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s&acs 



M LES COURS DE SORBONNE 




ff 



Certificat d'Etudes Superieures 

6' 1 

d'Histoire Moderne et Contemporaine 



L'EGLISE GATHOLIQU 




DE L'AVENEMENT DE PiE Vil 
A L'AVENEMENT DE PIE iX 



PAR 



CHARLES POUTHAS 

Professeur a Id Faculte des Lettres de Pans 




CENTRE DE DOCUMENTATION. UNIVERSITAIRE 



TOURNIER & CONSTANS 
5, Place de la Sorbonne 



V S 








3 frfc 





UNrVERSHY 
OFCHIGVGO 
LIBRARY 



SITUATION BE L'BGLISJS A LA FII m XTII SI2CLS) 



C*e0t probabiement un das moments les plus 
tlques de ' V'histolre de I'&glise que la date marquee par 
mort en captivity, dans la citadell d f Avignon, du Pape 
TIj 10 28 aoftt 1799 II n'y a put~tre pas d p^riodes ou 
.UEglise oatholique adt cnnu.d08 dangers plus graves que la 
fin du laeiae siecle* Slle donne partout un spectacle de rui- 
ns s ruina de la vie eool68iastiqu.e et t d'une fa^on g^n^ra- 
le B .d la via religleuse c ruine aufe si de 1* organisation du 
ciergd et des cultes* A oet effondrement^ 11 y a deux oauses 
le dSlafcrement de I'lglise alle-mgaes, qul s f est produit dans 
le> oourant du 18*ne fii^clej, et les coups quo la H^ volution 
lui a port^s. Mais l f un et-l' f autre- fait n- v out "prig leur 1m-. 
portanee quo parce cjusp en fac d l f ^gliaa e dans le courant 
du sidcle,, s'gtaient dresass des ennemis spirltuels d prsmi 
r importance, Qe sont d'abord oes ennemls de l^Sgliea <ju f il 
nous faut consid^rer. 

I - LeS' annemis d 1 ? 



Entra la 176 et. le 18&H6 sledes^ un contraste ex- 
traordinaire s'aporgoit du premier ooup d f all s au lydsio 
si^ola, l T Sglise dispose d'une puias&nce considerable sur 
les &B6; elle est spfendida das3S les institutions sae da 
l f Stat ? lie impr^gne le mouveiaent intellectual et artisti- 
que, AU cpntraire s au IS^me sidcle ? dans tous ees domalnes s 
o r est la d^oh^ancej et l'%lise se-sble .frappde d'une sorte d 
sterillte". A vrai dire^ la revolution n f a pas dt6 tout a fait 
brusque, et le livre que M Paul Hazard a consacr^. en 1935^ 
a "La orise de la eonaeienee- europ^enne ( I 16 ii 80'171 i 5j |!t ont sion~ 
tr^~ue 5 sous le courant ;religieu5 """du iTeme"" ' B"iecre7 oouvaient 
las pensees philosophiques qui ont fait explosion apres la 
mort de Louis XI Y 

I%- Qriehtation saiti-catholiue de la ci@ns4e du XTIII& 



L'atmepnere morale at intellectuelle de la society 
en.effetp- compl^tement transformee aa ISesia -sieele Le 
fait capital qui caraeterise 1 18eve. 8ieole B ' o f est que la 
vie t le milieu intelleotuels n sont plus cat hoi ique; tout 
1 mou lament de la psneee contemporaine tend a latciser et 
a iiuroaniser lea disciplines iatelleetueliesv 



. 

te un ^ milieu ^ intel^^ti^i^ de vie intense ^ milieu d 
que et de e&Ep&gne^ ;^ plus seulem&nt 

tin group d- r arudli'8 ou de sp^elalistes^ ' .e'oume autrefois 9 mais 
la spoiete tout eatier* Les itees iatellectuelles ou philo- 
se sont repaadueai^ an effet^ dans 1 ? ensemble de la 



. 2 m ' 

" . " ' . r . ' . 

socists par toutes B or tea d* oanux ? par les salons et par 
les academies, "% par doe centres intellectuals nouveaur qui 
s sent er64s un pen part out par example lea eours d^Alle- 
magnej, soit jde petits princes^ soit do grands sou ve rains 
cmm0 Prddejrie- IT, .ou la eour d Russia 8 ou des univarsitds 
aouvelleSi ccmme 5 Allemagne, 1* university de 08ttlngen 9 
f erode' *.. en- 1737 s at qui se cons acre aux disciplines intelleo- 
tueiles nouvelles, p&rtioulierement scientifiques et d f 3rudi> 
tiozu !Les voyages, d T autr@ part s ont gt un autre ^51 6 man t da 
diffusion dec i&ges j les FranQais pareourent l'Sorope p aoht 
nombreiia: en Aagleterre ft * rappelez-voue lea voyages d^tudes 
d MontesquiaUy de Toltaire ou de I 1 abb6 Provost ; on trou- 
ve des Strangers de to us lea pays a Parlsg il exist a ? dans 
as annSes, une eorte da oosmopolitieme de la vie intellec* 
tulle T^a presse eat un nouveau moyen d diffusion t elle 
s^eat ore h I 1 imitation des revues anglaises; ainsi 9 de 
1711 a 1761p nous voyons 183 revues se erder en Allemagne* 
A^outons enfin les traductions en toutes langues; en effet e 
on n'^orit plus les ouvrages soientifiques ou pMlosophiques 
en latin,, maia en langue vulgaire; ils sont oa pendant traduit 
toutes les utres langues* 



Ce Hilieu intelleotuel, d f autre part B se reerute 
maintenant essentiellement dans la bourgeoisie; on trsuve 3 
en France ? not^e par to us lea obserrateurs du temps 9 une 
table passion de leoture dans tout a a les classes de la 
t^ a mais^ nature! Iement 9 surtout dans les olasaes 6iev4es et 
1& bourgeoisie haute et petite, SB Allemagne^ la bourgeoisie 
8 'OUT re an point de vue intellectuel en mftae temps qu^all se 
d^veloppe au point de vue civil et ^eonomiqu II j a done 
un veritable sooi^t^ intellectuelle internationalSj Ii3 par 
d multiples relations et qui const ituS un milieu r^ellement 



Ji.-^ l*es dominant es de ce milieu ne sont plus dans 
la litt&r allure 3 qui ne retrouverfe sa primaut^ d t sutrefpls qu f j 
avee le mouvement romantiqu*, Slles sont au nombre d deux 2 | 

et 1'autre k 1 * oppose de l f -Sgliae s c f est la 
c'est le mouvement seientifique* 



i Je ne.veux pas 9 naturellement vou d^orire oe 

cement pJail 08 opiii^ue et seientifique du 18eme siecle; 11 sor 
tirait de notre sujet ; Je veux seulement vouss soontrer son &* 
rlentation^ pour <|ue nous comprenions quell influence il a | 
avoir sur les esprits relativement a la question re^igiause* 
La philosophic a quitte elle-meme le doaaine de l^abstrsetios 
et d.9 1& speculation pure 9 @u elle pouvait^ voisiaant ayee le 
thgologi^ entretenir enoore dies id<$e8 religieuses* Ds m^ta* 
physiciens du 17em sieele ou du 18eme p ^n ne g^rde plute que 
les l<m@ats 5 an quel^ue sorte^ r^alisies et pra*iqu t d 

en rotient surtout sa method de raisonnenent^ sm 
d f id^8 alaiyea et distinotes et la pf^tentlon d 
par la raison? du p&ilosop&e allismsiad Wolf $ qui 



(=9 



3 ~ 



/ . . 

meurt en 1754 et qui a eta le principal disciple de Leibnitz, 
on retient surtout la mthode de demons tration fi sa classifica- 
tion des sciences et son analyse did actique. t Les deux granda 
inspirateurs du ISema si&ele sont deux Anglais ? Hew ton et 
Locke. i>es grndea philosophies del* esprit auxquellea aboutit 
le siecle sont main tenant sans plus aucun rapport aveo la th6oi 
ni meiffie aves le christiacisme s. ce sont p en Angleterre p 
Lsme de Berkeley et le septicisme de Hume v . c f est en 

v le sensualism* de Gondillac et 9 en Allemagnet, ^ Ifc fin 

du"8lecle fl le criticisme de Kant 



ce n'est pas du cBt^dVla mStaphysi^ue qu'est 
la grsnde vie intellectuelle. Le coujpanti le plus ample s'en 
eist d^tourn^ 9 pour s *adonner k 1'^tude de la sociStd et de 
I'houme social. La philoaophle ohershe alors h d<icouvrir les 
loia qui reglent I'aotivit^ humaine, en expulsant^ en .(iuelque 
aort & la Providence de ce plan del 1 humanity. On s'adonne k 
la philosophie de I'Mstoire^ avec I'it&lien Tioo ou 1'alle- 
mand Herder,, ou bien a l^dtude de la legislation et de la 
eeianoe poli tique/ avec Mont esquieui on fait Implication 
pratique da ces Etudes Juridiquea aux relations soci ales at 
&U3C institutions avea Toltaire; un peu plus t&rd p o'est le 
naturisase de Housseau^ ou bian c f est I'^conomie politique^ qui 
fleurit en Italie avec Berracia et Filangiori et g an Angleter* 
r 8 avee ^ dam Smith a puts &i?0o a es disciples frasiQ%ic 9 et. lea ; 
phyaioerate^ La morale se s^pare ^aintenant da la religion 
dans toute les ^eolee philosaphiques* &%e B aut ant par suite 
de I 1 influence des oireonstaaiees que poussSs par la logique 
dd leur sytsteme^ dans la deuxieme ^n^r&tion du ISene ai6ol6 
les philosopher p orlentent la lutte direotent contre l^Sgli- 
c'est 1 Croupe ^as Sneyclop^diBtea fraaQais t Diderot r 
eisnbertg ou mime certains qui vont jusqu f a I 1 ath^iesie com- 
9 come d f Holbaeh ou fielv^tius; n Allema^iep qui isste en- 
core impr^gn^e de religion dans ce mouvement philosophique s 
c f est le d^isifae^ le pi^tisme^ la religion naturelle^ c'sst-^k- 
dire toutes sortes de Religions qui sont fort eloign^ea de 
l f ensemble dea dogsies du catholioisme 9 



A odt^ du mouvement philos ophi^ue, le aouvement 
scientifique prnd s au 18eme siecle^ une smpleur consider alsl^ 
qui se tr&duit par 1 ! ^p&nouis sement des sciences de la nature & 
et on donne alors a ce terme 9 un sens oxtr^siement Sparge s ce 
aont k la fois toutes les soienoea d f ezp^rimentation et tout as 
less sciences d f observation. -La Physique^ la chinie, 1 'hist o ire 
.nature He; la g^ographie sont les princi pales creations du 
sidcle. Cette science^, d'aiileurSj, ne reste pas th^orique et 
le 186me sifcele est une pdrtode d f applications pratiques^ par* 
ticuli&rement dans la seoonde moiti^ du sieole 9 qui vont pro 

transfoarmer la technique de l f Industrie par 



^y Gette orieutatloii philoaophi^ue et seientifique 
du monde iHfellectuel a eu pour eeasdqueaee d trsajsfaaraier la 
moyean fie la ^ie. la eOBeeptiemj ea 



.. 4'-- - ' 

du jaouvement soientique et pniloeophique egt une. con- 
cept ion optiulste, a&fsw&e da confianoe en la nature iumalne. 
11 ne rest plus rien des vieux postulate c&tholiquea du p$~ 
ch6 origin! et de la degradation de I'nomme qu'ell a eh- 
trai'n^e,, de na w^eessite^ au3i e de IH r^vel^tlon et de la 
grace pour permettre h I'hoimae da connattre et de e sauver. 
Oe qui anime, u obntraire* oe Bionde intellectuel,-, c'est la 
ooaflfinca olaiis la puissanoo do la ralson^ la croya^ice daias 
la bont^ originelle de 1'homme et dan la perfection natu- 
relle^ o 7 est aussi I'ld^e. de .la puissance de la Ioi 9 qui 9 
pour les gens du 18$5ie Bieole 8 est capable de traoasfojnaer 
leg moeurs et da reb.lktir I t humanit6 1 , o 1 eet le dcgme du pro- 
gpes et de la perfectibility ind^finie .de ! T huiaaiiit6 9 c ? est 
enfin une conception utilitair de la morale. Toutes cea i~ 
dor, sont, voue le voyez, fort loin de la base ciiretienne d 
la conception de la vie d 9 autrefois 

Dans le domaine de la politique^ cette conception 
nouvelle se traduit en differentes f&^ons 2 la conceptions 
^tia l ? on se i'aisait de 1' autorite du fcouverain est onan 
iiU T il 3' { a^isse du despotisme eclair^ ou ee maintient la 
rie de I'autorit-e' absolue du roi B mais snise au service du 
bien public et de I'&tat, ou bien^ au contraire de 1'idee de 
la souverainet du peuple lanc^e par Bousseau,, Mably et Con* 
^oroet, qui inspire & la foi les philosophes franqais 
fercnt la Revolution e.t les radicaux anglais; c'est la 
rie das droita naturels 9 qui s'apanouira dans 1& Declaration 
das BroitB de l f Hom?aeet du Citoyen, Une autre cons^.que 
litique de cette conception nouvelle de la vie^ ce sent les 
ions revolutionnaires de r6 formes politiques et 
I destruction du principe d hi^rarchie et d'suto* 
chdz..er tains, mme s cette rev eradication va jusqu'li 
le droit k I'ingurrection, Moins revplutionnaire d 
l ? Stat QB luimie; mais rSvolutlonnaire de I'Etat catholi- 
^ue d ? autrefois 8 c f est 1* affirmation du droit ,a la tol6ranc 
et -k la liberty de pans^e et d presse* Snfin^ conception 
plus pratique encore, c'est 1& x&eessitg de 1'instruction 
populaire ? qui coti&enee d^jk k itre mise en pratique dans 
certains tats, parti culiersment oaez IWd^ric II, 



- 

?ous ees points^ qui caract^risent le mouvement in- 

telleetuel du 18eae sieole s ont done a l y qppo4 Ae la doc- 
trine d l ? 3Sglise On peut dire qu & dans 1& deuxieae moitie 
du 18eme '8iecle 9 la aoci^t^ intellectuelle a eess^- d'etre ca~ 
et 10s cens^quences qui en sortiront seront 
par ee rel Vehement des m@urs qui est une d@s 
de sette 



2. - La 



nous trouvons a la fois un t^molgnaga et, dans une- 
eertaine mesure, un cause de ess transformations intsllec* 
tuelles dans la eration f dans le courant du ISfcraa si&clo^ 
d'une force Internationale nouvelle. qui eat a la Fran-&a- 
QCfnjaefie,, C*est en effet, un organisms inter nations^ nou~ 
veau dans s a conception, qul s'est brancha" sur un -vial lie 
organisation corporative en decadence* L f anclenno ftane-ma 
nerie corporative &valf, oomme -les eompagnonnagos, das tradi- 
tions anoinnesp prptendant ae r&ttaeiier a 1 T Orient; ^lls a 
valt des rites et des mysteres d'inlt.iation et de rfcglements 
mlnutie^v; c'^tait un melange de raystlcisjae et de senB pro 
fessionnel. 8Afec un symbol! sme un peu naif qui datait du mc 
yen-%o li existait de ce oci^t^B oorporatives un peu par4i 
tout; certalnes d ces loge oorporatives a'vaient sarvi d 
30ci^t<Ss plus ou moins politi^ues s ainsi 9 en Scosse r pour 
la cause des Stuarts, t ^uelq.ues-unes de ses logas ^vaient 
BUivi. lea "SturtQ en France et s'etaient inetallas auuour de 
S al nt - Ger&ai n* 

A.W La franc-iiaQonneriep telle qua nous la connais- 
sone aujourTHiuij e'est fait, au 18eiae stiiele mimb, pi*r un 
jaouvemant de r^aetion oontre la corruption des moe.urs- de 
la so6i^t6 angl&ise a la fin du 17ftme sidola et au d^but du 
18eme fi dans das sillieux qui eont a la fois des-. milieux rali 
gieux et intellectuals, par example 'autour de l f astronms 
lewton^ et f egalement, de reaction eontre I'an&rcJiie .et 1 ? 
incapacity d l f Sglis anglicane, qul otait divis^e en sec* 
tes multiples et dont le personnel Stait aanB valeur^ Sn 
me*me tempe 9 1&n adept ee de ce aouvement nouveau font effort 
pour soutnir ft n Angle terre, la dynastie nouvell des Haxio- 
vres eontre le Jacobites f - qui essaient de fomenter dsss oons- 
piratlons et de restaurer lee Stuarts* 

~f ' 

C s st sous l f influence de ce doubla moutement que 
se cr 2 en "1717 - B la Grande Lpge de Lpndrei8 ft par la fusion 
de quatre loges ancieSaes & taaia qui Oiffdre s sent i ell snaant 
d 1 8 anci eane Fr anc-Ma^ onner i en ' e e se ns qu f e lie n 1 a a fc 
plu0 profsslnnll t maie qu ? ell at philosophique; pour 
employer leurs trmes ? e ? est une franc-maqonneria "sp^culsf 
tlve" et non plus "operative". B t autr part, seconds 'di.ff - 
renc 9 elle constitue un cadre pour les piiilosophes at lea 
Intellectuals; elle appelle a elle dea xioiames sans distinc- 
tlcn de 



A 1'origine, elle est forms e de petites w __ 
bourgeois^, et elle & une doctrine imprecise., Son vrai 
teur est un H^v4.psnd aglieaa 8 en mme temps s&v : ant, 
physician irulgarlsateur disciple d Vew'ton, J^&ja-l'fel 
Bes.&guliers t qui -devient arand^attre de la Xo^e en ^.- B . 
Gsst It la fois''. un . savant ne'vtonlen et phllos'ophisani et- 
prot-estant drdent, rn^tis d trds large- observance* C; r est lul 
qui . or lent a la Franc-M Conner ie d f une double faigon.'s en la 
liantf, -d v une.part 9 aux hautes classes de la soci^t^ s d^s 
iaais B les francs-magons mront a leur t^te des membro's de 



'- .- 6 > ..- - ' . 

18 haute arlstocratle anglaise; ils sont en liaison Stroite 
acvec le gouvernement et avec la faaiille royale; ces rela- 
tions leur donnent la possibility de se d^velopper largeroent 
et 1 es met, en quelque sorte, k la mode* Ces relations aur.ont 
d'abord d f ailleurs de if&cheusea consequences morales sur le 
mouvement lui-mSuiG, IHautre part^ Desagullers a donn au mou- 
vement sa doctrine et son organisation^ sea etatuts : en 
1723 V 11 a public "l^s constitutions dee franc8~m&<;on8", 11- 
vre qui ya devenir le brSviaire internationalV traaut^ dans?. 
toutes les Iangues 9 adcspt^ f &yes parfois quel^ues amendenients 
de d^tail v dans toutes les loges d*Surope 9 m%ie celles q.ui 
seront rivales de la franc -ma^onnerie anglais a, 

Les Constitutions des ?r anas Masons comprennent 
deux parties ; une partie historique 9 par laqiielle on Stablit 
1 filiation de la franc-maQonneri depuis ses orlgines o- 
rientales et, d f autr9 part p une autre partie de "regies et 
precept OB " La doctrine est toute different de I'&ncienne 
frsnc^ma^onnerie en ceci qu T elle s f est d^taohoe des reli- 
gions r^v^l^es et qu f elle s'est d^t&ch^e ^galement du prin~ 
cipe de la hi4rarchie sooiale et monarch! que* Les francs-Hia- 
QOns ne se declare nt pas lea adversai res des religions r^- 
vdl^es, tout &u laoins das religions existentes ff au contrai- 
rea; mais la franc-aaQonnerie sa oonsid^re conmie super! eure 
aux religions; elle travalllera k-l v unit spirttuell et mo- 
rale de l ? imiaanit# dans une religion natur elle qui ne voit 
plus d r opposition entre le monde terrestre et le monde suriia- 
turel : c'est le fiSisme* Les rdgles morales Inspirees par 
cette doctrine sont iapos^e,s a tous les francsmaQons De 
m^me, la franc- mag onnerie ne suppose pas aux gouvernements : 
elle n f encourage pas la r^volte et la d6sob^issAnoe 9 male 
elle n f expulse pas de son sein les eoupables de rebellion, 
Slle ne se lie pas a une organisation social et national"; 
elle declare travailler a in paix et k la liberation de 
I'nomme, k la fraternity entr les homiaea et les nations. 





l f e sprit or iginel de QQ' mouv amentias t d f ins- 
piration pro test ante et phi s olophi qu e d ? . une part aaglaisSp 
et lib^rale d f aatre part^ Ce sont las Whigs himovrin0 et 
parlementaires qui sont k la base du mouvement s 11 @st an- 
tl-jaeobita t anti-oatholique, 



^ La di f fusion da la Franc-Mag onneria fut rapide 
et consid^raFl Le patronage aristocratl^ue et nanovrien 
lul &ssur a une gr ande dl f fusi on ea Angle terre ; en qu Inz e anss 
ell da^ont le oejatr d@ tout la maqonnerie anglaise et ab- 
sorba dans eon sein la plupart des logas, Q,uelq.u@3uneB res 
talatat n d@hors g al.aisi subsista la Grand Loge d f Irlande B 
fondle en 1729 s sdnsi <iue la Grand log d^Soesse, fend^ 
17S6| mai@ ellea aeeeptai@nt la T&gl d la franc-maQonneri 
anglaise at 01 les e&tratenaient des relationB su ivies avee 
la Grands I*oge..de Lontoea* i^s 61^ments d sueees pour csl 
l.-ol> a ? ^tait l f attrait t@s rites at'-du ^rstare,' -trea' pals 

' V 4ttait sussi 



' <' '7 

f ' 

avee to.us ls avntages quTelle pouvait comforter, 3 
enfin l f esprit d*<lgalit6 qui rSgnait entre sea membres ? an 
dehors v na turel lament 9 de la hierarchic ma^onnique,. Slle 
r^ussit en effet, iaaXgr< certains scandal as de ses Grands-, 
Iff aft res ou de oertaina de ses adh^rente^ malgr aussi s cer- 
tains sohisiaeSg k enrayer I'impiStd et l f immorality en &n- 
gleterre* Le oiergd protestant entra en masse dans sas rangs 
en mme temps que la bourgeoisie* Slle a .travaiilg au triom- 
phe des Hasio^res at d 1* esprit parlementair* en Angleterre; 
ail y fait rgner ce qu'elle appelle la "paix maQonniq.ue". 



B f Angleterre s? elle se r^pandit t?&& vite a 1' Stron- 
ger i on trouve das loges fondles par les I'runcs-maQons d f An- 
gle terre dans 18 Pays-Baa dde 1721 (k 1/Lons) a Paris en 1726, 
en Bussie en 1731 f k Florence en 1733, puis ea 3ttede 9 . k Haaiboa 
k Mannheim et k Geneve en 1737, ea AndrlqLue, ^galemeat, en 
1731 9 etc, *. Ells prit s dans diff Brents pays, oer tains ca 
raoteres particuliers : ainsi, en Hollanda, ^ll est Ii4e au 
ealvini^m d'Etat at alia r^pudi tout as les ^aitres religions, 
te Allanagne^ elle ast souvant dirigda par las- souvarains eux i 
m^maa et laur sort de moyen d gouvernement, ainsi en Prusse 
avee Pr^d^ric II; elle est^ d f 4=aitr( p&rt^ en Allemagne, int- 
pr^gntle par un sects qui p^n^tre en elle, oella d^s "illu- 
nln^8. ff 9 fond4 en 1772 par un professeur de droit canoniqua 
d^lngolstaclt^ Waishaupt; c r est uzie secte secret 9 amgnagge 
kl f imitation da 1* organisation des Jesuits, Sn Hussia r tou- 
te la noblesse qui 6tait p^n^tr^e d f id4es europeeimea s f af- 
filia k la Fraae-Biae,onnri k partir de 1771, sous Catherine , 
li $ etj en Sued,, lie & 1 W&E& suco^s t sous la v diraotion 
du roi (rustave III S qui e'en srt pour rdtabllr son 



Frsso@ ff an 'trots ou -quatra ans f alia- a pria' un 
grand ^lan* Sa 1740 9 lie a oaoisi comm Grand-Mattre la due 
d'Aatin Mais alia -fut' oepandant divta^a par ertaines 
Gussions .-$ en 1735 se -sont 'fond^as &B face d f lla ds 
du Rite 6 ftois s at s; 11 .axtsta dgalammt das logas oee.ultiete t 
surtout k "LjQn 9 et ene'ora quelquas Mr^siss* II fallut fair? 
un effort d f organisation et de r^forve qu$. abodtlt k un 
eentrali3atton fi . eomtnanc^e en 1760 par la. formation du Grand- 
Orient,, d^fiwtitivement ^r4^ en 1773; Id chef du Grand^ETiEt 
TOFTS' luo d'Grl^ans,, II comport us pouveir ex^eutif fort 
at und assemble l^gislativ* Cette rS forme at eatta ce^tra^ 
lisation-assar^rent au (Jrand Orient un grand prosp^rit^, 
qui lui permit d f ^'touffar les autrea mmr&@mants t c f ast-k-dl- 
r@ un seai d fraao^magojansri en relations airo eartaiBB 
61ments catholiques et sherehant k rer una sort d^ syxi 
sise' entr la franc-maQOianeri t 1 o'atlxoIieiSBies c 
des- o^ratlquea Inapir^ee 'par un Seoesais THU @n France 
le Stuart a e la ehevalier BaasBay s - ^itl -vealut laao'er un 
monvament qui s f ntemdrait avea' les eatiioriqtzee et les Bour- 
bons; 11 pSn^tralt le milieu ds axi'atoeratee d ? pp9Sition 
qui e&touraie&t Jadla l l teelp& 9 qui 8 serr t aient autour du aue 
Ae. 3oulaiavtlliera t qui inaplraient*- e& sWi s la reaction 
aristocrat ique ,du defeat du -Idane' stdole; 11 n rest a ds lo- 
ges 'par'tibalieres, h earaetere ajflst'oaratlque at soyattgue, 
avee'-uae hitfrarohle, @ qu^oa appeli las "haute grsdag^, &u 

V3 w *> 



- 8 - 



d'une trentaine 9 qul se rattaehent par des 
It I'&rohiteote Airam B qui -airai.t eonstruit 1 temple de 
Salomon, et q^ul s' appellant des ehevaliors 2 Chevaliers d'O- 
ffient, Chevaliers d* Occident 9 Chevaliers de .Saint-JoanTdu- 
$ ample p etc...* C f egt I^yon. qui, en 1741^ fut le principal 
si6ge de ces loges d'origine Scossaiee' et t en 1752 9 oll^a 
fondent a. Pair is le Souverain Conseil Sublime de la Mere Logs 
de France, La Grand Orient russit d mni8 h eliminer 
lusminisme" allsmand qui s*ef. fore, ait de penetrer la franc-- 

fran^aise dans la seeonde rooiti^ du 



Sa proapdritc; est done considerably Sn 1770, il y 
avait .10-1 lo^es^ dont 23 h Paris/ plus 10 logos nilitaires. . 
En 1789 9 au moment die la Revolution, il y en eut 629;. on en 
trouvaii dans presque toutes lee villes import antes et dans 
baaucoup de petites 7illes On lvalue le iiombre de leurs 
adiit^rents k 30,000 environ* La plus calebre de toutes 
loges et la plus influents est Is loge dec JfeufSoeurs 
Paris ? fondle en. 1769 et .4ui Croupe toutes sorts s 
et de ens du 






le personnel de oette franGmaQOnn@rie fraaqaise 
est tr^s varie ? inais? o f est un. personnel 9 en q^uel.ques sortes v 
s^lectionn^ et non pciB dsmoorati^u; ce sont des assamblees 
n distingiaes n ; on y trouve oeaueoup de nobles '; (iUarante-hui 
loges ont des Yen^rables de la nobles BQ^ - un certain nomor 
d T 6ocle8iastiques virtgt sept loges sont dirig^es par des 
eoolJsift8tiques. .qui r-ont surtout, d f aill8urs f des reguliers 
pl-us -iue das pratres* La clientele est surtout., a^/ae cell 
de la nobles so 9 une clientele de bourgeoisie ricJae 



cette sooio-to 5 l f attitude du gouverne 
ment a d j abor4 ^te hostile s 'I/ cardinal Fleury 1'a interdi- 
to en^l736 v puis 9 apres 1750 F le gouvernement laisse faire 
Louis'" XT y a_^te peu. favorable; il eat possible que Louis 
XTI ait ^te affili^. k la franc -maq.onnerie* Sn tout cas^ I 7 at 
titude du gouverneiaent obligea la frane-magonnerie fran^aise 
a Stre particuliereBent pniden'te et saere't'e Slle &v&dt 9 h 
la vaille de la Evolution., cree egalement des lo^ss ae.feia- 
m5, que 1'on appelle les "loges d* adoption" (1774)/ et la 
Grands Maitres^e. de ces logas avsifc ^t^ d'&bord la duehesse 
d Bourbon, pui& ; en 1780 ? la prinees^e de Lamball^ l f 
de Marie-Antoinette. 



ltali@ & au coutraire, la franc-saaQonnerie en- 
tra immediateBient en eonflit a^@c les autorit^s religietises 
et s en Sspagne et en Portugal, 11 fut rigcnireus^siQnt com- 
battu par Is 



t quel est 1 ? esprit 

sociilT? Plus tard ft SOIIB la H^olution 8 dans I monde 
d -I 1 6migj?atio'n on a acoUs4 la Frano^naQonnerie d f avoir fo- 
ment 4 1 grand eosplot coatee la monarchifB qUi a provo^u^ la 



-.9 - 

Revolution; od fut sort out la th^orie Snonc^e par un 
I'abbrf Barruel,, dan des ouvrages parus en 1797 et 1799. 
Tous trouverez, sur cette question de la responsibility de 
IB franc-maqonnerie dans les crigins de la Revolutions une 
discussion precis falte par le livre de &v Daniel Hornet 
et sur n Les origines inte lie ctue lies do la Revolution fran- 
gaise". M* Cornet <Hablit que la frane-maQOnneria n' a pas 
t< rSvolutionnaire au sens de "1789., qu'elle ne s f <$st pas 
m&lge de poliilque active, mais quo, ' oepend&nt, ell a pu 
contribuer a la Revolution on d^veloppant 1" sprit d'^gali- 
tJ .et d discussion des i'dgea q.ui a ren.du possible la l?6vo- 
luticn* Mais si, sur G point precis des responsabilit^s de 
la PrancrMa^onneri dam la Revolution frangais ? 11 y a . . ; 
des discussions possibles,, par ailleurs il nous taut noter c 
relativment k ca qui nous interess^ c ? @8t-k~dire & la 
question religieus^ quel^usa conclusions parti eulidres, 
B f abord 9 il est certain que la franc -maQonnari onstitu s 
d^sormais,, un grsnd organism International, ytyant psrteut 
la mime orgfi^nisation ? le mrae esprit, 1 mfee objt Entre 
tous les meiabrss de cs loges ? les liaiaons sont ^troites s 
'Tout miabre de. l*ordre & -droit 'd f entree dans toutes les 
loges du monde, *"^ dit Is r6glemant e II y a de cos r6cep 
tions un pu part out s dans^ toutes les logas ? les francs- 
ons qui vo^agant soatadms sur le pled de l f egalit^ et 
la. fraternite* II y.a done una possibility et c f st 
une relit de transmission d mots d.'ordre dans 
I'ensemble d cet organism internat ional Un dea exemples 
l@s plus nets de c tie action ' internationela possible de la 
Frane-maQonnerie, c ? @st -l-'oeuvre da Franferlin^ qiii etablit 
la liaison entre- l^Am^rique, l ? Aaglat.erre et 'la France^ Les 
loges xaagonniques ont eu un r'dle certain" dans la croisade 
qui a &2aen6 'la France -'k'.prendre les ari&ds pour soutenir' les 
"insurgents" d'Ata^Pique s la Fayette, par exemple, en est un 
des elements Iss plus aetifs^ D 1 une faqon . g3n$r.le s d f ail- 
leurs^ la Franc -MaQonnerie av&it jou^ un rlXLe essentiel dans 
la revolution d*Am$Ique v so it dans ses orlgines, so'it dans 
son d^v@ld|>piisnt Il.y a d$ns f dans-oet organisms interna 
tional, incontstableiaent s la possibility. d v une action eon- 
dans qnelque esprit ixas aoit concerted eett as t ion* 



Get esprit- e s st 1 deuxito point qu le.quel 
attire / Votre attention - c ? est celui du philoaophlsme; 
?est-a-dia? ett doe t rise de deism , d pliiiaxithropl 9 de 
cult des .luviieres q.u je ^ous xposals tout & I'heura. La 
Frsno^ma^onneri & f&it t . aniiaee d^ cet eaprit, des esiapa 
gnes pour la reform d@ la justia@ 9 pour l f abolition de 
IVesclavage, pour la liberty 'd piis^i mim y m 1784 9 
Franklin et Mirabeau cnt nta^4 un@ eampa|pa contra 
prinelptt- d T he're'dlt6i la Fraae-maOBn^rie s v est 
8emble-'til v a toutes l8..efKp&g&a de philosophea 
Frane e par exenple k. la e.a3apagns dts JEneyolopedistes at 
d leur set centre Hotiasaau, eoupabl d panener' vrs 1 
eiarist ianisaie 5 vous trouverez; l v exposd d .eette -grande- q.u 
rll dan 1 livr d .M. Guillemin s TO gtlnf@r.ale af~ 



eonspirstion d tous. las phlloaophea; !! forms, & Paris 



- 10 - 

4 

aorte de labsratoire, intellectual, ayant dea 

et artistlques, ore 1 swat une premiere university 
avee le MusSe de Paris ou Lyotle de Paris, dl- 
par Court d G^bQldn at Laharpa^ Aimai, la Pranc-ma^o 
a present ee&$& une veritable religion du pasifiB- 
du pattlemettiarisi&j d X'gaiit<3 et du progrfcs. 



Safin, quellea aont sea relations avec la religion? 
SHe eat sortie, digdo&s-nous, du deisme anglo-aaroa et das 
milieux, jpro teat &iats et Iib^raux 9 . et fi da&a tous les p ay a pro- 
ttants s elle a ^t^ f aaturall8Bint, l f alli^- des gouverne- 
laants et des ggiises preteatantes. 3) f autr part, elle eat 
toujours rest^e fiddle, qu r elle soit rationaliste ou qu f ell8 
soit mystiqxie 9 k l^id^e de or^er^ &u-desus des religions 
ancieimes s une religion nouvelle, ^pur^a 9 r<5duite aux oro- 
^anoes de la religion naturelle et & la morale independants e 
BS23S eetts religion aouvell f les autres religions viendrai- 
ent ae fondre et se r^conoilier; elle n f '& p&8 9 en principe^ 
d^esprit d f hostilit6 b, ! 8 Sglise Bi W olerg^ elle n r est 
p&a w antiolerieale n t au sens ou n I'antend soijourd f hui, 
mai ella se conaidere cocime aupriaure aux autres religions. 
P0ur elle $ l*iiuaalt< a bosoin d ? une religion; cstte reli- 
gion doit ^tr jratioaalle @t sobiale, et c^est la ^rano- 
Conner ie qui doanera auz. hoiames cette religion nouve lie, 



B - IStaat donnas eat esprit et cetta oeuvre^ on 
coprend l^^aftitude d l ! Sglise en faoe d f 6li; las autorit^s 
preteatantes pou\ y aiBt s'acoomoder sans peine de la Frano- 
ma^onneriQj, ma is son princip 6tait <5videnmient .tres atraa*- 

fer an eatholicisme Aussl voyons-nous iffim^diatesient les && 
orlt^s oatholiqties comprendre le danger que repr^sente. la 
franc ma<|onnerie pour elle,, danger d'axitant plus grand qu*il 
2r a' 9 ecmn^ je vous le olisais tout h I'^eure^ *un certain 
contagion qtui se fait dans .le olargd i aosibre da prttres sont 
entr^a dans les logae;' un certain aombre de prttres sont das 
philosoplies ? Je i?us citerai, par zesspl8 t Sondillae s Pre* 
?bst ou lr!0rellet 1-es analy^as que M 'Hornet a fedtes das 
catalogues d@ bib liotii^^uesdes e^uvents au ISeme 

eoisbient lies eOE^prenaient d Xivrss 
religion du Tie si re' 'Savoyard P qjul se d^^eloppe, est une 
d@ ee pr ogres d^la religion 



p.o&ti fi o'ale a d.one t d tres bonne heu 
oondamn^ la fr&no-aaonnerl^ s Clement XII la 



p&r urn bref du 4 mat 173d t . an! es remouveia en 15I p&r 

.2IT; ^m 1766,. 1 pap 16&&zzt XIII d^.jasnee, daaa un 
Is pdril qu . eoa&tituefit l : 0s lltrres inpies de-s 

pap Pie ?!' le. 




La Sor- 
de .1763. 

si f ' du point de TO@ polil^ue, il'-peut t- 
tre/eoebre .die eat able du jrfcl* de-la frane-3BaQibiiezie v il eat 



"#sicontestable qua., du point de vue eataoliriue, la 
oonnerie oonatltueun danger/ qu'elie ooja^titu une sort 
de religion rivale s qu'elle a contrltmd tres pulse&siaient a 
la d6 oiiriBti animation de Is 9ocI0t< du 



Sur ce mouvemant, vous pouve'z esmsulter des 
ges de mise au point de 1/u Bernard Fay $ "I,a Franc~maconn- 
rie et la revolution intellectuelle du ISeme sieole* 1 {paris- 
1935), de M* Gaston 15artin 5 dans un autre esprit ? eelui-cl 
franc-magonaique, le Manuel dVhlstoire ds la jPranc-mac/onne- 
rie fraiigaise"^ paru e^ 1934, Sur le problfcme mSm du rMe 
de la frano-maqonnerie dans I'Grigine de la H^olution^ vous 
pouvog lira I'ouvrsge de Qaston Martin i T! La franc-maQonneri 
frangaise et la pr^par&tioii de la B#v duties^* paru en 1927 8 
et le chapitre ?II de la troii^e parti dtt 11 vre t KS Hor- 
net * "Lea originesj intelleotuelles d 1m Evolution frasujai- 
se", paru en 1953 et qui contient'une trfee grande 
phie a la page 523. 

II - I d^labyement de 



C^est dans eette atmosphera^ qui n'est plus oat&oli I 
et qul, en certains points 8 par la Frame-mag oars-erie^ j 
est hostile, que va se d^velopper l^Sglise du ISem si&ola s 
et cette Sglise, nous la voyons inoapable de r^agir fficace- 
ment eontre ce double danger , car ell a t elle-mtme pro- 
fond^iosnt atteinte par 16 d^lfei)rem0iat f pour reprendre la for- 
du moyea-ige, "in capit et in membris". 



IS* Forces oeatr&les d@ l f Bgli3Q - 

Les foross centrales de l f Sgliee s en effet* s@ eont 
cons id^rablement affaib lie et sont 



^ abord, Is cour de Horn lle^m^me r la 
a oonsilSrablaaent baise^ de prestige et d f action dans le 
courant du 18^si0 si ^ el,, Una des raisons est 1'insufflsanee 
valeur dea papss coma puissance international* Q elk tiat 8 
n partie f a leurs origines s toue le Papas du 18^aa si^cle e 
s&uf l*U3a Clement XIT. - <jui est us rligi@ux file t f un ia6de- 
cim t '. qujl r^gme d 1?69 k 1774 - appartiennent a la, 
italieane @t ont ^t^ formes p^r la diplomat! t aucun d 
papes du 18&ss0 si^cle n'est v^rit'abldAani;. un theologian 
us grand rsligisui: '.? ee sont des poHtlg!ia s t^ tasss leur 
une influanea- excessive & d-t6- ';03rered'e par Iss ou 
9 soit qa les trois souveraim oathliq 
d@ France st d'Autrlche^ aient us6 d lair droit d'eir 
oontre 'tel'ou tei candidat f soit %u il3 aient f&it 
press! oa pour fairs 4 lire tel ou tel' an'tre* Oiia^u . 
est ainsi . jba.vesu UB lutte d f int^rtts politiquda, qui a 
quef.oiei. dur^ tr&s longtemps : ainsi, le oonelavd % 

al^msisl B^noit XIT a dur^ du 18 f Svriar au 1? m^t 1740; 
qonelav dcmt: 's.rt le pap Clement XIT^ as. 1769 f a 



- 12 -.; 

quatre raoi3 Gee pap 00 61us sous des influences pelitiquea 
,se sent mo'ntras somplaisants devant les xigetmcee des 
ou inc&pables de r^sistar aus abandons. On volt, par example,, 
Benoit XIII donner au rot de Sardaigne le droit de nommer les 
6veques* 'donner au roi de' Staples le droit de o?4er un Jugt 
supreme pour les affaires eo clesi as tique, Sous Clement XII, 
qui rdgne de 1730 & 17 4O, on volt nattre, dans le domains in- 
ternational, de grandes puissances nouvelles,- qui m sont pas 
cat&oliques -x la Bisaie, la Prussa et 1 '' Angle terre, et, en 
mema temps p on volt les etats* c a tfcoli qua s, conduits par .les 
maiso&B de Bourborx s'unir en une aorte de doctrine gallicisine, 
le "bourbonisme" s 01 moment 'ou grand! a salt la puissance de 
GOUveraii'B non cutnolitiuea, .la -papaut^ ^talt heurt^e pai* 
1 ? action comroans d65j souverairus eathollquea eux-m^ma8 s et 18 
ra&ne pape Seiaoir XI essayait-, par la conciliation^ de tenir 
teta au motivement 9 mais oette politique d conciliation l^a- 
menait a toutss sortes de coneessions* On vit m%ie une sorte 
d coalition des souverains oat:aoliq.es pour faire pression 
sur Is. pspaut^ et lui ii^pCiser la suppression de I'ordre dee 
Jtfsuitsss* Sous Clement XIII eat Clement XIY S ils na crsigni- 
rent pas f .pour ce qui est de la France, Waller jusqu ? k la 
saisie cie l ? ^tat 'temp or el d T Avignon et ds laneer un ultimatum 
k la p&pjiut^ 8 ou bien s pour ce aul eat de l 6 Sspa.gne p de mena 
cer la papaut d f un sbhisme* Sous Pis 71 eafln^ qui H et6 
lu en 1775^- l t &noien 5.tat vassal de Home s T emancipe s le 
roy&uiae de ^Taples v qui devait a la papaut^ un tfibut annuel, 

e k Home par un xaassager- mont^ BUT une n haq.uen^e n blan- 
refuse de payer desormais ce tribu't. Pendant le mme 

n voit Joseph 'II usurper riur las droits ds l T Sglise s 
le grand-due de Toscane menac-er l^Kglise d*un sohism, Ainsi v 
les Papes manqiient de grandeur^ .man^uent d ? independence; la 
puiss&Bcs pplitiq-ue de la papaut^ s ? 6st cnsid5rablement a.f- 
faibliew - 



L ? administration romaine qui l f 'ntour 
des a/bus nomdreuz i la vie y est .profane, e*3sima lie 
dans tous les grands mi Ideux aocl^siastiques du IS^me aiecl@| 
Benoit XIII at obligg' da fair das; constitutions pour r^gler 
la-vie, trop s^oulidr, des .cardinausc.," pour r<Srenr le lux 
des ecclasiastiquaa h Beaie* Le canseille.? 'duoaSma pap* Be 
XIII s le c&rdin'ai G'^snia 6t aceus$ f a just'e titr@j, de 

et 11 sera frapp^ de'div'-ana- de prison pour malvar- 
Part out s@ po.sait la question '&6 la : r^ forme 8co*l9' 
j, ^ui ? parfois m%ie F cOmme nous le vorrone g eat en- 
t reprise par 1 pouv.oir civil; or ? eette r^fprae, Home n 
sait pas la fairs -et n f a m'ime pi 9 seable-t-il, le sentiment 
qu'slle doit ttr faJ,te; .1 Administration romsdB sst .^ou- 
jours anis^4 d*un esprit d le^aidsme et d'autorit^ que l f n 
a appall le ' W ouri8iiaae w f s ? est~k-dire 1 ? esprit de IB curie 
rQB3.aine s qui s 1 attache eur formilss' aux inetitutlorsB 9 telles' 
que les immnit& dlv arses t 1 droit d^asile, les dmes- y 
l f inquisition sous su forma eaeisme 9 eto-bref It toutea 
sortes d'infititutibns at d f ide6e qui sont plus ou mo ins peri 
1036 et qui BO.nt I 7 0bjet m&me d.es uttaques 5u dehors, u lieu 
de ee priter St un collaboration p-our faire cette 



eo ole&i antique, Is oour . de Rome reste imbue da 1* esprit 
ancien d*autorit3 et dUmmobilisme,, Al&sij mfciue aiKesprlts 
les mieus: disposes pour Rome, il ne parait pas qua la r6for 
me puisse venir d Y en haut. 



-.' .. g^ Una autre force central e da 1'Sgllsa sat trfcs 
affalbli .': e*esit le elerg 'egalier L'attaqu centre les 

est une ds plus g$ne rales dans 1' opinion du a!6- 
at c ? Qt ggalement -Una das plus dangQr8uss e car 1 

'r&gulier est une puissance essentielle pour 1'Eglise. 
Cette attaque cbt lent des succes et ? d'abord, la destruction 
de l f ordra des J^sultes* L' initiative en est prise p&r les 
gouvernements oatholiqUQS eus>iaeteJ.a3 v le Portugal en 1758^ la 
Franc e t en 1764 7 l v 3pagne en 1767 9 puis la !To3c&ns Ces gou 
vernements eoalis^s font preselon ? par tons les moyens di~ 
plOBiatiq.ue3 @t . sailit&ires, pour &rracher au pape Clement XIV 
la bulle "Dominus ao redemptor "du 21 Juillet 1773 qul sup- 
prime I 1 ord re das Jjjsuitosj .la General des Jesuites^ le Pere 
Blccl 9 aaourra en prison au c&tteau Saint-Ange, 



L& destruction dee J4 suites eut d'^noriaes 

_ pour 1'Eg.lis; d*abo.rd f elle 4^Banriait la papaut^, h, 

la fois dans l^iSglise mme et dans la lutte contre ses nrie- 
mis., Bile ^tait grava au point de vus de l. s enseigneiaent f car 
les successaurs des J^sultes dans les colleges sont tsnim^a 
d^un asprit trs different i Oratoriens^ Doctrinaires, Doini- 
nicains v qui sont p3,us impr^gnuS de 1 ? esprit du siecle ou 
de jans^nisiaes, Ou bien ? au lieu des colleges des J<3suites v 
ca a.ont les - Vleux ooll^ges unlversitsdres ? rsutiniers^ con- 
tinuant d f 3nseigner ave<j les m^thodes d HolllHw La destruc- 
tion des J'dsuites a et3 9 d^autre part^ 1 signal d f uns gue'rrs 
g^ntlrale contre les couvnts 9 guerre men^e dans les 3tats 
des Habsbourg par MarieThe'rese et/ surtout ? Joseph- II, les 
Stat ds Eabsbourg cothprenant non seuleiaeni I'A.utriohe^ 
mais eacora la Losib&rdie et ce Grand Bacii4 d Tose&ne ou 
rsgae un. d3 f re res d JoBepli II;* la lutte est &g<*leisent saa- 
n^e par l f Espagne ? par la .FrancQ? ou "Louis XY a cr6^ a 
1726^ une commission' des Rguliers 9 pour fair la reforms 
du qlerg^ monastique^ L 7 liostilit s on peut le dire, ast gunc^- 
ral coat r .les noine'8, en.particulier contra les ordrea con- 
teiaplatifs et ce fait seul est bien significatif da la perte 
de 1* esprit religieuz, puisque en a@liors d IMlan mystique 
les ordres eonteiapl&ti.fs reposant sur catte id^ essentielle- 
nant oatJbolique-. de la 'communion at de 1^ r^^ersion deg merl- 
Part out 9 les' -souverains, oatholiciues ope rent done dVeux- 
;, la' r6 forme mo.nasti-que s ils ferment des couvents' 
.sent .'leur's b i ens 8 concent rent les moines dans 
moins nombreu.s'es, proc^dnt -a,, des isonfiseation 
dsas @e clergy r^gulier qui- reste, is contagion 
$liilosopliiqu6d e ^ plus consi durable que dani le cler- 
gy s^euliBT lui-m$&3 Le IS^mQ si dele est tonci t sur oe point 
paa*t5i0uli^rem@nt .hoatlla t partioulier^ment 'destruot.eur, . ' et 
par l t attaq t u eontre le r^guliers, l s slise perdait un 



: ' - 14 -' . . ' ' ' 

ant essentiel de oa defense et de son adaptation k la vie 
sdeuliere. 



'gj Au 18&me 8i6ol9 p l f olat ? le talent, la vigueuj 
intellectueTTe ne sont plus du c3t6 de I'Zglise,- mats du c$- 
t$ de'sea adversaires* L ? apolOg3ti<iue t scientifique et litt- 
raire, se moat re tnsuffisante, k la foia p&ree qu'ell ne 
peut plus presenter de grands .esprit 8 -et t aussi p&roe que lea 
doctrines thdolo-giques se sont alt<r$es sous I 1 influence de 
la philosophle oontemporaine^ m%e dans lea univrsit3s 
Ainslj en Allemagne^ lea B4n<dictins et les uaivr8it<5s de 
thdologle a stont efforts de renouveler la t&^ologie en 
donnant plus d v importanoe k I'ex^gfcse* k la patristique^ 
c*eat-kdipe & 1'Stude &es ^res de I'Sglis*/ 1 ^ I'ixistoire 
salnte ou saer^e; mis, en mike temps, il ont essay 4 o qu 
1'oa pourralt appeler une adaptation modeirniste, da la thdolo- 
gie, en faisant plaee, le pluas possible^ aux dootrines de 
W01f ? puiaj mime de KanV tTn autre eixemple de cette alt^ra^ 
tion de doctrinae ast la trans format ion du catechisms, ou en 
laisse de oi^t^ le plus possible les layst^ras esaentiels f 
tela qu* 1 p^eM origiaelg 1 ? Incarnation, 1& Rtd6s^tion, 
pour dormer plus d* importance k la morale et ^ une morale 
qul est de plus ou ' mo ins rationalia^e, Un peu partout, 
fa9^m gdndral 9 dsns leur enseigaement th^plogique, les 
tres 8 T ef for cent cLe rapproslier l^rs doctrines de eelles de 
la plail9Sphie 



Ik un danger qui sV^xplicju d T a-illeur8 en 
parti par la m^diecrit^ gfnSrale du sens th^ologlque^ Ls 
prdoccsapation eBsantielle, en ff@t a des th^ologiens est 
alors la ppl^mique oontre leg philoph@s s c f eat&-dir une 
position pur ement negative 9 et s dam cette lutte^ ii faut 
bien dire qua l@s tiieologiens na .sont pas d taiil en face 
de leisrs adTersaires i n Franoe, il n r y a gudre que troia 
tJi^olgieas dcoat 1 |im soit It eiter s un J^suite, le pdre 
Mosnott^ tua ^esl^Qiasti^ue universitair s l r abb^ "Guone f 
et ^fia ua pr^lat . Bgr, ~1&f rane d 3?mpignsa s ar^taeT^iiUe 
d TienB*. Xa th^ologi fit la place 1& plus gr&nde <iU f <lle 
peut aa eart^slanis^' dan tout le eour&nt du idel% In 
faitj l T Sglise 00 peut p&s affrir grand choae ossmie Ml&n 
aetif die o pi&t de ?ue 2 il n f y & gu^re ^u f un gr^ad now, 
e f est elui d'AXp&O&s d@ Ilguori^ q.ui vit de 1696 & 1727 s 
le ar^ateur d* 1'offdr^ das H^degitoristes, <pi f&it avee SOB 
ua oeuvy 4a predication dans les campagnes t qui 
' .mi outrage qui va devenir alassi^ue dans Is 

*' Ita f h^logie or^le 18 ^ . ou 13. 



&$tdll&re- amtr la~l-guuf aas'eiols'i.e 1 et le lasls-J 
ain2S oeiivres iaystiqus sont no ore 
tlles ^ue n l^ abandon 
a in $2v de OiftU8fde ? et emfis 1* oiilt 



" qul st lBtrodul-t d^fiiiitl'v?8m0nt dans la liturgi 
le p|ie Ol^ffienittfe XIII ejfc 1765 



-'15 - 

En somrae ' le I8esie sidcle reste^ dans I'liistoire 
spirituelle de l ! Egllsa., une Spoque de dessoheiant, dont 
lUnfluenee va se poursuivre enoore pan&ant longteB^s, pen- 
dant un demi-aifccie &u moins, dana le courant du 19fcme si&el 



Volllt le tableau qu& nous pr3s#nt0nt les foroea 
oentralesde l f Sglise Yoyons mainten&nt ee qua cag Bglises 
elles-mdues spnt locaLement. 



leg pays protestanta* Xe catholicise eat tou 
jours en prinoipe, inter flit, et, en fait, lea oathpliques y 
sont eneore des sujets de seconds zone, ezelus d la sooit$ 
civile t polltlqud 2 c ? eat la cas des Pro vino es-Unies et da 
l f Angleterre; ees deux pays sont tou jours eonaid&rda par Horn 
comma des pays de mission et ! T 2gliee e&tholique y st diri- 
g^e par des vieair@>s apost cliques^ Ka Holland ? mdme les oa 
tholiquea eont divis^s^par un sehism j&nssni&tos <^ui s'est 
en 17.23 "a Utreefit^ ot aetta Egliss, ea quelque sorte 9 
f tlant soa prauia? synod en 1764 e Sa Allemagne 

1 prinqipe "eajus ragio 9 Jus :rellgio% c f est 
k-dire ie prlneipa de la. 'religion d ? Stat^ m&is la tolerance 
a v en .Allavagna fait '' be;au8oup de prc^rds, d@nt b^n^fieient 
cfethpliq^uee. Be m^e p an Sue do 3 Gustafe Illy em 1763 9 a par 
un 6dit d toldrsoiae 9 laisss publia. le cult 



C<& qui est nou^^au t au 

formation pro fe side qut s^asi.op^ree dans les Igli^ea 
li^ues, so.it -dans la aituatioa de l ? Eglis par rmpport & l f d- 
tat, soit dans lea rapports du ; Saint^Sidge @t dag gouverntsiii; 
^ q.uoi s^ajoute la dadH3$ intSrieure du oler^4 un peu par- 
tout Faisons Ife revue r&pMu d 



. 9 pays oatlipllQUod latiaa- : ,ioi t 

a cona^rT^ @a graMeur apparent; 1 @&t^iolisis 
.iigiosi a f St*i'-t- 11 .iapjreg&e 'lea iBStltutions at 
les moeuTB,, & l3pagm^ 11 y a YD* 000 
180 dio.edaas, et r5OOO jfeiigieux et 
,e^ 70 rdre5 la .'foi-A'peupla rte toajoora saassi prof cade* 
Le royauiee da lapl^s au^ off re urn xe%pl analogue t puisqu' 
il y & 1*000 ^@MslaBtlques dans le rojana^ ds Maples pro- 
premant tit at 83*000 &n Bieile; le royaxua^ ^ffri tea pr4di- 



sera e&%0nis4 plus 



Mais, ti la jgr$&&eur ^paremt^ d l T Bglis aat 

a at< bilges de fair des eon- 

da 



a 



2,6 . ' 

aat universe! des Sglises pendtait huit raois de l f 
e f eat~k~dire 1 droit do presenter ds ewadldato 
oa L& Snrdaigne a re$u de Beaoit XIII le droit de aommer 
les sve.ques., Les ^cei^slastl^uesy peu a peu,, ont souwla & 
ua0 Juridiotloa civile ? ainsl, h laples. en 174 1, t ooaa- 
titiule une Cour de Justice Supr'dme, : ou 1'on troiive d f aillura 
das l&iques pour ^ugr en d^rniar res^ort lea- eo 
La Srdd.i^ne t l f Espagne revondlciuent Is m^ms droit et 
obtioxandnt un analogue* Le due de Parme, pour laisaer intro- 
duire las billies at las iettres du Page, axis u *i placet t 

un autori action du gouvernement en 1758. 

temps que le$ gouvernamenta, 8dia! 9 au'gmen- 



n mui emps que e$ gouvernamena, 8a 9 au'gmen 
tnt lur pouvoir aur Ips Eglises, ils se dega^ont des liens 
d suser&inet^ ?is&.~vis du'Fape..: en 17251,, l ! 15spfcigne a~ 
Paric^ k la wort d* Elisabeth Faxneao v t rejette 



tiUlert Paric^ k la wort d* Elisabeth Faxneao v t rejette I'aom 
asaga .^ue devait 1 duohe k la papaute; an 1754, Ferdinand" IT f 
raontant sur Is tr$ae d Naples t rejtuse l f nomnag et la tribut 
annual qu f il dev&i-t payer k la-pap&ut^ fl et II est impossible 



de le fair 



cs pays catholiquefiV les gouvarneiaents 
se degagsr c8u Saint -Siege et k ai^;iEntr les .jppu- 
voirs souverains lair le clergd, Une de oes tantatlve8.de li 
berution ost 1 ? expulsion par eux: ds J^auites, Le plus- grand 
eonflit eat re cs <5tats et la pap&ut6 c, tisl&t^ dans le Grwid- 
J>ach^ de ^osoan,, sous le gouvernement d\i grand- due Leopold 
fr^re ds Joseph II* 0*@3t un asapote 6elair<3 dont le conseil 
ler religious est I'gvdque Scipioa Hioci 9 ^yeque de. Pistol a 
en. 1780 et frdre d c g^n^ral dea Jdsuitas ^ui ourut &prfes 
la ' supp re s si oa.de 1 f Ordre 9 smpr 1 Bonna au GhSt eau-S aint- Aage- 
Seipioa Hicsci pretend fair la reform tSocl^siastiQ.ue. at r$u 
nit pour elk un fijraode' a- Pisiota '.ea aep'temore 1786 II rejet 
te tout la responsibility d la decadence d l*Sglise sur 
la papant^^ qu f il t^ppalle 1& ^Babylon spiritually^ OLe sjao 
de &dopt.e ies/doctrlaea jatftsealstes. .rejette' le eulte-du 
Saiat-Sacrmnt^^ ijui visut d f $tr etabli^ 11 pro el am ^ue 1 
Pap s. s @st ciu 1 ekaf BlaiBte'riel d l f Sglise t 11 edopte 
les t^ustre ftrtielea de la Declaration d 163H$- il &1aandime 
xadme, an mstier d rigls du ssalut 9 tout ee q.ui a &t ajoute- 
b. 1& "dootriae snoima par la papaut4 et. I'Sglia'e* Xe syaode 
invite le grand-due It. f sire la rforin* d ! ?> %lise ea regie- 
m@ntaat lea par'oiases, la directl aides ordres/religiett 9 '' 
fsudr^it r^dulre k. ua 'aeul^. a aboliss&at^, e^rt&dnea 
etc . 



