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Full text of "Le Dictionnaire des Anges - Gustav Davidson"

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vendus dans le monde ! 

Gustav 
Davidson 

DICTIONNAIRE 

desANGES 

( y compris les Anges déchus ) 




Le jardin des Livres 



INTEMPOREL 



Gustav Davidson 



Le 

Dictionnaire 
des Anges 



Traduit de l'anglais par 
Carole Hennebault 




Le jardin des Livres 
Paris 




Vous pouvez envoyer le premier chapitre de ce livre 
à vos amis et relations par e-mail via Internet : 

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A Dictionary ofAngels 
© Gustav Davidson, MCMLXIV, 
2005 Carole Hennebault pour la traduction française 

Editions Le jardin des livres ® 
243 bis, Boulevard Perdre - Paris 75827 Cedex 17 
Attachée de Presse : Mary Guillard 
Tel : 01 44 09 08 78 



ISBN 2-914569-38-6 



EAN 8782-914569-385 



Toute reproduction, même partielle par quelque pro- 
cédé que ce soit, est interdite sans autorisation préalable. Une 
copie par Xérographie, photographie, support magnétique, 
électronique ou autre constitue une contrefaçon passible des 
peines prévues par la loi du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1995, 
sur la protection des droits d'auteur. 



A la Recherche des Anges 



Il y a quelques années, lorsque j'ai commencé à « collec- 
tionner» les anges comme passe-temps littéraire, c'était évi- 
demment sans penser à les servir en tant qu'archiviste, en tant 
que biographe, et, pour finir, en tant que lexicographe. 

Une telle idée ne me serait jamais venue à l'esprit si je 
n'avais pas réuni, au préalable, un nombre suffisant d'invités 
célestes, nécessaires à la composition d'un Dictionnaire. 

J'ai d'abord pensé que les anges — avec un nom - se 
trouvaient tous dans la Bible. Mais je me suis vite rendu 
compte que c'était bien le dernier endroit où je devais les 
chercher. S'il est vrai que les anges sont assez souvent men- 
tionnés dans l'Ancien et le Nouveau Testament, en revanche 
ils ne portent pas de nom, sauf dans deux ou trois cas. Quasi- 
ment tous les anges nommés dans cette compilation ont été 
empruntés à des sources extérieures aux Ecritures 1 . 

Si les Evangiles synoptiques et les Epîtres de Paul sont 
depuis longtemps mes préférés parmi tous les livres du Nou- 
veau Testament, le livre de 1' ] Apocalypse m'a toujours particuliè- 
rement fasciné, principalement en raison de son imaginaire 
apocalyptique et de son lien avec les anges. Je le relis souvent. 
Et un jour, alors que je le feuilletais, mes yeux s'arrêtèrent sur 
le verset 2 du chapitre 8 : 

« Et j'ai vu les sept anges qui se tiennent devant Dieu ; 
Et il leur fut donné sept trompettes ». 

J'ai posé le livre et me suis demandé : qui sont ces sept 
anges qui se tiennent devant Dieu ? Un spécialiste de la Bible 
les a-t-il identifiés ? Sont-ils de l'ordre des Séraphins, des Ché- 
rubins, des Principautés ou des Puissances ? Est-ce que ce 
sont toujours les mêmes anges qui jouissent du privilège d'être 
au plus près du trône de Gloire ? 

1 Le Coran nomme sept anges : Gabriel, Michaël, Iblis (ou Eblis), principal djinn 
dans la mythologie arabe, contrepartie du Satan judéo-chrétien; Malec (ou Malik), 
principal ange de l'Enfer; les deux anges déchus Harut et Marut; et Malaku'1-maut, 
ange de la Mort, identifié à Azrael. Contrairement à la croyance populaire et à l'ac- 
créditation, le Coran ne nomme pas Israfel, seigneur de la trompette de la Résur- 
rection. 



Et pourquoi sept ? Les sept planètes en étaient-elles le 
prototype ? Ou alors cette notion proviendrait-elle du chapi- 
tre bien connu d'E^échiel ( 9:2-1 1 ) donnant une image terri- 
fiante de six « hommes » et d'un septième « vêtu de lin » que Dieu 
appelle à Jérusalem pour « massacrer sans pitié » ? 

C'étaient des questions relevant du défi, questions inti- 
midantes même, et qui, pensai-je, ne devaient pas rester sans 
réponse. Entre-temps, mes recherches m'ont mené à de nom- 
breux affluents célestes. Au fil des ans, elles m'ont ouvert des 
royaumes dorés dont je n'avais même jamais suspecté l'exis- 
tence, ni au Ciel, ni sur terre. 

Sur les sept anges de \ Apocalypse, je n'ai eu aucune diffi- 
culté à en identifier trois : Michaël et Gabriel ( dans les Ecritu- 
res ) et Raphaël ( dans Le Livre de Tobie ). Par chance, ce der- 
nier s'identifie lui-même : «je suis Raphaël» révèle-t-il au jeune 
Tobie, « un des sept anges qui se tiennent et entrent devant la gloire du 
Seigneur». Aucune déclaration n'aurait d'avantage pu faire au- 
torité. Avec trois anges reconnus, il me restait quand même le 
problème d'identifier les quatre autres. 

Je me suis souvenu d'une lecture où il était question 
d'un ange dénommé Uriel, un « régent du soleil». Il m'a semblé 
être un bon candidat. J'ai reçu la confirmation de cette intui- 
tion en tombant sur Uriel dans le Paradis Perdu où le Diable 
lui-même affirme : « Uriel, toi qui [ es l'un ] des Sept Esprits glo- 
rieusement brillants qui se tiennent debout devant le trône élevé de 
Dieu », etc. L'ange Israfel d'Edgar Poe « dont les cordes du cœur 
sont un luth » était ( ou est ) un ange islamique 3 , et je me suis 
demandé si cela pouvait l'exclure de la liste. Puis il y avait le 
Sandalphon du poète Longfellow. Dans cette poésie, l'auteur 
décrit Sandalphon comme « l'Ange de Gloire, l'Ange de la Priè- 
re ». Un grand ange, certes, mais était-il assez haut placé pour 
avoir le droit « d'entrer devant la gloire du Seigneur» ? 



2 III, 648 et suivantes. 

3 Israfel n'est pas un ange coranique, comme l'a fait comprendre Poe. Il n'est pas 
mentionné dans le Coran et la citation de Poe doit probablement dériver d'un ha- 
dith (dicton traditionnel attribué au Prophète) ou du « Discours préliminaire » de 
George Sale, c'est-à-dire son essai sous forme de longue introduction à sa traduc- 
tion du Coran. Des savants ont remarqué que Poe connaissait les références con- 
cernant Israfel et les hommages rendus dans la tradition arabe à Israfel comme 
ange de la Musique, références et hommages qui se trouvent dans les œuvres du 
poète français de Béranger (auteur qu'Edgar Poe cite) et dans les œuvres du poète 
irlandais Thomas Moore. 



C'était toute la question. 

Toutes ces œuvres ( le Lucifer de Vondel, la Hiérarchie des 
Saints Anges de Heywood, Le Paradis Perdu de Milton, l'Etat 
d'Innocence de Dryden, Le Messie de Klopstock ) livraient un 
nombre considérable d'esprits célestes, dont certains tout en 
haut de l'échelle comme Abdiel, Ithuriel, Uzziel ou Zephon ; 
mais je n'avais aucun moyen de savoir s'ils avaient les compé- 
tences requises. Je me rassurais en pensant qu'il devait certai- 
nement exister d'autres sources pouvant me donner la ré- 
ponse. En fait, il y en avait beaucoup. Tout ce que j'avais à 
faire était de tendre la main et de prendre les livres de ma pro- 
pre bibliothèque. Mais au lieu de cela, et en raison de mon 
« innocence », j'ai cherché bien plus loin. 

Comme à l'époque je ne connaissais personne versée 
dans la science des anges, j'ai entamé une correspondance 
avec des savants et des théologiens susceptibles de m'aider. 
J'ai opté pour une douzaine de noms choisis au hasard dans 
les listes des facultés des universités, des séminaires et des 
yeshivas voisins. Je leur ai posé carrément la question. Les ré- 
ponses ont mis beaucoup de temps à me parvenir ; et elles ne 
m'ont guère satisfait. Un exégète biblique m'a ainsi répondu : 
« cela ne relève pas de ma cornpétence ». Un autre m'a renvoyé à un 
pasteur d'une église de Swedenborg en Allemagne de l'Ouest. 
D'autres sont restés muets. Mais celle, généreuse, d'un émi- 
nent exégète maskil m'est parvenue avec deux groupes de sept 
anges, commençant chacun par le trio bien connu : 

Première liste Deuxième liste 

Michaël Michaël 

Gabriel Gabriel 

Raphaël Raphaël 

Uriel Anael ( Haniel ) 

Raguel Zadkiel 

Saraqael Orifiel 

Remiel ( ou Camael ) Uzziel ( ou Sidriel ) 

Dès lors, je disposais non seulement des sept anges re- 
cherchés, mais aussi d'un choix parmi ces sept ; et en plus, des 
noms d'anges dont je n'avais jamais entendu parler jusque là 4 . 



4 Par la suite, je trouvais dans d'autres listes des sept anges (1 -Enoch; 2-Esdras, etc.) 



Dans des courriers supplémentaires, 
d'une branche d'écrits extra-canoniques totalement nouveaux 
pour moi : des pseudépigraphes, en particulier les trois livres 
d'Enoch, une véritable caverne d'Ali-Baba ! 1 -Enoch ou Le Li- 
vre d'Enoch 5 était l'ouvrage le plus facile à se procurer. Il était 
littéralement truffé de noms d'anges — souvent, comme je le 
découvrirai plus tard, des formes répétées ou corrompues 
d'autres noms. 

Quelles étaient les sources d'Enoch ? Le patriarche ( ou 
quelque autre auteur à qui l'on avait attribué les livres 
d'Enoch) avait-il puisé dans sa propre imagination, pour le 
moins fertile ? Les Kalkydri à 12 ailes et les Phénix étaient 
certainement de son invention... Avait-il conjuré ces anges de- 
puis les « quatre charnières du monde spirituel» ? Ou étaient-ils ve- 
nus à lui, comme ils le font, et l'ont toujours fait, avec les ini- 
tiés après une concentration mystique particulière — une grâce 
divine ? un charisme ? Sur le moment, j'ai laissé la question en 
suspens. 

Des Anges et des Livres 

Les livres d'Enoch m'ont mené vers les sources hiérolo- 
giques et textes voisins : apocalyptiques, cabalistiques, talmu- 
diques, gnostiques, patristiques, de la Mercaba ( mystique jui- 
ve ) et finalement aux grimoires, ces manuels de magie noire, 
dépositaires de traditions curieuses, interdites et à présent per- 
dues ou pratiquement oubliées. Dans ces ouvrages, adjura- 
tions, invocations et exorcismes étaient formulés dans leur in- 
tégralité, souvent avec les détails les plus infâmes, et adressés 
aux esprits portant les noms les plus bizarres. L'Eglise n'avait 
pas perdu de temps à maudire ces rituels, bien que la paternité 
de l'un des plus diaboliques d'entre-eux fût attribuée ( sans ga- 
rantie, il est vrai) à un pape, Honorius III, qui a régné de 
1216 à 1227. L'ouvrage est intitulé Le Grimoire d'Honorius le 
Grand, et a fait sa première apparition en 1629, quelque 
400 ans après la mort de son célèbre auteur. Arthur Edward 
Waite, auteur du Livre de la Magie Cérémonielle, cite le grimoire 
comme « une imposture criminelle quelque peu maligne, laquelle était 



les noms suivants : Jophiel, Jeremiel, Pravuil, Salathiel, Sariel, Zachariel et Zaphiel. 
5 Egalement appelé Enoch éthiopien car la plus ancienne version, ou recension, de 
ce livre a été trouvée en Abyssinie. 



indéniablement calculée pour abuser les personnes ignorantes de cette épo- 
que qui auraient pu être portées sur la magie, et plus particulièrement les 
prêtres ignorants, puisqu'il prétend amener la sanction expresse du Siège 
Apostolique pour opérations de nécromancie et de magie diabolique ». 

Tous ces traités de goétie ( magie noire ) fourmillaient 
d'anges ( et de démons ), et j'ai bientôt eu plus de créatures 
volantes que je ne l'aurais imaginé et dont je ne savais que 
faire. Afin de poursuivre mon travail dans les limites du rai- 
sonnable, j'ai même commencé à éliminer ( Ciel, pardonnez- 
moi ! ) les noms que je considérais comme moins importants, 
ou ceux sur lesquels on ne trouvait que peu, ou pas d'informa- 
tions. 

Troublé par les Anges 

A cette étape de l'enquête, j'ai été littéralement ensorce- 
lé par les anges. Ils se liguaient et me poursuivaient jour et 
nuit. Je n'aurais pas pu différencier le bien du mal, les démons 
des daevas, les satans des Séraphins ; un peu comme « si ce 
monde que je n'aurais espéré prouver, flamboyant de saintes et de sinis- 
tres bêtes célestes, n'était guère plus réel que celui où j'évoluais» (pour 
citer un poème de l'époque ). En fait, j'évoluais dans un no- 
mans land peuplé de présences immenses, et traversais des fo- 
rêts enchantées, éclairées par les sinistres splendeurs de divini- 
tés déchues, d'Eons et d'Archontes, de Péris et de Paraclets, 
d'Elohim et d'Avatars. Je me sentais quelque part comme 
Dante, au premier chant de 1m Divine comédie, quand, à mi-che- 
min du voyage de sa vie, il se retrouve égaré dans un bois cré- 
pusculaire. Ou comme quelque chevalier d'antan, prêt à con- 
clure avec n'importe quel adversaire, réel ou imaginaire. 

Je me souviens d'une occasion — c'était l'hiver et la nuit 
tombait — où je venais de quitter une ferme avoisinante et ren- 
trais à la maison. J'avais coupé à travers un champ que je ne 
connaissais pas vraiment. Tout à coup, une forme indistincte 
et cauchemardesque apparut devant moi, me barrant le pas- 
sage. Après un instant de paralysie, je réussis à me frayer un 
chemin et à passer le fantôme. Le lendemain matin, je n'étais 
pas sûr — tel Jacob lorsqu'il combattit un obscur adversaire à 
Peniel — d'avoir rencontré un spectre, un ange, un démon, ou 
Dieu. J'ai vécu d'autres moments et d'autres rencontres du 
même genre, lorsque je passais de la terreur à la transe, des 



menaces de royaumes dont je ne savais rien, avec la faible 
conviction que, au delà de la portée de nos sens, au delà de la 
voûte de toutes nos expériences sacrées ou profanes, il n'y 
avait que «fable et généalogie sans fin» pour employer l'expres- 
sion de Paul dans 1-Timothée 1:4. 

Je sentais bien que la logique demeurait mon seul ancrage 
solide dans la réalité ; mais si, comme le remarquait Walter 
Nigg, « les anges sont des puissances qui transcendent la logique de no- 
tre existence », cela veut-il dire qu'il faille abandonner la logique 
pour accueillir les anges ? 6 Pour eux, j'étais prêt à souscrire à 
la « volonté de suspendre l'incrédulité» de Coleridge. J'étais même 
prêt à boire son « lait du Paradis ». 

Mais j'étais troublé. Jamais respectueux de l'autorité, per se, 
et en particulier quand elle était soutenue par une « lumière sal- 
vatrice de révélation », je continuais néanmoins à me répéter que 
je mettais ma propre expérience ( nécessairement limitée ), ma 
logique et ma croyance ( ou non-croyance ) aux prises avec 
l'expérience, la logique et la croyance des quelques esprits les 
plus audacieux et les plus profonds de tous les temps — esprits 
qui avaient remodelé la façon dont pensait le monde et qui 
avaient aussi affranchi ( d'un degré en tout cas ) la pensée hu- 
maine du joug de la superstition et de l'erreur. 

Pourtant, je répugnais à m'associer aux opinions et aux 
croyances totalement contraires au sens commun, peu im- 
porte la façon dont elles ont été validées par le temps ou la 
tradition, ou par les personnes qui les ont émises. 

Une croyance déclarée dans les anges m'aurait inévitable- 
ment conduit à croire au surnaturel, un piège doré dans lequel 
je ne voulais surtout pas être pris. Sans m'engager religieuse- 
ment, je peux concevoir la possibilité qu'il puisse exister des 
dimensions et des mondes autres que le nôtre, des puissances 
et des intelligences hors de notre portée, et, dans ce sens, les 
anges ne sont pas à exclure comme une part de la réalité - me 
rappelant sans cesse que nous créons ce que nous croyons. En fait, 
je peux dire que si suffisamment d'entre-nous croyons aux an- 
ges, alors les anges existent. 



6 Article « Stay you Angels, Stay with me » de Walter Nigg, Hatper's Ba^ar, décem- 
bre 1962. La phrase vient de Jean Sébastien Bach « Cantate Michaëlmas ». 



Des Citations 

Alors que je lisais toutes les légendes patristiques possi- 
bles, je suis tombé sur un dicton de saint Augustin dans ses 
Huit Questions { de diversis questionibus octoginta tribus ). Je l'ai noté 
sur un bout de papier et je l'ai porté longtemps sur moi, non 
pas comme une idée à laquelle j'adhérais, mais plutôt comme 
un défi. Voici ce que disait Augustin : « Toute chose visible dans ce 
monde est confiée à la garde d'un ange ». Genèse Rabba 10 le transpo- 
sait quelque peu différemment : « il n'y a pas une tige sur terre qui 
n'ait pas son ange [ protecteur ou gardien ] au ciel». 

Saint Paul trouvait des mauvais anges partout, surtout 
là où cela correspondait à sa thèse, ou à son objectif, comme 
dans l'Epitre aux Ephésiens 6. Dans l'Epître aux Colossiens 2:17, 
il nous prévient de ne pas nous laisser séduire par un quelcon- 
que culte des anges. Qui plus est, il semble que Dieu lui- 
même « ne fait pas confiance à ses serviteurs [...] ses anges qu'il a accu- 
sés de folie » {Job 4:18 ). Il y a aussi cette injonction dans l'Epftre 
aux Hébreux 13 : « Ni? vous laisseras égarer par toutes sortes de doc- 
trines étrangères ». Quel judicieux conseil ! Et j'aurais volontiers 
dit à Paul, comme le roi Agrippa lui avait dit {Actes 26:28 ), 
« Pour un peu, tu me persuaderais de devenir chrétien ». Mais quelles 
doctrines étrangères avait donc Paul à l'esprit ? Celle de Moï- 
se ? D'Isaïe ? De Qohéleth ? De Pierre ? De saint Jacques ? Et 
si c'est Paul qui nous exhorte ainsi dans YEpitre aux Hébreux 
{ réputé sien ), on pourrait alors se demander si Paul est un 
conseiller et un guide digne de confiance —un homme qui, 
comme il l'avouait lui-même, était « toutes les choses pour tous les 
hommes», et qui honorait et répudiait les anges presque en 
même temps. Je réalisai bientôt une chose : dans le royaume 
de l'inconnu et de l'invisible, en matière d'interrogateur finale- 
ment réduit à accepter les choses uniquement par la foi, on ne 
peut être sûr de rien, on ne peut rien prouver, ni convaincre 
personne. Mais je reviendrai sur cela. 

Du nom des Anges 

Lors de mes premières investigations, je butais contre 
un autre problème : comment m'y retrouver au milieu de ce 
dédale de changements dans la nomenclature, et l'orthogra- 
phe, qu'avaient traversé les noms angéliques au cours des tra- 
ductions d'une langue à une autre, ou quand leurs noms 



étaient recopiés par des scribes d'un manuscrit à un autre, ou 
en vertu de la détérioration naturelle de textes entiers subis- 
sant des transcriptions répétées et des métathèses. 

Uriel par exemple, «préposé au Tartare » et « régent du So- 
leil» qui apparaissait tour à tour comme Sariel, Nuriel, Uryan, 
Jehoel, Owreel, Oroiael, Phanuel, Eremiel, Ramiel, Jeremiel, 
Jacob-Isra'el. Les dérivations et/ ou les variations d'Haniel, 
chef des principautés et « le plus grand ange du Ciel» auraient pu 
donner l'équation mathématique suivante : Haniel = Anael = 
Anfiel = Aniyel = Onoel = Ariel = Simiel. Le céleste Gabbai, 
gardien des trésors du Ciel, Vretil, s'avère être identique, ou 
l'équivalent, ou une aphérèse de Gabriel, Radueriel, Pravuil, 
Seferiel, Vrevoil. Dans la tradition arabe, Gabriel est Jibril, 
Jabriel, Abrael ou Abru-el, etc. Dans la tradition perse, c'était 
Sorush et Revan-bakhsh et « le Bahman couronné», le plus puis- 
sant de tous les anges. Pour les Ethiopiens, c'était Gadreel. 

Michaël possédait un nom mystérieux : Sabbathiel. Il 
passait aussi pour la Chekhinah, le Prince de la Lumière, le 
Logos, Métatron, l'Ange du Seigneur, et comme saint Pierre 
( car comme le prince des apôtres, Michaël détient aussi — ou 
détenait — les clefs des Cieux ). En outre, en tant que premier 
tueur mentionné du Dragon, Michaël peut être considéré 
comme le prototype du redoutable saint Georges. Pour les an- 
ciens Perses, il était connu sous le nom de Beshter, soutien de 
l'humanité. 

Raphaël, « baptisé » Labbiel lorsque Dieu le créa, est in- 
terchangeable avec Apharope, Raguel, Ramiel, Azrael, Raffa- 
rel etc. Et pour rendre l'affaire plus compliquée, notre ange 
guérisseur opère sous un pseudonyme, Azariah ( comme dans 
Le Livre de Tobie ). Quand au Zohar, il donne Raphaël comme 
l'équivalent d'un roi des enfers, Bael. 

L'Archange Raziel, « chef des Mystères Suprêmes », et « au- 
teur » du fameux Sefer Ramiel ( Le Livre de l'Ange Ramiel ) ré- 
pond aux noms d'Akraziel, Saraqael, Suriel, Galisur, N'Zuriel 
et Uriel. Le Séraphin Semyaza peut être invoqué en pronon- 
çant n'importe quelle suite de variations sur son nom — Samia- 
za, Shemhazai, Amezyarak, Azael, Azaziel, Uzza. 

Métatron, le « moindre YHWH » ( c'est-à-dire le moin- 
dre Dieu ) et frère jumeau de Sandalphon, possédait aussi un 
nom mystérieux, Bizbul. Cependant, Métatron avait aussi plus 



10 



d'une centaine d'autres noms ( voir les Annexes ) et on pou- 
vait l'invoquer par n'importe lequel dans les rites de magie. 

Le Camael à corps de léopard ( alias Shemuel, Simiel, 
Quemuel, Kemuel), servait en même temps au Ciel en tant 
qu'Archange de la Divine présence, et en Enfer en tant que 
comte palatin et dirigeant de la vilaine planète Mars. C'était 
Camael (Kemuel) qui accompagnait Dieu avec une troupe 
de 12.000 esprits à la promulgation de la Sainte Loi. La lé- 
gende en témoigne 7 . D'après une autre légende 8 , Camael fut 
détruit par Moïse quand il essaya de l'empêcher de recevoir la 
Torah des mains de Dieu. 

Satan s'affichait sous toute une escadrille de formes et 
d'incarnations — ou se cachait derrière elles. Le «prince de la 
puissance de l'Air», comme le surnommait de façon pittoresque 
Paul, est le plus bel exemple d'un artiste changeant rapide- 
ment d'apparence et d'appellation. 

Dans la théosophie de Zoroastre, il est Ahriman, enne- 
mi de l'homme et de Dieu, un genre d'ur-Satan (puisque 
Ahriman précède de 1000 ans l'image judéo-chrétienne d'un 
prince régent du mal ). Dans le Uvitique, il est Azazel, le « bouc 
sacrifié pour le péché». Dans haïe, il est Lucifer ( ou plutôt, iden- 
tifié à tort à Lucifer ). 

Dans Matthieu, Marc et Luc, c'est Beelzebub « seigneur des 
mouches ». Dans X Apocalypse, il est le « dragon, ce vieux serpent, qui 
est le Diable ». C'est Mastéma et/ou Béliar dans Le Livre des Ju- 
bilés et dans le Livre dAdam et Eve. Il est Sammael dans 3-Ba- 
ruch, La Paraphrase Chaldéenne de Jonathan et Le Martyre d'isaïe. 
Dans Enoch, c'est Satanail et Salamiel. 

Dans 1' 'Apocalypse dAbraham et le Zohar il est tout autant 
Duma qu'Azazel. Dans la tradition Falasha il est l'ange de la 
Mort, Suriel. Et il est aussi Béliar ou Beliel dans les Testaments 
des Dou^e patriarches, Les Fragments Zadokites ( où Béliar alterne 
aussi avec Mastéma ) et dans les Oracles sibyllins. 

Dans le Coran, c'est Iblis, ou Eblis, ou encore Haris. Et 
dans la tradition juive, c'est Yetzerhara, le mauvais penchant 
de l'homme. 



7 Ref : Moses Schwab, Vocabulaire de [Angélologie. D'après Rabbi Abdimi, pas moins 
de 22.000 anges de bonté descendirent sur le mont Sinaï en ce jour historique (voir 
Midrash Tehillim sur le Psaume 68). 

8 Louis Ginzberg, La Légende des Juifs III, 110. 

11 



Pour Shakespeare ( I Henri IV ) il est le « noble monarque 
du nord» ; pour Milton ( Le Paradis Reconquis IV, 604 ) le « Vo- 
leur du Paradis » ; pour Bunyan ( La Guerre sainte ) c'est Diabo- 
lus 9 . 

Mais quelle que soit son apparence, le voyageur, autre- 
fois familier du Ciel, ne s'y retrouve plus, ni en tant qu'invité, 
ni en tant que résident ; pas plus que ne sera visible à nouveau 
la sombre divinité sur les remparts de cristal — à moins que le 
Diable ne soit pardonné et réinvesti dans son grade et sa 
gloire précédents, une éventualité que l'Eglise interdit à ses 
disciples de considérer comme possible ou souhaitable, puis- 
que Satan et ses anges ont été maudits « dans le feu éternel» par 
le Sauveur lui-même ( Matthieu 25:41 ). 

Situation de l'Enfer 

L'Enfer, celui qui est évoqué dans 2-Enoch, le Testament 
de Lévi et d'autres ouvrages apocryphes et pseudépigraphiques, 
ne se trouve pas à l'endroit où on l'aurait normalement suppo- 
sé, c'est-à-dire dans les mondes inférieurs ; il est situé dans les 
« régions nordiques du 3 e Ciel», pendant que le Mal, sous ses di- 
vers aspects, loge dans le 2 e , tout comme dans le 3 e et le 5 e 
Ciel 10 . Les trois premiers Cieux, d'après V Apocalypse de Baruch 
( 3-Baruch ) sont «pleins de monstres à l'aspect mauvais ». Les anges 
déchus (les anges amoureux, ceux qui se sont unis avec les 
filles des hommes ) sont emprisonnés au 2 e Ciel et sont fouet- 
tés tous les jours. Demeurent au 5 e les redoutés Veilleurs, ces 
Egrégores éternellement silencieux « qui, avec leur prince Sala- 
miel, ont rejeté le Seigneur*^». 

Quand Paul fut emmené au 3 e Ciel, il y rencontra des 
« anges du mal, terribles et sans pitié, portant des armes sauvage? 1 ». En 



9 Un écrivain récent, Jean Lhermitte ( True and Valse Possession, 1963 ) soutenait que 
« Le Prince des Ténèbres n'apparaît plus comme un personnage [...] mais se dissimule volontaire- 
ment, et même de préférence sous F apparence de personnalités du monde du travail ou sous t appa- 
rence d'institutions ». 

10 C.E.S. Wood, le poète américain, donne dans son Heavenly Discourse l'adresse 
postale de Satan à Washington, D.C. C'était en 1927. Sa Majesté Satanique pourrait 
bien avoir déménagé depuis. 

1 1 Ce doit être « au Nord du 5' Ciel, ou quelque part dans le même Ciel, là où Sophonie af- 
firme qu'un Esprit ta transporté, le Prophète de [Ancien Testament "voyait des Anges qui sont 
appelés Seigneurs, et chacun avait une couronne sur la tête ainsi qu'un trône brillant sept fois plus 
que le soleil"-» Clément d'Alexandrie, citant 1' 'Apocalypse de Sophonie perdue. 

12 Le fait qu'il y eût, au temps de Paul, des anges du Mal au Ciel «.portant des armes 
sauvages », laisse supposer que le combat en haut n'a pas pris fin avec l'éviction de 

12 



résumé, au moins trois Cieux, ou les régions d'au moins trois 
Cieux, étaient la demeure des damnés éternels. 

A présent, trouver l'Enfer au Ciel n'aurait pas dû sur- 
prendre cet écrivain, ou qui que ce soit ayant quelques notions 
de mythologie grecque, car les Champs Elysées paradisiaques, 
« résidence de l'ombre des Saints » se trouvent à proximité immé- 
diate de l'Hadès. Un commentaire rabbinique (Midrash Tan- 
naim ) témoigne du fait que l'Enfer et le Paradis sont « côte à 
côte ». 

Dans la même veine, un commentaire du Psaume 90 
{Midrash Tehillim ) nous apprend qu'il existait déjà sept choses 
avant la Création du monde, dont le Paradis et l'Enfer, et que 
le « Paradis était à la droite de Dieu, et l'Enfer à sa gauche ». Dans 
un commentaire sur l'Ecclésiaste ( Yalkut Koheleth ), nous appre- 
nons que les deux royaumes sont en fait seulement « éloignés 
d'une largeur de main ». Cette topographie soigneusement mesu- 
rée est attribuée à Rab Chanina ( Kahana), sage hébreu de la 
fin du III e siècle 13 . 



Satan, et que Michaël et ses armées ont gagné une victoire à la Pyrrhus, ou, au 
mieux, ont obtenu une trêve. 

13 A ce propos, nous pourrions citer ici l'expression « le sein d'Abraham » (Luc 
1 6:22-23), qui indique « le bienheureux repos du mort ». Le Credo affirme que Jésus est 
descendu en Enfer après la Crucifixion, pour prétendument libérer les « saints en- 
chaînés » (les patriarches non baptisés, dont Abraham) afin de les transporter au Pa- 
radis. La parabole de Luc présuppose qu'Abraham y est déjà; et le fait que l'homme 
riche dans l'Hadès soit capable de discuter avec Abraham par delà le «grand abîme » 
qui les sépare, suggère que ce gouffre n'était pas très large, et donc que le Ciel et 
l'Enfer étaient très proches l'un de l'autre, en tout cas suffisamment proches pour 
pouvoir converser. On notera que le Purgatoire n'est pas mentionné. L'explication 
est simple : il n'existait pas avant que Grégoire le Grand ne l'invente en 604. Le 
terme invention est peut-être trop fort. Grégoire le Grand s'appropria très proba- 
blement la notion d'une « géhenne haute » issue des anciens juifs, ou de l'empyrée 
des stoïques grecs, ou des douze cycles de purgation de Zoroastre. Quoi qu'il en 
soit, le Purgatoire fut rendu officiel - il « naquit légalement » - par décret au Concile 
de Lyon en 1274, à Florence en 1439, et à nouveau par le Concile de Trente en 
1540, et fait aujourd'hui partie de la croyance religieuse de la plupart des chrétiens, 
excepté des membres de l'Eglise d'Angleterre qui, en 1562, condamna le Purgatoire 
comme étant « une chose créée, vainement inventée et [qui n'est] basée sur aucune garantie des 
Ecritures, mais qui répugne plutôt au Verbe de Dieu ». Nous ne connaissons aucun ange, 
loyal ou infâme, habitant ou fréquentant l'endroit. D'après Origène, il est réservé 
aux âmes qui attendent d'être lavées des «plus légères matières » de leurs péchés « de 
façon à ce qu'ils puissent entrer immaculés dans le royaume du Ciel ». Le temps que les âmes 
passent au Purgatoire, un temps indéfini, peut être abrégé par des indulgences, des 
prières et des messes payées. Les Juifs ont leur Yiskor, prière pour le repos des 
morts récitée à Yom Kippur, Sukkot, Pâque et Shavuoth. Le lieu où reposent ces 
morts juifs n'est pas clair. Les musulmans ont leur Al Aaraaf, une région pour 
« ceux qui ne sont ni bons ni mauvais, tels que les jeunes enfants, les fous, et les imbéciles » - 

13 



Le fait bizarre, à vrai dire anormal, d'avoir implanté 
l'Enfer au Ciel a finalement dû venir à l'esprit du Grand Ar- 
chitecte lui-même, car un jour, sans tambour ni trompette, 
tout l'appareil du mal — les arsenaux du châtiment, les chefs 
Fouetteurs, les anges apostats, les esprits du courroux, de la 
destruction, de la confusion et de la vengeance, à cornes ou 
auréolés — furent transférés du monde supérieur au monde in- 
férieur, où ( si ce n'est pas trop présomptueux de le dire ainsi ) 
tout ce personnel et cet attirail auraient dû être installés en 
premier lieu. 

L'éminent R. H. Charles, dans son introduction au 2- 
Enoch traduit par Morfill signale en note de bas de page que 
« cette vieille idée de méchanceté au Ciel a été bannie par la suite de la 
pensée chrétienne et juives. Vrai, et bannie juste à temps, sinon 
quelle assurance les croyants auraient-ils pu obtenir de ne pas 
loger dans l'une des enclaves de l'Enfer lors de leur arrivée au 
Ciel? 

Satan et satan 

Dans le cas de Satan, le meilleur — ou le pire — exemple 
de la confusion se trouve peut-être dans les écrits non-canoni- 
ques, tout comme dans les canoniques. L'Ancien Testament 
parle d'un adversaire, ha-satan ; c'est un terme employé pour 
sa fonction, mais qui ne désigne pas le nom d'un ange. Pour 
les Juifs de l'époque biblique, l'adversaire n'était ni mauvais, ni 
déchu ( l'Ancien Testament ne connaît pas d'anges déchus ) 
mais un serviteur de Dieu, et de bon rang, un grand ange, 
voire le plus grand. 

Il n'est cependant nommé nulle part. Dans Job, il se pré- 
sente lui-même devant le Seigneur en compagnie d'autres «fils 
de Dieu » non nommés. Il ne s'agit absolument pas d'un être 
mauvais ou apostat 14 . Le seul cas où ha-satan est donné 
comme satan sans article défini ( 1 -Chroniques 21 ) est généra- 



Reader's Encyclopedia, Araf. 

14 Le rabbin Yaakov Yitzhak de Pzysha (appartenant au courant hassidique et con- 
nu sous le nom de saint Yehudi, mort en 1814), le rend clairement quand il déclare 
que « la vertu des anges est qu'il ne peuvent pas se détériorer ■». Voir Martin Buber, Taies qf 
the Hasidim, Later Masters, p. 231. Le fait que l'adversaire défie Dieu ou Le ques- 
tionne, ne fait pas de lui ipso facto un adversaire mauvais ou un opposant de Dieu 
- tout comme Abraham et Job, quand ils «posèrent une question à Dieu », ne furent 
pas pour autant considérés comme des hommes mauvais ou présomptueux. Voir 
Harry M. Orlinsky, Andent Israël, p.30. 

14 



lement attribué aujourd'hui à l'omission d'un scribe. En un 
mot, l'Ancien Testament ne nomme pas ses anges, excepté 
dans Daniel, un livre tardif et post-exilique. C'est là que sont 
nommés deux anges, Michaël et Gabriel ( cela dit en passant, 
des noms qui doivent leur origine à des sources babylonien- 
nes-chaldéennes ). Dans le Nouveau Testament au contraire, 
Satan est, sans équivoque possible, une personne, et porte ce 
nom. Il n'est plus un obéissant serviteur de Dieu, le «premier 
en splendeur», mais l'ennemi et l'opposant rejeté de Dieu, le 
Prince du Mal, le Diable incarné. 

La transformation du ha-satan de l'Ancien Testament en 
Satan dans le Nouveau, et les notions contradictoires qui en 
résultent, font l'objet d'une attention particulière de Bernard J. 
Bamberger dans Fallen Angels : « Les présentations classiques de la 
foi juive ont implicitement ou explicitement rejeté la croyance dans les an- 
ges rebelles et dans un Diable qui est f ennemi de Dieu. [...] La Bible 
hébraïque elle-même, interprétée correctement, ne laisse aucune place à 
une croyance dans un monde de puissances mauvaises disposées contre la 
bonté de Dieu. [...] D'un autre côté, le christianisme historique a cons- 
tamment affirmé le conflit continu entre Dieu et Satan ». On pourrait 
ajouter que ce conflit continu entre Dieu et Satan est plus ou 
moins une recrudescence, avec des modifications, du système 
dualiste que le christianisme et les sectaires juifs de l'époque 
post-biblique ont hérité du zoroastrisme. 

Des Anges Bienveillants et Malfaisants 

Restait la question, tout aussi difficile à traiter, de savoir 
si d'autres esprits de la hiérarchie céleste ( ou combien d'au- 
tres ) étaient bons ou mauvais, déchus ou toujours debout, ré- 
sidents du Ciel ou de l'Enfer. C'était un problème particulière- 
ment déroutant sur lequel je revenais sans cesse, mais errant 
dans un perpétuel brouillard d'ignorance. Dans X Apocalypse 9, 
Abaddon/Apollyon est «Fange du gouffre sans fond», suggérant 
un esprit malfaisant au sens de destructeur ; mais dans V Apo- 
calypse 20, Abaddon/Apollyon est manifestement bon et saint, 
car il est dit qu'il « s'empara du dragon, ce vieux serpent, qui est le 
Diable et Satan, et H enchaîna pour mille ans » ( et dans La Grande 
clavicule de Salomon, Abaddon est « un nom pour Dieu que Moïse 
invoqua pour faire tomber la pluie de fléaux sur l'Egypte» ! ). Dans 
son Lucifer, le Shakespeare hollandais Vondel (1587-1678) 



15 



nous dit qu'avant de rejoindre Satan, Apollyon était connu au 
Ciel en tant que hiérarque « des ailes neigeuses ». Pour Bunyan, 
dans Le Voyage du pèlerin, Apollyon est un fieffé diable, le dia- 
ble, exactement celui généralement décrit dans les textes pro- 
fanes 13 . 

Autres exemples : Ariel, «grand Seigneur de la Terre » et 
assistant de Raphaël dans les soins aux malades, est en même 
temps un ange rebelle chargé du châtiment dans le monde in- 
férieur. Kakabel, un saint prince haut placé qui exerce son 
empire sur les constellations, est un des apostats dans Enoch. 
L'ange Usiel, lieutenant de Gabriel dans le combat au Ciel, est 
désigné comme compagnon des luminaires libidineux qui se 
sont accouplés avec des mortelles ; dans la Kabbale du Zohar, 
il est le cortex ( démon opposé ) de Gog Sheklah «perturbateur 
de toutes les choses ». En revanche, l'opinion des rabbins est divi- 
sée au sujet des 90.000 anges de la Destruction. Sont-ils au 
service de Dieu, ou du Diable ? Les Pirké de Rabbi Elié^er pen- 
chent pour la même idée : ils y sont appelés les « anges de Sa- 
tan ». 

Il est bon de garder à l'esprit que tous les anges, quelque 
soit leur leur état de grâce — en fait, peu importe à quel point 
ils sont christologiquement corrompus et défiants — sont sous 
les ordres de Dieu, même quand ils opèrent sous les ordres di- 
rects du Diable. Le Mal lui-même est un instrument du Créa- 
teur, qui l'utilise à ses propres fins divines, voire incompré- 
hensibles. C'est du moins ce qu'on peut lire dans haïe 45:7 ; et 
c'est aussi la doctrine de l'Eglise, à savoir que les anges furent 
créés avec un libre-arbitre, comme les hommes, mais qu'ils 
rendent leur libre-arbitre au moment où ils sont créés. A ce 
moment, nous dit-on, il leur est donné le choix entre se tour- 
ner vers Dieu ou s'en détourner, et ce choix, qu'ils durent 
faire, était irrévocable. Les anges qui se tournèrent vers Dieu 



15 Dans la tradition juive, Abaddon est un lieu - le chéol, la fosse ou la tombe; ce 
n'est nulle part le nom d'un ange ou d'un démon. Le terme est personnifié pour la 
première fois dans ^Apocalypse et apparaît comme Abaddon (avec un « a » majus- 
cule). Saint Jean fait d' Abaddon le synonyme d' Apollyon et déclare que c'est la 
forme grecque du même ange. L'édition Confraternity de l'Ancien Testament 
ajoute ici (Apocalypse 9:11) : « en latin, il a le nom Exterminans ». D'un autre côté, "Le 
Mage, qui offre plusieurs portraits en couleurs de l'insigne démon, dissocie Abad- 
don et Apollyon en deux «vases de t iniquité » séparés et distincts, montrant un 
Abaddon à la chevelure fauve et au nez romain, et un Apollyon à la barbe brun- 
roux et au nez crochu, 



16 



gagnèrent la vision béatifique et furent ainsi éternellement éta- 
blis dans le bien ; ceux qui se détournèrent de Dieu se retrou- 
vèrent éternellement fixés dans le mal. Ces derniers sont des 
démons, mais pas des anges déchus ( une race de réfractaires 
entièrement différente qui a éclos plus tard, sur la défection 
de Satan ). L'homme cependant, continue de jouir du libre-ar- 
bitre. Il peut encore choisir entre le bien et le mal, ce qui peut 
lui profiter mais aussi jouer en sa défaveur ; le plus souvent, 
cela a causé sa perte. Apparemment, le mieux qu'un homme 
puisse espérer, consiste à ne pas être pris en défaut au mo- 
ment de la pesée de son âme dans la balance ( par les « anges 
du jugement '-finat% ). 

Les Devoirs et les Pouvoirs des Anges 

Les anges accomplissent de multiples devoirs et tâches. 
Il servent essentiellement Dieu, en chantant continuellement 
des glorias, en cercle autour du très saint Trône. Ils amènent 
aussi à l'homme les missions de Dieu. Mais beaucoup servent 
l'homme directement, en tant que gardiens, conseillers, gui- 
des, juges, interprètes, cuisiniers 17 , consolateurs, drvgmans 18 , en- 
tremetteurs et fossoyeurs. Ils répondent aux invocations 
quand celles-ci sont correctement formulées et que les condi- 
tions sont favorables. 

Dans la tradition occulte, les anges sont non seulement 
appelés pour aider l'invoquant à renforcer sa foi, à guérir ses 
détresses, à trouver des objets perdus, à augmenter ses biens 
matériels et l'aider à avoir des enfants, mais aussi pour circon- 
venir et détruire un ennemi. 

Les anges ont parfois changé le cours d'une bataille, 
apaisé les tempêtes, transporté les saints au Ciel, fait s'abattre 
des fléaux, nourri des ermites, aidé les laboureurs, converti les 
païens. Un ange a multiplié la descendance d'Hagar, protégé 
Lot, causé la destruction de Sodome, endurci le cœur de Pha- 
raon, délivré Daniel de la fosse aux lions et Pierre de la pri- 

16 D'après Abbot Anscar Voilier dans The Teaching ofthe Catholk Cburch (1964), les 
anges jouissent encore de leur libre-arbitre. Ce qui semble être une autre ou une 
nouvelle interprétation de la doctrine catholique sur le sujet. 

17 NdT : voir la peinture de Murillo au Louvre, «La Cuisine des Anges », où le 
pauvre frère San Diego, cuisinier dans son couvent mais fréquemment en pleine 
extase au moment de préparer les repas, se voit miraculeusement aidé par des an- 
ges {Anges de Régamey, planche 141 ). 

18 NdT : ancien nom des interprètes dans les pays du Levant. 

17 



son. Plus récemment, on se souviendra que lorsque Spinoza 
fut « injurié, maudit et rejeté : » par sa communauté à Amsterdam 
pour avoir, entre autres, exprimé « des opinions hérétiques » sur le 
fait que « les anges sont des hallucinations », l'édit d'excommunica- 
tion prononcé contre lui fut établi « avec le jugement des anges ». 

La puissance des anges, selon le Targum et le Talmud, est 
à la hauteur de celle des dieux et héros païens. Michaël ren- 
versa les montagnes. Gabriel porta Abraham sur son dos jus- 
qu'à Babylone, là où plus tard un autre ange sans nom trans- 
porta ( par les cheveux ) le prophète Habaquq depuis la Judée, 
pour améliorer l'ordinaire de Daniel 19 . La légende juive nous 
dit que pendant le siège de la ville sainte par Nabuchodono- 
sor, « le prince du monde » ( Métatron ? Michaël ? ou peut-être 
Satan ) tira Jérusalem « en haut dans les airs » mais que Dieu la 
repoussa vers le bas d'un geste brusque 20 . L'Apocalypse nous 
apprend que les sept anges de la Colère de Dieu frappèrent 
« le tiers des étoiles ». Le puissant Rabdos est capable de stopper 
les planètes dans leur course. L'ange du Talmud, Ben Nez, 
empêcha la terre d'être consumée en retenant le vent du Sud 
avec ses pignons. Morael a le pouvoir de rendre invisible 
toute chose du monde visible. L'Adantéen Splenditenes sup- 
porte le globe sur son dos. Ataphiel ( Barattiel ), hiérarque de 
la Mercaba, empêche le Ciel de s'écrouler en le maintenant en 
équilibre sur trois doigts. L'ange du Pilier (mentionné dans 
Y Apocalypse ) supporte le ciel dans la paume de sa main droite. 
Chayyel, l'ange-bête divin, peut - s'il est disposé — avaler le 
monde entier d'une seule bouchée. Quand Hadraniel pro- 
clame la volonté de Dieu, « sa voix pénètre à travers 200.000 fir- 
maments ». Ce fut Hadraniel qui frappa Moïse « de mutisme et de 
crainte » quand le Législateur aperçut le Luminaire redouté au 
2 e Ciel. Pas plus tard qu'au XVII e siècle, l'astronome allemand 
Kepler a calculé ( et, d'une certaine façon, il est parvenu à ac- 
corder avec sa célèbre loi de la mécanique céleste le fait ) que 
les planètes sont «poussées autour par les anges ». 



19 Voir l'addition apocryphe à Daniel 5:86. 

20 En 1291-1294, les anges déménagèrent la maison de la Vierge Marie de Naza- 
reth à la Dalmatie, et de là jusqu'à divers endroits de l'Italie, la déposant finalement 
dans le village de Loretto. Ce transport miraculeux est le sujet d'une toile ( à pré- 
sent à la Morgan Library de New York ) de Saturne di Gatti, artiste du XV e -XVT 
siècle. 



Le Nombre des Anges 

Je serai bref à propos du nombre des anges dans le 
monde. Puisque, selon la doctrine de l'Eglise, la quantité fut 
fixée lors de la Création, le chiffre global doit être assez cons- 
tant. Un calcul exact - 301.655.722 — a été obtenu par des ca- 
balistes du XIV e siècle, qui ont employé un système consistant 
à « calculer les mots en chiffres et les chiffres en mots ». Ce qui donne 
un calcul très modeste si l'on considère les étoiles comme des 
anges ( comme le firent les auteurs apocalyptiques : Jean dans 
^Apocalypse, Clément d'Alexandrie dans Stromata VI etc. ) et 
qu'on les intègre dans le total 21 . Thomas Heywood dans sa 
Hiérarchie nous avertit en vers : « L<? nombre exact des Anges, Sur 
lequel on doit s'engager, Grandira de l'ignorance à terreur ; Cependant, 
Nous pouvons risquer des hypothèses». Albert le Grand risqua des 
hypothèses et mit « chaque chœur à 6666 légions, et chaque légion à 
6666 anges ». Mais les démons sont des montures ailées d'une 
autre trempe. A l'inverse des anges, ces singes de Dieu sont 
capables de reproduire leur espèce. Qui plus est, comme nous 
alerte Origène, « ils se multiplient comme des mouches ». Ce qui doit 
faire aujourd'hui une véritable — ou une incroyable — horde. 
Visiblement, nous avons là du souci à nous faire sur le pro- 
blème de l'explosion démographique 22 . 

La langue des Anges 

Comme langue vulgaire employée par les anges, la 
chance favorise l'hébreu. Dans le Livre des Jubilés et le Targum 
Yerushalmi, nous apprenons que l'hébreu était la langue utilisée 
par Dieu lors de la Création et dans le Jardin d'Eden. Même le 
serpent parlait hébreu, d'après le Midrash Lekah Genèse 31:1. 



21 Rabbi Jochatan (Talmud, Hagiga 14a) nous rappelle que, loin d'avoir cessé d'être 
formés à la Création, les anges naissent « avec tout ce que fait savoir Celui qui est Saint, 
béni soit-Il». La notion juive d'un acte de Création continuel (opposée à la doctrine 
tota simul de la première Eglise), notion traditionnelle dans le Talmud, embrasse 
non seulement les anges mais aussi toutes les choses formées dans les six premiers 
jours. On le voit clairement dans l'hymne de Greater Hechabth (4:2), où Dieu est 
loué pour ne pas avoir cessé de créer de « nouvelles étoiles et constellations et signes zodia- 
caux qui s'écoulent et sont émis par la lumière de Son saint vêtement ». 

22 Dans un ouvrage intitulé Theatrum Diabolorum, les partisans de Luther, non satis- 
faits des estimations admises à l'époque sur le nombre de diables, parvinrent au 
chiffre de 2,5 milliards, et plus tard à celui de 10.000 milliards. Soyez rassurés, alors 
que « les démons engendrent et s'accroissent comme les hommes, tels les hommes, ils meurent » 
(Hagiga 16a). 



19 



Ainsi, par déduction, les anges le parlaient aussi, ou le parlent 
encore. L 'Apocalypse de Paul le dit d'ailleurs précisément : 
« U hébreu, la langue de Dieu et des Anges ». En fait, dans la tradi- 
tion rabbinique et dans les divers écrits profanes, on dit que 
c'est le langage de toute l'humanité jusqu'à la « confusion des lan- 
gues», événement qui eut lieu lors de la construction de la 
Tour de Babel en 2247 av. JC ( d'après un calcul de l'archevê- 
que Ussher, éminent théologien irlandais du XVIP siècle 23 ). 

Le fait que la Torah fut à l'origine conçue et couchée 
par écrit en hébreu est une opinion largement postulée parmi 
les juifs, bien que contestée par Philon ( qui pensait que c'était 
en araméen chaldéen) et généralement par les musulmans 
( qui affirment que c'était en arabe ). Saint Basile pensait que 
c'était en syriaque 24 . Dans l'ensemble, on peut dire sans ris- 
ques que la linguafranca des anges — en fait de tous les esprits — 
était l'hébreu. Certains exégètes soutiennent que les anges, 
étant monolingues, parlent exclusivement la langue sainte, ne 
comprenant même pas l'araméen très proche ( comme le pré- 
cise le Zohar I, 92 ) ; d'autres experts règlent le problème diffé- 
remment en remarquant que Gabriel, Métatron et Zagzagel 
connaissaient chacun 70 langues 25 . Récemment, Sandalphon a 
été surpris en train de converser en yiddish, l'oreille indiscrète 
étant l'écrivain Isaac Bashevis Singer. En outre, nous appre- 
nons du mystique suédois Swedenborg que les anges parlent 
non seulement hébreu mais l'écrivent également. Dans Le Ciel 
et ses Merveilles, et l'Enfer, il affirme qu'un a petit papier me fut en- 
voyé du Ciel, papier sur lequel quelques mots étaient écrits en hébreu ». 
Ce document remarquable, aussi connu soit-il, n'a jamais été 
montré à la curiosité du public, pas plus qu'il n'a été retrouvé 
parmi les effets de Swedenborg. 

De l'immortalité des Anges et des hommes 

Les anges sont-ils immortels ? De l'avis de la plupart 
des savants, oui. Mais les anges sont-ils éternels ? Non, seul 



23 Pendant l'Exode et le Désert, Dieu parlait aussi en chamitique. Il le faisait, dit- 
on, pour se faire comprendre de l'égyptien Moïse et des Juifs qui parlaient le cha- 
mitique, lesquels constituaient la majeure partie des disciples de Moïse. 

24 Voir L« Livre d'Adam et Eve. 

25 Le Talmud, Sotah, fol. 36, nous dit qu'en une nuit, Gabriel enseigna 70 langues à 
Joseph. L'ange Kirtabus est décrit comme le « génie des langues » (Nuctéméron d'Appo- 
lonius de Tyane). 



20 



Dieu est éternel 26 . Néanmoins, la vie que traversent les anges 
est passablement longue, de l'instant où Dieu « voulut qu'ils 
soient » jusqu'au dernier coup du destin. Mais nombre d'anges 
ont été éliminés entre-temps 27 . Ainsi, Dieu mit fin aux jours 
de Rahab pour avoir refusé de diviser les eaux hautes des eaux 
basses, comme II lui avait ordonné 28 . Dieu brûla les anges de 
la Paix et de la Vérité, avec les armées qu'ils commandaient, 
ainsi qu'une légion entière d'anges administrateurs ( Yalkut 
Shimoni ) pour s'être opposés à la création de l'homme — un 
projet qui Lui tenait vraiment à cœur, et qu'il était déterminé à 
achever, bien qu'il se soit plus tard repenti de cette entreprise 
risquée, comme nous l'apprenons dans la Genèse 6:6. 

Dieu annihila aussi toute une « sphère d'anges », les 
Chœurs Célestes, pour ne pas avoir chanté le Trisagion à 
l'heure fixée 29 . Et puis il y a l'exemple de Moïse et de Hemah, 
où un mortel supprima un immortel ( en fait, Moïse a suppri- 
mé deux immortels, dont Kemuel que j'ai déjà mentionné ). 
Cet Hemah était l'ange de la Fureur «forgé au début du monde 
avec des chaînes de feu noir et rouge ». La légende raconte qu'après 
avoir avalé le Législateur jusqu'aux chevilles, Hemah dût le re- 
cracher en raison de l'intervention inopinée du Seigneur. 
Alors Moïse se retourna et avala l'abominable démon. 

Bien qu'il existe de nombreux cas d'anges changés en 
démons, comme la chute exemplaire du tiers des armées cé- 
lestes {Apocalypse 12), rares sont les cas de mortels transfor- 



26 Jean Damascène précise dans De Fide Orthodoxa que « Dieu seul est étemel, ou plu- 
tôt, Il est au dessus de l'Etemel; car Lui, le Créateur des temps, n'est pas sous la domination du 
Temps, mais au dessus du Temps ». 

27 Judah ha-Lévi (1085-1140), fameux poète et théologien juif du XIP siècle, ensei- 
gna dans Le Livre de Kusçari (TV) qu'il y avait deux classes ou espèces d'anges. Il écri- 
vait : « Comme pour les anges, certains sont créés à un moment donné à partir de subtils élé- 
ments de matière (comme tair et le feu). Certains sont étemels (c'est-à-dire existent depuis 
l'éternité et pour l'éternité), et ce sont peut-être les intelligences spirituelles dont parlent les 
philosophes ». Et il poursuit : « Il n'est pas certain que les Anges vus par Isaïe, E^échiet et 
Daniel appartiennent à la classe d'anges créés à un moment donné, ou à la classe d'essences spiri- 
tuelles qui sont étemelles ». Qu'étaient-ils alors? Saadia ben Joseph pensait qu'ils étaient 
des visions reçues pendant une extase prophétique plutôt que des réalités extérieu- 
res. De l'avis de Jean Damascène (700P-754?), De Fide Orthodoxa, les anges sont im- 
mortels mais « seulement par la grâce, non par nature ». 

28 Cet « ange de l'insolence et de l'orgueil» avait deux vies. Il fut privé de la première 
pour la raison que je viens de donner. Mais 2000 ans plus tard, réanimé mais tou- 
jours entêté, il réapparut lors de l'Exode. Il fut cette fois-ci noyé par Dieu pour 
avoir épousé la cause des Egyptiens, cause à laquelle il était très attaché en tant 
qu'ange tutélaire de cette nation. 

29 NdT : nom donné à l'hymne Sanctus, Sanctus, Sanctus. 

21 



mes en anges ( en anges portant un nom 30 ). Quatre cas sont 
connus, dont trois viennent des passages de la Genèse et 2-Rois. 
Le premier se rapporte au patriarche Enoch, qui, dans une 
apothéose, fut transformé en l'ange-dieu Métatron. Le second 
a trait au patriarche Jacob qui devint Uriel, puis Isra'el, 
«Archange du pouvoir du Seigneur» et principal tribun parmi les 
fils de Dieu 31 . Le troisième est relatif au prophète Elie qui fut 
conduit au Ciel dans un char enflammé, et transformé à l'arri- 
vée en l'ange Sandalphon 32 . Le quatrième cas, attesté dans la 
Douce Apocalypse, est celui de saint François, qui évolua en 
l'ange Rhamiel 33 . Il y a aussi la transformation d'Anne, mère 
de la Vierge, en l'ange Anas. On peut également citer les trois 
psalmistes bibliques — Asaph, Heman et Jeduthun - qui se 
présentèrent au Ciel, avec le nom et qualités qu'ils avaient sur 
terre, en tant que maîtres de chœur. 

Le Corps et le Sexe des Anges 

Au sujet du sexe et du genre des anges, j'ai souvent eu 
bien des difficultés à conclure quoi que ce soit, même avec 
l'aide des érudits. Il est vrai que les anges sont de purs esprits 
qui devraient être présumés sans corps, donc sans sexe 34 . 

Mais les auteurs de nos textes sacrés n'étaient pas des 
spécialistes de la logique, ni des hommes de science ; la plu- 
part étaient des prophètes, des législateurs, des chroniqueurs 
et des poètes. Ils ne savaient guère comment représenter des 
esprits invisibles autrement qu'en leur donnant une incarna- 



30 La croyance d'Origène en une « restitution finale », quand Dieu pardonnera toutes 
ses créatures ayant péché, même les plus damnées, ouvrait la porte à un retour de 
Satan sur son trône archangélique aux environs du Ciel. On dit qu'Origène ne fat 
jamais canonisé en raison de cette croyance hérétique. 

31 'Prière de Joseph. 

32 Elie-Sandalphon devint le psychopompe céleste « dont le devoir est de se tenir à la 
croisée des chemins du Paradis et de guider les pieux à la place désignée » (Pirké R. Elié^er). 

33 Selon la tradition juive, tous les patriarches, ainsi que ceux qui ont mené une vie 
exceptionnellement vertueuse, atteignent le niveau angélique quand il vont au Ciel. 
Mais ceci a été contesté : « Croire qu'après la mort les âmes des justes deviennent des anges, 
n' a jamais fait partie de la pensée juive t> (Universal Jewish Ençyclopedia, I, 314). On peut 
déduire de Théodote que cela faisait, à un moment donné, partie de la pensée pa- 
tristique, au point que « les hommes qui sont changés en anges sont instruits par les anges 
pendant 1000 ans, après avoir été menés jusqu'à la perfection » et qu'ensuite « ceux qui ont été 
instruits sont transférés à t autorité angélique ». 

34 En théologie, il existe trois classes d'esprits : 1) Dieu, qui est un esprit divin; 2) 
les anges et les démons qui sont de purs esprits; et 3) l'homme, qui est un esprit 
impur. 



22 



don visible, ou tangible : ils peignirent donc des anges à leur 
propre image ( c'est-à-dire sous forme humaine ), agissant, 
discutant et vaquant à leurs affaires — celles du Seigneur — de 
la même façon que les hommes 33 . En conséquence, les anges 
des Ecritures étaient conçus comme masculins 36 . Cependant, 
il ne fallut pas beaucoup de temps pour qu'une « femelle » de 
l'espèce fasse son apparition. Dans la première tradition rabbi- 
nique, comme dans la tradition occulte, on en trouve quelques 
unes : tout d'abord la Shekinah. Elle était « l'épouse de Dieu », la 
divine inwohnung de l'homme, qui demeure avec les couples lé- 
galement mariés et qui bénit leur union conjugale. Il y avait 
Pistis Sophia ( foi/sagesse ), une éternité gnostique de haut 
rang, dont on dit qu'elle est la « procréatrice des anges supérieurs ». 
Il y avait aussi Barbelo, épouse de Cosmocrator, un grand Ar- 
chonte, «parfait quant à sa gloire et qui vient juste après le Père de 
toute chose ». 

Et puis Bat Qol, la « voix céleste » ou «fille de la voix » de 
la tradition juive, une prophétesse symbolisée par une co- 
lombe, qui donna des avertissements et des conseils quand les 
jours de prophétie eurent pris fin. On pense aussi à la gnosti- 
que Drop, ou Derdekea. Selon le Codex Berlin, Drop avait l'ha- 
bitude de descendre sur terre aux moments critiques «pour le 
salut de l'humanité». Il y a également les six émanations du côté 
gauche de Dieu, créées pour contrebalancer les dix émana- 
tions masculines issues de Son côté droit 37 . Enfin, la mégère 
Eisheth Zenunim, ange de la prostitution et compagne de 

35 Nous lisons dans le Zohar (Vayera 101a) : « Quand Abraham souffrait encore des effets 
de la circoncision, Celui qui est Saint lui envoya trois anges, déforme invisible, pour s'informer de 
sa santé». Et le texte poursuit : « Vous pourrie^ vous demander comment les anges peuvent 
être visibles, puisqu'il est écrit "Qui des esprits fait ses anges" (Psaume 104:4). Cependant 
Abraham les vit assurément, pendant qu'ils descendaient sur terre sous la forme d'hommes. Et, 
en effet, chaque fois que les esprits célestes descendent sur terre, ils s'habillent d'éléments corporels 
et apparaissent aux hommes sous forme humaine ». Mais il est bien difficile de concilier ce 
qui précède avec la déclaration du Livre des Jubilés (15:27), à savoir que « tous les anges 
de la présence et tous les anges de la sanctification » étaient déjà circoncis quand ils furent 
créés. Sur la question de la matérialité des anges, les experts sont divisés. Alexandre 
de Haies, Bernard de Clairvaux, saint Bonaventure, Origène font partie de ceux qui 
croient que les anges sont composés de matière et ont une forme. Denys l'Areopa- 
gite, Jean de Rochelle, Moïse Maimonide, Maximus le Confesseur et William d'Au- 
vergne maintiennent au contraire que les anges sont incorporels. 

36 Le Coran 53:27 « Ceux qui ne croient pas dans F au-delà, appellent les anges avec des noms 
de femmes » 

37 Dans les textes des premiers commentateurs, Moïse de Burgos et Isaac ben R. 
Jacob ha-Cohen, comme dans le supplément du Zohar, il y a aussi 10 émanations 
mauvaises (masculines) dont « seulement 7 furent autorisées à rester » Voir les Annexes. 

23 



Sammael. En hébreu, eisheth tçenunim signifie «femme de bordel » 
et l'épithète s'applique avec la même intensité aux trois autres 
épouses de Sammael : Lilith, Naamah et Agrat bat Mahlah. Ce 
quatuor d'amour libre constitue un genre de composé juif 
équivalent à l'Astarté sidonienne. 

Le zoroastrisme, qui n'était pas opposé à la présence de 
femmes dans son panthéon, possédait son Anahita, une char- 
mante luminaire dépeinte comme « celle qui est immortelle, génie 
des eaux fertilisantes ». Son rejeton s'appelait Mairya, malfaisant 
annonciateur de la mort, représenté sans distinction comme 
masculin et féminin. Il/Elle tenta Zoroastre avec les royau- 
mes de la Terre, exactement comme Satan avait tenté Jésus 
dans Matthieu 4. Apsou était aussi un ange de sexe indétermi- 
né. Dans la mythologie babylonienne-chaldéenne, elle était 
« l'Ange féminin de l'abîme » ; mais, bien que de sexe féminin, 
elle engendra ( en tant que père ) les dieux babyloniens, tout 
en étant le mari, ou la femme, de Tamat. Il/Elle fut finale- 
ment tué(e) par son fils Ea. Un véritable tumtum ! 38 D'après la 
Genèse Rabba et la confirmation de Milton dans Le Paradis Per- 
du (I, 423-424), il semble que les anges, du moins certains, 
soient capables de changer de sexe à volonté. Le Zohar 
( Vayehi 232b ) le dit en ces termes : « Les anges, qui sont des 
messagers de Dieu, se transforment en différentes formes, étant parfois de 
sexe féminin, parfois de sexe masculin ». 

La Génération des Anges 

Revenons sur une question, à savoir si les anges ont une 
existence en dehors de l'Ecriture sainte, ou à l'écart des 
croyances et des témoignages des visionnaires, fabulistes, her- 
méneutes, extatiques, etc. Cette question a quasiment toujours 
été débattue, avant même que les Saducéens terre-à-terre ne 
répudient les anges et que les Pharisiens apocalyptiques ne re- 
connaissent leur existence et n'épousent leur cause. Aristote et 
Platon croyaient aux anges. Aristote les qualifiait d'Intelligen- 
ces. Socrate, qui ne croyait qu'à ce qui pouvait être vérifié par 
la logique et l'expérience, avait néanmoins son daimon, un es- 
prit accompagnateur, dont la voix avertissait le philosophe des 



38 Tumtum est un terme talmudique pour tout esprit dont le sexe ne peut pas être 
facilement déterminé. Voir M. Jastrow, Dictionaty oftbe Targunim, Talmud, Talmud 
Babli and Yerusalmi, et Midrasbim Uterature. 



24 



places de marché s'il était sur le point de prendre une mau- 
vaise décision. 

Maintenant, inventer un ange, une hiérarchie ou un or- 
dre dans une hiérarchie, requerrait un peu d'imagination mais 
pas trop d'ingéniosité. Il suffisait simplement : 

1 ) de rassembler quelques lettres de l'alphabet hébreu, 

2 ) de juxtaposer ces lettres sous forme d'anagramme, 
d'acronyme ou de cryptogramme, 

3 ) et d'assigner au théophore « el » ou « irion » quelque 
place, propriété, fonction, attribut ou qualité 39 . 

Ainsi, Hod ( signifiant splendeur comme tçphar) fut trans- 
formé en l'ange Hodiel. De Gevurah ( signifiant force) germa 
l'ange Gevurael ou Gevrion. Tiphereth ( signifiant beauté) 
donna la base de la Sefira Tiphérethiel. 

Les seigneurs des divers ordres hiérarchiques naquirent 
de la même façon, Cherubiel devenant le chef éponyme de 
l'ordre des Chérubins, Seraphiel, le chef éponyme de l'ordre 
des Séraphins, Hashmal des Hashmallim, et ainsi de suite. Un 
nombre infini « d'anges papier » ou « d'anges suffixe » furent 
ainsi fabriqués, dont beaucoup imprononçables et irréducti- 
bles à un classement intelligent ; incontestés virtuellement, ils 
passèrent dans la littérature religieuse et profane de l'époque, 
pour être ensuite reconnus comme valides. Dans certains cas, 
ils reçurent le statut canonique ou deutérocanonique. La prati- 
que ne préemptait quiconque d'engendrer ex niholo et ad infini- 
tum sa propre génération ou race d'anges, et de les mettre en 
orbite. 

La constante industrie créatrice d'anges des premiers ca- 
balistes passa à l'attaque des panthéons païens, transformant 
les divinités perses, babyloniennes, grecques et romaines en 
hiérarques juifs. Ainsi, les kerubim des anciens Assyriens — ces 
colossales et menaçantes représentations en pierre placées de- 
vant les temples et les palais — émergèrent dans la Genèse 3 en 



39 NdT : des noms sont théophores, c'est-à-dire porteurs du nom de Dieu, lors- 
qu'on on fabrique un nom d'ange en ajoutant par exemple le suffixe « el » (qui si- 
gnifie Dieu). Il existe aussi une série d'anges avec des terminaisons en « yah » (autre 
nom pour Dieu). Pour les suffixes « ron » ou « on », parfois déformés en « an » ou 
« phon », il s'agit le plus souvent d'un nom d'origine grecque ou latine. Les noms 
génériques des anges qui appartiennent au même « camp » se terminent en « im » 
ou « in » (ophanim, irin, etc.). Monde de l'Inconnu, mai-juillet 2003, n° 303 consacré à 
la Kabbale. 



25 



tant que Chérubins animés, anges gardiens armés d'épées en- 
flammées à l'Est de l'Eden, et plus tard, dans le Paradis supé- 
rieur, en tant que conducteur du char de Dieu ( après qu'Ezé- 
chiel les ait rencontrés au fleuve Kebar ). 

Le seigneur akkadien de l'Enfer, le Nergal à tête de lion, 
fut transformé en ce grand et saint Nasargiel, qui, sous cette 
acceptable apparence, servit de cicérone à Moïse quand il visi- 
ta le monde inférieur. Hermès, le bon daimon, inventeur de la 
lyre et maître de chant dans la mythologie grecque, devint 
l'ange Hermesiel dans la tradition juive et fut identifié à Da- 
vid, « doux chanteur d'Israël». L'Ashmedai rabbinique vient du 
zend Aeshmadeva. Etc., etc. 

Il convient de porter au crédit de l'Eglise qu'elle essaya 
d'arrêter le trafic, bien qu'elle ait, à un moment donné, recon- 
nu un nombre considérable d'anges absents du calendrier, et 
même permis de les vénérer. Les Ecritures, comme nous 
l'avons vu, ne donnent le nom que de deux ou de trois anges. 
Le fait qu'il pourrait bien y avoir sept anges nommés dans les 
Ecritures est le sujet d'un autre de mes articles ; c'est d'ailleurs 
une thèse sur laquelle, il faut le reconnaître, même deux théo- 
logiens ne pourraient s'accorder. 

Dans le « compte » orthodoxe, fixé au VI e siècle par le 
pseudo-Denys ( connu aussi sous le nom de Denys l'Aréopa- 
gite 40 ), il y a neuf ordres dans la hiérarchie céleste. Mais il 
existe d'autres listes « qui font autorite » émanant de divers écri- 
vains protestants qui donnent sept, neuf, douze ordres, les- 
quels comprennent les Flammes, les Guerriers, les Entités, les 
Sièges, les Armées, les Seigneuries etc. que l'on rencontre ra- 
rement. 

Le classement des ordres dionysiens, depuis les Séra- 
phins jusqu'aux anges ( un classement pour lequel il n'y a au- 
cune garantie biblique, et que Calvin rejeta sommairement 
comme « le vain verbiage d'hommes désœuvrés » ) a de la même fa- 



40 L'époque à laquelle vécut et écrit Denys n'a jamais été déterminée de façon sa- 
tisfaisante. Au début, ses écrits furent attribués à l'un des juges de l'areopagus grec 
(tribunal), juge converti par Paul {Actes 17:34). Mais les érudits, considérant que 
cette date théorique était insoutenable, l'avancèrent au VI e siècle. Cependant, 
d'après une légende française citée par A. B. Jameson (Legends of the Madonna), 
« Denys tAreopagite était présent lors de la mort de la Vierge Marie », ce qui le situerait au 
I er siècle. La légende raconte que « Denys se tenait autour de la bière, aux côtés des dou^e 
apôtres, des deux grands anges de la mort (Michaël et Gabriel), et d'une armée d'anges de moin- 
dre importance se lamentant ». 



26 



çon été rejeté, certaines sources classant les Séraphins derniers 
(plutôt que premiers), les Archanges seconds (plutôt que 
huitièmes), les Vertus septièmes (plutôt que quatrièmes ou 
sixièmes ), et ainsi de suite 41 . 

Mélange d'anges ou Imbroglio infernal 

Les miracles, tours de magie, visites célestes et obom- 
brages sont souvent attribués à différents anges 42 . Ainsi, les 
trois « hommes » quAbraham pensait avoir accueilli ont été 
identifiés comme Dieu, Michaël et Gabriel ; également, 
d'après Philon, comme le Logos, le Messie et Dieu. Dans 
Matthieu, la nouvelle que Marie porte l'enfant du Saint Esprit, 
est transmise à son époux Joseph par « l'Ange du Seigneur» ; 
dans Luc, c'est Gabriel qui l'annonce — non pas à Joseph mais 
directement à Marie, qui, cependant, ne semble rien savoir de 
l'affaire. La destruction en un jour de l'armée de Sennachérib, 
comptant 185.000 hommes, attribuée à «l'Ange du Seigneur» 
dans 2-Rois, a été allouée à la prouesse de Michaël, Gabriel, 
Uriel ou Remiel. A ma connaissance, personne n'a encore 
identifié « l'Ange du Seigneur » spécifique que David a vu « se te- 
nant entre le ciel et la terre, tenant dans sa main un sabre au clair pointé 
sur Jérusalem » ( 1 -Chroniques 21:16 ). Ce pourrait bien être Mi- 
chaël, car ce glaive guerrier de Dieu, quand il n'assiste pas Ze- 
hanpuryu ou Dokiel dans la pesée des âmes au Ciel, est occu- 
pé à trancher les têtes des infidèles sur Terre 43 . 

Lors de leur fuite précipitée hors d'Egypte et de leur 
rencontre avec les cavaliers de Pharaon au bord de la mer 
Rouge (mer du Roseau), les Hébreux furent aidés par 



41 Cf. les divers classements des 9 hiérarchies présentées par Augustin (La Cité de 
Dieu), Grégoire le Grand (Homilia et Moralia), Isodore de Séville (Etymologiarum), 
Bernard de Clairvaux (De Considerationé), Edmund Spenser (An Hymne ofHeavenlj 
Beautie), Drummond of Hawthornden (Flowers ofSion), etc. 

42 Les miracles et la magie n'étaient pas toujours désapprouvés par l'Eglise, malgré 
l'exhortation de Jésus contre une croyance basée sur les signes et les prodiges (Jean 
4:48). Quand Pic de la Mirandole (1493-1494) déclara qu'« aucune science n'offre de plus 
grande preuve au sujet des anges, du purgatoire, du feu de t enfer, et de la divinité du Christ, que 
la magie et la Kabbale », le pape Sixtus IV «fut ravi et fit traduire la Kabbale en latin pour 
t usage des étudiants en théologie » (Albert C. Sundberg Jr., Old Testament of the Early 
Church, Havard Theological Studies 1964). Cependant, une commission désignée 
par un pape suivant, Innocent VIII, condamna au moins dix thèses de Pic comme 
« irréfléchies, fausses et hérétiques ». Cela semble avoir été ensuite l'attitude de l'Eglise, la 
Kabbale étant proscrite comme système juif de magie noire, « laboratoire de Satan ». 

43 Traité Beshallah, Mekilta de Rabbi Ishmael, vol. 1, p. 245. 

27 



« l'Ange de Dieu, qui allait devant [...] et derrière eux [...] dans une co- 
lonne de feu et de nuée » ( Exode 14 ). L'identité de l'ange de Dieu 
ne pose ici aucun problème : c'est Michaël ou Métatron, tous 
deux prince-gardiens tutélaires d'Israël. Cet ange ne lutta 
néanmoins pas seul : il avait l'aide d'une nuée « d'Anges de bonté 
qui commencèrent à lancer avec force des flèches, de gros grêlons, du feu et 
du souffre » en poursuivant ou en faisant reculer les Egyptiens 44 . 
Il est également dit que les armées « d'anges et de Séraphins, 
chantant des louanges au Seigneur» étaient présentes, armées qui 
ont dû être d'une aide considérable dans le cours de la bataille. 

Du côté de l'ennemi, harcelant les Hébreux, se trouvait 
l'ange gardien de l'Egypte, autrefois saint mais aujourd'hui dé- 
pravé. Il semble fort que l'Egypte avait plus d'un ange gardien 
— quatre en fait, et qu'ils se présentèrent tous, armés jusqu'aux 
dents. Ils sont identifiés à U2za, Rahab, Mastéma et Duma 
dans diverses sources. Nous connaissons déjà le sort de 
Rahab : il fut noyé avec les cavaliers égyptiens. Mastéma et 
Duma retournèrent en Enfer, où les attendaient des affaires à 
régler. Même chose pour Uzza, à propos duquel quelques ex- 
perts disent qu'il s'agissait en fait de Semyaza, grand-père 
d'Og et l'un des chefs des anges déchus ; et que depuis l'épi- 
sode de la mer Rouge, et après sa liaison regrettable avec la 
jeune Ishtahar ( immortalisée par Byron ), il est suspendu tête 
en bas entre le Ciel et terre aux alentours de la constellation 
d'Orion. Pour les auteurs Grave et Patai ( Hebrew Mjths ), 
Semyaza est simplement la forme hébraïque du grec Orion. 

A Peniel, Dieu était l'adversaire de Jacob, comme le réa- 
lisa finalement ce dernier lorsque le jour se leva ( Genèse 
32:30 ). Mais après avoir médité sur le texte, nos savants rab- 
bins ont conclu que l'adversaire n'était pas Dieu mais un ange 
de Dieu, et que c'était soit Uriel, soit Gabriel, soit Michaël ou 
Métatron, ou même Sammael, prince de la mort 45 . 

44 Martin Buber, Taies ofthe Hasidim, Later Masters, chapitre sur Rabbi Yaakov de 
Sadagora. Alors que Dieu, naturellement, se réjouissait de la victoire de Son Peuple 
Elu, Il n'appréciait pas de voir Ses anges chanter victoire. Ainsi, les talmudistes dé- 
crivent Dieu imposant le silence à un chœur angélique qui chantait des alléluias 
pendant que l'armée égyptienne courrait au désastre, Dieu criant : « Comment (/ser- 
vons chanter dans l'allégresse quand mon œuvre [ c'est-à-dire les Egyptiens ] est en train de 
périr dans la meri » [ Réf. Ben Zion Bokser, The Wisdom ofthe Talmud, p. 117 ]. 

45 II existe plusieurs princes, ou anges de la Mort. A part Sammael, les plus impor- 
tants sont Kafziel, Kezef, Satan, Suriel, Yehudiam, Michaël, Gabriel, Métaron, 
Azrael, Abaddon/Apollyon. Ils sont tous sous les ordres de Dieu. Lorsqu'ils ne 
réussissent pas à accomplir leur mission, comme dans le cas de Moïse qui refusa 

28 



Quand Enoch fut enlevé au Ciel, Uriel était son guide 
angélique, selon le propre témoignage d'Enoch. Mais un peu 
plus loin, toujours dans 1 -Enoch, Uriel s'avère être Raphaël, 
puis Raguel, puis Michaël, et enfin, à nouveau Uriel. Appa- 
remment, c'était le même ange, car Enoch parle partout de 
« fange qui était avec moi ». Mais sans doute est-ce trop espérer 
de la logique d'Enoch. Comme nous l'avons vu, il est bien 
connu pour son manque de cohérence. Certes, nous ne dispo- 
sons pas de ses manuscrits originaux, pas plus que des pre- 
mières copies ; les écrits qui lui sont attribués nous sont par- 
venus sous une forme totalement corrompue, la plupart étant 
clairement « falsifiés » pour correspondre aux opinions des 
parties intéressées. Quoi qu'il en soit, il est difficile de croire 
qu'il était un esprit lucide, ou un envoyé spécial fidèle et juste, 
même s'il prétend avoir été témoin des incidents qu'il décrit. 

La Demeure des Anges 

L'habitat des anges nous laisse tout aussi perplexe. Au 
dire de Thomas d'Aquin, les anges ne peuvent pas occuper 
deux lieux en même temps ( théoriquement, ce ne serait pas 
impossible pour eux, vu qu'ils sont de purs esprits ). D'un au- 
tre côté, il peuvent en un clin d'œil voyager d'une place à l'au- 
tre, aussi reculée soit-elle. Dans l'angélologie, les cas où un 
ange réside ( ou préside ) simultanément dans deux ou trois 
Cieux ne manquent pas. Par exemple, dans Hagiga 12b, Mi- 
chaël est l'archistratège du 4 e Ciel. Là, il « sacrifie quotidienne- 
ment». Mais Michaël est également gouverneur des 7 e et 10 e 
Cieux. Comme pour Métatron, il est connu pour occuper « le 
trône voisin du trône de Gloire », ce qui établirait son siège au 7 e 
Ciel, la demeure de Dieu. Mais Métatron, ainsi que Michaël, 
est également locataire au 10 e Ciel, le primum mobile, qui est 
aussi la demeure de Dieu — à savoir quand Dieu ne réside pas 
au 7 e . 



d'abandonner son corps, alors Dieu agit lui-même comme Son propre ange de la 
Mort. D'après la légende (Ginzberg, l^a Légende des Juifs, III, 473), après que Dieu 
eût employé ses meilleurs arguments pour persuader Moïse qu'il serait mieux mort 
que vivant, et que le Législateur s'entêtait, Dieu descendit du Ciel ( en compagnie 
de Michaël, Gabriel et Zagzagel ) et «.prit tâme de Moïse avec un baiser-» (Jude 9). La 
légende dit aussi que Dieu enterra Moïse, mais « dans un endroit qui demeure inconnu, 
même à Moïse en personne ». 

29 



Gabriel, seigneur du premier Ciel, a été aperçu assis sur 
un trône « à la gauche de Dieu » ( le trône de Métatron doit ainsi 
se trouver à la droite de Dieu ) 46 . Ce qui indiquerait que la vé- 
ritable province de Gabriel n'est pas au premier Ciel, mais au 
7 e ou 10 e ( ce fut au 10 e Ciel qu'Enoch eut « la vision de la face 
du Seigneur» ). Néanmoins, d'après Milton dans Le Paradis Per- 
du ( IV, 549 ) Gabriel est un garde angélique en chef préposé 
au Paradis, et comme le Paradis se situe au 3 e Ciel, nous de- 
vrions donc y trouver l'Annonciateur campant sur son trône. 

En toute logique, on devrait rechercher Shamshiel, prince 
du Paradis 47 , dans Zebul ou Sagun ( le 3 e Ciel ) où loge Azrael, 
l'ange de la Mort suffragant 48 , près de l'Arbre de Vie. Mais 
certaines sources placent Shamshiel au 4 e Ciel ( également ap- 
pelé Zebul 49 ) et dont il a la charge. D'autre part, si l'on en juge 
Le Livre des Jubilés, Shamshiel devrait normalement surveiller le 
2 e ou le 3 e Ciel où demeurent les Veilleurs « tapis dans un déses- 
poir continuel» puisqu'il en est le chef. Qui plus est, Shamshiel, 
serait posté à la porte du premier Ciel, mais sous l'apparence 
de Shemuiel ( le gardien Archonte qui se tient aux fenêtres du 
Ciel « écoutant les louanges montant des synagogues et des maisons 
d'études»). Où réside alors Shamshiel? Manifestement, il se- 
rait bien difficile de le localiser en cas d'urgence. 

Dernier cas : Zagzagel ( ou Zagzagael ) prince de la Torah, 
« Ange aux trompettes de gloire », est le céleste garde du 4 e Ciel 
( n'oublions pas que Shamshiel en a aussi la charge... ). Mais 
dans le même temps, Zagzagel occupe le poste de sénéchal du 
7 e Ciel, et pose un épineux problème avec son intendance au 
4 e Ciel. C'est un désordre qui n'en finit pas ! On ne peut se re- 
tenir de crier, tel Goethe à l'approche de la mort : « Plus de lu- 
mière ! » 

Un Travail de Bénédictin ou 
Une Patience d'Ange 

Un contemporain du grand Hillel, Ben Hai Hai ( identi- 
fié avec un autre rabbin connu de son époque, Ben Bag Bag ) 



46 C'est aussi là « à la droite de Dieu Tout-Puissant » qu'est assis Jésus selon le Credo. 

47 Johiel, Zephon, Zotiel, Michaëi et Gabriel font partie des autres princes du Pa- 
radis. 

48 NdT : terme employé pour un évêque dépendant d'un archevêque, ou d'une 
personne qui peut donner son suffrage au sein d'une assemblée. 

49 Dans VHeptaméron d'Abano, Zebul désigne le 6 e Ciel. 

30 



avait l'habitude de dire : « La récompense est [ obtenue ] selon le 
labeur 10 ». Dans Faust, Goethe consolait ses lecteurs avec une 
maxime similaire : « Kiïhn das Mtihen, herrlich der Lohn », Travail 
courageux, noble récompense. 

S'il devait y avoir quelque récompense pour le travail de 
compilation de ce Dictionnaire, c'est de savoir que tous les ef- 
forts ont été fournis pour réduire au minimum les péchés de 
commission ou d'omission ( et personne ne sait mieux que 
moi combien de péchés auraient pu être commis au cours 
d'un tel travail). 

Il reste néanmoins de nombreux problèmes non réso- 
lus. Cela est dû à l'inaccessibilité de la plupart du matériel 
existant dans le domaine, ou au fait qu'il demeure indéchiffra- 
ble, ou parce que nous manquions de vivacité d'esprit et de 
sagesse pour les résoudre. De futurs enquêteurs, mieux équi- 
pés, pour qui certains sous-bois auront été défrichés, pourront 
peut-être trouver les solutions ainsi que d'autres noms d'anges 
qui, je n'en doute pas, apparaîtront lors de nouvelles décou- 
vertes. Je pourrais observer ici que la préservation d'un seul 
ange — pas une de ces créatures à rallonges — équivaut à pré- 
server toute une hiérarchie ( pour paraphraser le fameux dic- 
ton de Rabbi Nathan « celui qui préserve une vie, préserve un mon- 
de » ). La tâche n'est certainement pas aisée, mais elle pourrait 
s'avérer plus facile que celle de ce voyageur, quand il débuta 
sa quête, armé seulement d'une bien maigre idée sur le travail 
qui l'attendait. 

Pour conclure cette Apologia Pro libro suo, je choisis de ci- 
ter un article récemment publié à propos de l'apparence des 
anges qui laissait entendre que « vu l'emprise continuelle du surna- 
turel sur les esprits des hommes, et que croire en l'existence des anges ( et 
des démons ) est un article de foi dans deux des principales religions du 
monde et fait partie de la tradition d'au moins quatre d'entre-elles 
( perse, juive, chrétienne, musulmane ), il est fort probable que ces créa- 
tures ailées seront encore à nos côtés pendant très longtemps ». Certes, 
nous ne pouvons pas toujours savoir si nous sommes en pré- 
sence d'un ange ou d'un démon ou si nous sommes poussés 
par les « brises du Ciel ou les rafales de l'Enfer », mais le mieux est 
de rester sur ses gardes. Comme nous prévenait Paul, même 
Satan peut se montrer changé en ange de lumière. G. D. 



50 PirkéAbotb, chap. 6, Mishna 26. 

31 



Remerciements 

Au cours de la compilation de ce Dictionnaire, je me 
suis reposé sur les conseils, les connaissances et l'aide de tout 
un groupe d'amis. Certains ont lu les premières versions du 
manuscrit ; d'autres m'ont généreusement prêté des livres ; 
tandis que d'autres encore ont attiré mon attention sur des 
sources d'information que je n'aurais pas pu connaître autre- 
ment. A tous ceux-là, ma gratitude et mes remerciements. Sa- 
chant qu'une liste de personnes auxquelles on est débiteur 
n'est jamais vraiment complète, je demande l'indulgence à 
ceux dont les noms sont omis ici, non par un acte conscient 
mais par la vertu d'un manque de mémoire, une maladie, ai- je 
appris, de laquelle souffrent bien des êtres humains. 

Depuis presque le début, deux universitaires mon en- 
couragé et aidé ; et, parfois, ils m'ont même empêché de tom- 
ber dans des gouffres exégétiques : Dr. Harry M. Orlinsky, 
professeur biblique au Hebrew Union Collège Jewish Institute 
of Religion de New York, et le Dr. Abraham Berger, chef de 
la Division Juive à la Bibliothèque Publique de New York. En 
reconnaissance de ma dette à ces distingués collègues, je les 
absous en même temps de toute responsabilité pour toute 
sorte d'erreurs, omissions, péchés théologiques, assomptions 
indéfendables ou conclusions dont je pourrais être coupable, 
et qui pourraient naturellement survenir dans un travail de ce 
genre et de cette étendue, malgré tous les efforts pour les évi- 
ter. La responsabilité est totalement mienne. Et je l'endosse 
de bon cœur. Et je laisse le soin aux « anges et ministres de la 
grâce » d'Hamlet de me défendre. 

Dans la Division Orientale de la Bibliothèque Publique de 
New York où je me suis très souvent rendu ( et où je vais tou- 
jours ), j'ai grandement bénéficié du sympathique intérêt et du 
savoir presque sans limites de Francis Paar et Zia U. Missaghi 
( Ray Lord ). Ils n'ont compté ni leur temps, ni leur aide. 
Dans le Département des Livres Rares et dans les ailes de la Collec- 
tion Berg, j'ai trouvé les directeurs et membres du personnel 
tout aussi bien informés, obligeants et serviables. 

Gershom Scholem de l'Université hébraïque de Jérusa- 
lem, en répondant à mes demandes d'information sur l'identi- 



32 



té des émanations gauches et droites de Dieu (les Sefiras), 
m'a généreusement communiqué leurs noms et les sources où 
je pourrais les retrouver ( les textes du XVI e siècle de Jacob et 
d'Isaac ha-Cohen de Soria ). Je suis extrêmement redevable au 
Dr. Scholem. Je suis également redevable au Dr. Solomon 
Zeitlin du Dropsie Collège de Philadelphie, pour avoir tenté 
d'identifier les sept archanges qui « se tiennent devant la gloire du 
Seigneur» ( Uvre de Tobie ). Je suis redevable au Pr. Theodor H. 
Gaster de la Columbia University pour ses observations inté- 
ressantes sur l'ange Suriel ; et au Pr. Bruce M. Metzger de 
Princeton pour ses remarques claires sur le fait que Jeremiel et 
Uriel sont le même ange sous différents noms. Je suis égale- 
ment l'obligé du Dr. Meir Havazelet de la Yeshiva University, 
New York, qui a recueilli pour moi les anges des midrashim 
mineurs et qui n'a pas hésité à me téléphoner au milieu de la 
nuit pour m'épeler les noms des créatures ailées qu'il venait 
soudain de trouver ( dans les écrits des Hechaloth ou de la 
Merkabah ) de crainte qu'ils aient pu m'échapper. 

Je ferais preuve de négligence si je ne mentionnais pas 
ici l'aide qui m'a été apportée par la regrettée Hilda Doolittle, 
remarquable poète américain, expatriée depuis longtemps. 
Elle a été une avide lectrice d'ésotérisme, et une croyante dé- 
vote dans les anges qu'elle invoquait par noms et apostrophait 
en chansons. De Zurich, où elle s'était installée depuis plu- 
sieurs années, elle m'avait envoyé des livres rares de Kabbale 
pratique «pour notre bénéfice commun ». Notre amitié, bien que 
brève et tardive, est l'un de mes souvenirs les plus chers. 

Peut-être est-ce aussi l'endroit propice pour adresser 
mes remerciements aux éditeurs, auteurs, responsables de bi- 
bliothèques et de musées, conservateurs et propriétaires de ta- 
bleaux d'art pour m'avoir permis d'utiliser ces illustrations 
dont ils possèdent les droits de reproduction. Le crédit appro- 
prié est donné un peu partout dans ce livre où ces illustrations 
apparaissent. Et, pour leur coopération amicale, leur aide, leur 
patience et leur indulgence, je suis très heureux d'exprimer ma 
gratitude à l'équipe de production et à l'équipe éditoriale de 
Free Press et de la compagnie Macmillan. 

C'est peut-être aussi le lieu approprié pour évoquer l'in- 
térêt constant de ma femme Mollie, sa dévotion et sa con- 
fiance dans mon travail. Elle s'est toujours avérée la critique la 



33 



plus rigoureuse ( par conséquent, ma meilleure amie ). Je lui 
exprime toute ma gratitude et lui dois une dette de reconnais- 
sance dont je ne serai jamais capable de m'acquitter. 

Et maintenant, sans interruption, la liste de toutes les 
autres personnes, qui, au fil des ans, à un degré plus ou moins 
grand, et peut-être même sans le savoir, ont animé et amélioré 
mes travaux, même par une simple remarque, un hasard, une 
heureuse citation, la vérification d'une date ou d'un titre de li- 
vre. Les voici, de A à Y : John Williams Andrews, Pr. Charles 
Angoff, Oscar Berger, Rabbi Ben Zion Bokser, Joséphine 
Adams Bostwick, Edmund R. Brown, Eric Burger, Vera et 
Eduardo Cacciatore, Herbert Cahoon, Léo Cherne, Thomas 
Caldecot Chubb, Frank E. Comparato, Miriam Allen De 
Ford, Eugène Delafield, Arto DeMirjian Jr., Dr. Alfred Dorn, 
Alexis Droutzkoy, Dan Duffm, Richard Ellis, Professeur 
Morton S. Enslin, John Farrar, Emanuel Geltman, Dr. Jivko 
Ghelev, Louis Ginsberg, Dean Loyd Haberly, le regretté Pr. 
Moses Hadas, Geoffrey Handley-Taylor, Hector Hawton, Pr. 
Abraham Joshua Heschel, Richard Hildebrand, Calvin 
Hoffman, Arthur A. Houghton Jr., James Houston, W. Carter 
Hunter, Sulamith Ish-Kishor, Jeremiah Kaplan, Abraham Eli 
Kessler, John Van E. Kohn, Surya Kumari, Myra Reddin La- 
lor, Isobel Lee, Dr. Elias Lieberman, Dr. Gerhard R. Lomer, 
Eugenia S. Marks, Pr. Alfeo Marzi, Samuel Matza, Edward G. 
McLeroy, Gérard Previn Meyer, Martha Mood, Pr. Harry 
Morris, Kay Nevin, Rabbi Louis I. Newman, Louise Town- 
send Nicholl, Hugh Robert Orr, Jane Blaffer Owen, Mme 
Lori P. Podesta, Jane Purfield, Professeur Joseph Reider, 
Mme R. S. Reynolds, Sr., Rossell Hope Robbins, Leighton 
Rollins, Liboria Romano, Sylvia Sax, Howard Sergeant, Ro- 
bert Sargent Shriver Jr., Isaac Bashevis Singer, Chard Powers 
Smith, le regretté Pr. Homer W. Smith, Sidney Solomon, Pr. 
Walter Starkie, Rabbi Joshua Trachtenberg, Pr. Joseph Tusia- 
ni, Valéry Webb, Charles A. Wagner, Vivienne Thaul 
Wechter, Pr. Robert H. West, John Hall Wheelock, Estelle 
Whelan, Basil Wilby, Claire Williams, Pr. Harry A. Wolfson, 
Dr. Amado M. Yuzon. 



r**j 



A 



A'albiel : ange au service 
de l'archange Michaël [ref: 
M. Gaster, Sagesse des Chal- 
déens]. 

Aariel ( lion de Dieu ) : le 
nom d'un ange inscrit sur 
une amulette ophite (gnos ti- 
que ) à côté du nom du dieu 
Ialdabaoth ^ [ ref : Bonner, 
Etudes des Amulettes Magi- 
ques]. 

Aba : sommité angélique 
concernée par la sexualité 
humaine et qui peut être in- 
voquée lors de rites magiques 
cabalistiques. 




Aba est aussi un ange de 
bonté au service de Sarabotes 
( qui, chez les anges de l'Air, 
dirige le vendredi ) ¥ Abali- 
doth [ ref : de Abano, L'Hep- 
taméron ; Barrett, Le Mage ; 
Masters, Eros <ù°Evil\ 



Ababaloy : ange invoqué 
dans les incantations de Salo- 
mon. Ababaloy est men- 
tionné dans le manuel de ma- 
gie noire, Grimorium Verum. 

Abachta ( Abagtha, Abag- 
ta, Avagta): dans les écritu- 
res rabbiniques, Abachta est 
l'un des 7 anges de la Confu- 
sion, les 6 autres étant Barbo- 
nah ( ou Harbonah ), Bigtha, 
Carcas, Biztha, Mehuman et 
Zether. Abachta compte aus- 
si parmi les «presseurs du pres- 
soir» [ref: Ginzberg, La Lé- 
gende des Juifs, IV, 374 ]. 

Abaddon (Abbadon, Ab- 
badôn, le destructeur) : nom 
hébreu équivalent au grec 
Apollyon ( Apollyôn ), tous 
deux « ange du gouffre sans 
fond» selon Y Apocalypse 9:11 ; 
c'est l'ange, ou l'étoile, qui at- 
tache Satan pour mille ans 
dans ÏApocaljpse. 

Les Psaumes d'actions de grâ- 
ces ( ou Rouleau des Hymnes ), 
dont on a retrouvé dans les 
années 1950 une copie parmi 
les Manuscrits de la mer 
Morte, parle du « Chéol 
dAbaddon » et des « torrents 
de Bélial [ qui ] se précipitent 
dans Abaddon ». 



1 NdT: Fragment 1QH, colonne 11 
dans Les Manuscrits de la mer Morte, de 
Wise, Abegg et Cook, p. 111-112. 
Chéol, d'origine inconnue, est ortho- 
graphié aussi Shéol ou Schéol. Dans le 
début de l'Ancien Testament, il désigne 
simplement le séjour des morts ( bons 



Le texte apocryphe du I er 
siècle Antiquités Bibliques de 
Philon d'Alexandrie parle 
d'Abaddon comme d'un lieu 
( Chéol, enfer ), et non 
comme d'un esprit, d'un dé- 
mon ou d'un ange. Dans Pa- 
radis Reconquis IV-624, Milton 
emploie Abaddon de la 
même façon, comme un lieu, 
c'est-à-dire « la fosse ». 

Aussi loin que l'on puisse 
remonter, ce fut saint Jean 
qui, le premier, personnifia le 
terme et l'employa pour un 
ange. 

Dans les Actes de Thomas 
écrits au III e siècle, Abaddon 
est le nom d'un démon, ou 
du diable lui-même. Il en est 
de même dans Le Voyage du 
Pèlerin de Bunyan. 

Selon Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon, Abaddon 
est le nom que Moïse utilise 
pour invoquer Dieu afin qu'il 
fasse tomber une pluie de 
fléaux sur l'Egypte. Le caba- 
liste Joseph ben Abraham 
Gikatilla dénomme Abaddon 
comme la 6 e des 7 Maisons 
de l'Enfer ( arka ) sous la pré- 
sidence de l'ange Pasiel ^. 
Dans son Messie, Klopstock 
appelle Abaddon « l'ange som- 
bre de la mort ». Une référence 



et mauvais). L'idée d'un sort pénible 
dans ce pays des profondeurs n'appa- 
raît en fait qu'à partir d'Isaïe et d'Etçé- 
chiel ( Dictionnaire de la Bible, Laffont, 
1989). 



aux « ailes crochues » d'Abad- 
don se trouve aussi dans le 
poème de Francis Thompson 
Aux martyrs anglais [ ^ Apol- 
lyon]. 

L'ange Abaddon a aussi 
été identifié comme l'ange de 
la Mort et de la Destruction, 
démon de l'Abîme et chef 
des démons dans la hiérar- 
chie de l'Enfer où il est l'égal 
de Samael ( ou Satan ) [ ref : 
de Plancy, Dictionnaire Infer- 
nal ; Grillot, Musée des Sorciers, 
Mages et Alchimistes, p. 128 ]. 

Dans ce dernier ouvrage, 
Abaddon est « l'ange destruc- 
teur de l'Apocalypse». Chez 
Barrett, Le Mage, Abaddon 
est dépeint en couleurs 
comme l'un des « mauvais dé- 
mons ». 

Abadon : terme utilisé 
pour le monde inférieur, ou 
l'Enfer ( ¥ Abaddon ). L'or- 
thographe ( avec un </) pro- 
vient du Zohar (Deutéro- 
nome 286a). 

Abagtha ( Abachta ) 

Abalidoth : sommité cé- 
leste qui, comme l'ange Aba 
^, est concernée par la 
sexualité humaine. Abalidoth 
est l'ange-ministre servant le 
roi Sarabotes, en charge du 
vendredi chez les anges de 
l'Air [ref: Barrett, Le Mage 
II ; Masters, Eros &Epil]. 



36 



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1 






L'ange le plus connu au monde, celui de l'Amour, 
vu par William Bouguereau. 



Abalim ( Arelim ) : ordre 
d'anges connu dans l'angélo- 
logie chrétienne sous le nom 
de Trônes. L'assimilation est 
présentée ainsi dans Le Ma- 
ge : « les Trônes, que les Hébreux 
appellent Abalim, sont de grands 
anges, puissants et forts ». Les 
esprits commandants de l'or- 
dre des Abalim sont 
Zaphkiel -#• et Jophiel %. 

Aban : dans la tradition 
perse, Aban est ( ou était ) 
l'ange du mois d'octobre. Il 
gouverne aussi le 10 e jour de 
ce mois [ref : Hyde, Historia 
Religionis Veterum Persarum ]. 

Abariel : dans les traités 
de magie cérémonielle, Aba- 
riel est un ange utilisé pour 
les invocations. Son nom est 
inscrit sur le second pentacle 
de la lune [ ref : Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon]. 

Abaros ( Armaros ) 

Abasdarhon : ange su- 
prême régnant sur la 5 e heure 
de la nuit [ ref : Waite, Leme- 
geton], 

Abathur Muzania (Ab- 
yatur) : dans la cosmologie 
mandéenne, il est VUthra, ou 
l'ange, de l'étoile Polaire. Il 
préside à la balance sur la- 
quelle l'âme humaine est pe- 
sée après la mort. ^ Ashriel 
et Monker (l'ange noir ma- 
hométan ) auxquels on attri- 



bue la même tâche [ref: 
Drower, Les Mandéens d'Iraq 
et d'Iran]. 

Abay : un ange de l'ordre 
des Dominations ( Domi- 
nions ) invoqué dans les rites 
de conjuration cabalistiques. 

Abbadon ( Abaddon ) 

Abbadona : ange déchu 
de la famille des Séraphins 
qui fut pendant un temps 
compagnon élu du fidèle Ab- 
diel %r. Dans le chant 21 du 
Messie de Klopstock, Abba- 
dona, qui n'est pas totale- 
ment engagé dans la rébellion 
et qui pleure constamment 
son apostasie, est appelé 
« l'ange pénitent ». 

Cependant, on devrait re- 
marquer qu'un ange déchu ne 
peut pas se repentir — en tous 
cas pas dans la doctrine ca- 
tholique — car à partir du mo- 
ment où un ange pèche, il est 
« éternellement figé dans le mal » 
et, en conséquence, son es- 
prit ne peut penser que le 
mal. 

Abbaton : un nom de 
Dieu, ou d'un saint ange, uti- 
lisé dans les conjurations de 
Salomon pour commander 
les démons [ref: Mathers, 
La Grande Clavicule de Salo- 
mon]. Ce mot signifie « la 
mort », et, dans ce sens, Abba- 
ton est « la Mort » tout 



38 



comme il est aussi un esprit 
gardien dans l'Enfer [ref: 
l'ouvrage copte Livre de la Ré- 
surrection du Christ de l'Apôtre 
Barthélémy, dont des extraits 
sont cités par M. R. James 
dans Le Nouveau Testament 
Apocryphe]. 

Abdals ( les remplaçants ) : 
dans la tradition islamique, 
noms donnés aux 70 esprits 
dont l'identité est connue 
seulement de Dieu. 

Grâce à leur activité, le 
monde continue d'exister. 
Lorsque l'une de ces entités 
meurt ( apparemment les Ab- 
dals ne sont pas immortels ), 
une autre est secrètement 
nommée par Dieu pour la 
remplacer. 

Sur les 70, environ 40 rési- 
dent en Syrie ( Cf. « Les Jus- 
tes» dans le folklore juif, et 
les lamas en Inde ). 

Abdia ( serviteur ) : le nom 
d'un ange qui apparaît sur le 
cercle extérieur du penta- 
gramme de Salomon. Abdia 
est référencé dans le tableau 
1 56 de Waite, Lemegeton. 

La présence d'un ange 
dans un livre de magie noire 
ne signifie pas nécessaire- 
ment que c'est un ange dé- 
chu. Bon nombre de grands 
et de saints anges se retrou- 
vent dans des livres de magie 
noire ; il importe de savoir 



que beaucoup d'entre eux se 
trouvent aussi en Enfer, pos- 
tés là pour servir les desseins 
de Dieu, tout comme de 
mauvais anges se trouvent 
dans certains quartiers des 
Cieux (les Egrégores, par 
exemple ). 

Abdiel ( serviteur de Dieu ) : 
la plus ancienne référence à 
Abdiel en tant qu'ange se 
trouve dans Le Livre de l'Ange 
Razçiel, une œuvre cabalisti- 
que juive du Moyen-Age ré- 
digée en hébreu rabbinique 
et attribuée à Eléazar de 
Worms. 

Dans la Bible (2-Chroni- 
ques ), Abdiel n'est pas le 
nom d'un ange, mais d'un 
mortel, un Gedite, c'est-à- 
dire un habitant de Gilead. 
C'est sans aucun doute la 
première origine du nom. 
Abdiel figure aussi dans le li- 
vre de fiction d'Anatole 
France La Révolte des Anges : 
là, Abdiel est connu sous le 
nom d'Arcade. 

Dans Le Paradis Perdu de 
Milton, V, 805, 896, dès le 
premier jour des combats au 
Paradis, Abdiel est le « Séra- 
phin ardent» qui met en dé- 
route Ariel, Arioc et Ramiel 
( les anges rebelles de l'armée 
de Satan). Satan lui même 
est abasourdi par le « puissant 
coup d'épée» d' Abdiel. Milton 
acclame le Séraphin comme 



39 



« le seul fidèle parmi les innom- 
brables faux, indifférents, in- 
ébranlables, qu'on ne peut con- 
vaincre » ( 896-897 ). Dans 
son livre Milton et les Anges, le 
professeur West stipule p. 124 
qu'Abdiel, en tant qu'ange, a 
été inventé par Milton ; ce- 
pendant, p. 154, il signale cor- 
rectement qu'Abdiel se trou- 
ve dans Le Livre de l'Ange Ra- 
triel. 

Abdizriel(Abdizuel): dans 
la Kabbale, il est l'un des 28 
anges gouvernant les 28 mai- 
sons de la lune [ ref : Barrett, 
Le Mage]. Pour le nom des 
27 autres, voir les Annexes à 
la fin de ce dictionnaire. 

Abedumabal ( Bedrimu- 
lael ) : dans le Grimorium Ver- 
um, c'est un ange invoqué 
dans une prière magique. 

Abel {prairie} : les âmes 
arrivant au Paradis sont ju- 
gées par Abel qui est l'une 
des 12 Puissances engendrées 
par le dieu Ialdabaoth ^. 

Abel appartient aussi aux 
anges du 4 e Ciel dirigeant le 
Jour du Seigneur, et invoqué 
à partir de l'Est. 

Dans Le Testament d'Abra- 
ham 13:11, Abel est l'ange 
« devant lequel chaque âme doit 
apparaître pour être jugée après 
qu'Enoch, le scribe céleste, ait pris 
le livre dans lequel figure l'enregis- 
trement de tous ses actes » [ ref : 



Doresse, Les Livres Secrets des 
Gnostiques Egyptiens ; Barrett, 
Le Mage II]. 

Abelech ( Helech ) : dans 
la tradition occulte, un nom 
de Dieu ou d'un ange invo- 
qué pour commander les dé- 
mons [ref: Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon ]. 

Abezi-Thibod {père dé- 
pourvu d'avis) : dans la tradi- 
tion juive primitive, Abezi- 
Thibod est un autre nom 
pour Samael, Mastéma, Uzza 
et autres principaux démons. 

Il est un esprit puissant qui 
a combattu Moïse en Egypte, 
qui a endurci le cœur du pha- 
raon et qui a aidé ses magi- 
ciens. Il a été noyé avec 
Rahab -$■ dans la mer Rouge 
( c'est-à-dire la mer du Ro- 
seau). Il partage avec lui sa 
principauté sur l'Egypte. 

Dans Le Testament de Salo- 
mon (Jewish Quarterly Re- 
view, 1889, XI ), Abezi est le 
fils de Beelzeboul (Beelze- 
bub ) et le démon de la mer 
Rouge : «Je suis le descendant de 
l'archange », déclare-t-il. 

Abheiel : un des 28 anges 
gouvernant les 28 maisons de 
la lune. 

Abiou : son ange corres- 
pondant est Eiael &. 

Abiressia : dans la tradi- 
tion gnostique, Abiressia est 



40 



l'une des 12 puissances en- 
gendrées par le dieu Ialda- 
baoth [*■ Abel; ref: Do- 
resse, Les Livres Secrets des 
Gnostiques Egyptiens II ] . 

Ablati : dans les traités de 
magie de Salomon, Ablati est 
un ange invoqué dans les 
conjurations d'Uriel. Il est 
« F un des quatre mots que Dieu 
dit à son serviteur Moïse », les 
trois autres étant «Josta, Agla 
et Caila » [ ref : Grimorium 
Verum ; Shah, Le Savoir Secret 
de la Magie ; Waite, Le Livre de 
la Magie Cérémonielle ] . 

Aboezra : ange qualifié 
comme « le plus saint Abo- 
e%ra » dans Le Livre de la Ma- 
gie Cérémonielle. Il est invoqué 
dans la bénédiction du Sel, 
comme le prescrit le Grimo- 
rium Verum. 

"1 a -i D H "1 2 Ht 

2 i a a "i a « 

T 3 K "1 a » 
2 H "1 a X 

*î "1 3 4* 

*5 a » 
a ;sr 

Abracadabra (Je bénis la 
mort) : un des trois saints 
noms invoqués dans la con- 
juration de l'Epée. Ce mot 
est l'un des plus anciens en 
magie ; il vient de l'hébreu 
« ha brachah dabarah » ( dire la 
bénédiction). 



En tant qu'amulette, ou fé- 
tiche, écrit sur un parchemin, 
il était accroché autour du 
cou pour éloigner la maladie. 
Celui qui l'invoquait chantait 
le mot, tout en ôtant les let- 
tres une par une, jusqu'à ce 
qu'il ne lui reste plus que le 
« a » final [ -$• Abraxas ]. 

Abrael(Abru-El) 

Abragateh : un esprit, ou 
un ange, invoqué dans une 
prière de Salomon par le 
Maître de l'Art [ref: Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon}. 

Abramus ( Abrimas ) 

Abrasiel : ange de la T 
heure du jour, opérant sous 
la direction de Barginiel 
[ ref : « L'Art Pauline » Waite, 
Le Livre de la Magie Cérémo- 
nielle, p. 67 ]. 

Abraxas (Abraxis, Abra- 
sax, etc. ) : dans la théogonie 
gnostique, c'est l'Inconnu Su- 
prême ; dans la mythologie 
perse, la source des 365 émis- 
sions. 

Le nom d'Abraxas se 
trouve souvent gravé sur des 
pierres précieuses ; il est utili- 
sé comme une amulette ou 
pour une incantation. 

Dans la Kabbale, il est le 
prince des Eons. On le ren- 
contre dans L'Epée de Moïse, 
Le Livre de l'Ange Ra^el et 



41 



dans d'autres traités de magie 
et de mysticisme. 

Selon les plus anciens spé- 
cialistes de la mythologie, 
Abraxas est, ou était, un dé- 
mon et classé parmi les dieux 
égyptiens. 

Le mot « abracadabra » 
viendrait d'Abraxas. A l'ori- 
gine, c'était un mot dans le 
système gnostique exprimant 
les Eons ou les cycles de la 
création ; dans un sens plus 
profond, c'est un terme utili- 
sé pour Dieu. L'écrivain gno- 
stique Basilide ( qui aurait in- 
venté Abraxas, selon l'Ency- 
clopédie des Religions de For- 
long ) affirme qu' Abraxas 
était l'Archonte dirigeant des 
365 deux et qu'il agit comme 
médiateur entre les créatures 
animées terrestres et le divin. 




[ représentation d'un Abra- 
xas à tête de coq dans Budge, 
Amulettes et Talismans, p.208 ]. 

Abrid : dans la tradition 
occulte, ange de l'équinoxe 
d'été, particulièrement effi- 
cace comme amulette contre 



le mauvais œil [ref: Trach- 
tenberg, Magie Juive et Supersti- 
tion, p. 139, où Abrid est 
mentionné parmi une dou- 
zaine d'autres memunim, c'est- 
à-dire des anges-adjoints ]. 

Abriel : un des anges de 
l'ordre, ou autrefois de l'or- 
dre des Dominations, invo- 
qué dans les rites cabalisti- 
ques [ ref : Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse ]. 

Abrimas : un ange invo- 
qué à la fin du sabbat [ref: 
Trachtenberg, Magie Juive et 
Superstition, p. 139 ]. 

Abrinael ( Abrunael ) 

Abru-El {force de Dieu) : 
équivalent arabe de Gabriel 
[ ref : Forlong, Encyclopédie des 
Religions], 

Abrunael : un des 28 an- 
ges gouvernant les 28 mai- 
sons de la lune. Voir liste 
dans les Annexes. 

Absinthe : dans l'Apoca- 
lypse 8:11, Absinthe est le 
nom d'une étoile qui tomba 
du Ciel à la sonnerie du 3 e 
ange. D'après le Dictionnaire 
de la Sainte Bible ( American 
Tract Society, 1859), Absin- 
the « désigne un puissant prince, 
ou une puissance de Pair, V instru- 
ment des douloureux jugements 
pour un grand nombre de mé- 
chants ». 



42 



Du point de vue de saint 
Paul, Absinthe serait l'équiva- 
lent de Satan qu'il désigne 
comme le «prince de la puis- 
sance de l'air ». 

Marie Corelli, romancière 
anglaise romantique, est l'au- 
teur du livre intitulé Worm- 
wood (Absinthe). Dans une 
autre œuvre de fiction, Les 
Lettres de Screwtape de C. S. 
Lewis, Absinthe est un «jeune 
diable sur terre » à qui ces let- 
tres sont adressées, et neveu 
de Screwtape, celui-ci étant 
« un important fonctionnaire dans 
" l'Infériarchie " de Sa Majesté 
Satanique ». 

L'attention du lecteur doit 
se porter ici sur Hamlet, où 
Batista ( que je sois maudite 
dans un second mari ; nulle 
n'épouse le second sans tuer le pre- 
mier} n'obtient comme ré- 
ponse d'Hamlet qu'un « De 
f absinthe ! Voilà de l'absin- 
the /». Il est cependant peu 
probable que Shakespeare 
pensait à notre ange de 
l'Apocalypse ; il employa plu- 
tôt le mot pour exprimer un 
mauvais goût ou une amer- 
tume, sens exact du mot, 
puisqu'il provient du latin ab- 
sinthium. 

Absinthium : forme latine 
pour Absinthe ¥. 

Abtelmoluchos (Temeluch) 

Abuhaza : dans l'occul- 



tisme, un ange de bonté pour 
Arcan, le second étant le roi 
des anges de l'Air et dirigeant 
du lundi. Il est assujetti au 
vent d'Ouest [ref: Barrett, 
Le Mage]. 

Abuionij : dans Le Sixième 
et le Septième Livre de Moïse, et 
d'autres travaux occultes, un 
ange servant au 2 e Ciel. 

Abuiori ( Abuioro ) : dans 
un rituel magique, un ange 
du mercredi résidant tantôt 
au 2 e , tantôt au 3 e Ciel ( selon 
différentes sources). Il doit 
être invoqué à partir du Nord 
[ ref : de Abano, L'Heptamé- 
ron ; Barrett, Le Mage II ]. 

Abuliel : dans la tradition 
occulte juive, l'ange chargé 
de transmettre les prières. Il 
est mentionné par Joffe et 
Mark dans leur Grand Diction- 
naire du Langage Yiddish T. 1. 

Comme il n'est pas men- 
tionné par Margouliath, Ma- 
lache Rlyon ( Anges du Ciel ), 
ni dans aucun texte connu de 
la littérature des Palais, ni par 
Trachtenberg dans sa Magie 
Juive et Superstition, ou encore 
dans un quelconque ouvrage 
de Gershom Scholem, Abu- 
liel ne peut pas être considéré 
comme un ange de grande 
importance. 

Les anges suprêmes de la 
Prière sont Akatriel, Méta- 
tron, Raphaël, Sandalphon, 



43 



Michaël et Sizouze. Il est 
possible qu'Abuliel ait assisté 
l'un d'eux. 

Abuzohar : un des anges 
de la Lune, servant le lundi et 
sensible aux invocations de 
magie rituelle [ ref : Les Ad- 
mirables Secrets d'Albert le 
Grand]. 

Académie Céleste : corps 
d'instance composé d'anges 
qui se rassemblent pour juger 
les êtres humains lorsque ces 
derniers se présentent au Ciel 
pour leur jugement. Si un 
mortel se montre digne, il est 
« couronné de nombreuses couron- 
nes rayonnantes», mais s'il se 
révèle indigne, il est alors 
«poussé dehors et se tient au pied 
du pilier jusqu'à ce qu'il soit pris 
pour être châtié» [ref: Zohar, 
Balakl85b]. 

Acclamations : selon Ro- 
bert Fludd dans son Utriusque 
cosmi majoris et minoris historia, 
les Acclamations sont l'une 
des trois hiérarchies angéli- 
ques primaires, chacune étant 
subdivisée en trois hiérar- 
chies secondaires. Fludd ap- 
pelle les deux autres hiérar- 
chies primaires les Voix et les 
Apparitions. 



Achaiah ( difficulté) : dans 
la Kabbale, un des huit Séra- 
phins ; il est l'ange de la Pa- 
tience et de la Découverte 



des Secrets de la Nature. 
Chous est son ange corres- 
pondant. Pour son sceau ou 
signature, voir Ambelain, La 
Kabbale Pratique, page 260. 

Dans le Nouveau Testa- 
ment, Achaiah est une pro- 
vince romaine. Paul visite les 
églises de cette région (Actes 
18:12,27). 

Achamoth : un des Eons, 
et une fille de Pistis Sophia. 
Dans le gnosticisme ophite, 
Achamoth est la mère du 
dieu malfaisant Ildabaoth 
[ ref : King, Les Gnostiques et 
leur Héritage]. 

Achat tiel et Achathriel : 

noms angéliques inscrits sur 
des amulettes orientales ( ka- 
meoth) pour écarter le mal 
[ref: Schrire, Amulettes Hé- 
braïques]. 

Achazriel : ange qui oc- 
cupe le poste d'huissier dans 
le tribunal céleste [ ref : Deu- 
téronome Rabba]. 

Acheliah : c'est un ange 
dont le nom est inscrit sur le 
premier pentacle de la pla- 
nète Vénus [ref: Mathers, 
Grande Clavicule de Salomon ]. 

Achides : ange dont le 
nom est écrit sur le 3 e penta- 
cle de Vénus [ ref : Shah, Le 
Savoir Secret de la Magie ; Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon]. 



44 



Achsah : un esprit bien- 
veillant invoqué en prière 
dans les conjurations de Salo- 
mon par le Maître de l'Art 
[ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon}. 

Achtariel ( Akatriel ) 

Achusaton : un des 1 5 an- 
ges du Trône mentionné 
dans Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse. Voir les An- 
nexes pour le nom des 14 au- 
tres anges. 

Aciel : un des 7 sous-diri- 
geants planétaires des Enfers 
( que Cornélius Agrippa ap- 
pelle les Electeurs) servant 
sous la suzeraineté de l'ange 
Raphaël [ ref : Conybeare, Le 
Testament de Salomon ]. 

Aclahaye : génie de la spé- 
culation ou des jeux d'ar- 
gent ; il est aussi l'un des gé- 
nies de la 4 e heure [ref: 
Apollonius de Tyane, Nucté- 
méron]. 

Acrabiel : ange gouver- 
nant un des signes du zodia- 
que [ ref : Agrippa, La Philo- 
sophie Occulte 'III]. 

Adabiel : un des 7 Arch- 
anges dans La Hiérarchie des 
Saints Anges ( Heywood ). 
C'est probablement une autre 
forme du nom Abdiel ¥. 

Adabiel exerce son empire 
sur la planète Jupiter ( d'au- 



tres sources donnent Mars). 
Il est parfois donné comme 
l'équivalent de Zadkiel, ou 
même du roi de l'Hadès, 
Nergal. 

Adadiyah : un nom parmi 
la centaine donnés à Méta- 
tron. 

Adad : dans la mythologie 
assyro-babylonienne, la divi- 
nité du tonnerre ; également 
« seigneur de la prévoyance » 
[ ref : Huyghe Encyclopédie La- 
rousse de la Mythologie, p. 59 ]. 

Adam ( homme ) : dans Le 
Livre d'Adam et Eve 1-10, 
Adam est nommé « l'ange 
brillant». Dans 2-Enoch, il est 
un « deuxième ange ». 

Lorsqu'il fut créé, Adam 
arriva de « la terre au firma- 
ment » selon le Midrash Be- 
reshith Rabba. 

Dans la Kabbale, selon 
Pistorius, Adam est la 6 e 
Sephira Tiphereth ( signifiant 
beauté). Rabbi Meir déclare 
que la poussière d'Adam fut 
rassemblée de toutes les par- 
ties de la terre 1 . Le Talmud 
rapporte qu'Adam était au 
début androgyne et l'image 
exacte de Dieu (qui de la 
même façon a été conçu an- 
drogyne ). 

Dans L'Apocalypse de Moïse, 
l'histoire dit qu'Adam fut vite 

1 NdT: rassemblée par les anges afin 
que Dieu puisse le façonner. 



45 



emmené au Ciel dans un char 
enflammé. Une autre légende 
raconte qu'il fut sorti de l'En- 
fer par Jésus, et transporté au 
Ciel avec les autres « saints en- 
chaînés ». 

Il existe encore une autre 
légende relatée dans la 'Révéla- 
tion de Moïse ( Bibliothèque des 
Pères Ante-Nicéens, 8 ) qui pré- 
cise qu'Adam fut enterré par 
quatre anges, Uriel, Gabriel, 
Raphaël et Michaël. 

Dans La Kabbale Révélée, 
Mathers dit que la totalité des 
dix Sefiroth représente, ou 
constitue, l'homme arché- 
type, Adam Kadmon [ -#• Ra- 
ziel, l'ange d'Adam ]. 

Adatiel : un esprit de l'Air 
invoqué en magie rituelle. 
Dans le traité de goétie Le 
Corbeau Noir, Adatiel est dé- 
peint comme vêtu d'un « am- 
ple manteau noir et blanc » ; mais 
dans Magia [ ref : Butler, Ma- 
gie Rituelle ] il est représenté 
dans un « ample manteau bleu ». 

Adeo : un ange de l'ordre 
des Dominations, selon Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse. Adeo est invoqué dans 
les rites magiques. 

Adernahael (Adnachiel?) : 
Dieu donna à cet ange une 
formule magique fixée sur 
une amulette éthiopienne 
afin de soigner la colique et 
les problèmes d'estomac 



[ ref : Budge, Amulettes et Ta- 
lismans, p. 186]. 

Adhaijijon : un ange du 
Sceau, invoqué dans les rites 
de conjuration [ref: Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse]. 

Adhar : un des nombreux 
noms de l'ange Métatron. 

Adiel : dans la tradition 
écrite des Hechaloth (Ma'as- 
seh Merkabah ), un garde an- 
gélique de la 7 e entrée céleste. 

Adimus : il appartenait à 
la demi-douzaine d'anges re- 
jetés par les évêques lors du 
concile de Rome de 745, 
avec entre autres Uriel ( sic ), 
Raguel et Simiel. Les évêques 
qui invoquèrent ces anges ou 
approuvèrent leur vénération 
furent excommuniés [ ref : 
Heywood, La Hiérarchie des 
Saints Anges]. 

Adir ( Adiri, Adiron, Adi ) 
un ange invoqué dans les 
opérations de conjuration par 
un raccourcissement progres- 
sif de son nom ; il est égale- 
ment un des multiples noms 
de Dieu [ ¥ Adiririon]. 

Adirael ( magnificence de 
Dieu) : c'est l'un des 49 es- 
prits, autrefois haut placés, 
servant maintenant Belzebud 
sous-prince de l'Enfer [ref: 
Mathers, Le Livre de Magie Sa- 



46 



crée d'Abra-Melin le Mage, p. 
108]. 

Adiram : ange invoqué 
dans la bénédiction ou l'exor- 
cisme du Sel [ ref : Gtimorium 
Verum\ 

Adiriah : ange résidant au 
T Ciel [ref: Margouliath, 
Malache Elyon\ 

Adiriel : un ange résidant 
du 5 e Ciel d'après le Zohar 
[& Adiririon]. 

Adirir(i)on ( Adir, Adri- 
ron ) : chef angélique de « la 
force de Dieu » ; également un 
nom de Dieu. Adiririon est 
invoqué sous forme d'une 
amulette contre le mauvais 
œil. 

Il est dit qu'Adiririon est 
un garde, présent dans l'une 
des entrées, ou palais, du pre- 
mier Ciel. 

D'après Margouliath, Ma- 
lache Eljon, Adiririon pourrait 
être l'équivalent d'Adiriel 
[ ref : Scholem, Tendances ma- 
jeures du Mysticisme Juif; 
Trachtenberg, Magie Juive et 
Superstition]. 

Dans Sefer Ra%el ( Le Livre 
de l'Ange Ra^iel), Adirion ou 
Adiririon est un « Dieu guéris- 
seur loyal, entre les mains duquel 
se trouvent les membres célestes et 
terrestres de la maison ». 

Adityas : les remarquables 
dieux du panthéon védique, 



composé de 7 divinités, ou 
anges, avec Varuna comme 
chef. Les six autres sont : Mi- 
thra, Savitar, Bhaga, Indra, 
Daksha, Surya [ ref : Gaynor, 
Dictionnaire du Mysticisme ; 
Redfield, Dieux : un Diction- 
naire des divinités de tous les 
pays}. 

Adjuchas : génie des ro- 
ches : c'est aussi un des gé- 
nies de la 11 e heure [ref: 
Apollonius de Tyane, Nucté- 
mêron ; Lévi, Magie Transcen- 
dantale\ 

Admael : l'un des 7 Arch- 
anges exerçant son autorité 
sur la Terre. Il est en général 
placé au 2 e Ciel [ ref : Encyclo- 
pédie Juive, Angélologie ]. 

Adnachiel ( Adernahael, 
Advachiel ) : ange du mois de 
novembre, exerçant sa sou- 
veraineté sur le signe du Sa- 
gittaire. Adnachiel alterne 
avec Phaleg en tant qu'ange 
dirigeant l'ordre des Anges 
[ref: Heywood, La Hiérar- 
chie des Saints Anges ; Barrett, 
Le Mage ; Budge, Amulettes et 
Talismans ; de Plancy, Diction- 
naire Infernal; Camfield, Un 
Discours Théologique sur les An- 
ges}. 

Adnai {plaisir) : ange dont 
le nom est inscrit sur le pen- 
tacle de la planète Vénus 
[ref: Mathers, La Grande 



Al 



Clavicule de Salomon; Shah, Le 
Savoir Secret de la Magie ] . 

Adnarel ( mon seigneur est 
Dieu) : dans les textes d'En- 
och, l'un des dirigeants angé- 
liques d'une saison, habituel- 
lement l'hiver [ ■#■ Narel ]. 

Adoil ( main de Dieu ) : 
créature de lumière, d'es- 
sence originelle ou divine, 
appelée des profondeurs in- 
visibles, et qui, sur l'ordre de 
Dieu, éclate en « mille » mor- 
ceaux. Cela eut lieu ( d'après 
2-Enoch ) lorsque Enoch visi- 
ta les 10 Cieux. 

Toutes les choses visibles 
du monde sont issues 
d'Adoil. Son nom n'apparaît 
que dans 2-Enoch. Le profes- 
seur Charles y voit une modi- 
fication de la théorie de l'œuf 
primordial de l'univers issue 
d'un ancien mythe égyptien. 

Adonael : dans Le Testa- 
ment de Salomon, un des 
7 Archanges, et le seul ange 
capable de vaincre les dé- 
mons de la maladie, Bobel 
( Bothothel ) et Metathiax 
[ref : 3 -Enoch]. 

Adonaeth : en faisant ap- 
pel à l'ange Adonaeth, le dé- 
mon Ichthion ( qui cause la 
paralysie) peut être mis en 
déroute [ ref : Shah, Le Savoir 
Secret de la Magie], 

Adonai ( Adonay, Dieu ) : 



un des 7 Elohim, ou anges de 
la Présence ( créateurs de 
l'univers ) dans la mythologie 
phénicienne. 

Adonai est aussi un ange 
invoqué dans la conjuration 
de la Cire (lors d'opérations 
magiques de Salomon) et 
dans les exorcismes du feu. 

Dans le gnosticisme oph- 
ite, Adonai est l'un des 7 an- 
ges générés par Ildabaoth « à 
sa propre image » [ ref : King, 
Les Gnostiques et leur Héritage ] . 

Dans l'Ancien Testament, 
Adonai est un autre nom de 
Dieu : « quand j'ai pitié du 
monde, je suis Adonai ». 

Adonaios (Adonaiu, Ado- 
neus ) : dans le système oph- 
ite ( gnostique ), un des 7 Ar- 
chontes ou Potentats consti- 
tutifs des Hebdomad, les di- 
rigeants les 7 Cieux ; c'est 
également l'une des 12 Puis- 
sances engendrées par le dieu 
Ialdabaoth [ ref : Origène, 
Contra Celsum ; Doresse, Les 
Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens]. 

Adoniel : chez Waite, Le- 
megeton, ange commandant en 
chef de la 12 e heure de la 
nuit, servant sous les ordres 
de Sarindiel. Son nom est 
inscrit sur le 4 e pentacle de la 
planète Jupiter à côté du 
nom de l'ange Bariel. Le pen- 
tacle est reproduit par Ma- 



48 



thers, La Grande Clavicule de 
Salomon, planche IV. 

Adossia (fictif): arch- 
ange superviseur dans le my- 
the cosmique de Gurdjieff, 
Récits de Bél^ebutb à son petit- 
fils. 

Adoth : dans Le Sixième et 
le Septième Uvre de Moïse, un 
Chérubin ou un Séraphin uti- 
lisé dans les rites de conjura- 
tion. 

Adoyahel : dans la Kab- 
bale, un ange de bonté. Il est 
l'un des 15 anges du Trône 
énumérés dans Le Sixième et 
le Septième Uvre de Moïse. Voir 
liste dans les Annexes. 

Adrael {mon aide est 
Dieu) : un ange servant au 
premier Ciel [ ^ Adriel ]. 

Adrai : dans Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon, 
Adrai est un ange invoqué 
dans la conjuration de l'En- 
cre et des Couleurs. 

Adram(m)elech(k) ( roi de 
feu) : un des deux anges du 
Trône, habituellement asso- 
cié à Asmadai #. Dans la dé- 
monologie, Adramelech est 
le 8 e des 10 Archidémons, un 
grand ministre et chancelier 
de l'Ordre de la Mouche 
( Grande Croix ), ordre dont 
on dit qu'il a été fondé par 
Beelzebub. 



Selon les rabbins, Adrame- 
lech se manifeste sous la 
forme d'un mulet ou d'un 
paon, quand on l'invoque. 
Chez Seligmann, Histoire de la 
Magie, il est représenté sous la 
forme d'un cheval. 

Dans 2-Rois 17:31, Adra- 
melech est le dieu de la colo- 
nie sefarwaïte en Samarie à 
qui l'on sacrifiait les enfants. 
Il a été assimilé au babylo- 
nien Anu et à l'ammonite 
Moloch. 

Dans son Paradis Perdu, 
Milton parle d'Adramelech 
comme « idole des Assyriens» 
(ici le nom vient de la my- 
thologie assyrienne ) et dans 
le même ouvrage ( VI, 365 ), 
Adramelech est un ange dé- 
chu, vaincu au combat par 
Uriel et Raphaël. 

Pour Klopstock (Le Mes- 
sie ) Adramelech est « f ennemi 
de Dieu, plus grand en mal- 
veillance, en ruse, en ambition et 
en malice que Satan, un diable 
plus brusque, un hypocrite plus 
profond». Voir la représenta- 
tion dans Schaff, Un Diction- 
naire de la Bible, p. 26, où 
Adramelech est barbu et ailé 
avec le corps d'un lion. De 
Plancy, Dictionnaire Infernal 
( édition de 1863 ), le montre 
sous l'apparence d'un mulet 
avec des plumes de paon. 

Adrapen : principal ange 
de la 9 e heure de la nuit, ser- 



49 



vant sous Nacoriel [ ref : 
Waite, Lemegeton ]. 

Adriel ( mon aide est Dieu ) : 
un des 28 anges dirigeant les 
28 maisons de la lune. Adriel 
est aussi l'un des anges de la 
Mort, d'après Heywood, La 
Hiérarchie des Saints Anges, en 
quoi il est prétendu « tuer tou- 
tes les âmes vivantes lors des der- 
niers jours ». 

Dans le 0%ar Midrashim II, 
316a et 317, Adriel est l'un 
des gardes angéliques aux 
portes du Vent du Sud ( et 
aussi du Vent d'Est ). 

Adrigon : un des multiples 
noms de Métatron. 

Aduachiel ( Adnachiel ) 

Advachiel ( Adnachiel ) 

Aebel : un des trois anges 
de bonté ( avec Shetel et 
Amish) que Dieu désigne 
pour servir Adam. D'après 
Yalkut Reubeni et Le Livre 
d'Adam et Eve, les trois anges 
«font rôtir la viande» pour 
Adam et même « mélangent 
son vin ». 

Aeglun : génie de la fou- 
dre et l'un des génies de la 
11 e heure [ref: Apollonius 
de Tyane, Nuctéméron]. 

Aehaiah : un des 72 anges 
portant le nom mystique de 
Dieu Shem Hamphorash 
[ ref : Barrett, Le Mage II ]. 



Aeshma : mot servant de 
base pour Asmodeus^. Dans 
le mythe perse, Aeshma est 
l'un des 7 Archanges, c'est-à- 
dire l'un des Amesha spentas. 

A son tour, le nom vient 
du Zend Aeshmo daeva (le 
démon Aeshma ). 

Af ( colère ) : l'un des anges 
de la Destruction, un prince 
du courroux, régnant sur le 
décès des mortels. Un jour, 
en compagnie de Hemah $-, 
Af avala Moïse jusqu'à son 
« membre circoncis » mais dut le 
recracher quand Zipporah 
( la femme du prophète ) cir- 
concit son fils Gershom, 
apaisant ainsi la colère de 
Dieu vis à vis du Législateur 
qui avait apparemment négli- 
gé le rite. 

Af réside au 7 e Ciel et sa 
taille atteint les 500 parasan- 
ges 1 . Il est «forgé de chaînes de 
feu noir et rouge » [ ref : Le Zo- 
har ; Ginzberg, La Légende des 
Juifs II, 308, 328; Midrash 
Tehillim]. 

Af Bri : ange qui soutient 
le peuple d'Israël ; il exerce 
son contrôle sur la pluie ( ^ 
Matarel), [ref: Margouliath, 
Malache Eljon ]. 

Afafiel : dans la tradition 
écrite des Hechaloth (Ma'as- 



1 NdT : le parasange était une mesure 
itinéraire chez les Perses qui valait 
5.250 mètres. 



50 



seh Merkabah ), un garde an- 
gélique posté à la 7 e entrée 
céleste. 

Afarof (Afriel) 

Affafniel : ange courroucé, 
prince à 16 visages (4 sur 
chaque côté de sa tête) et qui 
changent constamment d'as- 
pect [ ref : Le Livre de l'Ange 
Ra%el]. 

Afkiel : dans les textes des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique sta- 
tionné aux portes de la 5 e en- 
trée céleste. 

Afriel (Afarof) : un ange 
de la Force ( Puissance ? ) qui 
pourrait être Raphaël sous 
une autre apparence [ ref : 
Montgomery, Textes Incanta- 
toires Araméens de Nippur ; 
Schwab, Vocabulaire de l'Angé- 
lologie]. 

Dans Le Testament de Salo- 
mon, Afarof est réputé possé- 
der le pouvoir de déjouer les 
machinations du démon Obi- 
zuth, une tueuse d'enfants. 

Afsi-Khof: un ange qui 
gouverne le mois d'Av ( juil- 
let-août ), mentionné par 
Schwab dans Vocabulaire de 
l'Angéhlogie. 

Aftemelouchos : selon la 
légende contée dans Antholo- 
gie Falasha, c'est un ange du 
Tourment qui, au Ciel, porte 



une fourche de feu sur la ri- 
vière enflammée [ref: Apo- 
calypse de Paul]. 

Aftiel : dans la tradition 
rabbinique, l'ange du Crépus- 
cule. Il est mentionné par 
Schwab, Vocabulaire de l'Angé- 
lologie. 

Agad : chez Ambelain, La 
Kabbale Pratique, un ange de 
l'ordre des Puissances. Dans 
Sagesse, un de ses poèmes, le 
poète Hilda Doolitde men- 
tionne Agad. 

Agaf: ange de Destruc- 
tion, invoqué dans les rites 
cérémoniels à la fin du sabbat 
[ ref : Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition ] . 

Agalmaturod : selon Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon, « un très saint Ange de 
Dieu» invoqué dans les opé- 
rations magiques. 

Agares ( Agréas ) : autre- 
fois dans l'ordre des Vertus, 
Agares est maintenant duc de 
l'Enfer, servi par 31 légions 
d'esprits infernaux. Il se ma- 
nifeste sous la forme d'un 
vieil homme à cheval sur un 
crocodile et portant un au- 
tour. Il apprend les langues et 
peut provoquer des tremble- 
ments de terre. Son sceau ou 
signature se trouve dans 
Waite, Le Livre de la Magie 
Noire et des Pactes, p. 166. 



51 



D'après la légende, Agares 
était l'un des 72 esprits que 
Salomon aurait emprisonné 
dans un récipient en cuivre, 
et jeté dans un lac profond 
( ou banni en basse Egypte ). 

Agason : un esprit angéli- 
que invoqué dans les conju- 
rations de Salomon comme 
« ton très saint nom Agason » 
[ ref : Grimorium Verum\. 

Agathodaemon : dans le 
gnosticisme, « le serpent [ Séra- 
phin] à 7 voyelles, le Christ». 
Dérivé du serpent égyptien 
Agathodaimon, le bon esprit, 
opposé à Kakadaimon, le 
mauvais esprit. 

Agathodaemon a égale- 
ment été désigné comme un 
ange gardien et identifié à 
Hermès, « le porteur du bien, 
l'ange debout à côté de Tyche» 
[ ref : Harrison, Epilogomène à 
l'Etude de la Religion Grecque, p. 
296 ; de Plancy, Dictionnaire 
Infernal ; Spence, Une Encyclo- 
pédie de l'Occultisme ; Bla- 
vatsky, Ea Doctrine Secrète ]. 

Agbas : dans la tradition 
écrite des Hechaloth (Ma'as- 
seh Merkabah ), un garde an- 
gélique posté à la 4 e entrée 
céleste. 

Aggée : ( Haggai ) 

Agiel : un nom d'ange ins- 
crit sur le premier pentacle 
de la planète Mercure. Selon 



la doctrine des Talismans de 
Paracelse, Agiel est l'Intelli- 
gence ( c'est-à-dire l'esprit, 
l'ange ) présidant la planète 
Saturne, agissant de concert 
avec l'esprit Zazel [ref: 
Christian, E'Histoire et la Pra- 
tique de la Magie I, 31 8 ] . 

Agkagdiel : dans la tradi- 
tion écrite des Hechaloth 

( Ma'asseh Merkabah ), c'est 
un garde angélique posté à la 
7 e entrée céleste. 

Agla : dans la Kabbale, un 
ange du Sceau appelé dans la 
conjuration du Roseau ; c'est 
aussi un esprit invoqué dans 
les conjurations du Lundi 
adressées à Lucifer. Dans les 
rites d'exorcisme, Agla est 
souvent invoqué car c'est un 
mot magique puissant pour 
l'exorcisme des démons. 

En outre, Agla est un nom 
de Dieu que Joseph invoqua 
lorsqu'il fut délivré de ses frè- 
res. Agla est une combinai- 
son des premières lettres des 
quatre mots hébreux signi- 
fiant « Vous êtes à jamais puis- 
sant, ô Seigneur» ( atha gadol 
leolam Adonaï) [ ref : Mathers, 
Ea Grande Clavicule de Salo- 
mon ; Waite, Ee Eivre de la 
Magie Noire et des Pactes ; de 
Plancy, Dictionnaire Infernal]. 

Agmatia : ange d'origine 
inconnue, mentionné par 
Scholem, Gnosticisme Juif, 



52 



Mysticisme de la Merkabah et 
Tradition Talmudique. 

Agniel : dans le Zohar 
(Tikkun suppl.), 4 e des 10 
Sefîroth « non saintes ». 

Agrat bat Mahlat : ange 
de la prostitution, une des 
trois partenaires sexuelles de 
Sammael $\ Les deux autres 
sont Lilith et Naamah. 

Agréas ( Agares ) 

Agromiel : garde angéli- 
que du 6 e Ciel, [ref: O^ar 
Midrashim, 1, 1 1 6 ] . 

Aha : ange de l'ordre des 
Dominations ; un esprit de 
feu utilisé dans les opérations 
magiques cabalistiques [ref: 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse]. 

Ahabiel : dans Montgo- 
mery, Textes Incantatoires Ara- 
méens de Nippur, un ange in- 
voqué dans les sortilèges 
amoureux. 

Ahadiel : ange faisant res- 
pecter la loi, comme il est 
précisé chez Margouliath, 
Malache Elyon [ ¥ Akriel ]. 

Ahadiss : ange qui exerce 
son autorité sur le mois de 
Heshwan ( octobre et no- 
vembre) [ref: Schwab, Vo- 
cabulaire de l'Angélologie]. 

Ahaha : ange du Sceau, 
utilisé en conjuration [ref: 



Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse}. 

Ahaij : dans Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse, un es- 
prit de la planète Mercure au- 
quel on fait appel en magie 
rituelle. 

Ahamniel : un des princi- 
paux princes angéliques, 
adoubé par Dieu [ref: M. 
Gaster, L'Epée de Moïse, XI ]. 

Ahaniel : un des 70 anges 
figurant sur une amulette 
pour femme en couches, 
énumérés par Margouliath, 
Malache Elyon [ref: Le Livre 
de F Ange Ra^el ; Budge, 
Amulettes et Talismans ] . 

Ahariel : dirigeant angéli- 
que du 2 e jour, servant sous 
les ordres de Gabriel [ ref : 
Margouliath, Malache Elyon ]. 

Ahassior : dirigeant angé- 
lique du mois de Tevet ( dé- 
cembre et janvier) [ref: 
Schwab, Vocabulaire de l'Angé- 
lologie]. 

Ahaviel : nom d'ange ins- 
crit sur une amulette orien- 
tale hébraïque ( kamea ) pour 
écarter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ] . 

Ahiah ( Hiyyah ) : fils de 
l'ange déchu Semyaza -$■ 
[ref: Ginzberg, La Légende 
des Juifs III, 340]. 

On devrait remarquer ce- 



53 



ci : tandis que les anges ( de 
purs esprits ) ne peuvent pas 
propager leur espèce, les an- 
ges déchus ( corrompus et 
démoniaques ), eux, en sont 
capables. 

Ahiel {frère de Dieu) : un 
des 70 anges figurant sur une 
amulette pour femme en 
couches, un assistant de 
l'ange Qaphsiel ( Kafsiel ), di- 
rigeant du 7 e jour [ref: Le 
Uvre de l'Ange Rai^el]. 

Ahjma'il : dans la tradi- 
tion arabe, un ange gardien 
invoqué dans les rites d'exor- 
cisme [ ref : Hughes, Un Dic- 
tionnaire de l'Islam, Anges ]. 

Ahriman (Ariman, Ahar- 
man, Angro-Mainyus, Dah- 
ak, etc. ) : le prince perse du 
mal, prototype du Satan 
chrétien. D'après Zoroastre, 
qui fut tenté par l'insigne dia- 
ble et qui sortit triomphant 
de la rencontre, ce fut Ahri- 
man qui apporta la mort au 
monde en tuant le prototype 
de l'homme et de chaque 
bête [ ref : Forlong, Encyclopé- 
die des Religions ] . 

Ahriman n'était pas entiè- 
rement mauvais avant la pé- 
riode sassanide 1 . Il fut même 
un temps où les rois mages 
sacrifiaient à Ahriman. S'il est 
l'équivalent d'Ahura Mazda, 



1 NdT: dynastie perse, de l'an 224 à 
642. 



et aussi suprême en pouvoir, 
il sera en revanche vaincu à 
la fin par le grand Perse « sei- 
gneur omniscient du ciel et de la 
terre ». 

Ahura ( Asuras ) 

Ahzariel : nom d'ange ins- 
crit sur une amulette orien- 
tale ( kamea ) pour écarter le 
mal [ ref : Schrire, Amulettes 
Hébraïques]. 

Aiavel : un des 72 anges 
gouvernant les signes du zo- 
diaque. Voir la liste des 72 
noms dans les Annexes. 

Aiel : ange de l'Air, diri- 
geant du Jour du Seigneur 
( dimanche ), gouverneur de 
l'un des 12 signes du zodia- 
que (Bélier). Il réside au 4 e 
Ciel et doit être invoqué à 
partir du Nord. Il est l'une 
des « triplicités ardentes » [ ref : 
de Abano, UHeptaméron ; 
Waite, Lemegeton ]. 

Ailoaios : dans la tradition 
gnostique, dirigeant de la 2 e 
porte « menant à l'Eon des Ar- 
chontes» [voir l'invocation à 
Ailoaios dans les ouvrages 
d'Origène, reproduite par 
Legge, Précurseurs et Rivaux du 
Christianisme II, 73 ] . 

Aishim ( les feux ) : selon le 
Zohar, les Aishim constituent 
un ordre d'anges. Le terme 
vient des Psaumes 104:4 « qui 



54 



fait de ses esprits des anges, et du 
feu ardent ses ministres » [ # 
Is(c)him ]\ 

Aisthesis ( Thelesis, libre 
arbitre) : dans le gnosticisme, 
une grande lumière émanant 
de la volonté divine. 

Akae {serment) : selon M. 
Gaster, Logos Ebraikos et le 
Livre d'Enoch, le mot Akae si- 
gnifie « l'ineffable nom de Dieu, 
la connaissance qui donne à 
F homme le pouvoir d' agir presque 
comme un être supérieur». Voir 
aussi Kasbeel &, « chef des ser- 
ments ». 

Dans 1 -Enoch 69:14, l'ange 
Kasbeel «place cet Akae dans 
la main de Michaël». C'est 
grâce au pouvoir et aux se- 
crets de ce serment que « la 
mer fut créée et la terre fondée sur 
l'eau ». 

Akat(h)riel Yah Yehod 
Sebaoth (Achtariel, Aktriel, 
Ketheriel, Yehadriel ) : un 
des grands princes du Juge- 
ment placé au-dessus de tous 
les autres anges. Il est équiva- 
lent à « l'ange du Seigneur», un 
terme fréquemment utilisé 
pour le Seigneur en personne 
dans l'Ancien Testament. 

Elisha ben Abuya, un des 
quatre sages qui ont visité le 
Ciel de leur vivant, témoi- 



1 NdT : voir aussi à Ministres, où l'Epî- 
tre aux Hébreux donne pratiquement la 
même phrase. 



gne : « lorsque je suis monté au 
Paradis, j'ai vu à l'entrée Aka- 
triel YHWH, Seigneur des Ar- 
mées et 120 myriades d'anges de 
bonté l'entouraient». Selon la 
Kabbale, Aktariel est le nom 
de la divinité, telle que mani- 
festée sur le trône de Gloire. 

Dans un traité apocalypti- 
que du VIII e siècle parlant 
d'Aktariel, Métatron apparaît 
une ou deux fois à la place 
d'Aktariel [ref : Talmud Ber- 
achoth 7a ; Cordovéro, Pardes 
Rimmonim ; Scholem, Gnosti- 
cisme Juif Mysticisme de la Mer- 
kabah et Tradition Talmudique\ 

Aker : un des 9 anges qui 
régneront, ou jugeront « à la 
fin du monde » d'après ï Apoca- 
lypse d'Esdras [ref: Bibliothè- 
que des Pères Ante-Nicéens, vol. 
8, p. 573. Pour le nom des 
huit autres anges, & Anges à 
la Fin du Monde]. 

Akram(m)achamarei : 

dans l'ouvrage copte Pistis So- 
phia, cet esprit est le premier 
au sein d'une triade « haute- 
ment située dans la hiérarchie 
gnostique des dieux ; maître des 
firmaments célestes », et il est in- 
voqué dans les rites magi- 
ques, comme le révèle une 
tablette « maudite » repro- 
duite par Bonner dans Etudes 
des Amulettes Magiques. 

Pour sa part, dans Gnosti- 
cisme Juif, Mysticisme de la Mer- 



55 



kabah et Tradition Talmudique, 
p. 95, Scholem croit qu'Akra- 
machamarei, en raison de sa 
description comme un dieu 
soleil, «pourrait être interprété 
comme une représentation de 
l'ange Ariel». 

Ak(h)raziel ( héraut de 
Dieu) : probablement une 
autre forme de Raziel ou Ga- 
lizur *. 

Akraziel est l'ange de la 
Proclamation ; il garde aussi 
la dernière porte du Ciel. Il 
est l'ange qui a révélé les 
mystères divins à Adam. 

Lorsque la mort de Moïse 
fut scellée et que le Législa- 
teur plaida pour une vie plus 
longue, Dieu ordonna à 
Akraziel d'annoncer que la 
prière de Moïse ne devait pas 
monter au Ciel [ref : Ginz- 
berg, La Légende des Juifs III, 
419]. 

Akriel : ange de la Stérilité. 
On y fait aussi appel en cas 
de stupidité et quand on ré- 
cite les versets du Deutéronome 
[ ref : Margouliath, Malache 
Llyon ; Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition ] . 

Akteriel ( Akathriel ) : selon 
une légende non-juive [ref: 
Bamberger Anges Déchus ], un 
grand ange à qui Sandalphon 
fit appel pour lui révéler 
comment le prince du mal 
Sammael et ses armées pou- 



vaient être soumis. Rien de 
fructueux ne ressortit de la 
mission, même si Akteriel 
bénéficiait du conseil de Mé- 
tatron ( frère jumeau de San- 
dalphon ) qui l'accompagnait. 
En un mot, la domination 
du mal, ou la domination du 
prince du mal n'était pas 
quelque chose que les anges, 
même les plus grands, pou- 
vaient accomplir. 

Akzariel : nom d'ange re- 
trouvé inscrit sur amulette 
orientale ( kamea ) pour éloi- 
gner le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ]. 

Alaciel (fictif) (Nectai- 
re). 

Alad : un titre donné à 
Nergal, seigneur de la Mort 
[ref: Jobes, Dictionnaire de 
Mythologie, du Folklore et des 
Symboles]. 

Aladiah : un des 72 anges 
portant le nom de Dieu 
Shem Hamphorash [ ref : 
Barrett, Le Mage II ] . 

Alaliyah : un des nom- 
breux noms de l'ange Méta- 
tron. 

Alamaqanael : l'un des 
nombreux gardes angéliques 
des portes du Vent d'Ouest 
[ref: 0%ar Midrashim II, 
316]. 

Alat : dans la tradition 



56 



écrite des Hechaloth (Ma'as- 
seh Merkabah ), garde angéli- 
que posté à la 7 e entrée cé- 
leste. 

Alazaion : « un très saint 
ange de Dieu» invoqué dans 
les rites magiques, spéciale- 
ment dans la conjuration du 
Roseau [ref: Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon; 
Waite, Le Uvre de la Magie Cé- 
rémonie lie}. 

Albim : garde angélique 
posté aux portes du Vent du 
Nord [ref: 0%ar Midrashim 
11,316]. 

Albrot : un des trois saints 
noms ( de Dieu ou d'anges ) 
invoqué dans la conjuration 
de l'Epée [ref: Grimorium 
Verum\ 

Alcin : un des nombreux 
gardes angéliques stationné 
aux portes du Vent d'Ouest 
et cités dans 0%ar Midrashim 
11,316. 

Alfatha : ange exerçant 
son empire sur le Nord [ ref : 
Evangile de Barthélémy par Ja- 
mes, Le Nouveau Testament 
Apocryphe}. Pour d'autres an- 
ges ayant la même fonction, 
^ Gabriel et Chairoum. 

Alimiel : une des Intelli- 
gences, ou Chora ( c'est-à- 
dire anges ) de la première 
Altitude. Alimiel est l'un des 



cinq, les quatre autres étant 
Gabriel, Barachiel, Ledes, 
Helison [ ref : Shah, Le Savoir 
Secret de la Magie ; Waite, Al- 
madel de Salomon ] . Dans O^ar 
Midrashim, Alimiel est l'un 
des 7 gardes du Voile du 7 e 
Ciel. Il est équivalent à Du- 
mahel. 

Alimon : dans les rites in- 
cantatoires de Moïse, un 
grand prince ange qui pro- 
tège celui qui l'invoque des 
blessures par balles ou par 
instrument tranchant. Ses ai- 
des sont les anges Reivtip et 
Tafthi [ ref : Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse}. 

Almiras : en magie céré- 
monielle, le « maître et chef de 
l' invisibilité y>. Un adepte doit 
habituellement être en pos- 
session de l'anneau magique 
de Gyges pour entrer en con- 
tact avec le maître [ ref : Le 
Grand Grimoire ] . 

Al-Moakkibat ( Moakki- 
bat). 

Almon : dans la tradition 
écrite des Hechaloth (Ma'as- 
seh Merkabah ), un garde an- 
gélique de la 4 e entrée céleste. 

Alphariza ( Aphiriza ) : in- 
telligence de la 2 e Altitude 
[ ref : Waite, Almadel de Salo- 
mon}. 

Alphun : le génie ( c'est-à- 



57 



dire ange ) des colombes. 
Pour Apollonius de Tyane, 
Nuctéméron, Alphun est un 
des gouverneurs de la 8 e 
heure [ ref : Lévi, Magie 
Transcendantale ] . 

Alpiel : dans le mysticisme 
hébreu, un ange ou un dé- 
mon qui règne sur les arbres 
fruitiers [ ref : Spence, Une 

Encyclopédie de l'Occultisme ; 
Gaynor, Dictionnaire du Mysti- 
cisme ■]. 

Altarib : ange qui exerce 
son autorité sur l'hiver. Il 
peut être invoqué dans les ri- 
tes de magie [ ref : de Abano, 
L'Heptaméron], 

Al-Ussa : dans la mytho- 
logie païenne arabe, une ange 
femme. Son idole fut détruite 
sur les ordres de Mahomet 
[ ref : Jobes, Dictionnaire des 
Symboles et Folklores Mythologi- 
ques ■]. 

Al-Zabamiya : dans le 
Coran ( sourate 74, 30 ), un 
terme désignant des gardes 
angéliques servant en Enfer. 
Ils étaient au nombre de 19 
[ref: Encyclopédie de l'Islam, 
III, Anges ]. 

Amabae : un ange qui 
exerce aussi son autorité sur 
l'hiver, comme Altarib [ref: 
Barrett, Le Mage II ]. 

Amabiel : ange de l'Air, 



ange du mardi, et esprit pré- 
sidant la planète Mars. Ama- 
biel est aussi l'un des Lumi- 
naires angéliques « concerné 
par la sexualité humaine » [ ref : 
Malchus, Le Grimoire Secret de 
Turiel ; de Abano, L'Heptamé- 
ron ; Masters, Eros <& Evil ; 
Barrett, Le Mage II]. 

Amalek : dans le Zohar I, 
esprit identifié à Sammael 
comme le « mauvais serpent, 
l'âme jumelle du dieu du poison » 
[ Cf. Deutéronome 25:19 ]. 

Amaliel : ange du Châti- 
ment et aussi de la Faiblesse 
[ ref : Schwab, Vocabulaire de 
l'Angélologie]. 

Amamael : dans la tradi- 
tion écrite des Hechaloth 
(Ma'asseh Merkabah), garde 
angélique posté à la 3 e entrée 
céleste. 

Amarlaii ( Amarlia ) : ange 
invoqué pour soigner les ma- 
ladies cutanées [ ref : Talmud 
Shabbath, fol. 67, col. 1 ]. 

Amarlia ( Amarlaii ) : ange 
qui sortit de la terre de So- 
dome pour guérir les furon- 
cles douloureux, comme il 
est précisé dans Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse. 

Amaros ( Armaros ) 

Amarzyom : un des 15 
anges du Trône mentionné 
dans Le Sixième et le Septième 



58 



Litre de Moïse. Voir les An- 
nexes pour la liste complète. 

Amatiel : un des 4 anges 
qui exercent leur empire sur 
le printemps [ ref : de Abano, 
UHeptaméron ; Barrett, Le 
Mage 11]. 

Amatliel : dans la tradition 
écrite des Hechaloth {Ma' as- 
seh Merkabah ), un garde an- 
gélique posté à la 3 e entrée 
céleste. 

