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DE LA
PAR
LE P. J.
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DE I.A COMPAGNIE DE JESUS.
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PARIS,
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2' BRAY ET RETAUX, LIBRAIRES-ÉDITEURS ^
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1874.
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CI as s y fj Book i , ■,. _
University of Chicago Library
BERLIN COLLECTION
GIVEN BY
Martin A. Ryerson
H. H. KoHLSAAT Byron L. Smith
Chas. L. Hutchinson C. R. Crâne
H. A. RtFST Cyrus h. McCormick
A. A. Sprague C. J. Singer
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ABREGE
DE LA
GRAMMAIRE UTINE.
PROPRIÉTÉ.
ABRÈGE
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•• • •
GRAMMAIRE EATO
PAR
LE p. J. JANSSENS,
DE LA COMPAGNIE DE JESUS.
ALOST,
IMPRIMERIE DE SPITAELS-SCHUERMANS.
1874.
J. ■^"h
Q
^
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Ce livre, comme son nom l'indique, n'est que l'abrégé d'une
grammaire plus développée, que nous éditons en même temps.
Il est destiné aux enfants qui abordent l'étude de la langue
latine. En septième, l'élève doit se horner aux principales
déclinaisons. En sixième, il peut parcourir toute la lexigraphie
et la majeure partie de la syntaxe.
Il n'a pas été dans notre intention de fournir au jeune latiniste
un ensemble de préceptes assez complet pour le mettre en état
d'interpréter les auteurs et de les imiter dans ses compositions.
Nous désirons que cet Abrégé ne soit qu'une simple introduction
à la Gram^naire latine, et que celle-ci devienne, à partir de la
cinquième, le véritable manuel des classes.
Une sixième vraiment forte et solide n'est pas celle où l'on
avance le plus rapidement et où l'on veut rivaliser de con-
naissances grammaticales avec les classes supérieures ; mais
celle où l'on grave profondément dans la mémoire les flexions
régulières des mots variables, et un petit nombre de règles
syntaxiques qui servent de fondement à toutes les autres.
Guidés par ces considérations, nous avons traité la lexigraphie
avec assez de sobriété. Si nous avons donné une certaine étendue
à la syntaxe, ce n'est nullement pour l'imposer à tous comme
matière obligatoire, mais pour offrir aux élèves plus avancés une
matière suffisante à leur activité. On y trouvera, dessiné à grands
traits, tout le plan de la syntaxe développée.
Afin de faciliter le passage de V Abrégé à la Grammaire
complète, nous avons conservé dans les deux livres un texte
identique avec les mêmes caractères d'impression. On y trouvera
les tableaux de déclinaison et de conjugaison disposés de la même
manière. De cette façon, l'élève reconnaîtra au premier coup
d'œil, dans la Graimnaire, tout ce qu'il a déjà vu dans Y Abrégé.
Qu'on nous permette de signaler ici l'importance de l'analyse
grammaticale et la nécessité de la faire concorder avec la partie
des préceptes que l'élève étudie. Pour n'être pas uniquement
matérielle, cette analyse sera appuyée sur les principes d'analyse
logique qui ont servi de fondement à cette grammaire.
Malgré tous nos soins, quelques erreurs typographiques nous
ont échappé, par ex. p. 24. alium sni lieu de aliud ; p. 41,
sepilivi au lieu de sepelivi; p. 46, fassimi sum au lieu de
fassus sum, etc.
Mons, 1^1' septembre 1874.
J. J.
LEXIGRAPHIE.
Notions préliminaires.
Lettres.
1. Il y a en latin six voyelles : a, e, i, o, u, et y qui ne se
trouve que dans les mots d'origine grecque.
Les diphthongues usitées en latin sont se, ce, au. Les autres
voyelles qui se suivent dans un mot, se prononcent séparément :
de-us, re-i, do7nu--i.
Eu est diplithongue dans un petit nombre de mots latins :
heu, ceu, neuter, etc. ; ei l'est aussi dans hei; ui l'est à volonté
dans huic, oui, mais le plus souvent on sépare u-i.
Les consonnes sont : les semi-voyelles j, v ; les liquides 1, m,
n, r ; les muettes labiales b, p, f ; les muettes gutturales c, q, g;
les muettes dentales d, t ; la sifflante s ; la double x qui équivaut
à es, gs ;■ et l'aspirée h. Dans les mots empruntés du grec, on
emploie aussi z, et les lettres composées ph, ch, th, rh.
2. La prono7ieiatio7t actuelle du latin varie malheureusement
avec les pays. Pour suivre l'usage le plus général de nos contrées,
donnez le son de é fermé k e, ce, œ ; évitez la nasalité de n après
une voyelle, si ce n'est dans la terminaison imc ; faites entendre
le son dans les finales um, uni; lorsque qu, gu forment une
syllabe avec la voyelle qui suit, comme dans quercus, liyigua,
donnez à u la valeur de lo ; articulez j et v comme en français ;
adoucissez g, c et se devant i, y, e, œ, œ, eu ; prononcez i
comme une sifflante dans ti suivi d'une voyelle, excepté lorsque
t est précédé de t, s, x, comme dans justior.
1 A
2 GRAMMAIRE LATINE.
Syllabes.
3. Les sA'llabes sont longues ou brèves, suivant la durée du
son, ou la quantité. Les règles de la quantité appartiennent à
la Prosodie. On se contente, dans la lexigrapliie, de surmonter
quelques voyelles des signes - et " : ros-à (a long) , ros-a (a bref) .
JJ accent tonique est une légère élévation de la voix qui
affecte une s^^llabe. 11 ne se place jamais sur la dernière.
Les mots de deux sj'llabes ont l'accent sur la première, quelle
qu'en soit la quantité : dônuni (5) , dies (i) .
Les mots qui ont plus de deux syllabes reçoivent l'accent sur
Tavant-dernière ou ]}énidtième, si elle est longue : diérimi (ëj ;
mais si elle est brève, ils la reçoivent sur Vantéjoénidtième,
quelle que soit la quantité de celle-ci : régtbus (ë) , diicïbus fûj .
Les particules que, ve, ne comptent comme syllabe finale :
rôsacjue (nom.), rosàque (abl.) ; maison ài&tingne itaqiie,
donc, de itàque (et ita ) , et ainsi.
Mots.
4. Les parties du discours ou mots se partagent en variables
et invariables.
Sont variables : les noms et les verbes, en comprenant dans
les noms, les substantifs, les adjectifs et les pronoms.
Les parties invariables sont Yddi'erbe, la p^'^éjoosition, la
conjonction, ïinterjection .
Le nom àe 2')articules est appliqué par quelques grammairiens
à toutes les parties invariables. Il convient plus spécialement aux
conjonctions, aux prépositions et aux adverbes corrélatifs.
5. La If'xif^raphie traite de la forme des mots pris séparé-
ment; la syntaxe de leur relation mutuelle dans le discours.
LEXIGRÀPHIE.
CHAPITRE PREMIER.
Le substantif.
§ 1. Notions générales.
6. Il y a en latin trois genres : le masculin, le féyninin et le
neutre.
Il y a deux nombres : le singulier et le fjluriel.
La langue latine n'a pas d'article.
Les noms latins ont six cas ou terminaisons différentes; le
nominatif et le vocatif se nomment cas directs ; le génitif,
le datif, Vaccusatif et Xdblatif s'appellent cas oMiques.
7. Il y a cinq déclinaisons, qu'on reconnaît à la terminaison
du génitif singulier. La première déclinaison a le génitif en œ, la
seconde en i, la troisième en is, la quatrième en us, la cinquième
en ei.
Les noms neutres ont trois cas semblables : le nominatif, le
vocatif et l'accusatif. Au pluriel ces cas sont terminés en à.
Les noms masculins et les noms féminins ont deux cas
semblables, tant au singulier qu'au pluriel : le nominatif et le
vocatif. Il faut en excepter le singulier de la 2'^^ déclinaison.
Les noms masculins, féminins et neutres ont deux autres cas
semblables au pluriel : le datif et l'ablatif.
La première et la cinquième déclinaison n'ont pas de noms
neutres.
eRAMJIAIRE LATINE.
§ 2. Première déclinaison.
8. La première déclinaison comprend des noms féminins et
quelques noms masculins en a, gén. se.
SINGULIER.
PLURIEL.
N.
ros a,
la rose,
N.-
ros se,
les roses,
V.
ros à,
à rose.
V.
ros ee,
ô roses.
G.
ros îe,
de la rose,
G.
ros arum,
des roses,
B.
ros îe.
à la rose,
D.
vos is,
aux roses.
Ac.
ros am,
la rose.
Ac.
ros as,
les roses.
Ab.
ros â.
de ou 2^ar la
rose.
Ab,
ros is,
des roses.
9.
Déclinez sur rosa
les noms féminins
amicitia,. Vamitié.
aqua, l'eau.
ara, Vautcl.
causa, la cause.
cura, le soin.
lierba, l'herbe.
liora, l'heure.
insula, Vile.
janua, la porte.
niensa. la ta.hle.
musa, la muse.
pœna, la peine.
porta, la parle.
scientia, la science.
silva, la forêt.
spina, l'épine.
Stella, l'étoile.
terra, la terre.
turba, kl foule.
via, la route.
les noms masculins :
agrieola. le laboureur
auriga, le cocher.
collega, le collègue.
nauta, le matelot.
poeta, le poète.
scriba, le greffier.
LËXIGRAPHIË.
§ 3. Seconde déclinaison,
10. La seconde déclinaison comprend :
1. Des noms ^nasculins et quelques noms féminins en us.
2. Des noms neutres en um.
SINGULIER.
PLURIEL.
SINGULIER.
PLURIEL.
L'aïeul.
Les aïeux.
Le don.
Les dons.
N.
av us.
av i,
don um.
don a,
y.
av e.
av i,
don um,
don a.
G.
av i.
av orum.
don i.
don orum
B.
av 0,
av is.
don 0,
don is.
Ac.
av um,
av os,
doii um.
don a,
Ah.
av 0.
av is.
don 0.
don is.
3, Des noms masculins en er, dont les uns gardent e à tous
les cas, et les autres n'ont e qu'au nominatif et au vocatif.
SINGULIER.
PLURIEL.
SINGULIER.
PLURIEL.
L'enfant.
Les enfants.
Ze livre.
Les livres.
N.
puer.
puer i.
liber,
libr i.
Y.
puer.
puer i,
liber.
libr i.
G.
puer i.
puer orum.
libr i,
libr orum,
B.
puer G,
puer is,
libr 0,
libr is,
Ac.
puer um.
puer os.
libr um,
libr os,
Ab.
puer 0.
puer is.
libr 0.
libr is.
11. Filius, fils, geiiius, génie et les noms propres romains
ont le vocatif en i : fili, geni, Antoni, Pompai.
Deus, Dieu, fait au vocatif Deics> Le pluriel, che2 les païens,
se déclinait ainsi:
N. et V, dei, et plus souvent dii ou di.
G. deorum, et quelquefois deum.
B. et Ah. deis, et plus souvent diis ou dis.
Ac. deos.
6
ORAMMAIRE LATINE.
12.
Déclinez sur avus
les noms masculins
corvus, le corbeau.
dominus, le seigneur
fluvius, le fleuve.
gladius, le glaive.
hortiis, le jardin.
lupus, le loup.
nuntius, le messager.
oculus, Vœil.
populus, le peuple.
servus, l'esclave.
les 7ioms féminins ;
^gyptus, VEgypte.
cupressus, le cyprès.
fagus. le hêtre.
populus, le peuplier.
Rhoàus, (Vile de) Rhodes.
ulmus, l'orme.
Déclinez sur donum
auxilium, le secovj'S.
bellum, la guerre.
brachium, le bras.
exemplum, l'exemple.
folium, la feuille.
negotium, l'affaire.
odium, la haine.
officium, le devoir.
signum, le signe.
templum, le temple.
verbum, le mot.
vitium, le vice.
Déclinez sur puer :
gêner, generi, le ge^idre.
\ïbQvi(plur.) , les enfants.
socer, soceri, le beau-père.
vir, viri, l'homme.
Déclinez sur liber
ager, agri, le champ.
aper, apri, le sanglier.
faber, fabri, l'artisan.
magister, magistri, le maître
LEXIGRAPHIË.
7
4. Troisième déclinaison.
13. La troisième déclinaison comprend les noms des trois gen-
res qui ont le génitif en is.
Les noms qui ont au génitif le même nombre de syllabes qn au
nominatif s'appellent parisyllabiques ; ceux qui ont au génitif
plus de syllabes qu'au nominatif s'appellent imparisylloMciues .
Le génitif pluriel est terminé en um, ou en ium.
14. 1° Parmi les noms qui ont le génitif pluriel en um,
a. les masculins et les féminins se déclinent sur d.ux;
h. les neutres, sur corpus.
SINGULIER.
PLURIEL.
SINGULIER.
PLURIEL.
Le chef.
Les chefs.
Le corps.
Les corps.
N. m. dux,
duc-es,
n. corpus,
corpor-a,
Y. dux,
duc-es,
corpus.
corpor-a,
G. duc-is,
duc-uni,
corpor-is,
corpor-um,
D. duc-i,
duc-ïbus,
corpor-i.
corpor-ïbus
A^c. duc-em,
duc-es,
corpus,
corpor-a,
Ab. duc-e.
duc-ïbus.
coi'por-e.
corpor-ïbus
15. 2° Parmi les noms qui ont le génitif pluriel en ium,
a. les masculins et les féminins se déclinent sur collis ;
h. les neutres en e, al, ar, sur cubile.
SINGULIER.
PLURIEL.
La colline.
Les collines
N.
m. coll-is.
coll-es,
Y.
coll-is,
coll-es.
G.
colI-is,
coll-ium.
D.
coll-i,
coll-ibus,
Ac.
coll-em.
coll-es.
Ab.
coll-e.
coll-ibus.
n.
SINGULIER.
Le lit.
cubil-e,
cubil-e,
cubil-is,
cubil-i,
cubil-e,
cubil-i.
PLURIEL.
Les lits.
cubil-ia,
cubil-ia,
cubil-ium,
cubil-ibus,
cubil-ia,
cubil-ibus.
16. Quelques noms parisyllabiques en is ont l'accusatif singu-
lier en im, et souvent aussi l'ablatif en i. Tels sont :
sit-is, soif; vis, force (plur. y'u-Q^) .
8
GRAMMAIRE LATINE.
17.
Déclinez sur dux
les noms inipmnsyllahiques :
m. calix, calïc-is, le calice.
m. carcer, carcër-is, la prison.
m. dolor, dolôr-is, la douleur.
-m. flos, flôr-is, la fleur.
m. liomo, homîn-is, Vhomme.
m. honor, lionôr-is, l'honneur.
m. lepus, lepôr-is, le lièvre.
m. ordo, ordïn-is. le rang.
m. sevmo, sermôn-is, le langage.,
f. virtus, virtùt-is, la vertu.
les noms parisyllabiques :
'm. can-is, can-is, le chien.
m. juven-is, juven-is, le jeune homme.
f. mater, raatr-is, la mère.
vn. pater, patr-is, le père.
m. senex, «en-is, le vieillard.
Déclinez sur collis
les noms parisyllabiques :
f. av-is, av-is, l'oiseau.
f. csed-es, ceed-is, le m.assacre.
f. clad-es, clad-is, le désastre.
m. host-is, host-is, l'emîemi.
m. ign-is, ign-is, le feu.
f. mess-is, mess-is, la moisson.
m. pisc-is, pisc-is, le poissoit.
m. test-is, test-is, le témoin.
f. vall-is, vall-is, la vallée.
f. vulp-es, vulp-is, le renard.
les noms imparisyllabiques :
f. ars, art-is, l'art.
m. cliens, client-is, le client.
f. cohors, cohort-is, la cohorte.
f. nox, noct-is, la nuit.
f. urbs, urb-is, la ville.
Déclinez sur corpus
ses, ter-is, Vair'ain.
caput, capït-is, la tête.
genus, genër-is, la naissance.
lumen, lumïn-is, la limiière.
littus, littor-is, le rivage.
nomen, nomïn-is, le oiom,.
olus, olër-is, le légume.
poema, poemat-is, le poëme.
Déclinez sur cubile
altar-e, altâr-is, l'autel.
animal, animâl-is, l'animal.
calcar, calcâr-is, l'éperon.
exemplar, exemplâr-is, le 'modèle.
mar-e, mar-is, la mer.
ret-e, ret-is, le filet.
tribunal, tribunâl-is, le tribunal.
vectigal, vectigâl-is, l'impôt.
LEXIGRAPHIE.
9
§ 5. Quatrième déclinaison.
18. La quatrième déclinaison comprend:
1. Des noms masculins et quelques noms féminins en us.
2. Un petit nombre de noms neutres en u.
SINGULIER.
PLURIEL.
SINGULIER.
PLURIEL.
La main.
Les mains.
La corne.
Les cornes
N. f. man us,
man ûs.
n. coi^n u,
corn ua,
y. man us,
man us,
corn u,
corn ua,
Gr. man ûs,
man uum.
corn us.
corn uum.
D. man ui,
man ïLus,
corn u.
corn ïbus.
A.C. man um,
man us,
corn u.
corn ua.
Aô. man u.
man ïbus.
corn u.
corn ïbus.
19.
Déclinez sur manus
m. currus, currûs, le char.
m,, exercitus, exercitûs, l'artnée.
m. fruetus, fructûs, le fruit.
m. vultus, vultûs, le visage.
Déclinez de même, mais en mettant au plur. iibiis au lieu
de ihus :
m. arcus, arcûs, l'arc.
m. pi. artus, artuum, les membres.
f. quereus, quercûs, le chêne.
f. tribus, tribus, la tribu.
Déclinez sur cornu
genu, genûs, le genou.
veru, verûs, la broche; au phtr,
verubus et veribus.
10
CtRammaire latine.
20. /■. Domus, maison, a quelques cas de la 2'!"= déclinaison.
.Y. V. domus,
\ domûs, de la inaison
' domi, à la maison,
domui, (ra)-.) domo,
doiiuun,
domo, (j'ar.) domu.
G.
D.
Ac.
Ab.
domûs,
\ domuum et
\ doraoï'um,
domibus,
domos, ( rar. ) domus,
domibus.
Jésus, nom adorable de notre Sauveur, V. G. D. Ab. Jesu, Ac. Jesum.
Cinquième déclinaison.
21. La cinquième déclinaison ne comprend que quelques noms
en es.
SINGULIER.
Le jour.
N. m. f. di es,
y. di es,
G. di ei,
D. di ei,
Ac. di em,
Ab. di e.
PLURIEL.
Les
jours.
m. di
es,
di
es,
di
ërum,
di êbus.
di
es.
di ëbus.
Déclinez sur dies :
acies, aciei, le tranchant, Varniée.
effigies, efflgiei, l'hnage.
faciès, faciei, la face.
progenies, progeniei, la race.
res, rei, la cliose.
species, speciei, l'apparence.
LEXIGRAPHIE.
11
22.
§ 6. Tableau des terminaisons.
On peut appeler terminaisons toutes les lettres mobiles des déclinaisons.
On ne comprend pas dans ce nom les lettres finales du nominatif de la
3e déclinaison qui restent à tous les cas.
SINGULIER.
1" décl.
2e décl.
3e décl.
4« décl.
5e décl.
f. m.
N. a,
Y. a,
G. se,
D. ae,
Ac. a-m,
Ab.â.
m.f.,m.
u-s, er,
e, er,
i,
0,
u-m,
G.
n.
u-m,
u-m,
i,
0,
u-m,
0.
m. f.
is,
is,
i,
em, im,
ë, i.
n.
Se,
ioiirnanq.
is,
i,
(e,
loiionanq.
ë, i.
m. f.
u-s,
u-s,
ûs,
u-i,
u-m,
u.
n.
u,
u,
lis,
u,
u,
u.
t.
e-s,
e-s, -
ei,
e-i,
e-m,
ë.
PLURIEL.
l''^ décl.
2e décl.
3e décl.
4e décl.
5e décl.
f. m.
N. se,
y. œ,"
G. a-rum,
D. is,
Ac. a-s.
Ah, is.
m. f.
i,
i,
o-rum,
is,
o-s,
is.
n.
a,
a,
o-rum,
is,
â,
is.
m. f.
es,
es,
um,ium,
ïbus,
es,
ïbus.
a, ia,
a, ia,
um,ium,
ïbus,
a, ia,
ïbus.
m. f.
us,
us,
u-um,
ïbus,ù-bus,
us,
ïbus,ù-bus.
•n.
u-a,
u-a,
u-um,
ïbus,ù-bus,
u-a,
ïbus,ù-bus.
f.
e-s,
e-s,
e-rum,
ë-bus,
e-s,
ë-bus.
12
GRAMMAIRE LATINE.
CHAPITRE SECOND.
L'adjectif.
23. L'adjectif proprement dit est le mot qui s'ajoute au nom
pour exprimer une de ses qualités ou propriétés.
Les adjectifs ont les trois genres, mais ils n'ont pas tous une
terminaison distincte pour chaque genre. Ils se divisent en trois
classes.
§ 1. Première classe.
24.
Adjectifs de la l'"'^ et de la 2*^ déclinaison.
Les adjectifs de la première classe suivent les deux premières
déclinaisons des substantifs. Ils ont trois terminaisons. Le mascu-
lin se décline sur avus, puer ou liber ; le féminin sur ro5ft ; le
neutre sui" donum.
1° Adjectifs en us, a, um.
V.
G.
D.
m.
bonus,
bon e,
bon i,
bon 0,
SING. hon,
f-
bon a,
bon a,
bon se,
bon œ,
bon um,
bon um,
bon i,
bon 0,
Kc. bon uni, bon am, bon um,
A6, bon 0. bon a.
bon 0.
PLUR. bons.
m. f. n.
N. bon i, bon se, bon a,
V. bon i, bon se, bon a,
G. bon orum, bon arum, bon orum,
D. bon is, bon is, bon is,
Ac. bon os, bon as, bon a,
Ab. bon is. bon is. bon is.
LEXIGRAPHIE.
13
2° Adjectifs en er, era, erum.
3° Adjectifs en er, ra, rum.
siNG. malheureux.
N. miser, miser a, miser um.
V. miser, miser a, miser um,
G. miser i, miser «, miser i,
D. miser o, miser se, miser o,
Ac. miser um, miser am, miser um,
Ab, miser o. miser à. miser o.
PLURIEL.
iV. miser i, miser je, miser a,
V. miser i, miser se, miser a,
G. miser orum, -arum, -orum,
jD. miser is, miser is, miser is,
Ac. miser os, miseras, misera,
Ab. miser is. miser is. miser is.
SING. noir.
N.
niger,
nigr a,
nigr um.
V.
niger.
nigr a,
nigr um,
G.
nigr i.
nigr se.
nigr i,
D.
nigr 0,
nigr X,
nigr 0,
Ac.
nigr um, nigr am.
nigr um.
Ab.
nigro.
nigr â.
PLURIEL
nigr. 0.
N.
nigr i,
nigr se.
nigr a,
V.
nigr i,
nigr 86,
nigr a.
G.
nigr orum, -arum,
-orum.
D.
nigr is.
nigr is.
nigr is.