Bieei voaiut, apree' le synod, ea fair 
adopter le*s ceseluslosas pax UB . C.oae.lie National d 0?psjiaea f 
tons les e*vfques fu ; reat GOmvoqu^s en -avril 1787. 9 - m^is 11. 
n r en viat qus trois sur dlx*8ept Cette tentative 8 termlae 
d ? ailleurs par 1& ao&t^e sur le t r9ae- tape rial -d.!4ep old*' 
1790, k'la aort d* Joseph II* Uleeis . .trotiTaaftt sliiBl priv 
de''sea proteeteur. t . d8t abaadeaner 'am idg s et lea'doetrl 



B Auetore fidel..*% de Ple.TX, le 28 



Ce> ednflit ave la Tosaane est V Episode la plus 
dfamatlque de I'nletolra des Sglises d ? Italie^ m&is, dans tou- 
ta l"Itali> ff r^gria l*asprit da gallicanieia ou de Janstfnisma 
qui demand un r^forme da l T gllsa 9 ' qui epiritualiser&it la 
religion, Cette reforms rlgoriste ' d'ailleura, est m&l vua 
an peupla^ qui est tr&s attaohde a ses c^r^monies^ a aaa pra- 
'"'- .' maiaa a ss supars.titutions* 



B^ La Poiogne dtait la march c at hoi 1 quo dans I 1 est 
da I'&irop'a, Bile st d^mentoSe d'abprd en 1772^ xisuit sup 
primed par ses trois voisins i un orthodox^, la Hussie un 
protaatant^ lo roi d.e' Prasse p et epfin un cathollque, l f impd- 
ratrico ^arie-^h^rdse. La destruction de la Pologn est xine 
grand pert d. ? influence pour le oatholloisme dans IVBurope 
orientala 3 et y oependant, l^s deux princes aon-e&tliOliques, 
Catherine II et FrgdtSric II, avalent rendu k la cause oatho- 
lique un service isoportant lors de la suppression de l f ordr* 
dst J^suitas % sur leur ordre en effat t 1'^v^que d Siidsie^ 
pour la Pruese, et ceiui d^ Huesie Blaiache^ pour la Huasie^ 
n f avaint pas prcsaulgusS dans leurs dioceses le Brf qui sup- 
priiaait l ? ordr des J^suites et qui lui do.nnHit, par souse;- 
quant, son x^eution canOjoiq.U8 f d> tell sorts que les- ^v^cii^s 
de Sil^si t d^ Russia Blancli purent davenir le r@fug des 
J^suitaSy 4^i H e ont ijaue.rat la Tie oaaffi!un@; 4ux colldg@B 9 
an partieuliar tt ^t&blis par eus, furent florissants g oelui 
'de. ohiXev .st celui da Sjaolsaslc^ Mais. Cat&arln II n@ s 
tint pas Ik % ell p.r^t@nciait soumettr 1'Sglis 
de sas'.nouvalles provinces ^ sa souvarainete mmei elle 
bUt. 1 qu'&ucun Breff de qualqua nature ' qua e@ S'Qlt* ^man4 da 
la dour da'Htea,'na poufrait pen^trer dass ses tats sans son 
autori sati on?' pule elle fit nammer par la nono 8 csiame ev^qua 
un enaaoi&a a Tilna 9 'Siastrzenoavies; alle .drigaa pour lui s 
da aa propre autrit^, ua sidg 6pisopal h ^oliile^ ? et lui 
donns $"&r&iQti.Qn sut tous 'las eatholiquas latins de l ? .S^pi 
x^ Ou aouyal ^vSqua-., ds lui --mime, donn^it aux J^euites des 
fenetioas epirltuallas t laur conf^rait las 



oatta initiative., 1 Pap Clement XIT 
trouva embarasse: il dtait pris entra 1*8 r^elamations d@s 
Sourb0ns 5 qtd axige-aiant -ton jours la suppression ffs stive das 
J^suitee, et les exigemeas itisidmissi'bles de Oatnazlaa II 9 
d' v una.p&rt ? at p . d f aitre part f 1 s id^ de sauvar le plus possi- 
ble da 3$ sill tea, II s^en tira a protest ant par @rit qu f il 
mai&tsnait la auppreaeion de I f 0rdr s mais @n declarant var- 
balaraant -qu'.il spprouyait It statu.quo '(1778); ' puis il 16- 
git-ima les : choss ^B'sr^aiat 'urn si&@ areni^piseopal k..1i/toiiilav 
at em d&nna&t. , eat aroJiaviqua la pouvoif d visitsiur 'apo$to< 
liqua sur tons i3 rguliers d Bisaie ft La none pontifical ' 
anvoy0 ' pour raglar toutas- .eas aff sires fut. 'ra^il avao- da grands 

par Catharine II n 1783* .La Papa a aimsi sauv^ 
.oatholiqua de Pologne, m&ia eella-cl vit sous 'la 

''una maiaalsa par" la ^uvurmement s un autoeratia 
tout en .raadaat oartatiaa- .g@rvios A 1'Iglise catiio 
toil jours, d mattr 1-m msdm sur 




16 - , '. ' ' ' 

Q ! ~ Ls Sffllses allemandes nous offrent un autre 
sps>ctael P eelui d'un danger t res grave et double, venant, 
solt da I'Eglise xa8me t d&ns l f Allewagn propremant dite, aoit 
du gouvernement , an -Autrloiia, et dans las pays autric&iens. 
deux mouvsmants sent d'&illeurs en liaison intlmto et an 
rtSclproqu I'un sur l*autre Or 1'Egliso . ti-ant une 
place considerable en Allemga par le sombre de aa metSLbres^ 
par leur richesse et, auesi, par I 1 importance politl^ue de 



L premier mcuvement dono ast eelui de la revolt e 
evSquea et des &rcbev$&ues contra l*autorit< pontlficale* 

en silms temps princes- s^euliers; ils out un drolt da 
.- V v*.eraixist6 laj^us t v d'antr pert, comma- ohefs religieux,, 
ils ont ^uridiction sur 1 T administration des oatiioliques^ m- 
ae &EL dehors de leura etats proprsia&nttf elits, Saxis l f < 
da leur diocese C@s dv^quas t oes Arohavdqu'as ; ont dea 

immensas; ils yixaat d f s^ea f actu 
?.laa trois arshai^quea dlset^a 9 eeur da-'^r^Tas, de 
et ae ^yenc d II oat -iou] ours u s vlsk-vis da , 
mi eartala asprit d oppositig. f at d'abord par 

t Rome l&ve aur'-aax d$ impSta tr^s Ipurds, tres 
.3, en tout eafij Gommo ehlffres, bien gua oe ehif- 
fre ne doive pas faire illusion, car las scawaes ^normas aui 
oat pr^leve^e par la Sour da Bo&a so at da proportion ass as 
taibla p&r rapport aax revassue d eas Piques I aiiasi, pour 
@ll$s js& rapr^^amtamt q,us 1 ^JLagt auitieme du 

contra Home, a'^st I 9 esprit d ? lad6pendas.d; ea aont 
aussl, au IBema sieol, ls relcftio&s . da' so^uettaula gui s 



le la psrt da l 



lats sosat sutaus par ls e3aamin@8 f par Xes 

o 

0331 



las giriqu@8 et 
eiu t ? ^a b^s 

at gallle&sa ? est dasss se -'alliau 
h^oxia <iul daTai't at'oir u 
at ui st a^e h SS^Bes du fait du 



tit paraftr 8 ssa 1783^ un iwr&ge 



qua 1 s os appel^e la f 4 br^ai s 
Is psisuauti d^ P% a n'itra qu'tme p^4^ml3a@a!i3 aur 

ms ^.@ut 9 ^our la 
s alia. 
urn 



par It Slir-ist 
la'eo^pa des fi4<blas^at -las ^%u^@ mt -X 5 isoafm.lt' 



.19 - 



(jivi duel! era ent 9 ns&ia.ii ae.lVest paa h i 
p&t's 'l^anaeiable de 1'upiscopat represents la. souvarainete dune 
I'ftgllaef donc & la curie romalne et sa. centralisation sent une 
usurpations la curia est une cause da troubles et d f affaibliB 
sement.de la dtl helpline p et la disparition de cette centrali- 
sation rendrait possible la re constitution de 1'unitd ds I f 3 
giise & en permetiant aus lutinSriens de rsntrer dans 1'^glise 



cette doctrine de F^bronlue^ 11 y a doac p pous 
a Iws derniere? termas^ un m^ians 9 & galli caaisme et- ds 
^niama F^bronius retourna., en r^alit^^ aus doctrines du 
CCncile de B&le. ^aturelleaierrt p 1& papaut r^agit iBim^diats 
ment centre cette dostrine g ello la o&ndajana en 1764, par la 
voix de Clement XIII 9 puis en 1769 9 par celle de Element ZIT/ 
eafia en 1773, paj? la voix de Pie fl, Mais les condsBBsatlons 
pontifloales n'empechdrent pas la dif fusion considerable da 



la doctrine dans l f Europe tout 0niifer eoit que le li-vre se 
r^aodlt dajss eon text e latin soit u' 



paodlt dajss eon text e latin* soit qu'il fUt traduit an Ian- 
lgaire; 11 est tr&duit en italien^ k Teniae 9 sn frai> 
SB egpagnol s et ici ? lee frais de la traductioa sont 
aits par l-e gouvornet^at de Castille Iui.m8me s en portu^uais 

dans la Portugal 9 le li^re ae^F^bronius est distribu 
gratult@sintp enfln en allemaRd Partsut p le li'yra eat aocueil 
11 par :1^9 ^uvernjeaents, et t&uta une pol^mique s* engage 
atitour da aett doctrine 55n 1778^ I 1 effort du nonce SOT 1'S* 
lecteui" btint la i?t rotation de ^fcronlus, at Ron fit grand 
effet d eette r^tractation 9 siais elle fut 3 n fait e affaiblis 
par 1 (^siaieiataire qua F^bronius lui donna, on 1731 et p&r les 
po!4iftlque.3 : 'qu f il GOatlnua de iseaisr centre Homsi la r^tracta- 
tiem iUt pss4e sous siienoe par -Is g&uirssrnsi^nt aajcferichieru 
Inaction de eette doctrln e propagea tr^s loin @t tr6s long- 
te^ps et 11@ aliment ar a I'&ostilit! eontrs Rome* Slle fora^i- 
laii, SE. sonaxe,- la doctrine da 1 ? opposition epiecop&le centre 
I'sutorit^ remaina, Slie inspire, 1* anssigne^nt das uniysrsi-' 
t4s ailemESdes et alls est e^utsaue partout par l f action des 
50UYdTBeoLan^8 -TTn' oo-nflit. sstr^SHsent violent .^olata ntsae en- 
tre leg ketropolltains 'alloeands t 



d la resistance centre o&s doctrines et coa- 
tre ost esprit d ? ind4peMance Tia-k-rls de la papautg ^tait 
repr^sent^e par les nonoesy.la BI^@ de Cologne et '1.9 nonce 
de Tienne^ qui r&s is talent I plua psssible aux gviquss. Home 
les renfor^a par la cr^atloji' d ? ume troisi^ss aonoia 
d'ailletsc par I'El&otour de Bsridre Gharles 
e& 17B5 qu'eist erd^e.la noaciature t@ ISanioh* La 
alors.mgr. faeaa zis&es & Cologne et ^s? e Solio nonce k 
18 prireat I@JLTS postes en 1?S6 dontre u 8 les 

organls^rssit i^m^dlste^^it la r^sistsnc s ils ne 
pas' -de- oette-'survellla&Gd pr .les 'nonces, t les 

'de -Mayenoe. "at .d 
.la .Juri diction des aon'- 
vo&aat leur . Int off dl^-- tout, ototast- a^r.acs la -population 




les'-p&ilosoplies^ c ? ^talent 

l v aotlon'eon 



~ .- * go - - .. ' ' _ . ' 

ils tinrent un aongr&s a Bs ^au mois d'aoftt 1786 P et oe 
prit des resolutions^ sous forme d vingt-trpis arti- 
cles, que 1'on appelle lee "Punetati.ons d r Kfes w . Ges articles 
sont nettement inspires de Fbronius ile pht pour objet de 
poser des bornes au pouvoir pontifical ; et /ie lui substituer 
le pouvoir Episcopal. Bans ces points d'Eas," on voit d'abord 
le eouci de detacher le clergS rdgulier de Rom on supprimant 
les iimunltds dont jouiesent leet couvouts par rapport a la 
juridicfcion gpisoo&ale et les rapports qua les religieux 
peuvent eiitretenir direoteaant a^ec leurs sups' rieurs h Rome, 
On s*8fforee 9 d'autre part, de supprimsr.las iastrumeats que 
le Pag?** peu't avoir sur 1'Eglise r abolition de la Juridicjtion 
des aonces 5 limitation des appels It, la G our die Borne ,9 qui ne 
pourrent sa faire que de^rajit uns juridiction cr^de en Alloaagai 
&isi0fl suppression da la d^l^gation dm droit de dispense pour 
lea iaariages s qui 6tait donn^ par Home. Safin, n s'effcrgait 
d'attribuer aux ^vtques le control ur les aotes pontificaux, 
en d^cidant que la publication des aotes pontificaus: ne pour- 
rait se faira dans les dioo^ses qu'k la suite d r un "placet" 
Episcopal* 

Ces declarations d f -lta8.ne sont pas s d'ailleurs p 
ds re vextdi cations ; oe sont des cl^eisions des gvdqaea-. .alle- 
? Les arclieviquea a T adr-easient ensuite k l f Sa^erur Jo- 
II ^t envoient h la X^i^to 5 de Hatisboxsne un a4oir qui 
ea 1788 9 que les points d'^ss de^iennont un loi d ? 
Cette loi d f Empire suppriseralt la Juridiotion des 
nonces sur le elarg^ allemand* Oelui das arche^S'ques qui se 
montre le plus ardent dans cett lutt 9 o^est I'-arohe^que 
ds M%-9nGe c mgr ErthaiU II y eut ainsi quelques nn5es de 
oonflit- violent entre las m^tropoli tains allemands et Rome, 
!La doctrine d f Sms fiit ooadaian^e par uns lettre de Pie TI le 
14 no^embr 1789, Las nouses essr errant leurs fonctioiss eans 
tsnir compte dss defenses des areiieifiques s visitant les' po- 
pulations^ prenant contact directement &c le olerg^^ 4en- 
nant la oonfiruation au peuple abandozmi par las 6vqu@e, 
I Is s$nt soutenuB''p&r certaisa princes 9 . par exempld l ? lleo- 
teur de Bavlere, Gharlas-f hodore 9 1 roi .de Prusae daiss 13 
parties catholi^ues de son roy-aune^ 11 sont ser-uteisus ^galemei^ 
pai 5 un' certain nombre d f ^vtques s qui ne'tiexment pas a itr 
directegisnt -souKis a. l f autorit^ ds m^ trap o3,itaias 9 . par es:esi 
pie .I ? if1igu0 da Spir'e.) ils sont sou t BUS enf in par la foul 
des fideles^ 0s m^trpolitains 9 ces princes ^ool^siastiques, 
rep^seatant done les &sirs d s ixid^p2Jdance vis-a,-vis de-la 
papamte et, ea m&ae teixpe^ oette aenfuslon \du p'.QUYOir rell- 
et du'pouiroir laSque qui est earaet^ristique d l ? Alle 
dspais la i&e.yen-3ge.'A ee -titre, la doctrine dea ar 
all8saEidB et le f&it m^aae qa T ils *epr 

eeaas itant tastings a; disparaftre j ae aoat uiae 
at un fait gyasless* -La ' H^volutloa. interrempt 
leura bruaquevent la oonflit entre la pap t 1 
allem^dda et fit dvsaaouir la cause mime 4. o oenflit as 
prlaant ce pouvoir arohatque d@s a^trop-oliiia: 



- 21 ~ 

L* a.utre danger t 1'autre force eontre laquelle la 
a a lutter dans lea pays alle&ajads est plus grave. 
encore s c f ast la doctrine & laquell on a dontig 1 asm do 
son auteur i la "JosepiilSEie 17 ., doctrine plue grave encore qua 
le Febrordanisiae,, paree qua s@s affets politiquss vont durer, 
021 Autriahe ? jusqu'au Concordat de 1855* Joseph II est 9 avant 
tout, inspire par la doctrine de l*Etat 9 et sa polltlque rail 
gieuse n'est, I, QQ point die vue, qii'une partie do sa pel it i- 
que gnrale Marie~Th3r&se lui en a d^ailleurs doan< l f er^sia- 
pie dans ce domaina religieux, comme dans lea autres. Ge uai 
est curieux ici,. c'a*st que ces deux sou verains, 
et Joseph II, qui vo.nt *5tablir ces restrietiona k 
poatiflcale sont 9 persoixnelleEaent des princes ires 
trds attaches au cathQlicisia a tr^s animus du desir de refor- 
mer les abue de l^Sgliss et de raznener l ? Kglise a sa puret3 f 
que v d ? autre t part^^ilQ 'egppuisnt leur polltiq.ua gsnerale sur 
.la religion t le progr^s du .oatholioissiOj en A.utricha.j ast 
solidaire du progr^'8-de l^autorit^ da l'Stat w G'est una dee 
formes de la conception de l f Stat dans ce pays oonstltus par 
une mo sal qua de races et da lai^u^s., L& bureaucratic GUI tr&" 
an*d4velbppemeKit 6t'..a 1* unit 4 de l'2Stat soufciant at 

Joseph II dans le dOiH&iae religxaux cosass" dazxs le do- 
main politique* Les deux principal ministreis $11 l ? ^nt sou- 
tsau ou pouss^ dans aetta lotte centre la papautg-, ojest Is 
baron de Hainke et e sux-tout, le prince de Kau.ni.ta II 21*9- 
faut done pas ^sir dans la po.liti.que d Joseph II oe qiie 
nous appellerions d l f antic l^rie&lisme v si m&aae de 1 ? anti- 
catholic ism; c ? @stc seul^nont, mais pouss^a a I 1 e3ctz*^as B ' la 
doctrine - qui ab-soroe tout as lea forces vii?es du pa^s 
1'ltat* C.etta doctrine sorreapond d'aill^urs m teiaper 
autoritairo da I 1 Emparaur s Joseph II est un homjne qui 
oapte auciin o&nseil.oi aicune discussion; il eohsid& 
c f est ssa .princa lui-mSe k iifermoniser l f S;glisa et/ 
sans collaboration de -personnel, sans collaboration 
sans collaboration d@ l ? Egiise elle*m^ie 9 QSS 11 refuse 'a.'6'a 
vrir uaa Concil national d v Autrioh9 9 <s&mi& son frere l^opold 
d Tosc^ne'le lui e onset ll&it* II n@ tient 'd'aillaurs au 
eaapte des fai-ts oonor-ats ci da l f laiatoire^ . 11 se -diriga 
quemant d^aprds lea iL&s et des theories abstraitea. II 
tiliae, 4 ? autre part, lea dop-trines .da S*ebroniue t g sir? 

sur lui une influence asses considerable 
.at les franc^^maQons* Ainsl # nous vojoss oonfluar en 
II 'et dang sa politics Atonies les forces politiquae 
et phi lo soph i qua B^ Mstoilq-ues ou sctulles p qui travail lent 
1 f Etat de 1 ? au t or it ^ 'p onti f 1 c ala ^ ' & d3 v el opp sx- 1 a 
du prince sur l ? lgliee et. centre la 



r 



O.ett- oeuvre pr^senta deux aspeetB s le 
c f eet la JD organisation d l^Sglisa-tadae sur u^.e base 
tiStef ella 6tmsiste-& s^parai* l f lglls^ .de-l f autorit^ 
^.a t k la soumettr f &. ecmtraire, h l f autoritd ciu pouvoiy 
oivil, qui. la fa$o : zm salon ses id^es at la prepare h ssn 
servics^ Ainsi est e tab lie l f iniepeBdaaos vis^*vis de Hose 
par 1* obligsti^n v en r?81 P ^^jj2S^ -c f esti-dir@ de 
ri sat ion imp <ri ale p^^JT toutesH"l^lle8 9 -mime les ba 
dogmatlquas, las lettres et act as de la pap&utds toute 



*wjt,~*.L.<***v- directs &veo la Curie ' remains -eat inter dite aur 
eccl^siastiques d'Autriche, Le sersaent xjua pritent les .a^que 
a leur introni Ration vis-a-vis du P ape eat medifi6 dans ce 
sens, et le nonce est rtfduit a des fonotione pur ament ' diploma 
tiquea. Les cir conscriptions dioce's&lftas sont remani^es par 
1'lSmpereur et il cr^s^ de s a prop re autpritg,. des chares de 
caiapaga* II decide de former lea pr&tres dans des 3cdles cle 
l y jfeat; il supprime las s&ainairss ^piscopaux et les 3coies 
eonventualles $ ainsi qua le college remain d Tienii s lea . 
prStres seront formes dans lea univarsitds de tiidologie 8 les 
'universit^s -d'litat,. ou ils s raneontreront, d e -ailleurs ' 
les apprentis pasteurs, .puis -dans huit s^minaires g^ 

or^&nis^s par 1'Stat et ou ils re^oivent la doctrine -_, 

par l ? Etat Cette doctrine qui leur est enssign^e dans 'les' 
seralaairas gen^raux s ;c f est'le gallicanisiae -et le f^bronlanis* 
me; le progr^aoaae en a 3t6 fait par un^B^n^difjtin^ HauteziB- 
traucii; il coaports 235 foriailss^ In&pir^es par le gallicanis. 
as ou par la doctrine de Febronius,- iat-roduisani d ? aillurs 
dans ce pro^rauiae d ? ^tudes de bonnes alioses ? comisa la patrolo 
gie t la tholo0i9 pastor ale t ate* * Iraiix, l f stat : utilise- le 
pritre poSr son proprs servioe s les aur^s sont-tenus d'ouvrlj 
a c^t^ de l^ur paroisse,, un ^col 4e aoxale et d'^conomi 
agricoi; le cur^ easeignera aus payaans^ 022 rn^n temps qua ] 
les doctrines r@ligi\3ses s las nou T /elles mdtiiodes en isatidrs 
d ? agriculture; ils ''so'nt 'devenus des fonctionnaires da morale 
de disciplias et d f utility * gecdrale;'-. "Ainsi, les conditiona 
"> vie du clerg^ et 10 ^roit canon sont maiiitenant s en Aut 
elabor^s et fonsul^ par 1* Stat 



.t?cxo ^v 9 u. x ay. tss&ziit eb ^rw jLyxsie ae j, 

aearpi^tsr sur 1 t@jcrain spiritual lui 

ter-^a-lr) A& 1 a 11^iir>ie_ il .dlialrma 1ft 



ap p 

1 terrain de la litbrgie, il diminne le 



dee fetes liturgiquee; 



supprima 15 sur 
'' 




txmDre aes t8'fi3 j,3,-surgiqueg| ij. .^n suppriiua J.D sur *z 9 . ix 
intervient dans l^s p^l@riaages 9 dass les'/pro'passio&S', qui 
sent interditasi il gimpllfis le servip-e..divin; il intervieiajf 
sn fisant \les s^femoiiias 'fun^'bres s '--aiissi-j "11 stipprlme las 
c Imeti &res &i tour dss ^gl3,ses t il int^rdi t 1 ss eonvQis reli* 
gieux , supprima 1 s b i ^ res t. Is s c av@ aux ? p our fair e c ono* 
ssie de boi^ et de pisrr % on ensev^llra tout .slKpiement les 
gens dans us s&s et on les mottra a mem la tsrr^ Be jaime il 
d5 c i'de sur le a litres yeli gi mx r il suppr ima t ous esus qu ' 
0nc our agent ce qu''il .appelle* w le.s suprstitiona w | an parti 
Her 11 fait mettra m pilbm les llvres de caauistiqu @t 
I 3 litres de tii^ologie -qu f il Jttge 'daxjgereua:, par essi 

neu-jr oit -n^fthant 1 f AS ^t i smft-. Tl SfisiM^t 'Ti as aarmflYTi t 



, 

ceuz qui 'pr3eh-ent l^aso^tismes. II soum@t las sermons des 
tres a sa censure* Pour Iui tout, cel^; c'sst one epu .rat 
de l f %lis@ v dont il ^@ut sa primer ies- vieiile's .iiabltudes 

las prljug&s Isiutil^ 'Safin, . Joseph II se fait lulm@m 
de la imleiir @t de" la n^ceSBits' du cierg'6 .^.6 filler s ~ea 

il siipprisie "tons les 0.rdi?@s ae&tesg>lati.f et les-'.o^nobi 
rien qu dans sea' ^tats h^r^dlt*irss ? 629 couvents eont ai 
formes* II interdit les '.coafire.rie8 9 -'il-. confisque les biens 
des c<mgrg&tiGi$* qui $ont mplo^ia a des ohosas utiles f 



zz 

' r-** , 

pour or&er des cur8 da eampagna ou bien pour former un 
"foada de. religion" qui servira pour le tfoiteraeht des 
l T en.$retien des gglises, etc,,.. II substitue I'assiaiance 
publique de 1'Etat eux "Praternitgs", p f d8t&~dir.e 
d* assistance 



. 2 



Routes ces-meeures ds Joseph II sont tr&s Craves er 
mais surtout pour 1 prinolp^ qu f elles rapr^sen- 
tent : ! T 2glIse est d6pos3d@ d f ell0-mme et assai > vie""k 1 T E 
Le Pspe s'efforqa, aatu rel leiae nt p .d^ompSclier cette empri 
il alia m%e^ -sn 1782 S Jusqu^k se rendx j a Tienne pour 
tacher d'obtenir des ooncQSslons de Joseph I'C; 11 fut recu 
avec b^aiiooup d'^gards et d'honnexrrs^ mais r^obtlBt rlsn du 
tout.Le nonce 9 aigr* "Ifiigaz'si, s ? efforQa tant qu'il put, mais 
ea vain v de freiner 1'ardeur r^fonaatrice d Josspti II, Oi< 
I'aut'Qrii^ da Jesepn II extend our ua trfes vasts domains*, 
t Is JosephiSBie a ainsi un ^noxme chsaap 5 ca sont a**b.prd 
les ^tats d'-vutriohe e\2x-.ia%ies s qul sont ^.aates 8 plus la Losa- 
bardio v %n Italia du nord^ p3,us les PaysBas s d^nB I 1 gurope 
Occidental8 ? si bieii qu'alnsi, p-raaque taute la cett-hoiicita 
d@ ! T Burspe central se .trouve soumise au josaphissaa $t 
pa a la pap^nt^^ Bs plus s c^tts doctrine ast ccnt&giev'Be; 
ell6 n f aur& t en fait s 'de' limit s .qucsi la nssietanos des popu 
lations catholi<|ues elles-mBies s par ex-emple en Hongrle @t 
d&BS les pays-Bas, cu bisn esi Toe can* La jessphies*^ 
schte dono 1'extrlse Unit du gallieasisias roy&i s - at 
doctrine en at si nette et si absolue qua le nom'niiae 
son &iteur lui est 



! S II nous r@st a v-oir maintenant 

de J^r^Sba^ Cellej3i, au 13&me sieele, a p*rdu sa gran- 
deur et sa 'belle-- ordonnance <5u 17 %m .siecle 9 Sa situation ast 

al'la est d^chircle sur elle-ffiis0L@ lls a perdta beau- 
p d@ terrain dans la soci4t^ 9 el la ' montrd ds sbua criants 
elle rest e 'en proia a des 'attaques "tr^a Ti7sa s sn face 
aes fl@ ^paralt ortalneia@nt iaf^risiir an Selat st 
n talantv II y subsists cepead&Qt de& eSl^iaa.nts da fors^ qui 
la feront survivrq el re^rivre pendant Xa 



de t3?anfoimaitisn ont 
sa s la qu ere lie .jans^ni'Ste t le mou^sisnt 



La CLuerelle jans^iaista, & ramplt las trois quarts 
at elle a au les GmsqU8aes 1@3 plus graves; mai,s 
la jansenisme du ISesn? siecle,- e f e^t s n France,, "tout 
clios qua Port- Ho jal; ee n f at plus un d'oetrini thSo 
le Jansenism egt psa^ sur Is plan de la discipline st ae Is 
vie rsligieus quotidinn s ou 11 sa marque par l f ^loi^xie 
das saor@meiGts e par la 'ddfaveur du oulte ds la Tiargfr at 
ssdnts; . il repr^^exkte -ainei, dans la pratique re.Mgi^use s 
certain d3s^-cnsmnt de la. vie religi^ase-j qul 4carta .las 
sensible^ at InQUi&t^s* B@ jpluB 9 -le jartssjsismft a *5vi6 

au .coura de la Intta.i- il a ehang6 de camp 



; M 34 ~ . _ 

s'est alors retourn t il a drassd contra les 
bas clerg6, : .en adopt ant des doctrines ddjk ^nonc^ee,, au 
ole pr^cuSdemt, par Edmond Richer; cos doctrines rich^rietas 
faisaient des pritres les successor des disciples du Christ 
et, & oe titrs, r^olamaient pouT les prStres le droit d .par- 
ti ciper au gouvernement de l*-gglise dans las synodes. dioc4~ . 
sains, le droit da parti c?iper s par exe^la , aux remaniemants 
du cat^ehisme; sn scmiafl v le rich<Srisme d'esiidait ? pour le "bas , 
clerge-j. UBS collaboration avec. lea'^vdques et rejetalt la su- 
3<5tibn'.que lea ^vSquea faisaient 'pe.scr de plus en plus louxd -t 
inent^ depuis Louis XI V c stir les prStres* Les Jansdnistes ont 
fait, d ? autre part. e ^>p^l aux Ia.qu'd8 9 so it aux ParlementSj, 
soit.au populaire luiiaem tf Lss Parlesients ont soutenu ls 
3ansuniates 9 saaim<5s par la do.otrines d* pr^ssrysr la 
eivils et 1 ppuvoir royal centre" les. ampldtementa da Is 
puissance dcclesiastique", ooarae lie diai$nt "Les 
se sent institues @galeia9nt. las df@nsaurs des droit's ds fi- 
ddles centre les exigences du olerg^, par example dans l f af- 
fair d@a biiiats de confession. Us out. dr@sse eontr .las' 
protections des e"v'8que.s et d Roma lur gr'&nd rasiontrsziba 
.1753. Les jans^nistes ont fait appal au'esi.tAix masses popu-' 
lairas': Je n ? en dcnnorai pour- eie^ple q.ua ISB mouvements 
des "convulsionnaires de SaintM6dard :! t les Miracles popu- 
lair.es qui eur@nt lieu un p^u. pair tout* ' 



le ^aasenisjae^ fi&ando'nrie' par la haute soci< 
a nvahl la bourgeoisie t la magistratura lotsale^ II a 
u das co ns queue ee grave ^u point d$ ?ue d 1'Sglisa s il 
& favoris^ et provo^u^ la laaini&ise 3u gouvera&saant sur les 
affaires s pirituelles* lg y <vtqu$s @iuf>m&Bi8, dans.leurs lut 
tae contra les jans^sHste.s^-'.'ont f&it appel an roi; Rm& 
an 1758 f a utilise 1 ? &iitcirlt< gu^raekatal@ & 1* roi a 
ainsi reeonnu corns xm s@rts &@ l^gialat^ur a-t d f arbit; 
et il en a profits 11 se fara lui-misia l f aitcyit 
ma en mat id re dfe refonaa des r^-gcilia?s- k p^rtir d 1766, 
seconde cons^qu^Be du mouvement ' 3sns4i2lsta..s '/dtd. cett^ rs 
TanciiQ q.u ls jan^^nistes snt pris^ sar l@urs ^maads OB 
faisaat suppriB.er..l ? o.i?dre ds Jesuit els par 1 Parlamant 
178H 9 par 1 gouvernsment n 1764> Puis la eo^mission das 
crd^a n 1766* a trsraillg, ^tant,- ella r .asaanti.' 
3Cqua, h' la r.Sf oxna ' des' moines^' L9 . gouf ernaj^nt a 
1768, un edit q.ui fixait,- d son autorit4 f -.. l f % ds 
, q\ii acume.ttaxt' las r^euliars h l.Vortlnsir-e 
1 ? 4v &u s q[iii f ixai t laur- aombr ,et 1 iir p $p ar'ti ti aa dans 
les cou^ants^ A la suita du travail da la ' 
guliersj, dix'ffii'lla .nioljDi8 ou rsligiiia8 ont 
prin4s w L jansdnisna s'dnc rapr^saixtd una 
blissanant 'da l ? Egliaa. an alla-tm<i^ at ' an dimlioKi^t^ ..X0 
arB0^ da -resist anc qu'ella opp-osal-i ..lOi^ouvapnfBieiadfc' '' v ' 



L- f autra ^l^ioant 




las;, las pjb.il os ophas 



philosophes 

gist rent an affet avee ralllene tous lea Episodes da la 
querello entre leur adversftlres C f st h partlr ds 1750 
qua commence la critique hardie du saond philosophise con- 
tra la: religion e lie-undue , en puisant das arsues dans I f ex6- 
g&se ou dans les- conclusions aatt&rialistes ' de la science. , 
En mme temps 9 :il s f efforo de ddgsgar une morale affran- 
piiie' # la religion et dMtablir la tol^ranco on matidre 
rellgius'e. Cette grand-e offensive 'centre I'Egllse est con- 
temp oral ne d&B billets d confession^ et le r^sultat s T en 
inscrit tres'vite Sntra 1750 et 1770 S nous .avona d mul- 
tiples 'tsmoignages sur I 1 Incredulity des haiitss classes g 
1770 & alias se montrsnt ouvertdnent incr^dulas, A 



art ir -de 1780^ c'est'.le tour-^dd la bourgeoisie de s'affir- 



msr voltairienne* Ainsl, lg classes ^ui se ^entrant 
dul<5S p o sont cellos qui vont jus talent fairs la re*volu 
tion ^olitiqu, 311 es vont app-orter dans 'la reJfojcm0 de 1 
t@t, qu ? ells vont opdrer h partir de 1789 3 ua sprit iios- 
tlle & l f organisation traditiom^Jlle ds I'Bglise at au fond 
da erojsoacss qui const ituait le o at h. olio lama, 



T0us oonnaias'eis. depuis loz^tas^s, par les m&nuels, 
.l v ensemble ds' abus qui affeetaient.<l v glis* d I'ranoe k la 
veills. '&e- la HgTGlution* Ta n r7ins pas . eur c* point;. 

q.ui vous st cQEinUp maia je ^mx 9 $ p^n^trajit un pea plus 
dsna la vie d l ? Sglise 9 examiner qu^lques t^&itis de sa vie 
profonds* Trois m sembl<@nt particulierement slgaifieatifs, 
Bt 9 d ? abord 5 le fait que' la r^ si stance da l ? :%l.ise au mouve* 
nent; philosophl-gue n f apas e"t& sans r^^ultat s II @st cer 
tain q.u I'E^lise ne pi^santait pas^ vis-kvi^ de ses ad- 
^ersaires s l^eusemble de talents at d@ flguia* Ist-sllsotuel- 
19. .dd8-philosophd3 f mai s oependant^ ells ? st 44f@ndu 
dans differ@nts domalnsSe- Bans '1$ dcsiain intellctuel. elle 

par Iss. m^mos m%@B^ ^ui-air&i@i^ s&rvi a di 
contr elle ; la pol^miqiue, I'lranio, -Ainsi 

d^fe&eeur d@ l f Eglisa s inv^nta oe surno^ 
lea phil.oebphes^ qui- fit fortune ? les "eaoou&es 11 * . 
' ddfenseurs' da I'Eglis dans la mtmss domain at 

3 cita^al enoore 
l v abi>6 Barrel* 1m s'^lsvaat .audessu0 da la 




: . -. 26. r ' . ' ' . '. ' 

etaient los CapUGins de Marseille^ qui avaiant 
organises par mgr de Belsunoe, Para&l lea missions las 
plus retontissantes qui avaient 6t prioJa^es fut cello du 
de 1775 



Enfin, e f <53t par l f er^eigneiaerit que'l'Sglise 
av&it essays de r^aister aux attaques. j il ltd fallu 
faire tin grand effort sur oe point f pour-parer k la crise 
provoquds par la suppression de I'O-rdre d0s j^ suite's at, 
aussie par la mainiais'e dangereuse du gouvoraement sur I'en- 
aeignefiient . Sn effet fl un Jdit de f^vrier 1753 avait confi< 
la direction des coll^guea h .des c^nseils d'adiaini strati on 
de lat^ues, ' sous 1 pr^sidenoe d l*4vQU6* Dans leur de- 
fense des colleges ft les ^cclBSi^atiques ont 6t^ appuyd'ft, 
1 pi up art du temps 8 par las aiunioipaiit^s, qui lur con- 
dial ent la direction des colleges ou leur fournissaient de 
l f argent pour les 'Siriger; II fallut trouper des profes- 
seurs pour resplacer les J suites : ^a les^.trouva^ soit 
dans des pr litres s^caliars^ soit dans csrtalnes eoagr^ga 
tion8 9 les B6ae dieting les Orator ians ou 'les Doctrinaires* 
3n 17"89 ? 1 f : ens e ignement religlem? stait solide fl puisqu ? il 
cotapraaiait 56S co!I4gs s ^ant TS 9 I ?40 ^le?@s^ Le budget 
que l^lglise conaasr^it &'.@t enseign^sient dtait'de 30 
solllisns. 



Il'y & dons , 4a32S -1& resistance k 1 F attaq.ua " 
pnil qaophi'que f une oeuvrs pi^ti^uo fsita par l ? Sglis@ f sans 
iolatj incapable^ ^^idemment^ de riiraliser avee 'la' splen* 
deur du rnoiids philosopjaique^ mai@ -un- travail effect if* 
C f sst gr^,Q k c travail q^us les. croyaccies at les habitudes 
chr^tisnnes out .' 6t6 maiatesuea dans la masse et, 

dans lea populations 



Un second trait de cette EglisQo c f est l ? un 
e* Le jauseniSB^ 'a di-epara de I'Sglise; il sub- 
stn seulesient quelgues centres ou-lAegi'retr-ouve l ? esprlt 
Port*Hoy&'l t sinsi quslquss parois^ss s ^ Paris g la pa 
roisse Saint-J Deques d^ Haut*Fas. 9 quelquas c^ntr^e Intel- 



. 

si I'On^peut dire fe des jansnieies ? ^u'ile avaient ' 

' 



conserve et ^ti^on appelle .-"la'boita a Pej?rett's w & du 

presaier Jans^niste qui av-ait administr4 cette caiase s 
colaaj au.ssij estreta^ues par des .parti gaiters 
tout' cell, ^tai-t s&ns rs^ snnarasnt t s&ns action 
u stile* 'La tMologie. des s^mnairas' av'sit >t 
expurg^e du Janeesisaie or Iss B(^iinsir0s 8 
Sttbatituaiejst de plus .en plua < sux univarsit^s dans la : 
paratioa des pr^tr^s^ L@^s university s sont r'este"es. plus 
tr&ditionalietes tandis qua les steinair8 oxit ^t^ plus 
oiles It reformer s^aas leur -sprit et datss Istir ss^igne- 
e.nt. puisquHia d^peMaisst e^<?lusl?emsnt de 1& direction 
d I*6$qu8s "Las professetirs de cs^ 8^siin&ir@s put ^t^ 
surtout r dtane cette ssconde moiti^ du 18te. .sidcle 9 -des- Su 
p-iciens et desVjLassaristes,-. plut-St' ^us -.dee BominioaiTjs 



' : - 27 - v - ' .' ', 

Oratoriejas et des Doctrinal res 9 qui sent pen a peu 
par les 3vquea tt Or. dans oes s&a&inaires,, nous sroyons adop 
ter dea manuals &e & ol ogi e qui vont durer encore pendant 
la premiere moitiS du 19 si&oie 'et qul oont tou8 d ? esprit 
mollniste : .airi&i, la th^ologia d Poitiers, qui est de 
1711, las trait^e de Tpurndly, parus azj 1725 a 1730,, la 
tii^ologle de Collet* Sous ces ouvragee seront encore en 
usage dans les B^minaires j usque vers 1850* Toutes ees 
theologies- ont ?^ba,nd<5nn^ le point de vu3 pesFimiste des 
Janseniatee sur la grSee at BUT I 1 incapacity de la nature 
Iramainew II 0st bien ^^id9.nt r/ d^iliettrR, <iU3 ces theories 
pes&imist03 n*iraient gudre ..avec 1' esprit du si&cle, 
sst -tout k I 1 optimists et a l ? id^e de perfectibility 



Mais ? si le Jansenisms n ? exist e plue dans .l 
se m^iaa^ I'S^lis e^t sosimde d ? esprit gfcllle&au C f egt &u 
18esa8 .si^cle que s'offganiseat touted les liturgies gallioa 
nee de dioceses', avoc la diversity de leurs c^r^zaonios ? la 
varl^t^' da leurs ciiants; siles se substituent progressive- 
usent a la th^ologie romsine ' le bi ; ^viaire roaiaia est ex 
puls^ veT8' 1736 f . le missel yers 17S8o, La th^orie gallisahe 
d l. ? Sglise franqaise, c y S8t 9 s&as dout 5 ^ue l ? unll de 
l^S'glis ast c ondi t ionn^ par la primsut^ on Pape^ m&is 
oette primauta du Pape n'est qu'ind^fectible ? et non pas 
infaillible : slle me psut cesser, elle ne paut disparaf 
tr'e r mals lie peut errer^, . Lsgngallie&ns envisageat ! 7 
se cemme une monarshis temp^r^e par 1 ? arista er-atie dss 
^ues. Le pouvoir l^gisl*tif du Pape n ? est pas, pour eux t 
absolu; il doit respecter Iss regies g<Sn^ral^s qui ont 
port^es par les Ccnc lies st qui sont asnsacr^es par 



pod?bir : d v app'el; il ne p@ut Gcnasd^tre en -premidr-e instanoa, 
du point de vue jurididtiGnnele^ que .car tallies causaa tout 
k fait sp^oiales qui lui sont r^serT^es* JSnfin y . si le Pape 
est 10 dooteur unlverael 4s 1'gglise oa matifere de foi et 
ea laatier de moral, son jugam5nt 5 pourtant ? n'sat pas 
infaillible; il nessrait irrgfo^mable que loj?sq.ue leg ^^i- 
qaes liii ont donni leu^ asses tiiaent, Toil^ la tii^orle gal-' 
licane de 



. JX>no, du paint de ^ue de la. doctrine^ la lutte 
las philosop&es & aid^ l ? lglise de France k recons- 
tituer soa usit^i mais elle sons$rf^ une grand liberty de 
? une gragide libert^ de Xangage^ qui nous apparalt 
un p-eu <'t cpnante ' s&jour&'&u'ij slnon nn peu.^oan- 
.et slle canssrve cet esprit 4 f autoscJini vis-avis 
qui ^tait 'Mjh celui da la fin 



fau't noieir V influence ^re^ive du 
ur 1 ? I^li s^ Bile se . man! f este da 'plusi-eurs f a^Ojcis 
d f abord^. par i*inraulit3 i^fee da G^rtslssi eeel^slasiiquas 
dans le-' h Hit eierg s .edr.t.&ins ^loues sent 

de 



t 



fcien Billon, arcfcovSque de larbonne; ceux-ci font ouverte-. 
went profession d'inoredulit'e; d'autres sonfc plus doutoux* 
mais spnt vraisarnblafclaiaent i nor Sdule^ par example are- 
tauil ou lafont da $ swine* Bane les rangs inf<Srieura dn 
clerge 1 , nous, trouvons ^gslerasnt bcaucoup d f c<*13siastiques 
qui. ont p.ardu la foi, t els qua l f abb& Horellet^ tele qua 
l j abh Mably, ou bien tals qua" le celebre alia Provost, . 
.ohapelain du prlnoe de Conti : lorsqu T ll s'tSt&it prsent6 
au prince de Conti pour deveair so^ chapelain^,. las deux 
horamss avaieiit entretenu une. yive convarsatioa' philosophl-* 
qtie; ils 39 s^p&r^rent encaant^B l*un de 1'autre, lorsqiie 
1'abbd eut.un scrupule an .moment do se retirer et dit au 
prince : ^onseignaury il faut- que je ^ous avoue que s si 
je deviens votrc chapelaiap .}a n 1 ai espendant pas l ? liabita 
de de "dire la masse 11 , et la prince lui r^pondit s "Monaieur 
l f abb^ ? calk ne fait rion, ^e n 1 ai pa^ 1 ? habitude de I 1 en- 
tendre", Si tous f naturellenent, ns sent pas arrives h 
I'incrddulit^ ? be&ucoup sent- 'plus ou laoins impregi^s d ? as- 
prit -ph.il os ophi qua ou sent .das philos^phas oux-mmes 5 tels 



qua Gondilla.e, Haynal.,, Barth^lessy* Certains sont mtess dos 
fsnfaror.B ae la" religion natureile du Tlcaire 'Savoyard 
I 1 abb a Be'auvais, I'.abb^ S'aucJietp I 1 abb ^ Kaury ou 



L' Influence du siaele se traduit aiissi par la r^ 
volte du bas-olerg^ contr la hldparchi, r^^olte qui a et< 
enoonrags par les tli^crids jsns^nistss et .par les excita- 
tions des philosophes^ De 176S k 1765 commence une campagne 
pour l f augmentation de la "portion 0ongrue K des 
tiques* on la voit msttre dans plusieurs ^v^eh^s* te Grre 
noble, de Ch&rtrea, da I'ontpe liter 3 de Bayeux^ d ^Angers 9 
etc. 'D f autre part 5 les prt?ds- demandant k parti clp@r 
a'tix """bureaux t3ioc^sains- ff , ^ui r^partiasexjit- estre 
roisses .-lea "ddoisses^j G^sat-^-atre i*imp8t.qui ' 
lev 6 sur les sesal^sisstitiuas,, La rei ' itttr?iint en 
du pas clerg^ s&ipies de 1* assseaabl^ des^ ^vdques 's' ^t&BS .un 
^dit de l^GSj il presorit d ? augm8ntar les traitexsenta-du 
b&s olerg^ <9 mais sans grand r*sultat & dfi? tall.e . sorte -qu-e 
1& ca^agn oil bas clerg^ gTi^dlt^ ^s l?f 6 $ 9 lie trciuv^- son 
.expression dans u& livr-a qui a baaueoup de' suco^e t de l ? ab 

-drl t ' des euy a t des 



{ _ i < t t 

'cgnsl d^ r < s i _ daias leur _.dJBuoTe rajeFQ^^^j^Clue^^ 
vSWTes cur^s To^^F^^F*^ii?cTlTriSs^ 
dicatSj dirions nous aujourd ? liuis,' qus'le 'Conseil Royal', a- 
intard.it. d ? aillurs g en 1781, mais"qui t cepen.fiant F se oo'n-' 
G^est e:a 1786 seal em ant , k"l'a ; vaill9 de la '-B3volu~ 
JLQB cur^s obstiendront"tme-'16g6re au^mantatioa 
leur port! ' 



7 a lk ? .d^ns I^lglis6 9 urn danger ' grave 
-du point d vua dootrlne f "s^aa.t jwfaita, sans 
mais UB.n^-ts^el sbims s f 4 st 4r4g_dan^ l f lgliea f entre la 

et -1 ba,oirg^| l*^glis@ st an 'train de se 
stir urn satre . plsuai^ ui 1 la plan politl.qud t 




. ' - 29 ~ 

Vous voyes que ce tableau de 1'Kglise a la fin du 
ISeme sifccle est bien nolr* Dana toufce I'Surope^ aussi bien 
dans son chef que dane seg membr^e^ X'Bglise nous apparaft 
terriblesaent affaiblie* II gemble qu'une r6forme de l f Egli- 
se soit absolument urgent; mais ce qui et gr&ve, o'est 
la papaut^ n f a plus 1'autorit^ n<3cessaire pour faire cett 
r^forma, t l f on peut m%i penser qu' la papsgit^ n'a pas le 
sentimejat que 'oette r^ forme et n4c3saire Par tout, l f au- 
torit^ civile est ^u bien en train^ ou bien en at tent e de 
fairs cett e r<*fo:me que l f Bglise ;n fait pas; all g f ef for- 
ce de'ettre la main sur le domaine accle-.eifestiqud, Enfin^ 
une .parti de la soci^t^ s f est d^,1k d^taoiie de I'Eglise. 
On .peut dir qua l Sglisa 9 d&ns toutes aez? manifest a tions/ 
nous app2*ratt dans un grand dSlebreiasnt., st Q d^labreiaent 
va etre pouss^ a la ruino par les effeta de la Revolution 
sur ! 7 lgliBQ 

. Ill - %&& effets dQ la H^^oluti-on - 



La Revolution a^ en affet, 9 pro'voqu^ l.'effondre- 
ment de tout I'Eglise, soit,' dirsctAiont et prasq.ua su.ssi- 
tt>t, 1 ? ef f ondrement de 1 ? Sglise d$ France st 9 en se prapa- 
ge&nt & des Sglises des pays que- la. France conquiert pendant 
la H<5volution s soit 9 indirec.tement,' par I'effondrement des 
Sglises qui se sont trouv^es en contact avec lea id^es r&n 
caises et qui se sont. en quelque sorte^ ^branl^as sous cot 
te pousaee j ainsi 9 l^Eglise d'Allemsgne^ Bnfin, la pa^aiit^ 
elle-iaSm s : effondra sous lee coups de, la politique 'ran- 
Qaise, Ce sont cos trois draises qu f il nous reste & montrer* 
Montrons d ? a.bo?d l f effondr.ement de l ? Sgliae de France. 

- 



ne vale pas 5 sans doute, vous raconter touts 
cett politiqua rellgiause de la Rgvolutiozs.- Ge qus j veux 
S8ulement ? o F est 1& caracteriser et VOUB fiaire le point de 
son action sur l ? Irllse Une-dtude plus generale et plus 
pr6oi.se d la politique religieuse. de la ^^olutioa se trou- 
v-era dans toutes les histolxes de la B6volutioa t dans cer- 
tains duvr-sges sp^cisais: 5 comme le li^re de Mathiea sur "Borne 

"* su * tout dans la graade "Histoire " 

Pierre de la (Jor oenaT 



- 

de lVStat 

~ 



sous la H^70lution y un importance 
O0n8ld6rablft 111 a .'^t6 one- des causes de iMchec d la 

tion et 9 -pour certains, la H^ volution a pu sj>paraltr 
un a^el eatre -lea deux religiossa : la religion pfeilo- 

et 'la .religia G&thdllqu*,, -;Pour lee eath.oli.qu ess ^ 
la, He^olutiesi- pr^isente qua.lque oiiose .d W e&taaique 1l s sel.au- 

li, d Maistre* 'lie "est w ea. qpelque 
I'Antdeteis't* . Pout ls r^i?oluU,ansire8 s Xm reit* . 
o T ;69t le . fai'flfcl6tti9 9 - la superstition^ 1^ grand bs 
'aiax progr^s 4 la oi^ilisati^ 1^ part at d*'e&tra t 
-a d0^o tea-daoda.a' fair d0ux2^e "&A' rdlit f ,1m quas- 



; .- . - 30 - '- . . .' : ; ... ;. 

tion cat be&ueQUp plus complete: ei comport a beaucoup plus.de 
nuances. 



.A - toyone d'abord rapidesient en quoi 

cette poliTjTque rsligisuse de la Revolution. Un fait nous 
fr&ppe, i|Ui ast d ? ail;leurs une loi dss revolutions s o T eat 
IV acceleration progressive^ au fur et a raesure ^ue la temps 
marche et que les v&nemsnts poussent* La Revolution n'est 
pas psrtie d f un point de vue .a3iti~r8ligieux c ni rame antl- 
eatholique; ells sst eepsnd&at arrives tre vite a la perse- 
cution st k une volont^"els dechristiani8Wtl023o Bans cette 

trois 



La preai^ra est cello ou l^ofcJQi de la Revolution 
etait seulement d^ fair la r^forine de l l Eglis ? . eett r^for- 
ma dont la necessity etait reeonnue pay toufc .t dssit, d'atl- 
leurs ? lea rdifomes -poliiiques et soeiodea faites par Is 
Constituents taisaient une autra acesit6-, car i-i fall ait'-' 
bien harmoniser I 1 %,}.isa avec la nouveau r^^ime de la 
te* Mais par- qui gerait fs-ite estte rf>fcrEis ? tans qua! 
prit eerait-elle faite? To ilk qui day ait fair e surgir ua 
preifiier mlantsnau entre l ? Sglise et la Bdl?bluti ozs.- Les Cons 
tituants ne ??cnt pas irr^ligleux; ils ne sont pas hostiles 
au catliolieleffisj sulfeH0nt t ils sont iinpr^gn^E d la doctri- 
ne JOsaphirite da ' -IMCtat; ee sont des gall loans. -ou des .janse 
nietes-'tout au.iaoins, Jaostiles^ par s^nsdquQnt $ h HmQ ? et 
d<sireu3r de r^tsblir g selon 1 ? esprit ^anslnist9 ? Is pure 1 6 
de PEglisa* Ainsl , Is reform va <iire fait par le pou^oir 
civil, sans la collaboration .de "Heise*, Tsilk .une pgemiere dif 
ficult^* Un seconds^ c'est qua cette rdfpme siatrals la 
destruction de I'fencienne Eglis ds ^v^nee t qu*sHe' o'6~ '' 
porte das Concept ions qui sont iB&admiasiblss pour l f autp- 
rite: .cat-hoi iqu el 




teul.e 

1'Ancien H^gine .'"Gette destruction 8t fsite d*abord .' pai* 
dec rets do 4 -&ot!t, $ul "suppriment la elerg comma c.-or.psg' 
BIS o?dre dans I 1 It at? qui suppriment les droits <0dauXg 'et. t 
avec eux 8 d^cident la rasliat des dimes P puis leur abolition 
pure et simple, le 11 aou"t s suppriment uns grsaid. parti des 

suppriment Ia@avu2atss ? bien <aue celles'-c ftissent 
dans le Concordat d 1516 et n ? uasent -done pas 
supprimSes sans 1 s as sentiment du Pape ft Ua second d^er 
xistlonaliste les bi ens flu elrgg B la Z nevembre 1789^ Puis 
c T 6st 1 Abolition, des voeux sianastiqu^s et^l ? au tori Cation, 
peur .les iBOioies. 0t Ies-.religieuses 9 -de' quitter lews, cdu* 
vents f le 13 f^vrl^r 1790*. ^u@lqua tes^s apr^e-; d ? aiilur 
dane une p^rlode ou la lutte eat d^JI, age^^ oe 
sera ^lar^i s la 18 asil't 1?9E ? -epnt 
tions pureiasnt @t iiimplaaBiwt* Eaflm & 
.^cheve de d^molir' l r lglise/ t r ^B.olsm : M&i.'B. .s...-,jj*2i ; '<Sa.. 



' - - 31 - ' ' . 

, . . j 

de pi6t6 et qiii leur substitue 1 T assistance pufclique. 

Oette destruction de 1 * jSglj.se 6 tait la condition 
de la construction d'une jgglise ncuvella, et cette construct 
tion est faite par la Constitution Civile du ClergS du 12 
Juillet 1790,, Deux iddes ;fondani3n tales animent oette ^orga- 
nisation s 1'iudependancQ de l ? Sglise-de France vis -&~ vis do 
Hozae ? d ? une part s la nationalisation d'e l*Egli3e en la cai~ 
quant sur I'orgiAriisation de 1'stst, de I'aufre, Sur oss dU3D 
points, la. Oonstitutioxi Civile du Clarg n'est pas ^utre 
, chose qus l^aboutisseiaent des theories gallicaBes qua nous 
avons vuas Stre c- a lies du slecle, ou bien encora 9 si l ? on 
veut 9 le pendant v en France ., c!es r^formeB de Joaeph II,, s eat 
an vertu de cea id^es que la Constitution Civile comprend 
c^uatre psints % le reirtaniemant des circonscriptions ti .cole- 
si asti^uea pour les laettre d' accord avec les eiroonscrip- 
tions adminii5tr&tives e le trait sment su bs tit u^ aux dotations 
et propri^tee des olercs. Is d^tach^raent, dans toute la me- 
sure du possible^ de l T Sglise viR-avis de Home 9 enfia la 
ac>iaination des pritrsa par l^ 



Sur eas quatre points, il y av&j.t des 
de discussion, ^out o^lk n ? e-st pas fnoi6rpisnt inacceptable 
pour le .cata01iei3me s Mais il y .snrait ssutr^ chose s D ? apr^s 
" Ky osiM pn de 8 prj.no igeg ear _ 1& Cong titutl on Civ lie dn 

q.u'1 fut "rS'^GCgft par Jagr de BoIigeTJa et ^, laguelle 
tous Iss evSques.Bauf GuatrSg et q.ui 



par consequents le point de vue de l^giss propreejent dite, 
il. y-a quatr points qui, dens la r^forme aont contrairss 
act droit caasniqu s' le pretaier est la supprdsaion de 51 
si%gs 6pisoopsux; 1 : second est l f Election des pritres par 
des colleges ^ou figurent des non-c.atiioliquss; ea sont $ an 
offeif Ids .gieotsbrs ordiaair^s qui dsivsnt nomin^r les prS- 
tras et Iss viqn^as L troisl.ffi y est 1 'attribution aus 
m^tropolitainSs. c^sst-^dire aux aroheviquss ds I 1 institu- 
tion des -gviques* "Le quatridfts^ anfin s sst la suppression ds 
rapports d ? ob4iessnce SB^SSTS le .Paps*- I^i, " il -a*y a plus aeu 
lament r^formes ^os^phistes^ il y a usurpation sur 1 dosaaine 



eettd C033^titution n f s-.t*alle p-as 
la Paps? La presold r a raison ? c ? est qu$ les 
CoiaiBtltuants. n T9ul-&l9at n<goelar q.u ? une fois la -r^ forme 
fait daoe"8..Qzi naamfele s lls voulsient faire la rg-'-fpme, 
la presenter ensuit sa Pap^ et aon pas r foraar.de concert 
avee 1 Bape; 11& a ? admattrsient le ?spa k dia cuter q.u s une 
fo.ls l f oeuvre &sjhv^e* Un^ ssitra rai&on tient a 1 

eu s f est tenu Issgtsmps le 
masoifest^ d@ sa irolontd; 

pare <|o.e_ $ . ge^iet-il 9 il & -^t^ '&!.. info -rso^ par 1 ministre 
ds Aff mires . Sira&geres fraaqals, la comte d<@ Mantmorin, ou 
pair 1 Bne@ Iulmo; cs^Hi, ti@nt usei.^ oa <va / e la pspe a 
: par- le @ou^l cl ^a prinoipati d'A^igmaB^ dans . 
la' r^rolutiofii. atr,ait 'ol&t6;- seik -tient .enfiii k ce 
1. Bnpei '. 0lt .tsM&p ecsafi^at aaa@ I pou-?olr 'at da^a. la 

il eis^tait trop atas Luis ITI pour 



~. 32 *'.'" ' ' ''- 

toutar^ forme dangerous a* Safin, son attitude conoiiiante 
sur dea questions te*ap ore lies, comrae oelles das dtiaas ou des 
annatea, donndrent k croire auz COnstituants quo l f opposition 
du Pap fce serait pas irr& duct ible Tou jours est-il qu le 
Papa avait suspendu son j u gamut ou 1'avait tenu secret* 
C Jest 39ulBisnt dans uae allocution & un consi stoire secret , 
le 29 mars 1790, qu*-il &^it cOBdasine les lois d r^foraies 
dSjjk yot<56S par la Constltua&tQ, L ^ septembr 1790 P alifers 
<iue 1 temps s ? av&nosdt, puisqu f il j av&it d^.jk trois moie 
qua la Const itution r clvtl- 4^&it faite. ur Bref du Pap,, 
adress^ k Louis XVI le oonjurait dd s'oppOBsr k la Consti- 
tution Oivi Is g ds a'* 7 pas ' donn&r sen acrsord* G'aat. seuloment 
le 10 ai-ars 1791 tjue par alt 1 Bref de oondajan-ation d la 
Constitution Civile^ p^re qu f @lle oontient dea .principee- ii5- 
r6tiques p k sa-^oir la dgpendaxi -.c da Is puissance ecclesiaer- 
tiqus vigkvio da l^autorit^ t3 princes et. sassi, . i f Elec- 
tion &es pr^tr^s confi^ au psupls; plus partiouli$rement s 
en dehors de csas d@ux ^ctrinea har^ti<xuB 9 1 Pape eondamne, 
dans la Constitution Civile^ le b0ulev0rsemnt das dioo^ses 9 
la ;juridiotl0!i das tribusaiisr civilsv sur les causes 3ce 16 si as- 
9 1 ? existence d f tin COnseil Episcopal a c0t^ des ^vq.U83 
nfin^ I'avilisseKsht "da clergd par la suppression de ss 
riet^s t par ?^ ? octroi d'un traitajaant s eomms a des fonc- 
tionnaires ordinaires* ^ualqu temps s^rfes.^ un Bref du 13 
avril de la mfe smn^ 1791 interdlsfej.it tout &ets 
tiqiia 



i s ? opposalent lea deux aonoeptio'zis f pa dame n- 
tales qui apparsis^aisnt /IrrSductible's i la coneeptios. tra>- 

ditlonnell^ eat&olicaua^ qua maintesait 1 Pape v .et la ocmoep- 
tion -oatholique gallic arse-, qui ssiimait I@B Ooi^tituants, mais 
cette conception galiie&ne pouss^a ssi,1ourd f hui Jus^u^ l f ex 
trSme rigueur at ? en quelque sort@ s 'de>i6e da ss lign ca 
tholiques par l T esprit des pliilosppli^s^ Tous vqyea; qua 1 s on 
peut dir-s que. ? a cette 'Consul tutio&'-'Civil ? h la fa^.on dont 
c ' pro-bleme reli^ie'ux -<itsi''t' pos^ 9 about! csaient tout as - 
doctrines du 18diie 3iecld que.nous avons analya^es, 



Taila done '.la pre^i^re phase de eQtte his'toire- re 
ligieuss. La seconie ?& da la rd forma k le pears 4 cut! on 
ici p le 6tapes sont rapidemant francfeleB." La -premiere 
celle de la mis. en application d la Constitution Civile 
avsnt mtme qu.@ le P^pe ss fuV prca3ioru> - sur elle !La mS 
litiqu -unil&t^rale que nous avoxsa; v&@ inspirer la reforii 
ixzbpire son -application, .Mais c r 'est d f abord .n@ periods de 
confien t'le. silence du Ps$ et I'incertitm'de des ev&jue's 
emptea de se renar bien eoiapte. OE 1' on va; Louis XT! est 
hesitant t .11 faiblit t &a Oonsell dm Roi du 24 ao$t 1790 S 



la Oonstit.tion ? Civila et^ m mois d 



.1790 f il confirsa 1* obligation d$ ..eernant 3) ? autr psrt s le 
nt jugeait. n^c^sair d mettre trs vite 
la COBStltmtiim Civile., ^tanf'-donsades las 
'ojne' las roy&listes. falsalent smrgir ^r^o h --la 

oetto' rai9on t 1 27 mv@mbr .17 
fonotioni&aires le-'seraeiat 



' !- 33 - 

a una Election; les oiiapitres de chsnolnas sent 
atcv. OB farma lea av$cii$s qua Ik Constitution Civile ne 
maintanait pas 9 on mat les soalles pur laurs aglisas cathtf- 
dralas* Apr&a la condaronzxtion du Pap v la mise.on applica- 
tion de la Constitution Civile .about it a 1& formation d'una 
Sgli schlBaatiqua, puisqua-la Pap a refuse d* an appro vi- 
va:? l f xietanee Au print amps ds i?91 9 a parti r du^mo is da 
f<$vrir at d'.rc&rs, on precede a I 1 election des 6vqu$a at 
das cards* La laisa en place de ces darniers antratne on 
basxieoup d points, des difficult^- t il faut aouvent lea 
installer par la fore ux seois d Juillet 9 d T aoilt t de 
septaiabre 



II y & done/ d^aormais, une Eglisa officsiellc^ qu 
la gcsvarsesient st ta?iu d poutenir Cetta Sglisa f dit 
"oonstitutionnall"^ se consid^re fccmjourg oaa parfalta- 
msnt o&tholiqua, bian qu^alle soit adpar^a du Papa, Sn face, 
a I'prigixia, l@s "r^fraotairas" m eont pas pr84cut^s; 1 T S~ 

rlfrsctaire st une Eglisa qui se aaintiaixt laorala 
mais qui conserve encore des_ faoilit 6s : 1@ cures pau- 
vivr s a titra da pr^tres iiabitu^s^ dans une paroissa, 
ou bi@n ils petrvent -adme louar des oh&pallas QU des j^gli 
p&roissial^ nn oecape8 par 1 -eglia const itutionne Ha 
pour y o^l^brer leur culte; ils y sont autoris^s par un 
@rt du 7 msd 1791^ Mais, pr ogres si vemant B oatte Eglis er^ 
marge t tol^r^ deviant un ^^lise s^spasta t intrdit@ 
Kll a ! malJa^ur d'etre priv^e de sas ohfa s e&r la plu- 
prt ds ^viques nt emigre : d tout l f ancin episcopat 9 
il na rsta qua quince ^v^ques ea ?ransa Las r^fraetairas 
,Sfd!3.t f d f autr part^ comprcmis du point da vua politiqu 9 par 
l*alliaBsa qn f il8 ont fait avec 1 royslisma, par tidal i^ re- 
iamt apr^s la_ fuite du roi L T agitation ^ui se r^pand daiis 
tout la Fr^no a -la favaur de .ees disoardaaj raligieuses 
produit un saarohie ccmtre laquall$ 1 goavaraa^cnt .v&-s6- 
vir, D f aillaurs, av<so 1*^1 act ion d la L^gisl^tit^ arrive 
m pouYOir^ an Frano^ un noinreau personnel politiqu : 
la Llgi&l skive est, a majority cosapc^s^a d libra-pens eurs 
u da ddi'stes ? da gens qui n sontplus oatkoliquas comma 
l f $talenfc lea Constituants 9 et ee gara^td^ s f aooantua encora 
ST@O la Cpnventios* Ainsi 9 c me snt plmss s cm soud la 
Conslituante, dss catholiq.uas gallic&ns qui sont au 
maie, mainten&nt^ las tenants de la p&ilosopiiie du 
eia'cla iaostiles m- 



Ceoi axpliqua qua l^on proefeda a la latcisation 
da 1'Ktat; lie sa pourault dan tous les dqisaines l^gisla- 
tifs s alia ast-.dtabli 1 divor.ca.^ la'-27'ual 1792^ puis 
l v d tat -civil, "la- 20 saptaiabra de la m8m asi2^a jga mm<@ 
taa^s ? la lutte oomraano oontra.l* opposition r^fractaira ? 
lutta'par la lot dt lutt d f&it : par -la ioi f c sont 
d v abord las deorats ~du S9 avbra 1791 t du 27 nai 179S $ 
mais qui.. s ant nuls at BOH -av@mus^ puisqu 16 roi ne laur a 
pas donnd s .-8andtloa 9 qu f il y a oppose son vto C f st 
le 10 sot t q^aa -eatta legislation emtr nviguur s 
iapbsa saclr&4 1 srsnt "a la librt<$ at k Pegalite" 



,, 



- 34 - 

\ 

sermon t qui n* comport plus t comma vous le vyez v 
sauce & la Constitution at -qui n* parl plus du roi Bils 
Is lol du 26 aoftt -d6ol.de de d6portr les prUtres re'fraotai- 
ree t tous ceux qui f omentr'it des troubles ou qui caus 
raient d soucls politiquee saa gouvarnm&nt, Ctte luita 
par la loi S T accoiapagne d T une lutte d fait, men<$ par las 
municipal it 6 et par ls olubs^ des arresttion par 1* pu- 
pl ou par les Comit<$s, puis des massaores individuals : 1* 
premier assassinat de pretrec st du 16 juin 1792 k Sntra- 
r^s d Uio; G soat nsuit lc massacres de sap- 
1?92 ? qui ooutfcrant la vio, d'aprfes la commission 
Btiqu qui a d^cid^ de cajioniser ou d beatifir ls 
siassaer5 en sept2Bbr 8 a 217 eccl^siistiques; d f a^ 
las Etudes d 1^ Pierre Caron ? qui sont un v^rit&bl 
module d ? rudition t d critique histOriquj 11 y a eu 
3 pr^tres massacres sur un total de vietiissss qui doit 

Svalua ntr 1 100 au plus bas et 1^400 &u plus h&ut; 
c3 2S3 pr et re s 9 114 av slant dt6 massacres aus: Carmes. 

