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Full text of "Lou Felibrige 2"

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l^arbart College lifararp 



FROM THB BEQUEST OF 

FRANCIS BROWN HAYES 

(CUm of 1839) 
This fund is $10,000 and its income is to be used 

" For the purchase of books for the Library" 



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LOU FELIBRIGE 



TOMB VI 



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MANTENtNgO FELIBRENCO DE PROUVfcNgO 



LOU FELIBRIGE 

BULBTIN MESADI6 
SOUTO LA DIREIC10UN PEN JAN (MONN& 



6° ANNADO 

1892 




MA RSI HO 
A M ENISTRACIOUN E REDACIOUN 
149, carriero Breteuil, 149 



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r 1°'- ** iv ?. i 



x u^rp cot ,7 
( JUN 25 1917 



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LOU FELIBRIGE 

SIEISENCO ANNADO 



CROUNICO 



DECLAKACIOUN DI JOUIM FELIBliE 



Aven counta la festo dounado, per li Felibre do Paris, en ounour 
dou Capoulie d6u Felibrige, En Felis Gras, lou dilun 22 do febrie 
1892, e aven parla dibrinde pourtadins lou banquet, emai di paraulo 
de F. AmoureUi, mai aven pas publiea lou discours dou jouine e 
valent manteneire, que Faven vougu garda per lou metre en testo 
ddu tome Vide nosto publieacioun. 

Adounc, ves eiei coume a parla F. AmoureUi : 

Moussu lou Gapoulie, 
Messies li Felibre, 
Noun es per un brinde que mauboure. 

D'abord que lou grand poueto dou Miejour libertari es mounta a 
Paris, li jouini felibre — queparle en soun noum — volon preneaque- 
lo oucasioun de claramen prouclama 90 que ie grevo lou cor e 90 qu'an 
dins la pensado. 1 



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Lou Pelibrige 



Vaqui proun terns, Moussu lou Capoulie e Messies li Felibre, que 
li jouvent amaduron lis ideio qu'aves semenado, e vaqui proun terns 
pereu que souveton erne grando impacienci de buta dins la pratico 
aquelis ideio. 

Despiei trento-set an lou Felibrige eisisto : despiei trento-set an se 
ie fai Santo-Estello ; despiei trento-set an se beu la darriero boutiho 
dou vin de Casteu-Ndu-de-Papoj se canto de cansoun de guerro, e, 
dins de pouesio que vieuran dins 1'eterne, se sonon per la lucho t6uti 
li valent de la terro d'O. 

Aven ausi la rampelado, e aro anan esclargi, noun coume antan 
davans d'acampado de letru e de sesiho freirenalo, mai dins lis assem- 
blado poulitico e davans tout lou pople dou Miejour e dou Nord, li 
reformo que voulen. 

N'aven proun de nous teisa sus ndstis entcncioun federalisto, quouro 
li centralisaire parisen nous acanon em'aquelo marrido acusacioun de 
uparatisme. Enfantoulige e nescige ! Levan Pespalo e caminan. 

Vaqui perque, Messies, davans touto causo reclaman la liberta de 
nosti coumuno ; voulen que devengon mestresso de sisemplega e de 
si founcioun essencialo. Voulen que poscon remanda en soun lid aqueli 
mistoulin que ie dison souto-prefet. E saran plus, alouro, li inesqui- 
no, saran plus de simpli circouscripcioun amenistrativo : auran uno 
vido vidanto, saran de vertadieri persouno e, se p6u dire, de maire is- 
pirant a si fieu li vertu e lis arderousi passioun de la ra^o e dou sang. 

Nous ven en 6di tamben que ndsti coumuno siegon ligado a b6udre 
segound lou caprice d'un soudard o d'un quieu de ploumb. Nani, Mes- 
sies, voulen que soun acarnpamen se fague segound sis enclin istouri, 
ecounoumi e naturau, e per parla clar, eterne. 

Ges de bestour. Voulen desengabia, de si gabi despartamentalo, lis 
amo di prouvinco que si beu noum soun encaro pourta per tout pais e 
per touti : Gascoun, Auvergnas, Bearnes, Doufinen, Limousin, Rous- 
sihounes, Prouvencau e Lengadoucian. 

E anessias pas creire que siegon, aqueli vot, de regret d'arqueoulo- 
gue, li viei partit an souvenen^o di divisioun antico de la Franco ; 
mai tamben lis ome d'estat li mai revouluciounari, e beleu li mai 
afouga a s'abriva vers Faveni, se soun autamen prounouncia per uno 
mai raciounalo reparticioun dou terraire naciounau. 

E nous agrado eici de saluda 'me grand respet, en deforo di lucho 
poulitico e religiouso, la memori dou mestre En Aguste Foures que 
visque per espandi, per espargi aquelo ideio. 



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Lou Pelibrige 



Autounoamisto sian, federal isto si an, e se, en quauco part de la 
Franco dou Nord un pople vou veni erne nous-autre, ie pourgiren la 
man. Uno colo de patrioto bretoun venon de reclama per soun ilus- 
tro prouvinco lou restablimen dis ancians Estat. Sian em' aqueli Bre- 
toun. O, voulen uno assemblado soubeirano, a Bourdeus, a Toulouso, 
a Mount-Pelie, a Marsiho o a-z-Ais. E aquelis assemblado regiran nos- 
to amenistracioun, ndsti tribunau, ndstis escolo, ndstis universita, n6sti 
travai publi. E se de gent contro-iston qu'un pople reven pas sus lou 
cam in deja fa, ie respoundren qu'acd 's ac6 : noun cercan de coup] a 
li causo d'autre terns, mai de li coumpleta e de li perfeciouna. 

Car sian pas ebri tie beu mot nimai de fraso. £o que nous boule- 
go es lou prefound sentimen dis interes naciounau. Esperan de-segur 
de nosto ideio la reneissenco inteleitualo e mouralo dou Wiejour, mai 
vouten quaucaren de mai : la coumpleto messo en valour di meravi- 
houso richesso de noste terradou superbe. Soulet lou prouvincialisme 
p6u adurre a sa fin li grand pres-fa pantaia despiei cent an e jamai 
noun acaba : lou canau di dos mar per la Gascougno e lou Lengado, 
lou canau dou Rose a Marsiho per la Prouvenco e lou Doufinat ! Qu 
saup? beleu li discussioun ecounoumico, que aro estrasson aquest pais 
o*e Franco, sarien aqui reglado per lou ben de cadun e de touti. Anen 
pu liuen : li dos o tres questioun soucialo que tant nous treboulon sa- 
rie pas tant de peno, ansin, de lis adouba. 

Sian pas, nautre, li proumie dedins aquelo esperanco : li cap-d'obro 
mistralen soun regounfle de l'ideio. Mandan eici au mestre n6sti sou- 
vet apassiouna. Que lou sache, Mistral, la novo generacioun noun se 
countento de Tama e de 1'amira, tamben lou coumpren. 

E vous, moussu lou Capoulic, que fuguerias un di rare qu'an embras- 
sa dins soun plen l'ideio mistralenco, sian erne lis eros de voste Ro- 
mancero, ausissen li souspir de vosto Damo Guiraudo, vincudo e tra- 
cho dins un pous per lis ome catieu qu'an c lou pelage rous : » 

Li gtot mamt de la Crousado, 
Lis ome qu'an pelage rous, 

L'an tirassado 
E piei l'an tine ho erne courrous 

Au founs d'un pous. 

Au founs dou pous enca sou^piro. 
A lor li elerc e li ribaud 

Erne grando iro 
L'an acabado a cop de pau 

E de caiau. 



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Lou Felibrige 



l'a si&is cdnts an qu'es aclapado .. 
Mai s'au pous anas esoouta, 

Sout li calario 
Ausires uno voues oanta 

La libeita. 

A-n-aquelo declaracioun signado do F. Amouretti e dc Carle 
Maurras, Aguste Marin a subran inanda sa counscntido c d'autre 
an percu Fa coumc eu. Li journau dou Miejour — dis rAi61i — 
ero Vesscnciau, Van aculido, e proun que n'i'a Van aplaudido. 
J)i journau dc Paris, lis un Van saludado coumc uno dindou- 
IcJo que fai pas lou print ems ; lis autre an di de soutiso... mai 
picas-id dessus, i pcirequic' de la Crau : houmbisson e ressonon en 
jitanl de bclugo. 

Dins Festrange pais a pereu jita sa lusour; c majamen, la Veu 
de Catalunga, perlaplumo desoun dircitour, N. Verdaguor y Gallis 
adounala placo d'ounour &-n-un article sus la declaracid politica 
dels felibres. 

Apresd'ague remembra lou brinde que lou \*2 de nouvembre de 
1890, pourte lou grand felibre En Frederi Mistral, &-z-Ais, dins lou 
banquet que li Laren i'avien 6ufcrt, e ounte disie : la dins lou Feli- 
brige Ires eslapo que se ie'deslrton claramen : a Vaubo, lapouesio, 
dins la seyoundo eslapo, Vamo felibre nco s alar go, si cant aire 
van de pople en poplc cercant d'dutri canlaire que 16 respondon, 
c li felibre volon que si cant fugonUi cant de tduli: aco V Vapous- 
toulat felibren. 

Mai, aro, salude en de paraulo proufelico la coumencanco d'u- 
no tresencopcriodo,que la pouesio sempre ie cantara en jitanl 
sa melico sus lis amaresso de la vido, mai dins laqualo e subre- 
tout, Vacioun sara d'espandi e de /'aire creissc dins lou pople lis 
ideio felibrenco, erne' sa toco elevado, aro ben couneigudo, toco 
qu'es Vesper de touti nautre. 

D'aqueu beu e sublime rai luminous, lou siecle vintcn, (ant 
misterious y nen marcara lou trioun/le. 

Lou journau Catalan apound : 

« La proumiero partido d'aquclo proufeclo d6u grand cantaire 
de Mireio se coumplis. » 

La Veu de Catalunga vai trop liuen, en disent que F. Amouretti 
a parla au noum dc tout lou Fclibrige, e que dins noslis acamp, 
d'aro-en-la, noun souiamen se ie cantara lou souleu e la mar blueio, 



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Lou Felibrige 



li mount e li piano, lis ato e lis ome cclebrc di citiula e di pople, 
raai encaroseie farade poulitico federalisto. Ac6 noun p&u estre o 
noun sara, car lou jour que la poulitico intrara dins lis acamp feli- 
bren, aqueu jour lou Felibrige perdra la forco c Funioun que ie 
soun vengudo d'ague 1 dubert si bras en ttiuli li patrioto, senso iedc- 
manda ni la coulour de soun drapthi, ni la religion n que li regis. 

L 'ardent e valent F. Amouretti a parla a soun noum persounau ; 
la bello gencracioun dijouini felibre seguira sadraioesoun drapeu, 
touti se vendran jougne a-n-£u e, nautre, aplaudircn di dos man 
e de tout cor. Car aven fe que Sanlo-Estcllo raeno la bareo e 
lis arange, e que eo qu'es escri dins lis astro deu arriba : touto 
grano jitado en tcrro a de greia, de trachi, e d'espiga. Mai fau 
que lou souleu maduro la frucho, e la madurara. Ma(, aqueu 
mouvemen es e deu rcsta en foro dou Felibrige. (^oque li Felibre 
volon e CO qu'an toujour demanda, es la decenlralisacioun, e aquclo 
federacioun latino qWunira li pople cowwhil, senso embaslardi 
Uraco (Aioli) mai noun la federacioun Giroumlino (I) di prouvin<;o. 

La federacioun di raeo latino, lou Felibrige ie travaio autamen e 
prouvidencialamen ; touli li savent, touti lis ome de cor di pais latin 
luchon em'eu p&r Tespandimen de Tideio frcircnalo ; t6uli soun enVeu 
la man dins la man, en coumunioun de sentimen e d'esperaneo. 

La dccentralisacioun, la desiran de touli n6sti foivo per amour 
de nosto pichoto Patrlo, autant que per ramour de la Franco. Elou 
v&sonproun, nosti gouvemaire, a Touro d'iuei, qifes nccite e mai 
que necite, de rendre un brisoun de sa vido i prouvineo. Acoumen- 
garan per lis univcrsita csaran benfouivad'acaba per ramcnislra- 
cioun e lou r&sto, tout vendra &soun ouro ; mai faudrie pas qu'aquclo 
ouro se faguesse trop espera. 

Es vist que se la testo d'un cors pren toulo la forco, lis autri mem- 
bre, anequeli, moron: tropde centralisacioun es la pouisoun que 
jalo lou sang d'uno nacioun e i\W embaslardi* Uraco. 

Z6u ! z<5u ! que se decentralise ! e li membrc d6u cors, au fio 
d'uno sabo nouvello, rcprendran sa vigour e sa flouresoun ; e la 
pichoto Patrio, autant que la grando, ie* gagnaran en amour, en 
trelusemaien gl6ri ! 

Jan MONNE. 

(i) Le Mois cigaiitr 1 rendent comte de la declaracioun d'Amouretti, 
dis : c Di scours eloquent, plein d'ardeur, dont tous les auditeurs ont 
admire la forme elevee ; quelques-uns, anciens ou jeunes felibres, 
l'applaudirent, qui n'admettent pas fidee girondine de la federation. » 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfcNCO 

— Avian, dins noste darrie numerd, douna, coume proubablo, la ce- 
lebracioun de Santo Estello dins li rouino di Baus ; pa re is qu'acd s'es 
decida d'un autre biais. Atendu qu'aquest an se devon teni li grand Jo 
Flourau, e qu'aqueli Jo Flourau se soun tengu, lou premie* cop, a 
Mount-Pelie, dins la Mantenenco de Lengadd, lou segound cop, en 
vilo d'lero, de la Mantenenco de Prouvenc,o ; or, coume counfourma- 
men a Tart. 32 dis Estatut, \'<A$$emblado pleniero dou Felibrige se deu 
teni, touti li set an, dins chascuno di Mantenenco a-de-reng, aquest an 
l'acamp de Santo Estello e li grand Jo Flourau se tendran a Lavaur, 
dins lou Tarn, e lou Counsistori entte, que formo la jurado, es coun- 
vouca per letro, per li siuen dou Capoulie^ en vilo de Tarascoun. 

Veici aquelo letro counvidarello : 

Avignoun, lou 7 d'abridu 1892. 
Moussu lou Majourau, 
Ai l'ounour de vous counvida k la reunioun d6u Counsist6ri, 
qu'aura lid en vilo dc Tarascoun, lou dilun de Pasco, 18 d'abrteu, 
p&r atribuii li Joiodi grand Jo Flourau seten&ri istitui pfcr Tart. XLVI 
de l'Eslatut, e p6r nouma dous majourau i scHi vacant d6u regreta 
pou&to En A. Four6s e moussu A. Uoque-Ferrier. 

Se 16 charrara tamb6n de louto causo preloucant lou Felibrige, 
tantd'aqudli que poudrien 16 faire contro, que d'aqutfli que poudrien 
ajuda k sa resplendour. Noun esbesoun devous faire lume sus Tim- 
pourtan^o d'aquelo reunioun. 

Couneiss&nt voste afougamen p&r la Causo, comte que iemanca- 
r£s pas. 

E dins Fesp6r de vous 16 v&re, vous semounde mi saludacioun 
li mai couralo 

Lou Capoulie, 
Fklis GRAS. 



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Lou Felibrige 



— L'assemblado generalo de la Mantenenco de Prouvenco que se de- 
vie teni dins Tate de la festo Santo-estelenco, s'atrovo adounc remanda- 
do a-n-uno datoque lou sendifissarae que faren couneisse a nosti soci 
quand lou moumen sara vengu. E pereu nosti Jo Flourau mantenen- 
ciau s'atrouvant retarda, li courreire soun avisa que la dato dou pre- 
mie de mai que devie claure li mandadis es repourtado a dous mes 
plus tard. 

— Lou tresourie de Pobro dou mounumen de Roumanille, En Marius 
Girard, sendi de Prouvenco, s'ero adreissa au felibre-deputa Juli-Carle 
Roux, per outeni dou ministre de 1'Estrucioun publico e di Beus-art lou 
brounze necessari per lou buste de Roumanille, e lou ministre ven de 
respond re coume seguis a la demando dou deputa prouvencau Juli- 
Carle Roux : 

Paris, Valais-Bourbon, 22 mars 1892. 
Vous av*{ bien voulu me demander h bronze necessaire a V execution 
du buste de Roumanille. 

J"e suis tout dispose" a venir en aide au ComiU. 
J* vous serai done ires oblige de me fair e parvenir h devis dr esse par 
Tarcbitectt, et des que cette piece me sera parvenue, ainsi que Ie rapport 
de finspecteur des 'Beaux- Arts sur ie modele du buste confie a M. Bastet, 
faviserai. 

Agrie^ (Monsieur Ie Depute" , etc. 
Le Ministre j 

Signe : Bourgeois. 
M. J. C. T{oux, dipute des Boucbes-du-Rbone. 
V?tAioli anouncio que plan, devis e buste soun a Paris. 
La festo de l'inaguracioun se fara 1'an que ven quand li Cigalte e 
li Felibre de Paris faran soun roumavage en Prouvengo. E per ansin, 
touto la famiho prouvencalo s'atrouvara acampado a 1'entour d'aqueu 
qu'a jita la semenco de la restauracioun de nosto lengo, semenco qu'a 
douna tant be No meissoun granado c rousso coume For. 

— Lou dimecre qu'a segui la festo dounado au Capoulie en Felis 
Gras per la Soucieta di Felibre de Paris e, dins Tate de la qualo, F- 
Amouretti legiguS sa Dcclaracioun di jbuni Felibre; per respondre i 
proutcstacioun aubourado, emai per moustra qu'aquelo declaracioun 
noun ero estado facho au noum de tout lou Felibrige parisien, la Sou- 
cieta di Felibre de Paris, a l'unanimeta mens quatre voues, a vouta co 
que seguis : 



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Lou Felibrige 



« Lou Felibrige de Paris, leissant en cadun de si soci o a tout rou- 
c delet de soci, pleno Iiberta d'6upinioun, noun pou, ni noun vou faire, 
« coume couleitivita, de manifestacioun poulitico, e declaro que li 
« discussioun sus lou federalisme o touto autre formo de gouver, soun 
« en foro de sis Estatut. » 

— La Soucieta di Felibre de Paris, dins sa sesiho dou 9 de mars, a 
nouma soun bureu per Tan 1892 : lou majourau En Sextius Michel es 
esta reelegi president a l'unanimeta ; soun esta prouclama vice-presi- 
dent, MM. Peire Laffite, dou coulege de Franco, O. Lintilhac, dou 
liceu Louis-lou-Grand, e Cesar Gourdoux; li secretari soun MM. Batisto 
Bonnet, delega au secretariat de redacioun dou Viro-Souleu, e Elio 
Foures, erne lou manteneire de Prouvenco Fernand Hauser, per se- 
cretari soubren. 

Lou brave Jaume Gardet, nouma tourna-mai cancelie de la Sou- 
cieta, lou gent Ernest Plantier coume tresourie, et L. Rochasen qualita 
de baile amenistratour dou Viro-Souleu soun esta reelegi per aclama- 
cioun. 

— Lou journau : la Dlpecbe tunisienne anouncio que se vai tira un 
opera de la Remo Jano de Frederi Mistral, e que la musico n'en sara 
fisado au coumpousitour tMascagvi, autour de Cavalleria Rustieana. 

— Lou manteneire Leoun Cledat, proufessour a la faculta di Letro 
de Lioun, demando dins sa Revue de 'Pbihlogie f ran faise et proven f ale, 
que dins lou prougramo de licenci-es-letro, se fague uno pichoto placo 
a la literature prouvencalo dou Mejan-Age, ispirarello de Dante e de 
Petrarco. Quand ie boutarien qu'un Serventes de Bertrand de Born, a 
coustat de la cansoun de Rouland, aco bastarie per arc Es ben lou 
mens que dins li Faculta de Franco s'esplique quauquis estrofo prou- 
vencalo, alor que dins touti lis Universita, franc d'aqueli de Franco, 
1'estudi de la lengo d'O e de sa Iiteraturo es uno di partido cousti- 
tutivo de l'ensignamen filoulougi e literari. 

— Lou 18 de mars, la soucieta di Vauclusen, que reston a Paris, la 
Sartan t a tengu sa sesiho annalo enco de Notta. La lengo dou terraire 
a agu lis ounour de la festo. 

— An fa, quauqui journau de Paris, courre lou brut que noste grand 
poueto naciounau pausavo sa candidaturo a l'Academi franceso, per lou 
seti de l'amirau Jurian de la Graviere. Lou grand felibre F. Mistral a 
pas pausa sa candidaturo. T6uti li journau felibren I'an afourti e coun- 
firma. Mai, se lou poueto de Mireio, de QaUndau y de Nerlo e de la 



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Lou Felibrige 



Torino J ano, se l'autour dou Tresor dou Felibrige, mounumen auboura 
I la glori de la lengo, tant franceso que prouvencalo, noun se vdu 
presenta ; sarie-ti pas un ounour mai que superbe, per l'Academi, de 
prene l'Engeni per la man e de ie durbi de bat-en-goulo li porto dou 
palais de l'lstitut? 

— Lou dilun 7 de mars, lou Pai Savie de Fourviero a fa 'no pre- 
dicanco en lengo prouvencalo, dins la gleiso de Sant Teoudore, de 
Marsiho. Se i'es pereu canta de cantico prouvencau en grand fogo. 

— Lou manteneire E. Legier de Mesteyme, avoucat en At, es vengu 
a Marsiho dins li premie jour de mars, faire uno counferenci a la Sou- 
cieta despartamentalo d'agriculturo, sus la Recoustitucioun di vigno. 

— La counfrarie* dou Dalbia bleu et la soucieta di Franc-Prouvenfau 
avien coudvida touti lis amaire di causo miejournalo, per lou 21 de 
mars, a vuech ouro e miejo, dins l'oustau di Chambro sendicalo per 
i'ausi 'no counferenci de A. Boyer, troubaire-deputa, sus la Boulegadisso 
prouvencalo. 

Meste GuigDunet, lou flambeu di tambourinaire, a dubert la sesiho 
en largant li rieu-chieu-chieu armounious de soun flahutet. M. O. Ber- 
tin que presidavo a passa la paraulo a P. Maziero, e M. Boyer a 'ntamena, 
piei, sacharradisso, esisescoutaire,qu'avie sachu interessafan fa veire per 
si pica men de man tout lou plesi qu'avien pres a Pentendre. 

Em'aco, en seguido, s'es fa la repelicioun generalo di peco que se 
devien jouga en Aubagno, lou 26 de mars : 

1 Lou groulie bel esprit, coumerli en dous ate de Pelabon ; 

2 Lou patsan ei countribucien, sceno coumico de Peire Bellot ; 

3 Let's amour deVanus, declamacioun coumico de Fortunat Chailan ; 
tout aco a ben marcha, e n'en fasen nosti coumplimen i valents our- 
ganisatour. 

— Veseici lou paumares d6u councoursque li Troubaire de (Marsiho 
avien dubert sus 1'estiganco di festo en Tounour de Doumergue, en 
Aubagno. 

Partido franceso : Biougrafio de Doumergue'. medaio de vermei, B. 
Artou ; Melodo phr ensign* lou frances au mejan dou prouranfau, me- 
daio de brounze, M. Roubin; iraducioun dou Crhdo de Cassian, de 
V. Gelu, en vers frances, medaio de vermei : Marius Cognat d6u 
Felibrige (qu'a moustra un cop de mai que li Felibre sabon pereu 
maneja lou frances); medaio d'argent, Pau Albert, de Touloun. 



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io Lou Felibrige 



Proso prouvencalo : Traducioun en prouvencau (fun cbapitre dbu 
Jeune vAnacbarsis : medaio de vermei, Vitor Bouis ; medaio d'argent, 
Adoufo Ripert ; medaio de brounze, Gustavo Granier ; mencioun a 
Carle Martin. 

Pouesio prouvencalo : Lei saussisso c lei boudin d'Aubagno : medaio 
d'argent, Marius Bourrelly; medaio de brounze, V. Valentin ; Leicebo 
d'Aubagno : medaio d'argent, P. Travier, medaio de brounze, MUo 
Louisa Ouradou ; mencioun, E. Oddo ; Lei Frho e li cbicbourlo de 
*Beudina: medaio d'argent, P. Fournier; medaio de brounze, F. Lescure ; 
mencioun a B. Menut ; Lei pastissoun d'Aubagno, medaio d'argent a 
Ougeni Long, mencioun a Reveille ; Leitapeno de Cujo, medaio d'argent 
a Marius Pecoult ; Lei terraio d'Aubagno, medaio d'argent a Felis 
Lescure. 

— Lou 22 de mars, en Aubagno, uno tr6upo de Vibolo an dansa 
lis Esclareto sus li placo de la vilo. Per aquelo danso, i'a 'no tiero de 
22 jouvent, vesti de blanc, em'uno cherpo roujo sus l'espalo, que soun 
couifa cadun d'uno Ianterno grandarasso, de coulour blueio, bianco o 
roujo, e que viron, sauton, canton, s'entre-croson, formon defiguro li 
mai variado e li plus coumico, acoumpagna de dous pierrot e d'un 
arlequin, e mena per uno dougeno de tambourinaire que jogon d'er 
prouvencau. 

Lou 23, s'es inagurado la placo en ounour de D6umergue sus l'oustau 
ounte es neissu. Apres quauqui paraulo d'A. Boyer, maire d'Aubagno, 
li musico e li tambourin an touca l'aubado. En seguido, s'es fa lou jo 
di Coeot : aquelo danso es forco curiouso e mai-que-mai amusanto : 
imaginas-vous uno vinteno de jouvent vesti de blanc, de rouge e de 
blu, eme la caro negro de sujo e de nose de cocot empegado iginous, 
i couide e pereu i man, qu'au son di fifre e di tambourin sauton e 
grimacejon e picon sus si cocot a faire creba dou rire tout lou pople 
atroupela a soun entour. 

Lou 26, au teatre, s'es dounado la representacioun prouvencalo 
anounciado. l'eron vengu de gent de Roco-Vaire,de Gemo e disenviroun, 
emai pereu quauqui troubaire de Marsiho e quauqui Felibre, e la 
sesiho s'es clavado per de declamacioun prouvencalo que touti n'en 
soun esta ravi. 

Lou dimenche 27, i'a agu divers jo poupulari prouvencau, un coun- 
cours de tambourin e la prouclamacioun di laureat de la targo literari, 
que n'en dounan lou paumares eici-dessubre. 



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Lou Felibrige n 



— Mounsen l'abat-felibre C. Carlavan, cs vcngu dc Nico a Marsiho, 
lou 1 1 de mars, per douna uno counferenti en prouvencau is oubrie 
marsihes, sus li questioun soucialo. Lis escoutaire eron mai de 800 e 
se soun touti agrada d'ausi parla la lengo dou bres. 

— Es pereu I'amour de la parladuro meiralo que, lou 27 de mars, 
a St Laurens de Marsiho, avie tant e tant fa courre de pople per ausi 
la paraulo enaurado d6u Pai Savie. Li cantico prouvencau an fa fl6ri, 
e li jouinis escoulan tambourinaire de M. de Lombardon, en acoum- 
pagnant li cantarello e en jougant quauqui moutet, an moustra soun 
gaubi e, tout en fasent la g!6ri dou mestre, an fa lou regale dis escou- 
taire. 

— Meste Castelmuro, lou counfiseire de Marsiho lou mai en renoum, 
ven de crra uno meno de bonbon foundent, qu'es un delice de n'en 
saboura lou prefum. Aqueli bonbon, bateja : mistralino, soun rejoun 
dins de galanti bouito, que porton en gravaduro uno gento prouvencalo. 
e dins lou founs uno visto de la vilo d'Arle. Aco's superbe ! mai d'abord 
que meste Castelmuro a vougu semoundre i groumandoun uno Espe- 
cialita d* Trouvbtfo, nouses vejaire qu'un pareu de vers prouvencau 
sarien pas mau ana per coumpli lou tableu : aurie pouscu faire dire a sa 
bounbouniho, per eisemple : 

Dins moun prefum, 
Garde lou rum 
De la cacio 
De Marsiho ! 

— Lou felibre A. Marin a quita definitivamen Marsiho phr Paris. 
Ac6 noun l'empachara d'estre di nostre, amor que t6uti lis an, vendra 
passa *n pareu de mes eici, per atrenca soun Armana marsibh. 

— Lou gent felibre marsihes J. Chevalier, se ven de marida erne MIlo 
Cecil o Gavon. A la dinado que s'es facho a la grando aubergarie de 
Marsiho, s'es musiqueja e canta. En J. Huot ero un di temouin, erne 
meste Marcellino, Tartisto d'elei di councert classique, e MM. Allar e 
Cattorini, Toste tant ami di Felibre. A la desservo, Huot, e d'autri 
counvida an di de vers prouvencau en ounour dou nouveu couple, e 
lou novi a pereu apoundu soun cant delicious per dire la joio desbour- 
danto de soun cor. 

Que Santo-Estello semene de rire e de flour sus li pas di beu novi 
que nous fai grand gau de benastruga eici de tout cor. 

— Lou diciounari di Contemporains, de St-Lannes, ven de publica, 
dins la letro C, la biougrafio d ? En A. Chailan, degudo a la plumod'E. 
Ner, qu'es carga d'estudia la vido e lis obro di miejournau. 



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12 Lou Felibrige 



— Lou majourau En L. de Berluc-Perussis a publica dins un quin- 
genadie de Marsiho de noto de bibliougrafio prouvencalo : Frai Savi- 
man et sg$ pricurseurs, que soun mai qu'interessanto per Pistdri de 
nosto literaturo. 

— Aven pica di man a l'espelido dis Ecbos de Tamaris, souto la 
direicioun dou felibre Coffinieres. Sian segur que lou valent proupa- 
gamlisto de 1'ideio prouvincialo ie tendra aut e dre lou drap&u de 
n6sti revendicacioun. 

— E pareis que lou brande noun tiro proun de long, que n'i'en a 
toujour d'autre que se i'apoundon ; vejo-ti pas qu'a Sisteroun, M. lou 
viscomte d'Hugues ven de bandi : It Pubticateur des A/pcs 7 que fai 
placo a nosto lengo e que lucho pereu per li revendicacioun prouvin- 
cialo. Zcu ! que n'espeligue de luchaire ! e qu'a la fin, a la for 90, la 
vitdri nous reste. 

— Lou grand Flourentin, M. lou comte de Gubernatis, qu'a fa tint 
bono aculido i felibre quand ie pourteron si flour en 1'ounour de la 
Beatris de Dante, nous demando tourna-mai quauqui pervenco per un 
Album en 1'ounour de C. Coulomb. Pareis, a 90 que nous an di, que 
li fueio de pergamin que fourmaran V Album subre-di, soun touti 
prefumado di sentour melicouso de nosti floureto maienco. Noun se 
p6u trop faire en ounour dou grand Coulomb ! 

— A Flouren$o, pereu, es questioun d'auboura uno estatuo a-n- 
Ubaldino Peruzzi, qu'ero soci dou Felibrige e que n'aven parla dins 
nosti precedenti lieuresoun. Uno listo de souscripcioun per aqueu mou- 
numen s'atrovo entre li man dou felibre C. de Gantelmi d'llle, cours 
Mirabeu 6, a-z-Ais ; aqueli que i'agradara d'aiuda lou Coumitat flou- 
rentin dins soun obro patrioutico, n'an que de manda sa souscripcioun 
a-n-aquelo adresso: t6uti li soumo, per pichoto que fugon, saran li 
benvengudo. 

VANEGAC10UN 

— Lou felibre E. Gourdareau resto, 19 carricro Durand, a Mounl- 
Pelio. 

— Lou majourau A. L. Sardou, es 9, carricro Palermo, a Nico. 

— Lou. felibre Agusle Marin, es a Paris, carricro Lepic, 59. 

Aquitani 

— Lou dilun 4 d'abrieu, dins la salo dou teatre de Perigus, M. C. 
Jullicn, proufessour d'ist6ri a la faculta di Letro de Bourdeus, a fa 'no 
counferenci sus 'Bertrand de 'Born. La salo ero coumoulo e lou valent 
counferencie a fa prouado. 



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Lou Felibrige 13 



Lengad6 

— D'aquesto ouro s'alestis tant en I tali qu'en Espagno, de festo per 
celebra lou centenari quatren de la descuberto de 1'Americo per Cris- 
t6u Couloumb. 

Un coumitat s'es coustituT a Mount-Pelie, souto la presidenci dou 
prefet de l'Erau, M. Christian, en visto de la participacioun dou des- 
partamen de l'Erau, au subre-di centenari, que n'en fan partido MM. 
1. Messine, sendi de la Mantenenco lengadouciano, A. Arnavielle, vi- 
ce-sendi, e Pau Redonnel, direitour de Cbimere. 

— Drin, drin ! drin ! de qu'es mai tout aqueu tarabast ? E de que 
voules que fugue ; es Lou Cascavel, que ven d'espeli en Ales, per faire 
rire lou brave mounde di Ceveno ; es un fraire de mai que ven lucha 
per la lengo ! es uno faeio lisqueto e courouso, sano e fiero que galejo 
e que canto coume un raiou de raco e que se chabis con me de pebre. 
Se n'es fa tres tirage dou premie numerd: que n'en sara dou segound, 
quand li groumandoun n'auran tasta e qua rid lou pople i'aura atrouva 
lou retipe de soun franc rire e de soun parla tant gent. Drin ! drin ! 
drin ! zou ! que sian jamai proun ! Zou ! que n'i'igue mai-que-mai 
que s'apoundon au brande : aco mostro i tucle que sian pancaro mort 
e nimai nosto bello pailaduro ! 

Long-tems lou Cascavel mescle si drin-drin au cant di cigalo ! 

L'abounamen esde vint s6u per an ; en mandant set timbre di blu, 
5, carriero Dumas, en Ales, Ton sepdu faire escri^ure, aqueli que lou 
faran n'en saran pas facha. 

— Lou Parage durb's si segound Jo Flour au e lou prougramo es : 
i° - Un sounet lengadoucian sus lou Peirou> de Mount-Pelie. 

Pres : un eisemplari de Tolo\a t pouemo de F. Gras. 

2 — Conte hfouvello en proso lengadouciano. Pres : Li Papalino, 
de F. Gras. 

Li peco saran recaupudo, avans lou premie de mai, per lou felibre 
Jan Fournel, 15, carriero dou Chivau-verd, a Mount-Pelie. 

— Au banquet que la Soucutadis infant de l'Erau, d'Argie^ a douna 
lou 27 de febrie, s'es canta e brinda en lengo d'O. M.PauSamari, lou 
gent president de la soucieta, M. Yvernes, counseie a la cour, en par- 
la dou Clapas e M. lou Prefet Pau, manteneire de Prouvenco, en parla 
felibren, an agu lis ounour de la festo. 



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14 Lou Btlibrige 



— Lou ma|ourau L. Roumieux, que se Unguis a-n-en mouri dins li 
terro de la Republico argentino e liuen de soun cbpas, vai leu-leu tourna 
dins noste Miejour. 

— La Campana de M a gal o una a un suces fdu : co que Iou provo, 
cs que s'es fa tres tirage diferent dou numerd d6u premie de mars, e 
que se ven de faire un cinquieme tirage d6u premie numerd. L'on 
s'abouno en mandant 2 fr. au bureu de la redacioun, 15, carriero dou 
Chivau Verd, a Mount-Pelie. 

— L'opera de la *Bello Magalouno, que la musico n'es dou felibre 
Fruchier, e II paraulo di majourau Bourrelly e Michel, pouden dire 
que n'i'a que Pesperon erne grand fernetego. Nous es en-de-bon de 
dire en touti que I'ideio de lou faire representa noun es abandounado, e 
qu'a Mount-Pel ie* i'a de bravi cor que buton la causo tant que podon. 
Fautaren pas denous ie metre pereu de tout cor, quand saraquestioun 
d'empura lou fi6. 

— Lou 7 d'abrieu, a Beztes, per li festo de l'inaguracioun de 1'es- 
pausicioun artistico, s'es bala la danso di tribo, souto la direicioun 
abilo dou brave paire Querel. 

La cansoun di tribo s'es cantado mai que ben ; es lou majourau En 
Junior Sans que n'a fa li paraulo, e noun a delembra de i£ passa # u 
revisto touti li celebrita dou pa'is : Injalbert, Riquet, Pepezut e... Iou 
famous camhu qu'en terro de Bezies avie pourta Sant Afroudise... 

Lou publi noumbreus a pas marcandeja sis aplaudimen i genti bala- 
rello e nimai i galant balaire. 

En seguido d'aquelo danso, quatre jouvent, galoi e leri, an eisecuta 
Iou jo d6u cbivalit. 

— A Gruissan (Audo) pareis VAntbolcgUpopulaire, que publico lis obro 
e lou retra d'aqueli que i'agrado de se faire estampa. Enjusqu'aqui, i'a 
ges de mau ; mai, 90 que nous espanto, es que moussu Marc Bonnefoy, de 
Sablet (Vau-Cluso), que resto a Paris, ague trouva,dins la tarabastiado di 
vers qu'a 'scri, ren de plus flame que soun pouemo contro li Felibre, que 
n'en tiraren qu'un soulet quatrin per moustra lou faire e li sentimen de 
l'autour. 

Li Felibre, dis, que soun de soun pais d'entousiaste ardent : 

Pour s'identifier avec son souvenir, 

Pour mieux toucher le peuple, k son coour parvenir, 

lis ont ressuscit^ la forme surann^e 

De la langue romane k jamais condamnee .... 



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Lou Pelibrige 1$ 



Ah ! boustre ! quand 1i felibre s'avison d'enrega de vers frances, 
an ges de peno per noun li caviha tant malamen e per ie douna 
meiour biais : d'acd, M. Bonnefoy p6u n'estre segur. 

— « L'Echo des Trouveresa, de Toulouso, a publica lou rampeuse- 
guent, en lengo moundino, a prepaus dou councours neo-rouman que 
ven de durbi, e sian pregade 1'espandi freiralamen, co que fasen. 

APPEL AS FELIBRES 

DE LA LENGO MOUNDINO 



Abril bendedaura la campagno jouiouso ; 

Les auzelous prenen lour bol ; 
Tout sourris jouts le eel estelat de Toulouso, 

Al ramatje del roussignol. 

Felibres, roussignols d'uno lengo que douno 

Tant de charmes a la cansou, 
Benets; al mai balent rebendra la courouno 

Que bous dufris Artur Caussou. 

Benets ; que bostro bouts, al mesprets de l'auratje 

Qu'esclato dins Tiniquitat, 
Se lebe per canta dins un noble lengatje 

L'aunou, Faniour e la pietat ! 

Bitor LEBERO 
Foandadou, president de TAtenea des Troubaires. 



— Uno assoudacioun, qu'a per titoulet : Ruche corrtynin*, ven de 
se fourma a Paris, aguent per toco de favourisa de tout biais, tant en 
frances qu'en lengo dou terraire, la prouducioun literari e artistico di 
limousin que restona Paris o dins soun vesinage. Lou 2 d'abrieu, a la 
proumiero acampado, s'es canta 'no bello tiero de cansoun limousinb. 



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16 Lou Felibrige 



MORTUORUM 

— Lou 2 d'abri&i, k Marsiho, es mort, dins si 63 an, mounsegne 
Jouse Pougnet, architeite de rcnoum, qu'ero esta coumprds dins la 
tiero di premie manteneiredeProuvew;o. 

— Lou 23 de mars, es perthi inort, k Marsiho, dins si 72 an, 
moussu J. G. Cauvet, paire d6u felibre Carle Cauvet. 

— L&Cigalo d'or an6uncio la mort, en Aurenjo, dou felibre de 
Lengad6, Esteve Glcizes, lou fraire d6u brave Clar Gleizes, qu'es 
mort pertfu k la coumen<?anco d'aquest an. 

Didu li repause en Santo Estello. 

A PAREIGU : 

A Paris, enc6 d 'Ollendorff : Los chants du divorce, libre de vers 
ardent, vibrant e doulourous, d6u felibre Enri Ner, qu'alestis uno 
antoulougloprouvencalode sieis milovers que pareissira souto lou 
titrc de: La chanson duMidi. 

Tadins Les chants du divorce uno imitacioun mai quesuperbo 
de la Venus d'Arle, d'Aubancl ; En dansant, sounet imita d6u 
meme ; Liuen de la mar, imita d'En Jouse Huot ; Mi sausc> tira 
dou prouvencau de dono Bremoundo Gautier ; Li fueio nouvello, 
eulido dins la siavocansoun de Malachlo Frizet ;Counseu inutile, 
imita de Bonaparte-Wyse ; Repatriage, que ven d6u Feme Ian d'E. 
Bouvet ; Li proumie' souli6 de Jesus, d6u prouvenyau de A. Ga- 
gnaud, etc., etc. 

— A Paris, enc6 de Delalain fraire : Fleurs d'amilie el chants 
f< dbre'ens en dialeclc sarladais, per lou felibre J. Gardet, cancelie* 
dou j ibrige parisen. Aqueli lloureto que nous pourgis lou gent fe- 
libre Gardet soun de la meno de soun cor : 6udourouso e siavo. 
L'ami Gardet es tout cor coume si flour. 

— A Roudes, enco de Carere : Dal bres a la toumbo, pouemo en 
12 cant de Tabat Justin Bessou. (Pres 3 fr.) Semblo pas de creire 
coume la terro maire es uno bono nourriguiero. De-longo abaris e 
mostro souto li rai de fid de soun souleu de frucho amadurado e sa- 
bourouso que fan gau en touti e que regalon lou cor de sis amaire. 
Au moumen que fau, proudus lou gran que nourris e Fespero qu'as- 
solo.De qu'a fa Tabat Justin Bessou? erne* soun amourde lalengo, 
dou pais e dis us e coustumo de sa terro, a escri en beu vers serti 



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Lou Felibrige ij 



eme lou meiour de soun cor, ristori cTun enfant, la sieuno, en ie* 
boutant per courouno li creire, li jo, li cansoun de sa terro. Ah ! 
quand soun librea pareigu es esta n evenimen, uno revelacioun. 
Tout un cadun se n , esesm6ugu, e li lipet se soun regala de sa meli- 
eo, tant siavoquese pou pas dire, coumpausado qifes erne* li flour 
de sa bello amo de patrioto. Mounsegne Tevesque de Roudes en 
uno letro que sert de pourtiss6u au libre, ie* dis, en galant parla 
d6u n'aut Lengado, tout lou beu de soun obro, d'aquelo obro que 
nous a rejoui Tamo, ounte la fe sus la longo vido de sa parladuro 
clarejo de pertout : 

E iua lengo, atabe, ma lengo olaro e neto, 
Dindara dins cent ans coumo uno clarineto. 
Fe, patoues e paisan sou tres que fou pas qu'un, 
E tant que lou soulel dal eel nous fara lun, 
Tant que la luno bianco e las blancos estelos, 
Fintarou dins lou* prats, naisse las pimparelos, 
Tant que las flours fardu riseto al mes de raai, 
Fe, patoues ni paisans perirou pas jamai. 

— La Gazette de France d6u 25 de mars, souto lou titrede 
Mistral a UAcadimie, publico un article calourent de M.Louis de 
Meurville, que se claus courae eicb : « Paris ne remplacera jamais 
« ni Lyon, ni Bordeaux, ni Toulouse, ni Marseille, pas plus que la 
« Rome des italianissimes ne remplacera l'ancienne splendeur litte>aire 
« el artistique des petites r£publiques ou principalis italiennes. Nos 
« grandes villes ne sont plus que des centres de commerce ou d'in- 
« dustrie:il faut des centres intellectuels. 

« Mistral avait demande uno chaire de provencalau College de 
«< France. Pourquoi pas ? II yatroislangues dans notre pays fjpnt 
« l'etude devrait se perp&uer, de peur qu'elles ne dispara>Y7 A un 
«< jour, ce sont lc breton, le basque et le provencal. 

« Voyez en Belgique si les Flamands n'ont pas du revendiquer 
« I'egaliUSdes droits pourleurlangue. 

« Appelons Mistral a l'Acade*mie francaise;il y fera bonne figure, 
« et cesera justice. On a bien £lu M. de Lesseps pour avoir parte* en 
« turc, pourquoi n'elirait-on pas Mistral, qui est maltre en Tart d'e- 
« crire, aussi bien en francais qu'en provencal "? » Brave ! 

— A Marsiho, VOursin d6u 13 de mars a publica 'n article de P. 
Frontery sus lou Federalism? provencal. Se ie* trufo, beleu em'uno 

Felibrige t 1. 



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1 8 Lou Felibrige 



hriguelodo resoun, d'aqueli que van bousca la counsecracioun de 
sisobro dins la capitalo, e que pieid'eila prouelamonaulamen e iie- 
rainen la federacioun dou Miejour : « Regardas un pau la loujico 
« d'aqueli j6unis escapa de PiOuveneo, parlant d'autounoumio cou- 
« raunalo, d'ainenistraciounprouvincialo e dedccenlralisacioun lite- 
« r&ri, alor que sis ale soun en countradieioun coumpleto de si 
<» paraulo. Que noun reston eici per temougna de soun estacamen k 
« la naciounalita prouvencalo emai au sou nadau !... » Lou Bavard 
d6u 26 de marses dins lou meme toun. 

E, aro, pouden pas nous teni, d'abord que ie* sian, de tira dou jour- 
nau VHuvmune, dou 26 de mars, qu&uqui rego sus lou meme prepaus 
equedison ben nosto ideio sus la decentralisacioun artisticoe liter&ri: 

« Quand li j6uini gent de nosto generaeioun saupran que Ton pou 
« se l'aire un noum, ague de talent, senso passaper Paris, en restant 
«< dins sa prouvim;o, dins la vilo, lou vilage o lou vilajoun que nous a vist 
«< naissc, foreo talent que se vesien estoufa, per ansin dire dins l'iou, 
<« per co que noun poudien o noun voulien ana bousca & Paris aquelo 
« counseeracioun que la capitalo dounavo ccnsamen i grands ome, 
« espeliran, trachiran e flouriran per lou ben mourau, l'ounour e la 
« glori de nosto nacioun. 

« Cade grand centre, eado prouvineo sara fiero de proudurre touto 
« unotierodeliteratoured'arlistoque,toutenilustrant sa prouvineo, 
« sounnisau, sapichoto patrlo, jitaran per^u unograndolusour sus 
« saMaire, la grando patrlo, nosto grando, noblo e bello Franco... » 

En Avignoun, d\ns YAioli, di 7, 17 e 27 de mars, La declaracioun di 
jouve felibre ; Enri IV i felibre de Van's, cansoun de G. 
Perrier ; Dou bres a la loumbo t de F. Mistral ; Lou gardian 
Teire-Plumo ; Retra de la Prouvcnco per Vistourian (Micbe- 
let t (P. R. a-z-Ais) ; A beu leu y sounet de L. Roumieux a 
dono Troubat en \6 mandant de flour ; Mireio a Popera cou- 
mique (A. Adam) ; Li soubriquet poupulari di vilo e vilage 
di* dos ribo dou far, culi per lou mege Raymond de Ni$o ; 
Tour ma-mai li cat, de P. Guisol ; lou Sermoun di prouverbi 
de L. d'Astros, V Aqueirado, galejado de J. Sicard ; Re/ou- 
leri } sounet de E. Giraud ; Lou Route t, (Babeloun PericaudJ; 
La goustado de Sant Joush, (Lazarino de Manosco) e la bou- 
legadisso prouvencalo emai la seguido di Memori d'un gnar- 
ro de B. Bonnet. 



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Lou Felibrige 



*9 



sorsciupaou.N au moiwumkx de joi:sk houmanille 



VI ECHEXCO E \(H:VEN(.0 L1STO DE SOI 

Auzias Long a Paris 

C. liabanit 

Pal ad il he „ 

Louis Gallet „ 

Salneuve „ 

A. Truphetne 

V. d'Auriac » 

Eschenauer » 

Sextius Michel ,• 

Marcelin Cazaux » 

Jnli Chapon „ 

La Cigalo de Paris 

Mllo Margarido Sol, a Narbouno 

M. e Mmo Prevost » 

J. H. Fabre, a Serignan 

Cte de Gamdemarts, a Baumo-de-Veniso 

A. Hipert, a Marsiho 

A. Fabre » 

Louis Hugues > ... 

Ernest Couvc » 

Moulinas, receveire di posto a Marsiho 

Mounsegne Robert, evesque » 

M. Menut, a Sanl-Meissemin 

La Gourdo, (soucietat a Nimes 

M. Almaric, en Avignoun 

M. Palun 

Couratesso de Vogue* » 

J. de Terris » 

A. Mir, a Carcassouno 

C. Chabal, a Uze* 

Don Sig. Bouska, a Prago (Bouemi) 

M. Cazaubon, a Beu-Mount de Loumagno 

E. Augier, a Brest 

La felibrihouno F. Colliniercs, a Tamaris 

Pan Coflinieres 

L'n Tama risen » 

Sourcl, res tau ralour » 

C. S« : nes, 1 La Sinso) a Touloun 

E. de Fallois 

Lou pi nlre Courdouan .» 

a repourta 



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Lou Felibrige 



Report 
J. Raoulx » 

D6utour Arlaud » 

L'abat Blanc » 

Jouve, vice-conse » 

Jan Aicard >• 

Rossi, mabrie* » 

S. Fabre, maire, a la Seino 
M. Bain » 

L'abat Fellas >» 

Audibert, ajoun »> 

L'abat Jauffret » . 

L'abat Alegre » 

P. Faure, a Sant-Roumie* 

E. Bourdet » 
L'abatG. Fructus, a Mazan 
Eimound Jfean, a Sant Deidie* 
Coumlesso M. de Semenow, Chaine-Verd 
Beraud, a Manduel (Gard) 
Enri Pellisson, d'Areto 
Esteve Turrel, a-z-Ais 
L'abat Bourdet » ... 
L'Escolo d6u Lioun, en Arle 
D6utour Geoffroy, Faienco 
L. Destrems, en Ales 
Jiili Dou, a Reiano .... 
Pau Grangier, a Cano 
Ant&nio Gautier, a Nico 
Soucietad^rqueoulougio delaDroumo, a Vatengo 
J6rgi de Bernard, a Bezie"s 
M. Plan levin, a Parmentier (Argerio) . 
Viscomte do Margoun, a Margoun (Erau) 
Academi de Nlmes .... 
A. Bigot » .... 

F. Chabrier, negouciant, en Avignoun 
Marques de Demandolx, au Martegue • 

G. Verdet, negouciant, en Avignoun 
A. L. Sardou, majourau d6u Felibrige, a Ni(?o 
Miqueu Camelat, a Arrens (Aut-Pireneu) . 

Toutau 
Li set proumie*ri listo ensen 

Toutau au 7 d'abrie'u 

Ger&nt : Jan Monne. 



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3 545 05 

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lrapriraerie L. DUC, It, rue Chassagnolle, aux Lilas, pr£s Paris 



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CROUNICO 



L'ENSIGNAMEN DOU FRANCES 

DINS LIS ESCOLO D6u MIEJOUR 



Despi&i uno mesado, t6uti li journau miejournau 
que soun de cor dins l'ideio felibrenco an parla, en 
L'enaurant coume se deu, de la metodo d'ensigna- 
men d6u frances dins lis escolo d6u Miejour, p&r 
lou mejan de la lengo d'O. 

Un ome qu'a counsacra touto sa vido a-n-aquelo 
id6io, M. ReneMontaut, e qu'avi6, i'a t&ms, publi- 
ca 'no gramatico prouvenfalo & l'usage di j6uinis 
escoulan, ven d'alesti un cours coumpl&t d'ensigna- 
men, per lou biais de cinq voulume ilustra, delei- 
turo e versioun prouven$alo-franceso. 

Aquel 6ubrage, qu'6utengue lou premi6 pres au 
councours literari pedagougi de Sceus, dubert sou- 
to l'aflat di Felibre de Paris, es aro coumpl&t e se 
coumpartis coume eiqb : 

Premie* voulume. — Cours prcparatori - Mote proupousicioun. 
Aqu£u libre ten uno eicelento metodo de leituro founico. 
(Libre dou mestre, 1 fr. — Libre de Tescoulan, fr. 50.) 



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22 Lou Felibrige 



Segound voulume. — Cours elemental — Fraso e recti. — 

(Libre d6u mestre, 1 fr. 50 — libre de Tescoulan, fr. 75.) 

Tresen voulume. — Cours superiour (l ro partido) 

Escapouloun de la literaturo felibrenco : pro so. 

(Libre d6u mestre, 2 fr. 50. — Libre de Fescoulan, 1 fr. 25) 

Quatren voulume. — Cours superiour (2° partido) 

Escapouloun de la literaturo felibrenco : pouesto. 

(Libre d6u mestre, 2 fr. 50. — Libre de l'escoulan, 1 fr. 25) 

Voulume cinquen. — Cours coumplementdri : 

LiounidOy pouSslo en XII cant. 

(Libre d6u mestre, 3 fr. — Libre de l'escoulan, 1 fr. 50) (i) 

T6uti aqueli que l'amour de salengo meiralo i6 
boulego Tamo, anaplaudi &-n-aquelo obro superbo. 
Li felibre, queli n&scimostron coume de g&nt adar- 
reira,voul£ntforo-bandi lou francos dis Escolo d6u 
Miejour, p6r i6 metre k sa plafo la lengo d'O, li fe- 
libre qu'&n toujour e pertout, esensrelhmbi^ recla- 
masa pla£o k nosto lengo dins li escolo miejourna- 
lo, val6nt-&-dire l'ensignamen d6u francos p6r lou 
biais d6u prouvensau, p&r permetre k n6sti drolee 
k ndsti chato d'aprene la lengo d6u Nord que cou- 
n&sson pas, per la coumparesoun em'aquelo d6u 
Miejour que coun&sson, li felibre an pica di man ; 
e nous es en de bon, e nous fai batre Tamo de cita 
la letro que noste Capouli6 En F61is Gras vhn de 
manda a mfcste Ren6 Montaut : 

Es ben segur, bon counfraire Montaut, que pique di man e vous 
lause de la bello obro que fases. V&sti libre d'escolo soun, coume 
dirai? soun coume la reio & Taraire — escusas aquelo coumpare- 
soun paisano. 

(i) Aqueli voulume soun en souscripcioun encd de l'autour, carriero 
Chiavari,en Arle ; versMmo Roumanille, en Avignoun ; emai i bureu 
de VAi6H % de la Cigalo (Tor e d6u Felibrige. 



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Lou Felibrige 2} 



Esv6sti libre que gravaran dinslacabessode renfantlourespet, 
lamiracioun, en meme tems quelou bon gran de nostebeu lengage. 

Perque\ li tres quart d6u tems, vesen-ti lou pelot, lou menusie\ 
km courdouni£, lou barbejaire, lou marchandot de noste vilage, o 
lou calau, lou bourg^s, lou negouciant de la viloto, agu6 vergougno 
de parla la lengo maire ? 

Esper-Qoque, estent enfant, un ase de pedagogue fa fa crento 
de parla patoues ; es per-co que, estent enfant, noun an vist que 
de libre e de journau erapremi en francos. 

Lou proumte libre que vcsen k Tescolo s'escafo pas de nosto me- 
mori; es £u la pouncho de la reio queduerb la rego founso ounte se 
samenaran li granibo de t6uti li seienci. Eb ! ben, se la reio es bono, 
se la rego es ben duberto em'un 6utis fa perlaterro, un rai de sou- 
leu intrara'me lagraniho dins aquelo rego, e rescaufaralasemen- 
CO ; e la civado que n'en sourlira sara pas folo, e lou blad que greia- 
ra noun sara anoul. 

Yous sarre la man, counfraire Mori taut : erne* d'ome coume vous 
lou Felibrige tdn Taveni... osco seguro, k la meissoun i'aura de 
garbo. 

Voste ben devot, 

Felis Gras. 

E, aro, poud&n-ti mi6s faire, pbr claure aquelo 
crounico, que cTapoundre eici qufruqui tros de l'ar- 
ticle tant flamejant que Rene Montaut publico dins 
YAioli: 

Quevou dire que l'enantimen de n6stis enfant d6u Miejour sara 
jamai aqutfu di Bretoun, di Picard o di Champagnou ? avisas-vous 
d'ana planta n&sli mai5u sus lou ribeires de la Mancho ! Es uno 
foulte ! leissas, leissas Fdulivie e Tarangie, la tuberouso e Fisop i 
counlrado qu'encenturo la mar bluio. Creses pas que la naturo, lou 
meiourdi inestre e di ministre deTEstrucioun, vous crido : A chas- 
cun lou sieu ! Venguessias pas, coume s'es fa de tduli li garo, basti 
nostisescolosuslou moudele d'aqueli de Paris, au grand despie* de 
Farmouulo, de la vido vidantoe de la verila puro e bello. Ah ! pu- 
leu, que s'esclape lou mole de I'linifourmita ! Lou mole, es bon que 
per li manobro ; e lou Miejour a soun ciseu fada, a soun souleu es- 



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24 Lou Felibrige 



brihaudant dins la capo azurenco. N&sti davancie, i'a quauquiqua- 
tre o cinq milo an, prenien aqucl astre per simb61i de FEslre infini- 
damen'beu, bon e pouderous. De-segur lou souleu quecaufoapoun 
n&sti terrado, qu'esgaio lou miejournau, qu'enlusis Fibteligenci de 
si rai e qu'abraso divinamen lis amo, a fabellonosto part dins lana- 
cioun, e sarian de plagne, se noun gardavian n&sti richesso e n&sti 
dre. LaProuvenco, nosto raaire, antan fugue la reino di prouvinco. 
Afogo encaro, elo, e abrivo l'eros, nousdescuerbli tresor de la scienci 
e d6u Gai-Sabe\ nous desplego li meraviho de Tart e bouto fio au 
cor de si fi£u per freireja 'n s'amant L6uti mai-que-mai, e sara pas lou 
di que la bandiran dis Escolo prouven^alo I 

Mai quau sarie" Fabesti qu'eiretie' d'un casleu e de soun tenamen, 
d'un mas e d'un tros de terro, s'oupilarie' a garda que la plus pichoto 
part ? Eanessias pas creireque per estre d&u Miejour, nounaguen 
lis iue vira, quand lou fau, vers lou N'ord 1 arregardas tant desabent 
que soun parti d'eici per ana fa ire lume amount dins la capitalo, i pin- 
tre qu'an embeli lis palais naciounau, i musician qirencanton li sa- 
loun e li teatre, is escrivan que regnon erne sa plumo d'or, basto, is 
ome d'Estat que mounton au gouver a chasco mudesoun nouvello. 
E sian pas lest encaro per Fabandoun de la partido. 

Escoutasque vous parle : a touto obro fau P6ubri£, ie*fau pere*u 
Festrumen. Eici sian : eh ben ! Fobro es Feducacioun miejournalo 
que rentameno, F6ubrie\ li mestre dis escoulan ; Festrumen, lou 
prouvencau e la lengo d'O. 

Aven debana pan per pan co que lis escoulan devon estudia. Se lou 
mestre esproun inteligent, erne* la lengo d'O, esclargira que mai la 
draio d6u ben, d6u beu e dou verai ; se per malur es un moussurot, 
parlant que soun francos sus la pouncho di brcgo, ense li pessugant, 
renegairede soun paraulis d6u bres, vergougnous de samaire, des- 
degnous de la font sano e regalanto que la lengo fai regiscla dins 
Fescolo, de sa raiado que ie" trelusis, de soun perfum que Fembau- 
mo, n'en fau pas mai per ensuca la liberta santo, per gasta n6stis 
arange e mena nosto barco au diable. 

N'en voulen ges, di cadeno de Fesclau ! fau que touto nosto fru- 
cho s'amadure e que nosto nau s'alande vers li calanco soulciouso ! 

.... L'educacioun prouvencalo, qu'es de tout interes de plus leis- 
sa langui, deu s'entrina 'me la lengo di reire. 



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Lou Felibrige 25 



LisAlemand, au coungres espetaclous de Posen (Prussi pouloune- 
so), lou21de janvie' 1891, an adtiuta per aclamacioun, louvot una- 
nime que seguis : La lengo meirenalo, coume lengo d'ensignamen 
es lou soulet mejan de desveloupamen nourmau de l'esperit ; li veri- 
lapenetraran jamaidins lou cor de l'enfanco, quand ie* saran presen- 
tadodins uno lengo estrangiero. 

Assajas d'estruire li francos eme* la lengo d'Anglo-terro d'Alema- 
gno, alormeme, uno supousicioun, qu'aqu^li lengo teparlarien que 
de soun pais. Jamai Farias de famous Frances ; au countrari, que lis 
aprengon dins uno doublo lengo, amado c glouriouso, lou Frances 
d'O e lou franr^sd'Oil dins lou Miejour : veiresdoubla la pouderouso 
assimilacioun de lalus, dela voioedelamourpatriouti. 

Nous arrestan pas i counsideracioun qu'esclargirien mie*s aqueste 
biais d'ensignamen : aco se saup, lou barquet navego mids erne* dos 
ramo, l'auceloun volo mies eme dos alo ; e lis eseoulan qu'aprenon 
dos lengo soun per lou mi>nsdous cop plus fort que lis autre. 

La lengo prouven<;alo, de-Fes escarteirado a Tescolo es coume 
I'auceu blu de la sourneto : pieu ! pi£u ! toujour vieu ! 

Resto que de fa ire ausi soun divin bresihage qu'es Tamo de la 
patrtd. 



Lireitourde Bourdeus, de Toulouso, de Mount-Pelie* e de z-Ais, 
soun capable de coumprendre lou proublemo linguisti, de n'en douna 
laveraio e utilo soulucioun. Es eme respet que se ie* demando ei^o, 
mai es de soun dove* tamben de leva lengo sus uno tantgrevo ques- 
tioun. Counsultaran lis omc de letro que ie soun a Tentoure se prou- 
nouneiaran per que lis istitutour sachon go que counven ; e piei, 
coumelou demandavo au Ministre forco justamen moussu Granet, 
ispeitour d'academi, en Avignoun, s'apoundra la lengo d'O dins li 
prougramo 6uliciau, siegue per lis eisamen dis eseoulan au cerlifieal 
d'estudi primari, siegue per li proufessour a-n-aqueli d6u brevet 
simple ocoumplet. 

Es necite de mai que li libre de Prouveneo agon sa placo dins la 
listo dis 6ubragc que publico lou Counsru Despartamentau... De- 
roandan pas eici T6ubligacioun de se n en servi, mai aquelo liberla 
qu'es lou sourgent d6u prougres pertout. e tamben dins Teducacioun 
poupulari. 



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q6 Lou Felibrige 



LaSoucietadi felibre parisen adubertla draio, em6 si councours 
esi festenau,ounte van gagnalijoio, mcstre cmai escoulan. Ansin 
fan de b&n que-noun-sai a l'obro prouvencalo-franceso. 

Li valenl s6ci d'oilamount an courouna dins sa darricro e brihanto 
sesiho de Sceus, uno obro que s'amerito atencioun e deu pourla la 
bono nouvello d6u felibrige is escoulan. 

T6uti li felibre valentrespoundran a la rampelado ; soun aqui pres- 
teper lacampagno del'Escolo: un pan d'ajudo fai toujour grand ben. 
Couneissent li Leituro e versioun prouvencalo-franceso, lis esbru- 
diran e lis alargaran dins li pais d6u Miejour. Es quaucaren de n6u 
que s'aubouro en dessus de touto melodo emplegado a Touro d'iuei. 
Veici lou mouiflen per elo de quita lou nis e de prene la voulado, 
coume Talauseto que s'enauro cantant dins l'azur e lou souleiant. 

Lou blad se maduro. A l'obro, valenl Prouvencau, z6u ! que se 
n'en toumbc, de garbo 1 e l'eir&u, lC^u que sara coumoula de gran 
d'or. 

Ah ! segur que Vavbn ausi toun ramp6u, e que 
nous a boulega Tamo ! Quau sara lou felibre que 
noun veira lou bbu de toun obro, o Montaut ! T6u- 
ti se ramblaran p&r butaTid&iodeTensignamend6u 
francos p6r lou mejan dou prouvenfau. L'Escolo 
prouvenfalo-franceso ac6 's lou salut de nosto len- 
go meiralo, ac6 's lavido de nosto nacioun ! Li vi6i 
e li jouine, dins un desbord unen, boutaren n6sti 
forfo p&r ajuda au triounfle de toun obro. Tas dou- 
na tout toun amour a-n-aquelo obro superbo, nau- 
tre i6 largaren lou nostre, que Tamour es coume 
lou souteu, fai grana e espiga lis id^io e courouno 
de rai li nacioun. Dins Tamour de la lengo li gene- 
racioun nouvello b6uran Tamour de la pichoto pa- 
trlo, que ten dins 6u Tamour de la grando ! 

E cridaren, dinsTestrambord de nosto amo, em6 
noste grand poufeto : 

Quau ten la lengo, ten la clau 

Que di cadeno lou delie*uro ! 

Jan MONNE. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



prouv6n<;o 

— Lou dilun de Pasco, counfourmamen a la counvidacioun qne n'a- 
vien recaupudo, li membre dou Counsist6ri felibren, se soun a cam pa 
en vilo de Tarascoun per proucedi a la nouminacioun di nouveu titula- 
ri di seti de majourau vacant en Lengadd, e per atribui lijoio di grand 
jo Flourau setenau dou Felibrige. 

S'atrovon present a l'acamp, li majourau En Felis Gras, Capoulieddu 
Felibrige, En Frederi Mistral, assessour dc Prouvenco ; En Marius Gi- 
rard, sendi de Prouvenco ; En Albert Arnavielle, vice-sendi de Lenga- 
dd; En Jouse Huot, En Roumie Marcelin emai En Anfos Tavan. 

Se voto d'abord per la nouminacioun di nouveu majourau, e se prou- 
clamo piei Edouard Marsal, de Mount-Pelie, baile de la Campana de 
Magihuna, ilustraire de noumbrousi publicacioun en lengo d'O, en 
remplacamen de M. A. Roque-Ferrier, demessiounari ; M. A. Perbosc, 
poueto toulousan, escoulan d f A. Foures, se noumo en placo de soun 
ilustre mestre ; e piei la demessioun de M. Carle de Tourtouloun, tres 
cop dounado, es acetado en grand regret, e se noumo a sa placo Iou poue- 
to Jan Laures, de Vilo-Novo-de-Bezies, autour d'un recuei de vers : 
Lou camphtre. 

Sus la questioun di grand Jo Flourau dou Felibrige, s'es atribui lou 
grand pres de poueslo aufelibre manteneire Marius Andre, d'Avigneun, 
per soun libre de vers : Plou t sou f Ho ; lou pres de proso es revengu 
a moussa Batisto Bonnet, de Bello-Gardo, autour di Memori d'utt gnarro 
que se publicon dins YAioli. 

Ecoume s'es vougu, aqu:st an, coumparti lou pres de proupagando 
felibrenco, entre de persouno estrangiero au Felibrige e nascudo en foro 
di pais d'O, la joio es estado distribuTdo entre lis ajudaire fouran : C. 
Hennion, de Tours ; Luigi Zuccaro, proufessour a Foggia (Itali) ; E. 
Portal, a Palermo; comte Angelode Gubernatis, proufessour a Roumo; 
mise Mario Licer, a Veniso ; Don Sigismound Bouska, mounge bene- 



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28 Lou Felibrige 



setin, a Prago; Jacovlaw Vrchlicky, poueto bouemi ; Agustc Bertuch 
de Francfort sus-lou-Mein ; Thomas A. Janvier, de New-York (Ame- 
rico) ; E. Cardona, publiciste a Naple. 

Lou Capoulie fai piei veire coume s'es atrouva dins l'impoussibileta 
d'ourganisa la festo de Santo-Estello en Aquitani, coume n'avie l'ideio, 
e s'es decida que se farie en vilo di Bans, reprenent ansin la proumiero 
ideio que s'ero presentsdo a soun esperit. Aquelo festo se fara lou 6 
de jun. 

En seguido de tout aco s'es legi la letro d6u felibre F. Lescure, de- 
mandant lou titre de mestre en Gai-Sabe, e lou counsistdri, vist la tiero 
di pres outengu per aqu£u valent luchaire di councours poueti mie- 
journau, i'afa dre. 

Aquelo distincioun ven pereu, en counfourmita dis Estatut, flouca lou 
front de Marius Andre, lou gent gagnaire d6u grand pres de pouesio. 

— Lou 17 d'abrieu, lou majourau Anfos Michel, Cabiscdu de PEs- 
colo de la Mar, mandavo i soci aquesti rego : 
(Moussu e gat counfr aire , 

Lou burlu de VEscolo aguhnt fini sa plego, au-jour-d'iuei, qu'es la 
festo de Tasco, at Vounour de vous counvida a la sesibo generah qu* au- 
ra lid lou dimencbe, premie 1 de mai venlnt, a des ouro dbu matin, au 
seti de VEuolo, pir elegi lei nouveu menaire de la barco. 

Au jour di, un quingenau de soci s'atrovon acampa dins la salo ma- 
renoo de la placo di Capouchino, ! ; e, l'ouro vengudo, lou cabiscdu 
duerb la sesiho e dis la toco de l'acampado. Apres discussioun di candi- 
daturo entracho per lou seti de cabiscdu, se noumo a l'escrutin e en 
placo d'A. Michel, lou manteneire Paulin (iuisol, qu'avie tan t ben our- 
ganisa li festo tourvenco de 1'autre an. Li felibre Carle Bistagne e O. 
Barreme, doutour en dre, soun piei nouma souto-cabiscou. Si poude 
soun mantengu sus la demando unanimo de touti, a Cesar Majoullier, 
en qualitade tresourie, a-n-Aguste Gautier coume secretari, emai a J. 
Chevalier, coume secretari soubren. L'assemblado voto de felicitacioun 
i membre sourtent, e la sesiho es clauso. 

Saludan, nautre, de tout cor, la remesso dou timoun de la barco au 
valent Paulin Guisol, que souto l'aflat de si davancie, En A. Chailan, 
En Jouse Huot e Anfos Michel, e erne l'ajudo voulountouso de touti, 
saupra mena, liuen dis esteu, la nau marenco. 

Lou gouver es en bdni man : que lou vent bo.ife e que Taurige 
brame,li marinienoun s'espantaran per aco, la brefounie noun \6 fai pdu. 



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Lou Felibrige 29 



Patroun, marinie, mossi e ajudaire, se lou dangie se mostro, se grou- 
paran tier e valent, e, de cor e d'amo, lucharan per doumta vent, au- 
rige e tempesto e, dins la calanco souleiouso, jitaran I'ancoureto en can- 
tant si refrin galoi. 

E senso fierta coume senso morgo e lou cor sus la man, coume de 
ton felibre que soun, li marinie oublidaran jamai que sa deviso es : 
Plus larg que la mar I 

— Lis us ancian soun enounour dins mai d'un rode encaro: a Ries, 
(B.-Aup) lou dilun de Pasco, s'es fa 'no bravado magnifico e qu'es de 
tradicioun dins aquelo vilo : tres coumpagnie de bravadaire se soun 
pourtado contro lou fort que d'autri coumpagnie defendien, e U cop 
de fusieu an talamen rounfla que tout n'en tremoulavo ; ah ! se n'es 
degaia de poudro en ounour de Sant-Meissime. L'ataco es estado va- 
lento, mai li defensour dou fort an moustra qu'avian teta de bon la, 
e an fa vira l'esquino is atacaire. Lou cour.ibat s'es engaja touma-mai 
i'endeman, e lou pople a courregu per segui I'estamen de la bataio e 
aplaudi li gagnaire. 

„ — Lou jour de Pasco, touti li bastimen d6u port de Marsiho avien 
auboura si pavaioun e, au mitan de tduti li drapeu de Franco e dis 
estrange pais qu'au ventoulet floutejavon e brusissien, tout en espan- 
dissent si coulour au beu sou leu de Dieu, se desplegavo lou drapeu 
felibren, pourtant 1'Estello di set rai, a la cimo d6u mast dou superbe 
Yacht de raeste Majoullier, lou gent tresourie de l'Escolo marenco. 

— Aplaudissen di dos man au triountle dou valent musicaire felibre 
d'Ais, G. Borel : 

Un councours de meloudio s'ero dubert a Paris, souto l'aflat dou 
Viano-Soleil ; 800 coumpousitour i'avien pres part. Meste G. Borel, an- 
cian chefe de musico, autour de Vau~C\uso y de Jamai } de Fai-te Fe- 
libre y etc., etc., a outengu un diplomo d'ounour per uno coumpousi- 
cioun, pourtant lou titre : Apouteosi de Petrarco, que li paraulo n'en 
soun dou viscomte de Beltrio... 

Li jura d'aquelo targo eron MM. Massenet, Widor, T. Dubois, Ber- 
nard e Herv£. 

Fau apoundre qu'au councours de Valso dou 15 d'outobre passa, 
lou felibre G. Borel avie pereu davera 'n autre diplomo d'ounour. 

— Li predicanco prouvencalo d6u pai Savie a St Laurens de Mar- 
siho an agu per toco, aquest an, de fatre couneisse li Patriarco. E 
mounsegne Robert a ben vougu ounoura de sa presenci sa charradisso 



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jo Lou Felibrige 



d6u dimcnchc dc Lb tare. Aqueu jour, li j6uinis escoulan tambouri- 
naire d6u valent M. de Loumbarioun, dounavon ajudo e acoumpagna- 
von en roussignoulcjant si rieu-chieu-chie'u, lou Cor di damisello Sant- 
Janenco que bresihavo de moutet prouvencau mai que flame. Aquelo 
manifestacioun prouvencalo avie atira 'n pople fdu, tant es grand l'a- 
mour de sa lengo meiralo dins lou cor di bon Marsihes. 

— Li cigalie Del uns-Mon taut e Maurise Faure an entrctengu, aques- 
ti jour, lou menistre de l'Estrucioun publico, M. Bourgeois, emai M. 
Roujon, direitour di Beus-Art, d'un proujet d'ourganisacioun di re- 
presentacioun classico dou teatre rouman d'Aurenjo. 

Se noumarie 'no coumessioun coumpausado : i° di deputa que se 
soun ma j a men oucupa de la questioun dou teatre d'Aurenjo ; 2° de 
membre de l'lstitut : 3 de critique d'art , 4 de soucietari de la Cou- 
medi franceso : aquelo coumessioun aurie per toco d'estudiae de chausi 
lou repertori di cap-d'obro di literaturo greco e roumano o d'obro mou- 
derno ; d'ourganisa, souto Paflat dou gouver e Tajudo de l'lstitut,, 
de councours per la traducioun de peco antico, per la creacioun d'obro 
inedito, per la musico scenico, etc. 

Lou teatre d'Aurenjo sarie ouMcialamen inagura au mes d'avoust de 
1893, dins Tate di festoque se faran a Poucasioun dou roumavage di 
Cigalie dins lou Doufinat e l'auto Prouvenco e, piei, touti lis an, vue 
jour a-de-reng, se ie dounarie de rcpresentacioun que farien courre lou 
Nord e lou Miejour. 

— Li Cigalie an arresti li grandi ligno de soun prougramoper soun 
escourregudo de l'an que ven ; li ves eici : Centenari de madamo de 
Sevigne, a Grignan ; mounumen auboura en ounour d'Emilo Augier, a 
Valenco ; festo e mounumen per lou troubadou Fouqutt, a Roumans e 
per lou poueto poupulari TManc-la-gouto, autour d6u pouemo Grenoble 
malerouy a Grenoble ; a Digno se glourificarie lou grameirian prouven- 
cau Honorat, e se claurie la bello passejado erne la coumemouracioun 
di jo dou Rei Reinie a-z-Ais e Tinaguracioun d'un mounumen coume- 
mouratieu de la vitdri de Marius sus li Cimbre e li Teutoun. 

- Es questioun d'establi, a Carpentras, uno escolo felibrenco e de 
groupali felibre carpentrassen emai aqueli disalentour, souto lou noum 
d' Escolo d6u Ventour . 

— A prepaus d'un ordre dou jour vouta per V Assouciacioun dis Es- 
tudiantde Trouvbifo dins soun acamp dou 15 d'abrieu, per la crea- 



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Lou Felibrige ji 



cioun a Marsiho d'uno Universita, meste Franc, dins VAioli„ d6u 27 
d'abrieu, trais soun crid de patrioto dins lou bourrouladis que nous vai 
cngouli, per destrassouna lis endourmi, e s'escrido : 

c Quand uno raco a fa figuro coume la nostro dins lou mounde, e 
que, de touti li ben de Dt£u clafido, en poussessioun de touti si dre 
de pople libre, s'abandouno elo-memo, se laisso pau a pau tout leva, 
tout derraba, meme ! 'usage de sa lengo, de que vendran se plagne se 
ie refuson meme lou dre per sis enfant de s'estruire sus placo ! 

c Zou, vilo de Prouvengo, countunias, countunias de vous embriaga 
demot! Zou, poulitiquejas, a touto zuerto, sus la fe di central isto de 
Paris. Entanterin, lou mounde viro, e chasque tour de rodo, dou terns 
que badas la drageio, vous escracho quaucuno de vostis esperanco. An 
dounc la neblo is iue, li famous Counseu generau que soun censa re- 
preseuta lis interes dela Prouven^o ? Ah ! coume ac6 's verai, que l'ase 
dou coumun es toujour lou plus mau basta ! » 

S'es boulega louguespie, li Counseu generau an barra sesiho, e touti 
an fa li mort. l'a de gent que bramon pas, meme quand lis escour- 
tegon ! 

— La vilo d'lero a garda bono remembranco de la vesito di Feli- 
bre, que ie tengueron, i'a set an, si grand Jo Flourau ; quand la Rcino 
d'Anglo-terro, qu'ero vengudo ie passa qu&uqui semano, es partido, a 
la garo d'lero, avien auboura 'n arc de triounfle, em'aquesti dos is- 
cripcioun : d'un coustat : Boutn viagi ) e de 1 'autre : lero esjxro ti 
rtvHre. 

— Lou 24 d'abrieu,ala bataio di flour que s'es dounado a Marsiho, 
dins li leio d6u pargue Bourely, Tun di carri li plus flame e que s'es 
lou mai arremarca es aqueu di Pantaiaire marsihcs, qu'avien sus d'un 
tros de roucas quiha 'n cabanoun, oumbreja de pin, e que dins la bau- 
mo, souto louro, avien estrema soun batelet de pesco erne touti li rem, 
lend, palangre, cano e canihoun di pescadou. Osco per li Vantaiaire ! 

— Lou 24 d'abrieu, a fa soun espelido a Marsiho, un nouveu coun- 
fraire: L* dimancbe, que nous es en-de-bon debenastruga,amorqu'au- 
bouro noste drapeu, e que vesen dins sa redacioun clareja TEstello di 
set rai susloufrontdi majourau e manteneire que la mestrejon. — Lon- 
go-mai ! 

— Lou 10 de mai, dins li saloun di mardistts, lou majourau L, 
Constans, a douna 'no coutiferenci souto la presidenci d6u felibre Pau- 



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)2 Lou Felibrige 



lin Guisol, cabiscdu di Maren : Iou t^mo de la counferenci ero : T>t 
V amour dans ta litter ature proven f ale. Noumbrous eron li soci qu'eron 
vengu per escouta lou valent proufessour. 

Lou sujet ero proun escarabouious, mai 1'ouratour, quand lou rea- 
lisme banejavo dins quauqui passage, avie 'n biais tant requist per ie 
traire lou velet de si reticenci, que i'a passa contro senso li frusta. E a 
moustra que lis evoulucioun de l'amour an marcha de front erne lis evou- 
lucioun de l'estile de nosto lengo souleiouso. 

Apres quauqui paraulo amistouso de M. Prunet, amenistratour de la 
Soucieta, P. Guisol a respoundu en prouvencau. 

Lou counfereucie e lou president de la sesiho soun esta mai-que-mai 
aplaudi, coume lou soun e*ta messies A. Prunet, Galicier e Paillet, que, 
per faire ounour i felibre present, an debana de galant vers prouvencau. 

Z6n ! zou ! Piquen di man a l'enavans di Mardistes. 

— Se saup que lou brave paire D. Gamier avte ourganisa, per cade 
mes de mai, un roumavage prouvencau a N.-D. de la Gardo, de Mar- 
siho. La mort aguentrauba, l'autre an,aqueu valent felibre a 1'afecioun 
de si coumpan, la festo prouvencalo eio a mand de s'avali, quand lou 
pai Savie de Fourviero a agu 1'ideio de la restabli e de ie counvida lou 
pople de Marsiho emai li felibre marsihes : ves eici l'assabe que pu- 
blicavon li journau a-n-aqueu prepaus : 

Gai counfraire en Santo Estello, 
Noste regreta Don Gamier avie founda, coume sabes, lou rou- 
mavage prouvencau k Nosto-Damo de la Gardo. Es counvenent que 
li b6ni tradicioun noun li leissen toumba 'n frun. 

Amor d , ac6, ai Tounour de vous faire assaupre quo, dissate matin, 
30 d'abrieu, k sieis ouro e miejo, anaren erne li tambourin touca 
l'aubado& laBonoMaire, coume fasien nosti viei Troubadou. 

Don Savie". 

Noumbrous soun esta aqueli qu'avien respoundu au rampeu. La ba- 
silico in men so ero trop pichoto per teni tout lou pople que i'avie 
coutregu. M. I'abat l.acroix, curat de Sant-Laurens, tant afouga per nos- 
to bello parladuro, es a Pautar, li tambourinaire e li cor di chato, me- 
na per meste de Loumbardoun, fan prouado... 

Mai ves eici lou paire blanc que s'avanco : 

EnVun biais requist, — dis L. Foucard, en quau dounan la parau- 
lo — lou paire Savie" aadouba sa predicanco sus d'aquest vcrsct : 



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Lou Felibrige jrj 



Virgo Virginum, or a pro nobis. Sus la Viergi dei Viergi, aquelo 
que] noumo dins la divino poueslo de soun amo e dins sei fraso san- 
taraen llourido : la grando felibresso paradiscnco, la grando Rei- 
no de VEternalo Court d' Amour. A Tentour d'elo, lou presicairc 
a groupa set viergi, set felibresso de 1'amour vierginen que risou- 
lejon coume lou prin terns, roussignoulejon coume de roussi- 
gnouj que soun coume li set noto dp la gamo, coume li sdt cou- 
lour de Carc-de-sedo. 

Aqueli set viergi prouvencalo soun : Santo Mario, Santo Estello, 
Santo Doucelino, Sanlo Kouselino, Santo Counsorci, Santo Cesarfo 
e... Santo Catarino de Sieno. La darriero es pas prouvencalo, 
m'anas dire, mai ero justamen sa festo e lou paire Savie* a ben prou- 
va que la poudian regarda coume dei nouestro, en nous countant sa 
vido de vertu e de carita que la fague chausi per lei Flourentin, 
quand vougueron faire la pas erne lou papo Greg6ri XI, alor resi- 
dent en Avignoun. Em'eu 1'aven seguido dins soun vi&gi ; Taven re- 
visto, reeaupudo erne lou plus grand respet, per lou sant-Paire e lei 
cardinau, ravi de sa santeta e talamen assegura de soun poude" au- 
pres de Di6u, que revengueron & Roumo coumo lou demande la 
santo, la grando sanlo que garissie li plago e dounavo d'ajudo ei 
malurous mau-grat li caloumnlo e ingratitudo que n'en reeebie* per 
recoumpenso ! 

Faudrie* lou journau tout entie* per retraire tout co que m'a ravi en 
ausissentlou savent predieaire, e pens&vi, en ie"u, au ben qu'unomc 
coumo aqueu fai & nouesto bello causo felibreneo... e poudieu pas 
m'empacha de sounja a Tespantamen que me prengue, I'eslieu pas- 
sa, quand nfatrouveri a Touloun, per la vengudo di messitfs de 
Paris : Eto ! I'avie de que ! franc de ma pichouno que digu& 'n coum- 
plimen, vestidoen peissouniero, degun parle prouvencau... 

E coumo sourtieu de la capello, un cantd'auceloun mi fague dreis- 
sa lcisuei. Adaut, adaut, pr6chi Festatuo, uno bouscarlo qu'avie* de- 
gu s'envouela d'uno piboulo de bastidoun, disie* tamben soun cantico 
ei ped de la boueno Maire. E veicique, mau-grat teu, mi souven- 
gueri dei simple vers d6ti mestre regreta ; 

D'abord que Dieu m'a fa bouscarlo, 
Sieguen bouscarlo : e rieu-chieu-chieu ! 

E s&bi pas perque' nVes vengu ttdeio que Tamo de noueste bon 
Roumaniho verne" pere*u faire sa plego dins la santo festo prouven- 
calo. 



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34 Lou Felibrige 



Apres tou raconte de la festo que venen de douna, per la plumo dou 
gent L. Foucard, apoundren que Facamp se tendra, touti lis an, lou 
30 d'abrieu, e que li tambourin emai li cantairis prouvencalo noun ie 
fautaran, e nautre nimai, tant que Dieu e Santo Estello nous prestaran 
vido. 

— Carle Maurras e Frederi Amouretti soun intra a la Libre parole, 
de Drumond, e lou valent A. Marin es a la Nation. Nosti felicita- 
cioun couralo. 

Coume li dounan pereu au gent manteneire Enri Dayre, que ven 
d'estre nouma secretari generau de la Coumuno d'Arle. 

Lengad6 

— Lou 10 d'abrieu, dins la gleiso de Sant-Danis a Mount-Pelie, la 
soucieta de Sant-Jana eisecuta : Les saintes (Maries de Provence y sinfou- 
nio religiouso dou cigalie Paladilhe, qu'ero vengu eu-meme, de Paris, 
per dirigi li masso ourquestralo. 

Li Campanie, a-n-aquelo oucasioun, avien ourganisa 'no festo en 
l'ounour d6u mestre clapassi^, vice-president de la Cigalo de Paris, e 
lou 26 d'abrieu, encd de Toste Del mas, se tengue Tacampado. 

Touti li campanie erne soun cabisc6u, lou majourau E. Marsal, s'a- 
trouvavon aqui, en coumpagno dis artisto mount-pelieren : musicaire, 
pintre, escultour, architeite e amiraire de Pautour di Santi Mario de 
Trouvenco ; Paladilhe cante de cansoun lengadouciano ; li felibre pre- 
sent fapoundegueron de vers e de cansoun a n'en vos, vejo n'en aqui : 
VEscoutaire, que galejo tant ben dins La campana, fague creba de rire 
touti lis escoutaire, e touti en cor, piei, canteron lou Maset de mhte 
T{oumieuxt e se clave la sesiho. 

— Dins lou journau Le Gril, de Toulouso, lou jouine e valent J. F. 
Court vai publica leu-leu, un estudi forco ascienca, e clafi de doucu- 
men curious, sus la vido e lis obro dou majourau En A. Foures. 

— Esperan erne grand fernetego li 'Bartassado dou felibre Bastide 
de Gauze I, de Cournou (Erau), que van pareisse au premie jour, e que 
Mistral saludo coume eicd : Sevosti Bartassado por ton flour coume aque- 
lo que mou/risseSf intitulado : Cant d'amour, voste recuei vat estre uno 
tousco de rousie qu % embaumara lou pais d'Erau. 



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Lou Felibrige 55 



Aquitani 

— La festo di flour est en t remandado, la distribucioun di joio 
laureat dou councours de l'Escolo de Jansemin, se fara a Vilo-Novo- 
sus-Lot, Iou premie dimenc he de jun. 

— Au coumencamen dou mes d'abrieu li limousin que rest on a Pa- 
ris se soun acampa au 55 dou balouard Voultari, sus l'estiganco de 
fourma uno soucieta literari e artistico, que publicarie, cade mes, un 
Buletin souto Iou noum d'Ecbo de la Corrty, erne d'article de proso e 
de vers, feblo, cansoun,etc. tant en frances qu'en limousin etc., e que 
tendrie touti lis entre-signe necitc per aqueli que i'agradarie' de douna 
soun adesioun a 1'obro felibrenco-courrefiano de Paris. 

M. Laborde a piei legi uno odo d'En louse Roux, que Iou mandadis 
porto eifd : 

Me tratats de felibre, e sui un paubre pestre ; 
Sai an paubre escoular e me tratats de mestre ; 
Me prejats, me lausatz couma s'ere un aneestre ; 
A tous auires merces per la Causa e per ieu... 

Vostre Bournat m'agrada : en avanl e couratge ! 
A 1'oubratge cop see ! e toutjourn a Poubratge ! 
Que vostre mial s'abrounde, Abelhas, e que ratge ! 
Qu'embaume e que regale, a la gracia de Dieu ! 

M. Celor, proufessour de musico au liceu Voultari a regala soun ga- 
lantaudit6ri d'un galoi repertori de cansoun limousinoen s'acoumpa- 
gnant sus Iou piano ; M. Marpillat a 'spandi Iou rire sus touti li caro 
erne la boufounado de : Gustin e Iou perrouquet ; M. Clement i'a apoun- 
du uno cansoun limousino, e piei M. Enri Deloncle, en uno superbo 
counferenci a fa l'elogedi troubadou limousine moustra superbamen Iou 
nescige de 1'acusacioun de Separatisto, que de gent mau-voulent an ra- 
a contro li felibre, e au mi tan dis aplaudimen li mai entousiaste, se 
claus la sesiho en se dounant rendes-vous per Iou 2 1 de mai venent : 
M. E. Deloncle i£ fara 'no counferenci sus lis oms de guerro courrepan, 
e se i'ausira de cansoun e de declamacioun en parla limousin e se ie 
jougara pereu sus la carlamuso (Tfobreito) lis er dou pais li mai pou- 
puUri. 

— A Fouis, enc6 de la veuso Pomie, a pareigu Iou 1{apport sur Ie 
concours de 189 /, dubert per la Soucieta di scienci, Ietro e art de 



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j6 Lou Felibrige 



I'Ariejo, e presenta per F. Pasquier, secretari de la dicho soucieta. Aven 
douna a soun ouro, lou paumares d'aqueu councours, mai nous fai 
gau de dire eici que lou raport de M. Pasquier nous fai fai re uno 
poulido escourregudo dins lou mouvemen marca que s'es fa dins I'A- 
riejo, despiei quauquis annado, sus lou prepaus de la lengo roumano ; 
ie passo en revisto li filoulogue valent que se soun atala a-n-aqueu 
pres-fa glourious, de tira lou parla de I'Ariejo de l'oublit, e de lou 
desembouchardi di letro e di mot bastard que ie fan nose e Pempachon 
de trachi. A. Caussou, Castet, Garaud e Tabat Barbier an fa obro pa- 
trioutico en pourgissent sis cstudi gramaticau a-n-aqueli que seguisson 
si piado, pres d'amour per la lengo d'O. 

CATALOUGNO 

— A Pencauso dou premie de mai, la ftsto di Jo Flourau s'es reman- 
dado au 8 dou meme mes. 

— Lou 22 d'abrieu, sus Piniciativo dou Foment catalanisto touti li 
soucieta catalanisto an signa e manda 'no peticioun au Counseu muni- 
cipau de Barcilouno per que d'aro-en-la, t6uti li publicacioun que la 
coumuno barcilouneso publico fugon redigido en lengo catalano, e que 
de mai s'escrigon en Catalan li noum di carriero e di placo. 



AVIS 

— Arribo proun souvent que per tira la miso de ndstis abouna o 
Pescot di s6ci manteneire, sian dins Poubligacioun de ie faire presenta 
nosto quitancx) dous cop, quand es pas tres. Adounc, per enqueissa la 
miserablo soumo de 4 f., la Souc eta, sen so coumta la peno dou secretari, 
i'es per des o quinge sou, se noun i'aquauco letro per dessubre. Aqueli 
negligenci a u me 11 ton counsiderablamen li fres d'amenistracioun, e lis 
aumentaran subre-tout, aro, que lou gouver vai faire paga dous sou per 
touti li quitanca que ie saran fisado e que tournaran senso estre pa- 
gado. Pregan, adounc, ndstis abouna e li manteneire de faire bono 
acuienco a ndsti quitanco, se noun preferisson nous manda eli-meme 
soun degu. Nous faran pereu grand plase en nous avisant de si chan- 
jamen de demoro. 



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Lou Felibrige 37 



A PAREIGU : 

A Paris, lou Viro-Souleu, N° ia de 1891, erne li taulo, la ticro disdci 
cun beu retra de S. Michel. 

E dins li numerd de febrie e mars : Long dou T{ose t de 
la mar, galanto charradisso de B. Bonnet ; Liutn dou nis, 
vers de Juli Bonnet qu'an servi <\'A-prepaus au teatre digalarie 
Vhrienne per la proumiero representacioun di Vesprenado 
prouvenealo, lou 16 de desembre 1891 ; la cbarradeto, de 
F. Mistral qu'esen testo dou libre de S. Michel; Lou capou- 
liea Paris e la Viro-souleiado. 
> dins lou (Mots cigalier, de febrie\eme lis Echo cigalie, un 
sounet prouvencau, de L. Bertrand d'AlSs ; Long dou 7(ose 
e de la Mar, article bibliougrafi d'A. Tournier sus lou libre 
de S. Michel. 

E dins aqueu d'abrieu, lou raconte d'uno dinado ounte A. 
Marin a fa clanti si refrin sant-janen. 

A Paris, encd d'Anfos Picard : Le patois d?<Arrens (Aut-Pireneu), per 
M. Camelat, tira dou comte-rendu dou coungres scientifi 
internaciounau catouli, que s'es tengu a Paris, au mesd'abrieu 
1891. Lou brave Miqueu Camelat estudio poulidamen f en 
quauqui pajo, lou parla de soun endre ilins sa founetico e 
sa sintassi, e nous es en-de-bon de pica di man a sounobro. 

1 Lilas, encd de Lucian Due, VEcbo, N° 5 e 4 erne li sceno 1, II e 111 
de Tate tresende Casau, dramo prouvencau d'EnJan Monne. 
» a Pestamparie dou meme : Tosos perdudos f recuei de pouesio 
bigourdano, de madamisello Claude Duclos (Filadelfo), que 
M. Jan Pati Clarens n'a 'scri la prefaci e que soun de perleto 
fmo e de bijout d'elei. 

A Barcilouno, dins la Vhi de Catalunva, (N° 10 a 14) : lou raconte 
tira de Vvfidli dou viage de F. Gras a Paris ; Lad eel ar acid 
politica dels Felibres. (N. Verdaguer y Gil lis) ; un tros de 
crounico sus lou meme prepaus ; Lou fid d' artifice, revira 
dou prouvencau de Roumanille ; un tros d'uno letro de L. 
Roumieux a F. Mistral ; un mousseu tira dou journau Le 
Temps, sus la central isacioun e un autre de la Cigalo d'or, 
sus lou pouemo de l'abat Justin Bessou : Dal Bres a la toum- 
bo ; La sauvi, revira dou prouvencau de Roumanille. 

A Tulo, dins lou Messager de la Corrty, unobello crounico : Carnet 
parisien, dou parisen de Lagueno, sus lou Felibrige e li Fe- 
libre. 
Felib«iRe 2. 



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)8 Lou Felibrige 



A Brivo, dins lou Conciliateur de la Corre^e : Lou drolle (I'enfant) 
Lous rat% que se remudon (Li garri que fan Sant Miqueu) ; 
lou Tau, lemaldt den^ y fablo de Jouse Roux ; La declaracioun 
di jouve felibre e la Crounico felibrenco. 

A Vilo-Novo-sus-Lot, lou Caty, N° 6 a 9, erne: la Pow&io, sounet d'Auriol, 
lou bislb mu6/;,gaIejado en proso de lou Bitot ; conU de Nadal, 
en vers, de Gastoun Lavergne ; lou Passo-pertout, boufouna- 
do de Quequerequet ; las fabos couyentos, pichot pouemo ri- 
sereu de D. Rigal ; la Batalbo, sounet valent d'A. La taste, 
Trabes regos, ounte lou lauraire fai uno gento escourregudo 
dins lou miejour e mostro coume i'es en ounour I'ideio teli- 
brenco e 90 que valon li Felibre. Brave, lou lauraire ! Couratse, 
de J. de Bonal ; le Bouiatge de moussu Caulet, conte de J. B. 
Rouquet, que nous es dedica e que n'en gramacian Pautour 
ben couralamen ; la Rouse lo, sounet souleious de F. Court; 
lou Soullat, elegio que J. Day ma dedico a Mistral, etc. 

A Carcassouno, lou numerd d'abrieu de la T{evue meridionals, dounant 
uno peco de vers prouvencau inedito, de Jan Reboul, de 
Nimes : a madamode Cir court ^ escricho lou 13 de 9bre 1858. 

A Mount-Pelie, la Cigalo d J or de mars e d'abrieu, dounant : lou &- 
poulie F. Gras a Paris ; Un felibre Rouergat ; P. VEstiiu ; 
Antounin Perbosc* Carle Maurras e Frederi Amouretti, de 
J. Souleu ; Lou terradou, A la terro, sounet de P. I'Estieu ; 
Las aurelbas, cansoun ; a Victor Hugo ; lis Estello ; La man, 
li Fibo oVAvignoun de T. Aubanel \Lamo dis oulivie, deC. 
Maurras; Mount-*Alba y sounet d' A. Quercy ; Mounsegne de 
Roudes e lousfelibres, (A. A.) ; Las rousselos, sounet de F. 
Court ; Evivo la pas ! sounet de L. Charrasse ; Dos sorres % 
sounet de P. Gjussen ; Las vielbos, sounet d'A Perbosc ; 
Bressairolo, de l'abat Justin Bessou, tira de soun pouemo : 
Dal bres a la toumbo ; la TJugada, de J. E. Caste lnau ; lou 
paisan, de J. Laures, de conte galant e la bibliougrafio, etc. 

A Mount-Pelie, dins Cbimere, d'abrieu, les Troubadours, fin de I'estudi 
de Carle Brun ; Li tipe de la carriero y craiouna de man de 
mestre per E. Marsal e lou Courrii Sicilian, de nosto soci 
E. Portal. 
« Dins lou Felibrige Latin de febrie e mars : Cant d? amour ; 
Tlouren ! ; Lou cant dou pastre ; Tristun ! quatre peco fi- 
namen escricho de la man dou felibre Bastido de Clauzel e 
tirado d'un recuei que vai nous pourgi souto lou titoulet : 
mas "Bartassadas ; Lou roc de sustancioun (G. Coulazou) ; 
Cristofle Couloumb, odo d'En Jouse Roux ; A Margarida, 
(E. Bras), e la crounico. 



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Lou Felibrige 39 



A Sant-Esteve, enc6 de Carle Boy : Lis idhio de Banastcun, erne pre- 

fact de F. Gras, nouvello prouvencalo, dou manteneire C. 

Boy. Aqueu tros de proso es un bouquet ferigoula culi 

dins lou terrairede Sant-Martin-de-Crau, e que nous presen- 

to em'un biais requist, tout embauma di sentour maienco. 

La letro de noste Capoulie, que ie sert de pourtissdu, dis, 

forco mies que noun lou pourrian dire, tout lou galant me- 

rite de l'obro, es per ac6 que n'i'en raubaren quauqui rego : 

« Es pas per dire de mau dou pais di macho-ferre e di rude 

•c travaiadou, mai fau ague 1'amo cavihado au cadabre, fau 

< que lou souleu ague pica dur sus la cabassolo, fau ague 

« trissa proun courchoun de pan freta d'aiet, per pas estre 

« estoumaga, per pas s'afrejouli, per pas s'estouna e toumba 

« dins lou masclun, dins aqueli pais de neblo e de tubeio e 

« de glas, e de verglas, e de counglas, ounte la terro es ne- 

« gro, lis oustau soun negre, la neu es negro, ounte lou souleu 

« quand se ie mostro, semblo qu'a la malautiede loungour. 

« O moun brave felibre, fau estre jouine e voulountous 

« coume tu per escrieure dins aqueu pais que semblo basti 

« sus li goulode l'infer, uno nouvello tant claro, tant poue- 

« tico, tant finamen armouniouso e dindanto, que Ton saup 

« pas dire, en la legissent, se Ton ausis uno vioulounado 

c d'aureto dins li pin, o la fanfdni dis isquierlo d'un abeie 

« dins la liuenchour. » 

A Gap, VEtoile des t/llpes, dounant lou retra e la biougrafio d'En Jan 
Monne ; Sourcie shnso lou saupre , galejado en fino proso, d'A. 
Laugier ; La cigalo, fablo d6u majourau En Frances Pascal, 
que rebutant l'egou'isto mouralo de la Cigalo e lafourmigo 
dou coumpaire Lafon, fai dire a la fourmigueto prouvencalo 
en responso a la preiero de la cigalo : 

« Tout cb qu'es nostre, es tieu ! > 
< L'aman, Paman, ta musiqueto, 
« Toun ourguenogaio e clareto ; 
« Vai,toun dever, bello amigueto, 

« Es de chantar Vestieu ! » 

Vaqui perque lacigaleto, 
De brancheto enbrancheto, 
Rcdis sens fin sa chansouneto 
Dins lou rabi-soureu... 

i'a piei : *A la viouleto, d'A. Honde, e un Apoulogue, de 
V. Bouis. 



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40 Lou Felibrige 



En Arle, dins VHommt de bronze, di 6, 13 e 20 mars 1892, Lou viet 
Arle, d'Enri Dayre ; La Fotografio, galejado pleno d'imour, 
de meste Eisseto ; la bibiiougrafio de : Long don T{ose $ de 
la (Mar, de E. Dauphin. 

> E dins lou Forum T{epublicain } di 13 e 20 mars, e 3 d'a- 
brieu, V Enfant: Atom* /de la felibresso Bremoundo ; Prou- 
verbi ounoumasti, tiradou Buletin arqueoulougi d'Arle d'E. 
Fassin. 

A Marsiho, dins lou Soleil du Midi; Let's ouro e lei soudard y di ta- 
bleu dou beu Marsiho, e Aucamin de/erri e la gleiso demoun 
quart it, de lou Palangre, novoseriode charradisso semaniero 
e mai qu'esperitalo de L. Foucard. 

A Marsiho, encd de Rual : La naciounalita prouvettfalo e lou Felibritgi f 
counferenci legido au Dahlia bleu t lou 4 de Juliet 1890, 
per Peire Bertas, erne quauqui counsideracioun recento pre- 
toucant lou mouvemen felibren d'aquesti darrie terns. Peire 
Bertas pico di man a la dedaracioun di jouini felibre, saludo 
noste Capoulie, mai presento Mistral e Roumanille emai lou 
Felibrige souto un jour qu'es pas lou sieu, e aco 's douma- 
ge, que sa dicho, franc d'aco, noun fauto d'enavans e de fid. 

> Dins lou Petit Marseillais dou 10 d'abrieu, un article signa 
J. S. sus lis Universita prouvittcialo, ounte es di que dins 
90 que se manigancejo a Paris sus d'aqueu prepaus la Trou- 
venpo vai estre sacrificado de founs, e que davans lou dan- 
gie que nous ven de Paris, touti li despartamen prouvencau 
deurien s'uni, e lucha jusqu'au bout per manteni ndsti dre 
que la centralisacioun engoulisun-a-cha-un. Es 90 que mes- 
te Franc dis tant superbamen dins VAibli e que n'en citan 
un tros dins ncsti novo. 

Dins lou meme numero d'aqueu journau s'atrovon quauqui 
rego de M. T. Lormond sus li predicacioun prouven^alo dou 
pai Savie de Fourviero e sus soun obro : La creacioun dou 
mounde. 

Ah ! certo, podon pica di man li journau emai li Ietru, 
jamai se i'ero pourgi uno proso tant beluguejanto qiTaque'o. 
Lou pai Savie a vougu faire la provo que nosto lengo se 
poudie plega a rendre lis ideio scientifico e filousoufico, e i'a 
reiissi coume se pou pas mieus. 

Lou Gerent : Jaa Monne. 
lmprimerie L. DUC, U, rue Chaisagnolle, aux Li la a, prds Paris. 



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CROUNICO 



A LA SOUCIETA ARQUEOULOUGICO 
DE BEZIES 



Lou26demai, beujoui* de TAscensioun, i*avi6 f&sto en vilo de 
Bezics. La Soucieta arqueoulougico tente sesiho e poulidamen dou- 
navo si rampau d'argfcnt i laureatde si councours, di mem&ri istouri, 
de poueslo roumano e de poueslo franceso. 

Noste Capoulte i'6ro ana pourta lou salut d6u Felibrige. 

En FelisGraseroarriba a Bezi6slou 25,a-n-unoourodetantost, e, 
apres quauqui vesito a sisancian m^stre, au pensiounat di Fraire de 
la Ddutrino crestiano e a quauqui raembre de la soucieta beziereneo, 
acoumpagna d6u President, en Frederi Donnadteu, vougufc saluda lis 
ancian mounuraen de la vilo. 

Aqueloescourrcgudo dins la vilo e lou plesi de reveire li li& qu'avte 
ireva tout jouveinet, aqu&i li& que la remembranco n'es tant dougoe 
lou souveni tant precious, toutacdboulegue Tamo de noste Capouli6, 
e se sentigue subre-tout esmougu en revegufcnt li rode que soun 
descri dins soun pou&mo de Toloza, ounte i'a l'epis6di dtiu sdti de 
Bezi£s, que legigu& a-n-un roudeiet d'ami, la v&o de TAsccnsioun. 
Vesite piei Sant-Nazari que couneissie e si b&lli clastroque couneisste 
pas ; lou Museum de pinturo, la font d<3u Titan, aquelo obro majo dou 
cigab6 Injalbert, que soun mabre esbrihaudant clarejo au souldu que 



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4$ Lou Pelibrige 



despiei quauqui jour: Tespousicioun di Beus-Arte de I'Industrlo vi- 
ticolo qu'anavo barra si porto e ounte se vesie" 'ncaro proun causo e 
proun tableu signa di noum li mai renoumena de Prouvenco, de Be- 
zi6s, dc Paris c d'autri rode, etc. 

Adounc, lou 26 de mai, a-n-unoouroe micjo,dinslagrando salo 
de la coumuno, la sesiho publico s'es duberto souto la presidenci de 
M. lou mege Bouillet, souto-president, un (I6u cousentcmpachant lou 
president de teni sa placo. 

A Tentour d6u president se remareo noste Capoulie, M M. Belleu- 
dy, souto-prefet, Aubert, president d6u tribunau, Berthomi^u, presi- 
dent de la Coumissioun arqueoulougico de Narbouno; lou generau 
Valessie, li rapourtaire di councours e tuuti li membre resident de la 
Soucieta. E li damo gentc e touti li gent d'elei que ie soun vengu 
noumbrous, formon un auditori que fai gau de veire, quand lou presi- 
dent Bouillet fai soun discours. Parlo d6u savent Fiourens, uno ilus- 
tracioun de Bezie"s, de Roumanille, noste mestre e ami, que sis obro e 
soun noum ensen, soun intra dins Pinmourtalita ; de mestre Mel, 
qu'ero di mai afouga per lis estudi arqueoulougi ; de mounsegne Tol- 
ras de Bordas, un savant roussihounes que si darrterisobro fugueron 
un estudi remarcable sus lou pouemo de YAtlantido, de Verdaguer e 
la traducioun franceso d'un autre pouemo : Canigou, d6u meme 
autour ; de M. Maffre de Font-Joio, avoucat e literatour distingui. 

Es piei M. Grabie" Bouys que fai lou raport sus lou councours de pou- 
eslo franceso, e un laureat, M. Berthomteu, de Narbouno, que regalo 
lis escoutaire d'unodesi peco : Lagamme, pleno d'umour e d'es- 
perit. 

En F. Gras s'aubouro alor e parlo coume seguis : 

Messies, 

Au noum dou Felibrige sieu vengu vous saluda en sesiho soulenno, 
coume vengueron Frederi Mistral, noste Subre-Capoulie, e Roumanille 
lou mestre regreta, quand tenien lou seti dou capoulierat. 

Messies, aco 's un deve per nautre, es un deute de cor que s'es- 
tenguira jamai, e vous loupagaren de-longo, car sian d'aqueli que noun 
oublidon: saben, e lou diren A ndsti felen, que 1'academi de Bezies fu- 
gue la proumiero a por.rgi la man au Felibrige, quand, a peno neis- 
sent, d'uni lou negavon, d'autri n'en risien ; que 1'academi de Bezies, 
la proumiero, e sen so descountunia, a reserva sa courouno d'oulivie per 
la lengo roumano ; qu'es vautri, messies, qu'aves garda lou sang pur 



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Lou Pelibrige 43 



de la raco, la flamo vivo dou patrioutisme loucau e lou culte di glori 
naciounalo. 

Aco s'esplico : sias li fieu de la flour di vilo de Lengadd, Bezies la 
belln, Bezies l'ufanouso ! Lou projv^rbi, que noun mentis, nous dis 
qu'es envejado de Dieu. Bezies a ausi la voues di proumie troubadou, 
es la pat no de Matfre Ermengaud, l'autour dou c Breviari d'amor, epou- 
peio estranjo que Dante a vie segur legido ; Bezies, un jour, a vist raja 
tout soun sang per la Patrio ; Bezies que camino davans touti per la 
counquisto di liberta coumunalo e di reformo soucialo, Bezies la bello 
indoumtado, graci a vautri, messies, qu'avesentre-tengu dins sounamo 
la flamo pouetico, Bezies a garda si coustumo, si joio, si danso antico, 
e venero la lengo de soun pople. E aco* fasent, vosto cieuta mostro i pou- 
pulacioun, desvariado per lou grand esbleugi men d'aqueste siecle, que 
fau pas counfoundre lou prougres bastard que vdu tout aplaua, »m^ la 
ctvilisacioun que gardo 90 qu'es fa, reculis co que se t'ai e ensemenco per 
I'aveni. 

Pamens, i'a 'ncaro uno causo a toutacd. E lou felibre mancarapasde 
la dire : es la belour paradisenco, es la graci flourido de vdsti chato, 
devosti dono. N'en sieu esta esbalauvi coume touti. E aqueste matin, 
en vesitant vosti mounumen e vdsti jardin.se lou coustume m'avie pas 
tira de moun ilusioun, me sarieu cresegu en vilo d'Arle ! Aquelo beuta, 
messies, que clarejo sus voste pais, vous porto vers Testudi di causo de 
lascier.ci e di beus-art, e vousmanten aut lou cor e l'espetit. Es aquelo 
pouesioque la beuta escampo a soun entour coume la flour soun per- 
fum, que vous recounforto e vous douno Penavans ! 

Adounc, permetes-me, messies, d'6ufri a vosti dono, en me me terns 
qira vautri, lou salut que vous aduse au noum d6u Felibrige. 

Li picaraen de man an saluda la fin de la dicho de noste Capoulie, 
coume pergu Us aplaudimcn de t6uti i'an di tout lou plesi qu'avte fa 
en canlantsa Roumanso de dono Guiraudo. 

M. Antounin Soucaille, secretin de la Soucieta, a pi&i legi lou 
report sus li Memori is lour i, e M. L. Noguier i'a apoundu aqucSu de 
deF.Donnadieu sus lapoucslo roumano,quevesn'eici loupaumar^s: 
Lou rampau d\hilivi6es esta reserva. 

La medaio d'argent es estado p6r Micheu Camelat, k Arrens, p&r 
sap^-o: AMescU. 

Li raedaio de brounze soun daverado, p&rLotc singe, de F. Benolt, 
deCers ; Qual es Come? d'Antounin Maffre, de Bezies ; Louspescadous 
Itnqadoucians, de J. Soulet, deCeto. 



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44 Lou Felibrige 



Li mencioun d'ounour soun atribuidoa Filhalmor tal, cTArnaud, 
de Fabrcgo ; lou Roust de Clairo de Moneger, de Carcassouno; Vivo 
louMiejour! de Mllo Jano de Margoun ; Lou carriol d'or, de Joret, 
de Sens ; Flou de pantai, de Di^udouna Bras, de Mount-Pelte ; Ma 
maire, de Mllo Ouradou, de Brassa ; Es mort, eleglo de Coumbalat- 
Roche, de Pignan. 

Remarcan qu&uqui felibre dins li iaureat de la poueslo franceso, e 
nous fas6n un plesi de li cita: 

La feiibresso Jano de Margoun a tiutengu unomedaio d'arg&nt p6r 
sa p6(?o : VAstronomie du be'be', e F. Benolt n'a devera uno autro 
p&r La lour Geraudel ; au felibre Savte Peyre, de Bedarteu, Pes 
avengu'no medaiodebrounze; uno mencioun d'ounour k F. Lescure, 
p6r Deux fleurs de missel. 

A. Maffre a jita la nolo risereilo dins li cor, em6sa galejado Qual 
es Vome ? qu'a s6uleva lou rire f6u emai uno trounadisso daplaudi- 
men. 

Aprfcs, se prouclatno li Iaureat, se distribute li joio, e se claus la 
sesiho en dounant couneiss^nco d6u prougramo de Fan que v6n. 

As&tourode v&spre, un banquet acampavo a YHdlel des Posies li 
membredela Soucieta arqueoulougico e li Iaureat d6u councours. 
En F.Gras fcroasseta a la drecho d6u presjdfcnt, Frcderi Donnadteti, 
que, dins un brinde en lengadoucian, a remercia poulidamen lou Ca- 
poulte d'&stre vengu pourta a l'Acad&mi bezierenco, au noum d6u 
Felibrige, lou testim&ni qu'avteb&n merita de la Patrto miejournalo, 
p6r souniniciativoadecerni de pres a lalengod'0,e p6r sa coust&nci 
a \6 reserva annalamen soun rampau d'tiuiivte. 16 trais per&i si gra- 
raaci d'agu6 fa'nt&ndre i Bezieren « dins louparla melicous de la 
« Prouv&n$o, saproso graciousoe sa poueslo armouniouso e forto, 
« proso e poueslo que parlon tant pla de las vielhos causos e de las 
« pus jouves ; las prumieros, representados p6r un noble passat, que 
« d&u pas toumba dins Toublid ; las autros p&r so que fa de pus pou- 
« lid sus terro, un gai sourrire sus uno caro de vint ans ! » 

Avte cita en coumengant li vers de Mistral, dins YEspouscado : 

...Dempi&i Aubagao 
Jusqu'au Velaj. tin qu'au Medd, 
La gardaren, riboun-ribagno, 
Nosto rebello lengo d»0 ! 

Vaven gardado, disi6 a pau pr6s dins soun improuvisacioun, noslo 
hello rebello, rebello susloul contra Vingratiludo econtro lamort. 
De sabens francimans, a dich atabe un autre grand poueto: 



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Lou Felibrige 45 



De sabens franrimans 
La coundamnon A roort desempei tres cents ans, 
Ta pla Tiou, saquela ! ta pi* sous mots brouminon, 
Ches elo las sasous passon, sonon, tindioon, 
E cent milo miles enqnero passaran 

Sounaran e tindinaran. 

« L'av^n gardado dounc, e deven n'&stre fl6rs, b&, que lou premie 
<« represenlant de i'ideo felibrenco, de Hdeo miejournalo, v&n nous 
« dire que se Bezi£sa counservat sas tradici^us d'independenco cou- 
«< munalo, sas coustumos, sas dansos loucalos, es a nautres, es a 
« nostro Academlo qu'on lou deu. » 

Li paraulo dou president soun anado au cor de touti ; En F. Gras 
Pa respoundu mai que ben e pi&i, a la demandodi taulejaire, prenfcnt 
en man lacoupo bezierenco, a canta la Cansoun de la Coupo, per n'en 
douna uno id6io a-n-aqueMi qu'an jamai agu Fur d'ausi Mistral en- 
louna soulennamen aqueu cant superbe dins lis acamp maien de 
Santo-Estello. 

Em'aco a-de-reng, cadun a fa sa plego e a di soun brinde sa can- 
soun. 

Lou Capoulie* a canta Janeto dou coutihoun verd, e lou president 
a legi lou brinde francos e lengadoucian que Tan passa, lou viscomte 
de Margoun a vie" manda, mai qiFaquest an, pecaire ! noun es vengu 
lou dire, retcnguqu'es dins soun casteu p6r la malautie, e ves eici lou 
telegramoque s'&ro espedi, dou t&ms de la dinado, a-n-aqu6u man- 
ten&re valent : h Lou Capoulie del Felibrige e FAcademlo bezierenco 
brindon a la sanlat del venerat felibre de Margoun. » E avien signa 
Ffclis Gras e Frederi Donnadie'u. 

S'es di tant e piei mai de vers e de proso en lengo d'O emai en 
tengo d'Oil, que noussarie* pas poussible de tout escudela, mai nouu 
delembraren : Lou singe, de F. Benolt : moun lour d'Espagno, de 
L. Nouguier, e A Vauberjo de la Crous Blanco, galejado coumico 
que n'Favi<§ per s'estrassa dOu rire de Fausi dire p6r soun autour, 
A. Ma (I re, qu'a un biais requist per faire gisclaa-raisso lou bon e franc 
rire di r&re. 

En F. Gras a canta salieio cansoun d6u Rei en Peire, e s'es clava 
la sesiho. 

Ero proun tard quand Ton s'es ana passeja sus lis aleio de Pau 
Riquet, en charrant e cantant a la clarta di blanquis estello. 

Clauren pas aquelo crounico sen so traire un souveni pious au sa- 



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Lou Felibrigc 



v6nt, k Fami En Grabte Azals, qu'avte tant de t6ms, e em6 tant d'a- 
fecioun, mena la barcode la Soucieta arqueoulougico, e que soun cor 
devte tresana de bonur, dins fesplendour de Santo-Esteiio ounte 
repauso, en ves&nt coume superbamen soun obro flouris e porto 
frucho p6r la gi&ri de sa terro nadalo e p&r lou triounfle de sa lengo 
meiralo. 

Jan MONNE. 



SOUSCRIPCIOUN AU MOUNUMEN DE JOUSE ROUMA.NILLE 

DESENCO E VOUNGENCO L1ST0 DE SOUSCR1PCIOU.N 



M. Martin, m&stre d'escolo k Cavaioun 
Martin Four, en Avignoun 

E. P. Bigot, &Carpentras 

F. Micheion, pintre, k Marsiho 
T. Bonifay. 

E. Merle, d'Ates .... 
M. Mille, de Miramas 
Ferrat, paire e fteu, * Marsiho 

F. Pascal, felibre majourau, k Gap 
Ugues, avoucat, felibre mantendire, k Gap 
Allard, avoucat, » » 
Richaud. >» >» „ 
C. Roche, » u „ 

W. Ch. Bonaparte- Wyse, felibre majourau, k Wa 

terford (Irlando) 

J. Pollio, conse de Franco, a Val&nco (Espagno) 

G. Tourame, avoucat, &Sant-Roumi£ 
MenistSri de FEstrucioun Publico e di B&us-Art, k 

Paris .... 



Toutau. 
Toutau au 7 d'abrteu 

Au 7 de jun 



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5 » 

1 05 

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1 > 
1 
5 
7 
7 
7 
7 
7 



25 
10 

5 

600 



50 



693 55 
4 112 25 

4 805 80 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUV^NgO 

— Ves eici la circular! que lou Capoulie ven d'espedia tout lou cors 
fclibren : 

Moussu e gai counfraire, 

Venen vous counvida i festo de Santo-Estello e i grand Jo Flou- 
rau setenau que se celebraran en vilo di Baus, lou dilun de Pande- 
cousto,6dejunque ven. 

Es sus lou plan de casteu,a Toumbrino d'uno tendo qu'aboucara 
la rajo d6u souleu, au cop de miejour, que se tendraa taulo, la 
sesibo soulennoountesaran prouclatna li laureat di grand Jo Flourau 
e que sara noumado e courounado la nouvello reino d6u Felibrige. 

Vougues ben faire assaupre au Cancelie d6u Felibrige, Pau Marie'- 
ton, — 9, rue Richepanse a Paris, — o ben au secretari de la Man- 
tenenco de Prouvengo, Jan Monne*, — 149, rue Breteuil, a Marsiho, 
— e aco, avans lou 31 d'aqueste mes de mai, se vous assetare*s a la 
taulo felibrenco. Estent que saren pas en vilo aprouvesido, aqucli 
que noun auran manda sa counsentido, s'abariran de regardello. 
L'escoutissoun esdecinq franc. 

Recaupes, moussu egai counfraire, nosti aaludacioun couralo. 
Lou Cancelie*, Lou Capoulie*, 

Pau Mari&on. Felis Gras. 

Un centenau de felibresso e de felibre avien respoundu au rampeu 
dou Capoulie, e s'atrouvavon a soun entour, sus lou planesteu di Baus 
per ausi prouclama e veire courouna la Reino dou Felibrige. 

Dins lou numero venent, qu'anan alesti au mai leu, dounaren pan per 
pan lou comte-rendu detaia de la festo, li discours, It brinde e tout 
lou resto. (/> que pouden dire senso desfloura lou raconte que n'en 
faren, es que tout s'es passa superbamen, que lou souleu nous a fa ri- 
seto, que lou mistrau ero de la festo emai I'aguessian pas counvida, e 
n'ero pas lou soulet, que lou pople d'Arle, de Paradou, de Maussano, 



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48 Lou Felibrige 



de Sant-Roumi6 e d'autri rode avie courregu per aplaudi si felibrequ'a- 
mo e que coumpren, e que, per faire courtege a la Reino tie la Court 
d'amour, touti li belli chato de I'encountrado eron vengudo, espous- 
cant a noste entour li rai de la graci soubeiranoque courouno la Beuta. 

— Li journau an fa grand tapage sus uno pichoto manifestacioun 
federalist que s'es facho dins Tate de la festo di Baus, e quauqui fe- 
libre se soun escalustra, noun senso resoun, de co que s'es sauta a-ped- 
just sus Particle 11 dis Estatut felibren, que dis : Soun etubido, dins lis 
acamp d6u Felibrige, li discussioun pouHtico e religiouso. 

Uno coumunicacioun dou Bureu counsistouriau rasseguro un brisoun 
aqui-dessus li noumbrous felibre qu'avien vistem£ tristesso aquelo viou- 
lacioun de f Estatut. Lou Felibrige estent uno reunioun d'ome de touti 
li partit, de que n'avendrie de ndstis acamp freirenau, se t6uti i'espous- 
cavon sis ideio poulitico e religiouso ? L'article 11 es clar : que li sesiho 
fugon publico o noun, se ie deu jamai faire de poulitico. 

Revendren sus d'aque\i prepaus. 

— Quauquis-un di laureat dou councours tie Carpentras nous aguent 
demanda de fespedi si diplomo, ie fasen assaupre qu*aqu£lis encar- 
tamen soun jamai esta dins ndsti man e que s'atrovon encd d6u presi- 
dent de la jurado, En Felis Gras, Capoulie dou Felibrige, en Avignoun, 
ounte li podon reclama. 

— Lou 3 de jun, lou Counseu municipau de Marsiho, sus la prou- 
pousicioun de M. Vaulbert, per marca l'interesque pren a la reneissenco 
prouvencalo e per moustra la favour qu'aculis, a Marsiho, lis obro es- 
cricho dins aquelo lengo, a decida qu'uno iscripcioun en lengo prou- 
vencalo sarie gravado sus Tun di quatre caire dou mounumen que se 
vai auboura, sus lis aleio de Meilhan, en remembranco di moubile di 
Bouco-dou-Rose que soun mort per la patrio. 

Mandan ndsti felicitacioun a M. Vaulbert, emai au Counseu muni- 
cipau marsihes per aquelo flamo ideio. 

— Nous dison que lou manteneire L. Foucard vai escrienre dins la 
Sartan uno serlo de retra, aguent per titoulet : Facbo marsibeso. Noste 
brave manteneire se troumpo-ti pasde camin ? 

— Se vend au proufie de la celebracioun dou tresen centenari de 
Pestablimen de l'empremarie, a Marsiho, un journau microuscoupi, es- 
tampa enc6 de A Trabuc : le Petit Typo tnarseillais, que douno un ar- 
ticle d'A. Marin, Li rimo sar tamer o, de Batisto Artou, e lou retra des- 
sina per Blacho, de Louis de la Belaudiero, autour dis Obro e T{imo 
prouvencalo, lou premie* libre estampa a Marsiho, en 1595, a fempri- 
marie de Peire Mascaron. 



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Lou Felibrige 49 



— Lou Ministre de l'Estrucioun publico e di Be us- Art ven de man- 
da a-n-En Marius Girard, sendi de Prouvenco, la sou mo de 600 franc 
representant la souscripcioun dou gouver au mounumen que se deu 
auboura, a Sant-Roumie de Prouvenco, en ounour de Jouse Roumanille. 

— Lou 19 de mai, uno felibrihouno es neissudo au felibre EHo 
Merle. L'Escolo-de la Mar a benastruga Purous paire, e ves e«ci la flou- 
reto que Mistral a pau«a sus sa bressolo : 

'Per la cbatouno dou felibre Elio Merle \ que Van b ate j ado Mireio. 
La plus bello iniuonrtalita 
Per ma Mireio es de renaisse, 
Ami, dins uxt nisdeclarta, 
Em'uno mai re que I'enfaisse 
E que la bresie e que la paisse 
Em'uQ felibre a souo coustat 
Que tout lou jour fai que eanta. 

— S'alestis a Gap VAlmanacb de la Montague, que sara frances-prou- 
ven^au, em'uno ticro d'article en parla dis Aup. Sara adouba de la man 
di valent redatour de YEtoile des <Alpes } erne I'ajudo di felibre e lite- 
ratour de bono voulounta que i'agradara de ie presta soun councours. 
Aqueli que ie fara plesi de ie manda soun espigo a-n-aquelo gar be to, 
an que de l'espedi au manteneire Juli Jean, direitour de VEtoile des 
A I pes. 47, carriero Novo, a Gap, o, se ie ven mtes a man, a M. A. 
Laugier, carriero dcu Tapis verd, 17, a Marsiho. 

— Lou 15 de mai, lou felibre L. Foucard s'es fa aplaudi mai-que- 
mai, dins si sceno galejarello, au cieucle de Sant Mitre, a-z-Ais. 

— Lou Dimencbe publico dous poulit tros de proso franceso : Excur- 
sion a la Fontaine dt Vaucluse (Odisse RichemondJ e Jusqu'a vingt 
ans y rouman de Felis Lescure. 

— Lou sdcidou Felibrige E. Portal, de Palermo, alestis un libre sus la 
literature prouvencalo moudemo. l'aura quauqui chapitre sus lis ouri- 
gino de la lengo d'O ; sus la lengo e la literaturo prouvencalo au mejan- 
age ; sus la lengo e la literaturo prouvencalo de nosti terns, sus l'6u- 
rigino dou Felibrige ; sus sa coustitucioun atualo ; i'aura en seguido 
li biougrafio di majourau, di felibresso e di manteneire, e tout ac6 s.ira 
courouna per uno garbeto de flour pouetico culido dins lis obro de la 
majo part dis escrivan miejournau. 

— Frederi Mistral ven d'estre nouma a I'unanimeta, vice-president 
d'ounour d'uno Soucieta de secours mutuau : la {Meridiounalo, coum- 
pausado de miejournau, que se ven de founda a Tunis, souto la presi- 
de nci d'ounour de moussu lou baroun d'Ortes, Resident generau de la 
Republico. 



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$o Lou Felibrige 



— Uno iscripcioun prouvenfalo a Vieno (Austrio). A l'Espausicioun 
de Musico e de Tiatre que sc ie ven de durbi, entre autris iscripcioun 
que i'a subre la porto d6u saloun dis estrangte, se vei aquesto en prou- 
vencau : 

Saloun dis Estrangid 
intro quau v6u. 

— La Soucieta d'Agriculturo, Art, Scienci e Belli Letro de la Leiro 
ven d'acourda uno medaio de vermei au Pare Barounta (P. Duplay) que 
dins lou viei parla de Sant-Esteve, pinto cado semano, dinsli journau, 
lis us e coustumo e li mour di gent d*aque1o encountrado. 

— A Nico, se soun acampa quauquis amaire di causo miejournalo 
per estudia e arresta lisEstatut d'uno assouciacioun que pourtara lou 
noum de : Li Jttu de Prouvenco. 

— D'uno letro que lou felibre-abat Spariat escrieu a P. Coffinteres, 
e publicado dins lis Ecbos de Tamaris, n'en tiran erne gau aqu£sti 
rego : 

« Oublidave de vous dire qu'eici, a-z-Aup, sieu ben e que lou 
c prouvencau rounflo. Dins lou terns de la Caremo, entre z-Aup, 
« Tourtour e Rians, ai douna uno vinteno de sermoun en prouven- 
« cau. Es esta un triounfle per nosto lengo : g lei so pleno mau-grat 
c la coumedi e la plueio. 

« Vivo Dieu ! vivo Santo Estello ! vivo, vivo Prouven^o ! > 

— L'Academi de la Prouvinco, dirigido per noste ami Lucian Due, 
counsacro, aro, sa revisto mesadiero a tout 90 que pretoco la pichoto 
pat no, e subre-tout is us e coustumo dou terns passa. 

Despiei lou mes de janvie, a deja pareigu, pretoucant nosto Prou- 
venfo, lis article seguent : 

Une Ode provenpale de Richard Occur de Lion (P. Albert), La Can- 
nebiereQ. DaveignoJ, le* 'Bravades e Us Rues en Trovence (L. Due), 
les creches de Noel e la Fete desRols (P. Mangin), e enfin Ie Mat, de 
F. Armagnin. * 

Zou ! que touti lis amaire dou terraire mandon sis estudi a La 
Province per enaura coume se deu nosto Coumtesso ! 

E que ie mandon pereu, se i'agrado, d'ent re-sign e sus la Cousino 
prouvencalo, en estint que la revisto de Lucian Due vdu fa ire cou- 
neisse la cousino especialo a cado regioun, erne si plat naciounau. 



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Lou Felibrige 51 



Lengad6 

— Cade dilun, dins la DSpicbe de Toulouso, lou majourau L. Savie 
de Ricard publico un article susl'istori e la literaturo miejournalo, souto 
la rubrico : A trovers le (Midi. 

A deja publica : Ce que je voudrais; Le marUau du mains ; Un pen 
de justice ; Poetes nationaux ; un felibre norvtgien (Henrick Ibsen), etc. 

— Lliscolo d6u Parage, de Mount-Pelie, avie dubert de Jo Flourau 
per la galejado. Pavie lou pouemo di Carbounii de F. Gras, e, per un 
sonnet sus lou Veirou, Tolo^a, autre pouemo de nostc Capoulie. 

Foro councours : la sourneto tant ben cantado de Mtiero e paure- 
taij de la gen to felibresso Margarido Sol, de Narbouno ; la bello pajo 
Pan tat blu, que Pautour s'es pas fa couneisse ; lou conte Janetoun e 
MietOy dou felibre E. Bigot, de Nimes, e lou cat dins lou bufet, d'A. 
Ma fi>e, de Bezies. 

Un anounime a gagna lou pres d6u Conte e galejado, per sa peco : 
Yassen pas davans lou four sans saluda la pah. 

Li mencioun d'ounour lis an agudo : Arbousset de Cournon-Terral ; 
Fernand Pigot, de Capestang ; Combalat-Roche, de Pignan e Matieu 
Carle, soudard a Lioun. 

Li mencioun simplose soun atribuidoa MM. J. Roucoules, de Mount- 
Pelie ; A. Marques, de Ceto; un anounime qu'a signa : Lou reiapaire 
de la carruro dou Pont-de-Lato ; Martin Pascal, Juli Veyron e Teralc, 
de Mount-Pelie. 

Es madamisello Louisa Ouradou, de Brassa (Tarn) qu'es gagnarello 
dou pres per lou sounet sus lou Peirou. 

Li mencioun d'ounour soun per lou felibre Juli Raymond, de Mount- 
Pelie ; un anounime qu'a pres per epigrafo : Quatorge vers per canta lou 
Teirou, e M. Rigal, de Mount-Pelie. 

Pa agu piei uno mencioun per P. A. de Mount-Pelie. 

— Ah ! l'urouso e flamo ideio ! la Campana de (Magalouna, lou 
journau poupulari que fai prouado,a Mount-Pelie, a ourganisa de coun- 
cours en lengo d'O entre lis enfant de touti lis escolo de soun rode. 
Es aco,lou meiour mejan de semena lou bon gran e de faire espeli de 
bon felibre. Pareis qu'es a centenau que li peco soun arribado, e ves 
eici aqueli qu'an agu li joio : 

Pres per li sourneto, galejado e conte, Enri Boude d6u Clapas, (15 an) f 
per si galejado : Sant Ptire s Vibrougno tLous 28 jours d y un avoucat. 



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55 Lou Felibrige 



Mencioun d'ounour : Pau Gros, dou Clapas, (15 an) per sa poulido 
sourneto : Una vengenca ; Jouse Chiches, de Bezies, (12 an), per sa 
letro i redatour de la Campana de Magalouna. 

Proumiero mencioun : F. Jan, d6u Clapas, (15 an) per sa galejado : 
Las eleciouns ; segoundo mencioun : A. Delbord,d6u Clapas, (11 an). 

Li peco arrer.iarcado soun aqueli di pichot Bo u ret, Laplace, Girard, 
Lafond eVidal. 

Mousshu de proso revira dou /ranch. Pres : Jouse Borne, dou Clapas, 
(9 an) per sa Marcbando de meu. 

Mencioun d'ounour : la jouineto Clara Tarbouricch, de Cazouls-de- 
Bezies, per soun Souveni d'un viage au Havre. 

Mencioun : V. Bernard, L. Cadenat e Roussel. 

Pouesio. — Mencioun : Pau Gros, per sa Jouina mandianta, e 
Louisa Maraval, de Ceto, per sa Ticboto sorre. 

Lis enfant dis escolo soun esta counvida a-n-un segound councours 
que s'es clava lou 15 de jun. Li sourneto e galejado li meiouro saran 
publicado dins la Campana de Magalouna e sis autour recaupran d'en- 
cartamen mat que poulit. 

Zou ! escoulan, boutas-vous en trin, la Campana sono per vautre 
si trignoulet li plus galoi ! Ah ! la bravo Campana e li bravi campa- 
nie, tant valent e tant amtstadous ! 

— Lou dimenche, 29 de mai, dins la salo d6u Counseu de la cou- 
muno, la Soucieta literari e artistico de Bezies a decerni li joio de si 
councours, souto la presidenci de M. P. Paget. 

M. Benjamin Fabre a fa lou raport sus la pouesio neo-roumano. 
Lou manteneire A. Maffre a piei legi soun asede Tiparot, qu'avie da- 
vera 'no medaio d'argent, e qu'a bravamen refala Tauditdri. 

Au banquet dou vespre, qu'a clava la festo, la lengo dou terraire a 
pereu fa prouado, erne la peco : Enco dc Vescriban public de Maffre, e 
Lou ^ouave e moun ase ounte M. B. Fabre a espousca bravamen de pe- 
bre e de sau. 

Dins lou paumares, culissen li flour espelido en terro miejournalo. 
Lou felibre Ougeni Imbert, de Vaurias, gagno lou premie pres, uno 
medaio d'argent grand moudulo em£ sa peco : Loujouieu de la T{hino. 

1 manteneire A. Maffre e Jouse Soulet, reven uno medaio d'argent, 
a Tun per si galejado : Uase de Piparot e La bolo de Mi/bas, e a I'autre 
per soun sounet a Antounin Injalbert. 



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Lou Felibrige 5? 



De medaio de brounze soun decernido, piei, i felibrc Bonnefoy-De- 
bais, per sa peco : Lou cant dou pastre ; L. Bard, per si vers : Ma vi- 
gno ; F. Benoit, per soun raconte : Las Cagaraulos ; A. Lartigue, per 
soun elegio : Taure viel, e Bonis Esteve, de Nissan, per sa peco : 
Pacbou-lou-Tk>usigau . 

— L'Escolo audenco a tengu sa proumiero sesiho, a Carcassouno, 
sus I'estiganco de sa coustitucioun, lou 4 de jun passa, e ves eici la 
mai que galanto letro counvidarello que li set felibre signatari an fa 
teni i soci de l'Audo : 

Brabe Counfraire, 
« Lis sept/elibres, dejouts sinnats, bous fan saupre qu'an oubtengut 
de la Mantenenco de Lengadoc l'autourisaciu d'acampa YEscolo audenco 
ount saran reunidos las quatre parladurosde Carcassouno, de Narbouno, 
de Limous e de Castannaudarry. 

< Saben qu'aimats bostre pais, la lengo d'oc, les felibres que bous 
tan rire e bous fan ploura, tout 90 que, dins la terro mairalo, reme- 
morio las bielhos coustumos. 

< Bous pregan dounc de bous atroub.«, le dissate 4 de jun, a be it 
ouros dal bespre, dins les salouns de la Societe de lecture, \j 9 rue des 
Halles, a Carcassouno. Aqui se noumara lesadministratous de PEcsolo 
audenco e se prendra tabe les noums d'aquelis que bouldran fa partido 
de TEscolo. 

< Se poudets pas beni, mandals bostro counsentido a M. G. Jourdane, 
Grand rue, 44, a Carcassouno. 

« Pla merci d^banfo. » 

MUo Margarido Sol, felibresso manteneiris, Achilo Mir, felibre ma- 
jourau ; Pau Gourdou, mestre en gai sabe ; Adam Peyrusso, felibre 
manteneire ; Mountagne, felibre manteneire ; Moneger, felibre mante- 
neire ; G. Jourdane, felibre manteneire. 

Fasen li meiour vot per la prousperita de l'Escolo audenco. Lis ome 
de la bono que se soun bouta a l'obro veiran leu s'arramba a soun en- 
tour uno troupo d'oubrie voulountous que demandaran pas mies que 
de fatura li cam pas auden, per n'en faire sourti li flour oudourouso de 
1'amour de la terro patrialo e de la lengo meiralo. 

— Lou nouveu in a jourau A. Perbosc vai faire pareisse leu-leu, un 
voulume de vers lengadoucian qu'aura per titoulet : %Al pais de Casses. 
Nous languissen de saboura la melico d'aquelo bresco. 



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54 Lou felibrige 



- Dins uno representacioun dounado a Frountignan, souto Taflat 
di cantaire frountignanen, dirigi per lou felibre F. Bayle, loulengadou- 
cian i'a fa sa plego : se fes jouga Tate de Yt/iubado, de VOpera de 
Frountignan, de Fize, musico de F. Bayle, e piei s'es canta Lou Teu- 
lat paternal, de Peyrottes, musico de Rouquet ; Lou muscat de Froun- 
tiguan, paraulo dou sendi Ip. Messine, musico de Bayle ; M. Pages a 
declama sa pouesio : Frountignan, e s'es touma-mai canta : Aglac la 
cantaira, de Savie Peyre, musico de F. Bayle, e lou (Maset de meste 
Roumieu. 

— Lou 21 de mai, a Tunis, noste ami Aristido Brun a vougu celebra 
Santo Estello. E, per ac6, acoumpagna de quauqui proufessour e dis 
escoulan dou Liceu Sadiki, se soun rendu ilins li gorgo d<: la Destrau. 
Lou president di Felibre de Tunisio, M. Scotto, empacha, avie delega 
per lou representa M. Alis. Bonadi M. Durmeyer, escoulan de 3°classo, 
loudrapeu felibren a flouteja sus licimo dou Djebel-Rossas, e i'a clanti 
lou crid : vivo Mistral ! vivo lou Felibrige ! A. Brun a brinda a M. 
Scotto, president, emai au decan M. Caleca. M. Alis, en un galant pa- 
raulis, a celebra li gl6ri miejournalo despiei Bertrand de Born jusqu'a 
Mistral, etc. 

Brave ! e osco per Aristido Brun ! 

— Ac6 devie arriba ! dis la Campana de Magalouna : despiei que li 
felibre tiron la cordo de la Campana, es devengu de modo d'escrieure 
en lengodou terraire. Licoumercant bouton d'ensigno en lengo poupu- 
lari ; li journalisto, quand raconton quaucaren que s'espassa per li car- 
riero, escrivon en lengo d'O. Lis ome poulitique devien pas resta en 
arrie : aven vist au Clapas, dimenche, jour dis eleicioun, uno a fie ho en 
lengo poupulari... 

A Marsiho tarn ben la lengo poupulari s'emplego mai-que-mai dinsli 
journau, e lis ensigno mancon pas Dins lou campestre i'a quau saup 
quant de bastido e bastidoun bateja d'un noum prouvencau. E l'autre 
dimenche, i'a de nostisami qu'an penja cremascle a-n-un, dins la calanco 
de Malmousco, que ie dison Fat camin ! 

— Souto la presidenci d'ounourdou majourau En Maurise Faure, la 
Soucieta nimesenco la Gourde dounara soun grand councours de 1892 
au mes d'avoust que ven. 

Dins lou prougramo, i'a uno medaio d'argent e dos medaio de brounze 
per un sounet a Roumambo, emai per li sujet libre : odo, balado, 
roumanso, etc. 




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Lou Pelibrige s$ 



Li manuscrit, escri que d'un seulet caire dou papie e noun signa, se 
devon manda, avans Iou 31 dc Juliet, a M. Albert Thomas, carrierode 
la Gaudo, 1, a Nimes. 

Aquitani 

— Li Limousin, a Paris, an tengu la segoundo sesiho de la Rucbt 
corre^ienne, coume Taven di,souto la presidenci de M. G. Lecherbonier. 
M. H. Deloncle i'a fa 'no counferenci sus lis Ome de guerro dela Cour- 
rqo ; edins lou councert qu'a segui, M. Marpillat a debita dous mou- 
noulogo limousin : Lou perrouquet de Gustin e Lou videl curat y qu'an 
bravamen fa lire lis escoutaire. 

La counferenci de jun aura per temo : loupoueto Frances Fabie. 

Aquelo dou mes d'avoust se fara sus lou Felibrige y e se ie dira de 
poueYio prouven^alo e limousino, emai pereu se ie cantarala Cansoun 
de la Coupo ; Baisso-te, mountagno e la Toulousenco. 

Zou ! que vibre lou cbabretaire ! 

— Dins uno letro qu'escrivie a la louche corre^ienne, lou majoutau 
jouse Roux disie : « Lou marrit lengage limousin es de patoues coume 
loumarrit frances es dc jar goutt. 

« Parlen ben, escri ven ben nosto bello lengo limousino per que repren- 
gue vido e ounour a flour e a mesuro que noste patoues finira. Fau uno 
ourtougrafo tradiciounalo, fau uno soubeirano que touti i'oubeTgon. 
Senoun, ges de reneissenfo poussiblo ni de relevamen. » 

Aco vai coume la peiro a I'aneu au det d'aqueli que s'oupilon a-n-es- 
crieure lou marrit lengage prouvencau. 

— Lau Counseu municipau de Brivo (Courrezo) a pres deliberacioun 
per que se dou n esse li noum de Bernard de Ventadour e de Bertrand 
de Born, en dos carriero de la vilo. Aqueli dous troubadou soun li glou- 
rious representant de la literaturo limousino e miejournalo. Lou Feli- 
brige pico di man a-n-aqucl ounour rendu a nostis inmourtau davancie\ 

— Em'aco, vesaqui mai, dins Paris, coume 1'aven di, uno soucieta 
limousino que s'cs coustituido e que nous pourgis poulidamen lou pre- 
mie numero d'un journalet mesadie : VEcbo de la Corre^e, que ndsti 
vot saludon en grand gau, amor que ie vesen, en flour, 1'ideio felt- 
brenco, e qu'es un ami de mai que s'apound a la farandoulo superbo 
que meno lou Miejour vers lou relevamen de la raco. 



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$6 Lou Felibrige 



Aqueu premie numerd de YEcbo de la Correct, es un mousseu re- 
quist : i'atrouvas lou comte-rendu de I'acamp dou 2 d'abrieu ; Nostre 
Lemouzi, de J. Roux ; uno biougrafio dou majourau, autour de la 
Chanson limourino e di Pensks, per Amyot ; li ditoun sus li mestie di 
vilo limousino ; li prouverbi e la famouso cansoun : Baisso-U, mounta- 
gno, qu'es tant poupulari, erne li devinaio. 

Longo-mai, li valent counfraire que se soun atala a-n-aquelo obro 
patrioutico, nous regalon dou meu que lis abiho acampon dins li flour 
doucampestre Iimousin. 

CATALOUGNO 

— Lou 8 de mar, s'es tengudo a Barcilcuno lasesihodi Jo Flourau 
Catalan. Dins soun discours, lou president en Pico y Campamar, noun 
a delembra de saluda noste grand mestre Roumanille, entre touti lis 
ilustracioun de la patrio catalano que la mort i'a rauba dins Fan que 
ven de s'escourre. 

Lou secretari legis piei lou paumares : Ramon Masifern es gagnaire 
de la Flor natural e chausis per la Reino de la festo, madamisello 
Francisca Bonnemaison y Farriols. L'acessi de la flour naturalo es per 
dono Dolors Monserda. 

Lou manteneire dou Felibrige Jouse Marti y Folguera, davero VEn- 
glantina d'or e es prouclama mestre en Gai Sabe ; dono Dolors de 
Monserda gagno pereu l'ace>si d'aquelo joio. 

La Viola es per Marti Genes. 

D. Claudi Planasy Fort, D. Emili Coca y Collado, e noste gent ami 
lou felibre de Prouvenco Louis Charrasse, an agu respetivanmen lou 
segound acessi de la Flor natural, e lou premie e lou segound de la 
Viola. 

< E d'abord qu'aven nouina l'escrivan prouvencau, — dis la Vtu de 
Catalunya, en rendent comte de la festo — nous fau apoundre que la 
distincioun councedido per lou Counsistori a-n-uno obro de nosto sorre 
la Prouvenco, fugue forco ben aculido dou publi, e qu'es de sou v eta 
que li relacioun literari di prouvencalisto edi catalanisto devengon cade 
jour plus seguido e mai couralo. » 

l'a terns que Pamour freirenau nous ligo erne li patrioto que luchon 
de la man d'eila di Pireneu, per lou triounfle de sa lengo e de si liberta, 
e sara toujour erne bonur que veiren se sarra que mai, entre nautrc, 
aqueu liame d'amour ! 



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Lou Felibrige 57 



E ves aqui que li Catalan nous dounon uno nouvello provo dc Pafe- 
cioun que nous porton, en durbissent, dins la Veu de Catalunya, en- 
tre touti lis escrivan catalanisto, uno souscripcioun per lou mounu- 
men de noste regreta Roumanille, souscripcioun que restara duberto 
enjusqu'au 30 dejun e qu'es fissado de vint sdu a 10 franc. 



MORTUORUM 

— Lou celebre musician nimesen Ferdinand Poise, ven de mouri a 
Paris, feronascuen 1828, eavie coumpausa proun cansoun e roumanso 
prouven^alo entre li qualo signalaren lou Tlou e souleio de P. Arene : 

IjOu veiouage plouro, 
N autre canlavian. 
Mascara d 'anion ro 
Conme de bduraian. 
Cantavian Maraiho 
Que bus d'un pont nou 
le plou e souleio 
le souleio e plou . 

que li resson di felibrejado lou redison encaro. 

— Lou felibre manteueire Louis Bonuaud, a perdu sa mignoto Roso, 
sus la fin dou mes de mars. A vie tres an, pechaire ! e Dieu 1'a vougudo 
per que prefumesse Port de Santo Estello. 

— Lou 14 d'abrteu, lou felibre Louis Vidal a perdu soun brave 
paire, mort a la Cieutat, ploura de touti. 

— Lou at de mai, a Sant-Esteve (Leiro), dins si 39 an, es morto, 
pechaire I la gento fremo dou felibre Carle Boy. 

— Es mort a Gondon (Erau), dins si 75 an, lou manteneire de Lenga- 
dt, Ougeni Coste, de Nissan, qu'ero un dis afouga de la Causo. 

Dieu li repause en Santo Estello ! 

VANEGACIOUN 

— M. Leopold Blanc es aro istitutour is Agnelie, vers Barcilouneto, 
(B.-Aup). 

— Lou canounge Enri Rolland, es aro, carriero dou Louvre, 18, a 
z-Ais. 

— Lou felibre N. Roche, qu'ero a Digno, ven d'estre nouma espe- 
tour di Telegrafo a Vesoul. 

Velihrige 3. 



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5<S Lou Felibrige 



a pareigu : 

A Bezies, encd de Roger : Cansou de las trelbos, a Voucasiou de /Vs- 
pousiciou e de Vinauguraciou dou Titan, avril 1892, can- 
soun que li trihaire an cantado e recantado i festo bezie- 
renco e qu'es degudo a la plumo d'En Junior Sans. 
» dins VHirault : Tenebros ; lou T{amels en caremo, d'A. 

MafTre ; Cansou de las trelbos, de J. Sanse li vers as Cata- 
lans espagnols, pouesio patrioutico d'A. MafTre, qu'uneisem- 
plari artisti em£ la musico de V. Boiteau, s'es semoundu a 
M. Rodorerd, chefe de la musico de la gardo municipalo de 
Barcilouno, qu'ero vengudo prene part i councours dubert a 
l'oucasioun de l'Espousicioun. 

A Marsiho, dins lou Bavard, di 9, 16 e 30 d'abrieu e 7 de mai, la 
seguido di pouemo de la Tauribo, de V. Bernard, que soun 
Au cagnard ; la nouvh de Vestamaire ; Ter or to e V Enfant, 
e i'a pereudc vers a-n-Egesipo Moreau, que lou poueto A. 
Adam a manda i travaiadou dou libre, a Marsiho, a prepaus 
dou mounumen que lou Cutemberg ie vdu auboura. 
» Encd de Chabrier, lou Dimencbe, numerdi, 2, 3, eme* la 

Nationality proven f ale, de P. Frontery ; Vai mau, ounte M. 
Raim^ault critico li decisioun counsistourialo presso en vilo 
de Tarascoun, lou 18 d'abrieu e s'aubouro contro la citacioun 
qu'aven facho d'un article de P. Frontery, dins VOursin, a 
prepaus dou federalismo prouvenfau, ounte aqueste fasie ges 
de persounalita e parlavo qu'a-n-un poun de visto generau. 
l'avie* pas aqui de que prene la mousco, e toumba a tour 
de bras sus li viti felibre qu'es tout de repepiaire, de gent 
senso sen, senso lougico e subre-que-tout, senso devou- 
cioun a la Causo. Aneu ! anen ! viei rampous, qu'aves pas 
lou dre d'ague 'no ideio, dounas de provo qu'aves de cor e 
d'afecioun e aures dre de parla ! Autramen, croumpas un 
chut, e teisas-vous, que voste senddi ven en odi i jouine ! 
Aco 's manda e ben manda. Brave ! meste Raimbault ! Pa- 
mens es mai que juste d'apoundre qu'aqueli pauri viei, qu'an 
fa tripet-pe'.dri per la Causo, veson pas la jouvenco d'un 
marrit iue, ben lou countrari, amor que n'en soun tier e 
ourgueious e que l'amon de tout cor, que veson en elo I'es- 
per e 1'aveni de I'obro felibrenco. 
A Palermo, dins la Nuova Sicilta, la bibliougrafio e I'escourregudo 
dins li journau miejournau e felibren, per E. Portal. 



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Lou Felibrige 59 



A Fourcauquie, cnc6 de Crest : Atbenh de Forcalquier $t Filibrige de* 
Alpes, dounant lou comte-rendu de la sesiho dou 8 de nou- 
vembre 1891, alor que l'Ateneu celebravo si Noco d* argent. 
Entre li peco e obro -que se ie soun dicho, fa lou Nis, de 
G.douCaire ; La cauco a Manosco, remembranco d'A.Honde; 
Souveni de Ticboutie, de E. Bernard ; Ver ddu Credo, de 
Dounin Gorde; (Marsibes e gavouet, gale j ado d: P. Dhuc e 
lou Parrouquet fianpous, de A. de Gagnaud. 

A Mount- Auban, enco de Forestie : Le cavalier Lunel, de Courbarieu, 
obro d'un troubadou dou siecle XIV. 

A Touloun, dins les Ecbos de Tamaris : lou salut, de M. Bourrelly a 
VEcbo ; Le manifests des felibres regionalistes, erne la super- 
bo letro de A. de Gagnaud , p> que voudrieu estre, de G. 
Drageon ; li Tamarisso, letro dou Capoulie En Felis Gras ; 
le Tambour in, deG. Brun ; U Mai, (V. R.) ; Tamaris, poue- 
mo prouvenfau, per Septimus, etc. 

En Ales, Lou cascavel, N° i a 4 erne : a Jan Reboul (Lafare 1 844) ; la 
Tirairo, cansoun ; A la memoriod'E. Carat, odo d'A. Arna- 
vielle; lou retra de I. B. Dumas ; Lou Bonur, sounet de M. 
Faure ; a Ceseto (Capitello) ; lou Printcms, de F. Chabrier ; 
Lous rameus, de La Sinso ; Lou sermoun de moussu Sistre, 
de I'abat Fabre em'uno gravaduro d'E. Marsal, de galejado, 
eascavelados e eascavelous, etc., etc. 

A Bukarest, dins lou Corvorbiri Literare, (charradisso literari) de nou- 
vembre de Tan passa, s'atrovo : O ocbire asupra Felibrigiului 
(un cop d'iue sus lou Felibrige) qu'es uno escourregudo pleno 
d'interes sus nosto reneissenco prouvencalo,escricho per la plu- 
modou gent J. Bonifaci-Hetrat. L'autour ie parlo poulidamen 
di grand felibre Roumanille, Mistral e Aubanel, emai de tout 
l'escarradoun di poueto prouvencau que seguisson si piado. 
le coumparo piei la naturo e lou caratere dou poueto de la 
miougrano entre-duberto, erne le naturo e lou caratere de dous 
di grand poueto roumanesc, Aleissandri e Eminesco, que Tun 
l'aurias pres per uno flour espelido souto li rai de noste sou leu 
t 1'autre, que, per li pensado e la filousoufio que sourgento 
dins si obro revertarie plus leu a-n-un ome dou Nord. 

Per moustra Ten vane de nosto boulegadisso, ). Bounifaci- 
Hetrat, que d'aquest moumen es en trin de revira Mireio en 
lengo roumanesco, cito quauquis estrofo dou cant de la Ra- 
po latino, de F. Mistral e i'apound uno odo sieuno sus la 
mort de Roumanille^ per moustra que vou estre lou tra-d'u- 
nioun entre lou Miejour ounte s'agrado tant e la Roumanio 
sa patno adoutivo e ounte a passa lou meiour de sa vido. 