Ac.
nigr os.
nigr as,
nigr a.
Ab.
nigr is.
nigr is.
nigr is.
25.
Déclinez sur bonus
albus, a, um, blanc.
carus, a, um, cher.
doctus, a, um, savant.
facundus, a, um, éloquent.
Isetus, a, um, joyeux.
magnus, a, um, grand.
novus, a, um, -neuf.
parvus, a, um, petit.
pius, a, um, pieux.
sanctus, a, um, saint.
sobrius, a, um, sobre.
verus, a, um, vrai.
Déclinez sur miser:
asper, era, erum, 4prc.
gibber, era, erum, bossu.
lacer, era, erum, déchiré.
liber, era, erum, libre.
prosper, era, erum, pi'ospère.
tener, era, eriini, tendre,
Déclinez sur niger ;
seger, ra, rum, malade.
creber, ra, rum, fréciuent.
piger,- ra, rum, paresseux.
pulcher, ra, rum, beau.
ruber, ra, rum, rouge.
sinister, ra, rum, gauche,
14
GRAMMAIRE LATINE.
2. Seconde classe.
26.
Adjectifs parisyllabiques de la 3« déclinaison.
Les adjectifs de la seconde classe ont un même nombre de syl-
labes au nominatif et au génitif. Les uns ont la même désinence is
au masculin et au féminin, d'autres ont le masculin en er.
i° Adjectifs en is, is, e.
2° Adjectifs en er, r-is, r-e.
siNG. courageux,
m. f. n.
N. Y. forti-s, fort-is, fort-e,
G. fort-is, 1
T^ ^ ^ • ' pour les 3 genres,
D. fort-i, s y '
Ac. fort-em, fort-em, fort-e,
Ab. fort-i, pour les 3 genres.
SING. xiif, joyeux,
m. f. n.
N. V. alacer, alacr-is," alacr-e,
G. alacr-is,) , -
T, , . pour les 3 genres,
D. alacr-i, p ;/ »
Ac. alacr-em, alacr-em, alacr-e,
Ab. alacr-i, pour les 3 genres.
PLURIEL.
N. Y. fort-es, fort-es, fort-ia,
G. fort-ium, / , „
■J-. ^ i -T, ( poif-r les 3 genres,
D. fort-ibus, ) -^ y »
Ac. fort-es, fort-es, fort-ia,
Ab. fort-ibus, 2^our les 3 ge7i7-es.
PLURIEL.
N. Y. alacr-es, alacr-es, alacr-ia,
G. alacr-ium, i
D. alacr-ibus,'
Ac. alacr-es, alacr-es, alacr-ia,
Ab. alacr-ibus, pour les 3 genres.
pour les 3 genres.
27. Déclinez sur fortis :
brevis, is, e, court.
dulcis, is, e, doux.
gravis, is, e, pesant.
levis, is, e, léger.
mitis, is, e, doux.
omnis, is, e, tout.
similis, is, e, semblable.
utilis, is, e. utile.
Déclinez sur alacer :
acer, ris, re, aigre.
campester, ris, re, de plaine.
celeber, ris, re, célèbre.
equester, ris, re, équestre.
pedester, ris, re, qid va à pied.
saluber, ris, re, salubre.
silvester, ris, re, de forêt.
terrester, ris, re, terrestre.
LEXIGRAPHIE.
15
3. Troisième classe.
28.
Adjectifs imparisyllabiques de la 3® déclinaison.
Les adjectifs de la troisième classe ont au nominatif une syllabe
de moins qu'au génitif et une seule terminaison pour les trois
genres.
siNG. heureux.
ix, \
ic-is,/ pr.
pr. les d genres.
N. Y. felix,
G. fel
-D. felic-i
Ac. telic-em. (in. f.), î^\\yi(n.),
Ab. felic-i oi« felic-e (m.f.n.).
N. Y.
a.
D.
Ac.
Ab.
PLUR. heureux.
felic-es (m.f.), felic-ia (n.) ^
felic-ium, i , _
j- T -T. t riour ces 3 genres,
felic-es (m. f.) , felic-ia (n.) ,
felic-ibus ( m. f. n.) .
29.
Déclinez sur felix :
audax, audacis, hardi.
concors, concordis, u-ni.
constans, constantis, constant.
fallax, fallacis, trompeur.
ferax, feracis, fertile.
ferox, ferocis, fier.
inei's, inertis, 'paresseux.
ingens, ingentis, grand.
prudens, prudentis, prudent.
recens, recentis, récent.
sapiens, sapientis, sage.
simplex, simplicis, simple.
solers, solertis, habile.
velox, velocis, rapide.
Déclinez de même, mais avec l'abl. e et le gén. plur. um:
deses, desidis, oisif.
pawper, pauperis, pauvre.
pi'inceps, principis, i^remier.
quadrupes, quadrupedis, quadru-
sospes, sospitis, sauf. [pède.
vigil, vigilis, qui veille.
16
GRAMMAIRE LATINE.
§ 4, Comparatif et superlatif.
30. Les degrés de signification de l'adjectif latin se marquent
par différentes terminaisons qu'on ajoute au corps du mot ou
radical.
1. Dans la plupart des adjectifs, le comparatif se termine en
ior ( m. et f. ), ius ( n. ), et le superlatif en iss-imus, iss-ima,
iss-imum. Ces terminaisons s'ajoutent au radical tel qu'il se
trouve devant les désinences i, is du génitif.
POSITIF.
doct-us, doct-i ;
fort-is, fort-is ;
felix, felic-is ;
COMPARATIF.
doct-ior, ior, ius ;
fort-ior, ior, ius ;
felic-ior, ior, ius;
■ SINGULIER.
m. f. n.
pour les 3 genres,
N. Y. fortior, fortius,
Cr fortior-is, \
D. fortior-i,
Ac. fortior-em, fortius,
Ab. fortior-e {i),jpov.r les S genres.
SUPERLATIF.
doct-iss-imus, iœa, imum.
fort-iss-imuSj ima, imum.
felic-iss-imus, ima, imum.
PLURIEL.
m. f. n.
N. V. fortior-es, fortior-a,
G. fortior-um,
D. foi'tior-ibus, '
Ac. fortior-es, fortior-a,
Ab. îovtiQV-ihxxs, pour les 3 genres.
[pr. les Z genres,
En prose, l'ablatif en e est plus usité.
31. Formes irrégulières :
a. Les adjectifs en ûacus, ficus, volus, formés de dico, facto,
volo, reçoivent les formes allongées ent-ior, ent-iss-imus :
maledic-us, médisant,
munific-us, généreux,
benevol-us, bienveillant.
maledic-ent-ior,
munific-ent-ior,
benevol-ent-ior.
ent-iss-imus.
ent-iss-imus.
ent-iss-imus.
6. Les adjectifs en er de la 1^^ et de la 2*^® classe forment le
superlatif en err-imus :
miser ( l^c ç?J , miseri'-imus ; acer (2'^» ç^.J , acerr-imus.
LEXIGRAPHIE. 17
c. Six adjectifs en il~is forment le superlatif en ill-itnus :
facil-is, facile,
di fflcil-is , difficile,
simil-is, semblable,
dissimil-is, dissemblable,
gracil-is, mi'nce,
humil-is, hum,ble.
d. Cinq adjectifs très-usités forment le comparatif et le super-
latif de radicaux différents ou d'un même radical altéré :
bonus, bon; Com,p. uiqUov, meilleur ; Sic23erl. optimus, Ze meilleur.
malus, mauvais; pejor, pire; pessimus, le pire,
magnus, grand ; major, plus grand; maximus, le plus grand.
T^arvns, petit ; minor, moindre; minimus,. le moindre.
Sg. multus, nom,brei(x ; plurimus, très-nornbreiix.
Pl. multi, beaucoup; ^^InvQs, ton plus grand plurimi et plerique, la
nombre ; plupart.
32. Plusieurs adjectifs n'ont pas de formes propres pour expri-
mer le comparatif. On y supplée en mettant devant le positif
magis, plus, maxime, le plus, ou un autre adverbe équivalent
admoclion, valde, su7n7ne, ùnprimis, etc. Tels sont :
a. Les adjectifs en eus, ius, uns, où le concours des voyelles serait
désagréable :
noxius, nuisible ; comp. magis noxius ; superl. maxime noxius.
Mais plusieurs adjectifs en quus sont réguliers :
antiquus, aiicien; comp. antiqu-ior; superl. antiqu-iss-imus.
b. La plupart des adjectifs composés et dérivés:
degener, dégénéré; inops, sajis ressource; magnanimus, magnanime;
decorus, beau; hostilis, €7i7iemi ; trepidus, iyiquiet.
% K,
18
GRAMMAIRE LATINE,
CHAPITRE TROISIÈME.
Le nom de nombre.
33. Les noms de nombre cardinaux répondent à la question
quot, combien ? Les noms de nombre ordinaux, à la question
quotus, le quantième ? Les noms de nombre distributifs , à
la question quoteni, à combien ? et plus souvent combien
chacun ?
34. Les trois premiers nombres cardinaux se déclinent.
SINGULIER.
]V. unus, una, ununi,
G. unius, I , „
-^ . poi'j- les 3 qenres,
B. uni, ) -^ J >
Ac. unum, unam, unum,
Ab. uno. una. uno.
N. duo, duse, duo,
G. duoi'ura, duai'um, duorum,
D. duobus, duabus, duobus,
Ac. duos e^ duo, duas, duo,
Ab. duobus. duabus. duobus.
Décline.: de marne ambo, tous deux.
PLURIEL.
N. uni, unse, una, etc.
Ce pluriel est régidier. Ils'eni-
ploie avec des substantifs plu-
riels qui désignent un seid objet :
unae litterse, une seule lett7^e.
una castra, U7i seid camp.
très,
trium,
tribus,
très,
tribus,
très, tria,
pour les 3 genres,
très, tria,
pour les 3 genres.
Sur tria déclinez millia, des milliers.
lies autres nombres cardinaux, de quatuor à ce7itum, sont
indéclinables, ainsi que mille, mille.
Les centaines se déclinent régulièrement
ducenti, œ, a, deux cents.
trecenli, ee, a, trois cents.
quadringenti, a-, a, quatre cents.
quingenti, le, a, cinq cents.
sexcenti, ae, a. six' cents.
septingenti, se, a, sept cents.
octingenti, se, a, hidt cents.
nongenti, œ, a, neuf cents.
Tous les noms de nombre ordinaux se déclinent régulièrement.
LEXIGRAPHIE.
19
35.
TABLEAU DES NOMS DE NOMBRE.
Chiffres.
Nombres cardinaux.
Nom'bres ordinaux.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
unus, a, um, un.
duo, £6, 0, deux.
très, ia, trois.
quatuor, quattuor.
quinque.
ses.
septem.
octo.
novem.
primus, a, um, premier.
secundus, ou alter, a, um.
tertius, troisième.
quartus.
quintus.
sextus.
septimus.
octavus.
nonus.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
decem.
undecim.
duodecim.
tredecim.
quatuordecim.
quindecira.
sedecim.
decem et septem.
^ duodeviginti.
l decem et octo.
( undeviginti.
j decem et novem.
decimus.
undecimus.
duodecimus.
tertius decimus.
quartus" decimus.
quintus decimus.
sextus decimus.
septimus decimus.
duodevicesimus.
/ ( octavus decimus. )
undevicesimus.
1 ( nonus decimus. )
20.
21.
30.
40.
50.
60.
70.
80.
90.
viginti.
i unus et viginti.
1 viginti unus.
triginta.
quadraginta.
quinquaginta.
sexaginta.
septuaginta.
octoginta.
nonaginta.
vicesimus ( vigesimus ).
j unus (primus) et vicesimus.
' vicesimus primus.
tricesimus (trigesimus) .
quadragesimus.
quinquagesimus.
sexagesimus.
septuagesimus.
octogesimus.
nonagesimus.
20
GRAMMAIRE LATINE,
CHAPITRE QUATRIÈME.
Le pronom.
36. Nous appelons j)'>^ono7n le mot qui désigne une personne
ou une chose sans la nommer. Il est substmitif quand il
remplace le nom qu'il désigne ; adjectif, quand il l'accompagne
pour le déterminer.
Les pronoms perso7i7îels sont toujours substantifs. Les pro-
noms possessifs, démonstratifs, relatifs, interrogatifs et
indéfinis sont tantôt substantifs, tantôt adjectifs.
§ 1, Pronoms personnels.
37. La première personne s'exprime par ego ; la 2^ par tu ;
la 3*^ par les démonstratifs, ille, is, il, lui; et dans le sens
réfléchi, par sui, de soi, de lui-même.
SINGULIER, m. f. 71.
li"e personne.
2" X'^'>'Sonne.
Z" personne.
N.
V.
ego, je, moi,
(7nanque) ,
tu, tu, toi,
tu.
j ('^manque) ,
G.
mei.
tui,
sui, de soi.
D.
mihi,
tibi,
sibi,
Ac.
me.
te,
se, sese.
A6.
me.
te.
PLURIEL, m. f. n.
se, sese.
y.
nos, noiis,
(manque) ,
vos, vous,
vos.
\ (manque).
ff.
nostri, nostrum.
vestri, vestrum.
sui, d'eux-mêmes
D.
nohis,
vobis.
sibi,
Ac.
nos,
vos,
se, sese,
Aà.
nobis.
vobis.
se, sese.
LEXIGRAPHIE.
21
38.
2. Pronoms possessifs.
meus, a, um, Adj.; mon, SvB.,le7nien.
tuus, a, um, ton, le tien.
suus, a, um, son, le sien.
noster.tra.trum, Adj. noire, SuB.^e'/iô^rr.
vestei%tra,trum, votre, levàtre.
suus, a, um, leur, ïeleici\
Ces pronoms se déclinent régulièrement sur bonus et niger ; meus fait au
voc. sing. masc. m,i. C'est, outre tu, le seul pronom qui ait un vocatif.
§ 3. Pronoms démonstratifs.
39. 11 y a six démonstratifs : hic, iste, ille, ipse, is, idem.
1. Hic, Adj. ce ou cet, Subst. celui-ci.
SINGULIER.
m.
/••
n.
N.
hic.
htBC,
hoc,
G.
D.
hujus,
huic.
20our les 3 (
yenres
Ac.
hune.
hanc.
hoc.
Ab.
hoc.
hâc,
hoc.
PLURIEL.
m. f. n.
N. hi, his, ha?c,
G. horum, harum, horum,
D. his, poier les 3 genres,
Ac. hos, lias, Iiioc,
Ab. his, pour les 3 genres.
2. Iste, A. ce ou cet, S. celui-là.
SINGULIER.
N.
iste,
ista, istud,
G.
istîus,
isti.
[ 2^'^''-i^ l^s 3 genres.
Ac.
istum,
istam, istud.
Ab.
isto,
istâ, isto.
PLURIEL.
N. isti, ist;TO, ista,
G. istorum, istarum, istorum,
D. istis, pour les 3 genres,
Ac. istos, istas. ista,
Ab. istis, pour les 3 genres.
En prose, i est généralement long dans iux, au gén. des pronoms.
90
aRAMMAIRE LATINE.
3. Ille, A. ce ou cet, S. celui-là,
N. ille,
Gr. illïus, ^
D. illi, \
Aq,. illum,
Ah. illo,
SINGULIER.
iUa,
illud,
X>our les 3
genres,
illani,
illud.
illà.
illo.
PLURIEL.
JSr. illi, illae, illa,
G. illorum, illarum, illorum,
D. illis, poia- les 3 genres,
Ac. illos, illas, illa,
Ab. illis, pour les 3 genres.
4. Ipse, A. onême, S. lui-mêone.
N. ipse,
G. ipsîus, (
D. ipsi, '
ilc. ipsum,
Ab. ipso.
SINGULIER.
ipsa, ipsum,
pour les 3 genres.
ipsam,
ipsâ.
ipsum,
ipso.
PLURIEL.
iV. ipsi, ipsœ, ipsa,
G. ipsorum, ipsarum, ipsorum,
B. ipsis, poicr les 3 getires,
Ac. ipsos, ipsas, ipsa,
Ab. ipsis, _po2£r les 3 genres.
5. Is, A, ce OU ce^, S. il, lui, celui.
N. is,
G. ejus,
D. ei,
ilc. eum,
Ab. 80,
SINGULIER.
ea, id,
2wur les 3 genres,
eam, id,
eà, eo.
PLURIEL.
N. ii, (ei), ege, ea,
G. eorum, earum, eorum,
D. iis, (eis), pour les 3 genres,
Ac. eos, eas, ea,
Ab. iis, (eis), pour les 3 genres.
6. Idem, A. le même, S. le même.
SINGULIER.
iV. ïdem, eâdem, ïdem,
G. ejusdem, ,
-^ . , Monr ?es 3 genres,
B. eidem, i -^ j '
Ac. eumdem, eamdem, ïdem,
Ab. eodem, eâdem, eodem.
PLURIEL.
iV. iidem, eœdem, eadem,
G. eoramdem,eavumdem,eorumdem,
B. iisdem, (eisdem) , pr. les 3 genres,
Ac. eosdem, easdem, eadem,
A6. iisdem, ( eisdem ) , pr. les 3 genres.
LEXIGRAPHIÉ.
§ 4. Pronoms relatifs.
40. Le pronom relatif est celui qui désigne un antécédent
Qui, qui, lequel.
N. qui,
SINGULIER.
quae, quod,
G. cujus, ) , „
. { poKr les 3 genres,
Ac. quem, quam, quod,
Ab. quo, quâ,
quo.
PLURIEL.
N. qui, quEe., qusp,
G. quorum, quarum, quorum,
I). quibus, pour les 3 genres,
Ac. quos, quas, quse,
Ab. quitus, 'pourles S genres.
41.
5. Pronoms interrogatifs.
a. Quis, A. quel ? S. qui, lequel ?
SINGULIER.
]V. quis, quse, quod, quid ?
G. cujus? / , „
-^ -a pour les 3 genres,
Z>. cui ? ' ^ '
Ac. quem, quam, quod,' quid ?
Ab. quo, qua, quo?
PLURIEL.
iV. qui, quEe, quœ?
G. quorum, quarum, quorum?
D. quibus ? pour les 3 genres,
Ac. quos, quas, quœ?
Ab. quibus ? pour les 3 genres.
Le neutre quod est adjectif, quid est substantif.
b. Uter, qui des deux ?
N. uter,
G. utrius ?
D. utri ?
i4c. utrum,
A6. utro,
SINGULIER.
utra, utrum?
pour les 3 gemmes,
utram, utrum ?
utra,
utro?
PLURIEL.
jY. utri, utrse, utra? etc.
Ce pluriel est régulier.
Il s'emploie avec deux noms pluriels
utri vicerunt, Jesqïiels ont vaincu
( des Grecs ou des Perses ) .
24
GRAMMAIRE LATINE,
42.
m.
quidam,
quivis,
quilibet,
r-
qufedam,
quaevis,
quaelibet,
§ 6. Pronoms indéfinis
Composés de Qui.
n. adj. n. sub.
quoddam, quiddam,
quodvis,
quodiibet,
quidvis,
quidlibet,
adj. sub.
quelque, quélqiCun.
quelconque, quiconque.
Les suffixes dam, vis, libet restent invariables.
Composés de Quis.
•in.
/•
aliquis.
aliqua,
quispiam,
quœpiam,
quisque,
quseque,
unusquisque.
unaqusnque,
quisquam,
n. sub.
aliquid,
adj.
sub.
l.
chaque,, chacun.
71. adj.
aliquod, ^ . ,
quodpiam, quidpiam, l^l^elque, quelqu'un.
quodque, quidque,
unumquodque, -quklque,
quidquam, quelqu'un.
Le préfixe ali (de alius) et les suffixes pmm; que, quam, restent invaria-
bles. Dans imusquisque on décline unus et quis.
Composés de uter.
)
utervis,
uterlibet,
uterque,
neuter,
alteruter,
utravis,
utralibet,
utraque,
neutra,
alterutra.
utrumvis,
utrumlibet,
utrumque,
neutrum,
alterutrum.
> quelconque, quiconque (des deux).
Tun et Vautre,
ni Vun ni Vautre.
Vun ou Vautre.
Dans alteruter on décline tantôt les deux mots, tantôt le dernier seulement.
Se déclinent sur unus :
uUus, a, um, G-, ullîus, quelconque.
nullus, a, um, G. nullïus, aucun.
nonnullus, a, um, G. nonnullîus, plus d'un.
alius, a, um, G. alîus, un autre ( de plusieurs ) .
alter, a, um, G. alterïus. Vautre {de deux).
Se déclinent aussi sur unus deux adjectifs que plusieurs rangent parmi les
indéfinis :
solus, a, um, G. solîus, seul.
totus, a, um, G. totîus, tout.
Il faut ajouter aux pronoms indéfinis :
nemo, m. et f. %->ersonne ( gén. rar. neminis) , nihil, n. rien.
LEXIGRAPHIE. 25
CHAPITRE CmQUIEME.
Le verbe.
r^ SECTION. NOTIONS GENERALES.
§ 1. Division des verbes.
43. Les verbes se divisent, d'après leur signification, en ù-'an-
sitifs et intransitifs ; et, d'après leur forme, en verbes en o et
verbes en or.
Les verbes transitifs expriment une action qui passe (trans-
ire ) du sujet à l'objet: anio Deimi, j'aime Dieu. Les verbes
intransitifs expriment un état ou une action qui s'accomplit
dans le sujet : sedeo, je suis assis ; curro, je cours ; pareo,
j'obéis.
Les verbes transitifs en o ont deux voix: la voix active en
qui marque une action exercée par le sujet : amo, j'aime ; et
la YOÏTi. passive en or, qui marque une action subie par le sujet :
a7nor, je suis aimé.
Il y a aussi des verbes en or qui marquent une action exercée
par le sujet. Ils sont transitifs ou intransitifs : hortor, j'exliorte ;
morior, je meurs. On les nomme déponents, parce qu'ils ont
ont déposé ( deyone^^e) la forme active,
2
26 GRAMMAIRE LATINE.
§ 2. Modes.
44. Les verbes latins ont trois modes personnels : Vindicatif,
le . subjonctif, Vim/pératif; et deux modes impersonnels :
l- infinitif (èi le 'participe.
Aux modes impersonnels se rattachent :
1. Le supin qui est un véritable substantif verbal.
a. Le supin en um est un accusatif. Il appartient à la voix
active.
&. Le supin en u est un ablatif. Il appartient à la voix passive.
2. Le gérondif gui est de deux espèces :
a. Le gérondif en c?z, do, dum est un substantif verbal, usité
aux cas obliques. Il appartient à la voix active.
. b. Le gérondif en dus, da, dum est un adjectif verbal. Il
appartient à la voix passive (i). ^
§ 3. Temps.
45. Le nombre des temps n'est pas le même à tous les modes.
L'indicatif qui est le mode le plus complet, comprend le 2y^é-
sent, Yimparfait, le parfait, le plus-que-parfait, le futur
simple et le futur antérieur.
Le subjonctif a également le présent et les trois temps du
passé. On y supplée au futur simple par une périphrase :
arnaturus sim, que je doive aimer; et au futur antérieur,
par le parfait du subjonctif.