1'Sglise r6fractair n f est plus seulemant un* Egliae 
non of f icioile et tol^rd^ maia uno Sglisa proscrit*, par 
consequent secret et persecutes. 

Avec la period du Grouvernawmt B4volutionaair & 
un nouvoau pas en av&nt dans la prs^outioa st fait; los 
proscriptions et las violences centra 1$ catholieieia* r6>- 
fr&ctaire c 1 accentueat^ paroe que la caifcolioism* refract ai 
re est, consid^i 1 ^ maintenant ccsaras un .crime politiques c^est 
un d@ dltoents de la conspir&tlom oontr la H^^oluiioj^ II 
faut en effat penser qu ? k oett 6poqU, (r ? at la priod0 de 
la tend^s et de la guerre extdrieuro* f out uae l^gislatioa 
Qst b^tie^ qui porte k la fois contre les <Eaigr^s et contr 
les pr^tres r^fractaires ; la pein de laorfc est stab lie 
par le ddcret du 18 mars 1793 costre tout r^fractair qui 
XL 1 a pS ^Biigr^; le 21 octobre 1793 9 elle est portde centre 
les rdfriactaires qui seront pris les arses a la main ou 

porteur d f insignea ocmtrer6volutionnairs; X 
les auront r<*cls sont aoumis a la deportation 
prtr?5 tombent sous le coup de la loi de suspects 
17 septembre 179S et de la loi du 22 prairi&l Am II, II faat 
rem&rqusr que cetts legislation n'est pas special 
trea; c s 'st 9 n somiae^la e* oo&tra lea r^fractairs t 
centre les nobles 6sa.lgr^s s ma is le serment a t6 g$ndu 
tons les eccl^siastiques^ s^ouliers ou r4gulitrs 9 le S3 
avril 1793 Cetts legislation st &ppliqi|4<i 

tempei que 1 ?an&ali*SK$ a f a char a cozitre 

ou Xes objets dm e r alt@ d 
siatiqus sou la f rjs? 

de la rriur a 4t^ fad.t''p.ftr un 

histories* anSrieaifi.^ M Donald Greer f aumt i'omvrs^ a 
dar les prsss d l^Umiv^rsit^ d'Harward & 1935 i t 
les statiatiquas q\i f 11 4tablit t 11 y a urn peal 
millier d pritres sur 1131 totaji d ? um p^ aoiss ta 
mill^vieti^s s 1 chlffre a^est d^mc pas bisi 
la proportiee. de prStras par rs-pport 'u..-ambr .'total 
eat d six et deid pour cist II ne 



35 - 



par consequent, la noBtea dae prfctras vie times da Is, 
Tarraur. II na faut surtout p&s B^maglnar qua la-5arraur, 
comma onfc tand&noe & 10 fair certidns historians e&t&oli- 
quas, & $ta dirig** sptfoialamant oo&tra lag prttrav. En som~ 
ma, dame eetta lutta, dans estta pars^eutioxt, 11 faut voir 
1& lutta dc la Revolution contra ss onnami poor sen axis- 
te&ca m&m s pour Id slut public, lutta dans l&qualla olio 
aaglofca soissi bian las pr$tra rSfr&ctalrs qu sag &utr*s 



ii y & plus t pourr&it dira, en transfor- 
act & la Hoohefoucaait, qtu* n l f kypporisie eat un 
hozmage (^u* le vie rond k la vartu", qua 1& parsdeution st 
UJQL homia&ge qua l ? incroyanc@ rad k la raliglOB, Mais 9 ici$ 
on T pl\3S loin i son 8eulmat la Gouvarx^mamt B^volution- 
n&ir lutta cdatra las pr^traa k titra d^azuaomis poiitiqu^s, 
mais il a e&tamg una offensive oo^tra 1& religion mimai tout 
UB monvaaesat da d^ohrietjlanisatiom a ooaffi0no^ 9 en offat, k 
da 1793, alors qa f ia d^but da I'anz&a anaora, 1& 

%ffira&it 9 da&8 w& 46cr*t an 1 Janvier, qvalla 
Jgmais au 1* l&tentiaa& d pri^rar 1 paupla du culta 



1 f adopt i 0m du lamd7ia3? r4|felio6iii, la 24 octo- 
1793; 0n aneo%r&g$ 1 ^^riags de pr^tr par a& d^erst 
du 9 Juillat 1793, on ^noeur&g 0u m iie^^sa ea qti v on appal- 
1 la "d^pr^tris&tior^ 5 a^tr^m^stt dit IES abdications da 
prit?s 9 dost la premier a3rs$ld ^st Soim^ par I 9 abdication 
da I 7 arehaviq.ua ccm&titutiorm$! 49 *fl$ 9 mgr, oobal t la 6 
asvambre 1793^ suivi de l^abdio&ti^s "! fliaas Ilndet at 
da plu^iaurs mt?9 Pui% o f ^Et i oult* d la d^aesa Haison, 
ei6brg en grs^d posp@ Ii 2l$tralla& 9 $?$& avoir 
la 10 jadve&fera 179$; E la Haisom s g&fcsfcitue la cult da 
i f ltr Suprte^ a^@e 10bspi@^ra $ qiai fait votar, la 7 mai 9 
ua d^orat fsaaux 2 R La F^pabliq^ fraa^l8a raoonnaft 
tasoa d* l s Str Suprissis" et fait ffioial le@at fttar 

le 8 



pritr@ c^netit^tiennalSj dans ca mouTemant da 
d*ohri8tiamis&tion, s^nt attaints SBL mime titra qua las pr%- 
tree r^fraot&iras; && laur raf^isa las autorisationa da proce- 
das dle^tics t n laa ti?&ita an euspacts lorsq^u'ils ra- 
d*jafindra las ioi$ oa^niquas an c^l^brant, p&r 
tas nariagas Blxtft8 t am bian $n donnant la mari&ga 
Sm pro7iaoa s dn farma las ^gliaas on oblige 
a s^Jurer) ^^s p^ssioa sp^oiala ast mSma allou^a 
$#tat pe-ttra ^al & afcj^r^ 1^ >it da oette delciiristianlss.- 

& 9 ast d m^t8tlt%@r la religion Bat or el la des philoso- 
ft la mo^al r^ti^asaist h la religion cathcllqus* 





c ? st 1 repudiation des 

-ft 1* t,ri0Hpb^ d^ 1^ pfellosopiii ia%i^ Oetta troisidi&s 
la politiqu^ rellgisuse da la R^ solution commence k 

lobespiarra maroue 3 an 



~ 36 * . ' 

rieur .a eesse; II fuut, d'&utr p&rt ? p&oifier 1& 
et f pour pacifier la Vendee, on prend une politigu tol&ran- 
te : le . tr&ite de La Jaunaizs signs' entre lea .autoxittis. -6t 10s 
rd voltes-' le 17 <*vrijr 1795, laur rend la liberty des cul- 
tes et donne une a-ionistie k'to'us los individus, L& r^&ctipn 
therraidoriozme et 1&. premiers ann du' Dirsotoirs marquent 
Is* fin de la legislation d. f ex caption, inais marque fctzssi 1& 
fin da regime dn I'Egllse officielle : l*]%lise d'Stat est 
repudiae ? le gouvarnement &b^n donne tout culte 9 
les rel igloos k allesm8ms,, s&us plus s'ocouper 
le r6i8 de la ss^rivliion de l r lBlie et 



II fut orgsnise par troisi lois; la 
tab lit (iU'una separation budget air ? le 18 geptea&re 1794 v 
uiie loi d^eid^. que I'Kt&t n paier^ plus? les fr&is ni lee 
Siil^ires d*&uoun cult. On maintient espendant les pensions 
pour tous les prfrtres ^ui n'oat pas abdl<^ue p ces pensions 
t&nt de 800 ? l e 000 et 1*200 francs seloa les conditions* - 
Uiae seconde Ioi 9 du 21 fevrier 1'795 eoit le 3 ventSse an 
III^ ^t^blit 1& libert* des oultas,, &vec^ d'&illeurs, in 
terdictioa de tout e manifest ati en erterieure; il est 6gal~ 
meat iiiterdit &ux communes d@ fairs ds dotations ou d f at 
tribuer des locaux aux cultes. Cette loi fut oompl^t^ p&r 
une &utre ? du 30 mai^ c^ui rend ait &ux cosaaaines les Edifices 
alienee pour leur permettre d@ les offrir, en conamua^ 
differents cultes; Is e^lebr&tioa d plusieurs cultes 
un meme dglise, par exemple d'un cult protastaat et 
oulte e&tholiquQ. seloa les iieuras,- est ce que l ? on &p- 
pell le "siaaultaneum 11 , Paur pou^oir b^n^fidsr ds c^tttt iOi- 
tsrisatioia de celebrer 1 culte dans las caapelles, il f al- 
l*ftit pour les prdtres. 9 ; &voir fait &.ct ds soumission sux 
lois d la R^publl^u La troisiema .loi est une loi d po- 
lio des cultes ? du 7 vendamisdre An IT 9 c f est-k-dir@ 29 sep 
1795* elle codifi&it t precis ait touts -les mesurss 
rieures; elle atablissait i& formula du srmat exigd 
pr^tres, intrdisait la pr^ssnc de plus de di^ peraoa- 
dftrangerea d&as use m^ison parti cull era bu I 1 on 
brait . le milte, inter di s ai t ^gsJLemsnt tout ^crit ^mana 
d'iia miaistre du cult a r^sidsint pas 33. Fraaee u sa 
sast d^!6gU( d ? un ministr a ? y rg'sidattt p& s 'su'troment dit # 
tout ecrlt .provensjat du Pap pu. des Sup6riurs roaoai^ns de 
comgreg&ti ons qui pouvaie&t sister en frsnc. E2ifin & !& 
loi e'jaimier&it- les actes sditi@us: f ayc les 'ptoalltdS qui 
leur dtaient applicabl8 t particulie.roment les &ttaqu@s 

l f alienation das bians du cslrg* ' te regime qui fut 

cs trois iois <5st e3ni qul a dur^ 9 em 
Concordat* 



. . A^ee. ce regiaa de 

tltutiomaelle perd sa situation legal** s visk-vis d 1 
loi, 11 sa 'tr.oave sieljg.tsajit &&SS 1& mim situation qu 
I 3 %lis refractalrt*- Un .oireulaire dn minis'&r .da I 1 Into 
riuf, cemmeutfrnty pour ls A&aiaietrataurs, 1& loi.sur la 

oulto'Sf ' diiS*it 2 ^11 sat .inutile d vous- fairs 
que la Destitution 6 i 'vile du clergy jsi'sst. plus 



- 



- 37 - 

Comment ce regime a-t-il fonctionae sous le Direo- 
toire? A I 1 origins,, 1 gouvernement a* vis-k~*is das cult&s, 
une sorto d f indif ference .dgdadgneuse; puis cette indifference 
devlent une neutrality raalv: ill ante et, enin, lie tourne & 
la persecution. C'ast ojue la Directoir repreaente Is triom- 
piie du p&llosophisme, so it d&ns le gouverneme-nt B soit dans 
las el&sses dirige.ant63 O'est la periods ou est toute puis- 
sant e I ? ec0le dss Ideologues, o 3 est-^-dir das sucoes'seurs- 
d*s Sncyolop^disteg^ I'ecole ds Oabanis et de Destutt d* 
oy^ Lea Id6cl$gu<ss ^ont maftrss d'e tou^ lea pouvoirs : lea 
pouvo'lrs politiquea d s &bord j .less Biracteurs ent tons <st;tj 
s&uf Barthelemy^ q.ul n s est psis r^st^ loiagtentpa ^JL pouvoir 
des Ideologues, ainsl c^ua la wa^orite doa ConseilSj s^uf 
^Lections de 1797, qui ont d'aillsurs ^t-a c&ssses p^r le coup 
d f lStat da jfruotidor. Dan?. I'arsa^e, le pai^ti pliilosppiii 
est maftra; I f &rm6e est la ctitadelle da 1& "R^pu)>lique 
aux pouvoirs spirituals,, iis sont tons au>: siains 1'^oole 
I f la8titut 9 toutes les 'grandoa'craationc intllsctulles 
la Convention^ lea ^oolea .oentrales ^v.i dis trie- went l*enj 
gnament seeond^.lre Cette; puissance des ideologues se tr&* 
dult pas la ffetveur doii.336s a certains caltes nouveau^, %&.% 
oxsmple la th^ophilantaropie., cult r^volutionnaire, .%ai * 
ete cGs^tltud sn oc'tobre 1796 psr Cheaain-Supozjtes et 
E^Uj* la Th$ophilizit&ropi.e 9 eur 1 aq.ua 11 a nous avona un 
f rage . fo'ndamentalf li these de Mathiss ss 1903 S 3^ r&ti 
k 1& franc- mag onnerie; -ello fut protegee, dens le gouverne- 
ment ? par l f un de s3 iidaptas^ L& Hdveiliere-*14pe&ux 9 q.ui 
fut Direct eur 'depuis le Id&ut jus^au 30 prairial &ZL YII, 
'c f est-k^dlre jus^u^an 18 jtjin 1799; le gouvernement 
la th^ophilanthrople par des* subventions, en siattant I 
disposition des -^ooles, et A^s&e daa 6glises, pour son 
Mais la faveur da la tii^ophilantaropi-e ns dur.e one 
1799 5 elle'gst rens.pl &ct^d &lors par 'I^inatituti-dA Su 'oulto 
d4cadair@ ff s out est issu 4@ l T ide da popul^rlser la,-,raj_)u 
bliqua et d'^duouer Is &$upl'o par Is f^tes isi7iGU$3 s o ? e- 

4B> ^ . -* * A. kr 

tait l ? ld^@ d .Jfr^ikQOls d^ U'evifcii"^te-&u, Le suite cteoaaair^ 
a aiasl cmia&nc6 le 4 avril IV 9 B (14 germinal A^ IT) et donna 
m&issane k^une obligation IS gale tr6s strict, la 41ebrs 
tiozi t par lea fit as et par 155 repos, du daeadi 9 c^ui ss subs- 
tltue au dimaneh i <3 r 03t oe qu'on t appeld le culte &&( 
re t . II y a une veritable proscription du diaaiacjie, pour 
par 1@" 



Par allleurs, d f diitres-6ori7a.ins r&pren&ient 1& 
propaganda &nti*cl6 > lcale : -ainsi., I 1 on I'&isIt les editions 
da Diderot; Islgeon publi&it, @n I?98 9 w La rallgieuss 11 . SB 
paraissait un ouyr&^e qui fat cowae a^. brevi&ir'a -de 






~"t*:nljra." 

popuISTre. 



Aj.BSij la Revolution dt&it con^ue oomm dev&nt fai 
trioxupher' la religion naturelle sur la religion 

de^&nt 6el&irer le p^m.^1^ dans le 'luai^re.s -da 1 
et dans la morale r'ation4liste 



a 



. 38 - 

Made 11 100 raff It pas & I'xt&t devoir sa 
si&turall : 11 rprnd &80as vlte la perft^outlon coat re lea 
oultas ehrdtiemm* 1* Dirootolr a f a 3*aaais 9 an fait^ eta li- 
beral; lee circmlaires du Hlalst&ra do 1* lists rieur ou du iai- 
aist*r de la Polio presort* ai eat d poursuivr rigou reuse- 
fisant tout dlit at &Ljaten&int las jLais centre las a migrate 
reatres et, par consequent, coatr* las pr&treg rsatrs s la 
loi du 20 fructidor AH III (6 ssptessbrs 1795) obllge&it d f ap* 
pliquer aa.r pr$trss ind&sent rntr<s la pein de ddportation 
ou da mort. 3n effst^ beauooup d prStres ^tioiit raatrsa 
aprda Q?heriaidor et h la faveur d 1& Tarreur Bleacshe ct&ns le 
Midi* La loi de police dee oultas, la loi de vand^miaire, fut 
appliqude de fa<^on tout k fait trabassi^r : oa ferm&it toua 
les oratoires ou toutea les chapollaa qtxi pouvaieat n pas 
etre eraeteiaant dans les terE.B de la loi; OB pr$tndait 
pScher les reunions d plus d dix psrsonnes darus ls 
lea qui talent oosservees* Le, raison dd setts politique, 
c f est la rdvurreotion 3 p^ril roy&liste dt la c*^ 
dst falte en c$mmu& pr lea r6f;&otairas t lea royalist as 
coatre 1 r^giis, Puia, siax Elections da I ? AH T ff ee fat 



G f st snsaite 1@ seal^vssnt de 
dabord ea Breta^ne, Anjou t Bain 9 puts 
1& o3^sQidi 9 au d^bu^ l f a^ TIII Sn latma 

It l T iat^rUqr @ aou&it la Jgecond 
et s'&ae^ffisil&ie-nt- les d^flta qui sous f&isaient 
perdre l T Allea^gn@ da s&& t l ? It%lie*, S@as k 1& 



produisent 

volutioanair^ ? la -loi 3& 19 fs'uotidor As T fait@ aa 
maia du coup d f 3t&t 9 r^<dit% ccjmtra ls 
grare^ : tout prttre r^fraotir rstr4 dsv&it 
tes^st ascpulss; c^ix qui reatreraiaat , dtsoiaais,, 
aat Igk pin d mcrt dns ls vlagt-^utr iisur^ 
serai ant d6eoavarts Ls gouvsmement r@cvait le droit d 
les pr^tres par simple srrtt^ indivlduel, saaa 
SzEfin ? la. formula tu serm^nt ^talt ag^rair^ Bd 1 
d 1& loi f son applioatiom ^tait orgfeids&e par 

Lsps a&s,;, la deportation strait 
ou dans les lies de i*Atlantiqu**'. 



L f applleatioia . d. 1& , loi du 19 fruetidor 
rus t on fit. one veritable e^sss sas pr&tras 
" 



a- 

&tt ol$rg^ f alls perta emr 300 
en Guyana, sur lEOO.qui fm^tmt iater&es a l T tl 
t k l f tle d*01^rB, MflA, m.% a000 k 9*000 q,ui 
t soit mpriaozm^s^ -SB 'settsid.'- sauf la 
dir la 46porttio 

est revesea atis pi^as m&t^mts da l f As II s 

de 



p.oliti 



- 39 * 

jfr Comment, dans cette perlode 9 out <*volu< lee 
Eglisea? 1 1 1 " nous f&ut voir comment alias se sont comportdes, 
comment alias out reiste & 1& persecution, aitrement dit 9 n 
face de la politique de I'Btat, ^tablir quelle a 6t$ la via 
des Sglises, "Bes "Eglises, car 11 y en a, ea eff@t $ d0ux & 
dapuis I 1 obligation du sermezit sivique, le 27 novasabres 1790. 
L& formula du serment a et6 stablia le 4 f6vrier 1730 pour * 
les da put-as, et e ? est cette foraaule qui est prescrite ensuite 
par les articles 21 est 38 du titre 3 de la Constitution Civi- 
le* II est rondu obligatoire sous pelne de dech^ance t aous 
peiae de perte des drcits de citoynj3 actifa^ II n$ porte 
d'allleurs que sur les pr St res tone tionnaires* Le r^sult&t da 
eette prescript! oisi fut 1& prestation du garment par cinq 

y'-iT'l i&2 O5rt 8 Afitf ^V9 ** T* O S 1 Jltt*i^"T* *i IfTi^ ^iTT' 4A^tt ?> ^? ti^f 1 Y^lflk *I ^fW^C* Tl *i dft ^ fi* 

vJl v Tpi? K5 ^?4 MW> QsH^S^&i. V IB A ^* JL JL. "a!? jt -lii' wrfch^riiri * v <5t>t ^y A!L Vt *5 n ^J CVw J A7 A Ju*w **vs5 A-TI^-J ^? U- v? 

Brieaaa at G$bel lequel dtait ^vtque n ln partibus", sur 
total da cant -treat a*- cinq 6v^qus Q,uBt au-b&s oler^, 2 
moitlg ^11 clerg paroissial prSta la serment, 
h p@i2 pres le tiers de la totalite du clarg secalir ? atr 
20*000 st 25.000 pr^tras. &pr^s les oonda2inatioy3 pontifica- 
las t 11 jr eut a/&illurs beauooup de retractations de 
sersaents* B^soriaais, ju^qu ? au Concordat las oat&oliuues 
franc sont , coupes en deux. Biglises i l f Sglise 
nelle 



d'afeord 1'Eglise 6onstitutionnalle Blls 
crgaaisee daos las mois de f&vrier t de sj^rs 1791 s 
d'&bord pour 1@ rempl&camentYdes 6v^ques et des our^s 
aesermentes, ensuifce pour toas les saitres postes* Toici 
examples da la fs^on dont les gviquss 6taient resrutes 
Paris ^ us ^vSque H ia partlbus M f ao&djuteur de I'^vtaue 
B ale s Gob el fut &lu le 13 stars; o'^tait un pereons&g d va 
leur iutell^etuella^ mais uja intriguant at un mondain; il 
eta.lt lu par l ? s.33euiblae elactorala ordinaire, qui ^r*cs&prit 
21 pr^tres et 664 Ia2qu@s ; voil^. done 1122 ^v^que qui est ^l 
en fait, par las laJquss^ et moia pas par las pr^tres a Autre 
it ^fmes fut lu comme e^qu un soicieja raoteur de 
li 11 fut elu par una m**3orite dont I f el^me2i 
c0nstit-u^ psr leg protestants* Dans set e 
eonstitutionnelj il y a une diaaiae d ? evSqus qul 
sont de ^faleur morale ou religieuse trs m6diocr; ee sont f 
k c&te d'eux, anc^re une disains d'autres qui scat des am- 
bit ieux t qui out JGU la oarte ravolutlotinalra pour arriyar; 
les an tree SSL deiiors de eea vingt QV^qnes ? sont en *ge~ 
dea hOMai^s pieux et digues , qui ont dte se Suits p&r 
r a ^oluti .o^xtai ra t ou M& ss sent des gallleane da 
mais l@g usis et les autres sont de bons pritres, 



k la aass- 'des pr^tres, son reeruteiaent flit 
Iss ragioas s d&isa les regions du oa^tra ou du 
flections et 1 ? installation des pritr^s se fi 

^una 'Indi:ff^resio6 ^sses gen^rml s ainsi, 
-de Fraao@ 9 .la Hcsrdi, I'O^aa^is^ 1& 
le Baf*ry et la Sour&iaa, pour 1 oeatre^ d 
@t e Baupkix^^ pour 1 8udstt ee 



- 40 - 

gions ou la fQ\ reli^ieuae tait moins vive. Bra 
dans lea regions de ifoi Tires vive, ooiaia !& Ylandre et I T .AB- 
tois cOJKfls l f Alsace* oomme le Massif Central et comma tout 
1'ouest de la J?ranoe s 11 fallut l f intervention d^L'autorite 
civile pour installer les pr Stress constitutlonnels elua, et, 
d'un fagon gn<fr&le 9 leur culte fut presque iisteaediatsmont 
boycott^ 'par le public-.- En tout e&s s de a 'l f origins, la. lutte 
dee deux clerg^s conuaenoH aasaitfct, l^olaoali.1to Daxa$ i^nsam- 
ble s ls Elections du olerg^ cons titutloanal aval aat ete 
f sites plus par eonsi ou* rations pdlit;iques qu par ds motifs 
raligieux* Ainsi, l ? 2glise GOnstltutionaQll a $.$uva re- 
eneillit la p&rtte du elerge d f Anolen Sdgiffi q^i a? ait eu6 
gagpa^e par les idees nouvelles t --.(iul &vait 4t^ tmpregx^e par 
l f esprit du siecle^ II se f&is^it sdnsl^ par lk ft ane l ? Eglis< 
tine sorte de preaiiere seleefcioii* h .la fois d&jae l s pglisa pro- 
^resieiit dite et dans le clerg^ Besaicoup d eeg prJtres eons- 
titutioanels fursnt pris parmi les re^uliers q,u< r ja ?ous di 
s&le qui avaient ^te plus iiapr^^a^s des id^@a du Slssle q.u 
les s^cmliere, Bref t aa debut do 1793^ I 1 Iglis^. oos.stitution- 
lle compte environ 30.000 pr^tre^ st tous' -100 svtqtues pour 
leg 8S . ddp&rtei&exiLts* 



Maia c fut la sosi mfe^tlmuin 2 1 el-r^ constitution- 
n01 aa fit essuite ctue reeulor^ Una prenie.r s&us^ d diminu- 
tioja fut la isouveiaent de aec&risti&aaisatlog j OB vit s pro- 
d^ire das abjurations GL v dvg.ue8 et de prfetreSg-, des m&sla.ses 
d r ec8lesiastiij.u.es ; d^apre's Crr^goire, douse ^v.Squea oonati- 
tutionnels et -deux- mi He pretres anvii^on s mari^rejat, 'Le r6 
soltat de c mouvement de cloenristianis&t.iisia fut ainsi^de de- 
tacher de I'Sglise constitutioanslle tout Q ^ul \*talt mau- 
v&is. 9 prMre ou piiilo^opiiei oe fut doa'b un@ sort 
tioa; il ne rssta alors.dana ! T Eglise 
les allictoiis convaincus; ou les 



se c oud e diminution se produlsit p^r ua 
ment ea sens inverse de celui-ci . s cL@vaat le so&sid^le d@ la 
d^ciiriBtienisation et devant Involution de "la . B^voluti'oa 
dans des idees a plus en plus avano6es s il se fait , dans 
^rt sines parties du clerge aonstitutiozinol, 021 '&ouvemst de 
recsul et de retotir vers l f gglis traditlpnoelle,- notguEBment- 
dans' ls premiers mois de .1795; @n vit sdors, h Paris, par 
exraple* ds mombreuses abjurations d pretres cons ti tat io&- 

les mains des 'iricairas-gdn^r&ux dd : l v &aeien &$%** 
da Paris e .m$r> de.. Juigne e ..'" . . 



l ? Eglisa e^3 titutioun lie s@af frit 
b e &u o oup d^ 1 ? afo soidon qu f e n f i t ' 1 T St &t * lo rs q,u f on supprima 
les .looauoc, ' lorsq.u'on mit dea sjatraves aux ^lotisns d s ^i?i 
ques, surtbut lo.rsque les cpnstitutionnela fure&t. tr^ited 
sa suspaots au m^me .titre qua leg pr$tes refract air e.s'.et 
porsaeut^s pour Isur opposition au culte decfed&ire; 3.m d^- 
portatiOB0 da prtres coastitutionnel^^ sou le Bireotoira 
ao&t 



conse \^uen t y an moment ou la librt stait 
due aiiK' cult.68 v il y avait ' dnorsadment d vaoaaee'dane '1 



' - 41 - 

dans I'Eglise cons ti tut ionnell w II i'allait done 

eette Ugltse. .Ainsi,, "sur 83 'gvdquaa, dix talent taorts ? dont 



aval eat cess leurs fonotloua. pour des. rai sons divers es; bref 
il ne rsstjit de Vapiacop'sst ' <jtt ifiagt quatre 



1'ggliae 

fut fait a ps-r I'&bbd G#egcira s'dletait un g 

de grand v&leur morale^ d'taie fol profonde^ uui &vait s 'pen- 
dant tout6 la pdripde de'la RdT'blution^ montre un grand coa- 
rag^ff q.ui v J k la, Convent ion 3 n f av^lfc pas craint ds le$rir 9 k 
1&. tribune, des loi.s de persecution et rdclaBi&it 1 liberty 
des cultes &u plus fort iatjB d 'la persecution^ ds^as un gra 
discours du Sl""d6e@mbr 1794* Gr^goirap s.ld^ d q^aatr* de sa 
collogues g Bo^er,; evsq^ue d^Als^ S&iurina.^ dvSqua des Landes, 
Oration, ev^quQ de 1& S6laa-!ndri8iir9.:, t. Besbois^ ev'ef^e 
da 1* Sa3ne s (ea- ef fat ^ .dans l ? %lise is o^stitiiti 02122^ lie t les 
dioceses sont d^sig^s par lo B^S du d6p&rtiaent t rion'p&ci, 
comma, dans l ? Kglisa r9ms*ian pfo^P 1 aoaa d X ? Bgliss cfeth^ 
dr-feia s on ns dir-*-p&a y ^^veque d ? Orl4aBs n ? aais 3 4rique du 
Lblrat), constitu 1ft Oonseii aes S^tques .rdfssds^ conseil 
permanent,, q.til fonda UK journal* w l^? A&Bfded cie la. 

, - . ' m <ie*Bgi^'nni'i>ii"'.*mi'a" " iiiBmi 

I Is aont soutSDUB p&r un group a d* e^tEs 
so-nt-das g&llioane cGniffe.iziouSg;. s^m!@ Ls&juin&is ou 

@. Consall :d ? S^tq.ms pbll& 6 - s " 
use premier ano^oli^ad^ q.tti JFmt slgn9 de.diz 
la 15. ia&i '17'95* lift .d4el&rfeiaz& prfo?sr- tout 1 
doctrine cfctholiq.ua. ne faisant p d^ .r69sr?$9. ^9 'sur las. 
pouvoirs du ?&pe -L*enoycliq.u $'$s&fiY& ' 

discipline- severed., 3aottmment . ectr . tou o'e'tts qui 
$t* seet&talrae du cult da. la Rftis.^; on .retrouvait 
rigorism das Jsnsenistes s 'L f eu.nj-dli^u d'dictait 'dss 
pour le rssEplfecseiaent das ey-que i'l^rsqu^m eve-ola^ ' 63 felt 
oantp.ii serait- adaiaietr6..paif un^ eo%ialS9loifii f -e^stituee par 
les pre'trs'les plus %gs du dlpc* a ls prlaeipa&g cur^Sg. 
qui forsaeraiant an "presbyters^ gsstis^ l 8 J3cyoli^K* dozm&it 
des regleBLants- pour les-nominfetion^ .qui s - e feraieat ^ l f a 
leo.tiOA. 9 'p&r de@ assemblies d. fi deles et fi priti*es a Sur oe 
mode fut rg&mis^ It P&rl3 s le 3i m&i s le pyesbytere cui r@m^ 
pl&Q&it- I'evSque^ Gob@l apr^B- BQH ^b jurat ioa. 9 a*ayaat pas eu 
d 9uea.es. saur I*@ ConBall dea i?tqu-ss 'H^tijsiig prsfita -d*. la. 
loi de'Pr^i rial. pour rauvrir las egliaes k ?&rist-dt 1%. cult e 
o&tholiue fut c'^labrd-lL aouve&u k'Sotr^DiMBje .1 16 



Une deuxieiBd- 'ea0ycliq.ua 'suivit.j, le 13 deoensafer 17.9-5 
$ SOB plus un- tr&vail d ? orgsmi^sitiom g &ais un a,f- 
de doe trine s lea eviqu 



s- se f^llclteiit de 1-a- 
-k-vis 'du Papj, lie affirmsnt que le Pape'a'fe q.a 5 un@ pr 

d .iiO?mur et da juridie.tlon^ ce qui @g^ la vieille 
trine galliGani& t Jfeiasteista* IE tonm& 9 1& dootrl&e du cler- 
g^ 'constitutioxinel s v et&blit sar daus basea g. la dreit exclu- 
if- das. Iglises nationales k r-egler slMP^mtmes leur org&ni- 
s&t.ion-et, 'd^utra part e la- conception d'une Sglis@ catholic 
sous forma d f URe aorte d fed^rstios ^.as Sgliaes c-atiioliguee 



- 42 * 



unies par un lien da oharit0 Gs deux id&es, an Borame fl sont 
h pea de choees pr6s, la ctootrlna d Boesuet d 1682 Pour 
fed re ^organisation de I'Bglise aatlcmale, lea 6vqu3s oon- 

t, par l*encyolique, pour le moment ou ca serai t 

un C$ noils national* 



Oe Censile s'ouvrit le 15 ao&t 1797 preside par 
de JL f Ille-e.t^Til*iae 9 jugr* Le Coz* II eomprit aeuf 
eviques et 52 pr^tres et dura j.usqu ? , au 15 lavsmbr* Devaat 
1 do&oile f Gregeire fit usi ocsapte readu sur I'&dmiaist ra- 
tion et 1 T organisation de I'Eglisa et sur s& propaganda ez- 
t^rieure. Le Ooncila prit des daerats sur tout en,Bu*tiere de 
morale p da discipline et d ? inetruetio-a AU point d vue po- 
litique,, il se plaq&lt sur le terrain de 1& souffiissioa aux 
lois de la RSpubli^u et pr^tait le sorsaent dsmande par le 

jggliees et adressa uja lettr &u Pag>e It eet affet^ B*^!!- 



I'Sglis* a r^ussi k ,i?4t&blir ume p<rti9 
et & .fsmettrs l*.&x&s?& et la coisscieaoe 

4 I'Iglise 



=aous maint n^nt de l v &utre c^te et v~ 
rfraotair@ Ses dastiMes -sont naturellement 
toutes fiiff^rejit-as da la premiere* Thaoriquementg 11 n f y a 
pas u de mdifi cat ions a 1- organisation eeclfeSiasfcivjUe 
pendant toute la Be*volutiszi; m^is ? de fait, 1 ? organ! s^ii on 
d IVSglise fat suspendue s en sffst^ beau coup dd dioceses 
d ? ^nclen H^sim u^aient et^ suc-priiaee par la Constitution 

*^ ^> iK. * 

Civile'-. et, si l ? EgXise n 5 eii a .pas r^oosuau la supps-eBaioti 6n 
droit E de ait 9 ils restersst sans escistdnce. un fsis qu.e 
leurs titsil&lrss furent p&i?tis su daa-sdss* O^est qu ? en.ef~ 
f^t, p^esque tout 1' apis cop at eMlgr%- des le debut de 1& 

de leur dioodse I, dss vic&ijpss^g^n^rau^; d@s 135 ^vdq,ues f 
il n f @B r@et& ^ue 15 n ?r^aoe s ^dOEt cina seront guiUpti- 
a su massaeiNlsi un.-seul ^ique contluua sans interruption 
faire ses fonetions 0pisopal^8 t es'sst mgr* Ifalll^ d@ la 
" " J aadrsr 9 d^ique de Saint^Papoul, dans i ? AUde lgr* M**il- 

la Teur^^andr^ s ? ^tsit retire k Ptissy, <|Ui st^sJit a- 
e uss village dss snvlrsns ds Paris^ et c'est d8 Ik ou f il 

4 4 yjJI J5 ? 'fc as^ifr. -^/s* y* 4*4 kne 



A I ? orlgtne 9 ls 

e 

-qui 




11 le 



~ 43 

vaulent a tells ou tella gglisa, &vee I 1 extension du 
neni- ; & ~toua las prdtrea, la. masse considerable das 

hors~la~iol comprit s en soiamo, pres^uo tout 
Ces pritres r<5 fractal res malntlnrezit' le culta 
dans la periode ou il etait; aneore tol^re^ soit eotarna des 
prltres habitues,, h c$t$ das pr&tres 3033stitu.tiorm 
las admettent dans leur 3gliso P salt dans I$s ohapelleg at 
dans les oratoiies %u f lis ont louas, Piue tard 8 p^adant la 
pdriode des prosorlptions^ le culte n s e@t ali>rs xuaintenu 
olandaetlnementy &a prix 9 smivent ? de beaunoup d-h^roisiaa^ 
pendant la per I ode du Gouvarnemesrc H^^olxitioniaalre en p&rti 
guller; un certain noiabre ds beatifications t da eanctifi- 
oatipna postarisures sanstiozaiisra cette grand oeuvrs. Sau- 
lement^ apr^a les massacres d@ Septembre ? 11 y eat UB siouve 
ment d f ^mlgraticn considerable^ at puts il ^ aut Isa d^por- 
tat loss par la lot et les aspulsi ona* Aixisi f*it dlsiiAU^ de 
faqcs tres o cms i durable 1& n@mbr@ is^ prtty^g ^fraotaires 
continuant d'axercer le oulte @m ^aiie% i*a&tr jesrt* dans 



le saccmd sarmsnt, oslui gul ost p?@aorit 

1?94> c*est-a-dtre la s^rmsnt w k I 9 2gallt t K la 

pouvait, aux dlras d f un eertaia Bmter de prttr@s $ tra 

td sans scrupiiles; e^est, an p^rticull^ 9 

te 13* imery s le Sup^^ieur <l S^imt^StdLpie^ 

par les qulaz 6vtquas rectos n ^easc^ *t 



u mgr> d Barral, 



9 pcrar 

llberte at a l*6galit$ D s s ^pu^f&it ? esue l f -^^t^it 4a rap 
d la 1^1, Gsssezmd, out jat^na&it 



lalssa fair 

si of raas.t 4tait pujeQmaat @i^iqu@ 5 11 pouvait 
p^r las prttrea et <|U f ll s 8 ^ aymit pas li$u 4 

sst&$tati0&* Ba orte ou ? am^' parti 
as s^rmeat i tent Is clergy de'?a.ris 
pes de csagr^gatiORS de pr^tras s p^ ues^ie.lM prtres ds 



tres ds cll^s a^m@ leg ^ttr^s -d--'lS S^li^aae . ou . du 
de 



d 3$r^dBt 9 le 
de la H^pub 

sur la ort^ d.\a@ mot da 



s ,, * 

d f Ale's, mgr de Bau8st 9 I*hi8ioria- 
de Bauloa@ ui ^teit diraotQiup .de.s 



^ eurtoat^ 1 Bmery, 1 
s ? appuysdent sur o^ fait %u l*lglis & tea Jours 



si on n ? est pas l*approb&tle& t 

tios du pouvoir d@nt dmssis^at . !<M 

observer que la C5osstitutln eivil- fi*'tf't*i plus un loi 



- 44 - 



1'Etat et que v par consequent, en se soumettant aux 'loisy on 
n'avait pas k se soumattre a l*anci<2nne Constitution Ci^ilo. 
tin Brf du Pape c du 5 Juin 1796 .. laur donna appro b.atittti ke 
grand motif qui/poussait os pretres h acceptor le serment de 
soumission aux lots, e ? est le' grand inter$t Ciu'il y avs.it & 
repreadre le cult'e dans leg cSgllsee, la cr&inte des ccms^uen 
oes fuxiestes que pouvait avoir la cessation indSfinie du ' cul- 
te public* 

II y a done dsoraais uno sorts? de groupe interme"- 
diaire entre les pr^tres constitutions Is et ies pr^tres obs- 
tindment refr&taires ; c sont l^s 6ccl6Piasti<iues de c 
groupe que l f on appelle le& "eoiuuissionnaires", autrement dit 
ceuz qui ont prt& le ssrnient de soumiss-ion sux lois e< ,. av 



at la proclamation th6oriq.ue de 
la liberty des cultes p beau coup d p-r^tres ^mi^res rentr^ren 
surtout $r^-s les flections de"l ? An T, qui furent roy^JListes. 
Xe premier $v$(|uequi rsntru, en 1?9?, fut iiigr, D f Aviau ? g.ui 
s?er& plus tard ? sous le Concordat,, arcAevS^ue de Borde&ux. 
Sous a?ons? vu-'-tout k 1'iaeure qu y a la suite du coup d'Stat de 
.fruotido.r fl cea pr'dtras rentrgs sent ^ neuveau tr^ues par la 
p ers ^ cu ti on ? v)U i IB s at t ei nt dur- ement ,. u u ? un n ou v e au s e risen t 
leur a dt impose; le 5 eeptsinoro l?97 a p&r i& loi du 19 
ruotidC3?c sermeat da ^hsliie a 1& royfefst/i at k 1 ? a 
M&is f ioi eacore ? 'ce sermant dut interpr.6td par la 
Scclesiastiriue, .en' oe sens au'il na s^agissait que d'un fait ? 
et n@u pas d T un principe poll ti que fr et d f un d&ctrine s ^u f on 
pourrait, par consequent, prater, la sermeat. II y eut d T ail~. 
la urs, sur ca point , des incertitudes * mgrj, de Juign^> ds 
sen emigraticrn { auterisuit ses ^pritrse a le prttar; l^siery, 
03tte folB-ci s a^i costrair, -ue p?^t& pas la serisent^ tout en 
laissant k la c'onsaieac. d<^ obaoun-le fait- de decider ^u ? il 
devait la prttsr^ Sur e.e point^' pas? .conse-q.uat 9 . le nouveau 
sermeat da iiaiae k la royaut^ B^entratna p&$. ds dislocation 
d l 



., oes. fonnules sue cassises de ser-z&ents o.nt 
pour r^sultat der fairs, p&rmi les' ea$hXi%ua3 5 . ds categories 
di if srentes au reg&rd'da la loi; sais-il n*y & pas dislocation 
il a f y a pas divarsitg am -r^g&rd du do^ae ou.de la. position 
ca&oniqU9 G*est uniquemezst -sur 1& qudetien de la soumissien 
au gouvernsmeat que ies dlsl.ooatioas gue- ;?'e yus indiijrue ont 

importancep ! ear lies -Impliqaeat ' q.ue 1 cl.orgg r^fracta%r 
commsnce k se degage.r de ses cCBiprosiissions .poll, tiques 
le roy&liame, et e!h nous .annonce oertaines positions ! 
seront possibles t qui seront prices da fait su moment 
Concordat* . ' , 

Le re suit at 9 Incontestable^ _. en -tout aas 5 f 'est ^ua 
c f est a oette Eglise rifrabtatre^ qu s ;all-sdt la- favour des p.a- 
pul&tione 9 particiiiliereiaeat dans les .0 amp agues. Dans l f ana era?" 
bl8 s on peut dir@ qus las fi deles 3e Frazsce coutinuers2it.de 
s ? adreaser aux prStres cO^itltutlQnnels^ et ce pendant, |a pel 
.on et la secret par l^iqudl on y gchfepp&it' eurent 



ffets funestes au point de vu raligleux, le premier, e 
1* abandon par beauccup de. gens de la religion lors^ue le 
culta public disparatt; e'est de danger qu'Etoary rSalis& 



, 
fjulte". Pour la population 



d f un pays .saas 



* , 

la masse st le oulte 



. 
tiel de la religion* 



tie e a reigon* ces a masse; 

par excellence^ & u^toi rien n peut a 
la messe publique n'exiete plus, les p 



gressivement de 

\ 




serment 
e 

es&en- 
lte 

t du jour ou 
fB ? 6oartent pro- 



\ 

B'autra pasrt^ i.l n'y a plus i'^vSoues, puis^ue les 
ont Emigre; ^n G<ins6viXi6noQ s ' il a'y a plus d* ordina- 
u sau.ls lea aviques peUvent fsdr^ 1 reorutement 
is se trouve ainsi suspend 



ions, ^u sau.ls lea avque 
de I'Sglis se trouve ainsi 



vie tr&q.u^e des pr$tr3S 9 qui dontinuent le 

eulte clandestinement 7 presents tes dangers; alle st ? oertesj 
lidroiq.ue^elle retresip la l'oi fi mais alls, a aussi pour conse- 
quences de d^^elopper l'sprii de combat de d^velopper l*in- 
transigeanee et $ p&rrois mime,, 11 y a une <3@rtain erosion 
des moeurs 6<fcl6siastiques m contact cl &%B bandes ds r^vol- 
tes aveo 1 sequel les lea r^fractaires ont lid partie; ^ainsi 9 
dans les pays mont^gneux comro@ las Q^vannes s ou bi en "dans 
les regions ou il y a la lutte milltalr'e contra les armies du 
gouvernementj en Tend^8 3 p<4r es:earple. %n iroit beaucoup da 
pr^tres spldats 9 d pre*tre& qui se aslant ai coabat, et 9 sans 
dbut 5 certains prennent gbfit k cstte situation s d s esprit 
aventureuXp 11^ pr^fdrent oette vis mouvmentes *u oulte sim- 
ple, ils aiment mieus leur cult clandestin t nccturna que 
les faoilit^Sg d f aillurs dqul vogues de la loi de liberte. 
Sout eeoi .@xpliq.ud ^ue oi j tainB ohefs de'l' Sgli.se rd fractal- 
re aient essa^6 passlonio^iaen^ de tirr parti de la loi de 11-. 
bert, solt pour rentrer ? sit pour utiliser les chap110s v 
et I'exp^rienoe leur dmss r&issn ' il-est incontestable cu f il 
y a une reprise de la vie religisus d 1795 k 179% L 1 expe- 
rience prouvait dono v gpr^s plusiaurs anii^os d@ revolution,, 
q.ue la mssse, en dehors dss ills p restait attacMa a la re- 
ligion. Mais eepend&ntjj la d^eliriBtianisatlon fe^ait des ffets 
considerables dans 'las vlites-s. tout l' f e'dlfloe ecol^eiastiqus 
a ete" detruit. tout la hi^rarclii@ g tout- Is reorutement d 
l'%lise 0st a 'refaire* 

Toioi les t3ctas des quatre seriaents eueoessifs 
q.ue les pr^tres ont 6t& astreints k prter L& premiere for- 
mule t c*est olle du 2? aovsmbr 1790 9 proposition du Gonsti- 
tuaat 'fiolde.l,. imposes ' h tous las ^Qol^siastiques. dvtques ou 
cur^s. s r@s.t 68 en functions ^ ^actuellement @n Gh83?g* 9e> " i "Je 
jur@ d f itr fidele h la Vation? ^ la Xoi ? au' Hol s at de main- 
de tout man p^uvfcir la'Coaatltutlon d^ 
a- t a@o0pt^e psr 1 Bi w e - 

cell qa f .o']& appll 10 Petit Serssa&t.* d^ol^e'apres Is 10 
ao^t 1*793 i - w ^f jure &* ma'iBtenir d teat s?.ss pauvoir la 
Libert^ @t IMg^itd ou d@ maurir s'a'la Adfenaant* 1 , II 
plus qae&ti0n r iol, nl du j?oi ? M te 1st aasatitut 



46 



La troiaieme formula, c'est colle de 'la lot du II prairial 
An III BUT 1& liberty des cultftg at du 7 vendiai&ire AH -XII, 
la lol de police dea oultes (29 septembr 1795) s fl e recon- 
nais quo l f universality dia ol toy ens traagaia eat 1 aouve- 
rain et Je prompt sounds si on et obeiBSEnsa aux lois da la He- 
pubiique'V Safin, 1* auatrieaia forwule est cello de la loi 
du 19 fruetidor An T 15 septembre 1797); oette loi declare g 
"Lee eelssiastiques autorie^e a demeurer sur le territoire 
de la Bpubli(Ud preteront le serment de haine a la roy&ute 
et a l f anaraiiie, d'attaciiement at de fids lit & 1& H^publique 
et k-la Constitution de 1'An III*. 



que nous venons de faire de l ? 2gliae 
r^ fractal re ? nous n'absorboss paa tout le elarg@ fran^aia, oar 
11 y a ffiainiex&nt une Sglis franqeise du dehors ; c'eet pel- 
1 d@ I'^aigp&tloxt Sll est import&nts oomme effect if , puie- 
$u f ell$ csspDTts una eentaine t'^Sques et Una masse conifc3 ra- 
tal da pr^tres, tont le caiffre st difficile & fixer, stole 
qui 8 eBiBi003?4re d grandeur, est de 25*000 k^SO^OOQa II y & 
une eert&ins rgpsrtitisn g^b|yaplii<iU9 de ces prttres emigres 
selon leurs pay &' origin, es pays catholi^ues du sud ont 
sur tout reeutlli ls prStrss ^migr^e du bass in d'Aquitainss 
En 2sp,&gj20 ? lea pr^tres ^migraa ont ^te d'&bord asses mal 
re^ue par lea g^uvornessnts de Floridst Blanca et de d ? Arsada; 
ee a*rat,qiL 9 a*e0 dd9y 9 le futur "Prine de la^aix- 19 , et & la 
d f une 



Ids 



110 ftiseest disperses 
misaasct a^Ji^ <itrit&8 
daas trola 
la felloe; 
t y 



la 



aont 

Stats 
pour 



il y n a plus 

^u d la 
dans ls ^tata Sn 



Bape qtie Id roi d f &spagoe 

franQ&is 9 ffi&ie k e@Mitioa 
tout* I f sspai9 ^t %u f ils se 

la format 

.la pjf^^iaa de ^ole&d et 
acu$tlit& par 1@ clsrg^ lui- 
7 a OOO 



oi 

Us 

u dans lea 
pie 



&u 



p&r 



11 



24 g?u@ 



septembre 1793 t 

& la die 



et pas mal 



u 



dirige, de 
Tiviars et 



at a mesure 
masse de GS 



la 

trois diocesee^ eelui de Tienne 9 ce- 
de Blis, da 1794 & 1797 S tsta de sa 
ugs it*ai@n 50 retre'ott au fur 
armies re^elutionnairea, et la 
a Italie cubit done pss mal 



Sa 
plus, 



9* 



ceux 

ra 
fait pax la 



47 - 

furent orgsrxises par le nance de yienne, mgr. Capr&rap et 
par 1 nezica da cologne^ mgr. Pacaa* qui laur fournissaient 
das seoaurSy raleni ds associations eii&rl tables 5 rapartis 
s&ia&i -lea rellgiacoc da&e lea c- aureate; I ? 6vqu0 de Munstor, 
ea partio*alira se montra p6olaleEient gan^raujCp 3n gnral, 
lea AllQmaaxds furent &ssez scandalises par la frivolite des 
prelate fsaa^aiSs ais t au oontraire, 3difia par la masse 
des car6o Bans ;L T ens eu&le,, les prttres fr&n^ale eurent peu 
d f influence en Allemagne dbtns la monda intollectual, qui ^ 
talt tcut Si fait gago^ aux idSes philosophi^ues, 



En Anglateire, aa contraira, lur oeuvre fat plus 
profsnde, Il sont n^mbreux ? II y en a environ 8. 000 9 qui 
s*y sont port^0 au isilieta de 1793. Us sent groupes; ils vien 
nentj eaa g^^r&lg, des regions de l ? eu8t s Bretagne, loiman- 
di ou Hcardi^ 6 qui est earaot^rist iq.ua, c ? ast qu'ile ont 
eonstitu^ une !glise s avo a hieraroal et ses osuvres; ce^ 
fut Bi Xe travail de 1'abb^ S&rron^ rgfugie d f &bord h Jersey 
ea 1792 at aid4 de 1' aaoiea ^vt^u^ d Saint-Pol-da-l^on, mgr. 
da Lsia^che s ils srganls^rant dag 60 ale a a f instruction reli 



tres te vis intollectuelle * fs^r e de Boiegeli^ par exemple 

M Sairr^@l 9 j pub lie rest leurs oau^res* Oes dool^aias- 
f ratals f si Baiant la service d@ leura oemp&triotes 0t 
Bt fe^ssl $$im?9 de p^nt ration ^&ns la 3@oit6 azaglai- 
36 9 s dsveisant psteeQptaurs dans des fi^iillas rledidSjen ou~ 
vrant d^s ^col@@ at en c-rganisant dda mssl-ons; il ^ a ainsi 
trejate alssiosa 0rganis$8 dasas le di^trist d lQndre rntea^ 
L 7 emigration f^&^als centribua t en ABgl@t@?ra., k grmipsr 
et It, fairs rea&f tr le elsrg^ i^lsuadaig et la olergg eathdli 

j la pr^jug eontr le ^paplssas* di minus a Angle- 



II asiste nQr@ uas patit Sgli^e^ d ? un 
asses differ jit f ^n Asagrlqus t ioi ? a ? st ua travail 
aaire, ^ui a &ta organist dir@Gtm4nt t daiib^rdmsnt par Ki, 
ary* dds 1791 ? Ei^ry dirige lag Sulpicieas vers l s Am6ric|.u0 
pour y adtt$u9? la elsrg^ local; 1 olargd (5&tfeoli%u ne com- 
prnait t e effet, & oatte dpQ^ue, axis: It&ts-TTniS, qua 22 
pour 84*000 eatkoliquea. ^aery tr&vailla d^aocsrd 
lvtque de Baltimore et/ p&issii les prttaras qu'il 
pcur former d f sixths prttrss ea Aasri^tid^ g? e&t 
dans 1 clergy ajaeriesa-is *t siz furiat e^lqua 8 parmi 
(iuels BZ^T, Fla^l s fflgTe de ' Chg^arus ' et m^ Sabourg^ q.ui sera 
plus tard ^v^qu sous la monareiii C^nstitutioanelle* Ici 9 
il y a ua personnel tr^B peu 



s locales 

I 1 iafltten.e* ds prttrea ^migr^s a 1 a pas pu itr^ 

ee-que l@ur ssjour e^t trp e^u^t? Ils rejitr-snt dee 

^u ? ils Is peuvent* Us &t.sieni d f allleuar8 9 pour la 

d petitss geas. Se qui rest@f& dass I 8 ^mlgratli5j3. . apr^s 1795 

e*est- .surtout la U6rttrel&ie 9 les dvfques, qui estr'etlxuremt^ du 

dehors, un fyer a ? oppsBiti@n It tout ee qui se. fr& 

pour league IB .e v 'opece d^fiziltiveaiesit 'la ceafuaioa str 



t 



usa&as t das moaurs de I'ancienno Sglise de France, dont une 
partie cCiistituer a* I 7 opposition an Concordat^ plus tard, sous 
le aom -de "Petite Sgllse", 



La Evolution s f est pas restaa eantonnSe en Franoa, 
et ses effets se soat &tend.us &ors des froatl&ras franqaises. 
St d*abord 5 uaturalleiaent, dans las pays qui ont t6 consuls 
par la France & la .favour des guarres de la Revolution, En 
efet 8 ctf qui fit la gravity d la legislation rvolutionnai- 
PO pour* l' f %l lae cathol iq.ua ? c ? est qu T ell8 s r^pandit en 
m&raa tsi^g que ,les armies fran^ai s a s a P&rtout ou la domina>- 
tion ran$als$ vijat s'lzsstaller s'introduit una legislation 
nouvella^ quip etJsaraa nous I'a^/ons vu f est n^-faste. a 1'Eglisej 
partout ou il y a ecrnqxi^te r^volutiOEnaire franqaise, .11.. y a 
nationalisatiosa das bi@as de X^ISglise, ensuite vent aux en- 
ciierQB de QS blens eomme Bins ifationaux; partout sont sup- 
prim^es les Gongr^gations, partout est laicise I 1 6tat-eivil f 
laioie^ la mariage Safin 9 du point de vue des rapports de 
1'Sglise t 'de IMStaf, -e'eat, partout ou triomplient les axm^ea 
franq&ises ? 1<& triomph du gallic onisrae* Ainsi 5 eaaque prbgres 
des armees ffan9is^s put etre eortsider^ coians un recul de 
e rasaaine* 



tous cos pays las u&s apres les 

il an'ast.tm^ tout au mo ins 5 sur leq.ua 1 il fjsut atti- 
r@r irotre attantioa, o f eat la Belgi4 ue ^s Belgl^ue, la q[Ues 
tion religiuse avsdt ixaa importaiao d@ premisr rdre; o'est 
un pays u le olarg^ ^tait extrft" m'ement puissant, et oartains 
des hoismss d f ^tat da la Bigvolutioa. aT^ieat apergu* justeiaeat,, 
1 danger <ius poavait p3?4Benter un politiqu &nti-*religieus 
pour l s expansioii ^aa^aise d c c$tg ? Habespirre an parti - 
ouli@r flnale^nt s apres 'des allies st venues 9 la Balgi^ue 
fut d$fiiiittv8snjat incorpor^e h la Cranes 1 ler ootob^ra 
1795 (9 yeM^miair An IT};, las habitants reeeval sat f par 
cett Ioi 9 le dreit de c^toyens franQais. L pays avait 
dlvlse n neuf ^partmntB 9 raaevaat ^.aturellemant 1 ? adminis- 
tration fran^als, ^ssimil^s coiapl^temsnt^ et la legislation 
franqaisa fut introduite daas le pay& ? d f abord la l^gislatioxn 
sooisl^ aa mois d s etobr 179.5, puis la legislation penale e 
puis la legislation fin&a9i^r 5 to.. R C*aat done Is Direc- 
toire qui a eu surteut h faira 1 travail d* assimilation da 
la Belgique h la France* 



eetta assimilation* la queatiun religieusa st 
imm4 di alseaient une .difflGUlt^ i en effet. i^ peraoa- 
lei fraagsls 4Ui ptoetr a B@lgi.<iue pour l^aSmialatrer est 



^ aalom JLeur 4Kcpn8sl9a3^- a voir cirauler dans 
molars 0Beor a^r^o;. *m. p'arle de l lw 

dos rdtrs%. ^u'' .l- ? 'a reaQOAtra" teas' Is .rta portan" 
-*av0e das '80aa0tteii $ ' ; tB omfersHes -at das tor 

' pas' mn^ loi- tm 1? juia It96 



- 49 - 

qui et&blit I f 6tat~civil et le divorce; le 7 ,0ctobre de la 
mfcme aande, I t aa3latance publi^ue tftaAt laicisee et, un peu 
fiords, lea a coles. Le regime qui fut introduit ioi n'est pas 
celui d la Constitution Civile, puisque la Constitution Ci- 
vile av ait, k cette dpoque, disparu, mais celui de la Ioi de ' 
Police des Suites du 7 veiidmiaire, qui fut introduite en 
Belgique le 6 deeembre 1796* Les pretres s^culiers furent 
d T abord *S6nag$s t mais les rSguliers furent imm^diatement 
traites avec rigueur; tout eg les maisons conventuelles fu- 
rent supprimees, le ler septembre 1796, sauf celles vui s'oc- 
cupaient d'enseignement et d'assistance, Ces mesures attei- 
gnirent environ 10.000 moines ou nonnes etj, naturellement, en 
m^me temps que les maisons etaient fermees^ les biens ^taient 
secularises et vendus^ En somme, le regime religieux etait 
introduit en me^me teicps que toutes les autres lois de l ? Etat 
frslnqaiSj ai bien que la Belgique eut a se transformer, en un 
an ? de toutes les modifications c^ue la legislation r^volu- 
tionnaire avait introduites en plusieurs ann4es. Ce fut done 
un bouleversement coinplet de iLa vie du pays. 