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6o Lou Belibrige 



A Draguignan, encd de Latil, lou Franc prouven^au, armaria de la 
Prouvenco per 1899, (17 annado) em'un pious remembre de 
Bourrelly per ndsti mort J. Roumanille e J. B. Gaut ; degale- 
jado e de vers per P. Chauvier ; la cansoun Ei Pa'isan, lou 
pair a e lets enfant, fablo ; Lou capelan controbandU, raconte ; 
Vite e ben, de Bourrelly ; Lou mat e lou mat, cansoun de L . 
Pelabon, erne de galejado a boudre. (Costo des sou). 
A-z-Ais, lou 'Bulletin arcbhtogique d' Aries, douno dins si quatre pre- 
mie" numerdde 1893, uno tiero d'enire-signe que, partent de 
Pan 1303 van enjusqu'a Fan 1664, respoundent a la ques- 
tioun que se pauso de saupre, coume nYa tant e tant que 
lou dison e lou redison, que Ii terro, autre-tems, dounavo n 
de meissoun plus granado, que la prousperita i'ero mat gran- 
do, li sesoun mies regladoe li terns meiour per touti. 

Aquelo escourregudo en arrie es mai qu'interessanto e feli- 
citan lou felibre Fassin de nous ague proucural'ur de la taire. 
A Carcassouno, a l'estamparie dou Vigneron Narbonnais e tira d'aqueu 
joumau, mademoiselle Emilie Lausel, article necroulougi de 
Margarido Sol, sus d'aquelo damisello, que tamben ero en- 
gaubiado per escrieure en lengo d'O, de tau biais qu'un de 
sis amigo la voulie presenta a la mantenenco de Lengadd au 
titre de felibresso manteneiris, e que veici un escapouloun 
de la responso que ie fague : 

Ah ! quand tons amis an fa festa 

A moan paure vers escranca, 

Savon ben que toun cor ne resta 

De bonhurtout ensourelha. 

Es per te plaire, ma niignota, 

Es per gaia toun cor doulent 

Lou plase que te fan, paureta, 

M'es pus dous qu'un nivo d'encens. 

En Avignoun, dins VAioli, di 7, 17 e 37 de mai : VOmepoupulari, de 
F. Mistral ; Printems prouvencau, de E. Portal ; li Toundeire 
d'avi, de Ch. Rieu ; lou Vergti d'Avignoun, revira per Na 
Mario Mistralenco dc miss Mary Robinson ; La festo de Sant 
Marc, a Vilo-Novo d'Avignoun (D T., pai'san) ; Sant-Brancai 
de Manosco, per la felibresso Lazarino ; £Mes de mai, de A. 
Tavan ; la Tlravado, (E. Perrimond) ; La proueessioun di 
Fiolo a Bourboun, (B.-d6u-Rose) perD. Savie de Fourviero ; 
la Boulegadisso e li memdri d'un gnarro per B. Bonnet. 

Dins lou Publicateur des Alpes, un article bibliougrati, pretoucant noste 
Buletin e que n'en gramacian couralamen I'autour, M. lou 
viscomte d'Hugues. 

Lou Gerent : Jan Monne. 

lmprimerie L. DUC, 1C, rue Chaaaagnolle, aux Li las, pres Pari* 



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CROUNICO 



SANTO-ESTELLO I BAUS 



Sus lou planest&u di Baus, lou v6nt rounflo e lou souldu dardaio. 
Li tendo que devien veja Toumbrino sus li taulejaire, s&nso empacha 
lisiueravide countempla lou meravihous tablfeu, ah! pechairc'.lou 
mistrau lis emporto e quand li felibre arribon, atrovon tout lou 
mounde en aio p&r alesti, darrte li rouino espetaclouso d6u castelas 
baussen, uno taulo rustico, que tantfai gau de v&ire, quand li felibre, 
vengu de Prouv&nco e de Lengad6, se fasseton, esmougu e que la 
Coupo santo briho davans lou Capoulte, e que sus li rouino floutejo 
la bandiero felibrenco que li val&ntd6u Glapas an desplegado dins 
l'azurensouleia. 

Au pourlau de la vilo an auboura un arc de triounfle, pourtant 
aa frountau Testello a sege rai di prince di Baus, enTaqu6sti mot : 

Vivo Santo-Estello, patrouno di Felibre. 
eaquesto iscripcioun mai que galanto : 

Vdulri que guido eici VEstello felibrenco 
Siquts li ben-vengu dins la cie'uta baussenco 1 

L'ouro soulenno cs arribado e lou Capoulte En F&lis Gras s'au- 
bouro, agu&nt a soun entour li uiajourau En F. Mistral, assessour de 
Prouv^nQo; En P. Marteton, Cancel^; En Marius Girard, sendi de 
Prouv^o ; En Jan Monn6, secretin ; En Pau Arene, En Albert 



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62 Lou Felibrige 



Arnavielle, En A. B. Crousillat ; En A. Glaize ; En J. Huot ; En K. Mar- 
celin; En E. Marsal ; En A. Mathieu ; loupai Savie* de Fourviero emai 
En A. Tavan. En foro di quatorge majourau que venen de nouina, 
la Court d'amourse coumpauso d'un eissame de poulldi chatouno e 
de genti dono entre li qualo se remareon : Madamisello de Baroun- 
eelli-Javoun, Mllo Mario Girard, li damisello Huot, dono Babeloun 
Pericaud, Na Mario Mistralenco, Mllo Andre, dono Lazarino Daniel, 
dono M. Girard, Mmo Marsal, dono L. de Manosco e que sabe ieu mai. 

Adounc, En Felis Gras prouclamo li laureat di Jo Flourau seten&ri. 

Marius Andre* es gagnaire d6u pres de poueslo ; lou pres de proso 
es per Batisto Bonnet ; i'a piei de joio decernido is ajudaire fouran 
per la proupagando felibrenco ; aquelis ajudaire soun : MM. Cons- 
tant Hennion, de Tours; Luigi Zuecaro, & Foggia (Il&li) ; comle A. 
de Gubernatis, k Roumo ; E. Portal, k Palermo ; Enrique Cardona, k 
Naple; A. Bertuch k Paris ; Sigismound Bouska, k Prago; Jaroslaw 
Vrchicky, k Prago; dono Mario Licer, k Veniso e dono C. A.Janvier, 
k New-York. 

Se prouclamo per&i li decisioun counsistourialo que dounon lou 
litre de mjyourau i manteneire E. Marsal, de Mount-Pelie ; A. Perbosc 
de la Guepio c Jan Lauresde Vilo-novo-de Beztes. 

Se decernis lou titre de Mestre en Gai-Sabd au manteneire Felis 
Lescure e aqu6u de soci au valent proupagandisto Jaroslaw Vrchi- 
cky, de Prago. 

Alor, se virant de vers M. Andre\ lou Capoulie' parlo coume ei#> : 

Au noum dou Felibrige, 

leu lou Capoulie, davans lis Assessour e li Sendi, davans li Majou- 
rau e li Manteneire, lou Cancelie estent aqui : 

Prouclame laureat di Jo Flourau setenari, tu, Marius Andr^, autour 
de Plou e souleio e d'autris obro pouetico. Te noume mestre en Gai- 
Sabe e te baie la courouno argentalo d'oulivie. 

Lou Counsistdri a fa obro bello, justo e bono, t'aussant, brave jou- 
vent, sus lou pountin de la vitori. Es ta proumiero gl6ri, bessai ; 
sieu assegura quete virara pas la testo, car as ^ per toun naturau e 
toun educacioun e toun estrucioun forto, tout 90 que fau per teni 
clot e pausadis toun esperit, emai l'estrementigue la divino foulie 
pouetico. 

Sies jouine, lou sarai leu plus. — Escouto : Oublides jamai que lou 
poueto vieu d'ispiracioun. Mesfiso-te de co que li leituro o lis estudi 



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Lou Felibrige 6) 



t'an bouta dins la Us to. Agues fisanco dins Pispiracioun e l'amour que 
la naturo a bouta dins toun cor, es ac6 la semenco pouetico. O, vai, 
la moundes pas Crop, aquelo semenco ; prene-la talo e qualo que la 
troves dins toun cor — qu'es l'orri de l'amour, qu'es lou granie divin. 
Ansin, veiras, toun blad sara be leu pas tant drud, mai i'aura dedins 
quauqui blavet e quauqui gau-galin qu'agradaran i poueto e i feli- 
bresso. 

Aro, brave chat, beu felibre, vai chausi la Reino e porge-i^ la cou- 
rouno. Nautri que sian li preire e lis adouraire de la Beuta, nous bou- 
taren a si ped. 

Lou Capoulte pren alor la courouno argentalo d'oulivte e la bouto 
sus lou front de Marius Andr6 que se vai clina davans madamisello 
Mario Girard, la pren pdr la man, la meno davans lou s&ti presiden- 
ciaa, bello dins soun atrencaduro arlalenco e radiouso de bfcuta, de 
jouinessoede bonur, e courounant sa t^sto bloundo de P6ulivi6 de 
la vitori, i6 v&n ansin : 

Madamisello, ai Tounour de vous prouclama Reino dou Felibrige 
per set an, e m'es un grand bonur d'estre lou proumie a vous saluda 
d'aqueu noum. Erne f aflat de vosto jouvenco, de vosto beuta e de 
vosto graci sourrisento, voste gouver, n'ai Passeguianco, nous sara dous 
e amistadous coume lou fugueron li gouver di dos Reino que vous 
an precedido. 

Que voste regne vegue la famiho felibrenco s'aumenta sempre mai, 
s'enrichi de nouveu cap-d'obro e de nouvelli bono voulounta e s'enanti 
fieramen vers la doublo toco pouetico e patrioutico que li fort deFont- 
Segugno ie marqueron e vers la qualo s'acamineron li proumie. Li jou- 
venome que s'adraion sus li piado de gldri d'aquelis einat, a defaut de 
soun talent e de soun engeni, auran lou me me amour de la Terro 
prouvencalo, lou meme estrambord, la memo fisanco en 1'aveni, e sau- 
pran estre tan tost de poueto pantaiaire e tan tost d'ome d'acioun ener- 
&i. Es eli, o Reino, qu'a voste entour se van rambaia per vous faire 
uno pouetico Court d'Amour, coume souleto n'en pousqueron veire 
quauqui segnouresso de l'Age-Mejan. Erne* lou resson melicous de si 
cantadisso, vous bressaran doucamen ; vous, en plen azur, pantaiares 
d'uno Prouvenco urouso e armouniouso coume la Prouvenco de la Rei- 
no Jano e di princesso di Baus ; aqueli princessoque de-segur, aro, sis 
amo trcvarello varaion sus ndsti testo, tresananto de bonur a l'ausido 



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64 Lou Felibrige 



de nosti pouesio e de nosti cansoun, e cresent revengu lou terns, lou 
terns ufanous de 1'antico resplendour aboulido ! E d'enterin vosti pa- 
ge faran touti sis esperro per que devengue realita aqueu pantai qu'es 
tamben lou sieu, coume es lou pantai de touti « aqueli qu'an la mc- 
mori, » de touti c aqueli qu'an lou cor aut. » 

Enfin, es eli qu'ispira per l'Amo di troubaire d'antan que revieu dins 
soun cor, sempre amourouso de 1'eterno Beuta, de l'eterno Armounio, 
vous trenaran, o Reino, erne lis or, li gemo e li flour de si ritme, 
uno courouno a rendre jalouso touti lis autri Reino de la terro ! 

La nouvello Reino d6u Felibrige fai soun gramaci em'uno graci 
qu'es pas de dire, li felibre e lou pople picon di man. 

En Pau Arene, alor, porto a la couneissenco de t6uti, uno decisioun 
presso, en sesiho secreto, dou Bureu dou Counsistori, pourtant que, 
per gramacia li « belli dono e damisello que fourmavon la Court d'A- 
mour di superbi Jo Flourau ;Ie Carpentras, la graciouso e noblo dami- 
sello Mario-Tereso de Barouncelli, que tant brihantamen tengue a 
Carpentras lou Reinage d'amour, refauprie dou Felibrige lou titre 
poueti de Trincesso di Baus, e que midamisello Marto e Eugenio Huot 
em'auto felibresso Eisabeu Pericaud, en guierdoun de l'esclat que sus 
la dicho Court jiteron de coumpagno, re<^uprien lou titre, celebre en 
nosto istdri, de Segnouresso de Signo, de T{oumanin e de Vhiro-fio. En 
counsequenci lou Capoulie remet a madamo Mario Mistral, anciano Rei- 
no dou Felibrige, un diademo ourna de set estello emblematico, erne 
tres coularet ourna cadun de tres estello, lou tout engalanta i coulour 
de la Reino Jano, qu'es lou titre que lou Counsist6ri counferis a dono 
Mario Mistralenco. i E Na Mario Mistralenco cencho lou diademo au 
front blound de la coumtesso de Barouncelli e li tres coularet i tres 
autri jugesso de la Court amourouso. 

E i'a de trounadissode picamen de man qu'aculisson aquelo decisioun. 

Em'aco la Reino pren placo au festin e li taulejaire s'asseton pereu. 

E ves eici li mangibo de la dinado que 1'oste Pinet nous a servido : 

REBALUN 

Saussissot d'Arle, saupresado, rais-fort, oulivo e burre. 

1NTRADO 

Glouto de biou a 1' ado bo. 

SEGOUND PLAT 

Gardiano d'agneu a la baussenco. 



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Lou Felibrige 65 



TRESEN PLAT 

Civic ferigoula de counieu dis Aupiho. 

ROUSTIT 

Poulet de mas a l'asti. 

DESSERT 

Froumajoun di Baus, frucho de la sesoun e bounbouniho. 
E lou menut se clavavo poulidamen per aquesti vers de Louis de 
la Belaudiero, (1570) : 

A la vilo di Baus, per ano flourinado, 
Avfcs de froumajoun uno pleno faudado 
Que courae sncre fin foundon au gargassoun. 

E per aquest vot: 

E dins set an en gau nous reveguen mai I6ati. 

En gau erian touti de veire aqucu vent foulas que semblavo s'en- 
cagna dou mai que Pengaugnavian, d'ausi lei cacalas di chato bello 
que de sis oumbrello paravon ndsti front dou souleias grasihant, tout 
en nous agouloupant de la lusour de si regard divin e de Pesplendour 
de sabeuta. En gau, erian touti, jcuvee viei, de nous trouva dins tant 
bello acampado, erne lou pople di Baus a noste entour, erne, a nosto 
taulo, lou Maire, lou curat e lou Counseu municipau de la vilo baus- 
senco qu'avien tengu a ounour de freireja erne li felibre. 

Lou Capoulie En F. Gras s'aubouro, piei, e prounouncio lou flame- 
jant discours que dounan en seguido e qu'a boulega touti lis amo. 

Lou sendi de Prouvenco En Marius Girard, prencnt laCoupo en man, 
canto la can sou n de la Coupo, e touti li felibre emai lou pople, en 
grand fogo, largon lou refrin : 

Conpo santo 
E varsanto... 

is ec6 d'aqueli rouino majestouso e souvertouso que mesclon soun es- 
trambord au nostre. Es la Rcino, madamisello Mario Girard, la prou- 
miero, qu^m'uno graci soubeirano e de sa voues douco qu'enfado, 
brindo, en aussant la Coupo per Na Tereset Roumanille : Torte un 
brindj a la Ttyt'no cTaihr qu'avhn touti acoumpagnado de nosti vot de 
bonur dins lou long viage nouviau que vcn de coumpli de la man d'eila 
de la mar ! 

Marius Andr6, lou laureat de la Pouesio, beu en coumunioun erne 
lou group di jouine que se ven de coustitui a Paris, souto la presi- 



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66 Lou Felibrige 



denci de moussu Enri Chabrier; em'acd lou sendi de Prouvenco, En M. 
GirarJ, dis : 

Messies e gai counfraire, 

Auboure \£u la Coupo santo dou Felibrige a la jouvenco e a la Fe. 

A la jouvenco qu'es nosto espero, noste ourguei, nosto counsoulacioun ; 

A la jouvenco que ten fieramen eici sus lou plan de casteu, auto, 
drecho e desplegado i quatre vent de Crau la bandiero felibrenco. 

A la Fe, car soulo coungreio li grandis obro e soulo douno I'ena- 
vans, la voio, lou cop d'alo que nous enausso vers l'ideau e la beuta 
subre-bello, amount versl'estelan, amount vers lou sou leu. 

Es a 1'enfant que lou paire devengu viei laisso lou siuen de soun 
obro e lousoucit de Tavern de soun oustau. 

Eh ben, aquel oustau, o per mils dire aqueu palais d6u Felibrige 
qu'agu per architeite Dieu e per bast isse ire Roumaniho, Aubaneu, Mis. 
trau e tant d'autri que soun eici asseta a la taulo santo, es a vous, 
jouvent, que lou fisan. 

Es a vous que dounan li clau ciselado que duerbon i valent, i cer- 
caire, i courajous louTrau-di-Fado e la Baumo de la Cabro d'or. 

Gardas ben aqueu palais, boutas-n'en deforo li chin renous, barras 
n'en li porto i fieu jalous e bastard e trases per li fenestro li demou- 
1 isse ire 

Ansin fagon li Baussen ! 

Chansroux, lou manteneire afouga, qu'a regala li taulejaire d'un 
douire de vin de Sant Gile, largo uno odo magnifico sus li Baus 
e sa glori passado e si rouino de vuei ; C. Ri6u brindo a la Prouvenco 
em'a sa gen to viloto di Baus ; lou majourau Anfos Tavan a la 
plueioem'au blasin di poulouno que tant refrescon Tamo ; Don Sa- 
vie* de Fourviero es superbe quand suplico li chatouno bello que soun 
a nosle en tour, de garda courae uno causo sacrado, soun atrencadu- 
ro arlatenco e subre-que-tout soun parla pure dindant ; C. Auziere, 
lou gent secretari de la Mantenenco de Lengad6, aubouro la coupo 
per li princesso di Baus, escoutas-lou : 

O Reino d'amour e de poulidesso 
Que lou viei casteu ausigue canta, 
Coumtesso di Baus, galanti princesso, 
leu brinde, amourous, a vosto beuta ! 



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Lou Felibrige 67 



Brinde a tu d'abord, bloundo Esteveneto 
Qu'au vent fas flouta ti trenello d'or : 
Li troubaire, antan, te disien Faneto, 
E si cant fasien tremoula toun cor. 

Au comte Jaufret I ignores ta vido, 
E Ii Baus an vistflouri voste amour : 

— Es amor d'acdqu'apensamentido, 
Vas treva, la niue, de-vers Mount-Majour. 

Veici Iou printems, veici la jouvenco ; ' 
Li raioun don jour an coucha la niue : 
Veses ei la mount Douco dc Prouvenco 
Que vers Catalougno a vira lis iue. 

E zambougno ardento e tendri quitarro 
Mesclon sis acord que fan trefouli ; 
E Douco en risent davalo : tout-aro 
Ramoun, soun galant, Ramoun vai veni 1 

Trelus ideau, blanqui farfantello ; 
Gerbergo is iue blu ; bruno Beatris, 
Tu qu'en te vesent tant siavo e tant bello 
Charles te noume Flour de Paradis ; 

Clareto di Baus, e tu Reino Jano 
Au pali d'azur; vautri touti, enfin, 
De la Court d' Amour tieri soubeirano, 
Princesso di Baus e dc Roumanin, 

Aubaneu, un jour, souto lou bescaume, 
Vous vesie treva lou viei castelas, 
E,lou cor doulent, ausigue lou saume, 
Lou saume d'amour qu'ensen cantavias ! 

Car sias d6u passat l'amo amourousido 
E de l'ldeau lou trelus divin, 
O Reino d'antan que de vosto vido 
Fasias un pantai d'amour sen so fin ! 

— O Reino, voudrieu, 6ublidant lou mounde, 
Demoura 'me vous per Teternita ; 

E noun sai enca s'aurieu moun abounde 
D'amour, de pantai e de liberta ! 



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68 Lou Felibrige 



Piei &-de-r6ng prenon la coupo, lou majourau A. Glaize, Cyrano 
de Bergerac, J. Gautier, Roumie* Marcelin e lou bon A. Mathteu que 
b6u delicadamenen ounourdi poulouno siavo, per pas fairementi 
sa deviso qu'& Tentour d'un brout de set roso, dis aquest moutet : 

Tant de poutoun 
Qae de boatoun 1 

En Albert Arnavielle se tevo per lou Lengad6 e glourifico La me- 
m6ri de n6sti reire li troubadou. Lou Cancelie* legis li despacho arri- 
bado noumbrouso e calourento, entre li qualo citaren aqueli di jouve 
felibre parisen, deS. Michel, d6u barounde Rivieres, de L. de Berluc 
quedisiBaussen : 

Tout proche de Pestello, e plus aut que Paris, 

I6u brinde & vosto Reino, k soun siavo sourris, 

A la councentracioun d6u partit di cigalo, 

Ala Franco, e tamben k si vint capitalo ! 

Es lou valent Cabisc6u di Maren P. Guisol, qu'un auv&ri a encadena 
malamen au ribeir6s, quand se fasie* 'no joio de brinda 'me* n autre, 
que nous crido : 

« Emai ague pas pouscu mena i Baus la barco di Maren, espere 
« pamens, que Us arange de Marsiho e de Maiorco saran arriba 'n 
« bon port dins la vilo ounte segnourejavon, au siecle quatorgen, En 
« Alis e Nazaretodi Bause qu'encuei esclaro Testello di setrai ! » 

Fa piei labello flour culido long de Lar, que lou valent G.Guilli- 
bert nous trais : 

Di utre li reason d6u casteu 
S'ausis lis antiqui prouraenso : 
Guilhem brindant a la jouinesso, 
A nosto Reino, a 90 qu'es ben, 

A la Prouyenco, a si felibre, 
An trelus de si court d'aruour I 
Qardant ta (e, b*u troubadour, 
A van jura de resta libre ! 

Ta lis estrofo de A. Laugier en ounour de Sto Estello, e piei nTa 
tant e tant que desiravon de t rem pa si labro dins la Coupo e qu'&ron 
vengu de liuen p&rac&, questremon si brinde d'enterinqne M. P6ire 
Bertas parlo au noum d'un group marsihes : la soucieta d'acioun 
prouvenqalo. 



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Lou Felibrige 69 



Enfacd VEscoulaire de la Campana de Magalouna (F. Dezeuze) 
aii noum ddu Clapas, nouso soun bout galanlamen p6r lou despatria 
L.Roumieuxep6r lajouinessode Lengado, eL. Bouquet, di Baus, 
nous dis soun Castelas baussen, cop d'iue sus soun esplendour 
e si rouino d'aro : 

Aro, tout deslabra, soulet, as per coumpagno 

Lis auceu de la niue que nison dins ti trau, 

E subre-tout, n'as plus, dins ta bello campagno, 

Lis ardent troubadou, Ubre coume de brau ; 

Ai las ! tout es fini, vieio cieuta baussenco, 

Tu, restes sou la men dins Tamo felibrenco ! 

Mai v&s-aqui qu'uno chatouno d'uno dougeno d'an s'avango de la 
R&no, un bouquets la man, e 16 debano un poulit coumplimen que 
se claus coume ei$6 : 

O, sies la Reino ben-amado 
Vaqui perque t'anan canta... 
Vaqui moun bouquet se t'agrado 
E s'es digne de ta beuta. 
La R&ino esmougudo s'aubouro, embrasso la g6nto chatouneto e 
ie dis : Mignoto, p6r te faire v&re coume m'agradon e ti vers e toun 
bouquet, v6s-aqui moun brassalet que gardaras en remembranco de 
i6u ! e ,bello coume unodivesso, la R6inodesnouso soun brassalet e 
lou passant au bras de la pichoto, tourna-mai Tembrasso is aplau- 
dimen de tduti. 

Lazarino de Manosco dis un quatrin poulidet, Monn6 canto lis Es- 
lello d'Aubanel, e C. Ri6u, lou flame cansounejaire poupul&ri, dis 
uno cansoun nouvello que t6uli i'ajudon au refrin, e que li chatou- 
nosoun trefoulido de l'ausi, e fapound aquelo d6u Bouscatie' que 
touti sabon decor. 
Jan Monng brindo i Reino de B6uta : 

Di Baus, sus li rouino giganto 
Que dou Passat porton lou sen, 
Uno clarour beluguejanto 
luei, trevo encaro lis arceu : 
Lou Terns, de sa daio ferouno, 
Au garagai noun pdu buta 
Lou rai celestiau que courouno 
Lou front di Reno de Beuta ! 



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yo Lou Felibrige 



Sus nosti draio ablasiganto, 
Pa toujour lou cant dis auceu 
Que sa musico flamejanto 
Emporto l'amo vers lou ceu ; 
Au-dessus de ndstis androuno, 
l'a 'no soubeirano clarta 
Que vers lou Beu nous esperouno : 
Es Hue di Reino de Beuta ! 

E quand lou desrei nous aganto, 
Que noste cor es a mousseu, 
Pa piei l'estello clarejanto 
Qu'ensigno lou port au veisseu ; 
l'a li flour di graci tendrouno 
Que Dieu meme a vougu bouta 
Coume uno divino courouno 
Au front di Reino de Beuta ! 

MANDADIS 
Se fa que l'amour, o Barouno, 
Que doune l'inmourtalita, 
luei, que l'amour nous encourouno, 
lc£u hive i Reino de Beuta ! 

H. Combalat-Roche btki a l'esp&r d6u Felibrige e canto sa gra- 
ciouso cansouneto d<3u Souleu, e lou Capoulte douno la paraulo a 
Na Marto Mistralenco, que dis : 

« En aquesto ouro souleiouso, ounte mai d'un felibre evoco l'idea- 
« lo vesioun di princesso di Baus, qu'an begu a b&l &me li sen tour 
« d'aqutfsti colo, permetes-me, a ieu, d'aussa la coupo vers uno 
« pauro vi&o que degun bessai ie penso. 

« A la maseo di Baus, que d'aquesto ouro nous espincho p6r uno 
« asclo d6u Trau di Fado ! a Taven, la bono vieio que fagu6 la man, 
« pecairel is amour de Vinc&n p&r Mireio la Oavenco ! 

« Entendteu fa 'no passado, un brave ome que diste, en arregar- 
« dant alin dardaia lou souleu : D'aquest moumen la vieio danso ! 

« Eh ! voul&s pas que danse, la vieio d6u Valoun d'lnter, en ve- 
« s&nt la Prouv^ngo reflouri toujour jouino sus aquest plan de 
« Casteu ? 

« Uu brinde a Tesperit inmourtau de la terro maire, que trdvo, 
« fantasti, sus li mountagno di Baus ! » 




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Lou Felibrige 7/ 



Na Marto Girard dis, enVun biais requist, la legendo de la Bello 
d'avoust, de Mistral ; Felis Gras canto lou RH En Peire ; lou 
jouine mossi de la Mar, Alban Coffinieres, dis li regret d6u felibrc 
de Tamaris, soun valent paire ; Pau Arene canto si coublet d6u 
Vin prouvenqau ; Grabie* Perricr, sa Goutoun ; F. Dezeuze, La mer- 
lusso, e C. Ri<hi, lou Midu Roubin ; Jullien, un jouine de TEscolo 
d6u Lioun, traisde flour i bellis Arlatenco ; Louis Roux, un m6ssi 
de la Mar que fara 'n felibre de la bono, dis soun Poutoun a Mistral 
eraai soun beu Pantaiage, qu'es un regale de Pausi e que Pa ga- 
gna uno couralo brassado d6u grand meslre Frederi Mistral. 

Per claure aquelo sesiho memourablo, Mistral canto Magali, e 
Marius Andre* declamo La Coumtesso : 

Ah ! se me tabien entendre, 
Ah ! ie me voulien aegui !.. 

E, dins lou treroount rouge, embrasa, per saludali darrie* raid6u 
souleu de Dieu,uno farandoulo raoustro se nouso e se debano sus lou 
Plan deCasteu, dins li rouino espetaclouso que tresanon : Pestendudo 
inmenso que s'estalouiro i ped d6u castelas se n'esm&u e respond 
magnifico, k l'inne fier e majestous que mounto de t6uti li cor vers 
PEstello que, mau-grat vent e lempesto, meno lou Felibrige k soun 
pountificat. 

La fe qu'aven dins n6slis amo, dou mai vai ddu mai es forto e r^n 
Pesbrandara ; e lou terns, qu'esbre'uno li viei castelas, noun Pem- 
brecara, de-segur. 

Ero, aco, Pesper e la vesioun esbteugissento que nouscaressavo 

quand davalavian vers LouParadou, en vesent lou ceu tout estela, 

e li felibre que dins si brande fouligaud, la man dins la man di gentis 

ariatenco que, trefoulido, venien de la festo, largavon dins Pazur si 

cansotin galoio e soun rire divin : cansoun e rire que Tamo di prin- 

cesso di Baus bevie* ansin qu'uno melico deliciouso. 



Jan MONNfi. 



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DISCOURS DE SANTO-ESTELLO 



Es vuei lou grand jour, lou jour dis Alleluia !.. 

Es vuei que, sus aquesto roco, davans li rouino 
grandassod6u Castelas baussen, ounte li baroun di 
Baus, segnour de Marsiho, prince d'Aurenjo e pou- 
destat d'Arle, segnourej^ron l'armo au poung e 
l'estello au front; es au brut de la musiqueto di 
grihet — que mounto dis 6uliveto flourido e di 
blad que nouson dins la planuro, es dins l'embau- 
mamen di lavando, di roumanin e di genfesto d'or, 
que vuei lou Felibrige, amo di nacioun latino, cou- 
muniara a la Coupo versanto. 

Es vuei que lou Felibrige mounto a soun poun- 
tificat. Arregardas d'amount, arregardas d'avau , 
d6u levant, d6u pounent : de pertout 6ufai fl6ri ! 
Eieu vese erne joio, arramba k Tentour d'aquesto 
taulo freirenalo, lis ardent patrioto de Lengad6, li 
fi6u ardit de Marsiho, lis ome voulountous e franc 
dela Gavoutino. leu vbse partejalou pangoustous 
d'aquesto taulo entre lou cantaire de MirUo qu'ilu- 
mino toutde souneng6ni,e n&utri li simplis 6ubri6 
de la rimo, que fugu6n li p&uri labouraire de la 
terro o li minabli roump6ire de trescamp. I6u v6se 
qu'a la taulo felibrenco t6uti li s6ti soun egau pdr 
aqu61ique porton Taureolo d6u poufeto, e me dise : 
Ac6 vai ben! ac6, esla marco del'unioun que nous 
r6nd fort, ac6, es la marco de la voulounta unenco 
que nous meno vers lou le de nosto Causo sublimo . 



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Lou Felibrige 75 



E ac6, t6utilou v6son : de liuen coume de pres, 
aqu61i que penson eque noun an la telo is iue,aqu6- 
li que regardon plus aut que lou fourfoui di foulo 
se disputant au jour lou jour lou courchoun de pan 
de la miserablo vido o la glouriolo fausso e vano 
di triounfle mesquin di paitit, aqu6li s'avison que 
lou Felibrige mounto, grandis e vai, siau e segur, 
vers soun Estello di ski rai, esbrihaudanto amount 
au plus aut dins l'azur de TAveni ! Aro s'avison que 
li Felibre noun soun la pichoto counfrari6 de tou- 
caire de tambourin, farandoulant crentous, belant 
coume d'agn^u perdu, sempre vira vers lou passat 
e pren^nt la fausso draio que li remenarie 4 r&ire 
dins la niue de l'6ublid. Aro, aqu61i que penson 
veson que lou Felibrige, se sach^nt en terro libro, 
vai en avans, camino em6 li siecle, e dins la grando 
cavaucado de l'Umanitaeu ^orto Testendard dou 
B6u e de la Civilisacioun. Aro s'avison qu'es eu 
lou greu que regreio, es 6u Tamo viv6nto, es 6u 
lou Verbe di nacioun latino que fan lume au moun- 
de desempi&i tres milo an. 

E se Joulume de la Civilisacioun — e p&r nautre 
civilisacioun v6u dire culte d6u B6u dins l'ideau e 
dins la naturo — se soun flambeu noun s'es amous- 
sa dins li si6cle de niue dis age mejan, n'es-ti pas 
ndsti reire li Troubadou que n'en mantengu6ron 
la flamo vivo, qu'entre-tengu^ron lou recalieu d6u 
fougau de la pouesio ? N'es-ti pas sus li terro de 
Prouvenfo, de Lengad6 e d'Aquitani quecantavon 
Rimbaud de Vaqueiras, lou pichot jouglar di prin- 
cesso, Bertrand de Born, superbe cavaucaire, Ber- 
natde Ventadour, lou tfendre amant, Pfeire Vidau 
Taloubati, P6ire Cardinau di servent6s, Guih6n de 
Tudelo, Tepique, e Matfre Ermengaud, lou precur- 
sourde Dante ! E tant d'&utri que si cor amourous 



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74 Lou Felibrige 



bron autant de vas ounte s'espandissi6 la flour d6u 
Gai-Sab6. Alor la Prouvenfo, alor lou Lengadd, 
alor TAquitani eron lou front dou mounde ! Alor 
nosto bello lengo d'O hto la lengo universalo di 
court e dicast^u e di chivaliede la guerro e d'aque- 
li de l'amour. 

E n&utri li felen d'aqu&i dieu, li fi6u d'aqueli 
terro, nautri lis ome d'aqu61i nacioun, 6ublidarian, 
leissarian s'esperdre aqueu bfeu lengage, qu'em6 
v6sti graci, Midamo,soun la marco de nosto rafo? 
N&ni ! sian fi&r, sian ourgueious de ndstis aujdu, e 
voul&n que la Fran90 en quau nous sian baia de cor 
e d'amo, sache b6n que sian pas d'enfant de res ! 
Voulen que dins nosto grando famiho franceso 
nous apellon de noste noum ! 

Arrfeire li traite, arreire li tucle, arr&re li testou- 
las,que voudriennous faire passa souto Taplanaire, 
qu'atrouvarien nosto estello trop esbrihaudanto, 
que voudrien nous faire musa dins li quer^lo di 
partit ! 

En avans lis ome! En avans li Felibre ! Aro, 
eilamoundaut, soun quauquis-un, e di mai aut pla- 
5a dins lou gouver, que coumprenon que la vido 
de la prouvin90 fai la vido de la Franjo, que 
la prouvin^o forto fai la patrio pouderouso, e 
alor parlon de nous restitui ndstis Universita, 
parlon de faire revieure proun liberta coumunalo 
aboulido per uno centralisacioun brutalo ; deja 
ves&n que nosto lengo, antan coussejado coume 
uno marriasso dis escolo e de pertout, vuei es acu- 
lido dins Tensignamen coume un outis precious e 
n'es recoumandado p6r li soumita de PIstitut. Au- 
jour-d'uei Moussu lou Menistre de TEstrucioun 
Publico a prouclama autamen soun amiracioun 
p6r la causo felibrenco en nous semound^nt la 



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Lou felibrige 75 



souscripcioun ufanouso d6u gouvernamen de la 
Republico au mounumen de noste bon e regreta 
Roumaniho, lou foundadou d6u Felibrige. E, pe- 
caire ! es pas sis 6upinioun poulitico que i'an vaugu 
aquel 6umage. Nani! L'ome eminent, Taut esperit, 
lou Menistre letru que preside* vuei icauso di B&us- 
Art, noun s'es leissa avugla phv la neblo espessasso 
de la poulitico, e a vougu rendre 6umage au foun- 
dadou d6u Felibrige, au poueto poupulari de Prou- 
vfen90. Felibre, Felibresso, ac6 marco l'aubo d6u 
triounfle. 

Se demouran uni p6r apara nosto lengo contro li 
reguignado d*aqu61i qu'an la cervello engipado, se 
saben apara n6sti mounumen contro H archit&te 
que noun sabon basti que d'envans e de remisasso 
e contro lis engeniaire que noun sabon traire que 
de pont k bouteu ; se sab6n, o g6nti Prouvenfalo, 
vous engarda di raubo k parabandoun e di capeu k 
terreirdu,a douire e k banasto que vous mandon de 
sabe pas mounte ; se sab6n vous counserva lou riban 
que nouso v6sti peu coume aqu6li de la Venus an- 
tico ; se sab6n counserva dins lou cor, dins Tamo 
d6u pople prouvenfau aqu6u rai de poueslo que 
lou fai soubeiran sus t6uti lis autri pople de la terro ; 
se sabfen nous apara t6uti contro la traito rasadoui- 
ro de Tunifourmita, auren sauva la patrio 1 

Adounc, en avans t6uti ! Patrioto, Felibre, Feli- 
bresso, vosto paraulo es uno espaso, voste dre es 
Taubre flouri de la liberta, vosto cansoun eslou 
pan de la vido, vosto pouesio eslou paradis sus 
terro ! 

A Tunissoun canten lou saume d'amour ! Deman 
cantaren Tinne d6u triounfle. 

Felis GRAS. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



pRouviiNgo 

Lou Petit mar set Hat's, dou 23 de jun, douno uno letro d'A. Marin en 
responso a 1'article de la Cornemuse dou 15 de jun, intitula : Vwe la 
decentralisation ! Moussu j. Gautier, emai fugue pas felibre, soustenie 
dins aquel article que la toco dou Felibrige es proun auto e bello sen- 
so i'apoundre la poulitico. L'ideau di jouine : la Federacioun di prou- 
viftfo franceso, acd 's soun dre de ie teni mai-que-mai e de se groupa 
per que porte flour e que grane; mai. de 90 que tcuti li felibre aplaudis- 
son a l'enavans di jouine, aco v6u pas dire que lou Felibrige deu beisa 
pat in e deveni uno assouciacioun poulitico. Noun, la poulitico adus la 
bourroulo, la poulitico dis : quau me fai contro es moun enemi ; dins 
lou Felibrige fau ges d'enemi, e soun deve, se vdu ague vido, es de se- 
gui sa lei, es de restadinssa rego e de garda pereu soun ideau qu'es la 
decentralisacioun artistico e literari, e de travaia, senso relambi, a 
Tunioun dis ome de cor di raco latino, per ajuda a l'unioun di ra^o. 

Lou jour que lou Felibrige sourtira de sis Estatut, per durbi li bras a 
la poulitico, aqueu jour la poulitico l'estoufara. 

La lei feHbrenco porto que, dins lis acamp felibren, touti li questioun 
poulitico e religiouso soun enebido. E d6u plus aut au plus pichot, 
touti li felibre devon lou respet a la lei felibrenco. Aqueli qu'an lou dre 
de parla au noum dou Felibrige e subre-tout aqueli que prenon^queu 
dre senso que res i'ague douna, an lou deve de pas P6ublida. Mai, piei, 
persounalamen, e en foro dis assemblado felibrenco, cadun es libre de 
segui la draio que ie ven mies a biais, de parla coume fagrado, e de 
s'afiha au group que perseguis I'ideau de si pantai. 

Se la Soucieta felibrenco de Paris a proutesta apres la declaracioun 
que li jouve federalisto legigueron au banquet douna au Capoulie En F. 
Gras, es pas, segur, contro li persouno que buton aquelo ideio, mai, 
per ben significa e marca que voulie pas durbi sa porto i questioun 
poulitico. 



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Lou Felibrige 77 



1 Baus, uno pichoto manifestacioun s'ero ourganisado, au noum dou 
group federalisto, per veire se lou Felibrige sarie plus eisa a-n-embre- 
ca que la Soucieta felibrenco de Paris. Li capo dou Felibrige an leu-leu 
vist lou dangie que i'avie per la Soucieta de leissa dire, coume aco a 
pas manca, que lou Felibrige enregavo la nouvello draio que Ii jouve 
ie marcavon e que li viei, tout just bon per rascla li jambougno e s'e- 
nebria di tu-tu-pan-pan dou tambourin, gardarien l'ase e que se n'en 
parlarie plus. 

E ves-aqui que lou bureu counsistouriau. esmougu de tout ac6 e 
dou resto, a redigi la coumunicacioun seguento : 

c Nous an di que quauquis-un s'eron escalustra, au poun de visto feli- 
« bren, di visado poulitico dou discours de M. Andre e qu'avien vist aqui 
c uno vioulacioun de l'Estatut. Mai es bon d'ousserva que 1'ouratour, 
c que n'a parla dou resto qu'au noum d'un group, a parla aqui dintre 
« en stsibo publico, ounte, segound l'usanco de touti li set an, felibre 
c o noun felibre, cadun pou leva lengo sou to sa respounsabileta, e l'As- 
< souciacioun noun p6u, en counsequenci, estre engajado en ren per lou 
€ dire de quau que fugue, voulent, EIo, resta coume toujour, estran- 
« giero i questioun de religioun o de poulitico courrento. » 

Mau-grat lou dire d'aquesto nolo, afourtissen qu'es pas poussible, e 
l'Estatut es clar a-n-aqu^u prepaus, que, meme dins li reunioun pie- 
micro, cadun posque leva lengo sus la poulitico o la religioun, quand 
sarie meme souto sa respounsabileta. En 1878, a Mount-Pelie, per li 
grand Jo Flourau, Roumanille brinde au Papo, e i'ague 'n escaufestre 
d6u f56 de Dieu entre Ii taulejaire. E ac6 se coumpren, s'ero perm 6s a 
Pun de crida : vivo lou federal isme, a Tautre ie sarie pas defendu d'aus- 
sa 1ou got per la guiboutino o per li chricau, e alor sarte plus uno 
acampado freirenalo, mai uno troupo de gent aloubati que, quand au- 
rien plus de resoun a gasta, aurien li got, li boutiho e li cadiero a se 
traire a la testo : cari'a ren qu'enfuroune e qu'avugle mai que la pou- 
litico e li questioun religiouso. 

Clauren aquesti rego per la declaracioun que lou Capoulie" nous a fa- 
cho en nous pregant de publica la noto counsistourialo : 

c Fau que touti sachon que degun dins l'Assouciacioun es engaja 
c per li declaracioun que se soun facho a Santo-F.stello e que lou Feli- 
c brige dins l'aveni, coume dins lou passat, batra dins ges de draio 
c poulitico. » 



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j8 Lou Fehbrtge 



Eviraren fuiet sus d'aqueli paraulo autourisado qu'apasimaran,n'en 
sian assegura, li bon felibre que, sen so douna i causo mai d'impourtenci 
que 90 que n'an, s'eron encalustra erne resoun de la pichoto manifesta- 
cioun federalisto di Baus e dou brut que i'an fa a Pentour. 

— La Soucieta felibrenco de Paris a tengu sa festo lou iode jun, sou- 
tola presidenci d'E. Zola. M.Charraire, maire de Sceu?, aculis a la garo 
erne soun bon biais coustumie, la troupo galoio que li fanfaro, musico 
e poumpie escorton dins li carriero. A l'entour dou mestre escrivan 
se remarcon li majourau S. Michel, lou gent president de la Soucieta ; 
Maurise Faure, P. Arene e P. Marieton ; li manteneire A. Marin, Gardet, 
Blavet, e piei Messies Jan Bayol, Clovis Hugues, P. Laffite, Paladilhe, 
E. Foures, L. Bres, A. Tournier, Lintilhac, Grivolas, C. Maurras, Bou- 
douresque, Rene de Saint Pons J. Amy, B. Bonnet, Hebeit, Dechaux, 
lsnardon e d'autre que si noum nous escapon. Davans I'oustau de FIou- 
rian es M. P. Laffite qu'a pres la paraulo, e piei l'on es ana au jardin 
de la gleiso que se i'aubouro lou mounumen de Flourian e d'Aubanel. 
Aqui davans lou buste de Flourian, es En Sextius Michel qu'en un sou- 
net requist fai Teloge de la vilo de Sceus. Elio Foures dis de vers en 
ounour d'Aubanel, Clovis Hugues larpo piei uno improuvisacioun re- 
gouiranto de patrioutisme e madamisello Prevost-Roqueplan em6 ma- 
damo C. Hugues courounon de roso It buste de Flourian e d'Aubanel. 

A tres ouro se duerb la sesiho di Jo Flourau dins la grand salo de la 
coumuno. Lou maire de Sceus fai la ben-vengudo i felibre parisen 
em'i Cigalie ; En Sextius Michel legis dos despacho que ie venon de 
Prouvenco : l'uno de Sant-Roumie que dis : La Rhino e lou smdi de 
Trouven^o mandon a Vacamp felibren si coumplinun courau. E l'autro 
d'Avignoun, de noste Capoulie : Lou Felibrige sa/udo , aclamo tporto 
en triounfle Emtio Zola ftiu de Prouvenpo, grand mestre de la literatu- 
re) franct so, president^ vuei, I i festo de nosti/raire li Felibre de*Paris, 
Vivo VrouvenfO ! e subre-tout vivo la Franco I 

En S. Michel, a pres quauqui paraulo enauranto, passo la paraulo a 
M. Zola, que per sa dicho enfioco Tentousiasme de touti. Clovis Hugues 
dis piei de beu vers en ounour.de Zola, e n'es M. Lintilhac, que ven 
faire soun raport sus lou temo : Di trapo qu'a leissa lou paganisms 
dins lou M it jour de la Franco. 

M. Jan Bayol debanoen seguido lou raport sus lou councours en lengo 
d'O. 



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Lou Felibrige 79 



E piei, is aclamacioun de touti, se jogon quauqui tros de l'opera 
Toiofa, tira dou poue.no de noste Capoulie per Jouse Gayda. Severin, 
lou mime renoumena, erne madamisello Dowe, dounon uno pantou- 
mimo de P. Arene : Estello e Nemorin. Canton piei e declamon MM. 
Gaydane Castel, li damisello Sasano Corot, Louiso Giannini Beauprez 
de rOudeon ; MM, Bringer ejame Vilior, e moussu Juli Bonnet debito 
de fablo de Bigot. 

E dins lou pargue, que se remembro encaro d'un oumage a Rou- 
manille, que noste ami lou mestre en Gai-Sabe Ernest Chalamel, tra- 
sie l'an passa en ounour dou Capoulie regreta ; dins aqueu pargue su- 
perbe, que restountis encaro di boufounado bretouno largado en ou- 
nour de meste E. Renan, parai M. Juli Bonnet? uno Court d'amour 
s'ourganiso. Madamo Balet e M. Clovis Hugues dison de vers; lou 
valent Vitou Delberge, direitour dou Calel de Vilo-Novo-sus-Lot, en 
parla d'Agen, dis uno pouesio mai que galanto e lou gent mantenei- 
re Gardet, cm'un biais esquist viro quauqui vers en ounour di damo. 

Au banquet se brindo e se canto : A. Marin gagno li joio erne si 
Tescadou Sant Janen e Louis Bres, dins uno charradisso esperitalo fai 
li gramaci de la Soucieta di felibre parisen au valent escrivan qu'a ben 
vougu li presida. A pas fini, qu T uno cridesto s'aubouro e mounto dou 
pargue e di carriero : la Tarasco ! la Tarasco ! e zou ! tduti davalon, 
e au son dou tambourin dan son la farandoulo a l'entour de la Viho 
(Masco que jito de fid di narro e que reguigno. 

Ves-eici lou paumaresdijo Flourau di felibre de Paris. 

1 . COUKCOURS L1TERAR1 

A. — Di traco qu'a leissa lou paganisms dins lou miejour de la 
Franco. Pres dou Menistre de l'Estrucioun publico : 

Premie pres tx-equo : Anfos Michel, felibre majourau a Marsiho, e 

Fernand Troubat, manteneire a Mount-Pelie. 
Segound pres : Leopold Bertrand, en Ales. — Mencioun : Pau 
Constant, a Cassenuei. 

B. — Cansoun erou'ico en lengo d'O. 
Premie pres : Felis Lescure, felibre a Greasco. 

Proumiero mencioun : P. Cheilan, felibre a-z-Ais ; segoundo men- 
cioun : Pau Roman a-z-Ais. 

C. — Lou mes de janvii, sounet en lengo d'O. 

Premie pres : Fernand Troubat ; segound pres ix-cequo : Pau Gour- 
dou, felibre en Alzouno ; Dayma, gardo republican a Paris ; Marius 



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8o Lou Felibrige 



Bourrelly, felibre majourau a Pourcieus ; tresen pres : madamisello 
Louisa Ouradou, a Brassa ; Gal, a Valenco ; Bonnefoy-Debais, a Paris. 
Proumiero mencioun : Enri Bigot, felibre, a Carpentras ; l'abat Aber- 
lenc, a Cendras ; segoundo mencioun : Miqueu Camelat, a Arrens ; 
Ougeni Long, a Fuveu ; P. Cheilan, a-z-Ais; Ougeni Guillaumou, a 
Paraza (Audo). 

D. — Cansoun plashtto en lengo d'O. 
Premie pres : Marius Bourrelly, a Pourcieus. 

Segound pres : Leon Rozier, felibre, a Sant-Jan-dou-Gard ; Maurise 
Joret, felibre a Sens. Proumiero mencioun : F. Benoit, a Cers (Erau) ; 
Ougeni Long ; Lucian Duluc, a Ceto. Segoundo mencioun : Ougeni 
Guillaumou. Tresenco mencioun : Maurise Girard, felibre a Valauris ; 
Aufred Rottner, a Cournonterral ; Miqueu Camelat, a Arrens. 

E. — Nouvello {proso) en lengo d'O. 

Premte pres *x-aquo : Juli Gal las, a l'lslo-sus-Sorgo ; Frederi Estre, 
manteneire de Prouvenco, a Remilly. Segound pres ex-ctquo : Jouse 
Chevalier, felibre, a Marsiho ; Fernand Pigot, felibre, a Capestang. 

Proumiero mencioun : Aguste Gautier, felibre, a Marsiho ; segoundo 
mencioun : Bonnefoy-Debais, a Paris ; tresenco mencioun : Carle 
Martin, a-z-Ais; quatrenco mencioun : Frances Jouveau, a Ceto. 

II. COUNCOURS CLASS1QUR. 

A. — Revira en lengo d'O dous tros de la guerro gale so de Juli 
Cesar. Pres : Ravous Mistral, escoulan d6u coulege de Carpentras. 

B. — Laglan $ la coucourdo, a revira en proso. 

Premie pres : Justin Vincent, escoulan de l'Escolo regiounalo de 
Mount-Pelie. Segound pres: Pau Jou vent e Blanc, touti dous escoulan 
dou coulege de Carpentras. Mencioun : Jan Batistin Clamous, Peire 
Cardon, Laurent Ganteaume, Enri Mistral, touti quatre de l'escolo de 
lacarriero de l'anfitiatre d'Arle. 

111. COUNCOURS ART I ST I. 

Musico. — Brinde a la luno % de Pau Arene. 
Premie pres : Guilhem Bourne 1, a Mount-Flanquin. 
Segound pres : Albert Normand, a Paris. 
Proumiero mencioun : Gavaudan, felibre, a Sorgo. 
Segoundo mencioun : A. Fruchier, felibre, a Ceto. 

tAu numero venent, It novo dis hutri cMantenhtfO. 

Lou Qerent : Jan Monn*. 

lmprimerie L. DUC, 11, rue ChMsagnolle, aux Lilas, pres Paris 



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CROUNICO 



Disien-ti pas que l'aubre eroartisouna, e que lou ventde tempesto 
que ie boufavo contro, devie eoucha per sou lou pege emai li brarico 
quavien, a passa terns, douna tant superbo llouresoun e tant bello 
espandido? 

Quant nYa-ti pas de journau, dins aqut'sti darrie* terns, que fan ca- 
va sonn cms, per la plumo de quauqui marrit nesei, ronsiga d'ourguei 
e boudenfle de verin, que, jalous de noun pousque davera la bran- 
que to dis auceu, a grand cop de destrau, s'enfurounon contro Tau- 
bre ? Pechaire ! ie* tan autantd'einbrecaduro que co que la serp d6u 
coumpaire Lafon n'en fasie* contro la limo... De-longo, — e mau- 
grat tout — Paubras estend si rampau e gagno sempre en forvo 
e en beuta: nosto terro ie" pourgis lasabo; noste souleu ie douno 
viclo, ede noste amour ie* ven aquelo vigour magnifico, aqueu creis 
soubeiran, qu'espanto nostis enemi e coumoulo de gau n&stis amo. 

Li rampau de l'aubre felibren s'espandisson qu'es uno bcnedicioun : 
darrieramen, ero a Narbouno, que se groupavon li valent, a Ten- 
tour d<5u majourau En Achilo Mir e que se coustituissien en Escolo 
d6u Felibrige. V Escolo audenco a desplega lou drapeu de Santo 
Estello esubran, unotroupo de cantaire , uno farandoulado de fe- 
libre s'es aubourado per se ie" rambla a Tentour. 

Dins li campestre limousin, souto Taflatdtiu majourau EnJ6use 
Roux ede L. de Nussac, qu'an fieramen batu la rampelado, ves eici 
que tourna-mai, uno tiero d'ome de cor, de patrioto amourous de sa 
lengo, nous dounon gentamen la man, s'afreiron erne nautre per 
lamour de la pichoto patrlo, e formon V Escolo limowino, qu'a per 
patroun lou grand troubadou Bertrand de Born. 



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82 Lou Felibrige 



Em'aco, iuei, dc la part cI6u coumitat establi per la coustitucioun 
de YEscolo moundino, nous arribo, signadi noum valent di majou- 
rau L. Savie* de Ricard, Ant6ni Perbosc, e de Prousper l'Esti&i, Juli 
Moummeja, Aguste Quercy, Felician Court e Louis Vergnes, aquest 
rampeu mai que flame : 

Toulouso, 26 de julhet de 1892. 

Brave Counfraire, 

Es per vous soumetre uno ideio que, sigur, vous agradara que 
prencn la permessi^u de vous manda aicesto circul&rio. 

Troubals pas qiTes pla triste que, subre nostro terro d'Oc tant 
agradibouloe tant poutounejado pelsoulel, la vertadicro lengo mai- 
ralo toumbe, cado joun, dins le debrembie' ? 

Desempei Goudouli que la fasquet tinda coumo sabets, es k prou- 
peno s'aben agu un ou dous troubaires de prumiero marco per nous 
bremba que — se vouli6n — les Francimands nous fari6n pas la nico. 
M£s, gar'aqui! Cal voule ! Fa mai de vintansque le Felibrige sau- 
tant le Hose, s'acaminet ves Mount-Pelic\ e, le mes passat, fasqu&t 
uno pichouno traucado dins la Ci^utat de Garcassouno. Ac6 n'es pas 
prou.Coste-que-coste, i cal planta sa bandiero espetaelouso dins la 
capitalo de nostro prouvin^o. 

Aben pensat & vous per nous ajuda k pourta la lux felibrenco subre 
les bords de la Garouno, e, d'aqui, l'espandi e la fa aima dins tout 
le Lengodoc, coumo es espandido e aimadodinstouto laProuvenco. 

Quno pietat! Toulouso, Toulouso-la-Roumano, reino de lascteu- 
tats miechjournalos e antic centre liter&ri, vei, abuei, soun flam atu- 
dat, e i damoro, ai ! las ! que la remeuibranoo de soun bel passat e . . . 
les Manteneires de sous Joes Flourals qif an foro-bandit senso ver- 
gougno de lours acampados de Mai, la lengo tant caro as Set Trou- 
baires e k dono Clamen(;o ! 

Ac6 pot pas dura mai. Tant que le grand Foures cantabo, sous- 
caben pas gaire^ tout aico. Alavets— coumo al terns de Goudouli 
e de Jansemi — le Miechjoun s'acountentabo d'escouta, estabou- 
sit de plase*, sas trobos meravilhousos e brounzinairos autant-e- 
mai que de cigalos. Mes aquel M6stre es morl just al moument ount 
puntejabo Talbo de nostro Renaissenco. 

Esque ladaissaren s'escoundre, aquelo Glorio del nostre terra- 
dou que s'es levado coumo un autre soulel per enlugra les chots 



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Lou Felibrige 83 



qu'airaon tantrescuresino?Nani. Cal qu'uno colo noumbrouso de 
valents Lengodoucians s'adreiten per Fapara fort-r>-mort ! Sarets 
d'aquelis, brave Counfraire, e VEscolo Moundino troubara siguro- 
men en vous ajudo e colauracteu. 

Mentretan, uno Escolo felibrenco sense un ourgane sario pla pauc 
de causo, per pas dire res. Al coustat d'elo, voulen un journal afougat 
que semene la bouno grano demist le Pople e fasque clareja dins 
nostro encountrado TEstello as set raisses. 

Aco sara la missidudel Lengodoucian que, espelissent le diinen- 
ge de cado semmano, gaujous coumo uno lauseto, fara ressounti la 
lengo d'Oc, de Mount-Pelie* junquos a Bourdeus ! 

Esperan al pus leu vostro counsentido e vous pregan de crese a 
ndslris milhous sentiments de counfraternitat. 






Zou ! z6u ! que nostis ami de Toulouso e dis alentour s'arrambon 
vers lou Coumitat, que mandon sa counsentido au secret ari, 4, car- 
riero de Roundo di Presoun, a Toulouso, e que lou 14 d'avoust, 
dips la proumiero acampado, VEscolo moundino fugue foundado e 
que fugue decidado per£u la publicacioun d6u Lengodoucian, e que 
la lengo d'Oc restountigue de Mounl-Pe lie" junquos d Bourdeus. 

E lis amaire de la lengo de-longo fan ereis, e de cantaire melicous, 
sempre e sens fin, apoundon sa noto armouniouso au grand councert. 

Li terro soun faturado, lou gran es semena, mounto, espigo, 
grano, e lou sou leu dauro la meissoun, e lou segaire canto en toum- 
bant la bloundo ttiusello e en estremant si garbo, que n'en giscla- 
raderaissod'or. 

Mai, las ! quand nTa que, pechaire ! toumbon ensuca, em'un gai 
refrin i bouco, s&nso ague* pouscu liga sa garbo, e que la douco can- 
soun que li bressavo, e que lou refrin bresihaire qu'endourmie* sa 
doulour e li soustenie dins li lucho de la vido, em'gli davalo au 
cros. Eres, ni disteu, ni dis ami, s'esmouplus perculi li flour qu'a 
semenado, p£r counserva, en piouso remembranco, aque'licansoun 
qu'an fusa de soun amo, aqu^li desbord qu'an giscla de soun cor 
regouire. 

Davans d'aqu^u cros qu'aclapo lou felibre e si cansoun, uno tris- 
tesso nous a souv&nt pougnegu lou cor, e nous sian demanda se 
f aurie pas quicon a faire. 



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84 Lou Felibrige 



D'abord que Ton se groupo percanta li glbri de la patrioeper 
sousteni Hdeio felibrenco, per-de-que Ton se grouparie* pas per gar- 
da la piouso remembranqo ill morl, d'aqueli que, pechaire ! parton 
per Tautre mounde senso leissa 'n pata de clau, e que sis obro soun 
per ansin destinado k l'6ublit. 

Aven soume*s aquelo ideio en qu&uquis ami, que nous an viva- 
men acouraja de la pcrsegui, e, iuei, venen vous dire, o beus ami 
de Die*u, de nous ajuda per soun coumplimen. 

Touti aqueli que voudran se groupa 'me naulre, per i'obro de la 
remembranco, an que de nous avisa. Que nousdigon lasoumo que 
ie* sara agradie*u de semoundre au coumitat coustituT per reeaupre 
li counsentido. Lou mens que se posque raii'e,esde prene fengaja- 
men de souscritfure per un eisempl&ri de touli lis obro que lou cou- 
mitat publieara c que lou pros n'en sara fissa qu'& flour e k mesuro 
de Festampage. 

La proumiero obro que dounaren, en tre qu'auren proun sous- 
criveire per aco, sara: Lou Libre de maun cor , d6u felibre Firmin 
Marin, que ven de mouri k Frejus. 

Zou ! que noste rampeu Fugue entendu e que resclantigue iquatre 
caire d6u Miejour. 

Jan MONNE. 




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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfcNgO 

— L'academi dis Escripcioun e Belli letro ven de decerni lou pres de 
i ooo fr. founda per Tcncou raja men de la publicacioun di pouemo en 
viei frances, au majourau En Leoupold Constans, proufessour a la fa- 
culta di Letro d'Ais, per si dous voulume entitula : Le toman de 
Thebes. 

— La lengo prouvencalo de mai en mai es en favour. A Marsiho 
se fai pa 'no festo de soucieta, se douno pa 'no sesiho literari e mu- 
sicalo dins lisoustau de la bono, senso que i'ague sa placo. Lou 12 de 
jun es esta 'n beu jour per elo : M. Jouse Mathieu, lou gent secretari 
de la Chambro d6u Coumerce, au festenau di Sauveteurs du Midi, a fa 
rire tout lou mounde erne si fini galejado en parla marsihes ; lou me- 
ge Baudouin s'es fa aplaudi qu'es pas de dire, em'un brinde galanten 
nosto parladuro, qu'a poulidamen debana a la soucieta de la Santo 
aliattfo ; lou vespre, encd de meste O. Barreme, lou valent souto-ca- 
biscdu de PEscolode la mar, nosto lengo a pereu fa sa pi ego dins l'ate 
de la bello testo musicalo e literari qu'avie ourganisado e qu'a mai que 
benreussi. E, lou tantost dou memejour, a la coursode bidu, menado per 
loucelebre MazzantiniJ'entousiasme ero marca per d'esclamacioun prou- 
vencalo, ben tant que vous sarias cresegu en Arle o a Nime : se Tes 
meme ausi un proufessour de nosto faculta, amourous apassiouna de 
nosto lengo, que cridavo : li biou ! li bidu ! li ferre ! li ferre ! li vaco ! 
H vaco ! fai tira Marius !... e que sabe ieu. Acd marco pas que 
nosto lengo fugue a la veio. de s'esvali ! 

— Que disen... de s'esvali ? i'a-ti pas un autre journau ; Le Mondain 
a Marsiho, que prenent Teisemple dou Tlavard, ie fai galanto placo ca- 
do semano. Zou ! que n'en vengue, e longo-mai ! 

— Vai pareisse leu-leu, lou libre nouviau que Roumie Marcelin, 
lou majourau carpentrassen, fai esta m pa sus l>stiganco d6u maridage 
de sa chato, e noste brave ami bouto pereu la darriero man a-n-un 
autre voulume de si pouesio qu'aura per titoulet : li Mountagnardo. 



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86 Lou Felibrige 



— Lou 1 8 de jun, mounsegne l'archevesque d'a-z-Ais a benesi, 
dins la gleiso di Refourma, de Marsiho, lou maridage dou manteneire 
Savie* de Magaloun erne madamisello Giraudy, fiho dou president de 
la chambro di Noutari marsihes. Nosti vot courau i beu ndvi. 

— Lou majourau En Marius Bourrelly alestis, per pareisse dinsquau- 
qui mesado, un voulume de conte galoi, en vers prouvenfau, que 
sara bateja : lei Rato-pettado, e que sara dedica, a l'escrivan Emilo 
Zola. 

— Z6u ! que se n'en boute d'escripcioun prouven^alo ! En plen 
Marsiho, carriero di Fouceian, 1 3, a YObro de VEspitalita marsibeso, se 
ven de bouta 'no bello placo de mabre blanc, tmk de letro roujo, que 
dison poulidamen 90 que seguis, en nosto lengo : 

Retirado de nixu 
O voos qu'enid lou terns cati£u 
Barrulas, touti pensatteu, 
E noun sabes ounte ana jaire, 
Venes vous assousta, pecaire, 
Aqui, souto la man de Dieu. 
Eacobeu essigna: Frederi Mistral. 

— Li Jouve felibre federalist* venon de se coustitui en soucieta. 
Es moussu E.Chabrier, qu'es esta nouma president dela nouvelloassou- 
ciacioun, e lou manteneire F. Amouretti tendra l'estevo coume secretari. 

— Lou 25 de jun, es parti de Marsiho, per la Sirio, Ylraouaddy y di 
Messajarie maritimo, empourtant a Salounico uno graciouso chaloupo 
a vapour dou noum de Mirhio, que sort di chantie arlaten de meste 
Satre. 

— Lou 6 de jun, i'a agu un grand roumavagea IzCrous de Prou- 
vertfo, a la bello cimo de Santo- Ven turi. Es lou felibre-abat Holland, 
d'Ais, que lou menavo, e se i'es canta mai-que-mai de cantico prou- 
ven^au, entre li quau citaren : Prouvettpau e catouli, dou majourau M. 
Frizet. 

— Lou 8 de juliet li felibre de La/, a-z-Ais, an recoustitui soun bureu. 
En F. Vidal, es esta nouma cabisc6u ; S. Roman, souto-cabiscdu ; 
secretari, lou felibre de Bonnecorse ; tresourie, lou manteneire Chapolt 
Guillibert. 

Li tres conse elegi soun : Mounsen I'abat-felibre E. Roll and e mes- 
sies C. Martin e Gasquet. 



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Lou Felibrige 87 



— Lou 5 de juliet, li MardisUs an tengu sesiho, a Marsiho, souto la 
presidenci de la felibresso de la Crau, dono Lazarino Daniel. Lou fe- 
librc P. Coffin ieres i'a fa 'no counferenci sus Roumanille : i'a di de belli 
causo sus la literaturo prouvencalo e i'a legi quauqui peco de l'a u tour 
poupulari di tMargarideto entre li qualo : La cbato avuglo, e n'es esta 
mai-que-mai aplaudi. 

— Noste valent counfraire L. Foucard es a-n-Uriage, ounte fai proua- 
do erne si Pupatfi. 

— Lou cabiscou di Maren, P. Guizol, es esta nouma membre dou 
Coumitat de Pespausicioun que s'alestis a Madrid per celebra lou qua- 
tren centenari de la descuberto de 1'Americo. 

— Es lou chivau FtHbre % de moussu Teisset, qu'a gagna lou pres 
de la Rivihre i courso A'Auteuil, lou 27 de ]un passa. 

— E tourna-mai nous fau aplaudi noste brave Counseu municipau de 
Marsiho, que ven d'acult mai que favourablamen la prepausicioun que 
M. Vaulbert i'a soumcsso de douna lou noum de Fourtunat Cbailan, 
loucelebre e poupulari autourdou Gangui, a la pla^o de la Routoundo, 
a Marsiho, e de i'auboura a-n-aqueu rode, un mounumen, erne lou 
councours d'un Coumitat que se coustituirie per ac6. 

l'aura pa 'n felibre que noun felicite M. Vaulbert de sa valento 
iniciativo. 

— A la sesiho de Tacademi d'Ais, que s'es tengudo lou 8 de Juliet, 
M. de Sa porta, secretari, dins soun raport, a poulidamen celebra la 
memAri dou majourau J. B. Gaut; lou felibre C. Guillibert i'a di de 
vers prouvencau galant, e lou majourau F. Vidal i'a fa lou raport di 
presdevertu Rambot e Reynier. 

— Dous felibrihoun soun neissu en Arle, Jan Emilo Enri Day re, lou 
24 de jun, e Jouse Jan Batisto Jouve, lou 28 de jun. Nous fasen un 
plesi de benastruga lis urous paire. Zou / que vengue de meissounie, 
que li blad soun rous coume l'or, e que la meissoun es mai que bello ! 

— La Soucieta d' Esirucioun e d'Educacioun poupulari, a Paris, que 
lou valent Stefen Liegeard n'es lou president, ven de decerni a Folco 
de Barouncelli, baile de VAi6li, uno medaio, per lou recoumpensa de 
la voio que bouto a la direicioun e a I'espandimen d'un journau 
que lucho tant valentamen per lou sauvamen de la lengo prouvencalo. 
Aqueu triounfle fai ounour a Tescoulan emai au mestre. 

— Lou 16 de jun, a la Santo-Baumo, mai de 5 000 roumieu an 
anta e recanta lou cantico a Santo-Madaleno, que lou felibre-abat 
L. Spariat avie coumpausa per aqueu roumavage. 



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88 Lou Felibrige 



— Per decisioun d6u 4 de Juliet, lou Capoulie En Felis Gras a 
douna lou titre de Vice-Cancelie dou Felibrige au majourau En Jan 
Monne, secretari de la Mantenenco de Prouvenco. 

— La Mantenenco de Prouvenco tendra soun assemblado generalo e 
si JoFlourau d'aquest an en vilo de Manosco, aperaqui dins li darrie 
jour d6u mes de setembre. Dins Tate de la iesto, se celebrara la me- 
mdri dou manousquin T. Avril, autour d'un diciounari prouvencau- 
frances que s'estampe en Ate, en 1840. 

Uno circular! sara espedido en touti li soci de la Mantenenco per ie 
douna touti lis entre-signe necite, e noste numerd venent dounara pan- 
per-pan lou prougramo de l'acampado. 

— Lou Sendi de Prouvenco ven de nouma la jurado que deu ter- 
ceja li Jo Flourau mantenenciau de 189a. Li jura soun : li majourau 
Marius Bourrelly, mestre en gai-sabe ; Anfos Tavan, mestre en gai- 
sabe ; Frances Vidal, mestre en gai-sabe, e li manteneire : Paulin Gui- 
zol, cabiscdu ; Ougeni Barreme, souto-cabisc6u ; Aguste Gautier, se- 
cretari di maren e n'Anfos Bressier. 

I'aura a delibera sus 223 peco, que se coumpartisson coume seguis : 
13 pouesio lirico ; 59 poueslo lougiero ; 49 sonnet; 53 galejado en 
vers; 14 rouman, nouvello o conte en proso ; 18 galejado en proso ; 
7 dramo, coumedi, etc. 

— Sarian ben recouneissent i majourau prouclama en 1876, se vou- 
lien ben nous avisa dou noum qu'avien chausi per la Cigalo que lou 
Counsistori i'atribuissie. Aqueu rensign?men nous es utile per la pu- 
blicacioun d'uno listo di majourau, que voulen enseri dins noste Bu- 
letin. 

MORTUORUM 

— Sus lou mitan de jun, es mort i Peno, lou flame tambourinaire 
Louis Arnoux, que dins tant de councours avie davera li joio erne li 
ri6u-chieu-chieu de soun galoi flahutet. L. Arnoux avie que 57 an, e 
s'ero fa *n renoum superbe entre touti lis amaire de 1'estrumen naciou- 
nau de Prouvenco. Leu tambourin es en ddu e, nautre, trasen uno 
flour de pervenco sus lou cros de soun fideu manteneire. 

— Plagnen ben couralamen li ddu de noste counfraire e ami, lou 
mege Sextius Honnorat, que sa bravo maire, dono Adelaido Honno- 
rat, es morto, dins si 68 an, lou dimenche, 17 de Juliet 1892. 



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Lou Felibrige 89 



— Ves eici uno superbo letro que nous ven de dous sdci d6u Feli- 
brige, que lou Counsistori ven de courouna e que ie trason soun 
gramaci ; 

Prago, en Bouemi, lou 24 de jun 1892. 

Moussu e gai counfraire en Santo-Estello, 
Apres la noutico que n'ai recaupu d'amistous poueto e moun 
ami Jaroslaf Vrchlicky, d6utour en l'ounour de la universita boue- 
mi, en Prago, receberian t<5uti dous Pounour d'uno medaio feli- 
bren co d'argent que lou mai-que-mai ounoura Counsist6ri felibren, 
acampa i festo de Santo Estcllo e i grand Jo Flourau seten&ri en 
vilo di Baus, lou dilun de Pandecousto, nous a decerni. 

Sian urous d'estre ounoura d'aquesto grando amistanyo de nosti 
counfraire prouvencau, mai au countr&ri deven dire coume aque*u 
centenie* dins FEvangeli : Dominn, non sum dignus!.. Grckci k 
voste e noste Capoulie' d6u Felibrige, En Felis Gras, gr&ci k lou 
grand Rei di felibre Frederi Mistral, gr&ci k tout lou Counsist6ri 
felibren, k moun bel ami Pau Marieton e is &utri poueto dou Gai- 
Sabe* ! Benedicioun de Die*u k vosto bello obro, justo e bono !.. 

Deven lou salut ^Madamisello Mario Girard, Reino dou Felibrige ! 

Si6s nosto mignoto e nosto gastado 
Di Felibre sies l'ourguei e Vounour 
La Reino e la fa do. 

L'an que ven vau veire e visa moun grand ami Frederi Mistral 
en Maiano, e li princip&li vilo de Prouvenco per estudia sus placo 
li varieta diverso de la prounounciacioun prouvencalo. 

Finisse entremen la traducioun de Mireio en lengo checo e ve- 
ne d'escrieure un estiidi biougrafi sus Tautour di Fiho d'Avignoun 
e d6upan d6u Peeat. Preparan crae* Jaroslaf Vrchlicky uno antou- 
louyio d'Aubaneu : e uno grando antoulouyio felibrenco, {k la Fr. 
Deli lie). 

Apres la traducioun de Mireio vau publica aquelo de Nerto e 
Jaroslaf Vrchlicky ven de tradurre lou Itoumancero prouvenqau de 
Felis Gras. 

En avans li felibre ! Roumaniho es mort, Roumaniho, lou brave 
foundadou <16u Felibrige, mai vi^u encaro lou grand cantaire dou 
Galendau ! 



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po Lou Felibrige 



Aubouro-te, ra$o latino, 
Sonto la capo don souieu ! 
Lou rasin bran boai dims la tino, 
Lou vin de Di6u gisclara leu... 

Felibre ! li proumte gr&u d'uno ra$o que regreio, li cepoun e mai 
li prigu de la patrlo, 

Aparas vosto lengo, e que voste vers bounde ! 
Quand li pople s'envau ounte degun lou sanp, 
Em6 l'aflat de Die*u, a la faci don raounde, 
Cantas lou pais prouvencau ! 
Dan, dan ! 
Li felibre prouvencau ! 

Si6u voste b6n devot servitour e counfraire : 
Don Sigismound Btiuska, Jaroslaf Vrchlicky, 

s6ci d6u Felibrige. s6ci d6u Felibrige. 

E aro, apoundren, en seguido, la bello pousito dts obro qu'aqu6li 
dous valent Sdci an publicado en ounour dou Felibrige : 

Don Sigismound Bduska a publica : 

Dins Iidarrie numerd de Obzor (revisto bouemi) Jost Roumanille, 
estudi literari sus lou grand mestre e soun obro. (75 coulounoj. 

Dins lou Cech de Prago : Proulogue de Ncrto Tres pouesio de Lo 
somni de Sanl Joan, de /. Verdaguer. 

Dins la Vesna de Brno : La cigalo, L'oumbro, d'Antounieto de 
Beucaire. 

Dins la Vesna de Brno : Tres pouesio de /. Verdaguer. 

Dins la Niva de Brno : Cant segound de Mireio. 

Dins li Kvetiy de Prago : La guerro, Li set poutoun d'Aubanel. 

Dins Lumir de Prago : La crous d'Aubanel. 

En Jaroslaf Vrchlicky a publica : 

Dins li Kvetty quauqui pouemo dou liomancero prouvenqau de 
F.Gras e plusiour pouemo de Li fiho d'Avignoun d'Aubanel. 

Dins soun voulu me Hostem u Basniku (antoulougio bouemi^), de- 
dica a F. Mistral, 7 pouesio de T. Aubanel e 13 pep de F. Mistral 
entre li qualo citaren : La cansoun ddu souieu ; La cansoun de In 
Coupo ; la Coumunioun di Sant ; e lou Cant de Magali. 

A Prago, versNarladen Jaroslava, Atlantis (PAtlantido) de Don J. 
Verdaguer, revirado en lengo bouemi. 



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Lou Felibrige 91 



Lengad6 

Lou 4 de jun, de noumbrous felibre an respoundu au rampeu per 
la creacioun d'uno escolo audenco, a Carcassouno. 

Lou majourau En Achile Mir es esta nouma cabiscdu d'ounour ; P. 
Gourdou es esta prouclama cabisc6u ; A. Peyrusse e Moneger, souto- 
cabiscdu, e G. Jourdanne secretari clavaire. 

Li soci de 1'Escolo soun : la felibresso Margarido Sol e li felibre : 
abat Peire Boyer ; Zachario Astruc ; Achilo Rouquet ; Jouy de Veye ; 
Narrisso Salieres ; E. Seguier; Prousper Estieu ; P. September ; Prax; 
dc Teule ; Rogues ; Reverdy, etc. 

Lou president Mir a debana soun escagno erne soun biaiscoustumie 
e a descata en tduti la toco e l'ourganisacioun dou Felibrige, e Pau 
Gourdou a jita pereu soun bout e s'es fa aplaudi dc touti 
Longo-vido a l'Escolo audenco ! 

En esperant que pendoule soun cremascle, ves-eici co que dis en 
touti lis auden, a prepausdis adesioun a douna : 

Y pot ana qui bol : en mai anon, milbou ba. 
Agacboun paa aqui ni qu'un frao bous abilbo, 
Ni aeta paure on ritohard, ni c© qne sabeta (a. . 
Ets de PAudo ? Surtta. Dintraa, et* en famitho. 

E aro, ves-eici coume noste Capoulie, En Felis Gras, a saluda la nou- 
vello Escolo : 

Moussu e gai counfraire, 

SUu tout esmeraviba de veire que UfUu de la noblo cttuta de Car- 
cassouno van founda V Escolo audenco. 

Li vibi barri de la cihuta, de la potto Narbouneso a la potto de 
VAudo, li tour re dou Tresan, ede Calnirac, e di Visigotb, e dejustico, 
e timer let dou casteu, e tiveiriau esbribaudant dc Sant-Na^ari van tre- 
fouli a vosti cant. 

Erne Vajudo de la gento e ispir a Jo felibresso Margarido Sol, erne" Va- 
fiat de noste valhnt felibre majourau A. Mir, emi de felibre valerous 
coume Gourdou, Peyrusse, Boyer, (Moneger e vous Jourdanne, que sias 
lou tron e Vuiau, vosto escolo segur faraflori. 
Sieu erne v autre de cor. 

— Au premie jour, noste ami Roumieux nous toumara de Buenos- 
Aires ; es eu-meme que n'aviso sis ami, que soun ravi d'aquelo bono 
nouvello. 



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Q2 Lou Felibrige 



— Lou dijdu, 23 de jun, au roumavage que s'es fa a Vrimo-Coumbo , 
tant superbamen enaurado per lou felibre-abat Malignon, s'es canta 
de cantico prouvencau e lengadoucian emai pereu Tinne cevendu : O- 
touli e frances, de M. Sarran d'Allard. 

— F.n estent que la Mantenencx) de Lengadd deu teni soun assem- 
blado generalo d'oungan, sus la fin dou mes d'avoust, avis es don- 
na que la dicho mantenenco celebrara de Jo Flourau a-n-aquelo ouca- 
sioun, e ves n'eici lou prougramo de gros en gros. 

De joio e de mencioun saran decernido is autour : 

i° di meiouri peco pouetico : pouemo, odo, legendo, etc. 

2 di meiouri cansoun ; 

3 di meiouri galejado en vers o en proso. 

Touti li parla d'O soun ames a councourre. 

Se la Mantenenco apound de sujet impausa a soun prougramo, 
aquesti saran pourta a la couneissenco di courreire per lou biais de la 
Cigalo d'or e di journau loucau. 

Li peco devon estre adreissado, franc de port e dins la formo acade- 
mico, avans lou 10 d'avoust, a M. Clement Auziere, secretari de la 
Mantenenco de Lengadd, carriero de l'Aguiarie, 33, a Mount-Pelie\ 

— A parti dou mes d'avoust, lou Cascavd d'Ales, que se vend a 
tres mflo, sara tira 'me miide siuen e i'aura d'image, ac6 fai que cous- 
tara dous sdu lou numer6, e, per abounage trento sou per an. Res trou- 
vara que fugue trop carivend de se paga per dous sou, un flo de rire 
coume aqueu qu'espousco di cascavelaJo dou galoi Cascavd. 

— Ves eici lou paumares dou councours de lengo roumano dubert 
per VEcbo des Trouvhres ; 

Courouno vermeialo per la pouesio : M. F. de Lanier. 

Dip/omo de premie pres : midamisello C Duclos e Louisa Ouradou, 
e messies 1'abat Labaig-Lan«>lade, B. Dufour, F. Escaich, A. Teulie, 
Camelat, P. Dunac, A. Florent, J. Soulet e Aybram. 

Pouesio diverso. Premie pres : medaio artistico broun^e daura : 
dono Mario Lacassagne ; premie pres, medaio d 1 argent : M. Bertrand, 
de Cano ; premie pres, medaio simili-arghnt : C. Sauque ; premie 
pres, medaio broun^e daura : E. Caussat ; segound pr*s : A. Neyrac, 
Fonvielle ; premie pres, medaio artistico : J. de Termes ; segound 
pres, madamisello E. Deauriac ; premie pres, medaio artistico : E. Bru- 
net ; segound pres : C. Decor e A. Monlong. Mencioun : Roucoules, 



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Lou Felibrige 93 



E. Fournier, H. Combalat-Roche, E. Guilhamou, F. Grand, A. Bou- 
viala, A. Desreumaux, J. Lefranc, G. Limous, H. Bernard, Lefrey, 
P. Vergnes, Feraudou, E. Bru, F. Cassin, madamisello Behrd, E. 
Gravier, J. Leroux, H. Vert, P. Bonnet, L. Dourdan, G. Veillard A. 
Duker, Delliaux, Dubois, E. Lange, B. Hispan, P. Bertrandot, Sicre, 
G. Hispan, e Delauze. 

Ven piei la proso que Iou temo douna ero la biougralio e l'eloge de 
Jansemin : e que Pavie per li gagnaire uno bello medaio de vermei, 
semoundudo per Artur Caussou : a l'unanimeta lou pres es esta de- 
cerni a Carle Martin, d'Ais, conse de PEscolo di Laren. Ndsti coum- 
plimen a Purous gagnaire. 

Per uno autro tiero de la proso, un premie pres, medaio de vermei, 
reven a M. Romain de Trevan. Li mencioun soun acourdado a MM. 
A. Teulie, Aybram e Authier ; C. Cornaille, aganto un segound pres, 
medaio de brounze daura ; uno mencioun mai qu'ounourablo courouno 
uno galejado dou manteneire Combalat-Roche, e uno autro mencioun 
ven a F. Pujol emai a I'abat Martial de Sere. 

— Li Jo Flourau e Passemblado generalo de la Mantenenco de Len- 
gado se tendran en vilo d'Uzes, lou 28 d'avoust. 

Aquitani 

— L'Escolo felibrenco limousino es foundado. 

Avian di qu'uno assouciacioun s'ero coustitui'do en Limousin p^r re- 
ligaaquelo terro au Felibrige ; adounc, set felibre soun esta delega per 
fa ire sa demando e la presenta erne sis Estatut a l'aproubacioun d6u 
Capoulie. 

Ves-eici la letro qu'En Felis Gras ven d'escrieure i felibre Monjauze, 
de Nussac, Marcel Roche, Ernest Rupin, S. Santi, Carle Teissier e 
Peire Verlhac, foundadou de PEscolo limousino. 
« Avignoun, 30 de mai 1892. 

« Mi beu felibre, 

c M'agrado de veire li fieu de la noblo e ilustro terro dou Limousin 
c se reviha a l'ideio felibrenco. 

« L'obro magistralo d'un di plus grand de nosto reneissenco, la 
€ bello obro epico de noste mestre e majourau En Jouse Roux, a tra 
c la bono semenco dins lou pais glourious de Bernat de Ventadour, Ar- 
« naud de Maruelh, Gaucelm Faidit, Giraud de Borneil, Savaric de 
< Maul eon, Bertrand de Born e tant d'autre que fagueron resplendi 
t la poueslo dins li siecle de niue dis age-mejan. 



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94 L° u felibrige 



« Sias de la raco di valent, e ben segur, mantendres aut e tier lou 
« drapeu felibren ounte es escri : 

Tout per lou beu ! 
« Vous mande, em' cstrambord, Pautourisacioun de vous coustituY 
« en escolo, e aprove a defaut dou sendi d'Aquitani, lis Estatut que 
€ vous remande signa. 

« Mi bon felibre, vous embrasse e vous baie en chascun dous pou- 
« toun freirenau. 

« Lou Capoulie, 
Felis Gras. > 
Apres la recepcioun d'aquelo letro, la nouvello Escolo a tengu se- 
siho e a chausi, per aclamacioun, lou majourau En Jcuse Roux, per 
soun Cabisc6u. 

— Jo Flourau de I'Escolode Jansemin. — An 1892. — Paumares : 
i°. — Odo a la Garouno. Premie pres : lou majourau En Marius 

Bourrelly ; segound pres : lou felibre Ferdinand Benoit,a Cers fErau) ; 
diplomo d'ounour : Gastoun Lavergne, mestre d'escolo ; proumiero 
mencioun: Maurise Joret ; segoundo mencioun : Pau Constant. 

2 . — Touesio sus Enri IV, Premie pres : Aguste Advenier, istitu- 
tour ; segound pres : Aufred Lataste, istitutour ; diplomo d'ounour : 
M. Bourrelly. 

5°. — Cansoun sus lou vin de Bourdhus. Premie pres : Theron, a 
Toulouso ; segound pres : madamisello Louisa Ouradou de Garreta, a 
Brassa ; diplomo d'ounour : A. Vergnes. 

4°. — ConU en proso. Premie pres : R. Tall, de V Aioli : segound 
pres: Marciau deSere ; diplomo d'ounour : Micheu de Camelat, a Ar- 
rens (Aut-Pireneu) ; mencioun : Maurise Joret. 

5 . tMoumougrafio de la Cigalo. Premie pres : A I ban Coffin teres, & 
Tamaris (Var); segound pres : Maurise Calbet, a Vilo-Novo-sus-Lot. 

— Lou 21 de jun, a Paris, la T{ucbe Corri^ienne a tengu soun a- 
camp mesadie : moussu A. Bessou i'a fa 'no counferenci sus Frances 
Fabie, lou poueto dou Rouergue que ven d 'est re decoura de la legioun 
d'ounour au 14 de Juliet. F. Fabie dis li Sabot ; Marpillat, un conte en 
lengo limousino : Lo molodio de Cbampolimau y que t6uti n'en crebon 
dou ripe, e impound ; Lo coufessioun dei Pierrou e Lou vi del curat 
que ie fan un beu suces. E seclaus la sesiho em'uno cansoun d6u pais : 
Sus lou camin dou h'mousin. 



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Lou Felibrige 9$ 



Dins 1'acamp dou \6 de Juliet, s'es canta de cansoun limousino e 
s'es declama : Lo coufessioun dei Pierrou e lou Banquet di maire de A. 
Marpillat, emai Jan de la Peyrouna de Jouse Roux, etc., e se i'es ausi 
lou Cbabretaire. N'en reparlaren. 

— Encd de Gadrat, estampaire a Fouis. ven de prene vido un nou- 
veu journalet: Li caleil de VAriejo que dono Sol ie gaubejo Pdli. Lon- 
go vido a noste nouveu counfraire ! dou mai i'aura decantaire dou mai 
lis acord mountaran aut ! 

A PAREIGU : 

A Mar si ho, dins lou Bavard, la seguido di pouemo de la Pauriho, de 
V. Bernard, que lou darrie pinto uno famiho d'estrassaire. 

« Dins lou Titti marseillau (ao e 37 de jun) : La fhsto dou 
Felibrige parisen ; Ltsfelibres en imoi, responso de J. Gau- 
tier a la letro de A. Marin. 

« Dins le Dimancbe, di 19, 26 jun, 3 e 10 Juliet : Souvenirs 
dejeunessiy d'E. Giraud, presentant sou to un jour faus lou 
Felibrige e li felibre. Saup pas, meste Enri Giraud, que la 
Soucieta felibrenco de Paris e lou Felibrige soun dos soucieta 
diferento ; e reven mai a-n-aquelo acusacioun niaiso que 
li viei felibre renegon li jouine. Quouros'es vistacd, veguen? 
D'abord que, despiei que nosto Soucieta eisisto, es toujour 
la jouinesso qu'a fa noste ourguei... Autour de Mireille, de 
F. Lescure e quauqui mot sus aqueu jouine Mestre en Gai- 
Sabe, de VOiseau bleu ; Avant la bataille f de Enri Ner, arti- 
cle mai que sena sus la pretendudo viravouto dou Felibrige ; 
La marcbo de Tureno, de F. Gras ; Federalism*, de M. 
Raimbault ; <A tt -avers la Presse, un bon article de Lebrun 
que pico just. 

« Dins lou tMondain, (11 de jun) ; La Santo Estello di 'Baus^ 
ounte P. Bertas trais soun brinde federaliste, e disque cent 
felibre acampa, an saluda, floutejanto au soulhu e au mistrau, 
la handier di revendicacioun coumunah e prouvincialo. 
Aquelo tubo ! A pas vist, lou paure mignot, li felibre de 
la bono, qu'aussavon lis espalo, e que voulien meme aussa 
la voues, e que I'aurien fa, s'ero pas 'sta lou respet qu'avien 
d6u pople que lis entouravo. Fau jamai crida vitdri avans 
d'ave gagna li joio ! 

« Dins lou Petit Provenfal, (9 de jun) un comte-rendu federa- 
liste de la festo di Baus. Lou papii es uno bono besti, por- 
to tout ! 



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g(> Lou Felibrigc 



A Marsiho, dins lou Soleil du {Midi, la seguido dou Palangre de L. 
Foucard, erne : a Ipoulito, sceno coumico que nous fai estras- 
sa dou rire, en seguissent li Jipotounen en cerco d'un mestre 
de musico. La Servieialo, (17 de mz.\) ; Lou pu beu jour de 
la vido,(2} mai); Un mouloun de repepiado, (30 de mai) ; 
La cigalo de Santo Este/lo, (15 de jun). E dins aqueu dou 
20 mai, lou raconte d'un roumavage curious que se fai des- 
piei de siecle, lou jour de 1'Ascencioun, a Tubie, toucant 
Seteme, ounte se meno lis enfautoun ernious per ie faire lou 
remedi de 1'idu. E piei mai: Fete de Sain te Estelle (9 de jun). 
Ah ! d'aqueli boustre que fan li comte-rendu, coume an bon 
biais per tira tout I'acatage a-n-eli !.. La decentralisaeioun, lou 
feder a lis me e lou tronde Per, rastelado d'un marsih^s (27 jun). 
« Dins la Cornemuse, (15 de jun): Vive la Decentralisation, de 
J. Gautier ; VEnfant : babiho e retra, de dono Bremoundo ; 
Le chateau du roi Rene a Tarascon,de Amy; la Cigale, le- 
gendo, de J. Gaulier ; Lou tambourinaire Tardieu % de A. 
Richier ; la Buveto, de L. Foucard ; Lou castelas baussen, de 
L. Bouquet, etc. 

En Arle, V Homme de bronze e lou Forum Republican, que fan toujour 
placo a nosto lengo. En deforo di raconte de la lesto di Baus, 
lou premie a douna : La marco } de C. Auziere, poulit tros 
de proso sus li biou, que nous a regala, e diren coume nos- 
te ami : beu Dieu, quant n'i'a que soun pas de la marco ! 
E pereu un poulit coumplimen de la Cravenco a la Reino 
de la Court d'Amour, e 1'anouncio que vai pareisse, a Mar- 
siho, la "Revue marseillaise, que durbira si porto a ndstis es- 
crivan. Brave ! e longo vido a n6sti uouveu cambarado ! 

A-z-Ais, dins la Provence nouvelle f dou 12 de jun : La filarmounico de 
I'vAish Touloun, raconte en puro e bello lengo prouvengalo, 
e Li dous gau, conte de C. Martin. 

A Gap, lou cant sieisen deVlliado d'Oumhro, revira en parla dis Aup per 
lou majourau Frances Pascal. 

A Gap, YEtoiledes Alpes, de mai , dounant : La cbaminUo, raconte mat 
quegalant deV. Bouis, e uno gale j ado dou Gavoutt de La- 
cbau f qu'es mai que ben virado. 

E lou numerd de Juliet, dounant un brinde d'Abel Laugier 
e lou cant de PEscolo de la mountagno, d'En F. Pascal. 

A Paris, dins VEcbo de la Corre^e de Juliet, Gustin e lou parrouquet, 
galejado en vers de P. Celor ; Lou cbamin de Sant Jaquet, 
cansoun ; li prouverbi de Juliet e £0 que dison lis auceloun. 
« Enc6 de Savine : La Vassion de Jesus, dramo en cinq ate e 
en vers, dou manteneire A. Chansroux, tant afouga per nos- 
to causo. 



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Lou Felibrige 97 



1 Libs de Paris, dins La Trovince de Juliet, un article remarcable dou 
felibre, mestre en Gai-Sabe, Lucian Due, sus lou Feddralisme. 
Dins la discussioun d'aquelo questioun nous sian placa assou- 
ludamen dins la draio dis Estatut ; eu, la porto plus ant, e 
mostro claramen que se lou Felibrige es uno assemblado de 
patrioto, noun pou estre un clube de poulitician. Recou man- 
dan vivamen aquel article a Patencioun d'aqueli que s'inte- 
resson a nosto obro. 

A-z-Ais, encd de Nicot : lei douss gau, conte en proso, en gento par- 
laduro di Laren, dou felibre C. Martin. 

A Mount-Pelie, dins lou 'Bulletin de V Association des Etudiants de Ju- 
liet : la PicotOf vers lengadoucian de X. de Tintaine. 
« E dins Cbimhre{\^ de juliet) : Felibres et... Romans, article 
de P. Devoluy ounte, erne forco esperit, parlo de la decla- 
racioun di dous jouine Carle Maurras e Frederi Amouretti. 

A Toulouso, dins VEcbo des Trouveres de juliet : Soyons tous felibres, 
qu'es un article faus, per pas dire groussie, de M. hambard le 
Toque, contro lou Felibrige. Es pas lou premie cop qu'aqueu 
brave fdu douno resoun au prouverbi : Fai de ben a Vase 
de Bertrand e te respond en reguignant. Acd noun empacha- 
ra que nous sara toujour agradieu d'aplaudi a soun obro, 
coume pi can di man per t6uti aqueli que s'atalon au releva- 
men de la lengo miejournalo, e que sian tier e urous de si- 
gnala au respet di patrioto. Perdounan soun estrepado gale- 
jarello au fdu de VEcbo, que soun numer6 dou i d'avoust, 
counsacra au councours de lengo roumano, adoubo un brisoun. 

A Marsiho, dins lou Dimancbe } la seguido de Jusqu'a vingt ans, rou- 
man dou felibre F. Lescure, e Nos /umistes, un article de M. 
Raimbault sus lou bro d'aigo fresco que M. P. Laffite, dins 
li festo de Sceus, a manda sus la testo de nosti fraire de 
Paris. M. P. Laffite es membre, noun pas dou Felibrige, mai 
de la Soucieta felibrenco de Paris, co qu'es pas la memo 
causo ; li dos assouciacioun estent dos soucieta sorre, la 
proumiero, espandido dins lou Miejour ; l'autre sourtent pas 
de Paris e se regissent a sa maniero : es pas mens verai de 
dire que s'avien, ndsti fraire, tengu la man a soun regla- 
men, que vdu que li membre titulari de sa Soucieta fugon 
pres escassamen dins li majourau o manteneire dou Felibrige, 
la peiro de M. Laffite ie sarie pas toumbado sus lou su. 
E sian de founs em 6 Lebrun, dins soun article responso a la 
France moderne sus lou mounumen de Fourtunat Chailan 
(}i de juliet). 

Felibrige &• 



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9<S Lou Felibrige 



A Bezies, dins VHerault : las cigalos, sounet estivenc de A. Maffre, 
que se ie sent lou biais d'un mestre, e a la {Mar, autre sou- 
net galejareu d6u meme. 
A Paris, lou N° d'abrieu dou Viro-Souleu erne lou galant discours prou- 
vencau de L. Bres sus lou vili Marsibo, que lou Semaphore 
de Marsiho, a douna dins soun numer6 dou 26-27 de mai ; 
i'a piei, Jan Pztet, uno fino galejado de Marcel ; Lengo 
d amour % de Sextius Michel e la Viro-souleiado. 
« E dins lou numerd de mai, un article de Savie de Ricard 
sus A. Foures. 
A Paris, dins VEvhnement, dou 11 dejun, uno descripcioun acoulourido 

de la vilo di Baus, per la plumo d'A. Marin. 
A Paris, dins la 7{evue filibreenne : Lou serventis dou ceu, deVaigo e 
de la terro, (J. Boissiere) ; La fin dou meissounie, de F. 
Mistral, revira per E. Ner ; Lou pantai dou comte, (O. Plau- 
chud), V evolution filibrienne, de P. Marieton, la crounico 
e la bibliougrafio. 
» Dins VEcbo de Paris (12 de jun) : Fourtuneto % de P. Arene. 
Aqueu valent majourau a vist dins la festo di Baus que la 
Samaritano, per parla coume YAioli, e n'es esta talamen 
esbarluga que i'a tra si flour a plen de man : sarie lou cas 
o jamai noun de crida : Margaritas ante,... 
» Dins Le Temps, (9 de jun) : La Sainte Estefle des Baux. 
A Bagnero-de-Bigorro, dins lou Bagneres-saison, d6u 3 de Juliet, un 
sounet de J. Monne, a Pbiladelpbo la gen to Muso da PA- 
dour, en gramaci de si Posos psrdudos, em'un autre sounet 
de la felibressodeGerdo, en responso. 
A Carcassouno, la T{evue Miridionale, de Juliet, counsacrado i feli- 
bre de l'Audo, em6 d'ilustracioun de Salieres, e lou fin gau- 
bi dou valent G. Jourdanne per douna la sabour e lou pre- 
lum a-n-aqueu flame revieure felibren. 
A Brivo, dins lou Conciliateur \ tres fablo limousino dou majourau ). 
Roux, em'uno letro de F. Gras i felibre limousin. 
« Dins VEcbo de la Corre^e : Les bomrr.es de guerre de la Cor- 
rlre t counferenci de M. Deloncle : "Briva, Pourtal del Mie- 
jour (Jasmin) ; la Lunade f (J. Dutrech) ; Santo Estello, etc. 
A Touloun, dins VEcbo de Tamaris : Souto faubero, elegio de Laza- 
rino de Manosco ; <Mar\o de Magdala, d'A. Gautier ; Les 
conquites du Felibrige... parisien (P. Cofifinieres) ; Les feli- 
bres de Paris a Scttaux, (F. Hauser) : Decentralisation — 
Regionalize — Federalism* y (P. C.) ; Mespris e Lausenjo, 
(L. Roux). 



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Lou Felibrige 99 



En Avignoun, VAioli, erne li discours de Santo Estello ; Li tableu 
prouvenpau au saloun di Cbamps-Elysees (A . Adam) ; La ft' 
Hbrejado di Bans ; discours d'£. Zola, a Sceus ; Un jour de 
Mai, (A. Marin) ; La ftsto de Dieu, (L. dc Manosco) ; li Me- 
mori d'un gnarro (B. Bonnet), etc., etc. 
« Enc6 d'Aubanel : Sant-lMarceltn, predico facbo a la prou- 
cessioun di fiolo a r Bourboun (jun 1887 e 1892), per Don 
Savie de Fourviero. 
« Dins lou (Mistral, (8 de jun) ; Un voyage au pays des flli- 
bres, raconte umouristi de la festo di Baus. 

A Vilo-Novo, Lou Ca/el, que fai pereu sa plego touti li quingenado e 
que i'aven arremarca : Trabes regos, poulido crounico que 
lou lauraire espandis per fai re couneisse i gent de sa terro 
90 que soun li felibre e co que volon. Brave, lou lauraire ! 
Se laures toujour dins tant bon gara, la meissoun sara bello. 

A Toulouso, Le Gril, erne de peco de J. B. Rouquet, F. Court, Foures, 
P. l'Estieu,etc, e li Pacbicbi, defes que i'a trop pebra. 

A Cierp, (Auto-Garouno) : Ecb Luroun, em6 S'en parlara, can soun ; 
li galejado, e un sounet ; Ara lengo d'oc, de Lartigue que se 
claus coume eic^ ; 
Canto grilhoun, souno campano, esclairo caleu / 

A Ceto, dins lou Journal commercial et maritime, dou 10 de mai, 
uno poueslodou felibre J. E. Castelnau, dedicado k la nouvel- 
lo municipalita cetdri. 
A Mount-Peli£, dins lou "Bulletin de I' Association generate des Etudiants, 
un estudi sus lou felibre A. Foures, per J. Anglade, estu- 
diant de letro ; A dona (Maria Llorente, vers de F. Mistral 
a la Reino di Jo Flouraudou %at-Penat, soucieta catalanisto, 
a Valenco d'Espagno, que ves-eici : 

Reino di Jo Flourau dins la cieuta di flour, 
Reino de poueslo au pais dis arange, 
Reino que per tribut noun cueies que l'amour, 
Reino que per gardian noun as que toun bon ange, 
Reino que fas la lei sus li gai troubadour 
Autant di terro d'O que di terraire estrange, 
Reino dou Rat-Penat, que pos, a Pescabour, 
T'espaca, senso pdu qu'un rat-penat te manje, 
Reino que la jouinesso abihe d'esplendour, 
Quinto Reino erne tunoun voudrie faire change, 
tu que d'un poueto as recaupu lou jour ! 



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too Lou Felibrige 



A Mount-Pe1ie\ la Cigalo cTor de mai, jun e juliet, que fai sempre 
brusi gentamen si mirau, a coustatde la Camf>anade (Maga- 
louna qu'a douna uno odo r.iagnifico dou felibre E. Castel- 
nau : V armada. 

A Barcilouno, dins la V$u de Catalunja, un tros dou discours d6u Ca- 
poulie i Baus, e quauqui resson di journau miejournau. 

A Palermo, dins la Nuova Si cilia, un article d'E. Portal, mai que 
lausengie per nosto literaturo e la revisto di journau epu- 
blicacioun prouvencalo. 



CATALOUGNO 

La Veu de Catalunya de Barcilouno qu'avie* dubert uno sous- 
cripcioun entre li fraire Catalan per lou mounumen de Roumanille, 
pep noua douna 'no provo nouvello de la fraternita que nous ligo, 
publico la tierodi souscriveire en i'apoundent quauqui paraulo que 
nous van au cor e que n'en vejo-elci un pichot escapouloun : 

« Li bon Prouvencau, lou saben, n'avien pas de besoun d6u denie* 
« di Catalan per lou mounumen de soun Roumanille. Vaquiperque" 
« aven limita nosto souscripcioun. Mai voulian fai re assaupre a 
« nosti fraire de Prouvenco que li Catalan li seguisson em'amour 
« dins soun camin. La respetableta d'aqu&i signaturo que nous an 
« respoundu, n'es la demoustracioun coumpleto. Kenden-n'en gra- 
« ci k Di6u, e que jamai despareigue aquel arc-de-S ant-Martin que, 
« per-dessus li Pireneu, religo li cor di douspople quel'isturi eme* 
« la poueslo an fa fraire. » 

Publicaren la listo di souscriveire lou mes venent, que la placo 
nous manco aquesto fes. 



Lou Gerfcnt : Jan Monne. 



lmprimerie I.. DUC, 11, rae Chauagnolle, aax Lilas, pros Paris. 



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.'£** ^%rz*&Q*P»r i ^^^^^^>«^''^°^V^:^v^^'^i^^ > v^V^^ r ^'^^^'^^ 



CROUNICO 



MOUNUMHN PER FOURTUNAT CHAILAN 



Lou div^ndre, 12 d'avoust, a tresouro de tantost 
s'acampavon a la Coumuno de Marsiho, li repre- 
sentant di groupo liter&ri e di journau miejournau 
de nosto vilo, emai li literatour prouven9au de 
marco, sus l'estigari'90 de coustitui un coumitat 
qu'aurie pbr toco l'ereicioun d'un mounumen k la 
mem6ri d6u poudto prouvenfau Fourtunat Chai- 
lan, lou flame autour d6u Gangui. 

Ves eici coume aqu£u coumitat s'es coustitui : 

Presidenci cTounour : En Frederi Mistral ; En 
F&lisGras, Capouli6 d6uFelibrige ; Camiho Vaul- 
bert, ajoun au maire de Marsiho ; Carle Vincent 
president de l'acad&mi de Marsiho; Ouraci Bertin, 
president d6u Sendicat de la presso marsiheso ; I. 
Cazes ispeitour d'acad^mi. 

President : Fourtunat Marion, proufessour k la 
Faculta di scienci de Marsiho ; 

Vice-president : Anfos Michel, majourau dou 
Felibrige ; J6use Gautier, avoucat ; 

6 



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102 Lou Pelibrige 



Secrethri : P6ire Bertas ; vice-secretari : Valeri 
Bernard ; Tresourie : J6use Huot, majourau dou 
Felibrige. 

Membre dou Coumitat : Louis Astruc, majou- 
rau d6u Felibrige ; Ant. Boyer, deputa ; LouisFou- 
card ; Peire Garcin ; Louis Guibert, avoucat ; Lu- 
ddvi Legre, avoucat ; Felip Mabilly ; P6ire Mazi6re ; 
Marius Sicard ; Anfos Tavan, majourau dou Feli- 
brige ; J. B. Touar, literatour prouvenjau. 

Poud&n pas miesencapa, perfaire couneisse To- 
me de la bono que se ie vai auboura'n mounumen, 
&-n-aqueli que legisson pas YAio/i, que de tira d'a- 
queujournau li qu&uqui rego que i6 counsacro : 

Lou gai poueto poupulari que Marsilio vai metre sus lou pedestau de 
glori, ero nascu a-z-Ais, en 1801. Mai passe sa vido aMarsiho, ounte 
mourrigue pas viei en 1840. Dins 1'edicioun magnifico que si fieu an 
dounado de sis obro prouven^alo (Lou Gang\ii de Fourtunat Chailan 
erne d'ilustracioun de Rave, in-4 , a Marsiho 1882), i'a 'no prefaci de 
Mistral. N'en destacan lou tros seguent : 

La Prouvenc;o, despiei quatre cents an qu'es unido a la Franco, 
en t6uti lis epoco, tout en restant franeeso e la voulent resla, a fourni 
d'ome de la bono que, per patrioutisme autant que per regale, an 
mantengu l'ounourdc sa lengo poupulari. Chailan es un d'aqueli. 

E aquelo pouesio, que Ton pou dire lero -— e qifespelis ansin 
quouro eici e quouro eila, mau-grat Tensignamen 6uficiau e mati- 
grat lou trelus de la lengo franeeso, aquelo pouesio abouscassido 
es coume li s6uvajun que 1'asard fai sourti a la ribo di lerro e que 
brueion e creisson mai vigourousamen que li planto scmenado. 

Tal escrivan frances, que crei faire Temperi, per-co-que soun 
voulume es en mostro au vitrage di libraire a la modo, sara, ac6 
s'es vist, aclapa dins I'tiublit, quand tau tau troubaire, incouneigu 
vuei de Paris, floutejara beleu sus Toundado di sieele. Quau s'en- 
chau au-jourd'uei di rouman de Scude>y AeVAslrcio de D'Urfe, 
tantprouna de soun terns, tant famous aulre-tems ! E pamens, touti 
lis an, li nouve de Saboly, quasimen autant viei, se canton e se 
vendon qu'es uno benedicioun. 



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Lou Felibrigc ioj 



Autro causo. Supausasque, dins li tems antique, un poueto pou- 
puh\ri, escapant k la modo d'escrteure coume a Roumo, nous agutis- 
se leissa quauque librihoun de vers escri dins lou parla di Ligour 
o di Cavare ! Crests pas que Tist&ri, crests pas que la scienci n'en 
fagu£sson mai de cas que de I6uti aquelis escrivan de decad&nei 
que, coume Favourin lou Retour arlaten, coume Ausonide Bour- 
deus o Siddni Apoulinari, abihavon en latin si pensado cellico. 

Fau pas lou metre en doute, car li manifeslacioun, mai omens 
pouetico, mai o mens aliseado, di lengo naluralo, soun la nu- 
mismalico de I'istori d6u pople, medaio preciouso que retrason 
leslampo de la rago d'un pais. 

Eh ! b£n, Chailan, k soun moumen, es esta lou troubaire de 
Marsiho, lou troubaire aplaudi e lou pintre in earn a dou pople de 
Marsiho. A soun moumen e k soun ouro, coume lou brave Toussant 
Gros, coume lou galoi German, coume lou bon Bellol, coume l'es- 
peritous e Gnas Benedit, coume lou nervious e ponderous Gelu, Chai- 
lan a mes ensceno Tome dou terradou, lou bastidan, lou panto, li 
quiehie, li bugadiero, c Ttiupousicioun d'aqiuMi tipe coucoureu 
erne lacivilisacioun, em6 li rafinamen de la cieuta mouderno, a fa 
giscla lou rire de la bono galejado. 

Chailan a dounc batu, en b&l argent tintin, sa medaio marsiheso ; 
e aquelo medaio es autant digno, m'es avis, de ligura i galaritf de 
nusti gl&ri que li pego requisto que la scienci rcjoun dins nosti 
museon. 

Quand demandas a-n-uno chato — que ris de Talegresso de sa 
bellojouvengo : « De que rises, mignoto ? » — « Rise de moun ri- 
set », vous respond, epas mai. 

Cade pals a soun riset. Qo que fai rire un prouvengau fara sou- 
\6nti-fes frounsi lou nas au franchimand; e go que dins Paris fai 
esclafi li cacalas nous fara tout-beu-just auboura lis espalo. 

Lou rire marsih&s se del&to mai-que-mai dins la martegalado. 
Qu'es la martegalado? Es Fesperit d'aqu&i que passon p6r de 
simple. 

Fau pas creire qu'au Martegue i'ague r&n quede n^sci e qu'is Ru- 
tins endr6 agon touti fa lou sSn.Soulamen louMartegau a sa maniero 
de resouna, maniero que par&is fargo, mai qifes forgo mai poun- 
chudo que go que p5u sembla. Mcten qu'un arrougant digue &-n-un 
Martegau, en parlant s6ns resp&t: « Janet, stfs un viedase ! » Se 



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164 Lou Felibrige 



noun levo la man per \6 raanda 'n baceu, lou Martegau respond 
filousouficamen : « Vau mai estre viedai, moun bel ami, que bdrni, 
qu'ansin veses lis autre. » ~ « Janet, siesun couguou ! » — «Vau 
mai, respond Janet, estre couguou que conse : un conse I'es qu'un 
an, un couguou l'es per la vido. » 

E quand lou Martegau, per abriva soun mounde, ie" fai creire 
qu'k Marsiho un peis espetaclous s'es arrapa per li gaugno entrelou 
fort Sant-Jan e lou fort Sant-Nicoulau ; tout lou Martegue part per 
ana veire lou gros peis, c vaqui lou messourguitfqu'en vesent k mou- 
loun parti la fouio per Marsiho, finis per creire sa messorgo, e part 
coume lis autre en disent : « Ma fe de Di£u, perque 16111146* van, 
fau que siegue verai ! » 

Aquelo counclusioun p6u, au proumier abord, nous pareisse en 
deforo dou resounamen uman. Mai pamens regardas ben : es tout 
pur lou principedou sufrage universau... Vesen pas touti li jour, 
tau e tau farcejaire, qu'abrivavon la foulo, fini per la segui coume 
lou Martegau e parti per veire lou peis ? 

Adounc, se voules saupre coume rison k Marsiho, zdu ! pescas 
dins lou Gdngui : quand Chaiian rraurie' fa que Imu paimn au 
liatre, aquelo cargo triounflanto que chascun de si vers a fa prou- 
verbi, ounte la saude Berro beluguejo k pougnado dins li gros gran 
de pebrede la Ganebiero, Marsiho devrie k Chaiian un mounumen. 

Z6u 1 que t6uti li bon Prouvenfau qu'an lou cor 
pres de l'amour de la lengo ede la glourificacioun 
dis ome que Tan sauvado de l'6ublit, s'agradon de 
countribui' &-n-aquelo obro patrioutico. Que cadun 
adugue sa p6iro au mounumen que gardara i gene- 
racioun venento la memdri d6u gai cantaire d6u 
Ghngui. 

T6uti li soumo, p6r pichoto que fugon, se podon 

manda au tresouri6 de l'obro, En J6use Huot, ar- 

chit^ite, carriero Colbert, 12, k Marsiho ; coume 

tamb^n, rejaupren eme grand gau li souscripcioun 

que saran espedido au Bur6u de nosteBuletin,qu'es 

tout devot a l'obro bello d6u mounumen de Four- 

tunat Chaiian. 

Jan MONNfi. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfcNgO 

PAU.NIAH£S Dl JO FLOURAU DE LA MANTENENCO OE PROUVENCO 

La jurado di Jo Flourau de 1892 s'es acampado, lou 4 desetembre, 
per terceja li peco c ausi li dire di jura sus la tiero ddu councours que 
i'ero estado soumes*o. En Marius Bourelly es esta nouma president, 
e Aguste Gautier, secretari-rapourtaire. 

Ves-eici li decisioun rendudo ; 

1 . POUESIO LIR1CO 

Premie pres : ViH Nouve marsibes, a Marius Cognat ; 
Segotind pres : (Mireio inmourtalo, a Phileas Lebesgue. 
Mencioun : Pet cami det Beam, a Miqueu Camelat, 
«c Qu J es desoulado ! a J. Moneger ; 

* Dau ! a-n-Enri Giraud. 

3. POUESIO LOUGIERO 

Premie pres: N a noun t r Babeloun y ajouse de Valette ; 
Segound pres : Laroso e a-n-un brave filibre, de L. Charrasse ; 
Tresen pres : Recuei. de madatnisello C. Duclos ; 
Mencioun : Rat d 1 amour, a Louis Roux ; 
« Dounais, a Teulie. 

* Phur de mat, a-n-Abel Laugier. 

3. SOUNET 

Premie pres : Lou tambour in > per Ougeni Long. 

Segound pres: Adare et antes cops, per 1'abat Labaig-I.anglade. 

Mencioun : Tiero de sounet, d'Enri Bigot. 

4. GALEJADO EN VERS 

Premie pres : tMenoun, per Adrian Couyba. 
Segdund pres : Recuei de galejado, de Louis Amiel. 
Mencioun : Uno pepio e cansoun gale jar ello, per A. Villiers ; 

« Entre youens, per Miqueu Camelat ; 

« Jacoumar- paire e fieu, de A. Autheman. 

< Lou galau de tMadamo fEstrccban, d'O. Long / 

» Las lunetos, per F. Benoit. 



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io6 Lou Felibrige 



5 . PROSO 

Premie pres : %Agueio, a Maurice Raimbault. 

Segound pres : Legendo de Reinardus, h. Louis Toumbarel. 

Mencioun : Vamour e Vargint, Marieto, a Juli Gallas ; 

» La moumxo d'dvignoun, per Pabat Ougeni lmbert ; 

» Cor de peiro, per Vitor Bouis. 

» La boueto negro , de Pau Dumas. 

6. GAL6JADO EN I'ROSO 

Premie pres : Li gigot, per Ed. Marrel. 

Segound pres : Ter Nouve, de Louis Charrasse. 

Mencioun : Lou remedi de moussu Madoun, per F. Jouveau ; 

» Jan lou Pantou, per H. Combalat-Roche ; 

» Li fremo an uno tteto dou diab/e, a Juli Dou ; 

» Metlc Bacana, — Lis Sulivo, per Ougeni Long. 

7. COUMEDl, DRAMO, ETC 

Premie pres : Jano de Pourlugau y per A. Honde. 
Segound pres : La T^eboulo, per German Guichard. 
Tresen pres : La Cacano, a Louis Amiel. 
Mencioun : Louvicaride Ventabren y per Tabat lmbert; 
» Lou mariage i coumissari, de F. Garbier ; 

» Lou qu'a begu f beura, .1e Fernand Pigot ; 

» Lou retides~vous f a-n-Enri Bigot. 

De mai la jurado a acourda, foro councours, a M.J. Bouuifaci Hetrat, 
a Jassy (Roumanio), uno grando medaio vermeialo per *a traducioun 
superbo de la cansoun de tMaga/i, en vers roumanesc, e per uno tiero 
de sounet flamejant. — 

— Lou 23 d'avoust, de vespre, au jardin publi d'Arle, V Estudiantina 
arlatenco, a jouga dous mousseu prouvencau : Li poutoun, que la mu- 
sico n'es de M. Claudius Bourdelouu, lou fraire dou valent direitour 
d'aquelo soucieta, erne lou Cant de V Escoulantino que lis escoutaire an 
demanda e aplaudi coume se pou pas mai. 

— Dins sa sesiho dou 1 de setembre, lou Counseu generau di Bou- 
co-dou-Rose a vouta de founs per la survihanco di mounumen istouri 
de la vilo di Baus. Nous es en -de-bo n de signala aqueu voto que res- 
pond a la proutestacioun felibrenco dou 6 de jun, e i'aplaudissen de tout 
cor. Sarie piei l'ouio qu'a-n-aqueli que nous regisson ie venguesse la 
piouso ideio de nous counserva li reticle dou passat. 



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Lou Felibrige 107 



— Lou 6 d'avoust, is aleio de Meilhan, dc Marsiho, dins uno grando 
festo musicalo dounado per la soucieta di councert classique, lou cor 
La Cce cilia a canta lou moutet prouvencau : Piueio d'Estello, que li pa- 
raulo n'en soun de Jan Monne e la musico de Vincent Fosse, lou di- 
reitour tant renouma d'aquelo va lento souco de cantaire. 

— Dins lou councours de cansouneto e de roumanso, que lou jour- 
nau lou *Bavard a douna, a Marsiho, lou 14 d'avoust, sus la sceuo dou 
Palais-de-Cristau % tant noslo lengo se Pes entraucado, erne : Lei beia- 
rabo de Gardano ; Belruttco ; Lei phis ; Vivo li peissouniero ; Ajudas- 
mia carga, etc. Que doumage queges de cantaire agon agu lou biais 
de roussignouleja quauco meloudio prouvencalo felibrenco de Mistral , 
d'Aubanel, de Michel ed'autre, que n'fa 'no tarabastiado de tant ga- 
lanto ! Tout lou mounde i'aurie gagna ; li cantaire subre-tout. 

— Lou 7 d'avoust, s'es tengubello acampado aucasteu de la Rouve 
a Tamaris, encd dou gent felibre Pau Coffinieres. La bandiero felibren- 
co e lis armo de l'Escolo de Tamaris floutejavon. Lou tambourinaire 
meste Don e soun escoulan i'an bresiha li rieu-chieu-chieu de si flahu- 
tet, entre-mescle eme li vers e la proso, desgruna meravihousamen, per 
lou regale dis escoutaire noumbrous qu'avien respoundu au rampeu ga- 
lant d6u mai que galant direitourd's Ecbos de Tamaris, aqueu valent 
journalet que fai prouado e qu'a counvida, tourna-mai, sis ami per 
lou 4 de setembre. 

— Sian urous d'anouncia is amaire di causo miejournalo, que se vai 
leu-leu estampa lou travai ascienca dou majourau En Anfos Michel : 
Les traces laissees dans le Midi par le paganism* , que li felibre de Paris 
an courouna dinsli darrie jo Flourau de Sceus. 

— L'armana prouvencau per lou bel an de Dieu 1893, s'alestis enc6 
de dono R. A. Roumanille, en Avignoun ; que li felibre que noun i'an 
enca semoundu sa floureto, se despachon de ie manda, senoun ie saran 
plus a terns. 

— Vue jour a-de-reng, lou pai Savie de Fourviero a fa courre lou 
pople de Marsiho erne* si predicango prouvencalo dins la, gleiso deSant 
Laurens, a 1'oucasioun de la festo dou patroun de la parr6qui,eli 3 e 
4 de setembre, tourna-mai, is Acate, toucant Marsiho, a pres la pa- 
raulo en prouvencau per la festo de N. D. de la Saleto. 

— Lou medaioun de noste grand poueto En Frederi Mistral ven 
d'estre placa dins la salo d'intrado dou liceu di jouini fiho de Marsiho* 



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io8 ' Lou Felibrige 



— Per rcspondrc a-n-un mot ddu Dimancbe, qu'a per titoulet : Un 
Felibre y e qu'cs de la plumo de noste ami Lebrun, diren qu'es uno 
errour de creire que lis Escolo felibrenco podon noumade telibre e que 
lis t/1judaire di subre-dicho Escolo an lou dre de pourta aqueu litre. 

Li membre dou Felibrige soun prouclama dins lis assemblado gene- 
ralo de Mantenenco e lis Escolo n'an que lou dre, quand lou demandon, 
de s'ajougne de persouno voulountouso, presso en deforo de 1'assoucia- 
cioun, que porton lou titre d'ajudaire. Adounc, aquelis ajudaire, pres 
en foro dou Felibrige^ podon pas, de ges de biais, prene lou titre de 
felibre que i'aparten pas e que lis Escolo an pas lou poude de ie douna. 

— Dins noste darrie numer6 disian que : d'abord que Ton se groupo 
per canta li gldri de la patrio e per sousteni l'ideib felibrenco, per-de- 
que l'on se grouparie pas per garda la piouso remembrance di mort, 
d'aqueli que, pechaire, parton per l'autre mounde senso ague liga sa 
garbo, que laisson pa 'n pata de clau, e que per ansin sis obro soun 
destinado a 1'oublit. 

Baten tourna-mai la rampelado : que lis ami nous ausigon e que 
nous ajudo'i a coumpli aquelo toco que noun pdu qu'apoundre un tre- 
lus de mai a noste Felibrige. 

Zou ! qu'aqueli que se voudran groupa 'me nautre per 1'obro de la 
Remembrattfo, nous avison e nous digon la sou mo que ie sara agradieu 
de semoundre au Coumitat coustitui per recaupre li counsentido. 

A tout lou mens, se deu souscrieure a-n-un eisemplari dis obro que 
lou Coumitat publicara e que lou pres n'en sara fissa au moumen de 
l'estampage. 

Pregan pereu li journau ami d'espandi noste rampcu, per fin que 
resclantigue i quatre caire dou Miejour. 

— V Album en I'ounour de Cristdu Couloumb, que li felibre ran 
manda sa garbeto, sara lest que sus la fin d6u mes de setembre. EM. 
lou comte de Gubernatis dounara, a Roumo, lis ordre necessari per que 
touti li co-lauraire n'en recaupon un eisemplari. 

— Se dis qu'Anfos Daudet deu revira en frances li (Mtmori d'un 
Gnarro que publico VAioli. Osco per Batisto Bonnet ! 

— Santo Madaltno, lou beu pouemo de l'abat Beguin, de Brignolo, 
ven de se flouca d'un viesti de flamis escrinceladuro e n'es tout lest, 
aro, per l'estampage. La souscripcioun es de vint franc l'eisemplari e 
un Specimen de l'obro, erne gravaduro, sara manda en touti aqueli 
que nous n'en faran la demando. 



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Lou Felibrige 109 



— Ves-eici la letro counvidarello di festo manousquino, que li felibre 
de Prouvenco venon de recaupre : 

MarsihOj lou 7 de setembre 4892. 

MOUSSU R GAI COUNFRAIRB, 

Aven I'ounour e lou plase de vous avisa que Tassemblado gene- 
ralo de la Mantenenco de Prouvenco e ii Jo Klourau de 1892, se 
tendran en vilorlc Manosco, lou 22 de selembre venent. 

Dins Tate di supcrbi festo que s'alestisson en aquelo vilo, slna" 
gurara uno plaeo en ounour de JouseToussant Abrieu, aulour d'nn 
dieioun&ri prouvencau-frances dou parla manousquin. 

La taulejado felibrenco se fara, a miejoui', enc6 de Toste Julian, 
a 4 franc per t&sto. 

Aqueli que Pagradara de veni Ireircja erne nautre soun prega de 
manda sa counsentido au seeretari de la Mantenenco, En Jan Monne, 
carriero Brcteuil, 159, a Marsiho, avans lou 18 de selembre. 

En esperant d'ague Tur de vous ie voire, agradas-nous, Moussu e 
gai Counfraire, per vbsti mai que devot e aleeiouna. 

Lou Seeretari de la Mantenen<;o, . Lou Sendi de Prouvenco, 

JAN MONNti. AJAUIUS G1RARD. 

E, aro, veici lou prougramo arresta : 

Lou 21 de 7bre, de vespre, e lou 22 au leva dcu souleu, salvo d'arti- 
harie ; a 10 ouro, recepcioun di Felibre a la porto de la vilo, per la 
Municipality, li coumissari de la festo, la musico e li dansaire manous- 
quin dins si coustume pintouresc, que daton dou rei Reinie, mena per 
li tambourin. — Vin d'ounour a la Coumuno. 

l'aura piei Pinaguracioun de la placo en ounour d'Abrieu ; la musico 
jougara Per de la Coupo> Jan Monne fara lou discours e se clavara per 
uno aubado tambourinarello. 

A miejour, felibrejado. 

A tres ouro, Jo Flourau : discours dou Sendi, raport d'Aguste Gau- 
tier e prouclamacioun di laureat. 

A 5 ouro e miejo, a la Coumuno, distribucioun di joio i laureat 
present e sesiho literari. 

A 8 ouro, iluminacioun e councert e, a 9 ouro, fidd'artifice. 



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no Lou Felibrige 



— L' A cioun prouvencalo, que s'es coustituido, a Marsiho, coumpren 
set tiero : Piutre, escultour ; musician e tambourinaire ; escrivan fran- 
cos ; savent e poulitician ; escrivan prouvencau ; atour frances o prou- 
vencau, erne la tiero d'aqueli que volon apiela 1'obro de soun nnum e 
desa si m patio. 

La toco que v6u ajougne se resumis coume eicd : 

Espausicioun prouvencalo perioudico, o artistico, o d'endustrio, o 
agricolo, o coumercialo. 

Obro musicalo marsiheso a entroudurre dins lou repei tori dou grand 
teatre ; 

Creacioun d'un teatre ounte se jougarien escassamen que li peco d'au- 
tour loucau, franceso o prouvencalo. 

Entroudurre I'ensignamen de 1'istori e de la literaturo prouvencalo 
dins touti lis escolo. 

Counferenci publico sus l'istori, la geougrafio, l'endustrio, lou cou- 
merci, Tagriculturo e l'ecounoumio poulitico de la Prouvenco. 

Soulicitacioun de tout biais per la creacioun d'uno Universita de 
Prouvenco ; festo poupulari e pintouresco per la celebracioun dis anni- 
versari istouri e per l'ereicioun de mounumen en de grands ome, tau 
que Puget, que i'a dous siecle qu'es mort e qu'espero encaro uno es- 
tatuo digno de soun engeni. 

Lis adesioun a V A cioun prouvencalo, soun recaupudo, enc6 de Peire 
Bertas, secretari prouvis6ri, balouard naciounau, 58, a Marsiho. 

E, aro, ves-eici lou rampeu que lou Coumitat ven d'espedi dins tout 
lou Miejour : 

« De tous c6t£s, dans les Provinces, k Paris et m£me au Palais 
Bourbon, chaque jour plus nourri et plus puissant, relentil le chant 
de guerre contre la Centralisation, contre cette Centralisation qui 
depomlle l'individu de loute initiative, le rtkluit k 1'tHat d'automate 
ou de minuscule rouage, le prepare k la pire des servitudes et en- 
tralne le pays dans d'horribles catastrophes, contre cette Centrali- 
sation dont les etapes sont marquees dans l'histoire par le traits 
d'Utrecht et la dcfaite de Rosbach, par Waterloo et par Sedan, con- 
tre cette Centralisation qui livre la France en Mere au sabre d'un 
aventurier ou k la bourse d'un ploutocrate. 

Ce sont non sculement les philosophcs, les economistes et les 
poliliciens qui ont reprouvc cette Centralisation excessive, mais en- 
core les artistes et les letups. Ceux-ci Taccusent d'avoir remplace 



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Lou Felibrige m 



Tart par la mode fugace etfrivole, issue (Tun mauvais gout qu'ex- 
ploile la reclame ame>icaine de9 talents m&iiocres. Quelques-uns 
vontjusqu'a rappeler queerest Bruxelles qui a venge le Marseillais 
Reyerdesd&iainsde Paris, que e'est la Belgique quia revele a la 
France un de ses plus grands inusiciens. 

Certes, les appels a la decentralisation sont nombrcux, mais, 
dissemines, ils se noient dans le hourvari des plaisanteries qui les 
accueiilent ; certes, des efforts sont tenles de toutes parts, mais, 
isoles, ils se brisent contre Pinertie des ignorants et les attaqucs 
des interesses. II faut done crier ensemble pour fairc entendre notre 
voix revendicatrice ; il faut done que ce cri : « Vive la Decentrali- 
sation ! » parte a Tunisson de la bouchc de tous les lettres, de tous 
les artistes, de tous les penseurs et m£me dc tous les politiciens ; 
il faut done que nous nous groupions, que nous unissions nos bon- 
nes volontes en un seul faisceau et la lutte pourra etre engagee et 
la victoire sera possible. 

(Test pour cela que nous avons songe a enter une association 
qui aurait pour litre L' Action Provencale. Elle comprendrait des 
sections speciales, absolument independantes, reliees entre elles 
par le but commun de la Decentralisation. Les^erivains franeisant 
ou provencalisant inaugureraient un mouvement dont les elements 
existent et qui serait memorable. Les peintres et les sculpteurs re- 
constitueraient cette glorieuse ecole provencale qui a donne a la 
France et a la poslerite les noms de Puget, de Paul Guigou, dc 
Daumier et de Monticelli ; les musiciens forceraient le Grand-Thea- 
tre conduits par Reyer lui-meme. Et si les erudits venaient a nous, 
ils nousentretiendraient des fastes de notre passe ; tandis que les 
politiciens rechercheraient pour Tavenir quelle est la meilleure so- 
lution du probleme dtfcentralisateur. 

Toutes ces tentatives, entrcprises au meme moment et sous une 
direction commune, ne pourraientqtraboutira une colossale mani- 
festation de la vie provinciale, aujourd'hui endormie, manifestation 
dont les rdsultats seraient prtfeieux a la liberie de l'individu, a la 
prosperity de la Cite et a la grandeur du Pays. 

MM. Horace Berlin, Valere Bernard, Anlide 
Boyer, Eugene Giraud, Augustc Giry, 
Fortune Marion, Jacques Martial, Geor 
ges Martz, Pierre Mazierc, Marius Olive, 
Pigalio, Tressaud, Pierre Bertas. 



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112 Lou Felibrige 



low ! que lis ome de cor se groupou dins tout lou Miejour, e nosti 
desiranco saran coumplido : pourtara flour, l'ideio de la decentralisa- 
cioun que lou Felibrige a semenado. 

Lou Felibrige a de segui sa draio e d'ana vers sa toco, apielant li 
groupamen paralele dou sieu, que podon que i'ajuda ; mai, faven di e 
lou rediren de-lor.go : lou Felibrige deu pas se foundre o s'ennega dins 
un d'aqueli groupo,de queto coulour que fugue equete noum que porte. 
Que touti lifelibre posquon estre federalisto, se i'agrado, mai que fugue 
pas necite d'estre federalisto per estre felibre. Ves aqui co que de bra- 
vi jouvent volon pas coumprene, e vaqui perque nous trason touti li 
vilanie de soun repertdri, amor que nousentestardissena vougue sauva 
lou Felibrige dis arpio de sa poulitico ! E fau ave 1'amo bravamen 
cavihado au cors per ague lou front de faire lou mestie que fa sen e per 
n 'est re paga d'aqueu biais ! 

Lengad6 

— Li festo de la Mantenenco de Lengado, celebrado en vilo d'Uzes, 
lou 28 d'avoust, soun estado superbo. Se poudie pas rescountra plus 
bello journado, e veire tant de pople enfestouli per saluda e faire ou- 
noura si felibre. 

A n6u ouro dou matin, li felibre soun arriba a la garo, e lou souto- 
prefet, lou maire, M. Abauzit, lou Counseu municipau, li Coumitat 
di festo felibrenco e loucalo, emai li delega di diversi soucieta de la 
vilo, eron aqui, a l'avengudo de la garo, en courtege magnifi e segui 
d'un pople fdu, per ie faire la ben-vengudo. Es M. Abauzit, maire, 
qu'em'un fort galant biais, a lou premie pres la paraulo per dire 
tout 1'ounour que ie venie de l'acampado di felibre dins sa vilo. Ip. 
Messine, lou valent seudi de la Mantenenco de Lengado, i'a gentamen 
respoundu, e a sadicho bello lou pople a pica di man. 

Em'ac6, ves-aqui qu'un poulit eissam de chatouneto de blanc vestido 
s'arrambon de la Reino dou Felibrige, la touto fen to Mario Girard, 
qu'ero subre-bello erne soun coustume de prouvencalo, que ie vai tant 
ben, em'aco ie presento un superbe bouquet. De sa bouco divino, la 
charmanto Reino, em'un rire suau, lis a gramaciado. S'es recita de 
coumplimen e se i'ei respoundu ; e lou courtege a facaminde l'Espla- 
nado a la Coumuno, ounte un vin d'ounoir es esta semoundu i Felibre. 

En sourtent d'aqui se fai I'inaguracioun de la placo en ounour de 
Savie Sigalon. Aquelo manifestacioun, se p6u dire, es estado magnifico. 
Li paraulo d'En Albert Amavielle anbouta fi6 dins t6uti li pitre. 



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Lou Felibrige iij 



A dos ouro e miejo, dins lis Areno, clafido de pople s'es tengu la 
sesiho di Jo Flourau. 

La musico municipalo a jouga, d'abord uno fantasie sus tMireio de 
Gounod ; la Soucieta de ginastico a touca lou Salut au drapeu, em'acd 
piei lou souto-prefet, en un flame discours, souvent aplaudi, a douna 
lou vane a la festo flourido. 

La Reino de la Court d'Amour, poulidocoume un astre, a piei declara 
dubert li Jo Flourau de la Mantenenco de Lengado. E, alors, s'es des- 
gruna tant e piei mai de beu vers, tant en ounour de la vilo d'Uzes 
qu'engloridou pintre Sigalon,que li courouneu de la targo soun vengu 
declama e que lis escoutaire an aplaudi de tout cor. Mai lou beu es esta 
quand lou m est re felibre En Freden Mistral, s'es auboura is aclama- 
cioun de touti e qu'a remercia lou pople d'Uzes de la tant bello recep- 
cioun qu'avie facho tant a sis ami qu'a-n-£u. Soun discours es esta lou 
bouquet de la festo lilerari, e soun Cant de la rapo latino lou bouquet 
de tout. 

E lou publi bevie ansin qu'uno melico deliciouso, li vers que li 
felibre e felibresso a-de-reng ie debanavon e li Jo Flourau sesoun clava 
qu'a sieis ouro de vespre. Tout un cadun ero meraviha de 90 qu'avie 
vist e entendu e gardara de-segur galanto remembranco d'uno festo 
coume en Uzes se n'ero jamai visto. 

Dins la cour de laCoumuno, touto flourido e pavesado, a set ouro 
de vespre, s'es felibreja a l'entour d'uno taulo reialamen prouvesido. 
Mai de cent felibresso, felibre ecounvida i'avien pres plago. E, a lades- 
servo, de brinde, de discours, de vers e de cansoun, n'fa agu a te n'en 
vos vejo n'aqui. 

A la passejado di marrounie, d'enterin se nousavon li couple per la 
danso qu'an pas fa calamo enjusqu'a dos ouro dou matin. 

E Tendeman s'es tourna-mai felibreja au casteu de la duquesso d'Uzes. 

Longo-mai lou Felibrige triounfle e porte flour ! 

PARAULO DOU SENDI DE PROUVEN<;0 

A LA FEL1BREJADO DIZKS 

Messi^s e gai Counfraire, 
Au noum di felibre de Prouvenco, ausse moun veire a nosti fraire 

ben-ama, a nosti fraire de Lengad6. 
I/ausse tourna-mai a la gento vilo d'Uzes, a si Conse, asounva- 

lenl Gounseu municipau, a si membre de laCoumessioun di festo. 
A la gento vilo d'Uzes qu'a vist naisse Tamirau Brueys, lou pintre 

Sigaloun, lou gravaire Subleyras, lou filousofe Abauzit, lou mege 

Charras e tant d'autre. 



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/ 14 Lou helibrige 



Es eici, Messtes, que lou grand pou&to Racine, quandvente v&ire 
soun ounele, qu'fcro alor canounge de la catedralo, coumpaus&, dins 
aqu£u pavaioun que, despi&i, porto soun noum, qu&uquis-uno de si 
poueslodejouvent. 

En aqueu prepaus, dison que lou grand pou^to, quand parlavo di 
gent de vosto vilo, disie : 

« A Uzes, les femmessont charmantes, le peuple bon, et I'esprit 
court la rue. » 

I'a que de veire, Messrs, aquelo tant gento asserablado, per veirc 
que li causo n'an pas chanja. 

PARAULO DE LA REINO DOU EELIBRIGE 

i genti damisello que fan pourgi lou bouquet kl'intradode la vilo. 

Midamiselb, 

Gramaci de vosti belli Hour e de vosto graciouso aloueucioun de 
ben-vengudo. 

Se p6u, bessai,que de rei vengu en Uzes ie* siegon esta recaupu 
erne* maide magnificenei, estent douna soun litre de soubeiran fran- 
cos ; mai, que vous digue e vous assegure que pas un d'tSli n'es 
esta plus urous e mai esmougu que noun Pes la Reino d6u Eelibrige, 
de vosto acuiengo,de voste bouquet reiau e de voste coumplimen. 

Leissas-me vous embrassa. 

— Lou dimenche, 14 d'avoust, a dosouro de tantost, se soun acam- 
pa a Toulouso, au seti de soun Coumitat d'ourganisacioun, If Fetibre 
dou rode, per founda, erne I'autourisacioun de la Mantenenco de Len- 
gado, YEscolo CMounditw, que n'aven publica lou rampeu dins noste 
numero d'avoust. l'eron vengu, oavien manda soun adesioun : li majou- 
rau Jan Castela, A. Perbosc e Savie de Ricard, e li soci E. Pouvillon, 
A. Qyercy,J. Mommeja, P. 1'Estieu, J. F. Court, L. Vergnes, E. Bour- 
delle, A. Auge, Bacquie-Fonade, G. Laforgue, P. Lacombe, E. Raspide, 
P. Duffau, A. Fabre, ). Azema, P. Fagot, E. Teulie, F. de Beaurepaire, 
Le Bartassie, J. Doc, J. Mercadier, L. Boscus, E. Gil, J. D. Rigal, A. 
Capmarty, C. de Bourran, L. Delpech, A. Villiers, P. Bayron, Mont- 
Auriol, J. Dayma, J. Trouvere, etc. 

Adounc, la sesiho estent duberto, se coustituis lou Bureu de YEscolo 
e lou majourau En Savie de Ricard es nouma Cabiscou ; lou majourau 
Antoni Perbosc e Prousper TEstieu soun chausi coume souto-cabiscou ; 
loutresourie es A. Queicy e lou secretari esj. F. Court. 

Em'aco piei lou reglamen de YEscolo es mes en discussioun e n'es 
aprouva a runanimcta. 



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Lou Felibrige 115 



— La Campana de (Magalouna count &nio la seguido di councours 
qu'avle ourganisa cntrc lis enfant dis Escolo. Ves-eici lou paumares 
dou segound : 

Proso. — Foro councours : Lou conte Una sour c a d'aiga mineral a 
qu'aurie gagna lou premie pres, se 1'autour Fernand Pons, de Miraval, 
ero esta plus jouine. Mai coume a 17 an, pou pas councourre erne 
d'enfant. 

Premie pres (ex-cequo) : Enri Boude, dou Clapas (16 an) e Clara 
Tarbouriech, uno chatouneto de 12 an de Cazouls-de-Bezies. 

Segound pres : Daniel Gay, dou Clapas (16 an). 

Mencioun d'ounour : Juli Chichet, (15 an) ; Jan Fages, (15 an) ; 
Pau Gros, (15 an) ; Jouse Navas (15 an) ; la jouineto Elisa Delberd, 
(\} an), touti dou Clapas. 

Mencioun : Louis Amphoux, de Ceto ; A. Barthe, de Luuel, Four- 
cand Bedos, de Loudevo ; Jano Damien e Mano-Louiso Lecomte. dou 
Clapas. 

Pouisxo : pres, Pau Gros (14 an). 

Touti li gaguaire regaupran un flame diplomo en remembranfo de sa 
vitori. 

Lou tresen councours es esta clava lou 15 d'avoust, e ves-n'eici mai 
lou paumares ; 

Troso ; pres : Louis Richard, de Lunel, 14 an. Mencioun d'ounour : 
Gustavo Enric, de Bedarieus, 15 an ; Pau Grivel, de Ceto, 12 an ; 
Clara Tarbouriech, de Cazouls ; Jan Therond, de Gange, 11 an ; Ma- 
rius Bremond, de Loudevo, 10 an ; Ernest Crassous, de Mount-Pelie, 
11 an ; Frederi Galavielle e Daniel Gay, de la memo vilo, 15 an. 

Mencioun: Pelissier, Teulon e Borne. 

(Mencioun pouetico a-n-Aguste Rochefort, de Mount-Pelie, i6an. 

Aquelo ideio de la Campana de Magalouna is mai que bello, e sian 
urous dei'aplaudi mai-que-mai. Es obro patrioutico de semena la bono 
grano dins lou cor dis enfant ; es un di mejan li plus flame per cm- 
pura l'amour de la lengo meiralo e faire bello obro felibrenco. Zou ! 
que la Campana brounzine e fugue fldri. 

— M. G. Coquelin, chefe de musico dou 122 6 , qu'es a Mount- 
Pelie, a ourquestra mai que poulidamen Lou Maset Je mesie T{oumieu 
ela T)ansa de las trelbas Em'acd, lou dimcnche 14 d'avoust, au Pei- 
rou, e loudij6u 18 d'avoust a l'Esplanado, au councert de la musico, 
li Cimpanii, li felibre e lou pople trefouli, an aplaudi lou chefe sim- 
pati e si musicaire per soun bon biais e sa mai que gen to atencioun. 



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u6 Lou Felibrige 



E noun soul amen la musico jogo 1'er dou {Maset, mai n'en canto li 
paraulo. Tamben li Clapassie recouneissent i'an semoundu 'no superbo 
paumo daurado. 

Lou jour d'aquelo manifestacioun, s'es vendu 15 800 eisemplari de 
La campana de Magalouna dounant la musico e li paraulo dou (Maset. 

— E d'abord que n'en sian mai a la Campana, diren que i'a qu'elo 
per ague d'ideio astrado per la proupagando. Apres si councours entre 
lis enfant dis escolo, s'aviso-ti pas, aro, de n'en durbi entre li cors 
d'estat ! Li patroun, lisoubrie e meme lis aprendis auran dre de coun- 
courre, en mandant uno peco de vers sus soun mestie. L'autour de la 
meiouro peco lecaupra un beu diplomo e veira soun obro estampado 
dins bu journau. 

S'acoumer.co per li gipie e li massoun, que sa targo sara clavado Iou 
premie d'outobre, piei vendran li sarraie, li pintre, li jardinie, etc. 

— S'ourgar.iso a Mount-Pel ie uno soucieta : Lous cantaires dou 
Clapas, qu'aura per toco de canta de cansoun o de moutet en parla 
mount-pelieren. Aco *s uno eicelento ideio, e n'cs mai que segurque se 
dins li vilo e vilage de Prouvenco, li jeuvent se groupavon p^r aqueu 
pres-fa, leu-leu li cpnsoun felibrenco sarien de touti li festo e sus touti 
li bouco. Queto ei la chatouno de Paradou, di Baus e dis alentour, 
que saup pas li genti cansoun de Charloun Rieu, e que li bresiho pas 
tout lou sant clame dou jour ? 

Es un biais, ac6, mai que flame per teni la lengo dins Iou cor dou 
pople ! E de quant vaudrie mai ie pourgi li cansoun sano e riserello 
espelido dins sa terro, que li moutet abesti que soun, iuei, en grand 
vogo e que ie venon de Paris ! 

— A Bezies, YHcrault di 5, 10, 17, 24 c 31 d'avoust adouna : La 
Cassibralbo (sounet) ; Desesperattfo, Nostre T{oussignol, (elegio) ; La 
Cagno y (vers) ; La pico, fsounet i jouinis escoulan) : tout aco 's de ga- 
lant vers qu'Antounin Maffre, lou gent felibre de la Farfadeto, escam- 
piho cado semano, e que nous farie grand gau de veire nousa en gar- 
beto rousenco, car i'a bravamen de bon gran dins aquelis espigo ! 

Apoundren que nosteami ven de gagna tres joio i Jo Flourau d'Uzes. 
Osco per tu, beu cigaloun de I 'Orb ! 

— Li cigalo atriduido i tres nouveu majourau soun : La et'gaio de 
VaUrgOy per Jan Laures ; la cigalo de la Liberia , per A. Perbosc e la 
cigalo latino, per E. Marsal. 



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Lou Felibrige iij 



A-n-aqueu prcpaus saren recouneissent i majourau prouclama en 
187b, de ben vougue nous faire couneisse lou noum de la cigalo que 
lou Counsistori i'a atribui : aven besoun d'aquelo endico per publica 
la tiero di mem b re dou Counsist6ri felibren. 

— Aven vist que li felibre de Toulouso se boulegavon, parai ? e 
qu'avien founda VEscolo moundino; mai, diaussi, pa re is que l'eisemple 
es pas marrit de segui : e aquelide le Gril que soun pereu ndstts ami, 
volon pas resta enarrieese rampelon e se groupon. Z6u ! Lou groupo 
dou Grt/, sus Pestiganco de coumplaire a-n-uno tiero d'ami de la lengo 
meiralo, a decidi d'ourganisa un centre d'acampado que se le pos- 
quon veire, couneisse e amiga entre amaire di parla moundin e gas- 
coun que vivon o que passon a Toulouso. 

Li sou let titre que se demandon per estre de la famiho, es d'ama la 
parladuro de Goudouli, de Jasmin, de Mengaud, de d' Astros, de Ves- 
trepain e d$ Foures ; d'estre afeciouna per la leugo dou pople que bru- 
sis is alentour o dins la cieuta d'lsauro, fugue dins lou toun letru, 
fugue dins la sabour que lou pople ie douno. 

Nautre, eme grand gau, pican di man a t6uti li manifestacioun d6u 
revi^ure de la lengo miejournalo / 

— Lou gent felibre alesen Alcido Blavet, ven de passa erne suces, 
davans la Faculta de Paris, li darries eisamen de la licenci en dre. 
Benastrugan de tout cor lou nouvel avoucat. 

— Ven de pareisse, a Toulouso, lou n° 1 dou Lengodoucian, journau 
semanie ;ah ! lou flame journau ! osco per eu. Escoutas coume acabo 
sa dicho Jan Doc, que n'en durbis lou pourtiss6u : 

x Zou! felibres de Lengodoc e de Prouvenco, balhem-nous la man, 
« e ambe I'ajudo del brave pople mietchjournal que nous segui ra, ar- 
c ranquem as franchimands la reformo universitario que nous es tant 
« caro ! 

> Quand aurem fait la counquisto de las escolos primarios, Taveni 
c nous apartendra. » 

Ah ! beu felibre moundin, Santo Estello que vous sourris, vous fara 
ajeugne la toco e vosto obro fara prouado ! 

— Dins Tacamp dou 20 d'avoust, de la T^ucbe Corrfyenne, MM. A. 
Marpillat, Frances Calor, Branchet, C. Bonyeur, Foussard, Espinat, etc. 
an di de can soun, deconte e de galejado en parla limousin, e se i'es 
ausi, coumpausado per M. Galey, uno mousaico d'er limousin qu'a fa 
gau d'entendre. 



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n8 



Lou Felibrige 



— VEscolo CMoundino a pres per simbeu la crous d'or a douge rat 
di comte de Toulouso. 

— VEscolo audemco, a Carcassouno, s'esacampado lou 14 d'avoust, 
en assemblado ourdinari, souto la presidenci dou manteneire Peyrusse, 
souto-president. Se i'cs decida que li coumunicacioun se farien d'aro-en- 
la, per lou mejan de la Revue Meridional t e de la Cigalo d'or ; que la 
questioun dou chanjamen dou noum de I'Escolo en aqueu d'Escolo de 
la lauseto sarie reservado per uno assemblado generalo ; qu'un diplo- 
mo o uno carto se remetrie en cade soci, e que lou 9 d'6utobre venent, 
se farie uno felibtejado que la coumessioun d'ourganisacioun es coum- 
pausado de En Achilo Mir, de Teulie e Moneger. 

Sarie pereu questioun per I'Escolo d'ourganisa si premie^Jo Flourau. 
Zou ! z6u ! que tout! se ie bouton de cor ! 



SOUSCRIPCIOUN DI CATALAN 

AU MOUNUMEN DE J6USE ROUMANILLE 

Marian Aguil6 y Fuster, mestre en Gay Saber 

Joaquim Cabot y Rovira 

Francesch Carre ras y Candi 

Jaume Collell, Pbre, mestre en Gay Saber 

Joseph Coroleu 

Lluis Domenech .... 

Joseph Estanyol .... 

PioFatj6 

Tomis Forteza, mestre en Gay Saber 
V. G 



J. M. y G. 

S. M. y 

Lambert Mata y Sala 

Francesch Matheu, mestre en Gay Saber 

Dolors Moncerda de Macii 

Jaume Novellas de Molins 

T. N. y A. . 

V. P. de A. 

J. Permanyer 

N. P. y C. 

Jaume Puigvent6s 

R. P. y C. 

k repourta 



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Lou Felibrige 



119 



Report 
Joaquim Rivera y Cuadrench 

Manel Rocamora 

J. R. y O 

Redacci6 del Setmanari Calais de Manresa 

Joan Segura, Pbre 

Joseph Torras y Bages, Pbre . 
Jacinto Torres y Reyet6 , 

Alvar Verdaguer 

Jacinto Verdaguer, Pbre, mestre en Gay Saber 

Narcis Verdaguer y Callis 

M. V. y A. 

Anton Vila, Pbre 

Francisco de P. Vila y Graner 

F. V. y Q. . 
D. Eusebi Guell 
Joseph Quadrado 
D. Justi Pepratx 
Victor Bros9a 

G. B. .... 

Toutau 
S'£ro recaupu . 

Toutau generau 

A PAREIGU : 
A Carpentras, encd de Pinet : Lou libre nouviau de Louviso $ de Carle , 
que Roumie Marcelin a fa 'stampa a 1'oucasioun dou maridage de sa 
chato, e que ten li floureto que lis ami an tracho dins la canestello 
de la ndvio. Mistral, G. Barcilon, dono Girard e sa damisello, Bouvet, 
Bourrelly, Huot, Cassini, Marius Girard, (iras, Crousillat, de Berluc, 
Michel, L. Guis, Monne, S. Marcelin, C. Fabre, Montagnard, dono 
Labaume, Cazimir e Caillet an mescla sa voues a-n-aquelo de Rou- 
mie Marcelin per souveta bonur e joio au beu couple e per dire a 
la genlo nouvieto : 

Per Tous, i'arangie de nosto Prouvenco 

Pourgis, risereu, flour bianco e fru d'or : 

L* frucho en lou rai de voeto jouvengo ; 

La flour, lou per f am de Toste beu cor. 

I.'aubo vous Adus si perlo divino 

Escampado au vas dis ieli flouri : 

Au vas de 1'amour quau beu, se devino 

Que de tout trebau s'atrovo gari. 

Es just per aco, nouvieto poulido, 

Qu'enebriado au vin que i'avea begu, 

Au bras de 1'amant anas, trefoulido, 

E que lou bonnr sus vous a pl6ugu. 



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120 Lou Belibrige 



A Marsiho, dins lou Petit Mar seillais di 7 e 24d'avoust, dous article 
galant de Jan Bayol : Un soir d? election en Trovence e Au 
pays d'tArles, raconte d'uno escourregudo en vilo di Baus. 
» dins le Dimancbe, li retra de Maurise Raimbault e de Ma- 
rius Bourrelly ; Sur la paille t de F. Lescure, e La decentra- 
lisation HttSraire, de Fronteri. 
» dins la Revue borticole de Juliet, un article d'Anfos Bressier 

sus la floro dis Aupiho. 
» dins la Cornemuse ; Lacoucbado, charradisso de L. Foucard. 
la Bonne-Mere, d'Anfos Michel ; la Cigale, jde P. Arene, 
etc., em'un estudi sus Calendau per J. Gautier. 

A Lioun, empremarie Mougin-Rusand : Roumanille et le Felibrige, 
estudi remarcable sus nosto Soucieta e soun foundadou, pet 
lou felibre Peire de Bouchaud. 

A Perouno, estamparie de Vhtdependant, uno noutico d6u majourau 
J6use Roux sus lou pintre Enri Gambart. 

A Bagnero, dins Bagueres-saison : Mour d'uo muso, elegio pretoucanto 
de Pbiladelpbo, la tant gento felibresso que 1'Adour tresano 
a si cant armounious. 

I Lilas, dins la Province d'avoust : Les romerages en Provence, de P . 
Mangin, erne la descripcioun de 1' Aver iisseur dou toulounen 
Louis Digeon, qu'esadouta per la vilo de Paris, e uno letro 
de noste ami Lucian Due au Menistre de l'Estrucioun publico 
sus lou prepaus de 1'atribucioun di paumo academico. 

A Bezies, vers Sapte, lou comte-rendu de la sesiho tengudo lou 26 de 
mai per la Soucieta arqueoulougico d'aquelo vilo. 

En Arle, dins VHomme de bronze : Marco-matt, pinturo dou Chivalie 
de la Rouqueto ; Uno noco, galejado de meste Eisseto, e 
La mounjo, sounet d6u gent felibrihoun Louis Roux. 

A Mount-Pelie, la Cigalo d n or di 1 e 1 5 d'avoust erne : Peire "Bertas, 
per Jan Souleu ; Li Felibre de Paris, per Batisto Bonnet ; 
Lous tiraires de peiro, de F. Dezeuze, etc., etc. 

A Toulouso, dins Le Gril : Dialogo entre le pero Sermet $ mestre Guil- 
laumes, pai'san del bilatge de **\ legit lou 6 febrii ijpi a 
la seanco publico del chub des Jacoubins, dins la salo del 
ci-daban Senecbal, doucumen forco curious. 

A Carcassouno, dins la T{evue meridionale : Quelques cbansons politi- 
que languedociennes de I'Aude, reculido per G. Jourdanne ; 
La cigalo de la liber tat, d'A. Perbosc e La Jangue d'oc dans 
les icolcs % de Prousper TEstieu. 



Lou Gerent : Jan Monne. 



lmprimerie L. DUG, 11, rue Chaisagnolle, aux Lilas, pres Paris. 



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CROUNICO 



L'ASSEMBLADO GFNERALO 
DE LA MANTENENgO DE PROUVENQO 



Tenant comtc di desiran^o de la Municipalita manousquino c d(3u 
Coumitat di festo, la Manlenenco de Prouvenco avic* counvidali feli- 
bre, per lou 22 de setembre, en vilo de Manosco. 