L'impératif n'a que le présent et le futur.
LËXÎGRAPHIË. ,27
Llnflnitif comprend le présent et le parfait. Les deux futurs
y sont construits par périphrase.
Le participe a le présent et le futur de la voix active et le
parfait de la voix passive.
46. En considérant l'action comme n'étant pas accomplie ou
comme l'étant déjà, les temps se partagent en deux classes.
Temps de l'action imparfaite : le présent, YiTnparfait, le futur simple.
Temps de l'action parfaite : le parfait, le plus-qv.e-parfait, le futur anté-
rieur.
Sous le 1-apport de la formation, on divise communément les
temps &n. primitifs et dérivés.
Les temps primitifs sont Vinfinitif présent, Yinclicatif présent, Yindlcatlf
parfait et le supin. Ils sont marqués dans les dictionnaires et se récitent
dans l'analyse grammaticale.
§ 4. Nombres. Personnes.
47. Le verbe latin a deux nombres : le singulier et le pluriel ;
et à chaque nombre, trois personnes, excepté à l'impératif.
Les personnes ne s'indiquent pas, comme en français, par des
pronoms, mais par les désinences qu'on appelle personnelles.
( n° 5. )
§ 5. Conjugaisons.
48. Il y a quatre conjugaisons régulières. On les distingue
communément par la finale de l'infinitif présent et par celle de
la 2'^^ personne de l'indicatif présent.
1"^^ Goûjng. Infin. are, indic. prés. 2« pers. as : amâre, amas.
2^ " " ère, » » » es : monêre, monês.
■^^ " " ère, » » » is : tegëre, tegïs.
4® » » ire, » ». ,! is: audïre, audïs
28
GRAMMAIRE LATINE.
6. Le verbe sum.
49. Le verbe substantif 5i«m est irrégulier et défectif.
On doit l'étudier avant les verbes réguliers, parce qu'il entre comme auxiliaire dans les temps
composés, et que la connaissance de ses radicaux et de ses désinences explique la formation des
autres temps.
"J
INDICATIF.
j S. sum, je suis,
s es, tu es,
œ est, il est,
i'? P. sùmus, ns somines,
'^ estis, vous êtes,
sunt, ils sont.
SUBJONCTIF.
, S. sim, que je sois,
g sis, que tu sois,
■ sit, qu'il soit,
'S P. 'èxm.w'ti, que yis soyons,
*" sîtis, que vs soyez,
"* sint, qu'ils soient.
INFINITIF.
I^résent.
esse, être.
J S, ëram, j'étais,
â eras, etc.
r erat,
s P. eràmus,
S* - erâtis,
5 erant.
*; S. essem, que je fusse,
's esses, ou je serais, etc.
t esset,
«P. essêmus,
g essêtis,
m essent.
ï»ai-faît.
fuisse, avoir été.
^ S. fui, j'ai été, je fus,
^ fuisti, etc.
C t'uit,-
- P. fuïmus,
t fuistis-,
" fuêrunt (fuëre).
, S. fuërim, que j'aie été,
.t fueris, etc.
^ fuerit,
« P. fuerïmus,
. fueritis,
*^ fuerint.
F'utui*.
N. futurus, a, um,
Ac. futurum, am, um,
esse,
devoir être.
^S. fuëram, j'avaisété,
', fueras, etc.
5" fuerat,
i P. fueràmus,
B fuerâtis,
i* fuerant.
• S. fuissem, q. j'eusse été,
^ fuisses, ou j'aurais été,
? fuisset, ^^^'■
^ P. fuissémus,
- fuissêtis,
* fuissent.
~ S. ero, je serai,
r eris, etc.
.S erit,
* P. erïmus,
■g erïtis,
Èi erunt.
j IMPÉRATIF.
1 S. 2. es, sois,
m
'S
lî( P. 2. este, soyez.
PARTICIPE.
F'utui*.
futurus, a, um,
qui sera.
J S. fuëro, j'auraiété,
§ fueris, etc.
.^ fuerit,
S P. fuerïmus,
g fueritis,
ë fuerint.
. S. 2. esto, sois,
g 3. esto, qu'il soit,
■a
3 P. 2. estote, soyez,
3. sunto, qu'ils soient.
lexiGraphie.
29
50. Remarques. 1. Le verbe sicm n'a ni supin, ni gérondif, ni participe
présent.
2. Il a un second futur de l'infinitif : fore.
3. Il a aussi un second imparfait de subjonctif: forem, fores, foret, forent.
5. Les composés de sum se conjuguent de même :
ab-sum, abfui (afui) , je suis absent.
ad-sum, adfui, afifui, je suis présent.
de-sum, defui, je manque.
in-sum, . (infui), je suis dans.
inter-sum, interfui, je suis parmi.
ob-sum, obfui, je suis nuisible.
pr^-sum, prtefui„ je sicis à la tête.
pro-sum, profui, je siiis ittile.
sub-sum, — je suis dessous.
super-sum, superfui, je suis de reste.
Ab-suniQi prœ-sum forment les ^axiiaiçes àbsens, absent, prcese-ns, présent,
qui sont usités comme adjectifs.
Le verbe pro-sum intercale d entre la préposition pro et la voyelle e :
pro'-d-es, pro-d-eram, pro-d-esse.
Le verbe possum se trouvera parmi les verbes irréguliers.
2^« SECTION. CONJUGAISON REGULIERE.
51. La conjugaison régulière comprend : 1. les verbes actifs,
— 2. les verbes passifs, — 3. les verbes déponents, — 4. les
verbes en ère, io, is, — 5. les verbes conjugués par périphrase.
30
GRAMMAIRE LATINE.
52.
1''® Conjugaison. Voix active. Ama-re.
INDICATIF.
SUBJONCTIF.
INFINITIF.
J'aime.
Que j'aime.
I*résent.
^s.
âm 0, j'aime.
JS.
am 0111,
Aimer.
e
am a-s, ^it aimes,
c
am es,
am a-re.
am 3i-t, il aime, etc.
am â-mus,
am â-tis,
ÏP
am et,
am émus,
am êtis.
raffaît.
Avoir aimii.
am a-nt.
am ent.
am a-visse.
J'aimais.
Que j'aitnasse.
l^'utui*.
J
•
J'aimerais.
Devoir aimer.
s a.
am â-bam.
5«.
am a-rem,
N. am a-turus, a, um.
»
am a- bas,
•
am a-res,
Ac. am a-tui'um, am,um,
5
am a-bat,
•*
am a-i'ot.
esse.
rp
am a-bàmus,
M
am a-remus.
Fnttii" autéi*ieui*.
M
am a-bàtis.
am a-i'êtis,
Axoir dû aimer.
am a-bant.
am a-rent.
N. am a-turus, a, um,
Ac. am a-turum, am, um,
fuisse.
-•S.
J'ai aimé, f aimai.
a m â-vi,
am a-visti,
am a-vit,
.S.
fi
Que j'aie aimé.
am â-vëi'im,
am a-veris,
am a-verit.
«M
fi
SUPIN.
= P-
am a-vimus,
«P
am a-verimus.
Pour aimer.
am a-vistis,
am a-verunt(vére).
ik
am a-veritis,
am a-verint.
am â-tum.
Ç
J'avais aimé.
c
Que j'eusse aimé.
J'aurais aimé.
GÉRONDIF.
am a-veram.
«s.
1
am a-vissem,
G. am a-ndi, d'aimer.
am a-veras,
am a-visses.
D. am a-ndo, à aimer.
w
am a-vei-at.
s*
am a-visset,
Ac. am a-ndum, pour
^^-
am a-vei-amus,
OD P
am a-vissemus,
aim,er.
am a-vevâtis,
am a-vissëtis.
Ab. am a-ndo. en aimant
M
am â-verant.
^
am a-vissent.
•
SS.
J'aimerai.
am â-bo.
*
IMPÉRATIF.
PARTICIPE.
S
am a-bis,
S
is.
aime.
ï*i'ésent.
am a-bit.
2. am â,
5 P.
am à-bïmus,
'0
Aimant.
s
am â-bïtis,
iP-
2. am à-te.
am â-bunt.
am a-ns, a-ntis.
.
J'aurai aiind.
aime.
*«^S.
am a-vero,
VvLtViX'.
M
H
am a-vens,
tS.
2. am â-to,
«
am a-verit,
2
9
3. am à-to.
Qui aimera.
si-'-
am a-verimus,
s
am a-vei'itis,
bP.
2. am a-tôte,
am a-turus, a, um.
am a-vei-int.
3. am a-nto.
LEXIGRAPHIE.
31
53.
2^ Conjugaison. Voix active. Monë-re.
"^ ■—
INDICATIF.
SUBJONCTIF.
INFINITIF.
«
J'avertis.
Que j'avertisse.
I*i'ësent.
*:s.
mon ë-o,
*î S. mon ë-am.
Avertir.
s
fi
mon e-s,
2 mon e-as,
mon e-re.
mon ë-t,
mon ë-mus,
If mon e-at,
? P. mon e-âmus,
r»ai-faît.
Avoir o.verti.
:, ■
mon ê-tis.
â( mon e-âtis,
mon e-nt.
mon e-ant.
mon-uisse.
J'avertissais.
Que j'avertisse.
Futur.
•
J J'avertirais.
Devoir avertir.
«s.
mon ë-bam,
fl S. mon é-rem,
N. mon-iturus, a, um,
mon e-bas,
V mon e-res,
Ac. mon-iturum, am, umj
s
mon e-bat,
2 mon e-ret,
esse.
m
mon e-bâmus,
rP. mon e-remus.
Futur antérieur.
mon e-bâtis,
5 mon e-retis,
Avoir dû avertir.
mon e-bant.
mon e-rent.
N. mon-iturus, a, um.
Ac. mon-iturum, am, um,
fuisse.
J'ai averti, j'avertis.
j S. mon-ùi,
■- mon-uisti.
Que j'aie avet^ti.
.• S. mon-ûérim,
^ mon-ueris,
.s
mon-uit,
Ç mon-uerit,
SUPIN.
«P-
mon-uimus,
^ P. mon-uërïmus,
pour avertir.
&
mon-uistis,
mon-uerunt (uére).
Jj mon-ueritis,
mon-uei'int.
mon-ïtum.
W
J'avais ai:ei-ti.
,• Que j'eusse averti.
^ J'aurais averti.
GÉRONDIF.
S S.
mon-ùëram,
2 s. mon-uissem.
G. mon e-nA\,cT avertir 1
Si
•
mon-ueras,
t mon-uisses,
D. mon Q-nAo, Cl avertir,
0"
mon-uerat,
9 mon-uisset,
Ac. mon e-ndum, pour
S P.
mon-Lierâmus,
g P. mon-uissemus,
M mon-iiissetis,
avertir.
mon-ueratis,
Ab. mon e-ndo, en aver-
M
mon-uerant.
S« mon-uissent.
. IMPÉRATIF.
tissant.
h
J'avertirai.
mon ë-bo,
PARTICIPE.
s
■H
mon e-bis,
S Avertis.
I*résent.
mon e-bit.
® s. 2. mon ë,
Avertissant.
3 P.
mon e-bïmus,
u
S
mon e-bïtis,
U P. 2. mon e-te.
mon e-ns. e-ntis.
•
mon e-bunt.
J'aurai averti.
mon-ùëro,
Avertis.
Futur.
c
mon-uens,
"«' S. 2. mon ë-to,
mon-uei'it,
5 3. mon ê-to,
Qui avertira.
5 p.
mon-ùërïmus,
9
^
a
fe
j
mon-ueritis.
■• P.' 2. mon e-tôte.
mon-iturus, a, um.
mon-uerint.
3. mon e-nto.
1
32
GRAMMAIRE LATINE.
54.
3^ Conjugaison. Voix active. Scrib-ere.
] . INDICATIF.
J'écris.
w S. scrib-0,
S scrib-is,
m scrib-ït,
'? P. scrib-ïmus,
^ scrib-ïtis,
scrib-unt.
SUBJONCTIF.
<3iÉe j'écrive.
*j S. scrib-am,
1 scrib-as,
iD scrib-at,
\ P. scrib-âmus,
si scrib-âtis,
scrib-ant.
INFINITIF. (
I*résent.
Écrire.
scrib-ëre.
rarfaît.
Avoir écrit.
scrip-sisse.
J'écrivais.
•
'Â S. scrib-êbam,
V scrib-ebas,
â scrib-ebat,
£"P. scrib-ebâmus,
5 scrib-ebâtis,
scrib-ebant.
Que j'écrivisse.
J J'écrirais.
a s. scrib-ërem,
'2 scrib-eres,
s scrib-eret,
^P. scrib-erëmus,
,5 scrib-eretis,
scrib-erent.
Futur.
Devoir écrire.
N. scrip-turus, a, um,
Ac. scrip-turum, am, um,
esse.
lï'utui" antérieur.
Avoir dû écrire.
N. scrip-turus, a, um,
Ac. scrip-turum, am,um,
fuisse.
J'ai écrit, j'écrivis.
,. S. scrip-si,
•g scrip-sisti,
V scrip-sit,
g P. scrip-sïmus,
t scrip-sistis,
scrip-sêrunt (ère).
Que j'aie écrit.
j S.' scrip-sërim,
« . scrip-seris,
4. scrip-serit,
^ P-. scrip-sërïmus,
2( scrip-seritis,
scrip-serint.
SUPIN.
Pour écrire.
scrip-tum.
J'avais écrit.
mi
5 S. scrip-sëram,
T scrip-seras,
5* scrip-serat,
* P. scrip-serâmus,
-< scrip-serâtis,
S« scrip-serant.
^ Que j'eusse écrit.
]>, J'aurais écrit.
I^S. scrip-sissem,
■. scrip-sisses,
Ç" scrip-sisset,
*P. scrip-sissemus,
-< scrip-sissetis,
* scrip-sissent.
GÉRONDIF.
G. scrib-endi, d'écrire,
D. scrib-endo, à écrire,
Ac. scrib-endum, pour
écrire,
Ab. scrib-endo, en écri-
[vanf.
• J'écrirai.
2 S. scrib-am,
.- scrib-ës,
scrib-et,
p P. scrib-êmus,
ti scrib-ètis,
£ scrib-ent.
\ IMPÉRATIF.
S Écris.
« S. 2. scrib-e,
'g
Ê( P. 2. scrib-ïte.
PARTICIPE.
Présent.
Écrivant.
scrib-ens, entis.
/ J'aurai écrit.
'» S. scrip-sëro,
a scrip-seris,
? scrip-serit,
5 P. scrip-sërïmus,
^ scrip-seritis,
à scrip-serint.
i S. 2. scrib-ïto,
S 3. scrib-ïto,
'* P. 2. scrib-itôte,
3. scrib-unto.
li'utur.
Qui écrira.
scrip-turus, a, um.
LEXIGRAPHIE.
33
55.
4^ Conjugaison. Voix active. Audi-re.
57!
INDICATIF.
J'e'ntends.
aud ï-o,
aud ï-s,
aud ï-t,
aud î-mus,
aud ï-tis,
aud ï-unt.
J'entendais.
aud ï-êbam,
aud i-ebas,
aud 1-ebat,
aud i-ebâmus,
aud i-ebàtis,
aud i-ebant.
rai
tm
entendu, j'entendis.
aud î-vi,
aud i-visti,
aud i-vit,
aud î-vïmus,
aud i-vistis,
aud i-vêrunt(vêre).
is.
te p
J'avais entendu.
aud î-vëram,
aud i-veras,
aud i-verat,
aud i-vërâmus,
aud i-veràtis,
aud i-verant.
&S.
B
s p.
.r entendrai.
aud ï-am,
aud i-es,
aud i-et,
aud ï-êmus,
aud i-êtis,
aud i-ent.
B
SP
fa
J'aurai entendu.
aud ï-vëro,
aud i-vei'is,
aud i-verit,
aud i-vërïmus,
aud i-veritis,
aud i-verint.
\L
SUBJONCTIF.
Que f entende.
S. aud ï-am,
aud i-as,
aud i-at,
p. aud i-âmus,
aud i-âtis,
aud i-ant.
SP.
Que j'entendisse.
J'entendrais.
aud ï-rem,
aud i-res,
aud i-ret,
aud i-rêmus,
aud i-rëtis,
aud i-rent.
Que j'aie entendu.
S. aud ï-vërim,
aud i-veris,
aud i-verit,
P. aud i-vërïmus,
aud i-veritis,
aud i-verint.
m
S
s.
■
sr
|]
Que j'eusse entendu.
J'aurais entendu.
S. aud ï-vissem,
aud i-visses,
aud i-visset,
aud i-vissemus,
aud i-vissetis,
aud i-vissent.
j IMPERATIF.
s Ente-nds.
m S. 2. aud ï,
fti P. 2. aud ï-te.
Entends.
:."S. 2. aud î-to,
5 P. 3. aud ï-to,
* S. 2. aud i-tôte,
P. 3. aud i-unto.
INFINITIF.
I*i*«5sent.
Entendre.
aud ï-re.
I*arfaît.
Avoir entendu.
aud i-visse.
F"utur.
Devoir entendre.
N. aud i-turus, a, um,
Ac. aud i-turum, am,um,
esse.
F'utur* aiitérieun.
Avoir dû entendre.
N. aud i-turus, a, um,
Ac. aud i-turum, am, um
fuisse.
SUPIN.
Pour entendre.
aud i-tum.
GERONDIF.
G. aud i-endi, d'entendre,
D. aud i-QTi(i.o, à entendre,
Ac. aud i-endum, pour
entendre,
Ab. aud i-endo, en enten-
[ dont.
PARTICIPE.
Présent.
Entendant.
aud ï-ens, i-entis.
Futur.
Qui entendra.
aud i-turus, a, um.
34 GRAMMAIRE LATlNË.
FORMATION DE LA VOIX ACTIVE.
56. Temps dérivés.
Du présent de l'indicatif on forme :
1. \J imparfait de Vindicatif, en changeant
dans la \y^ conj. o en a-bam: am a-bam.
'> 2« " e-o " e-bam : mon e-bam.
" 3« »> o » ebam : scrib-ebam.
» 4« " i-o " i-ebam : aud i-ebam.
2. Le futur simple de Vindicatif en changeant
dans la l""*^ conj. o en a-bo ; am a-bo.
« 2« » e-o » e-bo : mon e-bo.
" 3<= » o » am : scrib-am.
» 4'= « i-o » i-am: aud i-am.
3. Le présent du sid)jonctif, en changeant
dans la l''^ conj. o en em. : am em.
» 2*^ " e-o " e-am: mon e-am.
» 3*^ " o " am. : scrib-am.
" 4« " i-o » i-am.: aud i-am.
De l'infinitif présent on forme :
1. Vimparfait du sutjonctif en ajoutant m:
am a-rem, mon e-rem, scrib erem, aud i-rem.
2. Vimpératif présent , en retranchant re :
am a, mon e, scvib-e, aud i ;
(.Voù am a-to, mon e-to, scrib-ito, aud i-to.
LEXIGRAPHIE. 3o
3. IlQ participe présent , en changeant :
dans la 1" conj. a-re en a-ns : am a-ns.
>! 2" » e-re » e-ns : mon e-ns.
» • 3«= » ère » ens : scrib-ens.
« 4"= » i-re " i-ens : aud i-ens.
De ce participe on forme le gérondif, en changeant 5 en di :
am a-ndi, mon e-ndi, scrib-endi, aud i-endi.
Le participe présent se décline sur felix ( n. 28) . A l'ablatif
ibsolu, il prend ordinairement la désinence e ; Tarquinio
"egnante.
Du parfait de l'indicatif se forment :
1. 'Lq plus-qiie-par fait de Vindicatif, en changeant i en eram :
am a-veram, mon-ueram, scrip-seram, aud i-veram.
2. Le futur antérieur, en changeant i en ero :
am a-vero, mon-uero, scrip-sero, aud i-vero.
3. Le parfait du subjonctif en changeant i en erim :
am a-verim, mon-uerim, scrip-serim. aud i-verim.
4. Le 2:)lus-q.-parf du subjonct., en changeant i en issem:
am a-vissem, mon-uissem, scrip-sissem, aud i-vissem.
5. Le parfait de Vinfinitif en changeant i en iss3 :
am a-visse, mon-uisse, scrip-sisse, aud i-visse.
Du supin on forme :
luQ participe futur, en changeant um en urus:
am a-turus, mon-iturus, scrip-turus, aud i-turus.
Ce participe se décline sur bonus ( n° 24).
36
GRAMMAIRE LATINE.
57.
l'' Conjugaison. Voix passive. Ama-ri.
INDICATIF.
SUBJONCTIF.
INFINITIF.
Je suis aimé.
Que je sois aimé.
-S.
s
àm or,
^ S. am er.
I^résent.
am â-ris (re) ,
§ am êris (ëre),
1
am â-tur,
.* am ëtur,
t P. am ëmur.
Êt7'e aimé.
tp.
am à-mur,
&
am â-mïni.
b am emini,
am â-ri.
am a-ntur.
am entur.
J'étais aimé.
Que je fusse aimé.
•
^ Je serais aimé.
l*ai-faît.
am â-bar,
am a-bâris (bâre),
a S. am a-rer,
V am a-rêris (rëre) ,
Avoir été aimé.
s
M
am a-bâtur,
s am a-rêtur.
N. am a-tus, ta, tum,
am a-bâmur,
g P. am a-rêmur.
Ac. am a-tum, tam, tum.
am a-bâmïni.
5 am a-rêmïni,
esse ou fuisse.
am a-bantur.
am a-rentur.
J'ai été, je fus aimé.
Que j'aie été aimé.
jS.
am â-tus, sum,
j S. am â-tus, sim,.
Futïii-.
•m.
.3
(ta, tum) es.
■; (ta, tum; sis.
«
est,
Ç sit,
Devoir être aimé.
5 P.
am â-ti, sumus.
S p am â-ti, simus.
^
(tie, ta) estis,
& (tae, ta) sitis,
am â-tum ïri.
sunt.
sint.
j «
J'avais été aimé.
Que j'eusse été aimé.
|s.
am a-tus, eram.
C J'aurais été aimé.
g S. am à-tus, essem.
SUPIN.
■
■
(ta, tum) eras,
erat.
ft (ta, tum) esses,
^ esset,
A être aimé.
œ p
am a-ti, eraraus,
(tje, ta) ei-atis.
1 P. am â-ti, essemus,
_S (t;e, ta) essetis.
am â-tu.
erant.
gj essent.
ou am a-tus fuissem, etc.
ou am a-tiis fueram, etc.
•
es.
Je serai aimé.
am â-bor.
. IMPÉRATIF.
PARTICIPE.
am â-bëris (bëre).
C Sois aim.é.
m S. 2. am â-re.
I^a.ssë.
M
am à-bïtur,
a P.
am â-bïmur,
Aimé.
s
am a-bïmïni,
fi, P. 2. am â-mïni.
b
am a-buntur.
am a-tus, ta, tum.
•
J'ai'j-ai été aimé.
«5 s.
am a-tus, ero,
Sois aimé.
GÉRONDIF.
îs
(ta, tum) eris,
erit.
5 s. 2. am â-tor.
(S»ai'tic. fut.)