Pour l f Sglise, le nouveau regime constituait une 
sorte de Josdphisme renforce* Or y oontre le Jos^phisiae, la 
population des pajsrs-Bas autridiiens s'^tait d6jk soulevee 
ea 1790; il est done inutile d f iasister sur les sentiments 
aveo lesq^uels les Beiges vont aocueillir ee nouveau regime^ 
Ces sentiments se montrerent des <aue lea flections leur en 
donnerent ie moyen, e f estk~dlre en 1797, ou eurent lieu 
les premieres elections n Belgique; seuls des opposants fu- 
rent ^lus^ avec, a*aillurs s uae masse dnorme d f abstentions 
au serutijo* In mtoe tsmps^ de toutes parts 9 affluaient des 
p^titins q.ui demand aient . le retour k la liberty religieuse. 
Devant oe triempue de la volontg national anx 1 actions, 
les administrations locales se srurent d^gagees de toute pru- 
dence et elles laisserent tomber, k peu pres partout^ 1 'ap- 
plication des lois Malheureusement, la p^riode de tolerance 
due au euec^s des mod6rs aox elections fut arr'Stse brusque- 
ment -par le coup d f atat d fruotidor et, aUBaifdt apres fruo- 
tidor ? commeaQa 3 en Belgi^ue comm a Ifrasca^ une violente 
reaction jacoblne e On B ? sut s cette foiSj esacua management 
pour les habitudes ou les ideee des Bel$ee$ oa ait en appli- 
cation toutes les interdictions oui et^i^ut per tees par la 
Ioi de venddiaiaire et 8 en p&rticuli0r ? ' oa mit a xreices 
le serment & la Constitution, A p@u pres tout le elergS bei- 
ge refusa le serment; l ? aroiae^iqtu@ d Maliaes, le cardiaal 
de ^ranclcenberg, condamna le nouve&u sermenti il fat alors 
expulSQ, le 20 ootobre 1797 ]> -ee ,fait s 11 a'y avait plus 
d'^vdojiee en Belgi^ue^ car les aatres ayaieat 6migr. Oa fer*- 
ma les eglieea Ik ou 0110s n$ r6pond&i<snt pas exact ement sax 
conditions de la Ioi de vea&dml&irs; besoieoup furent vaaduesi 
d* autres, noa eatretenues^ tombereat progressivement ea rui 
nes. L ? XJniversit6 d@ Louvaia fut suppriia^a^ le 25 oetobr 
1797 et, peu apres, le 25 Iovmbr@ s toutes les osafr&riea et 
tous las chapi tree, Knfin 9 l^ajaa^e suivante, le 30 aofit 1798 
4tait iatroduit le culte d^c&dair obligatcir s comma en 



- 50 ~ 

Da fsdt da oes loi et de leur application rigou- 
reuae ? le cult a oatliolique disparut presqiue ccmpletement, 
tout t*u moina sa calibration publiqua- il fa Hut se reduira 
& Is, pratique clandestine, pr^caire par consequent, ou bien 
les populations se rSunissaiant pour prier an eomraun, & de- 
faut'd'autras manifestations extdrieures, dans les elmfttieres. 



a legislation de fructidor anaait le gouv ornament 
d pouvoirs exceptionneis au point de vue da la libertd per- 
sonnslle; elle fut employee en Belgique : des arrfct^s indi 
^t&uels de deportation furent pris; des pr^tres furent ainsi 
traduits an jugement, Beau coup oh apparent d'&illeurs : ain- 
ai ? sur 585 coniaioinations & la deportation, il n ? y en eut que 
35 seulement <iui purent tre effectivement oprees en Guyana, 
les autres ayant ^td contUM&oes L* application de la oonsorip- 
tion* q.ui fat votea le 3 eepterabre 1798 S determina, oomme 3a 
dis la lev^e dea 300^000 hommes en Tend^e^ une sorts d f insur 
rection 7 une fermentation d f &bord ? puis un soulevement^ q.ui 
g f opera en I'l&ndr, d f une p&rt 5 et dane la Gampine, de l f au- 
tre 9 &u debut d f ootobre; 11* se forms spontan^nient des b&ndes 
catholiqueSy qui tinrent la camp&gn et, en queiquea' semaines, 
le mou^ament fse g^n^ralisa : c'eat c* q^ l f on appela la 
Guerre des Pay sans; en effet f le mouvsiaent rssta oantenn^ 
dana les eampagnas, at na gagna p&3 las vllles. Mais les be& 
gas n'a^raient pas las moyens qu f avaient les Tend^.ena de r6sis- 
tr dans leur p^s^s eoupS d booages : ils fur ant rapideiaent 
Q erases | an bout d f un iaois ? tout danger serieux stait ^&rt^ s 
et la dernier ooiabat eut lieu a Hass^lt 1 5 deoei&bre 1798* 
Le Qaef q.ui tint la campagne 1 plus Idngtmpa 5 que l*oa $p~ 
pel&it le "Chef da la Casrpine 1 *, se nonuaait d Bollisr* La r6- 
pressiong, a la suite da ca soulevemant p fut impitoy&bl; en 
fit payer au clarg4 pour tout la mond % la deportation g^n^~ 
rale fut pronenoea s le 4 novembra 1798, par nauf arr^t^s col- 
lect ifs, an iatrritd par ddp&rtement; elle atteignait s au total, 
7*478 pr^tres; mais on n*en put s&lsir iiue 400 k 500, c|ui fu- 
rent tr&asp or t^s aux l6 de R^ at d'Ol^ron, 'La deportation 
fut sur tout 9 done, un masure d Intimidation plus qu'iane me- 
sur effeotive . 

Ea tout cas ? le ddcGuragemsnt reiryplit iiaia^diataiaent 
tout la Belgi^ue, et il fut tel qxie ni I 1 arriv^e des Anglais 
qui tebarquerent au Helder, ai cslle des Autricjiiiens sur le 
Bhia 5 ns puxant provo^uer _un:mouvament de soulevement, Ici 8 
par consequents il y a assimilation "a la fdis iu sentiment 
national et du sentiment religiaux; le sentiment national 
d f opp08itioa s a la domination fran$aise eat ssentiellement a 
basa d foi religiaus@ v Aussi na r^sistera-t-il pas lorsqu f ii-> 
^nouvalla politiq.ua da tol^ranoe et d@ liberty inauguf^e 

1 0oasuiat^ substituara a la persecution le libr usage 
'lA religion puis sa position offioielle par 1 Concordat; 
c@ moment -lk s alors, le sentiment catiioliQU ayant satis- 
opposition national 



- 51 - 

B - Ce uui s passe- en Belgique s'est passe, tou- 
proportions garddes, dans* les autres pays. Le terrltoira 
franga-is s*est 9 a eetta 6poque, slargi sur tout le pourtour 
de la Rgpublique^ et le regime y est introduit, eomme en Bel 
gique* psartout : en Italia, k Gnes et dans le Pidmont, (iui 
ont ete ineorpores an territoire, puis dans la Bgpublique 
Cisalpine, lorsqu'elle est organises. en attendant qu'il le 
soit v coime nous 1 verrons tout k l*heure t a Naples et a Ro- 
iae Sn Suisse t de m8me v qui en 1798, a la stilts de I 1 occupa- 
tion franc, sise, est transf orj&ee t au' point de vue politique, 
en uno R6pul)liq.u0 HelvetiquQ. la legislation rev Glut ionnaire s 
en matiere da clergd, st irrfcroduite; elle provoque une rdvol 
te des o an to yi3 moatagnards catholiques, dont le cnaf fut Al 
d Reding (1^98); ils ee souleverent a deux reprises, et il 
fa.llut la force armee pour- les mater. Snfin, ce sont les 
pays allemands de la rive gauche du Rhin ^ui deviennent 
et re^oivent la legislation f rang also* 



C ? ost done une amputation considerable du domaine 
qui et f&ita par lee armies fran^aises. II faut dire, 

que Rome ne perd pae tout dans 1' affaire ear r du 
fait d la disparition aes clerg^s offioiels ou de leur.ia- 
flueno aur 19s fiddles f tout la masse du olergg elandestin 
reooit msturlloi8|it sea directives et va cherclxer secours et 
orit^ &a edte ta H0m@; les rdgldiaimt@, pour tout ce cler- 
et oes catkGli%uad qul aa f ac cap tent paa la legislation re 

eteient B&turellement faits direotement par le 



Allemande 



Toila done d4jk ffeadrees ou completement 
des Bglises fr&noaiedg t de pafs franc&is. 
sous jl f ijaflttince indireot ds la H^volution, s^effondra de 
mime, iVSgXisa aaieiaamd@| 0a vit disp&r&ttre imrnddiatement 
la magaif iosja.cs k la feis seeuli^r et spirituelle de 



'& -- La &6p889S@id2i 4es princes ^ ool^s last Iq.ua s as t 
ume it^ quT^a dejk et^ gmise &u 18dm eieole $ $xs 1743$ pen- 
daat la guerr fi 8aaesiW -d^utrioh*, un pro jet de Pr6d~ 
rie II st d l f Angltrr^ ?ait 4t4 propose p$ur ret&blir la 
paix @nt?a M$ri&-9hr&@9 ^t sen advarsaira. Siiarles Til da 
Baviers, preset ^ai Qag>03rfe&it i f indanisation d 1& Baviere 
au sioyen d r un sourosm roysl t d^ secularisations de biesa 
iaatiqu^ fe 1785 3 la m@ae id<l> est "reprise sous une 
forme ; usi okaaoiae d fulSa f 1 baron de Bibra ut 
d'ouvrir un eneurs str is eerivains-^ur le gou~ 

et I'&venir des prinoipa&tas 6oc34sisstl%ws; 11 
un certain nombre d@ m^moires ^e^ant do jurisias de 
aetier j l@s uns eonelu&ient qm les priacipauts eeel^sias- 
ti^ues dev^lent Str tr&nsform^es n priaci^it^s s^cuiieres, 



- 52 - 

d'autres qu'elles devaient $tre mises sous le gouvernement de 
prinees laiques; qul serai ant elus par la noblesse <a pays, 
l f ev(iqu gardant seulement le pouvoir spiritual; l, f idee de la 
secularisation des principautris eocle&iastlquas; sat dono una 
idee qui etait dans I 1 air & la fin du ISeste sieole, 

Slle prit corps par les clauses du traite de B&le 
de 179& et du traits de Campo-Jformio do 1797 ,: 11 y etait sti- 
pule en effet, que les princes de la rive geuehe ft* Hhin deposi 
sedes par la cession a la France devraient reoevoir des com- 
pensations sur la rive droite du Hhin Ces compensations, 
c'sst le congres de Rastadt qui ets.it charge de les trouver; 
il se tint de dScembre 1797 It &vril 1798 Le Consrea Be de- 
vait pss about it* et la guerre devait reprendre, mais djk, au 
Congres f deus: faits impor$ants se sont prodults : la France 
a fait admettre par la delegation d'Smpire le principe des 
secularisations d'etats ^ool^si&8ti4 ues pour indemnisdr 13 
princes de la rive gauche du Hhins d y autre part, l f Autrich 
elle-meme a demand^ des compensations en Italie pour les tej> 
ritoires qu f elle perdrait en Allemagne; elle les demand&it sur 
les 6 tats du Pape 9 qui ne garderait que Borne et sa banlieue, 

/ 

Done, cette premiere tentative n f aboutit pas* Mais 
ell st repris et realis^e lora de la paix de Lun^ville en 
1801 s l f article Til du traits decidait quo les princes da la 
ri-ve gauche du Rain dont les territoires paas&ient h la jfrazi^ 
ce seraient indemnis^s de l v autra ctttg du flouve, mds 9 oette 
fois t il n s'agissait ^ue des "princes &gr<ditaires", ce q.ul 
supprimait, par consequent, lea Slecturs a^ol^siastl^u 
lesquel&n'avaient pas droit k compensation et dont 9 par 
sequent ^ les territoires etaient purement et s implement 
prim^s,, C T st par des secularisations en Allem&gnd qus ess 
compensations devaient ttre trouv^as,, L f initiative vint ds 
la Pruase^ qui proposa^ au mole d ? octobre, un projet de se- 
cularisation pour s'indemnieer elle-ia^ae; h sa suite, tous 
les princes allemands se hate rent de venir k Paris pour fair 
fixer leurs lots par le gouv armament fr&n^&is, $ f st T allay- 
rand s lui-m^m s&cien e^iqua secularist 9 4^i ut & dirlg&r 
tout ce trav&ii. En principe r le travail aairait dft Stra fait 
par la j)i^te d l Eittpire t! k latisfeojane; il fut fr an realitd^ op^ 
re It Paris,, C T ast una serie da trait ^s particuliars antra la 
gouvernement fr&nQais at las dlff4r@ats princes allem&nds qui 
l ? etablit f a 1& fin da la&i et au defeut da Juin 180S La Bissie 
donna son as sentiment au plan general la 3 Juin l& Dieta 
d. f EiBBpira l ? accapta la 23 0vmbre, et il ca rest a plus qu% 
negocier avao l T At|tricha v qui 9 finalement, elle aussi ? about it 
k 1* acquiescement 9 le 26 Mcambre 1802^ La negociation avait 
ete, d'aillaurs assez scandalous; ee ftit un maroheidaga eaon 
te 3 qui eut pour resultat d f eiargir continuellament la domai- 
na des seeul&rie&tions* t^ tout fut reunia daz^. un act fi- 
nal ? qui s^>palla la Beea d ? lmplr (25 fevri 
dispar&iss&ient toutas las prlnoipautds eocl^Bi&sti^u^s d'Al- 
, s&uf ima 9 l f Slacter da Sayaaee^ qui etdt trans fdre 
HatisDSuma et o^ui re a a vait \m. fif; teus las 



- 53 - 

3B^* La secularisation de ces etats 
representing* pour I'Eglise, une perte $norme f puleque le to- 
tal des^sujets que perdaient ainsi les prinoea' Seolesiasti" 
quea so mont&it a 3.162,576; SOT 1& rive gauche du Rhin* oe- 
la repr^sentait 800.000 habitants^ tout le reste 6tant de la 
rive droite*, Q,uant &ux revenue qui ae trouv&ient ainsi dis~ 
paraltre pour I'Eglise, ils reprtfsentalent vingt-et-un mil- 
lions de florins* To ici un exemple de eea secularisations : 
la Prusse revolt, p&ur sa party deux ev6oh^s v eeux de Fader- 
born et de HildesJieim et six abbayes; la B&viere, de son cd- 
t^, incorporait k ses domaines les trois 6vciis de Wurtz- 
]}ourg 9 de Baraberg et de Passau, L' execution des secularise 
tions fut faite dans un esprit de rapacity et de haine a 1'B- 
glise extraordinaire qui fut pOuss6 dans les details ? par- 
fois jusqu'au ridicule ? ainsi, on vit la prino d ? 0rang 
qui chicanait l^v^que de Fulda pour des tonneaux de -vin de 
jokannlsberg qua l ? ^v^que avait vendus; ou bien on voit la 
police qui fait; des difficulty's sans aombre aux Capucins 
de Munster p&rce qu'ils ont vendu ou qu'on ne retro^uve plus 
des pots de fleurs et des livres qui staient port^s a l T in- 
ventaire; la c^th^drale de Fre^seing est adjuge h, un bou- 
cher pour 500 florins. Be tout&s part, les secularisataurs 
s*emparerent de biens ou de biloux d'Sglises i le Commissaire 
du Oouverneinent a Bamberg s par exemple^ s ? &ttribua pour sa 
part I'ostensoir d'or^ sans s f inqui<*ter d T aiJ.laurs f qu f il 
contenait encore des hcsties* Bn dehors de ces vols ? en quel- 
que sorte p^'sonnels, individuels^ la secularisation eut pour 
effet de d^truire^ ce qui 6tait; plus grave^ des centre de vie 
inteliectuelle et spirituelle, que <les gens consideraient 

des foyers de superstition,, en s'sharnant ? an parti~ 

sr des congregations religieusas* Par la suppres~ 
des congr^gatiens rsligieuses se trouvdrest 



lections et d^s tr^sors ^sass^B Spd.s &s sieol@s t 
tsdeot, -n &JJ.BLagne, depuis 10 d^but 3u moyen ; %e s de 
foyers de culture^ Aissi le m^nastere des B^n^diotiss d 
Saint-:Eiamerfen 8 I. Bati3boane f qui &v a it une bibli@tM%u 
oomp&rabls et cles collections d f ouvrages d'hiatsire^ de py- 
sique et^ de sciences naturslls f ainsi ^galement disparut Is 
grand centre de '.the* ol ogle de Saint-B laise, dans la Fsrtt~ 
Hoire* Farfois ? ce sont des documents Inestlniables qui se 
trouvent disperses f ainsi Iss Annalee des B^a^ die tins de Ba~ 
viere 9 qui etaient tenues- depuis 1684 jusqu'a cette date at 
qui etaient manuserlts v Les diz-tait universit^s c 
fiirent ^supprimees; plus tard s diff6r@Bts savants ou 
tuel's sllemands devaient d^plorer eette perte ? la c 
comme ua desastre pour la culture .. jL.ntAlldctuelle y sinsl 1 
Savigny ? ou la pnilosopl^'e Jaoobi, ou I 1 historian 



La seoularis&tion eut d&ne pour resultat un verita 
ble bouleversemant des conclitionB intllotuell8s de l ? Alle 
on peut dire que o f est. tout e une p&rtie d la physio- 
tr&ditionnell d l ? Allemjagne qui s' efface @t que , par 
seoul srisations d 1803 s'aciievQ la laicisation qui 



- 54 - 

ait et$ cemmencde en Allem&gn par la R3 forme* 
te la liquidation de I'^llemagua religlouse catholi^u 
a e pour suit. E't pour t ant ^ elle ae soulsva pas de protesta- 
tion serieuse de 1& part de Rom s aprds un praiaier mouvement 
instinct if de r$volte t la p&paut<$ renon^a k protester; ell 
n'Stait pas faehse an fond s de voir abbattre la superba de 
cos grands arohevfcquea d'Allemagne, qui lui ten&ient tt 
Dans ses mSmoires- le cardinal Pacea. nonce du Pape, qui s ? - 
tfeit trouv^. en lutte avec les archer $ig du Hbia", ne oache 
pas sa Ei 



- Bffon-aretnent du Salnt-glege - 

e 

La Revolution eut noore un autre sffet, c^ui 
celui-lk, ddfinitif, q ? est 1 f ef f ondr^ment du Saint-Siega lui 
Home* ai moment eu se paasait osite secularisation de 
, Stait d f ailleurs bies hai^s d^etat ells-mime de 
car sa puissance a?&it p@u h pu pres disparu, 



'& > Le P&pe se trouva ea effet -pris, emama prince 
it alien, dans les remous de la. polliique gSn^rale du tisps ? 
jaot&xainent dans la dispute entr la Franc et l*Autrie&@ pour 
I'influenoe sur l l ltalie* Au ddbut da la 
la situation d la papaut-g, du point de vue 
dtait sombre* dependant 9 les praiaieres menaces de la 
tian am^liorerent, en quelque Bprte, oette situation : l ? ef 
frol des princes les r^aoncilia aves Home* ainsi s ? op^ra la 
reconciliation avec le roi d'Kspa^ne, par 
ehcs ciariouse - de I 1 snci en minis tre Horida Blanca qui 
tait ambasaadeur pres da P^>e; l T Autricii Jcsepiaiete 
me ffiiiltiplia.les hominsgas V&TB la papaut&a, Mais les rois d 
l ? Burope n'^taient pas, en rali-t6, d^cid^s a s compromettre 
pour le Pap et le lais 38 rent -ddboullletr' tout seul as a 
res aveo la 



Pes le debut, l f agitation r^^olutlnnair s'^tait 
dii Comtat-Tenaissin et d 7 Avignon. d f abord la propa- 
ganda at lapropagation des ides revslutfosnalres seules ? 
puis un crise dconomiqu gra^re .et ls souf francos de la 
population eurnt psur r^sultat d@s revolutions dans GQS 
tarritoires pontificaux^ r^^slutiong qui aboutir@iit a X'ez- 
pulsion du Idgat- d Pape et au vote par les districts Avignon- 
nais d@ la reunion k la Frasicia, 1 11 Juin 1790* Apres deux 
aj oarn^ant2 at des 4inqudtda t 'la 'Coaatituant*^ s d^oidcait 

le 



14 septembre 1791| aes torritolres oojastituereat le d^parte- 
ment du Taacluse* S ? 4tait u mptuf entre Horn et la Hevo- 
lutiios, D^ja 9 d ? aillurs, .I'd gardinttl d@ B@rnis f smbassadaur 
de Franc, avmit d^mlssionB^ em f^rier 1791 et il n'av-ait 
*as et^ re^plae^; les rslatlou^ dipl@ms.tlq.ues furent defini- 
vesssnt 'rompues par 10 rem^oi du sone ? le 30 mai 1791* Us 



- 55 - 



incident 8 d*ailleurs, ne tarda pas a bolster k Home t c^ui prit 
des proportions graves i pour re gler I 1 affair* de deux pen- 
sionnaires de l f Acadmie fran^aise de Home qui av&iezit 3t 
inoarcertfs par la police, 1' sanb&ss&deur de J?ranoe & Maples^ 
de M&kau, envoys a Rom un charge d'affaires^ un secretaire 
de sa. ISg&tion^ Hugo& de Baseville, qui se mit k faire a Home 
de 1* propaganda r^volutionnaire, se livr& k toutes sortes de 
manifestations provoc&ntes, arbora les insignes et la drapead 
de la Hepublique; bref, cette propaganda et ces provocations 
provoquerent un soulevement populaire ? et Hugon de Baseville 
fut assassin^ Iel3 Janvier 1793* Le Pape refusa les excuses 
publiques qu'on lui dem&ndait sans nquSte et il refusa egals 
msnt 1* expulsion des emigr^s c L* execution de tl^uis Ul ache- 
va de le tourner centre 1& gouvernement fr&nqais; il donna, 
dans un Consietoire ? le titre de martyr au roi guillotine le 
31 Janvier, Be e jaur, 1 ? attitude du Pape contr le. H^volu- 
tion est dScid^e s il.condaiune k la foia la politique et les 
principes r^volutionnairss et il soutient tous las adversa-i- 
res intarieurs et xt<$riura de la Revolution en touts olr- 



La situation ae csmpliqua j^our lui lorsque la 
r$ fut port^e contra l T AutrioiL a Italia mae Le Paps ps&r- 
tlcipa a 1& oo&litioa contre la France^ aux o"dts de l ? Autri-' 
cslae et du roi d^s Naples, II va s p&r casas^quent, 8tre vietime 
des vietoires fraojaises, ^pres leg victoires de Bonaparte 
sur les troupes pi^iaontaises et la capitulation de la Sardai- 
gne, &u mois d'avril 1793 f le Direotoire lui sn^oie inet ruc- 
tion. de porter la guerre sur 1'Italie du oeaatrs et I'ltalle 
du sudy le 7 siai; il f&ut, diesnt e3 instructions^ "aller 
ateindr k Rome I flsjubemu du fa&atismo^ "L ? expedition doit 
poursuivre k la fais -unc pelitique d r expansion t da domina- 
tion fra$$ai3@ et t en mfce temps 9 fair prassion sur Is 
pour I'aaieB^ 'k obtenir un paaificatioa religisuse 

D^s qu@ las premieres opej?&tions sont ent&i&^es 7 1 
9bli.g6 de odder C@s sp^rstions seat d'ailleur^ 
des daasoastratiens militalres qu*une expedition pro- 
premeat dite^ GSJ? Bcsap&rte ne voulait pas distr^ir ujsa 
partle s-arieuse de ses troupes, doat il avait basoin pour con 

guerre oontr^ 1* Autriche* Maie le-P&pe n ? a paa 
tout an rnoin^ d ? arm^e reguliere; il n ? & p&0 de 
qu f il puisse opposer .'aux gen^r&us 1 franqaiSg, Des 
re^olutionnaires ^G latent d"ailleurs dans ! 
villes des Legations, r@QOiv@nt mim pour Iss enceurager 
^missaires nvcjas par des seci^tes r^irolutisnnair^s d 
Lo. Pape -fut dose oblige de cadar Le 20 Mai v Bonaparte 
adrass^ k ses troup une gr&nds procl^nation leur'&is&nt' 
ii fallait aller a Rome tt retabli'r la Capitole w , r 
le peuple remain engo'urdl par plusiaurs siecles d'asclaw'age, 
r^t&blir lee btistes de Brutus et de Caton"* Tou jours ast-il 
Q.ue v - devant leur -iQ&reha, le Papa ntama bisa vite.des 
ti23s ? par l ? ister^diair du oharg^ d' affaire d'l^pagB^ Bo- 
naparte -lui-iattae,. d^passsnt les iisstructions |U 1 
r@ lui a#ait donnees^ o^sssntif ?sn 'armistice, k Bologna 
Janvier 1796* Par ot arsiistice^ les.tro'upes franQaiae-s 
paient la .legations de Bolegae *t de f@rrar@ le 



- 56 

Contribution de vingt-et-un millions de francs, ftpxra&it 
cent tableaux at cinq- cents msuauserits prscieux, piiis le bus 
ts de Brut UB; les ports remains a talent ou verts au caonierae 
franc. aiSfl ferms 311 commerce des ^utres pays a et le passage 
des troupes franchises k tr avers le territoire pontifical 
6tait autorise si necessaire* 

Bonaparte fit s&voir d'autre part au gouvernement 
remain qu* en ecliange d'une reconnaissance de la Constitution 
de la Rdpublioue/l Directoire pourrait prendre vis-kvis 
da lui das mesures liberalee* On poursui^ait ainsi la pacifi 
cation religieuse* Le Papa s f y preta f pr ua Bsef 



j?ali3 sollicitudb. ^ " du 5 Quillet 1796, 11 reeonnaissalT" 
la H^publique franqaise et recommaadait $*ux smtholiques da 
s f y soumettre; oe Bref ne fut d f aillui3?a'p868 public officiel 
lament, mais r^pandu officieusemeat;, 



Les negoci&ticns pour t8f<iriBflir s l* armistice en 
p&ix se poursuivirent k Paris , s?nr urn g^ubl base, politi- 
qua et religiause, puis ensuite & JPlwajja^ Biles pri rant 
touta la fin de I*ann6e t depuis 1^ 14' J&t!let Le Diractoire 
exigaait la revocation de toutes lee Bialla proaonc^es sur 
les affaires da France i le pap rafuse^ siaaSi qua le Sacr^- 
Oollega 9 soutenii par le peuple romaij^ is plus, l*Autriche 
a rapris la guerre; lee offensives mtrlc&iajsoaas da Italia 
paraissent victorieuses au d^but i H&stoua eat aex purtia 
deblo^u^a par Wurmser et 5 dans I'All^ma^a in sud, las trou- 
pes franqaises subissent de>s eoiiees* i ?^lf 2?0ii done a 
un re tournament de la eitua-tion; il t^^tii a^o fiajme pour 
une alliance militaire et leva des ti^^sir '&!(& -nn territoi- 
re pour les mettre sous le c omsnandeiaa^t- '--rtlytf t^lii^' is pour- 
parlers sont done rompus aveo 1& Frano. M%% pasatd&mt ee 
temps -la, Bonaparte, (iui tr&ite avec wasu* title .! clarg^ d@ 
l ? Italia du nord^ tr&vaille les L6g&tiome p&r &m -pyepagan- 
da habile : 11 y abolit la fgod&dits; tl declare fiaasdoment 
la reunion das deux Legations avao la ftepub&iqu Ispadane 
tiu'il vieat de creer le 5 octobra* Puis c*ast la viatoira de 
Riyoli t la 14 Janvier 1797, at la capitulation da Maatoue^ 
la fevriar, qtti terminent les op^r&tions dans I f lt4lie du 
JSord* Le Birsotoire donne aux troupes S f ordra d f lla^ a Home 
4e*truire le gouverneiaent pontifical; les troupes po^tifle&- 
1*8 sont battuas a Faenza le 4 favrier; Anctne est pxlfse 10 
t :1 Pape est a la marci des troupes frangaiaes^ Hade 
aa&^art, maLgr^ les ins trust ions da son gouv rnammt 
etai t ua^ p ol i t i que p r s onnalle ; il aa t i ea t p s h 
le gdu^araeBient rom&iin t cosaptay m contraire, sur 

st an train da n^gocier avee 1 clarg6; il fe g d*;afEt 
das dassains inilitsdres sur l'Autrlcilae f pluttt 
da telle eorte q.u f eu liau d'appliquer les 

il fait d@s declaration de m@dera 
fieiellmaesst^ p&r le B4^- 
La n^gD elation ^boutit au 
1797; 1 Pap recoanaft 
faire d f alliance &?ee 

il abas^^SB ^ 1^ Fr&so Avignon t la Comt&t- 

at i H@maas de 







- 5? ' 

a 

paya tr*at^^.un millions 4'mft*nuit* do gaarre^ doane 
das tdiiHit #i &, la famllle a BftaavJULl* ,'!* ciiftrg4 
assassin^ Alasl^ Bonaparte & raacme* & dsrsaoadar dee garjatiad 
religiausea pour la France; il a eonaaxici parBormeliameat une 
politiqua d rapprochement catholiciUQ, La E&pa est sau*6; mais 
si fiome est eawrge,, la pouvoir temporal 8t d j& deiaaxabr^ 
d*una partie; puts il v& tre ? dans las mois qui suivant s 
d^truit, et le Papa lui-ra^me eEafisn^ ea c&ptivite* 



B_-r. Le traits ds folntino K ? a pas 8 en effet, mis 
fin aux in^uT^tudes du Papa, ni aux aabitipns da la Fr&nce, 
L traits da Campo-Formio Stait un@ eortsi de partage d l r l 
t&lia.2itr la prance et I'Autriohe^ mais la Fra^c & organi 
st Ik la RSpttblique Cisalpine, &vec uxie parti* dt Veaise 
juequ'k'l'Adigo, t ls trois L^gatiOB@ romainee ? plus l 
lies lonniezmes^ qui gardnt l^Adriatictu^ La Mreotoir 
parle mime d ? une R^publi^us d j ltali* 8 o %ui eat 'ma^aQaa 
pour les 6tats romaias* A HBI ? l*fefes-3adur st 1 frere 
da Bonaparte, Joseph, qui g*aKtOU3F0 d tus las partisans 
das id^es neuvelles* Des oomplots soat f0m@st^s ? A- -toua' 
t^a t dans las- 6 tats pontific&ux. j)*autre 4jart l 
qua la gouvernemant franQais avait fsdtes au P^p 
un y^ conciliation entre las r^fraotaires et lea 
tionnals ont ^t^ ^c&rtsSes par Rome e La renaissance 
qua et royalist qua marqusnt las flections de l f An T ancou- 
raga lajp.ap&uteV I* populace romaine ast, d'&utra part y io- 
lemnuizit tortile aux soldats franQaiej un inoidsstt ^olata 9 le 
28 dgoembTa 1797 s h la suite d'une eraeute entre dss patrio- 
ts romaias *t das -r^volutionnairas du pa^s ? la repression 
faita'p&ar 1ft police fcmSne. les gendarmes k p^n^trer dans I'eza 
bassade da JP3P&se5 ^ es oolisions a produisent entre les po 
liciers remaiass at ls soldats' ou offioiers de la garde de 
I'asfloassatfi le g^ia^r&l Buphot est tu^ sur le perron-^Ue 
1'Ambassadai ^ S 4tait us gdn^ral qui etait venu h Homo pour 
<pouser la lasid^maia B68ij?0s Clary? laquelle. d'ailleurs, 
^chappa slnei h nn dsstia ^dlo0rj, puisqu ? ella davait plus 
tar d deve&ir Hme B^rja^dott^ 5>aapk Bonaparte quitta sussit 
1*. meurtra du ^^rai Bipi^t s^mia^a oaa grmde Emotio 
B5 le Biractoira 0*-antfi41^ ; JJBM41ttta9nt svao Bonapar 
at das instruotions threat ' 



10 Janvier t afis'qu f il Interra:' 1^ . * 0-ii 
et r^-?olutionnairemnt k Hois ': II 
tirar vangaanca da l f assassiaat du 
voqttoir tma revolution qui de"truir&it la 
sal* 1$ troupes fran^aises arriirerant Jevsjit 
triar* la villa ut prise le 10; la ap& oonsaatlt 
les conditions militairas t f finaacrier^ q.u f on vonia 'Jbii 
15 f^vriar, l f ^tatmajor fran<jmis prov@qu&it un 
rsmaiaa qui proclama la dpubliqua Bsrthiar prit 

sous sa prot^etlOB la j@uu He^pufeliqua* La 
pontific3. s trmisra d^truitj ls 

' 



\ tamps p 4% -@mfom% .pill*gf at das troubles 
alternant aira les f^tas 



- 58 - 

IK 

20 Sirrier p oinq. jours apr&e la proclamation 
e Is Papa fut tr5*BSport en Toscane* a Slejoi 
d'abord, puis AUJ: snvirons de Florence; ie (>r&ndduo .de 3Sos- 
c&ne I'h^bsrgsa, SABS grand enthousi&ame d'&illeurs, effraya 
de oette responsibility mais il le laissa eepend&at faira 
acte d gou^erasment I^s camplie&tioasj iaternationstles pro- 
voqueront un changemant dans la situation da P&pe j 1* deuxi^ 
me coalition s T est an effet forage,, dont fait partie le roi 
de S&plea, oamms 18 roi de -Sifcpd&igne at l s Autriche e Les AU- 
triclii^ns xaenaoesit, en Suiess ? les communi options fran9aiss 
et les eommunl cat ions de 1& Gis&lpiae par le nord; lea Jlapo- 
litains ont pris 1 ? offensive du et6 du sad; 1 24 novsmbre 
1798 9 le rci de Maples fait souittiT^tion anx JTanc&ls d ? evaouer 
Roiae at lanca un prool&m&tion ^u paupl roiaB.li3* L gn 
qui command k ROIE ? Cheanpionnet ft n'ayaat pas d foroes 
santes, quitte Home, et Ferdiaa&d IT y mtre le 39 a 
r^u ^rds ? une ^soadre aapolitaias isbfe^qua un corps 
& Liveturne, pour eooperer *veo'lss troupes du sud, Au point 
de vne miiitalre,, la r^pliqu rtfaQ*i86 oonsistfe dans l f occu- 
pation sueoessive du Pi^moafe, puis d 1& Tesoane, 1 i26 m&rs 
i'799* ensuite d&ns la reprise da Rom at 1&. conquite du ro- 
^a\aae d lapl^a mi 1 Directoire ln^tfell& \ms Hapublique 
Parthenopeepae en Janvidr., L^ Direotoir* dcid& da mettra 1 
Pap en liau etlr; on le fit ps^rtlr d Floreac pour Pmrm 
1 28 m^rs l'/99; puis ? as 1& 5 il fut t^aaef^j^ a Shirin 1 
13 avrll; d Turin ? on l s sisagn& pour la Fra^os k travers les 
AlpS| il arriva la 30 *vril k Brl&E^ea^ puiB- a Grnobl t f 
snfin-* k T&lsac, 1* 14 Juillet 1799 P eu il fut aafarau* d&2 
la cit&dell. Pis YI 4tait tr^s g^ : il avait 81 asas; dspuia 
qu$lqU3 mois^ il etait ^ . denl -paralyse, ds jsoibeis a pr~ 
ticili@r; 1 voy&g &vait ^t^ ef froyablas @u plein teiopdt'0 
Is pj&ss&g da l ? Ap^nnia av^it failli Is fair mourir* AU so* 
t ^u 11 ^tait arriir h Talenoo^ Is gouvsrusmeat vc-ulut 
l^igE^ da la frostir & a 'sauae ds ictoire d Souvarov 
Suiss s nais-il a'et&it plus tr^isportabl et il siourut 
la cit&dsll de f alenc@ 1 28 agut X?9$; 11 s 
aisBi viotin- ds 1& politique imperialist du 
ment du Direct oir 1& Rdpubliqttd B^aija est esu ^ff@t ua 
^meats d la pcliti^u st^rieure da Bir^ 
politiq.u c^ui cosaist&it k aoastitutr des 



et d 2pl68 WPflgpe vait* ^t^ l ? un des 

la gaerr; la politd^ue du Direotolre n^Italie 



si nous rassemblons les 

situation' d l f %liS9^ eett densiar aias^^ du 
y la grsasde piti de .l 1 !^!! dst a t.ous 

il a f y & plus d g-oav srjs&a&nt postiflo&l, 11 B ? y a plus d'e- 
tat tesapor!^ Sn ?rasc'e t dass l,es pays oceup^s par la 
l, eatkoliolsme a perdu sa position cffioielle t tous 
bieas; le sl@rg^ si r$ait k ses seules 



- - 69 - ' 

incapable a 1 as surer son reorutesnant, aysait perdu sa, 
cfcle; 11 est mme 7 eh fait, erap&oii$ d f xrc0r s missloa par 
les persecutions; les oatholi^ues sent divis^s n deux Egli- 
ses y 1'une fiddle a la tradition et k l'fcutorit& raaln 
1'autre schismatique : os deux Sglisas se disputaat les 
dfeles,, Tel est le regime de l'Burop ocoidetalo, s&uf la 
GrandBretagne st 1& P^ninsule iberlqua^ t 6galment le 
glma de l f Italic depuis l T OQoupaticn de tout l ! Itali par 
IA France* Sn dehprs dss pays touches par Is, 'Revolution, la, 
situation n^est pas beaucoup plus brillante : l ? B^lis^ alle- 
mjade a 6t6 d^truite dans see oadras et dans s^ riciiesss; 
1'Eglise d s AUtriche 9 qui constitue 1 rests d la catholicite 
eja f&lt, par le J0sephlsm 9 h I'asitorit^ pontific&le. 



dehors da oette situation jaat^rie lie la p&rtia 
semble egalement perdue d&as 1@ dom&ine spiritual : en 
partout triompiie le double Iddologie qui, au ISeiae 
s ? est formee eontre Home t coatre l f s^lis 8 c ? 9rfe 
le r&tion&llsme piiilosopiiiciue, d'uae p&rt^ le gssdl 
des princes^ d f autre part; d&ns les pays ou ce a ? ast pas le 
rationalism piiilosophl^ue qui est liastalle au pouvoir v c 7 @st 
le gailieanisirae ? at cel^i ne v&ut pas be&ucoup mieux pour Ho- 
me dans un eas qua dans l ? autre 



L& situation de l*Sglise repond tout h fait 
jugemant qu f en donnait Herder h cett ^poq.ue ; "I'Eglise de 
rssaiabl plus qu ? a une vioille ruine ? ou ne peut en 
9 auou&e ^?ie aouvells", 



60 



7 - LBS DEBUTS PB PIS VII - LE 



DS 



La Revolution avail fait a peu pres table mse da 
l f '3gXl8e. tout.au moins 1'avait demolie de tell facjon qu 
son Edifice xtSrieur n 1 exist ait k peu pifcs plus w Ces de- 
molitions vont permettre 1 'Edification d'uns Sglise nouvel- 
le II va falloir prsndre d@s forsailes neuves; elles son! 
troivdQSg soit dans 1* organ! sat ion Ltrt^rieur de l f sglise ? 
eoit dans les rapports de 1'Bglige et de l f !tat Dependant > 
mill part 11 n*y a un coupure absolue sntre 1 'Sglise aou- 
velle ^ui va se former t l f lglise ancisnn qui n' exist 
plus* Sn effet^ l*Sglis ne peat pas reaier la tradition; 
a*autr part s il faut tsnir oompta d Inaction d8 horomes 
on des partis 8 qui subsistent de I'ancien tsinps; et ? nfinj, 
1 B reformat sura euKmmes ont leurs timidit^s et ne pous- 
seat pas les doctrines k I ? extr8me Be tell sort a que la 
x^^difieation de I'Xglise va &e faire parfcout selon des ^ 
s da eompromis, 



** L'Sleetioa du Paps 



Lnol&ye de Vepise. - 



La premiere n^oessitd o s ^taife d*aboir UB Pape 9 et 
se problem 4tait diffioil a 



- A ^'oooupation frsn^als de Rom 9 les 
s BOB! disperse'si U3aa dissain ont ^t^ soit 
soit mbarqu^s; dix sa sent disperses sur le r^aum de 
pls ? ?sur la Toscan ou sur la Homagne; deux ont ranone^ k 
la pourpre et ont t aloiB d^pos^s par le Pape Pi VI; 
oinq ont 3t4 s apj?es Incarceration^ diss^tain^s dans diff- 
rsntes vills da I 1 ! tali, 11 y eut- 9 exit re 16 roi d N^plas 
et l f laiperur e ecmme une sort ds eonourrenGe pour a til re r 
et pour garde r dans leu^s Stats les cardinaux qui quit taisnt 
Jtomv Puis, dsvant les pxoj.eta d'ooeupation fran^aise dans 
l^ensetable de l v ltalia s la plupart dss csardinaux gagn^rent 
peu k pan la Ve'ne 1 t!e terr 



A - la Saar^^-Colleg oaaaprnait f au total^ a et 
te ^po^uee"^^ GaxdiBaux* L s occupation d@ Rom rendait impos- 
sible^ autant que la dispersion des cardinaux 2 la tenue r^ 
guile r& d f un Gonclav^ L@ Pap Pi VI 9 pr^voysnt les diffi- 

oonditioas diplomat iques s ? ^taient g9L- 
a^ait pils ds. r^gl^ats de. pjg caution s par. us. Brf 
du' Xi. f^^rier 17t7^. tj tf3L4- eaap.aoda l@s ,Mlais s^gl^aen- 
taires pour la o^ ^ tairceiafcJL: '"*u O^nala^r @t peimis iin oonvo- 
cation imrft^diate r 
le du 30 d^csembrti 
d^eigner le lieu et 



la morfe du 




- 61 ~ 

une troisieme Bulle* .ta 13 no-rembre 1798* malntint 
la 'maority de@ deux*- tie IB pour I v 41eotion du P&pti mais 
ei4 git** 4Mtfrl* group fc8 aardlnaux le plus aoubreux 
qui ee trouverait dana un ndroit quelconque s le plus an- 
aien^ le dayen 9 aural t le droit de oonvoquer la Conclave^ 
de sa seule auterit4 ' ' 



A la aort d* KUfr VI,, le dcyes Stait le cardinal 
Albanii lui t la pi up art t $es ooJUtgues ^"talent r6fugi$3 
en Vdnetie. L v< &apereur leur fit ffj?ir toutes les facility 
pour tenir le Conclave k Teaiw, te tell sorte .qu f k la fin 
de Sept ombre - la mort du Pagpe $tant du 29 aodt - le caxv 
dinal convoqua le Conclave k yenise, G'est done un Conclave 
qui.se tient eelon das r&glesaents d*4sxoption Oependsnt & 
malgy^ les conditions em Qiialqu sorte irrdgalierea, 
oune cinteststion ne sera --e > lttre acjiitre le Goacl^ve et 
tre see ^oieioji f & .i*lave*t* d<a ee que 1-oa a ^u au 
yeKitge 9 oe Conolava teau liore d Borne et dem^ d@s 
tioas sxsept ionaell ? n provoquera p^a de 



A la eo.sv-ooatXM9/^X Tiat 50 

Conclave s f ouvrit le ler &de6ifere & n$n pas k Tents 
mals dane une le 5 au Convent bSn^dictin de San- Giorgio, 
attendit f pour s ? oocuper de la question d l ? ^lsotion 8 
du cardinal autrichien Hrsan 8 qui ^tait annon* 
II ajpriva 1 IB d^caisfere, &e eeo'r^talre du Sacr^-Coll^ 
jge ^tait rst^ k Borne; les oardinaux nomm&rent done comma 
Seordtaire du Conclave un auditeur de Hote 9 qui s'appelait 
Heroule 




B Le Coaelava va ttr le the'St?* d*mue forte 
partle polTfFque jou4@ par l f Autriefe. Le moment st^ pour 
I'Autriehej except ionnelleiaent favombl& ? -d'abexd, ;1V lieu 
de reunion du Conclave est sur terr$ autricMesme* $>uis les 
deux autres grandes puissances oath cliques sont & peu pres 
de esiisse % I'Espagne^ k oette ^poque^ oianqus d^autori 
t ^eligifina@e| cmcmt k la Fran$ 9 tout au mo ins 
ioiells 5 ail* '& raspu sves l f Sglise5 le pr6t@B* 

a ? ijititule 2-ouie X?III S est k Mtau^ en Courlandas, 
II fiauf noter# d ? ailleurSj que le 0nelav adressa une let 
tr k Loui XVIII pour lui fair part de la inert du Pap t 
de la reunion du Conclave* L Pr^tendant r^pondit en r^cla*> 
Riant toujoui8 f pour la France^ le titre de Fille Aln^e de 
1'Sglise et en faisasit it at de 1 reception chaleu reuse 
faite par lee populations && Bape Pie 71 lorsqu'il travsrsa 
le sud d@ la France^ prouvant que le sentiment religieux 
6tait tou-jours aussi vif dana le pays* Ses trois grandes ~ 
puissances catholiques 9 11 ne restait donc^ en fait^ que 
l f Autriche en ligne* Snfin, l*Autriche avait un dernier a 
vantage ? elle occupait depuis pett leg trois Legations ro- 
qu f elle avait conqui see sur las FraiaQais pendant la 



eaiap&gne de 1799^, L'Autriohe va done s@ servir de tous oes 
f^aH^ages except ioiemels en vue de deux o hoses i fairs oon~ 
aaftr son JeeecMsm pa^ le nouveau Papa et 6 fairs 



62 - 

L T Instrument de la politique autriohienne fut ce 
cardinal Hers an qui avait reo,u des instructions le 26 noveia*. 
bra 1799; il lui atait re^ommaud^ de favoriser la paix de s 
1'Eglise at de ! T Btat^ e f e8t-a-dire p en fait 9 1* alliance de 
l*Autrlche et de la Papaute\, A cet effet, il devrait s'oppo- 
ser k l f Election 4*un FfanQais, d'un Sspagnol, d'un Napoli- 
tain^ d*un GSnois ou d f un Sards; bref, il ne rested t qu'un 
Italian^ ou qu'un alleoiand, On lui d^signait comma oandidat 
1 cardinal IAattei s qui tait l ? arohevlique do Ferrare; Met- 
tei dtait Is o$trdinal qui avait &ign le traitd 4 T ol anti- 
no a abandonnant les trots Legations k la ?rano@ s et I'Autri*. 
ohe peas ait que p dans oes conditions, oomme Pape^ il lui se- 
rai t impossible de j^olamer a nouveau les Legations ^ que 
l f Autriohe entandait bien s* approprier, las ayaat prises sur 
les FraOQais; d'autre part fi Mattel tftait connu pour la fai 
bless de sen caraot^re; on 1'aoousait mime da s&monie p on 
I v aoeu8ait de ? 4tre latest acheter par lr'A.utric2ie Herzan 
e T oppoea dono iiam^diatement au choix que lee autrs cardinal^ 
^oulaient fair de I f 4viqu da 0^seae & le cardinal Bellisomi. 
Pendant deux mo is et d@ml^ la lutte des ?o rut ins as poursui^ 
vit entre les deux oaadidats t Beliisomi avait d 20 a E2 
voix^ Mattel d 10 k 13. II fut Evident que ai l f un nl 
tre a f arriverait k I 1 Election s dans oes conditions^ 11 
lalt chereiir un autre Pape Hersan J&ta ^galement 
81 78 autriohienne. o@nt re le cardinal Oerdil^ sous 
qu'il (Jtalt Savoyard; aerdill ft ait un h@@i&e %$ 
r@ 9 un savant trls consid^r^ dan? le i&onde de l f Sgl^lae ot da 
la scieno, Pui^ 7 ayant ^oart4 les candidate gtnants p Hr- 
san demanda au Conclave d 1 at tend re encore une douzaine de 
jours pour qu f il puisse redevolr de nouvelles instructiDns 
de Vienne* Contra de parsilles pr^tentions 9 lea oardinaux 
s'^lfeverent^ et un memoir fut r4dig$ par l f un d s eux p un des 
lus pags @ le cardinal Antonelli^ qui s'^levait contre cat 

inouie de l f Autrioh8 et revsndiqualt 
du 



II y a done 1& ? de la part de l f Aut&ich e une ten- 
tative qui rappell les tentstives les plus fortes -du tsssps 
*~ * un essai de aainmis d 1 ? Empire sur 1 Salnt 



La solution fut' irouvSe par le 3eor4taire du Concls- 

% imaginant qu'll fallait prndr un oandid&t 
ls rangs de la majoxit^ 0n le faisant d^6ignr par la 
minority et prendre un Pape religieux pour r oppoeer a ess 
memoes politique s 9 11 sugg^ra le choix da l f ^vlqu d t lmola 9 
le cerdliaal 0MaramontU II y a quelques aiirergenoes dans 
rSoits que noua poss^done da Conclave, soit f aits* par Cons al* 
i?i s soit p&r 1 seer^taira d la Legation fraaqalse^ Artsud 
d oi3tor 9 ou qu el ones autres r^oite s tout ea qUi apparatt 
en tsut o&JS 9 cosume osrtaia, c f est que 1* instrument premier 
d Soneal^i fut 1 cardinal Heury et que Iss cardinaux pa 
irons de I s 4^qu d ? Imol& nt 6t6 aneuite 1 cardinal A3.bs 
le cardinal Brasohi et le caMinaL Antcsnelli, Alora^ a s 
ait d f afeord d f scoord 0fficieussmnt f le 13 as y @t 8 1 14 
le oarainal CHiarajsoBti atalt 41u k l f unanimit^ 



* 63 - ~ ' ' 

avait dUJD$ cinq moias et demi, Le oardinal prit le nom de 
Pie ?1I L'Autriohe fit enqore une deraiere ddmarefcs pour 
empioher I'intronieatloa du Papa g elle rsfusa touts or~ 
moui dans I'^gliee Saint^M&ro; la rdgls <Hait que ie Pep 
devait Stre oouronn^ dans 1'ggliee cat&dral@ du lieu de 
IMleetioa ? 1'Autrioh interdit demo lea otfrasioales k St~ 
fero; ea tourna la difficult^ an proo^dant au o 
du Pape dans le eouveni meme de San- 



Ainsi, eett ^leotiaa px^sentait uss double oarao- 
? oMtait une reaction contre IHng^ranoe politiqua en 
faveur d T un oandidat religi^ux, at o'Stait un 
k la politique antriehisrine* 



La eraonne da Pie VII 



I-a prscsnne mime du nouveau Tape aocentu enoore le 
caraetfcr da cette 61cstion i la cardinal Ohiaraiaonti 
& pau pr^s in3snsai tj da2is lea prgid 
ns'figurait p&s parai las "-papabili*. 



A - II Stait n^ le 14 ao&t 1742 en I^aagne 
na; il a f avsTt dosio pas neors ciaq.uaatehuit sias fi ag exoep- 
tlormeliemsBt prdseoa pour ua ^ap B f origins, c 9 @si un bonuae 
appartenant k la haute ndbl3sr$* d 7 uns f axilla qui a doan^ 
basuceap d s@3 m@&bres a l"%Iise; B& mdre mSmo ae retira 
coams oana^lite en 1^63 et mourat daus eoa couvexit aa odeur 
de saintt$ Gcmm tous les Jeunes gens de la noblesse rosaai- 
a ? il avait requ une Education tx6 8- soigne** au Ooll^g des 
J^unes ffablea; mais 9 k saiaa ans, il ets-it ntr6 shas les B^- 
n^diotins et eut alors ^ingt^quatre ans da vie monastiqua 
qui le f 071^ .rent k I'asoitism et k l*hussillt<s s II lui r@s- 
tera da cetts f^rza&tioa b^n^dietin un faails d^ tao dement 
des bien@ d oe mond s alasi, ^tant dvdque 9 il avait donn^ 
toute @a fortune au^ pauvres de sen dioo&se et il fallut 
q.u f un pereonne d Home lui donnat xaille duoats pour q,u ? il 
put se rendr su Conclave d f ou il d@vait sortir ?ap II fi*? 
gure' d T ailleura 5 dans son ordre 9 passii les intall@ctuels; il 
a fait dea Etudes thiolcgiques et oanoniques profond@s @t il 
fut professeur dans las colleges b^na" die tins ? prafesseur de 
tWologi de philosophie pu d^histQire eool^siastlaue k 
Padoue a k Farrae et k Rome m^me^ II faut noter p chas ie P^ 
eette connaieaance profonde de la th4olQgi@ ? du dogm et de 
le tradition^ qui sura une influanee sur sss conosptions po- 
litiues et m 



5a-1782 9 il avait t4 notem* par 1 Fa^e PieVI 
dost il ^tait pajeente e^iqu 4 f ivoli, puis 9 en 1785 5 
qu@ d f lmola st^ la mime axm4e^ Ie Papa l f a^ alt fait oardinal. 
Ban oea daux ^piscpats f il s*talt signal^ par 0021 

ie tsmps qu f -il a^ait mo&tr^ das 
de' I 1 sprit de r^soluti^n t -de taot 
Aing5, g s m&i&s 4tait t^ut d@ uilme sort! de acm 
il a^rsdt pris oontaet a^reo la Tie et 'atee las" 



- 64 - 

Vous savez que nous poss^dons du J?p Pie VII un 
admimble portrait qui a 6t$ falit par David en 1604 , au 
moment du saore et qui est au Louvre s le Pape nous appa- 
rat alors, sur ee portrait,, avso une figure fine et douce, 
un teint ollvatre ? ie vieage eccadrd de grands cheveuxg le 
menton pointu et long* le ness f in ft de beaux yeux^ dans 
1* ensemble., une figure douce s qui manque un peu d'^nergie 
et de caractere; dans le fauteuil ou il est assis, il & 
I 1 air 6eras$ paries grands vStements d f apparat qu*il por- 
te C'est dono une figure assez attachante e; mais qui manquef 
d relief. 



B^ Du point de Tue.iaoral, les Italians, apres 
son 61ection B diealent qu'on avait affaire k un homme "santof 
innocento, siansueto" (saint, pur et doiix* 1 )* Sn effet 9 un 
des traits essentiels de la physionoinie du Pape, o'est sa 
oandeur et sa franchise; c f est un hoxauie en qui est absent 
toute esp&oe de rouerie* II a un caractere doux, aimable, 

c f est un homme facile k vivre^ naturellement 
et tolerant. Ua des traits essentiels de oette 
c* est $on humility s aussitfit apres son Elec- 
tion et aveiit ? lozequ'on l*a pj?9sseati 9 il a protests de 
son indignit6; tus les Papes 1 f mt 9 naturelleiaentg mais 
ce n*est pas t ches Iui 9 une clause de styl$ e aelk r^pond k 
un sentiment prof ond; il est tout k fait dtaoh$ t @n effet f 
des idees de grand^^^ et de pompe et de lux; quoiqu 8 pen- 



dant son pontifloat t il att9k&ra un grand prix a son 
iat artistiaue., o'est pour lui an quelaue so 



c^nat artistiqu 9 o'est pour lui ? an quelque sorte^ la fox- 
me de la gloire*. C ? est un hosime tout k fait d6sint@rss6,> et 



pour lui et pour sa famille 2 d&s quM.l a 6t4 ^Iu 9 il a 
crit k ses parents pour leur annonoer son Election at en 
leur interdieant de jamais parattre k R&me; II manque en 
effetj aussij, ftos qaalit^a brlllantes % il n f est pas 41o- 
quento 



Cett humility lui inspire une asaes grand 
fianc ds lui-mtme i souvent & il se sent &rs d ! 4tat de. 
prendre les grand s decisions; il est plein d scrapules et 
il n s ose pas affirmer-sa personality Un axitre r^sultat 
de oette meme tendance @st qu v il s T a"bandonnra asses facile- 
ment aux influences ext^rleureSj aux hoaaaes qui 1'entourent; 
le probl^me de son entourage sera dene us probl&me saentiel. 
C'est un m<Slange 5 en effet, asses curieu^ 1 de faiblesse et d@ 
fenaet6 9 de fl^chlsseiaent et d ? intripidit^| d s apr^s l f aia- 
bassadeur autriohien, Lebzeltrn 5 11 st faibl et 'inactif 
dans les petit es ckoBes f mais grand et eourageux dans lea 
ciioses importantes Le cardinal Pacca, qui 1'a "beeucoup 
connu s dit s n ?on caractdre nMtait ni faible a ni pusilla- 
nisme; 11 se faisait au contraire remarquer par la resolu- 
tion et la vicscitS de-son esprit; il $tait dou^ du taet 
rare qui fait envisager les affaires sous leur veritable 
jour t qui en p6n&ti?a lee dlf f ieult^s, w 



C f @at un ts-mp^raaieat nerveux^ qui a a 9 oomma tous 
les teiapa laments narveux^ d@s mounts de g^wade 



65 



t ds moments,,, au contra! t3 s , d 1 ex alt at ion* II masque 
d'4n<5rgie e sauf eur quelques points fo&d.sK}3nteiix lli ou 11; 
voit nettsrasat son devoir at o'i il gpergoit ci&irement la 
doctrine 2 alors, sur ees points f il est lrrductlM.e. 



.Bellas uont ses idgss? rie VII n'tait 



deiamant pas pruSpasS sorsr 'affaires du gcavesnement, 3 a earrie 
j? d@ moin 7 puts d ? vque, 1'avait tout h fait doart des 
grandes affaires* Ce r' eat "pas us prcf^nd politl-que; il dira 
tr^s ecuvezxt qu l il si'est w qu n un pauvrs moiiis 3 , 11 .-est a an 
affetj un peu perdu devant les grandes affaire-3 Osrtalns 
l T Qnt reprtlsenf4 comms vivaat s.veo les opialoK.3 at Iss habi- 
tudes d f un hom-ffis du diisi^me si^cla au d^but du 19dnxe g k ce 
degr ? c f est inexact 5 mais, ^videmiiient t l f assentieln c s ast 
pour lui s la via rligleuse t la p^etique acal6siastique 
feeaucoup plus que lapolitique* Mais il a d@s intuitions 
esi 11 salt apercevoir ^a@l est la point essentlel t 
tenlr fsrciement nous verroras k plusieurs reprises oh ess 
de ess sortes d ? illuminations qui lui font apersevoir 
le fait at le r$le esaentlel de oonduite; toujcura des i- 
dtfes sitsples^ ma is ausqueiles, ale re, il sa ti^nt f@isuemsnts 
il sao rifle k oas icUas tons las details et s pour les'd^fext- 

il r^siete ens-rgiqriament, malgffg l@s p'rassions 

taadls qu@ s pour le ifes'ts, il ssrs.it* dispose '& 
las G0n(3es3lsas & Ce qus^ sn somme, 11 sperqoit ooima^' 
l f int^rit ds l^lgliss o*a comae" un devoir anvars les 
dent 11 & la sha.ifg^fl ?oilk les points irrduotll>les 
ou les guides dd son action^ Mais 9 ss debars d@ oelk f son 
44sir serai t de psu^olr s@ i^tirar dans la meditation at 
daas 



d^ssitrs partg us thfl^logi^n t tm 

le do trine a $ pour lui, un^ grande- importam^* Be ce point 
de 11^ ^ous ape$e?3s qu ^^^ ^'^ st"tit k fait 
da XSa&e siecle, cul oat teua ^t^ dss 

' est 



- le 10 Janvier l?B3 g acatra les nouvelles theories 

qu^s e Sa valeur. th^ologique fait qu soa ordre 
SKI rait vgultt ' le acisserver^cue l ? ordre b^nddiotin sst 

de-le -"Sir devesl? 4vtaus at abandonner las oeu^rss 

et d ? ^SB@igSL^m@nt, &eus verroae q?ie Pie YII ful* 
ra ?t s a a&t&&ati ^ne ^1 gou reuses c ont re 1 a d@ t nn@8 

o^ma^^saiail et dee sooi^-tea saor^tas et qu*k o 
point ds.vu 11. prop's J?i3?a 1'esuvre de son sueaesseur 



. 

11 faut ssJQarqjaer qu-s le Papa aa tiexidra s&u*tt& 

coMitioi^ du^Biesient s an le ^eyrajs par ssraple ? 
1815, p^BtaBt le oengs&s d@ Tlt^3i^ ? sonaaia^r, les doctrines 

' 



a la f 
politiqus habile m I@^.ia4si8g*3? ft pexar a o^teair 1 

gee qu ? 0m 



- 66 - 

Mais, si Pie VII est un theologies. et un moine, ce 
n ? est pas v eapendant v , un homrne troit t ferm$ & son si&oles 
k I 1 arrive 1 e das Franqais dans son 6760116 d'Imola s quelques 
manifestations de lui ont 6t6 signifioativas 2 d j aboid 11 
est rests k son poste, alors qu'un certain noinbre da ' ses 
ooll&gues s'enfuirant i il a 6t6 bian ao cue! Ill las auto- 
iit6s francmsaSy sane eependsnt collaborer aveo ollfts; il 
a maintenu 1 aati&e dans la population et obtenu par la, 1* 
indulgence pour les re voltes ou las rdsistants aiis autoritgs 
franchises, Gs qui fut plus significatif anoore^ oe'fut 1 ? 
allocution qu ? il adressa alors s la jour de Noel 1757, & 
ouailies; 11 y disait ceci s "La'foime du gouvemeiatot 
aratiqu' adopts a pal? vous, 8 raes tr^s chers frfex-eSg ne 
gu\i nullamont h 1 T Svangile; ells exige, au contraire, toutaa 
les vextus sublimes qui ne s'apprennent qu f ii l ? 6ools d 
sus-Chrlst, 4.ue la vertu seule, vivifide par les lumi&J 
:oatu lilies et fortit % i^ par les enseignements de 1 
soit done la solids f on dement de votre democratl*"^. et il 
concluait que oe aont de bons chr^tienp qui sat d boms 
moorateSj pare qua ce sont ceux qui sont imbus de 1 'esprit 
d^galitd* AiitBi, oetta allocution fais'ait uae sorta de oon 
oiliation ent-re la demoo ratio et l f svnglle fl at alia ftft 
impaMgr^e et r^pandu 3 dans la publio Bile fit b@auooup d 
bruit; natursllem@nt 9 en Italia; ffapole'oiLj plus tard, dire. 
qu^ o'stait la predication d*un tTooobija* G f ^st d f aillura 
la saule manifestation de cat dvdque qua l f on oonaaisee, 
hors d ? Imola s au moment ou il devient Pape c C&ii' prouvalt 
que le Papa saurai't aprcavoir la n^caesit^ d s* adapter aux 
nouvelias conditions da la ^ia mod6rne 3 dans sna certain 
me sura ^ nature! lement 3 dans la mesure qui seral.t csmpatibla 
av eo la doctrine tholoique, 



k son prcgramBe comnie Pape s Pie Til 
ma dane daux d^olarations y l f una au premier C0nsistoi8 f 1 
28 mars 1800 5 1'autr dans sa pramiea?a enoyclique, du 15 
mat da la m^iaa ann^e Au premier Consistoirei 9 qui se tint 
dans le o ouvent . B$ms de San-Giorgio^ le Pape attribuait 
sa designation,, disait-il, par la Providence 9 aux desseins 
meraas qura JDiau. voulait indiquer en ckoisissaat w le plus fait 
bl et le plus indigna* des cardinaus 1 ,, c T est^k-dira la vb- 
lonte ou il atait d diriger 'lui-mdme 1'Sglise et de eonfon- 
d.e les puiasants du si^cle; sans sela; disait-il, M Bieu 
n f aurait pas 3td chercher le miserable main ; qua Je suis"; 
seulersent , si la Providence desire conduite l 7 %lisa B calk 
na signifie pas ou ? on doive s* abandonner k ella; 11 faut 
travaillar comsie ~si on ne devait rien en atteindre La bias- 
sure de i'Eglise doit Stre une occasion de p regies at da 
grandeur^ raais, cetta grandeur 3 il na faut pas la chercher 
dans las royaumas et dans la pomp ext?5rieure ? 11 faut la 
cheroher dans le m&pri& des grsndaurs ff l f humilitd y la told-* 
ranee et les vertu sacerdotales^ C'dtait assaz indiquer que 
l 7 Sglise ne devait pas poursuivra la rastauration pure et. 
Bimple ds 1'aaoien ,rdglaae tf qu'elle davait 9 au oontrair g 
B'io^pixer d ? un nauva! 9 asprit ? qu la.dtait la prinoipe 
la 



- 67 ~ 

La premiere eacycli^ue^ du 15 mai 1800* proced 
du metoe esprit s ici encore, il commence psr parler de I f h6- 
ro3tque aremple qui a 4t donn par le Pape pie 71 et d 
1 T example 9 aussi^ qu f a donn4 le Conclave en se i^unissant 
et en proc^dant libremont k 1* Election dans des circonstance^ 
an&si t rouble es, L'attaque la plus "dangei^use^, dit~il, ' vlent 
des fausses doctrines; 1' ordr ert^rieur peut-^tre maintenu 
par les ggnSraiix et jjar les rois ? mals ost ordre no servira 
de rien si on laisse grand! r 1 venin de la mauvaise philo- 
sophie; n l f lSglise avec ses saintes loi^s, la vartu et la 
pietS qui Siaanent d ? ell 9 voilk le vrai rem&ds au terrible 
poison". La tache a laqueile le Pape va se vouor 4era de lut- 
ter contra cette mauvaiea doctrine* II fait appel aux souve- 
rains pour cetts tache : CT c^u lesprinces et les chefs d ? ^tats 
compreanent done que rien Q& peut contribuer davantage au 
bien et k la gloira ds natisis que de laisser 1'Sglise vi~ 
vre selon ses prop^es lois ? dans la liberty de sa divine 
constitution (osei est gvideismeiit une allusion k la pression 
autrichienne c&atre l^Sglis^J^ et qu f ils se souvienneat de 
la parol d not re tree sage ?r$d6eesseurg le Pape Saint~ 
Z^non s Un prince n^ peut- rian falre da plus profitable k 
ses int^rits que de s'lncliner devant la parole inspires 
par Dieu tou.tes les fois quHl s^agii de la cause de 
Pie Til fait egslemsnt appel au eoaceurs ds tous les 
ques s qui collaboreront k son oeuvse-par la nomination de 
boiis pasteurSy par la l^onna education de la jounesse, par 
la lutte contra las manvaia livrestcdLla licence d penser^ 
de parler- t d t 6orir : n t est pas entrav^e^ 1 mal s'eteadra 
st couvxlra l f univers. 