Adounc, lou 22 de setembre, k des ouro d6u matin, k la porto de 
la Saunarie\ M. Defarge, maire de Manosco, erne* li delega, soun vengu 
recaupre li Felibre, musieo en testo c preccdi di dansaire de sant 
Brancai, en coustume pintouresc di jo de la festo de DiGu que se 
fasien &-z-Ais e qu'fcron esta regla per noste rei Reinid : 

Eme lou sendi, En Marius Girard, i'a lou vice-canceli6, secretin 
de la Mantenenco, En Jan Monn£, li majourau Marius Bourrelly, 
J6use Huot, Roumi6 Marcelin e France's Vidal ; Paulin Guisol, ca- 
bisc6udi Maren, Pau Coffinieres, cabisc6ude Tamaris, DonoLaza- 
rino, A. Gautier, Long, Pau Rouman, Gasquet, A. Laugier, Roux, 
Negre, V.Rougon, etc... etc... 

Aprfcs li presentacioun, li dansaire, mena per lou celebre tam- 
bourinaire Marciau, eisecuton qu&uqui galanl viravou, la musieo Fa- 
pound un mousseu di mai flame, e z6u, lou courtege s'enintro souto 
lou viei pourtalas e s'encamino vers la Goumuno. 

Dins la grand salo flouridoe pavesado, un vin d'ounouresperoli 
Felibre e li counvida. Li fiolo se destapon, li got s'emplisson e se 
turton, d'enterin que sus la placo, regouirode pople, la musieo toco 



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122 Lou Felibrige 



I'aubado e que li tambourin bresihejon si ri£u-chi6u-chi6u. Lou po- 
ple pico di man e, quand toutaquel entousiasme s'amaiso, M. lou 
Maire prfcn la paraulo ; e, en puro lengo d6u terraire, em'un biais 
qu'es pas de dire e uno simpatlo que nous esmfcu, sa voues nous pico 
k Tamo, quand nous fai sa b£n-vengudo e que nous dis tout lou 
bonur qu'a de nous recaupre dins sa vilo e de nous n'en faire lis 
ounour. 

Lou sendi, En Marius Girard, s'aubouro, alor, e p&r respondre 
&-n-aqu<3u paraulis tant gracious e tant simpati, parlo coume ei#> : 

Moussu lou Maire, 

Lou sentimen que nous esmdu e nous largo, en abounde, joio e 
ben-eslre en arribantdins vosto vilo, esun sentimen de recouneissenco : 

Au noum di felibre de Prouvengo vous remercieu, M. lou Maire, de 
la freirenalo ben-vengudo que nous fases. 

Li felibre, sian pas d'aqueli qu'oublidon, lou sabes, e pode vous 
assegura que gardaren toustems lou souveni de vosto recepcioun. 

Sian eici en pleno Prouvenco, e nosti cor baton t6uti ensen dou 
meme batedis patriau. Voste despartamen di Bassis-Aup, per si grandi 
souvenenco d'lstori e de Gai-Sabe, es, se p6u dire, entieramen liga a 
noste passat, a nosto grandour^ a nosto glori d'antan ! 

Vosto vilo tant gento, eme, eilamount, sus lou mourre, sa vieio 
tourre esbarboulado, si dos gleiso, sa remarcablo 'Porto de la Sau f 
eme sa poupulacioun tant avenento es, sens countesto, Reino e segnou- 
resso dis Aup. 

Reino : Amor que Frances premie, rei de Franco, ben talamen si 
chato soun bello e bravo, la bateje, a soun retour de Marignan, de 
1'escai-noun de (Ma nose o la PuJico. 

Segnouresso : Amor que, despiei, a sempre garda renoum de 
beuta e de vertu dins touto la Prouvenco, talamen que dins ndsti pais, 
quand se parlo de quicon de requist e de ben fa, se dis encaro : Aco ? 
osco ! (Manosco ! 

Longo-mai, adounc, visques en pas, galant pople manousquin, dins 
lou renoum e la beuta de ti fiho, dins lou patrioutisme e la fierta 
de ti fieu ! 

Vivo Manosco ! 

Vivo Prouvenco ! 



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Lou Felibrige 123 



Uno trounadisso de picamcn de man a saluda aqueTi paraulo 
superbo, e lou maire, tout esmougu, s'es jita dins li bras de noste 
valent sendi e Fa embrassa au noum do sa vilo cde soun poplc. 

Li dansairc dc sant Brancai, dins la salo de la Coumuno, venon se 
refresea e nous dansa quauqui contro-pas, d'enterin que fan vanega 
enfun serious de papo, si vcntaire acoulouri, e que dirias que si 
mouvemen soun regla e mesura coume aqueli d'un auloumate. 

EoVaco, dins la salo, la musico ven nous jouga 'n mousseu felibren , 
c d'enterin que lou courtege s'cndavalo, lou sendi s'adreissant i feli- 
bre present, ie fai assaupre que li majourau e manteneire estent 
counvida a prene placo au banquet poupulari, ourganisa per li 
siuen de la municipalita, la taulejado felibrcnco proupramen dicho 
n'aura pas lio, e que cadun, per ansin, reprendra sa liberta d'acioun 
e de paraulo. 

Aeo di, se fai eamin vers roustau de moussu Abrieu, ountc sedeu 
inagura la placo de mabre en ounour de soun paire. 

Lou pople, que despiei soun arribado, a fa festo i felibre, es aqui 
en grand foulo ; li carriero soun coumoulo e li fenestro pereu, ben 
talamen quc,quand la musico a touca l'aubado, li dansaire de sant 
Brancai an pas lou large d'eisecuta si danso... Mai, tout d'un cop, 
lou velet qu'alapolou mabre toumbo,e la musico entouno l'6rde la 
Cansoun de la Coupo. 

Is iue de t6uti apareis alor Piscripcioun que porto : 

A co J s roustau 

ounie nasque, lou premii de nouvcmbre 7775, 

Jouse Toussant ABRIliU 

mort a Manosco en mat 1841 

autour dou Diciounari prouvenfau e francos 

dou par I a manousquin. 

Osco 

Manosco ! 

Lou blasoun dou Felibrige : Testello di set rai, elacigalo d'or, 
emai pereu lis armo manousquino : quatre man duberto, representant 
ii quatre quartie' qu'an lourma la cieuta, ie trelusisson poulidanen. 

Mai , la musico aguent fa calamo, lou majourau En Jan Monne 
s'avanco e parlo coume seguis : 



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i$4 L°u Felibrige 



Midamo, Messrs, 

Lou Felibrige, qu'a per toco de manteni e de garda lou parla di 
Reire, sefai pereu un ounourde metre en lusour lou noum dis ome 
valent, di precursour astra que i'an marca sadraiobello, dins l'amour 
de la lengo. 

Vaqui perque*, nautre, li devot d'aquelo lengo tant amado, lis 
amourous fou d'aqutfu parla melicous e siave qu'empuro, dins n6sti 
cor, lis entousiasme fidr e lis ideau superbe, vaqui perque\ dise, 
nous es agradiSu de glourifica piousamen lis ome d'elei, lis amo 
enaurado, que, a t&ms passa, an sauva nosto lengo de l'6ublit, nous 
1 an gardado de perdicioun e nous Fan trasmesso coume un d'aqu&i 
tresor precious, coume un eiretage reiau, que, dins li famiho, so 
trasmeton de paire en Pi6u, per afin que jamai se posquon avali. 

E, li fie'u amaire, li fieu que dins soun pitre ie bounbounejo aquelo 
afecioun tendro, aquel aut respet, aquelo recouneissenco luminouso 
per li Reire superbe, en pagod'aqueli richesso sauvado, en guierdoun 
d'aquel amour prefouns que lis empuravo, e, per faire veire i gene- 
racioun venento que la Patrlo, toujour, enlusis d'un poutoun de 
gl6ri aque^li que la prenon per mestresso, li fieu, escrincelon sus lou 
mabre, en letro d'or, li noum venera d'aqucjli Reire e li glourificon is 
iue dou pople, aque'li fie'u d6u pople, que l'amour de soun nisau, 
l'amour de soun terraire e l'amour de sa lengo soun li tres perlo de 
sa courouno. 

Em' ac6, n'es ansin, qu'an p&ran, nous es en-de-bon, a nautre 
umblis enfant d6u pople, de signala Tun di nostre a la veneracioun 
de si felen, que, piei, Tamour poupulari es la mai pretoucanto e la 
plus duradisso di gl5ri. 

Iuei, es a Manosco que venen faire noste pious roumavagc, en 
memc-ri d'un manousquin de la bono, J6use Toussant Abri^u, qu'avi6 
bouta touto soun afecioun, qu'avie douna tout soun cor a l'amour 
d6u terraire e de sa lengo meiralo. 

Toussant Abriuu, qu'avie tout just apr£s de legi e d'escrieure a 
l'escolo de sa viloto, quand fugu6 terns qu'aprengudsse un mestie\ 
em6 soun pichot bagage d'escoulan, s'endavate de Manosco a Mar- 
siho, per i6 faire soun aprendissage ; c, m'es avis qu'es Testello que 
lou menavo, cares aqui que soun cor se durbigue a l'amour que vous 
disi^u, e que i'endraie sus lou camin qu'a segui touto sa vido tant 
apassiounadamen. 



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Lou Felibrige 125 



A Marsiho, i'avie*, d'aqu^u terns, tout un vou de troubaire que bre- 
sihavon ansin que de cigalo sus de brout d'6ulivie' verdau, e que 
fasien flori, erne* si cansoun e si contc galoi, dins nosto lengo: aqui, 
i'avte Benedit que pantaiavo de coustibla si Nervi ; P.Beilot que, 
galejareu, s'assajavo de nouta li boufounado de soun Poueto Cas- 
saire; i'avie" Fourtunat Ghailan quemandavo soun Gdngui dins lou 
gou marsih£s ; Vitou Gelu, que li coublet de si Cansoun ie* venien 
adeja sus li bouco; Aguslin Fabre, que countavo poulidamen Pislori 
de Prouven«;o c de Marsiho, d'enterin que lou Pelabon, deTouloun, 
regalavo lou teatre erne* soun Groulte bel esprit. Tout aqu^u v6u de 
troubaire marsih^s que la jouinesso d'alor, erne* grand goust, n'en 
cbourlavo li cansoun, Abrieu Pavie* treva, escouta, saboura e legi ; 
e toutac6 i'avie donna la cantagnoe Pavie enebria dou vin sabourous 
en i'ensertant dins lou cor Pamour de la lengo. 

Em'aco, lou vesaqui tourna dinssa vilo ris^nto, dins soun Manos- 
co ama, e, tout en eantant li beuta d6u terraire e lis evenimen mar- 
cant, d'enterin que mesuro la telo e lou drap i pai'san de Pencountrado, 
beu coume unla soun paraulis, e, coume lou fague piei Roumanille, 
noto I6uti li mot, touti lisespressioun de la lengo dou terraire, acam- 
pant, ansin que la fournigueto, gran sus gran, a tros e a mousseu, 
de tiero d'entre-signe precious, que sis ami Paeourajon de liga en 
garbo, e de pourgi is amaire dou parla nadalen. 

Es alor, lou 8 de Juliet 1836, que per respondrea-n-un de si coum- 
pan, lou musicaire Boyer, que \6 demandavo li noum francos de 141 
molprouvencau, Pescflgufcsoun epitro prouvenealo, estampado eneo 
de Cartier, en Ate, qu'es un doucumen forgo curious au poun de 
visto de nosto parladuro e qu'es un tour de for<;o leissieougrafique. 

Travaiavo, alor, erne* passioun e sens rclambi, a destriha e a classa 
si noto, per alesti soun diciounari prouvengau-frances dou parla 
manousquin ; e, riboun-ribagno, tant soun obro Pavi6 pivela, qu'en 
1839, apres ben de faturage ensucant, lou gran qu'avie* semen a 
e tant amourousamen arrousa de Peigagno de soun afecioun, aque*u 
gran espigue e pourte flour : soun diciounari pareigue e fugue, se p6u 
dire, un evenimen per uno epoco que lis empremarie eron pas, se 
n'en manco, mountado coume iuei, que Pourtougrafi ero pas flssado, 
e que i'avie ges de prouvengalisto. Pourgigu6 soun obro au Miejour; 
bout6 sa peiro a la bastisso ; ie fugue, nes verai, de si sou c de sa 
peno, mai lareiissido couroune sis esfors, e lou pague de tout lou 



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126 Lou Felibrige 



resto. Or, se p&u afourti que touto lausenjo i'es degudo per aqu^u 
pres-fa valent ; car, coume acamp de mot e sabour d6u terradou ma- 
nousquin, aqueu dieioim&ri ese restara uncapd'ohro, alanine soun 
voucabul&rilVanceVprouvencau esenearo lou souletque nous lugue 
douna de poussedi. 

Soun obro majo venie de pareisse, que dounavo is amide la poue- 
slo prouvencalo soun recuei de nouve prouveneau : La lyre de Jud&e 
dins lou biais d'aqu&i de Saboly d'Avignoun, que se canton encaro 
b Manosco c que itfsoun forco poupul&ri. 

La toco dou Felibrige es de faire ama lou nis peirenau, amor que 
quau amo sa picboto patrio, amo tamb&n la grando : J.T. Abrie*u, 
avans lou Felibrige, seguissie" lou meme ideau : eu, ero Manousquin 
dinsl'amo; couneissi^ que Manosco, cantavo de-longo Manosco e 
parlavoque manousquin; per £u, i'avie au mounde rendeplus b&u 
que Manosco ; touti lis obro qu'a leissado e que sarien estampado se 
lamortnoun i'avie* scga trop 16u, soun rcgouiranto d'aquel amour : 
ancidoto loucalo, manousquinado galejarello, conte e trigos dou 
quarts, rivalita di dos parr&qui manousquino : Sant-Sauvaire e 
Nosto-Damo ; descripcioun di rode marcant d6u terraire, tout ac6 
i'ispiravo. Eu, cantavo Sant-Brancai, aqueu roumavage naciounau 
di Manousquin, e sa capello que s'aubouro sus lou mourre visajant 
lou Mount d'Or; lou Terrau, aquelo placo que se ie* vesie\ k passa 
terns, lou palaisdi baile deSant-Jan-de-Jerusalen, segnourde Manos- 
co, la Durenco, lis isclo, li Manousquin, li modo, e que sabe i6u, e 
piei, la satiro, lis epigramo mourdento, e li g^tejado, pleno de rire 
gai e de joio sano, eron tamben dins sa noto, coume i'eron tamben 
l'eleglo trenado erne* li lagrcmo de soun cor : escoutas lis estrofo 
qu'escrivie', en 1829, apres la mort de sa gento femo : 

A MOUN AUTIN DE SANT-AUBAN 
Autin qu'avie four mat eme tant de plesi, 
Souco, qu'a soun entour, erne gau vesieu creisse, 
Banc, que li avieu placa, courao uu trone chausi, 
Coumo m'estoumagas, quaud vers vautre pareisse ! 

Oumbragis inoucent que devias recrea 
L'espouso de moun couer dins saconvalescenco, 
Jamai noun la veires ! la parco li a trenca 
Lou tiou de sei beu jour passaB dins la sonfrenco ! 

Banc viergi, dispareis! autin, ficho-le au sou !.. 
Pases placo ei cipres qu'eicito devon est re ; 
Pampos, dessecas-vous ! cabano, pren lou dou ; 
La mestresso n'es plus ! plouraa erne lou mestre ! .. 



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Lou Felibrige 127 



Abrteu &ro un ome de cor, oun&ste e bon coume se p6u pas mai ; 
rfcn lant i'agradavoque soun fougau e sa faraiho : si vuech enfantfasien 
sa joio e soun ourguei, e jitavon de frescour sus sa vido c de rai 
dins soun amo. Si counci^utadin Famavon autant qu'^ti i'ero esta- 
ca ; e mai de trento an de terns fugu& juge president d6u tribunau 
de coumerei de Manosco. 

Es en-de-bon de passa sus la terro en empou riant lou renoum 
d'ome de btm, e de leissa dins la mem6ri de si coumpatrioto lou 
prefum de si vertu ; c, per naulrc, nous esm&u de v&re que sa me- 
m&ri vi6u encaro dins lou cor d'aqueu brave pople, que ven, apreissa 
e trefouli, counsacra de sa prcsdnci T6umage pious que render k- 
n-un de sis enfant qu'a passa sa vido k I'ama e k lou canta. 

E nous csm&u, pertfu, de veirc que lou clot que T. Abrieii avi<5 
planta e arrousa de Pamour de soun parla meirau, a poussa de ji- 
tello superbo e de brout galant dins lou terraire manousquin. La 
felibresso de Manosco, Gassini, Honde, Vitou Rougon, Aillaud, Au- 
bert, Bremound e M. Amayenc, fan uno tiero de cantaire que 
roussignoulejon en l'ounour de la terro prouvenealo e de sa lengo 
d'or ; d'aquelo lengo tant musicarello e lant dou^o, d'aquelo lengo 
de noste bres que n'i'a tant que se n'en trufon, c que, pamens, 
nautre, aman de touto nosto amo, que sab6n, coume Ta di lou 
Mestre En Frederi Mistral, que 

Quau ten sa lengo ten la clau 
Que di cadeno lou delieuro ! 

e que, per6u, es dins I'amour de la lengo que prtmon sabo l'amour 
de la Patrio e I amour de la Liberia ! 



Lou fi£u d6u troubairc Abrie^u, pergramaci, e tout en plour, sarro 
En Jan Monn6 sus soun pitre ; lou pople esmougu pico di man, li 
musicaire apoundon sa nolo gaio au trefoulimen poupul&ri, e, ma- 
jourau, manten&ire e counvida, la municipalita emai lou Coumitat di 
testo, soun mai que gentamen prega de veni turta lou got enc6 de 
moussu Abrteu, ounte un vin d'ounour Pes tourna-mai semoundu. 
Aqui, es la galanto dono d6u majourau En Vitou Lteutaud, qu'un 
afaire malastra t&n liuen de nautre, la felibresso Berto Lieutaud que 
nous re^aupcm6 touto la gr&ci e lou g&ubi tria d'uno segnouresso 
d'antan. 



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128 Lou Felibrige 



Au noum de ttiuti, lou cabisc&u di Maren, Paulin Guisol,en paraulo 
enaurado, dis toulo lajoioe tout lou rebat que regisclon sus lou fteu 
de la gl&ri que v6n de cencha lou front d<3u paire. 

Em'aco laceremountede Finaguracioun de la placo cst6ntclauso, 
li Felibre s'acampon k la Coumunop&rteni soun Assemblado generalo 
e trata dis afaire de laMantenen$o. 

Lou sendi En MariusGirard, aguent dubert la sesiho, lou socret&ri 
prenla paraulo, e, counfourmamen is Estatut, pres^nto li candida- 
turo entracho au titre de Felibre manten&re. Li candidaturo presen- 
tado est£nt ad6utado, soun prouclama Felibre manten&re de Prou- 
vdngo : 

Dono Lazarino, de Manosco. 
MM. Louis Roux, de Marsiho. 

Louis Bouquet, di Baus. 

J. Galle, k Vatenco. 

E. Monnier, d'Avignoun. 

A. Sarlin, d'Avignoun. 

Vitor Bouis, k Marsiho. 

Gustavo Barciloun, de Garpentras. 

J6us& Vernet, d'Avignoun. 

L'abat Mich6u, de Fourcauqute. 

Abel Laugier, de Lachau. 

Louis Tombarel, de Casta u-Reinard. 

Carle Martin, d'&-z-Ais. 

Jouaquin Gasquet. » 

Pau Roman, » 

e Juli Gallas, de Caumount. 

En seguido, li demesioun dounado soun adtiutado, e se passo ptei 
au Comte de gestioun qu'es aprouva tau que lou dounan eici des- 
souto : 

COMTE DE GESTIOUN 

D6U 28 DE JUN 1891 AU 22 DE SETEMBRE 1892 

Dou 28 de jun 1891 a iuei, aven re^aupu : 
90 escoutissoun de manteneire a 10 fr. .... 900 > 

Per lou librihoun mesadie, Tome v e 

quauquis abounage d6u Tome vi . . . . 1 41 1 35 



£0 que fai .... a } 1 1 . 35 



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Lou Felibrige 129 



Report . . 2 311 35 

En Papoudent 90 que soubravo en 

caisso lou 28 de jun 1891, siegue 1 746 40 



Aco fai 4 °57 75 



Aven paga : 








DtSphiso gent rah : Lou 28 de jun 1 89 1 








A M. Arnaud, de Sanari, per la tendo 








dou banquet felibren 


20 


» 




Lou 19 d'aodt 1891 : 








A Rabanit per medaio semoundudo au 








Coumitat d6u tambourin .... 


6 


» 




Lou 19 nouvembre 1891 : 








A Cougourdan d'Aubagno per li menut 








dou banquet de Sanari 


4 


» 




Lou 11 de janvie 189a : 








Au tresourie dou mounumen de Rou- 








maniho per souscripcioun de la M° 


50 


» 




Lou 10 de febrie 189a : 








A Due, per circulari di Jo Flourau . . 


4 


^ 




Lou 2 de febrie 1802 : 








A Quinsoun, per estampage di circulari 








de Facamp de Sanari 


8 


♦ 




Au secretari, per fres divers de courres- 








poundenci, d'enqueissamen, etc. 


12s 


15 


217 15 


Suvencioun is Escolo : 








Paga a TEscolo^dis Aup 








per suvencioun de Tan 1891 . . 


50 


» 




A I'Escolo de Lar 


70 
80 


* 




A I'Escolo de Lerin 




A I'Escolo de la Mar 


90 





290 » 


Avango facho au Counsistori : 








Lou 31 d'avoust 1891 : 








A Seguin, per letro counvidarello de 








Santo Estello de 1891 


48 
. 48 


» 




k repourta . 


507 15 



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ijo Lou Felibrige 



Report . . 58 » 507 15 

Lou des de setembre 1891 : 
A Lescure, sus l'ordre dou Capoulie 32 60 

Lou a8 de janvie 1892 : 
Au tresourie dou mounumen de Rou- 
maniho, per suvencioun d6u Coun- 

sistdri 50 » 

Lou 30 janvie 1892 : 
A Quinsoun, per estampage de 100 

diplomo aquitan 25 » 

Lou 15 de jun i8qs : 
A Seguin, per letro counvidarello de 

Santo Estello de 1892 32 » 

Lou 16 de janvte 1892 : 
A Dono Roumanille, per Tun di pres di 

Jo Flourau setenari 100 » 

Au secretari de la Mantenen^o, per 
avanco facho per courrespoundenci, 
mandadisde diplomo, de medaio... 125 75 413 35 

A-n-aquelo soumo nous fau apoundre li 
despenso ddu librihoun mesadie, 
que soun li segue n to : 
Paga aDuclou 5 dejuliet 1891 : 

Numerd ae? dou tome V 229 35 

19 d'avoust 1 89 1 : 

Numerd 4 dou tome V 83 40 

10 setembre 1891 : 

Numerd 5 e 6 dou tome V 208 50 

13 nouvembre 1891 : 

Numerd 7 e 8 dou tome V 208 50 

30 janvie 1892 : 
Paga a Quinsoun, per 500 circulari ne- 

cito per lou Buletin mesadie . . 6 > 

Paga a Due lou 10 de febrie 1892 : 
Numerd 9e 10 dou tome V .... 208 

17 mars 1892 : 



5° 
Numerd 11 d6u tome V 104 25 



k repourta . 1048 50 920 50 



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Lou Felibrige 13 1 



Report . 1 048 50 920 50 
14 jun 1892 : 

Numerd 12 dou tome V 104 25 

15 de juliet 1893 : * 

Numerd 1 dou tome VI 104 25 

26 juliet 1893 : 

Numer6 3 dou tome VI 104 25 

Au secretin, per avanp facho per cour- 
respoundenci, enqueissamen dis 
abounage, e mandadis di numerd 

per 15 mes 297 95 

Qo que douno per lou Iibrihoun un 

toutau de despenso de .... 1 659 ao 1 659 20 

Que se i'apounden lis autri fres eici-dessubre, (920 50) 

Aven un toutau de despenso de 2579 70 

Em'acd, aven re^aupu 4057 75 

Aven paga 3579 70 

Nous soubro en caisso, au 22 de se- 

tembre 1892 1478 05 

Tresenta p$r lou Secretari de la Mantenbico, 
counfourmamen is escrituro. 
• Marsibo, lou 21 de setimbre 1892. 

J. MONNl 

Vist e aprouva counfourmamen a la decisioun 

de VtAssemblado generalo . 
{Manosco } lou 22 de setimbrc 1892. 

Lou Sends de Prouvhnco, 
M. GIRARD. 

Lou Bureu de la Mantenenco aguent lini soun terns, es necit de 
lou renouvela, que si poude* noun ie* podon estre fisa per mai de 
tres an. 

L'assemblado renoumo tourna-mai, k I'unanimeta, lou majourau 
En Jan Moane per secretin, eli vice-sendi, per li tres an venent, 
soun : 



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1^2 Lou Felibrige 



Lou majourau Ougeni Plauchud, per Fauto-Prouvenco ; 

Lou majourau Anfos Tavan, per Marsiho ; 

E lou manteneire Pau Coffinieres p£r lou VarelisAup-Maritimo. 
Ac6 fa, li Cabiscou fan soun raport susl'estamen de sis Escolo: 
Paulin Guisol, cabisc&u di Maren ; Frances Vidal, cabiscou di Laren 
e Pau Coffinieres, cabisc&u dc Tamaris, nous dison poulidamen 
tout ce que comton fairc per que li group que n'en soun li baile- 
pastre, fagon fl&ri, e sus d'acft, ren estent plus k dclibera, se claus 
TAssemblado generalo, per ana prene placo au banquet poupul&ri. 

J. MONNE. 

(k segui) 



LI NOVO FELIBRENCO 



prouv£n<;o 

- L'Escolo dis Aup tendra sa grando sesiho annajo, lou 6 de nou- 
vembre venent. 

— La souscripcioun duberto per lou mounumen de Fourtunat Chailan, 
dins lou journau La Cornemuse, mounto, au premie de desembre, a la 
soumo de 238 fr. Lou tresouriedou coumitat eslou majourau Enjouse 
Huot, carriero Colbert, 12 e La Corntmuse emai Lou Felibrige se faran 
un plesi de recaupre a soun noum, li soumo que lis ami ie voudran 
faire teni. 

— Per li festo de Nosto-Damo-de-Prouvenco, a Fourcauquie, es moun- 
sen 1'abat Amat Richaud, vicari de la catedralo de Digno, qu'a fa lou 
panegiri en lengo prouvencalo. 

— Lou Diamant de Sanl-CMaime , pouer.io en set cant dou majourau 
En Ougeni Plauchud, de Fourcauquie, s'estampo enc6 de l'editour A. 
Crest. Es erne grand fernetego qu'esperan de nous coungousta dou nou- 
veu pouemo d6u gent autour dou Cagnard. 



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Lou Felibrige 133 



— Benastrugan de tout cor lou majourau Roumie Marcelin, que 
sa chato Louviscto ie ven debaia 'n felen, Peire^Roumie Cazimir. Vous 
dire se noste ami es ravi d'aquelo chabenco, noun es necite. E la 
jouino maire es urouso qu'espas de dire, que 

Joio siavo, fresco poatouno, 
Rire divin d6u mes de mai, 
Printems d6a bonur que boutouno, 

Rai que s'atudara jamai, 
Ac6 soon li tresor amaire 
Que li flea adason i maire, 

— Dins lou Dally Evening Telegraphy dou 27 d'avoust 189a, que 
pareis a Filadelfio, dins lou gouver de Pennsylvania s'es coupia de VII- 
lustraUd London News, lou Queam Isabel/as dream Qj)u sounge de la 
rhino Isabeu) de Jacinto Verdaguer, qu'aqueu journau avie douna revira 
de la man de R. Garnett. 

E lou Tbe Critic de New-York, dou 27 d'avoust, anouncio l'aparicioun 

* d'un libre que nous pretoco, e que porto per titoulet Tlay in Provence, 

(Counts Ton s'amuso en *Prouvenco) que M. jouse Pennell, en coulabou- 

racioun erne ?a dono, Elizabeth Robins, ven d'escrieure, apres uno es- 

courregudo dins noste miejour. 

— Lou cabiscou de YEscolo de la Mountagno, En Frances Pascal, 
fai estampa, d'aquest moumen,lou cant vuechen de Plliado d'Oumero, 
revira en parla mountagndu. E lou cabiscdu de Lerin alestis uno novo 
edicioun de sa galejado : Un ome qu'a de principi. 

— L'Escolo de la Mara muda si catoun. Lis acamp se tendran, aro, 
au Cafe de l'Univers, sus la Canebiero, dins la salo dou founs, que 
lou prouprietari de Testablissamen a messo gentamen a la dispausicioun 
de TEscolo. Lis ouro de reunioun soun pas chanjado : es toujour lou 
dimenche, de des ouro a miejour, que Ton s'atrouvara dins la salo di 
marcn, e li jour oubrant, a la darriero taulo dou Cafe, dins lou founs, 
a gaucho, lis ami saran segur de ie rescountra toujour quauque fe- 
libre. 

— Cade an, lis ancians escoulan de Santo-Gar do (Vau-Cluso) s'a- 
campon en uno taulejado freirenalo. Dins la reunioun d'aquest an, que 
se ven de teni, lou felibre abat Fructus, vicari a Mazan, a pourta 'n 
brinde prouvencau que se p6u ren ausi de mai requist e qu'a fa gau 
qu'es pas de dire. 



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I}* Lou Felibrige 



— Lou felibre-canounge A. Grimaud, curat de Sorgo, tant ben em- 
paraula, ven de douna quauqui predicanco prouvencalo, que tout lou 
pople a courregu per 1'ausi, tant a lacapello dou Grounzeu, a Malaus- 
seno, qu'a Bedouin e qu'en Ate, ounte a fa fldri. 

— Se la lengod'O reven en favour dins li gleiso prouvencalo, souto 
l'aflat d'ome valent, d'6uratour enaura coume lou Pai Savie, mounsen 
Grimaud, l'ardentabat L. Spariat e tant d'autre, que se fan un ounour 
d'emplega la parladuro dou pople, nous sarie en de bon d'ague proun 
large per nouta coume se deu touti li manifestacioun de I'amour de la 
lengo meiralo que se fan per lou mejan di predicant ; noun pouden 
nous em pacha de signala qu'es pas soulamen en Prouvenco emai en 
Lengadd que 1'envanc s'es pres, mai que pau-a-cha-pau, la taco d'oli 
fai camin : i'a de bravi curat que s'agradon de traire si licoun au pople 
dins lou parla que coumpren, e n'i'a forco ; entre touti, faren ndsti 
coumplimen au bon curat de Sant-Aignan (Tarn) que prouficho de 
touti lis oucasioun per regala si parrouquian dou pan sabourous dou 
parla poupulari. 

— Per lou libre sus la literaturo prouvencalo e lou Felibrige, que 
noste soci E. Portal, de Palermo, alestis d'aquest moumen, fau manda, 
leu, leu ! lis adesioun a 1'autour, o ie demanda li buletin de souscrip- 
cioun, via Gaggini, 84, a Palermo, Kali. 

— Un catecbisme prouvsttfau. L'Aioli dou 7 d'outobre, souto aqueu 
titre, douno un article de Marius Andre, sus un encidhnt d y uno im- 
pourtartpo capitalo que se sarie passa a Manosco dins l'acamp de la Man- 
tenen^o de Prouvenco. 

Aquel encident nous a pas pareigu tant impourtant qu'ac6, atendu 
que raven pas soulamen signala dins noste comte-rendu, e que la 
Mantenenco avie ren a decida sus la dicho, foro sesibo, de Maurras. L'ideio 
p6u est re bono, mai, nautre, avian ni a la rebuta ni a 1'adouta. 

Relevaren pas li causo que nous soun persounalo dins aquel article, 
e discutaren pas nimai lou biais inteligent qu'un autre, a nosto plafo, 
pourrie douna a Pamenistracioun mantenencialo c a Temple di founs ; 
mai diren soulamen que nous espanto de veire que sara toujour aqueli 
que soun pas felibre, que, l'estent, se targon de noun misa, que se 
brulon lou sang e se cavon la tcsto per cerca de gasta li sdu d'aqueli 
que mison e que sara toujour verai que : tau douno de counseu que 
douno pas d'ajudo. 



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Lou Felibrige 135 



— Lou 8 d'avoust, just lou jour que la Mantenenco de Lengadd 
s'acampavo en vilo d'Uzes, en Tounour de la lengo, a Velehrad, en 
Mouravio, s'asempravon en festo literari, au noumbre de mai de 400, 
lis escrivan e poueto bouemi, e don Sigismond Bouska, sdci d6u Feli- 
brige, ie cantavo, en prouvencau, la Cansoun de la Coupo, que t6uti 
aplaudigueron erne frenesio. 

— Sian urous d T an6uncia qu'es souto presso la Mireio revirado en 
vers alemand, d'Aguste Bertuch, sdci dou Felibrige. Aquel oubrage 
sara precedi d'unoprefaci de l'eminent proufessour roumanisto Boehmer 
e se i'apoundra quauqui trascripcioun founetico de la prounounciacioun 
prouvencalo, culido de la bouco memo dou grand mestre, En Frederi 
Mistral, de Marius Girard, e de la graciouso Reino d6u Felibrige. 

— Madamo R. A. Roumanille ven de semoundre i groumandoun uno 
novo edicioun dis Oubreto en versdc j. Roumanille! erne latraducioun 
franceso vis-a-vis. Aqui fa lou bouquet redoulent e ferigoula que lou 
publi se nYs embauma l'amo despiei de terns e qu'es toujour e que 
sara de-longo autant fres, autant luminous, autant acoulouri que quand 
noste patriarco ama lou culigue dins li jardin de Sant-Roumie. Li 
Margarido (1836-47), Li flour de sauvi (1850-63) an un prefum de 
simplesso, de nai'veta, d'amour, que fai de Roumanille lou cantaire 
esquis e requist, lou poueto dou pople, simple e bon tout en restant 
grand; simple: quesoun verscouladise linde vous pren per l'iue; bon: 
que sis ideio vous boulegon lou cor; grand: que Ton sent, en lou legis- 
sent, que dins eu i'avi^ 'noamo s'aubourant au-dessus de ndsti neblasso 
umano,ounte l'amourd'un ideausuperbe avie soun fougau: essoun amo, 
ounte li fideu avien sa pichoto placo, qu*ausissen bresiha, en relegissent 
aquel i mousseu tant siaveque sa bouco nous disie,que soun cornousdou- 
navo coume un meu que n'en sabouran encaro la dou^our, e que nous 
semblo que touti aqueli qu'a l'ouro d'iuei noun lou couneisson encaro, 
tant Prouvencau que Frances, voudran coume nautre mordre a-n-aquelo 
bresco tant rousso. Lou voulume costo 3 fr. ^o e s'atrovo en Avignoun, 
19, carriero Sant-Agrico, a la librarie Roumanille, ansin que vers li 
principau libraire dou Miejour. 

- Lou manteneire Carle Boy, aqu^u paure matrassa e despatria, que 
resto a St-Esteve (Louiro), e que plouro sa gento dono e nosto dar- 
daianto souleiado, a Tducasioun dou centenari de Cristdu Coulomb, ven 
de faire estampa lou cant segound d'un pouemo en 7 cant, que se n'es 
tira 75 eisemplari, ren que per lis ami, e qu'es escri en g!6ri dou grand 



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i}6 Lou Felibrige 



navegaire qu'es nostre (Golombus noster est). En legissent aqueli vers 
couladis e pur, gracious e simple, e tout beluguejantde rai poueti, nous 
semblavo entendre A. Daumas, aquel autre despatria, que, dins li neblo 
de Paris, disie : 

Li Yagoan dins de canestello, 

Emporton tout, e leu ! leu ! leu ! 

Mai emporton pas lou souleu, 

Mai emporton pas lis estello ! 

Mai, voulen, nautre, que li vagoun emporton nosti cor vers tu, ndsti 
cor que t'amon, o poueto e ami d'elei. 

Lengad6 

— Lou felibre Juli Mommeja prepauso per simbeu de VEsco/o Moun- 
dittOj la crous d'or a sege rai dicomte de Toulouso. 

— Lou dimars, 20 de setembre, li felibre ami d6u poueto-mestre En 
Aguste Foures, soun ana a Casteu-nou-d'arri, pausa 'no courouno d'in- 
mourtalo sus soun cros, per celebra lou pious anniversari de sa mort. 
Mesclen, de gran cor, nosti lagremo i sieuno ! 

— S'ourganiso a Toulouso, uno soucieta couralo que pourtara phr 
noum; Lescrids des barris de Toulouso, e qu'a Feisemple di Cant aire 
dbu Clapas, cantara que de mousseu en lengo moundino. 

— Lou felibre-abat E. Aberlenc, d'Ales, alestis, per pareisse au pre- 
mie jour, un recuei de pouesio lengadouciano qu'aura per titre : Las 
CtvtnoloSy e que lou majourau En Albert Arnavielle n'en signara la 
prefaci. 

— En Ales, pereu, lou manteneire Ferdinand Chabrier bouto ladarrie- 
ro man a soun recuei : La Castagno d'or e lou direitour dou journau 
Lou Cascavel, M. Gaiet-Malan, nous vdu regala tamben de sa (Muso 
Camisardo. Zou ! que lou beu blad espigue e nous fague de pan gous- 
tous ! 

— Li Clapassie que reston a Paris se soun acampa li 3 e 10 de 
setembre, e an decida de fourma 'no soucieta de /rain clapassie y que 
prendra per noum : Lou Clapas. La soucieta a per toco d'amiga entre 6\\ 
lis ome nascu a Mount-Pelie dins sis enviroun, que soun despatria 
dins la capitalo. Dins lis acamp, li soci emplegaran la lengo d'6dinssi 
charradisso, e li cansoun que ie brusiran saran dins aqueu paraulis. Lou 
seti souciau s'atrovo au numero 8 de la carriero Sant-Danis, au cafe di 
quatre-nacioun, a Paris. 



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Lou Felibrige 137 



— Lou Calel, de Vilo-Novo-sus-Lot, pareissira, d'aro-en-la, li pre- 
mie e tresen dimenche de cade mes. 

— Lou 28 d'avoust, en vilo d'Uzes, a la grand* messo de la ca- 
tedralo, lou valent presicaire prouvencau, lou pai Savie de Fourviero, 
prengue la paraulo en nosto lengo, davans un pople entrefouli. 

La reino dou Felibrige, Na Mario Girard, ero au banc d'obro, e touti 
li Felibre, tant de Prouveuco que de Lengad6, qu'eron vengu i festo 
d'Uzes, s'eron fa un ounour e un deve d'ana ausi la paraulo enaurado 
d'aquel ouratour d'elei. 

L'evangeli dou jour : Lou bon Samaritan, i'a douna lou temo de soun 
discours. Escoutas coume lou resumis la Cigalo d'Or : 

« Lou paure ome qu'es toumba entre li man di laire e dis assassin, 
acd's nosto pauro lengo miejournalo, nosto caro lengo d'O que, sourtido 
de Roumo, la Jerusalen nouvello, vengue dins noste pais ensouleia, 
ounte ndstis auj6u, li troubadou, la fagueron ama. La parlavon dins li 
gleiso e dins lis assemblado dou pople. Mai, un jour, lis ome qu'an 
Pelage rous, lis ome de l'orre Mount- Fort se jiteron sus noste Miejour, 
e — mescreseire dis intencioun papalo, — chapleron lou pople e leis- 
seron nosto lengo a mita morto. A coustat d'aquelo pauro lengo, van 
proun passa la civilisacioun e l'estrucioun, - lou preire e lou levito 
de 1'evangeli, — mai voudran pa 'ntendre si "plagnun e veni a soun 
secours. Encaro quauque terns, e vai mouri de-founs, ai ! las ! la lengo 
d'O; aquesto fes passo lou Samaritan, — lou Felibrige; — ausis lou 
plagnun de la tristo mesquino, la pren em' eu e la meno au casteu de 
Font-Segugno. Aqui lavo si plago, e, quand I'a reviscoulado, la ban dis 
dins lou Miejour, e lou Miejour entie la parlo e ie fai festo. 

« Aro que la lengo segnourejo, deu tamben segnoureja Tamour dis 
ome, e, erne I'amour dis ome e de la lengo, segnourejara l'amour dou 
terraire qu'ei la formo la mai puro d6u patrioutisme... > 

— L'Escolo audenco, a Carcassouno, a tengu sa proumiero felibrejado 
lou dimenche 9 d'6utobre. 

— Paumares di Jo Flourau de la Mantenenco de Lengad6, tengu en 
vilo d'Uzes, lou a8 d'avoust 1892 : 

1. Sounet sus la vilo d'Uzes 
Pree : li felibre Antounin Maffre e Alban Vergne 
Meneioun k met«ies l'abat Aberlenc, Emilo Brunet, A. Combe, Artezoul e Br un 

2. Poueslo en l'ounour d6u pintre Sigaloun 
Foro oouncoors : raouasu Louis Rochetin. 
Prew & I'abat Aberlenc, e meneioun a Ferdinand Benoit 

Felibrige 7 , 



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138 Lou helibrige 



3. Pouesio (sujet libre) 
Pres a-n-Enri Bouvet, Maffre, Albert Viau e Ferdinand Benoit. 
Mencioun a messies Louis Pelaud, Adrian Marques e Lucian Dulac. 

4. Cansoun 
Li pres soun per Maorise Joret e Antounin Maffre, e )i menoioun per messies 
Linieres, Raymond, Benoit, Bompard, Dulac, Marques, Guillamou e Carle Fabre. 

5. Galejado en vers 
Pres a J6use de Valette, e mencioun a Frances Astruc, Pan Roman e Emilo 
Brunet. 

6. Galejado en proso 
Pres a Jan Brunet e Ipoulite Combalat-Roche, e menoioun a messies Linieres, 
Arbousset, Raymond e Silho). 

7. Esplicacioun dou prouverbi : VoJon gagna la vigno de moussu d* U{ls 
Pres a moossu Rochetin e mencioun a moassu Pau Constant. 

8. Conte en vers 
Li pres sonn per mounsen l'abat Aberlenc, un anounime, e per messies Maturin 

Planton e German C»vaille. 

9. Pouesio Idugiero 
Pres ex-aequo a madamisello Jano de Margoun em'a M. Leon Rousie. 
Li mencioun soun atribuido a Marc Rigal, Artoxoul, Alban Vergne, Richard, 
Ant. Peraud, Louis Roque e E. Brunet. 

' 10. Pouesio lirico 
Pres : l'abat Ernest Aberlenc, per Podo a l'amirau Bruejs ; Prousper l'Estieu* 
Mauris© Joret, e madamisello Mireio Arnavielle. 
Mencioun : Pau Roman, de Sarran d'Allard, Savie Pejre e Andrieu Baldj. 

11. Conte e Nouvello 
Foro councours : Enri Bigot. — Pres ; Enri Giraud, Jano de Margoun, l'abat 
Marciau de Sere. Li mencioun soun per Gastoun Pellet e Adrian Marques. 

12. Recuei especiau 
Li pres soun atribui a-n-Enri Pellisson, J. L. Alquier, Aguste Advenier, Ilarion 
de Rous, J. Moneger, Delort e Desirat Rigal. 

VANEGACtOUN 

— Lou manteneire Louis Charrasse, qu'ero mestre d'escolo a Seri- 
gnan, es aro, a Veisoun (Vau-Cluso). 

MORTUORUM 

— Au mes d'avoust, es mort, en Ales, dins si 24 an, Iou felibre Enri 
Fabre. Lou majourau Pau Gaussen e lou manteneire J. Chabrier, au 
cementeri, i'an fa lis adessias au noum dou Felibrige. 



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Lou Felibrige 139 



A pareigu : 

A Manosco. dins Le T{epublicain des Alpes, dou premie d'6utobre : Les 
Felibres a Manosqtu, galant raconte di festo felibrenco dou 
as de setembre. 

A Toulouso enc6de Vialelle : Le ramel pais an, delparla moundi, de G. 
Visner, dou Gril em'uno letro-prelaci de Pascau Cros, de 
Marsiho. (4 fr.) 

G. Visner dedico piousamen soun libre a sa vieio maire. 
Le Ramsl se coumpartis en tres tiero : 1. As de l'oustal, — 
11. Racejado, — 111. Cricados. — 

Eh ! ben, diren em£ gau que, tant dins li Tretsens e 
trioulet de l'Ajusto-Prefaci, que dins lis autri tiero, i'aven 
trouba la marco que Visner es un mestre de la lengo e qu'es 
un poueto de raco. Pinto l'amour e lou campestre en de 
tableu galant e vertadie, e dis li causo d6u cor em'un 
biais acoulouri que vous encanto : piei, saup per£u, dins 
1{acejadOy maneja li serventes e \i bouta lou fid patriau. 

Nous es en-de-bon de ie traire noste salut, de ie dire 
tout lou plesi que soun libre nous a douna, tout en re- 
gretant que se fugue fa Tapostdli dou patoues e d'uno our- 
tougrafi bijarro e senso lougico qu'en liogo d'ajuda lou 
legeire, Tembrounco. Sian segur que G. Visner, qu'es un 
felibre de raco, coumprendra que si perlo sarien forco mai 
esbrihaudanto s'eron sertido en un metau mai precious. 

A Palermo, encd de Zappulla; inkrmttfo poetico d6u soci dou Felibrige 
Em. Portal, de Palermo. S'es fa d'aqueu librihoun requist 
uno edicioun a cent eisemplari numerouta. Lou poueto de- 
dico aqueli cant a sa maire. La ra^a latina, imitacioun de 
Tinne d'Alecsandri i'es semoundu au valent majourau L. de 
Berluc. CortecTamort es per Na Mario Girard, la bello Reino 
d6u Felibrige ; Ai tres colori italiani es revira d6u prouvencau 
de Louis Astruc ; Castello antico es per Pau Marieton, e i'a 
lou sounet-brinde a la reino dMtallo que lou felibre C. 
(iuillibert digue i festo flourentino en ounour de Beatris ; 
emai // castello dei 'Bormettes, sounet revira dou prouven- 
cau dou majourau En Aufred Chailan. 

A Gap, dins TEtoilt des Alpes, uno lelro marsibeso d'Abel Laugier, 
erne Vestello tremountano, poulit sounet de dono Lazarino. 

I Lilas, dins la Province de setembre : Madame Conradin, estudi de 
mour draguignanenco, per Lucian Due, em'un article d6u 
meme sus li Coungres di Soucieta savento, ounte se trato 
de descentralisacioun prouvincialo. 



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140 Lou Felibrige 



A Brivo, encd de Marcel Roche : A la coumtesso de Dig, pouesio d6u 
mestre en gai-sabe Ernest Chalamel, que se legiguea I'ina- 
guracioun doubustede la coumtesso deDio, lou 12 d'avoust 
1888, dins lou roumavage cigalie, equ'es revirado en fran- 
cos, per Sernin Santy. 

A Paris, dins lou journau Fin de Stick, dou 7 de setembre, un article 
de M.D. Riche, sus li Felibre. Ounte, tron-d'un-goi, aqulu 
brave moussu Riche, qu'es tant paure d'esprit, a pesca sis 
entre-signe ? Quicho, Bernat ! que g*gnaras lou gaiardet / 

A Mount-Pelie, dins la Cigalo d'or de setembre e d'outobre : Felibre- 
jado d'Utfs ; LouTegas detM. Laffite ; (Maurise Faure, lou 
valent estigadou de la soucieta felibrenco de Paris (Jan 
Souleu) ; La Santiago, sounet de Louis Roumieux ; Lou 
miejour boulego, erne de vers esmougu de Dragounet. La 
Courouno de la Rh'no, Na Mario Girard, trenado de la man 
engaubiado di mestre en gai-sab6, Marius Andre e Felis 
Lescure, e di manteneire Alcido Blavet, Felician Court, 
Dragounet, Edouard Marrel, car ; 

Soun ven^u li pou6to en dreissant dins si man 
De courouno e de paumo flori. 

De touti li cantoun d6u terraire latin, 

Enfasentbrounzina si voues en alegrio, 

An Yougu saluda la Reino en si jardin, 
La Fado dis Aupiho... 
A la Cigalo d'or (Louis Roux ;) Brinde de Girle Maurras, 
a la dinado poupulari de Manosco, au noum dou group que 
s'es fourma a coustat dou Felibrige. *Dos flour y sounet de 
Louis Charrasse; Lous cantaire dou Clapas, em'uno letro 
dou maestro Paladilhe, que fai gau de legi ; La /oh, de 
J 6 use Roumaniho ; fan (Monne : Uno eouquibo, etc.. 
A Toulouso, dins lou Lengodoucian, La voux de Dono Guiraudo, sj- 
perbe e enaurant paraulis d'Aguste Foures, sus la reneis- 
senco meravihouso de la lengo miejournaloe ounte s'escrido: 
« O Lengadoc, o Prouvengo, o Catalougno ! cal que nasque 
de vostro abrassado l'obro de pax ede prougres. La veirem 
creisse, ramudo e flourido, joubs les raisses de las vostros 
amos que, juntados, faran un soulelh embabarilhant ! La 
veirem s'enauta, s'enauta a estabousi les enemies que Tazir 
e sea no ! > 

em6 de cansoun e d'obro de touto meno de S. de Ricard, 
P. TEstieu, Jan Doc, Perbosc, Vergne e autre. 

Lou Gerent : Jan Monne. 
lm prime rie L. DUC, It, rue Chassagnolle, aux Lilas, pres Paris. 



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CROUNICO 



L'ASSEMBLADO GENERALO 
DE LA MANTENENgO DE PROUVENCO 



(Seguido) 



Adounc, vers miejour, se t&n lou banquet poupul&ri, cnco de 
i'oste Julian. 

La salo es clafido de flour de touto meno. Moussu lou Mairc de 
Manosco, que presido la taulado, a k sa drecho lou sendi de Prou- 
v&nco, e k sa gaucho lou secretin de la Mantenenco. M. lou sena- 
tour Bouteille ie* fai vis-i-vis, e i'a, piei, En J6use Huot, dono 
Lazarino, la g6nto estigarello di f&sto ; Pau Coffinieres, Roumte 
Marcelin, P. Guisol, lis ajoun ; Negre, qu'a fa tripet-pelori per la 
reussido de racampado, em6 sa dono ; Mllo Roso Esclapon e Roso 
Redon, etc., etc. Li felibre, li counsel municipau e li noutable 
manousquin que pr6non part k la festo se placon, caduti k Tagrat 
de si prefer&nci. 

Lou menut, obro d'art, que M. Denis, de Manosco, de TEscolo na- 
ciounalo di Beus-Art, a dessina de man de mestre, repres&nlo uno 
Lnm&nso farandoulo s'encafournant dins la porto mounumentalo de 
laSaunarte, e n'en ressourt&nt perdestrena sis aneu fouligaud sus 
lou Gous, nous dis, em'un biaiscourous, Testamen de la mangiho. 

M. lou Maire duerb la tiero di brinde ; lou sendi Marius Girard \6 
respond, e pi& prenon la paraulo, k-de-r&ng, En J.Monne\ Marcelin, 



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t4* Lou Belibrige 



CofQnieres, Guisol, Marius Bourrelly, Aguste Gautier, J. Gasquet, 
au noum de M. G. Maurras ; Abel Laugier, M. Bouteille, J. Huot, 
G. Martin, L. Roux, Long, etc. 

Li can sou n felibrenco prfcnon per6u soun vane. 

En Marius Girard legis uno despacho c!6u Capoulte : 

Es au-jour-d'iuei la fkto dou triounfle dou pople, que fugue tarn- 
bht la ftsto dou triounfle dou Felibrige, qu'ts, 4u> Vencarnacioun dou 
pople prouvenpau. 

Monn6 dis li vers manda p&r lou soci palermitan E. Portal, que 
nous bresiho graciousamen : 

De moun iscloun risfcnt, i6u, Tumble troubadour, 
Mande a vautre un salut d'alegresso couralo, 
E volo la pensado em6 si n6blis alo, 
Alin, vous atrouva dins lou sourris di flour. 



Ausfcs, alor, mi vers, espandimen de Tamo 
Que souspiro, arderouso, uno aubo de clarour, 
Que dins la pouesio atrovo soun amour, 
E, dins vdsti cansoun, la pas e la calamo. 

Alor se canto la cansoun de la Goupo e lou champagno petejo 
dins li got, e li got se tuerton freiralamen... 

A-n-aqu6u mouroen, M.Abrteu, au bras desacousino, dono V. 
Lteutaud, intro dins la salo, e touti s'aubouron e picon di man. 

M. Abrteu v6n p$r remercia li Fclibre e la Municipalita de Fou- 
nour que s'es fa a soun paire. E, tout esmougu, dis : 

Remercieu prefoundamen lei Felibre de l'ispiracien qu'an agudo 
de fa ire pausa 'no placo coumemourativo, en visto d'inmourtalisa la 
mem6ri de moun paire. 

Remercieu parieramen M. lou Maire dou generous e ben-voulent 
councours qu'a ben vougu douna a-n-aquelo festo, emai tamben la 
poupulacien de moun pais qu'a ben vougu li prene part. 

Regreti de tout moun couer que de resoun majouro e ma pauro 
santa nVagon empacha de m'asseta a vouesto taulado ; mai pouedi 
vous assegura que mi sieu assoucia de touto moun amo i brinde qu'a- 
ves pourta en ounour de nosto cieuta manousquino. 



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Lou Belibrige 14) 



T<3uti aplaudisson aqu&i paraulo pre toucan to, emai per^u la 
Descripcioun ddu Mount-d'or de Manosco, tirado dis obro manus- 
crito de Toussant Abrteu, que Jan Monne* n'en douno la primour 
i taulejaire. 

Tirarte trop de long se voulian douna, uno per uno, t6uti li belli 
causo que se soun dicho dins aquelo acampado : nous countenta- 
ren de cila lou brinde d6u valent secretin de l'Escolo de la Mar, 
que res u mis poulidamcn tout co que li felibre an dins lou cor : 

Es au noum di felibre de l'Escolo de la Mar, Escolo que de Marsiho 
pousso de jitello fin qu'eici, que m'auboure per brinda a Manosco, la 
vilo valento e forto, reino assetado sus li bord de la Durenco, ounte 
segnourejo a soun lese. 

Que noste umble brinde vous siegue agradieu, moussu lou Mai re, 
coume aqueli de nosti counfraire. Aves ttop ben coumpres la toco 
que perseguissen touti, per pas nous duerbi li brasau noum devosto 
poupulacioun manousquino, e per que nous ajudes pas, per raveni, 
a manteni aut e ferme la bandiero felibrenco. 

A vous, moussu lou Maire, au noum de nosto Escolo ; a vous, moussu 
lou Senatour, qu'aves ben vougu ounoura de vosto presenci nosto 
taulejado felibrenco ; a vous, moussu Abrieu, digne fteu d'un noble 
pa ire, que sian urous d'aclama, vuei, coume un di mai valent de nosti 
precursour ; a tu, pople manousquin, que nous as festeja tant jouiou- 
samen ! 

Per la g16ri e l'espandimen d6u Felibrige au mitan de vautre, 
ausse moun veire ! 

E, per leissa Founour i Manousquin, fapoundren la Garbeio d6u 
felibre Vitou Rougon, culido sus lou Mount-d'or, en ounour ddu 
rdire Abrieu : 

Coume un auceloun sus la branco, 
Que ven de s'eifournia d6u nis, 
Si6u tremoulant, moun cor s'escranco... 
Que dir6s de moun paraulis ? 

De i6u que pensare's, Felibre, 
Majourau, Mestre en gai-sab6, 
Qu'aves fa de tant poulit libre, 
Quand n'en si6u qu'a l'A, B, C, D. 



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144 Lou Felibrige 



Pamens pourgirai ma garbeto, 
A la gldri d6u reire Abrteu, 
Entremesclado de floureto 
Au prefum dous, fres, agradie*u. 

Sus nosto coulino redouno, 
Sus noste Mount-d'Or si£u ana 
La querre encuei, per la courouno 
Que v6sti man venon trena. 
Recebes-la, car lis amavo 
Li flour de soun beu s6u nadau, 
E, per n'en senti l'6udour siavo, 
Quant de fes ero ana 'moundaut. 

Mai que d'un cop, la vieio tourre, 

A si ped avie* vist Abri6u, 

Lis uei relucant li grand mourre 

Dis Aup, encourouna de ni6u. 

Flour que fes gau a la Jouvenso, 

Farigoulo, espi, roumanin, 

Per sempre embaima la Prouvenco, 

Espandisses-vous per camin. 

Tant que dins noste beu terraire 
S'ausira parla prouvencau, 
Tant qu'i man d6u boute, Taraire 
Trelusira coume un mirau, 
O flame autour d6u Diciounari, 
E de qu&uqui Nouve tant gai 
Que soun devengu poupul&ri, 
Que toun noum visque longo-mai ! 

E clauren per lou brinde de la felibresso Lazarino, deManosco : 



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Lou Felibrige 145 



Moussu lou Sendi, messies li Felibre, 

Au noum d6u pople manousquin permetes-me de vous dire coumo 
sian rcgretous de pas veire au mitan de vautrei la bello Reino dou 
Felibrige, lou grand mestre Frederi Mistral erne sa bello mouie ; 6u- 
bliden nimai pas lou Capoulie Felis Gras. Nous anas dire que soun de 
couer erne nautrei... Aco, lou cresen ; mai es pa 'no resoun per nous 
counsoula, e regretaren tant que vieuren lou vueje que nous fan : pou- 
des vo li dire. 

E, aro, Ieissas-me vous remercia d'estre vengu dins moun pais per 
glourifica un de seis enfant. Sabes toutei coumo ieu que, tout 90 que 
toco a la g!6ri de soun pais natau pdu que fa boumbi lou couer de 
bouenur 1 

Lou paire Abrieu, en quau venes d'auboura 'no placo de mabre, en 
remembranco de seis obro prouvencalo, s'ameritavo ben ac6. Aqueu 
luchaire, dou terns que travaiavo per gagna sa vido em'aquelo de sa 
famiho, trouvavo encaro de moumen per pousque canta ; e ac6 n'ero 
soun meiour passo-tems. 

Meste Abrieu a touca 'n toutei lei couerdo de la pouesio : manejavo 
autant ben Pepitro, Pelegio, l'odo, la satiro, la cansoun que lei nouve ; 
mai per nautrei, Manousquin, la souleto cavo que, jusqu'aro, nous 
fasie gau, es sa Liro de Judeio : seis autrei pouesio, n'i'a ben gaire 
que lei couneisson, car, se fau tout vous dire, soun quasi toutei en- 
cafournado dins un tiradou, enc6 de soun enfant, lou bouen e brave 
moussu Frances, eici present ; mai cresen ben qu'un d'aquestei quatre 
matin, li fara veire lou jour. 

Vous ai di que lei nouve de M. Abrieu nous fasien gau : qu pourrie 
dire lou countrari ? Me rapele qu'estent touto pichouneto, n'en croum- 
pere un eisemplari que me couste des s6u ; aqueu pichot libre ero per 
nautrei, enfantoun, mai precious que I'Evangeli ! Lei sabian toutei de 
couer lei nouve de la Liro de Judeio. Qu 's aqueu, dins moun pais, 
que noun saup aqueste, tant poulit : 

Escnuto 'a pau, dgalo, [1] 
V6a v6irc l'Enfant-Di6u : 
Tu qa'as U voaes tant elaro, 
Ddorita yeni 'm^ iea : 

[I] Din* for^o endre, L di mot en > alo > se proun6uncio R. 



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146 Lou Felibrige 



Dirie* ta cansouneto 
Per arausa 1 'enfant, 
E ie-u, k ea m aire to 
Fresentari^u moun fcran ! 

Vous dirai pas que li nouve de meste Abrieu soun plus beu qu'a- 
quelei dc Saboly ; mai vous dirai qu'au terns de Saboly touto la Prou- 
vengo parlavo prouvencau, e, quouro Abrilu a fa lei sieu, ero just au 
moumen que nouesto bello lengo ero lou mai mespresado e lou mai 
susloupounde rend re lou darrie badai... 

Encuei,graci a vautrei, bravei Felibre, noueste literatour prouvencau 
ven de recebre Poumagi que li ero degu. Adounc, enca 'n cop, gra- 
maci au noum de soun brave e digne enfant ; gramaci au noum de tout 
soun parentagi, e gramaci pereu au noum de toutei lei Manousquin ! 

E, longo-mai pousquen veire de belleis acampado coumo aquelo 
d'encuei e crida toutei ensen : Vivo la Prouvenco ! vivo lou Fclibrige ! 



Sus li 4 ouro, la musico e li dansaire nous venon querre e nous 
acoumpagnon sus la placo d6u Terrau. 

A Foumbro dis aubre, dins la verduro, au mitan d'un pople enfes- 
touli, s'aubouro un eslrepountin que M. lou Mai re se i'asseto, aguent 
k si coustat lou senatour Bouteille, lou sendi e lou secretin de la 
Mantenenco, lou rapourtaire di Jo Flourau, dono Vitou Lieutaud, 
moussu Abrieu, li felibre e li counvida. 

Apres Fer de la Goupo, que la musico desgruno, li dansaire de 
sant Brancai, au son di tambourin, fan si pas e contro-pas, per 
regala lis espetatour ravi, e piei, lou secretin aguent declara du- 
berto la sesiho di Jo Flourau, lou sendi de Prouvenco s'aubouro e 
parlo conme seguis : 

Midamo, Messies, 

M'cs un deve, en prenent placo, vuei, per la proumiero fes, sus lou 
seti mantenenciau, de manda d'eici, en touti li sendi de Prouvenco 
que nVan precedi, uno remembranco e un salut. 

Uno remembranco de regret, d'amiracioun a la memdri d'Aubaneu, 
l'uno de ndsti grandi glori felibrenco, toustems bon counfraire e bon 
ami. 



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Lou Felibrige 147 



Un salut freirenau e amistous a ndsti coumpan : Bourrelly, Miqueu, 
Huot; touti tres felibre de la bono, t6uti tres devot a nosto Causo, touti 
tres escrivan d'elei. 

Sian eici en plen pais de Gai-SaM. 

Aquest despartamen de la Franco miejoumalo, ama de ndsti cor 
prouvencau, que porto lou noum de Bassis-Aup, es per nautri, felibre, 
aboundous en remembranco d' in teres. 

L'istori nous dis que li Baroun di Gastslano eron de pouderous se- 
gnour, que se partejeron longtems la douminacioun de vdsti pats erne 
li comte de Prouvenco, ben talamen qu'aquesti d'eici se vegueron dins 
I'oubligacioun, en 1 146, de coustregne Pun d'eli a se recouneisse vassau, 
ben tant avie grandi ecreissegu aquelo nisado de gerfaut. 

Ramoun Berenguie IV, Tun di mai celebre de nosti comte, se plasie 
que-noun-sai dins vostis Aup, ie venie souventi-fes abita Sisteroun, 
ounte, au mitan d'uno court brihanto de troubadou afeciouna, de 
genti dono e de jouious cavaucaire, partejavo soun terns entre lis afai- 
rc e li plase dou Gai-Sabi. 

L'ist6ri touma-mai nous dis que Poustau qu'a regna sus la Prou- 
venco, despiei 111a, ero sourti di prince de Barcilouno e qu'es en 
souvenen^o d'aquelo ourigino de nosti fraire ama de Catalougno, que 
Ramoun Berengute bale, en 1251, a-n-uno de v6sti cieuta, lou galarit 
noum de *Barcilouneto. 

E aro, s'auboure lis iuedou coustat de Fourcauquie, que ten tant reia" 
Iamen sa placo dins lou Felibrige, aperceve aqueu renouma casteu de 
Sant-Maime, dins lou quau fugue ron elevado en graci, en poueslo, en 
beuta, li quatre Mho d'aqu6u sOubeiran. 

Aqueli quatre fiho requisto que devengueron, lou sabes, autant de 
reino: I'einado, Margarido, reino de Franfo; la cadeto, reino d'Anglo- 
terro , la tresenco, reino d'Aragoun e perfin, la quatrenco, Beatris, que 
tantaman, nautri, poueto prouvencau, que de-longo lausan e can tan, 
que, per soun maridage erne* Carle d'Anjou, devengue reino de Naple. 

E, se noun nVengane, es memamen aqueu matrim6ni que decide 
d6u sort de nosto Prouvenfo ben-amado ; car, Beatris, eiretiero d6u 
Coumtat, lou fague passa dins Poustau d'Anjou, ounte devte d'aqui, 
dous cents an plus tard, passa dins aqueu de Franco, en 1487. 

E Manosco, midamo ? PistAri n'en parlo tamben ! 

Nous dis que lou rei galant Francis premie, en s'envenent de Mari- 
gnan, en 1516, rescountre per asard dins uno di carriero de vosto vilo, 



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148 Lou Felibrige 



lachato douconse Antdni de Vouland, la bello VouUindeto, que, fiho 
jouvo, casto e puro, se mounte, dison, la testo ; e, paurouso mai-que- 
mai d'ave, per sa beuta subre-bello, atira trop vesiblamen li regard dou 
mounarco vinceire, fague lou sacrifice d'aquelo beuta en se desvisajant. 

Ben talamen que Frances premte, rei de Franco, esmougu coume 
noun se p6u mai, dison que pousque pas s'empacha de ploura e que, 
pretouca finqu'au founs de Tamo, vougue que toustems apelesson vosto 
vilo : Manosco la Pudico. 

Li planto de viouleto, Midamo, moron pas. 

Touti lis an, vengue lou printems, li veses reverdi mai drudo e mai 
bello ; li veses sempre se revieuda, s'alarga, s'espandi, coungreiant de 
rescoundoun dins lis erbo e la mousso si flour simpleto e prefumado. 

Flour requisto que se tenon a l'oumbrino, liuen di parpaioun fou- 
ligaud. 

Ansin fases, Midamo. 

Voste renoum n'a pas pali, e pourtas, vuei coume antan, pourtas, 
dise, coume un diademo de reino, vosto doublo courouno de vertu e de 
beuta. 

E lou Felibrige ? m'anas dire, de qu'es ? 

Lou Felibrige ? — Per vous ben dire 90 qu'es, tirariS trop de long 
e vuei n'aven pas lou terns, aven forco a faire. 

Mai, pamens, pode vous respondre que per lou moumen es eici uno 
acampado freirenalo de gent de tout caire e d'artisto de tout biais, 
qu'amon la Prouvenco e parlon sa lengo, counservon piousamen dins 
soun cor, e lou plus grand noumbre dins sis oustau, sis us, si coustumo, 
si tradicioun, si creire... canton e lauson de-longo eme* la plumo, la 
zambougno e lou pinceu, si chato, si mounumen, sa mar bluio e soun 
grand souleu. 

Es verai que fa proun gent qu'atrovon a redire, mai que nous enchau ! 

Fau, coume se dis, leissa canta lou roussigndu e leissa mitula la 
machoto. 

Que mau i'a d'ama 1'aioli, la brandado, la bourrido, lou boui-abaisso ? 

Que mau i'a de canta en famiho, a la desservo, li nouve de Saboly ; 
au cabanoun, li cansoun de n6sti rei re ; a la gleiso, li cantico di Santi- 
Marlo, de sant Gent e de sant Brancai ? 

Mai n'i'a proun de di, li long disceurs fan li jour pichot e venon 
en 6di. 



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Lou Felibrige 149 



Encaro un mot, e ai fini. Li gent que nous tratonde stpar a tisto nous 
couneisson pas ose nous couneisson, es degent de marrido fe. 

Bravi Manousquin que m'escoutas, remembras-vous ben d'uno causo : 

Li Felibre, sian avans tout Frances, e bon Frances. 

Dins la vido di grandi nacioun tout se ten, Tan di avans ieu. 

Ama sa famiho fai ama soun oustau ; ama soun oustau fai ama soun 
vilage ; ama soun vilage fai ama sa prouvinco e ama sa prouvinco fai 
ama soun pais. 

Vaqui perqul, tout en restant bon Prouvencau, sian avans tout bon 
Frances. 

Em'ac&, quand Marius Girard acabo de parla, uno trounadisso 
de picaroen de man s'aubouro dins lou pople, li tambourin tocon 
un moutet e la musico ie vai pereu d6u sieu. 

En Jan Monne* s'avaneo alor, per dire, a la placo d'En Vitou 
Lieutaud, la bello odo de Manosco la Pudico, d'aqutSu valent ma- 
jourau. Es lou raconte enaura de Tacioun sublimo de la bello Vou- 
landetoque se descare eme*de s6upre, pergarda sa vertu, e que 
se clavo per aque'sti paraulo d6u rei Frances premie' : 

Q.ue toustems d'aquest jour se n'en garde memdri ! 
O Pople, Tescrteurai de mi man dins Tistbri. 
^o qu'aves fach aquito es beu, mise Vouiand ! 
Vous prouclame la reino e la flour de Jouv6n9o ! 
E tu, Manosco, e tu, d'aro en la, dins Prouvenso, 
La Pudico te noumaran ! — 

Just s'amaison lis aplaudimen, que lou pedoun adus uno des- 
pacho. Es la Reino d6u Felibrige, Na Mario Girard, que regretouso 
de noun estre de la festo, noun 6ublido si fideu. En Jan Monne', 
en quau ladespacbo es adreissado, la legis an pople: 

La RHno mando si souveni amistadous a la gento acampado 
felibrenco de Manosco, si felicitacioun i laureat e si salut 
courau i bravi Manousquin. 

Lou rapourtaire de la Jurado, Aguste Gautier, ven legi soun 
raport, que dounan a despart. Ougeni Long dis soun sounet cou- 
rouna : Lou tambourin ; e, lou beu, es esta un viei cantouni^ 
coumunau, M. Mayen, qu'avi($ coumpausa quauqui vers en ounour 
di Felibre, e que M. lou Maire a gentamen autourisa a mounta sus 



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150 Lou Felibrige 



Testrado, pdr n'i'en faire part. Noun delembraren, nimai, un brave 
Manousquin de 92 an, m&ste Rey, enrabia dansaire, que nous a 
regala. di pas galantque se balavon au t6ms de sa jouv&nso. 

Tambourin e musico an clava la sesiho publico, e l'on es ana 
a la Coumuno p6r la destribucioun di joio i iaureat present k la 
ftsto. 

Em'acfc, lou v^spre, sus li 8 ouro, M. Frances Abrteu counvi- 
davo k sa taulo, en un reg&li superbe, lou scndi, lou secretin, 
li felibre Bourrelly, Marcelin, ColBnieres, Guisol, dono Lazarino, 
dono Negre e soun ft6u, em6 lou val6nt M. Negre. 

Dono Lieutaud fasie lis ounour em'un g&ubi tria. 

Se i'es canta e brinda. Girard a canta Margai e di li vers manda 
p&r l'albumde Cristfm Couloumb ; Coffinicres a larga 'no improuvi- 
sacioun calour&nto k la mem&ri de Toussant Abri£u, que Guisol 
fa apoundu la noto pretoucanto ; Marcelin a canta La bouissounado 
e a desgruna un capelet de sounet galanl ; Bourrelly, en un g6nt 
a.-prepaus, nous a touti encanta ; dono Lazarino a di soun Chi- 
chi-bu ; Monne a pourgi quauqui flour d'Uv&uno ; e, p&r la bono 
bouco, mestc Guisol nous a declama uno sceno coumico : La 
Marsiheso que vai a Paris, p&r ensigna de coupa lou toun ipeis- 
souniero de la capitalo : e dire se nous a fa escacalassa d<3u rife, 
es pas necite ! 

Ero mai de miejo-niue quand se clav6 aquelo sesiho, e, lou len- 
deman matin, nousenvenian en saludant un darrie cop nostis oste 
tant amistous e aquelo poupulacioun manousquino tant aven^nto. 

Noun clauren, pamens, noste comte-rendu, s&nso traire de tout 
cor un gramaci au simpati M. Defarge, mairc de Manosco ; a M. 
Rey, soun ajoun, e per£u a tout louGouns&u municipau. E pi&imai 
a M. Negre, lou butaire de touto aquelo bouiegadisso ; emai a mes- 
ses P&re Brun, Vitou Rougon, Vincent e Leoun Guilhaume, que 
I'an tant b6n ajuda. 

E noun tiublidaren dono Lazarino qu'a agu la proumiero id&io 
de la f&sto e qu'a douna, p6r ansin, uno provo majo de soun amour 
p&r la lengo d6u br6s e p&r soun pais nadalen. 

Es en apoundent nosto voues a la sieuno, que barraren aquesto 
charradisso, en cridant : Vivo la Prouvenco ! vivo lou Felibrige ! 

Jam MONNfi. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfcNgO 

— \JtArmana prouvtnpau, que, despiei 39 an, porto joio, soulas 
e passo- terns en tout lou pople d6u Miejour, ven tourna-mai de re- 
pareisse erne sa caro flourido e soun franc rire. Li cascareleto, tre- 
nado de man de mestre, nous remembron noste bon Roumanille ; 
touti lis ami de l'obro an bouta sa flour dins la garbo souleiouso, e lou 
crounicaire F. de Tfotucarlo, que Gut de {Mount-Vavoun i'a baia sa 
placo, e qu'es uno di plus auto persounalita felibrenco, a fa sa plego 
em'un gaubi e uno autourita qu'es pas de dire. 

Es per-co-que la paraulo d'aqueu crounicaire fai lei, amor qu'a lou 
dre de parla au no urn dou Felibrige, que nous es en-de-bon de tira de 
sa crounico lou tros que pinto la situacioun de nosto Soucieta despiei la 
manifestacioun que s'es fachodins 1'acamp de la Soucieta felibrenco de 
Paris, lou 21 de febrie 1892, e que mostro la rego que devon segui li 
Felibre, qu'es, ni mai ni mens, aquelo qu'ensigno l'Estatut. 

Adounc, parlant di declaracioun qu'an segui la manifestacioun di 
j6uini federal isto de Paris, Filis di 'Bouscarh dis ; 

Aqu&i declaracioun, que tocon a la nauto poulitico, an fa 'n pi- 
chot reviro-meinage dins lou Felibrige : d'uni an trouva que li jouine 
passavon la rego; d'&utri se soun entousiasma p&r I'id&io. E vuei, 
sediscuto, un pau d'eici, un pau d'eila, pdr saupre sc lou Felibrige 
se traira dins lou federalisme, se toumbara dins lou regiounalisme, 
se se countentara d'estre descentralisaire, b6n encaro, coume lou 
voudrie M. P&ire Laftitte, felibre de Paris, se se fara unit&ri e cen- 
tralisaire k s'esperdre e s'abouli, en un mot, k eapouna ! 

Eb b&n, teu qu'ai la barbo bianco, vous dirai que lou Felibrige 
sara go qu'es esta toujour : uno soucieta d'orae libre, aguent chas- 
cun l'dupinioun poulitico que ie plais, e mestre de la fai re vate 



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152 Lou Felibrige 



coume i£ counv&n, p&r si paraulo, p6r sis escri e p&r sis ate, touli 
li cop que si paraulo, sis escri e sis ale engajaran pas la couleiti- 
veta. 

Lou Felibrige es establi per afreira e empura lis ome qu'eme' 
sis obrOy sauvon la lengo di pats d'O, e li savent e lis arlisto 
qu'estudion e iravaion dins Vinierh o au regard d'aquttis en- 

countrado Soun enebido, dins lis acamp ddu Felibrige, li 

discussioun poulitico e religiouso. 

Vaqui co que dis l'Estatut felibren. E papi6 parlo, barbo calo ! 

Aro, s'ai un couns^u a douna, es de toujour se garda lou resp6t 
entre felibre meme d'tiupinioun difer&nto, de se jamai trata d'ene- 
mi entre Prouvencau, Aquitan, Lengadoucian e bon Frances cou- 
me lou sian t6uti 

E, a la fin, culissen encaro eicd : 

Tu-tu-pan-pan, voun-voun de tambourin, bachiquello que tout 
aco ! diran li testo de lignoto. 

E i6u vous redise que dins li voun-voun di tambourin e dins 
tout ac6, Pa lou rounfle de la voues fourmldablo d'uno nacioun 
que v6u pas capouna, que v6u pas mouri, p6r soun dre e p6r la 
plus grando gl6ri de la maire-Patrlo 1 

Ac6 dis, clar coume d'aigo de roco, co qu'aven toujour di, que, 
persounalamen, li membre de nosto Soucieta an lou dre d'estre de 
1'oupinioun que i'agrado e que podon tout faire per lou triounfle de 
soun ideio ; mai que, coume felibre, e dins lis acamp felibren, devon 
leissa la poulitico a la porto. 

Acd mostro, mau-grat tout ^o que s*es escri de countrari, dins li 
journau e li revisto, sus lou mouvemen dou Felibrige e sus c l'evoulu- 
cioun felibrenco, » que lou Ftlibrige es po qu'e* esta toujour , e que 
res avie douna messioun, ni lou Capoulie, ni lou Counsistdri, en quau 
que fugue, de prouclama aut e liuen que, despiei lou 22 de febrie, lou 
Felibrige avie 'sclapa si tambourin per faire escassamen de poulitico. 
(Veire, sus d'aqueu prepaus, la letro d6u Capoulie En Felis Gras, au 
direitour dou journau marsihes le Dimancbe, numer6 dou 23 d'Sbre.) 

— Dins lou darrie numer6 de la 1{evu4 filibreenne de M. P. Marieton, 
legissen, en un article qu'a per titoulet : Le role des Felibres de Tarts 
et ce que veut le jeune Felibrige, aquesti mot, sus lou prepaus de mou- 



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Lou Felibrige 753 



dificacioun a pourta dins lou Felibrige : « La premiere consistera dans 
Pincorporation au Felibrige unen de la Societe felibreenne de Paris, a 
titre d'ecole forano. > 

Noste vejaire es qu'acd *s uno errour. La Soucieta felibrencode Paris 
es e deu resta independento, car es soun independenci que fai sa forgo. 
Es, elo, coume un iscloun sauvadis ounte se venon assousta li despa- 
triaque li trigos de la vido bouton dins la necessita de se perdredins 
li neblo de la capitalo : es foundado per uni, afreira, sousteni e liga 
li cor d'aqueli que soun regretous de soun Miejour e de soun souleu ; 
e travaio majamen au mantenemen de la lengo , e ajudo, per soun 
autourita, per lou poude dis ome eminent [que n'en fan partido, a Po- 
bro que nous ten au cor. 

La Soucieta felibrencode Paris voudrie-ti se foundre ansin, tout uni- 
men en Escolo?.. Recaup, elo, lis ome de touti li Mantenenco , or, lis 
Escolo n'estent qu'un mousseu di Mantenenco, en queto la faudrie-ti 
liga ? Es-ti necite que fugue Escolo fourano per recouneisse Pautourita 
dou Capoulie? — Noun, segur, car a toujour recouneigu aquelo autou- 
rita ; e se vdu resta libro, es soun dre, e lou Counsist6ri meme noun a 
lou poude de ie gara soun independenci ; e Paurie-ti, que ie levarie" 
pas, amor que, per lou ben de la Causo, se la Soucieta felibrenco de 
Paris eisistavo pas, la faudrie* crea. 

— Lou retra dou Capoulie En Felis Gras, oufert a la Soucieta feli- 
brenco de Paris per messies Silvestre fraire, ven d'estre placa dins la 
salo di sesiho de la Soucieta. 

— La sesiho de VEscolo dis Aup ) tengudo lou 6 de nouvembre, es 
estado mai que bello. N'en reparlaren. 

— U Escolo dou Ventour es en trin de se coustitui, e lou Bureu prou- 
visori, carga d'acarnpa lis adesioun, es coumpausa de messies Caillet, 
Maire de Carpentras, Roumie Marcelin, G. Barcilon, Enri Bigot e L. 
Eymard. 

— Ven de mouri, en Avignoun, Clement Fanot, lou campanie de 
Sant-Deidie, que Roumanille a rendu celebre en n'en fasent Peros de 
soun pouemo eroui'-coumique : La campano mount ado. fero nascu en 
1809. Da vans Dieu siegue ! 

— Es lou felibre Louis Charrasse qu'a gagna lou pres dou sounet a 
Roumanille, au councours de la Gourde, de Nimes, que lou paumares 
nous es pa *sta, per encaro, coumunica. 



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154 Lou Felibrige 



— Remembran i felibre que lou pouemo de Santo MadaUno vai 
pareisse en un beu voulume de 600 pajo, traducioun franceso vis-a-vis, 
erne 65 gravaduro dins lou teste e uno dougeno foro. Lou libre cous- 
tara 20 fr. per li souscriveire, e un especimen sara manda a-n-aqueli 
que nous lou demandaran. 

Aqueu pouemo en 13 cant, que retrais la vido de la patrouno de 
la Prouvengo dins la lengo armouniouso que bresihejo a Tentour de 
souu toumbeu, esa la fes uno obro d'art e de grando erudicioun : li 
graci de la pouemo se ie maridon gentamen is ensignamen de l'istdri. 

— Lou 6 d'avoust, lou felibre Louis Funel s'es marida, a Venco, 
erne madamisello Antounieto Audibert. Que Santo Estello flourigue 
sa draio ! 

— Lou pai Savie de Fourviero countunio si predicanco prouvencalo. 
A Sant-Just, toucant Marsiho, a fa lou panegiri d'aqueu sant ; e, a Mar- 
siho meme, a la *n outavo per la coumemouracioun di mort, dins la 
gleisodis Agustin. 

— Boissier, lou cantaire prouvencau, a canta a PAlcazar uno see no 
coumico qu'a fa plesi : )/>u porto-fais a la repeticitn di V Alcazar. 

— Lou valent Claude Brun, de Banddu, ven de publica un pichot 
libre sus Tagriculturo, ounte a'gu Peicelento ideio d'apoundre un di- 
ciounari prouvencau-franc^s di causo de la terro, qu'en frances i'a de 
mot trop escarrabouious per lis espremi. 

7- L'Escolo de Lerin, a Cano, a recoustitui' soun Bureucoume seguis : 

CabUcou : Maurise Raimbault ; souto-cabacou : Enri Giraud ; seen- 
tart ; Mario Bertrand, e tresourii : J6use Berenger. 

L'Escolo s'acampara touti li dlmenche a 8 ouro e miejo, 10, carriero 
di Roso, au segound, per faire de leituro e charra de la Causo. 

E li felibre de tout pais que passaran per Cano e que voudran ben 
se rendre is act m pa do ie saran recaupu erne grand gau. 

— E d'abord que ie sian, diren qu'aqueli bravi felibre de Lerin se 
boulegon : Enri Giraud, que nous ven de semoundre soun Pessu de 
vers, alestis Lou moulin, estudi de mour prouvencalo en proso ; Mau- 
rise Raimbault nous vai douna soun rouman : %Agueto, flouca d'uno 
medaio vcrmeialo i Jo Flourau mantenenciau ; Mario Bertrand preparo 
un recuei d'aneidoto : Per li cassaire, e Frances Garbier : Lou mart- 
dage i coumissari, coumedi en proso qu'a outengu uno mencioun 
d'ounour a noste councours de 1892. 



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Lou Pelibrige 755 



— Tourna-mai lou eateebisme prouvenfau. 

Ves-eici uno letro qu'aven recaupudo sus la questioun : 

Moussu lou Redatour, 

Se legis, dins lou numer6 dou Felibrige dou mes d'6utobre, a pre- 
paus de la moucioun qu'ai facho a Manosco, lou 22 de setembre : 

c La Mantenenco avie ren a decida sus la dicho, foro sesibo, de Maurras. 
L'ideio pou estre bono, mai, nautre, avian ni a, la rebuta ni a Tad6uta. » 

1'a 'qui dos fraso. 1'a dos errour. 

1* Ma moucioun fugue facho en pleno sesiho. Avieu demanda la 
paraulo au coumengamen. Coume 1'ouro picavo, lou Sendi s'auboure 
erne Ii manteneire, quouro rapelere qu'avieu quaucaren a dire. Lou 
Sendi s'assete mai, leve mai soun capeu e, la sesiho mai duberto, di- 
guere davans touti, dins la pichoto salo de I'oustau coumunau, erne 
raproubacioun vesiblo de touti, tout 90 qu'avieu a dire. 

a La meiouro provo que la Mantenenco ero en sesiho e qu'avie lou 
dre d'adouta o de rebuta ma moucioun, es que l'a adoutado en efet. 
M. lou sendi de Prouvenco, (que fau apeu a sa nauto courtesie emai a 
sa proubeta de franc Prouvencau) lou poueto Marius Girard a prounoun- 
cia d'eu-meme, en resument lou murmure counsent de touto Tacam- 
pado, li paraulo de Tadoucioun : 

t Vosto idho, m'a di, es adoutado en principe. » 

Em'acd, l'encident fugue claus. 

Sieu erne vous, Moussu, amor que sias dou Felibrige. 

Charle Maurras. 

Nosto responso sara courto : 

Quand aven di que M. Maurras avie parla foro sesiho, voulian dire 
en deforo de la sesiho amenistrativo de la Mantenenco, e acd 's verai : 
M. Maurras lou dis 6u-meme dins sa letro. 

E quand, la sesibo amenistrativo clause y lou Sendi Pa douna la parau- 
lo, es erne grand gau que Taven escouta, senso qu'aguessian, aupoun 
de visto amemstratieu, a-n-adouta ni a rebuta sa moucioun, atendu, 
coume l'avian fa remarca, que pietoucavo lou Counsistdri. 

Noste brave Sendi, en disent que la moucioun ero adoutado en 
principe, s'ero pas demanda se regardavo la Mantenenco o noun. E 
nautri, nimai, nous l'erian pas demanda, que Ton es toujour urous d'es- 
couta r no bello dicho e d'ausi de galantis ideio. 

E sus d'acd viraren faigo. 



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I$6 Lou Felibrige 



— Li Felibre de la Mar van teni, lou 27 de 9bre, sa taulejado d'au- 
touno, que lou sendi de Prouvenco erne la Reino, sa chato, ie saran. 

Dounaren lou comte-rendu de la festc. 

— Avian tra de flour sus la bressolode Peire Remy, lou felen d'En 
Roumie Marcelin. Ai t las! 1'auro d'autouno lis a passido, e la traito 
mort a sega la floureto en trencant dou meme cop lou cor de la maire. 
Es vuei sus soun cros que trasen ndsti pervenco. 

— Benastrugan lou valent Enri Ner e sa gento mouie, de la neis- 
senco de sa felibrihouno Jano-Reinado-Amado... 

— Li souscripcioun que la Cornemuse a acampado per l'obro d6u 
mounumen de Fourtunat Chailan, e qu'a fa teni au tresouriedou Cou- 
mitat, En Jouse Huot, se mountou au premie de nouvembre au toutau 
de 577 fr. — Zou I que lis ami se boulegon ! 

— La questioun de federalisme fai toujour gasta pas mau d'encro. 
A pareigu aquesti darrie terns, sus d'aqueu prepaus, lis article seguent : 

Dins VEtoili des Alpes : Decentralisation et Felibrige, tmi loubrinde 
d'Abel Laugier * Manosco, que se claus en disent : « Beve a la des- 
central isacioun ; beve a l'unioun dins lou Felibrige ! Vivo la Franco e 
vivo la Prouvenco ! > 

Dins La semaine, d'Avignoun, dou 26 d'8bre : Ftlibrige et fidira- 
lisme, article de Juli Cassini, ben pensa e ben escri, qu'es de founsdins 
noste sentimen. 

E dins la Cornemuu, de Marsiho, d6u premie de nouvembre : Un peu 
de fideralismey S.V.V., article autamen pensa e finamen escri, per 
Auzias Jouveau. Osco ! aven toujour di e lou rediren jamai proun, que 
lou salut d6u Felibrige cs aqui : que Us filibres ftdiraliste* soient 
ftdlraliste* si cela feur plait, mats qu'its le soient en dehors du Fili- 
brige. 

— Lis Ecbos de Tamaris an agrandi soun fourmat e soun devengu 
quingenadie*. 

— Lou Menut de la taulejado de Manosco, tant ben dessina per L. 
Denis, s'es estampa a Lioun, vers Delaye, e Pau Coffinieres n'a fa la des- 
tribucioun. Se poudie* ren trouva de plus galant per garda remembran^o 
de nosto escourregudo a Manosco, e trasen noste gramaci courau au 
vice-seudi de Prouvenco. 



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Lou Felibrige 157 



Lengad6 

— Louis Roumieux, noste bel ami, despatria dins lis Americo, 
revcndra... vaireveni. .. reven... 

Ves-eid la Ietro que nous mando de Hutnos-tAires : 

Moun beu, 
Es ieu I .. — Sies dounc pas mort ? — N'en vale gaire mai ! 

— E ben, vai, cresieu ben de plus te veire mai. 

— E ben, si, me veiras, se Di6u lou v6u, pamens, 

Dins dous mes, a pau pres, un pau mai, un pau mens. — 

— Dous mes, aco *s ben long ; - mai, ai tant de plesi 
A retrouva moun ceu e moun nisbenesi, 

Que me pareis d'aguedre a faire que dous pas, 
Persaluda Marsiho e sus-tout moun clapas... 
Se vos dire la causo i Felibre, lou pos, 
A mens que li peissoun m'avalon d'un soul tros ; 
Car ma placo es deja retengudo au bateu : 
Me manco soulamen d'engreissa lou rasteu ; 
Ai vieii de vint an dempiei que sieu eici, 
Dou marrit sang que me sieu fach e di soucit. 
Mai, parlen pas d'acd ; quand nous veirenalin 
Quiuqui mot d'amista gariran mi chagrin... 

— Espoussible (te vai ?) qu'anarai demoura... 
A Marsiho... Es alor qu'anan nous n'en fourra 
De vers, de felibrige, et coetera. Boudieu !.. 
An ! parlen plus d'ac<5 ; que t'embrasse. 

Roumi^u. 
Lou mandadis de noste ami es acoumpagna de dous sounet e lis 
enserissen erne' bonur, amor que nous es demanda em'un biais tant ga- 
lant ; jujas n'en : 

Pos enseri, se vos, aqueli dous sonnet. 

Li pagarai, Mounne, se fan, d'nn poutounet... 

REVENDRA1 1 

Mai de Ires milo lego, ami, nous desseparon. 
Tres milo lego ! i'a de que ferni, parai ? 
Pamens, que, Dieu voulent, mi forco se reparon, 
Vers moun nis regreta vitamen revendrai. 
Felibrige 8. 



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158 Lou Felibrige 



Creigues pas qu'eici femo, auceu, flour, m'acaparon. 
Tout estrange que soun, ai ben d'autri varai !... 
Ni c campos », qu'a festa lou print ems se preparon ; 
Ni souleu, que me fai lingueto de si rai ; 

Ni dou?o amigueta, qu'en si las m'encadeno, 
Dins aquesto Americo ounte ai per toul tresor 
Reculi que magagno, acampa que descor, 

Lou jure : entre que per rebala ma coudeno, 
Sus mi cam bo de fleu pourrai me sousteni, 
Ni Dieu, ni diable, ren sauprame reteni ! ... 



JANO 

A ma neboudo Jano Missol. 

A toun age, ta maire ero un tant fin mousseu, 
Dins soun este de fado e soun ande d'auceu, 
Que li gent dou quart ie ie disien : « la Foulido ■ 
Demando ie, se vos ; acd jamai s'6ublido. 

Mai noun — que voudrie pas te l'avoua, beleu — 
Vai davana toun rairau : la veiras autanfc-leu... 
De-que n'en penses, Jano? Es que dins si culido 
Res acampe jamai floureto niies coumplido ? 

T'entende ; me diras que iuei li jduini gent 
Per ama, cercon plus qu'uno causo : l'argent ! 
A-n-aqueli galant digne de cop de trico, 

(Entremen que quaucun vogue se countenta 

D'esperit, de vertu, d'amour e de beuta), 

Te fau dire : « Esperan . . . un ouncle d' Americo ! ■ 

L. ROUM1EUX. 

— Lou 22 d*8bre, au teatre di Varieta, a Mount-Pelie, s'es jouga, 
davans uno salo coumoulo, la coumedi de Favre : V Opera d'Aubai e 
piei, M. Lauvergeon e Mllo Kross an canta la cansoun ; Lous en/ants 
dau Clapas. Lou suces di coumedian-amatour e di cantaire es esta su- 
per be, e n'es a souveta qu'aqueli manifestacioun serenouvelon. 

— Lou 15 d'6utobre, en un banquet douna, a Mount-Pelie, per Us 
Escoulan clapassie de l'Escolo di Beus-Art, se cante en cor lou Maset de 
OAeste T{oumUu e la Cansoun de la Coupo emai pereu se ie bresihe 
Las Erbetas, aquelo tant fresco roumanso dou pintre Marsal, lou valent 
majourau, cabiscdu dou Parage. 



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Lou Felibrige 159 



Lou Maset d* MhsU T{oumUu a 'no vogo dou troun de pasdisque : 
Imaginas-vous que la musico d6u 122 de Iigno, en estent i grandi ma- 
nobro, I'a jouga e canta a Bedarrteus emai a Castro. Li cant aire dou da- 
pas e li clapassU de Paris lou canton toujour dins sis acampado, e la Cam- 
pana de Magalouna ven de tira la segenco ediciounde soun numerd 15, 
ounte s'atrovo aquelo cansoun, per countenta touti aqueli que ie de- 
mandon. 

— A l'oucasioun di festo d6u centenari de setembre, lou mestre en 
gai-sabe Pau (iourdou, d'Ateouno, avie coumpausa *no cantato : la Li- 
motaino, messo en musico per lou mestre Jan Escaffre, e que la soucieta 
couralo de M. Frances a cantado a Limous, is aplaudimen de touto la 
poupulacioun. 

Li memis autour venon de coumpausa 'no autro cantato : La Car- 
cassouneso, que l'Unioun ourfeounico de Carcassouno ven de metre en 
repeticioun. 

Longo-mai, ami Gourdou, fagues obro de patrioto ! 

— Dins sa sesiho d6uod'8bre, VEscolo audenco a decida, a l'unani- 
meta, manco uno voues, de manteni aqueu noum per qualifica 1'Escolo 
carcassouneso, e que de Jo Flourau s'ourganisaran l'an que ven. 

— Lou felibre-abat E. Aberlenc, curat de Cendras (Card), alestis un 
beu voulume de vers, souto lou titoulet de : Las Cevenolos, que sara 
precedi d'uno prefaci dou majourau En Albert Arnavielle. La souscrip- 
cioun es duberto encd de Tautour, emai i bureu de la Cigalo d'or } au 
pres de 3 fr. 50. 

— Lou 9 d'8bre, VEscolo de Jansemin a tengu soun acamp e a fa 
festo rnagnificamen. N'endounaren lou comte-rendu au numero venent. 

Aquitani 

— L'acamp de la Ruche Corre^ienne, a Paris, dou 17 de setembre, 
es esta mai-que-mai flame. M. C. Bouyeur i'a canta la cansoun dou 
jalous, qu'es poupulari souto lou noum de : (Marioun ; Branchet a di 
lou Biniou. M. J. Celor s'es fa aplaudi dins dos cansouneto limousino 
e uno galejado que sent lou terraire qu'embaumo, e M. Marpillat i'a 
larga la noto d6u rire,que cadun n'en a prestant qu'a pouscu. A miejo- 
niue s'es clava sesiho erne lou cant dis Esclots. 



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i6o Lou Felibrige 



Lou dissate 1 5 d'8bre, a la salo d6u Glob*, la sesiho s'es counsacrado 
a la reneissenco literati dou Miejour e di pais d'O, couneigudo souto 
lou noum de Felibrige. Es moussu Raymond Laborde , secretari dc la 
Rucbe qu'a debana l'estamen d'aqu£u mouvemen. Se i'es piei ausi de 
tros de Calendau e de Mir eh, de F. Mistral ; de Tolora de F. Gras ; 
de mousseu tira disobro de Roumaniho, Aubanel, Jansemin, etc., e di 
poueto limousin : JanFoucaud, A. Vialle, M. Caze, Jouse Roux, Celor, 
Massenat e A. Marpillat. 

— Un arrestadou Prefet de poulicode Paris, d6u 25 de juliet 1892, 
autouriso la Rucbe Corri^ienne a se coustitui* e a founciouna regulie- 
ramen. 

— En seguido de si Posos Ttrdudos, la felibresso Claude Duclos, de 
Gerdo, nous vai pourgi uno autro garbeto de flour prefumado, que si 
man de fado an culido long de l'Adour. 

— Dins lou roumavage que li gent de l'Aveiroun fagueron a N.-D. 
de Lourdo, dins lou courrent d6u mesde setembre, s'atrovo que moun - 
segne f evesque de Roudes, ie fague au pople uno charradisso en parla 
rouergat que maravihe touti lis escoutaire. 

VANEGACIOUN 

— Don Sigismond Bouska, soci dou Felibrige, qu'ero a Prago, es, 
iuei, a Macbov u Police njm^ Bouemi, vAutricbo. 

— Lou felibre manteneire Louis Bonnaud, a Marsiho, demoro, aro, 
carriero Falque, 40. 

— La felibresso dono Lazarino Daniel, es a Marsiho, Balouard de 
la Madaleno, 58. 

— Lou manteneire Maurise Raimbault es a Cano, carriero d'Antibo, 
117. 



— Lou manco de placo nous empacho de detaia tout go qu'a pareigu 
de beu dins nosto lengo dins li journau devot a la causo felibrenco. 
Tant en Prouvenco que dins tout lou Miejoar, touti an fa sa plego 
coume a l'acoustumado. 

Lou Ger^ot : Jan Monn6. 
lmprimerie L. DUC, II, rue Chassagnolle, aux Lilas, pres Paris 



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!> — 




erne dm JfeiiBtige 



) d'or et de gueule a la Perven- 
f, d'azur a la couronne royaie 
tt. Ecu sur le tout, les armes 
ur a la ch&vre rayonnante d'or 



le prevoyais, les deux 
j'avais pris Finitiative, 
dissolublement les senti- 
ion confraternelle qui, 
;endus plus apparents que 
nneur et la gloire du F<51i- 

intime, plus familiale mais 
que celle de Marseille plus 
us solennelle. 
uets, ou les discours les 



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— 10 — 

plus serieux sur la marche et les progres tie 
Paction provencale et provinciate, ont ete ecoutes 
avec un recueillement et un interet qui donnent 
le plus formel dementi aux caloninieuses plaisan- 
teries de certains critiques, nous avons constate 
mon ami Marius Girard et moi, avec une joie 
indicible, Pattrayante et irresistible influence de 
celle qui personnilie en Elle, selon sa devise, 
Pamour de Part et de notre chere Provence. 

Quelle reconnaissance ne devons-nous pas avoir 
envers cette poetique jeune fille de vingt ans, qui 
apris an serieux son role de pacificatrice, en allant 
presider avec son pere,le syndic de la maintenance 
de Provence toutes les assemblies felibreennes 
qu'elle illumine de son irradiante bonte ! Les 
armes allcgoriques qu'elle a adoptees, (1) disent 
bien ses aspirations d'artiste musicienne et 
ses devoirs de Reine en symbolisant Pbarmonie 
de la musique et la modestie de la pervenche 
sous la couronne de Polivier de Paix. 

Tendrement et respectueuseinent filiate avec les 
anciens, les Reive; fraternellement amicale et sim- 
plement camarade avec les jeunes, quelles que 
soient leurs opinions, elle accueille tous les hom- 
mages, non pour elle mais pour la cause qu'Elle 
represente, avec une joieenfantine dont les na'ives 
et bienfaisantes efiluves fondent dans un accord 
unanime tous les germes de division ou d'hostili- 
tel Notre arrivee a Marseille, ou les membres de 
YEcole de la mer avaient oublie de venir au devant 
d'Elle, n'a pas m6me effleure sa serenite. L'on a 
pu s'en convaincre par son in^puisable affabilite 

(1) Ges armes ont etc composees et dessinees par Alban GofTinieres. 
L'original, peint sur satin rose, a etc offert, sous forme de banniere, 
a la joune Reine lors du banquet de l'^cole de la mer. 



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— 11 — 

pendant hnit heures consecutives ou elle a brinde, 
ehante, declanie et jo\\6 au piano avec un entrain 
et un talent qui Font consacree une fois de plus 
Reine Proveneale. 

QiioiquYn disent certains pessimistes, qui von- 
draient vousconfiner dans le Gynecee de Saint-Re- 
ni\\ eontinucz, d&nocratique Souveraine, a prendre 
votre role au serieux et pendant la durtte de votre 
septennat vous attirerez a vous, c'est-a-dire an 
felibrige, tontes les intelligences, tous les esprits 
et tous les c<eurs. Vous ram6nerez dans le giron 
de notre Renaissance ceux qui, a Marseille surtout, 
semblent vouloir en secouer le joug et remplaeer 
son admirable unite par des coteries individuelles! 

Ce sont d'abord les sceptiques inconscients ne 
cessant de reediter contrenotrea'uvrelesfaciles sar- 
casmesqui lfont jamais pu l'entami&r depuis pres 
(Tun derni-siecle et puis surtout quelques anciens 
felibrestropfacilementdesillusionnesque le depit, 
rambition ou le desir de se singulariser out lance 
dans des voies diverses representees par trois 
publications bien tranchees. L'une ne voulant pas 
accepter le dialecte Rhodanien, qui derail amener 
dans un temi)s tres peu eloigne Tunite de la lan- 
gue proveneale, ail'ecte de if employer exclusivement 
que fortbographe marseillaise. Devenue vitepopu- 
laire par le talent de ses principauxredacteurs, elle 
ifenconcourt pas moins a l'extension et an deve- 
loppement de la Cause proveneale. L'autre qui 
considere le federalisme comme un symptome de 
demembrement pour la France, r6ve des Felibres 
tellement perfectionnes que Mistral lni-m6me ne 
r&inirait pas toutes les qualites necessaires pour 
en faire partie. Latroisieme,enfin, sans objectif et 
sans but, n'a ete fondee que pour se venger d'une 



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exclusion volontaire qui a atteint son fondateur 
par sa propre faute et par pur caprice. 

La visite de notre jeune Reine a deja produit 
une detente sensible : Louis Astruc malgre son 
absence intentionelle du banquet, lui a adresse un 
galant brinde provencal qui n'a pas ete lu a cause 
de son arrivee tardive et Joseph Gautier a expriine 
dans son journal le regret de n'avoir pu assistera 
ces agapes. 

Or le Felibrige est semblable au soleil, dont il 
emane et comme lui, 

pour sui van t sa car Here 

Verse des torrents de lumiere 
Sur ses obscurs blasphemateurs 

Paul COFFINIERES. 






>^\ 



Toilon. — 1MPRTMERIETOULONNA1SE, ru- Nationals, 30. 



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Supplement au journal " Dou BeliErige " 

Mes JEehos de damans 
et le 3?elibrige 



LA 



Rek m WtuMMim 



Par Paul COFFINIKRKS 

(labisroif de I'escoln de Tamavis 
\ Ice-Send i de la jnantenenco de Promenco per Ion Yar et lis Aups-Maritinie 



11 a ,Se\ne-Tam 



ARIS~S~JvlER 




Extr»it <les Echos de Tama r is, N" 88 ot 39, des l' r ot 15«locom- 
bre l&&2> (Abonnement, 6 francs par an). 



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*^C£0»" 



&1S 

chos d@ Wamatis 



ef h jfelibtigz 



-rvc«»0^" ^~ 




« ... mes compliments pour tes cchos sonores ot leur 
« excellent esprit. 

a Tu sies la troumpo qui 1 publico! 
« E sies la man que trais lou gran! » 
Ton vieil ami, 

Mistral. 
Maillane, 23 octobre 1892. 

e felibrige traverse en ce moment une 
crise qui promet d'etre feconde. II ne 
^l^p^s'agit de rien moins que de modifier no- 
i^*5b tre etat social dans le sens le plus 
conforme aux idees democratiques modernes. Non 
pas que les jeunes fedora listes aient rien invente 
de nouveau, car ce qu'ils demandent aujourd'hui 
etait deja en germe dans la creation du Feli- 
brige; ils n'ont fait que precipiter le mouvement 
par leurs manifestes. Pour les esprits superficiels 
cette association semble n'avoir eu pour but que la 
renaissance de la langue provencale, tandis qifen 
realite ce n'etait qu'un desmoyens destines a ren- 
dre aux provinces leur vitalite propre pour recon- 
querir leur autonomie et lutter contre la centrali- 
sation absorbante de la capitale. Depuis plus de 
40 ans, nous les Reive, nous avons propage par- 
tout, graces aux chefs-d'ceuvres des grands poetes 



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— 4 — 

provengaux, les idees de decentralisation et de re- 
gionalisme et, parfois meme, pousse l'audace jus- 
qu'a parler vagueinent de ftSderalisme, 1'objectif 
ideal vers lequel tendaient nos sentiments et nos 
aspirations, sans oser croire et encore nioins afiir- 
mer qn'il se realiserait jamais. Les jennes, pins 
couragenx et pins hardis que nous nele fumes, en- 
courages par revolution predite par Mistral en 
1890 a Marseille (1) et paries instincts si liberaux 
du nouveau capoulie, Felix Gras, out arborecarre- 
ment le drapean de Tindependance politique des 
provinces. Dieu sait le retentissement qifa eu 
dans la presse et au sein des populations la pro- 
clamation de leur programme a Paris, le 22 fevrier 
1892 en presence du capoulie. 

Les timides et les faibles ont ete elfrayes de 
tant d'audace, craignant que le mouvement un 
peu tumultueux qui en a ete la consequence n'en- 
tralnat un eparpillement de forces nuisible a 
runite du felibrige. Les autres qui pretendent 
voir dans le federalisme le demembrement de la 
patrie franchise, en ont profile pour annoncer, avec 
une certaine joie interieure, la division de cette 
vaste association qui s'est etendue dans ces der- 
nieresannees a toutes nos provinces meridionales. 
Cette troublante emotion, entretenue par des 
manifestations successives au sein meme des 
grandes reunions ftUibreennes, s'est bien vite 
calmee et est devenue le mobile d'une agregation 
et d'une concentration plus energique et plus 
indissoluble encore entre tous ses membres... 

(1) Discours de Mistral au banquet des felibres de l'Ecole de la 
Mer, a Marseille le 9 novembrc 1890. 

Conference par Paul Goflinieres, a Marseille sur \o « Felibrige 
et le R6gionalisme », le 28 novembre 1890. 



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Les federalistes Font si bien eompris que leurs deux 
porte-paroles les plus autorises uront ecrit : 
Charles Maurras « Les idees regionalistes soute- 
itn.es par les Ecaios de Tamaris sont si voisines 
des not res qn'elles se confondent presque avec el- 
ks » et Xavier de Rieard « rofre journal combat 
au fond le mi} me combat que nous ». Amourette 
Bertas. Marius Andre et le jeune Joachim Gas- 
quet se sont empresses de reeonnaitre que leurs 
plus solides allies, etaient les felibres de la pre- 
miere heure, a la condition que ce mouvement fe- 
deralists ne se confondil pas avec le Felibrige. 

•Fai pu m'en convaincre dans la tournee que 
nous venous de fai re avec mon tils, d'abord a 
Maillane, chez Mistral, Finrarnafion et la gloire 
de notre renaissance provencale, dont la lettre in- 
seree en tete decet article, ne pent d'aillcurs lais- 
ser subsister aucun doute ; ensuitea Saint-Remy, 
on nous nous somnies trouves en parfaite com- 
niunion d'idees avecle vaillant lutteur, syndic de 
la Maintenance de Provence,Marius Girard. Safille, 
cette reine ideale, artiste-musicienne consommee, 
elevee dans le giron du felibrige, ne voit pas avec 
deplaisir son poetique empire forme de la federation 
des diverses regions dont elle est la souveraine. 
Les membres de Fecole du Floreje, capoulie en 
tete, malgre des dissidences tres accentuees, se 
sontreunis en un banquet confraternel, lors de 
notre ])assage a Avignon, et ont consacre dans une 
unanimite touchante Funite inalterable du Feli- 
brige malgre les opinions les plus divergentes en 
politique comme en religion. lis reconnaissent 
tons que Decentralisation. Regionalisme et F£de- 
ralisme sont les trois e tapes necessaires de revo- 
lution felibreenne qui se produiront successive- 



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— () — 

meat an fur et a mesure de rinstruction et de 
rediication pupulaire des masses ; mais que la so- 
ciete des Felibres doit y rester etrangere en taut 
que societe; ehaeun de ses meinbres conservant 
sa liberte d'agir dans la plenitude de ses senti- 
ments et de ses idees, sans que ses eerits et ses 
actes puissent engager en rien la colleetivite. 

Le lendemain a Aries, en Fabsence regrettee du 
cabi.scohMe.sfe Eis.se/oJes felibres etles meinbres 
du cercle artistique^ qui sonl tous devoues a notre 
cause et Tout prouve par leurs cbaleureuses et 
entbousiastes receptions rba([ue fois que nous 
allons passer quelques instants au milieu d'eux, 
partagent les opinions emises dans les Ec/io.s de 
Tamaris qui font une juste ponderation des idees 
dont ils out suivi depuis Forigine les developpe- 
ments successifs. 

Enfin dans la capitate de la vieille provence, a 
Aix, les membres de FEcole de FArc ayant a leur 
t<He Feminent historien du Tambourin le cabiscou 
F. Vidal, out fait aux representants des Echos de 
Tamaris une reception plus significative encore. 
Non seulement ils ont adhere a notre programme 
de conciliation y compris le savant professeur 
Constant, un des adversaries des idees nouvelles, 
et le jeune et ardent Felibre federalists, Gasquet, 
V alter ego de Maurras, mais encore ils ont reconnu 
que les denominations de decentralisation regio- 
nalismejederalisme.represcntaient avec des diffe- 
rences de temperament, une tendance commune 
vers le mime but, tendance qui a toujours H6 Fes- 
sence m6me du Felibrige, et que ce mouvement 
doit s'operer en dehors de lui, ni pour, ni contre, 
mais avec le concours de tous les felibres indivi- 
duellement qui ne peuvent manquer de s'y rallier. 



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Ces sentiments d'intime union ont ete expri- 
mes au nom <le tons par Hyppolite Guillibert, 
rimpeecable et inepuisable poetedes triolets, cette 
forme si delicate et si originate des troubadours 
du moven-age qu'il a si brillament ressuscitee. 

Jjfk 0a6iscaa *Pati 0o££miites 

direUour dis Echos de Tamaris 

An beu mestre de Tamaris 
Flahuten l'aubadc Larenco, 
La jouvenco sempre mai ris 
An beu mestre de Tamaris. 

Me sis « Erhos » pertout tlouris 
La tlamo ideio felibrenco! 
Beit cabiscou de Tamaris 
A tu nosto aubado Larenco! 

Lou triouletaire de Lar 

Gl'ILLIBERT. 

(>s grandcs questions videes, au milieu de la 
plus francbe cordialite, et le diner terming par 
qnelques brindes emus de part et d'autre, le 
cabiscon a proiite de la presence du delegue des 
cigaliers et felibres de Paris pour elaborer le pro- 
gramme des grandes fetes qui auront lieu a Aix 
au mois d'aout prochain, en Fbonneur du passage 
de ces derniers. Surle desir exprime par la muni- 
cipality Aixoise, il a etc decide que pendant toute 
leur duree, aucune allusion politique ne serait 
faite dans ces reunions exclusivementprovencales. 

Nous allons tons nous retrouver, sous la prcsi 
deuce de la jeune reine du Felibrige et du syndic 
de la maintenance de la Provence, le 20 novembre 



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— 8 — 

a Aix, pour Inauguration du bureau recemment 
elu de l'Ecole de TArc et dimanche 27 a Marseille, 
pour le banquet annuel de TEcole de laMer. Dans 
ces deux grandes assemblies, tons les malen- 
tendus qui ontpu exister, seront dissipes graces a 
ces sentiments d'inalterable confraternite qui, 
depuis 40 ans. unissent dans le bleu, au dessus 
de toutes les divisions d'opiuions et de partis, les 
membres de cettegrande famille provencale, — fon- 
dee par sept jeunes et gais cbanteurs — devenue 
aujourd'hui legion. 



Adounc gramaci, bon counfraireebel ami, countunias 
vosto grando obro poueiico, patrioutico e naciouualo. 
Sieu erne vous de cor 

Fklix Gius 

Cftpoulu* du Ft'libriije. 

Avignon 12 d'abrieu 1892. 



A Pau Coffinieves 
A vosto obro Dieu souris 
Lis Echos de Tama r is 
Esparpaion en Prouvenco 
Li pantai de la jouvenro, 
E s'en van fin qua Paris 
Moure dins la capitalo 
La grand questioun Regiounalo... 
A vosto obro Dieu souris 
E voste journau tlouris. 

Alphonse Michel 

Ewabbrou de l'Ecole dps Ftllbrcs df la Mer. 

Marseille, 20 aout 1892. 



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CROUNICO 



TAULEJADO MARENCO 

D()U 27 DE NOUVEMBRE DE 1892 



Lou 27 de nouv&mbre de 1892, en seguido de la counvidacioun de 
noste cabiscdu, s'acampavon, en sesiho autounalo, li Felibre de la 
Mar, dins un banquet freirenau, douna k VHdtel de Marseille y souto 
lagraciouso presid^nci de g6nto e aven&nto Na Mario Girard, R&ino 
dou Felibrige. 

Avien respoundu en aquelo rampelado, li sendi e vice-sendi de 
Prouv&nco, ii majourau marsih^s, li cabisc&u d'Escolo, li manteneire 
d6u Felibrige e lis escoulan de la Mar : patroun, marinte, ajudaire e 
m6ssi. P&'ron per6u noumbrouso, p&r faire courtege k la R6ino, li 
dono e chato di s6ci, li manteneiris d6u Felibrige e li Sereno de FEs- 
colo de la Mar. 

La lauiado prente p^rTiue. Eron vengudo s'agroupa e sedesver- 
touia en garlando flourido, tout k I'entour de la taulado, coume d6u 
t6ms de n6sti R6ino dis Aje-Mejan, aqudli fado encantarello au g&ubi 
enebriant, k Fesveltesso graciouso, k la bdula meravihouso : li coum- 
tesso de Signo c de Houraanin ; Na Guisol, la g6nto dono de noste 
cabisc6u e sa deliciouso chatouno Roso ; Na Barreme, Favendnto 
donode noste souto-cabisc&u; li dos Lazarino, perlo de nosto Escolo : 
laCravenco e sa chato, la Manousquinoqu'aeoumpagnavo la chatou- 
neto d'Artou ; Na Moricelly e soun amistadouso chato, arderouso 



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i6a Lou Felibrige 



Prouvencalo, quesegoundotantben soun maritdins tout coque fai 
de noble e de grand per la plus grando gldri de Prouvenco ; Na Cat- 
torini, la tourvenco, esa chato, que li Feiibre seuipre se remembraran 
sa gr&ci bello. 

Piei, li delega dis Escolo vesino e di soucieta araigo : Pau Coffinieres 
e soun fitfu, Tafouga secretari d6u Limbert tamarisen, qu'avie" pinta 
lou blasoun eraldi de la Reino, auriflor magnifique de sedo, i eoulour 
naturalo, adournant la salo,que fasie* gau de veire; Roman, souto- 
cabiscdu di Laren, e Gasquet, delega d'aquelo Escolo ; Galicier, que 
representavo li Mardisles; Testrambourdant P. Bertas, de I'Acioun 
prouvencalo ; Abel Laugier, de I'Estelio dis Aup, d'en Gavoutino ; 
Sfenosa, lou melicous escrincelairede rimo ; Chrestian, de Brignolo ; 
Vidau e Jurand de Nimes ; Teslampaire Aubertin; Agustin c Touinas 
Roux, li poueto musicaire, e L. Roux, lou jouve jounglaire di rirao; 
lou poueto Aguste Rol, qu'a sachu marca sa draio e se faire ama e 
legi de t6uti, per la vigour de si vers e lou pintouresc de si tableu ; la 
famiho di Negre, paire-grand, aujolo e felen ; Enri Daniel, improuvi- 
satour d'elei ; Vedrines, que manco pas un soul de n6sti banquet ; 
Max-Feraud, Guichard, Ramel, G. Maurin, que rcgretan de pas veire 
mai souvent ; e, se fau n'en dire mai encaro, en estent que la tiero 
n'es longo, ndsti ben-ama decan : Marius Bourreliy e Tavan ; lou 
galoi cantaire d6u Flasquet ; lou majourau Huot ; lou bureu di Maren, 
e n'6ubhde de segur; mai, que me perdounon aqu£li que si noum 
m'escapon : la litanlo tirade* trop de long se falie* nouma li 80 taule- 
jaire, senso coumta aqu61i que, regretous de noun respondre au ram- 
peu, an manda si regret amistadous. 

Lou menut galant semoundie', per Pitanqo, de Cambajoun dis 
Aupiho e de saussissot d'Arle, de Pels dou Gou f sausso sarrasinOj 
de Bidu de Crau, grando manado ; de Voulaio d la Reino dei 
Feiibre ; d'Alauseto gascouno a Vaste ; d'Ensalado de St"Roumie' i 
la Boumbo felibrenco, e per Desservo, de Groumandiigi de fouto 
mergo, de Cafi e liquour; e, tout ac6, arrousa d6u Vin de la Nerto, 
de Gravo e di costo bourdeleso, c de Ghampagno per li brinde e li 
cansoun. 

Brinde e cansoun dron lou plat lou plus galant dou repas, deliciou- 



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Lou Felibrige 16} 



samen alesti pamens. E, de-segur, s6nso facha Cattorini, aqu6u plal 
d'cs esta lou meiourde t6uti. Es noste cabiscdu Paulin Guisol que, 
lou premie, durbis lou 116 en souvetanl la b6n-vengudo k la H&ino. 
Soun discours, clafi de remembran^o felibrenco, lou vejo-eici : 

Midamo, Messies e gai Counfraire, 

Dison, lei libre sant, que lou renoum de la sagesso e de la grandour 
pouderouso dou rei Saloumoun, s'estent espandi de tout caire, un jour, 
de-vers eu, vengue la rei no Sabo, dou fin founs de I'Ourient, per lou 
tela. 

Es que, per cop d'asard, l'Escolo de la Mar qu'a vuei lou bonur de 
recaupre la vesito amistouso de la bello e graciouso Reino dou Feli- 
brige, — courounado fa sieis mes, sus lou naut plar.esteu de l'antico 
vilo di Baus — es que, nosto Escolo aurie 'spandi, deis Aupiho a la 
mar, un renoum, un trelus digne d'un tal ounour ? Lou cresi pas, ieu, 
en estent que, coumo cadun va saup, despuei que lei Maren an fisa la 
barco e leis arangi a-n-un navegaire coumo voueste cabiscdu, s'es pas 
troup parla d'eli, coumo n'en es dei bravei fiho... 

Venes, percountrari, de-segur, ogento segnouresso, dei bord de Du- 
renco, ounte se parlo tant galantamen nouesto lengo, nous dereviha 
de nouesto som e nous aduerre, erne vouesto graci e vouesto esberlu- 
ganto beuta, la flamo qu'enfioco lei cor, que pougne lei voulounta, 
qu'enauro Tamo, e qu'acampo lis autri jouUsenfo que tremudon Pome en 
Dtiu! 

Duvi, en aquelo oucasien, mei gramaci courau a voueste brave paire, 
noueste valent sendi de Prouvenco, En Marius Girard, qu'a tengu, en 
ome de paraulo, Tescoumesso que me fague, l'ia tres mes a Manosco, 
de nous mena eici la Reino dou Felibrige, per I'acamp autounau de 
l'Escolo. En verita, ai t6uti lei bounur, ieu ; a Manosco, ague re, lou 
sabes, l'ounour de benastruga lou venerable fieu dou precursour Tous- 
sant Abrieu, que festejavian eilamount, e vuei, ai aqueu, ben flame, 
de vous benastruga vous-meme d'ave 'no tant gen to fiho, e d'assista, 
urous paire, au triounfle de sa reiauta I 

Veici dounc l'Escolo de la Mar, establido despuei quinge an per noueste 
majourau En Aufred Chailan, lou digne fieu de Fourtunat, un autre 
precursour que l'alestissen, aro, un mounumen digne de soun talent ; 
la veici acampado dins aqueu beu palais, qu'es devengu Poustau dei 
Felibre, erne seis escoulau sempre afouga per nouesto toco, caminant 



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164 Lou Felibrige 



dins la draio duberto per nouesti davancie, draio qu'es vuei un cam in 
larg e triounflau, frucho dei prougres que, despuei trento an, a fa 1'en- 
geni de nouesto parladuro. 

N'es pas de dire : mai, li a de que estre fier en pensant que nouesto 
lengo mespresado aier, parlado per leis umble soulamen, es devengudo 
aro, graci au Felibrige, uno parladuro envejado, amirado e reabilitado 
coumo es pas de creire ; n'es-ti pas un ourguei de sacheque lou prou- 
vencau, a l'esclusien dis autreis idiomo de noueste pais, es ensigna 
vuei dins nouestei Faculta franceso e tourna-mai dins 1 'estrange pais, au 
Nord, majamen en Alemagno, dins mai de des Universita, ounte de 
mestre saberu esplicon Mireio, coumo Virgeli e Oumero. 

Tout ac6 vous mouestro dounc l'apreissamen deis ami de nouesto cau- 
so, per veni s'asseta a la taulo freirenalo dei Felibre, ounte venon erne 
nautre beure alacoupo santo,e s'empli lou couer d'aqueleis esm6ugudo 
fouerto, d'aquelei jouissenco de l'esperit, que dirias de pantai divin ! 

Es a Roco-Favour, en 1878, lou beu jour de Santo-Estello, encd de 
l'oste Arquier, dins aquelo coumbo souloumbrouso e bello, clavado au 
couchant per lou pouent gigantas qu'auboure Mountricher, es aqui que, 
per la proumiero fes, me sieu trouva en coumpagno erne" lei Felibre. 
Frederi Mistral, alor Capoulie, presidavo ; lou bon Roumanille, gar- 
daire de la Coupo catalano, ero en faci, e tout a 1'entour de la taulo 
aperaqui cent felibre lei belavon coumo ieu, e s'enebriavon dins leis 
estrambord dei cant e dei discours flamejant. Aqui, un espectacle qu'ou- 
blidarai jamai, me boulegue lou pitre coumo pode pas vous dire : 
Roumanille, Tardent reialisto que venie d'espeli seis Entarro-cbin $ lou 
veguere sauta 'u couele de Clovis Hugues, a la tignasso sarrasino, 
qu'avi6, eu, larga de superbeis estrofo a la Prouven^o ; e baio-tu, baio- 
ieu, que .lei picamen de man aclapavon aquelo sceno super bo ! Lei 
dous polo si toucavon !.. E tout de long de la dinado e de-countuni, 
de sceno pariero nous esmougueron. Alor lei neblo me toumberon deis 
uei, e vegueri aqui quete estrumen de pas, d'unien e d'apasimen 
ero lou Felibrige, que couneissteu pas jusqu'alors. E vesaqui que, coumo 
Sant Pau, atrouvant a Roco-Favour moun camin de Damas, me coun- 
vertigueri au Felibrige. 

Mi perdounar^s, Midamo e Messies, se vous parli tant de i6u. ^o 
que vous dieu ansin es ma counfessien ; e moun perdoun, lou vieu dins 
voueftei sourrire. 



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Lou Felibrige 165 



Enterin, pougnegu per aquelo ideio de l'influenci dou Felibrige per 
I'unien entre gent divisa dins 90 que nous estraio lou mai, coumo la 
poulitico, leis interes, e que sabi ieu ? mi fau ounour de dire eici que 
sieu bessai esta, a parti d'aqui, un d'aqueli qu'an lou mai countribui a 
faire neisse toutei leis oucasien que dounon neissengo en de resultat 
tant fourtificant e tant beu ! 

Es ansin, sen so doute, qu'an pensa aqueli valent Cigalie de Paris, 
dins seis darrieri escourregudo a traves dou Miejour, despuei lou Rose 
enjusqu'ei Pireneu. Pertout ounte li avie 'no memdri a revieuda, uno 
cclebrita 6ublidado, eli, leis an ressuscitado en pausant de maubre e de 
buste en soun ounour, en de festo memourablo, e davans de poupu- 
larien trespourtado e trefoulido d'aqueli soulennita. Lei festo de l'an 
passa, celebrado a Valer.90, a Beu-Caire, a Tarascoun, en Arle, au Mar- 
tegue, a Marsiho. Touloun, Grasso, a-n-Antibo, em'a Ni^o, per lei 
Ggalie uni ei Felibre, encaro touti vivento, an laissa 'no tra^o que 
s'escafara pas de long-tems dins lei remembran^o publico. H, per 90 
que nous arregardo de plus proche, per nous autre Felibre de Prou- 
venco, que faudrie-ti pas dire d'aquelei belei rejouissenco d'Ales, de 
Tourves e de Manosco ? 

A Tourves, per eisemple, a Tourves moun pais nadau tant aima, 
— ounte li sieu esta per quaucaren, bessai — s'en parlara long-tems dei 
festo dounado a la mem6ri dou bouen mege Leoun d'Astros, lou fin 
tabulisto, ounte leis tres Escolo vesino li avien manda sei s6ci lei mai 
distingui. Es aquique, per ounoura aqueu precursour de nouesto causo, 
au mitan d'un pople espetaclous vengu dou vesinagi, mai dequinge cent 
Tourven esparpaia un pau de pertout, soun rintra dins sei fougau a 
noueste rampeu, per temougna dins de manifestacien espountanado e 
trefoulido, sen so poumpo ouficialo, tout 90 que lou patrioutisme e l'a- 
mour dou pais nadau pdu enfanta, en faci d'uno glori loucalo, tirado 
de l'6ublit e enaurado per l'admiracien e la recouneissen9o. Mai 90 que 
li a'gu de mai sutieu ede plus fourtificant, es que de gent, de famiho 
divisado per de ressentimen e de vieii rancuro, se soun, aqueu jour, 
recounciliado dins l'estrambord e la joio coumuno ! 

A Manosco, enfin, lou 22 de 7bre passa, a l'acamp de la Mantenen9o 
de Prouven^o en l'ounour d'un autre precursour : Toussant Abrieu ; 
dins aquelo gento vilo deis Aup pamens fouesso divisado, aven-ti pas vist 
*me la memo satisfacien, republican e mounarchisto que se poudien 
passenti, se raproucha coumo a Touives, e se trouva encanta e urous 



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166 Lou Felibrige 



au memc banquet, ounte maire, counseu radicau, felibre e counserva- 
tour, an festeja a-de-reng, e la festo naciounalo e lou felibre manous- 
quin dins uno unien magnifico ? 

Eh ben ! digas-mi 'n pau, quetis autrei festo, quentis autreis 6uca*ien, 
quentis autrei soucieta, groupo musicau, literari, mutuau, sabent, sou- 
cialisto se voules — quau que fugon ! — digas-mi s'un soulet d'entre 
61i, o toutci ensen reuni, soun capable, coumo dins nouesteis acamp 
felibren, de metre tout un pople d'acord, de nivelat6utei lei voulounta, 
de faire batre qu'un couer, de desracina lei vieii division, e de metre 
a la placo la councordo e la pas ? 

Ah! lou vias ben, li a que lou Felibrige per fa de tau miracle. 
Es que, eu soulet, a lou poude soubeiran d'evouca, de fa reneisse tout 
90 que li a de plus grand, de plus noble, de plus aut : la remem- 
branco dou passat, de nouesti reire, de nouesto ist6ri, de la lengo 
meirab, de nouesto enfanco, d'un proumier amour, de tout co, qu'eu 
un mot, nous vai au couer ! Es eu que nous rememourie ToustaUjTameu, 
lou vilagi, lou clouquie, la fouent, enjusqu'au cementeri ! Es la pichoto 
patno que fa neisse l'amour de la grando patrlo e que nous enauro au 
dessus de t6utei lei miseri mesquino, de t6utei lei terro-au-s6u, que 
nous rouigon e nous giblon ; es lou Felibrige qu'enauro nouesteis 
amo, que purifico nouestei sen ti men e que nous revelo lou ben, lou 
juste e lou verai ! Es coumo ac6 d'aqui, lou vias, que lei grandei 
causo, si pdu dire, aduon lei grands efet. 

Garden dounc lou Felibrige erne si grandour, soun caratero vertadi6, 
soun en vane libre e soun prestige ! Apres lei counquisto qu'aven facho, 
demouren tranquile e ferme souto d'aquel aubre gigant, qu'an planta 
nouestei reire; aparen-si youto soun oumbro benfasento, e garden-si 
ben de sagata sei jitello vivo e d'esperdre sa sabo, se voulen manteni 
sa resplendour, e se nourri, sempre, de sa frucho rousenco coumo Tor 
e tant melicouso ! 

Lou sendi de la Manten^ngo a respoundu en fas&nt ressourti lou 
coustat mourau e souciau d6u Felibrige. Escoutas si paraulo qu'an 
auboura de trounadisso de picamen de man de touto la taulado : 

Messies e ami, 
Avans de pourta moun brinde a TEscolo de la Mar, vous demande 
la permessioun de dire quauqui mot en ma qualita de Sendi. 
Vous esm6ugues pas : sarai court, mai noun coustie\ 



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Lou Felibrige i6j 



Desempiei li festo di Baus, d'Uzes e de Manosco, ai ben tant re- 
caupu de letro que ie vau respondre eici uno fes per t6uti. 

Es verai,es ben verai que despiei li tournado cigaliero e felibrenco 
di Pa risen que davalon dins lou Miejour touti li dous an, li causo 
an chanja. 

Li Cigalie estent per la ma jo-part de journalisto e de deputa, e li 
festo felibrenco s'estent facho dins aquesti darrieris annado em'eli dins 
quasi touto li Prouvenco, dono Poulitico qu'a la marrido abitudo de 
veni se mescla de $o que noun la regardo ; dono Poulitico qu'avie 
toujour vist que de la fenestro co que se passavo dins lou palais feli- 
bren, a fini per intra quauqui fes dins Toustau. 

A Touro d'iuei, fau ben lou recouneisse, forco de ndsti festo feli- 
brenco soun ourganisado per li Munioipalita ; fadounc, a la taulo d6u 
festin, placo per lou Maire, li counseie municipau, li senatour e deputa ; 
li felibre soun aqui meme, de fes que i'a, qu'a titre d'envita. 

Fau-ti se plagne d'aquel estat de causo ? Lou crese pas. 

Li Cigalie (sarie injuste de lou mescouneisse) ajudon e travaion per 
la Causo, e piei aquel espandimen es la counsecracioun de l'obro, d'a- 
queloobro que, per ma part, ie travaie desempiei 34 an, e 34 an, mes- 
sies, es pa 'n jour. 

Lou Felibrige a subre-tout per enemi, e enemi implacable, li mie 
savent e li pichot bourg^s parvengu qu'an gagna quauqui sou en 
troumpant lou vesin sus la qualita e proun souvent sus la quantita de 
la causo vendudo e que (YacA fai pas susa !) tout lou sant jourde Dieu, 
espeion lou frances e renegon la lengo maire, la lengo d'O, qu'apelon 
un patois. 

Lou Felibrige a de mai contro eu li fru vermenous e se de touti li 
literaturo, d'aqueli que, couneissent ren dou parla e de l / ist6ri de Prou- 
venco, tabasson a grand cop de masseto sus lou tambourin, e picant 
tantost sus l'arescle, tan tost sus la peu, finisson per creba l'estrumen 
e faussa lou flahutet. 

Aqueli gent, Messies, fau li coumbatre pertout ounte s'atrovon e li 
coumbatre de-longo ! 

E aro, leissas-me vous lou dire, lou Felibrige, vist d6u coustat sou- 
ciau que fai de mai en mai taco d'dli, es per ieu Tenauramen di classo 
pauro : di paisan, di journadie, di porto-fais,di rusticaire de toutbiais ; 
la reabilitacioun, s'ansin se p6udire, dis umble, di paure, di deseircta 



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168 Lou Felibrige 



de la fourtuno, que soun rest a, £li, fideu a la Prouvenco, a sa lengo, 
a sis us, a si coustumo, a si tradicioun, a si legendo, a si crcire, a si 
cansoun, a si jo, au masclun e a la fierta disavi. 

Fau ben veire li causocoume soun, pam.ns. Sian plus au terns que 
Berlo fielavo, que li troubadou anavon de castelas en castelas, la 
violo i man e la cansoun i labro, canta lou virolai, la pastourello o la 
roumanso d'amour, per un cop d'iue de la castelano o la soupadoben 
servido d'un segnour jouious e bono-voio. 

Fau estre de soun terns ! 

Auboura lou pople d'O per sa lengo, faprene soun istdri e soun 
passat, lou rendre meiour au mejan d'uno literaturo sano, mouralo e 
foito, messo a sa pourtado ; Paprene si dre en meme terns que si 
deve* ; i' ispira lou respet de tout $o qu'es sant, de tout co qu'es beu, 
de tout co qu'es grand, de tout qo qu'cs ouneste e juste. 

16 fau aprene, en aque\i pople, coume tarn ben l'a di lou Mestre, a 
jamai rougi de sa lengo davans quau que siegue, sa lengo estent uno 
lengo franceso. 

Vaqui lou grand coustat mourau e souciau dou Felibrige. Aqui es 
lou deve, aqui es la digneta, aqui es la toco ! 

E aro, Messies, avans de m'asseta, auboure moun got e beve aPEscolo 
de la Mar ounte ai lou bonur d'ave tant d'ami, e de bons ami ! 

Es piei lou majourau Marius Bourrelly que, dins un sounet bissa, a 
saluda laH^ino. 

Lou secretin de l'Escolo a pourta, tant en soun noum qu'au noum 
di soci e di Sere no dis estrange pals, lou brinde que seguis : 

Reino, 

l*a panca sieis mes qu'en pleno terro baussenco, sus lou planesteu 
d'aqueu castelas que fugue la vilo di Baus, e que tant de princesso 
avien enlusi de si sourrire, lou Felibrige, d'uno voues unenco, vous 
aclame per sa Reino. Fernigueron de plesi, li rouino espetaclouso d'a- 
queu nis d'aiglo qu'eme soun crid d'inchaienco : A Votard, 'Bautesar ! 
avie tengu testo en touti li segnour de Prouvenco. Tremouleron de 
joio, souto n6stis aclamacioun, aqueli vieii paret goutico, encuei de- 
baussado, e qu'avien, darrie si ro, acata la valour de nosto rago. 

La coume to di sege raioun, que pourtavo esfrai de tout caire, trelu- 
sigue tourna-mai dins sa clarour antico, souto la resplendour pacifico 



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Lou Felibrige 169 



de l'Estello di set rai, noste him e noste simbeu ; e lou gal ant rire de 
Clareto di Baus, e la beuta d'Ugueto d'aqueu merne oustau, e li bdni 
graci de t6uti aqullis amour de chato e dono di Court d'Amour, treva- 
rello di roco giganto e d6u Trau di Masco, ilumineron subran ndsti festo 
e devourigueron de poutoun melicous li labro vermeialo di chato e 
di dono : coumtesso de Signo e de Roumanin, (m'es un ounour de li 
saluda en voste noum, Maren, dins aquesto taulejado qu'adornon de sa 
graci e de sis amabilela) coumtesso d'Avignoun e reino de Prouvenco, 
qu'alor coume au-jour-d'iuei fourmavon vosto Court d'amour, tout en 
ie disent : Mignoto btJIo, nous fetus reviiure nosio bello jouvettfo ! 

Pa pas d'acd sieis mes, avenento Reino, e despiei d'aqueu jour benesi 
ounte nous fugue douna, esbalauvi de vosto gentilesso, d'amira vosti 
graci e de beta vosto beuta, tout lou Felibrige a tengu a ounour de veni 
pausa a vosti ped l'oumage de sa recouneissenco e de sa fidelita devoto 
a la Causo subre-bello que persounificas tant galantamen. D'un caire 
a f autre de Prouvenco, d'Aquitani e de Lengadd, t6uti li Felibre, e acd 
n'esque juste, me plase de lou recouneisse, vous an aclamado pereu 
per sa Reino. Darrieramen encaro, la Mantenenco de Lengad6 fasie res- 
clanti la vilo d'Uzes de si lausenjo en voste ounour ; la Mantenenco 
de Prouvenco, acampado en terro manousquino, i'a just quauqui jour 
d'aco, vous mandavo, per lou mejan dou telegrafe, tout lou fio de 
soun cor; e l'Aquitani, per noun resta en arrie, vous adusie si vot li 
mai courous, sus lou prepaus de voste bel a veni men. 

Es, aro, lis Escolo qu'an de vcus fa ire festo. Aier, li soci de TEscolo 
de Lar se ramblavon a l'entour de soun ama cabisc6u e de sis acade- 
mician valent e, aproufichant de vosto presenci dins la vieio capitalo 
dou rei Reinic, moustravon soun estacamen a vosto reiauta. Vuci, es 
1' Escolo dis Aup que, per la bouco de soun glourious e noble decan, lou 
valerous chivalie de Berluc-Perussis, nous trais — a touti vautri, Ma- 
ren, emai a vous, graciouso Reino — erne touti sis amistanco, aquest 
bouquet de crisantemo culi dins la garbo de flour autounalo qu'avie 
ltgado per benastruga Na Marto de Rei, la fiho d'un di set foundadou 
de nosto Escolo, de soun maridage erne lou comte Carle d'Autane. 
Escoutas : 

Sian linen de Mai, sian liuen d'Abrieu ; 
Soun paloto li flour d'autouno ; 
Mai ei Tamiata que li donno 
Erne si vot que van vers Dien... 



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iyo Lou Felibrige 



B qaand, on b£n jour de Nonrembre, 
Cantares Tosto messo d'or, 
His absent, 1'amittous reroembre 
Flourigue un moumen vosti cor ! 

Vuei, arregardas nosto taulado : li cabiscdu dis enviroun, aqu£Ii de 
Marsiho em'aqueu d6u Limbert de Tamaris que v6u beure voste souleu, 
se soun groupa a Pentour d6u sendi de Prouvengo, voste noble paire, 
que nous fai gaude veire eici. Vuei, enfin, l'Escolo de la Mar es urouso 
e fiero de vous rendre l'oumage que vous es degu. Counie dou terns 
de la reino Jano, li Marsihes volon vous re9aupre dins sa bono vilo, 
bandiero desplegado e cor subre man. Tout co que li Maren comton de 
valent e de fideu ven, per ma bouco, vous pourgi soun 6ubeissenco e 
vous semoundre soun amour. Anas entendre leu-leu aquelis inne de 
lausenjo que van espeli coume un bouquet de poulidi floureto. Es per 
vous, amistadouso Reino, qu'aqueli felen di Troubadou van trena 
vuei, aquelo courouno. Mai zed n'es pas tout. L'Escolo de la Mar a de 
jitello i quatre caire dou mounde, e aqueli jitello volon estre pereu de 
la ftsto. 

Veici co qu'un cor d'lrlandeso, un cor d'or esmarra en terro estranjo, 
mai sempre enfiouca per la grando ideio felibrenco, voulent apoundre 
un rai de mai a vosto courouno, vous mando dou fin founs de la 
Belgico. Ausisses : 

Ix)UTain, lou 25 de nouvembre de 1892. 

tA MadamiseUo tM. Girard, Rh'no dou Felibrige. 

7{eino f 

u Es de touto justico qu'uno Sereno de l'Escolo de la Mar, esmar- 
rado aperavau dins li blesin d'entre Meuso e Escaut, vous mande si 
salut a l'oucasioun de voste bel avenimen. 

c Anas presida lou banquet de nosto Escolo, e sarai pas aqui per 
pourta vosto santa. Sarai pas aqui per amira vosti graci, rendre oumage 
a v6sti talent de musiciano e de poueto, e apoundre, erne li felibre 
mi fraire, e li Sereno mi sorre en Felibrige, que vous faran coume un 
courtege d'ounour, un flouroun de mai a vosto courouno de Reino. Mai, 
co que pode pas fa ire aquest an, lou farai I'an venent. L'an que ven, 
tournarai en Prouvenco e anarai saluda vosto beuta, vosto bello jouvenco 
e vosti talent. Me countente, per iuei, d'auboura d'eici moun veire a 



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Lou Felibrige 171 



vosto reiauta, e n'es de tout cor, d'un cor d'lrlandeso, aflama per 
touti li n6bli causo, que cride erne touti : Longo-mat visque la Reino 
e vivo lou Felibrige ! » 

Mary White. 

D'Alemagno, uno autro Sereno de la Mar, coume Na Mario White 
que venes d'entendre, damisello Dora Buecheler, la chato de Peminent 
e saberu proufessour de 1'Universita de Bonn, que si coulego dis Uni- 
versita vesino an subre-nouma : lou prince di filouhgue ; damisello 
Dora, uno artisto de vlnt an e uno arderouso musiciano ,coume vous, 
gen to Reino, vous mando coume souveni aquest vergiss mein night, blu 
coume sis iue, espeli sus li bord d6u Rhin, flour de souveni touto 
prefumado de soun amour, en uno poueslo escricho dins sa lengo ounte 
a bouta tout soun cor e touto soun amo. Ausisses pereu soun brinde 
prouvencau : 

Plata mi el cantar proveozal... 
E 1ms donas... 

Prederi d'Alemagno. 

Reino, en aqnest ben jour de joio e d'alegresso, 
Ounte pourgis cadun tant de flour en boutoun, 
Coume per c align a sa divino mestresso, 
Sereno de la Mar, ieu mande mi poutoun. 

Pode pas resisti au plesi de vous douna tamben couneissenco d6u 
salut que mando a nosto Reino, dins soun paraulis alemand, la douco 
Sereno, paraulo qu'un jouve felibre, escoulan de filousoufio au Liceu 
de Marsiho, Carle Guisol, lou fieu gent de noste Cabiscdu, a ben vougu 
revira en francos. Lou plesi que ie prendres vous fara, de-segur, escusa 
la traducioun : 

«yf la T{iin$. 

Reine, toi qui aimes les beaut6s de ta langue n a tale, salut, ma jeune 
sceur, salut dans le royaume de la poesie ! 

Des souffles lfcgers doivent aujourd'hui caresser ton visage. 

Des roses gracieuses du printeraps, exhalant un parfum suave, renais- 
sent avec plus de vigueur. Le soleil doit r6pandre sur toi ses rayons 
d'or. Et, avec un joyeux sourire, tu peux recevoir Tenvie que je porte 
a too entourage. 

A ceux qui s'inclinent aujourd'hui devant ton sceptre, tu peux accor- 
der ta faveur de Reine. 



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172 



Lou Felibrige 



Aassi, ecouteras-tu avec bienveillance le salut de celle qui te jure 
ob&ssance en ce jour consacre a ton honneur. 

Dora Buecheler. 
Bonn-subre-Rhin, 27 de nouvembre de 1892. 

D'ltali, uno autro voues amigo, aquel© douchivalie Emanuel Portal, 
un d'aqueli sdci afouga dou Felibrige, vous semound aquesti salut frei- 
renau, escri, 1'un en prouven^au, 1'autre dins la lengo desoun pais: 



A LA RfclNO D6U FELIBRIGE 



Bello R&no, Na Marto, 
Si6s un astre de candour ! 
De la mar fin quMs Aupiho, 
Canton ttiuti en toun ounour 
Li pou&to, Na Mario ! 

Au mi tan di dtiuci fiho, 
Sigs la r&ino de b&uta, 
Image de la patrto, 
Dins la bruno in aj est a, 
Au mitan di d6uci fiho. 

Sant-Roumi6, poulitcantoun 
De la terro de Prouv^nQO, 
Embaime de dous poutoun, 
Gai asile de jouv&n$o, 
Sant-Roumie\ poulit can toun, 



L'estello de Roumaniho, 
De Girard, pou&to ardent, 
Paire ti<Su, bello Marto, 
Urous paire entre li g&nt, 
Autour vatent dis Aupiho. 

Lou proumte, souto li triho, 
Cant6 l'amour de Poustau, 
E fautre, sout la ramiho, 
Soun b&u pals prouvencau, 
Souto Poumbrage di triho. 

Vuei, dins soun tibre nouv&u, 
Cantara la Crau peirouso 
E Pazurde soun b&u c6u, 
Li b&lli chato amourouso, 
Vuei, dins soun libre nouv&u. 



As vist sus toun 6urizounl 
Dos estello trelus^nto 
Alumina la nacioun ; 
'M6 sa clarour resplend^nto 
As vist sus toun 6urizount 



Mai, di tresor lou plus b6u, 
Si<§s tu, Tamablo chatouno, 
De PEmp^ri ddu soul&u 
Soubeirano galantouno, 
Lou plus grand tresor tant b&u 1 



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Lou Felibrige ij) 



II 

ALIA REGINA DEL FELIBRIGE 

Oggl, piu vivo splende il sole ardente 
A illuminare lagentilcitti, 
E un grido erompe da ogni cor fremente 
Id laude a voi, regina de belta. 
I poeti, i felibre, urailemente 
Si revolgono k vostra maesta, 
Pregando il vostro cor benigno sia 
Al loro omaggio, e l'aima vostra pia. 

Cosl, nei tempo delle liete corti 
Fulgeva il raggio d'un divino amor, 
E i cavalieri, in un galanti e forti, 
Per la dama splendemo di valor, 
E segnated'ognunoeran le sorti, 
Se delia bella era propizzio il cor ; 
Oggl, soltanto, la memoria resta 
Di quel tempo gentil, memoria mesta ! 

Ma k risvegliare laletizia in petto 
L'inno suono per voi come in quei di, 
Pei campi de Provenza almo diletto 
Si diffonde, chc il Gielo k noi iargi, 
Qui la Belt&, la Grazia hanno ricetto 
E s'incarnan nei flor di Sant-Remy, 
Ond' io devoto pur de Santa Estella 
Maudo un salute a vos, Regina bella 1 

E. PORTAL. 

D'Espagno, un de ndsti mestre qu'aman tant e qu'ero, a terns passa, 
de t6uti ndsti (esto, Teminent proufessour e l'egregi roumancie Don 
Jouse Pin y Soler, mando si regret de noun estre di nostre. Veici lou 
salut Catalan que vous mando. Ausisses encaro : 



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i*j4 Lou Felibrige 



A la Regina de bellesa Subirano dels Felibres, 
madoneta Maria Girard. 

Heineta bermosa, 

Voldria trovarme a vostra taula pera aixecar la copa en l'honor de 
« Patria, Fides, Amor, » qu'ab tant bon estre saben cantar los poetes 
provenzals ; mes, oh Subirano ! no puch com * altres anyadas ser entre 
'Is mens germans de Provenza, perque ab lligams molt dol90s me rete 
la velleta que m'es mare. 
Excuseume donchs y dignauvos accepter lo meu brindis ben coral : 
A l'estiinada terra provenzala ! As Escolans de la Mar ! A vos gentil 
Regina a qui vos desitjo prosperitats de tota mena ! 

J. PIN Y SOLER. 

E, souto l'encantarello musico d'aqueli brinde e d'aqueli salut, vous 
tendrian encaro, poulido Reino, se voulias escouta tout 90 que pou- 
drian e voudrian dire de vous. 

Es per ac6 que sian tier de tout! aqueli souveni, de touti aqueli 
lausenjo que vous arribon de tout caire e que sieu urous de metre 
a vdsti ped. 

E coume n'en sarian pas fier ? Sempre Prouvengo es estado lou pais 
benesi de Dieu, que tout go que i'a greia i'a fa fldri. Is age mejan, 
es Prouven^o que proumiero pourgigue la civilisacioun e la lumiero 
is autri nacioun de TUropo. E qu n'en fugue l'encauso ? La femo e 
Tamour. D'un rai de soun engeni, propre a-n-elo Prouven90, espeligue 
l'Amour, o puleu lou sentimen de Tamour noun couneigu fin qu'alor, 
e, em'eu, lou triounfle de la femo. O, n'es en plen cor de Prouvenco 
que nasque Tamour pur, ideau, lieure de tout liame materiau, Tamour 
cavaleirous, culte denosti troubadou, qu'enaussavo la femo enlafasent 
coumpagno de Tome e en l'enaurant a soun reng vertadie i coustat de 
Tome, 90 que fugue lou founs e lou principe meme de nosto literaturo 
prouvencalo. 

Escoutas 90 que disie lou troubadou marsihes Bertrand Carbonel : 

S$ de verai vole quaucaren e se maneje urousamen U vers, es h vous, 
Dotto, que lou deve, e n } cs a V amour que deve n'en rend re graci, car 
es de vous que tent tout moun talent. 

An-ti jamai parla 'nsin Gre vo Rouman ? Nani 1 un amour parie, 
Tavien jamai couneigu e Tist6ri esaqui per me douna resoun. 



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Lou Felibrige 17$ 



Eh ben, aquelo acioun inmenso que li mour di Troubadou an tracho 
sus Pesperit uman, li Felibre, sis eirette, la countunion. Aven pres la 
femo, nautri pereni, e i'aven auboura 'n autar encaro plus aut ; I'aven 
courounado reino, o, reino de l'Emperi d6u souleu : cmperi ideau, se 
pou ; mai emperi de la pouesto, de-segur ; e, sVs verai que tout 90 
que la Muso di troubadou a touca de soun alo es marca dou sageu de 
Pinmourtalita, es pas mens verai, tamben, que la Poueslo es la grando 
divesso que bouto uno estello au front de touti aqueli que l'amon, 
que ie dreisson un autar dins soun cor, que la canton e que soun ama 
d'elo. Es pas mens verai qu'es elo que marco dou det aqueli que si 
noum e sis obro passaran a la pousterita. 

Vaqui 90 qu'a fa lou Felibrige. Mai, apres d'ague glourifica la femo, 
noun s'es arresta aqui ; lou Felibrige a pereu pres Tome e, dins eu, 
a desveloupa tout 90 que fa vie* de meiour, Pa buta vers li nobli causo 
en ie moustrant lou Bon, lou Verai e lou Beu ; a rout li liame que 
poudien lou reteni en cativeta e, clafissent soun front d'ideio novo, i'a 
ensigna la draio d6u prougres. Naut li cor I s'es mes a crida, e touti 
aqueli qu'an senti tlameja dins soun pitre la belugo divino de vido, 
touti aqueli qu'an senti tresana soun amo, aqueli que se soun senti 
ome de bon, se soun mesa crida : Eici sieu ! E n'es d'aqueu biais que 
li valent se soun impausa a l'amiracioun dou mounde entie. 

Lou vaqui, chato, aqueu Felibrige que vous a nouma sa Reino, e 
vaqui soun obro. Fugues fiero de voste titre, coume nautre sian tier 
de nosto Reino. Despiei que lou Felibrige eisisto, mau-grat tout, s'es 
fa e se fara de pas e de pas en avans. Es poussible que, souto voste 
reinage, cade jour adugue soun ideio novo s'entraucant dins lou pople 
e lou boulegant. Lis ideio de descentralisacioun soun adeja despassado 
per aqueli de regiounalisme ; lis ideio de regiounalisme devendran bes- 
sai deman d'ideio de prouvincialisme, e d'aqui au federalisme de ra^o, 
qu saup ! es poussible que fague qu'un pas. 
(/> que pa re is est re, vuei, un esglari e un espavent, pourtant esfrai en 

foroo de nautre, p6u estre deman uno realita, e Taubo clarejanto d'aqueu 

siecle vinten que s'avanfo sara, coste que coste e vague que vague, Paubo 

dou siecle d6u Felibrige. 
Qu dira 90 que boui dins l'esperit e dins Pamo de la Prouvenfo ? 

N'es-ti pas elo que sempre es estado a la testo de touti li mouvemen ? 

Leisten dounc noste pais persegui sa marcho en avans. Es la voues dou 

Prougres que lou forco de camina. Que Prouvenpo, a traves draio e 

camin, coungreie a jamai de felibre nouvesu que, vengue Pouro, se re- 

membraran de sa toco sublimo 1 



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ij6 Lou felibrige 



Que souto voste reinage, chato bello, flourigue e s'espandigue de 
tout caire aqueu Felibrige, en I'ounour dou quau ausse moun veire, 
aquSu Felibrige qu'aman tant e per lou quau dounarian noste sang e 
nosto vido, se falie lucha per defendre soun ounour, I'ounour de la 
Prouvenco e I'ounour de nosto Reino. Ai di. 

Pau Coffinieres, apres d'ave* fa l'eloge d6u m&stre en Gai-Sabe" F. 
Lescure, a legi la pajo pleno d'estrambord qu'avi6 mandado : A la 
Coumtesso. 

Udo despacho d6u val&ntFoucard, retengu a Lioun, e arribado au 
mitan de ladinado, es legido de seguido e dis ac6 : « Retengu au pais 
ennebla, moun couer sempre ensouleia, es em<§ vautrei. — Prou- 
v6nco-de-longo ! — Foucard. » 

Roman d'a-z-Ais fai rounfla lou lioun d'Arle ; Coffinieres tourno 
s'auboura, e, nous parlantde Bertin, pre found descentralisaire, dis 
que lou mo u men sarie ben chausi per persegui aquelo bello toco, e 
que counvendrte d'aprouficha d6u mouvemen felibren. Gasquet se 
dreisso subran e canto soun Inne d la Riino, que I'amour e lou res- 
pet ie* flouquejon. 

Mai, vejo-eici lasegoundo peco d6u fi& d'artifice. Lou champagno 
petejo dins li coupo e n'es, au noum di Mardisto, que Galicier brindo. 
Alor la Reino se levo is aplaudimen de t6uti, e, en princesso de la 
lengo franceso, coume an di, tout en res tant Reino dou Felibrige, 
per plaire en cadun, e sus la demando de touti, dis : Lou rire, rire 
fdu que gagno leu-leu touti li cor. Ab I li bravd noun fauton a nosto 
Reino qu'a sacbu plaire en touti. L'Escolo dis Aup trais soun rai 
beluguejant per la bouco de Laugier, e lou Limbert de Tamaris, per 
la voues d'Alban Coffinieres, nous fai b£ure li beu vers de la despa- 
triado cigalo. 

Bertas s'aubouro piei [>er pourta soun brinde, e, touti auiudi tant 
sian afama de si paraulo, b£u i Felibre, a Marsiho la meirino de la 
Marsiheso, a Prouvenco, sang mescla de gre e de latin, a Paris, a la 
Franco, que Prouvenco se i'es libramen dounado, atduti li pople que 
grouon sus li bord de la Mieterrano, au rclevamen di prouvinc<), a la 
federacioun di raco latino u a t6uti li pople latin. Aqu6u brinde es 
mai-que-mai aplaudi e fai ounour au valenl luchaire d'uno ideio 
generouso e superbo. 