Amator : dans la Kabbale, 
un « nom angélique, saint » em- 
ployé en conjuration après 
une intronisation appropriée 
de l'invoquant [ ref : Mathers, 
La Grande Clavicule de Salo- 
mon]. 

Amazaroc ( Amezyarak ) 

Ambassadeurs : un terme 
pour désigner les anges, 
comme dans l'expression « les 
ambassadeurs de la paix •» {Isaïe 
33:7 ) qui est traduite dans le 
Zohar par « anges de la paix ». 

Ambre : le terme ambre 
rencontré dans E^échiel 1:4 
est employé «par les anciens 
Hébreux [ pour signifier ] l'être 
de feu qui parle, appartenant à un 
genre angélique, exactement com- 
me les Chérubins, Séraphins, etc., 
et indique des classes d'anges dis- 
tinctes •» [ref: Ginsburg, Les 
Esseniens et la Kabbale, p.242 ; 
■#■ Hashmal]. 



Ambriel ( Amriel ) : ange 
du mois de mai et un prince 
de l'ordre des Trônes. Am- 
briel est le principal officier 
des 12 heures de la nuit, et 
l'un des dirigeants des 12 si- 
gnes du zodiaque avec auto- 
rité particulière sur les Gé- 
meaux. 

Le nom Ambriel se trouve 
inscrit sur une amulette 
orientale hébraïque ( kamea ) 
pour éloigner le mal. Dans la 
Kabbale ( Le Sixième et le Sep- 
tième Livre de Moïse ) Ambriel 
est un esprit cité pour conju- 
rer les intentions sous le 
sceau de la planète Mars 
[ref: Heywood, La Hiérar- 
chie des Saints Anges ; Waite, 
Lemegeton ; Barrett, Le Mage 
II ; Schrire, Amulettes Hébraï- 
ques]. 

Ameratat(Ameretat): dans 
l'ancienne tradition perse, 
Amertat est l'ange de l'im- 
mortalité. Il est l'une des 6 ou 
7 puissances célestes ou arch- 
anges (les Amesha spentas) 
dans le système de Zoroastre 
[ ref : Geiger et Kuhn, Grun- 
driss der iranischen Philologie 
III]. 

Certains spécialistes consi- 
dèrent que Mohammed Ma- 
rut (un ange déchu corani- 
que ) vient de cet Ameratat 
perse [ref: Jung, Anges Déchus 
dans la Littérature juive, Chré- 
tienne et Musulmane, p. 131]. 



59 



Amertati : ange de la tra- 
dition arabe, appelé aussi 
Mordad ¥ ; [ ref : Jung, An- 
ges Déchus dans la Littérature 
Juive, Chrétienne et Musulmane, 
p. 131]. 

Amesha Spentas ( ceux 
qui sont immortels, saints, 
amshashpands ) : les équiva- 
lents zoroastriens des archan- 
ges judéo-chrétiens. Habi- 
tuellement au nombre de 6, 
ils exercent leur autorité sur 
les planètes. On dit aussi que 
les Amesha spentas sont le pro- 
totype perse des Sefiroth ca- 
balistiques. 

Dans un sens plus occulte, 
les Amesha spentas sont deve- 
nus ( ou étaient à l'origine ) le 
Sravah. Comme les Sefiroth 
qui ont leur contrepartie ma- 
léfique, les Amesha spentas ont 
( ou avaient ) leurs opposés, 
les grands démons ou daevas, 
menés par Anra Mainya 
(Ahriman). Les 6 saints im- 
mortels sont : Armazd chef; 
Ameretat immortalité; Ar(a)- 
maiti harmonie sainte, qui était 
du sexe féminin ; Asha droi- 
ture, vertu ; Haurvatat salut ; 
Kshathra Vairya souveraineté; 
Vohumanah bonne pensée. Il y 
avait aussi un 7 e : S(a)raosha 
[ ref : Hyde, Historia Religionis 
Veterum Persarum; Blavatsky, 
1m Doctrine Secrète II ; Lenor- 
mant, Magie Chaldéenne ; 
Mùller, Histoire du Mysticisme 



Juif]. Dans Le Dabistan, p. 
136, d'autres Amesha spentas 
sont mentionnés, quatre 
d'entre eux ayant été « les plus 
proches du Dieu juste». Ce 
sont : Bahman, Ardibahist, 
Azarkhurdad, Azargushtasp. 
Les 6 mauvais Archanges 
étaient : Tauru, Zairicha, 
Khudad, Murdad et deux au- 
tres [ref: Forlong, 'Encyclopé- 
die des Religions ] . 

Amezyarak (Amazarec 1 , 
Semyaza) : dans 1 -Enoch 8:2, 
c'est un ange qui enseigna 
leur art aux magiciens et cou- 
peurs de racines. Il était l'un 
des 200 anges, ou l'un des 
chefs de ces 200 qui sont 
descendus du Ciel pour habi- 
ter avec les filles des hom- 
mes. Le texte grec de 1 -Enoch 
libelle « Semia^as » à la place 
d'Amezyarak. Dans 1 -Enoch 
du Pr. Charles, le nom est 
donné comme Amiziras. 

Eliphas Lévi, Histoire de la 
Magie, différencie Amazarac 
( Amezyarak ) de Semyaza 
dans la liste des anges apos- 
tats. 

Amhiel : nom d'ange ins- 
crit sur une amulette orien- 
tale ( kamea ) pour écarter le 
mal [ ref : Schrire, Amulettes 
Hébraïques]. 



1 NdT : ou Amiziras, Amêzârêk, 
Amêzârâk, Amizerâk selon les manus- 
crit de 1 -Enoch ( 8:3 ). 



60 



Amicar : un esprit très 
saint ( ou un autre nom de 
Dieu ) invoqué en prière lors 
de l'Investiture [ref: Waite, 
Le Livre de la Magie Noire et des 
Pactes]. Il n'était pas inhabi- 
tuel que de nombreux anges, 
y compris ceux de haut rang, 
soient au service des invo- 
quants quand ils touchaient à 
la magie noire. 

Amides : ange invoqué en 
prière d'Investiture comme 
Amicar [ref: Malchus, Le 
Grimoire Secret de Turiel ] . 

Amilfaton : dans la tradi- 
tion écrite des Hechaloth 
(Ma'asseh Merkabah), un 
garde angélique posté à la 7 e 
entrée céleste. 

Amisiel : dans Waite, Le- 
megeton, un ange de la 5 e 
heure, opérant sous la direc- 
tion de Sazquiel. 

Amisiyah : un des nom- 
breux noms de l'ange Méta- 
tron. 

Amisor : le nom d'un 
grand ange invoqué dans les 
rites magiques de Salomon, 
spécifiquement dans l'invoca- 
tion lors de la fumigation 
[ ref : Grimorium Verum ; 
Shah, Le Savoir Secret de la 
Magie ]. 

Amitiel: ange de Vérité, 
invoqué en tant qu'amulette. 



On prête aussi à Michaël et à 
Gabriel le fait d'être de tels 
Anges. 

Dans les textes rabbini- 
ques, lorsque Dieu proposa 
la création de l'homme, les 
anges de Vérité et de Paix 
( anonymes dans la légende ) 
s'y opposèrent, tout comme 
d'autres anges. Pour leur op- 
position, les anges de Vérité 
et de Paix furent brûlés [ ref : 
Ginzberg, La Légende des 
Juifs ; Schwab, Vocabulaire de 
FAngélologie ]. 

Amiziras ( Amezyarak ) 

Ammiel {peuple de Dieu) : 
ange de la 4 e heure du jour, 
servant sous les ordres de 
Vachmiel. Ammiel est aussi 
mentionné comme l'ange de 
la 7 e heure de la nuit, servant 
sous Mendrion [ref: Waite, 
Lemegeton, pp. 67, 69 ] . 

Amnixiel : un des 28 an- 
ges qui dirigent les 28 mai- 
sons de la Lune. Amnixiel est 
également mentionné com- 
me ange suppléant dans la 
liste des 7 Electeurs de l'En- 
fer ( ce qui finalement ferait 
de lui un ange déchu ) [ ref : 
Barrett, Le Mage II ; Butler, 
Magie Rituelle ] . 

Amnodiel : comme Am- 
nixiel, Amnodiel est l'un des 
28 anges qui dirigent les 28 
maisons de la Lune. Il figure 



61 



aussi comme suppléant dans 
la liste des 7 Electeurs de 
l'Enfer. 

Amoias : dans l'ouvrage 
gnostique Paraphrase de Shem, 
c'est l'une des mystérieuses 
entités auxquelles furent ré- 
vélés les secrets de la Créa- 
tion [ ref : Doresse, Les Livres 
Secrets des Gnostiques Egyptiens, 
p. 148]. 

Ampharool : ange que Sa- 
lomon appelait « roi des génies 
du vol [ aérien ] ». Ampharool 
préside aux voyages instanta- 
nés et rend visite à celui qui 
l'invoque quand il est appelé 
par son nom [ref : Le Livre 
de la Puissance], 

Amra'il : dans la tradition 
arabe, un ange gardien invo- 
qué dans les rites d'exorcisme 
[ ref : Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Anges ]. 

Amriel ( Ambriel ) 

Amshashpands (Amesha 
Spentas ) 

Amtiel : dans la tradition 
écrite des Hechaloth (Ma'as- 
seh Merkabah ), garde angéli- 
que posté à la 3 e entrée cé- 
leste. 

Amudiel : un suppléant 
dans la liste des 7 Electeurs 
de l'Enfer. 



que dans les rites de conjura- 
tion [ ref : M. Gaster, L'Epe'e 
de Moïse]. 

Amwak'il : dans la tradi- 
tion arabe, un ange gardien 
invoqué dans les rites d'exor- 
cisme [ ref : Hughes, 17» Dic- 
tionnaire de l'Islam, Anges ]. 

Amy : autrefois un ange de 
l'ordre des Anges et de l'or- 
dre des Puissances. Amy est 
maintenant « un grand prési- 
dent» dans les royaumes infé- 
rieurs. Il « a une parfaite con- 
naissance de {astrologie et des arts 
libéraux ». 




Il espère, comme il l'a con- 
fié lui-même au Roi Salo- 
mon, retourner au 7 e trône 
« dans 1200 ans », ce qui « est 
incroyable » comme le dit le 
démonologue Jean Wier. Le 
sceau ou signature d'Amy 1 fi- 
gure dans Le Livre de la Magie 
Noire et des Pactes, p. 1 84. 

Anabiel : dans la Kabbale, 



Amuhael X : 



ange 



învo- 



1 NdT: Wier ajoute qu'il est préfet de 
36 légions et permet aussi d'avoir de 
bons domestiques. 



62 



un ange capable de remédier 
à la stupidité lorsqu'il est in- 
voqué dans ce but [ ref : les 
travaux de Moses Botarel et 
la tradition énokienne ]. 

Anabona : dans la Grande 
Clavicule de Salomon de Ma- 
thers, nom d'un esprit, ou 
d'un ange, «grâce auquel Dieu 
façonna l'homme et tout Puni- 
vers ». Il est dit que Moïse en- 
tendit ce nom ( Anabona ) 
lorsque les dix commande- 
ments lui furent donnés au 
Mont Sinaï. 

Anabotas ( Arabonas ) : 
dans le Grimorium Verum, 
ange invoqué dans les rites 
cabalistiques. 

Anachiel : nom de l'un 
des quatre anges importants, 
retrouvés en caractères hé- 
braïques sur le 3 e pentacle de 
la planète Saturne, d'après ha 
Grande Clavicule de Salomon. Le 
cercle mystique d'évocation 
est reproduit p.54 du livre Le 
Savoir Secret de la Magie. Dans 
La Légende Dorée de Longfel- 
low ( première édition améri- 
caine de 1851 ), Anachiel est 
l'ange qui gouverne la planète 
Saturne. Dans les éditions 
suivantes, Longfellow rem- 
place Anachiel par Orifel. 

Anael ( Haniel, Hamiel, 
Onoel, Ariel, etc. ) : un des 
7 anges de la Création, chef 



des Principautés [^Nisroc], 
prince des Archanges et diri- 
geant les anges du vendredi. 

Anael exerce son empire 
sur la planète Vénus. Il est 
l'un des Luminaires concerné 
par la sexualité humaine ; il 
est aussi gouverneur du 2 e 
Ciel où il est chargé des priè- 
res venant du premier Ciel si- 
tué en dessous. 

C'est Anael qui proclame 
« ouvres toutes les portes » dans 
haïe 26:2. En outre, il con- 
trôle les royaumes et les mo- 
narques terrestres et exerce 
son autorité sur la Lune. 

Indépendamment des va- 
riations déjà notées, Anael 
est ( ou semble être ) une au- 
tre forme de Aniyel, Ana- 
phiel ( Anafiel ), Aufiel [ ref : 
Christian, L'Histoire et la Pra- 
tique de la Magie II, 440. ] 

Anael est combiné à Uriel 
par Shakespeare dans La 
Tempête afin de former le lutin 
Ariel ( voir Churchill, Shakes- 
peare et ses Aines ). Chez 
Longfellow, La Légende Dorée, 
Anael est l'un des anges des 
7 planètes, et spécifiquement 
l'ange de l'Etoile de l'Amour 
( c'est-à-dire l'Etoile du Soir, 



63 



ou Vénus ). Dans Le Livre de 
Tobie, Anael est le nom du 
frère de Tobit [ réf. Lévi, Ma- 
gie Transcendantale ; de Abano, 
L'Heptaméron; Grimorium Ve- 
rum; Agrippa, Philosophie Oc- 
culte]. 

Anafiel ( Anaphiel, An- 
piel, branche de Dieu) : chef 
des 8 grands anges de la Mer- 
kabah ; gardien des clefs des 
portes célestes : dans Enoch, 
il garde les clefs des palais du 
firmament ; il est aussi chef 
porteur du sceau et prince de 
l'eau. 

Selon la légende, quand 
Métatron ^, ange du Visage 
divin, dut être puni, Anafiel 
fut désigné par Dieu pour 
fouetter son ange favori de 
60 coups de fouets de feu. 

Selon 3-Enoch, ce fut Ana- 
fiel ( d'autres sources don- 
nent Rasuil ou Samuil) qui 
porta Enoch au Ciel en pre- 
mier lieu, Enoch ayant en- 
suite été transformé en Méta- 
tron [ref: Scholem, Tendan- 
ces majeures du Mysticisme Juif ; 
Schwab, Vocabulaire de TAngé- 
lologie]. Dans Hechaloth Rab- 
bati, où Anafiel est comparé 
au Créateur, il est identifié à 
Métatron. 

Anahel : un prince des an- 
ges du 3 e Ciel, mais qui sert 
au 4 e ( selon Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse ). En 



tant qu'Anahael, il est l'un 
des nombreux gardes angéli- 
ques des portes du Vent 
d'Ouest [ref: O^ar Midra- 
shimïl, 316 ]. 

Anahita ( Anaitis ) : ange 
de sexe féminin et du plus 
haut rang dans le zoroas- 
trisme, « celle qui est immaculée, 
génie de l' eau fertilisante et de la 
fertilité de la Terre » [ ref : 
Redfield, Dieux : un Diction- 
naire des divinités de tous les 
pays]. 

Anai : un nom écrit dans 
le Ciel « en caractères malachim » 
( anges ) et invoqué lors de 
puissantes conjurations pour 
commander des démons 
[ ref : Mafhers, La Grande 
Clavicule de Salomon ] . 

Anaireton ( Amereton ) : 
un des « saints Anges, élevés » 
de Dieu, invoqué dans les ri- 
tes magiques, spécifiquement 
dans la conjuration de l'En- 
cre et des Couleurs, et dans 
l'invocation ou l'exorcisme 
du Sel [ ref : Waite, Le Livre 
de la Magie Cérémonielle ; Gri- 
morium Verum\. 

Anaitis ( Anahita ) 

Anak : singulier d'Anakim. 

Anakim ( -enim ? géants ) : 
la progéniture des anges dé- 
chus, une question abordée 
dans la Genèse 6. Selon le Zo- 



64 



har, les Anakitn étaient si 
grands qu'à côté « les Hébreux 
ressemblaient à des sauterelles». 
Les anges Uzza et Azael y 
sont singularisés pour avoir 
eu des enfants « qu'ils appel- 
lent Anakim ». 

Le premier nom des Ana- 
kim était Nefilim [ ref : Jung, 
Anges Déchus dans la Littérature 
Juive, Chrétienne et Musulmane ; 
Josué 1 4: 1 2, Deutéronome 1 :28 ] . 

Ginzberg, dans "La Légende 
des Juifs I, 151, relate que les 
Anakim « ont touché le soleil de 
leur cou ». C'est aussi le point 
de vue, souvent exprimé, des 
écrits rabbiniques et islami- 
ques, selon lequel les anges 
atteignirent la terre depuis le 
Ciel, tout comme Adam lors- 
qu'il fut formé, et comme le 
fit ( ou le fait toujours ) Isra- 
fel [ref: 3 -Enoch]. 

Anamelech ( Adramelech ) 

Ananchel ( ou Ananehel 
grâce de Dieu ) : ange que Dieu 
a envoyé à Esther pour lui 
donner grâce aux yeux du roi 
perse Ahasuerus ou Assuérus 
[ref: Esther]. Dans «Sur les 
Romains» TV-12, Origène 
parle d' Ananchel [ ref : Anti- 
quités "Bibliques de Philon 
d'Alexandrie, p. 73 ]. 

Anane : une des troupes 
d'anges déchus, énumérés 
dans 1 -Enoch. 



Ananehel ( Ananchel ) 

Ananel (Anani, Hananel, 
Khananel) : ange considéré à 
la fois bon et mauvais. En 
tant que mauvais ange ( un 
des archanges déchus ), on 
dit qu'Ananel est descendu 
du Ciel sur le Mont Hermon 
et qu'il a apporté le péché à 
l'humanité [ ref : 1 -Enoch ; 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que]. 

Anani ( Ananel ) 

Ananiel : un des nom- 
breux gardes angéliques aux 
portes du Vent du Sud [ ref : 
O^ar Midrashim II, 316 ]. 

Anaphaxeton ( Anapha- 
zeton, Arpheton, Hipeton, 
Oneipheton ) : un des saints 
anges de Dieu, invoqué dans 
les rites magiques. Anaphaxe- 
ton est le nom qui, prononcé, 
amèneront les anges à con- 
voquer l'humanité entière de- 
vant la barre de la justice au 
jour du Jugement. Il est aussi 
un esprit devant être invoqué 
pour l'exorcisme de l'Eau 
[ref: Waite, "Le Livre de la 
Magie Cérémonielle ] . 

Anaphiel ( Anafiel ) 

Anapion : chez Waite, Le- 
megeton, un ange de la 7 e 
heure de la nuit, servant sous 
Mendrion. 

Anas : « et Dieu envoya deux 



65 



anges ( Sihail et Anas ) et les 
quatre évangélistes pour se saisir 
des démons-fièvre [12 démons, 
tous femelles ] et les battit avec 
des verges enflammées ». 

L'origine de ce récit re- 
monte à un manuscrit du 
XII e siècle conservé au Bri- 
tish Muséum ; l'histoire est 
retranscrite par M. Gaster 
dans Etudes et Textes dans le 
Folklore II, p. 1030. Gaster 
pense que Sihail est plutôt 
une autre forme de Mihail 
(Michaël) et Anas une 
forme de sainte Anne, mère 
de Marie, transformée ici en 
ange. 

Anataniel A' : chez Gas- 
ter, L'Epée de Moïse, un des 
princes-ange des armées de 
X. 

Anauel : ange qui protège 
le commerce, les banquiers, 
les négociants, etc. Son est 
ange correspondant est Aseij 
[ ref : Ambelain, La Kabbale 
Pratique]. 

Anayz : dans L'Heptaméron 
d'Abano, un ange du lundi 
résidant au premier Ciel. Il 
est invoqué à partir du Sud. 

Comme les anges sont dé- 
pourvus de corps, leur « rési- 
dence» dans quelque ciel ou 
lieu, est hypothétique. Les 
anges sont des résidents par- 
tout où ils opèrent ; ce n'est 
que par commodité qu'on 



leur donne un locus operandi. 
De même, toutes les descrip- 
tions matérialistes d'anges 
( ailes, taille, parole, actions 
physiques ) sont à prendre au 
sens figuré, métaphorique- 
ment. 

Anazachia : nom d'ange 
inscrit en caractères hébraï- 
ques sur le 3 e pentacle de la 
planète Saturne. Anazachia 
est l'un des quatre anges 
montrés sur le pentacle, les 
trois autres étant Omeliei, 
Anachiel et Aranchia. Le cer- 
cle magique d'évocation est 
reproduit par Shah, Le Savoir 
Secret de la Magie, p.54 [ref: 
Gollancz, Clavicula Salomo- 
nis\ 

Anazimur : l'un des 7 an- 
ges du Trône hauts placés du 
premier Ciel « qui exécute les 
ordres des Potentats» selon Le 
Livre de l'Ange Ra^el [ ref : de 
Abano, Elementia Magica ; Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse ; écrits d'Agrippa]. 

24 Anciens ( Anciens ) 

Ancien des Jours : dans 
la Kabbale, un terme appli- 
qué à Kether, première des 
Sefiroth ^ ; également à Ma- 
croposopus ( vaste contenance ) 
qui, dans la Kabbale, est 
« Dieu tel qu'il est Lui-même ». 

De plus, l'Ancien des Jours 
est une expression utilisée 



66 



pour signifier « ceux qui sont 
saints parmi les plus grands» 
c'est-à-dire les plus haut pla- 
cés et les plus vénérables des 
anges. 

Dans Daniel 7:9, l'expres- 
sion est le titre du prophète, 
et aussi une vision de Dieu : 
«.Je regardais jusqu'à ce que des 
trônes fussent disposés, et F Ancien 
des jours s'assit : son vêtement 
était blanc comme la neige, les che- 
veux de sa tête comme la laine 
pure, son trône était comme la 
flamme ardente, et ses roues 
comme le feu brûlant ». 

Dans les Noms Divins, 
Denys définit l'expression 
Ancien des Jours comme étant 
« à la fois l'Eternité et le Temps 
de toutes les choses antérieures 
aux jours et à l'éternité et au 
temps». L'expression a aussi 
été utilisée pour Israël. 

Dans ses poèmes, William 
Blake désigne le personnage 
de Jehovah sous l'expression 
Urizen. C'est le titre de l'un 
de ses fameux dessins ; voir 
aussi ses « Elohim donnant la 
Vie à Adam». Le cantique 
519 de l'Eglise épiscopale 
protestante [ Thos. Nelson, 
1920] débute ainsi: «Ancien 
des Jours assis et trônant dans la 
gloire ; tous s'agenouillent devant 
vous ». 

Ancor : ange invoqué dans 
la conjuration du Roseau. De 
même, Ancor est un nom 



pour Dieu dans les prières 
sacerdotales [ ref : Mathers, 
La Grande Clavicule de Salo- 
mon ; Waite, Le Livre de la 
Magie Noire et des Pactes ]. 

Andas : dans les écrits oc- 
cultes, Andas est représenté 
comme l'un des anges de 
bonté pour Varcan, un roi 
qui dirige les anges de l'Air le 
jour du Seigneur ( diman- 
che). Dans L'Heptaméron de 
de Abano, le cercle magique 
pour l'incantation des anges 
( à la première heure du di- 
manche ) situe Andras sur le 
périmètre extérieur. 

Aneb : ange dirigeant une 
heure avec l'attribut « Dieu 
clément» [ref: Ambelain, La 
Kabbale Pratique ; et le poème 
Sagesse de Hilda Doolittle ]. 

Anepaton ( Anapheneton ) : 
« un très saint ange de Dieu, haut 
placé» dont le nom apparaît 
dans un anneau d'invocation. 
Anepaton est aussi un nom 
pour Dieu quand il est évo- 
qué par Aaron [ref: Butler, 
Magie Rituelle ; Grimorium 
Verum ; Waite, Lemegeton ; Le 
Livre de la Magie Cérémonielle\. 

Anereton ( Anaireton ) : un 
« très saint Ange de Dieu, haut 
placé» invoqué dans les rites 
de Salomon [ref: Shah, Le 
Savoir Secret de la Magie ; Gri- 
morium Verum\. 



67 



Anfîal : un des 64 anges 
gardiens des 7 entrées céles- 
tes [ ref : Pirke Hechaloth ]. 

Anfiel (Anafiel, branche de 
Dieu) : dans Pirke Hechaloth, 
un garde du 4 e Ciel. Voir éga- 
lement Margouliath ( Malache 
Elyon ) et le texte Bereshith 
Rabbah. 

Selon Y Encyclopédie Juive (p. 
595), la couronne d' Anfiel 
« s'étend jusqu'à couvrir le Ciel 
avec la majesté divine ». Là, il est 
responsable, chef des por- 
tiers et aussi chef des por- 
teurs du sceau des 7 Cieux. 

Ange (de l'hébreu malakh) : 
le mot vient du sanskrit angi- 
ras, un esprit divin ; du perse 
angaros, un coursier ; du grec 
angelos, signifiant un messa- 
ger. En arabe le mot utilisé 
est malak, d'emprunt juif, si- 
gnifiant envoyé. 

Dans l'usage populaire, un 
ange signifie généralement 
un être surnaturel, intermé- 
diaire entre Dieu et l'homme 
( le grec daimôn étant une ap- 
proximation plus proche de 
notre notion d'ange que le 
mot Angelos). 

Au temps des premiers 
chrétiens, et même des pré- 
chrétiens, le terme ange et 
daimôn ( ou démon ) étaient 
interchangeables comme on 
le note dans les écrits de saint 
Paul et de saint Jean. 




Durant la Captivité, les 
Hébreux empruntèrent leur 
idée des anges aux Perses et 
aux Babyloniens. Les deux 
anges nommés dans l'Ancien 
Testament, Michaël et Ga- 
briel, provenaient en fait de 
la mythologie babylonienne. 

Raphaël, le troisième ange 
nommé, apparaît, lui, dans le 
livre apocryphe de Tobie. 

A propos de « toute cette doc- 
trine concernant les Anges », Sa- 
les explique dans son édition 
du Coran ( Discours Prélimi- 
naire p. 51 ) que «Mahomet et 
ses disciples l'ont empruntée aux 
juifs, lesquels ont emprunté aux 
Perses les noms et fonctions de ces 
êtres ». 

Pendant qu'Enoch, dans 
ses écrits remontant aux pre- 
miers temps chrétiens et 
peut-être encore plus avant 1 , 



1 NdT: voir à ce sujet Enoch, Dialogues 
avec Dieu et les Anges et Le Livre des Se- 
crets d'Enoch. 



68 



nommait d'innombrables an- 
ges et démons, ceux-ci furent 
ignorés dans les évangiles du 
Nouveau Testament, même 
s'ils commençaient à apparaî- 
tre dans les ouvrages con- 
temporains en dehors du ca- 
non. 

Les anges furent en vogue 
dans les traités juifs gnosti- 
ques, mystiques et cabalisti- 
ques. L'angélologie s'épa- 
nouit entre les XI e et XIII e 
siècles lorsque les noms de 
milliers et de milliers d'anges 
apparurent, nombre d'entre 
eux ayant été créés en jon- 
glant avec les lettres de l'al- 
phabet hébreu, ou en ajou- 
tant simplement le suffixe 
« el » à tout mot qui se prêtait 
à une telle manipulation. 

Même s'il est immatériel, 
donc sans corps, un ange est 
habituellement dépeint avec, 
ou habitant un corps, pro tem, 
avec des ailes, et habillé. 

Si un ange est au service 
du diable, il est alors un ange 
déchu, ou un démon. 

Dans Sur les Rêves, Philon 
dit que les anges étaient des 
« intelligences incorporelles » à 
l'opposé des rabbins qui les 
considéraient comme des 
êtres matériels. 

Dans la théologie catholi- 
que romaine, les anges furent 
conçus lors des premiers 
jours de la Création, ou 



même avant, Ma simul, c'est- 
à-dire en un seul et même 
temps. 

Dans la tradition juive, les 
anges sont « nouveaux chaque 
matin » ( lamentations 3:23 ) et 
continuent à être formés à 
chaque souffle [ ou inspira- 
tion ] de Dieu ( Hagiga 14a ). 

Dans le système du pseu- 
do-Denys avec ses 9 chœurs 
célestes, les Anges, en tant 
qu'ordre, occupent le rang le 
plus bas de l'échelle hiérar- 
chique, les Séraphins étant au 
sommet. Les Archanges se 
présentent au 8 e , malgré le 
fait que les anges les plus 
grands soient souvent dési- 
gnés comme des Archanges. 

A vrai dire, quand on se 
réfère aux anges nommés 
dans la Bible, ils ne sont que 
deux ou trois. Mais on peut 
considérer les éléments sui- 
vants : Abaddon/Apollyon, 
est mentionné dans l'Apoca- 
lypse comme « l'ange du gouffre 
sans fond ». Absinthe est dési- 
gné comme une étoile {Apo- 
calypse 9:11 ), mais il est sous- 
entendu comme un ange. Et 
puis il y a Satan, qui, dans 
l'Ancien Testament, est un 
grand ange, l'un des plus glo- 
rieux, certainement pas mau- 
vais, et sans aucune allusion 
dans le texte biblique au fait 
qu'il soit déchu. 

Satan est connu par son ti- 



69 



tre d'adversaire ha-satan. Ce 
n'est que dans les écrits chré- 
tiens et les textes juifs post- 
bibliques que le ha-satan de 
l'Ancien Testament s'est 
transformé en un mauvais es- 
prit. 

On pourrait aussi proposer 
d'inclure Rahab dans les an- 
ges nommés de la Bible : le 
Talmud désigne Rahab ^ 
comme « l'ange de la Mer». 

Anges ( l'Ordre des): dans 
le système du pseudo-Denys 
de la hiérarchie céleste, l'or- 
dre des Anges est le dernier 
des 9. Les princes dirigeant 
l'ordre sont généralement 
Phaleg et Adnachiel (Adva- 
chiel ). 

Anges ( l'origine des ) : 

les anges furent imaginés 
comme existant avant la 
création du monde (Job 
38:7 ; Ambroise dans Minis- 
tère et Communion avec les An- 
ges ; Origène ; Ketab Tamin 
59 ;YalkutHadash\\b). 

Dans le judaïsme tardif, on 
dit que les anges ont été 
créés au premier jour de la 
Création ( Le Livre des jubilés 
2:1 ; 2-Enocb, 29:3 ; 3-Baruch 
21 ; saint Augustin ) ; au se- 
cond jour de la Création ( Be- 
reshith Rabba 1 : 5 ; Pirke Rabbi 
Elie^er, 3 ; 2-Enocb ; Targum 
Yerushalmi ; Rabbi Jochanan ; 
Isaac de Corbeil ) ; au 4 e jour 



de la Création ( Ibn Anas ) ; 
et au 5 e jour de la Création 
( Genèse Rabbah, Rabbi Hani- 
nah ). Aucune autorité n'est 
allée aussi loin que le 3 e jour 
de la Création. 

3 e Ange : mentionné dans 
l'Apocalypse 8 comme l'un des 
7 anges qui sonnent de la 
trompette. Quand ce 3 e ange 
souffle dans la sienne, une 
grande étoile, Absinthe 
( considérée aussi comme un 
ange ), tombe du Ciel. ^ Ab- 
sinthe. 

3 Anges d'Abraham, les : 

les trois « hommes » qu'Abra- 
ham « accueillit sans se rendre 
compte de leur identité » à Mam- 
bré ( Genèse 18) ont été di- 
versement identifiés à Dieu, 
Michaël et Gabriel ; au Lo- 
gos, à Michaël et Raphaël ; et 
au Saint-Esprit, à Dieu et Jé- 
sus [voir Mathers, La Kab- 
bale Révélée, et Conybeare, 
Origine du Christianisme, p. 
226]. 

La promesse de l'un des 
trois anges ( qui avait promis 
un enfant à Sarah alors âgée 
de 90 ans ) fut exaucée par la 
naissance d'Isaac. Il est peut- 
être déplacé de rappeler ici 
un parallèle grec évoqué par 
Ovide : trois des chefs de 
l'Olympe ( Zeus, Poséidon, 
Hermès ) furent invités par 
Hyrieus, un vieil homme de 



70 



Tanagra ; prié par les dieux 
d'émettre un vœu, le vieil 
homme, qui n'avait pas d'en- 
fant, demanda un fils. Le 
vœu fut exaucé, et il eut un 
fils, Orion. 

4 Anges:YApoca/)ipse7 parle 
des 4 Anges « se tenant aux 
quatre coins de la terre, retenant 
les quatre vents de la terre ». Ces 
anges ne sont pas nommés 
[ -^ Anges des Quatre 
Vents]. 

4 Anges de l'Est: dans Cla- 
vicula Salomonis, les quatre an- 
ges de l'Est sont Urzla, Zlar, 
Larzod et Arzal, de « bien- 
veillants et glorieux Anges ». Ils 
sont invoqués «pour que l'in- 
voquant puisse partager quelque 
sagesse secrète du Créateur». 

4 e Ange, le : dans I Apoca- 
lypse 8, Jean parle du 4 e Ange 
comme l'un des 7 anges du 
Courroux qui sonnent les 
trompettes. Lorsque la trom- 
pette du 4 e ange retentit, un 
tiers du Soleil est frappé, un 
tiers de la Lune et un tiers 
des étoiles. 

5 Anges qui mènent les 
âmes humaines au Juge- 
ment : Arakiel, Remiel, Uriel, 
Samiel, Aziel [ ref Oracles Si- 
byllins II ; -$■ Anges à la Fin 
du Monde ]. 

6 e Ange : dans ^Apocalypse, 
le 6 e ange ( sans nom ) est 



l'un des 7 anges du Courroux 
qui « délia les 4 anges qui étaient 
attachés dans le grand fleuve Eu- 
phrate » et qui étaient «prêts à 
tuer le tiers des hommes ». 

6 Plus Hautes Puissan- 
ces Angéliques ( ou Philo- 
nic ) : ces 6 plus hautes puis- 
sances angéliques correspon- 
dent aux, ou proviennent des 
6 Amesha spentas qui entou- 
rent le trône de Dieu ( dans 
le zoroastrisme, Ahura-Maz- 
da étant Dieu ). 

Dans 3-Baruch les 6 plus 
hautes puissances angéliques 
sont : 1. logos divin ( identi- 
fié par Philo à Michaël ) ; 2. 
puissance créative ; 3. puis- 
sance souveraine ; 4. puis- 
sance de la miséricorde ; 5. 
puissance de la législation ; 6. 
puissance punitive. 

7 Anges Suprêmes : dans 
la Kabbale, ce sont les diri- 
geants des 196 provinces que 
divisent le Ciel. Les sceaux 
de ces anges son reproduits 
dans les ouvrages de la philo- 
sophie d'Agripppa et dans 
Budge, Amulettes et Talismans. 

9 Anges qui dirigent les 
9 hiérarchies dans le Ciel : 

1. Merattron ou Métatron di- 
rigeant F ordre des Séraphins ; 

2. Ophaniel l'ordre des Chéru- 
bins ; 3. Zaphkiel des Trônes ; 
4. Zadkiel Dominations ; 5. 



71 



Camael Puissances ; 6. Raphaël 
Vertus ; 7. Haniel Principautés ; 
8. Michaël Archanges ; 9. Ga- 
briel Anges ; [ réf. Barrett, Le 
Mage]. 







13 Anges : dans son poème 
apocalyptique America en plus 
des Anges dAlbion et des An- 
ges de Boston, il y a 13 autres 
anges qui, selon Blake, « dé- 
chirant leur robe au vent affamé, 
jetèrent leur sceptres en or sur le 
pays d'Amérique tout en bas ; in- 
dignés, ils quittèrent à toute allure 
leurs hauteurs célestes, descendant 
comme des flammes sur le pays ». 

Ange 666 : ( Sorath ) 

Ange de l'Abîme: habi- 
tuellement identifié à Uriel, 
l'ange « préposé au monde et au 
Tartare » [ cf. Apsu, l'ange de 
sexe féminin de l'Abîme dans 
la mythologie babylonienne- 
chaldéenne ; réf. Charles, 
Commentaires Critiques de 



l'Apocalypse de Saint Jean, p. 
239]. 

Anges Adjoints : dans la 
magie juive, les anges ad- 
joints sont les Memunim, une 
classe d'esprits qui apparais- 
sent, quand ils sont correcte- 
ment invoqués, pour réaliser 
les ordres de l'invoquant. Ils 
sont habituellement considé- 
rés comme mauvais, mais 
Eléazar de Worms ( sage du 
XIII e siècle ) insiste sur le fait 
qu'ils sont en réalité de saints 
anges [ ref : Trachtenberg, 
Magie Juive et Superstition ]. 

Ange Accusateur : d'ha- 
bitude, l'ange Accusateur est 
l'adversaire, ha-satan, comme 
dans Job. Il est aussi Sam- 
mael^ ou Mastéma-^. Le 
Rabbi Zusya, du courant has- 
sidique, évoque le dicton 
« chaque péché engendre un ange 
accusateur» en se référant aux 
PirkeAboth ( Paroles des Pères). 

Ange d'Adam : ( Raziel ) 

Ange de l'Adversité : dans 
des ouvrages comme Les frag- 
ments Zadokites et Le Livre des 
Jubilés, l'ange de l'Adversité 
est Mastéma, prince du mal, 
équivalent à Satan. 

Ange de l'Agriculture 

( Risnuch ) 

Ange de l'Air (Chasan, 
Casmaron, Cherub, Iahmel ). 



72 




Une étude de Bernini pour les sculptures 
du Pont des Anges à Rome. 

Gallerie Pallavicini, Rome 



Ange de l'Air Raréfié : 

dans l'angélologie parsi, c'est 
Ram-Khvastra ( Ram Khas- 
tra ) ; dans la tradition man- 
déenne, c'est Ayar Ziwa. 

Ange d'Albion : seul ange 
ainsi nommé qu'on peut voir 
dans une peinture de Blake 
« Breach in the City in the Mor- 
ning after Battle » et qui sert de 
frontispice à son ouvrage Vi- 
sions des Filles d'Albion. 

D'après Hagstrum ( Wil- 
liam Blake, Poète et Peintre ) 
l'ange d'Albion est une «per- 
sonnification de l'establishment 
sous George III, ou le génie poéti- 
que dans une période de classi- 
cisme aride et d'art aristocrati- 
que». Pour une reproduction 
de l'ange d'Albion, voir Fogg 
Muséum Bulletin, vol. X ( no- 
vembre 1943 ). Albion est un 
ancien nom de l'Angleterre. 

Ange de l'Alchimie et de 
la Minéralogie ( Och ) 

Ange de l'Alimentation : 

Isda ( * Ange de la Nourri- 
ture). 

Ange de l'Alliance : titre 
donné à Métatron, Phadiel, 
Michaël, Elie « l'ange du Sei- 
gneur» et même à Mastéma. 

D'après le Zohar I, c'est 
l'Ange de l'Alliance qui est 
mentionné dans les versets 
4:26 et 24:1 de l'Exode et 1:1 
du Uvitique. 



Dans la Vision de Paul 14, 
Michaël est appelé « l'ange de 
l'Alliance ». Mais Régamey, 
Qu'est-ce qu'un ange ? reprend 
la citation de Malachie 3:1 et 
dit : « l'ange de l'Alliance doit 
être le Seigneur lui même ». 

Elimeleckh de Li2hensk 
(1786), un rabbin hassidi- 
que, désigne Elie comme 
« l'ange de F Alliance » [ ref : 
Buber, Fables des Hassidims ; 
Les Maîtres Primitifs, p. 257 ]. 

Anges des Altitudes : 

parmi les principaux diri- 
geants des 4 Altitudes, ou 
4 Chœurs, se trouvent Bara- 
chiel, Gabriel, Gediel [ref: 
Almadel de Salomon ] . Pour les 
noms des autres chefs de 
cette classe de hiérarques, 
voir les Annexes. 

Ange des Ames Humai- 
nes ( Remiel ) 

Ange de l'Amitié : dans 
la tradition perse, l'ange de 
l'Amitié était Mhr ^. Il était 
aussi l'ange de l'Amour et ré- 
gnait sur le 7 e mois [ref: 
Chateaubriand, Le Génie du 
christianisme}. 

Ange de l'Amour : The- 
liel, Rahmiel, Raphaël, Don- 
quel, etc. Dans la Kabbale, la 
déesse romaine Vénus figure 
également comme un ange 
de l'Amour. 

Dans la tradition rabbini- 



74 



que, l'Ange de l'Amour ( non 
nommé) avait approuvé la 
création de l'homme lorsque 
Dieu avait initialement pro- 
posé cette idée à une assem- 
blée de hiérarques supérieurs 
(ceux qui ont désapprouvé 
ont été punis ) [ ref : Ginz- 
berg, La Légende des Juifs ]. 

Dans les sources talmudi- 
ques, mandéennes et zohari- 
ques, nous trouvons Liwet et 
Anael ( qui est l'Ange de 
l'Etoile de l'Amour) servant 
comme Anges de l'Amour 
supplémentaires. 

Dans les écrits perses, 
Mihr était l'Ange qui veillait à 
l'amour et l'amitié. 

Anges Amulettes : il en 

existe 70 et ils sont fréquem- 
ment invoqués au moment 
d'une naissance. Pour leurs 
noms, voir les Annexes. 

Ange de l'Anarchie : Bé- 

liar (Beliel), Matanbuchus 
[ ref : Le Martyre d'haïe}. 

Ange le plus Ancien : le 
Logos ( Raison ou le Monde ) 
est appelé aussi le «plus vieil 
■Ange, Dominion et Image de 
Dieu » [ ref. Mead, Hermès, 
Trois fois le plus grand I, 137, 
161-162]. 

Ange de l'Anéantisse- 
ment : dans l'histoire relative 
à Esther et Ahaseurus, l'ange 
de l'Anéantissement est Har- 



bonah, ou Hasmed [ ref : Mi- 
drash Tehillim sur le Psaume 

7]- 

Harbonah et Hasmed sont 
tous deux des anges du Châ- 
timent ou de la Confusion. 

Ange préposé aux Ani- 
maux apprivoisés : Behe- 
miel. 

Ange des Animaux aqua- 
tiques : Manakel 

Ange préposé aux Ani- 
maux domestiques : Behe- 
miel, Hariel. 

Ange préposé aux Ani- 
maux sauvages : Thegri 
( Thuriel ), Mtniel, Jehiel, 
Hayyal ; [ ref : Visions d'Her- 
mas ; Encyclopédie Juive I, 595, 
M. Gaster, L'Epée de Moïse ; 
Angélologie dans Encyclopédie 
Juive ]. 

Ange des Annonces : 

dans la tradition perse, l'ange 
des Annonces est Sirushi qui 
occupe aussi le rang d'ange 
du Paradis. 

Ange de l'Annonciation : 

Gabriel. L'ange de l'Annon- 
ciation est le sujet d'innom- 
brables peintures de grands 
maîtres : de Vinci, Memling, 
Fra Filippo Lippi, Fra Ange- 
lico, El Greco, le Titien, etc. 

Dans l'Annonciation à Ma- 
rie relatée dans l'Evangile de 
Matthieu, le nom de Gabriel 



75 



n'apparaît pas ; on ne le 
trouve que dans le récit de 
Luc (les deux sont relatifs à 
Elizabeth et Marie ). 

Ange d'Août : dans Tri- 
themius, Le Livre des Choses 
Secrètes, l'ange d'août est Ha- 
maliel ; il est supposé exercer 
son empire sur le signe de la 
Vierge dans le zodiaque. La 
tradition occulte cite un autre 
ange du mois d'août, ou 
d'août-septembre ( en hé- 
breu, cette saison est Elu/), 
c'est-à-dire Morael, qui est 
aussi l'ange de la Crainte et 
de la Peur. Dans la tradition 
perse, l'ange d'août était 
Shahrivari. 

Ange de l'Apocalypse : 

Orifiel ; également Anael 
( Haniel, Anafiel ), Zachariel, 
Raphaël, Samael, Michaël, 
Gabriel et saint François 
d'Assise. 

Selon Cornélius Agrippa, 
chaque ange est crédité d'un 
règne de 354 années. Le titre 
« Ange de l'Apocalypse » fut re- 
vendiqué par saint Vincent 
Ferrer (1350-1419) [ref: 
Lévi, Magie Transcendantale ]. 

Malvina Hoffman, sculp- 
teur américain, fit une repré- 
sentation en bronze doré in- 
titulée l'Archange de Apocalypse. 

Ange Apostat : Satan. Ain- 
si appelé par Grégoire le 
Grand dans ses Moralia in Job, 



où il dit : « Vu qu'alors, comme 
l'humanité en se tournant vers le 
Rédempteur est portée vers la lu- 
mière du Repentir, l'ange Apostat 
n'est pas pour rappeler quelque es- 
poir de pardon ? » etc. Grégoire 
considérait que l'homme 
avait été créé pour remplacer 
les légions déchues de Satan. 

Ange des Arbres (Mak- 
tiel) 

Ange de l'Arche d'Al- 
liance : les deux anges de 
l'Arche d'Alliance sont géné- 
ralement Zarall et Jael de 
l'ordre des Chérubins. Un au- 
tre ange, Sandalphon, a été 
décrit comme « le chérubin 
gauche de l'Arche». Certains 
experts, interprétant l'Exode 
25, soutiennent que 4 anges 
devraient être représentés sur 
l'Arche, 2 de chaque côté. 
Voir une représentation dans 
Un Dictionnaire de la Bible de 
Schaff, p. 67. 

Ange Archiviste : Pravuil, 
Vretil, Radueriel, Dabriel (le 
même ange sous différentes 
formes ). Dans la tradition 
arabe, Moakkibat est l'ange 
archiviste ou enregistreur. 

Mais il existe une tradition 
de deux anges enregistreurs, 
appelés Kiramu'l-katibin qui 
suivent chaque croyant, l'un 
enregistrant les bonnes ac- 
tions, l'autre les mauvaises. 
Lorsqu'un croyant meurt, les 



76 



anges enregistreurs transmet- 
tent son dossier à Azrael, 
l'ange de la Mort. 

Dans la tradition babylo- 
nienne, c'est Nabu, ou Nebo, 
qui est l'ange enregistreur : 
« se marier, c'est domestiquer 
fange enregistreur •» dit R. L. 
Stevenson dans Virginibus 
Puerisque [ref: Hughes, Un 
Dictionnaire de l'Islam, Anges ]. 

Ange de l'Ascension : 

dans les Actes des Apôtres 
( 1:10 ) on parle des anges de 
l'Ascension 1 comme de 
« deux hommes [ qui ] se tiennent 
là en vêtements blancs ». Saint 
Jean Chrysostome, Eusèbe, 
Cyrille de Jérusalem parlent 
des anges présents lors de 
l'Ascension [ ref : Daniélou, 
Les Anges et leur mission ] . 

Dans les écrits non-cano- 
niques, on trouve de fré- 
quentes références aux anges 
de l'Ascension qui sont au 
nombre de deux, mais ne 
sont nommés nulle part. 
Dans Ascension, une toile de 
Mantegna (1431-1506), Jé- 
sus-Christ est représenté vêtu 
d'une grande robe, montant 
au Ciel entouré par 1 1 anges- 
enfants. 

Ange des Aspirations et 

Rêves : selon la Kabbale, la 
Lune est l'ange des aspira- 
tions et des rêves. Dans la 



tradition occulte, c'est Ga- 
briel [ ref : Lévi, Magie Trans- 
cendantale]. 

Ange d'Augsbourg : un 

nom donné à Agnes Ber- 
nauer, épouse du duc Al- 
brecht de Wurtemberg, char- 
mante, mais d'origine mo- 
deste. En 1435, elle fut noyée 
en tant que sorcière à l'insti- 
gation du père d'Albrecht, le 
duc Ernest de Bavière. Sa 
noyade est le sujet d'une gra- 
vure sur bois reproduite dans 
Paul Carus, L'Histoire du Dia- 
ble. 

Ange de l'Aurore : dans 
le gnosticisme, expression 
appliquée au dragon, qui, 
dans V Apocalypse, est un terme 
utilisé pour Satan ou Lucifer 
[ref: Jobes, Dictionnaire des 
Symboles et Folklores Mythologi- 
ques ]. 

Ange de l'Automne: Gua- 
barel ; Tarquam. Le chef du 
signe de l'automne est Tor- 
quaret [ ref : de Plancy, Dic- 
tionnaire Infernal ; Shah, Occul- 
tisme, sa Théorie et Pratique, 
p.43]. 

Ange des Averses ( Zaa- 
'fiel) 

Ange de l'Avortement 

( Kasdaye ) 

Ange d'Avril : Asmodel. 
Dans la tradition perse, l'ange 



1 NdT : Ascension de Jésus 



77 



du mois d'avril était Andi- 
behist. 

Ange de Babylone : dans 
le Midrash Tehillim nous ap- 
prenons que « l'ange de Baby- 
lone monta 70 barreaux [ de 
l'échelle de Jacob ] et l'Ange 
de Media, 52 ». Ni le nom de 
l'ange de Babylone, ni celui 
de Media ne sont donnés. 

Ange de la Balance : Jael, 
en magie cérémonielle. Dans 
Le Mage, c'est Zuriel. 

Selon Rabbi Chômer, les 
anges Grasgarben et Hada- 
kiel ( Chadakiel ) sont les 
deux esprits gouvernant le si- 
gne de la Balance. 

Au XVII e siècle, Gaffarel, 
l'érudit bibliothécaire du car- 
dinal Richelieu, tira bon 
nombre de ses prédictions 
des écrits de Rabbi Chômer. 

Ange des Balances ( So- 
qed Hozi, Dokiel, Michaël, 
Zehanpuryu'h ) 

Ange du Baptême Cé- 
leste ( Seldac ) 

Ange du signe du Bé- 
lier : en magie cérémonielle, 
l'ange du Bélier est Aiel, ou 
Machidiel, ce dernier étant 
aussi l'ange du mois de mars. 
Dans la Kabbale, les deux es- 
prits gouvernant le signe du 
Bélier sont Sataaran et Sara- 
hiel (Sariel). 



Ange du Bien : ainsi nom- 
mé, bien que sans nom, dans 
l'Apocalypse d'Abraham. 

Ange de Bienfaisance : 

( Zadkiel, Hasdiel, Achsah ). 

Anges Bienfaisants : Te- 

meluch, ainsi que d'autres an- 
ges. Selon Clément d'Alexan- 
drie, Eclogues Prophétiques, 48, 
« Les enfants de naissance "inop- 
portune" sont livrés aux Anges ». 
Dans Convivia, II, 6, Méthode 
ajoute que ces anges servent 
aussi les enfants adultérins. 

Ange du Bizarre ( fictif) : 
dans la courte histoire d'Ed- 
gar Poe ainsi intitulée, un 
ange sans ailes qui parle hol- 
landais/anglais plutôt comme 
un automate, «préside les mal- 
entendus de F humanité ». 

L'affaire de cet ange con- 
siste à «provoquer des accidents 
ou des cas bigarres qui étonnent 
continuellement les sceptiques » 
[ ref : vol. 4 de L'Œuvre d'Ed- 
gar Allan Poe en 10 vol ]. 

Ange du Bon Conseil : 

Jésus, selon Denys l'Aréopa- 
gite dans sa Théologie Mystique 
et sa Hiérarchie Céleste. 

Ange des Bonnes Ac- 
tions : dépeint comme un 
ange archiviste mais pas 
nommé dans La Légende Do- 
rée de Longfellow. 

Anges de Bonté ( hébreu, 



78 



malache hashareth ) : certains 
talmudistes jugent que les an- 
ges de Bonté constituent l'or- 
dre le plus élevé de la hiérar- 
chie céleste et qu'ils sont les 
« armées du Seigneur» comme 
dans le Mekilta du Rabbi Ish- 
mael ; pour d'autres, les anges 
de Bonté sont un ordre ou 
un rang inférieur et, puis- 
qu'ils sont si nombreux, le 
plus indispensable. 

Dans le Talmud Sanhédrin, 
il est rapporté que « les anges 
de Bonté rôtirent la viande et ra- 
fraîchirent le vin pour Adam» 
durant la brève période où 
notre premier parent résida 
dans l'Eden. Dans Yalkut 
Reubeni et Le Livre d'Adam et 
Eve, trois des anges de bonté 
qui servirent Adam sont 
nommés : Aebel, Anush et 
Shetel. 

Le Testament de Nephtali 
( dans les Testaments des dou^e 
patriarches ) parle de Dieu 
«faisant descendre de Son plus 
haut Ciel, 70 anges de Bonté 
(Michaël à leur tête) afin 
d'enseigner les langages aux 70 
enfants qui sortirent des reins de 
Noé» [ ■$- Anges Gardiens ]. 

Dans le Talmud Hagiga, 
nous apprenons que « les an- 
ges de Bonté sont quotidiennement 
créés de la rivière Dinur [...] ils 
chantent un Hymne et, dès lors, 
périssent, comme il est dit "Cha- 
que matin ils sont nouveaux" ». 



Ange du Buisson Ar- 
dent : Zagzagel ; Michaël. 
Une stricte interprétation de 
l'utilisation du terme ( dans 
Exode 3:2 ; Luc 20:37 ; Actes 
7:35 ) suggérerait que le Sei- 
gneur lui-même est l'ange du 
Buisson Ardent, matérialisé 
sous une forme angélique. 

L'attribution à Zagzagel se 
trouve dans Targum Yerushal- 
mi. Rembrandt réalisa une 
peinture connue sur le sujet, 
intitulée «Moïse et le buisson 
ardent ». 

Ange des Calculs (Buta- 
tor) 

Ange du Cancer : Cael. 
D'après Rabbi Chômer, un 
expert en exégèse cité par 
Lévi dans Magie Transcendan- 
tale, les esprits gouvernant le 
signe du Cancer sont Rahdar 
et Phakiel. 

Ange du Capricorne : en 

magie cérémonielle, l'ange du 
Capricorne est Casujoiah. 
D'après Rabbi Chômer, cité 
par Lévi dans Magie Transcen- 
dantale, les esprits gouvernant 
ce signe du zodiaque sont 
Sagdalon et Semakiel ( Sema- 
qiel). 

Ange du Chagrin : repré- 
senté dans le célèbre monu- 
ment du cimetière protestant 
à Rome. C'est l'œuvre d'un 
sculpteur et poète américain, 



79 



W. W. Story, qui y repose 
avec sa femme. Une réplique 
fut érigée à la mémoire des 
victimes du tremblement de 
terre de 1906 à l'université de 
Stanford en Californie. 

Ange des Chagrins de la 
Mort ( Paraqlitos ) 

Ange de la Chance ( jeux 
d'argent) : Barakiel, Uriel et 
Rubiel [ref: de Plancy, Dic- 
tionnaire Inferna/]. 

Ange des Changements 
de Lune : Mah, dans la théo- 
gonie perse. 

Ange du Chant : Radue- 
riel ( Vretil), qui est aussi un 
maître de chœur des Muses. 
Dans la tradition coranique, 
l'ange du Chant est Israfel ou 
Uriel. Dans la tradition rabbi- 
nique, c'est Shemiel ( She- 
mael, Shammiel) ou Méta- 
tron. Ce dernier est appelé 
« Maître du Chant Céleste ». 

Ange du Chaos : Michaël. 
Mais là où le chaos est égal 
aux ténèbres et où les ténè- 
bres signifient la mort, l'ange 
du Chaos est alors Satan 
[ ref : Ea Bible de l'Interprète ; 
Ginzberg, Ea Légende des Juifs 
V,16]. 

Ange du Char Divin : 

( Rikbiel YHWH ) 

Ange du Châtiment: Am- 
aliel. Dans les écrits apocry- 



phes et post-bibliques, il 
existe d'autres anges du Châ- 
timent ou de la Punition. 
Comparez « les seigneurs vêtus 
de cottes de mailles avec les jeux 
flamboyants » et « ses jeux sont 
comme des lampes de feu » dans 
Daniel 10:6 comme descriptif 
de l'un des ces hiérarques. 

Dans la tradition copte, le 
démon du Châtiment est As- 
model, qui est cependant 
l'ange du mois d'avril dans la 
tradition occulte. 

Anges du Châtiment (ou 
de la Punition) : ils sont 7 et 
nommés dans Maseket Gan 
Eden et Gehinnom : Kushiel 
l'inflexible de Dieu ; Lahatiel ce- 
lui qui flamboie ; Shoftiel juge 
de Dieu ; Makatiel fléau de 
Dieu ; Hutriel bâton de Dieu ; 
Pusiel, ou Puriel feu de Dieu ; 
Rogziel courroux de Dieu. Voir 
Encyclopédie Juive I, 593. Il 
existe un autre ange du Châ- 
timent : Amaliel ¥. 

L'ouvrage copte Pistis So- 
phia nomme Ariel comme 
l'ange chargé des châtiments 
en Enfer. 

Le Manuel de Discipline 
(planche TV) donne une 
liste des anges du Châtiment. 

Dans 2-Enoch 10:3, ils de- 
meurent au 3 e Ciel. Cf. le Tes- 
tament de Uvi où des armées 
d'anges du Châtiment (vrai- 
semblablement mauvais ) de- 
meurent au 3 e Ciel. Ceux-ci, 



80 



précise Charles dans 1 -Enoch, 
sont des Egrégores-^. L'En- 
fer, soit dit en passant, était 
« au nord du 3 e Gel». 

Dans le gnosticisme copte, 
Asmodel est le démon du 
Châtiment ; dans les écrits 
occultes, Asmodel est l'ange 
d'avril. Le Midrash Tehillim, 
commentant le Psaume 7, 
donne 5 anges du Châtiment 
que Moïse rencontra au Ciel, 
à savoir : 1 Af, Ange de la Co- 
lère ; 2 Kezef, Ange du Cour- 
roux ; 3 Hemah, Ange de la 
Fureur ; 4 Hasmed, Ange de 
l'Anéantissement et 5 Mashit, 
Ange de la Destruction. 

Ange du Choix Irrévoca- 
ble (Zeffar). 

Ange préposé aux Cho- 
ses Cachées : Satarel ( Sar- 
tael ) et Gethel ( Ingethal ). 

Ange du Ciel ( Sahaqiel ) 

Ange du l et Ciel ( Sabrael, 
Asrulyu, Pazriel — Sidriel —, 
Gabriel, etc. ) 

Anges du 2 e Ciel : ils sont 
deux à être habituellement ci- 
tés : Raphaël et Zachariel. 
Mais puisque c'est au 2 e Ciel 
que Moïse rencontra l'ange 
Nuriel « avec sa suite de 50 my- 
riades d'anges » ( Ginzberg, La 
Légende des Juifs II, 306 ), Nu- 
riel pourrait être ajouté aux 
souverains de cet endroit. 



Anges du 3 e Ciel : les 

principaux dirigeants sont ici 
Jabniel, Rabacyel, Dalquiel, 
Baradiel et Shaphiel. C'est au 
3 e Ciel que Moïse rencontra 
un ange « si grand, qu'il aurait 
fallu 500 ans à un humain pour 
monter jusqu'en haut » ; il avait 
70.000 têtes, chaque tête au- 
tant de bouches, chaque bou- 
che autant de langues, etc. 

Mahomet vit aussi un tel 
Ange au Ciel, mais il n'est 
nommé ni dans le Talmud, ni 
dans le Coran. Ce pourrait 
être Erelim, chef éponyme 
de l'ordre des Erelim ; ou Ra- 
ziel, parfois crédité comme 
chef de l'ordre. 

Le terme Erelim vient d'Is- 
aïe ?>3-J. Dans de Abano, 
E'Heptaméron, les anges du 3 e 
Ciel comprennent Milliel, 
Ucirmuel, Nelapa, Jerescue et 
Babel. Certaines sources pla- 
cent les Erelim au 4 e Ciel. 

Anges du 4 e Ciel: Michaël ; 
Shamshiel ; Shahakiel. 

Ange du 5 e Ciel : Michaël 
est l'esprit présidant le 5 e 
Ciel, si le 5 e Ciel est Ma- 
chum ; mais si celui-ci est 
Mathey, alors c'est Sammael 
qui le préside. Les anges as- 
sistants qui dirigent le 5 e Ciel 
sont Friagne, Hyniel, Ofael, 
Zaliel [ref: de Abano, 
UHeptaméron ]. Dans la tradi- 
tion mahométane, le 5 e Ciel 



81 



est la demeure de l'ange Ven- 
geur « qui préside sur le feu élé- 
mentaire ». 

Ange du 6 e Ciel : Zachiel, 
Zebul, Sabath, Sandalphon. 
«Ici demeure l'ange gardien du 
Ciel et de la Terre » d'après les 
musulmans. Bodiel est le 
prince dirigeant du 6 e Ciel 
[ ref : Hechaloth Zoterathi ]. 

Anges des 7 Cieux : les 

princes dirigeant les 7 Cieux 
sont : Gabriel, 1 er Ciel ; Ra- 
phaël, Zachariel, Galizur, 2 e 
Ciel ; Jabniel, Rabacyel, Dal- 
quiel, 3 e Ciel ; Michaël, 4 e 
Ciel ; Samael, Gadriel, 5 e 
Ciel ; Zachiel, Zebul, Sandal- 
phon, Sabath, 6 e Ciel ; Cassiel 
(Kafziel),7 c Ciel. 

D'après la tradition Hecha- 
loth, alors que certains diri- 
geants résident dans leur Ciel 
respectif, on les trouve aussi 
dans d'autres Cieux en tant 
que gardiens des grandes en- 
trées célestes. Dans la lé- 
gende juive par exemple, Sa- 
mael réside au 7 e Ciel (où, 
est-il dit, il est un prison- 
nier). 

Ange de la Colère : dans 
sa visite du Paradis, telle que 
décrite dans ^Apocalypse de 
Moïse, le grand Législateur 
rencontre les anges de la Co- 
lère et du Courroux au 7 e 
Ciel. Il trouve que ces anges 
sont composés « entièrement de 



feu ». Notre ange de la Colère 
estAf*. 

Ange des Collines : tout 
comme l'ange des Herbes %, 
l'ange des Collines, non nom- 
mé, appartient aux « splendi- 
des, terribles et puissants chefs 
Anges» qui sont passés de- 
vant Dieu pour célébrer et 
jouir du premier sabbat, 
d'après Rabbi Akiba [ref: 
U Alphabet du Rabbi Akiba ]. 

Anges des Colonies: per- 
sonnages créés par Blake 
dans ses Visions des Filles 
d'Albion. 

Ange de la Colombe ( Al- 

phun) 

Ange des Comètes ou 
Météores : ( Zikiel ou Zi- 
quiel ; Akhibel ) 

Ange de la Commotion : 

Zi'iel, cité dans Odeberg, 3- 

Enoch. 

Ange de la Compassion: 

Rachmiel* ou Raphaële. Cet 
ange de la Compassion, sym- 
bolisant les Nations Unies, 
est représenté dans une pein- 
ture de l'artiste suisse Max 
Hunziker, réalisé au bénéfice 
de l'Unicef. 

Les Népalais ont un dieu 
de la Compassion appelé 
Avalokiteshvara qui a renon- 
cé au Nirvana afin de servir 
et de sauver l'humanité. En 



82 



1964, une représentation de 
ce dieu fut exposée à New 
York, au siège de l'Asia So- 
ciety. 

Ange de la Conception : 

( Laila ) 

Anges de la Confusion : 

Us sont au nombre de 7. Du 
temps de la reine Esther, ils 
furent dépêchés par Dieu à la 
cour d'Ahasuerus pour met- 
tre fin au bon plaisir du roi 
[ref: Ginzberg, La Légende 
des Juifs IV, 374]. 

Mais il semble aussi que les 
anges de la Confusion étaient 
présents et participèrent à 
l'incident de la Tour de Babel 
[ref: Genèse 11:7]. 

Dans le Talmud, les anges 
de la Confusion sont décrits 
individuellement de la ma- 
nière suivante : Mehuman 
Confusion ; Biztha Destructeur 
de la maison ; Barbonah Ané- 
antissement ; Bigtha Presseur du 
pressoir; Abatha Presseur du 
pressoir ; Zethar Témoin de l'im- 
moralité ; et Carcas le Frappeur. 

Ange de la Connaissan- 
ce : Raphaël, qui est aussi 
l'ange de la Science, de la 
Santé, de la Prière et de 
l'Amour. 

Ange du Conseil Puis- 
sant : la version Septante du 
fameux passage d'Isaïe 9:6 qui 
a été interprété par les apolo- 



gistes chrétiens comme l'une 
des prophéties annonçant 
l'arrivée du Christ, et comme 
l'une des Ses appellations. 

Ange des Constella- 
tions : Kakabel ( Kochbiel ) 
et Rahtiel [ref: Ginzberg, 
La Légende des Juifs I, 140 ]. 

Ange de la Corruption 

( ou Perdition ) : d'après la 
tradition talmudique, il y 
avait à l'origine 70 anges tuté- 
laires assignés par Dieu pour 
régner sur les 70 nations de 
la Terre. 

Ces anges, corrompus par 
leur patriotisme, devinrent 
les malache habbala, anges de 
la Corruption. 

Le seul ange de ce groupe 
à ne pas avoir été corrompu 
fut Michaël, l'ange gardien 
d'Israël [ ref : Eisenmenger, 
Traditions des Juifs I, 1 8 ; Lea, 
Matière en faveur d'une Histoire 
de la Sorcellerie I, 17 ; Ginz- 
berg, La Légende des Juifs ]. 

Anges du Courroux : He- 

mah, Af, Mzpopiasaiel, Ez- 
rael. Dans l'Apocalypse de 
Moïse, lors de sa visite au Pa- 
radis, Moïse rencontre les an- 
ges de la Colère et du Cour- 
roux au 7 e Ciel, et trouve 
qu'ils sont faits « entièrement de 
feu » [ ref : Le Zohar I ; M. 
Gaster, L'Epée de Moïse ; 
Ginzberg, La Légende des 
Juifs ; Apocalypse de Pierre]. 



83 



Kezef est l'Ange du Cour- 
roux dans le Midrash Tehillim. 

Anges du Courroux de 
Dieu : dans l 'Apocalypse, ils 
sont ( ou étaient ) 7 anges du 
Courroux de Dieu à être 
mentionnés, mais leur nom 
n'est pas donné. 

Anges de la Création : au 

début (c'est-à-dire au mo- 
ment de la Création), ces 
Anges étaient au nombre de 
7 et ils étaient chargés de 
contrôler les 7 planètes 
— dont le soleil et la lune — 
selon la connaissance en as- 
tronomie du temps des scri- 
bes qui énoncèrent les événe- 
ments des «premiers jours ». 

Les 7 Anges de la Création 
généralement donnés sont : 
Orifîel, Anael, Zachariel, Sa- 
mael ( avant que cet ange ne 
se rebelle et chute ), Raphaël, 
Gabriel, et Michaël. Le Uvre 
d'Enoch rapporte que les An- 
ges de la Création résident au 
6 e Ciel. 



Ange du 

(Aftiel) 



Crépuscule 



Ange de Décembre : Ha- 

niel ou Nadiel. Dans l'an- 
cienne tradition perse, l'ange 
de décembre était Dai ■#-. 

Anges Déchus : la notion 
d'anges déchus n'existe pas 
dans l'Ancien Testament. 
Dans des livres comme Job, 



l'adversaire désigné par Dieu 
est ha-satan ( signifiant « l'ad- 
versaire», titre d'une fonction 
et pas la désignation, ou le 
nom d'un ange ). 

On peut considérer deux 
exceptions, dans 1 -Chroniques 
21 et 2-Samuel 24 où Satan 
semble émerger comme une 
personnalité distincte et où il 
est identifié par un nom ; 
mais dans ces deux cas, les 
spécialistes penchent plutôt 
pour une omission par inad- 
vertance de l'article défini 
lors de la traduction, et qu'à 
l'origine on devait lire « le sa- 
tan », c'est-à-dire « l'adversai- 
re». 

Dans le Nouveau Testa- 
ment, en particulier dans 
ï Apocalypse 12, la notion d'un 
ange déchu ou d'anges dé- 
chus est ainsi donnée : « Sa 
queue [ du dragon, ou de Sa- 
tan 1 ] entraîna le tiers des étoiles 
du ciel [ les anges ] et les jeta sur 
la terre [...] et Satan, qui trompa 
le monde entier, fut rejeté sur la 
terre et ses anges avec lui ». 

1 -Enoch affirme que 200 
furent précipités, en nomme 
19 ( s'autorisant différentes 
orthographes et des répéti- 
tions ) et donne une liste de 
« chefs de dizaine », les plus im- 



1 NdT: voir à ce sujet le livre « Mondes 
en Collision» de Velikovsky qui donne 
l'explication la plus logique et la plus 
naturelle de ce qui a réellement pu se 
passer. Ed. Jardin des Livres, 2003. 



84 



portants étant Semyaza, Aza- 
zel, Sariel, Rumiel, Danjal, 
Turel, Kokabel. 

Dans La Légende des Juifs 1, 
125 de Ginzberg, les chefs 
sont Shemhazai (Semyaza), 
Armaros, Barakel, Kawkabel 
( Kokabel ), Ezekeel, Arakiel, 
Samsaweel et Sériel. 

William Auvergne, l'évê- 
que de Paris (1228-1249), 
affirme dans son De Universo 
que sur les 9 ordres d'anges 
qui furent créés, un « dixiè- 
me » de chaque ordre « chu- 
ta » ( comme le dit le cardinal 
Pullus ) et qu'ils ont conservé 
un rang relatif dans leur 
chute [ ref : Lea, Matière en fa- 
veur d'une Histoire de la Sorcelle- 
rie 1,89]. 

D'après l'archevêque cardi- 
nal de Tusculum ( 1273 ), et 
comme l'affirma de nouveau 
Alphonso de Spina (vers 
1460), le tiers déchu donne 
un total de 133.306.668 an- 
ges ; reste au Ciel 266.613.336 
anges demeurés loyaux à 
Dieu. 

Contrairement à l'affirma- 
tion selon laquelle les anges 
furent chassés des 9 ordres, 
l'autorité papale soutient une 
opinion différente, à savoir 
que seuls les anges du 10 e or- 
dre ( sic ) chutèrent et on se 
demande bien quel est ce 10 e 
ordre sur les 9 qui existent 
[ voir Moore, Les Amours des 



Anges, p. 155 ]. Dans ce livre, 
Moore cite Tertullien (De 
Habitu Mulieb ) et il explique 
que les armes des ornements 
et de la séduction féminins 
« les colliers, les bracelets, le rouge et 
la poudre noire pour souligner les 
yeux» remontent aux décou- 
vertes des anges déchus. 

Après la chute de ces anges 
rebelles, nous assure Isidore 
de Séville dans Senteutiae, « les 
autres anges ont été confirmés dans 
leur persévérance de la béatitude 
éternelle » et cela malgré la Bible 
dans laquelle Dieu juge ses 
anges ( bien après leur chute ) 
peu dignes de confiance. Cela 
entraîne donc une conclusion 
différente. 

La cause de la ruine de Sa- 
tan a communément été at- 
tribuée au péché d'orgueil, ou 
d'ambition : «par ce péché tom- 
bèrent les anges ». 

Une autre explication est 
parfois donnée sur la raison de 
leur chute, et elle remonte à la 
Genèse ôoùles «fils de Dieu ( les 
anges ) virent les filles des hommes 
[...] et les prirent pour femmes 1 ». 
Enoch vit 7 grandes étoiles 
comme des montagnes brû- 
lantes qui (lui explique son 
guide) furent punies parce 
qu'elles manquèrent de se 
lever à l'heure convenue. 

Dans d'autres textes primi- 



1 NdT: lire à ce sujet Le Livre des Secrets 
d'Enoch. 



85 



tifs, les anges déchus ont été 
présentés comme des étoiles 
filantes. 

Saint Thomas d'Aquin les 
identifie aux démons. Les au- 
teurs chrétiens de la fin du 
Moyen-Age voyaient toutes 
les divinités païennes comme 
des démons. 

Dans la plupart des sources, 
Satan est le chef des apostats ; 
mais dans les écrits apocry- 
phes, il est appelé Mastéma, 
Béliar ( Beliel ), Azazel, Belze- 
bub, Sammael, etc. Dans la 
tradition musulmane c'est Ib- 
lis. 

Dans Uvi 3 ( Testaments des 
Dou^e patriarches ) les anges dé- 
chus sont emprisonnés au 2 e 
Ciel. 2-Enoch 7:1 parle lui aussi 
d'anges déchus au 2 e Ciel en 
tant que «prisonniers suspen- 
dus [ là ], retenus pour [ et ] dans 
t attente du jugement éternel ». 

« Dans la majeure partie de la 
littérature juive » dit Caird dans 
Principautés et Puissances, « c'est à 
cause de f humanité que les anges 
tombèrent » et il cite ¥ Apocalypse 
de Baruch qui va jusqu'à dire 
que « la nature physique de 
f homme devint non seulement un 
danger pour sa propre âme, mais se 
traduisit également par la chute des 
anges ». 

D'après la légende ( Budge, 
Amulettes et Talismans ) les 
anges rebelles chutèrent pen- 
dant 9 jours. 



Ange de la Délivrance : 

dans les écrits zohariques, 
l'ange de la Délivrance est 
Pedael [ref : Abelson, Mysti- 
cisme Juif, p. 117 ]. 

Ange du Désert : dans la 
Kabbale, et d'après Lévi, Ma- 
gie Transcendantale, l'ange du 
Désert est la planète Saturne. 
L'ange Orifiel a également 
été appelé un esprit dirigeant 
le désert. 

Ange des Déserts : un 

des non-nommés, « splendides, 
terribles, et puissants chefs Anges 
qui sont passés devant Dieu pour 
célébrer et jouir du premier sab- 
bat » [ ref : T' Alphabet du Rab- 
bi Akiba et de nombreux 
commentaires talmudiques 
énumérés dans Ginzberg, Ta 
Tégende des Juifs ] . 

Ange du Désir sexuel : 

dans le Talmud Bereshith Rab- 
ba 85, et d'après Rabbi Jocha- 
nan commentant la Genèse 
38:13-26, quand «Judah fut 
sur le point de passer, sans remar- 
quer Tamar ( sa belle-fille pos- 
tée à un croisement de route 
comme une prostituée ), Dieu 
fit en sorte que l'ange du Désir se 
présente en personne à lui ». 

L'ange n'est pas nommé, 
mais il est comparable à 
Pharzuph ( ou Priapus ), 
qu'Arnobe (Adversus Nationes 
III ) appelle « le dieu hellespon- 
tain du désir» [voir aussi « l'es- 



86 



prit de prostitution » dans Osée 
4:12]. 

Ange du Désir Charnel : 

( Ange du Désir sexuel ). 

Anges du Désordre ( voir 
Anges de la Confusion ) 

Ange du Destin ( Manu ) 

Ange de la Destinée : 

Oriel ( ou Manu ) 

Ange Destructeur (Ange 
de la Destruction) : une ap- 
pellation pour l'ange de la 
Mort. David le rencontra et 
l'apaisa au mont Moriah. 

Dans le Le Livre de la Sa- 
gesse ( éd. Reider ) c'est Kola- 
zonta qui est l'ange Destruc- 
teur, ou l'ange « Châtieur ». 
Les Danites, ce groupe chré- 
tien qui menait en secret des 
assassinats, étaient appelés 
les «Anges Destructeurs ». Ils 
furent indûment associés à la 
première Eglise mormone 
[ cf. Manoah du clan des Da- 
nites dans Juges 13:2 ; Réf. Jo- 
bes, Dictionnaire de Mythologie, 
du Folklore et des Symboles}. 

Ange Destructeur de 
l'Apocalypse : l'ange Abad- 
don ou Apollyon, qui est aus- 
si appelé le « chef des démons de 
la 7 e dynastie » selon les spé- 
cialistes chrétiens de la dé- 
monologie et Grillot dans le 
Musée des Sorciers, Mages et Al- 
chimistes, p. 128. 



Anges de la Destruction 

( malache habbala) :Uriel, Har- 
bonah, Azriel, Simkiel, Za'a- 
fiel, Af, Kolazonta, Hemah. 
Le chef du groupe est Ke- 
muel, d'après L'Apocalypse de 
Moïse, mais d'après 3-Enoch, 
c'est Simkiel. Dans le dernier 
livre, les Anges de la Des- 
truction correspondent aux 
Anges du Châtiment, et à 
leur tour ceux-ci peuvent être 
les équivalents des Anges de 
la Vengeance, de la Colère, 
de la Mort, de l'Ire. Ils peu- 
vent aussi être comparés aux 
Devas. « Lorsqu'ils accomplis- 
sent les châtiments sur le monde, il 
est donné aux anges de Destruc- 
tion "le glaive de Dieu" pour 
qu'ils l'utilisent comme un instru- 
ment de punition »[ ref: 3-Enoch, 
32:1 ]. 

D'après Moses Gaster, ces 
Anges de Destruction étaient 
au nombre de 40.000, mais 
d'après une légende juive, à 
eux seuls ils étaient ( ou sont 
toujours ) 90.000 en Enfer. Il 
est dit que les anges de la 
Destruction ont aidé les ma- 
giciens d'Egypte au temps du 
pharaon ; qu'ils ont reproduit 
les miracles accomplis par 
Moïse et Aaron, en particu- 
lier le miracle de changer 
l'eau en sang [ ref : Exode 
7:20]. 

Il existe une divergence 
d'opinion entre les écrivains 



87 



rabbiniques sur les Anges de 
Destruction au service de 
Dieu ou au service du Dia- 
ble. Apparemment, même 
quand ils servent ce dernier, 
c'est avec la permission de 
Dieu. Dans le Zohar I, 63a, 
Rabbi Judah, dissertant sur le 
Déluge, a déclaré « qu'aucun 
sombre destin n'est jamais mis à 
exécution sur le monde, qu'il soit 
d'anéantissement ou de quelque 
autre châtiment, mais lange Des- 
tructeur est au cœur du châti- 
ment ». Ginzberg dans La Lé- 
gende des Juifs raconte que lors 
de la visite de Moïse en En- 
fer, il a vu des pêcheurs 
( principalement des usu- 
riers ) dans une région appe- 
lée Titha-Yawen qui se te- 
naient « dans la boue jusqu'au 
nombril», fouettés par les an- 
ges de la Destruction « avec 
des chaînes de feu, les dents des pé- 
cheurs étant cassées par des pierres 
de feu du matin au soir». Voir la 
description de Dante au sujet 
des tortures endurées par les 
pécheurs dans Vlnferno [ref: 
Apocalypse de Baruch ; Le Livre 
d'Enoch ; Talmud Bab-Sanhe- 
drin ; Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition ; Encyclopé- 
die Juive, p. 516]. 

Ange de Dieu : Uriel, ou 
Dieu lui-même. Dans l'An- 
cien Testament, l'expression 
Ange du Seigneur ou Ange de 
Dieu est un terme théophore. 



Il signifie Elohim (Dieu, ou 
dieux) comme dans Mekilta 
du Rabbi Ishmael [ ref : Ori- 
gène, In Joanem citant la Prière 
de Joseph, un pseudépigraphe 
juif ; -^ Ange du Seigneur ]. 

Anges du Dieu en Trois 
Parties : Meachuel, Lebatei, 
Ketuel [ ref : Barrett, Le Ma- 
ge ; Le Sixième et le Septième Li- 
vre de Moïse (pA27 -130)]. 

Ange du Dimanche : Mi- 

chaël V" heure ; Anael 2 heu- 
re ; Raphaël 3 e heure ; Gabriel 
4 e heure ; Cassiel 5 e heure ; Sa- 
chiel 6' heure ; Samael 7 e heure ; 
Michaël 8 e heure; Anael 9 
heure ; Raphaël W heure ; Ga- 
briel //' heure; Cassiel 12 e 
heure. On remarquera que Mi- 
chaël, Anael, Raphaël, Cassiel 
et Gabriel doublent leur ser- 
vice le jour du sabbat [ ref : 
Shah, Occultisme, pp. 55-56 ]. 

Ange du Disque Solaire : 

Chur, dans l'ancienne tradi- 
tion perse. ^ Galgaliel, Ange 
de la Roue du Soleil. 

Ange de la Divination 

( Eistibus ) 

Ange des Dominions 

( Dominations ) : Zacharael 
est généralement désigné 
comme le prince de cet ordre 
hiérarchique. Pseudo-Denys, 
dans son célèbre ouvrage sur 
les ordres célestes, plaçait les 
Dominions, ou Dominations, 



en tête de la 2 e triade des 9 
chœurs. 

Ange Doux ou Ange 
Bienveillant : dans le Mi- 
drash Aggada Exode, Uriel est 
l'ange Doux ; dans le Zohar I, 
93b, c'est Gabriel. 

L'ange Doux a été envoyé 
pour tuer Moïse parce qu'il 
avait négligé d'observer l'al- 
liance de la circoncision de 
son fils. Zipporah 1 , l'épouse 
de Moïse a sauvé la situation 
en accomplissant le rite 
(Exode 425). 

Ange du Droit : dans la 
théorie du gnostique Valen- 
tin, les anges du Droit étaient 
déjà informés de la naissance 
du Christ [ref: Newbold, 
« La Descente du Christ dans les 
Odes de Salomon » dans Journal 
of Biblical Uterature, décembre 
1912]. 

Ange de la Droiture : Mi- 

chaël. Dans le Pasteur d'Her- 
mas, l'ange ( sans nom ) est 
décrit comme étant « doux, 
modeste, gentil, et calme» et 
comme l'un des deux anges 
« avec l'homme », l'autre étant 
un «Ange de l'Iniquité» &. 

Ange de l'Eau baptisma- 
le : Raphaël. Voir aussi Bar- 
pharanges. Ce fut Tertullien 
qui déclara que les eaux bap- 
tismales reçoivent leurs pro- 



priétés curatives d'un ange 
( qu'il ne nomma pas ) [ ref : 
Smith, L'Homme et ses dieux, 
p. 306]. 

Ange des Eaux : dans les 
ouvrages cabalistiques, Cor- 
nélius Agrippa appelle Phul 
( un des 7 esprits suprêmes 
dirigeant les 196 provinces 
du Ciel ) « le seigneur suprême 
des eaux». Dans X Apocalypse 
1 6:5, il est cité mais pas nom- 
mé : « Et j'entendis l'ange des 
Eaux dire... » [ ■#• Arariel ]. 

Ange des Eaux de la 
Terre : Tharsis ou Tharsus ; 
également Arariel, Talliud, 
Phul, Michaël et Anafiel 
( qu'on retrouve tous dans la 
tradition occulte). Harudha 
est l'ange de l'Eau dans la tra- 
dition perse. 

Ange d'Edom : le nom 

Edom désignait Rome, mais 
l'ange d'Edom désignait Sa- 
tan : «je monterai au-dessus du 
niveau des nuages, je serai comme 
le Plus Haut » se vantait l'ange 
d'Edom. Et Dieu répondit : 
« bien que tu puisses monter aussi 
haut que l'aigle, et bien que ton 
nid soit parmi les étoiles, je te ferai 
descendre de là ». 

L'ange d'Edom était l'un 
des anges que Jacob vit en 
rêve sur l'échelle posée entre 
Terre et Ciel [ ref : Ginzberg, 
La Légende des juifs I, V ] . 



1 NdT : Cippora, Tsippora ou Séphora. 



89 




La plus populaire des images pieuses représentant 

le concept de l'ange gardien. Ce qui a fait le succès 

de ce dessin est sans aucun doute l'aspect sexué 

de l'ange, définitivement féminin, mélange 

d'amour maternel et d'amour angélique. 

On remarque l'étoile sur le front de l'Ange, renvoyant 

à l'expression « être né sous une bonne étoile ». 






Ange de l'Egypte : Mas- 
téma, Rahab, Duma(h), Uzza 
et Sammael. 

Sur leur chemin hors 
d'Egypte, les Israélites furent 
surtout effrayés « à la vue de 
l'ange de l'Egypte passant comme 
une flèche dans l'air alors qu'il vo- 
lait au secours du peuple qui était 
sous sa tutelle ». 

L'identité de l'ange n'est 
pas donnée dans la source ci- 
tée ( Ginzberg, La Légende des 
Juifslll, 13). 

Certains textes rabbiniques 
disent que c'était Abezi- 
thibod ; d'autres que c'était 
ou que cela aurait pu être 
Sammael, Mastéma ( dans Le 
Livre des Jubilés ), ou Uzza. 

Une autre bonne estima- 
tion donnerait Rahab ^. 

Anges des 4 Eléments : 

Seraph ou Nathaniel pour le 
feu, Cherub pour l'air, Thar- 
sis ou Tharsus pour l'eau et 
Ariel pour la terre. 

Ange de l'Embryon 

( Sandalphon ) 

Ange de l'Enfer : il existe 
7 anges présidant l'Enfer 
sous l'ethnarchie de Duma^. 

Les autres anges les plus 
communément cités sont 
Kshiel, Lahatiel, Shaftiel, 
Maccathiel, Chutriel, Pasiel. 

D'autres listent encore 
Dalkiel, Rugziel, Nasargiel 
[ref : Les écrits de Joseph ben 



Abraham Gikatilla ; Ginzberg, 
La Légende des Juifs II ] . 

Ange de l'Epée : Soqed 
Hezi ( orthographié de façon 
variable ) est généralement 
donné comme le principal 
ange de l'Epée. Mais ils sont 
nombreux à être ainsi dési- 
gnés, comme le fait M. Gas- 
ter dans L'Epée de Moïse. 

Ange de l'Epée Flam- 
boyante (Ange du Jardin 
d'Eden) 

Anges ( ou Seigneurs ) 
de l'Epouvante : d'après 3- 
Enoch 22, ils travaillent à 
l'unisson avec les Capitaines 
de la Peur en entourant le 
Trône de gloire et en « chan- 
tant des louanges et des hymnes 
devant YHWH, le Dieu d'Is- 
raël». Il se rassemblent par 
milliers « en s' agrégeant mille fois 
par mille et dix mille fois par dix 
mille ». 

Anges de l'Equinoxe de 

l'Eté: dans ce groupe, ils sont 
au moins 9 Anges, avec Ora- 
nir comme chef. Tous sont 
efficaces comme amulettes 
contre le mauvais œil. Pour le 
nom des 9 Anges, voir les 
Annexes. 

Ange d'Esaû : Sammael 
( avec lequel Jacob lutta à Pe- 
niel). 

Ange de l'Espoir : Pha- 



91 



nuel, comme le désigne Jean 
Daniélou dans « Les Anges et 
leur mission ». Phanuel est aus- 
si l'ange de pénitence « qui a 
le diable à sa merci ». 

Anges de l'Est ( ou du 

Soleil Levant ) : Michaël, 
Gauriil, Ishliha, Gazardiel. 

Ange de l'Eté : Gargatel ; 
Gaviel ; Tariel. Tubiel est le 
chef du signe de l'Eté. 

Ange de l'Etoile de 
l'Amour ( Anael ) 

Ange de l'Etoile du 
Nord : Abathur, Muzania, 
Arhum Hii et quatre anges 
( Uthri ) dans la tradition 
mandéenne. 

Ange des Etoiles ( Kaka- 
bel, Kohabiel, Kochabiel, 
Kokbiel) 

Anges de la Face (ou 

Anges de la Présence ) : Mé- 
tatron, Michaël, Jehoel, Su- 
riel, Yefehfiah, Zagzagael et 
Uriel sont parmi les Anges de 
la Face les plus fréquemment 
mentionnés dans la tradition 
rabbinique. Ils étaient envi- 
ron douze, et on parlait d'eux 
comme les anges de la Sanc- 
tification ou les anges de la 
Gloire — tous circoncis à la 
Création [^ Anges de la 
Présence]. 

Ange de la Faiblesse : 

Amaliel, qui est aussi l'un des 



Anges du Châtiment [ref: 
Schwab, Vocabulaire de lAngé- 
lologie, suppl. ]. 

Ange de la Fascination 

(Tablibik) 

Ange de la Fécondité : 

dans la tradition mandéenne, 
Samandiriel ou Yus(h)amin. 

Le Talmud ( Pesikta Rabba- 
ti 43:8) indique que «Abra- 
ham prêta attention à l'ange de la 
Fécondité quand Dieu demanda 
au Grand Législateur, alors dans 
sa centième année, de visiter Sara 
dans sa tente». Abraham tint 
compte du conseil de Dieu. 
A l'époque, Sara avait 90 ans 
et était stérile ; mais peut-être 
par l'ombre de Samandiriel, 
ou d'Yus^amin, elle conçut 
et donna naissance à Isaac. 
Un autre esprit était présent 
lors de l'union du couple 
âgé : la Shekinah ^. 

Anges Féminins : dans la 
tradition occulte juive, les an- 
ges de sexe féminin sont ra- 
res (la Shekinah est une). 
Dans la tradition gnostique, 
on trouve essentiellement 
Pistis Sophia ( Foi, Connais- 
sance ), un grand Eon ou Ar- 
chonte ou ange de sexe fémi- 
nin. 

Dans la légende arabe, les 
anges féminins sont assez 
fréquents et faisaient souvent 
l'objet d'un culte ou d'une vé- 
nération ; ils/elles étaient ap- 



92 



pelés les Benad Hascbe, c'est-à- 
dire « les filles de Dieu ». 

Ange du Feu : Nathaniel 
( Nathanel ), Arel, Atuniel, 
Jehoel, Ardarel, Gabriel, Se- 
raph ; également Uriel, « ange 
du feu du Soleil ». 

V Apocalypse 14:18 parle de 
l'ange de l'Autel céleste « qui 
a le pouvoir sur le feu». Cf. 
Agni, le dieu védique du feu 
et médiateur ( ange ) entre les 
dieux et les hommes. 

Atar est le génie du feu 
dans le zoroastrisme. 

Dans le Quatrième Uvre des 
Machabées, il est fait mention 
d'un ange du Feu vaincu par 
Aaron ; il est comparable à 
l'esprit destructeur dans Le 
Uvre de la Sagesse 18:22 de 
Reider. 

Lorsque Jair, qui vouait un 
culte à Baal, succéda à Abi- 
melech sur le trône d'Israël et 
qu'il ordonna de brûler 
7 hommes fidèles à Dieu, 
Nathanel « seigneur du feu » 
éteignit les flammes et permit 
aux 7 hommes de s'échapper. 
Puis Nathanel brûla Jair et 
mille de ses sujets. A propos 
de la légende, voir Pseudo-Phi- 
lon 39 ; également Les Chroni- 
ques de Yerahmeel 48:175. 

L'Ange de Feu, l'opéra de 
Prokofieff composé entre 
1920 et 1926, est basé sur un 
roman du poète russe Valéry 
Brysov publié en 1903. Le 



personnage principal se 
nomme Madiel : c'est un 
ange du feu qui revient vers 
l'héroïne ( une visionnaire du 
XVI e siècle) sous la forme 
d'un chevalier allemand. Une 
représentation de l'opéra fut 
donnée en 1955 à Venise ; et 
une première en septembre 
1965 à New York au City 
Center. 

D'après Kircher, Voyage 
Ecstatique ( vers les planètes ), 
le soleil « est peuplé d'anges de 
Feu nageant dans des océans de 
lumière autour d'un volcan qui dé- 
verse des myriades de météores ». 

Dans l'une des toiles de 
Marc Chagall intitulée « Des- 
cente de l'ange Rouge », un ange 
de Feu, ou un ange Flam- 
boyant, plonge du Ciel sur un 
monde paisible qui ne se 
doute de rien, et le brise. 

Ange de Février (Bar- 
chiel ; Barbiel ) : pour les an- 
ges gouvernant les autres 
mois, voir les Annexes [ ref : 
de Plancy, Dictionnaire Infernal 
IV]. Dans la tradition perse, 
l'ange de Février était Isfan- 
darmend •$■. 

Ange de la Fierté : 

Rahab ; Satan. 

Anges de la Fin du Mon- 
de : d'après I Apocalypse d'Es- 
dras, et comme il fut révélé à 
Esdras en personne, les an- 
ges qui gouverneront ou diri- 



93 



geront « à la fin du monde » 
sont au nombre de 9 : Mi- 
chaël, Gabriel, Uriel, Ra- 
phaël, Gabuthelon, Beburos, 
Zebuleon, Aker et Arphugi- 
tonos 1 . Les cinq derniers ne 
se sont connus que dans la 
tradition apocryphe et apoca- 
lyptique [ ref : Bibliothèque des 
Pères Ante-Nicéens VIII, 573]. 
Voir la notice 5 Anges qui mè- 
nent les âmes humaines au Juge- 
ment. 

Ange du Firmament 

(Hlm,Hml) 

Anges Flagelleurs ( hé- 
breu, malache habbala ) : anges 
« impitoyables d'esprit » rencon- 
trés par Abraham lors de sa 
visite au Paradis [ ref : Le Tes- 
tament d'Abraham ] . 

Ange Flamboyant ( Ange 
du Feu ) 

Ange de Flamme : El 

Auria, un nom équivalent à 
Ouriel (Uriel) [ ¥ Ange du 
Feu]. 

Ange parlant avec des 
Flammes : Hashmal ^. 

Ange des Fleuves ( ou 

Rivières ) : chez M. Gaster, 
L'Epée de Moïse, l'ange des 
Fleuves est Trsiel ; dans la 
tradition perse, c'est Dara &. 



1 NdT : Apocalypse d'Esdras, 6:2, avec 
les variantes orthographiques suivan- 
tes : Gabouthelon, Bebouros, Zebou- 
leon, Arphougitonos. 



Ange des Flots Conti- 
nus ( Nahaliel ) 

Ange de la Force : Afriel, 
équivalent à Raphaël ( ^ 
Zeruch, Zeruel, Cerviel ) 

Ange dans la Forêt : titre 
de la chronique de Margue- 
rite Young qui faisait partie 
des Rappistes, une secte reli- 
gieuse allemande qui a établi 
une communauté éphémère 
aux Etats-Unis sur la rivière 
Wabash dans les années 
1815-1824. 

Le titre fait référence à 
l'ange Gabriel. A l'origine de 
cette histoire, le Père Rapp, 
fondateur de la secte, qui a 
déclaré avoir vu l'ange dans 
la forêt. Celui-ci avait eu « le 
bon goût de laisser derrière lui les 
empreintes de ses pas », em- 
preintes qui sont visibles en- 
core aujourd'hui sur une dalle 
en pierre à New Harmony 
dans l'Indiana 2 . 

Ange des Forêts : ( Zu- 

phlas) 

Ange de la Fornication 

( Ange du Désir ) 

Ange de la Foudre : Bar- 
kiel (Barakiel) ou Uriel, 
d'après Le Livre des Jubilés ; 
Ginzberg, La Légende des 
Juifs ; 3-Enoch. Barkiel ^ est 
aussi l'ange de Février, et il 



2 NdT: Voir à ce sujet Biographie de 
l'Archange Gabriel. 



94 



est d'habitude cité comme 
l'un des 7 Archanges. D'après 
Conybeare, Le Testament de 
Salomon, et Shah, Le Savoir Se- 
cret de la Magie, l'ange de la 
Foudre est prétendu être la 
seule puissance capable de 
vaincre le démon Envy. 

Ange de la Fournaise 
brûlante : l'ange du Seigneur 
( sans nom ) marchant au mi- 
lieu du feu non consumant 
avec Sidrach, Misach et 
Abednego ; c'étaient les trois 
princes de Judée captifs à Ba- 
bylone qui avaient refusé 
d'obéir à l'ordre de Nebu- 
chadnezzar d'adorer une 
image. L'ange les sauva mira- 
culeusement de la mort. Il fut 
plus tard décrit par le roi ba- 
bylonien comme ayant la 
forme du «fils de Dieu » [ ref : 
Daniel ?>\ 

Ange du Frémissement : 

Pahadron ; voir aussi Ange 
du Tremblement ou Ange de 
la Terreur ) 

Anges du Froid : ils sont 
également mentionnés dans 
le Livre des Jubilés. Les anges 
du Froid sont aussi évoqués 
dans un apocryphe du Nou- 
veau Testament, ï Apocalypse de 
Jean ( dans Bibliothèque des Pè- 
res Ante-Nicéens ). 

Ange préposé aux Fruits 

( ou Arbres Fruitiers ) : So- 



fiel ; Alpiel ; Serakel ; Ilaniel ; 
Eirnilus. 

Ange de la Fureur: Ksop- 
pghiel, qui est le chef des in- 
nombrables anges de cet or- 
dre [ -& Zkzoromtiel ]. 

Ange du Futur : Teiaiel 
ou Isiaiel-^-. Adad était le 
dieu de la Prévoyance dans la 
mythologie babylonienne et 
assyrienne. 

Anges Gardiens : une 

classe avec des anges natio- 
naux ( tutélaires ) ou des an- 
ges de bonté. Dans la Kab- 
bale, quatre princes dirigent 
l'ordre : Uriel, Raphaël Ga- 
briel, Michaël. On trouve 
aussi 70 anges gardiens des 
nations, chacun étant chargé 
d'un pays [ ref : Ecclésiaste - 
Qphêlet\ C'était la doctrine 
de Saint Basile de Césarée et 
d'autres docteurs de l'Eglise. 

D'après Buber, dans le 
glossaire de ses Récits des Pre- 
miers Maîtres Hassidims, ces 70 
princes tutélaires des nations 
« sont soit des anges, soit des dé- 
mons». Il aurait été plus con- 
fortable pour la tradition rab- 
binique de dire que les 70 dé- 
butèrent comme des anges, 
mais furent corrompus par 
leur patriotisme et sont deve- 
nus aujourd'hui des démons 
— avec comme seule excep- 
tion Michaël, Sar d'Israël, 
dont le parti pris est excusa- 



95 



ble, ou justifié, puisqu'il a 
épousé la cause du «peuple 
élu ». 

On dit aussi que chaque 
être humain est, à sa nais- 
sance, doté d'un ou de plu- 
sieurs anges gardiens. A vrai 
dire, le Talmud précise que 
chaque juif est assisté toute 
sa vie par 11.000 anges gar- 
diens ; et il ajoute que « cha- 
que brin d'herbe a au-dessus de 
lui un ange disant "pousse" ». 

Le fait que chaque enfant 
possède son esprit protecteur 
est rapporté dans Matthieu 
18:10, où Jésus ordonne à ses 
disciples de ne pas mépriser 
les petits et parle de leurs 
« anges au Ciel». 

Selon Charles, Apocryphes et 
Pseudoépigraphes de l'Ancien 
Testament, la plus ancienne ré- 
férence à une croyance dans 
les anges gardiens ne se 
trouve pas dans la tradition 
canonique mais dans Le Livre 
des Jubilés, 35:17. On pourrait 
aussi citer une autre source 
ancienne : Antiquités Bibliques 
de Philon d'Alexandrie, dont 
on dit que les écrits remon- 
tent au I er siècle. 

Dans le récit d'Athanasius 
Kircher à propos de son 
voyage vers les planètes, « les 
anges gardiens de toutes les ver- 
tus » s'avèrent habiter « les ri- 
vages élyséens de la planète Jupi- 
ter» [réf. Kircher, Oedipus 



Aegyptiacus ]. Chez les catho- 
liques, la fête liturgique des 
saints Anges Gardiens se cé- 
lèbre le 2 octobre [ note : sur 
les 70 Anges tutélaires, seuls 
ceux de quatre nations sont 
nommés dans les écrits rab- 
biniques : Dobiel pour la 
Perse, Samael pour Rome 
( Edom ), Rahab, Uzza, Du- 
mah et/ou Semyaza pour 
l'Egypte et Michaël pour Is- 
raël]. 

Anges Gardiens d'Adam 

et Eve : nos premiers pa- 
rents avaient deux anges gar- 
diens, selon Le Livre d'Adam 
et Eve, lesquels appartenaient 
à l'ordre des Vertus, dit 
Ginzberg [ ref : Charles, Apo- 
cryphes et Pseudoépigraphes de 
l'Ancien Testament^. 142]. 

3KT~ 




Ange Gardien de Barce- 
lone : un ange non nommé 
qui rendit visite à saint Vin- 
cent Ferrer. En fait, l'ange ne 



96 



protégea jamais le ville car 
elle fut fréquemment prise. 
Une statue de cet ange gar- 
dien se trouve à Barcelone 
[ ref : Brewer, Un Dictionnaire 
des Miracles, p. 504 ]. 

Ange Gardien du Ciel et 
de la Terre : dans le système 
islamique des 7 Cieux, l'Ange 
gardien du Ciel et de la Terre 
demeure au 6 e Ciel. Il n'a pas 
été identifié par un nom, 
mais il est décrit comme 
étant composé de neige et de 
feu. 

Ange Gardien de la 
France : ( Hakamiah, Mi- 
chaël ) 

Ange Gardien de la Ter- 
re : à l'origine, Satan, selon 
Irénée, Méthode d'Olympe, 
Athenagoras et d'autres Pères 
de l'Eglise chrétienne. 

Anges Géants : les grands 
démons sont ainsi appelés 
par Milton dans son Paradis 
Perdu, VII, 605. 

Ange de la Géhenne 

( Gehennom, Gehinnom ) : 
Temeluchus, Kushiel, Shaf- 
tiel, Nasargiel, Duma. Dans 
le Nouveau Testament, la 
Géhenne est un autre nom 
de l'Enfer [ ref : Maseket Gan 
Eden and Gehinnom, cité dans 
^Encyclopédie Juive I, 593]. 
Dans les écrits du cabaliste 
Joseph ben Abraham Gika- 



tilla, Gehennom est le nom 
de la première des 7 loges de 
l'Enfer, avec Kushiel comme 
ange président. 

Ange de la Gelée Blan- 
che : un ange mentionné, 
mais non nommé dans 1- 
Enoch. 

Ange des Gémeaux : 

Ambriel, ou Giel en magie 
cérémonielle. D'après Rabbi 
Chômer ( cabaliste hébreu et 
maître de Gaffarel ), les deux 
esprits gouvernant les Gé- 
meaux sont Sagras et Saraiel 
[ ref : Lévi, Magie Transcendan- 
tale ]. 

Ange de Guethsémani : 

selon l'article de Gales « La 
Connaissance Chrétienne des An- 
ges» dans le magazine Natio- 
nal Review, c'est l'ange 
Chamuel (Kamuel, Haniel) 
qui renforce Jésus dans son 
agonie au Jardin de Guethsé- 
mani, avec l'assurance de la 
résurrection. 

Luc 22:43 parle de lui mais 
ne le nomme pas. Certaines 
sources identifient Gabriel 
comme l'ange de Guethsé- 
mani. 

Ange de la Glace : un 

ange mentionné, mais non 
nommé, dans le Le Livre des 
Jubilés et l'Apocalypse de Jean, 
ce dernier étant un apocry- 
phe du Nouveau Testament [ & 



97 



Ange de la Neige]. Les 
Mayas avaient un dieu de la 
glace appelé Izdacoliuhqui. 

Ange de Gloire : Sandal- 
phon, qui est aussi l'ange de 
la Prière et des Larmes. Voir 
le poème de Longfellow inti- 
tulé Sandalphon. 

En tant que groupe, les an- 
ges de Gloire sont identifiés, 
ou sont équivalents aux an- 
ges de la Sanctification. Ils 
résident au Ciel le plus haut, 
Araboth, comptent 660.000 
myriades, et « se tiennent en face 
du trône de Gloire et des divisions 
de feu flamboyant» [ref : 3- 
Enoch 22 ; Le Livre de l'Ange 
Ra^el]. 

Ange du Gouffre sans 
fond: identique à l'ange de 
l'Abîme, c'est-à-dire Abad- 
don ( qui est la forme en hé- 
breu de l'Apollyon grec ), 
comme dans l'Apocalypse 20. 

Il est connu dans la tradi- 
tion post-biblique comme le 
« destructeur» et le « roi des lo- 
custes diaboliques » ou « sauterel- 
les ». 

Dans Le Voyage du Pèlerin 
de Bunyan, cet ange est un 
diable, le diable. Saint Jean 
considère que l'ange du 
Gouffre sans fond n'est ap- 
paremment pas mauvais, 
puisqu'il attache Satan pour 
mille ans {Apocalypse 20:2 ). 

Comme le fait clairement 



comprendre Langton dans 
Satan, un Portrait (p. 39 ) 
l'ange de l'Abîme ( ou du 
Gouffre sans fond ) « n'est 
pas identifié à Satan [ dans 
V Apocalypse ] ». 

Dans ses séries sur l'Apo- 
calypse ( 1498 ), Durer a exé- 
cuté une gravure sur bois in- 
titulée «Ange avec la clé de 
F Abîme ». 




iT/~ ^1. _ ">:. _JL1 _ g v ■ ■ 



Ange du Graal : dépeint 
(mais pas nommé) par le 
Maître de Liesborn. Cette 
peinture Ange au Graal de 
1465 est reproduite sur la 
planche 111 d'Anges de Rega- 
mey. L'ange du Graal est aus- 
si représenté sur une frise 
« La Vision de Galahad » d'Ed- 
ward A. Abbey à la Biblio- 
thèque Publique de Boston 
[ ref : Baxter, Le Saint Graal]. 

Ange de Grâce (Anan- 
chel) 



98 



M 






lift 




Reproduction du manuscrit syriaque 

Ltf lizw de la Protection 

British Muséum, section Orient, N° 6673. 



Tiré de Budge, Amulets and Talismans. 



Ange Grand : en compa- 
gnie de Métatron, Moïse 
rencontra un « ange grand» 
dans le 3 e Ciel, avec 70.000 
têtes, supposé être Sandal- 
phon (bien qu'on dise que 
Sandalphon réside au 6 e ou 7 e 
Ciel ). 

Dans Wertheimer, Bâte 
Midrashot IV, il est déclaré 
que cet ange était Nuriel. 
Mais cette identification, dit 
Ginzberg, ha Légende des Juifs 
V, 416, est due à une déduc- 
tion fondée sur une erreur de 
scribe, puisque Nuriel est un 
résident du 2 e Ciel, où Moïse 
le rencontra, et qui, pour au- 
tant que l'on sache, n'avait 
qu'une seule tête. Le plus 
grand de tous les anges est 
soit Métatron, soit Hadraniel, 
soit Anafiel. 

Ange du Grand (Puis- 
sant ) Conseil : le Messie, le 
Saint-Esprit, le Chef des 
Jours (-* Ange de l'Allian- 
ce). 

«Notre Seigneur et Sauveur 
est appelé ange de Grand Conseil 
parce qu'il annonce la Volonté de 
Son père » [ ref : Nicétas de 
Remesiana (335-414) dans 
«Les Noms et Titres de notre 
Seigneur» cité dans Fremande, 
Un Trésor du Christianisme Pri- 
mitif]. 

Dans Sur la Trinité IV, 
Saint Hilaire appelle Jésus 
« l'ange du Grand Conseil» 



[ref: Isaïe 9:6 (version des 
Septante) ]. 

Grégoire le Thaumaturge 
dans son Panégyrique adressé à 
Origine remercie « ce saint ange 
de Dieu qui m'a nourri depuis ma 
jeunesse... peut-être fange du 
Grand Conseil». 

Ange de la Grèce : Javan 
ou Yavan (nom pour la 
Grèce). Ginzberg, La Lé- 
gende des Juifs I, 35, citant di- 
verses sources talmudiques, 
rapporte que « fange de la 
Grèce monta 180 barreaux de 
f échelle de Jacob ». 

Ange de la Grêle ( ou des 
Averses de Grêle ) : Bardiel 
ou Baradiel ou encore Bar- 
chiel ; également Nuriel, Yur- 
kami, et les Irin Kaddishin 
jumelés. 

Anges de la Grossesse : 

dans les rites incantatoires de 
Moïse, les anges de la Gros- 
sesse sont Sinui et Sinsuni. 

Ces deux Luminaires sont 
invoqués pour aider les fem- 
mes en couches. 

Suivant la légende juive, 
Dieu désigne un ange pour 
qu'il fasse en sorte qu'un 
nouveau-né juif de sexe mas- 
culin ressemble à son père, 
probablement pour éviter 
une accusation d'adultère qui 
pourrait être portée contre la 
mère quand un enfant ne lui 
ressemble pas [ref: Ginz- 



100 



berg, La Légende des Juifs VI, 
83]. 

Ange de la Guérison : 

habituellement Raphaël, mais 
aussi Suriel et Assiel. 

Ange de la Guerre : Mi- 

chaël, Gabriel et Gadriel. 
Dans la Kabbale, il y a Pha- 
leg, que Cornélius Agrippa 
appelle « le seigneur de la guer- 
re». 

Ange Guerrier: (Michaël) 

Ange de l'Hadès : Uriel, 
Raphaël. Le premier, Uriel, 
est préposé au Tartare ; le se- 
cond, Raphaël, est le «prince 
de l'Hadès». Alors que Ra- 
phaël est chargé des âmes 
des morts, Uriel ( au moins à 
l'origine ) est l'ange qui offi- 
cie auprès de ceux qui vien- 
nent de mourir [ ref : 1- 
Enoch, Ginzberg, La Ugende 
desJuifsV, 70,273,310]. 

Ange « hâtant » : appella- 
tion appliquée à l'archange 
Michaël par Milton (Paradis 
Perdu XII, 637) comme 
l'ange « hâtant nos parents lan- 
guissants» et qui les conduisit 
hors de l'Eden. Dans L'Etat 
d'Innocence, Dryden nous in- 
forme que ce fut Raphaël, et 
non pas Michaël, qui expulsa 
le couple infortuné [-$■ An- 
ges du Jardin d'Eden ] 

Ange Héraut : identifié à 



Raziel, ou Akraziel ; égale- 
ment à Michaël. On dit qu'il 
a annoncé la résurrection de 
Jésus. Le terme fut rendu po- 
pulaire par la phrase de Wes- 
ley « Ecoute^ ! Les anges Hé- 
rauts chantent ! » Quand il est 
représenté avec la main 
droite levée et les ailes dé- 
ployées, l'ange Héraut est le 
symbole de la Nativité. 

Ange des Herbes : dans 
Alphabet de Rabbi Akiba, 
l'ange des Herbes ( sans 
nom ) fait partie des « splendi- 
des, terribles et puissants chefs 
Anges» qui sont passés de- 
vant Dieu pour célébrer et 
jouir du premier sabbat. 

Ange des Herbes qui 
sentent bon ( Arias ) 

Ange de l'Héroïsme : 

Narsinha qui est « F avatar 
lion-homme » et « seigneur de 
l'héroïsme ». 

Ange de l'Hiver : Ama- 

bael, Cetarari. Le chef du si- 
gne de l'Hiver est Attaris 
(Altarib) [ref: de Plancy, 
Dictionnaire Infernal ; de Aba- 
no, L'Heptaméron ; Le Livre 
des Jubilés ]. 

Anges de l'Horreur : les 

Chérubins qui entourent le 
Trône de gloire et qui «frap- 
pent de peur et de terreur les cœurs 
de tous ceux qui les voient » [ ^ 
Anges de Terreur ]. 



101 



Ange de l'Hostilité ( mal- 
'akh hammastemah ) : habi- 
tuellement appliqué à Beliel, 
ou Béliar, ou Mastéma [ ref : 
Mansoor, Psaumes d'Actions de 
Grâce ; Vermes, Découvertes 
dans le Désert de Judée, p. 184 ]. 

Ange de l'Humanité : 

dans F Apocalypse de Moïse, 
l'ange de l'Humanité est ap- 
paru à Eve alors qu'elle était 
agenouillée dans le jardin 
d'Eden et priait pour la ré- 
mission de ses péchés. L'ange 
l'a soulevée, lui disant : 
« Lève-toi, Eve, et cesse de te re- 
pentir car sache quAdam, ton 
mari, a quitté son corps ». Ce fut 
pour Eve l'occasion d'ap- 
prendre qu'Adam était mort. 
Elle mourut 6 jours plus tard. 
Habituellement Métatron. 

Ange de l'Immoralité : il 

s'appelle Zethar et il est l'un 
des anges de la Confusion. 
Dans Targum Esther, Zethar 
est « l'observateur de f immorali- 
té». Dieu l'envoya en bas, 
avec 6 autres anges de Con- 
fusion, pour mettre fin au 
plaisir du roi Ahasuerus 
[ref: Ginzberg, La Eégende 
des Juifs IV, 375 ]. * Phar- 
zuph ; Schiekron. 

Ange Impitoyable ( Te- 

meluch ) 

Ange de l'Iniquité : selon 
l'apocryphe du Nouveau Tes- 



tament Hermas II, « l'ange de 
l'Iniquité est amer, et irrité ; et 
insensé ; et son œuvre est perni- 
cieuse ». Même si l'ange n'est 
pas nommé, il pourrait être 
identifié à Apollyon -$•. 

Ange des Insectes Aqua- 
tiques ( Shakziel ) 

Ange de l'Insolence : Ra- 

hab, qui est aussi l'ange ou le 
démon des eaux primordiales 
et parfois identifié à l'ange de 
la Mort [Cf. La» 51:9]. 

Ange de l'Insomnie : Mi- 

chaël, qui fut envoyé par 
Dieu pour causer l'insomnie 
d'Ahasuerus (le roi, qui, sur 
l'avis du méchant Haman, 
avait décrété l'holocauste de 
tous les juifs dans son royau- 
me ). L'histoire est contée 
dans Targum Esther et reprise 
par Ginzberg dans La Lé- 
gende des Juifs. 

Ange de l'Intercession : 

un ange non nommé qui in- 
tercède « en faveur des gens d'Is- 
raël, afin qu'ils ne soient pas tota- 
lement détruits », comme l'ange 
l'a déclaré à Lévi lorsque ce- 
lui-ci s'est rendu en rêve au 
Ciel [ ref : le Testament de Lévi 
qui se trouve dans les Testa- 
ments des Doutée patriarches^. 

Ange des Intermédiai- 
res : l'ange Anauel qui pro- 
tège aussi le commerce, les 
banquiers, etc. 



102 



Ange des Inventions : Li- 

wet, un Uthra ( ange ) dans la 
tradition religieuse man- 
déenne. 

Ange de l'Ire ( Zkzo- 

romtiel ) 

Ange d'Israël : Michaël. 
Egalement Javan -$• et l'ange 
non nommé dans le Testament 
de Lévi et le Testament de Dan 
( compris dans les Testaments 
des Dou^e patriarches ). 

Ange de Janvier : Ga- 
briel. Dans la tradition perse, 
c'était Bahman. 

Anges du Jardin d'Eden : 

Métatron et Messiah, tous 
deux de l'ordre des Chéru- 
bins, sont communément 
identifiés aux anges du Jardin 
d'Eden. 

Mais Raphaël est aussi 
considéré comme l'ange du 
paradis terrestre pour avoir 
gardé l'Arbre de Vie. 

Dans L'Etat d'Innocence ou 
la Chute de l'Homme, John 
Dryden termine son poème 
dramatique avec Raphaël 
poussant nos premiers pa- 
rents hors d'Eden ( au lieu de 
Michaël comme dans le Para- 
dis Perdu de Milton ) [ ref : le 
Zohar ; Waite, Doctrine Secrète 
en Israël]. 

Pour R. L. Gales La Con- 
naissance Chrétienne des Anges, 
c'est Jophiel qui se tient aux 



portes du Jardin d'Eden avec 
une épée flamboyante. 

Ange de Jéhovah (Ange 
du Seigneur ) 

Ange-Jéhovah : l'ange de 
la Genèse 48:16 (c'est-à-dire 
l'ange du Seigneur) ainsi dési- 
gné par Grégoire le Thauma- 
turge dans son Panégyrique 
adressé à Origène. 

Anges du Jeudi : Sachiel, 
Castiel et Assasiel. Dans Pa- 
racelse, Talismans, Zachariel 
est l'ange du Jeudi [ ref : 
Christian, L'Histoire et la Pra- 
tique de la Magie 1,318]. 

Ange du Jeûne : Sanga- 
riah, comme le dit le Zohar 
( Exode 207a ). 

Ange de la Joie (Ra- 
phaël ; Gabriel ) 

Ange du Jour (Ange de 
la Lumière du jour ) : Sham- 
shiel d'après 3-Enoch [ref: 
Amulettes et Talismans, p. 375 ; 
Ginzberg, La Légende des Juifs 
II, 314.] 

Anges des 7 Jours : M- 

chaël, Gabriel, Samael, Ra- 
phaël, Sachiel, Anael et Cas- 
siel. Selon Barrett, Le Mage II 
( planche face à la p. 105 ), la 
souveraineté s'établit comme 
suit, avec le sceau ou signa- 
ture de chaque ange repro- 
duit dans le livre de Barrett : 
Mchaël, seigneur du diman- 



103 



che ; Gabriel, seigneur du 
lundi ; Samael, seigneur du 
mardi ; Raphaël, seigneur du 
mercredi ; Sachiel, seigneur 
du jeudi ; Anael, seigneur du 
vendredi ; Cassiel, seigneur 
du samedi. 

Ange du Jourdain : Sil- 
mai ; également Nidbai. 

Ange du Jugement ( Ga- 
briel ;Zehanpuryu ; Phalgus ) 

Ange du Jugement Der- 
nier : Michaël, Gabriel ( éga- 
lement Abel, comme dans Le 
Testament d'Abraham ). 

Ange de Juillet : Verchiel 
(Zarachiel). Dans la tradi- 
tion perse, Murdad ^. 

Ange de Juin: Muriel ( un 
ange mâle ). Dans la tradition 
perse, Tir. 

Ange de Juin-Juillet (Im- 
rief) 

Ange de Jupiter : Zacha- 
riel ( Yahriel ) ; Zadkiel ; Sa- 
chiel ; Adabiel ; Barchiel ; 
Zadykiel. Dans La Légende 
Dorée de Longfellow, l'ange 
de la planète Jupiter est Zo- 
biachel ^. Pour les noms des 
anges des 7 planètes, voir 
Camfield, Un Discours Théolo- 
gique sur les Anges. 

Anges de la Justice (Tsad- 
kiel ; Azza ) 

Ange de la Justification : 



Douma(h) ou Duma, qui est 
aussi l'ange du Silence et 
l'ange du Calme de la mort. 
Avec Uzziel (Rahab), Dou- 
ma était le Sar ( c'est-à-dire le 
prince angélique ) gouver- 
nant l'Egypte [ref: Waite, 
La Sainte Kabbale ]. 

Ange des Larmes : San- 
dalphon et Cassiel ^. Dans 
la tradition islamique, l'ange 
des Larmes ( non nommé ) 
demeure au 4 e Ciel. 

Ange Libérateur :1a Sheki- 
nah-#- qui « délivre le monde à 
toutes les époques » a été dési- 
gnée comme l'ange Libéra- 
teur. Elle est toujours proche 
de l'homme et « ne se sépare ja- 
mais du juste ». Le passage de 
l'Exode 23:20 « Voici, J'ai en- 
voyé devant toi un ange» a été 
appliqué à l'ange Libérateur, 
bien qu'il soit plus commu- 
nément appliqué à Jean le 
Baptiste [ref: Waite, La 
Sainte Kabbale, p. 344 ]. 

Ange de la Liberté : non 

identifié par nom. Dans La 
Fin de Satan de Victor Hugo, 
on pense que l'ange de la Li- 
berté qu'est Satan est finale- 
ment racheté [ref: Papini, 
Le Diable]. 

Ange du Libre Arbitre 

( Tabris ) 

Ange du Lion : en magie 
cérémonielle, l'ange s'appelle 



104 



Ol. Il existe aussi des esprits 
gouvernant le signe et qui 
sont Sagham et Seratiel, 
d'après Rabbi Chômer, le ca- 
baliste hébreu cité par Lévi, 
Magie Transcendantak. ^ Ver- 
chiel. 

Ange de la Loi : là où le 

mot « Loi » signifie la Torah 
( c'est-à-dire le Pentateuque ), 
l'ange s'appelle Dina, égale- 
ment connu comme Yefe- 
fiah, Iofiel et Zagzagael. 

Ange de la Longévité : 

dans les écrits occultes, les 
anges les plus communément 
cités comme contrôleurs, ou 
dispensateurs de longévité 
sont Seheiah, Mumiah et Re- 
hael. Ce dernier appartient à 
l'ordre des Puissances. Pour 
son sceau ou signature, voir 
Ambelain, 1m Kabbale Prati- 
que. 

Ange des Louanges : sans 
nom. Chez Ginzberg, 1m U- 
gende des Juifs I, 1 6, il est ra- 
conté que « la troisième création 
du deuxième jour [de la Créa- 
tion ] était des armées d'Anges, à 
la fois les Anges de Bonté et les 
Anges des louanges ». Pour 
plus de précision, les derniers 
constitueraient les trois or- 
dres de la première triade du 
système de Denys, Séraphins, 
Chérubins, Trônes. 

Ange de Lude : l'ange 



français du faîtage. Il est re- 
présenté, même s'il n'est pas 
nommé, sur des vitraux de 
l'Eglise épiscopale protes- 
tante Saint-Barthélémy de 
New York. Un bronze de 
Jean Barbet de Lyon ( 1475 ) 
fut réalisé pour servir de gi- 
rouette à la Sainte-Chapelle 
de Paris. Au XIX e siècle, la 
statue fut retirée par le mar- 
quis de Talhouet au profit de 
son château de Lude ( d'où le 
nom de l'ange ). Il fut acquis 
par J. P. Morgan et exposé 
aux Etats-Unis. Une repro- 
duction se trouve dans l'ou- 
vrage Merchants ofArt. 

Ange de ( la ) Lumière : 

Isaac, Gabriel, Jésus et Satan 
ont été appelés anges de la 
Lumière, Satan uniquement 
sous son déguisement ( 2-Co- 
rinthiens, 11:14). 

Dans la tradition juive, 
Isaac était considéré comme 
un ange de Lumière à cause 
de sa luminosité surnaturelle 
à sa naissance ( une naissance 
annoncée par Michaël ). 

Dans la tradition chré- 
tienne du Moyen Age, c'est 
Gabriel qui était l'ange de la 
Lumière [ ref : Christian, His- 
toire et la Pratique de la Magie I, 
296]. 

Dans la religion parsi, 
c'était Mihr (Meher, Mi- 
thra ) ; également Parvargigar 
( qui, en arabe, était Rab-un- 



105 



naw, seigneur des espèces). Selon 
le Midrash Konen, 300 Anges 
de Lumière demeurent au 3 e 
Ciel où ils « chantent sans cesse 
les louanges divines et gardent le 
Jardin d'Eden et l'Arbre de 
Vie ». 

Il faut préciser qu'il existe 
deux Paradis : le terrestre et 
le céleste. Dans la Kabbale, 
le Soleil, qui fait partie des 
planètes,est considéré comme 
un ange de Lumière. 

Ange de la Lumière du 
Jour : Shamshiel, qui est aus- 
si le prince du Paradis [ ref : 
3 -Enoch]. 

Ange des Lumières : dans 
Les Fragments Zadokites, il ap- 
paraît que «Moïse et Aaron 
poursuivirent leurs tâches grâce à 
l'aide de fange des Lumières, bien 
que Beliel ait astucieusement dres- 
sé Jannes et son frère contre eux» 
[ ref : Rowley, Les Fragments 
Zadokites et les Manuscrits de la 
Mer Morte ; Grant, Gnosticisme 
et Christianisme Primitif]. 

Shamshiel « lumière du jour » 
ainsi que Raphaël et Uriel 
( aussi appelés « régents du So- 
leil») pourraient de la même 
façon désigner des anges de 
la Lumière. 

Ange du Lundi : Gabriel ; 
Arcan ( roi dans les royau- 
mes infernaux ); Bilet ; Mis- 
sabu ; Abuzaha ; et d'autres. 



Anges de la Lune : dans 
la tradition de Salomon, les 
anges gouvernant la Lune 
sont variables : Yahriel, Ia- 
chadiel, Elimiel, Gabriel, 
Tsaphiel, Zachariel, Iaqwiel 
et d'autres. 

Dans La Légende Dorée de 
Longfellow où 7 Anges pla- 
nétaires sont nommés, Ga- 
briel est l'ange de la Lune, 
bien que Longfellow ait 
changé pour l'ange Onafiel 
dans les dernières éditions du 
poème [ref: Christian, His- 
toire et la Pratique de la Magie ]. 
En fait, cet ange Onafiel 
n'existe pas. Longfellow l'in- 
venta par inadvertance en in- 
versant les lettres f et n dans 
le nom Ofaniel, qui est le tra- 
ditionnel ange de la Lune. 

Anges des maisons de la 
Lune : voir les Annexes pour 
ces 28 Anges qui gouvernent 
les 28 maisons. 

Ange de la Luxure : dans 
son commentaire sur Mat- 
thieu, Origène dit que qui- 
conque « s'éloigne de Michaël 
est soumis à l'ange de la Luxure, 
puis à Fange du Châtiment ». 

Ange de Mahomet: quand 
il fut transporté au Ciel, selon 
la légende, Mahomet y vit 
— comme il le racontera plus 
tard — un ange avec « 70.000 
têtes, chaque tête ayant 70.000 
visages, chaque visage 70.000 



106 



bouches, chaque bouche 70.000 
langues, chaque langue parlant 
70.000 langages, et tous employés 
en chantant les louanges de 
Dieu ». 

Brewer, dans son Diction- 
naire de la Phrase et de la Fable, 
estime que cette énumération 
«ferait plus 31.000 billions de 
langages et près de 5 milliards de 
bouches » [ ■$- les Erelim ]. 

Ange de Mai : Ambriel 
( Amriel ) ; également Afsi- 
Khof [ref: de Plancy, Dic- 
tionnaire Infernal]. Dans la tra- 
dition perse, Khurdad était 
l'ange de Mai. 

Ange des Mains chastes 

( Ouestucati ) 

Ange du Mal : Satan, Ma- 
lach Ra, Mastéma, Bernael, 
Béliar ( Beliel ), Ahriman 
(perse), etc. 

Ange du Manque de mé- 
moire ( ou de l'Oubli ) : ha- 
bituellement Poteh ^ ou Pu- 

rah ¥. 

Ange du Mardi : Samael ; 
Satael ; Amabiel ; Friagne ; 
Carmax ; Arragon et Hyniel. 

Ange du Mariage des 
Contraires ( Camaysar ) 

Ange du mois de Mars : 

Machidiel ( Malchidiel ), Mel- 
kejal, etc. Pour les anges gou- 
vernant les autres mois de 
l'année, ^ Anges des Mois 



de l'Année. Dans la tradition 
perse, l'ange de Mars était 
Favardin. 

Ange de la planète Mars : 

Uriel, Sammael ( Zamiel ), 
Gabriel, Chamael ( ou Ca- 
muel, tels que les énumère 
Camfield, Un Discours Théolo- 
gique sur les Anges ) [ ref : Kir- 
cher, Oedipus Aegyptiacus ; 
Lévi, Magie Transcendantale ; 
Lenormant, Magie Chaldéen- 
ne ]. 

Ange des Mauvaises Ac- 
tions : un saint ange au ser- 
vice de Dieu. Il est dépeint 
— mais pas nommé — par 
Longfellow (La Légende Do- 
rée ) comme un ange archi- 
viste, qui consigne tout par 
écrit. 

Ange de Media : l'ange 
tutélaire et sons nom de l'an- 
cien pays de Media qui fut 
« corrompu par le parti-pris na- 
tional». 

D'après Gin2berg, La Lé- 
gende des Juifs I, 351, l'ange de 
Media monta 52 barreaux sur 
l'échelle de Jacob. 

Ange de la Mémoire : 

Zachriel, Zadkiel, Mupiel. 
Les anges de la Mémoire 
sont invoqués dans les incan- 
tations de Moïse, les rites oc- 
cultes, etc. 

Ange de la Mer : Rahab. 
Il est ainsi appelé dans les 



107 



Ecritures et le Talmud. 
Rahab fut détruit deux fois, 
une première fois pour avoir 
refusé de diviser les hautes et 
basses eaux au moment de la 
Création, et une seconde 
pour avoir essayé de sauver 
de la noyade les armées égyp- 
tiennes à la poursuite des Hé- 
breux qui fuyaient à travers le 
mer Rouge ( ou plus correc- 
tement la mer du Roseau) 
[ *Tamiel ;Angedel'Océan]. 

Ange du Mercredi (Ra- 
phaël ; Miel ; Seraphiel ) 

Ange de Mercure : dans 
les grimoires et les textes de 
goétie, les anges de la planète 
Mercure sont de façon varia- 
ble Tiriel, Raphaël, Hasdiel, 
Michaël, Barkiel, Zadkiel. 

Dans la Kabbale pratique, 
l'ange de Mercure est Bene 
(Bne) Seraphim [ref : Lévi, 
Magie Transcendantak ; Trach- 
tenberg, Magie Juive et Supersti- 
tion]. 

Anges de la Merkabah : 

6 classes d'anges [ ref. 3- 
Enoch ] au plus près, ou gar- 
diens du trône de Gloire. El- 
les comprennent les Galgal- 
lim, les Hayyoth, les Ofanim 
et les Séraphins. 

Ange des Météores ( An- 
ge des Comètes ) 

Ange de la Migration : 

Nadiel & qui est l'esprit gou- 



vernant le mois de Kislav 
( novembre-décembre ). 

Ange de Miséricorde : 

Rahmiel ( Rhamiel ), Rach- 
miel, Gabriel, Michaël, Ze- 
hanpuryu, Zadkiel et saint 
François d'Assise ont été ap- 
pelés l'ange de Miséricorde et 
ont été représentés, avec des 
ailes, dans U Apocalypse Douce 
( voir également le Zohar ; 3- 
Enoch ). 




Comme dans le cas des 
deux autres mortels ( Enoch 
et Elie), saint François est 
prétendu avoir été transfor- 
mé en ange, et il est mainte- 
nant connu sous le nom de 
Rhamiel. 

Uzziel, agissant sous les 
ordres de Métatron, est un 
autre ange de Miséricorde 
nommé dans la tradition de 
la Merkabah [ ref : introd. 3- 
Enoch ]. 

Anges des 12 Mois de 
l'année : Gabriel janvier; 



108 



Barchiel février ; Malchidiel 
mars; Asmodel avril; Am- 
briel ou Amriel mai; Muriel 
juin ; Verchiel juillet ; Hama- 
liel août; Zuriel ou Uriel sep- 
tembre ; Barbiel octobre ; Adna- 
chiel ou Advachiel novembre ; 
Hanael ou Anael décembre . 

Dans la tradition perse, ces 
anges étaient : Bahman jan- 
vier ; Isfandarmend février ; 
Farvardin mars ; Ardibehist 
avril; Khurdad mai; Tir juin ; 
Murdad juillet ; Shahrivar 
août; Mihr ou Miher septem- 
bre ; Aban octobre ; Azar no- 
vembre ; Dai décembre [ ref : Le 
Mage II et de Plancy, Diction- 
naire Infernal]. 

Ange ( ou Prince ) du 
Monde : Satan ( voir les épî- 
tres de saint Paul), Michaël, 
Jehoel, Métatron, ou Sar ha- 
Olam ( qui, en hébreu, signi- 
fie littéralement prince du mon- 
de). 

Mammon est également 
décrit comme « tenant le trône 
de ce monde » [ ref : Le Tal- 
mud ; Bamberger, Anges Dé- 
chus,^. 58]. 

Anges supportant le 
Monde ( Omophorus ; Spl- 
enditenes ) 

Anges de Mons (légen- 
daire ) : chez Machen, Les 
Archers et autres Légendes de la 
Guerre, ce sont des cavaliers 
fantômes qui seraient appa- 



rus à la bataille de Mons, 
pour aider les troupes anglai- 
ses. Le témoignage fut large- 
ment admis parmi les civils, 
tout comme chez de nom- 
breux soldats qui participè- 
rent à la bataille. 

Ange des Montagnes 

( Rampel ) 

Ange de la Mort : dans 
les écrits rabbiniques, il y a au 
moins une douzaine d'anges 
de la Mort : Adriel, Apol- 
lyon-Abaddon, Azrael, Ga- 
briel ( comme gardien de 
l'Hadès ), Hemah, Kafziel, 
Kezef, Léviathan, Malach ha- 
Mavet, Mashhit, Métatron, 
Sammael ( Satan ), Yehudiah 
( Yehudiam ), Yetzer-hara. 

Dans la tradition Falasha, 
l'ange de la Mort est Suriel. 

Dans la théologie chré- 
tienne, c'est Michaël puisqu'il 
« mène les âmes à la lumière éter- 
nelle» quand tous les bons 
chrétiens rendent l'âme. 

L'ange de la Mort arabe est 
Azrael. Il est également Iblis, 
comme dans le conte des 
Mille et Une Nuits « L'ange de 
la Mort avec le roi fier ». 

Le dieu de la mort babylo- 
nien est Mot. 

D'après Schônblum, Pirke 
Rabbenu ha-Kadosh, il existe 
6 anges de la Mort : Gabriel 
préposé aux vies des jeunes gens, 
Kafziel préposé aux rois, 



109 



Meshabber préposé aux ani- 
maux, Mashhit préposé aux en- 
fants, Af préposé aux hommes et 
Hemah préposé aux animaux 
domestiques. 

L'ange de la Mort n'est pas 
nécessairement un mal ou un 
ange déchu. Il demeure à 
tout moment un légat de 
Dieu et à Son service [réf. 
Talmud : Baba Mettra, 86a. ] 

Dans le zoroastrisme, 
l'ange de la Mort, ou le dé- 
mon de la mort est Mairya 
( mâle ou femelle ) qui offre 
à Zoroastre l'empire sur le 
monde [ cf. Satan tentant Jé- 
sus ; voir aussi Saltus, Sei- 
gneurs de la Terre des Fantômes, 
chapitre sur Ormuzd ] . 

Dans 1 * Apocalypse de Baruch 
se trouve un ange de la Mort, 
sans nom, et qui y fait sa pre- 
mière apparition [ ref : Smith, 
L'Homme et ses dieux ]. 

Dans Ginzberg, Ta Légende 
des Juifs TV, 200, nous lisons 
qu'Elie se bat avec l'ange de 
la Mort qu'il finit par vaincre. 

Il existe aussi une légende 
à propos d'Aaron saisissant 
l'ange de la Mort et l'enfer- 
mant à clé dans le Tabernacle 
«.pour que la mort cesse». La 
capture ne doit pas avoir 
duré longtemps ( cette lé- 
gende pourrait avoir inspiré 
la célèbre pièce de Broadway, 
Ta Mort prend des Vacances). 
Cet ange de la Mort était 



vraisemblablement Kezef, se- 
lon la suggestion du Targum 
Yerushalmi. 

La grande baleine ou cro- 
codile de la tradition bibli- 
que, Léviathan, ( avec l'ange 
Rahab), est aussi identifié 
comme l'ange de la Mort se- 
lon diverses sources rabbini- 
ques. 

Dans le Talmud Abodah 
Zarah 20, l'ange de la Mort, 
Sammael, est décrit comme 
« entièrement plein d'yeux ; au 
moment du départ d'un homme 
malade [ l'ange ] prend position 
au dessus de l'endroit de sa tête 
[celle de l'homme malade], 
avec son sabre au clair et une 
goutte de poison suspendue au-des- 
sus ». 

Pour Eisenmenger, Tradi- 
tions des Juifs, l'ange suprême 
de la Mort est Métatron, dont 
les subordonnés sont Gabriel 
et Sammael. 

Dans son Uvre des Croyan- 
ces et Opinions, Saadiah Gaon 
( X e siècle ) écrit que « nos en- 
seignants nous ont dit que l'ange 
envoyé par Dieu pour séparer le 
corps de l'âme apparaît à l'homme 
sous la forme d' une flamme jaunâ- 
tre, plein d'yeux brillants, d'un 
feu bleuâtre, tenant dans sa main 
un sabre au clair pointé sur la 
personne dont s'approche la 
Mort». Saadiah poursuit en 
suggérant un parallèle avec 
« l'Ange du Seigneur» dans 1- 



110 



Chroniques 21:16 qui se tient 
« entre le ciel et la terre, tenant 
dans sa main un sabre au clair 
pointé sur Jérusalem ». Ici, l'ange 
le plus qualifié, d'avantage 
par sa fonction que par sa 
description, serait Azrael % 
l'ange bienveillant de la Mort. 

Le Talmud Baba Bathra, 
fol. 17, dit que l'ange de la 
Mort n'a pas de pouvoir sur 
seulement six personnes, 
Abraham, Isaac, Moïse, Ja- 
cob, Aaron et Miriam. Par 
respect pour Jacob, il est dit 
que « ce n'est pas l'ange de la 
Mort qui met fin à sa vie, mais la 
Shekinah qui prend son âme avec 
un baiser » ; et que Miriam 
aussi « rend son dernier soupir de 
cette manière ». 

Un rabbin ( ben Levi ) se 
montrant plus malin que 
l'ange de la Mort, est le sujet 
d'un poème de Longfellow 
« L'Histoire du Juif Espagnol». 

Ange des Muses : Uriel, 
Israfel, Radueriel, Vretil 
(Pravuil). Les Novensiles, 
les 9 dieux étrusques, étaient 
considérés comme consti- 
tuant collectivement les Mu- 
ses, selon Granius ( sur l'au- 
torité d'Arnobe dans son Ad- 
venus Nationes III ). 

Ange de la Musique : Is- 
rafel (Israfil), qui est sou- 
vent donné comme l'équiva- 
lent d'Uriel, est l'ange de la 



Musique dans la tradition is- 
lamique. 

Ange des Mystères : Ra- 

ziel, Gabriel, Zizuph. Chez 
Christian, L'Histoire et la Pra- 
tique de la Magie, Gabriel est le 
«génie des Mystères ». 

Ange des Mystères Su- 
prêmes ( Raziel ) 

Anges de la Neige : Shal- 
giel, Michaël. Les Anges de la 
Neige, non nommés, sont 
mentionnés dans ^Apocalypse 
de Jean, un texte apocryphe. 

Ange Noir : dans la dé- 
monologie de Mahomet, on 
rencontre deux anges noirs 
nommés Monker et Nakir ^. 

Un autre ange noir, sans 
nom, est dépeint dans le 
Traité sur l'Astrologie et la Divi- 
nation de Mohammed al Sudi. 
Cet ange, qui a l'aspect d'un 
rackhasa, est montré avec 
deux autres esprits mal- 
veillants dans l'Encyclopédie 
Larousse de la Mythologie, p. 68. 

La Bhagavad Gita décrit 
Râkshasa comme un être 
hostile dans le monde vital 
moyen. 

Ange du Nord ( Oertha ; 
Alfatha ; Uriel ; Chairoum ) 

Ange de la Nourriture : 

Manna ; l'Ange de l'alimenta- 
tion est Isda. 

Ange de Novembre : Ad- 



111 



nachiel ( Advachiel, Ader- 
nahael). Dans la tradition 
perse, Azar était l'ange de 
Novembre. 

Anges des Nuages : Le 

Livre des Jubilés mentionne les 
anges des nuages, qui selon le 
texte, furent conçus au pre- 
mier jour de la Création. Ils 
ne sont pas nommés. 

Ange de la Nuit ( Leliel ; 
Métatron ; Lailah ) 

Ange de l'Obéissance : 

Sraosha ^ dans le mani- 
chéisme. 

Ange de l'Océan : Ta- 

miel, Rampel ; également 
Rahab [ ¥ Ange de la Mer. ] 
[ref: M. Gaster, L'Epée de 
Moïse ; Ginzberg, La Légende 
des Juifs V]. 

Ange d'Octobre : Barbiel. 
Dans la tradition perse, 
Aban. 

Ange préposé aux Oi- 
seaux : ( Arael, Anpiel ) 

Ange préposé aux petits 
Oiseaux : ( Tubiel ) 

Ange préposé aux Oi- 
seaux sauvages : Trgiaob 
[ref: M. Gaster, L'Epée de 
Moïse]. 

Ange préposé aux Oi- 
seaux sauvages et aux cho- 
ses rampantes ( Trgiaob ) 



Ange de l'Omnipoten- 
ce : il existe ( ou existait ) 
8 anges de cette classe, dont 
Atuesuel, Ebuhuel, Elubatel, 
Tubatlu, Bualu, Tulatu, La- 
busi, Ublisi. 

Dans la Citation de Lévia- 
than, les trois premiers anges 
sont invoqués pour obliger 
les démons à apparaître et à 
exécuter les ordres de l'invo- 
quant [ ref : Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse, p. 85 ]. 

Ange des Oracles (Phal- 
dor) 

Ange de l'Orage (Zak- 
kiel, Zaamael ) 

Ange de l'Ordre (Sadriel) 

Ange de l'Ordre des Puis- 
sances : dans la Kabbale 
[ ref : Lévi, Transcendenatal 
Magic ] l'ange de l'ordre des 
Puissances est Zacharael, ou 
la planète Jupiter. D'autres 
sources désignent Verchiel, 
Camael, Kafziel ( Cassiel ), et 
Sam(m)ael. Ce dernier est 
donné sous l'autorité de Ro- 
bert Fludd, un alchimiste du 
XVI e siècle. 

Selon Grégoire le Grand, 
les Puissances «président les 
démons». Dans Le Testament 
d'Abraham, une œuvre apo- 
cryphe, c'est Michaël l'ange 
des Puissances. 

Ange d'Orion : dans V Al- 
phabet de Rabbi Akiba, l'ange 



112 



d'Orion ( non nommé ) fait 
partie des « splendides, terribles 
et puissants chefs Anges» qui 
sont passés devant Dieu pour 
célébrer et jouir du premier 
sabbat. 

Ange de l'Oubli : Purah, 
ou Puta, ou Poteh. Aussi dé- 
signé comme l'ange du Man- 
que de mémoire. 

Ange de l'Ouest : Ga- 
briel, qui est appelé « le gar- 
dien de l'Ouest » [ ref : Ambe- 
lain, lui Kabbale Pratique ]. 

Ange des Ouragans 

( Za'miel ; Zaafiel ) 

Ange de la Paix : dans la 
légende juive, l'ange de la 
Paix ( non nommé ) est répu- 
té s'être opposé à la création 
de l'homme, opposition pour 
laquelle il fut brûlé par Dieu, 
ainsi que les armées qu'il 
commandait. L'ange de la 
Vérité fut également brûlé 
pour la même raison. Il sem- 
ble qu'ils aient tous deux re- 
vécu plus tard. 

Dans 1 -Enoch, 40, l'ange de 
la Paix mène le patriarche 
Enoch au Ciel et lui révèle 
les noms des quatre Archan- 
ges de la Présence — Michaël, 
Raphaël, Gabriel, Phanuel — 
lui décrivant leur mission 
personnelle. 

Le Testament d'Aser parle de 
« rencontrer l'ange de la Paix » 



mais ne le nomme pas. Il y 
avait traditionnellement 7 an- 
ges de la Paix. Le Zohar tra- 
duit Isaïe 33:7 : « Voye% des 
anges crient partout, les anges de 
la Paix pleurent amèrement». Ils 
pleurent [déclare Rabbi Si- 
meon] «parce qu'ils ne savent 
plus que faire de la promesse de 
Dieu à Abraham lorsqu'il l'a 
fait naître ». Selon la tradition 
[ ref : Nouvelle Encyclopédie 
Juive, p. 441 ] « des anges de la 
Paix visitent chaque maison juive 
lorsque débute le saint sabbat ». 

Dans la tradition gnosti- 
que, Melchisédech ^ est le 
prince de la Paix [ % Prince 
de la Paix]. 

Ange Paon ( Tans-Me- 
lek) 

Ange du Paradis, tant 
terrestre que céleste : Sham- 
shiel, Michaël, Zephon, Zo- 
tiel, Johiel, Gabriel, etc. 

Dans la tradition man- 
déenne, Rusvon est l'ange du 
Paradis. Dans la tradition 
perse, c'était Sirushi ( ou Su- 
rush Ashu, ou Ashu) [ref: 
Shea et Troyer, Le Dabistan, 
p. 144]. 

Anges du Paradis des 
femmes : on y trouvait 9 an- 
ges de sexe féminin ; elles 
étaient autrefois les mères, 
les épouses ou les filles des 
patriarches hébreux, et elles 
occupaient une place à part 



113 



dans l'un des Cieux. Philon 
«fit une allégorie détournée de ces 
épouses des patriarches juifs en les 
évoquant comme les différentes ver- 
tus » ( voir Philon, Sur les Ché- 
rubins, chap. 13 ) [ ref : Cony- 
beare, Mythes, Magie et Morales, 
p. 199]. 




Ange de la Patience : 

Achaiah ^ qui est aussi ex- 
pert à découvrir les secrets de 
la nature. Dans la Kabbale, 
l'ange de la Patience est l'un 
des trois, et appartient à l'or- 
dre des Séraphins. 

Ange de la Pénitence : 

Phanuel &. Il est aussi l'ange 
de l'Espoir et il est identifié 
au Pasteur d'Hermas 0. 



Ange Pénitent (Abbado- 
na) 

Ange de la Perse : c'est 
Dob-(b)iel, ou Dub(b)iel, qui 
est connu comme l'ange gar- 
dien de la Perse. Dans Daniel 
10:13, Michaël affronte le 
prince de la Perse ( non iden- 
tifié par son nom ) [ ref : Tal- 
mud Y orna 77a ]. 

Ange de la Persécution : 

d'après la doctrine catholique 
romaine, dans les rites pré- 
baptismaux, l'ange de la Per- 
sécution est un diable per- 
sonnel qui se trouve en cha- 
cun de nous ( côte à côte 
avec l'ange gardien ). % Ange 
de la Perversion [ ref : Corte, 
Qui est le Diable ? ] 

Ange de la Perversion : 

un apocryphe du II e siècle, le 
Pasteur d'Hermas, nous in- 
forme que « chaque homme a 
deux anges près de lui, un ange de 
sainteté et un ange de perversion » 
[ % Ange de la Persécution ]. 

Ange de la Pesée (Do- 
kiel) 

Ange de la Peur ( Yrouel; 
Morael) ce sont des Anges 
amulettes -fc. 

Ange Pilier : l'ange « vêtu 
d'un nuage» {Apocalypse 10). 
Il a un pied dans la mer, l'au- 
tre sur la terre ; il supporte le 
Ciel de sa main droite, jurant 



114 




L'ange du Pilier vu par Durer, illustrant l'Apocalypse, 10 

et je vis un autre ange puissant descendant du ciel, revêtu d'une nuée, et l'arc- 
en-ciel sur sa tête, et son visage comme le Soleil, et ses pieds comme des colonnes 
de feu ; et il avait dans sa main un petit livre ouvert. Ht il mit son pied droit 

sur la mer et le gauche sur la terre ; et il cria à haute voix, comme un lion 

rugit ; et quand il cria, les sept tonnerres firent entendre leurs propres voix. Ht 

quand ils eurent parlé, j'allais écrire ; et j'ouïs une voix venant du ciel, disant : 

"Scelle les choses que les sept tonnerres ont prononcées et ne les écris pas". 

Willi Kurth 
The Complète Woodcuts ofAlbrecht Durer 



« qu'il n'y aura plus de délais ». 
Le passage est illustré dans ce 
livre par une gravure sur bois 
dans la Bible de Cologne. 

Ange Pilote : dans son 
Purgatorio, un ange sans nom 
( que Dante appelle ange de 
Dieu) et qui, du sud du Ti- 
bre, transporte les âmes des- 
tinées au Purgatoire. C'est cet 
ange qui accueille Dante et 
Virgile au début de leur 
voyage. 

Ange des Plaies ( ou des 

Fléaux ) : un ange Destruc- 
teur non nommé, qui, l'épée 
à la main, apparaît au-dessus 
de Jérusalem afin de punir les 
Juifs, particulièrement le roi 
David, pour avoir autorisé un 
recensement de la population 
(le dénombrement des êtres 
humains étant, apparem- 
ment, une offense à Dieu). 
David apaisa l'ange des Plaies 
en offrant des sacrifices qui 
brûleront sur l'aire de battage 
( du grain ) d'Oman, l'un des 
habitants jébusite de la vieille 
Jérusalem. Au sujet de l'inci- 
dent, Voir 1 '-Chroniques 21. 

Ange des 7 Plaies ulti- 
mes : dans V Apocalypse 15-17, 
il y a 7 Anges des 7 dernières 
plaies « à qui sont données 7 cou- 
pes d'or planes de la colère de 
Dieu ». Les anges ne sont pas 
nommés. 



Anges des Planètes : il 

existe ordinairement 7 Anges 
des planètes, qui, dans la tra- 
dition occulte, comprennent 
le Soleil et la Lune. Le chef 
s'appelle Rehatiel (Rhatiel) 
ou Rejatiel. Voir les Annexes 
pour le nom de l'Ange gou- 
vernant chaque planète, son 
signe, le jour, etc. Dans la 
première édition de La Lé- 
gende dorée de Longfellow, les 
anges des 7 planètes sont : 
Raphaël Soleil ; Gabriel hune ; 
Anael Etoile de f Amour, c'est-à- 
dire Vénus ; Zobiachel Jupiter ; 
Michaël Mercure ; Uriel Mars ; 
Anachiel Saturne. Dans les 
éditions suivantes, Longfel- 
low remplace Gabriel par 
Onafiel, et Anachiel par Ori- 
fel. Zobiachel et Onafiel 
semblent avoir été inventés, 
puisqu'on ne les trouve dans 
aucune autre source. 

Ange des Plantes (Sa- 
chluph ) 

Ange des Pléiades : dans 
L'Alphabet de Rabbi Akiba, 
cet ange, non nommé, fait 
partie des « splendides, terribles 
et puissants chefs Anges» qui 
sont passés devant Dieu pour 
célébrer et jouir du premier 
sabbat. 

Ange de la Pluie : dans la 
tradition rabbinique, il existe 
au moins cinq anges de la 
Pluie : Matriel, Matarel, Ma- 



116 



tariel, Ridya ( Ridia ) et Zal- 
besael (Zelebsel). 

3-Enoch atteste que « Batar- 
rel représente Matarel». Dans 
les anciens écrits perses, 
Dara était l'ange de la Pluie, 
ainsi que l'ange des Fleuves 
ou Rivières. 

Ange de la Poésie : Uriel, 
Israfel, Radueriel ( Vretil ), 
Phénix. 

Anges des 4 Points Car- 
dinaux ( ou Régents de la 
Terre ) : dans Blavatsky, La 
Doctrine Secrète, le « globe ailé et 
les roues enflammées », rappelant 
la description d'Ezéchiel au 
sujet des quatre créatures vi- 
vantes entrevues au fleuve 
Kebar (E^échiell ). 

Dans la tradition hindoue, 
les quatre régents sont les 
Maharajas Chatur appelés 
Dhritar-ashtra, Virudhaka, 
Virupaksha et Vaishravana 
[ref: Lead Beater, Le Plan 
Astral]. 

Ange des Poissons : Ga- 

giel, Arariel, Azareel. 

Ange du signe des Pois- 
sons : en magie cérémo- 
nielle, Pasiel est l'ange de ce 
signe du zodiaque. D'après 
Rabbi Chômer, cité par Eli- 
phas Lévi, il existe deux es- 
prits gouvernant les Pois- 
sons, à savoir Rasamasa et 
Vocabiel ( Vocatiel ). 



Heywood, La Hiérarchie des 
Saints Anges, donne Varchiel 
comme principal régent du 
signe des Poissons. 

Ange de la Poussière 

( Suphlatus ) 

Anges Précepteurs : dans 
la Kabbale, chaque grand pa- 
triarche avait son guide et 
conseiller angélique particu- 
lier, à savoir : l'ange Raziel 
pour Adam, l'ange Jophiel 
( Yophiel ) pour Shem, l'ange 
Zaphkiel pour Noé, l'ange 
Zidekiel ( Zadkiel ) pour 
Abraham, l'ange Raphaël 
( précepteur également du 
jeune Tobie) pour Isaac, 
l'ange Gabriel pour Joseph, 
Josué et Daniel ; l'ange Peliel 
( Pehel ) pour Jacob, l'ange 
Métatron pour Moïse, l'ange 
Malashiel ou Maltiel pour 
Elie (Elie lui-même devint 
l'ange Sandalphon ), l'ange 
Camael ( Gamael ) pour 
Samson, l'ange Cerviel ( Ger- 
viel, Gernaiul) pour David, 
et l'ange Michaël pour Salo- 
mon. 



Ange des 

( Zarobi ) 



Précipices 



Ange Précurseur [ saint 
Jean le Baptiste, Métatron, 
Shekinah ] 

Anges de la Présence : 

également connus comme les 
anges de la Face. Ils sont ha- 



117 



bituellement au nombre de 
12, les chefs du groupe étant 
Michaël, Métatron, Suriel, 
Sandalphon, Astanphaeus, 
Saraqael, Phanuel, Jehoel, 
Zagzagael, Uriel, Yefefïah et 
Akatriel. 

Les anges de la Présence 
sont aussi équivalents aux an- 
ges de Sanctification et aux 
anges de Gloire, deux classes 
de hiérarques qui, semble-t-il, 
étaient déjà circoncis au mo- 
ment où ils furent crées. Voir 
Le Livre des Jubilés XV, 27. 
Dans ce pseudépigraphe (I, 
27 et suiv.) l'histoire de la 
Création est dévoilée à Moïse 
«.par l'ange de la Présence », qui, 
cependant, n'est pas nommé. 
«Probablement Michaël», dit 
Charles. Le patriarche Juda, 
dans le Testament de Juda 
(compris dans les Testaments 
des Doutée patriarches ), prétend 
que l'ange de la Présence 
( sans nom ) l'a béni. 

Suivant le Zohar ( I, Vaye- 
ra ), les anges de la Présence 
furent chassés de la divine 
présence quand ils révélèrent 
le « mystère » ( c'est-à-dire, le 
dessein de Dieu) [ref : Une 
Anthologie Rabbinique, p. 162 ]. 

Dans son poème Milton, 
Blake parle de « Sept Anges de 
la Présence». Il avait aussi un 
dessin, aujourd'hui au Fitz- 
william Muséum à Cam- 
bridge, intitulé «L'ange de la 



divine présence habillant Adam et 
Eve avec des manteaux de 
peaux ». 

La tradition rabbinique fait 
référence aux 70 anges tuté- 
laires comme des anges de la 
Présence. 

Selon le Testament de Lévi 
( dans le Testament des Dou^e 
patriarches ), les anges de la 
Présence demeurent au 6 e - 
Ciel [ref: Eisenmenger, Tra- 
ditions des Juifs I ; Livre des 
Hymnes V ; Testament de Juda 
( dans Testaments des Dou^e pa- 
triarches ) ; Lea, Matière en fa- 
veur d'une Histoire de la Sorcelle- 
riel, 17]. 

Ange de la Présence Di- 
vine ( Ange de la Face ) : 
sous-titre que donna Blake à 
sa gravure intitulée «Laoco- 
bn ». 

Ange de Sa Présence : 

habituellement appliqué à la 
Shekinah %, cf. haïe 63:9 : 
« Dans toutes leurs détresses, il 
fut affligé ; et Fange de sa Pré- 
sence les sauva ». % Ange de la 
Face ; Ange de Sanctifica- 
tion ; Ange de Gloire. 

Dans la tradition rabbini- 
que, on trouve 12 anges dans 
cette classe où Michaël, Ga- 
briel, Uriel et Zagzagael oc- 
cupent une position émi- 
nente. 

Ange de la Prière : dans 
les œuvres occultes, on 



118 



trouve habituellement 5 ou 6 
anges de la Prière : Akatriel, 
Gabriel, Métatron, Raphaël, 
Sandalphon, Sizouse. Mais 
comme il y a « 7 Archanges qui 
transmettent les prières aux saints 
de Dieu » ( selon Oesterley, 
dans Manson, Un compagnon 
de la Bible, p. 337 ), Michaël 
pourrait être inclus parmi les 
6 mentionnés ci- des sus. 

Anges des Principautés : 

les princes dirigeants de cet 
ordre (donnés en tête de 
liste dans la troisième triade 
du système pseudo-dionysien 
de la hiérarchie céleste) 
comprennent Haniel, Nisroc, 
Cerviel et Raguel. Les anges 
de ce chœur sont des «protec- 
teurs de la religion » et président 
les bons esprits. 

Saint Jude et saint Paul 
considèrent les Principautés 
comme des Luminaires à la 
fois bienfaisants et mal- 
veillants. 

Nisroc est mentionné par 
Milton, Paradis Perdu (VI, 
447 ) comme « la principale 
Principauté». Ce Nisroc fut 
autrefois un dieu assyrien ( 2- 
Rûis 19:37 ). Dans la tradition 
occulte, il est un démon [ réf. 
Caird, Principautés et Puissan- 
ces}. 

Ange des Principes Mo- 
raux : Mebahiah, un ange qui 
assiste les mortels désirant 



avoir des enfants. Dans Le 
Mage, Mehabiah est cité 
comme l'un des 72 anges 
portant le nom de Dieu 
Shem Hamphorash. 