G r est donc dans X T allooutio2i'et dans 1 f ency cli- 
que 9 un appel k la r^foim.e de 1-r^lis; au jaomant que la 
situation de l f Sglise accuse un axtrijae misere^ il 1 ? in- 
vite k se r@pl023gr dans i@s sources vives de la ^ie spi- 
ritually 9 k reconquerir l ! am de la sooiet6 f qu lui dispu- 
te la mauvaise philoscphie* G T sst un programme religieux., 
c n f sst pas an progr&mme politiqus^ ,St c f est la mdme not 
qu noue r^trouv^ns daiis d- f autres actes de la mim poque 5 
par xmpl@ $ dans ea lettra k I ? ^5ip9raur e 1 jour m^me de 
son 41ectin I 11 r^Glamait la protection de l ? Sffiypereur 
Squi r&'gBft sur 1 plus grand royaume de la catholicity" ? 
oar il d^sir qus iegn la plus grande amiti^ possible 
antr l f Sglisd-. et l f tat Be latiaej dans la r^ponse qu'il 
ffeit^ le 24 ma,!, aux felicitations .du'roi d ? Espagne s il 
lui dit que Is puissance aee^dotale et la puissance po 
lit! que doi^ent s*anir, oar e s est laur union qui peut sm- 
le rameuo-r la tranquillity sur la terra B tranquillity qu^ 
menace la oauvaise philosophie* 

Voilk done la ?ap $ oosnaeiit II se presents at 
quells aat sa doctrine. II ^a B& trover iiara^diatement. 

dane ua s^ssau d^intrigues p d f a&bitiOB'^t do d.iplo- 
tes puissaBs^s oathoIi<iU6g 9 istrigaas qui sa 
QUI ant toutes pdu^ objt d fair da la p 
leur victiiae- ~ 



~ 68 - . 

< 
**' 

II - Be 3 tau rat ion da 1' Ktat pontifical 

^cy*.'c*-*ui.-*mij<M*-<.mii JM^PMH naariiMMatf b n^< * UK r<**jtfMJii*uariJ!*r><iCc. c-*jiiiit>iJKH inan'awm^yrs^ytM 






la prsiai^re oauvrs qui s'iraposait k lul^ e f tait 
a rastaurailon de l ? etat pontifical, di-spam sous las 



i)e os resaau d' intrigues^' le Papa Pis fll 3 de- 
gage en-8 ! aeci?Qhfiiit H nme la^e ssiitspl^ s II faut resit re r a 
Home, La sauls f^rce quHl alt a'sa disposition., e ? sst 
is i$e mimo ? qui ast juste s c f est son "boii droii, qul 
si **olatent ? ' qu ? i.l sera impossible de lui tenir tete o 
es foroe est .au^sl ^ans l ss@ntii9nt u 
son a-sferasnioni i da pert out sent, arrives 
blee 3.*?t-tres et d'ianomb rabies px^aeats i pa?feout^ on a 
ost avenemsnt par cles fetes* Cs qu<3 1'on 
1 s Election d ? un Pape sn sol 2 l'_Eleotioa d ? un 
cs taut d-^v^nainents politiquas ? etait un 
moral de p^eiui^ay* iroportanc^ on xi ? a'/ait pas vu 



1775 



* le -fisul fait clono iv d 1'^lsotion du-Pape 

^ais c . surtout s " 

luer sii'lul, justs'iaectj ux* Papa r^ligisux^ t aen pas 
polltluuas ^n ^cjrait univrsllsiaant 9 dans 
la repria possible d ? una influence splritu^lle tiue la 
d avail ' 



A - In feonstituani son ouva-iaaemerrt.. Pie FIX 




uui ^tslt ia$8d a i f Autriab.9 9 par uae raison h.abils s il 
' ait pae b^soia d ? aB minis ts j e, puisqu'il 

it pas d ? Stat s oV il nomiaa slmpltiaaHt UB ^pr 
qu f f.l dlsigiia i e'sst ponsalvi Id 
du Cgi&l&va; par eat to rue$ habile, il a% 
de l ? h&K8ie-9 I'Autrish-* Be istm g 11 ^s&apps habilemsnt 

du cardinal S@rsan q,ui l prssait-g au 
@ur 6t pour le bisa ^e i s !glia$ f d@ 
e VII se reudait oi&pt 9 en atfQt ? . 
a YlanBSj. de lui'aoutirar la. o^ztfiz^^tloa^ ostt* fois 

s da I 7 abandon, des I^gationa^ -qua son' 
airslt & blig^^ p^r la f?raa ds &raies 3 -d 

la"?ap& se v'eolait 'pas fair^ abs&des 
x^^ 11 prlt a$t9 ff 'la g?, maiSg. d*ts 
l ? SsKp$:F0t&?$ as&'-lal 'MoiaBidai&t appui' pour 



la. 



a 



- 69 - 



En fait 9 leg troie puissances 
sn train a se disp liter l ? Italie e't faisalent fort ban 
chd ties droits do la pap&atg-et d son 



Xa Pianos s'diait empar^a sucoassisas&ant; ass Ls 
tiom, aes &:arohss f cis Boras, 1 roi de lap 198,, par- un r rat our 
da fortune, avs.it ohasoe las Franca is da KOTSS at ocsiips la 
Vllie Stemelle; au siomant qua lea tryips -nscolitBinas 
avaient occupy Rome 9 la reins da Naples avouaii quo a on 
mail P eensid^rait comaie e.ssa?, fort porr s 5 as surer des 
e tats de Boica t ds^eair roi d*Ita!iJ 15 air. cetiis ambition 
avai t 4 1 dst ru 1 te pa r I s v io t o i res de 1 ? Aafc ri oh e* 



Gss victoiree &?.as 1 'Italic du >Tcr4 et leg mdra 
?l3^es sur I'snseix&ls ^e l f Italic procl 3^490 par 1 ^AiilBtr 

* 



Is 



i ds Ifaples k rani-t^sr seas, px-opee pr<jgareH^sMs 11 avait 
et^t ainsi ssan^k pense'sf qiie l f ^tat pcr-tifiosJ. f:za:lt us 
tampon n^cess&ire qu.i ^cartsrait 1 * Airt rl oh@ d^ aon prop is 

fte Haplss; *l f ^tat pontlfloal s^rsit uns barrle.x^ 
ile k renverser s so e^ist^^ea psot^gsr&it Is ro- 
de lapi^s Iul*menx3. Uissi la 19^avrll 1800^ la ml 
a* Hap l^s fait sa^oir qu'il -/3@i!.toere lea 6om&in$B ponti" 
ficauxj ^t 11 invite le Pape it rentr^r a Bs?s* Es ^ait s 1 
rol da Hapl^s uornpte bian continue x- I 7 aooupatisri -is la ^11- 
1 par see troiipe^ le reatree di3 Pap^ I. Bc>si as aer&it 
alxtsi qu'u&s saii'fagaMs pour son prs'pra -5tst, s rie ?II S 
3i&nt 8 1 prM sax isot^ st ? . -Ids qua aon ^Spa^t s 
o 11 esi?oie bi.n vit en avant trois oardi 
? p-csar prandrs possession ds la t?ills ea scs 



a I f Autriche^ sll& est bdauooup plus 
pou? la Pape que le rol &e Hap lee s eli sx^i-ee suf 




tsu ambassadsur e 

qui arriir la 12 mai f ldao^te Chisli^jel. II 
restitution dae.'torritoires rcs&aims 5 d Pasaro jusqit ? li, 

' 



@iaput^ t ps-r ans^qu*iit s da tout ^a parti 9 

st d'es Ldgatio^Sj, k .c^Miti^g. toutsfois,. 4nod@ qu 
Paps fasse un* reKOi&oiat'^dzt -foximjalle axix tiois L 
Vll oppose k.oett9 Setetido tua^ fiia 
malgr Iss mas^^^' d l 
Ohlsliarl offrs de.raadi? aas J-ap^ la I, ^ gat ion 



t . 

da F^rrar^ i skim rafa^ s.t^m?lu^ d@ Pie 



sa col^re, dit k' l f '@Sftb&ssadau?'aitriGhian i 
t dans sa ga?dd-rel9- daa ha-bits? qui ? s^n g 
aero nig nfiais*qul e03azmaiq.ua re ist is ^rs k S^B |>9pras 

- pour Gdttpar @eurt k sett^ s4 
alvi 2iin&>e $ ' la S4 m&l. t I depart du Pap pour 

@ . adraasa isaa .protastbtieje. 
injixstes out out 6t6 faiths ocntra 



- 70 - 

I-e ohanoelier autriohisn Thugut se vangea anoore 
en interdisant la passage clu Pape & travers les Legations; 
11 avait peur qua les manifestations de la population ae 
mcntrassent au mande entier 1* attachment qu 1 elles avaient 
.pour 1 Pap; il fit embarquer Is Pap sur un raauvais bateau 
qui mit douzfc* jours pour 1 mener au port de Peeero, II y 
arriva settlement 1 17 juin* Le rape traversa alors les Mar~ 
ches par &nc$ne; I'Qsibrt par 3pol^t p regu partout par les 
acclamations d la population^ La "bataille de Marengo (14 
juin) et la srainte ^'invasion des Homagnes par ! T aim^e fran 
caise d6cidrent Ghislisri k op^rsr la restitution . 'adminis- 
trative des territoires de Pesero jusqu'k Itofae 3 la 25 Juin. 
Pia VII rentra h Roroa le 3 juillet 1800 ? au milieu das aoola 
nations de la population* 



3 - Mais s s'll 6tait rsntr^ & H0iae s sas 
meuraisnt Tou^oui^g occupes par l*s am3a ^trang^rsSj, soit 
napolitains s soit autricMennes* II fallut las victoires 
franchises pour trans former, la situation s ls Autrichiens 
furnt chassis 9 par l*ama de Bonapart^ des Legations; 
tout le tsiritoire fut dgag s jusgu'a un@ ligne Pesaro- 
Saint^MariB-Urbino* Puts la traits da Lua^ villa , du $ f^- 
vrier 1801^ obligea las AutTiohiana a randra aus Franqais 
les trols Legations ? o t ast-a-dirs confiriaa le traits de To 
lentino*- Mais il restait toujours las arrases- nap oil tain s fi 
et le roi d# Naples pr^tendit alors*inaint@nir son occupa- 
tion pour assurer la defense du Pap@ et, m$m 9 pour mieux 
assurer eette d^fensa s il prit l f offensive o@ntre les trou- 
pes frangaises en Toscane; 11 s f eiapara de Sisnn @a Janvier 
1801 ? mais il fut "hattu,, au bout d ^uelques Jours, par 1 
gnral Hiiollis 9 tandls qu torat avaagait par Anoone; 11 
fut obligd d signer un araiistioe a k Flignb p 1@ IS f4vrier 
les Hapolitains dure'nt ^vaouer totalsment I'd tat pontifical* 
Borne fut abandonn^e le 21 fgvriar; oette.d valuation fut en- 
suite confirm^ par le traits de Floreno@, 



s 



L f occupation franqaise ^emplaqa^ dans las provin- 
ces du n0rd $ 1'oeoupation autrichienn at napolitaine^ Mais 
le fcaut o smmandement frsngais laissa I 1 administration aux 
uiains des fonotiozmairae pantlfioaux ? se content eat ds de 
mander ds indesmitds d f argent ou des rquilii!s des vi 

joignit au ^i0m@nt & l f iBd@suai- 
des Gadaux tableaux' pour Murat t oasades pour ls afft- 

d I ? tat~*ma3or* 8ulment $ malgri las promessea fai 
tes par le cotam&ndemsnt fraB^ais.^ malgrd 1*8 protestation 

' juaqu'k 



II fallut enfin un intervention tu Premier Cessul 
au mois de mai 1802 9 pour obligar le rsi d^ Haples 
ner les deur petitas prinoipaut^s pontifioalos^ 
dans ses 6 tats 9 d B^n^vent st de Ponteoorv; !'. roi d@ 
maintint d T ailleurs 9 sur e@s dbux-patitos pilncip 
le droit d domain Eminent qu ? il avait prolam4 an 
1800 9 



a is 



- 71 - 

C'est done la politique fvanqaise qui rendait au, 
Pape le service de le dSbarasser de ses ennamie; c'e^st qu'*sn 
effat^ la politique francjsise n s f lnt3rsse pas encore a 
I'ltalie central et h 1'Italie du sud; elle s ? ast can tonnes, 
jusqu ! ioi c dans l f ltalier du Nord et ? pulsqu'il ne songs pas 
ncore h laettra la main sur le reste de I 1 1 tali 9 pour Bona- 
parte I 7 existence de l f tat pontifical est una 'garantie qfce 
les autres puissances ne se substitueront pa8 & la Pranoe. II 
faut noter, d f ai Hours s qua , pendant la lamina peri ode, les 
n^gociations pour le Concordat sent eatawides entre le gouver- 
nement franqais et le gouvernement rom8.in et peuvent inclines 
Bonaparte a cett complaisance,, l&ais ffl dans i'ltalie du norol, 
la politique francaise n f abandonne rine; elle refuse antiere- 
mant les Legations du Pspe, ces Legations qui cut 
par le traits de Tolantino et qu.e le gou.vernair.ent franca: 
considers done Gornme legitiiaement acquiees* Bens les nflgocia 
tions de 1801 ? Bona.part refu^era absolument la e^B^ion das 
Legations; 1 Pape la demandera encore au moment du saore E 
mai? une note du 11 mat 1805 la refusera definitivamant,, Ain- 
si, l T etat pontifical est restaur6 c mais il l T est inoompld- 
t ement p u i s qu ? i 1 lu i manaue t ou j ou r s las t r o i r; L ^ g at i c 

2% - Rg forme de 1 T administ^ratioB jpontifloale^ - 

Get dtat restaure F il fall a it le r^ organiser* 
situation dtait effroyable* Cons*alvi^ dans une lettxe a 3pi- 
na, declare s "C f est le ddsordre' general : tout est defla- 
tion et ruine, Ne^disposant pas de la force publicjue s on ne 
peut pas recouv rer les imp3ts. Os ns sont qua vols ? assassl- 
nate,, d 31 its de tout genre,,,,* 1 ' L T Etat pontifical est dans 
una ruine mat^rislle complete; les requisitions suocessives 
des aim^ss 1'ont epuise; on. manque de vivres et de fourragss 
Ghislierl eorit a 'son gouve moment le ler mars 1801 s T? 0ii"va 
manque r de pain au premiar Jour. *. ff . Le tr^sor pontifical 
est a sec; les irapots ne rentrent pas, les trait ement s des 
fonctionnaires na sent pas payes s rame coux des dom3stiques 
imra^diats du Pape* Consalvi dit i Lurat, qui lui reclame 
1 ? argent, le IS EjepteaibiB 1801 i "Le Pape -n* a iame pas 
quoi 



A: L!.hQBttue qui srst eharg^ par le Pape de ; ,ai 
cet ^tat, c ? e s t ons al v i t son homme de confiaBoe^ qu f il a 
nomnte, le 20 aoiit 1800 , secretaire d f I2tat t cardinal* 

Csmsalvi ^tait n4 en 1757, d famill roxaaine no- 
Isle, il a fait &es Etudes k l f Acad^mie des Nobles 9 puis il a 
eu un carriers extreme in nt facile dans la Curie romaine; 
partout il ee montra fort habile* II avait et6 fait prelat a 
^ingt cinq ans Le dernier paste qu f il occupa dfut- celui d f 
audit eur de Rote, Mais son r01e capital est ealui de sora 
taira du Conclave a Venisa* B^svrmais, il ne ?a plus cpitter , 
VI I y sauf un qcurt moment de disg^tc@ s exig4 par Napoleon 
1808 a 1816:' 11 est rsst en fo'notions oomme sdsrgtaire- 

mort da . 



d*aillurs pu apr&s dans la tombe <9 puts qu'ilsaeu rut I* an* 
n^s sulvante* Oossalvi egt av&sfc tout diplomats.; @t c ? est 
son oeuvre diplomatique qul s-st sasantielle; 11 sera le 
negooiateur d<s tous les cencsrdatg qua signara Pi VI I 
d$ tous l*s traits O'sst n diplomat is,, un home plain 
de res sou roes 3 plain d sharae i sins! Qbti^ndra-'t-ilj 
dans un milieu difficile, un' extraordinaire suoc5s 3 -a Lon~ 
s^ en 1814 quand 11 sV resclra aprdss la chute d Hapo- 
dan? c Londrss qui avait la halnu du papisiaa t qui 
pa a vu a oardinal depuis Is cardinal Pole., au 1 



Les vuas profondes d Gonsal\ ; i sont ee 
s aveo cells du Pape, aeulsmsaat lies le esnt 
plus aootied t- av$o plus d f ^nsrgia et, auasi^ a^c plus de 
oontinuitd dana I 9 action Ccnsalx'i va supplier k o qu*il 
y a de ISLQU t d ? h^sitant . chz 1^ Pape, Mais s dans son GQU-* 
dans saa s@u?rs iterieur tout au iaplne 3 sen action 
lil^c qua dsus son oeuvre diplomatique t il s 
ausr px^jtig^s t 11 sa heurta aux autres fconua*s II - 
est plus libm dans I* domaiae de la politique sursp^emi* 
Pour ctte ouvi^ int^rieure, tout en mainteaaant., nature!- 
lia^iit f la tradltieli et la doctris^ pontificals, il Salt 
fair Jte part de 08 qul est ben dans le monds moderns; il 
admst qu'il j alt das s&uveautgs n^esssalreB^ ^ la fois 
dsisB l f ^tat J?paain ' et daj^ 1'Iglia pjropfesasnt 'dite; il 
ceneidere ps.e ? pat asss4quant 9 qua le ral^vement 
glis^ dolvQ.dt^o im raataaration purs at simple da l f aa 
sisi 4tat do -choses^ 0asaliri rapr^sents done uae politi 
qua @t %Lne 7a* ii'b^ralss UB effort d f adaptation ds 

medJC39t 11 a ^0210 asayB di nouvelles 
so it $s isati 
^ II a 

rosiain us ph^sl OBOioi^ ^ouvoll v en faisant la part 
d o gui stait sissass-ir- a la s 
tique @t ^a la faisamt plus grasd ejBaos^ dans 1 



^B_j^ Xors du ret our Su pap a 
provlsoirement l f afiministratioa 'qul avai 
par les tfapolitains^ d@ mani^ra a se 
fair 1 depart des abus h supp rimer at de c qttl ^tait ^, 
conserve r des traditions oil k^maintenir ds r^ formes -faltas 
pendant la -do@izia.ti on ^trasg^ra : par exeiaple 3 fut i^tabli 
i f glGtioja tas magietrats romaina pel on la vieille tradition 
I gu^@m@nemt pontifical 
faire des rep^salllos et il e 

toua..les faits qui' a r ^taient 

Puia ? le 9- 
tions - o s e0't !, 
et ens mlniet&!*s - qui 
ree k prandre t pour 1 geuve mecient 
pour las affaires ao&@iaiqu<3 ft et s ftkfin- g -pour 




volution, Ces Cpngorggatiena eomp rarm^t & la fois des 
j,- das pr^lat*? t ,-des latques* 



.Tout I travail da reorganisation du 
fut pr6sid< par Goaasl?!,, QU! tint un r8le co 
travalllant seise & diz-sept hsures par jour a csetts oeuvra 
de r organisation* Lee 6tuds. use fois tmixi4$s ? le Pape 

une bulls ? la bulls w j?est dluturaa* du 30 



1800* qui donnait 1 f TSaT^^raax sT "a a nouvelle CJOBS 
titution* 0@ n ? est pas s en realit^. ; une charte nouve g 
l f administration at Is'gauTress&ssieni ^tablig par 1'* Strong 



sont aboll 9 et on rwt&bllt -1 ? ajis^anrse constitution de 



t^ inaiB aveo das modifications^ csllg-oi ont pour 
objet da supprijaar les abus, -die fair plac* aux innovations 
qui ss soat 'rcoatr4s bonnes ou gui sent 3j?i gees par le bi 
public t Ifts circojsstancss. . 



La nouvell constitution oooiprsnd d^aberd une 

des diff^r^ats organs s c;a g 'b'ct^e 
bliasemeat d traitemanta r^gulisrs ? euppi 
usage dss pourboires; la rasp oasab Hits d 
orgajc.as ast miaux i-^gl^ at ssieux sur^ailld^ ^ suit v la 
Gonstitutiosi cosipj^nd uns r^fejes* ds tribusaux t un d^- 
finition'da laur press ^'dur^ Ilia est eajcact^xls^e saosrss 
par I'lntroduetlon ' d'un 8l4m^2at laSque daas l ? admlnistra 
tion; 1 princips d ^I'^coldsiasticitt^ 1 *. du gouTx&ae2St t 
da la superiority des eeelgsiastiquss sur lea latques 
oependant iaaintsnu.j -sals un certain nombra da latqu^s 
introduit-s dans quatr administrations, oalla ds l 
oell de l T snoaca ^t des vivis ft e*lla des speet 
enfiji ? oelle dss she rains at des r3utas Scfin eat inatitu^a 
un G-ardo sTGbls ? QU! s@ aubstitua aux anciens ohs^au-l^gsrs 
de l f arei^ pontificals* C 7 'sat aiuai la noblesse rosiaisa qui 
istroduit dans I r adt&i32tst?aticn at la 

pontifioal @t qui s d@ fait^ va a ralliar 

*du. P>* 



ais leg reuitats d cetta rafsrma g 

; beauoeup d'abus 



oar 

Pi a .Til 
en. . 



i&chiigent poa? 



soxte 

ratique, 



ti tut lea s' 

ds jeuses 



pas 

pss, par coj 
k se^ abus : 



ls plus exigents t qui 





tout la 

dass las buragux 9 " eut ag-sss'^lte rsisss da -la 



- 74 - 

forme qui e"tait faitaj au "bout d'una ou deux ann^es^ la 
form n'avait plus d vie 



Q JSlle rdus-slt davantage dans le domaine aono~ 
mique *t financier; ici ? las rdffcrmes faltes par Consalvl 
furant beauooup plus bardies et *d3passersnt p en ralit t eel* 
les d* beaucoup d* 6 tats o on tempo rains en hardiesse; 11 y a 1& 
un veritable axprince modeme^ inspire par le liberalisms 
n matl&re Sconomique^ n m&me temps qus par 1 ? esprit. humani- 
taire ehrStian. Une premiere "bullej, du 11 mars 1801 . ^ tab lit 
la liberty du ootnmerG; ell port sur IB viyrs et sur le 
doimnerae des denr^*s en g*5K^ral; elle etabllt la liberty ab 
polue d vente t ' do ci roulati on. abolit les privileges et 
les monopols,, oar p .jusqu'ioi^ cretait 1 gsuvernciaant qui 
avait le soisTde vandre h la population le bl neoessaire a 
sa subsistence; ell abolit s nfin 3 tous les impBta sur lee 
polds et les mesures. ^atureilemsntj. bsaucoap d'int^rSts so 
trouverent l^e^s par ce nouveau i^giiae; ainsi & le neveu d 
l f ancien Pape s le cardinal BrasoMp qui ^tait camerlirvgueg 
avait dans ses attributions las permis d 1 import at ion ot d ? ex- 
portation dent il tirait da grosses sommes; la no.uvelle r^- 
forme d l^sait dans ees int4r3ts; il devint alors un fa- 
rouoh* adversaire d Consalvi et s mit a la i$te d* 1 'oppo- 
sition, ^8ais cette liberty du eonimerce eut 7 pour les 8omains r 
d'exaellents r^sultata % 1* appro vi si onnemeht de la villa fut 
assur4 d fagon normale s aveo una^hausse des prix peu sensi- 
bly 



13 mars 1801 S un sutre "motu proprio" s f ocoupa 
de 1'industrie * lea oorporationB 2 privilego's et patentee des 
industries sent supprimds; l f ^tat concede ra des primes k 

a pour activer la production Industrie lie* 
de l ? industile est 4tabli d mtme qua l ? avait 
la liberty du commerce* Soute une s^ri de -masuree de details 
complete rent cett r^fprme d ? ensembla ff 6tablissant des regies 
pour la period d j adaptation du privil&va au r^gim d liber*- 
t6 9 ou bien pour csertaines industries., qu*il dteit iffip^ossi- 
ble d laisser enti^rement lib res du premier coup^ tell as qu 
c@lles d* la lan$ $ d la soie^ ou l T orf^^rerie Pour le com- 
merce et pour I f industrie 3t aux quell as on donnstt ain55l leur 
liberty - 9 furent cr^ees s le 9 avril e des juridiotions t des 
deputations proprec k I 1 une et k l 



k l f agriculture et a lMc s ononii agri 

Pie VII les considerait eomm plus plus important de tous 
arts et la source d l' f entretien 'des hoismes* .C T e*t ait- done 
U2. cliose capital pour ! T 1Stat s t il s ? en occupa ainsi'ac** 
tiirement qua du c v xamro et de' l f Industrie- s. le 4 mars 1801, 
furent promui gu^es des lots' sur Is consoxamation des victuail- 
les^ sur l ? 4tablissauient des pjdx c sur l f exportation autori- 
84 des esc^dente, Puis le gouverneiaeiit remain s ? attaqua a 
un problem anclen.^ mais capital au point de vus agrioole, 
la qtiastion des w latlfundia% & G S immaases dociaines qui 
s partageaient la eampagna rbnaine s une loi du 15 s^ptembr 



1802 organ! sa la more^lomsnt gradual des grandes proprl$ts 
more Plains nt partial, d ? allleurs at volontalre : il s f agi 
salt d f tablir, dans les grands dcra&l:nss 9 des families 00* 
Ions, aux que lies,, sous c rtainas conditions, aeraient attri- 
butes des parcelles de trr0 enlov^ss aux graads propri^- 
tairas* 'I' out a une srie de laesurae d detail suivirant ca 
prineipo et essay&rsnt d ? organiser 1 T application local de 
la loi, Snfin 3 le gs uvernement s^ffor^a de travailler & 
I 7 amelioration dss Varais Pontins 5 c'ast-fe-dira do mattro en 
culture des regions desert iques II y a la tine tantative in- 
t6rasante % que 1'on attendrait pu d'un gouvernaiaent ponti- 
fioalj pour onrayer -les abus de la propj&^t^ d^valoppar 
I 1 ins tall at ion des paysaiis par des baui mphytdotiqu3 ft o f 
est-k-dir die bauz a 99 ans ? qui ^quivaiaiizt 9 pratiquament 
^L la propri^t< La gouvsme^fit s'effoitjait d fair* pr8 do- 
miner les lntrts g^a^raux de l f stat sur l^s iat^rita par- 
tiouliers dQ3 grands propxi^taireB. 



Ainsi ? n ssati&r conomique ? le gouv^rnaiaant d 
sa montrait oalui d ? un despotisms ^olair^, at oa 
despotism clair3 servait a introduire, an mati&ra ^ooaaomi- 
ua veritable liberal! erne i il y' a la una sort a da para* 
qui ast intdrassant t. ojdgisal. 



Una dea rai sons qui ay slant inspire certainaa da 
ces r^f orm.es 6sonmiqu@s 6tait la situation das finances s 
alnai s si le monopcl d^s I @^provl8ionnamant da Roma par la 
gouvamament avait ^t4 supprim^^ o f ^tait ea partia a causa 
da I 1 incapacity $u 1 Tr^sor pontifical ^tait d'an assuraer 
la oSiarge* I*s fluanoss ^tait d6ja ? autr^fois 5 dans un 

at 11 @st Ibien Aidant que Inoccupation 3- 

a@s puitas n f avait pu qu f aggrav@r la mall 
peiat 'da ^ue ds monnaiaa f las doml lotions et oc 
q.ul ee sont sueoed^ss a Bsaie avaieat 1 laiss^ derrie 
ra Ils 9 olxaciise dsa saonnais part icnli& res, at toutes 

1 o&urs f0reg g si biea qu ? il 0tait Impossibla de s^y 
naftr daas des sp^e@s plus ou moins d^pr^ci^es et 
i f cepasdaat^, a^aianfc un cours legal^ aussi/ a la fin da 
180l at au d^but de 1802 9 par feout una s^rie da masuras ap- 
proprttfassy fut or44 uias nou?el!0 xaosnaie at ? d<ls lors s la 
monnai a pontifical dut una monnais salne; aucun pays n f an 
aftt par la suite^ d maillemr et plus abondant qua l ? gtat 
romaiBe tJaae 8-tfrld d d^erets urant natu rail esiant pour obj at 
da llquid^r I 9 ^asiaim^ mocnais au profit da la 



an tat las fina&o$@ p^preiasst di- 
fols r^tabli la moaanai 5 la guTjmmant prit 

urns s^ri d m@ur@s 



las biena natinBauz qmi a^alant ^ts ^ndus; il di minus. 
rentes ordinal ra@ das tr$i<aiBi^i@ia$ t las rentes 
du clnquitoa $ tout .mu^ qul @ont $ en samma s 
a da bsn*paroute s %afl&,- 11 fut amsBg a augmenter las 
s at k er4^r das taxes dl^rses la mifcaa teiss^s, la Papa 
des Economies strict@s dans tous las do&BsiisaS an 



sur sa m si son t e*98t ainei qu'il diminua les ds- 
pscises d* Calais de 150*000 franos & 36*000 franca,, Malgr3 
oela g d&s la dsuxi&tfs arnul^ 1$ S&Ssos* s$ trouvait vicle g et 
las f o no ti 01X513.1 res n'^tsient taSae pas pay^s* II fallut ,dono 
decider a ua r^fsme finenoi&jee d'ensesable j ell fat a- 
par un Brs?f du 19 mars 1301* I oil. no'u$ s amines en pr~ 
de tout vm plan d* ensemble * ia"dett<ss des c OEiaune s 
sent li quids s ot c ? e-st 1 gcuvsnadmeaty 1 

s? 5 la Ghaaibr Apoatoliqu, qni les pr^isd 
deux s^rtes d ? Iffip8ts s:oiit' ' sap^p rinses et jmpl-aQ^s par 
4eux.imp8ts plus siiaplss st plus faSilss k prcvoir : ' un 
p^t perse nns 1 -st, eurtout, un impSt foncisr; o^est X? iiap6t 
foncier qui deviemt g en qu^lqua sort a ^ la centre, da 
ds finances de Pie' VII So. xa^Ci tssjp8 r on erganis 
"bouisaiiiftnt tie la dstts publique. # cui sera fait pour Xes t'ro 
ci nq^i^ineSe Snfija t ass proe^d^s 'bs^icioup plus i^id^s art 
beaucsup plus stirs 'pour ?t^ rftSQuvrs^siit des liapota at pour 
las poursuites eontrs Iss d^faiXlarits sont a 



A. aS 
i 



V -5 



r 



.1 j a dorus, en isatl&rs &cehcx&ique et en iuati< 
fi nanoi era,, d* groa px$gr&s, mais 11 s ne pourront ports; 
Isur3 fiuiis qu *>u a psUi cs n ? e-st ?>as ^u presai-sr coup qus 

* ab ,' -i Cr r'- -*_ 

aaput4 as 8a partic la plus ri^hs* puisqua las legations ne 
lui snt pas ^t^ r^ndues^ st i> ^u*il rests d l*tat as main 
st- trap petit pour quHl 7 ait v an& as:tn-sio2i ijapo'jrtante du 
ccnsnierca t d X ? induatri6* Du ra-sta, 1 caiomsre^ @t l ? in^iis- 
tri msBquent d^ eapit&u^ y manqusnt da routes^ t n psuvsnt 
pas s dv<iopp@r avc grants vigueuji Si biea qu ? an soigLina^ 
Is tableau qu pa^eeate l ? 4tat poBtifioa! 8 a la &1X1$ <lu 
somant ou 13. disparc-ftre, a nouv$@u sous Xas.o&xips de.Hapolsoi 
est asses* pau^reu VOUB 912. tr^uv^i^s la ddso Option dane I 1 su- 



vrags ds M', ^adeiin intitule 5 *%&. d Hapol^oa la 

u . eBrcxK*vyaH**iK* ^M^-vy-*tfjf**^ar -, ^ ^ :>j=iK^ff^MM'tiJ M 'y* >i 5S a=< Og : -^ .. _, _ 

dOffiinaticS^ra^^g* a Bo^. leOf^TPIf^pfeSSs. a^aHf @n 1006 

IT^sl^H^'^aTf un'TaSIiatt trs sssbrs d^ I'^.tat iros&aia ? 



3G&omiqu* 9 "dit-ilt dens taus las doiaala^s; Xs 

nt ?isagr4g^^s eM^sa^ Bam %& a^ntrila suffi- 
B sat du 



@t a legislation sent plainer d?abu@ 7 e?/o d*s fane 
ou des jugs ssu^^nt- cs,frSapug Qjaa^i k XeC poXioa 
93 alls soat iBBuffS.Bant^s '^t n^p?isd93 1-- pen- 
- . ebt& st agit^ ? i2iedSBtant t aj*ti^ina*2it fie us la 
domination d@s p^tresj d&nos&lisg par la mendioit^ st la 

uant a*sr elaiss #up,rt*ur@3U la bourgeoisie et la 
ell 8 sortrat d la. ^4?oXution^ s .grand paiftie ? 
t d^priia^@g" gsi.p^lBf ^@ vue ^oenomiqu et 

" las .ffo^fes ta .Oenftalvi^ Xes re-fs^r^s 
p^atifisal sat an partle fait fsiJLXite 



III <~ r lteatnatltuM9B dess 



a. Bsma et Is r 
tat pontlfioal stavela'ttt p -seuldHuuit . un J^s^atat te?Bpojl, 



77 






2U313, s ? ils <tai3Bt Import ant 3 en sol, 11s 3ta.v<-jii xe at 
at is- possibility d'un travail plus ?sst d$ s-sooz^titution 

*3f d$ ?SaO&Siitutid 4 i*8&!t9rit4 3pi.TitUll dtt 

plus oa&me ?m souveraln . politique, saais ooionie chel! 

' 



0,11 






3 Jpurs apr^s ea r 
inatt^dus d r^c avoir u& s 



k la cour pontifical's par la gn< ral 



h F^iuS ? Pie VII 
du cardinal Martini 



fran- 



S--53 

en Italie du nerd ? ainsi, 11 avait r4?iai s le 5 juin ? a ?^il 
St sen arrive, les cur*B d la Yilis, et loar a^ait T-dziu un 
disc ours 1 dorjfc nous, avoss plus i SUPS versions; 11 la^r dit & 
?:^lon laB vi*9ioas lee pluSlrot9(i * R ^" ? al dit .sux patrio 
I^aisssa -?os px^tres dir la *sse; 1* peuple- ast Bouverain 
11 vaut s'a religion; seepeatesi a v^lo^t^ A ?$as 9 j^ dls .t 

1^1 tails ont leg F^agaig qua 



r$ligl&2 que vous; HQUS 

&l s mats, twit csla, oa 
dlseouzs qu f il t-lat aiii 
t.rds cartain@mdnt Hit i 



su centr$dL?e ( sont de la 
eu quslqu^s disputes 

@t ^ ? arrange, 



. 



.rgpi&due d^as is publics s 
tner l^Sglise st si ce 

B% sont pas les parslas qu'il a proriose^os exact ens at s cs ? ^st 
e?i to 5 it caa, sa jpsss^j, puitsqu 9 !! a siitcrise I f lip3ra8sion et 
la diffUsioii, a teus cot^s d$ os discouxs; on trou^^ ostts 

a 4 imriin^ daas la 




poui?oir ? Je uis d^sidg a mttre~ a a oeuvxv tous 
"qu^ Je'oraicsd las plus e$m?aziabl@s pour assurer at 
gar-ant Ir ott religl^B 3 ; 11 s^ntinua n Biant qu la r^li 
gion soit 1 ? e5n3sis du ^uvesn*iasat ' r^publiealn^ ocasna la a 
philesoph@3 le pret@nd-snt s CT Moi aussi, J$ s ? aif? pMlvSSp'h s 
at je- sais q.n^ flaaa usi sooi^t^,,. quelie qu 9 dll soit s mil 

n saurait pssir pour -/ertusus: t justs s'il ssi salt 
il .vieat at du 11 m* La simple releos ae'satizsit nous 



leg ign& < bs$s* at 1m raligicn cafehcliqua ast la g 
d@ssn$ ^ l T he33sa* das 

^^ ^ii^ipe et sur sa. fia dai^ldiB tf U&$ ^ociet^ sans 

*' r '' : <''-. ^, 

igl^s est e ; sa us 



sang b SUB sol* 



11' 



- 78 - 

refute l f object! on qu'pn pourrait lui fair d< la eonduir 
te que 1 ' go.uvernetaent fran^ais a tenue vi-a-vis d l f an~ 
cien.Pape, oonduite dont il a 3t lui~iaSma l T inat rumen t, 
puisque ce s ont sas troupes qui ont chassS Pi 71 de Borne 
ot I 1 ont amene; priseimier s "quand ,1e pourrai Bi ? aboucker 
avec 1@ nouveau Papa 9 dit-il, J'espere que j T aurai 1 bon- 
heur d lever tous ls obstacles qui pourrai en t s*oppo*r 
encore k la reconciliaticsri de la p'raaee avec le ohaf de 
l^Eglise^ C'etait done une affirmation tr&s nette de sa 
volont6 de r&gler les questions raligieuses d ? accord avec 
le Pqpe t dans un sezis favorable k I'Sglise. iSn mSme temp 
il lasu^ait une praclasaation ax habitants de la Cisalpine, 
dans laquolle il leur azsasriQait 1* r^tabllasemant de la re> 
publiqu 9 d^ne i^publique "sur les basss fixs de la reli- 
gion, d la Iibrt4 s do I'^galit^ t du "ben oxdr." Apree 
la bataille de Mare&go, par une maxiif station significative 
11 faisait oelebrar dans la oath6dxal d Milan un S7 Te 
auqu*l il assistait l^i-mixae* en unifonne e 



ss ulctoires et pase^ une semaln,, pendant. 
laquell il diota l^arraistioe d 7 Alexandria et r^orgaaisa 
provi sol reman t l f Italia du nord s il peiousBa k Paris, rap- 
pel^ par l@s affaires du g5uv2nsi&nt e insis il e'arreta, en 
passant , k Yeresil 9 le 25 juin au soir, pour avoir, \uae en- 
t revue avss 1 oardinal ajEt5h^iqu^ $ 1 cardinal Martini ana, 
suquel, d^Jkj trois g^iadn@s auparavant^ 11 avait indigu^ sa 
volontg da paoif ication religleuse* II demaiada formeilement 
au cardinal de sa fair 1* intent cii air d'uns nt^goaiation 
airec le Pape et il lul indiqua l@s solutions n^osssaires t 
possibles*~Le r^suEa^ de oette conversation fut fait par 1 
cardinal dans une lettre adress^a^ 1 soir m$i&e t au Souvsrain 
Pontife f t dont les terms s fur^nt Boomis a B0sapart t ap~ 
pxouir^s'par lui on peut dnc x sonsid^x^r qu la lettre du 
cardinal au Pape r&fl&t$ eocaetameat la pe&sde an p reader 
Consul, qu v elle ne foroe pas les text&es'de oette conversation, 
B*apres la lettr du oai^Oiaal il ooncluait : n Bi Is Pegpe ast 
raisoaimble, s*il oGxprmd 1& -situation actuelle^ nous pour- 
rons, exmemhle 9 r^ 3 ana ilier la Branca aveo l T Sgliss Allea a 
^iae at dites an Sain.tl?6j?e ' que le Premier Consul veut lui 
faire cadeau d treats jidlllons de catholiquas franigais* 11 
Les points qua Baaaparte fix ait pour la n4g@eiation seat au 
nombre de quatre s % las ^oici s n l Msparition d l f Kglis 
gallioane., {-Boaaparta ssjployait le mot 1 n^eessit^ da fair 
"table rase d'e I'^glise-gallieane - f is'sst-k^dir^ a la fois s 
disparitioa des ^viqitgs ^aigr^s t de.s ^^Bquss cozmtitution* 
nals, brf ? reaouvelleaw&t ccmsplet d l T 4piscepat; a gemina- 
tion d@s ^v^ques par 1 eouverain, par 1 gQUtrezazexaent 
gais t l 1 institution oanoiaiqu l@ur ^tant doxzn^e-p&r 1 
o v e"taient les regies d@ l f -moien Comosdat d@ L^on X; 
Alienation deflnitlfti d@s biens @eol^siaatlt|iias nationalises 
et vendus pendant la B^oluiin; nfin t 4* j>iislBUtion r auta^at 
que possible^ du sombre das 3^r$ques ? de'maniere q,u 
vemera&nt p^i leur atferibuer un. traitement 
attendant qu 9 il-puiase l^u^ faire .une &tatio& 
fond* 



- 79 ~ 

e> , 

Oes quatra points, qui sont las quatra ofooaas fon~ 
dsinantalas dans la pens 3s a* Bonaparta, sent d$2&, las lignes 
esssntielles d IVSglisa aonoo r&atai ra , telle qua nous la 
verrons realiser* Is raisers qua Bonaparte avait da fsdra 
ainsi das avancas & I'8g3.l8e scat, noxi pas d f ojffdr rsligieux, 
mats d ? ordr politique; parsonnallanwint, Bonapart na d^pas- 
se pas le stade do la religion natuiwll das* gems du is&x&e 
si&ele; il n'est pas orcyant at c a*est pas la fol religiou- 
s qui 1 conduit, iaai8 o ? 0st la politlqwe. B f abord Bonapar- 
t st un r^aliste; 11 a fast aper^u que la #olit!que anti- 
reHgieus de la Involution n f a pas r^ussi a d^trair 1 
ohrlstlanlsme en France; il assists, depui* quelqus 
k un renaissance religieuse eertaine, t 9 dans la 
ou il st d pacifier 1 pays, 11 omaprend qu f il srt l 
siolo d f obtenir un pacification g6nrala si on laisse da 
cSt la paix avc I 1 Eglise* 11 *st iroposeiblo d fairs l*sr- 
don ds Fraz^aie sntour do lui s v il laisse en dehors le 
cslesgd at ls catholiqu*s s D T autr part, il considers que 
la religion iast la condition eetsentielie pour la consolida- 
tion et ! maintiea. Am l f ordy a octal; 11 dlt, aveo un cer 
tain cjynisme 9 qu'il s.t isagpossiibl d faire adsaettr aux 
peavres gens leur mi$$i*i t la mau^ais* distribution ds ri- 
oli^BeiiS sur la tarjas s'ils a'ent pas la pens^ qu r il on sera 
autrasaant daass i f efl;itj?ai 71*^ quUls auront lur rsvanohe au 
G f est dono sur la religion t la moral rQligiause 
oompt paur appuyar la Conservation sooial JD f autr 
part t 3naparta st un hossa^ d'autorit^ i 11 voiidsa.it se 
vlr da oleig^i oOBini instsusieat de gouvexaeiaBnt^ avoir un 
al3rg< d fonctloanais^Sp qui mettraient k sa disposition 
la conscience et l^ob^issano des catholigues f da m$m qua 
les f onotlonnaires de l f ordre oiyil et politlqus maintien- 
nent l ? ob^isano das sujete, Enifin - et e ? eslf oh2 lui une 
pr^oeoupation aseantialle - 11 s f ag.it d ^uinar t le parti 
veyalista et^. pour calk de d$tachr 1 olerg^ des 2aonarohis 
ts| 11 consider qu'll lui @st impossible d'^tablir en 
f^aaaoa un gouuemamant stable si un^ partia de la popula- 
tion continue da rao avoir aas direct ivs d f un eiei^^ s:il6 
at d ? un cl^J30 hostll^^ para qu f ll rest^ attaoh.6 E la ro- 
^amt^ des Bourbons* San la n4gooiations B nous varrons qua 
Bonaparte s'attaoba k toutes ls mesures qui peuvaat avoir 
pour r^sultat de d^prdoiar la royaliams^ da d^taohsr le 
elarg du rol, 



vuas de Bons^art sont ainsi trfes simples at 
: du isont qu f il vut la paoifioatiaa 2ligiu~ 
11 compj^nd qu f ll n*y a qu ? und religion possible j c f ast 
la oatliolXclsma^ t & dtE moment qu f ll a'dmat qua 1 oatholicis- 
la religion ess^ntl@llf* t il eompi^nd at 11 &dmt qua 
u P?^@ qu*il faut s^adr^sser psu^ la reeonstitu@j^ II 
Ik Un@ vue pj?fonde s sia^la^ mais a. laqualla il s tiant 
II paurra m@i.0r 8 dans 1 oaum&t da la n4go 
^ d laisaar tomber 1'affair i nr6alit^ ff . 
11 n ? a jamala u l f id^ eta zomp^e les n4goiations; las m 
qu ? il -profdm.ra pasf^ls da fair un ^liaa nationale 
du P^e n &$&t qua das aj^goiaanta d diaeusslane XI 



- 80 - - 

a, <3s 1 dbutj 'pris 'son .parti s 11 faut qu la 



soit < 






11 .no volt les O&QSCMS qua soue 1* angle & la pQlitique s 11 
&& ' e&mmii riea. & !& th^ologiSj si bien qua* dans oe demsi~ 
ne ? 11 aua?a d$s p retentions indsiaissifelss.. at se verra op- 
pose ^ d$s xg8i&t&&3$B qul, pour lui y soxit inccmipj&h snail) las, 
parse qu'il n par! pas sstts? langue thSpIogique, II 
i^^ entrs l^s deux parils n^gsciai rices,, tr^ pcuvsat 
melentendu qui tlsat a e$ qu'elles ne parlent pas la r 
1 ^uvr33i@2?3&nt frsa^aig parlsjat 
sL parlant th^ologia*. 



q/atttani Tex^sll.j Bena.pert y avait i&l$$ un 
courtier qtii desalt lul porter k Paris la r^ponae du 
u 1 !! s$r&it arr 



Q.uIl fut Is, r^pons d Pi Tilt II eut, 
vsir l f ouTertu^s ds Bonaparte f aatant a.e csoaB^ntamezxt qu 
ses; 11 n^ sembla ?i^sir u auctm h4sitation s a 
BUS? la ^ponss k fair; 11 j sut chsz lul ? osmm 
dejk n^t^S psur 1 ret our k Home ? us* sort* d ? 
d ? i JDS p i xati on p *rse xia all a 4 qui s impl 1 f 1 ai t 1 as ' oha us s 
la question h son esssntie4 X'ass@stll. f cs 



'ui 



r la r^prlsa du oultej e'ast la us olanfait 

bien d$ fairs des Basrifioss 9 t ;l 
les sac rlf Idas n^atas salves ? en c!Epga.8ation 

airantago,, Ossime B^*imparts il j^duit d$no la qu 
k son fonda&eat assesti!, ^s cz@nt qa* 




me. Is jeruais le P^e'n-a $& @t -^ ? ati^a f lui men pltis,, 

slr ? -st rnSsx l ? i'ie ? de rcsiprs la ndg$3i&tidn; 11 

xa pour Boxiaparte^ taujo^rs, mima daaa .ls ffi@&&&i& ls plus 

diff idles d. Imirs relations f dg la 3?eo^2K3.alsssa@^ p^ui 

gesta p*reisi9r clu fi^sier Osng'ul, -^ffsant la 

da l 



L Pep^ is prl,.t 3$:&s$l! da 

pas las cardinally.; et 2?6dig$a lui*>m&e sa lttr d 
tisj^ Dsux' -Sours plus taM f la lettr p&rtaii poti? 
1@ 12 Juillet^ Lt 
propositions du Fr^ml^r C&assi @t qaHl allalt 

e oonfianes pour assist or 1^ oa^ixm-l la 

II partageait &;rfe aiman l f Gtimisfi^a du 
nal Kartiniana ui a-?alt 



que, l ? id^$ da Pirs^l^r Gessul TOI* fl.s aoe^pt^^^ t-cut 

la r6posaa' du 

aousi* dosses 

sur qi3BXqu'$s~uaa ds points a ' 
r us sspoir fon^ qua ls ohosea pdurront 

e-t qul soue 1^ fait sparer eBGr o r *st la 
vous dits ^ ^at soa ispilt a ' 



- 81 - 

Cependantj votre penetration ne peut manquer d'apercevoir 
la difficult^ que la chose off re par ell-mme at. sell as' 
que son application pourra presenter par la suite". Le 19 
juiHetj I 1 nvoy6 du cardinal <tait de retour &, Verceil et 
le cardinal pouvait envoyer h Bonaparte une let t re ddbor- 
dante d'optimiszoe, lui armongant que le Pape accept ait la 
n<gociation 

. N .Pi VII n ? av&it pas fait iqystere de la let-tre du 
cardinal et d$ la rSponse qu'il y avait envoys e Bonaparte, 
de >on c'bt^j k fait de la publicity >sur ses intentions.. Lors* 
que l ? on sut, a 'Borne, ce debut de n^gociation v la sensation 
frit considerable; 1 ? opinion fut unaaiiae qu ? en efet 9 la de- 
mande de Bonaparte ne pouvait pas tre rejet^e 9 et l f attitu- 
de que* -1 gouvememont franqais tenait pour la restitution 
de l T Etat pontifical, la pression qu'il axer^ait sur les Au- 
trichiens et/sur les Uapolitains pour leur faire ^vacuer 
les territoires romains, pennettaient 1'espoir que la 
elation aboutirait* 



Pape d^Pigna done, pour cpnduire la negociation 
da son ebt6 ; un prelat^ iAg'r. Spin, arche^e'qu'e n in partibus" 
d@ Corinth,, t 1'on coramenga imm^diatemeiit les mesures pr^- 
paratoires a la n^gociationi La 28 3uillet p fut reconstitute 
la ^Congregation des Affaires Eccl^siastiques 71 ^ qu'on avait 
jadis cr4^a. pour examiner la Constitution Civile .du . ol& rgd , 
mais en la faisant basfticoup plus petite : elle eonrprit cinq 
eardinaux 9 dont le cardinal Albani, le doyen du Sac^-Colle- 
ge r/ t 1 cardinal Antonnelli, qui avaient^ l*un et 1 T autro, 
plus de quatre-vingts ans , 1 cardinal Gerdil et un autre, 
qui en avaient plus d@ sQixante-dix, plus cinq' pr^lats 5 dont 
Spina, le ne*gociateuv et di Pietro; - plus enfin, cinq 
th^ologiens consultants^ pam'i lesquels Caselli, qui sera 
adjoint a Spina* L ? objet d ; catte Congregation de^ Affaires 
See les last iques gtait, non pas ,de discuter sur l^opportunitS 
d ? un n^goeiation/ puisque Is Pep @n a^ait accept^ T des 
l^abord, le princlp, mais de iminir Spina des instructions 
n^cessaires ou des lumieres dont il avai.t besoin pour con 
4iire Id n^gociation, La Congregation tint d T abord deux se'arir 
os t - l f un f le 9 aofitj sur les questions defond ? une axtre, 
la 2 septembre, pour arx^ter. les textes; ell aura a en te- 
nir encore un t no isiem, 1 7,octobre ? pour pr^eiser les 
instruotidna de Spina lors qua la negotiation fut trazBpprt^o'-' 
d Veroeil h Paris* Le ptinoipal inspirateur. de la Congrega- 
tion fut 1 cardinal Antonelli* 



. . I.ol, 1 .point de vue n r est plus du tout le 
que.'G6lui -&6 Bonaparte; cett Congregation, eat form^e ds 
theologians ? t non pas d'hoiames politiques; la politique 
st s ici, subordonn^^ k la doot.ii.ne, et 1 fait accident! 
st subordozine. k- la p^rsnnitd. du dogme* La cazactere escen 
tie! des instructions' qui.sont donn4.es a Spina at la fond 
3 la p6aiBe"e des c^ardlnaux st 'd'obtenir le respct de la 
"Juridictlon ecoleViastiques n de la Juridiction 



f 

tiqu entendue eelon 1 sens th^ologique, c f est~a-diro le 
droit qui apparfcient h l T Sglis de se const ituer at de se 



_ 

maintenir comma une sooiftd afcsolument inde>endante, d ma- 
niere a aeeomplifr lib re merit et pleineiaent sa mission spiri- 
tuelle. Ce dittit f 'I'Bglise Id tient <3.e JW.u m&ae f ocmme.un 
d6p8t inalienable, t o*9st pour elle un devoir de le d<Sfen- 
dre contre toutes lee usurpations, 0*est Ik l f esprit qui a~ 
nime les the* ologiens* Us voient aveo satisfaction que Ho- 
naparte a apergu les conditions fondamentaletp d la juridfc- 
tion d l ? Eglise, a savoir le pouvoir supr&a* du Pape r pul8 
que c'est au Pape q > u f ll s T adrssi pour la reoonstitution du 
olerg^ f at la nceseit< d la puretd de I'tfpisoopat, puia- 
qu T il admet que ls intrus ? o T est~adire ls dv^quas at 10s 
pretres eoiastitutionneis,' soient chassis de l 



Seueiement, sur ce point, lea id6s ou les concep- 
tions. de Bonaparte s.ont tout a fait incoinpr^tes, t il faut 
prlciser et amplifier sea demandes* Pour obtenir 1 respect 
de la juridiction de 1'Eglise, les eardinaur met tent db no 
en premie I?EJ ligne la position q.ui sera feite a l^Sglise de 
France dans le nouveau a?6gime; ils r6clament pour leoatko- 
licisme, la situation d religion d*Et at t l*Egls ne peut 
pas accepter que la tolerance tfes autres cultes, qu f ell 
ne dema.nde pas mieux- que d f admet t re n fait, so it proclamge 
en th^o-rie v dans un acte. qu^elle signera; elle exi^ done 
le r^tablissement de la religion 9 d T 15tat; ce n^est qu f en con- 
sid(ration de cette position qui /sera faite a I'gglise en 
France que l T on peut admettre des sacrifices de la part de 
l T Eglire, et ces sacrifices, il faut les graduer salon le 
clegre de position qui sera reconnue au catholieisme, Le& 
c^rdinaux soul^vent, e'n consequence, la question de la no- 
mination des 6veques : la th^orie romaine est que le drdit 
de nomination donnd aux ^Ouverains n'est qu f une d^l^gation 
portificale, n f est qu f un patronage laiqu'f; qua ce d^oit de 
nomination ne peut done appsrtenir qu*a tin souverain catho- 
lique; il n f es^ pas OB isc enable que la d^l^gation d aionsaer 
le's ^vtques soit attribute a un sou ve rain qui ne f e rait -pas 
profession de catholic isiae; on vient de refuser c droit, 
d^ailleurs^ au roi d'Afcgleterre, parce qu'il st h^r^tlque ? 
en aoilt 1795, lorsque le gouv element aaglais avait voulu 
noninier les deques en Corse occup^e* on l f a refusde 
uient au Tzar orthodoze/ en 1796 f pour la nomination des 
v<pes en Cologne, II st dono n^cessaire de r^clamsr au 
gouvernement franQa^s une profession de foi catholique, 
la reclame r du gouv^rneiaent comme on la reclame pour Ia/'nati0fl 
tout entiere. Exlger du Premier Consul et de ses successful* 
une profession de ft>i catholiqii ecrasm on demands quf soit 
rsconnue la religion catbolique coffinie religion d f statg ve 
les deux- conditions essentiellea poshes a la Congr5gatioi\, 



. . 

De la mia id^e'fond^mental* ressoxt cetto 
ce 9 ^galeu^nt. .relative k la jprbmesse d fid^lit^ que lona- 
pai-te voudrait obtenir du olerg^ ; la Congregation n f a pas 
d f object ion a ce que le bleigd soit teau de plater un eagar 
gement de fid^lit^ eiavers n l gouvemement"; ceci @st une 
cliose cmrsinte, qui a dtS fait dans tous les pays; mais 
n T admet pas une promss de fidelity k "la Gonstitution", 



f 



pare que la Const ituti on contient des piinclpes qui sont 
cent rai r es. a" la religion 2 pax exemple ? la. Constitution de 
l f An VIII, ddnie & I'Sglise le droit d'etre propritftaipe, 
at la legislation, f rangaise conti ent des h r^sies f p ar exam- 
ple la 'concept ion du manage civil, qui ne reconnalt pas 10 
mariage come un sacrament, .1 T exist eneedu divorce dans la 
legislation, etc; . . ' II f aut : done , si I 1 on accept e de f aire 
une prpmesse de fid^lite envers le gouveraeroent, ctu 1 !! y 
alt en compensation, un engagement du gouvernement de pro- 
tege r la religion par un acte public, contre toute persdcu- 
tion, et de la prot^ger a la fois dans la puret^ du dogma 'et 
dans la discipline eepldsiastique* 



Enfin t la Congregation se mont fa hostile a la 
pos session pure et simple des (Sv^ques;. elle ehereha toute 
une s^rie de combinaisons pour dviter cette d^tnLssion eh mas- 
se de tout l ? 6piscopat franc/ais p envisageant-, par exemple, 
qu T on pourrait demander a Bonaparte de dresser les list as' 
d'^eques. ind^sirs-bles, auxquels On aurait aiors demand^ 
leur demission , et, si ces ^vtques refusaient de s T en aller 
b^n^^olement, de se sac rifle r, on pourrait nomraer des Admi- 
nistrateurs ApostoHques dans les dioceses, de manire que 
le tit-re, de 1 ^veque rssterait maintenu mais que, de fait, 
!' ^v^(|ae n r adminis t re rai t plus s on dioxe se ; a sa mo rt 9 
1 ? administrateur apostollque serait trans forms en ev^ que, 



les principaux points qui soilt soulevds pail 
la Congregation des Affaires Eccl^siastiques. Slle aborde 
done la nSgociation dans un esprit tout a fait different de 
celui de Bonaparte : tout en acceptant un certain nombre de 
points que Bonaparte avait posgs, ils font des reserves ins- 
plr^ss par la th^ologie. Ils ne parlent done pas la iame 
langiie que le premier Consul. 11. va y av-oi-r, de ce fait, 
des malentendus entre les deux" parties. : pour les cardinaux 
etj. d^une faqon giSn^rale,. pour la Cour Bomaine, il y a d6- 
sir d f entente, certainement, seuleiaent il y a une limit e ; 
il y a des principes iioctrinaux qu f ile n t admettent"pas de 
o^der t qu'ils n ? admettent pas de -laisser entamer; il y a un 
point jusqu'fou le Pape et les cardinaux pe.uvent aller, mais 
qu T ils ne peuvent jpae cl^passer; ils sont decides a ne pas 
P ac rif ie r le d roi't de 1 f Sglise au bien moment and de 1 ? Egli- 
dans le domain* poll ti que, 



. ' B - Tel est le. point de dip art d'une.n^gociation 
va tre assez longue et qui est oonduite, sl'abord par 
,, Spina* La n^gociatipn du Concordat a^.vous le pense25 
blen, donn^ nairsance a une bibliographic considerable, que 
je ne songe pas a vous donner; je vous indique seuleiaent 
que l f ouv rage f on daiaental recent sur la n^gociation du Con- 
cordat est 1'ouv rage d T un P^re Jesuite, le p^re l^nieri^ en 
italien, intitule n Lsi' diplomatic pontifical e ^aa 19eiae sifecla 11 ; 
o f est le tome premier, para a I^me^ en 19 J 02, qui contrieht 
la ii^gociation du Goacordat^ A peu pres a la m%ae ^poque, pa- 
raisrait un volume du c ardi nal M at hi eu t"LQ Conoordat da 1801' ! 

? en 1901 V qui cont lent certains documents 



jus-que. la in^dits* L* ensemble d$s documents a 
par %oulay de -.la 1/leu.rbha en eipq volumes % et 1 mme au- 
teur^a enSulte corJBacrg un volume a 1 y "Hist oi re de .1 a 
nooiation du Concordat de l$6l in 8 para en 



ouvraga qxie vous ieveg oonsiddrer oomraa l f ouv ra- 
ge essential au point Jour la n^gociat ion; surun .certain 
norafore de details aseez importants 9 l ? 6tude de Boulay de la 
Meurbhe corrlgo certainefi erreurs ou cejrtaines insufficanaes 
du i^cit de Paris t dans . 1 'Hist oi is de Prance de Lavisse* je 
ne voufe citerai ensuite qu ! un seul volume, parce que o f st 
le dernier on date. c T est la these de 1 y abb^ Xef loa sur 
, deust voluiae.s, 193a> . . . . . 