"-P-
am a-ti, erimus.
fl . 3. am a-tor,
Devant être aim,é.
s
(tœ, ta) eritis.
ik
s
erunt.
P. 3. am a-ntor.
am a-ndus, a, um.
<* OM am a-tus fuero, etc.
LEXIGRAPHIE.
37
58.
2*^ Conjugaison. Voix passive. Monë-ri.
1-NDIGATIP\
SUBJONCTIF.
INFINITIF.
Je suis averti.
Que je sois averti.
ii S. mon ë-5r,
Z S. mon e-ar.
I*résent.
g mon ë-ris (re),
« mon ê-tur,
§ mon e-âris fâre) ,
« mon e-âtur.
Être avci'ti.
'? P. mon ê-mur.
'?P. mon e-âmur.
^ mon ë-mini,
fi, mon e-âmïni.
mon ë-ri.
mon e-ntur.
mon e-antur.
J'étais averti.
Que je fusse averti.
•
^ Je serais averti.
F»ai'faît.
•r S. mon ê-bar,
S S. mon ê-rer.
^ mon e-bâris(l)âre),
(5 mon e-batur,
V mon e-rêris (rêre).
Avoir été averti.
g mon e-retur,
g- P. mon e-bâmur,
S mon e-bâmïni,
S'P. mon e-rëmur,
^ mon e-rémini.
N. mon-itus, a, um,
Ac. mon-itum, am, um.
mon e-bantur.
mon e-rentur.
esse ou fuisse.
J'a.1 été, je fus averti.
Que j'aie été averti.
j S. mon-ïtus, sum,
j S. mon-ïtus, sim.
Futuf.
a (ita, itum) es,
•- (ita, itum) sis,
V est.
^ sit,
Devoir être averti.
s P. mon-ïti, sumus.
{j P. mon-ïti, simus.
&( (itse, ita) estis,
^4 (itse, ita) sitis,
mon-ïtum iri.
sunt.
sint.
J'avais été averti.
, Que j'eusse été averti.
m
m
V J'aiM'ais été averti.
2 S. mon-ïtus, eram,
3 S. mon-ïtus, essem.
SUPIN.
(ita, itum) eras,
? (ita, itum) esses.
7 erat.
Y _ esset,
g P. mon-ïti, essemus.
A être averti.
* P. mon-ïti, eramus,
-< (itee, ita) eratis,
* erant.
7 (itae, ita) essetis,
essent.
mon-ïtu.
ou mon-itus fueram, etc.
OM mon-itus fuissem, etc.
g^ Je serai averti.
g S. mon é-bor,
■j : mon e-bëris^bëre).
. . IMPÉRATIF.
PARTICIPE.
s Sois averti.
I»assé.
;, mon e-bïtur.
oD S. 2. mon e-re.
i p. mon e-bïmur.
>8
•
Averti.
a mon e-bïmïni,
£ P. 2. mon ë-mïni.
îi mon e-buntur.
mon-ïtus, ita, itum.
/ J'aurai été averti.
'* S. mon-itus, ero,
a (ita, itum) eris.
Sois averti.
•
GÉRONDIF.
l erit.
S S. 2. mon ë-tor,
( r^artic. fut. )
S p. mon-iti, erimus
3 3. mon e-tor.
t (itse, ita) eritis,
6i erunt.
b
Devant être averti.
P. 3. mon e-ntor.
mon e-ndus, a. um.
ott mou-itus fUero, etc.
'
38
GRAMMAIRE LATINE.
59.
3® Conjugaison. Voix passive. Scrib-i.
INDICATIF.
SUBJONCTIF.
INFINITIF.
Je suis écrit.
Que je sois écrit.
*2S.
sciib-ôr,
JS. scrib-ar.
ï*i-éseiit.
c
scrib-ëi'is,
§ scribrâris, (are),
sei'ib-ïtur,
ti sci'ib-âtur,
Êt7-e crit.
IV.
sci'ib-ïmur,
'^ p. scrib-âmur,
*
scrib-ïmîni.
i scrib-âmini,
scrib-i.
sci'ib-untur.
scrib-antur.
J'étais écrit.
Que je fusse écrit.
•
j Je se7'ais écrit.
I»ai"fait.
S S.
scrib-ëbar.
S S. scrib-ërer,
V scrib-erêris(ei'êre),
Avoir été écrit.
scrib-ebâris(ebâre)
a
m
sci'ib-ebâtur,
scrib-ebâmur,
s scrib-erëtur,
m P. scrib-erêmur.
N. scrip-tus, a, um,
Ac. scrip-tum, am, um,
esse ou fuisse.
scrib-ebàmini,
scrib-ebantur.
5 scrib-erëraïni,
scrib-erentur.
j'ai été, je fus écrit.
Que j'aie été écrit.
J^-
scrip-tus, sum,
j S. scrip-tus, sim,
•- (ta, tum) sis,
«2 sit.
Fiitui-.
5
(ta, tum) es,
est.
Devoir être écrit.
= P-
scrip-ti, sumus,
3 P. scrip-ti, simus,
*
{tas, ta) estis,
i, (tse, ta) sitis.
scrip-tum iri.
sunt.
sint.
J'avais atc écrit.
Que j'eusse été écrit.
;„'
.^ J'aurais été écrit.
SUPIN.
jS.
scrip-tus, eram.
'' S. scrip-tus, essem,
fi, (ta, tum) esses,
fi.
(ta, tum) eras,
■
S"
erat,
^ esset,
^ P. scrip-ti, essemus,
S (tse, ta) essetis,
A être écrit.
ip.
scrip-ti, eramus,
s
(tre, ta), eratis.
scrip-tu.
s
erant.
r essent.
ou scrip-tus fuissem, etc.
ou
script-us fueram, etc.
fi.
S S.
Je serai écrit.
scrib-ar.
IMPÉRATIF.
PARTICIPE.
'S
scrib-êris (ëre),
t Sois écrit.
liasse.
scrib-ëtur.
fi S. 2. scrib-ëre,
s p.
scrib-ëmur.
'fi
Écrit.
scrib-ëmïni,
scrib-entur.
,- P. 2. scrib-ïmïni.
Si
scrip-tus, ta, tum.
J^
J'aurai été écrit.
2 S.
scrip-tus, ero,
Sois écrit.
GÉRONDIF.
s
(ta, tum) eris.
9
««
erit,
S s. 2. scrib-ïtor.
(ï»ai-t. futuiv)
s p.
scrip-ti, erinius,
(tœ, ta) eritis,
g 3. scrib-itor,
Devant être écrit.
A
erunt.
P. 3. scrib-untor.
scrib-endus, a, um.
OU scrip-tus fuero etc.
LEXIGRAPHIE.
39
60.
4® Conjugaison. Voix passive. Audi-ri.
INDICATIF.
Je suis e-ntendu.
^•s
aud ï-ôr,
e
©
aud î-ris,
aud î-tur,
ÏP-
aud i-mur,
S.
aud î-mïni,
aud ï-untur.
J'étais entendu.
s s.
aud i-êbar,
iw
aud i-el)âris(ebâre).
s
aud i-ebâtur.
aP-
aud i-ebâmur.
B
aud i-ebâmïni,
aud i-ebantur.
J'ûtï 6'if</, .;e /z«- entendu.
,;S.
aud ï-tus, sum,
a
. (ta, tum) es,
est,
aud i-ti, sumus,
&
(ta3, ta) estis,
sunt.
!m
J'avais eie entendu.
|s-
aud ï-tus, erani,
(ta, tum) eras.
s<
erat,
S P.
aud i-ti, eramus,
s
(tœ, ta) eratis,
$4
erant.
01
aud i-tus fueram, etc.
a
Je serai entendu.
|s.
aud ï-ai%
«
aud i-êris (ère),
«
aud i-êtur,
s P.
aud i-êmur.
g
aud i-émïni,
Es<
aud i-entur.
•
J'aurai été entendu.
"«S.
aud î-tus, ero.
(ta, tum) eris,
a
erit.
3 P.
aud î-ti, erimus.
5
(tse, ta) ei'itis,
ï«
erunt.
ou aud i-tus fuero, etc. '
SUBJ0NC1IB\
Que je sois entendu.
S. aud i-ar,
aud i-àris (are),
aud i-àtur,
P. aud i-âmur,
aud i-âmïni,
aud i-antur.
Que je fusse entendu.
Je serais entendu.
S. aud i-rer,
aud i-rêris (rëre),
aud i-rëtur,
P. aud i-rëmur,
aud i-rémïni,
aud i-rentur.
Que j'aie été entendu
S. aud i-tus, sim,
(ta, tum)
P.
aud i-ti,
(tae, ta)
SIS,
sit,
simus,
sitis,
sint.
. Que j'eusse été entendu..
J'aurais été entendu.
aud i-tus, essem,
(tse, ta) esses.
|S,
esset,
aud i-ti, essemuS;
(tœ, ta) essetis,
essent.
ou aud i-tus fuissem, etc.
«P.
IMPERATIF.
Sois entendu.
ai S. 2. aud ï-re,
2. aud ï-mïni.
Sois e7itendu.
a S. 2. aud ï-tor,
g 3. aud i-tor,
fa
P. 3. aud i-untor.
INFINITIF.
ï*résent.
Et7^e entendu.
aud I-ri.
ï*ai-faît.
Avoir été ente^idu.
N. aud i-tus, a, um,
Ac. aud i-tum, am, um,
esse ou fuisse.
Futui".
Devoir être entendu.
aud i-tum iri.
SUPIN.
A être entendu.
aud i-tu.
PARTICIPE.
liasse.
Entendu.
aud i-tus, ta, tum.
GERONDIF.
( I^artîc. fut, ).
Devant être entejulu.
aud i-endus, a, um.
40 GRAMMAIRE LATINE.
FORMATION DE LA VOIX PASSIVE.
Temps simples.
61. Les temps shnples de la voix passive peuvent se former
des temps correspondants de l'actif.
Les temps de Yindicatif et du subjoitciif changent, à la l'"^
personne, o en or et m final en r: amo, amor; amabani, ama-
bar, etc.
Le 'présent de Vimpératif ajoute re. Il est semblable au
présent de l'infinitif actif: ama-re, mone-re etc.
Le présent de Vinfmitif change e en i : ama-ri, mone-ri,
audi-ri ; à la 3*^ conjugaison, il change ère en i : scrïb-i.
Le supin change tum en tu : ama-tu, 7non-itu etc. Il sert à
former le participe passé en tus : ania-tus, mon-itus etc.
Le gérondif change di en dus, da, dum: ama-ndus,
mone-ndus etc.
Temps composés.
Les temps composés renferment un verbe auxiliaire.
Les p)arfaits, les plus-que-parfaits et le futur antérieur
sont formés du participe passé et de différents temps du verbe
sum : amatus simi, eram, etc.
Le fidwr de V infinitif est formé du supin et de iri, passif
de ire, aller : amatum iri.
Dans les temps composés, l'auxiliaire sum a double forme.
Ind. parfait. amatus sum on (fui).
Ind. plus-q.-pai'f. — eram ou fueram.
Ind. futur antér. — ero ou fuero.
Subj . parfait. — sim ou ( fuerim ) .
Subj. plus-q.-parf, — ■ essem ou fuissem.
Inf. parfait, -~ esse ou fidsse,
LEXIGRAPHIE.
41
62.
Conjuguez sur amare
accusare, a-vi, a-tum, accuser.
clamare, a-vi, a-tum, ci-ier.
creare, a-vi, a-tum, crc'er.
laudare, a-vi, a-tum, louer.
nuntiare, a-vi, a-tum, annoncer.
vocare, a-vi, a-tum, appeler.
adjuvare, adjuvi, adjutum, aider.
dare, dëdi, dâtum, donner.
domare, domui, domitum, dompter
secare, socui, sectum, couper.
stare, stëti, stâtum, être debout.
vetare, vetui, vetitum, défendre.
Conjuguez sur monere :
debere, debui, debitum, devoir.
delere, delevi, deletum, effacer.
habere, habui, habitum, avoir.
implere, e-vi, e-tum, remplir.
pai'ere, parui, paritum, obéir.
terrere, terrui, territum, effrayer.
docere, docui, doctum, enseigner.
jubero, jussi, jussum, ordonner.
manere, mansi, mansum, demeurer.
movere. movi, motum, mouvoir.
tenere, teniii, tentum, tenir.
videre, vidi, visum, voir.
Conjuguez sur serLbere :
agere, egi, actum, agir.
cadere, cecidi, casum, tomber.
claudere, clausi, clausum, fermer.
ducere, duxi, ductum, condAdre.
légère, legi, lectum, lire.
ponere, posui, positum, placer.
solvere, soivi, solutum, délier.
spargere, sparsi, sparsum, 7'épandre.
spernere, sprevi, spretum, mépriser
sumere, sumpsi, sumptum, prendre.
tangere, tetigi, tactum, toucher.
tegere, texi, tectum, couvrir.
trahere, traxi, tractum, tirer.
vertere, verti, versum, tourner.
vincere, vici, victum, vaincre.
vivere, vixi, victum, vivre.
Conjuguez sur audire
aperire, aperui, apertum, ouvrir.
haurire, hausi, haustum, puiser.
lenire, lenivi, lenitum, adoucir.
munire, munivi, munitum, fortifier.
sepelire, sepilivi, sepultum, ensevelir
sentire, sensi, sensum, sentir.
venire, veni, ventum, venir.
vincire, vinxi, vinctum, lier.
3 A
42
GRAMMAIRE LATINE.
63,
TABLEAU SYNOPTIQUE.
Voix active.
1™ CO\J.
2^ COXJ. 3« CON'J.
i" GONJ. 1
INDICATIF.
Présent.
am 0.
mon e-o. sci-ib o.
aud
i-o.
Imparfait.
a m a-bam.
mon e-bam. scrib-ebam.
aud
i-ebam.
Parfait.
a m a-vi.
mon-ui. scrip-si.
aud
i-vi.
Plus-Q.-parf.
am a-veram.
mon-ueram. scrip-seram.
aud
i-veram.
Futur simple.
am a-l>o.
mon e-bo. sci'ib-am. •
aud
i-am.
Futur antor.
am a-vero.
mon-uero. scrip-sero.
SUBJONCTIF.
aud
i-vero.
Présent.
am em.
mon e-am. scrib-am.
aud
i-am.
Imparfait.
am a-i'em.
mon e-rem. scrib-erem.
aud
i-rem.
Parfait.
am a-vei-im.
mon-uei'im. sci-ip-serim.
aud
i-vei'im.
Plus-q.-parf.
am a-vissem.
mon-uissem. scrip-sissem.
IMPÉRATIF.
aud
i-vissem.
Présent.
am a.
mon e. scrib-e.
aud
i.
Futur.
am a-to.
mon e-to. scrib-ito.
INFINITIF.
aud
i-to.
Présent.
am a-re.
mon e-i-e. scrib-ere.
aud
ï-re.
Parfait.
am a-visse.
mon-uisse. scrip-sisse.
aud
i-visse.
Futur simple.
,am a-tui'um.
1
mo n-i tarum, sci-ip-turum,
es.§e.
aud
i-turum,
Futur antér.
\am a-tui'um,
i
mon-iturum, scrip-turura,
luib.se.
aud
i-turum,-
SUPIN. GÉRONDIF.
Supin.
am a-tum.
mon-itum. scrip-tum.
aud
i -tu m.
Gérondif.
am a-ndi.
mon e-ndi. scrib-endi.
PARTICIPE.
aud
i-endi.
Présent.
am a-ns.
mon e-ns. scrib--en.s.
aud
i-ens.
Futur,
am a-tiu-us.
mon-iturus. scrip-tm-us.
aud
i-tui'us.
leXigraphie.
43
Voix passive.
l^'e CON'J.
2" CONJ.
3« CONJ.
4»= CONJ.
INDICATIF.
Présent.
am or.
mon e-or.
scriL-or.
aud i-or.
Imparfait.
am a-har.
mon e-bar.
scrib-ebar.
aud i-ebar.
Parfait.
am a-tus.
mon-itus,
scrip-tus,
su m.
scrip-tus.
aud i-tus,
"Dliin rt ^or-F
) am a-tus,
mon-itus,
aud i-tus,
Futur simple.
Futur antér.
Présent.
Imparfait.
Parfait.
Plus-^.-parf. 1
Présent.
Futur.
Présent.
Parfait.
Futur.
Supin.
am a-bor,
am a-tus.
am er.
am a-rer.
am a-tus,
am a-tus.
am a-re.
am a-tor.
am a-ri.
am a-tum.
/
i am a-tum,
am a-tu.
Passé. am a-tus.
(Fut.) Gérondif, am a-ndus.
eram ou fueram.
mon e-bor. scrib-ar.
mon-itus, scrip-tus.
ero ou fuero.
SUBJONCTIF.
mon e-ar. scrib-ai'.
mon e-rer. scrib-erer.
mon-itus, scrip-tus,
sim.
mon-itus, scrip-tus,
essem ou fuissem.
IMPÉRATIF.
mon e-re.
mon e-tor.
scrib-ere.
scrib-itor.
INFINITIF.
mon e-ri. scrib-i.
mon-itum, scrip-tum,
esse ou fuisse,
mon-itum, scrip-tum,
iri.
SUPIN,
mon-itu. scrip-tu.
aud i-ar.
aud i-tus.
aud i-ar.
aud i-rer.
aud i-tus,
aud i-tus,
aud i-re.
aud i-tor.
aud i-ri.
aud i-tum,
aud i-tum,
aud i-tu.
PARTICIPE. GERONDIF.
mon-itus. scrip-tus. aud i-tus.
mon e-ndus. scrib-endus aud i-endus.
44
GRAMMAIRE LATINE.
64.
3. Verbes
l'-e CONJ.
2« COMJ. 3e CONJ.
INDICATIF.
4e CONJ.
Présent.
1 hort-or,
vere-or, segu-or,
largi-or.
^ f exhorte.
je crains. je suis.
je donne.
Imparfait.
\ hortâ-bar,
^ j exhortais.
vei-ê-Lar, sequ-ëbar,
je craignais, je suivais.
largi-êbar,
je donnais.
liortâ-tus,
ver-ïtus, sec-ûtus,
largî-tus,
Parfait.
ïfai exJiortd,
sum,
— craint, — suivi,
— donné.
' j'exhortai.
je craignis. je suivis.
je dominai.
Plus-q.-parf.
i liortà-tus.
ver-ïtus, secû-tus,
eram ou fueram,
largî-tus,
[f avais exhorté
. — craint. — suivi.
— donné.
Futur simple.
\ hortâ-bor,
\ j'exhorterai.
verê-bor, sequ-ar,
je craindrai, je suivrai.
largi-ar,
je donnerai.
1 hortâ-tus,
ver-ïtus, secû-tus.
largî-tus,
Futur antér.
) ero ou fuero,
^j aurai exhorte. — craint. — suiti.
— donné.
SUBJONCTIF.
Présent.
j lioi't-ar, .
' que j' exhorte .
vere-ar, sequ-ar,
q. je craigne, que je suive.
largi-ar,
que je donne.
^ hortâ-rer,
verê-rer, sequ-ërer,
largï-rer.
Imparfait.
j q. j'exhortasse, q. je craignisse, q. je suivisse, q.je donnasse.
l j'exliorterais.
je craindrais. je suivrais.
je donnerais.
! horta-tus,
ver-itus, secu-tus,
largi-tus,
Parfait.
) sim,
( q. j'aie exhorté. — craint. — suivi.
— donné.
. horta-tus,
)
\ q. j eusse exh
ver-itus, secu-tus.
largi-tus,
essem ou fuissem,
Plus-q.-parf.
o'rté. — craint. — suivi.
— donné.
\ i'aurais exhor
ié, etc.
IMPERATIF.
Présent.
Futur.
hortâ-re.
/ exhorte.
, liorta-tor,
■/ exhorte.
vere-re,
crains.
verê-tor,
crains.
sequ-ere,
suis.
sequ-ïtor,
suis.
largï-re,
donne.
largï-tor,
donne.
LEXIGRAPHiE.
45
Déponents.
l''^ CONJ. 2« CONJ. 3« CONJ.
INFINITIF.
4« CONJ.
Présent.
\ hortâ-ri, verë-ri, sequ-i,
largï-ri.
' exhorter. craindre. suivre.
donner.
/N. horta-tus, ver-itus, secu-tus,
largi-tus,
Parfait.
Ac.horta-tum, ver-itum, secu-tum,
esse ou fuisse.
largi-tum,
( avoir exhorté. . — craiM. — suivi.
— donné.
, N. horta-turus, ver-iturus, secu-turus,
largi-turus.
Futur.
\ Ac.horta-turum, ver-iturum, secu-turum
\ esse,
, largi-turum,
\ devoir exhorter . — craindre. — suivre.
— donner.
1 N. horta-turus, ver-iturus, secu-turus,
largi-turus.
Futur autér.
'^Ac.horta-turum, ver-iturum, .secu-turum, largi-turum, 1
{ fuisse, ]
f avoir dû exhorter. — craindre. — suivre.
— donner.
SUPIN.
Supin act.
horta-tum, ver-itum, secu-tum,
( ^Qour exhorter, pour craindre, pour suivre.
largi-tum,
pour donner.
Supin pass.
. , horta-tu, ver-itu, secu-tu,
/ à être exhorté, à être craint, à être suivi.
largi-tu,
à être donné.
GÉRONDIF.
Gérond. act.
liorta-ndi, vere-ndi, sequ-endi.
largi-endi,
\ d'exhorter. de crai^idre. de suivre.
de donner.
Gérond. pass.
, horta-ndus, vere-ndus, sequ-endus.
largi-endus,
[ devant être exhorté. — crai'nt. — suivi
— donné.
PARTICIPE.
j horta-ns, vere-ns, sequ-ens.
largi-èns.
Présent.
1 exhortant. craignant. suivant.
donnant.
. horta-tus, ver-ïtus, secu-tus,
largi-tus.
Passé.
) ayant exhorté. — craint. — suivi.
— • donné.
horta-turus, ver-iturus, secu-turus,
largi-turus.
Futur.
! qui exhortera, qui craindra, qui suivra.
qui donnera.
46 GRAMMAIRE LATINE.
65. Les modes personnels des verbes déponents se conju-
guent comme ceux des verbes passifs.
Les modes wipersonnels méritent une attention spéciale.
L'ùifliiitif emprunte à la vcix passive le présent et \e parfait;
à la voix active, les deux futurs.
Les déponents transitifs ont, de la voix active, le supiti en um
et le gérondif en di ; de la voix passive, le supin en u et le
gérondif en dus. Ces deux .derniers ont un sens passif.
Les déponents intransitifs n'ont que le gérondif neutre en dum,
nom. et accus : moriendum est ou esse.
Le participe emprunte à la voix active le présent et le futur;
et à la voix passive, le passé, mais seulement pour la forme et
non pour le sens : liortatus, ayant exhorté.
66. Conjuguez sur hortari :
conari, conatus sum, s'efforcer.
imitari, imitatus sum, imiter.
mirari, miratus sum, s'étonner.
precari, precatus sum, prier.
Conjuguez sur vereri :
fateri, fassum sum, avouer. poUiceri, pollicitus sum, promettre.
misereri, misertus sum, avoir pitié.
tueri, tuitus sum, protéger.