Anges du Printemps : 

dans la tradition occulte, ils 
sont quatre : Amatiel, Cara- 
casa, Coré, Commissoros. 

Spugliguel est le chef du si- 
gne du Printemps. Milkiel en 
est l'ange dirigeant. 

Ange de la Proclama- 
tion : Gabriel ; également 
Ak(h)raziel ou Azkariel. 

Ange du Progrès : dans la 
Kabbale, Mercure est l'ange 
du Progrès. Raphaël est aussi 
connu comme étant l'ange du 
Progrès [ ref : Actes 14: 11-12; 
Lévi, Magie Transcendantale, p. 
100.] 

Anges Protoctistes : les 

premiers « anges opérationnels », 
responsables de la communi- 
cation de la Torah à l'homme 
via des anges de moindre im- 
portance [ ref : Clément 
d'Alexandrie, Eclogues Prophé- 
tiques ; Daniélou, Les Anges et 
leur Mission}. 

Ange de la Prostitution : 

dans la Kabbale zoharique, 
Eisheth Zenunim ( compa- 
gne de Sammael, prince du 
Poison et de la Mort) est 
l'ange de la Prostitution. 
Lilith, Naamah et Agrat 



119 



bat Mahlat étaient les trois 
autres partenaires de Sam- 
mael, et, comme Eisheth, des 
anges de la Prostitution [ ref : 
Masters, Eros &Evil]. 

Anges de la Puissance : 

« des tombeaux des Egyptiens, II 
(le Christ) vola les noms des 
anges de la Puissance » : c'est ce 
que les écrivains païens dé- 
claraient, selon Arnobe dans 
son Adversus Nationes I. Les 
noms de ces anges de la Puis- 
sance ne sont pas précisés. 

Ange de la Pureté : Taha- 
riel [ ref : Abelson, Mysticisme 

Ml 

Ange de la Rage : appelé 
N'mosnikttiel chez M. Gas- 
ter, L'Epée de Moïse [ ^ An- 
ges du Courroux ]. 

Ange des Rayons Solai- 
res ( Schachlil ) 

Ange du Repentir : sui- 
vant les sources — variées — 
l'ange du Repentir est Pas- 
teur, Michaël, Raphaël, Su- 
riel, Salathiel, Phanuel (Pe- 
nuel ) [ ref. Pasteur d'Hermas ; 
1 -Enoch ; Ea Bible de l'Inter- 
prète, Commentaire ]. 

Anges Réprouvés : lors 
du concile de Rome de 745, 
sous l'autorité du pape Za- 
charie, 7 anges hauts placés 
furent réprouvés : Uriel, Ra- 
guel, Inias, Adimus, Simiel 



( Semibel ), Tubuael ( Tu- 
buas ) et Sabaothe ( Saboac ). 
Les évêques Clément et 
Adalbert, qui enseignaient la 
vénération de ces anges, fu- 
rent convaincus d'hérésie. Ce 
fut la vague d'invention de 
nouveaux anges qui poussa 
l'Eglise de cette époque à in- 
terdire d'invoquer ou de vé- 
nérer des anges qui n'étaient 
pas nommés dans la Bible 
(Michaël, Gabriel, Raphaël). 
La difficulté datait cependant 
d'avant le VIII e siècle, car aux 
IV et V e siècles déjà, Eusèbe 
et Théodoret avaient essayé, 
sans succès, de stopper la 
pratique [ ref : Regamey, 
Qu'est-ce qu'un ange ? p. 119]. 

Ange de la Résurrec- 
tion : l'ange qui fait rouler au 
loin la pierre devant la tombe 
de Jésus. Dans Matthieu 28, il 
est appelé l'Ange du Seigneur 
[*■ Gabriel]. 

Ange Révélateur : dans le 
Coran, sourate 51, 50, l'ange 
Révélateur est évoqué sous 
« un clair avertissement de Sa 
part », mais n'est pas identifié 
par un nom. 

Ange de la Révélation : 

Gabriel [voir le poème de 
Blake « G lad Day ». 

Ange des Rêves : Du- 

ma(h) et Gabriel. Dans la 
Kabbale, d'après Lévi, Magie 



120 



Transcendantale, l'ange des Rê- 
ves est la Lune, ou Gabriel. 

Le Zohar ( II, 1 83a ) se ré- 
fère à Gabriel comme le 
« surveillant des rêves ». 

Ange de Rome : habituel- 
lement Sammael, qui est Sa- 
tan dans la tradition post-bi- 
blique. Edom $■ désignait 
Rome. 

Ange de la Roue de la 
Lune : Ofaniel, parmi d'au- 
tres [ref : Enoch ]. 

Ange de la Roue du So- 
leil ( Galgaliel ) 

Ange Rouge : ainsi appelé 
dans la célèbre toile de Marc 
Chagall intitulée Descente de 
F Ange Rouge [ ^ Ange du 
Feu]. 

Ange du Sabbat : nommé 
Sabbath dans les écrits juifs 
( rabbiniques ) où il est repré- 
senté comme l'un des grands 
hiérarques dans le Ciel. 

« Uange appelé Sabbath qui 
s'assit sur un trône de gloire et les 
chefs de tous les anges de tous les 
deux et abîmes ont dansé et se 
sont réjoui devant lui » [ ref : 
Ginzberg, La Légende des juifs 
1,84]. 

Ange des Sacerdoces et 
des Sacrifices : Sachiel, Me- 
leck [ref: Lévi, Magie Trans- 
cendantale, p. 307 ]. 

Ange de la Sagesse : 



Zagzagel ; également Méta- 
tron ( quand Métatron prend 
le nom de Sasnigiel ) ; et aus- 
si Dina ( quand Dina prend 
le nom de Yefefiah ou Yo- 
fiel ). 

Suivant la légende, Dieu 
ordonna à Zagzagel d'emme- 
ner Moïse à un endroit où 
des myriades d'érudits se ras- 
semblaient, tous occupés à 
interpréter la Torah [ref: 
Scholem, Gnosticisme Juif, 
Mysticisme de la Merkabah et 
Tradition Talmudique ]. 

Ange du Sagittaire: l'ange 
de ce signe du zodiaque est 
Ayil, ou Sizajasel. D'après 
Rabbi Chômer ( Lévi, Magie 
Transcendantale ), les deux es- 
prits gouvernant le signe sont 
Vhnori et Saritaiel (Saritiel). 
Dans Heywood, La Hiérarchie 
des Saints Anges, Adnachiel est 
le souverain du Sagittaire. 

Ange du Saint-Esprit : 

Gabriel. Dans l'Ascension d'Is- 
aïe 9:36, traduite par Charles, 
Isaïe voit l'ange du Saint-Es- 
prit au 7 e Ciel « à la gauche de 
mon Seigneur». 

Ange de Sainteté (Ange 
de Sanctification ). 

Anges des 4 Saisons : 

Farlas hiver ; Telvi printemps ; 
Casmaran été; Andarcel au- 
tomne. Dans les textes hé- 
breux médiévaux, les anges 



121 



des 4 Saisons sont Malkiel, 
Helemmelek, Melejal et Na- 
rel [ ref : Anges, dans Diction- 
naire de la Bible ]. 

Ange du Salut : Haurva- 
tat, qui est l'un des Amesha 
spentas ( Archanges ) dans le 
zoroastrisme. 

Dans la tradition non-ca- 
nonique ( les apocryphes En- 
och et Baruch), Uriel est 
l'ange du Salut [ref: Graves 
et Patai, Mythes Hébreux, p. 
103]. 

Ange du Samedi : Cas- 
siel, Machatan, Uriel. Dans la 
doctrine des Talismans de 
Paracelse, Orifiel est l'ange 
du Samedi [ref: Christian, 
UHistoire et la Pratique de la 
Magie 1,318]. 

Ange de la Sanctifica- 
tion : équivalent à l'ange de 
la Gloire et à l'ange de la Pré- 
sence. Phanuel, Suriel, Méta- 
tron, Michaël et Zagzagael 
sont les principaux anges de 
la Sanctification. 

Comme les anges de la 
Présence, les anges de la 
Sanctification étaient déjà cir- 
concis, un « fait » attesté dans 
Le Livre des Jubilés pré-chré- 
tien. 

Ange du Sanctuaire : Sar 

ha-Kodesh. Egalement iden- 
tifié à Michaël, Métatron, Ye- 
fefiah. 



Ange de la Santé : Mu- 

miah ; également Raphaël. 

Ange de Saturne : Orifiel, 
Kafziel, Michaël, Maion, Ori- 
fel, Mael, Zaphiel, Schebtaiel. 

Dans les œuvres de Zan- 
chy, Agrippa et Trithemius, 
Zapkiel est l'ange de la pla- 
nète Saturne. Agrippa donne 
aussi Orifiel. 

Dans Longfellow, La Lé- 
gende Dorée ( première édition 
de 1851), Anachiel est l'ange 
gouvernant Saturne ; dans les 
éditions suivantes, c'est Ori- 
fel [ref. Camfield, Un Dis- 
cours Théologique sur les Anges ]. 

Ange du Scandale : Za- 

hun, d'après Lévi, Magie 
Transcendantale, p. 502. Dans 
Apollonius de Tyane, Nucté- 
méron, Zahun est cité comme 
l'un des génies de la première 
heure. 

Ange de la Science : Ra- 
phaël, qui est aussi l'ange de 
la Connaissance. 

Ange du Scorpion : So- 

sol. Selon Rabbi Chômer ( ci- 
té par Lévi, Magie Transcen- 
dantale ), Riehol et Saissaeiel 
( Sartziel ) sont les deux es- 
prits gouvernant le Scorpion. 

Ange du Seigneur : un 

« théophorisme » biblique, habi- 
tuellement identifié ou per- 
sonnifié comme Michaël, 
Métatron, Malachie, Gabriel, 



122 



Akatriel, Yehadriel, Homa- 
diel, Phinehas, etc. 

Dans l'Ancien Testament, 
particulièrement dans les pre- 
miers livres, l'expression peut 
signifier Dieu lui-même, mais 
pas à chaque fois. 

Dans les Nombres 22:22, 
l'ange du Seigneur est l'adver- 
saire ( c'est-à-dire ha-satan ) 
agissant pour le compte du 
Seigneur. 

L'apparente contradiction 
entre les récits similaires de 
2-Samuel 24:1 ( où c'est le Sei- 
gneur qui incite David à 
compter Israël ) et de 1 -Chro- 
niques 21:1 (où c'est Satan 
qui incite ) pourrait être réso- 
lue si ( 1 ) Satan était épelé en 
minuscule - satan — afin de 
désigner non pas le nom d'un 
ange ( qu'il n'était en fait pas 
censé signifier) mais une 
fonction, une fonction d'ad- 
versaire ; et si ( 2 ) cet adver- 
saire était compris comme 
agissant pour Dieu et en tant 
qu'ange du Seigneur. 

Dans Juges 2, l'ange du Sei- 
gneur vient de Guilgal à Bo- 
kim pour rappeler aux Israé- 
lites la promesse du Seigneur 
« que J'avais faite à vos pères par 
serment» de les conduire jus- 
qu'à la terre promise. 

Dans le Nouveau Testa- 
ment, comme dans les Actes 
12:1-7 (où Pierre est relâché 
de prison ) l'ange du Seigneur 



n'est pas le Seigneur, mais un 
messager céleste envoyé par 
le Seigneur et agissant pour 
Lui. Voir la peinture de Ra- 
phaël « L'ange marchant avec 
saint Pierre ». 

Dans les Actes 12:23 où 
Hérode est terrassé par 
« l'ange du Seigneur», le terme 
pourrait être équivalent à 
l'ange de la Mort, ou rempla- 
cer celui-ci. 

Justin soutenait que l'un 
des trois anges qui a rendu 
visite à Abraham ( Genèse 18) 
était le Verbe ( c'est-à-dire, le 
Logos, ou le Saint-Esprit). 
Philon pensait que les deux 
autres étaient le Christ et 
Dieu lui-même, ou ( à nou- 
veau ) l'ange du Seigneur, les 
trois constituant une préfigu- 
ration de la Trinité. 

Le sujet d'Abraham « rece- 
vant des anges sans le savoir» 
était populaire chez les pein- 
tres de la première école ita- 
lienne. La scène est repro- 
duite dans une gravure sur 
bois de la Bible de Cologne 
(1478-1480); elle figure 
aussi sur une gravure sur bois 
d'Hans Holbein (où, par 
ailleurs, les trois Anges sont 
représentés sans ailes ). Ce 
fut un ange du Seigneur, di- 
sent les rabbins, qui enseigna 
l'hébreu à Abraham, « la lan- 
gue de la Révélation » [ ref : En- 
cyclopédie Juive, p. 85 ]. 



123 



Le terme Ange du Sei- 
gneur, ou Ange de Dieu, ou 
Ange de Yahweh, est lié à 
l'histoire de Hagar Genèse 16 ; 
du sacrifice d'Isaac Genèse 
22 ; du Buisson ardent Exode 
3 ; de Balaam Nombres 22 ; de 
Gideon Juges 6 ; des parents 
de Samson Juges 13 ; de Da- 
vid à l'aire de battage (du 
grain ) d'Araunah 2-Samuel ; 
d'Elie 2-Rois; de la cuisante 
défaite de l'armée assyrienne 
2-Rois ; etc. 

Ange du Seigneur des 
Armées : dans le ciel, c'est 
Michaël ; sur la Terre, c'est le 
Grand Prêtre, désigné ainsi 
«parce qu'il appartient au côté de 
la Grâce » [ ref : Le Zohar 
{Nombres 145b)]. 

Ange de Septembre : 

Uriel ou Zuriel. Le dirigeant 
du mois de Tishri ( septem- 
bre-octobre ) est Pahadron. 

Cependant, si septembre 
est l'équivalent du mois hé- 
breu d'Eloul, l'ange est Elo- 
gium. 

Dans la tradition perse, 
Miher ( Mihr ) était l'ange de 
Septembre. 

Anges du Service : selon 
Rabbi Akiba, les anges du 
Service sont « les oiseaux du 
ciel» ( cf. Psaume 104 ). 

Le Zohar parle de ces anges 
comme ayant six ailes. 



Ange du Silence (Sha- 
teiel, Duma(h) ) 

Ange du Sirocco ( Sikiel ) 

Ange des Solitudes : Cas- 
siel, qui est aussi l'ange des 
Larmes ( tout comme San- 
dalphon ). 

Anges du Soleil : dans la 
Kabbale et la tradition oc- 
culte, les anges du Soleil 
comprennent une véritable 
collection de hiérarques : Ari- 
thiel, Galgaliel, Gazardia ( or- 
thographié de façon varia- 
ble), Korshid-Métatron, Mi- 
chaël, Och, Raphaël, Uriel, 
Zerachiel, etc. 

Le Zohar ( Exode, 1 88a ) 
parle de « l'A.nge désigné pour 
diriger et guider le soleil », décla- 
rant qu'à l'aube, « cet ange 
avance avec les saintes lettres du 
saint Nom divin inscrites sur son 
front, et par la puissance de ces 
lettres ouvre toutes les fenêtres du 
Ciel». 

Dans la tradition perse, 
Chur était l'ange du Disque 
solaire %. 

Ange Sombre : le dieu- 
homme-ange qui s'est battu 
avec Jacob à Peniel, incident 
relaté dans la Genèse 32:30. 
Identifié diversement à Mi- 
chaël, Métatron, Uriel ou au 
Seigneur lui-même. 

Suivant le Zohar ( Vqyi- 
shlah 1 70a ) cet ange était Sa- 



124 



mael, «génie tutélaire d'Esaiï». 
Dans les sources talmudi- 
ques, c'était Michaël-Méta- 
tron. Selon Clément d'Alex- 
andrie, il s'agissait du Saint 
Esprit [réf. Clément d'Alex- 
andrie Le Pédagogue I, 7, et 
pour les sources talmudiques 
Ginzberg, La Légende des Juifs 
V, 305 ]. Le sujet a été illustré 
par Rembrandt et Doré, par- 
mi d'autres. 




Ange du Sommeil : l'ange 
non nommé qui a privé de 
sommeil le roi Ahasuerus 
dans l'épisode d'Esther [ ref : 
Ofçar Midrashim I, p. 56 ]. 

Anges préposés aux Sor- 
celleries : « le magicien Aod des 
prêtres de Midian ont utilisé les 
anges préposés aux Sorcelleries 
pour faire briller le soleil la nuit», 
d'après les Antiquités Bibliques 
de Philon [¥ Anges Déchus 
qui ont livré le secret des arts 
à l'humanité, comme rappor- 
té dans 1 -Enoch ]. 

Ange du Soutien : dans la 



tradition arabe, Kurzi offre 
une colonne de lumière à 
ceux qui arrivent au 7 e Ciel 
afin de les soutenir quand ils 
se tiendront devant le juge 
divin pour être interrogés 
[ref: 3-Enoch 181; Nichol- 
son « Une Version Arabe Pri- 
mitive » etc. ] 

Ange des Sphères ( Sala- 
theel ( Sealtiel ) ; Jehudiel ) 

AngedelaStérilité(Akriel) 

Ange du Sud (Kerkou- 
tha, Cedar, Raphaël ) 

Ange du Sud-Ouest (Na- 

outha ) 

Ange préposé au Tartare 

( Hadès ) : Uriel ; également 
le chef éponyme Tartaruchi. 

Anges Tartarukiens: « ob- 
servés auprès de la rivière enflam- 
mée, les anges Tartarukiens te- 
naient dans leurs mains des bâ- 
tons de fer avec trois crochets avec 
lesquels ils perçaient les entrailles 
des pécheurs », Vision de Paul, 
34. 

Ange du Taureau : en 

magie cérémonielle, le chef 
Ange de ce signe du zodia- 
que est Tuai, sinon Asmodel. 
D'après Rabbi Chômer, cité 
par Lévi dans Magie Transcen- 
dantale, les esprits gouvernant 
le Taureau sont Bagdal et 
Araziel. 



125 



Ange Taurin : dans Ginz- 
berg, La Légende des Juifs V, 
39, est mentionné le « mugis- 
sement de l'ange Taurin» dont 
on dit qu'il vient de la 
croyance babylonienne au su- 
jet du dieu Ea. Le nom com- 
plet de cet ange est « Fange 
Taurin de l'abysse » et son mu- 
gissement s'entend quand il 
«fait couler l'eau de l'abysse basse 
dans l'abysse haute » [ réf. Tal- 
mud Ta'anit 25b ; ainsi que 
Bereshith Rabba 10 ]. 

L'on rappellera que Rahab, 
ange de l'Océan, fut détruit 
par Dieu quand il refusa de 
séparer les hautes et les bas- 
ses eaux lors de la Création. 

Ange du Temps : appelé 
ainsi mais uniquement dans 
le Tarot de Marseille ( carte 
XIV). L'ange du Temps «se 
tient entre la terre et le ciel, vêtu 
d'une robe blanche, avec des ailes 
de flamme et un halo doré autour 
de sa tête (...) un pied sur la terre, 
F autre dans la mer, et derrière lui, 
le soleil qui se lève (...) sur son 
front le signe de l'éternité et de la 
vie : le cercle ». Dans Histoire et 
la Pratique de la Magie, Chris- 
tian précise que Rempha est 
le génie du temps dans la hié- 
rarchie hermétique 1 . 

Ange des Ténèbres : ap- 
pelé aussi prince des Ténè- 



bres et ange de la Mort ( Bé- 
lial, Bernael, Haziel, Béliar, 
Satan, etc. ). « Tous ceux qui 
pratiquent la perversité sont sous 
la domination de l'ange des Ténè- 
bres » [ ref : Manuel de Disci- 
pline 2 in T. Gaster, Manuscrits 
de la mer Morte, pp. 43-44]. 
« Toutes les afflictions des hommes 
et leurs instants de tourments sont 
dus à la domination de cet être 
malveillant ». 

D'après Budge, Amulettes et 
Talismans, qui cite « les derniers 
rabbins», l'ange des Ténèbres 
est Kochbiel. 

Dans la tradition chal- 
déenne, et selon Kramer, Des 
Tablettes de Sumer, cet ange 
s'appelle An. Dans la tradi- 
tion mandéenne il y avait 
cinq êtres originels des ténè- 
bres : Akrun ( Krun ), Ash- 
dum ( Shdum ), Gaf, Hagh, 
Zasgi-Zargana [ref: Manso- 
or, Psaumes d'Actions de Grâce ; 
Ginzberg, La Ugende des Juifs 
V ; Te Livre des Jubilés ; Dro- 
wer, Les Mandéens d'Iraq et 
d'Iran, p. 251]. 

Anges de la Terre : tradi- 
tionnellement, il existe 7 an- 
ges de la Terre : Azriel, Ad- 
mael, Arkiel ( Archas ), Arci- 
ciah, Ariel, Harabael ou Ara- 
gael, Saragael, Yabbashael. 

Des variantes indiquent 
Haldiel, Tebliel, Phorlakh, 



1 NdT : voir aussi l'ange du Temps sur 
la cathédrale de Chartres. 



2 NdT: voir Manuale Disciplinai une tra- 
duction des fragments de JT Milik. 



126 



Raguel et Samuil. Les 4 anges 
de la Terre énumérés par 
Heywood, La Hiérarchie des 
Saints Anges, sont en fait les 
anges des 4 Vents : Uriel Sud, 
Michaël Est, Raphaël Ouest, 
Gabriel, Nord. Dans l'an- 
cienne tradition perse, l'esprit 
de la Terre était Isphan Dar- 
maz [ ref : 2-Enoch ; Pesikta 
R. Kahana 155a]. 

Anges de la Terreur : ces 

anges sont équivalents aux 
anges du Tremblement. Ils 
sont les plus forts des hiérar- 
ques et entourent le Trône de 
gloire. Dans le mysticisme 
juif, Pahadron est le principal 
ange de la Terreur. Il gou- 
verne le mois de Tishri ( sep- 
tembre-octobre ). 

Ange du Testament: c'est 
Jean le Baptiste, d'après Salk- 
eld dans Un Traité sur les An- 
ges (1613), citant Malachie 
3:1 : « et l'ange du Testament que 
vous désire^». Ceci s'applique- 
rait au Christ, dit Lactantius 
dans Schneweis, Anges et Dé- 
mons selon Lactantius. Ce pas- 
sage de Malachie est aussi 
traduit par « messager» de l'al- 
liance... [Cf. Matthieu 11:10: 
« Voici que j'envoie devant toi 
mon messager qui devra préparer 
le chemin pour toi ». 

De l'avis de Regamey 
Qu'est-ce qu'un ange ?, cela si- 
gnifie simplement que « le 



Christ se proclame lui-même 
l'ange du Testament et oblige Jean 
le Baptiste à être reconnu comme 
le messager». 

Ange du Tonnerre: Ra'- 

miel et/ou Uriel. Ce dernier 
est également au service du 
feu et de la foudre ( ou des 
éclairs ). 

Dans la mythologie assyro- 
babylonienne, Adad était le 
dieu du tonnerre ; voir une 
représentation dans ^Encyclo- 
pédie Larousse de la Mythologie, 
p. 59. Rimmon était un autre 
dieu babylonien du tonnerre. 

Ange de la Torah ( Yefe- 
fiah ; Lofiel ( ou Yofiel ) ; 
Zagzagael ; Métatron ) 

Ange du Tourment ( Af- 

temelouchos ) 

Anges du Tremblement : 

« les anges du Tremblement entou- 
rent le trône de gloire » ( Cf. An- 
ges de la Terreur). Moïse 
rencontra ces anges pendant 
son séjour au Ciel qui dura 
40 jours [ref: Ma'ayan ha- 
Hokmah 58-60 et d'autres mi- 
drashim]. 

Ange des Tremblements 
de Terre ( Sui'el ; Rashiel ) 

Ange des Trésors (Para- 
siel) 

Ange des Trésors des 
Morts (Remiel, c'est-à-dire, 
Jeremiel ) 



127 



Ange des Végétaux : Sea- 
liah et Sofiel, qui sont aussi 
les anges préposés aux fruits. 

Ange du Vent : dans 
V Apocalypse 7:1 sont mention- 
nés quatre anges du Vent. 

Dans les ouvrages occultes 
(M. Gaster, VEpée de Moï- 
se ), dans Le Livre des Jubilés et 
3-Enoch, les dirgeants angéli- 
ques sont les suivants : Mo- 
riel, Ruhiel, Rujiel, Ben Nez 
et les célestes Ephémères. 

Dans son poème Sandal- 
phon, Longfellow chante les 
anges du Vent et du Feu qui 
«psalmodient seulement un canti- 
que et expirent». Durer grava 
les quatre anges contrôlant 
les vents (voir reproduction 
p. 310, dans l'ouvrage de Re- 
gamey, Anges). Les Chérubins 
étaient considérés comme 
des personnifications du vent 
[ ref : Psaumes 18:10]. 

Ange des Tourbillons de 
Vent : Ra'shiel ou Zavael, 
d'après 3-Enoch [ref: Ginz- 
berg, La Légende des Juifs I, 
140]. 

Anges des Triplicitiés : 

en magie cérémonielle, les 
anges qui dirigent les triplici- 
tés du zodiaque sont : Mi- 
chaël sur la triplicité du Feu ; 
Raphaël sur la triplicité de 
l'Air; Gabriel sur la triplicité 
de l'Eau et Uriel sur la triplicité 
de la Terre . 



Anges du Trône : l'équi- 
valent hébreu de l'ordre des 
Trônes sont les Arelim ou 
Ophanim. D'après Le Livre de 
l'Ange Ra^iel, « ils étaient 7 à se 
tenir devant le trône». Cepen- 
dant, suivant une légende 
juive, ils étaient ( ou sont ) 
70. Parmi les chefs de l'ordre, 
il faut mentionner : Orifiel, 
Ophaniel ( chef éponyme des 
Ophanim ), Raziel, Zabkiel, 
Jophiel, Ambriel, Tychagar, 
Barael, Quelamia, Paschar, 
Boel, Raum, Murmur. Cer- 
tains de ces hiérarques ne se 
trouvent plus au Ciel, mais 
sont comptés en Enfer parmi 
les anges déchus. 

Dans le système de Denys, 
les Trônes en tant qu'ordre 
sont troisièmes dans la pre- 
mière triade de la hiérarchie 
céleste. Leur caractéristique, 
ou vertu dominante est la 
fermeté. 

Anges Tutélaires ( Anges 
Gardiens ) 

Anges préposés au Ven- 
dredi : Anael ( Haniel, Ana- 
fiel ) ; Rachiel ; Sachiel. 

Anges de la Vengeance : 

les 12 Anges de la Vengeance 
sont parmi les premiers à 
avoir été formés lors de la 
Création, bien que, selon la 
doctrine catholique, tous les 
anges aient été formés en une 
seule fois et au même mo- 



128 



ment. Seuls 6 anges de la 
Vengeance sont connus par 
leur nom : Satanel, Michaèl, 
Gabriel, Uriel, Raphaël et 
Nathanel ( Zathael ). 

Maintenant, puisque les 
Anges de la Présence sem- 
blent être interchangeables 
( dans la tradition juive ) avec 
les anges de la Vengeance, et 
puisque les 12 anges précé- 
dents sont connus par leur 
nom, 6 d'entre-eux pour- 
raient être « repris » et inclus 
dans la liste des anges de la 
Vengeance : Suriel, Jehoel, 
Zagzagel, Akatriel, Métatron 
et Yefefîah. Le peintre fran- 
çais Prud'hon (1758-1823) 
réalisa un portrait de la Ven- 
geance dans sa toile « La Jus- 
tice et la Vengeance divine pour- 
suivant le Crime» exposée au 
Louvre. Le portrait suggère 
que Prud'hon avait pensé à 
Uriel. 

Anges Vengeurs : les pre- 
miers anges créés par Dieu, 
également connus comme les 
anges de la Destruction. Le 
chef réside au 5 e Ciel, d'après 
la légende juive. Il y avait tra- 
ditionnellement douze anges 
Vengeurs [^ Anges de la 
Vengeance ]. 

Ange du Vent du Nord 

( Chairoum ) 

Ange des Vents de Midi 

( Nariel ) 



Anges des 4 Vents : Uriel 
pour le Sud, Michaël pour 
l'Est, Raphaël pour l'Ouest 
( servant aussi comme gou- 
verneur du Sud avec Uriel) 
et Gabriel pour le Nord 
[ref: Heywood, La Hiérar- 
chie des Saints Anges, p. 214 ]. 

L! Apocalypse 7 parle de 
« quatre Anges se tenant aux 
quatre coins de la Terre, retenant 
les quatre vents » soit-disant ti- 
rés du Livre d'Enoch ( 1- 
Enoch ). Le Livre de l'Ange Ra- 
içiel donne Usiel (Uzziel) 
comme l'un des quatre Anges 
des quatre vents. 

Ange du Ventre ( utérus ) 
( Armisael ) 

Ange de Vénus : Anael 
( Haniel, Hasdiel, Eurabatres, 
Raphaël, Hagiel et Noguel) 
sont donnés comme anges de 
la planète Vénus. 

Ange de la Vérité : Ami- 
tiel ; Michaël ; Gabriel. Dans 
la légende juive, l'ange de la 
Vérité ( non nommé ) s'est 
opposé à la création de 
l'homme quand Dieu a émis 
cette idée ; il fut brûlé pour 
cela, tout comme l'ange de la 
Paix ( qui s'était lui aussi op- 
posé ), ainsi que les armées 
qu'ils dirigeaient. Comme 
Gabriel et Michaël ont 
échappé au feu, ce doit être 
Amitiel qui fut réduit en cen- 
dres. Dans la tradition mu- 



129 



sulmane, Gabriel est l'esprit 
de la vérité. 

Ange du "Verseau : dans 
des ouvrages de magie céré- 
monielle, Ausiel ( Ausiul ) est 
l'ange du Verseau. Dans le 
Livre de Magie de Lévi, le rab- 
bin Chômer cite Archer et 
Ssakmakiel ( Tzakmaqiel ) 
comme deux esprits gouver- 
nant le Verseau. 

Anges des Vertus : plus 
d'une vingtaine d'anges de 
l'ordre des Vertus sont nom- 
més. Voir mon article «Les 
Vertus Célestes » : Ariel, Bar- 
biel, Haniel (Anael), Peliel, 
Nathanael, Atuniel font par- 
tie des princes dirigeant cet 
ordre. 

Ange de la Victoire : 

Bahram, ou Var (Adar). 
Bahram est un yazata dans la 
tradition parsie. Le Dabistan 
et Les Mandéens d'Iraq et d'Iran 
associent l'ange de la Victoire 
avec l'ascension de l'âme hu- 
maine. 

Anges de Victor : un 

groupe de Luminaires ainsi 
désignés dans le Paradis Perdu 
VI, où Milton les décrit 
comme se tenant « armés de 
panoplies dorées, armée resplendis- 
sante ». 

Ange de la Vie : dans son 
poème Les deux anges, Long- 
fellow parle de l'ange de la 



Vie et de l'ange de la Mort, 
sans donner leur nom. Ils 
sont vêtus d'une robe blan- 
che, l'un « couronné d'amarante 
comme de flammes», l'autre 
« d'asphodèles ressemblant à des 
paillettes de lumière ». Les deux 
anges, dit Longfellow, sont 
envoyés par Dieu « en mission 
diplomatique céleste ». 

Ange du signe de la 
Vierge : Voil, ou Voel. 
D'après Rabbi Chômer cité 
par Lévi, Magie Transcendan- 
tale, Iadara et Schaltiel sont 
les esprits dirigeant ce signe 
du zodiaque. 

Ange des Voyages : Susa- 
bo, qui est l'un des génies 
présidant la 6 e heure, dans 
Apollonius de Tyane, Nucté- 
méron. 

Ange de Yahwé : l'ange 
du Seigneur c'est-à-dire Dieu 
en Lui-même. C'est toujours 
une périphrase dans l'Ancien 
Testament. 

Les premières versions de 
l'Ancien Testament compor- 
taient, de l'opinion des scri- 
bes ultérieurs, trop d'inter- 
ventions directes de Dieu 
dans les affaires humaines ; 
utiliser « l'ange de Yahveh » ou 
« l'ange du Seigneur» était un 
moyen de réduire Son aspect 
terrestre et d'exécuter Ses or- 
dres par l'entremise d'inter- 
médiaires angéliques [ ref : 



130 



Grant, Gnosticisme et Christia- 
nisme Primitif \. 




Ange de Yetzirah : Sam- 
mael ou Satan [ref: Fuller, 
1m Sagesse Secrète de la Kabba- 
le]. Le mot Yetzirah est de 
formation hébraïque. 

Dans la Kabbale, le monde 
consistait en quatre grandes 
divisions, dont l'une était 
Yetzirah. 

Anges du Zodiaque : 

Malahidael Bélier, Asmodel 
Taureau, Ambriel Gémeaux, 
Manuel ou Muriel Cancer, 
Verchiel Lion, Hamaliel 
Vierge, Zuriel Balance, Bar- 
chiel Scorpion, Advachiel ou 
Adnachiel Sagittaire, Hamael 
Capricorne, Cambiel Verseau et 
Barchiel Poissons [ref: Bar- 
rett, Le Mage II ]. Le dirigeant 
de l'ensemble du zodiaque 
est Masleh $-. 

Cornélius Agrippa ( La 
Philosophie Occulte III) ajoute 
d'autres anges gouvernants : 
Acrabiel, Betuliel, Chesetiel, 
Dagymiel, Daliel, Geminiel, 



Masniel, Sartamiel, Teletiel, 
Tomimiel. 

Angerecton ( Angrecton ) : 
dans le Grimorium Verum, 
c'est un grand ange, invoqué 
dans les rites de magie, parti- 
culièrement dans l'invocation 
par fumigation. Il est aussi 
mentionné dans Le Uvre de la 
Magie Cérémonielle de Waite. 

Angromainyus : une pre- 
mière forme d'Ahriman, 
l'équivalent zoroastrien du 
Satan judéo-chrétien, bien 
qu'il ne soit pas un ange dé- 
chu, ni soumis à la souverai- 
neté de Dieu. Angromainyus 
était l'opposé et l'opposant 
de Dieu depuis le début 
( dans la tradition perse ). 

Dans le Zendavesta, An- 
gromainyus, portant la mort, 
saute du Ciel sous la forme 
d'un serpent, une forme sous 
laquelle il est souvent repré- 
senté. Il tente de tromper 
Zoroastre ( Zarathoustra ) et 
de le faire se rebeller contre 
Ahura Mazda ( l'équivalent 
perse du pouvoir souverain ), 
mais ne réussit pas [ref: 
Jung, Anges Déchus dans la Lit- 
térature Juive, Chrétienne et Mu- 
sulmane ]. 

Aniel ( Haniel ) : un des 
nombreux gardes angéliques 
du vent d'Ouest [ref: O^ar 
Midrashim II, 316 ]. 



131 



Anihi'el : dans L'Epée de 
Moïse de Gaster, l'un des prin- 
ces-anges adoubé par Dieu. 

Animés, les : un ordre 
d'anges qui, selon Voltaire 
dans Des Anges, Génies et Dia- 
bles, sont pour les Hébreux 
des « âmes bénies de nobles sei- 
gneurs et princes appelées lssim ». 

Un ange président de l'or- 
dre est également désigné 
comme « l'âme du Messie, 
Merattron, âme du monde». De 
plus, c'est un Animé qui est 
désigné comme l'ange gar- 
dien ou l'ange tutélaire de 
Moïse [ ref : Barrett, Le Mage 
1,38]. 

Aniquel ( Anituel ) : l'un 
des 7 grands princes des Es- 
prits, représenté sous la 
forme d'un serpent du para- 
dis. Il est au service d'Ani- 
quelis ( ou Antiquelis ). 

Dans un manuel faustien 
du Vatican [ ref : Buder, Ma- 
gie Rituelle ], Aniquel — égale- 
ment orthographié Ani- 
quiel — est l'un des 7 grands- 
ducs des régions infernales. 
Voir aussi Le Sixième et le Sep- 
tième Livre de Moïse, p. 111. 

Anitor : un saint ange de 
Dieu, de haut rang, invoqué 
dans les rites de magie après 
intronisation de l'invoquant, 
comme il se doit [ ref : Waite, 
La Grande Clavicule de Salo- 
mon ; Grimorium Verum ; Le 



Livre de la Magie Noire et des 
Pactes ]. 

Anituel ( Aniquel ) 

Anixiel : l'un des 28 anges 
gouvernant les 28 maisons de 
la Lune. Voir les Annexes 
pour le nom des 28 Anges. 

Aniyel ( Anafiel ) 

Anmael ( Chnum ) : l'un 
des chefs des anges déchus, 
parfois identifié à Semyaza, 
car Anmael, comme Semya- 
za, conclut un marché avec 
une femme mortelle (Is- 
tahar) en rapport avec la ré- 
vélation du Nom Explicite 
( de Dieu ) [ ref : Jung, Anges 
Déchus dans la Littérature Juive, 
Chrétienne et Musulmane ; et les 
légendes populaires de la tra- 
dition talmudique, les récits 
poétiques, etc]. 

Annael : variante ortho- 
graphique d'Aniel ou d'Anael 
■*♦*■ tel qu'employé par Doolit- 
de dans son poème Sagesse. 

Annauel : l'un des 72 an- 
ges portant le nom de Dieu 
Shem Hamphorash. Voir les 
Annexes pour la liste. 

Année Angélique : l'an- 
née angélique selon Corné- 
lius Agrippa et d'autres oc- 
cultistes, dure soit 145 ans, 
soit 365 ans. 

Anpiel (Anfiel) : dans la 



132 



tradition rabbinique, un ange 
chargé de la protection des 
oiseaux. Il réside au 6 e Ciel 
où il est le chef supervisant 
les 70 portes. Avec 70 cou- 
ronnes, il couvre toutes les 
prières qui montent de la 
terre au Ciel, puis les trans- 
met au 7 e Ciel pour sanctifi- 
cation supplémentaire [ref: 
le Zohar ; Spence, Une Ency- 
clopédie de l'Occultisme ]. C'est 
Anpiel qui transporte Enoch 
au Ciel dans La Légende des 
Juifs I, 138 de Ginzberg. 

Anshe Shem ( hommes de 
nom) : dans les incantations 
magiques, ce terme (Anshe 
Shem ) est utilisé pour 
s'adresser aux anges déchus, 
même s'il devrait strictement 
s'appliquer à seulement deux 
anges : Azza et Azzael [ ref : 
Le Zohar ; Bamberger, Anges 
D échus \ 

Ansiel ( contrainte ) : c'est 
un ange invoqué dans des ri- 
tes magiques [ ref : Trachten- 
berg, Magie Juive et Supersti- 
tion ]. 

Antéchrist: habituellement 
Béliar, ou Bélier (# à Bé- 
liar ); un terme également ap- 
pliqué à Néron. Pour une il- 
lustration, voir Grillot, Musée 
des Sorciers, Mages et Alchimis- 
tes, p. 48. 

Antiel : un nom d'ange 



inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ]. 

Antiquelis ( Aniquel ) 

Anunna : dans la théolo- 
gie akkadienne, les Anunna 
sont des « Anges qui sont prati- 
quement toujours des esprits ter- 
restres » [ ref : Lenormant, 
Magie Chaldéenne ]. 

Anush : un des trois anges 
de Bonté (les deux autres 
étant Aebel et Shetel) que 
Dieu désigna pour servir 
Adam. Le trio céleste «fit rô- 
tir la viande » pour notre pre- 
mier parent et même « rafraî- 
chit son vin» d'après Yalkut 
Reubeni [ ref : Le Livre dAdam 
et Eve ]. 

Apar ou Aparsiel : dans 
M. Gaster, Sagesse des Chal- 
déens, un ange au service de 
Sadqiel, dirigeant du 5 e jour. 

Apharoph (Apholph, Af- 
arof ) : un ange équivalent à 
Raphaël et dont on croit qu'il 
est « le seul vrai nom de Dieu » 
[ref: Le Testament de Salo- 
mon ; Pistis Sophia ; M. Gas- 
ter, L'Epée de Moïse ]. 

Aphiriza ( Alphariza ) 

Aphredon : dans le gnosti- 
cisme, une grande entité cé- 
leste demeurant dans le Ple- 
roma ( royaume spirituel ) 



133 



avec les 12 Justes. Il est le di- 
rigeant de l'Indivisible. 

Apollion (Appolyon, Ap- 
ollyon) : la forme grecque 
pour TAbaddon hébreu, si- 
gnifiant « destructeur •». Dans 
Y Apocalypse 9:11, Apollion est 
l'ange du Gouffre sans fond, 
ou de l'Abîme. 

Dans YApocalypse 20:2, il 
« s'empara du dragon, ce vieux 
serpent, qui est le Diable et Sa- 
tan, et l'enchaîna pour mille 
ans ». D'après ce qui précède, 
Apollion est un saint Ange, 
serviteur et messager de 
Dieu ; mais dans les écrits 
occultes et généralement 
dans les écrits non-canoni- 
ques, il est mauvais, comme 
dans les Antiquités Bibliques de 
Philon d'Alexandrie et dans 
Les Actes de Thomas du IIP 
siècle. Le terme est aussi ap- 
pliqué à la demeure des es- 
prits malfaisants (l'Enfer). 

Dans le Le Voyage du Pèle- 
rin de Bunyan, Apollion est le 
Diable. Bunyan le décrit 
comme suit : « vêtu d'écaillés 
comme un poisson et ailé comme 
un dragon, des pieds d'ours, et de 
son ventre sortait du feu et de la 
fumée ». Il est représenté ainsi 
par un artiste du XVII e siècle, 
le croquis étant reproduit 
dans une première édition du 
Le Progrès du Pèlerin. 

L'exégète Voltaire identifie 
Apollion à Ahriman, le diable 



perse [ref : Charles, Commen- 
taire Critique sur I Apocalypse de 
Saint Jean, p. 247 ]. 

Pour Barrett, Le Mage, où 
Apollion est dépeint en cou- 
leurs, il est distinct d'Abad- 
don ( également dépeint en 
couleurs ). 

Les deux sont dénommés 
«vases de F iniquité» (c'est-à- 
dire des anges déchus ou des 
démons ). Durer réalisa une 
gravure de « l'Ange avec la clef 
de l'Abîme » . 

Apparitions : d'après Ro- 
bert Fludd, Utriusque cosmi 
majoris et minoris historia, les 
apparitions sont les trois hié- 
rarchies primaires ( chacune 
étant subdivisée en trois hié- 
rarchies secondaires ). [ ■#• 
Acclamations ; Voix ]. 

Apragsin ( Apragsih ) : un 
messager divin adoubé par 
Dieu, cité par Gaster, L'Epée 
de Moïse. Apragsin est aussi 
connu comme Assi Asisih. 

Apsinthus ( Absinthe ) 

Apsu (Apsou) : dans la my- 
thologie babylonienne c'est 
l'ange ( féminin ? ) de l'Abî- 
me; père des dieux babylo- 
niens tout comme épouse de 
Tamat. Apsu est finalement 
tué(e) par son fils Ea [ref: 
Lenormant, Magie Chaldéen- 
ne ; Mackenzie, Mythes de Ba- 
bylonie et d'Assyrie ]. 



134 



Apudiel : un des 7 diri- 
geants planétaires des Enfers, 
que Cornélius Agrippa ap- 
pelle les Electeurs. 

Le démon Ganael sert 
sous la suzeraineté conjointe 
d' Apudiel et Camael [ref: 
Conybeare, Te Testament de 
Salomon ]. 

Aputel : un ange d'invoca- 
tion mentionné par Mathers, 
Ta Grande Clavicule de Salo- 
mon ; également le nom que 
porte le grand prêtre sur sa 
poitrine quand il entre dans 
le saint des saints. 

Quand il est prononcé, le 
mot était réputé avoir la ver- 
tu de faire renaître les morts ; 
quand il est gravé sur des ré- 
cipients en or ou en laiton, il 
délie toute forme de mal. 

Aqrab : dans la mytholo- 
gie arabe, un ange employé 
pour conjurer [ref: Shah, 
Occultisme, sa Théorie et Prati- 
que ]. 

Aquachai ( ou Aqua ) : un 
saint nom —un des nomina 
barbara — utilisé dans les con- 
jurations de Salomon pour 
commander les démons [ref: 
Mathers, Ta Grande Clavicule 
de Salomon ]. 

Arabonas : un esprit invo- 
qué en prière par le Maître de 
l'Art, dans les rites de Salo- 
mon [ ref : Grimorium Verum ; 



Waite, Le Tivre de la Magie 
Noire et des Pactes ]. 

Araboth : le 7 e Ciel, où eut 
lieu la principale expérience 
d'Enoch. Egalement la rési- 
dence de Dieu. C'est là que 
demeurent les Séraphins, les 
Ofanim et les anges de 
l'Amour, de la Peur, de la 
Grâce et de la Terreur [ ref : 
3-Enoch; Muller, Histoire du 
Mysticisme Juif '; Ginzberg, Ta 
Légende des Juifs ]. 

Araciel ( Araqiel ) 

Arad : un ange indo-perse 
qui protège la religion et la 
science ; il est mentionné par 
Hyde, Historia Religionis Ve- 
terum Persarum. 

Araebel : un ange de la 6 e 
heure, servant sous les ordres 
de Samil [ ref : Waite, Lemege- 
ton ]. 

Arael ( Ariel ) : « un des es- 
prits que les rabbins du Talmud 
ont fait prince des gens des oi- 
seaux » selon Malchus, Le Li- 
vre de Magie des Anciens, p. 
115. 

Arafïel : l'un des grands 
princes angéliques représen- 
tant « la force, la majesté et la 
puissance divine » [ ref : 3- 
Enoch ]. 

Arakiba ( Arakab, Aris- 
tiqifa, Arakib, Artaqifa ) : un 
ange mauvais ( déchu ) qui 



135 



apporta le péché sur la terre, 
cité dans 1 -Enoch, où Arakiba 
est désigné comme l'un des 
« chefs de dizaine » des troupes 
apostates. 

Arakiel ( Araqiel ) 

Aralim ( Erelim ) 

Aramaiti (Armaiti) : un 
des 6 Amesha spentas "#", re- 
présentant la sainte harmonie 
[ref : Gaynor, Dictionnaire du 
Mysticisme ]. 

Araphiel cou de Dieu : un 
des gardiens de la 2 e entrée 
du 7 e Ciel. « Quand Araphiel le 
prince, voit le prince Asrulyu 1 il 
ôte de sa tête la couronne de gloire 
et tombe sur sa face » en signe 
d'obéissance [3-Enoch, 18]. 

Araqael ( Araqiel ) 

Araqiel ( Araquiel, Ara- 
kiel, Araciel, Arqael, Sara- 
quael, Arkiel, Arkas ) : un des 
200 anges déchus mention- 
nés dans 1 -Enoch. 

Araqiel enseigna les signes 
de la terre aux hommes. Ce- 
pendant, dans les Oracles Si- 
byllins ( voir Charles, Le Uvre 
d'Enoch, 8:3 ) Araqiel ne sem- 
ble pas être un ange déchu. Il 
est en fait l'un des cinq anges 
qui mènent les âmes des 
hommes au Jugement, les 
quatre autres étant Ramiel, 
Uriel, Samiel et Aziel. Le 



nom Araqiel dénote celui qui 
exerce son empire sur la 
terre. 

Arariel ( Azareel, Uz- 
ziel ? ) : guérisseur de la bê- 
tise et l'un des 7 anges exer- 
çant sa domination sur la 
terre. Arariel est précisément 
un ange qui préside les eaux 
de la terre (d'après les spé- 
cialistes du Talmud ). Il est 
invoqué par les pêcheurs 
pour qu'ils puissent par 
chance attraper de gros pois- 
sons [ ref : Spence, Une Ency- 
clopédie de l'Occultisme ; Encyclo- 
pédie Juive Universelle ; Gaynor, 
Dictionnaire du Mysticisme ]. 

Ararita ( Araritha ) : un 
nom inscrit sur un sceau ca- 
balistique en rapport avec les 
conjurations de Salomon, et 
employé pour commander 
les démons ; si le nom est 
écrit sur une plaque d'argent, 
l'invoquant est assuré de ne 
pas mourir subitement. Ara- 
rita est considéré comme le 
verbum inenerrabik ( le mot ou 
le nom ineffable) de Dieu 
[ ref : Barrett, Le Mage II ; 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon ]. 

Arasbarasbie : un garde 
angélique du 6 e Ciel, cité 
dans 0%ar Midrashim I, 116. 

Arasek : une forme de 
l'ange Nisroc % mentionné 



1 NdT : ou Achroili. 



136 



par Josèphe [ ref : Hayley 
(éd.), Œuvres Poétiques de John 
Milton ]. 

Arathiel : un principal 
ange de la première heure de 
la nuit, servant sous les or- 
dres de Gamiel [ref: Waite, 
Ijemegeton ]. 

Arathron ( Aratron ) : pre- 
mier des esprits olympiens 
gouvernant la planète Satur- 
ne ; il gouverne 49 des 196 
Provinces olympiennes. Le 
sceau ou signature d'Ara- 
thron est reproduit p. 22 
dans Le Grimoire Secret de Tu- 
riel [ ref : ÏArbatel de Magie, et 
le livre ésotérique de Girar- 
dius(1730)]. 

Arathron enseigne l'alchi- 
mie, la magie et la médecine, 
et est capable de rendre une 
personne invisible. 



Il peut aussi rendre 
conde une femme stérile. 



fé- 



Arauchia : un nom d'ange 
inscrit en caractères hébraï- 
ques sur le 3 e pentacle de la 
planète Saturne [ref: Shah, 
Le Savoir Secret de la Magie ; 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon ]. 

Araxiel : dans 1 -Enoch, 
Araxiel est mentionné 



comme l'un des anges dé- 
chus. 

Arayekael : un des nom- 
breux princes-anges adoubés 
par Dieu [ref: M. Gaster, 
L'Epée de Moïse ]. 

Araziel (Arazjal, Arazyal, 
Atriel, Esdreel, Sahariel, Sé- 
riel, Sariel, etc., ma Lune est 
Dieu) : un ange qui a péché 
quand il est descendu sur 
terre pour s'unir avec une 
mortelle. Araziel gouvernait 
avec Bagdal le signe du Tau- 
reau [ ref : 1 -Enoch ; Lévi, 
Magie Transcendantale ; Prince 
des Ténèbres, Anthologie de la 
Sorcellerie ]. 

Arbatel : un ange « révéla- 
teur» mentionné dans V Ar- 
batel de Magie [ ref : Waite, Le- 
megeton ]. 

Arbgdor : dans Le Livre de 
l'Ange Ra%iel ( Sefer Ra^el ), 
un ange qui gouverne l'un 
des mois [ ref : Trachtenberg, 
Magie Juive et Superstition, p. 
99]. 

Arbiel : un ange servant 
Anael, dirigeant du 6 e jour 
[ref: M. Gaster, Sagesse des 
Chaldéens]. 

Arcade ( fictif) : dans La 
Révolte des Anges d'Anatole 
France, un ange gardien con- 
nu aussi sous le nom d'Ab- 
diel¥. 



137 



Arcan : roi des anges de 
l'Air, dirigeant du lundi. Bilet, 
Missabu et Abuhaza sont les 
ministres dArcan [ ref : Bar- 
rett, Le Mage II]. 

Archan : un ange qui 
exerce son empire sur les 
plus faibles rayons de la lune. 
C'est peut-être le même 
qu'Arcan [ ref : Heywood, 
La Hiérarchie des Saints An- 
ges]. Nom d'ange inscrit en 
caractères hébraïques sur le 
5 e pentacle de la planète Sa- 
turne [ref: Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon ]. 

Archange : le terme Arch- 
ange s'applique de façon gé- 
nérique à tous les anges au 
dessus du grade des Anges 
( ou de l'ordre des Anges ) ; il 
sert également à désigner un 
rang spécifique d'anges dans 
la hiérarchie céleste. Dans le 
système du Pseudo-Denys 
des 9 ordres, ou chœurs, ce- 
lui des Archanges est le 8 e , en 
fait l'avant-dernier, juste au 
dessus de l'ordre des Anges. 

Ceci prête un peu à confu- 
sion, car on se réfère tou- 
jours aux plus grands anges 
comme étant des Archanges, 
par exemple dans l'Ancien 
Testament où Daniel appelle 
Michaël « l'un des principaux 
princes » que l'on comprend 
comme l'un des Archanges. 

Dans le Nouveau Testa- 



ment, le terme Archange ap- 
paraît deux fois : dans 1-Thes- 
saloniciens et dans Jude. Mais 
dans ce dernier uniquement, 
Michaël est précisément dési- 
gné comme un Archange. 

Dans ^Apocalypse 8:2, Jean 
se réfère à « sept Anges qui se 
tiennent devant Dieu », interpré- 
tés communément comme 
les 7 Archanges. 

Le Livre d'Enoch nomme 
7 Archanges : Uriel, Raguel, 
Michaël, Seraqael, Gabriel, 
Haniel et Raphaël. Plus tard 
dans le judaïsme, Phanuel al- 
terne avec Uriel. Les Anges 
Barachiel, Jehudiel, Sealtiel, 
Oriphiel, Zadkiel et Anael 
( Haniel ) sont des variantes 
données dans les apocryphes 
et les pseudépigraphes. 

Les Archanges, d'après le 
Testament de Lévi, « servent et 
font des actes de propitiation pour 
le Seigneur pour les péchés d'igno- 
rance et des justes ». Raphaël ou 
Michaël est habituellement 
considéré comme le prince 
dirigeant de l'ordre. 

Le Coran reconnaît 4 
Archanges mais n'en nomme 
que 2: Gabriel (Jibril) qui 
est l'ange de l'Apocalypse et 
Michaël, l'ange guerrier qui 
combat dans la bataille des 
justes. Les deux anges non 
nommés sont Azrael, ange de 
la Mort, et Israfel, ange de la 
Musique, qui sonnera la 



138 



trompette ( une des 3 ou 4 
trompettes) au jour du Juge- 
ment. 

L'origine la plus ancienne 
des noms des Archanges re- 
monte à Al-Barceloni, auteur 
d'ouvrages mystiques dans la 
période post-talmudique, et 
qui les rattache aux planètes. 

Dans d'autres écrits, « nous 
rencontrons le concept de 12 
Archanges liés aux signes du zo- 
diaque» [ref: Le Uvre de 
l'Ange Ra^iel 52a, 61a ; Ginz- 
berg, La Légende des Juifs V, 
24]. Voir les Annexes pour 
le nom de ces 12 Archanges 
et pour leur signe zodiacal. 

La Kabbale cite 10 Arch- 
anges ( en fait 9 ) et les place 
comme suit dans le monde 
de Briah (2 e des 4 mondes 
créés ) : Methratton, Ratziel 
Tzaphqiel, Tzadqiel, Kha- 
mael, Mikhale, Haniel, Ra- 
phaël, Gabriel, Methratton. 
On notera que Methratton, 
c'est-à-dire Métatron, appa- 
raît deux fois, en tête et en 
fin de la liste des 10 — ou plu- 
tôt des 9 [ref: Mathers, Ea 
Kabbale Révélée]. 

Denys l'Aéropagite expli- 
que dans sa Théologie Mystique 
et sa Hiérarchie Céleste que « les 
Archanges sont les messagers por- 
tant les décrets divins ». 

4 Archanges : énumérés 
dans 1 -Enoch, les 4 Archan- 
ges sont Michaël, Raphaël, 



Gabriel, Phanuel. Dans l'En- 
cyclopédie Universelle Standardi- 
sée, ce sont Michaël, Gabriel, 
Uriel et Suriel ( ce dernier 
nom étant l'équivalent de Ra- 
phaël). 

La tradition arabe donne 
Gabriel, ange de la Révéla- 
tion ou de l'Apocalypse, en- 
suite Michaël, qui mena la 
bataille de la foi, Azrael, 
l'ange de la Mort et Israfel 
qui sonnera de la trompette 
lors de la Résurrection. 

7 Archanges : ils sont 
connus comme les 7 qui se 
tiennent autour du trône de 
Dieu et L'assistent (Apoca- 
lyspst 8:2 ; Uvre de Tobie 
12:15). Ils sont nommés 
dans 4-Esdras et 1 -Enoch : 1. 
Uriel, 2. Raphaël, 3. Raguel, 
4. Michaël, 5. Sariel ou Se- 
raqel, 6. Gabriel, 7. Remiel 
ou Jeremiel. 

D'autres listes donnent 
Anael, Samael, Zadkiel, Ori- 
fiel ( en plus des autres déjà 
cités ). Voir aussi E^échiel 9:2 
pour les 6 hommes ( c'est-à- 
dire les 6 anges ) et le 7 e 
« F homme vêtu de lin » ( le 
Christ) portant l'encrier des 
scribes. 

En matière d'horoscope et 
chez les hermétistes, les 
7 grands génies planétaires 
( archanges ) sont : 1. Ram- 
pha, génie de Saturne ; 2. Pi- 
Zeus, génie de Jupiter ; 3. Er- 



139 



tosi, génie de Mars ; 4. Pi-Rê, 
génie du Soleil ; S. Suroth, 
génie de Vénus ; 6. Pi-Her- 
mès, génie de Mercure ; 
7. Pi-Joh, génie de la Lune 
[ réf. Christian, L'Histoire et la 
Pratique de la Magie II, 475 ]. 

Camfield, Discours Théologi- 
que sur les Anges, donne les 
« 7 esprits qui se tiennent toujours 
en présence de Dieu » ( c'est-à- 
dire les anges de la Présence ) 
comme dirigeants des 7 pla- 
nètes, à savoir : 1. Zapkiel di- 
rigeant Saturne, 2. Zadkiel 
dirigeant Jupiter, 3. Camuel 
dirigeant Mars, 4. Raphaël di- 
rigeant le Soleil, S. Haniel di- 
rigeant Vénus, 6. Michaël di- 
rigeant Mercure; 7. Gabriel 
dirigeant la Lune. 

Mais il faut voir la notice 
des Sept Esprits Olympiens où 
sont nommés d'autres diri- 
geants de ces « planètes ». 

Les 7 esprits, ou divinités 
élémentaires akkadiennes, qui 
sont peut-être le prototype 
des 7 dirigeants ( ou créa- 
teurs ) dans la cosmologie 
des cultures suivantes, sont 
An Ciel, Gula Terre, Ud Soleil, 
Im Orage, Istar Tune, Ea ou 
Dara Océan, En-lil Enfer. 

Dans le chapitre «Angélolo- 
gie et Démonologie dans le Ju- 
daïsme Primitif» de Manson, 
Un compagnon de la Bible, Oes- 
terley exprime la conviction 
suivante : « le prototype des 7 



archanges étaient les 7 planètes 
[qui sont] toutes des divinités 
babyloniennes ». 

Archange de l'Alliance : 

un terme appliqué à Michaël 
dans V Apocalypse de Paul 
copte. 

Archanges des 10 Sefi- 
roth : Mathers, Ta Kabbale 
Révélée, énumère les Archan- 
ges des Sefiroth: 1. Methat- 
tron pour la l erc Sefira, 
Kether ( signifie couronne ); 2. 
Ratziel pour la 2 e Sefira, 
Chokmah sagesse ; 3. Tza- 
phqiel pour la 3 e , Binah com- 
préhension ; 4. Tzadgiel pour 
Chesed bonté; 5. Khamael 
pour Geburah force ou ri- 
gueur; 6. Mikhael pour Ti- 
phereth beauté; 7. Haniel 
pour Netzach victoire ; 8. Ra- 
phaël pour Hod splendeur; 9. 
Gabriel pour Yesod fonde- 
ment ; 10. et enfin Methattron 
ou la Shekinah pour la 10 e 
Sefira, Malkouth règne ou 
royauté. 

Archange Ruiné : un épi- 
thète employé par Milton 
dans le Paradis Perdu I, 593, 
pour décrire Satan dans son 
état déchu : « Sa forme n'avait 
pas encore perdu, toute sa splen- 
deur originale ; il ne paraissait 
rien moins qu'un archange rui- 
né». 

Archarzel : ange invoqué 



140 



en magie rituelle par le Maî- 
tre de l'Art [ref : Grimorium 
Verum\. 

Archer : un esprit gouver- 
nant le Verseau. Archer par- 
tage son poste avec Ssakma- 
kiel [ref: Lévi, Magie Trans- 
cendantale]. 

Archistratège ( Arhistra- 
tig, chef des armées} : en con- 
seillant Enoch, Dieu appelle 
Michaël « mon intercesseur, mon 
archistratège » ( 2-Enoch 33:1 1). 

Le même titre est donné à 
Michaël (Mihail) dans le 
texte roumain de 1 * Apocalypse 
d'Abraham. Dans celle-ci, les 
larmes que Michaël « héraut 
de la mort» verse sur la mort 
prochaine dAbraham, « tom- 
bèrent dans un récipient et devin- 
rent des pierres précieuses 1 ». 

L'histoire se trouve égale- 
ment dans Ginzberg, La Lé- 
gende des Juifs I, 300. 

Archontes (Dirigeants): an- 
ges préposés aux nations et 
identifiés, ou équivalents aux 
Eons. Shamshiel ou She- 
muiel est « le grand Archonte, 
médiateur entre les prières d'Israël 
et les princes du 7' Ciel» [ref: 
Scholem, Tendances majeures 
du Mysticisme Juif]. 

Dans l'occultisme, les Ar- 
chontes sont des esprits pla- 
nétaires primordiaux, et dans 



1 NdT : dans le Testament £ Abraham 
3:11. 



le manichéisme ils étaient les 
« Fils des Ténèbres qui avalèrent 
les éléments lumineux de 
l'Homme Originel». 

Scholem utilise indifférem- 
ment Archonte et grand Ange. 
Dans Tendances Majeures, il 
écrit que « les Archontes et les 
Anges s'emportèrent contre le 
voyageur dans son ascension [ ou 
descente ] vers la Merkabah ». 

Les Papyri Graecae Magicae 
nomment cinq des Archon- 
tes : Uriel, Michaël, Raphaël, 
Gabriel et Shamuil. 

Dans le système ophite 
( gnostique ), 7 Archontes 
sont désignés : Jaldabaoth, 
Jao, Sabaoth, Adonaios, As- 
tanphaios, Ailoaios et Oraios. 

D'autres anges apparais- 
sent en tant qu'Archontes 
dans d'autres listes : Katspiel, 
Erathaol, Domiel, etc. [ref: 
Daniélou, Les Anges et leur 
mission ; Doresse, Les Livres 
Secrets des Gnostiques Egyptiens ; 
Gaynor, Dictionnaire du Mysti- 
cisme]. 

Arciciah : un ange de la 
terre, cité par Schwab, Voca- 
bulaire de l'Angélologie. 

Ardarel : l'ange du Feu 
dans la tradition occulte. Cf. 
Gabriel, Nathanel, etc. [ref: 
Papus, Traité Elémentaire de 
Science Occulte]. 

Ardefïel ou Ardesiel : l'un 
des 28 anges dirigeant les 28 



141 



maisons de la Lune [ ref : 
Barrett, Le Mage]. 

Ardeurs : un terme utilisé 
dans le Paradis Perdu V, 249 
pour un ordre d'anges parmi 
lesquels Milton compte 
l'ange Raphaël. Dans le 
poème d'Alfred de Vigny 
«Eloa ou la saur des Anges», 
les Ardeurs sont aussi consi- 
dérées comme un ordre de la 
hiérarchie céleste. 

Ardibehist : dans la reli- 
gion perse, un ange d'Avril et 
l'un des Amesha spentas. Ardi- 
behist gouverne le 3 e jour du 
mois [ref: Le Dabistan, pp. 
35,136]. 

Ardouisur ( Arduisher ) : 
dans le zoroastrisme, Ardoui- 
sur est féminisée. 

On lui attribue entre autres 
le pouvoir de rendre les fem- 
mes prolifiques ( ou fécon- 
des), de leur rendre l'accou- 
chement facile et même de 
leur fournir du lait maternel 
[ref: Le Dabistan, p. 167]. 
Son titre est « donneuse d'eau 
vitale» dit King dans Les 
Gnostiques et leur Héritage, p. 
106. 

Ardour ( Ardur ) : un ange 
dirigeant le mois de Tammuz 
(juin-juillet), selon le Voca- 
bulaire de ÏAngélologie de 
Schwab. 

Arehanah : le nom d'un 



ange inscrit sur le 3 e pentacle 
de la planète Saturne [ ref : 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon]. 

Arel : un ange du feu. Son 
nom est inscrit sur le 7 e pen- 
tacle du Soleil. 

Dans M. Gaster, L'Epée de 
Moïse, Arel est un ange invo- 
qué en magie rituelle. 

Arel(l)im ( Erelim ) 

Arfiel : un autre nom pour 
l'ange Raphaël. Dans Pirke 
Hechaloth, Arfiel est un garde 
angélique posté au 2 e Ciel 
[ref: Schwab, Vocabulaire de 
lAngélologie, supp. ]. 

Argeniton : un ange men- 
tionné par Hyde, Historia Re- 
ligionis Veterum Persarum. 

Arghiel : un ange invoqué 
dans des rites de magie [ ref : 
Schwab, Vocabulaire de lAngé- 
lologie]. 

Arhistratig ( Archistratè- 
ge) 

Arhum Hii ( Rhum ) : 
dans la tradition mandéenne, 
un des Malki ( Uthri, Anges ) 
de l'Etoile du Nord. 

Arias : un ange en charge 
des herbes qui sentent bon. 
Dans l'occultisme, Arias est 
considéré comme un dé- 
mon ; il est l'un des 12 mar- 
quis de l'empire infernal 



142 



[ref: de Plancy, Dictionnaire 
Infernal]. 

Ariel (Arael, Ariel, lion de 
Dieu) : le nom d'un ange 
dans l'apocryphe Esdras ; 
également dans Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon, le 
Grand Grimoire, et d'autres 
traités de magie où il est dé- 
peint avec une tête de lion. 

Cornélius Agrippa dit : 
« Ariel est le nom d'un ange, par- 
fois aussi d'un démon, et d'une 
ville, d'où son nom d'Ariopolis, 
où l'on voue un culte à F idole ». 

Heywood, dans La Hiérar- 
chie des Saints Anges, classe 
Ariel comme l'un des 7 prin- 
ces qui dirigent les eaux et 
qui est un «grand Seigneur de 
la Terre ». 

Les mystiques juifs em- 
ploient Ariel comme un nom 
poétique pour Jérusalem. 
Dans la Bible, le nom indi- 
que de façon variable un 
homme, une ville ( lsaïe 29 ) 
et un autel. 

Dans les écrits occultes, 
Ariel est le « 3' Archonte des 
vents». Il est aussi fait men- 
tion d'Ariel en tant qu'ange 
qui assiste Raphaël dans la 
guérison d'une maladie [ ref : 
M. Gaster, Sagesse des Chal- 
déens ]. Dans l'ouvrage copte 
Pistis Sophia, Ariel, correspon- 
dant à l'Ur $■ des Mandéens 
est chargé du châtiment dans 
le monde inférieur. Il con- 



trôle les démons dans Le Tes- 
tament de Salomon. En général 
dans la tradition gnostique, il 
est un dirigeant des vents et 
est l'équivalent d'Ialdabaoth 
en tant qu'un nom plus an- 
cien de ce dieu. 

Dans la Kabbale pratique, 
il est considéré comme à 
l'origine de l'ordre des Ver- 
tus. Selon John Dee, astrolo- 
gue royal du temps de la 
Reine Elizabeth, Ariel est un 
conglomérat d'Anael et 
d'Uriel. 

Dans La Tempête, Shakes- 
peare lui donne le rôle d'un 
lutin. Pour Milton, c'est un 
ange rebelle, vaincu par le Sé- 
raphin Abdiel lors du pre- 
mier jour de combat au Ciel. 
Le poète Shelley se désigne 
sous le nom d'Ariel, et André 
Maurois est l'auteur d'une vie 
de Shelley appelée Ariel. Say- 
ce ( Athenaeum octobre 1 886 ) 
voit un rapport entre Ariel et 
les Arelim (Erelim), ceux 
qui sont courageux et dont 
on parle dans lsaïe 33:7, ordre 
d'anges équivalent à l'ordre 
des Trônes [ref: Textes du 
Sauveur; Butier, Magie Rituel- 
le ; Bonner, Etudes des Amulet- 
tes Magiques]. 

Ariman ( Ahriman ) 

Arioc ( Ariukh, Oriockh ) : 

Dans 2-Enoch, Dieu charge 

ses deux anges, Oriockh et 



143 



Mariockh, de protéger les li- 
vres écrits par Enoch. Le 
nom d'Orioc se trouve dans 
la Genèse 14:1 et 9 ; également 
dans Daniel 2:14, mais pas 
comme le nom d'un ange. 
Dans la Genèse, Arioc est le 
nom d'un exécuteur [ -$■ 
Arioch]. 

Arioch ( lion féroce ) : un 
démon de la vengeance, un 
disciple de Satan, un ange dé- 
chu ( comme dans Paradis 
Perdu VI, où il est vaincu par 
l'ange Abdiel durant la guerre 
au Ciel). Nash, Pierce Penni- 
less, fait référence au «grand 
Arioch qui est qualifié par l'esprit 
de vengeance » [ ref : Schwab, 
Vocabulaire de fAngélologie ; de 
Plancy, Dictionnaire Infernal, 
éd. de 1863, où Arioch est 
dépeint avec des ailes de 
chauve-souris comme le dé- 
mon de la Vengeance ; Le 
Uvre de Magie des Anciens], 

Ariukh ( Arioc ) 

Arkhas : depuis les pro- 
fondeurs invisibles, Dieu fait 
venir Arkhas «.ferme et lourd et 
très rouge» et ordonne à cet 
esprit primordial de se divi- 
ser. Et quand Arkhas se divi- 
sa « le monde vint, très sombre et 
grand, portant la création de tou- 
tes les choses en bas». Ce récit 
de la formation (pas de la 
Création) de la Terre se 
trouve dans 2-Enoch, 26. 



Armaita ( Aramaiti, Ar- 
maiti ) : dans la mythologie 
perse, un des 6 ou 7 Amesha 
spentas ou Archanges. Elle 
est l'esprit de la Vérité, Sa- 
gesse et une déesse qui s'in- 
carna et visita la terre « afin 
d'aider Dieu » [ ref : Grundriss 
der iranischen Philologie III ; 
Forlong, Encyclopédie des Reli- 
gions ; Redfield, Dieux : un 
Dictionnaire des divinités de tous 
les pays]. 

Armaros (Armers, Phar- 
maros, Abaros, Arearos ) : un 
des anges déchus énumérés 
dans 1 -Enoch. Armaros ensei- 
gna « la résolution des enchante- 
ments ». D'après Charles, le 
terme Armaros pourrait être 
une déformation d'Araros. 

Armas : un ange invoqué 
dans des rites de magie à la 
fin du sabbat [ ref : Trachten- 
berg, Magie Juive et Superstition, 
p. 102]. 

Armasa ( le grand seigneur) : 
un ange dans les incantations 
araméennes cité par Montgo- 
mery, Textes Incantatoires Ara- 
méens de Nippur . 

Armaziel ( Armisael ?) : 
une entité gnostique men- 
tionnée dans Les Livres Secrets 
des Gnostiques Egyptiens, p. 
198. 

Armées : terme employé 
pour désigner les anges ; dé- 



144 



signe également l'un des 10 
ordres angéliques, avant que 
Denys ne fixe les ordres à 9 
et n'omette les Armées [ ref : 
Constitutions Apostoliques ; Pa- 
rente, Les Anges ] . 

Terme pour les ordres cé- 
lestes, utilisé par Milton dans 
son Paradis Perdu [ ref : West, 
Milton et les Anges, p. 135 ]. 

Armée Céleste : une ex- 
pression désignant les anges 
du Ciel en tant qu'ensemble. 

Job concevait l'armée cé- 
leste comme des étoiles du 
matin chantant ensemble et 
poussant des clameurs de 
joie. Dans le Paradiso de 
Dante, chant 27, l'armée cé- 
leste psalmodie le « Gloria in 
Excelsis». Doré a illustré ce 
chant, comme le suivant, 
avec des gravures sur bois. 
Blake vit l'innombrable com- 
pagnie ( l'armée céleste ) 
criant « Saint, Saint, Saint est 
le Seigneur Dieu Tout-Puissant ». 

Armées de Ceux qui 
sont En-Haut ou Armée 
d'En-Haut : une appellation 
pour les anges comme dans 
Isaïe 24:21, où Dieu menace 
ses serviteurs mortels et di- 
vins du châtiment extrême : 
« et il adviendra que ce jour-là, le 
Seigneur punira en-haut l'armée 
de ceux qui sont en-haut, et sur 
terre les rois de la terre » [ cf. le 
mécontentement de Dieu au 



sujet des anges dans Job 4:18 : 
« voye% il ne fait pas confiance à 
ses serviteurs [...] ses Anges qu'il 
a accusés de folie » ]. 

Armées du Seigneur : se- 
lon la Mekilta de Kabbi Ish- 
mael, les Armées du Seigneur 
sont les anges de bonté me- 
nés par Michaël. 

Armen ( Ramiel ? Ara- 
kiel ? Baraqel ? ) : un des an- 
ges déchus énumérés dans 1- 
Enoch, 69:2. 

Armers ( Armaros ) : le 
nom se trouve dans le poème 
de Mark Van Doren « Le Pro- 
phète Enoch » où Armers fait 
partie des anges déchus. 

Armesi : un ange de la 10 e 
heure du jour, servant sous la 
suzeraineté de l'ange Oriel 
[ref: Waite, Lemegeton, p. 
68]. 

Armesiel : dans Waite, Le- 
megeton, p. 69, un ange de la 
4 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Jefischa. 

Armiel : un ange officier 
de la 11 e heure de la nuit, ser- 
vant sous les ordres de Dar- 
dariel. 

Armimas ( Armimimas ) : 
ange invoqué dans des rites 
de magie à la fin du sabbat. 
Cf. Hermès, ou Ormuzd 
[ ref : Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition, p. 100 ]. 



145 



Armisael : ange du ventre 
( au sens utérus ). Dans le 
Talmud, pour faciliter un ac- 
couchement, il est recom- 
mandé de réciter 9 fois le 
Psaume 20, mais, si cela ne 
s'avère pas efficace, on doit 
essayer l'invocation suivante : 
«Je te conjure, Armisael, ange 
qui régit le ventre, d'aider cette 
femme et l'enfant dans son corps » 
[ ref : Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition, p. 202 ]. 

Armogen ( Harmozei ) 

Armon : un des anges du 
2 e chœur ou altitude invoqué 
en prière magique, comme 
dans YAlmadel de Salomon. 

Arphugitonos : un des 

9 anges qui régneront « à la 
fin du monde» d'après Y Apoca- 
lypse d'Esdras 6:2 [ ref : Pères 
Ante-Nicéens 8, 573]. Pour le 
nom des 8 autres anges, ^ 
Anges à la Fin du Monde. 

Arsyalalyur : un ange en- 
voyé à Enoch avec un mes- 
sage spécial de Dieu ; envoyé 
également au fils de Lamech, 
Noé, pour le prévenir d'une 
inondation imminente, selon 
Le Uvre d'Adam et Eve. Le 
nom est une forme corrom- 
pue, ou un amalgame, d'Is- 
raël et Uriel [ref: 1 -Enoch, 
10 1 traduit par Dillman ]. 



1 NdT : variantes orthographiques 
Asaryalyor, Arsayalalyor. 



Artakifa : un Archange 
mentionné dans la tradition 
énokienne. 

Aruru : dans la mythologie 
sumérienne, une messagère 
des dieux qui créa l'homme à 
partir d'argile. Elle était la 
mère du héros Gilgamesh. 

Arvial ( Avial ) : un des 
anges gardant le 4 e Ciel, cité 
dans O^ar Midrashim 1, 116. 

Arzal ( Arzel ) : un des 
4 anges de l'Est qui sont « des 
anges glorieux et bienveillants», 
appelés lorsque l'invoquant 
souhaite partager la sagesse 
secrète du Créateur [ref: 
Clavicula Salomonis]. 

Asac(h) : un ange invoqué 
dans des prières magiques 
[ ref : Grimorium Verum\. 

Asacro ( Asarca ) : dans 
magie noire, un ange invoqué 
par la prière et par des rites 
de conjuration. 

Asael ( que Dieu a fait) : un 
ange aux ordres de Semyaza 
qui a cohabité avec les filles 
de l'homme ; d'où un ange 
déchu [ ^ Azazel ]. 

Asaliah : dans la Kabbale, 
un ange de l'ordre des Ver- 
tus, sous l'ethnarchie de Ra- 
phaël. Il exerce son empire 
sur la justice. Dans Le Mage, 
il est l'un des 72 anges por- 
tant le nom de Dieu Shem 



146 



Hamphorash. Son sceau ou 
signature est reproduit par 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que, p. 281. 

Asamkis : dans les textes 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 7 e entrée cé- 
leste. 

Asaph (Asaf) : la nuit, 
chef des armées d'anges 
chantant des hymnes à Dieu, 
juste quand l'ange Heman di- 
rige les armées lors des 
chants du matin et quand Je- 
duthun dirige les chants du 
soir [ ref : le Zohar ( Ke- 
doshim) ]. 

Les Psaumes 50 et 73-83 
sont attribués à Asaph. Dans 
la légende juive, Asaph était 
le père de la médecine. Nah- 
manides, dans Torat ha-Adam, 
fait allusion au «Juif Asaf » et 
à son livre sur la guérison. 

Asarca ( Asacro ) 

Asariel ( que Dieu a lié , 
c'est-à-dire par un serment ) : 
l'un des 28 anges gouvernant 
les 28 maisons de la Lune. 

Asasiah : un des nom- 
breux noms de l'ange Méta- 
tron. 

Asasiel : ange du Jeudi qui 
partage son autorité avec Sa- 
chiel et Cassiel. Asasiel est 
aussi l'un des esprits prési- 



dant la planète Jupiter [ ref : 
de Abano, L'Heptaméron ; 
Barrett, Le Mage II ; Le Gri- 
moire Secret de Turiel]. 

Asath ( Asach ) : un ange 
invoqué dans les rites magi- 
ques de Salomon [ ref : Gri- 
morium Verum\. 

Asbeel ( déserteur de Dieu ) : 
dans 1 -Enoch, Asbeel fait par- 
tie des anges déchus : « Il 
donna un mauvais conseil aux 
saints fils de Dieu et les entraîna 
à s'unir aux filles des hommes ». 

Asbogah (Azbugay YH- 
WH) 

Ascobai : dans les opéra- 
tions de magie de Salomon, 
un ange appelé dans les exor- 
cismes de la Cire [ref: Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon]. 

Asderel (Asredel, Asradel 
Shariel) : le nom est une 
forme corrompue de Saha- 
riel. Asderel est un mauvais 
Archange qui enseigna la 
course de la Lune [ref: 
Charles, Apocryphes et Pseudé- 
pigraphes de lAncien Testa- 
ment]. 

Asentacer : ange corres- 
pondant à l'ange Lelahel. 

Aseu : ange correspondant 
à l'ange Anauel. 

Asfa'el ( Dieu ajoute ) : 



147 



dans 1 -Enoch et 2-Enoch, As- 
fa'el est un Luminaire de l'un 
des mois et « chef de mille ». 
Charles ( 1 -Enoch ) précise en 
note que Asfa'el « est un chi- 
liarque 1 qui s'occupe du jour sup- 
plémentaire [ du calendrier ] 
sous la direction de l'un des quatre 
chefs principaux?-». Il ajoute 
qu'Asfa'el est une inversion 
de Hilujaseph ou Joseph-el. 

Ashael X : un ange d'invo- 
cation, mentionné par M. 
Gaster, L'Epée de Moïse. 

Ashamdon : variante de 
Shamdan [ ref : Bamberger, 
Anges Déchus, p. 171 ]. 

Asha Vahishta : dans la 
tradition de Zoroastre ( Zara- 
thoustra), un des 6 Amesha 
spentas ^. Un Archange de 
la droiture [ ref : Grundriss der 
iranischen Philologie III ] . 

Ashkanizkael : dans les 
textes des Hechaloth (Ma'as- 
seh Merkabah ), un garde an- 



1 NdT :commandantdelOOO hommes. 

2 NdT : le chapitre 82 d'Enoch, où il 
est question des anges qui dirigent les 
saisons, les mois, les jours ainsi que les 
4 jours intercalaires (solstices et équi- 
noxes) a toujours posé un problème : 
d'une part, il manque la description de 
l'automne et de l'hiver et d'autre part le 
verset 80:20 (où Asfa'el est nommé) est 
peu clair, voire en contradiction avec ce 
qui précède et sur la fonction de cet 
ange. D'où la suggestion de Charles. 
Dernièrement, un fragment de Qmran 
a permis de compléter la description de 
l'hiver, et Asfa'el serait donc l'ange de 
l'équinoxe d'automne... 



gélique posté à la 7 e entrée 
céleste. 

Ashmedai ( Ashmodai, 
Asmodée, Asmadai, Asmo- 
deus, Chammaday, Sydonay, 
etc. ) : dans la tradition rabbi- 
nique, un messager de Dieu, 
d'où un ange. 

Cependant, étant opposé à 
Salomon et dirigeant du Sud, 
avec 66 légions d'esprits sous 
sa direction, il est habituelle- 
ment considéré comme un 
ange déchu, certaines sources 
occultes allant jusqu'à l'iden- 
tifier au serpent qui a séduit 
Eve dans le jardin d'Eden 
[ref: Mathers, Ea Grande 
Clavicule de Salomon ]. 

Bon ou mauvais, ange ou 
démon, il n'est pas considéré 
comme nuisible ; il a été dé- 
peint comme un Chérubin, 
«prince de Sheddim » et comme 
« le grand philosophe » [ ref : 
Jung, Anges Déchus dans la Lit- 
térature Juive, Chrétienne et Mu- 
sulmane ; Mùller, Histoire du 
Mysticisme Juif] . 

Ashmodiel : dans l'occul- 
tisme, un ange du zodiaque 
gouvernant le signe du Tau- 
reau [ ref : Jobes, Dictionnaire 
de Mythologie, du Folklore et des 
Symboles}. 

Ashraud : « un prince prépo- 
sé à tous les Anges et Césars», 
selon Mathers, Ea Grande 
Clavicule de Salomon. 



148 



Ashriel ( Azrael, Azriel, 
Azariel, vœu de Dieu ) : un des 
7 anges exerçant sa domina- 
tion sur la Terre. C'est l'ange 
qui sépare l'âme du corps au 
moment de la mort. Dans la 
Kabbale, il est invoqué pour 
guérir la stupidité. Voir les 
écrits de Moses Botarel. 

Ashrulyu (Ashrulyai, As- 
rulyu, qui fait demeurer) : un 
grand prince angélique, un 
des 20 noms de la divinité, 
résidant au premier Ciel. Il 
préside l'institution de l'ensei- 
gnement et est l'un des Sarim 
(princes) de la Torah. Voir 
Yefefiah [ ref : 3 -Enoch}. 

Ashu ( Sirushi ) 

Asiel ( créé de Dieu ) : dans 
2-Esdras, un ouvrage apocry- 
phe, Asiel est l'un des cinq 
hommes ( c'est-à-dire anges ) 
désignés par Dieu pour 
transcrire les 204 livres d'Es- 
dras. Les autres hommes sont 
Dabria ( Ecanus ), Selemia, 
Selecucia, et Sarea (Sarga). 
Sur la totalité de ces livres, 70 
étaient uniquement destinés à 
être livrés ou mis à la disposi- 
tion des hommes sages ; le 
reste des livres était pour le 
grand public. 

Dans Le Testament de Salo- 
mon, Asiel est un démon qui 
détecte les voleurs et qui 
peut découvrir un trésor ca- 
ché. Il figure sur un talisman 



contre la mort subite, repro- 
duit par Grillot, Musée des Sor- 
ciers, Mages et Alchimistes, p. 
342. 

Asimon ( Atimon ) : un 
ange énuméré dans Malache 
Eljon ( Anges dans le Ciel ) où 
il est fait référence au Zohar. 

Asimor : dans les textes 
des Hechaloth, Asimor est 
l'un des 7 princes angéliques 
de la Puissance, les 6 autres 
étant Kalmiya, Boel, Psachar, 
Gabriel, Sandalphon et Uz- 
ziel [ ref : Margouliath, Mala- 
che Elyon, p. 17]. 

Asiyah ( Assiah ) 

Asmadai : un des deux 
« trônes puissants », que cite 
Milton {Paradis Perdu VI, 
365). Uriel et Raphaël réus- 
sissent à vaincre Asmadai ( et 
Adramalec ) « deux puissances » 
dit Milton « qui dédaignent 
d'être moins que des Dieux » ( ^ 
Asmoday ). 

Asmodal : ange que l'on 
retrouve dans les exorcismes 
de la Cire de Salomon [ref: 
Mathers, Ea Grande Clavicule 
de Salomon}. 

Asmoday (Ashmeday, As- 
modius, Sydoney): un ange 
déchu « qui a des ailes et des 
mouches autour, et qui possède la 
connaissance du futur» selon 
Budge, Amulettes et Talismans, 



149 



p. 377. Asmoday enseigne les 
mathématiques et peut ren- 
dre les hommes invisibles. Il 
« donne f anneau des Vertus » et 
gouverne 72 légions d'esprits 
infernaux. Quand il est invo- 
qué, il se manifeste sous la 
forme d'une créature à trois 
têtes ( taureau, bélier, hom- 
me ). 




L'ange Asmoday est un 
personnage du poème dra- 
matique de John Dryden, 
Etat d'Innocence. Hasmoday, 
qui est l'un des démons de la 
Lune, est une variante ortho- 
graphique [ref: de Plancy, 
Dictionnaire Infernal ; Butler, 
Magie Rituelle ; Waite, Lemege- 
ton ; Shah, Le Savoir Secret de 
la Magie]. 

Asmodée : forme fran- 
çaise d'Asmodeus ^ et iden- 
tique ( selon de Plancy ) à 
Sammael ou Satan. ^ Ash- 
medai. 

Asmodel : en magie céré- 
monielle, l'ange exerçant son 
autorité sur le mois d'avril. Il 
dirige aussi ( Cam-field, Un 



Discours Théologique sur les An- 
ges ) le signe du Taureau ( ^ 
Tuai, Hamabiel). 

Autrefois, Asmodel était 
l'un des chefs de l'ordre des 
Chérubins. Il est maintenant 
un démon du châtiment 
( comme le rapporte le livre 
copte gnostique Pistis Sophia). 

La Kabbale l'intègre parmi 
des 10 mauvaises Sefiroth ^ 
[ ref : Barrett, Le Mage ; de 
Plancy, Dictionnaire Infernal ; 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que]. 

Asmodeus ( créature du ju- 
gement ) : le nom vient de 
l'Ashma daeva ( ^ Asmoday, 
Chammaday). 

Asmodeus est plus un dé- 
mon perse qu'un démon juif ; 
cependant, intégré à la tradi- 
tion juive, il est alors consi- 
déré comme un esprit mau- 
vais. Selon Forlong, 'Encyclo- 
pédie des Religions, Asmodeus 
est « UAshmedai du Talmud, un 
démon emprunté au Zend Aesh- 
madeva », un « démon furieux » 
( Le Livre de Tobie 3:8 ). 

Ce fut Ashmadai ( Ashme- 
dai), dit Forlong, qui rendit 
Noé ivre, et qui, dans Tobie, 
tua les 7 futurs maris de la 
jeune Sarah et, une fois vain- 
cu par l'ange Raphaël, fut fi- 
nalement « banni de la Haute 
Egypte ». 

Dans la démonologie, As- 
modeus est le contrôleur de 



150 



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Le démon Asmodée, très littéraire, a signé ici, de sa propre 
main, un acte notarié daté du 29 mai 1629 en l'église de la 

Sainte Croix, acte dans lequel il promet de quitter le corps de 
la religieuse qu'il occupait. Il mentionne d'autres démons : 
Grésil, Amand, Beheria, Leviatam ( sic ), etc. Reproduit de 

« Le Musée des Sorciers, Mages et Alchimistes » de Grillot de Givry. 















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■ £: 



Inscriptions magiques hébraïques en spirale sur un 
« piège à diable » en terre cuite, contenant une évocation 
destinée à protéger son propriétaire de tous les mauvais 

esprits ainsi que du mauvais œil. British Muséum. 
Reproduit de Budge Amulets and Talismans. 



toutes les maisons de jeu en 
Enfer. Le démonographe 
Jean Wier précise qu'Asmo- 
deus doit être invoqué uni- 
quement quand l'invoquant 
est tête nue, sinon le démon 
le dupera. Barrett, Le Mage II, 
dépeint Asmodeus en cou- 
leur comme l'un des « Vases 
du Courroux ». 

Asmodeus est le principal 
personnage du roman de Le- 
sage, lue Diable boiteux 1 . Dans 
Le Propre Fils du Diable de Ja- 
mes Branch Cabell, Asmo- 
deus est le fils de la première 
femme d'Adam, Lilith, en- 
gendré par Samael. Cepen- 
dant, dans Le Livre de Magie 
Sacrée d'Abra-Melin le Mage, 
nous trouvons ce témoigna- 
ge : « Certains rabbins disent 
qu' Asmodeus était le fils de l'in- 
ceste entre Tubal-Cain et sa sœur 
Naamab ; d'autres disent qu'il 
était le démon de l'impureté ». 

La tradition juive l'accuse 
d'être le beau-père du démon 
Bar Shalmon [ ref : Encyclopé- 
die Juive, p. 510]. Dans les lé- 



1 NdT : où Asmodée, surnommé le 
« diable boiteux », non content de con- 
sidérer Lucifer comme le « diable des 
charlatans », Uriel comme un voleur du 
Tiers-Etat ou Belzébuth comme un de 
ses moindres sujets, se décrit comme 
« le démon de la luxure, ou (...) plus honora- 
blement le dieu Cupidon », et déclare avoir 
« introduit dans le monde le luxe, la débau- 
che, les jeux de hasard, la chimie » et inven- 
té « les carrousels, la danse, la musique, la 
comédie, et toutes les modes nouvelles de 
France » ! 



gendes de Salomon, Asmo- 
deus est aussi connu sous le 
nom de Saturne, Marcolf ou 
Morolf. Il est crédité d'être 
l'inventeur des carrousels, de 
la musique, de la danse, de la 
comédie « et de toutes les nouvel- 
les modes françaises» [ref: Mi- 
chaëlis, Histoire Admirable de 
la Possession et Conversion d'une 
pénitente séduite par un magicien ; 
Waite, Le Livre de la Magie 
Noire et des Pactes ; Malleus 
Maleficarum (p. 30 ); Voltaire, 
Des Anges, Génies et Diables. 

Asradel ( Asderel ) 

Asrael : un ange dans un 
opéra en quatre actes du 
même nom, composé par Al- 
berto Franchetti, avec un li- 
vret de Fontana. Basé sur 
une vieille légende flamande, 
Asrael tombe amoureux d'un 
autre ange ( de sexe féminin ) 
appelé Nefta, la perd, et la re- 
trouve finalement au Ciel. La 
première américaine de cet 
opéra eut lieu en 1890 au 
Metropolitan de New York. 

Asrafil : dans la tradition 
arabe, l'ange du Jugement 
dernier. Un « Ange terrible » 
dit de Plancy, qui fait entrer 
Asrafil dans son Dictionnaire 
Infernal ( éd. de 1863 ) en tant 
que démon, et le dépeint 
comme tel. Il est souvent 
confondu avec Azrael, ange 
de la Mort. 



152 



Asriel X ( ou Asrael X vœu 
de Dieu ) : chef des 63 gardes 
angéliques des 7 Cieux. 

Dans les textes Hechaloth, 
Asriel X est un ange d'invo- 
cation [ ref : M. Gaster, 
L'Epée de Moïse ; Ange dans 
l 'Encyclopédie Nouvelle Schaff- 
Hervpg]. 

Asron : un des nombreux 
gardes du Vent d'Est [ref: 
0%ar Midrashim II, 316 ]. 

Assad : dans la tradition 
arabe, un ange invoqué dans 
les rites de conjuration [ ref : 
Shah, Occultism, p. 152 ]. 

Assafsisiel : dans les tex- 
tes des Hechaloth (Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 7 e entrée cé- 
leste. 

Assarel : dans les textes 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 4 e entrée cé- 
leste. 

Asser Criel : nom d'un es- 
prit inexprimable gravé sur la 
cuirasse de Moïse et d'Aaron, 
d'après la Kabbale. Quicon- 
que, est-il-dit, porte une cui- 
rasse ainsi gravée ne mourra 
pas subitement [ref: Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse]. 

Assi Asisih : un messager 
de l'épée du Seigneur envoyé 



à l'homme [ref: L'Epée de 
Moïse, p. 30]. 

Assiah (Asiyah) : dans la 
cosmologie de la Kabbale, un 
des plus bas des quatre mon- 
des, « le monde de la fabrica- 
tion », ou le monde de l'ac- 
tion, le monde d'Oliphoth, 
qui est le monde des carcas- 
ses, ou démons. C'est la de- 
meure de Sammael, prince 
des ténèbres [ ref : Fuller, La 
Sagesse Secrète de la Kabbale]. 

Assiel : ange de la guéri- 
son, comme le cite Le Livre 
de l'Ange Ra^el et Schwab, 
Vocabulaire de l'Angélologie, 
suppl [-$• Raphaël]. 

Assimonem : dans Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon, p. 45, les Assimo- 
nem sont des anges invoqués 
dans les conjuration de Salo- 
mon pour ordonner aux dé- 
mons de conférer à l'invo- 
quant le don de l'invisibilité. 

Astachoth ( Astrachios, 
Astroschio ) : un ange invo- 
qué dans l'exorcisme de l'Eau 
[ ref : Grimorium Verum ; 
Shah, Le Savoir Secret de la 
Magie]. 

Astad : dans la tradition 
perse, l'ange du 26 e jour de 
chaque mois. Astad fut trou- 
vé à la 64 e porte sur les 100 
que comporte le Paradis 
[ ref : Le Dabistan, p. 166 ]. 



153 



Astagna ( Astrgna ) : Bar- 
rett, Le Mage, classe cet ange 
comme résident du 5 e Ciel. Il 
dirige le mardi. Celui qui l'in- 
voque doit faire face à 
l'Ouest. 

Astaniel : un des princes- 
angéliques adoubés par Dieu. 

Astanphaeus ( Astapha- 
eus, Astaphai, Astaphaios ) : 
dans la tradition gnostique, 
un des 7 Elohim ( anges ) de 
la Présence. Dans le système 
ophite, il est un Hebdomad, 
un des 7 Potentats, ou Ar- 
chontes, engendrés « à sa pro- 
pre image» par le dieu Ialda- 
baoth. Il est également sei- 
gneur de la 3 e porte « menant 
à FLon des Archontes » ( d'a- 
près Origène dans Contra Cel- 
sum, qui affirme que le nom 
vient de l'art de la magie ). 
Astanphaeus est aussi déclaré 
être l'un des 7 fils de Sydik 
( Melchisédech ). 

D'un autre côté, le nom est 
considéré comme une va- 
riante de Satan. Dans la théo- 
gonie phénicienne, Astan- 
phaeus est une puissance pri- 
mordiale. C. W. King, Les 
Gnostiques et leur Héritage ( p. 
214-215), déclare qu'Astan- 
phaeus est « l'ange juif de la 
planète Mercure» et d'origine 
magique. King reproduit un 
joyau gnostique ( planche 
VI) sur lequel est inscrit le 



nom d'Astanphaeus [ ref : 
Gnosticisme dans VEncyclopé- 
die Catholique ; Grant, Gnosti- 
cisme et Christianisme Primitif]. 

Astaribo : un nom pour 
Lilith en magie médiévale. 

Astaroth ( Asteroth ) : au- 
trefois Séraphin, Astaroth est 
à présent ( d'après Waite, Le- 
megeton ) un grand duc dans 
les régions infernales. Il y 
« discourt volontiers sur la chute 
[des anges] mais prétend qu'il 
fut lui-même exempté de leur écart 
de conduite » ( voir Jean Wier, 
Pseudo-Monarchia ). Barrett Le 
Mage I, dit que «Astaroth est 
appelé Diabolus dans la langue 
grecque ». 




Quand Astaroth est invo- 
qué, il se manifeste sous la 
forme d'un « très bel ange, à 
cheval sur un dragon et portant 
une vipère dans sa main droite». 
Son sceau ou signature est 
reproduit par Waite, Le Livre 
de la Magie Noire et des Pactes. 

Avant sa chute, Astaroth 
était un prince de l'ordre des 



154 



Trônes, selon Michaëlis dans 
Histoire Admirable de la Posses- 
sion et Conversion d'une pénitente 
séduite par un magicien. Au con- 
traire, Spence ( Une Encyclopé- 
die de l'Occultisme ) soutient 
qu'il appartenait à l'ordre des 
Séraphins. Voltaire considère 
qu'Astaroth était un ancien 
dieu de Syrie. D'après le Gri- 
morium Verum, Astaroth a élu 
domicile en Amérique. De 
Plancy précise que « dans la 
tradition anglaise, Astaroth était 
l'un des princes de l'Enfer qui ont 
rendu visite à Faust». 

Astarté (Ashteroth, Ash- 
toreth, Ishtar- Vénus, etc. ) : 
principale divinité — de sexe 
féminin — des anciens Phéni- 
ciens, Syriens et Carthagi- 
nois. 

Astarté était une déesse lu- 
naire syrienne de la fécondi- 
té. Comme Ashteroth, elle 
était vénérée par les juifs du 
temps où l'idolâtrie prévalait 
en Palestine : « Ashtoreth, 
t abomination des Sidoniens » ( 2- 
Rois, 23:13), les Sidoniens 
étant les Phéniciens. Jérémie 
l'appelle la « reine du ciel». Les 
Grecs empruntèrent leur 
Aphrodite à Astarté. 

Finalement, Astarté se pré- 
sente dans la tradition oc- 
culte comme un démon pour 
le mois d'avril. Dans le Para- 
dis Perdul, 438, Astarté est un 
ange déchu, équivalent à As- 



toreth [ref : Redfield, Dieux: 
un Dictionnaire des divinités de 
tous les pays ; de Plancy, Dic- 
tionnaire Infernal IV, 138 ; et 
les mythologies du Proche- 
Orient]. 

Astel : un esprit opérant 
sur la planète Saturne [ ref : 
Le Grimoire Secret de Turiel]. 

Asteraoth : l'un des 
7 grands dirigeants planétai- 
res ; un ange capable de vain- 
cre la démone appelée Puis- 
sance (une des 7 démones 
invoquées par le roi Salo- 
mon, d'après la légende) 
[ ref : 3-Enoch ; Conybeare, 
Le Testament de Salomon ]. 

Astiro : l'ange correspon- 
dant à Mehiel ¥. 

Astm ( surnom Kunya 
X ) : un des 14 anges de con- 
juration mentionnés par M. 
Gaster, L'Epée de Moïse. Astm 
est aussi l'un des ineffables 
noms de Dieu. 

Astoreth : dans Paradis 
Perdu I, 438, Astoreth est un 
ange déchu. Elle équivaut à 
Astarté. 

Astrachios ( voir Asta- 
choth ) : dans Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon, 
Astrachios est appelé Hera- 
chio. C'est un ange invoqué 
dans l'exorcisme de l'eau 
[ ref : Grimorium Verum\. 



155 



Astrael Iao Sabao : plus 
simplement connu sous le 
nom d'Istrael ou Astrael. 
C'est un ange dont le nom 
est inscrit sur des amulettes 
magiques [ ref : Scholem, 
Gnosticisme Juif, Mysticisme de la 
Merkabah et Tradition Talmudi- 
que ; Conybeare, Le Testament 
de Salomon]. 

Astrompsuchos ( Etrem- 
psuchos, également Stremp- 
suchos ) dans le Bruce Papyrus 
à la bibliothèque Bodléienne, 
Astrompsuchos est un gar- 
dien céleste de l'un des 
7 Cieux. Hippolyte le donne 
comme l'une des Puissances 
à qui les Peratae vouaient un 
culte [ ref : Legge, Précurseurs 
et Rivaux du Christianisme I, 
107 m]. 

Astrgna ( Astagna ) 

Astrocon : un ange de la 
8 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Narcoriel 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Astroniel : un ange de la 
9 e heure du jour, servant sous 
les ordres de Vadriel [ref: 
Waite, Lemegeton ]. 

Asuras ou Ahuras : anges 
dans la tradition aryenne ; de 
façon ésotérique, dans la tra- 
dition hindoue, les azuras 
sont devenus des esprits 
mauvais et des dieux infé- 
rieurs qui font éternellement 



la guerre avec les grandes di- 
vinités ( les suryas ) ; ils fu- 
rent jadis des dieux de la Sa- 
gesse Secrète, et pourraient 
être comparés aux anges dé- 
chus de la doctrine chré- 
tienne [ref: Hunter, Histoire 
de l'Inde, chap. 4 ; Lenormant, 
Magie Chaldéenne, p. 77 ]. 

Ataf : un ange mauvais qui 
est invoqué pour vaincre un 
ennemi, cité par M. Gaster, 
L'Epée de Moïse. Il est efficace 
pour séparer un mari de sa 
femme. 

Ata'il : dans la tradition 
arabe, un ange gardien invo- 
qué dans les rites d'exorcisme 
[ ref : Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Anges ]. 

Ataliel ( Atliel ) : l'un des 
28 anges dirigeant les 28 mai- 
sons de la lune [ref: Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse]. 

Ataphiel : un ange qui 
supporte le Ciel avec seule- 
ment trois doigts [ref: Ba- 
rattiel dans 3 -Enoch ]. 

Atar {feu en zend et en 
sanscrit) : un génie du feu 
zoroastrien et chef des êtres 
célestes appelés Yazatas ^ 
[ ref : Redfield, Dieux: un Dic- 
tionnaire des divinités de tous les 
pays]. 

Atarculph : d'après Vol- 



156 



taire dans Des Anges, Génies et 
Diables, Atarculph était l'un 
des chefs des anges déchus 
énumérés dans Enoch. 

Atarniel ( Atrugiel ). 

Atarph : ange correspon- 
dant à Hahaiah 3fc. 

Atatiyah : un nom secret 
pour Michaël ou Métatron 
[ref: Les Visions d'E^échiel ; 
Scholem, Gnosticisme Juif Mys- 
ticisme de la Merkabah et Tradi- 
tion Talmudique ; Sefer ha- 
Heshek]. 

Atbah : dans le gnosti- 
cisme, un nom secret pour 
les Dekas, qui sont de grands 
Archontes [ ref : Lesser Hecha- 
loth}. 

Atbah Ah : seigneur des 
armées, invoqué par l'ange 
Akatriel. Voir le texte Hecha- 
loth, Manuscrit Oxford, dont 
parle Scholem dans Gnosti- 
cisme Juif, Mysticisme de la Mer- 
kabah et Tradition Talmudique. 

Atel : dans de Abano, 
L'Heptaméron, un ange du 4 e 
Ciel, un ange de l'Air diri- 
geant lors du Jour du Sei- 
gneur, invoqué à partir de 
l'Est. 

Atembui : ange corres- 
pondant à Mumiah &. 

Aterchinis : ange d'une 
heure, et ange correspondant 



à Teiazel ^ [ ref : Ambelain, 
Ta Kabbale Pratique ]. Le 
poète Doolittle mentionne 
Aterchinis dans son poème 
Sagesse. 

Aterestin : un très saint 
nom (d'un ange, ou de 
Dieu ) invoqué pour décou- 
vrir un trésor caché [ref: 
Waite, Te Uvre de la Magie 
Noire et des Pactes ] . 

Athamas : un ange invo- 
qué dans la conjuration de 
l'Encre et des Couleurs [ ref : 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon]. 

Athanatos : un esprit de 
conjuration et de la planète 
Mercure ; un nom de Dieu 
utilisé pour découvrir un tré- 
sor caché ; dans la Kabbale, 
un esprit invoqué dans la ci- 
tation générale de Moïse, Aa- 
ron et Salomon [ ref : Scot, 
Découverte de la Sorcellerie]. 

Atheniel : l'un des 28 an- 
ges gouvernant les 28 mai- 
sons de la lune [ ref : Barrett, 
Le Mage]. 

Athoth : dans le gnosti- 
cisme, l'une des 12 puissan- 
ces engendrées par Iadal- 
baoth *. 

Atiel : un des principaux 
princes-Ange de l'Epée ; il 
est mentionné comme l'équi- 
valent d'A'hiel dans Malache 



157 



Eljon [ref: M. Gaster, 
L'Epée de Moïse]. 

Atliel ( Ataliel ) 

Atmon : un des nombreux 
noms de l'ange Métatron. 

Atriel ( Araziel ) 

Atropatos : un des nom- 
breux noms de l'ange Méta- 
tron. 

Atrugiel ( Atrigiel, Atar- 
niel, Tagriel, Atrugniel) : un 
ange gardien de la 7 e entrée 
céleste ( ^ Kafziel). Atrugiel 
est l'un des noms de Méta- 
tron. 

Atrugniel ( Atrugiel ) 

Atsaftsaf et Atshatsah : 

dans les textes des Hechaloth 
( Ma'asseh Merkabah ), des 
gardes angéliques de la 6 e en- 
trée céleste. 

Atsiluth ( ou Atziluth ) : 
dans la cosmogonie de la 
Kabbale, le monde de l'éma- 
nation, c'est-à-dire le plus 
haut des quatre mondes, la 
résidence de Dieu et des An- 
ges supérieurs. 

Attarib ( ou Attaris ) : un 
des 4 anges de l'hiver, et chef 
du signe de l'hiver [ ref : Bar- 
rett, Le Mage ; de Plancy, Dic- 
tionnaire Infernal]. 

At-Taum ( le jumeau ) : 
dans le manichéisme, l'ange 



qui fit les révélations à Mani ; 
il est identifié au Saint Esprit 
de la doctrine chrétienne 
[ ref : Doresse, Les Livres Se- 
crets des Gnostiques Egyptiens]. 

Atuesuel : dans la Kab- 
bale, un des 8 anges de l'Om- 
nipotence. Il est invoqué 
«pour débusquer les monstres de 
l'Enfer» dans la citation spé- 
ciale du Leviathan, comme il 
est indiqué dans Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse. 

Atufiel : dans les textes 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 6 e entrée cé- 
leste. 

Atuniel {fournaise) : un 
ange du feu dans l'angélolo- 
gie rabbinique ; également un 
des anges appartenant à l'or- 
dre des Vertus. 

Atuniel est à comparer 
avec Nathanel ^ [ ref : Ginz- 
berg, La Légende des Juifs VI ] . 

Aub : un nom d'Ange ins- 
crit sur le 3 e pentacle de la 
lune [ref: Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon, p. 
81]. 

Quand on invoque Aub, le 
verset 14 du Psaume 40 doit 
être récité : « Seigneur, daigne 
me délivrer ». 

Auel ( ou Amet ) : un ange 
du Soleil invoqué par les ca- 
balistes dans les rites de con- 



158 



juration [ ref : Le Sixième et le 
Septième Litre de Moïse ] . 

Aufiel (Auphiel) : un 
ange qui exerce sa domina- 
tion sur les oiseaux [ref: 
Schwab, Vocabulaire de l'Angé- 
lologie]. 

Aufniel(Ofhiel) 

Auphanim ( Ofanim ) 

Aupiel ( Anafiel ) : une va- 
riante orthographique, consi- 
dérée comme la bonne pour 
Anafiel, le grand ange qui 
emporta Enoch au Ciel alors 
que le patriarche antédiluvien 
était encore en chair et en os. 

Aupiel est le plus grand 
ange du Ciel, dépassant Mé- 
tatron ( qui vient juste après ) 
de plusieurs centaines de pa- 
rasanges 1 . Dans Ginzberg, 
La Légende des Juifs (I, 138 ), 
où est repris l'enlèvement 
d'Enoch au Ciel, il est appelé 
« l'ange Anpiel». 

Auriel ( Oriel ; hébreu 
pour Uriel lumière de Dieu) : 
un des 72 anges dirigeant les 
72 quinaires du zodiaque, in- 
voqué dans la conjuration de 
l'Epée [ ref : Runes, Sagesse de 
la Kabbale]. 

Aurkhi Be-Ram El : un 

ange qui eut des rapports 
sexuels avec une mortelle 



1 NdT: mesure itinéraire chez les an- 
ciens Perses qui valait 5.250 mètres. 



avant le Déluge, d'après l'his- 
toire qui se trouve dans 
Schwab, Vocabulaire de PAngé- 
lologie. Probablement le même 
que l'ange déchu Ramiel dans 
la tradition énokienne. 

Ausiul (Ausiel) : un ange 
qui exerce sa domination sur 
le Verseau. Ausiul est invo- 
qué dans des rites cérémo- 
niels magiques [ref: Waite, 
Lemegeton]. 

Autogènes : dans la tradi- 
tion gnostique, Autogènes est 
un Eon autour duquel se 
tiennent 4 grands Luminai- 
res : Harmozel ( Armogen ), 
Daveithe, Oroiael ( Uriel ? ) 
et Eleleth [ ref : Apocryphon de 
Jean ; Grant, Gnosticisme et 
Christianisme Primitif, p. 43 ]. 

Autopator : l'une des 
3 puissances établies par la 
Vierge ( Pistis Sophia ? ) du 
monde inférieur et à qui fu- 
rent confiées les choses ca- 
chées réservées au parfait 
[ ref : Doresse, Les Livres Se- 
crets des Gnostiques Egyptiens ] . 

Autorités : terme utilisé en 
alternance avec Puissances, 
ou Vertus ; ou bien un ordre 
distinct d'anges (pré-diony- 
sien) n'équivalant pas aux 
Puissances ou Vertus. 

Dans la Constitution des 
Apôtres (liturgie de la Messe 
appelée Clémentine) et chez 



159 



Jean Damascène, les Puissan- 
ces ( Dunamis ) et les Autori- 
tés ( Exousia ) sont considé- 
rées comme deux ordres dis- 
tincts. Enumérant les 9 or- 
dres dionysiens dans de Fide 
Orthodoxa, Jean Damascène 
classe les Puissances en 5 e 
position et les Autorités 
( Vertus ) en 6 e position. 

Dans le Testament de Lévi, 
les Autorités demeurent au 4 e 
Ciel où habitent aussi les 
Trônes [ref: Caird, Princi- 
pautés et Puissances ; Denys 
Hiérarchie Céleste ; également 
«Les Ordres de la Hiérarchie 
Céleste » dans les Annexes ]. 

Auza ( Azza, Oza ) : un 
fils d'Elohim ( un fils de 
Dieu), un des anges déchus 
qui connut de façon char- 
nelle les filles des hommes 
— un incident évoqué dans la 
Genèse 6 [ ref : Mathers, La 
Kabbale Révélée, p. 249 ]. 

Auzael ( Azazel, Auza ) 

Auzhaya ( Avzhia ) : un 
prince d'expression divine ; 
l'un des nombreux noms de 
l'ange Métatron ^ [ref: le 
texte des Hechaloth {Manus- 
crit Oxford) mentionné par 
Scholem Gnosticisme Juif, Mys- 
ticisme de la Merkabah et Tradi- 
tion Talmudique, p. 53 ]. 

Avagbag : dans les textes 
des Hechaloth ( Ma'asseh 



Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 6 e entrée cé- 
leste. 

Avahel : un prince des 
Anges, résidant au 3 e Ciel 
[ ref : Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse]. 

Avartiel : un nom d'ange 
inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ]. 

Avatar : dans la tradition 
védique, l'avatar était l'incar- 
nation humaine ou animale 
d'une divinité. Il existait 10 
êtres angéliques de ce genre, 
principalement associés au 
premier avatar, Vishnu. La 
liste des 9 autres comprend 
généralement Kurmavatar 
l'avatar tortue; Barah l'avatar 
ours; Narsinha F avatar lion- 
homme et seigneur de f héroïsme ; 
Vamana l'avatar nain et sei- 
gneur de la raison ; Paras u 
Rama ( Parasuram ) ou Chi- 
rangivah l'immortel ; Ram 
Avatar ( Rama ou Rama- 
chandra ) ; Krisn Avatar 
Krishna ; Budh Avatar Bud- 
dha ; Kalki Avatar. Tous sont 
révolus, excepté Kalki, le 10 e 
avatar qui apparaîtra sous la 
forme d'un cheval ailé blanc 
et viendra détruire la Terre à 
la fin des quatre temps [ ref : 
Le Dabistan, pp. 180-183 ]. 



160 



Avial : un garde angélique 
posté devant l'une des en- 
trées ( palais ) des 7 Cieux. 
Avial est nommé dans Pirke 
Hechaloth. 

Avirzahe'e : un ange bien- 
aimé mais redoutable prince- 
Ange gardien posté à la porte 
qui mène au 6 e Ciel, d'après 
l'érudit Nachunya ben ha- 
Kane [ ref : Margouliath, Ma- 
lache E/yon]. 

Avitue : l'un des 18 noms 
de Lilith dans la tradition 
rabbinique [ ref : Hanauer, 
Folklore du Pays Saint, p. 325 ]. 

Avniel : un des principaux 
princes-Anges adoubés par 
Dieu [ ref : M. Gaster, L'Epée 
de Moïse XI]. 

Avriel : dans les textes des 
Hechaloth {Ma'asseb Merka- 
bah ) un garde angélique pos- 
té à la 7 e entrée céleste. 

Avtsangosh : un des nom- 
breux noms de l'ange Méta- 
tron. 

Avzhia ( Auzhaya ) 

Awar ( El Awar ) : un des 
fils d'Eblis ^; il est appelé le 
démon de la lubricité. 

Awel, Awitel, Awoth : an- 
ges invoqués dans des rites 
de conjuration cabalistiques 
[ ref : Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse]. 



Axineton : une entité an- 
gélique ; Dieu créa le monde 
en prononçant son nom 
[ ref : Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon, p. 33 ]. 

Ayar Ziva (Ram Khas- 
tra) 

Ayib : un esprit de la pla- 
nète Vénus dont le nom est 
inscrit sur le 4 e pentacle de 
cette planète [ref: Mathers, 
La Grande Clavicule de Salomon, 
p. 73]. 

Ayil : ange du Sagittaire. 
En magie cérémonielle, c'est 
l'ange Sizajasel [ref: Trach- 
tenberg, Magie Juive et Supersti- 
tion, p. 251 ]. 

Ayscher : dans Le Sixième 
et le Septième Livre de Moïse, un 
ange de bonté invoqué par 
les cabalistes dans des opéra- 
tions magiques. 

Aza ( Azza ) 

Azael ( Asiel, que Dieu ren- 
force) : un des deux anges dé- 
chus ( l'autre étant Aza ) qui 
a vécu maritalement avec 
Naamah, la fille de Lamech, 
et engendré les Sedim, des es- 
prits gardiens assyriens [ ref : 
Zohar\ 

On dit qu'Azael est en- 
chaîné dans un désert où il 
restera jusqu'au jour du Juge- 
ment [ref: de Plancy, Dic- 
tionnaire Infernal ] . 



161 



Dans le Midrash Petirat 
Mosh-eh, Azael est mentionné 
comme l'un des deux anges 
(le second est Ouza) qui 
descendirent du Ciel et fu- 
rent corrompus. 

Dans sa Philosophie Occulte, 
Cornélius Agrippa donne 
une liste de 4 mauvais anges 
en tant qu'opposants aux 
quatre saints dirigeants des 
éléments ; et Azael se trouve 
parmi les mauvais. Dans son 
Vocabulaire de TAngélologie 
Schwab identifie Shamhazai 
( Semyaza ) à Azael ( Aziel ), 
gardien des trésors cachés. 

Azaf ( Asaph ) 

Azar ( Azur ) : ange de no- 
vembre dans la théogonie 
perse. Azar gouvernait le 9 e 
jour du mois [ref: Hyde, 
Historia Religionis Veterum Per- 
sarum\ 

Azaradel : dans Le Livre 
d'Enoch, Azaradel est l'un des 
anges déchus qui apprit aux 
hommes les mouvements de 
la lune. 

Azarel : un ange dont le 
nom est inscrit sur le 5 e pen- 
tacle de la lune [ref: Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon]. 

Azargushtasp / Azarkhur 

dad : deux des Amesha 
spentas ( Archanges zoroas- 
triens ) qui sont considérés 



comme « les plus près du Dieu 
juste» dans la tradition perse 
[ ref : Shea et Troyer, Le Da- 
bistan, p. 136 ]. 

Azariah ou Azarias ( que 
Dieu aide) : un nom qu'em- 
prunte l'Archange Raphaël 
dans Le Livre de Tobie. Plus 
loin dans l'histoire, Raphaël 
révèle sa véritable identité, 
« l'un des 7 Anges qui se tiennent 
auprès du Seigneur et entrent de- 
vant Sa gloire». 

Azariel : dans le Talmud, 
Azariel est l'ange qui gou- 
verne les eaux de la Terre. 
Dans la tradition occulte, il 
est donné dans la liste des 28 
anges qui gouvernent les 28 
maisons de la lune [ ref : Bar- 
rett, Le Mage ; de Plancy, Dic- 
tionnaire Infernal]. 

Azazel ( Azael, Hazazel, 
Dieu fortifie) : dans 1 -Enoch, 
Azazel est l'un des chefs des 
200 Anges déchus {V Apoca- 
lypse parle d'un tiers de l'ar- 
mée céleste impliquée dans la 
chute ). Azazel « enseigna aux 
hommes la confection des êpées et 
des boucliers» pendant que les 
femmes apprenaient de lui 
« la parure et l'art d'embellir les 
paupières ». 

Il est le bouc émissaire 
dans la littérature rabbinique, 
dans le Targum et dans le Lé- 
vitique 16:8, bien qu'il ne soit 
en fait pas nommé dans ce 



162 



dernier texte. Dans le Zohar 
( Vayeze 153a ) le cavalier sur 
le serpent est symbolisé par 
« le méchant A%a%el ». Ici, on 
dit qu'il est le chef de l'ordre 
des Bene Elim ( ou des 
Ischim, anges inférieurs, es- 
prits-hommes). 

Pour Irénée, Azazel est 
« cet Ange déchu et pourtant puis- 
sant». L 'Apocalypse dAbraham 
le donne « seigneur de l'Enfer, 
séducteur de l'humanité » et dé- 
crit son aspect, quand il se 
révèle sous sa véritable 
forme, comme un démon à 
7 têtes, 14 faces et 12 ailes. 

La légende juive parle 
d'Azazel comme de l'ange 
qui a refusé de se prosterner 
devant Adam (dans le Co- 
ran, c'est Eblis, ou Iblis) 
lorsque le premier humain 
fut présenté à Dieu devant 
les hiérarques assemblés au 
Ciel. Pour un tel refus, Aza- 
zel fut dès lors surnommé 
« le Satan maudit » [ ref : Bam- 
berger, Anges Déchus, p. 278 ]. 
D'après la légende de la tradi- 
tion islamique, lorsque Dieu 
ordonna aux Anges de véné- 
rer Adam, Azazel refusa, ar- 
guant «Pourquoi un fils de feu 
[ un ange ] doit tomber à terre 
devant un fils d'argile [ un mor- 
tel ] ? » Sur quoi, Dieu chassa 
Azazel du Ciel et changea 
son nom en Eblis. 

Dans le Paradis Perdu (I, 



534) Milton décrit Azazel 
comme « un grand Chérubin » 
mais aussi comme un ange 
déchu et le principal porteur 
d'éventail de Satan. 

A l'origine, selon Maurice 
Bouisson dans La Magie : Ses 
Grands Rites, Son Histoire, 
Azazel était un ancien dieu 
sémitique des troupeaux qui 
fut plus tard relégué au ni- 
veau d'un démon [ref: Tre- 
vor Ling, La Signification de 
Satan dans la Démonologie du 
Nouveau Testament \ Bamber- 
ger dans Anges Déchus penche 
pour la notion selon laquelle 
Azazel fut la première étoile 
à tomber (ici étoile signifiant 
ange). 

Azaziel : autre nom du Sé- 
raphin Semyaza. Le poème 
de Byron « Le Ciel et la Terre, 
un mystère » raconte la légende 
d'une jeune fille pieuse, pe- 
tite-fille de Caïn, qui incite 
Azaziel à lui révéler le Nom 
Explicite. Dans le poème, 
Azaziel emporte Anah sur 
une autre planète que la 
Terre au moment du Déluge. 

Azbogah ( Azbuga YH- 
WH) 

Azbuga YHWH (force) : 
un des 8 grands princes-an- 
ges du trône du jugement et 
d'un rang supérieur à celui de 
Métatron ¥. 

«A l'origine», dit Gershom 



163 



Scholem, «Asbogah était un 
nom secret de Dieu dans sa sphère 
la plus haute». Il semble que 
sa principale fonction était de 
vêtir avec droiture les nou- 
veaux venus au Ciel, du 
moins ceux qui en étaient ju- 
gés dignes. 

Un charme hébreu tardif 
contient le nom d'Asbogah 
comme celui qui doit être in- 
voqué pour « soigner toute ma- 
ladie, et tout mal, et tout esprit 
mauvais » [ ref : Thompson, 
Magie Sémitique, p. 161 ; 
Enoch ; et les petits traités 
Hechaloth mentionnés par 
Scholem, Gnosticisme Juif, 
Mysticisme de la Merkabah et 
Tradition Talmudique\. 

Azdai : un ange dans la 
tradition mandéenne [ ref : 
Pognon, Inscriptions Mandaïtes 
des Coupes de Khouabir]. 

Azer : ange du feu élémen- 
taire ; également le nom du 
père de Zoroastre [ ref : Le 
Uvre de Magie des Anciens ] . 

Azfïel : dans les écrits He- 
chaloth ( Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la première des 7 en- 
trées célestes. 

Azibeel : l'un des 200 an- 
ges qui, selon 1 -Enoch, des- 
cendit du Ciel pour vivre ma- 
ritalement avec les filles des 
hommes, un incident évoqué 



dans la Genèse 6. Après quoi 
Azibeel devint un ange dé- 
chu. 

Aziel ( Azael ) 

Aziziel : un ange dans les 
rites d'incantation syriaques. 
Dans Le Uvre de la Protection, 
Aziziel est regroupé avec Mi- 
chaël, Harshiel, Prukiel et 
d'autres « Anges envoûtants ». 

Azkariel : une forme cor- 
rompue d'Ak(h)raziel ^ [ ref: 
II Petirat Mosheh, p. 376-377 ; 
Ginzberg, La Légende des Juifs 
VI, 147]. 

Azkeel : un des meneurs 
des 200 anges déchus (dans 
la liste d'Enoch ) qui sont 
descendus du Ciel pour vivre 
maritalement avec les filles 
des hommes, un incident 
évoqué dans la Genèse 6. 

Azliel X : un ange d'invo- 
cation, l'un des 1 4 ; égale- 
ment un des ineffables noms 
de Dieu [ref: M. Gaster, 
L'Epée de Moïse]. 

Azrael ( Azrail, Ashriel, 
Azriel, Azaril, Gabriel, etc. 
que Dieu aide) : l'ange de la 
Mort, posté au 3 e Ciel, dans 
la tradition hébraïque et isla- 
mique. 

Pour les musulmans, Az- 
rael est une autre forme de 
Raphaël. Pour eux il possé- 
dait « 70.000 pieds et 4.000 ai- 



164 



les, pendant que son corps était 
doté d'autant d'jeux et de langues 
qu'il j a d'hommes dans le mon- 
de » [ ref : Hastings, 'Encyclopé- 
die des Religions et de l'Ethique 
IV, 617]. Toujours pour les 
musulmans, Azrael « écrit éter- 
nellement dans un grand livre, et 
efface éternellement ce qu'il écrit ; 
il rédige la naissance d'un homme, 
et efface le nom de l'homme à sa 
mort ». 

Lorsque Michaël, Gabriel 
et Israfel ne réussirent pas à 
fournir 7 poignées de terre 
pour la création d'Adam, 
Azrael, le 4 e Ange assigné à 
cette mission, y parvint ; et 
en raison de sa prouesse, il 
fut également désigné pour 
séparer le corps de l'âme [ cf. 
Murdad, Angélus Mortis, dans 
la tradition perse ]. 

La légende orientale ra- 
conte qu' Azrael accomplit sa 
mission ( c'est-à-dire d'abord 
apporter la mort puis séparer 
l'âme du corps) en tenant 
une pomme de l'Arbre de 
Vie à la narine de la personne 
mourante. 

Dans le mysticisme juif, 
Azrael est l'incarnation du 
mal. 

Dans Le Livre de la Protec- 
tion il est un des trois saints 
anges ( Gabriel et Michaël 
étant les deux autres) invo- 
qués dans des charmes syria- 
ques. 



C'est l'ange de la Mort 
dans le poème Longfellow 
L'Histoire du Juif Espagnol; 
dans l'édition populaire des 
Œuvres Poétiques Complètes 
d'Henry Wadsworth Longfellow, 
il est représenté en images 
avec le roi Salomon divertis- 
sant un « radjah d'Hin- 
doustan ». 

Azra'il : dans la tradition 
arabe, un ange gardien invo- 
qué dans des rites d'exor- 
cisme [ ref : Hughes, Un Dic- 
tionnaire de l'Islam, Anges ]. 

Azriel : un ange surveillant 
principal désigné sous le nom 
de « Azriel l'Ancien », parfois 
sous le nom de « Mahniel » 
( signifiant camp puissant), 
comme dans l'Exode 202a du 
Zohar. Là, il commande 60 
myriades de légions d'esprits 
et il est posté sur le côté 
Nord du Ciel, où il reçoit des 
prières. 

Dans O^ar Midrashim I, 85, 
Azriel est l'un des principaux 
anges de la Destruction. Son 
nom est inscrit sur des amu- 
lettes orientales ( kameoth ) 
pour éloigner le mal [ref: 
Schrire, Amulettes Hébraïques ] . 

Azur ( Azar ) 

Azza (Shem-yaza, le fort) : 
un ange déchu qui, d'après la 
tradition rabbinique, est sus- 
pendu entre Ciel et Terre ( en 



165 



compagnie d'Azzael ) pour 
avoir eu des rapports sexuels 
avec des mortelles. 

On dit qu'Azza (Shemya- 
za, signifiant le nom Aiçça) 
tombe continuellement, avec 
un œil fermé et l'autre ou- 
vert, de façon à ce qu'il 
puisse voir sa condition criti- 
que et souffrir d'avantage. 

Il existe une autre explica- 
tion concernant son expul- 
sion du Ciel : c'est parce qu'il 
protesta contre le haut rang 
donné à Enoch lorsque ce 
dernier passa de sa condition 
de mortel à celle de l'ange 
Métatron ( *• Iblis ou Eblis ). 

Dans la tradition de Salo- 
mon l'histoire raconte qu'Az- 
za était l'ange qui a révélé au 
roi juif les mystères célestes, 
faisant ainsi de Salomon 
l'homme le plus sage de la 
Terre. 

Dans le Talmud, on dit 
que les Sedim ( anges gar- 
diens assyriens ) ont été « en- 
gendrés avant le Déluge par A^a 
etA^ael sur le corps de la malfai- 
sante Naamah, fille Lamech» 
[ ref : Thompson, Magie Sémi- 
tique, pp. 44-45]. 

Dans son introduction à 3- 
Enoch, Odeberg remarque 
que l'un des deux groupes 
d'anges menés par Métatron 
était sous la direction d'Azza 
(le groupe des anges de la 
Justice). A l'évidence, Azza 



n'était pas encore déchu en 
ce temps-là. 

Azzael ( Azza ) : alors que 
dans certaines sources Azza 
et Azzael sont cités comme 
deux anges distincts et indé- 
pendants, ils semblent être 
un seul et même ange dans 
d'autres sources. Les ortho- 
graphes varient : Assiel, Aza- 
zel, Azzazel, etc. 

Dans la première partie de 
3-Enoch, Azzael est représen- 
té comme l'un des trois anges 
de bonté (Uzza et Azza 
étant les deux autres), habi- 
tants du 7 e Ciel ; il est cepen- 
dant représenté plus tard 
comme un ange déchu, et il 
est classé avec Azza comme 
l'un des Maskim ^. 

Pour avoir vécu maritale- 
ment avec les filles des hom- 
mes, il fut puni ( avec Uzza ) 
en ayant le nez percé. Il en- 
seigna la sorcellerie, art grâce 
auquel l'homme peut ( ou 
pouvait à un moment) faire 
descendre du ciel le Soleil, la 
lune et les étoiles, afin d'en 
faire des objets de vénération 
plus proches [ref: L'Alpha- 
bet de Rabbi Akiba ; Bamber- 
ger, Anges Déchus (p. 127) ; 
le Midrash Petirat Mosheh ]. 



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166 




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a&rs/^sawc/ 



Un talisman réputé pour avoir la faculté 
de faire tomber les étoiles du ciel. 



Dans The Book of Cérémonial Magic de Waite. 



Baabiel : dans la Kabbale, 
un ange servant au premier 
Ciel [ ref : Le Sixième et le Sep- 
tième Livre de Moïse ] . 

Baal Davar : un terme 
pour l'adversaire ( ha-satan ) 
utilisé par les juifs hassidi- 
ques du XVIII e siècle [ref: 
Bamberger, Anges Déchus ] . 

Baal-Peor ( Belphégor ) 

Babel ( Babiel ) : dans de 
Abano, L'Heptaméron, un des 
messagers de la planète Jupi- 
ter. Il est cité de plusieurs 
manières comme un ange du 
mercredi et/ou du vendredi, 
et il ne doit être invoqué 
qu'avec l'invoquant situé face 
au Sud ou à l'Ouest. Dans la 
Kabbale, il est généralement 
un résident du 3 e Ciel. 

Babhne'a : un ange puis- 
sant dont le nom est inscrit 
en caractères hébraïques sur 
les «pièges à diable» en terre 
cuite babyloniens 1 et invoqué 



1 NdT : Les Hébreux vivant à Baby- 
lone enterraient aux quatre coins des 
fondations de leur maison des bols ou 
des coupes en terre cuite, gravés de 
textes magiques en spirale. Ils étaient 
destinés à protéger les habitations et 
leurs occupants des attaques des mau- 
vais esprits et des influences maléfiques 
de démons demeurant dans la terre. 
Certains de ces pièges à diable sont gra- 
vés en hébreu, d'autres en syriaque, et 
d'autres encore en mandaïte, un dia- 
lecte sémitique. Le British Muséum en 
possède une imposante collection, dont 
le plus ancien remonte au I" ou II' siè- 
cle av. JC. 



pour la protection contre le 
mal [ ref : Budge, Amulettes et 
Talismans, p. 288 ]. 

Bachanoe ( ou Bacha- 
nael) : dans l'occultisme, un 
ange du premier Ciel et diri- 
geant du lundi. 

Bachiel ( Baciel ) : un des 
anges de l'Air, servant au 4 e 
Ciel et invoqué à partir de 
l'Est. Bachiel est aussi identi- 
fié comme l'un des esprits de 
la planète Saturne. Dans 
0%ar Midrashim (II, 316), il 
est l'un des gardes angéliques 
du Vent d'Ouest. 

Bachliel : l'un des gardes 
angéliques du vent du Sud. 

Badariel ( Batarjal ) : un 
des 200 anges déchus [ref: 
1 -Enoch, 69:2 ]. 

Badpatiel : le nom d'un 
ange inscrit sur une amulette 
orientale hébraïque ( kamea ) 
pour écarter le mal [ref: 
Schrire, Amulettes Hébraïques]. 

Bae : dans Le Testament de 
Salomon, un ange à qui l'on 
fait appel pour l'exorcisme 
des démons. 

Bael ( Baal seigneur ou maî- 
tre) : dans le Zohar, Bael est 
l'équivalent Raphaël. Cepen- 
dant, dans les grimoires et 
dans Jean Wier, Pseudo-Mo- 
narchia, il est un grand roi des 
Enfers, servant dans la divi- 



168 



sion Est de l'Enfer, et assisté 
de 60, ou 70 légions de dia- 
bles. 




Quand il est invoqué, il se 
manifeste sous la forme 
d'une créature à trois têtes 
( crapaud, homme, chat). 

Ba-En-Kekon (Bainkho- 
okh) : un ange-Eon, men- 
tionné dans le livre gnostique 
Pistis Sophia et désigné 
comme « l'âme des ténèbres ». Il 
provient du Uvre des morts 
égyptien. 

Bagdal : dans la Magie 
Transcendantak de Lévi, un gé- 
nie qui gouverne avec Araziel 
le signe du Taureau dans le 
zodiaque. 

Bagdial ( fictif) : un ange 
corpulent chargé de distri- 
buer les cartes aux nouveaux 
arrivants au Ciel le plus bas ; 
ces cartes donnent droit à un 
nouveau « corps » pour les 
détenteurs. 

Bagdial est une invention 
d'Isaac Bashevis Singer et se 
trouve dans sa nouvelle 



« L'Entrepôt », Cavalier ( jan- 
vier 1966). 

Baglis : d'après le Nucté- 
méron d'Apollonius de Tyane, 
un génie de la mesure et de la 
balance. Baglis ne peut être 
invoqué qu'à la 2 e heure du 
jour. 

Bagnael : l'un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent d'Est [ref: 
O^ar Midrashim II, 316 ]. 

Bahaliel : un autres des 
nombreux gardes angéliques 
des portes du vent d'Est 
[ ref : O^ar Midrashim II, 
316]. 

Bahman ( Barman ) 

Bahram ( Barman ) 

Baijel : dans la Kabbale, 
Baijel est un ange servant au 
5 e Ciel [ ref : Le Sixième et le 
Septième Uvre de Moïse ]. 

Bainkhookh (Ba-En-Ke- 
kon) 

Baktamael : l'un des 
nombreux gardes angéliques 
des portes du Vent d'Ouest 
[ref: 0%ar Midrashim II, 
316]. 

Balam ( Balan ) : aupara- 
vant un ange de l'ordre des 
Dominations ; maintenant en 
enfer, « un terrible et puissant 
roi, avec trois têtes ( taureau, bé- 
lier, homme ) et la queue d'un 



169 



serpent». Nu, il monte à che- 
val sur un ours (voir repré- 
sentation dans de Plancy, 
Dictionnaire Infernal, éd. de 
1863). Il commande 40 lé- 
gions d'esprits infernaux 
[ ref : Grand Grimoire ] . 

Balay : dans de Abano, 
L'Heptaméron, et Barrett, Le 
Mage, un ange du lundi rési- 
dant au premier Ciel. Pour 
l'invoquer, on doit faire face 
au Nord. 

Balberith ( Berith, Beal, 
Elberith, Baalberith ) : un ex- 
prince de l'ordre des Chéru- 
bins. A présent en Enfer, 
Balberith est un grand pon- 
tife et un maître des cérémo- 
nies. Il est habituellement ce- 
lui qui contresigne ou au- 
thentifie les signatures sur les 
pactes conclus entre les mor- 
tels et le diable. Il est appelé 
le « scripteur » et figure ainsi 
sur les documents rédigés 
dans les Enfers. 

Dans L'Encyclopédie de la 
Sorcellerie et de la Démonologie, 
Balberith y figure comme dé- 
mon qui possède le corps de 
Sœur Madeleine à Aix-en- 
Provence, et qui lui révèle les 
noms des autres diables [ ref : 
Michaëlis, Histoire Admirable 
de la Possession et Conversion 
d'une pénitente séduite par un 
magicien ; de Plancy, Diction- 
naire Infernal (éd. 1863), où, 



en tant que Berith, il est re- 
présenté sur un cheval avec 
une couronne sur la tête ]. 

Baldach : un ange invo- 
qué en magie rituelle, cité par 
Waite, La Grande Clavicule de 
Salomon. 

Balhiel(Baliel) 

Balidet : un ange de l'Air 
du samedi, s'occupant de 
Maymon -fc. 

Baliel ( Balhiel ) : un ange 
du lundi ( -$- Balay ) invoqué 
à partir du Nord. Il réside 
soit au premier, soit au 2 e 
Ciel [ ref : Le Sixième et le Sep- 
tième Livre de Moïse]. Dans 
O^ar Midrashim (II, 316) en 
tant que Balhiel, il est l'un 
des nombreux gardes des 
portes du vent du Sud. 

Balkin : en magie rituelle, 
un esprit-maître bienveillant, 
seigneur, et roi des monta- 
gnes du Nord. L'esprit do- 
mestique Luridan est sont as- 
sistant [ref: Scot, Découverte 
de la Sorcellerie ; Buder, Magie 
Rituelle]. 

Ballaton : un ange appa- 
raissant sur le cercle extérieur 
du pentagramme de Solo- 
mon représenté dans Waite, 
Lemegeton. 

Baltazard : un esprit invo- 
qué en magie salomonique 
pour l'acquisition d'une jarre- 



170 



tière [ref: Grimorium Ve- 
rum ]. 

Balthial ( Balthiel ) : dans 
3-Enoch, un des 7 anges pla- 
nétaires, et le seul capable de 
déjouer les machinations du 
mauvais génie de la jalousie 
[ref: Le Testament de Salo- 
mon]. 

Banech : un des anges des 
7 planètes invoqué dans les 
rites de conjuration [ ref : Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse]. 

Baniel : un esprit inférieur 
invoqué dans les rites magi- 
ques de Salomon [ref: Gri- 
morium Verum ; Shah, Le Sa- 
voir Secret de la Magie ] . 

Baraborat : dans la tradi- 
tion occulte, un esprit de la 
planète Mercure. Il est un 
ange du mercredi, résident 
soit au 2 e , soit au 3 e Ciel, et 
invoqué à partir de l'Est 
[ref: de Abano, L'Heptamé- 
ron; Barrett, Le Mage II ]. 

Baracata : un esprit invo- 
qué en prière par le Maître de 
l'Art dans les conjurations de 
Salomon [ ref : Waite, Le Li- 
vre de la Magie Noire et des Pac- 
tes]. 

Barach : un ange du 
Sceau, utilisé en conjuration 
[ ref : Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse]. 



Barachiel ( Barakiel ) 

Baradiel (Yurkemo, Yur- 
kei, Yurkemoi ) : l'un des 
7 grands Archanges et un 
prince du 3 e Ciel où Baradiel 
partage le pouvoir avec l'ange 
Shaphiel. Baradiel exerce aus- 
si sa domination sur la grêle, 
avec Nuriel et d'autres anges 
[ref: 3-Enoch]. 

Barael : dans le mysti- 
cisme juif, un des 7 anges du 
Trône haut placés et rési- 
dents du premier Ciel. Il aide 
à « exécuter les ordres des Poten- 
tats» d'après Le Livre de 
l'Ange Ra^iel [ref: Cornélius 
Agrippa, La Philosophie Occulte 
III ; de Abano, Elementia Ma- 
gic a]. 

Barah : «f avatar sanglier», 
une des 10 incarnations de la 
divinité dans la tradition vé- 
dique [¥ Avatar]. 

Barakiel (Barachiel, Bar- 
biel, Barchiel, Barkiel, Bara- 
qiel, etc., foudre de Dieu) : un 
des 7 Archanges, un des 
4 Séraphins dirigeants, ange 
du mois de février et prince 
du 2 e Ciel, tout comme de 
l'ordre des Confesseurs. 

Barakiel exerce sa domina- 
tion sur la foudre ( ou les 
éclairs ) ; il est aussi l'un des 
principaux anges de la pre- 
mière et de la 4 e Altitude, ou 
Chœur, dans YAlmadel de Sa- 



171 



lomon. En outre, il est diri- 
geant de la planète Jupiter, 
ainsi que du signe zodiacal 
du Scorpion ( comme le note 
Camfield dans Un Discours 
Théologique sur les Anges ) et du 
signe des Poissons. 

Avec les anges Uriel et Ru- 
biel, Barakiel est invoqué 
pour apporter la réussite 
dans les jeux de hasard selon 
de Plancy, Dictionnaire Infernal 
[ref: Ginzberg, La Légende 
des Juifs 1,140]. 

Barakon : un ange invo- 
qué dans les rites de conjura- 
tion salomonique [ ref : Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon\. 

Baragel ( Barakiel ) : un 
des anges déchus dans le 
classement d'Enoch. 

Baraqijal : cité dans Le 
Livre des Jubilés, c'est l'un des 
Veilleurs ( Egrégores ) qui se 
sont unis aux filles des hom- 
mes, un incident abordé dans 
la Genèse VI. 

Aujourd'hui, Baraqijal est 
un démon habitant les ré- 
gions infernales où il ensei- 
gne l'astrologie. Il est décrit 
comme l'un des guides (l'un 
des chefs de dizaine) d'une 
troupe d'anges déchus 1 dans 
1 -Enoch [ -^ Barakiel, dont 



Baraqijal pourrait simplement 
être une variante ]. 

Barattiel : dans 3-Enoch 
1 8:6, quand Tagas ^ voit Ba- 
rattiel « le grand prince angélique 
aux trois doigts » ( avec les- 
quels, semble-t-il, il est capa- 
ble de soutenir le plus haut 
Ciel ), il « ôte la couronne de 
gloire de sa tête et tombe sur la fa- 
ce » [ ^ Ataphiel, qui pourrait 
être une autre variante de Ba- 
rattiel]. 

Barbatos : autrefois un 
ange de l'ordre des Vertus. 
« Ce fait», dit Spence dans 
Une Encyclopédie de l'Occultisme, 
«fut prouvé après d'infinies re- 
cherches ». 




1 NdT : dans Enoch, Dialogues avec Dieu 
et les Anges de Jovanovic et Bruyant, 
l'orthographe en 6:7 est Baraqiel. 



En Enfer, où Barbatos ha- 
bite maintenant, il est grand 
duc, dirigeant plus de 30 lé- 
gions d'esprits. Il «permet de 
comprendre le chant des oiseaux, 
de connaître le passé, et peut pré- 
dire l'avenir». Il peut aussi être 
invoqué dans des rites magi- 
ques, et il apparaîtra volon- 
tiers mais uniquement si le 



172 



Soleil se trouve dans le signe 
du Sagittaire. 

Pour le sceau ou signature 
de Barbatos, voir Jean Wier, 
Pseudo-Monarchia; Waite, Le 
Livre de la Magie Noire et des 
Pactes ( p. 108 ) ; et Lemegeton. 

Barbelo : une grand Ar- 
chonte (puisque de sexe fé- 
minin ) «parfaitement glorieuse, 
et au même rang que le Père de 
Toutes Choses ». Barbelo est 
l'épouse de Cosmocrator 
[ref: L'Evangile de Marie 
gnostique et le Apocryphon de 
Jean ]. Dans les Textes du Sau- 
veur, Barbelo est la fille de 
Pistis Sophia, procréatrice 
des anges supérieurs. 

Barbiel (Barbuel, Baruel): 
autrefois un prince de l'ordre 
des Vertus et de l'ordre des 
Archanges. Il est l'ange du 
mois d'octobre, et l'un des 28 
anges gouvernant les 28 mai- 
sons de la lune. 

Dans Barrett, Le Mage, 
Barbiel est l'équivalent de Ba- 
rakiel (ce qui ferait aussi de 
Barbiel un dirigeant du mois 
de février). Dans le monde 
inférieur, Barbiel sert comme 
l'un des 7 Electeurs, sous la 
suzeraineté de Zaphiel. 

Barchiel ( Barakiel ) 

Barcus : dans le Nuctémé- 
ron d'Apollonius de Tyane, 
Barcus est un génie ( c'est-à- 



dire un ange) de la quintes- 
sence ; il est aussi l'un des gé- 
nies de la 5 e heure. 

Bardiel ( Barchiel, Bara- 
diel) : dans la légende juive, 
l'ange de la Grêle, avec Nu- 
riel, les Kadishin ( Quadisin ) 
et d'autres anges. 

Baresches ou Bareschas 

( commencement ) : dans les gri- 
moires, un grand ange invo- 
qué pour obtenir la femme 
désirée par l'invoquant. 

Barginiel : un ange gou- 
vernant la 7 e heure du jour 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Bariel : ange dirigeant la 
11 e heure du jour ; l'ange aus- 
si du 4 e pentacle de la planète 
Jupiter [ref: Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon, p. 
64]. 

Barinian : être suprêmes, 
« anges exaltés » dans la tradi- 
tion perse. Ils sont aussi ap- 
pelés Huristar [ref: Le Da- 
bistan ]. 

Barkaial ( Baraqijal ) 

Barkeil : ange de la tradi- 
tion mandéenne [ref: Po- 
gnon, Inscriptions Mandaïtes des 
Coupes de Khouabir]. 

Barkiel ( Barakiel ) : dans 
0%ar Midrashim II, 316 un des 
nombreux gardes angéliques 
des portes du vent d'Est. 



173 



Barku ( Rimmon ) 

Barman (Bahman, Bahr- 
am ) : dans l'ancienne cosmo- 
logie perse, un grand mihr 
( ange ) préposé à tous les 
animaux sur la terre, excepté 
l'homme. Barman était aussi 
le chef des 30 anges désignés 
pour présider les 30 jours du 
mois [ ref : Hyde, Historia Re- 
ligionis Veterum Persarum ]. 

Dans Le Dabistan, Barman 
est l'un des Amesha spentas, 
« la première intelligence, le pre- 
mier Ange (...) en fonction duquel 
agissent les autres esprits ou an- 
ges ». Il est « le plus puissant des 
anges que les musulmans appel- 
lent Jabriel » ( Gabriel ). Il 
était l'ange de janvier et gou- 
verneur du 2 e jour du mois. 

Barman est habituellement 
représenté sur une pierre 
rouge, avec une forme hu- 
maine et une couronne rouge 
sur la tête. Dans R/tbaiyat, 
Omar Khayyam chante 
« Bahram, le grand Chasseur». 

Barpharanges ( Sesenges 
Barharanges ) : dans le gnos- 
ticisme, Barpharanges est 
l'une des puissances chargées 
de la source des eaux de la 
vie (c'est-à-dire le baptême 
céleste ). 

Son nom apparaît dans les 
textes magiques coptes. Voir 
Raphaël, ange de l'Eau bap- 
tismale [ ref : Bruce Codex ; 



Doresse, Les Livres Secrets des 
Gnostiques Egyptiens ] . 

Barsabel (Barzabel): dans 
Le Mage, un des anges gou- 
vernant la planète Mars. Son 
nombre cabalistique est 325. 

Bartyabel : d'après Para- 
celse et sa doctrine des Talis- 
mans, Bartyabel est un esprit 
de Mars, servant l'ange Gra- 
phiel qui est l'intelligence 
présidant cette planète [ ref : 
Christian, L'Histoire et la Pra- 
tique de la Magie I, 3 1 8 ] . 

Bartzachiah (Barzachia): 
nom d'ange inscrit sur le 1 er 
pentacle de la planète Mars, 
avec les noms d'Ithuriel, Ma- 
diniel et Eschiel ; tous ces 
noms angéliques étant écrits 
en caractères hébraïques 
[ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon ] . 

Baruch {saint): principal 
ange gardien de l'Arbre de 
Vie, d'après Y Apocalypse de Ba- 
ruch [ ^ Raphaël qui est aussi 
présenté comme l'ange gar- 
dien de l'Arbre de Vie ]. 

Dans {Apocalypse de Ba- 
ruch\ Baruch voyage à travers 
les cinq Cieux, dont le 1 er et 
le 3 e , où il voit des « monstres 
à V aspect mauvais ». 

Dans le premier système 
gnostique, Baruch était l'un 

1 NdT : Davidson ne donne pas le dé- 
tail. Vraisemblablement ici ^Apocalypse 
grecque de Baruch, dite aussi 3-Baruch. 



174 



des trois anges envoyés par 
Elohim (Dieu) « pour secourir 
l'esprit dans F homme ». Dans la 
tradition de la sorcellerie, Ba- 
ruch est l'un des 7 diables à 
avoir possédé le cops de 
Sœur Seraphica de Loudun 
[ref: Mead, Fragments de la 
Foi Oubliée, p. 196 ]. 

Baruchiachel : dans 3- 
Enoch, un des 7 grands diri- 
geants planétaires, et le seul 
capable de mettre en déroute 
le démon féminin Strife 
[ref: Le Testament de Salo- 
mon ]. 

Barya'il : dans les écrits 
apocalyptiques islamiques, un 
ange que rencontra le soufi 
Abu Yazid au 7 e Ciel. 

Barya'il s'avère être « de la 
taille d'une distance qu'on par- 
court en 500 ans » [ cf. les di- 
mensions tout aussi fantasti- 
ques des anges, mesurés en 
parasanges dans la tradition 
perse]. Il est le chef d'in- 
nombrables habitants sem- 
blables au Ciel. 

Comme dans des cas pré- 
cédents, et dans d'autres 
Cieux (l'ange Là-widh au 2 e 
et Nayà'il au 4 e ), Barya'il pro- 
pose au soufi « un tel royaume 
qu'aucune langue ne peut le décri- 
re». Mais l'offre, ou pot-de- 
vin, est décliné, Abu Yazid 
demeurant constant dans sa 
dévotion à Dieu pendant 



tout son ascension céleste 
( mir'aj ) [ ref : Nicholson 
Une Version Arabe Primitive, 
etc]. 

Basasael ( Basasaeyal ) : 
dans 1 -Enoch, un Archange 
malfaisant. 

Bashmallin ( Hashmal- 
lim ) : un ordre d'anges équi- 
valent aux Dominations. 

Baskabas : une variante 
de Kasbak, et l'un des noms 
secrets de l'ange Métatron. 

Basus : dans les textes des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 4 e entrée céleste. 

Bataliel : un des dirigeants 
des 12 signes du zodiaque. 

Batarel ( Batariel, Bada- 
riel, Batrael, Batarjal, Meta- 
rel) : un des 200 anges dé- 
chus selon Enoch. Il peut 
être invoqué dans des rites 
cérémoniels magiques. Le 
nom Batariel apparaît dans le 
Talisman 4 du Sage des Pyra- 
mides [ voir reproduction 
dans Waite, Le Livre de la Ma- 
gie Noire et des Pactes, p. 95 ]. 

Batarjal ( Batarel ) 

Bathor : en magie blan- 
che, un des 7 esprits olym- 
piens, connus comme les 
Electeurs ou les Régisseurs 
du Ciel. 



175 



Bat(h)Qol (Bath Kol, voix 
céleste on fille de la voix) : un 
saint ange gardien dont il est 
dit qu'il a visité dans sa cel- 
lule un sage du II e siècle, Si- 
meon ben Yohai, réputé au- 
teur du Zohar. De nombreux 
rabbins considèrent que Bat 
Qol est une forme de décla- 
ration divine lors des derniers 
jours, quand la prophétie 
avait cessé. 

Elle ( car Bat Qol est une 
femme ) est symbolisée par 
une colombe et sous cette 
forme, elle peut être compa- 
rée à l'Esprit Saint dans la 
théophanie du Nouveau Tes- 
tament [ ref : Pirke Aboth ; le 
Zohar ; Newman et Spit2, 
L 'Anthologie Talmudique ; Ful- 
ler, Sagesse Secrète de la Kabba- 
le]. Dans une invocation sy- 
riaque (rapporté par le Le 
Livre de la Protection ) Bat Qol 
est désignée comme « la 
Voix qui crie à Caïn le meurtrier 
"Où est ton frère Abel ?" » 

Batsran : un des nom- 
breux noms de l'ange Méta- 
tron. 

Bat Zuge : un terme dési- 
gnant la malfaisante Lilith -#• 
lorsqu'elle est considérée 
comme la 10 e des 10 Sefiroth 
« non-saintes » ( ou émana- 
tions divines issues du côté 
gauche de Dieu ) [ ref : le Zo- 
har, suppl]. 



Bazathiel : l'un des gardes 
angéliques du premier Ciel 
[ Cf. Hechaloth Rabbati]. 

Bazazath ( Raphaël-Baza- 
zath ) : Archange résidant au 
2 e Ciel. Dans Le Testament de 
Salomon et généralement dans 
les traités de magie, il est dit 
que parmi d'autres exploits, 
Bazazath ( ou Bazazarath ) a 
mis en fuite un dragon ailé 
femelle du nom d'Obizuth. 

Baz Baziah : un ange tal- 
mudique invoqué pour soi- 
gner les problèmes cutanés 
[ref: Le Talmud Shabbath, 
fol. 67]. 

Bazkiel : un garde angéli- 
que du 3 e Ciel [ ref : O^arMi- 
drashiml, 116]. 

Baztiel : dans les textes 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ) un garde angéli- 
que de la première entrée cé- 
leste. 

Bealphares : bien que dé- 
peint comme un démon par 
Jean Wier, Pseudo-Monarchia, 
Bealphares est aussi décrit 
comme « le plus noble porteur 
qui ait jamais servi l'homme sur 
la terre ». Aussi doit-il être ap- 
pelé « esprit bienveillant ». 

De plus, il n'est pas réfé- 
rencé comme un démon 
dans l'exhaustif Dictionnaire 
Infernal, ni dans d'autres regis- 
tres de hiérarques infernaux. 



176 



Bearechet : un ange du 
Sceau, cité dans Le Sixième et 
le Septième Uvre de Moïse. 

Bêtes du Champ : dans le 
Zohar et généralement dans 
les ouvrages cabalistiques, 
cette expression désigne sou- 
vent les anges supérieurs. 

Beatiel : un ange servant 
au 4 e Ciel [ ref : Le Sixième et 
le Septième Uvre de Moïse ] . 

Béatrice ( Portinari ) : la 
Béatrice de Dante dans la 
Vita Nuova et La Divine Co- 
médie (particulièrement dans 
la 3 e partie, Le Paradis ). 
Dante rencontre sa bien-ai- 
mée au Paradis : il la voit 
comme un ange et elle le 
mène à l'Empyrée, un des 
domiciles de Dieu. 

Beburos : un des 9 anges 
qui gouvernera « à la fin du 
monde », d'après )! Apocalypse 
d'Esdras 6:2 [ ref : Bibliothèque 
des Pères Ante-Nicéens 8, 573 ]. 
Pour le nom des 8 autres an- 
ges * Anges à la Fin du 
Monde. 

Bedaliel : ange invoqué 
pour commander ou exorci- 
ser des démons, comme il est 
précisé dans les traités goéti- 
ques [ref: Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon ]. 

Bedrimulael ( Abeduma- 
bal) 



Beelzebub ( Belzebud, 
Belzaboul, Beelzeboul, Baal- 
sebul, etc. dieu des mouches) : 
dieu syrien à l'origine, 
Beelzebub est un dieu d'Ek- 
ron en Philistie dans 2-Kois 
(1:3 V. Dans la Kabbale, il 
est le chef des 9 hiérarchies 
malfaisantes du monde infé- 
rieur. 

Dans Matthieu 10:25, Marc 
3:22 et Luc 11:15, Beelzebub 
est chef des démons, «prince 
des diables» {Matthieu 12:24), 
mais doit être distingué de 
Satan comme il l'est aussi 
dans la magie médiévale et 
autres textes [ref: Legge, 
Précurseurs et Rivaux du Chris- 
tianisme^, 108]. 

Dans l'Evangile de Nicodème, 
au cours de ses trois jours en 
Enfer, le Christ donne à 
Beelzebub la domination du 
monde inférieur, lui témoi- 
gnant sa reconnaissance pour 
lui avoir permis d'emmener 
au Ciel Adam et les autres 
« saints en prison », et ce mal- 
gré les objections de Satan 2 . 

« Le Seigneur des Mouches » 
était un titre populaire pour 
qualifier Beelzebub. Les 
écrits gnostiques de Valentin 
donnaient « Seigneur du chaos ». 



1 NdT : les versions françaises donnent 
souvent les orthographes suivantes : 
Baal-Zeboub, Baal-Zébub ; Eqrôn ; et 
la Samarie au lieu de la Philistie. 

2 NdT : dans la version française de cet 
apocryphe, c'est bien Belzébuth. 



177 




Satan et Belzebuth, en grande discussion sur 
la stratégie à suivre pour la bataille à venir. 

Illustration du Paradis Perdu 
d'après une sculpture de Darodes. 

Hayley 
The Poetical Works ofjohn Milton. 



Dante assimilait Beelzebub 
à Satan, mais dans son Para- 
dis Perdu I, 79, Milton le 
classe «premier en pouvoir après 
[ Satan ] et le plus proche en cri- 
me » ; dans I, 1 57, Satan 
s'adresse à Beelzebub par 
l'expression « Chérubin tom- 
bé». 

Dans l'édition de Hayley 
des Œuvres Poétiques de John 
Milton (Londres, 1794), une 
illustration montre Satan 
« s' entretenant avec Bel^ebuth ». 

Chez Gurdjieff, Récits de 
Bel^ebuth à son petit-fils, l'ange 
Beelzebub est le héros. 