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Lou Felibrige 777 



Coume responso a-n-aqu£u brinde, lou felibrc d6u Flasquet se re- 
memouriant la proumiero cansoun qu'avie* trenado e qu'avie* dedi- 
cado aMarius Girard, nous largo sa poueslo :A la fratemita. M. 
Dauiel legis uno poueslo franceso dedicado a la Reino ; Huot 16 vai de 
sa Noueco de gent de mar ; cni , ac6 ven i cantaire. Agustin Roux 
canto sameloudlo Dins moun pantai, Allavene La barcarole, de M. 
Bourrelly, qua n'a fa la musico ; Aguste Rol dis un poulit sonnet A la 
mar, Sfenosa i'apound Marine e Soleil couchant ; Roux un saluta 
la Reino, eLazarino de Manosco, sounjant i chatouno, noun lis6u- 
blido dins soun brinde i damisello ; ac6 fai que Roman entouno soun 
Inne a la beuta, e que Na Daniel mando si gramaci a la Reino, a soun 
paire, en t6uti. Perpespondpeen ttiuti aqugli salut e gramaci, la Reino 
s'asseto au piano c nous fai ausi uno deliciouso canlato de Chopin, 
que nous mostro supepbamen soun talent de musieiano. Tavan dis si 
Frisoun de Marieto, Laugier, lou proumie* cant d'un pou&mo qu'a- 
lestis, eMlloMaptoHuot unogalanto poueslo: Lajouino maire, e 
sus d'ac6, I6uti en cor entounan lou Cant de la Goupo. 

La tresenco paptido dtiu fi6 d'aptiflce coumenco erne* La Bressa- 
re//odeRoux, e la Reino nous canto V Amour, que li papaulo n'en 
soun de soun paire e qu'es elo que n'a brouda la musico. Es aior que 
M. Daniel improuviso un eloge a la Reino e que M. Allaveno canto sa 
bello musico di Lilas roso, de Galicier. Aquest nous dis alor dos 
poueslo: Au pais dis estelloe Le Irompelte ; Sfenosa recito Tourne 
mon moulin, Lou vis Roux adreisso a Tavan uno poueslo pleno d'en- 
vanc, e Raniel entouno Estivenco . Rol nousdouno laprimour d'un 
sounet, V Amour, que venie* just d'espeli; Marius Girard conto la 
legendode La bello e de soun galant e J. Huot canto : Tambourin 
boutas-vous en trin ; lou souto-cabiscou ten lou piano en m^stre 
qu'es, e tout a-n-un cop s'ausis uno voues clarinello de chatouno que 
canto e que leu-l&u vous encanto, erne* la superbo roumaneo : Vou- 
l?z-vous bien ne plus dormir. Aco 's lou bouquet de la tin. 

E n'es set ouro c miejode vespre, quand se claus la sesiho. 

A. GAUTIER. 



Felibrige 



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RAPORT GENERAU 

DI JO FLOURAU DE 1 892 
tengu en vilo de Manosco, lou 22 de 7bre 



En aqueli que vendran tourna-mai nous afourti, 
(e n'en manco pas, vous l'assegure), que lou prou- 
venjau es uno lengo morto, que s'amerito pas 
d'festre revieudado, que coume uno poumo toucado 
porto en elolou verme que d6u la rousiga, en aqu61i 
respoundren : 

Venes & n6sti ftsto mantenencialo, ven&s em6 
nautre, li tercejaire di Jo Flourau, e veires coume 
s'alongo d'un an k Tautre, la colo di targaire que 
luchon, t6-tu, t£-i6u, per davera li joio. 

Es-tipoussible que poscon dire verai, aqu61i porto- 
malur? Coume? Tant de luchaire de la bono aurien 
sacrifica sa vido, p&r faire revteure e manteni uno 
causo coundanado d'avanfo a peri dins Ti6u ! Mai, 
en de qu'aurid servi, tout lou talent e tout Teng^ni 
d'aqu61i que soun vengu avans nautre ! d'aqu61i 
precursour qu'an rescaufa dins si pitre e nous an 
counserva dins lou trefouns de si cor, lou tresor 
precious de nosto lengo meiralo ! Sari6-ti verai 
acd, Toussant Abri6u, egregi felibre, amourousi de 
ta lengo manousquino, que vas nous desvela 16u- 
l&u, dins ti Roso de Judeio, e toun cor e toun amo, 



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Lou Felibrige ijg 



equamord'acd, nautre, tifelenen Felibrige, venen 
encuei saiuda ta memdri, sari6-ti verai, ilustre pre- 
cursour, tu qu'auries pouscu dire coume laCloutil- 
do que li saberu cercon de nous nega : 

S'apr^s ma mort boulegavias mi c6ndre, 
Fatroubarias de belugo de fi&. 

Sari6-ti verai, dise, o pou&to, qu'auri6s emplega 
en van touto ta vido,p6r nous douna,undi proumi6, 
aqu6u Diciounari, toun obro de s&t an, veritable 
tresor ounte soun vengu pesca k bel 6ime, t6uti li 
qu'an escri dins lou sublime paraulis de nostepai's? 

Messorgoque toutacd, e n'espas de cr&ire afour- 
timen pari6 ! T'aubouraries pul6u, d6u cros ounte 
dormes toun darri6 som, per veni dire de noun ! E 
n&utri per6u dis6n de noun! E dison de noun, tam- 
b&n, touti aqu61i qu'an manda si p6fo a la Jurado 
per manteni sempre mai-que-mai Tounour d6u 
noum prouvenjau. E sab&s-ti quant soun, aqueli 
que soun vengu lucha p6r la causo d6u Felibrige 
sus lou prat-batai6 manousquin? Soun mai de tres 
cent. N'aurie faugu de canestello e de canestelado 
de joio p&r acountenta tout lou mounde. 

Ah ! se coume tu, Manosco, rougnoun de Prou- 
venfo e perlode Dur^njo, nous autre, Felibre, 
avian pouscu semoundre & ndsti luchaire de mou- 
lounado d'aquelis agroufioun que gardon lou prefum 
e la sabour de toun terraire, n'es pas a flour de pa- 
nie qu'aurian tria n6sti p6fo, n'es k b6udre qu'au- 
rian fa tasta ndsti joio en t6uti. 

Mai n'es pas tant richo que toun terradou, nosto 
caisso mantenencialo de Prouv6nfo, e n'es que p6r 



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180 Lou Felibrige 



mai douna de pres is obro courounado qu'aven 
chausi sus lou mouloun 50 que i'aviti de meiour 
dins la garbo de flour que li Felibre fan pourgido. 

E aquelo garbo vejo l'eici : 

— Pres foro councours — 

La plus bello flour d'aquelo garbo felibrenco, 
qu'enantis sa bianco courolo per dessubre t6uti lis 
autro, es uno margarideto que nous ven de liuen. 
Es lacansoun de Magaii, revirado en lengo rouma- 
nesco, p&r un proufessour de Jassy, M. Bounif&ci- 
Hetrat. Talamen poulido Tav6n visto, aquelo mar- 
garideto ; e, dins soun reviramen, tant per lou gaubi, 
laformo metrico, l'estile, lou biais, la coulour, que 
p6r la pureta e la finesso veloutado de la lengo, 
retrais talamen k sa sorre bessouno, la Magaii de 
Prouv&r^o, quela JuradoTa floucado d'un pres foro 
councours, qu'esuno grando medaio de vermei. 

Mai, anessias pas cr&ire que fuguesse touto sou- 
leto, aquelo margarideto ;n&ni,ravi6agouloupado, 
l'autour, d'un galant bouquet de flour de sounet 
roumanesc, plus fignoula lis un que lis autre, que 
Carmen Sylva, lar&ino-felibresso de Roumanio, en 
quauTun d'61i esdedica, lisauriebessaivougusigna. 
Esloucounjounde touto aquelo garbetotant prefu- 
mado etant b6n enribanado qu'a vaugu k soun au- 
tour la distincioun de la Jurado. 

[a segui] 

Lou Gertat : Jaa Monne. 
lmprimerie L. DUC, 11, rue Chassagnolle, aux Li las, pres Paris. 



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RAPORT GENERAU 

DI JO FLOURAU DE 1892 
tengu en vilo do Manosco, lou 22 do 7bre 



(Seguido) 



— Sounet — 

Sian i sounet : Se dis, parai ? qu'un bon sounet 
vau mai qu'un long poudmo. Anessias pas creire 
p&r ac6, que n6sti laureat an fade cap-d'obro. N&ni. 
Mai n'en veici un qu'a agrada en t6uti p6r sa bou- 
legadisso e soun envanc. 

Es un Brinde i Tambourin, d6u felibre Oug6ni 
Long, de Fuv£u. Lou cop de tu-tu-pan-pan d'aqueu 
felibre es fres, jouine e gai coume uno aubo d6u 
mes de mai : tamb6n la Jurado i'a pourgi lou pre- 
mie pres. 

Lou segound pres s'envai per avau dins li Pire- 
neu. Es mounsen l'abat Jan Langlade, de Maumas, 
que l'a davera em6 si tres sounet : Adare e antes 
cops. L'Aquitani se dereviho e auren encaro lou 
plesi de courouna, iuei,qu&uquis-un d'aqueli valent 
troubaire. Esprimaverenco eidilicoaquelo garbeto 
de gaugalin que nous fai regreta Tage d'or de ndsti 
premie paire, ben escricho e richo d'espressioun 

10 



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182 Lou belibrige 



chausido. Brave! mounsen rabat,la Manten&n^o de 
Prouv6n£0 vous felicito de voste envanc, car a 
fisanfoque servirad'eisemple&vdstifelibre aquitan. 
Dins aquelo tiero, la Jurado decernis tant soula- 
men qu'uno mencioun. End Bigot, de Carpentras, 
la culis em& soun Pougnat de sounet. Au mitan 
d'aquelo garbo s'es for90 arremarca: Lou Dante is 
Aliscamp, emai un sounet revira de Petrarco. Lis 
autri pefo soun un brisoun f&bio, e nous estouno 
ac6 dela part d'Enri Bigot que noun a p6r usan<jo 
de Ieissa li joio is autre. Un pau mai d'alen, jouv&nt, 
que noun n'en fauto dins voste pitre enfiouca. 

— Conte, Legendo, Nouvello en proso. — 

Di sounet, i conte, legendo e nouvello, fas&n 
qu'un pas p&r nous gandi vers la proso, leu-16u. 
Proun avian fernetego de i'arriba. 

Es noste ami Maurise Raimbault qu'a davera la 
medaio vermeialo em6 soun rouman d'Agueto. 
Avian panca rescountra en d'autri councours de 
nouvello tant fresco, clafido de tant de sabour e de 
coulour loucalo coume dins aquelo nouvello prou- 
venfalo. Es k-n-un sujM tout flame n6u que l'autour 
s'es assaja. A despart de quauqui pajo bessai un pau 
trop enfantoulido, lou rouman es galantoun, ben 
mena, 6uriginau e cascarelet fin qu'au bout. Mai, 
l'amour de soun Charloun es trop fre, proun trufa- 
r6u e semblo naisse de pico o de jalousi6. Tout ac6 
n'esr6n, que la pureta de la lengo e l'estile courous 
vous empougnon qu'es pas de dire. 

La legendo de Reynardus, d6u jouine Louis 
Tombarel, de Cast^u-Reinard, lou g6nt laureat di 



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Lou Felibrige 183 



Jo Flourau de Carpentras,em6 sounodo k Rouma- 
nille, arribo au # segound r&ng e se i'atribuis uno 
bello medaio de brounze. Es uno veritablo pajo 
d'istdri sarrasino de sa terro, escricho en unolengo 
couladisso, que nous mando aqui lou beu jouv^nt, 
e sa leg^ndo es uno crounicorimado en proso ounte 
s'ausis, coume dins li Cansoun de G6sto, tuert 
d'armado, cavaucado de cavalie, brut d'acie sus 
cuirasso d'arg^nt e, subre-que-tout, paraulo mau- 
grabino, que fan 16u-leu calan£o davans li clamour 
prouvenfalo. 

La proumiero mencioun d'ounour es pbv V A mour 
eY Argent, de Jiili Gallas, de Cau-Mount. Es fina- 
men escri, aqu6u rouman prouvenjau, qu'es un 
estudi de mour presso sus lou vieu, em6 de pensa- 
do moustrant que l'autour a un jujamen san e se- 
rious. Li caratere soun proun naturau dins soun 
brutalige, sa fierta e soun resp^t, mai lou nous d6u 
rouman n'es pas souv^nt verai e la lifoun es trop 
forto e trop tragico. 

A gagna la segoundo mencioun : Cor de PUro, 
de Vitou Bouis, de Marsiho ; es uno terriblo le- 
gendo de Taige de barbarie que l'autour nous se- 
mound. Aqu6u castigamen d'un segnour feoudau 
perToumbro de sa maire, fai fernesie douno carde 
galino. L'estile anarie proun, mai aurie besoun d'6s- 
tre rebrounda. 

Uno tresenco mencioun es p&r la Moutnio d'A- 
vignoun, de mounsen Oug&ni Imbert, de Vaurias. 
A despart de qu&uqui deco lou raconte vai proun 
bin. 

La boueto negro , de Pau Dumas fi6u, de Pepieu, 



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184 Lou Felibrige 



en dial^ite narboun6s, s'es ameritado la darriero 
mencioun. Aquelo leg&ndo dou Pont d6u Diable, 
que se n'atrovo en forfo endre, es escricho en puro 
lengo narbouneso e fai ounour a soun autour. 

— Pouesio Lirico — 

Li pouesio lirico mandadoaucouncours noun an 
escala fin qu'k la medaio d'or. An manca d'alen p6r 
ac6. Toutbeu just sen'av^n destria dos s'ameritant 
lis autri pres. 

La proumiero, qu'aven floucado de la medaio de 
vermei, es un cant d6u pouemo, qu T a noste vejaire, 
F autour, adejaprouncouneigudinsn6sti councours, 
Marius Cognat, se prepauso d'escrieure sus Mar- 
siho. Lou premie cant que nous es adreissa e que 
n'es Finvoucacioun, a per titre : Lou viei Nouve 
marsihes. Es escri dins lou ritme di pouemo mis- 
tralen. Lafraso es b6n virado k la prouvenfalo, la 
lengo sari6 bono, mai se v&i que l'autour a besoun 
de viha sus d'6u e de castiga qu&uqui mot que la 
beuta d6u sujet fai escusa. 

Lou segound, que tenie M. Cognat de court, es 
M. Fileas Lebesgue, un Picardque desptei qu&uqui 
mes fai de vertadie tour de forfo e jogo coume un 
mestre em6 lou prouvenjau. Se i'av^n douna la 
medaio d'argent, fau dire que Ta b&n gagnado. Va- 
qui 'n jouv&it qu'a jamai bouta li p6d en Prou- 
v6nfO e qu'a apres nosto lengo dins Mireio. Tam- 
ben es-ti Mireio, aquelo fado encantarello que Ta 
ispira. Soun pouemo alegouri, Mirhio inmourtalo, 
es escri dins la lengo la mai puro que couneiguen e 
i'a de que av6 vergougno de severe faire la figo p6r 



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Lou Felibrige 185 



un Picard que bretounejo, s6nso 6stre bret que de 
noum, lou prouven^au mi6s que nautre. 

Es p6r lou felicita que la Jurado i6 mando si vot li 
mai courous. 

Es pereu un Pirenean,M. Mich6uCamelat,qu'ar- 
ribo erne la mencioun proumierenco. Souncanta: 
Pel Cami del Beam es agradieu que-noun-sai, e 
nous estouno pas que despiei que F&lis Gras e Gra- 
bie Perrier an bateja felibre lou Vert-Galant, en 
coumpagno de Sant Brancai voste patroun, Manous- 
quin, nous estouno pas, dise, qu'un bearn6s brinde 
en vosto coumpagno a la santa d'Enri IV. 

La segoundo mencioun es degudo k M. Moneger, 
lou valent souto-cabisc6u de l'Audo. Li pefo man- 
dado p&reu, Qu'es desoulado! subre-tout, an plase- 
gu a la Jurado. Retrais lou raconte a Marto la folo, 
mai alor a-n-uno Marto qu'a douna lou sang de soun 
sang a la patrio. L'estile n'es bon e lis estrofo ben 
trenado en paiiade Cast&u-N6u d'Auzan,souncou- 
ladissoe prenon perl'iue. 

La mencioun tresenco e darriero de la tiero, es 
dounado i-n-Enri Giraud p&r sa P&90 pleno d'en- 
vanc : Dau ! Lou fid l'empuro, aqueu felibre, e de 
segur s'amerito b&n, apr6s la rampelado que vbn de 
batre a Tentour de la Coumtesso de noste grand 
mfestre, la deviso qu'a presso : « leu cante coume 
cante, mai es piei ieu que fame lou mai. » 

— Pouesio lougiero — 

Lou proumi6 pres, medaio d'argent, di pouesio 
16ugiero es p6r Nanoun e Babeloun, de M. J6us6 
deValette,de Ledenoun. Ac6 'sdosp^o flamoque 



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186 Lou Feli brig e 

fanounour aupou&to. NanounTduliveiris, pecaire! 
se laisso prendre dins li fielat d6u cassaire, e Ba- 
beloun n'es qu'un divin pantai ; mai, coume tout 
ac6 's ben di e finamen escrincela : se desgrunon e 
s'espandisson lis estrofo em'un g&ubi tout naturau, 
dirias uno font que rajo de countunio. 

An gagna uno medaio felibrenco d'argent, li 
Flous mountagnardos, de Mllo Claude Duclos, fe- 
libresso de Bigorro : g&nto damisello, la Jurado a 
ausi vdsti plagnun suau, renouvela de l'Amourba- 
gna d'Anacreoun, e n'es au noum de l'Estimo, de 
TAmista e de l'Amour que lou Feiibrige vous durbis 
si porto. Muso de l'Adour,av6squaucar&n d'aquelo 
lagno de nosto pauro Antounieto de B&u-Caire, fin 
qu'& vosto Chourreto que prendrian per Tiroundo 
negreto de nosto chatouno morto. Tras&s de caire 
vdsti segren, av6s la flamado divino di felibresso : 
cantas! Noun sian estouna, nautre, que tout lou 
Bigorro fague restounti, de Tangelus au sero, vdsti 
bressarello e vdsti plang. Soun tant gracious vdsti 
vers que n*av6s fa 'n bouquet galant, tout prefuma 
de vosto Estimo e de voste Amour per voste pais e 
vosto lengo meiralo. 

La Roso, de Louis Charrasse, de Serignan, e sa 
P&50: A-n-un brave felibre, an amerita la medaio 
de brounze. Soun talamen poulideto, aqu61i dos 
p&£0, que sari6 ddumage que Tautour n'agu^sse de 
sa Roso qu'un pecout tout espignous que l'empa- 
chesse de canta. Laisso de caire touto marrano, o 
felibre, e rimo-nous de vers coume aqu61i que nous 
n'en sian coungousta : PerquS, adounc, cantariSs 
pas ? 



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Lou Felibrige 187 



Uno mencioun cTounour es degudo &-n-Ab61 
Laugier p6r soun eleglo : Plour de mai, Fau ague 
passa coume 6u dins li malemparado e av6 senti 
Talo de la mort, p&r leissa desbounda soun cor 
coume 6u Fa fa, dins d'estrofo doulento, es verai, 
maiclafido de sentimen e de veraio pouesio. 

Rat d y amour, denostevalfentmdssi L. Roux, n'es 
uno lusido quedemando uno segoundo mencioun. 
Au naturau que i'es douna, counvendrie qu'aqueu 
jouvent jougnegufesse lou travai, mai un travai se- 
rious alor, se v6u faire quaucaren de bon. K lou fara, 
que Fobro noun lou maucoro e que ie yai de tout 
cor. 

La tresenco mencioun es p6r Dounats, de Fisti- 
tutour T6uli6, de Fouis. Aqu6u ramp^u & la carita, 
dins lou biais de Vitour Hugo, es b&n travaia. Un 
pas de mai, un pas encaro, se voules arriba fin qu'i 
joio. Coume v6sti valent Comte arieges, poudres 
dire alor is autre : « Tocos-y, si gauzes! » 

— Teatre — 

Soun noumbrouso li pefo de teatre qu'aven re- 
9aupudo, e n'es un Manousquin — me plase de 
lou recoun6isse — qu'arribo b&u premi6 erne soun 
b&u dramo : Jano de Pourlugau, flouca de la me- 
daio d'argfent. Ai nouma lou felibre Albert Honde, 
que sieu urous de saluda en toun ounour, Manosco. 
La pe$o es b6n escricho, li vers nervious, mai, fau 
b6n lou dire, de fes pas proun castiga. 

Uno segoundo medaio, la medaio felibrenco en 
argent, es dounado a-n-uno obro literari : La Re- 
boulo, de M. German Guichard, de Marsiho. Aquelo 



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iS8 Lou Felibrige 



obro, la festo di meissoun, es b6n escricho e b6n 
menado enjusqu'& la fin, mai i'a 'n brisoun de loun- 
gour dins la descripcioun di jo. S'ero un pau re- 
broundado, lou se gastarie pas lou verd. 

LaCacanoarribo tresenco em'unograndomedaio 
debrounze. Es d6ufelibre Louis Amiel, deMarsiho. 
Aquelo coumedi en dous ate, se desnouso proun 
coureitamen,mau-gratquauquisaldngui. Es lapefo 
quepres^nto lou mai deverita e de varietaau poun 
de visto de la sceno. 

Lou vicari de Ventabren, de mounsen l'abat O. 
lmbert es menciounado au premi6 r6ng. L'id&io es 
6uriginalo e facho per agrada au publi, mai es un 
pau courto e pas proun finido p6r la sceno. 

Lou mariage i coumissari arribo bhu segound. 
Aquelo sceno tragi-coumico es de Frances Garbier, 
de Cano. Se dis d'elo que Tautour n'auri6 pouscu 
tira un meiour parti en la rendent mai naturalo e 
plus 6uriginalo. 

La tresenco mencioun es p6r la p&jo : Lou qu'a 
begu beura ; Ta gagnado M. Fernand Pigot, de 
Capestang. Es uno coumedi prouv^rbi, escricho en 
bon lengadoucian, que fari6 b6n dins un saloun. 

Lou rendes-vous, calignado &trespersounage d6u 
si6cle des-e-vuechen, d'Enri Bigot, deCarpentras, a 
merita uno mencioun soubrenco.N'esunop^fO fino 
e graciouso que s'escarto trop de la p6fo de teatre. 

— Galejado en vers — 

Arriban i galejado ; veici la tiero di vers : Me- 
noun, d'Adrian Couyba, es floucado de la medaio 
d'arg^nt, mau-grat qukuquis al6ngui. Sa nouvello 
es d'un estile pur e lou sujet b6n trata. 



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Lou Felibrige 189 



Veici tourna Louis Amiel, qu'em6 soun Recuei 
umouristi de gale j ado gagnolamedaio de brounze. 
Pa dins aqu6u recuei forfo p&bre e forjo sau, lou 
tout proupramen alesti k la prouven?alo, e sian 
segur que qu&uquis-uno dicho per un fin coumique 
farien creba dou rire. 

La galejado que gagno la proumiero mencioun 
es aquelo de l'Aveirounes Antdni Villiers. Es uno 
d'aqueli gascounado siciliano sus Sant P£ire e lou 
Paradis, que manco pas de g&ubi, d'envanc e de 
gaieta. 

Segoundo mencioun aMich£uCamelat,d'Arrens, 
per sa poulidopefo : Entre youvens, ben travaiado 
e granado. 

Jacoumar paire e fieu, d'Andri^u Autheman, 
s'ameritari^mai qu'uno simplo mencioun, en est^nt 
que Testile e lou raconte soun toujour dins lou fin 
biais de Tautour dis Auvari de Roustan. 

Lou galant de madamo d'Estrechan, d'Ougeni 
Long, es uno p6$o bono, courto e b£n fignouiado. 

Enfin, Li luneto, de Ferdinand Benoit, de Cers, 
es uno cascareleto deRoumanille, prounbfen revi- 
rado en dial&ite de Bezi6s. 

— Galejado en proso — 

La proso nous fournis tamb^n qu&uqui galejado 
d6u gros grun. 

La proumiero, qu'a davera la medaio argentalo,es 
un conte d6u secretin coumunau de Sant Roumi6, 
Edouard Marrel, intitulado : Ligigot. Aqu6u conte 
vous fai veni lou rire sus li labro e li d6s-e-s6t gigot 
Paigo & la bouco. E tout ac6 es counta em6 plan 



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i$o Lou Felibrige 



pausa, k la Roumanille, que Vautour cerco e pou- 
dri6 imita, e sentis Taiet o Iou gigot pourri qu'em- 
baumo. 

Per Nouve, de L. Charrasse,davero la segoundo 
medaio. Louconted' A\alais e Miquelet esunconte 
de r&ire-grand, semena plen de souveni de Nouve, 
es simplas, verai, e s&nso reproche d'escrituro ; 
Tautour counts ben sa lengo e l'escri^u qu'es uno 
benedicioun. 

La proumiero mencioun es dounado a Frances 
Jouveau, de Ceto, per si Rembdi de M. Madoun e 
soun conte dis use. Petejanto d'esperit soun, aqu61i 
dos galejado, ciselado vous dise, qu'acd 's en pur 
dial&te roudanian. 

Es b6n trouvado la galejado dejan lou Pantou 
deCournbalat-Roche de Pignan, qu'arribo em6 la 
segoundo mencioun. Es en lengadoucian, e se vei 
b^nqu'espas un pichotnanet quel'a 'spelido. Ac6's 
escarabiha, gai eforfo b6n di e subre-tout vira de 
man de m&stre. 

Tresenco mencioun &M. Jdli Dor, pbv sa galejado 
un pau trop mesclado e pensado a la franceso,mai 
d'uno bono caro. 

O. Long tourno aganta 'no autro mencioun em6 
si galejado dis Oulivo e de Mestrc Bacana. Sa 
multiplicacioun di pan es pescado dins Roumanille. 
Pamens tout vaib&n. 

Tout vai ben ! e o, en estfent que nosto jouncho 
esacabado, mai 50 que ves6n em6 plesi es que pas 
uno p6$o mandado au councours, meme p6r li de- 
butant, esescrichoem'uno ourtougrafo fantaseirou- 
so, coume s'en vh\ toujour que trop. 



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Lou Felibrige 191 



Es lameiouroprovo, ac6,queliFelibrean resoun 
de persegui la draio que seguisson. Anen ! anen ! 
faura 'ncaro, mau-grat 50 que disian en coumen- 
fant nosto dicho, i'aura 'ncaro de beu jour pbr lou 
relevamene Tenauramen de nosto bello lengo d'O. 

E tu, Manosco, fugues fiero d'aquesto journado. 
Vogue Di^uque lou bon granqu'aven semenavuei 
siegue pas perdu per jamai. Remembro-te de ta 
fihro emasclo deviso coume nous n'en remembra- 
ren nous-autre, e nosti laureat, ern6 nautre, quand 
en pensant en aqu6sti festo, rediren de tout caire, 
k quau voudra l'ent&ndre : a Manosco ! Osco ! 

A. GAUTIER. 



LI NOVO FELIBRENCO 

PROUVfcNCO 

Souscripcioun p£r lou mounumen a-n-auboura d Fourtunat 
Chailan, autour dou Gdngui. 

— Proumiero lis to — 

Frederi Mistral, de Maiano 20 > 

La v6uso de Rouraanille, en Avignoun 5 » 

J6us6 Huot, de Marsiho 20 » 

Premte tros di souscripcioun reculido p6r lou journau 

la Cornemuse, direitour J. Gautier 69 » 

Enri Bouvet, en Avignoun 3 » 

Chapfcli Guillibert, &-z-Ais 10 » 

La Soucieta felibrenco de Paris 20 » 

Jaque Gardet, de Paris 5 » 

Recau pu au 31 de des^mbre 152 » 

Lou Tresourte : J. HUOT. 



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i$2 Lou Felibrige 



Li journau marsihes la Cornemuse e la Sartan an reculi bravamen 
de dardeno qu'apoundudo a la soumo de la proumiero listo faran proun 
un galam levame, mai acd noun empacho que tourna-mai cridan is 
ami : 2611 ! ajudas 1'obro. L'oumage rendu is ome ilustre d'un pais, 
enauro lis amo e noun p6u qu'aumenta soun amour per la patrto. 

— Li diplomo di nouveu Felibre emai aqueli di laureat di Jo Flou- 
rau de 1892, saran alesti au mai leu e espedi i destinatari. Lis ami 
perdounaran aqueu retard au secretari de la Mantenenco qu'un auvari 
malastra avie bouta dins 1'impoussibleta de se n'oucupa enjusqu'aro. 

— Lou majourau En Marius Bourrelly bouto la darriero man a soun 
libre di 7{ato-Penado, recuei de conte galoi, que nous vai semoundre 
leu, leu 1 

— Lou 18 de Xbre, uno galanto acampado de Prouvencau s'es 
tengudo a Nico, au CiSucle de Nipo, souto la presidenci d6u valent M. 
Lieutard. l'avie 1 15 taulejaire, urous de s'atrouva 'nsen e de parla dou 
pais souleious. Dins li flour, avien plafa un buste de Frederi Mistral, 
qu'es la persounificacioun superbo de la Prouven<;o, e lou vice-sendi 
Pau Coffinieres ero ana pourta li felicitacioun d6u Felibrige. 

En durbent sesiho, s'es aplaudi majamen uno letro dou cantaire de 
(Mireio; Coffinieres a brinda, apres M. Lieutard, a la Prouven^o e a 
l'unioun ; an pereu brinda MM. de Clausonne, Bernard, Reynier, Ver- 
quiere e Mengeaud ; s ! es di la Venus d'vrfrle, de Th. Aubanel, Lou 
poutoun, e de galejado emai de cansoun. Ah! la belio festo ! Longo- 
mai se n'en fague ansin ! 

— Li journau an tourna-mai fa grand brut de la candidaturo de 
noste mestre En Frederi Mistral, a 1'Academi de Franfo, e lou Mestre 
tourna-mai a fasaupre que noun avie pausa sa candidaturo. 

— Li Felibre marsihes avien signa'no peticioun per que la Munici- 
pality ajudesse a manteni lou cours de literaturo prouvengalo a la 
Faculta di Scienci de Marsiho. 

L'afaire a reflssi e lou cours s'es dubert lou 6 de Xbre. M. Constans, 
felibre majourau, proufessour a la Faculta di Letro d'Ais, tratara : De 
Vinfluence de la litierature provettfale au moy en-age, en Ilalif, en Es~ 
pagne, en <AUemagne et en France, 

Lou !2 Xbre, lou counferencie a parla dis Armana en prouvencau. 
D'abord que n'en sian a parla dou valent proufessour Constans, diren, 
e nous fai grand gau de l'esbrudi, que l'Academi dis lscripcioun e 
Belli-Letro i'a decerni lou pres de la Grange, dins sa sesiho annalo d6u 
18 de nouvembre passa. 



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Lou Felibrige 193 



— Lou 35 de nouvembre, dins la capello di Picboto Sorre di Paure 
a-z-Ais, lou Pai Savie de Fourviero a douna 'no flamo predicanco 
prouvencalo qu'a agu *n grand suces. 

— Lou mountant di souscripcioun reculido per lou journau La 
Corn* muss per lou mounumen de F. Chailan, poujon au toutau de 
909 fr. au 1 de janvie 1893. 

— Lou 30 de 9bre, se soun acampa per lou premie cop, li sdci 
d'uno Soucieta que se ven de coustituT a Brest, souto lou noum de : 
Lou Trissoun. 

Es de prouvencau despatria que mesadieramen s'agradaran de se 
reuni per trissa Taiet e manja 1'aidli e parla la lengo dou terraire. 

M. Chastenet de Prefort, engeniaire di Telegrafo, es lou capo d'a- 

quelo gento Soucieta, e lou felibre Louis Bonnaud ven de li benastruga 

coume seguis : 

Bouens ami, bravei Prouvencau, 
Vautre, qu'eila dins la Pre tag no, 
Galoi coumo de perdigau, 
Cantas voueste pais nadau 
E sei valouD, e sei mountagno, 
E lei perfum de sei baragno, 
E soon ceu blu que fa tant gau ! 

Lou alouchie que vous a viat neisse, 
Noun Pdublidaa ; nias de valent ; 
Adounc, que Dieu vous fague crcisse, 
Toujour sanitous ecountent. 

Per ieu, d'cici, vous mandi dire; 
Vivo sem pre vouestei oansoun ; 
Vivo toujour voueste franc rire, 
E que nouesto Prouven^o ispire 
J.ei galant membre d6u TRISSOUN I 

— Lou valent manteneire Juli Cassini a pron6uncia a Mouriero un 
discours esmougu, en lengo prouvencalo, i funeraio dou Mourieren 
Nouve Bartet, soun ami. 

— Lou Counseu Municipau de Valenco (Droumo) a semoundu a F. 
Mistral lapresidenci d'ounour dou Coumitat coustitui per l'aubouramen, 
a Valenco, d'uno estatuo a-n-Emilo Augier, lou celebre dramatisto. 

— L'estampaire de Fourcauquie A. Crest vai liga en un voulumelis 
obro legido dins la sesiho tengudo lou 6 de 9bre, per l'Ateneu de 
Fourcauquie e lou Felibrige dis Aup. Aqueli que soun desirous de 
poussedi aqueu librihoun, soun prega de ie manda sa counsentido emai 
pereu lou noumbre d'eisemplari que desiron : lou pres de cadun sara 
de trento sou. 



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i$4 Lou Felibrige 



— Lou 27 de obre, lou Pai Savie, dins la gleiso di Carmc en Avi- 
gnoun, a douna en prouvencau, lou panegiri de Santo Cecilo ; avie douna 
lou dimenche d'avans lou panegiri de St Veran, a Cavaioun. E, pertout, 
lou pople avie courregu en grand fogo per l'ausi. 

— Li Felibre de FEscolo de Lar se soun acampa lou 36 de 9bre per 
teni sesiho a taulo, en ounour de la Reino dou Felibrige e per I'is- 
talacioun dou nouveu bureu. 

Ves-eici la galanto letro counvidarello qu'avien espedi i s6ci : 
Moussu e car Manteneire, 

Aven gau de vous faire assaupre que lou sendi de la Mantenenco de 
Prouvenco, en Marius Girard — emai sa gento fiho la Reino dou Fe- 
librige — presidaran a l'istalacien dou nouveu bureu de PEscolo de 
Lar, lou dissato 26 d'aquest mes. 

La grand felibrejado se fara a VHotel d6u Nord, a 7 ouro precise. 
L'escoutissoun es de 5 fr. * 

Se vous agrado aquelo autounado larenco, vous pregan de manda 
vouesto counsentido au pu tard dijdu 24. 

Coumtas, Moussu... etc. 

F. Vidau, cabisc6u ; Ch.de Bonnecorse, secretari. 

En seguido d'aquelo couuvidacioun, uno bello tiero de Felibre se 
soun reiini per brinda e canta en glori de la lengo e de la Reino bello, 
que Pendeman venie a Marsiho recaupre l'oumage de si Maren devot. 

— Loucours publi dou proufessour Constans susla literaturo prou- 
vencalo se fai lou dimars de cado semano, a 4 ouro ; en seguido, se 
fara, en counferenci privado, Pesplicacioun di viei teste prouvencau. 
Aqueli que voudrien ie prene part an que de se faire escrieure au 
secretariat de la Faculta di Scienci, a Marsiho. 

— Lou 18 de desembre, M. Alcido Betrino, proufessour de litera- 
turo, dins la salodi festo de l'oustau coumunau dou XVI arroundissa- 
men de Paris (Passy), a fa 'no counferenci sus : La poesie provenfale, 
Frederic Mistral et son ceuvre, e se i'es canta Magali, lou *Bai/e Sufren 
e Lou bastimen. La salo ero coumoulo e lou mounde, lou beu mounde 
que i'ero, a fa '110 acueienco superbo au valent counferencie. 

— Lou 4 Xbre, lou felibre abat Pau Pay an, curat de Flassan, dins 
la gleiso catedralo de Carpentras, a fa lou panegiri de St Sifren, en 
lengo prouvencalo. L'abat Payan, qu'es tant ben emparaula, a fa courre 
tout Carpentras. 



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Lou Felibrige 795 



— Dous mar id age felibren — 

— Lou i7de9bre,Iou manteneire Anfos Martin s'es marida erne gento 
damisello Magali Perdiguier de Mouriero. Li dous n6vi galant soun ne- 
bouteneboudo d'Avigncunen-la-Vertu, quejogo un role dins Calendau. 

E !ou meme jour, au Trtturat d'Ardenne, toucant Manosco, s'es 
celebra lou maridage de damisello Mario de Rey, la gento chato dou 
manteneire G. de Rey, erne lou comle d'Autane, d'Avignoun. 

leu, per vautre, o chatouno bello, que Santo-Estello cnlusis, anarieu 
per vous fa ire ounour dins lis orto de nosto patrouno, em'acd : 

leu, i rofio di baragno 
Raubaridu gran a cha gran 
Li perleto de l'eigagno 
Que soun li plus ben diamant, 

RaubarUujoio flourido 
Emai bonur dous e clar, 
Per fin que sus vosto vido 
I'ague jamai ren d'amar ; 

Em'acd, prendri^u, chatouno, 
Un rai de souleu per nous, 
E ligari6u ma courouno 
Per voste front luminous. 



Lengad6 

— La mandoline^ soucieta literari e artistico nimesenco, durbis soun 
councours literari e mu«icau per 1893, que se i'arremarco uno tiero 
per la pouesio e la proso prouvencalo : touti li genre soun ames a 
councourre e li sujet soun leissa a Tagrat di courreire. 

Se decernira de medaio de vermei, d'argent e de brounze emai de 
diplomo d'ounour e de mencioun ounourablo. L'escot es de 1 tr. per 
peco mandado, lou mountant deguent servi per croumpa li pres. 

Li peco se devon manda a M. Miqueu Pons, secretari, 9, carriero 
Papin, a Nimes. 

— Lou Souc de nadau, aqueu flame numerd que la Campana de 
ZMagalouna a fa pareisse, ilustra superbamen, per li festo de Nouve, 
s'es tira a cinq milo e s'es chabi coume de pebre; n'en soubro plus 
qu'un centenau ese n'en tirara plus; a 5 sou ! aqulli que lou volon 
que se despachon. 



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jg6 Lou Felibrige 



— Lou ministre de l'interiour, sus la prepausicioun de TAcademi de 
Medecino, a dccerni uno medaio argentalo au gent felibre Pourquier, 
mege-veterinari, a Mount-Pelie. N6sti felicitacioun ! 

— Dins sa sesiho publico dou dijdu de I'Ascensioun, 1 1 de mai 
1893, la Soucieta arqueoulougico de Bezies decernira: 

1. Uno couronno de lausie en argent au meiour memdri istouri e 
arqueoulougique sus d'uno prouvinco dou Miejour de la Franco. 

3. Un rampau d'oulivie en argent, a la meiouro peco de vers en 
lengo neo-roumano. 

Touti li dialeite dou Miejour de la Franco podon councourre. 

N. B. Lisautour auran de segui l'ourtougrafo di troubadou e jougni- 
ran un gloussari a sis obro. 

3. Un rampau de cbaine en argent, a la meiouro pe^o de vers frances. 

La Soucieta decernira de mai de medaio de brounze, d'argent e de 
vermei is obro digno d'aquelo distincioun. 

Li temo sus la poulitico soun foro-bandi dou councours. 

Li peco per lou councours saran pas signado. Auran d'estre lisibla- 
men ucricbo e adreissado en doublQ cdpi e franc de port, avans lou 1 
d'abrieu venent, a M. Antounin Soucaille } secretari de la Soucieta, 
avengudo de la Republico, 1, a Bezies. 

— Lou felibre lengadoucian Aristido Brun, qu'es proufessour a 
Tunis, vai coustitui dins aquelo vilo uno Escolo dou Felibrige, souto 
lou noum (TEscolo tunisenco. 

— Lou Lengadoucian aclava sa publicacioun au numerd ly Esben 
doumage qu'un journau d'aquelo meno, que teni6 aut e dre lou dra- 
peu de nosti desiranco e revendicacioun se fugue tant malamen e tant 
leu amoussa. 

— Lou bastimen A qui tant nous a adu en terro prouvencalo, sus la 
fin de Xbre, lou majourau Louis Roumieux que s'ero, ai 1 las ! despa- 
triadins lis Americo, aperabas... En tre arriba a Marsiho, leu, leu, noste 
ami, qu'avie fam de souleiado e... dou Clapas, s'es gandi vers Mount- 
Pelie ounte i'an fa festo mai-que-mai, e, aro, es tournadins la capitalo 
de l'emperi dou souleu, a Marsiho, e resto carriero Barthelemy 24. 

— Lou Pai Savte, en Ales, a fa courre tout lou pople erne si predi- 
canco prouvencalo dins la catedralo de St Jan, lou segound dimenche 
de Xbre e piei lou dimenche seguent a la gleiso de St-J6use, e li 
raiou soun esta ravi de l'ausi. 



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Lou Felibrige 197 



— Lou councours de La campana de (Magalouna, dubert entre li 
« charpenttes, fustics, ebenistas e menusies » per uno cansoun a faire 
en parla dou Clapas, s'es clava lou 1 de janvle\ Aqu^u qu'avie dubert 
entre li massoun e li gipte avie fai 'speli vue cansoun que senso s'ame- 
rito Pensercioun, s'ameritavon pamens un acourajamen : 90 que la 
Campana a pas manca de ie douna. 

— La Campana de Magalouna vai faire un tirage de lossi de la se- 
goundo annado de sa publicacioun, que coumencara lou 15 de janvie. 
Aqueli que f agradara de l'ague, an que d'escrieure a la direicioun dou 
journau avans lou 13 de janvie, en ie mandant un mandat-poustau de 
cinq franc, mountant d'aquel abounamen. 

— L'arribado de Roumieux a Mount-Pel ie es esta, se p6u dire, un 
evenimen, e noun pouden mies faire que de leissa la paraulo a La 
Campana de (Magalouna, que nous conto tant ben aquelo festo poupu- 
lari. 

« Lous Felibres e la couralo das Cantaires dau Clapas eroun en festa 
lou dimenche 4 de Xbre : recavien lou felibre majourau L. Roumieu, 
1'autou tant poupulari d6u famous Maset que toutes bus Clapassies 
savoun, aro, per cor. 

« Roumieu, ou aven deja dich, reven d'America, ounte — nous hou 
a declarat el-meme — n'a pas enveja de retourna... 

« M. lou doutou Hamelin, l'ounourable proufessour de la Faculta 
de Medecina, que soun aimabla familha es estada sempre avenenta e 
amistousa per Roumieu, avie dounat la retirada a noste car amic, e es 
davans soun oustau que lous Cantaires dau Clapas rengats jouta la 
banditira das Felibres de Mount-PeliS, qu'aquestes i'avienprestat y soun 
anats canta lou Maset de mtete T{oumiSu y per faire ben-vengudo au 
paloi felibre. 

« An can tat lou (Maset talamen ben, que lou pople, que s'era amou- 
lounat a soun entour i'a picat de mans e i'a cridat : bravo ! 

« Toutes lous journals de Mount-Pelie an parlat d'ac6 e an felicitat 
lous braves cantaires. 

c Roumieu, qu'es autant fres e autant galejaire qu'avans soun fa- 
mous viage, que vai leu nous racounta dins un pouema que tout lou 
moundevoudra legi, Roumieu, disen-ti, lous a grameciats dau balcou 
de l'oustau dins un pichot discours que lou public a aplaudit, e M. 
lou doutou Hamelin lous a invitats a mounta per bagna 1'enche. 



Felibrige 



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198 Lou Pelibrige 



« Dins lou saloun de M. Hamelin, lous Cantaires an tourna-mai 
cantat lou tMaset, e toutas las persounas que s'atrouvavoun aqui an 
brindat a Roumieu. Aqueste, las lag re mas a l'iol, a sarrat la man a tout 
lou mounde e a brindat a toutes sous amis dau Clapas, e principala- 
men as Cantaires.' 

« Un d'aquestes a begut a Taimable doutou Hamelin, qu'a respoun- 
dut couma se deu en bono lengo clapassieira. 

« Aquela festa de famiha s'es clavada au cafe japounes, ounte lous 
Felibres an oufrit un vi d'ounou a Roumieu e as Cantaires. 

* Nouten tarn ben que lous Elevas de l'Escola das Beus-Arts de 
Mount-Pelie, que quauques-un soun Cantaires dau Clapas, eroun ven- 
guts prene part a la manifestacioun, mesclant sas tocas verdas a la 
bereta bluia das Cantaires. Ounou a-n-aqueles jouines artistas ! a Louis 
Coulet, Selmy, Dumazert, Buisson, Dauriac, Compan, F. Marsal, Peire 
Arnavielle, Grollier, J. Silhol, G. Perrard, Paul Coulet, e subre-toutau 
brave Eyssautier qu'a dich a Roumieu qu'el e sous camaradas eroun 
toutes fiers de marcha 'mbe lous Felibres. » 

— Lou 9 8bre, YEscolo audenco tenie sa proumiero acampado a dos 
ouro ; dins li saloun de la Soucieta de leituro, se dounavo la sesiho 
amenistrativo. A 6 ouro, i'a agu taulejado a VH6UI du Commerce. Lou 
majourau A. Mir avie marca Tescourregudo de la jouncho en jougnent 
touti li manjadisso en ounour dins l'Audo. E quand lou champagno a 
peteja dins li got, es Mir, pereu, qu'a dubert lou fid erne soun Trine : 

A la prousperita de nosto Escolo audenco, 

De cor et d'anio felibrenco, 
Que fague belo souco al soulel miejournal, 

Que rame berdo, que flourigue, 

E touto fresco s'espandigue 

Per faire gauch al grand Mistral, 
E couibla de bounur bostre biel majoural. 

Parlon piei MM. Prax, Peyrusse, Jourdanne, lou tant ben emparaula 
e tant enfiouca ; Rouquet, per L'Estieu ; Albert Sarraut, remembrant 
lou souveni de Foures, e de Toule ; em'aco la vesprado s'es clauso au 
cafe Maymou, ounte meste Prax a debita Lou lutrin de Lader, que t6uti 
se n'en soun lipa e que de rire n'an fa culido per longtems. 

— A l'acamp de VArmoumo cet6ri, lou 27 de 9bre, li felibre J. H. 
Castelnau, J. Coste e F. Jouveau an brinda en lengo dou terraire e 
soun esta mai qu'aplaudi. 



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Lou Felibrige lyy 



Aquitani 

— Lou 9 d'6utobre, a Vilo-Novo-sus-Lot, l'Escolo de Jansemin a fa 
sa festo di )o Flourau e a tengu sesiho a taulo. 

Sus lou cop de miejour, a coustat de C. Ratie, lou valent president 
de l'Escolo, prenien placo lou souto-cabiscdu Delberge e de Bonal, se- 
cretin, erne MM. F. de Mazet, Biers, Lavergne, Vergnes, Preyssas, emai 
un vintenau d'escoulan e la presso. 

Tout lou terns de la dinado, i'ague 'n envanc qu'es pas de dire. EnV 
ac6 lou cabiscdu s'auboure per remercia lis estrangie qu'eron vengu per 
beure a la coupo de l'Escolo e canta la cansoun mistralenco : la coupo 
passo de man en man, e cadun, proso o vers, roussignoulejo soun 
brinde qu'es un plesi. 

Lou cabiscdu legis de vers de Rigal, que noun a pouscu veni tauleja, 
e se durbis piei la questioun ourtougrafico ; se vei que, pau a cha pau, 
lou Calel, qu'es Pourgano de TEscolo e que tiro a milo eisemplari, 
s'entanchara de mena Taraire coume se deu : Lou picbot Caleu qu'afa 
poussa la grano que sias vengu semcna, o Felibre, marcbara leu, dre a 
voste coustat. 

A 4 ouro, a la Creissouniero de Marcelin Prayssas, TEscolo ten soun 
Assemblado amenistrativo, e sus li 8 ouro t6uti se rendon au teatre, 
coumoula de poulkli chato ; la telo se levo au mitan di picamen de 
man. Lou buste de Jansemin pareis tout envirouta de flour ; la musico 
brusis, e lou souto-cabisc6u fai lou raport sus li Jo Flourau e dis li 
pouesio courounello de M. Bourrelly, de F. Benoit, de Lataste, de The- 
ron e de Mtto Ouradou de Garretta. A piei parla erne grand fogo de 
la vieio lengo, de Vemourcilbayro.. 

Uno drouleto de set an, que Taurias begudo dins un got d'aigo, canto 
coume un roussignoulet : Faribolo pastouro y de Bournel, e piei G. La- 
vergnes, de Bonal, Vergnes, Calbet e Delberge dison mai de vers. Del- 
berge declamo Lou casse, Milo Moutoun canto lou Toutou, de Gay ; 
A Mioufiy de Ratie e de G. de Villemontes e dous o tres galant mous- 
seu dou musicaire Bourn el, qu'eu meme Tacoumpagnavo sus lou piano. 

La reussido flamo d'aquelo festo a fa naisse 1'ideio de n'alesti uno 
autro plus belloencaro que se dounara aperaqui vers lou mes d'abrteu 
e se ie travaio e se dis meme qu'a-n-aquelo oucasioun se jougara uno 
o dos pichdti phgo de teatre. Aplaudissen de tout cor is esfors valent 
de nostis ami de l'Escolo de Jansemin e lis ajudaren de tduti nosti forfo 
per qu'arribon a la toco de si desiranco. 



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200 Lou Felibrige 



MORTUORUM 

— A Carpentras es mort lou 3! 6utobre, dins si 71 an, M. Carle 
Casimir Barcilon, noutari ounourari, paire dou manteneire G. Barcilon, 
qu'un autre d6u es vengu aclapa subran : soun fraire, Aguste Barcilon, 
ancian deputa, es mort pereu quauqui jour apres. 

— Lou 30 de 9bre, lou majourau En L. de BeHuc-Perussis a perdu 
sa chato qu'ero dins si 24 an, e dins la qualo avie bouta tout l'esper 
de sa vido. A-n-aqueu d6u que trenco Tamo de noste ami, prenen uno 
ben vivo part. 

— Lou i9deobre, lou secretari de la Mantenenco de Prouvenco a 
agu la doulour de perdre soun ouncle, lou musicaire J. Romeu, que 
s'es amoussa, pechaire ! dins si 74 an, alor qu'En Jan Monne avie plus 
qu'eu de safamiho, a Marsiho, e que dins soun afecioun douco oubli- 
davo l'amarun de la vido. 

— Es mort a Cano lou 3 de Xbre, k 5 ouro de vespre, lou majou- 
rau En C. Bonaparte- Wyse. Lou Felibrige plouro. La Prouvenco cargo 
dou ! La mort i'a rauba lou majourau ilustre que i'avie baia touto soun 
amo: amourous fdu de nosto souleiado, es vengu mouri entre li flour, 
dins lou reiaume souleious de soun amado. L'Escolo de Lerin a assa- 
venta li soci per aquesto letro segrenouso : 

L'escolo de Lerin a la doulour d'assaventa H Felibre de Id per do majo 
que venon de /aire en la persouno de 

En Guiben Bonaparte-lVyse, majourau dou Felibrige, mort a Cano, 
(tAup^Maritimo) lou 3 de Xbre 1892. 

Lou 7 de Xbre, a sis oussequi, li Felibre de Cano, aguent en testo 
soun cabisc6u d'ounour, F. Mouton, soun cabisc6u M. Raimbault e lou 
felibre P. Millet, ajoun dou maire, se i'eron rendu e i'avien trena'no 
superbo courouno de roso, de jinouflado e de jacinto, em'un riban cou- 
lour de pervenco, pourtant aquesto escripcioun : A 'Bonaparte- Wyse, 
VEscolo de Lerin. 

Au cementeri, Raimbault, au noum dou Felibrige, ie fague lis ades- 
sias e F. Lasserre i'apoundegue un sounet esmougu. 

E vejo eici la despacho que Felis Gras, noste Capoulie, mande a la 
princesso e que dis ben nosto doulour de touti : 

« Lou Felibrige es en dou emevous. Erne v6sti fieu, eu sedoulouiro 
davans lou cros de l'ami, dou felibre, dou grand pensaire, que laisso 
un souveni au cor e un rai de lume a l'esperit. » 

Lou Gerent : Jan Monne. 

lmprimerie L. DUC, II, rue Chatsagnolle, anx Li las, pres Paiis. 



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CROUNICO 



QUAUQUI MOT SUS LIS ESCOLO 



Despiei quauque t&ms, i'a proun Escolo frlibrenco que so soun 
coustituklo, e, tant p^raquelique daton dequauquisannado, coumc 
pfcraqudlique^out just cspelisson, nous partis en-de-bon dedouna, 
eici, quauquis entre-signe, emai de reproudurre lis article dis Estatut 
d<3u Felibrige que li pretoeon. Amor que nous es estadounade v&re, 
dins de tros de comte-rendu d'acampado d'Escolo que nous soun 
toumbaentre ii man, que fautode coun&isse o d'agutf souto lis iue 
la r6glo de sa eoustitucioun, n'i'a que \6 passon contro e que sauton 
la rego. 

« Lou Felibrige qu'esestabli p&rafreira e empura lis ome qu'eme 
sis obro sauvon la iengo di pais d'O, e li sab&nte iisartisto qu'estu- 
dion e travaion dins l'interes o au regard d'aquelis encountrado, » 
se diviso mMantenenQo,q\ie se coumpartisson tHi-memo en Escolo. 

Li Manten^ngo soun ia reiinioun di felibre d'un di grand dial&ite 
de nosto Iengo d'O ; lis Escolo soun la reiinioun di felibre d'uno me- 
mo vilo ; e, pas mai li Manten&ncoque lis Escolo, soun de soucietaa 
despart ; mai eme lou Consiston formon qu'uno soulo e memo sou- 
cieta : Lou Felibrige. 

Lou Counsistbri estabiis li Manten6ncoe li Man lentigo establisson 
lis Escolo ; c se li Manten&nco an lou dcv<5 de signaia au Counsist6ri, 
dins la persounodou Capouii6, touto moudificacioun de soun Bureu 
e ttiuti li nouminacioun de felibre manten&ire, p&r afin que lou Can- 
celitf sache en quau d&u faire teni li diplomo e li coumunicacioun 

1 1 



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202 Lou Felibrige 



counsistourialo, cs lou dev6 dis Escolo d'assaventa ouflcialamen lou 
secretariat de sa Manten^nco propro, t6uti li cop que chanjon sis 
amenistratour o que volon moudifica un article de soun reglamen. 

Veguen go que dison lis article XXVIII e XXIX dis Estatut : 
Article XXVIII 

« L'Escolo es Pacampado di felibre d'un meme rode ; a p&r 6u- 
j6t Pemulacioun, l'ensignamen dis un is autre o la coulabouracioun 
k de travai coumun. 

« L'Escolo es coustituido p&r decisioun de Manten6n<;o, presso sus 
la demando de s<H telibre au mens, abitant lou meme centre. » 
Article XXIX 

« Li felibre que volon coustitui" Escolo, fan <51i-meme soun regla- 
men, tout en se counfourmant k Pesperit de Pcstatut e k P6ubliga- 
cioun prescricho per l'article XXXVII ; lou trasmeton p&r escri, en 
meme t&ms que sa demando, au Bur&u de la Manten6n$o, e noun lou 
podon chanja sfcnso Passentimen d'aquesto. » 

L'article 37 cita plus autfai oubligacioun i membre d'uno Escolo 
de felibreja, val6nt-&-dire de s'acampa de t&msen t6ms& taulo, p6r 
se coumunica si creacioun nouvello e s'cmpura au Felibrige. 

Aqu&irejauchoun que se noumon Fclibrejado, soun de tradicioun 
dins lou mounde felibren. 

Esac61asoulo tfubligacioun impausado i membre d'uno Escolo, 
que d'aiour chausisson 4li-meme edsa coumoudifa, si jour de reu- 
nioun. 

Mai, Particle 29 porto, k prepaus d6u reglamen dis Escolo, qu'a- 
qu£sti m noun lou podon chanja s&nso Passentimen de la Mante- 
ndn$o. » 

Signalaren aquesto fraso is Escolo felibrenco qu'an pourta de mou- 
dificacioun k soun reglamen, s6nso s'assegura de Passentimen de 
PAssemblado generalo mantenencialo. 

Li Manten&ire pagant soun escotentre li man d6u seerel&ri de sa 
Manten&nco propro (art. 38) c Pescot est^nt fissa p&r lou meme ar- 
ticle de Pestatut, lis Escolo noun podon dispensa quau que fugue de 
lou paga. 

E, se lis Escolo fan co que volon di revengut que podon av6, noun 
podon impausa d'escoutissoun qu'& si membre Ajudaire que soun pas 
d6u Felibrige. 



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Lou Felibrige 20) 



Aro, veguen Particle XXX, que dis : 
Article XXX 

« L'Escolo, de soun caire, elegis soun Bureu, d6u quau lou presi- 
dent porto lou litre de Cabisc&u e fai partido 6u-mcme d6u Bur6u de 
la Mantenen^o, coume es di k Farticle XXII. (1) 

« Lou Cabisc&u fai ttiuti lis an, dins l'Assemblado de Mantenengo, 
un raport sus li travai e li prougres de soun Escolo. » 

Se V Escolo es Vacampado di Felibre dun meme rode, adounc es 
tout naturau que ia que li Felibre que podon e devon vouta per la 
fourmacioun de soun Burfcu, equesouletan iou dre de mestreja la 
subre-dicho Escolo : lis ajudaire, que soun ni mai ni mens que li 
membre d'ounour de l'Escolo, noun soulamen an pas voues delibera- 
tive dins lis eleicioun d6u Bureu, mai encaro noun podon 6stre carga 
de founcioun amenistrativo. S'es jamai vist dins ges de Soucieta que 
li membre ounour&ri n'en fuguesson li mestrejaire lis amenistra- 
tour. 

E dins Tarticle XXXI legissen : 

« L'Escolo p6u estre autourisado p6r la Manten&m;o & s'agrega, 
coume Ajudaire, de persouno voulountouso e que soun pas d6u Fe- 
librige. » 

Li felibre d'un meme rode, fasent de dre partido de l'Escolo c four- 
mant la dieho Escolo, esclarque li persouno voulountouso que FEs- 
colo p6u s'agrega, se n'en fai la demando k la Mantenen^o, podon 
estre de membre d6u Felibrige que reston dins d'&utri rode, mai que 
la dicho Escolo v6u ounoura d'un titre ounourili. Aqu&sti, adounc, 
noun soun en questioun ; soubro aloo lis ajudaire que soun pas ddu 
Felibrige. Or, cresen pas que res posque afirma que quaucun qu'es 
pas membre d'uno Soucieta ague lou dre de fai re partido dou Bureu 
iFaquelo Soucieta. 

N'aven proun di, nous es vejaire, per esclargi li qu&uqui questioun 
que se pausavon sus lou prepaus de deliberacioun d'Escolo que n'avdn 
legi li comtc-rendu, senso qu'aqudsti fugon esta coumunica au Bu- 
reu mantenenciau. 

E cresen d'ague mouslra que lis Escolo noun soun de Soucieta k 
despart, mai de mousseu de sa MantentJn^o propro, e que noun podon 
sourti de soun reglamen, s6nso Tautourisacioun de l'Assemblado 

(1) Es di a Farticle XXII que « li cabiscou regisson lis Escolo. » 



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$04 Lou Felibrige 



mantenencialo,eque sa toco (proun bello pern'en pas bousca d'autro) 
en de mai de remulacioun, de I'ensignamen dis un is autre o de la 
coulabouracioun en de travai coumun, es, per dessubre-tout, de liga 
li cor e de ie* faire greia l'amour freirenau, co qu'es lou couraplimen 
d6u cant felibren de la proumiero ouro : 

Sian tout d'ami, sian tout de fraire, 

Sian li can ta ire d6u pais ! 

Jan MONNE. 



MORTUORUM 

— Lou 24 de 9bre es mort, dins si 59 an, au casteu de Mount- 
Ferrant, toucant Uzes, G. (iuizot, proufessour au coulege de Franco, fieu 
de l'ancian ministre de Louis-Felip, e felibre manteneire. 

— Lou 21 Xbre, es morto a BOurdeus, dins si 36 an, dono Mario 
Estello, nascudo Mario Boy, religiouso de Nosto-Damo de Lorette, sorre 
de noste ami e counfraire Carle Boy. 

— Lou 21 de Xbre, lou chivalie Em. Portal, de Palermo, s6ci dou 
Felibrige, a agu la doulour de perdre sa maire-grand, dono Anna Sapio 
Allegra. 

— Lou 17 dejanvie, a Marsiho, es morto dins si 70 an, dono Russi 
Jano, maire de la gen to felibresso de la Crau, Lazarino Daniel. 

— Lou 18 dejanvie, es morto a Marsiho dins si 77 an, dono Julio 
Fany Bigonnet, veuso Michel, maire de noste ami lou simpati felibre 
majourau En Anfos Michel. 

— Un di foundadou de la Cigale de Paris, lou pintre E. Baudoin, 
de Bedarrteus, ven de mouri a Paris, dins si 49 an. 

Plagnen li dou de touti aqueli matrassa e pregan Santo-Estello de 
ie douna soulas. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfcNgO 

— Dins low courrent dou mes de Xbre, aven agu Pounour de faire 
presents a ndstis ami la quitanfo, tant per Pescoutissoun de manteneire 
per 1892, que per Pabounage au Tome VI de noste buletin mesadie. 
Remercian de tout cor, au noum de Pobro, aqueli qu'an respoundu tin- 
tin, quand lou pedoun a pica a sa porto. Mai n'i'a ben quauquis-un 
que la posto a pa 'ncapa e que nous a faugu paga dous sou per lou retour 
de sa biheto. Aven pres siuen d'avisa touti aqueli bravi coumpan de 
50 qu'ero avengu, en li prcgant, per eivita de nouveu fres a la Sou- 
rieta, de ben vougue nous faire teni soun degu. Ie remembran tourna- 
mai la causo e sian fisancous que nous a u si ran, e que noun ie sara 
gTeu d'apoundre sa pichoto ajudo a-n-aquelo dis ami, per afin que. 
pousquen, noun soulamen manteni nosto publicacioun, mai encaro 
fameicura lou mai poussible. 

Coumtan que noste rampeu sara entendu, e que li s6ci, en nous 
espargnant d'obro, voudran demeni li fres d'enqueissamen que soun 
counsiderable. 

— Dins noste darrie numerd disian que En Frederi Mistral pausarie* 
pas sa candidaturo a PAcademi Frances©. Lou mestre eu-meme ven de 
counfirma aqueu dire. L'autre jour, a Nimes, dins uno acampado d'ami, 
s'es vengu a parla de la subre-dicho candidaturo ; em'aco lou mestre a de- 
clara qu'es vertadie que Pavien pressenti, mai qu'avie respoundu per un 
refus categouri. liu noun vou parla d'autro lengo que la lengo prou- 
venc;alo e crei que t6uti sis ami ie* troubarien a dire se pausavo sa 
candidaturo, e que de mai si travai ie permetrien pas de prene part au 
pres-fa de PAcademi. 

Mistral a anouncia que d'aquest moumen travaiavo a-n-escrteure si 
memdri e qu'aqueto obro iefaudraben quauquis annado per la coumpli. 

— Aquestan, la primo de VAioli sara Uotutau de Frederi Mistral, 
a Maiano. Grando e bello foutougrafio de Mmo Chabrier de Lafongt, 



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2o6 Lou Felibrige 



ounte Ton veira lou Mestre emai lou majourau L. Roumieu, que 1'ero 
vengu embrassa just aqueu jour, em'un roudelet de galanti prou- 
vencalo. 

— Lou 6 de janvie, en Avignoun, s'es poulidamen celebra lou se- 
gound anniversari dou Batejat de VAioli, encd de F. de Barouncelli. 
A-n-aquelo festo s'atrouvavo l'Uustre Ang. de Gubernatis, en coumpa- 
gno dou Capoulie e d'autri felibre, qu'an brinda e canta en ounour 
de la raco latino, dou Felibrige emai de la Prouvenco. 

— Lou majourau En Crousillat bouto la darriero man a soun Eis- 
same, un voulume de vers ferigoula, touti prefuma dou meu de sa 
'Bresco. 

— A-z-Ais, es li dilun dou felibre Baroun Chapoli Guillibert, que fan 
prouado e que soun lou mai courregu e lou mai renoumena. Li grand 
saloun de X Hotel {Mazarine noun podon caupre touto la flour d6u beu 
mounde que se facampo. 

— Lou 22 de Xbre, l'Escolo d6u Flourege a tengu soun acamp en 
Avignoun. Ves-eici 90 que n'en dis YtAioli, 

« Set majourau, lou Capoulie en testo, avien respoundu au rampeu, 
e a si coustat touto la fino flour de la jouinesso d'en Duren^o avie 
tengu a s'asseta. Brinde e cansoun poulido an fa d'aquelo vesprado 
uno vesprado paradisenco. Lou Capoulie, erne soun RU En Tlire e 
Diano de Javoun, lou cabiscou En Marius Girard, erne soun brinde plen 
d6u sant estrambord de nosto Causo, em6 sa Mar gat la fislarello e 
soun Jan di caiau ; Roumieu, lou revenent d'Americo, lou sempre 
gai e galejaire e cascarelet Roumieu en quau touti fasien festo, erne 
soun brinde, soun tMaset, soun Tiro lou rideu, ma vesino ; e Mathieu, 
lou dous Mathieu, erne soun Gatoun, sa Letro a 'Bonaparte-Wyse, sa 
Font de soufyiroun ; Jan Brunet em6 si conte / e G. Perrier, que pendent 
un an a tant ben sachu teni la be i lie de YtAioli erne sis escarrabihanti 
cansoun de Goutoun, di Cat, di Ret; Mouzin, noste bel emperaire 
d'Arle, coume l'apelan, que quand parlo parlo tant ben, erne soun cant 
esquis, prefuma e ideau de la Felibresso (uno felibresso que fara parla 
d'elo e d6u Felibrige); Marius Andre erne la Coumtesso, de Mistral ; 
Roussillon erne sa toujour deliciouso roumanso Fibo e sou leu ; Cassini 
erne soun cant patriouti e soun Jacoumar ; A. Martin, lou nouveu se- 
cretari-tresourie de l'Escolo, erne sa cansoun de la Neu; T. David, un 
felibre de bon, erne soun brinde magnifique a la liberta di prouvinco.. 
an touti auboura d'aplaudimen a faire tremoula li quatre muraio de 



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Lou Felibrige 207 



la salo. Mai co que i'avie de galant, es que lou Flourege avie sachu 
s'adurre c m esc la go qu'es la cremo e l'aveni de nosto Soucieta : 1'arma- 
do forgo ben representado, l'Universita e lis estudiant, e s'es pica di 
man a l'Armado emai a l'Universita, emai isestudiant. 

Dins aquel acamp s'es revist lis estatut di VEscolo (\) S'es renoumaen 
partido lou bureu e s'es decidaque touti lis an, per Pasco, se publicarie 
i fres de l'Escolo un voulume qu'aurie per titre lou Flourege, e ounte 
s'atrouvarien de pego de pouesio o de proso de touti li membre dou 
Flourege, que lis acamp ourdinari se tendrien touti li premie dissate 
dou mes, e de mai que i'aurie dins Tan quatre acampado soulenno : au 
printems, en estieu, en autouno e per Calendo, e qu'aquelis acampado 
prendrien li noum seguent : l'Acampado di Flour, au printems, en re- 
membrance dis ourigino de nosto Escolo, ounte li dono sarien ceunvi- 
dado ; l'Acampado de la Reino Jano, au terns di meissoun, en remem- 
brance de la cabeladuro d'or de nosto grando Reino ; l'Acampado de 
la Bello Lauro, au moumen que H fueio toumbon, en remembranco 
dou languitdri e di plour d'amour de Petrarco ; enfin, l'Acampado dou 
papo Clement V, en iver, quand lou mistrau ourlo, en remembranco 
d'aqueu qu'adugue sus nosto roco la papauta e que lou premie largue 
si benedicioun d'Avignoun sus lou mounde entie coume uno mistralado 
pouderouso. » 

— M. lou comte de Gubernatis, soci dou Felibrige, proufessour a 
TUniversita de Roumo, es carga per lou ministre de TEstrucioun pu- 
blico dMtali, d'estudia Tourganisacioun de noste ensignamen primari. 
Aquel ilustre savent es vengu lou 27 de Xbre a Cano, e lou cabisc6u 
di Lerinen, M. Raimbault, i'a fa la ben-vengudo : d'aqui a passa per 
Marsiho e z-Ais, ounte lou felibre Carle d'llle l'a recaupu superbamen 
e ounte i'an fa festo li Felibre de Lar e li s6ci de TAcademi de nosto 
vieio capitalo. 

— L'Ateneu de Fouicauquiee YEscolo dis Aup s'acampavon en vilo 
de Fourcauquie, lou 6 de 9bre. 

M. lou maire, lou majourau Plauchud e d'autri felibre eron, lou ma- 
tin, a la garo per recaupre lis ami ; a miejour, en un galant banquet, 
meste Plauchud festejavo si coumpan, leissant presida la taulado per sa 
mai que gento fiho, Mmo Audibert, que M. Guillibert, en un sounet 
fin amen vira, i'a di li gramaci de touti li counvida. 



(1) Veire nosto crounico, a-n-aqueu prepaus. 



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2o8 Lou Felibrige 



Dins la grand' sal o d6u coulege se duerb, piei, la sesiho Iiterari. En 
Plauchud presido ; a soun entour i'a f artisto d'elei Pau Martin, presi- 
dent de la Soucieta Iiterari di Bassis-Aup, M. Daime, lou savent en- 
geniaire, En J. Huot, representant di tMaren, e F. Vidal, cabiscdu de 
l'Escolo de Lar. 

La sesiho duberto, En Plauchud legis sa Fado de Vaven \ M. lou vis- 
comte de Salle parlo di garagai de Vau-CIuso; Tanlieu fai la des- 
cripcioun d'un vouiage qu'a fa i gorgo dou Var, en Annot; Celestin 
Roche canto la Durenco ; lou proufessour Constans avie manda si regret, 
l'abat Bongargon uno manado de sa Garbeio de cascarehto, que lis 
an aplaudido mai-que-mai ; En Lieutaud avie pourgi lagalanto cansoun 
nadalo de soun Drouhun Dounin ; A. Laugier i'ero representa per de 
vers requist; l'abat Michel, en seguido, a di sa pego Cristou Couloumb. 
En F. Vidal, si Floureio de dou ; Guilliberta desgruna de vers qu'avie 
di a la nocx) de la feleno d'un de Fourbin e de trioulet delicious dedica 
i damo gento qu'esbrihaudavon lou cor di poueto ; Carle Descosse s'es 
fa forco aplaudi en disent de vers de sa feleno; l'abat Coiombet a di 
per^u la sieuno erne bon biais ; e piei En Huot a debita lou segound 
cant de Mireio, e l'a tant ben di, que touti n'en soun esta ravi ; E. 
Plauchud a tira un chapitre de si Diamant de St Maime : Leiquingean 
de Beatrti, qu'es un diamant vertadie ; M. Tourniaire a embaumarau- 
ditdri erne Li prefum di flour de Luro; M. Daime a fa'no charradisso 
sus la coustitucioun dou Museu de Digne e sus li pichot bestiari que 
n'en fan la richesso ; M. Bachelard conto I'istori de \zcabro bruneto ; 
s'es legi pereu Les bescucbello de la Meirino, cascareleto mai qu'escara- 
bihado d'En de Berluc-Perussis ; em , ac6 En Plauchud aguent refa lou 
Darrii sermoun dou pax Frances^ s'es clava la sesiho, e a 7 ouro de 
vespre, encd de Toste Lachaud, Felibre e counvida s'atrovon entaula. 
Ves-eici lou menut curiginau que fes semoundu : 

Frai Proum&ci, Recoulet de Fourcauqute, parlavo ansin : 
« B&n raanjar par b6n pregar, 
E parboil cantar, b&n b6ure. » 
PSr ac6 fau : 
D'ourivo de Sanl Clemens 
De saussissot de pouorc dag Ian 
De buerri de Fountiano 
Ac6 es par se vougne lou mourre e amoura l'apetit ; apr£s 



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Lou Felibrige 209 



desearbucel&s uno 
Croustado ties Court d? Amour d^d-z-Ais 

Vous coungoustds em'un 

Civit de lebrr de la Baumo do Sisteroun 

E voui deigreiss&s li d6nt en lip£nt uno 

Macarouna de Jan Gorman 

Aqui se fai uno pauso ; uno bric5 de eharradisso em£ lei vesin , 

parmete de prendre cousso p6r desoussa les 

Gabre dignen dei Dourbo 

E s'enfresqueira la bouco em'uno 

Sarado manda par la Fado de Vaven 

Aqueles qu'ourien enca fampourran mai metre levameemede 

Froumajoun ou Pebre d'ase 

E tout act) espoumpi de 

Vin de noudslei souco 

AlorTon ei test par avala lei 

Bachiquello signourenco 

fairc de discours, barja, canta, chima lou cate, dire de conte e 

prega Santo Esteilo e frai Proum&ci, que Tan que v6n, toutcs en 

santa, s'atrouben mai eicito entoureja, enc6 de l'oste Lachaud. 

Ansin stegue. 
A la desservo, M. lou Maire brindo is oste de Fourcauquie; Plauchud , 
apres d'ague remercia lou souto-prefet d'estre vengu an banquet, trais 
si regret de 90 qu'un ddu a empacha lou cabisc6u Maurel de ie veni e 
n'esprcmis la desiranco qu'un abreujat de I'ist6ri de Prouvenco fugue 
espandi dins lou pople mountagndu. Lou manteneire C. d'llleprepauso 
de bout a aqueu sujet au councours per la venento acampado, e brindo 
a-n-En Plauchud, capo di Felibre aupen, emai a la liberta di dialeite. 
En Vidal fai si gramaci au Maire per la bono acuienco que s'es facho 
is estrangie e brindo a la remembranco de Damaso Arbaud en apoun- 
dent quauqui cant qu'a reculi, coume: Li tre* calignaire^ A Ttresoun, 
etc. Lou manteneire Descosse brindo au cabiscou de PEscolo de la 
Mountagno, lou valent abat Pascal ; Huot dis Lou ban de mar e Li 
canard ; Honde, que soun mutit dou diablt encadenavo, avie manda 'n 
brinde qu'es legi e aplaudi. Lou conte galoi que debano En Plauchud 
fai estressa d6u rire, e se pico di man poulidamen i gracious, nervious 
e mignard trioulet de Guillibert, quand Ton vai au Cieucle dou Cou- 
merci acaba la vesprado. Aqui, Plauchud Vabouticaire se trufo di comte 



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2io Lou Felibrige 



d'avoucat e brindo a de Berluc-Perussis, uno de n6sti gl6ri prouven- 
calo ; Guillibert n'aprouficho per faire coungousta un di sounet d'aqueu 
mestre ; Vidal beu au comte de Gubernatis que ven de faire estampa 
lou meravihous album de Cristdu Couloumb ; Bachelard remembro !ou 
terns di Cauco ; Huot dis Gafareu, uno sceno de pescadou, pescado sus 
lou vieu, e per claure tout e per la bono bouco, Dcscosse destreno uno 
fa bio : Lou labour air* esis enfant, 

E t6uti disien en s'enanant: 

Nous fau prtga Santo Estello e frai Troumaci, que Van que vhn, 
toutes en santa, $ } atrouben mai eicito entoureja enco de Voste Lacbaud. 

— Dins lou courrent d6u mes de febrie pareissira lou libre de noste 
valent sdci palermitan E. Portal, qu'aura per titre : Sulla litteratura 
proven^ale moderna. T6uti li bibliougrafio, noto istourico e tros de vers 
o de proso douna en citacioun, fourmaran un voulume de 400 pa jo, 
in- 1 6, que coustara 5 fr. 

— Lou brave Peire Bertas, qu'a fa 'no escourregudo per entre-vieuva 
lis ome marcant dins lou mouvemen miejournau, a douna dins lou 
Petit Provencal d6u 5 de Xbre, lou comte-rendu de sa charradissoeme 
noste Capoulie En F. Gras, e s'atrovo que 90 que meste Bertas ie fai 
dire, es pas ben 90 qu'a di, car lou 7 de desembre, i'escrivte aquesto 
letro : 

Avignoun, 7 de desembre 189a. 
Moun car ami Bertas, 

« Vene de legi V interview que me pauseres, un pau de galapachoun, 
i'2 dos o tres semano. 

« Quand vengueres me veire, creseguere de sarra la man au poueto 
arderous qu'ame e amire de tout moun cor ; pareis que m'enganave 
e que toucave la man a l'ami toujour, mai subre-tout au journalisto. 

c Se l'avies di, aurian bouta quauqui poun de mai sus lis 1... o quau- 
quis-un de mens... 

« Mai, basto, aro ac6's ansin. Pamens, vole te dire que sus la fin 
de toun papafard me fas afourti uno causo espetaclouso, qu'en la le- 
gissent m'a fa veni la car de galino. Me fas dire, malarin que tu sies ! 
que noste beu lengage de Prouvenco es irrtmrnissiblement perdu! que 
ndstis obro felibrenco soun // signe de cette mort que Jevous annonce, 

« Moun car ami, veguen, es pas poussible que ieu ague vougu dire 
aco. Auras or.blida quauqui bessai e quauqui beleu que chanjarien en 



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Lou Felibrige 211 



crento — coume Ton n'a toujour per li causo que Von amo — Tafier- 

macioun brutalo que me fai ferni ren que de ie pensa. Aquelo crento 

per raven i, quau l'a pas agudo ? 

D'an Tidi pople fier e libre 
Sian betsai U flnioioun ; 
E se toumbon li Kelibre 
Toumbara nosto nacioun. 

c O, aven parafrasa aquelo estrofo dou Mestre, e t'ai di que se lou 
malur aribavo, nautri, li Felibre qu'aurian lucha fin qu'a la mort, au- 
rian uno bello pajo dins l'lstdri. 

c Mai noun ie crese, au grand ma last re, e te lou dise per que lou 
redigues en ami leiau : Tant que i'aura un to d'oulivie sus li costo dis 
Aupiho, tant que i'aura un pastre sus lou Ventour, tant que i'aura un 
palsan en terro d'Arle e un pescadou a Marsiho, la lengo prouvencalo 
flourira. 

De cor, 

Felis Gras. 

— Lou majourau L. Sardou avie, per si travai, moustra que Nico ero 
de iiaciounalita prouvencalo, e s'atrovo, nous dis VtAioli^ que Grabi6 
Letainturier, chefe dou gabinet dou Prefet dis Aup-Maritimo, es a mand 
(Tacaba un libre entitula : Nice de Provence ounte, aguent resumi l'is- 
tori d'aquelo vilo e estudia soun 1 engage, counclus, coume es de juste, 
a la naciounalita puramen prouvencalo, valent-a-dire franceso de la 
cieuta de Nico. 

— Nous fai gau qu'es pas de dire de reproudurre lou brinde qu'Abel 
Laugier pourte au banquet di Maren (37 deQbre),au noum de TEscolo 
de Gap, equenostecomte-rendu, trop loungaru, noun a pouscu douna : 

A noslo gtnto e graciouso Reino 
Madamisello, 

Li pichot ri£ude mi mountagno qu'an soun bres escoundue dins li 
grand bos de roure, de fau ou de sapin, davalou en travessanl li bouis, 
li farigoulo e li baiasso prcfumado, dins n6sti fros valoun, mounte 
pouotounejou, de-long de soun camm, la sagno emplumaehado e 
l6amarino voulountouso. Pi&, tout en cascaiant enlre-mitan di 
sause e di piboulo, van se jougne a la Dur&ngo p6r adurre k Mar, lou 
d&meque se d6u en touto soubeirano. 

Ansin teu vole faire : e vousaduse, a vous, R6ino d6u Felibrige, 
lou ri6u-chteu-chi6u galoi di passeroun de la Mountagno ; vous aduse 
tamb&n li souvgt de bonur de mi fraire gavot. Vous aduse derai d'es- 
tello... li rai beluguejantde YEstello dis Aup. 



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212 Lou Felibrige 



NostejournaletqiTavian bateja tout d'abord d6u noum pougti de 
V Edelweiss, n'6ro gaire plus grand qu'aquesto gfcnto flour que se 
plaisdins la blincour nevenco de n&stis Aupo subre-bello ; pi&i, Tes- 
tello a grandi ; eb&n l&u tournara mai graruli e lusira dous cop p6r 
mes. 

Aquest journalet, Madamisello, es tout devot au Felibrige. Poud&s 
6stre assegurado que s6mpre mantendra la causo felibrenco e que 
sara toujour, coumo aro, un liaine de counciliacioun. 

Voul&n la Descentralisaeioun ; mai qo que voul6n subre-tout, es 
Tunioun de touti li felibre sus lou camin flouri de I'ldeau. Vouten la 
glori e lou trelus de la Prouvtinco. Voul&n eanta pcpǤu n6sti belli 
mountagno. Voul6n, de mai, Tespandimen de la lengo meiraio. 

Au noum de la redaeioun de YEloil? des Alpes, au noum di feli- 
bre de nosto gavoutino : 

VivolaRdinol Vivo lou Felibrige e vivo la ProuvSnco! 1 ! 

— Lou grand poueto Frances Coppee, estent vengu k Cano per res- 
tabli sa santa e be\ire nosto souleiado, quauqui felibre se soun tabla 
de tesemoundre un testimdni desoun amiracioun, e ves-eici la circulari 
qu'au fa passa is ami : 

Car Counfraire, 

€ Un di grand mestre de la pouesio, Frances Copp6e, es, d'aqueste 
moumen, a Cano, mounte es vengu cerca lou restablimen de sa santa 
un pau esbrandado. Aven pensa que li Felibre prouvencau avien lou 
deve de souveta la ben-vengudo a-n-aqueu beu poueto a l'oucasioun 
de soun viaje en Prouvenco. Per ac6 faire, sian quauquis-un que deci- 
dan, a la lesto, de manda i Felibre de Tencountrado, aquesto biheto 
acoumpagnado d'uno pajo bianco, ounte chascun voudra ben escrieure 
(en prouvencau o en frances) 90 que bon ie fara plesi a l'intencioun dou 
Mestre. Aqueli fueio nous saran retournado — vous n'en pregan — 
avans lou 24 courrent a nosto adreisso, carriero Saunarie, u, en Avi- 
gnoun, e lifaren autant-leu religacoume se deu per estre semoundudo 
en 6umage au beu poueto. 

« Adounc, car counfraire, pensan que vous agradara de porge un bel 
espigau per aquelo gar bo d'or e qu'apoundres i rai benfasent de noste 
beu souleu e au perfum embeimant de ndsti flour, l'aflat de vosto bono 
acuienco; tres causo que, desegur, reviscoularan leu-leu aqueu poueto 
d'elei e lou fourcaran de gar da, de la terro prouvencalo e de sour, 
pople, uno remembranco agradivo e digno d'eli. 



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Lou Pelibrige 21 ) 



< Acd, coume veses, es un ate patriouti, tamben coumtan sus vous e 
vous pregan de re^aupre nosti saludadoun freirenalo. 

Per lou T{oud$Ui y 
Juli CASS1N1. 

Dins 1'album galant que s'es manda au mestre poueto, fa 42 pe^o, 
tant prouvenfalo que franceso e n'en tiran aquesti : 

Poueto dons, poueto ami, poueto fraire, 

Que lou souleu, lis iae brun, loa Tin d6u terraire 

Faioo a vcste cor, rendon a voste sang 

Li gaiard batamen, loa rouge linde e san, 

E se, per cas, amount, li vesin, li vesino, 

Quand vous entournares, la faci cremesino 

E fort ooame ano espaso, eron trop estouna, 

Vous ie dires, parai : mo sieu repatina ; 

Ai de moun cor jala cousseja lou jalibre 

En escoulant ires cop la coupo di Felibrc. 



F. GRAS. 



Per escouta nosti ser< no, 
I'nueto ami, sua nosto areno 
Ajasso-te dins loa souleu, 
Qu'cli t'ensignaran beleu 
Lou goar blaven ounte barrulo 
La coupo d'or d6u rei de Tulo. 



F. MISTRAL. 



D'abord que per li fid de noste gai Miejour 
Ave* fugi lou Nord, si neblo e sa frejour, 
Mestre, que li trelus de la costo azurenco 
Enramon voste front de si rebat couroas, 
E, que lou rire clar di Muso felibrenco, 
Floucant li raioun d'or de noste souleu rous, 
Erne 1'aire de mar prefuma, salabrous, 
Fugon un baume sant, divin e pouderous, 
Per voste paure cors que lou mau rouigo e trenco. 
E de voste revieure, alor, saren uroos, 
E culiren li flour din orto lerioenco, 
E vous li semoundren erne ndsti cansoun : 
Lou Nord e lou Miejour soun dous fraire bessoun, 
J.uchant per uno glori unenco I 

J. MONN& 



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214 Lou Felibrige 



Lengad6 

— Lou 24 Xbre, la Soucieta : Lou Clapas, de Paris, a douna un 
grand councert ounte s'es canta bravamen de mousseu en parla dou 
terraire, entre li quau citaren : Lous laguis (Tun pas tour el e lou Masel y 
de meste Roumieu ; apres d'acd, coumo ero la niue de Nouve, se fague 
lou T{egagn6u (lou revihet), e au dessert, lou president di Clapassie, 
Roche, cpnte las Vespradas clapassieiras, o lou Clapas a Tarts , e tout 
lou mounde aide : Vivo lou Clapas ! 

— Lou 31 de Xbre, li Cantaire* dau Clapas, a Mount-Pelie, an 
douna 'no serenado a M. Baumel, maire de Mount-Pelie, a M. Ipolito 
Messine, sendi de la Mantenenco de Lengado, emai a la redacioun de 
la Campana de Magahuna. Li Cantaire an fa ausi lou cor a Mount- 
Pelie, piei an di : Franca e Clapas e an clava per lou Maset } de meste 
Roumieu, qu'es de touti li festo e quei'esdegu, amor que porto en eu 
la joio franco. EnTacd, coume ero miejo-niue, li Cantaire eron ana 
souveta la bono annado a soun valent chefe M. Borclly, e Roumieu 
just presidavo la festo e souvete la bono annado i Cantaire que, coume 
Tan 1893 pounchejavo, lou saluderon erne lou {Maset. 

— Dins nosto Prouvenco, i'a terns que lijournau, pichoun e grand, 
fan* pla^o bello a nosto lengo, n'i'a meme bravamen que passo pas 
semano que noun nous pourgigon de galant tros de proso e de vers : 
90 qu'es un regale per touti e mostro claramen que nosto lengo, liogo 
de s'esvali, gagno de-longo e s'enracino que mai dins lou pople. Dins 
lou Lengado, pereu, aquel envanc fai taco d'oli, e noun soulamen IHe- 
rault nous baio touti li semano de vers d'Antounin MaflFre e d'autris 
escrivan, mai ves-aqui que se bouton au brande \ La croix meridional e 
emai lou Petit meridional, e n'en vendra d'autre, es mai que segur, 
que de liuen en liuen an deja leissa pouncheja soun afecioun per la 
parladuro meiralo. 

Zou ! que la farandoulo tire de-long e picaren di man en cridant, 
coume Jan de I'ouliva, de la Campana : 

c Ara lou patoues es ben mort e la lenga d'Oc revieu dins touta sa 
beutat. » 

— (Jo que touti li marchand de bounbouniho de ndsti terro aurien 
de faire, sarie d'agouloupa si sucrarie e si Marroun glaca de deviso en 
lengo d'O, seguissent Teisemple, en aco, d'un marchand de la plafo de 
Mount-Pelie que Pautre jour vendegue k Roumieu, de bounbouniho 
ounte eron empegado de deviso en claro lengo dou Clapas. 



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Lou Felibrige 2/5 



Sarie-ti pas mai gala.it ac6 que touti aqueli fraso nisei, que n'an ni 
testo ni co, e que nous venon de Paris d'ounte nous venon tant d'au- 
tri causo niaiso, contro li qualo saben pas proutesta. 

— Dins la Revue meridionals de Xbre, i'a un assabe* que nous fa sen 
un plesi d'enseri. Es a dire qu'aquelo publicacioun deven pereu aquelo 
de n6stis ami de PEscolo moundino. 

Ves-eici la dicho : 

< N6stis ami de VEscolo moundino e lis abouna au paure Lengadou- 
cian, qu'es trespassa a Toulouso, lou dimenche 27 de obre, recaupran 
a la plago d'aqueu journau aquesto revisto que deven, a parti d'iuei, 
1'ourgano di revendicacioun felibreneo de nosto encountrado. L'Escolo 
audenco et PEscolo moundino venon de se douna la man coume dos 
sorre que soun. Paura encaro de beu jour per lou parla dou Naut-Len- 
gadoc. Mai que jamai desplegan Pauriflamo. Qu nous amo, nous se- 
guigue ! » 

— Lou secretariat de l'Escolo moundino es toujour a Toulouso, 
4, carriero de Roundo-di-Presoun. 

Per 90 que regardo la redacioun felibreneo, escrieure a Jan Doc, a 
Fraisse-Cabardes (Aude) 

— Vai pareisse : le Terradou, recuei de sounet lengadoucian de Prousper 
L'Esti^u. Beu voulume de mai de 300 pajo, sus papie tinta, erne tra- 
il udoun franceso vis-a-vis e un estudi-prefaco d'En A. Perbosc, majou- 
rau dou Felibrige. Se souscrieu au pres de 4 fr. i bureu de La cigalo 
for, a Mount-Pelie, emai a la Revue meridional*, 3 carriero VitorHugo, 
a Carcassouno. 

. — Jan Doc s'encagno, dins lou darrie numerdde la « Revue meridio- 
nal » contro li nesci que negon Peisistenci de dono Clemenco Isauro, 
del'idealo Clemenco de nosti pantai ! e ves-eici coume parlo as capitouls 
de Toulouso: 

c Oh ! aquelis sapients ! N'an pas pietat de res ! Dins Ihour furou 
arqueoulougico, van junquos a nega las pus poulidos legendos que Pen- 
gent poupulari a coungrelhados e que soun desempuei de secies le 
soulas des simples e des raivaires. Garo aici qu'aro venoun nous dire, 
en nous moustrant d'antics apargams, que la nostro caro Dono Cla- 
menco n'a eisistat que dins Pimaginacieu de qualque troubaire d'antan. 
Obel d'aprets aquelis pouses de sapienco, la Reino d'Amour, Pagra- 
divo lsauro, qu'a fait espeli tantos d'estrofos en bel parla d'Oc, n'es 
pas qu'uno fablo ! Uno fablo, tabes, aquelos Cours d'Amour qu'Elo 



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hi6 Lou Felibrige 



presidavo ambe sa gracio pouderouso, de flous a sous peds e d'auselous 
cantant sus soun cap ! Uno fablo, las gentos doumaiselos que I'enrou- 
daboun e le troubadour que, davant do, fasi6 ressounti joubsle soulelh 
miech journal sas rimos tindairos ! 

« Nan! ! tout acd pot pas esse fals. Dono Clamenco a viscut e es 
pla elo qu'ajudet a la Renaissenco de la lengo roumano, aprets Tespa- 
ventable ravatge que les Crousats fasqueroun dinsnostro Toulouso. Que 
se les furetaires de biblioutecos poulverousos venoun nous controdire, 
tant pis per elis. Per nous aus, aimaires e cantaires apassieunats de 
nostre terradou, legendo ou nou, Clamenco lsauro nous agrado e nous 
plai de ne fa le simbel de nostro Causo. 

Aquitani 

— Lou Bournat courre^ian s'es acampa lou 1 7 de Xbre dins la salo 
dou Globe percanta Nadalet^ Umo^U e lou Noel pay en, de Massenet. Li 
cor eron dirigi per M. Celor e an fa grand efet. Espinat a di de can- 
soun limousino : A. Farre a fa brounzina lou cant d'Ourrias de Mireio; 
H. Marpillat fa apoundu : lou Banquit dels maires; C. Bouyeur a de- 
bita poulidamen dos de si fablo limousino, e touti soun esta forco 
aplaudi, emai pereu Mmo Legneau qu'a declama uno pouesio : Lou 
bounur, de M. Marpillat, qu'a gagna de picamen de man a n'en vosves 
n'en aqui. La musico es estado de la festo, e s'es clava la sesiho em' 
uno coumedi for^o ben debanado. 

— Dins l'Assemblado generalo tengudo a Vilo-Novo-sus-Lot, lou 9 
d'outobre 1892, assemblado qu'a tengu lio d'Assemblado generalo de 

la Mantenenco d' Aquitani, erne l'assentimen dou Bureu mantenenciau, 
soun esta prouclama felibre manteneire : 

MUo Claude Duclos, a Gerdo (Aut-Pireneu) 
MM. Maurise Calbet, a Vilo-Novo-sus-Lot (Lot e Garouno) 
Fernand de Mazet > »> 

Emilo Rieux » » 

Alban Vergnes * » 

Gastoun Lavergne, a Lavardac * 



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Lou belibrige 21J 



CATALOUGNO 

— Lou 25 de 9bre, es mort a Barcilouno D. Manuel de Bofarull y 
Sartorio, chefe dis Archivo de la courouno d'Aragoun, majourau dou 
Felibrige. 

— Li Jo Flourau de Barcilouno se tendran Tan que ven en grando 
soulennita, a l'oucasioun dou cinquen centenari de sa restauracioun. 
A-n-aqueu prepauss'es nouma quatre vice-president d'ounour que soun: 
En Frederi Mistral per la Prouvenco, Don Justin Pepratx per lou Rous- 
sihoun, Marian Aguilo per 1'isclo de Maiorco e D. Teodor Llorente, 
per Valenco. Dounaren lou Cartel dins lou numerd venent. 

— L'Acaiemi de la Joventut catblica de Barcilouno, counvido lis 
escrivan, prousatour e poueto de Catalougno, Maiorco, Valenco, Rous- 
sihoun e Prouvenco, a-n-un grand councours literari quesetendra lou 
33 d'abrieu, en coumemouracioun dou glourious St Jordt, patroun de 
Catalougno. 

Paura li pres seguent : 

Pres cPounour t courttsw. — Flour naturalo, per aqueu que 'me lou 
meiour biais cantara lou sentimen d'amour ; s'aluenchant, ben entendu, 
di draiou dou realisme, e se tcnent enaura dins li mai puris esfero de 
resperit. 

Pres de la flour d'arangie d f or e d' argent, per aqueu que lou mies 
cantara dins si vers un ate de la religioun. 

Tres dou rampau de lausie <T argent, per aqueu qu'eme lou meiour 
engeni cantara un fa istouri, uno tradicioun o coustumo de la terro 
catalano, senso n'en esclure lis isclo Balearo, lou Roussihoun, Valenc 1 
e lis autris encountrado ounte se parlo la lengo d'O. 

Pres d*un labut d t argent t que sara per quau presentara la meiouro 
poucsio lirico que noun intrara dins li temo subre-di. 

l'aura de mai uno tiero flourido de pres estraourdinari. 

Li peco auran de se manda au secretariat de l'Academi, carriero 
Portaferissa, 13, a Barcilouno, enc6 d6u S. Enricht Prat de la Riva, 
secretari, avans miejour d6u 5 d'abrieu venent, acoumpagnadocaduno 
d'un pie cacheta que tendra lou noum de Tautour, e per dessus lou 
titree 1'epigrafo de la dicho coumpousicioun. 

— Dins un article sus Lo T^egionalume a Fransa, Its Quatre barras 
n° 72, parlo poulidamen dou mouvemen prouvencau e felibren e dou 

Felibrige 11. 



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2i8 Lou Felibrige 



paire de nosto bello reneissenco, En J. Roumanille, e citoquauqui vers 
de F. Lescure tira de sa Cansoun di la coumtesso> que 1'autour de V ar- 
ticle a l'er de counfoundre erne La coumttsso, de Mistral. Pa, piei, uno 
autro pichoto errour que relevaren : i'es di qu'es < dins uno Assem- 
blado generalo dou Felibrige, tengudo a Paris lou 22 de febrie 1892, 
que lou felibre Amouretti fague sa declaracioun federal isto. > 

Lou 22 de febrie, lou Capoulie dou Felibrige miejournau ane faire 
vesito a nostis ami e fraire li soci de la Soucieta felibrenco de Paris, 
que soun coustitui en foro dou Felibrige e a-despart d'6u, e n'es dins 
Tate de la festo que li Parisen douneron a noste Capoulie, que se legi- 
gue la declaracioun subre-dicho. 

VANEGACIOUN 

— Lou felibre manteneire Leopold Blanc, qu'ero is Agnelie, es aro 
mestre d'escolo a Majastre (Bassis-Aup). 

— Lou manteneire Enri Paris, engeniaire en chefe en retreto, a 
quita Gap per veni a Marsiho, ounte demoro carrierodi Bons-Enfant 19. 

— Lou majourau Louis Roumieu demoro a Marsiho, carriero Bar- 
•thelemy, 24. 

— Lou manteneire Jdli Cassini resto en Avignoun, carriero Sauna- 
rie, 11. 

— Lou manteneire Felician Court demoro a Toulouso, 4, carriero de 
Roundo-de- Presoun . 

A PAREIGU : 

A Pau, dins V Almanack catboliqiu di Bas-Pireneu, ilustra, per 1893, uno 

fa bio bearneso: La cigale e I'aroumiqut, d6u valent Pellisson. 

A Cano, encd de Robaudy, Lts petits sabots, pouemo dou felibre Enri 

Giraud. 
A Ceto : Lou cassoulet, cansouneto lengadouciano, que li paraulo n'en 
soun de J. Soulet e la musico dou maestro F. Jouveau. Lou 
felibre de St Cla, Jouveau, Marsal erne si gravaduro, nous 
semoundon t6uti tres un Cassoulet prefuma, embauma e que 
crido : manjas-me! De cassoulet d'aquelo meno n'en aurian 
jamai proun, e pouden dire coume Louis Roumieu : 
M'a fa gau toun Cassoulet, 
Car as pas manca, Soulet, 
Vir aganta casso ou let, 
Siea pas dins tau cas soulet. 



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Lou Felibrige 219 



A-z-Ais, vers Garcin e Didier : Rapport sur lee prix de vertu Rambot 
et RevuUr, par (M, F. Vidal, bibUotbecaire de la Mejane, 
majourau dou Felibrige. 

A Touloqn, Lesecbos de Tamaris ei le Felibrige , etc., de Pau Coffinieres. 

En Avignoun, librarie Roumanille : Le dernier troubaire (E. Sty mar d) 
dou majourau L. de Berluc-Perussis. 

1 Lilasde Paris, VEcbo numero u, erne li sceno ix, x, xi, xu de Tate 
V de Casau, dramo en vers dejan Monne. 

A Tarbo, vers Lescamela : <Armanac patoues de la Wgorro per Pan 
1893. Galant pichot librihoun clafi de pouesio fresco e gaio, 
culido per lou felibre M. Camelat e la fado de PAdour, la 
gento Filadelfd. L'an que ven la floureto aura trachi, mai per 
vuei, nous es en-de-bon d'aplaudi li valent patrioto qu'an 
auboura lou drapeu, e d'apoundre que lou poulit librihoun 
se chabis mai que ben e que dins lou pais de Bigorro touti ie 
van coume Pave vai a la sau, en disent : 
Cmdo bjrlaiye 
Soun lengatye. 
Cado auserou. 
Sa cansou ! 

* Cacho-Fi6 ven, tout ben ven. sEs per acd que saludan em6 grand gau 
lou Cacbo- Fid , armana prouven9au per lou bel an 1893, que 
flouri, grana e lipet mai-que-jamai, atrenca per uno tiero fe- 
librenco, nous fai riseto per lou tregen cop. Es a Carpentras 
que s'estampo e touti li libraire d6u Miejour vous lou semoun- 
dran em6 plesi per des s6u. Aqui i'a 'no tarabastiado de galants 
escrivan que farandoulejon en ounour de la lengo e dou pais. 
Lou gent menaire es O. Imbert, que lou seguisson poulidamen 
Enri Bouvet, A.de Gagnaud, M. Jouveau, E. Jouveau, F. Jou- 
veau, C. Malignon, Ange Sylvestre, A. Bourguignon, Frai 
Teoufile, A. Fanton, G. Fructus, J. Brunet e A. Autheman. 
Que Dieu alegre aqueli bon coumpan que cade an pauson 
cacho-tld. 

A Cano, estamparie Robaudy, lou Discours prounouncia is oussequi, 
dou prince Guihem Bonaparte- Wyse, per Maurise Raimbault, 
cabisc6u de PEscolo lerinenco. 

A Mount-Peli6, dins Cbimere : Notre Federalists, de Paul Redonnel ; 
A la terro, sounet de Pau Chassary. 
» Dins lou Bulletin de V association gene" rale des itudiants a pa- 

reigu un estudi sus Li bourgadieiro de A. Bigot, per Benezet. 

A Barcilouno, dins Lavenc numero u, un article de M. Torrents sus 
Don {Manuel de r Bofarull } que ven de mouri, erne soun retra 
e uno noto calourento pretoucant lou Lengadoucian e Jan Doc. 
Osco ! per lavenc. 



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220 Lou Felibrige 



A Paris, dins La Province de nouvembre, les Vendanges y estudi de 
mour prouvencalo, de Pau Mangin ; e dins la crounico de 
Xbre, un cop de ped a M. J. Caraguel que, dins hu Journal t 
ven d'escri£ure un article marrit contro lou Felibrige. Aqueu 
M. Caraguel, s'es pas countent, sara pas resounable e i'apren- 
dra de parla — coume nVa tant que fan a l'ouro d'iuei — 
senso saupre 90 que volon dire. 

Lou Felibrige empachavo M. J. Caraguel de dourmi: l.tician 
Due i'a ribla si claveu autamen e fie ra men, e sian assegura que 
la licoun i'aproufichara e qu'un autre cop s'avisara de pas 
s'endraia a touto zurto dins lou semena. 

L'article de noste ami es esta proun arremarca, e lou 
Vigneron narbonnais l'a reproudu en entie, per lou faire cou- 
neisse i coumpatrioto de M. Caraguel, qu'es de Narbouno. 
» Le mots Cigalier de 9bre 1892, erne lis Echo cigalier ; la taulo 
di materi e lou retra de Benjamin Constant. 

A Paris, enc6 de J.Calcas, que n'es Tautour : VArmana quercinoiUs, 
galant librihoun que costo 40 centimo. 

A Carcassouno, la Carcassouneso, cant patriau dou mestre en Gai-Sabe 
Pau Gourdou, musico de meste Jan Escaffre. 

A Fouis, enco de Gadrat, Almanac patoues di V*Ariejo % per I'annado 
1S93. Erne li fiero, li courso de la luno e tout co que fau 
per faire rire e acountenta li gent, coume prouverbi, cansoun, 
conte, galejado, etc. Costo 15 centimo. 

A Cavaioun, enc6 de L. Mistral : la Tfyvoulucioun, superbo charradisso 
qu'Anfos Martin fague, lou 14 de Juliet 1892, au Cilucle 
republican de Mouriero. 

A Marsiho, encd de L. Sauvion :Des traces laissee* par Upiganisme dans 
le midi de la France et plus particulierement en *Provence, 
dou majourau Anfos Michel. Aqueu libre forco asciencia qu'a 
davera la joio dou Ministre de l'Estrucioun publico iJoFlou- 
rau di Felibre de Paris, en 1892, deurrie estre dins touti li 
man. L'autour i'estudio remarcablamen Tinfluenci dou paga- 
nisme sus li festo e ceremounie religiouso, sus li festo e cere- 
mouni^ civilo, sus li legendo e pereu sus la lengo miejournalo. 
Aqueli que i'agradara de faire em'eu la bello escourregudo 
qu'a facho vers li causo dou passat, faran coume nautre : 
aplaudiran Tobro de tout cor. 

A Marsiho, a l'estamparie marsiheso : Obro prouvencalo, dou Pai Don 
Gamier, mounge benesetin e estigadou di roumavage prou- 
vencau a N. D. de la Gardo. 

Lou Ger&nt : Jan Monne. 

lmprimerie L. DUG, 11, rue Chwsagnolle, aux Lilas, prt?s Paris. 



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CROUNICO 



L'ESCOLO d6u VENTOUR 



Avian anouncia, i'a quauque terns, qu'ero maja- 
men questioun d'ourganisa uno Escolo felibrenco, 
en vilo de Carpentras. Li b6lli festo e la superbo 
court d'amour que se \6 tengueron en setfembre de 
1891, avien semena de bono grano, e sian urous de 
dire que bello culido de flour se ie v6n de faire. 

Lou 22 de janvi6 de 1893, k tres ouro de vfespre, 
dins uno di mai galanti salo de la Coumuno de Car- 
pentras, s'acamp^ron li Felibre de Tencountrado, 
pSrfounda V Escolo dou Ventour. 

Eron present o avien manda sa counsentido, MM. 
i'abat A116gre, curat de S° Ceio; d6utour Augier ; 
Autheman,de l'lsloe G. Barciloun, felibre mante- 
neire ; Louis Barcilon, avoucat ; Barres, ancian bi- 
blioutec&ri; Bernardin, souto-prefdtde Carpentras; 
Enri Bigot e l'abat Bresson, curat de Lauris, fe- 
libre manteneire ; B. Bruneau ; Caillet, avoucat, 



12 



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222 Lou Felibrige 



maire de Carpentras ; L. Eymard, estudiant; l)o- 
minico Fabre;comtede Gaudemaris, deBaumo-de 
Veniso ; E. Gu6rin, senatour ; F. Gras, Capoulie 
d6u Felibrige ; canounge Grimaud, curat de Sorgo; 
Cldvis Hugues, ancian deputa,& Paris ;abatlmbert 
a Vaurias ; marques dis Isnard; Liabastres, coun- 
servatour d6u Museu ; J. Laurens, artisto pintre ; 
Loubet, ancian magistrat ; En Roumie Marcelin ; 
S. Marcelin, estudiant en medecino ; En A. Michel, 
de Mourmeiroun ; Moulinas, proufessour d'ist6ri ; 
Montagard, proufessour ; Morricelly, negouciant; 
Patin, Pau Ravoux, J. Reynaud, Tourrette, etc. 

La sesiho estent duberto, au noum d6u Bureu 
prouvisdri, En Roumie Marcelin s'auboure, ecoume 
i'a proun m6ti que p6r faire contro k nosto boule- 
gadisso, fan courre lou brut que dins n6stis Escolo 
lalengofranceso esforo-bandido, entamen^sadicho 
coume seguis : 

Messieurs, 

En ma quality de Cabiscou, je devrais, comme il est d'usage dans 
nos Ecoles telibr^ennes, ouvrir cette seance en provengal : c'est ce 
que je ferai tout & l'heure. Mais auparavant j'ai voulu, pour qu'il n'y 
ait pas de malentendu entre nous, m'expliquer sur la prtHendue ex- 
clusion de la langue frangaise de quelques-unes de nos Ecoles. Je 
puis affirmer, Messieurs, que cette accusation est d6nu£e de fonde- 
ment.De I'avis des f&ibres les plus autorisds, la langue francaisc et 
la langue provencale doivcnt 6tre consid6r£es comme soeurs. Elles 
peuvent done parfaitement marcher ensemble, s'aidermutuellement 
et donner&notre Ecoleun cachet d'originalit^ peucommun.D'ail- 
leurs, ('•critc en provcngal ou en fran^ais, la po^sie sera toujours de 
la po6sie. 

Ceci convenu, Messieurs, j'arrive k I'objet de notrc reunion, mais 
alors en pro venial. 



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Lou I'elibrige 22} 



Messitfs, 

Lou Bur6u de 1' Escolodou Venlour, Escoloencaroen fourmacioun, 
lou sab&s, mai que preparo tranquilamen soun espandido, a vougu 
vousasempra, d'abord p£r vous remercia vous autri, li fisangous, que 
l'av^s leissa. a soun lesi, s'enlreva dctout caire, vous adurree grou- 
pa en uno Soucieta felibrenco, literari, seienlifieo e artistico, tduti li 
patriolo val6nt de I'encountrado qu'an ben vougu douna sa counsen- 
tido. 

Lou Bur6u, Messrs, qu'avesounoura d'aquelo messioundalicado, 
a fa soun deve\ se pdudirc, erne* ibrco plesi. S'es adrcissa majamen 
aqui raounte a cresegu de rescountra d'omede biais, d'ome d'esludi, 
d'ome atravali, amourousi de tout co que Fa de b£u, de juste e de 
verai; e pertoutounte voste Bur6u a pica, Tan durbi, Tan amistadou- 
sauien regaupu. L'anpereu eseouta cfan respoundu: « 0, eme vous- 
autre sian, eme* vous-autrerestaren. » 

Es ac6 noslo glori ! 

Lou noumbre dis ader&nt, Messrs, n'es pas gros de resto, mai es 
bon. 

Aro, Messtes, voste Bur6u prouvis6ri a fa sa plego , Pobro que 
pressavo lou mai es coumplido ; e ven6n, satisfa, vous counvida a 
l'eleicioun d'un Bur&u definiticui,d'un Bureu elegi p6r tres an e renou- 
velable, que posque erne proun poude faire sa demando ouPicialo a 
laManten^nvodeProuven^o, 16 souinetre lou reglamendc TEscolo, 
lou faire aprouva, e, per que Onalamen pousquen dire en tduti : Sian 
nous autre t 

Vejaqui, Messtes, Tesliganco de nosto reunioun vespcralo. 

En seguido d'aqueli paraulo, se passo a la cousti- 
tucioun d6u Bur6u definiti6u de l'Escolo. 

E soun nouma : 

Lou majourau en Roumi6 Marcelin, cabiscou ; 

Li manteneire Gustavo Barciloune Pau-Enri Bi- 
got, souto-cabiscou ; 

M. Leoun Eymard, secrethri. 

Lou Bur6u coustitui, se passo a Taproubacioun 
d6u reglamen, e li set article que coumpren, soun 
adouta a l'unanimeta. 



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2$4 Lou belibrlge 



P6r aclamacioun, M. AufredCaillet, maire de Car- 
pentras, es nouma president cTounour de TEscolo. 

Epi6i, M. J6rgi Reynaud entameno uno galanto 
charradisso sus': les Troubadours dans le Comtat. 

E se clavo la sesiho apr^sd'ague vouta e manda si 
meiour gramaci ^Tamenistracioun municipalo car- 
pentrassenco qu'avie b&n vougu metre a la dispau- 
sicioun de TEscolo la plus poulido salo de la cou- 
muno. 

E vhs aqui Tun de n6sti vot li mai arderous que 
vhn de re$aupre soun coumplimen e n'en sian urous 
qu'es pas de dire. 

E whs aqui que pau-&-cha-pau, an per an, li vilo 
prouvenjalo se nouson, uno &-cha-uno, k la cadeno 
felibrenco e que la farandoulo que passo, menado 
p6r li tambourin, e que lis inne patriau que restoun- 
tisson e que lis ec6 redison superbamen, revi^udon 
l'amour de la terro nadalo e d6u parla d6u bres, e 
revihon Tamo de lapatrio, qu'es endourmido e que 
se destrassounant, dins li rai de la souleiado, souto 
li bais de si pou^to, repren uno vido nouvello,s6nt 
courre dins si veno un sang vi6u e fegound, e, re- 
gardant loupassatem'ourguei, jito sus l'aveni soun 
regard fi6r e sublime, es'alando pouderouso, lumi- 
nouso e majestouso, sus la draio de l'inmourtalita. 

Jan MONN6. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfeNgO 

— La Soucieta felibrenco de Paris a coustitin soun Bureu per Tan 
1893, coume scguis : 

President : M. Sextius Michel ; vice-president , lou mege Jan Bayol, 
Jaume Gardet c Raoul Gineste ; secretari-tresourie, Ernest Plantier ; 
uerethri-ajudaire, Froment de Beaurepaire e Fabre. Lou cancel ie es 
toujour J. Gardet, souto-president, e ramenistracioun dou Viro-Souleu 
s'es fisado, per la beilie, a M. Rochas, e per la redacioun a B. Bon- 
net, emai a-n-Ernest Plantier. 
— vAssabe di Jo Flourau de la Soucieta felibrenco de Tarts — 
A foucasioun di festo annalo de Sceus, que la Soucieta celebrara 
coume a Tacoustumado au mes de jun venent, se decerniran li pres 
seguent : 

1. — COUNCOURS L1TERAR1 — 

A. — Pre* dou (Minis tre de VEstrucioun publico, au meiour estudi 
en proso franceso sus la vido e lis obro de T{oumanilIe. 

B. — Uno medaio de vermei per la cansoun erouico en lengo d'O, 
sus Rougis Trencavelj viscomte de 'Belies e de Carcassouno. 

C. — Uno medaio d' argent per un sounet en lengo d'O : %Au mes 
fabrieu. 

D. — Uno medaio d? argent e un eisemplari de : Las belbados de 
L/jrtouro, de Durrieux, a la meiouro nouvello en lengo d'O, sus lou 
temo : la Voto. 

E. — Uno medaio d'argent per la traducioun literalo, dins Tun di 
dialeite mouderne de la lengo d'O, d'aquest tros dou Rouman de Fla- 
menca escri en lengo d'O dou siecle XI V n : 

Las tosetas agron ja trachas 
Las maias qu'el sera son (achas, 
E lur derinolas cantdron ; 
Tot dreit davan Guillem passeron 



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226 Lou Felibrige 



Cant an ana kalenda maia, 
Que dig : • Bella dona ben aia 

• Que non fai languir son araic, 

• Ni non tern gelos ni castio 

« Qu'il non an 'a son cavallier 

• En bosc, en prat o en vergier. 
» E dins sa carabra non lo mene 

• Per so que raeilx a lui s'abene. 

• E'l gilos lassa dansl'esponda, 

• E, si parla, qu'il leresponda: 

• — Non sones mot, faits voen lai, 

• QuVntre raos bra mos amic jai ; 
« Kalenda, maia. • E vai s'en, 
Guil)em8 sospira ooralmen 

E pregaDieu tot sua vet 
Qu'en lui avere ceat verset, 
Que las to seta s an cantat. 

FLAMENCA. 

II. — COUNCOURS CLASS1QUE — 

A. — Uno medaio d? argent e las *Belbidos de Leytouro, a la tradu- 
cioun en lengo d'O (proso) d'un tros di Geourgico, cant segound, d6u 
vers 419 au vers 4*3. 

B. — Uno medaio d argent em'un eisemplari de Itissi de la coulei- 
cioun dou Viro-Souleu (1893) a la traducioun en lengod'O de la fin 
d6u rou man de Flourian : Estelle, a parti r di mot : c Heurcuse patrie 
d'ou la fortune m'a exile, etc. » 

N. B. — Touti li dialeite dou Miejour de la Franco podon s'emplega 
dins li councours literari e dins li councours classique. 
III. — Pre* Florian- Aubanel — 

Uno medaio de vermei h la meiouro balado en frances sus : Aubanel e 
Florian, 

IV. — dessin — 

i° Dessin : Tipe de march and de pen de lapin. Paura per aco un 6u- 
jet d'art d6u ministre di Beus-Art, em'uno medaio d'argcnt. 

2° Esculturo : Tipe dou distilaire d'aigo-ardent ; faura pereu peracd 
un 6ujet d'art d6u Ministre di Beus-Art. 

3 Musico : uno medaio de vermei a la meiouro coumpousicioun sus 

La mort del hup, obro roumano d6u siecle XIII, que ves-eici: 

Montfort 

Es mort, 

Es mort, 

Es mort, 

Viva Tolosa, 

• Cieuta gloriosa 

E poderosa, 

Tornan lo paratge e l'onor ! 



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Lou Felibrige 227 



Montfort 

Es mort, 

Es mort, 

Es mort. 

Es mort ! 

Frovensa bella 

De moun estella. 

Las e cental la 

Es spies de virtuts e d'amor. 

Montfort 

Es mort, 

Es mort, 

Es mort ! 

La coumpousicioun sara escricho per uno souh voues (d'ome o de 
fremo) em'acoumpagnamen de piano. 

De mai, se pour ran acourda de medaio d'argent, de brounze, e un 
diplomo artistique. Li courreire d6u councours literari noun pourran 
councourre que per un soulet temo. 

Li mandadis literari, classique e musicau se devon faire dins li formo 
academico, avans lou 15 de mai, a M. Sextius Michel, maire dou XV" 
arroundissamen de Paris, president de la Soucieta, carriero Violet, 54 
bis, a Paris. 

Li mandadis di councours de dessin e d'esculturo saran espedi, avans 
lou 30 de mai, a M. Amy, escultour, delega per la seissioun artisti- 
co, 55, avengudo d'Orleans, a Paris. 

— Lou pres dou Ministre de PEstrucioun publico sara decerni, en 
1894, au meiour travai en f ranees sus d'aquest temo : Etude sur U the- 
atre en langue (POc. 

N. B. L'esttidi pourra estre grencralo o s'aplica escassamen qu'a-n- 
uno soulo encountrado. .. 

— Au Coungressoucialisto que s'es tengu a Roubaix, sus la coumen- 
canc^o de febrie, s'es decida d'espandi lis ideio dou partit au mejar. de 
librihoun de prou pagan Jo escri dins lou parla poupulari. 

— Estourna-mai lou Pai Savie de Fourviero que presicc lou Caremo 
en lengo prouvencalo, dins la gleiso de Sant-Laurens de Marsiho. 

— Lou dimars gTas, 14 de febrie, a Fourcauquie, 40 jouvent travesty 
an dansa WFielous. l'avie 12 an qu'aqueli jo, acoumpagna de cansoun, 
s'eron plus fa, e n'es graci a Tourganisaire, lou viei meste Thome, que 
li Fourcauqueireii an degu de lou tourna-mai veire. 

— Li chatouno dou patrounage di sorre de Sant-Vincent-de-Paulo, 
a-z-Ais, an jouga mai que ben la flamo pastouralo dou canounge Mille^ 
ounte la lengo bello, li prouverbi poupulari, li beu vers pious, soun 



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22<S Lou Fclibrige 



trenade man de mestre. Aqueli qu'an agu Pur de Pausi n'en soun esta 
meravlha. 

— L'academi de Marsiho ven de bouta au councours un estudi sus 
Uar t plastique provettfal, depuis ses origine* jusqua nos jours ; lou lau- 
reat recaupra un pres de 300 fr. 

— Lou grand poueto Frances Coppee a respoundu per aquest sounet 
a Palbum que lou gent ami, Juli Oassini, Pa remes au noum di Fe- 
libre : 

AUX FtiLIBRES 
qui m'ont salad de leurs vers pendant mon sejour en Provence. 

Souflrant, j'etais vcnu sur le doux littoral ; 
Frileux, je me cbaulfais au soleil de Provence, 
Lorsque, — joie ct fierte ! — sur mon chemin s'avance 
Le Kelibrige, avec son chef, le grand Mishal. 

A moi, Thumble riraeur, a peine lcur egal, 

lis offrent leurs beaux vers comme une redevance. 

Leui* fraicbe poesic est unc eau de Jouvencc. 

Je ro'j baigne et j'en sors gueri : je n'ai plus mal. 

A mon depart — il taut que tout bon temps fioisse — 
Je ne comptais cueillir sur la route de Nice 
Qu'un bouquet t6t fletri de ses roses d'hiver. 

Chers Kelibres, merci ! car de vos nuits sans voiles 
Et de leurs astres d'or rtfletesdans la mer, 
J'emporte, grace a vous, une gerbe d'cttoiles. 

Francois COPP&E. 

— Uno dougeno de galoi coumpan, que, senso aparteni en ren au 
Felibrige, n'en amon pas mens nos to parladu#o, se soun acampa lou 5 
de febrie, a PHdtel de Marseille, per faire ounour a noste brave ami 
Roumieu. Tres felibre avien agu Pur d'estre de la taulado : En Anfos 
Tavan, Aguste Gautier, e lou jouve e valent Louis Roux. Osco, per 
eli ! La festo es estado superbo ; s'es canta e brinda enjusqu'a-n-unoou- 
ro d6u matin, e lou {Motet de tnesie Roumiiu i'a fa prouado. 

— Lou cabiscdu de PEscolo de Lar, En Frances Vidau, fai assaupre 
qu'a Poucasioun di festo felibrenco, que s'alestisson a-z-Ais, per lou 
mes d'avoust venent, se tendran de Jo Flourau prouvencau e frances, 
que ves n'eici lou prougramo : 

1. — councours prouvencau — i° Pouesio prouvencalo en ounour 
de Sextius o de Mirablu. (Li pouesio celebrant lou foundadou de la vilo 
d'Ais, auran d'estre escricho en dialeite d'Ais). 



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Lou Felibrige 229 



2 Proso prouvencalo : A. — Noutico sus li Troubaire tPtAis, des- 
piei Brueys enjusqu'au Felibrige. (1854) 

B. Traducioun de la proumiero partido de l'epodo II d'Ouraci, des- 
piei : < Beatus ille t qui procul ne go tits » enjusqu'a : « Jucunda captat 
prcemia. » (Aquelo partido dou councours es escassamen reservado a 
la jouinesso dis Escolo). 

3 Filoulougio : Gramatico de Vidiomo d'Ait, en prouvencau o en 
fiances. (L'autour jougnira a soun travai un recuei de teste dou parla 
d'Ais de touti lis espoco). 

II. — gouhcours francos. — i° Pouesio franceso : la Legende de St 
<Mitre % qu'aura pas mai de dous cent vers. 

2° Proso : Notice bUtorique sur /. B. de* Galois de la Tour, dernier 
tntendant de Provence. 

III. — councours intirnaciounau — Eloge de Rajfnouardj en proso 
o en vers, dins Puno di set lengo neo-latino. 

Nouta. — Per lou councours prouvencau soun ames touti li dialeite 
de la lengo d'O, di bord de la Roya, a Valenco d'Espagno. 

Touti li mandadis se devon fa ire a vans lou i de Juliet de 1893, * 
M. Constans, proufessour a la Faculta di Letro, cours Santo-Ano, 46, 
a-z-Ais. 

— La Manteuenco de Prouvenco s'acampara a-z-Ais, a P6ucasioun 
di festo larenco d'avoust, e semoundra de joio per li tres temo se- 
guent : i°, peco de teatre ; 2 , galejado en proso o en vers; 3 , odo 
en vers sus lou sujet : Troubairis-Felibresso. 

Li peco d'aqueu councours se mandaran, dins la formo acoustumado, 
avans lou 1 de Juliet, au majourau En Jan Monne, secretari de la 
Mantenenco de Prouvenco, 149, carriero Breteuil, a Marsiho. 

La Municipalita d'Ais, vouguent douna mai-que-mai de resplendour 
a-n-aquelo acampado, s'es dicho de faire un nouveu councours per 
Testrumen naciounau : faura, per la targo artistico, de galoubet-tam- 
bourin, d'oujet d'art, de medaio de vermei e d'argent, e de pres en 
mounedo de 100, 60, 50, 40, 25, 20 francs, etc. 

— Lou a 1 de mars venent, la Soucieta literari di Mardistes marsihes 
que lou prouvencau Pes en ounour, deu douna uno testo au gent fe- 
libre Louis Roumieux, per ie faire la ben-vengudo dins la capitalo de 
l'em peri dou souleu. 



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2}Q Lou Felibrige 



— Tourna-niai lou pople marsihes s'acampo lou dimenche e lou 
dijou, a la gleiso de Sant-Laurens, per escouta erne grand gau li 
counferenci dou Pai Savie de Fourviero sus li Patriarco. 

— Per pareisse leu : A gusto, rouman de mour prouvencalo dou ca- 
biscou de PEscolo lerinenco, Maurise Raimbault, beu voulume de 260 
pajo que coustara 3 fr. 50. 

— La revisto ilustrado, de New-York : The century (Magazine publico 
lou viage en Prouvenco que M. Janvier, s6ci dou Felibrige, d'Ameri- 
co, fague eme sa mouie, qu'espereude nosto Soucieta. Lis ilustracioun 
soun de M. A. Castaigne. 

— Lou 5 de febrie s'es celebrado,a Maiano, la festo de Sto-Agueto. 
A-n-aquelo oucasioun s'es felibreja enc6 dou mestre En F. Mistral. S'es 
di de galant vers, e Mmo Mistral a divinamen canta quauqui nouve 
deSaboly. l'avie a la taulado : Magali Mistral, gento neco dou grand 
poueto maianen ; J. Cassini, F. de Baroncelli-Javoun, l'arqueoulogue 
famous Gilles, d'Eirago ; M. e Mmo Grabie Perrier, de Graveseun, e 
Marius An.dre. 

Apres la dinado, li counvida se soun espaca sus lou cous dou galant 
vilage, e soun intra au cafe-councert ; mai, aqui, en tre que lis artisto 
qu'eron sus sceno d'aqueu moumen, an sachu que i'avie l'autour de 
Mireio, an entamena subran lou duo de Tobro de Gounod, e lou pople 
entousiasma a fa 'no ouvacioun super bo a soun ilustre poueto. 

— Sian urous de reproudurre de VAioli aquesto novo que fara 
grand gau en t6uti lis ami de nosto parladuro : 

* « L'eicelent e devoua prouvengalisto Aguste Bertuch, qu'avie deja 
tradu en alemand lou libre (XtNsrto, ven de douna au publi, dedinsla 
memo lengo, uno traducioun de Mireio. La nouvello obro de Bertuch, 
« Mireio, provencalische Dichtung Von Frederi Mistral » acoumpagnado 
d ; uno prefaci dou doutour Eduard Boehmer, es cmpremidoen Estras- 
bourg, encd de J. Triibner, e fai un agradieu voulume de 300 pajo 
in-i a. La critico tudesco a fa cachiero niai-que-mai a la QAiriio de 
Bertuch. » 

— La Cigalo d'or nous an6uncio que lou felibre A. Brun, qu'es a 
Tunis, ven d'escrieure au capoulie dou Felibrige, per ie demanda d'au- 
tourisa la coustitucioun d'uno Escolo felibrenco A Tunis. Faren remarca 
que lou Capoulie eme lou Counsistori an lou dre de coustitul de Man- 
tenenco, mai que lou dre d'establi d'Escolo e de prouclama de nouveu 
felibre, lis Estatut lou reservon escassamen is Assemblado generalo de 
Mantenenco. 



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Lou Felibrige 2)i 



Lengad6 

— Souto I'aflat de let del grif, a Toulouso, dans t6uti li quartie se 
groupon li jouvent en Soucieta couralo, en se ramblant a la Colbo de 
Goudouli ; escoutas 90 que dison : 

< Sabets la toco qu'aben ? Boulen enlaira la parladuro mairalo que 
nous bresset pitchounets ! 

c Boulen que restrounisque toutjours le moundi qu'a enmourtalisat 
Goudouli, le tour gascou qu'enmoullet Vestrepain e ciselet Mengaud, 
a laseguido del mestre. 

< Boulen que dins las cansous de nostres barns, lancados per de gar- 
galhols sens parels, nostro caudo lengo brounzine en sas sillabos mu- 
sicairos. 

<c Boulen, en fin, rebiscoula del patoues de nostres biels toutlou bel 
tour, que se i'es endourmit, en nous acoustumant a tria sas espressious. 
c Parla, canta la lengo mairalo en la pla cantant e pla parlant ! » 

Bravo ! per li couralo di bhrri de Toulouso e per aqueli que li bu- 
ton. Es lou meiour biais a prene per que la lengo meiralo reprengue 
sa pla^o degudo dins lou pople. 

•— Legissent dins La cigalo (Tor qu'es questioun d*auboura, en An- 
duzo, lou buste de la celebro troubairis, nascudo dinsaqueloanticocieu- 
ta cevenolo, e couneigudo souto lou noum de Claro d'Anduzo. 

Un generous patrioto miejournau s'es deja semoundu per paga un 
bon tros de Pobro. Lou coumplcmen scfarie per souscripcioun publico. 

Ansin se coumplirie lou vot de Frederi Mistral, esprimi dins Tacamp 
de la Mantenenco de Lengadd de 1889, tengu a 1'oustau coumunau 
d'Ales, a Toucasioun di festo dou troubaire La Faro-Ales. 

L'inauguracioun dou buste de Claro d'Anduzo sarie acoumpagnado 
de grandi testo felibrenco. 

— Van pareisse au mai leu : li Dindouh, recuei de pouesio e de 
conte en proso, dou felibre de la Font d*Avuro, Louis Pascal. 

L'amour dou bres e de la terro maire an ispira noste valent coum- 
pan ; es per acd que I'autour s'adreisso majamen au pople que gardo 
encaro vuei la religioun de nosto parladuro. 

Se pou souscrieure a Tobro, que coustara vint-e-cinq s6u, enc6 de 
Tautour, carriero d6u Masbourguet, en Uzes (Card) a la librari6 Rou- 
manille, carriero St Agric6 19, en Avignoun. 



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2J2 Lou Felibrige 



— Lou grand musicairc mountpelieren Paladilhe ven de coumpausa 
un cor qu'a per titre : Lous Cant air a dau Clapas, e que li paraulo n'en 
soun dou felibre Fernand Troubat. La Soucieta d'aqueu noum, que ven 
de recaupre lou cor de Paladilhe, s'es boutado subran a Pestudia e lou 
cantara leu, leu, per lou regale d6u pople clapassie. 

— Uno ideio eicelento es aquelo qu'espelis lou Caseavel, d'Ales. Au 
poun de visto de la proupagando e de Pespandimen de la parladuro, es 
quicon de flamejant. 

Lou Caseavel durbis un councours de cascavelados ; de cansoun (sus d'un 
er poupulari o couneigu), de conte e de pouesio. Pa dous pres per ca- 
do partido : lou premie de iofr., lou segound de 5, emai quatre men- 
cioun que caduno adurran au gagnaire un libre o un abounamen i jour- 
nau poupulari : rtAioli, la Cigalo d'or, \a Catnpana de Magalouna. 

Lou dre dou councours es fissa a o fr. 45 cent. Li peco courounado, 

que saran enserido dins lou Caseavel e escricho dins Pourtougrafi d6u 

journau, autantque poussible, deuran estre mandado avans lou 1 de 

mai au dirdtour dou Caseavel f 5 carriero Dumas, en Ales. 

Quau voudr* lucha que se presdnte ! 
Quau voudra lucha que veogue au prat ! 

— VEsco/o audenco a tengu soun acamp lou 12 de febrie. Lou cabis- 
c6u P. Gourdou que presidavo, a dubert la sesiho en uno flamo char- 
radisso en lengadoucian. Lou felibre G. jourdanne a remembra lou sou- 
veni de M. Leperrine d'Hautpoul, soci de PEscolo, defunta i'a gaire, e 
moustra piei que PEscolo ero dins uno bono situacioun financiero. Se de- 
mandara pamens uno suvencioun au Counseu municipau de Carcassouno 
emai au Counseu generau de PAudo. 

De Jo Plourau soun decida, que se tendran au mes d'6utobre venent ; 
lou councours coumprendra quatre temo ; pouesio lirico, sounet, pouesio 
coumico o galejado, estudi istouri o literkri, en proso lengadouciano o 
franceso, sus d'un sujet interessant lou despartamen de PAudo. Uno 
coumessioun es cafgado de fissa la dato e lou noumbre de joio a de- 
cern!. 

M. de Teule entrais Pavis que se fague rampeu en t6uti aqueli qu'an 
de doucumen en lengo d'O, d'anciano char to, de registre publi o parti- 
culie, d'obro de poueto lengadoucian, per que n'en semoundon a PEs- 
colo, fugue uno cdpi, fugue P6uriginau, e d'aqueu biais PEscolo pourrie 
coustitui un founs de doucumen di mai precious. 

Aco's adouta e se levo la sesiho. 



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Lou Felibrige ^ 



— Signalan tourna-mai is ami V Almanac paiouu de 1'Ariejo, que sa 
toco es superbo e que nous fai gau de dire eici que lou suces d'aquelo 
oubreto es mai que ben e mostro que li gent de 1'Ariejo se desinteresson 
pas de sa lengo ni de si tradicioun. 

£o qu'an vouguaqu61i que buton aquelopublicacioun esde revieuda 
li vieii remembranco, en boufant sus lou fid que couvavo souto li 
cendre, de refaire la counscienci istourico d'un pais en ie descatant 
soun passat glourious que res n'avie* fa'scandiha li rai davanssis iue, 
e de moustra claramen que la lengo roumano n'es pas morto. Acd's 
la bello toco que disian e que perseguisson e qu'ajougnon aqueli ga- 
lant sdci qu'an enanti aque*u gent librihoun. 

CATALOUGNO 

— Lou premte dimenche de mai venent, e lou 7 d6u mes, se cele- 
brara a Barcilouno la pouetico festo di Jo Flourau, e lou cinquen cente- 
nari de soun istitucioun per lou rei d'Aragoun, Jan I 9 . Se decerniran 
a-n-aquelo oucasioun li tres pres que Vajuntarmn de Barcilouno se- 
mound cade an, despiei sa restauracioun, que i'a trento cinq an que s'es 
facho. 

Lou pres de la Flor natural sara decerni i meiour vers fa sus d'un 
temo leissa a l'agrat dis autour. 

UEglantino a" or sara per lou cant aire di fa istouri, gesto, us o cous- 
turr.o de la terro catalano. 

La Viola , d'or e d'argent, per la meiouro pouesio lirico sus d'un temo 
mourau o religious. 

E i'a pereu uno tiero magnifico de pres estraourdinari. 

Touti li coumpousicioun saran inedito e escricho en antique o mou- 
derne Catalan de Barcilouno, de Maiorco o de Valenco, en quete que 
fugue di dialeite dou miejour de la Franco. 

Touti lis obro auran d'estre remesso au Secretariat dou Counsistdri, 
(carrer de les Corts Catalanes, grand Via, 230, a . 2) avans miejour 
dou 1 d'abrieu venent, acoumpagnado dou pie each eta, que tendra lou 
noum de Tautour et que pourtara en subre lou titre e Tepigrafo de la 
coumpousicioun. 

— La suvencioun di Jo Flourau que YvAjuntamen de Barcilouno 
arrestavo annalamen a la soumo de 250 fr., sara pourtado aquest an 
jusqu'a i^oofr. 



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2)4 Lou Felibrige 



— Lou Counsistdri di Jo Flourau de Barcilouno ven d'escrieure a 
noste Capoulie per ie semoundre la souto-presidenci d'ounour de sa 
festo maienco, e lou Capoulie i'a fa responso que se Dieu vou, i'anara 
representa lou Felibrige. 

Ves-eici la letro qu'a fa teni i mantenedors di Jo Flourau barciloun£s. 

Avignoun, febrie 1893. 
Mantenedors di Jo Flourau, 
« L'amo d6u Felibrige tresano quand sus uno terro de TEmperi dou 
Souleu s'aubouro la voues de la Pouesio, qu'es, elo, la voues de Dieu, 
souleto proun forto per se faire ausi di pople, souleto proun poude- 
rouso per nousa lou pache de la grando Unioun latino. 

« Fier de Tounour que me fases, anarai vous pourta la bono paraulo 
felibrenco e l'asseguranco de nosto fe dins Faveni e dins lou triounfle 
de nosto raco, tant ben aparado per lis ome de Perouico Catalougno. 
c Re^aupes, ilustre Mantenedors, mi saludacioun couralo. 

Felis GRAS, 
Capoulie dou Felibrige. 

MORTUORUM 

— La Ctgalo cPor nous adus la tristo nouvello dou grand ddu que 
ven d'aclapa noste ami car En Albert Arnavielle. Sa bravo ma ire es 
morto en Ales, lou divendre 37 de febrie, dins si 79 an. 

Prenen uno part ben vivo a la doulour de Tami, dou fraire en Sto 
Estello qu'aman de tout cor. 

— A Veniso (ItaliJ es mort, lou 26 de janvie 1893, dins si 73 an, 
il nob. Signore Giuseppe Licer, marit de dono Mario Licer, socio dou 
Felibrige. 

— En Avignoun, lou 4 de febrie 1893, cs m °rto, dins si 77 an, 
dono Margarido Bouvet, maire d6u simpati felibre Enri Bouvet. 

Qu'en Dieu repauson li pauri mort eque Santo Estello assole aqueli 
que plouron. 

VANEGACIOUN 

Lou felibre manteneire Ernest Couve demoro, aro, ^-z-Ais, 5, cours 
de la Trinite. 

Lou majourau En Leopold Constans es, aro, a-z-Ais, 46 cours Sainte- 
Anne. 



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LOU CATEGHISME D()U BON FELIBHE 



Lou Catechisme dou bonfelibre, ac6's lou titou- 
let d'un galant pichot librihoun que v&ndes'estarti- 
pa a Lioun, e que, misteriousamen, vai pourta la 
bono nouvello i quatre caire de Prouvfenfo. Fa 
proun journau que n'an parla, lis un p6r lou lausa 
coume i'es degu, lis autre p6r ie manda la p£iro, 
coume sefaientoutocauso bono. L'obro es esquis- 
to. Ac6 v6u pas dire que fugue s6nso deco, e si 
pich6ti deco noun empachon Tautour d'agu6 fa 'n 
travai requist e, subre-tout, majamen estimable pfer 
sarra lou liame de l'unioun entre t6uti li fraire de 
la famiho felibrenco, au mouraen que lou v6nt bou- 
fo en temp&sto, que la fe s'amosso e que li cor se 
barron. Mau-grat lou reproche gr6u que ih fan, de 
pas pourta lou nom de Dieu (que noun es necite de 
bouta aqu6u noum sacra k t6uti li sausso, per ii 
creire e Tounoura de tout cor), nautre, avfensaluda 
la vengudo d'aqu^u librihoun, eme Testrambord 
d6u negadis que sus la mar tempestouso atrovo a 
la perfin uno post de salut. 

E coume lou lumenoundeu s'escoundresouto la 
panau, e que lousouteu lusis p6rt6uti, nousfasen 
un plesi e un dev6 de publica en enti6 lou Cate- 
chisme dou bon felibre. 



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236 Lou Felibrige 



CATECHISMB D6U BON FELIBRE 

I 

— Qu'es lou Felibrige ? 

— Es Tamo di Nacioun latino. 

— Que vou lou Felibrige ? 

— V6u 1'unioun de t6uti li prouvinco, de tduti li Nacioun d6u 
Mounde latin, souto TEstello di set rai. 

— Perque'?. 

— P6rquelouB£n triounfle dou Mau; lou Beu d6u Laid ; la Pen- 
sado, de la Peiro e d6u Metau ; dins qu'un mot : per que la Poueslo 
fugue soubeirano sus touto causo. 

— Qudti soun li deve d'm bon felibre ? 

Un bon Felibre d&u ama sa terro nadalo e l'apara ; deu ama sa lcngo 
meiralo e la parla ; deu ama sa raeo e p&r elo souleto coungreia. 

— De que deu mai faire ? 

— Deu, lin qu'& la mort, ajuda la Causo felibreneo dins touti si 
toco. 

II 

— Quand Ca de toco dins la Causo felibreneo ? 

— NYa s&t. 

— Veguen-leil 

— Soun li toco naturalo, li toco pouetico e la toco misteriouso. 

— Quand fade toco naturalo*! 

— NYa tres. 

— Quand fa de toco pouetico *? 

— NYa tres. 

— Quand i a de toco misteriouso! 

— Aquelo es unenco, e se desvelara qu'& la fin di lucho. 

in 

— Quenti soun li tres toco naturalo ? 

— La proumiero es l'aboulimen d6u gouv&r dis ome esptfs e la sou- 
messioun de t6uti & la simplo 16i ditado per la Naturo e cscricho per 
lou Poueto. 

La segoundo es la demarcacioun di raeo, di nacioun e dis Eslat 
dins lou mounde. Ac6 fa, afoundramen de tduti li b&rri e escafamen 
de touti li raro, per que lis ome se parlon e se couneigon senso se 
mescla ni s'abastardi de raeo k raeo. 



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Lou Felibrige 237 



La tresenco es d'ensigna lou respdt de touti li lengage e de garda 
coume un viatique aqu6u de soun bres. 

— Quenti soun li ires toco pouetico ? 

— La proumiero es, en cantant — coume autre t6ms Ourfdu apri- 
vadavo li besti&ri ftr .— d'cstabli l'oumnipout&nci d6u Pou&to sus 
Tome esp6s, car lou Poueto soulet a I'engeni per escrteure li l&i justo 
de la Naturo. 

Lasegoundo es, en cantant, de releva l'omeesptSs e de duerbi sis 
iue k autro causoqu'a la countcmplaeioun de soun obro beslialoe k 
se m6ulura Tespcrit p&rautro causo que per l'apaslurage de soun 
ventre. 

La tresenco es de travaia de-longo au cant de Tadouracioun eterno 
di tresflamo dela B&uta : lou Souleu, la Femo e la Pcnsado. 

— De que vdu dire acd : que fau ni se mescla ni s'abastardi de 
raco a rtigo ? 

— Ac6 v6u dire que noun deven marida nosto llho, nosto sorrc, 
nosto par&nto, em'un mascle d'uno raco noun latino. 

— PerqutA 

— P&r qo que lis enfant de la femo fautiblo, leu tard, n'en pour- 
taran la creto e trahiran la Causo felibrenco. 

— Lome latin pdu-ti prendre femo noun latino ? 

— Lome latin pou prendre femo pertout ounte atrovo fento bello. 

— Quepensas de Videio federalist 

— Es bessai un mirage. Mai lou Felibrige eounfoundra jamai uno 
palun de coustiero em£ la grando mar. 

IV 

— Quand ia de nacioun dins louMounde laiin ! t 

— Soun set nacioun latino que formonquatre Estat. 

— Coume se soun coungreiadol 

— Lou verbe, lougerme, lou logos n'en fugue la Greco. Fad'aco 
tresmiloan. Lou grand Oum&ro, Capoulte di Felibrede touti li mounde 
ede ttfuti li terns, cantavo si pouSmo. Esalor que li ribage de la 
bluio Mid-terrano, que s'ap&lo vuei It&li, s'apelfc la Grando-Greco ; 
tambdn fugudron coungreiado direitamen pdr li Gr&, nosto Marsiho 
de Prouv6nco e proun vilo de Tlspanlo. 

Felibrige "• 



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2j8 Lou Felibrige 



— Digas-nous li noum di set nacioun que formon vuei lou 
mounde Greco-Latin. 

— Disen que la proumieroes la Greco, nacioun coungreiarello, que 
n'en ague lou subre-CapouIie* Oumero. 

La segoundo cslou Viei-Lalium (Itali t!6u nord) que n'en ague lou 
Capoulie" Vergeli. 

La tresenco es lou Nouveu-Lalium (Itali miejournalo) que n'en ague 
lou Capoulie Dante. 

La quatrenco es la Prouvenco, (Franco d6u miejour) que n'en ague 
lou Capoulie 4 Mistral. 

La cinquenco es 1'Isclo de Franco (Franco d6u nord) que n'en ague 
lou Capoulie* Hugo. 

Lasieisencoes la Gatalougno (Espagno miejournalo) que n'en ague 
lou Capoulte Guihem de Castro. 

Lasetencoes la Castiho (Espagno d6u nord) que n'en ague lou 
Capoulie* Cervantes. 

— E coume s'apelaraVunioundi sit nacioun ? 

— S'apelara TEmperi d6u Souleu. 

VI 

— De que fau faire per abouli lou youvir dis ome espe's ? 

— Fau gara lou poude di man d'aque*li que noun veson o noun 
volon veire, o noun coumprenon la soubeiraneta d6u Beu sus touto 
causo. 

— De que diu faire un bon felibre ? 

— Deu canta li gl6ri de sa famiho, de sa raco, de sa nacioun, o 
ttiuti li joio e t6uti li tristesso del'amo. 

— Perqui ? 

— Per co que lou cant, qu'es la poueslo, fai Tome beu, juste e bon. 

— De que fauamal 

— Fau ama la terro e la lengo d6u bres, e t6uti li femo bello ddu 
mounde entie\ 

— Fau-ti pbr acd abouli li I engage dis dutri nacioun ? 

— Nani. Tout lou countrari, chasco lengo es la coulour, cs la mu- 
sico, es la clartaque counven a la coulour d6u ceu, is eco de la na- 
turo, au lum d6u souleu de la terro ounte se parlo. E un pople perdrie* 



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Lou Felibrige 239 



sa pensado se perdte sa I en go. Es talamen ansin, que Ion sourd de 
neissenco es triste, mesfis&nt e plus proche de la besti que de l'ome ; 
alor que Tavugle es galoi e amant, e canto de-longo. 

— E quand la pouesio sara soubeirano, de qu'arribara ? 
Arribara que lisome sc soumetran <r<$li-meme i l&i escricho p&r li 

poueto ; alor lou mounde sara coume un aubre carga de sa frucho e 
rampli d'auceu ramajant. 

— Pamens, li mescresent, lis ome espis que penson qu'd 
soun gavai e amirori que lis obro bestialo, soun la majourita 
e an la forgo. Es-ti verai ? 

— N&ni. Lou palsan e I'oubrte e tout ome que travaio de si man 
ajudo lou travai de la naluro n'en cavo li misteri, coume lou sav&nt, 
noun an l'esperit d6umina p^r lou ventre. Lou palsan, subre-tout, es 
lou plus grand ajudaired6u poueto ; 6u, coume lou poueto, creo, 6\x, 
cnYun gran de blad nourrira l'umanita entiero. Lou palsan es lou 
manobro d6u souteu. 

— E Vbubrii ? 

— Es lou manobro d6u paisan. 

— E lou poueto ? 

— Esla joio, es Parmounlo de t6uti. 

— E lis ome espis ? 

— Soun mens neeite que li code de la Crau. 

— De qu'arribarii se tavii plus ges de pais an ? 

— Lis ome manjarien lis ome. 

— De quarribarii se tavii plus ges doubrii ? 

— Faurte mai de peno e mens de pan. 

— De qu J arribarii se tavii plus ges de poueto ? 

— FauriG loucaos e lou mounde prendrte fln. 

— De qu'arribara quand Paura plus ges d'ome espis ? 

— Faura lou paradis sus terro. 



VII 



— De que fau f aire per manteni, ardento e cremanto, la 
flamo pou'etico ? 

— Fauajuda lou Felibrige fccaminadins sadraioluminouso. 



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240 Lou Felibrige 



— Coume se fat que lis ome espis tenon quasi pertout lou 
poudi e mestrejon lou paisan, Voubrii e lou pouHo ? 

— Per co que li poueto se soun tcisa trop de terns. 

— E de qu'an fa alor lis ome espis ? 

— An rejoun si forco e an bava la messorgo. 

— E de qu'an fa en rejougnent si forgo ? 

— An fa d'armado de guerrieper rauba lou pan di pai'saw, dis 6u- 
bri^e di poueto. 

— E de qu'an fa en bavant la messorgo ? 

— An auboura de tronc, d'autar, de banco e de tribuno perempa- 
cha d'ausi li voues di poueto. 

— Quente es loupople que, lou premie 1 y a escouta la voues 
dt poueto ? 

— Es lou pople prouvencau. 

— E alor de qua fa ? 

— Eu a coumenca li lucho e a sagela de soun sang li Dre de' 
Tome. 

— E de qu y a maifa ? 

— Eu a revicSuda lou Felibrigc. 

— Aven di que lou Felibrige es Vamo di nacioun latino. 
Poudrias-ti lou defini d*un mot courrent ? 

— Per me servi d'un mot courrent, dirai que lou Felibrige es Pin- 
ternaciounalo di poueto d6u mounde latin. 

— De quefara lou Felibrige ? 

— Acabara li lucho, e prouclamara la poueslo triounflanto e sou- 
beirano sus touto causo dins TEmperi d6u Souleu. 



Lou Gerdnt : Jan Monn6. 



lraprimerie L. DUC, 35, rue Rou»selet, Paris. 



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LOU FELIBRIGE 



TOME VII 



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MANTENfeNQO FELIBRENCO DE PROUVfcNgO 



LOU FELIBRIGE 

BULETIN MESADIE 
SOUTO LA DIREICIOUN &EN JAN (MONN& 



7° ANNADO 



1893 




MARSIHO 
AMENISTRACIOUN E REDACIOUN : 
143, carrier o Breteuil, 143 



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LOU FELIBRIGE 

SETENCO ANNADO 



CROUNICO 



ANFOS MIQUfeU 

MAJOURAU D6U FELIBRIGE 



Lou 13 de mars, un d6u terrible aclapavo tourna-mai lou Felibrige. 
Anfos Micheu, lou Micheu c!6u Flasquel, lou galoi cansounejaire, 
coume ie" disian, ero sega malamen per la mort. 

La nouvello de sa mort, arribado tant subitamen c que li journau 
nous an aducho, nous a doulourousamen espanta e nousa'sclapa 
Tamo. 

Eu, l'ami, lou fraire, lou valent, Terudit, eu, tant enfiouca per l'obro 
felibrenco, tant simple c tanlbon, qu'en 6u favie', coume dis la Ci- 
galo d'or, <« per lou lipe e Tana, lou tipe carateristicd'aqucles Fc- 
libres de la premieiro ouro — dau terns apoustoulic — que soun 
restats ou que reston toujour lous memos Fclibres, per moustra as 
jouines feisemple e la bono tradiciou. 

1 



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Lou Pelibrige 



« Si, qu'ero lou tipe vertadic* dau fclibrc felibrejant, lou brave e 
valent Micheu ! lou tipc dau felibrc quand meme ! E quinte amour p6r 
laCauso ! Quinte afougamen per enfelibra lous autres I » 

Nascu k Mourmefroun, au ped d<3u Ventour, en 1837, Anfos Micheu 
s'amourousigue de la lcngo prouvcncalosouto l'aflat de Castil-Blaze, 
edevengue, piei, un di mai valent soustairede la causo felibreneo. 

En 1866, adeja, Micheu davero lou brout d'6ulivie* d'argent del'A- 
cadcmii beziercnco p&r soun pou&mo de L'eisislenci de Didu, ounte 
la pureta de lengo s'unis &-n-un pouderous alen, e que nous coun- 
tentaren de n'en eila qu'un pichot tros, lira de la partido de soun 
pouemo : La mouralo independent. 

« Ai proun ausi parla d'uno cspeci d'escolo 
Quev6u, subrelou raounde, aubourasoun estolo 
E dis que la mouralo a pas besoun de Di£u. 
Pauro mouralo, vai !.. S'eroansin, coume un nidu 
Cousseja per lou vent, sarie* viteenvoulado... » 

En 1869, rAcademi de Bezitfs tourna-mai lou floucavode soun ram- 
pau argon tau per un autre pouemo filousoufi : L inmourtalila de 
Vamo. A vie* perchi gagna 'nojoio i Jo Flourau d'Ais^n abri6ul869. 
Em'ac6, en l'ounour di vitori de Micheu, la vilo d'Eiguiero, qu'ero 
ounte Micheu abitavo, forgo afeciounado k n6sti causo liter&ri, coun- 
vidc li Felibre k soun rejauchoun de Sant Marc d6u Cabrit, ounte, 
davans lou pople, Anfos Micheu declame soun Inmourtalita de 
Vamo. 

En 1870 publicavo, en Ate, enc6 de Jean, soun recuei de cansoun 
que, per la majo part, eron adeja poupul&ri, e ie* dounavo lou titou- 
let de Lou Flasquei de meste Micheu. 

En 1883, publicavo &Draguignan, erne* Tajudode la Soucieta litc- 
r&ri dou Var, soun Istori de la vilo d'Eiguiero, qu'es un mounumen 
auboura k la glori de nosto lengo, coume es pere*u un guierdoun de 
recouneissengo que Tautour pagavo is Eiguicren pertoutoTafecioun 
que i'avien temougna d'enterin qu'ero au mitan d^li. 

D'enterin — bouscaire intatigable — acampavo de tout caire e 
cantoun, tout go que pretoucavo lis us e coustumo de nosto terro 
prouven<;alo, e li publicavo, fugue dins Lou Prouvengau, fugue dins 
Lou Z6u e &utri fueio miejournalo. 

En 1892, tiravo de sa culido uno tiero pretoucantles " Traces lais- 
sees par le paganisme dans le midi de la France, » e la Soucieta feli- 



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Lou Felibrige 



brenco de Paris courounavo aquelo obro de la joio d6u Ministre de 
FEstrucioun publico. 

D'cnterin, d'autri prefa lou secutavon e publicavo lou Vade-mecum 
des magistrals de paix, lou Manuel drs officlers de police judi- 
ciaive, lou Traits sur Irs conseils de f ami lie et les scelUs, c n'avie* 
d'autre en preparacioun -que soun editour 16 leissavo ges de repaus - 
emai pereu uno obro que ragradavo for<;o, un diciounari que nVa di 
tres part dos de facho e ques un travai (ovco duriginau. 

Basto, lou \i de mars, a tres ouro de vespre, nous atrouvavian, 
t6uti li Felibre de Marsiho, davans sa demoro, per Facoumpagna au 
cemcnteri e ie douna, peehaire! lou dame testimoni de nosto afe- 
cioun. 

L'Escolo de la Mar, que n'ero csta lou cabiscou, avii' raanda uno 
eourouno superbo, enoumbrouseron li Maren qu'eron aqui, tristc e 
doulent, mena per soun cabisc6u Paulin Guisol e soun sccretari A. 
Gautier. 

Representant lou Counsisl6ri, li set majourau marsih<3s L. Astrue, 
A. Chailan, M. Bourrelly, J. Monne, L. Houmieux, J. Huot e A. Tavan 
rendien lisounourasoun coumpan regreta. 

Labat felibre, lou canounge Enri Rolland, qu'ero vengu d'a-z-Ais, 
adurre lou salut di Laren, a vougu acoumpagna noste paure ami en- 
jusqu'au cementerl. 

E aqui, apres li paraulo esmougudode M. Koljuge de pas e ami 
de cor d6u paure Anfos, apres li regret de M. Estier, au noum de tduti 
aqueli qu'eron cmplegadins soun pret6ri, lou cabiscou di Maren, Hue 
plourous e lou cor estrassa, s'avane& e parle coumc seguis : 

Messie*s, 
« Uno voues plus autorisado que la mieuno se devie* faire entendre 
eici per ounoura, coumc i'es degu, lou majourau que lou Gounsist6ri 
ven de perdrc ; mai, d'ubord que noun m'es poussible de vous faire 
ausi li paraulo ddu Capoulitf, e qu'es au plus umble que reven la tris- 
to toco de jita quauquei flour de regret subre d'aqueu croues, veici 
adounc, lou plourun denouestecouer: 

« Anfos Micheu, que li disian, nautrei seis ami, lou poueto ddu 
Flasquel, s'es pas esta un di set apousloli de Fouent-Segugno, es 
csta, per lou mens, un dei disciple lei plus vesin duu cenacle ounte 
la boueno paraulo de FEvangeli felibren s'es espandido, que Fa en- 
tendudo e que, puei, l'a espargido a soun tour pertout ounte a treva. 