Conjuguez sur sequi
amplecti, amplexus sum, embrasser.
fungi, functus sum, s'acquitter.
loqui, locutus sum, parler.
nasci, natus sum, naître.
oblivisci, oblitus sum, oublier.
proficisci, profectus sum, partir.
queri, questus sum, seplainclre.
ulcisci, ultus sum, se venger.
Conjuguez sur largiri :
asëôntiri, assensus sum, consentir. \ experiri, expertus sum, essayer.
blandiri, blanditus sum, flatter. \ ordiri, orsus sum, commencer.
GRAMMAIRE LATINE.
47
VERBES SEMI-DEPONENTS.
67. Quatre verbes en o sont appelés semi-déponents, parce-
qu'aux temps de l'action parfaite, ils suivent la conjugaison des
verbes déponents ; ce sont :
audë-re, aude-o, oser, ausus sum.
gaudë-re, gaude-o, se réjouir, gavisus sum.
solê-re, sole-o, avoir coutume, solitus sum.
fld-ëre, fid-o, se fier, flsus sum, et ses composés : confldere, se
confier; diffidere, se défier, etc.
§ 4. Verbes en ère, io.
68. La troisième conjugaison comprend quelques verbes en
ère, io, is. Ils se conjuguent comme accipio, je reçois.
Ces verbes intercalent la voyelle i :
1° A la 1^® pers. sing. de l'indicatif présent, à la 3® pers. plur.
du même temps et de l'impératif futur.
2° A toutes les personnes de llndicatif imparfait, de^ l'indicatif
futur et du subjonctif présent.
3° A tous les cas du gérondif et du participe présent.
Conjuguez sur accipio :
aspicio, aspexi, aspectum, regarder.
concutio,concussi,concussum, secouer,
cupio, cupivi, cupitum, désirer.
fa,çio, feci, factum, faire.
fodio, fodi, fossum, creuser.
fugio, fugi, fugitum, fxiir.
jacio, jeci, jactum, jeter.
rapio, rapui, raptum, ravir.
4-8
ORAMMAIRE LATINE.
69.
Aceipio.
ACTIF.
Indicatif. Subjonctif.
Présent.
accip-ï-o, accip-iam,
accip-is, accip-i-as,
accip-it, accip-z-at,
aceip-imus, accip-z-amus,
accip-itis, accip-i-atis,
accip-i-unt. açcip-i-ant.
Imparfait.
accip-é-ebam, etc. accip-erem, etc.
Parfait.
accep-i, etc. accep-erim, etc.
Plus-que-parfait.
accep-eram, etc.
Futur simp.
accip -2-am,
accip-i-es,
accip -2 -et,
accip-2-emus,
accip-^'-etis,
accip-j-ent.
Futur ant.
accep-ero, etc.
Infinitif.
Présent,
accip-ere.
Parfait.
accep-isse.
Futur simp.
accep-issem, etc.
Impératif.
Présent.
accip-e,
accip-ite.
Futur.
aceip-ito,
accip-ito,
accip-itote,
accip -z'-unto.
Supin.
accep-tum,
GÉRONDIF,
accip-z-endi, etc.
Participe.
Présent.
accep-turum esse, accip-t-ens.
Futur ant. Futur,
accep-turum fuisse, accep-turus.
PASSIF.
Indicatif. Subjonctif.
Présent.
accip-z-or,
accip-eris,
accip-itur,
accip-imur,
accip-imini,
accip-2-untur.
accip-z
accip-
accip-:
accip-i
accip-z
ar,
-aris,
atur,
amur,
amini.
accip-z-antui".
Imparfait,
accip-z-ebar, etc. accip-erer, etc.
Parfait.
accep-tussum, etc. accep-tus sim.
Plus-que-parfait,
accep-tus eram, etc. accept-us essem.
Futur simp. IMPÉRATIF.
accip-i-ar,
accip-2-eris,
accip-z-etur,
accip-z-emur,
accip-z-emini,
accip-z-entui*.
Futur ant. .^ . - ',
accip-z-untor
accep-tus ero, etc.
Infinitif.
Présent,
accip-i
Présent.
accip-ere,
accip-imini.
Futur.
accip-itor,
accip-itor.
Parfait .
accep-tum esse.
Futur,
accep-tum iri.
Supin.
accep-tu.
Participe.
Passé.
accep-tus.
GÉRONDIF,
(part, fût.)
accip-z-endus.
LEXIGRAPHIE.
49
§ 5. Conjugaisons par périphrase.
70. On appelle conjugaisons par périphrase celles que l'on
forme des temps de esse et du participe en rus ou du gérondif
en dus.
amaturus, (a, um,) sum, fai l'mtentîon d'aimer, je vais aimer.
monendus, (a, um,) sum, je dois être aveyHi, on doit m-'avertir.
favendum est ( impers. ) , on doit favoriser, il convient de favoriser.
INDICATIF.
Prés.
amaturus sum.
monendus sum.
favendum est.
Imparf.
amaturus eram.
monendus eram.
favendum erat.
Parf.
amaturus fui.
monendus fui.
favendum fuit.
Pl.-4.-p.
amaturus fueram
monendus fueram.
favendum fuerat
Put. simp.
amaturus ero.
monendus ero.
favendum erit.
Fut. ant.
amaturus fuero.
monendus fuero.
favendum fuerit.
SUBJONCTIF.
Prés.
Imparf.
Parf.
Pl.-q.-p.
amaturus sim.
amaturus essem.
amaturus fuôi'im.
amaturus fuissem.
monendus sim.
monendus essem.
monendus fuerim.
monendus fuissem.
favendum sit.
favendum esset.
favendum fuerit.
favendum fuisset.
INFINITIF.
Prés.
Parf.
Put.
amaturum esse.
amaturum fuisse,
amaturum fore.
monendum esse.
monendum fuisse,
monendum fore.
favendum esse,
favendum fuisse,
favendum fore.
La conjugaison personnelle monendus sum appartient aux verbes tran-
sitifs; la conjugaison impersonnelle favendAm% est, aux verbes intransitifs.
En y ajoutant les datifs des pronoms personnels mihi, tibi, illi, etc. on
forme de nouvelles conjugaisons :
^^^M amandus-^'^'^^^'^
tibi
illi
est Deus,
tu dois\ aimer Dieu,
il doit ]
mihi \ , , je dois \ ■
,., . loquendum "1 , .
tibi > ^ ■ tu dois ) varier.
■11- 6St, ., T .^
illi ] tl doit ]
4 A
50
GRAMMAIRE LATINE.
3™<^ SECTION. CONJUGAISON IRREGULIERE.
§ 1. Verbes anomaux.
71. On appelle anomaux ou irréguliers les verbes qui,
indépendamment de la formation du parfait et du supin, s'écartent
dans leurs terminaisons des conjugaisons ordinaires.
Impératif irrégulier.
72. Les verbes dic-e^''e, dire; duc-ere, conduire;, fac-ere,
faire, ont à l'impératif die, duc, fac. Il en est de même des com-
posés de dicere et de ducere, p. ex.: edic, educ ; et des
composés de facere qui gardent a, p. ex.: calefacere, chauffer,
cale fac. Les autres composés ont l'impératif régulier, p. ex. :
conficere, achever, confice.
L'impératif présent de scire est inusité. On emploie l'impératif
futur scito.
73.
Possum, je peux.
INDICATIF.
Présent, possnm, potes, potest,
possumus, potestis, possunt.
Imparf. poteram, etc.
Parfait, potui, etc.
Pl.-q^.-p. potueram, etc.
Fut. simp. potero, etc.
Futur ant. potuero, etc.
SUBJONCTIF.
Présent, possim, possis, possit,
possimus, possitis, possint.
Imparf. possein, etc.
Parfait, potuerim, etc.
Pl.-q.-p. potuissem, etc.
INFINITIF.
Présent, posse.
Parfait, potuisse.
Mangnent: fimpératif, lïnfinitif futur, le participe futur.
Le participe présent n'est usité que comme adjectif: potens, puissant.
LEXIGRAPHIE.
51
Fero, je porte.
74. Ce verbe est irrégulier aux temps suivants :
ACTIF. - PASSIF.
Indicatif présent.
fëro, fers, fert,
ferimus, fertis, ferunt.
ferrent, ferres, ferret,
ferre'tnus, ferreiis, ferrent.
feror, ferris, fertur,
feriraur, ferimini, feruntur.
SuTijonctif imparfait.
ferrer, ferre ris, ferretur,
ferremur, ferremini, ferrentur.
fer^ ferte.
ferto, ferto,
fertote, ferunto.
Impératif présent.
) ferre, ferimini.
Impératif futur.
fertor, fcrtor,
feruntor.
Infinitif présent.
ferre. | ferri.
Les autres temps se forment régulièrement ; savoir :
Du présent fer-o :
Imparf. fer-ëbam, fer-êbar.
Futur. fer-am, es ; fer-ar, eris.
Subj. prés, fer-am, as ; fer-ar, aris.
Part. prés. fer-ans.
Gérondif act. fer-endi.
Géronclifpass. fer-endus.
Pl.-q.'P. tul-eram.
Fut. ant. tul-ero.
Du parfait tul-i:
I Suhj. parf tul-erim.
! Pl.-q.-p. tul-issem.
Inf. parf tul-isse.
Du supin la-htm :
le supin passif : la-tu ; les participes : la- tus, la-turus ;
les te77ips composés : latus ,sum, eram, etc., latum esse, latum iri, laturum esse.
52 GRAMMAIRE LATINE.
. Se conjuguent de même les composés de ferre, tels que :
afferre {de ad-ferre) , apporter, affero, attuli, allatum.
auferre (de ab-ferre) , emporter, aufero, abstali, ablatum.
efferre {de ex- ferre) , porter hors, effero, extuli, elatum.
inferre {de in-ferre) , porter dans, infero, intuli, illatum.
offerre {de ob-ferre) , présenter, offero, obtuli, oblatum.
referre {de re-ferre) , reporter, refero, rettuli, (retuli), relatum.
differre {de dis-ferre), différer, (transit.) distuli, dilatum.
« être difféy^ent, (intrans.) n'a ni parfait, ni supin.
De sufferro on a susluli, sublatum usités comme parfait et supin de tollo^ Dans le sens de sup-
porter, on emploie mieux sustlnui, sustentum, de sustineo.
76. Eo, je vais.
INDICATIF. SUBJONCTIF.
Présent. S. eam, eas, eat,
P. eamus, eatis, eant.
Imparf. S. îrem, ires, ïret,
P. iremus, iretis, irent.
MODES IMPERS.
Inf. prés. îre.
Gérondif. eundi.
Part. fut. iens, euntis.
Du parfait t-vi se forment les autres temps de Vaction parfaite:
iveram, ivero, iverim, ivissem, ivisse.
Du supin ï-^ifw se forment Iq participe iturus, Vinpiitif iturum esse.
Les composés de i~re se conjuguent de même ; ainsique quire, pouvoir,
nequire, ne pouvoir pas.
Yeneo (venumeo), je suis à vendre, se conjugue sur la voix active, et
s'emploie comme passif de vendo, je vends.
Amb-ire, ambio, aller autour, se conjugue entièrement sur aicdio.
Présent.
S.
eo, is, it,
P.
ïmus, ïtis, eunt.
Imparf.
S.
îbam, ïbas, îbat,
p.
ibamus, ibatis, ibant.
Futur.
s.
îbo, ïbis, ïbit.
p.
ibimus, ibitis, ibunt.
IMPÉRATIF.
Présent.
S.
i, P. ite.'
Futur.
S.
îto, P. itote, eunto.
LEXIGRÀPHIE.
Orf
77. Volo,
Nolo,
Malo,
Je veux.
Je ne veux pas. '
INDICATIF.
J'aim,e m,ieux.
Présent. S. vôlo,
vis,
vult,
P. volùmus,
vultis,
volunt.
S. nolo,
non vis, .
non vult,
P. nolumus,
non vultis,
nolunt.
S. malo,
mavis,
ma vult,
P. maliimus,
mavultis,
malunt.
Imparf. volêbam, etc.
Parfait, volui, etc.
PI. q.-p. voluëram, etc.
Put. simp. 1 p. volam,
2 p. voles, etc.
Fut. ant. voluëro, etc.
nolébam, etc.
nolui, etc.
noluëram, etc.
1 p. inusitée.
2 p. noies, etc.
noluëro, etc.
SUBJONCTIF.
malëbam, etc.
malui, etc.
maluëram, etc.
1 p. imisitée.
2 p. maies, etc.
maluëro, etc.
Présent. S. vëlim,
velis,
velit,
P. velîmus,
velitis,
velint.
S. nôlim,
nolis,
nolit,
P. nolimus,
nolitis,
nolint.
S. mâlim,
malis,
malit,
P. malîmus.
malitis,
malint.
Imparf. S. vellem.
velles,
vellet,
P. vellêmus,
velletis,
vellent.
S. nollem,
nolles,
nollet,
P. noUêmus,
nolletis,
noUent.
S: mallem,
malles,
mallet,
P. mallêmus,
malletis,
mallent.
Parfait, voluërim, etc.
PI. q.-p. voluissem, etc.
noluërim, etc.
noluissem, etc.
IMPÉRATIF.
maluërim, etc. i
maluissem, etc.
Présent, manque.
Futur. manque.
S. noli,
P. nolite.
S. ^nolito,
P. nolitote, nolunto.
INFINITIF.
m,anque.
manque.
Présent, velle.
Parfait, voluisse.
nblle.
nolilisse.
PARTICIPE.
malle,
maluisse.
Présent, volens.
\
nolens.
1 m,anque.
54 GRAMMAIRE LAÏINE.
78. Fio, je deviens.
INDICATIF. SUBJONCTIF.
Présent. S. fîo, fis, fit, Présent. S. fîam, fîas. fiât,
P. ( fïmus, f ïtis), fiunt. P. fiamus, fiatis, fiant.
Imparf. S. fiebam, etc. Imparf. S. fïérem, etc.
Futur. S. fïam, fies, etc.
IMPÉRATIF. INFINITIF.
Présent. S. (fi), P. (fite). Présent. fïëri.
Le verbe fio, je suis fait, je deviens, sert de passif au verbe facio. Il lui
emprunte les autres temps.
Le participe factus et les temps composés factus sum, eram, etc. s'em-
ploient ou dans le sens neutre, devenir, ou dans le sens passif, être fait ;
factu, factum iri, faciendus, dans le sens passif seulement.
L'infinitif a seul une désinence passive.
Les composés de facio qui gardent a, prennent le passif fio : calefacio,
cale fio ; patefacio , 'pâte fio ; satis facio, satisfio.
Ceux qui changent a en i ont le passif terminé en ficior : conficio, conficior;
perficio, perficior.
§ 2. Verbes défectifs et impersonnels.
79. On appelle défectifs ou défectueux les verbes qui man-
quent d'un grand nombre de formes. Tels sont :
aio, je dis ; hiqnsLm., dis-je ; îa.vi, parler, etc.
80. Quatre verbes n'ont que le parfait et les temps qui en
sont formés :
cœpi, fai commencé. novi, je sais.
memini, je me souviens . odi, je hais.
LEXIGB.APHIE.
55
INDICATIF.
Parfait.
cœpi,
memini, novi,
odi.
I*Ius-q.-p.
cœperam.
memineram, noveram (noram),
oderam
Fut. ant.
cœpero,
meminero, novero,
odero.
SUBJONCTIF.
rarfaît. cœperim, meminenm,
i»lus.q.-p. cœpissem, meminissem,
noverim (norim), odei'im.
novissem (nossem), odissem.
IMPERATIF.
Futur. manque. memen-to, tote, manque.
INFINITIF.
manque.
Présent, cœpisse, meminisse, novisse (nosse) , odisse.
PARTICIPE.
Futui". cœpturus, manque.
Passé. cœptus, matique.
mayique.
manque.
osurus.
(osusj.
81. On appelle impersonnels les verbes qui n'ont que la
3® personne du singulier de l'indicatif et du subjonctif, avec
l'infinitif présent et parfait. Ils ne peuvent avoir pour sujet un
nom de personne.
82. I. Sont communément impersonnels :
1 . Les verbes qui expriment les phénomènes de la nature :
grandinat, grandinavit, 27 grêle.
fulgurat, fulguravit, il éclaire.
tonat, tonuit, il tonne.
ningit, ninxit, il yieige.
pluit, pluit, ilpleut.
vesperascit,7a nuit a.rrive.
libet, ( lubet ) , liLuit ou libitum est, il plaît.
licet, licuit ou licitum est, il est perm,is.
oportet, oportuit, il faut.
rêfert, retulit, il importe ( refert, est de rë ferre ]
56
GRAMMAIRE LATINE.
Rem. decet, decuit, U sied, et dedecet, il ne sied pas, ont pour sujet un
nom de chose, soit singulier: hoc decet; soit pluriel: hœc décent.
3. Cinq verbes qui expriment des sentiments :
( me ) pœnitet, pœnituit, je me repens.
( me ) piget, piguit «u pigitum est, je suis peiné.
( me ) pudet. puduit ou puditum est, j'ai honte.
( me ) tsedet, sa-ns parf. (comp. pertaesum est), ;e m'ennuie.
( me ) miseret
ou miseretur
miseritum ou misertum est, fai pitié.
83. II. Sont impersonnels accidentellement:
1. Plusieurs verbes qui, dans un autre sens, sont personnels.
accêdit, accessit, il sejoi?it à.
apparat, apparuit, iljjarait.
accïdit, accidit, il arrive.
attinet, attinuit, il conceivie.
conducit, condusit, il est avantageux.
confert, contulit, il est utile.
constat, constitit, il conste.
contingit, contïgit, il arrive.
convënit, convénit, il convient.
evënit, evênit, il arrive.
expedit, expedivit, il est expédient.
fit, factum est, Use fait.
interest, interfuit, il importe.
lïquet, lîquit ou lîcuit, il est clair.
patet, patuit, il est évident.
pertinet, pertinuit, il appartient.
placet, placuit, il plait.
prœstat, prœstitit, il vaut mieux.
(me) juvat,.juvit, je -me réjouis, il me
(me) latet, latuit, j'ig'nore. Iplait.
(me) fallit, fefellit, je me trompe.
(me) fugit, fugit, j'oublie.
(me) prœterit, prœteriit, iZ m'échappe.
restât, restitit, il reste, etc., etc.
2. Le verbe est avec un nom neutre, substantif, adjectif ou
participe.
fas est, il est permis.
nefas est, il n'est pas 'permis.
necesse est, il est nécessaire.
opus est, il est besoin.
aequum est, il est équitable.
verum est, il est vrai.
reliquum est, il reste.
futurum est, il arrivera.
3. Le passif des verbes en o, soit transitifs, soit intransitifs,
quand le sujet de Faction est indéfini.
Verbes transitifs : amatur, on aim.e ; dicitur, on dit ; narratur, on raconte.
Verbes intransitifs : itur, on va; curritur, on court; pugnatur, on combat.
Rem. Les verbes intransitils n'ont qu'un passif impersonnel.
LEXIGRAPHIE. 5î
CHAPITRE SIXIEME.
Les parties invariables.
§ 1. L'adverbe.
84. On distingue différentes classes d'adverbes, selon les
diverses notions qu'ils expriment.
I. Adverbes d'affirmation et de négation. Tels sont :
certe, nse, sane, sans doute.
nimirum, assurément.
profecto, »
sci-licet, vide-licet, à savoir.
haud, non, 7ion.
imo, immo, au contraire.
nequaquam, neutiquam, nullement.
nequicguam, en vain.
Aux adverbes d'affirmation se rattachent les particules i-ndicatives :
en, ecce, voici, voilà.
85* II. Adverbes de doute et d'interrogation. Tels sont :
forsitan, forsan, fortasse, peut-être ;
an, ne, num, utrurà, est-ce que ? non-ne, num-quid ? et autres composés ;
quomodo, comm,e7it? quare, cur, pourquoi? et autres composés de
pronoms.
Dans les propositions subordonnées, les particules interrogatives font office de conjonctions.
86. III. Adverbes de manière. Tels sont :
a. Plusieurs adverbes dérivés en e, o, iter, atmi, tùn.
sa.x).ctQ, saintemeiit; cevto, certainement; fortiter, coi'j^ageusement ; cater-
YSitim., par troupes ; furtim, à la dérobée, etc.
b. Le neutre de quelques adjectifs :
facile, facilement; impune, impunément ; recens, récemment ; sublime,
en haut, etc.
c. L'ablatif de quelques substantifs :
vulgo, ordinairement ; forte, par hasard; rite, selon la, règle, etc.
5 A
58 - GRAMMAIRE LATINE.
Dans la classe des adverbes de manière rentrent les adverbes de ressem-
blance et de dispai'ité. Tels sont :
a'que, perinde, de mcmc.
ceu, quasi, coinme.
ita, sic, ainsi.
alioqui, alioquin, d'ailleurs.
alitei', socus, autrement.
dumtaxat, solum, seidement.
87. IV. Adverbes de quantité et d'intensité.
Plusieurs adverbes de quantité sont des adjectifs neutres :
nwûtxnvL, beaucoup ; parum.pf»; plus, plurimum, minus, minimum, etc.
Ajoutez: sdiUs,, ssit, assez ; nimis, nimium, ifrop.
Plusieurs adverbes d'intensité sont terminés en e :
valde (de valide) beaucoup; maxime, minime, etc.
88. V. Adverbes de nombre. Tels sont:
semel, une fois. sexies, six fois.
bis, deux " septies, sejot «
ter, i7^ois « octies, Iiuit »
guater, quatre ^^ novies, neuf "
quinguies, cinq " decies,- dix »
Tels sont encore : primum, pour la !'■<> fois; primo, en l""" lieu, etc.
89. YI. Adverbes de temps. Tels sont :
a. Quelcines adverbes simples, primitifs ou dérivés :
cras, demain. olim, un jour, jadis.
jaui, déjà. quondam, autrefois, etc.
mox, bientjt. tum, ensuite,
nunc, maintenant, tune, alors.
nuper, récemment, vL^, à pei7ie.
LEXIGRAPHIE. 59
h. Des adverbes composés
1. des ablatifs die, diu et d'un autre mot :
hodie (hoc die), avjov/nVhui. postridie, le lendemain.
interdiu, de jour. quaradiu, combien de temps?
perendie, a-près-demaln. quotidie, tous les jours.
pridie, la veille. tamdiu, si lonçjteraps.
Ajoutez : nudius tertius (nunc dies tertius), avant -hier ; nudius quartus, il y a quatre jours.
2. d'une préposition et des ablatifs ea, hac :
anteâ, auparavant. postoa, dans la suite.
antehac, ci-devant. posthac, désormais.
interea, en attendant.
3. de plusieurs particules :
dein, Inde, deinde, après. abhinc, depuis.
subinde, aussitôt après. dehinc, dans la suite.
ixilQvàMïQ., quelquefois. . vixdum, àjaeme.
90. VIL Adverbes de lieu. Ils marquent :
1° Le lieu où Ton est, la situation, question ubi ?
2" Le lieu cVoît l'on vient. V origine, question unde ?
2P Le lieu où l'on va, la tendance, question quo ?