Behemiel (Hariel, Hash- 
mal ) : un ange qui exerce sa 
domination sur les animaux 
apprivoisés. Behemiel est 
chef de l'ordre des Hashmal- 
lim, un ordre équivalent à ce- 
lui des Chérubins. 

Behémoth : un monstre 
mâle du chaos ( baleine, cro- 
codile, hippopotame ) créé le 
5 e jour et associé de près au 
Léviathan femelle [ ref : Apo- 
calypse de Baruch, 29 1 ]. Egale- 
ment identifié à Ra-hab, ange 
primordial de la mer, et à 
l'ange de la Mort. 

Dans la théologie catholi- 
que romaine, Behémoth est 
le principal des Ténèbres, 
bien que Job (40:19) lui 



donne un sens opposé : « il 
est le chef des chemins de Dieu ». 
Voir la représentation de 
Behémoth sous la forme d'un 
éléphant avec des pieds 
d'ours dans l'Histoire de la Ma- 
gie de Seligmann, et aussi l'es- 
tampe de Blake Behémoth et 
Uviathan. 

Beleth (Bileth, Bilet, By- 
leth ) : ange déchu qui appar- 
tenait autrefois à l'ordre des 
Puissances dans lequel il es- 
père retourner. 




1 NdT : X Apocalypse syriaque de Baruch ou 
2-Baruch. 



Il se trouve en Enfer où il 
dirige 85 légions de démons. 
Il est un roi, monte un cheval 
de couleur pale, et il est an- 
noncé au son des trompettes. 
Son sceau ou signature est 
reproduit dans Waite, Le Li- 
vre de la Magie Noire et des Pac- 
tes, p. 169, et dans Lemegeton. 
Le fait que Beleth ait appar- 
tenu à l'ordre des Puissances 
«fut prouvé après d'infinies re- 
cherches » précise Spence dans 
Une Encyclopédie de l'Occultisme, 
p. 119. 



179 



Belhar ( Bernael ) 

Beli : l'un des gardes angé- 
liques du vent du Nord [ ref : 
0%ar Midrashim II, 316 ]. 

Beliael : comme Beli, un 
garde angélique du vent du 
Nord. 

Bélial ( Béliar ou Berial ) : 
dans Das Buch Beliel de Jaco- 
bus de Teramo, ce grand 
ange déchu, présenté souvent 
comme l'équivalent de Satan, 
est décrit alors qu'il se pré- 
sente à Salomon et qu'il 
danse devant lui. 




Paul demande même 
«Quel accord j a-t-il entre le 
Christ et Bélial ? » dans 2-Co- 
rinthiens 6:15. Ici, Paul le con- 
sidère clairement comme le 
chef des démons, ou comme 
Satan. 

Dans le Paradis Perdu I, 
490-492: «Bélial parut le der- 
nier ; plus impur esprit, plus gros- 
sièrement épris de l'amour du vice 
pour le vice lui-même, ne tomba 
du Ciel». Plus loin (II, 
110-112) Milton parle ainsi 
de Bélial : « Les deux n'ont 
pas perdu une plus belle créature : 



il semblait créé pour la dignité et 
les grands exploits». Et s'em- 
presse d'ajouter : « mais en lui 
tout était faux et vide ». 

« 1/ est possible que ce soit le 
vieux nom pour la Shéol» dit 
Barton dans « Origine du Nom 
des Anges et des Démons ». 

Dans Les Travailleurs de la 
mer, s'inspirant de sources oc- 
cultes, Victor Hugo décrit 
Bélial comme l'Ambassadeur 
de l'Enfer en Turquie [^ 
Mastéma]. 

Comme pour Bileth, ce fut 
seulement « après d'infinies re- 
cherches » qu'on a prouvé que 
Bélial « avait autrefois appartenu 
à tordre des Vertus » précise 
Spence, Une Encyclopédie de 
l'Occultisme (p. 119). 

Béliar « qui ne vaut rien » : 
dans la plupart des sources, il 
est interchangeable avec Bé- 
lial. Dans le Deutéronome, Juges 
et 1 -Samuel, Béliar est tou- 
jours mentionné comme le 
symbole du mal ou sa per- 
sonnification. 

Dans les écrits apocryphes, 
Béliar est le prince des Ténè- 
bres, adversaire suprême de 
Dieu. Dans Le Martyre d'Isaïe, 
il est l'ange de l'Anarchie. 
Dans YEvangile de Barthélémy, 
celui-ci demande à Béliar de 
se présenter et Béliar ré- 
pond : « d'abord, j'étais appelé 
Satanel, ce qui se traduit par mes- 
sager de Dieu, mais lorsque j'ai 



180 



rejeté Fimage de Dieu, on m'appe- 
la du nom de Satanas, qui est un 
ange qui garde l'Enfer ( le Tarta- 
re ) (...) Je fus le premier Ange à 
avoir été façonné (...) Michaël en 
second, Gabriel en troisième, 
Uriel en quatrième, Raphaël en 
cinquième, Nathanael en sixième 
(...) Ceux-ci sont les anges de la 
Vengeance qui furent les premiers 
façonnés » [ ref : James, Le 
Nouveau Testament Apocryphe, 
p. 175]. 

Dans le Lemegeton de 
Waite, Béliar a été créé «juste 
après Lucifer». Comme ange 
déchu, Béliar se vante d'être 
« tombé le premier au sein de la 
pire espèce». Milton l'appelle 
un «fils de Dieu, au faux titre ». 

Selon les exégètes, Béliar 
appartenait autrefois en par- 
tie à l'ordre des Anges, et en 
partie à l'ordre des Vertus. 
Cependant dans L'Influence 
Grecque dans l'Eschatologie Juive, 
Glasson soutient que Béliar 
n'a jamais été un ange et le 
compare à Ahriman, princi- 
pal diable dans la mythologie 
perse, et qui était « indépen- 
dant de Dieu et l'égal opposé de 
Dieu » [ ■$• Ahriman ]. 

La tradition de Béliar, en 
tant que primat de l'Enfer, se 
poursuit également dans 
l'œuvre de deux écrivains 
modernes, Thomas Mann et 
Aldous Huxley : les deux 
considérant Béliar comme le 



modèle et l'exemple même 
du Mal. 

Belphégor ou Belfagor 

ou Baal-Peor ( seigneur de 
l'ouverture ou seigneur Baal du 
Mont Phegor 1 ) : un dieu moa- 
bite de la licence qui fut au- 
trefois, selon les cabalistes, 
un ange de l'ordre des Princi- 
pautés. 

En Enfer, Belphégor est le 
démon des découvertes et 
des inventions ingénieuses. 
Quand il est invoqué, il appa- 
raît sous la forme d'une jeune 
femme. Rufinus et Jérôme 
associent Belphégor à Priape 
( voir Nombres 25:1-3 ). 

De Plancy, dans son Dic- 
tionnaire Infernal, indique que 
certains dignitaires de l'em- 
pire infernal servent comme 
envoyés spéciaux, ou ambas- 
sadeurs auprès les nations de 
la terre, et que Belphégor fut 
accrédité auprès de la France. 

Dans Les Travailleurs de la 
mer, Victor Hugo confirme 
l'accréditation de Belphégor à 
Paris [ ref : Jonson, Le Diable 
est un Ane ; Wilson, Belphégor, 
ou le mariage du Diable 
(1691)]. Selon Milton, Bel- 
phégor est une variante de 
Nisroc {Paradis Perdu VI, 
447 ), chef des principautés. 



1 NdT : ou Péor, sommet du pays de 
Moab, pas localisé précisément, et où 
devrait se situer un sanctuaire dédié à 
Baal. 



181 



Masters dans son Eros <& 
Evil suggère que Belphégor 
est la contrepartie de l'hin- 
dou Rutrem qui est habituel- 
lement représenté avec un 
sexe en érection. Voir repro- 
duction Le Démon Belphégor 
dans Grillot, Musée des Sor- 
ciers, Mages et Alchimistes, p. 
132. 

Belsal : un ange de la pre- 
mière heure de la nuit sous la 
direction de Gamiel [ ref : 
Waite, Eemegeton ]. 

Bel-se-buth ( Beelzebub ) 

Belzeboub ( Beelzebub ) : 
Dante l'identifie à Satan. 

Belzébuth ( Beezebuth ) : 
« Prince des Séraphins » est le 
titre que lui donne Garinet 
dans Histoire de la Magie en 
France. Du point de vue de de 
Plancy ( Dictionnaire Infernal 
III et IV) Belzébuth n'est 
pas un ange, mais un démon, 
ainsi que l'esprit malfaisant 
qui gouverne le mois de 
juillet (le nombre opposé à 
l'ange Verchiel ^ ). 

Benad Hasche {filles de 
Dieu ) : anges de sexe fémi- 
nin auxquels les arabes 
vouent un culte [ref: Pré- 
face de Moore, Ees Amours 
des Anges]. 

Ben Ani : un nom écrit au 
Ciel avec les caractères (la 



langue ) des anges, et invo- 
qué pour commander des dé- 
mons [ref: Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon, p. 
33]. 

Bencul : un des 9 saints 
anges invoqués par rites ca- 
balistiques dans la citation 
générale de Moïse [ ref : Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse, p. 72]. 

Bene Elim (b'ne elohim, 
fils de Dieu 1 ) : anges ou arch- 
anges qui chantent sans cesse 
les louanges de Dieu ; ils ap- 
partiennent à la 10 e subdivi- 
sion de l'ordre des Trônes 
d'après le Zohar et la Pneuma- 
tologie de Mirville. Azazel est 
le chef de l'ordre. Dans le Zo- 
har, le chef est Hofniel. 

Les Bene Elim de la Genèse 
6:2 sont parfois équivalents à 
l'ordre des Ischim -£. Les 
théologiens traduisent sou- 
vent le terme par fils de 
l'homme plutôt qaefils de Dieu, 
afin d'éviter d'attribuer aux 
anges le péché d'une implica- 
tion sexuelle avec les mortels. 

Bene ha Elohim (lit. en- 
fants de Dieu ) : des anges, les 
mêmes que les Bene Elim pré- 
cédents. Pour Rabbi Simeon 
ben Johai, ceux qui tradui- 
sent ha-Elohim par fils de 
Dieu sont dans l'erreur et de- 
vraient être maudits [ ref : 



1 NdT : fils au pluriel. 



182 



Bamberger, Anges Déchus ]. 

Dans le Targum d'Onkelos et 
Jonathan, « Fils des Chefs » est 
le titre donné aux Bene ha- 
Elohim. 

Beniel : un ange conférant 
le don l'invisibilité et invoqué 
pour commander les démons 
[ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon, p. 45 ]. 

Ben Nez {faucon ) : un 
nom pour l'ange Rubiel, ou 
Ruhiel. Ben Nez exerce sa 
domination sur le vent. Sui- 
vant la tradition (Talmud 
Baba Bathra, 25a ), il « retient le 
vent du Sud avec ses ailes, de 
crainte que le monde ne soit consu- 
mé». Ben Nez est présenté 
soit comme une montagne, 
soit comme un ange [ref: 
Budge, Amulettes et Talismans ; 
Ginzberg, La Légende des Juifs 
1, 12 et V, 47]. 

Beodonos : dans la Grande 
Clavicule de Salomon de Ma- 
thers, un ange invoqué dans 
la conjuration du Roseau. 

Beratiel : un des anges di- 
rigeant la 12 e heure du jour 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Berekeel ( Dieu est ma bé- 
nédiction ) : un ange des sai- 
sons dans la tradition éno- 
kienne(l-E«o^, 82:17). 

Berial ( Bélial ) 

Berith ( Balberith ) 



Berka'el : dans la tradition 
énokienne, Berka'el est un es- 
prit dirigeant les trois mois 
de l'année, servant sous les 
ordres de Melkejal ^. 

Berkiel ( Berekeel ) 

Bernael : dans la tradition 
Falasha, l'ange des Ténèbres ; 
quand il est identifié à Beliel, 
ou donné comme l'équivalent 
de Beliel, il est alors l'ange du 
Mal. 

Beshter : le nom de Mi- 
chaël dans la tradition perse. 
Il était considéré comme le 
pourvoyeur de la subsistance 
à l'humanité, ce qui ferait de 
lui l'égal de Métatron [ref: 
Sale, Le Coran, Discours Pré- 
liminaire]. 

Bêtes Divines : (Hayyoth) . 

Bethor ( Betor ) : l'un des 
7 anges suprêmes dirigeant 
les 196 provinces qui divisent 
le Ciel. Bethor dirige 42 ré- 
gions olympiennes et com- 
mande aux rois, princes, 
ducs, etc., et «gouverne toutes 
les choses qui sont attribuées à [ la 
planète ] Jupiter ». 




rWv^ 



En outre, 29.000 légions 
d'esprits exécutent ses ordres 
[ref: Cornélius Agrippa, La 
Philosophie Occulte où l'on peut 



183 



trouver le sceau de cet Ange ; 
Budge, Amulettes et Talismans, 
où son sceau est également 
reproduit]. 

Bethuael [maison de Dieu): 
l'un des 28 anges gouvernant 
les 28 maison de la lune. 

Bethuel : un nom d'ange 
inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques]. 

Betuliel : un des anges 
gouvernant le zodiaque [ ref : 
Agrippa, La Philosophie Oc- 
culte, III]. 

Bezaliel : un des nom- 
breux gardes angéliques du 
vent du Nord [ ref : 0%ar Mi- 
drashim, 316 ]. 

Bezrial : l'un des gardes 
angéliques du 3 e Ciel, cité 
dans Pirke Hechaloth. 

Bhaga : dans la tradition 
védique, une des 7 (ou 12) 
divinités célestes, analogues 
aux anges judéo-chrétiens 
[ * Adityas ]. 

Bibiyah : un des nom- 
breux noms de l'ange Méta- 
tron. 

Bifîel : dans les textes des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique de 
la 6 e entrée céleste. 

Bigtha ( Biztha ) : dans 



La Légende des Juifs de Ginz- 
berg, un des 7 anges de la 
Confusion : également l'un 
des deux presseurs du pres- 
soir. Dans la maison d'Aha- 
suerus, Bigtha est un ange de 
la Destruction. 

Bileth ( Beleth ) 



Binah ( intelligence ) : la troi- 
sième Se/ira ■#■. Dans Le Livre 
des Mystères Cachés, Binah est 
appelé la mer [ ref : Runes, La 
Sagesse de la Kabbale ] . 

Biqa ( amharique 1 bonne 
personne ou personne bien ) : le 
nom initial de l'ange Kasbeel 
$\ Après la chute de Kasbeel 
( il a péché en se détournant 
de Dieu au moment même 
où il a été créé ), il a été re- 
baptisé Kazbeel « celui qui 
ment à Dieu ». 

Bizbul ( en Zebul ) : un 
nom secret de Métatron, 
d'après Rabbi Inyanei bar 
Sisson [ref: Les Visions 
d'Etçéchiel]. 

Blaef: dans la tradition 
occulte, un ange de l'Air du 
vendredi, aux soins des Sara- 
botes et soumis au vent 
d'Ouest [ref: de Claremont, 
Le Livre de Magie des Anciens]. 

Blautel : un ange invoqué 
en nécromancie [ ref : Ma- 



1 NdT : langue sémitique de la pro- 
vince d'Amhara, Ethiopie. 



184 



thers, La Grande Clavicule de 
Salomon]. 

Bludon : un des 7 Elec- 
teurs (Dirigeants, ou esprits 
planétaires du monde infé- 
rieur) dans le classement de 
Cornélius Agrippa. Bludon 
remplace Ganael dans les di- 
rigeants planétaires cités par 
Conybeare, Lje Testament de 
Salomon. 

Bne Seraphim : dans la 
Kabbale pratique, l'ange gou- 
vernant la planète Mercure. 
Dans la magie talismanique, 
il est l'intelligence de la pla- 
nète Vénus [ ref : Barrett, Le 
MageIÏ,U7]. 

Boamiel : un des 6 anges 
placés au dessus des 4 parties 
du Ciel, d'après Le Livre de 
l'Ange Ratçiel. Les 5 autres 
sont Scamijm, Gabriel, Adra- 
el, Dohel, Madiel [ref: Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse]. 

Bodiel : prince dirigeant 
du 6 e Ciel, d'après le Hecha- 
loth Zoterathi, cité dans 3- 
Enoch 17. Les anges diri- 
geants habituellement dési- 
gnés sont Sabath, Sandal- 
phon, Zachiel et Zebul. 

Boel ( Dieu est en lui, Boul, 
Booel, Bohel, Dohel) : un 
des 7 anges du Trône haut 
placés, résidant au premier 
Ciel. 



Boel détient les 4 clefs des 
4 coins de la terre ; quand il 
déverrouille les portes et 
quand les deux Chérubins 
gardes le permettent, tous les 
hôtes angéliques peuvent en- 
trer dans le jardin d'Eden 
[ ref : Zohar ( Exode 133b ) ]. 

Selon Barrett, Le Mage, 
Boel ne réside pas au premier 
Ciel mais au 7 e . L'étoile ( ou 
plutôt la planète ) qu'il gou- 
verne est Saturne [ref: de 
Abano, L'Heptaméron ; Le Li- 
vre de l'Ange Ra^iel ; Le Livre 
des Hechaloth ; 0%ar Midra- 
shim\. 

Bonne Etoile : ( Ange 
Gardien, Etoiles ) 

Briel : un des 70 anges fi- 
gurant sur une amulette pour 
femmes en couches. Voir les 
Annexes pour tous les noms. 

Brieus : un ange qui, soi- 
disant, est le seul capable de 
venir à bout des intentions 
du démon Rabdos [ ref : Co- 
nybeare, Le Testament de Salo- 
mon ; Shah, Le Savoir Secret de 
la Magie \. 

Bualu : l'un des 8 anges de 
l'Omnipotence employé dans 
les rites de conjuration. Atue- 
suel, Ebuhuel, Tabadu, Tula- 
tu, Labusi, Ublisi appartien- 
nent à ce groupe [ref: Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse, p. 85 ]. 



185 














!»*iéS 




L'ange du Seigneur arrêtant l'ânesse de Balaam 
dans Nombres 22, vu par Rembrandt. 

Reproduit du livre de Régamey, Anges. 



Les instructions cabalisti- 
ques pour faire apparaître ces 
anges précisent qu'ils « doivent 
être appelés trois fois depuis les 
quatre coins du monde avec une 
voix claire et puissante, et lorsque 
le nom de chacun est prononcé 
trois fois, trois sons doivent alors 
être émis par la corne ». 

Buchuel : un nom d'ange 
inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ ref : Schrire, 
Amulettes Hébraïques ] . 

Buddha ( Budh Avatar ) 

Budh Avatar ( Buddha ) : 
le 9 e des 10 avatars dans la 
tradition védique [■& Ava- 
tar]. 

Buhair : dans la tradition 
mandéenne, un des 10 Uthri 
( anges ) qui accompagnent 
le Soleil dans sa course quoti- 
dienne. 

Bull : dans la mythologie 
zoroastrienne, la source de 
toute lumière ; il fut créé par 
Ormazd et détruit par Ahri- 
man. La légende raconte que 
c'est de la semence éparse de 
Bull que proviennent le pre- 
mier homme et la première 
femme. 

Burc(h)at : dans la Kab- 
bale, un ange de l'Air servant 
au 4 e Ciel ; il gouverne le jour 
du Seigneur ( dimanche ), et 



invoqué à partir de l'Ouest. Il 
est aussi l'un des messagers 
du Soleil [ ref : de Abano, 
L'Heptaméron ; Barrett, Le 
Mage ; Malchus, Le Grimoire 
Secret de Turiel]. 

Burkhan : dans le mani- 
chéisme, c'est un messager 
incarné « du Dieu de Lumière 
pour l'homme ». La tradition 
manichéenne parle de Zo- 
roastre comme un Burkhan 
[ ref : Legge, Précurseurs et Ri- 
vaux du Christianisme II ]. 

Busasejal : d'après 1- 
Enoch, l'une des troupes d'an- 
ges déchus. 

Busthariel : nom d'ange 
inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ] . 

Butator ( Butatar ) : le gé- 
nie ou l'esprit prévoyant. Bu- 
tator sert à la 3 e heure du jour 
et peut être invoqué en magie 
rituelle, comme le certifie 
Apollonius de Tyane dans 
Nuctéméron [ref: Lévi, Magie 
Transcendantale, p. 503]. 

Byleth ( Beleth ) 



C 



Cabiel : l'un des 28 anges 



187 



dirigeant les 28 maisons de la lain, La Kabbale Pratique, p. 
lune. 260. 



Cabriel (Cabrael, Kabri- 
el) : l'ange qui exerce son 
empire sur le signe du Ver- 
seau. Il est l'un des 6 anges 
placés au-dessus des 4 parties 
du Ciel [ ref : Le Livre de 
l'Ange Ratriel ; Heywood, La 
Hiérarchie des Saints Anges], 

Cadat : « un ange des plus 
purs» invoqué dans la magie 
de Salomon [ref: Grimorium 
Verum\. 

Cadulech : un ange divin, 
et l'un des plus saints, invo- 
qué dans la conjuration de 
l'Epée [ ref : Grimorium 
Verum]. 

Cael : un ange représen- 
tant, ou exerçant sa domina- 
tion sur le signe du Cancer 
dans le zodiaque [ ref : Waite, 
Lemegeton]. 

Cafon ( Zephon ) 

Cahet( h )el : un des 8 Sé- 
raphins ; il règne sur les pro- 
duits agricoles ; il est aussi 
l'un des 72 anges portant le 
nom de Dieu Shem Ham- 
phorash. Dans la Kabbale, il 
est en général souvent invo- 
qué pour accroître ou amé- 
liorer les récoltes. Son ange 
correspondant est Asicat. Le 
sceau ou signature de Ca- 
hethel se trouve dans Ambe- 



Cahor : génie de la trom- 
perie. Dans Apollonius de 
Tyane, Nuctéméron, Cahor est 
décrit comme un génie de la 
3 e heure. 

Caila : un ange invoqué en 
magie salomonique dans la 
conjuration d'Uriel. Caila est 
d'après les grimoires « l'un des 
quatre mots que Dieu a prononcé 
de Sa bouche à Son serviteur Moï- 
se ». Les trois autres mots 
étant Josta, Agla et Ablati 
[ ref : Grimorium Verum ]. 

Caim ( Caym, Camio ) : 
autrefois de l'ordre des An- 
ges, Caim est maintenant un 
grand président en Enfer. Il 
se manifeste sous la forme 
d'une grive. Pas moins de 30 
légions d'esprits infernaux 
l'assistent. Son sceau ou si- 
gnature figure dans Waite, Le 
Livre de la Magie Noire et des 
Pactes, p. 182. De Plancy, Dic- 
tionnaire Infernal, parle de la 
fameuse rencontre de Luther 
et Caim où ( dans l'édition de 
1 863 ) ce dernier est repré- 
senté comme un oiseau cein- 
turé. 

Caldulech ( Caldurech ) : 
« un ange des plus purs » invo- 
qué dans des rites cérémo- 
niels magiques [ref: Shah, 
Le Savoir Secret de la Magie ]. 



Caliel( Calliel) 

Calizantin : un « bon an- 
ge » invoqué dans les rites de 
conjuration [ref : Verus Jesui- 
tarum Libellus ] . 

Calliel ( Caliel ) : un des 
anges du Trône servant au 2 e 
Ciel, invoqué pour apporter 
une aide rapide contre l'ad- 
versité. Calliel est l'un des 72 
anges portant le nom de 
Dieu Shem Hamphorash. 
Son ange correspondant est 
Tersatosoa ( ou Tepisato- 
soa ). Pour le sceau ou signa- 
ture de Calliel, voir Ambe- 
lain, La Kabbale Pratique, p. 
267. 

Caluel ( Calvel ) : ange du 
mercredi résidant au 2 e ou 3 e 
Ciel, et invoqué à partir du 
Sud. Puisque Tersatosoa est 
son ange correspondant, Ca- 
luel peut être une variante de 
Calliel *. 

Calvel ( Caluel ) 

Calzas : ange du mardi, 
servant au 5 e Ciel. Calzas doit 
être invoqué à partir de l'Est 
[ref: de Abano, L'Heptamé- 
ron; Barrett, Le Mage II ]. 

Camael ( Camiel, Camiul, 
Chamuel, Kemuel, Khamael, 
Camniel, Cancel, celui qui voit 
Dieu) : chef de l'ordre des 
Puissances, et l'une des Sefi- 
roth. 



Dans la tradition occulte, 
Camael se trouve dans les ré- 
gions infernales et occupe le 
rang de comte palatin. 
Quand il est invoqué, il appa- 
raît sous la forme d'un léo- 
pard tapi sur un rocher. Dans 
la Kabbale, Camael ( Kha- 
mael, Kemuel) est l'un des 
1 ( en fait des 9 ) archanges 
du monde Briah. 

« C'est un nom qui personnifie 
la justice divine » dit Eliphas 
Lévi dans Histoire de la Magie. 
Dans le chapitre 10 de ce li- 
vre, son éditeur Waite note 
en bas de page que Camael 
était le dieu de la guerre dans 
la mythologie des druides. 
Cela explique pourquoi Ca- 
mael est fréquemment cité 
dans l'occultisme comme 
souverain de la planète Mars 
et comme faisant partie des 
anges gouvernant les 7 planè- 
tes [ ref : Le Livre Complet de 
la Chance, p. 514, pour la re- 
présentation du « Talisman des 
Anges», où apparaît le nom 
de Camael]. 

Dans Le Mage, Camael est 
l'un des « sept anges qui se tien- 
nent en présence de Dieu ». 

A propos de la légende 
dans laquelle Moïse anéantit 
cet ange imposant pour avoir 
tenté de l'empêcher de rece- 
voir la Torah des mains de 
Dieu, % Kemuel. 

Une autre légende parle de 



189 



Camael ( Kemuel ) chargé 
des 12.000 anges de la Des- 
truction [ ref : La Légende des 
JuifsUl}. 

Dans Les Anges dans l'Art 
de Clément, Chamuel est 
l'ange qui se bat avec Jacob ; 
il est également l'ange ( habi- 
tuellement identifié comme 
Gabriel ) qui apparaît à Jésus 
durant son agonie dans le jar- 
din de Gethsémani pour lui 
donner de la force. 

Camal ( hébreu désirer 
Dieu ) : nom d'un des archan- 
ges dans la Kabbale [ref: le 
Livre de Magie Sacrée dAbra- 
Melin le Mage]. 

Camaysar : dans l'occul- 
tisme, l'ange « du mariage des 
contraires ». Il est un génie de 
la 5 e heure [ref: Apollonius 
de Tyane, Nuctéméron ]. 

Cambiel : d'après Tri- 
thème, le dirigeant du signe 
zodiacal du Verseau, et un 
ange de la 9 e heure. 

Cambill : un ange de la 8 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Narcorial [ ref : 
Waite, Lemegeton ]. 

Cameron : ange de la 12 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Beratiel. Il est 
aussi considéré comme un 
démon ; en tant que tel, il 
sert dans la conjuration de 
Beelzebuth, tout comme 



dans la conjuration d'Asta- 
roth [ ref : Magia Naturalis et 
Innaturalis ; Buder, Magie Ri- 
tuelle ; Shah, Le Savoir Secret de 
la Magie \ 

Camio ( Caim ) 

Camuel ( Camael ) 

Caneloas : « un très saint 
ange» invoqué dans des opé- 
rations magiques, comme le 
note Mathers, La Grande Cla- 
vicule de Salomon. 

Capabile : un des trois 
messagers angéliques du So- 
leil [ref: Malchus, Le Gri- 
moire Secret de Turiel]. 

Capabili : ange du 4 e Ciel, 
gouvernant lors du Jour du 
Seigneur et invoqué à partir 
de l'Ouest. 

Caphriel : dans l'occul- 
tisme, « un ange fort et puis- 
sant », dirigeant principal du 
7 e jour ( sabbat). Il est invo- 
qué dans la conjuration de la 
planète Saturne [ ref : Barrett, 
Le Mage II ; de Claremont, 
Le Livre de Magie des Anciens ] . 

Capitiel : il est présenté 
dans Art Almadel de Salomon 
comme un des anges du 4 e 
Chœur, ou Altitude, et il est 
invoqué dans des prières ma- 
giques. 

Capitaine de l'Armée du 
Seigneur : dans Josué 5, c'est 



190 



l'homme ( c'est-à-dire l'ange ) 
que Josué voit debout face à 
lui avec un sabre au clair, et 
qui lui révèle qu'il est « le capi- 
taine de l'armée du Seigneur». 
Habituellement identifié à 
Michaël. 

Capitaines de la Peur 

( Anges de l'Epouvante ) 

Caracasa : dans la tradi- 
tion occulte, c'est un ange du 
printemps, en compagnie des 
anges Coré, Amatiel et Co- 
missoros. 

Caraniel : dans la tradition 
mystique de Moïse, un ange 
servant au 3 e Ciel [ref: "Le 
Sixième et le Septième Uvre de 
Moïse]. 

Carcas : un des 7 anges de 
la Confusion. 

Dans la légende relative au 
roi Ahasuerus, Carcas est le 
« frappeur » [ ref. Ginzberg, 
La Légende des Juifs TV, 375 ]. 

Cardiel : en magie céré- 
monielle, un ange invoqué 
dans des rites spéciaux, 
comme la conjuration de 
l'Epée. 

Carmax : dans l'occul- 
tisme, c'est un ange de bonté 
pour Samax, chef des anges 
de l'Air et du mardi [ ref : de 
Abano, L'Heptaméron ]. 

Deux autres anges servent 
avec Carmax : Ismoli et Paf- 



fran [ ref : Shah, Occultisme, sa 
Théorie et Pratique, p. 50 ]. 

Carniel : un ange servant 
au 3 e Ciel [ ref : Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse}. 

Carnivean ( Carniveau ) : 
un ex-prince de l'ordre des 
Puissances (^ Carreau). 

Carnivean est maintenant 
un démon, invoqué dans les 
litanies des sabbats de sorciè- 
res [ref: Michaëlis, Histoire 
Admirable de la Possession et 
Conversion d' une pénitente séduite 
par un magicien ] . 

Carreau ( Carnivean ) : un 
ex-prince de l'ordre des Puis- 
sances. 

Dans Histoire de la Magie en 
France de Garinet, Carreau 
était l'un des diables qui ont 
possédé le corps de sœur Se- 
raphica de Loudun ; en l'ab- 
sence de Baruch ( un autre 
diable ) Carreau garda un 
goutte d'eau qui ensorcela 
l'estomac de la sœur ( sic ). 

Carsiol : un ange de la 2 e 
heure, servant sous les ordres 
d'Anael [ref: Waite, Lemege- 
ton, p. 67 ]. 

Casmaron : un ange de 
l'Air dans la science occulte 
( comme dans le Traité Elé- 
mentaire de Science Occulte de 
Papus ). 

Casmiros : un ange de la 



191 



11 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Dardariel. 

Cass Cassiah : un ange 
invoqué pour soigner les 
troubles cutanés [ref: Tal- 
mud Shabbath, fol. 67 ]. 

Cassiel ( Casiel, Casziel, 
Kafziel) : l'ange des Solitu- 
des et des Larmes « qui mon- 
trera l'unité du Royaume Eter- 
nel». Cassiel est l'un des diri- 
geants de la planète Saturne, 
ainsi que le prince dirigeant 
le 7 e Ciel et aussi l'un des Sa- 
rim ( princes ) de l'ordre des 
Puissances. 




L^X 



% ^.•^.X*i-'''"~\ 






Jffi&» 



Il apparaît parfois comme 
l'ange de la Tempérance. 

Dans Le Mage, Barrett 
parle de Cassiel comme l'un 
des trois anges du samedi, 
servant avec Machatan et 
Uriel. Le sceau et la signature 
de Cassiel sont donnés aussi 



bien dans le Uvre des Esprits 
que dans Le Mage. Dans ce 
dernier ouvrage, Cassiel Ma- 
coton ( ainsi nommé ) est dé- 
peint sous la forme d'un 
djinn barbu, à cheval sur un 
dragon. 





Dans Musée des Sorciers, Ma- 
ges et Alchimistes (p.113) de 
Grillot, on trouve une repro- 
duction d'une page du Livre 
des Esprits donnant la conju- 
ration de Cassiel 1 . 

Cassiel Macoton : selon 
Barrett, Le Mage II, Cassiel et 
Macoton sont deux anges 
distincts, mais tous deux de 
service le samedi. 

Castiel : un ange du jeudi 
mentionné dans la tradition 
occulte. 

Casujoiah : un ange qui 
exerce son empire sur le si- 
gne du Capricorne [ ref : 
Waite, Lemegeton ]. 

Catroije : dans la Kabbale, 
un ange servant au 2 e Ciel 



1 NdT: voir aussi le film « Les Ailes du 
Désir» où Cassiel est mis en scène par 
Wim Wenders. 



192 



[ ref : Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse}. 

Causub : un ange qui 
charme les serpents. Dans 
Apollonius de Tyane, Nucté- 
méron, Causub est l'un des gé- 
nies de la 7 e heure [ ref : Lévi, 
Magie Transcendantale]. 

Caym ( Caim ) 

Cazardia : une corruption 
de Gazardiel ^ [ref: Rega- 
mey, Qu'est-ce qu'un Ange ? ] 

Cedar : dans L'Evangile de 
Barthélémy ( version latine, Ja- 
mes Le Nouveau Testament 
Apocryphe ) Cedar est cité 
comme ange gouvernant le 
Sud. Dans d'autres versions, 
il est appelé Kerkoutha -$-. 

Cedrion : un ange invo- 
qué dans la conjuration du 
Roseau, et gouvernant le Sud 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Cendrion : dans les gri- 
moires c'est un « saint ange de 
Dieu » invoqué dans des rites 
cabalistiques. 

Cernaiul : le nom d'un 
ange de la T Sefiroth (Net- 
zach) [ref: Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse ] . 

Cerviel ( Cervihel, Zeru- 
el ) : chef de l'ordre des Prin- 
cipautés, un poste qu'il par- 
tage avec Haniel, Nisroc et 
d'autres. 



Cerviel est l'ange précep- 
teur de David. Il est évoqué 
dans Antiquités Bibliques de 
Philon, p. 234 [ ref : Barrett, 
Le Mage] : «Et Dieu envoya 
Cervihel, l'ange qui est préposé à 
la force pour aider David à tuer 
Goliath ». 

Cetarari ( Ctariri, Crara- 
ri ) : un des 4 anges de l'hiver 
[ref: de Plancy, Dictionnaire 
Infernal}. 

Ceux aux Nombreux 
Yeux : ce sont les Ofanim 
(les Roues 1 ), un ordre élevé 
d'anges équivalent aux Trô- 
nes. Enoch parle des « Ofa- 
nim des charbons ardents ». 

Les écrits rabbiniques af- 
firment que tous les patriar- 
ches devinrent des anges de 
cet ordre en arrivant au Ciel 
[ ref : Talmud Bereshith Rabba 
82:6 ]. Raphaël est habituelle- 
ment désigné comme leur 
chef. 

Ezéchiel 10:20 décrit les 
créatures vivantes au fleuve 
Kebar (Chebar) avec «plein 
d'yeux autour» et parle du «feu 
qui était entre les Chérubins». 
En conséquence, « ceux aux 
nombreux jeux » ont été don- 
nés comme l'équivalent des 
Chérubins ( mais peut-être de 
façon inexacte 2 ) [ cf. 2-Enoch, 



1 NdT : les roues du char de Dieu con- 
templé par Ezéchiel. 

2 NdT : en fait, «.plein d'jeux tout au- 
tour» ( Ezéchiel 10:12 ) n'est en général 



193 



1 9-20, « la vigilance des nom- 
breux jeux» décrivant les ar- 
mées enflammées des grands 
Archanges 1 ]. 

Chabalym : un Séraphin 
ou un Chérubin, invoqué 
dans les rites cabalistiques 
magiques. 

Chabril : un ange de la 2 e 
heure de la nuit, sous les or- 
dres de Farris. 

Chachmal ( Chachmiel ) : 
un des 70 anges figurant sur 
une amulette qui protège la 
femme en couches et l'enfant 
à naître, mentionné dans Le 
Uvre de l'Ange Ra^el. Voir la 
liste dans les Annexes. 

Chachmiel ( Chachmal ) 

Chadakiel ( Hadakiel ) 

Chafriel : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 

pas repris dans les Bibles françaises, à 
l'exception de Lemaître de Sacy. 
1 NdT : la version annotée par Charles 
(20:1) stricto sensu et sans les variantes 
des divers manuscrits) est la suivante : 
« Et ces hommes (...) m'emmenèrent jusqu'au 
7e Ciel, et j'y pis une très grande lumière et 
toutes les armées enflammées des grands 
Archanges, et des puissances incorporelles et 
des seigneuries, et des principautés, et des 
puissances ; Chérubins et Séraphins, Trônes 
et la vigilance des nombreux jeux ». Charles 
note que « la vigilance des nombreux yeux » 
semble venir d'Ezéchiel 10:12, et que 
cela désigne les Ofanims. La seule 
chose que nous pouvons remarquer ici 
est que les « nombreux yeux »/ofanim 
sont distincts des Chérubins. Voir Le 
Livre des Secrets d'Enoch de Vaillant, Ed. 
Jardin des Livres. 



protège la femme en couches 
et l'enfant à naître. 

Chahoel : dans la Kab- 
bale, un des 72 anges diri- 
geant les 72 quinaires du zo- 
diaque. 

Chaigidiel : dans le 
monde d'Asaiah, la Sejira op- 
posée ( ou à gauche ) corres- 
pondant à Chochma ( sages- 
se ) dans le monde Briah 
[ref: Waite, La Sainte Kab- 
bale, p. 256]. 

Chairoum : l'ange du 
Nord dans L'Evangile de Bar- 
thélémy, p. 176 [¥ Alfatha et 
Gabriel, pareillement certifiés 
comme des Anges gouver- 
nant le Nord ]. Chairoum est 
décrit tenant dans sa main 
« une baguette de jeu, et retient 
F humidité superflue, de manière à 
ce que la terre ne soit pas trop 
mouillée ». 

Chajoth ( Hayyoth ) 

Chalgiel : un des princes 
qui conduisent le monde ; 
Chalgiel étant plus précisé- 
ment chargé des neiges, 
d'après 3 -Enoch 14. 

Chalkatoura : un des 

9 anges qui «parcourent ensem- 
ble tous les lieux terrestres et céles- 
tes », d'après l'Evangile de Bar- 
thélémy. 

Chalkydri ( Kalkydra ) : 
archanges des éléments vo- 



194 



lants du Soleil. Mentionnés 
dans 2-Enoch, où ils sont liés 
aux Phénix et placés au mi- 
lieu des Chérubins et des Sé- 
raphins. 

Les Chalkydri possèdent 
12 ailes. Au lever du Soleil, 
ils entonnent leur chant au 4 e 
Ciel qui est aussi leur de- 
meure. 

Dans la tradition gnosti- 
que, ils sont démoniaques. 
Charles les décrit dans son 
introduction du Livre des Se- 
crets d'Enoch comme de 
« monstrueux serpents avec des tê- 
tes de crocodiles » et comme des 
«produits naturels de l'imagina- 
tion égyptienne ». 

Chamuel ( celui qui cherche 
Dieu, Kamuel, Haniel, Simiel, 
etc. ) : un des 7 archanges et 
chef de l'ordre des Domina- 
tions ; également chef de l'or- 
dre des Puissances avec 
Nisroc et d'autres. 

Chamuel, comme Gabriel, 
est l'ange de Guethsémani : il 
donne des forces à Jésus en 
lui assurant la résurrection 
[ref: Barrett, Le Mage; 1- 
Enoch ; R. L. Gales, Connais- 
sance Chrétienne des Anges, Na- 
tional Review, sept. 1910 ]. 

Chamyel : un des 1 5 an- 
ges du Trône énumérés dans 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse. Voir les Annexes. 

Chaniel : un des 70 anges 



figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître, mention- 
né dans Le Livre de l'Ange Ra- 
%iel et dans Budge, Amulettes 
et Talismans, p. 255. Dans 
0%ar Midrashim II, 316, Cha- 
niel est l'un des gardes angéli- 
ques des portes du vent 
d'Est. 

Chantare : dans la tradi- 
tion occulte, l'ange corres- 
pondant de Hahael ■$•. 

Charavah ( Charbiel ) 

Charbiel ( Charavah, séche- 
resse) : ange désigné pour 
« réunir et dessécher toutes les 
eaux de la terre ». Après le Dé- 
luge, Charbiel fit s'évaporer 
les eaux [ ref : Genèse 8:13 ]. Il 
est mentionné dans Baraita de 
Ma'ase Bereshith et dans Le Li- 
vre de l'Ange Ra^el, ch. 1 1 . 

Charby : ange de la 5 e 
heure, servant sous les ordres 
d'Abasdarhon^ [ref: Waite, 
Lemegeton]. 

Charciel ( Charsiel ) : dans 
l'Heptaméron d'Abano, un 
ange résidant au 4 e Ciel. Il 
gouverne le Jour du Seigneur 
( dimanche ) et invoqué à 
partir du Sud. 

Chardiel : dans Waite, Le- 
megeton, un ange de la 2 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres d'Anael. 



195 




« 1m Chute des Mauvais Anges », 

école franco-espagnole du XII e siècle. 

Manuscrit Apocaljspse de Saint-Sever 

Bibliothèque Nationale de Paris. 

Reproduit du livre Anges de Régamey. 



Chardros : un ange de la Charnij : ange de la 10 e 

11 e heure du jour, servant heure du jour, servant sous 
sous les ordres de Bariel. les ordres d'Oriel. 



Chars : les armées angéli- 
ques, comme dans les Psau- 
mes 68:17 «Les chars de Dieu 
sont vingt milliers, même des mil- 
liers d'anges ; le Seigneur est par- 
mi eux, comme au Sinaï, dans le 
lieu saint 1 ». 

Chars de Dieu : les sain- 
tes Roues (Ophanim). Mil- 
ton identifie cette classe d'an- 
ges aux Chérubins et Séra- 
phins ; les talmudistes les re- 
groupaient aussi de cette fa- 
çon. Dans le Zohar, Scholem 
déclare que les patriarches 
étaient faits « d'un saint char de 
Dieu ». 

Charis {grâce ) : dans le 
gnosticisme, l'un des grands 
Luminaires émanant de la 
volonté divine. 

Charman : ange de la 11 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Dardariel. 

Charmeas : un ange de la 
première heure du jour, ser- 
vant sous les ordres de Sa- 
mael. 

Charms : ange de la 9 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Vadriel. 



1 NdT : extrait en 68:18 dans les bibles 
françaises où les traductions donnent 
plutôt cavalerie que char. 



Charouth : un des 9 anges 
qui «parcourent ensemble tous les 
lieux terrestres et célestes » [ ^ 
Chalkatoura]. 

Charpon : ange dirigeant 
de la première heure du jour, 
servant sous les ordres de Sa- 
mael. 

Charsiel ( Charciel ) 

Charuch : ange de la 6 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Samil. 

Chasan : dans la Grande 
Clavicule de Salomon de Ma- 
thers, un ange de l'Air ; son 
nom est inscrit sur le 7 e pen- 
tacle du Soleil. 

Chasdiel : dans la tradi- 
tion apocalyptique, un nom 
pour Métatron « quand Méta- 
tron rend service au monde» 
[ref : 3-Enoch 43]. 

Chaskiel : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître. Pour tous 
les noms, ^ Annexes. 

Chasmal ( Hashmal ) 

Chasmodai : selon Para- 
celse et sa Doctrine des Ta- 
lismans, Chasmodai est l'es- 
prit de la Lune, « planète » 
dont Malach Be est l'intelli- 



197 



gence gouvernante [ ref : 
Christian, L'Histoire et la Pra- 
tique de la Magie I ] . 

Chassiel : une des intelli- 
gences du Soleil, selon Le 
Grimoire Secret de Turielp. 33. 

Châtieur, le : Kola2onta, 
l'ange Destructeur ainsi nom- 
mé dans l'incident impliquant 
Aaron, décrit par Reider dans 
le Livre de la Sagesse 1 8:2. 

Chaumel : un des 72 an- 
ges dirigeant les 72 quinaires 
du zodiaque [ ref : Runes, La 
Sagesse de la Kabbale ] . 

Chavakiah : selon Barrett 
et son Mage II, l'un des 72 
anges portant le nom de 
Dieu Shem Hamphorash. 

Chaya : singulier de Hay- 
yoth &. 

Chaylim : dans 3-Enoch, 
les Chaylim sont des « armées 
d'anges conduites par Chayyliel». 

Chaylon : un Chérubin ou 
un Séraphin invoqué en ma- 
gie rituelle [ ref : Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse]. 

Chayo : ange du Trône in- 
voqué dans des conjurations 
magiques. Il fait partie des 1 5 
anges de cette famille, énu- 
mérés dans Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse. 

Chayoh ( Hayyoth ) 



Chayyliel H' ( Chayyiel, 
Hayyiel, Hayyal, Hayaliel, 
Haileal, armée) : prince diri- 
geant des Chayyoth ou Hay- 
yoth ^. Devant Chayyliel 
« tous les enfants du Ciel trem- 
blent». De plus, à propos de 
ce grand ange de la Merka- 
bah, il est dit que s'il est ainsi 
disposé, il peut « avaler la terre 
entière d'une seule bouchée et en 
un instant ». Quand les anges 
de bonté manquent de chan- 
ter le Trisagion 1 au bon mo- 
ment, Chayyliel les fouettent 
avec des lanières de feu [ ref : 
3 -Enoch 20]. 

Chayyoth ( Hayyoth ) 

Chebo : un des 72 anges 
dirigeant les 72 quinaires du 
zodiaque. 

Chedustaniel ( Chedusi- 
tanick ) : ange du vendredi 
résidant au 3 e Ciel, invoqué à 
partir de l'Est. Chedustaniel 
est aussi l'un des esprits angé- 
liques de la planète Jupiter 
[ref: de Abano, L'Heptamé- 
ron ; Barrett, Le Mage II ]. 

Chemos : équivalent de 
Peor et Nisroc. Pour Milton 
dans le Paradis Perdu I, 312, 
406, Chemos est un ange dé- 
chu. 

Cheratiel : ange de la 6 e 



1 NdT : nom donné à l'hymne Sanctus, 
Sanctus, Sanctus, dite aussi hymne chérubi- 
que. 



198 



heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Zaazonash 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Cheriour : un « ange terri- 
ble », chargé de punir le crime 
et de poursuivre les crimi- 
nels, selon de Plancy, Diction- 
naire Infernal. 

Chermes : ange de la 9 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Nacoriel [ref: 
Waite, Lemegeton ]. 

Chermiel : ange du ven- 
dredi et du 3 e Ciel invoqué à 
partir du Sud [ref: Barrett, 
Le Mage II; de Abano, L'Hep- 
taméron]. 

Chérub : dans la Kabbale, 
Chérub est un des anges de 
l'Air. Comme Kerub, il est 
« l'ange gardien du Paradis Ter- 
restre, avec une épée flamboyante » 
[ ref : Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon, p. 34 ]. 

« Le premier ange qui a péché 
est appelé un Chérubin et pas un 
Séraphin » dit saint Thomas 
dAquin dans sa Somme (vol. 
1, 7 e art, objection 1 ). Dans 
le Zohar, Chérub est le chef 
de l'ordre des Chérubins. 
Dans E^échiel 28: 14-15, Dieu 
rappelle au Prin-ce de Tyr 
qu'il était le « Chérubin oint » 
et parfait dans ses voies «jus- 
qu'à ce que F iniquité fut trouvée » 
en lui. 

Cherubiel (Kerubiel): chef 



éponyme de l'ordre des Ché- 
rubins [ & Gabriel, qui est 
aussi considéré comme le 
chef de cet ordre ]. 

Chérubin Obombrant 1 : 

le roi Nabuchodonosor, ou le 
prince de Tyr, était appelé le 
« chérubin obombrant » ( E%é- 
chiel 28:16). Il est tué par 
Dieu [ ref : « Démonstrations 
choisies d'Aphrahaty> dans Pères 
Nicéens et Post-Nicéens, vol. 13, 
p. 355]. 

Chérubin Oint : le prince 
de Tyr est ainsi appelé dans 
E^échiel 28:14. 

Chérubins ( Kerubim ) : 
de par leur nom et leur con- 
cept, les Chérubins sont 
d'origine assyrienne ou akka- 
dienne. Le mot akkadien ka- 
ribu ( ou karibou ) signifie 
« celui qui prie » ou « celui qui 
intercède », malgré l'opinion de 
Denys selon laquelle ce mot 
signifie « connaissance ». 

Dans l'art assyrien, les 
Chérubins étaient représentés 
sous forme d'immenses créa- 
tures ailées avec des faces hu- 
maines, des corps de taureau 
ou de sphinx, d'aigle, etc. 

Ils étaient habituellement 
placés en tant qu'esprits gar- 
diens aux entrées des palais 

1 « Verbe transitif, abriter, couvrir, protéger 
de son ombre, littéralement mettre dans (om- 
bre ou couvrir d'ombre ». Citation de l'Aca- 
démie Française : « Les Anges tobom- 
braient de leurs ailes ». 



199 



et des temples. Dans la tradi- 
tion primitive de Canaan, les 
Chérubins n'étaient pas con- 
çus comme des anges [cf. le 
point de vue de Théodore, 
évêque de Heracleâa, qui dé- 
clara que « ces Chérubins ne 
sont pas de quelconques puissances 
angéliques, mais plutôt quelques 
horribles visions de Bêtes, qui 
pourraient terrifier Adam depuis 
Ventrée du Paradis», extrait de 
Salkeld, Un Traité sur les An- 
ges}. 

Les Chérubins ne furent 
considérés comme des es- 
prits célestes que bien plus 
tard. Pour Philon ( Sur les 
Chérubins) ils symbolisent les 
plus hautes et les plus gran- 
des forces de Dieu, la souve- 
raineté et la divinité. Ils sont 
les premiers anges mention- 
nés ( et conçus comme tels ) 
dans l'Ancien Testament 
( Genèse 3:24 ). Ils gardent 
l'Arbre de Vie et le Jardin 
d'Eden avec une épée flam- 
boyante, d'où leur appellation 
«flamme des épées tournoyantes ». 

Dans l'Exode 25:18, nous 
trouvons deux Chérubins 
« en or» de chaque côté de 
l'arche ( voir représentation 
dans le Dictionnaire de la Bible 
de Schaff ) [ Cf. les « Chéru- 
bins de gloire couvrant d'ombre le 
propitiatoire » dans Hébreux 
9:5]. 

Dans E^échiel 10:14, quatre 



Chérubins, chacun avec qua- 
tre faces et quatre ailes, appa- 
raissent au fleuve Kebar où le 
prophète hébreu les aperçoit. 

Dans 1-Rois 6:23, les deux 
Chérubins du temple de Sa- 
lomon sont sculptés dans du 
bois d'olivier. 

Dans la tradition rabbini- 
que et occulte, les Chérubins 
sont plutôt pensés comme 
des conducteurs du char de 
Dieu, porteurs de Son trône, 
et personnifications des 
vents. 

Dans l'Apocalypse 4:8, ils 
sont des créatures vivantes 
qui louent sans cesse leur 
Créateur. Saint Jean les dési- 
gne comme des animaux ( de 
saintes et divines bêtes ) avec 
six ailes et «plein de jeux à l'in- 
térieur [ des ailes ] ». 

Dans son De Fide Ortho- 
doxa, Jean Damascène parle 
aussi des Chérubins aux 
« nombreux yeux ». 

Dans le Talmud, les Ché- 
rubins sont l'équivalent de 
l'ordre des Ophanim ( roues 
ou chars ) ou de l'ordre des 
Hayyoth ( saintes bêtes ) et 
on dit qu'ils résident au 6 e ou 
au 7 e Ciel. 

Dans le système du pseu- 
do-Denys, les Chérubins se 
classent seconds dans la hié- 
rarchie des 9 chœurs et ils 
sont les gardiens des étoiles 
fixes. Les chefs, tels qu'énu- 



200 



mérés dans la plupart des ou- 
vrages occultes, sont Opha- 
niel, Rikbiel, Cherubiel, Ra- 
phaël, Gabriel, Zophiel et 
- avant sa chute - Satan, qui 
était « Fange suprême du chœur 
des Chérubins», comme le dit 
Parente dans son Anges. 

Dans les premières tradi- 
tions des musulmans, il est 
dit que les Chérubins furent 
créés à partir des larmes que 
Michaël versa sur les péchés 
des fidèles [ref: Hastings, 
encyclopédie des Religions et de 
f Ethique IV, 616, Démons et 
Esprits, musulmans]. 

Dans la tradition laïque, les 
Chérubins ont été appelés 
par Dante des « Chérubins 
noirs», par Shakespeare des 
« Chérubins aux jeunes-jeux » et 
des « Chérubins gouvernants » 
par Milton. Blake décrit Sa- 
tan comme le « Chérubin dissi- 
mulé» et transpose la vision 
des quatre créatures d'Ezé- 
chiel dans sa propre œuvre 
Vala ou les Quatre Vivants où 
la dernière créature sonne les 
quatre trompettes de l'Apo- 
calypse. 

En tant qu'anges de lu- 
mière, de gloire et gardiens 
des registres célestes, les 
Chérubins excellent en ma- 
tière de savoir [ ref : Lindsay, 
Kerubim dans l'Art et la 'Religion 
sémitique ]. 

La notion d'animaux ailés 



à multiples têtes, servant 
comme gardiens des temples 
et des palais, a été répandue 
dans de nombreux pays du 
Proche-Orient, car en plus de 
leur présence dans les arts et 
la littérature assyrienne, chal- 
déenne et babylonienne ( où 
les auteurs d'Isaïe et d'Esçechiei 
les ont sans aucun doute dé- 
couverts ), ils apparaissent, 
comme je l'ai déjà noté, dans 
la tradition cananéenne ( que 
les Israélites connaissaient 
évidemment bien, et qui a in- 
fluencé ou coloré les récits de 
la Genèse et d'autres livres de 
l'Ancien Testament). Un 
ivoire de la collection du roi 
de Megiddo datant d'environ 
1200 av. J.C., et reproduit p. 
45 du Westminster Atlas Histo- 
rique de la Bible, montre un 
monarque de Canaan assis 
sur un trône « supporté par les 
lions ailés avec des têtes humai- 
nes ». L'auteur de cet atlas ex- 
plique que ce « sont les êtres 
imaginaires et composites que les 
Israélites appellent des Chéru- 
bins ». Deux Chérubins repré- 
sentés comme des bêtes ai- 
lées à têtes humaines et sou- 
tenant le trône d'Hiram, roi 
de l'ancienne Byblos, se trou- 
vent dans le Dictionnaire Inter- 
préter de la Bible ( p. 132, vol. 
A-D). 

Parmi les œuvres moder- 
nes, citons la « Glorification de 



201 



Jacques I er » de Rubens qui 
montre une procession de 
Chérubins (elle se trouve au 
Banqueting Hall, dans le 
quartier londonien de White- 
hall, et remplit les murs laté- 
raux ). 

Chesed ( pitié, bonté ) : la 4 e 
Sefira. 

Chesetial : un des anges 
gouvernant dans le zodiaque 
[ ref : Agrippa, La Philosophie 
Occulte lll]. 

Chefs : terme désignant 
dans la Kabbale les princes- 
gardiens célestes, assignés à 
diverses nations de la terre. Il 
y avait ainsi 70 esprits tutélai- 
res, selon le Zohar. 

Chevaux : un terme pour 
désigner les anges, comme 
dans Zacharie 6:2-5: « Ceux-ci 
[ des chevaux roux, noirs, 
blancs et bais ] sont les quatre 
esprits qui avancent après s'être 
tenus devant le Seigneur de toute 
la terre ». Pour une utilisation 
similaire du terme, voir Apo- 
calypse. 

Chirangiyah (Parasurama) 

Chismael : un esprit de 
Jupiter, planète présidée par 
l'Intelligence Zophiel, selon 
Paracelse et sa doctrine des 
Talismans [ref: Christian, 
L'Histoire et la Pratique de la 
Magie l]. 



Chiva ( Hayyoth ) 

Chnum (Anmael). 

Chobaliel : selon Voltaire 
Des Anges, Génies et Démons, 
Chobaliel est l'un des anges 
déchus dans les classements 
d'Enoch. 

Choch(k)ma (Hokhmah): 
en hébreu, ce mot a une con- 
notation de sagesse. Hokhma 
est la seconde des saintes se- 
fîroth ( émanations divines ), 
ainsi que l'équivalent de 
l'ange personnalisé Ratziel 
(Raziel). 

D'après La Kabbale Révélée 
de Mathers, Chochma est la 
première des créations de 
Dieu, la seule parmi les abs- 
tractions surnaturelles qui 
semble avoir atteint une véri- 
table matérialisation ou per- 
sonnification [ ref : Guigne- 
bert, Le Monde Juif du temps de 
Jésus ; Sefer Yet^rah ]. 

Chochmael ( Hochmael ) 
dans Lévi, Magie Transcendan- 
tale, un ange des Sefiroth in- 
voqué dans des rites de con- 
juration. 

Chœurs Célestes : une 

classe d'anges chantant sous 
la direction de Tagas. Les 
Sallisim -$• appartiennent à 
ces chœurs et habitent le 5 e 
Ciel (Maon) [ref: Talmud 
Hagiga ]. Quand les Chœurs 
Célestes manquant de célé- 



202 



brer Qedussa ( Sanctus ou 
Trisagion ) au bon moment, ils 
sont consumés par le feu. 
Voir 3-Enoch p. 135 et à Para- 
sim. 




Choesed ( Hoesediel ) 

Chofniel : chef de l'ordre 
angélique des Bene Elohim 
( enfants de Dieu ), tels qu'ils 
sont énumérés dans le Mi- 
drash Bereshith Menucha. 

Choriel : ange de la 8 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres d'Oscaebial [ref: 
Waite, ~Lemegeton ; Le Sixième 
et le Septième Uvre de Moïse ] . 

Chorob : ange de la 10 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres d'Oriel. 

Chosniel {couverture) : dans 
les rites d'incantation de 
Moïse, un ange invoqué pour 
donner une bonne mémoire 
et un cœur ouvert. 



Chrail ( Chreil ) : ange de 
la tradition mandéenne [ ref : 
Pognon, Inscriptions Mandaïtes 
des Coupes de Khouabir]. 

Chromme : ange corres- 
pondant de Nanael -$-. 

Chrymos : ange de la 5 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres d'Abasdarhon ^. 

Chuabotheij : dans la 
Kabbale, un ange du Sceau. 

Chur ( Churdad ) : dans la 
mythologie perse, l'ange 
chargé du disque du Soleil 
[ ref : Clayton, Angelology ; 
Hyde, Historia Re/igionis Ve- 
terum Persarum ] . 

Chuscha : un des 15 an- 
ges du Trône énumérés dans 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse. 

Chushiel : l'un des nom- 
breux gardes angéliques du 
vent du Sud [ ref : 0%ar Mi- 
drashim II, 317]. 

Chutriel : ange présidant 
la boue d'argile, qui est la 5 e 
des 7 loges de l'Enfer ( arka ) 
[ref: les écrits du cabaliste 
Joseph ben Abraham Gika- 
tilla]. 

1 er Ciel : dans la tradition 
islamique, la résidence des 
étoiles « chacune avec son gardien 
angélique». C'est aussi la de- 
meure d'Adam et Eve. 



203 




Un ange de l'ordre des Chérubins, vu par Toome. 
Reproduit dans lut Hiérarchie des Saints Anges de Heywood. 



2 e Ciel : dans la tradition 
islamique, la demeure de Jé- 
sus et de Jean le Baptiste. 
C'est là également (dans la 
tradition juive ) que les anges 
déchus sont emprisonnés et 
les planètes attachées. Ce fut 
dans ce Ciel que Moïse, du- 
rant sa visite au Paradis, ren- 
contra l'ange Nuriel, « haut de 
300 parasanges avec une suite de 
50 myriades d'anges tous faits 
d'eau et de feu » [ réf. La lé- 
gende des Juifs I, 131, et II, 
306]. 

3 e Ciel : siège du Paradis 
supérieur, là où les anges 
produisent ou amassent la 
manne « selon une opinion large- 
ment répandue» (La Légende 
des Juifs V, 374). Dans l'his- 
toire du II e siècle d'Asenath- 
Joseph, le miel (la manne) 
était apporté depuis ce 3 e Ciel 
par des « abeilles divines » sur 
l'ordre de Michaël. 

Le 3 e Ciel est la résidence 
de Jean le Baptiste, comme le 
dit Y Apocalypse apocryphe at- 
tribuée à Jacques ( le frère de 
Jésus ) ; dans la tradition isla- 
mique néanmoins, Jean le 
Baptiste réside au 2 e Ciel. Les 
musulmans placent Azrael, 
l'ange de la Mort, dans le 3 e 
Ciel. 

On se souviendra que c'est 
dans ce Ciel que Paul fut em- 
mené et qu'il « entendit des 
mots indicibles qu'un homme ne 



peut légitimement prononcer» (2- 
Corinthiens 12:2-4) [ref : Ja- 
mes, Le Nouveau Testament 
Apocryphe, p. 37 ]. 

Pour l'auteur de 2-Enoch, le 
3 e Ciel regroupe aussi bien le 
Paradis que l'Enfer, celui-ci 
étant simplement localisé 
« sur le côté nord ». 

4 e Ciel : c'est la demeure 
de Shamshiel, Sapiel, Zagza- 
gel et Mchaël. D'après le 
Talmud Hagiga 12, il contient 
la céleste Jérusalem, le tem- 
ple et l'autel. On y trouve 
aussi Sandalphon, l'ange des 
Larmes [ref: Brewer, Dic- 
tionnaire de la Phrase et de la Fa- 
ble, p. 537]. 

C'est au 4 e Ciel que Maho- 
met rencontra Enoch [ref: 
Hughes, Un Dictionnaire de 
l'Islam, Anges]. 

5 e Ciel : l'empyrée, siège 
de Dieu et des anges, selon 
Ptolémée. Là « sont acroupis en 
silence et dans un désespoir conti- 
nuel les gigantesques anges dé- 
chus » dit Graves dans dans 
Mythes Hébreux, p.36. Il s'agis- 
sait des Egrégores qui se 
trouvaient dans les régions 
septentrionales. 

Ailleurs au 5 e Ciel, là où un 
esprit l'emmena, le prophète 
Sophonie vit « des anges qui 
sont appelés Seigneurs, et chacun 
avait une couronne sur la tête ain- 
si qu'un trône brillant sept fois 



205 



plus que le soleil» ( cité par 
Clément d'Alexandrie puisant 
dans V Apocalypse de Sophonie 
perdue ). 

Le gardien et prince du 5 e 
Ciel se nomme Shatgiel ■#•. 
Dans la tradition islamique, 
le 5 e Ciel est « le siège d'Aaron 
et de l'Ange Vengeur». 

6 e Ciel : dans la tradition 
islamique, la résidence de 
l'ange gardien du Ciel et de la 
Terre, « à moitié neige, à moitié 
feu ». Cet ange n'est pas iden- 
tifié par son nom. 

7 e Ciel : la demeure des 
âmes humaines en attente de 
naître. C'est aussi le siège de 
Dieu, de Zagzagel, prince de 
la Torah, et l'endroit où de- 
meurent les Séraphins, les 
Hayyoth, etc. [ref: Talmud 
Hagiga 12b ; 2-Enocb ; La Lé- 
gende des Juifs II, 309 ]. 

C'est au 7 e Ciel, d'après 
ÏAscension d'Isaïe apocalypti- 
que, qu'Isaïe a entrevu Dieu 
et le Christ, et qu'il a « entendu 
le Très-Haut dictant le pro- 
gramme et le retour de Sa mani- 
festation [ le Christ ] terrestre ». 

7 Cieux : dans la tradition 
et en termes hébraïques, les 
7 Cieux sont désignés avec 
les anges qui les gouvernent 
de la manière suivante : 1. 
Shamayim, gouverné par Ga- 
briel ; 2. Ragia, gouverné par 
Zachariel et Raphaël ; 3. Sheha- 



qim, gouverné par Anahel et trois 
Sarim subordonnés, Jagniel, Ra- 
bacyel et Dalquiel; 4. Macho- 
non, gouverné par Michaël ; 5. 
Mathey, gouverné par Sandal- 
phon ; 6. Zebul, gouverné par 
Zachiel, assisté de jour par Zebul 
et de nuit par Sabath ; 7. Ara- 
both, gouverné par Cassiel. 

Dans 2-Enoch, 8, le Jardin 
d'Eden et l'Arbre de Vie sont 
tous deux au 3 e Ciel (voir à 
ce propos 2-Corinthiens 12: 
2-3, qui parle de Paul enlevé 
au 3 e Ciel ). 

Le Zohar mentionne 390 
Cieux et 70.000 mondes. 

Le gnostique Basilide se 
porte garant pour 365 Cieux ; 
Jellinek (dans Beth Ha-Mi- 
drasch ) rappelle une légende 
qui évoque 955 Cieux. 

Toujours dans 2-Enoch, les 
Cieux sont au nombre de 10. 
Ici, le 8 e s'appelle Muzaloth ; 
c'est en réalité le 7 e selon la 
Hagiga 12b. Et le 9 e , maison 
des 12 signes du zodiaque, 
s'appelle Kukhavim. Le 10 e , 
où Enoch eut la « vision de la 
face du Seigneur», porte le nom 
d'Aravoth ( terme hébreu 
pour les 12 signes du zodia- 
que ). 

La confusion des Cieux est 
ici claire, à cause des signes 
du zodiaque qui ne logent 
pas dans les Cieux qui por- 
tent leur nom [ ref : Le Livre 
de l'Ange Ra^iel ; de Abano, 



206 



UHeptaméron ; Agrippa, La 
Philosophie Occulte ]. 

La notion des 7 Cieux ap- 
paraît dans les Testaments des 
dou^e patriarches et d'autres 
apocryphes juifs, et elle était 
familière aux anciens Perses 
et Babyloniens. 

Les Perses représentaient 
le Tout-Puissant dans le plus 
haut des 7 Cieux « assis sur un 
grand trône blanc, entouré de ché- 
rubins ailés ». Le Coran ( sou- 
rate 23 ) parle lui aussi de 
7 Cieux. 

8 e Ciel : en hébreu, ce lieu 
est appelé Muzaloth. 2-Enoch 
dit que c'est la maison des 
12 signes du zodiaque ; mais le 
9 e Ciel est aussi présenté 
comme la maison des signes. 

9 e Ciel : la maison des 12 
signes du zodiaque, d'après 
2-Enoch ; mais voir 8 e Ciel. 
En hébreu, le 9 e Ciel est ap- 
pelé kukhavim. 

Cochabiel ( Coahabiath ) : 
esprit de la planète Mercure 
dans la Kabbale ; dérivé de la 
tradition religieuse babylo- 
nienne [ ref : Lenormant, 
Magie Chaldéenne, p. 26 ]. 

Dans la tradition de Moïse, 
et selon Cornélius Agrippa 
Ea Philosophie Occulte III, Co- 
chabiel est l'un des 7 princes 
« qui se tiennent continuellement 
devant Dieu, et à qui sont donnés 
les noms spirituels des planètes ». 



Cogediel : l'un des 28 an- 
ges gouvernant les 28 mai- 
sons de la lune. 

Colopatiron : dans Apol- 
lonius de Tyane, Nuctéméron, 
un génie ( ou esprit ) qui ou- 
vre les prisons ; également 
l'un des génies de la 9 e heure. 

Comadiel : un ange de la 
3 e heure du jour, servant sous 
les ordres de Veguaniel. 

Comary : un ange de la 9 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Nacoriel. 

Comato(s) : dans Gol- 
lancz, Clavicula Salomonis, un 
ange invoqué dans l'exor- 
cisme de la Cire. 

Consolateur : « le consola- 
teur, celui qui est le Saint Esprit 
et que le Père enverra en mon 
nom» [ref: Jean 14:26; 
$- Saint-Esprit]. 

Commissoros : un des 

quatre anges du printemps 
[ref: de Abano, E'Heptamé- 
ron ; Barrett, Ee Mage II ] . 

Conamas : dans les opéra- 
tions magiques occultes, Co- 
namas est invoqué dans 
l'exorcisme de la Cire. 

Confesseurs : un des 12 
ordres de la Hiérarchie Cé- 
leste énuméré par Heywood, 
Ea Hiérarchie des Saints Anges. 

L'ange Barakiel^ est le 



207 



chef de l'ordre des Confes- 
seurs. 

Coniel : dans la Kabbale, 
un ange du vendredi résidant 
au 3 e Ciel. Il est invoqué à 
partir de l'Ouest. 

Dans le Grimoire Secret de 
Turiel, Coniel est nommé par- 
mi les messagers de la pla- 
nète Jupiter. 

Contemplation : un Ché- 
rubin ( ainsi nommé ) dans II 
Penseroso de Milton. 

Cophi : dans la tradition 
occulte, un ange invoqué 
dans l'exorcisme de la Cire 
[ref : Gollancz, Clavicula Sa- 
lomonis]. 

Corabael : ange du lundi 
résidant au premier Ciel, et 
invoqué à partir de l'Ouest 
[ref: de Abano, L'Heptamé- 
ron]. 

Corael : ange auquel on 
recourt avec une prière magi- 
que pour combler ses désirs. 

Corael est invoqué avec les 
anges Setchiel et Chedusta- 
niel dans Le Grimoire Secret de 
Turiel. 

Corat : ange de l'Air et du 
vendredi résidant au 3 e Ciel 
et invoqué à partir de l'Est. 

Coré : un des quatre anges 
du printemps. Coré est men- 
tionné comme esprit gouver- 
nant cette saison par Barrett, 



Le Mage et de Abano, L'Hep- 
tamêron. 

Coriel : ange de la 7 e heure 
de la nuit, servant sous les 
ordres de Mendrion. 

Corinne (fictif) : ange de 
sexe féminin dans Jonathan 
Daniels, Le Conflit des Anges. 

Corobael ( Corabael ) 

Cosel : ange de la pre- 
mière heure de la nuit, ser- 
vant sous les ordres de Ga- 
miel [ ref : Waite, Le Livre de 
la Magie Cérémonielle, p. 69 ]. 

Cosmagogi : dans le sys- 
tème cosmologique chaldéen, 
les trois guides intellectuels 
angéliques de l'univers [ref: 
Aude, Oracles Chaldéens de Zo- 
roastre]. 

Cosmiel : le génie qui ac- 
compagna le jésuite du XVII e 
siècle Athanasius Kircher 
lors de ses visites des diver- 
ses planètes. Kircher raconta 
ce « voyage extatique » dans Oe- 
dipus Egyptiacus [ref: Chris- 
tian, L'Histoire et la Pratique de 
la Magie I, p. 73]. 

Cosmocrator : dans le 
gnosticisme de Valentin Cos- 
mocrator est le dirigeant du 
cosmos matériel sous la 
forme de Diabolos (le dia- 
ble ). Barbelo ^ est son 
épouse, et ensemble « ils 
chantent des louanges aux Puis- 



208 



sances de la Lumière», ce qui 
indiquerait que Cosmocrator 
n'est pas totalement mauvais 
[ ref : Pistis Sophia ]. 

Chérubin Protecteur : se- 
lon Blake, c'était «Lucifer 
dans sa gloire antérieure » [ ref : 
Blake, Va/a]. 

Craoscha ( Sraosha ) 

Cripon : « un saint ange de 
Dieu », invoqué dans des rites 
magiques, précisément dans 
la conjuration du Roseau 
[ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon ; Waite, 
Lemegeton]. 

Crocell ( Crokel, Procel, 
Pucel, Pocel) : autrefois de 
l'ordre des Potestats ( c'est-à- 
dire de l'ordre des Puissan- 
ces ), mais maintenant un 
grand duc en Enfer et com- 
mandant 48 légions d'esprits 
infernaux. 

Crocell confia à Solomon 
qu'il espérait retrouver son 
ancien trône au Ciel. En at- 
tendant, il enseigne la géomé- 
trie et les arts libéraux. Il 
pourrait bien être le même 
que Procel, auquel cas son 
sceau ou signature se trouve 
dans Waite, Le Livre de la Ma- 
gie Cérémonielle, p. 211. 

Crociel : ange de la 7 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Barginiel. 



Cruciel : ange de la 3 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Sarquamich ^. 

Ctarari : un des deux an- 
ges de l'Hiver, l'autre étant 
Amabael [ref: de Abano, 
L'Heptaméron ]. 

Cukbiel : ange invoqué 
dans des rites syriens, comme 
le décrit Le Livre de la Protec- 
tion, ainsi que Budge dans 
son A.mukttes et Talismans. 
Cukbiel figure dans la « Liga- 
ture de la langue du Souverain » 
un sort spécial de ligature. 

Cuniali : génie ( esprit ) de 
l'association, et l'un des gé- 
nies gouvernant la 8 e heure 
[ref: Apollonius de Tyane, 

Nuctéméron]. 

Cupra : un des Novensi- 
les. Cupra est la personnifica- 
tion de la lumière. 

Curaniel : ange du lundi, 
résident du premier Ciel, in- 
voqué à partir du Sud. 

Cureton : « un saint ange de 
Dieu » invoqué dans des con- 
jurations de magie noire et 
décrit dans les grimoires 
[ref: Waite, Le Livre de la 
Magie Noire et des Pactes ] . 

Curson ( Purson ) 

Cynabal : un ange de 
bonté, servant sous les ordres 
de Varcan ( roi de l'Air et di- 



209 



rigeant du Jour du Seigneur ) 
[ ref : Barrett, Le Mage II ; de 
Abano, L'Heptaméron ; Shah, 
Occultisme, sa Théorie et Prati- 
que ]. 



rw 



D 



Daath (connaissance): dans 
le principe cabalistique des 
émanations divines, Daath al- 
lie la 2 e et 3 e Sefiroth ¥ [ ref : 
Runes, La Sagesse de la Kabba- 
le]. 

Dabariel : variante de Ra- 
dueriel [ ref : 3-Enoch 27 ]. 

Dabria : un des 5 hommes 
( en fait anges ) qui retrans- 
crivirent les 204 (ou 94 ) li- 
vres dictés par Esdras. Les 
quatre autres scribes célestes 
étaient Ecanus, Sarea, Sele- 
miah ( Seleucia ), Asiel [ ref : 
4-Esdras 14:24] 

Dabriel : le scribe céleste, 
l'égal de Vretil &. Dabriel est 
aussi un ange du lundi dont il 
est dit qu'il réside au premier 
Ciel. Il est invoqué à partir 
du Nord [ref: de Abano, 
Heptaméron]. 

Daden : dans le gnosti- 
cisme, une grande puissance 
céleste résidant au 6 e Ciel 
[ref: Doresse, Les Livres Se- 
crets des Gnostiques Egyptiens]. 



Daemon ( démon ) : un des 
deux groupes d'anges gar- 
diens, ou anges surveillants, 
d'après Hésiode dans Les 
Travaux et les Jours. Egalement 
« esprits des hommes de l'âge 
d'or». 

Dans la tradition grecque, 
les daemons étaient des es- 
prits bienveillants, familiers 
ou intimes, ou des anges. So- 
crate disposait de son dae- 
mon, un esprit à son service. 

Dans Mead, Hermès, trois 
fois le plus grand, une invoca- 
tion à Hermès est adressée au 
« Bon Daimon, Père de toute 
bonne chose, et nourrice du monde 
entier» où, suggère Mead, 
Daimon se présente comme 
« mère I père de l'univers » [ ref : 
Glasson, L'Influence Grecque 
dans l'Eschatologie Juive, p. 69 ]. 

Daeva ( Deva ) : dans la 
mythologie perse primitive, 
les daevas étaient des mau- 
vais esprits créés par Ahri- 
man ; en revanche, dans 
l'hindouisme, ils étaient des 
esprits divins et bienveillants. 
En théosophie, ils consti- 
tuent « F un des rangs d'esprits 
composant la hiérarchie qui dirige 
t univers relevant de leur divinité» 
[ref: Spence, Une Encyclopé- 
die de l'Occultisme, p. 121 ]. 

Daghiel ( Dagiel * ) 

Dagiel ( Daghiel, Daiel ) : 
cet ange exerce sa domina- 



210 



tion sur les poissons. D'après 
Barrett, Le Mage, Dagiel est 
invoqué dans les rites de 
conjuration du vendredi. Il 
est appelé «grand ange, prince 
fort et puissant», puis il est 
supplié au nom de « l'étoile » 
Vénus [ ref : Trachtenberg, 
Magie Juive et Superstition ; Le 
Livre de Magie Sacrée d'Abra- 
Melin le Mage ; et de Clare- 
mont, Le Livre de Magie des 
Anciens], 

Dagon : un ange déchu 
dans le Paradis Perdu ( I, 457 ) 
de Milton. Pour les phéni- 
ciens en revanche, Dagon 
était leur dieu national, repré- 
senté avec un visage et des 
mains d'homme, et le corps 
d'un poisson. 

Dagymiel : un ange gou- 
vernant le zodiaque [ref: 
Agrippa, La Philosophie Occulte 
III]. 

Dahak ( Ahriman •$-, le 
Satan de la Perse ) 

Dahariel ( Dariel ) : dans 
Pirke Hechaloth, un garde du 
premier Ciel, et un ange de 
l'ordre des Shinanim ^. 

Dans Hechaloth Rabbati, 
l'ange Dahariel est un garde 
du 5 e Ciel. 

Dahavauron : prince de la 
Face, et l'un des gardes angé- 
liques du 3 e Ciel [ref: 0%ar 
Midrashiml, 117]. 



Dahaviel (Kahaviel) : un 
des 7 gardes du premier Ciel 
[ ref : Hechaloth Rabbati], 

Dahnay : un des « saints 
Anges de Dieu» qui néan- 
moins peut être invoqué dans 
des conjurations de magie 
noire, comme le prescrivent 
les grimoires [ ref : Waite, Le 
Livre de la Magie Noire et des 
Pactes], 

Dai ( Dey ) : dans Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse, c'est un ange de l'ordre 
des Puissances. Dans la tradi- 
tion perse, Dai était l'ange de 
décembre. 

Daiel ( Dagiel ) 

Daimon ( Daemon ) 

Bon Daimon : « l'Eon des 
Eons», expression appliquée 
à Thoth dans la théologie 
hermétique [ ref : Hermès, 
Trois fois le plus grand I, 280 ]. 

Daksha : un des 7 remar- 
quables dieux de la religion 
védique [ ^ Adityas ]. 

Dalkiel : ange de l'Enfer, 
dirigeant du Shéol, et l'équi- 
valent de Rugziel -$-. Dans 
Baraita de Massachet Gehinnom, 
Dalkiel opère dans le 7 e com- 
partiment du monde infé- 
rieur, «.punissant 10 nations » 
et servant sous les ordres de 
Duma(h), qui est l'ange du 
Calme de la mort [voir les 



211 



écrits de Joseph Gikatilla ben 
Abraham (1248-1305)]. 

Dalmai(i) (Damlay, Dal- 
may ): dans l'occultisme, « un 
saint ange de Dieu » invoqué 
dans l'exorcisme du Feu 
[ ref : Grimorium Verum; l^e 
Uvre de la Magie Cérémonielle\. 

Dalquiel : dans la Kab- 
bale, un des trois princes du 
3 e Ciel, les deux autres étant 
Jabniel et Rabacyal. Tous les 
trois gouvernent le feu, sous 
l'ethnarchie d'Anahel. L'ange 
Oui ¥ est l'assistant particu- 
lier de Dalquiel. 

Damabiah : il appartient à 
l'ordre des Anges et exerce sa 
domination sur la construc- 
tion navale. Damabiah est 
l'un des 72 anges portant le 
nom de Dieu Shem Ham- 
phorash. Son ange corres- 
pondant est Ptebiou. Pour le 
sceau ou signature de Dama- 
biah, voir Ambelain, 1m Kab- 
bale Pratique, p. 294. 

Damabiath : un ange de 
l'ordre des Puissances, invo- 
qué dans des rites cabalisti- 
ques. Il se manifeste sous la 
forme d'un très beau mortel 
via le 5 e sceau [ ref : lue 
Sixième et le Septième Uvre de 
Moïse]. 

Dameal : un ange du mar- 
di résidant au 5 e Ciel. Il est 
invoqué à partir de l'Est 



[ ref : de Abano, UHeptamé- 
ron; Barrett, Le Mage II ]. 

Dameb'el : un des 72 an- 
ges dirigeant les 72 quinaires 
du zodiaque, selon Runes, 
1m Sagesse de la Kabbale. 

Damiel : ange de la 5 e 
heure, servant sous Sazquiel ; 
ou bien ange de la 9 e heure, 
servant sous la direction de 
Vadriel. Damiel est invoqué 
dans la conjuration de l'Epée 
[ref: Waite, Lemegeton; Ma- 
thers, 1m Grande Clavicule de 
Salomon]. 

Damlay ( Dalmai ) 

Daniel ( Dieu est mon ju- 
ge} : c'est un ange de l'ordre 
des Principautés, d'après 
Waite et son Lemegeton. Da- 
niel ( en tant que Danjal ) fait 
partie d'un groupe d'anges 
déchus, énumérés dans 1- 
Enoch. Dans les plus basses 
régions, il exerce son autorité 
sur les avocats. Son sceau ou 
signature est reproduit dans 
Ambelain, 1m Kabbale Prati- 
que, p. 289. D'un autre côté, 
selon Barrett et son Mage, 
Daniel est un saint ange haut 
placé ( un des 72 ) qui porte 
le nom de Dieu Shem Ham- 
phorash. 

Danjal ( Daniel ) 

Dara : dans la mythologie 
perse, c'est l'ange des pluies 



212 



et des fleuves [ ref : Le Dabis- 
tan,p. 378]. 

Darbiel : un ange de la 10 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres d'Oriel [ref: 
Waite, Lemegeton ]. 

Dardael ( Dardiel ) 

Darda'il : dans la tradition 
arabe, c'est un ange gardien 
invoqué dans des rites 
d'exorcisme [ ref : Hughes, 
Un Dictionnaire de l'Islam, An- 
ges]. 

Dardariel : ange comman- 
dant en chef de la 11 e heure 
de la nuit. 

Dardiel : un des trois an- 
ges du Jour du Seigneur, les 
deux autres étant Michaël et 
Hurtapel [ref: Barrett, Le 
Mage II ; de Abano, L'Hepta- 
méron\ 

Daresiel : c'est l'ange de la 
première heure du jour, ser- 
vant sous les ordres de Sa- 
mael. 

Dargitael : dans les textes 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que de la 5 e entrée céleste. 

Dariel ( Dahariel ) 

Darkiel : c'est l'un des 
nombreux gardes angéliques 
du vent du Sud [ref: 0%ar 
Midrashimll, 316]. 



Darmosiel : un ange de la 
12 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Sarindiel. 

Darquiel : ange du lundi, 
résidant au premier Ciel. Il 
est invoqué à partir du Sud 
[ ref : Barrett, Le Mage II ; de 
Abano, L'Heptaméron ]. 

Daryoel : variante pour 
Radueriel [ ref : 3 -Enoch, 27 ]. 

Dasim : un des cinq fils de 
l'archange déchu Iblis ( ou 
Eblis, de la religion musul- 
mane ). Dasim est le démon 
de la discorde. Les quatre au- 
tres enfants sont Awar, dé- 
mon de la lubricité ; Sut, dé- 
mon des mensonges ; Tir, 
démon des accidents fatals et 
Zalambur, démon de la mal- 
honnêteté commerciale. 

Daveithe : dans le gnosti- 
cisme, un des grands Lumi- 
naires entourant Celui qui 
s'est engendré Lui-même 
( c'est-à-dire Dieu ). 

David : un des 7 Archon- 
tes dans le gnosticisme, 
d'après Y Encyclopédie Catholi- 
que. 

Dealzhat : dans la tradi- 
tion cabalistique de Moïse, 
un nom puissant, et secret, 
de Dieu, ou celui d'un grand 
Luminaire qu'invoqua Josué 
( avec le nom de Baahando ) 
afin que le Soleil s'arrête — un 



213 



incident relaté dans Josué 
10:1243. 

Degaliel : le nom d'un 
ange inscrit sur le 3 e pentacle 
de la planète Vénus [ ref : 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon ; Shah, Le Savoir 
Secret de la Magie, p. 49 ]. 

Degalim : un sous-ordre 
angélique des Chœurs Céles- 
tes, servant sous les ordres de 
Tagas [ ref : 3 -Enoch]. 

Deharhiel : dans les textes 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que de la 5 e entrée céleste. 

Deheborym : dans Pirke 
Hechaloth, un garde angélique 
du premier Ciel. 

Deliel : un des anges du 4 e 
Chœur, ou Altitude, invoqué 
dans des prières magiques, 
présenté dans ÏAlmadel de Sa- 
lomon. Cornélius Agrippa cite 
Deliel comme un ange gou- 
vernant le zodiaque [ ref : La 
Philosophie Occulte III ]. 

Delukiel : l'un des gardes 
angéliques du 7 e Ciel [ ref : 
0%ar Midrashim I, 119]. 

Démiurge (Demiourgos) : 
l'écrivain gnostique Basilide 
appelait Démiurge le grand 
Archonte (dirigeant). Pour 
Valentin il était « un ange 
comme Dieu» et identifié au 
Dieu des Juifs. Démiurge a 



toujours été identifié à Mi- 
thra. Le titre «Architecte de 
l'Univers» dénote ou suggère 
que c'était Démiurge, et pas 
Dieu, qui a créé le monde sur 
la demande d'En Soph, l'In- 
imaginable [ref: Legge, Pré- 
curseurs et Rivaux du Christia- 
nisme, p. 107 fn. ; Irénée, Con- 
tra Haereses 1,1 ].Dansla Kab- 
bale, le Demiourgos grec est 
Métatron, d'après Westcott 
dans L'Etude de la Kabbale. 

Démon ( Daimon ) 

Démoniarque : un titre 
de Satan [ ref : Schneweis, 
Anges et Démons selon Lactan- 
tius, p. 105]. 

Dénonciateur : désigne 
Satan dans le Zohar. 

Députés : dans Des Anges, 
Génies et Diables Voltaire parle 
des Députés comme d'un or- 
dre d'anges, « l'une des 10 clas- 
ses dans les Talmud et Targum ». 

Deramiel : un ange ser- 
vant au 3 e Ciel et cité dans Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse. 

Derdekea : une puissance 
céleste de sexe féminin qui 
descend sur terre pour le sa- 
lut de l'homme. Dans la Pa- 
raphrase de Shem gnostique, 
Derdekea est désignée en 
tant que Mère Suprême [^ 
Drop]. 



214 



Devatas : dans la tradition 
védique, les Devatas sont 
analogues aux anges judéo- 
chrétiens. Le terme est indif- 
féremment utilisé pour les 
Suryas ^. 

Dey ( Dai ) 

Diable ( Satan ) 

Diabolus ou Diabolos 

( Asteroth ) : pour Bunyan 
dans La Guerre Sainte ( 1682 ) 
Diabolus est le diable. Ses 
adjoints dans la guerre contre 
Shaddai (Dieu) sont Apol- 
lyon, Python, Cerberus, Lé- 
gion, Lucifer et d'autres « dia- 
boloniens ». 

Dibburiel : ( Dadveriel ) 
une variante pour Radueriel 
[ref : 3 -Enoch 21 \. 

Didnaor : un ange men- 
tionné dans Le Livre de l'Ange 
Ra^el ( Sefer Razçiel ) . 

Dieu de cet Age ( ou 

Dieu de ce Monde ) : voir 2-Co- 
rinthiens 4, dans lequel « le 
Dieu de ce Monde a aveuglé les es- 
prits de ceux qui ne croient pas ». 
Ici, Paul avait en tête Satan, 
chef des anges déchus. 

Dina : un ange gardien de 
la Loi (Torah) et de la sa- 
gesse. Dina est également 
connu sous les noms de Ye- 
fefiah et ïofiel. On lui attri- 
bue le fait d'avoir enseigné 
70 langues aux âmes créées 



au moment de la Création. Il 
demeure au T Ciel [ref: 
Apocalypse de Moïse dans M. 
Gaster, Etudes et Textes dans le 
Folklore]. 

Diniel : un ange invoqué 
dans les rites syriaques d'in- 
cantation. Diniel est égale- 
ment l'un des 70 anges figu- 
rant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Dans Le Livre de la Protec- 
tion, il est groupé avec Mi- 
chaël, Prukiel, Zadikiel et 
d'autres « anges envoûtants » 
dans la « ligature de la langue 
du souverain » [ ref. Budge, 
Amulettes et Talismans, p. 
278]. 

Dirachiel : l'un des 28 an- 
ges dirigeant les 28 maisons 
de la lune. Selon Barrett, Le 
Mage II, Dirachiel vient en 
appoint «parmi les 7 Electeurs 
de l'Enfer». 

Dirael : dans les textes des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique de 
la 6 e entrée céleste. 

Djinn : dans la théologie 
musulmane, les djinns furent 
créés 2000 ans avant Adam. 
A l'origine, ils étaient de haut 
rang, égaux aux anges, avec 
Eblis comme chef. A la créa- 
tion d'Adam, et quand Eblis 



215 



refusa d'adorer l'homme, il 
fut dégradé et rejeté du Ciel 
avec les djinns qui, dès lors, 
devinrent des démons. Cinq 
fils d'Eblis -#- faisaient partie 
des mauvais djinns. 

A l'article « Génies » dans 
le Dictionnaire de l'Islam de 
Hughes, nous trouvons la ci- 
tation suivante : «Les plus no- 
bles et les plus honorables des an- 
ges sont appelés les Djinns, parce 
qu'ils sont voilés des jeux des au- 
tres anges en raison de leur supé- 
riorité ». 

Djibril (Jibril, Gabriel): 
dans le Coran, il est appelé 
« l'Esprit Fidèle ». 

Dobiel ( Dubbiel ) 

Dodekas : dans le gnosti- 
cisme de Valentin, des puis- 
sances divines opérant sous 
la direction de l'Ogdoade -#\ 

Dohel(Boel) 

Dokiel : Dokiel est appelé 
« l'ange pesant » dans Le Testa- 
ment d'Abraham XIII : « l'arch- 
ange qui, comme le soleil, tient la 
balance dans sa main ». Le nom 
vient d'haïe 40:15 «comme la 
poussière dans la balance ». 

Domedon-Doxomedon : 

décrit comme « l'Eon des 
Eons» et l'un des dieux de 
l'Ogdoade -$• [ref: Doresse, 
Les Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens, p. 178]. 



Domiel ( Dumiel ; Abir 
Gahidriom) : dans le mysti- 
cisme de la Merkabah, un 
ange gardien de la 6 e entrée 
du 7 e Ciel. Domiel est un Ar- 
chonte, «prince de la majesté, de 
la peur, et du tremblement ». Il 
est également dirigeant des 
quatre éléments [ref: Bar- 
rett, Le Mage ; Schwab, Voca- 
bulaire de fAngélologie ]. 

Scholem ( Tendances majeu- 
res du Mysticisme Juif, p. 362 ) 
dit qu'en tant que gardien des 
portes de l'Enfer, Domiel est 
confondu à tort avec l'ange 
Duma &. 

Dominations ( Domini- 
ons, Seigneurs, Seigneuries ) : 
dans le système de Denys, les 
Dominations sont classées au 
4 e rang de la hiérarchie cé- 
leste. Mais dans la tradition 
hébraïque ce sont les Hash- 
mallim, selon Barrett et son 
Mage qui donne Hashmal ou 
Zadkiel comme chef de l'or- 
dre. 

Denys précise qu'ils « régu- 
lent le travail des anges et aspirent 
perpétuellement à la véritable ado- 
ration ; et c'est à travers eux que 
la majesté de Dieu est manifes- 
tée». L'ordre des Domina- 
tions est dirigé par Pi-Zeus 
( dans l'horoscope ) [ Cf. Co- 
lossiens 1:16: «Dominions ou 
Principautés ou Puissances » et 2- 
Enoch, 20:1: «Seigneuries et 
principautés et puissances ». 



216 



Dans le Livre d'Enoch, Sei- 
gneurie est donnée à la place 
de Dominions ou Domina- 
tions. Emblème de l'autorité : 
sceptres, globes. 

Dominion : le nom du 

«plus vieil Ange » d'après Phi- 
Ion [ ref : Mead, Hermès, Trois 
fois le plus grand ]. 

Domos : un ange invoqué 
dans des opérations magi- 
ques ; également l'un des 12 
noms du Mauvais Œil. Une 
variation de Domol [ref: 
Budge, Amulettes et Talis- 
mans \. 

Donachiel : dans la tradi- 
tion occulte, un ange invoqué 
pour commander les démons 
[ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon ]. 

Donahan : dans la Kab- 
bale, c'est un archange invo- 
qué dans des rites magiques 
[ ref : Le Sixième et le Septième 
Uvre de Moïse]. 

Donel : un des nombreux 
gardes angéliques des portes 
du vent du Sud [ref: Otçar 
Midrashim II, 31 6 ] . 

Doniel : un des 72 anges 
dirigeant le zodiaque [ref: 
Runes, La Sagesse de la Kabba- 
le]. 

Donquel : un prince ( an- 
ge ) de l'amour, invoqué pour 
procurer le désir de la femme 



d'un invoquant [ref: Waite, 
Le Livre de la Magie Cêrémo- 
nielle, p. 301 ]. 

Doremiel : un ange du 
vendredi, invoqué à partir du 
Nord [ ref. de Abano, L'Hep- 
taméron ; Barrett, Le Mage], 

Dormiel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du Vent d'Est [ref: 
O^ar Midrashim II, 316 ]. 

Doucheil : un ange dans 
la tradition mandéenne [ ref : 
Pognon, Inscriptions Mandaïtes 
des Coupes de Khouabir]. 

Douth : un des 9 anges 
qui «parcourent ensemble tous les 
lieux terrestres et célestes», 
comme il est dit dans l'Evan- 
gile de Barthélémy, p. 177, où 
Béliar révèle à Barthélémy les 
noms des 9 anges. 

Doxomedon : un des 

grands Luminaires cités dans 
le livre gnostique Révélations 
de Zostrian. 

Dragon : un ange de la 6 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Zaazonash 
[ ref : Waite Lemegeton, p. 69 ]. 

Dragon : dans Y Apocalypse 
12:9, Satan est qualifié de 
«grand dragon [...] ce vieux ser- 
pent» qui fut «précipité sur la 
Terre» avec ses anges à sa 
suite. 



217 




Bible de Cologne. La femme, chevauchant un dragon à sept 
têtes, est adorée par des rois secondaires de la terre. Au centre 
et en haut, un ange jette une grande meule à la mer. A droite, 
l'ange avec la clé du Gouffre sans fond sur le point de la con- 
fier au Diable. A l'extrême droite, la scène finale de Y Apoca- 
lypse 14, montrant les récoltes de la terre et des raisins de la 
colère. Tiré de futures front a Médiéval Bible. 




A gauche, Michaël transperçant le dragon ( connu aussi 
comme le Diable, ou Satan ). Au centre la Bête avec ses sept 

têtes couronnées. A droite, un animal avec deux cornes 
comme un agneau, et le feu tombant du Ciel, illustrant Y Apo- 
calypse 12:7-10 et 13:1. Tiré de Pictures from a Médiéval Bible. 



Dans les Psaumes 91:13, 
« les saints fouleront le dragon de 
leurs pieds». Michaël est habi- 
tuellement représenté terras- 
sant le dragon. Il est ainsi le 
précurseur de saint George. 

Dans la légende classique, 
le dragon gardait les pommes 
d'or dans le Jardin des Hes- 
pérides. 

Dans le gnosticisme, dra- 
gon est un terme pour dési- 
gner l'ange de l'Aube [ref: 
Jobes, Dictionnaire de Mytholo- 
gie, du Folklore et des Symboles ] . 

Dramazod : ange de la 6 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Zaazonash. 

Dramozin : un ange de la 
8 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Narcoriel. 

Drelmeth : un ange de la 
3 e heure du jour, servant sous 
les ordres de Veguaniel. 

Drial : l'un des gardes an- 
géliques posté au 5 e Ciel 
[ ref : Pirke Hechaloth ]. 

Drop : dans le Codex de 
Berlin gnostique, une puis- 
sance céleste de sexe féminin 
qui descend sur terre pour le 
salut de l'humanité [ ¥ Der- 
dekea]. 

Drsmiel : c'est un mauvais 
ange, un des nomina barbara, 
invoqué dans les rites de 
conjuration pour séparer un 



mari de sa femme [ref: M. 
Gaster, L'Epée de Moïse]. 

Dubbiel (Dubiel, Dobiel 
Dieu porte) : l'ange gardien de 
la Perse, et l'un des accusa- 
teurs spéciaux d'Israël. Le 
bruit a couru que Dubbiel a 
été au Paradis, pendant 21 
jours, le remplaçant de Ga- 
briel lorsque ce dernier a 
connu une période de dis- 
grâce [ref: Talmud Yoma 
79a]. 

A la lumière de la légende 
selon laquelle les 70, ou 72, 
anges gardiens des nations 
ont tous été corrompus par 
intérêt patriotique ( sauf Mi- 
chaël, protecteur d'Israël ), 
Dubbiel doit être considéré 
comme un ange corrompu, 
voire un ange mauvais ( en 
fait un démon). 

Duchiel : un ange invoqué 
en magie salomonique pour 
commander les démons 
[ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon ]. 

Duhael : un ange qui n'est 
pas d'origine hébraïque [ ref : 
Trachtenberg, Magie juive et 
Superstition, p. 99 ]. 

Duma(h) ou Douma (si- 
lence en araméen ) : l'ange du 
Silence et l'ange du Calme de 
la mort. Duma est aussi 
l'ange gardien de l'Egypte, un 
prince de l'Enfer et l'ange de 



219 



la Justification. Le Zohar parle 
de lui comme ayant sous ses 
ordres « dix milliers d'anges de 
Destruction » et comme étant 
le « chef des démons dans la Gé- 
henne [l'Enfer] avec 12.000 
myriades de préposés, chargés de 
punir les âmes des pécheurs» 
[ ref : Mùller, Histoire du Mys- 
ticisme Juif ]. 

Dans la légende babylo- 
nienne de la descente d'Ishtar 
dans l'Hadès, Duma se pré- 
sente comme le gardien de la 
14 e porte [ref: Forlong, En- 
cyclopédie des Religions]. Duma 
est aussi une figure populaire 
dans le folklore yiddish. 

Dans Vendredi Court, un re- 
cueil de nouvelles de 1964, 
I. B. Singer mentionne Du- 
mah comme « un ange de la 
Mort à mille jeux, armé d'une 
bâton enflammé ou d'une épée 
flamboyante ». 

Dumariel : un ange de la 
11 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Dardariel 
[ ref : Waite, l^emegeton ]. 

Dumiel ( Domiel ) 

Dunahel ( Alimiel ) 

Durba'il : dans la tradition 
arabe, c'est un ange gardien 
invoqué dans les rites d'exor- 
cisme [ ref : Hughes, Un Dic- 
tionnaire de l'Islam, Anges ]. 

Duvdeviyah : un des 

noms de l'ange Métatron. 



Dynamis (Dunamis): l'un 
des 7 Eons qui, selon la Pistis 
Sophia, procréa les anges su- 
périeurs. Dans le gnosti- 
cisme, Dynamis est la princi- 
pale personnification de la 
puissance mâle, tout comme 
Pistis Sophia est la principale 
personnification féminine de 
la sagesse. Cf. Mathieu 26:64 : 
« Vous verre^ le Fils de l'homme 
siégeant à la droite de la Puissan- 
ce » [ voir Preisendanz, Papyri 
Graecae Magicae II ]. 

Dans les écrits des Hecha- 
loth, d'après Scholem et son 
Gnosticismejuif, Mysticisme de la 
Merkabah et Tradition Talmudi- 
que, Dynamis est un nom se- 
cret de Métatron. Steiner 
dans Le Travail des Anges dans 
le corps astral de l'Homme, 
donne Dynamis comme 
équivalent des Forces. 



E 



Ea : (¥ Ange Taurin ) 

Ebed : un des nombreux 
noms de l'ange Métatron •#•. 

Eblis (Iblis, Haris déses- 
poir) : dans la tradition perse 
et arabe, Eblis est l'équivalent 
du Satan chrétien. En tant 
qu'ange de haut rang, il était 
autrefois trésorier du Paradis 
céleste, d'après Ibn Abbas 



220 



dans Anges Déchus dans la Lit- 
térature Juive, Chrétienne et Mu- 
sulmane de Jung. 

Beckford, dans le roman 
oriental Vathek, le présente 
ainsi : « Avant sa chute, il était 
appelé Atçatçel. Quand Adam fut 
créé, Dieu demanda à tous les an- 
ges de vénérer Adam, mais Eblis 
refusa» Cf. Coran, sourate 
18 ; voir également la lé- 
gende contée dans Ginzberg, 
La Légende des Juifs I, 63 : « Tu 
m'as créé d'un feu sans fumée, et 
je devrais révérer une créature faite 
de poussière?». Sur ce, Dieu 
transforma Eblis en shetan 
(diable) et il devint le père 
des diables. 

Pour saint Augustin (En- 
chiridion, 28) et Mahomet 
(Coran) Eblis est plus un 
djinn qu'un ange ou un ange 
déchu. Les Arabes ont caté- 
gorisé trois groupes d'es- 
prits : les anges, les djinns 
( bons et mauvais ) et les dé- 
mons. Une tradition dit que 
Mahomet a rapporté certai- 
nes sourates du Coran à l'ar- 
rière petit-fils d'Eblis [ref: 
L'Encyclopédie de l'Islam III, 
191]. 

Ebriel : la 9 e des 10 Sefi- 
roth ^ « non-saintes » [ ref : 
textes d'Isaac ha-Cohen de 
Soria]. 

Ebuhuel : ange de l'Om- 
nipotence, l'un des 8, selon 



Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse. Ebuhuel peut être 
invoqué dans les conjurations 
cabalistiques. 

Ecanus ( Elkanah ) : selon 
le livre apocalyptique Esdras 
( 4-Esdras, 14:42 ), Ecanus est 
l'un des 5 hommes ( c'est-à- 
dire anges ) qui, sur l'ordre de 
Dieu, retranscrivirent les 94 
( ou 204 ) livres qu'Esdras 
leur dicta. Les quatre autres 
hommes étaient Sarea, Dabria, 
Selemia et Asiel. Certaines 
versions donnent Ethan au 
lieu d'Ecanus. Sur la totalité 
de ces livres, 70 furent gardés 
et cachés « réservés aux sages 
parmi les juifs » car ils compre- 
naient une connaissance éso- 
térique. Les autres livres 
étaient destinés à tout le 
monde. 

Efchal ( Efchiel ) : est-ce 
un autre nom pour l'ange 
Zophiel ? [ voir Le Livre de 
l'Ange Ra^iel I, 42b ; Schwab, 
Vocabulaire de l'Angélologie ; 
West, « Les Noms des Anges de 
Milton » dans Studies in Philolo- 
gyXLVTL, 2 (avril 1950)]. 

Efniel : ange appartenant 
à l'ordre des Chérubins. Dans 
Le Livre de l'Ange Ra^el, le 
nom d'Efniel qui y apparaît 
pourrait avoir inspiré Milton 
pour son Zephon ( selon 
West, cité à Efchal ). 



221 



Egibiel : l'un des 28 anges 
gouvernant les 28 maisons de 
la lune [voir les Annexes 
pour la liste]. 

Egion : dans les textes des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique de 
la 7 e entrée céleste. 

Egrégores ( Egoroi, Egre- 
gori, Grigori, Veilleurs 1 ) : 
dans la tradition légendaire 
juive, les Egrégores sont un 
ordre d'anges supérieur dans 
les 2 e et 5 e Cieux ( selon le 
fait qu'ils soient saints ou 
pas). 

En apparence, ils ressem- 
blent aux hommes, mais ils 
sont plus grands que les 
géants et éternellement silen- 
cieux. Salamiel, « qui rejeta le 
Seigneur», est le prince diri- 
geant de l'ordre ( 2-Enoch ) 
[ ref : Testament de Uvi ( dans 
les Testaments des dou%e patriar- 
ches ); Talmud Hagiga ] . 

Egoroi ( Egrégores ) 

Egregori ( Egrégores ) 

Egrimiel ( Egrumiel ) : 
dans Pirke Hechaloth, c'est un 
garde angélique posté à l'une 
des entrées célestes du 6 e 
Ciel. 

Eheres : dans la tradition 



1 NdT : Pour André Vaillant, Le Livre 
des Secrets d'Enoch, Egrêgoroi est un mot 
slave qui transcrit simplement le terme 
grec désignant les « Veilleurs ». 



occulte, c'est un ange invo- 
qué dans l'exorcisme de la 
Cire [ref: Clavicula Salomo- 
nis ; Shah, Occultisme, sa Théo- 
rie et Pratique, p. 25 ]. Lewis 
Spence prétend que le nom 
est « attribué au Saint Esprit». 

Eiael : un ange qui exerce 
sa domination sur les scien- 
ces occultes, la longévité, etc. 
Eiael est aussi l'un des 72 an- 
ges portant le nom mystique 
de Dieu Shem Hamphorash. 
Son ange correspondant est 
Abiou. Le sceau ou signature 
d'Eiael est reproduit dans 
Ambelain, Ta Kabbale Prati- 
que, p. 294. Quand on fait ap- 
paraître Eiael, l'invoquant 
doit réciter le 4 e verset du 
Psaume 36. 

Eirnilus : pour Apollonius 
de Tyane, Nuctéméron, c'est un 
génie exerçant sa domination 
sur les fruits. Il sert égale- 
ment comme l'un des génies 
de la 6 e heure. 

Eisheth Zenunim (Isheth 
Zenunim, femme des fornica- 
tions) : dans la Kabbale zoha- 
rique, c'est l'ange ( féminin ) 
des maisons closes. Elle est 
aussi l'une des quatre parte- 
naires du mauvais ange Sam- 
maer$-, les trois autres étant 
Lilith, Naamah et Agrat bat 
Mahlah(t). 



222 



È0WÊ 




Dieu affrontant Lucifer, Adam et Eve, dans une illustration 

très « Alma-Tadema » de l'artiste hongrois Mihail Zihi pour 

la pièce de théâtre de l'auteur dramatique Imre Madach. 



Eistibus : génie de la divi- 
nation, et l'un des génies de 
la 4 e heure. 

El ( pi. Elohim ) : un 
terme pour Dieu, ou pour 
ange. Dans la tradition épi- 
que de Canaan, El est un 
ange qui engendre Shahar et 
Shalim avec une mortelle. 

Eladel : l'un des 72 anges 
dirigeant le zodiaque, énumé- 
rés dans le Sagesse de la Kab- 
bale de Runes. 

El-Adrel : dans Le Savoir 
Secret de la Magie de Shah, p. 
248, celui qui invoque El- 
Adrel se verra apporter par 
ce dernier la musique de son 
choix. El-Adrel est mention- 
né dans le Livre des Puissances. 

Elamiz : un ange de la 11 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Dardariel [ ref : 
Waite, Lemegeton, p. 70 ]. 

Elamos : dans les rites de 
conjuration salomoniques, un 
esprit invoqué en prière par 
le Maître de l'Art [ref: Gri- 
morium Verum]. 

El Auria : l'ange de 
flamme. El Auria est l'équi- 
valent d'Ouriel ou Uriel *. 

Elu : dans 1 -Enoch, l'élu est 
identifié à Métatron ¥ et au 
Fils de l'Homme, ou au Sei- 
gneur des esprits. 



Electeurs : dans Le Testa- 
ment de Salomon de Conybea- 
re, il y a 7 esprits planétaires 
ou anges de l'Enfer, la notion 
dérivant des maskim des Ak- 
kadiens. Les 7 Electeurs sont : 
Barbiel sous l'autorité de Za- 
phiel, Mephistophiel sous l'au- 
torité de Zadkiel, Ganael sous 
l'autorité d'Apadiel et Camael, 
Aciel sous f autorité de Raphaël, 
Anael sous t autorité d'Haniel, 
Ariel sous l'autorité de Michaël, 
Marbuel sous l 'autorité de Ga- 
briel. 

Dans Magia Naturalis et In- 
naturalis, les Electeurs sont 
des démons ( et non des an- 
ges ), et leurs noms sont les 
suivants : Dirachiel, Amno- 
diel, Adriel, Amudiel, Tagriel, 
Annixiel, Geliel, Eequiel. 

La liste d'Agrippa, qui dif- 
fère quelque peu de celle du 
Testament de Salomon, donne 
Bludon et Apadiel à la place 
d' Anael et Ganael. 

Eleinos : dans la tradition 
gnostique, une des Puissan- 
ces ou Eons [ref: Doresse, 
Les Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens]. 

El El : l'un des gardes an- 
géliques du Vent du Nord. 
Cité dans 0%ar Midrashim II, 
316. 

Eleleth ( Heleleth ) : dans 
YApocryphon de Jean, l'un des 
quatre Luminaires qui se 



224 



tiennent autour du grand 
Eon Autogènes [ Cf. Phrone- 
sis;¥Heleleth]. 

Elemiah : un des 8 Séra- 
phins de l'Arbre de la Vie 
dans le Livre de Yetsirah et un 
des 72 anges portant le nom 
mystique de Dieu Shem 
Hamphorash. 

Elemiah règne sur les 
voyages et les expéditions 
maritimes. Son ange corres- 
pondant est Senacher. Pour 
le sceau ou signature d'Ele- 
miah, voir Ambelain, La 
Kabbale Pratique, p. 260. 

Eliel ( Elael ) : dans les 
Textes Incantatoires Araméens de 
Nippur de Montgomery, un 
ange « qui peut être invoqué en 
magie rituelle ». 

Elie ( grec, Elias, mon Dieu 
est Jéhovah) : dans lAncien 
Testament, deux patriarches 
hébreux furent enlevés au 
Ciel alors qu'ils étaient en- 
core vivants : Dieu « prit » 
Enoch ( Genèse 5 ) et Elie fut 
transporté dans un char en- 
flammé ( 2-Rois 2:1 1 ). Enoch 
fut transformé en l'ange Mé- 
tatron ; Elie en Sandalphon 
( bien qu'il existe une légende 
disant qu'Elie était un ange 
depuis le tout début : « un des 
plus grands et plus puissants dans 
l'armée angélique enflammée ». 

Une autre légende raconte 
qu'Elie lutta avec l'ange de la 



Mort, le soumit, et l'aurait tué 
sans l'intervention de Dieu 
( qui, semble-t-il, avait encore 
besoin de l'ange de la Mort, 
du moins de celui-là en parti- 
culier). 

Il existe une autre histoire 
dans le Talmud relative à la 
rencontre de Moïse avec un 
ange de la Mort —en fait, 
avec plusieurs d'entre-eux. 
Malachie ?>:2?> prédit qu'Elie 
sera le précurseur du Messie. 

Dans Luc, Elie apparaît 
aux cotés de Moïse sur le 
Mont de la Transfiguration, 
en conversation avec Jésus. 

Au Ciel, selon les Pirké de 
Rabbi Elie\er, Elie est le «psy- 
chopompe ( conducteur des 
âmes des morts ) dont le devoir 
est de se tenir à la croisée des che- 
mins du Paradis et de guider les 
âmes pieuses à la place désignée ». 
Le Rabbi Elimelekh de Liz- 
hensk ( courant hassidique, 
mort en 1 786 ) désigne Elie 
comme « ange de l'Arche »$fc 
après sa transfiguration. 

Dans les maisons juives, 
lors des fêtes de la Pâque, la 
coupe d'Elie est remplie de 
vin et une place est laissée li- 
bre pour lui parce que c'est 
un « convive attendu » [ ref : 
Ginzberg, La Légende des 
Juifs]. 

Le British Muséum (dé- 
partement oriental) possède 
un manuscrit ( 6673 ) mon- 



225 



trant Elie mangeant au Para- 
dis le fruit de l'Arbre de la 
Vie, en compagnie d'Enoch. 
Le dessin est reproduit dans 
Budge, Amulettes et Talismans, 




Blake, dans Le Mariage du 
Ciel et de l'Enfer, dépeint Elie 
comme un mélange de diable 
et d'ange : «Je vis fange qui 
écarta les bras, étreignant la 
flamme de feu, et il fut consumé et 
s'éleva comme Elie». Blake 
ajoute une note : « Cet ange, 
qui est maintenant devenu un dia- 
ble, est mon meilleur ami ». 

Elilaios : dans le gnosti- 
cisme, Elilaios est l'un des 
7 Archontes, résident du 6 e 
Ciel [ ref : Gnosticisme, dans 
Encyclopédie Catholique ; Do- 
resse, Les Livres Secrets des 
Gnostiques Egyptiens ] . 

Elim ( arbres en hébreu, 
ceux qui sont puissants ) : l'ange 
gardien de l'apôtre Libbeus. 
Le terme dénote aussi un or- 
dre d'anges élevé ( mention- 
né dans 3-Enoch ) avec les or- 
dres des Erelim -$■ et Tafsa- 



Elimelech {mon Dieu est 
roi) : un ange de l'été selon 
R. M. Grant, Gnosticisme et 
Christianisme Primitif, p. 43, 
qui affirme que le nom vient 
de 1 -Enoch, 82:13-20. Il est 
associé à l'ange He'el «guide 
des chefs des mille ». 

Elimiel : dans la Kabbale, 
l'ange ( esprit, intelligence ) 
de la lune. 

Eliphaniasai : un ange du 
3 e Chœur, ou Altitude, invo- 
qué en prière magique, préci- 
sé dans PAlmadel de Salomon. 

Elion ou Elyon (phéni- 
cien le plus haut) : un aide 
d'Ofaniel ^ au premier Ciel. 
Elion est un ange invoqué 
dans la conjuration du Ro- 
seau ; également un ange de 
bonté. 

En invoquant Elion, 
Moïse fut capable de faire 
tomber une grêle sur l'Egypte 
au moment des plaies. 

Elion est aussi la divinité 
de Melchisédech qu'Abra- 
ham est représenté avoir 
identifié à Yahweh (Dieu). 
Cf. Genèse 14, 18-19, 22 [ref: 
Forlong, Encyclopédie des Reli- 
gions]. 

Elkanah ( Ecanus ) 

Eloa : le grand ange ( mas- 
culin) dans Klopstock, Le 
Messie. Dans le poème Eloa 
d'Alfred de Vigny (1823), 



226 



c'est le nom d'un ange de 
sexe féminin, né d'une larme 
versée par Jésus. 

Eloai : d'après Origène, 
un des 7 Archontes dans le 
système ophite ( gnostique ). 

Eloeus : dans la mytholo- 
gie phénicienne, un des 7 
Elohim ( anges ) de la Pré- 
sence, créateurs de l'univers. 
Dans la tradition ophite 
(gnostique), il est l'un des 7 
Potentats, dirigeants des 7 
Cieux qui constituent l'Heb- 
domad [ref: Epiphane, Pe- 
narion\ 

Elogium : c'est un ange 
qui gouverne le mois d'Elul 
( septembre ) dans le calen- 
drier hébreu [ref: Schwab, 
Vocabulaire de l'Angélologie ]. 
D'ordinaire, Uriel ( Zuriel ) 
est l'ange qui gouverne le 
mois de septembre. 

Eloha (pi. Elohaym ou 
Elohim ) : un ange de l'ordre 
des Puissances, tel que nom- 
mé dans Le Sixième et le Sep- 
tième Livre de Moïse. Les caba- 
listes font appel à Eloha dans 
les rites de conjuration. 

Eloheij : un ange du 
Sceau, cité dans Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse. 

Elohi : un ange invoqué 
dans l'exorcisme du feu. Elo- 
hi est la 5 e des hiérarchies an- 



géliques répondant aux dix 
noms divins. Dans les rites 
de conjuration salomonique, 
Elohi est invoqué en prière 
par le Maître de l'Art [ref: 
Spence, Une Encyclopédie de 
l'Occultisme ; Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon ]. 
Selon Mathers, quand le nom 
d'Elohi est prononcé « Dieu 
séchera la mer et les rivières ». 

Elohim : en hébreu, Elo- 
him ( au singulier ou au plu- 
riel) signifie YHWH ou Jé- 
hovah. Le terme vient du sin- 
gulier féminin eloh, auquel 
s'ajoute le pluriel masculin 
im, Dieu étant à l'origine con- 
çu comme androgyne. 

Dans 1 -Samuel 28:13 où la 
femme ( pas la sorcière ) 
d'Endor dit à Saûl « J'ai vu des 
dieux [les Hébreux donnent 
ici elohim ] montant de la ter- 
re», le mot semblerait dési- 
gner les esprits des morts du 
monde inférieur, plutôt qu'un 
Dieu ou des dieux. 

Dans le Zohar (Nombres 
208b), commentant le pas- 
sage du Deutéronome ( Et Dieu 
[Elohim] vint à Balaam) 
Rabbi Isaac dit : « ce que nous 
avons appris, c'est qu'Elohim dé- 
signe un ange dans ce passage, 
parce que l'ange est parfois appelé 
par un nom supérieur •». 

Dans le classement de la 
hiérarchie céleste de Miran- 
dole, les Elohim se classent 



227 



au 9 e rang ( où Denys donne 
l'ordre des Anges). Dans le 
Livre de la Formation, Elohim 
est la T des dix Sefîroth et 
correspond à Netzach (vic- 
toire). Voir le dessin de 
Blake, «Elohim donnant vie à 
Adam». 

Eloi ( Eloiein ) : un des 7 
anges créés par Ildabaoth « à 
sa propre image » [ ref : King, 
Les Gnostiques et leur Héritage, 
p. 15]. 

Eloiein ( Eloi ) : un des 7 
Archontes ( puissances céles- 
tes ) dans la cosmologie gno- 
stique [ ref : Gnosticisme 
dans Encyclopédie Catholique]. 

Elomeel ( Ilylumiel ): dans 
la tradition enokienne ( 7- 
Enoch, 82:14), un des chefs 
des anges des saisons. 

Elomnia ( Elomina ) : un 
des cinq principaux princes 
angéliques de la 3 e Altitude 
[ref: Art Almadel de Salo- 
mon\ 

Elorkhaios : c'est une en- 
tité mystérieuse à qui fut di- 
vulgué les secrets de la créa- 
tion, comme le relate la L'ara- 
phrase de S hem gnostique. 

Elubatel : un des 8 anges 
de l'Omnipotence. Ebuhuel 
et Atuesuel en sont deux au- 
tres dans Le Sixième et le Sep- 
tième Livre de Moïse. Ils sont 



conjurés dans la citation des 
Leviathans. A la fin de l'opé- 
ration, chaque nom d'ange 
« doit être appelé trois fois depuis 
les quatre coins de la terre, et on 
doit souffler trois fois dans la cor- 
ne». 

Emekmiyahu : un des 

nombreux noms de l'ange 
Métatron %. 

Emial : dans l'occultisme, 
cet ange est invoqué dans 
l'exorcisme de la Chauve- 
souris [ref: Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon ]. 

Emmanuel ( Dieu avec 
nom ) : c'est l'ange dans la 
fournaise brûlante qui appa- 
raît auprès de Sidras, Misac et 
Abednego. Dans les rites de 
conjuration, Emmanuel est 
invoqué sous le 3 e Sceau. 

Dans le poème d'Alfred de 
Vigny Le Déluge, Emmanuel 
est le nom d'un ange, tout 
comme le nom du fils d'un 
ange et d'une mortelle. 

Dans la Kabbale, Emma- 
nuel est une Sefira de 
Malkouth ( le Royaume ) 
dans le monde Briah [ ref : 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que ■]. 

Empire : un ordre angéli- 
que cité à la place des Vertus 
dans White, Une Histoire de la 
Guerre entre la Science et la Théo- 
logie dans le Christianisme. 



228 



'zmj&m® 







jiâfiai^KiSJSS 



L'ange du Jardin d'Eden 
( identifié à saint Michel par Milton, 

et à saint Raphaël par Dryden ) 
expulsant Adam et Eve du Paradis. 

Reproduit du livre de Hayley 
The Poetical Works ofjohn Milton. 



Empyrée : dans l'angélo- 
logie chrétienne, l'Empyrée 
est la demeure de Dieu et des 
anges. Pour Ptolémée, c'est le 
5 e Ciel, siège de la divinité, 
tout comme pour Dante et 
Milton. 

Enediel : l'un des 28 an- 
ges gouvernant les 28 mai- 
sons de la lune. Plus précisé- 
ment, Enediel est un esprit 
du 2 e jour dans la phase dé- 
croissante de la lune [ref: 
Barrett, Le Mage II; Lévi, Ma- 
gie Transcendantale\ 

Eneije : dans la tradition 
occulte, c'est un ange du 
Sceau invoqué dans des rites 
de magie. 

Enfants du Ciel : dans 1- 
Enoch, les enfants du Ciel 
sont « les fils des saints anges qui 
sont tombés et se sont unis à des 
femmes », référence à la Genèse 
6:2. 

Enga : un des ineffables 
noms de Dieu, utilisé dans 
les conjurations du lundi 
adressées à Lucifer [ref: 
Waite, Le Livre de la Magie 
Noire et des Pactes}. 

Enoch-Métatron : lors de 
son enlèvement au Ciel, Ge- 
nèse 5:24, le patriarche Enoch 
devint Métatron, un des plus 
grands hiérarques « roi de tous 
les anges » Cf. la légende assy- 
rienne dans L'épopée d'I^dubar. 



En tant que mortel sur 
terre, il est dit qu'Enoch a 
composé 366 livres (la litté- 
rature enokienne ). La lé- 
gende raconte qu'Enoch-Mé- 
tatron est le frère jumeau de 
Sandalphon^ ; lorsqu'il fut 
glorifié, on lui donna 365.000 
yeux et 36 paires d'ailes [ ref : 
Ginzberg, La Légende des Juifs 
I]. Le mode de transport 
spectaculaire d'Elie dans le 
Ciel, décrit dans 2-Rois 2, 
avait, semble-t-il, un précé- 
dent dans le cas d'Enoch : 
celui-ci fut tout aussi rapide- 
ment transporté « dans un char 
enflammé tiré par des destriers en- 
flammés» comme le relate La 
Légende des Juifs 1, 130 ; cepen- 
dant, quelques pages plus 
loin ( p. 138 ), il s'avère que ce 
n'était pas un cheval ou un 
attelage de chevaux, mais un 
ange ( Anpiel & ) qui le 
transporta de la terre vers le 
Ciel. Cependant, il peut aussi 
s'agir d'un autre voyage. 

Pour les Arabes, Enoch 
était Idris ( Coran, sourate 
19, 56). Dans les Pirké de 
Rabbi Elie^er, l'invention de 
l'astronomie et de l'arithméti- 
que repose sur Enoch. Une 
autre légende associe Enoch- 
Métatron à Béhémoth [ref: 
Forlong, Encyclopédie des Reli- 
gions}. 

En Suf ( Ain Soph celui qui 
est sans fin ) : dans la Kabbale, 



230 



un nom pour désigner le su- 
prême, l'invisible, l'inimagi- 
nable Créateur de l'univers, la 
substance de Dieu qui a été 
personnifié en Partsufim. Cf. 
le Zervan Akarana 2oroas- 
trien ; les œuvres de Cordo- 
véro et Scholem. 

Entités : un ordre d'anges 
dans la tradition occulte. Ils 
étaient drapés de lamés d'or 
[réf. Ambelain, La Kabbale 
Pratique}. 

Enwo : dans la tradition 
mandéenne, un esprit des 7 
planètes ; il est plus précisé- 
ment l'Uthra (l'ange) de la 
science et de la sagesse, com- 
parable à Raphaël dans l'an- 
gélologie judéo-chrétienne. 

Eoluth : un Chérubin ou 
Séraphin employé par les ca- 
balistes en conjuration [ref : 
Le Sixième et le Septième Uvre 
de Moïse]. 

Eomiahe : dans la tradi- 
tion occulte, c'est un ange in- 
voqué dans l'exorcisme de la 
Chauve-souris [ ref : Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon]. 

Eon : dans le gnosticisme, 
l'Eon est une puissance cé- 
leste de haut rang. C'est un 
terme utilisé pour désigner le 
premier, ou les premiers êtres 
créés, avec Abraxis comme 
chef de file ; en tant qu'éma- 



nation de Dieu, l'Eon est 
également comparable à la 
Sefira ¥. 

Selon Basilide, depuis la 
Création, il y a eu 365 Eons 
(ou, 8, 12, 24 et 30 selon 
d'autres sources ). Hormis 
Abraxis, leur chef est la per- 
sonnification féminine de la 
Sagesse, Pistis Sophia, et la 
personnification masculine 
de la Puissance, Dynamis. 

Avant le VI e siècle et le 
système hiérarchique de De- 
nys, les Eons appartenaient 
aux 10 ordres angéliques ; au 
III e siècle ils furent personna- 
lisés de la manière suivante 
par Hippolyte : Bythios, 
Mixis, Ageratos, Henosis,He- 
done, Autophyes, Akinetos, 
Nonogenes et Macaria. 

En remontant jusqu'au II e 
et I er siècle, Saint Ignace 
d'Antioche, dans son Epître 
aux Trallians, parlait de la 
«puissance des Eons, la diversité 
entre les Trônes et les Autorités, 
la prééminence des Séraphins. » 

Dans un article du Journal 
of Biblical Uterature, initulé 
« La Descente du Christ dans les 
Odes de Salomon » ( décembre 
1912) W. R. Newbold écrit 
que « les Eons sont des pensées de 
Dieu », émanant par paires, 
mâle et femelle, et que «.prises 
ensemble, [ elles ] forment la plé- 
nitude de Dieu. » 

Il existe un mythe au sujet 



231 



d'un Eon trop fier ( proba- 
blement Abraxis) qui s'est 
lui-même reflété sur le chaos, 
et il est devenu le seigneur du 
monde. 

George William Russell, 
un poète irlandais mystique, 
décida très tôt dans sa vie de 
signer ses œuvres «Aeon 1 ». 
Un correcteur, qui ne put dé- 
chiffrer le mot, marqua 
« AE ? ». Rus sel adopta les 
initiales, et par la suite n'écri- 
vit jamais sous son propre 
nom [ref : King, Les Gnosti- 
ques et leur Héritage ; Mead, 
Fragments de la Foi Oubliée ; 
George William Russell 
( AE ), La Chandelle de la Vi- 
sion]. 

Ephémères : anges qui ne 
vivent qu'une journée, voire 
moins, expirant juste après 
avoir chanté le Te Deum [ ref : 
Daniel 7:10 ; Talmud Hagiga 
14a]. 

Epima : l'ange correspon- 
dant à Eiael ¥. 

Epinoia : dans le gnosti- 
cisme de Valentin, c'est la 
première manifestation fémi- 
nine de Dieu ; cf. la Sheki- 
nah, également le Saint Es- 
prit (ce dernier étant consi- 
déré dans certaines sources 
comme la mère du vivant, 
Zoe, et en conséquence de 



1 NdT : Mot anglais pour Eon, venant 
du grec Aiâti, l'éternité. 



sexe féminin ) [ ref : Doresse, 
Les Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens, p. 202 ]. 

Epititiokh : c'est un Eon 
vierge, mentionné dans la 
tradition gnostique [ ref : Do- 
resse, Les Livres Secrets des 
Gnostiques Egyptiens, p. 178 ]. 

Eradin : le nom d'un ange 
invoqué dans des rites céré- 
moniels spéciaux [ref : Waite, 
Livre de la Magie Noire et des 
Pactes]. 

Erastiel : un ange servant 
dans la 4 e division du 5 e Ciel 
[ ref : Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse, p. 139 ]. 

Erathaol ( Erathaoth ) : 
un des 7 Archontes dans la 
théologie gnostique. Origène 
( Contra Celsum VI, 30 ) se ba- 
sant sur des sources ophites, 
classe Erathaol, ou Era- 
thaoth, dans une liste aux cô- 
tés de Michaèl, Raphaël, Ga- 
briel, Onoel, Thautabaoth et 
Suriel. Quand il est invoqué, 
Erathaol se manifeste sous la 
forme d'un chien [ ref : 
Mead, Hermès, Trois fois le plus 
grandi, 294]. 

Erathaoth ( Erathaol ) 

Eregbuo : ange corres- 
pondant à l'ange Daniel -$•. 

Erel : le nom d'un saint 
ange, ou le nom de Dieu qui 
ordonne aux démons d'appa- 



232 



raître dans les rites de conju- 
ration salomoniques [ ref : 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon\. 

Erel(l)im ou Arelim ( ceux 
qui sont courageux") : également 
appelés les Ishim ; un ordre 
d'anges dans la hiérarchie cé- 
leste, équivalent à celui des 
Trônes. Le nom vient d'haïe 
33:? 1 . Les Erelim, composés 
de feu blanc, sont postés au 
3 e ( ou au 4 e ou au 5 e ) Ciel et 
se composent de 70.000 my- 
riades. Dans La Légende des 
Juifs de Ginzberg les Erelim 
sont désignés pour régner sur 
l'herbe ( ou les herbages ), les 
arbres, les fruits et le grain. 
Métatron les montra à Moïse 
quand celui-ci visita le Para- 
dis [ ref : Apocalypse de Moïse ] . 

Le Talmud (Kathaboth 1 04a) 
parle de « l'ordre angélique Ara- 
lim et du plus distingué des hom- 
mes pris dans l'arche sacrée » et 
dit que « tordre angélique ayant 
prévalu, F arche sacrée fut captu- 
rée ». Les Erelim sont « l'une 
des dix classes d'Anges sous la 
domination de Michaël », 
d'après Maseket Asglut [ref: 
3-Enoch]. 



1 NdT : dans les bibles françaises, ce 
passage est traduit par « ceux d'Ariel 
poussent des cris », « ceux de la campagne se- 
ront dans les cris », « on crie dans les rue 
d'Ariel », « Ariel pousse des cris » etc. 
alors que la version anglaise sur laquelle 
se base Davidson donne « ceux qui sont 
courageux crient». 



Eremiel (Jeremiel, Hieri- 
miel, Jeremiel, Rerniel, etc. ) : 
un ange qui surveille les âmes 
dans les enfers. Dans Y Apoca- 
lypse d'Elie ( éd. Steindorff ), 
Eremiel est l'équivalent d'Ur- 
iel. Des variantes apparais- 
sent dans 4-Esdras et dans 
Y Apocalypse de Sophonie. 

Ergedial : l'un des 28 an- 
ges qui gouvernent les 28 
maisons de la lune [ ref : Bar- 
rett, Le Mage II]. 

Erionas (Erione) : dans 
la tradition occulte, un ange 
invoqué dans l'exorcisme de 
la Cire [ ref : Gollancz, Clavi- 
cula Salomonis]. 

Ermosiel : un ange de la 
2 e heure, servant sous les or- 
dres d'Anael #. 

Ero : l'ange correspondant 
à Haziel ¥. 

Erotosi : génie planétaire 
de Mars, invoqué en magie 
talismanique [ref: L'Histoire 
et la Pratique de la Magie ( I, 
68, 317; II, 475). Chez les 
hermétiques, Erotosi est le 
chef de l'ordre des Puissan- 
ces. 

Eftrael : ange déchu qui 
figure dans Le Livre d'Enoch. 

Erygion : le nom d'un 
ange ( ou de Dieu ) que Josué 
invoqua pour obtenir la vic- 
toire sur les Moabites [ ref : 



233 



Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon]. 

Erzla : dans Clavicula Salo- 
monis, un ange bienveillant in- 
voqué dans les rites de conju- 
ration salomoniques. 

Esabiel : un ange de l'or- 
dre des Puissances ; il est 
mentionné par Schwab, Vo- 
cabulaire de l'Angélologie, suppl. 

Escavor : dans Grimorium 
Verum, un ange invoqué dans 
les rites de magie de Salo- 
mon. 

Eschiel (Eshiel, feu de 
Dieu) : un des quatre anges 
dont les noms sont inscrits 
sur le premier pentacle de la 
planète Mars, le nom des 
trois autres anges étant Ithu- 
riel, Madiniel et Bortzachiak 
( Barzachia ). 

Eschiros : dans la Kab- 
bale, un ange des 7 planètes 
invoqué dans les rites de 
conjuration [ ref : Le Grimoire 
Secret de Turiel]. 

Esdras ( Ezra, Esra ) : 
l 'Apocalypse d'Esdras ( 4-Es- 
dras), relative à l'enlèvement 
d'Esdras au Ciel, le considère 
après cet événement comme 
« le scribe du Plus Haut, pour 
l'éternité». Voir Vretil, Enoch 
et Dabriel, qui sont eux aussi 
considérés comme des scri- 
bes royaux. 



Eserchie/Oriston : nom 

d'un ange (ou de Dieu) in- 
voqué par Moïse quand ce- 
lui-ci provoqua l'une des 
plaies d'Egypte, l'arrivée des 
grenouilles ; celles-ci furent 
générées en invoquant le 
nom de Zabaoth [ref: 
Waite, Le Livre de la Magie 
Noire et des Pactes ]. Pour Bar- 
rett en revanche, Le Mage II, 
le nom d'Eserchie/Oriston 
fut invoqué par Moïse pour 
transformer l'eau des fleuves 
égyptiens en sang. 

Eshiniel : dans Le Livre de 
la Protection, un ange invoqué 
dans les charmes d'envoûte- 
ment syriaques. 

Eshmadai : dans la littéra- 
ture rabbinique, un roi des 
démons ; certains le compa- 
rent à l'Aeshma Deva perse, 
d'autres à l'hébreu Shamad le 
Destructeur [ref: Bouisson, 
Magie, son Histoire et principaux 
Rites ; ^ Ashmedai ]. 

Esor : un Chérubin ou Sé- 
raphin utilisé par les cabalis- 
tes dans des rites de conjura- 
tion [ ref : Le Sixième et le Sep- 
tième Livre de Moïse ] . 

Esphares : le nom d'un 
ange, ou de Dieu, employé 
dans les rites de conjuration. 
Il est mentionné dans Le Gri- 
moire Secret de Turiel. 

Espiacent : un ange utilisé 



234 



dans l'exorcisme de la Cire 
pour mener à bien un ou- 
vrage ou accomplir une tâ- 
che. Des Psaumes doivent 
être récités après le rite de 
l'exorcisme [ ref : Mathers, 
ha Grande Clavicule de Salo- 
mon]. 

Esprit : tout ange ou dé- 
mon est un esprit, un esprit 
pur. L'homme est un esprit 
impur. Dieu est un esprit di- 
vin [ voir l'introduction ]. 

4 Esprits du Ciel : des 

anges ayant l'apparence de 
chevaux roux, noirs, blancs 
et bais « qui avancent après s'être 
tenus devant le Seigneur de toute 
la terre » ( Zacharie 6 ). Ces 
chevaux, attelés à des chars, 
furent montrés au prophète 
de l'Ancien Testament par un 
ange qui n'est pas nommé. 

Dans la tradition rabbini- 
que, Zacharie avait, 300 ans 
avant Daniel, déjà classé des 
anges selon leur rang, mais 
ne les avait pas nommés. De 
plus, il est dit que Zacharie 
s'inspira des Archanges parsis 
( les Amesha spentas ) pour les 
«sept jeux du Seigneur» {Za- 
charie 4 ). 

12 Esprits du Cycle Zo- 
diacal : Eliphas Lévi donne 
la liste suivante : Sarahiel 
pour le Bélier, Saraiel pour 
les Gémaux, Seratiel pour le 
Lion, Chadakiel pour la Ba- 



lance, Araziel pour le Tau- 
reau, Phakiel pour le Cancer, 
Schaltiel pour la Vierge, Sart- 
zeil pour le Scorpion, Saritiel 
pour le Sagittaire, Semaqiel 
pour le Capricorne, Tzakma- 
giel pour le Verseau et Voca- 
tiel pour les Poissons. 

La liste donnée par 
Camfield, Un Discours Théolo- 
gique sur les Anges ( p. 67 ) dif- 
fère considérablement : c'est 
Malchedael pour le Bélier, 
Ambriel pour les Gémaux, 
Verchiel pour le Lion, Zuriel 
pour la Balance, Asmodel 
pour le Taureau, Muriel pour 
le Cancer, Hamaliel pour la 
Vierge, Barchiel pour le Scor- 
pion, Adnachiel pour le Sa- 
gittaire, Haniel pour le Capri- 
corne, Gambiel pour le Ver- 
seau et Barchiel pour les 
Poissons. 

Esprit de Discorde : dans 
Juges 9:23 nous apprenons 
que « Dieu envoya un esprit de 
Discorde entre Abimelech et les 
hommes de Sichem ». Un tel es- 
prit ( « un esprit mauvais » dans 
certaines versions des Juges 
9 ) est mauvais seulement 
dans le sens causal. Puisqu'il 
sert Dieu, l'esprit de Dis- 
corde est sans tache. 

Esprit de Fornication : 

ange du désir sexuel (■£ 
Pharzuph ). 

Esprit de Jalousie : un 



235 



ange, et un envoyé de Dieu 
comme dans les Nombres 
5:14: « Si l'esprit de jalousie inci- 
tait le mari à en vouloir à sa fem- 
me » etc. 

Esprit de Malveillance : 

un ange, et un envoyé de 
Dieu, comme dans 1 -Samuel 
18:10-11, où il est rapporté 
que cet esprit venant de Dieu 
« saisit Saiil, et il prophétisa au 
milieu de la maison. David jouait 
comme les autres jours, et Satil te- 
nait une lance dans la main. Il la 
jeta, pensant clouer David au 
mur». 

Esprit de Mensonge : un 

ange et un envoyé de Dieu, 
comme dans 1-Rois 22:22 : 
«Et je serai un esprit de men- 
songe dans la bouche de tous ses 
prophètes ». 

Esprits Olympiens : dans 
YArbatel de Magie, un ouvrage 
de magie rituelle du XVI e siè- 
cle, les esprits olympiens de- 
meurent dans l'air et dans 
l'espace interplanétaire, cha- 
que esprit gouvernant un cer- 
tain nombre des 196 provin- 
ces qui divisent l'univers. 
Voir les 7 Esprits Olympiens. 
[ ref : Gaynor, Dictionnaire du 
Mysticisme ]. Les esprits olym- 
piens étaient aussi connus 
comme les Régisseurs ( ou 
Intendants ) du Ciel. 

7 Esprits Olympiens : se- 



lon les grimoires, ils sont les 
suivants : 1. Aratron qui gou- 
verne la planète Saturne, 2. 
Bethor qui gouverne la pla- 
nète Jupiter, 3. Hagith qui 
gouverne la planète Vénus, 4. 
Och qui gouverne le Soleil, 
5. Ophiel qui gouverne la 
planète Mercure, 6. Phaleg 
qui gouverne la planète Mars, 
7. Phul qui gouverne la Lune 
[ ref : Le Grimoire Secret de Tu- 
riel]. 

Esprit de Perversion : 

( Ange des Ténèbres ). 

Esprit de la Prostitu- 
tion : mentionné dans Osée 4, 
12 [*■ Ange du Désir]. 



Esprit-Saint 

prit. 



*• Saint-Es- 



Esprit du Savoir : une ex- 
pression employée par Man- 
soor, Psaumes d'Actions de 
Grâce, pour désigner un ange, 
vraisemblablement de l'ordre 
des Chérubins. 

Esprit Sociable : Milton 
désigne ainsi l'ange Raphaël 
dans Paradis Perdu V. 

Esprit du Temps : une 

désignation pour les anges au 
dessus du rang d'Archange, 
comme Michaël, selon Stei- 
ner, Lm Mission de l'Archange 
Michaël. Dans ce livre, l'occul- 
tiste suisse soutient que Mi- 
chaël est à présent sur terre 



236 



et qu'il aide les âmes humai- 
nes à « vaincre les esprits achar- 
nés » afin de « nous permettre 
d'acquérir des concepts spirituali- 
sés ». Michaël serait descendu 
sur terre au milieu du XIX e 
siècle. ^ Temps. 

Estael : dans la tradition 
de la magie noire (Le Gri- 
moire Secret de Turiel) Estael 
est une intelligence de la pla- 
nète Jupiter. Il est habituelle- 
ment invoqué en compagnie 
de trois autres intelligences 
de la planète, Kadiel, Maltiel 
et Huphatriel. 

Estes : un des nombreux 
noms de l'ange Métatron ^. 

Etendards : terme pour 
désigner un ordre angélique 
et employé par Milton dans 
Paradis Perdu V,590, où l'ange 
Raphaël parle des « Etendards 
et Gonfalons [ qui ] servaient à 
distinguer les Hiérarchies, les 
Rangs et les Degrés ». 

Eth ( temps ) : une puis- 
sance angélique, un ange de 
bonté dont la tâche consiste 
à ce que « tout événement ait lieu 
au moment fixé » [ ref : le Zohar 
( Miqets, 194a ) ; ¥ Temps ]. 

Ethan ( Ecanus ) 

Ethnarques : anges qui 
exercent leur autorité sur les 
nations ( anges tutélaires au 
nombre de 70) [¥ Anges 



Gardiens ; ref. Daniélou, Les 
Anges et leur mission, p. 29 ] 

Etincelles : se référant 
aux Etincelles, Voltaire Des 
Anges, Génies et Diables, dit 
que c'est un ordre d'anges, 
« l'une des 10 classes dans les 
Talmud et Targum ». Les Etin- 
celles font parfois partie des 
9 ordres (ou 10, ou 12) 
quand ils sont équivalents 
aux Tarshishim ( Ceux qui 
sont brillants ) ou aux Splen- 
deurs •#•. 

Etoiles : dans la tradition 
biblique, les étoiles et les pla- 
nètes étaient considérées 
comme des messagers, des 
anges, au service de Dieu 
[ref: Juges 5:20; Job 38:7: 
« lorsque les étoiles du matin 
chantaient ensemble et que tous les 
fils de Dieu criaient de joie » ]. 

Caird, dans Principautés et 
Puissances, note que les étoiles 
« faisaient partie de la suite angé- 
lique de Yahweh ». 

Etraphill : un des anges 
arabes qui sonnera la trom- 
pette le jour du Jugement. 
Etraphill est vraisemblable- 
ment une variante d'Israfel-^. 

Etrempsuchos ( Astrom- 
psuchos ) : un des anges gar- 
diens célestes de l'un des 
7 Cieux. Il est cité dans le 
Bruce Papyrus à la bibliothèque 
Bodléienne. 



237 



Euchey : un ange invoqué 
dans l'exorcisme des esprits 
malfaisants par application 
d'encens et fumigation [ ref : 
Grimorium Verum\ 

Eudaemon : un bon es- 
prit, un daemon. Egalement 
l'un des termes grecs pour 
« ange ». 

Eurabatres : un ange de la 
planète Vénus [ ^ Iuraba- 
tres]. 

Eve (Ange de l'Humani- 
té) 

Eved : un des nombreux 
noms de l'ange Métatron ^. 

Exael : c'est un ange évo- 
qué comme le « 10 e des grands 
anges qui ont enseigné aux hom- 
mes la fabrication des armes de 
guerre, des ouvrages en argent et en 
or, les utilisations des pierres pré- 
cieuses et du parfum » etc., dans 
1 -Enoch. Il opère soit-disant 
depuis les régions infernales 
[ref: de Plancy, Dictionnaire 
Infernal], 

Exercitus : une appella- 
tion ( comme Strateia^ ) 
pour une armée angélique 
[ref: Pesikta Rabbati XV, 
69a ; Angélologie, dans l'En- 
cyclopédie Juive ] . 

Existon : un ange invoqué 
dans la bénédiction du Sel. 
Existon est cité dans La 
Grande Clavicule de Salomon. 



Exousia : terme grec pour 
l'ordre angélique, traduit de 
façons diverses dans le Nou- 
veau Testament par Puis- 
sance, Autorité, Vertu. 

Pour Steiner (Le Travail 
des Anges dans le corps astral de 
l'homme ) les Exousia sont 
des «Esprits de Forme» dans 
la hiérarchie angélique. 

Extabor : « un des anges jus- 
tes de Dieu» employé dans 
l'exorcisme de la Cire. 

Extabor est mentionné par 
Gollancz, Clavicula Salomonis 
et Shah, Occultisme, sa Théorie 
et Trafique, p. 23. 

Exterminans : nom latin 
pour Abaddon % [ref: pas- 
sage de Y Apocalypse 9:11 de la 
version du Nouveau Testament 
de la Confraternité ( catholi- 
que)]. 

Ezeqeel ( hébreu, force de 
Dieu ) ; dans 1 -Enoch, c'est un 
ange déchu qui enseigna 
« l'augure par les nuages » [ ref : 
Ginzberg, La Légende des Juifs 
1,125]. 

Ezgadi : nom d'ange utili- 
sé dans les rites de conjura- 
tion pour réussir un voyage. 

Il est mentionné dans He- 
chaloth Rabbati [ ref : Schwab, 
Vocabulaire de l Angélologie ]. 

Ezoiil : c'est un esprit 
( ange ? ) invoqué dans 
l'exorcisme de l'Eau [ref: 



238 



Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon]. 

Ezrael ( hébreu, aide de 
Dieu ) : un ange du Courroux, 
cité dans X Apocalypse de Pierre. 
Dans Sefer Gan Eden ( Le Li- 
vre du Jardin d'Eden) Esrael 
est présenté comme un ange 
« dont le devoir est de sauver des 
anges de la Destruction ceux de 
"mérite moyen" ou "les instables"; 
cet Ange est Esrael» ( de ezra 
aide ) [ ref : 3 -Enoch, p. 182 ]. 

Ezriel : un nom d'ange 
inscrit sur une amulette ara- 
méenne découverte récem- 
ment parmi les Manuscrits de 
la mer Morte. Ezriel est dési- 
gné comme un Archange 
dans les Textes Incantatoires 
Araméens de Nippur de Mont- 
gomery [ ref : Scholem, Gnos- 
ticisme Juif, Mysticisme de la 
Merkabah et Tradition Talmudi- 
que ]. 



r**j 



F 



Fabriel : un ange servant 
au 4 e Ciel [ ref : Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse ] . 

Faiseur d'Anges : ( Ange 
Bienfaisant ) 

Fakr-Ed-Din {pauvre en 
foi ) : un des 7 Archanges 
dans la religion yézidie. Il est 



invoqué en prière. Pour le 
nom des six autres Archan- 
ges yézidis, voir les Annexes 
[ ref : Forlong, Encyclopédie des 
Religions]. 

Famiel : un ange de l'Air et 
du vendredi. Famiel sert au 3 e 
Ciel et il est invoqué à partir 
du Sud. 

Fanuel ( Phanuel ) : un des 
quatre anges de la Présence, 
comme dans 4-Esdras, qui pré- 
cise que Fanuel est « Uriel sous 
un autre aspect». Voir Phanuel 
où il est présenté comme 
l'équivalent de Raguel -$-, Ra- 
miel fy, le Pasteur d'Hermas, 
etc. 

Farris : un ange gouvernant 
la seconde heure de la nuit [ ^ 
Praxi]. 

Farun Faro Vakshur : 

dans la théogonie perse, l'ange 
Protecteur de l'humanité. Cf. 
Métatron dans la tradition oc- 
culte judéo-chrétienne où il est 
souvent évoqué comme le 
« Soutien de /humanité». 

Farvardin : ange de Mars 
dans la tradition perse. Farvar- 
din gouverne aussi le 19 e jour 
de chaque mois. Il est apellé 
« l'un des Chérubins » [ ref : Le 
Dabistan, pp. 35-36 ]. 

Favashi : ( Pravashi, Faro- 
hars, Ferouers, Fervers, Far- 
chers ) : dans le zoroastrisme, 



239 



prototype céleste de tous les 
êtres créés, les anges gardiens 
des croyants. Ils ont un 
caractère, ou une nature dou- 
ble : d'un côté des anges, et de 
l'autre des êtres possédant des 
qualités, pensées et attributs 
humains. Us étaient les fravar- 
din du Zend-Avesta, «génies de 
sexe féminin, résidant dans toute 
chose et protecteurs de I humanité ». 
Dans le roman de Jacob 
Wassermann Dr. Kerkhoven, les 
Favashi sont définis comme 
faisant «partie de famé humaine 
pourtant indépendante du corps [...] 
indestructibles comme la conscience 
et la pensée [...] ils ne sont pas as- 
signés à un seul et même corps ; ils 
peuvent se trouver un autre corps, à 
condition qu'il appartienne aux 
purs » [ réf. Gaynor, Diction- 
naire du Mysticisme ; Heck- 
ethorn, Les Sociétés Secrètes de 
tout temps et tous pays I, 25 ; 
King, Les Gnostiques et leur Hé- 
ritage]. 

Feluth(Silat) 

Femme Vêtue du Soleil : 

« Et il apparut une grande mer- 
veille dans le ciel ; une femme vê- 
tue du soleil, et la lune sous ses 
pieds, et sur sa tête une couronne 
de 12 étoiles. Et elle était en- 
ceinte, criait dans les douleurs de 
l'enfantement, et souffrait pour 
être délivrée» {Apocalypse 12:1- 
2 ). C'est peut-être le seul et 
unique cas de l'angélologie 



où une créature céleste est 
enceinte. D'après le texte, 
elle est le prototype céleste, 
ou la contrepartie de la 
Vierge Marie, la mère du fils 
de Dieu. D'après Heckethorn 
(Les Sociétés Secrètes de tout 
temps et tous pays, 1, 108), la 
Femme vêtue du Soleil vient 
de l'égyptienne Isis. 

Ferchers ( Favashi ) 

Fléau (ou Plaies) des 
Mauvais Anges : d'après 
Rabbi Eliezer, sur les dix 
plaies d'Egypte, l'une était la 
« Plaie des Mauvais Anges ». 
Rabbi Akiba parle aussi de 
cette plaie et l'appelle « la cin- 
quième plaie » [ réf. Formes de 
services pour les deux premières 
nuits de la Pâques, Hebrew Pu- 
blishing Co,NewYork, 1 921] . 

Fils de Dieu : un ange ap- 
pelé ainsi dans 2-Esdras. 
D'ordinaire, le titre s'applique 
à Jésus. 

Fils de Dieu ( pluriel ) : 
une expression dans la Genèse 
6, dont on dit d'ordinaire 
qu'elle désigne des anges. Les 
fils de Dieu, ayant frayé avec 
des mortelles, devinrent des 
anges déchus. C'était le point 
de vue de Josèphe, point de 
vue qui a persisté durant de 
nombreux siècles, jusqu'à au- 
jourd'hui, bien que d'autres 
interprétations n'aient pas 



240 



manqué. Milton pensait (Le 
Paradis Reconquis II ) que ces 
«.fils de Dieu faussement titrés 
étaient des anges déchus ». Cf. Job 
38:7 : « lorsque les étoiles du 
matin chantaient ensemble et que 
les fils de Dieu crièrent de joie ». 

Dans la Kabbale, l'expres- 
sion est employée pour « un 
ordre distinct d'êtres célestes ( les 
Bene Elohim ), répondant à la 8 e 
Sephira [ Hod ] » dit Ginsburg 
dans Les Esséniens/La Kab- 
bale, p. 92. 

A propos de ce que qui 
vient d'être dit sur « d'autres 
interprétations», on notera que 
Simeon ben Yohai, auteur 
supposé du Zohar, maudissait 
quiconque, en particulier ses 
disciples, qui interprétait la 
Genèse 6 comme représentant 
les Fils de Dieu « ayant des or- 
ganes sexuels et forniquant avec 
les filles des hommes » [ réf. La 
Nouvelle Encyclopédie Schajf- 
Heriçog, Anges]. 

Fils du Ciel, les : des an- 
ges, selon Le Manuel de Disci- 
pline, qui siègent aux délibéra- 
tions du conseil divin. Dans 
Mansoor, Psaumes d'Actions de 
Grâce, l'expression suggère 
simplement des bons anges. 

Fils des Princes, les : un 

ordre d'anges, « l'une des 10 
classes dans les Talmud et Tar- 
gum» dit Voltaire dans Des 
Anges, Génies et Diables. Litté- 



ralement parlant, il ne peut y 
avoir de «fils de princes» (fils 
est ici employé dans le sens 
de progéniture et princes dans 
le sens de anges ) puisque les 
anges, contrairement aux dé- 
mons et aux créatures terres- 
tres, ne reproduisent pas leur 
espèce. 

Flaef: dans la Kabbale, 
c'est un Luminaire angélique 
concerné par la sexualité hu- 
maine [ ref : Masters, Eros <& 
Evil]. 

Flamme des Epées Tour- 
noyantes : terme appliqué 
aux Chérubins qui gardent le 
Jardin d'Eden. 

Flammes : un ordre d'an- 
ges « l'une des 10 classes dans les 
Talmud et Targum » selon Vol- 
taire dans Des Anges, Génies et 
Diables. Melha est le chef de 
l'ordre des Flammes qui, 
dans la théogonie boud- 
dhiste, est identifié à l'ange 
Michaël judéo-chrétien [ cf. 
les Chashmallim, les «flammes 
scintillantes » dans E^échielA ]. 

Flauros ( Hauras ) 

Focalor (Forcalor, Furca- 
lor) : avant de chuter, Foca- 
lor était un ange de l'ordre 
des Trônes. Ce «fait » fut 
«prouvé après d'infinies recher- 
ches», précise Spence dans 
Une Encyclopédie de l'Occultisme, 
p. 119. Focalor est un puis- 



241 



sant duc dans les régions in- 
fernales et commande 30 lé- 
gions d'esprits démoniaques. 

Sa fonction particulière, ou 
mission, consiste à couler des 
bateaux de guerre et à tuer 
des hommes. Après 1000 ou 
1 500 ans, il « espère retourner au 
7' Ciel», comme il le confia à 
Salomon. Lorsqu'il est invo- 
qué, Focalor se manifeste 
sous la forme d'un homme 
avec des ailes de griffon. Fo- 
calor est l'anagramme de Ro- 
focale •#•. Pour le sceau ou si- 
gnature de Focalor, voir 
Waite, Le Livre de la Magie 
Noire et des Pactes, p. 178. 




Foi : l'une des trois vertus 
théologiques ( avec l'espoir et 
la charité ) dépeintes comme 
des anges par les maîtres flo- 
rentins du XV e siècle. 

Forcalor ( Focalor ) 

Forças ( Foras, Forras, 
Furcas, Fourcas ) : dans la 
tradition occulte, le rang que 
tenait Forças dans la hiérar- 
chie angélique ( ou l'ordre 



auquel il appartenait) n'est 
pas indiqué ; mais il est un 
ange déchu ; il est aujour- 
d'hui un président, ou un duc 
de renom, en Enfer ; c'est là 
qu'il consacre son temps à 
enseigner la rhétorique, la lo- 
gique et les mathématiques. Il 
peut rendre les gens invisi- 
bles ; il sait aussi comment 
restituer un bien perdu. 




De Plancy dans son Dic- 
tionnaire Infernal l'appelle « che- 
valier du royaume infernal» avec 
29 légions de démons pour 
exécuter ses ordres. Son 
sceau ou signature se trouve 
dans Waite, Le Livre de la Ma- 
gie Noire et des Pactes, p. 175 
[ref: Scot, Découverte de la 
Sorcellerie ; Jean Wier, Pseudo- 
Monarchia ]. Une gravure de 
Louis Breton représentant 
Forças est reproduite dans 
Seligmann, Histoire de la Ma- 
gie, p. 230. 

Force Morale : une des 

vertus cardinales, dépeintes 
comme un ange par les maî- 
tres florentins du XV e siècle. 



242 




La flèche brûlante du Chérubin et sainte Thérèse d'Avila 

par Sebastiano Ricci. La description de la mystique 

espagnole a troublé des millions d'âmes : «je voyais donc fange 

qui tenait dans la main un long dard en or, donc l'extrémité enfer 

portait, je crois, un peu de feu. Urne semblait qu'il le plongeait 

au travers de mon cœur et l'enfonçait jusqu'aux entrailles ». 



Forces : du point de vue 
de Jean Damascène, les For- 
ces constituent un ordre 
d'anges identifié parfois aux 
Puissances, parfois aux Ver- 
tus ou aux Autorités. Jean 
Damascène les place à la 3 e 
place dans la seconde triade 
des 9 chœurs. Leur fonction 
particulière est, ou était, de 
gérer les affaires terrestres. 

Forces : autre terme pour 
l'ordre des Vertus ^, comme 
l'emploie Benjamin Camfield 
dans Discours Théologique sur 
les Anges. Steiner, Le Travail 
des Anges dans le corps astral de 
l'homme, donne les Forces 
comme équivalent aux Dyna- 
mis *. 

