i e) versez « n peu de la 

aooB igswiée qa'ele l'était aupara- et tout l'atroce durable d'un temps. gélatine, mettez à la glace ; ajoutez d'autres 

*«* ; il était d«c juste de garantir " La ^^ Malakoff a encore trou- bananes avec gélatine ; répétez jusqu'à ce 

M discours contre l'oubli et de te ^ UQ trèfle à ^ te feuilles '" télé " ^^^ lesMtrem P h ' -ttez.urlaglaœ. 

Ségu« â la postérité sou* forme d* vo- g^pbk par exempte l'Impératrice an mousse a v ana^s 

tenes.. Déjà, usas avons à regmter V™nœ impérial transporté à Metz. Et Placez des amaades émoadées d#U8 un 

que k discours de l'W M. Chameau. 6 «perstMon qui agit aux heures •«£ «JfJ iffSSS- 

àIMo«ieN & r E » a ledeaunv.et.cel| J i 8 TOT «- ausa bien, n'est point une ^\l^- Faites bouillir Le ta^e 

de l'htm. M. Chapleau, au Congrès nouveauté. Au moment ae partir de jus d)anHa8 faites refroidiri a j ontez un 

des ÏJttisus, à Bordeaux, soient tout à ?° m rital3 " e - Bonaparte envoyait à demiard de crème, le» % d'une tasse de 

lait perdas pour nous : félkitouMous J^P 13 ™ 6 an « ^S 116 noire . avec cette sucœ '■ bBttez > ""«pM*» ^ a 10 " 16 * «bw- 

dowque les autre» «eut échappéàcet ^"P^^ ; ^ K ^«*» ' Terrifiant, ***; ouvrez ^papier leurré; posez le 

iuîustemrt ^ **#& *>* représenté ici par des cercle, ficelez et mettez dans de la glace 

tujiu»ic «wt. ,„ .„. , et du gros sel pendant quatre heures. 

i'« mm.» j , _■_: | A feuilles de trèfle cueillies sur les pe- 

t n caveau enant patraque O kjuses ks lus riantes _ . 

Canada. ma Patrie " vient de paraître, !•<•«• » r ■« 

._-«■_. -4 ,. * K)tx trette a quatre îeuilies et puis «Srt**<n»tl^ <,ui ffA 

C'est M. |. G. Von, éditeur bien A% ,.-.,,,. ! t W0Xie£U& ttttleft 

, 4 „ , _ , , .du sang ; 1 espoir et le désastre ; tout 

mnnu de la rue Iwmte-Cathenne. qtti œ ^ ^ s ficiel C01]jurer le Le savon et l'eau chaude gâtent les toiles 

en est l'tiepittiaeitr et te propriétaire, rt A ,,, .,, î .. , JL ,. «faeM H faut se servir d'eau froide. 

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la inusiqae — une ancienne mélodie „,„, , , , , , . . mange aujourd'hui en Angleterre étaient 

'tuent total, parmi toutes ces ruines ou r. ,, , _ 

- reste iuewttiQ-aété , ,- F. 1 . ., » quasi inconnus H y a quelque cents ans. Ce 

rangée et haonom.ee par M. Alrxi* "^ ***!» semble u être pus iJ( ^ ******* Henri VIII qu'on ,, 

reste vert, cette pauvre histoire de commenté a cultiver les framboises, le» 

Lepr- 35C*». Hn- trfcfk pwjd ^ aifs Wew ût)iûmKltëK _ i miim§ rt ks ceri s«s, .don n'entend pas par- 

.:antb patriotiques, en- mm ^^ Makde<vl1 ,. fsifcJesse , 1er de la carotte et du choufiew avant le 

^urageona tout oc qui t.t canadien. fâ ; ^^^ ^^ ? ç . iii^s^),, 

-* j... > l . On mdi<|u(! un excelleat moyen de se- 

FusrçQiSE. une grande pitié douce que dégage £7kt;r)es , mlfs n^^Wes. On place une 

son ironie, et qui sait si, au fond, toute feuille de papier au pied du mur â 

la force d« vivre ne nous vient pas sécher, pour garantir le parquet et ou ré- 

Kt Ben» tefess piw <4* pwwter « de des- d'une faiblesse qui aide â se éopSt soi- pand dessus Oc lachaus yjVeçfl poudre ; elle 

BWSM ; il y * te «kir** â toa* im Gmfm. m6m et à ta croire ? arrtorbeni toute l 'humidité. Répéter l'ope- 

SÉvaenfK. A, II. ration jusqu'à ce que le mur soit «ee. 




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Nerveuses 



Aussitôt qu'uu médecin ordonne l'air de 
la mer à une personne nerveuse, celle-ci se 
précipite invariablement vers la villégiature 
la plus proche, y passe la majeure partie de 
son temps sur la plage, se tourmente plus ou 
moins du prix des hôtels, puis au bout de 
deux ou trois semaines revient à la maison 
travailler comme quatre pour réparer le 
temps que lui a fait perdre ce modeste con- 
gé. Il en résulte nécessairement un surcroit 
de douleurs nerveuses, la cure a été trop 
courte pour produire un résultat satisfaisant. 

Les PIT.TCES ROUGES sont aussi sa- 
lutaires pour les nerfs que l'est l'air de li- 
mer ; mais comme la bise.saline, elles ne 
peuvent pas faire effet immédiatement. 

Les PILULES ROUGES nourrissent 
et reconstituent les tissus. Ce n'est pas un 
stimulant et l'on ne doit pas eu espérer immé- 
diatement des résultats définitifs, mais leur 
emploi suivi amènera certainement un mieux 
durable. 

Les PILULES ROUGES sont un 
auxiliaire actif de l'estomac, elles facilitent 
la digestion et l'assimilation des aliments. 
Voilà la façon rationelle d'obtenir force et 
santé, voilà le remède qui dure, qui i «gen- 
dre et développe l'énergie, créatrice de tou- 
tes les grandes choses, 

Les PILULES ROUGES ne sont que 

pour les femmes étant spécîslemBnt adap» 
téea aux maladies auxquelles elles sont 
exposées ; e.tes guérissent à coup sût lOtttaa 
les personnes qui les prenne»! avec persévé- 
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