4° Le lieu_^(2r où l'on va, le^j^ssage, question qua?
Aux pronoms hic, iste, ille correspondent des adverbes démon-
stratifs pour chaque question de lieu.
XJbi ? Unde ? Quo ? Qua ?
hic, ici (oii je suis) ; hinc. d'ici ; hue, ici ; hac, par ici.
istic, ?à (où tu es) ; istinc, f^e ?à ; istuc, isto, ?« ; Çistac) par là.
illic, ?« (où il est); illinc^ de là ; illuc, illo, ?« ; illac, illa, ^a?" 7à.
Remarque. Foris ( abl. quest. ubi ); foras ( ace, quest. quo), dehors.
usquam (quest. ubi et quo); quelque part ;
nusquam ( quest. ubi et quo) , nulle part (nullibi, dans la basse latinité) .
Quelques adverbes de lieu expriment aussi la relation de temps, '
ibi, alors ; ubi, lorsque ; inde, depuis lors.
60 GRAMMAIRE LATINE.
91. Degrés de comparaison des adverbes.
Les adverbes de manière terminés en e, o, ter ont un compa-
ratif et un superlatif, lorsque les adjectifs ou les participes corres-
pondants ont ces degrés de comparaison {n° 30).
Le comparatif de l'adverbe est semblable à celui de l'adjectif
au nominatif neutre ; le superlatif de l'adverbe se forme comme
celui de l'adjectif, mais avec la terminaison e au lieu de us, a, um:
doctus, adv. docte, doctius, doctissime.
fortis, ctfdv). fortiter, fortius, fortissime.
L'adverbe suit les irrégularités de l'adjectif:
bonus, adv. bene, melius, optime.
malus, adv. maie, pejus, pessime.
mais à xaa.]OT de laaignViS, correspoy^d magis {et non majus ),
sans positif.
§ 2. La préposition.
92. Les prépositions se construisent avec l'accusatif ou
avec l'ablatif.
1. Avec l'accusatif seulement. Telles sont :
ad, vei's; ante, avant; inter, entre; ob, devant ; per, pendant ; post, après.
2. Avec l'ablatif seulement, Telles sont :
a, ab, e, ex, de, de; cum, avec; praj, pro, devant.
Ab et ex se mettent devant les voj'elles et quelquefois devant les consonnes;
a et e devant les consonnes seulement. Abs ne s'emploie guère que dans abs te.
3. Avec l'accusatif ou l'ablatif, suivant le sens, les quatre
prépositions suivantes :
in, dans; sub, sons; super, sur, touchant; subter, sous.
Rem. Plusieurs prépositions s'emploient comme adverbes, sans complé-
ment : ante, auparavant; post, ensuite; coram, en face; propter,
tout près, etc.
LEXIGRAPHIE. 61
§ 3. La conjonction.
93. On distingue :
1. ÎaQS, conjonctions de coordination.
Copulatives, ou de liaison: et, que, et; etiam, quoque, aussi.
Disjonctives, ou d'alternative : aut, vel, ve, sive, ou.
Adversatives, ou d'opposition : at, sed, autem, verum, mais.
Causatives, ou de motif: nam, enim, car.
Co7iclicsives, ou de conséquence : ergo, igitur, itaque, donc.
2. Les conjonctions de subordination.
Temporelles, ou de temps: Anm, pendant que, quum, lorsque.
Conditionnelles, ou de condition : si, si ; nisi, à moins que.
Concessives, ou de concession : etsi, quamvis, quoique.
Comparatives, ou de ressemblance : ut, sicut, tamquam, com,m,e.
Causatives, ou de motif: quod, quia, quoniam, parce que.
Intentionelles, ou de but : ut, quo, afin que ; ne, de peur que.
Explicatives, ou d'effet : ut, de sorte que, ut non, que ne... pas.
§ 4. L'interjection.
94. Les principales interjections latines sont:
Pour marquer la joie : io, iu, he, liahahe, evoe, evax, ho, lia, bon !
Pour la doideur: heu, elieu. oh.e, au, hei, pro, ah, hélas! vse, malheur à!
Pour rét07i7îement : o, hui, hem, ehem, aha, atat, paps9, vah, ho, hem !
Pour l'inàignatio7i : phui, apage, fi, loi7i !
Pour e7icourager : eia, euge, hé, courage !
Pour appeler: heus, o, eho, ehodum, hé, holà!
Pour hxvoquer : o, pro, proh, ô!
SYNTAXE.
Notions préliminaires d'analyse.
95. La proposition est lenoncé d'un jugement. Elle est composée de
deux termes: le sujet et l'attribut.
Le sujet est l'être dont on énonce quelque chose par ex. : Dieu.
L'attribut, ou le prédicat, est ce qui est énoncé de cet être, par ex. juste.
Le verbe être est le lien qui unit ces deux termes ; il affirme que l'attribut
convient au sujet : Dieu est juste.
Si le verbe étj'e est accompagné d'une négation, il nie que l'attribut con-
vienne au sujet: Dieu n'est 'pas injuste.
Souvent l'idée du verbe ef/'g et l'idée de l'attribut sont exprimées par un seul
mot, qu'on nomme verbe attributif: il écrit, c.-à-d. il est écrivant.
96. Le sujet et l'attribut, ou le verbe attributif, peuvent être accom-
pagnés de mots accessoires qui en complètent le sens. On les nomme
compléments : l'enfant docile est toujours estimé de ses -inaiires. Dans cette
proposition, le sujet a pour complément l'adjectif docile; l'attribut a pour
complément l'adverbe toujours et le régime de ses maîtres.
Le verbe attributif a deux espèces de régimes.
Les uns sont des compléments prochains, nécessaires à l'achèvement du
sens, comme dans cette proposition: tendez la main au 'malheur. Ils mSiV-
quent l'objet direct ou l'objet indirect de l'action, et sont appelés régime
direct et régime indirect.
SYNTAXE. 63
Les autres sont des compléments 'éloignés, qui s'ajoutent à l'action pour la
préciser, comme dans cette proposition : il vint, en tout hâte, à Paris, pen-
dant la guerre. Ils marquent des circonstances de lieu, de temps, de cause,
de manière, etc. et se nomment régimes circonstanciels.
97. La proposition absolue, est celle qui par elle-même présente un
sens complet : le Seigyieur est bon.
La proposition princjjxj^e est celle dont le sens est complété par une autre
proposition. Celle-ci se nomme subordo-nnée : Je souhaite qu'il soit heureux.
La proposition principale je souhaite a pour subordonnée qu'il soit heureux.
On appelle coordonnées deux propositions absolues, qui ont entre elles
un lien logique, marqué d'ordinaire par mais, ce'penda/at, car, etc. : il
-poursuit le bonheur ; mais il ne l'atteint pas.
On appelle aussi coordonnées deux ou plusieurs propositions de même
nature qui sont unies par des conjonctions copulatives ou disjo-nctives :
je désire qu'il vienne ou qiCil écrive.
98. La phrase simple ne contient qu'une proposition absolue. La phrase
composée renferme ou plusieurs propositions absolues coordonnées, ou une
proposition principale avec ses subordonnées.
Les règles de la syntaxe sont fondées sur ces notions d'analyse.
64 GRAMMAIRE LATINE.
CHAPITRE PREMIER.
Accord des mots.
99. Règle fondamentale. Dans une proposition simple, le
sujet se met au nominatif; le verbe et l'attribut s'accordent avec
le sujet en cas, en genre, en nombre, en personne, suivant leur
nature.
§ 1. Accord des substantifs.
Cicero fuit orator.
100. Le substantif attribut s'accorde en cas avec le sujet.
Cicero fuit orator, Cicéi'on a été orateur. — Senectus ipsa est morbus
(Ter.), la vieillesse elle-même est une maladie.
Cicero factus est consul.
101. Le substantif attribut qui accompagne un verbe intransi-
tif, ou un verbe passif qui signifie être appelé, être établi, être
tenu pour, etc. s'accorde aussi en casavec le sujet.
Cicero factus est consul et mansit orator, Cicéron devint consul et resta
orateur. — Ego nominor leo (Phèd.) , je suis appelé lion. — Idem et rex et
pater habetur omnium (Cic), le même est considéré comme le roi et le père
de tous.
Cicero orator et consul.
102. Le substantif apposé à un autre substantif, c.-à-d. celui
qui le détermine en désignant le même objet, s'accorde en cas
avec lui. — Cet accord se nomme apposition.
Cicero orator et consul, Cicéron orateur et consul. — Dignitas pontificis
régis, la dignité du pontife roi. — Urbs Roma, la ville de Rome. — Insula
Creta, Tîle de Crète, — Flumen Rhodanus, le fleuve appelé Rhône,
SYNTAXE. 65
Remarque. Le nom, propre qui détermine un nom commun se met en
apposition : urbs Roma, etc. En français, ce nom est ordinairement précédé
de la préposition de, équivalant à qui s'appelle: la ville c^e Rome, c.-à-d.
qui s'appelle Rome,
§ 2. Accord de l'adjectif.
Locus (est) sanctus.
103. L'adjectif, attribut ou complément, s'accorde en genre,
en nombre et en cas avec le nom auquel il se rapporte.
a. L'adjectif est attribut, lorsqu'il est uni au sujet par le verbe
être, par un verbe intransitif, ou par un verbe passif qui signifie
être appelé, être établi, être tenu pour, etc. ( n° 101 ) .
Locus est sanctus, le lieu est saint. — Graculus rediit mcerens (Phèd.) , le
geai revint triste. — Nemo nascitur clives (Sén.) , personne ne naît riche.
— Avistides jus tus est appellatus (Nép.), Aristide fat appelé le juste.
b. L'adjectif est complément, lorsqu'il modifie un nom sujet,
un nom attribut ou un nom complément.
Locus sanctus patebat, le lieu saint était ouvert. — Magnum vectigal est
parcimonia (Gic), l'économie est un grand revenu. — Vir summa auctoritate
preeditus (Gic), un homme qui possède un très-grand crédit.
Les règles d'accord de l'adjectif s'étendent aux participes, aux
noms de nombre et aux pronoms adjectifs.
Hi très liomines occisi sunt, ces trois liommes furent mis à mort.
Pater et filius (pater et mater) mortui sunt.
104. a. L'adjectif "qui se rapporte simultanément à plusieurs
noms d'êtres aniynés et de même genre, se met au pluriel et prend
le genre de ces noms.
Pater et fîlius mot^tui sunt, le père et le fils sont morts. — Mater et filia
sunt salvœ, la mère et la fllle sont \)\QTi portantes.
6 A
66 GRAMMAIRE LATINE.
h. Si les noms detres animés sont de genres diiférents,
l'adjectif se met au pluriel masculin.
Pater milii et mater mortvA sunt ( Ter. ) , mon père et ma mère sont morts.
Ira et avaritia potentiora erant.
105. a. L'adjectif qui se rapporte simultanément à plusieurs
noms d'êtres inanimés et de même genre, se met généralement
au pluriel neutre.
Ira et avaritia imperio potentiora erant (Liv.) , la colère et l'avarice étaient
plus puissantes que l'autorité. (Oa peut dire aussi potentiores, mais cette
construction est plus rare) .
b. Si les noms d'êtres inanimés sont de genres différents,
l'adjectif se met toujours au pluriel neutre.
Virtus et vitium sunt contraria, la vertu et le vice sont opposés. — Divitia;,
decus, gloria in oculis sita sunt (Sall.), les richesses, Thonneur et la gloire
sont placés sous vos yeux.
106- Remarque. L'adjectif s'accorde parfois avec le nom le
plus proche.
Omnibus in rébus temeritas ignoratioque vitiosa est (Cic.) , en toute chose
la témérité et l'ignorance sont vicieuses.
'■o'-
% 3. Accord du pronom.
Virum probum vidi ; ipse ad me venit.
107. Le pronom s'accorde en genre et en nombre avec le nom
qu'il représente.
Virum probum vidi ; ipse ad me venit, j'ai vu un homme de bien; lui-même
est venu chez moi. — Ubi sunt puein quos ad me misisti ? où sont les enfants
que vous m'avez envoyés ?
Rem. Cette règle concerne le genre et le nombre du pronom-substantif.
Les régies du chapitre deuxième en déterminent le cas. Pour l'accord du
pronom-adjectif, voyez n. 103.
SYNTAXE. 67
Pater et filius qui mortui sunt.
108. Le pronom qui représente plusieurs noms suit les règles
d'accord des adjectifs pour le genre et pour le nombre.
Pater et filius qui mortui sunt (n° 104), le père et le fils qui sont morts. —
Virtus et vitium quœ sunt contraria (n° 105), la vertu et le vice qui sont
opposés.
Puer qui loquitur.
109. Le pronom relatif sujet d'un verbe s'accorde arec son
antécédent en genre, en nombre et en personne.
Puer qui loquitur, l'enfant qui parle. — Matres, quœ liberos diligitis,
mères, qui aimez vos enfants.
§ 4. Accord du verbe.
Ego valeo.
110. Tout verbe à un mode personnel s'accorde en nombre et
en personne avec le sujet.
Ego valeo, je me porte bien. — Liberi ludunt, les QXiîa.xii& jouent.
Tu et Tullia valetis.
111. Le verbe qui se rapporte simultanément à plusieurs
sujets se met au pluriel.
Si les sujets sont des personnes différentes, le verbe s'accorde
avec la personne qui a la priorité.
La i^^ personne a la priorité sur la 2"^®, et celle-ci sur la 3®.
Si tu et Tullia valetis, ego et suavissimus Gicero valemus (Gic), si vous et
Tullia vous vous portes bien, mon cher Gicéron et moi nous sommes bien
portants.
112. Remarque. Le verbe s'accorde parfois avec le sujet le
plus proche.
Et ego et Gicero meus flagitaUt ( Cic. ) , je demanderai et mon fils Gicéron
fera de même ( au lieu de flagitabimus) .
68 GRAMJIAIRE LATINE.
CHAPITRE DEUXIÈME.
Emploi des cas.
T" SECTION. CAS DU SUJET
ET DE L'APOSTROPHE.
Alexander vicit.
113. Le sujet d'une proposition pe7''sonnelle, c.-à-d. d'une
proposition dont le yerbe est à un mode personnel, se met au
nominatif.
Alexander \Aç,\i, Alexcmdre di ysàxicu. — Ranœ regem petiere (Phèd.), les
grenouilles demandèrent un roi.
Alexandrum vicisse certum est.
114. Le sujet d'une proposition infinitwe, c.-à-d. d'une
proposition subordonnée dont le verbe est à l'infinitif, se met à
l'accusatif.
Alexandruin vicisse certum est, il est certain qvC Alexandre a vaincu, litt.
Alexandre avoir vaincu est certain.
Tityre, pasce capellas.
115. La personne ou la chose personnifiée à laquelle on
adresse la parole, se met au vocatif, avec ou sans interjection.
Tityre, pasce capellas (Virg.), Tityre, mène paître les chèvres. — O
Melibœe, deus nobis luec otia fecit (Yirg.), Mélibée, c'est un Dieu qui nous
a accorde ce repos,
SYNTAXE. 69
2^^^ SECTION. CAS DU RÉGIME.
§ 1. Régime du substantif. — Partitifs.
Maj estas consulis.
116. Le substantif qui en détermine un autre, sans désigner
le même objet, se met au génitif (n° 102).
Majestas coiisulis, la majesté du consul. — Modius tritici, un boisseau de
froment.
Cette règle comprend le pronom et le gérondif.
Hkjus domus et hortus zïKms, la maison de celui-ci ei\Q i3.va.in de celui-là. —
Ars bene dicendi, l'art de bien dire.
Vir maximi animi, prsestanti prudentia.
117. Quand le complément du substantif est un nom de qualité
acccompagné d'un adjectif, il se met au génitif ou à l'ablatif.
Vir maximi anim,i, prœstanti prudentia, un homme d'un très-grand
courage, d'une prudence rare,
PARTITIFS.
Magna pars milîtum.
118. Le substantif et tout autre mot qui exprime la partie
d'un tout, régit au génitif le nom qui exprime le tout.
On appelle ces mots partitifs; par extension, on donne à leur régime
le nom de génitif partitif. On dirait plus exactement génitif de la, totalité.
Magna pars miîitum, une grande partie des soldats.
70 GRAMMAIRE LATINE.
Gallorum omnium fortissimi sunt Belgse.
119. Les superlatifs relatifs, les noms de nombre, les pronoms
interrogatifs et les pronoms indéfinis peuvent être employés
comme partitifs, avec le génitif pluriel.
Superlatif relatif. Gallorwm omnium fortissimi sunt Belgœ (Ces.), les
Belges sont les plus vaillants de tous les Gaulois.
Nom DE NOMBRE. Tertius regum Romanorum, le troisième des rois de Rome.
Pronom interrogatif. Quis mortaliuin ? (Sall.), qui d'e^itre les mortels ?
Pronom indéfini. Vestrum utervis (Gic), l'un ou l'autre de vous deux.
§ 2. Régime de l'adjectif. — Comparatif.
120. Les adjectifs peuvent recevoir comme régime un substan-
tif, un pronom ou un verbe employé substantivement.
Avidus laudis.
121. Les adjectifs qui signifient avide, capable, participant,
se souvenant, ou le contraire, veulent leur complément au génitif.
Avidus laudis (Sall.), avide de louanges. — Cupidus videndi (Ter.), désireux
de voir. — Imperitus belli ( Nép. ) , inhabile dœis la guerre. — Gonsors
làboris (Gic), participant au travail. — Memor paifrza? (GiG.) , se souvenant
de la patrie.
Plena errorum, plena voluptatibus.
122. Les adjectifs qui marquent abondance ou disette veulent
leur complément au génitif ou à l'ablatif.
Plena errorum sunt omnia (Cic), tout est plein d''erreurs. — Vita plena et
referta voluptatibus (Gic), vie tonie ven\\ÀiQ de plaisirs. — Inops amicoruTU
(Cic), manquant à'amis. — Prœda oriusti (Nép.), chargés de butin. — Orbus
reins omnibus, privé de toute chose (Cic).
SYNTAXE. 71
Utilis reipublicEB.
12,3. Les adjectifs qui signifient utile, favorable, agréable,
facile, 'proche, semblable, ou le contraire, veulent leur complé-
ment au datif.
Civis utilis reipublicce, un citoj'en utile à la république. — Gonsilia reipubllcce
perniciosa (Cic), des desseins nuisibles à la république. — Cunctis esto
benignus, nulli blandus (Sén.), soyez bienveillant pour tous, flatteur _powr
personne. — Id mihi jucundum et facile est, cela w^'est agréable et facile. —
Propior patrice (Ov.), plus prés de la patrie. — Gonsentanea mors ejus vitœ
sanctissime actie (Gic), sa mort est conforme à une vie passée dans la plus
grande intégrité.
Propensus ad misericordiam.
124. Les adjectifs qui marquent une mc^ma^ion, régissent l'ac-
cusatif avec ad.
Non tam propensus ad misericordiam, quam inclinatus ad severitateni
videbatur (Gic), il paraissait moins enclin à la compassioji que porté à la
sévérité.
Vir probitate eximius.
125. Le complément déterminatif des adjectifs qui répond
à la question en quoi ? par rapport à quoi ? se m^ à l'ablatif.
Vir probitate eximius, un homme distingué par sa probité. — Validus
corporç (HoR.), robuste de corps. — Fortis mami (Gic), brave dans l'action. —
Genet-e insignis (Gic), illustre par la naissance. — Natione Medus (Nép.),
Mède de nation.
Cet ablatif s'emploie particulièrement avec les adjectifs
dignus, iyidignus, contentus, fretus.
Omni laude dignus (Cic), digne de toute louange. — Pari'o cuitu natura
contenta est (Gic), la nature se contente de peu de soins (Gie.).
72 GRAMMAIRE LATINE.
COMPARATIF.
126. Lorsqu'on étal)lit une comparaison entre deux termes,
substantifs ou pronoms, au moyen d'un comparatif (adjectif ou
adverbe) le second terme se construit d'après les trois règles
suivantes (n° 127-129) .
Clariora quam lux (luce clariora) sunt tua consilia.
127. Si le premier terme est au nominatif ou à l'accusatif,
comme sujet (n° 113, 114), le second terme, précédé de la particule
qumn, se met au même cas, ou bien il se met à l'ablatif sans
particule.
Nom. sing. Clariora gi<am lux sunt tua consilia, luce clariora sunt
tua consilia, (Cic), vos desseins sont plus clairs que le jour.
Ace. siNG. Dico clariora esse quam, lucem tua consilia, dico luce
clariora esse tua consilia, je dis que vos desseins sont plus clairs que le jour.
Plebi carior quam patribus.
128. Si les deux termes sont régimes d'un même mot, on les
unit par quam, et on les met au même cas.
Romulus fuit plebi carior qn&mpatribus, Romulus fut plus cher au peuple
qu'aux patriciens. — Non magis mihi faveo qaam tibi (Cic), je ne veille pas
plus à mes intérêts qu'aux vôtres.
Verba Varronis doctioris quam fuit Claudius.
129. Si le premier terme seul est régime, le second, précédé
de quam, devient sujet du verbe .esse.
Hsec sunt verba Varronis, liominis doctioris quam fuit Claudius (Gell.),
ces mots sont do Varron, homme plus savant que ne le fut Claudius.
SYNTAXE. 73
Toutefois quand le premier terme est à l'accusatif comme
régime, le second peut se mettre au même cas par attraction, ou
bien à l'ablatif.
Ego hominem callidiorem vidi neminem guam PJiormîonem (Ter.) , je
n'ai vu personne de plus adroit que Pliormion (c.-à-d. quam Phormio est,
et non quam Phormionem vidi ) . — Quem auctorem locupletiorem Platane
laudare possumus? (Gic.) Quel écrivain plus riche que Platon pouvons-nous
citer avec honneur ?
Doctior est quam putas.
130. Quand le second terme est un verbe, on l'unit au premier
par quam,
Doctior est quam putas, il est plus savant qice vous ne croyez. — Plura dixi
quam volui (Plaut.) , j'en ai dit plus que Je n'ai voulu.
La négation qui accompagne le verbe en français ne se rend pas en latin.
§ 3. Régime direct du verbe.
Pater amat ac tuetur iîliuin.
131. Tout verbe transitif, en o ou en or, veut son régime
direct à l'accusatif.
Pater amat ac tuetur fllium, le père aime et protège son fils.
Remarque. Beaucoup de verbes ont un sens transitif, et un ou i^lusieurs
sens intransitifs. Leur construction varie avec le sens.
Plato voluptatem escara malorum appellat.
132. Les verbes qui signifient: a. appeler, no77imer;
- b. établir, désigner ; — c. tenir pour, regarder co'inme ,
-d. {sq) mo7%trer, se construisent avec deux accusatifs.
7 k
74 GRAMMAIRE LATINE.
a. Plato voluptatem escam malorum appellat ( Grc. ) , Platon appelle la
volupté l'appât des maux.
b. Me universa civitas cojisidem declara'v'it (Gic. ), tous les citoyens
m'ont proclamé consul.