Forfax ( Morax, Marax ) : 
dans Découverte de la Sorcellerie 
de Scot, un grand comte et 
président du monde infé- 
rieur, commandant 36 lé- 
gions d'esprits ; il enseigne 
l'astronomie et les arts libé- 
raux. Il est aussi appelé Foraii 
(par Jean Wier). Il se mani- 
feste sous la forme d'une gé- 
nisse. Sa signature se trouve 
dans Shah, Te Savoir Secret de 
la Magie. 

Forneus : avant sa chute, 
Forneus appartenait à l'ordre 
des Trônes et partiellement à 
l'ordre des Anges. Dans le 
monde inférieur, il est un 
grand marquis, avec 29 lé- 



gions d'esprits infernaux 
prêts à exécuter ses ordres. 
En plus d'enseigner l'art, la 
rhétorique et toutes les lan- 
gues, il peut amener les hom- 
mes à être aimés de leurs en- 
nemis. Son sceau ou signa- 
ture se trouve dans Waite, Te 
Tivre de la Magie Noire et des 
Pactes, p. 174. On dit que 
lorsqu'il est invoqué, Forneus 
se manifeste sous la forme 
d'un monstre marin. 

Forts, les : un ordre d'an- 
ges « l'une des 10 classes dans les 
Talmud et Targum » selon Vol- 
taire, Des Anges, Génies et Dia- 
bles. 

Fourcas ( Forças ) 

Fr aciel : un ange du mardi 
et du 5 e Ciel, invoqué à partir 
du Nord [ref: de Abano, 
T'Heptaméron ; Barrett, Te 
Mage II]. 

Framoch : dans le Temege- 
ton de Waite, un ange de la 7 e 
heure de la nuit, sous les or- 
dres de Mandrion. 

France, Ange de la 

( Ange de la France ) 

Fravardin ( Favashi ) 

Fravashi ( Favashi ) 

Fravishi ( Favashi ) 

Fremiel : dans T'Heptamé- 
ron de Abano, et le Temegeton 
de Waite, un ange de la 4 e 



244 



heure de la nuit, servant sous 
les ordres dejefischa. 

Friagne : en général dans 
les textes occultes, un ange 
du mardi servant au 5 e Ciel et 
invoqué à partir de l'Est. 

Fromezin : un ange de la 
2 e heure de la nuit sous le 
commandement de Farris 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Fromzon : un ange de la 
3 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Sarqua- 
mich. 

Fuleriel : un ange de la 6 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Zaazonash. 

Furiel : un ange de la 3 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Veguaniel. 

Furlac ( Phorlakh ) : dans 
les sciences occultes, un ange 
de la Terre [ ref : Papus, Trai- 
té Elémentaire de Science Occul- 
te}. 

Furmiel : un ange de la 
11 e heure du jour, servant 
sous les ordres de Bariel. 

Fustiel : un ange de la 5 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Sazquiel. 

Futiniel : un ange de la 5 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Sazquiel. 



G 



Gaap ( Tap ) : autrefois de 
l'ordre des Potentats (Puis- 
sances ), Gaap est à présent 
un ange déchu et sert en En- 
fer en tant que « grand prési- 
dent et prince puissant ». En tant 
que roi du Sud, il dirige 66 lé- 
gions d'esprits infernaux. Son 
sceau ou signature se trouve 
dans Le Uvre de la Magie Noire 
et des Pactes, p. 176 [ voir aussi 
Le Uvre de la Magie Cérémo- 
nielle et la Petite Clavicule de Sa- 
lomon ( ce dernier étant aussi 
connu sous le titre Lemege- 
ton) ]. Gaap est dépeint par 
de Plancy dans son Diction- 
naire Infernal, 1863, sous la 
forme d'un être humain avec 
d'immenses ailes de chauve- 
souris. 

Gabamiah : dans les rites 
goétiques de Salomon, un 
grand ange invoqué par l'em- 
ploi de la puissance incanta- 
toire du nom de l'ange Uriel 
[ ref : Grimorium Verum\ 

Gabriel ( Dieu est ma for- 
ce) : un des deux anges les 
plus haut-placés dans la tradi- 
tion judéo-chrétienne et ma- 
hométane. 

Il est l'ange de l'Annoncia- 
tion, de la Résurrection, de la 
Miséricorde, de la Ven- 



245 



geance, de la Mort, de l'Apo- 
calypse. 

A l'exception de Michaël, 
Gabriel est le seul ange men- 
tionné dans l'Ancien Testa- 
ment — sauf si l'on y inclut le 
Livre de Tobie, habituellement 
considéré comme apocryphe, 
auquel cas Raphaël, qui y ap- 
paraît, devient le 3 e Ange 
nommé des Ecritures. 

Gabriel préside le Paradis ; 
bien qu'il soit le prince diri- 
geant du premier Ciel, il est 
dit qu'il est assis à la gauche 
de Dieu ( communément ad- 
mis pour résider au 7 e ou 10 e 
Ciel). 

Mahomet assure que ce fut 
Gabriel (Jibril pour les mu- 
sulmans ) avec « 10 paires 
d'ailes » qui lui dicta le Coran, 
sourate par sourate. Pour les 
musulmans, Gabriel est l'es- 
prit de la vérité. 

Dans la légende juive, c'est 
Gabriel qui sema la mort et 
la destruction dans les cités 
pécheresses de la plaine, dont 
Sodome et Gommorhe. Et 
ce fut Gabriel qui, selon le 
Talmud Sanhédrin 95b, frappa 
les armées de Sennachérib 
« avec une faux affûtée qui était 



prête depuis la Création. » Tou- 
jours dans le Talmud, c'est 
Gabriel qui empêcha la reine 
Vashti d'apparaître nue de- 
vant le roi Ahasuerus et ses 
invités afin qu'Esther soit 
choisie à sa place. 

Dans le Livre de Daniel 8, 
Daniel tombe sur sa face de- 
vant Gabriel, pour apprendre 
le sens de la rencontre entre 
le bélier et le bouc. Cet inci- 
dent est le sujet d'une gra- 
vure sur bois qui se trouve 
dans la fameuse Bible de Co- 
logne. Les cabalistes identi- 
fient Gabriel à « F homme vêtu 
de lin » ( E^échiel 9, 10 et 
suiv. ). Dans Daniel 10-11, cet 
homme vêtu de lin est aidé 
par Michaël. 




Dans la littérature rabbini- 
que, Gabriel est le prince de 
la justice [ réf. Cordovéro, Le 
Palmier de Deborah, p. 56 ]. 
Origène, dans De Principiis 
1,81, appelle Gabriel l'ange 
de la Guerre. Jérôme donne 
Gabriel comme l'équivalent 
d'Hamon •$■. 



246 



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I 




Le premier Gabriel peint sans ailes par Gabriel Dante Rossetti 
annonciateur en 1 850 d'une révolution dans l'art. 



Tate Gallery, Londres 




La vision du « Bouc et du Bélier » que l'ange Gabriel est 
sommé d'expliquer à Daniel saisi d'effroi. Le bélier représente 
les rois de Media et de Perse, et le bouc le roi de Grèce. 
Pictures from a Médiéval Bible de Strachan. 




Une gravure sur bois de la Bible de Cologne illustrant 

l'enterrement de Moïse. A gauche, Dieu, assisté de 

Michaël et Gabriel ( ou Zagzagel ). 

Pictures from a Médiéval Bible de Strachan. 



Selon Milton {Paradis Per- 
du IV, 549) Gabriel est le 
chef des gardes angéliques du 
Paradis. Comme pour l'inci- 
dent des trois hommes saints 
( Hananiah, Mishael, Aza- 
riah) qui furent sauvés de la 
fournaise, ce fut Gabriel, 
d'après la légende juive, qui 
réalisa le miracle. D'autres 
sources l'attribuent à Mi- 
chaël. Gabriel est également 
identifié à l'ange-dieu-hom- 
me qui se battit avec Jacob à 
Peniel, même si Michaël, 
Uriel, Métatron, Samael et 
Chamuel ont été donnés 
comme « le sombre antagonis- 
te». Rembrandt réalisa une 
toile au sujet de cette célèbre 
rencontre. 

Une légende mahométane, 
découlant de la sourate 20 du 
Coran, raconte que lorsque la 
poussière soulevée par les sa- 
bots du cheval de Gabriel fut 
projetée dans la bouche du 
Veau d'Or, celui-ci s'anima 
tout de suite. Selon l'Encyclo- 
pédie de l'Islam ( I, 502 ), Ma- 
homet confondit Gabriel 
avec le Saint-Esprit — confu- 
sion compréhensible ou qui 
peut s'expliquer par les récits 
contradictoires de Matthieu 
1:20 et Luc 1:26 où, dans le 
premier cas c'est le Saint-Es- 
prit qui engendre l'enfant de 
Marie, et dans le second, c'est 
Gabriel qui entra auprès d'elle 



et l'informa ensuite qu'elle 
« avait trouvé grâce auprès du Sei- 
gneur» et « concevrait en son ven- 
tre ». 

Dans Anges Déchus (p. 
109 ), Bamberger cite une lé- 
gende babylonienne où Ga- 
briel tomba un jour en dis- 
grâce « pour ne pas avoir exacte- 
ment obéi à un ordre et resta pen- 
dant quelque temps derrière le Ri- 
deau céleste ». Durant cette pé- 
riode, l'ange gardien de la 
Perse, Dobiel, agit comme le 
fondé de pouvoir de Gabriel. 

Le nom de Gabriel est 
d'origine chaldéenne et 
n'était pas connu des Juifs 
avant la Captivité. Il ne figu- 
rait pas non plus dans la liste 
originale des 119 anges des 
Parsis. 

Gabriel est l'ange précep- 
teur de Joseph. Dans le Mi- 
drash Eleh E^kerah, Gabriel 
figure dans l'histoire des 10 
Martyrs légendaires ( sages 
juifs ). L'un des dix, Rabbi Is- 
maël, monte au Ciel et de- 
mande à Gabriel pourquoi ils 
ont mérité la mort. Gabriel 
réplique qu'ils expient pour 
les péchés des dix fils de Ja- 
cob qui avaient vendu Joseph 
comme esclave. 

Selon le témoignage de 
Jeanne d'Arc lors de son pro- 
cès, ce fut Gabriel qui l'incita 
à aider le roi de France 1 . 



1 NdT: voir à ce sujet Biographie de 



249 



Plus récemment, Gabriel 
est l'ange qui rendit visite au 
Père George Rapp, chef de 
mouvement Du Second Retour 
basé à New Harmony (In- 
diana) et laissa l'empreinte 
de son pied sur une dalle en 
calcaire conservée dans le jar- 
din de la résidence Maclure- 
Owen dans cette même ville 1 . 




La Légende dorée de Long- 
feËow fait de Gabriel l'ange 
de la Lune qui apporte à 
l'homme le don d'espoir. Il 
existe d'innombrables peintu- 
res par les maîtres de l'An- 
nonciation où Gabriel est re- 
présenté comme l'ange qui 
apporte la Bonne nouvelle à 
Marie. Cet événement est ra- 



rement dépeint par des mots, 
en rimes. Un poète anglais 
du XVII e siècle, Richard Cra- 
shaw, composa un quatrain 
dans Les Marches du Temple : 
« Héraut du Ciel aux ailes do- 
rées, envoyé à une pauvre vierge de 
Galilée, bien bas salua la bien- 
heureuse jeune fille, et avec quel 
respect présenta à sa main d'im- 
mortelles fleurs ». 

Gabuthelon : un ange 
dont le nom fut révélé à Es- 
dras comme faisant partie 
des 9 qui gouverneront « à la 
fin du monde». Michaël, Ga- 
briel, Uriel, Raphaël, et Aker, 
Arphugitonos, Beburos, Ze- 
buleon sont les 8 autres [ voir 
Apocalypse d'Esdras in Biblio- 
thèque des Pères Ante-Nicéens 
VIII, 573]. 

Gadal : c'est un ange invo- 
qué dans les rites magiques, 
selon Waite, Le Livre de la 
Magie Cérémonielle, p. 1 55. 

Gadamel ( Hagiel ) 

Gader : dans les écrits He- 
haloth ( Ma'asseh Merkabah ), 
un garde angélique posté à la 
4 e entrée céleste. 

Gadiel : un « très saint An- 
ge » invoqué dans des opéra- 
tions de goétie 2 , comme l'in- 
dique Mathers dans La 
Grande Clavicule de Salomon. 
Gadiel est un résident du 5 e 



f Archange Gabriel. 
1 NdT: idem. 



2 Désigne la magie noire ou diabolique. 



250 



Ciel [ ref : Le Sixième et le Sep- 
tième Livre de Moïse ]. Dans 
0%ar Midrashim (II, 316), 
Gadiel est l'un des nombreux 
gardes angéliques des portes 
du Vent du Sud. La fait que 
son nom soit inscrit sur une 
amulette orientale ( kamea ) 
suggère qu'il a dû être consi- 
déré comme une puissance 
pour protéger du mal le por- 
teur [ref: Schrire, Amulettes 
Hébraïques]. 

Gadreel ( Gadre'êl, Ga- 
driel, araméen Dieu est mon ai- 
de) : un des anges déchus 
dans la tradition enokienne. 
On dit que c'est Gadreel qui 
a détourné Eve du droit che- 
min — ce qui, si cela est exact, 
ferait de Gadreel le serpent 
qui a parlé avec Eve pour la 
séduire dans le jardin d'Eden 
( au lieu de Satan ). 

Comme Azazel, Gadreel 
apprit aux hommes l'usage 
des armes de guerre ( 1- 
Enoch, 69:6 ). Le quatrième 
Livre des Maccabées aborde la 
séduction d'Eve, où elle pro- 
teste : « aucun faux, ni séduisant 
serpent n'a souillé la pureté de ma 
virginité». Le nom de Gadreel 
n'est pas mentionné dans 
cette source. 

Gadriel : principal ange 
dirigeant du 5 e Ciel, chargé 
des guerres entre les nations 
[■*♦*• Gadreel]. Quand un 



prière monte au Ciel, Gadriel 
la couronne puis l'accompa- 
gne au 6 e Ciel [ ref : Le Zohar 
(Exode 202a)]. Il est aussi 
dit que Sandalphon, autre 
grand ange, couronne égale- 
ment les prières pour les 
transmettre directement à 
Dieu. 

Ga'ga : dans les écrits He- 
chaloth ( Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 7 e entrée céleste. 

Gaghiel : un garde angéli- 
que du 6 e Ciel [ ref : O^ar Mi- 
drashim ■ 1, 116 ]. 

Galdel : un ange du mardi 
résident du 5 e Ciel ; il doit 
être invoqué à partir du sud 
[ ref : de Abano, L'Heptamé- 
ron ; Barrett, Le Mage II ]. 

Galearii ( serviteurs de l'ar- 
mée) : selon l'Encyclopédie Juive, 
Angélologie, les Galearii sont 
des anges de rang inférieur 
[ ref : Friedmann, Pesikta 
RabbatiV, 45b et XV, 69a ]. 

Gale Raziya : un des mul- 
tiples noms de Métatron. 

Galgaliel ( Galgliel ) : Gal- 
galiel sert comme principal 
ange du Soleil avec Raphaël. 
Il est aussi considéré comme 
l'ange gouvernant le roue du 
Soleil et comme le chef épo- 
nyme de l'ordre des Galgal- 
lim. 



251 



Galgal(l)im ( sphères ) : un 
ordre supérieur d'anges, de 
rang égal aux Séraphins. Les 
Galgallim sont appelés « les 
roues de la Merkabah » ( c'est-à- 
dire les chars de Dieu ) et 
sont équivalents aux Ophani- 
nr$-. Ils sont 8 à diriger l'or- 
dre avec Galgaliel, ou Rik- 
biel, qui sont généralement 
désignés comme chefs [ref : 
Pirke Hechaloth ; Odeberg, 3- 
Enoch ]. Les Galgallim exécu- 
tent le chant céleste avec les 
autres anges de la Merkabah. 

Galgliel ( Galgaliel ) 

Galiel : un des multiples 
noms de l'ange Métatron -#-. 

Galizur ( hébreu révélateur 
de la pierre, Gallitzur, Gallizur, 
Raziel, Raguil, Akrasiel) : un 
des grands anges dans la tra- 
dition talmudique que Moïse 
rencontra au Ciel, comme le 
raconte Simon ben Lakish. 

Ce fut Galizur « surnommé 
Raziel» qui est réputé avoir 
donné à Adam le Livre de 
l'Ange Rayel ( * Rahab ). Il 
est un prince dirigeant du 2 e 
Ciel et un interprète de la di- 
vine sagesse de la Torah. 

« Il déploie ses ailes sur les 
Hajyoth de crainte que leur souf- 
fle brûlant ne consume les anges de 
Bonté». Les Hayyoth sont les 
saintes bêtes qui « soutiennent 
l'univers» [ref. Pirke Rabbi 
Elie^er ; Pesikta Rabbati]. 



Gallizur ( Galizur ) 

Galmon : dans les écrits 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 4 e entrée céleste. 

Gamaliel ( hébreu récom- 
pense de Dieu) : dans la Kab- 
bale et les écrits gnostiques, 
Gamaliel est l'un des grands 
Archontes ou Luminaires, un 
esprit bienveillant, associé à 
Gabriel, Abraxas, Mikhar et 
Samlo. Cependant, dans sa 
Philosophie Occulte, Lévi classe 
Gamaliel comme un mauvais 
ange, « un adversaire des Chéru- 
bins », servant sous les ordres 
de Lilith ( qui est le démon 
de la débauche ). 

Dans la Révélation d'Adam à 
son fils Seth (une apocalypse 
copte), Gamaliel est l'une 
des Puissances « haut placée », 
sainte et céleste, dont la mis- 
sion est de « hisser l'Elu jus- 
qu'au Ciel». 

Gambiel : dirigeant le si- 
gne du Verseau, comme le 
précise Camfield, Un Discours 
Théologique sur les Anges. Il est 
aussi mentionné comme un 
ange du zodiaque dans Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse. 

Gambriel : un des anges 
gardiens du 5 e Ciel [ ref : Pir- 
ke Hechaloth \. 

Gamerin : dans les rites de 



252 



magie cérémonielle, c'est un 
ange invoqué pour un service 
particulier, d'après Waite, Le 
Livre de la Magie Cérémonielle, 
p. 160, qui cite le Grimorium 
Verum. Le nom de Gamerin 
doit être gravé sur l'Epée de 
l'Art avant le début du rite de 
conjuration. 

Gamidoi : un « très saint 
ange» invoqué dans des opé- 
rations de magie, comme l'in- 
dique Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon. 

Gamiel : ange suprême, 
dirigeant la première heure 
de la nuit selon Waite, Leme- 
geton. 

Gamorin Debabim ( Ga- 
merin ) : un ange invoqué 
dans la conjuration de l'Epée 
[ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon ]. 

Gamrial : un des 64 An- 
ges, gardiens des 7 entrées 
célestes [ref: Pirke Hecha- 
loth]. 

Gamsiel : ange de la 8 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Narcoriel. 

Ganael : un des 7 diri- 
geants planétaires ( Elec- 
teurs) servant sous la direc- 
tion conjointe d'Apudiel et 
de Camael [ref: Conybeare, 
Le Testament de Salomon ]. 

Gardes : un ordre de la 



hiérarchie céleste mentionné 
dans Paradis Perdu IV (550 ; 
XII, 590 ) où les Gardes, ap- 
pelés auparavant Puissances 
et équivalents aux Chérubins, 
sont sous le commandement 
de Michaël. Alfred de Vigny 
mentionne l'ordre des Gar- 
des dans son poème Eloa. 
[ ref. West, Milton et les An- 
ge s\ 

Gardon : un ange invoqué 
dans la bénédiction du Sel, 
d'après Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon. 

Garfial ( Garfiel ) : un des 
gardes du 5 e Ciel [ref: Pirke 
Hechaloth]. 

Gargatel : un des trois an- 
ges de l'été ; il exerce sa fonc- 
tion avec Tariel et Gaviel 
[ref: de Abano, L'Heptamé- 
ron ; Barrett, Le Mage II ]. 

Gariel : un ange de l'ordre 
des Shinanim, d'après Hayim 
Haziz, « Le Seraph », Literary 
Revient, printemps 1958. Dans 
Hechaloth Rabbati, Gariel est 
un garde angélique du 5 e Ciel. 

Garshanel : le nom d'un 
ange inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ] . 

Garthiel : principal ange 
officier de la première heure 
de la nuit, servant sous les 



253 



ordres de Gamiel [ref: 
Waite, Lemegeton ]. 

Garzanal : un nom d'ange 
inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ] . 

Gaspard : un esprit invo- 
qué dans les rites magiques 
de Salomon afin que l'invo- 
quant puisse obtenir la jarre- 
tière d'une femme [ref: Gri- 
morium Verum ; Shah, Le Sa- 
voir Secret de la Magie ] . 

Gastrion : un ange de la 8 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Narcoriel. 

Gat(h)iel : un des gardes 
angéliques du 5 e Ciel [ ref : 
0%ar Midrashim I, 116]. 

Gauriil Ishliha : un ange 
du Talmud qui préside l'Est 
[¥ Gazardiel]. Sa mission 
consiste à voir si le Soleil se 
lève chaque matin à la bonne 
heure. Gauriil apparaît aussi 
dans la tradition mandéenne 
et correspond au Sraosha du 
zoroastrisme, ou au Gabriel 
hébraïque. 

Gaviel : avec Gargatel et 
Tariel, Gaviel sert comme 
l'un des trois anges de l'été 
[ ref : Barrett, Le Mage II; de 
Abano, UHeptaméron ]. 

Gavreel ( Gavriel ) : une 
variante pour Gabriel em- 



ployée par l'Ethiopian He- 
brew Rabbinical Collège of 
the Black Jews of Harlem 
(New York). Pour cette 
secte, il existe quatre anges 
cardinaux ( dont Gavreel ) et 
ils doivent être invoqués 
pour soigner les maladies, 
changer les ennemis en amis 
et « empêcher l'invoquant de deve- 
nir fou la nuit». Les trois au- 
tres sont Micharel pour Mi- 
chaël, Owreel pour Uriel et Ra- 
farel pour Raphaël [ ref : Brotz, 
Les Juifs Noirs d'Harlem, pp. 
32-33]. 

Dans 0%ar Midrashim, Ga- 
vreel est l'un des nombreux 
gardes angéliques des portes 
du vent de l'Est. Dans les 
écrits des Hechalofh (Ma'as- 
seh Merkabah ), il est un garde 
angélique posté soit à la 2 e , 
soit à la 4 e entrée céleste. 

Gazardiel (Casardia, Ga- 
zardiya ) : principal supervi- 
seur angélique de l'Est. Ga- 
zardiel « embrasse les prières des 
fidèles et les transmet au firma- 
ment divin », comme le précise 
le Zohar. 

Hyde mentionne Gazardiel 
dans Historia Keligionis Ve- 
terum Persarum. Dans le Dic- 
tionnaire Infernal ( de Plancy ), 
Gazardiel est un ange du Tal- 
mud, chargé du lever et du 
coucher du Soleil. 

Regamey {Qu'est-ce qu'un 
Ange ? ), en évoquant le «ju- 



254 



daïsme tardif enseignant les noms 
des anges des éléments », parle de 
Casardia (c'est-à-dire Gazar- 
diel ) comme devant voir « si 
le Soleil se lève et se couche chaque 
jour à la bonne heure ». 

Gazarniel : un ange de la 
«flamme de feu » qui chercha à 
s'opposer à Moïse et à le 
blesser lorsqu'il visita le Ciel. 
Moïse le mit en déroute, 
nous dit-on « en prononçant le 
Saint Nom qui consistait en 
dou^e lettres ». 

Note : la seule référence à 
Gazarniel se trouve dans 
l'ouvrage de S. Raskin, Kab- 
bale, Uvre de la Création, Zohar. 
Cet auteur a peut-être voulu 
dire Hadraniel, et 72 lettres 
plutôt que 12. 

Gazriel : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Gdiel ( Gediel ) 

Geai : dans les écrits He- 
chaloth ( Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 5 e entrée céleste. 

Gebiel : un ange de la 4 e 
altitude [ ref : Waite, Almadel 
de Salomon]. 

Gebril : c'est un ange in- 
voqué dans des rites de con- 
juration [ ref : Le Sixième et le 



Septième Uvre de Moïse]. 

Geburael ( Geburah ) : une 
Sefira du monde Briah qui fi- 
gure fréquemment dans les 
opérations de conjuration ca- 
balistiques. Dans Le Livre de 
Magie des Anciens, Geburah, 
ou Geburael ( signifiant force ) 
est l'équivalent de Gamaliel ; 
il y est dit que l'influence 
d'Elohi ( Dieu ) «pénètre l'ange 
Geburah (ou Gamaliel ) et des- 
cend à travers la sphère de [la 
planète ] Mars. » Pour d'au- 
tres précisions au sujet de cet 
Ange, -sfc Geburah. 

Geburah ou Geburael 

{puissance divine ou force ) : c'est 
l'ange défenseur de la main 
gauche de Dieu. 

Dans les ouvrages occul- 
tes, Geburah est habituelle- 
ment donné comme la 5 e des 
10 saintes Sefiroth (émana- 
tions divines ). Il appartient à 
l'ordre des Séraphins. Il est 
identifié de façon diverse à 
Gemaliel, Khamael ( Ca- 
mael) et, dans le texte 
d'Isaac ha-Cohen de Soria, à 
Geviririon. 

Geburathiel : l'ange de 
Geburah. Dans 3-Enoch, Ge- 
burat(h)iel est l'un des grand 
princes Anges représentant 
« la force, la puissance et le pou- 
voir divins ». Il est le principal 
régisseur de la 4 e entrée du 7 e 
Ciel. 



255 



Gedael ( Giadaiyal fortune 
de Dieu) : dans 1 -Enoch, Ge- 
dael est un ange de l'une des 
saisons. Cornélius Agrippa 
cite Gedael ( Gediel ) comme 
un ange gouvernant le zodia- 
que [ref: C. Agrippa, La 
Philosophie Occulte III ]. 

Gedariah : un Sar ( ange ) 
principal, supervisant le 3 e 
Ciel, comme il est noté dans 
le Zohar. Gedariah effectue 
son ministère trois fois par 
jour ; il s'incline devant les 
prières montant du 2 e Ciel, 
les couronne, puis les trans- 
met pour l'ascension sui- 
vante. 

Gedemel : un esprit de 
Vénus, dont l'ange Hagiel est 
l'intelligence présidante, se- 
lon Paracelse et sa doctrine 
des Talismans [ ref : Chris- 
tian, L'Histoire et la Pratique de 
la Magie 1,315]. 

Gediel ( Gdiel ) : dans Al- 
madel de Salomon, Gediel est 
l'un des principaux princes 
du 4 e Chœur, ou Altitude. 

Dans le Uvre de l'Ange Ra- 
%iel, Gediel figure comme 
l'un des 70 anges présents sur 
une amulette qui protège la 
femme en couches et l'enfant 
à naître ; il est aussi un ange 
du zodiaque dans la tradition 
occulte. 



3 e Chœur, ou Altitude, invo- 
qué en prière magique, 
comme le présente Art Al- 
madel de Salomon . 

Gedudiel : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 7 e entrée cé- 
leste. 

Gedudim : une classe 
d'anges des Chœurs Célestes 
sous la conduite de Tagas 
[ref: 3 -Enoch], 

Gedulael : une des Sefi- 
roth ( émanations divines ) 
invoquée dans les rites caba- 
listiques [ref: Lévi, Magie 
Transcendantale ] . 

Gehatsitsa : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), c'est un garde an- 
gélique posté à la 5 e entrée 
céleste. 

Gehegiel : un garde angé- 
lique du 6 e Ciel [ref: Pirke 
Hechaloth]. 

Gehirael : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 7 e entrée cé- 
leste. 

Gehorey : toujours selon 
le Ma'asseh Merkabah, un 
garde angélique posté à la 7 e 
entrée céleste. 



Gedobonai : un ange du Gehoriel : dans Ma'asseh 



256 



Merkabah, un garde angélique 
posté à la première entrée cé- 
leste. 

Gehuel : dans Ma'asseh 
Merkabah, un garde angélique 
posté à la 6 e entrée céleste. 

Geliel : l'un des 28 anges 
qui gouvernent les 28 mai- 
sons de la lune. 

Gelomiros : c'est un ange 
du 3 e Chœur, ou Altitude, in- 
voqué en prière magique, et 
présenté dans Art Almadel de 
Salomon. 

Geminiel : un des anges 
gouvernant le zodiaque [ ref : 
Cornélius Agrippa, La Philo- 
sophie Occulte, III ]. 

Gemmut : dans l'ouvrage 
copte Pistis Sophia, Gemmut 
est un Archonte qui sert sous 
la direction de Kalapatauroth 
(qui fait tourner tous les 
Eons et toutes les destinées ). 

Genaritzod : un principal 
ange-officier de la 7 e heure 
de la nuit, servant sous les 
ordres de Mendrion [ref: 
Waite, Lemegeton, 69 ]. 

Génies du Feu : dans 
l'occultisme, il existe trois gé- 
nies du feu : Anael, roi de la 
lumière astrale ; Michaël, roi 
du Soleil et Sammael, roi des 
volcans [ref: Jobes, Diction- 
naire de Mythologie, du Folklore 
et des Symboles}. 



Génie : autre nom pour 
un ange, un esprit ou une in- 
telligence [ cf. Blake: « les for- 
mes de toutes les choses viennent de 
leur Génie, que les Anciens appe- 
laient un ange <& Hsprit <& Dé- 
mon »; ref. Blake, Toutes les Re- 
ligions ne sont qu'Une ] . 




Paul Christian dans son 
Histoire et Pratique de la Magie 
( I, 303 ) dit que « les génies de 
l'orient [ étaient ] les originaux 
des anges chrétiens ». 

Athanasius Kircher, jésuite 
du XVII e siècle, lors de son 
voyage vers les planètes où il 
était accompagné par le génie 
Cosmiel, trouve sur la pla- 
nète Saturne des génies qu'il 
qualifie de « sinistres». Selon 
Kircher, les génies « adminis- 
trent la justice divine pour les mé- 
chants, et souffrent pour les jus- 
tes ». 

Génie de l'Amour Bes- 
tial ( Schiekron ) 



257 



Génie du Contretemps 

( Ange du Bizarre ) 

Geno : un ange de l'ordre 
des Puissances [ref: Le 
Sixième et le Septième Uvre de 
Moïse]. 

Genon : ange du 2 e 
Chœur, ou Altitude, invoqué 
en prière magique [ ref : Art 
Almadel de Salomon ] . 

Gereimon : comme Ge- 
non ^, un ange du 2 e Chœur. 

Gergot : dans les écrits 
Hechaloth {Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 6 e entrée céleste. 

Germael ( majesté de Dieu): 
c'est un ange envoyé par 
Dieu pour créer Adam à par- 
tir de poussière, mission éga- 
lement attribuée à Gabriel 
[ ref : Anthologie Falasha ] . 

Geron : comme Genon ^ 
et Gereimon ^, un des anges 
du 2 e Chœur ou Altitude, in- 
voqué en prière magique. 

Geroskesufael : dans les 
écrits Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la T entrée cé- 
leste. 

Gerviel ( Cerviel ) : dans la 
Kabbale, l'ange précepteur 
du roi David [ref: Clayton, 
Angélologie ]. Comme Cerviel, 
cet ange est le chef de l'ordre 



des Principautés ( Elohim ), 
partageant son poste avec 
Haniel, Nisroc et d'autres. 

Gethel ( Ingethel ) : un 
ange préposé aux choses ca- 
chées. D'après les Antiquités 
Bibliques de Philon d'Alexan- 
drie, Gethel fut l'ange qui 
frappa les Amorites de cécité 
dans la bataille avec Cenez. Il 
a été assisté par Zeruel, autre 
ange envoyé par Dieu contre 
les Amorites. 

Geviririon : un ange sym- 
bolisant ou personnifiant 
Geburah ( peur ou force ). 
Geviririon est la 5 e des 10 
saintes Sefiroth. 

Geviriyah : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Gezardiya ( Gazardiel ) 

Gezuriya : dans Malache 
Llyon, c'est un ange de l'ordre 
des Puissances ; il est aussi 
garde de l'une des entrés cé- 
lestes ( hechaloth ) et dirige 
six autres anges, dont Gazar- 
diya, l'ange du Soleil. 

Gheoriah : un nom d'ange 
inscrit sur le 3 e pentacle de la 
planète Mercure [ ref : Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon]. 

Giatiyah : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 



258 



Gibborim ( ceux qui sont 
puissants) : un ordre d'ange 
des Chœurs Célestes sous la 
conduite de Tagas. « Ce sont 
ceux qui sont puissants [...] des 
hommes de renom » ( Genèse 6 ). 
Selon le Zohar I, 25a-b, les 
Gibborim « érigent des synago- 
gues et des écoles, et y placent des 
rouleaux de la loi avec de riches 
ornements, mais seulement pour se 
faire un nom ». Si l'en est ainsi, 
ils doivent alors être considé- 
rés comme mauvais, ce qu'ils 
sont généralement. 

Gidaijal ( Gedae.1 fortune de 
Dieu ) : un Luminaire des sai- 
sons dans 1 -Enoch. Il est l'un 
des guides des « chefs de 
mille ». 

Giel : en magie cérémo- 
nielle, l'ange exerçant son 
empire dans le zodiaque sur 
le signe des Gémaux. 

Gippuyel : un des multi- 
ples noms de l'ange Métatron 
[ref : 3 -Enoch 48]. 

Glaras : un ange de la pre- 
mière heure de la nuit, ser- 
vant sous les ordres de Ga- 
miel. 

Glauron ou Glaura : un 

esprit de l'Air, et bienfaisant, 
invoqué à partir du Nord. Il 
est mentionné dans Scot, Dé- 
couverte de la Sorcellerie. 

Glmarij : un ange de la 3 e 



heure du jour, servant sous 
les ordres de Veguaniel. 

Gloire de Dieu : d'après 
Judah ha-Levi, poète et sage 
juif des XI e -XII e siècles, 
Gloire de Dieu est une expres- 
sion qui « dénote toute la classe 
des anges, avec leurs instruments 
spirituels — les Trônes, Chars, 
Firmament, Ophanim, et les 
sphères ( Galgalim ) » [ réf. 
Abelson, Mysticisme Juif p. 
64]. 

Gloire Cohabitante : un 

titre donné à la Shekinah ^ 
par Waite, La Doctrine Secrète 
en Israël, la désignant comme 
« le guide de F homme sur la terre 
et la féminité qui fait partie de 
lui ». 

Glorieux, les : une expres- 
sion pour désigner l'ordre le 
plus élevé des Archanges 
[ ref : 2-Enoch ; Encyclopédie 
Slavonique]. 

Gmial : un des 64 Anges, 
gardiens des 7 entrées céles- 
tes [ ref : Pirke Hechaloth]. 

Goap : autrefois un ange 
de l'ordre des Puissances ; il 
est à présent déchu et se 
trouve en Enfer. Goap est 
l'un des onze présidents des 
régions infernales. Il est aussi 
connu sous le nom de Gaap 
et Tap [ ref : Scot, Découverte 
de la Sorcellerie ; Waite, Lemege- 
ton]. Le fait d'avoir apparte- 



259 



nu à l'ordre des Puissances 
«fut prouvé après d'infinies re- 
cherches » explique Spence 
Une Encyclopédie de l'Occultisme. 
Selon les démonologues, 
Goap était « Prince de l'ouest ». 

Gog et Magog : dans les 
grimoires d'Honorius III, ce 
sont les noms ineffables de 
Dieu, utilisés pour comman- 
der les esprits. « L'apparition 
inattendue de Gog et Magog par- 
mi les autres saints noms de Dieu 
doit être attribuée à l'ignorance 
d'Honorius», dit Buder dans 
Magie Rituelle. Le Coran ( sou- 
rate 18, 95 ) mentionne Gog 
et Magog « abîmant le pays ». 

Golab ( incendiaires ) : un 
.des adversaires des Séra- 
phins, une des dix Sefiroth 
non saintes « dont le cortex est 
Usiel». Golab a aussi été con- 
sidéré comme un esprit du 
courroux et de la sédition, 
opérant sous les ordres de 
son chef « Sammael le Noir» 
[ réf. Lévi, Philosophie Occulte; 
Waite, La Sainte Kabbale, p. 
237]. 

Golandes : un ange invo- 
qué dans l'exorcisme de la 
Cire, selon Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon. 

Gonael : un des nombreux 
gardes des portes du Vent du 
Nord [ref : 0%ar Midrashim 
11,316]. 



Gonfalons : ordre d'anges 
dans la hiérarchie céleste, 
d'après Milton, Paradis Perdu 
V, 590-591. Dans ce dernier 
livre, l'ange Raphaël parle des 
«Etendards et Gonfalons» qui 
« servaient à distinguer les Hié- 
rarchies, les Rangs et les Degrés ». 

Gorfiniel : un garde angé- 
lique du 7 e Ciel, cité dans 
O^ar Midrashim I, 119. 

Gorson ou Gorsou ( Gur- 

son) 

Gouvernements : dans 
ï Apocalypse de la Sainte Mère de 
Dieu, les Gouvernements 
sont un ordre d'anges men- 
tionnés avec les Trônes, Sei- 
gneuries, Autorités, Archan- 
ges, etc. 

Gradhiel ( Gradiel ) 

Gradiel ( Gradhiel, Gra- 
phiel puissance de Dieu ) : l'In- 
telligence ( l'ange ) de la pla- 
nète Mars quand ce Lumi- 
naire entre dans les signes du 
Bélier et du Scorpion. L'ange 
correspondant de Gradiel 
( pour Mars ) est Bartyabel^. 

Graniel : un ange de la 2 e 
heure, servant sous les ordres 
d'Anael. 

Granozin : un ange de la 
2 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Farris. 

Graphathas : un des 9 an- 



260 



ges qui « ensemble parcourent 
tous les lieux terrestres et célestes », 
comme l'assure ^Evangile de 
Barthélémy, p. 177, où Béliar 
révèle à Barthélémy le nom 
des 9 anges. 



un 



Graphiel ( Gradiel ) 
esprit dans les énumérations 
cabalistiques répondant à 
Gabriel, d'après Forlong, En- 
cyclopédie des Religions. 

Grasgarben : avec Hada- 
kiel, Grasgarben gouverne le 
signe de la Balance [ref: 
Lévi, Magie Transcendantale]. 

Grand et Merveilleux : 

on dit que lorsque Michaël 
vint annoncer à Marie sa 
mort prochaine, la Vierge de- 
manda à l'Archange qui il 
était, et il répondit : « Mon 
nom est Grand et Merveilleux ». 

La légende est reprise dans 
Clément, Les Anges dans l'Art, 
où est reproduit une peinture 
de Fra Filippo Lippi repré- 
sentant la scène. 

Grial ( Griel ) : un ange 
gardien du 5 e Ciel ; un des 70 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [ ref : Pirke 
Hechaloth et voir la liste des 
70 dans les Annexes ]. 

Griel (Grial) 

Guabarel : ange de l'au- 
tomne. En plus de Guabarel, 



il existe un autre ange cité 
dans la tradition occulte 
comme gouvernant l'autom- 
ne : Tarquam -$•. 

Guael ( Guel ) : un ange 
du 5 e Ciel dirigeant le mardi. 
Guael est invoqué à partir de 
l'Est. 

Guel ( Guael ) : un ange 
du 5 e Ciel régnant le mardi et 
invoqué à partir de l'Est. 
C'est sans aucun doute le 
même que Guael & [ref: 
Barrett, Le Mage 11,1 19]. 

Guerriers : un terme pour 
l'un des ordres angéliques cé- 
lestes. Il est aussi employé 
par Milton, Paradis Perdu I, 
315, et par Zanchy, Opéra 
Omnia Theologica. ^ Vaillants. 

Gulacoc : un ange du 
Sceau, utilisé pour conjurer 
[ ref : Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse}. 

Gulhab: 5 e des 10 Sefi- 
roth non saintes, comme le 
précise le texte de Moïse de 
Burgos. Pour la liste des Sefi- 
roth, -$• Annexes. 

Gurid : un ange de l'équi- 
noxe d'été, efficace quand il 
est invoqué comme une 
amulette contre le mauvais 
œil [ref: Trachtenberg, Ma- 
gie Juive et Superstition ]. 

Guriel (petit de Dieu ) : un 
des anges dirigeant le signe 



261 



zodiacal du Lion [ref: 
Trachtenberg, Magie Juive et 
Superstition]. 

Gurson ( Gorson ou Gor- 
sou ) : sous les ordres de Lu- 
cifer, une des forces mises en 
déroute, et qui sert aujour- 
d'hui dans les régions infer- 
nales comme roi du Sud 
[ref: Spence, Une "Encyclopé- 
die de l'Occultisme, p. 119 ]. 

Guth : un des dirigeants 
angéliques de la planète Jupi- 
ter [ ref : Heywood, La Hié- 
rarchie des Saints Anges, p. 
215]. 

Gutrix : dans l'occultisme, 
un ange de l'Air et du jeudi, 
au service de Suth, chef de 
ces anges qui à leur tour sont 
tous assujettis au vent de 
Sud. Gutrix agit avec Ma- 
guth, qui est lui aussi un ange 
de bonté pour Suth [ ref : Le 
Livre de Magie des Anciens; de 
Abano, L'Heptaméron ; Bar- 
rett, Le Mage II, 122; Shah, 
Occultism, 52]. 

Guziel : selon M. Gaster, 
L'Epée de Moïse, un mauvais 
ange invoqué contre un en- 
nemi dans les rites d'incanta- 
tion. 

Gvurtial : un garde angéli- 
que de l'une des grandes en- 
trées ( ou palais ) du 4 e Ciel 
[ ref : Pirke Hechaloth ] . 



Gzrel : dans Tracthenberg, 
Magie Juive et Superstition, un 
ange invoqué pour annuler 
les mauvais décrets. Le mot 
Gzrel fait partie du nom de 
Dieu en 42 lettres. 



H 



Haael : un des 72 anges 
du zodiaque. 

Haaiah : un ange de l'or- 
dre des Dominations. Haaiah 
règne sur la diplomatie et les 
ambassadeurs ; il est aussi 
l'un des 72 anges portant le 
nom de Dieu Shem Ham- 
phorash. Le sceau ou signa- 
ture d'Haaiah est reproduit 
dans Ambelain, La Kabbale 
Pratique, p. 273. 

Haamiah : un ange de 
l'ordre des Puissances. Haa- 
miah domine les cultes reli- 
gieux et «.protège tous ceux qui 
cherchent la vérité». Son ange 
correspondant ( dans la Kab- 
bale ) est Serucuth. Pour le 
sceau ou signature d'Haa- 
miah, voir Ambelain, La 
Kabbale Pratique, p. 281 . 

Haarez : un ange du 
Sceau, comme le note Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse. 

Haatan : un génie qui ca- 



262 



che les trésors, selon Apollo- 
nius de Tyane et son Nucte- 
meron. 

Habbiel (Habiel) : un 
ange du lundi et du premier 
Ciel, invoqué dans les sortilè- 
ges amoureux [ ref : de Aba- 
no L'Heptaméron ; M. Gaster, 
HEpée de Moïse]. 

Haborym ( Raum ) 

Habriel : un ange de l'or- 
dre des Puissances, invoqué 
dans des rites de conjuration 
[ ref : Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse]. 

Habudiel : dans l'occul- 
tisme, un ange du jour du 
Seigneur, résident du 4 e Ciel. 
Il est invoqué à partir du Sud 
[ref: de Abano, L'Heptamé- 
ron\ 

Habu(h)iah : un ange qui 
exerce sa domination sur 
l'agriculture et la fécondité. 
Habuhiah est l'un des 72 an- 
ges portant le nom de Dieu 
Shem Hamphorash. 

Hachashel : un des 72 an- 
ges du zodiaque [ref: Runes, 
Sagesse de la Kabbale, p. 87 ]. 

Hadakiel (Chadakiel) : avec 
Grasgarben ( un autre génie ) 
Hadakiel gouverne le signe 
de la Balance dans le zodia- 
que [ ref : Prince des Ténèbres : 
Une Anthologie de la Sorcellerie, 
p. 177-178]. 



Hadar : « la Bienveillance su- 
périeure » conçue par les caba- 
listes comme une Sefira [ ref : 
Runes, La Sagesse de la Kabba- 
le]. 

Hadariel ( Hadraniel ) 

Hadariron : un Archonte 
nommé dans Lesser Hechaloth 
dans V Alphabet de Rabbi Aki- 
ba [ ref : Scholem, Gnosticisme 
Juif, Mysticisme de la Merkabah 
et Tradition Talmudique, p. 63 ]. 

Hadarmiel : un saint ange 
cité par Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon. 

Hadarniel ( Hadraniel ) 

Hadasdagedoy : dans les 
écrits des Hechaloth (Ma'as- 
seh Merkabah ), un garde an- 
gélique de la 6 e entrée céleste. 

Hadiririon : « l'Ange bien- 
aimé de Dieu » qui peut être 
invoqué dans des rites de 
magie rituelle [ref: M. Gas- 
ter, L'Epée de Moïse ] . 

Hadraniel (Hadarniel, Ha- 
dariel, Hadtiel, majesté de Dieu ) 
un ange portier placé au Ciel 
à la 2 e porte ( selon un point 
de vue ). Il est plus grand que 
Kemuel ^ « de 60 myriades de 
parasanges» mais plus petit 
que Sandalphon « d'un trajet 
de 500 ans ». 

En voyant Hadraniel au 



1 NdT: mesure itinéraire perse qui va- 
lait 5.250mètres. 



263 



Ciel, Moïse fut «.frappé de mu- 
tisme et de crainte » ; mais 
quand Moïse prononça le 
Nom Suprême, Hadraniel 
trembla à son tour. La lé- 
gende parle d'Adam visitant 
le Ciel quelque 2000 ans 
avant Moïse. 

A cette occasion, Hadra- 
niel parla avec Adam du Li- 
vre de l'Ange Ratriel en sa pos- 
session, un saint tome, réputé 
contenir des secrets et sur- 
tout des connaissances in- 
connues, même des anges 
[réf. Zohar I, 55b]. Le pré- 
cieux livre entra finalement 
en possession de Salomon, 
via Noah et Abraham. 

D'après une légende du 
Zohar ( III ) « quand Hadraniel 
proclame la volonté du Seigneur, 
sa voix pénètre à travers 200.000 
firmaments» et selon Y Apoca- 
lypse de Moïse « à chaque mot 
prononcé de sa bouche jaillissent 
12.000 éclairs». 

Dans le gnosticisme, Ha- 
draniel, vu sa grandeur, « est 
un seul des 7 subalternes de 
Jehuel, prince du feu ». Aussi 
grand soit-il, il n'est que « l'un 
des subordonnés de jehuel, prince 
du feu » [ réf. King, Les Gnosti- 
ques et leur Héritage, p. 15]. 

Comme Hadriel, il sert 
parmi les nombreux gardes 
angéliques des portes du 
Vent d'Est. Dans Sefer ha- 
Heshek, Hadraniel est l'un des 



plus de 72 noms ( en fait plus 
de 100 ) de Métatron. 

Dans 3-Enoch, Odeberg 
soutient qu'il est possible 
qu'Hadraniel soit identifié à 
Métatron et qu'il l'a été pour 
de bon dans la littérature 
apocalyptique. 

Hadriel (Hadraniel): équi- 
vaut à Pusiel dans la Révéla- 
tion de Rabbi Joshua Ben 
Levi. 



Hadrion : une 

d'Hadariron &. 



variante 



Haduriel : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 6 e entrée cé- 
leste. 

Hafaza : dans la tradition 
musulmane, un terme signi- 
fiant anges. Les Hafaza, qui 
constituent une classe spé- 
ciale, sont au nombre de qua- 
tre et «protègent T homme des 
djinns, des hommes et des Sa- 
tans». A ces quatre anges in- 
combe la tâche de mettre par 
écrit les actions des mortels 
[ ref : Hastings, Encyclopédie 
des Religions et de l'Ethique IV, 
617]. 

Hafldel : dans Montgo- 
mery, Textes Incantatoires Ara- 
méens de Nippur , un ange in- 
voqué dans l'exorcisme des 
démons. 



264 




« L'ange Gabriel apparaissant à Mahomet » 

Reproduction du manuscrit de Jami'al-Tawarikh 

qui se trouve à l'Université d'Edimbourg. 




L'illustration de Gustave Doré pour le Paradis Perdu. 

Ici, les anges Ithuriel et Zephon sont à la recherche de Satan. 

Reproduction de Hayley The Poetical Works ofjohn Milton. 



Hagai : dans les écrits des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bab ), un garde angélique 
posté à la 5 e entrée céleste. 

Hagedola : un ange du 
Sceau, invoqué dans des rites 
cérémoniels [réf. Le Sixième 
et le Septième Livre de Moïse ] . 

Haggai : un prophète hé- 
breu mineur appelé « messager 
de Dieu, ou Ange ». Voir le li- 
vre d'Agge'e dans l'Ancien 
Testament. 

Haggo : un ange du Sceau 
qui pourrait être invoqué 
dans des rites de conjuration 
comme Hagedola & [ ref : Le 

Sixième et le Septième Livre de 
Moïse]. 

Hagiel : l'intelligence de 
Vénus, quand cette planète 
entre dans le signe du Tau- 
reau et de la Balance. Le 
nombre cabalistique d'Hagiel 
est le 49. Son ange corres- 
pondant, l'esprit dirigeant de 
Vénus, est Gadamel ^ [ ref : 
Barrett, Le Mage ; Budge, 
Amulettes et Talismans ; Lenor- 
mant, Magie Chaldéenne]. 

Hagios : le nom d'un 
grand ange, ou l'un des noms 
secrets de Dieu, employé 
dans les rites d'invocation 
[ ref : Malchus, Le Grimoire 
Secret de Turiel]. 

Hagith ( Hageth ) : diri- 



geant de la planète Vénus, et 
l'un des 7 esprit olympiens. 
Hagith est gouverneur des 21 
ou 35 provinces olympiennes 
qui en comptent 196. Son 
jour est le vendredi. Selon 
Cornélius Agrippa, Hagith 
commande 4000 légions d'es- 
prits ; il a le pouvoir de trans- 
former les métaux 1 . Pour le 
sceau ou signature d'Hagith, 
voir Budge, Amulettes et Talis- 
mans, p. 389. En magie blan- 
che, Hagith est l'un des 7 ré- 
gisseurs du Ciel. 

Haglon : ange de la 3 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Sarquamich 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Hahael ( Hahahel ) : un 
ange de l'ordre des Vertus. 
Hahael protège les mission- 
naires chrétiens et tous les 
disciples du Christ ; il est aus- 
si l'un des 72 anges qui por- 
tent le nom de Dieu Shem 
Hamphorash. Son ange cor- 
respondant ( dans la tradition 
occulte ) est Chantaré. Son 
sceau ou signature se trouve 
dans Ambelain, La Kabbale 
Pratique, p. 281. 

Hahahel ( Hahael ) 

Hahaiah : un ange de l'or- 
dre des Chérubins. Il in- 
fluence les pensées et révèle 
les mystères cachés aux mor- 



1 NdT : le cuivre en or et l'inverse. 



266 



tels. Son ange correspondant 
est Atarph. Voir Ambelain, 
La Kabbale Pratique, p. 260 
pour son sceau ou signature. 

Hahayel ( Chayyliel ) dans 
3-Enoch, Hahayel est prince 
des anges de bonté lorsque 
ces anges assistent aux con- 
seils de jugement divin. 

Hahaziah : un des 72 an- 
ges portant le nom de Dieu 
Shem Hamphorash, selon 
Barrett, Le Mage II. 

Hahiniah : dans la Kab- 
bale, un des anges du Trône 
[ref: Ambelain, La Kabbale 
Pratique]. 

Hahlii : dans la tradition 
occulte, un ange invoqué 
dans la conjuration de l'En- 
cre et des Couleurs [ref: 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon\ 

Hahowel : dans Le Six- 
ième et le Septième Livre de 
Moïse, un ange de bonté. 

Hahuiah : un des 72 an- 
ges portant le nom de Dieu 
Shem Hamphorash. 

Haiaiel ( Hahahel ) : un 
des 72 anges du zodiaque et 
un des 72 anges portant le 
nom de Dieu Shem Ham- 
phorash. Le sceau ou signa- 
ture d'Haiaiel est dans Ambe- 
lain, La Kabbale Pratique, p. 
294. 



Hailael ( Hayael ) : princi- 
pal ange de l'ordre des 
Hayyoth ( saintes bêtes ). 

Haim : un ange qui exerce 
son empire sur le signe zo- 
diacal de la Vierge [ ref : 
Heywood, La Hiérarchie des 
Saints Anges]. 

Hajoth Hakadosh : sain- 
tes âmes vivantes, une sorte 
d'anges habitant l'une des 
hiérarchies nommée « Jého- 
vah », selon Spencer, Une 
Encyclopédie de l'Occultisme, p. 
199. Hajoth Hakadosh est 
aussi considéré comme l'une 
des sphères des anges. 

Hakael : l'un des 7 chefs 
des anges apostats, « le sep- 
tième Satan » [ ref : Charles, 
Le Livre d'Enoch, p. 138 fn ; 
Schmidt, L'Apocalypse de Noé 
et les Paraboles d'Enoch ] . 

Hakamiah : un des Ché- 
rubins (invoqués contre les 
traîtres ) et ange gardien de la 
France. Son ange correspon- 
dant est Verasua. Son sceau 
ou signature se trouve dans 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que, p. 267. 

Hakem : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 4 e entrée cé- 
leste. 

Hakha : dans Le Sixième et 



267 



le Septième Uvre de Moïse, un 
ange du Sceau. 

Hakham : le sage, un des 
multiples noms de Métatron. 

Halacho : génie des com- 
passions ; également l'un des 
génies de la 11 e heure [ref : 
Apollonius de Tyane, Nucté- 
méron]. 

Halahel : un esprit, en 
partie bon et en partie mau- 
vais, sous la direction de 
Bael. Son sceau ou signature 
se trouve dans Waite, Lemege- 
ton, Fig. 1 75. 

Halelviel : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 7 e entrée cé- 
leste. 

Halliza : le nom d'un ange 
apparaissant sur le cercle ex- 
térieur du pentagramme de 
Solomon [ref: Waite, Leme- 
geton, Fig. 156]. 

Halqim : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent du Nord 
[ref: O^ar Midrashlm II, 
316]. 

Haludiel : un ange du 4 e 
Ciel invoqué le Jour du Sei- 
gneur, avec l'invoquant fai- 
sant face au Sud. Haludiel est 
aussi une intelligence du So- 
leil [ ref. Malchus, Le Grimoire 
Secret de Turiel]. 



Halwaya : un nom secret 
pour l'ange Métatron, révélé 
dans Les Visions d'E^échiel. 

Hamabiel : pour Hey- 
wood, La Hiérarchie des Saints 
Anges, un ange qui exerce son 
empire sur le signe zodiacal 
du Taureau. Cependant, en 
magie cérémonielle, Tuai est 
l'ange du Taureau. Et Asmo- 
del est considéré également 
comme ayant autorité sur ce 
signe. 

Hamal ( Hmmal ) : cet 
ange exerce son empire sur 
l'eau. Egalement l'un des 
7 anges vénérés par Balaam. 
Hamal est invoqué dans les 
rites d'incantation arabes 
[ ref : M. Gaster, Asatir]. 

Hamaliel : ange du mois 
d'août, un des dirigeants de 
l'ordre des Vertus, et gouver- 
neur du signe zodiacal de la 
Vierge — tout ceci selon Tri- 
thème. En magie cérémo- 
nielle, Voil, ou Voel, est le 
gouverneur de la Vierge 
[ ref : Barrett, Le Mage ; de 
Plancy, Dictionnaire Infernal ; 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse ; Camfield, Un Dis- 
cours Théologique sur les Anges ] . 

Hamarytzod : un ange de 
la 11 e heure servant sous les 
ordres de Dardariel, selon 
Waite, Lemegeton. 



268 



Hamatiel : dans l'occul- 
tisme, un ange zodiacal gou- 
vernant la Vierge [ ref : Jo- 
bes, Dictionnaire des Symboles et 
Folklores Mythologiques ] . 

Hamaya : un ange de 
bonté, mentionné dans Le 
Sixième et le Septième Uvre de 
Moïse. 

Hamayzod : un ange de la 
4 e heure de la nuit servant 
sous les ordres de Jefîscha 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Hameriel : un ange de la 
5 e heure de la nuit, servant 
sous la direction d'Abasdar- 
hon*. 

Hamiel ( Haniel ) 

Ham Meyuchad: un ange 
de l'ordre des Chérubins. 
Ham Meyuchad est parfois 
équivalent au grand ange 
Akatriel [ ref : 3 -Enoch ]. 

Hamneijs : un ange du 
Sceau, mentionné dans Le 
Sixième et le Septième livre de 
Moïse. 

Hamon : selon Jérôme, 
commentant Isaïe 10:13, Ha- 
mon est un autre nom pour 
l'ange Gabriel [ ref : 3-Enoch ; 
Ginzberg, La Légende des Juifs 
VI]. 

Dans O^ar Midrashim ( II, 
316), Hamon est l'un des 
nombreux gardes angéliques 
des portes du vent du Sud. 



Dans 3-Enoch 18, Hamon 
est un « grand prince, effrayant et 
honoré, affable et terrible, qui fait 
trembler tous les enfants du ciel 
quand s'approche le moment de 
chanter "Saint saint saint" ». 




Hamshalim (Hashmallim, 
les lumineux): un des 10 ordres 
hiérarchiques angéliques, se- 
lon le Zohar ; dans ce livre ca- 
balistique, les anges Hamsha- 
lim sont gouvernés par Sa- 
mael. 

Hamwak'il : dans la tradi- 
tion arabe, un ange gardien 
invoqué dans les rites d'exor- 
cisme [ ref : Hughes, Un Dic- 
tionnaire de l'Islam, Anges ]. 

Hanaeb : un des 12 anges 
du zodiaque [ ref : Le Sixième 
et le Septième Livre de Moïse ] . 

Hanael ( Haniel ) 

Hananel : un des anges 
déchus dans 1 -Enoch ( 69:2 ). 

Hananiel ( donné de bonne 
grâce par Dieu) : un Archange 
dont le nom est inscrit sur un 



269 



pentagramme, en fait une 
amulette hébraïque d'origine 
cabalistique. Pentagramme 
dans Budge, Amulettes et Ta- 
lismans, p. 233 : 



%fc \*\x\ 







Hanhl : l'ange qui ordon- 
na à Balaam de construire les 
7 autels [ref: M. Gaster, 
Asatir]. 

Haniel ( Aniel, Hamiel, 
Onoel, Hanael, gloire ou grâce 
de Dieu, ou celui qui voit 
Dieu) : ange du mois de dé- 
cembre, chef de l'ordre des 
Principautés, Vertus ( Tar- 
shishim ) et Innocents, selon 
Barrett, Le Mage. 

Haniel est aussi gouver- 
neur du signe du Capricorne 
( Camfield, Un Discours Théo- 
logique sur les Anges ) et de Vé- 
nus. Il figure sur la liste des 7 
(ou 10 ) Archanges et des 10 
saintes Sefiroth. 

Des variantes de nom 
donnent Hamiel, Simiel, 
Onoel, Anael, etc. Dans des 
écrits occultes, c'est Haniel 
qui accomplit l'exploit de 
transporter Enoch au Ciel 
( exploit habituellement attri- 
bué à Anafïel). 

Haniel a été comparé à la 



chaldéenne Ishtar ( qui dirige 
Vénus) et il est invoqué 
comme une amulette contre 
le mal [ ref : Heywood, Ta 
Hiérarchie des Saints Anges ; 
Trachtenberg, Magie Juive et 
Superstition ; Ambelain, Ta 
Kabbale Pratique; Barrett, Le 
Mage ]. 

Hanniniel : dans les rites 
d'incantation araméens, un 
ange à qui l'on fait appel dans 
les sortilèges d'amour [ref: 
Montgomery, Textes Incanta- 
toires Araméens de Nippur ]. 

Hannuel : un ange qui 
exerce son empire sur le si- 
gne zodiacal du Capricorne 
[ref: Heywood, Ta Hiérar- 
chie des Saints Anges ] . 

Hanoziz : un ange de la 8 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Narcoriel, 
comme le cite Waite dans Te- 
megeton. 

Hanozoz : un ange de la 
9 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Nacoriel. 

Hantiel : un ange de la 3 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Veguaniel. 

Hanum ( Hanun ) : un 
ange du lundi résidant au 
premier Ciel et invoqué à 
partir du Sud [ ref : de Aba- 
no, T'Heptaméron ; Barrett, 
Te Mage II]. De Claremont, 



270 



Le Livre de Magie des Anciens, 
affirme que Hanum doit être 
invoqué à partir du Nord. 

Ha-Qadosch Berakha : 

pour Mathers, La Grande Cla- 
vicule de Salomon, un nom 
pour « Celui qui est Saint et Bé- 
ni» invoqué dans des conju- 
rations de Salomon. 

Haqemel : un des 72 an- 
ges du zodiaque, d'après la 
liste donnée dans Runes, La 
Sagesse de la Kabbale. 

Harabael ( Harabiel ) : un 
ange qui exerce son empire 
sur la terre. 

Harab-Serapel ( corbeaux 
de la mort) : une Sefka oppo- 
sée à Netzach, dont les cor- 
tex sont Theuniel et Baal 
Chanan. 

Harab-Serapel est le 7 e des 
10 démons du monde asiati- 
que ; il est aussi un chef des 
régions infernales. Cf. « adver- 
saires des Elohim ou des Dieux, 
et leur chef est Baal » dans la 
Philosophie Occulte de Lévi, où 
Harab-Serapel est considéré 
comme pluriel [voir le gra- 
phique dans Ambelain, La 
Kabbale Pratique, face à la p. 
80]. 

Harahel : dans la Kab- 
bale, un ange chargé des ar- 
chives, des bibliothèques et 
des cabinets de raretés ; éga- 
lement l'un des 72 anges por- 



tant le nom de Dieu Shem 
Hamphorash [voir le sceau 
ou signature d'Harahel dans 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que, p. 289]. 

Harariel : le nom d'un 
ange inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ] . 

Harbonah ( muletier) : un 
des 7 anges de Confusion, 
cité par Ginzberg, La Légende 
des Juifs. Dans l'histoire rela- 
tive à Ahasuerus et Esther, 
Harbonah est l'ange de 
l'Anéantissement. 

Harchiel : dans les rites 
de magie noire, c'est un ange 
invoqué pour commander les 
démons qui confèrent le don 
de l'invisibilité [ ref : Mathers, 
La Grande Clavicule de Salomon, 
p. 45]. 

Harhaziel ( Harhazial ) : 
un des anges gardiens de 
l'une des entrées, ou palais, 
du 3 e Ciel [ ref : Pirke Hecha- 
loth]. 

Hariel ( Harael, Behe- 
mial ) : ange qui exerce son 
empire sur les animaux appri- 
voisés. Hariel est invoqué 
contre les impiétés. Il dirige 
la science et les arts, et appar- 
tient à l'ordre des Chérubins 
[ ref : Barrett, Le Mage II ]. Le 
sceau ou signature d'Hariel se 



271 



trouve dans Ambelain, 1m 
Kabbale Pratique, p. 267. 

Hariph : autre non pour 
l'ange Raphaël dans le livre 
de poésie de Maria Brooks 
intitulé Zophiel^. 

Haris : autre nom pour 
Iblis, chef des djinns et guide 
des anges déchus dans la tra- 
dition arabe. 

Hariton ( fictif) : un arch- 
ange qui figure dans le mythe 
cosmique de Gurdjieff, Récits 
de Belt^ébuth à son petit-fils, où 
Hariton invente un nouveau 
type de bateau pour naviguer 
dans l'espace interplanétaire. 

Harmozey ( Harmozel, 
Armogen ) : dans la tradition 
gnostique, un des 4 grands 
Luminaires qui « entourent 
îauto-créé, le sauveur, ou Dieu» 
[ ref : Apocryphon de Jean ; Iré- 
née, Contra Haereses ; Grant, 
Gnosticisme et Christianisme Pri- 
mitif}. 

Oroiael, Daveitha et Ele- 
leth sont les trois autres Lu- 
minaires généralement don- 
nés. 

Harshael ( Harshiel ) 

Harshiel : un ange invo- 
qué dans des cérémonies de 
conjuration syriaques. Dans 
Le Uvre de la Protection, Har- 
shiel, une puissance envoû- 
tante, est citée ( tout particu- 



lièrement pour lier les sor- 
ciers ) aux côtés de Michaël, 
Gabriel, Sarphiel, Azrael et 
d'autres. 

Harta'il : dans la tradition 
arabe, un ange gardien invo- 
qué dans les rites d'exorcisme 
[ ref : Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Anges ]. 

Harudha : dans la mytho- 
logie perse, l'ange qui gou- 
verne l'élément Eau. Dans la 
tradition mandéenne, Haru- 
dha est l'équivalent de Haur- 
vatat, qui est l'esprit féminin 
de la santé et de la végéta- 
tion, gouvernant aussi l'Eau. 

Harut ( Haroth, Haurvata- 
ti, Haroot, Harout) : habi- 
tuellement lié à Maroth, ou 
Marout dans la légende isla- 
mique. Harut fut envoyé en 
bas ( avec Maroth, depuis de 
Ciel) pour enseigner aux 
mortels l'art de gouverner 
( voir le Coran, sourate 2, 96). 

Dans la tradition perse, 
Harut et Maroth étaient des 
anges de haut rang, deux pré- 
tendus Amesha spentas, en 
possession du nom secret de 
Dieu — nom qu'ils révélèrent 
malheureusement à Zobra 
( ou Zuhrah ) une mortelle 
dont ils tombèrent tout deux 
amoureux. 

Une note de bas de page à 
l'Ode 14 de Hafîz (dans la 
version anglaise par Richard 



272 



Le Gallienne) déclare que, 
par le pouvoir du Nom Ex- 
plicite, Zuhrah monta jusqu'à 
la planète Vénus « à laquelle 
elle fut identifiée dans la mytholo- 
gie mahométane » ; le texte 
poursuit en disant que les an- 
ges déchus ( Marut et Harut ) 
«furent punis en étant consignés, 
tête en bas, dans une fosse près de 
Babylone, où ils sont supposés en- 
seigner la magie et la sorcellerie ». 

Dans Hastings, Encyclopédie 
des Religions et de l'Ethique ( IV, 
615) le couple est dépeint 
comme des « Anges déchus avec 
un rôle satanique ». 

Harviel : dans les écrits 
des Hechaloth {Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 2 e entrée cé- 
leste. 

Hasdiel : un ange de la 
planète Vénus ; également 
l'ange de la bienveillance, 
comme il est établi dans une 
mezuza de type allemand. 
Hasdiel partage ses fonctions 
d'ange de la Bienveillance 
avec Zadkiel ■$• [ ref : Le Li- 
vre de l'Ange Ra^jel]. 

Dans le Zohar (Nombres 
154b), Hasdiel est l'un des 
deux chefs (l'autre étant 
Shamshiel) qui ont accom- 
pagné Uriel quand celui-ci 
portait sa bannière à la ba- 
taille. 

Haseha : l'un des 1 5 anges 



Trônes énumérés dans Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse. Voir les Annexes pour 
les autres noms. 

Hashesiyah : un des mul- 
tiples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Hashmal ( Chasmal, Hay- 
yah ) : un chef de l'ordre des 
Hashmallim ( Dominations ). 

D'après le Zohar, le terme 
signifie « une sphère interne sur- 
naturelle, cachée et voilée, dans la- 
quelle sont suspendues les mystères 
des célestes lettres du Saint Nom » 
[ref: E^échiel 1:4; Cf. Tal- 
mud Hagiga 13]. 

Dans Ginzberg, La Légende 
des Juifs I, 18, il est dit que 
« Hashmal entoure le trône de 
Dieu ». Il est « l'ange parlant 
avec des flammes ». 

Joseph Albo dans Sefer ha- 
'lkkarim ( Livre des Principes, I, 
14) signale que les rabbins, 
quand ils parlent d'Hashmal, 
disent « le Hayyot des paroles de 
feu ». Dans Hagiga, on peut li- 
re : « Il était une fois un jeune 
homme qui étudiait la vision 
d'E^échiel et qui s'attardait sur 
l'ange Chashmal quand le feu 
provint de Chashmal et le consu- 
ma ». La morale n'est pas pré- 
cisée. 

Hashmallim ( les Hayyot, 
créatures vivantes) : un ordre 
élevé d'anges, équivalents aux 
Dominations. Les Hashmal- 



273 



lim se classent avec les Ché- 
rubins et les Séraphins. 

Alors qu'Hashmal est le 
chef éponyme, Zadkiel, ou 
Zacharael, est aussi désigné 
comme chef de l'ordre. Dans 
la Kabbale, les Hashmallim 
appartiennent au monde de 
Yetzirah, le monde de la fon- 
dation, la demeure des anges 
présidée par l'ange Métatron 
[ ref : Abelson, Mysticisme Juif, 
p. 38]. 

Il est dit ( Bereshith Rabba ) 
que la rivière Dinur ( rivière 
enflammée ) fut créée « de la 
sueur de ces animaux [ les 
Hashmallim ] qui transpirent 
parce qu'ils transportent le trône 
du Dieu Saint et Béni ». 

Hashul : l'un des chefs de 
l'ordre des Hashmallim, se- 
lon le Maseket A^lut [ref: 
O^ar Midrashim I, 67 ]. 

Hasmed : un ange de 
l'Anéantissement, et l'un des 
cinq anges du Châtiment que 
Moïse rencontra au Ciel 
[ref: Midrash Tehillim sur le 
Psaume 7]. 

Hasmiyah : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Hasmodai : un esprit de 
la lune, invoqué en magie ta- 
lismanique [ref: Barrett, Le 
Magell, 147]. 

Hasriel : nom d'ange ins- 



crit sur une amulette orien- 
tale ( kamea ) pour écarter le 
mal [ref: Schrire, Amulettes 
Hébraïques]. 

Hatach : c'est un ange in- 
voqué dans les rites d'incan- 
tation juifs du Moyen-Age. 
Hatach vient des initiales des 
mots de l'incantation [ref: 
Trachtenberg, Magie Juive et 
Superstition, p. 165 ]. 

Hatiphas : génie de la pa- 
rure, mentionné par Apollo- 
nius de Tyane, Nuctéméron. 

Hatspatsiel : un des mul- 
tiples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Hauras ( Haures, Havres, 
Flauros ) : d'après la légende, 
un des 72 esprits que Salo- 
mon emprisonna dans un ré- 
cipient en laiton ( du cuivre 
jaune ) et jeta dans un grand 
lac profond ( ou dans la 
mer). 

Jadis, comme il le confia à 
Salomon, Hauras était une 
grande puissance céleste, 
mais il ne précisa pas à quel 
ordre il avait appartenu. Il 
discute volontiers sur la créa- 
tion du monde et sur la chute 
des anges. En Enfer où il est 
un grand duc, il apparaît sous 
la forme d'un léopard. Mais 
sur l'ordre d'un exorciste, il 
se manifestera sous une 
forme humaine. Il donne des 



274 



réponses exactes à propos du 
passé et du futur. Sous son 
commandement, Hauras dis- 
pose de 36 légions de dam- 
nés, prêts à exécuter ses or- 
dres. Son sceau ou signature 
se trouve p. 186 dans Le Li- 
vre de la Magie Noire et des Pac- 
tes de Waite. 

Dans l'édition de 1863 du 
Dictionnaire Infernal ( de Plan- 
cy), il est dépeint sous la 
forme d'un homme-léopard. 

Haurvatat ( intégralité ) : 
dans le zoroastrisme, un des 
six Amesha spentas (Archan- 
ges). 

Haurvatat est de sexe fé- 
minin et la personnification 
du salut. Elle est aussi un es- 
prit de l'eau. Dans la tradi- 
tion mandéenne, elle est con- 
nue sous le nom de Harudha, 
ou plutôt elle équivaut à Ha- 
rudha, puisque ce dernier est 
de sexe masculin [ ref : Grun- 
driss der iranischen Philologie 
III]. 

Certains spécialistes consi- 
dèrent que cet Archange 
perse provient de l'ange dé- 
chu coranique Harut [ref: 
Jung, Anges Déchus dans la Lit- 
térature Juive, Chrétienne et Mu- 
sulmane, p. 131 ]. 

Haurvatati ( Haurvatat ) : 
ange dans la tradition arabe 
dérivant des Amesha spentas; 
il est aussi appelé Chordad. 



Haven : selon Lévi et sa 
Magie Transcendantale ( p.503 ), 
un des 12 génies qui prési- 
dent les 12 heures du jour. 

Haven est le génie de la 
Dignité. 

Havhaviyah, Haviyahu, 
Hayat : trois des nombreux 
noms de l'ange Métatron. 

Hayya : singulier pour 
Hayyoth. 

Hayyael : ( Hayyel ) 

Hayyel ( Hashmal, Chay- 
yiel, Hayyael, Hayyliel, Johiel, 
Yayael ) : principal ange des 
Hayyoth ^. Il exerce son 
empire sur les animaux sau- 
vages selon 3-Enoch, mais 
partage cette fonction avec 
Thegri (Thuriel), Mtniel et 
Jehiel. 

Hayyliel ( Hayyel ) 

Hayyoth ( saintes bêtes céles- 
tes, Chayoh, Chayyoth, Chi- 
va ) : une classe d'anges de la 
Merkabah, équivalents aux 
Chérubins, ou classés avec 
eux, et résidents du 7 e Ciel. 

Anges du Feu, ils suppor- 
tent le trône de Gloire ( ^ 
Hashmallim ). 

Comme le décrit 3-Enoch, 
ils ont chacun « 4 faces, 4 ailes, 
2000 trônes, et sont placés auprès 
des roues de la Merkabah ». 

Ezéchiel vit les Hayyoth 
( Chérubins ) près du fleuve 



275 



Kebar ( E^échiellO). Selon le 
Zohar (Vayigash 211a) il y 
avait 36 Hayyoth — bien 
qu'ils soient seulement 4 
dans 3-Enoch. Ils constituent 
le « camp de la Shekinah ». 
D'en haut, ils reçoivent la 
sainte émanation et la dissé- 
minent aux Hayyoth qui font 
« mouvoir les roues » [ voir 
Abelson, Mysticisme Juif ']. 

Selon le Zohar ( Noé, 71b ) 
les Hayyoth soutiennent 
l'univers ; quand ils déploient 
leurs ailes, ils entament au 
même moment des chants de 
louanges « semblables à la voix 
du Tout-Puissant » [ Cf. E%é- 
chiel\:24;6:3]. 

La vision des Hayyoth 
qu'eut le prophète, et la tradi- 
tion post-biblique au sujet de 
ces saintes bêtes, influença 
fortement, affirme-t-on, l'œu- 
vre du peintre Marc Chagall. 

Haziel ( vision de Dieu ) : 
un Chérubin invoqué pour 
obtenir la pitié de Dieu. Ha- 
ziel est l'un des 72 anges por- 
tant le nom mystique de 
Dieu Shem Hamphorash ( -$• 
Annexes ). 

Quand il est donné 
comme l'équivalent de Ber- 
nael -#-, il est l'ange des Ténè- 
bres. Son sceau ou signature 
est reproduit p. 260 dans Ta 
Kabbale Pratique d'Ambelain, 
[ ref : Anthologie Falasha ]. 

Dans 1 -Chroniques 23:9 Ha- 



ziel est un mortel, un descen- 
dant des Guershonites. Il est 
très probable que les cabalis- 
tes tirèrent son nom de ce 
texte. 

Hebdomad : un terme de 
la tradition ophite (gnosti- 
que ) pour les 7 Anges, ou 
Potentats, dirigeants des 7 
Cieux et qui sont Iadalbaoth, 
Jao, Sabaoth, Adoneus ( ou 
Adonai ), Eloeus, Horeus 
( ou Oreus ) et Astaphaeus. 

Dans Contra Celsum VI, 
Origène donne ces 7 anges 
différemment, à savoir : Mi- 
chaël sous la forme d'un lion ; 
Suriel sous la forme d'un bœuf; 
Raphaël sous la forme d'un dra- 
gon ; Gabriel sous la forme d'un 
aigle ; Thautabaoth sous la 
forme d'un ours ; Erataoth sous 
la forme d'un chien ; et Onoel 
sous la forme d'un âne ; [ ref : 
Mead, Hermès, Trois fois le plus 
grand III, p. 294]. 

Hechaloth ( Hekhaloth ) : 
les Hechaloth sont les 7 éma- 
nations féminines de Dieu, la 
contrepartie des 10 Sefiroth 
■$■ masculines. 

Selon le Zohar {Exode 
128a), ce mot signifie belles 
vierges. Le terme « Hecha- 
loth » indique aussi les en- 
trées célestes, ou palais pro- 
tégés par les grands anges 
gardes, ou gouverneurs. 

Il faut noter que ces éma- 



276 



nations viennent du côté 
droit du Créateur. Il y a aussi 
des émanations « non sain- 
tes » ( les Sefiroth, celles qui 
sont opposées ) et qui sont 
issues de Son côté gauche ( le 
côté sombre, ou mauvais du 
Créateur). Voir la liste des 
deux chœurs dans les An- 
nexes. 

Le Livre des Hechaloth, pu- 
blié à l'origine par Jellinek, 
fut réédité par Odeberg sous 
le titre 3 -Enoch ou Le Uvre hé- 
breu d'Enoch. % Hekaloth. 

He'el ( vie de Dieu ) : un 
ange guide des « chef de mille ». 
Cité dans 1 -Enoch, He'el di- 
rige l'une des saisons de l'an- 
née. Dans les apocryphes, 
He'el est associé à l'ange Eli- 
melech ¥. 

Heiglot : en magie trans- 
cendantale, un génie, ou 
ange, des tempêtes de neige. 
Il dirige aussi la première 
heure. Pour Apollonius de 
Tyane, Nuctéméron, les 12 
heures, analogues aux 12 si- 
gnes du zodiaque, sont prési- 
dées par 12 génies ou anges, 
dont Heiglot fait partie. 

Heikhali : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabab ), un garde angéli- 
que posté à la 7 e entrée cé- 
leste. 

Hekaloth ( hechaloth ) : 



un ange du paradis céleste 
mentionné dans le traité He- 
kaloth et dans le Zoharl, 141 
fn. 

Hel : selon Scot, Découverte 
de la Sorcellerie, un nom pour 
Dieu ( ou un ange de Dieu ) 
invoqué dans des rites de 
conjuration. 

Helayaseph (Jiluyaseph, 
Hilujaseph, Heloyaseph, Hi- 
louyaseph ) : un ange gouver- 
nant l'une des saisons. 

Dans 1 -Enoch, Helayaseph 
est « chef des mille » anges des 
saisons [ ref : Charles, Le Li- 
vre d'Enoch, p. 177 ]. 

Helech(Abelech) 

Helel : dans la mythologie 
cananéenne, un ange déchu 
fils de Sahar, ou Sharer, une 
divinité ailée. Helel chercha à 
usurper le trône du dieu prin- 
cipal, et, en punition, fut pré- 
cipité dans l'abîme ( cf. La lé- 
gende de Lucifer ). 

La première étoile à tom- 
ber du Ciel ( 1 -Enoch 86:1 ) 
fut Satan-Helel. 

C'est du moins l'interpréta- 
tion de Morgenstern {Envi- 
ronnement Mythologique du 
Psaume 82, Hebrew Union 
Collège Jewish Institute of 
Religion, Annual XTV, pp. 
29-126). 

Mais Bamberger ( Anges 
Déchus ) soutient que « Hexpli- 



277 



cation la plus naturelle est que la 
première étoile [ à tomber ] fut 
A^a^el». 

Helel était le guide, ou 
chef, des Nephilim "$. 

D'une manière générale, 
les anges ne peuvent pas 
avoir de descendants, puis- 
qu'ils sont de purs esprits ; 
mais quand les anges pè- 
chent, quand ils « en passent 
par la corruptibilité de la chair» 
et vivent maritalement avec 
des mortelles, ils sont capa- 
bles d'engendrer une descen- 
dance. 

Citons à ce sujet l'incident 
de la Genèse 6. Il existe aussi 
de nombreux cas de produc- 
tivité hétéroclite dans la Kab- 
bale et la tradition rabbinique 
[ ref : Graves et Patai, Hebrew 
Myths]. 

Heleleth ( Eleleth ) : dans 
la tradition gnostique, un 
grand Luminaire décrit dans 
l'Hypostase des Archontes : « le 
grand Heleleth descend avant le 
Saint Esprit ; son aspect est 
comme For, son vêtement comme 
de la neige » [ ref. Doresse, Les 
Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens, p. 178]. 

Helemmelek : c'est un 
ange gouvernant l'une des 
saisons dans 1 -Enoch. On dit 
que le nom est une inversion 
de Milkiel. 

Helias le Prophète : un 



nom pour 1 ange précurseur ; 
^ Saint Jean le Baptiste. 

Hel(l)ison : un des 5 an- 
ges de la première Altitude, 
les 4 autres étant Alimiel, Ga- 
briel, Barachiel, Lebes. 

Quand il est invoqué, Heli- 
son apparaît portant une 
bannière décorée d'une croix 
rouge couronnée de roses 
[ ref : Almadel de Salomon ]. 

Hemah : ange du Cour- 
roux qui exerce son empire 
sur la mort des animaux do- 
mestiques ; également ange 
de la Destruction. 

Selon le Zohar I, Hemah 
faillit presque avaler Moïse 
avec l'aide d'un ange frère 
— Af— et il aurait réussi si 
Dieu n'était pas intervenu 
juste à temps. Quand le Lé- 
gislateur fut recraché, il se re- 
tourna et tua Hemah — un 
des cas rarissimes où un mor- 
tel fut capable de supprimer 
un immortel, en l'occurence 
un ange. 

Comme Af, Hemah mesu- 
rait 500 parasanges et était 
«forgé de chaînes de feu noir et 
rouge» selon Ginzberg dans 
sa Légende des Juifs II, 308. 

Heman ( confiance ) : selon 
3-Enoch et Rabbi Judah dans 
le Zohar ( Kedoshim ), l'ange 
Heman est le chef de l'un des 
Chœurs célestes. Heman et 
les anges qu'il dirige chantent 



278 



des hosannas pendant les 
heures du matin, exactement 
comme ceux commandés par 
Jeduthun chantent des ho- 
sannas durant les heures du 
soir, et comme ceux d'Asaph 
chantent aux heures de la 
nuit. 




Le Psaume 88 commence 
par : «Au chef musicien (...) Hé- 
mân FE^rahite ». Au cours du 
temps, il semble que les trois 
psalmistes ( Heman, Asaph 
et Jeduthun ) furent transfor- 
més en anges-maestros afin 
d'accomplir au Ciel des tâ- 
ches pour lesquels ils étaient 
particulièrement doués sur 
terre. 

Herachio ( Astrachios ) 

Héraut de l'Enfer : l'ange 
Zophiel [ ref : Klopstock, Le 
Messie]. 

Hermès: l'agathosdaimon, le 
«porteur du bien, l'ange se tenant 
à côté de Tyche» [ref: Harri- 
son, Postface à l'Etude de la Re- 
ligion Grecque, pp. 294 f ]. 



Hermès est le psychopom- 
pe-$-, le dieu du monde infé- 
rieur, daimon de la Réincarna- 
tion. Il est aussi le dieu des 
troupeaux. D'Apollon il reçut 
son art de la divination et sa 
baguette dorée, et de Persée 
ses sandales ailées. 

Dans Homère, c'est Her- 
mès qui mène à l'Hadès les 
esprits des morts. On lui 
donna le nom de Trismégiste 
« intelligence trois fois plus gran- 
de » car, dit-on, il était la pre- 
mière intelligence à commu- 
niquer à l'homme le savoir 
céleste. 

On dit aussi que la Kab- 
bale lui fut montrée par Dieu 
sur le mont Sinaï, et qu'en 
fait il n'était autre que le Lé- 
gislateur : Moïse [ ref : Bar- 
rett, Le Mage; Biographia Anti- 
guap. 150]. 

Cette identification est 
toutefois contestée par Wie- 
der dans son article « l'Idée du 
Second Retour de Moïse» (Je- 
wish Quarterly Review, avril 
1956 ) où il déclare : « On ne 
rencontre nulle part cette désigna- 
tion [ c'est-à-dire Hermès ] 
dans la littérature rabbinique. Et 
c'est tout naturel : les rabbins ont 
dû considérer comme particulière- 
ment inacceptable le fait d'attacher 
à Moïse le nom d'une divinité 
païenne ». Le dernier poème 
de Longfellow (1882) était 
intitulé Hermès Trismégiste. 



219 



Hermesiel : un chef des 
Chœurs célestes, partageant 
son poste avec Métatron, Ra- 
dueriel, Tagas et d'autres 
maîtres du bel canto céleste. 

Hermesiel est un ange 
« créé » à partir du dieu grec 
Hermès. Gaster (Le Saint et 
le Sacré ) dit que « Hermès, in- 
venteur de la lyre, fut métamor- 
phosé en l'ange Hermesiel» par 
un système de suffixes grâce 
auquel divers livres et maté- 
riels païens furent composés 
pour l'usage des premiers an- 
gélologistes juifs. En même 
temps, le professeur Gaster 
ajoute qu'Hermesiel fut iden- 
tifié à David « doux chanteur 
d'Israël». 

Héros du Ciel : un terme 
pour les bons anges, comme 
dans Mansoor, Psaumes d'Ac- 
tions de Grâce. 

Hetabor : ange invoqué 
dans l'exorcisme de la Cire. 
On peut le trouver dans des 
ouvrages de Kabbale prati- 
que, à l'origine dans Clavicula 
Salomonis par Gollancz. 

Heziel : un ange du zodia- 
que. 

Hhml Haml : ange du fir- 
mament, un des 7 anges vé- 
nérés par Balaam. Le nom 
fut créé par les permutations 
de lettres de l'alphabet hé- 
breu [ ref : Gaster, Asatir], 



Hibel-Ziwa : dans la tra- 
dition mandéenne, un ange 
équivalent à Gabriel. & Hi- 
wel-Ziwa. 

Hiel : un nom d'ange ins- 
crit sur une amulette orien- 
tale ( kamea ) pour écarter le 
mal [ref: Schrire, Amulettes 
Hébraïques]. 

Hiérarchie Céleste : ba- 
sés sur des interprétations 
des passages des Ecritures, et 
ainsi comptés par saint Am- 
broise, pseudo-Denys, le 
pape Grégoire et d'autres, les 
ordres ou chœurs de la hié- 
rarchie céleste varient entre 7 
et 10 ou 11. Ils furent finale- 
ment fixés à 9, en triple tria- 
des, de la manière suivante : 
Séraphins, Chérubins, Trô- 
nes ; Dominations ( ou Do- 
minions ), Puissances, Ver- 
tus ; Principautés, Archanges, 
Anges. La 2 e triade est par- 
fois : Dominations, Vertus, 
Puissances. Des variantes 
comprennent des ordres ap- 
pelés Armées, Eons, Inno- 
cents, Confesseurs, Autori- 
tés, Seigneuries, Guerriers, 
etc. 

Dans La Grande Clavicule de 
Salomon de Mathers, des con- 
jurations sont prescrites pour 
« dix chœurs de saints Anges », à 
savoir : 1. Chaioth ha-Qa- 
desh ; 2. Auphanim ; 3. Ara- 
lim ; 4. Chashmalim ; 5. Sera- 



280 



phim ; 6. Malachim ; 7. Elo- 
him ; 8. Bene Elohim ; 9. 
Kerubim ; 10. Ishim ; 

Ces 10 derniers sont men- 
tionnés par Maimonide dans 
Mishné Thora. 

La liste des 10 ordres est 
légèrement différente dans 
Berith Menucha : Arellim, Ish- 
im, Bene Elohim, Mal'achim, 
Chashmallim, Tarshishim, 
Shina'nim, Kerubim, Ophan- 
nim, Seraphim [ ref : Charles, 
2-Enocb 20]. 

Après que saint Thomas 
d'Aquin « eût béni » le sys- 
tème des 9 chœurs en triple 
triades de Denys, l'Eglise y 
adhéra. Cependant, les pre- 
miers protestants les contes- 
tèrent et finalement les reje- 
tèrent. 

Certains ouvrages occultes 
comme Le Mage de Barrett, 
ajoutèrent une 4 e triade, ce 
qui faisait 12 ordres au total. 

On se souviendra que dans 
son Paradisio, chant 28, Dante 
demande au pape Grégoire 
d'expliquer le divorce d'avec le 
fonctionnement dionysien 
[ref: Sefer Yettqrah ; Waite, 
La Sainte Kabbale, pp. 
255-256 ]. Pour les autres lis- 
tes des différentes autorités, 
voir les Annexes. 

Hierimiel ( Jeremiel ) 

Hilofatei et Hilofei : dans 
les écrits des Hechaloth 



(Ma'asseh Merkabah), des 
gardes angéliques postés à la 
4 e entrée céleste. 

Hiniel : un ange invoqué 
dans des rites d'incantations 
syriaques, avec Michaël, Ga- 
briel, Sarphiel et d'autres 
« anges envoûtants » cités 
dans Le Livre de la Protection. 

Hipeton (Anaphaxeton) : 
un esprit ou ange de la pla- 
nète Jupiter, partageant le 
pouvoir avec l'ange Johphiel 
( c'est-à-dire Jophiel ) [ ref. 
Barrett, Le Mage]. 

Hiphkadiel : le nom d'un 
ange inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ] . 

Hismael : l'esprit de la 
planète Jupiter [ ref : Barrett, 
LeMageIÏ,U6]. 

Hiwah : un des deux fils 
de l'ange déchu Semyaza. ^ 
Hiyyah. 

Hiwel-Ziwa ( Hibel-Zi- 

wa) : dans la tradition man- 
déenne, un des 360 êtres di- 
vins, créés par Alaha, l'Etre 
Suprême. On dit aussi qu'Hi- 
wel a créé ce monde. 

Hiyyah : un fils de l'ange 
déchu Semyaza [ •#■ Hiwah ]. 
D'après la légende, Hiyyah et 
son frère consomment en- 
semble 1000 chameaux, 1000 



281 



chevaux et 1000 bœufs cha- 
que jour. 

Hizarbin : un génie de la 
mer et l'un des génies de la 2 e 
heure [ref: Lévi, Magie 
Transcendantale, citant le Nuc- 
téméron d'Apollonius de Tya- 
ne]. 

Hizkiel : en compagnie de 
Kafziel, Hizkiel sert comme 
principal assistant de Gabriel 
quand celui-ci porte sa ban- 
nière à la bataille [ ref : le Zo- 
har, Nombres 155a]. Dans 
O^ar Midrashim II, 316, 
Hizkiel ( ou Hizqiel ) est l'un 
des nombreux gardes des 
portes du vent du Nord. 

Hlin Hntr : un des nomina 
barbara, Hlin Hntr est un 
ange des Vents et l'un des 
7 anges adorés par Balaam, 
selon M. Gaster dans Asatir. 

Hlk Lil Hlk Lib : un des 

nomina barbara, ange de la 
sainteté et aussi l'un des 7 à 
qui Balaam vouait un culte. 

Hlm Hml ( Hhml Haml ) 

Hngel : un ange de l'équi- 
noxe d'été, efficace comme 
amulette contre le mauvais 
œil. 

Hochmel ( Hocroel, Ho- 
chmal, Hokmael, Hochmael 
sagesse de Dieu ) : l'ange réputé 
avoir inspiré le Grimoire du 
pape Honorius III en 7 volu- 



mes. Hochmel est l'une des 
10 Sefiroth. 

Hocus Pocus : dans les 
rites magiques juifs du 
Moyen-Age, Hocus Pocus fi- 
gure comme « un prince [ an- 
ge ] en haut », en fait comme 
deux princes. On dit que le 
terme vient de « hoc est corpus 
meum» [ref. Grant, Gnosti- 
cisme et Christianisme Primitif, p. 
45]. 

Hod ( Hodiriron ) 

Hodiel ( victoire de Dieu ) : 
un ange du monde Briah ( le 
monde de la Création ) selon 
les cabalistes [ ^ Hodiriron ]. 

Dans l'ouvrage de Moses 
Botarel sur l'efficacité des 
amulettes, Hodiel est men- 
tionné comme un ange qui 
peut être avantageusement 
invoqué avec Kabniel, Tar- 
piel et d'autres esprits d'invo- 
cation. 

Hodiriron ( de hod qui si- 
gnifie splendeur") : 9 e des 10 
saintes Sefiroth ^ donnée 
dans le texte d'Isaac ha- 
Cohen de Soria, ainsi que les 
ouvrages d'autres cabalistes. 

Hodniel : un ange réputé 
pour son pouvoir de soigner 
la stupidité de l'homme. 

Hoesediel {miséricorde de 
Dieu - choesed ) : comme Ho- 
diel, Hoesediel est un ange 



282 



du monde Briah ( un des 
quatre mondes archétypes ). 
Voir le graphique face à la p. 
60 dans La Kabbale Pratique 
d'Ambelain où Hoesediel fi- 
gure avec Zadkiel sur la liste 
des Hashmalim, ou Domina- 
tions. Hoesediel est aussi 
classé comme l'une des 10 
Sefiroth. 

Hofniel ( combattant de 
Dieu) : chef des Bene Elo- 
him {fils de Dieu), l'un des 
ordres parmi les dix hiérar- 
chies dans la Kabbale [ ref : 
Encyclopédie Juive, Angélolo- 
gie]- 

Hokmael ( Hochmel ) 

Homadiel : il est identifié 
à «Fange du Seigneur» [ref: 
introduction de Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon ]. 

L'Homme Vêtu de Lin : 

cette expression s'applique à 
Gabriel ; on la trouve plu- 
sieurs fois dans E^échiel ( 9: 
10 ) et aussi dans Daniel (10 
et 12). L'homme vêtu de lin 
avec à la ceinture un encrier 
de scribe, est associé au 
scribe céleste qui, a son tour, 
a été identifié à Enoch, Mi- 
chaël, et Vretil [ ref : Charles, 
Le Livre d'Enoch, note p. 28 ; 
le Zohar ( Exode 231a ) ]. 

Dans son Commentaire Cri- 
tique sur l'Apocalypse de Saint 
Jean p. 266, Charles affirme 



que cet homme habillé de lin 
ne devrait pas être identifié à 
Gabriel ou à Michaël, mais 
plutôt à l'ange de la Paix ^ 
sans nom, ce même ange de 
la Paix qui est mentionné 
dans le Testament d'Aser ( dans 
les Testaments des Dou^e pa- 
triarches ). 

Homme de Macédoine : 

dans les Actes ( 16:9 ), Paul a 
la vision d'un « homme de Ma- 
cédoine » qui est un ange. 

Dans Les Anges et leur Mis- 
sion, Daniélou se réfère à 
cette vision de saint Paul et 
cite Origène 1 . 

Horaios ( Oreus, Ho- 

reus ) : un des 7 Archontes 
du système ophite (gnosti- 
que ), et dirigeant de l'un des 
7 Cieux « menant l'Eon des 
Eons ». 

Voir l'invocation reprise 
par Legge, Précurseurs et Ri- 
vaux du Christianisme II, 74 
d'Horaios. Origène cite éga- 
lement Horaios dans Contra 
Celsum. 

Hormuz : dans la tradi- 
tion perse, l'ange chargé du 



1 NdT : Daniélou explique que « la doc- 
trine [ où ] Dieu a confié les nations à des 
anges (...) est commune à toute la tradition 
ancienne », et possède « une place impor- 
tante » chez Origène « qui nous montre un 
de ces anges dans le Macédonien qui apparaît 
à saint Paul», ces anges ayant pour 
« mission de conduire les peuples païen au vé- 
ritable Dieu » ( en plus de leur mission 
de protection des nations ). 



283 



premier jour du mois [ref : 
Le Dabistan, p. 35 ]. 

Hosampsich : l'un des 
chefs du groupe d'anges dé- 
chus rencontrés dans les 
écrits d'Enoch [ ref : Voltaire 
Des Anges, Génies et Diables ] 

Hout : un ange invoqué 
dans les rites de conjuration 
arabes [ref. Shah, Occultisme, 
p. 152]. 

Hoveh Hayah : un des 

multiples noms de l'ange Mé- 
tatron. 

Hshahshiel : un ange en- 
voûtant syrien, mentionné 
dans Le Livre de la Protection 
[ ref : Budge, Amulettes et Ta- 
lismans, p. 273]. 

Hsprh Hsmim : une des 

7 créatures angéliques véné- 
rées par Balaam [ref. M. 
Gaster, Asatir, p. 263 ] . 

Hubaiel : un ange servant 
au premier Ciel, selon la liste 
présentée dans Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse. 

Hubaril : un messager an- 
gélique de la planète Saturne 
[ ref : Malchus, Le Grimoire 
Secret de Turielp. 33 ]. 

Hufaltiel (Huphaltiel): un 
ange servant au 3 e Ciel. Il of- 
ficie le vendredi et doit être 
invoqué à partir de l'Ouest 
[ ref : Barrett, Le Mage ; de 



Abano, L'Heptaméron ; Shah, 
Occultisme ; Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse ]. 

Hugron Kunya : un des 

14 grands anges de conjura- 
tion, nommés par Gaster 
dans son Epée de Moïse. 

Huha : nom employé par 
les Esséniens pour désigner 
Dieu, ou un ange, dans leur 
Règle de la Communauté 8:1s 1 
( un rouleau découvert dans 
les Manuscrits de la mer 
Morte) [ref: Porter, Les 
Derniers Jours du Christ Révé- 
la ]. 

Hukiel : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 7 e entrée cé- 
leste. 

Hula'il : dans la tradition 
arabe, un ange gardien invo- 
qué dans les rites d'exorcisme 
[ ref : Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Anges ]. 

Humastrav (Humastraw): 
un ange du lundi invoqué à 
partir du Nord. On dit 
qu'Humastrav réside au pre- 
mier Ciel [ref: de Abano, 
L'Heptaméron ]. 

Humiel : dans l'occul- 
tisme, un ange du zodiaque 



1 NdT : « Le nom de Iahvé étant interdit de 
prononciation, il est remplacé dans ce texte hé- 
breu par le pronom « Lai » ( huha ) » in 
Bible, Ecrits intertestamentaires. 



284 



gouvernant le Capricorne 
[ref: Jobes, Dictionnaire des 
Symboles et Folklores Mythologi- 
ques}. 

Huphaltiel ( Hufaltiel ) 

Huphatriel : une des in- 
telligences angéliques de la 
planète Jupiter [ref: Mal- 
chus, Le Grimoire Secret de Tu- 
riel]. 

Huristar ( Barinian ) 

Hurmin : autre nom de 
Satan. 

Hurmiz : une des filles de 
Lilith -$\ Hurmiz est men- 
tionnée dans le Talmud Sab- 
bath 151b [ref: Thompson, 
Magie Sémitique, p. 71 ]. 

Hurtapal : c'est l'un des 
trois anges du Jour du Sei- 
gneur (dimanche), les deux 
autres étant Michaël et Dar- 
dael [ ref : de Abano, L'Hep- 
taméron]. 

Husael : ange servant au 
3 e Ciel [ ref : Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse ] . 

Hushmael : le nom d'un 
ange inscrit sur une amulette 
orientale hébraïque (kamea) 
pour écarter le mal [ref: 
Schrire, Amulettes Hébraïques ] . 

Hutriel ( bâton de Dieu ) : 
un des 7 anges du Châtiment, 
équivalent à Oniel^-. Hutriel 
loge dans le 5 e camp de l'En- 



fer, et aide au « châtiment des 
dix nations» [ref: Maseket 
Gan Eden and Gehinnom ; Jelli- 
nek, Beth ha-Midrasch ; voir 
aussi ï Encyclopédie Juive I, 
593]. 

Huzia : l'un des 64 anges 
gardiens des 7 entrées céles- 
tes [ ref : Pirke Hechaloth ]. 

Huznoth : un esprit invo- 
qué dans l'exorcisme de l'eau. 
[ ref : Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon, p. 93 ]. 

Hydra(s) : comparables aux 
Chalkydri ¥. 

Hyniel : l'un des anges di- 
rigeant le mardi, et assujetti 
au vent d'Est. Hyniel doit 
être invoqué à partir du Nord 
[ ref : Barrett, Le Mage II ] . 

Hyoskiel Jhvhh : un des 

princes angéliques des ar- 
mées de X [ref: M. Gaster, 
L'Epée de Moïse XI ] . 

Hyperachii : dans la théo- 
gonie chaldéenne, c'est un 
groupe d'archanges qui gui- 
dent l'univers [ref: Aude, 
Oracles Chaldéens de Zoroastre]. 

Hypezokos (fleur de feu ou 
fleur du feu ) : un des « ordres 
essentiels et élémentaires » dans la 
cosmogonie chaldéenne. 



285 



J 



Iabiel : un ange mauvais 
invoqué en magie cérémo- 
nielle pour séparer un mari 
de sa femme. Labiel est men- 
tionné dans ï'Epée de Moïse. 

Iachadiel : un ange dont 
le nom est inscrit sur le 5 e 
pentacle de la lune [ ref : Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon, p. 80 ]. Il « servait à la 
destruction et à la perte... tu pour- 
rais l'invoquer contre tout fantôme 
de la nuit et pour appeler les âmes 
des morts de l'Hadès ». 

Iadalbaoth ( Ialdabaoth, 
Jaldabaoth, Ildabaoth, etc. ) : 
le premier Archonte des Té- 
nèbres. Dans la Kabbale hé- 
braïque et dans la tradition 
gnostique, Iadalbaoth est le 
Demiourgos, occupant une po- 
sition juste en-dessous de 
celle du « Père inconnu ». 

Dans la mythologie phéni- 
cienne, il est l'un des 7 Elo- 
him, créateurs de l'univers vi- 
sible. Dans le gnosticisme 
ophite, il est dit qu'Iadal- 
baoth a généré les 7 Elohim 
( anges ) à «sa propre image », 
les 7 étant : Tao, Sabaoth, 
Adonai, Ouraios, Eloi, Asta- 
phaios et la propre mère d'Ia- 
dalbaoth, Achamoth ! 



Origène, qui le désigne 
également comme l'un des 7, 
ou en tant que créateur des 7, 
parle de lui comme « second 
nom de Michaël ». 

Dans 1 -Enoch, Iadalbaoth 
est présenté comme l'équiva- 
lent de Sammael, en tant 
qu'ange déchu et aussi en 
tant que suprême hiérarque 
de l'ordre des Trônes. 

Iadara : associé à un autre 
esprit, Schaltiel, Iadara gou- 
verne le signe de la Vierge 
dans le zodiaque. 

Iadiel {main de Dieu) : 
ange cité par Schwab, Voca- 
bulaire de l'Angélologie. 

Iaeo : ange invoqué pour 
exorciser les démons [ref: 
Conybeare, Le Testament de 
Salomon ; Butler, Magie Rituel- 
le ]. Avec l'aide d'autres an- 
ges, Iaeo est capable de con- 
trecarrer les machinations du 
démon Saphathorael. 

Iahhel : dans la Kabbale, 
c'est un archange qui exerce 
son empire sur les philoso- 
phes et ceux qui ne souhai- 
tent plus se préoccuper du 
monde matériel. Iahhel est 
aussi l'un des 72 anges por- 
tant le nom mystique de 
Dieu Shem Hamphorash 
[pour son sceau ou signa- 
ture, voir Ambelain, La Kab- 
bale Pratique, p. 294 ]. 



286 



Iahmel : un ange qui 
exerce son empire sur l'Air 
[ref: Le Livre de l'Ange Ra- 

Iaho (Jéhovah): le nom 
d'un esprit divin prononcé 
par Moïse à l'intention du 
pharaon Necho, provoquant 
sa mort instantanée [ref: 
Voltaire, Des Anges, Génies et 
Diables citant Les Stromates 5 
de Clément d'Alexandrie ]. 

Ialcoajul : un ange de la 
11 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Dardariel 
[ ref : Waite, Lemegeton p.70 ]. 

Ialdabaoth ( Iadalbaoth ) 

Iamariel : un ange de la 9 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Nacoriel ■#■. 

Iameth : un ange que l'on 
rencontre dans les écrits oc- 
cultes et apocryphes. Iameth 
est le seul esprit bienfaisant 
capable de venir à bout des 
machinations de Kunospas- 
ton, démon de la mer [ref: 
Odeberg, 3-Enoch ; Conybea- 
re, Le Testament de Salomon ; 
Shah, Le Savoir Secret de la 
Magie]. 

Iao le Grand : premier 
des 7 Archontes constituant 
l'Hebdomad ^ dans le sys- 
tème gnostique des puissan- 
ces primordiales [ref: Pistis 
Sophia ]. 



Selon Doresse, Les Livres 
Secrets des Gnostiques Egyptiens, 
Iao le Grand est le démiurge, 
maître des 7 Cieux. 

Dans 3-Enoch, son assistant 
Petit Iao 1 est en réalité Méta- 
tron sous l'un de ses nom- 
breux agnomina [ % Jeu ]. 

Iao le Petit : un des multi- 
ples noms de l'ange Métatron 
[ref: 3-Enoch]. 

Iaoth : dans le Testament de 
Salomon, un des 7 Archanges. 
Le démon Kurteel ( qui pro- 
voque des douleurs intestina- 
les ) peut être vaincu par le 
pouvoir du nom d'Iaoth 
[ ref : Shah, Le Savoir Secret de 
la Magie]. 

Iaqwiel : un ange de la 
Lune, cité par Schwab, Voca- 
bulaire de l'Angélologie. 

Iax : ange capable de dé- 
jouer le démon Roeled ( qui 
provoque des problèmes 
d'estomac) et le démon 
Envy [ref: Conybeare, Le 
Testament de Salomon ] . 

Iblis ( Eblis ) 

Iboriel : dans les écrits des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique de 
la 7 e entrée céleste. 

Iciriel : un des 28 anges 



1 NdT: voir les passages 2:1-3 et 3:1-2 
de 3-Enoch où Métatron s'appelle aussi 
« jouvenceau » ou « intendant ». 



287 



qui gouvernent les 28 mai- 
sons de la lune. 

Idedi : dans la théologie 
akkadienne, des anges qui 
possèdent une demeure au 
Ciel [ref : Lenormant, Magie 
Chaldéenne, p. 148 ]. 

Idrael : dans les écrits des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique de 
la 5 e entrée céleste. 

Idris ou Idriss : un nom 

employé pour Enoch dans la 
tradition coranique [ref: 3- 
Enoch]. 

Iealo : un ange invoqué 
pour exorciser les démons 
[ ref : Buder, Magie Rituelle, p. 
32 ; Conybeare, Le Testament 
de Salomon ]. C'est probable- 
ment une variante d'Iaeo ^. 

Iedidiel : un ange que l'on 
appelle lors d'une invocation 
rituelle [ref: Schwab, Voca- 
bulaire de l'Angélologie]. 

Iehuiah : un ange de l'or- 
dre des Trônes, ou de l'ordre 
des Puissances, protecteur 
des princes et l'un des 72 an- 
ges portant le nom mystique 
de Dieu Shem Hamphorash. 
Pour le sceau ou signature 
d'Iehuiah, voir Ambelain, La 
Kabbale Pratique, p. 273. 

Ieiaiel : l'ange du Futur, 
partageant son pouvoir avec 
Teiaiel ■$-. Ieiaiel est aussi l'un 



des 72 anges portant le nom 
de Dieu Shem Hamphorash 

Ieilael : un des 72 anges 
qui portent le nom de Dieu 
Shem Hamphorash. 

Ielahiah : naguère un ange 
de l'ordre des Vertus, Iela- 
hiah protège les magistrats et 
rend des décisions dans des 
procès en justice. Il est égale- 
ment l'un des 72 anges por- 
tant le nom de Dieu Shem 
Hamphorash. Son Ange cor- 
respondant est Sentacer 
[ ref : Ambelain, La Kabbale 
Pratique]. 

Ieliel : un des 72 anges qui 
portent le nom de Dieu 
Shem Hamphorash. 

Ierahlem : pour Mathers, 
La Grande Clavicule de Salomon, 
un ange invoqué en magie 
cérémonielle. 

Ierathel (Terather) : ange 
de l'ordre des Dominations, 
selon Barrett, Le Mage II. 

Ierimiel ( Hierimiel ) : une 
forme pour Jeremiel ^. 

Iesaia : un des multiples 
noms de l'ange Métatron. 

Ietuqiel : dans la tradition 
occulte, un ange invoqué par 
les femmes à la naissance 
d'un enfant. 

On dit qu'Ietuqiel est le 
nom primitif de Moïse [ ref : 



288 



Schwab, Vocabulaire de l'Angé- 
lologie], 

'Ifafi : dans les écrits des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique de 
la 7 e entrée céleste. 

Iggereth bath Mahalath : 

variante orthographique utili- 
sée dans le Zohar ( Lévitique 
114a) pour Agrat bat Mah- 
lat*. 

Ihiazel : un des 72 anges 
portant le nom de Dieu 
Shem Hamphorash. 

Iibamiah : un autre des 72 
anges portant le nom de 
Dieu Shem Hamphorash. 

Ijasusael : dans la tradi- 
tion enokienne, un des chefs 
des anges des saisons. 

Ikkar Sof : le dirigeant an- 
gélique du mois de Schebat 
(janvier-février) [ref: Sch- 
wab, Vocabulaire de l'Angélolo- 
gie\ 

Ilaniel : dans la légende 
juive, cet ange exerce son 
empire sur les arbres portant 
des fruits [¥Sofiel]. 

Ili-Abrat ( Ilabrat ) : un 
ange ailé, principal messager 
du dieu babylonien Anou. 
Dans sa main droite, il tient 
un bâton, ou une baguette 
( magique ). Il est également 
appelé Papukkal. 



Im : nom akkadien pour 
Rimmon -$•. 

Imachedel : d'après les 
classements de Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon, un 
ange invoqué en magie céré- 
monielle par le Maître de 
l'Art. 

Images : c'est un ordre 
d'anges, « tune des dix classes 
dans les Talmud et Targum» 
d'après Voltaire dans son es- 
sai Des Anges, Génies et Dia- 
bles. 

Imamiah : dans la Kab- 
bale, un ange de l'ordre des 
Principautés, ou plutôt un 
ex-ange de cet ordre puisqu'il 
est maintenant déchu. En 
Enfer, il supervise et contrôle 
les voyages, détruit et humilie 
les ennemis lorsqu'il est invo- 
qué pour cela, ou quand il est 
ainsi disposé. 

Il fut autrefois l'un des 72 
anges qui portaient le nom 
de Dieu Shem Hamphorash. 
Son sceau ou signature se 
trouve dans Ambelain, lui 
Kabbale Pratique, p. 289. 

'Immiel : dans les textes 
des Hechaloth, un ange qui 
assiste Métatron à la récita- 
tion du Shema [ref:3-Enoch ]. 

Imriaf : dans Schwab, Vo- 
cabulaire de lAngélologie, le diri- 
geant angélique du mois de 
Tamouz (juin-juillet). 



289 










Les anges Xaphon ( Zephon ) et Ithuriel confrontant Satan, 

après l'avoir surpris parlant à l'oreille d'Eve. Illustration de J. 

Martin pour le Paradis Reconquis de Milton, livre de Hayley. 




Anges Japonais du XVI e siècle. Catalogue d'exposition. 
Palais Impérial, Tokyo. 



Imriel ( éloquence de Dieu ) : 
le dirigeant angélique du 
mois de Siwan (mai-juin) 
[ ref : Schwab, Vocabulaire de 
l'Angélologie]. 

Incubes : saint Justin, Clé- 
ment et Tertullien croient 
que les incubes sont « des an- 
ges corporels qui s'autorisent à 
commettre le péché de lubricité avec 
des femmes » [ ref : Sinistrari, 
Démonialité ; ou Incubes et Suc- 
cubes]. 

Indri : dans la tradition vé- 
dique, une des divinités céles- 
tes analogues aux anges ju- 
déo-chrétiens [ ^ Adityas ]. 

Ingethal ou Ingethel 

( Gethel ) 

In Hii : dans la mytholo- 
gie mandéenne, un des qua- 
tre Malki ou Uthri ( c'est-à- 
dire des anges ) de l'étoile du 
Nord [ref: Drower, Les 
Mandéens d'Iraq et d'Iran ]. 

Inias : un des 7 anges ré- 
prouvés par le concile de 
Rome en 745. Uriel, Raguel, 
Simiel ( Semibel ), Tubuel, 
Tubuas et Saboac furent les 
six autres. 

Innocents : selon Barrett 
Le Mage, les Innocents sont 
classés au 10 e rang dans les 
12 ordres de la hiérarchie cé- 
leste, avec comme dirigeant 
l'ange Hanael. Dans le sys- 



tème du pseudo-Denys, il n'y 
a que 9 ordres. 

Innon : dans Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon, le 
saint nom d'un ange par le- 
quel on ordonne aux démons 
d'apparaître lors des rites de 
conjuration de Salomon. 

Intelligences: l'équivalent 
néo-platonicien des Sefiroth 
ou anges judéo-chrétiens. El- 
les sont habituellement au 
nombre de 10 et mention- 
nées dans l'Enchiridion du pape 
Léon III ( Rome, 1523 ) où el- 
les sont appelées des « Intelli- 
gences planétaires » [ ref : Jung, 
Anges Déchus dans la Littérature 
Juive, Chrétienne et Musulmane ] . 

Iobel : dans la tradition 
gnostique, l'une des 12 puis- 
sances engendrées par le 
Dieu Ialdabaoth [ref: Do- 
resse, Les Livres Secrets des 
Gnostiques Egyptiens ] . 

Ioelet : selon Le Testament 
de Salomon, un ange invoqué 
pour exorciser les démons 
[ ref : Butler, Magie Rituelle ]. 

Avec l'aide d'autres Anges, 
Ioelet est capable de contrer 
les desseins du démon Sa- 
phathorael. 

Iofîel ( beauté de Dieu, Io- 
phiel, Zophiel, Jofiel, Jo- 
phiel) : un ange compagnon 
de Métatron ; prince de la 
Loi (Torah) faisant d'habi- 



291 



tude partie des 7 Archanges, 
et donné comme l'équivalent 
de Yefefiah ¥. 

Selon Cornélius Agrippa, 
Iofiel est le dirigeant de la 
planète Saturne, alternant 
avec Zaphchiel ( Zaphkiel ). 

Dans sa doctrine des Talis- 
mans, Paracelse cite Iofiel 
comme l'Intelligence de la 
planète Jupiter [ ref : Chris- 
tian, UHistoire et la Pratique de 
la Magie 1,318]. 

D'après de Blés, Comment 
Reconnaître les Saints dans l'Art, 
c'est Iofiel (Jophiel) qui a 
conduit Adam et Eve hors 
du Ciel. Le révérend R. L. 
Gales partage ce point de vue 
dans «La Connaissance Chré- 
tienne des Anges ». 

Dans Les Anges dans F Art 
de C. E. Clément, Iofiel est 
cité comme l'ange précepteur 
des fils de Noé ( Shem, Ham 
etjaphet). 

Iomuel : un ange qui, 
avant le Déluge, eut des rap- 
ports sexuels avec des fem- 
mes, selon Schwab, Vocabu- 
laire de l'Ange'lologie. Iomuel est 
à inclure parmi les anges dé- 
chus. 

Ioniel : dans la tradition 
de Salomon, un des deux 
princes dirigeant l'univers, 
Sefoniel étant le second. Io- 
niel peut être invoqué sous 
de bons auspices et selon des 



rites magiques appropries. 

Iophiel ( Iofiel ) 

Irel : dans l'occultisme, un 
ange résident du 5 e Ciel. Il di- 
rige le mardi et il est invoqué 
à partir de l'Ouest. 

Irin ( veilleurs ou Irin Qad- 
disin veilleurs saints ) : anges 
jumelés résidant au 6 e Ciel 
( au 7 e selon 3-Enocft). 

Avec Qaddisin ^ (le ju- 
meau ) les Irin constituent le 
Conseil du jugement su- 
prême dans le tribunal cé- 
leste 2 . 

Ils font partie des 8 hiérar- 
ques hauts placés qui jouis- 
sent d'un rang supérieur à ce- 
lui de Métatron ( qui, dans la 
tradition occulte et apocalyp- 
tique, est considéré comme 
l'un des plus grands anges au 



1 NdT : les traductions françaises em- 
ploient soit « Veilleurs », soit « Vigi- 
lants ». Le Livre hébreu d'Henoch 28:1 
(Mopsik) dit « quatre grands princes appelés 
Vigilants et Saints », 'Irin et Qadichin, et 
précise que ce groupe d'anges distincts 
joue un rôle soit parmi les anges dé- 
chus, soit comme des bons anges. 

2 NdT : « Deux sont des Vigilants, deux 
sont des Saints. Comment se tiennent-ils de- 
vant le Saint, béni soit-il ? Il est enseigné 
qu'un Vigilant se tient d'un côté et qu'un 
Saint se tient de l 'autre, qu'un Saint se tient 
d'un côté et qu'un Vigilant se tient de l 'au- 
tre» in Le Uvre hébreu d'Henoch de Mop- 
sik qui précise que leur nombre ne s'ac- 
corde pas avec ceux de 1 -Enoch ! Quel 
que soit leur nombre, il semble qu'ils 
vont plutôt par « paires » dans leur rôle 
puisque les Saints émettent des ordres 
et les Vigilants des décrets ( 28:4 et Da- 
niel4:14). 



292 



service de Dieu). D'après 
Daniel 4:14, les Irin sont les 
Veilleurs 1 ou Egrégores. 
Dans 3-Enoch, il est dit que 
chaque Irin « équivaut à tous les 
autres anges et princes, pris ensem- 
ble ». 

Hyde, Historia Religionis 
Veterum Persarum, déclare que 
les Irin sont d'origine perse. 

Dans l 'Apocalypse de Moïse, 
Métatron montre les Irin à 
Moïse au 6 e Ciel, lorsque tou- 
jours vivant, il visita le Para- 
dis. 

Isaac ( hébreu, Ishak // ri- 
ra) : il est appelé « ange de lu- 
mière» car à sa naissance, 
Isaac était entouré d'une lu- 
minosité surnaturelle. Sa ve- 
nue au monde fut annoncée 
par l'ange Gabriel ; le fait 
qu'Abraham était trop vieux 
à l'époque pour engendrer un 
enfant ( Genèse 21 ) ajouta à la 
légende sur l'origine divine 
de l'enfant. 

Dans ^Encyclopédie des Reli- 
gions de Forlong, on apprend 
que « la tradition juive fait 
d'Isaac un ange de lumière, créé 
avant le monde, et incarné ensuite 
comme l'un des patriarches sans 
péché sur qui la mort n'avait au- 
cun pouvoir ». 

Isda : un ange qui procure 
de la nourriture aux êtres hu- 



1 NdT : la moitié des bibles françaises 
donne Veilleurs et l'autre Vigilants. 



mains [ref : Schwab, Vocabu- 
laire de l'Angélologie\ 

Isfandarmend ( ou Isph- 
an Darmaz ) : l'ange du mois 
de février dans la mythologie 
perse ; également dirigeant 
du 5 e jour de chaque mois 
[ ref : Hyde, Historia Religionis 
Veterum Persarum ] . 

Isheth Zenunim ( Ei- 

sheth Zenunim ) 

Is(e)him(Aishimjfe%Y, Iza- 
chim, brillants) : anges compo- 
sés de neige et de feu, rési- 
dents du 5 e Ciel ( cf. Psaumes 
104:4) où Moïse les rencon- 
tra [ ref : Ginzberg, 1m Lé- 
gende des Juifs II, 308 ; et V, 
124]. 

Dans la Kabbale, les Ishim 
sont « les belles âmes des hommes 
justes » ( les saints ). 

Dans le Zohar, ils sont in- 
terchangeables avec les Bene 
Elim, qui sont de l'ordre des 
Trônes, ou des Anges, avec 
Azazel comme chef. 

Dans le système de Miran- 
dole, les Ishim sont 9 e de la 
hiérarchie (Denys ne les 
mentionne pas ). 

Depuis la Création, leur 
devoir a été de célébrer le 
Seigneur. Au sein des armées 
angéliques, les Ishim repré- 
sentent la 9 e Sefiroth (Eli- 
phas Lévi dit la 10 e ). 

Voir à ce propos les ouvra- 
ges d'un pneumatologiste du 



293 



XIX e siècle, de Mirville 1 . 
Dans le Zohar, Zephaniah 
( Zephemiah ) est présenté 
comme chef de l'ordre. 

Dans Mishné Thora, Mai- 
monide parle des Ishim 
comme un ordre élevé d'an- 
ges. 

Ishliah : un des anges 
gouvernant l'Est [ % Gauriil 
Ishliha]. 

Isiael : dans de Abano, 
L'Heptaméron, et Barrett, Le 
Mage, un des anges du mardi 
résidant dans le 5 e Ciel. 

Isis : dans Paradis Perdu I, 
478, Milton place cette divi- 
nité égyptienne parmi les an- 
ges déchus. Les Phéniciens 
confondaient Isis avec Ash- 
teroth qui, dans la tradition 
goétique, fut autrefois un Sé- 
raphin mais qui est mainte- 
nant un grand duc servant 
dans les régions infernales. 

Isma'il : dans la tradition 
arabe, un ange gardien invo- 
qué dans les rites d'exorcisme 
[ ref : Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Anges ]. C'est aussi 
un ange dans le premier Ciel 
chargé d'un groupe d'anges 
( ayant l'apparence de va- 
ches) vénérant Allah [ref: 
Hastings, Encyclopédie des Reli- 
gions et de l'Ethique IV, 619]. 

1 NdT : auteur d'un traité sur les es- 
prits, génies et autres intermédiaires en- 
tre Dieu et l'homme. 



Ismoli : dans l'occultisme, 
l'ange de bonté pour Samax, 
celui-ci étant le dirigeant des 
anges de l'Air opérant le lun- 
di [ ref : de Abano, L'Hepta- 
méron ; Barrett, Le Mage II ; 
de Claremont, Le Livre de 
Magie des Anciens ] . 

Isphan Darmaz ( Isphen- 
darmoz, Spendarmoz ) : dans 
la tradition perse, c'est l'esprit 
tutélaire de la Terre, et, aupa- 
ravant, l'ange qui présidait le 
mois de février. Il servait éga- 
lement en tant que génie 
( ange ) pour les femmes ver- 
tueuses [ref: Clayton, Angé- 
lologie ; Hyde, Historia Religio- 
nis Veterum Persarum ]. 

Israël ( lutteur de Dieu ) : 
c'est un ange de l'ordre des 
Hayyoth, une classe distin- 
guée d'anges entourant le 
trône de Dieu et comparable 
aux Chérubins et Séraphins. 

Dans le Livre de l'Ange Ra- 
%iel, Israël est le 6 e des anges 
du Trône. Dans la Prière de Jo- 
seph, un apocryphe gnostique 
d'Alexandrie qu'Origène et 
Eusèbe ont commenté, ils 
apparaissent dans le passage 
suivant : « Celui qui vous parle, 
Moi, Jacob et Israël, je suis un 
ange de Dieu et un esprit Princi- 
pal». 

De même, nous lisons plus 
loin : «Je suis Israël, l'Archange 
du pouvoir du Seigneur et princi- 



294 



pal tribun des fils de Dieu ». En- 
core plus loin, Jacob-Israël 
s'identifie comme l'ange 
Uriel. 

Dans cet apocryphe, le pa- 
triarche Jacob est un arch- 
ange ( dont le nom angélique 
est Israël) qui, à partir d'un 
état préexistant, est entré 
dans la vie terrestre [ ref : in- 
troduction de 3-Enoch ]. 

Les mystiques de la pé- 
riode guéonique ( VII-XT 
siècles ) parlent d'un être cé- 
leste nommé Israël ; la fonc- 
tion de cet ange est « d'appeler 
les armées d'anges à chanter les 
louanges de Dieu». Il s'adresse 
à eux en ces termes : « Bénis- 
se^ le Seigneur qui doit être béni ». 

Philon identifie Israël au 
Logos. Dans Ginzberg, La 
Légende des Juifs V, 307, Israël 
désigne « / 'expression de Jacob 
dans le trône de Gloire » [ ref. 
Hekaloth, 4:29; Le Livre de 
l'Ange Ra^el, 6b ]. 

Israfel ( Israfïl, Isrephel, 
Sarafiel, etc. ) : dans le folk- 
lore arabe, « celui qui est en- 
flammé», l'ange de la Résur- 
rection et du Chant qui son- 
nera la trompette au Jour du 
Jugement. 

Il est décrit avec quatre ai- 
les et «pendant que ses pieds 
sont sous la septième terre, sa tête 
atteint les piliers du trône divin ». 
Il « regarde en bas dans l'Enfer 
trois fois par jour et trois fois du- 



rant la nuit, et se tord tellement de 
chagrin que ses larmes inonde- 
raient la terre si Allah n'arrêtait 
pas leur écoulement ». 

En outre, il est « révélé » 
qu'Israfel fut le compagnon 
de Mahomet pendant trois 
ans, qu'il l'initia dans sa tâche 
de prophète et que Gabriel 
prit ensuite le relais [ref: 
Encyclopédie Shorter de l'Islam, 
Israfel]. 

Une autre tradition du 
folklore islamique parle d'Is- 
rafel, Gabriel, Michaël et 
Azrael, envoyés par Allah 
aux quatre coins de la terre 
afin de prendre 7 poignées de 
poussière pour la création 
d'Adam — une variante du ré- 
cit de la Genèse où Dieu lui- 
même crée Adam de la pous- 
sière du sol ; ou bien, d'après 
la tradition juive ( Ginzberg, 
La Légende des Juifs I, 55 ), 
« d'une cuillerée de poussière prise 
à l'endroit où se tiendrait un jour 
à Jérusalem l'autel de l'expia- 
tion». Cette mission, seul 
Azrael, l'ange de la Mort la 
réussit. 

En outre, Israfel est l'un de 
ces quatre anges à être dé- 
truits dans la conflagration 
universelle de la Fin du 
monde, dont parle le Coran, 
et qui aura lieu lorsque son- 
nera la 3 e et dernière trom- 
pette. Cependant, on sent 
bien que Dieu ou Allah les 



295 



fera renaître, tout comme II a 
fait renaître des esprits moins 
méritants ( par exemple 
Rahab ) [ ref : Hastings, en- 
cyclopédie des Religions et de 
l'Ethique 'IV, 615]. 




On notera qu'Israfel n'est 
pas mentionné par son nom 
dans le Coran. Il ne serait 
alors pas correct de l'identi- 
fier comme un ange du Co- 
ran — ce qu'a cependant fait 
Edgar Poe dans une note de 
bas de page de son poème 
« Ht l'ange Israfel, dont les cordes 
du cœur sont un luth, et qui a la 
voix la plus douce de toutes les 
créatures de Dieu - Coran ». Poe 
doit avoir pris sa citation et 
sa description d'une autre 
source que le Coran, car rien 
de tel ne s'y trouve 1 . 



Israfel figure comme per- 
sonnage dans la satire de 
Wood, Discours Céleste ( chapi- 
tre 14, Préparation au Ciel) où 
Dieu ordonne à Israfel de 
« mobiliser le Vieux Garde du 
Corps ». 

Dans une édition à tirage 
limité des poèmes d'Edgar 
Poe se trouve la lithographie 
de Hugo Steiner-Prag ci-des- 
sus. Voir la biographie de 
Poe par Hervey Allen, intitu- 
lée Israfel, et le poème d'Ed- 
win Markham « Notre Israfel ». 

Itatiyah : un des multiples 
noms de l'ange Métatron l£. 

Ithoth : dans Conybeare 
Le Testament de Salomon, un 
ange qui, aidé par d'autres 
anges, est capable de renver- 
ser les desseins du démon Sa- 
phathoreal. 

Ithuriel {découverte de Dieu) : 
un des trois Sarim ( princes ) 
adjoints des saintes Sefiroth 
servant sous l'ethnarchie de 
l'ange Sephuriron. 

On rencontre le nom Ithu- 
riel dans les traités du XVI e 
siècle d'Isaac ha-Cohen de 
Soria, où le terme est inter- 
prété comme signifiant « une 
grande couronne dorée », et aussi 
dans le Pardes RJmmonim 
(Verger des Grenades) de 
Cordovéro. 

Son nom apparaît égale- 



1 Cette question a été le sujet d'un au- tre article de Gustav Davidson. 



296 



ment dans les grimoires, 
comme sur le premier penta- 
cle de la planète Mars, repris 
par Mathers, La Grande Clavi- 
cule de Salomon, p. 63. 

Dans Paradis Perdu IV, 788, 
Milton décrit Ithuriel comme 
un Chérubin ( à tort précise 
Gershom Scholem ) qui, avec 
Zephon, est dépêché par Ga- 
briel pour localiser Satan. Le 
« sinistre roi » est découvert 
dans le Jardin d'Eden « ac- 
croupi comme un crapaud près de 
l'oreille d'Eve». En touchant 
Satan de sa lance, Ithuriel 
oblige le Tentateur à repren- 
dre sa propre image. Cette 
affaire est illustrée dans la 
compilation des œuvres poé- 
tiques de Milton par Hayley 
(Londres, 1794). 

Chez Dryden, L'Etat d'In- 
nocence, Ithuriel figure dans la 
distribution des personnages 
comme l'un des quatre anges. 
Note : d'après les sources 
précédentes, il est clair que 
Milton n'inventa pas Ithuriel, 
ni Abdiel, ni Zophiel, comme 
l'affirment certains spécialis- 
tes de Milton, mais le trouva 
prêt à l'emploi [ref: West, 
« Les Noms des Anges che% Mil- 
ton » in Etudes Philologiques, 
avril 1950]. 

Itmon : un des multiples 
noms de l'ange Métatron. 

Itqal : un ange de l'affec- 



tion ( de la tendresse ), invo- 
qué en cas de dispute entre 
les hommes [ref: Schwab, 
Vocabulaire de l'Angélologie]. 

Itra'il : dans la tradition 
arabe, un ange gardien invo- 
qué dans les rites d'exorcisme 
[ ref : Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Anges ]. 

Iurabatres : dans Hey- 
wood, La Hiérarchie des Saints 
Anges, un ange qui exerce son 
empire sur la planète Vénus. 

D'autres anges sont censés 
gouverner Vénus dont Anael, 
Hasdiel, Raphaël, Hagiel et 
Noguel. Eurabatres est une 
variante de ce nom. 

Iuvart : un ex-prince de 
l'ordre des Anges, servant au- 
jourd'hui en Enfer. Il est 
mentionné par Michaëlis, 
Histoire Admirable de la Posses- 
sion et Conversion d'une pénitente 
séduite par un magicien. 

Iyar : un ange du Talmud 
et dont l'origine serait baby- 
lonienne, tout comme Ga- 
briel et Michaël. L'ange Iyar 
est cité par Hyde, Historia Ke- 
ligionis Veterum Persarum, et 
par Voltaire, Des Anges, Gé- 
nies et Diables. 

Iyasusael ( Ijasusael ) 

Izachel : dans La Grande 
Clavicule de Salomon, un ange 
invoqué en magie rituelle, 



297 



plus précisément en prière 
par le Maître de l'Art [ref: 
Waite, Le Livre de la Magie 
Noire et des Pactes, p. 204 ]. 

Izads ( Izeds ) : dans le 
zoroastrisme, des armées cé- 
lestes, la seconde série d'éma- 
nations après les Amesha spen- 
tas. Les Izads sont parfois 
présentés comme les équiva- 
lents des Chérubins. Dans 
l'ordre, ils sont 27 ou 28 an- 
ges. Leur devoir consiste à 
veiller à « l'innocence, à la félici- 
té et à la préservation du monde » 
dont ils sont les génies pro- 
tecteurs et les gardiens. Mi- 
thras est ( ou était ) le chef de 
ces « esprits de la lumière » et le 
plus puissant d'entre eux 
[ref: King, Les Gnostiques et 
leur Héritage ; Saltus, Seigneurs 
de la Terre des Fantômes, p. 42 ]. 

Iz'iel : dans les écrits des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique de 
la 6 e entrée céleste. 

Izrael : un des quatre an- 
ges qui seront exemptés du 
souffle terrible de la première 
trompette le Jour du Juge- 
ment (les trois autres étant 
Gabriel, Michaël et Israfel ). 

Selon la tradition islami- 
que, il y aura en tout trois 
sonneries, la dernière étant 
celle de la Résurrection [ ref : 
Sale, Le Coran, « Discours Préli- 
minaire » p. 59 ]. On attendra, 



semble-t-il, un intervalle de 
40 ans ( ou de 40 jours ) en- 
tre chaque sonnerie. Lors de 
la toute fin, sur l'ordre d'Al- 
lah, « les os desséchés et pourris, et 
les parties dispersées des corps de 
toutes les créatures humaines, jus- 
qu'aux cheveux même, seront ap- 
pelés au jugement». 

Izrafel ( Israfel ) 

Izschim ( Ischim ) 



J 



Jabniel (façonné par Jého- 
vah ) : un des anges dirigeants 
du 3 e Ciel, présenté dans Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse. 

Jabriel (Jibril) 

Jachniel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent du Sud [ ref : 
O^arMidrashim II, 316 ]. 

Jacob ( Israël ) 

Jael (Joël) : un des Ché- 
rubins jumeaux, assis sur le 
trône de Miséricorde de l'Ar- 
che d'Alliance, l'autre étant 
Zarall. Dans la tradition oc- 
culte, Jael est un ange gou- 
vernant le signe zodiacal de 
la Balance. 

Jahoel (Jehoel) 



298 




m 



S%J¥vf 







Le «Jugement Dernier», miniature Perse du VIII e siècle, 
reproduit de The Lost Books ofthe Bible. 



Jaluha : dans le livre gnos- 
tique Textes du Sauveur, Jaluha 
est le « dépositaire de Sabaoth 
Adamas». Jaluha apporte la 
coupe de l'Oubli aux pé- 
cheurs qui sont jugés, ou la- 
vés, afin que l'âme «puisse y 
boire et oublier tous les endroits 
qu'elle a traversés» [ref : Leg- 
ge, Précurseurs et Rivaux du 
Christianisme X, 1 87 ] . 

Janax : un ange du lundi 
et du premier Ciel, invoqué à 
partir de l'Est [ref: Barrett, 
LeMageïl,nS]. 

Janiel : ange du 5 e Ciel, di- 
rigeant le mardi et assujetti 
aux Vent d'Est [ ref : Barrett, 
Le Mage II]. 

Jareahel (Jevanael) 

Jareriel ( Jazeriel ) 

Jariel : un ange de la Di- 
vine Face, ou de la Divine 
Présence. Ce nom est une va- 
riante de Suriel, Sariel, Raziel. 

Javan ( Yavan ; du grec 
pour Grèce ) : un ange gardien 
dont la souveraineté particu- 
lière est ( ou était ) la Grèce. 

Dans la légende juive, Ja- 
van exerce aussi son empire 
sur Israël, même si tradition- 
nellement, c'est Michaèl qui 
sert de gardien tutélaire au 
peuple élu [ref: Ginzberg, 
La Légende des Juifs VI, 434 ]. 



Jazar : un génie qui «fc 



orce 



l'amour». Jazar est l'un des 
génies de la 7 e heure, selon 
Nuctéméron d'Apollonius de 
Tyane. 

Jazeriel (Jareriel ) : un des 
28 anges qui gouvernent les 
28 maisons de la lune. 

Jeduthun ( louant ou juge- 
ment} : dans la Kabbale, sei- 
gneur des Chœurs du soir 
dans le Ciel. En tant que 
«Maître du Hurlement», il di- 
rige des myriades d'anges qui 
chantent des hymnes de 
louange à Dieu à la fin de 
chaque journée. 

Les Psaumes 39, 62, 77 sont 
écrits «Au Chef de Choeur [...] 
Jeduthun». Ici, Jeduthun est 
clairement un mortel ( un lé- 
vite), un des hommes char- 
gés du chant pendant le culte 
au temple ; en revanche, au 
début du Moyen- Age, les zo- 
haristes transformèrent Jedu- 
thun en un ange et l'assignè- 
rent à un poste au Ciel, simi- 
laire à celui dont il était in- 
vesti sur terre [ ^ Asaph ; 
Heman]. 

Jehoel (Jehuel, Jaoel, Ya- 
hoel, Shemuel, Kemuel, Mé- 
tatron) : médiateur de l'inef- 
fable nom, et l'un des princes 
de la Présence divine. Dans 
la légende juive, Jehoel est 
« l'ange qui tient en échec le Lé- 
viathan ». Il est chef de l'ordre 
des Séraphins (même si Se- 



300 



raphiel est communément in- 
vesti de ce titre ). 

Selon L'Apocalypse d'Abra- 
ham, Jehoel ( aussi Métatron- 
Yahoel ) est le céleste maître 
de chœur, « chanteur de l'éter- 
nel» et « céleste fils de Dieu » 
qui accompagna Abraham 
dans sa visite au Paradis et lui 
révéla le cours de l'histoire 
humaine. Dans Gnosticisme 
Juif, Mysticisme de la Merkabah 
et Tradition Talmudique, Scho- 
lem suggère que Jehoel est 
un premier nom de Méta- 
tron. Dans l'ouvrage cabalis- 
tique Berith Menuha 57a, Jaoel 
(Jehoel ) est le principal ange 
préposé au feu. King, dans 
son, Les Gnostiques et leur Hé- 
ritage (p. 15 ) énumère 7 sub- 
alternes de Jehuel : Seraphiel, 
Gabriel, Nuriel, Temmael, 
Shimshael, Hadarniel et Sar- 
miel. 

Jehudiam : dans le Zohar 
(Exode 129a), Jehudiam est 
un ange « qui garde les récits des 
justes ». En outre, il «porte les 
70 clefs de tous les trésors du Sei- 
gneur». 

Jehudiel : dirigeant des 
mouvements des sphères cé- 
lestes, cf. Métatron, «.guide du 
Primum Mobile». Jehudiel est 
parfois inclus dans le classe- 
ment des 7 archanges [ & Sa- 
latheel]. 

Jehuel (Jehoel) 



Jekusiel : dans Pirke He- 
chaloth, Jekusiel est un garde 
angélique posté à l'une des 
entrées du premier Ciel. 

Jekut(h)iel : esprit amu- 
lette, invoqué par les femmes 
à la naissance d'un enfant 
[ ref : Schwab, Vocabulaire de 
l'Angélologie ]. 

Dans Pirke Rabbi E/ie^er, il 
est dit que Moïse fut baptisé 
Jekuthiel parce que «sa forme 
était comme celle d'un ange ». 

Jeliel : un Séraphin dont le 
nom est inscrit sur l'Arbre de 
Vie dans le monde de Yetzi- 
rah (Formation). Dans la 
Kabbale, Jeliel est un céleste 
prince-dirigeant de la Tur- 
quie. Il contrôle la destinée 
des rois et d'autres hauts di- 
gnitaires, et donne la palme 
de la Victoire à ceux qui ont 
été injustement attaqués ou 
envahis. De plus, il inspire la 
passion entre les sexes et as- 
sure la fidélité conjugale. Son 
sceau ou signature est repro- 
duit p. 260 dans La Kabbale 
Pratique d'Ambelain. 

Jeou : dans la tradition 
gnostique, une grande puis- 
sance céleste qui enchaîne le 
dieu Ialdabaoth à une sphère 
du destin. 

Jeou déposséda le dieu de 
son grade et éleva à sa place 
le fils de Ialdabaoth, Ibraoth 
( ou Sabaoth ) [ ref : Doresse, 



301 



Les Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens, p. 176 ]. 

Jeqon ( Yeqon, Yequn, 
Yaqun, Yequan, Yikon incita- 
teur) : un guide d'anges dé- 
chus, présenté dans 1 -Enoch. 
Il est dit que Jeqon, aidé en 
cela par Asbeel -& ( un autre 
ange apostat) détourna du 
droit chemin les fils de Dieu 
( c'est-à-dire les autres an- 
ges ) en les tentant par la vi- 
sion de jeunes mortelles ; et 
ce fut avec elles que les fils 
de Dieu eurent plus tard des 
rapports sexuels [ ref : Bam- 
berger, Anges Déchus ] . 

Jerazol : un ange de pou- 
voir mentionné dans des ou- 
vrages cabalistiques. Il est in- 
voqué dans des rites de con- 
juration [ ref : Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse ] . 

Jeremiel ( miséricorde de 
Dieu ou que Dieu établit ) : 
dans 1 -Enoch et 2-Esdras, Je- 
remiel est équivalent à Re- 
miel et à Uriel. Il est l'un des 
7 Archanges dans les classe- 
ments anciens ou originaux. 
Il a été décrit comme le « sei- 
gneur des âmes attendant la résur- 
rection » [ ref : les diverses édi- 
tions des apocryphes par 
Komroff, Goodspeed et 
Metzger]. 

Dans 2-Esdras 4:36, Jere- 
miel est désigné comme un 
Archange. Dans Le Masque 



des Anges, un opéra en un seul 
acte présenté en février 1966 
à l'église Saint-George de 
New York, Jeremiel tenait le 
rôle d'une Principauté. 

Jerescue (Jeruscue): un 
ange du mercredi, résidant au 
3 e Ciel ; il est invoqué à partir 
de l'Ouest selon de Abano, 
L'Heptaméron, ; mais d'après 
Barrett, Le Mage II, Jerescue 
est un résident du 2 e Ciel ( ce 
qui pourrait faire une diffé- 
rence dans la direction à par- 
tir de laquelle il doit être in- 
voqué ). 

Jesodoth : dans la tradi- 
tion rabbinique, un ange qui 
reçoit directement de Dieu la 
sagesse et la connaissance 
pour les transmettre à 
l'homme. Il est 10 e dans la 
hiérarchie des Elohim [ref: 
Spence, Une Encyclopédie de 
l'Occultisme, p.238]. Cornélius 
Agrippa, La Philosophie Oc- 
culte, parle de Jesodoth rece- 
vant les bienfaits de la 10 e 
des essences divines, les Elo- 
him. 

Jesubilin : d'après Grimo- 
rium Verum, un « saint ange de 
Dieu » invoqué dans des rites 
gnostiques. Ce nom est une 
variante pour Serabilin -#-. 

Jésus : considéré par Phi- 
Ion, Justin Martyr et tous les 
premiers auteurs chrétiens 



302 



comme « un ange principal» ou 
un Archange ; il est égale- 
ment identifié au Logos, ou 
Monde, et décrit comme l'un 
des trois anges qui ont rendu 
visite à Abraham sous le 
chêne de Mambré [ref : Co- 
nybeare, Mythes, Magie et Mo- 
rales, p. 226 ]. 

Jetrel : un des 200 anges 
déchus dans les classements 
d'Enoch. 

Jeu : dans la tradition 
gnostique, en particulier dans 
Pistis Sophia, Jeu est un grand 
ange « surveillant de la lumière, 
arrangeur du Cosmos ». Il est 
l'une des trois grandes puis- 
sances en haut, occupant la 
place à la droite de Dieu, 
avec Propator à Sa gauche 
[ref: les ouvrages de Valen- 
tin]. 

Jevanael (Jareahel) : dans 
la tradition de Moïse, un des 
7 princes qui se tiennent con- 
tinuellement devant Dieu et à 
qui sont donnés les noms-es- 
prits des planètes [ref: 
Cornélius Agrippa, La Philo- 
sophie Occulte III ]. 

Jibril (Jabriel, Jabril, Ji- 
bra'il, Jabriyel, Abruel ) : le 
nom de Gabriel dans les tex- 
tes coraniques. En tant que 
Jibra'il dans les rites d'exor- 
cisme arabes, il est considéré 
comme un ange gardien 



[ ref : Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Anges ]. 

Dans la tradition perse, Ji- 
briel est Bahrain, « le plus 
grand de tous les Anges» c'est 
aussi « Serosh, le porteur de mes- 
sage» [ref: Le Dabistan, pp. 
127,379]. (*• Gabriel). 

Jinniyeh ( féminin pour 
djinn). 

Joël (Jael, Jehoel, Yahoel, 
Jahel, etc. ) : dans le Livre 
d'Adam et Eve, un livre pseu- 
dépigraphique, Joël est l'arch- 
ange qui attribua un septième 
du paradis terrestre à nos 
premiers parents. 

Joël est aussi reconnu 
comme l'ange qui demanda à 
Adam de nommer toutes les 
choses, un point relaté dans 
la Genèse 2:19-20 (où c'est 
Dieu en personne qui dési- 
gne Adam pour cette tâche ). 

Joël ( ou Yahoel ) est le 
premier des noms de Méta- 
tron. Dans Conybeare, Le 
Testament de Salomon, le dé- 
mon féminin Onoskelis, in- 
terrogée par Salomon, dé- 
clare qu'elle est soumise à 
Joël. 

Jofiel ( Iofiel ) 

Johiel : ange du Paradis, 
même si Shamshiel, Zephon, 
Zotiel, Michaël et Gabriel, 
entre autres, ont été appelés 
« anges du Paradis ». Il existe 



303 



en fait deux Paradis, le cé- 
leste, et le terrestre ( Eden ). 

Jomiael (Jomjael) 

Jomjael ( Yomyael jour de 
Dieu) : un des anges déchus 
et chassés du Ciel avec 
Semyaza, Satan, etc [ ref : 1- 
Enoch], 

Jophiel ( Iofïel ) 
Jorkemo ( Yurkemi ) 

Josata (Josta): un ange 
invoqué dans des rites magi- 
ques de Salomon au cours de 
la conjuration d'Uriel. Josata 
est l'un des quatre mots ma- 
giques, ou noms, dits par 
Dieu « avec Sa bouche, à Son 
serviteur Moïse », les trois au- 
tres étant Ablati, Abla, et 
Caila [ref: Grimorium Verum]. 

Josephel ( Asfa'el ) 

Joth : un nom secret de 
Dieu que «Jacob apprit de 
l'ange dans la nuit de sa lutte, et 
par lequel il fut délivré des mains 
de son frère Esaii » [ ref : Mal- 
chus, Le Grimoire Secret de Tu- 
riel ; Waite, Le Livre de la Ma- 
gie Noire et des Pactes ] . 

Jours : du point de vue de 
Théodote, les anges sont ap- 
pelés « jours ». Voir « Extraits 
de Théodote » dans Bibliothèque 
des Pères Ante-Nicéens. 



heure du jour, servant sous 
les ordres de Samil. 

Jove : un ange déchu dans 
Paradis Perdu I, 512. Milton 
puisa dans la mythologie 
grecque où c'est en fait Zeus, 
seigneur du Ciel ; ou dans la 
mythologie romaine, où il 
s'agit de Jupiter, ou Jove. 

Jukar : « un prince préposé à 
tous les anges et tous les Césars », 
selon Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon. 

Junier : un ex-prince de 
l'ordre des Anges [ ref : Gari- 
net, Histoire de la Magie in 
France ; de Plancy, Diction- 
naire Infernal Hl, p. 459 ]. 

Jusguarin : un ange diri- 
geant la 10 e heure de la nuit. 
Jusguarin a sous ses ordres 
dix principaux officiers angé- 
liques, ainsi que cent autres 
officiers de moindre impor- 
tance [ ref : Waite, Le Livre de 
la Magie Cérémonielle, p. 70]. 



K 



Joustriel 

megeton, 



un 



dans Waite, Le- 
ange de la 6 e 



Kabchiel : un ange dans la 
tradition religieuse man- 
déenne [ref: Pognon, Ins- 
criptions Mandaïtes des Coupes 
de Khouabir]. 



304 



. • '••^■ ! *7 r ^.> ',: 




Les anges montant et descendant l'échelle de Jacob. 
Un rêve-incident raconté dans la Genèse 28. 



Reproduit du livre The Poetical Work ofjohn Milton de Hayley. 



Kabiri : on trouve 7 Kabi- 
ri ; dans la mythologie phéni- 
cienne, ce sont les créateurs 
du monde et ils sont compa- 
rables aux 7 anges de la Pré- 
sence dans la tradition rabbi- 
nique et gnostique. 

Kabniel : dans la Kabbale, 
un ange invoqué pour soi- 
gner la stupidité [ ref : Moses 
Botarel, May an Hahochmah ]. 

Kabriel ( Cabriel ) 

Kabshiel : dans le mysti- 
cisme juif, un ange qui con- 
fère la grâce et le pouvoir 
lorsqu'il apparaît et consent à 
donner ce que demande l'in- 
voquant. Le nom Kabshiel 
est gravé sur des amulettes 
[ ref : Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition ]. 

Kadal : un des 70 anges fi- 
gurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Kadashiel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent du Sud [ ref : 
0%ar Midrashim II, 3, 7 ]. 

Kadashim ( Kadishim ) 

Kadi(el) : un ange du ven- 
dredi, servant dans le 3 e Ciel 
et invoqué à partir de l'Ouest 
[ ref : Barrett, Le Mage II ; de 
Abano, L'Heptaméron]. 



Kadir-Rahman (pouvoir de 
miséricorde) : un des 7 Arch- 
anges invoqué en prière dans 
le culte du diable yézidi. Pour 
le nom des 7 «.pouvoirs de mi- 
séricorde » , voir les Annexes. 

Kadishim ( Kadashim ou 
Qaddisin ceux qui sont saints ) : 
anges de rang plus élevé que 
ceux de la Merkabah, et rési- 
dents au 6 e ou 7 e Ciel. Ils 
louent incessamment Dieu 
avec des hymnes d'adoration. 

Avec les Irin -#-, ils consti- 
tuent le Beth Din angélique, 
c'est-à-dire le siège du juge- 
ment. Le chef de l'ordre était 
fait « de grêle, et il était si grand 
qu'il aurait fallu 500 ans de 
marche pour parcourir sa hau- 
teur» d'après la légende rab- 
binique. 

Moïse rencontra ces anges 
en compagnie des Irin lors de 
sa visite au Paradis [ref: 3- 
Enoch ; Ginzberg, La Légende 
des Juifs II, 308]. 

Kadkadael : dans les tex- 
tes de la Mercaba (Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 6 e entrée cé- 
leste. 

Kadmiel ( avant Dieu ) : un 
des 70 anges à invoquer au 
moment d'une naissance 
d'enfant, comme le recom- 
mande le Livre de l'Ange Ra- 
%el. 



306 



Kadosh : dans les écrits 
des Hechaloth (Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 4 e entrée cé- 
leste. 

Kadriel : dans le Zohar 
( Balak 201b ), une des « bou- 
ches» créées par Dieu au dé- 
but de la Création. 

Une autre « bouche » créée 
en même temps était ( ou 
est) l'ange Yahadriel. Le 
terme signifie très vraisem- 
blablement la Voix de la Pro- 
phétie. A ce propos, le « début 
de la Création» signifierait la 
veille du premier sabbat. 

Kafkefoni : une des 7 Sefi- 
roth « non saintes » et perma- 
nentes. Kafkefoni est roi des 
matççikin (esprits malfaisants), 
et l'époux de la «petite lépreu- 
se » [ ref : Bamberger, Anges 
Déchus, p. 174]. 

Kafziel ( Cassiel, vitesse de 
Dieu) : l'ange chargé de la 
mort des rois. Dans la tradi- 
tion guéonique, c'est l'un des 
7 Archanges exerçant son 
empire sur la planète Saturne. 

En tant que Qaphsiel ( une 
variante orthographique ) il 
est contrôleur de la Lune 
[ref: Magie Juive et Supersti- 
tion ]. 

Dans le Zohar (Nombres 
155a) Kafziel sert avec 
Hizkiel comme principal aide 
de Gabriel quand celui-ci 



porte son étendard à la ba- 
taille. 

Kahaviel ( Dahaviel ) 

Kakabel ( Kochbiel, Kok- 
biel, Kabaiel, Kochab, étoile 
de Dieu) : un grand prince 
angélique qui exerce son em- 
pire sur les étoiles et les 
constellations. 

Dans le Livre de l'Ange Ra- 
%iel, Kakabel est un saint 
ange haut placé ; mais dans la 
tradition apocryphe en géné- 
ral, comme dans 1 -Enoch, il 
est mauvais ( un ange déchu ) 
et réside dans les royaumes 
infernaux. 

Qu'il soit au Ciel ou en 
Enfer, Kakabel commande 
365.000 esprits subrogés qui 
exécutent ses ordres. Comme 
autres fonctions, il instruit 
ses semblables en matière 
d'astrologie [ ■$■ Rathiel ]. 

Kal : l'ange gardien de Na- 
buchodonosor [ ref : Ginz- 
berg, La Légende des Juifs VI, 
424]. 

Kalka'il : dans la tradition 
islamique, un ange gardien 
invoqué dans les rites d'exor- 
cisme [ ref : Hughes, Un Dic- 
tionnaire de l'Islam, Anges ]. 
Egalement un ange dans le 5 e 
Ciel, chargé d'un groupe 
d'anges à l'aspect de houris 
( célestes nymphes aux yeux 
noirs ) et rendant un culte à 



307 



Allah [ ref : Hastings, Encyclo- 
pédie des Religions et de l'Ethique 
IV, 619]. 

Kalkelmiyah : l'un des 
multiples noms de l'ange Mé- 
tatron. 

Kalki Avatar: le 10 e des 

10 avatars dans la tradition 
védique [ ■#■ Avatar ]. 

Kalkydri ( Chalkydri ) 

Kalmiya : un des 7 princes 
angéliques de pouvoir, gardes 
du voile, ou du rideau du 7 e 
Ciel. Les 6 autres générale- 
ment cités sont Boel, Asi- 
mor, Psachar ( Paschar ), Ga- 
briel, Sandalphon et Uzziel 
[ ref : Margouliath, Malache 
Elyon, p. 17; Ozçar Midrashim 
Lp.110]. 

Kamuel ( Camael ) 

Kandile : un des 9 saints 
anges invoqués par les caba- 
listes, d'après Ee Sixième et le 
Septième Livre de Moïse. 

Kaniel : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Kaphkaphiel : le nom 
d'un ange inscrit sur une 
amulette orientale ( kamea ) 
pour écarter le mal [ref: 
Schrire, Amulettes Hébraïques \. 

Karldel : un des 70 anges 



figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Karmiel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent d'Est [ref: 
0\ar Midrashim II, 316 ]. 

Karniel : un garde angéli- 
que des portes du vent 
d'Ouest [ref: 0%ar Midra- 
shim 'II, 316]. 

Karoz : dans la tradition 
rabbinique, les Karoz sont 
comme des « anges "investiga- 
teurs" » [ ref : Psaumes d'Ac- 
tions de Grâce], 

Kartion : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la T entrée cé- 
leste. 

Kasbak ( Baskabas ) : un 
nom secret de l'ange Méta- 
tron [ref: Ea Vision d'Etçé- 
chiel], 

Kasbeel ( Kazbiel, Kaspiel 
sorcellerie) : un ange «pécheur» 
désigné comme « chef du ser- 
ment » et dont le nom original 
était Biqa qui signifie une 
«personne bien » [ cf. Akae ]. 

Mais Kasbeel chuta et fut 
ensuite renommé Kazbiel, ce 
qui signifie « celui qui ment à 
Dieu ». Un jour, il demanda à 
Michaël le nom caché du Sei- 



308 



gneur afin de pouvoir le 
mentionner dans le serment. 
Michaël refusa bien sûr de le 
divulguer. Au sujet de cette 
histoire, voir 1 -Enoch, 69:13. 
Pour le commentaire, voir 
Bamberger, Anges Déchus, p. 
264. 

Kasdaye ( Kesdeya, Kasd- 
eya'e, Kasdeja 1 ) : un ange dé- 
chu qui enseigne « une variété 
de pratiques démoniaques, y com- 
pris Vavortementy>. Kasdaye est 
l'un des 7 anges réputés pour 
avoir mené les anges apos- 
tats, d'après 1 -Enoch. 

Kashiel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du Vent du Sud [ ref : 
0%ar Midrashim II, 316 ]. 

Kashriel ( Tophnar ) : un 
des 7 gardes angéliques du 
premier Ciel, servant ( ou 
identifié à) Zevudiel [ref: 
Hechaloth Rabbati]. 

Kaspiel ( Kasbeel ) 

Katchiel : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Katzfiel : un prince angéli- 



1 NdT : Le Pr. Martin (Livre cTHénoch, 
69:12) note que Kasdeya'e est peut-être 
une altération de Kasbiya, qui serait 
identique à Kasbeel. Les deux noms si- 
gnifieraient « infidèle à Jéhovah » ou « infi- 
dèle à Dieu ». 



que de l'Epée, et garde du 6 e 
Ciel. Il est dit que l'épée de 
Katzfiel envoie des éclairs 
[ref: O^ar Midrashim I, p. 
118]. 