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Lou Felibrige 



« Esansin qu'a Carpentras, a Mourmeiroun, soun pais natau, se 
soun espeli sei prouniie" cant tant fin, lantrisoulig, k la Prouvenco, k 
soun ceu, a sei bellei fiho, em'ei bellei taulejado. Tout aco a fourma 
'n libre de cansoun, ben abena, mai qu'a subre-viscu e que subre- 
vi^ura de-segur a soun autour, car aqueu libre es I'espressien de 
nouesto naturo prouvencalo, de noueste brinde reviha, de nouesto 
umour galoio. Aqu61ei cansoun, veritablei perlo, saran seraprelou 
soulas e la joio de tout boucn Prouvencau. 

« Mai, que faudrie pas dire de l'envanc de noueste ami, de soun 
esperit de devouamen e de proupagando per nouesto toco ? 

« Veses-lou tout d'abord en Eiguiero, ounte avie* planta PEsletlo, 
ounte, envirduta de I'estimo e de la counfianco publico, lou pople, 
coumo dins l'ancian terns, lou prcpauso au gouvernamcn per jugi de 
pas d'aqutfu cantoun, e lou gouvernamen lou noumo. Es aqui que, 
partejant soun terns cntre lidevd de sa cargo dejiigi e Testudi, — 
qu'es esta lou biais de touto sa vido — enauro un mounumen de 
recouneissengo envers sei nouveu councie*utadan e lou Felibrige, en 
alestissenl lei materi que li an servi per soun libre saberous: VIsldri 
de lu vilo d'EiguicrOj touto escricho en lengo prouvencalo, cap 
d'obro d'erudicien, de goust e de scienci istouriougrafieo. ^ 

« Puei, quito lei bord de la Durenco e vai a-de-r6ng en perseguent 
cm6 destincien sa carriero de magistral, a Faien^o, Lorgo, Puget- 
Teni6 e Draguignan, ounte, pertout, semeno k plen deman lou gran 
dou Felibrige, foundo d'Escolo flourissento, adus k la causo un 
grand noumbre d'afouga de la revoulucicn rouraano, qu'an fourma 
per seguido de generacien d'abiho trasent, en un men aboundous, 
Feigagno la plus iino de Tesperit prouvencau. 

« Enfin, a Marsiho, ounte despuei quauqueis an & peno, es vengu 
definitivamen abourda, TEscolo de la Mar se fague ounour e deve de 
li semoundre lou gouver de la barco e dis ar&ngi, qu'a mena, se pou 
dire, em'un gaubi e un suces en que cadun a rendu oumagi. Entan- 
d6umens lou felibre metie' sa man en de recerco longo e paciento, sus 
li usagi loucau, e publicavo soun darrie libre : Les traces du paga- 
nisme en Provence, courouna Tan passa per lou ministrede 1'Estru- 
cioun publico. Es au milan d'aquelo vido de travai e d'estudi e de 
pacienci d'angi, que trouvavo encaro debouen moumen k counsacra 
a l'amista, a se rundre dins nouesteis acamp e nouestei felibrejado, 
ounte mancavo jamai de nous debana tant de galant vers e de nous 
canta sei cansoun tant galoio. 



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Lou Felibrige 



« Eh bSn ! aquest ami, en pleno forco, en plcno sanla, en pleno 
sabo, un mau d6u tron Pa amaga dins tres jour ! 

« E voul&s pas que non^stei peitrino goanflejon, en aquest mou- 
men ounte laterro vainous preneun denouestei fraire, un di m6strc 
lei mai eima de nouesto Escolo e dou Felibrige tout entte 1 

« Ah ! paureami, nous laisses ansin, sus aquesto terro d'amarun, 
tu que jouisses aro d6u repaus e de la recoumpfcnso de Tome de couer, 
de Tome bouen, en esperant d'ana un jour, ben I6u bessai, em6 tu 
nous ass&ire a la divino taulb, amount, de Santo-Eslello ! 

« Adteu, Mich&u, adi<hi! » 

Em'ac6, lou felibre canounge Rolland, qu'6ro vcngu d'Ais, a di li 
darri&ri preiero, e I6uti, esmougu e plourous, nous sian entourna en 
parlant de l'ami, d6u fraire que veniarr de leissa. 

Favian fa, nautre, nOstis darries adessias, e v£s-cici aqu6H d6u 
Capoulte : 

«< Uno auro de mort passo sus lou Felibrige. Vuei, es lou cros de 
noste ami Anfos Micheu que se duerb. Lou felibre galoi, lou cansou- 
nte calignar&u, lou saberu, lou d >us fiiousoufe que sabi<§ rire, amae 
canta — soun li tres doun que Di6u baio k Tome juste — nous a 
leissa ! Es mort ! Soun amo adeja, erne Tamo de Verg&li e de Dante, 
tr6vo lis Aliscamp, sereno, ristinto o clarejanto coume quand trevavo 
eme nautre aqueste paradis de Prouv^ngo. 

« Paure ami ! urous pou6lo ! A traves li lagremo de mis iue te re- 
vese, noun li man jouncho, entre li quatre post, mai vieu e cantant e 
tau que si£s retra sus la proumiero pajo de toun Flasquet. E es ansin 
quete reveiren loujourque faren ens&n la grando felibrejado dins la 
iumenousocieutadis amo! 

Felibre, adteu ! 

F. GRAS. 

Ah! p&r nautre, qu'aviandespiei mai d'un quart de stecle viscu de 
sa vido, senti lou memo amour, saboura li m&nisespero, pantaia li 
m£mi desiran^o, ac6 nous es esta gr&u de nous dessepara d'un cor 
coume aqueu de Mteh&u, tantbonetantamistadous, d'unoamo tant 
ard£nto p6r l'obro felibrenco, e d'un esperit mai que fegound e bri- 
hant qu'es pasde dire. 

Long-t&ms nous remembraren dins n6stis acampado ta voues ga- 
loioe ta paraulo caudo e simpatieo ; ti refrin, li rediren en souveni de 



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Lou Felibrige 



tu; lou vin detoun Flasquet, lou b^uren em6 delice, en pensant au 
destr6 d'ounte a giscla : aquelo amo forlo e sano dins la qualo l'araour 
dcla Prouvfcnco avidjita de sagatun superbe e vigourous. 
E aro, ami, leisso-me traire aquesto flour sus toun cros : 

T6uti dous, d6u Ventour avian treva li coumbo, 

Ebri de la b6uta de soun front parpelous, 

E nous assajavian au lengage tant dous 

E tant tdndre, que semblo un murmur de paloumbo. 

Pcrsauva lou parla que gisclo, vibroe roumbo, 
Tout en escalustrant li fieu dou Nord, jalous, 
Nautre aurian, pi&i, creba la graso de sa loumbo 
E coucha de soun cor lis aurige ncblous ; 

P6r (hi, aurian baia lou sang de nosti veno ! 
La lengo, dis esclau, disian, roumpli eadeno ! 
E la man dins la man, lis iue vers l'aveni, 

Sus I'amista de Pun, l'autrc apielant sa vido, 
Marchavian, — c la mort sego ti jour, aviilo, 
Quand Fouro d6u triounfle anavo just veni ! 

J. MONNE. 



MORTUORUM 



— Sus lou mitan de mars cs mort, a Marsiho, M. Maurise Bouquet, 
literatour d'elei, que soun noum avie pareigu dins lou premie" cartabeu 
de Santo-Estello, coume aguent douna soun adesioun au Felibrige. 

— Lou 14 de mars est mort a Marsiho, dins si 58 an, noste bonami 
lou felibre manteneire Louis Amiel, que laisso de recuei de gal ej ado 
e de coumedi prouvenfalo courouna i Jo Flourau mantenenciau. L'aven 
ploura coume un fraire, e sian segur que Santo Estello Taura recaupu 
dins sa gldri, car ero un de sis adouraire li mai fervent. 

— Uno grando doulour ven de creba lou cor de noste Sendi : En Marius 
Girard a vist mouri sa maire nourriguiero, dono Coupet. Aquelo 
pauro e santo fremo dou pople, que repauso, aro, dins lou toumbeu 
de sa famiho, ero estado, se p6u dire, uno segoundo maire per eu. De 
tout cor plagnen si ddu ! 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfcNgO 

— Lou Coumitat manteneire dou Tambourin s'es acampa en Auba- 
gno f Bouco-dou-Rose) e ves-eici coume s'es recoustitu'i : 

La presidenci d'ounour s'es dounado a Frederi Mistral, e s'es piei 
nouma : 

President, E. Couve ; vice-president, B. Camoin, d'Aubagno, e F. 
Vidal, d'Ais; secretari, V. Famin, d'Aubagno, e J. Pourcin, d'Ais ; 
tresourie : P. Cayol, d'Aubagno, e L. Olivier, proufessour an counser- 
vatdri d'Ais. 

S'es piei decida que l'acampado annalo que s'ero tengudo a Camoin- 
di-Ban emai a Sanari-Beu-Port, se tendrie, aquest an, a-z-Ais, au mes 
d'avoust, en meme terns que li Jo Flour au CManteneneiau e Laren, e 
lou councours de galoubet e tambourin. 

De mai, s'es arresta qu'uno souscripcioun sarie duberto entre touti 
lis amaire de nosto flamo musiqueto prouvencalo, per veni a l'ajudo 
dou Coumitat per lou beu mantenemen de l'obro. Pregan adounc t6uti 
lis ami de respond re au rampeu e de manda sa pichoto douno, fugue 
peceto o s6u, au president E. Couve, cours de la Trinita, $, a-z-Ais, 
e fa ran obro de patrioto. 

Per l'encauso di dous councours de Tambourin, lou prougramo de la 
coumessioun d'ourganisacirun s'es moudifica e se i'es apoundu de pres 
en argent e de medaio. S'es arresta coume seguis, per li targo de 
Galoubet-Tambourin e dou Coumitat manteneire : 

« A prepaus di festo felibrenco-cigaliero, emai de l'acamp en nouesto 
capitalo de la Mantenenco de Prouvenco, la Municipalita s'es dicho 
de faire un nouveu councours per restrumen naciounau. E ves-eici la 
targo artistico : 



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8 Lou Belibrige 



Dhisien cTeieelenci — Premie pres : Medaio de vermei e 60 fr. 

» — Segound pres : Galoubet d'ounour e 25 fr. 

Troumiero divisien — Premie pres : Medaio d'argenl e 40 fr. 

» — Segound pres : Masseto d'ounour e 20 fr. 

Segoundo divisien — Premie pres: Medaio d'argent e 15 fr. 

» — Segound pres : Medaio d'argent. 

Divisien de duo — Premie pres : Douei medaio e 40 fr. 

» — Segound pres : Douei medaio e 20 fr. 

Divisien de groupo — Premie* pres :Joiod'art (per lou capoulte) e too f. 

» — Segound pres: » » » » » e 50 fr. 

Lei tambourinaire qu'an agu deja lou premie pres dins un councours 
noun poudran councourre que dins l'Eicelenci ; e toutei lei councur- 
rent d'aquelo divisien saran en fouero de la Segoundo e de la divisien 
de Duo. Per groupo, s'agis d'unei set toucaire. 

Noutas ben que lei mousseu, un soulet per cadun, noun d£urran 
despassa cinq minuto. 

Se mande la counsentido, avans lou 1 de Juliet, a M. J. Pourcin, 
proufessour de galoubet, carriero Anciano-Madaleno, i,a-z-Ais. 
Lei numb re de la Coumessien d'ourganisacien, 
F. VIDAL, cabisc6u de I'Escolo de Lar. 
E. COUVE, president dou Coumitat manteneire dou 

Tambourin. 
L. OLLIVIER, proufessour a TEscolo naciounalo de musico. 

E la drculari counvidarello seguis coumeei^: 

< L'acamp di Tambourinaire, que noun s'es fa Pan passa, sara en 
avoust de 1893, a-z-Ais, entindoumens que lou grand councours de 
Galoubet- Tambourin e lei councours literari de I'Escolo felibrenco de 
Lar, erne la Mantenengo de Prouvenco. 

c Se saup que de primo en argent dindin e d'obro d'art soun baiado 
en tout estrumentisto li adusent un escoulan (mai o mens fouert), vo 
ben un groupo de jouvent : ac6 's lou semenari la pepiniero ounte 
greion lei galoi toucaire, ounte de centenau s'acampon, musiquejant 
leis er ama dou pais, coume a Camoin-di-Ban, em' a Sanari-Beu-Port. 

« E fugue lou round deis Aigo-Sestlano lou mai rounflant de t6utei. 
« Vous esperan, alegre cambarado, 

Ernest COUVE, president dou Coumitat manteneire dou Tambourin, 
a-z-Ais, cous de la Trinita, 5. 



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Lou Felibrige 



c Se mando la counsentido avans lou i de juliet, a M J. Pourcin, 
carriero Anciano-Madaleno, i, a-z-Ais. Toutei lei Tambourinaire que 
diran de o per lou councours vo per PAcamp, recebran piei uno biheto 
marcant lou jour e Pouro de noueste beu festenau. 

— Lou Counsistori felibren a manda uno souscripcioun de 25 fr. 
au Coumitat manteneire dou Tambourin. 

— Counfourmamen a Particle VI dis Estatut d6u Felibrige, En Felis 
Gras a fa assaupre i Felibre manteneire de Prouvenco qu'aqueli que 
voudrien pausa sa candidaturo au titre de majourau, devien \6 manda 
si titre avans lou 15 d'abrieu. 

Pa dous majourau prouvencau a ramplaca dins lou Counsistori feli- 
bren : En Bonaparte- Wyse, cigalo d , frlatido ) e En A. Michel, cigalo 
dou Var* 

L'acamp counsistouriau se tendra a Seloun. 

Avans 1'acampado e counfourmamen a Particle VI subre-di, lou can- 
cel ie deu faire couneisse i majourau, plr uno circulari, li candidaturo 
tntracbo. 

Li felibre present a la sesibo counsistourialo ansoulet dre de sufrage. 
Pa que li membre dou Bureu dou Counsistdri (art. XII) que podon 
vouta pir escri ; aqueu Bureu es coum pausa dou Capoulid, dis assessour, 
di sendi (quand aquesti soun majourau), erne dou Cancelie e dou vice- 
Cancelie. (art. Vlll) 

— Es questioun que la festo de Santo-Estello, d'oungan, se cele- 
brara a Carcassouno dins lou courrent d6u mes de mai venent. La 
Cancelarie dou Felibrige assaventara quand faudra tout lou cors feli- 
bren! de la decisioun que lou Capoulie prendra a-n-aqueu prepaus. 
Mai, a noste vejaire, sari^ 'no ideio flamo d'ana semoundre la coupo 
a n6sti fraire arderous de PEscolo audenco, que fai flori dins la cieuta 
de Carcassouno. 

— Lou ao de mars, lou gent felibre J. Chevalier mandavo is ami 
aquesto biheto: 

c Lou felibre J6use Chevalier e sa dono an lou bonur de faire assau- 
pre is ami la neissenco de la felibrihouno Mireio Chevalier, que tout 
beu-just ven d'espeli e que ie mando si premie poutoun. » 

Frederi Mistral ero lou peirin d'ounour de la chatouneto, e lou bateja 
se celebre en la gleiso de Sant-Laureus, de Marsiho^ lou beu jour de 
Pasco, que lou Pai Savie de Fourviero fugue lou batejaire, e que lou 



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jo Lou Felibrige 



sacra men fugue amenistra e Tate mcme redigi en nosto lengo prou- 
vencalo. 

A la taulado batismalo, s'eron piei acampa li parent e lis ami, e quand 
Ii brlnde vengueron e que li tambourin agueron touca Taubado, se le- 
gigue aquesti vers galant que F. Mistral avie manda : 

A MA F1HOLO MlRftlO CHEVALIER 

Mireio Chivaliero, 
Cargo toun coursihoan 
Per coumbatre sus Piero 

Contro li mousquihoun 
De la vido nouvello 

Que te duerb soun relarg : 
Bon gran a ta gavello 
E beu lam a ta lar ! 

En Jan Monne legigue piei dous pichot sounet, e Purous paire nous 
descate li beloio que i'avien manda Louis Astruc, Huot e J. Gautier, 
qu'avien touti jita a plen de man de perlo e de flour sus la bresso de 
Mireieto. Roumieux, pereu, avie pourgi soun brout erne soun biais re- 
quist. Soun sounet a 1'anjouneu, que touti an saluda de si picamen de 
man, ero precedi d'aquesti quatre vers : 

Coumplimen au paire, 

Sour^t a la maire, 

Emo dous poutoun 

An bel enfantonn 1 

Lou mandadis de L. Astruc disie : 

Per vi6nre longtime (au ama 
E toun papeto e ta mama, 

O poulido Mireio; 
Per vieure urouso fau ama 
Lou Vincen qu'aurai prouclaiua, 

O galanto Mireio ; 
P6r vieure en gldri fau ama 
Lou parla fort, sant, renauma, 
Dc nosto racovieio. 

Zou ! Alor li tambourin jougueron la marcho turco e flahutejeron 
qu'ero un plesi e piei se cante - quei'agesdebateja senso cansoun — 
Lis eslslloy d'Aubanel, e Estivenco, de Gaussen, fugueron de la ftsto. 
A. Gauticr digue lou conte de la chatouno qu'ero en cerco d6u bonur 
verai, Jan Monne i'apoundegue 'no cascareleto, J. Chevalier legigue : 
Li poutouno e La luno de mlu, em'acd la sesiho se leve per ana faire 
la farandoulo sus lou prat, a l'acoumpagnameu galoi <ii tambourin. 

En fasent n6stis adessias a l'oustalado, redisian au couple radious : 



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Lou Felibrige n 



Mireio es lou pantai galant 
Que vosti bouco cypeligueron 
Quand dins an poutonn se ligueron ; 
E sara lou rai treboulant 
Qu'enlusira, long de la Yido, 
Vosti dos amo esbalauvido ! 

— L'editour parisen Lucian Due anouncio, per pareisse au premie 
jour, Casau, dramo en cinq ate e en vers, tira de Pist6ri de Marsiho, per 
En Jan Monne, erne la traducioun en vers frances dou felibre Marius 
Cognat. Un fort voulume de 340 pa jo que sara espedi franco de port i 
souscriveire, contro un mandat-poustau de 3 fr. 50 per Pedicioun our- 
dinari e de 5 fr. per lis eisemplari sus papie tinta. 

Li souscripcioun se devon manda a l'editour, M. Lucian Due, 35, rue 
Rousselet, a Paris. 

— Benastrugan la vengudo en aquest mounde dou felibrihoun Grabie 
Louis Bonnaud, que Santo Estello a manda au felibre di Befugutto, lou 
23 de mars. 

— Lou valent Peire Bertas, de l'Acioun prouvengalo, a Marsiho, vai 
estampa un pouemo dialouga en prouvencau, erne traducioun franceso 
vis-a-vis, que ie diran : Pierrot Badaio e que sara precedi d'uno pre- 
faci de Pau Guigou. Lou pres de Teisemplari sara de 5 fr., e de 20 fr. 
sus papie d'oulando. 

— Aven charpa coume ero degu Pami que nous avie tira la cdpi 
dou CaUcbisme dou bon felibre \ per Pestampage que n'aven fa dins 
nosto darrie numerd. En legissent lis esprovo, nous avie 'scapa qu'aqueu 
paurc marrit — que n'a perdu Peime — avie coupia Nord ounte 
i'avie (Miejour % e Miejour ounte lou librihoun pourtavo Nord. Mai, 
aqueli boustre de PAi61i an pas manca Poucasioun de rire un brisoun 
dou manca men de noste coupisto, e se n'en soun bouta jusqu'is iue. 
Macastin ! lou rire es causo proun raro au terns quesian, per que noun 
fuguen escalustra d'ausi rire a noste entour, subre-tont quand lou rire 
es pas fourca e qu'estoufo pasli riseire. 

Tant que la galejado es pas morto, fau pas defespera de nosto rago. 

— A Sillans, galanto viloto dou Var, lou valent abat felibre Spariat 
a douna, avans Pasco, uno tiero de predicacioun prouvencalo qu'an 
outengu un gr2nd suces, e li cantico prouvencau Pan rounfla qu'es pas 
de dire 

— Lou 9 de mars, lis escoulan dou liceu d'Avignoun eron en festo 
e avien fa 'no pichoto plavo a nosto lengo dins lou prougramo di di- 



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12 Lou Felibrige 



vertissenco ; M. Jouve s'es fa aplaudi en d eel am ant la fablo dou Ret- 
ttard e la Cigogno. 

— L'abat Juli Bresson, qu'es, aro, curat de Lam is (Vau-Cluso) Vau- 
tour dou Ramelet di Pelerin San ten f dou T^amelet diSant-Genaire, en Vou- 
nour de Sant-Gens ; dou Ramelet de la Santo-Baumo , ounte fa d'esca- 
pouloun de cantico prouvencau que soun devengu poupulari, ven 
d'acaba un dramo prouvengau en tres ate, tira de Tist6ri de Santo 
Estello, la patrouno dou Felibrige ; aqueu dramo s'estampara leu, leu, 
e auren oucasioun de n'en reparla. 

— La Soucieta scientifico e literari de Cano a tengu sesiho lou 20 de 
febrie, dins la salo di counferenci de la coumuno, souto la presidenci 
de M. lou mege de Valcourt, aguent per assessour lou niege Bernard e 
M. Arnoult. Dins aquelo sesiho, M. Teodoro de Wyzewa, redatour au 
Figaro, k la Revue des Deux^Mondes e a la T{evue bleue, a fa 'no char- 
radisso sus la literaturo franceso e sus la literaturo prouvencalo, que 
touti se n'en soun lica li det. 

Aquelo magnifico escourregudo dins nosto literaturo tant ben enau- 
rado e superbamen presentado, nous a fa batre Tamo en la legissent 
dins lou Littoral d6u 21 de febrie, e nous estouno pas que lis aplau- 
dimen agon marca tout lou plesi que lisescoutaire avien pres a-n-escouta 
lou valent counferende. 

— Lou libre d*or dis Arlatenco es un libre que se vai estampa e que 
deu fa ire mostro de tout 90 que s'es escri sus la beuta, la graci e la 
vertudi chato arlatenco, despiei qu'aquelo beuta fai l'emperi e despiei 
que i'a de voues amourousido per la canta. Se fai, adounc, rampeu i 
troubaire, is istourian, i poueto de touto meno, de baiaajudoi bravis 
ami que se soundi de mena a ben aquelo obro superbo : aqueliqu'aurien 
de doucumen, de vets o de proso, sus lou prepaus subre-di, an que 
de li manda e de li signala a-n- Adrian Couyba, 18, carriero deWat- 
tignies, a Paris. 

Fau dire que l'Arlatenco istourico n'es pas soulamen la chato d'Arle, 
que nais, vieu e mouris dins li barri d'Arle ; es pereu la chato di 
Baus, de Seloun, Tarascoun, Beu-Caire, etc., de touti aqueli flame pais 
que coustituisson lou terraire arlaten. 

Lou Libre d'or reculis dounc tout co que s'es escri sus lis arlatenco 
d'Arle, Seloun, Beu-Caire, Tarascoun, etc. 

Per douna a n6sti lege ire uno ideio de co que sara lou libre, ie di- 
ren que se ie legira entre autri belli causo : La coumunioun di sant ; 



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Lou felibrige 



Lou porto-aigo, <A la fibo de T{eatu (sounet J, Uarlatenco, de Tros de 
tMirho (cant 8) ; de Tros de Nerto (coustume arlaten au XIX siecle) 
Discours de {Mistral is arlaten en t8yy, lou Coustume d'Arle, tout aco 
de Mistral ; la Venus d'/lr/e, d'Aubanel, e li quatre vo cinq traducioun 
que se n'es fa ; quauqui pcco di Fibo d'/fvignoun, o presso dins li 
journau, armana, etc ; Lauro, d'Adoufe Dumas, etc. 

S'es adejaacampa 150 mousseu e pregan vivamen lis ami de pas de- 
lembra que lou Libre d'or dis arlatenco deu estre un mounumen de 
glori auboura a la beuta, e d'ajuda nosti bravis ami a-n-apoundre 
mai-que-mai de perlo a la courouno que trenon tant gentamen per lou 
front de nosti reino d'amour ! 

— En responsoa la nolo de VAioli^ n° dou 7 de mars, diren qu'es 
ni lou Capoulie ni lou Sendi que devon ratifica li chaujamen oapoun- 
c'oun que lis Hscolo porton a soun reglarnen, mai que lis estatut feli- 
bren, que volon que li Reglarnen dis Escolo fugon aprouva per I'Assem- 
blado generalo de la Mantenenfo, fan pereu lei is Escolo de noun li 
chanja sen so I'assentimen d'aquesto , e cresen pas que ni lou Capoulie 
ni lou Sendi formon soulet TAssemblado generalo mantenencialo. 
(Art. 29 dis estatut dou Felibrige). 

— Li councours per Pamessioun a 1' Escolo naciounalo di Beus-Art, 
(tiero de Farchiteituro) se venon de claure a Paris, e di 30 candidat 
recaupu, sus 300 que s'eron presenta, lou jouine Huot, fieu d'En Jouse 
Huot, a outengu lou numero tres, e nous fasen un plesi de traireeici 
a Tami n6sti felicitacioun couralo. 

— Les Ecbos de Tamaris, de noste gent counfraire Pau Colfinieres, 
soun devengu, a parti dou 1 d'abrieu, Ecbos de Tamaris a Monaco, 

— Lou valent cabiscdu de TEscolo de Bellanda, En L.Sardou, ven 
d'ague si 90 an. A-n-aquelo cucasioun, la Soucieta di Scienci, Letro e 
Art de Nico, acampado soulennamen souto la presidenci dou prefet 
dis Aup-Maritimo, M. Henry, i'a fa remesso d'uno medaio d'or super- 
bo. Apres quauqui paraulo gen to dou prefet, I'eloge calourent de la 
vido e dis obro de 1'escrivan d'elei, es M. Malgat que fa fa; e, piei, 
sus la proupousicioun deM. Henry, s'es manda 'no despacho a Vitou- 
rian Sardou, per l'assaventa de I'ouuour que venien de faire a soun 
paire. 

— La festo de Santo-Estello se celebrara, aquest an, en cieuta de 
Carcassouno lou 1 1 de mai, jour de TAscencioun ; En Felis Gras, que 
vai a Barcilouno per assista i Jo Flourau Catalan, s'arrestara en passant 
en aquelo vilo e pre*idara lou festenau. 



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14 Lou Belibrige 



— La reunioun di Mardisto en 1'ounour de Roumieu, s'es tengudo, 
coume Pavian anouncia. M. Sepet presidavo l'acampado. Roumieu a 
dubert la sesiho em'un sounet i Mardisto e piei i'a di Langtts deNimes 
e quauquis escapouloun de Jarjaio en Varadts, qu'an fa rire a se des- 
j(argamela touti lis escoutaire Lou rire e l'esprit an fa f!6ri en aquelo 
sesiho magnifico, quo s'es clavaio erne lou cant dou Maset de meste 
Roumieu. 

— Lou toutau di soumo reculido per la Cornemiise } de Marsiho, en 
favour dou mounumen de Fourtunat Chailan, poujo au mountant de 
965 fr. 

— Aqueli qu'an panca manda sa souscripcioun per lou mounumen 
a-n-auboura en ounour de Fourtunat Chailan, se podon despacha de la 
fa ire teni au tresourie dou Coumitat, En J. Huot, carriero Colbert 12, 
a. Marsiho. Lescultour S. Clastrier a mes I'obro a man, e la souscrip- 
cioun se vai clava au premie jour. 

Diren i souscriveirc que l'editour Marpon e Flammarion vai publica 
uno edicioun poupulari d6u Gangui, de Fourtunat Chailan, a Fouca- 
sioun de Tinaguracioun de soun mounumen. e qu'auran lou 50 0/0 de 
mens a paga sus lou pres de l'oubrage. Lou voulume se vendra 4 fr 
en librarie, e sara que 2 fr. per li souscriveirc A-n-aquesti se baiara 
un papelet au moumen que vejaran sa miso per que ic fugue douna 
de retira lou libre en tre que pareissira. 

Aquelo edicioun dou Gangui sara aumentado di peco inedito de 
Fourtunat Chailan, emai de quauquis-uno dis obro de soun fieu, lou 
majovrau En Aufred Chailan. 

— Ven de pareisse, em'uno prefaci de I'autour, Felis de Bouscarlo, 
qu'avie signa la crounico de I'armana de 1893, uno edicioun de lussi 
dou Catecbisme dou bonfdibre. 

Se n*es tira 200 eisemplari noumerouta, e n'en soubro plus que 
quauquis-un : aqueli que ie* sari^ agradieu de lou poussedi n'an que de 
manda 1 fr. a Mmo Roumanille, libraire, en Avignoun. Mai, an de 
besoun de se pressa, se ie volon estre a terns. 

Zou ! zou ! que li darrie' n'an jamai li joio. 

E ves-eici un pichot escapouloun de la prefaci, que Tautour ie ven 
d'apoundre : 

< L'autour d'aqueste librihoun es proun estouna de tout lou cha- 
matan que se Pes fa a Tentour. 



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Lou felibrige /j 



c Mai 90 que Ta estabousi es la pousturo de cat de-reves, qu'an 
presso contro iw dousjoumau felibren di mieus grana. 

« Pamens, i'avie qu'a legi plan-plan e senso passioun aquest; pajo, 
per s'assegura que l'autour noun avie vougu atrounta ni treboula, eu- 
caro mens mespresa la fe e li creire de proun bon felibre, sis ami 

« Ac 6 di, saludo li fraire, repren la fusto e remounto sus la tinteino. + 

— La Croix de (Marseille a dubert si coulouno a nosto lengo, sus 
lou prepaus di counferenci Sant-Janenco que lou Pai Savie de Fourviero 
douno dins la gleiso de St-Laurens, a Marsiho, e ves-eici coume lou 
presento a si lege ire : 

c Don Savie de Fourviero es mai en trin de debana soun escagno 
dins sa cadiero de St-Laurens. Fa lei tres an que nous regalo erne sei 
predicanco sus la Biblo. Lou proumier an, trate de la Creacioun dou 
mounde, que toutei lei fin lipet de prouvencau couneisson. L'an passa, 
entamene lei Patriarco e nous parle d'Adam e d'Evo, de Cam e d'Abel, 
d'Enoc, d'Enos, de Tubalcai'n, de Matieusale, de Nouve, de Sem, Cam 
e jafet e de que sabi mai. 

c Aquest an, countunio sa patriarv'alarie biblico, e trato dei doui 
grand reire dou pople judieu: Abram e Isa. » 

F, cade dimenche, lou journalet marsihes a pas manca de resumi 
poulidamen Ji dos counferenci de la semano. 

Mai lou beu es esta soun numerd d6u 26 de mars, dounant, en des- 
part : la Vassioun d* noste Segue emai VOumtlio de l'avugle-na 9 dounado 
lou 15 de mars dins la gleiso de La Palud en favour de la bono presso. 

Lou retra dou majourau valent, D. Savie, ie trelusis per£u, flouca 
d'aquesti vers: 

Dins la cadiero sanlo, aussanl la fe di reire, 
Re«to d6u viei parla lou valent manteneire 
E de nouesto Prouvenco abrant lou recalieu, 
Empuro tourna-raai lVngeni renadieu. 

— A prepaus di Jo Fiourau de la Mantenen^o, nous n'en tendren, per 
aquest an, e per Tencauso dou councours di Laren, i tres temo douna 
dins noste darri6 numerd : pifo de tea/re ; galejado en proso o en vers; 
odo sus lou sujH : Troubairis-Felibresso. 

Aquitani 

— Is oussequi soulenno de mounsen l'abat Laborde-Bois, curat d'A- 
rette, es lou canounge P. Pellisson, qu'a fa soun eloge en lengo be- 
arneso, e touti lis escoutaire n'en soun esta ravi, que la manejo em'un 
biais remarcable e un talent qu'es pas de dire. 



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16 Lou Felibrige 



— Lou 1 8 de febrie, a Paris, la Ruche corre\ienne a tengu soun 
acamp mesadie. Se fesjouga la Mtrcbo de Tureno, cant limouzin que 
Saboly avie bouta dins sa Marcbo di rei : Foussard a di Lou bal de 
Nodal ; A. Marpillat, St--Marti e la Counfessioun de Tierrou ; J. Plan- 
tadis a lcgi : tAmadieu, tira de la cansoun limousino dej. Roux, e Al 
coumandant MounUlb, don meme ; s'es apoundu tres pouesio de M. 
Caze : JanaTeyra, La Nebouda petiounoia tfraire Vincent. 

— A la darriero acampado de la Soucieta academico de Tar bo, lou 
valent Palay, que despiei dous an s'assajo poulidamen a-n-escrieure la 
lengo bigourdano, a fa 'no counferenci sus la lengo miejournalo e 
majamen sus lou parla gascoun. 

Dounant lou. salut degu a Frederi Mistral emai a-n-Aubaneu, zou ! 
s'alando dins la draio que i'es conneigudo, aquelo bello draio gascouno 
ounte an camina, erne tant d^ glori, Goudelin, d'Astros, Jasmin, Des- 
pourrins, que lou Beam e la Bigorro se disputon coume sieu ; Bitaube, 
de Mesples, Hatoulet, Bordeu, Lamolere, Navarrot, Vignancourt, e 
ben d'autre que pourtavon au cor l'amour de sa lengo meiralo, e que 
van sus si piado Lacontre de Pau, Adrian Plante-e lsidor Salles qu'es, 
se pdu dire, lou prince di poueto gascoun. 

Aquelo counferenci mai qu'aplaudido, touti li journau de 1'encoun- 
trado fan fa riseto e Pan publicado. 

De mai, la Soucieta academico, en seguido d 'aquelo counferenci, a 
vouta que, d'aro-en-la, souleto lis obro literari e lis estudi de linguis- 
tico pretoucant la terro bigourdano, sarien enserido dins soun Buletin. 

Ac6 fai ben agura per lou relevamen dou dialeite d'aquelo prouvinco 
astrado, que n6stisami iesemenon lou bon gran erne Ten vane dis apos- 
toli, et que \\Armanac de 'Bigorro que venon d'espeli, ie fai prouado. 

— Lou felibre Em. Boudon, mestre d'Escolo a St-Salvy (Tarn-e- 
Garouno), membre secretari de I'Escolo de Jansemin, que publico dins 
& Grit de Toulouso soun diciounari ageneVfrances, bouto en souscrip- 
cioun uno obro de remarco, un preta d'elei per lis amaire de nosto 
parladuro ; es un Manuel ilementaire de Unguis tique pour V enseignenunt 
du f rati fais par let id tonus locaux.. 

Aqueu Manuel es esta courouna i Jo Flourau de la Soucieta felibren- 
co de Paris, e li pichot tableu que porto soun precedi d'uno letro de 
Mistral que ie servis de pourtissou. 

La souscripcioun es duberto a a fr. lou voulume, e se n'en deu 
manda lou mountant a meste Emilo Boudon, mestre d'Escolo a Sant- 
Salvy (Tarn-e-Garouno). 



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Lou belibrige ij 



A co u raja e ajuda de publicacioun d'aquelo meno, es faire obro de 
patrioto ! 
Ves-eici la letro de Frederi Mistral : 

Maillane, 21 aoflt 1892. 
Monsieur, 

c Votre Manuel elementaire de Hnguistique est dans la voie du vrai, 
tres intelligemment concu, et, si vos tableaux synoptiques, accrus 
d'autres vocables locaux, etaient affiches dans Ies ecoles, ils rendraient 
les ecoles trfcs agr&bles et profitables aux ecoliers. 

c Tout ce qui peut attacher de facon ou d'autre l'enfant a son pays 
natal, a ses traditions de famille. a son honneur de race merite d'etre 
encourage. ^ 

c Une des principales causes de cette depopulation qui mine la 
France, c'est l'aveuglement avec lequel le systeme actuel d'education 
pousse les jeunes gens a dedaigner leur village et leur province, et a 
courir au mirage des grandes villes et des petites sinecures. 

« Votre {Manuel, tout en etant fort utile a I'instruction des ecoliers, 
leur donnera le respect de leur langue maternelle, qui est la gardienne 
des mceurs et de la seve native. 

« Recevez, Monsieur, Texpression de mes sentiments de haute 
estime. » 

F. MISTRAL. 

— Se van bouta en souscripcioun lis obro poustumo d'A. Foures, 
que coumprendran tres partido en un soulet voulume : 1. — La sego, 
138 peco en lengo d'O ; II. — La muso Stives tro, 163 peco erne la 
traducioun franceso de I'autour ; HI. — La muse err ante y 173 peco en 
Trances. 

Lengad6 

— Avian parla di Jo Flourau que l'Escolo audenco alestis, e aro ves- 
eici lou galant rampeu que mando is escrivan dou Miejour : 

Aici le cartel que douno le prougramo das Joes Flourals de VEscolo 
audenco, que se celebraran le dimenche 15 d'otobre 1893. 

Felibrifce x. 



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iS Lou Felibrige 



Les Joes Flourals se tendran, s'ac6 's poussible, dins las Tourres 
Narbounesos de la ciutat de Carcassouno, salo das Chivnlies. 

Paura quatre genres: i. — Poue'sio lirico. — Le premi* pretx d'a- 
quel genre es regardat coumo la grando joio de VEscolo audenco. Per 
genre liric s'entend : Odo, elegio, idilo, pouemo, etc. 2. — Sonnet. — 
3. — CounU, noubelo, galejado, en proso ou en bers, de 300 lignos 
al mai. 4. — Estiidi sus Daveau, le troubaire carcassounes e sas obros 
(en proso francimando o en lengo d'Oc). 5. — Pretxes reserbats as 
elevos das escolos primarios per la traducciu, en proso francimando, de 
la fablo d'Achile Mir : La clouco e lou pouletou. 

La fablo de Mir sara mandado a toutis les m est res d'escolo que la 
demandaran al secretari de VEscolo audenco, Les qu'an le libre de Mir: 
la Cansou de la lauseto, troubaran aquelo fablo a la pajo 128. 

Las obros mandados as Joes Flourals deurran estre adressades dal 15 
dejulhetal 15 d'agoust, a M. G. Jourdanne, secretari de l'Escolo au- 
denco, a Pouter ie^ per Carcassouno. Deurran estre escrichos en dous 
esemplaris ; le noum dal troubaire sara mandat a part, dins unc enve- 
lopo cachetado. 

VEscolo audenco fa sabe* que balhara per cado genre un premie e 
un segound pretx, amai d'accessits ; mes, per reagi countro I'abitudo de 
courouna trop de pecos, se moustrara proube dificillo. 

Las obros courounados saran publicados dins la Rebisto miejournalo 
de Carcassouno, e dins la Cigalo for. 

Le Secretari: G. JOURDANNE. 

— ViAteneu di Troubadou, de Toulouso, a dubert soun sieisen grand 
councours de lengo miejournalo. Li peco an d'estre mandado a M. V. 
Levere, allies Lafayette, 26, a Toulouso, dou 15 d'abrieu au 15 de 
juliet venent. 

— La Cigalo d'er nous apren la mort dou jouine felibre P. Vezian, 
qu'avian couneigu a Marsiho, ounte ero soudard au service de la santa 
militari, e que touti li Mcren qu'avien agu l'ur de lou veire, estima- 
von mai-que-mai. « Tout de cor a la Muso felibrenco, gent e amista- 
dous, Pau Vezian, — dis la Cigalo d'or — que sous debuts literaris 
proumetieu prou quicon, sara regreta de toutes lousque l'an counegu. 

Nautre, d'eici, que lou couneissian e famavian, jougnen ndsti re- 
gret a-n-aqueli de ndsti counfraire eami de Mount-Pelie. 

— Dins li grandi festo ourfeounico e musicarello que la Municipalita 
de Toulouso erne lou Coumitat d'ourganisacioun alestisson, per lou mes 



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Lou Felibrige 79 



de mai venent, i'aura 'no tiero reservado escassamen i cantaire en parla 
d'O, e de pres super bo ie saran atribu'i. 

Les Grits toulousan se groupon per faire festo a-n-aqueli que fana- 
ran faire rounfla la parladuro meiralo, e nautre picaren di man. 

Se dis que li Cantaire* dau Clapas devon prene part a-n-aqueli 
largo, e que, pereu, la Municipalita de Beu-Caire, dins lou councours 
que douno annalamen sus l'estigango de sa fiero, ourganisara tamben 
uno tiero per li cantaire en lengo d'O. 

— Li soci de PEscolo audenco, a Carcassouno, se soun acampa lou 9 
d'abrieu, per ourganisa li festo de Sto-Estello e la recepcioun a faire a 
Felis Gras emai a Frederi Mistral. 

— Lou cabisc6u de f Escolo moundino, en Savie de Ricard, coun- 
vido d'aquest biais li soci toulousen sus la memo estiganco : 

« L'Escolo moundino tendra soun acampadoannalo a Toulouso, 3, 
carriero Santo-Germano, le 7 de mai que ven, a dous ouros del vespre. 

« Toutis les Felibres que ne fan partido, soun pregats de s'i trouba. 

k Sara questioun desjocs Flourals de 1893, de la situacioun financiero 
de 1' Escolo, de las grandos festos felibrencos que se van fa a Carcassouno 
joubs la presidenco del capoulie F. Gras, etc. 

— L'Academi di Jo Flourau de Toulouso ven de courouna un est&di 
sus lou poueto Goudelin, degu a la plumo dou valent felibre Gastoun 
Jourdanne, en quau trasen nosti courali felicitacioun per lou beu ram- 
pa u qu'a davera dins lis ort de damo Clemenco Isauro. 

VANEGACIOUN 

— Lou felibre abat Juli Bresson, qu'ero a Beu-Mount de Pertus, es, 
aro, curat de Lauris. (Vau-CIusoJ 

— Lou manteneire Grabie* Forgerot es receveire de renregistramen 
a Vic-Fezensac. (Gers) 

— Lou felibre Aufred Rottner, de Cournounterrau, vai demoura a 
Ceto, a la grand carriero, 66. 

A PAREIGU : 

A Perpignan, enco de Muller, Counter del pah de Goudouli y que lou 
galoi J. Mercadier, que saup rire a plen de garganto, largo 
poulidamen em'aquest quatrin : 

Se legissets mas galejados, 

Aqueste iber, dins las belhados, 

Hirets a bous crebala pel, 

E me tirarete le capel ! 



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20 Lou Felibrige 



A Fouis, encd de Gadrat, Gaston Pbcebus en Prune (1357-1358), es- 
ludi tira de doucumen inedi, per F. Pasquier, archivisto de 
l'Ariejo. L'eros de Taventuro countado es uno celebrita mie- 
journalo, e lou savent furnaire apound a soun raconte uno 
Char to roumano, seguido d'un tros dela crounico roumano d'A. 
Esquerrier, (1458) noutari dou comte (lastoun, pietoucant 
aquel afaire. 

En Ales, a restamparie Martin, Setanto, odo patrioutico, inne pretoucant 
dou felibre Albert Viau, en ounour e memori di regreta sou- 
dard de Setanto. 

A Brivo, enco de Rcche : Dire* limousins (proumiero serioj, galanto es- 
courregudo sus lis us e coustumo de la terro limousino, culi 
per lou gent Lemovix, tant afouga per li causo miejournalo, e 
que s'agrado de sauva de Toublit tout co que fai ama la pi- 
choto patrio. l'a dins aqueu recuei d'estudi, decant edeconte 
sus li festo deNouve e uno legendo : La cite des coujons, qu'es 
ben curiouso. 

A Gruissan (Audo) enc6 d'Alquier : Lee eveils y uno tiero de galant 
sounet dou jouine mossi de l'Escolo de la Mar, Aguste Rol, 
que la Muso enfioco e poutouno e que i'ispiro, tant en frances 
qu'en prouvencau, de sounet de requisto. 

A Bezie*s, enc6 de Sapte : Un tnoulou de telados, dou majourau Junior 
Sans. Aqui i'a, despiei 1853 enjusqu'a iuei, touti li flour fresco 
e riserello que no«te ami a culido, e t6uti lis espino que Tan 
pougnegu, pechaire! dins la draio de sa bello vido. Aqueu li- 
bre es soun cor tout dubert : ris, canto e plouro ! 

A Fourcauquie, encd de Crest : Lou diamant de Sant-Maime d'En Ougeni 
Plauchud. Dins li colo de St-Maime se rescontron de peireto 
lusento que i'an douna lou noum de diamant ; e i'avie pereu 
a passa terns, dins lou terraire, lou casteu de Ramoun-Beren- 
guie, qu'a sa quatrenco chato ie disien Beatris, e Beatris ero 
un diamant pur, esbrihaudant qu'es pas de dire. E coumeTami 
Plauchud a canta dins soun libre la resplendento Beatris, a ren 
trouva de mi 6s que de ie douna lou titre de diamant que i£ 
counven detoutbiais. 

Plauchud es un escrincelaire fin e, em^ soun amour, a serti un 
Diamant que beluguejo poulidamen d'amount dis Aup sus 
ndsti terro prouvencalo, e li rebat que n'en regisclon nous 
bouton al'amoun sentimen d'ourguei en meme terns qu'uno 
grand fisai^o dins 1'aveni de nosto lengo e de nosto raco. 

Lou Gerftnt : Jan Jtfonnd. 
lmprimerie 1.. DUC, 35, rue Housselet, Paris. 



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CROUNICO 



DISCOURS DOU CAPOULIE EN FELLS GRAS 
AU CENTENARI DI JO FLOUR AU DE BARCILOUNO 



Segnour Bisbe de Vic, 
Davans Vosto Grandour, davans vosto nauto . 
sapi&nci, pause lis 6umage e Tamiracioun d6u Feli- 
brige. 

Iliistri Mantenedot s, 
Vous aduse per vosti festo un bouquet de prou- 
venjalo acampa dins li terro d6uMas di Falabrego : 
es Mistral, noste poueto naciounau, que vous iou 
mando, es Mir6io, nosto reino deb^uta, que l'a cu- 
li. La bello chato de Prouvenfo, avans de me lou 
baia p6r vous Tadurre, l'avie espingla un moumenet 
sus soun cor dins un pie de soun fichu blanc e Tavi6 
poutouna tres cop de si bouco rousenco. E ieu, en 
vous lou pourg^nt vuei, revese lou blu di flour, lou 
blanc d6u fichu e la roujour di labro, revese mi tres 
coulour naciounalo, revese lou drap£u de ma Pa- 



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22 Lou Felibrige 



trio, e me s^mblo que vousdise: « V6s-eici lou 
simbole de la fraternita di pople. » 

Aquelo paraulo d'amour, aquelo paraulo de pas, 
que la voues di poueto clamo de-longo sus lou 
mounde latin, me rem^mbro ma primo jouv^nfo, 
me remembro l'esclargido que m'esbalauvigue 
quand li poueto de Catalougno vengu^ron nous 
v6ire en terro de Prouv6n£0. 

L'ause encaro, la voues forto e caressanto d'En 
Vitou Balaguer. L'ouratour flamejant, lou patrioto 
arderous, bto vengu, buta p6r la temp^sto poulitico 
e mena p6r la man de Di6u, hro vengu nous dire si 
desfeci, dins la trounadisso de sa paraulo ardfcnto e 
la pouesio de sa grando e bello amo. E ieu que vous 
parle (n'6re aior qu'un enfant), aguere ma prou- 
miero vesioun de la Catalougno eroui'co, ausigu&re 
la clamour de si poueto, e tout-d'un-tfcms escrigu6re 
mounproumi6vers; e maproumiero estrofo, moun 
proumie cant fugu6 p6r glourifica la bello espa- 
gnolo. 

Alor dins li carriero d'Avignoun, sus libord d6u 
Rose, dins lis Areno d'Arle clantigu^ron lis estrofo 
d6u Gayter del Llobregat, Tamant ferouge de la 
terro catalano, Rubi6 y Ors, e d'Ant6ni de Bofarull 
lou Barciloun6s, e d'Aguil6 lou Maiourquin. Li 
paret di barri d'Avignoun e li tourre d6u Palais di 
Papo redisien dins sis eco li g6sto d6u Romance- 
rillo Catal& de Mila y Fontanals, e nous enfiouca- 
von li pouemo de Teodor Llorente lou Valencian, 
e de Camps y Fabres, e de Montserrat y Archs, ede 
Cutxet, e de Forteza, e de mounsen Jaume Collell, 
e d'Adalaus Blanch, e de Matheu y Fornels, e de 



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Lou Pelibrige 23 



Quadrado, ede Querol,e de Rossell6,e deFrederi 
Soler, e de Ponsy Gallarza, e de Frances Ubach, 
e di Torres, e de Carita y Vidal, que jamai li nou- 
marai t6uti ! E legissian, a Toumbrino di sause de 
la Bartalasso, lou Calendari Catald e lou Gay Sa- 
ber, e la Orientada de Pelay Briz e n'en devouris- 
sian li verset coume d'enfant groupa long d'un 
bouissoun n'en devourisson lis amouro. 

D'enterin En Albert de Quintana venie i Jo Flou- 
rau d6u Centenari de Petrarco e fasie clanti soun 
estrambord. E ieu ai vist lou pople d'Avignoun, de- 
bout, Taclamant e d'ouro de t6ms cridant: « Vivo 
la Catalougno! » Mai uno autroresplendour devie 
nous arriba de la terro amado : nautri qu'erian 
acoustumade v6ire leva lou souteu subre Ventour, 
unjour veguerian 1'aubo pareisse sus li Piren6u ! 
Un astre s'aubour6 e nous clafigu6 de soun lum. 
L Atlantida, de Jacinto Verdaguer, lou pouemodi 
pou^mo Catalan, Tobro genialo de vosto rafoesba- 
lauvissie lou mounde : au noum d6u Felibrige, sa- 
lude noste fraire Jacinto Verdaguer ! 

O bello ouro de ma vido ! finigues jamai ! Canten, 
o fraire, eternamen dins lou meme libre d'amour, 
beven de-longo lou vin de l'esperahf o dins la me- 
mo coupo ! E li pople de Prouv^nfo e li pople de 
Catalougno, e touti lis ome de sang latin trefouliran 
&la voues de si pou6to. Ausisses eilalin, de l'autre 
coustat de la mar, la voues di fraire d'ltMi que nous 
respondon. Lafamiho latino s'acampo : la pouesio 
de ndstis amo, de n6sti terro esbl6ugiss6nto de l'ar- 
gbnt dis 6ulivi6, de Tor di meissoun, de Tor dis 
arange, de l'esmeraudo di jardin, aura fa la grando 
pacificacioun de i'Umanita ! 



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24 Lou Pelibrige 



E sara vautri, Mantenedors de Catalougno, e sara 
v&utri, Felibre de Prouvenjo e de Lengadd, e sara 
v&utri, fi6u de Dante, que sares esta la pensado que 
rejoun, la voues que porto, lou bras que coumplis 
la Voulounta de Dieu. 



ADREISSO AU COUNSISTORI 
DI JO FLOURAU DE BARCILOUNO 



Messies li Manten&re, 

Desempi^i Tan 1859, ounte v6sti davancie resta- 
bligueron li Jo Flourau per sauva e releva la libro 
parladuro d6u pople Catalan, germano de la nostro, 
av6n, li Felibre de Fran90, de-councerteme vous- 
autre, iucha de p6d e d'ounglo per la memo santo 
Causo. Vaqui perque i6u vous cridave, i'a d'acd mai 
de trento an : 

DisAupi Pirenfcu e la man dins la man, 
Troubaire, aubouren dounc lou vi& parla rouman ! 

Aco 's lou signe de famiho, 
Aco 's lou sacramen qu'is kwi joun li fteu, 

L'ome k la terro ! Ac6 's lou fteu 

Que ten lou nis dins la ramiho. 

Intrepide gardian de noste parla g6nt, 
Garden-lou franc e pur e clar coume l'argfcnt, 

Car tout un pople aqui s'ab^uro ; 
E, de mourre-bourdoun, qu'un pople toumbe esclau, 

Se ten sa lengo, t&n la clau 

Que di oadeno lou delteuro. 



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Lou Felibrige 25 



Desemptei trento o quaranto an, di dous coustat 
di Piren&u, s'es dounc amoulouna lis obro e li cap- 
d'obro, p6r afourti la vido, e lou dre a la vido, de 
nosto lengo maire. Mai r6n i'a fa : TEnsignamen, di 
dous coustat de la mountagno, es toujour, lou sa- 
bes, en guerro demasiado contro lou parla di gent ; 
e la lengo di gerit, tant dins voste pais coume eici 
dins lou riostre, es, coume uno estrangiero e uno 
escoumenjado, foro-bandido dis escolo. E d'aqu61i 
que pretendon representa lou pople(tant dins voste 
pais, crese, coume dins lou nostre) n'i'a pas un que 
jamai ague pres la paraulo, is Assemblado naciou- 
nalo, p6r reclama lou dre de vieure, p6r reclama 
reparacioun en favour de la lengo dis eleitour que 
linoumeron. 

Eh! ben, Messi6s, vous pr&gue, en souveni de 
n6sti paire, qu'an viscu tant de si6cle en pas e amis- 
tan$o souto la I6i unenco d6u Counsulat de la 
Mar, O en souveni de n6sti r^ire qu'ens^n an be- 
nesi lounoum di Ramoun Berenguie : aproufichas 
vosto soulenno manifestacioun de vuei p6r rapela, 
de vosto auturo, au noum de touto nosto rafo, a 
n6stideputa, qu6nti que fugon, soun dev6. 

E digas-ie que se mentisson k la messioun qu'an 
presso en cargo, digas-ie que, se laisson indefinida- 
men mespresa, renega la lengo de la terro, noun 
sara eli que lou mounde, noun sara 61i que rist6ri 
recouneira per 6stre n6sti representant ; mai sara 
li poueto, soulamen li pou6to qu'auran canta lou 
pople dins la lengo d6u pople. 

F. MISTRAL. 

(*) Code de dre maritime, reconneigu autre-tenis per li marin de Ca- 
talougno, de Lengadd e de Proaveo90. 

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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUV^NgO 

— La Cancelarie iou Felibrige fasie assaupre i majourau que « lou 
Counsistori felibren tendrie sesiho en vilo de Seloun, (Bouco-dou-Rose) 
lou dimenche 23 d'abrieu, per trata dis afaire dou Felibrige, di comte 
dou Cancelie e proun d'autri menudaio, mai subre-tout per la noumi- 
nacioun de dous majourau de Prouvenco, en ramplac^men d'En W. 
Bonaparte-Wyse e d'En Anfos Michel. » 

Adounc, lou 23 d'abrie'u, a Seloun, la sesiho counsistourialos'es ten- 
gudo souto la presidenci dou capoulie En Felis Gras. Iiron present li 
majourau : Frederi Mistral, assessour, e Marius Girard, sendi de Prou- 
venco ; Louis Astruc, Marius Bourrelly, Leopold Constans, Antdni B. 
Crousillat, J. Huot, Louis-Roumieux erne F. Vidal. 

S'es d'abord proucedi a Teleicioun di dous majourau. Per lou titre 
de la Cigalo d'/rlando, coume per aqueu de la Cigalo dou Var^ i'avie 
proun councurrent e la lucho es estado caudo, se pou dire. 

Es au tresen tour d'escrutin que lou noum d'Alessi Mouzin es sourti 
gagnaire d6u titre de Majourau, en placo de Bonaparte-Wyse (cigalo 
d'Irlando). 

E n'es apres quatre tour d'escrutin que lou candidat presenta per lou 
Bureu, Valeri Bernard, a outengu lou seti d'En Anfos Michel, (cigalo 
dou Var). 

Se decido piei que li dous majjurau nouveu saran rec^iupu soulen- 
namen a Carcassouno, lou 1 1 de mai, que ie faran Teloge de soun 
predeccssour, e que sara lou majourau En Louis Astruc que respoundra 
au di scours d'En Alessi Mouzin, e que lou majourau En A. Arnavielle 
dounara la replico a-n-aqu6u d'En Valeri Bernard. 



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Lou Felibrige 27 



St decernis, piei, lou titre de Soei dou Felibrig* a M. lou doutour 
Koschwitz, proufessour a I'Universita de Greisfswald, emai a M. Res-r 
tori, proufessour a I'Universita de Pavio. 

En Marius Girard, tresourie dou mounumen de Roumanille, a rendu 
comte de la situacioun de la souscripcioun duberto c a demanda co 
qu'ero necite de faire davans l'oupousicioun que metie lou Counseu 
Municipau de Sant-Roumie a raubouramen d6u subre-di mounumen 
dinsaquelo vilo, e s'es decida que lou mounumen s'aubourarie en Avi- 
gnoun, qu'ero la vilo d'adoupcioun dou mestre Roumanille. 

E se clavo la sesiho. 

— L'lAioli nousadus la novo que » lou Counseu Municipau d'Avignoun 
dins sa sesiho de dimars 25 d'abrieu, a vouta l'ereicioun dou mounu- 
men de Roumaniho dins lou jardin de Sant-Marciau. La coumessioun 
municipalo di Beus-Art, M. lou maire d'Avignoun e lou capoulie dou 
Felibrige soun carga de recerca, dins Tort avignounen, au miedipra- 
do de margarfdeto, la placo que counven. » 

E a pound que « dins la memo sesiho M. lou maire a legi'no letro 
de M. jan Aubanel dins la qualo aquest fai douno a la vilo d'Avignoun 
dou buste de soun paire, Teodor Aubanel, per Leroux. Uno coumes- 
sioun especialo es pereu cargado de recerca lou rode que deura oucupa 
aqueu buste. Sara proubablamen placa tamben au mitan de quauque 
bouscas de miougranie e de lausie-rose, dins Tort St-Marciau. > 

Aqueli dos novo nous an fa grand plesi, e pouden qu'aplaudi a-n- 
aqueli voto de la Municipalita avignounenco. 

— Lou 1 1 de mai s'es tengu, en vilo de Carcascouno, Pacamp de 
Santo-Estello, que n'en dounaren lou comte-rendu dins noste numero 
venent. Ves-eici coume lou Counsistori n'a assaventa li Felibre : 

Avignoun, lou 21 d'abrieu 1893. 
Moussu e gai counfraire, 

c Aquest an celebraren la festode Santo-Estello dins l'antico e glou- 
riouso cieuta de Carcassouno, lou 1 1 de mai. 

« Dins la matinado, lou Counsistori felibren tendra sesiho soulenno 
e recaupra li nouveu majourau. Sus lou cop de miejour aura lid la fe- 
librcjado dins l'uno di tourre de la Porto-Narbouneso, salo di Chivali^. 

« Li Felibre que voudran, aqu£u jour, beure a la Coupo erne nous 
autre, an que de manda sa counsentido, avanslou 5de mai, au delega 
de 1'Escolo audenco, M. G.Jourdanne, a Carcassouno. 



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28 Lou Felibrige 



€ L'escoutissoun sara de 5 fr. 

« Agradas, Moussu e gai counfraire, I'asseguranco de ndsti sentimen 
egregi. » 

Lou Vice-Cancel ie, Lou Capoulie, 

Jan MONNE. Felis GRAS. 

— Em'acd, TEscolo de la Mar, a Marsiho, que soun seti n'es, aro, au 
Cafe tMartino, leio de Meilhan, vouguent adouci li regret d'aqueli que 
noun an pouscu se rendre eilalin, tant liuen, a Carcassouno, per s'as- 
seta a la taulado capouliero, a rampela si patroun, marinie e mdssi, 
lou me me jour e a la memo ouro, per afin d'estre en coumunioun d'a- 
mo erne lis urous taulejaire de Sto-Estello. 

— Diren qu'es au cafe Martino, en aut di leio de Meilhan, que touti 
li dimenche li Maren tenon sesiho, e que saran mai qu'urous de ie re- 
9a up re li Felibre, que passant per Mar*iho, ie farien Founour de li veni 
veire, entre desouro e miejour. 

— Taura a Marsiho, per Pandecousto, dins lou grand councours mu- 
sicau que se ie deu teni, tres jour a-de-reng souto 1'aflat de la Soucieta 
di Touristes du Midi, uno tiero reservado per li tarnbourin. 

— La Soucieta felibrenco de Paris celebrara sa festo annalo en vilo 
de Sceus, lou segound dimenche de jun, souto la presidenci d'En Anfos 
Daudet. 

— Dijdu, 4 de mai, a-z-Ais, li jouvento de St-Savournin (Bouco-dou 
Rose) an jouga 'no sceno prouvencalo : Li Rampau, au cieucle Sant- 
Milre, e i'an bouta un bon biais qu'es pas de dire, coume an rendu 
mai que ben lou beu dramo : La fill ] e de T^pland, de Bornier. 

— Lou deputa Tdni Boyer avie acampa, lou 16 d'abrieu, li pescadou 
de Mazargo, toucant Marsiho, perescouta li desiran^o de sa courpoura- 
cioun ; cm'ac6 la charradisso, entre lou deputa e sis eleitour, s'es facho 
en prouvencau. Ero aco lou meiour mejan de se coumprene. 

— A-z-Ais, en un banquet que lou vicari-generau Guillibert avie 
ourganisa per reijala li membre de l'obro de St-Meissemin, s'es canta 
la galoio cansoun de Roumieu : Li nopo de Guingoi, que lou felibre 
Borel n'a brouda la muslco, e vous assegure que lou rire a pas fauta 
en touti aqueli jouvent que Tescoutavon en sVscacalassant. 

— Em'ac6, lou ves aqui, a la fin, lou beu libre que touti avian la 
fernetego de lou legi, e que lou gent chhalie Em. Portal, Soci d6u 
Felibrige, nous semound tant poulidamen. 

La letteratura proven^ale mode ma es un bijout trelusent, sourti de 
l'estamparie de Pedone-Lauriel, editour a Palermo. Es un bouquettout 



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Lou Felibrige 29 



ferigoula de prefum d'amour, qu'un fieu devot pourgis a sa maire ; es 
uno couiouno trelusento que lou felibre afeciouna, ardent e pious, pauso 
sus lou front de la Prouven^o. 

Em. Portal es un poueto prouvencau d'elei, un felibre de marco, e 
ten, de sa ra^o que sort dou Miejour, Tamour de n6sti terro souleiouso. 

Que i'a de mai pretoucant que de veire un ome d'estrange pais que 
dedico soun Iibre a la patrio prouvencalo, erne tout soun cor, dins 
aquesti simple mot, touti luminous de tendresso courouso : 

Alia no bile terra di Provenia 

Dedico questo libro 

Che ai ocoupa 
Delia sua fiorente letteratura. 

Noun se pou estre mai galant, e quand disian que lou libre ero un 
bouquet de pervenco pausa sus I'autar de la Coumtesso, nous troum- 
pavian pas: s'eisalo de toulol'obro un prefum amourousi que nous pre- 
toco e nous esmdu. 

Jamai s'es auboura un mounumen tant flame a la gldri d'un pais e 
de si poueto. Es un tresor que t6uti aqueli que per lou present e per 
Taveni, voudrien estudia nosto bello reneissenco, ie pousaran a plen de 
man. 

Lou Iibre secoumpartis en tres tiero : 

Dins Ii No^ioni, i'a I'estudi dis ourigino de la lengo d'O e de sa fi- 
loulougio ; l'autour ie trato, piei, de 90 qu'ero la lengo e la literature 
prouvencalo a 1'age mejan, e de 90 qu'es au jour de iuei ; em'aco vous 
pren per la man e vous fai ses?ui li premie pas dou Felibrige, coume 
vous descato sa coustitucioun d'aro. 

A la tiero di Ttiografie, Em. Portal treno d'abord pouli.lamen uno 
courouno p&r nosti mort : Roumanille, Aubanel, Bonaparte- Wyse, lou 
comte de Toulouso-Lautrec, G. Azais, J. B. Gaut, C. Poncy, Verdot, 
A. Thumin, etc., segui d'un bel eissame d'escrivan e de poueto mie- 
journau qu'an mai o mens pourta sa peiro a la bastisso, e gentamen 
nousdebano piei, lis obro e la vido — en quauqui mot per cadun — 
di majourau membre de noste Counsistdri felibrer., de quauqui felibres- 
so e felibre, t6uti mestre dins Tart d'escrieure nosto lengo melicouso, 
touti enlusi di rai de nosto souleu, que Sto-Estello, enVun poutoun, a 
sacra mestre en Gai-Sabe. 

La tresenco tiero es lou Floriiegio pottico, valent-a-dire un bouquet 
culi dins lis orto dou miejour, ounte se groupon touto meno de flour, 
touti mai oudourouso lis uno que lis autro, e qu'espousco sus lou 



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jo Lou Felibrige 



mounde lou prefum suau di pervenco, di cado e di tubcrouso, tout en 
vejant sus It cor lou sang di miougrano. Touti aqueli perlo acampado 
per nosteami, aquest Us a revirado en lengo italiano per a fin que tout 
soun pople ie vegue au founs touti li belugo esbleugisseuto que noste 
souleu fa bouta. 

E, tout esmougu que sian davans aquelo obro magnifico, em6 nosto 
voues mistoulino, noun pouden dire tout lou ben qu'es degu a-n-aqu£u 
pres-fa meritdri, e prenen la voues auto, superbo, fiero d6u Mestre, 
que dins VAidU dis : 

< Que lis autri nacioun agon, tant que voudran, per li representa 
dins Testrange pals, d'ambassadour paga e de carga d'afaire. La Prou- 
venco, elo, pertout a de menistre voulountari que, ren que per amour 
d'elo, se fan sis apoustdli e si proupagandisto. E se voules sache Peftt 
de nosto Reneissenco pereilavau a tant de lego, mau-grat la mar e li 
mountagno, escoutas per plesi coume n'en parlo Em. Portal, noste sod 
palermitan : 

« La letteratura provenzale moderna presenta il carattero d'una 

« grande, fenomenale attivita, ed il tempo in cui si e svolta e conti- 

« nua a volgersipu6benissimoassumere fappellativo di Rinascimento. 

« Quello della Provenza e un risveglio speciale, unico nel genere e 

« maraviglioso. Da Nizza a Marsiglia, a Tolosa, a Barcellona, su per 

« PAlpe franco-italiana e via per le belle rive del Mediterraneo, nella 

« Provenza propriamente detta, nella Linguadoca, nell 'Aquitania, nella 

< Catalogna, ferve 1'cpera di restaurazione. Accademie, giuochi floreali, 

« Societa filologiche, concorsi, giornali, pubblicazioni, feste, tutto anun- 

« zia un 'attivita incontrastabile, coronata da felice successo ed ammi- 

« rata in tutla la Francia ed all 'estero. » 

« Dins lou tresor de Sant-Trefume, en Arle, se counservo un antique 
plat d'agato ounle fugueron depausa, apres sa martirisacioun, li sen de 
Santo Agato, patrouno de Sicilo e de Maiano noste endre. E dins la 
coupo felibrenco, ansin counservaren piousamen la simpatiod'E. Portal, 
noste ami de Sicilo ; pas verai, fieu de Prouvenco ? » 

Touti li fieu de Prouvenco, ti fraire, te gardaran au founs dou cor un 
amour prefouns, o tu que i'as baia la provo majo que lis amaves, en 
trenant aquelo courouno bello que, resplendento di lusour de TEstello 
di set rai, venes de pausa sus lou front majestous de sa Coumtesso ! 

— Lou 2 de mai, a la cimo de Garlaban, mountagno que s'aubouro 



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Lou Felibrige ji 



de 700 metro en dessubre de la piano d'Aubagno, a l'6ucasioun de 
l'inaguracioun d'uno crous, M. lou curat de Lascours prounouncie un 
discours prouvencau em'un envanc esmougu e superbe. Nous es en-de- 
bon de signala aqueli manifestacioun e d'aplaudi li cor valent qu'an pas 
vergougno d'emplega la lengo dou pople. 

— Lou 2 de mai, de vespre, dins un a camp di Mardistes, Louis 
Roumieux a regala Pauditdri de quauquis-uno de si galejado, e, tout 
en alargant lou rire gai, i'a culi de beu picamen de man erne Jarjaio 
au Tar adit. Apres lis aplaudimen s'es entouna en cor Lou Mastt de 
mksie Roumuu, que vous dise qu'acd ! 

— Lou 25 d'abrieu, a la saio Pain, a Marsiho, lou coumpousitour 
R. Lavello, musician de renoum, a fa 'ntendre quauqui tros de soun 
opera de Tolo%a f tira dou pouemo prouvencau d'En F. Gras. 

— Uno felibrihouno ven de naisse au felibre Ch. de Vilo-Novo-Es- 
clapon, deputa, que i'an douna per noum : Rousselino. Benastrugan 
de cor I'urous paire. 

— Lou 16 de mai, TEscolo d6u Flourege, d'Avignoun, tendra sesiho 
en Bartalasso, per festa la nouminacioun de soun souto-cabisc6u, A. 
Mouzin, au titre de majourau dou Felibrige. 

— Lou nouveu soci, M. Koschwitz, de l'Universita de Greifswald, 
a fa 'n travai remarcable sus la founetico prouvenpalo, e M. Rest or i, 
de l'Universita de Pavio, es pereu autour d'un epitome de literaturo 
prouvencalo. 

— Tiraneico te\\4ioli: « L'empremeire Lucian Due, ben couneigu 

< de t6uti per soun devouamen a la Causo prouvencalo, ven de founda 
« a Paris, 35, carriero Rousselet, un oustau especiau d'edicioun e de 
« vendo per lis obrofelibrenco. ^u se cargaradi depost enco di princi- 
« pau libraire, de la publicita e dou landmen di libre, subre-tout na- 

< turalamen d'aqueli qu'eu estampara. 

« Causo requisto, per aqueli que soun pas trop ferra sus 1'ourtou- 
t grafi prouvencalo : Lucian Due, qu'es un mestre en Gai-Sabe, se car- 
« go de la revisto dis esprovo e de Tespurgamen di pecat e di deco 
« envers Tengeni de la lengo. Li pataras taran pas mau d'aprouficha 
t talo chabenco > 

Lengad6 

— La Mantenenco de Lengad6 a tengu sesiho amenistrativo a Car- 
cassouno, lou matin de la festo de Santo-Estello. 



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J2 Lou Felibrige 



Lou sendi de Lenigadd, 1. Messine, a vie counvida en aquel acamp 
li Felibre de sa Mantenenco, per la letro que seguis : 

Mount-Pelie, 28 d'abrieu, 1893. 
Moussu e gai counfraire, 

Aves apres per la Cigalo d'or e lous journals de la regioun que la 
Santo-Estello, festo annalo dau Felibrige, se celebrara lou 1 1 de mai 
que ven, beu jour de TAscencioun, dins la cteutat de Carcassouno, en 
pleno terro Oucitano. 

Lou meme jour, la Mantenenco de Lengadoc tendra soun Assembla- 
dogeneraloa l'oustau coumunau de Carcassouno, a 9 ouros dau mat i, 
avans Tacamp dau Counsistdri. 

Ai l'ounour, Moussu e gai counfraire, de vous counvida d'assista a- 
n-aquelo sesiho, e de vous prega de me faire assaupre sens retard se 
deves ie veni. 

Recaves, Moussu e gai counfraire, 1'asseguranco de mous sentimens 
couraus. 

Lou sendic de la Mantenenco de Lengadoc, 
1. MESSINE. 

En quauqui mot, e de gros en gros, veici lou prougramo di festo 
felibrenco que se soun facho a Caicassouno lou 11 de mai: 

Felis Gras, qu'ero ana a Barcilouno per assista au centenari di Jo 
Flourau, tengu dins aquelo vilo lou 7 de mai, es arriba a Carcassouno 
lou 10, erne Tassessour de Prouvenco, En Frederi Mistral e uno trou- 
po d'autre Felibre. 

Uno recepcioun magnifico i'es facho a la garo : i'a musico, delega- 
cioun d6u Counseu municipau, Felibre auden, etc 

De la garo, lou courtege vai a la coumuno : M. Durand, maire de la 
vilo, erne soun Counseu, recaup li Felibre e \6 presento lou vin d'ou- 
nour. 

Lou vespre, a vuech ouro, au teatre municipau, lou felibre Gastoun 
Jourdanne fai uno counferenci sus l'antico ci^utat de Carcas, e mostro 
si vieii tourre en de proujecioun luminouso. 

Lou 11, dins la matinado, a 9 ouro, Asscmblado generalo de la 
Mantenenco de Lengad6, e a 10 ouro, sesiho dou Counsistori felibren. 

A la sourtido de l'acamp counsistouriau, uno manifestacioun magni- 
fico se fai en ounour clou majourau En A. Mir, lou viei e valent porto 
drapeu dis ideio telibrenco en terro carcassouneso. 

A miejour se vai, musico en testo, teni sesiho a taulo, dins la tourre 
de la cieuta de Carcassouno. 



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Lou Belibrige }) 



Lou vespre, au teatre municipau, se jogo (Mir ho e se courouno lou 
buste d'En Frederi Mistral. 

— Li Coumpagnie dou camin de ferre de P. L. M. e dou Miejour 
an acourda uno reducioun de 50 0/0 en touti li Felibre que soun ana 
tauleja dins l'acamp carcassounes. 

— A prepaus di Cantaires dau Clapas, qu'an fa flori a Mount-Pelie, 
li 2% e 39 d'abrieu, e que van ana, lou mes que ven, au grand coun- 
cours toulousen canta lou cor que Paladilhe a brouda per eli : Lous 
cantaires dau Clapas, sus de paraulo de Fernand Troubat, nous fai gau 
de tira de la Cigalo d'or aquesti mot qu'an ben sa valour : 

« Quouro lous Felibres d'un pau pertout saupran-ti rendre lou Feli- 
brige poupulari en ajudant la creacioun, dinschasco vil© dou Miejour, 
d'uno couralo dau genre das Cantaires dau Clapas ? 

« Uno couralo counio aquelo, cantant davans touto uno vilo, vau 
milhou, per Pespandimen de la lengo, que dous libres de poueslo que 
legiran un centenat d'amics. » 

— AMarsiho, la couralo la Ccecilia s'es boutado dins lou brande. 
Un refrin de cantico, un coublet de cansoun, se saup que i'a ren de tau 
per ajuda au mantenemen de la lengo. Ac6 s'apren eisadamen, se 
bresiho a touto ouro dou jour, a Toustau, a l'atelie, i passejado ; acd 
vai de paire en fieu, e ni s'oublido e ni s'esperd jamai. 

Zou ! que s*establigue de Couralo e que se fague e que se cante de 
cansoun dins la lengo dou terraire. 

— L. Moitessier, marchand de musico au passage Bruyas, a Mount- 
Pelie, ven de bouta en vendo dos edicioun dcu cor: Lous Cantaires 
dau Clapas ; I'uno es a sieis sdu, l'autro, erne paraulo, musico, acoum- 
pagnamen de piano e dessin de Marsal, costo 2 fr., e se i'es apoundu 
Per de Las trelbas, qu'es pereu de Paladilhe. 

— Li Cantaire dou Clapas an fa uno tombola, e Frederi Mistral ie 

ven de manda un bel eisemplari de CaUndau, e lou Capoulie i'a fa 

douno de soun pouemo de Tolota em' aquesti vers escri de sa man : 

Bravo, Cantaires dau Clapas, 
D6u Lengadd cantas l'istori, 
8i cataslrofo e si ritori, 
Sa valto^o i 00 am bat, sa flerU dins la pas ! 

— Se ven de fourma a Paris uno Soucieta qu'aura per noum : So- 
ciitt amicale des Parisiens de VHerault\ li soci s'acamparan per se 
couneisse, s'ama, e per parla ensen la lengo dou pais. Aco \ uno ideio 
flamo e i'aplaudissen di dos man. 



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)4 Lou Belibrige 



— he Gril, de Toulouso, bouto en souscripcioun lou voulume de 
las Obros poustumos, dou majourau en Aguste Foures, que n'aven parla 
dins lou numero de Tautre mes. Fau s'adreissa au bureu dou journau , 
lou voulume de 500 pajo coustara 6 fr., e per la posto 6 fr. 50. 

— A l'oucasioun dou Jubileu de Leoun XIII, lou felibre Sarran d'Al- 
lard acampo de pouesio en lengo d'O, per li semoundre a Sa Santeta. 
Aqueli que ie sarie agradieu de councourre a-n-aqueu mandadis, podon 
adreissa si vers a M. de S. d'AUard, en Ales (Gard). 

— L'acampado annalo de 1'Escolo moundino, que se devie teni lou 
7 de mai a Toulouso, coume l'avian anouncia, es remandado. N'es Pen- 
causo la partenco per Mount-Pelie dou majourau En Savie de Ricard, 
que tourno dins aquelo vilo per prene la direicioun de I'edtcioun es- 
pecialo de la Depicbe, per l'Erau. 

— Avian anouncia lou councours dou Cascavel ; or, s'atrovo que sus 
la demando de quauqui bravis ami an remanda la dato di mandadis. 

Li peco saran re^aupudo enjusqu'au 15 d'avoust, e s'es apDundu uno 
primo de 30 fr. per aqueu que fara la plus poulido cansoun sus un er 
poupulari, que cantara erne lou m.'iour biais: Las Tripos d'Alis. 

Ves-eici coume es ourganisa lou councours: i° Cascavtlados ; j° 
Cansou sus un er poupulari o couneigu ; 3 Conte, 4 Pouesio. Per 
caduno d'aqueli quatre parti do dou councours i'aura dous pres : lou 
premie de 10 fr., lou segound de 5, emai quatre mencioun que caduno 
adurra au gagnaire siegue un libre de valour, siegue un abounamen 
a-n-un journau poupulari en lengo miejournalo. 

Lou drede councours es fissa a o fr. 45 (tres timbre di blu). Li peco 
courounado, que saran enserido au Cascavel e escricho autant que pous- 
sible dins l'ourtougrafi dou journau, deuran estre mandado avans lou 
15 d'avoust, a M. Chabrier, redatouren chefedou Cascavel, 5,carriero 
Dumas, en Ales (Gard). 

— La bandiero que TEscolo audenco a inagurado per la recepcioun 
di Felibre es roujo, e se ie vei la iauseto que s'emplano dins lou ceu 
en dessubre d'un souleu levant. L'artisto qu'a coumpausa lou dessin es 
lou pintre valent e tant renouma Narcisse Sallieres, qua ilustra lisobro 
de Mir emai lou Curat de Miner bo , de Margarido Sol. 

— Per pareisse leu : Le Urradou, sou net lengadoucian de Prousper 
TEstieu. 

Beu voulume de mai de 300 pajo, estampa en ca rater e elzevirian, 
sus fort papie ten, erne traducioun franceso vis-a-vis e un estudi-pre- 
faci d'En A. Perbosc. 



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Lou Pelibrige )$ 



En souscripcioun au pres de 4 fr., enc6 de l'autour, a Fraisse-Cabar- 
tes (Audo) o dins li bureu di journau e publicacioun miejournalo. Cous- 
tara 6 fr. en librarie. 

Aquitani 

— Dins noste darrie numer6, aven parla dou Manuel klementaire de 
HnguMque pour fenuignement de* idiomes locaux, que Em. Boudon 
alestis, e aven di, per errour d'estampage, qu'aqueu valent felibre de- 
mouravo a Sant-Salvy (Tain-e-Garouno) ; es Lol-e-Garouno que falie. 
[Vabord que n'en sian a rami Boudon, diren que, travaiant sens re- 
Iambi, a tout Jest a-n-estre public**, 90 que sara, quand soun {Manuel 
aura pareigu, un Diciounari di rimo ageneso. Aqueu travai es mai que 
segur que sara ben aculi noun soulamen di noumbrous escrivan, que 
dins li rode garounen s'assajon, aro, au parla meirau, mai encaro forco 
Felibre miejournau ie fa ran la ben-vengudo, qu'esuno obro maiqu'utilo. 
Soun diciounari agenes-frances, que pareis d'aquest moumen dins 
Lou Grit toulousan, e soun Diciounari di rimo, podon que fa ire faire 
un grand pas a l'unita ourtougrafico dins la Mantenenco d" Aquitani. 

Lou Diciounari di rimo es coumparti en sieis tiero: autant que 90 
que Pa de voucalo masculino dins lou parla garounen. 

i° — Icbama. — a — Tirade 1 . — 3 — 'Bourdi/e. — 
4° — Afourti. — 5 — Brulo. — 6 9 — Blu. — 
A cado voucalo masculino apound li tres finalo feminino. Em'acd, per 
eisemple, dis : 

A — Pescaire — Baco — NoutAri 
E — £ule — Aunlho — B^bi 
£ — Birme — Fen^rco — Plour^si 
I — Tournidre — Butido — Rf'si 
O — Boime — Faribolo — Oli 
U — Riflle — Sajo — Fffcmi 
E dispauso piei si rimo coume seguis : 
__ BA — — AIRE — — go — — ARI 

Acaba Afamaire Biaco Bicari 

Galba Emprimaire Menaco Poupulari 

Auba Roucounaire Raco Ourdinari 

(/> que disen aqui de l'obro de Boudon dounara la feme teg o en forco 
de la poussedi e n'en saren urous, que Ton pou jamai proun batre la 
rampelado a l'entour dis obro utilo. Es per aco que remembran i soci 



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}6 Lou Belibrige 



que se souscrieu au (Manuel en mandant sa souscripcioun de 2 fr. a-n- 
Em. Boudon, mestre d'escolo, a St-Salvy (Lol-e-Garouno). 

— Lou valent Andrieu Sourreil, ancian secretari de TEscolo de Jan- 
semin (d'Agen) vai publica si proumieri pouesio gascouno : Ouros d*a. 
mour, erne la traducioun franceso vis-a-vis. Lou libre galant sara pre- 
cedi d uno prefaci sus lou prepaus di Felibre* et Patoisants, e couslara 
3 fr. 50. 

Li souscripcioun se devon manda a-n-Andrieu Sourreil, receveire di 
doumaine a Remuzat (Droumo). 

— Lou 7 de mai, li soci defaT^ucbe corre\ienne, de Paris, an celebra 
I'anniversari de sa foundacioun en uno festo cam pest ro que s'es tengudo 
a Chaville. 

Ta agu d'abord li dan so en plen er : coutihoun e farandoulo, e piei 
s'es jouga uno far^o Iimousino : Lom$ tabasta per sa femna, seguido 
de la proumenado sus l'ase, erne la musico de sceno de la coumedi dou 
Malaut imaginari de Moliere ; li persounage eron : Quintdu, lou marit ; 
Jehan des Horts, lou juge ;• Jan Garrotat, I'avoucat e Peire des Maze- 
liers, lou grefie ; em'uno bello tiero d'abouticari e de fifraire.. 

Ta agu pereu un councours de Cbubrcitas, etc 

Dins la sesiho de mars, aquelo Soucieta avie fa 'no bello placo a la 
lengo meiralo, que Jan Foussard avie di : Lou bal de Nadal, Marpillat 
Lou bonbur e lou malbur e St (Marti ; e J. Plantadis ; La batalba 
de tMalemort, de J. Roux, e se i'es piei canta la Lemourina e Lemou^i, 
paraulo dou majourau J. Roux e musico de M. Celor, qu'an clava 
magmficamen aquelo super bo vesprado. 

— A Paris, a T6ucasioun dis eleicioun municipalo d'aquest mes 
d'abrieu passa, un candidat a fa coula sus li muraio d'aficho roujo en 
parla limousin. 

— Es la felibresso de Gerdo, Na Filadelfo, qu'a courouna lou buste 
de Mistral i festo de Carcassouno. 



CATALOUGNO 

— Es lou 7 de mai que s'es tengudo a Barcilouno la sesiho soul en no 
dou Centenari di Jo Flourau Catalan ; es dins l'ate superbe de la festo 
que noste Capoulie EnFelisGras, a di li Paraulo magnifico e que s'es 
legi l'adreisso enauranto e patrioutico, mandado per F. Mistral a ndsti 
fraire de Catalougno, e que dounan en testo d'aquest numerd. 



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Lou Belibrige 37 



— Lou Capoulie es arriba a Barcilouno lou 4 de mai c a vougu, en 
estent eilalin, acampa li majourau afouga de la man d'eila di Pireneu 
per veire se i'aurie pa 'n bon biais de lis ourganisa coume se deu, e 
dins l'interes de l'unioun di dos raco sorre. Sus d'aquelo estiganco, 
veici la letro que la Cancelarie dou Felibrige a fa teni, tant i majourau 
de Franco que de Catalougno : 

Lou 33 d'abrieu 1893. 
Moussu e ounoura counfraire, 
Au noum dou Capoulie dou Felibrige, ai l'ounour de vous prepausa 
d'ourganisa lou 5 o lou 6 de mai que ven, uno reunioun counsistourialo 
en vilo de Barcilouno. 

Lou Capoulie, qu'es esta counvida i festo dou Centenari di Jo Flou- 
rau barcilounen, presidarie aquelo sesiho, acoumpagna dou Cancelie. 

Aqui se parlarie d'uno nouvello ourganisacioun d6u Felibrige de Ca- 
talougno, e se prendrie touti li decisioun que nous pareissirien bono 
per la Causo. 

Dins Tinteres di gldri freirenalo de ndsti pais d'O, vous pregue, 
Moussu e ounoura counfraire, de faire bono acuienco a-n-aquelo coun- 
vidacioun, en me mandant leu-leu, vosto counsentido. 

Lou Cancelie : 
Pau MARl^TON. 

— Lou Counsist6ri di Jo Flourau barcilounes a recaupu 223 pe^o. 
E^dms la tiero di p&co courounello, arremarcan erne grand gauuno 

peco prouvencalo qu'a davera lou segound acessi de YEglantino d'or. 
Aquelo peco porto lou n° 77 dins lou classamen ; a per titre : La can- 
soun de la coumtesso e per deviso : 

Sabe ieu uno Coumtesso 

Qu'es dou sang imperiau. 

F. MISTRAL. 



A PAREIGU I 

A Paris, encd de Lucian Due, Casau, dramo en cinq ate e en vers prou- 
vencau, d'En Jan Monne, erne traducioun en vers frances de 
Marius Cognat. 

Lou dramo de Casau es tira de Tistori de Marsiho au sieclc 
segen e formo un beu voulume de 340 pajo que sara manda 

Felibrige a. 



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}8 Lou Felibrige 



franc de port en quau mandara 3 fr. 50 per un eisemplari 
ourdinari, o 5 fr. per un eisemplari de lussi, a 1'editour, M. 
Lucian Due, 35, carriero Rousselet, a Paris. 

A Narbouno, enc6 de Pons: Les potssons, les crustacistt Us mollusque* 
de la (Mediterranhe^ per Margarido Sol. 

Aquelo oubreto, qu'a davera uno medaio d'arger.t au coun- 
cours dou Centenari de l'Universita de Mount-Pelie, douno, 
em'un biais galant, la classificacioun per famiho di peis de 
nosto mar, li mejan emplega per li pesca e per li cousina. 
Tout ac6 es segui d'un tableu de noum frar.ces, prouvencau 
e latin de tduti aqueli ^peissoun de la Mieterrano. Lou vou- 
Iume costo 1 fr. 50. 

A Paris, dins la Revue felibreenne , n° 1 o, 1 1 e 1 2 de 1 892 : Let trou- 
badours, de Pau Marieton ; <A Na Babeloun Pericaud, poue- 
sio, e Li ninfo, charradisso en proso, de Frederi Mistral ; Un 
sirventes de Bertran de 'Born, de Leoupold Constans ; Lou 
kinfiro, conte prouvencau d'Enri Bigot ; Puerilia, escapouloun 
di memdri de F. Mistral, etc., etc. 

A Jassy (Roumanio) dins la T{evisto liter at i : La cansounde Magali, 
precedido d'un estudi sus lou Felibrige : Mireio, Mistral, Rou- 
manille, etc, e quauqui mot sus li dialeite e susla prounoun- 
ciacioun prouvencalo, uno letro de Frederi Mistral e lou Cf«- 
tul (Magaliei, qu'es mot per mot nosto cansoun de Magali e 
que se pdu canta sus lou meme er ; e tout aco beu, lou gent 
J. Boniface-Hetrat lou pourgis au pople roumanesc, en i'apoun- 
dent la bello garbeto di sou net flame que la jurado di )o 
Flouiau manousquin avie flouca d'uno medaio vermeialo. 

A New-York, dins The century illustrated monthly magazine, n° de 
febrie, mars e abrieu 1893, l'escourregudo en Prouven^o de 
de M. Toumas Janvier, soci dou Felibrige, (an embassy to Pro- 
vence), erne de gravaduro de A. Castaigne. 

Acoumenco soun roumavage per Nimes. Nous pourgis lou 
retrade L. Bard, e d'aqui part per Uzes, passo a Remoulin e 
arriboen Avignoun, que nous douno uno visto d6u palais di 
pipo. Roumanille i'es pinta de man de mestre, erne sa boutigo 
en carriero Sant-Agric6, e Na Tereset resplendis dins soun 
coustume arlaten. La Bartalasso noun es oublidado e V? uno 
felibrejado, que li testo felibrenco i£ soun pressosus louvieu. 
Uno visto di rouino dou casteu de Font-Segugno seguis emai 
lou magasin de Catelan, de Nimes; F. Gras, l'estatuo de Jan 
Reboul, a Nimes; la Coupo, Maiano e Mistral. E de raconte 
sus lis ome e li causo dou Miejour qu'es un delice de pensa 



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Lou Felibrige 39 



qu'eilalin tant liuen, lou Felibrige es mai estudia, mai cou- 
neigu, e subre-tout mai presa qu'en Franco. 
A-z-Ais : Rapport a V Academic d*Aix sur Vouvrage Albo Cristoforo 
Colombo, du comte Angelo de Gubernatis, per lou majourau 
En Frances Vidal. 

> Dins lou Bulletin arcbeologique d* Aries, d'Emilo Fassin, la 
seguido dis her rigourous qu'an passa sus la vilo d'Arlee soun 
tcrraire de 1665 a 1697; es un travai forco curious e proun 
atrivant. 

» Dins lou (Memorial d"Aix, seguido de Mi quingenado, deChai- 
lan, sus li dialeite. 
A Paris, enco de Marpon e Flammarion, Nice de France y de Grabie 
Letainturier-Fradin, erne" prefaci dejuli Simoun. 

L'autour a fa valentamen obro dc patrioto dins aqueu libre 
ounte mostro, clar e linde coume d'aigo de roco, que tant per 
soun passat que per sa lengo, tant per lou cor que per la 
resoun, Nigo es de Franco. Apres li travai d'A. Sardou sus 
d'aqueu prepaus, apres lou libre tant flame de M. Letainturier, 
qu'es em' ourguei e fierta que l'aven legi, ie deu plus ague 
dins Nic;o de Prouvenfo la plus pichoto neblaio separatisto, e 
touti devon crida, coume loufasie lou ministre Italian Cavour: 
< Non, Nice n'est pas italienne! » 

> Enc6 de Fischbacher, un rouman souciau de noste ami Enri 
Ner : Ce qui nuurt. 

Enri Ner nous dis aqui sa vido e soun pantai. « Ge qui 
meurt » es uno ra^o que s'amosso, e que soun esvalimen es 
di erne tant de simplesso, tant de cor, em'un biais tant nou- 
veu, erne d'aspiracioun tant super bo, que sias boulega fin qu'i 
mesoulo e que plouras... e que sentes que lou patrioto des- 
cato uno plago saunouso, un estras de Tamo. . que l'aubo dou 
salut vendra ie veja lou baume de si rai enaurant. Es lou 
sermon sur la colfine, que toumbara sus li cor e que ie gra- 
nara e que ie flourira ! 

> Dins Le mots cigalier de mai : Gambetta, libre de A. Tournier, 
que n'en douno un mousseloun pretoucant lou Felibrige e 
Pamour de Gambetta per sa lengo meiralo. 

A Marsiho, dins lou Petit Marseillais d6u 8 de mai, un estiidi sus li 
escai-noum d'uno bello tiero de coumuno dou Var, par O. 
Teissier. 

> Dins lou Tiavard, li pichot pouemo de la Tauribo, de Valeri 
Bernard. 



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4Q Lou Felibrige 



A Marsiho, dins lou Petit provencal, de vers de J. Gautier sus Salammbo. 
» Dins lou Journal de Marseille* dou 21 d'abrieu, un article bi- 
bliougrafi d6u majourau A. Chailan sus lou libre d'Emmanuel 
Portal : La letter atura proven^ale modern a. 
» Dins Le dimancbe, n° 52 e 54 : Taroles de vaincu e VA. R. 
du Fediralisme y dous article d'Enri Ner, per respondre, a 
prepaus dou catecbisme dou bon felibre, a-n-Alegrin, de VAioli 
emai a-n-Upsilon, qu'a mougu lou guespie dins la « Cigalo 
d'or. » Noste ami Enri Ner ie" douno uno tarabastiado de boni 
resoun, que mostron tout l'interes que porto au Felibrige. 

A Draguignan, encd de Latil, lou franc prouvenpau, armana de la 
Prouvengo per Tan 1893 (des-e-vuechenco annado). 

A Barcilouno, dins la Veu de Catalougno, lou Roumieu de Vilo-Novo, 
revira de rAiofi pkr Franar; lis cue de Toumas, que Calames 
a tira de TArmana de l'Ariejo; La tencburo, revirado de Cas- 
carelet ; Lou gttoun lou gna, conte d'En Auseume Mathieu, 
tradu per Franar ; Lo capoulii del Felibrige a Catalunya, e En 
Felis Gras, actual capoulii del Felibrige : article que Ver- 
daguer-Callis a escri erne soun cor de fraire e que nous a ben 
pretouca. 

A Gap, dins VEtoile de* Alpes, Gavouet e tMartegau, d'Abel Laugier ; 
Aux Alpes, beu vers que M. Teissier dedico 4 Mistral. 

A Vilo-Novo-sus-Lot, dins Lou calel : En un de TMonebo, de Vergne ; 
A Margarido Sol, de Froment ; Sounet a la nobio, de Rigal ; 
Soubeni, de Brunet; e la seguido d6u Manuel de Unguis- 
tique, d'Em. Boudon. 

A Mount-Pelie, dins La campana de (Magalouna : Lase de Bati/ort, 
galejado de Louis Roumieux, em'uno superbo gravaduro d'En 
Marsal. 

En Avignoun, dins VAioli : Un ami de Sicilo, de Frederi Mistral ; 
Terro ben astrado, de Marius Andre* ; lou nouvelun, la bou- 
legadisso e la seguido di Memori d'un gnarro, de Bonnet, etc. 

A Palermo, d'ltali, dins la Nuova Sicilia, uno noutico bibliougrafico 
sus un Moulou de telados, de Junior Sans : Les heils, dou fe- 
libre Rol ;etc, etc. 



Lou Gerent : Jaq Monne. 



lraprimerie L. DUC, 35, rue Rousselet, Paris 



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CROUNICO 



FESTO DE BARCILOUNO 

E 

SANTO-ESTELLO A CARCASSOUNO 



Lou 4 de mai, lou capoulie En F&lis Gras arribavo a Barcilouno, 
per respondre au counvit dou Counsislori di Jo Flourau. 

A la garo, mounscn Jacinto Verdaguer, lou grand pouelo de VAi- 
lantida e de Canigo, erne proun autris ami di letro prouven(;alo eron 
vengu per I'espera. Mai, coume eron descouneigu lis un dis autre', 
noun s'encaperon. Or, nosle capoulie just se pausavo un brisoun de 
soun viage, araubergarie de Oricnle, que picon a sa portoe que* 
durbissent, se trovo en presenci de mounscn fcvesquc de Victa, pre- 
sident di Jo Flourau, scgui d'uno liero d'aulri prelat c de t6uti li Man- 
tenedor dou Counsislori, quevenien saluda lou represcntant di Feli- 
bre de Franco, d'enterin que per carriero li vendcire de journau 
cridavon : « I^a arribada del capoulie F. Gras ! » e que d'article 
calourent retrasien li merite valenl de Foste de Gatalougno e fasien 
la b^n-vengudo a noste ami. 

Dtfudijou au dimenche, noste capoulie passe soun terns aregau pre 
ea rendre de vesito, e pertout fugue recaupu en grand ounoure erne* 
lou cor sus la man. 

3 



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42 Lou Felibrige 



Lou dimenehe7de mai, iUourode vespre, dins lou grand saloun 
de la Llotja, se tengue la resplendento sesiho di Jo Flourau, au mi- 
tan di flour e di bandiero. 

Dins lou saloun regouiranl de beu pople, fagueron, alor, soun in- 
trado is acord de la Marcho dou rri Jan, la coumessioun 6uficialo en 
la qualo figuravon : lou capitan -general D. A. Martinez Campos, lou 
gouvernaire-civil D. Hamon Larroca, lou president de PAudienci e 
Pevesque de Barcilouno ; uno coumessioun de la deputacioun prou- 
vincialo, uno autro coumessioun de VAjunlamen, lou eapoulie" d6u 
Felibrige EnF. Gras; lou grand proupagandisto d(3u region nalismc, 
A. Branas, lou majourau valencian En Teodor Llorente ; li maireinar. 
cable dis escrivan e artisto de la terro catalanoe Pounourable Coun- 
sist6ri di Manleneire, eme^soun president, Pilustre e venerable Mor- 
gades, evesque de Vich, tant ama de ttiuti li patrioto. 

Alor, uno trounadisso d'aplaudimen s'aubouro, li man picon e li 
cor, pres d'emoucioun, aclamon. 

Em'aco, lou gouvernaire civil aguenl di aqu^stimot: « S'obra la 
festa ! » lou venerable bisbe de Vich, acoumpagna dou majourau En 
Jaume Collell, s'avanco dcla tribunoe prounouncio unenaurantdis- 
cours que sara lou si m beu lou mai empurant di bon luchaire de la 
causo catalano. 

Apres P6uvacioun que se lague &-n-aqu61i paraulo amirablo, apa- 
reigue k la tribuno F. Gras, e tout lou pople, en eu vesent represent a- 
do la fratemita que ligo Prouvenco e Gatalougno, saludo em' entou- 
siasme aquelo tant gen to coun fratemita, que En F. Gras, esmougu c 
tresanant, pinto e pouetisodins l'amourousido e superbo paiiadisso 
que legis en prouvencau e qu'aven dounado dins noste numero de mai. 

Lou secretin legis lou paumare*s e durbis li biheto tenent lou noum 
di vinceire. 

Tarremarcan, dins lou pres de YEglantina, un segound acessi 
decerni k la Cansoun de la coumtesso, de F. Lescure, de Greasco. 

La festo acabado, e sus lou vespre, un centenau de Catalanisto 
s'acampavon k Pouslau coumunau en un banquet magnitique que 
presidavon F. Gras, T. Llorente e M. Brailas. Se ie digue de causo 
superbo : fugue aquelo acampado trelusento, la Sto-Estello catalano. 
La coupo que nous <* ven di Catalan, » aque*u sant liame de fraire- 
neta que ligo Prouv&nco e Gatalougno, aqueu cebori ounte buven 



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Lou Felibrtge & 



lou vin d'amourem£ 1'esperddu triounfle, &ro aqui dardaiant, davans 
loa capouli6, e aquest, I'aubourant, entound piei la Camoun de la 
coupo, e restrambord de t6uti \6 respoundegufc ; coumunteron toutis 
ensdi^ed'enterin, nautre, nous remenlavian lou brinde que pourte- 
rian, en juliel 1886, k Mount-Peli6, au banquet que se doune per festa 
la pres&ici dins aqueio vilo de I'ilustre Jacinto Verdaguer, lispira 
pou&lo Catalan, tant araiga eme lis escrivan d'O ; e nous agrado de 
lou semoundre tourna-roai a nostis ami de Calalougno, counie un 
testimoni de noste amour. 

Ansin que dous souleu de glori, 
Dos sorre, la man dins la man, 
Radiouso, sublimo, flori, 
A trav^sdi cam pas u man, 
Mounton au temple de memori. 

Soun parla 's phis dous que lou meu 
Que regoulo de nosti bresco ; 
Soun front es mai pur que la neu, 
E de si bouco siave e fresco 
IS'espousco un rire clarin&u. 

INYa uno, dins sa man clarido, 
Que porto un brout d'arange dor 
D6u b6u jardin dis Esperido, 
E canto, en sup&rbis acord, 
D6u Canigou li vau flourido. 

L'autro, k I'amour, dins soun faudau, 
Porto pervcnco emai daur&o : 
L'amour par&s sus soun lindau, 
E, de rai courounant Mireio, 
La marido em6 Calendau. 

Li mountagno s'esttmtclinado 
P&r saluda sa resplendour, 
Leu ! si dos rayo fourtunado, 
Coume a trav^s d'un pont d'amour, 
L'uno vers 1'autro soun anado. 



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44 Lou telibrige 



Sus li dos raco, a plen de rai, 
Au dous brusimen di zambougno, 
Lusis lou beu e lou verai . 
Es per ac6 que brindarai 
Per Prouvenco e per Catalougno ! 

Lou dilun, dins lou saloun di Cent, a loustau coumunau, la Lliga 
de Cafalunya ourganise uno vesprado literari en glourificacioun 
disescrivan courouna: cse i^fagueunorecepcioun mai qu'entousiasto 
a noste capoulie\ que ie" digue dos poueslo prouvenealo. 

Set jour a-de-reng dureron li festoe lou dimecre 10 de mai, noste 
capoulie* arribavo a Carcassouno. 

A dos ouro, aqueu jour, un pople fou s'esquichavo dins lou Jardin 
di Planto enjusqu'arinlradodelacourdelagaro. Toutesplen couine 
un i&u, de pertout Ton a courregu erne la fernetego de saluda a soun 
arribado li capo d6u Felibrige. 

Sus lou quei de la garo, i'a la musico d6u quingen deligne qu'es 
vengudo de Casteu-Nbu-d'Arri per douna lusour i festo ; la Soucieta 
d'estudi scientHi de TAudo, la Soucieta dis art e scienci, TEscolo au- 
denco em'uno tiero de Felibre, que t6uti porton a la boutouniero la 
simboulico pervenco. Pau Gourdouemai G.Jourdanne sounen testo 
di s6ci auden. 

Ados ouro tres quart, lou trin arribo, la musico largo sis acord, 
d'enterin que li bouito esclaton eila vers lou pont Marengo. F. Gras 
e Frederi Mistral, emai d'aulri felibre de Prouvenvo c de Lengado 
davalon d6u trin, e li man se sarron, e tout esmougu Mistral embras- 
so lou valent Achilo Mir e lou cabiscou auden Pau Gourdou ; aquest, 
souto li pie de la bandiero roujo que porto la Hero deviso audenco, 
ausin parlo a sisoste ilustre : 

Fdibres de Proubetifo e de Lengadoc, 

Sioguets les pla benguts dins nostris barris carcassounes ; aici ets 
ches bous aus, que noun soulomen la bilo es bostro, mai encaro souu 



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Lou Felibrige 45 



bos t res toutis nostres cors. Nostro bilo bous fa riscto e mando sous 
representants les mai balents per bous dire sa joio que sioguets ben- 
guts. 

L'Escolo audenco, qu'aubouro just soun drapeu e que deja le bets 
fieromen flouteja dins l'azur souleious, es uno jitello de I'arbre feli- 
brenc que benets arrousa de best re amour, e bostre amour nous agra- 
do, car adus amb'el la bello fraternitat que bous crido : 

« Sioguets les ph benguts ! » 

ErrTac6 Jano Moneger, qu'es dins si 14 an, eme* sa jouino sorre El- 
viro, H chatouneto poulidoe genlo de nosle ami Moneger, s'avancon 
graeiousamen di eapoulie\ pourtant de bouquet, e Jano dis cu;o, en 
francos, k F. Gras : 

Mon coeur qui, tout emu, frissonne 

De se presenter devant vous, 

Reginel (1) du mont Ventoux ! 

A pense qu'il vous serai t doux 

Qu'Annonciade (2) ici vous donne 

Ces fleurettes de Carcassonne 

Qifarrosa le sang g£nereux 

Des Provencaux, grands, valeureux, 

Qui tomberent pour la patrie ! 

Acceptez ees fleurs, je vous prie, 

Etqu'elles soient le gage heureux 

Du pacte que Ibrment entre eux 

Les Felibres, ees nouveaux preux, 

Pour unir en sainte alliance 

Le Languedoc et la Provence. 
Aco di, li dos mignolo presenton si flour k Gras e k Mistral, e aqueV 
ti lis embrasson isaplaudimen de t6uti. 

Alor, la bandierodi Felibre floutejantdins Taire, quelamusico mi- 
litari seguisenjougant si mousseu li inai atrivant, lou courtege s'a- 
draio vers la coumuno. 

E lou pople en grand fogo, que dirias un gaudre que desbordo, lando 
en cridant : « Vivo li Felibre ! >» e picodnnan. 

A la coumuno, ounte tout lou Gounseu de vilo cs acampa, es M. 
Maure, ajoun, qu'ala placo d6u maire lai la ben-vengudo i Felibre, e 
lou fai em'un biais esquist. Erne" bon biais, pere*u, fai l'eloge d'aqueli 

(1 e a) Alasioan is eros de Li CarbouniA, pouemo de Felis Gras. 



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46 Lou Felibrige 



qw'k Carcassouno buton de tout soun cop I'id&o miejournalo : Mir, 
Rouquet, Jourdanne, o reclamo per6u sa plago au fougau ddu Mie- 
jour, 6u que n'es que soun enfant d'adoupcioun. 

F. Gras respond en fas&nt si gramaci a la Municipalita de Facuei 
simpati que fai i Felibre eapound quauqui mot que bresihejon cbume 
un cant de joio e que ttiuti n'en soun pretouca ; Mistral parlo de la 
fraternita qu'unis li m&mipople, car,dis, sianttiuti lisenfantdtiumeme 
bon Dteu que nous mando en inenie t&ms la plueio e lou soul&u. E 
zou ! se pico di man e la blanqueto de Limous de peteja dins li got , 
e li gotde se turta en l'ounour de Carcassouno, de sis oste e d6u 
Felibrige superbe ! Vivo Mistral ! Vivo Gras ! cridon touti, e cadun 
sadraio vers lou repaus. 

Au balouard Barb&s, la musico militari douno un ecu n cert di mai 
flame e jogo un tros de la Mireio de Gounod. 

Em'ac&a vuech ouro de v&spre, au teatre municipau, davans uno 
salo coumoulo eenfioucado, am bon sus la sceno g&nto felibresso Na 
Filadelf6 (Mllo Claude Duclos, de Gerdo) au brasd'En Frederi Mis- 
tral, Achilo Mir, F. Gras, P. Gourdou, Prax, Rouquet, e lou burdu de la 
Soucieta d'estudi scientifico, souto la presid^nci de German Sicard, 
qu'en paraulo enaurado a presenta lou sav&nl counferenctt G. Jour- 
danne, au publi d'elei que barbelavo de l'ausi. 

Mistral es prouclama president d'ounour, e la paraulo es dounado a 
G. Jourdanne, que debano Tist6ri bello de Carcas e qu'esbalauvis 
t6uti lis escoutaire. 

Jourdanne, se pou dire, es esta superbe, mai quand a di : 

« Cantas, Felibre, cantas enca long-t£ms, car i'a vertadieramen 
« quicon de Tamo de la Patrlo dins vdsti vers. Que Sto Estello fugue 
« dins n6sti cor la sorre de Jano d'Arc. Zou ! fasen restounti l'inne de 
« la coupo santo e la balado d6u R& En P&ire ! »> 

Touto la salo s'es aubourado p&r ie faire uno ouvacioun. Mistral 
trefouli s'es avanca, e, davans lou pople, a coumplimenta autamen 
e Oeramen lou counferencie d'ague pourgi lau regale a sicounfraire. 

E apres uno autro trounadisso de picamen de man, la sesiho se 
clavo p^rana se refreseaenc6 de Maynou ; pi&i, en courtege, li Feli- 
bre van faire lou tour dou bal publi dou marcat, e li dansaire s'arrds- 
ton galantp&r aplaudi e crida : Vivo li Felibre ! 

Lou lendeman 11 de mai, a 9ourod6u matin, la Manten^nco de 
Lengado t6n soun Assemblado generalo dins uno salo de lacoumuno, 
soulo la presid&nci d6u sendi H. Messine. 



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Lou Felibrige 47 



L'acampado douno soun aproubacioun a la coustitucioun cmai au 
reglamen de I'Escolo audenco de Carcassouno, e aprovo per^u la 
coustitucioun e lou reglamen de TEscolo moundino, a Toulouso ; 
prouclamo de nouveu felibre, voto de felicitacioun a FEscolo audenco 
e subre-lout e majainen fcsoun secretin Jourdanne, per l'envanc e la 
voio qua bouta per la buta dins li prougres qu'a fa tant rapidamen, e 
per la flamo ourganisacioun di feslo felibrenco. 

Proucedis, piei, a la nouminacioun de soun Bureu e soun nouma : 
vice-sendi En A. Arnavielle, d'Ales ; En Junior Sans, de Bezi^s, e G. 
Jourdanne, de Carcassouno. 

Lou secretin es Jan Fournel, de Mount-Pelie. 

A 10 ouro, lou Counsistdri ten sesiho dins la salo di feslo de la 
coumuno. Soun present; En F. Gras, F. Mistral, En A. Mir, En Albert 
Arnavielle, En V. Bernard, En G. de Garbonnieres, En A. Glaize, En 
A. Mouzin, En A. Perbose, En Junior Sans. 

Lou sendi de Lengado H. Messine assisto a la sesibo erne* voues 
counsuttativo. 

Lou Counsistori noumo lou majourau Mir assessourde Lengado, en 
rainplacamen d'En G.dc Tourtouloun, demessiounari . 

Elegis unocoumessioun per iissa li raro di Manlenenco de Lengadft 
e dAquitani, e pren coumunicacioun d'uno demando que i'es re- 
messo per lou manteneire F. Amouretti, per la coustitucioun d'uno 
Escolo felibrenco a Paris. 

Lou Counsistori pren pertfu c umeissenco d6u reglamen de la 
subre-dieho Escolo, que i'es tamben presenta, e laprovo en esperant 
I'aproubacioiin de la Manlenenco que se cbausira, lis estatut felibren 
dounant pas au Counsistori lou dre de couslitui d'Escolo. 

N'es per£u de meme per la creacioun de TEscolo felibrenco de 
Tunis, ourganisado per lou valent felibre Brun. (1) 

Alor, li porto soun duberto e li Felibre e lou publi soun autourisa 
a-n-inlra dins la salo per la recepcioun di dous nouveu majourau. 

En A. Mouzin s'aubouro e fai Peloge d'En G. Bonaparte-Wyse, la 
Cigalo d'Irlando, coume seguis : 
Messies li Majourau, 

£ro vengu dc liucn au Felibrige lou bel lrlandes que, sus si trento 

an, passant per noste Avignoun, legigue MirHo e s'enamoure de la 

lengo mistralenco. Me poudrias dire que ie sieu vengu de plus liuen 

encaro, ieu que, dins ma jouinesso afeciounado a rimeja 'n franchimand 

[1] Lou Couflsistori, acampaa Carcassouno, a pereu delembra que touto demando 
de oouititucioun d'Eseolo deu estre sjgaado per set felibre manteneire. 



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48 Lou Felibrige 



sus li causo de Prouvenco, scmblave sourd a la parladuro de noste po- 

ple, emai fuguesse un de sis enfant de bono meno miejournalo. Me 

sou 11 revengudo au cor un pau tar J, es verai, li melicousi cansoun de 

ma pauro grand tant ben-disento, tant doi'camen bressarello, e 'quelo 

remembranco m'a revira quasimen autant que vosti cap d'obro. Li 

counverti soun, de coustumo, li mai devot ; aves vougu n'assaja d'un 

dins voste Counsistori : es ansin que sieu Majourau, per la graci de mis 

ami felibren e subre-tout dou Capoulie. 

Aves vougu pereu que la Cigalo d'lrlando, — ansin noumado per 

fin de garda la mem6ri dou « felibre despatria, » restesse d'aro-en- 

avans a soun veritable pais, en Avignoun, ounte Bonaparte-Wyse Pavie 

culido : 

E m'es siavo souvenenco 
De ma bello terro d'or 
E m'es caro mai Frouvenco 
Qu* la chato de maun cor. 

Ansin cantavo la rigaleto afrejoulido aperamount ; cantara pas tant 
ben erne ieu, mai sc caufara de plus proche au fougau de PEstello, 
quitara mens souvent soun er.dre nadau, la vilo di Capoulie poulidamen 
pausado a la raro de dos prouvinvo per li jougne ensen dins la memo 
fe, — coume dou terns que ndsti Conse rendien oumage de mita i 
comte de Toulouso, de mita i comte de Prouvengo. 

Qo qu'enfiouque per la causo felibrenco lou jouine Irlandes en quisto 

dou beu e d6u verai, fugue d'atrouva « uno literaturo s'ispirant 

naturalamen e soulamen dou terradou. > Mistral nous lou dis ansin 
dins sa prelaci di Parpaioun bfu, que faiieu n.ies de vous la legi en 
liogo de ma proso. Adounc, mestre, avias descubert lou naturalisme ? 

E v6s«tis obro, pameus, n'an ren que d'auturous, ren que de galoi 
e d'ounesle e de propre. Fan creire que lis encountrado d'apereici, — 
raport a d'autro, — se ie vei gaire d'oumbro ni de fango ; gramaci au 
souleu e gramaci au vent-terrau ! 

Poudie trempa sa plumo dins Pescritdri felibren, senso cregne de se 
sali, lou delicat gentilome. Beu pioumie de touti avie coumpres que 
lou prouven^au, se d'un biais es poupulari, d'autre biais es aristoucrati. 
Li letru n'estudion la frescour e Parmounio, e « Milord Wyse, » coume 
ie disian, juge pas indigne de soun reng d'aprene e d'escrieure e d'em- 
premi e de parla davans touti, aque*u dialeite que de jouvent farot 
t rat on de patoues. Eu, que l'angles ero sa lengb meirenalo, sarie esta 
escusable de segui la modo de vuei, que vdu que touti lis ome des- 



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Lou Felibrige 49 



tingui gaston soun frances de terme sassoun, mai Dieu garde qu'un 
d'eli prounouncie un mot dou viei parla dc sa prouvinco ! E pamens 
aco 's li mot de la patrio. Es-ti que sonon mau a Tausido e que brinde, 
per eisemple, siegue mens dous que toast ? 

Bonaparte-Wyse ero uno amo proun noblo per se mena soulet, meme 
contro lou courrent dou jour. Avie, doumaci, de quau teni, estent lou 
digne descendant d'aqueu Lucian Bonaparte que, puleu que de segibla 
'me touti davans l'autoucracio de soun fraire, ame mies perdre uno 
courouno. Coume eu e coume en generau lis esperit independent, ero 
apassiouna di belli letro : res n'alargigue mai soun champ d'estudi. 

Ficu d'un Irlandes que devengue menistre d'Anglo-Terro en Gre^o, 
e d'uno Franceso qu'ero princesso en Itali, felen d'un de nostis em- 
bassadour en Espagno, nebout d'un emperaire frances, noun devie faire 
autramen que d'estre cousmoupoulito. Un pau de pertout avie de 
coumpan e d'ami dintre li meiours esc ri van, Alecsandri, Moore, Daudet, 
Bornier, Balaguer, senso parla di nostre ; escrivie en angles, en fran- 

chimand, en Catalan, en prouvencau, en lengadoucian, en rouman 

Aqueu Bonaparte counquistavo touti li litetaturo ! 

Mai sa preferido ero de-segur la felibrenco. le rescountre sis obro 
mestresso : Li parpaioun blu e Li piado di la princesso, d'aquelo Es- 
terello en quau crido entousiasma : 

Per tu, mi pe<l, moan cor, tout es alu ! 

Entre-tems, dounavo quauqui galant librihoun, estampa erne rafina- 
men. Dempiei sa coupio dou galejareu Cbincbo-Merlincbo enjusqu'a la 
Stblado is arquin y lis aves au caire di pichoti rareta dins vosto bibliou- 
teco, sa (MagalounOy e V*Arc-de-Sedo dou Cbaint-Verd e mi *B6u blanc 
a Be^iis e Uno japado cerberenco, Aves au bon raioun felibren si dous 
flami voulume, lou de 1867, jouine, entime, un pau foulastrejaire 
segound soun titre ; e lou de 1882 mai pausa e mai fourni de pouemo 
ispira per I'istori. fcro un di signe carateristi dou talent de Wyse, lou 
bel estrambord que ie mountavo au cerveu a la leituro d'un noum e 
d'uno epitafi, d'un menu detai legendari o vertadie. Uno poudrouso 
fraso d'archivo se tremudavo em' eu en uno odo ensouleiado. Soun 
d'aquelo vengudo la Deificacioun dou Vent-Terrau per 1'emperaire rou- 
man Auguste, Septentrioun, lou mignot dansaire d'Antibo, La counfi- 
denci de N'Eisabeu de Mount-Oulieu, a pre pa us dou troubaire Peire 
Vidau au casteu de Carcasses ; La darriero vitori de Louis Vlll, ami- 
rjblo peco idealisto, ounte se laisso mouri lou rei per noun faire un 



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^o Lou Fehbrige 



remedi que sarie delicious mai que belfcu esmourie li plour d'uno ver- 

tuouso chatouno. Oublidarai pas lou sountt a prepaus d'uno estatuo a 

Mirabeu, nimai la pecoa Foulquet, lou marrit bisbc, que faudrie re- 

cita en entie dintre aquesti muraio : 

Mourdras, FouiquH, li garagai ; 
Car ta nacinun. franco de gibi, 
Vai t'apela d'un noble enrabi, 
• L'abouminable, • longo-raai ! 
Tu sies an Mint ? O serp mitrado ! 
Tu sies un sant ? O fieu d'infer ! 
Tu presicsire de croasado 
Qu'as lieura la pairio amado 
A la furour de Lucifer! 

Aquelo emprecacioun, senso ategne la grandour dis estrofo de Felis 
Gras dins soun iuoublidablo Tolo^a, n'es pa mens un superbe end de 
troubaire venjatieu. 

1'agradavon pas lis oupressour : 

Digo-me se, de 1'Ietori, 
Eb lou tableu lou mai grand 
Lou que nous retrais la glori 
D6u grand Juli triounflant ? 

Escrivie Juli e pensavo, lou poueto inchaient de la gldri poulitico, 
a-n-un foundadou de dinastio forco plus proche d'eu. 

Tenie de soun auj6u Lucian, coume lou fai entendre dins sa peco sus 
la Fourest de la Sattto-Baumo, lou goust gaite banau de preferi : 

Au charaatan di court li cant de la campagno, 
e, meravihousamen pintavo la naturo. N'en vole per provo que soun 
glourious Dimencbe a la bono de Mai : 

Quand la flour de moun amo 
Liuen di gleiso pounipouso ount lou preire s'aclamn, 
Esclale santaroen couine un cissour de flarao, 

Vouj, Dardai benfasent, 

Kendeire esbleugissent 
Erias mi candekto e mi caleu lusent, 

Vous. sentour de baragno, 
Perfuiu ferigoula, dous alen de mounlagno, 
Erias moun soul encen*, lou soulas de ma lagno ! 

E quento passioun per lou sou leu ! N'es lou T{oumUu ben avisa ; 
sens lassige reven a la Terro adourado, 

An paradis plasent de mountagno e de mar 
Qa'eila sepavanejo entre Duren^o e Var, 

d'abord pex 90 que la plane e li mount, lou gdu e lou cap, tout fes 

1 incoumparable, » e piei, 

A tend u que li pauri geut ddu Nord, 
S'acrocon triste i flanc dbu Pessimisms 
E van traucant d'analiso si cor 
Noun vesint dins la vidoqu'un abisme. 



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Lou Felibrige 5/ 



Roumieu dou souleu ideau, noun mens que de I'autre, s'ero fa lou 
messiounari de la reneissenco d6u Miejour : la proune pas soulamen 
dins soun Discours de Fourcauquie, ane pourta de vilo en vilo e 
d'acamp en a camp la bono paraulo. Quouro avie proun empura, va- 
lent cabiscdu, nosto Escolo dou Flourege avignounen, partie* canta 
valentamen dins lis autris escolo. Diran pas de noun au Parage Mount- 
Pel ieren, s'afourtisse que lou tratavon coume un di sieu, tant se 
moustravo abile i vers lengadoucian : pas vem, Arnavielo ? E li Cata- 
lan, la fes que recauperon soun Serventis, aurien pouscu lou creire un 
franc pi renen. Per un pau, soustendri&i, ma fisto ! que lou Felibrige 
avie dous prince Guihen, e qu'un estampaire n'a coun found u lis obro; 
ansin se mescleron, i'a mai de milo an, en uno soulo legendo mera- 
vthousoy dous autri Guihen, foundadou de nosti prouvinco sorre, lou du- 
que d'Aquitani e lou marques de Prouvenco. 

Noste milord Wyse, per ansin multiplamen ama e festeja, s'aban- 
dounavo voulountie e se counfiavo segound la lei freirenalo. M'ensou- 
vene dou beu countentamen d' enfant que moustre lou poueto de cin- 
quanto an i Jo Flourau de Cano, quouro davere la branco di laureat, 
lou brout d f 6ulivie d'or. Ah 1 de quant zed s plus leiau e plus vivent 
que User despichous qu'afeton vuei, dins sa vanita frejo, litres quart 
di nouveus escrivan, revengu dc tout ! 

Bunaparte-Wyse avie outengu, avans lou brout d'oulivie d'or, uno 
recoumpenso a moun avis mai preciouso: li plus aut dou Felibrige 
i'avien tradu en piouvencau uno garbeto de si ph$o angleso. Acd sou- 
let marco la valour d*un ome. Es pas per tout i que Felis Gras sesarie 
desvirade si be 1 lis epoupek) giganto, e Anseume Mathieu de sagalanto 
Farandculo, e lou grand apassiouna Teoudor Aubaneu de sis elegio a 
la gl6ri de Zani, e Crousillat di cant melicous de sa Bresco, e Mistral 
eu-meme de soun Calendau, fraire de Mireio, inmourtau coumo elo. 
Agueron tamben lis ounour de la traducioun a l'estrangie quauquis-un 
di vers prouvencau de Wyse. 

Citarai Lou cant dou ciiune de Belaud on. Aqui lou poueto, souto lou 
noum d'un de si davancic, avie acoumenca sis adieu a la vido e i bravi 
coumpan de si pantai. Devie fini per un autre adieu poueti a Mistral. 
Vertadieramen proufeto, anouncie sa mort dins uno letro autant ar- 
mouniouso qu'uuo odo, autant grevo e soulenno qu'un testa men : 

c Au mitan di flour e di raiado, a la fin, sieu vengu per mouri... » 

Aquelo pajo restara gravado sus la toumbo de Guihen Bonaparte- 



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$2 Lou Felibrige 



Wyse eilavau a Cano, au pais di roso e dis arangie. Fideu a sa deviso, 
eu s'es pausa, per jamai, ounte flouris. 

L'an saluda pietousamen li discours e Ii vers adoulenti dis ancian e 
di jouine. L'Escolo de Lerin a coundu soun dou a Cano ; TEscolo d6u 
Flourege avignounen, es beleu vuei per elo autant que per ieu, que 
prounouncie aquest Eloge dou majourau regreta. 

I'a quauquis an, un vespre que passavo per Avignoun, — venieu 
tout-beu-just de legi sa biougrafio dins Iou voulume di Tiado que 
m'avie manda, e ie countave qu'ere nascu lou meme jour qu'eu, a 
vint an de terns. — « Aco marco que me remplacares au Counsistd- 
ri', > me digue 'n sourrisent. E Dieu saup se ie pensave ! 

Fa pamens d'estrangi rescontre, e que Ian sounja, coume eu l'avie 
di, a la grand fehbrejado ourganisado sus sa counvidacioun N a Font- 
Segugno : « Es uno causo ben couneigudo que li poueto soun sujet, de- 
fes, a de supersticioun particuliero e d'alucinactoun especialo. » 

Parti d'aqueli mot, avie vist plana peramount sus li testo di coun- 
vivo, dins la salo d6u festin, lis oumbro venerablo di troubaire de 
toustems, descend u do per enaura si fraire en Gai-Sab6. Ero lou jour de 
l'Ascensioun, e Bonaparte- Wyse que si Tarpaioun blu n'avien pancaro 
espeli, se manifestavo aqui publicamen per la proumiero fes. Vuei, es 
lou jour de l'Ascensioun e Bona parte- Wyse finis ouficialamen sa foun- 
cioun terrestro dins lou Felibrige. Mai a moun tour, lou vese apera- 
mount a coustat de Bernard de Ventadour, de Peire Vidau, de Belau- 
doun, de Goulouli, de Jaussemin, de touti aqueli qu'alor evoucavo; e 
vese, de niai, Aubaneu, Roumanih?, .Foures, dedins la trelusento apa- 
ricioun. 

Adounc, leve lou front e t'evoque, tu d'abord, o moun m est re Gui- 
hen, e, per que tengue ben toun seti, cnauro-me ! 

En Louis Astruc que devie* ie respondrc, estent empacha de veni, 
avie* manda sa dicho i-n-Antounin Perbose, que respond k sa plago : 

Moussu e gai coun fraire, 
Tout autre, segur, nous aurie pouscu, coume vous, counta lou grand 
felibre que plouran e sus quau la Prouvenco literari plourara long- 
terns encaro, mai pau, coume vous, aurien di Wyse Kami, lou beu cor 
e lou large esperit liberau, fisancous jusqu'a la mort en TEstello que 
lou coundugue vers soun cros, dins lou pais qu'ero per eu sa patrio 
flourido. 



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Lou Felibrige 5? 



E se coumpren, (Milord, coume l'apelavian per soun amour, per sis 
aspiracioun fouleiouso e, subre-que-tout, per 1'autro fa mi ho que s'ero 
facho long dou Rose poueti, leissavo souvent li . neblo irlandeso e, se 
capital) t dins Ji trelus de la vieio cieuta papalo, aprenguerias a lou 
couneisse e vous fugue pas dificile de l'ama. Em'aco, vous amigant en 
Bartalasso, dou terns dou divin Ted, noste fier Aubaneu e *n coumpagno 
d'aqueu que devie deveni noste valent baile, lou cantaire super be de 
Tohfa, lou resson de talo couralita nous arribo enjusqu'en glouriouso 
cieuta deCarcas. 

Co que poudne fa ire ere ire en d'uni qu'es l'enfluenci d'aqueli diver- 
sis amistanco que vous a auboura, vuei, a la plus auto digneta feli- 
brenco. 

Urousamen, saben p»rsounalamen que lou capoulie Gras, que 
brinde en 76 au respet de nosto Coustitucioun, ten 1'araire d'uno forto 
man, e se sias vuei Majourau, es quicon mai qu'a ispira lou Counsis- 
tori de Seloun. 

£0 qu'aqueli ignoron — o voudrien ignoura — es v6sti luchojour- 
nadiero per Tounour de la Causo prouvencalo. Nosto lengo, es verai, 
sigue pas toujour vorte estrumen per apara nosti dre, mai quau vous 
n'en farie un crime ? NVa tant qu'en parlant O, nous grafignon plus 
souvent qu'a soun tour, dou terns que parlas franchimand a noste 
proufie. Aves-ti pas fa dire a-n-un viei felibre : 

Quel que soit 1 'instrument, si la note est touchiinte, 
Pardienne ! on l'applaudit.. 

Vaqui perque vosto eleicioun au Majouralat noun pou esca lustra 
quau que fugue, coume la trove, ieu, legitimo. 

E vdsti titre, me fai gau de li ramenta eici en tant noblo assem- 
blado : vosto Guibhn dou Court-bias, vosto Ttyino Jano podon est re 
obro que prouvencalo. Senso coumta, Messies, que noste nouveu Ma- 
jourau s oucupo especialamen, a l'Academi de Vau-Cluso, di questioun 
istourico e bterari dou Miejour, qu*es esta souto-cabisc6u dou Flout ege 
d'Avignoun e que quatre cop fugue rapourtaire de Jo Flourau prou- 
vencau. 

Pa'ncaro que, quand tant de ndsti jouvent van lucha amount — 
sabes — liuen de la lucho, e tant que van crida federalisme, liberta, 
descentralisacioun au mitan de Babilouno inchaiento, eu se rapello 
toujour fo que disie en 75 : 



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54 Lou Belibrige 



Je reste enamour* gar ton sein mat*rnel ! 
Je veiix chanter toujour* ou chanlent les cigales, 
Car ils n'ont pas, la-haut, les flls des capitals, 
Mon soleil eclatant qui hale les moissons, . 
Change !es ruchers nus en immense* o pales 
Et prete ses eclairs aux yeux des Provencales, 
Ses feux aux lev res des garconi. 

Tout acd, lou veses, Messies, noun es obro franchimando, nial ben 
miejournalo. E pamens, I'obro capitalo de noste nouveu coulego, la 
vcici. 

Quau noun s'ensouven encaro dins la Franco entiero, d'aquelo ma- 
nifestacioun superbamen descentralisarello qu'adugue dins noste viei 
tiatre rouman d'Aurenjo, en 1886, tout cx> que Paris comto d'inteligenci 
— Coumedi-Franceso e critico en testo ? — Vole parla de VEmpsraire 

La Prouvenco, aqueu jour, triounfle dins si terro, e lou tier Paris, 
que tant van bouse a, se desrenje per veni bela tau triounfle. Aqueu 
vespre, Lucullus soupe enco de Lucullus e fugue, ac6, la vertadiero 
descent ral isaciou n . 

Quau me dira qu'eic6 's pas co qu'apelan, nautre, uno obro patri- 
outico ? 

Mai vein Pestello prouvencalo que s'escaraio sus lou front de Mou- 
zin erne YEmperaire d % <Arle. 

Aqueu dramo, qu'es que I'acoumencanco d'uno trilouglo titoulado 
Lis AlucampSy proumet VOlifant e la Felibresso. M'arrestarai pas a la 
segoundo partido, per dire uno istcri galanto sus la Ftlibresso, que 
tout lou mounde saup sa venento espelido. Es uno provo d6u revenge 
artisti d6u Miejour — en seguido d'Aurenjo — sus lou Nord e dis 
quant PUba inteligent, independent, relevant que dou grand lum, pdu 
de-fes, coume l'anas veire, anima l'esperit prouvencau. 

La Ftlibrtsso — que noste ami n'a fa 'no fadeto — vous la coun- 
tarai pas : m'an di que longui paraulo fan li jour court e lou regrete 
per Kami e sa gen to fadeto. Mat veici f istdri. 

L'an passa, a Maiano, a l'oustau que sabes, set felibrejaire felibreja- 
von. Ero festo de ndvi : Leoun Daudet venie de prendre gen to Jano 
Hugo, e, 'me li ndvi e Mistral, e Na Mario Mistralenco, i'avie F. Gras, 
F. de Baroncelli e noste nouveu Majourau. 

Au champagno, vaqui que lou paire de Caltndau demando a Jaueto 
d Hugo de faire jura au descentralisaire d'Aurenjo que la Ftlibresso 
sara 'scricho en vers prouvencau. E lou juras, Moussu e gai counfraire, 



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Lou Felibrige 55 



e se brindo au suces d'aqueu dramo que, la cresenco n'ai, vai afourti 
lou titre que vous aven baia, is iue d'aqueli que podon encaro douta 
de vosto gaio sapienci prouvencalo. 

Senso ave lou poude magique, beu Majourau, que la fadeto escarido 
e ilustrado per fengeni poueti de noste siecle ague sus vous per aqueu 
sarramen, aven aro lou dre de vous demanda de parla desenant coume 
nautri touti, co qu'eme la voio ardento que vous saben, fara vosto 
obro coumplido. E vous sara facile aqueu sarramen, vous que toustims 
pensarias en prouvittfau. 

Aquelo hello charradisso acabado eaplaudido, es lou majourau n&u 
En V. Bernard que prcn lou le e que parlo coume seguis en memori 
dela Cigalo d6u Var, En Anfos Michel : 

Es cm' un prefound sentimen de lespet e Tintenso sensacien d'unoobro 
subre-umano a coumpli, qu'intre vuei dins vouesle glourious Counsis- 
t6ri # meouto pouetico d'aquelo ardento terro dou Miejour,. 

Prouvenco, Lengad6, Aquitani, lei tres souerre mourreto, aboumia- 
nido a traves dei garrigo, *'envan desgrunant sei cansoun, souletoglori 
que li soubro dins aquest aclapamen de tout. 

E nautri que leis aven ausido, nautri, fouele d'amour, les uei perdu 
dins Paveni, pensant que la vido es qu'un soungi e, qu'au mai aut 
sara noueste Ideau, au mai sara glourificado nouesto raco ; per lou 
Verbe, per lei Ritme, per lei Formo li recoustruren un reiaume divin, 
ei tres aboumianido souerre: Prouvenco, Lengado, Aquitani. 

E tant que rac^o racejara, aquesto divino flamo de poueYio passara de 
felen en felen. 

Es ansin qu'a l'ouro d'uci, o brave e dous Miqueu, preni en man 
toun flam beu coumo au terns deis iniciacien antico. 

Sa rego e soun obro, la counoueisses touti : lou Miqueu d6u Flasquel, 
filousofe e cantaire d'un 6urizount bourna per lei cimo bluro dou Ven- 
tour e lou cam pest re daura d'Eiguiero. Amo 16ugiero, pensado claro, 
semblo, a Pa us;, que la vido siegue qu'uno longo partido de cabanoun, 
au cagnard, entre uno bruno mestresso e 'n bouen flasquet de Casteu- 
Ndu: 

Lou eachimbau, lou flasquet, U mestresso, 
Mi boos ami, ves-*qui Ion bonur. 

Aqueu refrin, erne qunte amour lou dis e lou redis, finamen e senso 
poucano 1 Qunto flour d'ispiracien dins sa peco L 'amour bagna, qu'Ana- 
creounauriesigoado. Qunto emoucien a-n-aqueloremembrancodou bres: 



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56 Lou Felibrigt 



Se sabias coume es dur de quiU lou rilage 
Ounte, picliot enfant, vous bias vist abarri... 

Mai sa boueno imour sanitouso a leu coucha lei nieu c lou retrou- 

van mai a soun cagnard, leis uei ptrdu dins lou blu dou ceu eleissant 

debana sei pantai au fum de sa pipo. 

Neissu en 1837 a Mourmeiroun, coumo dis en cantant: 

Sieu nascu dins uno bourgado, 

QuVb memc au ped ddu Mount- Ventour, 

E que, sua la roco ernpcgado, 

N'a que de colo a soun entour ; 

Aqui lou prin terns demoun age 

Coume un lieu d'or s'es debana. 

Ie tournarai dins moun vilage, 

Au galant nis mounte sieuua. 

Anfos Miqueu s'inicie au Felibrige en trevant Castil-Blaze, aquel 
engeni vaste e curious. Siegue leu — pas nescite de va dire — un dei 
cepoun de nouesto causo. 

En 1 856, davero lou brout d'oulivie* d'argent de I'Academi bezic- 
renco, per soun pouemo Lehistenci de Dieu.En 1869 tourna-mai tri- 
ounflo a Bezies em'un autre pouemo filousouti, Uinmourtalitadefamo. 
La memo anuado 1869, gagno uno joio ei Jo Flourau d'Ais. Puei, en 
1870, publico en Ale, enco de Jean, soun recuei decansoun, lou Flos- 
quit de meste ZMiquht. 

Parlaren encaro un pau, se voules, d'aquelei cansoun devengudo 
poupulari. 

'Poupulari, — dieu, — mot que tioup sou vent mespresan dins 
nouesto croio d'arlisto e que, pamens, deurian cerca de tout noueste 
couer, car es pas la grano dei pais estrangi que greio e pcuerto lou 
mai frucho. Poupulari, uno cansoun, un prouverbi, un mot sou la men, 
d'aquelei mot juste que picon dre, reston mai dins lou couer dou 
pople que touti lei jue de rimo ma scant paureta de pensado, o qu'a- 
queu descadentisme de cresta que nous ven qu saup d'ounte ! 

E vaqui per que es en restant simple, paean, que Micheu a taut 
agradaau pople ; e s'anas vous passeja a-n-Eiguiero, a Mourmeiroun, a 
Draguignan, a Carpentras, a Faienco, a Lorgo, a Puget-Teniers, ausires 
sei cansoun e vous diran : Miqueu ! O, que 1'aven couneigu, lou Mi- 
queu dou Flasquet! 

Simple e bouen, franc e juste, vaqui co que sourgento desapouesio 
autant luencho deis aigo trebo de la poulitico que d'uno inchaienco 
magagnouso per nouestei dre prouvinciau. Sa pensado simplo, la dis 
en dous mot : 



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Lou Felibrige $7 



Que pensea patin, 

Que penses coufln. 
le prendrai fje» de pico. 

Pensas ooume aed, 

Pense ooume eico, 
Vaqai ma poulitico. 

E qu'avie ben resoun ! La poulitico, m'es vejaire, a la mascarie de 
1'argent : tout co que toco si passisse. 

E tu, jouvent, que vas buta de tout caire, gardo-ti ! Se de boueno 
ouro ti si£s pas crea un Ideau, s'as pas sachu destria dins lu-meme ta 
part de Divin, cabussaras en t6utei lei messorgo. E la messorgo la pus 
orro, la besti a set testo de FApoucalussi es-ti pas la poulitico e lei 
poulitician ? * Marfisen-si, coumo diste St Jan, lou felibre de Patmos, 
d'aquelei qu'adoron la besti e soun imagi, vo que n'en recubon la 
marco sus lou front vo dins la man. » E benesido siegue Pispiracien 
dei sit foundatour dou Felibrige, quouro establigueron majouramen 
que touto discussien poulitico vo religiouso sarien fouero-bandido de 
nouesto Fraternita, Auto Fraternita pouetico e noun agenci eleitouralo. 

Mai, s'estravien pas troup, que lei paraulo longo fan lei jour court ; 

e, segur, s'aqueu brave Miqueu ero eicito, fa long-terns que m'aurie 

clava la bouco en cantant : 

Fautout lou jour flasqueja dins un caire. 
Tuba la pipo e caressa Babeu. 

Pamens, souto aquelo inchaienci, — joio de Tome countent de soun 

prefa — brulavo uno voulounta de ferri, e si fasie un travai inmense: 

voueli parla de soun Istori de la vilo d'Eiguiero, estampado erne l'a- 

judo de laSoucieta literari dou Var, a Draguignin, en 1883. Obroglou- 

riouso, obro unico dins lou Felibrige, mounumen auboura a-n-uno 

pichouno vilo dins la pichouno patno ; e, coumo tout se trovo dins 

tout, mounumen autant vidant, autant fougous, autant estendu que 

s'cro l'istdri de touto uno umanita. 

Coumo aqueu pichoun terraire d'Eiguiero erne sa poupulacien revivon 

estranjamen 1 Li retrouvan lou meme patrioutisme, lei meme, deco e 

lei meme passien qu'a Touro d'uei, em'aqueu desi de justici que fa 

barbela lou paean, em'aquelei dre naturau de vido esclatant tout d'nn 

c6up en revoulucien, escafant lei pantai dei pantaiaire d'unificacien o 

de federacien. 

Libre unique, si pou dire, aquelo meravihouso istdri prouvencalo en 

prouvencau de la vilo d'Eiguiero, que nous desvelo lou patrioto pre- 

founs e lou travaiaire darnie lou cantaire superficiau e l'epicurian e\- 



guieren. 

Felibrige 



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5<S Lou Felibrige 



Se furnan touto soun obro, que dc noto, que de cavo bouscado, 
acampado, estudiado de tout caire ! Dre que fa uno trobo sus leis us 
e coustumo de nouesto terro prouvencalo, la coumunico ei journau, ei 
revisto, siegue au Prouvetifau, siegue dins lou Zou, e darnieramen 
quauquei mes avans de mouri, baiavo au Tetit Provencal aquelo cu- 
riouso tiero d' Epb erne rides provenpales. 

Enterin, apassiouna per la justici de pas, largo lou Vade-mecum de* 
magistrals de paix, lou (Manuel des officiers dd police judi ci aire, lou 
Traite sur le* Conseils de famitle ei les see lies. E quant d'autre en pre- 
paracien, finqu'a-n-un Diciounari, travai ouriginau, mai malurousamen 
inacaba. 

E si repauso en reculissent tourna-mai de legendo estrangi, en fur- 
nant a traves lei vieis us e lei viei prouverbi, couleiciounant erne la 
passien d'un arqueoulogo toutei lei soubro dou passat ; e, un beu jour, 
en 1892, fa revieure tout aco dins sei Traces I aissee* par le paganisms 
dans le midi de la France , libre courouna de la joio dou Menistre de 
TEstrucien publico per la Soucieta felibrenco de Paris. 

Coumo, dins aqueu libre, la tradicien se li tiovo estranjamen renou- 
sado : lou pagan devengu paean ; lou feminin, la mascarie pagano rede- 
vengudo Viergi e Santo dins houeste Paradis 1 

Es ansin que tout va, que tout bourroulo : esvoulucien, revoulu- 
cien, renouvacien, Ouroboros % simbole lumenous del savi d'ancian 
terns. 

Eisemple toucant de vido simplo, atravalido, d'estacamen inbran. 
dable a soun pais, tau es Anfos Miqueu. 

Vaqui lei piado que deven segui ; e s'eiman nouesto Prouyenfo mai 
que tout, oubliden pas qu'aven sus terro tres deve a coumpli : lou 
deve de Beuta qu'es de glourifica touto cavo bello coumo uno emana- 
cien de Dieu, lou deve dou Ben qu'es lou sacrifice au bonur deis autre, 
lou deve dou Verai qu'es la recerco de la Justici en touto cavo. 

E fouero aquelei tres lume : Beuta, Bounta, Verita, que soun touto 
pouesio, Ta que poustemo, messorgo e destrucien. 

En Albert Arnaviellc ie respond qu^uqui mot ilamejante dardaiant 
e la sesiho counsistourialo se claus. 

A la sourtido, sus la plago dis erbo, au initan d'uno foulo counsi- 
derablo, li Sey aires mena per lou Prefachie e la Prefachiero, sus si 
eliivau blanc, an eisecuta si danso dins si eoustume clar, e eanta ii 
cansoun d6u lerradou erne si voues bello e gravo. 



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Lou Felibrige 59 



Mai, is alentourde la courauno, lou pople espGs coume peu de t6sto 
esp&ro lasourtido d6u courlege lelibren que, a vounge ouro e miejo, 
la Liro carcassouneso en testo, jougant 1 6r d6u Maset de rneste 
lioumteu, s'alando coume a I'assaul de la eteuta a trav&s de la carrie- 
rode la Coumuuo, di balouard, de la carriero dou Pont-Vi&i, de la 
Trivalle e de la Porto-iNarbouneso, p£r n'arriba a lenelaus de Sant- 
Nazari. 

Aqui,lis enfant disEscolo so un acampa, aubourantdins si man de 
rampau d'6ulivi£ e can tan t un cor que li paraulo n'en soun d6u felibre 
Rouquet, e que MM. Perie e Prax Pan ensignasus l'&r de la coupo : 

rroabtncals, raco raraudo 
E claufido de fiertat, 
Saludan bostro bengudo 
Dins nostro antieo Cieutat. 

Troupo aimado 
E presado, 

Es de tout cor 
Qu'amiran bostr* estrambord 
Que rand gaujoas e fort. 



(a segui) 



J. MONNE. 



LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfeNgO 

— Lou dramo de Casau, d'En Jan Monne, es en vendo en Avi- 
gnoun, encd de Mmo Roumanille ; a Marsiho, a la librarie marsiheso 
Aubertin et C°, 34, carriero Paradis, e a Paris, enc6 de l'editour Lucian 
Due, 35, carriero Rousselet. 

— Uno de mai que se bouto au brande : VtAcadhmie Lamartine 
que tout! lis an douno de councours de proso e de pouesio, e que de- 
cernis de flour, de courouno, de liro, de paumo, de medaio e d'oujet 
d art e de libre superbe, a decida que la lengo prouvencalo sarie ames- 
so a prene part a si targo literari. Aqueli, adounc, que voudrien lucha, 



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6o Lou Felibrige 



an que de demanda lou prougramo a M. Emilo Mossot, president de 
1'AcademL a Menou, per Varzy (Nievre). Li manuscrit auran d'estre 
acoumpagna d'uno traducioun franceso. 

— Es lou majourau En Marius Bourrelly qu'es esta carga de faire 
l'eloge de Roumanille dins Tate de la festo di Jo Flourau laren e man- 
te.ienciau que se tendra a-z-Ais lou 30 de Juliet venent. 

— Dins lou councours de tambourin que s'es douna a Marsiho, a 
1'oucasioun di festo musicalo di ai e 32 de mai, e que lou majourau 
En J. Huot presidavo, s'es decern i a meste Boeuf, de Bras, (Var) lou 
premie pres de la divisioun d'eicelenci, a l'unanimeta ; a meste Mou- 
ren, lou premie pres de la divisioun superiouro, e lou segound pres a 
MM. Convert e Pelissier. Dins la proumiero divisioun i'agu qu'un pres 
e n'es esta per meste Icardent. 

Zou ! que rounfle longo-mai nosto flamo musiqueto prouvencalo ! 

— Lou manteneire Deonna, vice-conse de Danemark, a Cano, ven de 
semoundre a la bibliouteco d'aquelo vilo, 17 voulume en lengo prou- 
vencalo, entre li quau se remarcon lis obro de Mistral, de Roumanille, 
d'Aubanel, de Saboly, deGelu, etc. 

Ac6, se pou dire qu'es uno bello obro e i'aplaudissen di dos man. 

— Uno ideio flamo, es lou gerent dou magasin de viesti, de la Btllo 

Marsibeso, 17, car Hero de la Republico, a Marsiho, que Pa agudo. 

Imaginas-vous qu'en touti aqueli que ie passon davans, se ie pourgis 

un image coumique que poito lis entre-signe en nosto lengo, dins lou 

biais d'aquesti : 

A U Bello Marsiheso troaras d'estoto flamo e fresco. 
La fanfaro de pato-de-galino s'es facho coustuma per 25 fr. 
Per ?8 fr. lou ministre dela guerro a fa abiha lei rrsenristo... 

— Li souscriveire is obro de Louis Roumieux, Li couquibo d y un 
RoumieUy van recaupre au premte jour lou coum piemen d6u proumie 
voulume. 

— Aqueli que i'agradarie d'ague lou darrie Iibre de noste ami regreta 
En A. Micheu : Les traces laisseespar U paganism* dans le midi de la 
France , l'atrou varan a la librarie Marpon e Flammarion, carriero Pa- 
radis, 34, a Marsiho, au pres de 1 fr. 

— Lou numcrd de Juliet de nosto revistouno dounant la seguido di 
festo de Care as, li soubro di novo e lou resto, pareissira leu, leu ! 

Lou Gerent : Jan Monne. 
Empremarie felibrenco d«? I.ucian Due, 35, cartiero Rout>selet, & Paris. 



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CROUNICO 



SANTO-ESTELLO A CARCASSOUNO 



(Scguido) 



Esaqui, dins ii clastro de St-Naz&ri, que li taulo soun dreissado 
per la grando felibrejado ; au mitan, lou buste de Mistral d6umino 
tout, e la coupo santo trelusis davans la plago ounte lou capoulie 
s'asseto e fai asseta k soun constat Na Filadelfo, la muso de TAdour ; 
vis-&-vis de F. Gras se pla^o Frederi Mistral, agu^nt k soun caire 
Dono Redonnei e lafelibresso Margarido Sol, de Narbouno. 

Al'entour de Gras e de Mistral prenon placo li majourau, emai G. 
Jourdanne, secretin de TEscoIo audenco, Ipoulito Messine, sendi de 
Lengad6, e C. de Carbonnteres, sendi d'Aquit&ni. Fa, ptei, Messrs 
Castaillax, proufcssour & la Faculta di sctenci de Toulouso, founda- 
dou en Francode la sctenci paleountoulougico ; J. de Malafosse, de 
laSoucieta arqueoulougico d6u miejour de la Franco ; Dedebert, se- 
cretin generau de la prefeturo de TAudo, ramplagant lou prefet ; 
Maure, ajount au maire de Gareassouno, ramplagant lou inaire ; Bouf- 
fet, engeniour en chefe di pont e caussado ; Soulte de Bru, direitour 
didoumaine ; DesMarest, archit&to despartamentau ; Costo, secre- 
tin de la Soueietadis art e scienci de Gareassouno. 



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62 Lou Felibrige 



Li 160 taulejaire se placon pi6i a Tagrat de si simpatio, e n'en ci- 
tarenque li principau: 

Li felibre Carlier, Eymar, F. Troubat,J. Fournel, Combalat-Roche, 
Soulet, Amouretti, Felician Court, Ratier, cabisc&u de l'Escolo de 
Jansemin; Paul Sol, Junior Sans, felen d6u majourau, Marius Andr6, 
Sali&res, lou felibre d6u craioun e soun fteu ; Rouquet, de laRevisto 
miejournalo ; P. Redonnel, C.deCarbonnteres, Pau Gourdou, Adam 
Peyrusse, Moneger, F. de Barounc611i-Javoun, A. Sarraut, Dargens; 
Gairaud-Deloupy, Philibert, Gardien, Thon6, espetour d'acad^mi ; 
de Teule, Dat de St-Foulc, Fagot, Baqute Fossand, Louis Vergnes, 
Alcido Blavet, Sirven, direitourdtiu Gril, ^e Toulouso ; denoumbrous 
counsel municipau, Antounin Maffre, Serviere, Prousper l'Esii£u. 

Lou menut prente p&r Piue : 

Apctissadisscs: Rabets, burre, sakissots. — Peich : Saumou 
audenc. — Intrados > liable de biou de la Caniargo ame" de trufos 
de las CevenoSy Galantine de pincardos dau Lauragues, Camba- 
jou de la mouniagno-negro. — Roustit : pioutets agoustencs as 
cressillous de Maurousa. — Leguns : Espargouls de las orfos 
de Carcassouno. — Gourmandiges : — Bellis ananas d'Africo, 
Desserts assourliis, Bi de llonssilhoun y d'aquel que rumo las ci- 
lhos; Blanqueto deLimous. 

A la desservo, Mistral entouno la Coupo santo, e l'inne de la cou- 
munioun frairenalo restountis dins l'antico salo di chivalte, e lou ca- 
poulte s'aubouro, e meno Na Filadelffc vers lou buste de F. Mistral, 
e Na Filadelffc courouno lou front d6u grand mdstre is aplaudimen de 
tduti e dins lou resclantimen d'uno trounadisso de bouito que dison 
isecO d'aqu^li vteii paret la gl&ri de noste mSstre en t6uti. E t6uti 
cridon : Vivo Mistral ! e Mistral, plourant de bonur, countunio l'inne 
d'amour e de fraternita. 

Alor lou capoulte En F. Gras, superbaraen, trais sa dicho : 

De ma vido e de mi jour aurai plus lou cor estrementi per uno 
emoucioun lant iorto e pereu tant douc;o qu'aquelo d'aqueste mou- 
men. 

Es-ti ben verai co que veson mis iue ? 90 qu'auson mis auriho ? co 
que paupon mi man ? co que trepon mi ped ? 

S'es verai, lou Diiu bon es erne nautre. Glourifiquen-lou, in lou 
supreme, lou juste, lou fort, lou bon, que nous a fa triounfla de Tesr 



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Lou Felibrige 6) 



pent sourne, traite e malir. ; car noun esunpantaicoque vese, coqu'ause, 
co que paupe, co que trepeje ! Es ben verai que mis iue veson lis ome 
de la terro miejournalo, de Lengad6, de Prouvenco, d'Aquitani, beu e 
fort, la man dins la man, erne lou meme esper au cor, li vese s'abeura 
a la Coupo felibrenco, a la Coupo santo e versanto dou vin pur de 
nosti revendicacioun naciounalo. 

Es ben verai que mis auriho auson lou sarramen que fasen d'apara 
uosto bello lengo d'O, elo l'espressioun de nosto amo, elo la formo 
de nosto pensado, elo la for 90 de noste amour, elo la coundorso de 
nosto fe, elo lou couteu de nosto iro, elo l'espaso de noste patriou- 
tisme ! 

Es ben verai que mf man paupon li paret de la cieuta glouriouso, 
li peiro de la Porto-Narbouneso, d'aquelo salo di Chivalie ounte, i'a 
sieis siecle, lou viscomte de Bezies cridavo: Tohfa, Provensa! qu'acd 
voulte dire : Lumiero 1 Liberta ! contro li crid de Mountfort ! Mount- 
fort ! qu'acd voulie dire : infer ! esclavitudo ! 

Es ben verai que mi ped trepejon la bello, la santo, la martiro, la 
roujo terro albigeso ; terro arousadodou sang, terro endrudido dis os 
de nosti paire que mourigueron per sa fe e per la Patrio, sou to la 
destrau dela guerroo dins lou fid de I'Enquisicioun. 

Pamens aco noun es encaro lou « Revenge de Muret. » 

Lou grand patrioto cahoursin qu'amavo eu tarn ben la pichoto Patrio 
en gardant au cor lou culte de la gran do, l'avie bessai prounouncia un 
pau en galejado, un pau en gascounado, aqueu mot de « Revenge de 
Muret. » Mai eu qu'avie Tamo generouso e vesie dins Taveni lou bo- 
nur de TUmanita per lou biais dcu Dre e de la Justico, eu sabie que 
lou Revenge de Muret, un revenge pacifique, ero degu, ero necite a 
nosto rafo, coume es degu, coume es necite a nosto Patrio, lou terri- 
ble, l'implacable revenge que sabes !... 

E se i'ero encaro lou grand patrioto cahoursin, se l'esperit malin noun 
l'avie degoula avans-ouro, eu 1'afama de Justico, eu lou pouliti clar- 
vesent, sarie vengu a noste endavans e nous Taurie oufert aqueu revenge 
pacifique, en durbissent grandasso a nosto lengo d'O li porto de l'Es- 
colo dou paisan, en ie pourgent la cadiero de PUniversita, en ie rendent 
soun dre de vieure au souleu a l'ounour dou monde e de dire O davans 
la lei e davans lou drapeu ! 

Esarie-ti pas beu de veire lisdos sour re to, aquelo d'O em'aquelo d'Oil, 
se tenent per U man e s'enanant ensen a 1'escolo, empourtant la gous- 
teto dins lou meme gourbelin ? 



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64 Lou Felibrige 



E vous creses que sarie mens proufitable e mens necite d'esplica i 
jouvent di nautis escolo, Mireio, lou cap d'obro prouvencau, que lis 
obro mai o mens bello que nous venon di pais dis ourso e di coun- 
glas? 