Les' n^gociations furent transporttfes de Verceil a 
Paris, Bonaparte avait, pour cela, ses raisons- : il ^oulait 
poulvoir suivre lui~ra%ne la ngoci.ation, la suivre naturelle 
inent de tiaut s ce n ? est pas lui q^ui va n^gooier, mais, ayant 
lea ndgociateura .|, c8t^ de lui y il pourra le caa 
fai're pression sur eux; il veut soustraire la 
au roilieu -ramain, qu'il ne eonnait pas et daat il s 
et ? aiissip aa milieu de ses pa^pj^s fbnetioimaires f qu?il 
oait host lies a l ? Eglise; il veut r t en partiqulier. confier 
la c^gociation a un lieicme sfir, un horame q.ui soit a luiy qui 
soit. ext^2leur ? a la fois 5 Via hi ra archie civil^ et k la 
hi^i*arohie eccl4siastique a et 11 ddsigne COBHH n^gociateur 
ciu c3t4 ^ranQais l ? ab*b^ Bemie r f le pzdt're axigevin qiai lui 
a d^jk'sdxvi k pacifier la Vendee* Bonaparte se rend bien 
coiapt qu^il sarait inc onvensnt de eonfier la n<igociation 
a l^lioinme qua ses fonotions design raieisb pour cla, c ? est- 
S,dir au minist'r des affaires Strange res, Talleyrand, an- 
cien ^v^qiia d^froq.u^; il y aurait '& ]La.fois ineonvenance et. 
danger a lui fatre suivre las n^gooiations* Mais, s f il veut 
done' bien gue Spina .se. rende.de ?rcil a Paris pour n&go~ 
oier ? 1 gouvenaement romaiia efcnelut qu r il y a des pr^cau- 
tions, tout d m%ie a pi^ndre^ dt lea instructions dom^es . 
& Spina lui ordonnent d'etre tr&s p s rudent s il m dvra it 
aucun moment ^ aooepter d!tr@ ccmsi'd^re' Qmm^ un agent di~ ; 
plomatic^ue; 11 devra 8.e tenir n dehors de t0uta ia so-> ' 
ci6t& pariaienna; la seul hoisme qu^on l*sutoris & f3C^qun- 
ter c f est I'ambassadeur d^spagn/ pays aveo lequel la Sour 
de-Boiae et en relations assez intimes* On lui ordonjo de ne- 
d^cid^r; il devra seulement discuter t a rioter des tax- 
mais eeulement w ad referendum 11 ; il n T aura,pas de pou- 
de decision, Snfin ? on lui- adjoint uh tMologien ? le 
?ere ' ' 



85 - 



Los conditions da la nSgooiation qui s f engage a 
Paris .sent difficiles; de nombreux intents oil theories s'opv 
posent a cette ne*gociation du Concordat* A. Rome t .J.e group e 
des eoolSsiastiques ou des civile frane.ais e'niigre's' travail- 
le co nt re Bonaparte; le cardinal Iffaury et les e"vSques fran~ 
gais qui sont a Roma, p a rticuli Fremont I'^v&qua ^e B.3siers ? 
mgr tfieolai, indigent une longue note pq^r la pap auto 1 , ou 
ils r^unipsent .tout es les objections que 'peut' soulever la 
n^gociation, Louis XVIII, qui est a ^itta.u 8 en Courlande^ 
essaye de faire agir la Tzar Paul ler % il iui <crit en lui 
demandant ?on intervention pres du Pape; de m@me,< -il ^crit a. 
I 1 Smpereur^ le 30 octobre 1800^ par I t interm4diaire de mgr. 
de la Fare dveque.de Katicy ^migr^ 9 pour la m^me cause; il 
engage les vques a ne pas se soumettre aux statute qui 
leur seraient imposes par le Pape et par. :un gouvemeiaent il 
l<5gitime, II demands su Pape t pour coupe r court k la r<ci>- 
ganisation ^de l f -Eglise par Bo.naparte a da comblai' bi.en vite ? 
d ? ecdord ayeo lui t les macances^ qui se sont produites dans . 
I'^piscopat., Les pcrupules des th^ologiens sont uri autra 
obstacle a la n(5gociatlon; 3nfin 9 tou Jours a Rome, s'exaroe 
en sens contraire, l f act ion des gouvernenieatBj qui Jouant; 
contre la politique fraaQaise de la question* des Stats 
Pontificfaux r de 1 T occupation des LeSgationsy i? exei!ipl ? 
pour brouiller les cartes entre . les- deux gouy0rnem@nts 



A. Paris,, l f oppoaition est exscore plus fort, 
dirai pres que plus e^icace ; tout le personnel gouveme* 
mental et f d ? une ac,on g^n^rale, toutes 'les administrationB 
notamment I'armde'et' la police ? sont snime's de l*esprit de 
la revolution et oontraires h la rest.aiiration de 1 ? sgll.se,> 
le parti hostile^ on., t.rouve encore^ natu-rellement, 




Bonaparte f .me mbres de ' l f Academie des SeieBoes^ Sgaleme.nt $ I 
Conssil d F Etat- f ce qui cocplique que Bonaparte n f ait pas -vou- 
lu lui 'con fie r la negotiation t l^tablissemant du text 9 du 
Concordat^ comme il aiirait- <3i& normal; 1 OonsMl d I it at ae 
sera jbfes- consult^. Au bout d ? un moment Ae- leur- s^ jour a Pa- 
.ris, Spina d f a"bord, ensuite le cardinal Corisalvi. s; -sont "bisn 
amends a reconzi?litxe que le raouveiuent d'-opinion aontre le 
Go'ncordat va -grandif?sant et rend la situation difficilev Bs 
fait, ' ee mouvement d f opinion, obli-gsra le Preiaie.r Consul a 
faire^ sur certains points., machine en and^'re j ainsi., a 
lors qu ? ai d^but, il acceptait le principe de la religion 
d ? Sfcat,'. 11 sera oblige de I 7 a"bandonner; d mime/ sur las 
biensfonds at.tribu^s a I'Sglise^ il accept 'ait, k l ? origine ? 
le- principe. de 'la dotation t eneuite,, i ? opposition dee le- 
gistes frangais I 1 oblige a a-bendonjier ee point-. 11 -ea si- 
de mia sur la.profess'ion;de foi du "gouvernemeat en mat le 
catliGlique, ..Cbns-alvi finira mme par ^crire au Pap 
naparte est le saul k vouloir le 



.Ainsiy tout Is -parti que nous appal lerlons 
clerical 'fait front ctmtre la n^goclatlon, ' B' f a,utre p 
s'exeroe. dans le mm sens .1 ''action d I'jBgliee Oo 



sens .1' act ion d 1'agliee Oonstitu 



~ 86 -. 

t . .qui voudrait maintenir lep rifle ipe du regime ac- 
tuel de la separation de I'ISglise et.de l f Stat : ainsi, l f ab 
b<$ GrSgoire, qui est le grand chef de l^Egliee^ Const itution- 
nelle, ad.sse ? -:au -mois? d'aoftt 1800 9 un m^ruoire au gouveme- 
mant; aur la demande, .d'ailleurs 'de celui-ci, - d.sns le.quel 
11 declare qu ? ll ne f-eoit pa's se fier k la papaut^ par' une . 
c onv ent i on v qu f i 1 feu t r & gle r la que a t i on 3 au lem ent p s.r une 
.Bulle^. les Bull es n'dmanant que de Rome, ne li ant done pas 
le gouv erriement et Stant souinises ? j^pur/leur >ublieatiori 9 au 
conti&ie du gouveznement ; en Franoe. . II consaille de poser 
G o mm e bases de -la n^gooiation- les libert^s galli canes et la 
Constitution Civile^ L! organisation quHl^recpmniande serai t 8 
naturelleiiientj inspire par cslle 'des "Syeques .B$unis% C T . 
est-a-dixe par celle qui vient d T trQ donn^e a 1* Sglise 
C onS t i t ut i onne 11 e. 1 1 y ou drai t nat u re 11 ement mai nt eni r en 
place les Bvequeb. et les pi^tres cpnstitutipnnels de aon 
Sglise* ':'-..-.' '. ,'- : '- : 

Deux opppp-ants so.nt psfrtlouliereioent dangareux e a 
ca.use de leurs fonctions et a CPUS e de leur habilet.^ : c f est 
d'abord Pouchy qui est ministre de la Police^ Fouch^ adresse 
au gouvemenent des fdpportss de .. police quotidiens. qui -son t 
tendanoieux, dans lesquels il r^anit -tout.es leS raanifes- . 
tations d f opinion qui peuvent etre 'ho^ tile-si* Sn moiae temps s i 
il fait proc^der a de nprnbre^sss ariBS'tatione de piStres,:'- 
?ous des pretext es divers, pour tt re en contravention^ sur 
un. point ou sur un autre, -avec la loi ;. panai eu3r ? par exam- 
ples, l T abb' ?ournier ? pour un b-ermon pro none 6 ou i'on tiouve 
de a opinions royalist es; 1- T abb <5 /Fou ruler, e^t exp^cli^ dan3 
une piison du Fi^mont; il en sortira plus tardv pour devenir 
direoteraent ^ve.que cohcordataire de T-'pntpeilier* Dans ses 
rapports v Fquch^ Joue partic.ulie iBuanc de 'la cplluoion que 
l*on d|couvip.t entre les royslirtes et certains ^. litres ; a- . 
prfes- I 1 at tent at de la me' Sain t-Hi colas 9 qui a f ailli. oouter 
la vie sii P re roier Consul. . ' ' . . 

L T autre opposant de marque, est Talleyrand,, minis t re 
de^ Af:f&ires Et range resC T est lui qui aurait dd^ iaormale- . 
raent, etre le chef de la nSgociation 9 de par ses .fonctions; 
i 1 s ' emp 1 o i e a 1 B emp iscii e r d f ab ou ti t s chaque f o is qu 1 un 
acc : prd est prH .de . .s f dtablir s on .vo.it Talleyrand soulever 
des quest i'ons nouvelles p our 1 f eiapOche r S es 1 ett res ou ses 
rapports au Premier Consul 3 out o ongus en t eimes la^prtssnta, 
pour Boms et pour ses n^go - ciateurs ? pour le gouvornement pozi" 
tifical 'Talleyrand pretend se placer uniqu em ent au point de 
vue de I f int0it de I'Stat* VoiciV done les instruction qu 1 
il a envoy^ es a Cacault 9 n^goeiat8ulg a Home 9 deux ph rasas 
signif icatives s "Le gpuve mement veiit rendre a la religion 
les droits qu f elle B perdus 9 mais il ne veut 9 ni ne peut, 
consacrer des pr5 tent ions abusive s. v " et plus loin V "II 
veut que la religion, en France s soit une faculte ? un droit 
et non pas une pulse ence* 1 * 



et Talleyrand s'efforcent d'empecher la 
go ci at ion de Spina par des mo yens matdriel^; ainsi sont 
arrtt^s ses courriers; on a 'Arrange pour I'emp^cher de 



v : . s - 87 - . .. 

, ' * 

lea responses de Rome; on laiRSe sans y 16 pond re das d- 
mandea d * audiences. Be rnier, qui ngocie avec Spina, st d~ 
bligS a toutes sortes de precautions pour Stre sftr qu ses 
rapports ou les projets qui sont 6tablis aillent v raiment 
au Premier Consul. at ne spient pas arr6t6s en cours de 'rou- 
te par Talleyrand* Le minietre multlpli, en sens inverse, 
les faveurs a 1'abbe Gr$goire t lui demaride son avis, iul 
soumet las texte qui sont proposes, liii laisse la liberty 
de r^unir son conoile de 1'Egllae Const itutibnne lie. En mem 
temps t c T eat une campagne concert^e de fausses nouvslles, 
soit politiques, spit militaires, qui ont pour ob jet d f affo* 
la-r Spina, de lui iaontrer la situation difficile >t ds I 5 am@i 
ner par li, k de@ concesalons* II est dono bien certain que 
si la n^goqiation avait ^t^ poursuivie par les voies norma- 
lev o r eat-k-dire par le miniature des Affaires Iftrangeras, 
e lie au rait 



Ce sont done cea deux n^gpciateurs : Spiaa pour le 
gouve mement romaia ;et Bemier pour I gouvernement frangais 
qui mettent sur pied use s6ri@ de textss qui vont sexvir a 
la convention, .la. premiere entrevue eat re les deux homines 
eut lieu le 7 novemiisre 1800* L f un et l f autre 6taient animus 
d'un d^sir Sgal d f aboutir s Bernier est'un homme de foi t 
de acienc et il a 1' ambition, fort l^gitiroa,, d T attacher son 
nom a la nggociation* Gependant ff il p 3^ sent aveo Spina une 
difference espentielle 5 il esi aaiitf^ d'iddes gallioan qui 5 
sur certains point s, le met tent en opposition avec les th^o- 
ries de Spina et de Rome,, Les deux hoimnes font preuve d f un 
veritable esprit de n^gociation; ils eut rent dans las vu@s 
1'un de l f autre, dans la mesure du possibly Bernier s ! ef for- 
ce d'obtenir, maturel lament, les satisfaction politiques sur 
lesquelles Bonaparte insist comme assent i el les 9 c f esta-di- 
re la disparitioa de 1'ancien ^piscopat tout entier^ pronon- 
e^ par le :Pape, la confirmation de la vente des Biens Hatio- 
naux et la promesse de fid^lite" du nouveau clerg^ eavars le 
gouv mement^ Spina^ de s on e 3t ' 8 ' *$f o ro e des auv er 1 s re -> 
serves th^ologiques qui ont 3tV poa^as par la Congregation 
ds oardinaux s il veut obtenir. la reconnaissance officialle 
de la religion catholique coinme 6tat .oelle de la France; il 
fait des r^iserves pour les blenB Hationaux, damaadant f par 
example t quesoient rest ituds a l*Sgli3e oeux- des biens qui 
n'auraient pas eooore-6td vendus,, ou bien il an fait d ? r au^ 
tras sur ls ^v^ques, demandant, par exemple s sur les ] ^Viqus 
qui raftiseraient 9 d d^misliionnar s oient reiapls^s ^implement 
dans leur dioeeaa, par des administrateurs apostoliques^ 

Un premier proj at s sort ant de ces n^goeiations, 
est ^tabli la 26 B0vembra Wais f alors qua la n^goeiation 
paraft done aboutir f Talleyrand se mat a la traverse, pour 
^noncer da nouvelles exigences : d f abord 9 il veut subetltuer 
au -principe da la religion oatkplique d f Stat 9 x ou mima de la 
religi'on catholique csonsiddr^a coinme religion dominant a dans 
1 pays ? la constatation qua la majority du peupla frangaie. 
e?t catnolicjue;, substituer 9 par consequent p a urn principe de 
f5Up6riorit^ d I'Sglise catholique la seul fait d la grand 
diffuion du aatholicisma aa France. 11 insiste 'egalement pou 



r 



- ; 88 - 

t 

que I'action du'Pape an vue de la d Emission .des . : gv$que8 






r les o oust i tut ionnels comme sur lep evSques 
d ? .-,neien Hogime, ce qui. serai t une -maiii&re de faire 
naltre.par're Papa la l^gitimits de g.es 3v<3qus s . at,: par 
c:onpsquent' 9 de la Constitution 'ClvillL Snfin ? II soul&ve 
urie troisieme question ? 11 demand* que Rain . daiin des ga~ 
ranties 5 lib&re de leur. ancirea eacerdoce, las pifrtre's. qui 
se sdnt ma-lie's.. Snsuite, apres que les negotiations,. sur,ceg 
points, ont 6t repri-ses entre Spina at Bernier^ il reviont 
sur des points qui ont <2t aoquis 1 par la n^goaiatioji,, sur 
oett question du principe d la religion 1 dominante ou tmr 
celle des titulaires k d^poser; il .po^e une nou veil 0., exigen- 
ce 2 il vout que. la papaut^ reeonnaissaxioe la "reunion" .-* 
b ? est-a^dire la rentr^e dans I'Bglise de droit du'.'elexg^ . 
cons ti tut ionnel^ sur la simple soumission d Gelul-oi.au. 
Concordat. Snfin 9 en d^sespoir d osusa 9 il presents so ja 
projet h Spina comma un ultlffiatum at vaut sjbliger Spina k 
signer directement c projet, alois qua oelui-ci n*a pas 
les pouvoirs de signature. Easuite^ il vaurt ;l' f anEp'8char 
r^f^rer k Rome; '11-assaya toute UKL@ jpxassion sur 
en fin de quol on f init par decider quHl faut eja 
au Papej? et fipina'.envol-e h Home tout le dossier de la 
oiation, acconipagn^ d f tin memoi re de Beamier 'expoaamt 1 . 
point de vue frangais, et, en me^ae tamps _, on en r^f^rsra h 
Bonaparte.^ qui, jusqu'idiy ns s?est pas mld de la n4gooia 
tion propramant. dita t sauf pour e^tr^ inform^ plus ou moims 
fidelemeiit de la fa<jon dont 11 



A la suite de sette rcSf^rensa^, .Bonaparte, la 2r&- 
miar Consul rddige lui-mSma un proja.t qui est la ainqiii6iaa 
tsxte du futir Oonoordat* Ce projet da Bonaparte est fait . 
sans Talleyrand et sans Bernier* il ast r^dig^ par lui la - 
Z f<5vrie2V C f est un texte assea . .c"ourti t eh qUatorae artidlessj 
r di g^ ave c la b rid ^et 4 at la a obrl 1 4 o xdi nairaa d B psap ai^ 
te La convention a 9 la un Garact^re tout poll tlqua; Bonapar- 
te n 1 envisage que las questions pjcatiques at il fait bon mar- 
oh^ des questions th^ pi ogiques et des oompesasations qua le 
Saint-P-i^ge demanderait S ses concessions i aiB&i, 11 laisse 
de oot la position du catholic isma dans la pays^ la pro t edi- 
tion du culte et i 1 abrogation dess lois e ont rai res a la. re 11-. 
gi on . que demand ait -la Pajpe t at, enfim^ la p rof essioa ;da .. f i 
du gouvernecient, Gependant., il a renonc^ lui-mdm \ la laus 
qu0 Talleyrand voul ait impose r d la r^umioia daas^ . : eDAfftitti*>: ' 
tionnels I. 1'Sglise at'il a soulev^ u-na ;' .quaatite "aiwiva.iia,.' 
dont on n'avait pas parl^ . jusqu 1 iei :. I!o.Dllgatl. - s pinr 
les pzStreSg It la mass, d faire une p^era pisbllqiia 
le gouvememe.nt , de f ai re chant r 1 "Bpiala, 
pour le gouveaapLeraent franqals^ Presqu to'ut.e.^ 
de d6 1 si 1 s e raient r6 gle 3 9 dans 10 .r.3 ; t : - d 
le ouvemeuBnt lui-mlmsb Sans 




pas que son 

nler que le taxte a art .suseeptibla .da ,mpdifia.i,o'm : fa 
mais il y a pos^ quelques points. qu r il a ladiqu^s GOBma a"b* 
eolument as sen ti els et dont il axige imprativrnat la solu- 
tion,, h savoir le renoti veil men t d l^^plesopat @n entier, 
la e&nfirmation des ventes des biea aationaux et 1 garment 



- 89 - 

' du' elergeV Ce sont done toujours les mmes point? aur les- 
quels B'onaparte. est exigeant. . 

11 Be faut pas tr.ep nous 6tonner da voir ainsi le 
Premier Consul interveriant brusquement dans la discussion 
et .tabli8sant un iext sur Tequel il parat ne pas vouloit 
faire de concessions; s*est la fa<?on hafoituelle de n^gosier 
dp Bonaparte sr il proa&dfc toujours par intimidation et il 
ne veut Jainais para! t re adiaett re des modifications ?Ji point 
de vue qu'il a pofi^, 'Dans lo cas .ou cel^. r^u8sirait g son tx- 
t.e se trouvaj-t impost icompl^t6?nsnt e Mais f calk p na.turel.lenien 

eette forms de ngoqi@r 2 il st 9 le cas ehs*it s amen^ ^, 
X*abandonnr lorsque c f eist ^o^ssaira* Dans toutes las n5 go- 
oiations qu'il eanduit,, qu'il s f agisse d ? un traits diplomati- 
que cm d ? un accord conama le Cpnoordat ? on voit tou^jouis chez 
Bonaparfca, un mtme ii^lang .de msnac at de. seduction alter- 
nies, Beraier, q,ui eonnaissait m-ieux- Bonaparte t qui savait 
qu^ drri%r Mfimacee, 11. y avait tout de m^io la volont< 
d n^goci^r, rndlt a la .pap exit d le ' jB9rvie d f indiquer quel- 
les ^talent ls/consssions qu s il croyait qu f on pouvait obte- 

'nir; il acuma ^ . Spim un*s sort d contre-pro,jt 7 n indi- 
quant, u '"pro Jet d Bpnapaxte, les variant es qu'il croyait 

.pC8Bible 9 mais a aoaiiticn ? nature 11 esint ? qua ss indiea- 
tipna rest assent t^ut a fail secretes ear il ne pouvait pas 
le faire offieiellement. 



. Bonaparte -veut, en affet^, profiler d ce 

Tieatde signer la paix a?ec l*Aut riolie^ par Is traits de 
ton^viile 9 le 9 fdvrlar 1801^ pour enlever rapidsment la 
o^gooiation rellgieuse,, -Pour presses .les ohoses ? il decide 
d@ne d f envoyer a Home uxi sap r< sen t ant except ionn el 9 charge 
d?obtiln4r la signature * 11 psaSsentera le projet r^dig^ 1 
2- f6v3?i$r et an xLgem iVaeoeptatioB par' Borne. Oe ndgooia 
' f i 1 @m 1 st : n f.i|>l omat @ ds p r of s s i o n , C ac ault ff 

ua eatfeoliqu, i^^. a fait pastie du porscmn! r^vo- 
qn\ '~&'$jii' ass&gi" par l f eirp^riae@ s qui se 

asrrig^^ Caesg^ltj, qui a eu 
ii'0o"id^;-'| Bs-si* 1 traits de foleatiao, a 
dnfeBl $*' taas le goua?nmnt romain Qt Bo- 
<P T 11 obtlttn&xa facllement sati fact ion, 





Daesult revolt des in0t ruetions le 19 mars et il 
Same ie 6- -avail* iinsi^ le Oour d Ifem se ti&uv 
pio jet de B^Baparte de deux fagoas^ a la fois 
sourrir-d@ /%x^ Spla&y qui lui arrtta- : ^f'@ -t>u les 



don -1m papa^t *... p. 
sur lqul-ll faut 

les cardiaaux'j il. t$*id--&9 smimsttr 
de'doose 
qui 



^ 

oette Oommissi0.n d^vfMt^iti^e : ^at;4 :? alllurfii un organe 
de esnsultation^ et non pas : ..$ di^i10s^ ; ;Xl;^y s pas 9 dans 
c;etia congregation, d*pi*lata f sauf du .pttj?o, mil f ! 



> 90 - ' 

de oe petit Sac re -College., .La travail on a 
par une r<3unipn secrete de.trois oardinaux : .\ntp- 
aalli, fterdill at Garandini, avec di Pietro comma secretai- 
re; oes trois c^rdinaux ont commence leur travail le 12 mars; 
ils travai 11 ent pendant quel que s Jours, et mat tent sur pied 
un cont re-pro J at , en tenant oomptades indications que Bar- 
nier a donn^0s ? et, en mme temps v eat r4dig3 un raemoire da 
di Pietro pour expliquer leur point da vue, Le tout ;at ait . 
terraine le 22 mars. La Commission de cardinaux est nomm^e . le 
31 mars; elle.se r^unit le'7'avril, puis la 20 et la 21 avri 
et . enfln, la 8 mai; alia about it ' h I ? t5 tab lisaement d f un con- 
tra p-rojet, inspire par celui das trois cardinaux^ at d r una 
lettra explicative du Papa k adresaer au Premier Consul. 

Mais tout eela a pii? du temps, d'abord k' Boma^ ou 
les n^goeiations t ? d ? une manifere g^nSrale, I*activit6 ast 
toujours lente; d^utr part, les oireonstanoes se sbnt mises 
en t ravers * tout ce travail coincide avec la ^eiaoiae Sainte, 
et f par consequent, ae trouva arr&t4; susi>Qndu t pend;ant cetta 
p^ilode de c6r monies rligieus@s Snfin, une autre causa de 
lenteur fut la maladreisse da Cacault^ qui s'irrtroduit f sans 
savoiry dens la n^gociation. s il demgnda en effet k Coaaalvi 
communication des textes et il voulait en dis cuter avee Cpn- 
salvi; Consalvi ne pouvait pas, lui dire que les cardinaux 
s f insjpii^ent d 9 un psx>jt serst d Beinir 8 qu f on ne pqu- 
vait pas d^v0ilar 5 t 1 temps SQ p rdait ainsi en disousBion 
st^rilas ntr Oacault et le secretaire d f Stat. Ceci dura 
Jusqu f an moment ou srriva un lettre de Bernier k Cacault le 
prsssant 'd f aller vite et 1 desavouant comme n^gociateur, le- 

'' " 



f 



elon lea indications? que Spin & leur avait envoydes, 
la Pape, Consalvi et les cardlnaux ?ont decides, cett a fois, 
k a:ller jus qu T du bout ds concessions d f unseul coup, non 
pa^ k i&arohander et k reoujler p r ogres si veinent, mais k aller, 
eette fois r k i f extfeialtd posBible, }usqu f k la limit a qua 
la doctrine interdi rait de d^passer, mais alors, arrives k 
c point s k se tenir abarolumeni t rigoureusement aux points 
qu'ils auront' decides; on rmpra r plutSt que d'aller plus loifl, 
Us ont done abandonn^ lUde qua c'est k la position tnorale 
et legale qui Sara faite f an fraiice, k.l^Kglise^ k la reli- 
gion ? qua '1 T on doit d<SteTminar les sacrifices possibles; ils 
cons fde rant, cetta foi6,-' que la restauration. du culta et 1 
reXev.ement ds l^Sglise sont un bienfait suffiaasat pour l^gi^ 
tim^r les e oncessions qui s ont demand^ s par leg ouvernement 
franQaiB* Sn sossm, @ f st la position que 1 Pap e avait 
prise' da lui-'mtme loxsqu'il avait regn les ouve rtures faites 
par Bonaparte k Taroeilp Sa consequence/ Tes eardinaux -ont 
ced4 sur les deux points qu Bonaparte Jugeait espntils et 
irrevocable^ k savoir "le renouvellssjient integral de I 1 6pis 
oopat et l.^ab^ndOBL total das bi ens de l f Eglise; ils se con- 
tehteront^ da. mime f d recsnnattre que la religion cat hoi iqus 
est cell da la majority das Frazujais; ils admettent de mime 
des derogations au principe d@ la Jiiri diction da 1 'Egli ee s 
ils aepapteni, aa affet^ I 1 intervention du clief de l*Etat 
dane la nomiBatiQB das ^vSqus, dans 1 trae<3 des 



, 



' ; ... - 91 - 

dans I'entretien de 1'EgliRe par.un traiteraant et dans le 
s e rment k p r e" t e r au g ou v e moment . - S eu lemon 1 9 i Is e u b o id on- 
nent ces concessions, k une exigence : ils exigent du ehef 
du gouvernement une declaration publique de catiiplicite et 9 
s f lls..font ces concessions- c f st en consideration de ce que 
le piincipe de la Juridiction accl^siastique est reeonnii, en 
principe et dans une certaine mesure v par le gouvernement, 
puisqu'il.pre'tera cette profession d foi oatholique, puis- 
que il reonnalt Is droit des *5vques k 4riger ls paroisses 
k npianier les our^s et k diriger les ?6minaires, pu.isqu T il 
raconnalt, aussi v le droit duclerg^ k it re propiiStaire ' et f 
enfih, puisqu ? il pmttra une forimil de sejoaent qui ne 
bl^sse pas les. consciences* Voilk les c oncessions qu sont 
disj)os4s k faixe les cardinanx t la Cour d Rome t qui sent 
ins crlt.es. dans 1 contre-projet romain, . 

'.'.**" \ . ' ' . ' ' 

II y avait encore certainee damandas ou oertaines 
Pomespes k xiger du y gouyernement franqaiSj qufan ne -pou- 
Vait pas inscrire dans- un pro jet^ mais qui eeraient alprs en- 
vis ag$es dans la lettre du 1 Pape au Consul; Cette 1-ett re demani 
derfelt en ef fet au @DU>em@nient f ranqais un 'cert an. p.piabi^ d 
points :'. on'espgralt .qua la dignity de la religion sej?ait 
reconnue- plus tard et dains une formuie sup^rieure k la: cons- 
tatetion qtu f elle est cell da la ra^jorit^ des .FranQ'ais; on 
espS rai t . egaletaent que Bonapart sounistt rait k la peypaut^ . 
la liste des d^ques k'exclur e.t gerderaitp au contraire^ 
le plus possible des 0vSques d T Ancien BSgime; n esp^rait 
qu T il' dpnnerait une fondation en biens-fpnds, q^Vil restau- 
re rait les ordre.s religieux et qu'il pezmettreit 1 retour 
dep pretres exiles. G'est Ik 'toute uce sorts d pigrasnie de 
p oli ti que- religious e que nous y^rroas 14 papautf r^aliser, 
en part ie d T ailleurs f sous la Rest auration, a ^ohange. s dans 
cette lettre, le Pap promttait : I 1 absolution pour les prS- 
tres mari^s ou apOBtats, ; Cette lettrej qua le Pap;; adressait 
au Premier Cdnsul^ fut en eiffat r6dig par Pie.vil lui-m%tLe 
et v , v dartJB son texte, on Volt traBSparattr la bont^ et la bon- 
ne fpi du Pap, en rntjos temps qu. 8a,fiiaat<S tn^r^pide sur 
les pbints de doctrin La lettre p absent un earact&re tou- 
c^ant et pat:h4tique ? ou I 1 - on retrouva la peycliologie du Pap 
11 y expliquait pourquoi la Cou^ de Bcwa ^tait obliges dd 
preadre la position qu ? lie prenait >t, n miiae ten^ps, ii 
faisstit un appel fervent k Bonaparts^ Toutes cs pieces sont 
dat^|S du 12 maij ls inst^aations ^nvoy^es Ik Spina ^gale- 
ment s et on lui- adrss, n mSm t@n$>s 5 " trois fbimss possi- 
bles de redaction.! 1& canvfijnticn* 2ous ces textea partaoat . 
Rdme '-par -I e..ou'Tier '."sp^eial .1 IS mai 



-et f Gpnsalyi s.ent pe3R8uad<s qu'ils ontadon- 
satisfaction k Boimpart .siar i^^seexitiel, en s@ fondant 
pur le^ inttidrations (ju Beriiier liir jaVait Sonn*es s et per- 
suades aus^i qu'ils sont ail^s k Ifextrim limit d@s eon* 
cessions au-dfc Ik d quoi pxi'-.tf^pt .--i* "*& 'd-Wtlnai l^gitime \ 

' 



t .par ooBs^quia $ au* e ^ on ne pa, pas 
lie? ont ainsl reta^ut 



pas troubles par i@s man^aises ;abu'Vll@s qui a-rrivent pendant 
'ce teraps.de ' "'"'' ' 



- pp. ~ 



effat, a Parin , J. T impatience allait grandiasant; 
Spina et Bernier^ aux prises avec-les' demandes et less exigent 
ces constant as du gouvemement, avaient fort h faire pour 
essayar d ? xpliquer p'ourquoi on ne recovait rien de Rome* 
Talleyrand t ses ami*:- @n piofitaient pour manar une graiade 
camp ague perfide * ils? aoeusaient la Curie romaine de dupli--. 
oit ; on 1'accueait de n*5gocie-r sous mains, ayec les azmemie 
de la Francs^ aveo I'Autriche et avec la Bissi% 'C'-^t.ait.- 
toute une campagn d v insinuations et d f excitation, oondiite 
de ra.ain da maftre,, En mSme tentps v -.Talleyrand proposait au 
"Premier Cox^nil da faire uns oigani^ation siiaultanaa do tous 
les cultes s des dultes chi-etienn et des cult as hon ahr^tiens; 
c T 3tait une 'fag on de ra"b^.5!er 10 cttholicisme au mS'me. rang 
que les autros religions, . de poitr f par consequent, un coup 
direct k Horn : 11 pz^sentait au -Pre utter Consul des sugges- 
tions sur Id rfegl@rant h. lapos.er k la police des.. cult es 9 et 9 
pour c r^glement, il utilisait .toutes les ressourcea que 
pouvaient 3.ui offrir k la. f ois .1'Aneien B6gim.e p . par exemple 
la declaration -d 1682 S t la legislation .r^volutionnair; 
nous t.rouvons f dans ces suggestions de Talleyrand,, la premie' 
id^e 'Ses Arfcioles Orgsnlques qui seroht ensuite f aits par le .' 
Premtsr Consul,, 

Finalment t h la fois sous le-coup da n-on .impv-=.tien- 
ce per^onnelle et de ces excitations, Bonaparte s'exasp^re s 
le Td mai f il fait ronir Spina, t, dans i?on audience, lul 
faitp pendant une heure 9 un veritable algarade; ; il BQ iilaint 
tres vivement d la lenteur de Home; 11 menace d& pi^ndr 
luimme une decision de fa^on unilat^rale^ de crer,un 
Sgliss national sur les bases de Is. Pragmatique Sanction, 
Puis, le 19 allant sncpr plus loin, il decide d'envpyer un 
'ultimatum au Fspe; ' Gabault <le rssi9ttra ? avec un d^lai de 
cinq ~ ' 



oourrisr pa.rt l'am$fii-atffient, le. -19 

Horn 1 28 V Cacault vo'it le Pape le lemdemain, a9 et 
l T ultimatum & Oonealvi le 30 mai; on donne cinq jours 
a la Cour de Rame pour accepter purement e-t s implement le , 
projet de Bonap art e GOBS alvi v d'ailleurs', st'indign^ des 
reproehes de duplicity que lui fait Tallegrrand et a -mtrae of 
fert sa demission au P^e Mais le Fspe est irr<Sductible sur 
la position qu f il prise; il a fait les concessions ultimes 
dans le contre^projet qu^n a envoys. ~k Paris ; il rejette 
done l f ultimatum. On- si$>le s trsmver dans une- impasse lors- 
que Caeault trouv une cemblnaison heu'r8use f k 8avoir d 
eonselller a Cousalvi *i p a it ir lui -mime pour Paris 9 pour 
exposer la situation t o^ntinusr la ndgqsiation ; n L pre- 
mier Consul ne vous comialt pas, dit-il k Cnsalvi s enaore. 

TOS talentsi st V-OB aptitudea s vo?> mani^rs engsgeantes, 
d^sir d rfegler la question* All'ez- k Parie, Quand? 
Tous Jui plairez^ vous vous ntndraa 9 il terra 
que T est qu'un sar&inal "homme d ? asprit ?ous frea, avc 
lul, 



sett'- 0-ombinaison le 2 
t Cdnealvi/et Gaeault quittesit ensemble Borne 1 6 Juin. 



. . . - 93' - ' ' 

Cacault s'arr&te a Florence, prs de tturat, Conaalvi conti- 
nue Jus.qu'a Paris.- Gette combinaison est v en effet, un coup 
de malt raj at c T est grace a cela que le Concordat fut eattvg. 

La derni^re pha a e de la n^gociation se passe 
done de nouveau a Paris, cette fois entre Consalvi lui-mme 
et le gouvernemen.t,, et elle va afooutir a la signature* Jklja, 
iorsque Cdrisalvi arrive a Paris, une detente sTest -produite: 
le centre-pro jet romain 6tait arrive le 24 mai^' at Beroiar 
& pu en donner coniiaissance au Premier' Consul, k Walmaison g 
le 25 ? en dehors de Talleyrand mfme; en-profitant d'une al- 
16 e et venue entre Malmaison et Paris. p i.l put joindre le 
Premier Consul hors de la prdssnoe du ministre, II explique 
le ' 'prdj.et romain et la lettre-'du Pape et remit au Premier 
Consul un m moire, ou 11 insist sur l@s conoessions q^ue 
Boffle a faites. Au contraire 9 Tallyrandj quelques jours 
apres, remet un rapjport d6fa^orable f ou 11 conseilie de s Y en 
tejair ^, l'ultimatum ? et il 6orit una lettre ea termes m^pri- 
pants h Spina *le 4 juln^ 2)1 oblige f^pina et.Bexnier k mettre 
sur pied un riouveau projet fi ou il a introdui't dans le pro~ 
Jet romain tous les ^ laments qua 1 Paps a d(t refuser. 



L'annpnce que Gonsalvl viant h Paris est donn^e 
le 12 Juin et elle fait un excellent effat sur Bonaparte,, 
qui est flatt^ de voir le saer^tair d f stat romain se de 
placer pour venir nSgocier ave lul> CoaBalvi arrive IQ 20 
Juin; il a une audience solennell aux Tuileries des le len- 
demain p 21 i Bonaparte lui fait tin accueil .courtois, mais 
lui annonce qu'on iui reoettra un nouveau pro jet qui devra 
etre accepts dans les cinq jours. r 

Les instructions que Is Papa avait donn^ee a C-on- 
salvi ^taient de tenir ferine sur "la substance" du projet 
romain^ mais l f autorisation k. etr0 eonciiiant pour les .de- 
tails et pour la f orrne^ le laissant lib re , en somnis, sauf 
10s' points de doc trine p d negocier s Talleyrand fit un der- 
nier effort, r^dlgeaht. un septidme pro jet-, qu T il remet h 
Consalvi 1 26'3uin c'ast^a-dire vingt quatre heu^res avant 
qu 1 empire le d^lai ds cinq- jours qu ! a fix^ Bonaparte II 
s'agit d*:empicher t .n que 1 que sorte s Consalvi g d@ n^goeier 
et de lui imposer par force la convetDtian,, Snsuita^ 11 es~ 
?aye de lui fai re accepter le pro j at tel quel, Heurausemnt 
pour Coxi8alvi s et ? peui^Stre pour.eviter la responsabilit^ g 
Talleyrand part p rend re les eaux 1 a ffourbon-l'Arohambault, 
et SQ-B depart va rendre possible una .discussion plus conci- 
liante' .exLtre le guyQ3SJesient et Consalvi* 

'.Bonaparte.: en effet^ a donn^ une seoonde audience 
Consalvi| le 2. -Juiiv et il a ? y a plus 6t^ question d'ul- 
? la ' diaoussion commence,, ou reconaiaence, ' Oensalvi y 
, a r^<tige f a^ec Spins et le theologian consultant f 



. un <30areprost un mesi<sir& II ccnoente. sa 
S i8tanc aur quatre points t la '.profession de' foi catholi 
J^e h exiger du gouy,aua6ment v la publicity complete du oul 
te sans jjs>strietionR f la suppression da la clause ds 



treq mari^s e.t/ enfin, la foimule. du sennent,. .Beamier 'et . 
lui s.'e sont mis d*aooord sur un texte, ou 1'on a employ 6 
toutes les subtilite*s possibles de- redaction, II n'y a 
qu'un point Sur lequel Cohsalvi n f a absplument pas fait 
de concession, c'est la publicity du quite, qu'il veut 
complete v pure et simple, 

x 

.e texte qu'ils ont tabli est examine alors par 
les trois Consuls ejqsemble,, Bonaparte et ses deux cOllegues 
lee 7,"8, -9 et 10 Juillet* Les Consuls 1 f examinent d f un 
point de vue .da 1,3 gistes et d'horcmes de gouvejmement, lie 
aoo ept eat f final orient, que le gouvemeraent franqaia fasse 
profession de foi oatholique, maia en liniitant cette pro- 
fession da foi, aux Consuls actuels d la R6p.ublique. Us . 
sugg^rent r pour la foxmule du' seiment des p litres ou des 
4veques fi la formule qui dtait prStde sous lUncien Regime, 
qui , p a? c ons 6 quen t ? ne p ou vai t p as ^t re dcni e par Home 9 
puisqu T elle* avait servi pendant plusieurs si^oles. Bnfin v . 
Pttr la. public i.ttf du culte t les trois Consuls sont absolu- 
aaent d f avis qu'il eat n^cessaire que ;ia public! t' du culte 
soit soumise a une loi de poliee des cultes 5 d'abord par- 
ee que la raatiere est d^ja rSgie par une loi, la loi- du 
7 Vend^miaire kn IV , et -qu f il faut ? par aons^quent, une 
autre loi pour remplacer celle-cij mais aussi paroe que 
les Consuls veu lent pouvoir restreindre la publicity rt^- 
rieure du culte, da maniere h 4viter tous les incidents pos- 
sibles, les manifest a ti ons r etc.. Snfin, ils veulent pou- 
voir faire disparaltre les ehapelles et lea o rat o ires qui 
sont des -cent res de prop.agande royalistes,, et ils veulent 
r&streindre la publioitd du oulie aux seules chapelles of- 
ficielles, aux seules parGfises v par consequent. 

B.emier a tenu au oourant Consalvi de leurs dis- 
cus sions, a appor.t^ les explications du cardinal ou ses rai- 
sons . v de ne pas c^dei^ Consalvi a accept^ avec quelques r^- 
perve1s 9 1'id^e d'une loi d police des cultes 9 "vu les cir- 
constances except ionnell as", ce qui faisait ? par consequent, 
de cette police des cu It es f une chose momentan^e. II seiable 
done que tout 8 oit main tenant an point. Le 12 juillet f i 
Premier Consul d^signe les trois.hommes qui sont .charges de 
signer la convention^ k savoir son. frere, Joseph^ le co^- 
ceiller d f St^t Cr^tet t Bernieii Concalvi est avert i e le so: 
du 12 Juillet, de la dasi^nation des signataires fraaQais. 



Dans la Jo urn ^ Q eependant 9 le' Premier Consul a 
voulu faire une de mi ere i^viBioii du texte*, et voilk qu T il 
y ^)porte f des modifications. Le huitieme pro jet qui est 
ainsi eta^li. est celui qui eera soumis a la signature t et 9 
dans ce projet, Bonaparte est revenu sur un certain noinbre 
de points, d^j^ acquis. II semble qu f on n ? en sortira Jamais 
Il a 3cart6 la profession da foi demendee aux Consuls et 
toutes les restrictions k la publicity du culte sont remi- 
ses par lui dans la texte; il r^tablit 1 ' pbli^ati on f pour 
la nomination des cures, d' avoir 1 ? approbation du 
mentp la facultd de vendra lai? ^arcelles de bieirs ecc 
tiques qui restent encor 5 at, wAie^ il a rsintroduit 



' ." " -. ' .- " - 95'-." - .' ' ' ' , 

ti-cle '-stir les -prdt-res. marig-s* Sans doute ees exigences . ?.ont- 
.e lie 3 dues k I'influeiice derniere deCamb ace" re's et du'di-. 
raeteur des affaires poll tiques eu minister des Affaires 
Ktrang&res, d'Hauterives, qui est I'hosnme do Talleyrand.' 

C'est done ee texte qui est sounds, le 13 Juillat, 
k cinq heures de l l aprfes-midi t & C<msalvl 9 alors que la ru- 
.nion pour la signature doit avpir liu chess Joseph k huit 
heures du so,ir, Hs.turallement, oet.te faqon de faire provoque 
la stupeur et le m content ement de Consalvi. A la r^union f 
qui conanence k huit heures du so'lr, Consalvi^ entreprend une 
'diBoussion pied k pied du Irexte &VQQ Joseph Bonaparte^ Ls 
stance de disc us sion du re . vingt. heures ' de suite. Consalvi 
r^ us sit k obtenir kpsupres satisfaction. SFoseph Bonapar- 
te. a done port<$ le toKte ainsi tabli k son frre f mais, 
des les premiers mots indiquant que des modirfications ont 
et^ faites, Bonap-arte. se-faohe. v . deSehire le texte en pliisieurs 
morceaux. Tout paralt done 



II y avait,. le soir^ un diner de gala, -an quel 
assistaite Les deux honamas restent d^abord sur leurs 
positions sans f 16 ehi r " S&fin,, I 1 . intervention amieale de 
l^smbassadeur d T .Aut-riche t - Cobenzl t les rapprpch 9 et Bona- 
parte accepts que l^on diseute encore un fois. II consent 
done une secande c&nf^rence et lui-mime, dans la nuit, il 
revoit son text et il aceepte quelques modifications : il 
acoepte la profession "da foi des Consuls 9 la creation de 
?^minaires; et de chap it res; il abandonne les p ret res marine 
et il consent k HQ pas d^Hnlr de fagon restrictive les dona- 
tions qui pour r ont it re faites -k'l'Bglise,. Une deniiere con-' 
fdrence e'ouvre dono^ le 15 juillet 9 entr Gonsalvi et .Jo- 
eepli, Bonaparte; ell dur douse heures II y ut encore deux 
points qui fu rent aprament dircuttfs : la question de la loi 
de pplice des cultea t Consalvi^ ne pouvant la restreindre 
dans le temps 9 la fi-t an moins restraindre dans soji objet f 
k s avoir "la tranquillity publique 1 *,, X-autr point- ap re raent 
diseut^ fut celui de la nomination des cur^s j il fut entendu 
que les eu^s ? noiam^s par les evlques, seraient agr^^e par 
1 gotiverneiBsnt|. eelk traasposait 9 par consequent v l ? apfrs- 
bat-JL-on . i&u gouvemement p.pr^s la nomination et nen avant : 
avant^ c'efit 0t4. donner un droit de veto an gouveimement; 
aprs celk reapeote la nomination par l^s 



A la suite de cette longue e-t desni&re seance^ la 
ooiivention st sign^e le 15 Juillet 1801 un peu avant minuit. 
Voilk dono t k. la suite de cette longue negociatioa, ^tabli 
le txt du Concordat. Yoioi ce texte, qui est de premiere 
importance ; 

Gonvention ...... entre' .le j? ouv ernement f ranqais '). 

et 8a.3aintet^ Pie 



Le Preiaier Consul d la B^publique PranQaise et'. 
3a SaintetS le Souverain Pont if e Fie -VII out nome pour 
'leurs pl^nipotentialras respect if s ? 



- 96 - 



Le Premier Consul ; les citoyens Joseph. Bonaparte, 
Conseiller d'Utat; CrStet Conseiller d'Stat, et- i3ernier p . 
docteur en theolcrgie, cure de Saint- Laud d'Angers^ munis.de 
pleins pouvoirs. 

Sa Saintet^ s Son Eminence Figr w Hercule Consalvi^ 
cardinal de la Sainte ICglise romaina, diacre de Sainte-A~ 
gat-he ad Suburram, Soc Secret aire..d ? .Stat; Joseph F pins/ ar 
dheveque de Corinthe p p.rflat domestique de .Sa.Saintete/ as- 
sistant du.^rone Pontifical, et le Fere Caselii^ theologien 
consultant de 3a Saintet 7 paraillement munis* de pleins pou- 
voirs en bonne et due .forme. 



lesquel'p, . apree 1 '^change -des pouvoirs. respect ifs ? 
ont arr^te la convention suivante : , 

Pr^ambule 

Le gouverneiaent d la R^publique 5'ran^aiSQ recon- 
nalt que via religion catholiqua, apostolique" et remain^ est 
la religion d la grande majoriti^ .de^ citoyens franc, ais tt Sa 
Saihtet^ re-eonnaft ^galement que eettem^m religion a re- 
tire et attend encore en ce ffioment le plus grand bien- et le 
plus grand clat a r^tablisse(Sient du suite catholique en 
France et de la profession parfciouliere qu 9 en. font les. Coa- 
seile de la ftepublique - (C'e^t le p'ri-nc'ipe. v ps^ ainsl 
que le seul fait de' la restauratipn de i r Sglise catholique 
en. France. est asses important pour l^Sglis pou> Justifier 
les sacrifices que le Pspe sera obligd de fair,: Qa n* a plus 
maintenu le pr3.ncipe de. la juridiction. absolue del*: 
en -ma-tie'. re-. de disclpline t mais, eependant ? las sacrifices 
serontr f aits par. Rome pafce.'-qu'elie eenslder _'-qit0. . le.' 
blissement. du culte est un fait suffisainaaaent ijpijpQxian 
soi 'Vous voyets-j. d'autre part & que c f est ainsi simple: 
"sous la forme d^un fait reconnu que la " p. rof esdira patiou- 
liere..du cuite. catholique des Consuls est 5tablie ; 1 pap 
attend le plus grand bien t pour ' l f .Sglis.e eatholique^ de .la 
profession part iculi^ re qu* en font loS Gonsuls . at- le; B^pu- 
bliqu II na sVagit pas d 1 en engagement pour tous' les gou- 
vernements fran^ais a v-eni'r de faire profession de catholi- 
ci&me; on constat siraplement, que les trois Consuls actuels 
d la R^publique frangaise so^it catholiques^ | Sn ooijs^quen- 
ce y d'aprfeB cette reoonnaisean^ Bautuslle, tant' pour 1$ bien 
de la religion que pour la siaintien da la tranquillity in- 

ils orit csanveau de : ce qui suit : 



.' Art le'jc 1 . t. La- religion estiili^i. ? . apostolique et.. 
roma,lii9 se'r^lIVrB > mait zrero^;e. is-anbf^. Son.c-ult sera pu- 
blic en se confoimaat aux r^glemeiits de' police que le gou- 
Yeznement jugejfa access ai res pour la tranquillity publiqu 
{eeoi est la cencession romain-: accept at ion d f un@ loi de 
police des cultes qui reglementera ext^rieurement la publi- 
<jit; mais il faut remarquer qu bette..loi ne doit avoir 
qu f tin certain domains 2 la tranquillity publigua 



' - . - 97 - - . 

' * ' 

Art' 2 : 11 rera fait par le Saint-Siege,, da concert 
avec le gouvernement, une nouvelle oirconscrlption des dio- 
ceses frano/ais (nous aurons 1' occasion cl'insieter stir ce 
point.), -.-.- 



Art, 5 ; S.a Sainfretg d^clarera aux titulaires des 
.franc, ais -(on emploie ce terms de ^titulaire" pour 
dviter de designer, soit des 6ve*ques -d'ancien regime, soit 
'deg ^ve'ques constiiution'nels; pour' Rome 9 les "titulairas" 
des.^v^ch^s franQai^, ce sont exclusivement les evS.ques qui 
out 6t^ intronipQe sous 1'Aneien "H^gliae; pour le gouvernement 
franoais, ce sont-.ceux qui tiennent s k 1'heure. qu f i.l est^ 
la cnarge episcopale, aussi bien v par consequent y les 3ve~ 
ques d^^nclen Regime migr6s .quo les ^veques c ons t i tutl ormolu ) 
qu'eSlle attend, d'eux, avec une ferrae confi'ance, pour le "bien 
de la-paix et de- 1 * uni t^ , tou.tes e spaces de sacrifices, mme 
celui de leur si&ge D'aprfes cette exhortation^ r'ils se re- 
fusaient k c sacrifice command^ pour le bien de I'Sglise 
-refus, nganmoinSj auquel Sa Saintet^ ne s* at tend pas - f il 
sera ponrvu par do houveauic titulaires au gouvemement des 
v^ch^s de la circonseriptiois nouvelle, de la maniere sui- 
v-ante.- (Nous marque rons plus "tard la nouveaut^ des droits lei 
reconnus an 



Art a 4 i .Le p-remier Consul de la Rapublique nomqie- 
dans les^TfoTB mols qui suivront la publication de la 
Bulls de Sa S"aintet^ ? . aus. archeveeh^ et ^vech^s de. la cir- 
conscription nouvelle; Ha- Baintat^ oonferera l f institution- 
ffiianonique, suivant leg fonries 6 tab lies par rapport a la Pran 
e.e avant 1 ahangement- de gouvemement (done Buiv ant les 
regies du .Concordat d-. Bologne de 1516 2 nomination par le 

Institution .csnonique par le Pape). 



. ii < 5 i ir ;. "Lea, .nominations aus ^v^eh^s qui vaque^ont 
la s uT^'e- s^Sfirt ^salement faites par le P re jaier Consul 
et 1 ? institution "ceneniqas. sera donn^e p-p.r le Saint-Si^ge .en 
f^^fssmit^ d I'ar^icl pr6e.4d@nt (iLacallab oration indti- 
iue"e n'ast^pas qu^un fait except ionno.l pour la -.370 const! tut- 
tion de'.i'.Sgilge rials la-rlgl 'perznanents : e"t uniyers.elle. 



6 n i Les ev^tt.afv avant* 'd'^txieir n fonotions, 

prete rent "ITxectsment , atr@ lee 'maids dti Premier Consul 9 le 

' 



eexment de .fidelity qui- 4tait @ia u^s,ge avant le chaigem'ent 
de gouvemement, 3tprim$ dans les -textnes. uivants * w : Je Jure 
et p.ixsmQts a Bleu, sur les .Saints E^angi.les. de garde r 
obdis.saao'e'. et fid^lit^ du.gouvezneipent' etabli par la cons- 
titution d@ la Bpttteliqu fran^aise ( ces demier's mots 
^yidesament nouveaox)^ J@ promets aussi de n' avoir auoune 
intelligence, d n f assister k aucun conseil, 6 1 T entretenir 
aucune ligne ? soit an d@danc T Soit au dehors, qui soit con- 
traire li la tranquillit publique, et, si ? dans mon diocese 
ou ailleurs, JVapprends qu'il &e tranie quelque cii.ose 'au ... 
de I'lstat, ja le, ferai s avoir au gbuverctementV 
IBS eas possibles. Q* opposition poli.tique sont ici 
s, ') 



Art, 7. ;\L>s .e'corssastiques.-du second ordre - 
c f est-a~dire les cure's) - preterpnt la m&me serment entre 
les mains des autorit^s civiles designs' es par ieigouvernement. 
{G f est-a-dire les prSfets). ;,. ; 

8. s La formula de prie re suivante sera 



h la fin da 1 T office divin, dans toutes les Sglises catholi- 
qiies de Prance's "Doraine. salvam fao rem publieaia*. Domine, 

fac consules"*- -\ Par .cette foimule de prtere publl- 
1 elergd r^padl<&lt toute liaison 



. 

Krt, 9 : Xes ^ vogues ;toront^.une nouvelle ciitsoias- 
cription des oaroisses de leur diocese qai n f aura d'e^^^ 
que d ? apres le consent eraent du gouveia$ment. -(ell sera p 
par une n^gociation sp^oiale a -..at souvent &&&& par le s 



Xrt^lO g tes 6 vogues nommerbnt les cur^s. Leur 
choix ne pourra t omber que stir des personnes agr^Qe^ par le 
go uv e rneraent - { 1 1 n f y a done que s oumis s i on a po s te r iorf e t 
non veto jpr6ai able du gonvemeraent 



A.rt 11 ; Xes ve"ques pourront atfoir un chapitre 
dans leur cat h^d rale et un s&ninaire pour leur diocfese, sans 
quo le gouvernement s 'oblige a les dote r, -{ Hetenez qu'il 
ne s ? agit que d'une possibility mais que la liberty et la di- 
rection a. ! T -evSque restent efitidres), 

- ... Art 13 i Toutes les -ggiises ra^tropolitaines y ca- 

tiid 4ra3.es f p ^roi s si ales et autres ? non sli<n6es et n^cessai- 
^"8 au oiilte^ ; f oat remises k la disposition des eveques, 

fSeulemeiit aases k la disposition^ i f -Btat ou les communes 
restart propridtaires. }- . 



13 '*. Sa Saintet^, pour le bien de la paix et 
1 r6 t.ab 11 irswiaent "de la religion^ declare que ni Slle^ ni 
5s Suqcesseurs, ne trouble ront en ?aicune manidre las ac- 
qu^reure de "biene eccl^siastiaues ali^n^s et qu f en conse-. 
quence, la propri^td ie ces memes biens et .droit? et revenue 
j attaches demeureront inoommutables entre leu rs mains ou 
celles de leurs ayant-cauae. -.(Cela fU-t une des conditions es 
gentieil0s\. de la premiere heu re f point capital pour la sta- 
sociale)* 



Art. 14 t le gpuvernement aseurera un traitement 
convsnable aux sv^ques et auy ouMs dont les dioc^aes et l 
paroieses sejpont compris dana : la cirooaascription nouyella. 
( Ifotess que les $ocid eiast iques resolvent le trai teiaent au 
tit re de Jlears concessions et: non au tltre dMndemnlte pour 
la secularisation: des biens d*Sgllse.) - 

: - . ' ' -' ." /' - ' ' : 

la gpuvernement prendra 6galement des 
.que '.es catkpliques fran^ais puissent^ quails 
^fes^^en .^fayeur dee 6glises f des fondatipns. . 
a renoneS 4 V lascrir^ qrie ces fondations ne pourront 
-'ter. qu'en bieas iaeubles at en rented). 




. - 99 - 

16 g Sa Saint et<^ : reconnattV daasle Premier 
Consul de ta J^jTuETi qu e f r nn<j ai regies mmes droit & et p rS * 
iog^tiveiB dont .louissait ^r&s d'Slle l l anoiQn.gouveii30ment. 
(- <itti all ei ent jusqu'k cerlains litres reXigleux oaaame 
taia oanpnlcat & Rome et qui eritratnalen'fc des hQnneu'rs-'spQ- 
ciaux, peut-etr.e certslne juridictiojn, le droit 
fl dans 10 Conclave, D& ^rotectorat des 



Art.- 17 - 11 est oonvenu entre IQS parties .contra 
t antes que , . dans le cas ou quelrw'un des suocesseurs du Pre 
mier Concul actual ne serait pas c at noli que v les droits et 
pr^rorgatiyeB mentionn^s dans les articles ai-dessus et la 
nomination aux ^v^ch'^s. seront r^gl^s, par rapport klui v pf- 
tine- nouvelle oonvention? -(.-vinsi revient-on a as^eoir. dans 
la Convention par un biaif , la profession de catholiGit^ du 
gouvernecient franQais^ ) '* 



Les ratificationa seront <ohangd0s k Paris dans 
l f espace de quarante 'jou us; 

Fait k Paris le 26 iaefcsidor An IX (15 

Juillat 1802.).- 

Snivent les signatures. 



- 100.- 



La demi&re phrase du Concordat fixait un d61ai de 
quarante;) QUIT pour l?change dee ratifications; cette clau- 
se aval t <H t d f ailleurs in&crita au texte aprs signature. 
Sasulte $ Bonaparte aut le d6sir qua les ratifications puaaant 
tr 6chang4es le 15 ao6t s qui tftali l f anniversaire de pa 
naiesanoe; seuleitfent, un oar tain temps fut perdu a Paris par 
euite.de fauspes' manoeuvres^, de telle sorte qu'avec l f aller 
et la ret our de Home, il fui rapidement visible quVil serai t 
impossible d'atteindra la ratification pour le 15. 



La form de la ratification pontifical n'est 
par habitude .3 la mSme que les ratifications ordinal res de 
trait^s .: en effet^ elle prend la foxme d'une Bulle qui ex 
pli'qu et qui enveloppe le text ra^ma d la convention et 
qui doit etre, snsuita, proclaiaae sol^nnellement, II n s' 
git pas s implement d'une formule da ratification avee 
dea signatures, comme ce'la s pas'se pour les t-rait6s 
res : la ratification pontifical presents l f aspect d ? un* d4ei- 
rlon 5octrinalo Il.fallait done r^diger cette Bulle^ ee.met- 
tre .d'&ccordj d'ailieurs, entr^ gouvernemsnts eur c qu'elle 
contiendrait; 11 y avait done un ass a long d61ai a esvisager 
sur ce point* . . 



Le text du Concordat, @atfcy par un courri@r 
oial,- arriva a Hoiae le 24 juillt/Il ei-a une grande 
s'etait un iromense soulagement d ? avoir abouti a la signature. 
Xe Pape le soumit. aussitot k un petite Couaaissi&n d quatr 
Gardinaux, le 30 juillet, puis a sir th^olpgiens les pre- 
miers et la moiti^ des seconds fu rent d'avis que le Fap'e ne 
pouvait pas ?anctionner la p retention du gsu^ernsment fran- 
gais de mettre dss rest riotions IL la publicitd du cult.; ils 
consideraient- en outre, que la reconnaissance de la vsnt 
des bi@ns nationaux^ telle qu ? alle 3tait indiqu6e s prStait a 
critique L@ Fap@, au o&atra5. r ? ^tait d'airiff d^ua isatifica- 
tion pur et simple d la cionv^ation tlle qu ? lle airait gt 
sign^e. On attendit Oonsalvi, cpl arriva le 7 -aoftt -.>t qui put 
alors raentr toutes les vioissitmdes d la n^gociation, tou- 
tes Iss diffi suite's qu f il avait reincontr^es^ tous ls dang 
qu 1 traits a\ p ait eouruj3 . 



Saor^-Gellfege fut r^vai 1 11 aoftt t aur 2i9 ear- 
dlnaux qui le c0mposaient ? 18 s prononcernt pour la ratifi 
cation pur et simple; le aut res demandaieat des r^seires, 
au moijxs sur las deux points intiqu^s plus haut. On ^tablit 
done deux formulas possibles d ratifications l f une &imple ? 
I'autrs avec une s6ri da r^sa'rves g^n^rales; on laisaerait 
a mgr* Spiaa la soin de cholair, selon les circonstanoes^ la- 
quell des deux devrait ttr enmloy^* Spina Jugea d f ailleurs 

qu'il n pouvait %tr@ question qu d^une ratlfi' 
pure at simple et esg>loya la premier formul. 