Katzmiel : un des gardes 
angéliques postés au 6 e Ciel 
[ ref : Pirke Hechaloth ]. 

Kautel ( Ketuel ) 

Kavod : dans la tradition 
chasidique, un terme signi- 
fiant la gloire de Dieu, c'est-à- 
dire cet aspect de la divinité 
que Dieu révèle à l'homme. 
Identique au démiurge, à 
l'Esprit Saint et au «grand 
rayonnement appelé Shekinah ». 

Kavod est aussi un terme 
employé pour décrire « le 
Chérubin sur le trône de Dieu » 
[ref: Scholem Tendances majeu- 
res du Mysticisme Juif, p. 110] 

Kavzakiel : un des prin- 
ces-anges de l'Epée, cité par 
M. Gaster, L'Epée de Moïse. 

Kawkabel ( Kakabel ) 

Kazbiel ( Kasbeel ) 

Kazpiel ( Kasbeel ) 

Kazviel : un garde angéli- 
que du 4 e Ciel, [ref: O^ar 
Midrashim 1,116]. 

Kedemel : en magie talis- 
manique, l'esprit de la planète 
Vénus. [ ref : Barrett, Le 
Mage II, 147]. 



309 




***«<» .^«ac ^J^y* pAJ***/ ^4y*«sr^i«y yjf VW î* 

y~~-*»v <au**t«nf ^«^x.,..*, . ^a,,, ur^ihMi y-gata-JI •? 

•y* J^J V^ddO^^ „i*rTASiJ^4 V £ ^ ^-^**«*»^» **''^ 

Texte de protection, extrait d'une amulette mandéenne. 
British Muséum. Budge, Amulets and Talismans. 




Sceau du Dieu Shem Hamphoras, réputé pour faciliter 

la communication avec des personnes aimées qui viennent 

de mourir ; aussi pour aider à se venger de ses ennemis 

et pour se garantir une partie des biens terrestres. 

Sixième et Septième Uvre de Moïse. 



Keel ( comme Dieu ) : ange 
d'une saison ; un des «guides 
des chefs de mille », cité dans 1- 
Enoch. 

Kelail : dans le savoir tra- 
ditionnel islamique, le gou- 
verneur du 5 e Ciel [ ref : Clay- 
ton, Angélologie]. 

Keliel : un des 72 anges 
des 72 quinaires du zodiaque 
[ ref : Runes, La Sagesse de la 
Kabbale]. 

Kelkhea et Kelkheak : ils 

sont décrits dans la Para- 
phrase de Shem comme deux 
entités mystérieuses ( en fait 
des anges ) à qui furent révé- 
lés les secrets de la Création. 

Kemos ( Kimos ) 

Kemuel ( Shemuel, Ca- 
mael, Seraphiel aide ou assem- 
blée de Dieu) : le grand Ar- 
chonte qui se tient à la fenê- 
tre du Ciel comme médiateur 
entre les prières d'Israël et les 
princes du 7 e Ciel. 

Kemuel est le chef des Sé- 
raphins et l'une des 10 saintes 
Sefïroth. 

La légende parle de Moïse 
détruisant Kemuel ( Camael ) 
quand ce grand hiérarque es- 
saya d'empêcher Moïse de re- 
cevoir la Torah de la main de 
Dieu [ ref : Ginzberg, La Lé- 
gende des Juifs ]. Kemuel, 
d'après ^Apocalypse de Moïse, 
est (ou était) le chef des 



12.000 anges de la Destruc- 
tion. 

Kenunit : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ] . 

Kered : un ange du Sceau 
dans les conjurations magi- 
ques de Moïse. 

Kerkoutha : dans l'Evan- 
gile de Barthélémy, un ange diri- 
geant le Sud. 

Kerubiel ( Kerouviel ) : le 
chef éponyme de l'ordre des 
Chérubins. D'après 3-Enoch 
le corps de Kerubiel est 
«plein de charbons ardents [...] 
une couronne de sainteté est sur sa 
tête [...] et l'arc de la Chekinah 
entre ses épaules ». 

Ketheriel ( couronne de 
Dieu) : un ange des Sefïroth 
invoqué dans des rites caba- 
listiques [ref: Lévi, Magie 
Transcendantale ] ^ Akatriel. 

Ketuel ( Kautel ) : un des 
trois anges constituant le 
Dieu en trois parties, les deux 
autres étant Meachuel et Le- 
batei [ref: Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse ] . 

Keveqel : un des 72 anges 
du zodiaque, tel qu'il est cité 
par Runes, La Sagesse de la 
Kabbale. 



311 



Kezef: dans la légende 
juive, un ange de la Mort et 
l'un des 5 anges de la Des- 
truction ( avec Af, Hemah, 
Mashhit et Haron-Peor ). 

Kezef se battit contre 
Moïse à Horeb ; et ce fut Ke- 
zef, en tant qu'ange de la 
Mort, qu'Aaron captura puis 
emprisonna dans le Saint Ta- 
bernacle [ref: Ginzberg, La 
Légende des Juifs III, 306 ]. 

Dans le Midrash Tehillim, 
Kezef est l'ange du Cour- 
roux. 

Kfîal : un des 64 Anges, 
gardiens des 7 entrées céles- 
tes [ ref : Pirke Hechaloth ]. 

Khabiel : un des gardes 
surveillants du premier Ciel. 
Il est nommé dans Pirke He- 
chaloth. 

Khamael ( Camael ) 

Kharael : dans Le Testa- 
ment de Salomon, un ange qui, 
lorsque son nom est pronon- 
cé, est capable d'exorciser le 
démon Belbel, comme le re- 
connaît d'ailleurs ce dernier 
[ ref : Les Livres Secrets des 
Gnostiques Egyptiens, p. 203 ]. 

Kharura'il : dans la tradi- 
tion arabe, un ange gardien 
invoqué dans les rites d'exor- 
cisme [ ref : Hughes, Un Dic- 
tionnaire de l'Islam, Anges ]. 

Khasdiel : le nom d'un 



ange inscrit sur une amulette 
hébraïque, représentée dans 
le Livre de l'Ange Ra^iel. 

Khasdiel y apparaît aux 
côtés des noms des anges Se- 
noi, Sansenoi et Samange- 
loph, ainsi que des noms 
d'Adam, d'Eve et de Lilith. 
Budge, Amulettes et Talismans, 
p. 227 : 




Khurdad : l'ange du mois 
de mai dans la tradition 
perse. Khurdad gouverne 
aussi le 6 e jour du mois. Il est 
l'un des Amesha spentas, et 
doit être prié à la 56 e porte 
du Paradis en tant qu'inter- 
cesseur [ ref : Le Dabistan, p. 
164]. 

Kidumiel : un des 70 an- 
ges figurant sur une amulette 
qui protège la femme en cou- 
ches et l'enfant à naître [ voir 
la liste dans les Annexes ]. 

Le Livre de l'Ange Ra^iel 
contient les noms de ces 70 
esprits invoqués pour proté- 
ger le nouveau-né et sa mère 
des calamités et maladies 



312 



[ voir les Annexes pour la lis- 
te]. 

Kimos ( Kemos ) : un 
nom secret pour Michaël ou 
Métatron, comme l'atteste 
Les Visions d'E^ekiel [ ref : 
Scholem, Gnosticisme Juif, 
Mysticisme de la Merkabah et 
Tradition Talmudique\. 

Kinor : un des trois anges 
postés aux portes supérieures 
de l'Enfer. 

Kipod : un ange comme 
Kinor ^. Les deux autres an- 
ges donnés sont Nagrasagiel 
(Nasragiel) et Nairyo San- 
gha, ce dernier étant un mes- 
sager d'Ahura Mazda. 

Ce fut Kipod qui conduisit 
Rabbi Joshua aux portes de 
l'Enfer et lui montra les com- 
partiments qui divisent le 
monde inférieur [ ref : Révéla- 
tion de Rabbi Joshua ben Levi ; 
Midrash Konen ]. 

Kiramu '1-katibin: le nom 

de deux anges archivistes 
dans la tradition arabe [ ¥ 
Ange Archiviste ]. 

Kirtabus : le génie des lan- 
gages et l'un des génies de la 
9 e heure [ ref : Apollonius de 
Tyane, Nuctéméron]. 

Kisael : dans les écrits des 
Hechaloth {Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 5 e entrée céleste. 



Kitreal(Kitriel):une forme 
employée pour Akatriel^ 
[ref: Schwab, Vocabulaire de 
l'Angélologie]. 

Klaha : un des nombreux 
gardes angéliques des portes 
du vent du Sud [ref: O^ar 
Midrashim II, 316 ]. 

Kmiel : dans le mysticisme 
juif, un ange de l'équinoxe 
d'été, efficace comme amu- 
lette contre le mauvais œil 
[ ref : Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition ] . 

Kokabiel ( Kakabel ) 

Kokaviel : le nom d'un 
ange inscrit sur le 3 e pentacle 
de la planète Mercure. 

Kokhabriel( Kakabel) 

Kolazonta (grec, le châ- 
tieur ) : l'ange Destructeur qui 
figure dans l'incident d'Aaron 
évoqué par Reider, Le Livre 
de la Sagesse, 1 8:22. Kolazonta 
est la «personnification de l'esprit 
destructeur» qui est appelé un 
ange dans 4-Maccabées 7:1 1 . 

Komm : mentionné dans 
la Révélation de Rabbi Joshua 
ben Levi. Komm est l'ange qui 
refusa de donner une des- 
cription de l'Enfer à Rabbi 
Joshua [ ref : Gaster, Etudes et 
Textes de Folklore]. 

Korniel : un des nom- 
breux gardes angéliques du 



313 



vent du Sud. Il est nommé 
dans Oscar Midrashim II, 316. 

Korshid : un très grand es- 
prit mandéen — et mazdéen — 
comparable à Métatron dans 
la Kabbale [ ref : de Mirville, 
Pneumatologie ] . 

Kotecha : dans Le Sixième 
et le Septième Uvre de Moïse, un 
ange du Sceau, invoqué en 
magie cérémonielle. 

Koustiel : un nom d'ange 
inscrit sur une cornaline ex- 
posée au British Muséum 
( N° 56013 ). « Ce pourrait être 
une maladresse pour Uriel» dit 
Bonner dans Etudes des Amu- 
lettes Magiques, p. 1 70. 

Krishna ( Krisn Avatar ) 

Krisn Avatar ( Krishna ) : 
8 e des 10 avatars dans la tra- 
dition védique [ % Avatar ]. 

Kshathra Vairya : un des 

6 Amesha spentas ^. 

Kshiel(Kushiel) 

Kso'ppghiel : un guide 
des anges de la Fureur, un 
des nomina barbara énumérés 
par Gaster, L'Epée de Moïse 
[ ^ Anges du Courroux ]. 

Kunospaston : dans l'oc- 
cultisme, le démon de la mer 
[cf. Rahab]. C'est un pois- 
son qui s'amuse à détruire les 
bateaux. 

Il est aussi avide d'or [ ref : 



Conybeare, Le Testament de 
Salomon]. 

Kuriel(Kyriel) 

Kurmavatar : « F avatar tor- 
tue », l'un des 1 avatars. 

Kurzi ( Ange du Soutien ) 

Kushiel ( l'inflexible de 
Dieu ) : un des 7 anges du 
Châtiment et un « ange prési- 
dant l'Enfer». 

D'après le Midrash Konen, 
Kushiel «punit les nations avec 
un fouet de feu » [ ref : Encyclo- 
pédie Juive I, 593 ; Jellinek, 
Beth ha-Midrasch ]. 

Kutiel : un ange invoqué 
en liaison avec l'usage de ba- 
guettes divinatoires ( ou de 
sourciers ) [ ref : Trachten- 
berg, Magie Juive et Supersti- 
tion ]. 

Kyniel : un ange servant 
au 3 e Ciel [ ref : Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse ] . 

Kyriel ( Kuriel ) : un des 
28 anges gouvernant les 28 
maisons de la lune [ ref : Bar- 
rett, Le Mage II]. Comme 
Kuriel, il est l'un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent d'Ouest [ ref : 
O^ar Midrashim II, 316 ]. 

Kyriotates : dans ses 'Rela- 
tions Karmiques, Rudolf Stei- 
ner évoque les trois hiérar- 
chies célestes, les Kyriotates 



314 



étant un ordre de la seconde 
triade. Celle-ci consiste en 
Exusiai (Vertus ou Autori- 
tés ), en Kyriotates ( Domi- 
nations ? ) et en Dynamis 
(Puissances). 

Kzuial : un garde angéli- 
que posté au 4 e Ciel [ref: 
Pirke Hechaloth ] . 



L 



Labarfiel : un des gardes 
angéliques du 7 e Ciel [ref: 
0%ar Midrashim 1, 1 1 9 ] . 

Labbiel : nom original de 
l'ange Raphaël. Le nom fut 
changé, lorsque, d'après la lé- 
gende juive, Labbiel obéit à 
l'ordre de Dieu au sujet de la 
création de l'homme. On no- 
tera que deux groupes d'an- 
ges ( les anges de la Vérité et 
les anges de la Paix) furent 
brûlés pour ne pas avoir obéi 
à l'ordre divin [ref: Ginz- 
berg, La Légende des Juifs I, 52 
et suiv. ]. 

Labezerin : en magie talis- 
manique, le génie (l'esprit) 
du succès, ou de la réussite. 
Labezerin sert durant la 2 e 
heure du jour [ref: Apollo- 
nius de Tyane, Nuctéméron ]. 

Labusi : un des cinq anges 



de l'Omnipotence ; les quatre 
autres sont Tubatlu, Bualu, 
Tulatu, Ublisi [ref: Le 
Sixième et le Septième Uvre de 
Moïse, p. 85]. 

Lad ( hébreu nourisson ) : 
un des multiples noms de 
l'ange Métatron. 

Lahabiel : un ange qui as- 
siste Raphaël dans sa direc- 
tion du premier jour ( Samael 
dirigeant le 3 e et Anael le 6 e ). 

Avec Phaniel, Rahabiel, 
Ariel et d'autres, Lahabiel 
avait l'habitude ( et peut-être 
l'a-t-il encore ) d'être invoqué 
comme une amulette contre 
les esprits mauvais, comme 
l'indique un vieux charme hé- 
breu [ ref : Thompson, Magie 
Sémitique, p. 161 ]. 

Lahariel : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Lahariel assiste Michaël 
dans la direction du 2 e jour 
[ref: Le Livre de l'Ange Ra- 
%iei ; Budge, Amulettes et Talis- 
mans ; M. Gaster, Sagesse des 
Chaldéens, p. 338 et suiv. ]. 

Lahash : dans la tradition 
rabbinique, un grand ange 
qui, aidé par Zakun, mena 
184 myriades d'esprits à 
s'emparer de la prière de 
Moïse avant qu'elle ne par- 



315 



vienne à Dieu. Pour cette 
tentative d'ingérence dans la 
volonté divine, ces deux an- 
ges furent punis de « 60 coups 
[ de fouet ] de feu » [ ref : 
Ginzberg, Ea Légende des Juifs 
111,434]. 

Bamberger, Anges Déchus, 
p. 138, cite une autre tour- 
nure de la légende, dans la- 
quelle c'est Sammael qui ad- 
ministre la punition à Lahash 
en « l'attachant avec des chaînes 
enflammées, en le fouettant avec 
70 lanières de feu et en le chassant 
de la présence divine ». 

Lahatiel ( l'enflammé) : un 
des 7 anges du Châtiment, 
selon le classement dans Ma- 
seket Gan Eden and Gehinnom 
[ref: Encyclopédie Juive I, 
593]. Dans les écrits du ca- 
baliste Joseph ben Abraham 
Gikatilla, Lahatiel est l'ange 
présidant les portes de la 
mort, expression qui désigne 
la seconde des 7 loges consti- 
tuant l'Enfer ( arka ). Selon la 
Révélation de Rabbi Joshua ben 
Eevi, Lahatiel est l'un des an- 
ges en Enfer qui punit les na- 
tions «pour la cause » [ ref. M. 
Gaster, Etudes et Textes dans le 
Folklore]. 

Laila(h) ( Leliel, Lailahel, 
Layla ) : on dit que ce nom 
provient de l'exégèse rabbini- 
que du mot « lailah » ( signi- 
fiant nuit) dans Job 3:3. 



D'après le Zohar ( Exode ) 
Lailah est « un ange désigné pour 
protéger les esprits à leur naissan- 
ce». Dans la tradition légen- 
daire juive, Lailah est un ange 
démoniaque de la nuit, le 
«prince de la conception », com- 
parable à Lilith, diablesse de 
la conception. Néanmoins, 
dans Genèse Rabba 417 et San- 
hédrin 96a [ref. Encyclopédie 
Juive I, 588 ] l'histoire dit que 
Lailah lutta pour Abraham 
quand le patriarche combattit 
des rois — ce qui ferait de Lai- 
lah un bon ange, plutôt qu'un 
mauvais ange. 

Lama : dans E'ELeptaméron 
d'Abano, Lama (ou La Ma) 
est un ange de l'Air, dirigeant 
le mardi, et résident du 5 e 
Ciel. Il est invoqué à partir de 
l'Ouest. 

Lamach : un ange qui 
exerce son empire sur la pla- 
nète Mars [ref: Heywood, 
Ea Hiérarchie des Saints Anges, 
p. 215]. 

Lamas ( Nirgal ) : une des 
quatre principales classes de 
génies protecteurs dans la 
tradition chaldéenne, habi- 
tuellement représentés avec 
le corps d'un lion et la tête 
d'un homme ; -#• Chérubins 
[ ref : Lenormant, Magie Chal- 
déenne, p. 121 ]. 

Lamassu : dans la tradi- 



316 



don assyrienne, un esprit 
gentil à qui l'on fait appel à la 
fin des invocations pour 
l'exorcisme des mauvais es- 
prits [ ref : Thompson, Magie 
Sémitique, p.45 ]. Pour Trach- 
tenberg, Magie Juive et Supersti- 
tion, p. 156, Lamassu est un 
esprit babylonien. 

Lamechalal (Lamechiel) : 
un dirigeant planétaire cité 
dans 3-Enoch. Lamechalal 
était le seul ange qui pouvait 
vaincre le démon féminin ap- 
pelé Deceit, comme en est 
assuré le lecteur dans Le Tes- 
tament de Salomon ( Conybea- 
re). 

Lamechiel ( Lamechalal ) 

Lameck ( Lamideck ) : un 
ange pur, invoqué dans des 
rites de magie noire, précisé- 
ment dans la conjuration de 
l'Epée [ref: Grimorium Ver- 
um ; Shah, Le Savoir Secret de 
la Magie]. 

Lamediel : un ange de la 
4 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Jefischa 
[ ref : Waite, Lemegeton], 

Lamedk : un ange comme 
Lameck ( mais à ne pas con- 
fondre avec lui ) qui est invo- 
qué dans la conjuration de 
l'Epée. 

Lamideck ( Lameck ) 

Larzod : un des « Anges 



glorieux et bienveillants» invo- 
qués dans les rites de conju- 
ration de Salomon pour 
transmettre à l'invoquant 
quelque sagesse secrète du 
Créateur [ ref : Gollancz, 
Clavicula Salomonis ] . 

Lauday : un ange invoqué 
dans la bénédiction du Sel, 
cité dans Grimorium Verum. 

Lau(v)iah : dans la Kab- 
bale, un ange de l'ordre des 
Trônes ; également de l'ordre 
des Chérubins. Pour être plus 
exact, il appartenait autrefois 
à ces ordres. Lauviah in- 
fluence les savants et les 
grands personnages. Pour 
son sceau ou signature, voir 
Ambelain, lui Kabbale Prati- 
que, pp. 260, 267. 

Lawidh : dans la tradition 
apocalyptique islamique, un 
« chef des anges». Le soufi Abu 
Yazid dans son mir'aj ( ascen- 
sion) aux 7 Cieux, rencontra 
Lawidh au second Ciel et s'y 
vit offrir « un royaume tel 
qu'aucune langue ne peut décrire ». 
Mais Abu Yazid repoussa 
l'offre (en fait un pot-de- 
vin) sachant que ce n'était 
qu'un test sur son absolue 
dévotion à Dieu [ref: Ni- 
cholson, Une Primitive Version 
arabe, etc]. 

Layla ( Lailah ) 

Lazai ( Lazay ) : un « saint 



317 



ange de Dieu» invoqué dans 
l'exorcisme du feu [ ref : Gri- 
morium Verunr, Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon]. 

Lebes : un des principaux 
anges du premier Chœur ou 
Altitude [ ref : Almadel de Sa- 
lomon ]. Quand il est invoqué, 
Lebes apparaît en portant 
une bannière avec une croix 
rouge. Mis à part Lebes, les 
cinq principaux dirigeants ou 
gouverneurs de la première 
Altitude sont Alimiel, Bara- 
chiel, Gabriel et HelQison. 

Lecabel : un ange contrô- 
lant la végétation et l'agricul- 
ture, et aussi l'un des 72 an- 
ges portant le nom mystique 
de Dieu Shem Hamphorash 
[pour le sceau, ou signature 
de Lecabel, voir Ambelain, 
La Kabbale Pratique, p. 273 ; 
ref. Barrett, Le Mage ] . 

Lecahel : un ange appar- 
tenant à l'ordre des Domina- 
tions ( Dominions ) [ ref : 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que, p. 88]. 

Ledrion : un ange invoqué 
dans l'exorcisme des esprits 
par application d'encens et 
fumigations [ref: Grimorium 
Verum]. 

Lehachel : un des diri- 
geants des 72 quinaires du 
zodiaque [ref: Runes, La 
Sagesse de la Kabbale ]. 



Lehahel : un des huit Sé- 
raphins dans la Kabbale 
[ref: Ambelain, La Kabbale 
Pratique, p. 88]. 

Lehahiah : autrefois de 
l'ordre des Puissances (Po- 
tentats ), Lehahiah protège 
les têtes couronnées et fait 
obéir les sujets à leurs supé- 
rieurs. Il est ( ou était, en 
fonction de son statut actuel 
de bon ou de mauvais ange ) 
l'un des 72 hiérarques avec le 
nom mystique de Dieu Shem 
Hamphorash [pour le sceau 
ou signature de Lehahiah, 
voir Ambelain, La Kabbale 
Pratique, p. 273 ]. 

Lehavah : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 7 e entrée cé- 
leste. 

Lelahel : un ange du zo- 
diaque exerçant son empire 
sur l'amour, l'art, la science et 
la fortune. Dans la tradition 
cabalistique, son ange corres- 
pondant est Asentacer [ pour 
le sceau ou signature de Lela- 
hel, voir Ambelain, La Kab- 
bale Pratique, p. 260 ]. 

Lelahiah : un des 72 an- 
ges portant le nom mystique 
de Dieu Shem Hamphorash. 

Leliel : un des dirigeants 
angéliques de la nuit [ ^ Lai- 
lah]. 



318 



' ÊSK^fr /ÇtfAv «or-Mi i ï ' 

- > *T"&^~* il ' * 


















\ 



« U expulsion du Ciel de Luafer» 
Reproduction du livre Devils de J. Charles Wall. 



Lemanael : dans la Kab- 
bale, l'esprit de la Lune. Son 
ange correspondant est Eli- 
miel ^ [ ref : Lenormant, 
Magie Chaldéenne, p. 26 ]. 

Lepha : un ange du Sceau. 
Lepha est cité dans Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse comme l'un des esprits 
d'invocation dans des rites de 
conjuration spéciaux. 

Leuuiah ( Leviah ) : un 
des 72 anges portant le nom 
mystique de Dieu Shem 
Hamphorash. 

Levanael ( Iaraehel ) : l'es- 
prit de la Lune, selon 
Cornélius Agrippa, La Philo- 
sophie Occulte III. 

Leviah ( Leuuiah ) 

Léviathan ( hébreu celui 
qui se replie ) : dans les para- 
boles d'Enoch, Léviathan est 
le dragon marin primitif et 
féminin, monstre du mal ; 
dans les écrits rabbiniques, 
elle (ou il ) est identifié à 
Rahab, ange de l'Océan pri- 
mordial et associé à Behé- 
moth ¥. 

Il est dit que Léviathan et 
Behémoth ont tous deux été 
créés le 5 e jour ( voir V Apoca- 
lypse syriaque de Baruch, 29:4 ). 
Dans le système de Justin, 
Léviathan est un «Ange mau- 
vais » [ ref : Ginzberg, La Lé- 
gende des Juifs V, 46; L'Apoca- 



lypse d'Abraham 10 ]. De l'avis 
de George Barton dans le 
Journal of Biblical Uterature 
(décembre 1912, p. 161), 
Léviathan est un « nom hébreu 
pour le Tiamat babylonien ». 

Dans la tradition biblique 
{Job 41:1 ) Léviathan est une 
grande baleine. Dans le 
Psaume 74:14, c'est un hip- 
popotame ou un crocodile, 
ou du moins c'est ce que le 
texte veut laisser entendre, 
(en fait, ces bêtes ne sont 
pas nommées ) [ cf. Isaïe 27:1 
où Léviathan est appelé « ce 
serpent courbé : », un épifhète qui 
n'est pas sans rappeler V Apo- 
calypse 12:9, où Satan est « ce 
vieux serpent »]. 

Dans la tradition man- 
déenne, l'ultime fin pour tou- 
tes les âmes ( sauf celles qui 
sont purifiées) consiste à 
être englouties par Léviathan. 

Libanel : le guide angéli- 
que de Philippe, selon Klop- 
stock, Le Messie. 

Librabis : génie de l'or ca- 
ché, et l'un des génies de la 7 e 
heure [ref: Apollonius de 
Tyane, Nuctéméron ]. 

Lifton : dans les écrits des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 7 e entrée céleste. 

Lumières : anges, Lumi- 
naires [ ref : Le Livre Sacré du 



320 



Grand Esprit Invisible ( une des 
découvertes faites à Nag- 
Hammadi) et Grant, Gnosti- 
cisme et Christianisme Primitif, p. 
44]. 

Liliael : un des princes qui 
conduisent le monde, Liliael 
étant chargé de la nuit dans 
3 -Enoch 14. 

Lilith : dans la tradition 
juive, d'où Lilith est origi- 
naire, elle est un démon fé- 
minin, ennemie des enfants, 
épouse du mauvais ange 
Sammael (Satan). Elle pré- 
céda Eve, eut des relations 
conjugales avec Adam, et 
doit ainsi être considérée 
comme la première femme 
connue par notre premier pa- 
rent. Selon Rabbi Eliezer, Le 
Livre d'Adam et Eve, Lilith lui 
donna chaque jour 100 en- 
fants. Le Zohar ( Lévitique 
19a) décrit Lilith comme 
« une femme très enflammée qui a 
vécu maritalement avec f homme à 
ses débuts». Mais lorsque Eve 
fut créée, elle « s'envola vers les 
cités de la côte maritime » où elle 
« essaye encore de piéger F humani- 
té». Elle a été identifié (de 
façon inexacte) avec la 
chouette ou strix dans haïe 
34:14 1 . Dans la Kabbale, elle 



est le démon du vendredi et 
elle est représentée comme 
un femme nue dont le corps 
se termine par une queue de 
serpent. 

Alors qu'elle est commu- 
nément considérée comme la 
création des rabbins du début 
du Moyen- Age (la première 
mention de Lilith remonte à 
un conte folklorique du X e 
siècle appelé I * Alphabet de Ben 
S ira ), Lilith provient en fait 
des Mi, esprits démoniaques 
féminins dans la démonolo- 
gie mésopotamienne connus 
sous le nom de ardat Mi. 
Dans les Ecritures, les rab- 
bins la virent comme la pre- 
mière tentatrice, l'épouse-dé- 
mon d'Adam et la mère de 
Caïn [ ref : Thompson, Magie 
Sémitique ; Christian, L'His- 
toire et la Pratique de la Magie ] . 

Dans la tradition talmudi- 
que, ainsi que dans la Kab- 
bale (le Zohar), la plupart 
des démons sont mortels, 
mais Lilith et deux autres es- 
prits du mal féminins et no- 
toires ( Naamah et Agrat bat 



1 NdT : « screech owl », expression 
propre à la Bible anglaise. A ce passage 
précis, la plupart des traductions fran- 
çaises donnent un nom propre, Lilith 
ou Lilit. Witchcrap, The history and mytho- 



logy (Richard Marshall, Crescent 
Books, New York, 1995) nous en dit 
plus : « D'après Isai'e 34:11-15, Lilith est 
désignée dans la version King James comme 
une simple « screech owl » - en latin strix, 
dont on croit qu'elle suce h sang des enfants, 
et apparenté à striga, un mot pour sorcière — 
et elle est simplement un « monstre noctur- 
ne » dans la Bible hébraïque. [...] Lilith est 
la même personne que la 'démone' babylo- 
nienne-assyrienne Lilitu, connue des Sumé- 
riens sous le nom de Lillake » 



321 



Mahlat ) « continueront d'exister 
et de tourmenter l'homme jus- 
qu'au jour messianique, quand 
Dieu extirpera l'impureté et le 
mal de la face de la terre ». Dans 
l'article de Scholem sur un 
écrivain médiéval ( revue 
Mada'e ha Yahadut, II, 164 et 
suiv. ), il est dit que Lilith et 
Sammael ont « émané du des- 
sous du trône de Gloire Divine et 
dont les pieds ont été quelque peu 
secouées par leur activité conjoin- 
te». 

Naturellement, il est bien 
connu que Sammael ( Satan ) 
fut un temps une figure fami- 
lière du Ciel, mais pas que Li- 
lith se soit également trouvée 
là-haut en guise d'assistante 
de Sammael. 

Lilith possède une ving- 
taine de noms, dont 17 
qu'elle a révélés à Elie lors- 
que le prophète de l'Ancien 
Testament l'y obligea. Pour la 
liste de tous les noms de Li- 
lith, voir les Annexes. 

Lithargoel : c'est un grand 
ange dont le nom apparaît 
dans l'ouvrage copte L'investi- 
ture de l'Archange Gabriel ; il fi- 
gure également dans les Actes 
de Pierre [ref: Doresse, Les 
Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens, pp. 235-236 ]. 

Liwet : dans la tradition 
mandéenne, Liwet est l'ange 
de l'Amour et de l'Invention ; 



également l'un des 7 esprits 
planétaires [ ref : Drower, 
Les Mandéens d'Iraq et d'Iran ]. 

Lobkir : un des nombreux 
gardes angéliques des portes 
du Vent d'Ouest [ ref : 0%ar 
Midrashim II, 316]. 

Lobquin : un des anges 
du 5 e Ciel, dirigeant, dans 
l'Ouest, le mardi. Lobquin est 
assujetti au vent d'Est [ref: 
Barrett, Le Mage II]. 

Loel : un des nombreux 
gardes angéliques des portes 
du vent du Sud [ref: 0%ar 
Midrashim II, 316 ]. 

Logoi : mot employé par 
Philon ( Sur les Rêves ) pour 
désigner les anges. C'est aussi 
le pluriel de Logos, le mot ou 
raison [ ref : Mûller, Histoire du 
Mysticisme Juif] . 

Logos ( grec, le mot ou rai- 
son ) : d'après Philon, Logos 
est « fange qui est apparu à Ha- 
gar, le nuage à la mer Rouge, et 
l'un des trois anges qui sont appa- 
rus à Abraham ( à Mambré, 
comme le pensait aussi saint 
Justin ) la forme divine qui chan- 
gea le nom de Jacob en Israël à 
Peniel». 

Dans le mysticisme rabbi- 
nique, Métatron est le Logos 
personnifié. Michaël et le 
Messie ont aussi été identifiés 
au concept, de même que le 
Saint-Esprit [ ref : Mûller, 



322 



Histoire du Mysticisme Juif]. 
Philon l'appelle « l'image de 
Dieu, Son Ange » ; également 
« Fange le plus ancien, comme si 
c'était le chef ange de nombreux 
noms, car il est appelé Dominion 
et Nom de Dieu » [ ref : Mead, 
Hermès, Trois fois le plus grandi, 
pp. 161-162]. 

Loquel : un ange servant 
au premier Ciel [ref: Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse]. 

Los ( Lucifer ? ) : l'agent 
de la divine providence, 
« l'ouvrier des âges ». Depuis sa 
chute (il est l'un des anges 
déchus ), il a passé 6000 ans 
à essayer de donner forme au 
monde : «Je suis le Prophète 
sombre qui, ilj a 6000 ans, chu- 
ta de sa position dans le sein 
Eternel» [ref. Blake, Vala ou 
les Quatre Vivants et Jérusa- 
lem]. 

Lucifer {porteur de lumiè- 
re ) : présenté de façon erro- 
née comme l'ange déchu 
(Satan) en raison d'une er- 
reur d'interprétation d'Isaïe 
14:12 : « Comment es-tu tombé 
du ciel, ô Lucifer, fils du matin », 
une apostrophe qui s'appli- 
que à Nabuchodonosor, roi 
de Babylone ( mais voir aussi 
à Satan 1 ). 



1 NdT : Voltaire dans son Dictionnaire 
Philosophique, explique: « "comment es- 
tu tombé du Ciel, ô Hellel, étoile du 



On notera que les auteurs 
des livres de l'Ancien Testa- 
ment ne connaissaient rien 
des anges déchus, ou mau- 
vais, et ne les mentionnaient 
pas, bien qu'à un moment, 
dans Job 4:18, le Seigneur « ne 
fait pas confiance» à ses anges 
et les accuse « de folie », ce qui 
indiquerait que les anges 
n'étaient pas tous ce qu'ils 
auraient dû être. 

Le nom de Lucifer fut ap- 
pliqué à Satan par saint Jé- 
rôme et d'autres Pères de 
l'Eglise. 

Dans le Paradis perdu, Mil- 
ton applique le nom de Luci- 
fer au démon de l'orgueil 
( l'orgueil comme péché ). 

Lucifer est aussi le princi- 
pal personnage et le titre du 
poème épique de Vondel, le 
Shakespeare hollandais ( qui 
emploie Lucifer au lieu de 
Satan 2 ). Il est encore le per- 
sonnage principal de la mys- 
térieuse pièce de théâtre de 
Imre Madach, La Tragédie de 
l'Homme. 

Blake dépeint Lucifer dans 
ses illustrations pour Dante 

matin". On a traduit cet Hellel par le mot 
latin Lucifer. Ensuite on a donné le nom de 
Lucifer au prince des anges qui firent la 
guerre dans le ciel; finalement, ce nom, qui si- 
gnifie "phosphore" et "aurore", est devenu le 
nom du diable ». 

2 NdT : Vondel écrit : « Comme la clarté 
du jour se change en une profonde nuit, au 
moment où disparaît le soleil; ainsi, tandis 
que Lucifer tombe dans t abîme, sa beauté se 
transforme en une laideur repoussante ». 



323 
















fe'fe- 

Si*'*:. 



*%?■ 



« Lucifer, le porteur de lumière » 
vu par le poète William Blake. 



Dans le sonnet de George 
Meredith « Lucifer à la lumière 
des étoiles », « F ennemi » est ap- 
pelé Prince Lucifer. En fait, 
Lucifer suggère une étoile, et 
s'applique ( ou était censé 
s'appliquer à l'origine ) à 
l'étoile du matin, ou du soir, 
Vénus 1 . Pour Spenser dans 
« Un Hymne d'Amour Céleste », 
Lucifer est « l'ange le plus 
brillant, et même l'Enfant de la 
Lumière ». 

Luel : dans la tradition 
magique juive du XV e siècle, 
un ange invoqué avec l'utili- 
sation de baguettes divinatoi- 
res. [ ref : Trachtenberg, Ma- 
gie Juive et Superstition, p. 225 ]. 

Luma'il : dans la tradition 
arabe, un ange gardien invo- 
qué dans les rites d'exorcisme 
[ ref : Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Anges ]. 

Lumazi : dans la cosmo- 
logie assyrienne, il existait 
7 Lumazi, créateurs de l'uni- 
vers. On pourrait les compa- 
rer aux 7 ( ou 12 ) anges de la 
Présence ( rabbiniques ), aux 
7 Prajapati ( hindous ) et aux 
Middoth ( qui ne sont cepen- 
dant que 2 ) dans les écrits 
talmudiques. 



M 



1 NdT : Voir aussi Mondes en Collision 
de Velikovsky. 



Maadim : une des deux 
grandes étoiles ( c'est-à-dire 
anges ) que Métatron montra 
à Moïse au 4 e Ciel. Maadim 
« se tient près de la lune afin de 
réchauffer le monde du froid», 
d'après X Apocalypse de Moïse. 

Mach : un ange invoqué 
dans les rites de conjuration 
de Salomon pour rendre invi- 
sible l'invoquant. 

Mâchai : c'est un ange in- 
voqué dans l'exorcisme de la 
Chauve-Souris [ref: Mathers, 
La Grande Clavicule de Salo- 
mon]. 

Machasiel : pour Barrett, 
Le Mage II, et de Abano, 
L'Heptaméron, un des anges 
invoqués à partir du Sud. Il 
réside au 4 e Ciel et gouverne 
lors du Jour du Seigneur. Il 
est énuméré parmi les Intelli- 
gences du Soleil [ref: Mal- 
chus, Le Grimoire Secret de Tu- 
riel]. 

Machatan(Machator, Ma- 
coton ) : un ange du samedi 
et l'une des puissances des 
esprits de l'Air, partageant ses 
fonctions avec Uriel, Cassiel 
et Seraquiel, d'après Barrett 
Le Mage, Le Livre de Magie des 
Anciens, et d'autres sources 
occultes. 



325 



Machidiel ( plénitude de 
Dieu, Malchidiel, Malahidael, 
Malchedael, Melkeial, Melke- 
jal, etc.) : ange gouvernant le 
mois de mars ; également di- 
rigeant du signe du Bélier 
[ref: Camfield, Un Discours 
Théologique sur les Anges, p.67 ]. 

Dans 1 -Enoch, Machidiel 
est appelé Melkejal : il « se lève 
et dirige au début de tannée » et 
exerce son empire «pour 91 
jours », depuis le printemps 
jusqu'à l'été. 

Dans les écrits cabalisti- 
ques, Machidiel ( en tant 
Melchulael) est l'une des 
quatre personnifications an- 
géliques de le sainte Malkut, 
les trois autres personnifica- 
tions étant Sandalphon, Mes- 
sie et Emmanuel. 

Dans des conjurations de 
grimoire, l'invoquant peut or- 
donner au Prince Machidiel 
( ainsi désigné ) de lui en- 
voyer la jeune fille de ses dé- 
sirs ; et si l'invoquant fixe la 
date et le lieu, « la jeune fille in- 
voquée ne manquera pas d'appa- 
raître ». 

Mach(k)iel : un des gardes 
angéliques du 6 e Ciel, selon le 
classement des Pirké Hecha- 
loth. Le pentacle de Machiel 
est reproduit par Shah, Occul- 
tisme, p. 77. 

Machmay : dans Waite, 
Lemegeton, un ange de la 7 e 



heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Mendrion. 

Machnia ( Machniel ) : un 
des 70 anges figurant sur une 
amulette qui protège la 
femme en couches et l'enfant 
à naître [ voir la liste dans les 
Annexes ]. Comme Machni- 
el, Machnia est un garde an- 
gélique des portes du vent du 
Sud, d'après le classement 
donné dans O^ar Midrashim. 

Macoton ( Machatan ) 

Macroprosopus : dans la 
Kabbale, la première des 
saintes Sefiroth ; il est le 
« Dieu déforme cachée». ^ Mi- 
croprosopus. 

Madagabiel : l'un des 
nombreux gardes angéliques 
des portes du vent du Nord 
[ ref : 0%ar Midrashim II, 
316]. 

Madan : un ange qui 
exerce son empire sur la pla- 
nète Saturne, comme le pré- 
cise Heywood dans La Hié- 
rarchie des Saints Anges. 

Madiel : dans la tradition 
occulte, un archange gouver- 
nant la triplicité de l'eau. Il 
réside au premier Ciel et il est 
invoqué à partir de l'Est 
[ ref : de Abano, Heptaméron ; 
Waite, Lemegeton]. Madiel est 
aussi l'ange de l'opéra de Pro- 
kofiev LAnge de Feu ■#-. 



326 



Madimiel (Madiniel, Ma- 
damiel : un des quatre noms 
d'anges inscrits sur le premier 
pentacle de la planète Mars, 
les trois autres étant Ithuriel, 
Bartzachiah et Eschiel [ref: 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon ]. Dans la tradition 
de Moïse, Madimiel est l'un 
des 7 princes « qui se tiennent 
continuellement devant Dieu et à 
qui sont donnés les noms-esprits 
des planètes » [ ref : Cornélius 
Agrippa, La Philosophie Occulte 
III]. 

Mador : dans la littérature 
des Palais, (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 4 e entrée céleste. 

Madrid : un ange de la 9 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Vadriel [ ref : 
Waite, Lemegeton ]. 

Mael : dans la tradition 
occulte, un Archange gou- 
vernant la triplicité de l'eau, 
(cf. Madiel). Il est aussi 
l'une des Intelligences de la 
planète Saturne. En tant 
qu'ange du lundi au premier 
Ciel, il peut être invoqué à 
partir du Nord. 

Magog ( Gog et Magog ) 

Magirkon : un des multi- 
ples nom de l'ange Métatron. 

Maguth : un ange de l'Air 
opérant le jeudi. Maguth est 



un ministre de Suth, chef des 
anges de l'Air, lesquels sont à 
leur tour soumis au Vent du 
Sud [ref: Le Livre de Magie 
des Anciens ; de Abano, L'Hep- 
taméron ; Barrett Le Mage II ]. 

Mah : dans la tradition 
perse, l'ange surveillant les 
mutations de la Lune [ref: 
Clayton, Angélologie ] . 

Mahadeo (Mahesh) : dans 
la tradition védique, Maha- 
deo ( Shiva ) est l'un des 1 1 
anges « avec des cheveux emmêlés 
et trois yeux » qui représentent 
symboliquement le Soleil, la 
Lune et le Feu. Mahadeo a 
aussi ( ou avait ) cinq têtes 
[ ref : Le Dabistan, p. 189]. 

Mahalel et Mahalkiel : 

des noms d'anges inscrits sur 
une amulette orientale hé- 
braïque ( kamea ) pour écarter 
le mal [ ref : Schrire, Amulet- 
tes Hébraïques ] . 

Mahanaim ( deux armées ) : 
lorsque Jacob partit d'Haran, 
il était accompagné de deux 
armées {Mahanaim) d'anges, 
chaque armée comptant pas 
moins de 600.000 têtes. L'af- 
faire est racontée dans la Ge- 
nèse 32 1 [ ref : Gmzberg, La 
Légende des Juifs I, 377 ]. 



1 NdT : dans les traductions françaises, 
Mahanaim est un nom de lieu qui signi- 
fie Deux-Camps ; ce nom est donné 
par Jacob et désigne l'endroit où il ren- 
contre les anges. 



327 



Mahananel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent du Nord, tels 
qu'ils sont classés dans 0%ar 
Midrashim II, 316. 

Mahariel ( rapide ) : un 
ange du Paradis posté au pre- 
mier portail ; il fournit de 
nouvelles âmes à ceux qui 
sont lavés de leur péchés 
[ ref : 0%ar Midrashim 1, 85 ]. 

Mahashel : dans la Kab- 
bale, un des 72 anges diri- 
geant les 72 quinaires du zo- 
diaque [ ref : Runes, La Sa- 
gesse de la Kabbale]. 

Mahasiah : un des 72 an- 
ges portant le nom mystique 
de Dieu Shem Hamphorash 
[ ref : Barrett, Le Mage II ]. 

Mahish ( Mahash ) : dans 
la Bhagavad Gita, un ange 
puissant qui, avec Brahma et 
Vishna, surgit d'une des pro- 
priétés primaires [ref: Le 
Dabistan,p. 178]. 

Mahka'il : dans la tradi- 
tion arabe, un ange gardien 
invoqué dans les rites d'exor- 
cisme [ ref : Hughes, Un Dic- 
tionnaire de l'Islam, Anges ] 

Mahniel ( camp puissant} : 
un autre nom pour «.A^riel 
l'Ancien ». Selon le Zohar 
(Exode 202a), Mahniel est 
un ange qui commande 
« 60 myriades de légions, toutes 



ailées, certaines pleines d'yeux, 
certaines pleines d'oreilles ». 

Mahonin(m) : dans l'exor- 
cisme qui eut lieu à Auch en 
1618, le diable (possédant 
une femme de la noblesse ) 
donna son nom : « Mahonin 
de la 3 e hiérarchie et du 2 e ordre 
des Archanges». En outre, il 
affirma que son adversaire au 
Ciel était « saint Marc ÎLvan- 
géliste'» [ ref. Robbins, L'Ency- 
clopédie de la Sorcellerie et de la 
Démonologie, p. 128 et 185 ]. 

Mahzeil : un ange dans la 
tradition mandéenne [ ref : 
Pognon, Inscriptions Mandaïtes 
des Coupes de Khouabir]. 

Mahzian : dans la tradi- 
tion mandéenne, un esprit 
qui permet de voir [ ref : 
Drower, Livres de Prières Cano- 
niques Mandéens ] . 

Maianiel : un ange ser- 
vant dans le 5 e Ciel ; il figure 
dans Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse. 

Maion : un ange qui 
exerce son empire sur la pla- 
nète Saturne, décrit par Hey- 
wood, La Hiérarchie des Saints 
Anges. 



1 NdT : Mahonin est un démon bien 
français : il ajouta qu'il était « natif de Bé- 
%ers, une ville du Languedoc, à la frontière 
espagnole » ! in Les conjurations faites à un 
démon possédant le corps d'une grande dame 
de 1619. 



328 



Maiphiat : un ange invo- 
qué dans l'exorcisme de la 
Chauve-Souris [ ref: Mathers, 
La Grande Clavicule de Salo- 
mon\. 

Maison du Monde Supé- 
rieur : dans la littérature des 
Hechaloth, la Maison du 
Monde supérieur constitue 
l'un des groupes angéliques 
les plus élevés — qu'on ap- 
pelle en hébreu «pamelia shel 
ma'alah » [ ref. Mûller, Histoire 
du Mysticisme Juif, p. 1 52 ] . 

Maître du Hurlement : 

l'ange Jeduthun. Voir à Sei- 
gneur^) des Cris. 

Majestés : un ordre d'an- 
ges mentionné par Tyndale 
et Cranmer qui donnent Ma- 
jestés au lieu de Trônes [ref: 
Psaumes d'Actions de Grâce V, 
où l'on s'adresse à Dieu 
comme le «prince des dieux, roi 
des majestés»]. Dans Découver- 
tes dans le Désert de Judée, Ver- 
mes les interprète comme 
«probablement quelque classe 
d'anges» et renvoie son lec- 
teur à Jude 8. 

Makatiel (fléau de Dieu) : 
un des 7 anges du Châtiment, 
cité dans Maseket Gan Eden 
and Gehinnom [ ref : Encyclopé- 
die Juive I, 593; Jellinek, Befh 
ba-Midrasch]. 

Makiel : un ange invoqué 
dans les rites d'incantation 



syriaques. Makiel est regrou- 
pé avec Michaël, Gabriel, 
Harshiel et d'autres anges en- 
voûtants [ ref : Le Uvre de la 
Protection ; Budge, Amulettes et 
Talismans]. 

Maktiel : ange qui exerce 
son empire sur les arbres. 
Son nom est cité par Gaster, 
L'Epée de Moïse. Dans Baraita 
de Massechet Gehinnom 1 , Mak- 
tiel ( ou Mahniel ) est l'un des 
anges du Châtiment sur 10 
nations. Il loge dans le 4 e 
compartiment de l'Enfer. 

Malach ha-Mavet : dans 
la littérature rabbinique, tout 
comme dans la tradition co- 
ranique, l'ange de la Mort, 
habituellement identifié à 
Sammael ou Azrael. 

Malach ha-Sopher : un 

assistant de Duma, ange du 
Silence de la mort. Avec Ma- 
lach Memune^, Malach ha- 
Sopher calcule la durée de 
vie de l'homme [ ref : 0%ar 
Midrashim 1, 92 ]. 

Malachie ou Malachy 

( Ange de Dieu ) : l'ange de Jé- 
hovah. Voir 4-Esdras, où on 
lit : « Malachie, qui est aussi ap- 
pelé un ange du Seigneur » [ ref : 
Talmud Hagiga ]. Le dernier 
livre de l'Ancien Testament 
est intitulé Malachie. 



1 NdC : Commentaire auxiliaire du 
traité de la géhenne. 



329 



Malach Memune ( celui 
qui est nomme*) : un assistant 
de Duma -$■. Avec Malach 
ha-Sopher, ils calculent la du- 
rée de vie humaine. 

Malach Ra : un ange du 
mal ( au sens causal ), pas né- 
cessairement mauvais en lui- 
même (les anges bons, sous 
les ordres de Dieu, réalisent 
souvent des missions ou des 
actes communément consi- 
dérés comme injustes, mé- 
chants, etc. ) [ ^ Anges de la 
Destruction ou Anges du 
Châtiment]. 

Malakim ( rois ) : un or- 
dre d'anges équivalents aux 
Vertus. Le prince dirigeant 
est donné de façon variable 
comme Peliel, Uriel, Uzziel, 
Raphaël. 

Malaku'1-Maut : l'ange de 
la Mort dans le Coran ( sou- 
rate 32,11 ). Il peut être don- 
né comme l'équivalent de 
(ou être identifié à) Izrael 
ou Azrael ^. 

Malashiel : dans la Kab- 
bale, l'ange précepteur d'Elie 
[^Maltiel]. 

Malbushiel ( fictif, de 
malbush, vêtement) : dans la 
nouvelle d'Isaac Bashevis 
Singer « L'Entrepôt » ( Cava- 
lier, janvier 1966), second 
cousin de l'ange Bagdial. 

1 NdT : à une fonction, ou attitré. 



Malbushiel sert comme quar- 
tier-maître dans l'un des 
« mondes inférieurs ». 

Malchedael ( Machidiel ) 

Malchiel ( Malkiel ) 

Malchka ( Malkira ) 

Malik ( Malec ) : dans la 
mythologie arabe, un ange 
terrible qui garde l'Enfer. Il 
est assisté de 19 sbires ( %aba- 
niya ) ou gardiens. Dans le 
Coran ( 43,77 ), Malik dit aux 
méchants qu'ils doivent res- 
ter à jamais en Enfer parce 
qu'ils « ont abhorré la vérité lors- 
que la vérité leur fut apportée » 
[ réf. Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Encyclopédie Juive, 
Angélologie ; Hastings, Ency- 
clopédie des Religions et de l'Ethi- 
que IV, 618]. 

Malkiel (Malchiel roi de 
Dieu ) : un des trois princes 
angéliques servant sous les 
ordres de Sephuriron ( qui se 
classe dernier des 10 saintes 
Sefiroth ). Les deux autres 
princes sont Ithuriel et 
Nashriel. Dans 0%ar Midra- 
shim, Malchiel est l'un des 
nombreux gardes angéliques 
des portes du Vent du Sud. 

Malkira ( roi des mauvais ) : 
le surnom de Sammael dans 
Le Martyre d'Isaïe [ ref : Box, 
introd. à Charles, L'Ascension 
d'Isaïe]. 



330 



Malkiyyah ( Malkiyyah, 
Malkiya ) : un ange qui « sert 
le sang». Son nom est inscrit 
sur des amulettes comme 
protection contre les hémor- 
ragies ; il est mentionné dans 
un manuscrit hébreu non pu- 
blié et dont parle Bonner 
dans Etudes des Amulettes Ma- 
giques. Ce nom se trouve aussi 
dans Esdras 10:31 sous l'or- 
thographe Melchiah. 

Malkouth ( Melkout, Mal- 
khout, Malchut) : la 10 e Sefi- 
ra, l'En Soph, la Shekinah, 
âme du Messie, ou Métatron. 

D'après le Zohar, Ezéchiel 
vit Malkouth « sous le Dieu 
d'Israël au fleuve Kebar» [réf. 
E%échiel 1:3-15, 10:15]. Ici, 
les créatures aperçues par le 
prophète de l'Ancien Testa- 
ment étaient les Chérubins. 

Malmeliyah : un des mul- 
tiples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Malthidrelis : pour Hey- 
wood, La Hiérarchie des Saints 
Anges, un ange qui exerce son 
empire sur le signe du Bélier. 

Maltiel : dans la Kabbale, 
un ange du vendredi résidant 
dans le 3 e Ciel et invoqué à 
partir de l'Ouest. Il est aussi 
l'une des Intelligences de la 
planète Jupiter. Dans Ginz- 
berg, La Légende des Juifs, Mal- 
tiel est l'ange précepteur 



d'Elie (* Malashiel). Dans 
0%ar Midrashim II, 316, Mal- 
tiel sert comme l'un des 
nombreux gardes du Vent 
d'Ouest. 

Maluzim : un saint ange 
de Dieu invoqué dans des ri- 
tes goétiques [ ref : Verus Je- 
suitarum Ubellus et Waite, Le 
livre de la Magie Noire et des 
Pactes]. 

Mambe'a : un ange puis- 
sant dont le nom apparaît en 
hébreu sur un «piège à diable » 
en terre cuite ( amulette ) da- 
tée du I er ou II e siècle av. JC. 

Mambe'a était invoqué 
comme esprit protecteur 
( babylonien ) contre les sor- 
celleries [ref: Budge, Amu- 
lettes et Talismans, p.288 ]. Son 
compagnon angélique était 
Babhne'a. 

Mameroijud : dans Y Art 
Paulin, un des principaux of- 
ficiers angéliques de la 10 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Jusguarin [ ref : 
Waite, Le Livre de la Magie Cé- 
rémonielle, p. 70 ]. 

Mamiel : un des princi- 
paux officiers angéliques de 
la 7 e heure du jour, servant 
sous la direction de Barginiel. 

Mamlaketi : dans 3-Enoch, 
Mamlaketi est un ange dont 
l'autre nom est Uzza 0. 



331 



Mammon ( araméen, ri- 
chesses) : dans la tradition oc- 
culte, un ange déchu, régnant 
maintenant en Enfer comme 
l'un des insignes démons, 
prince des tentateurs 1 . 

Dans de Plancy, Diction- 
naire Infernal, Mammon est as- 
surément l'ambassadeur de 
l'Enfer en Angleterre. Il est 
présenté comme l'équivalent 
de Lucifer, de Satan, de 
Beelzebub et même de Na- 
buchodonosor. 

Mammon est le démon de 
l'avarice. Il « tient le trône de ce 
monde » comme l'observa 
sainte Francesca dans l'une 
de ses 93 visions. La notion 
médiévale établissait Mam- 
mon comme un dieu syrien. 
Grégoire de Nicée prit Mam- 
mon pour un nom de Beelze- 
bub. 

Les livres de Matthieu 6:24 
et Luc 16:13 parlent de Mam- 
mon comme d'une puissance 
hostile à Dieu. Il est dépeint 
par Barrett Le Mage, et men- 
tionné dans Paradis Perdu I, 
678-681 : 

« Mammon les conduisit ; 
Mammon, le moins élevé des Es- 
prits tombés du Ciel, car dans le 
Ciel même ses regards et ses pen- 



1 NdT : Agrippa précise qu'il existe 9 
ordres de mauvais génies (opposés aux 
9 ordres angéliques), dont le 9" n'est 
autre que celui des Tentateurs avec 
Mammon comme prince; La Philosophie 
occulte, III. 



sées étaient toujours dirigés en 
bas ». 

Manah : dans la tradition 
arabe, une ange-déesse de la 
fécondité. Son idole, la plus 
ancienne que les Arabes con- 
naissent, fut détruite sur l'or- 
dre de Mahommet [ref : Jo- 
bes, Dictionnaire des Symboles et 
Folklores Mythologiques ] . 

Manakel (Menakel, Me- 
naqel ) : selon Ambelain, La 
Kabbale Pratique, un ange qui 
exerce son empire sur les ani- 
maux aquatiques. Pour Ru- 
nes, La Sagesse de la Kabbale, 
Menakel est l'un des 72 anges 
du zodiaque. 

Maneij : un ange-officier 
principal de la 4 e heure de la 
nuit, servant sous les ordres 
de Jefischa [ref: Waite, Le- 
megeton]. 

Maniel : un ange invoqué 
dans les charmes envoûtants 
syriaques [ ref : Le Livre de la 
Protection ; Budge, Amulettes et 
Talismans]. 

Manne (hébreu, qu'est ce 
c'est f) : Justin pensait que la 
manne était la nourriture ha- 
bituelle des anges [voir le 
Psaume 78:25 : « ils mangèrent 
la nourriture des anges 3 »]. 

2 NdT : What is This ? l'expression 
exacte de Davidson. 

3 NdT: les traductions françaises don- 
nent «pain des Forts» ou «.pain des 
deux ». 



332 



Elie, comme nous le sa- 
vons ( 1-Rois 19 ), fut alimen- 
té dans le désert pendant 40 
jours avec de la nourriture 
angélique apportée par des 
corbeaux [ ref : Schneweiss, 
Anges et Démons selon Lactan- 
tius, p. 40 ]. 

Hughes, Un Dictionnaire de 
l'Islam, cite Ibn Majah qui 
soutient que la nourriture des 
anges consiste en « la célébra- 
tion de la Gloire de Dieu » » et 
que la boisson des anges est 
« la proclamation de Sa sainteté ». 

Mansemat : un autre nom 
pour Mastéma (Satan) tel 
qu'on le trouve dans les Actes 
de Philippe [ref: James, Le 
Nouveau Testament Apocryphe, 
p. 440]. 

Mantus : dans la religion 
des Etrusques, l'un des 9 No- 
vensiles, esprits suprêmes 
que vénérait ce peuple anti- 
que. 

Manu : dans la mythologie 
assyro-babylonienne « Manu 
le Grand» était l'esprit qui 
présidait le destin [ref: Le- 
normant, Magie Chaldéenne]. 

Manuel : un ange gouver- 
nant le signe du Cancer. Il est 
mentionné par Heywood, La 
Hiérarchie des Saints Anges. 

Mara : le Satan de la my- 
thologie bouddhiste. Dans sa 
Lumière de l'Asie VI, 19, Ar- 



nold parle des «Puissants de 
Mara, ces Anges du mal» qui 
étaient au nombre de dix 
comme les « dix péchés princi- 
paux ». 

Marax ( Forfax ) 

Marchosias ( Marcho- 
cias ) : un ange qui, avant sa 
déchéance, appartenait à l'or- 
dre des Dominations. En en- 
fer où il sert maintenant, 
Marchosias est un marquis 
puissant. Quand il est invo- 
qué, il se manifeste sous la 
forme d'un loup ou d'un 
bœuf, avec des ailes de grif- 
fon et un queue de serpent ; 
c'est ainsi que le dépeint de 
Plancy dans son Dictionnaire 
Infernal ( éd. de 1863 ). Il con- 
fia à Salomon qu'il « espérait 
retourner sur le 7' trône après 
1200 ans». Pour le sceau ou 
signature de cet esprit, voir 
Waite, Le Livre de la Magie 
Noire et des Pactes, p. 176. 

Marfîel : un ange de la 4 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Vachmiel, ainsi 
que l'a constaté Waite, Leme- 
geton. 

Margash : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Margesiel : un des noms 
multiples de l'ange Métatron. 

Margiviel : prince de la 



333 



Face et l'un des gardes angé- 
liques du 4 e Ciel [ ref : O^ar 
Midrashim I, 117 ]. 




Marie : la Vierge Marie est 
évoquée en tant qu'un ange 
dans le Le Livre de Jean 
l'Evangéliste. Selon James, Le 
Nouveau Testament Apocryphe, 
p. 191, Marie est l'ange en- 
voyé par Dieu pour recevoir 
le Seigneur qui entre en elle 
«par l'oreille » et qui « ressort 
par l'oreille». Dans la Litanie 
de Loretta, Marie est la « reine 
des Anges». 

Mariel : dans Le Livre de la 
Protection, un ange à qui l'on 
fait appel dans les charmes 
syriaques envoûtants [ ref : 
Budge Amulettes et Talismans]. 

Marifiel : un ange-officier 
principal de la 8 e heure de la 
nuit, servant sous les ordres 
de Narcoriel [ ref : Waite, Le- 
megeton]. 

Marioc(h) ou Mariuk : 

dans Ginzberg, La Légende des 
Juifs, c'est l'ange qui veille sur 
les écrits d'Enoch. Dieu pla- 
ça Marioc ainsi qu'un autre 
ange ( Ariukh, ou Arioc ) 
comme gardien des descen- 



dants directs d'Enoch pour 
s'assurer que ses livres étaient 
bien préservés [ ref : 2-Enoch, 
33]. 

Marmarao : un esprit in- 
voqué pour vaincre ou soi- 
gner les problèmes de vessie 
causés par le démon Anoster 
( un des 36 Decani 1 , démons 
de la maladie) [ ref : Shah, Le 
Savoir Secret de la Magie, 224 ] . 

Marmarath (Marmarao th) : 
dans Conybeare, Le Testament 
de Salomon, Marmarath est 
l'un des anges planétaires, et 
le seul ange capable de vain- 
cre le djinn féminin de la 
guerre, Klothod. 

Marniel : le nom d'un 
ange inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ]. 

Marnuel : un ange men- 
tionné dans les écrits de Rab- 
bi Akiba [ref: Bamberger, 
Anges Déchus]. 

Marnuthiel : ange men- 
tionné dans les écrits de Rab- 
bi Akiba. 

Maroch : Waite, Lemegeton, 
le comme un ange de la 5 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Sazquiel. 



1 NdT : du latin decanus, un génie qui 
préside à 10 degrés du zodiaque. 



334 



Maron : un saint nom 
( d'un esprit, ou d'un ange ) 
avec lequel sont commandés 
les démons dans des conjura- 
tions de Salomon [ref : Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon], 

Maroth ( hébreu amertume, 
Maroot, Marout) : avec Ha- 
roth, un autre ange, Maroth 
fut envoyé en bas par Dieu 
« avec tous les pouvoirs pour exer- 
cer son gouvernement sur f huma- 
nité entière, et pour instruire [ les 
hommes ] » [ ref : Heywood, 
La Hiérarchie des Saints Anges, 
p. 289 ]. Maroth est un per- 
sonnage de la tradition perse, 
repris par les juifs. Le Coran 
parle aussi de Maroth comme 
un ange 1 . 

Marou : autrefois Chéru- 
bin, Marou est aujourd'hui 
un démon. Lors du procès 
d'Urbain Grandier ( dans l'af- 
faire de Loudun ), Marou fut 
cité comme l'un des six dé- 
mons qui posséda le corps 
d'Elizabeth Blanchard [ref: 
de Plancy, Dictionnaire Infer- 
nal]. 

Martyrs : d'après Barrett, 
Le Mage, le 11 e des 12 ordres 
des Saints Esprits est celui 
des Martyrs, avec Gabriel 
comme dirigeant. 



1 NdT : avec Harout (Haroth), l'ange 
de Babylone (sourate 2, 96). 



Masgabriel : dans l'Hepta- 
méron de Abano, un ange rési- 
dant dans le 4 e Ciel, et invo- 
qué à partir du Nord. Masga- 
briel dirige lors du Jour du 
Seigneur ( le dimanche ). 

Mashit(h) ( destructeur): un 
ange préposé à la mort des 
enfants [ref: Ginzberg, La 
Légende des juifs ]. 

Dans le Zohar, il est l'un 
des trois démons de la Gé- 
henne (Enfer) qui punit 
ceux qui commettent le pé- 
ché d'idolâtrie, de meurtre et 
d'inceste. Les deux autres 
sontAf^etHemah*. 

Dans le Midrash Tehillim 
( commentaire sur les Psau- 
mes ), Mashit est l'un des 
5 anges du Châtiment que 
Moïse rencontre au Ciel. 

Masim : un des nombreux 
gardes angéliques des portes 
du Vent d'Est [ ref : O^arMi- 
drashim II, 316]. 

Maskelli ( Maskelli-Mask- 
ello ). ¥ Zarazaz. 

Maskiel : un garde angéli- 
que du premier Ciel [ref: 
Pirke Hechaloth ]. 

Maskim : dans la religion 
akkadienne, les Maskim sont 
les 7 grands princes de l'En- 
fer, connus aussi comme les 
7 esprits de l'Abîme. On di- 
sait d'eux que « même si leur 
siège est dans les profondeurs de la 



335 



terre, leur voix retentissent cepen- 
dant sur les hauteurs » et qu'ils 
« résident à volonté dans l'immen- 
sité de F espace ». Méphistophé- 
lès est l'un d'eux [ref: Le- 
normant, Magie Chaldéenne ; 
les Electeurs d' Agrippa ; et le 
classement des dirigeants pla- 
nétaires du monde inférieur 
dans le Testament de Salomon 
par Conybeare]. 

Masleh : dans l'occul- 
tisme, l'ange qui « mit en action 
le chaos et produisit les quatre élé- 
ments ». Dans la tradition lé- 
gendaire juive, Malesh est le 
dirigeant du zodiaque. Dans 
Le Livre de Magie des Anciens, 
la «.puissance et l'influence du 
Logos descend par l'ange Malesh 
dans la sphère du ^odiaque ». 

Masniel : un ange gouver- 
neur du zodiaque [ref: 
Cornélius Agrippa, La Philo- 
sophie Occulte III ]. 

Maspiel : un garde angéli- 
que posté au 2 e Ciel. Il est 
nommé dans Pirke Hechaloth. 

Mass Massiah : dans le 
Talmud Shabbath, un ange in- 
voqué pour soigner les pro- 
blèmes de peau. 

Mastéma ( Mansemat ) : 
l'ange Accusateur ; comme 
Satan, il travaille pour Dieu 
en tant que tentateur et bour- 
reau ; il est le prince du mal, 
de l'injustice et de la con- 



damnation, cf. Le Livre des Ju- 
bilés et Les Fragments Zadokites 
et les Manuscrits de la mer Morte 
où Mastéma est l'ange de 
l'Adversité «père de tout mal, 
néanmoins subordonné à Dieu ». 

Ce fut Mastéma qui essaya 
de tuer Moïse ( lors de l'inci- 
dent mentionné dans l'Exode 
4:24 et suiv. ) et qui endurcit 
le cœur de Pharaon (bien 
que, selon le Midrash Abkir, 
ce fut Uzza). 

Il existe une légende sur 
Mastéma : il demanda à Dieu 
d'épargner certains démons 
afin que Mastéma puisse 
exercer le pouvoir de sa vo- 
lonté sur les fils des hom- 
mes 1 . Dieu pensa que c'était 
apparemment une bonne 
idée et permit qu'un dixième 
des démons reste en liberté 
au service de Mastéma. On 
prétend aussi que Mastéma 
aida les sorciers égyptiens 
lorsque Moïse et Aaron ap- 
parurent devant Pharaon 
pour accomplir leurs tours 
magiques [ ^ Beliel ; ^ Sa- 
tan]. 

Dans l'Ecrit de Damas, 1 6:5, 
cité par Vermes, Découvertes 
dans le Désert de Judée, on parle 
d'un ange de l'Hostilité, ex- 
pression qui s'applique à 
Mastéma. 

Mastho : dans Lévi, Magie 
Transcendantale, Mastho est 



1 NdT : Livre des Jubilés 10:8-10 



336 



appelé le «génie des apparences 
trompeuses ». Il est l'un des es- 
prits de la 10 e heure, d'après 
le classement d'Apollonius de 
Tyane, Nuctéméron. 

Mastinim : un terme ca- 
ractérisant les anges Accusa- 
teurs, dont Sammael •$■ est le 
gouverneur. Chez Bamberger 
{Anges Déchus) les Mastinim 
sont appelés « les grands anges 
des nations ». 

Ginzberg La Légende des 
Juifs III, 1 7, mentionne Uzza, 
l'ange tutélaire de l'Egypte, 
comme l'ange Accusateur. 
Elie est dépeint comme ange 
Accusateur d'Israël — c'est-à- 
dire quand il accuse au nom 
du Peuple élu. 

Matafiel : tel qu'il est cité 
dans Hechaloth Rabbati, un des 
7 gardes angéliques du 2 e 
Ciel. 

Matanbuchus ( Mechem- 
bechus, Meterbuchus, Béliar, 
Mastéma) : dans Le Martyre 
d'Isaïe, Le Testament de Job, et 
dans l'introduction à Y Ascen- 
sion Isaïe, Matanbuchus est 
évoqué comme l'ange de 
l'Anarchie, et il est identifié à 
Béliar : « Béliar, dont le nom est 
Matanbuchus ». 

On pense que le nom est 
composé des deux mots hé- 
breux mattan buka, signifiant 
«don sans valeur», ou mieux, 
que c'est une forme de l'hé- 



breu mithdabek, « celui qui s'at- 
tache lui-même », c'est-à-dire un 
esprit mauvais. 

Mataqiel ( doux ) : un des 
7 gardes angéliques du pre- 
mier Ciel, cité dans Hechaloth 
Rabbati. 

Matarel ( Matariel ) : dans 
la tradition rabbinique et 
pseudépigraphique, l'ange de 
la Pluie. Les autres anges de 
la Pluie sont Ridya ( Ridia ), 
Zalbesael et Batarrel. Dans 
3-Enoch, Matarel est l'un des 
dirigeants du monde. 

Matariel ( Matarel) 

Mathiel : dans de Abano, 
L'Heptaméron, Barrett, Le 
Mage, et d'autres ouvrages oc- 
cultes, Mathiel est un ange 
servant dans le 5 e Ciel. Il est 
gouverneur du mardi, et in- 
voqué à partir du Nord. 

Mathlai : un des esprits de 
la planète Mercure, ange du 
mercredi et résident du 3 e 
Ciel selon de Abano, L'Hep- 
taméron ; mais selon Barrett, 
Le Mage, Mathlai est un rési- 
dent du 2 e Ciel et il est invo- 
qué à partir de l'Est. 

Matmoniel : un « saint mi- 
nistre de Dieu» qui peut être 
invoqué dans les conjurations 
de Salomon afin de procurer 
à l'invoquant un tapis magi- 
que ( ou tapis volant ) [ ref : 



337 



Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon\. 

Matniel ( Maktiel) 

Matrona : la Shekinah % 
appelée «Ange du Seigneur» 
dans le Zohar. 

Matsmetsiyah : un des 
multiples noms de l'ange Mé- 
tatron. 

Mavet : ange de la Mort 
[ ¥ Malach ha-Mavet]. 

Mavkiel : nom d'ange ins- 
crit sur amulette orientale 
pour écarter le mal [ref: 
Schrire, Amulettes Hébraïques]. 

Maymon : principal ange 
de l'Air, dirigeant du samedi 
et soumis au vent du Sud. 
Trois Anges servent May- 
mon : Aburnalith, Assaibi et 
Belidet. Dans les ouvrages de 
Abano, Maymon est « roi des 
anges de F Air et du samedi ». 

Mbriel : ange qui gou- 
verne les vents, d'après M. 
Gaster, FEpée de Moïse. 

McWilliams, Sandy ( fic- 
tif) : un ange chauve dans 
La visite du Paradis du capitaine 
Stormfield de Mark Twain. 

Meachuel : dans les ou- 
vrages occultes, en particulier 
dans Le Sixième et le Septième 
Uvre de Moïse, Meachuel est 
l'un des trois anges du Dieu 
en trois parties employé en 



conjuration, les deux autres 
étant Lebatei et Ketuel. 

Mebabel : un ange parmi 
les 72 anges des 72 quinaires 
du zodiaque. Mebabel est in- 
voqué par ceux qui cherchent 
à usurper la fortune des au- 
tres. Il est connu pour proté- 
ger l'innocent. Son ange cor- 
respondant est Thesogar 
[ voir Barrett, Le Mage ; Am- 
belain, La Kabbale Pratique ; 
Runes, La Sagesse de la Kabba- 
le]. 

Mebahel : un des 72 an- 
ges portant le nom de Dieu 
Shem Hamphoras. 

Mebahiah : dans la Kab- 
bale, cet ange exerce son em- 
pire sur la morale et la reli- 
gion ; il aide aussi ceux qui 
désirent avoir des enfants. 
Mebahiah est l'un des 72 an- 
ges portant le nom de Dieu 
Shem Hamphorash. Son 
ange correspondant est Smat. 
Le sceau ou signature de Me- 
bahiah se trouve Ambelain, 
La Kabbale Pratique, p. 289. 

Mechiel : un des 72 anges 
du zodiaque, selon le classe- 
ment de Runes, La Sagesse de 
la Kabbale. 

Médiat ( Modiat ) : roi des 
anges dirigeant le mercredi ; 
également une des intelligen- 
ces de la planète Mercure 
[ref: de Abano, L'Heptamé- 



338 



ron ; Malchus, Le Grimoire Se- 
cret de Turiel]. 

Medorin : un ange du Pa- 
radis céleste [ ref : Le Zohar 
Bereshith 39b, fn. ]. 

Medussusiel : mentionné 

par Waite, Lemegeton : un 
ange de la 6 e heure du jour, 
servant sous les ordres de Sa- 
mil. 

Meetatron ( Métatron) 

Mefathiel : « un ouvreur de 
portes », et de là, selon Trach- 
tenberg, Magie Juive et Supersti- 
tion, Mefathiel est un ange 
apprécié des voleurs et scélé- 
rats. 

Megiddon : un Séraphin 
selon Klopstock, Le Messie. 

Mehahel : un ange appar- 
tenant à l'ordre des Chéru- 
bins et cité par Ambelain, La 
Kabbale Pratique. 

Mehaiah : un ange de l'or- 
dre des Principautés, tel qu'il 
figure dans «L'Arbre de Vie 
en Iesirah», graphique repro- 
duit par Ambelain, La Kab- 
bale Pratique, face à la p. 88. 

Mehalalel : dans Le Livre 
de la Protection, un ange invo- 
qué dans les charmes d'en- 
voûtement syriaques. [ ref : 
Budge, Amulettes et Talis- 
mans]. 

Mehekiel : un des 72 an- 



ges portant le nom mystique 
de Dieu Shem Hamphorash 
[ ref : Barrett, Le Mage]. 

Meher ( Mithra ) : dans la 
tradition religieuse man- 
déenne, le Yazata, ou ange, 
présidant à la lumière et la 
justice [ref: Drower, Les 
Mandéens d'Iraq et d'Iran ] . 

Mehiel : dans la Kabbale, 
un ange qui protège les pro- 
fesseurs d'université, les ora- 
teurs et les auteurs. Son ange 
correspondant est Astiro 
[ref. Ambelain, La Kabbale 
Pratique]. 

Mehriel : un des archan- 
ges dans la Kabbale. 

Mehuman {fidèle, loyal) : 
un des 7 anges de Confusion. 
Mehuman figure dans l'his- 
toire d'Esther et Ahasuerus, 
comme la relate Ginzberg, 
La Légende des Juifs. 

Meil : un ange du mercre- 
di ( un des trois ) invoqué 
dans des rites de magie céré- 
monielle. [ref: Barrett, Le 
Mage II ]. 

Meimeiriron : selon Isaac 
ha-Cohen « Emanations du 
Côté Gauche », Meimeiriron 
est la 4 e des 10 saintes Sefi- 
roth, le «Hesed personnalisé». 
« L'ange moins authentique » de 
cette Sefira est Zadkiel. 



339 



Mekhapperyah : un des 

multiples noms de l'ange Mé- 
tatron [ ref : 3-Enocb ]. 

Melahel : un des 72 anges 
portant le nom mystique de 
Dieu Shem Hamphorash, se- 
lon Barrett, Le Mage IL 

Melchi(d)ael : dans Waite, 
Le Livre de la Magie Noire et des 
Pactes, et Grimorium Verum, 
Melchiael est un prince angé- 
lique invoqué dans des rites 
de magie noire de Salomon. 
Il est efficace pour offrir à 
l'invoquant la femme de ses 
désirs. 

Melchisédech (Melchise- 
dec, Melchizedek, Melkisé- 
deq, Melch Zadok le dieu Ze- 
dek est mon roi) : roi de la 
droiture ( justice ) que le 
pseudo-Denys appelait « le 
hiérarque le plus aimé de Dieu ». 

Dans Adversus Heareses 
Epiphane l'appelle ange de 
l'ordre des Vertus. D'après le 
pseudo-Tertullien, Melchisé- 
dech est une « céleste Vertu de 
grande grâce qui fait pour les an- 
ges et Vertus célestes ce que fait le 
Christ pour l'homme», [ref: 
Legge, Précurseurs et Rivaux du 
Christianisme II, p. 148 ]. 

Dans la Bible ( Genèse 14 ), 
Melchisédech est le légen- 
daire roi-prêtre de Salem, an- 
cien nom de Jérusalem. C'est 
à Melchisédech qu'Abraham 
donna les dîmes. 



Dans la mythologie phéni- 
cienne Melchisédech, appelé 
Sydik, est le père des 7 Elo- 
him, ou anges de la Divine 
présence. 

Dans le Livre du Grand Lo- 
gos gnostique, Melchisédech 
est Zorokothera. Hippolyte 
désigne comme secte les 
adeptes d'un Theodote ( pro- 
bablement les hérétiques du 
IIP siècle connus sous le 
nom de Melchisédains ) les- 
quels affirmaient qu'il y avait 
« une grande puissance dénommée 
Melchizedek, qui était plus 
grande que le Christ ». 

Dans certaines sources oc- 
cultes Melchisédech est iden- 
tifié au Saint-Esprit. Dans le 
Livre du Mormon (Aima), il 
est désigné comme « le prince 
de la paix». Son symbole est 
le calice et un pain. 

Charles joint à son édition 
de l'Enoch slavonique un au- 
tre fragment « une nouvelle 
forme du mythe de Melchizedek, 
H ouvrage d'un premier chrétien » 
où Melchisédech figure en 
tant que fils surnaturel de Nir 
( frère de Noé ) et où il est 
protégé dans son enfance par 
Michaël et devient, après le 
Déluge, un grand prêtre haut 
placé, le « Verbe de Dieu », et 
roi de Salem, avec le «pouvoir 
de réaliser de grandes et glorieuses 
merveilles qui n'ont jamais eu 
lieu ». 



340 



L'expression « verbe de 
Dieu» provient très vraisem- 
blablement de la phrase de 
saint Jean « au début était le 
Verbe, et le Verbe était avec 
Dieu, et le Verbe était Dieu ». 

Dans le Midrash Tehillim, 
commentant le Psaume 76, 
Melchisédech est identifié à 
Shem, un des fils de Noé. 
Cette source contient aussi la 
légende de Melchisédech 
nourrissant les animaux dans 
l'arche de Noé. La rencontre 
entre Abraham et Melchisé- 
dech {Genèse 14:17-24) est 
reprise dans une gravure sur 
bois de la grande Bible de 
Cologne (1478-1480) et 
dans la fameuse peinture de 
Rubens «La rencontre entre 
Abraham et Melchi^edec », ainsi 
que dans la peinture de Die- 
rik Bouts ( vers 1415-1475 ). 

Melech : un ange de l'or- 
dre des Puissances, invoqué 
dans des rites de conjuration 
[ ref : Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse], 

Melek-I-Taus (Taus-Me- 
lek ) : l'ange paon dans la re- 
ligion des adorateurs du dia- 
ble yezzidis. Le nom est une 
paraphrase pour le diable 
dans la tradition bouddhiste 
[ref: Wall, Diables]. D'après 
Forlong, Encyclopédie des Reli- 
gions, « le Melek-Tawus était au- 
trefois un ange ou un démiurge 



qui créa Eve à partir du corps 
d'Adam » [ * Taus-Melek ]. 

Meleyal ou Melejal ( plé- 
nitude de Dieu ) : dans les 
écrits d'Enoch, un ange de 
l'automne, dirigeant trois 
mois de l'année [ref: 1- 
Enoch]. 

Melba : chef de l'ordre 
des Flammes et contrepartie 
bouddhiste des Séraphins. 
[ ref : Blavatsky, La Doctrine 
Secrète II]. 

Melioth : un des 9 anges 
qui « ensemble, parcourent tous 
les lieux terrestres et célestes». 
Béliar révèle à Barthélémy le 
nom de ces 9 anges dans 
l'Evangile de Barthélémy. 

Melkejal ( Machidiel ): di- 
rigeant angélique de mars. 
«Au début de l'année», est-il 
dit dans 1 -Enoch, « Melkejal se 
lève le premier et dirige ». 

Melkharadonin : dans la 
tradition gnostique, une des 
12 puissances engendrées par 
Ialdabaoth [ ref : Doresse, 
Les Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens]. 

Melki : dans la religion 
mandéenne, les Melki ou les 
Malki sont des demi-dieux 
( comme les Uthri ) qui exé- 
cutent la Volonté de la 
Grande Vie. Il sont tous 
« subordonnés au Créateur, dont 



341 



ils étaient les premières manifesta- 
tions». Une légende man- 
déenne dit que deux Melki, 
Zutheyr et Zahrun, sont des- 
cendus du Ciel comme par 
enchantement pour aider les 
croyants dans les rites baptis- 
maux [ref: Drower, Les Man- 
déens d'Iraq et d'Iran, p. 328]. 

Melkiel : un des anges des 
quatre saisons, servant avec 
Helemmelek, Melejal et Na- 
rel. 

Melkoutael : la Sefira de 
Malkouth dans le monde 
Briah [ref: Ambelain, La 
Kabbale Pratique ] . 

Membra ( logos ) : le 
Verbe de Dieu ; une hypo- 
stase 1 de Dieu ; un intermé- 
diaire ( c'est-à-dire un ange ) 
de Dieu. Dans la Kabbale, 
Membra indique le nom di- 
vin [ ref : Le Monde Juif du 
temps de Jésus ; Lenormant, 
Magie Chaldéenne ] . 

Memeon : un ange invo- 
qué dans la bénédiction du 
Sel [ ref : Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon ]. 

Memsiel : un ange-officier 
principal de la 7 e heure de la 
nuit, servant sous les ordres 
de Mendrion [ref: Waite, 
Lemegeton]. 



1 NdT : théologie : suppôt, personne; 
il y a en Dieu trois hypostases et une seule 
nature. 



Memuneh ( celui qui est dé- 
signé) : un ange adjoint, dis- 
pensateur de rêves. Il est dit 
que l'univers fonctionne par 
l'intermédiaire de Memuneh. 
Le pluriel est Memunim. Au 
Ciel, ces Memunim sont les 
défenseurs de leurs charges 
terrestres. En magie cérémo- 
nielle juive, les Memunim 
sont considérés comme des 
démons, bien qu'Eléazar de 
Worms affirme qu'ils sont 
des anges. Le 3-Enoch parle 
des Memunim comme appar- 
tenant à la classe d'anges des 
Chœurs Célestes. 

Memunim ( pluriel de 
Memuneh ) : ceux qui sont dési- 
gnés, une classe d'anges [ref: 
3-Enoch]. 

Menadel : un ange de l'or- 
dre des Puissances, selon 
Ambelain ; également un des 
72 anges du zodiaque d'après 
Runes, La Sagesse de la Kab- 
bale. 

Menadel permet aux exilés 
de rester fidèles à leur pays 
natal. Son ange correspon- 
dant, dans la Kabbale, est 
Aphut. Pour le sceau ou si- 
gnature de Menadel, voir 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que, p. 273. 

Menafiel : dans Waite, Le- 
megeton, un ange de la 11 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Bariel. 



342 



Menakel ( Manakel ) 

Menaqel ( Manakel ) 

Mendrion : dans la Kab- 
bale [réf. Waite, Lemegeton], 
l'ange suprême dirigeant la 7 e 
heure de la nuit. 

Menerva (Menvra) : un 
des Novensiles, les 9 esprits 
suprêmes, ou dieux des 
Etrusques. 

Meniel : un des 72 anges 
portant le nom de Dieu 
Shem Hamphorash [ réf. 
Barrett, Le Mage II ]. 

Menor : un ange conjuré 
dans l'exorcisme de la Cire et 
dans des opérations magi- 
ques de Salomon. [ ref : Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon]. 

Mentor : ange invoqué 
dans l'exorcisme de la Cire. Il 
est mentionné dans Clavicula 
Salomonis [ & Menor ]. 

Menvra ( Menerva ) 

Méphistophélès (Mephi- 
stophiel, celui qui n'aime pas la 
lumière} : le nom, à l'origine 
hébraïque, provient de « me- 
phit^y> qui signifie destructeur, 
et de « topbel» qui signifie 
menteur. Méphistophélès est 
un archange déchu, un des 
7 grands princes de l'Enfer 
( un des maskim -#• ). Selon 
Cornélius Agrippa, Méphis- 



tophélès « se tient sous la pla- 
nète Jupiter, son régent se nomme 
Zadkiel, lequel est un archange 
intronisé par le saint Jéhovah » 
[ref. Le livre de magie du Dr. 
Faust]. 

Dans Seligmann, Histoire 
de la Magie, Méphistophélès 
est « un démon subordonné, un 
ange déchu aussi, parfois admis en 
la présence de Dieu, mais il n'est 
pas le diable ». 

Dans la littérature sécu- 
lière, Méphistophélès est soit 
un larbin de Satan, soit son 
remplaçant. Dans le Dr. 
Faustus de Marlowe, c'est un 
personnage principal avec 
Lucifer, Beelzebub, et d'au- 
tres diables ( dans cette pièce, 
les anges bons ou mauvais ne 
sont pas nommés ). Dans le 
Faust de Goethe, c'est Mé- 
phistophélès, qui, agissant 
pour son suzerain Satan, 
scelle le pacte avec Faust. 

Méphistophélès est aussi 
un personnage dans l'opéra 
inachevé de Busoni, Doktor 
Faust, qui fut mis en scène 
pour la première fois aux 
Etats-Unis en 1964. 

Le philosophe Hegel voyait 
en Méphistophélès le sym- 
bole du «.principe négatif». 

Merasin ( Meresin ) 

Merattron ( Métatron ) 

Mercure ( grec, Hermès ) : 
dans la Kabbale, l'ange du 



343 



Progrès. Il désigne aussi Ra- 
phaël [réf. Actes 14:11-12; 
Lévi, Magie Transcendantale ]. 

Meresijm : ange de la pre- 
mière heure du jour, servant 
sous les ordres de Sammael 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Meresin (Merasin, Meris, 
Metiris, Merihim, Meririm : 
un ange déchu, chef des 
Puissances aériennes, comme 
dans le Paradis Perdu. 

Dans Camfield, Un Dis- 
cours Théologique sur les Anges, 
Meresin ( orthographié Miri- 
rim ) est l'un des 4 anges de 
l'Apocalypse — ce qui ferait 
de lui un saint ange ; mais 
dans Heywood, La Hiérarchie 
des Saints Anges, il est seigneur 
de la Foudre et du Tonnerre 
en Enfer, — ce qui ferait vrai- 
semblablement de lui l'un des 
damnés. 

Meriarijm : un principal 
ange-officier de la nuit, ser- 
vant sous les ordres de Sar- 
quamish. 

Meririm ( Meresin ) : dans 
Barrett, Le Mage I, Meririm 
est identifié comme la puis- 
sance du mal que Paul ap- 
pelle dans Ephésiens « le prince 
de la puissance de l'Air» ( c'est- 
à-dire Satan). Barrett assure 
que Meririm est prince des 
anges dont parle ÏApocalypse 
et « à qui il est donné de nuire à 



la terre et à la mer [...] il est le 
diable méridien, un esprit 
bouillant, un diable évoluant dans 
le sud » 

Merkabah : ange du char 
(les Chérubins). 

Merkaboth ( char) : il y 
avait ( ou il y a ) 7 Merkaboth 
correspondant aux 7 Cieux, 
ou « l'actuelle vision de la puis- 
sance divine». Ils sont compa- 
rables aux Middoth ^ ou aux 
Sefiroth^ et sont considérés 
comme des personnifications 
des attributs divins, servant 
devant le trône de Gloire 
[ ref : Scholem, Tendances ma- 
jeures du Mysticisme Juif; 
Mûller, Histoire du Mysticisme 
Juif; Zacharie 6 ]. 

Merloy : un esprit « infé- 
rieur» invoqué dans les rites 
magiques de Salomon [ref: 
Grimorium Verum ; Waite, Le 
Livre de la Magie Cérémonielle, 
p. 239; Shah, Le Savoir Secret 
de la Magie, p. 98]. 

Mermeoth : un des 9 an- 
ges qui « ensemble parcourent 
tous les lieux terrestres et célestes », 
cités dans YEvangile de Barthé- 
lémy ( dans James, Le Nouveau 
Testament Apocryphe ). 

Merod : un « très saint an- 
ge» présenté par Waite, La 
Grande Clavicule de Salomon, et 
invoqué dans des opérations 
de magie. 



344 



Merof: dans la tradition 
occulte ( Le Sixième et le Sep- 
tième Uvre de Moïse ), un ange 
du Sceau, invoqué dans des 
rites de magie. 

Meros : un ange de la 9 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Vadriel [ref: 
Waite, Lemegeton]. 

Merroe : « un ange très 
pur», invoqué dans des opé- 
rations de magie noire de Sa- 
lomon, en particulier dans la 
conjuration de l'Epée [ref: 
Grimorium Verum ; Shah, Le 
Savoir Secret de la Magie ] . 

Mesarepim ( Meshareth- 
im ) : un ordre d'anges dans 
les Chœurs Célestes, servant 
sous la conduite de l'ange Ta- 
gas [ref: 3 -Enoch]. 

Meserach ( Nisroc ) 

Meshabber : dans la tradi- 
tion rabbinique légendaire, 
l'ange chargé de la mort des 
animaux [ref: Ginzberg, La 
Légende des Juifs V, p. 57 ]. 

Mesharethim ( Mesare- 
pim) 

Mesharim : nom de l'ange 
duquel Joseph Caro reçut des 
visions et en l'honneur du- 
quel il intitula son livre Mag- 
gid Mesharim contenant ces vi- 
sions. L'ange a servi pour 
personnaliser Mishnah. 

Caro (1488-1575) était 



doyen de la communauté ca- 
balistique Safed du XV e siè- 
cle en Haute Galilée ( Palesti- 
ne ) [ ref : Mûller, Histoire du 
Mysticisme Juif, p. 120]. 

Meshulhiel : 10 e des Sefi- 
roth opposées ( non-saintes ) 
comme la présente le texte 
d'Isaac ha-Cohen. Pour la 
liste des Sefiroth, voir les An- 
nexes. 

Mesriel : un ange de la 10 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres d'Oriel [ref: 
Waite, Lemegeton ]. 

Messager de l'Alliance 

( Ange du Testament ) 

Messiach : cet ange est 
invoqué dans des opérations 
de magie. Messiach est cité 
par Mathers, La Grande Clavi- 
cule de Salomon, p. 107, au su- 
jet de l'invocation « de l'eau et 
de fhysope x y>. Il est conseillé à 
l'invoquant de réciter des 
verset des Psaumes 6, 67, 64 et 
102 au moment de l'opéra- 
tion. 

Messie : équivalent à So- 
ter, au Christ, au Sauveur, à 
Dieu. Avec Métatron, Messie 
désigne un Chérubin et ange 
gardien de l'Eden, armé 
d'une épée flamboyante. Il 
est aussi l'ange du Grand 
Conseil, ange du Seigneur, 
une Sefira dans le monde 



1 NdT : plante aromatique. 



345 



Briah ( un des quatre mondes 
de la création) et analogue 
au Logos, ou Saint-Esprit. 

Paul, Colossiens 1:16, et 
Ephésiens 1:21, pense au Mes- 
sie quand il parle de l'ange 
« élevé au dessus de toutes les 
principautés et puissances, vertus, 
dominations». Il en est de 
même pour Enoch quand il 
parle du «guide des jours» 
[ pour des référence cabalisti- 
ques, voir Ambelain, La Kab- 
bale Pratique}. 

Mesukiel : une des 1 
saintes Sefiras (la 3 e ). Elle 
est comparable ou équiva- 
lente à Machut ou Malkouth 
■#■ ; et aussi à l'En Soph et à 
la Shekinah. 

Cependant, selon Isaac ha- 
Cohen de Soria dans ses 
Emanations du Côté Gauche, 
des mondes d'horreur et 
d'élucubrations destructives 
proviennent de Mesukiel, ré- 
sultant en une double émana- 
tion, avec d'un côté 7 grou- 
pes successifs d'anges purs 
( les saintes Sephiroth ), et de 
l'autre 7 camps d'esprits som- 
bres (les mauvaises Sephi- 
roth) [ref : Bamberger, An- 
ges Déchus, p. 173 ]. 

Metathiax : dans Cony- 
beare, Le Testament de Salo- 
mon, un des 36 Decani ( c'est- 
à-dire les esprits du zodiaque 
qui sont des démons de la 



maladie ). Metathiax provo- 
que des « ralentissements » et 
seul le saint ange Adonael -$■ 
est capable de déjouer, ou 
d'annuler son travail maléfi- 
que [ ref : Shah, Le Savoir Se- 
cret de la Magie, p. 222 ]. 

Métatron (Metratton, Mit- 
tron, Metarron, Merraton, 
etc.): dans les écrits non-ca- 
noniques, Métatron est peut- 
être le plus grand de tous les 
hiérarques célestes, premier 
(et dernier) des 10 Archan- 
ges du monde Briah. 




Il a été appelé roi des An- 
ges, prince de la Face, ou de 
la Présence divine, chancelier 
du Ciel, ange de l'Alliance, 
chef des anges de bonté ; le 
YHWH moindre (le tetra- 
grammaton ). 

Il est chargé de la subsis- 
tance de l'humanité. 

Dans les Talmud et Tar- 
gum, Métatron est le lien en- 
tre l'humain et le divin. Dans 
son incarnation terrestre, il 
était le patriarche Enoch 
— bien que Tanhuna Genèse af- 



346 



firme que c'était à l'origine 
Michaël [ ref : Encyclopédie 
Juive l, 94]. 

La plupart des autorités du 
Talmud évitent de l'identifier 
à Enoch, et tendent au con- 
traire à minimiser la relation, 
voire de la supprimer. 

Dans une curieuse histoire 
sur le mariage de Dieu et de 
la Terre (Elohim et Edem) 
racontée dans ^Alphabet de 
Ben Sira, Dieu demande à la 
Terre le « prêt » d'Adam pour 
1000 ans. Comme elle ac- 
cepte le prêt, Dieu rédige un 
reçu officiel, avec les archan- 
ges Michaël et Gabriel 
comme témoins. Ce reçu, 
poursuit l'histoire, est en dé- 
pôt «jusqu'à ce jour » dans les 
archives de Métatron, le 
scribe céleste. 

Métatron a été diverse- 
ment identifié comme l'ange 
sombre qui se battit avec Ja- 
cob à Peniel ( Genèse 32 ); 
comme le garde, « Garde, où 
en est-la nuit?» {Isaïe 21 1 ) ; 
comme le Logos ; comme 
Uriel ; et même comme le 
mauvais Sammael. 

On dit que l'Exode 23:20 se 
réfère à Métatron : « Voici, 
J'ai envoyé devant toi un ange, 
pour te garder dans le chemin et 
t' amener à un endroit que J'ai 
préparé» (habituellement ap- 



1 NdT : traduit aussi dans les Bibles 
françaises par Veilleur ou Sentinelle. 



pliqué à Jean le Baptiste); 
ainsi que l'Exode 23:22 : 
« Mon nom est en lui ». 

De plus, Métatron a été 
identifié à l'ange Libérateur 
et à la Shekinah ( que certai- 
nes sources considèrent aussi 
comme Métatron sous son 
aspect féminin ) . 

Dans Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition ( p. 76 ), il 
est le « démiurge du mysticisme 
juif classique ». 

D'après la cabale, Méta- 
tron est l'ange qui mena les 
enfants d'Israël à travers le 
désert après l'Exode ; dans 
d'autres écrits occultes, il est 
décrit comme le frère ju- 
meau, ou le demi-frère de 
l'ange Sandalphon ( cf. le frè- 
res jumeaux Ormuzd et Ahri- 
man dans la tradition de Zo- 
roastre ). 

Excepté peut-être Ana- 
fiel ¥, Métatron est le plus 
grand ange en taille, et le plus 
important de tous, hormis les 
« huit grands princes, ceux qui 
sont honorés et révérés, et qui sont 
appelés YHWH par le nom de 
leur roi» ( d'après 3-Enoch ). 

La légende juive raconte 
qu'à son arrivée au Ciel, Mé- 
tatron ( en fait Enoch, puis- 
que toujours mortel), fut 
transformé en un esprit de 
feu, et muni de 36 paires d'ai- 
les ainsi que d'innombrables 
yeux. 



347 




L'ange Yahoel ( Métatron ) emmenant 

le patriarche Abraham au Ciel 

sur les ailes de deux aigles. 



Reproduit de l'Apocalypse d'Abraham, 
manuscrit d'une église slavonique, 
publié à Saint Peter sburg en 1891 

et reproduit d'un texte du XIV e siècle. 



La signification du nom de 
Métatton n'a jamais été expli- 
quée de façon satisfaisante. 
Eléazar de Worms pensait 
qu'il venait du latin metator, 
un guide, ou un arpenteur. 
Hugo Odeberg ( 3-Enoch ) 
avança l'hypothèse que le 
nom Métatron trouvait son 
origine dans des cercles hé- 
breux et « devrait être considéré 
comme une pure invention juive, à 
savoir un métonymè pour le terme 
"petit YHWH"». Odeberg 
penche plutôt pour la signifi- 
cation « celui qui occupe le trône 
proche du trône Divin ». 

Ainsi, on dit que Métatron 
réside au 7 e Ciel ( la résidence 
de Dieu). Quand il est invo- 
qué, il apparaît « comme une co- 
lonne de feu, sa face éblouissant 
plus que le soleil». Gershom 
Scholem, sur la base de 
^Apocalypse d'Abraham, pense 
que le nom pourrait être une 
« vox mystica » pour Yahoel 
( c'est-à-dire Dieu ). 

Métatron a également été 
identifié comme le serviteur 
souffrant d'Isaïe, le Messie de 
la théologie chrétienne ; mais 
voir Orlinsky ( Celui qui est 
nommé "le serviteur souffrant" 
dans haïe 53). 

Les 72 noms de Dieu trou- 
vent leur équivalent dans les 



1 NdT: figure de rhétorique par la- 
quelle on met un mot à la place d'un 
autre dont il fait entendre la significa- 
tion. 



72 noms ( et plus ) de Méta- 
tron ( Surya, Tatriel, Sasni- 
giel, Lad, Yofiel, pour n'en 
mentionner que quelques 
uns). 

Selon le Talmud Yebamoth 
16b, Métatron a aussi été 
considéré comme l'auteur des 
Psaumes 37:25 et, en partie, 
d'Isaïe 24:16. 

Dans le Zohar I, Métatron 
est évoqué comme le bâton 
de Moïse, « d'une extrémité de 
laquelle provient la vie, et de l'au- 
tre, la mort ». Dans Eisenmen- 
ger, Traditions des Juifs II, 408, 
Métatron est en fait l'ange 
Suprême de la Mort à qui 
Dieu donne chaque jour des 
ordres afin que les âmes 
soient « prises ». Et Métatron 
transmet ces ordres à ses 
subordonnés, Gabriel et 
Sammael. 

Métatron est considéré, au 
moins dans certaines sources, 
comme plus puissant que Mi- 
chaël ou Gabriel, point 
qu'abordent les Chroniques de 
Jerehmeel. Là, l'histoire raconte 
que si aucun des deux grands 
anges bibliques ne fut capa- 
ble d'expulser les sorciers 
égyptiens Jannes et Jambres 
du Ciel ( qui, semble-t-il, 
avaient réussi à y monter par 
sorcellerie ), Métatron, lui, y 
parvint. 

Dans le Yalkut Hadash éga- 
lement, Métatron est « institué 



349 



au dessus de Michaël et de Ga- 
briel». 

En ce qui concerne la taille 
ou la hauteur de Métatron, le 
Zohar calcule qu'il est « égal à 
la largeur du monde ». Dans la 
tradition rabbinique, c'était 
aussi la taille d'Adam avant 
qu'il ne pèche. 

Bizbul est l'un des noms 
secrets de Métatron ( d'après 
les Visions d'E^écbiel où la si- 
gnification de ce nom n'est 
cependant pas donnée ). 

King, Les Gnostiques et leur 
Héritage, p. 15, dit de Méta- 
tron que « c'est le Mithra per- 
se ». Bien d'autres ouvrages, 
soutenant cette identification, 
sont citées par Odeberg, 3- 
Enoch. 

Dans l'angélologie juive, 
Métatron est « fange qui pous- 
sa un autre ange à annoncer, 
avant le Déluge, que Dieu détrui- 
rait le monde » [ ref : Encyclopé- 
die Juive, Métatron, vol. 8 ]. 




La résistance de la main 
d'Abraham sur le point de sa- 
crifier Isaac fait aussi partie 
des nombreuses missions et 
actions attribuées à Métatron. 



Mais cette intercession de 
11 heures a également été 
imputée à Michaël, Zadkiel, 
Tadhiel et bien sûr à « l'ange 
du Seigneur» désigné dans la 
Genèse 22. 

Pour finir, selon le Talmud 
Abodah Zarah-3b, Métatron 
est « l'instituteur au Paradis des 
enfants morts prématurément ». 

Metrator : « un très saint 
ange » invoqué dans des opé- 
rations de magie. La conjura- 
tion spécifique est celle « con- 
cernant l'Aiguille et les autres 
Instruments en Fer», durant la- 
quelle il est recommandé à 
l'invoquant de réciter des 
versets des Psaumes 31, 42. 
[ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon, p. 118]. 

Miahel : un des 72 anges 
des 72 quinaires du zodiaque 
[ ref : Runes, La Sagesse de la 
Kabbale]. 

Mibi : un ange de bonté 
invoqué dans des rites caba- 
listiques. [ ref. Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse ] . 

Michaël ( qui est comme 
Dieu ) : dans la tradition bibli- 
que et post-biblique, Michaël 
se classe comme le plus 
grand de tous les anges, que 
ce soit dans les écrits juifs, 
chrétiens ou islamiques, sécu- 
liers ou religieux. A l'origine, 
il provient des Chaldéens qui 



350 



le vénéraient presque comme 
un dieu. 

ulhimaii/ 

Il est chef de l'ordre des 
Vertus, chef des Archanges, 
prince de la Présence, ange 
du Repentir, de la Droiture, 
de la Miséricorde et de la 
Sanctification ; également di- 
rigeant du 4 e Ciel, Sar ( prince 
angélique) tutélaire d'Israël, 
gardien de Jacob, vainqueur 
de Satan ( en gardant néan- 
moins à l'esprit que Satan est 
toujours dans les parages, et 
pas vraiment vaincu...), etc. 

Sabbathiel est son nom 
mystérieux. Dans les écrits is- 
lamiques, il s'appelle Mika'il. 
En tant que libérateur des fi- 
dèles dans l'Avesta, il con- 
corde avec Saosyhant le Ré- 
dempteur. 

Le Midrash Rabba ( Exode 
1 8 ) lui attribue la paternité 
de tout le Psaume 85. En ou- 
tre, il a été identifié à l'ange 
qui a détruit les armées de 
Sennachérib ( un fait égale- 
ment attribué aux prouesses 
d'Uriel, de Gabriel, de Ra- 
miel) et comme l'ange qui a 
suspendu la main d'Abraham 
quand ce dernier était sur le 
point de sacrifier son fils 



Isaac ( un fait encore imputé 
à Tadhiel, Métatron et d'au- 
tres anges ). 

Dans la tradition juive 
( Ginzberg, La Légende des 
Juifs II, 303 ), « le feu que vit 
Moïse dans le buisson ardent 
avait F apparence de Michaël, qui 
était descendu du Ciel comme le 
précurseur de la Shekinah ». 
Zagzagel % est habituelle- 
ment dénommé l'ange du 
buisson ardent. 




D'après le Talmud Berakot 
35 (où la Genèse 18:1-10 est 
commentée ) Michaël est re- 
connu par Sarah comme l'un 
des trois hommes qu'un 
Abraham ignorant accueille 
chez lui. 

La légende parle de Mi- 
chaël ayant assisté quatre au- 
tres grands anges — Gabriel, 



351 



Uriel, Raphaël, Métatron - 
pour l'enterrement de Moïse, 
et qu'il disputa à Satan la 
possession du corps [ref: 
Jude 9 ]. 

Dans les écrits mystiques 
et occultes, Michaël a sou- 
vent été donné comme 
l'équivalent du Saint-Esprit, 
du Logos, de Dieu, de Méta- 
tron, etc. Dans 3-Bamch Mi- 
chaël « tient la clef du royaume 
du Ciel», fait qui, dans l'ima- 
gerie populaire et tradition- 
nellement, s'applique plus 
justement à saint Pierre. 

Hastings, (Encyclopédie des 
Religions et de l'Ethique, IV, 
616, article Démons et Esprits) 
parle des premières traditions 
musulmanes qui localisent 
Michaël au 7 e Ciel « sur les ri- 
ves de la Mer Pleine, peuplée d'in- 
nombrables rangs d'anges » ; et 
qui, après avoir décrit les ai- 
les de Michaël « de la couleur 
de l'émeraude verte», poursuit 
en disant qu'il est « couvert de 
cheveux safran, chacun d'eux con- 
tenant un million de faces et de 
bouches et autant de langues qui, 
dans un million de dialectes, im- 
plorent le pardon d'Allah ». 

Dans la tradition perse, 
Michaël était appelé Beshter, 
« celui qui pourvoit à la subsis- 
tance de f humanité», ce qui le 
rendrait équivalent à Méta- 
tron [ref: Sale, Ee Coran, 
« Discours Préliminaire » ]. Il est 



ici révélé que les Chérubins 
furent formés à partir des lar- 
mes de Michaël, versées sur 
les péchés des fidèles. 




Les chrétiens invoquent 
Michaël en tant que saint Mi- 
chaël ( saint Michel ), l'ange 
bienveillant de la Mort, au 
sens de délivrance et immor- 
talité, qui conduit les âmes 
des fidèles « dans la lumière 
éternelle ». 

Pour les juifs, d'après Re- 
gamey, Qu'est-ce qu'un Ange ?, 
Michaël est le « vice-roi » ( titre 



352 



appliqué au grand adversaire 
ha-Satan avant sa chute ). 

Avec Gabriel, Michaël est 
l'ange que les maîtres classi- 
ques ont le plus représenté 
dans leurs œuvres. La plupart 
du temps, il est dépeint avec 
des ailes, une épée dégainée, 
guerrier de Dieu et tueur du 
Dragon ( rôle qui sera plus 
tard assigné à saint George ). 

En tant qu'ange du Juge- 
ment dernier et peseur des 
âmes ( une fonction qu'il par- 
tage avec Dokiel, Zehanpu- 
ryu et d'autres ), il tient dans 
sa main la balance de la jus- 
tice. Dans une esquisse ( re- 
produite p. 436 par Jameson, 
Légendes de la Madonne ) Fra 
Filippo Lippi montre Mi- 
chaël agenouillé et offrant un 
cierge, en tant qu'ange an- 
nonçant à Marie sa mort pro- 
chaine ( Gabriel ayant de son 
côté annoncé la naissance du 
fils de Dieu et de la Vierge ). 




Le livre pré-cité ( p. 433 ) 
rappelle une légende où Mi- 
chaël coupe les mains d'un 
« mauvais prêtre juif haut-placé» 
qui tenta de renverser la bière 



de la Vierge qui venait de 
mourir ; néanmoins, les 
mains du «juif audacieux» fu- 
rent réunies à son corps sur 
l'intercession de saint Pierre. 

Dans un des Manuscrits de 
la mer Morte récemment dé- 
couverts (intitulé La Guerre 
entre les fils de (la) lumière et les 
fils des ténèbres ), Michaël est 
appelé « Prince de Lumière ». Il 
mène les anges de Lumière 
dans la bataille contre les an- 
ges des Ténèbres comman- 
dés par le démon Bélial. 

Dans Ginzberg, La Légende 
des Juifs, Michaël est considé- 
ré comme le précurseur de la 
Shekinah ; comme l'ange qui 
ramena la jeune Asenath de 
Palestine, pour la donner à 
Joseph ; comme celui qui 
sauva du feu les compagnons 
de Daniel ; comme l'intermé- 
diaire entre Mordecai et Es- 
ther ; comme le destructeur 
de Babylone, etc., etc 1 . 

On dit aussi qu'il a infor- 
mé les anges déchus du Dé- 
luge. Quand il pleura, ses lar- 
mes se transformèrent en 
pierres précieuses 2 . 

Dans La Légende Dorée de 
Longfellow, Michaël est l'es- 
prit de la planète Mercure et 
« apporte le don de patience ». 

Dans les écrits séculiers, 
particulièrement chez Dante 

1 NdT : le Uttré donne l'archange Mi- 
chel comme protecteur de la France. 

2 NdT : voir à Archistratège. 



353 




Saint Michel. Terre cuite d'Andréa délia Robbia ( vers 1475 ) 
Dans The Metropolitan Muséum of Art Bulletin, déc. 1961. 



et Milton, Michaël est une fi- 
gure prédominante. En fic- 
tion contemporaine, il sert 
comme archidiacre de l'évê- 
que Brougham dans La 
Femme de l'Evêque de Robert 
Nathan. Pour Yeats, dans 
son poème «La Rose de la 
Paix», Michaël est appelé 
« chef des armées de Dieu ». En- 
fin, dernière nouveauté, le 
pape Pie XII le déclara pa- 
tron de policiers en 1 950. 

Michar ( Mikhar ) 

Micheu : dans la tradition 
gnostique, une puissance, 
avec Mikhar, «préposée aux 
eaux de la vie » [ ref : le Bruce 
Papyrus \. 

Microprosopus : « le côté 
gauche » du bien opératif dans 
la cosmogonie cabalistique ; 
on affirme qu'il fut formé à 
partir des 4 e , 5 e , 6 e , 7 e , 8 e et 9 e 
Sefiroth. [ ref : Runes, La Sa- 
gesse de la Kabbale ] . 

Midael : « un chef et capitai- 
ne» de l'armée céleste. Il est 
cité dans Le Mage comme un 
ange de l'ordre des Guerriers. 
Cf. Psaumes 34-35. Mathers, 
La Grande Clavicule de Salomon, 
fait aussi référence à Midael. 

Middoth : de l'avis de 
Rabbi Nathan (Abot), les 
Middoth sont les 7 personni- 
fications des attributs, ou 
émanations, divins ; ils sont 



comparables aux Sefiroth ty. 
Deux des Middoth —les 
anges de Miséricorde et de 
Justice— sont réputés avoir 
été les principaux agents de 
la création du monde, d'après 
la légende rabbinique. Les 
cinq autres sont des person- 
nifications de la Sagesse, du 
Droit, de l'Amour, de la Véri- 
té et de la Paix. 

Midrash : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Miel : l'ange du mercredi 
[ref: de Abano, L'Heptamé- 
ron ]. Dans Shah, Le Savoir 
Secret de la Magie ( p. 294 ), 
Miel est cité comme l'un des 
trois anges de la planète Mer- 
cure, les deux autres étant 
Raphaël et Seraphiel. 

Migon : un des multiples 
noms de l'ange Métatron 
énumérés dans 3-Enoch. 

Mihael : dans la Kabbale, 
un ange qui contrôle la fidéli- 
té conjugale et la fécondité. 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que, donne Mihael comme 
appartenant à l'ordre des 
Vertus. Selon Le Mage, il est 
l'un des 72 anges portant le 
nom de Dieu Shem Ham- 
phorash. 

Miha'il : dans la tradition 
musulmane, un ange du 2 e 
Ciel chargé d'un groupe d'an- 



355 



ges ayant l'apparence d'aigles, 
occupés à rendre un culte à 
Allah [ ref : Hastings, Encyclo- 
pédie des Religions et de l'Ethique 
IV, 619]. 

Mihr (Mihir, Miher, Mi- 
thra) : dans la tradition 
perse, l'ange qui préside au 7 e 
mois ( septembre ) et au 1 6 e 
jour de ce même mois. Mihr 
veiËe à l'amitié et à l'amour 
[ ref : Hyde, Historia Religionis 
Veterum Persarum ]. 

Les mages assuraient qu'au 
Jour du Jugement, deux an- 
ges se tiendraient sur le pont 
appelé al Sirat ( qui est plus 
fin qu'un cheveu et plus affilé 
que le tranchant d'une épée ) 
pour examiner toute per- 
sonne le traversant. Mihr se- 
rait l'un d'eux, Sorush l'autre. 

Mihr, représentant la misé- 
ricorde divine et tenant une 
balance dans sa main, pèse- 
rait les actions que les per- 
sonnes auraient effectuées 
durant leur vie. 

Si la personne s'avère di- 
gne ( vertueuse ), elle sera au- 
torisée à entrer au Paradis ; 
mais si elle est jugée indigne, 
alors le représentant de la 
justice divine Sorush la jette- 
ra en Enfer [ref: Sale, Le 
Coran, Discours Préliminaire, p. 
64]. 

Mijcol ( Mijkol ) : c'est un 
ange du Sceau qui est em- 



ployé en conjuration [ ref : 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse]. 

Mikael : un ange qui in- 
fluence les décisions des mo- 
narques, des nobles et des 
gouverneurs ; il est également 
utile pour découvrir des 
conspirations contre les 
Etats. Son Ange correspon- 
dant est Arpien [ ref : Ambe- 
lain, La Kabbale Pratique, p. 
277]. 

Mikail ou Mikhael (Mi- 
chaël) : dans la tradition 
arabe, Mika'il est un ange 
gardien invoqué dans les rites 
d'exorcisme [ ref : Hughes, 
Un Dictionnaire de l'Islam, An- 
ges]. 

Mikhar ( Mikheus ) : dans 
le gnosticisme, une des puis- 
sances célestes exerçant son 
empire sur les sources des 
eaux de la vie ( baptême cé- 
leste ) [ ref : Doresse, Le Li- 
vre Secret du Gnosticisme Egyp- 
tien, p.85 et 182; cf. Micheu ]. 

Mikheus ( Mikhar ) 

Mikiel : un des 72 anges 
chargés du zodiaque [ref: 
Runes, La Sagesse de la Kabba- 
le]. 

Milkiel ( Melkeyal, Ta- 
maano, mon royaume est dieu ) : 
dans le Zohar, un ange qui rè- 
gne sur le printemps. Le nom 



356 



de Milkiel, d'après Charles, 
Le Livre d'Enoch, est une « in- 
version » d'Helemmelek ■$-. 

Selon Barton, Origine du 
Nom des Anges, Milkiel règne 
sur l'un des mois de l'été sous 
le nom de Tamaani et Soleil 
[ref: 1 -Enoch, 82:15 ]. 

Milliel : un ange du mer- 
credi résidant au 3 e Ciel, 
comme le cite de Abano, 
UHeptaméron. Mais selon Le 
Mage de Barrett, Milliel réside 
dans le 2 e Ciel. Quelque soit 
son lieu de résidence, il doit 
être invoqué à partir du Sud. 

Miniel : dans la tradition 
occulte, un des grands Lumi- 
naires dont la principale ver- 
tu est qu'il peut ( quand il est 
invoqué ) déclencher l'amour 
chez une jeune fille habituel- 
lement froide et peu dispo- 
sée ; mais pour un résultat 
optimal, l'invoquant doit s'as- 
surer de faire face au Sud 
[ ref : Barrett, Le Mage ]. 

Miniel est aussi invoqué 
dans des formules magiques 
pour la fabrication et l'emploi 
d'un tapis magique. Une de 
ces formules est donné par 
Shah, Occultism (p. 167), et 
dans les Annexes. 

Ministres : terme qui dési- 
gne les anges comme dans 
Hébreux 1:7: « Des vents II fait 
ses anges, et des flammes ardentes 
ses ministres ». 



Mirael : un « capitaine et 
chef» des armées célestes, in- 
voqué dans les rites magiques 
de Salomon [ ref : Mathers, 
La Grande Clavicule de Salomon, 
p. 112, et Psaumes 34-35 ]. 

Miri : ange d'une certaine 
heure, mentionné et invoqué 
par Hilda Doolittle dans son 
poème Sagesse. Miri est cité 
par Ambelain, La Kabbale 
Pratique, source d'où le poète 
américain tira bien des noms 
d'anges pour son œuvre. 

Miriael : un ange de l'or- 
dre des Guerriers. D'après 
Barrett, Le Mage II, 58, le 
nom de Mriael vient des 
Psaumes 34 et 35, où l'on ren- 
contre l'expression « ange du 
Seigneur ». 

Misran : génie de la persé- 
cution et l'un des génies de la 
12 e heure, comme le note 
Apollonius de Tyane, Nucté- 
méron. 

Missabu : dans l'occul- 
tisme, un ange de Bonté pour 
Arcan, roi des anges de l'Air 
servant le lundi. [ ref. de 
Abano, L'Heptaméron ; Shah, 
Occultism, p. 49]. 

Missaln : un des anges de 
la Lune, servant le lundi et 
répondant aux invocations 
dans des rites de magie [ ref : 
Shah, Le Savoir Secret de la 
Magie, p. 296]. 



357 




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Le « Triomphe de la Mort » attribué à Francesco Traini dans le 
Campo Santo, à Pise. Les anges et les démons ( à gauche ) re- 
tirent les âmes des morts, ou de ceux proches de l'être, tandis 
que les Séraphins et les démons emportent les âmes des bénis 
et/ou damnés ; ou bien se battent pour leur possession. 
A droite, un groupe de personnes satisfaites d'elles-mêmes, 
mais que la Mort s'apprête à cueillir avec sa faux. 
Saints in Art, De Blés, 1925. 

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Anges de l'Ascension. Miniature de la Bible de Saint Paul 



Affilier 



The Lost Books ofthe Bible. 



Mitatr on ( Métatron ? ) : 
comme le décrit de Abano, 
L'Heptaméron, un ange du 
mercredi résidant au 3 e Ciel 
et invoqué à partir de 
l'Ouest. 

Mithghiiel A' : un des 

princes anges des armées de 
X, tel que cité par M. Gaster, 
L'Epée de Moïse, XL 

Mithra ( Mitra, Mihir, 
Mihr, Ized, etc.) : dans la cos- 
mologie védique, l'un des 
dieux brillants, analogues aux 
anges judéo-chrétiens. King, 
Les Gnostiques et leur Héritage, 
donne Mithra comme équi- 
valent de Métatron. 

Dans la théogonie perse, 
Mithra ou Mihr est l'un des 
28 Izeds ( esprits ) qui entou- 
rent le grand dieu Ahura- 
Mazda : il « se lève d'un paradis 
dans l'Est, possède 1000 oreilles 
et 1000 jeux». Il est un dieu 
de (la) lumière parmi les 
Aryens. Au Ciel, il attribue 
des places aux âmes des jus- 
tes [ref: Le Dabistan, p. 145 ; 
Lenormant,M^zV Chaldéenne\. 

Mitmon : un ange à qui 
l'on a recours dans des con- 
jurations de goétie [ ref : Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon]. 

Miton : un des multiples 
noms de l'ange Métatron. 

Mitox(t) : un Daeva zo- 



roastrien du « mot faussement 
dit » ; un serviteur d'Ahriman, 
prince des démons perses 
[ref: Grundriss der iranischen 
Philologie III ; Seligmann, His- 
toire de la Magie, p. 39 ]. 

Mitspad : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Mitzrael ( Mizrael ) : un 
des archanges de la tradition 
cabalistique. Mitzrael provo- 
que l'obéissance de la part 
des inférieurs vis à vis des su- 
périeurs. 

Il est l'un des 72 anges 
portant le nom mystique de 
Dieu Shem Hamphorash. 

Son Ange correspondant 
est Homoth. Pour le sceau 
ou signature de Mitzrael, voir 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que, p. 289. 

Mitzraim ( nom hébreu 
pour l'Egypte ) : l'ange gar- 
dien de l'Egypte ( * Uzza 
ainsi que Rahab) [ ref : Bam- 
berger, Anges Déchus ] . 

Mivon : un des multiples 
noms de l'ange Métatron. 

Mizabu : un esprit des 
quatre quartiers des Maisons 
Universelles, à qui l'on fait 
appel dans les invocations du 
lundi. [ ref. Le Grimoire Secret 
de Turiel]. 

Mizan : un ange invoqué 



359 



dans des rites d'incantation 
arabes [ref : Shah, Occultisme]. 

Mizgitari : génie des ai- 
gles et l'un des génies de la 7 e 
heure, comme le note Apol- 
lonius de Tyane, Nuctéméron. 

Mizkun : génie des amu- 
lette et l'un des génies de la 
première heure, tel que cité 
par Apollonius de Tyane, 
Nuctéméron. 

Mizumah : dans la tradi- 
tion perse, l'ange qui « accom- 
pagne les serviteurs de Dieu et qui 
promeut une meilleure foi » [ ref. 
Le Dabistan, p. 126 ]. 

Mnesinous : dans la Révé- 
lation d'Adam à son Fils Seth, 
une des grandes puissances 
célestes « qui doivent hisser les 
élus au Ciel» [ ref. Doresse, 
Les Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens,]). 182]. 

Moak(k)ibat : dans la tra- 
dition musulmane, l'ange ar- 
chiviste, tout comme Pravuil 
ou Radueriel dans la tradition 
judéo-chrétienne, ou comme 
l'est Nebo (Nabu) dans la 
tradition babylonienne. 

L'expression « al Moakki- 
bat» est employée pour deux 
anges gardiens qui, dans la lé- 
gende arabe, consignent les 
activités des hommes. Ils se 
succèdent quotidiennement 
l'un à l'autre [ ref : Sale, Co- 
ran, Discours Préliminaire, TV ]. 



Modiel : un des nombreux 
gardes angéliques des portes 
du Vent d'Est, d'après le clas- 
sement d'Omar Midrashim II, 
316. 

Modiniel : dans la Kab- 
bale, un des esprits de la pla- 
nète Mars. Son intelligence 
correspondante est Graphael 
[ voir Lenormant, Magie Chal- 
déenne : Son Origine et Dévelop- 
pement 

Moïse : dans les sources 
des tannaïm, Moïse est assez 
souvent désigné comme un 
ange, ou comme un prophète 
qui jouit d'un statut supérieur 
à celui d'un : 




Il est l'un des trois hu- 
mains qui « montèrent au Ciel 
pour servir» (Enoch, Elie, 
Moïse ) ; mais, alors que nous 
connaissons les noms angéli- 
ques d'Enoch et d'Elie ( Mé- 
tatron et Sandalphon), nous 
n'en avons pas pour Moïse. 



360 



Mais il est vrai qu'il existe 
une légende ( relatée par le 
Midrash Tannaim ) où Michaël 
revêtit la forme de Moïse. 

Moissonneurs : désigne 
les anges dans Matthieu 13:29: 
« et les moissonneurs sont les an- 
ges». Henry Vaughan, le 
poète anglais, conclut son 
poème « La semence qui grandit 
secrètement» avec ces lignes : 
((Jusqu'à ce que viennent les 
moissonneurs aux ailes blan- 
ches ». Dans le poème de 
Longfellow «Le Faucheur et 
les Fleurs», le Faucheur est 
Azrael, l'ange de la Mort. 

Moloc(h) (Molek,Molech) : 
un ange déchu dans Paradis 
Perdu II, 43, où il est décrit 
comme « le plus furieux des Es- 
prits qui combattirent dans le 
Ciel, a présent plus furieux par le 
désespoir». Dans la tradition 
hébraïque, il est un dieu du 
feu cananéen à qui l'on sacri- 
fiait des enfants. Salomon lui 
construisit un temple [ réf. 1- 
Rois\\a}. 

Monadel : un des 72 an- 
ges portant le nom mystique 
de Dieu Shem Hamphorash. 

Monker ( Munkar ) : un 
des deux anges noirs aux 
yeux bleus ( l'autre étant Na- 
kir) dans la démonologie 
arabe. Le travail de Monker 
consiste en particulier à exa- 



miner les âmes de ceux qui 
viennent de mourir afin de 
déterminer s'ils sont dignes 
d'une place au Paradis. Voir 
« Un Hymne Mandéen pour 
l'Ame» par Schulim Ochser, 
mentionné dans Thompson, 
Magie Sémitique [ ref : Hughes, 
Un Dictionnaire de l'Islam, Aza- 
bu'1-Qabr]. 

Morael ( Moriel ) : dans la 
période guéonique, l'ange de 
la Crainte ou de la Peur. Il rè- 
gne sur le mois d'Elul ( août- 
septembre ) et possède le 
pouvoir de tout rendre invisi- 
ble dans le monde — selon 
Waite, Le Livre de la Magie 
Noire et des Pactes, où sa signa- 
ture figure en p.161. 

Morax ( Forfax ) 

Mordad : l'ange de la 
Mort dans la tradition perse 
[ref: Sale, Le Coran, «Dis- 
cours Préliminaire », p. 51 ]. 

Moroni : l'ange mormon 
de Dieu, fils de ((Mormon, le 
dernier grand chef des Nephites». 
Une statue de Moroni sur- 
monte le monument de 12 
mètres à HiË Cumorah ( à 
6 km au sud de Palmyra, 
New York ) où Joseph Smith 
déclare avoir reçu, de la main 
de cet ange, les plaques en or 
contenant « l'évangile d'une 
nouvelle révélation » [ ref. le Li- 
vre du Mormon \ 



361 



99 Moutons : ils compo- 
sent le monde des anges. 
Méthode de Philippi, Convivia 
3-6, écrit : « nous devons voir 
dans les 99 moutons une représen- 
tation des Puissances et des Prin- 
cipautés et des Dominations ». 

Origène, Cyrille de Jérusa- 
lem et Grégoire de Nicée 
écrivirent dans le même sens. 

Mqttro : un ange ( un des 
nomina barbara ) « qui pourvoit 
aux fils des hommes » [ réf. M. 
Gaster, L'Epée de Moïse]. 

Mrgioial : un ange d'invo- 
cation (un des nomina barba- 
ra ), et l'un des quatre anges 
adoubés par Dieu qui com- 
muniqua le nom divin à 
Moïse [ref: M. Gaster, 
L'Epée de Moïse]. 

Mtniel : un ange qui 
exerce son empire sur les bê- 
tes sauvages, tout comme 
Behemiel ^ l'exerce sur les 
animaux domestiques. Mtniel 
partage ses fonctions avec 
deux autres anges, Jehiel et 
Hayyel. 

Mufgar : dans Pirke Hecha- 
loth, un garde angélique ser- 
vant dans le premier Ciel. 

Mufliel : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), c'est un garde an- 
gélique posté à la 7 e entrée 
céleste. 



Mulciber : dans le Paradis 
Perdu I, 740 et suiv., Mulciber 
« construisait [ autrefois ] de 
hautes tours au Ciel » [ % Vul- 
can]. 

Mumiah : dans la Kab- 
bale, un ange qui contrôle la 
science des remèdes et des 
médicaments, et qui est char- 
gé de la santé et de la longé- 
vité. Son ange correspondant 
est Atembui. Pour son sceau 
ou signature, voir Ambelain, 
Lm Kabbale Pratique, p. 294. 

Mumol : un ange invoqué 
avec Mutuol ■$■ dans la con- 
sécration et de la Plume et de 
l'Encre. 

Munkar ( Monker ) 

Mupiel ( sorti de la bouche 
de dieu ) : dans les rites incan- 
tatoires de Moïse, un ange in- 
voqué pour l'obtention d'une 
bonne mémoire et d'un cœur 
ouvert. 

Murdad : dans la tradition 
perse, l'ange de juillet ; égale- 
ment l'ange qui gouverne le 
7 e jour de ce mois [ref: 
Hyde, Historia Religionis Ve- 
terum Persarum ]. Quand Mur- 
dad équivaut à Azrael, il est 
l'ange qui sépare le corps de 
l'âme au moment de la mort. 

Muriel (Murriel, du grec 
myrrhe") : ange du mois de 
juin et dirigeant du signe du 



362 



Cancer, comme le cite 
Camfield, Un Discours Théolo- 
gique sur les Anges, p. 67. 

Muriel est aussi l'un des di- 
rigeants de l'ordre des Domi- 
nations. Il est invoqué à par- 
tir du Sud et il est capable de 
fournir un tapis magique à 
celui qui l'invoque. 

En outre, il sert sous la di- 
rection de Veguaniel comme 
l'un des principaux officiers 
angéliques de la 3 e heure du 
jour. 

Murmur (Murmus): avant 
qu'il ne devienne un ange dé- 
chu, Murmur était en partie 
de l'ordre des Trônes, et en 
partie de l'ordre des Anges. 
Ce «fait fut prouvé après d'infi- 
nies recherches» dit Spence 
dans Une Encyclopédie de l'Oc- 
cultisme, p. 119. 




En Enfer, Murmur est un 
grand duc avec 30 légions 
d'esprits infernaux à son ser- 
vice. Il se manifeste sous la 
forme d'un guerrier à cheval 
sur un griffon, avec un cou- 
ronne ducale sur sa tête. Il 



enseigne la philosophie et 
contraint les âmes des morts 
à apparaître devant lui pour 
répondre à ses questions. Son 
sceau ou signature se trouve 
dans Waite, Le Uvre de la Ma- 
gie Noire et des Pactes, p. 1 82. 

Musanios : dans la tradi- 
tion gnostique, un Eon de 
bas rang ; pourtant, il sert 
comme dirigeant dans le 
royaume de l'invisible [ ref : 
Doresse, Les Livres Secrets des 
Gnostiques Egyptiens ] . 

Mutuol : dans Le Grand 
Grimoire, un ange invoqué 
dans la consécration de la 
Plume et de l'Encre, un dis- 
positif puissant pour lier les 
esprits du mal, ou pour les 
exorciser [ref: Shah, Occul- 
tism, p. 20]. 

Mzpopiasaiel : un chef 
des anges du Courroux. Il est 
ainsi désigné par M. Gaster, 
L'Epée de Moïse. 



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N 



Naadame : un «prince pré- 
posé à tous les anges et les Cé- 
sars» [ref. Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon]. 

T>ïaamah.(plaisant) : dans la 
Kabbale, une des quatre an- 
ges de la prostitution, toutes 



363 



compagnes de Sammael, les 
trois autres étant Lilith, Ei- 
sheth Zenunim et Agrat ( Ig- 
gereth ) bat Mahlat. 

D'après Rabbi Isaac, les 
fils de Dieu ( en particulier 
Uzza et Azael) furent cor- 
rompus par Naamah. Rabbi 
Simeon l'appelle mère des 
démons, et Rabbi Hiya pen- 
sait qu'elle était la «grande sé- 
ductrice non seulement des hom- 
mes, mais aussi des esprits et dé- 
mons», et qu'avec Lilith, elle 
« apporta l'épilepsie aux enfants » 
[ ref : le Zoharl, 55a ]. 

Dans La Légende des Juifs I, 
150, Naamah est la mère du 
diable Asmodeus avec le dé- 
mon-ange Shamdan. Dans la 
Genèse 4:22, Naamah est une 
mortelle, la sœur de Tubal- 



cain. 



Naar ( hébreu, adolescent ) : 
un des multiples noms de 
l'ange Métatron. 

Naaririel ( une variante de 
Naar) : un garde angélique 
du T Ciel. 

Nabu ( Nebo, prophète, pro- 
clamateur) : prototype babylo- 
nien des archanges judéo- 
chrétiens. Nabu était le fils et 
ministre du dieu Marduk et 
connu dans la théosophie su- 
mérienne comme « fange du 
Seigneur». En tant que scribe 
du Livre du Destin, son em- 
blème est la lampe. Il était 



aussi considéré comme l'un 
des anges archivistes. 

Dans le mythe akkadien, 
Nabu était le dieu de la pla- 
nète Mercure. 

Au sujet de la divinité 
orientale relative à Enoch- 
Métatron, Ginzberg, dans La 
Légende des Juifs V, 1 63, dit : 
« le Babylonien Nebo, scribe cé- 
leste, donna Enoch aux Palesti- 
niens, Métatron aux juifs babylo- 
niens, et rien ne pourrait être plus 
naturel que la combinaison 
Enoch-Métatron » [ref. Encyclo- 
pédie Catholique I, Ange ]. 

Nachiel ( Nakiel, Na- 
khiel ) : dans la Kabbale, l'In- 
telligence du Soleil, quand il 
entre dans le signe du Lion. 
Le nombre cabalistique de 
Nachiel est le 111. Son esprit 
correspondant est Sorath ^, 
selon la doctrine des Talis- 
mans de Paracelse [ ref : 
Christian, L'Histoire et la Pra- 
tique de la Magie I, 31 8 ] . 

Nachmiel : un garde an- 
gélique des portes du Vent 
du Sud. [ ref : 0%ar Midrashim 
11,317]. 

Nacoriel : un ange de la 9 e 
heure de la nuit [ -$• Hano- 
zoz]. 

Nadiel : dans Vocabulaire 
de l'Angélologie de Schwab c'est 
l'ange de la migration ; il est 
aussi gouverneur du mois de 



364 



décembre ( Kislav ) [ & Ha- 
niel]. 

Nafriel : un garde angéli- 
que des portes du Vent du 
Sud [ ref : 0%ar Midrashim II, 
317]. 

Nagrasagiel ( Nasragiel, 
Nagdasgiel et Nagazdiel) : 
prince de la Géhenne (En- 
fer) qu'il montra à Moïse 
quand celui-ci visita le 
monde inférieur [ref: Mi- 
drash Konen et La Légende des 
Juifs II, 310 ]. ■$■ Sargiel ; éga- 
lement le sumérien-chaldéen 
Nergal *. 

Nahaliel ( torrent de Dieu ) : 
un ange présidant les cours 
d'eau rapides [ref: Magie 
Juive et Superstition ]. Dans 
Nombres 21:19, Nahaliel est le 
nom d'une ville. 

Nahoriel ( Nahuriel ) 

Nahuriel : un des 72 gar- 
des angéliques du premier 
Ciel, tel qu'il est classé dans 
Pirke Hechaloth. 

Nairyo Sangha ( perse ) : 
un des trois princes anges 
des trois portes supérieures 
du monde infernal, un mes- 
sager d'Ahura-Mazda. « Les 
âmes des justes sont confiées à 
Nairyo Sangha » [ ref : Midrash 
Konen; Encyclopédie Juive I, 
593]. 

Nakhiel ( Nachiel ) 



Nakiel ( Nachiel ) 

Nakir : un ange noir dans 
la tradition mahométane [ ■#• 
Monker]. 

Nakriel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent du Sud. [ ref : 
O^ar Midrashim II, 316 ]. 

Nanael : en cabale prati- 
que, une des Principautés ; 
également l'un des 72 anges 
portant le nom mystique de 
Dieu Shem Hamphorash. 
Nanael exerce son empire sur 
les grandes sciences, in- 
fluence les philosophes et les 
ecclésiastiques. Son ange cor- 
respondant est Chomme 
[ ref : Barrett, Le Mage ; Am- 
belain, La Kabbale Pratique]. 

Naoutha : l'Evangile de 
Barthélémy parle de Naoutha 
comme d'un ange qui exerce 
son empire sur le Sud-ouest. 
Il est décrit comme ayant 
« un bâton de neige dans sa 
main » qu'il « met dans sa bou- 
che», éteignant le feu « qui 
sort de sa bouche ». 

Narcoriel : un ange de la 
8 e heure de la nuit [ % Hano- 
ziz]. 

Narel : l'ange de l'hiver 
dans la tradition enokienne. 

Nariel : selon Barrett, Le 
Mage, Nariel gouverne le vent 
du Sud. Il est aussi gouver- 



365 



neur des vents du midi. « Cer- 
tains l'appellent Arid», dit Le 
Mage. 

Naromiel : dans la tradi- 
tion occulte, une des intelli- 
gences de la Lune, et diri- 
geant du Jour du Seigneur 
(dimanche). Il réside au 4 e 
Ciel et est invoqué à partir du 
Sud [ref : de Abano, L'Hep- 
taméron ; Lenormant, Magie 
Chaldéenne ; Barrett, Le Ma- 

Narsinha : l'avatar « lion- 
homme», une des 10 incarna- 
tions divines dans la tradition 
védique. Il est « seigneur de 
l'héroïsme » [ ^ Avatar ]. 

Narudi : un esprit akka- 
dien, « seigneur des grands 
dieux », dont l'image était pla- 
cée dans les maisons pour 
éloigner les gens méchants 
[ ref : Lenormant, Magie Chal- 
déenne, p. 48 ]. 

Nasarach (Nisroch): une 
autre forme pour Nisroc -$• 
employée dans haïe et 2-Rois 
19:37. 

Nasargiel ( Nagrasagiel, 
Nasragiel ) : un saint ange, un 
grand ange à tête de lion qui, 
avec Kipod et Nairyo San- 
gha, exerce son empire sur 
l'Enfer. Il est comparable au 
Nergal suméro-chaldéen. Sur 
l'ordre de Dieu, Nasargiel fit 
visiter les régions infernales à 



Moïse [ref: Ginzberg, La 
Légende des Juifs II, 310 ]. 

Nasharon : un ange 
prince préposé à « tous les an- 
ges et les Césars» [ref. Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon]. 

Nashriel : dans les textes 
d'Isaac ha-Cohen, Nashriel 
est l'un des trois Sarim ( prin- 
ces angéliques ) sous la suze- 
raineté de Sephuriron, ce 
dernier se classant 10 e des 10 
saintes Sefiroth. Les deux au- 
tres Sarim sont Ithuriel et 
Malkiel. 

Nasragiel ( Nasargiel ) 

Nasr-ed-Din {aide de la 
foi ) : un des 7 Archanges 
dans la religion des adora- 
teurs du diable yézidis. Pour 
le nom des 6 autres archan- 
ges, voir les Annexes. 

Nathanael ( don de Dieu 
Xathaniel, Zathael, etc. ) : 
dans la tradition légendaire 
juive, Nathanael est le 6 e 
ange créé, et l'un des 12 an- 
ges de Vengeance. Il est sei- 
gneur de l'élément du feu. Il 
est l'ange ( Antiquités Bibliques 
de Philon d'Alexandrie ) qui 
« brûla les serviteurs de Jair» 
dans la lutte entre Dieu et 
Baal, sauvant du feu les 7 
hommes qui n'ont pas voulu 
sacrifier à la divinité païenne. 

Dans Waite, Lemegeton, Na- 



366 



thanael est un ange de la 6 e 
heure, servant sous les ordres 
de Samil. Il est aussi l'un des 
trois anges ( avec Ingethal et 
Zeruch) préposés aux cho- 
ses cachées. Ferrar, Les Livres 
juifs non canoniques, mentionne 
la légende de Nathanael en- 
voyé par Dieu sur terre afin 
d'aider le guerrier Cerez à 
vaincre les Amorites. 

Natiel : un nom d'ange 
inscrit sur une amulette 
orientale hébraïque ( kamea ) 
pour écarter le mal [ref: 
Schrire, Amulettes Hébraïques ] . 

Nattig : dans la tradition 
chaldéenne, une des 4 princi- 
pales classes de génies pro- 
tecteurs ; ils sont compara- 
bles aux Kerubs du mythe 
babylonien. 

Natzhiriron : dans le texte 
d'Isaac ha-Cohen, une des 10 
saintes Sefiroth, l'ange per- 
sonnel de Netzach. Dans la 
Kabbale, l'ange personnel est 
Haniel ou Anael. 

Naya'il : dans la tradition 
apocalyptique islamique, un 
ange que rencontre le soufi 
Abu Yazid dans le 4 e Ciel 
pendant son mir'aj ( ascen- 
sion) dans la totalité des 
7 Cieux. L'ange Naya'il lui 
offre « un royaume qu'aucune 
langue ne peut décrire », mais sa- 
chant que l'offre (en fait un 



pot-de-vin) n'était qu'un test 
sur son absolue dévotion à 
Dieu, Abu Yazid « n'en tint 
pas compte » [ ref : Nicholson, 
Une Version Arabe Primitive, 
etc]. 

Nbat : un « être-lumière » 
( ange ) mandéen [ ref. Dro- 
wer, Les Mandéens d'Iraq et 
d'Iran], 

Ndmh : ange de l'équi- 
noxe d'été, invoqué comme 
une amulette contre le mau- 
vais œil [ref: Trachtenberg, 
Magie Juive et Superstition ]. 

Nebo ( Nabu ) 

Neciel : un des 28 anges 
qui gouvernent les 28 mai- 
sons de la lune. 

Nectaire ( fictif) : le mer- 
veilleux flûtiste dans La Ré- 
volte des Anges d'Anatole 
France. Selon France, au Ciel 
Nectaire était de l'ordre des 
Dominations et connu sous 
le nom d'Alaciel. 

Nefilim ( Nephilim ) 

Nefta ( fictif) : un ange de 
sexe féminin aimé d'Asrael 
dans l'opéra de Francetti [ ^ 
Asrael]. 

Negarsanel ( Nasargiel ) : 
prince de l'Enfer, « der Furst 
des Gehinnom x », tel qu'est dé- 
nommé Negarsanel dans la 



1 NdT : le prince de la géhenne. 



367 



traduction allemande de V Al- 
phabet de Rabbi Akiba. 

Negef : un saint ange de 
Destruction invoqué en ma- 
gie rituelle à la fin du Sab- 
bath [ ref : Trachtenberg, 
Magie Juive et Superstition ]. 

Nehinah : un ange invo- 
qué dans des opérations de 
nécromancie [ ref : Trachten- 
berg, Magie Juive et Supersti- 
tion ]. 

Neithel : Runes, La Sa- 
gesse de la Kabbale, cite Neithel 
comme l'un des 72 anges di- 
rigeant les 72 quinaires du 
zodiaque. 

Nekif : dans la tradition 
arabe ( tirée du Talmud, se- 
lon de Plancy ), Nekir est un 
ange qui, avec Monker et 
Munkir, interroge les morts 
afin de découvrir quel dieu ils 
ont vénéré de leur vivant. 

On dit que Nekir et Mon- 
ker ont tous les deux un as- 
pect hideux et une voix ef- 
frayante. 

Nelapa : dans Barrett, Le 
Mage, un ange du mercredi 
qui réside au 2 e Ciel et qui est 
invoqué à partir du Sud dans 
des opérations théurgiques. 

Nelchael : un ange appar- 
tenant à l'ordre des Trônes, 
et l'un des 72 anges portant 
le nom mystique de Dieu 



Shem Hamphorash, d'après 
Barrett, Le Mage, et Ambe- 
lain, La Kabbale Pratique. 

Cependant, il semble qu'il 
ne soit pas un saint ange, 
mais bien un ange déchu, 
qui, en Enfer, enseigne l'as- 
tronomie, les mathématiques 
et la géographie à ses camara- 
des démons. Son esprit cor- 
respondant est connu sous le 
nom de Sith. 

Nemamiah : dans la Kab- 
bale, un Archange, gardien 
des amiraux, généraux et de 
tous ceux qui s'engagent dans 
des causes justes. Il est aussi 
l'un des 72 anges portant le 
nom mystique de Dieu Shem 
Hamphorash [ ref. Ambe- 
lain ; La Kabbale Pratique, p. 
289, où est reproduit le sceau 
ou signature de Nemamiah ]. 

Nememel : un des 72 an- 
ges dirigeant les 72 quinaires 
du zodiaque [ ref : Runes, La 
Sagesse de la Kabbale ] . 

Nepbilim ( Nephelin, Ne- 
filim ) : dans la tradition hé- 
braïque, les NephiMm dési- 
gnent les géants des temps 
primitifs ; ce sont également 
les anges déchus, ou leur des- 
cendance (les «fils de Dieu» 
qui ont vécu maritalement 
avec les filles des hommes, 
comme dans la Genèse 6 ). 

Leurs proches parents sont 
lesEmim terreurs, les Rephaim 



368 



affaiblis, les Gibborium géants, 
les Zamzummim battants, etc. 
[ ref : 1 -Enoch ; de Plancy, 
Dictionnaire Infernal ; Ginz- 
berg, La Légende des Juifs ; 
Nombres 13:33 ]. 

Helel^ était le chef des 
Nephilim. D'après Hiwi al 
Balkhi, l'écrivain du IX e siè- 
cle, les Nephilim ont cons- 
truit la tour de Babel [ ref. 
Saadiah, Polémique avec Hiwi al 
Balkhi, pp. 54-56 ]. 

Nephonos : un des 9 an- 
ges qui « ensemble parcourent 
tous les lieux terrestres et célestes ». 
Béliar donne le nom de ces 
9 anges et les révèle à Barthé- 
lémy dans son Evangile, 
p.177. 

Neqael(Nugael): un arch- 
ange mauvais ( c'est-à-dire 
déchu ) inclus dans le classe- 
ment d'Enoch. Le nom est 
en fait une corruption ou une 
variante d'Ezeeqael. 

Nergal {grand héros, grand 
roi, roi de la mort ? ) :Nergal, 
ou Nirgal, ou Nirgali, est le 
dirigeant planétaire de la se- 
maine dans la mythologie ba- 
bylonienne. Pour les Akka- 
diens, il était un dieu à tête 
de lion ; pour les Chaldéens, 
un des quatre principaux gé- 
nies protecteurs ( anges gar- 
diens ). Il était également le 
dieu de Kutha, comme dans 
2-Rois 17:30, et répondait à 



Baal en tant que divinité de 
l'Hadès [ref: Forlong, Ency- 
clopédie des Religions ]. 

Dans la tradition sumé- 
rienne, chaldéenne et palesti- 
nienne, Nergal est le diri- 
geant du soleil d'été. Dans le 
gnosticisme, il est roi de l'Ha- 
dès ( comme dans les Ecritu- 
res ). Dans l'occultisme il est 
chef de la police secrète des 
régions infernales. Il est aussi 
crédité d'être un dieu de la 
peste, de la guerre, de la fiè- 
vre, tout comme l'esprit de la 
planète Mars et l'un des gou- 
verneurs des 12 signes du zo- 
diaque. 




Dans la collection Le 
Clercq, Nergal figure sur un 
médaillon de bronze avec, 
côté face, une tête de lion, et 
des ailes et des pieds griffus 
côté pile. Dans de Plancy, 
Dictionnaire Infernal, il est « un 
espion honoraire au service de Bel- 
tçébuth». Voir la représenta- 
tion tirée de Schaff, Un Dic- 
tionnaire de la Bible. 

Neria(h) ( lampe de Dieu ) : 
un des 70 anges figurant sur 



369 



une amulette qui protège la 
femme en couches et l'enfant 
à naître [ voir la liste dans les 
Annexes]. 

Neriel : probablement le 
même que Neria. Dans Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse, Neriel est énuméré 
parmi les 28 anges qui gou- 
vernent les 28 maisons de la 
lune. 

Nesanel : dans les rites 
d'incantation de Moïse, Ne- 
sanel est invoqué, avec les 
anges Meachuel et Gabril, 
pour libérer ou laver l'invo- 
quant de tout péché. 

Nestoriel : un ange de la 
première heure du jour, ser- 
vant Sammael [ref: Waite, 
Lemegeton]. 

Nestozoz : principal ange 
officiant de la 3 e heure de la 
nuit, servant Sarquamich. 

Nethahel : dans Runes, 
La Sagesse de la Kabbale, un 
des 72 anges dirigeant les 72 
quinaires du zodiaque. 

Netoniel : en magie noire, 
un nom angélique inscrit en 
caractères hébraïques sur le 
premier pentacle de la pla- 
nète Jupiter [ref: Shah, Le 
Savoir Secret de la Magie; Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon ]. 

Netzach ( victoire, fermeté) : 



la 7 e des 10 saintes Sefiroth, 
émanations de Dieu. L'ange 
personnel de Netzach est 
Haniel (Anael) de l'ordre 
des Elohim. 

Netzael ( Netzach ) 

Nibra Ha-Rishon : une 

des émanations de Dieu 
(c'est-à-dire une Sefira). 
D'après Mûller, Histoire du 
Mysticisme Juif, Nibra Ha- 
Rishon doit être classé parmi 
les êtres angéliques les plus 
haut placés, et il est compara- 
ble à Makon, Logos, Sophia, 
Métatron. 

Nichbadiel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent du Sud. [ voir 
0%ar Midrashim II, 317 ]. 

Nidbai : dans la mytholo- 
gie mandéenne, un des deux 
uthri ( anges ) gardiens du 
Jourdain ; le second ange gar- 
dien se nomme Silmai ou 
Shilmai [ref: Drower, Livres 
de Prières Canoniques Mandéens, 
et Les Mandéens d'Iraq et 
d'Iran]. 

Nilaihah (ou Nithhaiah): 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que, donne Nilaihah comme 
un ange-poète de l'ordre des 
Dominations. Il est invoqué 
en prononçant n'importe 
quel nom divin avec le pre- 
mier verset du Psaume 9. Il 
est chargé des sciences occul- 



370 



tes, délivre des prophéties en 
rimes, et exerce son influence 
sur les hommes sages qui ai- 
ment la paix et la solitude. 
Son sceau ou signature figure 
p. 273 de l'ouvrage d'Ambe- 
lain. 

Ninip : dans la théosophie 
babylonienne, chef des anges 
(c'est-à-dire chef des Igigi) 
[ ref : Encyclopédie Catholique, 
Anges ; Mackenzie, Mythes de 
Babylonie et Assyrie]. 

Nirgal ( Nirgali ) : une des 
quatre principales classes de 
génies protecteurs ( c'est-à- 
dire anges gardiens ) dans la 
tradition chaldéenne. Ils sont 
d'habitude représentés sous 
la forme de lions avec des tê- 
tes d'hommes [ref: Lenor- 
mant, Magie Chaldéenne, p. 
121 ]. * Nergal. 

Nisah ( Netzach ) 

Nisan : un ange du Tal- 
mud mentionné par Hyde, 
Historia Religionis Veterum Per- 
sarum. 

Nisroc(h) ( le grand aigle) : 
à l'origine un dieu assyrien, à 
qui Sennachérib vouait un 
culte ( 2-Rois 19:37 ). Mais se- 
lon Milton ( Paradis Perdu VI, 
447 ), Nisroc est un ange, di- 
rigeant l'ordre des Principau- 
tés. Dans la tradition occulte, 
il est considéré comme une 
démone, servant comme chef 



de cuisine dans la Maison des 
Princes (en Enfer). Voir il- 
lustration tirée de Schaff, Un 
Dictionnaire de la Bible. 




Nisroc est donné comme 
l'équivalent de Chemos, Baal- 
Peor, Meserach et Arasek. 

Nithael : dans la Kabbale, 
cet ange appartenait autrefois 
à l'ordre des Principautés. 
Barrett, Le Mage, assure que 
Nithael est, en dépit de sa 
chute, encore un des 72 an- 
ges portant le nom de Dieu 
Shem Hamphorash. 

La croyance la plus répan- 
due dit que Nithael rejoignit 
Satan durant sa rébellion au 
Ciel, et qu'à présent, il gou- 
verne en Enfer les empereurs 
et les rois, ainsi que les per- 
sonnages civils et ecclésiasti- 
ques de haut rang. Pour le 
sceau de Nithael, voir Ambe- 
lain, Kabbale Pratique, p. 289. 



371 



Nithaiah 

(Nilaihah) 



( Nith-Haiah ) 



Nitibus : un génie des 
étoiles, cité par Lévi, Magie 
Transcendantak. Dans Apollo- 
nius de Tyane, Nuctéméron, 
Nitibus est un ange de la 2 e 
heure. 

Nitika : un génie des pier- 
res précieuses ; il préside à la 
6 e heure [ ref : Apollonius de 
Tyane, Nuctéméron ; Lévi, Ma- 
gie Transcendanta/e]. 

N'Mosnikttiel : un chef 
des anges de la Fureur. Il est 
cité dans les traités de mysti- 
cime juif [ref. M. Gaster, 
L'Epée de Moïse]. 

Noaphiel : un ange dont 
le nom est inscrit en caractè- 
res hébraïques sur le 5 e pen- 
tacle de la planète Saturne. 
En conjurant Noaphiel, il est 
recommandé à l'invoquant 
de réciter un verset du Deuté- 
ronome 10 (pour de meilleurs 
résultats ). 

Nogah : une des deux 
grandes étoiles ( c'est-à-dire 
anges ) que Métatron montra 
à Moïse dans le 4 e Ciel. No- 
gah « se tient au dessus du Soleil 
en été pour rafraîchir la terre » 
[ ref. Apocalypse de Moïse ] . 

Nogahel : un des princes 
«.qui se tiennent continuellement 
devant Dieu et à qui sont donnés 



les noms-esprits des planètes» 
[ref. Cornélius Agrippa, La 
Philosophie Occulte III ]. 

Noguel : dans la Kabbale, 
un esprit de la planète Vénus. 
Son intelligence correspon- 
dante est Hagiel [ ref : Lenor- 
mant, Magie Chaldéenne, p. 
26]. 

Nohariel : un garde angé- 
lique du vent d'Est [ ref : 
0%ar Midrashim II, 316 ]. 

72 Noms de Dieu : cités 
dans le Grimoire du Pape Hono- 
rius. Beaucoup de ces noms 
sont identifiables aux noms 
des anges [ ref : Waite, Le li- 
vre de la Magie Noire et des Pac- 
tes, p. 240 ; Shah, Le Savoir 
Secret de la Magie, p. 261 ]. 

Noriel {feu de Dieu ) : dans 
le Zohar (Exode 147a), un 
des anges symbolisés par des 
couleurs particulières ; dans 
le cas de Noriel, «par le doré 
du laiton^, illuminé d'orange» 
[ref: Divine Pymander d'Her- 
mès Trismégiste ]. Dans Oscar 
Midrashim (II, 316), Noriel 
est un des gardes angéliques 
des portes du vent d'Est. 

Novensiles : les 9 grandes 
divinités des Etrusques qui 
contrôlent les éclairs. Leur 
noms étaient Tina, Cupra, 
Menrva ( Menerva ), Summa- 



1 NdT : alliage de cuivre et de zinc ap- 
pelé aussi « cuivre jaune ». 



372 



nus, Vejovis ( Vedius ), Seth- 
lans, Mars, Mantus, Ercle 
( Hercle ). 

Dans son Adversus Natio- 
nes, Arnobe rapporte que se- 
lon Granius, les Novensiles 
sont les Muses ; selon Corni- 
fîcius, ils veillent au renou- 
veau des choses ; d'après Ma- 
nilius, ce sont les seuls dieux 
auxquels Jupiter donna le 
pouvoir de manier ses éclairs. 

Nudriel : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 3 e entrée cé- 
leste. 

Nukha'il et Nura'il : dans 
la tradition arabe, anges gar- 
diens invoqués dans les rites 
d'exorcisme [ ref : Hughes, 
Un Dictionnaire de l'Islam, An- 
ges ] 

Nuriel {feu ) : ange des 
averses de grêle dans la lé- 
gende juive. Moïse le rencon- 
tra au 2 e Ciel. Quand il pro- 
vient du côté de Hesed ( gen- 
tillesse ), Nuriel se manifeste 
sous la forme d'un aigle, qui, 
quand il provient du côté de 
Geburah ( force ), est Uriel. 

Dans Le Livre de la Protec- 
tion, Nuriel est caractérisé 
comme une ((puissance envoû- 
tante » et il est regroupé avec 
Michaël, Shamshiel, Seraphiel 
et d'autres grands anges. 

D'après le Zohar I, Nuriel 



gouverne le signe de la 
Vierge. Il mesure 300 para- 
sanges de haut et possède 
une suite de 50 myriades 
d'anges « tous façonnés d'eau et 
de feu». La hauteur de Nuriel 
est seulement dépassée par 
les Erelim ; par les Veilleurs ; 
par Af et Hemah, et bien sûr 
par Métatron qui est le plus 
grand hiérarque au ciel, ex- 
ceptés peut-être Hadraniel et 
Anafiel. 

Chez les gnostiques, Nu- 
riel est l'un des 7 subordon- 
nés de Jehuel, prince du feu 
[ref: King, Les Gnostiques et 
leur Héritage, p. 1 5 ; Ginzberg, 
La Légende des Juifs II, 306 et 
V,418]. 

Nuriel est aussi efficace en 
tant que charme pour éloi- 
gner le mal. Son nom est gra- 
vé sur des amulettes orienta- 
les, comme le note Schrire 
dans Amulettes Hébraïques. 

N'Zuriel Yhwh : un des 8 
princes angéliques de la Mer- 
kabah les plus haut placés, 
qui, semble-t-il, occupent 
tous des positions supérieu- 
res à celle de Métatron [ref. 
3 -Enoch]. 



O 



Obaddon : une autre 
forme pour Abaddon. Dans 



373 



Klopstock, Ee Messie, Obad- 
don est un Séraphin et un 
compagnon d'Ithuriel *fr. 
Dans le chant VII de Klop- 
stock, Obaddon porte le titre 
de « ministre de la mort » [ ■#■ 
Abaddon ( Apollyon ), appe- 
lé dans X Apocalypse 9:11 
« fange du gouffre sans fond » ]. 