Creses-ti que noun sara ben planta, e noun ie floutara long-tems 
lou drapeu di tres coulour que ndsti pichot leventi brun pourtaran a 
la bono raro au cri prouven^au : Z6u ! zou ! 
Lou jour Ydn e la nuie vai. 

Noste bon dre se mostro bastant. N6sti revendicacioun soun recou- 
neigudo franco de rancuro mesquino, se saup que sian empuraperlou 
plus naut e lou plus pur patrioutisme. La provo n'en sarie dinsaqueste 
acamp: touti li cor baton a l'unissoun, t6uti Ii bouco dison la memo 
paraulo, touti li front an la memo pensado ; e pamens dins li causo 
de la poulitico di paitit, dins li causo de la religioun, chascun gardo 
soun independenci assouludo per sis 6uplnioun e per si creire ; desem- 
piei lou rouge encre dou soucialisto revouluciounari enjusquo a la 
blancour de Pile reiau, en passant per lou blu de ndsti flour de prou- 
vencalo, t6uti li coulour de Tarc-de-sedo, simbole de la calamo, soun 
eici representado. E pamens, lou redise, es d'uno voues unenco e sen so 
mesacord qu'entounan noste sublime Cant de la Coupo e nosto gaio 
cansoun « Sian tout d'ami, sian tout de fraire ; » es erne lou meme 
afougamen, es erne la memo fam que cridon ndsti cor, que nosti man 
s'aubouron vers aqueu pan de justico, aqueu beu pan sabourous que 
vuei barbelan, mai que deman segur averaren ; e nous n'abariren, e 
n'abariren ndstis enfant e nosti felen, e se n'en manjara dins la fa mi ho 
miejournalo jusquo a la fin di generacioun. 
Alor soulamen diren que Touro a pica. 

Alor aubouraren I'autar de la Vitori,e dins lou tabernacle estrema- 
ren coume un relicle la bono peiro, la bello queirado, lou caiau sacra 
que pique Mounfort entre li dos parpello e i'esclape lou front ! E sus 
aqueu relicle, sus la bono peiro, sus la bello queirado, sus lou caiau 
sacra, pausaren esbrihaudanto la Coupo felibrenco, car alor Tauren es- 
coula lou vin pur de nosti revendicacioun naciounalo 1 

Es Na Filadelf6 que b6u pi&i k la Coupo e que, divesso, bresiho un 
inne suau au mttetre di m&stre. 

Marius Andr6 dis la Pirenenco, e Achilo Mir pren la coupo c brindo 
k Na Filadelf6, & Gras e k Mislral, e acabo coume eic6 : 



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Lou Felibrige 65 



O tourre, qu'al rei Ctaarle-Magno 
Fagueres tas salutacius, 
Tourao b& t'acata. sans cagno, 
Da bant Mistral qu'es nnstre Dius ! 

Alor, Mistral s'aubouro e en uno charradisso magnifico r6nd un 
6umage superbe au vtei majourau de Carcassouno, escudelo soun 
obro, soun talent, sa voio, e au noum de sa vilo, au noum di Felibre, 
oufris a Mir un album resplendent ounte cadun a marca erne* soun 
cor, lou tcstim&ni de soun amiracioun e de soun amistanco p&r lou 
pou&to poupul&ri, p&r lou Roumanille de I'Audo, qu'a tant la per sau- 
va la lengo, e que la bello reiissido de I'Escolo audenco i'es degudo 
p&r la majo part. 

ToutoFassemblado s'aubouro efai uno bello ouvacioun k Mir que, 
tout en plourant, se trais dins li bras de Mistral. 

Nosle sendi, En Marius Girard, a raanda uno despacho a G. Jour- 
danne, e aquest n'en douno couneiss&nco a la taulado : 

Sant-Roumi£, 11 de mai 1893. 

« La r&ino d6u Felibrige e lou sendi de Prouv&neo mandon a la Mu- 
« nicipalitade Carcassouno em' &t6uti li felibre e felibresso acampa 
« vuei dins la salo di tourre narbouneso, p&r b£ure a la Coupo san- 
« to, l'6umage de si sontimen courau. 

« Vivo Lengadft ! Vivo Prouv&nco 1 

Maruis Girard. » 

Brindon pi& A. Glaize au pople carcassouneV,C. de Garbonnieres, 
au bonurde fraternisa 'm£ li coumpan en Sto-Estello ; lou fas&re de 
telo, Junior Sans, k Penavans di jouve ; Perbosc a-n-Aguste Fourths ; 
Louis Vergnes legis uno declaracioun de Savie^ de Ricard ; Frederi 
Amouretti b6u &Rougi6 lou Trencav6u ; Court k la mem&ri de douco 
dono Dulciorella, la mouie^ de S. de Ricard ; Arnavielle a TEscolo au- 
denco, emai is escullaire Guilhen e Labatut, autour cl6u buste de 
Mistral, e Tapound un g^ntgramaci a la Municipality carcassouno so 
emai a M. Maure, ajount au Maire; aquest ie respond en bevent au 
Felibrige ;Jourdanne brindo k l'amistouso vengudodi Felibre; Pau 
Gourdou, lou valentcabisc&u deTEscolo audenco brindo coume eic6 : 

lUustres capoulies, 
Es ambe bounur que, toutis aici, bous aben bist aqueste an pourta 
la Coupo Santo bes Pillustro cteutat de Carcas. Acd nous rebiscoulo e 
nous enauro, e ai pleno fisanp qu'apres qu'auren begut 



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66 Lou Felibrige 



L'estrarobord 
E Fen a vans di fort. 

forco mai balent?, forco mai arderouses saren per defend re la lengo e 

toutos las autros rebendicacius de la raco. Bei, a trabets aquel trelus 

d'albo naissento qu'amount clarejo dins nostre eel azurenc, Sto-Estello 

fara plaure sus nostros terros la flour risarello de las perbencos ambe 

la mellico das entousiasmes superbes. E d'aro-en-la, la meissoun qu'ero 

espigado, sara encaro mai granado, e de tout caire e cantous de nostre 

luminous pais, toutis aquelis que dins lou pitre gardoun 1'amour dal 

terraire e de sa musicarello parladuro, toutis d'un meme envanc se 

ramblaran, ardits e fiers, a nostre entour, souto 1'aflat de bostre noum 

e de bostro glorio, o grand Mistral, bou«, le subre-capoulie, souto la 

lusour de la renoumado qu'adeja bous flatejo, o bous ! I'arderous can- 

taire de Toloza, aquelo epoupeio qu'a dit tant superbamen las plagos 

que ndstris cors ne sannoun encaro. 

E gar' aqui perque nausse la coupo en ounou de Mistral e de Gras, 

e en gldrio de la patrio miejournalo que, bci, per elo, es un jour de 

triounfle !... 

Brindon piei Antounin Guerre, Dantoun Gazelles, IpoulitoMessine, 
Moneger, PauRedonnel, Achilo Rouquet, Prousper I'Esti^u, Souiet, 
Ratier, Maflre, Gil, etc., e la despacho de l'Escolode la Mar dis : 

Felibre, a vautre, uni d'esperit e de cor, 
Li Maren, qu'un deve despietoos eiupestello, 
Eiei brindon galoi e d'an coumun acord 
1 nouv&a majourau, a Mir, a Sto-Estello ! 

e aqu£li de la Soucieta di Felibre de Paris, di Catalan, dou Gounsis- 
tori di Jo Flouraude Bareilouno, di Cantairedau Clapas, de Bastido 
de Clauzel, de rEscololimousino, di majourau Marsal e Laures, e que 
sabe i<hi mai. 

E noun poud^n mi£s faire que de claure la tiero d'aqu&i desbord 
enaura p&r io\x Brinde galoi d6unouv£u majourau En A. Mouzin,que 
sara la flour d'aquelo garbeto 6udourouso. 

l'avitf dous r&i, qu'un 6ro de Paris, 
l/autrede-z-Ais, t6uti dous lou p6u gris 
E I'er madur, mai encaro au bon age. 
P&r rejouini, fasien pelerinage 
Alin de-vers Nosto-Damo d'Embrun. 



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Lou Felibrige 67 



'Qu6u de Paris, lou corplen d'amarun 

E forgo oumbren, nas pounchu, gauto blavo, 

Meme en Prouv6n$o k degun se fisavo . 

S'un brave Aupen r6ufrissi6sounvin clar, 

Diste de noun ; avi6-ti set d'asard, 

Un si6u varlet \6 vuejavo dos gouto 

D'un vin d6u nord escaufa p6r la routo. 

Quouro venien li chalo is iue galant 

16 presenla si bouquet d'ile blanc, 

0, cregnissig quauco pouisoun dessouto ; 

Li repassavo &-n-uno de sa court 

Que tenie r6ng de princesso d'amour, 

E, paured'&i, — segoundlou v&ntlavelo, — 

Di franc poutoun n'avig que Pouinbro em 1 elo. 

Ero soun goust, sa 1&, p&r lout endrd, 

De b^ure caud e de poutouna Ire. 

Me soun cap6u tout clafi de medaio, 

Vers Nosto-Damo ansin men& sa draio, 

N'en rapourtd que la mort& si braio. 

Tout escranca, tout vifci, tente plus dre. 

Lou vbi de-z-Ais, 6u, simple e bon dins Tamo, 
Pleno favour agu& de Nosto-Damo. 
R& benesi, voulte que joio e pas ; 
D'arqui£,d'espioun, noun geinavo si pas, 
Car, pi&, s'enraumo aqu^u que trop s'acato. 
De touti g6nt pensavo pas tant mau ; 
Avte pres flour e brassado di chato, 
Avi6 brinda tout de-long is oustau, 
En lengo d'O rim& sa l& que trato 
D'dstre galoi p&r coumplaire amoundaut ; 
E, b6u proumiti, Tist6ri nous lou mostro 
Que bevte fre, que poulounavo caud. 
Mi fraire, la l&i d'O toust&ms siegue la nostro. 

Era 1 ac6, sus la fin de la felibrejado, li Segaires v&non douna uno 
aubado k Mistral e k Gras ; e tout en ig desgrunant si coublet, ie pour- 
gisson de bouquet ; au pople, qu'& btiudre avit k envahi li clastro au 
moumen di brinde, la musico Sto-Cecilo ie jogo si mousseu requist 



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68 Lou Felibrige 



d'enterin que li Felibre clavon sesiho per faire uno escourregudo dins 
la cttutat e per ana tourna-mai felibreja au ci^ucle di Founcioun&ri. 

La festo sedevi^clava per uno representacioun au teatre. Se devie* 
jouga Mre/oeme* Mllo Vaillant-Couturier, de l'Opera-Coumique. 

Mai, avans la representacioun, k vuech ouro de vespre, se douno 
uno festo liter&ri que n'en citaren que la partido prouven^alo : meste 
Prax, que dis tant ben lis obro de Mir, a- debita lou Mariatge per es- 
crit, d'aque'u felibre, e toutl'audit&ri s'es esclafa d6u rire d'ausitant 
flame diseire. Nouve Gadeau a declama uno pastouralo lengadoucia- 
nd'.Loupoulou. 

Epiei s'es jouga Mireio ;en seguido, Mmo Vaillant-Couturier e M. 
Bellordre canton la cansoun de Magali en prouven^au, e quand lou 
dialogobeluguejants'acabo, dono Vaillant-Couturier legis un sounet 
de Rouquet, qu'es uno perlo, e courouno lou buste de Mistral isacia- 
macioun enlousiasto de la salo, que dirias que s'esbarboulo ; es uno 
ferneslo coume jamai se n'es visto e sen'en veira, esun fernimen su- 
perbe, un delire, subre-tout quand li felibre mounton susla sceno e 
trason de flour sus lou buste de Mistral. 

« Bravo, bravo! Vivo Mistral! » cridon t6uti. 

Vivo Mistral I crido lou pople f6u que s'esquicho davans lou teatre 
per aclama li felibre k la sourtido. 

E nautre, qu'ac6 nous esmdu jusqu'au founs de l'amo, apres d'ague* 
paga lou deute degu k Gastoun Jourdanne, &-n-Achilo Rouquet, &-n- 
Achilo Mir e k Pau Gourdou, que tant valentamen sesounbouta k 
Tobro per la bello inanifestacioun felibrenco que venen de counta, c 
qu'an fa, se pou dire, de miracle per la rendre fl&ri, cridaren pere*u : 

« Vivo Mistral ! e vivo Prouvenco longo-mai ! » 

Jan MONN6 



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Lou Felibrige 69 



DISCOURS DOU MAJOURAU EN A. ARNAVIELLE 
A LA SESIHO COUNS1STOURIALO DE CARCASSOUNO 



Moun car Valeri Bernard, 

Mesdamos, 

Messies e gais Counfraires, 

De dre, revenie pas a ieu de benastruga, dins aqueste acamp sou- 
lenne lou felibre d'elei que lou Counsistdri a causi per la Cigalo d'or 
dau regreta majourau En Anfos Micheu. Es En Achile Mir, lou grand 
majourau carcasses, que devie prene la paraulo en toun ounou, moun 
beu recipiendari. Ai ! las ! un mau despietous nous a gara la joio 
qu'aurian agu de l'ausi, e, paure de ieu, carga au darrie moumen per 
noste aima Capoulie, qu'a vougu qu'un coulego Iengadoucian aici par- 
lesse, carga de ramplaca lou mestre pouderous qu'a boufa la voues 
restountissento de Jan-Frances, (1) coussi ma voues mistoulino pourra 
se n'en tiia ? subre-tout qu'arribe apres lous tres majourau s tant ben 
emparaulals que venes d'aplaudi. 

Pamens nous espauruguen pas trop : Marseio es aici embe Mount- 
Pelie, e lou c fen de brut » marseies nous sourtira d'afaire ; e estent 
piei que, dins noste Gai-Sabe, un discours de majourau n'a pas besoun 
d'estre academic, me vejaqui rassegura d'a-founs. 

Ben miel qu'hou pourriei faire ieu, moun brave majourau, as diquau 
ero Anfos Micheu, lou tendre poueto, Tescrivan saberu, lou felibre de- 
vot, afouga e valent, que t'a passa sa Cigalo d'or. Osco, qu'ero un 
felibre felibrejant jusqu'a la mesoulo das osscs, jusqu'au bout das oun- 
glos! Ah! sf, moun car Valeri Bernard, que toun pitre es ben digne 
de recassa la bestiolo aludo que dempiei lous premies jours dau Feli- 
brige fasie vibra entre Rose e Var, fasie vibra, p£r Tamour dau pais, 
sas cansous fortos e revieudarellos ! Car, o Valeri Bernard, soun-ti pas 
tambe coumo uno vibracie'u de noste sou, aquelos c Balado d'aram » 
que nous largueres dins ta prima jouvenco ? Dau premie" cop, veguen 

(x) Persounage renouma dau Lutrin db Ladbr, de Mir. 



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Jo Lou Felibrige 



en tu uno dc nostos esperos felibrencos. E d'abord que la bono astrado 
m'a reserva lou gau de I'aculi dins noste Counsistdri, me sara permes 
de remembra que, i'a des an, quouro me mantlets toun obro enau- 
ranto, te respoundeguere d'ausido per un salut que te ie disiei : 

Brave, brave per toon fier libre, 
Qu'es an ben maubre de Paros 
De mounte gisolo toun vers libre t 
Dan sou, s'ea ramassa lou tros 
De l'espaso que soun calibre 
Peso ren as mans d'un eros, 
Zou, lucharen dins i'endoulibre ! 
Zou, venoiren, valent felibre ! 

E perqu£ dounc te parlave ansin, moun gai coumpan ? Es que dins 

tous vers d'artisto aviei senti courre lou fernimen patriouti que nous 

disie : 

Latin, moun cor desesperavo, 
Mai Pesper l'empligue snbran, 
Car l'aveni se desvelavo : 
Ben leu lei germe greiaran 1 

Es que dins tous vers de patrioto ie trelusis lou rebat de la flamo 
caudo, vivo e acoulourido qu'ilumino tous tableu, o pintre-felibre ! 

L'arl e la pa trio, aqui 90 que salude en tu, aqui lou double ideal 
dau felibre ! Aquelos dos causos podoun pas ana l'uno senso Pautro. 

Ac6 s'es dich e es toujour Touro d'hou redire : deque deviendrie 
noste art felibren se, lou patrioutisme escanti, nosto lengo toumbavo 
en frun? Deque o'en sarie de Mir Ho, de la VSnunTArlit das Grilbs, 
se, foro-bandido d'a-founs de las escolos, nostes enfants savieu plus 
parla deman nosto lengo ? La lengo dau pople passo meme, sou 
m'es avis, davans touto for mo de Tart, car es elo I'espressieu coum- 
pleto de Tamo d'aquel pople. 

Aqui per que noste EsUtut nous dis : « Lou Felibrige es establi per 
afreira lis ome (leis ome, lous omesj qu'eme sis obro sauvon la lengo 
di pais d'O. » E piei fau dounc pas s'estouna se, a coustat das omes 
que per la liro e lou sabe, boutoun en glorio la lengo dau Miejour, 
n'i'ague d'autres que sa toco particulieiro, oustinado, acarnassido sie- 
gue de para as mejans que i'a d 1 em pacha l'abourimen de la lengo. La 
lengo dau paisan. — qu'es el que nous I'apren, a nautres Felibres, — 
la lengo maire, n'aves-ti jamai tressali d'endignacieu en veguent la 
guerro demasiado, coumo hou mandavo hier Frederi Mistral as Man- 
teneires de Barcelouno, que ie fan de toutes lous biais?... Voules-ti 
laissa serma dins nosto bouco lou verbe sant, lou verbe de la raco ? 



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Lou Felibrigc ji 



Nini ! L'acamp patriouti de iuei revieudo nostos esperos e afourtis nos- 
tes courages ! Valeri Bernard, as di : 

B6n lea lei germe greiaran ! 

Pouden dire tambe : 

Greiaran e regreiaran I 

Nani, la raco toumbara pas ! se mantendra toujour la raco de la lu- 
mieiro e dau beu, la raco artisto, ounou e glorio de nosto Franco vi- 
vificado ! 

Lou capoulie Felis Gras a di, dins soun amirablo epoupeia de Totofa, 

en parlant de Carcassouno : 

Gardant la porto soubeirano 
Pa 'ncaro aqui, 'me sis engano, 
Un castea fort enelaas .. Loa Nord poa davala ! 

Esperan que sara plus un crid de guerro antau que faren ausi.Gra- 
mecis a l'espandimen dau Felibrige, la lumieiro se fai dins las inteli- 
gencos sus las ideios que voulen fa ire Iriounfla pacificamen. Lous pre- 
mies omes dau nouvelun miejournen vesou s'apreissa autour d'eles, en 
rengs de mai en mai noumbrouses, lous jpuvents de las nouvellos 
generacieus que TEstello das set rais atrio. Moun beu Valeri Bernard, 
sara per toun pichot ainat l'Arabi un das jours lous pus urous de sa 
vido felibrenco, aquel ounte a pouscu te douna I'acoulado majouralo ! 
E longo-mai n'en vengue de coumo tu ! 



FfeSTO FELIBRENCO 



COUNCOURS DE GALOUBET-TAMBOURIN 
ACAMP DEI TAMBOURINAIRE 

A-Z-AIS, LOU DIMENCHE 30 DE JULIET 1893 



Es a l'aflat dou Municipi que 1'Escolo felibrenco de Lar acampo a-z- 
Ais la Mantenenco de Prouvenco e lei galois estrumentisto dou paYs. 

Lei Soucieta musicalo de la vilo : couralo Santo-Cecilo, Filarmouni- 
co, Mandoulino-Reneissenco, Touristo, faran galanto plego au festenau. 

E ves-eici, Prouvencau, Lengadoucian, nouesto dicho : 



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72 Lou Felibrige 



A nou ouro t miejo : 
Fourmacien d6u courtegi a la garo ; piei, recepcien, a la Coumuno, 
dei Felibre e tambourinaire, e vin d'ounour. 
A vounge ouro : 
Oumagi au cabiscdu rcgreta J. B. Gaut en carriero dou Pouent ; pe- 
reu, acamp dei Tambourinaire au jardin Rambot : pre mi argent tintin, 
ei menestrie li adusent de jouinei toucaire. 
A miejour : 
Felibrejado (per souscricien) au jardin de la Sextia (oste d6u Nord) 
souto la presidenci de la graciouso reino e dou capoulte En Fells Gras, 
erne l'assessour de Prouvenfo En Frederi Mistral e lou sendi En Marius 
Girard. 

A doues ouro : 
Councours de Galoubet-Tambourin au kiosque de la Retoundo. 

A quatre ouro : 
Sesiho literari publico dins la court d'ounour dou Liceu : Raport 
francos e prouvencau ; destribucien dei joio de toutei lei councours ; 
Jo Flourau de la Mantenenc*o ; Cantadisso per la couralo Santo Cecilo, 
em'acoumpagnamen de la Filarmounico, pouesie sestiano de Roman, 
musico de G. Borel. 

Em'acd, de caire e d'autre, danso naciounalo, er poupulari, cant 
prouvengau. 

*A set ouro : 
Soupado dei Tambourinaire & PEden-Councert : Marcbo, de Cabassdu, 
RnMy dou mestre Micheu, dous viei Cadet d'Ais. 
A vuecb ouro e miejo : 
A la Marrounedo, la musico dou regimen fara ausi la grand mousai- 
co : Eco de Trouvenfo c la farandoulo de Tancian chefe Borel. 
E vivo, vivo Prouvenco ! 



CASAU 

DRAMO ISTOURI pfeR KN JAN MONN^ 

Tiran de VAioli aquest comte-rendu : 

S'ero de prouva, apres li proumte mestre d6u Felibrige, qu'es, 
lou prouvencau, uno noblo lengo, digno de la bouco di chivalie e dis 
eros, meme au tiatre, veici Jan Monne que claramen nous lou mous- 



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Lou Felibrige 7? 



trarie. Li vers large, dindant, nervihous noun defauton a soun dramo 
de Casau. Au countrari. 

Falie de pouesto mai-que-mai per un tau sujet, d'uno hello audaci. 
Nous an talamen acoustuma a placa Enri IV dou coustat di persounage 
simpati ! Eici, es l'enemi. Marsiho, liguejarello e republicano, noun 
v6u lou recouneisse, apres lou resto de la Franco ; Marsiho vau mai 
qu'uno messo. 

Dinsaqueu cadre istouri, Jan Monne treno uno acioun qu'en elo ten, 
segur, touti lis elemen d'un beu dramo. 

Es d'abord enco de Casau : dins lou gabinet d'aqueu conse de Mar- 
siho, quauqui membre dou Counseu de vilo tenon sesiho em'eu. Deja 
entre-vesen la trahisoun de Douprat, lou secretari ; deja s'espandis 
ourguiousamen lou caratere de Casau, que dis d'eu-meme : 
Lou pople es per Casau e per la Republic*).. 
Proumesso de Casau vau paraulo de rei. 

E quouro parlo dis autri conse, si davancie : 

Lis autri eron pas d'ome e Casau es trop grand. 

Aguent talo counfianco en eu, deu, puleu que de ceda au rei de 
Franco, poussa li causo a noun plus, jusquo a ralianco erne lis Espa- 
gndu de Felip II. E quand soun fieu Fabieu se declaro amourous de la 
gento lsabeu d'Ouresoun, nado dins lou partit dou rei ; e quand sa fiho 
Faneto refuso d'espousa Baioun de Libertat, capitani marsihes, nous 
dis proun aut qu'embrisara tout sou to sa voulounta. 

Ansin se devigno ben liga lou dramo ; ansin se devigno pivela l'es- 
petatour. 

Au segound ate, dins la Lojo, oustau coumunau, l'interes grandis 
encaro. 

Es Fabieu que renounco a soun amour per se lteura tout en plen a la 
Causo ; es, d'un autre las, Libertat que, rebuta per Faneto e tenta pet 
Douprat, se reviro en secret contro Casau. 

Lou complot pren cors, — beleu un pau loungamen, — a 1'ate 
tresen, dins la bastido de Douprat. NVen a que souvetarien, a-n-aqulu 
rode, uno diversioun i dialogue pouliti, d'aiours toujour calourent e 
vibrant e digne de Monne. La fugidisso aparicioun d'lsabeu li copo un 
instant ; souspren li proujet di traite contro Casau, e per counsequent 
contro Fabie'u qu'amo. Es de preveire que desvelara tout. 

Beu decor a Tate quatren. La placo de la Majour, ounte d'6ubrie 
alestisson un trone em' un pali e pauson de draparie mita coulour 
d'Espagno e coulour de Marsiho. L'alianco erne 1'estrangie estent causo 



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74 Lou Felibrige 



facho, sc festejo 1'arribado di veisseu vengu de Barcilouno ; Fabieu, 

nouma chivalie de Sant Vitou, arriboem' uno brihanto seguido. Noun 

mens esbrihaudanto soun li tirado dou Viguie de Marsiho : 

A mo de la naciouo, soubeirano clarta 
Que pi ve lies li Pople, o santo Libert* ! 

E de Baioun de Libertat, jalous : 

Lou tron que gisclara di turtaa de 1'aurasso 
Dins soun iro, di iraite engrunara la raco ! 

E de Casau, enfin: 

Alestisses de flour, que la Patrio amado 
Tre deman Iusira, de triounfle enramado ! 

Es un desboundamen de vers trelusent que s'armounison erne li 
tencho dis estofo, lou beluguejamen dis armo, l'ensouleiado di muraio 
e di cerveu. Se lou dramo s'alongo un pau, au mitan d'aquelo poumpo 
miejournalo, vous n 'a visas pas trop e vous leissas bressa coumo souto 
I'esplendour dis apres-miejour estiven, au brounzinamen di cigalo. 

Dou resto, l'acioun n'en es que mies marcado a Tate seguent, lou 
darrte, sus la plafo de la Lojo. Fabieu, aqui, a 'no sceno ardento em 1 
Isabeu, soun amigo, qu'acuso d'abord e que piei adoro ; aqui, Isabeu 
denoun^o lou complot, — pas proun lestamen, a moun vejaire, mai 
en vers charmant ; aqui, Faneto descato a soun tour la trahisoun de 
Libertat, e Casau benesis eusen sa chato, soun fieu e sa noro... Mai es 
1'ouro supremo, Parmado reialo arribo ; Marsiho vai ceda. 
Lou desnousamen es ben mena : 

LIBERTAT. 
Vuei, que de nostocauso a souna la desbrando. 
Per elo, fer liouo que la.furour a brand o, 
Landarai.. 

CASAU terrible, se jitant sus Libertat. 
.. Traite ! Assassin ! 
Es lou ben que t'ai fa que me pagues ansin ! 
A toun cor renegaire arrancarai la vido. 
LIBERTAT, feroun, lu chant. 
Li flour d'alis tenon moun amo esbalauvido. 

CASAU, desarma. 
Traite! 

LIBERTAT. 
Dins voste sang, ieu li vole enserta. 

[le tanco soun armo dins lou pitre]. 
FABIEU, ISABfeU, FANETO, sousfcenent Casao, 
Paire! 

LIBERTAT, toucan t lou con de gardo. 
Vivo lou Rei ! 
CASAU s'aubouro e orido : 

Vivo la Libertal 



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Lou Felibrige 7$ 



L'on n'auso pas dire a Jan Monne que, se si persounage s'agiton 
forco, parlon autant, car parlon tant ben ! 

N'en finirian plus a vougue cita li passage ounte l'ispiracioun pou- 
etico dou mestre felibre se douno vane em'uno infinido richesso. 

Vaqui, finalamen, un dramo puissant, mouvementa, que marcara 
dins lou tiatre felibren e qu'anarian voulountie aplaudi, se Marsiho, per 
un terns, cessavo de se prouvesi en espetacle amoundaut a Paris. 

La traducioun en vers frances, pror.n fidelo, noun poudie ave la 
sabour dou teste, mau-grat noumbre de prouvencalisme, sens doute 
vougu ; es dou bon felibre Marius Cognat. L*Ai6li preferirie, ac6 's 
tout clar, uno representacioun en lengo de la terro, e, aqu6u vespre, 
que de tirado a ouvacioun, o ben-parlant Monne 1 

A. MOUZIN. 

E veici, sus lou meme prepaus, la letro mandado a l'autour per lou 
mestre En Frederi Mistral : 

Maiano, 11 de jun 1893. 
Moun bon ami, 
Tai pas remercia encaro de Casau, toun val&nt dramo prouvenc-au 
en 5 ate, mai ai fa, eoume asvist, mi£s qu'acfc, en l'agu&nt coumuni- 
ca tout-u"un-t6ms au majourau Mouzin, p&rque n'en fagufcsse, erne 
la coumpet&nci qu'a, l'eicel&nt comte-rendu qu'as legi dins VAioli. 
Uno obro prouven^alo dramatico, qudnti que siegon si defaut, (quau 
n'a pas li steu !) s'amerito toujour aplaudimen e simpatlo, en coun- 
sideracioun di dificulta de touto meno qu'entravon soun eisecucioun 
au tiatre. La tteuno, p6r la fogo que i'as tracho tout-de-long, p&r 
I'estudi qu'as fa d'uno epoco istourico ounte vibro e se debat la na- 
ciounalita de Prouvfcnco, p6r Tesclatde lengage qu'as mes en bouco 
de countCuii a ti persounage b6n vi£u, es digno dou resp&t e de la 
gratitudo de tduti aqu61i que desiron Tenantimen d6u tiatre prouven- 
gau e felibren. 

Te felicite afeciouna, 
F. Mistral. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfeNgO 

— Lou 18 de jun, la Soucieta felibrenco de Paris a celebra sa festo 
& Sc6us, souto la presided d6u cetebre academician Frances Coppee. 

A dous ouro, lou trin felibren es arriba k Sc&us : s&ei e ami d6u 
Miejour, mena p6r lou vatent souto-presid6ntJan Bayol, 6ronre$aupu 
p6r la Municipalita. Un grand dftu avi<5 retengu k Paris lou majourau 
ama Sextius Michel. 

Lou courtege, musico, fan faro, poumpie e Soucieta loucalo, s'es 
adraia coume k l'acoustumado vers Poustau de Flourian. Apr&s qu&u- 
quiparaulo enauradodtfu president, tduti se soun vengu rambla dins 
lou pichot jardinet de la glciso de Sc&us, k Tcntour di buste de Florian 
e d'Aubanel, ounle s'es doc lama la Qamejanto poueslocourounello de 
Roux-Servine ; apres lou courounaraen di buste, k tres ouro, dins la 
bello salo de I'oustau coumunau, s'es dubert la sesiho liter&ri di Jo 
Flourau. 

M. Charaire, maire de Sceus, fai la ben-vengudo a sis oste, Bayol ie 
respond poulidamen e douno la paraulo k-n-En-FrancesCoppee, qu'en 
undi scours superbe parlo duu Miejour e d6u Felibrige emd Tamo d'un 
vertadte felibre. 

E. Four6s fai pi& lou raport d6u councours liler&ri frances; Enri 
Ner, en prouvengau, presdnto em'un g&ubi tria li flour culido dins lis 
orto miejournalo, e soun bouquet s6nt bon qu'embaumo e reviscoulo 
n6sti cor. 

D'enterin que se debano la sesiho liter&ri, nautreanan desgruna 
lou galant paumar^s : 

i. — Estudi sus Roumanillt. Mencioun a Louis de Bacher, a Cano. 

Lou mes (Tabriiu, sounet : Proumie pres a Roux-Servine, segound 
(ex-oequo) a Prousper l'Estieu, Pau Roman, Day ma, L. Vidal, Poyde- 
not ; tresen pres (ex-oequo) a P. Cheilan, Autheman, Oddo, E. Long ; 
quatren pres (ex-cequo) a T. Seguier e Alban Vergne. 



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Lou Felibrige 77 



Proumiero mencioun (ex-oequo) a Vinccneto, Marc Rigal. Bertrand, 
Bonnaud ; scgoundo mencioun (ex-ceqno) a Troubat, Amalbert, Dumas 
fieu, Marques ; tresenco mencioun (ex-oequo) a Artozoul, Jallois, Con- 
tier, Bard e Girard. 

Nouvello en proso : la Voto. — Premie pres a Maritan , segound a 
Carle Martin ; tresen a Maurise Joret ; proumiero mencioun a Mourou e 
segoundo a Constant. 

Traducioun d*un tros dou Rouman db Flambnca. (siecle XlII n ) — Pre- 
mie* pres (ex-oequo) a Roman e Pigot ; proumiero mencioun a J. Bruel 
e segoundo a M. Bruel. 

II. — Councours clatsique — A Traducioun dun tros diGeourgico. 
Mencioun a Leoun Martin. 

B. — Traducioun de la fin dou rouman dt Fhrian. (Estelle) Premie* 
pres a Cardon, d'Arle ; segound (ex-oequo) a Mllo Perbosc, de Laguepio, 
enVa Clamour e Blanc, d'Arle. 

III. — Pouesio franceso. %Aubanel e Fhrian : Premie* pres a Roux- 
Servine; proumiero mencioun a Grillet e segoundo a Lescure. 

IV. — Councours artistiqut. — Tipe dou march and de peu de lapin. 
Proumiero mencioun a Coulet, segoundo a Arnavielle. 

(Musico. — ■ La mort del hup: Segound pres a M. Gavaudan. 

Em'aco la festo se clavo en uno rcsplendento Court d'Amour dins lou 
pargue de Sceus, un grand banquet a la Coumuno e uno farandoulo es- 
petaclouso au son dou tambourin. 

— Quauqui journau avien an6uncia que la Soucieta felibrenco de 
Paris e li Cigalie, devien faire soun escourregudo avoustenco aquest 
an, dins noste Miejour. Es uno errour, es qu'en 1894 que tourna-mai 
nous vendran veire e que brindaran tmi nautre en ounour de Prou- 
venco. 

— Lou felibre manteneire Felis Lescure a gagna lou pres de la proso 
franceso (ioo fr.) au councours mesadi^ de VEcbo de Tarts, per sa 
pcco: la Ballade de la petite invitee. N6sti felicitacioun. 

— Lou flame libre: Letter atur a proven^ale, qu'Em. Portal ven de 
faire estampa per la gldri d6u Felibrige, vai est re revira en francos, e 
stan segur que fara flori dins sa nouvello vestiduro. 

— Un gent prouprietari d'un restaurant que s'atrovo au Valoun dis 
Aufo, long d6u camin de Cournicho, de Marsiho, a fa pinta sus sa porto 
aquest rampeu en nosto lengo : 

Felibrige 4- 



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7# Lou Felibrige 



* Enco de Muratore ■ 
La SarUu si legisse eicito, 
Es e.lo que charmo lou sito ; 
Zou ! Marsihes, intro en cantanl, 
L'a bouen peis e flamo Sartan. 

— Sus lou prepaus de la nouminacioun de nouveu majourau e meme 
sus l'estiganco d'aqu^Ii que se pour ran prouclama dins l'aveni, quau- 
qui journalisto s'agradon de pourgi de candidaturo au Counsistdri, 
aenso se demanda s'aqueli que presenton an quauque dre au majou- 
ralatfelibren. Per est re membre d6u counseu d'uno Soucieta, fauatout 
lou mens faire partido d'aquelo Soucieta. Adounc, sarie en-de-bon 
qu'aqueli que baton lou rampeu a Pentour d\in candidat, se deman- 
desson d'abord s'aqueu candidat es manteneire dou Felibrige, e se Pes 
pas, es inutile que caufon lou ferre ni que crebon soun tambour, lis 
Estatutdison, sensobretouneja, * que li majourau devon estre pres entre 
li manteneire, » e ac6, tant aqueli que buton uno candidaturo, que It 
membre d6u Counsistdri que n'en podon entraire quaucuno en sesiho 
counsistourialo, noun lou devon oublida. Pa proun manteneire de va- 
lour que luchon per la Causo, sen so que fug u en dins 1'oubligacioun 
d'ana pica en porto estrangiero. 

— Lou Petit typo marsiillais, numerd VI, 21 de mai 1893, douno 

lou retra de Fourtunat Chailan (1801-1840) e la biougrafio dou celebre 

autour dou Gangut\ erne cinq vers de Rimo-Sausso que dison : 

Au « Gangui • d'or, trena de ta man fino e bianco. 
As fa tant boueno peaco, o Chailan, que lei sauL 
De l'erso, en escalant lei roucas a l'assaut, 
Que la mar, en cantant la can soun di Calanco 
Toujour diran toun noum au pople pronvencau. 

Bravo, Rimo-Sausso ! Pican di man a ti vers emai a Pounour que 

s'es fa au paire de noste ami lou majourau En Aufred Chailan. 

Lengad6 

— c L'union des Abeillistes meridionaux » duerb un councours que 
saraclaus lou 30 de ybre venent, que i'a dous tcmo per la lengo mie- 
journalo : Las flous (Li flour), sujet que se deu trata en trioulet, e 
Pastouralo, que cadun adoubara a soun agrat. 

Uno traducioun deu acoumpagna louti lis obro, e li mandadis se 
devon faire a M. Arthur Castanier, secretari, a Lamalou-di-Ban (Erau). 

— Lou councours que la Mandoline de Nimes avie dubert, s'es clava 
lou 50 de jun. 



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Lou Felibrige 79 



— Nous es mai qu'en-de-bon de recoumanda touma-mai lou libre 
d'En A. Foures, que vai pareisse a Toulouso souto lou titre de « Obros 
poustumos, del felibre majoral En Aguste Foures, » e que tendra : i° 
La sego ; a la Muso silvestro ; 3 la Muso errante, que fourmaran un 
fort voulume de 500 pajo. 

L'obro coustara 6 fr., per la posto 6 fr. 50 ; se mando li souccrip- 
cioun a ramenistracioun de Le Gril, 5, balouard de la Garo, a Tou- 
louso (Auto-Garouno). 

— Lou grand councours de « PAteneu di Troubadour, » sara claus 
que lou 13 de juliet, per 90 que pretoco la lengo miejournalo. Aqueli 
que fagradarie de ie prene part an que de s'adreissa a Vitou Levere, 
26, aleio Lafayette, a Toulouso. 

— En mandant 1 fr. 50 au direitour de la Hevue nUridionale, aCar- 
cassouno, Pon aura lou numero estraourdinari publicant li discours 
prounouncia i festo de Carcassouno, li vers que li Felibre an escri sus 
Talbum 6ufert au majourau En A. Mir, e li foutougravaduro de Mis- 
tral, de Na Filadelfd, de F. Gras, de F. de Baroncelli, de Mouzin, de 
Mir, de V. Bernard, etc., etc. 

— A T6ucasioun d'un coungres viticolo que s'es tengu a Mount- 
Pelie aquest mes de jun, la Mantenencx) de Lengado avie dubert un 
councours de cansoun, sus lou temo : Lous vis de VErau^ en parla 
de PErau. Li dous premie pres soun esta dobro d'art semoundudo per 
lou President de la Republico e per lou Ministre de l'Agricultu- 
ro. 

— Au grand councours de cant aire que s'ero dubert a Toulouso 
aquest mes de mai passa, dins la tiero di Soucieta cantant en lengo dou 
terraire, lous Cantairesdau Clapas, de Mount-Pelie, erne c PUnion cho- 
rale » de Mauri, dins li Pireneu-Ourientau, an aganta la proumiero joio 
ex-cequo. Li Can take di Grils, de Toulouso, i'an fa 'no festo espeta- 
clouso, e lou pople toulousen, dins sis ouvacioun, fa moustra Pamour 
que porto a la lengo meiralo. 

— A Frountignan (Erau) s'alestisson de grandi festo en Pounour de 
Micoulau Fizes, Pautour de V Opera de Frountignan. A-n-aquelo 6uca- 
sioun, Paura un councours literari e un festenau ounte se cantara que 
de cansoun lengadouciano. 

M. Bayle, coumpousitour de musico a Ceto, dounara touti lis entre- 
signe vougu a-n-aqu£li que ie demandaran. 



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8o Lou Felibrige 



CATALOUGNO 

— Dins lou n° 309 de VI lust ratio catalana, dou 31 de mai, s'es 
reproudu, magnificamen encadra, lou retra d'En F. Gras, capoulie d6u 
Felibrige. 

Pa pereu dins lou meme numero uno bello reprouducioun del'artis- 
tico coupo — nosto coupo santo — que 1i Catalan nous an semoun- 
dudo i'a terns. Aquelo gravaduro es seguido de la Cansoun fie la coupo 
d'En F. Mistral, acoumpagnado de la mai que flamo traducioun cata- 
lano que n'a fa noste ami En France sen Matheu. 

E la Veu de Catalunya, que i'a dins sis escrivanun galant roudelet 
de prouvencalisto que nous amon freiralamen, a publica uno tiero 
d'article ounte desboundo Tafecioun que si cor an per nautre e que ie 
renden erne bonur : Lo capoulii del Felibrige a Catalunya es un di mai 
marcant. La Veu douno, piei, la biougrafio de Felis Gras, que Verda- 
guer-Callis a escricho erne* sa plumo d'or. Ie legissen tamben VEn- 
dreica al Cousistori dels Jocbs Florals de Barcelona, de Mistral, erne 
lou discours d6u Capoulie. 

A PAREIGU : 

En Arle, dins lou Forum republicain, 14, 38 mai. 4 jun, A (Mlo An- 
gelico C... galant vers trena par E. Bouvet ; Lou casteu de 
Beu-Caire (A. Chansroux) ; Nouvelun, fres tableu maien d'E. 
Bouvet. 

A Marsiho, dins la Croix , 14-21-28 mai e 4 jun, la seguido dis evan- 
gel i, revira en prouvencau per lou felibre L. Spa Hat ; Lei 
galino coucbo-cbin, gal ej ado en proso ; Lei man nelo e Li 
flero de Prouvenpo. 
» Dins le'Dimancbe: Castu, de Felis Lescure, ofgueto, de P. 
Frontery ; « Chinoiseries orthographiques du dialecte mar- 
seillais, » dou meme ; Emmanuel Portal, per Enri Ner. 

En Avignoun, dins YEcbo du jour dou 28 de mai, un article d6u fe- 
libre Juli Cassini sxisLongues et breves, un libre de Frances 
Coppee, e Voyage de (M. Felix Gras a Tfarcelone, signa : un 
felibre. 

Lou Gerent : Jan Monne. 



Empremarie felibrenco de Lucian Dae, 35, c&rriero Roups- let, k Paris. 



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CROUNICO 



ASSEMBLADO GENERALO DE LA MANTENENC.iO, 
FESTO LAREiNGO, COUNCOURS DE GALOUBET-TAMBOUIUN 

EN VILO D'AIS, LOC 30 DE JILIET 1893. 



Li festo felibrenco ourganisado a-z-Ais per l'Escolo de Lar soun es- 
tado superbo. Unabord de pople avie courregu de tout caire ecantoun, 
per respondre au galant rampeu di cadet d'Ais. La vilo e ligentavien 
un er de festo per recaupre sis oste e faire ounour is ome de cor que 
mantenon la lengo, e aquelo musiqueto tant galoio que fai bourn bi 
Tamo di patrioto. 

A n6u ouro de vespre, lou dissate, la pegoulado debano si rev6u 
luminous dins li carriero e sus li cdus de l'anciano capitalo de Prou- 
v^fn^o. Es li Touristesde VUnion que la mestrejon, acoumpagna per li 
troumpeto-fanfaro, que fan tripet-peldri au mitan d'uno foulo espesso, 
que trefoulis e pico di man. Lou cous Mirabeu es tout en fi6, emai li 
cieucle, ji Soucieta e li cafe. Tout es belu, cacalas e joio : se danso, 
se canto e se ris pertout. 

La reino, Na Mario Girard, arribo d'enterin au cieucle musicau, 
ounte un councert es ourganisa; e quand s*amaison lis aclamacioun 
qu'aubouro sa vengudo, li cantaire entounon lou dud de OAagali per 
i£ faire ounour. 



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82 Lou Felibrige 



Lis ourganisaire an agu cfobro, mai, souto la direicioun majo dou 
felibre Carle Martin, un coumissart d'elei, tout ac6 's esta regla em'un 
biais esquist. 

Lou dimenche matin, lou souleu jogo poulidamen dins li pavaioun 
e bandiero que lou vent fai flouteja dins faire, mesclant li drapeu 
de Franco, d'Espagno e d'ltali, que lis iue n'en soun esbarluga. Aqui, 
dardaio lou blasoun d'a-z-Ais, de sang e d'or, coulour d'Aragoun e de la 
Reino Jano. 

A la sourtido de la garo, a I'intrado de l'avengudo Vitor Hugo, un 
arc triounflau s'aubouro, majestous, que porto aquest salut : 

MANTENENgO DE PROUVENgO 
Bto-vengudo ! 

TROUBADOUR TROUBA1RB 

Arnaud Daniel Belaud de la Belaudiero 

Blacas-Blacasset Peire Bellot 

Bertrand de Born Glaude Brueys 

Goumtesso de Dlo Fourtunat Chailan 

Pdire Cardinal Vitour Gelu 

Bernat de Ventadour Jaque Jasmin 

Pfcire Vidal Micoulau Saboly 

FELIBRE TAMBOURINAIRE 

Teodor Aubanel Arnous di Peno 

Grabte Azai's Buisson de Draguignan 

Antounieto de Bdu-Caire Can&ri de Malo-Mouert 
Aguste Four^s Carbonel de Seloun 

Pau Gaussen Imbert de Marsiho 

Anfos Michel Michel d'Ais 

J6us6 Roumanille Pardigon de Pertus 

Un autre arc de triounfle s'aubouro, superbe, a I'intrado dou cous 
Mirabeu, pourtant d'un caire Tiscripcioun : 

LA CAPITALO DE PROUVENGO 

El FELIBRE E TAMBOURINA1RE 

e de Tautre : 

L'ESCOLO FELIBRENCO DE LAR 

EI MBSTRE EN GAI-SAB^ D'ANTAN 



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Lou Felibrige 83 



Em'acd, a 9 ouro e micjo, dins Ii saloun de la garo que lou chefe de 
garo avie mes graciousamcn a la dispausicioun di Felibre, lou Coumi- 
tat di festo ven, lou rire en bouco e lou cor sus la man, saluda li Fe- 
libre e sa reino bello. Lis ami soun uroas de sarra la man is ami, e, 
las d'espera li felibre majour — qu'avien douna paraulo e qu'au darrie 
moumen l'avien pas tengudo, — lou gent coumissari Carle Martin 
douno signau, e lou courtege fai camin. 

Touti li placo, avengudo, cous e carriero soun cacalucha de pople. 
Aqui, fa li Touristo erne sa bandiero, li jouini e valent tambourinaire 
de M. Lombardon, que mandon tieramen si rieu-chieu-chieu ; li couralo 
de Santo-Cecilo e de VAtbenee-Stxtia ) li MandolinisUs- Renaissance, li 
Farandoulaire barbentanen e la musico de la Filarmounico, em'un group 
de beleu cinquanto Tambourinaire vengu de tout .pais d'O. 

Au bras dou cabiscou En Frances Vidal, s'avanco la Reino don Fe- 
librige, Na Mario Girard, que touti belon e aclamon. Seguisson lou 
sendi de Prouvenco En Marius Girard, lou secretari en Jan Monne, lou 
cancelie En Pau Marieton, li majourau L. Constans, Louis Roumieux, 
J. Huot, Marius Bourrelly e V. Lieutaud, emai uno troupelado de fe- 
libre, viei e jouine, gai e flori, pourtant a la boutouniero li coulour 
de la Reino Jano. 

L'aire enfestouli redis, tout de long dou camin, e li no to courouso 
di musico e lis aplaudimen courau que parton di fenestro, di balcon e 
d'en pertout, e que fuson en armoumo erne lou batedis di cor. 

A la coumuno, dins la grand salo, atrouvan M. lou maire B. Abram 
e soun Counseu, que nous espero e que nous ven a Tendavans em'un 
apreissamen qu'es pas de dire. Lou cabiscou F. Vidal fai li presenta- 
cioun en quiuqui paraulo esmougudo, M. lou maire ie respond magni- 
ficamen, saludo la reino dou Felibrige e li Felibre, e li counvido a-n- 
un vin d'ounour semoundu per la vilo, dins li jardin dou cafe Lcydet. 
En Marius Girard apound quauqui mot galant en gramaci, e lou cour- 
tege s'endavalo vers lou cafe Leydet. 

Aqui, souto la presidenci de la Reino, se ten sesiho gento. Lou conse 
d'Ais, apres lou tuert di got e di refresc, e quand li mandoulino an 
amudi sis acord, entameno la dicho per uno improuvisacioun auto e 
tieramen pensado : nous remembro touti li gldri literari qu'an espousca 
soun renoum sus Tanciano capitalo de Prouvenco, trais soun salut i 
Felibre sous t aire de la lengo e se clino, au noum de sa vilo, davans la 
reiauta de nosto reino bello, courounado de graci, de jouinesso e de 



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84 Lou Felibrige 



beuta. En Marius Girard, noste valent sendi, au noum dou Felibrige, 
ie respond coume seguis: 

Moussu lou Maire, Messrs, 

Au noum di Felibre de Prouvenco, salude eici dinssoun oustau de 
vilo, vosto noblo e gento ciduta de z'Ais, que de tout terns a pourti 
em' elo renoum de poulitesso e de Gai-Sabe\ 

Vosto ciduta de z\Ais, qu'adouna neissenco k tant e tant d'ilustra- 
cioun de touto meno e de tout biais, e ac6 de touti li terns, ilustra- 
cioun entre li qualo me remembre en passant : li troubaire Puech e 
Louis do Briancoun, de Reynier ; lis istourian de Prouvenco, Ounou- 
ratBouche e Jan-France's Gaufridi ; lou gravaire Sebastian Barras; 
lou boutanisto Tournefort ; Tautour dramatique A. Brueys, lou pintre 
J. B. Vanloo, lou musicaire Laurent Bellissen, Fantiquaire J. F. G. 
Fauris, de Sant-Vincens ; lou naturalisto Miqueu Adamson, e tant 
d'&utri que si noum glourious e celebre me rcvenon pas en mem&ri, 
ben tant la listo n'ei longo. 

A vosto ciduta de z'Ais, qu'& la seguido ddu long sejour que ie 
fague Malherbe, ounte s'ero enloura de gent de goust, de belli ma- 
niero c de bono educacioun, p6u estre en quauco sorto counside- 
rado coume lou bres de TAcademi franceso. 

Malherbe avid aqui cm'du tout un ciducle de letru e de saberu que 
devengueron sis amie jiteron gl&ri e lus sus vosto bono vilo. 

Aqui i'avie\ se ma mem&ri me sert ben : Galaup de Chasteuil, pou- 
eto ejuriscounsulte saberu ; Jan deLacepede, counseidau Parlamen ; 
Annibau d'Artigues, lou libraire Tolozan, que lou Parlamen avid fa 
veni de Lioun per dirigi remprcmarid de z'Ais, que joui'gue bdn leu 
d'uno grando reputacioun qu'a touslems garda, car es eici &-z-Ais 
que s'esempremi senso uno faulo lou Tresor d&u Felibrige, aqudu 
superbe mounumen eregi per MistraU la Franco, souto la direicioun 
e la nauto coumpetenci de noste ami F. Vidau. 

Acaben la tiero d'aqudli qu&uqui noum, per aqueu de France's Du- 
perrier, en quau Malherbe adreisse I'odo tant couneigudo : 

Ta douleur, Duperrier... 
eajusten-id per li mouderne mens aliuencha: lou pintre Granet e 
Pescultaire Ghastel. 
Salude perfln, Moussu lou Maire, v&stis armaria, que soun aqudli 



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Lou Felibrige S5 



de Prouvdnco, v&sti damo 9empre gento, sdmpre graciouso ; salude, 
piei, lou Counseu Municipau, la Magistraturo, lou Barren, la Faculta, 
Parmado, lou pople. 

Li Felibre de Prouvenco, Messtes, pretouca fln-qu^ l'amode vo9to 
recepcioun couralo, se descuerbon davans v^tutri tduti eme* respite 
recouneissenco, e vous cridon ens&n : 

Gramaci ! Vivo z'Ais ! Vivo Prouv&ngo ! 

Es piei En j. Huot, un cadet d'Ais de bono meno, qu'a soun tour de- 
mandoa parlajau noum di Felibre desa vilo, vist I'amour de la lengo 
c dou terraire qu'an dardiia dins H paraulodou conse d'a-z-Ais, vist la 
magnifico recepcioun que fai i Felibre dou pais, demando que M. B. 
Abram fugue prouclama felibre manteneire d'ounour. 

Uno aclamacioun superbo claus aquelo dicho, e li Mandolines- Re- 
naissance apoundon un mousseu galant e jogon, piei, is aplaudimen 
de touti, lis inne naciounau frances e russi. Magali, la Cansoun dou 
Souteu, la Cansoun de la CouJ>o, regalon alor Pauditori, e se barro 
sesiho per ana, li Felibre, rendre un oumage pious a J. B. Gaut, un di 
cepoun de PEscolo larenco e lou premie felibre d'Ais, e li tambouri- 
naire, per, dins lou jardin Rambot, durbi la targo musicarello. N'i'a 
pamens quauquis-un qu'acoumpagnon li Felibre jusqu'a la carriero dou 
Pont, ounte demouravo lou majourau J. B. Gaut, e que tocon Pauba- 
do davans uno poupulacioun esmo.ugudo e trefoulido, que ver. faire 
ounour en un de si fieu li mai marcant. 

Lou Counseu de vilo ven de decida que la carriero d6u Pont pourtarie 
d'aro-en-la lou noum de carriero ). B. Gaut : aco apound un lustre de 
mai a-n-aquelo manifestacioun que se fai en gldri dou premie cabis- 
cou di Laren. 

Chut ! es lou majourau En Frances Vidal que trais soun bout ; 
escoutas-lou : 

Gent de-z-Ais, pople db Prouvenqo, 

Es k la mem&ri d'un bouen councteutadan, d'un Prouvencau pa- 
trioto, que, vuei, PEscolo felibrenco de Lar rende 6um&gi : au cabis- 
c6u J. B. Gaut. Lou Couns&u Municipau d'esto capitalo a vougu, 
avans-ier, desavanca. Parribado &-a-Ais de tant de beu s6ci, de tant de 
vesitaire ami deis art e bellei-letro d6u Pais, en dounant &-n-aquesto 



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86 Lou Felibrige 



carriero dou Poueut lou noum de Carriero clou felibre Gaut. Tam- 
ben, end'aqueleisome jdigned6usufr&gipoupuUtri, auBaile ben-ama, 
en tdutei sei counseie, pourgen nou^slei courous gramaci, e per lou 
Felibrige e per lou cabisc6u laren lant ounoura proun leu apres sa 
mouert. 

Ah ! s'ameritavo aquel dum&gi soulenne, duradis, eu, que touto sa 
vido, mai de mtesiecle, a pantaia, loucha, escri, quouro en Frances, 
quouro en prouvencau, per nouesto patrto ; £u, qu'au restablimen 
dei Juede la Festo de Dieu, vaquilo quaranto an, fague tant bello 
plego au caire de I'artisto A. de Fonverl ; 6u, enfin, lou darrte dei 
Troubaire e lou proumie Felibre en eieuta Sestiano, que vegue clara- 
men Sto-Estello trelusi suhre nouestei leslo, dins I'encountrado mie- 
journenco ; l'apoustoli arderous que nous adraie vers lou Gai-Sab<$, 
vers la Causo sanlo. 

Un beu matin, lou cant dou gau 
Nous revihe, galoi courapaire, 
En cacalejant prouvencau. 

Qu noun soremembro qu'en 1853, bounadi tal envanc, fasian lou 
Roumav&gi dei Troubaire, ounte vcngueron canta la steu leis Auba- 
nel, lei Bellot, c Mistral, e Roumanille, e tant de precursour, de mes- 
trede la Ueneissenco que, Tan venent k Fouent-Segugno, ero bate- 
jado d'aqueu noum meravihous : Felibrige. 

E quant de publicacien de touto meno sourtido ddu cepoun d6u 
valentescrivan bilingue! Noun durbes libre, revistojournau, senso 
liatrouba, li remarca seis article de vivo proso, sei pout*si£ fl6ri 
coumo lei ribo larenco ; e qulntci poulkiei tiero de sounet amourous, 
patriouti, galejaire, e de vilanello, rimo, rimeto k larandoulado ! 

Subre-que-loul, miren soun obro majo, sei peco de tiatre, desem- 
piei Z,ei Mouro (musico de Audran, Borel, Lapierre, trei noum caca- 
lian) enjusqu^ soun cant dou cteune : Bianco-Flour de Vau-Claro 
(musico de Gavaudan), que quatre an avans la malo despartido d6u 
cabisc6u regreta, lou fasi£tantaplaudi en vilode Sorgo. 

Erne touto aquelo obro, eme* tant d'&utrei galantpres-fa dins lei 
felibrejado de tout caire e cantoun d6u Miejour, pouden que repeta 
(lilasenlquauco varianto) sa flnicien d'undiscours de presidenci ei 
Jue Flourau de-z-Ais : 

Nautri, gent dou Miejour, aven triplo creseneo ; 
Aman la gaio soienci, aman Franco e Prouvenco, 
Sian Latin, sian Prances, mai-que-mai ProuTencau. 



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Lou Felibrige 87 



Es piei lou conse laren, Chapdli Guillibert, que dis un galant sounet 
que vejo-eici: 

Conine soon nis a I'auoeliho 
Es an paradis mai que beu, 
Cuurae a a fougau de la (ami ho 
Li nobli cor reston Aden, 

De la ProuTenco, la Patrio, 
As tengu dre lou fler drapeu ; 
S'abraso i rai d6u beu sou leu 
Lou fid pur de la poueeio. 

Fieu hen-aslrade Sexlius, 
Di reire sotlbranl li vieis us, 
As ca&ta noste passat libre ; 

E Teicito que la oieuta 

Taubouro a I'inmourtalita, 

Tu, soun car, soun proumie felibre. 

Es lou jouine felibre Joachim Gasquet que dis de vers frances enau- 
rant a la memori de Gaut. Em'ac6, la famiho counvido li Felibre a-n- 
uno reunioun mai entimo. Aquesti soun recaupu dins un grand saloun 
e aqui, la pauro veuso, que soun cor sauno encaro, fai si gramaci en 
touti de Tounour que ven d'estre fa au mort que sian vengu glouri- 
fica. Dj lagremo perlejon de touti lis iue, e, touti esmougu, Guillibert 
e Gasquet redison soun oumage ; ViJal i'apound un plagnun de Louis 
de Berluc que boulego l'amo. Basto, li got se turton, li man se sarron 
e lou courtege s'adraio vers l'aubergarie dou Nord. 

Aqui, avans la dinado, se ten l'Assemblado generalo de la Mante- 
nenco. 

L'Assemblado generalo e lou Bureu entrason li candidaturoseguento 
au titre de felibre manteneire, que soun aqueli de MM. Leoun Eymard, 
avoucat ; Mountagard, proufessour ; S. Marcelin, estudiant, de I'Escolo 
dou Ventour; Pau Gautier, de I'Escolo d6u Flourege; Leoun Missole 
A. Martin, de I'Escolo de la Mar ; de MM. Stanislas Terras, Louis 
Bonnaud e Pau Rousset, de Tfiscolo de Lar ; e de M. J. Creus, coum- 
pousitour de musico. 

Aqueli candidat soun prouclama felibre manteneire ; emai, s'apound 
a-n-aquelo prouclamacioun lou noum de M. Abram, maire de la vilo 
d'Ais, que per aclamacioun es nouma felibre manteneire d'ounour. 

Lou secretari presento, piei, soun Comte deGestioun, acoumpagna di 
peco justificativo di despenso. L'Assemblado generalo Kaprovo, e lou 
vejo-eici : 



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88 Lou Felibrige 



COMTE DE GESTIOUN 

D6U 22 DE SETEMBRE 1892 AU 30 DE JULIET 1893 



Lou secret* ri a recaupu : 

Per lou librihoun mesadie i 145 05 

Per lis escot : t a 6 fr 6 » 

» 68 a 10 fr 680 » 686 » 

£0 que fai 1 831 05 

Se i'apounden li soubro en caisso au 22 7b re 
1892 1 478 05 



Acd fai 3 309 10 



Lou secretari a paga a Lucian Due, a Paris 

Plr lou buletin : 

27 setembre 1892. — N° 3 e4dou Tomevi 207 40 

13 janvie 1893. — N° 5 e 6 » 206 30 

5 mars 1893 - N° 7 c 8 » 206 30 

I d'abrieu 1893 — N° 9 e io » 206 30 

II de juliet 1893 — N° n e 12 » 206 30 

» — 2000 titre pjr lou li- 
brihoun, dou Tome 1 au Tome vi 30 10 1 062 70 

Per lou comte dou Counsistori: 
24 8bre 1892 — A Rabanit, bijoutie a Paris 

per li pres di Jo Flourau setenari 270 » 

7 de febrie 189* — A Quinsoun, per estampa 

50 diplomo di Jo Flourau setenari 20 > 

31 de mai 1893 ~ A Seguin, per li letro 

counvidarello de Sto-Estello a Carcassouno 32 * 
11 de juliet 1893 — A Du ^ dos circulari 

counsistourialo 11 * 

28 de juliet 1893 — Suvencioun d6u Coun- 

sistdri au Coumitat mant. dou Tambourin 30 » 363 » 

nA divers : 
19 de janvte 1893 — Paga a Rabanit, bijoutie 
dos medaio decernido i Jo Flourau de 1892 12 » 



A repourta 12 » 1 425 70 

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Lou Felibrige 



89 



Report 12 » 1 425 70 

7 de febrie 1893 — Paga a Quinsoun li cir- 
cular! de la festo manousquiao e 1000 qui- 
tanco 15 » 

4 mai 1893 — A Mllo Sol, per 6 voulume 
dou Curat de Minlrbo i lustra, a 2 fr., per 
decern i cou me mencioun i Jo Flourau 12 » 39 » 

Is escolo f plr suvenciouu : 

A TEscolo de la Mar 65 » 

* dis Aup 30 » 

» de Lar 50 » 

» de Lerin 75 » 230 » 

Mandadis dou Hbrihoun, fres de courrespoun- 

dcnci e fres poustau per tira li sou 247 65 

Mandadis de joio, de libre, recoubramen dis 

escot, espedicioun de circulari 100 25 

Per lou Counsistori, fres pousta'u e mandadis 

di circulari de Santo-Estello 35 65 

£0 que douno un toutau de despenso de. . . 2 068 25 

Aro, se de 3 309 10 

levari 2 068 25 

Soubrara 1 240 85 



Arrest a counforme is escrituro 
lou jo de Juliet 1893. 
Lou secretari de la <Mantenenfo 9 
Jan MONNE. 

Vist e aprouva counfourmamen 

au voto de V Assemblado generate* 

Ai* y lou 30 de Juliet 1893. 

Lou sendi de Proutenpo : 

Marius G1RAT{D. 

Sus la sou mo de 1240 fr. 85 que soubro en caisso, la Mantenenco deu 
quatre numerd dou buletin mesadie a 1'editour Lucian Due, siegue mai 
de 400 fr. 



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go Lou Felibrige 



D'un autre caire, lou Counslstdri deu a la Mar.tenenco, per avanco 
facho sus li deime a recoubra, la sou mo de 1 20 fr. 

Au 25 de 7bre 1891, la Mantenenco restavo devent au Counsist6ri, 
counfourmamen i comte arresta sus 1'ordre deu capoulie 376 » 

Au 32 de 7bre 1892, se i'esapoundu lou deime de 90 
escot, a 2 fr. per cadun, siegue 180 » 

Au 30 de Juliet, se Pes pereu apoundu lou deime per 
68 escot, siegue 136 » 

£0 que tat en tout 692 » 

La Mantenenco a paga per lou comte dou Counsistori 

dou 25 de 7bre 1891 au 22 de 7bre 189a 413 35 

Dou 22 de 7bre 1892 au 30 de Juliet 1893 398 65 

$0 que fai en tout 812 » 
Se d'aquelo soumo n'en levan 692 » 

Soubro 1 20 » 
que lou Counsistdri deu a la Manteftenco prouvenc^lo. 

Lis afaire de gestioun regla, I'Assemblado genera lo recaup li demes- 
sioun dounado per MM. Li von, de PEscolo de la Mar; e Latil, de 
l'Escolo de la Mountagno. 

Lou secretari presento, en seguide, uno demando dou cabiscdu de 
PEscolo de Tamaris per outeni de la Mantenenco: i° uno suvencioun 
de 25 fr. ; 2 uno suvencioun per lou journau Les Ecbos dt Tamaris. 
La proumiero parti do de la demando es adoutedo, la segoundo es 
rejitado. 

Alor, se legis la demando presentado per lou majourau En Roumie 
Marcelin e quauqui felibre dou roudelet carpentrassen, per 6uteni Pau- 
tourisacioun de coustitui en vilo de Carpentras uno Escolo felibrenco, 
que se ie dirie Escolo dou Vtntour. La demando es addutado emai lou 
reglamen que Pacoumpagno, a la coundicioun que r Escolo dou Ven- 
tour moudificara Particle V dou subre-di reglamen, qu'es countrari a 
co que porton lis Estatut felibren. D'aiour, Pacord es fa erne lou ca- 
biscdu dou Vent our per aquelo moudificacioun. 

Li cabiscdu, souto-cabiscou e secretari de PEscolo de Lerin, an man- 
da un caie de douUnci e, sus la prepausicioun dou sendi, PAssemblado 
generalo decido qu'uno coumessioun coumpausado di majourau mar- 



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Lou Felibrige 9/ 



sines present a-z-Ais, souto la presidenci d6u vice-cancelie dou Felibrige, 
secretin de la Mantenenco, En Jan Monne, sarie cargado de ie respond re 
au noum de la Mantenenco. 

E la sesiho es levado. 

Em'ac6, sian aro dins lou jardin de V Alben&e-Sextia per la felibre- 
jado. 

Un centenau de soci e de counvida, felibresso e felibre, prenon placo 
a Tentour de la reino, dousendie di majourau. Un men ut artist ica men 
dessina e que represento la Font di Presicadou, pourtant lis iscripcioun 
de la foundacioun de la vilo d'Ais, emai aqueli di darrie comte de 
Prouvenco, douno poulidamen aquest rebalun de la dinado : 

Titattfo frtjo — PIU de Lar a Voli de-{-Ais — Estoufado de 

buou (TEmbrun a la Trouvenpalo — Cousteleto d'agnhu de Craufassido — 

Capoun de cadaracbo a Paste — Ensalado de la Touesso — Counglas 

dPxAloi — Groumandugi Sextian — Vin dou Grand- Bar began, Bour- 

deus, Cbampagno Lipet-Fresquet. 

Adounc, lou got ras de champagno, noste sendi s'aubouro e brindo 
coume seguis : 

MESSRS E GAJ COUNFRAIRB, 

All noum di Felibre de Prouvengo, ausse moun veire e beve a la 
noblo e avenento cie*uta de z'Ais, a si Conse, a sa magistraturo, a 
si faculta. 

La legendo raconto que noste bon rei Reinie*, que s'aubouro eila 
sus voste cours en estatuio de maubre blanc, chasco fes que recau- 
pi£ quauque persoanage de marco a sa taulo per lou premie' cop, 
fasie* metre davans eu, a la dinado, sus la napo flourido, un brout 
d'6ulivi6 en signe de pas em'uno z'auto e grando tasso bianco uni- 
do de pourcelano de Limoge. 

Aquelo tasso 6ro emplido fin-qu'au bord de bon vin viei de Prou- 
venco. Tout en manjant l'envita taslavo lou vin e lou trouvant bon 
agantavo de sa man drecho, per la maniho, la tasso a bel eime, e 
bevi6 e bevi£ ferme ; vejeici que tout d'un cop vesiG pouncheja e 
pareisse davans sis iue uno bello testo de pa ire eterne aurioula, 
abarbassi de blanc coume i£u, erne lou manteu blu e tenenl en man 
la boulo d6u mounde. Aquel image ero pinta sus la parel anteriouro 
de la tasso que fasie" fact au be veire e pourtavo escri autour : 



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Q2 Lou Felibrige 



Quail ben beura 
Di£u veira. 
Ero un galejaire lou vb\ Reini6 ! Avie* resoun ! 
Lou vin fcstentbon e la tasso z'auto, n'en restavo coume pensas 
encaro pas raau, e I'envita mes en goust bevie\ bevie\ bevi6 fln- 
qu'au bout. Alor, o meraviho ! au founs, tout au founs de la tasso, 
vesie Jeuse-Oist eme* Santo Madaleno ageinouiado k si ped e li 
cuerbent di long tracheu de sa cabeladuro d'or, e escri autour : 
Quau beuraja tasso pleno 
Veira Di6u e la Madaleno 
e quand avias vist Die*u e la Madaleno erias reran pu fraire de la 
Tasso. 

Eh ben 1 messes e gai counfraire, emplissen la tasso e beven un 
proumie* cigau k la Prouv&neo 1 

Prenen alen, beven mai, beven ferme, escoulen-la touto k la 
gl&ri, &l'aveni, k la prousperita d6u Felibrige. 

Piei, lou cabiscdu di Laren, En Frances Vidal, trais si galant gra- 
maci en touti : 

Meidamo, Messies e beu Felibre, 

Aquesto journado marcara conmo uno dei mai fl&ri, dei mai glou- 
riouso ddu Felibrige e de TEscolo de Lar. Aier au sero, adeja, lou 
Cous, plen d'uno poupulacien superbo, touto en estrambord, erne 
la manifestacien palrioulieo, simpatico, de la soucieta musicalo dei 
Touristo, erne ttiutei aqu&ei bandiereto e lou pavaioun naciounau 
floutejant eis estro, ei davanturo, fin-qu'ei pus kulel tourre, tout 
aquel afougamen, dlsi, nous aproumetie* justeo qu'aven encuei. 

E ves-eici'qu'autour dela Reino graciouso Na Mario Girard, elo 
dei Gr&ci la quatrenco, vo ben n'i'a qu'uno, — toucant la reino la 
mai urouso de la terro, pourtant dins sa courouno que flous e cant, — 
s'agroupo un bouquet de felibresso, flous vivento ispirant Tartisto, 
lou troubaire amourousi. 

De cantaire, gent de letro, ome de Tart, quant n'i'a vengu p6r 
embeli nouestei festo felibrenco ! Seguissent lou noble envanedela 
Municipalita de-z-Ais, d6u Baile patrioto, de sci eounseie* afouga 
per lou ben de la cteuta capouliero, emai d6u Menistre de l'estru- 
cien publico eme" l'ajudo d'un Deputa s'alassant jamai au ben-estre, 



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Lou Felibrige 93 



k la glbri ddu pais, lei Lucian Fautier, lei Gondran, lei Michaud, lei 
Pontier, ounourablo quatreto de fldu do Sextius, an sa part, e largo, 
k la recouneissenco dei Laren. 

Recouneissent, noun poudrtan tr&u v'estre per aquel ome de couer, 
de patrioutisme, lou delega municipau Moussu Ferriere, sempre en 
aio, en solicit agradidu, per tout festenau sestian. Em'acft, vivo 
gratiludo per M. lou reitour Aelin, de I'Academi universit&ri, e 
Messie*s de la Faculla dei Letro, lou decan J6rgi Guibal, lou prou- 
vencalisto Leoupold Constans ! 

Ah! Tescolo felibrencode Lares fierod'ave* talacourajamen, dV 
judo talo ; es Hero e urouso, veses, de la coulabouracien de t6ulei 
lei soucieta musicalo de la vilo, Filarmounieo, Mandoulino-Reneis- 
senco, Touristo, disian tout-escap ; e de la couralo Santo-Cecilo, 
que nous dira tout-aro, coume se deu, n'en sian assegura, un mous- 
seu requist de dous de noue*stei s&ci ben-ama. 

Quedeven-li pas, tamben, ei gent de Poustau, eicito mounte sian 
percanta, felibreja, k l'Ateneu-Sextia, k soun tant courte's president 
M.Michel? 

D'autre noun an pouscu se teni d'adurre ajudo : lou cie*ucle Mu- 
sicau, 6u que souvenlei-fes assouste lei poueto prouvcncau, mestre 
en Gai-Sab6 e lei musician fclibren, galoi toucaire, a vouta d'espere*ii 
uno joio per galoubet-tambourin ; e lou Sendicat d6u coumerci d'es- 
lo placo renoumado per leis amendo autant que per l'6ii, es pas pan 
dire, per la grand tambourinado a pourgi sa bello part. 

Gramaci en t6utei, vautre de bouen gouver, vous soucitan ddu beu, 
de Tart e dei letro, e leis assouciacien artistico e lei groumandoun de 
literaturo ensen vouguent peisse! E ben-vengudo, carisslmi cam- 
barado, jouine e viei,deis Escolo de la Mar, de la Mountagno, e dei 
Ceveno e de Lerin, e de la jouvo de Paris, eme* qu'aman lant redire 
lou coubletoun : 

Sian tout d'arai, sian tout de fraire, 
Sian lei oantaire d6u pais... 
Es nautre que sian lei felibre, 
Lei gai felibre prouven^au. 

Tirarie tr6u de long co que me soubro k dire, se va vesian per lou 
menut ;mai noun oubliden de felicita lou valent sendi de Prouven^o 
En Marius Girard e lou majourau Jan Monne* que leis assiso mante- 
nencialo se siegon tengudo aquest an dins la capitalo, e de l'interes 
que nous dounosoun councours annau; abord interessant, toulei 



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94 Lou Felibrigc 



vautreque nfescoutas, atroubar^s lou nouestre de concours, liter&ri, 
artisli : lei rapourtaire francos, prouvencau, vous va faran coungous- 
ta b6n-16u e amares d'aplaudi leis urous venc&re d'aqu&ei targo 
de l'esperit, coumo s'aplaudis, k l'ouroqu'es, leinourobrous artislo 
tambourinaire qif&-n-un signedtiudiletante M. Couve (arodei noues- 
tre), president d6u coumitat manten&re. r6ndon la testo lant poupu- 
l^tri , em6 lei gdnt farandoulaire barbentanen. 

V6s, devfcn &sse Iter, Prouvencau, de noueslo lengo armouniouso, 
de nou^steis us curious; l'amour d6u fougaires verladieramen faraour 
de la patrto, e fieramen que poud^n dire em£ lei Grand-M&stre d6u 
Felibrige : 

A me ma Prourtaco mai que ta prnavinco.. 

E ni court ni coustie, sian de la grando Franco. 

Adounc, voudrtfs bdn que dintre aquesl rode de I'Ernp&ri d6u 
Souteu,coungreianl de Troubadour, de Troubaire, de Felibre, de 
Tambourinaire, tant que leis^t noum dechasque, envirtiutant trioun- 
falamen voudstei tdsto k l'arribado, ^-de-matin, voudr^s b^nque pou- 
6squi eicito crida : 

Vivo nouesto Republiqucto 1 

Pau Marieton ad us li salut de Felis Gras e de Tassessour de Prouven- 
co En Frederi Mistral. 

E n'es lou manteneire Carle Martin que brindo a la rtino, au noum 
di Laren : 

« Argentalo, mirau ounte se miro lou ceu blu e qu'csclaro de sei 
rai esbleugent lou grandaras calen de la naturo, de Prouvenfo fin qu'ei 
ribeires african, s'estende mai que risen to nouesto mar miejournalo ei 
ribo sempre verdo deis arangie, lauzie, emai pin au brounzinagi pou- 
eti e d'oulivie, simboli de la pas ; e souto la calour pouderouso dou 
grand astre, la creaturo mai qu'en pertout s'afougo per soun terraire, 
sa lengo, seis us , lei pople qu'an teta au meme mameu, qu'an memo 
parladuro, cercon la man amigo, Tunien. 

« D'en pertout lou couer rouman bate ! 

€ A man seneco, eilavau, en J tali, dins soun paradisd'ieli, deflous, 
Flourenco la bello, en 1890, per sa festo de Beatris, ei cadet d'Ais que 
noueste municipi, sempre afouga per lou ben de la cieuta, li mande en 
embassado, larg duerbe sei pouerto, e la muso sestiano, sei galoi tarn- 
bourin, li fagueron mai-que-mai flori. 



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Lou Pelibrige 95 



€ Eilalin, a man drecho, en Barcilouno, la patrioto cieuta Catalan d 
que z-Ais pouerto lei pau dins soun escut, lei coulour dins sa bandie- 
ro ; Prouvenc.au ! Lengadoucian ! nouestei valent capoulie, En Frederi 
Mistral, En Felis (iras, vous diran coumo se li recebon lei fraire, e la 
coupo santo dou Felibrige afourtis noueste liame freirau. 

€ Mario Girard ! o bello Soubeirano ! Sies la flous, Pieli de Flou- 
renco, de Barcilouno ; la miougrano rougis tei rouito emai tei labro, 
toun sang, toun couer ; touto entiero sies nouestro, sies la Prouvenco 
encarnado.- 

€ En aquesto trioulougie, ieu aubouri moun veire e brindi a tu, 
nouesto Reino 1 » 

La reino sourris deliciousamen per gramacia lou gent diseire. 
En Jan Monne douno couneissenco i taulejaire de la despacho que 
ven d'arriba de la part de Felis Gras, que dis : 

c Bono salut i vuech Escolo de Prouvenco a cam pad en vilo d'Ais ! 
« Que li paret, coulour de blad madur, de la vieio capitalo, clantigon 
« de ndsti cant prouvencau ! » 

En scguido, legis aquelo dis Jludencs : 

« Les felens de dono Carcas e de Na Mongardo de Narbcuno, man- 
• doun un brassat de roujos camrosos de Lengadoc a sous fraires de 
« Prouvenco, per les barreja, dins Ais la saberudo, dam be" las prou- 
« vencalos azurencos. 

Atal, mai que mai, coumo se canto aici 1 * 

AU1 les Prourencals ardents 
Anran per fraires les Audenos ! 

En Jan Monne* apound : 

Felibre de Prouvenco, ves-eici lou mandadis que li Felibre de Mount- 
Pelie fan a Na Mario Girard, nosto reino :, 

Douco reino felibrenco, 

Au trelus de toun gourer, 

Tout reflouris, tout s'atrenco : 

Alleluia! plus d'iver! 

Eicd es lou salut qu'au noum de H. Messine, sendi de Lengado, 
lou vicesendi Arnavielle mando a la Mantenenco de Prouvenco : 
Mantenenco prourencalo, 
Ta sorre de Lengadd. 
Coumo tu, jamai vassalo 
E mourgant catau, bardot, 
S'envolo, ardento mouissalo, 
E 'mbe tu Ten dire d'O 
Per apara lou ri&l to ! 



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q6 Lou Felibrige 



Es, piei, lou salut que l'Escolo dou Parage mando dou Clapas 
As gats counff aires de VEscolo fehbrenco de Lar 

« Au moumen que vostes cent tambourins faran vibra sous aires na- 
ciounaus dins Pantico capitalo de Prouvenco, lous felibres dau Parage, 
e campanies e cant aires amai, metren a brand nosto Campana de Ma- 
galouna en I'ounou das braves fraires d'Ais. 

« La distancio separtis Sestians e Clapassies, mes milhou 'ncaro que 
tambourins e campano, sous cors batoun a l'unissoun, e de-longq per 
lou Felibrige unenc, per lou Felibrige patriau. 

« Fraires de Lar, salut ! » 

E, per countunia, se legir. la despacho que dis : « Escolo felibren- 
co y Paris, mando sentimen courau a Mantenenco Prouvenco, Escolo de 
Lar e vilo d'Ais, » e qu'es signado : Amouretti, Pla'ntadis, Bonnaud, 
Maurras, Saurin, Fabre, etc. 

Vidau legis uno despacho de Tamizey de Larroque, e li vers que 
mando Filemoun Arnaud de soun oustalet di Pervenco, is Arc (Var) ; 
la paraulo es piei dounado a M. Reinie de St-Pons, que dounan a 
regret qu'un tros de si paraulo : 

« Li soudard qu'aparon lou sou naciounau fan ges de poulitico, e 
nautri, qu'aparan nosto Iengo en nosto terra ire, sian de soudard, sian 
pas de poulitician ; simplamen, erne lou majourau En Valeri Bernard, 
sian Uslard e sian Trouvenpau. 

« E ounte es, eicito, aqueu que sarie pas Prouvencau dins l'antico 
capitalo di Ramoun Berenguie, dins la bono vilo ounte li pauri gent 
se van caufa 'ncaro a Tantico chamineio dou rei Reinie ; dins aquesto 
noblo cieuta d'a-z-Ais qu'en 1636, quand s'esvaligueron lis Estat-Ge- 
nerau, counserve PAssemblado de Coumuno ilustro e pouderouso, mau- 
grat que lou clergie, la noiiblesso, se n'en fuguesson dessepara ; d'a-z- 
Ais, per tout dire, qu'is Estat-Generau de 1789 : 
Fagu6 mistralcj* la roues de Mirabeu ! 

« Brinde a la vilo d'Ais e a la Prouvenco. » 

Em'aco, piei, es Authernan, lou viei e gent Autheman dis Auvari d4 
T{otutan ) que brindo, e n'es lou can eel ie En Pau Marieton que ie res- 
pond e que beu au felibre de I'Isclo-sus-Sorgo. Es lou majourau Leo- 
pold Constans, prqulessour a la Faculta di letro d'a-z-Ais, que dis : 

« ...Si notre belle langue provencale doit un jour reprendrele rang 
qu'elle a perdu et qui lui est legitimement dO, ce sera ponr la jeu- 



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Lou Felibrige 97 



nesse et surtout pour la jeunesse intelligente des colleges, qui doit 
donner l'exemple, que cette heureuse resurrection sera possible. Je bois 
done a Texpansion de la langue provencale et a sa restau ration par 
Tenseignement dans les ecoles de tout degre. » 

Lou canounge Mille aubouro alor lou got em'un bel estrambord ; 
En Jouse Huot nous douno la primour d'uno mai que galanto can sou n 
sieuno ; Aguste Gautier n'en canto per£u uno ; lou gent conse Chapoli 
Guillibert ausso lou veire per Tespandimen e Tunioun di Raco latino, 
e fei uno moucioun bello per Taubouramen de Pestatuo de Marius, 
obto majo dou felibre Pontier. 

Dono Lazarino de Manosco dis quauqui poulit vers, e fajudaire de 
la Mar, Galicier, s'avanco e, en vers flamejant, desgruno uno odo a la 
reino ; Tabat Spariat douno sa noto dardaianto, e Louis Roux declamo : 
lou Cant dou cilutut. Lou majourau En Vitou Lieutaud improuviso un 
brinde a la presso, calourent e regouirant d'esperit ; M.Stephens d'Ars, 
decan de la presso d'Ais, counvida di Laren, respond a Lieutaud em'un 
tier gaubi ; S. Honorat beu a la Reino ; Martelly canto Flour de Para- 
dis : M. Levat, proufessour, gramacie V Atenhu-Sextia de sa graciouso 
espitaleta ; Marius Bourrelly nous dis soun odo courounello a Sextius: 
Pajoun Ferrieres, delega municipau, nous debano tout lou beu que la 
coumuno a fa en favour di festo felibrenco, e lou cabiscdu En Frances 
Vidal ie trais li gramaci de touti ; piei, la gento reino desgruno, ansin 
qu'uno preiero, la Coumunioun di sant, de Frederi Mistral ; Lieutaud 
entouno lou Maset de meste Roumieu, que touti ie van au refrin, e se 
clavo la sesiho. 

D'enterin, au jardin Rambot, se tenien lis assise, duberto per lou 
Coumitat manteneire dou Tambourin, per recoumpensa dignamen lis 
escoulan li plus flame presenta per li mestre tambourinaire. 

Au kiosque di (Marrounii, i'avie pereu lucho entre lis amaire de la 
musiqueto prouvencalo : MM. Poncet, de Bresc, lou counseie Pontier e 
li proufessour Pourcin e Ollivier, fourmavon la bello jurado dou Coun- 
cours de Galoubet-Tambourin, que lou pople en foulo escoutavo e 
aplaudissie\ 

E li farandoulaire e farandoularello de Barbentano, sus lou cous Mi- 
rabeu, eisecutavon meravihousamen si viravdu galant. 

Mai, sus li quatre ouro, dins la cour d'ounour dou Liceu, coumoulo 
a regounfle de tout lou beu pople d'Ais, la reino duerb la sesiho litera- 
ri, e, apres un mousseu de musico, lou sendi Marius Girard s'avan^o 
e parlo coume eico : 



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9<S Lou Felibrige 



Midamo, Messrs, 

De tout t6ms, vosto bono vilo de z'Ais a pourta em'elo renoum de 
poulitesso, de sab6 e de poueslo. 

Fa seguramen que de v6ire tantg^nto e tant requisto soucieta p&r 
recoun&isse que la capitalo s&npre jouino de nosto Prouvdngo ama- 
do, vuei coume ater, e deman coume vuei, es estado e restara lou 
centre pfereicetenei dibfclli maniero, d6u b6n dire e d6u Gai-Sab6. 

De mai, aquestonoblo, tranquilo e saberudo vilo de z\Ais, qua vist 
naisse l'istourian Mignet e lou roumancie Zola, es un fougau lume- 
nous, un souldu resplendent e benfas£nt, ounte v&non se caufa de 
centenau d'estudiant; quauquis-un fournigo, la majo part, cigalo 
cantant l'amour, la jouv&n$o e la beuta, tout en apren&Hlou code e 
la retourico. 

Lis estudiant, Midamo e Messrs, soun l'ourguei, la joio e I'espero 
de nosto maire Franco ; £liarribon e nous-autre s'entournan. 

Amon un pauli monome e lou boucan, es verai, niai iau pas nYen 
faire un crime, parai ? 

Es tant beu d'&stre jouine ! 

£ piei : « Es pas jouine quau v6u, es jouine quau p6u, » dis lou 
prouvdrtji. 

Adounc, crese pas mi£s pousqu6 faire que de m'adreissa vuei en 
<§li. 

SiegutSs tranquilo, Midamo, faicaud, sarai court, poud&s desplega 
v&sti ventau. 

La jouinesso ! 

Oh ! la bello ! la bono ! e la dougo causo que d'&stre jouine ! La 
jouinesso vai de Tavans a touto zuerto e douto de r&n. Es acoque 
fai sa forgo e soun n6rvi, cs ac6 que i6 douno sa graci, sa voio e soun 
estrambord. 

Toustdms, dins tOuti li literaturo, li jouine, mai que li vi6i, an agu 
besoun d'espaci, desouteu e de nouvelun, e an tra si eap6u en Paire, 
e an escarlimpa li mountagno. 

Quand vous-autri dis^spamens, coume toutchanjo ! 

Mai eici es necite de v&re li causo dc z'aut c de se pla$a a-n-un-poun 
de visto generau, d'ounte se vegue lou Felibrige, e mai liuen encaro 
que lou Felibrige. 

Escalen adounc amount sus Santo-Venturi, e regarden. Lou t&ms 
es clar, ii cigalo canton, d'aquiveiren miese plus liuen. 



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Lou Felibrige 99 



N&utri, quand erian jouine, avian dins nosto gl&so de dteu de 
maubre, gli an quiha dins si capello de sant de gip. 

N&utri, pourtavian k n6sti dteu, que 16 disien Lamartine, Musset, 
Hugo ; que 16 disian Mistral, Roumanille, Aubanel, de roso e de 
jaussemin, de pervenco e de flour de sfcuvi; 6li estubasson eila- 
mountau Cabaret dou « Cat negre, » si sant, em6 d'encens decon- 
tro-bando, de vapour d'absinto e de tub&ode pipo. 

N&utri, s'aubouravian p£r v&re passali roumantique do 1830 — de 
g6nt de ra$o aqu^li — 61i an li Baudelariens, lis Esthites, li Deca- 
dents, li Symbolistes... Arresten-nous aqui. 

Aqueh br&vi jouv^nt copon, aro, li vers en quatre e n'en fan pi&i de 
quatorge p£d. 

Lalengo que parlavOn About eRoumaniho, aquelo que parlon Pau 
Ar6ne e lou Paire Savte, soun vi&o : li fau chanja. 

E alor, aqu&i brave drole n'an la uno novo, ounte s'atrovo de mot 
de touto meno e de tout biais, e retrasent dins soun imaginacioun 
li s6t coulour de Tarc-de-sedo. 

P6reountraste,est&nt que lis artse dounon la man, li pintre apre- 
non plus k dessina e s'entitoulon eli : Impressionnistes, Fils de la 
lumiere, Disciples du grand air... 

N&utri, amiravian Vanloo, Granet, Loubon ; gli preferisson Manet 
e pinton d'aubre vibulet e de ferao jauno. 

Ac6 vous s^mblo drole, parai ? E pamens es ansin I 

Oh ! la bellocauso que d'estre jouine 1 

Pamens, leissas-me vous dire, i6u qu'ai de barbo bianco e que lou 
steu plus, que touto fes e quanto que vous 6ucupas de literaturo e 
dart, es pas toutde proudurre forco, fau proudurre bon e b6u. . 

Vau mtes arribadavans la pousterita em 1 uno pichoto garbeto 
ben ligado, qu'enf un gros balaus inau enfaissa. 

La pousterita — aqu&ijugeemparciau — que res n'en parlo p&r 
Co que ttiuti lou cregnon, classo soulo k soun r&ng vertadte li pou&to, 
li pintre, lis escultaire, li musicaire, lis 6uratour e lis escrivan ; e 
tout Tencens de coumplas&nci que li cambarado se fan, dis un is au- 
tre, tuba souto li narro dins si revisto e si journau, s'envai en 
fum. 

Asufl k Bernardin deSant-P&re d'escrteure Paul et Virginity a 
sufi k Mathieu d'escritfure la Farandoulo, p&r que ttiuti dous sie- 
gon au premte r&ng de n6stis escrivan... 



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ioo Lou Felibrige 



V&n de mouri i'a tout-beu-just uno raesado, un escrivan de raco : 
Guy dc Maupassant, que tenie* de Flaubert, que ie* fague soun educa- 
cioun artistico, coume n&utri lou tenen de Mistral, aquelo proubita 
d'estile, aquelo pacienci, aqu6u respet de la lengo, aquel escrupule 
de la formo que soun la marco di fort. 

Eh ! ben ! escoutasco que disie* : 

« Quelle que 9oit la chose que Ton veut dire, il n'y a qu'un mot pour 
« 1'exprimer, qu'un verbe pourTanimer etqu'un adjectifpour laqua- 
« lifier. II faut done chercher, jusqu'&ce qu'on les ait dScouverts , ce 
« mot, ce verbe et cet adjectif, et ne jamais se contenter de Yk peu- 
« pres, ne jamais avoir recourse des supercheries de langage, m£me 
" heureuses, poure*viter la difficult^. » 

Se p6u pas mi6s dire. 

Adounc, jouvent, vous presses pas de proudurre : Travaias, rabou- 
tas, poulisse's, ciselas vosto obro erne* pactenci, erne* counscienci, em6 
fe, e noun vous enchaute*s d'autro causo. 

Fases obro d'art bello e bono, e lou t&ms fara lou resto. 

Alor, la co.uralo de Santo-Cecilo e la musico de la Filarmounico s*a- 
vancon e eisecuton, souto 1'abilo direicioun ddu mestre musicaire telibre 
Bore), uno superbo cantato de Pau Roman, musico de Borel, que lou 
publi a fa 'no ouvacioun is autour. 

Lou decan de la Faculta di Letro, M. Guibal, legis un remarcable 
raport sus li councours istouri e filoulougique ; M. lou canounge Enri 
Rolland es lou rapourtaire d6u temo de la Ugende de Saint Mitre , 
patroun d'a-z-Ais, e piei, Pau Roman dis soun raport prouvencau 
sus Jis autri partido de la targo, lou flame raport que veici : 

{k segui) 

Jan MONN6 



Lou Gerent : Jan Monne. 



Euipremarie f«libr«»nco de Lucian Due, 35, carriero Rousselet, a Paris. 



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CROUNICO 



ASSEMBLADO GENERALO DE LA MANTENENQO, 
FESTO LARENGO, COUNCOURS DE GALOUBET-TAMBOURIN 

KIN V1LO d'ais, LOU 30 DE JIL1ET 1893. 

(Seguido) 



Raport de Pau Roman 

Meidamo, Messrs, 

Es uno grando glori per l'ome que coumenco a davala leis uba de 
lavido, de veire lei pantai de sa jouvenco flouri e s'espalanca de 
frucho. 

Se, k Touro de vuei, aquelo gl&ri s'envai en s'esvalissent d'a cha 
pau, e se leis ome que s'tiupilavon a fArt pur, entahina e febrous, se 
fan tant rar, en quau n'es la fauto, senoun au terns que courre ? 

Aqu^u terns es coume dirien lei cendre sus la braso. 

Mai, vcngue un coup de maistre, e, desacatado, gisclara la refla- 
mour, coumunien dettiutei lei pantai en ravacien. 

Lei sdungideijouve, naissu de l'entousiasme e deidesbord, soun 
toujour un rude prefa a-n-acoumpli, e tr6u souvent, Tome lei vist 
s'enana em' uno lagremo pendoulado ei ciho. 

Quauque terns a agu lou bouen voule, puei leis enavans an cala, e 
fideio perseguido resto a Tespero. 

E ben ! n'es pas mai d6u prefa que sedouno un pais. 

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io2 Lou Felibrige 



Souv&itei-fes, se passo dc generacien e de generacien, s&iso que 
degunaujeentreprenelaGtowdo Obro, mau-gratleisesforsdeivalfcnt 
que de v6uto en v6uto cercon &-n-avera la sublimo Joio, s&nso 
poud6 la frusta d6u det. 

Puei, un b6u jour, souerte subran, Ton saup pas de mounte, un 
ome que pouertodins leisuei touto la volounta d'un passat, un ome 
que, predestina, 6ubeTs a noun sai que coumandamen magi de la 
« Fado Eterno » que presido d'en aut k Tastrado dei rago. S6nso 
qu&si s'enchaure de la grandour de l'entre-preso, 6u, se li aplanto 
davans, s'estroupo, s'apountello au Trebau gigant e, lou menant k 
bouenofin, largo sus lou mounde atupi lou ressortde touto uno forgo 
en fermentacien desempuei d'an e d'an. 

A b6l &me alor, tout go que r&sto encaro atetouni sus lou s6u pa- 
triau, tout go que sente c'ourre dins sei veno la vido, lou boui, lou 
groutin de Tesp&r, tout go que la soumiero estoufavo, e que respelis 
dins un desembouiamen d6u Prime esse, que cadun pouerto caviha 
dins lou prefouns d6u couer, se groupo k Pentour de Fardfcnt prefa- 
chte. 

Goumo s'uno auro de poueslo avi6 boufa sus lou pais, de tout caire 
e cantoun, de voues s'aubouron, claro e pouderouso, jitant vers lou 
cdu lou bram de fe e d'amour. 

Tant d'esfors que pousson vers la memo toco, dins la grando ar- 
mounlode seis empencho, escudellon, reviscouelon Tamo de la rago 
estajano, e la fas&nt plus noblo e plus fouerto, l'alestisson c l'assegu- 
ron p6r uno revteudango. 

Vaqui en quauquei mot l'ist6ri d6u regiscle maien de nouesto lite- 
rature 

Mircio, la primo flouresoun, fugu6 Pentre-signe e rafirmacien d'uno 
voulounta se desvelant. Fugu&, tamb^n, lou crid de la naturo soubei- 
rano que remounto k trav&s lei broufounte e leis esgl&ri dei revou- 
lucien e deis invasien. 

M6ste Ambroi, en cantant, sdmblo persegui la cansoun qu'a cou- 
menga li a quauquei cinq c&nts an, e, qu'un grand varai li auri6 
laissa cntamenado sus lei bouco. 

Mai ac6 6ro pas lou tout ! # . 

Falte un envanc furious vers lei cimo, uno estudi largo e prefoun- 
do, uno encarnacien viv^ntode Pengfcni prouvengau, mounte t6utei 
lei rai de la courouno de la Goumtesso, aurien sa part de trelus. 

E ac6 t6utei vegu£ron qu'&ro lou graild Le, la toco mai que necito 



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Lou Felibrige 103 



a-n-ajougne. T6utei lei jour l'enterigo n'en venteplus as pro. Se sentte 
testeja l'avenimen de quaucar&n que grouvavo preste a-n-esclata. 

La Naturo 6ro testo a bada. 

De fremin trefouli courrien dins leis &r, coumode 16nguei lampado 
de fue ; 

Tout a-n-un c6up, lou ridfcu s'estrass^ e Calendau sourt& triounflant. 

Tout go qu'en Prouv&ngo avi6 'no arao de Prouvengau d'artisto, 
s'arrapfc p6r la man e se mescl6 & la grando farandouio. 

E desempuei, aqu£u grand baslimen qu'apelan « Felibrige, » 
vogo, fouert e tranquile, au mi Ian de soun grand court&gi, dins la 
calaumo de la pas e la serenita de soun c&u. 

La routo es belk) e leis est6u soun luen. 

Leis auj6u, lei r&re, lei vi&, lei pa ire an espeiregua la draio ; 

Vuei, em£ nou&stei Mount-Joio, poud&n rintra dins lei palais e lei 
capitalo ; 

Av6n nouesto plago marcado dins la Gatedralo deis Art. 

Adounc, vejeici la listo dei laureat d6u councours prouvengau de 
TEscolo de Lar ede la Manten^ngode Prouv&ngo. 

I — ODO A MlRABEU O A SfcSTIUS 

Proumte pres : — Uno medaio cTor, douno de la Manten^ngo 
prouvengalo, a Marius Bourrelly, p&r sei doues p&go sus Mirab^u 
esusSestius.Douesodomagniflco, mounte Taulour a sachu, en un 
ritme dindant e clar, trena en pur artisto, t6utei leis emoucien 
que poueden giscla d'un couer coumbouri de pouesto. 

Segound pres : — Pervenco d'argent, douno de la Manten£n$o 
prouvengalo, a-n-Oug6ni Long de Fuv6u. Soun odo es remarcablo 
p&r safacileta, sounamplour e sa graci f&ro. Mai, perqu^ un toum- 
bant tant feble ? 

Tresen pres : — A Levat e Cheilan. Dous 6ubri6 d'art. Mai, que 
diaussi I li a luen quauquei c6up d'uno biougrafto en vers a I'ispira- 
cien. 

II — Notice sus les « Troubaire » aixois 

Pres fouero councours : — A Pautour Xavier de Coundamino, 
qu'escouende souto aquel escais-noum un biblioufilo dei plus saberu. 
Ill — Epode 11 d'Horace 
(Ueserva eis escoulan) 

Proumte pres: — A Louis Toumbarel, etevo de retourico supe- 
riouro d6u Lic^ude Lioun.PSrTinterpretacien assouludamen eisato 
d6u suj^t e soun raprouchamen, en seguiss&nt la formo d'Ouraci. 



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104 Lou Felibrige 



Segound pres. — A Jaubert Leopold, etevo dei Maristo de Tou- 
loun ; arribo b6u segound k causo de rinsufis&nci de sa lengo e deis 
escorno k rourtougr&ft dei mot prouvenoau . 

IV — Grammaire de l'imome aixois 

Lou proufessour de l'Universita de Greifsvvakl (Poumeranlo), En 
Koschvvitz, nous fai assaupre que, per claure soun Lravai sus lei son 
variant dei dial&ite prouvengau, li apoundra uno Gramatico sestiano 
qu'es, k soun avis, iou paria lou plus carateristi de Prouv^ngo. 
V — Troubairis e Felibresso 

Proumtepres: — Medaio de brounze, &Paul Dumas, k P^pieux 
(Aude). P&co pleno de frescour ; lei dous retra soun bfcn traga e 
marcon enc6 de I'autour unoboueno couneiss£nco de soun suj6t. 
VI — Galejado en vers 

Proumte pres : — Medaio de brounze, k Frances Garbier, p£r sa 
superbo p^Qo: Lou maire de CapUo, tournejado e fignoulado de man 
de mfcstre. Mencioun : 0. Long, Maurise Raimbault. 
VII — Galejado en proso 

Proumte pres : — Medaio de brounze, k Frances Garbier, de Cano. 
Lou bouquet de galejado es bdn poulit, mau-grat qu&uquei feblesso, 
mai tout ae6 v6u pas lou maire deCapito. D'aisc dei banalita, cou- 
l&go. Mencioun : M. Bertrand, 0. Long. 

E vaqui nouesto dicho. 

D'abound&nci de couer, la bouco parlo, coumo dislou prouv&rbi ; 
adounc, coumo pourrteu rates acaba ma' gatado qu'en regardant, la 
joio dins leis uei, cr&sse Tentravadis que mouraiouno lei pr&ire de la 
maucouranto unifourmita. 

Sian arriba just, quand tout ?o qu'&ro tradicien, usango, parla, 
coustumo, anavo s'aprefoundi. Se sian espangouna, desmesoula 
meme, mai av&n la sublimo gl6ri d'ague derraba d6u desastre bessai 
Co que li a de plus b6u. 

Vautre t6utei que m'esooutas, bandiss^s vou^stei couer ei joio 
franco, e sounjas qu'av^n uno inmaculado blancour que segnourejo 
plus aut que Fambicien deisenvejous, que fau qu'aparen deis escorno 
dei nesci e dei cati&i. 

E vivo Prouv&nco ! 

Lou jouine e valent manteneire Gasquet debano lou paumares e ca- 
dun ven querre la joio que ie reven. 

En deforo di joio pourtado sus lou raport, apoundren : 



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Lou Felibrige /05 



COUNCOURS FRANCES 
PouesIo — La legendo de St-Mitre. — 
Proumie* pres : lou canounge J. Mille. 
Segound » : Mile X, servicialo. 
Proumiero mencioun : A. Contencin. 

Segoundo >» : fex-oequo) Mmo Teyss^re e X. Liotard. 
2° Proso — NouliQO istourico sus /. B. des Galois de la Tour — 
Pres : M. Juli Contencin. 

COUNCOURS INTERNACIOUNAU 
— Eloge de Raynouard (en 1'uno di s$t lengo Neo-Latino) — 
Proumie* pres : lou pastour Aguilera (en espagn&u). 
Segound » : Bagarry (en francos). 
Tresen » : Fernand Pigot (en lengadoucian). 

— Odo a la vilo dAis — 

Pres foro councours : au m^stre en Gai-Sab6 F. Lescuro, de Gre- 
aseo. (un 6ujet d'art) 
Mencioun : Salomon Lambert. 

Jan Monne prouclamo lou paumares di Galoubet-Tambourin : 
COUNCOURS DE GALOUBET-TAMBOURIN 

— Divisioun de ice lend — 
Proumie* pres ; Boeuf, de Bras. (Var) 
Segound » : Alessi Mouren. 

— Proumyro divisioun — 
Proumie* pres: Vitour Huot. 

Segound » (ex-oequo) : Chevalier et Convert. 

— Segoundo divisioun : — 
Proumie* pres : Caillol. 

Segound » (ex-oequo) : Clement e Regimbaud. 

— Divisioun de duo — 
Proumie* pres : MM. Clinchard e Vincent. 

Segound pres (ex-oequo) : Bonneioy e Cre, Convert e Diouloufet. 

— Divisioun di groupo — 

Proumie* pres : Guigonnet (un oujet d'art per lou mestre e 100 fr. 
p6r lis escoulan). 

Segound pres : De Lombardon-Montezan (un 6ujet d'art au mestre 
e50fr. is escoulan). 

— Pres di groupo — 
Foro councours : Camoin, d'Aubagno. 



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io6 Lou Felibrige 



E clauren la tiero per lou paumarls d6u CoumHat manUnhre dou 
Tambour in. 

Groupo L. de Lombardon, de Marsiho, 40 fr. e de mai lou premte 
presd'ounour (medaio d'arg&nt grand moudule). 

Enri Simont e Vitour E9panet, presenta p6r M. J.Olive, de Marsiho, 
35 fr , e de mai lou segound pres d'ounour (medaio de brounze grand 
moudule). 

Albert, presenta p6r M. A. Mouren, de Marsiho, primo 25 fr. 

E.Macarioe P. Tournatore, presenta p^r M. Constantin de Marsi- 
ho: 35 fr. 

Andrieux, presenta p6rM. Pourcin, paire, d'Ais: 30 fr. 

Diouloufet figu e Mouret, presenta p6r M. Diouloufet, de Cabri6s : 
35 fr. 

David B***, presenta p£rCr£ Julian, d'Ais: 30 fr. 

Lou Coumitat a adounc decerni 330 fr. de primo e dos medaio. 

Li pres e medaio decerni, eli jouini tambourinaire de L. de Lombar- 
don, emai li {Mandolintites Renaissance, nous aguent regala d'un mous- 
seu esquist, la Reino, de sa voues musicarello, dis : 

« Midamo, Messies, la sesiho es clavado. » 

Tout lou pople aplaudis e Taclamo. 

A 7 ouro de vespre, au pargue di Ban Sextius, fa agu la soupado 
di tambourinaire, souto la presidenci d*Cn Frances Vidal, e se i'es ausi 
la Marcbo, de Ca basso 1, e lou Revet, dou maestro Michel d'Ais; e, 
piei, a ndu ouro, la musico dou regiment, i Marrounie, a fa 'n tend re 
la grando Mousaico d$ Trouvhtfo e la Farandouh, de l'ancian chefe 
de musico, Borel. 

Sus li cous e per li carriero, li tambourin menavon la danso ; lou 
pople, trefouli, picavo di man e leissavo desbounda sa joio, que mos- 
tro au grand jour soun afecioun per la lengo e per la musico dou 
terraire. 

Equandla reino Mi jo passavo, touti clamavon : « Vivo la Reino! » 
£ro un triounfle. 

E nautre, noun pouden claure aquesto crounico qu'en trasent a la 
Reino uno flour prefumado, culido long de Lar, per lou baroun Chap6li 
Guillibert, e Pau Roman, conse laren. 



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Lou Felibrige 107 



Lis art, la b6uta, la jouv&ico, 
Sus toun front linde an espeli : 
Di6u t'a larga, dins sa plas^ngo, 
Lis art, la b&uta, la jouvfcngo, 
R6ino, as I'emp&ri de Prouv&nco, 
Lou d'afougamen poueti : 
En rai d'or, art, b6uta, jouvfcnQo, 
Sus toun front linde an espeli. 

Baroun GUILLIBERT. 

R&no, porge, porge de flour ! 
Z6u! porge-n'en k canestello; 
P6r tu, descendon dis estello 
Lis Angeloun e lis Amour. 

V&non p6r te faire sa court, 
T6utis en gaio ribambello ; 
R&no, porge, porge de flour !... 
Z6u ! porge-nen k canestello ! 

Escouto la dougo rumour, 
La rumour siavo e bressarello 
D'aquclo bando encantarello 
Que se desboundo de cremour ! 
R&ino, porge, porge de flour ! 

Pau ROMAN. 

E, aro, nous soubrara plus qu'a t rai re ndsti picamen de man a 
PEscolo de Lar, per la bello reOssido de si festo, emai au Counseu 
Municipal!, e au valent rriaire de la capitalo de Prouven^o, per la su- 
perbo ajudo que, de tout biais, an dounado is ourganisaire d'aquel 
acamp tant flame. Bon sang p6u pas menti, subre-que-tout quand pour- 
tas fieramen sus v6stis armo, coume la vilo d'Ais, aquesti mot dar- 
daiant : generoso sanguine parta. 

Jan MONN6. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfeNgO 



Sian un brisoun en retard per lou raconte de la bello mauifestacioun 
felibrenco de I'Escolo de la Mar. (acampado marenco dou 1 1 de mai) 

Aven vougu counta per lou menut la grando felibrejado de Carcas- 
souno, e ac6 nous a pres proun pla^o ; piei, aven agu li festo larenco 
emai PAssemblado generalo de la Mantenen^ prouvenfalo. Em'ac6, 
lou large nous a fauta enjusqu'aro ; mai, iuei, faren pauseto long di 
calanco, per escouta li cansoun di marinie. 

Quaranto taulejaire an respoundu au rampeu dou valent cabisc6u, 
Paulin Guisol, e soun vengu manifesta en coumunioun erne nosti fraire 
que s'assempron a la memo ouro, per la causo, dins la vieio cieuta de 
dono Carcas. 

Quatre majourau : Marius Bourrelly, Jan Monne, Louis Roumieux e 
Anfos Tavan, soun a l'entour ddu cabiscdu. 

Lou menut sentie soun Dabomev d'uno lego, que just lou generau 
Dodds arribavo en terro de Prouvengo aqueu meme jour, e pourtavo 
de 

— Phis de toco sausso beban^ino — Filet fiHbrtn a la Sto-Estello — 
— Capoun daboumean a Vasti — Ensalado cTAboumey — Boumbo 
Dodds — Desservo — Vin : Sant-Jorgi, Bourdeu* [Dubois), Champa- 
gno, Cafe de Wydab — Liquour de Kana — 

Eici sian, e ac6 vai ben... Guisol s'aubouro e mando lou salut de 
touti i mcstre emai i fraire entaula, a la memo ouro, dins li vieii 
pa ret de la Porto Narbouneso, a Carcassouno, e nous dis la despacho 
que se it ven de manda, e que ves-eici : 



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Lou Fehbrige 109 



Helibre, a vaatre uh! d'esperit ede eor, 
Li Maren, qu'on dere deapietoui empestello, 
Eici, brindon galoi e d'un coumaa aeord, 
I nouv6a majoarau, a Mir, a Sto-Estello ! 

Em'aco, Guisol entouno la Cansoun de la Coupo, que lou maestro 
Barremo, souto-cabiscou, acoumpagno au piano, e touti respondon au 
refrin. Piei, per clava sa dicho, e vist la festo que se douno a Marsiho 
per glourifica la patrio, Guisol beu a la Franco ! 
Louis Roumieux brindo i Felibresso : 

A-n-aqu61i qu'k nautre an ben vougu s'uni, 
A-n-aqu61i, per6u, qu'an pas pouscu veni ! 
e dis : 

A vous moun brinde, felibresso, 
Genti reino di Court d'Araour ! 
Maire, sorre, mouie\ mestresso, 
A v&sti ped saren toujour ! 

Queboufe uno auro d'araaresso, 
Qu'un nivo acaten6stijour, 
Arribas ? — Vaqui Palegresso ! 
Sourrises? — Es la resplendour! 

Senso vautre i'a ges de festo, 
Ges de plesi, ges de bonur : 
La calamo nous es tempesto I 

Lou perfum di flour es mens pur... 
Se nous fases perdre la testo, 
Es per Tenaura dins Tazur ! 

Tavan, que vai quita Marsiho per se retira a Gadagno, soun pais 
nadau, saludo freiralamen li nouveu majourau Alessi Mouzin e Valeri 
Bernard ; Bourrelly nous regalo di vers qu'avie alesti per dire a Car- 
cassouno, — que devie i'ana — e nous conto Tistdri d'aquelo noblo 
e valento cieuta ; touti escouton aqueu raconte em6 grand gau. 

Piei, Jan Monne parlo coume eic6 : 

c Au moumen que lou Felibrige s'afirmo mai-que-mai, alor qu'en 
c Franco la majo part di Municipalita miejournalo l'apielon autamen 
c e couralamen, alor que dins Pestrange pais i'a tant d'ome d'elei que 
c s'agradon de faire couneisse noste parla, nosti poueto, e Tourganisa- 
f cioun de nosto bello Soucieta, alor que nosto vido literari es super- 



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no Lou Felibrige 



« batnen recouneigudo de pertout, s'un ourguei flame, s'uno fierta 
« magnifico nous venon a Tamo dcu titre que pourtan, z6u ! touti 
«c aqueli que nous disen felibre, z6u 1 groupen-nous dins li Mante- 
« nenco, a l'entour dou drapeu felibren, a l'aflat de noste Capoulie ! 
« Que res camine plus a despart ! Que li questioun de persouno e de 
« coulour s'escafon, ansin qu'un nieu que lou vent estrasso ! Que Iou 
« sou leu de l'unioun lusigue sus li front e sus li cor, e que, viei e 
« jouine, touti d'acord faguen barri d'amour per la Coumtesso ! » 

Aguste Gautier, lou gent secretarl di Maren, trais, piei, li regret 
d'Abel Laugiere de Pau Coffinieres, e brindo au patrioutisme naciou- 
nau ; Dono Witte, qu'a leissa si neblo d'Irlando per noste souleu, bre- 
sihejo poulidamen en lengo prouvencalo un galant salut a l'Escolo de 
la Mar, emai a Fouceio ; Guisol ie respond quauqui mot courous ; J. 
Chevalier aubouro soun got per li damo de Prouvenco, e Lazarino de 
Manosco nous dis graciousamen soun Cago-*is t qu'es uno perleto. 

Lou flame Aguste Rol s'esclamo : 

Auboure, idu, moun got p&r noste fi&r soulfcu, 
Noste souteu gigant que brulo laProuv6n$o, 
Que de si rai ardent ilumino lou c&u 
Etque met dins li cor uno eterno jouvengo ! 

I6u, brinde au souleias, esbrihaudant cal&u 
Que douno i Prouven^au pouesio e val&nco, 
Que brute de si rai Mistral, Gras, AubanSu, 
U pourgent de divino e santi jouiss&nco. 

Au souleu qu'amaduro e dauro li meissoun, 
Que grasiho, Peslteu, lou blad di garbeiroun 
E miraio si rai dins lis erso giganto, 

Que, de soun caud poutoun, v6n baia la b&uta 
IProuvenQalo nobloe puro, e lou canta 
I cor que fai boumbi sa calourensucanto. 

Un autre jouine noun mens enfiouca, Louis Roux, nous largo quau- 
quis estrofo en ounour de la Cigalo, aquelo bestiouleto que lou soulhu 
fai canta, Vitou Bouis nous dis La genhi de V amour ; Sfenosa, lou tier 
poueto clapassie, mando aquesto flour a la neboudo de Roumieux, 
Mllo Jano Missol : 



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Lou Felibrige in 



Se quauque segren bourrello toun amo, 
Se lou mau d'amour ie poun e le mord, 
L'estoufesses pas, ta doulour que bramo !... 
Canto ti plagium e ti raive raort, 
E veiras ldu-l&u, dins ti vers de flamo, 
Regoula ti plour en belugo d'or! 

S. Clastrier brindo au fid emai a la flamo que vai pertout, coume 
lou Felibrige. Toumas Roux canto Lou bel attjouneu, qu'es tant ga- 
lant ; Alavene e Martin canton pereu ; Monne dis un sounet / cbato 
cTtArU\ lou fraire de Toumas Roux, un Maren musician e poueto, 
nous mostro un felibre dins soun gabinet de travai; a M. Zakariades, 
un ajudaire de la Mar, se i^ demando lou cant naciounau de la Greco, 
que nous dis erne fid, e que piei nous revfro, per que t6uti lou coum- 
prengon ; aquel inne es segui dou cant de 1'inne naciounau frances. 
E z6u ! piei, li cansoun soun entracho : es Lis estello % d'Aubaneu ; La 
bressarello, d'Agustin Roux ; linne prouvencau en tres sounet, de Ta- 
van. Martin e Alaveno canton mai, e Roumieux nous fai tout! creba 
dou rire erne soun Jarjaio enparadis ; Sfenosa dis (Margaritas ants.., 
Roumieux entouno uno cansouneto : Ab! moun paure Roumieux! 
quente sort es pas lou tieul Es un cacalas de Pacoumencanco a la fin. 

Aguste Gautier i'apound lou Ret en Peire> de Gras ; Rol dis de vers ; 
Louis Roux : (To que lou lioun d'Arle m'a di ; Barremo jogo uno valso 
de sa coumpausicioun e acoumpagno : Beu sou leu de la Trouvertfo e lou 
'Bastimen vbt de Maiorco ; Clastrier nous fai ausi uno vieio cansoun de 
Rounsard ; Roumieux, sa cansoun : Vivo la la la f vivo la re re, vivo 
la pu pu... etc. ; Alaveno dis uno barcarolo de Louis Roux ; Sfenosa 
Lou languimen. 

Em'acd, es sus lou cant dou Maset de meste Ttyumiiu que se barro 
la sesiho, e que touti se sarran la man en se disent : Au cop venlnt e 
sempre 

Plus larg que la (Mar ! 

- Es questioun de celebra, en Avignoun, lou 8 d'6utobre venent, 

li festo de l'inaguracioun dou mounumen de Roumanille, dins Port de 

St-Marciau. I'aura, segur, acampado majo de Felibre, emai uno troupo 

de tambourinaire, qu'es de juste que li tambourin ie fagon lis ounour, 

a-n-eu qu'avie per deviso : 

Dau ! dftti ! Unibourin, 
Boatas-Toas en trin ! 



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ii2 Lou Felibrige 



Moussu lou depute, maire d'Avignoun, Pourquery de Boisserin, pre- 
sidara li festo, en coumpagno, se dis, de quauquis-un di menistre dou 
gouver. 

— Se vai estampa leu-leu lou c Reinard prouvencau, rouman en 
douge cant, tira dis escrit de Tagi mejan e de la tradicien, acampa, adou- 
ba e publica per la proumiero fes en lengo prouvencalo, per lou fe- 
libre d'Entre-Mount, em* un pourtissoun de Frederi Mistral, segui 
d'un estudi literari d'En Pau Marieton sus lei tradicien dou Reinard. » 

Aquelo obro, courouuado i festo latino de Mount-Pelie, en mai 1878, 
fourmara un beu e fort voulume que sara i lustra de superbi gravaduro. 
Reparlaren d'aquelo publicacioun quand la souscripcioun sara du- 
berto. 

— Lou dimenche 18 de jun, En Anseume Matieu, lou felibre di 
poutoun, Tun di set de Font-Segugno, ane saluda, sen so que n'en fu- 
guesson avisa, n6sti galant fraire, li Felibre de Paris. Aco fugue uno 
grar.do joio per ndsti coumpan de la capitalo, autant qu'un grand 
plesi per noste bon e viei ami Matieu. 

Tre que fugue dans la salo, acoumpagna d'En Pau Areno, touti 
crideron : Vivo Mati6u ! e lou saluderon en un picamen de man es- 
petaclous. Tant leu que M. Gourdoux, — que presidavo en placo d6u 
majourau En Sextius Michel, plourant, pechaire ! sa mouie morto a la 
coumencanco de jun, — ague fa seire Matieu a soun caire, qu'En M. 
Faure ie parle coume eif6 : 

c Messies, au noum di Felibre de Paris e au mieu, coume majourau, 
sieu urous de saluda Anseume Matieu, lou dous felibre di Poutoun, un 
di set de Font-Segugno, e de lou gramacia de Pounour que, de soun 
propre mouvemen, a ben vougu faire au Felibrige parisen. 

« Aujourd'iuei, que sian agueira per aqueli meme qu'aven enanti, 
aqueli que nous devon taut, aquelo vesito de Matieu, majourau de la 
bono, nous venjo e nous recordo dou menespres de quauquis autre. 
Tamben lou Felibrige de Paris leissara pas 'scapa l'ur que \6 porjo Tavi 
de Font-Segugno, senso afourti un cop de mai que toujour sara de cor 
erne aqueli que, coume Matieu, lou religon, noun au Felibrige pouliti 
e segrenous, mai au Felibrige de la pouesio e di cansoun ! » 

E Matieu digue Lou caloun de {ino ; piei, Juli Bonnet declame la 
Venus d y ArU, d'Aubanel ; Roux-Servine desgrune un sounet, Abrieu ; 
Areno e Raoul Gineste digudron la siluno. 



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Lou Felibrtge 113 



Anseume Matieu murmurejo alor soun sounet esquist : Lauro au ban ; 
Batisto Bonnet largo uno cansoun de Brisquimi, tirado de si Memori 
d*uh gnarro, que leu-leu van pareisse, e que M. Anfos Daudet revirara 
en frances, per li publica pereu, per afin que li groumandoun d6u 
Nord se poscon regala di bdni sentour de noste terradou. 

Apres quauqui bon cacalas de rire, Maurise Faure demande que se 
voutesse que c lou retra d'Anseume Matieu, courouna de roso, la flour 
dis amourous, ilustrarie la salo dis acamp di Felibre de Paris, entre 
mitan d'aqueli de Mistral, d'Aubanel, e de Roumanille. » 

Em'acd, apres lou Cant di Felibre de Paris, sebarre la sesiho per la 
redurbi, lou 5 de Juliet, en uno flamo taulejado en 1'ounour dou beu 
cant aire de La Farandoulo que fugue, se pou dire, un triounfle per 
noste ami Matieu. 

— Dins uno de si darrierisacampado, la Soucieta felibrenco de Paris 
a decida que, d'aro-en-la, s'apelarie lou Felibrtge de Paris. 

I'aura adounc : lou Felibrtge miejournau e lou Felibrige de Tarts. 
Acd pou pas mies ana. l'aura sempre proun souleu per touti ! 

— Lou 12 de julict, lou Felibrige de Paris a nouma lou majourau 
En Maurise Faure per fa ire un raport sus lis obro coumplido per aquelo 
Soucieta, dins si quatorge annado de vido. 

— Li Couquibo d'un l^oumieu, obro di verso de Louis Roumieux, 
venon de pareisse. Lou premie - voulume trelusis, superbe, a la porto 
di librarie de Marsiho. Quouro sara que li souscriveire auran l'ur de 
recaupre de Testampaire co que ie fauto per coumpli aqueu galant pre- 
mie voulume ? 

— L'escultour Stanil Clastrier bouto la darriero man au buste de 
Fourtunat Chailan, que sara plac^a sus d'uno di placo de Marsiho. La 
souscripcioun duberto per lou journau La Cornemuse, poujo, a l'ouro 
de iuei, a la soumo de 1236 fr. 05. Zou ! aqueli qu'an pancaro man- 
da sa souscripcioun, que se despachon ! 

— L'Escolo de Lerin, que, despiei quauque terns, nous pourgis a 
boudre de galant bouquet culi dins lis orto canenco, nous n'en alestis 
un que ie diran \Viouleto ftro, e que ligara li pouesio dou felibre L. 
Funel. 

Lengad6 

— Ta just agu un an lou 4 de 7brequelou valent cantaire di Grils, 
lou majourau en Aguste Foures, es mort, e noun pouden leissa es- 
courre aquelo dato, senso traire uno couralo remembranco a sa mem6ri. 



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ii4 Lou Felibrige 



Diren pereu que sis obro soun en souscripcioun. l'a la sego, (138 
peco) ; la <Muso Silvestro (163 peco) e la (Muso err ante (173 pecx>), 
que fourmaran un voulume de 500 pajo, que se vendra 6 fr., e, per 
la posto, 6 fr. 50. 

Se souscrieu a Pamenistracioun dou journau Le Gril, a Toulouso. 

Li libre dou d6utourJ. B. Noulet, lou saberu e valent revieudaire de 
Goudouli, que Le Gril a agu l'eicelento ideio de n'en douna la tiero, 
e que tenon de rareta que noun s'atrouvarien en lid mai, an manca 
d'escapa is amatour miejournau. Mai i'a de patrioto qu'acd i eslrassavo 
Tamo de veire s'escampiha e s'esperdre un tresor parie, e la famiho 
d6u doutour J. B. Noulet a decida qu'aqueli libre e manuscri sarien 
vendu per rentre-messo di bravi cor que mestrejon lotf journau Le 
Gril\ e n'es i bureu d'aqueu valent journalet que podon adreissa si 
demando, aqueli que ie fane* lego quauco espigo de la garbo, glenado 
per lou savent mege. 

Le Gril pourtant lou catalogo de la bibliouteco Noulet, sara manda 
a-n-aqu61i que lou demandaran, 5, balouard de la Garo, a Toulouso. 

— Per deliberacioun d6u 26 d'avoust de 1893, lou Counseu Generau 
de la Nauto-Garouno a vouta uno suvencioun a Tobro de G. Visner : 
Le ramel paisan del parla moundi. Osco per aqueli bravi cor ! Quouro 
sara que li Counseu generau di pais d'O seguissent aquel eisemple, 
suvenciounaran lis obro dis ome que gardon e sauvon la lengo de la 
terro ma ire ! 

Quouro sara, pereu, que II Counseu coumunau di vilo miejournalo, 
imitaran aqu£u de Toulouso, que, per deliberacioun d6u 5 d'avoust, 
aprouvado per lou prefet lou 29 dou meme mes, a decida que sa sous- 
cripcioun au meme oubrage sarie* de 100 voulume. 

En estent qu'aquelo deliberacioun, lou Counseu Municipau de Tou- 
louso l'a presso en viei parla toulousan, nous agrado de la douna a 
ndsti legeire : 

Conaguda causa sia a tots... 

fourn cinq, mes de aoust, an mil DCCC nonanta tres, utant as- 
semblat le conseilb de Tolosa, assaber en tal apunctament : 

« S r Serres, capitol, premier sendic de la dita cieutat. 

c S" Feral, Adouy, Llagonne, Philippe, Tranier e ChirTre, sendics 
capitols. 

c S™ Ournac, Dejean, Boucher, Laurens, Durrieu, Bieres, Bacquie, 
Ferre, Descuns, Voisin, Laffite, Sarraute, Loustau, Noel, Come, Cou- 



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Lou Belibrige 115 



Ion, Conques, Dayde, Marcon, Feuillerat, Heuillet, Cay let, Ache, 
Larrue e Rey, deputats al dit conseilh capitolier. 

« An deliberat, lausat e aprobat : 

« Premierament, ausit le mandomen de G. Visner des del Gril, lo- 
qual, en ung libre per el com posit, sagelat com costuma et utsage 
Le ramel paisan del par/a moundi esbaya del parlamen de la ciutat, 
don faict omatge ; 

« Item, recebut de lo dit libre cent estampats, dam plase per la 
studi de noblo lengua de Tolosa, que legiran en son endret tots es- 
coliers ; 

« Item, los del Conseilh son faict espres mandar al sobre-dit Visner 
esta copia en missiba de remerciament e testimonia per ans venens ; 

« Item, los senhors doctors, bourgueses, mercadiers, manuvriers e 
autres ciutadas del dit conseilh capitolier Tolosan, outre so dessus, or- 
doneron que les dits libres paguats del emoulumen de la vila, seran, 
la soma de... escuts (...francs). Com ajuda per estre, dels, mes entre 
bonas mas. 

« Tal aissi estat fait e far a encaro. 

« Aisso foe pausat, senhat des VII senhets des Sendics et sagela del 
gran sagel de la ciutat de Tolosa... 
Al Capitolo, 

Serres, 
Feral, A dou?, Llagonne, Tbilippe, Tranter, Cbiffre. 
tAproubacioun dou Prefet de la N auto-Gar ouno, lou 29 d'avotut 1893* 

Signadc : Leoun Cohn. 

— Lou felibre manteneire Ferdinand Chabrier es esta nouma bibliou- 
tecari de la vilo d'Ales, en pla^o d6u regreta majourau En Pau Gaus- 
sen. 

— Lou Cascavel a dubert uno souscripcioun per uno peiro toumbalo 
a placa sus lou cros dou majourau en Pau. Gaussen e dou teJibre Enri 
Fabre. Aqu^li que volon ajuda ndsti valents ami cascavelaire dins aquelo 
obro piouso, podon manda si sou au bureu dou journau subre-di, en 
Ales. 

— Ves-eici lou paumares di Jo Flourau dubert per la Manten^nco 
de Lengad6, a Toucasioun dou grand coungres viticolo que s'es tengu 
a Mount-Pelie dou 13 au 15 de jun. 

I'avi£ 92 cansoun e 48 sounet. 



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j/6 Lou Felibrigc 



I. — Cansoun sus Lous vis de VErau — 

Proumie pres : un oujet d'art de Sevres, oufert per lou President de la 
Republico, a Pau Chassary, felibre manieneire. 

Segound pres : Medaio d'argent semoundudo per lou deputa felibre 
Deandreis, a G. Theron, k Ceto. 

Tresen pres : Medaio de brounze ouferto per lou deputa Verniere, a 
1'autour de la cansoun qu'a per epigrafo: c Je suis toujours heureux 
d'entendre une chanson. » 

Quatren pres: Medaio de brounze a Fernand Troubat. 

Diplomo d'ounour a 1'autour de la cansoun qu'a per epigrafo : « Di- 
ga-me de que buves, ieu te dirai quau sies. » 

Mencioun forco ounourablo : MM. Matieu Carles, J. Lacroix, Pellet, 
Rey, Marc Rigal, Coulazou, Esteve Bonis, Castanier, Henry, Gelis, 
Cavaille, Savie Peyre e Bessiere. 

Mencioun : MM. Gallois, Aguste Rochefort, Bouladou, A. Artignan, 
E. Artignan, Rouch, Senegas, Abauzit, Lavit, Pascal. 
II. — Sounet sus Lou travalbadou — 

Proumie pres : Medaio d'argent, ouferto per M. lou menistre da l'A- 
griculturo, a 1'autour d6u sounet que porto per epigrafo : « C'est l'ou- 
vrier des champs qui fait noire bonheur. » 

5>egound pres : Medaio de brounze ouferto per M. Deandreis, a F. 
Troubat. 

Diplomo d'ounour: MafTre, Montabre, Castagnier, Bonis, Cavaille, 
Marc Rigal. 

Mencioun forco ounourablo : Combes, Tautour dou sounet qu'a per 
epigrafo : Cbascun fat fo que pot ; Frederi Gallois, Albert Artignan. 

Mencioun : G. Niel, J. Moreau, E. Delmas, A. Rochefort, GaufTre. 

De mai, la jurado a decerni un diplomo d'ounour foro councours a 
Mmo Rousal io Robault, per sa cansoun Lous vis dt VErau, escricho en 
parla de TAveiroun. 

— Lou 2 de juliet, lou felibre Aristido Brun, manteneire de Lengadd, 
proufessour au liceu Sadiki, a Tunis, a prounouncia, a la distribucioun 
di pres d6u subre-di liceu, un flame discours, enaurant lou Felibrige 
coume se p6u pas mai. 

— Sus la demando de PEscolo moundino, lou Counseu generau de 
la Nauto-Garouno ven de facourda uno suvencioun de aoo fr., per si Jo 
Flourau de Tan que ven. 

— L'Escolo audenco clavo soun councours literari lou 15 de 7brv. Li 



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Lou Felibrige ny 



Jo Flourau se tendran lou 15 d'outobre 1893. Lou councours es coum- 
parti en sieis tiero : Pouesio lirico, Sounet, Conte o Nouvello, Estudi 
sus lou poueto Daveau e si pouesio, Cansoun ; e, per acaba, la tradu- 
cioun en f ranees d'uno peco d'Achilo Mir : La clouco e lou pouUton. 
l'aura per cado tiero un premie e un segound pres, e de mencioun. 

— Lou 2 de juliet, dins la salo di maridage, au Capit61i de Toulou- 
so, s'es tengudo la sesiho amenistrativo de l'Escolq moundino. 

Lou majourau En Carle de Carbouniero, sendi d'Aquitani, presidavo 
l'acamp, aguent a si coustat li souto-cabiscdu Antounin Perbosc, ma- 
jourau, e Prousper 1'Estieu. 

S'es d'abord trata la questioun dou remplacamen dou cabisc6u En 
Savie de Ricard, qu'a douna sa demessioun, per veni a Mount-Pelie, 
coume direitour dou journau La dipicbe. 

La reQnioun decido, a I'unanimeta, de garda En Savie de Ricard 
coume cabiscdu ; uno despacho Pes mandado per ie* dire lou vot dis 
escoulan moundin. 

Lou secretin de 1'Escolo, F. Court, estent pereu parti de Toulouso, 
se noumo M. Bacqui^-Founado a sa pla^o, e M. Silven Charria, coume 
secretari-soubren. 

A-n-uno ouro, uno taulejado freirenalo reunis touti li soci dins li 
sabun Albrighi. Lou banquet es super be e li brinde enaurant. 

Em'aco, a cinq ouro, se ten uno segoundo acampado. En Savie de 
Ricard a telegrafia que mantenie sa demessioun ; e, a l'unanimeta, li 
sdei lou noumon cabisc6u d'ounour, e Louis Vergnes, lou valent feli- 
bre clapassi^ que resto a Toulouso, es prouclama cabiscdu. 

MORTUORUM 

— Lou Felibrige es tourna-mai en ddu. Lou 11 dejun, la mort i'a 
rauba soun valent majourau En Pau Gaussen. Pau Gausseu, qu'Arna- 
vielle avie endraia dins lou Felibrige, ero un cor de poueto e un es- 
crivan d'elei, amourousi mai-que-mai de soun parla ceven6u. 

A escri e nous laisso : La fikro d* Cbambourigaud, galejado ; La ca- 
tnisardo, dramo plen de fid, e que s'es jouga en Ales, ounte a fa 
prouado ; Li miragt t recuei de pouesio lirico e d'elegio, e li galoi 
CourdtlUs, sa darriero obro, qu'es un galoi cacalas de franc-rire : acd's 
la bello courouno qu'a trenado en ounour e gldri de sa terro meiralo. 

E t6uti sis ami i'an pereu trena la sieuno, en jitant uno flour sus 

Felibrige 6. 



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i/8 Lou Felibriee 



soun cros... Li journau dou Miejour an ploura sa mort, en d'article 

pretoucant, amistadous e entristesi; e lou brave arlesen Alcido Blavet, 

dins la Cigalo d'or, ie trais sis adessias erne lis iue regounfle de la- 

gremo. Escoutas-lou : 

« Per nautres que raven couneigu intimamen, que Taven aima, pou- 

den pas veire parti sens regret aquel fraire de nostos ideios, aquel car- 

dacho de nostos joios e de nostos esperos miejournalos... E vejaqui, 

— tant es pouderouso la doucou de se souveni, — vejaqui que dintre 

nosto tristesso resignado, dintre la melancounie d'aquel eisil premiei- 

renc, vejaqui que bresiho un coublet estivenc e courajous d'aquel que 

s'es enana, e l'avi6 di tant de cops as jours de las ouros urousos : 

Sagataire terns, pos brand i ta daio, 
Sens pieta de res, pos faire meissoun : 

Sempre rieu cascaio 1 
Sempre sus si bord la flour se miraio, 
E lis amoarous canton si cansoon 1 
Sagataire terns, pos brandi ta daio, 
Sens pieta de res, pos faire meissoun ! 

« Paure Gaussen ! paure felibre ! La mort, sus tu, a brandi sa daio 
elo tambe, e d'aquesto ouro repauses ailai dins la cieuta mourtuario: 
que la terro te siegue lougieiro ! As ben soufri, fisicamen e mourala- 
men, segu, au terns de ta bouemo grevo, — piesquesses dourmi d'uno 
douco som ! — Tous amies, lous pouetos dau Miejour, t'oublidaran 
pas, e quauques-unes, bressant ta som de pantais flourits e prefumats, 
e gounflant quauque pau la voues, per fin que farrive, beleu,sus toun 
cros silencious, quauques-unes, per-fes, cantaren embe nostos amigos ta 
dougo cansou d'amour... » 

Lou gent Pau Gaussen, que TeoJor Aubanel e Louis Roumieux avien 
destria dins soun cor tant de qualita requisto, touti 1'amavian, e touti 
aven agu l'amo estrassado en aprenent que la mort lou verne* de rau- 
ba a nosto afecioun. E, touti, amor que dins lis or to de Sto-Estello 
sies ana reveire ta douco e tendro mouie, aquelo ViduUto d'or tant 
esquisto, es en plourant, ami, que te disen adieu ! 

— Lou felibre manteneire Firmin Boissin es mort a Tournoun (Ar- 
decho). Firmin Boissin, qu'ero un enfant dou Vivares, ero direitour dou 
ZMessager de Touhuso ; avie, per dessubre tout amour, aqueu de la 
terro miejournalo. 

— Lou president di Felibre de Paris, lou majourau Sextius Michel, 
a agu la doulour de perdre sa mouie, a la coumencanco dou mes de 
jun. Plagnen de tout cor li dou de noste brave ami ecoumpan ! 



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Lou Felibrige 119 



— Es mort, lou 25 de Juliet, a-z-Ais, lou felibre manteneire de 
Prouvenco, lou laren Ougeni Tavernier. fcro un afouga de la Causo 
e un grand ami de noste mestre En Frederi Mistral. A vie escri 
uno tiero d'oubreto sus lou mouvemen felibren : « La Cause proven- 
pile et Frederic Mistral » (Ais 1875) t € Le mouvement litteraire pro- 
vencal et les llesd'orde Frederic Mistral » (Ais, 1876) ; c Le Felibrige 
a Marseille et la Calanco * (Ais, 1881); « La renaissance provencale 
et Roumanille » C1884). 

Santo Estello lou repause dins sa gldri. 

A PAREIGU : 

Dins Les Ecbos de Tamaris (n° 50, 51, 53, 55) : Cantato, paraulo 
de Pau Roman, musico de G. Borel, que se cante i festo feli- 
brenco d'a-z-Ais, lou 30 de Juliet. Brutnos d'autouno, quau- 
qui mot lausengie per lou libre de damisello Claude Duclos, de 
Gerdo. Taurento, sounet de Ravous Gineste. Les Felibre* a 
Sceaux, de Fernand Hauser ; Lei pets amourous (V. Septimus) 
tira d'un pouemo que per n'en ague vist qu'un escapouloun, 
nous es vejaire que l'autour auril besoun de lou bravamen 
rebrounda. 

Dins Le Gril % de Toulouso, d6u n° 24 au n° 36 : Serenade, de Delmas; 
Diciounari poupulari agenes-frances, per Em. BoudOn , Le gril 
de Jan Pitchou ; Floe oVabriou, d'Em. Boudon ; Catalogo di 
libre de J. B. Noulet ; La coupo moundino, de J. B. Rouquet ; 
Lingo moundino, de Mmo Gelado ; Un ibrougno, de J. Mer- 
cadier ; tA Toulouso! de G. Visner, revirad'A. Silvestre ; Les 
filosofos del cabaret y de J. Mercadier ; Soun oustalet, de J. B. 
Rouquet. 

A Paris, dins Lou Viro-Souleu, n° de jun, Juliet e avoust : la taulo, la 
tiero di soci e lou reglamen per l'an 1892, erne lou retra d6u 
majourau En Pau Areno ; Pauro sourretd, de Bonnefoy-De- 
bai's ; U sian ie sian pas ? de Batisto Bonnet ; Esclussi, signa 
un felibre ; Festo ddu Felibrige de Paris, a Sceus ; Anseume 
Matieu ; L'aguste ome de sen, Li ptfre, Questioun felibrenco y 
La viro-souleiado, de Batisto Bonnet. 
» Dins Le mots cigalier, n° de Juliet e d'avoust : Le statuairt, 
d6u manteneire A. Chansroux ; A Benjamin Constant, sounet 
gascoun de Seguier, e les Ecbos cigaliers. 

En Ales, dins Lou Cascavel, n° de Juliet e d'avoust : Estivenco, de Pau 
(iaussen ; Mort dou felibre Gaussen, A la garo, de Chabrier ; 



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120 Lou Felibrige 



Fineto, de Louis Roumieux; Polo-Wiou, d'Arnavielle ;*/fr/it0 
(felibre dauBousquet) e It Cascavelado. 

A Mount-Pel ie, dins la Campana de Magalouna, n° de 35 a 40: Lous 
vis de VEraUy de P. Chassary ; Lou travalbadou ; Las irelbas, 
cansoun de Louis Roumieux, erne gravaduro de Marsal ; Nous 
dins I'Erau, de Barbasta ; Lou maset de meste Ttyumieu, de L. 
Roumteux ; Un pouhma dau felibre mounUpelierenc Bringuier, 
qu'a per titoulet : « Iou michant reve » e qu'es dedica a L. 
Roumieux ; NofascTor, de Rigal; U angles de Nimes, galejado 
de Louis Roumieux, em'un image de Marsal ; etc. 

A Marsiho, dins la Cornemuse, n° de 60 a 65 : Retra e Biougrafio de 
Pau Areno, Jouse Huot, P. Cros, Valeri Bernard, L. Astruc, 
A. Michel, Pau Gaussen, P. Mabilly, Chapoli Guillibert, Louis 
Roumieux, Sextius Michel, Louis Foucard, F. Antoine, R. 
Marcelin, Michelon e j. Gautier. 

A Vilo-Novo-d'Agen, dins lou Calel, n° 10, 11 e 13 : Counsel, de P. 
Froment ; lou calel e la cigalo, de J. Rouquet; la Sourciero, 
d'Alban Vergne, seguido dou « Manuel elementaire de linguis- 
tique » d'Em. Boudonj^r dailbasons, d'Alban Vergne ; 
Quart segon, de Carle Ratier ; Flou recsbudo, d6u mtme ; 
lou r Bime, (La Vedigano), conte revira d6u prouvengau de 
Roumaniho per lou « Bitor » de Vilo-Novo ; A memeta, per 
1. Day ma. 

A Paris, encd de Lemerre : Goudelivo, legendo prouvencalo en versde 
Na Babeloun Pericaud. 

A Mount-Pelie: Vesca-luna, d'A. Roux : pouemo sus li gent de Lunel, 
que Pesca-Luna es soun escais-noum. 
> Las Cevenolos, recuei de pouesio d6u felibre-abat Ernest Aber- 
lenc. 

En Avignoun, dins VAioli, n°89 a 97 : Enpalun, deFolcd de Baroncelli ; 
Tau Gaussen, de A. Blavet ; la Vesprado, de Pau Gaussen ; 
etc., etc. 



Lou Ger&nt : Jan Monn6. 



Empremarie felibrenco de Lucian Doc, 35, carriero Rouf»selet, a Paris. 



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CROUNICO 



TOURNA-MAI LA QUESTIOUN DIS 
ESCOLO FELIBRENCO 



Quand uno Escolo es regulieramen coustituido, valent-&-dire, 
quand a presenta sa demando e soun reglamen k l'Assemblado 
generalo de sa Mantenenco«propro, e qu'aquesto, counfourmamen 
k la lei establido, lis a aprouva, aquelo Escolo, groupo felibrcn 
d'uno vilo o d'un rode, se deu soumetre is Estatut d6u Felibrige. 
S6nso ac6, i'a ges d'armounlo poussiblo ni de gouver que posque 
teni dre. 

Aven souventi-fes auboura la voues &-n-aqudu prepaus, per mous- 
tra la draio e esplica lis article de PEstatut pretoucant lis Escolo. 
Mau-grat I6uti nbstis esplicacioun, i'a, pareis, encaro quauco 
counfusioun. 

Lou jour que lou Counsistori s'atribuira li dre que TEstatut coun- 
feris i Mantenenco, queli Mantenenco metran lamansuslis atribu- 
cioun dou Counsistbri, e que lis Escolo prendran de decisioun 
que i'a que li Mantenenco e lou Counsistbri que podon prene, sara 
la fin d6u Felibrige. Es per acb que fau bouta la tanco e leu-leu ! 
e s'uni per lou mantenemen de la 1& felibrenco. 



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122 Lou Felibrige 



Gadun saup que lou Felibrige, que fai taco d'oli sus tout lou 
Miejour, se coumpartis en tres grandi Manten6n<?o: Prouv&nco, 
Aquitani e Lengad&, e que li Mantenfcnco se divison en Escolo ; 
li proumiero embrassant lis encountrado religado p6r lou meme 
dialeite ; li segoundo, mousseloun di proumiero, religant ens6n li 
fraired'uno memo vilo o d'un meme rode. Mai tduti aqueli divi- 
sioun fan piei qu'uno souio c memo Soucieta, 6ubeiss6nt au meme 
Capoulie* e se reglant sus lou meme estatut. 

En Aquitani, i*a l'Escolo de Goudouli, que fai prouado a Vilo- 
Novod'Agen, emai l'Escolo limousino a Tulo. 

En Lengadfc, i'a : ia Tabo d'Ates, lou Parage de Mount-Pelte, 
l'Escolo Audenco, l'Escolo Moundino e l'Escolo de Ceto. 

En Prouven^o, i'a : l'Escolo de la Mar, a Marsiho ; l'Escolo de 
Lar, a-z-Ais; lou Flourege, en Avignoun ; l'Escolo de Lerin, a 
Cano ; l'Escolo de la Mountagno, a Gap ; l'Escolo dis Aup, a Four- 
cauqute; l'Escolo de Tamaris dins lou Var, e l'Escolo d6u Ventour a 
Carpentras. 

Totiti aqu&i groupo soun establi p6r li Mantenenco p&r empura 
la proupagando, per escampiha 1'ideio, e subre-que-tout p6r afreira 
li felibre d'un meme rode. 

E p6r respondre a quauqui questioun que d'ami nous an pausado, 
apoundren, emaiacft fugue esta di mai d'unofes: 

1. — L'Estatut felibren (art. 28) entend per Escolo, l'acampado di 
Felibre d'un meme rode. E fau ben remarca que dis pas Yacampado 
de quauqui felibre, mai di felibre d'un meme rode , valent-a-dire 
que la porto de l'Escolo noun p6u 6stre barrado per degun, e que 
ttiuti an li m&mi dre, amor que t6uti soun de la memo famiho. 

2. — Lis Escolo an-ti lou dre d'impausad'escoutissoun a si mem- 
bre felibre? 

— Noun. L'article 43 de Testatut es clar aqui-dessus, que dis : « Lis 
Escolo noun podon impausad'escoutissoun qu'asi membre ajudaire 
que soun pas d6u Felibrige. » 

Li manten&re pagon soun escot entre li man d6u secretari de sa 
Manten6nco propro ; un cop qu'an coumpli aqu£u dev£, res id p6u 
leva si dre, ni li laussa d'un autre biais. E se li felibre counsenlon 
apaga un escot a l'Escolo de soun rode, ac6 nounpou estre que 
voulountarimen e p6r ajuda l'obro : mai res n'i'en pou faire uno 6u- 
bligacioun ni i£ cerca reno p6r lou cas, meme, que refusarien do 
paga. 



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Lou belibrige - 123 



3. — Que fau b&n entendre quo l'Escolo noun es uno Soucieta a 
despart, que per se coustitul a faugu que sfct de si s6ci present&s- 
son sa demando e soun reglamen a l'aproubacioun de FAsserablado 
generalo de la Manten^ngo, e qu'a-n-aqu^u reglamen aprouva, PEs- 
colo noun \6 p6u r&n chanja, ni ren apoundre, s&nso i'assentimen de 
la subre-dicho Assemblado. (art. 29) 

L — T6uti li membre d'uno Escolo aguent li m&mi dre, lou burfcu 
de la dicho Escolo noun p6u foro-bandi un felibre p&r noun pagamen 
de l'escot impausa is escoulan, car lou felibre que pago un escot 
voulountari a-n-uno Escolo, noun es fautible se lou pago pas, aten- 
du que lou d&u pas ; e dins ges de cas, res p6u tabla sus lou noun 
pagamen sus lou retard de pagamen, p6resclure un coumpan. 

L'Escolo a pas lou dre de foro-bandi de soun sen quau que fugue 
di felibre de soun groupo. Li manten&re d'un rode, tre que la Man- 
tendn^o lis a prouclama membre ddu Felibrige, fan partido de dre 
de FEscolo d'aqu^u rode, soun fraire erne* lis autri s6ci. 

Mai, i*a b&n mai, e tre qu'un felibre es prouclama, TEstatut v6u 
p6r eivitatouto questioun basso, que i'agueque lou Counsist6ri que 
posque prounouncia soun esclusioun, dins lou cas que sarie* fau- 
tible. 

Adounc, se li Manten&ngo 6li-memo noun an poudtS de foro-bandi 
un felibre, a plus forto resoun, aqu£u dre noun p6u &stre douna 
&-n-uno Escolo, que si poud6 van pas plus liuen que (jo que porto 
l'estatutfelibren, dins sis article 28, 29, 30 e 31. E, s'uno Escolo 
fasent passa uno questioun de persouno avans lou dre d'un fraire, 
avie* decida, countrarimen k soun dre, que barrarte sa porto a-n- 
un coumpan, aquelo decisioun noun auri6 forgo ni vido. 

5. — Es la gardo d'un tresor que la Mantenengo a lisa i Felibre 
d'un meme rode, es un ben que fa douna, p&r lou fatura e lou 
faire frutifica. Soun trtuti fraire, ttfuti prouprietari au meme titre 
e em6 li m6mi dre, d'aqu^u b£n, c noun p6u 6stre que, p6r uno 
resoun op&runo autre, lis un, p&r aumenta sa part, posquon rau- 
ba en quau que fugue di fraire, lou tros que la lei ie recoun&s 
coume sieu. 

L'Escolo es uno famiho, e qo que ligo li membre d'uno memo 
famiho, es l'amour. 

L'esclusioun d'un felibre de FEscolo en meme t&ms que de la 
Manten^ngo, es lou Counsist6ri soulet (art. 12 dc Testatut) qu'a lou 



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124 Lou Felibrige 



dre de la prounouncia ; e encaro, p6rac&, fau que Tague la majou- 
rita di dous tiers di sufrage. B&n mai, dins I'article 13, s'es apoun- 
du que lou felibre encupa aura lou dre de se defdndre davans lou 
Counsistdri. 

Adounc, — lou redisen, — se lou dre d'esclusioun es escassamen 
reserva au Counsistdri p6r lis estatut, e se li Manten&nco noun an 
poud£ per ac6, es pas poussible qu'uno Escolo, que n'es qu'un 
tros de la Manten&n<?o, posque esclure de soun sen un felibre, 
p&r la resoun : 

1° Qu'aura pas paga soun escot d'escoulan, resoun que toumbo 
d'elo-memo, atendu que l'Escolo noun p6u impausa d'escot i 
Felibre ; 

2° Que lou subre-di desagradara o fara ourabro en quauquis-un. 
Co que noun es uno resoun valento, vist louliame freirenau que d6u 
liga ttiuti li cor felibren. 

7. — Lou felibre mantcn&re pago soun escot annau entre li 
man dou sceretari de sa Manten&ngo pro pro, e, quand a coumpli 
aqu6u dev£, a tduli li dre que lis estatut counferisson a-n-aqu£li 
que s'ounouron d6u litre de felibre; res lou pdu empacha d'as- 
sista i reiinioun de l'Escolo de soun rode, de prene part i feli- 
brejado, etc. 

Res, nimai, p6u leva si dre i felibre que lis Assemblado ge- 
neralo de Mantenen^o jujon a prepaus de dispensa de I'escot 
mantenenciau. 

Lou pagamen o lou noun pagamen d'aquel escoutissoun arre- 
gardo en ren l'Escolo: li Felibre estent t6uti fraire, I6uti egau 
davans la lei felibrenco, li membre d'uno Escolo qu'aurien foro- 
bandi un de si coumpan felibre, aurien, ni mai, ni mens, chaucha 
lis Estatut souto si ped. 

N'en sarte pas de meme d\s ajudaire, o membre d'ounour d'uno 
Escolo. Aqu6sti, estdnt en foro d6u Felibrige, l'Escolo p6u rejita 
o aprouva sa demando d'amessioun, e \6 faire 6ubligacioun de pa- 
ga un escot e li foro-bandi, s'es necite. 

La Manten6n(?o autouriso PEscolo a s'agrega lis ajudaire, e 
l'Escolo mestrejo, a soun agrat, aquelo tiero de s&ci « que soun 
pas d6u Felibrige. » (art. 31) 

8. — Ladecisioun d'uno Escolo foro-bandiss6nt un felibre de soun 
sen, noun p6u av6 la mendro valour. Es uno grando fauto, senoun 



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Lou Felibrige 125 



un malur, au regard d6u resp&t de la l&i felibrenco e d6u mantene- 
men de l'unioun de t6uti dins un meme cor. S'ac6 arribavo, lou 
dev6d6u capoulte d6u Felibrige, gardian dis estatut, coume aqu&i 
d6u sendi de la Manten&n^o qu'aquelo Escolo pretoucarie, sari£ de 
faire coumprene, subran, i s&ci qu'aurien pres uno pariero deci- 
sioun, qu'aurien passa la rego, que sarien ana for^o mai liuen que 
si dre, e que d^urien escafa de si verbau la decisioun subre-dicho 
e n'avisa lou s6ci que n'aurien, s&nso dre, prounouncia soun es- 
clusioun . 

Es ac5, segound noste vejaire, e lis estatut en man, la draio 
que i'aurte de segui, se lou cas se presentavo. 

Mai, se Tesprit Sant-Estelen c l'amour que d6u i'agut$ entre li 
fraire, noun &ron proun fort p&r empacha qu'uno causo ansin 
arribdsse, e que noun s'adoub&sse p6r la sagesso e lou bon s6n de 
ttiuti, i'auritf que de pourta I'afaire davans l'Asscmblado generaio 
de la Manten^ngo ; e mies qifacft, davans lou Counsist&ri, que 
noun pourri6 fauta de r&ndre jusUqo au felibre foro-bandi. 

E v&s-aqui la responso que fas&n i questioun que nous &ron pau- 
sado, esperantb&n que lou broutd'oulivid de la pasfara iusi long- 
terns encaro sa ramo argentalo sus n6sti front, e que Sto Estello, 
sus la mar semo, menara la barco e lis arange. 

Jan MONN6. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfeNgO 



— Noste ami. lou gent s6ci d6u Fclibrige, Em. Porta!, dc Palermo, 
ven d'autourisa lou felibre manteneire Aleissandro Martel, a rcvira de 
l'italian en frances, soun libre tant flame sus la literature prouvencalo 
mor.derno. Sian urous que fugue un sdci de la Mantencnco prouven- 
calo que siegue carga d'aqueu prefa ; e nous es en-de-bon de dire e 
de prouclama qu'aqueu travai poudie pas estrefisa en de meiouri man. 
Oh ! la bello chabenco ! 

— Lou Counseu municipau d'Avignoun a decida que lou buste de 
Teodor Aubaneu sarie auboura sus la placo Sant-Deidie d'aquelo vJlo. 

— Dins la proumiero quingenado de setembre, aven agu Tur de 
veire a Marsiho Batisto Bonnet, Tautour di Mtmori d'un Gnarro, 
que PAioli publico, aquel escarabiha mestrejaire dou Viro-SoulhU) lou 
journalet d6u Felibrige d$ Tarts. L*avian jama! vist, e nous a fa grand 
gau de lou couneisse e de Tembrassa. Aco si qu'es un cor d'elei ! 

— Es I'escultour tarascounen J. Amy, vice-president dou Felibrige 
parisen, qu'es esta carga dou mounumen que se deu auboura sus d'uno 
placo de Cadenet (Vau-CIuso), en ounour dou celebre Tambour d'Ar- 
colo. 

— Li 14 e 17 de setembre, lou Pai Savie de Fourviero a douna de 
predicanco prouvencalo en vilo de Cassis (Bouco-dou-Rose), e lou po- 
ple badavo de 1'ausi. 