Somines cœcos reddit cupidltas et avaritia ( Gic ) , la cupidité et l'avarice
rendent les homines aveugles.
c. Deos œternos et. beatos habemus ( Cic. ) , nous regardons les Dieux comme
éternels et heureux.
d. Preesta te virum ( Gic. ) , montre-to^ Jiomme de cœur.
§ 4. Régime indirect du verbe.
I. GÉNITIF.
Vivorum memini.
133. Les verbes intransitifs meminisse, recordari, remi-
nisci, sesourenir; oblivisci, oublier, régissent au génitif le nom
de la personne, et au génitif ou à Taccusatif, le nom de la chose
dont on se souvient, etc.
Vivorum memini, nec possum oblivisci mortuoruni (Gic. ) , je me souviens
des vivants et je lie puis oublier les morts. — Memini constantiœ tuce ( Gic. ) ,
je me souviens de votre constance. — Be-neficia laeiainisse débet (Gic), il
doit se rappeler les bienfaits.
Grammaticos officii sui commonemus.
134. Les verbes transitifs qui signifient faire souvenir, aver-
tir, informer, régissent au génitif ou à Tablatif avec de le nom
de la chose dont on rappelle le souvenir, etc.
Grammaticos officii sui commonemus ( Quint. ) , nous avertissons les
grammairiens de leur devoir. — Gertiorem me sui consilii fecit, — de lus rébus
(Gic.) , il m'informa de son ptrojet, — décela, (certiorem facere est considéré
comme un seul mot ) .
Rkm. L'analogie qui existe entre memini, je me souviens, et m,oneo,
je fais souvenir, explique la construction analogue de leur régime.
SYNTAXE. ■ 75
Insimulare aliquem furtî.
135. Les verbes qui signifient accuser, convaincre, con-
damner, alysoudre veulent avec l'accusatif de la personne, le
génitif du délit dont on accuse, pour lequel on condamne, etc.
Insimulare aliquem furti, accuser quelqu'un cTiin vol. — Cœteros non
dubitabo inertiœ condemnare (Gic), je n'hésiterai pas à condamner les
autres pour leur lâcheté.
Omnia hostium erant. — Est adolescentis,
136. Le verbe personnel esse signifiant appartenir à, et
l'impersonnel est signifiant il appa^-'tient à, c'est le j^'^'^optre de,
il est du devoir de, se construisent avec le génitif de la personne.
Personnel. Pr^eter Gapitolium omnia hostium erant (Liv.) , à l'exception
du Capitole, tout appartenait aux e7inemis.
Impersonnel. Est adolescentis majores natu revereri (Cic. ), il est du
devoir dujexme Jiomme de respecter les vieillards.
137. Rem. Avec le personnel esse, on emploie, au lieu des génitifs
mei, tuî, etc., les possessifs meus, tuus ; avec l'impersonnel est, on emploie
le nominatif neutre meum,, tuum,.
Personnel. Hic liber est meus, ce livre m'appartient, litt. ce livre est le mien.
Impersonnel. Tuum est videre quid agatur (Cic.) , c'est à vous de voir ce qui se fait (tiium
est l'attribut de videre ). ^
II. DATIF.
Da dexteram misero.
138. Beaucoup de verbes transitifs veulent le datif de la per-
sonne à laquelle on donne, attribue ou rapporte un objet. C'est
le datif d' attribution.
Tels sont les verbes qui signifient :
a. Donner, confier, refuser.
Da dexteram misero (Virg.), tendez la main au malheureiw.
76 GRA.MMA.IRE LATINE.
h. Dire, 'promettre, montrer,
Nemo crastinum potest sVn poUiceri (Sén.), personne ne peut se promettre
le lendemain.
c. Menacer, féliciter, ( verbes qui, en français, ont le nom
de la personne pour régime direct) .
Minari alicui mortem, menacer quelqu'un de la mort. — Gratulari alîcui
victoriam, féliciter quelqu'un de la victoire.
Vir bonus nemini nocet.
139. Plusieurs verbes intransitifs veulent au datif le nom de
la personne ou de la chose à laquelle l'action se rapporte.
Tels sont les verbes qui signifient ;
a. Etre utile ou nuire, favoriser ou contrarier, plaire ou
déplaire.
Vir bonus 7zemi7ii nocet, l'homme de bien ne nuit à pe7'son'ne. — Dii favent
in7iocentiœ (Gic), les Dieux favorisent Vinnoceitce. — Studere virtuti, laudi,
digjiitati {Cic), s'aUaclier à la vertu, à l'honneur, à la dignité.
b. Commander ou servir, obéir ou résister, se fier ou se
défier.
Is qui imperat aliis, serviat ipse nulU cupiditati (Gic.) , que celui qui com-
mande aux autres, ne soit l'esclave d'aucune passion. — Puer bene siM fidens
(Cic), enfant qui se fie beaucoup à lui-même.
140. A cette règle se rapportent les verbes suivants dont les correspon-
dants sont transitifs en français :
Favëre, favoriser ; parcere, épargner ; satisfacere, satisfaire ; servire,
servir ; studëre, étudier, s'appliquer à ; mùëre, prendre pour époux ; et
les verbes déponents blandiri, flatter ; m.ederl, guérir ; auxiliari, opitulari,
secourir.
SYNTAXE. 77
Timeo ejus vitse.
141. Un grand nombre de verbes transitifs ou intransitifs
veulent le datif de la personne ou de la chose à laquelle l'action
est avantageuse on nuisible. C'est le datif davantage.
Timeo ejus vitœ (Ter.), je crains pour sa vie. — Prsedia coluit aliis, non
s^■&^(CIC.), il a cultivé les terres poier d'autres, non pour lui.
Sunt nobis initia poma.
142. Le verbe esse signifiant e^re la possessioyi de, se con-
struit avec le datif du possesseur et le nominatif de la chose
possédée.
^Miityiobis mitia poma (Virg. ), nous avons des fruits mûrs, litt. des fruits
mûrs sont à nous.
Gallicisme. Avoir se rend souvent par esse en changeant le régime en sujet.
Mortem servituti antepono.
143. Les verbes composés de ad, ante, cum, m, inter, 6b,
post, prœ, sub, super, veulent au datif le régime indirect auquel
la préposition se rapporte.
Verbe transitif. Mortem servituti antepono (Cic), je préfère la mort à Ves-
clavage, litt. je place la m.0Tiuva7it l'esclavage.
Verbe intransitif. Nemo tibi assurexit, personne ne s'est lewé pour vous . —
Inferre timorem alicui (Liv.), inspirer de la crainte à quelqiCun. — Praeesse
exercitiii, commander une armée.
III. ACCUSATIF.
Pythagoras pueros modestiam docebat.
144. Les verbes docere, enseigner et ses composés ; celare,
cacher; interrogare, interroger; rogare, demander; orare,
exorare, prier; poscere, reposcere, réclamer; flagitare, solli-
citer, peuvent régir, avec l'accusatif de la personne, celui delà
chose comme régime indirect.
78 GRAMMAIRE LATINE.
Pj'tliagoras pueros modestiam docebat, Pytliagore enseignait la modestie
aux enfants. — Hostem semper consilia celabat Ctesar (Ces.) , César cachait
toujours ses projets à l'ennemi. ^-Me -pTiraum. sententiam rogavit (Cic), il me
demanda mon avis avant les autres. — Quotidie Cœsar iEduos fi-umentum
flagitabat (Ces.), cliaque jour César pressait les Eduens de fournir du blé.
Te hortor ad studiuia laudis.
145. Les Yerbes transitifs qui signifient eœhorter, exciter,
inviter, attirer veulent leur régime indirect à l'accusatif avec ad.
Te hortor ad studium laudis, je vous exhorte à désirer la gloire, litt. au
désir de la gloire. — Nos virtus trahit ad verwn decus (Gic), la vertu nous
mène à la vraie gloire. — Ego vos ad rccuperandam Ubertatem exhortabor
(Cic), je vous exhorterai « recouvrer la liberté.
IV. ABLATIF.
Sol cuncta sua luce complet.
146. Les verbes qui marquent alyonclance ou disette veulent
leur complément à l'ablatif. Tels sont :
a. Les verbes transitifs qui signifient remplir, munir, vêtir,
priver, dépouiller.
Sol cuncta sua luce complet (Cic), le soleil remplit l'univers de sa lumière.
— Fortibus civibus rempublicam privavit (Cic), il priva la république de
citoyens courageux.
h. Les verbes intransitifs qui signifient e^frep^em, être "pourvu,
manquer, avoir besoin.
Antiochia (^yxonàSira eruditissimis hominïbus affluebat (Gic), jadis Antioche
regorgeait de savants. — Miserum est carere consuetudine amicorum (Gic),
il est triste d'être privé du commerce de ses amis.
SYNTAXE. 79
Vide quid studia tua a te flagitent.
147. Les verbes qui signifient demander, attendre, ache-
ter, recevoir, obtenir, apprendre, ont pour régime indirect le
nom de la personne à l'ablatif avec ab (n. 156) .
Yide quid studia tua a te flagitent (Cic.) , voyez ce que vos études récla-
ment de vous. — Omnia a me volo exspectes (Cic), je veux que vous attendiez
tout de moi. — Praeclarum accepimus a majoribus morem (Cic), nous avons
reçu une belle coutume de nos ancêtres.
Secernere animum a corpore.
148. Les verbes qui marquent séparatio7i peuvent avoir leur
complément à l'ablatif avec ad (n. 156) . Tels sont:
a. Les verbes transitifs qui signifient séparer, éloigner ; en
particulier plusieurs composés de ab, de, dis, eœ, se.
Secernere animum a corpore (Cic), séparer Tâme du corps. — Homines
àb injuria arcere (Cic.) , éloigner les hommes de Vhijustice. — Deterrere
sanos homines a scribendo (Cic.) , détourner les hommes sensés d'éanre. —
Eum a se dimillit (Ces.), il le congédie, litt. il l'éloigné de lui.
b. Les verbes intrausitifs qui signifient être éloigné, cesser;
en particulier plusieurs composés de ab et de dis.
Distat argumentatio tua a veritate (Gic.) , votre raisonnement s'éloign'e de
la vérité. — Dissentio a te, je suis d'un avis différent du vôtre. — Quiescere
a làbore, se reposer du travail.
V. LES CAS AVEC LE VERBE PASSIF.
Liberi a parentibus diliguntur.
149. Les verbes passifs veulent à l'ablatif avec ab le nom
de l'être anhné par qui se fait l'action.
Liberi a parentibus diliguntur, les enfants sont aimés de leurs parents.
80 GRAMMAIRE LATINE.
On met aussi à labl. avec db le nom de la chose personnifiée.
Vinci a voluptata (Cic), être vaincu par le plaisir. — A fortuna desereban-
tur (Ces.), ils étaient abandonnés par la fortune.
Colenda juveni est virtus.
150. Avec le gérondif en dus, le nom de l'être animé qui doit
faire l'action, se met d'ordinaire au datif.
Colenàa. jicveni est virtus, lejeune homme doit pratiquer la vertu, litt. la
vei'tu doit être pratiquée par lejeune homme.
Consuetudine levâtur labor.
151. Les verbes passifs veulent à l'ablatif sans préposition le
nom de l'être inanimé auquel on attribue l'action.
Ornsuetudine levatur labor, le travail est adouci par Vhabitude. — Deorum
providejitia mundus administratur (Gic.) , le monde est gouverné par la
providence des Dieux.
Rem. Ce régime équivaut à l'ablatif de moyen ou de cause.
§ 5. Régime circonstanciel du verbe.
I. LIEU.
On distingue quatre questions de lieu : uM? unde? quo? qua?
(n° 90) .
QUESTION UBI?
Sum in Grsecia.
152. A la question uM? le nom du lieu dans lequel l'objet se
trouve ou dans lequel l'action s'accomplit, se met à VaMatifoNec
in.
Situation. Sum in Grœcia, je suis en Grèce.
Action. Ambulat in hm^to, il se promène dans le jardin.
SYNTAXE. 81
Cœnabam apud Seium.
153. A la question ubi ? on met à l'accusatif avec apud le
nom de la personne et le nom du lieu près desquels l'objet se
trouve ou près desquels l'action s'accomplit.
Cœnabam o,pud Seium, je soupais chez Séiics (Gic). — Dum apud Zmnmn
certatur (Sall.), tandis qu'on combat ^rès de Zama.
Dans le même sens, on emploie ad avec un nom de lieu, et
quelquefois avec un nom de personne.
HaMtabat rex ad Jovis (œdem) (Liv.), le roi habitait près dit temple de
Jupiter. — Gurio fuit ad me sane diu (Gtc.) , Gurion est resté chez moi fort
longtemps.
Romse consules, Athenis archontes creabantur.
154. A la question ubi? les noms de villes ou de petites
îles, employés seuls, se mettent à V ablatif sans, in, s'ils sont au
pluriel ou de la 3*^ déclinaison ; et au génitif, s'ils sont au singu-
lier de la 1''° ou de la 2**^ déclinaison.
Romœ consules, AtJienis archontes, Carthagine suffëtes quotannis crea-
bantur, on créait tous les ans à Rome des consuls, à Athènes des archontes,
à Carthage des suffètes. — Gonon Cypri vixit (Nép.), Gonon vécut en Chypre.
QUESTION UNDE ?
Mosa profluit ex monte Vosego.
155. A la question imde ? le nom du lieu d'où l'on sort se met
à l'ablatif avec ex.
Mosa profluit ex monte Vosego (Ces.), la Meuse descend des Vosges. — Ex
Asia transis in Europam (Curt.), de l'Asie vous passez en Europe.
8 A
82 GRAMMAIRE LATINE.
Venio a pâtre.
156. A la question unde ? on met à l'ablatif avec ab le nom
de la personne et le nom du lieu dont on s'éloigne.
Veuio a pâtre, je viens de chez-jnon père. — Ab ^'Egi/pto venere primi legum
latores (Cic), les premiers législateurs sont venus de VEgypte.
Accepi Roma litteras.
157. A la question unde ? les noms de villes ou de petites
îles, employés seuls, se mettent à l'ablatif sans préposition.
Accepi Roma litteras, j'ai reçu une lettre de Rome. — Delà frumentum
advexit, il transporta du blé de Délos.
QUESTION QUO ?
Rhenus in Oceanum influit.
158. A la question quo ? le nom du lieu dans lequel on ent7^e
ou vers lequel on se dirige pour y entrer, se met à l'accusatif
avec in.
Rlienus i-n Oceanum. influit (Ces.) , le Rliin coule dans l'Océan. — Nobis
iter est in Asiam (Cic), nous nous rendons en Asie.
Ad meum sodaîem litteras misi.
1;
■59. A la question quo ? on met à l'accusatif avec at^ le nom
de la personne et le nom du lieu vers lesquels on se dirige pour
en apjjrocJier.
Ad meum sodalcra litteras misi (Plaut.), j'ai écrit à mon camarade. — Ad
rivum cv.mdcm vénérant (Phèd.), ils étaient venus ok même ^niisseau.
SYNTAXE. 83
Regulus Garthaginem rediit.
160. A la question quo ? les noms de villes ou de petites
îles, employés seuls, se mettent à raccusatif sans préposition.
Regulus Carthaginem rodiit (Cic), Régulas retourna à Carthage. — Cum
accessissct Lemjnitn (Néf.), lorsqu'il fut arz'ivé à Le-mnos.
QUESTION QUA ?
ïter facio in Giliciam per Gappadociam.
161. A la question qua ? le nom du lieu par lequel on passe
se met à l'accusatif avec per.
Iter facio in Giliciam "per Cairpadociam, je me rends en Gilicio par la
Cappadoce.
IL DISTANCE.
Abest viginti passus ou passibus.
162. Le nom de la distance à laquelle on est, ou à laquelle
un fait se passe, se met à l'accusatif ou à l'ablatif.
Abest viffmti passus on passibus, il est éloigné de vhigt pas. — Cœsar niillia
passuum tria ab Helvetiorum castris castra posait (OÉs.) , Césai' établit son
camp à trois mille pas du camp des Helvétiens.
III. TEMPS.
On distingue deux questions de temps principales : q.iiando ?
pour l'époque, quamdiu ? pour la durée ; et plusieurs questions
secondaires qui concernent aussi Y époque ou la durée.
84 GRÀMMA.IRE LA.TINE.
EPOQUE. QUESTION QUANDO ?
Excurremus niense septembri.
163. A la c[iiestion quando ? le nom de Yépoque se met à
l'ablatif.
Excurremus mense septemhri, nous ferons une excursion aie mois de sep-
tenïbre. — Hora noiia veniet, il viendra à la neuvième heure. — Hieme, en
hiver; œstate, en été; die, le jour; nocte, la nuit.
DURÉE. QUESTION QUAMDIU ?
Augustus septem horas dormiebat.
164. a. A la question quamdiu ? pendant combien de temps ?
le nom de la dures se met à l'accusatif.
Augustus non amplius quam septem horas dormiebat (Suét.), Auguste ne
dormait pas plus de sept heures. — Mater noctes diesque assidebat (Cic), sa
mère était à ses côtés durant les nuits et les jours.
b. Pour marquer la durée avec plus de précision, on se sert de
2Jer tivec l'accusatif.
Eum p(?r decem annos aluimus (Cic), pendant dix années entières nous
l'avons nourri.
IV. CAUSE.
Lacrimari gaudio.
165. Le nom de la cause inanimée, en Tertu de laquelle une
action s'accomplit, se met à l'ablatif.
Lacrimari gaudio, pleurer de joie. — Interiit famé, il est mort de faim.
Rem. La régie s'applique aux causes physiques et aux causes morales.
SYNTAXE. 80
V. INSTRUMENT OU MOYEN.
Gsesus est virgis.
166. Le nom de Yinstriiment ou du moyen par lequel une
action s'accomplit, se met à l'ablatif.
Gajsus est virgis Atlienagoras (Gic), Athénagoras fut battu de verges. —
Res familiaris augetur paj^cimo nia (Grc.) , la fortune s'accroît 2^<^^^ l'économie.
— Prehende me auriculis (Plaut.) , prenez-moi 'par les oreilles ( nom de
partie).
VI. MATIÈRE.
Candelabrum factum e gemmis.
167. Le nom de la matière dont une chose est faite se met à
l'ablatif avec ex.
Candelabrum factum e g emmis (Cic), un candélabre fait de pierres pré-
cieuses. — Pocula ex aura (Gic), des vases d'or (le verbe est sous-entendu ).
Rem. On préfère souvent Tadjectif de matière.
Vas aureum, un vase d'or ; lignea turris, une tour de bois ; œrea signa, des statues d'airain.
VII. MANIÈRE.
Liitterœ cum cura scriptEB.
168. a. Le nom de la mayiière, employé seul, se met à l'abla-
tif avec cum.
LitfcerîB cu-m cura scrii)ta3, uns lettre écrite a.vec soin.
b. Lorsque le nom de \2i' manière est accompagné d'un adjectif,
d'un pronom ou d'un génitif, il se met à l'ablatif avec ou sans cum.
Litterfe inagna cura ou cutti magna cura scrii^tse, une lettre écrite avec
grand soin. — Stellee orbes conficiunt celeritate miraMli {Cic), les étoiles
parcourent leur orbite avec ime admirable rapidité.
86 GRAMMAIRE LATINE.
VIII. PRIX.
Viginti talentis vendidît.
169. Le nom du prz^ déterminé ou de la valeur se met à
l'ablatif.
Yiginti talentis unam orationem Isocrafces vendidit (Plin.), Isocrate vendit
vingt talents un seul discours. — Scrupulum valebat sestertiis vicenis (Plin.) ,
le scrupule valait vingt sesterces.
§. 6. Régime de l'adverbe. — Exclamations.
Quantum caligînis.
170. Les adverbes de quantité régissent le génitif. Ils rentrent
dans la classe des partitifs (n° 118).
Quantum c«K(7»z/5 (SiÎN.) , qi\e d'oiscurlié. — Satis eloquentiœ, sapientiœ
param (Sall.), assez cV éloquence, peu de sagesse.
Ecce lupus ou lupum.
171. Les particules indicatives en, ecce (n° 81), se construi-
sent avec le nominatif ou l'accusatif.
Ecce hqnis, ecce lupum: voici, voilà le loup.
Me miserum!
172. Dans les exclamations, on met l'accusatif avec ou sans
interjection.
Me inisermn ! Heu me miserum ! Malheureux que je suis !
Exceptions: 1. iïei, rce, se construisent avec le datif.
Hei mihi ! Mallieur à moi ! — Vte victis ! Malheur ai(X vaincus !
2. Pro ou proh et se construisent avec le nominatif ou l'accusatif.
Pro curla inversiquo mores ! (Hob.) sénat, ô corruption des mœurs ! — Proli deiim fidem !
Au nom des Dieux ! — fortunata mors ! (Gic.) G mort heureuse ! — fallaoem spem ! (Cic.)
espoir trompeur !
Re^i. avec le vocatif (n. 115).
SYNTAXE. 87
CHAPITRE TEOISIEME.
Emploi des modes et des temps.
^- SECTION. MODES PERSONNELS.
Dans cette première section, les règles de l'emploi des modes sont exposées
dans Tordre logique des propositions : 1. proposition principale, — 2. propo-
sition subordonnée a. subjective, h. objective.
§.1. Modes dans la proposition principale.
Multa ignoro.
173. Dans la proposition absolue ou principale, on emploie
l'indicatif pour énoncer un fait réel.
Affirmation : Multa ignoro, j'ignore bien des choses.
Négation; Tu non ignoras, vous n'ignorez pas.
Interrogation directe : Quis ignorât ? cxui ignore?
Subvenite misero mihi.
174. Dans la proposition absolue ou principale, on emploie
l'impératif pour énoncer une prière, une exhortation, un ordre.
S'il faut une négation, on emploie ne avec l'inipératif.
Subvenite misero mihi (Sall.), secoures-moi dans mon mallieur. — Tu ne
cède malis (Virg.), pour vous, ne vous laissez pas abattre par les maux.
Remarque. Dans la prose ordinaire, l'impératif avec la négation n'est
guère usité. On préfère le subjonctif.
88 GRAMMAIRE LATINE.
§ 2. Modes dans les propositions subordonnées.
I. PROPOSITION SUBJECTIVE.
La proposition subordonnée est subjective, quand elle sert de sujet à la
proposition x)rincipale : il faut qu'il vienne. Le sujet de il faut est qu'il
vienne.
Si ei contigisset ut te videret.
175. La proposition subjective s'exprime par ut ou ut non et
le subjonctif:
a. Avec les verbes qui signifient, il arrive, il reste, il suit.
Si ei contigisset ut te videret (Gic; , s'il avait eu le bonheur de vous voir.
— Restât ut de temperantia dicamus, il me reste à parler de la tempérance.
&. Avec les verbes qui signifient il est nécessaire, avanta-
geux, i^ossihle, d'usage, etc.
Leuctrica pugna ut immortalis sit necesse est (Nép. ), la bataille de
Leuctres doit être immortelle. — Mos hominum ut nolint Qn-mù-Qxa. pluribus
rébus excellere (Cic. j, c'est l'habitude des hommes de ne vouloir pas qu'une
même personne excelle en plusieurs points.