'Matt e, d'eutr pant ? on : 8 troava.it en prdseno 
nouv elle de B snap art s dans l ? a&dienei d cdngd qu f 
11 "wait donn^* ,k Gdnealvi' ie 30 juillet^ le Premier Consul, 
prlaa brusquement l f intent ion ou 11 ^tai.t d'intrpduir dans 



- 2.01 - 

t ' 

le ncuvel piacopat t dans Ie,olerg6 un certain nombr de 
pretras eonstitutionnels* la raison de oette decision estr 
una demarche que trois svSques corustitutionnels conduits 
par Fouch^ OrSgoireY Primat et 'Perrier^ avalent faito pres 
derlui apr&s avoir pria connaissanpe t ohez Itouch^ du t sort a d ; 
du Concordat; ils avaient expriia^ au Premier Consul lour m6 
contemtement at lours cralntes pour un envahiseeraent do-l's-- 
tat par Xa puiasance ecclgsiastique. Conralvi essaya de cLi8 
cuter^ msiis Bonaparte ne c omp renal t pas que la Constitution 
Civile, ay ant fait I'oto'jttt d f une corsdazanation doctrinal^ t 
s@s adherents ayant dt^ exoominuni^s par lo- Sain trSi$ge 9 ^11 
fallait^ pour lee r^introduira dans I f .Kgli-e0 e ^u 7 il y tft 
un retractation; Bonaparte 3^geait une retractation 
norant t il 'y opposait absolument; dans sa 
d'hoffim p-olltique. 11 o'onsi&irait qu f il auffieait 
si on das : . o ns ti tut i onnela au Cone ordat p our irapl 4 <l^e r leu r 
feoumi^sion-au f^pis et, par cons^^ua.nt, leur ratour au ssin 
da l f Sglisi, Consalvi ne put done le persuade^ Mais 1* 3~ 
ejc6t,ir vd'JCtat'.avait comprls I'impoxta&oe politique -ds la 
qustin; il s ? ^tait rnau dompte qu'll ^tait ia^ossible % 
Bonaparte d* saorifier d^s.gens doht la faut ^tait d res- 
ter fid&ls aux Uoetriaes de la- 'M?olution t s f il n voulait 
pas :-.8U8Ql.ter contra 1 Concordat une opposition terrible, . 
C*est pourquoi- Con^alvi s flt s devant le Papa at devant las 
oardinau3T s l ? avooat de la demande d Bonaparte, 



. II fut renfr00 dens ses af forts par 1 J arriifea a 
f le 1.3 ao^t 9 : de let t res do Talleyrand et de BsHaier da 
du.,3* dans lesquelles on marquait que le Preioier Consul 
d^eld^ h ne pas ratif ier la jso.nventlon s'il n ? obtanait 
pas I'entr^a dss cons titutipnneis dans le o'lerg^. On rsunit 
uns Commission de douze esrdinaux pour t rancher la question* 
.X*' IPspe 6talt d0sid^ & aller tr&s loin dans sa uiansu^tude an 
faveur de^ personnas^ laais ezaoare fallal t-il qu I 3 an put .t%- 
gler. iss con-ditians de la uml PS! on en' fait ds doctrine* la 
r^<5onoiliation dootrinal ? n r^digea dono deux- ^ re f 9 qul 
seraient adreas^s, soit direoteiaent a phacun des ^v'iques cons 
titutionnels, &oit indlrsetemant, par i f intj^B^diaire de sagr^' 
Splna; c^est -.e'elui-cl- 9 . enppre'j- q.ui. aural t a . .ohoisir la form* 
prgfe j&ble ^iiant- a la fonaul* d r^oonciliatioa 9 elles ii ? e*- 
talent pas inscribe dans le Bref mSme.b pour manager 1' sua- 
ceptlbtlites axt^ rteures^.-et e; serai t a Spin.a d@ la fairfss . 
pontta;t re 8t de la f ai.ra s. ous ri re pa r 1 es . int ross; 4'B ; c et t e 
formula impii^ualt qu la sig&ataixe adJi^rait r aux ' Jugemants". 
&' r $f Sgll se .su r 1 60 ' a'f f ai res : ^ a fcl^ ei'as t i qu es d9 la 1? ranse "" ; -. 
cos '-"^ug Amenta *' da ' .1 ! Sglise , ? dt ai 1 9 non Indl'qu^.;. %xpl i oi t ement 
la, condemnation doctrinal -qti Pie ?1 avait' ppjpi^- oontre la 
Constitution Olyil*. . On avait' ads3ais s ' par-'c^na^^ueiitg UR for- 
auaal mod^i^a' que p s ssifele ? '' sans qu ? @ lie ^primat ' 
la; " 



tout-3ff pieces ; -'d@" ratif leatian 1 15.'a"o0fe| 11 veal ait 
a Bonaparte oetto s'at ia'facti. on. morale. .d la date du 
aflt. primitivdment &nvlsag4 par 1 Premier Consul t il 
<5 si rait egalement met t re. tous oib teartws sous -l 



-103 - ,. . . ,. . . 

de flo t re-Daine* Les t.ext es en qu esti on aoinp rsnnent done la 
Bull e . de rat if icati on appe le gpcle&la domini, "at \t' : J|&3 
brefa, l f uri anx $v8ques' lt git ime^ t ppur leur demandejfc|ieur 
d4mi e s 1 oBj Jift: t> re f gam mult a t un e econd b re f aux oo^ijr ftttt-v 
tiotnaels, pour le ra$me dbj.et,- Post iml'i os lab ores^ et 
le bref pour abaoudre les pimrefr ' ma:gi6s 1st si ag^ty|.gl 

Qe quat re p Ife c es parbirent p ou r Paf IB ie 18 



aout ; e lies arlvfe |nt ds,ns la capitals le 37 

une vlve sat iisfedti on k- Bonaparte qui ne vl't. rlenvlt 

dre k ces- t'extois 'et .s'en. spplaudit; 11 axpriiaa. s^' satls.faqi- 

tlon h mgr Spina 1 '"31 aout^ La aignsture das C.anptils ffit 

appos^e a la convention le 8 septerobre 1801 st les ratifloa* 

tions furextt <5ehang4es le 10. i, T &ote du Concordat devenalt. 

ainsi- 



Concordat pr^sente pour I'Kglipe une iiaportanoe 
aonId^rable at, ^ particuli^ Tement, 11 , s 1 en degage trois 
point's* D*abord f le Concordat esi'une" victolre iDamense de 
I'Sgiisesii-r la B6 volution et on jpeut dire sur tout ie mou- 
vement d f id4s -^ui a animi le ISeme siecle. Dans la lutte 
entre la Bdvolution et 1 *Kglise, entre le 16eme aiecle et 
1'Sfflise^ le Concordat niarquait/ en quelque fiprte, la oonsita- 
tatfon que I'Egliae evalt vaincu.'-que .la persecution n'av ait 
pas pu pj^valoi f centre elle ? qu'elle. "sort ait vivante des 5- 
preuves, C0mme 'He '.'fll 1'avait 5\i$ d^s l f origine ? c'etait 
la une victoire dont le bienfait poiasiddrabie ^tait autant 
spirituel que materiel* La preuve^ d f $illeurs, .que c.'-gtait. 
bien ainsi q[ue se present aient les: clx<oes 5 c'est la violence 
de I'opiDOSition que tout le parti phiiosophique- fit au Con- 
cordat. " ': ; - . : . ; . .-''.. .''-.'' 

Une seao4fi consideration s f impose encore s l r S- 
glise a done vaia<m & R^volutioh 5 mais sa victoiie n f est pas 
un ret our a 1 *an ciea|ti6 d oc t ri ne ; 1 * Egli se a pap. tl a ^ avec 1 a 
Revolution, Le Coiaddiiat marque 1 f abend on du piinclpe du 
droit divin des suvrains^ puisque non seulernent le Pape a 
accept^ d f ent^riner. oertains faits qui datent de la .involu- 
tion, tels que la nationalisation des biens du clerg^ mais 
encore 11 a cono3d$ a 1 f autort^ qui est issue du peuplQ 
les droits et p^rogatives des eouvsraina de droit divin^ , 
droitset pr^ rogat t ves des anc i e r& r el s de Franc e Ai ns i , le 
Concordat eat une veritable xupture avec la tradition et avec 
l f ancien droit; c f et ; ce qui expliqu la coldr-e des royaliste 
devant cette convention i il3 ont coii^ria la dapdssession 
qu'elle repr-Jseuta.it potir eus:. Louis XVIII adressa au lape,, 
le 6 oc t o b re 180 1 9 une pro t estat ion en ife gle; lie ons i d<3 rait 
que cette convention atf&it 3-t arra.chfe k la papaut^ par la 
violence et.^tait par. consequent sansi valeur 9 qu f elle portait 
atteint au^r droit a de la cou'zpnne^ aux droit 3 de l f ^pi?cop^ 
et aux droitaj de .I'gglise gallieane, Lee Piques lagitimistes 
di s pe rs 6 s un p eu pa re out p it rent la mime p o si t ion ? c. eux de 
l^ndres, le 21 Janvier 1802 sous la conduit de ragr. Utllon 9 
l r ancien sixjheveue 



veque de Ha*feonne, p JDS teste rent e ont re 

t e i nt es qui 6t ai ent pp;^t4ee au* droit s du ro i v aux d roit s 
Sa ^^ajest^ Tjc^8Clii^tieiifee tele droits qua "les lois de 



I'Sglise" commandalent. au Pape de- respecter et oe quUi - 
tait de n leur devoir, sacris", a eux p ^vSqiies, de d^fendre. 
tyuelque.e mois apres f l f ensemble des Svfcques legitimises 
adressa un m$ moire, le 18 Juln 1802, une JWclaration sur 
lesDroits du Boi, La "Petite Sglise", c f est-a-dire 1'en-p 
semble des p litres, et avques; qui refuserqnt d'accepter le 
Concordat, est a b&se- de f.ot Bionaroiiique, Sn 1814,, loisique 
la fiestauration s'opSreraj, le gouvernement royal considarera 
le Cpnoordat oomme nul et voudra obtenir de la papaut^ la n6 
gooiatlbn d f un nouveau texte. Ainsi, -le Concordat est un com- 
pr orals fa.it par I'Sgllae avec la Bvolution ? un compromis 
flvep-'les iddes modernes^ comine nous avons vu, d r ailleurs 9 q.ue 
dans la restauratlon de I f 4tat pontifical, le Pap e et Consal- 
vl faiaiaient leu r part aux r<5 forme sn4 cess ai res. 

. * * ' * * ' ' 

Knf in, du Concordat, se d gage- encore une tro is i- 
tiie conclusion : c ? est une victoire incomparalile pour la p : apau 
1 6 dans r f 'Kgllse m^me. La Concordat, en effet, raconnalt au 
Pape ce droit inoui de dSpossdder I'^piscopat tout entier. 
Jamals p.areil droit ^avait 6td enyisag^ et, a plus fortes 
raisons, reconnu pour le Fape. C f tait la fin de la doctrine 
jaina^iiiste et gall i cane, oette doctrine qui faisait des v^- 
ques les successeurs directs des ap6tres et, k ce titre c les 
faieait lea 4gaux du Pape, qui n f $tait que 1 premier d'entre 
eux^ SI le- Concordat faisait ainsi bon march^ de la doctrine 
episcopele,. 1.1 faisait de meme bon march^ du droit his tori que 
puisqu'il reconnaissait au Pape le droit d T ef facer les cir- 
cpnscriptionc eccl^siastiques anciennes et de les replace r 
par des ciroonsc ript ions nouvelles C f ^talt done le triomphe 
de la monarchie pontificale dans 1'Sglise; d^sormais, 11 ne 
pourra plus etre que.stlon de la doctrine conciliaire du 15^me 
pinole, qui envisageait l t Eglise comine une sorte de f^d^ra- 
tion d f Ugli8es nationales; 1'Kglise de i?rance prooede mainte~ 
nant de la 



*" , 

II ,est Evident que jBonaparte et ses n^gociateurs 

n'ont pas eu oonscience de ce que contenait ainsi et de c 
qu'impliquaitle Concordat; pour eux, le Concordat ne repr^- 
sentait^ tout sjimplement p que la fin du schisme^ la fiu du. 
royali^me du clergd et les pouvoirs d f autorit^ que le gouver 
nement' acquSrait sur les prltres, Certaihement v Bonaparte 
n ? a pas eu conscience des consequences dootrinales qisa Is 
-tearte qu f il avait sign pouTrait empprter. 



Xinsi t il reseort de toutes cea considerations 
Is politi que pontificale* a agi avec une remarquabl stap 
e e L*Eglise a su profiter des ci-reonstaticea .qui aemblaient 
devoir la coMaraner pour se re lever et pour marquer^ t.ut en 
f aisant une certaine .part aux choses-, un progr&s 
Slle h f a certaineraent pas rompu avec sa tradition 
pas^^ 9 mais, eependant elle a er6 une Sglise 
le Concordat ne va pas rester un simple texte 
va prendre une importance uaiverselle; il devient 
Boit immMiatement-j pour.le reglement des a.ffalrea 
t d f Allomagne 9 soit dans., .;!* %tenir. ? le module du r^glement 
affaires ecol^|lL8tiq^s i$ politiques :- 




104 - 



mod-erne va Stre "btie -sur des Concordats analogues e.t, v>^a 
lement , 'touted lea Iglisea du Nouveau-^oMe. Ainsi, t outea 
las Sgliaes vont maintenant s trouver rattachges direct- 
ment k la papaute; c'est de la papaute" qu'alles vont rece-. 
voir leurs statuts, Par la,' on pent dire que.le Concordat 
sign6 par Pie VII est un (tenement iminenF.e dans 1'histo.tre 

''' 



eccl^eiastique 



nouvelle ggl-ise de France - 



Comment tf r organisa alors, our la base du Gone or* 
dat la nouvelle Sglise de j?^anoe? Bonaparte donna au Saint- 
Si^ge des marcLuas de .Batir.f action et de gratitude de diffe 
rentes marques i outre une quantity de cadeauic s 11 restitua 
a la papaiite Pefaro et Anc^ne, il rendit le carps d,e Pie- VI, 
qut.fut remis h Spina le 14 novarabre 1801 S et l ? ont fit des 
fUn4railles solennelles h 1'ancien Papa k Rome le 18 f^rie? 
1802; 9ft m^rae temps v Bonaparte axpulsait las h6bpriilsntb.i?o-. 
,pes des Bglises le -14. octobre 1801,, D f gllleuTB ff : oes dif-iS ren- 
tes marques' de gratitude et ses . diffe rents cadeaus n 1 nip*- 
shaient pas Bonaparte d 1 oppose. r dea rv^oases dilatoires '& 
tout'es las demandes de -restitution dss Legations que le ape 
lui faisait fairs,, Sn zalit f Bonaparte entan^ait p reorder 
lui-m^ine k la reorganisation de la nouvells Sglise .at c'eot 
une s^rie de dangers at de deceptions "qui vont ainsi s'ou 
devant le Saint-Sieg* ' ' 



\ La mise en application du Gonoordat comport ait la 
promulgation de ce texts, qui lui donn^rait foJeee de loi; 
mais Bonaparte voulaitf rapper les imaginations et, pour 
celk 9 . il d6 si rait r^unir en une Beule c^r^iaonie la proinul 
gation 'de -la loi 9 les actes d' organisation n^Geasaires et 
un "T-e Beum" solennel p-cur . remerc'ie.r .le 0iel. Ti fjjllait 
done attendre 9 pour proumlguer la loi s que.tous les actes 
d T organisation f us sent p re t s tt Ces actes comprenaient la de- 
limitation des circonscri^tions nouvelles 9 le choix du per 
?onnel au. moins ^piscopal t enfin la loi de 4 police des cul- 
tes prdvus. Tout celk devait ttre fait en eomraun entre les 
sutorit^s fran^aises et les sutorit^s roiuaines, A. cet ef- 
fet 7 le Pape nomms un legat particulierj envoys h Pari? 
pour trait er.av'eo'le g ouv erne men t fr angels de tous cesf de- 
tail? pratiques s Q ft*t le cardinal Gaprara^ que Bonapar- 
te connelssaitj. app'i^oiait et avait demand^, lui mme. ? -qui 
sya'it S.t^-. 'j-adist nonce h Vienne; il fut pr^conis^ o'.ommald*- ' ' 
'gat' dans le GonPistoi^re du ^4 ao^t 1801 -et part it pour Pa- 
ris le 5 septembre II arriva le 4 octobxe, re^u en e.ours 
de route avec des ho nneu IB bruyantsj. . Bonaparte d^-signa pour 
travailler s.v.ec lui un conseiller d ? Stat Portalis ' 



mesuresd*'0!gani Cation ont .6t^ prises^ 021 
, par le gouvemement "beaueoup plus qua par la col"' 
labo ration avec Caprara; c'est tou jours Bernier qui fut l f a- 
gent effeotif de cette n^gociat.i : onj eotame il 1'avait ^te 

pour le Concordat; mgr Spina fut e"ca'rtd de ses decisions 
avant-qu f il reprtt le chemin de 



Pour I 7 organisation de .l^Sgliae, '.deux ehoses eV 
talent .done & f ai re : delimiter las cadres del'Egli Be f noia 
mer le j.ersonneX, 11 etait 'n^cessaira de refaire les cadres 
de 'I f 3glis.e -pour oorriger la multiplicity et l f inialite"- 
des diocese? de l*;- r noi-en Regime. II y en avait, ayant 179.5; 
135,'le's una tres 'petite?, les 'au tree considerables; -13, fal- 
lai.t dimihuer se 'norabre* D r autre part, 11 -tait. nScessaire 
d'h-armoniSBr les nouvelles ol Conscriptions acolesi antiques 
ft % e c 1 es ci re on sc ri p t i ons a draihi s t rat i ves* B e mi e r a\ r ai t . 
d'abord adopts pour les, cadreo .de I'Kglise las divisions 
militaires; 'pui0 8 ap-ufes stude, 11 avait abandcnn^ ce point 
e't adopts les ciToonscriptions Judiciaires . ? las ressorts 
de ooure; d ? appel co'incideraient avec les provindes mgtrofO-' 
litaines s et, dans le detail, on stiivrait la division judi- 
ciaire* la trarall qu'il tnit aur pled fat envoys ensuite a 
Rome et une Bulle d6finissant % ls cl re pns crip t ions fut sl- 
gn^e par -le Pape le 3 d^ceimb.ri;- . elle arriva a Paris le 13 
Le travsil de detail de la delimit at ion: etait laiss^e au 



ici encore 9 dans cette n^gaciation pour la d^limi ; 
taiibn des ci 3?con8eriptlona 9 J.Q gouvernement fren^aip .enplp'-t 
ya tou Jours leg mSm.es precede s d.e n^gociation ? 1 melange de 
menace et d'impatience d'une pa : rt t de seduction de l ? autro, .'.. 
Bonaparte avait d f abord fix^ le chiffre des dioceses a 50; 
puis au' mois de mars 180^ ', 11 consentit k le porter a 30 
pour un territoire-'-.qui oomprend, natural lenient, la France 
d'ancien regime, plus la Belgique et,la rive gauche d.u ISiin 
et les annex! ona comtne la Savoie, 'Biee 9tc^ Ce : okiffre de. 
60 j substitu^ au premier chiffre de SO. s'.obtenait en dd- 
cou p ant le diocese dep:ai43 ? qul avait te", k I'origineu 
conc;u comms trop grand et permettait ii f augsienter le noxabre 
dea ov^ches de Belgique et d ri^a gauche du. I&in et d'aj ou- 
ter les ev4che d^ SaToie .et d$ Blq^' .le travail fat tsnoin^ 
le <il mars. :. 11. comprit S4 dioo^see a un depart ^tant, 2yp 
diocese a de ' -deux -depart ^laeiits 'at' 6 'de tro.1.8; ii feutT no- 
ter que 9 malgreMea repugnances du Pape ? on... a &2&6 urn 
a .Avfgnon r "."l*anclen dcsaalne ' 



aux subdivisions ds . di^MMSs on .^talt i. 

par des n^ceasitds .financieres; on d^elto t^o d'^tablir s@u 
leiaent une cu'ra par justice ds pai^ 9 .par oaaeitoa r 0e3A 'en 
donnait environ 3 000. II ^tait "671 dent .qu$ -'.o. o&iffm ^tal't ' 
insuffisant pour les besoins de la ' jp.6palatiMQA v ; ^^ .:& f 8dl~ '. 
letirsj ls paroisses ay-aient w& existence. h^tpitqti^. '4^''., 
caiaonique qu'on ^tait- s 4ans une oarfcaln iaefUJro, biig^-Vd : 
rsspeote.r; on sa tira d ? affaire en inventant des .-^gilisei "'d'- 
second ordre g qu^on appelait ."sucdussalea* 5 ; k 'c8t^ d& -eiirea,> 
dessert. kas, p.ar las. curs 0n titr^' 11 y at dono' des. 4glis-- 
SUGOUJ? sales p .desservies par des' prtres qu f an s^ppela s^Bjpl- . 
men-t .de8\"dds'serv^t8V II y en eut -d'at&fid' S4000j '-exi-iC^?^' 
-pijeta le chiffre k 30.000^ y ajouta&t done 6QOO 

I'am^lioration'd la. .situation flnancte'-.xe^'. . " 
danrier de.@ t'ralteaen'ts'axuc dease'r*. 
" qua les .^ic..air.s et'.les 



alor 'par las 



tax 1 au g^i , les t rai t ements . pays 

' ' ' 



- 106 - 

t pour ce qui est des clrccnf crlptions 
c'etalt un bouie-yersement oomplet des cad rec de 
-l r ancienne. 



a la nomination du personnel, une .condition 
pr&aiable tait & rsrapllr, c'6'talt ia df ml PS ion de l f .aneien 
^piscopat* Voyons comment elle s'ops'ra., ' d'aoord pour lea 
const Itutionnelf'i ensuite pour les Sviques la gi times* AU mo- 
inent de.la fin de la ndgoeiation et da la, signature du Oon- 
cordat, Iss cona tltutionnel? taient as^embl^es en un Concl- 
ie qui sTctait. ouvert h, Paris Is 21 ju.in 1801 f aous la p'niS- 
do tog r," La Cos; ce'Co'noile ocaiap.uQnait 39 eviquos 
p plus les rejjr^s entente des autres; il y . a^ait .k ce 
moment- la 59 eveo x iies Gonstitutionnels sur les 87 i^ea w Ce 
Concil avai-t adressd, oomrao cselui de 1797, une lettre. au 
Pape f dans laquelle les ev^qaes "affinaaier.it leur foi dans 
la -doctrine romaine, laur respect pour la per3onnel du Pape 
et Ie'3i5cir d-e pacifieaticc religlause qui les animait. Le 
gouvemeiieni avait laispe Se i^unir.et singer le Consile 
const itutionnel -pour -fad. regression SUT Consalvi; lorsque. 
la signature edt-, dt^:-aoquis9 f . le Cone il e n 1 off rait plus d* 
int.^it '? le gouirernffient d^cida dono, le 13 aofit, de le ,fer- 
mer et il ftt eonnaftre sa volont^ aux evequss; le- 14 aoQt t 
pour ne- pas. avoir l f .siir. d' f $tr r^voqu^s et renvoye*, 1 Con- 
cile ddoida que les dviques donne relent d ? eux-ic^mes leni- ' de- 
mission et fl le 16 ao$t p 1 Conoile futferm^. Les demissions 
fu rent demand 6 es aux 0y3ques .par-3pina mais non par. lettre 
individuelle du Pape . ohacun d-^.eux: rans difficult^, 49 ^->' 
Deques envoy^rent leur demission k Rome, s el on une foimule 
qui ;n f 6t.alt pas tout fait eelle que_ le S'aiut-Siege avait 
demand^ 9 9 m&is qui etait capendant satisfaJsante; slle 4talt 
oon'tenue dans Une lettra coll<@etlve des ^^qiies constitutlon- 
nels adresF^e'par .3?ortali9 a,u ?ape : les 0vques d^claraient 
ob^.irsanoe a la papauti eonform&ment aux lois de I v ^glise; ils 
epceptaient le Concordat ? lie profeasaient la loi des ap3tres 
at d^disTaient enfin vouloir vif re et mourir dans 1* union ; avec 
le ' S'a'int-Siege, C'^tait dons une eoumission complete a, la 
discipline ccl^siastique, Le.sohissi qui avait ooiamenoi en 
1791 -at ait d.nc teimiri s .'La souiaission s f 6tait faite en somme, 
sane' difficult^. . .- . .. ': '. '' 



.aux e Deques. 14 git ims y chaoun d ? 8us: requt un 
lettre ihdivi due 11 adress^ par la SaintS.iege; at transmise 
s.ux; ^v^ques de France -par Mg^ Spines, snx eVdques r^sidant a 
anger par le none ou paries agents diplomat iques fran- 
du pays ou ils se trpavalezit* La desxande de dg sis si on. 

Ggaleraent aux ^quss d la rive gauche du Hiia 
et de la Belgique* elle -poita.lt done .. su.r 135 ev^oh^s .fran 

plus- 24 evdich^s de-pays zuai$', soit done? sur 1.59 die-. 
isais il y avait dae' vaoazices ': en fait t ; le nombre des 

anxquels on -damantoit. iau.'r M mission etait de 95 
8a pour 1 f an cienne "France ' ; t .10'. -rests 'pbur les pays; 
l f Attitude, fut .different e ^uitght /les regions 2 les 
qui etaisnt rentr^s en ? railed et qui 4taient au ncmbra d'uns 
quinz aine env i .ran, d t a le nt -plust^.-' ^a' fait des r$ al it as ; '. ; ils 

axilla eurtput par tea piwl occupations .religi eases ;"" 



iis .se randaient compte da la nlcdssitg a.bsolue de..ra -pa- 
cification et du biexif&it q.ue repj^sentalt la rest au rat ion 
du oulte pour l ? Sgliee; .iis' ne firerit done aubune difficul- 
ty pour dormer leu r d&niesion. Be m8me, oeuz des 7qti*s 
fra^igaie .q.ui ^taient re.fugi.4g en Italie p notamment a Rome, 
f&reat . faci lenient persuade 3 par 1 '. Saint-S i&ge. II en ffrt. 
de mSiae', enfin, do ceux desi pays atfunis ; un seal ieu* fut 
0pp6s^ 4- la deimanda pontific.al.-' ^Mais il n f en fut pas 
mlm pour lee deux &veques rafagit&a an ' sspagne 1 , ' mgx; 
Couc^-et mgi ie Thdialnes qui refUB^rent absoluiaent da 
jEiPsiOBner, eomme les ^vequos r^fugi^s en Angleterr r. sur 
19 1 11 y en eut 14 refup 9 ot il en fut de raimiQ des ^vequs 
.r^ftigi^s en Allemagne s sur 15 d'eutre eux p il refuel rant, 
iu 05>nti!aire & il y eut 37 refus ipip08^s au Saint-Sifega. Ces 
.refua etaient aocompsgnes de lattrss expll.oati'ves oil les 
7%ques faisaient argument, de leura "dtoits d'^veques at 
doctrines gallic ane^.. ^C^est seulement & la fin de d^ce 
1801. que I*ei3semble des r^ponsas 6tait parvenu. Ainsi 9 la 
fitimtion est i^tdurnee s .c'est raainteaant dans I'aneiennQ 
: !EgliBe qu f il y a un ?hl Piae et non plus du oot6 c ons tituttonne 



'Apres que la demission die tcut I'aneien 
^ t ai t a c qu is e t i 1 fa 11 ai t c <KLJ. o s e r . 1 e nou v e au P en das t un 
certain temps, Caprara s f ^talt flattd d'aviter des ndifii nation; 
de constitutionnels; Portalis et Bemier n s etaient^a fi d f ail- 
leu rs f partisans d'introduirs dans i'Bglise oee ^v^ques de la 
BSvoZu/fcion. tois la volpntf de BoRa^arte stait irreductible; 
il 1 d^clara a nouveau le'Ier marss d T .ailleuiBr f Talleyrand 
et le iirepteur polifciqu.e du mintage re des Affaires Btraaagerei 
d Y Hauterive, qui ^taient ? I'un et I 5 autre ? d f anciens ocl<-. 
siestiques, faisaient preBsion sur lai a cat effst. Bonapa3> 
te d^oida done qu'il 7 aurait douse S^ique8 const itutionnilB. 
dans le nouveau clerg4 et il .ndtifi 8$ decision a Caprara. 1 
30 rnajps. II .falliB.it done en parser pal? 3.a. l^ais pour intro^ 
duire.ees douse ^vaques constitutionn^ii dans l ? Sglise s 11 
fdlla.it. las rdc 0226 1.1 ler avec la doct s&& t des pouvoi is a- 
vaient et6 do'nn^ a oet erf^t au 14gat j^ar le Saint^Slege. II 
fallait une forimile d r^trRGtatioa puiaq.U8 le doctrine ; 

avait ^t6 condamn^s par la papsute^ ^s point do vue roiaain, ' | 
il etait necessaire -<|ue IOB ^ve^uee fitsent abs.ndon de leuy j 
anciena^ doctrine; pour 1 g oav erne ss ni, >, l f adhesion au Con- 
cordat .fearaissait suffisante; pour iis 4nstitutionnels u^ 
mtmts, .|ls; cons id^raient qu f iis n'etaleiit pas coupables d 
,pchi:sm$"i Us dtaient^ disaient-ils 'y*&te&. toujours en oom- 
muslon a^ec la Sainte-iSglise romaine; leur Election n'^tait 
pas, en &oi 9 un c rime ? puisque c f e tait la foime de nomina- 
tion dans 1'lEglise pendant plusiaurs sieclea; enfin. P iis 
vaieni pris le si&ge ds p ( ier.sonne s . puls^uC.les 3i^gs auxquels; 
lls- af^ient . '6td nomm^s .t'aient Vacant e to fait ' 
i letisrs titulaires ? 11 u@ ss .oonsid^r@.ist ''dona pas com 
c'oupabl.es .-*t ne'.voxilai.|:-'pas a '.par 
Ration ' 




^^ -^ ,.^-*w- 40nfli extrimeiaent difficile ent re 
cas trois paztiss s la llgat^ 1 geuTfrneraent t Iss consti* 
tutionnels, pour dix des doujse ' iir^'qu-Qs n question, tout au 



, - 108 -.-. ... . . ' _ . . 

, car deux avaient d6ja fait leur retractation depuis 
Igngtemps* avant rame qu ? il fut .question du Concardat; mgr. 
de Kontault des? ties et Mgr* Charrier die la Boohe. Oe n'est 
que le 16 evrll qua "l f affaire f$t enfin rgle par un com- 
promis t les vques accept aie'nt d^adresser au Pape une 
lettra ou ils dgclaraient - leu r abandon spontanS de la Cons- 
titutton-'Civlle v --l- T acceptation du Concordat, et il? deman- 
daient done au Pape de 10.9 ragarder oftmrne W se3 fils 9 plel- 
nement sounils h son autoritd 1 *,, et ils . eollici talent de lui 
I'institution canonique* C'^tait Ih la seul pi&ce- official 
le.et palpable qtt f ils eonsenfcaiant ds souscrir. Le 16 gat 
con sent ait de rocevolr c@tt let t re, male moyennant une ab- 
juration oralOj et non pas' 6orlto t qui' sera-it' rdcaaillie 
par doux -temolns;' ce's deux t ^ mo ins serai ent les t^moins du 
procfes d f information pour l f institution canoaiqua i ce se- 
rai ent Bernler et son oollegue Pane eiaont qui seraient. char- 
g^s de recevoir I 1 abjuration siiaplement orale; en ^change, 
ils donneralent. k I'^vique qui I'auralt pr^te la lettre 
d 'absolution qui efface rait son 



Ainsi fut fait. F-eulement^ on s' f aperc,ut plus .tard 
que lea choses n 1 avaient pas tit^ faites aussi ~eor'retem6X2t * 
d f abord ? Panoeiaont n'^tait pas Ik ? et .c f est Bamier reul 
qui eut k reousillit oes abjurations orales; d'autre part, 
Bernier dt^clara au Idgat qu*il avait requ effect ivament 
1 T abjuration et 8 en coz3@@'quezice f remis les lottres d f abso- 
lution^ or," quand le Papej, dane ua disc ours ou il s'applau- 
.dissait du Concordat et axpilmait la joie qu 9 il a^ait de la 
reconciliation de teu? {24 mai } , parla d 1 ? abjuration qu f 
avaient .fait les Constitutiopiaels., .ceus-ci p rot ast e rent 9 
d^ c la rant qu * i Is n ' av aient j siaai e ab | u r& dans les mains de . 
Bemier v et Bernier fi^t bien; p'bligd d j?8eonnaltre qu ? ea f- 
fet s il.n'y-.'avait pas eu une abjuration ef f active* II j -ava.it 
la une s orts de superclie i e S is 6v :.e*-ques . const i tutionnels 
se trouv^rent ainsi hors des conditions possibles pour re* 
cei?oir l ? inatitution canonique dans los ife-gles* Ge* n ? sst 
qu* en d^oeiiibre 1804, apree^ le iacrs e que les six v@ques en 
question, dont '! principal. 4talt " mgr. : 1, Cos $ cons^nliront 
a souscrix dans .les mains du Pape lui-mlms la fcrmul 
d f ab5uration, comportant "soumissioa aux ^ugements du Saint*--' 
Siege et de'- l T< Sgli.89 cathol'ique 8 'apostolique et 'romain sur 
les affaires ccl@siastiq\iss de France 11 ^ Pour 1 moment , : 
1'affaii* n f ayalt. ^t^;' n i^alit^ s regime que par un 
de ' 



. li'.-yfcut done '& Str introduits dans la.nouvell*- 
Sglise'deux aiohOTfiques .const i tut ionneliSj' mgr. Xe-Coz 
a Besanqon, at mgr. .Priiast, 2iomm4 h Toulouse, plus dix 
'qties . j Leblanc de Beaulie.u, nomine k SoissonSg B.elraas a 
"brai s Brdalet a Aix-'la Ghapelle ? Saurine a ?>trasbourg 2 
mond k 3>ijon s B^cherel k Valence, Eerrier & Avignon,, Laccmbe 
k Angoul^m 9 et enfin.Montau.lt des; lies h Angere et Gharrier 
de la Boehe h Versailles. . 

L nouvel ^pisoopat compriti en dehois ds ees'.d.ou- 
ze conetitutionn^is, dix-hiiit anciens .SvScues i^ffi times, des 



fo 



- 109 - 

d'A&oian BSgime, et treat's pratres 9 
raux, chanoines ou curgs, pri<? parmi les soumissionnaires 
au gouveiiiemnt e Pami ces nominations, je note k Paris, 
cell d .Hgr. da Be Hoy, aneien SvSque d Karaeille, qui 
avait quatre-vingt-douza ans t demi, h Lyon, comrae archa- 
veque p mgr- Fesoh, 1'oncle de Bonaparte, a Houen, ftgr, Gaci- 
barc3$ 7 le frfere du second Consul, a 'Tours, ttgi de Bois- 
gelin, lancin aroheveque -d- f Aix* .Berriier, q.ui aurait voulu 
lire" nornmg arohev^que.de Paris 9 en ffit ^oart^ par Una a 
gne in-fidieiise do Feu oh et de Talleyrand; 11 'flit aomra^ 
OH<Sans, o qui 6'tait'un petit dvgoixg,- avec d ? ailleurs 8 
nie odmpensatian .momehtaii^Qp la eHarge d f organisar le d 
ee.de -Paris avaBt l f arrive 'd's ^gr tt de-B'elloy. Les qitatre 
archeveques .indiqu^s plus haut. 9 furent^ sur.la demande du 
gouvernement 'norara^s 'oardinaux^. ains.i qta : un autre eveqtiQ 
fronQSi.s, tigr d@ -J3.ayene v noniTi4 cardinal de Curie 9 ie 17 
Janvier 1803; 1$ Premier Consul avait demands ._le chapaau 
d cardinal ^ gal mnt pour Bernier, msis 9 etant donn^ la 
petite suporohri@/dOBt 11 a r tait rendu c.oupabl*, il n 
fut noinni^ qu'.J?in ; petto w .art Jamais il ae requt afficisile- 
ment le chapeku' . .- - ' . ' . 



sxi olexh^. du aecsnd ordr@ ? o ? est-k-dire aux- 
cur^s at dsts9rvaat ? .Bonaparte a pos^ 1^. mSme . exi-genoe r 
une partis -seratit' prie dass '.ls const i^uiionne is , *t il 
a f 1x4 un proportion's le- quart ou afime:- le iiers,, II avait 
fait proc<der I une' enqueue .'par des prc^fets, rae.is cstte n- 
queta n ? avait -dpzmi quedes renseignement* iisaufflsaats* 11 
fat do no d^oid^ que le ^hoix das eur^f @rait laisf?6 aux 
ev^ques^ .qui le feraient en colla^o^EtioB avec l*a pr^fets* 
La nomination fut asses differanta auivaat les regions at 
le& iiommes* Le .legat Caprarg a pos^^ 1@ 10 mai 9 IQ d^eret 
.indrl quant' -quell es serai* nt. las conditions de sbuuiiesion des? 
Coast Itutioanelg; la -fornule qu ? il ayait employ^ d; 5 abort 
fut enauite 'l^g^rement adoueia^ de -maiile-rd a la rfeadre moins 
difficile a souserii 1 * L f introduction des' ceh&titutio&nels 
fut asaea .divert s el on l^.personne m@me des ^vSqiaes qui eu- 
rent k organiser leur .elerge' s ^"Paris', -ou.'le travail *fut 
fait; par Bemler^il n'y eut qu'un 8ui const itutionnel sur 
les. dons .euxe& 9 l. f sbb^ Baillat t qui fut nomra^ h Saint-34- 
verin; dans les t rente- deux mioeuis-ales du dlarg^ parieien, 
les . c ons tltu t i onne'is qu i 'fix rent noism4 s cj amme des s e r? aaat ? 
^talent des hommes qul e'^taient retract s depuis long temps ; 
il* n f y ut; done -gu^re p dans . I olerg.^ parieien,'- de v.e'jpt ta- . 
blea'.oon.stitutlonneis'k 'projpreiaent parley A Lyon, le car- 
dinal fesoli prit IDE const itutioanal^ sur I'en.semble des 
H45^gli3de eon dioc^se p " qui represent aisnt 807 pr^tres; 
on eat done tr^s loin de la prspo^tion du q.uart A Aix f . mgr, 
Ghajnpion d Cia^ Imp os ait atix <j@nstitutlonnels upe formal 
de x0traetatlon plus . 6y&re qut cells 'envisage -par le l^gat 
dans ls*B ouch asduHi.3ne 7 il prit 2S oonstitutionnels sur 
7 3 pretres^ II. y ^n a daventag de nosan^s -a .Toulouse par , 
Primat, 



L*tude du'd^tail .de l f organisation du 
pas encore _^tA feite.; nous coanaie sons Beulemaaat, pour quel 



. - no -. . . .; ' .- 

quee dioceses, das Studes precises 3ur I 1 organisation 
3celsiagtique II semble bien que 9 dans l ? ensenible, le 
clerge 1 cons ti tut ionnel n r att pas trouv^ dans la nouvelle 
Bgl i s e 9 la. place qua le gott ve rneiaent aval t env is ag6 & 9 M 
dans I 1 ensemble, la reconciliation dee constitutionne'ls 
aveo 1'Eglise fut optfra a psu prs 'part out,, selon des for- 
mileg plus ou tnoins larges;. lorsque le Papa vint en France 
pour sacrer l f Ernpereur,, h la 'fin -de 1804, il y eut, en oet~ 
te fin de I'a.nn^e et au d^but de I'annse 180 5 5 une grande 
vague de soumisaion des oonQtitutionnels dans los mains, du 
Pape. . 



B - Voila lea actes d T org;ani ration ds M^sglise^ 10 
y svait encore a pr^voir une loi da police des cultes. Rome 
s'^tait beaucoup d6fie" da cette loi possible et elle svait 
eu raison de se d^fier j wslgr^ les restrictions qu f elle 
avait 'rsSuvsi a poser dans la. toxte mSme du Concordat 9 la Io1 
de police des oultes devint l f instrument d " une v.ri table 
transformation du Conco.rdat op'e~re par. Bonaparte Iui-m8rae. 
C'est cette loi qui prend'ra le nora d* n Art i ole s rgani qu'es" > 



D T $bord f il otait n^cepssaira d v or^anis9"r ! f admi- 
nistration* Les. oultes dependaient alors du'-mliaistere da la 
Police G^nsrale ? o ? est-a-dire de FoueH^ et |e vou'p rappel-^ 
le 1' opposition qua Fouqh^ avait Bd.se. h la n^gociation du 
Concordat; ie Concordat 6tait d^ja ?lgn^ et> .cependant il 
ehvpyait. encore 1 .gl juillet aux' pr^fets une circulair 
qui anrslt 6t6 de mi au lendemain du coup d'^t&t de FIU'CH 
tidor : 11 ordoniaait aux prS : fetia da denpnr les prStres s4 
ditleux, de le ^loignor des paroisses etj,. au besoin, de 
les faire expulsr Xorsqu Bonaparte eut 'coniiais^ancQ, 
quel^ue .loura apre% 1 6 ao^t s d cett ciroulaire. il en 
tra en fureur^ il fit une so^ne k FouohS Ie 8^ et 1* obliges 
k rat'irer ea circulairo. Gela le ddcida-Burtout a . depossS** ' 
derle mlnist^ re de la Police d I 1 administration des cul- 
tes et h. transf^rer les cultes.au minister de 1* Int^rleur* 
le 10 aof!t; pui^ 11 nomma c ism Bii'ecteur .dea Cultes un 
conseiller d ? ^tat (5f un catholiqu 9 gallican d ? ailleurs t an- 
cien avocat au Parlewent^ qui avait Jou4 uu r3le dans les 
rangs -modSr^s do la J&volution t 



L- T ide'e-de profite.r d@ la n^cessi.te d f -un reglement 
pour c orriger le Concordat apparatt dans 1 ? esprit de Bfi|ha*. 
p&rte a peu p'r^-p ?u iuoment m6me de la ratification du texts, 
Son origine semble remonter k vlr^goire et a Teliey-rand^ 
Or^goire -adressb au Premier Consul^ eu nom du Concil ? un 
m^raoire .ou il faisait un critique se.rr^e du ^ Concordat au 
nom des liberts gall i canes', nuant a Talleyrand ?: il etait 
rentrd des eaux de Bourbon- I'ArohajQbault le z 5 Juillst, 
alors que le Concordat (Stait d0Ja sign3 depuie dix jours; 
il adressa au Premier Consul, le H9 ao(5t^ un long m^moire 
sur le Concordat; il y faisait des ebservationa' eerrtSes; 
il concluait que le Concordat pr^sentait n des inconv^nients 

s mair il oonseillait de les corriger par " des ar- 
particuliers w eur eh aqua point d fee tueux II 



Ill - 



nait encore !Ude qu'll .avait \3mise Jadis # lors de la 
oigtipn en avrll, de regler. ? en mme terups qua. la 'si tuition 
de I'Sglifce catholique, la situation des autres cultes, Bo-- 
nsparbe a^ait .fait,- sur .ce point/ procSder h une anquete 
auprs de$ ministras protestants par la ministers de I 
rieur au moir d'aodt. 



, surtout, oe qui dcida Bpnaparte a corriger 
le .'Concordat par ls Articles Organlques, e'e.st le mouveraerit . 
grandisaant d f opposition que 1 Conoo.j?iat /renoontra danc le 
personnel gouvernemantal/ politiqu^ t intellectuel. Lo 12 
octobra, 1 -Premier Consul a donn^ lecture au Oonseil d T 3tat 
du Concordat;- la lecture a 4t^ accueilli par un silence gla- 
cial e.t Bonaparte, a f en apercevant f a .^t^ oblige d^.ajouter 
qu f il ne souff rire.it .aucuno opposition!; clli n'empecha pas 
les conseillers d T '5.tat d*exp rimer leua: m^contentement, par*-- 
tioulie'rament de protester contre le traitenient donn^ aux 
p litres,. . . 

L' f host 1 lite* 4tait ? .d ? autr paxt 9 -^i peu pr&s unsnl- 
me dans les assemblies politiques :. I 1 opposition du Tribunal 
se traduisit ? pendant toute la s, ( e3Fion 9 par une discussion 
et une msuvalse volont6 formelle k tous le& p'roje^e gouverne- 
Dientaux, pa.rtieulie.rement- au Code Civil, au point que le Pre- 
mier Consul^ pour -afe tire r de cette situation, fut oblig^ 
de mettre le 5rilDunsl ? eonrme il dit 5 n k la di^te des lois n ? 
de n lui passer aucun p.rojet Four se dSbarasser de c.ette 
opposition^ il fit un veritable coup dMtat parlenientaire, 
le 20 mars 1802 . s il. fit do* signer 'pair 1 S^nat ls membres 
du Tribunat at du Corps L4gisla,tif qui devraient sort ir par 
le renouv el lament du einqui^me; puis il di^isa 1 Tribunat 
an sections .special.es de Legislation, de Finances pu d f Admi- 
nistration; 11 d^oida qu les discussions P faraiant seule- 
ms.nt an comity secret au par commissions, de manierij .a. empS- ' 
cher la publicity et le mouvexaent d f opinion qui i;oiifrai% en 
rSsulter. II craignait qu le Concordat ne fftt re.je'te. epr6? 
une lutt difficile; car dana les quatre cinqui^iae du Tri- 
bunat qui istalent ? 11 y avait encore b'eaucoup d f oppO!?ant3 ? 
et la preuve n ^tait donn^e'par oe fait qu@:le Tribunat 
contlnua sa discussion* .L Corps L^gislatif^lut coinift Pr^- 
sident IXipuis, l t auteur de 1'ouvrag anticlerical eur 1^ ri* 
gine de'^tous les Cultes ft et le S^nat g pour faire 5 lui 
une mani Gestation 9 npmiaa paxiui ses. menires -I 1 abbs 



. Four ^Viter cett opposition ou ia.noyer 9 Bone.pa.iv 
te decide de la combinaison suivaiite s ncsdrer la Concoi*- 
dat dans une loi. et non pa per des Arrtt^s cdhsulaires, 
abaisper la position dominant du catholic is oie en mette.nt ? 
par la lol, les autres cultes sur 1 m^me pied que l*3glise 
catholique^ -enfin^ ^largir la loi 'de police, de^ suites^ qui 
ne devait primitiveiaent r^glar que la publicity das csultes, 
de maniere ^ en fair un veritable statut de l^Sglise da 
Prance* statut qui oorrlgerait^ natureliem@nt 7 le Concordat* 
e tout ftit alojs jaen k vlve aXlu3r s en prof it ant de l*en~ 
thouslasme que la paix d ? Amins du 25 jaars avait ausoitee 

n France. aot.ui est ddnn^e aaapi dement ^ Oaprara." .le 30 



/ des A'rtieles Organ iques. k un. moment que v sort ant 
d'une lorigue^diKcufegion avec le F.rsmier Consul, 11 etait fa 
tlgu$ et- peu en mesure de discuter un long texte,. L f ensemble 
des-lois fut 'present 6' au Cohseil .d.JBtat 1 & avril,. r;ux.-as- 
Seiableea 1 5 avril .': elles furent ' voldes./ au Tribimat/ par 
78 voix -centre 7 opjpos ants et 15 abstentions s au Corps -L5r ' 
gislatif par #88 voix contra #1 -'oppbs ant?' t 51 abstensions* 
L tc^ut ' oonat itua la Loi __dvi : 18 .ggrradng..! An X. o ! 8s t^k-di re 
du -8 ?tvri 1 1802 ,. qulrto rmainiS""Flocr" ?ei tro is lots s la loi 
d'appiDb.ation .du Gono^rdat ? la loi sur la police' du culte 
catholique et la loi sur la police das cu-ltes- p'rotestsnts. 

Puis B-oziaparte promulgua ifs tout ps.r una s^-ri : d9 
.manifestations. . tapageuaes r la 8 avril a 4t& .noroiae l^archa- 
vBquo de PariSo ^gr. de' a alloy; l-9-, audience f-olennell : 
est donn^e parole Prerala-r Consul- k .Gap rara t norai nation est 
donn^e p^rle Premier Consul k Gaprara at nomination fa'ite 
des 44 i^vSqrjies; le 10, las- const itutionnsls sont expulsds de 
Kotre-Damd; 10 11 f qui st la Jour'des -Rameauxy- on^procfedQ 
au sac re 3 a- Notre-?-BaBie ? da Csmbac^re.s^ d . Bern! -er at da 
'Panoeiaont; le 16 fr --c T est la reconciliation des dix . const Itu^ 
tlsnn&ls kmiKn^s eyequss; enf-in 5 1 18 9 e. ? est la proraulgc- 
tion officielle du 'Concordat et 1 To Dsum ?iolejxnal & Jfotre- 
Dams-, ou assi^tent le. gbuvei-neinsnt et t.'DU3 .. les 
officisls* en grand 



L6SI Articles organiquss f<$rznQnt une loi dQ dimen- 
con^id^ rabies 4 beaucoup plus grand^ que 1 'Concordat,' 
puisqu'elle comporte soixante^dix-sept' articles, qui t?.0nt 
r^psrtis en cfuatra tit res* Le premier tit re st intitule : 

x^gim de I'Sglise' catholiqu ds.nF ses rapports g(n4raU 
o les -droits-et la politique d l^tst 15 . L titro II st 
^ &ux fciiniFtres" et il 'st. : .lui-mdme 'divisd n oinq. 
sections.,, la' -premiere ?' "Blsposi tlo'ns gen^rales^. la eacoi^*' 
cle . j "3)e .arohevequec <ou m^trij-polt tains' "-, la troisiem ? 
"Des.-Qviques- das vicaires*-g^nirs.ijpr t; des ^esiiniiirsB 1 ^ la 
quatri&rae : "Des cur^s^g la., c^nquldm j "Bes eliapitres ea 
thtldrattjr et du gouvernement des di.ooeses. pendant la vac ; aac 
du sieg@ n , Xe tit.re Ilia pour sujt ..t:'*Bu cults" et 1 ti-> 
tre IV j "Xa circonacription des eveeh^s t dea. aroheiv.Sch^s 
des paroise% y ^ des '-edifices destines an eult t du -trait.e- 
ment des minlfetres"; il y a s . ici encore^ quatr. sections ? 
n La :circoE36ilption d.es paroi.pse^ 7 *^ W L2.' circonscriptiori 
e'di flees destines au cult^" "Le traitement dss 



a- 



/ Qes article's contisnnent des parties qui sont 
lenient des r^glesients -' ; a; polie des ctiltes s sinsi fi 1'a 
ri^ation n^cess&ire donn^e par l ? Stat pour ou^/rir des cha 
.pelles fait -I'objet del 'article 44, Las manifestations ex^ 
tdrieures du culte sont i&gleTaent^es'par 1 'article 45 9 qui 
:ddclar9 g d'&illeurs, ..qua, -dans une villa gu. il j a plusie.urs 
religions ? les mani f est.ati0na extg rieuras du culte-. sont in- 
t erdi tea 9 c e qu i m4o on ten t a b aauc u^ ' le s p rote s t ants , pare'. 
que celk nvait I 1 air de leur donnsr un responsabilit^ dans 
c e 1 1- e i n t e rdi c t to n,: :La,s c 1 o ch s 9 1 ss p r^p s * t c que : 1 
cu r y do 1 1 pu bl ta-r 8 enfin Is f f .c on dont 'sent r^ giem@nt4s 



lea prieres publiques, tout oel& fait I'objet des articles 
48*51.52 et 53* Be mrae, 11 est naturel de voir dans cette 
lot 1* adaptation de la legislation d*atat-civil aux npuvel- 
les conditions^ qui obli gent les pre*tres a ne donner le m&- 
riag.e qu'apree que le tnsriage olvll k la matrie. a et3 pro- 
xjonc6 9 et t Sgalement, /I 1 adaptation du calendrier 2 on con- 
serve Is division en mains du calendrier rSpublioafn, rasis 
on presorit la. reprise du oalendrier gr^gorien pour les 
jours de la semsiine et pour les diittgnches; le dcadi dis- 
paraft : le repos des administrations publiques a lieu le 
dirnanche, oomme autrefoia* II y a lh une oombinaispn de os-*- ' 
lendriers qui- durere Ju^qu'au ler t 1?invier 1606, 

II est 4gleiuent l^gitime de trouver dan? cette 
loi les dispositions auxquelles on -^ ts.lt arrive dans. la n.;5- 
gociation du Concordat, Sn effet, bien que les Articles Oj>- 
ganiques soient unilatdraux, *il est tout de mSme nouns! d f y 
trouver pour leur application., les objetrdu Concordat j 
ainslj la fixation des circonscriptions ecclesiastiques^ de 
I'artlole 58 a l f article 63 P la fixation du tr&itement et du 
logement des ^col6siastiques v la mise a leur disposition dea 
^iitloes du culte t enfin l T autorlsation des fondations en 
faveur de l f lgglise f sites par les fideles* Ici d f ailleurs f 
11 est a remarquer que l f on interdit^ par les articles 73 et 
74^ les fondations en immeubles s malgr^ les esp^rances que 
le Pape avait con^ues SUP oe point. 

Done, dans ces parties des Articles Organiques, 11 
y a dvideinment montre d f un esprit d f autorit6 et de domina- 
tion de la part de i'Stat qui n*est pas un esprit de colla- 
boration amicale t comme on auralt pu le crolre; mais enf In, 
sur ce point $ les Artiples Organ! ques sont Justifies et 1^- 
gi times. . ,.'.'.-. ":'' . ;:, . . /'. 

Par contre ils s'^cartent du droit lorsquHls 
insorivent des dispositions qui sont oontraires aux engage- 
ment? que I 1 Stat a p ri P par le Conoo rdat ou bien lors qtt* ils 
empietent eur le domaine spirltuel^ Par la, les Articles 
Orga^iques sortent de la competence du pouvoir t)ivii et ils 
aont hors du dr.olt 8 puisque le prtobule du Cone o rdat re s- 
treignalt la police du culte a "la tranquillity publique". 
IciV Bonaparte est sorti cornplfetement du domaine qui stait 
l^gitiTne a une loi de police des cult es Nous y trouvons t 
par exemple, des dispositions contra ires a ce. qu f il y.a 
dan le. Concordat mSme ' alnsi, les Articles Organ! ques 
font obligation d f autorisation et de surveillance -pour.les 
s^minaires et pour les ohapitres ff alors que le Concordat 
Stablissait la liberty des s^mlnaires et des chapitres dans 
les mains de I'^vlque; il faut p au oontraire, que l*dv.que 
souraette les rfeglements de ses s^minaires, qu'il fournisse 
tous les ans v 1'^tat de la -population acolaire^ etc. Sst 
ement ill^gitime la resurrection de toutee les armes 
Bonaparte a 6tfr pulsed dans le vieil arsenal galllcan 
ci^a B^giiae et qu'll f^introdulte ainsi dans la 16gi3- 
ation mode Ifte. Toutes GOB dispositions ont pour objst 

r lea relations entre l ? Sglise de jfraace et 



' . . ~ 114 - ' ' 

le Jape. Tout le tit re ler est consaorS a cela j ainsi, .Bona- 
parte f^introduit I'obligation d f un "placet" de I'Stat pour 
toutes les oojmaunics tions pontificales avee l f Sglise 4e pran- 
ce,, qu'il s'agipse d'une bulle t d'un bref pu d f une decision 
quelconque; tout d6oret synodal, de mSiae^ doit obtenir le 
placet gouvernementsLJU Lee Articles Qrgsniques. interdisent: la 
tenue^ sans autorisation du gouvernement, des -Conoiles Mfl&tio- 
naux B des Gonolles provinoiaux o'u t - mSrae, des Synodes dioc^- 
salos; ils r^introduisent une legislation d f Ancien Bglme. p 
'1'appel "coisne d'sbus" devant le Conaeil d ? Etat t le gpuver- 
nement peut d^f^rer^ pour la fsire casser par le Consell d 7 s^ 
tat- 9 une d^oipion qui a te prise par un 6v8que 9 oomme enta*- 
ch^e d f abus Be m$me 5 un article est consacrS h rd.duirel 'ac- 
tivity des nonces et dea represent ants du Pape . en Prance, 
des L6gats ? par'eacemple-, k une activity purement diplomatique. 
Sur tour ce.s points # par consequent, il n f jr a pas itinovation 
abrolue^ en ce sens que l f bn rep rend tout c qui venait de 
I'AnciQn B^gime .dans ce domains, msiie il y a la une r^surrec- 
tion d'e tout l f appa'rell gallicsn qui- est au contraire, 
au Concordat^ 



merne, est illdgitiiae I r empi3teraent de I'Sts.t, ,ps.r 
les Articles Organiques ?^ur des domain^s spirituals nui. ne . 
lui apr srtiennent pas t ainsi sur la discipline int^rieure de 
I'lSglise : l ? article 10 sbolit les privileges st exemptions 
de Juridictions ecolesiastiques* Les pouvoirs des areSevSques 
ei des ev^ques sont d&finis par les articles Crganiques; 
des regies pour la assistance sent tmpos^es aux ^v^ques et 
sirs p ret res. On Stablijt m^me une hi4rarchie qui n ? est pas c.a- 
nonlque v en dis tinguant les cur6s 0t les^ desservants^ Tin e.r- 
tiole, 1 Article ;a6; ^tablit des regies pour 1 ordination et 
quatre 'srticles, ' de 35 a 38 ,' organisent l f administration des 
dioceses pendant les vsrances du sidge, Ici ? nous somines en 
face d^empi^tenients trfes inets sur la discipline eccl^si usti- 
que, Kaip il y s MflStae des empi^tements stir la doctrine g 
ainsi s les Candida ts k I'^pis.copat s_ont soumi^ a une sbrte. 
de commission d'exaiaen qui doit les examiner sur leu r doctri- 
ne (article 17), L' article 24 impose k I'Sglise" de France la 
profession et l^enseignement de la I)6olaration des :^uatr.e Ar- 
ticles de 1682^ La liturgie de mme t est rfeglementee par les 
Articles Organiques; elle est s par. l f article 39 7 . unifi^e p 
giinsi que le: oat^chisme ? pour I'ensemble de la France, .les 
fites religieuses soni; fix6es par I'article 41 L f habit des 
pritrss est d^ terming par I 1 article 43. 

Ainsi, gur tous ces points s nous a ommes en presen- 
ce dev^ri tables usurpations de l*Btat sur la juridiction 
ecol^siastique, usurpations que Rome n 7 eQt jamais aocept^es 
dans un contrai nggocie llbrement avec l f Stat e 



a -attendre, naturellement^ que le Pape 
protestSt vigpureuseiaent contre une pareille legislation et 
une psreille facjon de proc^der. Ce.fut pour le Pap, en effet, 
une stupeur douloureus et indignde que d voir Bonaparte 
' par le moyen des Articles Orga.niques^ un certain 



. . . : -. 115 - ' . 

no&bre de concessions qu'il avait 16 oblige de. faire dans 
la nsgooistion. La Congregation des Affaires 3col?iastiques 
cono-lut,' & I'unaniraitS, que lea Articles Organiques. l^saient 
et ddtruisaient lea droiiis .de I'Sgllse, qu f ils meritaient 
une ; dn2g3/tiOB ? -.m$me s'ils. ne cons tituaient pas une h^r^sie 
formelle, et quU.ly avait n<ce8it. ff .par consequent, non 
settlement que I'Sglise n'.y donnat miaun..ao<iuies cement, siais 
mSme qu 1 elle eir fit une;aondaim&tion formally Le. Pap'e pro- 
test a done solennellement , dans un. .conipiptoi re t . le 34 ^/ai 
180B. Una note fClt -p-r^sent^e- par le Idgat Capra.ra le 18 ao<tt 

1803, Au moment oa le -Pape vint.k Paris pour le sac re v en 

1804, le Pape,, au oouis d'e la n^go.ciation qui Buivit, dtSpo- 
aa une note qui araen a. T alley raid &. reconnaft re ; : qu f en effet 9 
le gouvernemenv avait 9 en quelque sorte/ d^pasp^ son- r3le; 
une let t re du 18 Juillet 1804 de calui-ci .reconnut que "le 
Gonco.id8.t eat Te r<5Pultst de la volont< de -deux puieaances 
contract antes; les Lois Organiques f au cohtraire p ne sont;. . 
que le Tnode d f ex^cution ado^ t$' pa.r 1'une de ces puissazice i '. 
ce mode eat : susceptible de chsuagements etd f ameliorations. 
suivsnt les ci ID on stances. " Gon^slvi prit nature lie rient acte 
de cet avoeu* Home n^ j&meis accepts les Articles Organiques 
et elle a const smtnent montr(5 la volont5 de lea abolir ou d'en 
obtenir 1 T annulation s ainsi en 1804 6 lors de la n^gociation 
pour le sac re; encore en 1808; de 1.814 -.k 1817^ lorsque le 
gouvemement franc.ais dentande la substitution d'unaut re con- 
cordat k celui dn Premier Consul, encore en \S52 9 lorsque 
poison demand era u Pep de venir le sacrer, lui aussi-, a 
Paris, le Pspe y mettra coisme condi-tion la suppress ion des 
Articles 



C. ~_ L'Sglise de JTrsnce, telle qu'elle nous appa- 
raft rersojFFant du Concordat a(t des Art i clear 6r^aniq.ues., p 
sente svec l ? 'ancieBine Eglise de France des differences graves 



Sn face del* edifice imposant de l f aneienne 
la nouvelle apparaft d f abord fort ch3 rive; elle a perdu ses 
org^nes de vie commune^ elle n f 'e'st plus un cbrp.e 9 elle est 
encore enoins un ordre dans la societ^j ell a perdu ses a's*- 
Pembldes 9 en qUelque sorte autonomes^ de l T Anci en Regime; 
elle a perdu ses fonetions sociales d'lStst-eivil, d t ensei- 
gnement 9 'd ? hospitalisatipn ? de telle sorte qu'elle est raain- 
tenant 3p6cialiasi@ dsjas les affaires proprement religieuses. 
Bile n'a done pas d* esprit de corps 9 .'et,. d T .a.illeurs t - ia diver- 
sit^ des eveques^ qui triennent d'orlgines differentes 8 et, 
mime 7 opposdeSp comme les cons titutionnels ou ies anciens rd* 
frao-taires-y.' .lui interdit tout esprit de solidarite> ?1 ' y a 
dans l ? Eglise comme dans la soei3t t'rangai^e Bortie de Is. . 
R6volution 9 une sort .d r eps-rpillement. indi^idualiste. II . ' 
lui irianque ^gaiament tout . le clergi^ r6gulier ? qui ^tait si 
importsnt: sous I'ancien Regime; les congregations sont en 
effet interdites psir une forsnule indifocte de l^article II 
dea . ^ rtji cled drganiques^ di pant r sp res avoir parl< des seni 
nai-ris : $pu^ aut res ^tablifieeiaent eccl4elastiques sont 
t^liae de Fraii<i^ fiida^rne' n* |!UB oettd 
InoLependsatei elle ne tflt plus que par 



; . ' > 116 - " . '.- - ' . 

et grSoe a I'gtat, car, en effet, la oasuel et lea foridationa 
ffont une source de revenus tout a fait ins igaifiaats* Cette 
fortune^ jadie, lui assuralt une graiide influence sur la BO- 
cji^ts, non aeulement, par. 3a richesse mSme,, mai par la part 
que toutes sortes d'aut res group as sbciaux p renal eat a 1st 
possession des bSnef ices. Sbif in, le nombre des merabres du 
corps eocLSsiastiquea eat beaueoup irtduit par rapport a ce-- 
lul de l f Ancien Bgime s en 1^89^ 'X-01xg6. f^rmait un n- 
semble de 140.000 p era cones emviron^ aur un total de S5 mil- 
lions d f habit ants; celk faiait dono un eoolesiastique pour 
204 habitants; mat xrtenant,, le nombra Qst^ su debut consid^- 
rablement r^duit. g 11 eat environ, et pour une Sglise qui 
comprend une Prance beau coup plus large que celle d f Ancien 
BSgimej, de 38. 000 personnes; il Ta s f ;augmenter l^^fereinent 
pendant I 1 Empire ^ mais il restera encore fort mediocre n'at- 
tslgnant pas 36. 000 en 1814. Aiaci^ l^^glise de Prsnce ne 
forme plus qu'un ensemble bien oiodeste, dont Is vie est as- 
se mesquine at dont le reorutement n f est pas assurd. Ce re- 
c rut erne nt t en ef f e t y ne dep endra que de 1 f Bg li a el 1 e -meme 9 
de la fa^on dont elle s aura assurer son avenir par con iri- 
iiuence propre a par 1 f organisation deses s^minaires, sans 
que l f Eta.t y mette la main et la favorite. Voilk une premie- 
re diff^rence R qui fait de I'Sglise concordataire quelque 
chose de bien different par rapport k l f Eglise d^Ajacien B4- 

giine. 