— Lou felibre abat Ardisson, curat de Magagnosc, toucan t Grasso, 
lou 8 de setembre, a per£u predica en prouvencau dins la gleiso de 
Lourdo i tres cent Grassen que i'eron ana en roumavage, e que i'an 
canta : O ZMar\o % la Patno, de Roumanille, e Prouvencau e Catouli, 
d'En M. Frizet. 



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Lou Feltbrige 127 



— Lou 37 de setembre, quauqui felibre se soun acampa a VH6UI 
de (Marseille, per faire sis adessias au brave majourau En Anfos Ta- 
van, lou delicat poueto d'vAmour e plour, que pren sa retreto dins 
la Coumpagnie dou Camin de Ferre, pertourna dins soun pais nadau, 
la galanto viloto de Gadagno, ounte fa lou casteu de Font-Segugno, 
que fugue lou bres dou Felibrige. 

Regretous, mai-que-mai lou soun est a lis ami, que de resoun majo 
an empacha de veni temougna sa si m patio au felibre que t6uti amon 
e que i'a qu'uno voues per lausa. 

Lou capoulie Felis Gras e Batisto Bonnet avien manda un salut es- 
quist, e Louis Roumieux, j. Huot, Louis Aslruc, A. Gautier, P. Guisol, 
P. Bertas, J. Gautier, M. Daniel, la felibresso de la Crau emai dono 
Lazarino de Manosco, an di tout co qu'avien sus lou cor d'afecioun e 
d'amiracioun per lou poueto moudeste, per lou fin ciselaire d'aquelo 
perlo, toujour esbrihaudanto, fresco e Undo : Li frisoun de Marieio. 

— Li pouemo de La t Pauribo % que lou majourau En Valeri Bernard 
publicavo dins un journau de Marsiho : he Bavard, soun acaba e van 
est re segui de la publicacioun d'un rouman en pro so, que pour tar a 
per titoulet : Bagatouni, noum que se dounavo, autre terns, a-n-un 
quartie dou viei Marsiho, ounte demouravon li pauri gent e que s'a- 
trouvavo ape r a mount darrie la gleiso di grand Carme, vers la carriero 
de l'Escalo. 

— Lou felibre abat, canounge Rnri Rolland, d'a-z-Ais,* ven d'estre 
nouma ouficie de Pestruciouu publico. Nosti courali felicitacioun. 

— La ligo musicarello marsiheso a douna 'n councours lou 10 de 
setembre, que li tambourin-gahubet Tan fa sa plego. 

Ves-eici li Iausie culi per li devot de nosto musiqueto galoio ; 

Eicelenci : Premie pres a M. A. Mouren, a Tunanimeta ; segoundo 
divisioun : premie pres a Cre, d'a-z-Ais; segound pres a Michelini. — 
Tresenco divisioun : segound pres a M. Emmanuel. 

— La Mandoline, journau literari nimesen, durbis un councours de 
pouesio e de proso neo-roumano, que sara clava lou 31 d*6utobre. 
Touti li 'genre e t6uti li dialeite podon prene part a la targo. Li peco 
auran d'estre mandado dins la formo academico a M. Michel Pons, 
carriero Nosto-Damo, 39 bis, a Nimes (Gard). , 

— M. Louis de Sarran d'AUard, en Ales, alestis un T>evisaire feli- 
bren, recuei en lengo d'O dis armo e deviso di Felibre e ami dou 



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128 Lou Felibrige 



Felibrige, e recaupra e me grand gau touti lis entre-signe queiesaran 
coumunica sus d 'aquelo estiganco. 

— Souto Taflat d6u gent felibre Enri Dayre, ven d'espeli en Arle 
un nouveu journau : Le lion a? Aries, que saludan de tout cor e en 
quau souvetan longo vido. L'Escolo arlatenco nous pourgira dins 
aquelo fueio lis espigo d'or de sa meissoun, e nautre, nous n'esperli- 
caren. Lou proumie salut i'es manda per En Frederi Mistral, e aco ie 
pourtara bonur. Es 90 que desiran. 

— Lou 33 de juliet, dins Tate de la festo deSant-Cassian, qu'es un 
rode galant dis enviroun de Cano, la Soucieta couralo la Clciliennd y 
acoumpagnado de tambourin e de flahutet, a eisecuta, souto la direi- 
cioun de M. Bagnat, uno cansoun prouvencalo : Lei Mouissalo de St- 
Cassian, dou felibre Mario Bertrand, que se i'es fa bello acuienco. 

— Lou felibre abat Frances Pascal, de Gap, cabiscou de l'Escolo de 
la Mountaguo, ven de faire pareisse lou cant desen de Vlliado, d'Ou- 
mero, revira en par la dis iAup, qu'es dedica is escoulan dou liceu de 
Gap. 

— Lou brave autour dis Auvari de Rota tan, lou felibre Autheman 
de l'lslo, ven de marida souu drole, Pau Autheman, erne Mllo Agnes 
Viguier, la gento chato d6u juge de pas de Seloun. Zou ! Que Santo 
Estello fague pl6ure, a raissado, si flour sus li beu n6vi, per a fin que 
sa draio fugue clafido de rire gent, de joio tendrino e d'amour fldri ! 

— Lucia n Due, editour dou dramo de Casau, d'En Jan Monne, fai 
assaupre is ami de l'autour qu'aquelo obro es en ven do encd de Mmo 
Roumanille, en Avignoun ; a Marsiho, a la librarie Flammarion, car- 
riero de Paradis, emai pereu a Paris, enco de l'editour, 35, carriero 
Rousselet. 

— Lou majourau En Pau Marieton a carga Testampaire de noste 
Buletin mesadie' d'empremi sa publicacioun la Revue Felibre enne. 

— Remembran is ami que V Academe Lamar tine duerb si councours 
a la lengo miejournalo, eque n'en fau demanda lou prougramo a M. 
Emilo Mossot, president, a Menou per Varzy(Nievro). 

— Se dis que M. Ferrero, ma ire de Touloun, a counvida noste mestre 
En Frederi Mistral, i festo que se devon douna dins aquelo vilo, sus 
Pestiganc/) de la vengudo de l'escadro russi. 

— Lou Felibrige de Paris a tengu sesiho lou dimecre 4 d'6ulobre, 
souto la presidenci d'En Maurise Faure, deputa de la Droumo, e a de- 
cida de manifesta per la vengudo di marin russi a Paris, en boutant 



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Lou Felibrige 129 



de pavaioun e de drapeu a si fenestra, que de vespre sarien engarlanda- 
do de cadeno de fid. 

An piei arresta que se semoundrie a l'amirau Avellan, coumandant 
de la subre-dicho escadro, un album-remembranco, que tendrie VInns 
russi, revira en lengo prouvencalo, segui d'uno culido de mousseloun 
de vers o de proso, coumpausa sus lou prepaus de la ben-vengudo vesito 
que li Russi fan a la Franco. 

Lengad6 

' — Le Gril durbira un councours t6uti li dous mes, per la poueslo, 
la proso e la galejado; lou premie sara claus lou 15 d'outobre. Fau 
est re abouna a-n-aque\i valent pichot journalet per \i prene part. 

— Lou Cascavel d'Ales, dins soun numerd d'outobre, coumen^ara 
la publicacioun dou beu dramo de Pau Gaussen : la Camisardo, qu'a 
passa terns lou Prouvntpau, que se publicavo a-z-Ais, souto la direi- 
cioun dou comte de Vilo-Novo, n'avie douna quauquis escapouloun. 

— Avian anouucia lou councours dou Cascavel, per uno cansoun sus 
las Tripos d'Alk, e de cascavelado ; ves n'eici lou paumares : 

1° Cansoun. — Las tripos d'Alte 
Pres : Jan Cascavel, d'Ales ; mencioun C. Droll, a Nimes. 

11. — Cascavelado 
Premte pres : la Cbambourdo, per lou Gripet, de la Roco. 
Segound pres : Vict de M. lou curat, per Jan Galoi, de Benobre. 
Mencioun : C. Droll, Jan Castagno, Riquet, etc. 

III. — Conte 
Lou pres es esta reserva. 

Mencioun : E. Fournier, L. Tombarel, Droll, etc. 

IV. — Pouesio 
Lou pres es esta reserva. 

Mencioun : Jan Raidu, L. C.j MUo L. O., etc. 
Lou Cascavel avie recaupu 170 peco per soun councours. Osco ! mi- 
gnot, nosto parladuro es panca morto, que ? 

— A-n-Anduzo, un coumitat s'es coustitu'i per auboura un mounu- 
men a Claro d'Anduzo, la troubairis qu'a ilustra aquelo viloto : es mai 
que segur que la Mantenenco de Lengad6, tant devoto a-n-aquelo 
gldri, noun fautara d'alesti de Jo Flourau e de festo felibrenco a-n- 
aqueu prepaus. 



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i jo Lou Felibrige 



6ussfeoyi d6u duqub D'uzfes 

— Lis 6ussequi dou duque Jaque d'Uzes, mort per la Franco lou 30 
de jun a Kabinda, au fin founs de FAfrico, an agu lid en Uzes lou 27 
de setembre. 

S'es fa de funeraio magnifico au noble esplouradou lengadoucian, 
Lou Counseu municipau d'Uzes, soun maire en testo, presidavo la 
tristo e pretoucanto ceremounie ; lou gouver avie delega lou celebre 
coumandant Monteil ; lou deputa Frances Deloncle ie representavo lou 
groupo coulouniau. 

La vilo d'Uzes touto entiero seguissie lou courtege, e lou Felibrige, 
en record di festo felibrenco d'Uzes, Fero representa per lou majourau 
En Pau Marieton, cancelie dou Felibrige ; lou valent sendi de Lengadd 
H. Messine, lou vice-sendi Gastoun Jourdanne, delega de l'Escolo au- 
denco, de Carcassouno ; li felibre d'Uzes : llarioun de Roux, Louis 
Roche tin, A. ArtezQul, Louis Pascal c Gastoun Bouat ; lou manteneire 
L. Ausepy, de Pont-Sant-Esprit ; Enri Bouvet, d'Avignoun ; Antdni 
Chansroux, Fabat Contestin e Juli Veran de Beu-Caire ; Louis de Sar- 
ran d'AUard, d'Ales ; Jaque e Peire Arnavielle, de Mount-Pel ie, etc. 

La bandiero de FEscolo audenco, que Gastoun Jourdanne avie adu- 
cho, floutejavo dins Faire davans li Felibre. 

Lou coumandant Monteil, davans lou cros, prounouncio piei de pa- 
raulo superbo e enauranto. Sa dicho se clavo ansin : 

Honneur k celui qui a su dSvouer sa vie k une grande cause ! 

Comme beaucoup, aujourd'hui, le due Jacques d'Uz&s avait com- 
pris les vraies destinies de la France contemporaine. II faut que la 
France se retrempe dans les entreprises exl^rieures pour agrandir 
le champ de son action civilisatrice. 

Paix &sescendres qui vont entrer dans leur demeure 1 Jacques 
d'Uzes est mort au champ d'honneur ! 

En seguido, an pres la paraulo MM. Aubrespy, maire d'Uzes, M. 
lou comte d'Albiousse, M. Coste, counseie generau, En Pau Marieton e 
Frances Deloncle. 

En Pau Marieton, que s'es espremi en frances, a coumen^a sa dicho 
per aquesti mot : 

« C'est au nom du Felibrige, messieurs, e'est-^-dire au nom des 
traditions et de la race, de la petite patrie et de Fhistoire, du Felibrige 
hautement accueilli en cette demeure, que je viens saluer le jeune 
hgrosmort en glorifiantle grand nom meridional d'Uzds. 



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Lou Felibrige zji 



E l'a clavado coume eifd : 

Le ferment h6r6ditaire s'^tant rGveilte en lui, il aima mieux mou- 
rir que de renoncer a son r3ve... 

Salut, jeune mort plein de gloire ! Je t'ai connu : tu fus simple, 
loyal et bon, avanl de devenir simplement hgroTque ! 

Rejoins, ausein deDieu, Fame immortelle des ancGtres, celle dont 
nous vivons tous mais dont, toi, tu as su mourir ! 

Alor, s'es avanfa, tout esmougu, lou gent felibre Enri Bouvet, d'A- 
vignoun, qu'a tra aquestis estrofo en lengo prouvenplo subre la 
toumbo d6u valent duque : 

Soun en grand d6u n6sti Geveno, 

Coume &utri-fes dedins l'areno 
D'uno antico famiho un amistous enfant 

Mourgant lou ploumb e la mitraio, 

Souto un souleias que dardaio, 

De la mort a senti la daio, 
E dintre soun east&u brusis plus l'ouiifant. 

Sabi6 qu'au t&ms de la crousado 

Si g6nt f en testo dis arm ado, 
Acampavon li Franc 'm6 la plumo au cap&u ; 

E noste felen di vtei comte 

Di jour de pas noun tenant comte, 

P&r fin de fugi tau bescomte, 
Is estrangi pal's desplegud lou drap&u. 

Mau-grat Tatiramen (16u mounde, 

De si plasd mau-grat Tabounde, 
Eu s'enan6 treva l'androuno di lioun, 

Di serp, di tigre e di pantgro ; 

Ah ! basto, aquelo rufo terro, 

Mounte s'csbgu lou sang di guerro, 
Re^aupe lou bon gran di civilisacioun ! 

Ounour a vous, d'Uz&s, b6u droie, 
Av&s aqui coumpli lou role 



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1)2 Lou Felibrige 



Di val&nt chivalte, qu'en dedins de si cros 

Saludaran voste cadabre ; 

Se reven^s fre coume un mabre 

Av6s sachu teni lou sabre 
Qu'aro pendoularen contro aqu6u dis eros. 

Coucha souto li bard d6u temple 

Nous servir^s aqui d'eis&mple 
A Touro ounte la Franco aura besoun de bras, 

Noun contro l'Africo e l'Aslo, 

Mai p&r apara la patrio 

Luchant contro la barbarlo : 
« N'es pas toujour tant liuen la barbario, ai-las ! » 

Apres la tristo ceremounie, s'es 6ufert a Mmo la duquesso d'Uzes, 
coume un bouquet de sempre-vivo, Talbum de regret, coumpausa di 
peco en mem6ri dou duque d'Uzes, per uno tiero de felibre e souto 
l'aflat dou brave Louis Pascal, d'Uzes. 

Aquitani 

- — L'Escolo de Jansemin atengusesiho en Agen, lou 24 de setembre. 
S'es tauteja encdde fosto Marty ; s'es brindaecanta mai-que-mai, e s'es 
renouma lou bureu de l'Escolo. 

Tapilboto^X* vigno de Jansemin , a piei recaupu la visito di felibre e, 
aqui, s'es tourna-mai di de vers e de cansoun. 

Lou nouveu bureu elegi es coumpausa coume seguis : Carle Ratier, 
cabiscou ; ). B. Ro uquet e J. O. Rigal, souto-cabiscou : P. E. Boudon, ire- 
sour ti; A. Sourreil, seer eta ri ; Fernand de Mazet, assessour per lou rode 
de Vilo-Novo. 

L'assemblado arresto de mai que Lou Calel que s'ero bouta a la dis- 
pousicioun de i'Escolo coume soun porto-voues ouficious, recebent per aco 
ajudo d argent, noun aguent tengu paraulo, TEscolo a sa pi aco publicara 
annalamen L'armanat garounenc ; e touti lis escoulansoun counvida,sus 
aquelo estigango, a manda de vers o de proso au Cabiscdu per estre en- 
seri dins la publicacioun subre-dicho, eacdavans lou premie de nouvem- 
bre venent. 

— Lou coumitat de la Ruche Corririenne a decida que de Jo Flou- 
rau limousin, se tendrien en 1894, que pourtarien per noum : Jtuxflo- 
rauxde V Eglantine e que se farien touti lis an. 



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Lou Felibrtge 133 



— Lis acamp mesadie de la T^ucbe Corre\ie*ne a Paris, fan toujour 
fldri, li cansoun d6u pais ie rounflon, e La Limou^ina de Jouse Roux se 
ie canto en cor regulieramen. 

— Jo Flourau limousin de Venglantina — 

Aqu41i Jo Flourau counsistaran en councours litetari e artisti dubert 
entre t6uti lis escrivan o artisto d6u despartamen de la Cpurreso. 

Taura : i° un councours de pouesio en iengo limousino ; a un coun- 
cours de proso en Iengo limousino; 3 une traducioun en Iengo limou- 
sino d'un escapouloun dis obro di troubadou limousin. — (Pres di Trou- 
badou); 4 e 5 un councours de Pouesio e dc proso franceso sus d'un 
temo limousin ; 6° un councours classique de proso en Iengo limousino 
7 un councours classique de proso en Iengo franceso ; 8° un councours 
de dessin;9° un councours d'Esculturo ; io° un councours de coumpou- 
sicioun musicalo, e tout acd sus de temo limousin. 

De pres superbe saran decerni touti lis an lou premie dimenche de mai. 

Ves eici lis entre-signe d'aqu6u councours per Pan 1894 : 

i° Councours de poueslo (odo, fablo, cansoun brande) en Iengo li- 
mousino mouderno (erne traducioun vis-a-vis) — sujet libre. 

2 Councours de proso (nouvello, conte, etc.) en Iengo limousino, 
em€ traducioun franceso vis-a-vis — sujet libre. 

)° Pres di troubadou — Revira en vers limousin moudeme (erne tra- 
ducioun franceso vis-a-vis ) la cansoun dou troubadou Gaucelm Faydit, 
titoulado lou RossignoUt, en Iengo limousino ddu siecle dougeti : 

Le rossignolet salvatge 

Ai auvit que s'esbaudeja 

P&r amor en son lengatge, 

Em fai si morir d'enveja, 

Car leis cui desir 

No vei, ni remir, 

Si nom volgra ajan auvir. 

Pero, pel dous chan 

Qu'el e sa par fan 

Esforz un pauc mon coratge, 

E vau conortan 

Mon cor en chantan, 

So que no cujei far ujan. 



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1 34 Lou Belibrige 



4° Lou councours depouesio franceso aura per temo : Us j'eux de 
V Eglantine, en re mem brant li jo d'aqueu noum istitui per Jan Teyssier. 
a Tulo, au siecle segen. 

5° Lou councours de proso franceso tratara aquest sujet : Une fete 
votive dans la Cortege. 

6° Lou councours classique en lengo limousino, reserva is escoulan, 
coumprendra la traducioun en lengo limousino mouderno d'un tros de 
Vergeli, Geourgico I (erne traducioun franceso vis-a-vis), coumenfant 
au vers : Scepe ego, quum flavis messorem inducer et arvis agricola, ... 
enjusqu'au vers : Nunc tumor a ingentivento, nunc littora planguttt. 

7° Per lou councours classique en lengo franceso, reserva i mestre d'es - 
colo, lou temo es : Etude ab regie sur le Has Limourin pendant la guerre 
de cent ans. 

8° Loudessin representara un tipe de paisan limousin auant a lafiero. 

9° L'Esculturo aura de retraire un tipe de patiaire limousin. 

to La musicosara broudado sur la cansoun de VEnglantina queseguis: 

I 
De la chantar, I'Englantina, 
Qus a lou drech mais que nous, 
Lemouzis d'eaja iatina, 
Al lengatge fier e douz ? 

II 

Flour delicada e charm an la, 
Chas nous culhida autres temps, 
En souvenir dW amanta, 
A l'intrada del printemps ! 

Ill 

Dous louncs segles amousida 
Jous la plueja e jous la neu, 
S'espanis, que mais grazida, 
Nueva dinz un vase nueu. 

IV 

Bounjourn, la reviscoulada ! 
La renascuda, bounjourn ! 
E tu, la recounsoulada, 
Patria, flouris toutjourn ! 



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Lou Felibrige 135 



L'Englantina recoumpensa, 
L'Englantina encouragis 
Lou qui sab e lou qui pensa, 
Lou qui vol e lou qu'agis ! 

VI 

Ounta a qu paupa ou gazina 1 
Gloria als valens chantadours !.. 
Jamais la gent lemouzina 
N'estara de troubadours! 

J6usfc ROUX. 

Touti Ii coumpousicioun auran d'estre mandado au secretariat de la 
Ruche Corrfytnne, franc de port e avans lou 1 d'abrieu de 1894. 

VANEGACIOUN 

— Marius Cognat, demoro, aro, a Marsiho, Balouard Tbilippon , 39. 

— Aguste Marin, demoro 48, Placo PigalU, a Paris. 

— Andrteu Sourreil, es receveire de l'Enregistramen e di Doumainea 
La Tronquun (Lot). 

— Ciprian Dultier, es, aro, a Lioun, avengudo de Stuct, N° 195. 
. — Louis Roux, es carriero SyhabslU y\ } a Marsiho. 

— Lou majourau En A. L. Sardou que restavo a Nico, resto, aro, en 
vilo de Cano, carriero de Cbateaudun, 18. 

A PAREIGU : 

A Paris : la Limousin* e Ltmoufi, dos roumanso en parla d6u limou- 
sin, que li paraulo n'en soun dou majourau En J. Roux, e la 
musico de F. Celor. 
» Encd de Lucian Due, editour, « Paraulo d6u sendi En Marius 
Girard, a PAssemblado generalo de la Mantenenco de Prou- 
venco e i Jo Flourau de 1893, a-z-Ais, lou }0 de juliet. > 



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136 Lou Felibrige 



A Palermo, encd de Zappulla, editour : « Rapport a I' Academic d'Aix 
sur Pouvrage : Albo Crislofbro Colombo, du comte Angelo 
de Gubernatis > d6u majourau En F. Vidal. 
» A dei genitori cbe piangono, revira en italian d6u trances de 
la pauro damisello Anna de Berluc-Perussis, per Giuseppe 
•Spera. 
» Dins la hi u ova Si cilia, n. 341, 352 : Tra libri e giornali, 
escourregudo d'Em. Portal dins li publicacioun miejournalo, 
e un sou net de Marius Bourrelly. 

En Avignoun, encd de dono Roumanille, libraire-editour : « Eloge de 
Bonaparte- Wyse » « Discours de recepcioun d'En A. Mouzin 
au Counsistdri felibren, tengu a Carcassouno lou 1 1 de mai ; 
Response d'En Louis Astruc. > 

A-z-Ais, enc6 d'Enry Ely : Odo a (Mirabeu, de Fourtunat Martelly, qu'es 
dedicado a M. Moutet, juge de pas, a-z-Ais. 

A Paris, encd de Champion, tira a 100 eisemplari : la Literature rou- 
maim (essai bibliograpbique) qu'Em. Portal, soci dou Feli- 
brige, dedico couralamen a soun ami Enri Ner. Es flamo Pideio 
qu'es vengudo a-r.-Em. Portal de nous faire couneisse la Rou- 
manlo, ounte se parlo uno lengo sorre de la nostro e sis 
esc ri van, que nYa forco qu'uno afecioun freirenalo ligo is 
escrivan d'O. 

A Carcassouno : Etude sur les litterateurs langutdociens de Nar bonne, 
du dix-septieme Steele a nos jours, per Gastoun Jourdanne. 

Sarie brave que, dins cado vilo, se reculiguesse ansin li re- 
ticle d6u passat e se signalesse a Pafecioun dis ami di letro 
miejournalo, aqueli qu'an sauva la lengo de l'oublit. 
» Eloge de Tier re Goudelin ( 1 579- 1 649) per Gastoun jourdanne, 
segui d'un estudi sus lou revieudamen poueti di dialeite d'O, 
obro courounado per PAcademi di jo Flourau de Toulouso, lou 
3 de mai 1893. 

Aven legi emi grand interes aquelo obro marcanto, e nous 
a mai-que-mai atriva Pestudi que n'en formo la tresenco 
partido, e que resumis poulidamen lMstdri dou mouvemen fe- 
libren. 

En Ales, dins Lou cascavel, n. 21 e 22 : la Filiro de Sant-Bourtou- 
mieu, per lou marques de la Faro-Ale's, 1840 ; la Cambourdo 
(Lou Gripet) ; A prep am de St Bourtoumidu, de P. Gaussen ; 



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Lou Jielibrige 737 



Li nopo de Guingoi % musico de G. Borel, paraulo de Louis 
Roumieux, que fan fldrten Lengad6 ; Autouno, de Capitello ; 
seguido de Volo-Bito, d'Arnavielle, etc. 

A Marsiho, dins la Cornemuse dou 15 de setembre e i d'outobre : la 
Legend de la damo de Pamparigoun, de Batisto Artou ; 17s- 
tori d'uno cansoun, curious raconte de Louis Roumieux sus 
d'uno cansoun que coumpause vers Tan 1868 ; la Mort d'uno 
vierge, de C. Galicier ; Ob I lou poulit mestii que lou tnestU 
d$ dentisto I de Batisto Bonnet ; Tdu coupa 'e desmama, de 
Mmo J. Gautier ; Peire tMa{iere, retra e biougrafio per Louis 
Pelabon ; VOustau, de BatistG Bonnet ; %A ma Janeto % de 
Remy Marcel in ; VEsperaire, de J. Gautier ; Les cours Ma- 
inour, de d'Antilly. 

A Vilo-Novo-suVLot, dins lou Calel, n° de Juliet e de setembre, W»- 
ran e can tar en, de ). B. Rouquet; Escambie, de C. Ratier ; 
fEnsource/bairo, de Rouquet , seguido d6u Manuel ilhnentaire 
de linguistique, d'Emilo Boudon, que vai pareisse en voulume 
e que recoumandan en touti lis ami, coustara que 2 fr. e se 
fau adreissa per l'ague a M. Emilo Boudon, mestre d'escolo a 
St-Salvy, per Aiguillon (Lot-e-Garouno). 

Las Bendenios, de A. Sourreil ; Gat, gaio e gatoun, en 
parla d'Agen, revira dou conte prouver.cau de J. Roumanille ; 
lou Me* d'abriou de Day ma ; Piiiou pecat, de Sourreil. 

A Mount-Pel ie, dins la Campana de Magalouna, n° 41 : Las cahtas, 
signa TEscoutaire ; V Inoundacioun dau Merdansou, de Marc 
Rigal ; li Nopo de Guingoi, de Roumieux. p 

» Lou mouissau, que ftssa quand cau 9 journau galejaire e cla- 
passie, qu'a vounvouneja dou terns dis eleicioun en favour dou 
felibre E. Deandreis, que se pourtavo a la deputacioun dins la 
proumiero circounscripcioun de Mount-Pelie. Aqueu journalet 
bataiaire, douno couneissenco a si legeire de Paficho en lengo 
dou Clapas, que s'espoumpissie fieramen sus li muraio de 
Mount-Peli6, counvidant lis eleitour a vouta per Deandreis ; 
i'a, piei, lou Vln cent en art de PUniversitat, em'uno cansoun; 
Lou gacbparat de las plumas dou pavoun (un Fissaire) ; V An- 
ticambra (un vesi de Rousaito) ; Lou prouprietari e lou mer- 
cband de w, dialogo entre Mouisset e Cousi. Aqueu Cousi, 

PelibHjre 7. 



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/?S Lou Felibrige 



que se pourtavo contro Deandreis, e qifavie pereu imagina 
de publica un journalet ; c La Capeleta, > mita frances, mi- 
ta clapassie ; Moussu La/on ; etc. 

Sarie mai que brave se, dins tout lou Miejour, quand i'a 
d'eleicioun, li candidat parlavon au pople dins sa Iengo. Lou 
pople sauprie forco mieus co que ie demandon, e coume deu 
vouta. 

A Lamalou-di-Ban, dins lou c Bulletin de l'union des Abeillistes » n° 
de juliet : de vers inedi de Jasmin sus la flamo ; la cansoun 
lou Bi de VEtau ; la Sto-Estello a Carcassouno ; dins lou nu- 
mero de setembre: vers de M. Alban Lant; U T{enos de la 
festo de Quit, de Pau Dunac ; A-n-habello, sou net de Mau- 
rise Faure e li revisto e journau dou Miejour. 

Dins la Nuova Sicilia, de Palermo (Kali) N° 236 a 240 : Tra libri egior- 
nali, crounico literari sus lou libre d'Enri Ner, Gequimeurt, 
sus Las Cevenolos de I'a bat Aberlenc e sus %Agueto de Maurise 
Raimbault ; un sounet de Marius Bourrelly ; e piei uno es- 
courregudo dins touti li journau miejournau. 

A Marsiho, dins Le Bavard, la seguido di pouemo de la Pauribo dou 
majourau En Valeri Bernard — a la Perdudo (17 juin) ; Lou 
cassaire (}) de Peiro (34 jun) ; De Facbo(i juliet) ; Bouenoflsto 
(i 5 juliet) ; brafarU (22 juliet) ; Lagitana (5 d'avoust) ; Vlagnun 
(12 d'avoust); cbinsavent (6 d'avoust) e un sounet galant de 
Jan Bayol a Pau Sain, lou pintred'elei. 

A Marsiho, dins La Croix de Marseille, d6u N° 24 a }6 — La Seguido dis 
Evangeli revira en prouvencau per lou Pai D. Savie de Four- 
viero ; e vau mai que nous/ague mau que se se degaiavo (qu'as 
Caveu ?) uno galanto letro prouvenfalo de meste Ghto Barle sus 
Testiganco de la festo de Sant Aloi, a Roquefort, ounte s'es canta 
lou cantico : 

Grand Sank Aloi, mestre del mestre, 
■ Artisan fin, 6 u brie galoi, 
Per lou travai e Ion ben-£stre, 
Ajudas-noas, grand Sant-Aloi ! 

Sitio, galejado de Cascavel ; lei messonj'o, d6u meme autour ; 
lajustici de Sant- Louis, idem ; « Pastan per li paure e nau- 
tre va manjan, (idem) ; etc. 
A Barcilouno, dins/'^wnp, n° de mai e jun : c En F. (Jras en els Joes 
Florals > ; « Una carta d'En Felis Gras * : curious esclargi- 



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Lou Felibrige 139 



men sus la recepcioun facho a noste capoulte en la cieuta de 
Barcilouno. 
A Toulouso, dins VEcbo des Trouveres, que dirigis M. Levere, e que 
nous agradan de cita, coume boutan en visto touti li mani- 
festacioun de la lengo, e mau-grat que M. Levere, que cou- 
neis lou Felibrige e li Felibre que per entendre dire, nous 
rcnde a cop de ped li riseto que fasen a soun obro e a soun 
envanc, tout-beu-just, segur, per pas faire menti lou prou- 
verbi : 

Kasea de Wn a Bertrand, 

Vous Inn rende en siblant. 

countuniaren de signala, e li councours de lengo roumano 
qu'espeliran a TAteneu di Troubadou de Toulouso, e lis obro 
miejournalo enserido dins sa revisto. 

Vers de J. B. Rouquet a Victor Levere, e responso d'aquest ; 
FOrcbeatre des T{omamsants : ah ! queto barbouiado,beu Di6u ! 
Aco si qu'es galant, boustre de sort ! e pres sus lou vieu, 
capoun de lei ! Patoui ! patoui ! patoui ! — Celeste rmssatge, de 
damisello Maria Verge (i d'avoust) ; « Raportsus lou coun- 
cours de lengo roumano e la tiero di peco courounello » ; 
Cant del viel amour ous, de Pau Dunac. 

A Nimes, dins la Mandoline } n° 6, sounet de Gastoun Pellet. 

A Brivo, dins la Rbpubliqxu d6u \6 de jun, un article galant e mai- 
que-mai felibren de S. Santy, sus lou prepaus de la sinfounle 
les Labour eurs , que M. Elio Breuil, un soci de l'Escolo limou- 
sino, a fa eisecuta davans sis ami, presida per lou majourau 
Roux, que l'an aplaudi e felicita coume ero degu per soun 
obro superbo, espelido souto f aflat de Sto Estello. 

A Bezies, dins VH&rault d6u la de juliet, que nous arribo plus despiei 
Iong-tems, la OAort d'uno roso, elegio de MarTre dedicado a dono 
Godfrido Castelnau, equ'agagna laproumiero medaio au coun- 
cours de la Soucieta literari e artistico de Bezies, en 1893. 

A Gap, dins VEtoile des Alpes % N° ao, 2 1 , 22 — Susoun (Lou pastre) ; 
Douleur paUrnelle ( mousse u en parla dis Aup, dou meme) ; Lou 
cat felibre (Abel Laugier) ; is Aupo (Lag .) ; n° 23 : (Mireille, 
de Clovis Hugues. 

A Tunis, dins !a Dipicbe Tunisienne dou 2 de Juliet — lou beu e flamejant 
discours felibren prounouncia per lou felibre Aristido Brun, a 



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140 Lou Felibrige 



la distribucioun di pres d6u Liceu Sadiki,de Tunis, ounte noste 
ami es proufessour de 3 . Aven saboura aqueli paraulo fiero e 
superbamen enauradoe u'en sian esta mai-que-mai pretouca. 

Noste ami, erne Tajudo de quauqui valent soci : MM. Scot to, 
Buau, Canart, Dumas, Cordeil e Denjean, vai alesti, a la rin- 
trado di classo, la foundacioun d'uno mantenenco felibrenco, 
dins li terro souleiouso de Tunis, ounte i'a tant e tant de mie- 
journau esmarra. 

A Paris, dins la Revue Fdlibre'enne, janvie, fevrie e mars 1893 : La 
coumlesso de Dio, estudi literari de 1'obro de M. Sernin Santy, 
per Pau Marieton ; lis Obro de la coumtesso de Dio, erne la 
traducioun de S. Santy, Raynouard e Leopold Constans ; lou 
Diamant de St-zMaime, avans-prepaus de A. de Gagnaud, e 
analiso de la memo obro per En Tamizey de Larroque ; Ram- 
baud de Vaqueiras, pec=o d'aqueu troubadou, revirado en 
frances per L. Constans ; le poete des Aupibo : Marias Girard, 
d'Armand Dauphin ; A-n-tAuguste Foures, de Prosper I'lite ; 
// Semen (Idem) ; CMayti cPabriou, de Mllo Claude Duclos ; 
Ed anyelus, cansoun debres f d6u meme autour ; Notice sur 
le poete Tiellaud de la Bellaudiere, de Robert Reboul ; la Fa- 
mille de Bellaud de la Bellaudiere, per Frederi Perrolle, ancian 
noutari a Grasso; de vers trances inedi d'Aguste Foures ; 
%Adrien Tagh, per F. de Beaurepaire, e quauqui peco tirado 
de soun libre : « Cot* de Floitos e cot' d'Estuflols > (cop de 
flaveto e cop de siblet), publica en 1884, a Paris; la Diane 
d?Aubagne % de C. Maurras, e la Crounico. 

A Paris, dins La province ,N° d'avouste de setembre Au pied dis Aup % e 
la festo de Sant Ro a Coumps (VarJ, vers prouvencau de Lucian 
Due, traducioun franceso d'En Jan Monne. 

A Menou per Vatzy (Nievro), dins la Clocked de Juliet e d'avoust, 5//- 
pben Liegeard, sdei d6u Felibrige, per E. Mossot ; Preiero, 
sounet prouvencau d'En Jan Monn6 ; Jean Monne y noto 
biougrafico de Pau Frontery. 



Loa Gerent : Jan Monne. 



Empremarie felibrenco de Lucian Due, 35, carriero Rousselet, 4 Paris. 



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CROUNICO 



ARMANA E AUTRI LIBRE 



Per Sant Martin , 
Tapo ta bouto e tasto loun vin. 
dis lou prouverbi, e li Felibre, cado annado, quand nouvembre ar- 
ribo, se coungouslon do la bello culido de vers e de proso, de ga- 
lejado e de cansoun, que poulidamen soun rejouncho dins noste 
armaria poupulari, aquel armanaque nosle patriarco e ami Ron ma- 
il i lie avte espeli, per douna « joio, soulas e passo-tems a tout 
lou pople d6u Miejour » eque, coume un rai de meu d'uno bresco 
redoulento, nous adus lou rire e li galantis ispiracioun dis ami. 

Ta quaranto an qu'aquelo font raio, lindo e fresco ; e, despiei, 
lou pople de Prouvenco se i'amourro en grand fogo c fai riseto a 
soun cascarelet galoi emai a si poueto ama. 

Senso noumbra ni nouma touti aqueli que s'agradon de ie manda 
sounbroutde ferigoulo o de mentastre, e nimai senso espelugueja 
li deco o la valour de talo o talo peco, — que fugue un gau-galin 
di jouine o uno flour de miougranie' di viei, — tout ae6 fai un 
bouquet requist e sent bon qifembaumo, e noun pouden resisti au 
desir que nous gatiho, de semoundre noste gent librihoim a la tas- 
to, a-n-aqu^li que noun Tan encaro croumpa, e just per ie douna 

8 



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142 Lou Felibrige 



1'enterigo, ie* pourgiren uno lesco dtfu pourtissdu que Felis de Bous- 
carlo, lou crounicaire val&nt d'aqu6u libre d'or, a bouta en t6sto de 
l'obro. 

Escoutas-lou : 

« Quand lou beu blad rous es eusaca, estrema dins li granie, 
« quand ii figo-flour e lis avoustenco soun culido ; quand lou 
« moust a bouli dins la tino, que lou vin cs tira, que li bouto soun 
« uiado e b6n tapado ; quand I'oli lampant vihodins li douire, quand 
« li semenco soun facho e t6uti lis obro d6u champ soun acabado, 
« sabes en que penson, sabes co que Ian li bon paisan de la 
« Coumtat, li pelot de Prouvenco, li jardinte, li vendeiniaire, lis 
« 6ulivarello di vilage e di mas, e de t6uti li pais miejournau ? 
« Penson de eroumpa VAnnanaprouvencau, e courron leu-leu vers 
« lou boutiguie que lou vend, vers lou libraire de Tarascoun, de 
« Seloun, d'Arlc de Carpentras, eneft subre-tout de Roumanille, 
« carriero Sant-Agric6, 19, qu'es aqui que se fai, s'estampo e se 
« detaio. 

« Aquest an, tout es en avanco, e av&n fa coume li sesoun, av6n 
« segui lis obro di champ, se sian atala au pres-fa un pau plus 
« leu ; v&s-aqui perque" noste bel armana, rous coume lou blad en- 
« saca, estrema dins v6sti granie\ esperitous coume lou eemoustat 
« de la tino, a pareigu a vans lou jour de Tan, dins lou bon t6ms di 
« castagnado. 

« E vautri que lou legires, vautri que vous abarires aqueste iver 
« de si poueslo, de sis istori, de si cascareleto, poudrtSs dire 
« coume lis autris an : Aqutfli Felibre, piei, soun de bravi gent, de 
« galoi coumpagnoup, queti galejaire ! Es pas poussible ! devon 
u fai re de-longo la farandoulo, se devon pas langui ounte soun ; 
<« segur, es tout de gent qu'an vint an lou mai !.. E quau lou saup 
« co que dir£s encaro ! 

« Bons ami, bon leitour, co que pensas, qo que dises de nautre, 
« es quasi tout verai : Sian brave, galejaire, farandoulaire ; mai, 
« ai-las ! quant sian qu'av&n doubla emai tripla la vinteno ! 

« Ac6nous empacho pas, jouine e viei, de faire que n&sti chiti 
« casson ensen,ede nous groupa a Fentour d'aqueste librihoun e 
« de l'adouba coume se deu p6r que fugue joio, soulas e passo-tems 
« de tout Lou popk ddu Miejour. E ves-aqui quaranto an qu'acO 



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Lou Felibrige 143 



« duro. E durara, vous Tassegure, tant que i'aura de jour dame* 
« Ventour. 

« Voul6s pas qif ac& fugue ansin ! Lou Felibrige, que coumpa- 
« rarai k la touno d'un mas, — d'aqu&i touno vigourouso que tra- 
« son de vise carga de rasto desemptei la muraieto ddu jardin fru- 
« chau, enjusqu'apereila de l'autre bout, vers lis estable e li pijou- 
<» nie* fasdnt bello oumbro, enjusqu'au pous e sus tout lou relarg 
« ddu Mas bianc — lou Felibrige, dise, fai que creisse e embeli 
« e douno aboundouso e poumpouso frucho » 

Se poudi^-ti mi£s dire, p6r presenta au publi la tiero galoio dis 
escrivan miejoumau que s'acampon dins l'Armana per enaura la pa- 
trio e manteni la lengo d6u terraire, aqueu parla di travaiadou, di 
paean, que resumis dins £u soulet e n6sti gl6ri e n6stis espe- 
ranco... Es lou passat e Tavern de la nacioun prouvencalo que dar- 
daiejon soutoli rai de nostc souleu... essouto li rai de l'astre res- 
plendent que nousan la farandoulo espetaclouso desnousant sis 
anello sus lou monde entte, car li cansoun di Felibre e li resson de 
si brande gai, restountisson i quatre caire de I'univers : la Prou- 
v^nco es glourificado e enaurado mai-que-mai pertout ounte i'a 
d'amo qu'atrivon si tres gr&ci : lou grand, lou b6u e lou verai ! 

Mai la vengudo annalo de YArmana prouvencau noun es ac6 
la soulo manifestaeioun d'aquelo meno, que nous n'esperlican touti 
lis an, de-longo nYa qu&uquis-un demai que venon s'apoundre au 
roudelet e que ie fasfcn placo au fougau erne" grand plase* ; k flour 
ek mesuro qu'espeliran, li signalaren k nosti legeire; pdr iuei, ie* 
parlaren ddu Cacho-fio, que fai bab&u, rous coume ,un coudoun 
madur, e qu'es flouri, grana e lipet mai-que-jamai. Souto Tailat de 
soun capo, lou felibre de Nosto-Damo, fai camin despi6i quatorge 
an, escarabiha e leri qu'es pas de dire ; e, basto ! senso un brisoun 
d'eigrun — que fai taco au tableu — contro 1'Escolo ddu Ventour 
de Carpentras, aco sarie uno douco e gen to escourregudo & l'aire, 
de se bouta 'n viage en Taguent per coumpagnoun, que n'en conto 
de verdo e de maduro, que i'a de figo e de rasin, e que nous a 
douna lou coungoust de ie legi li vers de E. Jouveau, que i'a terns 
que nous n'avie* desmama, e subre-tout raven descata li proumie'ri 
floureto culido de la man de soun fie'u, Marius Jouveau, que camino 
sus li piado de soun paire e que fara uno di glori ddu Flourege 
d'Avignoun. 



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144 Lou I<elibrige 



Lou Cacho-fid se vend pertout e costo fr. 50 

— Fa piei, Agueto, aqu£u gallant rouman de Maurise Raimbault, 
que la Mantenenco deProuveneo s'es fa un ounourde courounadins 
Pate di Jo Flourau de Manosco. Agueto es un libre vivent e viscu, 
que lou felibre di Caclo, en Louis Astruc> n'a cisela la pref&ci e que 
Mistral a saluda d'aquesti mot : 

« Brave Raimbault, entre durbi lou rouman d'Aguelo, nai agu 
« bon fum. L'atrove naturau e ben vivent. Es uno tfubreto que fai 
« ounour &soun 6ubrie\ Savie*u lesi t'espremirie'u au longmasatis- 
« facioun. LAidli (sabe pas quau fara Particle) se fara, crese, un 
« plesi de te felicita. »> 

Es pa 'n t6uti que Frederi Mistral parlo ansin, nimai lou capou- 
lie*, En F. Gras, que dis : 

« Moun car ami Raimbault, noun ai vougu te dire gramaei d6u 
« beu present que m'as fa, avans d'ague relegi aque*lipa(jo t6utipre- 
« fumado di roso, dis arangitS dis ile e de ttfuti li flour esbrihau- 
« danto que creisson dinsvdsti terro paradisenco. 

« 0, toun Agueto vivo, ardido, libro, erne* si goust un pau mas- 
« ele, m'a amourousi autant per Pesperit que per la car. La chato, 
« que vai, que ven, que mounto k chivau, que casso, s'es poulido 
« coume Agueto, s'a la voues claro coume Agueto, s'estremo 
« dins soun amo e dins soun cor lou caud desir de Pamour, es elo 
« la veritablo femo, talo que Pa facho Die*u, talo que sarie* senso li 
« prejujatdis ome esp£s. 

« Ac6 reven k dire que toun Agueto es uno creacioun ben tie*uno, 
« te fai ounour, teporto gl&ri e te counsacro m6strc felibre. 

« M'es uno joio do te lou dire en t'embrassant. 

Fklis Gras. » 

En deque servirie" de n'en mai dire apres d'ac6 ? Es-ti pas tout 
di, e coume se deu ! Quand vosto obro a recaupu di mestre de la 
lengo un parie jujameu, vous soubro plus qu'& faire ligueto &-n- 
aqu&i que n'an pas tasta d6u bon vin, e de lis engaja k courre vers 
la bono souco. E quand Pautour d'uno obro a vist s'espandi de 
flour coume aqueli que li mestre Pan mandado, p6u, tout tier de 
soun obro, marca aqueu jour d'uno peiro bianco. 

— Aro, que lou vent d'autoun toumbo li fueio, nous es vengu 
di ribo de PAdour, de Gerdo, un libre rcquist : Brumos rf'au- 



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Lou Felibrige 14$ 



tounoy ounte Filadelfo fai dardaia soun iue pensatteu e soun cor 
entristesi. SSmblo pas verai que dins un cor de jouv&nto i'ague 
tant de languisoun e de tendresso. 

Uno chatouno bello de vintan, uno fado s'es aubourado dins 
li terro bigourdano e canto superbamen coume uno muso esquis- 
to. Tres tiero fortnon soun libre: Plagns, Sounyes, Regrets, e 
Pa'n aire malanc6ni que lis agouloupo e lis ispiro ; rauban uno 
estrofo k la p6go : Qu'ero lard ! 

Qu'^ro tard...at mey deras prados 
You souspirabi pla tout dous 
E beyey, coumo blancos hados, 
Houleya milo sounyes dous. 
E cado insScte qui passabo, 
E cado ben qui-m caressabo 
De soun poutou tendre e glagat, 
Tout, per uo douc-o raaglo 
Em balhabo ra noustalglo 
D'ed t6ms passat. 

E aquelo cansoun tant simplo e tant siavo : Urousomen, que 
dis : 

Soun ouelhado e soun sourrise 
M'an h6t mau estranyomen. 
M^sn'ad 6ypas gousal dise, 
Urousomen ! 

E Ed nit (Lou nis) aquelo eleglo esmougudo e simplo que vous 
pren p6r Hue e p6r lou cor : 

Souben, trophardit auserou, 
Sense p6u ni crento de r'oro, 
Ed c6 bastech soun niderou, 
Atau madech, en boro, en horo ; 

E, penden que soun espou&r dous 
Y cugnero u belum de sounyes, 
Ed bent I'ad destaco tout dous 
De ra branqueto d'eds mensounyes. 



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146 Lou Felibrige 



Elas ! e puch... u lendouma 
Ed c5 plouro soun nit de sedo, 
Soun nit cayut sus uo ma, 
Sus uo ma bianco e heredo. 

T6uti li p&co de Brumos dautouno an uno sabour tant dougo, 
uno fresqueta tant lindo que voudrias t<3uti li cita, p&r que ttiuti 
aqu&i que soun amourous d6u bon e d<3u bdu, se n'en lipdsson 
li det ; mai lou large nous fauto p&r n'en mai dire, e quitaren la muso 
de TAdour, p6r faire b6u-b6u &-n-uno autro muso : La coumtesso 
de DiOy que lou val&nt souto-cabiscdu de TEscolo limousino v&n de 
faire revteure en uno obro superbo, ounte a rejouncho sa vido, si 
poueslo e li festo que li Felibre de Paris doun^ron p6r la glouri- 
Oca. 

Aqu6u libre, qu'es un bijoutbibliougrafi, e que lou cancelte dou 
Felibrige En Pau Marieton rfa cisela lou pourtiss6u de sa man tant 
b6n engaubiado, es esta tira k dous centenau d'eisempl&ri soula- 
men, e fai l&go en for^o. 

Noste ami Sernin Santy, autour de La comtesse de Die atrouvfc 
soun camin de Damas, dins Pescourregudo que li Felibre e li Ci- 
galte de Paris fagu^ron en 1888 dins ndstis encountrado souleiou- 
so ; se boutfc dins lou brande, e n'es, iuei, un di mai ard erous 
apostoli dis iddio felibrenco, qu'espandis de tout biais e de tout 
cor dins lou Limousin, aquelo terro benesido di Troubadou. 

Sus lou prepaus de soun libre, e p£r moustra que Tautour es 
esta enfada p&r Pensourcelairo, pescaren qu&uqui rego dins Tin- 
trouducioun d'En Pau Marieton. 

« Ce livre encore, — dis — va t^moigner du sortilege in^pui - 
« sable de la Provence po&ique. L'auteur, x\6 dans le Centre, 
« d'atavisme languedocien, semblait peu pr6par£ par ses fonctions 
« aux Etudes qu'il aborde aujourd'hui. Mais les hasards de sa 
« carri&re Tayant promen6 dans toutes les regions du merveillcux. 
« Midi frangais, oil il avait v&\6 de rcprendre racine, il comprit 
« et aima la gloire de ces provinces & qui revenait la conscience 
« de leurs antiques solidarity. Ilestde ces Ames g6n6reuses dont 
« parle Vauvenargues, qui ne partagent que lasympathie etTad- 
« miration. » 



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Lou Felibrige 147 



Ac6 pinto Tome, lou valerous felibre que faluro, dins lis ermas 
de la Courr&zo, li flour qu'antan ie* samen6 Bertrand de Born. E a 
vougii paga soun deime k la princesso prouvenealo en aubourant 
k la gl6ri de Funo de si troubairis magnifico, aqu^u mounuraen 
superbe, onnte resplendisson sa vido, sis obro e lis inne que se 
canleron en soun ounour. 

Co que se sable* d'aquelo dono de marco, Raynouard l'avie" tira 
d'un viei manuscri sus li troubadou, que porto lou n° 3 W 204 de la 
bibliouteco tlou Vatican, e que (lis : 

« La Comtessa de Dia si fo moillcr d'en Guilhem de Peitieus, 
bella dompna et bona; e cnainouret se d'en Kaembaut d'Aurenga, 
e fetz de lui maints bons vers. » 

Enraco, noste countaire a fa 'n capelet galant de totiti li legendo 
qu'a pouscu destousca sus la troubairis bello, e lis a trenado pou- 
lidamen em& li vers di felibre. 

Tiraren uno flour d'aqueu bouquet, la flour que noste Capon lie* 
semounde k dono Clovis Hugues, qu'avid esculta lou buste de la 
Coumtesso : 

Bello damo de D\o, estello de I'amour, 
Toun front seren e pur elarejo coumc uno aubo, 
La garbode toun p<hi qu'oundejo sus ta raubo, 
Nous embaumo lou cor coutne un jardin en flour ; 

Toun iue, negre diamant, abraso k si flamado 
Lou paure amalauti que sent jala soun cor, 
Ta bouco dis lou mot qu'& touto amo danado 
D6u paradis d'amour, duerbe li porto d'or. 

Per retraire toun front e ta cabeladuro, 
E Puiau de toun iue, emai ta parladuro, 
D'uno femo faugu& lou g&ubi fort e dous 
Qu'ispir6 lou poueto ardent e generous. 

E, aro, d'abord qu'aven parlade la Coumtesso de Dio, qu'avie 
tant fa flori dins li Court d'amour cTantan, que i'amour ero antan 
lou fi6 pur qifempuravo li cor, fas&n veireque, iuei, pere^u, I'amour 
es dins la lei felibrenco, car cantavo lou grand amaire Aubanel : 

Senso amour, la vido es crudelo, 
La vido es uno longo niue : 
Urous aqueu qu'a per estello 
Dous beus iue I 



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7^9 Lou Felibrige 



Es dous b&us iue que soun I'estello de Fautour dis Ouros (Va- 
mour. (1) Lou g&nt Andrteu Sourreil, fau qu'ague senti lou dardai 
d'uno uiado e que la sageto d6u di6u blound i'ague trauca Tamo, 
p£r n'agu^giscla un tal abounde de vers fres e amourousi, que nous 
gatihon lou cor. Soun libre n'en regouiro ; touti si moutet soun p6r 
la migo, lacalignairis, la fado atrivarello: 

Coumo es bello ma migo amb sous lusents elhous, 
Amb6 sous pidls frisats, sa mino fripouneto, 
E, quand sa bouco fai sa couquino rise to, 
Apr&s m'abe dounal sous poutous lous milhous! 

Es p&r ac6 que i'av^n di : 

L'ouro d'amour souleiouso e flourido, 

Quand sus lou cor fai brusi si dindin, 

Es qu'un dieu blound vous duerb soun fres jardin, 

Kouge de roso e blanc de margarido ; 

E qu'entre rire e galant jo badin, 
Floucant d'un bais lou front de l'Escarido, 
Ves6s soun iue, coume uno aubo clarido, 
Qu'un rai d'esp^r ie fouguejo dedins. 

Ouro divino, ai ! las ! que trop 16u fuso, 
Mai que nous laisso uno sabour infuso, 
Gisclanl d<3u m£u dis enaurant poutoun ; 

Qu'em'un poutoun, soubeirano culido, 
Au b&u soul&u, dos amo trefoulido, 
Coume dos flour an creba soun boutoun. 

E sus d'ac5 clauren nosto dicho. 

Jan MONN6. 



(i) Ouros d'amour, d'AndriSu Sourreil, en Avighoun, enco de Ron- 
inanille. 3 fr. 50 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfcNgO 



— Legissen dins la Crounico de YvArmana prouvencau aquesti dos 
rego : « S'eisamine'ron piei e fugueron aprouva, estent counforme is 
Estatut felibren, li reglamen de f Escolo felibrenco de Paris e de I'Escolo 
Anibalenco de Tunis. » 

Ei$6 se passavodins Tacamp counsistouriau de Carcassouno, lou n 
de mai 1893. Or, aven di e moustra que lou Counsistdri a pas poude 
de coustitui d'Escolo, nimai de n 'aprouva li reglamen : es un dre que 
lis Estatut counferisson i Mantenengo ; de mai, atrouvan uno diferenci 
proun grando entre aqueli dos rego de Felis de Bouscarlo, que dounan 
eici dessubre e la noto que lou Capoulie nous mandavo apres li festo 
carcassouneso, sus lou meme prepaus, per li bouta l'uno a coustat dis 
autro. 

Ves-eici, adounc, aquelo noto : 

Lou Counsistdri a aprouva, en esperant Vaproubacioun de la Mante- 
nhtco que se cbausira, lou reglamen de la nouvello Escolo felibrenco de 
Tarts. 

Aven di e redi, e lis Estatut lou dison proun aut, que li dre d6u 
Counsistdri soun de coustitui de Mantenenco, e que li Mantenenco an 
sou let poude per establi d'Escolo felibrenco. U revendren plus, senoun 
per apoundre uno pichoto coumparesoun. 

Lou capoulie d6u Felibrige p6u ben estre coumpara a-n-un ministre, 
e lou Counsistdri a soun Counseu ; li Mantenenco reverton a-n-un 
despartamen, que lou sendi n'en sari^ lou prefet. Or, de qu'avendrie se 
lou ministre preni6 de decisioun sus li causo qu'arregardon escassamen 



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r$o Lou Felibrige 



lou prefet, e se lou prefet trepavo dins lou semena ministeriau ? Lis 
atribucioun estent bourroulado, sarie la fin dou gouver. 

Aco me remembro li trebau d'un mestre-carretie, que vous v6u counta 
en quatre mot. 

Aqu£u brave ome voulie planta un buto-rodo davans sa remiso, sus 
lou grand camin. Em'aco, couneissent lou ministre per ague travaia a 
soun eleicioun de deputa, se digue que d'abord que ie falie uno autou- 
risacioun, sarie forco mieus servi de la demanda au ministre, soun ami, 
que de s'adreissa au pretet, que couneissie pas. E ansin fague. Em'acd, 
lou ministre ie rcspoundegue, e lou mestre-carretie, se cresent autou- 
risa, cave un trau sus la routo, ounte i'agrade, e ie plante soun buto- 
rodo. Mai, vai-t'en hire lanlero ! Soun obro ero tout beu just acabado, 
que passe lou gardo-routo; aquest, vesent lou buto-rodo e lou mestre 
carretie' que ie caucavo la terro a Tentour, ie demande a-n-aquest s'avie 
Tautourisacioun. — « Segur, que 1'ai ! » — Adounc, fases-me la 'n 
pau veire. » E lou mestre-carretie pourgigue au gardo-routo la bello 
letro dou ministre, que ie disie que « vesie ges d'empache a 90 que 
plantesse soun buto-rodo, mai qu'avans touto causo devie s'adreissa au 
prefet. » Adounc, quand lou gardo-routo ague legi, ie fugue proun 
maleisa de faire entendre au mestre-carretie que noun ero autourisa, e 
ie dreisse un verbau. E lou Connseu de Prefeturo coundane, piei, lou 
brave mestre-carretie, mau-grat la letro dou ministre, noun soulamen 
a paga li fres dou verbau, mai encaro a derraba soun buto-rodo. 

Se lou ministre avie remanda la demando dou mestre-carretie au 
prefet, cadun restavo dins sis atribucioun, e i'avie ni fres, ni verbau, 
tant per lou mestre-carretie que per soun buto-rodo. 



Li Russi en Franco 



L'escadro russi, per sa vengudo a Touloun, noun soulamen a bou- 
lega lou cor di Frances, mai pereu li Prouvencau, li Felibre, fan vou- 
gu faire veire a nostis ami, que tant eron de bon patrioto, e i'an de 
touti biais marca lou bonur qu'avien de m esc la sa jojo a-n-aquelo 
d'aqueu pople f6u, qu'avie courregu de pertout per lis aclama . Lis un 
an fa douno a l'amirau Avellan de sis obro, lis autre i'an manda de 
vers en nosto lengo emai en fiance's. E nosto musiqueto de tambourin 
e de flutet, lou 14 d'6utobre, de bon matin, en grand vogo, a touca 
I'aubado is autourita, emai per6u i Russi, e lou jour de la bataio di 



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Lou Felibrige 75/ 



flour, es eli, li tambourinaire, que batien la cargo e que menavon Ii 
bataioun flouri a Passaut di veituro floucado de touti li meraviho de 
n6stis orto miejournalo. 

A Marsiho, fan fa pereu de festo resplendento, coume se rfero ja- 
mai visto. Un brisoun degaiado per la plueio, amor que lou souleu 
fougnavo, mai superbo d'entousiasme patriouti, que touti li cor batien 
a l'unissoun. 

Au d'a-bas de nosto Canebiero tant renoumado, un arc triounflau • 
s'aubouravo, coume lou grand pourtalas del a mar latino, que pourtavo 
a soun frountau aquesti mot dins nosto lengo : 

tAfarsibo 
Vous saludo! 

De mai, au noum dou Counsist6ri felibren, noste capoulie En Felis 
Gras, avie manda a Tamirau Avellan un eisemplari richamen religa de 
la bello edicioun de Mirhio, de Frederi Mistral, ilustrado per Burnand, 
qu'ero rejoun dins uno bourso de sedo pourtant, broudado, lis armo de 
Franco e de Russio, e que sus la proumiero pa jo, disie* per dedicaci 
aquesti vers de Felis Gras : 

Ilustre amirau Avellan, 
Quand tournar^s amount au pals abelan, 

Per garda nosto remembranco, 
Durbir^s aquest libre e troubar£s dedins 
Lou souleu de Prouven<?o e la flour di Jardin 

De nosto bello e douco Franco ! 

Quauqui felibre de I'Escolo de la Mar, seguissent Turouso ideio de la 
gen to felibresso de la Crau, se soun di de faire entre-ili sa pichoto 
manifestacioun, e an. semoundu a Tamirau Avellan un album poueti es- 
quist, pourtant sus pergamin lis autougrafo di Felibre embarra dins uno 
richo cuberto i coulour russi, que lou pintre Amat Martin avie engar- 
landado e acoulourido poulidamcn, e que i'avie pinta lis armo de Mar- 
siho e de Prouvenco. 

E n'en tiran la Cansoun dou vfti, de Louis Astruc : 

Mireieto un jour — quand lou souleu tanco 
De metre soun or subre li meissoun, 
Au viei meste Ambroi digue, sens faeoun : 
« Se nous can las ren, la joio nous manco 1 » 
Alor, aubourant, fier, sa testo bianco, 



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i$2 Lou Felibrige 



Davans Mir&o e Venus, rai bessoun, 
TrounejS, lou vi&, aquesto cansoun : 
« nosie amirau, ta paraulo es franco! » (1) 

De soun caire, noste ami Louis Roumieux, lou majourau toujour ga- 
loi, que d'enterin que saludavo li Russi, se vegue rauba soun porto- 
mounedo dins sa pochi, senso qu'aco ie levesse lou rire, a espedi si 
Couquibo d'un T{oumieu a I'amirau russi, em'aquesti vers : 

De nosto bello e grando Franco, 
Au pais quouro tournar^s, 
Amirau, ai rassegurango 
Qu'au fin founs d6u cor gardar^s 

La remembrango 

Que, mestierau 

E majourau, 
T<3uti — li r&re e la jouv&nyo 

De la Prouv6n#o, 
D'un envanc unen e eourau, 
Beu premier, em£ fernesio, 
An crida : « Vivo la Russlo ! 
Vivo soun ilustre amirau ! 
E vivo, vivo la patrto ! ! ! » 

Em'aco, dins li cafe-cour.cert marsihes, s'es manifesta per de cansoun 
e de poueslo, en ounour de la Russio ; no>te Alcazar meme, avie du- 
bert un councours sus aquelo estiganco, e aven la bono fourtuno de 
douna uno di peco courounello que se soun declamado sus la see no 
d'aquel establissamen, e que s'es dicho e redicho is aplaudimen de 
touti lis escoutaire. La vejo eici : 

A LA RUSSIO NOSTO SORRB 

A Vamirau Avellan 

Fa vbn de plus b6u sus la terro 
Que la pas, e pregan lou c&u 
Qu'esvarte de pertout la guerro, 
Que, quand fai clanti soun tounerro, 
Es lou mai terrible di fl&u ? 



(i) Mir Ho > cant I. 



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Lou Felibrige 153 



Tambdn, av&n Tamo esmougudo, 
Vers nautre en vous ves6nt veni, 
Car vosto escadro benvengudo 
Mostro, au pople que la saludo, 
L'aubre de pas de Tavern ! 

Aubre benesi, que si branco 
S'en van de toun gigant cepoun 
(S&ns que res 16 boute restanco) 
De la Mar Negro a la Mar Blanco 
E de la Baltico au Japoun ! 

Zou! vivo la Russlo amado! 
Vivo lou Tzar d6u found d6u cor, 
E sa marjno, e soun armado I 
La pas aro es assegurado : 
Russi e Frances marchon d'acord ! 

Lou felibre Louis Bonnaud, qu'es Pautour d'aqu^lis estrofo, n'a fa 
pereu lou mandadis a I'amirau Avellan. 

E per tout clava ben coume se deu, direu que la vilo de Digno (Bas- 
sis-Aup) a manda uno delegacioun, per oufri a Tamirau Avellan uno 
superbo plumo de 1'aiglo reiau dis Aup, mountado en or, e dous cen- 
tenau d'espingolo en or, per lis ouficie e si dono. Aquelis espingolo 
pourtavon, sertido en estello, aqueli galanti peiro de Sant-Vincens, que 
fan lou renoum di bijoutie de Digno. Lou capo de la delegacioun, M. 
Ant. Colomb, orfabre e ajoun au maire, a presenta si bijout en i'a- 
poundent aquesti mot : 

Receb^s, amirau, de la vilo de Digno, 

Aquesto plumo d'aiglo escrincelado en or, 

Vouoste Tzar, vouoste pople e vouoslo man n'es digno. 

Lou present es pichoun, mai vai 6sse un tresor : 

Amirau, servira p6r signa Taliango 

De la fouorto Russlo e de la dou(?o Franyo... 

E Prouvenyo la baio, ami, de tout soun cor! 

— Don Sigismond Bo u ska, s6ci dou Felibrige, qu'a revira proun 
obro d'Aubanel, de Roumanille e de Mistral, en lengo checo (Bouemi) 
ven d'estre autourisa a tradurre dins aqcelo parladuro lou rouman 
prouvencau Ague to, de Maurise Raimbault. 



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I 54 Lou Felibrige 



— Au Counseu Municipau de Marsiho, dins sa sesiho dou 17 de 
nouvembre, M. Furby demando qu'uno sou mo de 600 fr. fugue atri- 
bui'do, aquest an e Tan que ven, au titulari de la cadiero prouvengalo, 
a Marsiho, e Iou Counseu pren ate d'aquelo prepausicioun. Bravo ! 
moussu Furby. 

— A la Chambro di deputa, souto l'aflat dou majourau En Maurise 
Faure, de MM. Hovelacque, Beauquier, etc., se ven tie coustitui un 
nouveu groupo qu'aura lou noum de Republican decentralisaire, e 
qu'aura per toco d'estudia li mejan d'aumenta lis atribucioun di cou- 
muno e di despartamen. Zou ! qu'oublidon pas lou Miejour ! 

— Li Dimancbe anouncio dins sis « Echos » que lou mestre En Fre- 
deri Mistral vai parti per fa ire un viage dins li Flandro. 

— Remembran is ami que la souscripcioun per lou pouemo de 
Marinelo, de Lucian Due, revira en vers frances per En Jan Monnl, 
sara clauso lou 10 dedesembre: qu'aqueli que desiron poussedi aquelo 
obro, que la Revue Felibreenne ie ven de faire lis ounour de sa publi- 
cita, se despachon, se volon veire soun noum e sis obro figura dins 
la tiero di souscriveire, en estent subre-tout que lou pres sara aumenta 
tre que lou libre sara mes eh vendo. 

— Sus la coumencanco de njuvembre, lou Pai Savie de Fourviero 
a douna uno tiero de predicanco prouvencalo per la coumemouracioun 
di mort, dins la gleiso de Sant-Teodor, a Marsiho, e i'a outengu un 
suces qu'es pas de dire. 

La gleiso di Grand-Carme, de la memo vilo, quauqui jour avans, ero 
coumoulo per Tausi, que i'a predica l'6utavo de Santo-Tereso. 

Li journau an qu'a dire : lou Pai Savie deu parla en tau o tal autre 
rode, per que, subran, tout lou pople courre per se regala de sa dicho 
tant siavo e de soun talent mai que superbe. 

— L'Ateneu de Fourcauquie e 1'Escolo dis Aup an tengu sesiho sou- 
lenno, lou 1 a de nouvembre. 

Lou souleu ero de la festo e trasie de raissado de belu. Li rai sou- 
leious e lou rire galant di dono, qu'en grand apreissamen avien res- 
poundu au rampeu di dos soucieta sorre, coumoulavon e engarlandavon 
poueticamen la salo di sesiho, trop estrecho per caupre t6uti lis ami 
qu'avien courregu per se regala de tout aco beu que se i'anavo porge. 

A la presidenci, s'es asseta lou majourau En Ougeni Plauchud, Tau- 
tour valent, Tescrincelaire astra dou Diamant deSt Maime; a sa dre- 
cho, i'avie lou nouveu deputa de Fourcauquie, Tavoucat Fruchier ; a sa 



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Lou Felibrige 155 



gaucho, lou souto-prefet de I'arroundissamen ; a sour, entour, s'eron 
placa lou Maire de la vilo; M. Pau Martin, president de la Soucieta 
artistico e literari di Bassis-Aup ; En J. Huot, lou majourau marsihes 
que representavo li Maren ; lou counseie Granier, M. Isnard, Parchiteite 
di Bassis-Aup , lou felibre Pau Roman, delega di Laren, etc. 

Lou president duerb, piei, la sesiho, per de gramaci en touti aqueli 
qu'an ounoura de sa presenci la sesiho annalo de PEscolo, mandosoun 
salut i fourestie e soun galant sourrire i damo. 

M. Fruchier ie respond gentamen ; em 1 ac6 piei, tournamai, En Plau- 
chud s'aubouro per legi un travai sus li font de Fourcauquie ; Isnard 
esmdu erne* soun raconte di sourciero de Lincel. 

Se douno couneissenco di Ietro regretouso d'En Pau Marieton, can- 
celie dou Felibrige, dou conse laren Ch. Guillibert, dou cabisc6u di 
Laren En Frances Vidal, d'En Vitou Lieutaud, de Voulouno, de M. 
Daime, engeniaire e counseie generau a Digno, dou majourau en Fran- 
ces Pascau, cabiscou de la Mountagno, e dou manteneire Roche, de 
Gap. 

Huot, en seguido, declamo un cant dou Diamant de St-OAaime, de 
Plauchud ; Fruchier dis : (To que sies, dou felibre de Coussoun qu'avie 
pas pouscu veni ; M. de Selle descato Vettdevenidou dou Urns. 

Se coumunico i soci de TEscolo dis Aup uno letro dou felibre abat 
Bongarcon, mai que pouetico, e qu'a fa grand plase. 

Maureu, lou gent cabiscou de Fourcauquie, desgruno soun elegio 
pretoucanto : CMtlinda ; Pau Roman declamo la Sestiano ; piei, venon 
trelusent tres sounet de Vitou Lieutaud : A la lausour de N.-D. de Rip- 
poll ; lou duque Jaumt d'Ufes; Per la toumbo de M. Pastre. Lou man- 
teneire saberu Carle de Gantelmi d'llle, counto lis ate flame de (Ma- 
rio Luc, de Fourcauquie, que TAcademi d'a-z-Ais ie ven de semoun- 
dre lou pres de vertu Revnier. Lou felibre abat Michel apound uno 
bello odo a Gounod ; Celestin Roche, de Gap, dis de vers forco aplau- 
di ; Grabie Michel, pereu, mando soun brout de flour, e lou felibre 
Albert Honde, de Manosco, erne bon biais e grand envanc, fai roun- 
fla : lou Jar din d' amour de Manosco emai Lou nis d' amour de Ceiresto, 
e se claus la sesiho erne Lou revenge de M. Reguineu, que touti ie 
piton lou rire a plen^de bouco. 

A plen de bouco, pereu, touti li soci, uno ouro apres, s'atrouvavon 
entaula enc6 de Toste Lachaud, da vans d'aquest menut redoulent e pre- 
nent per Tiue : 



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156 Lou Felibrige 



Par durbi lou gavai : 

— Jlurivo de Si-Clemens — Soucissot de puorc - Bulrri de reno de 

Siberio — Pastissoun d'a-^tAis — 
Par se garni lou pies : 

— Libre dti badassiero de Fountiano — Buou ei bouret dt Coussoun — 

Par se deigreissa li dent : 

— Picbot pise de Sant-Just — 

Enca 'n cop de dent per desouossa 

— Lei gabrioun de pkd d'dulun — 

E par s'acaba : 

— Fuietagi des Arcbivo de Digno — Avelano de la granjo de Vami- 

rau — Besquicbello don comte Ramoun — 

Tout ac6 espoumpi: 

— *De vin de tiouosUi souco — 

Ansin alesti : 

— Cafe- — Quicbo-caft — Mescladuso de vers e de proso — Qu 

brindo — Qu canto — Qu legis — Qu dis de conte — 

E, se Dieu nous presto vido : 

A Tan que ven ! 

Mai avans, anen b£ure au Cieucle liteiiri lou punch de Tamista, 

ounte cadun debanara la sieuno. 

UACHtAUD, oste. 
Mai sian a la desservo, e lou president Louis Maurel s'aubouro e 
brindo is estrangte, a TAteneu, em' a l'autour tant presa d6u Diamant 
de Saint-tMaime ; Huot dis que quau a pres lou camin de Fourcauqute 
lou saup plus oublida ; P. Martin, Pau Roman, ausson lou got a soun 
tour ; Granier debano un poulit conte; Honde, d6u Mount-d'Or, b£u 
a l'Ateneu, a Maurel emai a Plauchud; M. lou maire largo de tout cor 
uno noto patrioutico per lis Alsacian ; lou souto-prefet l'apound la 
sieuno, erne mai-que-mai d'esperit e un gaubi tria. Lou felibre dou 
Mount-d'Or s'alando tourna-mai, e z6u ! Ton part per lou Cieucle lite- 
rari e la sesiho rcunflo qu'es pas de dire. Piei, la felibrejado part coume 
un fi6 d'artifice : M. Pontes fa i la ben-vengudo, Huot dis Lou vilagt\ 
Honde es jamai las de dire, lis escoutaire soun jamai las de Tausi ; 
Roman bresiho tAbrtiu ; lou mege Bernard se fai aplaudi per de raisso 
de picamen de man ; Sicard n'en conto uno, Huot replico erne Vivo 
la cansoun, que Luddvi Sube n'a fa la musico; Maurel entouno la 



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Lou Felibrige 757 



Cresarello ; Honde, Escoffier se ie groupon pereu, e n'es sus la rou- 
manso de Vau-Cluso, d'Aubanel, que se barro sesiho e que t6uti se 
dison : 

A Pan que yea ! 

— Nous es en de bon de signala is ami que, lou 1 de desembre, 
pareissira : Lou carbounie cantavo, vers prouv.encau de Felis Lescure, 
erne prefaci de A. de Gagnaud. 

Lou librihoun aura 50 pajo e sara estampa suspapie de lussi ; lou 
pres sara de 1 ft. 50 

Aven pas besoun de faire l'eloge dou felibre de Greasco, nimai de 
dire soun biais per trena lou vers armouniousamen ; mai, nous soubro 
a prega lis amaire de Pobro felibrenco de manda leu-leu sa souscrip- 
cioun a Tautour, e n'auran ges de regret d'ague segui noste counseu. 

Lengad6 x 

— Aven parla de la peiro toumbalo que lis ami dou majourau En 
Pau Gaussen, souto Taflat dou journau lou Cascavel volon pausa sus lou 
cros dou poueto ama, dins lou cementeri d'Ales ; n'en reparian tourna- 
mai, per engaja li Felibre a prene a cor aquelo obro de remembran^o 
e a manda sa pichoto peceto, fugue en Ales, au journau lou Cascavel, 
fugue a Marsiho, au journau WDimancbt, carriero de Lodi 105, o dins 
li bureu de noste buletin mesadie. 

— Ves-eici lou paumares di Jo Flourau de TEscolo audenco : 

1. — COUNCOURS BSTRAOURDINARl 

Joyos balhados a dous boulumes estampadis desempei mens d'un 
an : 

— Na Filadelfo de Yerdo, per soun libre : r Brumos d'autouno ; uno 
grando medalho d'or ouferto a TEscolo audenco pel journal la Dbpiche, 
de Toulouso. 

— Le majoural Plauchud, de Fourcauquie, per soun libre: lou Dia- 
mant de Sant-tMaime ; un brounze d'art, « lou Vinceire. » de l.a- 
porte, oufert per En Adam Peyrusso, souto -cabiscol de l'Escolo au- 
denco. 

II. — COUNCOURS OURDINARl 

i° Pouesio lirico. — Prex reserbat. 

Felibrige 8. 



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158 Lou Felibrige 



Mencius acoumpagnados d'uno medalho de brounze : 

— Na L. Ouradou de Garretta, a Brassac (Tarn). 
- Na Albertino Chayla, a Carcassouno. 

Menciu : Maurice Joret, dal Mas d'Agenais. 

2° Galejado. — Prex amb' elotges : M. G. Therond, de Ceto, per 
sa peco, Las pec bos de Afauras, uno medalho d'argent ouferto per labi- 
lo de Carcassouno. 

a Prex: Combalat-Roche, a Pignan (Eraut), uno medalho d'argent 
ouferto per la bilo de Limous. 

Menciu a Marc Rigal, a Mount-Pelie. 

3 ff Sonnet, — Prex a M. P. Dumas, a Pepius (Aude), per soun sou- 
net : A I grand Touts de Ciutat, uno medalho d'argent ouferto per la 
Soucietat « des arts et sciences » de Carcassouno. 

4° T{oumanso ou Cansou. — Prex a M. Combalat-Roche, de Pignan, 
per sa peco de Franfouneta, uno medalho d'argent ouferto per M. 
Beveririi-Vico, prefet de l'Aude. 

Menciu a M. Maurice Joret, dal Mas d'Agenais. 

5° Esludi sus las obros dal Troubaire carcassounes Daveau. — Prex 
reserbat. 

Menciu a Fernand Pigot, a Capestang. 

6° Traduciu de la fablo de (Mir : la Clouco e lou Pouletou. — Es- 
pecialomen reserbat as escoulans de las escolos primarios. 

Prex : medal ho de brounze, N... 

Mencius : A. Batx, J. Puel, P. Tesseyre, F. Clarenc, J. Fabre e A. 
Ourmet. 

— Uno novo qu'es de marco, es 1'aparirioun de V%Armauac cetori f 
« per Tan 1894, joia e passa-tems dau pople de Ceta. » Lou pres es 
de 12 sou. T6uti lis ami, touti lis escoulan de TEscolo cetori, que E. 
Castelnau n'es lou gent cabiscdu, se soun douna la man per trena sa 
jouiouso farandoulo, e piousamen i'an bouta li flour di pauri mort, 
qu'avien fa traco dins la parladuro que se soun douna lou pres-fa de 
manteni e de garda : i'a quicon de meste Prunac, de Mailhe, Aguste, 
d'Anfos Pioch, dou Mousteu « qu'a tant fach cacalassa nostres viels. » 

Lou pouitissou es dubert de la man biaissudo dou mestre pilot de la 
barco, lou felibre ami dau Ratatet, erne VArmanac cetori o lou bateti 
de Lengadoc, ounte fai plesi de l'ausi semoundre sa pesco, car es tant 
bello, qu 1 

Atabd, nYaurit leu pas prou per tout lou ruounde, 

De (artaia, au batda de nostra lenga d'Oc ; 

Aco s'escoulara couma d'aiga... e 1'abounde 

Taut famous, n'aura pas res soulamen au croc... 



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Lou Felibrige 159 



Car obascun n'en voudra ; Tome consent, la dama, 
Lous 6uhries de teat renff, las ttlhas, lone gaifoue, 
Que, rousigata d 'amour, jusques au fauna de Kama, 
Voudran fatre rengueta en cantant de caaaous. 

E, piei, touti lis autri scguisson la draio e tiron soun bou, e, segur, 
n'es pas un b6u blanc ; ac6 noun p6u estre erne de pescaire tau que 
J. Soulet, Aufrcd Rottner, A. Marques, B. Dufour, J. Coste, Bessiere, 
Galibert, Vivares, Jouveau, Therond. 

m'aco, em'uno bello tiero de vendemiaire coume ac6, voulespasque 
lou vin fugue bon... Ah ! sieu segur que touti aqueli que lou tastaran 
n'en vendran glout e se voudran amourra au fiasco. Acd's bouomarco. 
Zou ! ami, s'aves pendoula rampau, es que la culido es aboundouso 
e que la bevendo es sabourouso ; zou ! fases clanti li cansoun dins lou 
parla d'aquel brave pople ensourelbat. D'arra la paino i'a ren de mai beu, 
e dins voste armana fouguejo 1'amour patriau, es per ac6 que voslre 
picbou4et armanac far a gaud as cetoris, e que Oiiu vous prestara vida 
per n$ faire un autre Van que ven ! 



A PAREIGU : 

A Roumo, dins Roma Letteraria, Giornale per i Giovani f n° dou 25 
de jun 1893 : / Felibri, article flamejantque fai couneisseen 
Itali l'ourganisacioun e la toco d6u Felibrige, escri de la man 
de la Varanenco, (Maria Licer) socio dou Felibrige. 

A Cierp, dins la Nauto-Garouno, dins lou Ecb Luroun, n° 36 e 37 : 
Eras duos cugnados ? Tacienso, de F. Artigue ; Afuraires, de 
La Testador. 

A New- York, dins Tbe Century illustrated Montbly Maga{ine, n° de 
mai 1893 : ^n embassy to Trovence, per Thomas A. Janvier, 
soci d6u Felibrige, erne de dessin dou pintre A. Castaigne. 
Quatrenco partido, tenent Tescourregudo a la Font de Vau- 
cluso, au Thor, a Tlsle-sus-Sorgo ; erne gravaduro dounant 
uno visto de I'lslo ; a Seloun, per veire A. B. Crousillat ; a 
Sant-Roumie, enc6 dou sendi de Prouvenco En M. Girard ; 
segui dou retra de Marius Girard, d'aqueu de Crousillat, e 
d'uno visto de Toustau de Nostradamus, emai d6u superbe 
retra de la reino d6u Felibrige, Na Mario Girard, dins soun 
atrencaduro d'arlatenco. 

A Cano, enco de Robaudy : Per li cassaire, uno galanto culido d'anei- 



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j6o Lou Felibrige 



doto, acampado per M. Bertrand, secretari de FEscolo de Le- 
rin. Es Maurise Raimbault que li presento au publi, aqueli 
galoi conte d'agachoun , c, a nautrc, nous fai grand plesi de 
dire a-n-aqueli que li croumparan, qu'auran fa bono casso. 
A Mount-Pelie, enco d'Hamelin : Lous pescadou* lengadoucians, de J. 
Soulet. L'oubreto, finamen estampado e que s'es tirado qu'a 
too eisemplari, nous escudello poulidamen lis obro di valent 
pescadou de la mar Mediterrano, e li biais divers d'aganta li 
peis de touto meno que trevon noste ribeires. Tout aqueu 
peis fouguejo e beluguojo dins lou librihoun, coume quand 
nosti pescadou tiron lou gangui o lou sardinau. Mistral ie 
trais soun salut d'aquest biais : 

c As fa bon bou, coulego, e me n'en porges un coutin. Anan 
chapla li lesco e aniue taslaren lou peis de ta bourrido. Ai 
pesca, ieu tamben, quand ere jouine, a la madrago de Ca- 
lendau, lou peis-feran e la rascasso. 

« Aro, ai tira moun bou en terro. Mai, dou bord de la mar, 
me fai toujour plase de veire reveni, a la toumbado dou sou- 
leu, li beto trelusento d'escaumo que boulegon. Que Sant 
Peire e Sant Clar te laisson jamai, Soulet ! » 
En Avignoun, enco di fraire Seguin : Toumo vauriasso, de l'abat lm- 
bert, fclibre de N.-D., tenent : Labat Jan Tardieu e La 
lanterno dou capoucbitt, conte tira dou Cacho-fid de 1894, 
qu'an uno sabour de poumo qu'embaumo la bouco. 
A Paris, dins la Provina, de Lucian Due : La grande trabison de* 
Toulonnais yd'Edmond Sambuc ; La Saint- E hi , estudi de mour 
prouvencalo, de Pau Mangin. 
» Dins VEncriir, n° d'outobre : lou tresen cant de Mariwto, 
pouemo de Lucian Due, revira en f ranees, per En Jan Monne. 
A Lamalou-di-Ban (Erau) dins lou BulUUn des Abiillistesde nouvem- 
bre, rem area n uno galanto pastourello de J. Soulet, lou gent 
felibre cetdri, que nous a forco agrada. l'a ren de tant flame 
que quand : 

Tout ris e canta 

E nous enoanla, 

A a mes de raai 

Klourit e gai. 

Lou Gereot : Jan Monne. 
Erapremarie (elibrenco de Lucian Duo, 35, carriero RooBselet, A Paris. 



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iiU»*^*»^f«^4?^^^Vr'*AV^«I«H''!- i'r^M-'^'^^e^^^^^^^-ipi^^-^J*-*^'^ 



CROUNICO 



ASSEMBLADO GENERALO 

DE LA MANTENfeNgo DE LENGAD6 



Lou 19 de nouvembre, uno bello tiero de felibrc s'atrouvavon 
aeampa au cafe Riche, a Mount-Pelie\ p£r sarra la man is ami e s'a- 
na, pi&i entaula enc6 de I'oste Delmas, p6r ie* teni la taulejado 
coustumiero e la Fclibrejado mantenencialo. 

Li joio e diplomo d6u councours sus Jmus vis do VErnu e Lou 
Travaiadou soun distribui* i gagnaire que n'av^n douna ii noum 
dins un de n6sti precedent numer6. 

Es lou felibre Gastoun Jourdanne, vice-sendi de Lengad6, que 
presido lou banquet en plaeo d6u sendi H. Messine, aguenta soun 
cairegento damisello Matildo Cavaill£, de Bedarrteus, e que l'assem-. 
blado aclamo r&no de la l&sto. 

Quand la blanqueto de Limoux giscle dins Ii got, Gastoun Jour- 
danne s'auboure e pourte 'n brinde superbe e calourdnl que se 
clav6 p6r uno moucioun subre Teneauso d6u resp6t que se d6u is 
Estatut felibren. Escoutas-lou : 

« Se l'Estatut felibrenc nous a despartit en manten&res, en ma- 
jourals, en sendics, en Mantenenros, en Escolos, cs que dins eado 
colho cal un moussegne ; e mai la colho marcho d'arrfeu, mai le 
trabal s'abanco, siogue per semena, siogue per sega. Mes eadun 
sap qu'on a pas besoun d'uno licenco dal Counsistftri per fa ire un 
cap-d'obro, e quand escoutan un b61 troubaire, que canto eoumo, 
teins passat, canlaboun les Trobadors, Taclaman coumo un dius, 
siogue manten&re, siogue majoural, siogue Catalan, siogue Len- 
gadoucian, siogue Proubcn<;al. 



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162 Lou Felibrige 



« Mentre dounc que disciplinagc aici bol dire legalitat frairalo e 
eouncordio dins l'esperfors, b&li brinda al disciplinage felibrenc. 
B61i fa rampeu k l'enlour de nostre drapeu, de nostro Cigalo d'or 
tant arderouso, tant balento. Ah ! la pouden entendre ! Ah ! la pou- 
den segui ! Es Arnaviello que la fa 'speli, e saben qu'amb'el la 
Iraparen toutjoun sul dreit cami de Tardidesso, de la sagesso, de 
l'ounou ! 

« A tu brlndi dounc, moun brave Arnaviello. Brlndi k Tunioun 
frairalo dins lou respet de TEslatut felibrenc ! » 

Sian mai qu'urous de signala aqueu brinde a Fatencioun de ttiuti, 
e Faplaudissen di dos man. Fa terns que luchan per aquelo Loco : 
lou respet dis Esiatut que nous sian douna, que nous fai gau dc 
veire qu'aquelo ideio fai camin : lou salut d6u Felibrige es tout 
aqui. Aqui se devon apiela lou Counsistori e li Mantenenco. E lis 
Escolo ie" devon trouva lou biais, en gardant lou respet dis Estatut, 
de pas cauca foro Feir6u. Es en seguissent aquelo draio, que li 
felibre gardaran Funioun e rainour que li deu liga e que vendra 
lou jour que i'aura plus dins nosto Soucieta de soci s'enarcant 
per si dre de felibre e oublidant o renegant lou tros dis Estatut 
que ie" parlo de si deve\. 

Mai, basto... revenguen k la felibrejado. 

Lou majourau Antounin Glaize respond k Gastoun Jourdanne 
e, piei, Pau Ghassary parlo sus Tensignaincn de la lengo dins lis 
escolo publico: F. Dezeuze pico mai sus lou tai e Arnavielle, 
l'ar&bi superbe, s'escrido : 

Tant qu'auren pas nosto lengo dim las escolos que pagan 7 
f aura pas res de fa. Alors Fassemblado voto: 

1° Que la lengo d'O fugue respetado e ounourado dins lis Es- 
colo. — 2° Que Pensignamen ouficiau fague uno part mai grando k 
Fistori regiounalo e eoumunalo... 

Ipoulito Goumbalat beu k la reino Matildo Cavaille", que res- 
pond per de galant vers ; German Gavaille*, ausso lou got k 
soun tour, Arnaviello souveto prousperita is Escolo de la Man- 
tenenco lengadouciano. J. E. Castelnau, lou cabisc6u cctori, enauro 
lou vin dou Miejour; Antounin Maflre, de Bezie's, traissi galejado; 
Bastido de Clauzel declamolou drapeu. — Li cantaire ddu Cia- 
pas canton lou cor : Lous cantaires ddu Clapas qu'es tant renou- 
mena ; e Marsal, Rigal, Delmas, Pascal e li Goumbalat, zdu ! se 
n'en donon k tu n'en vos, vejo n'en aqui... 



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Lou Felibrige 163 



Noste ami A. Fruchier e soun fi£u fan entendre qu&uqui galant 
mousseu de Magalouno, aquel opera prouveneau que Marius Bour- 
relly n'a basti li paraulo e qne Fruehier n'a trena la musico. Es 
Tutfou quecantopiei CEslioencodeV&u Gaussen, e que sabe itfumai. 

E Jan Fournel, lou gent secret&ri, dis li regret de Frederi Mis- 
tral, erne* soun galant mandadis: 

Per beure a la lieu, 
Moun bel Arnavielo, 
M 'am our re a la pielo 
DOu vin dou boa Dieu ! 

E la letro dou Capoulie" En Felis Gras, que dis : 
« Auri6u agu grand gau d'ana turla lou got erne* li bon, li va- 
lent, li fort d6u Parage e dou Lengad6; mai si6u encadena dins 
Toustau... Sabe qu'emtf d'ome coume vautre ren periclitara.... 
Sabe que la Causo sara ben aparado... Sabe que tanards coume 
se d6u la peu dou pafiaire e sabe que fare's cas, coume se Tame- 
riton, di mort, dis entarro-mort e didesentarro-mort... 
« E me rejouisse de tout aeo e vous embrasse I6uti ! » 
E de Roumi^u, lou sempre galoi Roumieu, qu'a leissa, dins 
Mount-Pelie\ uno mita de soun cor: 

Nouu poudent me veire 
A vo8te constat, 
Bouide eici moun veire 
A vosto santa ! 

Claurennosti citacioun per un trosd6u mandadis de la Tabo d'Ales, 
que sembloun resson di paraulo dou vice-sendi Gastoun Jourdanne, 
e que n'es r6n aurre que li paraulo dou Capouli6 En Felis Gras, 
k la felibrejado maienco de 1876. 

Ves-eici coume parle lou Capoulie : 

« Brinde au respet dis Estatut d6u Felibrige ! Eli soun nosto 
coustitucioun e nosto lei ! uno lei chausido se deu segui avugla- 
men. Mau-di siegue aqu£u que ohaupino la coustitucioun e qu'es- 
trasso la lei ! que Tiro dis ome l'ajougne e n'en deli^ure lou mounde ! 
Au respet de la lei felibreneo ! » Ac&s parla d'orl 

La tiero es longo d'aqueli qu'avien pas pouscu veni & Mount- 
Pelie e que mandon, regretous, de poulit vers d'adesiouu ga- 
lanto. E li Cantaire dou Clapas aguent canla 1' Inne a Mount- 
Pelid d'Antounin Glaize, se claus sesiho per lou Mazct de nieste 
Roumttu ! 

E longo-mai Lengado vibre ! 

J. MONiNE. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfcNgO 



— Dins un banquet que s'es douna a Draguignan, per festeja Pe- 
Ieicioun de M. Jourdan, au titre de deputa dou Var, M. Jourdan a 
respoundu en bello lengo prouven9alo i coumplimen que ie fasien sis 
ami : 

« Per qu'aqueu gramaci fugue mai courau, ai vougu, — dis — 
Pespremi dins la bello lengD poupulari que parlon toutei aquelei mes- 
tierau e que, me semblo, a Per d'estre nouesto lengo de famiho. » 

Osco ! 

— Lou dimars 14 de nouvembre, au cieuclede Sant-Mitre, e lou 
dimecre 15, au Coulege catouli, a-z-Ais, noste brave counfraire, lou 
poupulari diseire Louis Foucard, a douna dos sesiho qu'an fa fldri. 
Quete rire e quete envanc. beu bon Di^u ! 

— Ves-eici qu'uno voues s'aubouro dou fin founsde nosto Mante- 
nengo d'Aquitani, e que crido : Tkr Veiresc, s. v. p., e que i'a *n ome 
de cor, lou majourau en Felip Tamizey del Larroque que bat lou ram- 
peu, per paga un deute patriouti, un deute prouvencau, qu'es la res- 
tauracioun de la capello funerari dou grand Peiresc. 

A Roco-Favour, dins I'acamp de Santo-Estello quese ie tengue, i*a 
terns, e ounte aguerian Pur de taire couneissenfo erne En Tamizey de 
Larroque, aquest fague la prepausicioun d'auboura dins la capitalo de 
Prouvenco, que Peiresc avie ilustrado, uno coulouno pourtant lou buste 
d'aqueu savent. Mai, s'atrovo que lou 28 d'abrieu 18Q3, lou majourau 
En de Berluc-Perussis a descata, dins la gleiso de la Madaleno d'Ais, 
la toumbo de Peiresc, e aquelo descuberto a fa neisse 1'ideio de laire 



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Lou Felibrige 16% 



councourre lou gouver, li despartamen di Bouco-d6u-Rose, dou Var, 
(ounte es nascu Micoulau Glaude de Fabri), di Bassis-Aup, que ten 
la terro ounte ie vengue lou noum de Peiresc ; de Vau-Cluso. amor 
que fugue Tun dis escoulan li mai flame d6u coulege d'Avignoun e 
que la bibliouteco de Carpentras gardo si mai precious manuscri, noun 
pas a Paubouramen de soun estatuo, mai a la piouso ournamentacioun 
de la peiro d6u cros que nous gardo li cendre d'aqueu grand ome. 
Uno escripcioun coumemourativo sarie escrincelado au dabas d'un 
medaioun artisti representant lou paire de Perudicioun mouderno. E se 
signalarie d'aqueu biais au pople de Prouvenco, emai i sabeiu dou 
mounde entie, lou rode ounte s'acato aquelo gldri universalo. 

Sian mai que segur que res barrara soun boussoun au rampeu tant 
valent, a Pobro tant bello e tant piouso que Tamizey de Larroque n'es 
lou butaire. T6uti voudran countnbui, per pau que fugue, a Penaura- 
men d6u mounumen degu a l'ome qu'a tant fa per nosto gl6ri mie- 
journalo. NYa forco qu'an adeja manda sa miso; En Tamizey de Lar- 
roque s'es escri, eu, en testo de la souscripcioun, per la soumo de 50 fr. 
en nous disent en touti : « Me seguigue quau m'amo. » T6uti lou 
seguiren, parai ? e mandaren noste escot a « M. Tamizey de Larroque, 
correspondant de l'Institut, pavilion Peiresc, par Gontaud (Lot-et-Ga- 
ronne). > 

— Parefssira sus la fin d'aquest an : La gldri d'Esclarmoundo, pouc- 
mo prouvencau de Marius Andre, erne* traducioun franceso vis-a-vis, 
que sara precedi d'uno prefaci de Felis Gras. 

Se souscrieu en mandant lou mountant de sa souscripcioun enrd de 
Tautour, carriero Galante, 30, en Avignoun. 

Lou libre coustara 5 fr., e i'aura d'eisemplari sus papie dc lussi a 
20 fr. (Japoun) ; 16 fr. (Chines), e 12 fr. (Oulando). Zou ! aqueli que 
n'en volon, que se despachon ! 

— Au numer6 d'6utobre, dins noste article : Tourna-mai la que&tioun 
dis Escolo feh'brencOf aven oublida, per destinembre, de menciouna 
VEscolo dou Lioun, en Arle, dins la tiero dis Escolo felibrenco de Prou- 
ven^o. Sian mai qu'asscgura que touti auran vist que. n'ero ac6 qu'un 
oublit de nosto part, que TEscolo dou Lioun muse pas, e que lijour- 
nau d'Arle : le Forum, fbomme de bronze, U Lion d'vrfrles, que di- 
rigis tant valentamen lou secretari de PEscolo d6u Lioun, nousnduson, 
cado semano, de provo paupablo de sa vitalita. 

— Un galant libre s'acabo d'estampa a New-York : es VEscourre- 
gudo en Trouvettfo, de M. T. A. Janvier, soci dou Felibrige, que lou 



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i66 Lou Felibrige 



Century Magazine nous avi4 douna a la coumencanco d'aquest an. 
Lou libre se duerb per un superbe retra de Frederi Mistral, d'apres uno 
foutougratio. Dono Toumas Janvier a dessina elo-memo lis ournamen 
de lacuberto d'aqueu flame libre: d'un caire ie* voulastrejo uno cigalo, 
e de Pautrete verdejo un brout d'6ulivie. 

Apounden que la gento felibresso americano travaio d'aquest mou- 
men a-n-uno obro que tratara de l'istdri de Marsiho, despiei la Revou- 
lucioun enjusqu'a iuei. 

— Lou dimenche 3 de desembre, mounsen lou canounge Grimaud 
presicavo en catedralo de Carpentras, lou Panegiri de Sant Sifren, en 
bello lengo prouvencalo ; mounsen Grimaud, qu'es pas lou premie cop 
que fai fldri, en fasent ounour a nosto parladuro, a pres subran per 
lou cor touti sis escoutaire, que Vinmenso catedralo n'ero regouiro, e 
qu'avien courregu mau-grat lou marrit terns, per ausi bresiha aqueli 
mot tant melicous de la lengo meiralo. 

Quand lou flame presicaire, de sa voues forto, restountissento e vi- 
branto, esmougudo, a agu parla d'aquest biais i Carpentrassen : « Mi 
fraire ben-ama, m'es arriba souvent de precha 'n lengo prouvencalo dins 
de grandis oucasioun, maijamai me sieusenti mieusa I'aise qu'au-jour- 
d'iuei dins nosto bello catedralo de Sant-Sifren ! La resoun n'ei pas 
dificiloa douna. Estent que sieu qutcTeicide tMounteu, siiu quasimen 
de Carpentras, e noste lengage es lou meme ! » 

N'i'a proun agu aqui per gagna la simpatlo de t6uti, e, d'ac6, lou 
counferencie n'aprouficho per se trufa erne forco esprit d'aqueli que fan 
mespres de nosto lengo : 

« N'i'a que s'imaginon, dis, que fau parla lou prouvengau ren qu'i 
gent de la basso classo, mai qu'en parlant i riche, i grand persounage, 
counven d'emplega lou frances. Apelon ac6 fignoula. Ah 1 mai, noun 1 
Fuguen mai tier de nosto lengo ! Lou prouvencau ei, coumo lengo, 
plus viei que lou frances, e au-jour-d'iuei, graci a sa resureicioun, es 
plus jouine, vai autant ben i bouco fino di letru qu'i bouco rufo di tra- 
vaiadou de la terro. » Brave, mounsen Grimaud ! 

• — A pareigu a Marsiho, a Testamparie dou Ticbot marsibes, VAr- 
mana marsibes per l'annado 1894, recuei de conte, charradisso, cansoun 
e galejadodi troubaire marsihes, erne d 'image e uno carto di vent, pu- 
blica souto la direicioun d'Aguste Marin. Fai li sieis an qu'aqueu gent 
Armana nous regalo de soun riie gai e semblo qu'es aier que lou ba- 
tejavian en grand poumpo. Basto ! lou pichot leventi fai soun camin, e 
tout en vouguent estre que Troubaire, que lou Felibrige ie ven en odi, 



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Lou Felibrige 167 



cs mai felibre que co que penso ; la crounico de Garlaban, en favour 
dou mounumen de Roumanille, n'es uno provo majo, senso coumta lis 
obro felibrenco, coume: Un vilagi, dou majourau En J. Huot; Long 
de la mar y Amour paean, Fintcien, d'En Valeri Bernard ; l'odo courou- 
nello Mirabeu, d'En Marius Bourrelly; la Renhsshtco dou prouvencau , 
d'En Pau Marieton ; Lou ga lot sour dat di Prouvhnco, de Maurise Raim- 
bault ; la Fantaumarie, de Funeu ; li vers ardit de Jaque-Iou-sdci ; Un 
esfntaele, de juli Cassini, emai Lou ban, aqueu sounet csquist e re- 
quist d'En Anseume Mathieu, H galejado de Foucard e tout lou resto, 
tout acd vous a un prefum felibren que vous embaumo a des lego liuen. 
D'armana ansin fan ounour a-n-aqueli que lis enantissou, e noun se 
pou mies fa ire que de lou prouclama aut e liuen, qu'ac6 's obro de bon 
felibre ! 

— La Cornemuse, a parti dou 1 de janvie venent, publicara cado 
semano un numer6 poupulari, ilustra en coulour, a-11-un sdu, senso 
qu'ac6 empache soun numerd quingenadie de faire soun camin. 

Z6u ! que n'en vengue de luchaire c d'aparaire ! 

— Nous es en-de-bon de signala en touti li Felibre uno ideio de bon 
Felibre que ven d'espeli dins lou cor dou mestre en Gai-Sabe L. Due : 

A parti de 1894, La Province, qu'es uno revisto franco-prouvencalo 
quese publico a Paris souto la direicioun de Lucian Due, e que duerb 
si coulouno is ami dou terraire nadalen que i'agrado de retraire lis us 
e coustumo de sa terro, dounara d'esttidi sus li Felibre de marco, ma- 
jourau, mestre en gai-sabe e manteneire, en pourgissent a si legeire 
d'escapouloun de sis obro, de biais a fourma uno Antoulougxo prouvtn- 
pah que se n'en pourrie tira de librihoun a despart, que i'aurie ren de 
tau per faire couneisse dins lou pople li Felibre e sis obro. 

Engajan touti lis afouga de f ideio felibrenco a-n-ajuda lou cantaire de 
Marineto per fin que soun ideio flamo trachigue e flourigue. 

— Li cours de literaturo prouvencalo se soun dubert tourna-mai, 
a la Faculta di scienci de la vilo de Marsiho, lou 5 de desembre dou 
mes courrent. Lou proufessour Leopold Constans, majourau dou Feli- 
brige, prendra per temo : « Influenci de la literaturo prouvencalo en 
Itali emai en Espagno. » 

Lisesiho se tendran touti li dimars, de quatre a cinq ouro de vespre. 

Apres lou cours publi se fara uno counferenci especialo ea gratis per 
l'esplicacioun di teste. Perestre ames a-n-aquelo counferenci, i'aura que 
de se faire escri^ure per lou proufessour au moumen meme de la coun- 
ferenci. 



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i68 Lou Felibrige 



Dins sa leicoun dou 5 de desembre, lou proufessour Constans a 'stu- 
dia VArmana prouvetifau e lou Cacho-Fio de 1894, e a regal a sis 
escoutaire de quauqui mousseu d'aqueli librihoun poupulari. Lis es- 
coutairei'an la festo e Tan aplaudi mai-que-mai. 

A la counferenci clauso qu'a segui la counferer.ci publico, lou ma- 
jourau Constans a esplica lou teste d'uno peco dou troubadou Fouquet 
de Marsiho. 

— Aquest mes, e coume a l'acoustumado, aven fa presenta la quitanco 
de l'escot fehbren emai dis abounage a nosto revistouno : pregan nostis 
ami de ie fa ire bello acuienco ; que, cado fes que bouton la posto dins 
Foubligacioun de nous la retourna, es set s6u que soun refus o soun 
oublit costoa la Soucieta. 

— Souto 1'aflat de M. Ouraci Bertin, president d6u Sendicat de la 
presso marsiheso, se ven de coustitui, a Marsiho, un Coumitat qu'aura 
per toco de moure lou guespie a soulo fin d'acampa proun dardeno per 
auboura un mounumen a noste grand escultaire marsihes Peire Puget, 
e per coumpli, en meme terns, uno obro de reparacioun e de recou- 
neissengo. 

Lou mounumen sara digne de Tengeni dou grand artisto : e, quand 
lou moumen sara vengu, reparlaren d'aquelo obro majo, que li Felibre, 
n'en sian assegura, i'agradara de la buta, eli que se fan ounour d'e- 
naura e de glourifica lis ilustracioun loucalo. 

— La bono salut, la dounan do tout cor a-n-uno revisto que ven 
d'espeli a Marsiho souto lou titoulet : Ifyvue inde pendants du (Midi, 
que fai gento PU90 a la literature prouvencalo felibrenco. 

Lou numerd 1, que porto la dato de desembre, douno, dins sa par- 
tido felibrenco : Ui pescadou, peco de Louis Astruc en dialeite marsi- 
hes; un sounet de Louis Roumieux: Des-e-vuecb an; un autre sou- 
net de Marius Bourrelly ; tres quatrin de Maurise Raimbault sus Lou 
cldre, e unoletro prouvencalo de Jan Monne, a la redatioun de la subre- 
dicho revisto, que ie disie : 

Brave e gent counfraire, 

« D'abord que picas a ma porto au noum dou felibre di Cacio } pode 
que vous la durbi de bat en goulo, per vous dire, amor que vous 
agrado, que noun me desagrado a ieu de coulaboura a vosto Revue 
independanie e per apoundre que sieu tout vostre de cor ! » 

Longo vido e beu camin a la « Revue independante du Midi, » 
que Sto Estello la prengue souto sa gardo ! 



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Lou Felibrige 169 



— Lou 1 de janvie de 1894 pareissira, a Cano, la Cisampo, journau 
poupulari e mesadie, escri en parla lerinen. l'aura de conte, de gale- 
jado, de see no prouvengalo e d'article sus li tradicioun loucalo e sus 
ristori de Cano e de sis alentour. 

Santo Estello doune bon vent a la nau lerinenco, e, a nautre, Tur 
de la veire vouga en pleno mar latino. 

— L'edicioun poupulari dou Gangui, de Fourtunat Chailan, es en trin 
de s'estampa : leu-leu nous sara douna d'anouncia i groumandoun de 
nosto parladuro, que pourran se coungousta di trancho safranado d'a- 
queu peis vieu e sabourous. 

Lengad6 

— Li 18 e 19 d'outobre, VEscolo audenco ero en festo, en l'ounour 
de noste subre-capoulie, En Frederi Mistral, que i'ero ana faire ve~ 
si to. 

Dins lis orto de Mir se turlavo lou got e rajavo la blanqueto de Li- 
mous e la charradisso s'enauravo; a la Soucieta de 1eituro } se fai piei 
pauseto, e aqui Mistral coumplimento Rouquet, lou president, e i'a- 
nouncio que fai douno a la Soucieta de soun Tresor dou Felibrige. 

Au restaurat Jagmet i'a la soupado, em' alentour d6u mestre : Mir, 
Athane, espetour d'academi, lou pintre N. Salieres esoun fieu, Gastoun 
Jourdanne, Rouquet, Prax, A. Sarraut, Darzens, Gayraud-Deloupy, etc. 

Aqui, apres un discours de Jourdanne, Mistral s'aubouro, e rendent 
a Mir un manuscrit que i'avie manda a Maiano, lou prego de lou legi 
is ami. 

Aquelo obro nouvello de Mir a per titre la 1{fbadisso, e es ilus- 
trado per lou craioun de Salieres; veici coume lou mestre n'avie deja 
escri a Mir: 

Carcassouno, 17 d'outobre 1893. 
Moun bon Mir, moun beu Salieres, 

« Li tour re de Dono Carcas an pantaia tant ferme soun erouico Re- 
badisso que ieu lis ai ausido de Maiano eicavau e, prenent lou coundu 
que reQnis Cieutat a la Prouvenco, (aqueu d'ounte s'escaperon li Car- 
cassounes trahij, me veici vuei a Carcassouno per entendre de plus pres 
aqueli peiro de Mennoun. 

«0, mis ami de Dieu, l'estatuo de Mennoun, dison que rendie de son 
meravihous e delicious, quand lou souleu levant ie picavo dessus. Li 



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i jo Lou Felibrigc 



tourre que courounon vosto vilo e soun ist6ri, an trouva la paraulo en 
se souleiant ansin a voste sant patrioutisme : e fague Santo Estello que 
la perdon jamai plus. 

« Vous embrasse touti dous e touti li fraire erne vautre, sus lou sen 
generous de Madono Carcas. 

En ribo d'Audo, 

F. MISTRAL. » 

Au cafe Marsal, Mistral canto la Cansoun dou Souleu e lou Torto- 
i/?igo, Rouquct i'apound VAudenco e la Blanqueto de Limous \ Mir e 
Prax, erne soun duo de Marioun, fan creba d6u rire lis escoutaire, e 
n'cs dins un grand cacalas que la sesiho se clavo. 

— Li Felibre que passaran a Carcassouno soun avisa que touti li 
dimecre de vespre, li soci de FEscolo audenco s'acampon en sesiho li- 
terari dins li saloun dou cafe Marsal. Se ie beu, se ie canto e se ie ris, 
rO qu'es lou meiour de tout. 

— La Tabo, Escolo felibrenco d'Ales,qu'a per decan A. Roumestan, 
a coustitui soun Bureu coume seguis: cabiscou, A. Blavet ; souto- 
cabiscou, F. Chabrier, L. Bourguet ; secretari, L. de Sarran d'Allard ; 
prieu, Bastidon e Dumas. 

— A Ceto, lou 1 1 de nouvembre, M. Dagan, proufessour de retou- 
rico au Liceu cet6ri, a fa 'no counferenci sus la RHnoJano, de Freder 1 
Mistral, au Cieucle di Founciounari, e touti n'en soun esta meraviha. 

— Lou valent felibre manteneire Celestin Malignon, curat d'Arre, 
(Gard) ven d'acaba soun pouemo sus Jano d'Arc, Souvetan que i'aven- 
gue, per aquelo obro, autant de glori que n'i'an adu si pouemo : Z7r- 
mito de Prouvbtfo, Nosto-Damo de Lour do e Nosto-Damo de Prima- 
Coumbo. Sarie terns que se baiesso a-n-aqueu luchaire apassiouna, la 
recoumpenso que s'amerito despiei proun terns. 

— Li souscrivcire dou premie voulume di Couquibo d'un Roumieu 
ilustra per E. Marsal, venon de recaupre, de la lieuresoun n° 36 a la 
lteuresoun n° $7, erne li noto, la prefaci de Frederi Mistral e uno nou- 
tico biougrafico de Pau Chassary ; a tout aco es jount lou retra de 
Roumieux e la cuberto. l'a dins aqueu libre de que passa quauqui bdni 
veiado d*iver, a rire a plen de bouco e a plen de cor. 

— L'Academio di Jo Flourau de Toulouso ven de se veire suprimi 
la rendo de milo franc que lou Counseu municipau de Toulouso ie fasie 



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Lou Felibrige iji 



amnalamen. L'Escolo moundino eiretara d'acdbeu, e nautri, li Fclibre, 
n'en diren pasde mau. 

— Lou 26 de nouvembre, a la coumuno de Carcassouno, l'Escolo 
Audenco tenie sesiho literari e dounavo si Jo Flourau. 

A l'entour dou majourau En Achilo Mir, Tavie Dat de Sant-Foulc, 
Prax, G. Jourdanne, Pau Gourdou, lou cabiscdu; Peyrusse, J. Rouquet. 
Jan Escaffre mestrejavo li musicaire que saludon la foulo dis escoutaire 
d'un mousseu de Gluck, e dou celebre Minuet de Boccherini. 

Achilo Mir duerb alor la sesiho e, tout esmougu, coustato lou bate- 
dis que ie ven au cor de veire que sa parladuro lengadouciano, qu'a 
tant amado, repren favour dins lou pople. 

Gastoun jourdanne fai, piei, lou raport sus li Jo Flourau, en un flame 
di scours qu'es aplaudi mai-que-mai ; coume es aclama lou re ire Achilo 
Mir, quand s'aubouro mai, per dire sa Rebadisso, qu'es lou raconteenau- 
rant e superbe de la vengudo di Felibre en cieuta de dono Carcas, au 
mes de mai passa. E ves-eici Prax que s'avanco per debana Gra^alo, 
uno sceno coumico que vous fai troussa dou rire. 

Aro, es lou tour di peco courounello : Las pec bos de Maurras outenon 
un suces fdu ; a-n-«/f/ grand pouts de ciutats e a Francouneto, dou 
felibre Combalat, se ie pico di man e se ie fai festo que noun sai. Per 
claure la sesiho, es lou cabisc6u Pau Gourdou que fai li gramaci dis Au- 
denc, dins lou biais que seguis : 

Amistouso Assemblado, 

Le terns fuso rapidomen quand on es en bouno coumpagno, e trop 
16u per tdutis pieo I'ouro de la despartido. Aqucl moumen regre- 
Lous ount cal se dire adiu es aro arribat. M&s abanl, Moussu le Mairo, 
moundebert coumo le bot de monn cor es de saludaen bostro per- 
souno, dins aquel oustal de bilo, la glouriouso e ufanouso Ciutat 
da Carcassouno. Elo, qu'al mesde mai darnie, de la porto Narbou- 
neso k la porto de l'Audo, acclamant le felibrige qu'empuro l'ideal, 
oufrissio dins sous b&rris uno arderouso ouspitalitat as represen- 
tants de la ra$o das forts e das pouderouses, das forts dins la luto, 
das pouderouses dins la mort ; e que bei tourna-mai, en s'assou- 
ciant generousomen a nostis premteris joes flourals, douno uno 
probo noubelo de sa grando desiranco d'ajusta per 1'abeni &soun 
bielh renoum de poulidesso e de balentiso aquel autant trelusdnt 
dal Gai-sab6. 



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ij2 Lou Felibrige 



Saludi tab6s bostros soucietats ainados qu'an sourigul a la nais- 
senco de la nostro coumo on sourits a uno jouino sor qae ben re- 
join Poustal de sous bascalats e de sas eansous ; e les counfraires 
de lapresso qirenmenats a lour tour perPenvanc que nous buto e 
nous embelugo, nous an dounat la ma dins Pobro entrepreso, nous 
an soustengut e an frairejat amb(5 nous autris. 

E les dounaires d'aquelos belos joios que dounoun tant de lustre 
a n&stris jocs-flourals : lourgenerousitat sara prouclaraado per t6u- 
lis les felibres, car an proubat atal que, coumo nous autris, aima- 
boun nostro lengo poupulario e boulion sa glourificaciu. 

Salut e felicitatius a Pourquestro, qu'entre terns, dins aquesto 
acampado, a bressat nostro amo desousarmouniousesacords, Pem- 
pourtan leng d'aqueste mounde, b6s la piano soulelhouso de Santo 
Estello. 

Saludi le pople, enfin, tout aquel pople patriotoque ne sion sour- 
tits, nous aus felibres, e qu'aiman ambe* le desbord d'uno passiu 
forlo e que le felibrige, al jour de bei, en gardant sa parladuro, dins 
cado pais, sempre ten dins uno doublo embrassado de pouSsio e de 
fraternitat. 

Bous saludi, subre-tout, graciousos damose doumaisellos, que fa- 
sets rebiureaici las anciennos courts d'amour, — bous autros, is- 
pirarellos das felibres, qu'abets dins les els coumo un rebat blu de 
perbencos ou dal negre jaiet, e que tout aro a 1'ausido dal palma- 
re's, pacific buletin de bitorio, aplaudissiots amb'un biais galant de 
bostros mas poupinetos e plenos de bouquets, de caressos, le triom- 
phe de nostris apassiounats e cabalherouses laureats. 

L'escolo Audenco pretoucado juncos a Tamo, se descolo amb£ 
respet dabant t6utis bous autris, e bous crido : 

Al rebeire e Grameci ! 

Lou vespre, a Paubergarie dou Coumerco, vint-cinq stei s'assetavon 
a taulo per fclibreja. Es noste ami Louis Vergnes, cabiscou de PEscolo 
Moundino, que presidavo : Louis Vergnes, redatour de la Dcpecbe, 
de Toulouso, ero vengu a Carcassouno per adurre la medaio d'or que 
soun journau avie* semoundudo a PEscolo Audenco e qu'aquesto avie de- 
cernidoa la felibresso de Gerdo, Na Filadelfo. 

Achilo Mir ero aqui pereu, a la placo ct'ounour , e a la desservo a sa- 
luda erne soun cor loi: representant de PEscolo moundino. Louis Vergnes 
counvido piei PEscolo audenco a prene part i festo que PEscolo moun- 



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Lou Felibrige 173 



dino alestis a Toulouso per lou mes de mai venent. Au noum di Felibre 
audenc, lou cabiscou Pau Gourdou respond que lis Auden respondran 
de tout cor a la counvidadoun moundino. P. Estieu, A. Pcyrusse, Dat 
de Sant-Foulc, Jourdanrie, Dumas, brindon a soun tour e chimon la 
blanqueto de Limous que petejo dins li got. Gil, ancian noutari, qu'a- 
vie redigi lou menut en vers lengadoucian, trais pereu un brinde 
enaurant. 

Au cafe Marsal, es li cansoun que se destrenon. Tout ie passo : « la 
Can soun de la Coupo, » c lou Maset de mdsle Roumieu, > « l'Auden-r 
co, > c la Toulousenco, » c la Carcassouneso, > cansoun dou terra- 
dou que lou maestro Darzens acoumpagno au piano erne grand envanc 
e biais superbe. 

Magnifico e coumplido es estado la festo audenco, e touti, en se 
quitant, an redi lou mot de Mir : 

€ Zou ! A Tan que ben ! » 

— Lou Cascavel, que deven, a parti d'aro, Pourgano de l'escolo de 
La Tabo d'Ales dounara, dins sgun numero de Janvie e li seguent '• 
La Camisardo, dramo de Pau Gaussen ; La Fihro de Cbambourigaud 
obro galejarello e de jouinesso dou meme autour, e la Cbarto d'Alte^ 
en lengo roumano revirado en cevendu, e tout acd acoumpagna de 
galejado e d'image de Jo use Belon e de R. Marsal. 

E cridaren pereu nautre : Tabo per lou viii Ails I 

— Li Campanii de Magaiouna e li felibre de Mount-Pelie venon d'a- 
lesti e de nous pourgi, per lou tresen cop, Lou Soucde nadal, journau 
de nouve, que li paure coume li riche legisson erne tant de plesi e 
que costoque o fr. 25. Lou Souc de Nadalde 1893, *° rco ma * flame qu'a- 
queu dis autris annado, douno ia reprouducioun d'un grand tableu de 
E. Marsal : Las Est r en as, e publico de nouve, de conte, de galejado e 
de pouesio di felibre sso e di felibre mount-pelieren. 

L'an passa se n'es tira vue milo, aqueste an es de creire que se n'en 
chabira encaro mai. 

Per lou recaupre i'a que de manda dous timbre di blu au direitour 
de la Campana de {Magaiouna, 1 5 carriero dou Chivau-Vert, a Mount- 
Pelie. 

Aquitani 

— Lou 10 dc nouvembre, a Brivo (Courrezo) s"es tengu la prou- 
miero sesiho felibreuco de 1'Escolo limousino. 



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IJ4 Lou Felibrige 



La salo dou teatre ero coumoulo de tout lou beu pople dc la vilo : 
capelan, ouficie, artisto, magistrat, founciounari e galant pople avien 
respoundu au rampeu de l'Escoio, e subre-que-tout li dono eron la 
flour de l'acampado. • * 

La sesiho es duberto per Y 'Arlesienne , de Bizet, que fourquestro a 
rendudo magistralamen ; e piei, lou cor a entouna Xlnne Umoufi, qu'a 
douna vane a-n-uno manifestacioun superbo. 

Lou souto-cabiscdu de l'Escoio, lou butaire, 1'amo de la festo e dou 
Felibrige limouzin, Sernin Santy, fai Teloge d6u cabiscdu En Jouse 
Roux, e de soun obro magistralo, la Cansoun limousino, e dis tant 
ben, e enauroe enfioco talamou li cor, que dou premie copgagno la bello 
assemblado is ideio felibrenco. Em'ac6, presento lou counferencie, lou 
felibre Felician Court, que laisso courre soun galant paraulis erne bon 
biais, e que conto co que n'ei di Troubadou, di Felibre e de l'Escoio 
limousino, e noun oublido lou mestre, lou majourau En J Roux, que 
soun noum e Tevoucacioun de sis obro aubouro dins la salo entiero 
uno entousiasto manifestacioun. 

E lou gent counferencie claus sa dicho ansin : 

« Laissez-moi vous crier, mesdames et messieurs : lisez vos poetes, 
encouragez-les et suivez la voie qu'ils vous indiquent, ils ne se trom- 
pent et ne vous trompent pas. Et vous, chers et valeureux apdtres, 
cherissez toujours la petite patrie, chantez-la en cette langue d'Oc qui 
est la sienne ; les detracteurs malveillants insinueront seuls que vous 
en aimez moins la grande, la France. Tout nous predit que le succes 
couronnera vos efforts ; il n'est pas jusqu'aux armes de votre cite qui 
ne par lent dans ce sens, symbolisant la moisson abondante que vous 
ferez! » (i) 

€ Chantez, chantez toujours, et l'Ecole limousine deviendra 1'un des 
plus etincelants fleurons du diademe felibre en ! 

Em' aco, Sernin Santy legis li despacho de Mistral, que saludo la 
reneissenco limousino ; de Gras, noste capoulie que fai proumesso de 
celebra Santo-Estello a Brivo ; dc Na Mario Girard, reino dou Felibrige, 
e dou sendi de Prouvenco, que dison : 

« Reino e sendi saludou e benastrugon l'Escoio limousino. Vivo la 
nouvello Escolo ! » Girard. 

Se legis pereu li despacho de l'Escoio moundino, dou sendi d'Aqui- 
tani, etc., etc. 

[I] Lis armo de Brivo soun tres superbis espigo de bla d'or, ben granado. 



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Lou Felibrige iy$ 



Es piei en J. Roux, lou grand poueto, que, moudeste, ven gramacia 
e que dis simplamen: Lou vh-aqm, lou paure..., e qu'es saluda per 
uno trounadisso de pica men de man ; em'acd, M. Thiroux dis tOur- 
douuansa, l'ourquestro jogo Lei labour eurs, sinfounio magnifico de M. 
Brevil, e la sesiho n'es clavado per lou cant de (Mireille, Touti soun 
ravi d'aquelo incoumparablo proumiero sesiho musicalo e literari, que 
noste ami Sernin Santy avie ourganisado, e nautre lou felicitan coura- 
lamen e frairalamen de sa bello reiissido. 

— Lis Escoulan de Jansemin, en Agen, publicaran leu-leu un jour- 
nau felibren, 

Un brinou decentralisaire, 
Del Metjour lou milhou cantaire... 
coume dis J. D. Rigal. 

— Lou 13 de obre a Paris, dins la sesiho dramatico e literari que 
dounavo la Ruche Corre^ienne^ au teatre d'aplicacioun, M. Juli Bonnet 
a declama erne grand fid, YEspouscado de F. Mistral, qu'a deliciousamen 
clava la sesiho. 

— La counferenci que Felician Court a fachoa Brivo, lou iodecjbre, 
suslou mejan-age e li Troubadou e sus lou Felibrige, vai pareisse en brou- 
caduro. Acd 's uno ideio eicelento e n'i'a forco que i'agradara de se re- 
gala de si paraulo enauranto. 

— A la fin d6u mes de janvie, lou cabiscou de Tescolo <\t Janse- 
min, noste ami Carle Ratier, nous pourgira : Lou Rigo-T{ago agents, 
recuei de sis obro, coumparti en tres tiero : {Mescladisso, Pouesio 
amour ouso ; Causo badino. N'en reparlaren en terns vougu. 

— A pareigu en Agen, enco de la v£uso Lentheric, YArmanat ga- 
rounency c manegat pes Felibres de PEscolo de Jansemin d'Agen, » au 
pres de set sou. Lou cabiscou de l'Escolo d'Agen, dins un pourtissou 
mai que ben atrenca, dis erne bon biais 90 que soun li Felibre, 90 qu'es 
e 90 que v6u lou Felibrige. fa piei de vers de Rigal, Rouquet e Lous 
fiers gaseous, d'Andrieu Sourreil, e Emilo Boudon,que crido: 

Coltoursut siosque qui raal bol 
A bs lengo raairalo ! 

l'a ncaro YAnel, d'Alban Vergne, la Cansou, tirado d'aqueli de Fi- 

ladelfo, erne soun Nou sabi pas, de la bello Esclannoundo de l'Adour ; 

laHoimo, de Carle Ratier; Peiito (Marioun, de L. Dardy; lou Calel, 

d'Antounin Perbosc ; A tu, deM.Calbet; Roundel, d'Alban Vergne, 

e de galejado de Quequerequet, emai quau saup quant de tros de proso 

o de vers, mai que poulit e poupulari, e vivent qu'es pas de dire. 



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ij6 • Lou Felibrige 



Se pou pas mies faire que cf acouraja lis ami a se n'cn prouvesi, en 
s'adreissant au felibre Rigal, 8, carriero Mirabeu, en Agen. 

MORTUORUM 

— Es morto a Nico, en aquesti darrie terns, la felibresso dono A. 
Micol de Payan, tant afougado per la causo felibrenco. Plagnen 1i ddu 
de la fa mi ho d'aquelo bello amo que s'es enaurado aperamount dins li 
trelus Sant-Estelen. 

— Es mort a Paris, lou 18 d'outobre 1893, Carle Gounod, lou cele- 
bre autour de la musico de Topera de Mireio y e de tant d'autris obro 
superbo que fan la glori de la Franco. 

Carle Gounod ero nascu a Paris en 1818, e n'ero s6ci dou Felibrige. 
Que Santo Estello lou couroune de soun esplendour lumenouso ! 

— Es mort a Touloun, lou 8 de desembre, lou pintre Vincent Cour- 
douan, un di mestre de la pinturo prouvencalo. La mort d'aqueu 
grand artisto es noun soulamen uno perdo irreparablo per l'art mie- 
journau, mai encaro esundouper la Prouven^o. Enjusqu'a Tage de 84 
an, que la mort es vengudo l'empourta dins la gl6ri, aquel ome de 
cor, amaire apassiouna dou s6u nadalen, a retra de tout biais noste 
ribeires e nosto mar tempestouso e ferouno, atrivarello e pivelairo. 

Avie jamai vougu mounta vers Paris, mau-grat lis ounour que fou- 
frissien : avie tout rebuta per resta dins sa viloamado e per beure soun 
souleu d'or, aqueu souleu que, de si belugo, empuravo soun ispira- 
cioun e que boutavo de coulour esquisto a soun pinceu. 

Saludan piousamen, e em' ourguei, aqueu patrioto que s'encamino 
vers la glori ! 

VANEGACIOUN 

— Lou felibre abat Barthelemy es plus en Avignoun, mai es vicari 
a Vaurias (Vau-Cluso). 

— J. Chevalier resto a Marsiho, carriero Haute-Rotonde, 79. 

A PAREIGU : 

A la Motte-dou-Caire (Bassis-Aup), dins lou Publicateur da stipes, 5 

9bre : uno cansoun prouvencalo. 
A Jassy (Roumanlo) dins ,4rbiva 9 buletin de la Soucieta scientifico e 

literari de Jassy, n° de setembre e d'outobre de 1893, quauqui 



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Lou Felibrige jjj 



pouesio roumanesco de Bounifaci Hetrat, em' un sounet fran- 
cs :• Sous I'eternel azur, dedica a Frederi Mistral. 

A Cahors, encd de Laytou : lou Calel, istori carcineso de B. Rouquct. 
Ah ! Iou galantconte e lou galant countaire! 

A Toulouso, dins VEcbo des Trouveres, i c 15 obre 1893, deversgas- 
coun de Dono Mario Lacassagne e de Bitor Levere ; Sur (Mal- 
iro, a Frederi Mistral, de B. Rouquet ; vers de Manguin e 
de Bitor Levere ; Franco e Russio, de C. Rogues ; e la reprou- 
ducioun de quauqui rego que, dins noste darrie numerd, 
counsacravian a VEcbo: que M. Levere relegigue soun article • 
« TOrchestre des Romanisants, » e veira se nosto critico ero 
pas d'aigo de suae en coumparesoun de soun vinaigre. 

A-z-Ais, encd de Remondet-Aubin, dous n° dou Bulletin arcbeologique 
d' Aries, dou felibre E. Fassin, nous dounant d'entresigne for- 
90 curious, anant de Pan 169S a Pan 1766. 

A Fourcauquie, dins lou Journal de Forcalquier, d6u 19 de 9bre, la 
« Felibrejado d6u 12 de 9bre, de PAteneu e de PEscoro dis 
Aup. » 

A Mount-Pelie, le Felibrige latin, n° de janvte e 6utobre 1893. 

A Carcassouno, dins la Revue meridionale, n° d'6utobre e de nouvem- 
bre ; Felibrige et Russopbilie, Frederi Mistral a Carcassouno, 
Lou diamant de Sant-Maime, Un monument a Peircsc* Essais 
sur Us traditions populaires 9 de F. Fagot ; Viouso e nculido, 
de Marius Andre ; Ero Noubieto, de Na Filadelfo ; Lous els 
de Cleoupatro, d'Antounin Perbosc ; La glori d'Esclarmoundo 
(prefaci de Felis Gras) e Sus It rouino de Mount-Segur, de 
Marius Andre. 

A Brivo, dir.s le Conciliateur de la Corre^e, n° dou 1 1 de 9bre, lou 
racontede la felibrejado de l'Escolo limousino, dou 10 de 9bre. 

A Paris, dins VEcbo de la Corrty, n° 18: Viva lou Lemou^i! cant 
majestous e patriouti de J. Roux, que de segur 
A boun mati que a boua veri, 
Viva, viva lou Leraomi ! 

A I coufessiounal, de E. Bombal ; A (Mmo la coumtesso de Va- 
loun, de L. Talin ; etc., etc. 
A Marsiho, dins la Cornemuse, n° 68, 69 e 70 : li retra de Thouar, 
Marieton, Mir, Tavan, A. Verdot, Matieu, em6 quauqui rego 

Felibrige 0. 



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iy8 Lou Felibrige 



per cadun d'eji ; Cascai deperlo, de dono J. Gautier ; Louis 
Sabarin, de Felis Lescure ; le Fond du .sac, de L. Roumieux ; 
Vido d'enfant, de Batisto Bonnet ; Lou me* de mat, de Sfeno- 
sa ; Li ptto dou pont de la crous dou gros bouissoun, de Jouse 
Gautier ; li retra di dono felibresso Leountino Gouirand, de 
Lazarino de Manosco, de Roso Ana'is Rournanille, d'Antou- 
nieto de Beu-Caire, de Lidio de Ricard, e de la fado de l'A- 
dour, la divo felibresso Filadelfo. Per un sentimen galant e 
pious, la courouno de troubairis a de flour per li pauri morto 
coume per aqueli que Santo Estello gardo encaro per estre lou 
prefum dis orto felibrenco ; V Armana prouvencau, de Louis 
Constans, etc., etc. 

A Brive, lou Lemou{i } «° 1, qu'es lou porto-paraulo del'EscoIo limousino 
felibrenco de Brive, en quau souvetan de tout cor ben-ven- 
gudo e longo vido, e qu'entameno, iuei, un beu pres-fa dou 
mestre en J. Roux : Grammaire limousine, e que douno, per 
lou pessu de la jardiniero, lou beu raconte de la felibrejado 
limousino dou 10 de nouvembre. 

A Palerme, « Le quatrieme centenaire de la decouverte de rAmerique 
dans lesCevennes, 1893 » per Em. Portal. 
> Dins la Nuova Sicilia, d6u 12 Xbre: Escourregudo, de Portal, 
dins li libre e journau dou Miejour. 

A Paris, enco de Lucian Due : la Revue Felibreenne, n° d'abrieu, mai 
e jun 1893, (que nous cs pas parvengu), lou tresen cant de 
fflarineto, pouemo prouvencau de Lucian Due ; un article sus 
Peirese y de Pau Marieton e Tamizey de Larroque ; la Courres- 
poundenci de T^oumanibo, de Marieton (letro inedito de Rou- 
maniho) ; la Santo Estello a Carcassouno } de Gastoun Jour- 
danne ; Discours de Felis Gras a Barcilouno ; Eloge d J <Sinfos 
tMicbel, per Valere Bernard ; la Ninfeio, de MmoJ. Gautier ; 
Bibliougrafio, crounico, etc. 

A Carpentras, dins Le journal du Comtat y n° dou 10 de Xbre, raconte 
de la festo de Sant-Sifren e tros dou sermoun prouvencau de 
mounsen A. Grimaud. 

En Arle, dins le Forum republicain, dou 10 de Xbre, lou Nouvl de 
Mireio, de meste Eisseto ; fo quecamino, de L. Aparicio. 

A Marsiho, dins La croix de Marseille, 47* 48, 49, 50, la seguido dis 
Evangeli, revira en prouvencau, cade dimenche, per lou Pai 



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Lou Felibrige 779 



Don Savie de Fourviero ; Soucialisto $ couleitivislo, de Casca- 
veu ; Gleiso-Novo, de Mmo J. Gautier. 

A Fourcauquie, dins lou Journal de For calquier, 48 e 49, Encore nos 
fontaines, dou majourau E. Plauchud ; Qo que sies, per lou fe- 
' libre de Coussoun. 

A Marsiho, dins lou Soleil du (Midi: lou Palangre, lei (Memori d'un 
santcun. charradisso prouven^alo de Louis Foucard. 

A Toulouso, dins ItGril, n° 45, 46, 47 e 49: Represo ; Noulet e soun 
obro ; li quatrin de Rouquet e aqueli de Jan Mercadier ; la se- 
guido dou Diciounari poupulari dou dialeite agenes, d'Emilo 
Boudon, etc., etc. 

A Fouis (Ariejo) : Almanac patoues de fAr'tejo, per Tannado 1894. Cos- 
to tres sou. Aqueu recuei, escassamen counsacra i tradicioun 
poupulari, se recoumando a Tatencioun de touti lis amaire di 
causo miejournalo per soun biais e soun ouriginalita. Lou pu- 
bli ie fai riseto e mostro per ansin que s'interesso en tout co 
que pretoco sa vieio lengo e si vieii tradicioun. Aqui, i'a li 
prouverbi dou sant-girounes e de Fouis, e li devineto, e li 
cansoun di reire, culido dins li cantoun divers de l'Ariejo ; 
« Carnabal ; Y a pos res a fa ; 1'ase de Marioun ; le dailhaire ; 
Labello Marioun; FAgnel ; Las tres raubos, » ed'autro emai 
d'autro. F. li conte : c Le gat de Calers ; Petit Turluret ; 
Mouscos, rabotos e fourmigos ; La counfessiu de Jan-la-Beco, » 
etc., etc., que n'i'a que reverton en de conte de noste ter- 
radou prouvencau. 

Acabaren pas nosti citacioun e noste ramp&u en favour 
d'aqueu valent pichot Iibrihoun, senso saluda couralamen seun 
peirin, lou gent e saberu Pasquier, archivisto de l'Ariejo, tant 
afouga per lou revieure de sa lengo e di tradicioun poupulari. 

A Paris, dins la Province, de Lucian Due, n° de desembre, unonouti- 
90 biougrafico dis escrivan prouvencau cita dins lou cant tresen 
de Marine to : J. Roumanille, Teodor Aubanel, Frederi Mis- 
tral, Fel 15 Gras, Anseume Mathieu, Anfos Michel, Louis Rou- 
mieux, Jan Monne ; quauqui mot sus li publicacioun prouven- 
calo e sus la Revue Filibreenne de Pau Marieton, emai pereu 
quauqui vers prouvencau tira de Goudelivo, lou beu pouemo 
de Na Babeloun Pericaud. Dins lou meme nurnerd, Edmond 
Sambuc acabo soun esiudi sus: La grande trabison du Tou- 
lonnais. 



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I So Lou Felibrige 



A Paris, dins lou Viro-Soultu, n° 9, 10 e 11: lou raconte poulit de 
la festo galanto que se doune au mes d'avoust au Bos de 
Boulougno, a Paris, au Prat Catelan, en ounour dou trou- 
badou d'aqueu noum. La font de Tourlounello % de J. Michel; 
La viro-souleiado, la Frattfo se partajo, de Poulito Oulivie ; 
Un deputa ftlibre, Lis obro felibrenco, Pau Gaussen, de Ba- 
tisto Bonnet, etc., etc. 
« Dins Le Mots eigalier, n° d'avoust e desembre : A Pau Sain, 
vers d6u felibre de Paris Jan Bayol, au flame pintre prou- 
vencau , Lou travalbadou, sounet de Fernand Troubat ; Lous 
vis de I'Erau, dou mcme. 

A Barcilouno (Espagno^ dins la Veu de Catalunya y n° 48 a 51 : £/ 
minvo valent, (Tou valent dmle) revira dou prouvenc^au de 
Marius Andre per Franar ; Las bruxas, (Li masco), revira d6u 
prouvencau per lou meme. 

A Marsiho, dins le Dimancbe, 19 9bre, 3 e 17 Xbre : L. de Btriuc- 
Trrussis, biougrafio per P. Frontery ; Lou carbounie canlavo, 
prefaci dou libre de Felis Lescure, per A. de Gagnaud; Tierre 
Puget, de P. I. ; le Souc, sounet de Prousper PEstieu, tira 
dou libre que vai publica souto lou titoulet : lou Terradou. 
Tierrot badaio t estudi de l'obro qfu'alestis Peire Bertas, per 
P. Frontery. 
» Dins lou Bavard, la seguido de Bagatouni, pouemo prou- 
vencau de Valeri Bernard. 

A Brivo (Courrezo) : Lemoufi, n° 2, un tros dis Estatut de l'Escolo 
limousino, ; la seguido de la Gramatico limousinode J. Roux. 
e la seguido pereu dou raconte de la super bo felibrejado de 
nouvembre. 

En Arle, dins Le lion d'Arlts, 11, 12 e 14: Un casso-giire, de Jan 
K'alang ; lou Plang de 7{amoun, de Loubet ; per Vendemio, 
d'Ant. Berthier. 



Lou Gereot : J*q Monne 



Empremarie fdibrenco d> Lucian Due, 35, carriero Rousselet, a Paris. 



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CROUNICO 



Bono annado, 
Ben granado, 
Accumpagnado ! 



Es lou souvet que mandan en tuuti li s6ei emai is ami de 1'obro. 
L'an que coumenco fai pas riseto en t6uti... sarie" trop beu ; mai 
sian segur que Santo Estello nous escoutara e qifescampihara si 
favour sus mai que (Fun. Que noun avengue en res go que nous 
cs avengu a nautre, pechaire ! La brumo, la neblo, la plueio an 
empesta l'aire, e lou mistrau vi6u e leri, que reviseoulo lou cor, 
aqu<5u brave vent es pas vengu nous p6utira dou bourboui ; aqueu 
galant mcmjo-fango a fa lou mort, e, d'enterin, 1'influenza nous 
agantavo e nous sagagnavo, e nous n'en poudian plusdespegou- 
li. Ah ! la traito malandro ! Nous a ensuca, aclapa, e li forgo nous 
an fauta per coumpli nosto obro, de biais que nous sian un brisoun 
adarreira. Gagnaren camin, se Di6u v6u que noste raumas e n6sti 
febre s'esvaligon. 

Mai, se nautre aveu musa e se lou terns noun se bouto a vira 
d6u caire souleious ; se la fre, que jamai lou loup manjo, mai qu'es 
tant sanido, noun es vcngudo per encaro, ao6 vou pas dire que 
d'en pertout n'es esta parieramen. Li febre, li raumas, li neblo e 
lou resto, empaehon pas lou Kelibrige do marcha, de trachi e de 
gagna s&mpre que mai dins lou pople e dins la tiero di letru. 

16 ven d'ague per lou pople uno tarabastiado iVArmana, li- 
brihoun risereu e galejaire, que sus la lin de Tan passaan espeli, 
coume uno bcllo flouresoun, dins t6uti li rode d6 u Miejour, p6r 

10 



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1 82 Lou Felibrigc 



glouriflca e manteni la lengo ddu tcrrdire ; aro, pdr lou poplc pe- 
rdu, so jogon li Pastouralo, que li Marsihds, subre-tout, n'en 
soun groumand; tduti li ciducle, li teatrc, li groupo dejouvent se 
i'agradon e se fafcciounon, e li nouvd de Saboly de mai en mai 
id reselantisson, dins sis dr poupul&ri e si coublet simplas, quo do 
bouco en boueo se bresihon emd joio, e que toumbon dins licor 
coume la bono semeneo de la lengo meiraloque noun p6u s'es- 
perdrejamaie que toujour vidura. 

Em'aeo, d'enlerin, a resplendi La Gldri cTEsclarmoundo, cant 
d'amour luminous e tresanant, arc-de-sedo acoulouri, anant ddu 
Ventour jusqu'i mountagno de Bigorro, em' un pdd dins lou Rose 
e I'autre dins l'Adour. Es un criddejouvdnco e d'amour! D'amour 
triounflant ! 

Mai, &couslal, avdn vist pouneheja la caro palinello de Pie rrot 
badaio, avdn ausi soun bram endoulouri, e n'es perdu l'amour 
(|ue lou buto, l'amour que matrasso, qu'aclapo, qu'ensuco... la 
eriddsto de Tamo que noun p6u assadoula si desiranco, que vdi 
s'esvali si pantai, e que plouro de lagremo de sang de touti lis 
cstras de soun cor. 

E, d'apereilalin, ddu caire de l'Esterdu, l'auro nous adus un 
rcsson galant de cansoun amourouso, entre-mescle em' un pre- 
lum de Viduleto fero qu'embaumo. Es mai ac6 un bouquet culi 
d'uno man d'arlisto e liga emd l'amour ddu terraire e l'amour di 
chato bello : es la poueslo, e la poueslo es l'amour. 

E n'es pas escassamen vers lou Ventour e sus li bord ddu ri- 
bcirds d'azur que li zambougno reselantisson, que lis amo bresi- 
hon e que li cor s'empuron au grand caleu d'amour; es, perdu, 
eila dins lou Beam. 

A la eoumencanco de janvie, M. Adrian Plantd, qu'es maire 
d'Orthez, laureat ddu councours Navarrot, amourous de soun parla 
e I'escrivent de man de mestrc, a fa 'no counferenci en vilo de 
Pau, sus lou viei Beam. 

Soun escourregudo pintouresco e esperitalo dins lou passat de 
soun pais cs mai qu'atrivanto c pivelairo ; id fai lou retra di Bearnds 
e di Bearncso cm' un g&ubi tria : aqudu, es mai l'amour que lou 
buto. Em'aeo, vejo Taqui arriba k la partido de sa counferdnci 
que trato de la lengo. L'estudi de la vidio lengo es ligado mai- 
que-mai k l'estudi de la bello istdri naciounalo : lou mostro, 



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Lou Felibrige i8j 



e mostro tambdn que iou Bearnes es uno lengo e noun un patois. 
E, ptei, poulidamen, n'en v&n k parla d6u revieure de la re- 
neissenco di letro roumano dins lou Miejour, d6u grand mouvemen 
liter&ri felibren e de la bello part que lou Beam i'a presso ; leissa- 
ren, eici, la paraulo au g£nt counfereneie, que nous sari 6 pas 
poussible de mi&is dire : 

« Deux hommesse sont fait les interpretes deses revendieations, 
les apOtres de cette renaissance ; deux hommes dont, en ma double 
qualite de bearnais el de bearnisant, je ne prononce jamais le 
nom sans un sentiment de profonde reconnaissance et d'aflectueux 
respect : M. Lespy, de Pau ; M. Isidore Salles, de Gosse. 

« Nommer M. Lespy devant un auditoire comme lo vOtre, c'est 
faire son eioge ! De nombreuscs generations de Bearnais ont reeu 
ses leeons et s'en ressouvienr.ent avec reconnaissance... Dans son 
gotit raffing des iettres franchises, il se fit, il y a une trentaine 
d'annges, l'initiateur de conferences qui eurent un grand suce&s 
et dont lo souvenir est loin d'etre perdu. Puis, il recueillit pieuse- 
ment l'oeuvre de Navarrot et publia une s£rie de travaux, mine 
in^puisable et precieuse de documents rclatifs k Thistoire littgraire 
du Beam. 

« Enfin, nouveau Malherbes, il fixa les regies do notre vieil idiome 
dans sa savante gram ma ire, et determina le sens precis, Tortho- 
graphe classique des mots, dans son important dictionnaire bear- 
nais-francais : veritables travaux de benedictin, oeuvres de vrai 
patriote, qui ont enfin rendu a notre vieil idiome, que les ignorants 
ou les jaloux traitaient dedaigneusement de patois, les earacteres 
imposants et irrecusables de la langue nationale. 

* * 

« Acete de lui, le grand poete Isidore Salles, le peintre inspire 
de nos paysages pyreneens, le chantre enthousiaste de TAdour et 
de nos gaves. dans les strophes duquel, avec la graride voix de 
TOcean et les eflluves embaumes des profonds pignadars des Lan- 
des, op sent passer un souffle d'ardent patriotisme ! 

« M. Isidore Salles osa lancer au milieu du concert proveneal 
la note vibrante du Sud-Ouest, et montrer k Paris surpris les fruits 
gclos sur la terre doree ou le soleil se couche. 



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i$4 Lou Ft'librige 



« Honneur k ces deux hommes, nos mattrcs ! 

« Salut amical k ces deux amis de la vieille langue mater- 
nelle! 

« Grace k cux, les poetes b^arnais se retrouverent ; ils os6rent 
affirmer le gai savoir du pays aioi£, et quand la ville de Pau, 
toujours fiddle et toujours courtoise, ouvrail, il y a deux ans, ses 
portes k la po£sie felibr£enne el cigaliere, en voyage pour le re- 
tablissement du culte pieux des vieux pontes ddlaiss^s, la pl&ade 
bearnaise put fraterniser avec la pl6iade prove ncale, sous les 
gracieux auspices de sa large hospitality. » 

E, nautre, escoutan, pious, t6u(i aqueli resson e aplaudissen 
di dos man !... 

J. MONiNE. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfcNgO 



— En seguido dis Evangeli que lou Pai Savie de Fourviero a pu- 
blica dins La croix de (Marseille, aqueu valent felibre vai douna lis 
Ouresoun poupulari, culido sus Ii bouco dou pople. 

Aquelis Ouresoun, emi lis Evangeli, intraran dins lou Tarouquian 
prouvettfau en preparacioun, e que sara un libre d'ouro requist. 

Aquelt que couneissirien d'ouresoun inedito en Iengo prouven^alo 
soun prega de li coumunica au Pai Savie de Fourviero, a Ferigoulet, 
*per Tarascoun (Bouco-d6u-Rose). 

— VAioli publicara, en Tan 1894, La maigro entre-presso, aqueu 
famous pouemo galejareu d'Antonius Arena, sus 1'envasioun de la 
Prouven^o per remperaire Carle-Quint. 

— Lou Signe — 

Nous es en-de-bon de reproudurre eici Tespouscado de meste Franc, 
tirado de « TAidli * n° no, e que vai coustibla aqueli mestre d'esco- 
Io n&sd que castigon sis escoulan, quand a-n-aquesti i'escapo un mot 
de sa lengo meiralo, que li majistre darut apelon patois. Se pou lie pas 
mies dire, e sian segur que nosti legeire saran urous de legi aqu&i 
rego nervihouso que lou mestre largo coume un escra de mespres sus 
lou front di quauqui mestre d'escolo adarreira, que s'imaginon de tra- 
vaia a la gldri de la Pat no en desracinant lou patois dou cor dis en- 
fant: 

Tout qo que s'es crida contro l'enquisicioun e contro la tourturo 
e contro lou coulas e contro li supjice en vogo k terns passa, n'es 
pas besoun de vous lou dire. Mai se vous aprenian que lou coulas 



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i86 Lou Felibrige 



e la tourturo soun encaro en vigour sus la terro de Franco, lou 
creirias? Ah ! que nani ! E pamens vous n'anan pourgi la provo 
toulo caudo. 

Es verai que li praticode l'enquisieioun anciano, que vuei de- 
nouncian eici, es contro nosto lengo que soun cmplcgado encaro; 
e, contro lou parla naturau d6u paure poplc, se saup que tout es 
pernios. 

Despiei l&nguis annado, despiei beleu un sieele, despiei prouba- 
blamen qu'aqu^u darut d'abat Gr^goire fague bouta foro la lei 
aqueli maladit patoues, veici lou bel usage qu'intre de pau a pau 
dins li bassis escolo, autant coungreganisto coume lai'co: li majis- 
tre, de quinte p£u que fugon, aqui eron d'acord per esquicha e 
tabassa. 

Tout enfant qu'a Fescolo ero pres o souspr£s a parla lou len- 
gage de soun paire edesa ma ire, que fuguesse bretoun, gascoun, 
prouvencau, ie" passavon au eou un coulas o tarabast que s'ape- 
lavo lou signumy coume dirian : « signau de vergougno, » e lou 
paure pichot, planla dre au mitan de la classo o de la court, fa lie 
que gardesse ac6, d'aqui-que dessoutesse un de si cambarado 
qu'avie di quauque mot patoues, e qu'alor ie* cargavon lou coulas 
a sa placo. De sorto que, noun soulamen s'umeliavo lis enfant dins 
si tradicioun de famiho, mai ansin i'aprenien encaro Tinfame e vil i 
mesti£ de rapourti^e d'espioun. 

Aquel usage rev6utant, cresian qu'avte despareigu de n6slis es- 
colo primari, ben que se prengue d'autri biais perdesmama li fieu 
d6u pople de soun lengage patriau. Mai pa re is qu'a beus iue ve- 
sent, e lou sachent perfetamen MM. lis ispeitour primari, lou si- 
gnum es encaro emplega dins proun pais. 

Legissen en efet dins la Correspondance gtndralc de V instruc- 
tion primaire (15 octobre 1893) aquesto bello counfldenci d'un 
istitutour gavot:; 

Contre Is patois : U signs. — Je me suis pris a reflechir au sujet 
de ce procede. Je reconnais qu'it stimule fort les eleves, et cepsndant 
je ne me suis pas encore decide a l'employer. 

C'est que je trouve, a cote de reels avantages, un inconvenient qui 
me semble assez grave. Sur dix enfants, je suppose, qui ont et6 surpris 
a parler patois dans la journee, seul le dernier est puni. N'y a-t-il pas 



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Lou Felibrige 187 



la une injustice ? j'ai prefer e, jusque-la, punir tous ceux qui se laissent 
prendre ; et jc suis heureux de les voir en general peu nombreux. 

tM. J. (Manuel, 
InstituUur aux Sanihres (Hautes-Alpes). 

La Cornemuse, de Marsiho, que reproudus aco-d'aqui, i*ajusto 
aquesti refleissiouii : « Vaqui lou lin mousseu d'aquelo bravo trem- 
po d'istilutour. Aqu&i, segur, deu pas estre un aupen. Se fau pas 
estre bourna coume li barri de Touloun ! » E nous-autri apoundrcn : 
Trouvas pas qifaqueu piafo que regreto de puni ren qu'un enfant 
sus des, d'aque'li que parlon patoues, sarie n:eiour per garda li 
fourgat de la Nouvcllo que per aprene lou franceV? E, per quant au 
coulac que, d'apres aquelo letro, es encaro permes dins lTniver- 
sita, creses pas qu'un pichot, qu'aurid de bon sang dins li veno, 
e que id penjarien lou tarabast au cou per ave" parla prouvencau, 
farie pas ben de Faganta e de fempega au mourre de soun casti- 
gaire? Anen, sian de gent libre sian d'esclau? 

Mai se voules juja de i'ahiranco luriouso ounte la parladuro de 
noslo lengo maire met certan representant de l'Universita, legis- 
ses aro aquesto letro, que tiran eoumc Tautro de la Correspon- 
dence generate de V instruction prirnaire e qu'es signado aqui 
d'un nouma « H. Boitiat, inspecteur prirnaire a Barceionnette » : 

Le patois est le pire ennemi de l'enseignement du francais dans nos 
6coles primaires. La tenacite avec laquelle, dans certains pays, les en- 
fants le parlent cntre eux, des qu'ils sont libres, fait le desespoir de 
blen des maltres qui cherchent, par toutes sortes de moyens, a com- 
battre cette f&cheuse habitude. Parmi ces moyens, il en est un que j'ai 
vu employer avec succes dans une ecole rurale de la haute Provence, 
et que je tiens a vous signaler. II n'est peut-Stre pas tres neuf, mais 
il est assez original. Le matin, en entrant en classe, le maitre remet 
au premier eleve de la division superieure, un sou, marqu^ d'une croix 
faite au cou tea u, 011 de tout autre signe permettant de le reconnallre. 
Ce sou s'appelle le signe. Il s'agit, pour le possesseur du signe, pour 
le signeut, comme disent les eleves, de se debarrasser du sou en le 
donnant a un autre eleve qu'il aura surpris prononfant seulement un 
autre mot de patois. 

E M. Pispeitour Boitiat, per prouva Tavantage d'aqueu proucedi- 



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i8S Lou Felibrige 



men, se coungousto k cita la declaracioun segu^nto d'un de sis 
istitulour: 

Depuis bientdt deux ans que j'ai introduit le signe dans mon ecole, 
je constate des progres tres reels dans la maniere dont me? Aleves par- 
lent et ecrivent le francais... Peu a peu le patois disparalt de Pecole, 
de la cour, de la rue, de la famille meme. Chacun y gagne, moi tout 
le premier, et personne ne proteste contre mon procede que j'ai ainsi 
tout lieu de croire bon. 

« Moi aussi jc le trouve bon, » ajusto M. Tispeitour en se pas- 
sant la lengo i brego. E vaqui de queto fagoun, per faire li bon 
varlet vis-&-vis d6u poudt$ centrau, e, de brin o de bran, gagna li 
paumo academieo, vaqui de quente biais abouminable e nesci k 
cha pau se derrabo d6u cor de noste pople Teslacamen k soun 
parla, k soun oustau, k sa prouvinQO, e de quento maniero de 
p&uris abesti, coume aqu6u Leauthier, lou grouli£ de Manosco, 
qu'&ro un enfant de br&vi g6nt. placon ptei soun endrd p&r ana 
k Paris e i6 legi e i£ segui li leigoun d6u Pere Peinard. 

MftsTE Franc. 

Es pa 'n mau qu'aquel article fague lou tour dou Miejour, e que 
touti vegon coume la liberta es coumpresso per quauqui bastard de 
noste terraire, en noste siecle luminous de prougres e de liberalisme. 

— Rauban quauqui rego a la T{evu$ indlpendanU du* Midi, sus lou 
prepaus dou voto de la sou mo de 600 fr. per nosto Counseu munici- 
pau de Marsiho, dins uno de si darrieri sesiho : 

c Aqueste mes es esta marca per uno obro inteligento encd de 
nouestei conse municipau. 

« Sus la demando de M. Belugou, lou Counseu a vouta la sou mo 
de 600 fr. per la croumpo de libre devent servi ei cous de literature 
prouvencalo douna per M. Constans a la Faculta di scienci. 

« Mai, quand parli d'obro inteligento, vou^li pas counfoundre l'in- 
teligenci de nouestei municipau, car aquelei malurous escut soun proun 
esta douna a re tiro- peu. Voueli dire que graci a MM. Belugou, Flais- 
siero, Furby e Colombel, Tinteligenci dou Counseu es sourtido dou 
sufragi. 