Obizuth : un dragon ailé 
de sexe féminin qui est mis 
en fuite par l'archange Baza- 
zath¥. 

Och : dans l'occultisme, 
c'est l'ange qui gouverne le 
Soleil (mais voir aussi à 
Ange du Soleil pour les au- 
tres hiérarques désignés gou- 
verneurs de cette « planè- 
te»). 




i#A^ 



[UJl 



Och donne 600 ans de 
santé parfaite ( si l'invoquant 
réussit à vivre aussi long- 
temps ). Il est aussi dirigeant 
de 28 provinces olympiennes 
sur les 196 qui divisent le 
Ciel. Il est cité comme miné- 
ralogiste et «prince de l'alchi- 
mie ». Budge, Amulettes et Ta- 
lismans, p. 389 reproduit son 
sceau : 

Dans cet ouvrage, on lit 
qu'Och dirige 36.536 légions 
d'esprits. Pour d'autres préci- 
sions sur cet ange, voir les 
ouvrages d' Agrippa. 



Octinomon ( Octinom- 
os ) : un « très saint ange de 
Dieu » invoqué dans la conju- 
ration du Roseau. 

Oertha : ange du Nord qui 
« tient une torche de feu qu'il met 
sur ses flancs, et elles réchauffent 
son grand froid [ afin ] qu'il ne 
gèle pas le monde » [ ref : Evan- 
gile de Barthélémy, p. 176 ]. 

Oethra : un des 9 anges 
qui « ensemble parcourent tous les 
lieux terrestres et célestes ». Béliar 
donne à Barthélémy les noms 
de ces 9 anges à la demande 
de ce dernier qui veut con- 
naître leur identité [ref: 
Evangile de Barthélémy, p. 177 ]. 

Ofael : un ange du mardi 
et du 5 e Ciel, invoqué à partir 
du Sud. [ ref : de Abano, 
E'Heptaméron ]. 

Ofaniel ou Ofan ( Ofniel, 
Ophan, Ophaniel, Yahriel ) : 
chef éponyme de l'ordre des 
Ofanim (Trônes). On dit 
qu'Ofaniel exerce son empire 
sur la Lune et qu'il est parfois 
désigné comme « l'ange de la 
roue de la Eune ». 

Dans 3 -Enoch, il a 1 6 faces, 
100 paires d'ailes et 8.466 
yeux. Il est « l'un des 7 anges du 
Trône haut placés qui exécutent 
les ordres des Puissances » [ ref : 
Almadel de Salomon ; Sixième et 
le Septième Livre de Moïse ]. 

Rashi, commentant E%é- 



374 



chiel 1 :20, dit que « Ophan, 
prince de cet ordre, est considéré 
par les anciens sages comme iden- 
tique à Sandalphon» [réf. le 
glossaire de C. D. Ginsburg, 
Les Esseniens et la Kabbale ] . 

Ofanim ( Ophanim, litté- 
ralement roues, « ceux aux nom- 
breux jeux ) : dans la tradition 
de la Merkabah, les Ofanim 
( apellés plus tard Galgallim ) 
sont équivalents à l'ordre des 
Trônes. 

Enoch parle des « Ofanim 
des charbons ardents». Dans le 
Zohar, les Ofanim se classent 
plus haut que les Séraphins. 

Dans le système de Miran- 
dole, ils sont placés 6 e dans 
l'ordre hiérarchique des 9 
chœurs. Alors qu'Ofaniel en 
est le chef éponyme, Rikbiel 
et Raphaël sont aussi dési- 
gnés comme chefs. Parmi les 
armées angéliques « la Sefira 
Sagesse est représentée par les 
Ofanim », précise Ginsburg, 
Esseniens et la Kabbale, p. 90. 

Milton les associe aux 
Chérubins [ ref : West, Milton 
et les Anges]. 

Ofiel : un des 70 anges fi- 
gurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [ref: Le 
Livre de l'Ange Ra^el ; Budge, 
Amulettes et Talismans, p. 225 ; 
et voir les Annexes pour la 
liste]. 



Ofniel ( Ofaniel ) 

Og : un descendant d'an- 
ges déchus ; le fils Ahijah, le 
petit-fils de Semyaza et le 
frère de Sihon. 

Dans la tradition juive, Og 
était un géant amorite que 
Moïse tua en lui tranchant la 
cheville. Dans les Nombres 
21:33, Og est le roi de 
Bashan que Dieu livre aux 
mains d'Israël. Néanmoins, il 
existe une légende sur Og : il 
aurait été sauvé du Déluge en 
montant sur le toit de l'arche. 

Pâlit ^ est un autre nom 
pour Og [¥ Gog et Ma- 

g°g]- 

Ogdoas : chez les gnosti- 
ques les Ogdoas ( ou l'Ogdo- 
ade) constituent un groupe 
de Puissances célestes les 
plus haut placées. Du point 
de vue de Basilide, un émi- 
nent écrivain gnostique, 
l'Ogdoade compose « le 
monde des grands Archontes ». 

Dans la tradition grecque, 
le 8 e Ciel ( résidence de la sa- 
gesse divine) est appelé 
Ogdoas. 

Ohazia : un prince de la 
Face et l'un des gardes angé- 
liques du 3 e Ciel [ref: Oscar 
Midrashim 1, 1 1 7 ]. 

Oirin : dans la cosmologie 
chaldéenne, ce sont les Veil- 
leurs des royaumes de la terre 



375 



( -#• Irin ) [ réf. Le Livre de 
Magie Sacrée d'Abra-Melin, le 
Mage, p. 208 ]. 

Oiseau de Dieu : un 

terme utilisé par Dante pour 
désigner un ange. 

Oiseaux du Ciel (Anges 
du Service ) 

Ol : un des anges des 12 
signes du zodiaque. Ol repré- 
sente le signe du Lion et en a 
le contrôle. Il est aussi consi- 
déré comme l'une des triplici- 
tés du Feu [ ref : Waite, Le- 
megeton]. 

Olivier : un ex-prince de 
l'ordre des Archanges comme 
le note Michaëlis, Histoire 
Admirable de la Possession et 
Conversion d'une pénitente séduite 
par un magicien [ ref : Garinet, 
Histoire de la Magie en France ; 
de Plancy, Dictionnaire Infernal 
III]. 

Omael : un ange qui mul- 
tiplie les espèces, perpétue les 
races, influence les chimistes, 
etc. Omael est ( ou était ) de 
l'ordre des Dominations et 
parmi les 72 anges portant le 
nom mystique de Dieu Shem 
Hamphorash. 

D'après les données dispo- 
nibles, il est difficile de déter- 
miner s'il est déchu ou pas. Il 
semble opérer aussi bien au 
Ciel qu'en Enfer [ ref. Ambe- 
lain, La Kabbale Pratique]. 



Omeliel ( Omeliei ) : un 
des quatre noms angéliques 
inscrits en caractères hébraï- 
ques sur le 3 e pentacle de Sa- 
turne. Le cercle d'évocation 
( où se trouve le nom 
d'Omeliel) est reproduit par 
Shah, Le Savoir Secret de la 
Magie, p. 54. 

Omiel : un ange qui, avant 
le Déluge, « se mêla» aux 
mortelles, comme le constate 
Schwab dans son Vocabulaire 
de l'Angélologie. 

Omophorus : dans le ma- 
nichéisme, un « ange suppor- 
tant le monde». Il porte la 
Terre sur ses épaules, comme 
un autre Atlas [ % Splendite- 
nes]. 

On : dans Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon, un 
ange ( ou un nom divin ) in- 
voqué dans la conjuration du 
Roseau. 

Dans Le Uvre de la Magie 
Noire et des Pactes, On est un 
démon invoqué dans des 
conjurations du lundi adres- 
sées à Lucifer. 

Onafiel : un ange qui gou- 
verne la Lune, selon Longfel- 
low dans les dernières édi- 
tions de sa Légende Dorée. 
Dans les éditions précéden- 
tes, c'est Gabriel que Long- 
fellow donnait comme ange 
gouvernant la Lune. Onafiel 



376 



semble être une invention de 
Longfellow qui aurait invo- 
lontairement inversé les let- 
tres « f » et « n » en voulant 
écrire Ofaniel. 

Onayepheton ( Oneiphe- 
ton ) : le nom d'un esprit par 
lequel Dieu appellera les 
morts et les ressuscitera 
[ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon ]. 

Oniel : peut-être le même 
qu'Onoel. Il est présenté 
comme l'équivalent d'Hu- 
triel &. Oniel est superviseur 

de la 5 e division de l'Enfer où 
demeure Ahab, un des rares 
« qui n'ait aucune part dans le 
monde à venir» [ref. Midrash 
Konen ; Ginzbetg, La Légende 
des Juifs IV, 188 ; Révélation du 
Rabbi Joshua ben Levi]. 

Onoel ( Oniel, Hamiel, 
Haniel, Anael ) : dans la tra- 
dition gnostique, Onoel est 
un des 7 Archontes. Origène 
le cite comme hostile, 
comme un démon qui se ma- 
nifeste sous la forme d'un 
âne. Cependant, dans la liste 
que donne Origène, Gabriel 
et Michaël font partie des 
7 Archontes [ ref : Conybea- 
re, Le Testament de Salomon ; 
Grant, Gnosticisme et Christia- 
nisme Primitif; Mead, Hermès, 
Trois fois le plus grand (I, 
294 ) ; Origène, Contra Cel- 
sum]. 



Onomatath : un des 9 an- 
ges qui « ensemble parcourent 
tous les lieux terrestres et célestes », 
cité dans ^Evangile de Barthé- 
lémy, p. 117, où Béliar donne 
les noms de ces 9 anges et les 
révèle à Barthélémy. 

Onzo : un « ange loyal de 
Dieu» invoqué dans l'exor- 
cisme de la Cire [ ref. Clavicu- 
la Salomonis]. 

Ophan : identifié par les 
sages anciens à l'ange Sandal- 
phon ^. 

Ophaniel ( Ofaniel ) 

Ophanim ( Ofan(n)im ) : 
un terme en hébreu pour 
l'ordre des Chérubins. Voir 
aussi à Ofanim. 

Ophiel : un des 7 esprits 
olympiens ( ou l'un de ces 14 
esprits ). Ophiel dirige la pla- 
nète Mercure. Il peut être in- 
voqué comme ange de l'or- 
dre des Puissances. Il com- 
mande pas moins de 100.000 
légions d'esprits inférieurs. 



ÏJùCf/^s 



Dans ses livres, Cornélius 
Agrippa nous montre son 
sceau ; son nom apparaît aus- 
si sur la cloche nécromanti- 
que de Girardius, cloche son- 
née pour appeler les morts 
[ref: Grillot, Musée des Sor- 




311 



ciers, Mages et Alchimistes, fig. 
1 44 ; Arbatel de la Magie ] . 

Ophiomorphus : dans la 

tradition ophite ( gnostique ), 
le serpent Ophiomorphus est 
un nom pour le diable hé- 
breu Sammael [ref: Legge, 
Précurseurs et "Rivaux du Chris- 
tianisme II, p. 52]. 

Ophis {serpent): « chef des 
anges rebelles » comme le décrit 
l'auteur assyrien Phercies, 
cité par Barrett dans Le Mage 
et Buder dans Magie Rituelle. 

Ophis était révéré par les 
ophites en tant que symbole 
de la sagesse divine, qui, sous 
la forme d'un serpent, se lia 
d'amitié avec Adam et Eve 
dans le jardin d'Eden, les 
persuadant de manger le fruit 
défendu ( comme un service 
pour l'homme ). 

Dans Barrett, Le Mage II 
( face à la p. 46 ), Ophis est 
dépeint comme un démon. 

Opiel : un ange invoqué 
dans les charmes d'amour, 
selon Montgomery, Textes In- 
cantatoires Aramêens de Nippur . 

Or : un grand ange invo- 
qué dans des rites d'exor- 
cisme, en particulier dans 
l'invocation par fumigation, 
comme il est noté dans Gri- 
morium Verum. 

Orael : une des intelligen- 
ces de la planète Saturne. 



Oraios ( Oreus ) : dans le 
gnosticisme, un des 7 Ar- 
chontes qui figurent dans le 
système ophite [ ref : Encyclo- 
pédie Catholique, Gnosticisme ] 

Oranir : principal prince 
des 9 anges de l'équinoxe 
d'été, et efficace comme 
amulette contre le mauvais 
œil [ref: Trachtenberg, Ma- 
gie Juive et Superstition ]. 

Ore'a : dans les écrits des 
Hechaloth {Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 4 e entrée céleste. 

Oreus (Oraios, Horaios): 
dans la mythologie phéni- 
cienne, un des 7 Elohim ( an- 
ges ) de la présence divine, 
créateurs de l'univers. 

Selon Irénée, Oreus est un 
des 7 Archontes dans le sys- 
tème ophite. 

Origène, Contra Celsum, 
pense que le nom d'Oreus 
provient de l'art de la magie. 

Oriares ( Narel ) : un ange 
gouvernant l'hiver. 

Oribel : une variante pour 
Uriel comme l'un des anges 
réprouvés par le pape Zacha- 
rie en 745 [ref: Hugo, Les 
Travailleurs de la Mer ; Hey- 
wood, Hiérarchie des Saints 
Anges}. 

Oriel (Auriel, lumière de 
Dieu) : un des 70 anges figu- 



378 



rant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ] ; éga- 
lement l'un des dirigeants an- 
géliques de la 10 e heure du 
jour. Dans Malache Llyon, 
Oriel est appelé ange de la 
Destinée [ref: Le Livre de 
l'Ange Ra^iel ; Budge, Amulet- 
tes et Talismans ] . 

Orifel ( Orifiel ) 

Orifiel (Oriphiel, Orifel, 
Orfiel, Orphiel) : dans le 
classement du pape Gré- 
goire, Orifiel est l'un des 
7 Archanges. Ailleurs, il est 
cité comme prince de l'ordre 
des Trônes et (dans 
Cornélius Agrippa, Philosophie 
Occulte, III ) c'est un ange qui 
exerce son empire sur la pla- 
nète Saturne. 

Dans la cabale hébraïque, 
selon Eliphas Lévi, Orifiel, 
comme Saturne, est l'ange du 
Désert. Dans Waite, Lemege- 
ton, Orphiel ( ainsi orthogra- 
phié) est l'un des 7 régents 
du monde et un ange de la 2 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres d'Anael. 

Dans la doctrine des Talis- 
mans de Paracelse, Orifiel est 
un principal Talisman et rem- 
place l'un des génies planétai- 
res de l'Egypte. Orifiel est 
aussi cité comme un ange du 
samedi. 



Dans la tradition laïque, 
Longfellow, La Légende Dorée, 
donne Orfiel comme l'ange 
qui gouverne la planète Sa- 
turne, bien que ce soit Ana- 
chiel dans la première édition 
de cet ouvrage. 

Orifiel apparaît comme 
personnage dans la pièce de 
Remy de Gourmont, Lilith. 
Dans Cabell, Le Propre du Fils 
du Diable, il est un « archange 
opportuniste » [ ref. Christian, 
L'Histoire et la Pratique de la 
Magiel, 317]. 

Oriockh ( Arioc ) 

Orion : dans Klopstock, 
Le Messie, Orion est l'ange 
gardien de saint Pierre. Eli- 
phas Lévi trouve une identité 
entre Orion et Michaël [-$■ 
Semyaza pour un rapport 
symbolique entre ce Séraphin 
déchu et la constellation dé- 
nommée Orion (le Chas- 
seur ) par les Grecs ]. 

Oriphiel ( Orifiel ) 

Ormael : un ange de la 4 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Jefischa. [ref: 
Waite, Lemegeton ]. 

Ormary : un ange de la 1 I e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Bariel. 

Ormas : un ange de la 10 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres d'Uriel. 



379 



Ormazd ( Ormuzd ): dans 
la tradition de Zoroastre, le 
pouvoir suprême du bien, le 
prince de la lumière et le 
frère jumeau d'Ahriman, ce- 
lui-ci étant le prince des ténè- 
bres et du mal ; tous deux 
sont des souverains absolus, 
chacun dans son royaume. 

Ce dualisme fut rejeté de la 
même façon par les juifs et 
les chrétiens dans leur adhé- 
sion au monothéisme, où le 
mal n'existe que parce que 
Dieu le tolère. Ormazd est 
parfois représenté comme un 
homme barbu accompagné 
d'anges. 

Ormijel : un ange de la 4 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Vachmiel. 

Ormisiel : un ange de la 2 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Farris. 

Oroiael : dans la tradition 
gnostique, un des quatre 
grands Luminaires qu'Irenée 
identifie à Uriel ou Raguel 
[ ref : Apocryphon de Jean ]. 

Oromasim : un des trois 
princes du monde, les deux 
autres étant Araminem et Mi- 
trim, selon Le Sixième et le 
Septième Uvre de Moïse. 

Orphaniel : dans la tradi- 
tion occulte, « un grand ange 
précieux et honorable, dirigeant de 
la première légion ». Son étoile 



est Luna. Il est invoqué dans 
des conjurations du lundi 
[ref: Le Uvre de Magie des 
Anciens ; Le Grimoire Secret de 
Turiel]. 

Orphiel ( Orifiel ) 

Orus ( ou Horus ) : un 
ange déchu dans le Paradis 
Perdu 1, 478 de Milton. 

Osael : un ange du mardi 
résident du 5 e Ciel. Il est in- 
voqué à partir du Sud [ref: 
Barrett, Le Mage II]. 

Oseny : dans Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse, un 
Chérubin ( aussi appelé un 
séraphin) invoqué en magie 
cérémonielle. 

Osgaebial : un dirigeant 
angélique de la 8 e heure du 
jour ; il commande « un grand 
nuage d'esprits assistants» [ref. 
Waite, Lemegeton ]. 

Osiris : un ange déchu 
dans le Paradis Perdu I, 478. 
Milton tira cette forme de la 
mythologie égyptienne où 
Osiris, dieu important et mari 
d'Isis, est tué par son frère 
Typhon. 

Otheos : « un très saint nom 
invoqué pour découvrir un trésor», 
d'après Waite, Le Livre de la 
Magie Noire et des Pactes. Dans 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse, Otheos est un esprit 
de la terre employé par les 



380 



cabalistes dans des rites de 
conjuration. 

Othriei : un esprit invoqué 
dans des opérations de magie 
[ref : Schwab, Vocabulaire de 
l'Angéklogie]. 

Otmon : dans la tradition 
de la Merkabah, un nom 
pour Métatron « quand il scelle 
la culpabilité en Israël '» [ ref : 3- 
Enoch, 43 ]. 

Ou : une variante pour 
Uriel. L'ange Ou apparaît 
dans « 1m Guerre entre les fils de 
(la) lumière et les fils des ténè- 
bres», un exemplaire qui fut 
récemment découvert parmi 
les Manuscrits de la mer 
Morte. 

Ouestucati : c'est un ange 
d'une heure et de sexe fémi- 
nin qui vient des Hespérides 
et apporte le vent marin. 
Dans son poème Sagesse, Hil- 
da Doolittle l'appelle « la 
dame des mains chastes ». Dans 
la Kabbale, Ouestucati est 
l'ange correspondant d'Iehu- 
iah¥. 

Oui : un aide spécial pour 
l'ange Dalquiel dans le 3 e Ciel 
[ref: Schwab, Vocabulaire de 
l'Angéklogie]. 

Oumriel : ange de service 
résidant au 4 e Ciel [ref: 
Schwab, Vocabulaire de l'Angé- 
lologie]. 



Ourpahil ( Ourpail ) : un 
ange dans la tradition man- 
déenne [ref: Pognon, Ins- 
criptions Mandaïtes des Coupes 
de Khouabir]. 

Ouza ( Uzza ) : dans le 
Midrash Petirat Mosheh, qui 
contient un dialogue entre 
Dieu et l'âme de Moïse, il est 
rappelé à Dieu que « les anges 
Ou%a et A%ael descendirent du 
Ciel et furent corrompus [ en vi- 
vant maritalement avec les 
filles des hommes ], mais que 
Moïse ne fut pas corrompu». La 
raison pour laquelle Moïse 
est resté pur est ( après que 
Dieu l'eut Lui-même révélé 
au Législateur) que ce der- 
nier s'était abstenu de rap- 
ports sexuels avec sa femme. 

Dans l'Exode 19:15, on se 
rappellera que les maris fu- 
rent exhortés à « ne pas s'ap- 
procher de [ leurs ] femmes » afin 
qu'ils soient propres en vue 
de leur rencontre avec le Sei- 
gneur sur la montagne. 

Tout ceci est en contradic- 
tion avec la croyance tradi- 
tionnelle et dominante des 
juifs à savoir que l'union con- 
jugale, loin d'être un acte sa- 
lissant, est un acte saint, béni 
par la Shekinah elle-même. 

Ozah ( Uzah ) : un des 
multiples noms de l'ange Mé- 
tatron dans le classement de 
Sefer ha-Heshek. 



381 







Carte babylonienne du monde avec les demeures des dieux 
ainsi que la direction du Paradis où habitent les anges. 

Joszef-Thadeus Milik 

Book of Enoch : Aramaic Fragments ofQumran Cave 4 

Oxford University Press, 1976 



p 



Pa'aziel : dans 3-Enoch, un 
nom pour l'ange Métatron. 

Pabael : un des messagers 
spirituels de la lune. Proba- 
blement le même que Pabel. 

Pabel : un ange du 4 e Ciel 
dirigeant le Jour du Seigneur. 
Pabel doit être invoqué face 
à l'Ouest [ ref : de Abano, 
L'Heptaméron]. 

Pachdiel ( crainte ) : princi- 
pal gardien angélique du 4 e 
Ciel, d'après un classement 
dans Pirke Hechatoth. 

Pachriel : un des 7 grands 
anges préposés aux 7 Cieux, 
tel que cité dans 3-Enoch 17. 
Chacun de ces anges, y com- 
pris Pachriel, « est accompagné 
de 496.000 myriades d'anges de 
bonté ». 

Padael ( Phadihel ) : un 
des nombreux gardes angéli- 
ques des portes du Vent 
d'Ouest, comme le cite 0%ar 
Midrashim II, 31 6. 

Padiel ( Phadihel ) : un 
des 70 anges figurant sur une 
amulette qui protège la 
femme en couches et l'enfant 
à naître, nommés dans Le Li- 
vre de l'Ange Ra^el (voir la 



liste dans les Annexes ). Pa- 
diel est l'ange qui apparaît 
aux parents de Samson (Je- 
wish Quarterly Review, 1 898, p. 
328) [ref:>^jl3]. 

Paffran : dans l'occul- 
tisme, un ange du mardi et de 
l'Air, servant sous la direction 
de Samax. 

Pagiel : un ange auquel on 
recourt en prière rituelle pour 
exaucer les désirs de l'invo- 
quant. Pagiel est cité, avec 
d'autres « esprits grands et glo- 
rieux» par Malchus, Le Gri- 
moire Secret de Turiel. 

Pahadiel : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 7 e entrée cé- 
leste. 

Pahadron : dans le mysti- 
cisme juif, le principal ange 
de la terreur. Pahadron gou- 
verne le mois de Tishri ( sep- 
tembre-octobre ) [ref: Tra- 
chtenberg, Magie Juive et Su- 
perstition, p. 99 ]. 

Pahaliah : un ange invo- 
qué pour convertir les païens 
au christianisme. Il dirige la 
théologie et les morales, et il 
est l'un des anges portant le 
nom mystique de Dieu Shem 
Hamphorash. L'ange corres- 
pondant de Pahaliah s'appelle 
Sothis [ref: Ambelain, La 
Kabbale Pratique, p. 264 ]. 



383 



Paimon ( Paymon son tin- 
tant) : avant de chuter, Pai- 
mon était un ange de l'ordre 
des Dominations. Il est un 
grand roi en Enfer et n'obéit 
qu'à Lucifer. Il a sous sa di- 
rection 200 légions d'esprits 
« dont une partie de l'ordre des 
Anges, et une partie [ qui sont ] 
des Potentats » ( des Puissan- 
ces ). Quand il est invoqué, il 
apparaît sous la forme d'une 
jeune femme juchée sur un 
dromadaire, avec une cou- 
ronne sur sa tête, comme le 
montre le Dictionnaire Infernal 
(éd. de 1863, p. 521). 

Lors d'invocations particu- 
lières, il est accompagné de 
grands princes du monde in- 
férieur, Bebal et Abalam ( se- 
lon Jean Wier, Pseudo-Monar- 
chia ). Pour le sceau de Pai- 
mon, voir Waite, Le Uvre de 
la Magie Noire et des Pactes, p. 
168. 

Palalael : il est à distin- 
guer de Palaliel, tout deux 
servant comme gardes angé- 
liques de la porte du Vent 
d'Ouest [ref: 0%ar Midra- 
shimll, 316]. 

Palatinats : terme em- 
ployé pour l'un des neuf or- 
dres hiérarchiques ; c'est une 
variante pour l'ordre des 
Puissances, donnée dans une 
formule magique ou conjura- 
tion dans La Grande Clavicule 



de Salomon afin de conférer le 
don d'invisibilité [ref: Shah, 
Occultism, p. 161 ]. 

Pâlit ( l'évadé) : dans la lé- 
gende juive, Pâlit est un nom 
pour Michaël lorsque celui-ci 
s'échappe de l'emprise de 
Sammael ( Satan ) au mo- 
ment où ce dernier fut jeté 
du Ciel [ref: Ginzberg, La 
Légende des Juifs I, 231 ]. Le 
Midrash Tehillim donne Og 
comme autre nom pour Pâlit. 
Il existe encore une autre 
forme, Praklit, que l'on 
trouve dans Philosophie Rabbi- 
nique et Ethique. 

Palpeltiyah : un des nom- 
breux noms de Métatron. 

Paltellon : un ange invo- 
qué dans la bénédiction du 
Sel [ ref : Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon, p. 94 ]. 

Paltriel : un garde angéli- 
que du 5 e Ciel, ainsi classé 
dans Pirke Hechaloth. 

Pammon : un ange de la 
6 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Zaazonash 
[ ref : Waite, Lemegeton, p. 
69]. 

Panael : un des gardes an- 
géliques du vent du Nord. Il 
doit être distingué de Partiel, 
un ange offrant le même ser- 
vice [ ref : 0%ar Midrashim II, 
316]. 



384 



Panaion : du point de vue 
de Scholem, Gnosticisme Juif, 
Mysticisme de la Merkabah et 
Tradition Talmudique (p. 63), 
Panaion est «peut-être un autre 
nom pour Métatron ». Dans Tres- 
ser Hechaloth, Rabbi Ishmaelin 
raconte comment il voit « Pa- 
naion f Archonte, un des plus 
hauts serviteurs, et il se tient de- 
vant le trône de gloire ». 

Pancia : un « ange des plus 
purs » invoqué en magie céré- 
monielle, en particulier dans 
la conjuration de l'Epée 
[ ref : Grimorium Verum ] . 

Panel : nom d'ange gravé 
sur une amulette ( kamea ) 
pour écarter le mal. Un garde 
du vent du Nord [ref: 
Schrire, Amulettes Hébraïques ] . 

Papsukul : dans la tradi- 
tion chaldéenne, un messager 
angélique des grands dieux 
[ ref : Lenormant, Magie Chal- 
déenne, p. 120]. C'est peut- 
être une variante pour Pa- 
pukkal. 

Paradis: dans Adversus hae- 
resesï, Irénée cite le gnostique 
Valentin : « Ils disent que le Pa- 
radis, qui est au-dessus du 3' Ciel 
[ c'est-à-dire au 4 e ] est virtuel- 
lement un 4 e ange ». U Apoca- 
lypse de Moïse localise le Para- 
dis dans le 3 e Ciel, comme le 
fait 2-Enoch [ref: Newbold, 
« La Descente du Christ dans 



les Odes de Salomon », Jour- 
nal of Biblical Uterature, dé- 
cembre 1912]. 

Paraglitos ( Paraclete ) : 
dans Anthologie Falasha, l'ange 
gardien des chagrins de la 
mort. 

Parasiel : un nom angéli- 
que inscrit en caractères hé- 
braïques sur le premier pen- 
tacle de la planète Jupiter. 
Parasiel est seigneur et maître 
des trésors [ref: Shah, Le 
Savoir Secret de la Magie, p. 
56]. 

Parasim (Parashim): c'est 
un ordre d'anges ou de cava- 
liers célestes [cf. Pégase] des 
Chœurs Célestes sous la con- 
duite de Tagas ou Radueriel 
[ ref: 3 -Enoch ]. « Quand » est- 
il dit, « vient le moment de réciter 
le chant divin ( la Qedousha ) les 
Parashim sont les plus enragés 
dans F agitation générale et l'exci- 
tation du moment ». 

Parasurama : le 6 e des 10 
avatars ( incarnations divi- 
nes ) dans la théosophie védi- 
que. Parasurama était aussi 
connu sous le nom de Chi- 
rangivah l'Immortel. 

Pariel : un nom d'ange 
inscrit en hébreu sur une 
amulette orientale ( kamea ) 
pour éloigner le mal [ref. 
Schrire, Amulettes Hébraïques ] . 



385 






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Ij^ssvi*- ! 




t^gggg^y 



« Le Ravissement de Saint Paul» 
de Nicolas Poussin. Musée du Louvre. 



Reproduit de Anges de Régamey, planche 148. 



Pariukh ( Mariokh ) : un 
des deux anges (le second 
est Ariukh) que Dieu dési- 
gna pour servir de gardiens à 
la littérature d'Enoch [ref: 
2-Enoch et 3-Enoch]. 

Parmiel : un ange de la 3 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Veguaniel [ ref : 
Waite, Lemegeton, p. 67 ]. 

Parshiyah : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Partashah : un des nom- 
breux noms de Lilith [ref: 
Hanauer, Folklore du Pays 
Saint, p. 325 ]. 

Partsuf ( pi. Partsufim ou 
Parzupheim la divinité) : dans 
la tradition cabalistique, Par- 
tsuf est la contenance de 
Dieu inhérente aux Sefiroth. 

Les 5 principaux Partsufim 
qui « demeurent dans le monde 
d'a^luth » sont : 1. Ariukh 
Anpin longue face ou longue souf- 
france ou Attika Kaddisha le 
saint ancien ; 2. Abba le partsuf 
d'Hochma ou Sagesse ; 3. Imma 
le Partsuf de Binah, ou Compré- 
hension qui est une manifesta- 
tion féminine ; 4. Zeir Anpin 
l'Impatient, le Saint ; 5. Sheki- 
nah, également féminine, 
contrepartie de Dieu) [ref: 
King, Les Gnostiques et leur 
Héritage ; Scholem, Tendances 
majeures du Mysticisme Juif] . 



Parvardigar : ange de (la) 
lumière dans la théogonie 
perse [ref: Le Dabistan, p. 
15]. Dans la tradition arabe, 
Rab-un-maw était l'ange de 
(la) Lumière. 

Parymel : dans Le Sixième 
et le Septième Livre de Moïse, un 
ange du trône invoqué dans 
des rites de conjuration. Il 
sont 1 5 anges de cette nature. 
Pour leurs noms, voir les An- 
nexes. 

Parziel : un garde angéli- 
que du 6 e Ciel, selon la liste 
dans Pirke Hechaloth. 

Paschar ( Psachar ) : un 
des 7 anges du Trône haut 
placés « qui exécutent les ordres 
des Potentats», comme en té- 
moigne Le Livre de l'Ange Ra- 
ajeL 

Il est également cité par de 
Abano, L'Heptaméron, dans 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse, et par Cornélius 
Agrippa. Dans Pirke Hecha- 
loth, Paschar est l'un des 
7 gardes angéliques du ri- 
deau, ou du voile du 7 e Ciel 
[ ref : Q%ar Midrashim I, 1 10 ]. 

Pasiel : en magie cérémo- 
nielle, l'ange qui exerce son 
empire sur le signe zodiacal 
des Poissons. Dans la Kab- 
bale, Pasiel est l'ange de l'En- 
fer ( arka ) — autrement dit, il 
gouverne Abaddon, la 6 e des 



387 



7 loges qui divisent l'Enfer, 
d'après Joseph ben Abraham 
Gikatilla. 

Pasisiel:dans les écrits des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ) un garde angélique pos- 
té à la T entrée céleste. 

Paspassim: selon les écrits 
des Hechaloth, un ange qui 
assiste Métatron à la récita- 
tion du Shema [ ref : 3-Enoch, 
introd. ] 

Pasteur : un des six anges 
du Repentir, équivalent à 
Phanuel. C'est ce Pasteur qui 
a dicté la « vision » à Hermas 
[ref: Le Pasteur d'Hermas II 
et III ]. Dans cet ouvrage, on 
parle en revanche d'un autre 
pasteur : « un cruel et implacable 
pasteur» et « l'un des saints an- 
ges désigné pour punir les pé- 
cheurs ». Il n'est pas nommé. 

Dans une littérature juive 
plus tardive, Moïse était con- 
nu comme « le pasteur loyal» ; 
Jésus se donna le titre de 
« bon pasteur» ou de « bon ber- 
ger » dans Jean 10:1 1 [ ref : T. 
Gaster, Les Manuscrits de la 
Mer Morte, p. 321 ]. 

Note : Le Pasteur d'Hermas 
était auparavant cité comme 
faisant partie de l'Ecriture 
sainte par Origène, Irénée, 
pseudo-Cyprien, etc. 

Pasteur d'Hermas [ -#- 

Phanuel ] 



Pastor : un ange invoqué 
dans des conjurations magi- 
ques pour exaucer les désirs 
de l'invoquant [ref: Mal- 
chus, Le Grimoire Secret de Tu- 
riel]. 

Pasuy : dans les écrits des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ) un garde angélique pos- 
té à la 4 e entrée céleste. 

Patha ( Pathiel ) : un ange 
invoqué à la fin du sabbat 
[ ref : Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition ]. 

Pathatumon ( Pathtumon, 
Patheon, Pathutnaton ) : un 
nom pour Dieu dans des in- 
vocations de Salomon ; un 
nom que Moïse invoqua 
pour faire tomber les ténè- 
bres sur l'Egypte ; et un nom 
que Salomon employa pour 
lier des démons [ ref : Waite, 
Le Livre de la Magie Noire et des 
Pactes ; Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon ]. 

Patheon ( Pathatumon ) 

Pathiel ( l'ouvreur, # Pa- 
tha) : dans O^ar Midrashim ( I, 
106), Pathiel est un des an- 
ges qui portent le nom mysti- 
que de Dieu Shem Hampho- 
rash. 

Patriarches : dans le glos- 
saire du Zohar ( vol. 2, 1 956 
édition Soncino ), il est dit 
que tous les patriarches juifs 



388 



sont transformés en grands 
anges dès leur arrivée au Pa- 
radis ( comme l'ont été en 
particulier Enoch et Elie) et 
qu'ils constituent l'un des 
trois plus hauts grades dans 
la hiérarchie céleste. Ce qui 
n'est pas le cas de '^'Encyclopé- 
die Juive Universelle ( I, 314 ), 
qui affirme qu'une telle 
croyance n'a jamais fait partie 
de la pensée juive. 

Patrozin : un ange de la 5 e 
heure de la nuit, sous la di- 
rection de l'ange Abas- 
darhon -$■ [ ref : Waite, Leme- 
geton\ 

Patspetsiyah : un des 

multiples noms de Métatron. 

Patteny : un ange de bon- 
té invoqué dans des rites ca- 
balistiques [ ref : Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse ] . 

Paula ( fictif) : un ange de 
sexe féminin mentionné dans 
Daniels, Le Conflit des Anges. 

Pazriel ( Sidriel ) : dans 3- 
Enoch, un des grands archan- 
ges et prince du premier Ciel, 
partageant son poste avec 
entre autre Gabriel, Sabrael 
et Asrulyu. 

Pedael ( que Dieu délivre ) : 
dans le mysticisme juif, un 
ange de la délivrance [ref: 
Abelson, Mysticisme Juif, p. 
1271. 



Pedenij : un ange du 
Sceau, tel qu'il est consigné 
dans Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse. 

Peliel : chef de l'ordre des 
Vertus et ange précepteur de 
Jacob. Peliel alterne avec 
Zekuniel en tant que 2 e des 
10 saintes Sefiroth ■$■ [ref: 
Barrett, Le Mage; et les traités 
d'Isaac ha-Cohen de Soria ]. 

Penac : un ange servant 
au 3 e Ciel, cité dans Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse. 

Penael : dans l'occultisme 
d'Abano, un ange du vendre- 
di résidant au 3 e Ciel et invo- 
qué à partir du Nord. Il est 
aussi l'un des messagers de la 
planète Vénus [ref: Barrett, 
Le Mage II ; Malchus, Le Gri- 
moire Secret de Tutiel]. 

Penarys : ange de la 3 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Sarquamich 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Penat : ange du vendredi 
résidant au 3 e Ciel (comme 
Penael) et l'une des intelli- 
gences de la planète Vénus. 

Penatiel : un ange de la 
12 e heure du jour, servant 
sous les ordres de Beratiel. 

Pendroz : un ange de la 7 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Mendrion. 



389 



Peneal : un ange servant 
au 3 e Ciel. 

Peneme ( Penemue ) 

Penemue ( F intérieur') dans 
la tradition d'Enoch, un des 
anges déchus qui « enseigna 
Fart d'écrire avec de l'encre et du 
papier», un art qui fut con- 
damné comme mauvais et 
dépravant. Penemue apprit 
aussi « aux enfants des hommes 
l'amer et le doux et les secrets de 
leur sagesse». Il est l'un des 
guérisseurs de la stupidité 
chez l'homme, comme le 
mentionne Bereshith Rabba. 
Variantes : Penemuel, Tamu- 
el, Tamel, Tumael ^. 

Peniel {face de Dieu ; ¥ 
Penuel, Fanuel) : dans les 
écrits de Moses Botarel, de 
Abano, Barrett, etc., Peniel 
est l'ange Jéhovah, le sombre 
antagoniste, celui qui se battit 
avec Jacob [ réf. Genèse 32 ]. 

On notera que le Zohar 
identifie Sammael comme 
l'antagoniste. Généralement 
dans la cabale, Peniel est un 
ange du vendredi, résident du 
3 e Ciel, et ( comme Pene- 
mue ) un guérisseur de la stu- 
pidité humaine. Dans la Ge- 
nèse, Peniel est un lieu —le 
lieu saint où Dieu se révèle 
en personne face à Jacob. 



1 NdT : Enoch 1, 69:8-9 pour les deux 
citations, où cet ange est aussi ortho- 
graphié Pênêmou'e. 



Penpalabim : un « très 
saint Ange » invoqué dans la 
conjuration pour un trésor 
caché [ ref : Verum Jesuitarum 
Ubellus; Waite, Le Uvre de la 
Magie Noire et des Pactes ] . 

Penuel ( Peniel ) 

Peor ( Chemos ) 

Péri : dans la tradition 
arabe, les Péri sont des anges 
déchus sous la souveraineté 
d'Eblis. Dans le mythe perse, 
ils sont des esprits magnifi- 
ques mais malveillants, ainsi 
que des êtres féeriques en- 
gendrés par des anges déchus 
et exclus du Paradis jusqu'à 
ce que pénitence soit faite. 
Mahomet, dit-on, chercha à 
les convertir [ref: Gaynor, 
Dictionnaire du Mysticisme ] . 

Periel : un nom pour Mé- 
tatron que l'on peut trouver 
parmi la centaine de noms 
énumérés dans 3 -Enoch, 48. 

Permaz : un ange de la 2 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Farris [ref: 
Waite, Lemegeton]. 

Permiel : un ange de la 4 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Vachmiel. 

Perrier : un ex-prince de 
l'ordre des Principautés [ ref : 
Garinet, Histoire de la Magie en 
France, de Plancy, Dictionnaire 
Infernal 'III]. 



390 



Pesagniyah : dans le Zo- 

har (Exode 201b), un ange 
superviseur du Sud, chargé 
des clefs des espaces éthérés. 
Lorsque les prières des per- 
sonnes profondément affli- 
gées montent, Pesagniyah les 
embrasse et les accompagne 
vers des régions plus hautes. 

Pesak : dans les écrits des 
Hechaloth {Ma'asseh Merka- 
bah ) un garde angélique pos- 
té à la 5 e entrée céleste. 

Peshtvogner : dans Gur- 
djieff, Redis de Bel^ebuth à son 
petit-fils, Peshtvogner est un 
chérubin insigne dont le titre, 
ou autre nom, est « Défenseur 
de tous les quartiers ». Il décrète 
la pousse des cornes sur la 
tête de Beelzebub. 

Petahel : un « très saint an- 
ge » invoqué dans des rites de 
magie à la fin du sabbat [ ref : 
Encyclopédie Juive, p. 520 ; 
Trachtenberg, Magie Juive et 
Superstition]. 

Petahyah dans le Zohar 
(Exode 201b), le chef char- 
gé des régions nordiques du 
Ciel, «préposé du côté où montent 
les prières pour être délivré des en- 
nemis ». Si ces prières s'avè- 
rent respectables « Petahyah 
les embrasse ». 

Phadahel ( Phadihel ) 

Phadihel ( Padael ) : dans 



la légende juive, l'ange en- 
voyé à la femme de Manoah 
( qui porta et conçut Sam- 
son ) [ ref. Antiquités Bibliques 
de Philon d'Alexandrie ]. On 
dit qu'il est également l'ange 
qui apparut à Abraham, Ja- 
cob et Gidéon ( Genèse 32:29; 
Juges 13:3-18; Luc 13:34). 

Phaiar : un ange invoqué 
dans la conjuration du Ro- 
seau [ref: Mathers, lut 
Grande Clavicule de Salomon ]. 

Phakiel : avec un autre gé- 
nie dénommé Rahdar, Pha- 
kiel contrôle le signe du Can- 
cer, [ref: Lévi, Magie Trans- 
cendantale ; Prince des Ténèbres, 
p. 177]. 

Phaldor : génie des ora- 
cles [ref: Apollonius de 
Tyane, Nuctéméron ]. 

Phalec ( Phaleg ) : prince 
dirigeant de l'ordre des An- 
ges. Phalec est aussi l'esprit 
gouvernant la planète Mars 
(d'où son appellation fré- 
quente de seigneur de la 
Guerre, comme le nomme 
Cornélius Agrippa ). 

Sur les 196 provinces 
olympiennes, Phalec en do- 
mine 35. Le mardi est son 
jour d'invocation. Selon 
Agrippa, le Ciel est composé 
de 196 provinces, avec 7 an- 
ges suprêmes pour les gou- 
verner, dont Phalec. En ma- 



391 



gie blanche, Phaleg est l'un 
des 7 régisseurs du Ciel. Son 
sceau est donné par Budge, 
Amulettes et Talismans, p. 389 : 




Phaleg (Phalec) 

Phalgus : comme le note 
Lévi, Magie Transcendantak, 
Phalgus est le génie du juge- 
ment. Pour Apollonius de 
Tyane, Nuctéméron, il est le gé- 
nie de la 4 e heure du jour. 

Phamaël ( Phanuel ) : cet- 
te orthographe « corrompue » 
de Phanuel se trouve dans 3- 
Baruch 1 . 

Phanuel (face de Dieu, 
Uriel, Raguel, Fanuel, Pha- 
nouël, Ramiel, etc. ) : l'arch- 
ange de la Pénitence et l'un 
des quatre anges de la Pré- 
sence, les trois autres habi- 
tuellement donnés étant Mi- 
chaël, Gabriel et Raphaël. 
Dans 1 -Enoch (40:7), Pha- 
nuel « repousse les Satans » et 
leur interdit « de venir devant le 
Seigneur des esprits pour accuser 
ceux qui demeurent sur terre». 
Phanuel est aussi identifié 
comme le Pasteur d'Hermas. 



1 NdT : 2:5. La bible, écrits intertestamen- 
taires précise que, selon divers avis, 
Phamaël peut être identifié à Phanouël, 
ou à Remiel, ou encore d'après une ra- 
cine grecque, comme « l'ange interprè- 
te». 



Dans 1 -Enoch 40, Phanuel 
est l'équivalent d'Uriel. Char- 
les précise que « dans le ju- 
daïsme tardif, nous trouvons Uriel 
à la place de Phanuel», c'est-à- 
dire comme l'un des quatre 
anges de la Présence. Dans 
4-Esdras, Phanuel est équiva- 
lent à Ramiel (Jeremiel) ou 
Hieremihel, ou Eremiel, qui 
est nommé dans ^ Apocalypse 
de Sophonie ). Dans les Oracles 
Sibyllins, il est « l'un des cinq 
anges qui connaissent tous les 
maux que les hommes ont forgés ». 

En tant que Phaniel, notre 
ange est invoqué contre des 
mauvais esprits dans une an- 
cienne amulette hébraïque 
[ ref : Thompson, Magie Sémi- 
tique, p. 161 ; 3-Baruch]. Dans 
Mûller, Histoire du Mysticisme 
Juif, Phanuel est identifié à 
Uriel. Les Ethiopiens célè- 
brent un jour saint, celui de 
« l'archange Fanuel », le 3 e jour 
de Taxsas [ref: Anthologie 
Falasha]. 

Pharmaros ( Armaros ) 

Phamiel : un ange de la 
12 e heure du jour, servant 
sous les ordres de Beratiel. 

Pharzuph : génie de la 
fornication, ange du désir 
sexuel. La signification du 
mot en hébreu est hypocrite. 
Voir Apollonius de Tyane, 
Nuctéméron, où Pharzuph est 
l'un des génies de la 4 e heure. 



392 



Dans Bereshith Rabba c'est 
«Fange du désir sexuel» (sans 
nom ) qui se présente à Juda 
à un croisement de route afin 
de persuader le patriarche 
«d'observer» sa belle- fille Ta- 
mar et de s'unir à elle ( Genèse 
38) [*• Ange du Désir 
sexuel ; Schiekron ]. 

Phatiel : un ange de la 5 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres d'Abasdarhon ^. 

Phenex ( Phénix, Phoe- 
nix, Pheynix ) : un ange qui 
sert aujourd'hui en Enfer et 
qui « espère retourner au 7 e trône 
après 1200 ans», comme il le 
confia au roi Salomon [ ref : 
Waite, Eemegeton ]. Dans les 
régions infernales, Phenex 
est un grand marquis, un 
poète, et commande 20 lé- 
gions d'esprits. 

Spence, Encyclopédie de l'Oc- 
cultisme, précise que Phenex 
était auparavant de l'ordre 
des Trônes et que ceci «fut 
prouvé après d'infinies recher- 
ches ». 

Dans 3-Bamch 6, le phénix 
est l'oiseau qui tournoie de- 
vant le Soleil pour recevoir 
les rayons sur ses ailes dé- 
ployées, afin d'empêcher que 
les choses vivantes ne soient 
consumées. C'est le même oi- 
seau qui sort du sommeil 
tous les coqs sur terre. On 
pourrait citer un parallèle 



dans la tradition indienne : 
l'oiseau Gadura « qui porte 
Aruna sur son dos et le place en 
face du soleil où il agit comme con- 
ducteur de char et comme écran en- 
tre le monde et les rayons brûlants 
du Soleil». 

Phinehas : dans Juges 2:1, 
« Fange du Seigneur [ qui ] mon- 
ta de Guilgal » et dont la con- 
tenance « quand le Saint-Esprit 
se pose sur lui, brille comme une 
torche » [ ref. Midrash Uvitique 
Rabba I, et seq. ]. 

Phénix : dans la tradition 
enokienne, les Phénix (plu- 
riel ) et les Chalkydri sont des 
anges de haut rang, classés 
avec les Séraphins et les Ché- 
rubins et décrits comme des 
« éléments du soleil», et comme 
accompagnant le char de 
cette « planète » ( dans les 
premiers écrits occultes et 
apocryphes, le Soleil était 
classé comme une planète, 
l'une des sept). 

Les Phénix, comme les 
Chalkydri, demeurent dans le 
4 e ou 6 e Ciel, et possèdent 12 
ailes. 2-Enoch 1 9, parle lui des 
7 Phénix aperçus dans le 6 e 
Ciel où leur chant, par lequel 
ils accueillent le lever du so- 
leil, était célébré pour sa dou- 
ceur. Selon Pline, ils étaient 
de couleur violette. 

« Dans la littérature, il semble 
que ce soit la seule référence à de 



393 



telles créatures » écrivait Char- 
les dans une note du chapitre 
12 d'Enoch, au sens où c'est 
la seule référence à ces créa- 
tures assimilés à des anges. 

Dr. Kohler (dans «The 
pre-Talmudic Haggada», Je- 
wish Quarterly Review, 1893, 
pp. 399-419), citant une an- 
cienne Mishna ( Massecheth 
Derech Eret% ) rappelle une lé- 
gende qui se rapporte aux 
Phénix, une variété d'oiseaux 
qui se donna la vie au Paradis 
[ cf. les Oiseaux du Soleil 
dans 3-Baruch]. 

Phorlakh ( Furlac ) : ange 
de la terre ; le nom de Phor- 
lakh est inscrit sur le T pen- 
tacle du Soleil [ ref : Mathers, 
La Grande Clavicule de Salo- 
mon\. 

Phorsiel : un ange de la 4 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Jefischa. 

Phronesis ( prudence ) : 
dans le gnosticisme, un des 
quatre Luminaires émané de 
la volonté divine [ref: Ele- 
leth]. 

Phul ( Phuel ) : seigneur 
de la Lune et dirigeant de 
7 provinces olympiennes. 

Comme ange du lundi, 
Phul ne doit être invoqué 
que ce jour-là. Son sceau est 
donné dans les ouvrages ca- 
balistiques d'Agrippa et de 




Budge [ref: Amulettes et Ta- 
lismans, p. 389 ] : 

Phul y est appelé « seigneur 
des puissances de la lune et su- 
prême seigneur des eaux ». 

Pi-Hermès : équivalent à 
l'ange Raphaël. Chez les her- 
métiques, Pi-Hermès est le 
génie de Mercure, et chef de 
l'ordre des Archanges [ ref : 
Christian, L'Histoire et la Pra- 
tique de la Magie I, 68 ]. 

Pihon : un nom pour 
l'ange Métatron « ouvrant les 
portes par lesquelles sont admises 
les prières des hommes dans la de- 
meure céleste». Métatron est 
appelé Sigron quand il ferme 
les portes [ ref : introduction 
de 3-Enoch]. 

Pi-Joh ( Pi-Ioh ) : équiva- 
lent à Gabriel. Chez les her- 
métistes, Pi-Joh est le génie 
de la Lune et chef de l'ordre 
des Anges. 

Pilalael : un des multiples 
anges gardant les portes du 
vent d'Ouest [ref: 0%ar Mi- 
drashimll, 316 ]. 

Pilote Céleste, Le : dans 
son poème «Le Pilote Céles- 
te», Longfellow appelle le 
passeur d'âmes « l'oiseau de 
Dieu». Le poème dérive de 



394 



l'ange-pilote qu'on trouve 
dans le Purgatorio II de Dante. 
Voir à Ange Pilote. 

Pi-Ré : équivalent à Mi- 
chaël. Chez les hermétiques, 
c'est un des 7 génies planétai- 
res (archanges) et chef de 
l'ordre des Vertus. 

Pisqon : un des multiples 
noms de l'ange Métatron 
[ voir les Annexes ]. 

Pistis Sophia {foi , sages- 
se) : un Eon de sexe féminin, 
un(e) des plus grand(e)s dans 
la tradition gnostique. On dit 
qu'elle a procréé « les anges su- 
périeurs ». C'est elle qui en- 
voya le serpent tenter Adam 
et Eve [ ref : Mead, Pistis So- 
phia ]. D'après les Textes du 
Sauveur, elle est la fille de Bar- 
belo ¥. 

Pi-Zeus : génie de Jupiter 
et chef de l'ordre des Domi- 
nations [ ^ Zachariel ]. 

Plesithea : dans le gnosti- 
cisme, la « mère des anges », 
une vierge dépeinte avec 
quatre seins [ref: Doresse, 
Les Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens]. 

Pniel : dans la tradition 
guéonique, un ange qui 
exerce sa souveraineté sur 
l'un des mois de l'année 
[ ref : Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition, p. 99 ]. 



Poiel : un ange de l'ordre 
des Principautés. Il règne sur 
la fortune et la philosophie ; 
il est aussi l'un des 72 anges 
du zodiaque. Son Ange cor- 
respondant est Themeso. 
Barrett, Le Mage II, donne 
Poiel comme l'un des 72 an- 
ges portant le nom mystique 
de Dieu Shem Hamphorash. 
Son sceau ou signature est 
reproduit par Ambelain, La 
Kabbale Pratique, p. 289. 

Porna : un ange du ven- 
dredi servant dans le 3 e Ciel 
et invoqué à partir du Sud. 
[ref: De Abano, L'Heptamé- 
ron ; Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse]. 

Poro : un ange de l'ordre 
des Puissances, invoqué dans 
des rites de conjuration [ ref : 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse]. 

Porosa : un ange du ven- 
dredi et du 3 e Ciel, comme 
Porna, invoqué à partir du 
Sud [ref: Barrett, Le Mage 
II]. 

Porteurs du Trône : une 

classe d'anges dans la tradi- 
tion islamique. Ils ne sont au- 
jourd'hui que quatre, mais 
leur nombre augmentera, dit- 
on, le jour de la Résurrection 
[ ref : le Coran, sourates 40 et 
69 ; Thompson, Magie Sémiti- 
que]. 



395 



Posriel ( Hadriel ? ) : un 
ange chargé de la 6 e division 
de l'Enfer. C'est dans cette 
division du monde inférieur 
qu'on peut trouver le pro- 
phète Micah [ ref : Ginzbcrg, 
La Légende des Juifs IV, 53, et 
VI, 214]. 

Poteh ( Purah ) : le prince 
(sar, ange) de l'oubli. Poteh 
est invoqué par les juifs dans 
des rites de nécromancie à la 
fin du sabbat [ ref : Trachten- 
berg, Magie Juive et Supersti- 
tion]. 

Potentats : un terme em- 
ployé en alternance pour l'or- 
dre des Puissances. Dans le 
Paradis Perdu V, Milton parle 
des « Séraphins et Potentats et 
Trônes ». 

Prajapati : comparables 
aux Rishis qui, dit-on, sont 
les 7 ou 10 esprits védiques 
desquels provient toute l'hu- 
manité. Il sont également 
comparables aux 7 anges de 
la présence et aux 7 ( ou 6 ) 
Amesha spentas dans la tradi- 
tion de Zoroastre. 

Praklit( Pâlit) 

Pralimiel : un ange de la 
11 e heure du jour servant 
sous les ordres de Bariel. 
[ ref : Waite, Lemegeton]. 

Pravuil ( Vretil ) : désigné 
comme le « scribe de la connais- 



sance du Très Haut» et le «gar- 
dien des livres et registres célestes » 
( *■ Radueriel ). 

D'après 2-Enoch 22:11 Pra- 
vuil est «plus prompt en sagesse 
que les les autres archanges». Il 
n'est mentionné qu'une seule 
fois dans les écrits d'Enoch. 

Praxil : un ange officier de 
la 2 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Farris % 
[ ref. Waite, Lemegeton ]. 

Preil : un ange appelé « le 
grand» dans la tradition man- 
déenne [ref: Pognon, Ins- 
criptions Mandaïtes des Coupes 
de Khouabir]. 

Prenostix : un ange de la 
6 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Zaazo- 
nash. 

Primeumaton : un esprit 
invoqué dans l'exorcisme de 
l'eau [ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon]. « Par ce 
nom [ Primeumaton ] Moïse 
déclencha la grêle sur l'Egypte » et 
« engloutit Coré, Dathan et Abi- 
ram» [ref. Nombres 16:16; 
Barrett, Le Mage II ]. 

Le Prince de l'Alchimie 

(Och) 

Prince des Anges : habi- 
tuellement le Christ, comme 
dans l'expression «princeps 
angelorum» qu'utilise Lactan- 
tius. 



396 



Prince des Armées Cé- 
lestes ( Michaël ) 

Prince des Chérubins : 

Cherubiel et/ou Gabriel ; 
mais également, à l'origine, 
Satan [ ref : Parente, Les An- 
ges, p. 47]. 

Prince de la Conception 

(Lailah) 

Prince de la Face : aussi 
connu comme « prince de la 
Présence ». Michaël, Akatriel, 
Fanuel ( Phanuel ), Raziel, 
Uriel, Métatron, Yefefiah, 
Suriel, Sandalphon, etc. font 
partie des grands hiérarques 
portant ce titre. 

Prince du Feu : Nathanel 
est appelé « Prince du jeu » 
[ref. King, Les Gnostiques et 
leur Héritage, p. 15 ]. Jehuel est 
aussi désigné comme Prince 
du feu. Dans l'empire infer- 
nal, Pluto est également le 
Prince du feu [ ■#■ Atuniel ; 
Grimorium Verum et d'autres 
traités degoétie]. 

Prince de l'Hadès ( ou 

Prince de l'Enfer) : Raphaël 
est ainsi désigné dans Le Li- 
vre d'Enoch, 22. En tant que 
«président du Tartare», Uriel 
aurait pu prétendre à ce titre 
[ref. Ginzberg, La Légende 
des Juifs V, 71]. 

Prince de (la) Lumière : 

Michaël, ainsi caractérisé 



dans le rouleau de la mer 
Morte « La Guerre entre les fils 
de (la) lumière et les fils des ténè- 
bres ». Le Manuel de Discipline 
parle du Prince de la Lumière 
qui, chez l'homme, lutte 
constamment avec l'ange des 
Ténèbres ( c'est-à-dire l'esprit 
de Perversion). Selon Ginz- 
berg, La Légende des Juifs, c'est 
Uriel. 

Prince du Monde: expres- 
sion désignant Métatron. 

Prince de ce Monde: dans 
le quatrième évangile, Jésus 
appelle Satan le «prince de ce 
monde» (Jean 12:31). Loisy, 
Naissance de la Religion Chré- 
tienne, parle du prince de ce 
monde qui a « la fonction des 
Principautés et des Puissances évo- 
quées dans les Epîtres ; mais son 
caractère est sensiblement diffé- 
rent ». 

Dans ses Kabbalistic Conclu- 
sions, Pic de la Mirandole 
écrivait : « Les lettres du nom du 
diable malfaisant qui est le prince 
de ce monde sont les mêmes que 
celles du nom de Dieu Tetragram- 
maton — et celui qui sait comment 
effectuer leur transposition peut 
extraire Pun de F autre ». 

Prince de la Mort : dans 
les régions infernales ( et se- 
lon des écrits occultes ) le 
Prince de la Mort est Euro- 
nymous, porteur de la Grande 



397 



Croix de l'Ordre de la Mou- 
che ; mais le prince de la 
Mort est d'abord et avant 
tout Satan [ ref : Hébreux 2:14 
-15]. 

Prince de la Paix ( ange 
de la Paix ): ce titre est habi- 
tuellement associé à Jésus ; 
mais il a aussi été appliqué à 
Melchisédech #. 

Prince de la Perse : Dub- 
biel, qui fut battu lors de son 
combat avec Michaël [ref. 
Daniel 10:13]. 

Prince de la Puissance 
de l'Air : d'après Paul, Ephé- 
siens 2, le titre s'applique à Sa- 
tan ; mais il s'applique aussi à 
Absinthe, Meririm et d'autres 
esprits de stature compara- 
ble. 

Prince de la Présence 

( ange de la Présence ). 

Prince du Temps de 
l'Iniquité : Satan est ainsi ca- 
ractérisé dans l'Epître de Bar- 
nabe. 

Prince des Ténèbres : 

dans la tradition juive légen- 
daire, le prince des Ténèbres 
est le prince (l'ange) de la 
Mort, Satan. C'est aussi Bé- 
lial. 

Principautés : un des 

9 ordres de la hiérarchie cé- 
leste, et habituellement classé 
premier dans la troisième 



triade. Les Principautés sont 
les protecteurs de la religion ; 
il « veillent [ aussi ] sur les guides 
des gens » comme le précise 
Denys, et les incitent vrai- 
semblablement à prendre de 
bonnes décisions. 

D'après Barrett, Le Mage, 
les Principautés « sont appelées 
Elohim par les Hébreux » — ce 
qui n'est pas un équivalent 
certain. Requel, Anael, ( Ha- 
niel), Cerviel, Nisroc font 
partie des principaux anges 
qui dirigent l'ordre. 

Nisroc est dépeint comme 
« la première des Principautés » 
par Milton dans le Paradis 
Perdu VI, 447. 

Chez les hermétistes égyp- 
tiens, le chef de l'ordre des 
Principautés est Suroth [ ref : 
Christian, L'Histoire et la Pra- 
tique de la Magie, vol. I, p. 68 ]. 

A propos des grades des 
anges, si l'on remonte au II e 
siècle, saint Ignace ( mort en 
107) parle de la «.hiérarchie 
des Principautés » ( dans VEpi- 
tre aux Trallians ). 

Principaux : dans la Para- 
phrase de Shem gnostique, trois 
Principals ( ou puissances 
primordiales ) sont énumé- 
rées : Lumière, Obscurité et 
« un Esprit Intermédiaire » 
[ ref : Doresse, Les Livres Se- 
crets des Gnostiques Egyptiens, p. 
151]. 



398 



Prion : un « saint ange de 
Dieu, haut placé» invoqué 
dans des rites magiques, en 
particulier dans la conjura- 
tion du Roseau [ref : Waite, 
Le Livre de la Magie Cérémo- 
nielle, p. 175 ; Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon. p. 
116]. 

Pr ocel ( Crocell ) 

Pronoia : dans le gnosti- 
cisme, un grand Archonte ou 
une Puissance qui, selon la 
légende, a assisté Dieu pour 
façonner Adam. Pronoia a 
fourni le tissu nerveux [ ref : 
Apocryphon de Jean ; Doresse, 
Les Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens, pp. 204-205 ]. 

La légende arabe où Dieu 
envoie 4 grands anges pren- 
dre 7 poignées de terre pour 
créer dAdam est mentionnée 
à la notice Israfel. 

Les Iraniens croyaient que 
chaque planète ( et ici Pro- 
noia est considéré comme 
l'une des planètes) était im- 
pliquée dans la création de 
notre premier parent. Bar- 
Khonia affirme que « ce mythe 
a été emprunté aux Chaldéens» 
[#Pthahil]. 

Propator : un Eon qui de- 
meure immobile sur la cons- 
tellation du char (la Merka- 
bah). Propator est maître du 
Pôle et ils est entouré par ses 
décans et des myriades d'an- 



ges. Il est désigné pro-Père, et 
demeure au zénith du Ciel 
avec l'Eon Sophia à ses côtés 
[ ref : Doresse, Les Livres Se- 
crets des Gnostiques Egyptiens]. 

Pruel : un garde angélique 
des portes du vent du Sud 
[ref: 0?çar Midrashim II, 316]. 

Pruflas : un ange déchu, 
auparavant de l'ordre des 
Trônes, et en partie aussi de 
l'ordre des Anges [ ref : Jean 
Wier, Pseudo-Monarchia Dae- 
monium\. 

Prukiel : un ange invoqué 
dans les charmes syriaques, 
avec Michaël, Gabriel, Har- 
shiel et d'autres anges envoû- 
tants, comme ils sont cités 
dans Le Livre de la Protection. 

Prunicos : dans la tradi- 
tion des ophites ( gnosti- 
ques), la suprême puissance 
céleste que certains appellent 
Sophia [ref: Doresse, Les 
Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens, p. 212 ]. 

Prziel : un ange malfaisant 
employé contre un ennemi 
dans des rites de conjuration 
[ ref : Gaster, Epée de Moïse ] . 

Psachar ( Paschar ) : un 
des 7 princes angéliques de 
pouvoir, les six autres étant 
Kalmiya, Boel, Asimor, Ga- 
briel, Sandalphon et Uzziel. 
[ ref : Pirke Hechaloth]. 



399 




Un ange de l'ordre des Puissances, 
vu par Christopher Beeston. 

The Hierarchy ofthe Blessed Angels de Heywood. 



Psdiel : un mauvais ange 
employé contre un ennemi 
dans des rites de conjuration 
[ref: M. Gaster, L'Epée de 
Moïse]. 

Psisya : dans Le Livre de 
l'Ange Razçiel, un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Psuker : un ange du 6 e 
Ciel ayant Uzziel sous sa di- 
rection ( en tant qu'ange de 
bonté et officiant ) [ ref : 
Schwab, Vocabulaire de l'Angé- 
lologie ; West, Les Noms des 
Anges cbe^ Milton, Etudes 
Philologiques XLVTI, avril 
1950, p. 220]. 

Psyché : dans le gnosti- 
cisme, le nom du démiurge 
de Valentin. 




Psychopompe : au Para- 
dis, Elie ( Sandalphon ) est le 
psychopompe qui mène les 
âmes pieuses à la place qui 
leur est désignée [ ref : Ginz- 
berg, La Légende des Juifs, p. 
589 ; cf. « Hermès psychopom- 
pe» dans la mythologie grec- 
que]. 



Psychopompoi: un ordre 
angélique avec Elie-Sandal- 
phon à sa tête. Les anges pys- 
chopompoi, escortent après 
la mort les âmes vers leur de- 
meure céleste. Michaël est 
également considéré comme 
guide des Psychopompoi. 

Pthahil : c'est le démiurge 
mandéen ; un ange dirigeant 
les petites étoiles ; on dit qu'il 
a été un « assistant du Seigneur 
lors de la Création ». Pthahil 
créa le corps d'Adam, mais 
ne put lui donner vie. Il est 
aussi désigné comme un 
prince du mal, cherchant 
l'appui des planètes et dé- 
mons [ $• Pronoia ]. 

Pucel ( Crocell ) 

Puissances (Autorités, Dy- 
namis, Potentats) : la Bible de 
la Septante appliqua d'abord 
le terme Puissances ( Dyna- 
mis ) à un ordre angélique, 
équivalent au concept grec 
des Armées du Seigneur 
[ref: Caird, Principautés et 
Puissances, p. 11 ]. 

Denys plaça les Puissances 
en 3 e position de la deuxième 
triade de la hiérarchie céles- 
te ; il donne ( de façon incor- 
recte ) les Puissances comme 
équivalents aux anges Séra- 
phins [ref: Barrett, Le Ma- 
ge]- 

Selon Fludd, Sammael est 

le chef de l'ordre des Puis- 



401 



sances, bien que Camael soit 
communément désigné à ce 
poste. Chez les hermétistes, 
c'est Ertosi. 

La principale tâche des 
Puissances est de s'assurer 
que l'ordre règne sur les sen- 
tiers célestes. « Les Puissan- 
ces », dit Denys, « stoppent les 
efforts des démons qui vaincraient 
le monde ». 

Du point de vue du pape 
Grégoire, les Puissances pré- 
sident aux démons. Philo Ju- 
dée classe les six plus hautes 
Puissances de la manière sui- 
vante : logos divin, puissance 
créative, puissance souve- 
raine, miséricorde, législation 
et puissance punitive. 

Dans les diverses épîtres, 
les références de saint Paul 
dénotent que, pour cet Apô- 
tre des Gentils, les Puissan- 
ces sont (ou peuvent être) 
malfaisantes. Dans les Ex- 
traits de Théodote, il est dit que 
les Puissances sont « les pre- 
miers anges créés ». 

Milton, dans Paradis Perdu 
XI, 221, emploie le terme 
comme équivalent de l'ordre 
des Gardes ( XII, 590 ). 

Puissances Ethérées : un 
terme pour les anges dans le 
Paradis Reconquis I, 163 de 
Milton. 

Puissances de Gloire, 

les : un terme pour les anges 



dans les Testaments des Dou^e 
patriarches ( Testament de Juda 
25 ), équivalent à l'ange de la 
Présence, du soleil, de la lune 
et des étoiles, et un des Lu- 
minaires célestes. 

Purah ( Puta, Poteh ) : un 
ange invoqué dans des rites 
de magie, à la fin du sabbat. 
Isaac Luria associe Purah à 
Esaû-Samuel. Dans la tradi- 
tion légendaire juive, Purah 
est le seigneur de l'Oubli, 
l'ange du Manque de mé- 
moire. 

Dans «Jachid et Jechidab», 
une des nouvelles d'Isaac 
Bashevis Singer (tirée de 
Short Friday, 1964), Purah est 
décrit comme un ange « qui 
dissipe la lumière de Dieu ». 

Puriel ( Puruel ) 

Purson (Pursan, Curson): 
avant sa chute, Purson appar- 
tenait à l'ordre des Vertus et 
en partie à l'ordre des Trô- 
nes. Ce fait, dit Spence Ency- 
clopédie de l'Occultisme, p. 119, 
((fut prouvé après d'infinies re- 
cherches ». Quel qu'il soit, Pur- 
son est maintenant un roi 
dans les régions infernales 
avec 22 légions d'esprits prêts 
à obéir à ses ordres. Son ap- 
parence est celle d'un 
homme « avec une face de lion, 
portant une vipère dans sa main 
et à cheval sur un ours ». Il con- 
naît le passé et le futur, et 



402 



peut découvrir un trésor ca- 
ché. Son sceau figure dans 
Waite, Le Livre de la Magie Cé- 

rémonielle, p. 201 . 

Puruel (Pusiel, feu): l'ange 

« enflammé et sans pitié» qui 
« sonde l'âme », décrit dans le 
Testament d'Abraham apoca- 
lyptique. Dans son édition de 
cet ouvrage, G. H. Box pense 
que Puruel est une forme 
grécisée d'Uriel. 

Purusha : l'esprit cosmi- 
que dans la tradition sans- 
krite. Il est la première cause, 
celle-ci n'ayant elle-même pas 
de cause. Il est comparable à 
l'En Sof de la cabale, le 
« créateur inimaginable de F uni- 
vers» [ref: Gaynor, Diction- 
naire du Mysticisme ] . 

Pusiel ( Puruel, Purouel ou 

Puroel) : un des 7 anges du 
Châtiment, listé dans Maseket 
Gan Edem and Gehinnom. 
Dans la Révélation de Rabbi 
Joshua ben Levi, Pusiel est 
équivalent à Hadriel et de- 
meure dans le 6 e comparti- 
ment de l'Enfer. 

Puziel : un ange mauvais 
cité par M. Gaster, L'Epée de 
Moïse. Il est employé dans des 
rites de conjuration contre 
un ennemi. 

Pymandre : le bon-sens 
du Dieu suprême, le Logos, 
le Monde rendu manifeste, 



l'archétype idéal de toutes 
l'humanité [ ref : Pymandre 
Divine d'Hermès Trismègiste]. 

Python : le second des 9 
archanges ou démons insi- 
gnes dans la hiérarchie du 
mal. Python est «prince des es- 
prits menteurs » [ ref. Camfield, 
Un Discours Théologique sur les 
Anges]. 

Dans la mythologie grec- 
que, Python est le monstre 
serpent, né de la boue du 
Déluge de Deucalion, qui se 
cacha dans une profonde cre- 
vasse du Parnasse ; il fut 
blessé et finalement tué par 
les flèches du dieu solaire 
Apollon, [ref: Encyclopaedia 
Britannica, Dragon ; Sum- 
mers, Histoire de la Sorcellerie et 
de la Démonologie ; Redfield, 
Dieux : un Dictionnaire des divi- 
nités de tous les pays ] . 



Q 



Qaddis ( pi. Qaddisin ceux 
qui sont saints) : un des deux 
anges qui, avec son double 
Irin, constitue le conseil du 
Jugement de Dieu. 

Qaddisin : dans la tradi- 
tion de la Merkabah, les deux 
Qaddisin se classent, avec 
leur jumeau Irin, plus haut 



403 



que les Séraphins. Ces quatre 
anges du Jugement sont 
- pour citer 3-Enoch — «plus 
grands que tous les enfants du 
Ciel, et aucun n'est égal parmi 
tous les serviteurs [ de Dieu ], 
car chacun d'eux est égal à tout le 
reste ». •$- Kadishim. 

Qadosch : un ange invo- 
qué dans la conjuration de 
l'Encre et des Couleurs [ ref : 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon ]. 

Qafsiel ( Qaspiel, Qaphsi- 
el, Quaphsiel ) : un ange qui 
exerce son empire sur la 
Lune. Dans 3-Enoch, Qafsiel 
est gardien de la 7 e entrée cé- 
leste ( ^ Atrugiel ). Dans les 
anciens charmes hébraïques, 
Qafsiel est invoqué pour 
chasser les ennemis en atta- 
chant le charme ( écrit avec 
du sang d'oiseau ) au pied, ou 
à l'aile d'une colombe et en 
tentant ensuite de la faire 
s'envoler. Si elle s'envole, 
c'est un signe que l'ennemi 
est aussi en fuite [ref: 
Thompson, Magie Sémitique, 
p. 817]. 

Qalbam : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent du Sud [ ref : 
0%ar Midrashim II, 316 ]. 

Qamamir Ziwa : dans la 
tradition mandéenne un ange 
de (la) Lumière [ ^ Raphaël ]. 



Qamiel : un garde angéli- 
que du Vent du Sud. 

Qaphsiel ( Qafsiel ) 

Qangiel Yah : un nom de 

Métatron, cité dans 3-Enoch. 

Qaniel : un des nombreux 
gardes angéliques des portes 
du Vent du Sud [ref: O^ar 
Midrashim II, 316 ]. 

Qaus : un ange invoqué 
dans les rites arabes de con- 
juration [ref: Shah, Occultisme, 
p. 152]. 

Qemuel (Kemuel, Cama- 
el): un ange qui fut détruit 
par Dieu ( dans la tradition 
juive, il est détruit par Moï- 
se) lorsqu'il tenta d'empê- 
cher le Législateur de rece- 
voir la Torah au moment où 
Dieu la promulgua. A cette 
occasion, Qemuel porta le 
nombre des anges qui s'y op- 
posèrent à 12.000 [ref: 
Schwab, Vocabulaire de l'Angé- 
lologie ; Ginzberg, La Légende 
des Juifs]. 

Quaphsiel ( Qafsiel ) 

Quelamia : un des 7 an- 
ges du Trône haut placés ré- 
sidant au premier Ciel « qui 
exécutent les ordres des Potentats » 
( d'après le Livre de l'Ange Ra- 
%el ) [ ref : de Abano, L'Hep- 
taméron ; Cornélius Agrippa, 
La Philosophie occulte III ]. 



404 



Quoriel : un « esprit infé- 
rieur •» servant Vachmiel, diri- 
geant de Ja 4 e heure du jour. 
Quoriel est invoqué dans la 
magie rituelle de l'art Paulin 
[ref: Waîte, Le Livre de la 
Magie Cérémonielk, p. 67 ]. 



r*j 



R 



Raahel : un des 72 anges 
dirigeant les 72 quinaires du 
zodiaque [ref: Runes, La 
Sagesse de la Kabbale ]. 

Raamiel {tremblant devant 
Dieu) : un ange qui exerce 
son empire sur le tonnerre. 
Dans certaines sources oc- 
cultes, Raamiel est désigné 
comme un ange déchu [ ^ 
Ramiel]. 

Ra'asiel X (Sui'el; Rashiel) : 
selon Gaster, L'Epée de Moïse, 
Ra'asiel X est un ange invo- 
qué en magie rituelle. 

Rabacyel : un des trois 
princes dirigeants du 3 e Ciel 
[ ref : Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse]. 

Rabdos ( bâton ) : un Lu- 
minaire puissant capable d'ar- 
rêter les étoiles dans leur 
course ; mais maintenant, 
c'est un démon qui étrangle 
les gens. Rabdos ne peut être 



soumis que par l'ange Brieus 
[ref: Conybeare, Le Testa- 
ment de Salomon ; Shah, La 
Science Secrète de la Magie ] . 

Rabia : un des 10 Uthri 
( anges ) dans la tradition 
mandéenne ; les Uthri accom- 
pagnent le Soleil dans sa 
course quotidienne. 

Rab-un-Naw : un ange de 
(la) Lumière dans la tradi- 
tion arabe, équivalent au 
perse Parvardigar -#■. 

Race de la Lumière : une 

expression utilisée pour les 
anges dans Paradis Perdu V, 
600, de Milton. 

Rachab ( Rahab ) 

Rachel ( une brebis ) : dans 
la Kabbale, la Shekinah lors- 
qu'elle se « réorganise » comme 
l'Epouse Céleste en voie de 
réunification à Dieu. 

Elle est l'une des quatre 
épouses, dirigeantes d'une 
province du Ciel réservée aux 
filles, aux épouses et aux 
sœurs des grands patriarches 
hébreux [ref: Scholem, Ten- 
dances majeures du Mysticisme 
Juif ; Ginzberg, La Légende des 
Juifs V, 33]. 

Rachiel : dans la Kabbale, 
un des Luminaires angéliques 
se préoccupant de sexualité 
humaine (Masters, Eros <& 
Evil). Dans Barrett, Le Mage 



405 



II, Rachiel est l'un des trois 
anges du vendredi ( les deux 
autres étant Anael et Sa- 
chiel ). Il est aussi l'un des es- 
prits présidant à la planète 
Vénus, selon Le Grimoire Se- 
cret de Turiel. Dans O^ar Mi- 
drashim I, 86, Rachiel est un 
ange de l'ordre des Ophanim. 

Rachmiah : un des 70 an- 
ges figurant sur une amulette 
qui protège la femme en cou- 
ches et l'enfant à naître [ voir 
la liste dans les Annexes ] 
[ref : Le Livre de l'Ange Ra- 
%iel ; Budge, Amulettes et Talis- 
mans]. 

Rachmiel (miséricorde): c'est 
l'ange de la Miséricorde ( & 
Gabriel) dans la tradition 
rabbinique. C'est aussi un des 
70 anges figurant sur une 
amulette qui protège la 
femme en couches et l'enfant 
à naître et un ange dirigeant 
invoqué dans des rites céré- 
moniels [ ref : Encyclopédie 
Juive Universelle, p. 314 ; Le 
Livre de l'Ange Ra%iel\ Dans 
0%ar Midrashim II, 316, Rach- 
miel fait partie des gardes an- 
géliques des portes du Vent 
d'Est. 

Rachsiel : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 



Rad'adael : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 6 e entrée cé- 
leste. 

Radueriel (Radweriel H 1 ) : 
équivalent à Dabriel, Vretil, 
Pravuil, etc., et identifié en 
tant qu'ange archiviste céleste 
et ange régistrateur. Radue- 
riel appartient parfois au 
groupe des huit princes du 
trône du grand jugement 
dont le grade est supérieur à 
celui de Métatron. Il est 
l'ange de la Poésie, maître des 
muses. A son sujet, on disait 
qu'un « ange des Chœurs célestes 
naît de chaque mot qui sort de sa 
bouche» [ref. Talmud Hagiga, 
13a]. 

Note : puisque seul Dieu 
est crédité de la création des 
anges, ce privilège de pou- 
voir en faire autant rend Ra- 
dueriel unique parmi ses 
compatriotes hiérarques - à 
l'exception de Dynamis ^ et 
Pistis Sophia, dont il est dit 
dans 3-Enoch, qu'elle est la 
«procréatrice des anges supé- 
rieurs ». 

Rael : chez les occultistes, 
un ange du mercredi résidant 
au 3 e Ciel. Il est aussi l'une 
des Intelligences de la pla- 
nète Vénus. Il importe de se 
placer au Nord pour l'invo- 
quer [ ref : de Abano, L'Hep- 



406 



taméron ; Le Grimoire Secret de 
Turiel]. 

Raftma'il : dans la tradi- 
tion arabe, c'est un ange gar- 
dien invoqué dans les rites 
d'exorcisme [ref: Hughes, 
Un Dictionnaire de l'Islam, An- 
ges .] 

Ragat : dans Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse, un 
ange ( Chérubin ou Séra- 
phin) à qui l'on fait appel 
dans les rites de conjuration 
cabalistiques. 

Ragiel ( Raguel ) 

Raguel (Raguil, Rasuil, Ru- 
fael, Ragouèl, Suryan, Akrasiel 
ami de Dieu ) : un des 7 Arch- 
anges énumérés dans les 
écrits d'Enoch. 

Raguel est un ange de la 
terre, un garde du 2 e (ou 4 e ) 
Ciel. Il «porte la vengeance sur le 
monde des Luminaires y> ce qui 
signifie en fait que les autres 
anges doivent lui rendre des 
comptes. 

Aussi grand soit-il, il fut 
réprouvé au concile de Rome 
en 745, avec d'autres anges 
de haut rang, dont Uriel. 

Dans Les Travailleurs de la 
mer de Victor Hugo, Raguhel 
( sic ) est un démon qui « se 
fait passer pour un saint*» et que 
le pape Zacharie « dénicha et 
évinça [ en 745 ] du calendrier 
des saints, avec deux autres dé- 



mons appelés Oribel et Tobiel» 
[ #■ Tubuas ]. 

Dans VApocalypse de Jean, 
Tischendorf qui édita cet 
apocryphe du Nouveau Tes- 
tament, donne un extrait de 
la fin du manuscrit E : « En- 
suite, Il enverra l'ange Ikaguel, di- 
sant : Va et sonne la trompette 
pour les anges du froid, de la neige 
et la glace, et rassemble toute sorte 
de colères sur eux qui se tiennent 
à gauche». Ceci se passera 
après la séparation des brebis 
d'avec les boucs. 

Dans le gnosticisme, Ra- 
guel équivaut à Thelesis^, un 
autre grand ange. 

D'après 2-Enoch, Raguel 
( en tant que Raguil, ou Ra- 
suil, ou Samuil ) est l'ange qui 
transporta Enoch au Ciel 
alors que le patriarche antédi- 
luvien était encore en chair et 
en os — un incident auquel il 
est fait aËusion dans la Genèse 
5:24. 

Le fait d'avoir transporté 
Enoch est aussi attribué à 
Anafiel *. 

Dans Le Masque des Anges, 
un opéra en un acte produit 
en février 1966 à l'église 
Saint-George de New York, 
Raguel jouait le rôle d'une 
des Principautés. 

Raguhel ( Raguel ) 

Rahab ( violence ; en hé- 
breu sar sheljam, prince de la 



407 



mer primordiale ) : dans Job 
26:12 et dans les Psaumes 
yi:A, Rahab désigne l'Egypte 
comme une puissance terres- 
tre du mal ; c'est aussi « un 
ange de F insolente et de F orgueil» 
(Ira» 51:9). 

Dans le Talmud Baba Bâ- 
fra 74b, Rahab est appelé 
« Fange de la mer » ( dans la 
tradition occulte, Kupospas- 
ton est le démon de la mer) 
[voir Conybeare, Le Testa- 
ment de Salomon, où Kupo- 
spaston est un poisson et se 
délecte en renversant les ba- 
teaux ]. 

D'après la légende ( Ginz- 
berg, lui Ugende des Juifs V, 
26 ), Rahab fut détruit par 
Dieu pour avoir refusé de sé- 
parer au moment de la Créa- 
tion les hautes eaux des bas- 
ses eaux ; il fut à nouveau dé- 
truit pour avoir tenté d'em- 
pêcher les Hébreux d'échap- 
per à la poursuite des armées 
de Pharaon au moment de 
traverser la mer Rouge (la 
mer du Roseau ). 

Une autre légende raconte 
que Rahab restitua le mysti- 
que Sefer Ra^iel à Adam après 
qu'il ait été jeté dans la mer 
par des anges jaloux [ cf. la 
légende du Livre sacré, con- 
tenant tout le savoir et que 
Raphaël a, dit-on, donné à 
Noé]. 

Le Talmud de Babylone 



considère Rahab, Léviathan, 
Behémoth et l'ange de la 
Mort comme identiques ou 
interchangeables [ ref : Mi- 
drash Genèse Rabba 283 ; Tal- 
mud Sanhédrin 108b ]. 

Dans Jérusalem de Blake, 
Rahab ressort comme la 
Grande Prostituée, triple 
déesse ( sic ) du Ciel, de la 
terre et de l'Enfer. Dans 
Vala ou les Quatre Vivants de 
Blake, Rahab, en tant que 
« représentant des mystères dévoi- 
lés d'Uri^en, siège parmi les juges 
au procès de Jésus ». 

Ce Rahab ne doit pas être 
confondu avec le Rahab de 
Joshua 2, la prostituée de Jéri- 
cho, grand-mère de David et, 
pourrait-on dire, l'ancêtre de 
toutes les futures collabora- 
trices que Dante place néan- 
moins au Ciel parmi les élus 
dans son Paradiso, chant 9. 

Rahabiel : un ange invo- 
qué dans un charme hébreu 
tardif, avec Phaniel, Ariel, 
Lahabiel et Raphaël [ ref : M. 
Gaster, Débats de la Société 
d'Archéologie Biblique, p. 339 ]. 

Rahatiel ( Rahtiel ) 

Rahaviel : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 2 e entrée cé- 
leste. 

Rahdar : avec l'aide du gé- 



408 



nie fraternel Phakiel, Rahdar 
gouverne le signe du Cancer 
dans le zodiaque [ref : Lévi, 
Magie Transcendantale, p. 413 ]. 

Rahmiel (Rachmiel, Raha- 
mael ) : ange de miséricorde ; 
c'est aussi l'un des anges de 
l'amour. 

Pour les autres anges de 
l'amour, -$• Zadkiel, Zehan- 
puryu, Theliel et Anael ( Ha- 
niel). 

Rahmiel peut être invoqué 
comme une amulette contre 
le mauvais œil. 

En tant que Rhamiel, il est 
aussi saint François d'Assise 
qui, à la manière d'Enoch et 
d'Elie, fut transformé en 
ange à son arrivée au Paradis 
[ ref : Montgomery, Textes In- 
cantatoires Araméens de Nippur, 
p.97 ; U Apocalypse Douce ; 
Trachtenberg, Magie Juive et 
Superstition, pp.99, 140 ; Sch- 
rire, Amulettes Hébraïques}. 

Rahtiel ( Rahatiel, courir) : 
dans la tradition légendaire 
juive, l'ange des constella- 
tions, comme Kakabel. 

Rahtiel est l'ange qui, après 
que Métatron ait donné les 
noms des étoiles à Rabbi Is- 
maël, « compte les étoiles [ et ] 
les fait entrer en ordre dans le fir- 
mament» comme le raconte 
3-Enoch, 46 [ voir aussi Ginz- 
berg, 1m Ugende des Juifs I, 
140]. 



Rahzeil : un ange dans la 
théosophie mandéenne [ref: 
Pognon, Inscriptions Mandaïtes 
des Coupes de Khouabir. ] . 

Rakhaniel : un ange dont 
le nom apparaît en caractères 
hébraïques sur le 5 e pentacle 
de la planète Saturne. En 
conjurant Rakhaniel, l'invo- 
quant devra réciter un verset 
du Deutéronome (de préfé- 
rence le 10:17). 

Ramael ( Ramiel ) 

Ramai : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Ramamel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent d'Est [ref: 
0%ar Midrashim II, 316 ]. 

Ram Avatar ( Rama ou 

Ramachandra ) : le 7 e des 10 
avatars dans la tradition védi- 
que [■$■ Avatar]. 

Ramiel ( Remiel, Phanuel, 
Uriel, Yerahineel, Jeremiel, 
etc. ) : dans V Apocalypse syria- 
que de Baruch (2-Baruch 
55-76 ), Ramiel est l'ange qui 
préside aux vraies visions. En 
conséquence, il donne à Ba- 
ruch une interprétation de la 
vision de ce dernier. Dans 
cette vision, Ramiel apparaît 
comme l'ange qui détruit les 



409 



armées de Sennachérib — une 
passe d'armes également at- 
tribuée à Uriel, Michaël, Ga- 
briel et d'autres hiérarques 
redoutables. 

Ramiel est chef du ton- 
nerre ( tout comme Uriel ); et 
il est chargé des âmes qui se 
présentent pour être jugées 
lors du Jugement Dernier 
( comme l'est Zehanpuryu ). 

Dans les écrits d'Enoch, 
Ramiel, ou Remiel, est à la 
fois un saint ange et un ange 
déchu ( 1 -Enoch, 6 et 20 ). 
Dans le verset 20, Ramiel est 
le chef des apostats ; dans le 
verset 6, il est aussi l'un des 
archanges se tenant devant le 
trône de Dieu 1 . 

Dans le Paradis Perdu VI, 
Ramiel ( avec Ariel et Arioc ) 
est vaincu par Abdiel le pre- 
mier jour de combat au Ciel. 
Etant du côté de Satan, Ra- 
miel est un ange malfaisant 
pour Milton. 

Dans les Oracles Sibyllins II, 
2, 5, Ramiel est « l'un des cinq 
anges qui mènent les âmes des 
hommes au jugement», les cinq 
étant Arakiel, Ramiel, Uriel, 



1 NdT: Ce problème justement remar- 
qué par Gustav Davidson provient en 
fait d'un banal problème créé par un ty- 
pographe étourdi de l'époque. En effet, 
dans les traductions françaises du ma- 
nuscrit éthiopien d'Enoch, en 6:7 on a 
Ramiel et Remeiel en 20:8, soit deux 
noms bien différents. Ramiel est formé 
sur « ra'am » tonnerre alors que Remeiel 
est formé sur « se lever ». 



Samiel et Aziel. 

Des spécialistes de Milton 
(Keighdey et Baldwin entre 
autres) ont longtemps cru 
que Milton avait inventé Ra- 
miel, tout comme Ithuriel, 
Zophiel et Zephon. Cepen- 
dant, les noms de ces anges 
ont été découverts dans d'an- 
ciennes sources apocryphes, 
apocalyptiques et talmudi- 
ques ; en conséquence, Mil- 
ton ( qui connaissait bien ces 
sources ) n'avait guère eu be- 
soin de les inventer. 

Ram Izad : dans la tradi- 
tion perse, un ange dont on 
payait les services [ref: Le 
Dabistan, p. 156]. 

Ram Khastra ( Ram 

Khvastra) : équivalent parsi 
de l'Uthri (ange) mandéeen 
Ayar Ziwa qui « apporte les 
sons» ou «agite l'air» [ref: 
Drower, Les Mandéens d'Iraq 
et d'Iran]. 

Rampel : un ange exer- 
çant son empire sur les eaux 
profondes et les chaînes 
montagneuses [ ref : M. Gas- 
ter, L'Epée de Moïse]. Dans 
l'Alphabet de Rabbi Akiba 
l'ange des Montagnes ( sans 
nom ) appartient aux « splen- 
dides, terribles et puissants chefs 
Anges » qui sont passés de- 
vant Dieu pour se réjouir du 
premier sabbat. 



410 



Raphaël ( Dieu guérit ) : 
d'origine chaldéenne, il s'ap- 
pelait à l'origine Labbiel. 

Raphaël est l'un des trois 
anges majeurs dans la tradi- 
tion post-biblique. Il apparaît 
d'abord dans le Livre de Tobie 
(ouvrage externe au canon 
hébreu, apocryphe pour les 
protestants, mais canonique 
pour les catholiques ) ; Ra- 
phaël est le compagnon et le 
guide du fils de Tobit qui 
voyage de Nineveh à Media. 
Ce n'est qu'à la fin de ce 
voyage que Raphaël se pré- 
sente comme « F un des 
7 saints anges » au service du 
trône de Dieu [voir la gra- 
vure sur bois dans la Bible de 
Cologne ( 1478-1480), décri- 
vant divers passages de l'his- 
toire]. 





h/"?" 



•& 




Dans 1 -Enoch, 20, Raphaël 
est présenté comme « Fun des 
Veilleurs^. Dans 1 -Enoch, 
22, Raphaël est un guide 
dans le Cheol ( c'est-à-dire le 
monde des morts ). Toujours 
dans 1 -Enoch 40, il est « Tune 
des quatre présences, préposée à 
toutes les maladies et à toutes les 
blessures des enfants des hommes » 



[ cf. Rabbi Abba dans le Zo- 
har I : « Raphaël est chargé de 
guérir la terre, et par lui [...] la 
terre fournit une demeure pour 
F homme, qu'il guérit aussi de ses 
maladies »]. 




D'après Gamatria ( cabale ) 
et Yoma 37a, Raphaël est l'un 
des trois anges qui rendit vi- 
site à Abraham {Genèse 18), 
les deux autres anges étant 
habituellement identifiés 

comme Gabriel et Michaël. 
On dit aussi que Raphaël a 
soulagé Abraham de la dou- 
leur de la circoncision, le pa- 
triarche ayant négligé aupara- 
vant d'observer le rite. 

Dans La Légende des Juifs I, 
385, Raphaël est l'ange que 
Dieu envoie pour soigner Ja- 
cob de sa blessure à la cuisse 
après son combat avec un 
sombre adversaire à Peniel 
(l'adversaire ayant été diver- 
sement identifié comme Mi- 



411 









L'Archange Raphaël descendant sur Terre. 

Illustration du Paradis Perdu. 
The Poetical Works ofjohn Milton de Hayley. 



chaël, Métatron, Uriel, Sam- 
mael ou Dieu en personne ). 

Une autre légende (Sefer 
Noah ) affirme que ce fut Ra- 
phaël qui remit à Noé, après 
le Déluge, un « livre de médeci- 
ne » qui a peut-être été le fa- 
meux Sefer Ra^el ( Le Livre de 
l'Ange Ra^iel). 

Parmi ses plus hautes 
fonctions, Raphaël est le ré- 
gent du Soleil ( Longfellow le 
désigne comme l'ange du So- 
leil ), chef de l'ordre des Ver- 
tus, gouverneur du Sud, gar- 
dien de l'Ouest, prince diri- 
geant du 2 e Ciel, surveillant 
des vents du Soir et gardien 
de l'Arbre de Vie dans le Jar- 
din d'Eden, un des six anges 
du Repentir, ange de la 
Prière, de l'Amour, de la Joie 
et de la Lumière. 

Par dessus tout, il est, 
comme son nom l'indique, 
l'ange de la guérison ( cf. As- 
lepios, ancien dieu grec de la 
guérison). 

Raphaël est aussi l'ange de 
la science et du savoir, et 
l'ange précepteur d'Isaac 
[ ref : Barrett, Le Mage II ] . 

Il appartient au moins à 
quatre ordres célestes : celui 
des Séraphins, des Chéru- 
bins, des Dominions ( ou 
Dominations ) et des Puis- 
sances. 

Selon l'occultiste du XV e 
siècle Trithemius de Span- 



heim, Raphaël est l'un des 7 
anges de l'Apocalypse. 

Il compte aussi parmi les 
10 saintes Sefiroth. Et, bien 
qu'il ne soit pas précisément 
nommé comme l'ange qui 
troubla les eaux des bains de 
Bethesda (Jean 5 ), il en est 
généralement considéré res- 
ponsable [ref: Summers, Le 
Vampire en Europe ]. 

Assez curieusement ( peut- 
être parce que Raphaël a été 
appelé Guide de l'Enfer ), un 
diagramme ophite le repré- 
sente comme un démon ter- 
restre avec une forme res- 
semblant à une bête ( ! ), et il 
est associé à trois autres an- 
ges, Michaël, Suriel et Ga- 
briel sous le même aspect 
[ ref : Legge, Précurseurs et Ri- 
vaux du Christianisme II, p. 
70]. 

Dans les toiles de maîtres 
comme Botticini, Lorrain, 
Pollajuolo, Ghirlandaio, le 
Titien et Rembrandt, Raphaël 
est dépeint de diverses ma- 
nières en tenant un bâton de 
pèlerin et un poisson ( To- 
bit ) ; ou comme un saint ailé, 
soupant avec Adam et Eve ; 
ou comme « 1 archange socia- 
ble » ( Paradis Perdu V ) ; ou 
comme un « séraphin à six ai- 
les » ; ou encore comme l'un 
des 7 anges de la Présence. 
Blake fait aussi référence à 
ces 7 anges de la Présence 



413 



dans son « Milton ». Dans la 
pièce de théâtre Tobie et 
l'Ange, Raphaël est représenté 
comme un ange railleur et 
plaisantin « apprenant à Tobie à 
vivre ». 

Les histoires sur Raphaël 
sont innombrables, mais on 
peut toutefois en ajouter une 
dernière, tirée de Conybeare, 
Le Testament de Salomon: quand 
Salomon pria Dieu de l'aider 
dans la construction du Tem- 
ple, Dieu lui répondit en lui 
offrant une bague magique, 
apportée par Raphaël en per- 
sonne. La bague, gravée du 
Pentalpha (l'étoile à cinq 
branches ) avait le pouvoir de 
soumettre tous les démons. 
Et ce fut grâce au « travail 
d'esclave » des démons que Sa- 
lomon put terminer la cons- 
truction du Temple. 

Rapides : un ordre d'an- 
ges, « tune des dix classes dans 
les Talmud et Targum » d'après 
Voltaire dans Des Anges, Gé- 
nies et Diables. 




QJÛ-VLL& 



nom- 



Raquiel : un des 

breux gardes angéliques des 



portes du vent d'Ouest [ ref: 
O^ar MidrashimII,316 ]. 

Rasamasa : avec Voca- 
biel, un esprit frère, Rasama- 
sa contrôle le signe des Pois- 
sons dans le zodiaque [ref. 
Lévi, Magie Transcendantale]. 

Rasesiyah : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Rash ( Rashin Rast ) : c'est 
l'ange ministre de la Justice 
au service de Mithra [ ref : Le 
Dabistan, p. 145]. 

Rashiel (Zavael) : un ange 
qui exerce son empire sur les 
tourbillons de vent et les 
tremblements de terre [ % 
Su'iel]. 

Rashin Rast ( Rash ) 

Rasuil ( Raguel ) 

Rathanael : un ange « qui 
siège au 3' Ciel». Le Testament 
de Salomon atteste avec certi- 
tude que Rathanael est le seul 
ange capable de frustrer les 
machinations du démon fé- 
minin Enepsigos [ref: 3- 
Enoch 17 ]. 

Ratsitsiel : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la première des 
six entrées célestes. 

Ratziel ( Raziel ) 



414 




Amulette tirée du Livre de l'Ange Ra^el où figurent en haut les 

noms des 70 anges assurant une protection pour les femmes 

en couches et l'enfant à naître. 



Budge, Amulets and Talismans 



Ratzuziel : un garde angé- 
lique du 3 e Ciel [ref: 0%ar 
Midrashim 1, 1 1 6 ]. 

Raum ( Raym ) : avant de 
chuter, Raum appartenait à 
l'ordre des Trônes. En Enfer, 
il est un grand comte et se 
manifeste sous la forme d'un 
corbeau. Sa mission, ou sa 
fonction, consiste à détruire 
les villes et abaisser l'homme. 
Il commande 30 légions d'es- 
prits infernaux. Son sceau fi- 
gure dans Waite, Le Livre de 
la Magie Noire et des Pactes, p. 
178. 

Raum répond aussi au 
nom d'Haborym et il est dé- 
peint avec trois têtes (chat, 
homme et vipère ) par de 
Plancy, Dictionnaire Infernal 
(éd. de 1863). 

Ravadlediel : dans les 
écrits des Hechaloth (Ma'as- 
seh Merkahah ), un garde an- 
gélique posté à la 5 e entrée 
céleste. 

Raziel ( secret de Dieu, ange 
des mystères, Ratziel, Akrasiel, 
Gallizur, Saraqael, Suriel, 
etc.) : l'ange des Régions se- 
crètes, et chef des Mystères 
Suprêmes [ref. M. Gaster, 
L'Epée de Moïse]. 

Dans la Kabbale, Raziel 
est la personnification de 
Chochma ( sagesse divine ) 
qui est la 2 e des 10 saintes Se- 
firoth. 



Dans la tradition rabbini- 
que, Raziel est l'auteur légen- 
daire du Livre de l'Ange Razçiel 
( Sefer Raziel ), « dans lequel est 
écrit tout le savoir céleste et terres- 
tre ». Le véritable auteur n'est 
pas connu mais a été com- 
munément identifié comme 
Eléazar de Worms, ou 
comme Isaac l'Aveugle, des 
auteurs médiévaux. La lé- 
gende dit que l'ange Raziel 
donna ce livre à Adam, mais 
que d'autres anges, fous de 
jalousie, dérobèrent le pré- 
cieux grimoire et le jetèrent 
dans la mer. Sur l'ordre de 
Dieu, Rahab l'ange/démon 
de l'océan primordial repêcha 
le livre et le rendit docile- 
ment à Adam ( il faut signaler 
qu'avant cela, Rahab avait été 
détruit). Le Livre de F Ange 
Raziel arriva finalement en 
possession d'Enoch ( qui, 
dit-on, annonça que c'était 
son propre ouvrage, intitulé 
Le Livre d'Enoch) puis se re- 
trouva entre les mains de 
Noé, puis de Salomon ; ce 
dernier, selon les démonolo- 
gues, en tira tout son im- 
mense savoir et son pouvoir 
magique [ref: de Plancy, 
Dictionnaire Infernal ] . 

A partir d'un midrash, 
Ginzberg dans sa Légende des 
Juifs I, 1 54-1 57 va même plus 
loin : c'est en étudiant soi- 
gneusement le Livre de Ra- 



416 



ziel que Noé apprit comment 
il devait construire l'Arche 
[réf. Jastrow, Traditions hé- 
braïques et babyloniennes ]. 

Dans Targum Ecclésiaste 10, 
20, il est rapporté que « cha- 
que jour, l'ange Raziel, se tenant 
sur le mont Horeb, proclame les 
secrets des hommes à toute l'hu- 
manité». 




En cherchant d'avantage 
dans la Kabbale, on apprend 
que Raziel est l'un des 1 ( en 
fait des 9) archanges du 
monde Briah, qui est le se- 
cond des quatre mondes de 
la Création. Dans ce monde, 
chaque Sefira bénéficie d'un 
archange pour la diriger, le 
chef étant Métatron, les au- 
tres étant (hormis Raziel) 
Tzaphkiel, Tzadquiel, Kama- 
el, Michaël, Haniel, Raphaël, 
Gabriel et Sandalphon — ainsi 
que nous pouvons le lire 
dans un classement de 
Macgregor Mathers [ réf. 
Westcott, UEtude de la Kab- 
bale, pp. 54-55 ]. 

Selon Maimonide dans son 



Mishné Torah, Raziel est chef 
de l'ordre des Erelim^ ; il est 
également héraut de Dieu et 
ange précepteur d'Adam. 

Toujours au sujet du Uvre 
de F Ange Raziel, le Zohar I, 
55a, signale qu'au milieu du 
livre se trouve un secret « ex- 
pliquant les 1500 clefs [des 
mystères du monde ] qui ne 
furent même pas révélées aux 
saints anges ». 

Enfin, l'éminent cabaliste 
du XIII e siècle Abraham ben 
Samuel Abulafia écrivit sous 
le nom de l'ange Raziel ( ainsi 
que sous le nom de Zacha- 
rie). 

Razvan : dans la tradition 
arabe, le « trésorier du Paradis » 
et le «portier du Ciel», [réf. 
Le Dabistan, p. 385 ]. 

Razziel : un ange de la 7 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Mendrion [ ref : 
Waite, l^emegeton ]. 

Rebel : un ange qui se bat 
contre les ennemis de la reli- 
gion. Son ange correspon- 
dant est Phupe [ ref : Ambe- 
lain, Im Kabbale Pratique ] . 

Recabustira : une prière 
adressée à Recabustira ( pour 
que l'invoquant obtienne un 
tapis magique ou volant) se 
fait en récitant progressive- 
ment son nom ( Cabustira, 
Bustira, Stira, Ira, etc. ) [ref : 



417 



Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon]. 

Rectacon : un ange invo- 
qué dans la bénédiction du 
Sel. Rectacon est mentionné 
dans les grimoires et les trai- 
tés de magie de Salomon. 

Rectores Mundorum : en 

magie chaldéenne, les régents 
divins, ou Puissances qui or- 
donnent le monde d'en bas 
[ ref : Aude, Oracles Chaldéens 
de Zoroastre]. 

Régent : dans le Paradis 
Perdu V, 698, un ange déchu 
sous les ordres de Satan. Il 
est soit le chef, soit l'une des 
puissances régentes qui se 
battirent dans la Grande Ré- 
volte. 

Régents : un ordre d'an- 
ges mentionné dans le Para- 
dis Reconquis I, 117. 

Région : un ange invoqué 
en magie cérémonielle pour 
un usage particulier, spécifi- 
quement dans la conjuration 
de l'Epée [ref: Waite, Leme- 
geton ; Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon ]. 

7 Régisseurs du Ciel : un 

autre terme pour les 7 esprits 
olympiens ^. 

Régnants : dans la version 
de la Septante, le terme dési- 
gne un ordre de la hiérarchie 
céleste. Ils sont habituelle- 



ment équivalents à l'ordre 
des Dominations. Caird, dans 
Principautés et Puissances, p.ll, 
emploie le terme Régnants 
comme une traduction du 
grec. Dans la dernière triade 
de la hiérarchie céleste divi- 
sée en 9 ordres, Jean Damas- 
cène, De Fide Orthodoxa II, les 
donne premiers ( là où appa- 
raissent les habituelles Princi- 
pautés ). 

Rehael : un ange de l'or- 
dre des Puissances. Il règne 
sur la santé et la longévité, et 
inspire le respect des parents. 
Rehael est aussi l'un des 72 
anges portant le nom mysti- 
que de Dieu Shem Hampho- 
rash. Son Ange correspon- 
dant est Ptechout [ ref : Bar- 
rett, Le Mage II ; Ambelain, 
La Kabbale Pratique ] . 

Rehauel : dans Runes, La 
Sagesse de la Kabbale, un des 72 
anges du zodiaque. 

Reiiel : un ange de l'ordre 
des Dominations. Reiiel est 
aussi l'un des 72 anges por- 
tant le nom mystique de 
Dieu Shem Hamphorash. 

Reine des Anges : dans le 
catholicisme, la Reine des 
Anges ( Regina Angelium ) est 
la Vierge Marie. 

Dans la Kabbale, c'est la 
Shekinah ; et dans le gnosti- 
cisme, c'est Pistis Sophia 



418 



[ref: Voragine, La Ugende 
Dorée]. 

Reivtip ( Rirvtip ) : dans 
les rites d'incantation de 
Moïse, un ange qui sert le 
prince-ange Alimon 3fc. 

Rekhodiah : un des qua- 
tre noms d'anges inscrits sur 
le 2 e pentacle du Soleil [ ref : 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon]. 

Relail : dans la tradition 
arabe, gouverneur du 5 e Ciel 
[ ref : Moore, Les Amours des 
Anges]. 

Remiel (Ramiel, Rumael, 
etc.) : un des 7 Archanges qui 
servent le trône de Dieu, 
comme le précise 1 -Enoch, 
20. Remiel 1 est appelé Jere- 
miel ou Uriel dans diverses 
traductions de 4-Esdras, et 
décrit comme l'un des saints 
anges que Dieu a placé au-dessus 
de ceux qui s'élèvent ( de la 
mort). C'est le même ange 
( présenté comme Ramiel ) 
qui, dans l 'Apocalypse syriaque 
de Baruch, détruit l'armée de 
Sennachérib ; voir 2-Enoch, et 
Geffcken, Oracles Sjbillins II, 
215. 

Rempha : dans la théogo- 
nie égyptienne, chef de l'or- 
dre des Trônes et génie du 
Temps. Dans l'hermétisme, 



1 Voir aussi Enoch, Dialogues avec Dieu et 
ks Anges, qui aborde cet ange. 



Rempha est l'un des 7 génies 
planétaires et le génie ( archan- 
ge) de Saturne [ref: Chris- 
tian, L'Histoire et la Pratique de 
la Magie I, 317; II, 475; * 
Orifiel]. 

Reno : l'ange correspon- 
dant pour l'ange Vehuel %. 

Requel : dans Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse, un 
prince dirigeant de l'ordre 
des Principautés. Dans d'au- 
tres sources, le prince diri- 
geant de l'ordre est Nisroc 
( Paradis Perdu ), Anael, Cer- 
viel, etc. 

Requiel : un des 28 anges 
qui gouvernent les 28 mai- 
sons de la lune [ ref : Barrett, 
Le Mage]. 

Reschith Hajalalim ( Ra- 

shith ha-Galgalim ) : dans la 
Kabbale, Reschith est un es- 
prit de bonté par lequel 
s'écoule « l'essence de la divini- 
té ». 

Il guide le primum mobile, 
une tâche ou une fonction 
habituellement liée à Méta- 
tron [ ref : Heywood, La Hié- 
rarchie des Saints Anges ] . 

Resh ( Rash ? ) : un ange 
indo-perse mentionné par 
Hyde, Historia Religionis Ve- 
terum Persarum. 

Retsutsiel ( Rezoziel ) 

Rezoziel : un garde angé- 



419 



lique du 3 e Ciel mentionné 
dans Pirke Hechaloth. 

Rhamiel ( Rahmiel ) : le 
nom angélique de saint Fran- 
çois d'Assise comme ange de 
Miséricorde. Saint François a 
aussi été désigné en tant que 
l'ange de l'Apocalypse. 

Comme tel, il avertit les 
vents de ne pas achever la 
destruction du monde «jus- 
qu'à ce que les élus soient rassem- 
blés» [réf. U Apocalypse Dou- 
ce]. 

Rhaumel : un ange du 
vendredi résident du 5 e Ciel 
et invoqué à partir du Nord 
[ réf. Barrett, Le Mage ]. 

Ribbotaim : anges em- 
ployés par Dieu comme 
chars. Ce doit être des Ché- 
rubins ¥ [ ref : 3 -Enoch ]. 

Richol : un ange de l'ordre 
des Puissances, cité dans des 
rites de conjuration [ref: Ee 
Sixième et le Septième Uvre de 
Moïse]. 

Riddia ( Ridya, Ridjah, 
Mathariel, l'irrigateur) : prince 
de la pluie commandant l'élé- 
ment Eau. 

On dit que Riddia réside 
entre deux abysses. 

Dans la tradition hébraï- 
que, il est décrit comme un 
ange qui, lorsque invoqué, se 
montre sous la forme d'une 
génisse de trois ans avec des 



babines fendues [ ref : Tal- 
mud, Y orna 21a]. 

Ridwan : dans la tradition 
islamique, un ange placé à 
l'entrée du paradis terrestre 
[ ref : Hastings, Encyclopédie 
des Religions et de l'Ethique IV, 
618]. 

C'est dans ce rôle, gardien 
archangélique du Jardin 
d'Eden, que Ridwan apparaît 
dans le pièce de Remy de 
Gourmont, Lilith. 

Ridya ( Riddia ) 

Riehol : dans la Kabbale, 
gouverneur du signe zodiacal 
du Scorpion ; 

Riehol est assisté de Sais- 
saiel dans cette fonction. 
[ ref : Lévi, Magie Transcendan- 
tale]. 

Riff ( fictif) : un Chérubin 
dans Le Conflit des Anges de 
Daniels. 

Rifion : dans les écrits des 
Hechaloth {Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 5 e entrée céleste. 

Rigal : un des 70 anges fi- 
gurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Rigziel : dans le texte 
d'Isaac ha-Cohen, Emanations 
du Côté Gauche, Rigziel est la 
8 e des 1 saintes Sefiroth. 



420 



Rikbiel YHWH : un ange 
préposé au char divin ( c'est- 
à-dire à la Merkabah ), ou 
roues ; également chef de 
l'ordre des Galgallim, les- 
quels sont également dirigés 
par 6 autres anges. 

Dans la tradition d'Enoch, 
Rikbiel se classe plus haut 
que Métatron, ce qui ferait de 
lui l'un des grands princes 
couronnés du Jugement cé- 
leste ( princes au nombre de 
8, selon Ginzberg, lui Ugende 
des Juifs 1,139). 

Rimezin : un ange de la 4 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Jefischa [ref : 
Waite, Lemegeton ]. 

Rimmon ( hébreu, hurleur 
ou élevé) : un archange dé- 
chu, à présent « démon infé- 
rieur». A l'origine, Rimmon 
était une divinité araméenne 
vénérée à Damas et une idole 
syrienne. 

Dans l'occultisme, il est 
l'ambassadeur du diable en 
Russie. Selon Bâtes, Lm Bible, 
faite pour être lue comme une litté- 
rature vivante (p. 1262, glos- 
saire ) « Elisha permit à Naa- 
man le Syrien de se prosterner avec 
son maître dans la maison de 
Rimmon». Ainsi, se proster- 
ner dans la maison de Rim- 
mon sous-entend « se confor- 
mer à une coutume répréhensible 
pour sauver sa vie ». 



Pour les Sémites, Rimmon 
était le dieu des orages et son 
nom akkadien était Im ( For- 
long, Encyclopédie des Reli- 
gions ). Son emblème est le 
grenadier. Les Assyriens l'ap- 
pelaient Barku ( foudre ) et 
les Kassites le nommaient 
Tessub. Dans le mythe baby- 
lonien, Rimmon était le dieu 
foudre, représenté avec un 
trident. 

Rishis : comparables aux 
Prajapati ^. Les Rishis, au 
nombre de 7 ou 10, sont des 
esprits védiques desquels, af- 
firme-t-on, provient toute 
l'humanité. On peut aussi les 
comparer aux 7 Anges de la 
présence et aux 7 (ou 6 ) 
Amesha spentas de Zoroastre. 

Risnuch : génie de l'agri- 
culture selon Lévi dans Magie 
Transcendantale. Dans Apollo- 
nius de Tyane, Nuctéméron, 
Risnuch est l'un des génies 
de la 9 e heure. 

Riswan ( Rusvon ) : dans 
les Odes de Hafiz ( Ode 586 ), 
le gardien des portes du Ciel. 
Hafiz parle de « redouter le 
trône de Riswan ». 

Riyiel : dans la Kabbale, 
un des 72 anges du zodiaque. 

Rochel : un ange qui re- 
trouve les objets perdus. 
L'ange correspondant de Ro- 
chel est Chontare. Rochel fi- 



421 



gure aussi parmi les 72 anges 
portant le nom mystique de 
Dieu Shem Hamphorash. 

Roelhaiphar: c'est un ange 
dont le nom est inscrit sur le 
5 e pentacle de Saturne. 

Quand Roelhaiphar est in- 
voqué, celui qui l'appelle de- 
vrait, pour un résultat opti- 
mal, réciter un verset du Deu- 
téronome 10:17 [ref : Mathers, 
.Ltf Grande Clavicule de Salo- 
mon\ 

Rofael ( Raphaël ) 

Rofocale : habituellement 
appelé Lucifuge Rofocale, 
premier Ministre des régions 
infernales, d'après le Grand 
Grimoire. Rofocale contrôle 
toutes les richesses et trésors 
du monde. Baal ( un roi, diri- 
geant dans l'Est) est son 
subordonné, ainsi qu'Agares 
(un des ducs en Enfer qui 
appartenait à l'ordre angéli- 
que des Vertus ) et Marbas. 

Rogziel ( colère de Dieu ) : 
un des 7 anges du Châtiment, 
présentés dans Maseket Gan 
Edem and Gehinnom [ ref : En- 
cyclopédie Juive, 593 ]. 

Rombomare : ange cor- 
respondant pour Lauviah. 

Romiel : dans la tradition 
guéonique ( Moyen- Age ), un 
ange assigné à la direction 
des mois de l'année [ref: 



Trachtenberg, Magie Juive et 
Superstition}. 

Rorex : dans Conybeare, 
Le Testament de Salomon, un 
esprit (ange) invoqué pour 
contrecarrer le pouvoir d'Al- 
ath ( démon de la maladie, et 
l'un des Decani infernaux ). 

Rosabis : génie des mé- 
taux et l'un des génies de la 
11 e heure [ref: Apollonius 
de Tyane, Nuctéméron ]. 

Rosier : c'est un ange d'un 
ordre inférieur à celui des 
Dominations, officiant au- 
jourd'hui en Enfer [ref: Mi- 
chaëlis, Histoire Admirable de 
la Possession et Conversion d'une 
pénitente séduite par un magi- 
cien ']. 

Roues : « ceux aux nom- 
breux jeux » ou les Ofanim ^. 
Les talmudistes regroupent 
les Roues avec les Chérubins 
et les Séraphins comme un 
ordre d'anges élevé ( les Trô- 
nes étant l'approximation la 
plus proche). L'ange Rikbiel 
en est le chef. 

Cornélius Agrippa ( tout 
comme Milton) associe les 
Ofanim ( roues ) aux Chéru- 
bins. 

Le Zohar ( Exode 233b, 
dans une note ) classe les 
Roues comme ordre angéli- 
que « au dessus de celui des séra- 
phins ». 



422 



Roupa'il : un ange dans la 
tradition mandéenne [ ref : 
Pognon, Inscriptions Mandaïtes 
des Coupes de Khouabir]. 

Rsassiel : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Ruah Piskonit : un des 

multiples noms de l'ange Mé- 
tatron. 

Ruba'il : dans la tradition 
islamique, un ange du 7 e Ciel 
chargé d'un groupe d'anges 
( ayant l'apparence d'hom- 
mes ) vouant un culte à Allah 
[ ref : Hastings, Encyclopédie 
des Religions et de l'Ethique IV, 
619]. 

Rubi ( fictif) : le second 
ange, un chérubin, dans Les 
Amours des Anges de Moore. 

Rubiel : comme le cite de 
Plancy, Dictionnaire Infernal, 
c'est un ange invoqué dans 
les jeux de hasard ( avec 
Uriel et Barakiel). Pour de 
bons résultats, le nom de Ru- 
biel doit être inscrit sur du 
parchemin vierge quand on 
le prie. 

Ruchiel ( Rouhiel ) : un 
ange chargé du vent [ ref : 3- 
Enoch, 14]. 

Rudiel : dans les écrits des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 



bah ), un garde angélique 
posté à la 3 e entrée céleste. 

Rudosor : un ange de la 6 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Zaazonash 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Rufael : une autre forme 
pour l'ange Raphaël, ou une 
corruption de Raguel &. 
D'après 1 -Enoch, 68:4, Rufael 
parla avec Michaël à propos 
des anges déchus. 

Rugziel (Dalkiel) : un ange 
qui opère dans le 7 e compar- 
timent de l'Enfer pour le 
« châtiment des 10 nations» 
[ ref. Baraita de Massechet 
Gehinnom\. 

Ruhiel : dans la tradition 
juive légendaire, c'est l'ange 
qui gouverne le vent. Il est 
mentionné comme un des 
grands Luminaires au Ciel 
qui, « quand ils rencontrent Mé- 
tatron, tremblent devant lui et se 
prosternent» [ref. Ginzberg, 
La Légende des Juifs 1, 140 ]. 

Rumael ( Ramiel ) : un des 
anges déchus dans les énu- 
mérations d'Enoch. 

Ruman : un ange particu- 
lier dans la tradition islami- 
que : dans les régions infé- 
rieures, Ruman exige que 
tous les morts qui se présen- 
tent devant lui, écrivent leurs 
mauvaises actions accomplies 



423 



sur terre, actions pour les- 
quelles ils ont été expédiés en 
Enfer. Ruman livre ensuite 
les morts aux anges Mun- 
kar -#- et Nakir ¥ afin d'être 
punis [ ref : Encyclopédie Juive ; 
Hasting Encyclopédie des Reli- 
gions et de l'Ethique IV, 617]. 

Rumiel : un garde angéli- 
que du 6 e Ciel ; un des 70 an- 
ges figurant sur une amulette 
qui protège la femme en cou- 
ches et l'enfant à naître ( voir 
la liste dans les Annexes ) 
[ ref : Pirke Hechaloth ; Le Li- 
vre de l'Ange Rat^el ; Budge, 
Amulettes et Talismans, p.225 ]. 

Rumjal ( Rumael ? ) : un 
archange malveillant, déchu, 
l'un des 200 premiers que Sa- 
tan parvint à convaincre de 
se rebeller, selon 1 -Enoch) 

Rusvon ( Riswan ) : un 
ange qui détient les clefs du 
paradis terrestre musulman 
[voir de Plancy, Dictionnaire 
Infernal ; Cf. Ridwan ]. 

Ruwano : un ange de 
bonté invoqué dans des rites 
de conjuration [ ref : Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse], 



1 1 -Enoch 69:2 : dans la version an- 
glaise de Charles, Rumjal est donné 6 e 
et Rumael 20 e . Dans la version fran- 
çaise de Martin, Rumyal est donné 6 e et 
Rumael 20 e . Dans la Bible, Ecrits intertes- 
tamentaires Rouma'el est donné 6 e et 20 e . 
Gustav Davidson se demandait égale- 
ment si c'était bien le même ange. 



Ruya'il : dans la tradition 
arabe, un ange gardien invo- 
qué dans les rites d'exorcisme 
[ ref : Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Anges ] 



S 



Sa'adiya'il : dans la tradi- 
tion religieuse islamique, un 
ange du 3 e Ciel chargé d'un 
groupe d'anges à l'apparence 
de vautours, vouant un culte 
à Allah [ ref : Hastings, Ency- 
clopédie des Religions et de l'Ethi- 
que IV, 619]. 

Saaphiel : ange des oura- 
gans, mentionné dans Sefer 
Yet^jrah ( Le Livre de la Forma- 
tion ). 

Saaqael ( Sarakiel, Su- 
riel ? ) : dans 1 -Enoch, un 
ange de la Présence. 

Sabaoc : un des 7 anges 
réprouvés au procès qui eut 
lieu au concile de Rome en 
745, dont Uriel, Raguel et Si- 
miel ont été les victimes 
[ref: Heywood, La Hiérar- 
chie des Saints Anges ; ^ Anges 
Réprouvés]. 

Sabaoth (Tsabaoth, Ibra- 
oth, armées) : un des 7 anges 
de la Présence ; c'est aussi 
l'un des noms divins dans la 



424 



tradition gnostique et cabalis- 
tique. Dans le système des 
ophites (gnostiques), Sabaoth 
est l'un des 7 Archontes, 
créateurs de l'univers. 

Sabaoth Adamas : dans 
les Textes du Sauveur, Sabaoth 
Adamas est une puissance 
malveillante, dirigeant des 
mauvais Eons ; il est aussi 
mentionné dans l'ouvrage 
copte Pistis Sophia. 

Sabathiel (Sabbathi) : dans 
la Kabbale, un esprit ( Intelli- 
gence ) de la planète Saturne. 
Il reçoit la lumière divine du 
Saint Esprit et la communi- 
que aux résidents de son 
royaume. Dans la tradition 
de Moïse, Sabathiel est l'un 
des 7 princes « qui se tiennent 
continuellement devant Dieu et à 
qui sont donnés les noms-esprits 
des planètes » [réf. Agrippa, 
La Philosophie Occulte III ]. 

Sabbath : un ange ( ainsi 
nommé) qui siège au Ciel 
sur un trône de gloire, et les 
chefs de l'ordre des Anges lui 
font honneur. Il est le sei- 
gneur du sabbat. 

Sabbathi ( Sabathiel ) 

Sabiel : premier des anges 
personnels des 10 saintes Se- 
firoth. Dans Montgomery, 
Textes Incantatoires Araméens de 
Nippur, Sabiel est invoqué 
dans des rites magiques. 



Sablil : d'après Lévi, Magie 
Transcendantale, un génie qui 
débusque les voleurs. Lévy se 
base le Nuctéméron d'Apollo- 
nius de Tyane,. Dans cet ou- 
vrage, Sablil est l'un des es- 
prits ou génies de la 9 e heure. 

Sabrael ( Sabriel ) : un des 
7 archanges, cité dans Cony- 
beare, Te Testament de Salo- 
mon, et 3-Enoch. Sabrael est 
chef de l'ordre des Tar- 
shishim ( ceux qui sont brillants, 
équivalents à l'ordre des Ver- 
tus ) et partage son poste 
avec Tarshiel, selon Maseket 
A^lut. 

Sabrael est aussi garde du 
premier Ciel [ref : Encyclope'- 
die Juive, Angélologie ] . Dans 
l'occultisme, Sabrael est le 
seul ange à pouvoir vaincre le 
démon de la maladie, Sphen- 
donael. 

Sabtabiel : dans la Kab- 
bale, un ange invoqué dans 
des rites de nécromancie. 
[ ref : Lévi, Magie Transcendan- 
tale, p. 281 ]. 

Sachiel ( couvert par Dieu ) : 
un ange de l'ordre des 
Hashmallim ( Chérubins ). 

Sachiel est résident du pre- 
mier Ciel ( et du 6 e selon 
d'autres sources ). Il est un 
ange du lundi ( ou du jeudi, 
ou du vendredi), invoqué à 
partir du Sud ( également à 
partir de l'Ouest). 



425 




Il est en outre un esprit qui 
préside la planète Jupiter. 

Dans la tradition goétique, 
il est présenté comme servi- 
teur des 4 sous-princes de 
l'empire infernal. Son sceau 
se trouve face à la page p. 
105 dans Barrett, Le Mage II. 

Sachiel-Melek : dans la 
Kabbale, un roi dans la hié- 
rarchie infernale, gouvernant 
les prêtrises et les sacrifices 
[ ref : Lévi, Magie Transcendan- 
tale, p. 307]. 

Sachluph : un génie qui 
contrôle les plantes ; il est 
aussi l'un des génies de la 2 e 
heure, selon Apollonius de 
Tyane, Nuctéméron. 

Sacriel : dans la tradition 
occulte ( Barrett, Le Mage II, 
etc. ), un ange servant dans le 
5 e Ciel. Il dirige le mardi et 
est invoqué à partir du Sud. 

Sadayel : un des trois 
Archanges (les deux autres 
étant Tiriel et Raphaël ) dont 
le nom est inscrit sur le pen- 
tagramme d'une bague amu- 
lette [ ref : Budge, Amulettes et 
Talismans]. 



Sadial ( Sadiel ) : dans la 
tradition islamique, un ange 
gouvernant le 3 e Ciel [ ref. de 
Plancy, Dictionnaire Infernal; 
Clayton, Angélologie ] . 

Saditel : un ange du 3 e 
Ciel dans le classement 
d'Agrippa, La Philosophie Oc- 
culte III [ ref : Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse, p. 
139]. 

Sadqiel : dans M. Gaster, 
La Sagesse des Chaldéens, un 
ange dirigeant le 5 e jour. 

Sadriel : un ange de l'or- 
dre [ref. Charles, Apocryphes 
et Pseudoépigraphes de l'Ancien 
Testament. 

Dans Le Masque des Anges, 
un opéra produit en février 
1966 à l'église Saint-George 
de New York, Sadriel jouait 
le rôle d'un employé dans 
une société. 

Saelel : dans la Kabbale, 
un des 72 anges qui contrô- 
lent le zodiaque. 

Saeliah ( Seeliah ) 

Safkas : un des multiples 
noms de l'ange Métatron ■$-. 

Safriel : un garde angéli- 
que du 5 e Ciel [ ref. 0%ar Mi- 
drashim II, 116 ]. On dit qu'il 
est efficace comme amulette 
( kamea ) pour éloigner le 
mauvais œil [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ]. 



426 




SÊm 







Satan offrant le monde au Christ, vu par Gustave Doré. 



Sagansagel(Sagnessagiel) 

Sagdalon : avec Semakiel, 
gouverneur du signe du Ca- 
pricorne dans le zodiaque. 

Sagesse ( Pistis Sophia ) : 
dans 2-Enoch, 33, la Sagesse 
est une hypostase. Le 6 e jour 
de la Création, Dieu ordonne 
à la Sagesse « de faire F homme 
de 7 substances ». 

Dans Reider, Le Livre de la 
Sagesse, la Sagesse est un « as- 
sesseur près du trône de Dieu», 
l'instrument ou l'agent divin 
( c'est-à-dire l'ange ) «par le- 
quel toutes les choses furent créées » 
[ cf. le Logos de Philon ]. 

D'après l'Encyclopédie Catho- 
lique ( article Ange ), l'expres- 
sion « ange du Seigneur» trouve 
une « contrepartie dans la person- 
nification de la sagesse dans les li- 
vres sapiéntaux, et dans un pas- 
sage au moins ( Zacharie 3:1 ) 
il semble être employé à la place de 
ce fils d'Homme que Daniel 
( Daniel 7:13 ) vit amené devant 
F Ancien des Jours ». 

Sagesse Divine : dans la 
Kabbale, la sagesse divine 
(Chochma) est la seconde 
des saintes Sefiroth, dont 
l'ange Raziel % est la person- 
nification. 

Sagham : selon Lévi, Magie 
Transcendantale, Sagham est, 
avec Seratiel, dirigeant du 
Lion dans le zodiaque. 



Sagiel : un ange de la 7 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Barginiel [ref : 
Waite, Lemegeton ]. 

Sagmagigrin : l'un des 
multiples noms de l'ange Mé- 
tatron. 

Sagnessagiel (Sasniel, Sa- 
gansagel, Sasnigiel, etc.): un 
prince de la sagesse et chef 
des gardes angéliques de la 4 e 
entrée du 7 e Ciel. Sagnessa- 
giel est l'un des nombreux 
noms de Métatron, donnés 
dans 3-Enoch. 

Dans Baraita de Massechet 
Gehinnom, durant une discus- 
sion au Ciel avec Rabbi Is- 
maël, Sagansagel ( sic ) lui 
montra les livres saints où 
sont expliqués les décrets 
pour Israël. 

Sagras : avec un autre 
ange ( Saraiel ) Sagras gou- 
verne le signe du Taureau. 

Sagsagel ( Zagzagel ) 

Sahaqiel : dirigeant angéli- 
que du ciel, selon 3-Enoch. 

Sahariel ( Asderel ) : un 
ange invoqué dans des char- 
mes envoûtants syriaques. 
Sahariel gouverne le signe du 
Bélier [ref: Prince des Ténè- 
bres : Une Anthologie de la Sor- 
cellerie, p. 177 ; Le Livre de la 
Protection ; Budge, Amulettes et 
Talismans^. 



428 



Sahiviel : garde angélique 
du 3 e Ciel, mentionné avec 
bien d'autres gardes du 
même genre dans 0%ar Mi- 
drashiml, 116. 

Sahon : dans la Kabbale, 
un des anges du Sceau ; il est 
aussi un ange planétaire. 

Sahriel : un des 64 Anges, 
gardiens des 7 entrées céles- 
tes [ ref : Pirke Hechaloth]. 

Sahtail ( Sahteil ) : un 
ange dans la tradition man- 
déenne [ref: Pognon, Ins- 
criptions Mandaïtes des Coupes 
de Khouabir]. 

Saint François : dépeint 
comme un ange de miséri- 
corde ( avec des ailes ) tout 
comme l'ange de l'Apoca- 
lypse [ ref : Bonaventura, Vie 
de Saint François}. Dans son 
rôle d'ange de l'Apocalypse, 
saint François prévient les 
vents de ne pas achever la 
destruction de monde — jus- 
qu'à ce que « les élus soient ras- 
semblés ». [ •$■ Rhamiel ]. 

Saint Jean le Baptiste : 

« Fange précurseur» comme 
présenté dans l'Exode 23:20 ; 
Malachie 3:1 ; Matthieu 11:10. 
« Voici, J'ai envoyé devant toi un 
ange pour te garder dans le che- 
min, et t' amener à un endroit que 
J'ai préparé». Dans le Zohar 
(Vayehi, 232a), Rabbi Judah 
déclare : « cet ange, le sauveur 



du monde, est parfois masculin, 
parfois féminin. Quand il procure 
des bénédictions au monde, il est 
masculin, ressemblant à l'homme 
qui procure des bénédictions à la 
femme. Mais quand il vient pour 
apporter le châtiment au monde, il 
est féminin, portant en lui le juge- 
ment » [ % Métatron ; Sheki- 
nah ; Helias le Prophète ]. 

Dans le Livre de Jean 
l'Evangéliste copte, Jésus parle 
« d'Helias le prophète » ( signi- 
fiant Jean le Baptiste ) et le 
désigne comme l'ange en- 
voyé par Satan ( sic ) pour 
baptiser avec l'eau [ref: Ja- 
mes, Le Nouveau Testament 
Apocryphe, p. 191 ]. 

« Dans les icônes de l'Eglise 
Orientale, il est toujours dépeint 
avec des ailes, pour indiquer sa 
fonction de messager [ c'est-à- 
dire d'ange] envoyé devant la 
face du Christ» dit Gales à 
propos de Jean le Baptiste 
dans La Traditions Chrétienne 
des Anges. 

Saintetés : un terme dési- 
gnant l'un des ordres célestes, 
employé par Milton dans Va- 
radis Perdu III, 60 [ ref. West, 
Milton et ses Anges, p. 135 ]. 

Saints : d'après Voltaire 
Des Anges, Génies et Diables, un 
ordre d'anges dans le Talmud 
et le Targum. C'est un terme 
pour désigner les anges, 
comme dans la version auto- 



429 



risée des Psaumes 89:7, où le 
« conseil de ceux qui sont saints » 
est traduit par « assemblée des 
saints 1 ». 

Saints : expression em- 
ployée pour les Archanges. 

7 Saints ( 7 Archanges ). 

Saintes Bêtes : dans le 
Talmud, les Saintes Bêtes 
sont les Chérubins. « Les sain- 
tes bêtes sont comptées parmi les 
Ophanim [ roues, trônes ] et les 
Séraphins, et les Anges de bonté » 
peut-on lire dans Hagiga. Voir 
les Hashmallim et Hayyoth. 

Saint Esprit ( ou l'Esprit 
Saint ) : autre nom du Con- 
solateur ^, la troisième per- 
sonne de la Trinité, parfois 
considérée comme de sexe 
féminin. 




1 *C 




L'apocryphe L'Evangile se- 
lon les Hébreux fait dire au Sei- 
gneur : « ma Mère le Saint-Es- 



1 Version anglaise de la Bible. Se 
trouve au verset 8 des françaises. 



prit» qui « m'a pris par l'un des 
mes cheveux et m'a emmené sur la 
grande montagne Tabor» ( tradi- 
tionnellement la montagne 
de la Transfiguration ). Cette 
référence à la « mère » s'expli- 
que ici par le fait qu'en ara- 
méen ( langue que parlait Jé- 
sus ), et en hébreu, le mot es- 
prit ou fantôme est du genre 
féminin. 

Origène dans Commentaire 
sur Jean II, 12, cite le passage 
de L'Evangile selon les Hébreux 
[ref: Harnack, Histoire du 
Dogme IV, 308 ; Hervieux, Le 
Nouveau Testament Apocryphe 
(p. 1 32 ) ; Hastings, Diction- 
naire de la Bible, Tabor]. Le 
Commentaire sur l'Apocalypse de 
Saint Jean suggère que « fange 
volant au beau milieu du Ciel si- 
gnifie le Saint-Esprit ». 

Saissaiel : avec Riehol, un 
génie frère, Saissaiel gou- 
verne le signe du Scorpion 
[ ref : Lévi, Magie Transcendan- 
tak, p. 413]. 

Sakniel : l'un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent d'Ouest, cité 
dans 0%ar Midrashim II, 316. 

Sakriel ( Samriel ) : un 
ange portier du 2 e Ciel [ ref : 
Pirke Hechaloth ] . 

Saktas : un des multiples 
noms de l'ange Métatron. 

Salamiel ( Satanail, Sato- 



430 



mail ) : un grand ange, prince 
des Egrégores -#. Bien que 
les Egrégores demeurent au 
Ciel, un certain nombre d'en- 
tre-eux sont pernicieux. Une 
légende dit que Salamiel reje- 
ta le Seigneur et qu'il est à 
présent un ange déchu [ ref : 
Ginzberg, La Légende des Juifs 
1,133]. 

Salatheel ( Sealtiel, Seal- 
thiel, Salathiel, J'ai demandé à 
Dieu) : il est l'un des 7 grands 
Archanges de bonté, diri- 
geant des mouvements des 
sphères. 

Avec Suriel ( Suriyel ), Sa- 
latheel conduisit Adam et 
Eve du sommet d'une haute 
montagne, où Satan les avait 
attirés à la caverne des tré- 
sors ( comme le relate Le Li- 
vre d'Adam et Eve). 

4-Esdras l'évoque sous le 
nom de Salathiel. Dans les 
écrits séculaires se trouve une 
histoire du révérend George 
Croly (publiée en 1829, puis 
en 1 900, sous le titre Demeure 
jusqu'à mon arrivée ) dans la- 
quelle le Juif Errant est l'ap- 
pellation d'un Vénitien du 
XVI e siècle dénommé Sala- 
thiel ben Sadi [ref: Lévi, 
Magie Transcendantak ; Barn- 
hart, Le Manuel du Nouveau 
Siècle de la Littérature Egyp- 
tienne, p. 960]. 

Salbabiel : ange invoqué 



dans des charmes d'amour 
araméens [ ref : Montgomery, 
Textes Incantatoires Araméens de 
Nippur ]. 

Salem : l'ange gardien de 
saint Jean ; probablement 
Melchisédech, qui était le roi 
légendaire de Salem (Jérusa- 
lem) [ref: Klopstock, Le 
Messie, notes du chant VII ]. 

Salemia : dans 2-Esdras, 
un des cinq « hommes » ( an- 
ges) qui transcrivirent les 
204 livres dictés par Esdras. 

Salilus : dans les arts ma- 
giques un génie qui ouvre les 
portes scellées [ ref : Lévi, 
Magie Transcendantak ] . Dans 
Apollonius de Tyane, Nucté- 
méron, Salilus est un génie de 
la 7 e heure. 

Sallisim : dans 3-Enoch, un 
ordre d'anges à l'intérieur des 
Chœurs Célestes, ces derniers 
étant placés sous la direction 
de Tagas -#\ 

Salmael ( Samael ) : prince 
de l'un des ordres angéliques. 
Salmael avait l'habitude d'ac- 
cuser Israël à Yom Kippour, 
appelant à l'anéantissement 
des juifs ( précurseur d'un gé- 
nocide, comme Hitler ?). 

Salmael est équivalent à 
Samael et Azazel. Il a aussi 
été identifié au sombre anta- 
goniste à Peniel, comme l'ont 
été d'autres anges [ ref : Bam- 



431 



berger, Anges Déchus, pp. 

284-285 ]. 

Salmay ( Zalmaii, Sa- 
maey ) : dans Grimorium Ve- 
rum, un des « saints anges de 
Dieu » invoqué dans des rites 
de magie cérémonielle, en 
particulier dans la bénédic- 
tion du Sel [ref : Waite, Le 
Livre de la Magie Cérémonielle, 
p. 175]. 

Salmia : un ange auquel 
on recourt en prière rituelle, 
avec d'autres « esprits grands et 
glorieux » pour exaucer les dé- 
sirs de l'invoquant [ ref : Mal- 
chus, Le Grimoire Secret de Tu- 
riel]. 

Salmon : un ange de la 6 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Zaazonash 
[ ref: Waite, Lemegeton, p.69 ]. 

Salpsan : un fils de Satan, 
d'après l'Evangile de Barthélémy, 
compris dans James, Le Nou- 
veau Testament Apocryphe. 

Salun : un ange auquel on 
recourt en prière rituelle 
[ref: Malchus, Le Grimoire 
Secret de Turiel p. 36 ] . 

Samaey ( Salmay ) 



Sam(m)aël ( Satanil, Sa- 
mil, Satan, Seir, Salmael, 
etc.) : une combinaison de 
sam signifiant poison, et de el 
signifiant ange. Dans la littéra- 
ture rabbinique, Samael est 
chef des Satans, et aussi 
l'ange de la Mort. Dans 2- 
Enoch, il est un magicien et le 
prince des démons. 

Samael a été considéré bon 
et mauvais à la fois, comme 
l'un des plus grands et des 
plus infâmes esprits opérant 
au Ciel, sur la terre et en En- 
fer. 

D'un côté on dit qu'il est le 
principal dirigeant du 5 e Ciel 
( dans la tradition juive, sa ré- 
sidence est habituellement 
placée au 7 e Ciel), qu'il est 
l'un des 7 régents du monde 
servi par deux millions d'an- 
ges ; et d'un autre, qu'il est 
« ce grand serpent avec 12 ailes 
qui entraîne derrière lui, dans sa 
chute, le système solaire » [ cf. 
Apocalypse 12]. 

Samael est aussi l'ange de 
la Mort ( un parmi ceux de 
cette spécialité) envoyé par 
Dieu pour chercher l'âme de 
Moïse lorsque ses jours sur 
terre furent arrivés à terme. 

Le Talmud Yalkut I, 110, 
parle de Samael comme 
l'ange gardien d'Esaù. Sotah 
10b parle de Samael comme 
du Sar ( prince gardien angé- 
lique ) d'Edom. 



432 



Dans les Paroles de Rabbi 
Elie^er, Samael est chargé de 
tenter Eve ( sous l'apparence 
d'un serpent), la séduit, et 
par elle, il devient le père de 
Caïn. 

Dans le Zohar ( Vayishlah 
170b ), Samael est l'ange 
sombre qui lutta avec Jacob à 
Peniel, même si Michaël, 
Uriel, Métatron et d'autres 
ont été identifiés comme cet 
antagoniste. 

Samael est aussi donné 
comme l'équivalent de Satan 
( c'est-à-dire l'adversaire ) qui 
incita David à dénombrer Is- 
raël [réf. 1 -Chroniques 21]. 
Targum Jonathan aux Prophètes 
rend ainsi la Genèse 3:6 : « Et 
la femme vit Samael, Fange de la 
mort». Ce verset est traduit 
dans la Paraphrase de Job, 28:7, 
par : « le chemin de F Arbre de 
Vie que Samael, qui vole comme 
un oiseau, ne connaissait pas, et 
que F œil d'Eve ne perçut pas ». 

Dans Waite, 1m Sainte Kab- 
bale, p. 255, Samael est carac- 
térisé comme la « sévérité de 
Dieu» et le 5 e archange du 
monde de Briah. Ici, il cor- 
respond à la Sefira Geburah. 

Cornélius Agrippa, 1m Phi- 
losophie Occulte, donne Samael 
comme l'équivalent du dieu 
grec Typhon. 3-Baruch 4 men- 
tionne « Fange Sammael». 

Dans Charles, U Ascension 
d'isaïe IV, 7, nous lisons : « et 



nous montâmes au firmament, 
moi et lui [ c'est-à-dire Isaïe et 
son ange l'escortant, très glo- 
rieux, non nommé — mais 
comparable à l'ange que ren- 
contre Abraham dans YApo- 
calypse d Abraham], et j'y vis 
Sammael et ses armées, et il y 
avait là un grand combat et les 
anges de Satan s'enviaient les uns 
les autres 1 ». 

Il est clair que Sammael et 
Satan sont interchangeables. 

Dans 1m Ugende Dorée, le 
long poème de Longfellow, 
lorsque le rabbin demande à 
Judas Iscariote pourquoi le 
chien hurle la nuit, la réponse 
est : « Dans les livres des rabbins 
il est dit que les chiens hurlent 
quand, d'un souffle glacial Fange 
de la Mort, le grand Sammael 
prend son envol à travers la 
ville ». 

Dans la fiction de Cabell, 
Le Propre Fils du Diable, « Sa- 
mael le Rouge, le séducteur» est 
un personnage qui joue le 
père du héros. Samael y est le 
«plus jeune, et le plus viril des 72 
princes de FEnfer, un coquin roux 
qui a bâti sa réputation quelques 
siècles auparavant, avec à la fois 
Eve et Ulith ». Pour Cabell, 
Samael appartient à l'ordre 
des Séraphins et il est le «pre- 
mier des critiques d'art ». 

Samaha'il : dans la tradi- 



1 NdT : Ascension d'isaïe, 7:3 dans les 
Ecrits apocryphes chrétiens. 



433 



tion musulmane, un ange du 
6 e Ciel chargé d'un groupe 
d'anges ( à l'apparence de 
garçons ) qui se sont engagés 
à vénérer Allah [ref: Has- 
tings, Encyclopédie des Religions 
et de l'Ethique IV, 619]. 

Samandiriel (Smandriel) : 
dans la tradition mandéenne, 
c'est un esprit de la fécondité 
qui reçoit les prières ; il les 
garde jusqu'au moment de 
leur donner suite, selon son 
appréciation ; Yus(h)a-min^ 
[ ref : Drower, Uvres de Prières 
Canoniques Mandéens, p. 272 ]. 

Samangaluf ( Smnglf, Sa- 
mangeloph ) : selon le pseu- 
do-Sirach, un des trois anges 
qui, bien avant l'époque 
d'Eve, fit revenir Lilith vers 
Adam après une longue sépa- 
ration. Une amulette hébraï- 
que, montrant ( entre-autres) 
le sceau de Samangaluf ( et 
tirée du Uvre de l'Ange Ratçiel) 
est reproduite par Budge, 
Amulettes et Talismans, p. 225. 

Samas : un esprit majeur 
dans l'occultisme babylonien 
et chaldéen. Samas figure 
comme l'un des signes du zo- 
diaque (le Soleil) [ref: Le- 
normant, Magie Chaldéenne ; 
Seligmann, Histoire de la Ma- 
gie}. 

Samax : un chef des anges 
de l'Air qui régne le mardi. 



Ses anges de bonté sont Car- 
max, Ismoli et Paffran [ref: 
deAba.no,L'Heptame'ron ; Bar- 
rett, Le Mage II]. 

Samax Rex : un esprit du 
mal, noté dans un livre de 
magie noire élisabéthain [ref: 
Buder, Magie Rituelle, p. 256 ]. 

Sambula : dans la tradi- 
tion arabe, un ange invoqué 
dans des rites de conjuration 
[ ref : Shah, Occultism ]. 

Samchia ( Samchiel ) : un 
des 70 anges figurant sur une 
amulette qui protège la 
femme en couches et l'enfant 
à naître [ voir la liste dans les 
Annexes]. 

Samchiel ( Samchia ) 

Sameon : dans Waite, Le- 
megeton, un ange de la 6 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Samil. 

Sameron : un ange de la 
12 e heure du jour, servant 
sous les ordres de Beratiel. 

Sameveel : un des anges 
déchus énumérés dans 1- 
Enoch. 

Samhiel : dans la Kabbale, 
un ange invoqué pour guérir 
la stupidité [ref: Botarel, 
May an Hahochinah; 1 -Enoch}. 

Sam Hii ( Shorn Hii ) : 
dans la tradition mandéenne, 
un des quatre Malki ( Uthri, 



434 



ou Anges) de l'étoile du 
Nord. Le nom signifie « créa- 
tion de la vie ». 

Samiaza(z) (Semyaza) 

Samiel : dans 1' * Apocalypse 
de Pierre (dans James, Le 
Nouveau Testament Apocryphe, 
entre autres ) Samiel est un 
« immortel ange de Dieu ». 

Dans Le Livre de la Protec- 
tion, il est regroupé avec Mi- 
chaël, Gabriel et d'autres an- 
ges envoûtants. 

Cependant selon Voltaire 
Des Anges, Génies et Diables, 
Samiel est l'un des anges dé- 
chus, par conséquent un 
mauvais ange. Pour Voltaire 
apparemment, Samiel est une 
autre forme de Samael, 
prince du mal. 

Dans Bar-Khonai, Le Livre 
des Scholies, Samiel est décrit 
comme étant « aveugle, difforme 
et mauvais ». 

Samil : un ange de la 6 e 
heure, avec une foule d'es- 
prits serviteurs à ses ordres. 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Samjaza ( Semyaza ) 

Samlo : dans le gnosti- 
cisme, un des grands Lumi- 
naires, ou Eons qui « doivent 
hisser les élus au Ciel» [ref: 
Doresse, Les Livres Secrets des 
Gnos tiques Egyptiens ] . 

Sammael ( Samael ) 



Sammangaloph ( Saman- 
galuf) 

Samoel ( Samoy ?) : un es- 
prit invoqué en prière par le 
Maître de l'Art dans des opé- 
rations rituelles de Salomon 
[ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon]. 

Samohayl : un archange 
de bonté, évoqué dans des ri- 
tes de conjuration cabalisti- 
ques [ref: Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse ] . 

Samoy : dans Grimorium 
Verum, un ange à qui l'on fait 
appel dans des opérations de 
magie noire. C'est peut-être 
le même que Samoel. 

Samriel ( Sakriel ) 

Samsapeel(Shamshiel, Sa- 
msaveel): un archange mal- 
veillant cité parmi les apos- 
tats dans 1 -Enoch. Il était l'un 
des 200 qui descendirent du 
Ciel pour vivre avec les filles 
des hommes. 

Samsaveel ( Samsapeel ) 

Samuil ( Semil, entendu de 
Dieu ) : dans la tradition juive 
légendaire, un ange de la 
terre — c'est-à-dire celui qui 
exerce son empire sur la 
terre. Dans 2-Enoch, 33, il est 
l'ange qui non seulement 
transporte Enoch au Ciel 
(pendant qu'Enoch est en- 
core en vie) mais qui, 



435 



comme lui ordonne Dieu, le 
ramène sur terre — bien que 
cette mission ait été attribuée 
à d'autres anges, dont Rasuil 
et Anafiel. 

Samyaza ( Semyaza ) 

Sanasiel : dans l'angélolo- 
gie mandéenne, un esprit qui 
se tient à la porte de la vie et 
qui prie pour les âmes [ ref : 
Drower, Livres de Prières Cano- 
niques Mandéens ] . 

Sandalphon (Sandolphon, 

Sandolfon, grec co-frère ) : à 
l'origine, le prophète Elie. 

Dans la tradition rabbini- 
que, Sandalphon est l'un des 
grands Sarim ( princes angéli- 
ques ), frère jumeau de Méta- 
tron et maître ( ha^an ) du 
chant céleste. 

Hormis Hadraniel, qui est 
aussi grand que 500 années 
de marche, Sandolphon est 
considéré comme le plus 
grand hiérarque des royau- 
mes célestes —Moïse, le 
voyant dans le 3 e Ciel, l'appe- 
la « l'ange haut ». 

Le Talmud Hagiga 13b dit 
que sa tête atteint le Ciel ( on 
en disait de même au sujet 
d'Israfel et du géant grec Ty- 
phon). 

Dans Mathers, 1m Grande 
Clavicule de Salomon, Sandal- 
phon désigne « le chérubin fé- 
minin de la gauche de l'arche ». 

Dans la liturgie pour la 



fête des Tabernacles, il est 
censé rassembler les prières 
des fidèles et en faire une 
guirlande, puis « les adjurer de 
monter comme une sphère jus- 
qu'au suprême Roi des Rois ». 

Dans 3-Enoch, Sandalphon 
est décrit comme dirigeant 
du 6 e Ciel ( makon ) mais 
dans le Zohar ( Exode 202b ), 
il est « chef du 7' Ciel ». 

D'après la tradition islami- 
que, il réside au 4 e Ciel. 
Comme le rapporte Michaël, 
il poursuit sans cesse le com- 
bat contre Samael ( Satan ), 
prince du Mal, apparemment 
indestructible. 

Dans l'étymologie popu- 
laire, Sandalphon est un con- 
naisseur en matière de sanda- 
les quand il se tient en pré- 
sence de son Créateur, et un 
faiseur de sandales en cuir 
quand il apparaît devant la 
Shekinah ( voir le Zohar ). 

Les anciens sages identi- 
fient Sandalphon à Ophan^. 
Les cabalistes disent aussi 
qu'il contribue à la différen- 
ciation du sexe de l'embryon 
- une bonne chose à porter à 
l'attention d'une future mère 
[ ref : Yalkut Reubeni ]. 

Dans le poème Sandalphon 
de Longfellow, il est « l'Ange 
de Gloire, Ange de la Prière » ; 
Longfellow s'inspira de J. P. 
Stehelin, Traditions des Juifs. 

Sandolfon ( Sandolphon ) 



436 



Sangariah : ange des Jeû- 
nes, dont la principale fonc- 
tion est d'accuser ceux qui 
manquent d'observer le sab- 
bat [ ref : le Zobar ( Exode 
207a)]. 

Sangariel : un ange qui 
garde les portes du Ciel [ ref : 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon]. 

Sanigron Kunya : dans 
M. Gaster, L'Epe'e de Moïse, 
un des 14 grands anges qui 
peuvent êtres invoqués dans 
des rites cérémoniels particu- 
liers. 

Sannul ( Sanul ) : un ange 
de l'ordre des Puissances ; 
dans l'occultisme, il est invo- 
qué dans des rites de magie 
rituelle [ ref. Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse]. 




Sansanui (Sansanvi, San- 
vi, Sansennoi, Snvi, Sanza- 
nuy) : un des trois anges 



considérés comme ayant ra- 
mené Lilith vers Adam après 
leur séparation ( avant l'épo- 
que d'Eve ). 

Les deux autres anges qui 
assistèrent à la réconciliation 
étaient Sanuy ( ou Sennoi ) et 
Samangaluf. 

Sansanvi est maintenant 
un puissant prophylactique 
contre les privations de Lilith 
et de ses subordonnées [ ref : 
Trachtenberg, Magie Juive et 
Superstition]. 

Santanael : un ange du 
vendredi, résident du 3 e Ciel. 
Invoqué, Santanael n'apparaî- 
tra que si l'invoquant fait face 
au Sud [ref: de Abano, 
L'Heptaméron ; Barrett, Le 
Mage II]. 

Santriel : la seule réfé- 
rence à Santriel se trouve 
dans le Zohar { Exode 151a), 
où sa fonction est clairement 
exposée « Et un certain ange 
nommé Santriel s'en alla prendre 
de la tombe le corps d'un tel pé- 
cheur [ c'est-à-dire, de celui 
qui n'observe pas le sabbat] 
et F apporta dans la Géhenne, le 
brandissant devant les yeux de 
tous les [ autres ] pécheurs, de fa- 
çon à ce qu'ils puissent tous voir 
les vers ronger la dépouille ». 

Saphar : dans le Sefer Yet- 
%irah {Le Livre de la Forma- 
tion ) il est dit que Saphar est 
« l'un des trois Séraphins par les- 



437 



quels le monde fut fait», les 
deux autres étant Sepher, Li- 
vre et Sipur, Récit. 

Sapiel ( Saphiel ) : un ange 
du 4 e Ciel, et dirigeant le Jour 
du Seigneur. Sapiel est un 
ange gardien et doit être in- 
voqué à partir du Nord. 

Sar ( pi., Sarim ) : un terme 
hébreu pour un prince-angé- 
lique. Ils sont 70 Sarim, un 
pour chaque nation. 

Les Sarim sont également 
identifiés aux 70 Pasteurs, 
comme dans le Pasteur d'Her- 
mas. 

Saraiel ( Sariel ) : gouver- 
neur du signe des Gémeaux, 
poste où Saraiel est assisté 
par un autre génie ( c'est-à- 
dire un ange ) nommé Sagras 
[ réf. Le Prince des Ténèbres, p. 
177]. 

Sarafiel : dans la mytholo- 
gie islamique, un ange équi- 
valent à Israfil, ou Israfel 
[ ref : Encyclopédie Juive, Angé- 
lologie ]. 

Sarafsion : dans les textes 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), c'est un garde angéli- 
que posté à la 7 e entrée cé- 
leste. 

Sarahiel : un des 7 gardes 
angéliques du 2 e Ciel, d'après 
Hechalotb Rabbati [ref: Otçar 
Midrashim 1, 116]. 



Sarakiel ( Saraquael ) : le 
prince des anges de bonté, 
officiant quand ces anges 
sont réunis aux conseils de 
jugement. Sarakiel est « Hun 
des 7 saints anges préposé aux en- 
fants des hommes dont les esprits 
ont péché» [ref: Le Livre 
d'Enoch ]. Avec Sataaran, un 
autre ange, Sarakiel gouverne 
le signe du Bélier. 

Sarakika'il : dans la tradi- 
tion arabe, c'est un ange gar- 
dien invoqué dans des rites 
d'exorcisme [ ref : Hughes, 
Un Dictionnaire de l'Islam, An- 
ges]. 

Saf aknyal ( Sarakuyal ) : 
un des 200 anges qui, sous la 
conduite de Semiyaza, des- 
cendirent sur terre pour co- 
habiter avec les filles des 
hommes, relaté dans la Ge- 
nèse 6 1 . 

Le poète américain Mark 
Van Doren mentionne Sa- 
raknyal dan son poème Le 
Prophète Enoch. La variante 
Sarakuyal vient de Lévi, His- 
toire de la Magie, dans laquelle 
il énumère les chefs des 200 
apostats. 

Saranana : dans ÏAlmadel 
de Salomon, un ange de la 3 e 
altitude. 



1 NdT : évoqué dans 1 -Enoch (6:7) sous 
le nom « Saraqueyal »; certains manus- 
crits ont retranscrit « Baraqiel » en con- 
fondant b avec s, méprise commune en 
éthiopien. 



438 



Saraquael ( Sarakiel ) 

Sarasael ( Sarea, Sarga, Sa- 
raqael ) : un Séraphin ; un des 
cinq « hommes » qui écrivirent 
les 204 livres que dicta Es- 
dras 1 . Il est l'un des saints an- 
ges ((préposé aux esprits de ceux 
qui pèchent dans F esprit». Tel 
que présenté dans 3-Baruch, 
Sarasael est l'ange que Dieu 
envoie à Noé pour conseiller 
celui-ci sur la façon de re- 
planter l'Arbre « qui a détourné 
Adam du droit chemin 2 ». 