II. PROPOSITION OBJECTIVE.
La proposition subordonnée est objective, quand elle sert de régime direct
ou de régime indirect à la proposition principale :jV doute qu'il vienne. Le
régime de je doute est qu'il viejine.
Cogita quid acturus sis.
176. Dans Yinterrogafion indirecte, c.-à-d. dans la proposi-
tion subordonnée commençant par un pronom interrogatif
ou un adverbe interrogatif, le verbe se met au subjonctif.
Pron. interr. n. 41. — Adv. interr. n. 85.
SYNTAXE. 89
Pronom interrogatif. Cogita qidcl acturns sis, pensez à ce que vous
allez faire, -litt. pensez quelle chose vous allez faire.
Adverbe interrogatif. Multse gentes nonclum sciunt cur luna deficiat
(Sén.), beaucoup de peuples ignorent encore powrgzjoi la IwnQ s'éclipse.
L'interrogation indirecte sert de complément aux verhes qui
signifient penser, savoir, dire, demander. Cette construction
est très-fréquente en latin.
Propositions oljjectives introduites par les conjonctions.
177. Dans les propositions objectives introduites par les con-
jonctions ut, ut ne, ne, ne non, quin, quominus, le verbe se
met au subjonctif. L'emploi de ces conjonctions est déterminé
par les règles suivantes.
Cura ut valeas.
178. On emploie ict, et, s'il faut une négation, ne ou ut ne,
avec les verbes qui signifient :
a. Avoir soi^i, s'efforcer, faire en sorte.
Cura vit valeas, ne quid tibi desit, ayez soin de bien vous porter, (liit. que
vous vous portiez bien), que rien 7ie vous manque. — Prsetor curavit ut Romœ
ne essent (Suét.), le préteur prit soin qu'ils 7ie fussent pas à Rome.
h. Désirer, dema7îder, obtenir.
Senectutem ut adipiscantur omnes optant (Cic), tous désirent atteindre
un âge avancé.
c. Conseiller, perynettre, commander.
Lysander suadet Lacedsemoniis ut dux eligatur (NÉp.j, Lysandre conseille
aux Lacédémoniens de le choisir pour chef.
9 A
90 GRAMMAIRE LATINE.
Timeo ne venias, ut venias.
179. Avec les verbes qui signifient craindre, on emploie ne
ou lit ne, quand on craint que la chose n'arrive ; c.-à-d. qu'on la
redoute; ut ou ne non, quand on craint qu'elle n'arrive pas,
c.-à-d. qu'on la souhaite.
Timeo ne venias, je crains que tu ne viennes, je redoute ton arrivée. —
Timeo lit venias, je crains que tu ne viennes pas, je souhaite ton arrivée. —
Non vereor ne tua virtus opinioni liominum non respondeat [Ci\c.) , je ne crains
pas que ta vertu ne réponde p)as à l'opinion publique.
Non dubito quin probaturus sim.
180. a. Avec les verbes qui signifient douter, on emploie
num ou ne (interrogation indirecte, n. 176) .
h. Si ces verbes sont accompagnés d'une négation ou d'une
interrogation, on emploie quin.
Non dubito quin probaturus sim vobis defensionem meam(GiG. ), je ne
doute pas que je ne vous fasse approuver mes moyens de défense.
Obstitît ne res confîceretur.
181. a. Avec les verbes qui signifient e'ïupêcher, défendre,
on emploie ne ou quominus.
Obstitit ne res confîceretur (NÉp.), il s'opposa à l'exécution de ce projet. —
Proliibuisti ne ou quominus id fieret, vous avez empêché que cela ne se fit.
b. Si ces verbes sont accompagnés d'une négation ou d'une
interrogation, on emploie quin ou quoïninus.
Non impedio quiji ou quominus proficiscaris, je ne vous empêche pas de
partir. — Quid olûstàt quomiiius sit homo beatus? (Gic.) Qu'est-ce qui empêche
l'homme d'être heureux ?
SYNTAXE. 91
2™^ SECTION. MODES IMPERSONNELS.
Turpe estHientiri.
182. L'infinitif sert de sujet :
a. Au verbe est accompagné dim attribut adjectif ou substantif.
Turpe est mentiri, il est honteux de mentir, ,\itl. mentir est honteux. —
Dulce et décorum est pro patria niôjH (Hor.), il est doux et glorieux de mou-
rir pour sa patrie. — Parentes suos non amare, impietas est (Sén.), c'est une
impiété de ne pas aim,er ses parents. (Gallicisme. Cesf... de avec llnfînitit.)
b. A-plusieurs verbes impersonnels, spécialement à clecet, lihet,
licet , oportet , placet , (me) fugit,... (me) puclet (n. 82). .
Mentiri non licet, il n'est pas permis de mentir. — Licet nemini contra
patriam ducsre exercitum (Cic), il n'est ijermis à personne de conduire une
armée contre sa i^atrie. — H£ec olim meminisse juvahit (Yirg.), un jour nous
aimerons à nous rappeler ce souvenir.
Mea interest te studere.
183. La proposition inflnitive sert de sujet aux verbes imper-
sonnels qui signifient il est nécessaire, convenable, avantageux,
possible, d'usage, etc.
Presque tous ces verbes se construisent aussi avec ut et le subjonctif,
(no 175, b).
Mea interest te studere, il m'importe'giie vous étudiiez. — Opus est te animo
vcdere, ut corpore possis (Gic), il est nécessaire que vous soyez sain
d'esprit afin de l'être de corps.
Vincere scis, Hannibal.
.184. L'infinitif sert de régime à plusieurs verbes qui signifient
a. Savoir, pouvoir, devoir, oser, avoir coutume, oublier,
négliger.
Yincere scis, Hannibal, Victoria uti nescis (Liv.), tu sais vaincre, Hannibal.
mais tu ne sais -çasiprofiter de la victoire.
92 GRAMMAIRE LATINE.
b. Commencer, continue^", persévérer, cesser, se hâter,
hésiter.
Gœpit adolescentes docere (Gic), il commença à mstridre les jeunes gens,
c. Vouloir, dési^^er, statuer, tâcher.
Vellem id non constituisse (Gic), je voudrais ïinvoir pas résolu cela.
Sentimus calere ignem.
185. La proposition infinitive sert de régime :
a. A.11X verbes qui marquent une perception des sens, tels que
sentir, voir, entendre, etc., ou une perception de l'esprit, tels
que apprendre, savoir, etc. (verba sentiendi).
Sentimus calere ignem, nvoem esse albam, clulce niel fCic), nous sentons
que le feu est chaud, que laneige est blanche, que le miel est doux. — Epami-
nondas OimTao,à\'&TtQha.itotumexercitumperiturum e5se(NÉP.), Epaminondas
remarquait que toute Varmée allait périr.
b. Aux verbes qui marquent la manifestation d'une pensée, tels
que dire, déclarer, montrer, promettre, etc. (verba decla-
randi).
Addit Porapeius se prius occisum iri a Glodio, quam me violatum iri (Gic),
Pompée ajoute qu'il se fera tuer par Glodius plutôt que de me laisser
ynaltivdter par lui. — Pollicetur Piso sese iturum ad Gœsarem (Gks.), Pison
promet de se rendre auprès de Gésar.
Volo vos bene sperare.
186. La proposition infinitive peut aussi servir de régime:
a. Aux verbes qui marquent un acte de la volonté, tels que
vouloir, désirer, demander, permettre, commander, etc.
Ces verbes admettent aussi ut et le subjonctif (n. 177).
Volo vos bene spsrare (Gic), je veux que vous ayez confiance. — Te tua vir-
tute frid cupimus (Gic), nous désirons que vous Jouissiez de votre vertu.
SYNTAXE. Ô3
h. Aux verbes qui expriment un sentiment, tels que s'affliger,
se réjouir, etc., ou la manifestation d'un sentiment, tels que féli-
citer, se plaindre, etc.
Ces verbes admettent aussi quocl et l'indicatif.
Gaudeo id te milii suadere, quod ego mea sponte feceram (Cic), je suis
heureux que tu me conseilles ce que j'avais fait de mon propre mouvement. —
Gratulor tibi victos esse hosies, je te félicite de ce que les ennemis sont vaincus.
Cupidus legendse historiae.
187. Au lieu d'employer un cas du gérondif actif avec un
régime direct, on met au même cas le gérondif passif et le sub-
stantif.
Génitif. Cupidus legendœ historiée (au lieu de legendi historiam) , désireux
de lire l'histoire.
Datif. Assuetus toleranâ.o lahori, habitué à supporter le travail.
Accusatif. Liber utilis ad informcmdos mortes, livre propre à former les
moeurs.
Ablatif. Redeo ab invisendis amicis,ie reviens de visiter mes amis.
Deo ju vante, vincam.
188. Quand le nom ou le pronom auquel le participe se rap-
porte n'est ni sujet ni régime d'un yerbe, on les met tous deux à
l'ablatif. C'est V ablatif absolu, qui tient lieu d'une proposition
circonstancielle.
Deojiivante, vincam. Dieu aidant, ie serai vainqueur. — Reliictante natura,
irritas îabor est (Sén.), lorscfae la nature résiste, le travail est inutile.
94 GRAMMAIRE LATINE.
CHAPITRE QUATRIÈME,
Emploi des pronoms.
EMPLOI DE SUI ET DE SUUS.
189. La 3° personne est exprimée aux cas obliques, tantôt par
siti, sibi, se, tantôt par les ^vowom^s, démonstratifs .De même,
la possession est exprimée, tantôt par suies, sua, siawi, tantôt
par ejus, eorum.
Il faut distinguer l'emploi de ces pronoms dans la proposition
absolue ou principale, et leur emploi dans les propositions
subordonnées.
SUI ET SUUS DANS LA PROPOSITION ABSOLUE ou PRINCIPALE.
Caius sibi colit agros suos,
190. On emploie sui, sibi, se et sicus, sua, suum pour dési-
gner le sujet de la même proposition.
Gains sihi colit agros suos, Caius cultive ses champs pour lui-même.
Quelquefois ces pronoms désignent le régime de la même pro-
position.
Hannibalem sui cives e civitate ejecerunt (Cic), les concitoyens d'Hanni-
bal le chassèrent de sa patrie, Zîrt. ses citoyens chassèrent Hannibal. — Spes
omnis consistehat Datami in se (NÉp.), Datame plaçait toute son espérance
en lui-racme.
Dans ces exemples, le régime est le mot saillant et le sens est clair : deux
conditions reguises pour rapporter sid et suus au régime.
SYNTAXE. 95
191. Rem. 1. On dira: amicus est meus, illum, tibi commando, ejus rébus
prospice, c'est mon ami, je vous le recommande, veillez à ses affaires. (Illum
et ejus désignent amicus, qui appartient à une proposition précédente.)
2. Quand plusieurs sujets ou plusieurs régimes sont unis par et, nerjue, on
ne peut emploj^er siii ou suus que pour désigner tous les sujets ou tous les
régimes.
Pater ejusque filius labore si<,o victum comparant, le père et son fils vivent de leicr travail.
Si l'on décompose la phrase en deux propositions : Pater comparât et /iiiws comparât, le
pronom ejus ne se trouve pas dans la même proposition que Pater ; mais siio appartient aux
deux propositions.
SUI ET SUUS DANS LES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES.
Règle générale.
192. Dans les propositions subordonnées qui sont intimement
liées à la proposition principale, on emploie sui, sibi, se et suus,
sua, suum ponr désigner le sujet et quelquefois le régime de la
proposition principale.
Le développement de cette règle n'appartient pas à la syntaxe élémentaire.
CORRÉLATIFS.
Talis erat qualem te video.
193. a. Pour établir une comparaison d'égalité, on se sert des
corrélatifs de qualité idem... qui ou talis... qualis, de grandeur
tantus... quantus, de nombre tôt (totideinj... quot.
lidem abeunt, qui vénérant (Gic), ils s'en vont tels qu'ils étaient venus. —
Talis erat, qualem te video (Cic.) , il était telq^ie ]Q vous vois. — Videre mihi
videor tantam, dimicationem quanta nunquam fuit (Cic), je crois voir une
lutte aussi grande qiCW en fut jamais. — Quot oratorum gênera, tôt (ou toti-
dem) orationis sunt (Gic.), il y a autant de genres de discours que d'orateurs.
96 GRAMMAIRE LATINE,
&. On se sert également des adverbes corrélatifs de quantité
tantimi... quantum, d'intensité tam... qiiam, de nombre toties...
quoties.
In niultis non tantuni inést doctrinsc. quantion arrogantite, plusieurs n'ont
pas autant de science que d'arrogance. — Tam felix utinam quam pectore
candidus essem 1 (Ov.) Oh ! si j'étais aussi heureux çwe je suis innocent ! —
Homo toties moritur quoties amittit aliquem de suis, l'homme meurt toutes
les fois qii'û perd un des siens.
c. On se sert de hoc ou eo... quo, tanto... qicaJito Sivecles,
comparatifs et les verbes de supériorité ; de tanti... quanti avec
les verbes de prix.
Eo minoris lit Iiomo quo superbior est, l'homme est d'autatit moins estimé
■qiiil est plus orgueilleux. Tatiti te facio, quanti neminem, je vous estime
autant que personne.
Similis atque. Idem ac.
194. Les conjonctions copulatives ac, atque, servent à unir
les adjectifs et les adverbes de ressemblance et de disparité.
Tels sont : similis, dissimilis, par, contrarius, alites ; œque, juxta, perincle
ou proinde, similiter , pariter , aliter, secus.
Date operam ne simili utamur fortuna atque antea usi sumus (Tkr.), faites
que nous n'ayons pas le même sort qu'auparavant. — Longe alia nobis ac tu
rescripseras narrantur (Gic), on me raconte des choses toutes différentes de
ce que tu m'avais écrit. — Non scribo aliter ac sentio, je n'écris pas autre-
ment que je pense.
Les conjonctions ac, atque, peuvent s'employer aussi avec
ide^n, talis, totidem au lieu des relatifs qui, qualis, quoi.
Est animus erga te idem, ac fuit (Ter.), mes dispositions pour vous sont les
mêmes qu'autrefois. — Honor talls paucis est delatus ac mihi (Cic), peu ont
obtenu comme moi un tel honneur. — Gum totidem navibus rediit atque erat
profeçtus (Gic), il revint avec autant de vaisseaux qu'il en avait à son départ.
TABLE DES MATIÈRES.
Lexigraphie.
Notions préliminaires. Lettres. — Syllabes. — Mots.
Pages.
1
Chapitre I. Le sul)stantif.
1. Notions 'générales
§ 2. Première déclinaison.
§ 3. Seconde déclinaison .
§ 4. Troisième déclinaison
§ 5. Quatrième déclinaison
Cinquième déclinaison
§ 6. Tableau des terminaisons
Cliapitre II. L'adjectif.
Définition. Classification . . . .
§ i'. Première classe. Adj. de la l^e et de la 2^ décl.
§ 2. Seconde classe. Adj. parisyllab. de la 3^ décl.
§ 3. Troisième classe. Adj. imparisyllab. de la 3<= décl.
§ 4. Comparatif et superlatif . . . .
Cliapitre III. Le nom de nombre.
Division. — Déclinaison . . . . ,
Tableau des noms de nombre.
3
6
4
8
5
10
7
13
9
18
10
21
11
22
12
23
12 •
24
14
26
15
28
16
30
18
33
19
35
Chapitre IV. Le pronom.
Définition. — Classification
20
§ 1. Pronoms personnels.
20
§ 2. Pronoms possessifs . . . .
21
§ 3. Pronoms démonstratifs
21
§ 4. Pronoms relatifs
23
§ 5. Pronoms interrogatifs
23
§ 6. Pronoms indéfinis ,
24
98
Chapitre V. Le verhe.
1" SECTION. NOTIONS GENERALES.
§ 1. Division des verbes .
§ 2. Modes .
§ 3. Temps.
§ 4. Nombres. Personnes,
§ 5. Conjugaisons .
§ 6. Le verbe sicm.
âges.
Numéros
25
43
26
44
26
45
27
47
27
48
28
49
2'"' SECTION. CONJUGAISON RÉGULIÈRE
Division ....
§ 1. Yei'bes actifs, l'^'^ conjug. Amare
2« » Monere
3e » Scribere
4.^ » Audire
Formation de la vois active.
§ 2. Verbes passifs. 1'"^ conjug. Amari
2e » Moneri
3e .. Scribi
4e « Audiri
Formation de la voix passive
Tableau synoptique. Voix active.
§ 3. Verbes déponents
Verbes semi-déponents
.^ 4.
S
Verbes en e r<?,
Accipio
10
§ 5. Conjugaison par périphrase
Voix
passive
29
51
30
52
31
53
32
54
33
55
34
56
36
57
37
58
38
59
39
60
40
61
42
63
44
64
47
67
47
68
48
69
49
70
3„,. SECTION. CONJUGAISON IRREGULIERE.
.4^ i.
Verbes anomaux
50
71
Impératif irrégulier .
50
72
Possum
50
73
Fero .
... 51
74
Eo . . .
52
76
Yolo. Noio. Malo
53
77
Fio ,
54
78
— 99
§ 2. Verbes défectifs et impersonnels.
Cœpi. Memini. Novi. Odi.
Verbes communément impersonnels
" accidentellement impersonnels
Pages.
54
54
55
56
Cliapitre VI. Les parties invariables.
§1.
L'adverbe.
I. D'affirmation et de négation .
57
II. De doute et d'interrogation .
57
III. De manière
57
IV. De quantité et d'intensité
58
V. De nombre
58
VI. De temps.
58
VII. De lieu . .
59
Degrés de comparaison des adverbes
60
§ 2.
La préposition
60
§3.
La conjonction . . . .
61
§4.
L'interjection ....
61
Syntaxe.
Notions préliminaires d'analyse.
Cliapitre I. Accord des mots.
Règle fondamentale ....
§ 1. Accord des substantifs.
Cicero fuit orator.
Cicero factus est consul.
Cicero orator et consul.
§ 2. Accord de l'adjectif.
Locus (est) sanctus
Pater et fllius (pater et mater) mortui sunt
Ira et avaritia potentiora eraut .
§ 3. Accord du pronom.
Virum probum vidi; ipse ad me venit ,
Pater et fllius qui mortui sunt .
Puer qui loquitur. . ...
§ 4. Accord du verbe.
Ego valeo ....
Tu et Tullia valetis
62
64
64
64
64
a5
65
66
66
67
67
67
67
lôo -^
Chapitre II. Emploi des cas.
1" SECTION. CAS DU SUJET ET DE L'APOSTROPHE.
Pages.
Alexander vicit .
Alexandrum vicisse certum est
Tityre, pasce capellas ,
68
Numéros.
113
H4
115
2^° SECTION. CAS DU REGIME.
§3.
§4.
Régime du substantif. -Partitifs.
Majestas consulis. ,
A'ir maximi animi, prœstanti prudentia
Partitifs.
Magna pars mililum
Gallormn omnium fortissimi sunt Belgœ.
Régime de l'adjectif. — Comparatif
Avidus laudis
Plena errorum, plena voluptatibus
Ulilis reipublicse .
Propensus ad misericordiani
Vir probitate eximius
Comparatif.
Clariora quam lux (luce clariora) sunt tuaconsilia
Plebi carior quam patribus
Vorba Varronis doctioris quam fuit Claudius
Doctior est quam putas.
Régime direct du verbe.
Pater amat ac tuetur filium
Plato YOluptatem escam malorum appellat.
Régime indirect du verbe.
I. Génitif.
Vivorum memini.
Grammaticos officii sui commonemus
Insimulare aliquem furti .
Ouinia hoslium erant. — Est adolescentis
II. Datif.
Da dexteram misero
Vir bonus nemini nocet.
Timeo ejus vitœ.
Sunt nobis mitia poma .
Mortem servituti antepono
III. Accusatif.
Pythagoras pueros modestlam docebat
Te hortor ad studium laudis
69
116
69
117
69
118
70
119
70
121
70
122
71
123
71
124
71
125
X.
72
127
72
128
72
129
73
130
73
131
73
132
74
133
,
74
134
,
75
135
•
75
136
75
138
,
76
139
,
77
141
,
77
142
•
77
143
•
77
144
«
7S
145
101 —
Pages.
IV. Ablatif.
Sol cuncta sua luce complet
Vide quid studia tua a te flagitent.
Secernere anlmum a corpore
V. Les cas avec le verbe passif.
Liberi a parentibus diliguntur
Colenda juveni est virtus.
Consuetudine levatur labor
§ 5. Régime circonstanciel du verbe.
I. Lieu.
Question ubi ? Sura in Grsecia
Gœnabam apud Seium
Romse consules, Athenis archontes creabantur.
Question unde ? Mosa profluit ex monte Vosego.
Venio a pâtre
Accepi Roma litteras
Question quo ? Rhenus in Oceanum influit.
Ad meum sodalem litteras misi
Regulus Carthaginem rediit.
Question qua ? Iterfacio in Ciliciam per Cappadociam.
IL Distance.
Abest viginti passus ou passibus.
III. Temps.
Epoque. Question quando ?
Excurremus mense septembri.
Durée. Question quamdiu?
Augustus septem horas dormiebat
IV. Cause.
Lacrimari gaudio.
V. Instrument ou moyen.
Csesus est virgis.
VI. Matière.
Candelabrum factum e gemmis
VIL Manière.
Litteree cum cura scriptee.
VIII. Prix.
Viginti talentis vendidit
§ 6. Régime de l'adverbe. — Exclamations.
Quantum caliginis
Ecce lupus ou lupum
Me miserum ! .
78
146
79
147
79
148
79
149
80
150
80
151
80
152
81
153
SI
154
81
155
82
156
82
157
82
158
82
159
83
160
83
161
83
162
SI
163
84
164
84
165
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166
85
167
S
168
86
169
86
170
86
171
86
172
Cliapitre IIL Emploi des modes et des temps.
1'» SECTION, MODES PERSONNELS.
§ l. Modes dans la proposition principale.
Multa ignore
Subvenite misero mihi
87
87
173
174
— 102 —
§ 2. Modes dans les propositions subordonnées.
I. Proposition subjective.
Si ei contigisset \xt te videret .
II. Proposition objective.
Cogit^ quid acturûs sis . . ■ . ' .
.. Propositions objectives introduites par les conjonctions.
Cura ut valeas . ' . . ^ ï
Timeo ne venias, ut venias
Non dubilo quin probaturus sim .
Obstitit ne res conficeretur.
Pages. Numéros.
175
88
176
^S9
177
■m
178
90
179
90
180
90
181
2"' SECTION. MODES ISIPERSONNELS.
Turpe est mentiri.
Mea interest te studere
Vincere scis, Hannibal
Sentimus calere ignem
Volo vos bene sperare
Cupidus legendœ historiée
Deo juvante vincam
91 -
182
91
183
91
184
92
183
92
186
93
187
93
188
Ctapitre IV. Emploi des pronoms.
Emploi de sui et de suus
1. Dans la proposition absolue ou principale.
Caius sibi colit agros sucs.
2. Dans les propositions subordonnées.
Règle générale ....
Corrélatifs.
Talis erat qualem te video.
Similis atque. Idem ac.
94
189
94
190
95
192
95
193
96
194
UNIVERSITY OF CHICAGO
44 755 508
jiiLiA£ •
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