« Gramacian dounc aquelei messies de soun bouen coup d'espalo, 
e — generous — counservaren pas eici, a Pistdri de Marsiho, lou 
noum d'aqucMei que leis an coumbatu... » 



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Lou FeHbrige 169 



— La Mandoline, qu'ero a Nimes, e qu'es, aro, a Paris, 310 carriero 
de Charenton, s'es constitui'do en Soucieta literari e artistico, que A. 
Marin n'es esta nouma president. Aquelo academi a decerni li pres de 
soun tresen councours de lengo neo-roumano, e ie remarcan ; Premie 
pres: Medaio d'argent a M. G. Roche; segound pres: Medaio de 
brounze a Savie Peyre ; tresen pres : Diplomo d'ounour a-n-Albert 
Viau, per sa peco : Lagremo\ a Pau Courcoural, a-n-Aguste Palix, a 
Marcel Fustier, emai a lpolito Rolont e Juli Romel. 

Lou quatren councours es dubert, e sa tresenco tiero es per la pou- 
esio e la proso neo-roumano (sujet libre). Aqueli que ie volon prene 
part, an que de s'adreissa a M. Michel Pons, 310, carriero de Charen- 
ton, a Paris. Li manuscrit se podon manJa enjusqu'au 28 de febrie 
venent. 

— Marineto ven de pareisse e n'en reparlaren ; per iuei, nous es 
agradieu de ie rauba lou salut que Frcderi Mistral i'adreisso, e que dis : 

A LUCIAN DU 

Vague-i6, la mescladisso, 
Au pautras que s'amoulouno ! 
Si&s d'aqu^li, brave Du, 
Que, mau-grat la cridadisso 
De la folo Babilouno, 
Noun se soun jamai rendu. 

Souto lou glavas que toumbo 
Negant li cimo terrfestro 
Quand plus ren s'apercevie, 
Marineto es la couloumbo 
Que retourno a la fenestro 
Em6 lou brout d'oulivi^. 

F. Mistral. 



x 



— Lou Felibrige de Paris a coustitui soun bureu, per Tan 1894, dou 
biais que seguis : 

President: lou majourau En Sextius Michel. 

Vice-president : Batisto Bonnet, En Maurise Faure e J. B. Amy. 

Tresourie : Ernest Plantier, 



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igo Lou Felibrige 



Secretin : li manteneire Fernand Hauser e Roux-Servine. 

Secretari-soubren : J. L. Croze. 

Lou cancelie n'cs toujour lou gent felibre aquitan Jaume Garde t ; Pa- 
menistracioun dou Viro-Soulku ero estado tourna-mai flsado a Louis 
Rochas, que ven de mouri, pechaire ! Li baile de la redacioun d'aquSu 
galant journalet soun MM. Batisto Bonnet e Ernest Plantier. 
— Jo Flourau dou Felibrige de "Paris — 

Li Jo Flourau ourganisa per lou Felibrige de Paris coumprendran, en 
1804, un councours literari emai un councours artist i. 

Li joio se distribuiran, coume a 1'acoustumado, au mes dejun vcnent, 
dins I'ate di festo annalo que lou Felibrige parisen douno en vilo de 
Sceus, e i qualo soun counvida touti lis ami di lelro miejournalo. 

Ves-eici lou prougramo dou councours, vouta dins la darriero sesiho 
d'aquelo Soucieta : 

I. Councours literari. — A. Pre* dou ministre de VEstrucioun pu- 
blico au meiour esludi en proso franceso sus d'aquest temo : le The- 
aire en fatigue d'Oc. L'estudi pourra counsidera tout lou Miejour o 
uno encountrado a despart. 

B. — Uno medaio devermei a la meiouro balado en lengo d'O, sus 
d'aquest sujet : lou troubadou Catehn. Aquelo pouesio sara legido dins 
I'ate dou roumavage annau que lou Felibrige de Paris fai au mounu- 
men de Catelan, dins lou bos de Boulougno. 

C. — Uno medaio d' argent au meiour sounet en lengo d'O sus lou 
tMes de mat'. 

D. — Uno medaio d' argent e un eisemplari de Long dou Rose e de 
la tMar, oufert per I'autour, En Sextius Michel, a la meiouro nouvello 
en lengo d'O sus li Magnan. 

II. — Councours classique. — Aqueu councours es reserva escassa- 
men is escoulan di liceu e coulege, escolo e estitucioun. 

L'escolo e la classo auran d'estre marca sus li peco mandado. Aqueli 
que ie mancaran saran foro-bandi dou councours. 

A. — Pres : Uno medaio d' argent e un eisemplari de La gloria^Es- 
elarmoundo, de Marius Andre, a la meiouro traducioun en lengo d'O 
(proso) de l'Odo 38 d'Ouraci, coumencant per aquesti mot : Tersicos 
odi puer... 

B. — Uno medaio cTarghtt e un eisemplari de Iussi de la couleicioun 
dou Viro-Soullu de 1894, a la meiouro traducioun en lengo d'O de la 
fablo de La Fontaine: La cigale et la four mi. 



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Lou Felibrige 191 



N. B. Touti li dialeite d6u Viiejour de la Franco se podon emplega 
dins lou councours literari e lou councours classique. 

III. - Pres Florian-Aubanel. — Uno nudaio de vermti a la meiouro 
pouesio en lengo franceso sus lou sujet : Salut aux dames de la Cour 
d' amour. La peco courounello sara declamado dins li festo felibrenco 
de Sceus. 

IV. — Councours artisti. — i° Dessin. — Lou dessin manda au 
councours deura representa la tMort de Viala. 

La coumpousicioun aura de 75 cent, a 60. 

Pres : Un oujht d'art, semoundu per lou Ministre di Beus-Art. Lou 
dessin courouna apartendra a la Soucieta, que l'6ufrira a-n-un Museu 
d6u Miejour. 

Uno medaio d' argent pourra estre decernido au dessin classa lou se- 
gound. 

2 Esculturo. — Lou councours d'esculturo coumpourtara lou sujet 
seguent : c La Prouvenco, au noum de la Franco, fai la ben-vengudo 
i Russi a Touloun. > Bas-releu de 70 centim. 

Pres: Un Sujet d'art, semoundu per lou Ministre di Beus-Art. 

3 Musico. — Pres: Uno nudaio de vermei a la meiouro coumpou- 
sicioun musicalo, sus la pouesio Vtiio cansoun, de Maurise Faure, 
pareigudo dins V Armana prouvencau de 1893 : 

Quand flouris la roso 6udourouso 
I poutoun dda souleu de raai, 
Se voules culi l'espinouso, 
Ai ! ai! 

Dins un Lertaa cltfi d'amouro, 
Sens s'avisa s'un enfant vai 
Beca la frucho ounte s'amourro 

Ai ! ai ! 
S'un amourous plen de cresenco 
A la bello de si pantai 
Douno soun cor e sa jouvenco, 

Ai ! ai ! 
Quau crei que poutoun de mestresso, 
Disent ■ sempre t'adourarai ! ■ 
Eterne amour es la proumesso, 

Ai ! ai ! 
Dis espino, la blessaduro 
Se garis ; mai la que vous fai 
Uno femo au cor, sempre duro ! 

Ai! ai! 



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ipi Lou Felibrige 



Lacoumpousicioun sara noutado per uno soulo voues (d'ome o de fre- 
mo) em' acoumpagnamen de piano. 

De medaio suplementari d'argent e de brounze, e de mencioun d'ou- 
nour se pourran apoundre i pres subre-di, segound Timpourtanci dou 
councours. Li courreire noun podon targa dins lou councours literari 
que per un soulet temo. Li membre titulari de la Soucieta noun podon 
councourrc 

Un diplomo artistique (aigo-fort) pourra estre decerni en subre dou 
pres atribu'i per lou prougramo. 

Li mandadis dou councours literari e dou councours classique e mu- 
sicau se devon fa ire, franc de port, avans lou 15 de mai, a M. Sextius 
Michel, maire du XVme arroundissamen, president de la Soucieta, 54 
bis, carriero Violet, a Paris. 

Li mandadis per lou dessin e l'esculturo se devon faire, franc de 
port, avans lou 30 de mai, a M. Amy, escultour, 55, avengudo d'Or- 
leans, a Paris. 

Lis obro noun saran signado ; mai, a tout mandadis per li tres coun- 
cours : literari, classique e musicau, s'apoundra uno envelopo cachetado 
tenent li noum, prenoum e demoro dou courreire, em' uno deviso re- 
petido en lesto de 1'obro, emai l'afirmacioun qu'aquelo obro es ine- 
dito. 

— Lou Felibrige de Paris fai assaupre que lou pres d6u Ministre de 
PEstrucioun publico sara atribui, en 1895, au meiour travai en lengo 
franceso sus lou prepaus : Let Felibrusu, (estudi de l'acioun literari 
di fremo dins lou Felibrige, de 1855 a 1894). 

— Se dis que lou mounumen de Reumanille se deu inaugura a la 
coumencanco d'aquest printems. 

- Se dis, pereu, que l'Assemblado generalo de la Mantenenco de 
Prouvenco se tendra, en 1894, en v ''° ^ e Seloun. 

— Clement Galicier, di (Mardtite* de Marsiho, alestis per leu-lcu 
uno counferenci sus Mistral e lou Felibrige. 

— Lou 4 de janvie, li cigalie, souto la prepausicioun dou president 
dou Felibrige parisen, an nouma uno coumessioun que se jougnira a- 
n-aquelodi Felibre de Paris, per estudia Ion proujet d'escourregudo a 
faire, aquest estieu que ven, dins li terro miejournalo. 

Sedemandarie au Minislre de l'Estrucioun publico, M. Spuller, que 
s'autourisesse de jouga lou cap-d'obro de SopbocU, « Antigouno, » au 
teatre d'Aurenjo, e d'aqui s'anari^ en roumavage faire Pinaguracioun di 



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Lou tetibrige 19} 



mounumen que lou despartamen de Vau-Cluso aubouro per glourifica 
tres de sis enfant, cadun dins soun endre, e que soun : lou tambour 
d'Arcolo, Bara, de Cadenet ; Castil -Blaze, lou musicaire e poueto de 
Cavaioun, e Ad6ufe Dou mas, lou felibre, de Cabano. 

Acd, si que sarie 'no galanto escourregudo dins lou pais di cigalo 
e di tambourin ! 

— L'Escolo d6u Ventour a tengu soun acampado ivernalo lou 24 
de Xbre 1893. N'en dounaren lou comte-rendu dins lou numero venent. 

Lengad6 

— Ves-eici lou pjougramo d6u councours de la Soucieta arqueou- 
lougico, scientifico e literari de Bezies (Erau), per Tan 1894. 

Dins sa sesiho publico que tendra lou dijou de l'Ascencioun, 3 de 
mai 1894, la Soucieta arqueoulougico, scientifico e literari de Bezies, 
decernira : 

i° Uno courouno de lausie argeutau a Pautour d'un memdri istouri 
e archeoulougique sus d'uno prouvinco dou miejour de la Franco, a 
l'autour d'uno mounougrafio de la memo regioun. 

2 Un rampau cTdulivti d'arghnt, a la meiouro peco de vers en lengo 
neo-roumano. 

Touti li dialeite dou Miejour soun ames a councourre. 

N. B. — Lis autour auran de segui Tourtougrafo di Troubadou, e 
de jougne un gloussari a sis obro. 

3 Un rampau de chains d'argent a la meiouro peco de vers frances. 

La Soucieta se reservo d'a pound re, segound lou cas, de medaio de 
brounze, d'argent e de vermei, per'recoumpensa lis obro que se l'a- 
meritarien. 

Li sujet pouliti soun foro-bandi dou councours. 

Li peco saran pas signado, mai pourtaran uno deviso repetido dintre 
e subre un pie cache ta, tenent, erne lou noum e la demoro dou cour- 
reire, lis endico que Tobro es inedito e qu'a jamai flgura dins d'autri 
councours. 

Li mandadis se devon faire avans leu 1 d'abrieu venent a M. Antou- 
nin Soucaillc, secretari de la Soucieta, avengudo de la Republico, 1, a 
Bezies (Erau). 

— Se vai durbi a Toulouso, 71 avengudo de Muret, uno librarie fe- 
librenco anciano e mouderno, que recaupra coume depousit^ri, per la 
vendo, li libre, broucaduro, journau, e tout 90 que ie sara manda, a la 



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194 Lou Felibrige 



coumessioun ; enc6 de Lambert se deu fiscrieure, qu'es, coume l'aven 
di, 71, carriero de Muret, a Toulouso. 

— Fasen la bono salut a la Ttrro d Oc. que ven d'espeli a Toulou- 
so, eque bresihara cade set doujnes. Longo-mai n'en vengue per can- 
ta au missau, d'afouga e d'arderous cantaire. Longo-mai la Terro tPOc 
flourigue e brounzine ! Nous fai gau de saluda noste ami Louis Ver- 
gnes, qu'es lou cabisc6u dc l'Escolo moundino, aquelo valerouso esco- 
lo qu'aubouro soun drapeu sus li tourre clou Capitoli, e qu'a gagna de 
founs li graci e li flour de Clemenco Isauro. 

— Li proumie Jo Flourau de PEscolo moundino se tendran a Tou- 
louso au mes de mai venent. 

De flour, de courouno, de medaio e d'oujet d'art saran decemi i ga- 
gnaire de la tar go. 

Ves-eici lou prougramo d'aqu&i Jo Flourau : 

I. — Touesta en drecba parladura romana, dins Ie biais des troba- 
badors. 

II. — Pouesio lengodouciano (parladuro de Toulouso e dels terraires 
vesins) : 

i° Sujet legendari o istoric (sujet libre); 
2 Pouesio de genre » 

3 Sounet » 

4° Teatre > 

5 Conte poupulari » 

III. — Proso lengadouciano (parladuro de Toulouso e dels terraires 
vesins) : 

i° Sujet legendari o istoric (sujet libre) ; 

2 Estudid sus un escrivan lengodoucian (les councurrents 

deuran fa lour estudid sus un escrivan mort) ; 
3 Counte poupulari (sujet libre); 
4° Countaralhos e galejados (1) (sujet libre); 
5° Teatre (sujet libre). 

IV. — Joes pes escoulans de ioutes les establissomens escolaris del 
Lengadoc, de Gascougno, de Rouergue e del Quercy. 

Les efans deuran escriure un conte de veilhado o uno sourneto. 

V. — Pouesio e proso (en touto altro parladuro del Mieyjoun). Se 
decern ira sieis recoumpensos per aquelo soulo tiero. 

[1] Aquiu poudran coancouh sabre tout les qu'escriboo eu psrla des birris. 



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Lou Felibrige 195 



— Cound ictus des Joes Flour ah — 

Las obros man dados deuran estre inedichos. Les courcurrents deCiran 
ne manda tres eisemplaris jouts plec cachetat al secretari de l'Escolo 
Moundino, 7, carriero Lakanal, a Toulouso. 

Aqueles eisemplaris deuran pourta ni noum, ni sinaturo ; mes sim- 
plomen uno escriptiu deviso escricho atabe sus uno enbelopo ca- 
chetado countenent le noum e la demoro del councurrent. 

Les efans que mandaran de countes per le titre IV des Joes Flourals 
auran soulomen qu'a fa couneisse dou memo biais lou noum, pichot 
noum e la demoro de lours pa ire e maire. 

Toutes les councurrents deuran manda lours obros daban le 31 del 
mes de mars. Les manuscrits saran pas renduts. 

— Lou 21 de desembre, TEscolo moundino tengue soun Assem- 
blado dins la grand salo di maridage, au capit61i toulousan. Se i'ales- 
tigue lou prougramo di Jo Flourau d'oungan, se voute li gramaci degu 
au Counseu generau de la Nauto-Garouno, emai au Counseu munici- 
pau de Toulouso, per li favour qu'an acourdado a l'Escolo ; se veri- 
fique li comte e se decide l'espelido de la revisto titoulado : la Terro 
d'Oc. 

Se noume piei lis escoulan e lis ajudaire nouveu, entre li quau cla- 
rejon li grand mestre estatuaire : Falguieres e Antounin Mercie. 

E, avans de clava sesiho, se parle dis oumage a rend re a la memdri 
di grand mort moundin : Goudouli, Napoleon Peyrat e Aguste Foures. 

— LouTerradoUi voulume de sounet lengadoucian eme traducioun 
franceso vis-a-vis, de Prousper l'Estieu, pareissira dins un pareu de 
mes. Taura un pourtissou d6u majourau Antounin Perbosc 

Lou voulume sarade 300 pajo, coustara 4 fr. sus papie fort e 10 fr. 
sus papie d'Oulando. Noun sara mes en librarie. Adounc, aqueli que 
lou desiron, fau que s'adreisson, avans lou 13 de febrie, a 1'autour, 
qu'es mestre d*cscoloa Fraisse-Cabardes (Audo). 

Aquitani 

— La T{evue Filibreentu de Juliet, avoust e setembre 1895, que ven 
de pareissc, anouncio que lou toutau di soumo acampado, a 1'ouro 
d'iuei, per lou mounumen de Peiresc, poujo adeja a 1429 fr. Aven fi- 
sanco que li Felibre voudran countribui a-n-aquelo obro patrioutico, 
e que leu-leu mandaran sa pichoto oumorno au valent Tamizey de 
Larroque, a Gontaud (Lot-e-Garouno). 



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I<)6 Lou Felibrige 



A-n-aqueu prepaus, diren que, sus la fe dou Soleil du Midi, jour- 
nau marsihes, aven atribui, dins noste darrie numero, a-n-un de ndsti 
majourau la descuberto de la dalo tumulari di Peiresc, dins la gleiso 
de la Madaleno, d'Ais. Noste counfraire nous escrieu qu'a simplamen 
fa partido de la colo di furnaire que deslrauqueron aqueu precious 
relicle prouvengau. 

— Nous en-de-bon de benastruga la felibre>so Claude Duclos (Es- 
clarmoundo), que ven de recaupre li paumo d'ouficie d'academi. 

, VANEGACIOUN 

— M. e Mmo Toumas A. Janvier, s6ci dou Felibrige, demoron : 
n° 5 East 12th st, a New-York (Etats-Unis d'Amerique). 

— J. Felician Court, redatour courrespoundent de la Dcpecbe, de 
Toulouso, es, aro, en Aurillac (Cantal) Villa Montplaisir, cours Mon- 
tyon, 3. 

— Lou manteneire lengadoucian Clement Auziere, es esta nouma 
juge de pas a Noiretable fLoire). 

— Lou felibre Louis Tombarel es mesire repetitour an Coulege de 
Draguignan. 

— Lou felibre Louis Hugues es carriero Fortia, 32, a Marsiho. 

— Lou felibre J. B. Menut es regissour au Casteu de Sant-Louis, 
per Simiano (Bouco-dou-Rose). 

— Lou majourau En Anfos Tavan esa Casteu-N6u-de-Gadagno (Vau- 
Cluso). 

MORTUORUM 

— Lou 5 de janvie es mort a Nico, dins si 54 an, lou felibre 
manteneire de Prouvenco, comte Elioun de Barremo. 6ro un di man- 
teneire prouclama en 18.74 dins la proumiero Assemblado mantenen- 
cialo de Prouvenco. 

Que Santo Estello lou repause ! 

— Es mort, a Bezies, fa 'no mesado, un valent soustaire de nosto 
Causo, lou felibre manteneire J6rgi de Bernard. 

Que Santo Estello 1'ague recaupu dins soun trelus! 

— Es mort, a Paris, dins si 61 an, lou felibre Louis Rochas, de la 
Droumo, qu'ero lou gerent dou Viro-Souleu. 

Qu'en Dieu repauson li pauri mort ! 



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Lou Felibrige 197 



a pareigu : 

A Vilo-Novo-sus-Lot, dins le Progres de Lot-*t- Garonne, 34 Xbre 
1893 : Un poete gascon, Andre Sourreil, article vibrant d6u 
cabiscdu Carle Ratier, per la defenso dou Felibrige, e enaurant 
coume i'es degu, lou libre : Ouros d 1 amour y d'A. Sourreil. 

A Marsiho, dins la Revue independante du tMidi, n° 2 : La Trouvhtfo 
agroumandido, sounet de Marius Bourrelly ; Desiranco, vers 
de Maurise Raimbault ; Disien... vers tira dou « Carbounie 
cantavo * e que Felis Lescure adreisso a-n-En Jan Monne; la 
Pacbo, proso de Valeri Bernard ; lou Prouvencau a la coumuno, 
estiblado de Louis Astruc. 

A Gap, dins VEtoile da tAlpes, n° 26 : Quand Fiver e* per lou champ, 
sounet de Jan Monne ; Fieri* Aup, de Vitor Bouis. 

A Brivo, dins Lemou^i, n° 3, lou Libre d'or de 1'Escolo limousino ; la 
seguido de la Gramatico limousino, de Jouse Roux, e la revis- 
to felibrenco de 1893, escourregudo galanto dins Us ate e la 
proupagando, per lou Miejour, di journau e dis escolo man- 
tenencialo. 

A Marsiho, dins lou 'Bavardy touti li numeio de janvie : la seguido 
de Bagatoumi, lou rouman de Valeri Bernard en parla pou- 
pulari ; Tier rot badaio, article de V. Bernard sus lou libre 
de Peire Bertas. 

A Palermo, dins la Nuova Sicilia, n° 247 : Tra libri e giornali, escour- 
regudo d'Em. Portal dins li revisto e journau felibren. 

A Foggia (ltali) dins Aurora^ journau quingenadie de scienci e d'art, 

n° 16, quauqui rego sus la Toesia proven{ale e piSi la poue- 

sio prouvencalo d'En L. de Berluc-Perussis : 

N'en roudrias tasta cade jour 
D6u pan sabourous de l'amour. 

dedicado a Teodor Aubanel e acoumpagnado de la traducioun 
italiano de L. Zuccaro. 
A Cano, La cisampo, que boufo un cop per mes, per faire lou gatigou 
ei gent triste, n. 1 , e qu'aven saluda sa vengudo dins noste 
darrte numerd : Ei nouastrei legUre, (la redacioun) ; Lei hup 
(L'ome de Rieu) ; fincent Courdouan, per Maurise Raim- 
bault; A lavibado, de T. Belugo ; Lou ramassaire de megot, 
de F. Grabier. 

Felibrige 10. 



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/9<S Lou Felibrige 



A Fourcauquie, dins lou Journal de Forcalquier, n. 52 et 53 : La 
vertueuse Marie Luc de Forcalquier, estudi de C. Gantelmi 
d'llle ; la Sestiano, de P. Roman ; lou Diamant de St-Mainu i 
Jo Flourau de Carcassouno (A. G.) ; Sounet a la fausour de 
de N.-D. de Rippoll, per V. Lieutaud, etc. 

A Marsiho, dins la Croix de Marseille dou 17031 desembre : la se- 
guido dis Evangel i, dou Pai Savie" de Fourviero ; *De lume, 
per Cascaveu ; lis Ouresoun poupulari, li Santoun de (Marsiho 
de dono J. Gautier; QtUlei pouerc de soucialisto, per Cas- 
caveu. 

A Toulouso, Terro d'Oc, revisto felibrenco, mesadiero, proumie' nu- 
merd, tenent : la Terro a" Oc, per la Cigalo de la Libertat ; 
La cauno, c|e Prosper Estiu ; La lengua mayre^ d6u meme ; 
Nostro cubertOy de Louis Vergnes ; Les dus semenaires, de Jan 
Pitchou, qu'es un apassiouna ; Crounico, signado ; Le Vane- 
gaire, etc., etc. 

A Carcassouno, dins la Revue meridionale, n° 22, erne lou raconte di 
Jo Flourau de TEscolo audenco, d'Achilo Rouquet : fEscolo 
moundinoj de A. R. ; Tassejado sul canal, de A. Mir, etc. 

En Ales, dins Lou cascavel, n° de janvie : Mireio, estudi, per Gaiet- 
Malan ; Nivose, dou meme ; lou 7{astel, signa Lou Bourgal ; 
CMagali, de Frederi Mistral ; Pauro Martino, de Mathieu La- 
croix, e la seguido de Volo-Biou, d' Albert Arnavielle. • 

A Mount-Pelie, dins la Cigalo (For, n° 113, 114 e 115 : lou raconte 
de la felibrejado e di Jo Flourau auden, per Jan d'A ; lou 7{e- 
demtour, nouve d'Ant. Chansroux ; Sus uno tonmbo, de A. 
Rottner ; VEscolo limoustno, de J. Felician Court ; lou Souvet 
de Liseto, de Mireio Arnavielle ; A Vounour di Felibre, d6u 
chivalie Emmanuel Portal; (Mllo Parentani dins soun role 
de Mireio, retra d'E. Marsal ; la c Boimo, de Carle Ratier ; la 
Glori d'Esclarmoundo, de Marius Andre ; Souto lou castanie, 
d'A. de Gagnaud ; *Abl sema grand lou sabie! de Charloun 
Rieu ; Remoustranco, de Peire Bernard ; La cansou del souUl, 
de J. Calcas. 
> Dins la Campana de Magalouna, dou 1 de janvie : VAmisiat, 
dejouse Soulet ; VEspingola, de Marc Rigal ; VEscoubibaire, 
erne retra de Marsal (Drin-drin), etc. 

En Avignoun, dins fAioli, n° 108, 109 e 110: LeUsanu, pouesio di- 



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Lou Felibrige 199 



verso de En A. B. Crousillat, per Micheu Gai ; La veio de 
Nouve, per Dono baza ri no de Manosco ; li Manfo-figo, de B. 
Sabatier ; Jacoumart, de Juli Cassinf ; lou Signs, de meste 
Franc; Daudet a Tarascoun, de Juli Veran ; CMita de gau, 
conte poupulari ; Proufamcioun, de L. C. ; la seguido di 
Metnori d*un gnarro 9 de B. Bonnet, etc. 
A Paris, encd de A. Bellier, empremaire : Soulo lou castanie, vers 
prouvencau revira de Louis Audiat per A. de Gagnaud. 

» Dins la Province, de Lucian Due, janvie 1894, li retra literari 
d'Antonius Adam, lou crounicaire de VAidliy dou manteneire 
Carle Bistagne, dou majourau Marius Bourrelly, dou felibre 
Michel Camelat, erne l'avans-prepaus de Marineto. 

» Dins lou Viro-Souleu de Xbre /893 : li Jo Flourau de 1894 
dou Felibrige de Paris ; *Au nouvel fklibre, sou net de L. Des- 
tremx ; Mi capelado, de Batisto Bonnet, e la Viro-souleiado. 

> Lou Mots cigalur, n. de janvie 1894. 

> Dins fEcbo de la Cortege, n° 2 1 : Bouna annada, lou vi del 
curet, per A. Marpillat ; %Al clar de la tuna, de E. Bombal ; 
Troubadours et Felibres y tros de la counferenci de Brivo, per 
F. Court. 

> Dins la T{evue Filibrienne, juillet-aoflt-septembre 1893 : L* 
poete Tbhdore Aubanel : l'enfance et la jeunesse, Avignon et 
Font-S^gugne, Ie roman de Zani — per Luddvi Legre ; 
Rondels, per Achilo Rouquet ; Blafire, pouemo rouergat erne 
traducioun, per A. Villiers ; San~Gimignano-delle-belle-torri 9 
pouesio de Peire de Nolhac; A Vaventure, Ala bello eisservo, 
poueslo franceso e prouvencalo, per Juli Boissiere ; Bibliogra~ 
pbie (***) ; Une union, Courtes confidences, pouesio, per la 
Duquesso 1. de la Roche-Guyon ; Li Rouge dou Miejour, see- 
no prouvencalo de la Revoulucioun, per Felis Gras ; la Bibli- 
ograpbie de La 'Bellaudiere, de Pau Marieton ; La preguiero 
(P Esc I ar mo undo, per Marius Andre; V Evolution felibreenne : 
les FUibres aquitains (La Gascogne. la Maintenance d'Aqui- 
taine, son organisation, ses oeuvres, sa repartition logique ; 
a histoire territorialc et geographic linguistique, le dialecte 
gascon ; 3 la litterature gasconne avant les Felibres; 4 les 
Gascons des Landes et du Beam, le poete de la Chalosse, Isi- 
dore SallesJ, per Pau Marietou ; Souscription Vtiresc. 



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aoo Lou Felibrige 



A Cahors, encd de Girma : VJlrmana Quircinol* per l'annado 1894, 
coumpousat a Paris per Tamourdel Iengage natal e de soun 
rire galejaire > , de la man abilo de Joiise Calcas. Segoundo 
annado : costo 40 cent. Pa, dins aqueu librihoun, un flo de 
vers e de galejado mai que galant ; n'en tiran un coublet de 
Lo cansou del sou lei : 

Mes a la lerro mejouroalo 
Dount d 'autoes 86ns lous efantous, 
Am be lo joyo matinalo 
Embojes tous pruraiers poutous. 
Tabe. rabis d'aquel terraire 
Dount tu nous fas un parodis, 
Tant que flambejoras dins 1 aire, 
L'aimoren en soun parlodis . 

A Fouis, en Ariejo, enc6 de la veuso Pomies : « Texte roman des cou- 

tumes municipales de Seix en Couserans, confirmees par Phi- 

lippe-le-Hardi, et reconnaissance des privileges de cetie ville 

par Henri II, en 1547. » Doucumen inedi e forco curious, 

publica per Felis Pasquier, lou valent archivisto de l'Ariejo. 
A Barcilouno, dins la Veu de Catalunya, n° 52 e 53, nouvelun de 

PAioli, de la Cigalo d'or t dou Felibrige, d6u Lemouzi ; 

Jan senso pou, conte de Rene Montaut, revira en Catalan, 

per Franar. 
A Marsiho, dins le Dimancbe, 90, 91 e 92 : La langue provencale au 

Conseil municipal de Marseille , Bonne besogne, de L. A. ; 

Castil-'Bla^e et tAdolpbe Dumas, d6u me me ; Lou pintre 

tMouto, de Louis Astruc, etc. 
» Dins lou Petit proven fal dou 24 Xbre 1893, un estudi de A. 

Clerissy, sus Nouve e sus li Nouve. 
» Dins le Soleil du Midi dou 1 de janvie, la seguido ddu Pa- 

langre, de Louis Foucard, erne Bourn jour, bouen an. 
A Toulouso, dins VEcbo des Trouveres, n° 98 : de vers en lengo d'O 

de A. Teulie, Aufred Florent e Bitor Levere. 
En Arle, dins lou Forum republicain, 51 e 52 : Let proverbs* du pays 

d' Aries, (MM) ; A Madamo Sever ino, ttra dou journau 

VAiolu 



Lou Gerfcnt : Jan Monne 



Iraprimerie L. DUC f 35, rue Rousselet, Paris. 



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CROUNICO 



ESCOLO DOU VENTOUR 



Lou 30 d6u ines de desembre, li Carpentrassen, membre de 
VEscolo ddu Venlour, se soun, en majo part, acampa enc6 de 
Toste Boujarel, ounte un menut di mie*us alesli lis esperavo. Pas- 
sa miejour, uno despacho ddu Capoulie*, En Felis Gras, dounant 
couneissenQO de soun empache e saludant fEscolo, es iegido per 
lou cabisc&u, En Roumid Marcelin, e li counvida s'entaulon. 

Aqui, coume dins touti nostis asempre felibren, de pau k pau 
lou rire s'esparpaio, lis iue beluguejon, li cor tabason, li charra- 
disso van soun trin e li pitre se duerbon ! 

M. Alfred Caiiiet, maire de la vilo, president d'ounour, lou beu 
premie* s'aubouro e parlo coume eico : 

Messieurs, 

« La pr^sidence d'honneur que vous m'avez confine et que je 
me'ritais si peu, m'oblige k porter le premier toast. 

« Trop ignorant de la langue de Mistral, je porterai ce toast en 
fran^ais, craignant de vous parler patois si j'essayais de vous par- 
ler en provencal. 

« Je bois k i'Ecole du Ventoux ! 

« Je bois k I'Ecole franchise du Ventoux pour I'etude de la pro- 
ven<;ale. Et j'insiste sur le mot francaise, car je tiens k protester 

11 



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202 Lou Felibrige 



de toutes mes forces contre I'opinion de nos detracteurs qui so sont 
permis k notre egard des appreciations desobligeantes et qui, k 
titre d'amenite, nous ont trails de separatistes : pour peu, ils nous 
traiteraient d'etrangers. 

« Gomme si les terres de Provence et du Comtat-Venaissin ne 
sont pas terres franchises aussi bien que le reste de notre ehere 
patrie ; comme si leurs habitants ne sont pas aussi patriotes que 
tous les autres Francais. 

« Nosanc£lres ont demontre bien souventquel amour de la France 
les tenait au coeur, et nous sommes pr£ts k faire la m£me de- 
monstration le jour od les circonstances I'exigeront. 

« Mais que voulez-vous, nos detracteurs ne sont pas responsables 
de leurs appreciations ; ils ne peuvent pas nous comprendre. Vi- 
vant dans des milieux brumeux, ils ne peuvent pas savoircombien 
se developpent tous les sentiments bons et beaux sous notre grand 
soleil et sous notre ciel bleu. 

« Notre activity leur est inconnue ; et de mSme que nous ne 
saurions nous contenter du demi soleil qui les eclaire, alors qu'il 
nous le faut & nous tout entier et bien chaud, de meme une seule 
langue ne saurait nous suffire : il nous en faut deux ; c'est pour 
cela que nous avons choisi les deux soeurs. 

« Pardonnons done k nos adversaires, continuons notre a^uvre 
sans aucune preoccupation exterieure et buvons k notre Societe 
et k son cher cabiscol ! » 

Lou cabisc&u En Roumie Marcelin, agu£nt remcrcia lou presi- 
dent d'ounour de si paraulo entioucado e ben-voutento, de teutis 
aplaudido, s'aubouro k soun tour e ansin parlo : 

MESSIES E GAI COUNFRAIRE, 

« Que noste vaient Capoulie, En Feiis Gras, n'ague pas pouscu 
veni presida noste banquet freirenau e brinda maistralamen coume 
saup lou faire, es regretable. Sa presenci n'aurie pas mens fa que 
d'enlusi nosto festo ; sa paraulo arddnto e melicouso sarie de-se- 
gur estado, mai que bon vin viei, un dous recounfort p£r nautre, 
e ttiuti lou regretan. 

« Adounc, au noum de TEscolo d6u Ventour, porte moun pre- 
mie brinde au Capoulie d6u Felibrige ! 

« A vous-autre, Messies, qu'en responso k nosto counvidacioun 
amigo sias vengu parteja lou pan goustous de nosto Escolo feli- 



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Lou Felibrige 203 



breneo, e lou trempa dins la sail benesido que douno sabom* emai 
finesso k noste parla franc, & vous-autre, salut e ben-vengudo ! 

« S'es d'usage, Messrs, que li Felibre s'acampon lou pu sou- 
vent k taulo, es ddumaci que, k taulo mithis que pertout, s'atrovo 
lou lire sus li bouco, la belugo dins lou regard e lou countentamen 
au cor ; e de-mai per aquesto bello e bono toco qu'es de travaia 
quau d'un biais, quau de Tautre, erne* Fafougamen k Fobro cou- 
muno : l'espandiraen de la lengo d6u bres, elo qu'enausso en gl6ri 
la pichoto patrio dins lagrando, patrlo que deven sempre auboura 
p6r lou mejan leiau e noble de nosto paraulo, de n&stis escri. 

« Per ma part, Messrs, si^u urous de nosto acampado e n'en 
si6u tier dtiumaci me semblo que proun countent sias per^u. 

« Verai, quau es de nous-autre eici que noun s'atrovo k soun 
aise ? Quau es aquehi que noun es urous de fraireja, que noun es 
urous de turta lou gut e lest, coume se dis, k canta la sieuno? 

« Es en seguido d'aqueli taulejado frairenalo, k la desserto, au 
mitan di brinde, qucchasque felibre adus soun pienot travai. Aqui 
t6uti an lou dre d'espandi sis obro, de li legi, de li canta. Es 
d'aqu^u biais qu'en Felibrige so douno d'alen e d'enavans i pere- 
sous, i crentouset. E aco, Messies, deu toujour se faire erne res- 
pet, dins Famigueta la pu simplo e la mai vertadiero ; e coume 
fau qu'entre nous-autre sempre Famigueta dtiumine, lau per6u que 
la simplesso manque pas de grandour. 

« Se, d'asard, quauque bericlet espinchant d'en pau liuen nosto 
Escolo, s'avisavo de la retrairc piei coume Faurie" visto, val6nt-&- 
dire d'un marrit iue e de-traves, anessian pas d'ac6 nous esm&ure: 
siguen bon e caritable, sachen nous countenta de rire, e de pla- 
gue, k F6ucasioun, aqu&i bericlet gueche qu'an de s'avisa de 
noun deveni tucle. 

« Nous acampant souvent e mai en noumbre, la man dins la man, 
faren tranquiiamen nosto obro, la faren tant bono que poudren ; 
libre, cantaren quouro e ounte nous agradara, e, gai roussignou, 
leissaren iriaula li machoto. 

« Vejaqui nosto draio, Messie's, anen-ie* fieramen ! se p6r entram- 
ble 16 rescountran quauque brout de roumese e quauque panicant, 
ie* trouvaren pereu de tendri margaridelo, de gau-galin e de bla- 
vet, g6nti floureto de Prouvenco qu'eme si tres coulour, graciou- 
samen e majestousamen remcmoron pertout lou glourious drap^u 



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204 Lou Felibrige 



de nosto bello Franco ! Aqui, Messrs, lou c6u es clap ; Tivdr 
coume I'estteu, en farandoulejant, aurelo e ventoulet 16 passon, e 
se v&i de bouissoun que ptei jiton de roso. 

« Dins aqudu dre camin endraien-nous eui6 la fe d6u sage, lis 
iue vira vers lou soul&u e l'esplcndour de Santo Estello ! 

« Ac6 di, Messrs, ausse moun veire e b6ve k la prousperita de 
I'Escolo d6u Ventour! » 

Enterin que lou tin-tin di got clantis, un v6nt dous e caud d'es- 
trambord permeno dins la salo. 

Lou souto-cabisc&u, End Bigot, dis ei\\6 sa fogo aeoustumado 
sa bello Odo a la reino dou Fclibrige, e pereu sa galanto p6$o 
Per vende'mio. Pi&i, lou jouve Sivdstre Marcelin, brindo coume 
ei$6 : 

« Amor qu'eici, Messi6s, sian t6uti fraire e libre, 
I6u, jouine encaro e court d'alen, 
Ausse moun v&re mita plen 
E b6ve k la santa de t6uti li Fclibre ! » 

Tourna-mai li got se turton, li man se sarron, e l'amista tri- 
ounflo de pu bello. 

Dempi&i un bon moumen la fin o charradisso e li conte agradteu 
van e v6non gaiamen d'uno bouqueto k 1'autro. Lis amistous e 
g6nt MM. Barciloun, deslsnard, Liabastres e Ravoux, en veno de 
bon mot, s'alandon e jogon au pu fort. Pi&i, Roumie Marcelin 
d'uno voues esmougudo dis : 

Messies, 

« Dins n6sti reunioun felibrenco, avdn la bono abitudo, au mi tan 
di galejado, di rire e di cant, de nous ensouveni de n&sti mort, 
e de trouva pla<?o p6r un regret, per uno lagremo. Ac6 's un d&ute 
sacra que se pagan dis un is autre. 

« Lou 13 d6u mes de mars, av6n agu lou mau-cor de p&rdre, k 
Marsiho, ounte &ro juge de pas, un membre val&nt de nosto Es- 
colo : vous ai nouma lou felibrc majourau En Anfos Miqu&i, de 
Mourmeiroun, autour d'uno Istori de la vilo d'Eiguicro, e d'&u- 
tris obro de merite. 

« Noste ami, Anfos Miqu6u, 6ro devengu subre-tout poupul&ri em6 
si cansoun galoio, publicado en un galant recuei entitoula sim- 
plamen: Lou Flasquet de meste Miqueu. Dins aquthi libre, 6u, 



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Lou Felibrige 205 



avte, coume li mdstre, espandi soun cor e soun amo. Es per ac6 
que si cansoun faran sempre lou delicc dis amo delicado, di cor 
tendre, di cantaire de bon goust. 

« Es gaire de t6ms apres qu'aqueu noble cor coumtadin avie* 
manda soun adesioun escricho a nosto Escolo, que la trailo sega- 
rello lou toumbe dins lapleno vigour de si b6u cinquanto-si&san. 

« Eh ! ben, Messies, os a la mem&ri d'aquel ami, d'aqutfu valent 
counfraire que vole pourta 'n brinde. 

A-N-ANFOS MIQUEU 

Aut dins l'azur, en Santo-Estello 
Ounte la Muso rcsplendis, 
Se toun grand cor se despcstello 
E ta bello amo s'espandis, 
Brave Miqueu, pos to lou creire, 
Eici-debas qui tan lou dou, 
E beven e turtan lou veire 
Au dous canta di roussignftu. 

Tout cantaire roussignoulejo ; 
Mai en touti n'es pas degu, 
Quand I'ideio ris e foulejo, 
D'ague" lou gaubi qu'as agu. 
E se sian fier de Roumaniho, 
Se d'Aubaneu sian encanta, 
A toum Flasquet, font d'armounlo, 
Toujour b^uren' per mi^us canta. 

De n&sti cor, mestre felibre, 
Toun obro esvarto la tristour ; 
E fau que ta zambougno vibre 
De la grand mar au mount Ventour. 
Dins li cast&u, dintre la bori, 
E per vendemio e per meissoun, 
En toun ounour, a ta mem&ri 
Brusigon sempre ti cansoun ! 

Tout alisca de formo anlico, 
Courous e redoulent bouquet 
Mescla de Hour de retourico, 
Es un cap d'obro toun Flasquet ; 



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2o6 Lou Felibrige 



Soun vin d'elei coulour de flamo 
Es linde e pur ; e quand nous trais 
Soun dous perfum que douno k Tamo 
Pantai d'amour, 6u te retrais. 
E se me s^mblo eici te veirc, 
Aguent leissa toun blanc linc&u, 
Beure erne" nautre toun plen veire 
Au dous canta di roussign&u, 
0, nosto Escolo coumtadino, 
Amourouso de co qu'es beu, 
Davans toun engeni se clino 
E brindo k tu, valent Miqueu ! » 

Uno raisso de picamen de man saludo aque*u brinde. M. Alfred 
Caillet, qu'ero pertfu un ami d'Anfos Miqueu, entouno eme* finesso 
e g&ubi uno di delici6usi cansoun de nosle felibre regreta, e au 
pefrin t6uti canton. 

Aro, es M. Mountagard, proufessour de l'Universita, qu'a la pa- 
raulo. E veici coume : 

Messieurs et chers Confreres, 

« Jeme feiicite d'appartenir k une Socie'te ou on parle simulta- 
ne*ment les deux langues soeurs, le francais et le provencal. J'en 
suis heureux pour le francais, mais aussi pour le provencal, qui 
ne peut que gagner k cette indiscutable parents. 

« Gomme notre president d'honneur, je ne me hasarderai pas k 
parler provencal, de peur de parler, patois. 

« Nous savons ce que sera notre Ecole depuis le jour ou le se- 
cretaire provisoire, aujourd'hui secretaire definitif, a ecrit k peu 
pres en ces termes: u L 1 Escolo d6u Ventour ne sera pas un ce*- 
nacle ouvert seulement aux Feiibres proprement dits, mais aussi 
une reunion d'hommes s'adonnant ou s'interessant aux etudes 
historiques, archeologiques, csthetiques, etc., qui ont trait k no- 
tre Comtat. " 

« Gelte definition, je la reticns en entier. Je me permets d'y 
ajouter modestement les reflexions suivantes. Nous sommes ici k 
un dejeuner intime. Que pouvons-nous faire autre chose que de 
parler de notre Comtat, de nous rappeler reciproquement nos 
souvenirs d'enfance et aliraenter de la sorte nos cheres etudes. 
Ce sera d'ailleurs un moyen d'eehapper un instant aux mille en- 



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Lou Felibrige 207 



nuis, aux petites misfcres de la vie, de passer quelques heures, en- 
Ire compatriotes intimes, k nous temoigner des sentiments de 
bienveillance, de sympathie et de cordiality qui sont, heureuse- 
ment, tout naturels k des amis qui parlent la langue de leur enfance. 
« Cela dit, permetlez-moi de vous rappeler la belle strophe de 
notre aimabie eabiseol : 

O Bant amour de ma patrio, 
Amour d6u juste e dou verai, 
Amount, vers lou aouleu que briho, 
Se t'enaures, te seguirai ! 

et d'en retenir le vers 

Amour d6u junto e d6u verai, 

pour vous demander d'en faire d'une maniere ferme et definitive 
la devise de notre Ecole. 

« En eflet, le juste n'implique-t-il pas bienveillance, sympathie, 
cordiality, non seulement cnlre Gomtadins et Provengaux, mais 
encore entre Frangais et entre tous les hommes qui professent 
la noblesse dans les idees, la g6ne>osit£ dans les sentiments. 

« La vtfrite doit etre l'objet d'un veritable culte dans les etudes 
historiques ou archeologiques. 

« En poe*sie aussi, il n'y a de reelle beauts et par consequent do 
succ^s certain que pour les artistes qui comprennent la puissance 
captivante des sentiments vrais et qui savent en fixer l'expres- 
sion definitive dans une langue elegante et harmonieuse. 

« Si je ne craignais dc mettre a l'£preuve la modestie de notre 
cabiscol, je vous en citerais volontiers quelques excmples venant 
k Pappui de mon assertion ; j'aime mieux vous y renvoyer. 

« Par consequent, Messieurs et chers confreres, si nous nous 
appliquons k realiser la devise: „ Amour d6u juste e d6u verai,'' 
notre Ecole sera facilement un modeie de bienveillance et de 
cordialite, un modeie de verite historique et esthetique. 

« Je bois k TEscolo d6u Ventour, qui se reclame avec raison 
de la Provence et du Com tat, lou pais ddu soul#u } de la France, 
le pays de la lumiere. » 

D'aplaudimen sarra dounon provo de counsentido & la causo, 
claramen semoundudo per lou proufessour Mountagard. Finalamen 
se parlo d'uno Court d'amour per lou mes de Juliet que ven, se- 
guido d'uno escourregudo k la cimo d6u Ventour. Ansin siegue. 

JAN DE L'ORT. 



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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfeNgO 



Marineto 

La {Marineto de noste ami Lucian Due fai fldri pertout, e li coum- 
plimen toumbon a raisso sus lautour. Veici 90 que i'escrieu lou mes- 
tre : 

Au brave coumpan Lucian Due, mi coumplimen k brassado p6r 
sa poulido Marineto, tant b&n avengudo, tant b6n alengado, tant 
b6n empremido ! Qu&uquis-un coume ac6, de libre prouvencau, 
espandi ttiuti lis an un pau eici, un pau eila, embeimarien de fe- 
librige la literature) d'O. 

Gramaci e ounourau pou&to de Marineto 1 

F. Mistral. 

E lou Capoulie' i'a manda li vers seguent : 

En eissugant uno lagremo, 
Barre toun libre, Lucian Du, 
Noun fa poufcto, noun i'a femo 
Que, s6nso agu6 lou cor fendu, 
Posque legi ta « Marineto » 
Morto d'amour. Oh I la paureto ! 
Ffeus Gras. 
A soun tour, lou sendi de Prouvengo, En Marius Girard, dis : 
V6ne de legi Marineto e n'en si6u esta ravi. 
Ac6's un libre b^n fa, mourau, ouneste, interessant, poulit que- 
noun-sai, e m'es avis que sarid bon que t6uti li bibliout^co d'es- 
colo prim&ri de Prouvdngo, ounle fa de cadelas, e aqu£li de par- 



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Lou Felibrige 209 



r&qui, ounte i'a souv&nti-fes pas mau de chato foulasso que pan- 
laion que la vilo, Tagu&sson e lou legigu&sson. 

Ac6 \6 farte mai de b&n, seguramen, que ttiuti li papafard ounte 
se dis, vuei, que la patrio es un mot e que lis ome d&von faire 
plus qu'uno soulo famiho e vteure segound la l& de naturo, val&nt- 
^-dire coumeli b6sti... 

Mariis Girard. 

Enfin, veici lou galant comte-rendu en vers que nous mando An- 
tonius Adam, un brave Prouven^au de Paris : 

Avian deja Miriio e, d'ater, Esclarmoundo ; 
L'uno v&n de Mistral, d'Andr^ v6n la segoundo ; 
T6uti dous an canta Tamour clar e flouri : 
Osco, p6r Marius I e gl6ri k Frederi I 
A-n-aqu6li b6uta, li felibre fan festo, 
Cadun 16 trais, urous, jaussemin e gen^sto... 
E i6u, nanet, me plais de leva lou cap6u 
An rai que resplendis d6u Rose i Piren&u : 
Vese Filadelfft que raivo a soun amaire, 
L'amourous d'Avignoun qu'a-n-elo parlo en fraire, 
E lou souteu que briho e iai cr&sse li flour, 
Espouscant sa lus d'or sus de ca.stis amour ! 



* * 

Vaqui que Lucian Due, sus sa liro, nous eanto 
Marineto e lou 06 de si gr&ci toucanto, 
E, d'uno man de fado, en fin lengage clar, 
Pouetiso en s<H cant la chatouno d6u Var ; 
Oh I coume trelusis aquelo obro tant bello!... 
Estello ! Santo festello ! es tu l'ispirarello 
Que Tinouc^nt amour, que I'amour d6u pais 
Espelisson aqui coume I'auc&u au nisi... 
Lou cor de Lucian Due s'enauro en poueslo, 
E si vers calour&nt an T6udour di caclo, 
E se, de la Prouv6n£o 6u canto Testrambord, 
Lou canto en grand troubaire : em'uno plumo d'or ! 



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2io Lou Felibrige 



Casto coumo uno vierge e fresco, e mai que bello, 
Sa Marineto ansin m'encanto e me pivello, 
E soun paire Nourat me pretoco, e Tamant, 
Tistoun, en quau lou vi& avi6 proum^s sa man ; 
Mai, las! cor de fiheto es cor plen de mist&ril 
Marineto, au bergte, preferis un arteri, 
Un moussurot grana, galantoun d'esperit, 
Couifa d'un capdu naut, vesti d'un riche abit ! 
E lou sort que la buto, e liuen di si6u Temporto, 
L'adurra tourna-mai, famo cstrassado e morto : 
— Se noun la jalousie Fempuro e lou gandis, 
Amour de moussurot, ai ! las ! 16u s'amudis ! 
Pamens, leissant l'ouslau, sa maire e soun vilage, 
(Largentte — gros catau — i'a proum^s maridage), 
Marineto s'envai, folo de soun amour, 
E l'aubo, de la niue coussejant la brumour, 
Em6 soun amourous, la v& long di draiolo, 
Fouligaudant, cridant, talo uno parpaiolo 
Que poulouno li flour, elo, em6 soun galant, 
B6von per6u di bais lou dous m6u treboulant... 
D'aquesto ouro, ountc soun li couns^u di grand r&re? 
E Coumps ! e pi& lou mas ! e la gl&iso 1 e lou prtMre ! 
Ac6 durara-ti ? Pauro ! souv^nt amour 
Em 1 un boufa de v6nt n'a proun p6r toumba flour ! 



L'aurige s'amoulouno e lou tron es p&r orto, 

De raisso de malur toujour 16 fan escorto, 

E Marineto a p6u... e tremolo d'esfrai 

Quand Largentte 16 dis : « P&r i6u me si^s un fais 1 

E subran sa doulour, las! en lagremo esclato... 

Lou grousste moussurot trais Tescorno k la chato, 

Qu'k l'agrat de sa maire £u se maridara ; 

Que n'es vengu lou t6ms de se dessepara, 

A-mens que vogue b&n n'£stre que sa mestresso, 

Qu'ansin 16 gardarte si mei6uri caresso 1 



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Lou Felibrige 211 



Marineto ressauto... e soun cor matrassa 
Coume &-n-un cop de daio es subran estrassa ! 
— « ma maire ! Tistoun ! Vaqui ma destinado ! 
Ah! perquS, de Foustau, ai fugi, dessenadol » 
E , m f ac6, de Lioun, part... p6r baisso e p&r piue, 
Anant... la caro palo e de plour dins lis iue ! 



Vers lou Var souleious Marineto camino... 

E Pamour patriau la meno e Filumino : 

Un jour courdurarello, un jour pastresso, an sin 

Elo gagno soun pan e, tristo, fai camin. 

Mirage pantaia de la patrto amado, 

Assoulas, se vous plais, soun amo matrassado. 

Ai ! las! la chato toumbo avanido p6r s6u; 

Un jouv^nt passo just dins lou meme drai&u... 

Es Tistet, que la vfci, e \6 pren si maneto 

E que, 16u ! recoun&s sa dou^o Marineto 

E que, de si poutoun, la recaufo, arderous. 

Marineto sourris... $u, trefoulis, urous, 

E la meno plan-plan de-vers Toustau di r&re. 

Ah ! soun paire Nourat, que plouro, noun p6u cr&re 

Que demptei que sa chato es au fougau, la mort 

Gerque de i6 rauba soun perlet de tresor. 

Mai, elo, un jour Vendor dins li bras de soun paire 

E, lis iue dins lis iue de soun tant dous am aire, 

Gardant lou g&ubi g6nt de soun brindc agradteu, 

Quito lou mounde faus e s'envolo vers Didu ! 



Brave Due, v&s-aqui toun obro noblo e flamo 
Que pretoco lou cor e que boutego Tamo : 
Tis estrofo superbo e ti vers en aura, 
M&u que douno lou rire e que nous fai ploura, 
Canton noste Miejour e sa vertu sublimo ! 
Arderous, dins qu'un vane, escales jusqu'i cimo, 



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212 Lou Felibrige 



Trenant uno courouno i gl6ri dou pals... 
E Tamour, p6r guierdoun, divinamen sourris, 
E dins Tort felibren rejoun dins sa li£ur£io 
Tres astro : Marineto, Esclarmoundo e MirMo ! 

Antomus Adam. 

Acabaren pas nosto dicho senso faire noste salut au reviraire de 
tMarineto, qiTes lou majourau En Jan Monne. Lou traduseire, em' un 
grand talent, a segui Tobro vers per vers, gardant lou ritme tant 
poueti de Lucian Due ; eu a fa provo, aqui, d'uno scienci meravihou- 
so, e se pdu dire que (Mariruto a dous paire : un a Paris, 1'autre a 
Marsiho. Leitour mai q,ue gent, se voules vous regala, e passa uno 
galanto jouncho, en coumpagno de Marineto, croumpas aqu£u libre 
tant ben estampa e mai que ben escri I E a tu, o Jan Monne, brav6 ! 
t6uti mi coumplimen ! 

A. A. 

— A prepaus de Marineto, diren que tout lou mounde es pas coun- 
tent que Lucian Due ague counseia, dins sa prefaci, d'emplega lou dia- 
leite d6u Rose, per runificacioun de Tourtougrafi felibrenco. Lou Me- 
morial d'/fix publico a-n-aqueu sujet uno proutestacioun dou majourau 
En Frances Vidal, que revendico la proumiero placo per lou parla 
d'Ais, en estent qu'aque'u terraire es la « Prouvenco propro, > amor 

que 

Peralin Ni90 e Menfcoun 
Es la Prouvengo italico ; 
La ProavAn90 noarmanico 
Eila de-veri Avignoun. 

En nous mandant aquesto novo, Lucian Due respond qu'a jamai agu 

l'ideio de nega lou merite e li sentimen patriau de quau que fugue, 

ni de douna la paumo au parla dou Rose sus lis autri dialeite. Leissant 

en deforo li questioun istourico e filoulougico, per noun revieuda li 

vieii lucho, eu n'a vist qu'uno causo : Tespandimen d6u Felibrige 

au mejan d'uno lengo unenco. E 'm'acd, quete dialeite auril-ti pouscu 

chausi, senoun aqueu di mestre, aqueu de Mistral ? 

— Li Felibre de Paris, esmougu dis auvari d'un di re ire avignounen 
dou Felibrige, qu'ero un di set de Font-Segugno, e que s'atrovo a 
Touro d'iuei dins lou malastre, an dubert uno souscricioun per ie veni 
a Tajudo. Ac6 provo sa bello amo e mostro qu'entendon lou mot de 
« fraternita » eoume se deu entendre, entre d'ome que si cor baton 
per lou meme ideau. 



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Lou telibrige 21 } 



La souscricioun duberto poujo a la sou mo de 3iofr. 

Zou ! fau qu'aquelo ideio freirenalo fague fldri ! Engajan, adounc, 
touti lis ome de la bono a manda soun bumomo a Batisto Bonnet, 
29, carriero de Buci, a Paris. Es eu que recaup li mandadis. 

Li Felibre d'Avignoun, cli, avien adeja semoundu Tajudo degudo 
a-n-aqueu felibre malurous. 

— La Soucieta di Felibre de Paris, nous dis lou Viro-Soulhi, a de- 
cida de metre au councours un A-prepaus en un ate, proso o vers, 
sus lou temo : La flsto de Seeus o lou Felibrig*. 

Uno medaio de vermei sara decernido a lautour de Tobro courou- 
nado, que sara jougado dins l'ate de la festo de Sceus. 

— Li testo cigaliero e felibrenco, que n'aven adeja parla, se faran 
au mes d'avoust venent. Santo Estello nous baie gau e santa, per fin 
d'ana faire la farandoulo erne li valent Felibre de Paris. 

— Lou 27 de febrie, lou majourau En Pau Areno, un di cepoun 
dou Felibrige de Paris, s'atrouvavo de passage dins nosto vilo de Mar- 
siho ; a-n-aqueu prepaus, s'es douna un punch en soun ounour au 
Cafe Martino, ounte s'acampon li Felibre de la Mar. 

A ndu ouro de vespre, i'avi£ ben setanto literatour, poueto, jour- 
nalist©, qu'avien respoundu au rampeu e qu'eron vengu per adurre a 
Pau Areno soun testimdni de simpatio. 

M. Ouraci Bertin, president dou sendicat de la presso marsiheso, i'a 
fa la ben-vengudo em' un galant biais, e Pau Areno i'a finamen res- 
poundu en ie disent qu'ero € le plus Parisien des Marseillais, s'il est, 
lui, Ie plus Marseillais des Parisiens. * 

Em'acd, noun es necite d'apoundre se s'es piei debana de vers e de 
cansoun ! £ro matin, quand la felibrejado s'es clavado. 

En remembran^o d'aquelo vesprado tant superbo, s'es 6ufert a-n-En 
Pau Areno un bijout, pourtant escrincela la dato dou 27 de febrie, e 
lou noum dou poueto sisterounen, d'enterin qu'uno garbo flouridoero 
semoundudo a Mllo Isabeu Areno, sorre dou poueto. 

— Lou felibre lerinen Enri Giraud se ven de marida erne Mllo Jano 
Richard. Nous fai grand gau de benastruga lou beu couple. Dins la 
terro d'azur, de flour e dou souleu, Santo Estello ic trene de jour clafi 
de pantai d'or ! 

— Au proumie jour vai pareisse, estampa a-z-Ais, enc6 de J. Nicot, 
lou beu dramo : Santo Estello, dou felibre abatjuli Bresson. 

L'obro es coumpartido en tres ate, e se clavo per lou martire de la 
patrouno di Felibre. La sceno se passo en Tan 98. 
N'en reparlaren tre qu'aura pareigu. 



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214 Lou Felibrige 



— Lou gent felibre Felis Lescure, lou courouneu de la court d'a- 

mour de Carpentras, ven de publica : Lou carbounii cantavo, recuei 

finamen serti de vers esquist. L'obro se durbis per uno envoucacioun 

a-n-Aubaneu e nous mostro lou cor dou poueto : 

Sieu qa'un enfant doulenl, pecaire ! 
Esfraia per lou negre esfins, 
E que bat de touti li caire 
L'aire di causo sen so fin. 
Ai vist lou tenebrous misteri, 
Coungreia la frejo materi, 
Lou vent de Dieu a pas boufa, 
Moun amo es uno femo ester lo. 
Que mesclo d'inulili perlo 
Au sang de moun cor estrifa. 

De mai, lou libre porto un epigrafi tira dis obro catalano de Casas 
y Amigo, que dis : « leu, sabe que moun cant es uno noto de l'inne 
universau, coumeun degout perdu dins la grand mar de Pinfini. > 

Aqueli fresqui floureto culido, amount, sus Tauturo de Greasco, dins 
li bos prefuma que ie canton li sinfoni armouniouso di raive pivelaire, 
se coumpartisson en quatre bouquet galant : En pantaiaut, Lis eroui~ 
co t Autour dou brhs, li Dedicaci, que sabes pas dire aqueu que vous 
embaumo lou mai, tant per sa frescour que per sa pouesio. 

Escoutas lou Salut courau dou doulhnt, au doulent que ie trais A. 
de Gagnaud, en nous presentant amistousamen l'oubreto : 

« Vai, bel ami Carbounie, te lagnesses pas de toun mau-sort. Sies 
un di preferi de Dieu. Aqueu qu'amo senso soutri sara jamai qu'uno 
mita de poueto. Amour e d6u soun li dos alo pouderouso qu'enarton 
Tome is estremi founsour de Tazur. Es per ac6 que tant aut se cou- 
deion toun amo e tis estrofo. 

« As sounda l'abisme dou malan ; as cava la grand mino de la sou- 
frenco umano. fas avera lou carboun que cremo, mai qu'ilumino, lou 
carboun que brule li bouco dou proufeto, lou carboun que, dins lou 
cruset dou mau-tems, se mudo en diamant duradis. » 

Aves ausi 1 Eh ben ! regretous saran aqueli que noun auran agu Tur 
de se coungousta d'aquelo melico ! Li bouquet, mai n'i'aguesse agu, 
mai se n'en sarie chabi. Lou carbounie cantavo, que cante tourna-mai 
e picaren di man 1 

— La tiero de Prouvenc;o d6u Club alpin frances ven d'elegi, per 
soun president, lou manteneire Ougeni Barreme, avoucat, soUto-cabis- 
cou de 1'EscoIo de la Mar. 



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Lou Felibrige 21$ 



— Li Felibre de Paris venon d'arresta lou prougramo que seguiran, 
aquest mes d'avoust venent, dins soun escourregudo miejournalo, en 
coumpagno di Cigalie. 

S'acamparan a Lioun ; davalaran lou Rose en bateu, anaran a Cabano 
(Bouco-dou-Rose) inagura lou buste d'Adoufe Dumas ; a Cadenet, 
inaguraran lou mounumen dou Tambour d'Arcolo e pausaran uno pla- 
co de maubre sus Toustau dou musicaire Felician David ; inaguraran 
en Avignoun li buste de Roumanille e de Teodor Aubanel ; faran un 
roumavage a la Font de Vau-Cluso, emai a Novo, en remembranco de 
Petrarco e de Lauro ; e d'aqui, anaran en Aurenjo inagura lou teatre 
antique, per la representacioun ttAntigont e de CEdipe-%oi. 

— Lou manteneire Delerba, receveire de l'Enregistramen en Antibo, 
es esta nouma ouficie d'academi aquest mes de janvie passa. Nosti fe- 
licitacioun couralo. 

— Lou Counsistdri di Jo Flourau de Barcilouno ven de traire soun 
Car tell. Lou premie dimenche de mai, que toumbo aquest an lou 6 
de mai, s'atribu'iran li pres vouta per lou Counsistdri, emai li pres es- 
traourdinari que lou subre-di Counsistdri a recaupu, per decerni dins 
Tale de la festo. 

Touti li coumpousicioun auran d'estre inedito e estre escricho en 
antique o mouderne Catalan, e dins quete que fugue di dialeite dou 
miejour de la Franco. 

Touti lis obro deuran estre remesso au secretariat d6u Counsist6ri : 
carrer d'Aray, 6, tercer segona, a Barcilouno, avans miejour dou 1 
d'abrieu, en \6 jougnent, per caduno, un pie cacheta tenent lou noum 
de l'autour, lou titre e l'epigrafo de sa coumpousicioun. 

— Lou voulume de Marine to, de Lucian Due, s'atrovo, a Marsiho, 
a la librarie de Pinet, plago de la Bourso, emai a la librarie marsiheso, 
34, carriero Paradis. Se i'atrovo, pereu, lou dramo de Casau, d'En Jan 
Monne. 

Aqueli dous libre se podon pereu demanda au bureu de noste bule- 
tin mesadie : aqui, {Marimto se vend 5 fr. e Casau 3 fr. 50. 

Aquitani 

— Saludan erne grand gau VArmana gascou de 1894, per Beam, 
Bigorro, Armagnac, Lannes. Se pdu dire, coume lou prefacie meste 
Pau Lafleche, que « le genie gascon sonne le reveil du parler des 
aieux » e apoundre coume eu ; 



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216 Lou Felibrige 



« Par la langue, nous accomplirons notre destinee, car elle est petrie 
avec l'argile de nos plaines, elle demeure le trait d'union qui relie 
nos communes aspirations, qui colore nos rSves, qui traduit les quoti- 
diennes preoccupations du travail regional. C'est par la langue que 
nous ferons le penser populaire vibrant de patriotisme et de foi, et ce 
sera encore par elle que nous rendrons feconde la creation prochaine 
des Universites regionales. La decentralisation de Intelligence nous 
delivrera alors des formules et des hommes faconnes par Paris, la 
grand* ville : elle remettra en honneur la foi en nous-mfimes et nous 
debarrassera du caporalisme de M. de Fontanes, sous lequel le Midi 
expirant finirait par rendre son a 4 me genereuse, faite de poesie, de 
grandeur et d'amour... » 

Se poudie pas mieus defini la toco dou Felibrige : )a lengo nous 
menant au triounfle, qu'es l'afirmacioun de la persounalita miejour- 
nalo. 

Noste armana nous douno lou pa u ma res dou councours de literaturo 
bearneso e bigourdano, que s'ero dubert souto Tauto presidenci d'ou- 
nour de V. Lespy e d'Isidoro Salles, e douno li peco courounado. 

Li laureat soun, per la pouesio sus Gastoun Tbabus : Premie pres 
a M. 1'abat Labaig-Langlade ; segound pres, a J. de Rebenacq. — Su- 
jet libre (vers) : Premie pres, a J. Lyp; segound, a J. de Rebenacq; 
tresen, a X... ; citacioun a J. Tayahod. — Sujet libre (proso) : Prou- 
miepres, a J. dou Bousquet; segound, a Jan Lalanne ; tresen, a J. La- 
bastic. 

l'a piei uno galanto pefo : Arri-bilb e Taj>oun, {felen e re$r*) y d'l- 
sidoro Salles ; Bearnts e Marselbes, d'A. Plante ; Bouno aubeno, de Na 
Filadelfd; La louterie, de Lafore : Qui crtouy qiUyeras-tu, de Michel 
Camelat, etc., etc. 

— Noste ami Carle Ratier, lou valent cabiscdu de PEscolo de Jan- 
semin, en Agen, vai faire pareisse a la fin dou mes de mars sis obro 
pouetico, acampado en un voulume qu'aura per titoulet : Lou rigo- 
rago agenes, (Mailadis, Joutnos, Tintemos), en dialeite d'O agenes. 

Aquelis obro fourmaran un beu voulume in-18, elsevirian, estampa 
erne lussi sus papi^ requist. 

Se n'on tirara que lou noumbre necite per acountenta li souscriveire ; 
es adounc per ac6 qu'engajan aqueli que desirarien ague aquelo obro 
de marco, de manda leu-leu sa counsentido em' un mandat-poustau de 
tres franc, a M. Carle Ratier, 12, balouard de la Liberta, en Agen, 
(Lot-e-Garouno). 



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Lou Felibrige 217 



— Aven counta coume s'es fa que lou Municipe de Toulouso avte 
leva la suvencioun que fasie annalamen a l'Academi di Jo Flourau de 
Clemenco Isauro, per la vouta en favour de l'Escolo moundino. Pareis 
qu'aquelo restitucioun, mai que justo, noun a plaisegu a-n-uno tiero 
de franchimandejaire que, sen so saupre, ni quant vau ni quant costo, 
soun parti en guerro contro li Felibre, eiretie naturau de Dono Cle- 
menco, e contro lou brave e valent Municipe de Toulouso qu'a rendu 
\\ flour a la lengo d'O, coume ero degu, qu'aqueli flour ero soun dre 
de lis ague, e soun deve de li revendica. 

Ah I se n'es fa un tarabast dins li journau d6u Nord e... d6u Mie- 
jour ! NVa 'no bello escarrado qu'an barjaca per ren dire e senso cou- 
neisse la questioun ! N'i'a, pereu, bravamen qu'an lucha per la bono 
causo, e qu'an tra sis espouscado de man de mestre... SVs gasta de pa- 
pie qu'es pas de dire, e de proso e meme de vers ; de servtnUs an res- 
clanti. Lou Petit CMarseillais n'a douna un, de soun poueto ourdinari, 
M. Ipolito Matabon, quo i'a V estrofo tant galanto per li Felibre, que 
noun pouden resisti au plesi de n'en regala nosti legeire : 

M«is en vain la « plebe jaJou»e, • 
Fille immortelle de Toulouse, 
t Te jette l'insulte et PalTront ; ■ 
Dans le verger oa tu reposes, 
Tes oeillets, tes lis et tes roses 
Au soleil tonjours fleuriront ! 

Veses acd: La plebe jalouse U jett$ I' insults it V affront... coume se li 
Felibre avien au cor aqueli sentimen bas que ie presto generousamen M. 
Matabon, e se, mestre dou gai-sabe, noun avien toujour agu autro 
pensado, autre amour, autre ideau, que de veire reflouri li flour d'lsau- 
ro, per que soun prefum courounesse li poueto de la parladuro d'O, 
coume acd ero a terns passa ; en estent que TAcademi de Toulouso ere 
establido dins aquelo estiganco, e noun per qu'aqueli qu'avien cargo 
de manteni sa lei e si dre, ie raubesson malamen si tresor per li se- 
moundre i cantaire de la lengo franceso. 

Li flour d'Isauro, mancara pas de troubaire per li counquista. Se 
fara de grandi festo, aquest mes de mai, a-n-aquelo oucasioun, e noste 
Gipoulie ie sara, qu'escrieu au cabisc6u de TEscolo moundino : 

c O, vai, faren de grandi festo ; s'es pas la Santo-Estello, sara lou 
sant souleu ; mai, coume que vire, Panarcn. Poudes coumta sus 
ieu. » 

PeUbrige II. 



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218 Lou Felibrige 



Adounc se dounara, dou terns di ftsto moundino, uno representa- 
cioun de gala au Capitdli, e l'apoutedsi de Goudouli e de Foures sara 
la toco d'aquelo partido dou prougramo. 

Lou maestro Armand Raynaud, de Carcassouno, que mestrejo erne 
grand talent Pourquestro dou Capitol i, a proumes de faire a-n-aquelo 
oucisioun la musico d'un a-prepaus, retrasent li viei cant poupulari 
dou Lengado. 

D*acord cme lou Municipe de Toulouso, TEscolo moundino alestira 
d'autri festo, que se n'en parlara leu-leu ! 

Lou mestre escultaire Jan Riviero, se cargo de faire lou buste dou 
grand felibre lauragues, que TEscolo anara auboura a Casteu-Nou-d'arri. 

MORTUORUM 

— Plagnen li dou d6u brave felibre marsihes Peire Gay. Aqueu 
paure ami, la mort fa rauba si dous enfant dins la memo semano : 
soun pichot Peire es mort lou 2 de mars e sa pichoto Margarido, lou 
subre-endeman. 

— Lou 8 de febrie es mort, a Cano, un di valent soustaire de lMdeio 
felibrenco, lou manteneire Enri Deonna. 

L'Escolo de Lerin i'a fa lis ounour degu, e nautre, ie mandan un 
bouquet de pervenco, e demandan que Santo Estelio lou recaupe dins 
sa g16ri. 

A PAREIGU : 

A Barcilouno (Espagno), dous galant librihoun de vers d'En Jacinto 
Verdaguer, lou grand pcueto de V<Atlantida. La fugida a Egipte 
es un bouquet oudourous de legendo piouso e divinamen 
escrincelado, que formo la segoundo partido de sa trilougio 
de Jesus infant. 

looser de tot Panjr, dietari de pens a mens religiosos, es un 
rouste que porto per cade jour de Tan, noun uno roso, mai 
uno pcrlo sertide em' un talent esquist e un cor de poueto. 
Ah ! coume es siave lou prefum que s'eisalo d'aqueu Roser. 

A Cano, encd de Robaudy, lou Maridage i coumissari, uno galanto 
coumedi, c uno sceno tragi-coumico, > coume dis soun au- 
tour, Frances Garbier, que fai passa un bon moumen. L'Es- 
colo de Lerin aumento de-Iongo sa bibliouteco, c nTen fasen 
n6sti coumplimen. Aqueli que i'agradarie d'agu^ lou {Mart- 
dage 1 coumissari, ' que formo soun quatren voulume, n'an 



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Lou Felibrige 2/9 



que d'espedi i fr. per mandat-carto, a Pautour, coumis di 
posto, a Cano ; 0, encaro, au secretari de TEscolo lerfnenco. 

En Avignoun, encd de Seguin : Quelques souvenirs de Lourdes, d6u 
felibre abat A. Bongarcon. 
» Enc6 de Roumanille : VEstatuo dou poueto, odo naciounalo 
revirado dou pourtugues de Don Jouachim de Araujo, per A. 
de Gagnaud. 

A Fourcauquie, encd de Crest, editour : La vertueuse (Marie Luc, 
de Forcalquier, uno noutico biougrafico d6u felibre Carle de 
Gantelmi d'llle, sus d'aquelo fiho de Fourcauquie que l'Aca- 
demi d'Ais ie ven de semoundre un pres de vertu. 

A-z-Ais, encd de Makaire: Election de M. Louis de *Bresc t lou 23 de 
janvie 1894; Rapport sus sa candidaturo a TAcademi d'Ais, 
per lou manteneire Carle de Gantelmi dMlle. 

A Marsiho, dins lou TZavard, la seguido de Bagatouni, rouman realisto 
dou majourau Valeri Bernard. 
» Dins Marseille-Banlieue, n° 55, un article de la barouno 
d'Orsan sus lou noum de Jolietle, douna au port-ndu de 
Marsiho. 

A Padoue fU^0> enc0 ^ e Drucker: Manueletto provenrale per uso de- 
gli alunni delta Faculta di Letter e (Pichot manuau prouven- 
£au a l'usage dis escoulan di Faculta de Letro), tenent : In- 
trodu{ione grammatical, crestomapa, glossario, dou proufes- 
sour Vincenzo Crescini, de PUniversita de Padoue. I'a dins 
aqueu libre tout 90 qu'es necite per la couneissen^o de la 
lengo di troubadou e de si poueslo. 

A-z-Ais, dins lou Memorial d'e/fo, n° dou 1 de mars, uno pichoto 
proutestacioun de F. Vidal, cabiscdu de l'Escolo de Lar, a-z- 
Ais, contro uno ideio que Lucian Due trais dins sa prefaci de 
Marinelo* sus lou prepaus de l'ourtoud6ussio prouvencalo. 
Lucian Due counseio i majourau de Prouvenco d'escrieure, 
touti, la lengo mistralenco dou ribeires d6u Rose. S'acd ero, 
i'aurie ges de mau, au countrari, e noun Pempacharie que 
z'Ais restesse la capitalo de Prouvenco, e que soun dialeite, 
que per acd noun sarie avali, restesse lou mai flame retipe 
dou parla prouvencau. 

Acd's la lucho dou Cacalian contro lou Cacalaus : (1) 

[z] Cacalian te dis dAn parla d'Ais, e Caoalana d aqueo d'Arle, d6u franc parla 
d'Arle. 



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220 Lou Felibrige 



Lou cacalaua moante antra, 
Em* sa pureta divino ? 

a di M. de Truchet. Cadun vanto si porri, parai? Mai, fau 

pamcns dire, per estre juste, que lou Cacalaus es ana bra- 

vamen aut e que se vei gaire ounte s'arrestara, ni quau 1'ar- 

restara. 

> Dins lou Memorial £<Aix dou i de febrie, lou di scours prou- 

vencau prounouncia a l'Academi d'Ais, per lou i:r jourau En 

Frances Vidal, sus l'estiganco de la recepcioun dins aquelo 

auto assemblado dou savent biblioufilo e valent prouvenca- 

listo Paul Arbaud. 

A Cano, dins la Cisampo, n° 2, Lets anarcbisto a Venco en 1596, de 
Maurise Raimbault ; lou Vermilyoun, de Jan di Cabro , Lou 
comte de 'Barremo, article necroulougi de M. Bertrand ; Lou 
cbaJ>o-can 7 cansoun de F. Garbier, etc., etc. 

A Paris, dins la Province, n° de febrie : Souleu t remount, episodi de 
(Marintto, de Lucian Due, erne la traducioun en vers frances 
d'En Jan Monne ; La cueilletle de* olives, de Pau Mangin. 
» Dins la Libre Parole dou 15 de febrie, uno letro de Carle 
Maurras : Langue d'otl et langue d'Oc, a M. Drumond, que nous 
a fa grand gau de legi, e que touti li Felibre deurien legi e 
relegi e garda preciousamen, talamen es bello. Es escricho sus 
lou prepaus di flour de Clemenco Isauro, que lou Municipe 
de Toulouso n'a fa la restitucioun au gai-sabe, e vous res- 
ponde qu'aqueli qu'avien pres la plumo per critica aquel ate 
de justico, an trouva sabato a soun ped, e que se ie veson 
pas clar dins la questioun, es que soun tucle ! 

Sus lou meme prepaus, lou Dimancbe dou 18 de febrte, s'es 
bout a dins lou brande em£: Lesfleurs de CUmence haure de 
L. A. ; e lou T>e Tamaris a {Monaco, dou 15 febrie, adou- 
na uno letro flamejanto dou felibre Fernand Hauser. 

A Brivo, dins Lemou{i, n° de febrie, la seguido de la gramatico li- 
mousino de Jouse Roux, e uno galanto crounico. Gramaci au 
gent crounicaire di coumplimen que trais a noste Buletiu. 
Nous es toujour en-de-bon de signala tout 90 qu'enauro 
glourifico la pa trio ! 



Lou Gerdnt : Jan Jdonne. 



Imprimerie L. DUC, 35, rue Rousselet, Paris. 



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CROUNICO 



VIVO CLEMENCO ISAURO 



En aqnen terns de lucho, emai superbo qu'ero, 
Per defendre Parage, nni dins lougroupas 
Avignoun b Toulouso ero lou crid de guerro : 
Aro, es Ion crid de pas ! 

(Isclo (tor) . 

Noun pouden agu6 meiouro chabenco per claure la setenco annado 
de noste buletin mesadie, que de pesca dins VAioli dou 7 de mars lou 
flame article de Gui de Mount-Pa voun, e de lou reproudurre mot per 
mot, talamen mostro que Santo Estello meno la barco e lis arange, e 
talamen pereu nous es en-de-bon de crida em' eu : Vivo Clemhtfo 
Isauro ! 

Au.darrte numero de VAioli disian : « Clem&nco Isauro, d^stre 
un pau coutigado p£r nosto jouventuro, p6u que l'escarrabiha. » 
Gresian pas depica tant just, car, vuei, av£n &-n-an6uncia i man- 
tendnt de nosto lengo, is amourous d6u Gai-Sabe, uno grando nou- 
vello. Clem^nco Isauro, o,se voul&s, la cetebro acad&mi que s'en- 
gl6rio d'aqu^u noum, v&n de durbi si porto a brand a la lengo 
d6u Miejour. Mai, p6r faire coumprendre en cadun l'impourtanco 
d'aquel evenimen que, dins Favangamen de n&sti revendicacioun 
marco un iter tros de camin, Tau d'abord esplica lou founs de la 
questioun. 

L'espandido e la gl&ri de nosto poueslo, espelido au stecle voun- 
gen, mountado a soun pountificat i sieele dougen e tregen, s'&ron, 
apr£s la crousado contro lis Albiges e la desfacho dou Miejour, 
anequelido pau a pau, coume aco toujour arribo quand un pople 



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222 Lou Felibrige 



envahi a perdu soun independdnci. E vcici qu'a Toulouso, en Tan 
1323, sdt troubaire, di darrid que cantdsson encaro, coumprendnt, 
coume plus lard li sdt de Font-Segugno, que Tamo d6u pais noun 
vivid plus que dins sa lengo, deeiddron, pdr sauva lou recalidu de 
la patrto e manteni la lengo maire, de founda go qu'apeldron lou 
Counsist6ri Gai, o Couldge di set Troubaire c eli se doundron lou 
noum de Mantendire. La poueslo prouvencalo fugud dins soun ien- 
gage designado entre dli, quouro pdr lou mot Amour, quouro pdr 
la paraulo Gai-Sabt o Gaio-Scieuci ; e istituigudron pdr la faire re- 
flouri un councours qu'avid lid lou 3 de mai, dins un jardin ounte 
dcccrnissien i poudto laureat de flour d'or e d'argdnt que denou- 
mdron joio. E tab fugud Pdurigino de l'Acaddmi de Toulouso, que 
se devino d'aqudu biais la plus anciano de I'Europo. 

Mai agudnt, li sdt mantendire, vougu serva de-longo li formo 
de lengage e de literaturo dis ancian troubadou, ldu que la des- 
casdn^o agarrigud fistitucioun e 's vera aquelo epoco, fin ddu 
sidcle quingen, qu'uno damo de Toulouso, noumado Clemdnco 
Isauro, d'aprds uno tradicioun que n'es bessai qu'uno legdndo, 
aurid pdr un legat restaura li Jo Flourau. En foro di flour prou- 
mierenco, que n'dron qu'au noumbre de tres, aqudu legat creavo, 
dison, de « flour nouvello » deslinado i poudto que cantavon en 
foro de la rdglo d'autre-tdms c dins la lengo mai mouderno que 
s'dro facho dins lou pople (la lengo d'O, bdn entendu). 

Tout ac6 n'empachd pas lou eourrdnt de segui sa pdndo. La 
lengo ddu gouvdr noun poudid faire mens que de councourre i Jo 
Flourau, e, que sidr de I'escoundre? de Tan 1513, lapoudslo.fran- 
ceso id tenid deja lou le ; e segound soun abitudo, entre se vdire 
mestresso, elo metegud deforo la lengo ddu pais, bdn tant que 
Goudouli, lou majourau poudto ddu parla de Toulouso, pdr id 
gagna 'n paure souci, faugud que cantdsse en francds Vinfatigable 
vol des oiseaux de Tidore. 

Tambdn, quand Louis XIV agud recouneigu la soubeiraneta de 
l'Acaddmi de Paris, aquelo de Toulouso dro deja maduro e touto 
ldsto pdr re^aupre li letro patdnto d6u rdi, la tresfourmant en 
acaddmi franceso de prouvingo, valdnt-a-dire en servicialo dis en- 
fludnci d'amoundaut. E desempidi tduti li flour fugudron esclusi- 
vamen reservado i poudto de la lengo franceso. 

Es contro aqudu despuiamen, es contro aquel esclusivisme, que 
li Felibre an reciama toustdms ardentamen. E quand, pdr uno de- 



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Lou belibrige 223 



cisioun ddu Municipe dcToulouso, la doutacioun muiiicipalo que se 
fasie* a FAcademi, es estado, aquest an, att'ibuido au group do 
I'Escolo moundino, nYa, ac6 se coumpren, qu'an fourni dins la 
presso de rcsoun proun e contro. 

Or, au cours de la rioto qu'es estado proun rabino, lou noum 
de Fautour de Mireio eslent esta mes en avans, veici la letro 
qu'escrivie" a Mistral M. lou Comte Fernand de Resst^guier, secre- 
tari perpetuau de I'Academi toulousano : 

Toulouse, ce 21 fevrier 1894. 
Monsieur et tres ilixstre maitre, 

« Vous avez certainement appris par les journaux tout le bruit 
qui se fait en ce moment autour de TAoad^mie des JeuxFloraux, 
et, pour snr, vous en avez gemi. Les uns, voulant la perdre et la 
dcHruire, les autres la defendant comme il convient a sa dignity 
d'etre defendue, avec calme et impartiality. 

« Gette potemique, qu'a fait naltre la suppression de la dotation 
que le Conseil municipal de Toulouse est tenu de servir a notre 
Compagnie, nous laissait, je vous Tavoue, assez indiflerents. Ges 
attaques et ces tracasseries ne sauraient ni nous emouvoir beau- 
coup, ni surtout rien changer a nos concours et a nos f<Hcs, que 
bien vous connaissez, et auxquelles, souvenir inoublie\ vous avez 
pris part a Toulouse, lorsque vousyetes venu recevoirdes lettres 
de Maltre-es-Jeux et resserrer, par votre presence, les liens si 
(Hroits qui unissent nos origines a la resurrection si miraculeuse 
de la belle langue provcncale, apparaissant a votre voix, glorieuse 
et vivante, comme Lazare sortant de son tombeau. Mais ce qui 
ne saurait nous 6tre indifferent, cest I'usage que Ton fait, dans 
cettc circonstance, de votre nom et de votre approbation, et ce- 
la, certainement, sans votre aveu. 

« Vous trouverez, ci-joint, un article public le 15 de ce mois par 
la Libre Parole, dans lequel vous releverez un paragraphe que 
j'ai souligne\ et qui, lu veudredi dernier a rAcade*mie des Jeux 
Floraux, Ta profondt'ment contriste'e. 

« Elle se refuse, naturellement, a reconnaltre la vos sentiments, 
et me charge de vous temoigner sa peine. Elle veut, en outre, 
que je vous donne Tassurance qu'elle ne croit pas un mot des 
paroles qu'on vous attribue, meme par a peu pres. 

« On nous accuse d'etre de faux Mainteneurs ! Vous nous connais- 
sez mieux, et vous pouvez dire le contraire. Et nous, nous sa- 



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224 Lou Belibrige 



vons aussi quel coeur loyal est le v6tre. Vous 6tes, pour nous, un 
frere litte>aire aims' et admire, et si aucun de nous ne peut pr6- 
tendre, par celte parents, rien ajouler k votre gloirc, nous avons 
collectivement la conscience de vous avoir 616 toujours fideles, et 
de n'avoir, en aucune circonstance, rien fait, ni mfime rien pense* 
qui put alte>er des rapports qui nous sont chers, et qui, de part 
et d'autre, nous honorent r^ciproquement. 

« Veuillez agr£er, Monsieur et cher mattre, Tassurance de ma 
consideration tres distingu^e et de mes confraternels sentiments 
les plus de*voues. 

Comte Fernasd de Resseguier. > 

A-n-aquelo letro d'aqui, F. Mistral respoundegue : 
Maillane, 22 feWrier 1894. 

« Monsieur et cher confrere, dans Tagitation qui s'est produite 
au sujet du transfert de la subvention municipale toulousaine — 
de TAcade*mie des Jeux Floraux k YEscolo Moundino, — il est tout 
naturel que mon nom ait 616 prononce\ On n'est pas sur la bre- 
che depuis quarante ans pour afQrmer les droits d'une langue 
proscrite, traque'e, d6poss£d6e, sans qu'on ait eu Toccasion de 
revendiqucr, un jour ou l'autre, tout ce qui, de pres ou de loin, 
semble 6tre de son patrimoine. II est done incontestable que, de 
concert avec plus d'un membre de la Gompagnie d'Isaure, tels 
par exemple que notre regrette" ami M. de Toulouse-Lautrec, je 
n'hgsitai jamais k retainer le droit pour la langue du Midi de 
concourir aux Fleurs institutes pour son maintien. 

« Mais de Ik k conspirer la ruine de restitution qui, depuis 
tant de siecles, fait la gloire de Toulouse, il y a loin, et je pro- 
teste. Je sais mieux que personne que cette illustre Acade*mie a 
dans la tradition des racines trop profondes et, de toutes facons, 
des bases trop solides pour que rien puisse I'e'branler. Et de 
plus, mattre es-jeux de par sa bienveillance, je n'irais pas jeter 
la piarre k ceux qui, en nVhonorant, voulurent rendre hommage & 
ma langue elle-m6me. 

« Mais, d'autre part, certain que la decision du Municipe de 
Toulouse ne pouvait en rien atteindre l'^clat et Texistence de TA- 
cademie toulousaine, je n'ai pu voir de mauvais 03il la subvention 
municipale que la ville de Toulouse a accorded au groupe qui y 
soutient la lutte pour sauver la langue d'Oc. 



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Lou Felibrige 22$ 



« Je ne suis pour rien, d'ailleurs, dans les articles publics par 
les journaux de Paris. Les paroles qu'on in'y prfite sont tout sim- 
plement traduites d'un journal provengal qui, tenant la campagne 
pour dSfendre notre langue, ne pouvait qu'applaudir k une mani- 
festation qui peut relever son prestige. 

« Vous tiendrez compte, Monsieur et cher confrere, de la d£li- 
catesse de ma situation, qui est un peu celle de Chim&ne ; mais 
vous ne douteres pas de la loyaut6 avec laquelle je vous declare 
que je suis, depuis le commencement, absolument Stranger & cette 
potemique. 

« Recevez, etc. F. Mistral. 

A-n-aquelo declaracioun autantleialo coume fermo, Tounourable 
secretin de I'Acad&mi de Toulouso respoundte quauqui jour apr6s : 

Toulouse, ce dimanche 25 tevrier 1894. 
Monsieur et cher maitre, 

« J'allais direch&reChim6ne... je ne veux pas remettre fcdemain 
de vous remercier de vos excellentes paroles, et me voici messa- 
ger de bonnes nouvelles. Elles vont, je Tesp6re, temp^rer l'ardeur 
belliqueuse et singulterement discourioise, pour ne pas dire plus, 
dos journaux qui, k Paris ou en Provence, proclament que notre 
mort mime ne suffirait pas a les satis f aire. Gette croisade sau- 
vage me paratt inexplicable. Ne leur laissez pas ignorer que de 
meilleurs sentiments nous animent, et qu'avant de nous pendre 
comme des traitres qui auraient dishonore Climence Isaure, il 
serait plus juste de nous connaltre comme vous nous connaissez 
et de nous entendre. 

« Le lendemain m6me du jour ou je vous 6crivais, la semaine 
derntere, PAcad^mie filone fondait, pour tHre d6cern6sa l'avenir, 
et a partir de 1895, pour la calibration de son deuxi&me cente- 
naire, une nouvelle s£rie de prix, dont deux de 500 francs, r6- 
servds a des poisies languedociennes. Cette fondation rt&lisera un 
projet qui, depuis longtemps, £lait dans notre pens^e. Seulement, 
contrairement a la trop bonne opinion que vous avez de notre 
situation financi&re, nous manquions de ressources pour doter de 
nouveaux prix. MM. Holland, fioissin et mon cousin Raymond de 
Toulouse, tous les trois mes amis et mes confidents, dont on in- 
voque le t£moignage, connaissent si bien nos embarras, qu'a au- 
cune dpoque ils n'ont fait a l'Acad^mie une proposition qu'ils sa- 



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226 Lou Felibrige 



vaient d'avance impossible de satisfaire. La suppression r£cente 
de la dotation municipale rendant la chose de plus en plus irr£a- 
lisable, puisque nous eHions r£duits&des ressources auxquelles il 
nous e'tait interdit de toucher (les dotations spdciales aflectees k 
certains genres determines par les fondateurs), cettc situation eut 
ete inextricable. Mais la Providence vient d'y pourvoir, et notre 
premier acte a ete d'aflecter les premiers 1000 francs de rente 
que nous recevons du ciel k fonder deux prix considerables pour 
raviver la vitality de la langue mowulino. En outre de ces prix, 
destines specialement aux poetes, heritiers du talent de Jasmin et 
de notre toulousain Goudouli, une somme importante sera annuei- 
lement attribue'e k de nombreux prix de vertu, merited dans le 
pays ou notre ancienne langue est pariee, et k des auteurs ayant 
public* ou preparant des ouvrages se>ieux, interessant Thistoire ou 
la litterature meridionale ou simplement utiles aux bonnes moeurs. 

« Vous voyez, par ce rapide et succint exposed l'esprit dans 
lequel cette renovation complete de notre Gompagnie a ete etudiec 
et realised. Eile s'adresse surtout k la langue et au coeur des pon- 
tes, des ecrivains et des humbles du pays d'Oc, et cela sur une 
echelle si large qu'elle pourra diflicilement etre egaiee. 

« C'est la seule reponse que TAeaddmie me^connue entend faire 
aux attaques dont elle a ete i'objet. Vous Tapprouverez, n'est-il 
pas vrai, d'agir ainsi? En ce qui me concerne, commeje suisson 
interpret olficiel, je declare n'avoir, dans mon dictionnaire, aucun 
des gros mots dont on se sert dans le monde du journalisme pour 
vilipender les gens. 

« Et maintenant que vous tenez en main ce rameau d'olivier 
ne dans votre terroir, ou Tarbre symbolique donne de si bons 
fruits, ne vous semble-t-il pas que ce serait une oeuvre pacifique 
et digne de vous, qui etes notre grand mattre k tous, de nous 
promettre de venir en personne, le 3 mai i895, distribuer k Tou- 
louse les premiers prix qui seront donnas & nos feiibres moundis ? 

« L'Acad6mie me charge de vous y inviter et de vous arracher 
cette promesse. Votre voix apaisera tout, eflacera le souvenir de 
ces malentendus, et un grand bien en requite rait pour tous. 

« Combien je serais heureux de vous revoir avant la fin de ma 
longue et tres modeste carriere de secretaire perpeHuel do notre 
Academie, et de prendre vos conseils pour imprimer une bonne 



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Lou Felibrige 227 



direction a Poeuvre nouvelle que nous entreprenons ! Je verrais la, 
je vous le confesse, une bien douce recompense de ce qucje viens 
de mener a bien — et r^pondrais eniin a vos derniers vers, lors- 
que vous disiez en 1879 dans votre Gramaoi : 

Ve ! mantenr ta lengo istourico, et parliez si potHiquement du 
rossignol : 

Chasquean lou rousaigndu cargo de plurao novo, 
Mai gardo sa eansoun. 

« En attendant que les Jeux Floraux aient la joie d'embrasser 
les Felibres de Provence et d'entendre ie Rossignol, je vous re- 
nouvelle l'assurance de mes sentiments les plus affectueux et les 
plus chaleureux. 

Ress£guier. » 

Vaqui uno bello vit6ri, gagnado am<S l'ajudoe lou bon vould de 
t6uti. Dous pres de 500 fr. chascun, 6ufcrl ttfuti lis an per Mmo 
Clemeneo, a parti de i'annado 1895, i (ideu calignaire de nosto 
lengo d'O, vaqui de que, nous seinblo, faire durbi lis iue i jouine 
que se senton lou fid de Dieu e d6u pais. La Providence vienl 
(Vy pourvoir, coume dis sajamen Teminent secretari di Manteneire 
de Toulouso, 00 que v6u dire en prouvencau que Santo Estello a fa 
miracle. E, veritablamen, es uno eauso miraclouso de veire uno 
Academi, foundado i'a sieis sieele per li darrie* cepoun de nosto 
naciounalita, perpetuant dins lis age lou culte de la poueslo e de 
n6sti plus beu remembre, veni rejougne a soun inoumen la cadeno 
de n6sti troubaire glourious au brande de si li^u naturau, li Feli- 
bre ! Vai, Prouvenco, avien pas tort aqu^li que te batejeron : Pro- 
vincia, saras toujour lou pais longo-mai vinceire. 

Gui de Mount-Pavoun. 

Se vei claramen, parai, que lou Felibrige esastra... que i'a 'no prou- 
videnci que lou buto vers la toco sublimo dou sauvamen de la lengo 
que sara lou sauvamen de la patrio miejournalo. Lis entravadis toum- 
baran pau a cha pau, un a cha un 1 Tout vendra a soun ouro per alesti 
soun triounfle e flouri la draio Iuminouso que seguis. 

Alor, nautri, li viei, ie saren plus, mai li jouine, lis arderous, li 
valent, ie saran, e, a Taubo d'aqueu jour superbe, en pensant i reire, 
cridaran : Vivo Prouvenfo ! ! ! 

J. MONNE. 



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i ^ST* *^Irw <rZS% <EV **IE> **ISN tr*C% <rHjN **H% *4SN **ZiN •ST*' 



LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfcNgO 



— Lou mounumen que se deu auboura a Cadenet (Vau-Cluso), en 
glourificacioun dou Tambour d'Arcolo, coustara aperaqui 20 000 fr ; 
la souscripcioun, a Touro d'iuei, mounto a 12 000 fr. Adounc, fau 
qu'aqueli que lou sentimen de l'amour patriau ie gatiho Tamo, se bou- 
legon e mandon leu-leu soun oumorno flourido au tresourie dou Cou- 
mitat, qu'es M. Maury, percetour, a Cadenet. 

— Li Mitnori d'un Gnarro, de Batisto Bonnet, que n'Anfos Daudet 
n'a fa la traducioun, van pareisse en tres voulume : lou premie, V En- 
fant, lou segound, lou Jouveni, e lou tresen fOms. Lou premie vou- 
lume pareissira encd de Oentu, au mes d'outobfe venent. 

— Lou 1 1 de febrie, qu'ero lou premie dimenche de care mo, lou 
Pai Savie de Fourviero a repres si counferenci prouvencalo dins la 
gleiso de Sant-Laurens, a Marsiho. 

Dous cop per semano, lou dimenche e lou dijdu, lou valent coun- 
ferenci e a parla en nosto lengo sus lou patriarcho Jacob e sus soun 
fieu Jouse. Aqueli dous jour, un abord de pople, de tout caire e ran- 
toun de Marsiho, landavo a Sant-Laurens per ausi lou flame presicaire 
e sa paraulo superbo. 

Li couristo sant-janenco i'an canta de nouveu cantico simple e pou- 
pulari, adouba sus lou temo di counferenci. N'en destacan un coublet 
d'aque"u qu'a per titoulet : Jouse e si pant ai. 

Jousfe. 
Aus*s-me, fraire, e to us, pair©, 
Ai fa 'n eoange aqaeito niue, 

E Tom Taa retraire 
Tout 90 qa'a 'sblengi mis iue. 



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Lou Felibrige 229 



U Frairb. 
Li pantai soon messourguie, 

Ah! 
Jftuse, que »ies abaci 
Se li crises rertadie ! 

E lou dimenche 4 de mars, li jouve tambourinairc de meste de 

Lombardon soun ana fa ire resclanti la vieio gleiso di rieu-chieu-chilu 

de si galoubet. Ndsti vieis er prouvencau an fa fldri sus si flahutet. 

Em'ac6, piei, an acoumpagna lou cor di chato, que disie : 

Es per mau-roaltaco 
De la Pnlifar 
E bob la eresenco 
D*un laid papaferd 
Que J6use, peoaire ! 
Es aro en presoon 
Erne 1'apanaire 
Don rel Faraoun. 

En'fin, lou 18 de mars, lou Pai Savie a douna sa trento-quatrenco 
e darriero counferenci prouvencalo sus li Tatriarcbo. Aquelo counfe- 
renci avie per temo: Proufetxo e mort dt Jacob. Sepdu pas dire coume 
lou mounge blanc fai fldri. Li gent lou van entendre per plesi e s'a- 
gradon de lou segui vers Pauturo ounte Pemporto soun envanc d'a- 
posto e de poueto. 

Li 11, 13 e 15 de mars, lou presicaire avie douna tres counferenci 

sus Jouse, e li couristo i'avien canta lou cantico : 

De ben liuen venen, pecaire ! 
D'eilalin de Canaan ; 
Sian eici des fraire 
Que venen croampa de gran. 

E, aro, per claure, dounaren un mousseu tira de la counferenci dou 
1 1 de mars : Lou Nil. 

€ Per ave Paboundanci dins lou reiaume, set an a-de-reng falie que 
lou Nil mountesse a Paussado vougudo. Or, aqulu grand arrousaire de 
PEgito se devinavo dins li man de la Prouvidenci. (Jo qu'ero esta pre- 
di devie se realisa. E tout en-un-cop lou Nil mounte. 

« Dieu, que fai trestoumba li font dintre li coumbo, lou Segne Dieu 
vers quau li fluvi ausson sis aigo fiero emai soun bramadis, a Pouro 
marcado lou desempestele. D'aperamount dis auturo de PAfrico cen- 
tralo, fague subrounda lis aven dou laus Nianza, bello mar interiouro 
d'ounte sourgento, amaga dins lou misteri. Em'acd lou Nil mounte. 

c La divino man avene li ribiero, li clar d'aigo, li palun que ie 



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2}o Lou Felibrige 



carrejeron si mdundiho verdasso mesclado de terro vegetalo ; crebe li 
gaudre de TAbissinio qu'en rouncant vengueron ie desgourga si cre- 
men rouginas. Em' acd lou Nil mounte, mounts, mounte. 

c Quouro verd, quouro pourpau, beu e majestous, passavo a plen 
de ribo ; ero, per parla lou lengage de 1 Escrituro, lou riau de Dieu 
tout clafi d'aigo, lou grand riau alestisseut la nourrituro de l'Egito. 
Mancavo plus qu'escampesse. 

« Or, coumo li set vaco grasso que Faraoun avie visto sourti plan- 
plan dis oundo, e s ? enana paisse ben liuen alin dins li pradas ; ansin 
lou flCivi benesi, erne si set branco gounflo d'aigo, survesse plan -plan, 
i crid de joio de tout lou pople, alin ben liuen s'espandigue dins li 
terrado, e lis engreisse, e lis endrudigue... 

c Set an de filo ansin, desempiei jun fin-qu'en 6utobre, lou Nil 
s'espace dins l'Egito coume un rei dins soun reiaume ; e chasco fes, 
en se retirant, ie leissavo per present un jas de limo grasso, uh jas 
espes de terro novo, perfetamen vierge, de terro froumentalo de prou- 
miero qualita 

c E n'en vos, d'espigado? nYen venie qu'ero un plesi!... 

0. Savi£ de Four vi ero. » 

— Lou divendre sant, a-z-Ais, lou vicari de la Metroupdli, mounsen 
Vitour Mille, a presica la Passioun, en prouvencau, dins la gleiso de 
Sant-Sauvaire. 

— La {Mandoline durb«s soun cinquen councours, que la pouesio e 
la proso neo-roumano ie tenon uno tiero. Li temo soun leissa a l'a- 
grat di courreire, e touti It genre emai touti li dialeite soun ames a la 
targo. Li peco devon pourta uno epigrafo e estre acoumpagnado d'un 
bihetuun cacheta pourtant lou noum e la demoro de l'autour. 

Li mandadis se devon faire a M. Michel Pons, 310, carriero de Cha- 
renton, ^ Paris, dou 1 d'abrieu au 31 de mai ver.ent. Se deu jougne 
1 fr. per cado pecx> que l'on mando, aqueu franc aguent de servi a 
paga li medaio, li diplomo e autri fres dou councours. 

Dins aqueu memc journau, a pareigu, dins lou numerd de mars, un 

galant sounet : Moun pais, ounte lou felibre Bonnefoy-Debais, qu'es 

despatria a Paris, plouro sa languisoun de reveire sa Prouvengo: 

Ob ! pais d6u souleu, bressolo benesi do, 

Aqui, mai ren qu'uqui, ieu pourr&i estre urous ! 

dis, e ansin disian pereu nautre, quouro lou sort nous avie buta dins li 
neblo de la capitalo 1 Mai, las 1 quau pou regi lou sort ! 



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Lou Felibrige 231 



Aqu6u galant sounet nous es gentamen dedica, e trasen eici ndsti 
gramaci courau au valent felibre que nous temougno tant graciousamen 
1'afecioun que nous porto. 

— La seguido di Plaug d$ la Tassioun (IV) ven de pareisse a Mar- 
siho dins La Croix, n° 10 e n. Aqueli Viang saran dins lis Our$- 
soun poupulari reculido per lou Pai Savie, per soun Parrouquian prou- 
venfau en preparacioun. 

— Ven de pareisse a Digno, enco de Chaspoul, lou : Livre des pri- 
vileges de Manosqut, cartulari latin-prouvencau (1165-1315), publica 
per M. Z. Isnard, archivisto di Bassis-Aup. 

Lou ministre de PEstrucioun publico ven d'acourda uno suvencioun 
de 500 fr. a-n-aqueu libre, qu'en de mai d'uno estudi coumpleto de 
I'ourganisacioun municipalo e poulitico de Manosco au mejan-age, 
coumpren 67 charto latino erne sa traducioun prouvencalo vis-a-vis, 
acoumpagnado d'un voucabulari prouvencau-latin-frances e d'uno gra- 
matico dou parla prouvencau, dou savent majourau En Camihe Cha- 
baneau, proufessour de literaturo roumano a la Faculta di Letro de 
Mount-Pelie. 

D'obro ansin noun se podon trop recoumanda e signala a 1'atencioun 
dis ome pres de Tamour de l'estudi de l'istdri de noste Miejour. 

Dins lis archieu di coumuno e di despartamen miejournau, fade tre- 
sor istouri que sarie en-de-bon que de bravi cor, prenent eisemple de 
M. Z. Isnard, boutesson en lusour. 

— En Avignoun, a la librarie Roumanille, a pareigu ; Troubadours 
et Filibres, tira d'uno counferenci que fague lou manteneire J. Felician 
Court au teatre de Brivo, e que n'aven rendu comte a soun ouro. 

Aquelo oubreto gento, que nous remembro eme plesi Tenauranto 
festo felibrenco que se doune a Brivo, lou 10 de 9bre 1893, es pouli- 
damen presentado au publi per un avans-prepaus dou felibre Sernin 
Santy, Tami car, lou porto-drapeu valent de I'Escolo limousino. 

— Lou 18 de mars, beu dimenche di Rampau, s'es fa soulennamen 
lou bateja d'uno campano, dins la gleiso de Lurs (Bassis-Aup). 

Aquelo campano, qu'a per noum )ulio-Antounieto e per peirin e 

meirino M. Laforest e dono CafTarel, porto fieramen aquest quatrin 

prouvencau : 

Lauso Ion beu bouen Diea, leis angi mai lei sant, 
Toon einado Pa fa cent vuechanfco-Yaech an ; 
ftro d6u t^ras que Lars, gardo-n'en la raeradri, 
Avie riehe palaia, prince-aveaqae tant fldri. 



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232 Lou Felibrige 



Fau dire qu'es a Lurs, qu'enjusqu'a 1789, erne lou titre de prince, 
que i'avie douna Carlemagno, agueron soun set! li prelat-evesque de 
Sisteroun. 

— S'ero dubert, a Marsiho, un councours entre lis escultour, per 
ramplaca sus la tacado de nosto prefeturo, Testatuo do Sant Trefume, 
que despiei 1871 ie mancavo la testo, per aquelo de Barbaroux, lou 
celebre counvenciounau : l'obro courounello es aquelo de Stanil Clas- 
trier, un brave ami di Felibre, ajudaire de l'Escolo de la Mar, e n'i'en 
trasen t6uti n6sti felicitacioun. 

— Un di gent foundadou de l'Escolo dou Ventour, lou felibre Enri 
Bigot, yen d'estre nouma proufessour au Co u lege de Seyno-lis-Aup, 
(Bassis-Aup). Nosti felicitacioun. 

— Aven parla d6u coumitat que s'es coustitui en vilo de Marsiho 
per auboura un mounumen au grand mestre dou ciseu, lou celebre es- 
cultaire prouvencau Peire Puget ; or, I'Academi de Marsiho, dins uno 
de si darrieri sesiho, ven de decida que s'escrivie per 1000 fr. en testo 
de la tiero di souscriveire. Qu'aquel eisemple fugue segui, e Peire Pu- 
get, a la perfin, aura a Marsiho un mounumen digne de soun engeni. 

— Lou 13 de mars, i {Mardistes de Marsiho, apres uno counferenci 
de M. Galicier, ajudaire de l'Escolo de la Mar, s'es canta lou Maset de 
meste Roumieu ; quand dise s'es canta, es pas ben ac6, es Roumieux 
eu-meme que l'a canta, e touto Tassembladc que i'a fa l'acoumpa- 
gnamen. 

— Li delega de la Cigalo e d6u Felibrige de Paris se soun presenta 
davans lou Ministre de l'Estrucioun publico, M. Spuller, per ie parla 
de soun prejit d'inaugura lou teatre d'Aurenjo en ie fasent representa 
a la modo antico, e souto la direicioun de M. Claretie, dos peco : An- 
tigone emai CEdipe-roi. M. Spuller a tout aprouva e a fa proumesso 
de veni eu-meme presida li festo, que n'aven adeja douna la tiero e 
que se clavarien per l'inaguracioun dou mounumen de Fourtunat Chai- 
lan, a Marsiho. 

— A Marsiho, dins Le Dimancbe, n° 100 e 101, a pareigu : Un$ 
dispute academique, de F. Malan, sus lou prepaus di flour de Clemenco 
lsauro; U Ventoux^ d6u manteneire Peire de Bouchaud, e VEi&same, 
escourregudo dins lou libre dou mestre felibre selounen A. Crousillat, 
per Felis Lescure. D'abord que sian a Lescure, apounden que U Di- 
mancbt nous pourgis li coumplimen flouri que i'an fa li mestre En 
Frederi Mistral e En Felis Gras en saludant soun obro : Lou carbountt 



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Lou Felibrige 233 



cantavo. Acd's de melico que nVa pas per touti ; ves-eici 90 que ie 
dis Mistral : 

€ Pa, dins aqueu bouquet de vers, uno discrecioun, uno eleganco, 
uno candour, un chausimen, que vous marcon poueto entre l6uti lis 
autre... » 

E Felis Gras : 

c Ti cant d'amour nous an fa trefouli, ti cant patriouti nous an 
en aura, ti plagnun nous an fa sauna lou cor !... O, sies uno bello amo 
de poueto ; o, te lou redise, sies la viouleto dins lou bouquet felibren, 
e toun obro n'a touti li vertu : la sentour e la simplicita, la graci e la 
belour... » 

— En responso au sounet de Frances Vidal, pareigu dins lou Me- 
morial d>Aix, souto lou titre de Trouvbifo propro, I'autour de Mari- 
n$to nous mando aqu&ti vers: 

L'OUSTAU FELIBREN 

A Francis Vidal. 
Chato dou Rose, aurieu fa mau 
De counseia, dins Marineto } 
D'escrieure dins lou prouvencau 
Qu'espelis sus vdsti bouqueto ? 
Digas-me, brave majourau, 
Quouro un oustau vous fai ligueto, 
Es que di peiro Ton s'enchau, 
O de l'obro touto souleto ? 
leu demande quau Pa basti : 
Que vengon piei de Sant-Resti 
O d'aiour li peiro de taio ! 

Nosti grand felibre d'elei, 
Es eli que per ieu fan lei, 
E cadun deu segui sa draio ! 

L. DUC. 

Lbngad6 

— Lou journau Lt Gril, de Toulouso, a repres sa publicacioun erne 
Tajudo de V Impartial. Ac6 fai que per un sou, l'on p6u agu6 un jour- 
nau escri la mita en patois, l'autro mita en frances. N'i'a, coume 
ac6, per t6uti li goust. 



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2}4 L° u Felibrigc 



Aquelo coumbinesoun a pas gaire dura, e Le Gril 9 reviscoula, vou- 
laraMesis alo propro ; a parti dou 24 de mars, pareissira coume a- 
vans, erne si quatre pajo clafido de parla moundin, e ansin fara dous 
cop lou mes, lou premie e lou tresen dissate de cado mesado. 

Le Gril publico un estudi sus J. B. Noulet, que vai pareisse en 
broucaduro erne la traducioun franceso vis-a-vis. Coustara 1 fr. 75 
per la posto en s'adreissant au Gril. 

— Sus lou prepaus de la sou=cripcioun que lou Cascavel avie du- 
berto en mem6ri dou majourau En Pau Gaussen e d'Enri Fabre, ves- 
eici 90 que dis aqueu journalet : 

c Aquelo festo de ddu e d'amistat es pas encaro fissado, mai se fara 
proubablamen aquest estieu, au retour de las festos en Tounou de la 
felibresso Clara, en Anduzo, ounte devon, pareis, se reiini en sesiho 
mantenencialo nostes Felibres dau Lengado. Ansindo aquel oumage 
poustume aura touto la publicity qu'es bien degudo a d'artistes re- 
gretats, a de patriotos de nosto lengo d'Oc. > 

— Tiran de VAioli aquesto novo toulousenco qu'agradara de-segur 
a ndsti legeire de couneisse : 

c Nosto Academi di Jo Flourau, que ven de founda dous grand pres 
per li poueto en lengo d'O, vai celebra, au mes de mai 1805, lou se " 
gound centenari de sa recoustitucioun per li Ietro patento dou rei Louis 
XIV. De resplendento festo se dounaran au Capitoli. Se parlo de coun- 
vida li principalis Academi di divers pais d'Europo, mai especialamen 
lou Counsistdri felibren ; se dis meme que lou titre de CMestre en Jo 
Flour au sarie, a-n-aquelo oucasioun, decern i a quauquis-un de vosti 
majourau de marco. Es Na Clemengo Isauro qu'enfin recouneis sis 
enfant. » 

— Councours dou Tarage de {Mount-Telie — 
L'Escolo felibrenco dou Parage, dins la Campana de Magalouna dou 
15 de mars, durbis de Jo Flourau en ounour de Jano d'Arc, e ves-eici 
coume Tanouncio : 

€ Lous Felibres de Mount-Pelie, que soun tant bons patriotas que 
quau que siegue, se soun dich qu'era de soun deve de celebra lou noum 
de Jana. Es per aco que lou Parage de Mount-Pelie dourbis un coun- 
cours en lenga d'Oc sus aqueste sujet, que deurra estre escrich en 
vers : 



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Lou Felibrige 235 



« La nouvelle de la delivrance d'Orleans et du sacre du roi a Reims 
fut apportee a Montpellicr par un homme qui, ne pouvant entrcr dans 
la ville a cause des grandes precautions que Ton y prenait dans ces 
temps de troubles, s'arrSta dans le faubourg Saint-Denis (aujourd'hui 
TEsplanade), en attendant qu'on ouvrit les portes de la ville. Le len- 
demain matin, nos habitants, ayant vu les lettres, en eurent une si 
grande joie, qu'ils prirent la resolution de b&tir une chapelle sous le 
nom de N. D. de Bonnes-Nouvelles, dans le lieu ou le courrier s'etait 
arr&te. » (D'Aigrefeuille, Hist, de CMontp. /, p. 201) 

c Lous pouetas deurran coumpausa aquel sujet en forma de dialo- 
gue : Tome mandat per Jana per anounca la bono nouvella sara coun- 
siderat coume estent un ome de guerra dau Miejour ; parlara de 90 que 
s'es fach en Ourleans e dau sacre d'un rei a Reims. 

« Lou segound persounage sara un conse de Mount-Pelie que lou 
saludara au noum de toutes lous Clapassies. Enfin, lous pouetas ajus- 
taran un cor de cantaires qu'el representara lou mounde que se trou- 
veroun a la porta de la vila, au moumen de Tintrada de Tome de 
guerra. > 

La peco deura pas mai ague de 300 vers, e deu estre mandado, avans 
lou 1 de mai 1894, au secretari dou Parage, Jean Fourr.el, 15, car- 
riero d6u Chivau-Vert, a Mount-Pelie. 

Li laureat recaupran uno medaio d'argent, uno medaio de brounze 
e de diplomo d'ounour. La peco gagnarello, s'es Tavis de la jurado, 
sara messo en musico e publicado dins un di journau telibren de 
Mount-Pelie. 

La ftsto d'aqueli Jo Flourau se fara lou 8 de mai, jour anniversari 
de la delieuranco d'Ourleans, e, aqueu meme jour, li Felibre inagu- 
raran uno iscripcioun sus lou « Boulevard Bonnes-Nouvelles, » en 
glourificacioun de Jano d'Arc. 

Sian assegura que li caniaire miejournau, patrioto mai-que-mai, noun 
fautaran de celebra sus si zambougno aquelo gldri naciounalo. 

Aquitani 

— Li Jo Flourau limousin de V Eglantine, que la Rue be corritfenne 
a dubert, saran clava lou r? d'abrieu venent. Li courreire limousin que 
volon prene part a la targo, an que de se despacha de leu-leu manda 
sis obro au secretariat generau d'aquelo Soucieta, 6^ carriero Truffaut, 
a Paris. 



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2}6 Lou Felibrigc 



Lou prougramo coumpren : i° Pouesio en lengo limousino, a Proso 
en lengo limousino, 3 Pouesio en lengo franceso, 4 Proso en lengo 
franceso, 5 Councours classique, 6° Councours d'istdri, 7 Councours 
de dessin, 8° Councours d'esculturo, 9 Councours de musico. 

— La Soucieta la Rucbt corrfyennt, de Paris, a decida de faire uno 
escourregudo dins lou Limousin au mes de setembre venent. Aproufi- 
charie d'aqueu viage per auboura de buste i troubadou Bernat de Ven- 
tadour, a Tulo; Bertrand de Born a Brivo, Gaucelm Faidit a Uzercho, 
emai au fabultsto Jan Foucaud, a Limoge. De placo de maubre sarien 
pereu inagurado a Tulo en ounour de Baluze ; a Ussel, en memdrt 
di quatre troubadou d'aquelo vilo : Gui, Ebles, Helias e Peire d' Ussel, 
emai a dono Mario de Ventadour, etc. 

— Se ven de founda, a Tarbo, dins lis Aut-Pireneu, uno Soucieta 
couralo que, parieramen a la Soucieta di Cant aire dou Clapas, de 
Mount-Pelie*, a decida de canta escassamen que de mousseu en lengo 
dou terraire, e de eansoun bigourdano o bearneso. 

E, d'abord que sian dins lis Aut-Pireneu, Ii quitaren pas sen so dire 
dous mot d'uno festo que s'es facho, sus la fin d'avoust passa, en Ar- 
geles, per l'inaguracioun d'uno placo en ounour dou fabulisto La- 
contre. 

Sus li pas de Navarrot e de Despourrins, aqueu brave Lacontre s'a- 
draie, qu'avie mai de cinquanto an. En 1870, pareigue soun premie 
libre : T{$clam dt mountagnt, e en 1879 fague pareisse en parla bearnes: 
Chants sacris, Fables, provtrbes $t die tons Marnais ; em'acd, lou pou- 
eto anavo d'un vilage a I'autre per dire si vers e vendre sis obro, e 
leisse a sa mort sieis voulume de pouesio inedito. 

Lacontre amavo sa lengo e soun pais coume se pou pas mai : si 
vers lou dison ben aut, e si Cansoun, que restaran, lou prouclamon. 
Adounc, n'es per ac6 que lou felibre manteneire Miqueu Camelat, 
ague Tideio proumiero de ie faire festo e. de placa uno placo sus li pa- 
ret de soun oustau nadalen. 

La testose fague lou 25 d'avoust e fugue superbo. La Soucieta aca* 
demico dis Aut-Pireneu cro aqui presidado per lou mestre escrivan A.* 
Silvestre. 

Lou poueto Palay ie digue, en un remarcable discours, la vido e lis 
obro de soun viei ami Lacontre, e li festo se claveron per uno Court 
d'amour souto li pali di grands aubre d6u pargue, ounte s'inaguravo 
un buste en ounour d'Armand Silvestre, lou galant president d6u 
festenau. 



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Lou Felibrige 237 



Apr&s li discours dou president e de Savie de Cardaillac, li poueto 
vengueron, noumbrous, seguissent Ciprian Dulor, Camelat e Carle du 
Pouey, dire de vers e recaupegueron, cadun, di belli chatouno de la 
Court d'amourli flour oudourouso e lou rire galant. 

Es ansin que se nouso lou liame d'amour entre li Felibre e si da- 
vancie. 

MORTUORUM 

— Es mort en Argie, lou 19 de janvie, lou brave escrivan lenga- 
doucian Andrieu Leyris, qu'ero dins si 65 an, e qu'avie quita Ales, 
soun pais, despiei un quingenau d'annado. 

A PAREIGU : 

En Ales, dins Lou Cascavel de febrie e de mars : Lous Felibrcs, de 
' Gaiet-Malan ; Odo au bouditt, de A. A. ; Pluviose, deGaiet- 
Malan ; *A tMistral, de L. de Sarran ; T{iquet f un conte de 
carnaval a l'auberjo (galejado) ; La Fialoxuo dt ma grand \ de 
Capilello ; Quatrs poutous, d'Andre Leyris ; La micbanto es 
Ullo, dou felibre de la Miougrano ; li cascavelado e li galeja 
do, e la seguido de Volo-'Biou, pouemo d'A. Arnavielle. 

A Mount-Pelie, dins la Campana de Magalouna, n° dou 1 de mars 
(Minoia % signa Lou Maselie ; lou Maset de la Poumpa, cansoun 
de Marc Rigal ; Lou cbival reguitiaire, de Moquin-Tandon 
etc., etc. 
> Dins la Cigah d'or, n° dou 1 e 1 5 de febrie : c Lou Nord 
enemi dou Miejour, la Reneissenco miejournalo, > de Pau 
Redonnel ; Critieo d'uno critico, de Jan Troubaire ; Las our- 
mosy de Prousper Estieu ; Moliere e Pe^enas, de A. A. ; 
Langue d'OU et langue d'Oc, de Carle Maurras. 

A Cano, dins la Cisampo, n° de mars : Noio d'un revenent, signa lou 
Cisampie de la Tourrasco ; rdscensour, de Bello-Esquino ; 
Lou talent de Mieto, de M. ; C Escoubairis de la carriero^ 
cansoun de F. Garbier ; novo e galejado. 

A-z-Ais ; dins la Provence nouvelle, de prouverbi prouvencau fouguejon 
dins cadun de si numerd. 

A Paris, dins la Province de Lucian Due, n° de mars, A propos de 
Felibrige 12. 



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2)8 Lou Felibrige 



{Marine to ,de Frances Armagnin ; Silhouettes UtUraires : retra 
de la felibresso Antounio JaurTret, di felibre Jaume Gardet, 
Marius Girard, sendi de Prouvenco, Chapoli Guillibert, man- 
teneire, secretari de l'Academi d'Ais, e Pau Marieton, cancelie 
dou Felibrige. 

* Dins lou Viro-Souleu de janvie : Louis Rocbas, article necrou- 
lougique \%Amarun edoufour, vers d'Antdni Chansrouxa Mmo 
veuso Louis Rochas ; Campanejado, de Batisto Bonnet ; Dou- 
trino dou felibre de Paris, de Poulito Oulivie, etc. 

* Dins lou Mots cigalier de mars 1894, se fes encarta un ar- 
ticle qu'Enri Fouquier, ancian president de « la Cigale > avie 
escri dins VEcbo de 'Paris, en responso a-n-uno pego, Cab tins, 
que meste Pailleron ven de douna a la Coumedi franceso, e 
ounte se trufo dou Miejour... sen so lou couneisse. Lou Miejour 
poudie pas ague plus flame aparaire. 

» Dins VEcbo de la Corre^e, n° de febrie : VA^e de la Nanoun, 
d'Alfred Marpillat ; 'Bous /ranch, de Jouse Roux ; Tante (Mi- 
nou, de P. Verlhac e H. Monjauze; article bibliougrafique 
de H. Sebert ; Lou bouci negre, de J. E. Bombal ; Trouba- 
dours et Felibre* , seguido e fin de la counferenci dounado a 
Brivo per lou felibre Felician Court. 

A Oulouroun, dins lou Glaneur aVOloron dou 27 de janvte, de vers 
dou felibre de Baretous en ounour dou generau Camou, de 
Sarranco (Bas-Pireneu). 

A Bourdeus, dins lou c Bulletin municipal officiel de la ville de Bor- 
deaux, » n° 23 de Tan cinquen : la leicoun d'uberturo dou 
cours de lengo e de literaturo dou sud-ouest de la Franco, 
dou dilun 27 de nouvembre 1893. Lou proufessour Bourciez, 
qu'es lou titulari d'aqueu cours a la Faculta di Letro de 
Bourdeus, i'a trata de VESprit gasccn e l'a fa de man de mes- 
tre. Es un vertadie regale de legi aquelo leicoun. 

A Palermo (ltali) dins la Nuova Sicilia, r.° 248 : Tra Itbri e giornali, 
escourregudo d'E: Portal dins li publicacioun miejournalo. 
* Dins La T atria dou 1 1 de febrie : Libri e Giornali ; lou Car- 
bounie cantavo, de Felis Lescure: quauqui mot sus d'aqueu 
gent poueto e soun libre, per Em. Portal. 

A Touloun, dins lou T>e Tamaris a Monaco dou 15 de mars : la Cueil- 
lette des olives, de Pau Mangin, e l'anouncio que lou majou- 



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Lou Felibrige 239 



rau prouvencau En Pau Areno ven d'estre elegi president de 
la CigaU de Paris, en placo de Benjamin Constant. Mandan 
a noste ami Pau Areno ndsti courali felicitacioun. 

A Carcassouno, dins la Revue (Miridionale, n° de mars : Encore Cle- 
mence Isaure, per Achille Rouquet ; « les Traditions popu- 
laires dans la litterature neo-romane de fAude, » de P. Fagot; 
Odo a *Daveau, « felibre del carcasses, 1849, > de Pau 
Gourdou. 

A Marsiho, dins la Revue independante du (Midi, n° de mars, un su- 
perbe article de F. Malan sus 'Brumos d'autouno, de Filadel- 
fo, e la Gloire d'Esclarmonde de Marius Andre ; La muse pro. 
venpale, sounet d'H. Peyre ; i'a 'ncaro, dins la partido prou- 
vencalo: la Bourrido, sounet de Marius Bourrelly ; 'Pantai, 
autre sounet d'Em. Portal ; Unguibus et rostro, vers de Louis 
Roumieux; Tristuso, sounet d'En Jan Monne ; Evangeli tira 
de la Messo pagano de Louis Astruc, e quatre vers de Felis 
Gras a Severin Astruc. 

A Toulouso, dins la Terro d'Oc, n° dou mes de mars : Victoria letro 
de Louis Braud, redatour-capoulie de la Depecbe, a Louis 
Vergne, cabisc6u de l'Escolo Moundino ; ExpUcatim necessa- 
rios, de Louis Vergne ; la T{evenjOj de Jean Doc, etc. 
» Dins le Gril, n° 2, 3, 4, 5 e 6 : Uno bessounado, signa Le 
Ramounet ; c J. B. Noulet e soun obro de bulgarisaciou pa- 
toueso >; Renascut, sounet de M. Libertas ; Osco! per Le 
Ramounet : article sus lou prepaus di dous pres vouta per 
l'Academi de Clemenco lsauro per la lengo d'O ; Quatren ine- 
dit ) de L. Mengaud, etc. 

En Avignoun, dins PAiolij n° 11 a, 113 e 1 14 ; La mart d y un gribet, 
de Charloun Rieu ; lou Ret di me&sourguie, de Jan Brunet ; 
Lou mege dis aigo-boulido y de A. Moquin-Tandon ; Selaluno 
viravo 9 d'Enri Giraud ; Balado, signa Lou Leventi ; tAntonius 
Arena, per Frederi Mistral; Tierrot badaio t de A. Mouziiv; 
Un enfant de Sant-GiU t de A. Chansroux ; A-n-uno liouneso, 
de F. de B. ; la critico dou pouemo de Lucian Due, Marineto, 
per Folcd de Baroncelli ; la Font cuberto, d'Enri Bouvet ; A 
mounsen Jacinto Verdaguer, de Marius Andre ; %Au coulege, 
dejuli Veran ; emai lou Nouvelun, la Boulegadisso e la segui- 
do de la traducioun en prouvencau, per F. Mistral, de la 
Maigro entre-presso, d'Antonius Arena. 



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240 Lou Felibrige 



A Brivo : Lemou^i erne sa crounico e la seguido de la saberudo gra- 
ma tico limousino dou majourau en J. Roux. 
» Dins CEcbo de la Correct, n° de mars : « Al felibre Sernin 
Santi, per la mort de sa neboudo Germana Manuel, » de J. 
Roux ; Un cos embarassen, d'Alfred Marpillat ; Dire* limou- 
sins, La chanson de fane, de Lemovix. 

A Toulouso, dins LeGril, n° 7 e 8 : « A'n G. V., sus la mort de sa 
bravo maire, » per D. Cazelles ; Counte verai, Crounougra- 
mo en lengo roumano dou XV" s., reculi per J. B. Noulet e 
signa de Marti de Mons. Troumiero epitro, per Libertat ; Conte 
verai, parla de 'Berits, (*) e T{eviscolos 3 e 4, revirado per G. 
Visner. 

A Mount-Pelie, dins la Cigalo d'or dou 1 e 15 de mars: Maniganco 
e parti'PreSj de Pau Redonnel ; Pierrot badaio, sounet dou 
majourau Marius Bourrelly sus lou libre de Peire Bertas ; lou 
Felibrige en Beam, d'Albert Arnavielle ; Lou plangde 1{amoun, 
de J. Loubet; Un patrioto miejournau y signa l'Arabi ; *Aco 
s'esclairo, de Redonnel, etc. 

En Avignoun, dins VtAioli, n° 115 : Vivo Clemenco Isauro, de Gui de 
Mount-Pavoun ; La Vutifar, tros di counferenci prouvencalo 
que fai Don Savie de Fourviero dins la gleiso de St-Laurens, 
de Marsiho ; Uno fes per touti, de meste Franc. 

A Marsiho, dins La cornemtue dou 15 de febrie e dou i de mars: 
/Infos Daudet, per Batisto Bonnet ; Le fond du sac, de Louis 
Roumieux ; la Boudego, de Prousper Estieu ; la seguido de 
VEnfant malaut, Gari, de Mmo Gautier ; La terro avii de 
flour, de Felis Lescure ; la Pastresso, de J. Gautier ; fan Bayol, 
de Sextius Michel, etc., etc. 

A Vilo-Novo d'Agen, dins Lou ctlel, an tresen, n° 1 e 2 : A un so, 
signa lou Rebugaire ; La nadal de yo } de F. de Mazet ; la 
Roumano, de Garrigou ; Soubeni de jouinesso, de Telismar ; 
Flous d'abriel, de Calbet ; (M. Coumbescuro, conte de Rou- 
manille revira en agenes per Le Bitor ; Epitro a la pic no luno, 
de Pau Constant, etc., etc. 

. Lou Gerent : Jan Monne. 



Impriraerie L. DUC, 35, rue Kousselet, Paris. 



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LOU FELIBR1GE 



TOME VIII 



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MANTBNfcNCO FBLIBRENCO DE PROUVfcNgO 



LOU FELIBRIGE 

BULETIN MBSADI* 
SOUTO LA DIREICIOUN D>EN JAN 1MONN& 



8* ANNADO 

1894 




MARSIHO 

AMENISTRACIOUN E REDACIOUN': 

143, carriero Breteuil, 143 



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LOU FELIBRIGE 

VUECHENCO ANNADO 

CROUNICO 



H*H- 



L'EISSAME 
d'Antoni Blasi CROUSILLAT 



En 1865, lou val&nt majourau Ant&ni Bl&si Crousillat, dounavo 
i lipet, sa Bresco, clafido d<3u meu redoulent qu'avie acampa dins 
li flour dis Aupiho o di gairigo selounenco. Fugue tin regale per 
I6uli de se coungousta dins aqueu bruse siave e prefuma de feri- 
goulo e de raentastre. 

0, brave e gent ami, 1'aven cnearo sus li bouco la douro $a- 
bour de la Bresco, nautre li lipet, e n'auren gan de culi VEissame 
que se n'escapo, senso crcgnenco di pougneduro, per li coun- 
gousta max de la melico que li pourra coungreia. 



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Lou Felibrige 



Pa vinto-vuech an que Crousillat nous doune la Bresco, e iuei, 
nous fai semousto d'aquel Eissame ounte soun rejouncho, en dia- 
leite selounen, marsih£s e roudanian, touti li peco que la muso, 
i'a ispirado, e qu'avans do parti per lou grand viage, v6u leissa 
a sis ami coumc un nouveu teslim6ni de soun amour d6u terraire 
nadalen e de la lengo de soun bres. 

Soun libre es adourna d'obro superbo, dins uno lengo puro e 
Undo e bresiharello coumc uno musico pivelairo, e soun cor bon 
e simplas, dins si vers, dardaio poulidamen, trenant li pensado sia- 
vo e douco en un rousari flouri. 

L'engeni clou mestre e soun sabe" se mostron clarineu sus li 
piado que seguis, ansin qu'uno estatuodivinamen ciselado,quevous 
pren per Hue e coumando lou respet, tant per si formo e la per- 
fecioun de si ligno, e que Ton sent en elo tresana Tamo de l'artis- 
to que Ta eounc6upudo; ansin n'es di rai d'or de V Eissame : 
Neno, Nina, Nino, Leleto, i£ fan un brande gai que vous enauro 
vers Tauturo idealo, e que vous garis de Taigre feu de la litera- 
turo de iuei, ounte souvent 1'esprit se perd dins l'enfouscun di 
pensado e dins la neblo e lou fangas di sentimen. 

Lou libre ten d'obro latino, franceso, italiano e prouvencalo, e 
n'es d'aquesto darriero liero que tiraren un rai de meu, per que 
lis amaire di causo beilo e simplo, noblo tout en estent garrigaudo 
e senso pretencioun, e, magnilicamen sertido, tout en gardant sa 
vestiduro pacano. 

Dirias-ti pas qu'es Vierge*li que parlo? Escoutas-lou dins lou tros 
que tiran de sa pastourello : Zebe c Lelelo. Es Z6be que parlo : 

Noun toujour la couloumbo au couloumbie* se tanco, 
Emai b£ure claret, pesoto, ren li manco ; 
Mai souvent, amouroue dou champ que resplendis, 
Dins l'espaci s'enauro, au souleu s'abaudis, 
Pu dous trouvant lou vieure au grand er emplanado. 
Tout Tiver, dins loubrusc, Tabeio encafournado, 
Emai li a de bon meu proun largo prouvesicn, 
Tre que lou gai printems risejo, em'afecien 
Per couelo e per valoun s'alando e, raai urouso, 
Va culient sus lei Hour sa melico 6udourouso. 
Ansin fas tu ; de-longo embarrado a I'oustau, 
Ten vendrie* piei, Leleto, un languimen mourtau, 



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Lou Felibrige 



Ben que toun fencstroun, douminant la planuro, 

A 1'iue ravi descuerbe uno mar de verduro 

E la Crau roussejanto e lei serre azuren, 

Fa mai gau s'espaca dessouto un beu seren. 

Encaro l'abeieto, encaro la paloumbo 

Pouedon trouva la mort au coulau, dins la coumbo, 

Gar — Dteu km vou ansin — dindouleto, ratie 

Toujour dins l'6ucasien li crocon voulentie\ 

Tu, Leleto, emu ieu n'as certo ren k cregne : 

De ta pleno fisan^o auje me creire degne ; 

Si6s ma sor, sieu toun fraire, enjusqu'au dous moumen 

Que saren davans Di£u joun per lou sacramen. 

E que de t'afrounta quauque paiot s'asarde : 

Vies aquest rabatun?... Ah! Dieu garde, Di<5u garde! 

Voulountous me batrieu per venja toun ounour 

Coume fague Vincens per Mireieto, un jour 

Qu'Ourrias lou toucadou, l'escumo sus li brego, 

Li mespres6 sa flous d6u mas dei Faiabrego, 

As be!6u de Mistrau panca legi lei vers !.. 

Vene ! sabe un endre vounte leis euse verd, 

A la caio d6u vent, fan coume un large p&li : 

Aqui, de soun beu libre ensen faren reg&li. 

Sabe un grand cereisie", davans un bastidoun, 

Que de ceri&so dougo afloco ! Anen, pren doune 

Toun panic* barradis, se voues, gen to Leleto, 

L'empli de roui en roui, quand saras sadouleto. 

Sabe un aubre, per6u, d'abrieot premieren ; 

Tout-beu-just rougineu, tamben li culiren, 

E s'as pou que l'asprour te doune I'enterigo, 

Eh ben ! lei sauvaras per Zi£, toun amigo ; 

Es pieji qu'uno cabro k desfrucha tout vtird ! 

Que te cantarai mai, s"ai proun l'esprit dubert ? 

Sabe dins lou bouscas un nis de tourtourello, 

Innoucento, gentouno, e, coumo lu, fidelo ; 

Li a dous poulit pichot qu'an lou p£u foulelin, 

Lei tendrai tant d'^-ment, bouto, qu'un beu matin, 

Avansque vouladis s'escapon dins lis aire, 

Vouele te leis adurre : e n'en saras la maire. 



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Lou Felibrige 



Dins uno grando gabi, obro de moun couteu, 
Pourran, piei, enanli, nisa coume se deu. 
Escoulo encaro eieoto : ai un poulit anouge, 
De la testo k la coue tout flouqueja de rouge, 
D6u-resto blanc de neu, ajougui, vigourous. 
Li a Zino que me fa leis ue proun amourous 
Per me l'aganla... Mai, pst ! ligueto-ligueto ! 
Es per lu, tu I'auras, o ma soulo amigueto... 

E, aro, qu'aven moustra la melico, coumo pourrian inieus pinta 
lou poueto que Ta culido, per lou presenta k nosti legeire, que de 
taia 'no lesco k la pref&ci de sa Bresco e de cita co que Frederi 
Mistral n'en disie\ en 1865 : tau ero alor, tan es vuei... se noun 
i'avielisan, que soun vcngu de soun pes plega us espalo de noste 
garrigaud, coume eu-meine se noumo, se la neu noun avie* penja 
si ilolo sus soun front, lou retra sari<$ mai-que-mai verladie*. Adounc 
sian en 1865, en liogo d'estre en 189 i: i'a que de nous adarreira 
d'un trentenau d'annado e de faire lira : 

« Ero d6u terns que J6use Roumanille, — i'a proun d'ac6 uno 
vinteno d'an, — estoumaga de veire nosto lengo espeiado e em- 
brulido per de pasto-mourtie, assajavo k Sanl-Roumie, dins lou 
jardin de soun paire, tie cant mai releva, mai pur e mai courous. 

« Grousillat, de soun caire, esmarra dins la Crau, eantavo tout 
soulet per soun plesi, tau qu'uno caiandro dins un ermel e fasie* 
pere*u rendre au parla prouvencau de son que revertavon Tibur e 
la Sicilo. 

« Li dous troubaire n'eron separa que per l'Aupiho, e coume 
dous auceu qu'an voues clareto e fino auriho, leu s'ausigueron k 
traves de lamouutagno, e canteron d'acord, despiei e longo-mai. 

« Ansinlo eoumenee la farandoulo, ounte k cha pau, au gai ram- 
peu de Roumanille, nous sian piei t6uti apoundu. 

« Dins Tenfoundrado palriolo, que coumparave ades au rescam- 
passimen d'uno garrigo, lou lot de Crousillat es esta d'apouncha, 
coume un abiie fabre, lou tai de noste 6ulis, e de trempa sa larao 
dins li font vivo e toujour fresco de la diviuo antiqueta. 

« Lou respet d'aqu^u felibre per li majourau de Tart, e soun 
amiracioun do Fideau en touto causo, soun ancra dins soun amo 



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Lou Felibrige 



coume uno religioun, religioun esperitalo, tranquilo, ostasiado, que 
i'a garda sa vido escapi di passioun. 

« Noun escoundrai que soun estremo reverenci l'a retengu long- 
t6ms souto lou porge, coume un nouvdu, coume un devot inicia, 
se mesfisant, bessai que trop, d'eu-meme, e enrcgant, crentous, li 
peiado di m&slre. K tamben, es Fautour de t6uti aqueli que cou- 
neisse, lou mens preoucupa de poupularita. Eh ! s'enchau ben de 
glori e d'aqufri brut llatitf qu'au bout d6u comte n'cs qu'un brut 
de vent? 

« Basto que noublamcn o caslamen ague descri aquelo seeno o 
ben aqucsto ; basto que dins si vers ague sesi lou balans toumba- 
reu e la coupo ritmico de tal o lal ancian ; basto, sanlalimen, 
qu'aguc trouva souto sa plumo uno espressioun nouvello, un tour 
de fraso 6uriginau, o soulamen un mot ben fa, e lou vaqui urous, 
countent de sajournado. 

« Mai, o moun beu Tounin, laisso que te lou digue : co.que fai que 
t'anian, eque meehalea te tegi, noun soulamen es ta meUklieou- 
ladisso, noun soulamen es toun irreprouchablo formo, es subre- 
tout l'er sanitous que se respiro, ounte que passes, es rinnoueenei 
de tapensado lindoe la sagesso de paraulo, e aquelo flour d'amour 
que s'espandisson dins ti vers, quand paries i chalouno ; es enlin 
la voues libro e enaurado, es lou brinde ispira, soulenne, menagaire, 
que t'isto b&n de prene, quand vos arresouna I'ourguci o castiga 
l'abourdimen. 

« Quand pense k Crousillat, me stunblo que reseontre un dis- 
ciple d'Oui'Oeu : sa maniero de vieure me retrais la vido ourfico : 
moud&sto, pouetieo, esperitado, ensignarello. Vieu dins 1'oustau 
peirau, erne si fraire, em6 sa sorre, umble de cor, simple de goust, 
franc d'ambicioun... 

« Vaqui Tome... » 

Ah ! bel ami Crousillal, se sabes coume nous esm&u, e coume 
nous es en-de-bon de reveni piousamen vers lou passat, e de re- 
traire eici, mot p&r mot, eoque lou mestre disie de tu, i'a trento an 
e que se pou aplica pan per pan au galant paire de VEissama : 
me semblo qu'es un ate de nosto religioun felibrenco, quY-s lou 
deve, Taut deve di fraire, de faire couneisse & la jouino genera- 
cioun dis escrivan que se soun rarabla souto la bandiero sant- 



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Lou Felibrige 



estelenco, de i6 faire coun&sse, dise, o mi£s de 16 descata lafiguro 
e lou cor d'aqu&i que li premte an fatura la Crau acampassido 
de nosto vi&o lengo ; e tu, que si6s un d'aqu^li fi&r lauraire prou- 
mieren, tu que n'i'a forco qu'an pas agu l'ur de beca dins lou 
m6u de la Bresco, leisso-me, p6r aqu£li, t'enaura coume t'esde- 
gu, te faire ama coume t'aman, e. p6r clava ma dicho, leisso-me, 
per6u, em6 lout moun cor, te r&ndre, eici, labrassado frairenalo 
que me doun&res en Eiguiero, en 1869, lou proumte cop que se 
veguerian, que d'aqu^u b'6u rescontre n'ai garda e n'en gardarai 
toust&ms la souvenen$o mai que siavo. 



J. MONNE. 



VANEGACIOUN 

— Lou manteneire Anfos Martin es, aro, proufessour d'aleman, a 
Pcscolo superiouro Benoit, a l'lslo-sus-Sorgo (Vau-Cluso). 

— La felibresso Angelo Saurin demoro a Touloun, carriero Courbet, 33. 

— Lou felibre Aleissandro Martel es, aro, perceptour a Roucy 
(Aisne). 




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LI NOVO FELIBRENCO 



PROUVfcNgO 



— Lou 14 d'abrieu s'es celebra en Avignoun lou maridage felibren 
de la chatouno dou manteneire Juli Cassini, dono Mario Tereso, erne* 
M. Pau Vachet. 

A la gleiso de Sant-Peire se benesigue li beu ndvi, e a l'aubergarie 
dou « Grand Hotel d'Avignoun > se fague festo coumplido. 

L'Escolo d6u Flourege avie delega dous de si prieu : Enri Bouvet e 
Folc6 de Barouncelli, que pourgigueron i novi li souvet dis enfant de 
Santo Estello, trena erne* li flour de la primo e de vers galant. Ah ! 
dins la canestello de la ndvio, n'avie pl6ugu de bouquet courous : 
Mistral, Gras, Monne, Mouzin, Jouveau, Bouvet, Roussihoun, Pabat 
Imberl, Anfos Martin, Galas, Louis Charrasse e d'autri encaro, avien 
manda lou sieu. 

Li cansoun prouvenplo e li vers souleious an clanti superbamen 
enjusqu'a miejo-niue, que la bello festo s'es clavado per lou Cant de 
la Coupo. 

— Lou 16 d'abrieu, en vilo d'a-z-Ais, un autre maridage felibren se 
celebravo. En grand poumpo, lou majourau En Frances Vidal mari- 
davo soun J6use erne Mllo Julio Gautier. Lou tambourin a roussignou- 
Ieja, e Santo Estello, sourrisento, a manda sus lou front di beu ndvi 
uno raisso d'aqueli belu que fan veire la vido erne li coulour siavo 
d'un bonur senso fin. 

Longo-mai, en terro prouvenfalo, Tamour enliasse de beu pareu ! 
1'amour, longo-mai, enfioque li cor ! car, coume lou disie lou grand 
poueto de Tamour, Aubanel : 



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Lou Felibrige 



Senso amour, la vido es crudelo, 
La vido es uno longo niue ; 
Urous aqueu qua per estollo 
Dous beus iue ! 

— Lou Viro-Soulhu anouncio que Tun di cinquanto cousc dou Feli- 
brige parisen, Clovis Hugues, vai faire pareisse si pouesio prouvencalo 
souto aquest titoulet : Lis dulivado. 

— * Ven de pareisse a Marsiho, encd d'Aubertin (Librarie Flamma- 
rion) carriero Paradis 34, l'edicioun poupularide: Lou Gangui, de F. 
Chailan, que tout lou mounde voudra tasta, tant lou peis vieu que nous 
pourgis vous pren per Tiue e sent bon qu'embaumo. S'es apoundu a 
Vobro un conte flame qu'ero pas dins lis autris edicioun : La boufo 
ddu capitani Pitalugo, de Fourtunat Chailan, emai, de soun fieu, En Au- 
fred Chailan, qukuqui pe^o que fan Iigueto i groumandoun, entre li 
qualo citaren : Lets auceu es de besti, e Lets ermitan de Sant Jan Be- 
nurous. L'obro se vend 3 fr. 50, e n'i'aura pas per touti. Zou ! que lou 
peis es fres e bouleguieu. 

— La Revue independante du Midi, que s'ero foundado i'a quauqui 
mes, a Marsiho, a fini sa jouncho. A sa plafo, M. Marius d'Arcourt 
publicara, au mes de mai, uno revisto franco-prouven^alo que ie* di- 
ran : flndependance du Midi. Souvetan de tout cor qu'aquelo nouvello 
publicacioun fague flori. 

— Obro bello ven de faire lou Municipe de Digno. La vilo a croum- 
pra lou retra dou mege S J. Honnorat, l'autour dou Dictionnaire pro- 
venpaJ-f ran pais ; lou Counseu Ta fa placa dins la grand salo de la cou- 
muno, ounte remembrara de-longo la memori d'aqueu flame precursour 
dou Felibrige. 

— Ves-aqui que lou dramo de Santo-Esiello qu'avian anouncia, ven 
de pareisse encd de Nicot, a-z-Ais. L'abat Juli Bresson, que n'es Tau- 
tour, a bouta dins li tres ate d'aquelo obro mai-que-mai de gaubi, e 
touti voudran legi lou martire de la patrouno di Felibre. La sceno se 
passoa Santo, en Tan 98 de noste Segne. Estello, que soun paire, gou • 
vernaire de la vilo, vou marida a-n-un generau rouman, nouma Su- 
mian, refuso aquelo alianco, e soun paire, encagna contro elo, er. 
aprenent qu'es crestiano, fai mouri 1'evesque Estr6pi, e piei, dins sa 
furour, ourdouno de sagata sa fiho. 

L'autour dedico soun pres-fa i jouini fiho dis escolo, e n'es ben a-n- 
eli qu'es degu, car aqueu pichot dramo se pou eisadamen jouga dins 
lis escolo e li pensiounat. Aqueli que lou desiraran, podon s'adreissa 



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Lou Felibrige 



a I'autour, a Lauris-de-Durenco fVau-Cluso), o enco di libraire; em6 
i fr. se n'en podon regala. 

- La Soucieta d'Estatistico de Marsiho durbis un councoursen 1894, 
e decernira de medaio, i° per un memori sus l'estatistico o la tou- 
pougrafio d'uno loucalita o d'un cantoun dou despartamen di Bouco- 
dou-Rose ; a per unoobro estampado, interessant, fugue lou coumerci 
de Marsiho o dou despartamen, fugue la scienci en general), o fugue 
l'istori de Prouvenco. 

Aqueu councours sara clava lou 1 de 9bre 1894, e se fau adreissa, 
per lis entre-signe, a M. lou capitani V. Duviard, secretari, placo Pe- 
rier 1, a Marsiho. 

— Dins la tiero di peco mandado i Jo Flourau de Barcilouno, arre- 
marcan : n° 78, Tantaiage, 79 : Remembranco, 98 : Brinde a nostes 
fraires Catalans (Valeureuse Espagne, etc,) ; 95 : Cantico a Nostro- 
Damo de Lourdes (A la estelo de Jansemin) ; no: Un episodi de Tosco 
flourido; 117, Ala Santo-Vierge\ 150, La lagremo; 179, (Moun fou- 
gau, e 180 : *A Vaubeto, que venon de Prouvenco o dou Miejour. San- 
to Estello doune a ndsti bravi luchaire la courouno dou triounfle ! 

— Lou majourau En Leopold Constans, proufessour a la Faculta di 
l.etro d'a-z-Ais, ven de recaupre la crous de chivalie de I'ordre d6u 
Sauvaire, de Grego, en guierdoun de sa mai que flamo traducioun dou 
Roman de Tbebes, que TAcademi dis Escripcioun e Belli-Lelro avie 
courouna. 

— Lou Counseu Generau di Bouco dou Rose ven de vouta la soumo 
de vint milo franc per lou mounumen que se deu auboura sus la 
placo Castelano, a Marsiho, en glori dou celebre escultaire prouven- 
cau Peire Puget. 

— Nous escrivon de Paris qu'uno tiero de jouini felibre anavon 
founda un groupo souto lou titoulet : lou Lugar, e que la (Mandoline 
devendrie uno fueio franco-prouvencalo. L'Academi libro, que Aguste 
Marin n'es lou president, aurie adeja fusiouna eme* la nouvello Soucieta 
felibrenco, que comto dins soun sen : Batisto Bonnet, Ipoulito Oulivie, 
Enii Ner, Roux-Servine, Firmin Maritan, Bonnefoy-Debaix, Fernand 
Hauser, Andre Jayet, e d'autre e d'autre encaro. 

N'en reparlaren quand sara terns. 

— M. A. Crest, estampaire a Fourcauquie, a liga en un voulume, 
lis obro legido a la sesiho de PAteneu e de 1'Escolo dis Aup, lou 12 de 
nouvembre 1893. Lou librihoun, que costo 1 fr. 50, a uapajo e ten 



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io Lou Felibrige 



de vers e de proso que fai gau de li legi. Li counsentido, per ague* lou 
voulume, se mandon i bureu dou Journau de Fourcauqute, e quati 
voudrie lou raconte di sesiho de 1890, 1891 e 1892, li trouvarie pereu 
au meme rode. 

— A Marsiho, un nouveu journau semanie, en parla marsihes, ven 
d'espeli ; ie dison ton San-Janen. Lou redatour-capoulie es noste ami 
Batisto Artou, que ie souvetan a-n-eu, emai a soun galant nistoun, la 
plus flamo reiissido. Saludan couralamen noste nouveu counfraire, que 
tant poulidamen a fa saupre sa vengudo au pople de Marsiho. Escoutas 
ac6: 

c Li teneire dou San-Janen an fa la passado dins li car Hero de 
Marsiho, escourta de tambourinaire galoi que trasien si rieu-chieu-chieu 
dins Paire enfestouli, e pourtant la bandiero i coulour de Marsiho, 
blanc e azur, touto flourido ; e ansin, en bello troupo, soun ana touca 
l'aubado sant-janenco i grand journau, a la coumuno, a Sant-Laurens 
e dins lou quartie sant-janen, emai pereu enco dou majourau Aufred 
Chailan e de la felibresso Lazarino de Manosco. * 

Acd, si qu'ero flame, e lou pople courrie e aplaudissie, e li tambou- 
rin rounflavon e roussignoulejavon en ounour d6u San-Janen. 

— La Cornemusez publica un article qu'a per titoulct Jean (Monnl. 
Es un retra segui d'uno critico d'Enri Ner, reprouducho dou journau 
le Dimancbe, e ounte M. Ner, en grand saventasqu'es, a bouta forco 
esprit e proun grafignaduro. Mai, la critico es libro, e M. Ner avie lou 
dre de dire de nostis obro tout 90 que i'agradavo : i'a que la ra90 
de mounedo que pou agrada en touti, emai encaro quau saup se n'i'a 
pas que ie fan la figo ! Quau avie pas lou dre, ni lou deve, de traire 
au publi 90 que i'a tra, es meste Roumieux, que, dins soun article : 
La felibresso Clemenco, douno, senso i'estre autourisa, de letro cnti- 
mo nostro. Dins nosto fe simplasso, avian toujour cresegu que li le- 
tro eron causo sacrado, e que res avie lou dre, franc de manca a touti 
li deve de I'amistanco, de li publica senso la counsentido de lau- 
tour, e que li letro demouravon la prouprieta de la persouno que lis 
avi6 escricho, (lou Counseu d'Estat es d'aqueu vejaire). Mai, basto ! 
pareis que nous enganavian, e que per meste Roumieux acd vai pas 
tant just; es verai de dire que i'a de gent que vendrien sa camiso 
e renegarien la verita erne sis ami li mai devot, per ague lou plesi 
de faire uno galejado ; acd provo pas que i'avengue toujour lou blanc 
dou porri, nani ! Mai, leissaren courre l'aigo e.... coumpliren nosto 
jouncho... 



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Lou Felibrige u 



— L'acampado counsistourialo que se ten d'ourdinari avans Pacamp 
de Santo-Estello, se tendra, aquest an, en vilo de Nimes, lou 29 d'a- 
brieu. 

Ves-eici la letro counvidarello que, de la part dou bureu counsistou- 
riau, li majourau an recaupudo : 

Marsiho, lou 23 d'abrieu 1894. 
Moussu lou majourau e gai Counfraire, 
« Bono salut. Venen vous counvida a la reilnioun dou Counsist6ri 
felibren que tendra sesiho lou 29 d'aqueste mes d'abrieu, h miejour, 
en vilo de Nimes (Hdtet du Petit St-Jean). 

Dins aquel a camp se noumara un felibre majourau lengadoucian, en 
placo de noste regreta coumpan En Pau Gaussen. 

Se renouvelara lou Bureu counsistouriau, per la nouminacioun dou 
Capoulie dou Felibrige e dis assess© ur e sendi di Mantenenco ; 

Se tratara, piei, de tout 90 que pretoco la vido vidant