Saratan : dans la tradition 
arabe, un ange invoqué dans 
des rites incantatoires. 

Sarea (Sarga): dans Duff, 
2-Esdras, un des cinq « hom- 
mes », désigné sous le nom de 
Sarasael. Des 204 livres que 
dicta Esdras, 70 furent don- 
nés uniquement aux sages ; 
les autres furent révélés. 

Sarfiel : un ancien ange 
amulette dont le nom est ins- 
crit sur une mezuza palesti- 
nienne, avec les noms de six 
autres anges. 

Dans l'occultisme, Sarfiel 
est un ange de la 8 e heure du 
jour, servant sous les ordres 
d'Osgaebial. Dans Ozçar Mi- 



1 NdT: 4-Esdras 14:24 avec Saraia 
comme variante. 

2 NdT : 4:15 où La Bible, Ecrits intertes- 
tamentaires précise que Sarasael « est 
peut-être identique à fange Saraquiel (1- 
Enoch 20:6) »; voir la notice Sarakiel. 



drashim II, 316, il est l'un des 
nombreux gardes des portes 
du Vent d'Est 

Sarga ( Sarasael ) : un des 
cinq scribes célestes nommés 
par Dieu pour transcrire les 
204 livres que leur dicta Es- 
dras. Les quatre autres scri- 
bes se nomment Dabria, Se- 
leucia, Ethan ( ou Ecanus ) et 
Asiel. Ici, Sarga est claire- 
ment considéré comme une 
autre forme de Sarea et Sara- 
sael. 

Sargiel ( Nasargiel ) : un 
ange qui remplit l'Enfer avec 
les âmes des mauvais. 

Sar ha-Kodesh : le prince 
angélique du sanctuaire, ou 
de la sainteté. Sar ha-Kodesh 
a été identifié à Métatron et 
Yefefiah *. 

Sar ha-Olam: littéralement 
«prince du Monde » et l'équiva- 
lent de Sar ha-Panim, «prince 
de la Face». Identifié à Mi- 
chaël, Jehoel, Métatron, et 
même à Satan par saint Paul. 

Dans le Talmud, Sar ha- 
Olam est un ange qui «porte 
en lui le nom de Dieu», réfé- 
rence à l'Exode 23:21 [ref: 
Talmud Yebamoth 16b ; Hul- 
lin 60a ; Sanhédrin 94a ]. 

On considère que Sar ha- 
Olam, comme Métatron, a 
composé les Psaumes 37:25 et 
Isaïe 24:16. 



439 



Sar ha-Panim : littérale- 
ment «prince de la Face» et 
équivalent au prince de la 
Présence, ainsi qu'à Sar ha- 
Olam. 

Sar ha-Torah : littérale- 
ment «prince de la Torah » ( la 
Loi ) qu'est Yefefkh ^. 

Sarhma'il : dans la tradi- 
tion arabe, un ange gardien 
invoqué dans les rites d'exor- 
cisme [ ref : Hughes, Un Dic- 
tionnaire de l'Islam, Anges ]. 

Sariel ( Suriel, Zerachiel, 
Sarakiel, Uriel, etc. ) : un des 
7 Archanges, présenté à l'ori- 
gine dans les livres d'Enoch 
comme étant Saragel, et dif- 
férencié d'Uriel ( bien que 
Sariel soit identifié à Uriel 
par T. Caster, Manuscrits de la 
Mer Morte ). 

Sariel est cité comme un 
saint ange, mais aussi comme 
un ange déchu. Dans l'occul- 
tisme il est l'un des 9 anges 
de l'équinoxe d'été, et il est 
efficace comme amulette 
contre le mauvais œil. 

Il gouverne le signe zodia- 
cal du Bélier et enseigne en 
plus le cours de la Lune 
( considéré comme un savoir 
défendu ) [ ref : Glasson, 
UInJluence Grecque dans l'Es- 
chatologie Juive ]. 

Dans les manuscrits de la 
mer Morte, un des livres, La 
Guerre entre les fils de (la) lu- 



mière et les fils des ténèbres, parle 
de l'ange Sariel comme un 
nom inscrit sur un bouclier 
de la « troisième Tour», « tour» 
signifiant une unité de com- 
bat. Il y avait quatre tours au 
total. 

Sarim (hébreu, pluriel de 
Sar, prince ) : un ordre angé- 
lique des Chœurs Célestes, 
sous la conduite de Tagas ^ 
[ref: 3 -Enoch]. 

Saritaiel ( Saritiel ) : avec 
un génie frère appelé Vhnori, 
Saritaiel gouverne le signe du 
Sagittaire. 

Saritiel ( Saritaiel ) 

Sarmiel : un subordonné 
de Jehoel, prince du feu ^ 
[ ref : King, Les Gnostiques et 
leur Héritage, p. 15 ]. 

Sarospa : « l'ange qui exé- 
cute les ordres d'Ahura-Ma^da » 
[ ref. Forlong, Encyclopédie des 
Religions]. 

Sarphiel : un ange invo- 
qué dans des charmes d'in- 
cantation syriaques. Dans Le 
Livre de la Protection, Sarphiel 
est regroupé avec Michaël, 
Shamshiel et Nuriel comme 
la «puissance envoûtante ». 

Sarquamich : un ange di- 
rigeant de la 3 e heure de la 
nuit [ voir Haglow ] . 

Sar Shel Yam ( prince de la 



440 



Mer): Rahab #• [ref: Mi- 
drash Rabbah~\. 

Sartael ( côté de Dieu ) : il 
est également appelé Satarel. 
C'est un archange mauvais, 
ayant le contrôle des choses 
cachées et qui est mentionné 
dans le Talmud Berakoth 57b. 

Sartamiel : un des anges 
gouvernant le zodiaque [ ref : 
Cornélius Agrippa, Ea 'Philo- 
sophie Occulte III ]. 

Sartziel ( Saissaiel ) : selon 
Lévi, Magie Transcendantale, 
Sartziel est le génie qui gou- 
verne le signe zodiacal du 
Scorpion [ ref : Prince des Té- 
nèbres]. 

Sarush ( Sirushi, Sraosha ) 

Sasa'il : dans la tradition 
musulmane, un ange du 4 e 
Ciel chargé d'un groupe d'an- 
ges ayant tous l'apparence de 
chevaux vénérant Allah [ ref : 
Hastings, Encyclopédie des Reli- 
gions et de i "Ethique TV, 619]. 

Sasgabiel : un ange invo- 
qué dans des rites d'exor- 
cisme [ ref : Montgomery, 
Textes Incantatoires Araméens de 
Nippur ]. 

Sasniel ( Sasnigiel ) 

Sasnigiel ( Sasniel, Sagan- 
sagel, Sasnesagiel) : dans 3- 
Enoch, le prince angélique de 
la Sagesse, prince du Monde 



et prince de la Présence ( ou 
de la Face ) ; il est aussi l'un 
des Séraphins «préposé à la 
paix». Sasnigiel est un des 
multiples noms de l'ange Mé- 
tatron. 

Sastashiel Jhvhh : un des 

princes angéliques des ar- 
mées de X [ref: M. Gaster, 
L'Epée de Moïse]. 

Sataaran : le génie qui 
contrôle le signe du Bélier. 
Sataaran partage son poste 
avec un autre génie, Sarahiel 
(Sariel) [ref: Lévi, Magie 
Transcendantale, p. 413]. 

Satael : un des anges de 
l'Air et du mardi, invoqué 
dans des rites magiques. Sa- 
tael sert aussi comme esprit 
présidant la planète Mars 
[ref: de Abano, E'Heptamé- 
ron ; Barrett, Le Mage ] . 

Satan : en hébreu, ce mot 
signifie « adversaire ». Dans les 
Nombres 22:22 l'ange du Sei- 
gneur ( Satan ) se dresse en 
adversaire de Balaam. 

Dans d'autres livres de 
l'Ancien Testament {Job, 1- 
Chroniques, Psaumes, Zacharie ) 
le terme Satan désigne égale- 
ment une fonction ; et l'ange 
investi de cette fonction ( ad- 
versaire) n'est ni apostat, ni 
déchu. Il le devient à partir 
de l'époque et des écrits du 
Nouveau Testament, lorsqu'il 



441 



émerge comme Satan ( avec 
un « s » majuscule ), le prince 
du Mal, ennemi de Dieu, ca- 
ractérisé par des titres 
comme «prince de ce Monde» 
{Jean 16:11 ) et «prince de la 
puissance de l'Air» (Ephésiens 



2:2). 



!*V?"^^»^^^^ 




Quand Pierre fut répri- 
mandé par Jésus, il s'appelait 
Satan ( Luc 4:8 ). 

Si on revient à la Genèse, 
des écrivains du Moyen-Age, 
comme Peter Lombard ( vers 
1100-1160), voyaient Satan 
sous l'apparence du serpent 
tentant Eve, bien que d'au- 
tres auteurs, comme l'évêque 
Agobard du IX e siècle, assu- 
raient que Satan avait tenté 
Eve au moyen du serpent. 

Comme dit Langton dans 
Satan, un Portrait : « Dans la 
littérature juive tardive, Satan et 
le serpent sont tous deux identi- 
fiés, ou bien l'un se fait le véhicule 
de f autre ». 

A l'origine, Satan ( en tant 



que ha-satan ) était un grand 
ange, chef des Séraphins et 
chef de l'ordre des Vertus. 
Alors que les Séraphins 
étaient habituellement repré- 
sentés avec 6 ailes, Satan était 
dépeint avec 12. 

Après avoir énuméré les 9 
ordres hiérarchiques, Gré- 
goire le Grand, Moralia, rend 
ainsi hommage à Satan : « il 
les revêtit tous [ tous les anges ] 
comme un vêtement, les transcen- 
dant tous de gloire et de connais- 
sance ». 

Le Talmud affirme que Sa- 
tan fut créé le 6 e jour de la 
Création ( Bereshith Rabba, 
17 ). Par une mauvaise inter- 
prétation d'Isaïe 14:12, il a été 
identifié à Lucifer. 

Pour Thomas d'Aquin, en 
tant que «premier ange à avoir 
péché», Satan n'est pas un Sé- 
raphin mais un Chérubin, la 
raison étant que « Chérubins 
dérive [ sic ] de la connaissance, ce 
qui est compatible avec le péché 
mortel; mais Séraphins dérive 
[ sic ] de la chaleur de la charité, 
ce qui est incompatible avec le pé- 
ché mortel» ( Somme 1, 7 e art). 

Avec le temps, d'après Jé- 
rôme, Grégoire de Nicée, 
Origène, Ambroise et d'au- 
tres, Satan sera rétabli dans sa 
« splendeur première et dans son 
rang initial». C'est ce que dit 
également la doctrine cabalis- 
tique. 



442 










méKS 



^«Hg*, 



Dans la tradition laïque, 
Satan figure dans de nom- 
breux ouvrages, notablement 
dans le Paradis Perdu de Mil- 
ton, où il est un « archange 
tombé» chef des anges rebel- 
les (I, 593), et dans son Pa- 
radis Reconquis où il est le 
« Voleur du Paradis » ( IV, 
604). On le retrouve chez 
Vondel (Lucifer) Dryden (L'E- 
tat d'Innocence) et même 
Goethe (Faust, où il est re- 
présenté par Méphistophé- 
lès). 

Les autres noms de Satan 
sont Mastéma, Béliar ou Be- 
liel, Duma, Gadreel, Azazel, 
Sammael, ange d'Edom. 

Dans la tradition rabbini- 
que, il possède un surnom, 
« celui qui est laid» ( Ginzberg, 
La Légende des Juifs V, 123 ). 
Dans le Midrash Tehillim Sa- 
tan apparaît à David ( quand 
ce dernier était sorti chasser ) 
sous la forme d'une gazelle. 



Il est comparable au per- 
sonnage de Mutabilitie ( ima- 
giné par Spenser dans « Deux 
Chants de Mutabilitie », La 
Reine des fées), la Grande Ti- 
tane, qui remit en question la 
souveraineté de Jove, et qui, 
comme Satan, a aspiré et pré- 
tendu à « F empire des Grands 
deux ». 

7 e Satan ( Hakael ) 

Satanail : « son nom [ le 
nom de Satan] était aupara- 
vant Satanail» [réf. 2-Enoch 
31, traduit par Morfill ]. 

Satarel ( Sartael ) 

Sathariel ( dissimulation de 
Dieu) : la Sefira opposée 
« qui cache la face de la miséricor- 
de ». Dans le Zohar ( supplé- 
ment), Sathariel est appelée 
Sheiriel [ref: Waite, La 
Sainte Kabbale, p. 257 ]. 

Satrapies 1 : terme qu'em- 
ploie Milton pour désigner 
un ordre dans la hiérarchie 
angélique que ne mentionne 
pas le pseudo-Denys, ni tout 
autre angélologiste, comme 
dans « Leurs principautés et Sa- 
trapies célestes ». 

Saturne : dans la tradition 
religieuse perse, un ange, sei- 
gneur du 7 e Ciel. Dans la 
Kabbale, Saturne est l'ange 

1 NdT : l'ancien empire perse était divi- 
sé en satrapes, provinces, gouvernées 
par un satrape. 



443 



du Désert. Dans la mytholo- 
gie chaldéenne, c'était Adar, 
un des dieux dirigeant des 
cinq planètes. Milton parle de 
Saturne comme d'un ange 
déchu ( Paradis Perdu I, 512 ). 

Saulasau : une puissance 
du monde supérieur ( ou d'en 
haut ) [ ref : Doresse, Les Li- 
vres Secrets des Gnostiques Egyp- 
tiens]. 

Sauriel ( Sauriil, Suriel, 
Sowrill ) : un ange de la mort, 
ainsi désigné par Drower, Li- 
vres de Prières Canoniques Man- 
de'ens, où Sauriel est cité 
comme « Sauriel le Délivreur •». 

Savaliel : garde angélique 
du 3 e Ciel. Il est mentionné 
parmi les nombreux gardes 
énumérés dans O^ar Midra- 
shiml, 116. 

Savaniah : un nom d'ange 
inscrit sur le 3 e pentacle de la 
planète Mercure [ref: Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon]. 

Savatri ( Savitri, Savitar ) : 
un des 7 ou 12 Adityas, ou 
« ceux qui sont infinis » ( anges ) 
dans la tradition védique. 

Il ( ou elle ) est un dieu, ou 
déesse, solaire décrit(e) avec 
« une main dorée, des jeux dorés » 
et « tiré(e) par des coursiers bruns 
lumineux aux pieds blancs ». 

Dans les hymnes védiques, 
Savatri est identifié (e) à Pra- 



japati, le Créateur : « Sur la 
gloire parfaite / du Dieu Savitar 
nous pourrions méditer / Puisse-t- 
il encourager nos prières » [ ref. 
Forlong, Encyclopédie des Reli- 
gions ; Gaynor, Dictionnaire du 
Mysticisme ; Redfield, Dieux: 
un Dictionnaire des divinités de 
tous les pays]. 

Savitar, Savitri ( Savatri ) 

Savliel : dans Pirke Hecha- 
loth, un portier du 3 e Ciel. 

Savsa : dans les écrits des 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 6 e entrée céleste. 

Savuriel : un garde angéli- 
que du 3 e Ciel [ ref : OfçarMi- 
drashiml, 116]. 

Sawael : dans le Livre de la 
Formation (un ouvrage caba- 
listique), l'ange du Tour- 
billon de vent 1 [ref: Budge, 
Amulettes et Talismans, p.375 ]: 




&&- 



1 NdT : ou trombe de vent, ou tor- 
nade. Cet ange se distingue des autres 
anges préposés aux éléments naturels 
comme Ruchiel (pour le vent), Sikiel 
(sirocco) ou Saaphiel (pour l'ouragan). 



444 



Sazquiel : dirigeant angéli- 
que de la 5 e heure, avec 10 
principaux officiers et 100 
officiers de moindre impor- 
tance sous ses ordres, chacun 
disposant de ses propres gens 
[ réf. Waite, Lemegeton ]. 

Scamijm : un ange servant 
dans le premier Ciel, d'après 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse. 

Schabtaiel ( Schebtaiel ) 

Schachlil : en magie trans- 
cendantale, le génie gouver- 
nant les rayons du Soleil ; 
c'est aussi le gouverneur de la 
9 e heure, comme le cite 
Apollonius de Tyane, Nucté- 
méron. 

Schachniel : un des 70 an- 
ges figurant sur une amulette 
qui protège la femme en cou- 
ches et l'enfant à naître [ voir 
la liste dans les Annexes ]. 

Schaddyl : un ange du 
Trône, un des 15 énumérés 
dans Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse. 

Schaltiel : un esprit qui, 
avec l'aide d'Iadara •$-, gou- 
verne le signe de la Vierge 
dans le zodiaque [ref: Le 
Prince des Ténèbres, une antholo- 
gie de la Sorcellerie p. 1 77 ] . 

Scharial : dans la tradition 
occulte, un ange dont on dit 
qu'il est sorti de Sodome 



dans l'intention de guérir des 
furoncles douloureux [ ref : 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Mois e\ 

Schawayt : un des 1 5 an- 
ges du Trône [ref: Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse]. 

Schebtaiel (Sabbathi): le 
seigneur de la planète Sa- 
turne dans la Kabbale. Le 
terme vient de l'hébreu scheb- 
tai ( pour Saturne ). 

Longfellow parle de Sche- 
btaiel comme de l'Intelli- 
gence de Saturne (il le pré- 
cise dans les notes de sa tra- 
duction du Paradis de Dante, 
en citant Stehelin, Rabbinical 
Literature ). Dans sa première 
version manuscrite de La Lé- 
gende Dorée, Longfellow préfé- 
ra Anachiel, puis il pencha 
pour Schebtaiel, en tant que 
seigneur de Saturne. Par la 
suite, il écarta cependant les 
deux, et favorisa Orifel. 

Schekinah ( Shekinah ) 

Scheliel : un des 28 anges 
qui gouvernent les 28 mai- 
sons de la lune. 

Schiekron : dans Apollo- 
nius de Tyane, Nuctéméron, le 
génie de l'amour bestial, et 
l'un des génies de la 4 e heure 
[ * Pharzuph ]. 

Schimuel : un des 1 5 an- 



445 



ges du Trône énumérés dans 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse ( Liste en Annexe ). 

Schioel : un ange dont le 
nom est inscrit sur le premier 
pentacle de la lune [ ref : Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon], 

Schrewniel {converti): dans 
des rites d'incantation de 
Moïse, un ange qu'on invo- 
que pour obtenir une bonne 
mémoire et un cœur ouvert. 

Scigin : c'est un ange in- 
voqué dans des rites de goé- 
tie et mentionné dans les gri- 
moires. 

Scribe Céleste : Michaël, 
Enoch, Vretil, Métatron, Ra- 
dueriel, Soferiel. 

Le scribe céleste est asso- 
cié à « l'homme vêtu de lin », 
image qui se trouve dans 
E^échiel 9:2 et Daniel '10. 

Scribe de la Droiture : 

identifié à Enoch dans la Vi- 
sion de Paul, 20. 

Dans cette vision, Paul 
voit Enoch comme un ange 
« à l'intérieur du Paradis ». 

Scribe du Savoir du 
Très-Haut : les 9 anges qui 
suivent répondent tous à ce 
titre : Vretil, Enoch, Dabriel, 
Esdras, Pravuil, Uriel, Radue- 
riel, Soferiel Memith et Sofe- 
riel Mehayye. 



Scribes : dans 3-Enoch, les 
scribes constituent un ordre 
élevé d'anges ; ils inscrivent/ 
enregistrent les actes de tous 
les hommes et lisent à haute 
voix les livres du jugement 
lorsqu'ils sont convoqués aux 
sessions de la cour céleste. 

Seeliah ( Saeliah ) : dans la 
Kabbale, un ange qui gou- 
verne ou contrôle la végéta- 
tion terrestre. Il est aussi l'un 
des 72 anges portant le nom 
mystique de Dieu Shem 
Hamphorash. Pour le sceau 
de Sealiah, voir Ambelain, 
La Kabbale Pratique, p. 281. 

Sealtiel ( hébreu, requête de 
Dieu ) : un archange cité par 
Jobes, Dictionnaire des Symboles 
et Folklores Mythologiques. 

Seba'im : classe d'ange 
évoquée dans 3-Enoch 19 : 
«Quand vient le temps de réciter 
le chant céleste, toutes les armées 
( les Seba'im ) sont effrayées ». 

Sebalim : un ordre d'an- 
ges compris dans les Chœurs 
Célestes, opérant sous la con- 
duite de Tagas -#■ [ ref : 3- 
Enoch]. 

Sebhael ( Sebhil ) : un es- 
prit dans la tradition arabe 
chargé des livres où sont en- 
registrés les bonnes et mau- 
vaises actions des hommes 
[ref: de Plancy. Dictionnaire 
Infernal, éd. de 1863 ]. 



446 



Seclam : un ange de l'or- 
dre des Puissances, invoqué 
dans des rites cérémoniels 
[ réf. Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse]. 

Second Ange : dans 2- 
Enoch, 30:12, Adam est dési- 
gné comme « un second ange 1 ». 

Seconds ( fictif) : le nom 
d'un ange dans la nouvelle de 
Charles Angoff, « Dieu se re- 
pent » [ ■#• Temps ]. 

Sedekiah : un « ange décou- 
vreur de trésor » dont le nom fi- 
gure sur le pentacle de la pla- 
nète Jupiter. Sedekiah peut 
être invoqué dans des opéra- 
tions de magie de Salomon. 

Sedim ( Sedu ) : dans le 
Talmud Abot{h), les Sedim 
sont des esprits gardiens, in- 
voqués dans l'exorcisme des 
esprits mauvais. 

Sedu ( sing. de Sedim *t ) 

Seehiah ( Seheiah ) : dans 
la Kabbale, un des 72 anges 
portant le nom mystique de 
Dieu Shem Hamphorash. 

Dans Ambelain, La Kab- 
bale Pratique (graphique de 
l'Arbre de Vie face à la p. 88), 
Seehiah est donné comme 



1 NdT : Morfill donne textuellement 
« De l'invisible et visible nature je fis l hom- 
me y> (30:10) «Et Je le préposai à la terre; 
comme un second ange, d'une façon honorable, 
grande et glorieuse » (30:1 1) « Et je fis de lui 
un dirigeant pour diriger la terre » (30: 1 2) . 



l'un des 9 anges de l'ordre 
des Dominations, mené par 
Zadkiel. 

Il est considéré comme 
ayant le pouvoir d'accorder 
une longue vie et d'améliorer 
la santé de ceux qui l'invo- 
quent [ ref : Barrett, Le Mage 
II, graphique face à la p. 62 ]. 

Seeliah ( Saeliah ) : dans la 
Kabbale, un ange déchu, au- 
trefois de l'ordre des Vertus. 
Il exerce ( ou exerçait ) son 
empire sur les végétaux. 
Quand on l'invoque, il est re- 
commandé de réciter un ver- 
set du Psaume 93 pour obte- 
nir de meilleurs résultats. 
Seeliah est mentionné par 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que, p. 278. 

Sefira ( ou Sephira ; pluriel 
Sefiroth, ou Sephiroth) : une 
émanation divine par laquelle 
Dieu manifeste Son existence 
dans la création de l'univers. 

Dans la Kabbale on trouve 
10 Sefiroth saintes et 10 Sefi- 
roth « non-saintes » successi- 
ves. Les saintes sont issues 
du côté droit de Dieu, et les 
« non-saintes » de Sa gauche. 

Les 10 Sefiroth saintes ha- 
bituellement données sont : 
1. Kether couronne ; 2. Chok- 
mah sagesse ; 3. Binah compré- 
hension ; 4. Chesed pitié; 
5. Geburah force ; 6. Tiphe- 
reth beauté ; 7. Netzach victoi- 



447 



re ; 8. Hod splendeur ; 9. Jesod 
fondement ; 10. Malkouth règne 
ou royaume^. 

Les Sefiroth peuvent être 
comparées aux Pouvoirs, ou 
aux Intelligences platoniques, 
ou encore aux Eons gnosti- 
ques. 

Dans la Kabbale, les gran- 
des Sefiroth ( sous la forme 
d'anges personnalisés ) sont : 
Métatron, archange des Hay- 
yoth hakodesh ; Raziel, arch- 
ange des Erelim, ou Erelim ; 
Zadkiel, archange des Hash- 
malim ; Kamael, archange 
des Séraphins ; Michaël, 
archange des Shinanim ; Ha- 
niel, archange des Tar- 
shishim ; Raphaël, archange 
des Bene Elohim ; Gabriel, 
archange des Kerubim. 

Dans le Livre de la Forma- 
tion on trouve cette descrip- 
tion des 1 « ineffables » Se- 
firoth : « elles sont sans limites : 
l'infinité du Commencement et 
l'infinité de la Fin ; l'infinité du 
Bien et l'infinité du Mal ; l'infi- 
nité de la Hauteur et l'infinité de 
la Profondeur [...] leur apparence 
est comme un éclair , leur but est 
infini. Son verbe [ celui de 
Dieu] est en elles quand elles 
émanent, et quand elle retournent 
[...] et elles se prosternent devant 
Son trône ». 



1 NdT : peuvent aussi s'écrire comme 
suit : Keter, Hokhma(h), Bina, Hessed, 
Guevoura, Tiferet, Netsah, (Hod), Yes- 
sod, et Malkhout. 



De l'avis d'Isaac ha-Cohen 
de Soria, commentateur du 
XVI e siècle, sur les 10 éma- 
nations mauvaises, seules 
7 furent autorisées à durer, 
dont seulement 5 « authenti- 
fiées »: Ashmedai, Kafkefoni, 
Taninniver ( dragon aveu- 
gle), Sammael et Lilith la 
compagne de Sammael. 

Sefoniel : dans Mathers, 
La Grande Clavicule de Salomon, 
un des deux princes dirigeant 
l'univers, le second étant Io- 
niel. Sefoniel peut être invo- 
qué dans des opérations de 
magie. 

Sefriel : un garde angéli- 
que du 5 e Ciel, tel qu'il est 
cité dans Pirke Hechaloth. 

Segef: un ange de Des- 
truction invoqué à la fin du 
sabbat [ ref : Trachtenberg, 
Magie Juive et Superstition ]. 

Il faut signaler que ces an- 
ges de Destruction ne sont 
pas mauvais de nature ; seu- 
lement dans un sens causal. 

Us furent parmi les pre- 
miers anges à avoir été créés. 
Il n'y a aucune mention des 
Segef parmi le tiers des ar- 
mées célestes qui passa dans 
le camp adverse au moment 
de la grande rébellion au Ciel. 

Segsuhiel YHWH : un 

des princes anges des armées 
de X ( c'est-à-dire Dieu ), cité 



448 



par M. Gaster, L'Epée de 
Moïse [ ref : Lévi, Magie Trans- 
cendantale\ 

Sehaltiel : un ange à invo- 
quer quand on désire chasser 
l'insigne démon Moloch 
[ ref : Lévi, Magie Transcendan- 
tak\. 

Seheiah : dans la Kabbale, 
un ange qui procure une pro- 
tection contre le feu, la mala- 
die, et qui gouverne la longé- 
vité. Son ange correspondant 
est Sethacer. Pour le sceau 
ou signature de Seheiah, voir 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que, p. 269. 

Sehibiel : un garde angéli- 
que du 2 e Ciel, tel qu'il est 
classé dans Pirke Hechaloth. 

Seigneurs ( ou Seigneu- 
ries ) : un ordre céleste d'an- 
ges mentionnés avec les Ché- 
rubins, Puissances et Trônes 
dans Y Apocalypse de la Sainte- 
Mère de Dieu ( Bibliothèque des 
Pères Ante-Nicéens ) et dans 
Arkhangelike de Moïse. 

Dans 2-Enoch 20:1, les Sei- 
gneuries sont données à la 
place des Dominions (Ephé- 
siens 1:21; I Colossiens 1:16 ). 

Les Seigneurs peuvent aus- 
si être les équivalents des 
Principautés ou des Vertus. 

Clément d'Alexandrie cite 
le livre perdu de Y Apocalypse 
de Sophonie : « Et l'esprit m'em- 



mena en haut et me conduisit au 
cinquième Ciel et je vis des anges 
appelés Seigneurs et leur diadème 
reposait dans le Saint-Esprit, et 
pour chacun d'eux il y avait un 
trône sept fois plus brillant que la 
lumière du soleil» [ref. Caird, 
Principautés et Puissances ; Do- 
resse, Les Livres Sacrés des 
Gnostiques Egyptiens ] . 

Seigneur des Armées : Sa- 

baoth, Akatriel, Dieu. Après 
être revenu d'une visite au 
Ciel, Rabbi Ismaël ben Elisha 
raconte : «Je suis entré dans la 
partie la plus secrète [ du sanc- 
tuaire ] pour offrir de f encens, et 
j'ai vu Akathriel Jah, le Seigneur 
des Armées, assis sur un trône éle- 
vé et haut placé » [ ref : Berakoth 
30 ( Talmud Soncino ) ]. 

Seigneurs des Cris : ils 

sont aussi appelés Maîtres du 
Hurlement %t. Les Seigneurs 
des Cris consistent en 1550 
myriades d'anges « chantant 
tous gloire au Seigneur». Ils sont 
menés par l'ange Jeduthun ^ 
[ref: Scholem, Le Zohar\ Il 
est dit qu'à l'aube, à cause du 
chant des Seigneurs des Cris, 
« le jugement est allégé et le monde 
est béni ». 

Seigneur de la Foudre 

( ou des Eclairs ) ( ■$• Ange 
de la Foudre ) 

Seigneurs de l'Epée : les 

14 anges de conjuration clas- 



449 



ses par M. Gaster, L'Epée de 
Moïse. Ce sont Aziel, Arel, 
Ta'Aniel, Tafel, Yofiel, Mit- 
tron (Métatron), Yadiel, 
Ra'asiel ( Raziel ), Haniel ( ou 
Anael), Asrael (répété plus 
loin), Yisriel, A'shael, Amu- 
hael, Asrael [ ref : Butler, Ma- 
gie Rituelle, p. 41 ]. 

Seigneur Zebaot : le Sei- 
gneur des armées dans la tra- 
dition juive légendaire ; c'est 
sous ce nom que Dieu a livré 
bataille aux pécheurs [ ref : 
Ginzberg, La Légende des 
Juifs}. 

Seimelkhe : un être cé- 
leste dans la tradition gnosti- 
que, communément désigné 
comme une Puissance ou un 
Eon [ ref : Doresse, Les Li- 
vres Secrets des Gnostiques Egyp- 
tiens}. 

Seir : un autre nom pour 
Samael, d'après Nahmanides 
[ref: Bamberger, Anges Dé- 
chus, p. 154]. 

Seket : dans la Kabbale, 
un ange de sexe féminin qui 
demeure en Egypte ; elle est 
l'ange d'une certaine heure, et 
elle apparaît quand elle est 
correctement invoquée. Le 
poète Hilda Doolitde chante 
Seket dans son poème Sa- 
gesse. Seket est aussi mention- 
née par Ambelain, La Kab- 
bale Pratique. 



Seldac ( Sellao, Esaldaio, 
Sacla) : dans le gnosticisme, 
un des anges de l'ordre des 
Puissances, chargé du bap- 
tême céleste [ref. Doresse, 
Les Livres Secrets des Gnostiques 
Egyptiens]. 

Selemia ( Shelemiah, Se- 
leucia ) : un des cinq « hom- 
mes», c'est-à-dire anges, qui 
écrivirent les 94 ( ou 204 ) li- 
vres que leur dicta Esdras, 
selon une légende populaire. 

Les autres scribes angéli- 
ques habituellement cités 
sont Asiel, Dabria, Ecanus et 
Sarea ( Sarga ) [ ref : l'ouvrage 
apocryphe 2-Esdrai; Charles, 
Apocryphes et Pseudépigraphes de 
l'Ancien Testament]. 

Selith : dans Klopstock, 
Le Messie, un Séraphin, un 
des deux anges gardiens de la 
Vierge Marie et de saint Jean 
le divin. 

Semalriel (Semaqiel) : avec 
un autre génie dénommé 
Sagdalon, Semakiel dirige le 
signe zodiacal du Capricorne 
[ ref : Lévi, Magie Transcendan- 
tale]. 

Semalion : dans le Tal- 
mud Sotah 13b, l'ange qui an- 
nonça la mort de Moïse avec 
les mots suivants « le grand 
scribe est mort ! » [ ref. Ginz- 



1 NdT : 4-Esdras 14:24 où il est aussi 
orthographié Solemia. 



450 



berg, La "Légende des Juifs V, 
6]. Note : puisque Sammael 
est celui qui fut envoyé du 
ciel pour prendre l'âme de 
Moïse, Semalion est peut-être 
une variante orthographique 
de Sammael. Le nom se 
trouve aussi dans le Talmud 
Sanhédrin 38b et Hagiga 13b. 

Semanglaf (Samangaluf): 
un ange qui doit être invoqué 
pour aider une femme qui 
vient de tomber enceinte ; 
c'est aussi l'un des trois anges 
qui ramena Lillith vers 
Adam. 

Semaqiel ( Samakiel ) 

Semeliel ( Semishial ) : un 
des 7 princes « qui se tiennent 
continuellement devant Dieu, et à 
qui sont donnés les noms esprits 
des planètes » [ ref : Les Sixième 
et Septème Livre de Moïse ] . 

Selon Agrippa, dans La 
Philosophie Occulte III, Semeliel 
( Semeshiah ) est l'esprit du 
Soleil. 

Semeschiah ( Semeliel ) 

Semiaxas ( Semyaza ) 

Semiazaz ( Semyaza ) 

Semibel ( Simiel ) : un des 
7 anges réprouvés lors du 
concile de Rome en 745. 
Uriel en faisait partie [ref: 
Heywood, La Hiérarchie des 
Saints Anges ]. 



Semil ( Samuil ) 
Semishia ( Semeliel ) 
Semjaza ( Semyaza ) 

Semyaza ( Semiaza, She- 
mhazai, Shamazya, Amezya- 
rak, etc.) : probablement une 
association de Shem ( signi- 
fiant nom) et Azza (l'ange 
Azza, ouUzza). 

Azza était le chef des mau- 
vais anges qui chutèrent, ou 
en était l'un des chefs. Dans 
la légende, il présenté comme 
un Séraphin incité par la 
jeune Ishtahar à lui révéler le 
Nom Explicite ( de Dieu ). 

On dit qu'il est aujourd'hui 
suspendu entre Ciel et terre, 
tête en bas, et qu'il est la 
constellation d'Orion [ ref : 
Graves, Mythe Hébreux ]. 

Lévi, Magie Transcendantale, 
suggère qu'Orion « serait iden- 
tique à l'ange Michaël livrant ba- 
taille au dragon, et l'apparition de 
ce signe dans le ciel serait, pour le 
cabaliste, un présage de victoire et 
de bonheur 1 ». 

Selon le Zohar ( Genèse ), 



1 NdT : dans la légende grecque, Orion 
est un géant et un chasseur de renom- 
mée, tué par un scorpion envoyé par la 
déesse de la chasse, Artémis. Orion et 
le scorpion sont alors changés en cons- 
tellations. Aujourd'hui, les constellation 
d'Orion et du Scorpion sont visibles de 
l'hémisphère Nord. Orion comprend 
des appellations évoquant un combat 
comme l'Epée d'Orion et le Baudrier 
d'Orion (trois étoiles en ligne droite), 
d'où l'analogie avec Michaël. 



451 



Hiwa et Hiya (les fils de 
Semyaza et fruits de l'union 
avec l'une des filles d'Eve) 
étaient si puissants qu'il man- 
geaient chaque jour 1000 
chameaux, 1000 chevaux et 
1000 bœufs. 

Dans la version de la lé- 
gende par Byron ( Le Ciel et 
la Terre, un Mystère), Semyaza 
est transformé en Azaziel, et 
Ishtahar en Aholibamah. 

Une version récemment 
découverte d'Enoch 1 ( Ma- 
nuscrits de la mer Morte ) 
contient une lettre d'Enoch 
adressée à Semyaza ( She- 
mazya ) et à ses compagnons 
[ ref : Allegro, Les Manuscrits 
de la mer Morte, p. 119]. 
Schwab, Vocabulaire de TAngé- 
lologie, identifie Semyaza à 
Azael. 

Senacher : l'ange corres- 
pondant pour Elemiah ^. 

Senciner : ange corres- 
pondant pour Michaël ; c'est 
aussi un ange de l'ordre des 
Puissances. L'ange Senciner 
veille sur l'Œdipe égyptien, 
comme le note Ambelain, La 
Kabbale Pratique. Dans le 
poème Sagesse de Doolitde, 
Senciner est un ange préposé 
au quart d'une heure. 



1 NdT: Davidson fait référence ici à 
l'épître et pas aux fragments du Uvre 
d'Enoch qui ne sera intégralement tra- 
duit par Milik qu'en 1970. Voir ie livre 
Enoch: Dialogues avec Dieu et les Anges. 



Senegorin : anges Avocats 
qui forment la suite du prin- 
cipal avocat Métatron. Ils 
sont au nombre de 1800 
[ref: 3 -Enoch]. 

Sennoi (Sinui, Senoi, Sa- 
nuy) : avec Sansennoi et Sam- 
mangeloph, Sennoi fut dépê- 
ché par Dieu pour ramener 
Lilith vers Adam après que le 
couple se soit brouillé ( avant 
l'époque d'Eve ). 

Lilith était mauvaise, mais 
une amulette portant le nom 
de Sennoi suffisait, quand 
elle la voyait, à la dissuader 
de faire du mal à qui que ce 
soit, en particulier aux en- 
fants ( toujours à l'époque 
post-Eden ). Pour le sceau de 
Sennoi, voir Le Livre de l 'Ange 
Ratçiel et Budge Amulettes et 
Talismans, 225 [ ref. Ausable, 
Un Trésor du Folklore Juif; 
Hyde, Historia Religionis Ve- 
terum Persarum ]. 

Sensenoi [ Sennoi ] 

Sensenya : un des 70 an- 
ges figurant sur une amulette 
qui protège la femme en cou- 
ches et l'enfant à naître [ voir 
la liste dans les Annexes ]. 

Sentacer ( Ielahiah ) 

Sephar ( Vepar ) 

Sepharon : dans Waite, 
Lemegeton, un principal ange- 
officier de la première heure 



452 



de la nuit, servant sous les 
ordres de Gamiel. 

Sepher : un des trois Séra- 
phins ((par lequel le monde fut 
créé», les deux autres étant 
Saphar et Sipur [ref: Sefer 
Yet^rah]. 

Sepheriel : nom d'un 
grand Luminaire, sur la pro- 
nonciation duquel « Dieu vien- 
dra au Jugement Universel» [ ref. 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon]. 

Sephira ( Sefira ) 

Sephiroth(Sefîroth): dans 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse, un ange puissant du 
5 e Sceau. Il est invoqué dans 
des rites de conjuration caba- 
listiques [ •#• Sefira, dont le 
pluriel est Sefiroth, non pas 
en tant que nom propre 
comme ici, mais en tant 
qu'émanation divine ]. 

Sephuriron : la 10 e des 10 
saintes Sefiroth. Il a trois Sa- 
rim ( princes angéliques ) ad- 
joints qui relèvent de son au- 
torité, Malkiel, Ithuriel et 
Nashriel. Notons que dans le 
Paradis Perdu IV, 800, Ithuriel 
est l'ange dépêché pour loca- 
liser Satan [ref: Isaac ha- 
Cohen de Soria ((Emanations 
du côté Gauche »] . 

Serabilin ( Jesubilin ) 

Serael : un ange servant 



dans le cinquième Ciel [ ref : 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse]. 

Serakel : c'est un ange qui 
exerce son empire sur les ar- 
bres fruitiers [ ref. Encyclopédie 
Juive, Angélologie ]. 

Seralif : un anagramme 
pour Israfel. C'est un ange 
qui participe à un dialogue 
avec Gabriel, Michaël, Ra- 
phaël et un chœur d'anges 
dans le poème Virginalia de 
Thomas Holley Chivers. Ce 
poète américain ( 1 809- 
1 858 ) fut un temps associé 
avec Poe, dont il écrivit la 
biographie. 

Seraph {serpent brûlant, sin- 
gulier pour Séraphins ) : un 
ange de ce nom appartenant 
à l'ordre des Séraphins. 

Dans Ginzberg, La Légende 
des Juifs IV, 263, c'est Seraph 
qui touche avec une braise 
les lèvres d'Isaïe, un fait rela- 
té dans haïe 6:6. Seraph est 
aussi l'un des anges qui 
exerce son empire sur l'élé- 
ment du feu, anges dont il 
existe une dizaine de repré- 
sentants. Voir Heywood, La 
Hiérarchie des Saints Anges. 

Seraphiel : chef éponyme 
de l'ordre des Séraphins, bien 
que Jehoel et d'autres soient 
aussi désignés à ce poste. Se- 
raphiel est le plus haut classé 



453 



des princes de la Merkabah 
comme l'un des anges du 
Trône du jugement ( qui sont 
habituellement 8 ). 

Dans la tradition occulte, 
Seraphiel est un esprit prési- 
dant la planète Mercure, diri- 
geant le mardi et invoqué à 
partir du Nord [réf. Barrett, 
Le Mage II, 1 1 9 ; Le Grimoire 
Secret de Turiel p. 35 ; Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse]. 

Séraphin Couronné : c'est 
le diable, avec ses six ailes, 
représenté comme un Séra- 
phin couronné en sa qualité 
de « tentateur dans l'Eden » 
[ voir reproduction dans 
Wall, Diables, p. 42 ]. 

D'après Fabricius, Lucifer 
pourrait être distingué de 
tous les autres Séraphins par 
sa couronne, provenant de sa 
fonction de porteur de lu- 
mière. 

Séraphins (pluriel de Se- 
raph ) : ordre le plus haut 
placé dans le système hiérar- 
chique du pseudo-Denys et 
dans la tradition juive en gé- 
néral. 

Les Séraphins entourent le 
trône de gloire et psalmo- 
dient sans cesse le Trisagion 
( saint, saint, saint). Ils sont 
les anges de l'Amour, de ( la ) 
Lumière et du ( ou de ) Feu. 

Combien sont-ils ? La ré- 



ponse ( dans 3-Enoch ) est 
quatre, « correspondant aux qua- 
tre vents du monde ». 

Dans les écrits rabbini- 
ques, ils sont équivalents aux 
Hayyoth^-. D'après 2-Enoch, 
les Séraphins possèdent 4 fa- 
ces et 6 ailes, comme dans h- 
aïe 6. Il faut noter que dans 
l'Ancien Testament, les Séra- 
phins ne sont mentionnés 
que dans haïe, à moins de 
considérer l'expression « ser- 
pents brûlants» dans Nombres 
21:6 comme désignant ces 
anges. 

Il n'y a aucune mention 
des Séraphins dans le Nou- 
veau Testament, excepté par 
implication dans V Apocalypse 
4:8. 

Le prince dirigeant de l'or- 
dre a été diversement présen- 
té comme Seraphiel, Jehoel, 
Métatron, Michaël, et, à l'ori- 
gine, Satan ( avant sa chute ). 
Certains anges de l'ordre pas- 
sèrent dans le camp adverse 
lors de grande rébellion. 

Dans « Au matin de la Nati- 
vité du Christ », Milton évoque 
des « séraphins armés de glai- 
ves ». 

LApocaljpse de Moïse parle 
d'un des « Séraphins à six ailes 
pressant Adam au lac Acheru- 
sian et le lavant en présence 
Dieu». Dans ce livre, on dit 
que les Séraphins « rugissent 
comme des lions ». 



454 



Mathias Grùnewald (1470 
-1529) peignit des Séraphins 
jouant sur la viole d'amour 
[ reproductions dans Rega- 
mey, Anges*]. 

Serapiel : un ange de la 5 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Sazquiel, cité 
dans la tradition magique de 
Salomon [ ref : Waite, Leme- 
geton]. 

Seraquiel : un « ange fort et 
puissant» qui est invoqué le 
samedi [ref: Barrett, Le 
Mage II, p. 126.] 

Seratiel :avec Sagham ( un 
autre génie ou ange), on dit 
que Seratiel gouverne le signe 
du Lion [ref. Lévi, Magie 
Transcendantale, p. 413 ; Prince 
des Ténèbres : Une Anthologie de 
la Sorcellerie, p. 177 ]. 

Sereda (fictif) : dans Jur- 
gen de Cabell, Mère Sereda 
exerce son empire sur le mer- 
credi. Elle est celle qui « lave 
toutes les couleurs dans le mon- 
de». Elle est la sœur de Pan- 
delis. 

Seref : un ange qui trans- 
portait au Ciel les corps des 
rois égyptiens décédés [ref: 



1 NdT: pi. 120 et 121, tirées du « Con- 
cert des anges » du panneau de la Nativité 
dans le grand retable d'Isenheim, au 
Musée de Colmar. Regamey écrivait 
« le visage de cet ange brûle parmi les plumes 
d'oiseaux divers, dressées autour de lui comme 
des flammes ». 



Langton, Les Essentiels de la 
Démonologie, p. 39 ]. 

Sériel ( Sariel ) : un ange 
déchu qui enseigna aux hom- 
mes les signes de la Lune. 
Cependant, en tant que Sa- 
riel, il est l'un des 7 Archan- 
ges qui se tiennent autour du 
trône de Dieu. Il est parfois 
donné comme l'équivalent 
d'Uriel [ref: 1 -Enoch ; Ginz- 
berg, La Légende des Juifs ] . 

Serosh ( Sraosha) 

Serpanim (prince de la fa- 
ce'): un puissance angélique 
dans le monde de Briah ( un 
des quatre mondes de la 
Création ) [ ref : Ambelain, 
La Kabbale Pratique ] . 

Seruf ( ou Seraph ) : un 
ange prince préposé à l'élé- 
ment feu. C'est un Séraphin, 
comme son nom le montre, 
et c'est aussi un autre nom 
pour Nathaniel [ref: Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse ]. 

Seruf est considéré, dans 
les ouvrages occultes, comme 
un ange de l'ordre des Forces 
(c'est-à-dire des Vertus) et 
aussi de l'ordre des Séra- 
phins. 

Serviteur de Dieu : l'ange 
Abdiel ^. « Serviteur de Dieu » 
est la signification littérale 
d' Abdiel, qui est ainsi appelé 
dans le Paradis Perdu VI, 29. 



455 



Serviteurs {'ebed): un terme 
pour désigner les anges ser- 
vant Dieu dans les textes des 
Hechaloth et de la Merkabah 
[ref : 3 -Enoch]. 

Serviel : un ange de la 3 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Vaguaniel. 

Sesenges(n)-Barpharan- 

ges : expression, ou nom 
d'un groupe d'anges, d'après 
les chrétiens coptes [ref: 
Scholem, Gnosticisme Juif, 
Mysticisme de la Merkabah et 
Tradition Talmudique, p. 100]. 
C'est aussi le nom d'un esprit 
démoniaque puissant. 

Setchiel : un ange qui est 
servi par Turiel dans des con- 
jurations magiques. [ ref : 
Malchus, Le Grimoire Secret de 
Turiel 'p. 36]. 

Seth : un des 7 Archontes 
dans le système gnostique 
[ ref : Encyclopédie Catholique, 
Gnosticisme ] 

Setheus : une des grandes 
puissances célestes demeu- 
rant au 6 e Ciel [ref: Mali- 
nine, Révélations de Zostrian ; 
Doresse, Les Livres Secrets des 
Gnostiques Egyptiens ] . 

Sethlans : un des Noven- 
siles ( qui sont les 9 grands 
dieux des Etrusques ). Pour 
la liste des Novensiles -Jfr, 
voir les Annexes. 



Setphael : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que de la première des 7 en- 
trés célestes. 

Sgrdtsih : un ange ( un 
des nomina barbara ) qui « s'oc- 
cupe du fils de l'homme», selon 
M. Gaster, L'Epée de Moïse. 

Shabni ( ou Shabti ) : un 
ange invoqué dans des rites 
de magie cérémonielle, selon 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon. 

Shachmiel : c'est un nom 
d'ange inscrit sur une amu- 
lette orientale hébraïque ( ka- 
mea) pour écarter le mal 
[ref: Schrire, Amulettes Hé- 
braïques]. 

Shadfïel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent du Nord 
[ref: 0%ar Midrashim II, 
316]. 

Shaftiel : un ange qui rè- 
gne en Enfer. Il est seigneur 
de l'Ombre de la mort et sa 
province particulière se 
trouve dans la 3 e loge (les 
enfers sont divisés en 7 par- 
ties ou compartiments ). Il 
punit 10 nations « pour la cau- 
se» [ref. Baraita de Massechet 
Gehinnom ; Midrash Konen ; 
Brewer's Dictionnaire de la 
Phrase et de la Fable, Enfer ]. 



456 



Shaftiyah : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Shahakiel ( Shachaqiel ) : 
un prince angélique résident 
au 4 e Ciel. Selon 3-Enoch, 
Shahakiel est l'un des 7 Arch- 
anges tout comme le chef 
éponyme de l'ordre des Sha- 
hakim [ ref : Charles, Apocry- 
phes et Pseudépigraphes de l'An- 
cien Testament}. 

Shahakim : dans la tradi- 
tion rabbinique, un ordre 
d'anges dans la hiérarchie cé- 
leste [ ref : Encyclopédie Juive]. 

Shahariel : un garde angé- 
lique du 2 e Ciel, tel que le cite 
Pirke Hechaloth. 

Shahiel : un nom d'ange 
inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ] . 

Shahrivar(i) : l'ange d'août 
dans la tradition perse. 
Shahrivar gouverne aussi le 
4 e jour du mois [ ref : Hyde, 
Historia Religionis Veterum Per- 
sarum]. 

Shaitan ( Satan ) : un des 
anges déchus dans la tradi- 
tion arabe. Shaitan est un 
terme apparenté à Iblis ¥. 
Dans le Coran ( sourate 27, 
24 ) Shaitan ( Satan ) per- 
suade la reine de Saba et son 



peuple d'adorer le Soleil à la 
place d'Allah. 

Shaitans ( Shedeem, Shey- 
tans, Shedim, Mazikeen ) : 
esprits mauvais en mytholo- 
gie hébraïque et arabe, et qui 
possèdent des pattes de coq. 

Dans la tradition rabbini- 
que, les Shaitans sont des dé- 
mons de sexe masculin, ceux 
de sexe féminin étant connus 
sous le nom de Lilin [ref: 
Talmud Berachoth ; Langton, 
Essentiels de la Démonologie ; ar- 
ticle de Oesterley dans Man- 
son, Un compagnon de la Bible]. 

Shakti : dans la tradition 
védique l'épouse de Shiva. 
Shakti est le prototype de la 
Shekinah *. 

Shakziel : un ange qui 
exerce son empire sur les in- 
sectes aquatiques [ref: Le 
Uvre d'Enoch]. 

Shalgiel : un ange qui 
exerce son empire sur la 
neige [ ref : Ginzberg, La Lé- 
gende des Juifs I, 140 ]. 

Shalhevita : dans les écrits 
Hechaloth (Ma'asseh Merka- 
bah ), un garde angélique 
posté à la 7 e entrée céleste. 

ShalkieletShalmiel : leurs 
noms sont inscrits sur une 
amulette orientale ( kamea ) 
pour écarter le mal [ref. 
Schrire, Amulettes Hébraïques]. 



457 



Shaltiel : un nom d'ange 
inscrit ( aux côtés des noms 
de Michaël, Raphaël, Uriel) 
sur les bols en terre cuite 
trouvés dans la vallée de 
l'Euphrate. Les noms sont 
invoqués comme un charme 
[ réf. Boswell, « L'Evolution 
des singes et des Démons »] . 

Shamain (Shamayim): un 
nom pour le premier Ciel, 
dont le principal dirigeant est 
l'ange Mikael (Michaël) ou 
Qemuel ( Kemuel ). 



ex ' - u -* 
a 







Shamchazai, Shamhazai, 
Shamiazaz ( Semyaza ) 

Shamdan (Ashamdon): le 
démon-ange qui s'est uni à 
Naamah, « adorable sœur de 
Tubal-caïn, qui dévoya les anges 
avec sa beauté». Le fruit de 
l'union de Shamdan et Naa- 
mah fut Asmodeus^ [réf. La 
Légende des Juifs 1, 150-151 ]. 

Selon Bereshith Rabba, 36:3, 
Shamdan était le compagnon 
de Noé quand celui-ci planta 
une vigne, ce qui le mena à 
boire et à se retrouver « nu 
dans sa tente », un incident re- 
laté dans la Genèse 9:20-22. 

Sham(m)iel (Shamiel): le 



maître du chant céleste et hé- 
raut divin ( dans la légende 
juive, Métatron et Radueriel 
sont désignés également 
comme maîtres du chant cé- 
leste ). 

Sharniel est invoqué dans 
des charmes d'envoûtement 
syriaques, avec Michaël, Har- 
shiel, Nuriel et d'autres anges 
de rang similaire [ ref : Le Li- 
vre de la Protection ]. 

Dans Oîçar Midrashim, Sha- 
miel ( se distingant de Sha- 
mael) est donné parmi les 
gardes angéliques des portes 
du vent du Sud. 

Shamlon : un «prince pré- 
posé à tous les anges et les Cé- 
sars», d'après La Grande Cla- 
vicule de Salomon. 

Shamriel : dans l'occul- 
tisme, désigne un ange gar- 
dien qui peut être invoqué 
comme un charme contre le 
mauvais œil [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques ; Trach- 
tenberg, Magie Juive et Supersti- 
tion^. 

Shams-ed-Din ( soleil de la 
foi) : un des 7 archanges in- 
voqué en prière par les ado- 
rateurs du diable yézidis. 
Pour le nom des 6 autres, 
voir les Annexes. 

Shamsha : comme Sham- 
lon, un «prince préposé à tous 
les anges et les Césars ». 



458 



Shams(h)iel ( lumière du 
jour, puissant soleil de Dieu) : 
un dirigeant du 4 e Ciel et 
prince du Paradis ; également 
ange gardien de l'Eden (au 
sens paradis terrestre ). 

Ce fut Shamshiel qui con- 
duisit Moïse à travers le Para- 
dis céleste quand ce dernier, 
d'après la légende, visita les 
régions supérieures ( d'en 
haut) alors qu'il était en en- 
core en chair et en os. Ce fut 
aussi à Shamshiel que les tré- 
sors de David et de Salomon 
furent donnés par le scribe 
Hilkiah. 

Dans le Zohar, Shamshiel 
est chef de 365 légions d'es- 
prits ( anges ). Il couronne les 
prières, tout comme d'autres 
grands anges, et les accompa- 
gne au 5 e Ciel. 

Dans Le Livre de la Protec- 
tion, Shamshiel est regroupé 
avec Michaël, Nuriel et Sar- 
phiel en tant que puissance 
envoûtante. Dans Le Livre des 
Jubilés, il est l'un des Veilleurs 
ou Egrégores^, et il est équi- 
valent à Samsapeel. 

Dans 1 -Enoch, il est classé 
comme un ange déchu qui 
« enseigna les signes du soleil». 

Selon le Zohar (Nombres 
154b) il est l'un des deux prin- 
cipaux assistants d'Uriel (l'au- 
tre étant Hasdiel) quand Uriel 
porte son étendard au com- 
bat. 



Shaphiel : un prince diri- 
geant du 3 e Ciel et partageant 
le poste avec Baradiel -$■. 

Shariel ( Asderel ) 

Sharka'il : dans la tradi- 
tion arabe, un ange gardien 
invoqué dans les rites d'exor- 
cisme [ ref : Hughes, Un Dic- 
tionnaire de l'Islam, Anges ]. 

Sharlaii : dans le Talmud, 
un ange invoqué pour soi- 
gner les problèmes cutanés 
[ref: Talmud Shabbath, fol. 
67]. 

Sharshiyah : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Shashmasrihiel Jhvhh : 

un prince ange des armées de 
X ( un des nomina barbara ) 
cité par M. Gaster, L'Epée de 
Moïse. 

Shastaniel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent du Sud [ ref : 
0%ar Midrashim II, 316 ]. 

Shateiel : ange du Silence, 
comparable à Duma $fc. Sha- 
teiel a probablement inspiré 
la création du dieu grec Siga- 
lion ( ou peut-être le contrai- 
re ). Comparer à la déesse ro- 
maine du Silence Tacita, et à 
Harpocratos, fils d'Isis qui 
était aussi un dieu du silence 
[ ref : Woodcock, Dictionnaire 
de la Mythologie ] . 



459 



Shathniel : un nom d'ange 
inscrit sur une amulette 
orientale ( kamea ) pour écar- 
ter le mal [ref: Schrire, 
Amulettes Hébraïques]. 

Shatqiel : dans 3-Enoch, 
Shatqiel figure parmi les 7 
grands Archanges, et comme 
prince gardien du 5 e Ciel. 

Dans Hechaloth Rabbati, il 
est un garde du 4 e Ciel [ ref : 
0%ar Midrashim I, 116]. 

Shaviel : un des 7 gardes 
angéliques du premier Ciel, 
tel qu'il est cité dans Hecha- 
loth Rabbati. 

Shavzriel : dans les écrits 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), c'est un garde an- 
gélique posté à la 2 e entrée 
céleste. 

Shebniel : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [ ref : Le 
Livre de l'Ange Ra^el et voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Sheburiel : principal por- 
tier du 3 e Ciel, comme le dé- 
signe Pirke Hechaloth. 

Shedu : un esprit babylo- 
nien protecteur de la maison- 
née, invoqué dans des rites 
de conjuration [ref: Mack- 
enzie, Mythes de Babylonie et 
d'Assyrie ; Trachtenberg, Ma- 
gie Juive et Superstition, p. 156 ]. 



Shegatsiel : un prince an- 
gélique des armées de X 
( c'est-à-dire Dieu ) [ ref : M. 
Gaster, L'Epée de Moïse]. 

Sheikh Bakra et Sheikh 

Ism : deux des 7 archanges 
invoqués par les adorateurs 
du diable yézidis [voir les 
Annexes pour la liste ]. 

Sheireil ( Sathariel ) 

Shekinah ( hébreu, sha- 
chan, signifiant résider; Sche- 
chinah, Matrona, etc.) : la 
manifestation féminine de 
Dieu chez l'homme, la divine 
intériorité. Elle est aussi vue 
comme « l'épouse du Seigneur», 
compatible avec la shakti de 
Shiva. 

L'expression « la Shekinah 
repose » est utilisée comme pa- 
raphrase pour « Dieu demeu- 
re». Dans la Genèse 48:16 
« l'ange qui me sauva du mal » 
prononcé par Israël (Jacob) 
s'applique à la Shekinah selon 
le Zohar ( Balak 1 87a ). 

Au sens du Nouveau Tes- 
tament, la Shekinah est la 
gloire qui émane de Dieu, 
elle est Son rayonnement : le 
passage dans Matthieu 18:20 
est traduite par C. W. Emmet 
( dans Hastings, Dictionnaire 
de la Bible ) : « lorsque deux per- 
sonnes sont assises ensemble et 
s'occupent du verbe de la Loi, la 
Shekinah est avec elles ». 

Interpété par Rabbi Joha- 



460 



nan ( Midrash Rabba ; Exo- 
de ), Michaël est la gloire de 
la Shekinah. 

La Shekinah est l'ange libé- 
rateur, se manifestant dans 
son aspect masculin comme 
Métatron. 

Dans la Kabbale, elle est la 
10 e Sefira Malkouth, sinon la 
Reine. 

La Création du monde fut 
l'œuvre de la Shekinah, selon 
le Zohar ( suppl. ). 

Ici aussi, la Shekinah est 
évoquée comme « demeurant 
dans les 12 saints chars et les 12 
Hayyoth célestes ». 

Plus loin dans le Zohar 
( Balak-Nombres 187a) elle 
est mentionnée comme un 
messager d'en haut qui, lors- 
qu'elle apparut en premier à 
Moïse, fut appelée un ange, 
tout comme l'appelait Jacob. 

Dans le Zohar ( Exode 
51a) elle est « le chemin de 
t Arbre de Vie » et « fange du 
Seigneur». 

Dans Moreh Nebuchim, Mai- 
monide la considère comme 
un intermédiaire entre Dieu 
et le monde, ou comme une 
périphrase pour Dieu [ref: 
Encyclopédie Universelle Juive, 
vol. 9, p. 501.] 

La Shekinah a été identi- 
fiée au Saint-Esprit et à l'Epi- 
noia du gnostique Valentin. 
On a dit d'elle (Waite, La 
Sainte Kabbale ) : « Voici, J'ai 



envoyé devant toi un ange, pour te 
garder dans le chemin » ( Exode 
23:20 ) ce qui a également été 
appliqué à Métatron et à Jean 
le Baptiste, « l'ange précurseur». 

Selon la légende ( Ginz- 
berg, La Légende des Juifs II, 
148 et 200), Aaron mourut 
d'un baiser de la Shekinah. 

Dans la même source (II, 
260 ) il est relaté qu'Abraham 
fit descendre la Shekinah du 
2 e Ciel. Et le Talmud nous dit 
que lorsque Dieu chassa 
Adam du paradis terrestre, la 
Shekinah resta derrière, « in- 
tronisée au dessus d'un Chérubin 
sous l'Arbre de Vie, sa splendeur 
étant 65.000 fois plus éclatante 
que le soleil» et que ce rayon- 
nement lumineux « enleva tou- 
tes maladies che% tous ceux qu'il 
enveloppa»; et, qu'ensuite, au- 
cun « insecte, ni démons ne pou- 
vaient s'approcher d'eux pour les 
attaquer ». 

Voici une histoire quelque 
peu différente, donnée par 
Scholem dans deux de ses 
ouvrages Tendances majeures du 
Mysticisme Juif et Gnosticisme 
Juif et Mysticisme Merkabah et 
Tradition Talmudique; il rap- 
porte que la Shekinah fut exi- 
lée à cause de la faute 
d'Adam, et que « le vrai but de 
la Torah est de faire revenir la 
Shekinah vers Dieu et de l'unir à 
Lui» 

Une référence à la de- 



461 



meure de la Shekinah se 
trouve dans Canticles Rabba 

6 : « la demeure originale de la 
Shekinah était parmi les Tahto- 
nim [c'est-à-dire parmi ceux 
qui sont le plus bas, êtres hu- 
mains, terre ]. Lorsqu'Adam 
pécha, elle [ la demeure ] monta 
au premier Ciel. Avec le péché de 
Caïn, elle monta au 2 Ciel. Avec 
celui d'Enoch, au 3 e . Avec la gé- 
nération du Déluge, au 4 e . Avec 
la génération de la Tour de Babel, 
au 5 e . Avec les Sodomites, au 6'. 
Avec les péchés des Egyptiens à 
l'époque d'Abraham, au 7 e ». 
Correspondant à ces niveaux, 

7 hommes de droiture ont ra- 
mené la Shekinah à nouveau 
sur terre. Ce furent Abraham, 
Isaac, Jacob, Levi, Kehath 
(le fils de Levi et le grand- 
père de Moïse), Amram et 
Moïse. 

Une Haggadah à propos 
de la Shekinah dit qu'elle 
flotte au-dessus de toutes les 
unions conjugales entre les 
maris juifs et leurs femmes, 
et qu'elle bénit ces unions de 
sa présence [voir Talmud 
Shabbath 55b ; Bereshith Rabba 
98, 4, etc. Voir aussi la déesse 
romaine Pertunda qui préside 
le lit conjugal]. 

Shekiniel : garde angéli- 
que du 4 e Ciel [ ref : O^arMi- 
drashiml, 116 ]. 

Shelemial : garde angéli- 



que du 3 e Ciel [ref: Pirke 
Hechaloth]. 

Shelviel : ange de l'ordre 
des Tarshishim [ ref : 0%ar 
Midrashim I, 67 ]. 

Shem (nom, Melchizedec) : 
dans la tradition manichéen- 
ne « un des grands envoyés du 
Ciel à qui les anges révélèrent la 
sagesse divine ». Dans la théolo- 
gie mandéenne, Shem est 
Shum-Kushta [ ref. le Livre de 
Jean le Baptiste mandéen ; Do- 
resse, Les Livres Secrets des 
Gnostiques Egyptiens, p. 155 ]. 

Shemael (Kemuel, Cama- 
el, Shemuiel, nom de Dieu) : le 
puissant ange qui se tient aux 
fenêtres du Ciel en écoutant 
les cantiques montant des sy- 
nagogues et des maisons 
d'étude des juifs. Il est l'Ar- 
chonte selon Sholem, Ten- 
dances majeures du Mysticisme 
Juif. Le nom vient du premier 
mot du cantique hébreu. 

Shemhazai ( Semyaza ) 

Shemmiel ( Shemael ) 

Shetel : un des trois anges 
de bonté (les deux autres 
sont Aebel et Anush), que 
Dieu désigna pour servir 
Adam. 

D'après Yalkut Keubeni et 
Le Livre d'Adam et Eve, les 
trois anges ne se contentè- 
rent pas de « rôtir la viande » 



462 



pour Adam, mais ils « rafraî- 
chirent [ aussi ] son vin ». 

Sheviel ( Shaviel ) : un 
portier angélique au premier 
Ciel, cité dans Pirke Hechaloth. 

Sheziem : un ange invo- 
qué dans des rites cabalisti- 
ques [ ref : Le Sixième et le 
Septième Uvre de Moïse ] . 

Shimshiel : un garde an- 
gélique des portes du vent 
d'Est. 

Shinanin ( Shin'an ) : une 
classe d'anges haut placés. 
« Les Shinanin du feu » sont ci- 
tés dans les "Psaumes 68:18 et 
dans 3-Enoch. 

Des myriades de Shinanin 
descendirent du Ciel pour 
être présents à la révélation 
au Sinaï [ ref : Pesikta Rabba]. 

D'après le Zohar (1:18b) 
« des myriades de milliers de 
Shin'an sont sur le char de 
Dieu ». 

Zadkiel, ou Sidquiel, est le 
chef de l'ordre. Ils sont com- 
parables aux Ofanim [ref: 
Psaumes 68:18 ; Scholem, Ten- 
dances majeures du Mysticisme 
Juif; Mathers, La Kabbale Ré- 
vélée, p. 26 ]. « La 6' Sefira, Ti- 
fereth ( Tiphereth ) est représen- 
tée parmi les anges des Shi- 
nanim », nous dit C. D. Gins- 
burg, Les Esseniens et la Kab- 
bale. 

Shinial : un des 64 Anges, 



gardiens des 7 entrées céles- 
tes [ ref : Pirke Hechaloth]. 

Shitimichum ( Shitinichus 
Kitagnifai ) : dans M. Gaster, 
L'Epée de Moïse, Shitimichum 
( un des nomina barbara ) fait 
partie des 13 principaux an- 
ges, adoubés par Dieu. 

Shlasiel A' (Shlotiel A*, et 
autres variantes): un prince- 
ange des armées de X ( Dieu ), 
cité par M. Gaster, L'Epée de 
Moïse. 

Shlomiel : un garde angé- 
lique du 3 e Ciel [ref: O^ar 
Midrashim I, 116]. 

Shmuiel ( Samael ) : « chef 
de tous les anges et de la totalité 
des 10 classes qui ont parlé à Sa- 
lomon et qui lui ont donné la clef 
des mystères » d'après une cita- 
tion dans Gollancz, Clavicula 
Salomonis. 

Shoel : un des 64 Anges, 
gardiens des 7 entrées céles- 
tes [ ref : Pirke Hechaloth ]. 

Shoftiel (Juge de Dieu ) : un 
des 7 anges du Châtiment 
[ref: Jellinek, Beth ha-Mi- 
drasch ; Maseket Gan Edem and 
Gehinnom ; Encyclopédie Juive, I, 
593]. 

Shokad : un des 64 Anges, 
gardiens des 7 entrées céles- 
tes [ ref : Pirke Hechaloth ]. 

Shomrom ( Shunaron ) : 



463 



« un prince préposé à tous les an- 
ges et les Césars», selon Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon. 

Shosoriyah : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Shriniel : un garde angéli- 
que du 4 e Ciel [ref: Pirke 
Hechaloth]. 

Shtukial : un des 64 An- 
ges, gardiens des 7 entrées 
célestes [ref: Pirke Hecha- 
loth]. 

Shufiel : un ange invoqué 
dans des rites de conjuration 
syriaques. Il est regroupé 
avec Gabriel, Michaël, Har- 
shiel et d'autres anges envoû- 
tants [ ref : Le Livre de la Pro- 
tection ; Budge, Amulettes et 
Talismans]. 

Shunaron : « un prince pré- 
posé à tous les anges et les Cé- 
sars», que classe ainsi Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon. 

Sialul : le génie de la pros- 
périté. Dans de Abano, 
L'Heptaméron, Sialul fait par- 
tie des esprits de la 7 e heure, 
et peut être invoqué durant 
cette heure. 

Sidqiel: dans 3-Enoch, c'est 
le gouverneur de la planète 
Vénus et prince de l'ordre 
des Ofanim, ou Shinanim 



( les Ofanim étant l'équiva- 
lent hébreu de l'ordre des 
Trônes, et les Shinanim étant 
d'un ordre proche à celui des 
Séraphins ). 

Sidriel ( Pa2riel ) : prince 
du premier Ciel et l'un des 7 
Archanges dans les listes 
d'Enoch. 

Sièges : un ordre d'anges 
mentionné par saint Augus- 
tin sa Cité de Dieu comme se- 
des, et présenté aussi par John 
Salkeld dans Un Traité sur les 
Anges (\6\3), p. 303. 

Le terme « Sièges » est 
peut-être équivalent aux Trô- 
nes. Edmund Spenser indi- 
que un emploi similaire dans 
Un hymne à la Beauté Céleste. 

Sieme : dans la Kabbale, 
un ange gouvernant une par- 
tie d'une heure, 15 heures 20 
pour être précis. Il appartient 
à l'ordre des Vertus et il est 
appelé «Ange du Seigneur» 
dans le poème Sagesse de Hil- 
da Doolittle. Asaliah est 
l'ange correspondant de Sie- 
me. 

Sigron : dans les textes 
des Hechaloth, désigne Méta- 
tron « quand il ferme les portes 
des prières ( portes par lesquel- 
les sont admises au Ciel les 
prières d'un homme ). Quand 
les portes sont ouvertes, il s'appelle 
alors Pihon » [ref. 3 -Enoch, 48 ]. 



464 



Sihail : « et Dieu envoya 
deux anges, Sihail et Anas, et 
quatre évangélistes pour saisir les 
12 démons de fièvre [ tous de 
sexe féminin ] et les battre avec 
des bâtons brûlants». L'histoire 
est racontée dans un manus- 
crit du XII e siècle qui se 
trouve au British Muséum, et 
qui est reprise par M. Gaster, 
Etudes et Textes dans le Folklore 
II, 1030. Gaster pense que 
Sihail est plutôt une autre 
forme de Michail ( Michaël ), 
et qu'Anas est sainte Anne, 
transformée ici en ange. 

Sihon : petit-fils de l'ange 
déchu Semyaza et frère d'Og 
■$- [ref : Jung, Anges Déchus 
dans la Uttérature Juive, Chré- 
tienne et Musulmane ] . 

Sij-ed-Din {pouvoir de mi- 
séricorde) : un des archanges 
de la tradition religieuse des 
Yézidis, invoqué en prière. 

Sikiel : un ange du Siroc- 
co. Sikiel est cité dans le Sefer 
Yet^rah (Livre de la Forma- 
tion) [ref: Budge, Amulettes 
et Talismans ■]. Dans O^arMi- 
drashim, II, 316, Sikiel est un 
ange gardien des portes du 
vent d'Ouest. 

Sila : un ange de Puissan- 
ce ; c'est aussi un ange d'une 
heure invoqué dans des rites 
cabalistiques [ref: le poème 
Sagesse de Hilda Doolittle ; 



Ambelain, Ta Kabbale Prati- 
que]. 

Silat (Tilath, Feluth): 
dans le Grimorium Verum, un 
ange invoqué en goétie ri- 
tuelle. Dans la tradition ma- 
hométane, Silat est un dé- 
mon de sexe féminin [ref: 
Encyclopédie Juive, p. 521 ]. 

Silmai ( Shelmai ) : dans la 
tradition religieuse man- 
déenne, un des deux esprits 
gardiens ( Uthri ) du fleuve 
Jourdain ; l'autre Uthra s'ap- 
pelle Nidbai. 

Simapesiel : un des anges 
déchus dans les listes 
d'Enoch. 

Simiel ( Chamuel, Semi- 
bel) : un des 7 Archanges. 
Cependant, à un concile de 
Rome en 745, Simiel fut ré- 
prouvé ( avec Uriel, Raguel 
et d'autres anges haut-pla- 
cés) en tant qu'esprit mau- 
vais, ou faux, à ne pas véné- 
rer [ref: Heywood, Ta Hié- 
rarchie des Saints Anges ] . 

Au concile de Laodicée 
( 343-381 ? ) nommer des an- 
ges était expressément inter- 
dit, canon 35. Josèphe pré- 
cise que dans les rites des Es- 
séniens, l'obligation de prêter 
serment de ne pas révéler les 
noms des anges [ ref : 
Trachtenberg, Magie Juive et 
Superstition, p. 89 ]. 



465 



Simkiel : chef des anges 
de Destruction, institués par 
Dieu pour s'occuper des 
mauvais sur la terre [ ^ 
Za'arfiel]. D'après 3 -Enoch, 
Simkiel avait pour fonction 
d'exécuter un jugement con- 
cernant l'homme, mais aussi 
de le purifier. 

Simulator : en magie de 
Salomon, un ange invoqué 
dans la conjuration de l'En- 
cre et des Couleurs. 

Sinui : un ange amulette 
invoqué dans des rites incan- 
tatoires de Moïse quand une 
femme est enceinte [ ^ Sen- 
noi]. 

Siona : un séraphin dans 
Klopstock, Le Messie. 

Sipur : un des trois séra- 
phins ( avec Sepher et Sa- 
phar) par lesquels le monde 
fut, dit-on, créé [réf. Waite, 
Livre de la Formation ] . 

Sirbiel : un des princes an- 
géliques de la Merkabah, cité 
dans 3-Enoch et Hechaloth 
Rabbati. 

Sirushi ( Surush Ashu, Sa- 
rush, Sraosha, Ashu) : l'ange 
du Paradis dans la tradition 
perse ; également le « maître 
des annonces» [réf. Le Dabis- 
tan,p. 144]. 

Sisera : génie du Désir ; 
l'un des génies à invoquer 



durant la 2 e heure, selon 
Apollonius de Tyane, Nucté- 
méron. Dans l'Ancien Testa- 
ment {Juges 4), Sisera est un 
général tué par Jael « avec 
l'aide des étoiles et des anges ». 

Sislau : génie des poisons 
et l'un des génies de la 4 e 
heure [ ref : Apollonius de 
Tyane, Nuctéméron ]. 

Sitael : un Séraphin invo- 
qué pour vaincre l'adversité. 
Il règne sur la noblesse et il 
est l'un des 72 anges du zo- 
diaque ; il est aussi l'un des 
72 anges qui portent le nom 
mystique de Dieu Shem 
Hamphorash. Voir le poème 
Sagesse de Doolitde et Ambe- 
lain, La Kabbale Pratique, p. 
260, où le sceau ou signature 
de Sitael est présenté. 

Sith : l'ange d'une heure 
( de 6 à 7 heures ); régent 
d'une planète. L'ange corres- 
pondant de Sith s'appelle 
Nelchael [ref. le poème Sa- 
gesse de Doolitde ; Ambelain, 
La Kabbale Pratique ] . 

Sithacer : ange correspon- 
dant pour Seheiah ^. 

Sithriel : un nom par le- 
quel est appelé Métatron 
« quand il cache les enfants du 
monde sous ses ailes pour les pré- 
server des anges de la Destruc- 
tion » [ ref. 3-Enoch, 48 ]. 



466 



Sitiel ( Sitael ) 

Sitra Kadisha : dans le 
Tosefta II, 69b, un esprit saint. 
Il contraste avec Sitra Ahara 
(esprit impur) [ref: U An- 
thologie Talmudique, p.l 15 ]. 

Sitriel : dans les classe- 
ment de Moïse de Burgos, Si- 
triel est la 3 e des 10 Sefiroth 
« non saintes ». 

Sittacibor : un ange à qui 
l'on fait appel dans les exor- 
cismes de la Cire [ref: Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon}. 

Sittiah : comme Sittacibor, 
un ange que l'on appelle dans 
les exorcismes de la Cire 
[ref: de Abano, L'Heptamé- 
ron; Mathers, La Grande Clavi- 
cule de S alomon\ 

Sizajasel : en magie céré- 
monielle, un ange représen- 
tant, ou gouvernant le signe 
du Sagittaire [ ref : Waite, Le- 
megeton\ 

Sizouze : dans la mytholo- 
gie perse, l'ange qui préside 
aux prières [ -#• Akatriel ; Mé- 
tatron ; Sandalphon ]. 

Skd Huzi ( Soqed Hozi ) 

Sktm : un des 14 anges de 
conjuration de l'Epée, cité 
par M. Gaster, L'Epée de 
Moïse. Sktm est aussi l'un des 
ineffables noms de Dieu. 



Slattery ( fictif) : un ange 
désigné dans l'introduction 
(de Dixon Wecter) Un rap- 
port du T?aradis de Mark 
Twain. C'est dans un extrait 
qui n'a pas été imprimé (du 
Cycle de Stormfield de Twain) 
qu'apparaît Slattery. Il y est 
présenté comme ayant été le 
témoin de la création de 
l'homme. 

Smal ( Sammael ) : ange 
de la Mort et du Poison, dont 
l'épouse, Eisheth Zenunim, 
est la femme du bordel. Les 
deux ensemble, unis, sont 
connus comme la bête Chioa 
[ref: Mathers, 1m Kabbale 
Révélée]. 

Smandriel ( Samandiriel ) 

Smat : ange correspondant 
pour Mebahiah -$-. Dans la 
Kabbale, Smat partage avec 
Mebahiah l'exercice de son 
empire sur les morales et la 
religion. 

Smeliel : dans Lenormant, 
Magie Chaldéenne, l'esprit du 
Soleil. Son Intelligence cor- 
respondante s'appelle Nagiel. 

Smnglf ( Samangaluf ) 

Smoel ( Sammael ) 

Sngotiqtel : un ange qui 
s'occupe des fils de l'homme 
[ref. M. Gaster, L'Epée de 
Moïse ]. 



467 



Sniel : un des 70 anges fi- 
gurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître. Voir les 
Annexes pour la liste des 70 
[ref: Le livre de l'Ange Ra- 
%iel ; Budge, Amulettes et Talis- 
mans •]. 

Sochiel : un des archanges 
dirigeant les trinités terrestres 
gouvernant les 360 degrés du 
zodiaque, comme le signale 
Waite, Lemegeton. 

Socodiah ( Socohiah ) : le 
nom d'un ange inscrit sur le 
premier pentacle de la pla- 
nète Vénus [ref: Shah, Le 
Savoir Secret de la Magie ]. 

Sodiel : dans 3 -Enoch 1 7, 
un prince dirigeant du 3 e 
Ciel. 

Sodyah : dans les textes 
des Hechaloth, un ange qui 
assiste Métatron^ à la récita- 
tion du Shema [ ref : Introd., 
3 -Enoch]. 

Sofiel : ange qui s'occupe 
des fruits et légumes de jar- 
din [ref: M. Gaster, L'Epée 
de Moïse \ 

Sofriel ( Sopher, Sophe- 
riel ) : un gardien de livres 
angéliques, préposé aux re- 
gistres des vivants et des 
morts. 

Il y a deux Sofriels : Sofriel 
Memith, pour les morts et 



Sofriel Mehayye pour les vi- 
vants. Ils sont porteurs du 
nom de Dieu (YHWH) 
[ ref : le Zohar ; 3-Enoch x \ 

Sohemne : un ange du 
Sceau [ ref : Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse ] . 

Sokath : un esprit du So- 
leil, « planète » dont l'ange 
Nakhiel est l'Intelligence pré- 
sidente, selon Paracelse dans 
sa doctrine des Talismans. 

Sokath partage apparem- 
ment le poste avec Nakhiel, 
ou alterne avec lui [ ref : 
Christian, L'Histoire et la Pra- 
tique de la Magie I ] . 

Soleil : dans la Kabbale, le 
Soleil est une « planète » et 
aussi un ange de lumière 
[ ref : Lévi, Magie Transcendan- 
tale]. 

Solmis : un grand Lumi- 
naire céleste cité dans les Ré- 
vélations de Zostrian ( Evangile 
de Vérité ) gnostiques. 

Soluzen : c'est le nom 
d'un ange inscrit (en vert) 
sur le pentagone de Salomon, 
fig. 156 dans le Lemegeton 
Waite. 

Somcham : un des nom- 



1 NdT: la version de Mopsik 18:23-24 
donne Sopheriel, préposé aux livres des 
morts, et Chopheriel préposé à celui 
des vivants. Le premier écrit quand 
vient l'heure de la mort et le second 
quand Dieu désire une « entrée » dans 
la vie. 



468 



breux gardes angéliques des 
portes du vent d'Ouest. 

Soncas ( Soneas ) : un ange 
du 5 e Ciel, dirigeant du mar- 
di. Il doit être invoqué à par- 
tir de l'Ouest [ref: Abano, 
L'Heptaméron; Barrett, Le Ma- 
ge}- 

Sonitas : un ange servant 
dans le 5 e Ciel [ref: Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse]. 

Sonneillon ( Sonnillon ) : 
un ange, à présent déchu, au- 
trefois de l'ordre des Trônes. 
Il est cité comme l'un des 
« diables » qui possédèrent le 
corps de la notoire religieuse 
du XVI e siècle, Sœur Louise 
Capeau ( ou Capelle ) [ ref : 
Michaëlis, Histoire Admirable 
de la Possession et Conversion 
d'une pénitente séduite par un 
magicien 1 ]. 

Sophar ( fictif) : dans La 



1 NdT : l'affaire d'Aix-en-Provence qui 
débuta avec Sœur Madeleine, puis 
Sœur Louise. Les deux furent amenées 
devant le Père Michaëlis, le « Grand In- 
quisiteur en Avignon » pour un exorcisme 
public. Puis, faute de résultats, devant 
Dompt, un autre exorciste. Louise ré- 
véla qu'elle était possédée par trois dé- 
mons, Vérin, Grésil et Sonnillon. Le 
Père Michaëlis fît une enquête et pré- 
senta une liste de démons avec leurs 
fonctions d'après les « interviews » avec 
les démons Verrine et le Batberith (qui 
« possédait » Sœur Madeleine). Les 
deux anges déchus ont révélé les noms 
des autres démons, ainsi que des saints 
qui s'opposaient à eux. 



Révolte des Anges d'Anatole 
France, un ange déchu qui 
gardait autrefois les trésors 
au Ciel pour le dieu Ialda- 
baoth. Sous son aspect ter- 
restre, Sophar est un ban- 
quier, Max Everdingen. 

Sopher (Sofriel) 

Sopheriel (Sofriel) 

Sopheriel Yhwh Me- 
hayye et Sopheriel Yhwh 

Memith(¥ Sofriel) 

Sophia ( Pistis Sophia ) 

Sophiel : ange du 4 e penta- 
cle de la Lune. Dans la Kab- 
bale, Sophiel est l'intelligence 
de Jupiter ( l'ange correspon- 
dant étant ici Zadykiel ) [ ref : 
Lenormant, Magie Chaldéenne, 
p. 26]. 

Soqed Hozi ( Shoqed 
Chozi, Skd Huzi, etc.) : un 
prince ange de la Merkabah, 
gardien des balances divines, 
et l'un des quatre anges adou- 
bés par Dieu [ ref : 3-Enoch ; 
M. Gaster, L'Epée de Moïse]. 

Sorath : une puissance 
mauvaise, porteuse du mysté- 
rieux nombre 666 qui est 
aussi cabalistiquement appli- 
qué à l'empereur Néron 
[ ref : Apocalypse de Jean]. En 
magie talismanique, Sorath 
est l'esprit du Soleil. Voir Le 
Mage II, 147. 



469 



Sorush : Gabriel pour les 
Perses, donneur des âmes. Les 
rois mages assuraient qu'au 
Jour du Jugement, deux an- 
ges, Sorush et Mihr, se tien- 
dront sur le pont appelé al 
Sirat ( qui est plus fin qu'un 
cheveu, et plus affilé que le 
tranchant d'une épée ) et exa- 
mineront toute personne le 
traversant. 

Mihr, représentant la misé- 
ricorde divine et tenant une 
balance dans sa main, pèsera 
les actions accomplies du vi- 
vant de la personne. Si elle 
s'en avère digne, elle aura la 
permission d'entrer au para- 
dis. Sinon, elle sera livrée à 
Sorush, représentant la divine 
justice, qui la jettera en Enfer 
[ ref : Sale, Le Coran, Dis- 
cours Préliminaire, p. 64 ]. 

Sosol : un ange invoqué 
dans des rites de magie céré- 
monielle. Il représente, ou 
gouverne, le signe du Scor- 
pion dans le zodiaque [ref: 
Waite, Lemegeton ]. 

Sother ou Sother As(h)iel : 
prince ange poursuivant en 
justice et servant le trône du 
jugement divin ; un grand 
hiérarque de la Merkabah. 

Sother mesure 7.000 para- 
sanges de haut. Dans la Kab- 
bale, il épouse Sophia dans 
une union céleste. 

Dans la tradition gnosti- 



que, c est un autre nom pour 
Dieu. 

Selon 3-Enoch, « tout prince 
ange qui sort ou entre devant la 
Shekinah, ne le fait qu'avec per- 
mission de Sother». 

Il a été donné comme 
l'équivalent du Luminaire Ar- 
mogen. Le nom signifie « ce- 
lui qui ranime le feu de Dieu ». 

Sothis ( Sotis ) : ange d'une 
heure [ref: le poème Sagesse 
de Doolittle ; Ambelain, lui 
Kabbale Pratique]. 

Souveraineté : un des or- 
dres angéliques, selon une in- 
terprétation de 1 -Corinthiens 
15:24 dans lequel Paul parle 
du Christ abolissant « toute 
Souveraineté, Autorité et Puissan- 
ce ». La version anglaise de la 
Bible dite « King James » 
donne Autorité à la place de 
Souveraineté . 

Spendarmoz (Ishpan Dar- 
maz) 

Sphener : dans l'occul- 
tisme, le nom d'une Puis- 
sance céleste invoquée pour 
combattre Mardero, un dé- 
mon de la maladie [ref: 



1 NdT : les version françaises diffè- 
rent : « domination, autorité et puissance » 
pour l'œcuménique, « empire, domination 
et puissance » pour Lemaître de Sacy, 
«principauté, pouvoir et puissance » pour 
Osty et Trinquet, «principauté, domina- 
tion et puissance » pour la Bible de Jéru- 
salem, «pouvoirs, autorités, puissances» 
pour une traduction récente, etc. 



470 



Shah, Le Savoir Secret de la 
Magie, p. 223 ]. 

Sphères ( Galgallim ) 

Sphinx : dans Mathers, La 
Kabbale Révélée, qui fait réfé- 
rence à Ï Apocalypse de Jean, les 
Sphinx sont mentionnés 
comme terme alternatif pour 
les Kerubim de la Vision 
d'E^echiel 1:10, suiv. 

Spiritus Dei : « l'esprit de 
Dieu », une expression qu'em- 
ploie Lanctantius pour dési- 
gner un ange [ref: Schne- 
weis, Anges et Démons selon 
Lactantius]. 

Splenditenes : dans le 
manichéisme, un « ange sup- 
portant le monde». Il supporte 
les Cieux sur son dos [ ^ 
Omophorus]. 

Saint Augustin mentionne 
Splenditenes dans son Contra 
Faustum XV, et le décrit 
comme ayant 6 visages et 
6 bouches « et scintillant de lu- 
mière ». 

Dans le Uvre des Scolies, ou 
Liber Scolurium, Bar-Khonai 
l'appelle « H ornement de Splen- 
deur». 

Il apparaît dans les monu- 
ments de Mithra et l'on 
pense qu'il est le prototype 
d'Atlas [ ref : Un Hymne Man- 
déen pour l'Ame ] . 

Splendeurs : autre nom 
pour les Tarshishim -$•. Equi- 



vaut aux Vertus. Dans son 
poème Eloa, Alfred de Vigny 
mentionne des Splendeurs 
( avec des Ardeurs et des 
Gardes ) comme un ordre de 
la hiérarchie céleste. 

Spugliguel : un ange qui 
sert comme chef du signe du 
printemps [ref: de Abano, 
L'Heptaméron ; Barrett, Le 
Mage II]. 

Sraosha ( Srosh, Sirush, 
Serosh, etc.) : un ange perse 
qui, affirme-t-on, met le 
monde en mouvement. 

Sraosha est l'un des Ame- 
sha spentas (le 7 e ), sinon un 
des Yazatas. 

Dans le zoroastrisme, il est 
l'ange qui, après la mort, 
porte l'âme au Ciel. Son em- 
blème est le chrysanthème 
rouge [ref: Vendidad, 18, 
dans Les Livres Sacrés de 
l 'Orient]. 

Dans la tradition mani- 
chéenne, Sraosha est « l'ange 
de F obéissance, », «frappeur de 
démon» qui juge les âmes. 
Comme Sirushi, il est l'ange 
du Paradis et « maître des an- 
nonces» [ref: Legge, Précur- 
seurs et Rivaux du Christianisme 
II, p. 327 ]. 

Sro : ange correspondant 
pour Nemamiah -$•. 

Ssakmakiel : avec un au- 
tre esprit dénommé Archer, 



471 



Ssakmakiel gouverne le signe 
du Verseau [ ref : Lévi, Magie 
Transcendantale ]. 

Ssnialiah : dans M. Gas- 
ter, L'Epée de Moïse, un des 14 
grands anges de conjuration. 

Sstiel YHWH : c'est l'un 
des 8 grands princes anges de 
la Merkabah. Dans 3-Enoch, 
Sstiel possède un grade supé- 
rieur à l'ange Métatron qui 
doit descendre, si jamais il 
rencontre Sstiel sur les che- 
mins de cristal. 

Dans Ginzberg, La Légende 
des juifs I, où un héraut pro- 
clame Métatron comme chef 
des princes, exception est 
faite des « huit augustes princes 
haut placés qui portent Mon nom 
[ c'est-à-dire Son nom ]». 

Sstiel est l'un d'eux. Les 
autres seraient Anafiel (Au- 
fiel, Anpiel), N'Zuriel, Aka- 
triel, Gallisur, les deux 
Sofriels et Radueriel. 

Stimulator : un ange invo- 
qué dans l'exorcisme de l'En- 
cre [ref: Grimorium Verum\ 

Strateia : une armée angé- 
lique, mentionnée dans Pesik- 
ta Rabbati [ref: Encyclopédie 
Juive, Angélologie, p. 585 ]. 

Strempsuchos (Astromp- 
suchos ) 

Striel : un garde angélique 
posté à l'une des 7 grandes 



entrées célestes [ ref. Pirke 
Hechaloth]. 

Strophaeos : dans la Para- 
phrase de Shem gnostique, une 
mystérieuse entité à qui fu- 
rent révélés les secrets de la 
Création. 

Sturbiel : un ange de la 4 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Vachmiel [ ref : 
Waite, Le Livre de la Magie Cé- 
rémonielle, p. 67 ]. 

Sturi(el) : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Suceratos : un ange ser- 
vant au 4 e Ciel ; il règne sur le 
Jour du Seigneur et il est in- 
voqué à partir de l'Ouest 
[ref: de Abano, L'Heptamé- 
ron ; Shah, Occultisme}. 

Sui'el (Raashiel): un ange 
qui exerce son empire sur les 
tremblements de terre [ref: 
Waite, Le Livre de la Forma- 
tion ; Ginzberg, Légende des 
Juifs?]. 

Sukalli ( Sukallin ) : anges 
dans la théosophie suméro- 
babylonienne [ ref : Encyclopé- 
die Catholique, Angélologie ]. 

Sumiel : dans Des Anges, 



1 NdT : dans 3-Enoch 14:4, l'ange du 
Tremblement de terre se nomme Raa- 
chiel. 



472 



Génies et Diables de Voltaire 
un des chefs des anges dé- 
chus. Voltaire cite Enoch 
comme sa source, mais au- 
cun équivalent proche de Su- 
miel ne se trouve dans les li- 
vres d'Enoch, à moins que 
Voltaire n'ait pensé à Sam- 
mael ou Simapesiel -$-. 

Le nom de Sumiel est ins- 
crit sur une amulette orien- 
tale ( kamea ) pour écarter le 
mal [ref: Schrire, Amulettes 
Hébraïques]. 

Summanus : c'est l'un des 
9 Novensiles ■$■, divinités su- 
prêmes de la religion étrus- 
que [ ref : Redfield, Dieux: un 
Dictionnaire des divinités de tous 
les pays]. 

Suna : un Chérubin ou un 
Séraphin employé dans des 
rites de conjuration [ref: Le 
Sixième et Septième Uvre de 
Moïse]. 

Suphlatus : génie de la 
poussière [ ref : Apollonius 
de Tyane, Nuctéméron ]. 

Suria ( Suryah, Suriya ) : 
dans Pirke Hechaloth, un des 
anges du Trône, ou un des 
anges de la Présence. Il est 
gardien de la première entrée 
( palais ) du premier Ciel. 

D'après le Zohar, Suria est 
« l'être angélique élevé qui relève 
tous les mots saints [ lesquels et 
quand, et précisément de la 



Torah ] prononcés à table ; tous 
les mots, ainsi que la table, sont 
couronnés devant le Saint Roi ». 

Suriel ( Sariel, Sauriel, Su- 
riyel, Surya, Dieu commande) : 
il est identifié à Uriel, Méta- 
tron, Ariel, Saraqael, etc. 
Comme Métatron, Suriel est 
un prince de la Présence, et 
comme Raphaël, un ange de 
la Guérison. Il est aussi l'ange 
de la Mort (un parmi tous 
les autres ), et, comme Sariel, 
il fut envoyé sur le mont Si- 
naï, ou le mont Nebo, pour 
prendre l'âme de Moïse. 

Dans 1 -Enoch, Suriel est 
l'un des quatre grands Arch- 
anges. Dans ^Anthologie Fala- 
sha il est qualifié de « Suriel le 
Trompettiste » et de « Sariel, 
ange de la Mort ». 

On dit que Moïse reçut 
tout son savoir de Suriel 
(bien que Zagzagel ait été 
considéré comme la source 
de son savoir ). 

D'après le Talmud Bera- 
choth 51a, ce fut Suriel qui en- 
seigna les lois de l'hygiène à 
Rabbi Ismaël ben Elisha. 

Sur des amulettes gnosti- 
ques, le nom de Suriel appa- 
raît aux côtés de Raguel, Pe- 
niel, Uriel et Raphaël. 

Origène, Contra Celsum VI, 
30, le classe comme l'un des 
7 anges du système ophite de 
l'Hebdomad ( celui des puis- 
sances primordiales ). 



473 



Ici, quand il est invoqué, 
Suriel apparaît sous la forme 
d'un bœuf. 

Dans la Kabbale il est l'un 
des 7 anges qui dirigent la 
terre. 

Dans King, Les Gnostiqms 
et leur Héritage, p. 88, Suriel, 
avec Erataoth et Thauta- 
baoth, est « un ange juif d'ori- 
gine magienne» et un ange 
« dont le nom se trouve parmi 
ceux des génies présidant les étoiles 
fixes» [réf. Mead, Hermès 
Trois fois plus Grand I ; Budge, 
Amulettes et Talismans, pp. 
203,375]. 

Suriya ( Suria ) 

Suriyah ( Suriel ) : un ange 
qui révéla à Rabbi Ismaël [ ^ 
Suriel ] les secrets de la chiro- 
mancie et de la physionomie 
[ ref : Scholem, Tendances ma- 
jeures du Mysticisme Juif]. 

Suriyel ( Suriel ) : un ange 
qui, avec Salathiel, emmena 
Adam et Eve du sommet 
d'une haute montagne ( où 
Satan les avait attirés ) à la 
caverne des trésors — un inci- 
dent du Jardin d'Eden évo- 
qué dans Le Livre d'Adam et 
Eve&. 

Suroth : dans la doctrine 
des Talismans de Paracelse, 
Suroth est un génie plané- 
taire de l'Egypte, remplacé 
par l'ange Anael. Dans Waite, 



« Les Sciences Occultes », Suroth 
est le génie planétaire de Vé- 
nus. Chez les hermétistes, il 
est chef de l'ordre des Princi- 
pautés. «Il préside aux harmo- 
nies de la nature végétale » [ ref. 
Christian, L'Histoire et la Pra- 
tique de la Magie I, 68 ]. 

Surtaq : dans les textes 
des Hechaloth, un ange qui 
assiste Métatron à la récita- 
tion du Shema [ref: introd. 
3 -Enoch ~\. 

Suruph {force de Dieu ) : un 
ange cité par Hyde, Historia 
Religionis Veterum Persarum. 

Surush Ashu ( Sirushi ) 

Surveillant de la Lumière 

(Jeu). 

Surya ( plur. Suryas ) : un 
des 7 (ou 12 ) dieux brillants 
de la religion védique [ ^ 
Adityas]. Dans 3 -Enoch, Su- 
rya est un des multiples noms 
de l'ange Métatron. 

Suryan : une « corruption » 
de Raphaël, d'après Barton, 
Journal of Biblical Uterature, 
vol. 31. 

Suryas (sing. Surya): dans la 
tradition védique, les Suryas 
( plus tard les Asuryas ) sont 
des divinités analogues aux 
anges judéo-chrétiens. Les 
Asuryas^ sont déchus, c'est 
donc des démons ou diables. 



474 



Susabo : génie des voya- 
ges et l'un des génies de la 6 e 
heure [ref: Apollonius de 
Tyane, Nuctéméron], 

Susniel : un ange invoqué 
dans des charmes d'invoca- 
tion syriaques. En tant que 
«puissance envoûtante», Susliel 
est regroupé avec Michaël, 
Azriel, Shamshiel et d'autres 
anges [ ref : Le Uvre de la Pro- 
tection]. 

Sut : un des cinq fils de 
l'archange déchu Iblis chez 
les musulmans. Sut est le dé- 
mon des mensonges. Awar, 
le démon de la lubricité, Da- 
sim, le démon de la discorde, 
Tir le démon des accidents 
fatals et Zalambur, le démon 
de la malhonnêteté mercan- 
tile, sont les quatre autres fils 
d'Iblis. 

Suth : chef des anges de 
l'Air, ayant pour ministres 
Maguth * et Gutrix ¥ [ ref : 
Le Livre de Magie des Anciens ; 
de Abano, L'Heptaméron ; 
Barrett, Le Mage II, 122 ; 
Shah, Occultisme, 52 ]. 

Sutuel ( Suryal ) : dans la 
tradition falasha, l'ange qui 
amena Baruch à la sainte Jé- 
rusalem [ref: Charles, Apo- 
calypse de Baruch 1 6:3, où Su- 



tuel n'est cependant pas spé- 
cifiquement nommé ]. 

Symnay : un ange de l'or- 
dre des Puissances employé 
en conjuration dans les rites 
cabalistiques. Selon les sour- 
ces existantes, on ne sait pas 
vraiment si Symnay rejoignit 
Satan dans la révolte ou s'il 
demeura loyal [ref. Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse]. 

Synesis (compréhension): un 
des quatre grands Luminaires 
émanant de la Volonté Di- 
vine dans le gnosticisme, 
[ ref. Mead, Fragments de la 
Foi Oubliée]. 

Synoches : dans la cosmo- 
logie chaldéenne, une des 
trois intelligences de l'Empy- 
rée [ref: Aude, Oracles Chal- 
déens de Zoroastre ] . 

Syth : ange d'une heure, 
dont l'ange correspondant se 
nomme Teiaiel [ref: Hilda 
Doolittle Sagesse ; Ambelain, 
La Kabbale Pratique ] . 

Sywaro : un ange de bonté 
que l'on appelle dans les rites 
magiques [ ref : Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse]. 



1 NdT : il s'agit de l 'Apocalypse syriaque 
de Baruch, dite aussi 2-Baruch. Dans les 
Ecrits intertestamentaires, c'est un « esprit 
de force ». 



T 



475 



Ta'aniel : dans M. Gaster, 
L'Epée de Moïse, un ange in- 
voqué dans des rites de ma- 
gie. 

Tabkiel: l'un des 100 
noms (et plus) de l'ange 
Métatron, donné dans la liste 
de 3 -Enoch, 48. 

Tablibik : un esprit de 
fascination et l'un des génies 
de la 5 e heure [ref: Apollo- 
nius de Tyane, Nuctéméron ]. 

Tabris : dans la tradition 
occulte, l'ange ou le génie du 
Libre arbitre, et l'un des gé- 
nies de la 6 e heure [ref: 
Apollonius de Tyane, Nucté- 
méron]. 

T'achnu : un ange dont le 
nom se trouve dans Le Livre 
de l'Ange Rasgel [ ref : Trach- 
tenberg, Magie Juive et Supersti- 
tion, où l'on pense que T'ach- 
nu est un nom « fabriqué » 
par manipulation des lettres 
de l'alphabet hébreu ]. 

Tacouin : dans la tradition 
islamique, des sortes de fées : 
« anges mineurs, magnifiques, ai- 
lés, qui mettent l'homme en sûreté 
contre les ruses des démons, et qui 
révèlent le futur» [ref. de Plan- 
cy, Dictionnaire Infernal IV, 
464]. 

Tadhiel {droiture de Dieu): 
un ange à qui l'on attribue le 
fait d'avoir empêché le sacri- 



fice d'Isaac, selon Follansbee, 
Histoire Céleste. D'autres sour- 
ces attribuent cette action à 
Métatron, à Zadkiel et à 
l'ange du Seigneur (dans la 
Genèse pour ce dernier ). 

Tafel X : un ange invoqué 
dans des rites de magie [ ref : 
M. Gaster, L'Epée de Moïse]. 

Tafsarim : c'est une classe 
d'anges de la Merkabah, re- 
groupés avec les Elim et Ere- 
lim ¥. Dans 3-Enoch, les Taf- 
sarim occupent un rang « su- 
périeur à celui de tous les anges de 
bonté qui s'occupent du trône de 
gloire ». 

Taftefiah : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Taftian ( Taphi ) : dans la 
Kabbale, un ange faisant des 
merveilles, serviteur d'Ali- 
mon ty. Il était invoqué par 
le célèbre Raf Anram [ ref : 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse]. 

Tagas : grand prince an- 
gélique et conducteur du 
Chœur Céleste [ref: 3-Enoch]. 

Tagriel ( Tagried, Thi- 
gra ) : chef des gardes angéli- 
ques du 2 e ou du 7 e Ciel, et 
l'un des 28 anges qui gouver- 
nent les 28 maisons de la 
lune [ ref : Pirke Hechaloth ; 
0%ar Midrashim I, 1 1 1 ]. 



476 



Tahariel : ange de pureté, 
et l'un des 70 anges figurant 
sur une amulette qui protège 
la femme en couches et l'en- 
fant à naître. Pour la liste des 
70, voir les Annexes [ ref : Le 
Livre de l'Ange Ra^iel ; Budge, 
Amulettes et Talismans]. 

Tahsasiyah : un des mul- 
tiples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Takifiel : un ange invoqué 
dans des rites magiques syria- 
ques ; il est regroupé avec 
Michaël, Gabriel, Sahariel et 
d'autres « anges envoûteurs » 
dans Le Uvre de la Protection. 

Talia : dans la tradition 
mandéenne, un des 10 Uthri 
( anges ) qui accompagnent 
le Soleil dans sa course quoti- 
dienne. 

Taliahad ( Talliud ) : ange 
de l'Eau. Le nom de Taliahad 
est inscrit sur le T pentacle 
du Soleil [ref: Papus, Traité 
Elémentaire de Science Occulte, p. 
222 ; Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon, p. 72 ]. 

Talmai : un ange invoqué 
dans la conjuration du Ro- 
seau, selon Mathers. 

Dans le Zohar (Nombres 
159a) Talmai est un esprit 
mauvais, « un descendant des 
géants que Dieu envoya sur terre 
et qui s'accouplèrent avec les filles 
des hommes ». 



Tamael : dans la tradition 
occulte, un ange du vendredi 
et du 3 e Ciel. Il est invoqué à 
partir de l'Est. 

Tamaii : un ange invoqué 
dans la conjuration de l'En- 
cre et des Couleurs [ref: 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon ]. 

Tamarid : un ange officier 
en chef de la 2 e heure de la 
nuit, servant sous la direction 
de Farris [ ref. Waite, Lemege- 
ton, p. 69 ]. 

Tamiel ( Tamel, Temel, 
Tamuel, perfection de Dieu) : 
ange de l'océan. Dans 1- 
Enoch, Tamiel est donné dans 
une liste d'anges déchus 
[ ref : La Nouvelle Encyclopédie 
Shaff-Hençog, Anges ]. 

Tamtemiyah : l'un des 
multiples noms de l'ange Mé- 
tatron. 

Tandal : un des 64 Anges, 
gardiens des 7 entrées céles- 
tes [ ref : Pirke Hechaloth ]. 

Tandariel : un ange men- 
tionné dans Hyde, Historia 
Religionis Veterum Persarum ; il 
est aussi mentionné par Vol- 
taire dans Des Anges, Génies et 
Diables. 

Taniniwer : l'une des 7 
mauvaises émanations survi- 
vantes de Dieu. « L'extermina- 
tion future de cet être est prédite 



477 



dans Isaïe 27:1 » dit Bamber- 
ger dans Anges Déchus, p. 1 75 
[ ref : Isaac B'ne Rabbi Jacob 
ha-Cohen dans Mada'e ha- 
Yahadut II]. 

Tankf il : dans la tradition 
arabe, un ange gardien invo- 
qué dans les rites d'exorcisme 
[ ref : Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Anges ]. 

Tap ( Gaap ) 

Taptharthareth (Tophth- 
arthareth ) 

Tar : dans la tradition 
mandéenne, un des 10 XJthri 
( anges ) qui accompagnent 
le Soleil dans sa course quoti- 
dienne. 

Tara : un ange avec l'attri- 
but « Dieu, fontaine de Sagesse 1 » 
mentionné dans le poème 
Sagesse de Hilda Doolittie, et 
donné parmi les anges dans 
Ambelain, La Kabbale Prati- 
que. 

Taranava : dans Art Al- 
madel de Salomon ( compris 
dans le Lemegeton ), Taranava 
est l'une des principales puis- 
sances angéliques de la 3 e al- 
titude. 

Tarfaniel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent d'Ouest [ ref : 
0%ar Midrashim II, 316 ]. 



1 NdT : en français dans le texte. 



Tarfîel {Dieu nourrit): 
dans la Kabbale, un ange in- 
voqué pour guérir de la stu- 
pidité [ref: Botarel, Mayan 
Hahochmah, et d'autres ouvra- 
ges sur l'efficacité des amu- 
lettes ; Schwab, Vocabulaire de 
FAngélologie ]. Dans O^ar Mi- 
drashim (II, 316), Tarfiel est 
l'un des gardes des portes du 
vent d'Est. 

Tariel : un des trois anges 
de l'été. Tariel figure dans des 
charmes d'incantation syria- 
ques. Il est invoqué, avec 
d'autres anges envoûteurs, 
dans la « ligature [ de ] la Lan- 
gue du Dirigeant » [ ref. Le Li- 
vre de la Protection ]. 

Tarniel : un ange du mer- 
credi résident du 3 e Ciel, et 
invoqué à partir de l'Est. Tar- 
niel est l'un des esprits de la 
planète Mercure. Dans O^ar 
Midrashim (II, 316), il est 
l'un des gardes des portes du 
vent d'Est. 

Tarpiel ( Tarfiel ) 

Tarquam : dans la tradi- 
tion occulte, un des deux an- 
ges gouvernant l'automne, 
l'autre ange étant Guabarel, 
d'après de Abano, L'Hepta- 
méron [ ref : Shah, Occultism, 
pp. 43-44]. 

Tarshish ( hébreu, perle ) : 
dans le Zohar, le chef épo- 
nyme de l'ordre des Tar- 



478 



shishim ( c'est-à-dire des Ver- 
tus ). Haniel et Sabriel font 
partie des autres chefs de 
l'ordre [ & Tarshishim ]. 

Tarshishim ( ceux qui sont 
brillants") : un ordre angélique 
dans la tradition juive ; le 
terme, dit-on, provenant de 
Daniel 16:6, et répondant à la 
7 e Sefira ( fermeté ) dans la 
Kabbale. Dans le poème 
Eloa d'Alfred de Vigny, l'or- 
dre s'appelle Splendeurs. 

Tarsisim ( Tarshishim ) 

Tartare ou Tartarus : un 

ange qui préside à l'Enfer 
(ou un terme pour l'Enfer 
lui-même ). L'ange, d'habi- 
tude Uriel, ou Tartaruchus, 
est chargé des tourments des 
régions infernales, comme 
nous l'avons déjà dit. Pour 
les noms des autres anges de 
ces régions ■#■ Anges de l'En- 
fer. Voir en particulier la no- 
tice Duma, qui est «prince de 
l'Enfer» et « ange du Calme de 
la mort ». 

Tartaruch : dans la Vision 
de Paul, 16, « Fange Tartaruch 
est préposé aux châtiments ». 

Tartaruchi : anges prépo- 
sés aux tourments de l'Enfer. 

Tartaruchus {gardien de 
l'Enfer) [¥ Temeluch] : chef 
des anges préposés aux tour- 
ments de l'Enfer. Tartaru- 



chus alterne avec Uriel dans 
cette fonction, Uriel étant 
« chef des esprits qui président au 
Tartare » [ ref : Apocalypse de 
Paul ; James, Le Nouveau Tes- 
tament Apocryphe^] . 

Tarwan : dans la tradition 
mandéenne, un des 10 Uthri 
( anges ) qui accompagnent 
le soleil dans sa course quoti- 
dienne. 

Tashriel : un garde angéli- 
que de l'une des entrées du 
premier Ciel [ref: Pirke He- 
chaloth]. 

Tata'il : dans la tradition 
arabe, un ange gardien invo- 
qué dans les rites d'exorcisme 
[ ref. Hughes, Un Dictionnaire 
de l'Islam, Anges ] 

Tatirokos ( Tartaruchus ) 

Tatonon : un ange invo- 
qué dans la bénédiction du 
Sel [ ref : Mathers, lui Grande 
Clavicule de Salomon ]. 

Tatriel : un des multiples 
noms de l'ange Métatron. 

Tatrusia : un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Tau : un Luminaire et un 
nom à la prononciation du- 



1 NdT : Apocalypse de Paul (16, 18) tra- 
duite dans les Ecrits apocryphes chrétiens, 
où il est orthographié Tartarouchos. 



479 



quel « Dieu apporta le Déluge », 
d'après Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon. 

Tauriel : dans les livres de 
prières mandéens, un esprit 
( Uthra ) invoqué par le tou- 
cher des phylactères 1 . Il est 
connu comme un « esprit 
d'appel». Agrippa, "Philosophie 
Occulte III, donne Tauriel 
comme un ange gouvernant 
le zodiaque. 

Tausa (Taus-Melek) : se- 
lon Les Mandéens d'Iraq et 
d'Iran, Tausa est le nom don- 
né à un Malka ( ange ) qui se 
lamente d'avoir péché contre 
la Grande Vie, en ayant laissé 
sa fierté le mener à la rébel- 
lion. 

Taus-Melek (Malek Ta- 
wûs, Melek-I-Taus ) : l'ange 
paon vénéré par les Yézidis 
comme le dieu-diable et le 
bienfaiteur de l'humanité. 

Taus-Melek est une para- 
phrase bouddhiste pour le 
diable ( Satan ). Pour les Yé- 
zidis, une secte musulmane 
kurde habitant les montagnes 
de la Haute Mésopotamie en 
Iraq, Taus-Melek « est un arch- 
ange déchu, aujourd! hui pardonné, 
à qui Dieu a confié le gouverne- 



1 NdT : le phylactère est une amulette 
ou un talisman, sous forme de texte sa- 
cré ou de prière, que l'on porte sur soi 
pour se protéger du mal. Les juifs en 
particulier les portaient attachés au bras 
ou au front. 



ment du monde et la gestion de la 
transmigration des âmes » [ réf. 
Louis Massignon, « Les Yetçi- 
dis du Mont Sinaï» dans le 
symposium Satan ]. Voir aus- 
si WaË, Diables. 

Tavtavel : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Tazbun : dans Le Livre de 
l'Ange Rasçiel, un ange qui 
exerce son empire sur un des 
mois de l'année. 

Teba'at : un des 7 chefs 
des anges apostats [ ref : 
Schmidt, L'Apocalypse de Noé 
et les Paraboles d'Enoch ] . 

Tebliel : un des 7 anges 
qui exercent leur empire sur 
la terre [ ^ Anges de la Ter- 
te]. 

Techial : chef des gardes 
angéliques du 5 e Ciel [ref: 
Pirke Hechaloth ]. 

Tehom : un ange du 
Trône, ou un ange intendant, 
invoqué en magie rituelle. Il 
est l'un des 1 5 énumérés dans 
Le Sixième et le Septième Livre 
de Moïse (voir les Annexes 
pour la liste ). 

Tehoriel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent du Sud [ ref : 
0%ar Midrashim II, 316 ]. 

Teiaiel ( Isiaiel ) : dans la 



480 



Kabbale, un ange qui peut 
prédire le futur. C'est un 
ange du Trône ; il contrôle 
les expéditions maritimes et 
les entreprises commerciales. 
Son sceau ou signature est 
reproduit par Ambelain, 1m 
Kabbale Pratique, p. 267. Son 
ange correspondant s'appelle 
Syth. 

Teiazel (Ieiazel) : un ange 
de l'ordre des Puissances. 
Teiazel influence les hommes 
de lettres ; les artistes et les li- 
braires. Son ange correspon- 
dant est Ater Chinis. Son 
sceau ou signature se trouve 
dans Ambelain, 1m Kabbale 
Pratique, p. 281. 

Telantes : un ange invo- 
qué dans des opérations ma- 
giques de Salomon. [ref: 
Mathers, 1m Grande Clavicule 
de Salomon, p. 117 ]. 

Teletarchae : dans le sys- 
tème cosmologique chaldéen, 
les Teletarchae sont des intel- 
ligences célestes ou Luminai- 
res [ref: Oracles Chaldéens de 
Zoroastre ]. 

Teletiel : un ange qui gou- 
verne le zodiaque [ ref : Cor- 
nélius Agrippa, La Philosophie 
Occulte III]. 

Temel ( Tamiel ) 

Temeluch ( Temeluchus, 
Abtelmoluchos, Tartaruchus, 



Temleyakos ) : un ange gar- 
dien, ou ange protecteur, des 
enfants venant de naître et 
qui continue à veiller sur eux 
pendant l'enfance ; c'est aussi 
un ange de la Géhenne ( En- 
fer ) et « l'ange impitoyable, en- 
tièrement de feu » chargé des 
tourments, et à qui sont re- 
mises les âmes à la mort du 
corps [ ref : Apocalypse de 
Paul ; Apocalypse de Pierre ; Ja- 
mes, Le Nouveau Testament 
Apocryphe]. 1 

Temlakos ( Temeluch ) 

Temleyakos ( Temeluch ) 

Tempast : un ange de la 
première heure de la nuit, 
servant sous les ordres de 
Gamiel. 

Tempérance : dans la tra- 
dition de la cabale « un ange 
avec le signe du soleil sur son 
front, sur sa poitrine le carré et le 
triangle du septénaire, faisant cou- 
ler d'un calice à l'autre les deux 
essences qui composent l'élixir de 
vie» [ref. Pymandre]. Voir 
aussi Temps, et Ange du 
Temps pour la carte du tarot. 



1 NdT : Temelouchos dans ï 'Apocalypse 
de Pierre 8:10. Les Ecrits apocryphes chré- 
tiens précisent qu'à l'origine, cet ange 
avait sans doute la charge de l'abîme 
{Apocalypse de Paul) et qu'il a été confon- 
du avec le Tartarouchos évoqué plus 
loin (13:5); mais ici, d'après son nom 
« prendre soin de », il veille sur ceux 
morts dans leur tendre enfance. Voir à 
Tartaruch et Tartaruchus. 



481 



Tempha : un génie plané- 
taire de Saturne, invoqué en 
magie talismanique [ ref : 
Waite, Sciences Occultes dans 
La Doctrine Secrète en Israël]. 

Temps : un ange de ce 
nom sur la carte 14 du Tarot 
de Marseille. Il a des ailes, le 
signe du soleil sur son front, 
le carré et le triangle du sep- 
ténaire sur sa poitrine. Il 
verse la source de la vie d'un 
calice à l'autre. Il est aussi ap- 
pelé Tempérance & ou Ange 
du Temps $\ 

Selon le Zohar (Miqets 
195b), Ecclésiastes 9, 12 cela 
se réfère à l'ange de bonté 
qui préside à chaque acte que 
fait un homme. 

La nouvelle d'Angoff Dieu 
se Repent {Aventures dans le 
Ciel) raconte que le Créa- 
teur, alors qu'il contemplait 
autrefois le monde détruit, 
appela ses anges pour les 
consulter ; parmi eux, trois 
s'appelaient Temps, Minutes 
et Secondes. 

Tenaciel : un ange du 
vendredi et de la 3 e heure, in- 
voqué à partir de l'Est [ref: 
de Abano, L'Heptaméron ; 
Barrett, Le Mage ; Mathers, 
La Grande Clavicule de Salo- 
mon]. 

Tendac : c'est un ange in- 
voqué dans l'exorcisme de la 
Chauve-souris [ ref : Ma- 



thers, La Grande Clavicule de 
Salomon]. 

Tephros(Tephras):l^ Tes- 
tament de Salomon révèle que 
c'est un esprit mauvais qui 
apporte l'obscurité et met le 
feu aux champs ; il est aussi 
un démon des cendres que 
fait apparaître Beelzeboul 
( Beelzebub ) sur l'ordre de 
Salomon. 

Mais Tephros n'est pas to- 
talement mauvais, puisqu'il 
soigne les fièvres par le pou- 
voir, ou l'aide, d'Azael. 

Il peut être invoqué au 
nom de Bultala, de Thallel et 
de Melchal [ ref : Butler, Ma- 
gie Rituelle ; Shah, Le Savoir 
Secret de la Magie ; Ginzberg, 
La Légende des Juifs IV, 151 ]. 

Tepiseuth : ange d'une 
partie d'une heure, comme 
dans le poème Sagesse de Hil- 
da Doolittle [ ref. Ambelain, 
La Kabbale Pratique ] . 

Terafniel : un ange de 
proie mentionné par Schwab, 
Vocabulaire de fAngélologie. 

Teraphim ( obscénité) : se- 
lon les cabalistes juifs du 
Moyen-Age, les Teraphim 
étaient des idoles de sexe fé- 
minin et masculin, et leur 
pouvoir provenait de la ma- 
gie ; ils correspondent aux 
images du serpent, les Séra- 
phins, dit-on, dérivant aussi, 



482 



des Kabeiri, divinités assy- 
riennes [ref: Juges 17-18; 
E^échiel 21, 21 ; 2-Rois ; Le 
Zohar]. 

Ter athel ( Ierathel ) : un 
ange de l'ordre des Domina- 
tions (Dominions). Il «pro- 
page la lumière, la civilisation et 
la liberté». Son ange corres- 
pondant s'appelle Hepe, se- 
lon Ambelain, La Kabbale 
Pratique, où son sceau est re- 
produit p. 273. 

Teriapel : une des intelli- 
gences de la planète Vénus 
[ ref : Le Grimoire Secret de Tu- 
riel], 

Terly ( Erly, Irix ) : dans 
Grimorium Verum, un esprit 
sympathique et serviable, qui, 
dans des conjurations de Sa- 
lomon, procurera à l'invo- 
quant ( si les conditions sont 
bonnes ) la jarretière de celle 
qu'il aime [ ref : Shah, Le Sa- 
voir Secret de la Magie ] . 

Tessub ( Rimmon ) 

Tetra : un ange invoqué 
en magie rituelle dans des 
prières pour exaucer les dé- 
sirs d'un invoquant. Tetra est 
cité, avec d'autres « esprits 
grands et glorieux. », dans Le 
Grimoire Secret de Turiel. 

Tetrasiyah : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 



Teumiel : la 7 e Sefira des 
1 Sefiroth « non-saintes ». 

Tezalel ( Icabel ) : un ange 
qui contrôle la fidélité conju- 
gale. Son ange correspondant 
est Theosolk. Le sceau ou si- 
gnature de Tezalel se trouve 
dans Ambelain, La Kabbale 
Pratique, p. 267. 

Thagrinus : l'un des gé- 
nies de confusion ; également 
l'un des génies de la 4 e heure 
dans Apollonius de Tyane, 

Nuctéméron. 

Thammuz : un ange dé- 
chu dans le Paradis Perdu I, 
446 de Milton « dont l'annuelle 
blessure dans le Liban, attire les 
jeunes syriennes, pour gémir sur sa 
destinée dans de tendres complain- 
tes». Cela se rapporte à E^é- 
chiel 8:14. 

Thammuz est l'équivalent 
phénicien du grec Adonis. 

Thamy : un ange de l'or- 
dre des Puissances, invoqué 
dans des rites cabalistiques 
[ ref : Le Sixième et le Septième 
Livre de Moïse]. 

Thaphabaoth ( Thartha- 
roth, Thautabaoth, Onoel) : 
puisant dans des sources 
ophites, Origène ( Contra Cel- 
sum ) classe Thaphabaoth 
avec Michaël et Gabriel, 
comme un ange ( ou dé- 
mon ) hostile à l'homme. 

Dans la tradition gnosti- 



483 



que, Thaphabaoth est un dé- 
mon archontique, un des 
7 dirigeants des royaumes in- 
férieurs. Quand il est invo- 
qué, il se manifeste sous la 
forme d'un ours. 

Thaphabaoth est la forme 
hébraïsée du grec Tartarus 
[ réf. Thorndike, Histoire de la 
Magie et des Sciences Expérimen- 
tales ; Grant, Gnosticisme et 
Christianisme Primitif; Mead, 
Hermès, Trois fois le plus grandi, 
294]. 

Thaq : un ange dans la 
tradition mandéenne [ ref : 
Pognon, Inscriptions Mandaïtes 
des Coupes de Khouabir ] . 

Tharshishim (Tarshishim) 

Tharsis ( Tharsus ) : dans 
la littérature rabbinique, un 
ange gouvernant l'élément 
eau [ ref : Heywood, La Hié- 
rarchie des Saints Anges ] . 

Thaumiel : c'est une Sefi- 
ra « opposée », c'est-à-dire 
non-sainte, correspondant ou 
s'opposant à Kether (cou- 
ronne ). Cathariel est le cor- 
tex de Thaurniel [ ref. Waite, 
La Sainte Kabbale ]. 

Thaur : un ange à qui l'on 
fait appel dans des rites d'in- 
cantation arabes [ ref : Shah, 
Occultisme]. 

Thausael : un des chefs 
des anges déchus, mentionné 



dans les livres d'Enoch. Voir 
aussi Voltaire, Des Anges, Gé- 
nies et Diables. 

Thauthabaoth ( Thapha- 
baoth) 

Thegri (Thuriel, dieu-tau- 
reau) : l'ange qui exerce son 
empire sur les animaux [ ref : 
Visions d'Hermas ] . 

Thelesis ( Aisthesis libre 
arbitre) : dans la tradition 
gnostique, un des quatre 
grands Luminaires, ou Eons, 
émanant de la Volonté Di- 
vine. Raguel est parfois iden- 
tifié à Thelesis [ref: Mead, 
Fragments d'une Foi Oubliée}. 

Theliel : dans l'occultisme, 
c'est le prince angélique de 
l'amour, invoqué en magie 
cérémonielle pour offrir à 
l'invoquant la femme désirée 
[ref: Waite, Le Livre de la 
Magie Noire et des Pactes ] . 

Theodonias (Theodomai): 
un saint nom ( de Dieu ou 
d'un ange ) invoqué en prière 
aux cérémonies d'investiture, 
et dans les rites de conjura- 
tion de Salomon [ ref : Waite, 
Le Livre de la Magie Noire et des 
Pactes]. 

Theodoniel : sans doute 
le même ange que Theodo- 
nias. 

Théophile (fictif): dans 
La Révolte des Anges d'Anatole 



484 



France, Théophile est l'un 
des apostats célestes. 

Theoska : un ange de 
bonté invoqué en magie ri- 
tuelle [ref : Le Sixième et le 
Septième Uvre de Moïse ] . 

Thiel : un ange servant 
dans le 2 e Ciel, mais dont on 
dit aussi qu'il sert au 3 e . Thiel 
est un prince dirigeant du 
mercredi, invoqué à partir du 
Nord. Il se classe comme 
l'une des Intelligences de la 
planète Vénus [ ref : de Aba- 
no, Heptameron ; Malchus, Le 
Grimoire Secret de Turiel]. 

Thigra ( Tagriel ) 

Thomax : un ange de la 8 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Narcoriel [ref: 
Waite, Lemegeton ]. 

Thopitus : dans la Kab- 
bale, un ange invoqué dans 
de rites d'incantations. Son 
ange correspondant est Leha- 
hiah. Thopitus figure dans le 
poème Sagesse de Hilda Doo- 
little et dans Ambelain, La 
Kabbale Pratique. 

Thoth : dans l'hermétisme 
Thoth (Pi-Hermès) est le 
chef de l'ordre des Archan- 
ges. Il est caractérisé comme 
« l'Eon des Eons » et il est 
identifié au bon Daimon. 

Thrgar : un ange du mois, 
cité dans Le Livre de l'Ange 



Ra^el. Thrgar est aussi men- 
tionné par Trachtenberg, 
Magie Juive et Superstition. 

Thronus : un des 15 anges 
du Trône énumérés dans Le 
Sixième et le Septième Livre de 
Moïse. 

Thummim ( Urim ) 

Tiel : un des gardes angéli- 
ques des portes du Vent du 
Nord. 

Tifereth ( Tiphereth ) 

Tif(th)eriel ( Tiphtheriel ) 
une Sefira de Tiphereth 
(beauté) dans le monde 
Briah de la Kabbale [ref: 
Waite, La Sainte Kabbale ] . 

Tijmneik : un ange du 
Sceau ( un des nomina barba- 
ra ) cité dans Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse. 

Tikarathin ( Thikarathin, 
Thikarthin ) : seigneur des 
Armées, invoqué en magie ri- 
tuelle. 

C'est aussi un nom secret 
de Dieu [ref: Scholem, 
Gnosticisme Juif, Mysticisme de la 
Merkabah et Tradition Talmudi- 
que, p. 53]. 

Tilath (Silat) : c'est un 
esprit invoqué en prière par 
le Maître de l'Art dans les ri- 
tes de conjuration de Salo- 
mon [ref: Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon]. 



485 



Tileion : un ange invoqué 
dans la bénédiction du Sel. 

Tilli : dans l'occultisme, 
un Séraphin ou un Chérubin, 
à qui l'on s'adresse dans des 
conjurations. 

Tilonas : un ange invoqué 
dans la conjuration de l'En- 
cre et des Couleurs [ ref : 
Mathers, La Grande Clavicule 
de Salomon\ 

Tiphereth : la 6 e Sefira. 

Tiphtheriel ( Tiftheriel ) 

Tipper ah ( Zipporah ) : la 
femme du législateur Moïse ; 
elle est à présent une Vertu 
dans la division du Paradis 
des femmes. 

Tir : l'ange de juin dans la 
tradition perse ; il gouverne 
aussi le 13 e jour de ce mois. 
Tir était régent de la planète 
Mercure et il a été représenté 
avec un corps de poisson et 
une face de sanglier. Il a un 
bras noir et l'autre blanc avec 
une couronne sur la tête. 
Dans la tradition musulmane, 
Tir est le démon des acci- 
dents mortels et l'un des cinq 
fils de l'archange déchu Iblis. 

Tiriel : un Archange, l'In- 
telligence de la planète Mer- 
cure, avec le nombre cabalis- 
tique 260. Le nom de Tiriel 
( avec celui de Raphaël et Sa- 
dayel) fut découvert sur une 



bague-amulette [ ref : Budge, 
Amulettes et Talismans ; Bar- 
rett, Le Mage II]. 

Tiril : dans Des Anges, Gé- 
nies et Diables Voltaire consi- 
dère Tiril comme l'un des 
chefs des anges déchus. 

Tirtael : un des très nom- 
breux gardes des portes du 
vent d'Est [ ref : 0%ar Midra- 
shimll, 316 ]. 

Tishbash : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Tishgash : un des multi- 
ples noms de l'ange Méta- 
tron. 

Titmon : un des 100 noms 
( et plus ) de l'ange Métatron 
énumérés dans 3-Enoch. 

Tixmion : un ange invo- 
qué dans la bénédiction du 
Sel. 

Tmsmael : un ange mau- 
vais employé dans des rites 
de conjuration pour séparer 
un homme de sa femme 
[ref: M. Gaster, L'Epée de 
Moïse]. 

Tobiel : une variante pour 
Tubuel dans Les Travailleurs 
de la mer de Victor Hugo. 

Todatamael : un des gar- 
des angéliques des portes du 
vent d'Est [ ref : 0%ar Midra- 
shimH, 316]. 



486 



Tomimiel : un ange gou- 
vernant le zodiaque [ref: 
Cornélius Agrippa, La 'Philo- 
sophie Occulte III ]. 

Tophiel : comme le cite 
Hechaloth Rabbati, un des 
7 gardes angéliques du pre- 
mier Ciel. 

Tophnar (Tophrag): tout 
comme Tophiel, un des 
7 gardes angéliques du pre- 
mier Ciel. Il sert, ou il est 
identifié à Zevudiel et Ka- 
shriel. 

Tophrag ( Tophnar ) 

Tophtharthar eth ( Tapt- 
harthareth ) : d'après Paracel- 
se et sa doctrine des Talis- 
mans, un esprit de la planète 
Mercure présidée par l'Intelli- 
gence Tiriel [ref: Christian, 
L'Histoire et la Pratique de la 
Magie I]. 

Torquaret : un ange qui 
dirige le signe de l'automne 
[ ref : de Abano, L'Heptamé- 
ron; Barrett, Le Mage II ]. 

Totraviel : dans Hechaloth 
Rabbati, un porteur de sceau 
et un garde angélique du 5 e 
Ciel. Il sert avec Zahaftirii -$■. 

Totrisi : un des quatre an- 
ges adoubés par Dieu [ref: 
M. Gaster, L'Epée de Moïse]. 

Touriel ( Turel ) 

Tractatu : c'est un ange 



qui possédait un livre juste- 
ment appelé d'après son 
nom, selon Cornélius Agrip- 
pa [¥Raziel]. 

Transin : dans Mathers, 
La Grande Clavicule de Salomon, 
un nom écrit au Ciel avec les 
caractères, c'est-à-dire dans la 
langue des anges, et invoqué 
pour commander les dé- 
mons. 

Trgiaob : un des nomina 
barbara. Trgiaob est un ange 
qui exerce son empire sur les 
oiseaux sauvages et les cho- 
ses rampantes [ ref : M. Gas- 
ter, L'Epée de Moïse]. 

Trônes : dans le système 
de pseudo-Denys, les Trônes 
se classent 3 e dans la pre- 
mière triade de la hiérarchie 
céleste. Ils résident au 4 e Ciel. 
Leur prince dirigeant est 
donné de façon diverse, Ori- 
phiel, Zabkiel, Zaphkiel ( -$- 
Anges des Trônes et Ceux 
aux Nombreux Yeux ). 

Dans le Paradis Perdu VI, 
1 99, Milton parle des « Trônes 
Rebelles». Denys précise que 
c'est par les Trônes que 
« Dieu exerce sa justice sur 
nous ». 

Le Testament de Lévi ( Testa- 
ments des Dou^e patriarches ) 
mentionne les Trônes en tant 
qu'ordre de la hiérarchie cé- 
leste. 



487 



Tf otrosi X ( Totrisi ) : un 
esprit d'invocation qui com- 
muniqua à Moïse le nom di- 
vin. 

Trsiel : dans le mysticisme 
de la Merkabah, un ange qui 
exerce son empire sur les 
fleuves ( ou les rivières ). 

Tsadi'ael : dans les textes 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 6 e entrée cé- 
leste. 

Tsadkiel ( Tzadkiel, Az- 
za ) : ange de justice, comme 
l'est Azza -$•. Dans le Zohar, 
Tsadkiel est le 4 e des 10 arch- 
anges du monde Briah. 

Dans 0%ar Midrashim II, 
316, il s'appelle Tzadkiel, ou 
Kaddisha « celui qui est saint », 
et figure dans la liste des gar- 
des angéliques des portes du 
Vent d'Est [*Zadkiel]. 

Dans la cabale, Tsadkiel 
est l'intelligence, ou l'ange de 
la planète Jupiter ; il est aussi 
l'ange protecteur d'Abraham. 

Dans une ancienne version 
de le Légende Dorée, Longfel- 
low cite Tsadkiel comme 
gouverneur de Jupiter, mais 
le remplace plus tard par Zo- 
biachel. 

Tsaftsefiah, Tsaftsefiel, 
Tsahtsehiyah, Tsaltselim, 
Tsaltseliyah : variantes pour 
Métatron. 



Tsaphiel : dans la science 
occulte, un ange de la Lune 
[ref: Papus, Traité Elémen- 
taire de Science Occulte ]. 
Yahriel, Yachadiel, Zachariel 
et Gabriel sont aussi des an- 
ges gouvernant la lune. 

TsaphMel ( Tzaphquiel ) 

Tsavniyah, Tsavtsiyah : 

variantes pour l'ange Méta- 
tron. 

Tse'an : dans les textes 
des Hechaloth ( Ma'asseh 
Merkabah ), un garde angéli- 
que posté à la 6 e entrée cé- 
leste. 

Tsedeck : le Jupiter hé- 
breu, et l'origine de l'ange 
Tsadkiel * ou Zadkiel ¥. 

Tshndrnis : tel que pré- 
senté dans Le Livre de l'Ange 
Ra^el, Tshndrnis ( un des no- 
mina barbara ) est un ange qui 
dirige un des mois de l'année. 

Tsirya : l'un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître [voir la 
liste dans les Annexes ]. 

Tsuria : un autres des 70 
anges qui figurent sur une 
amulette pour protéger la 
femme en couches et l'enfant 
à naître [liste dans les An- 
nexes ]. 

Tsuriel : une variante de 



488 



Zuriel ^ comme ange gou- 
vernant le signe zodiacal de 
la Balance [ref : Jobes, Dic- 
tionnaire de Mythologie, du Folk- 
lore et des Symboles]. 

Tuai : en magie cérémo- 
nielle, un des anges des 12 si- 
gnes du zodiaque, représen- 
tant le Taureau. Dans la tra- 
dition mystique, c'est l'ange 
Asmodel qui représente ce si- 
gne. 

Tubatlu : dans Le Sixième 
et le Septième Livre de Moïse, un 
des huit anges de l'omnipo- 
tence [¥Tulatu]. 

Tubiel : un ange invoqué 
pour le retour des petits oi- 
seaux à leurs propriétaires. 
Tubiel est le chef du signe de 
l'été [ ref : de Abano, L'Hep- 
taméron ; Barrett, Le Mage ; 
Schwab, Vocabulaire de l'Angé- 
lologie]. 

Tubuas : un des 6 ou 
7 anges réprouvés au concile 
de Rome de 745, les autres 
étant Uriel, Raguel, Tubuel, 
Inias, Sabaoc et Simiel. Ils 
étaient invoqués par les évê- 
ques Adelbert et Clément 
[ ref. Heywood, La Hiérarchie 
des Saints Anges, p. 261 ]. 

Tubuel ( Tubuas ) 

Tufïel : un garde angéli- 
que du premier Ciel [ref: 
Pirke Hechaloth]. 



Tufriel : un garde angéli- 
que du 6 e Ciel. 

Tuiel : un ange mentionné 
dans Le Livre de l'Ange Ra^el 
et incorrectement donné 
comme l'équivalent de l'Ithu- 
riel de Milton [ref: West, 
Les Noms des Anges che% Mil- 
ton ]. 

Tulatu : dans Le Sixième et 
le Septième Livre de Moïse, un 
des 8 anges de l'Omnipo- 
tence. Ce pourrait être une 
autre forme pour Tublatu. 

Tumael (Tumiel, Tuniel, 
Tamiel ) : un des anges dé- 
chus dans le classement 
d'Enoch. 

Tummim ( Urim ) 

Tumoriel : un ange de la 
11 e heure de la nuit, servant 
sous les ordres de Dardariel 
[ ref : Waite, Lemegeton ]. 

Turel {pierre de Dieu, Tu- 
riel, Turael ) : dans le Livre 
d'Enoch, un des 200 anges qui 
suivirent Semyaza descendu 
sur terre pour vivre maritale- 
ment avec les filles des hom- 
mes, épisode de la Genèse 6. 
Le sceau de Turel est repro- 
duit dans Le Grimoire Secret de 
Turiel p. 39. Sous le nom de 
Turiel, il est un messager des 
esprits de la planète Jupiter ; 
il est également un messager 
de l'ange Sachiel ou Setchiel. 



489 



Turlos : un ange invoqué 
dans la conjuration du Ro- 
seau [ref: Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon]. 

Turmiel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent d'Ouest [ ref : 
0%ar Midrashim II, 316 ]. 

Tusmas : un ange de la 7 e 
heure du jour, servant sous 
les ordres de Barginiel [ref: 
Waite, Lemegeton, p. 67 ]. 

Tutiel : un esprit « mysté- 
rieux » invoqué dans des rites 
de conjuration [ ref : Schwab, 
Vocabulaire de I'Angélologie]. 

Tutrbebial : le dernier des 
64 anges qui gardent les 7 en- 
trées célestes [ ref : Pirke He- 
chaloth]. 

Tutresiel ( Stutrayah, Dieu 
transperçant ) : un très grand 
prince ange dans 3-Enoch. Il y 
est dit que l'ange Hamon, 
quand il voit Tutresiel, ôte la 
couronne de gloire de sa tête 
et tombe sur sa face, en guise 
d'obéissance. A son tour, Tu- 
tresiel fait la même chose 
quand il voit Atrugiel, et 
Atrugiel de même quand il 
voit Na'aririel. Le plus dé- 
concertant, est que tous ces 
noms sont des variantes de 
Métatron ! 

Tutrusa'i ( Tutrachiel, Tu- 
phgar, T2urtag, etc.) : un 



garde angélique du premier 
Ciel [ ref : Pirke Hechaloth ]. 

Tuwahel : un ange de 
bonté invoqué en magie ri- 
tuelle [ ref : Le Sixième et le 
Septième Livre de Moïse]. 

Tychagara : un des 7 an- 
ges du Trône hauts placés 
« qui exécutent les ordres des po- 
tentats », Ophaniel et Barael 
faisant partie des 6 autres 
[ref: Le Livre de l'Ange Ra- 
%iel ; Cornélius Agrippa, La 
Philosophie Occulte III ]. 

Il convient de noter que 
dans le système habituel des 
ordres hiérarchiques, les Trô- 
nes appartiennent à la pre- 
mière triade alors que les Po- 
tentats ( Puissances ) appar- 
tiennent à la seconde, afin 
que les ordres émanent con- 
venablement des Trônes vers 
les Potentats, et non dans le 
sens contraire. 

Typhon : le Sephon hé- 
breu, signifiant sombre ou nor- 
dique ; en araméen, c'est Tu- 
phon, que les Grecs identifiè- 
rent à Seth, dieu des Ténè- 
bres. Cornélius Agrippa, La 
Philosophie Occulte, identifie le 
Typhon de la mythologie 
classique à l'ange cabalistique 
Sammael •$-. 

Tzadiqel : l'archange qui 
dirige la planète Jupiter le 
jeudi [ref. Mathers, La 



490 



Grande Clavicule de Salomon, 
Table des Heures Planétai- 
res]. 

Tzadkiel ou Tzadqiel 

( Tsadkiel ) 

Tzakmaqiel ( Ssakmaki- 
el ) : un esprit gouvernant le 
Verseau [ ref : Prince des Ténè- 
bres, une anthologie... p. 178 ]. 

Tzaphniel : quand un in- 
voquant désire se procurer 
un tapis magique ou volant, 
c'est à Tzaphniel qu'il doit 
faire appel, ce « saint ministre 
de Dieu », recommandé dans 
des ouvrages comme Barrett, 
Le Mage ou Mathers, La 
Grande Clavicule de Salomon. 

Tzaphq(u)iel ( Tzaphkiel, 
contemplation de Dieu ) : dans le 
Zohar, Tzaphgiel est la 3 e des 
10 saintes Sefiras, ou le 3 e des 
10 archanges [ref: Mathers, 
La Kabbale BJvélée ]. 

Dans les tables de Ma- 
thers, La Grande Clavicule de 
Salomon, Tzaphqiel dirige la 
planète Saturne, le samedi 
seulement. 

Tzarmiel : un des nom- 
breux gardes angéliques des 
portes du vent du Nord 
[ ref : 0%ar Midrashim II 31 6 ] 

Tzartak ( Tzortaq ) : un 
des 70 anges figurant sur une 
amulette qui protège la 
femme en couches et l'enfant 



à naître ( voir la liste dans les 
Annexes) [ref: Le Livre de 
l'Ange Ra^el ; Budge, Amulet- 
tes et Talismans, p. 225 ]. 

Comme Tzortaq, il est l'un 
des nombreux gardes angéli- 
ques des portes du vent de 
l'Ouest ( O^ar Midrashim II, 
316). 

Tzedeqiah : c'est un nom 
d'ange inscrit en caractères 
hébraïques sur le premier 
pentacle de la planète Jupiter 
[ref: Mathers, La Grande 
Clavicule de Salomon]. 

Tzephon ( Zephon ) 

Tzortaq ( Tzartak ) 

Tzurel : un des nombreux 
gardes angéliques des portes 
du vent du Sud [ ref : O^ar 
Midrashim II, 316 ]. 



17 



Ubaviel : un ange qui 
exerce son empire sur le si- 
gne zodiacal du Capricorne 
[ ref : Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition ] . 

Ublisi : dans la tradition 
occulte, un des 8 anges de 
l'Omnipotence, invoqué dans 
des rites de conjuration magi- 
ques. 

Ucimiel ( Ucirmiel ) 



491 




L'Archange Uriel ( et Satan dans sa chute ), 
pourtant interdit de prières par Rome au VTIP siècle. 

Le monde orthodoxe a continué 
( et continue toujours ) à lui vouer un culte. 

Illustration pour le Paradis Perdu de Milton, 
Hayley, The Poetical Works ofjohn Milton. 



Ucirmiel ( Ucirmel ) : un 
ange du mercredi résidant au 
2 e ou 3 e Ciel. 

Lorsqu'il invoque Ucir- 
miel, l'opérateur doit regar- 
der le Nord [ ref : de Abano, 
L'Heptaméron ; Barrett, Le 
Mage II]. 

Udfgazyia : un des 70 an- 
ges figurant sur une amulette 
qui protège la femme en cou- 
ches et l'enfant à naître ( voir 
la liste dans les Annexes ) 
[ref: Le Livre de l'Ange Ra- 
%iel ; Budge, Amulettes et Talis- 
mans]. 

Udriel : l'un des 70 anges 
figurant sur une amulette qui 
protège la femme en couches 
et l'enfant à naître, signalé 
dans les mêmes sources 
qu'Udrgazyia. 

Ugiel : la 2 e des 10 Sefi- 
roth « non-sainte » dans le 
classement de Moïse de Bur- 
gos. 

Uini : un ange de bonté 
invoqué dans des rites de 
conjuration [ ref : Le Sixième 
et le Septième Livre de Moïse ] . 

Umabel : dans la Kabbale, 
Umabel exerce son empire 
sur la physique et l'astrono- 
mie. Il est aussi l'un des 72 
anges portant le nom de 
Dieu Shem Hamphorash 
[ref. Barrett, Le Mage II]. 
Son ange correspondant s'ap- 



pelle Ptiau et son sceau ou si- 
gnature figure dans La Kab- 
bale Pratique, p. 294. 

Umahel : Ambelain, La 
Kabbale Pratique, ne précise 
pas la mission de cet arch- 
ange. Il figure dans un dessin 
face à la page 88, comme l'un 
des 9 archanges de l'ordre. 

Umeroz : un ange de la 2 e 
heure de la nuit, servant sous 
les ordres de Farris [ref: 
Waite, Lemegeton ]. 

Umiel : un ange invoqué 
dans des charmes d'envoûte- 
ment syriaques [ ref : Le Livre 
de la Protection]. 

Umikol : dans le mysti- 
cisme juif, un des anges du 
Sceau. 

Unael : un ange servant au 
premier Ciel [ ref : Le Sixième 
et le Septième Livre de Moïse ]. 
Le nom d'Unael ( Unhael ) 
est inscrit sur une amulette 
orientale hébraïque ( kamea ) 
pour écarter le mal [ref: 
Schrire, Amulettes Hébraïques]. 

Ur (hébreu, Aur, signi- 
fiant^ ou lumière) : dans la 
tradition mandéenne, le roi 
du monde infernal [ ref : En- 
cyclopédie Juive, Angélologie ]. 

Urakabarameel : une as- 
sociation d'Arakib et de Ra- 
miel. Urakabarameel était 
l'un des chefs des anges dé- 



493 



chus ( 1-Enocb ). Il est men- 
tionné par le poète Thomas 
Moore dans Les Amours des 
Anges. 

Urfiel : chef de l'ordre an- 
gélique des Malachim ou Ma- 
lakim^ [réf. Berith Menu- 
cha]. 

Urian ( Uryan ) : c'est une 
forme pour Uriel, comme 
dans 1 -Enoch, 9:1. Dans le 
folklore allemand, sire Urian 
est un sobriquet pour Satan. 

Uriel {feu de Dieu ) : un des 
principaux anges dans la tra- 
dition non canonique, et clas- 
sé de façon variable comme 
Séraphin, Chérubin, régent 
du Soleil, flamme de Dieu, 
ange de la Présence, prési- 
dent du Tartare (de l'Ha- 
dès), archange du Salut 
( comme dans 2-Esdras ), etc. 




Dans ce dernier ouvrage, 
Uriel agit comme l'interprète 
céleste des visions d'Esdras. 

Dans 1 -Enoch, il est l'ange 
qui « veille au tonnerre et à la ter- 
reur ». Dans Le Livre d'Adam 
et Eve, il préside au repentir. 
L'abbé Anscar Vonier {En- 



seignement de l'Eglise Catholi- 
que ) dit qu'Uriel « est supposé 
être l'esprit qui se tenait à la porte 
du Paradis perdu avec l'épée flam- 
boyante ». Le Livre d'Adam et 
Eve le désigne bien comme 
cet esprit, c'est-à-dire comme 
un des « Chérubins » de la Ge- 
nèse 3. 

Uriel est invoqué dans cer- 
taines litanies anciennes. Il a 
été identifié comme l'un des 
anges qui aida à enterrer 
Adam et Abel au Paradis 
( Hastings, Dictionnaire de la 
Bible ); comme l'ange obscur 
qui se battit avec Jacob à Pe- 
niel ; comme le destructeur 
des armées de Sennachérib 
(2-Rois 19:35; 2-Maccabées 
15:22) ; comme le messager 
que Dieu envoya à Noé pour 
le prévenir d'un déluge immi- 
nent ( 1 -Enoch, 10:1-3), tous 
ces exploits ou missions 
ayant été attribués à d'autres 
anges, comme je l'ai noté 
ailleurs. 

De l'avis de Louis Ginz- 
berg, le «.prince des lumières» 
rencontré dans Le Manuel de 
Discipline s'applique à Uriel. 

De plus, on dit qu'il a ré- 
vélé à Esdras les mystères 
des arcanes célestes, qu'il a 
interprété des prophéties et 
mené Abraham hors de la 
ville d'Ur. Dans le judaïsme 
plus tardif, précise Charles 
( Le Livre d'Enoch ), « nous 



494 



trouvons Uriel à la place de Pha- 
nuel» comme l'un des quatre 
anges de la Présence. 

Uriel est aussi l'ange du 
mois de septembre et peut 
être invoqué rituellement par 
ceux qui sont nés ce mois-là. 
Le Mage affirme que l'alchi- 
mie « qui est d'origine divine » 
fut apportée sur terre par 
Uriel, et que ce fut lui qui 
donna la Kabbale à l'homme, 
bien qu'on dise que cette 
« clef pour l'interprétation mysti- 
que de l'Ecriture » ait été un ca- 
deau de Métatron. 

Milton décrit Uriel en tant 
que « Régent du Soleil » et 
« l'esprit ayant au Ciel la vue la 
plus perçante» {Paradis Perdu 
III). 

Dryden, L'Etat d'Innocence, 
dépeint Uriel descendant du 
ciel dans un char tiré par des 
chevaux blancs. 

Cependant, malgré son 
éminente position, Uriel fut 
réprouvé par le concile de 
Rome en 745. Malgré tout, il 
est aujourd'hui saint Uriel et 
son symbole est une main 
ouverte tenant une flamme. 

La toile de Burne Jones à 
son sujet est reprise comme 
un frontispice dans l'ouvrage 
de Duff, Premier et Second li- 
vres d'Esdras. 

On affirme que le nom 
d'Uriel vient d'Uriah le Pro- 
phète. 



Dans les ouvrages apocry- 
phes et occultes, il a été don- 
né comme l'équivalent de 
( ou identifié à ) Nuriel, 
Uryan, Jeremiel, Vretil, Su- 
riel, Puruel, Phanuel, Jehoel, 
Israfel et l'ange Jacob-Israël. 
Voir le pseudépigraphe inti- 
tulé la Prière de Joseph, cité en 
partie par Ginzberg, La Lé- 
gende des Juifs V, 310. Dans cet 
ouvrage, Jacob dit : « Lorsque 
je venais depuis la Mésopotamie 
de Syrie [sic], Uriel, l'ange de 
Dieu, vint devant moi et parla : 
"Je suis descendu sur terre pour 
demeurer parmi les hommes, et de 
nom, je m'appelle Jacob" ». La 
signification de cet extrait est 
étrange, sauf si Uriel se trans- 
forme en Jacob après le com- 
bat avec le patriarche à Pe- 
niel ; mais l'incident, tel qu'il 
est relaté dans la Genèse 32, 
suggère une autre interpréta- 
tion. 

Un commentaire sur le pas- 
sage 4:25 de l'Exode parle 
d'un « ange bienveillant » atta- 
quant Moïse pour avoir né- 
gligé d'observer le rite de cir- 
concision de son fils Ger- 
shom, cet ange bienveillant 
étant identifié à Uriel dans le 
Midrash Aggada Exode, et à 
Gabriel dans le Zohar I, 93b. 
Cette dernière source rap- 
porte que Gabriel « descendit 
en une flamme de feu, ayant l'ap- 
parence d'un serpent brûlant» 



495 



avec la destination expresse 
de détruire Moïse « à cause de 
son péché». 

Dans La Légende des Juifs II, 
328, cet ange n'est ni Uriel, ni 
Gabriel, mais ce sont deux 
anges de Vengeance, les mé- 
chants Hemah et Af. 

On dit aussi qu'Uriel est 
l'ange que Prud'hon dépeint 
dans «La Justice et la Ven- 
geance divine poursuivant le Cri- 
me», toile qui se trouve au 
Louvre. 

On retrouve Uriel « descen- 
dant à travers le soir sur un rayon 
de Soleil » ( Paradis Perdu IV, 
555 ) en p. 296 de l'ouvrage 
de Hayley ( Œuvres Poétiques 
de John Milton ). 

L'Uriel de l'œuvre de Percy 
MacKaye ( Uriel et d'autres 
Poèmes ) n'est pas notre ange, 
mais un certain William 
Vaughn Moody, poète et dra- 
maturge américain ( 1869 - 
1910) à qui s'adresse, à titre 
de souvenir, ce poème. 

La plus récente apprécia- 
tion sur Uriel nous est offerte 
par Walter Clyde Curry 
( L'Ontologie, Cosmologie et Phy- 
sique de Milton, p. 93 ) où le 
professeur Curry dit qu'Uriel 
« semble être pour une grande part 
un pieux physicien, mais fort peu 
perspicace et porté sur la philoso- 
phie atomistique ». 

Pour illustrer en quelle 
haute estime était tenu Uriel, 



il suffit de lire le 2 e livre des 
Oracles Sibyllins où il est décrit 
comme l'un des « anges im- 
mortels du Dieu éternel» qui, au 
jour du Jugement, « brisera les 
barres monstrueuses encadrant les 
inébranlables et inflexibles portes 
en airain jamais ouvertes de l'Ha- 
dès, les abattra d'un seul coup, et 
amènera au Jugement toutes les 
formes affligées, oui, en vérité, cel- 
les des fantômes des anciens Ti- 
tans, et des géants, et de tous ceux 
que le Déluge surprit, et tous 
ceux-là, ils les amènera au siège 
du jugement et les placera devant 
le trône de Dieu ». 

Urim ( illumination ) : dans 
le poème dramatique Le Mes- 
sie de Klopstock, Urim est un 
Chérubin. 

Dans la Bible, la significa- 
tion du terme Urim est « idole 
de la maison » et il y est quasi- 
ment toujours employé en 
association avec Tummin (ou 
Thummim), signifiant perfec- 
tion et indiquant des oracles 
pour s'assurer de la volonté 
de Dieu 1 . 

Les Urim et les Tummin 
proviennent des Tablettes du 
Destin sumériennes «possédées 
par Tiamat », un monstre de 



1 NdT : selon les différentes traduc- 
tions, les Ourim et Toummim sont des 
objets. Mais on ne sait pas vraiment ce 
que c'est, peut-être un jeu de dés. Us 
sont en tout cas employés dans ce ca- 
dre, un tirage au sort pour connaître la 
volonté de Dieu. 



496 



sexe féminin réputée comme 
étant la source de tout mal. 
On croyait que ces tablettes 
possédaient la vertu de déter- 
miner le destin des hommes. 

Rappelons qu'Aaron por- 
taient les Urim et Tummin 
gravés sur son pectoral 
comme insignes de sa fonc- 
tion de grand prêtre ( -$• As- 
ser Criel). 

Dans le Talmud Yoma, les 
Urim et Tummin font partie 
des cinq choses saintes qui se 
trouvent dans le Premier 
Temple et qui sont absentes 
du Second. 

Le Zohar (Exode 234b) 
définit et distingue ainsi les 
deux termes : « Urim signifie le 
spéculum lumineux, qui consiste 
en une gravure du Nom Divin 
composé de 42 lettres par lesquel- 
les le monde fut créé ; tandis que 
les Thummim consistent en un 
spéculum non lumineux composé 
du Nom Divin manifesté en 22 
lettres. La combinaison des deux 
est ainsi appelée Urim et Thum- 
mim ». 

Milton, dans le Paradis Re- 
conquis III, 14, évoque les 
Urim et Thummim comme 
« ces pierres précieuses d'oracle sur 
la poitrine d'Aaron ». 

Le sceau de l'université 
américaine de Yale com- 
prend ces deux noms en ca- 
ractères hébraïques [ ref : 
Exode 28:30 ; Lévitique 8:8 ; 



Esdras 2:63 ; Néhémie 7:65 ; 
Driver, Mythe et Légendes Ca- 
nanéens, p. 103 ; Budge, Amu- 
lettes et Talismans, p. 407 ; et 
Ginzberg, La Légende des Juifs 
II, 329 ]. 

Urion ( Orion ) 

Uriron : un ange invoqué 
comme une amulette contre 
la sorcellerie et la mort subite 
[ ref : Trachtenberg, Magie 
Juive et Superstition, p. 140 ]. 

Urizen : dans le Livre 
d'Uri^en de Blake, c'est l'ange 
de l'Angleterre qui alterne 
avec Orc. Il est l'un des qua- 
tre vivants ( Vala ou les Quatre 
Vivants} et la personnifica- 
tion du dieu de la raison. 

Le fils d'Urizen est l'ange 
que Blake rencontre dans Le 
Mariage du Ciel et de l'Enfer. 

Urjan ( Uryan ) : une va- 
riante pour Uriel. 

Urpaniel : c 'est le nom 
d'un ange inscrit sur une 
amulette orientale ( kamea ) 
pour écarter le mal [ref: 
Schrire, Amulettes Hébraïques], 

Uryan ( Urjan ) 

Urzla : dans la Kabbale, 
Urzla est un ange de l'Est, in- 
v