..'' . \ '.'- ' ' . ' - . . 

Une atatre difference,- sur laquelle il faut insis- 
ter 9 c T est la centralisation int^rieure qu'il y a mainteaant 
dans l f %lise s IMveque $Qn d^soimaia? un rSle nouveau et 
eminent; tous les corpr qui limitaient son sutbrittS ou qui 
avaient une vie propre dans I'Sglise ont .disparu f ainri les 
chapitres m^tropolitains^ 'qui staient des organea nobles 9 
ainsi les tribunaux d f offioialit4s v slnsi les oong rogations. 
11 n'y a plus, en face de l ? Xglise^ les corps <jui r d&ae l f ^- 
tat ? tenaient t^ie a I f 6piscopat parce qu f il avaient ou qu T 
ils pr^tendaient avoir use oertaine competence dsjis les affai- 
reei ^ccl^siaatlquefis : ainei lea Parlements et les Tribunaux 
rpyauau Ifta face de iV^vSque,, il n f y.s done plus rien. Or 
1 ? 3 v^que a requ* dee pouvoirs noveau3f i p f est lui / maintenant 
qui noimne le bas-01erg ? alors que t sous l ? Ancien I^gime t les 
cures etaient noam^s par le patronage d'un certain nomb re de 
co rps eo c 16 8i as t i que s , de s. ab bay s f quel que f o i s meme p a r 
patrons laiques et que 9 en definitive,, il y avait plus de 
cur^s norom^a pardes corps ext^ rieurs que par les ^vSques 
mes. Sur ces ears qufil a noinm0s 9 1'autoritd de i'0vque est 
maintenant abeolue ; les desserv ants sont sans libert^ s I'd- 
yque les nomme,, les r^voque. les dep lac h sa volont^; seuls? 
1*8 25.000 cur^s-sont inamovioleau . 




SB face de I'4t8qu s toutes re vend ic at ions dea doc- 
trines riGherlisti5 ont di^paru. La soumission k l f ^TSque est 
foiffielleiaeat pjcesorite par la lot .: un article dit s 
doit Str an comuaioB avec eon 4viqe w et 11 

d*a*0ir. recours k^an tribunal on au pou 
9.nt dOBQ sane - j^e^urg a aas'-<i4fe:Q 



s.e reformeronti, la loi las mettra dans la dependance de I T QJV 
dinaire. . . . / ' ... " . , .. : '.."-';.'" '-. " 

, Snfin, l T e*$que a maintenant le pouvoir absolu de 
fixer la iiturgia de son dioceee, les cSJ^moniesy I'rcate'- 
chisiBe, la.s prierss, La volontd de Hap o 16 on est d f ail lours 
& v unifier la llturgie et les eertfrnonies., de faire -dis-parat- 
tre oette immense diversity qu f il y avait entre les dioc&ses 
de F^snce;, qui s f e*tait Stabile dans 'le- aouxant du' ISeme sie- 
cle 7 soit dans les usages, spit dans les b-reviaires, soit 
dan? les 



10 Concordat a eonqu I'^vSque'k V image du 
IMveque est I f dl4ment d^autorite -et de niararchie 
de l*Sglae ; il y a, en decsdUB de lul, des. degrtif? hierar- 
chiques, less doyens parfois, puis les curSe, puts les desser- 
vanta, puis 16& vicaires, aloB que, pour 1'Eglise et' dans 
I'Eglise, la dootline- cahonlque, o'est ^galit^ de tons les 
pritrea* L'Sglise' de Franca, est done devanue r^llement une 
Sgltse 



Sur un trotsifeme point, nous svons -ies diffSren- 
encore k marque r aveo l f Al&nieE. B^girae t c f est 'dans les 
relations' .de' l f -Bglise de ?3?anoe avee ses chefs s aveo le Jape. 
at aveo le . gouvernement* Ici p plut0t que des caract&res nor-. 
maux 8 c'est I 1 accusation, au plus fort fr de aarjaot&res d^jk 
exietants L'SgliRe eonGOrdataire est '' d6 taohe* e. au ms^iraun de 
! T autorit6 pontific&le. L'id^al du gouvemement na.polonien fl 
anvSOmBie, o f est le Jos^phisme, c f est une Sgliee d^tacli^e de 
Some et dependant uniquement de l r Etat Le Pape n f a plus de 
coimnunications directes avec IMSglise de France; toutes ces 
communications passent par le gouvernemente Ss J^^^iGtion - 
en'pranant ce terme au gens striot v 'au sens Judicial re - 
est rest reinte au domaine purement spiritual et ne porte plus 
sur la discipline, et encore 9 dane -la mesure ou elle exist e, 
ne peut-elle fonctionner q.u f apres le Gbnseil d f stat ? qui a 
le droit de veri'fication et d'enregistrement de tout decision 
^c cl^si gist i que. Les vo yages m@me das a vf ques h $$ome~ e qu T on 
appelle les voyages "ad limina w ? sont iate^dits sHIs A ? ont 
pas 1'autorisation du 



T and is que I f 2glie est : -,'^^^^f^^.''-^/^9^^ 9 eile 
est mi se POUF la d^pendanoe du goute^aemst. L'Stat & i-. oi4i* ; '= 
une Administ ration 'des'Cult0^: : '^^:''41i^|^ mSme 

titre que les ministdxe aiapi^30it 
Les Sveques et lea piStj?8 



traitements, par 1 3en&&nt de f tiiilt^' '"^ti^lis pritent : aux 
rit^s* La clerg^ est detenm tt elei^s de f onctionaaires, 
revolt sds di^Qctives dn gouvernemant, et l f Si^i$ a 
res. loia^ . tana de domain 9 les obi igat i ons qn l i 1 
res 11 ira juaqu'k vouloir se faire remett re k 
sujet et 1 pla des sermon? que les curds doi vent 
LVautorttt publi que utilise le clergd dens sas vues 

elle en fait une sort e d police superieure, Roederer, 
Cbnseiller d f stat, disait en 1803 s "Le respect pour la 




-118- 

ne doit $ts& que le complement de I'ordre public*; 

ouchS adrlvgi.t '3ux fev^ques s -"11 # '& .plus d'un 
rapport exit re mes functions et 1'as vfetre&. Sot re but .cori- - 
mun est de faire Baft re -la. sdouritt* de i ! l&upirfc au.^ein' de 
I'ordre et des vert us 11 ;, an 1810 le cardinal rcmry worlvait 
au Prfet de Police Pasquier. s -'"Area une bonne police at an 
b.on clergy I'Smpereur paut tou Jours $tre Qr de la. trcn- 
quillit6 irit^rleure^ oar un s>rchev$que est aussi un ^r^fet 
de pclioe w * I<*J5tai compte bien utilizer la olerg^ comme. une 
^ortede supplement k la police int(rieure e.t pour msdiatenir 
1'ordre.et la trainquiliitd des ihdivldua. 

Ainai , le gouva rnement de Prance^ dans la period e 
moderne s. pps.rs.lt 'comma I'h^ritier du gallio'sniisJiae,. de ce. gal- 
llcanfcti-me royal qui '&vai't'.sa. jua'tifios-tioa dans 1^ droit di 
^iu du . roi et dans certsins pouvoirs de nature ^pirituelie du 
roi d.e France, A ce = 'gsilioantsme. p/'a.J'oute, dans la pen 
l T Etat moderne^ cette conception du 18eiae ^i^cle qu'uh. 
tre eet une sorte de, fonctionnaire. de laoiale. .11 y 
da-ns 1'a nbuvelle Sglise,; manifestation de la vqlont^ de 1'E- 
tst de trans f^ re r le;plus possible de la. juri diction 0eel~ 
pijf.stique dans ses mains* Certains de. cea. caracter'es vontV 
dan^ le qou-rant de I'd volution his tort qua du 19eiae Riecla, 
ou {S'att^nuer^ ou s 'accuser* ..Les 'jv^neiaentst vont fai re ' d v euz- 
raise?- une Porte de correction k certai^ies p.arties de ce^r^gi- 
me La i-.jrei-tique .a atabli une sorta de JuriPpradence an mati6- 
re religieus?e qui a;, transformed ^^ certaias oaracteres p.rir?iitifs 
ain^dj, JLeat trsdttions et les habitudes popuiaires.voat fai-re 
resr-Uv^citer. toute: la diversity/ des liturgies side a ua^g v 
que la Concordat pj^tendait effaces Ainsi 4galement. t .ie.gQu* 
Vernement eera impuissant k-barxer is renaissance irresisti- 
ble des congregations s elles. r3pQndent, 'en effet ? k lyine 
fonqtion sooiale et eiles se rebrSeront d'elles-mdiaes'. 'at * 
pxol i f 6 r ront Enf in^ on ve rrs: n<af t re ^ dans 1 e . cle rg^ . lui - . 
mSiae ? use sort e de aauvef.u gallic anlenie, un gailicani^me con- 
.aordataire, at il. faudJca'un de'iai-eieele avant qua 1 ? auto rit^ 
pontificale ultramQiatalae pui : ssie triompher ...de; ce 



La re.opn6 ; iit9i^&'; ; ^ nous appa- 

rat done comme tin grand sUo.e''e.s pa^ir Pie ?il; mais oe n ? est 
pas une restauration r c r esi. u&:.^ 

des sacrifices. . Puisqu f il .y- a partige de I f autori1; dans ._. _ 
gl i s e s il y a 3 v i demment ' rival it i'" ifet.ale ' .emtre lw; dairz poti- 
v o i rs s le gou v a rnemeni romaia et le . gouv eraei 
vont de dlaputer l f %iise 'Ce|>.endamt a . pour le 
tu&tion n'est pas mauvais. II est ivideat qu 
cor4ats.ire de 1801-180E est le moindre avamtag ^-^ - . 
vait pbtemir; 11 est Evident qu'ime p^rsonnalit^ cojaame 
de H ap Q Id on a s t ex c ep t "i oanel i.e e t qu e ' 1 * o a. a %&+ f 4$s;et .,. 
k IfapOl^bndBS chose qui n'au^iexit pas ^tS cons@Bti'^ ^^ U5a : 
autre f que, par consequent t ess bOiiq^iisioBS repr^senteat un 
i; la pituation s pour I'JKgXise i'.et pour 1& pa- 
qua. e. f dmdli ore r lorsqu f uja hpaaae pareil . aura 




119 

d*Italle - 



dehoiB de I'Sgliae de Prance Pie VII a russi k 
restaurer ls Egliaes d'ltaiti, Celles-ei n'avsient pas 6t6 
dis?ibques par la Revolution ooinme l f Sglise de France, e?eule- 
ment il sVe'talt pas.s-3 en Italic des bouleversement^ terri to- 
ri aux op6r&s par les guerres et les conquStes franqsises e 
tel : s qu r il 6tait nsceepsire da faire une rSadaptation de 1*I~ 
glise h ces changementp mat^riels. Cette adaptation f (it op^- 
i^e, ici usai s en oollaboratipn da la papaut^ et de Bonapar- 
te, Les prinoipes qui y ont 3td ?uivi sent analogues^ 



cependant^ des transformations .n^c ess it <ea par les eircontan- 
ces et par 'I'e't&t de choses ast^rieuiv Le Pape s ? est 



cea adaptations? s h la fois pour eiap^oher la mainmise totsle 

gouveriiement sur ls Sglises -.at. t aussi, parce qu cette 
adaptatlott lui dtait une occasion da reriforoer et d f augmen- 
tr son propre pouvoir ssur I'^piseopat^ Ici, le danger n T &* 
rait :paa ^td, .oomme -an France f l'i religion isu d la B^wolu- 
tion, male le danger av ait ^t^ 1 Jo^ephlsise des diff brents 
gouv ornaments v la subordination d*%liss au pouvoir civil, 




trre jiaaia t >Npisooap plur quo tout 

autr pa^s d'ku^dek ds Alp8; iiaififl UB payii ou il n f y a Ja- 
maia.u d_ ? h4r^sle p le ?ap@ n$ put pas admettre que "I ? on face 
pi^a.offioi^llemeBt k d^autres oultee qu f ^ i*Kglise eatholi- 
qtte* dane us pays ou 11 n*-.y a pas* eu de -i6?olution 9 il M peut 
pas admettr nba plus que l f gglise soit depouillee de ses 
"bieas ou que I'oa. introduiae une legislation c out ral re a ses 

par axeiapl* sur le maxiage. Si, pour ^viter un: plus 
mal^ le Pajp^a est amend k trsiter a^ec Bonapart s au 
yk^i>"il tenir beaucoup plus ferae- sur les questions de 
3ur4dictlon et de doctrine qu'il n f a pu le faire pour 1'Sgli- 
so d France.'-; '. ' '''.; . ' ' .' -. '.":' 

A *: La p remie^re Sgli se dont. la t rian&f oimation < t ai t 
iias4 di at enBtf; .-. n4 c esaai re , c f ^ t ai t l^Xglise jji^montais. 
effet r le fidmont, qui' -it alt occupd par lea troujpes 
ges^ est annexe k 1'Kmpir franc, ai8 en septembre 1802, 
gllse y 4tait toute : d^sorganisdi il y -avait .-six 
vacants; irols auires deques staieBt a^diqu^ leur 
eeux d f Al@xanarie v da as ale et d'Aoste, Bonajyarte 
porant 1 Pi^mont k la "France. voulut\\zi$tur8ll h eiiien: 
per l f organisation ecQl^siastique eveq celle de 1'Seipire.ril 
y 4vait 9 dans- l f ancieii:Pi^mont v dixsept ^v^oh^s ? Kapol4on 
ne pqu^ait en adlpsttre une* tell0N quantity, et 9 d ? utre ? 11 
voulait d^tQ.o)idr less ^veques du Pi^mont de toute ob^dlencsQ 
Strange res vi-liTis d f uia archevique; enfin^ l r assiiails.tlon 
du clerg^ sux. sutres adialiilst ration dtait^ dans sa pens^ej, 
destined .^ favo riser le travail d ? assimils.tibn des populatidas 
k la. France* Aussi adrssa-t-il au Pajpe 5 le 1? 
une note qui ex igeai t une nouv el 1 organi sati on de 1 s 

sur 'la fc a3e.-. des d^parte.ments" @t d f une 



- :uo - 

unique k Turin/ II mena9ait f v en eas de refus^ de 
.btens de l T Eglise et de les vendre cororae biens 
Corcme^ d f autre p.&rt', 11 se deflalt des lent eu is de la oour 
de Rome j, dont 11 avail eu I 1 experience dans l ne^ociation 
du Concordat, 11 voulait que tout le travail fOt fait k Pa- 
ris rn&me- par Port alls et Caprara, Le travail de p. reparation, 
11 .le falsilt dejk coromenoer ' sur place-par l f areheve^ue 
. envoye i^lias en mission. 



Au bout d sir mole de negOQiationB, le.'Pape, qui 
avait d'aboird oppose uii re fup, a consent iau prinoipe de Is 
nouvelle ciroonscrlptioia; mais '11 a otitenu que la bull e qui 
conetituerait les nouveaux .dioceses serai t do nnee directe- 
inent par lui : le l^gat n f aural t pouvolr que de faire des 
d^orats d' execution, II a obtenu ^galsment que les b lens 
des eve'ohi69 supprlmds serai ent trans ferSe* aux 6v^ch^s res- 
tantF^ Bans ces condition^,, 11 signa la bulle de r^ organ! isa- 
tlon le ler Juln 1803 Les a^crets d 1 execution furent $ignes 
pax Cap rars' le S3 f av rier et le 17 Juillet 1 805. 



Cette reorganisation ^e faisai : t sur les 
oipes qu ? en ^rghce* : le Bape pupprimait v de scln autorlt p 
. ne uf si d ges 4 p i e c op aus e t rd du 1 s ai t 1 f -3 Sglis e p i mont ai sea 
?lx ^vecheSj coincidant vee les d^partementfl; des modifioa- 
tipnss ndcesfsaires ataient op$r6e$ quant aux Juri dictions 
ecclesi.Btiques de maaiere a.'f.ai re de Darin 1 'areheve eh uni- 
que des six 6vech^ pieiaontsls, Enfln, tout -I'sinpien ^pisco- 
pat .etait oblige de d^misslonner et le nouvel- (Spiecopat e- 
tait oblige de reeomposa par le Pape sur is, bsse d' f ute fusion 
entre un certain nombre d; f anclenp ^v^ques- et des e. fugues 
siouvellament npffimes^^ Bar rapport k r r Sglise..de FraD^.ii'-J 1 '^-' 
glicerpi^montaiae pr^sentait ainsi, pour le Pape.^ $+k avanta* 
ge <3U*il ja^ait %&$?& les biens d f Sglise et qu'il aval t main- 
tezm. s0 pouvoir de jarifltlctiipn; c f dtait lui qui ayalt 
le st^uVde' I* ;aoi^^le-' : l . "_. ' '' .' . " 



pas ef ;d^ai^.0tt,^^'^eor|^e;mnt , .' .at^ ..dea. 

vl:rk-:yl:".|.ii^ 3^^/:-e^a^anitv:Ii. tigi- 
raste n^GeJ?gair d la part", d ' i^wfeerit* : ^rowaim^ ." 
|>our.^lt0.r 'la' b^^e\li^o^uiM^ 

smr le miarlagQ ;r^Ii^,:|^d^d|i^0^1t'' J>o?ar " ' 

Conner au cardinal Oapjara \ ''$&, /^.roit ;d^- donnaff :lea 

droit qu'ii ,ayfci : i^- : ito=0d' : Jrtd'' ; ^*.*i''' 
soiaBie t le Pape vdiidrait etablir 

que t ibout. en 6ta&t ineorpor^ au territolre fraa^aistj le 
Pl^Boontt, comme (r Sues ^ rest e tout de mSine italiei t t soumi-3 B 
par oonsdquent, k la legislation traditionnelle 9 c f et-S, 
la legislation Qanoialqtie* (Jtaea sublt en effet f eaa 1805, 
la ia^iae annex! on que 1 H^iaont et/ ici aussl s 11. fallut 
faire .un oertaia nombrs d transferts ^ T EglIs^)B entre 
et ' '' ' "' 



; B W JBeaucoup plus- .fifficile; fUt.:i^ i^glemont de Is- 
question cTFSlpine, du igglme de I'^glise. dans oe qui av ait 



Is Rgpublique Cisalpine cr66 par le Diredtoire et qui 6to.it 
devenu d'sibord Is. B^publique d T Italie v puis devint le jcoyaunwr 
d f ttalie 2ie VII 'rapugriait k y accepter un regime coaaoraa- 
taire paroe qu'il' pprhettdftit d.e voir introduife k la' 'favour 
du Concordat 9 des clauses contraires k : la religion; il orai- 
gnait aupfci, en fcignent un Concordat pour la rSpublique ita- % 
lienne*. de parattre renoncer aux Legations? v qui avaient 4ts in. 
corporeas poli'ti que merit k Is RSpublicnie; enfin, il dSsirait 
ne pas order un "precedent qui pulsse servir pour lea &utres 
Eglisej3 f nots.mment pour ffaples, Wals il eat. oblig6^ ea 
d'en jpaaser par Ik -pour ^vlter un plus grand mal 



v Une dilticultd grave existait ici : o*6tait I f 0tat 

d ? esprit des dirigeants: de la Rspublique itali.ezin Ces fono* 
tipnnaire.a bu ces homes du gouvernement avkient ^t^ nomm4s 
du terras du Dlrectoire et res talent animus de l f esprit .du 
JOgdph i erne 1 mp 6 ri 2 1 d f Ano i en H^ gi me ou f mSme , de 1 f ant ic 16 rl 
calisme du Direct o ire s ainsi, ils avaient interdit la publi- 
cation dans *1 a B^publique da toute espfece d T aotes venant de 
Borne, ils avai eat linpos^ aux cur63. et aux ^vequeB de ne feire 
auouije mntioB du Saint-Si^ge dans leu rs mandeiaents ou leuis 
prunes. Il y atait Ik UB 4 tat d f esprit gntiHromain et m^ma^ 
dans une certaine mesiire, s.nticl^rical f si bien que Bonapar*- 
te ? k pluaieurs reprises/ avait eVt'i oblige d T Impose r au3c ; au to- 
ri't 4 s ei salp iliQB une .p oil 1 1 que' p lus 1 61 3rant e s si nsi en 17 97 
ainsl en 1799 *et encore en 1800. : . 

La qu nation du statut de l T< Bglise se: posa lorsque 
"B onapart e eut k p xgani ae r p ol it i quement at administ rat i vement 
la B^ publi que italienne. La constitution en fut proaaulgu^a 
par une assJsmbl^.e qu'on ^pel-Is la Coneiilte de lyon s qui.se. 
tint eh Janvier 1802 et qul cotap renal t 45E notables d f Italia , 
parmi lesquelf un certain nombre de .pr^lat-s. . -Kjui formaient 
ce qu f on appel a la n dput at ipn eccl^s last ique" t sous la p r$s i- 
denoe du cardinal Bellizpiai^ dVSque de C^gfene* Pa* la yolonti 
de B onapart e, -un certain mombre de d^cisionQ pour "l f Eglise fu- 
rent prises a cette Consul te s .Bonap art e fit iascrir dam 
1* article I er de la .Cons tituti6.it proiaulgu^a ! 26 jsuavier . : 
1802 que le catholiei^me ^tait la religion de I'Stat. Uue 
loi OJCgani-que ru.r le clerg^ .. it.alien^ qui fut prise pair la 
Consul te $ introduieait un certain nombre de r^fornies eur 
le mode fran^aiSy par exeajple la. nomination des ev^ques et 
'dea cur^s et, s x {i y avalt liu ff 10 remaniement des dioceses 
aelon les stipulaiioRs du. GoncoMat/ f^n^als; seulement. on 

le clauses plus rs spec tueuses d la' 

qua lies ^u f on t.^uvalt ; le 

aini t lea bleats d ^e%4 >taieat maintej^ 
qu la possession deii" tgli'es; les cfeiapitreg at lea B 
isaires recsvraieat dts Attioas; les deques oonsej^ sclent 
leur pouvoir dlsetpiipJ3Lires; les p litres tsl eat iexeBipi^ du 
service mililtaire; les clerbs reataient,, com^^tentfi ea matie re * 
de ^ Juridietipn du martage; la diffamatioa coatre la religion 
tmit puaie:fly avail; done, dans <$ett : e ; '-:I6jt j)r^aBique du r . 
cle rg4 ital iev ieaudtKip . d* avaatages qui k ^"aialiSi- f as ^i4 are- 
COBHUS k -l ? ^Slls par 1 Concordat fran^ais* Seulement, cette 
loi avait UB iiacoiivdnieat* d'est d f avoir 4t* faite sans la 

d _ M _ -A ' Ah A " " r * .... ... - *^"W-* (* -9 



Bonfire rte voulut pa'aser rdlrectement 
et demands, au'-tapa- de fsire des nominations d'sveques et dfau 
toriser ie -JU^st & faire la delimitation des dioceses. Una' 
ngoeiation s'ouvrit done sur oes points $ le Eape esaaya 
d^btenir dea ameliorations et des restitutions* On ne"gociait 
lorsquej toutk coup , le Vice-president de la BSpubllque 
d T Otalie, llalzij, promulgua^ 1 23 juija, des dS.erets Bur la 
aiscipline eool^slaatique p cur I 1 obligation chi jalaoe'r gouver- 
nemental impost anr oonimunlcations pontif ioal.es ^ eto. *.* 
bref t des r^glementis d f Inspiration n^ttetaent ^ Joseph iste et 
qui d^mpli8aient tout le statut rai&ain en Bourne tt ant prea - 
que. tpus ies actea eccl^siastiques h .1* approbation du. p.ou- 

voir civil. .r 

''''' * ' '. ' . i 

.'''. . f '.-... '. 

C f esrt pour faire obstacle h oes !p retentions des Ci- 
salpins que le Fape aco.epte alors de n& goofier un Cone ordat 
ayec Bonaparte* Cette .n^gooiatlon du Gonoordat 16 on ainal' op- 
position du personnel de la J^publique^ mais Bonaparte in- 
tervint vigoureusement r il d^Sclara au Pape, li .22 septesibre 
1802 v qtie la loi organlque ne serait pas un obstacle k la 
n^^ociation, qu f elle serai .t sbolle .psr le Concordat* Le Pape 
avait offert de r^gler la question par des brefsr en attendant 
des teiaps plus propices.k !a signature d*un Concordat^ .mai^ 
Bonaparte ne voulait .pas reeonnsttfe au Pape un pareil pou 
foir et .lea-'nggpclations pour le concordat fu rent done pour- 
suivle>, k .Paris f par le ciardlnal Caprara e qui avait re^u ls 
pouvoi is .n6ceaires 9 pour oelk le ler d6beiabre Oiaq. P'rb- . 
j^ls et coat re-pro jets fU2^at^ta^lisit ? flnaleiient^ la :'.! 
gaature du Conooj?dat fut faite 1 16 aepteiabre 1803, On aval t 
^ trouT la forsaul^ pour abroger 1st loi organique de 
I'artial* 21 pox^ail; t\.*Li* pa^sajKl Coaooidat wt subaw 

toutes Ies 'lai,p Monasjioeg et d^orts 4iuan6s jus-* 
de r'-.l^ BlputJlIqtae Italieaa^ sur j.^5 mati^rba 
aiaai, Bonaparte aait tout oe c^ua lo 




fyaa$ai* f k savelr, d r abbrt ; ie remamiement par 
Saint-Si^ ge -daai- Qireoafle^lptlosis --'.'t de la hi^raichi s 
neuf fv^ques dtaient mis sous ITautorit^ de. l ? archevique de 
Ifllani qusut re sous celle d l f arekeyiqtue de Bologn f cinqt 
80US, celle d l f airchey^que de ftavenne, qtuatre so^ua celle de 
Ifarohev&que de Ferrare; deux, dioceses ^ta,ieat supprimds* . 
ll faut .remarquer que le Pape a acoeptf d'inciure lea ^^eh^s 

des Le*gattona dans o^ibtte.. r^organi?atioXi>- OOMS ^^^^ 

qua led 1 Legations n F ^ talemt. qtte-"Xd3'tenu t es8; -.par ;le ..gou** 
frsmQais t r6rant son droit de propii^t^ fcupg- 
is' :r^gtiae 40 Bomi/nationa ^piaQQpssiXes et cu^ales ,eat 
GOBM@ en France; ootame an franc e ? Ies ^col^slastU^ues 
" un erm.ent d* l&Silt&| mais^ sauf Ies quelques biens 
qul- out 4tii ': ; 44'jlt' veMus^ 'qul sont.peu nombjeux -at', qui,' sont 

' 




est ed&serf 4* ILe Co&e o fdat 1 talien donne au Bremie r Consul , 
qui va davenir biantSt SKg?ereur s .lea p r^/ogativaB qu f avait 
l^Smpereurp due de Milaa ft sous l f aiicien 'x&giiae* Mais r si le 
Concordat frangais? a^t introdutt dans urn oartaisi noiabre de 



" l"j " 



, . . 

ositiom' essefctielles,, desav ant ages, Dependant, son* coa- 
serves on obtenus par Rorao * d'abord,. le ^riiiaipe de la. reli- 
'd^Stat, et'-.mStne, dsn?: le pr6a.iabu.le du Concordat, Id gou- 

franQ3.is proiaet de conserve r 1 T Intgrit de la re- 
ligion "dans aes dogmes"; il y a 1& un abandon da doctrine;' 
(jul' n- f a janai3'..'st*.'fiite en Franc?. Le Concordat reconnafclb 
agalement la liberty dee ccunzauni bat ions des -<3ve*ques ' arec le 
papa; - il maintient et II dote les chapitres et les messesi 

les saminalres^ et .les pcroissea; .11 abahdonne k 
la direction de . l ? as^istanc'e ^ublique et dee Stablis 
sement?-. charitables; le>: emptehemBnte. canoniques aux raariages 
sont 'iftsaintehus fi les Merits portant atteinte k la religion in- 
terdits enfin I's^tiole 20. declare : "Les affaires 

spScislement mehti f oan^es 
' 



dans la 



siastiques qUi ne 1 sont. -pa's 

tjonv.entioh ?eront regimes d'apr^s las 'rfegles.de la disciplne- 



'rfe 

en vi^ueur"^ .reooanaissstnoej, par 

de la jur^diction religieusee Ainsi 9 le Gone ordat it alien 
reconnatt ' i$ p -rt nci pe de Is. juri d ieti on ool^siast i que et des 
regies canohiques dans ue mesure beaucoup plus large que -le 
Concordat fran^ais* " ' 

Le Confjeil d ? Etat it alien donna aon approbation au 
.Concordat le 27 septesibre, .L 'Z novembre^ il ^tait ratifid 
par le Premier Consul 9 le 6 novembre par le Pape. II est & rei- 



marquer que, oette -foij- o t e3t le Premier Consul qui a 
sa ratification le premier, le Paps le. 'second, tandls que; 
d : ans IVautre cas ? .c f 6tait au Pape qu'on avait iiopos4 de com- 
mence r a ratifier la convention, Le.Pape 6prouva done :une vive 
s fact ion du r^ sultat de ce tt e n^goc x'wti on et la Curie . 
Qette eatlsfaetloa fut exprim^e par une circulaiie 
de Cons4iyi 'aU3t Boncds ea :por"taat li -leui 1 ponfial ssaace^ '3. : e 16 
Jaa^ler 1$04, la signature dn <5oncoidat ? jst le 
une- -lett re de remerciemeiitB k Bosiapirte le -5 fivrj^ t : 
une allocution an . '* Consist oi .-r", /.-' 11 pr osaii^a ^galeme&t sa 
'faction,' " ' .'. ; ':'-.- ''. '".-'..."-'"". : "' .''' ' '' '"-"' ;: ': : --' 



alors que tout ^tait regli., on se. 
bnirquement en presence d'un nouveau coup des C is alp las j 
Kelssi fit puiv-re la promulgation du Concordat d f u dibre^ -du 
26 Janvier 1804 relatlf k 1 'execution du Concordat qui ftait 
une ^orte de loid' articles orgaaiques acoolde au Concordat. 
II partait d.e deusr principes 2 d f abofd que les lois aat^rieu 
' pas d 1 avoir effei Ik ou elles 'n f 4 talent 

isgplaa^ee par le Concordat \ et ensuite que 

1 ^ouvriamsnt cesal'pia 6t.ai^ 1^ su@e^seur ".-de 'l^aaciea duo 
4*.la^.\iu^^ 11 -lii^teii- to'-twti-?es ''-. 

de tous sss droits t - autrsmsaat dit 



. 
lutiom et le plus posi'blep axi^sl^ de la lgislation 

i4.j&^ "O^^'tait un^ vidlati^ 

d l f esprit .^t de la lett re du C6ncoisiat Bs>iae ea 
sra 4onp une viva douleur* Sous I 1 inrpulisioia du Saer4- College^ 
le Me envoya ttBe lettre 
f4vriw v iB0 i 11 
lee- 




11 xeflteait d T admettre la .Validity de la convention 
lea ddorets subsiftera-ient^ Caprara renouvela lea mme.fl de- 
inarcjhet*, & la fo la comae !<gat du Pape at comme archeveqUQ 
de Milan. Bonaparte fit., ie".2& avril t une r^ponse rassurantQ: 
il dgclarait' q'.J'll d^sirait tr agrdable h la p.paut6.' .et, 
pour . 'empioher de nouvellee usurpations des outortt4s. oifealpi~ 
nes e il cr6a une Section Speci&le Sccl^aiastique au Conseil 
dJEtat i tali en 9 qui serait seule comptfte&te en mat id re reli- 
gieuse^ ?ttiB* 1 ^2 na.l y . 1805, il ordonna la pleiae % 4 out ion 
du Coaoordat 9 sane les d^orets. Safija^.il fit lui~m%e $ .! 9 
Juin 1805 9 ua d4cj0t de rfcglasaieitatlott pour l f e^oution dtt 
Concordat, ddcret pu. il y avait It JJBL foi des avantajges etj s 
aussiv ^ corrections piaur l*Bglis ? u:a melange d fcien et 
de ma]U Alnsi , il y aval t| dan* oe i4glemerit 9 des decisions 
relatives h 1 discipline; on faisait one concejatration de 
paroipaes et de ordre religious pour simplifier la g^ogra- 
phie eccltSsiastique; mais v en contre-partie, on donnait aux 
epcl^siastiquets des avantages financiers * les credits en 
Biatiere de culte ^talent augmentds, les penisions Scolds las- 
tiques relev^es; les dotations aux minis t res et suzx chapitres 
^taient plus considerables y surtout t d ? ailleu rs , en rentes; 
on. donnait des subventions aux. s^minaires at aux fabriques. 
Surname temps , pourtant et par ailleurs, on tntroduisalt le 
Code Civil dan la Ifouvelle" BSpublique. par oe reglement ? Bo- 
naparte donnait k 1'^glise des avantages mat^riels^ uisis ces 
a vantages avaient en quelqtues sorter, pour objet de faire 
passer certaines decisions plus dange reuses en mat i fere d f os> 
dre spiritueJU 



1 ? ensemble 9 le Concordat it alien et 

ment regiaient done la situation de 1'Sgliae de ;l f l-taie da 
Nord sur des bases beaucoup plus f ay o rabies It I ? ?gli30 t i. 
la papauti^ qu.e celles de l f Sglise de JPrjanoe^ Cepeaasjat e lei 
aussi f il exist* aa NStat d^edprit qtti peut ttre dmngereux 
pour la papautd s f il d^veloppet a*-e.t use question d f ex^c 
tion. On verraj .|L la pplitique religieuse sui^rie dans I'exe- 
cuti pa de ce one p rdat , si Borne a eu & ^ e loue r ou 9 r . au c on- 
tralre, k 'ai plfein&re de la nouvelle coavention* 



$ :~ La n^gociation du Concordat italien a danc 
asses diff ici Is Hia-is ells a pbtenu en eomme f des r6stiltata 
int^ ressants pour la pap saat tf. Si le Pape tenait tenement 
li ee i^gleiaent &e la question ciaIpiEd p c f est (ja f i3, coiaptait 
snr 1ft rlpercuesipa qu f il pourrait aToir sur les iautreis Stats 
italieiac} le 0we(Bxdat ItaliemV s'il r^uBgieait 9 pourrait 
influ0r su-t " J*/ xbglemmt des atitre^ Kglises; n edffet., lea 
ddd rets dr ;|2i*izl airaient donn^ le signal d f ujae : B^ rle 
fations des gouvarnements italiras'em matiere ^9ol^iast 
oontre oe liaaovatieBs^ la p^oaut^ avait k rii&gir et 

' ' ' 









le BSsldent franqais* qui a dminl strait provisoiremerit le 
svait maintenu lea loia en vigueur avant lui; 11 r6duisaj.t 
lea psrolases, fermait de inonast&res ? donnait k x la fameuae 
University de Parme une organisation nouvelle, ou .11 
de faqon asaez considerable le's chaires? ecclesi antiques 
rnois de mai 1805* le Duohd de Parae atsit annexe* k la G 
pine, as simil^ sax d^partements fx*nc,ais et dot^ B comma 
pire 8 du Code Ci^il* Dans la principautd de Luo qu eo 9 oe ' PO at 
la beau-frfere et la soeur de Bonaparte* lee Bacolochl qui 
s ont install^?! au moia de wars 1805 V et ils font une eerie 
d'ordonnances aaalogues k celles de pa-rme, Le Pape proteste 
oontre ces meaures g il declare que 9 mme inoorpor^s k la Fran* 
oe, ces 3 tat* ne oeaaent ps d'etre des psya . italiens au ! 

point de vue religieuT^ q.ue le ^ouvemeinent fran^aip n f a pas 
le droit 9 pa roe qu f 11 st le mavtre, politlquement, de oes 
pays,, de leur iroposer le regime duConco rdat. Mais Bonaparte 
F^duit lea SvSques- en leur donnant des avant ages mats rielsg 
zi&ziy 11 attrlbue des pension^ sur le Tresor ou blen il . 
donne deis ^vech^s k dea oa.rdinaux plus msl dot^3 B plus psu- 

res que lea autres* Dsas une toum^e q.u f il fait dans l f l- 
talie du nord au moip de juln 9 'll"est part out regu par les 
pr<lat? coraine un nouveau Chs rlemagne 5 notamment & OeneSg ou 
il et re$u par le cardinal Spins ff et, un peu p&rtout ft les 
^v$ques souec riven t envars lui des promessea de fidelity. II 
y a Ik une tendance irresistible du clerg^ itslien du.nord 9 
qui e d^tdume ai UP! de 1'autoritd '. jc.ontificale et se ?oumet 
au gouvernement civil* 



SB Tocane s la situation eat lnvere. La 
sst devenue.le royaume d f Etrurie Napoleon y a install^ des 
princes espagnols^ C*^tait, Jadi's-, .l f jett de plus Jos^phip- 
te de 1'Italie; au contraire s mainteaat 7 "I 1 influence e la '' 
papauta y est servie par le nouveau roi 9 Loui^ ler. Les tent a 
tive de rdf orrae qu f avait faitea le ^rand-due de Tosoaae 
L^ppold 8 aont tout k fait oubli^es; 1'^veque qui avait dres- 
H UB 9chime Jans&aiBt via-k*vie; de la papaute p Scipion 
Ricci ? vit laaijatemaat daiiff la retraite^ dans la mciditstion B 
Paust^rit^ 9 et ' loreque le Pape repass era par Flo ranee e en 
revenaEtt de Paris, Sciplom Bioci Ira lui faire une souiaission 
ftbpolue*. Le tatut eccl^aiafltique est refait d*une fagon 
partieulierement bieBveillaate pour 1'autorite rowaine j les 
$vSques Post read us ind^pendants da gouvraement 9 la tutelle- 
de l^istat f?ur l f enseigeBient rellgieux disparatt fl la e coles 
poat af franc ale s d tout oontrSle, Ces abandons vont miiae 
si loin que lo iainlistre frangaiF Clarke protests contre elles 
et e des termes, tele que Bonaparte est oblige de. iaodrefr 
?es hearts de langajge. Uji pen plus tard p le Pape r^compen^e 
ee -afele a errant urn saouvel &v$"ch$ k Livourne. Malheureusemen 
pour la papaut^j, Lbu.l ler meurt ea 1803, Sa feme maintient 
lts> r^foima et I'o-rientatipa de la polltique qu'il a 
mats pa pour ^loiagtemps , car le & ysum d 1 St zurie eat engl 

rojaftaieHaent poll ti qua que !iapol6on fait de l T Italie 
Xa viotoire 



Ainpi : la Toscane a rpudi< ie.Jpsephisxae* Ce pays.,. 
qui est libre . de 1 ' influence fxan$aise$ fait un o ontraste 
qua liautorita eccJ^.siastique ne manque ;as d so uligner 
avec les pays qui sont souraip k la \domi nation franchise. 
Dans le premier^ o'est le triomphe da I'ultramontanisitte^ 
danp les sutree ? c f -est, au contraire^ le -triomphe du pouvoij 1 
civil. 



enfin, le royaume de Naples* Ici p lea multi- 
ples difficultds diplomatiques que la papaut^ avait avec la 
royatijne BOUS 1'anoi en Regime oht continue. Ferdinand .s-'est 
rStabli dans Fon pouvoir a la fin de-la Hepublique Parthe- 
nop^enne. II devait^ en signe de vassal! te a la papaiit^^ un 
tribut qti f il a,vait 9 .Jueque' la-^ ; fefuse; 11 consent inaintenant 
a l<e payer^ maia a tit re de don gracieux et pieuz et non pas 
eomne un eigne.de vsssalit^; aussi le Pape tientril toujouas; 
jp our marque r Pon droit^ k la fameuse car^nionie .traditionnelr 
le de la haquen6e par laquelle oe tribut 6tait apport6 a jfto- 
me- par un cavalier mont^sur une juuient blanche, Le roi de 
.Naples desire rait ? de m^me p un concordat* II coiripte eur ce 
c one ordat. pour diminuer le nonibre des v&ch8 1? qu'il voudrait 
ramener de cent-vingt k Ginquante^ et il esp^re "bien que ce 
concordat lui re c onnat trait des pouvoirs npuveaux^ mettrait 
le sceau aux usurpations qu'il avait fait.es PUT le dpmaine 
eccl^siastique* Le Pape 9 au cohtraire ne consent qu^ a une 
faible di minuti on du nonibre des 6v^eh^s et il veiit 1'aboli^ 
tion de . toutes les lois jps^phistes qui ^ubsie tent. Le Pape 
lie la question du concordat a celle de la vassalitg vis-a- 
du Saint-Siege. II sait bien 9 ' d^aill-.euis, que s dans ses 

avec KapleSp il serai t soutenu par Bonaparte e car 
Bonaparte est hostile aux pr^tentions des Bapolitains con- 
tre le pouvoir teraporel; il ee sent soutenu 9 donc 2 par la 
politlque franQalse et il r^eiste ^nergiquewent aux dsirs 
du gouverneraeiit na^olitairu Les negotiations pour le con- 
cordat n f abouti rent done point ici 9 du fait de la papaut^. 
Le FUCC^R que la papaui.6 avait obtenu dans le Concordat du. 
Nord lui donnait la force de resist er aux p attentions du 
mals ce n'^tait 4viei eminent ? qu f un 2^.sultat n^gatif 



- Ain?.l ? dans l ltalie v la politiqiae pontificals a 

obtenu des r^Buitats appr^ciables; l^avenir de 1'Sglise est 
beaucoup mieux a^sur^ qu ? il n ? 6tait aupa.ravant; dans 1' ens eia- 
blQp la -juri diction poritificale a ^t^ reconnue et elle est 
mieux respectQ e cue part out. ailleurR S eulement E il pfese Bur 
les Sgliges d^Italie une menace d'un autre ordre s c'est la 
volont6 de dotai nation politi qua de Bonaparte,, Les dessains 
de Bonaparte sbht ezubitieux; i Is comport ent tout un 3 eu ita- 
lien; la p rauve en est dans oe oouronnement eomine IB! .-. d f I ta- 
li e et dans eette tourn^e qu'il a faite en souverain dans la 
haute Italie dans 1MU de .1806; il a'.e.ti . saluey a Kilan.^ par 
les rep r^sentant^ de tous les -4 tats italiens et les iepr^- 
^entant? d 1 autrea -puts f? : ane0s ? . 1 *Sspagne ? . le Portugal e la 
iusse et I'Archi-Ohancelie.jr d ? Smprre c la Bavire ? la Bade 9 
le rep resent ant du-Saint^ieg'e aussi* II ne manque a cette 
cour que l ? on v lent fair k Sdaa|:.arte 8 qie le repr 
de 1'Alitrlsh^^ qui boude g et m%%i le rep'r^sentant 



'',',-:;..'/ 127 '- ' 

flaples a protest^ cont re le.sd^noralriat ioixs de la Itepubllque 
dUtalie^ prise par* I'anolenne Cisalpine; le rol de Naples 
fait press! on sur le Saint-Siege pour se joindre a lui dans 
une protest at i oh; 11' v cud rai t utilise r les masses populai- 
res et lea pre"t res centre la domination franQaiee. 

II ee pose la un probleme grave pour la papaut> 
pour l f Sglise? dans quells iaesu re le Pape 9 . qui est un prin- 
o.e Italien 5 ne va-t-il pas Stre englob^ dana les cpmbinai- 
eons d.e la poiitique italienne de Napoleon? .Dans quelle me- 
sure la religion ne va-t-eile pars eVre compromise par la 
pplitique dans les ann^ess qui vont suivref 



II nous reste encore a.envisager I'TSglise 

magne* L'^tat d'anarchie dans . .le.qual elle.se trouve provient 
de la disparition de toup ses vieux cadres m^trop oil tains 
qui se Pont effondrds sous la pou8s3e de la involution loijs 
du Hecea d r 2mpire w I> T autre part a de grands "bpul ever seme ntp 
territoriaux ?e font faits et se font en Allemagne; les fron 
tieres et la eom^osition des 6tat P. ont 6t6 chang^es 9 de 
telle sort'e que le vieux principa qui dominait le d.roit'-pur 
blic de I'Xll.eraagnQ w Cujus fegio 9 hujus reli^ip" n ? a plus 
d f application possible; maintenant 5 les etats sll0mands s . 
t els quills sontclessin^s,, comportent a la fa-is des su Jets 
catholiques et des eu jet '&' p rot estants.; . le syst erne de la re- 
ligion d'etat ^qui a ^16 ce lui de I 1 Allemagne pendant t0u 
tie la p^riode moderne^ ne peut dono plus subsi>ti^ II faut 
une b as e nou ve 11 e au dro i t pub 1 i c al 1 emand en ma t i 6 re . pbn- 
fessionnelle,; '..'- 

Cette recheashe 'd T un statut nouveau se fait dans 
deux d tree tions ,g les ^tats .particuliers e^sayent de r^ or- 
ganiser leure Bgllses et 9 d'autre part 9 on as fist e a un esa- 
ssi d 1 organ! P at 1 on d'un corps eccliisiastique.iiap^ rial pour 
I'en^eiable de l ? Allemagne. 

' . ' . ' \ 

A^j- Les ^tats ? en effet e voulurent d'abord regler 
par euxTmimes le statut de leurs Sglises* 3)ans les etats pro 
testant^g on Qssaya de transporter a 1'isglise -catfrolique le 
teme de G^saropapis'ine luth^ rien; dans 1 es at at s catholi- 

on s'inspire du Jos^phisme pour taeher de pouiaettre 
.TEgip'e a 1'Stat. Bans I'un et I'autre cas ? le .pouvolr ci- 
vil eseaye done d iaettre la main sur Is pouvoir eoclasias- 

" '''''" 



Prusse. la pol it i.que de tolerance qui -.. avait 
d Fr^d^rie' II st- termin^e. TJae nouvelle legislation 
praseienne a 'did dgcre"t4e en 1797. 9 qui est fondle sur cetfe 
id^e que la source de tous dro its est djan? la personne du 
JPOl y oompris du droit 6ce3.4siastique Le gouvernenient royal 
fait done effort^ a parti r de oette date r peur assimiler 1 s S- 
^11^^ oathplique k IV^glise protestante luth^rienne^ pour en 
fair & comae d celle*civ une institution d T Etat. II 



dique la nomination des vques et des aurSsy la isurveil- 
lance des revenue eccl^s! antiques et de leu r eiwploi; il 
prStend fixer lee lours de f&tes rellgieuses,, les conditions 
du marl age par simple loi ciyiles; il desaine la limit e des 
Juri dictions des .Sveques. B f ailleurp f? la bureaux? rat ie prua- 
eienne r qui est entifcreraent protestante naturelleraent ff se 
raontre intol^rante; elle reserve see favours exclusivement 
aux protestajats 9 les subventions,, par example;, pour lea tico- 
le's ou pour les ^glioes; les univerpitt5s catiioliques restent 
dene une si tua t i on & di oc re. Puls , qu el q.ues . ann$es ap re s v . le 
gouvernewent procede k des g^oularisationj? de biens eccl^- 
eiastiqueg en Sil4eie# II 4tablit^ pour les soldats catholi- 
ques de son arm^e,!* obligation d'allery au moine une fois 
par mois t r au prSohe prptestant. Cette doctrine de I'Eglise 
dVStat eat devenue p d'ailleurs. une thiorie reconnue i on en 
trouvel*exp session dans les livres du juriste Zaoharie en 
1797 ou dans oeiui d-'un theologien, St^fanl en 1802* Cette 
doctrine est celle de I'unit4. de I'Sglise at de 1'Stat. 

.'..., Farall^lement a .cette organisation d f Btat ? la gpu- 

vemement prursien faisait passer tout le reglement' des ques- 
tions eccl^siastiques extd rieuxes par son intermedia ire; 11 
exlgeai t que t out es les communications c onoernant 1 f Sgli ae 
oatholique de Prusse passassent par les mains du oharg^ d ? af- 
falres prussien a Rome. II a nonan^ en. 1802 comrae .ministre a 
Roiae Guillaume de Humboldt qui est protestant, et il l. f a 
rauni d r in?tp.i(5tions precises et d6taill6ee le ministre 
doit rep oiis ser toute svanoe qui pour rait lui ^tre feite 
pour 1 f ^ tab 11 PS ement d* une nonoi ature a Berlin; il ne doit 
yavoir de commerce entre is Prupse at la papaut& que par le 
oanal du mini et re p rues i en de Home, il ne.devra pas laisser 
nommer par le Fape un cardinal prus si en;' auoune convention 
bilat^rale ne doit etre- conolue avec la papaut^ 9 parce qu. f 
une telle convention impliquerait . des concessions r^oipro- 
ques. II s'agit done d'empechar la papaut^ a f avoir un obser- 
vateur ou un instruaent d f aotion en Prupse et de i'obliger 
a s'en r^f^rer toujouis su ministre du roi. 

L f figlise pjaissienne est done, so It dans son organi- 
sation inte" rleure, soit dans ses relations avec le Pape ? 
dans une situation sub alt erne et subordonn^e. ais les oatho- 
liq.ues ne sont plus tenement nombreux en Prusse d^sormais; 
las. restrictions eii territolre pruefien^ a la suite de ses 
d^faites iaoua !Japol^on r vont lui falre perdre ses aujets ca- 
tholiques de l ? oue^t p et la question cath oil que n'est .grave 2 
en Piusse 9 que pour une seula province, celle de 



A l ? exefiiple d-la Prusee^ le fturtemberg et la Ba- 
de ont impose a I'Sglls .eatholique un reglement analogue. 
Sn 1803 \ lls s'arrogent le droit de surv'eiller I'^ducation 
des cl err et la o ollation des cures; ils ^tabiisseni^ pour 
tous les actes de 1 * '^g lisa^'l* obligation .'d',un'- plaSdt^ IXi 
fait d<3 la diBpaMtion siiccespiv^ dee ^vtSch^s par 18s' beule- 
yersements territoriaux qui se sont opix^s, la bu^iti^Tatie 
d F Stat prdte^teute a beau |iii Jour se f?ub8titu^if k ' 4iL 
ohie catholi^Ue qui sVafMfellt ou disparalt; ce sont ainsi 



des fonotlonnaixeSp brn^s du nom de "conseillers spirituals 1 ', 
qui sont oha rg a de l' administration des glises. 

, * * ' - . ' 

D'una fac.on gsoSrgde, done, dans les pays- protes- 
tant? p le r&gne de I f Btat-s Intend sur i'B&ltse 1 , .indistinct e- . 
ment su r 1 * Bg 11 se sat h ol i qu a comme su r 1 f Egl i s e p rot es t ante. 

La'B&vte're, quoique pays oatholique, n 7 off re pas un 
spectacle bien different 2 11 y.'regne.,; depuis 1799 8 un nou- 
vel Sleoteurv .Kai jail ten- Jo,seph v ' dont Napoleon fer^ un roi 
en 1806. &axi ml lien- Joseph a- abandonn^ la poll tique de/'son. 
oriole, qui f at salt alliance aveo le .nonce pontifical contra 
les nouv.elles doctrines^ contre les id^es philOv^ophiqueSy Qt g 
aussi a oontre 1'^pisoopat; le nouvel Sleoteur se d^fie fi au 
Gontraire s - de Home et de ses .repr^sent-ants* II a comme rai- 
bistre un liommo do?it la f ami lie sst ; d f origine franqaiae^ 
MontgelaSp ..qui, lui.j est franc-ma^on et JoP9phiste; Montge- 
las esrt hostile air* raoines 9 coiame le sont les gens du'lSeme 
8le'o.le- 9 . au npm de l s ^0onomie politlque^ pa.ree. quHls consi- 
derent qiie c ? est une force jJ o on omi qu e perdu e f et au nom p 
comme '11 s diseat s - w de la civilisation". On vo it done lesour- 
glr en Bavi&re l f asp lit du 18&me si^ole ? le ^ouvernement 
dispose des paroiss^s et de la nomination des otarSs lorsrqu 1 
ll..n ! y a.pas 5 ou quHl n^y a plus de patrons latques pour 
y.nommer; il r^glementis 1'inet ruction des clercs ? supprime 
le droit des veques sur la formation des cures; 11 l^gi- 
fe-re en mat i& re de c^r^ monies, r^duit ou, mime interdit les 
processions^ les pdlerlnages, d ? une fagon g^n^rale les er6- 
monies ext^ rieui^s du oulte; il e 1 empare des biens des xaonas- 
t^res pour les doaner'aua: ^ooles; il restraint m^me^la li- 
berty de construlre des ^gllses; oosaae I 7 6orit 1'^vSque de 
Wurtzburg asi pap e He VII en 1803 P . n l f autorit^ ^piecsopale^ 
par suite de la secularisation^ est .p lesqu-e coapletament dis- 
parue et r^dulte p.xsque a rien% Kn mme temps 9 d'ailleursB 
a 3t& promulgu^ un 6dit d tdl^raaoa qui aupprime le principe 
de la religion d' T< &tat .."">, 



1 Le gouyerflQmsnt bavaroia voit aussitBt l f avahtag^ 
qu0 pourrait lui-.donner.le ^glme fratigais tel qu'll.a 6t6 
^tablr par 1@ CbneQrdat et les Articles Organi.ques Le 15 
aodt 1802 2 Vont galas do^rlt a Bonaparte pour lui exp rimer 
1 ds?ir de r^gler le statut de l ? Sglise bavaroise sur le 
module de I'Sglise d Franoe? il demande l ? aid de "I'hOiarae 
qui a su r^soudr Is grand probl&rne d ? une allianoe do la 
philoBQphie &VQ.G la hi^rarohls\ Imitant Bonaparte 11 exp4- 
die h Home g -pour j n^gooier un:.0onc'oidat, en 1803^ un <5^8que 
"in parti bus" c Jig ft Haef f elln 9 archewtqu de Chaxsonesa; 
.o'est un- homme tout -dvou$ aus doot rinas f6bronienn-@s Mais 
1 Pap e est trfes irrit^ des innovations que 1 gouvernement 
bavarols a faltes an mati^r Beol^siastique; il 31ude le 
ouvertures qu*0n lui fait en >u d ? oa eosaoOjcdat e't il parle, 
au contrail d'anvojer au-x . 4vdques de FrsBQonie, et de a 
UK "monitolre"^ c ? ^st*adire une lettre d'avertisae- 
pour les mettra en garde o&ntr les empi^tements du 
civil s 



- 130 - . 

1 ' ' ' ' 

Le ' g cuv e mement b ava jfloi a demand al d rs 1 sec ou rs 
de la France* L?araba&8adeur da France k Rpme la : cardinal 
Fe^ch, fait oomiaftre^ au dbut d f -avril 1804* "que'la trance 
off re sea-bons offices pour" la negotiation d ? un ooncondat 
ent re la 3 avl& re et la pap aut 6 ; les n6 goc i at 1 ona p ou rrai .ent 

se-faire'a Farts,, par le cardinal Cap rara 9 <iui recevratt 
des pouvcirs a cet effet. Cocealvl refuse de faQQ,n ' 
toire cette interventieny le 14 avril 1804. 



Ainsl 9 le Conootxiat fran^ais et sea Articles 
& pelne signdKp apparaisaalent au^: princes comma 
uii "t^pe general" - l f expression eet d@ IKaxiffiilien - pou;T 
r^gler lea rapports de I'Egli^e et de l ? Stat dans .lea aut res 
pays* Qombtn avec ls traditions jos^phlstes^ la Concordat 
frangais asservivalt 'i r 2gil8e a l ? Stat. Sn tout cas v il est. 
evident, qua la sijpp'ression des grandes m^tropolas .qui a ^t^ 
la suite du Heces d ! Smpir en 1803 a b^au coup plus profit 
au gouverne-msnt civil qu f elle n'a profit^ axix gydques .qui p 
oepo\ida.nt 9 avaient applaudi & la disparitioh de IQUXS. m 
tropolitainp. 

* * _ 

D'autr part^ un sutr fait important est & noter 
noue? ^oyons sa eonstitu&r en Allemagne, A la fa^aur de .ces^ 
politiques 5 des Sglis as p^par^e3 s un@ Sglise prusssieianej nns 
l^glise ba^aroisefl un^ ifflise wirteiabergoiSQ s to.o ll*ii f y. 
a plus <|iie des Sglises locale's, il n ? y a plus d ? Sglise alle- 
2sande s oomme autrefois II y a donc 9 pour la papaut4 P dans 
cette situation 9 un double danger^ a la fois d ? as88iriss@- 
k l^^tat et dMparpillenieiit d la 



double danger^ aper9U par Borne ; lui inspire 
Is dsir do re.faire une Sglis allQmand,, et de la refaire 
en s ? opposant k la constitution de concordat & s^par^s; comma 
la Bavidre a voulu en n^gooisr ua f ainai que 1 '^urtemberg ? 
cOBir?! le demandant aussi d plus pet its 6tats ? la.Hespe-Barmi 
tadtg par' @xempl@ ? qui ^oadrsiit.^oup^r les pet Its (tat? pra 
testants de 1'Allemigne du ceatre pour t a leur "noa, '-organl.- 
er. a^ac Borne une Sgliee concojpdataiff|; du mima 9 la tausa-ndfj 
d ran d* Euclid de Bade .$ en 1806, 1 granddue de Bad fait 
r us pirojet de concordat par un' jurists Iuibbdxien 9 
puis 9 en 1SO? 9 un autre texte par un priltra patho^ 
Rothensse. I^ais la papaut^ s ? oppose a ces concoMats 
y qui d^menbreraient &6flniti Variant l f Eglise; w la 
sailt iplic it^ des '.concordats n ? app a rait aa SainISle/g ni com- 
w c4SS3.vnabl -k 1 ? importance d f un acste aiissi cohsi Arable, 

conduisant. au malntien .de la. d'lsoip'llne at'au bias 
de l ? Sglise ff ce sont les -tenmea-- qu'Vobjeate Cossal~ 
aette n^gociation, 



autr raison d rach. eraser une organisation. 
da l f Allemagne 9 .., ; 5 est le caractere mouvant que 
dsns .oatte.pdrlode., les fronii exes' pelltlques ea 
'..'$ Jest 3 n. effat; t un boulaverseiBjant constant, des 

' ; . das uri&lo't ' 



093 fluctuations politiques, un brganiswe .sup4rleur eobl.$- 
siastique stable. La Congregation des- cardlnaux, k Rome, . 
exprime 1'av.ls. qiie'le Concordat- all emsn 3 devrait prendre 
le caract&re d*une loi constitiitionnelle d f fflapire .et. tre 9 
par- la mSmev sous t rait, auxvlci? si tudea -desfrontife res po- 
ll tiques intS rleures du ?aint^mplre. Telle est done -la 
ralson de n^gocier ua Concordat. d*Brapi re pour l. f ensemble 
d l ? Allema^e. L'Mparpllia&ent das etats .allemands en 'fait 
un 'besoin, mais -il cr^e aussi des difficult^s. 



d f un Concordat d'Baap ire et 1 d^but de la 
n^gociation yinrent da plusieurs cdt^a at . ils prirent plu- 
sieuis formes. Ifelbergj, ex-archevSque de Rlayence at qui est 
devenu archev^que de ifetisbonne^ primat de Germanie et AJ> 
.ohichancelier d'Smpire par 1 :Receas de 1803 fl indique & dane 
un m^moire irititald ^ObBervations sur I'Sgliae d'Allemagne" 
le 21 mare 1803 la n^cessit^ de r^gler par un a^te g^n4ral 
les quatre points aesentiele qui se po'sent s ^la liberty de 
conscience, la. formation des diocdses^ les drolts du Chef" 
de ! T Kglisb 9 ' enf-in les fosdations pour les frais du cult 
et pour l f entretin lu clerg^. II consid^Tce que la ia^thode 
la meilleure, pour r.Ssoudre ces questions t serait l ? envoi 
d f un.l^gat pontifical h Ratisbonne p qui ndgocierait avec 
1'lEqpereur t avec -I'l&tfpire, c'esti-a-dire aveo la ])i^t3 de 
.Ratisbonne^ un cpnooxdat-^ 202 besoin en faisant aj;pel aux 
bdns or ffices au PreiBir Consul* 



Sn avril ISOSg ]Le Tresaier Consul^ de son 
demand e au ?ap.e l f ;enT.oi d'un ministry h l^tisboane ?f pou-r 
arreter avec la Diet tout ce qui sera n^oessaire k l f or- 
ganisation du cult oatholique dans las etats faisant par- 
tie de i f XBiplreV Consalyi accopte auspit^t ces ouvertursa 
et l,e.'Pap a.dredsa.un bref au Premier Consul^ le 4 Juillet 
1803, en lui. -d'sioandant sa protection pour cette affair^ 
Bonaparte communique e bref k la Bifcte de Batisbonna en 
pr.cjsiett-ant son appui ts a bonne volont^ pour la n^gociation. 
falt f -le Saint. -Pl^ge, nome alb is un none a Ratisbonne, 
del la Geaga s le futur tape I^on XII. 

3$ulaent s il y -a, dans ee Faint-Empire Homain 
(rranique s un phef dont on ne tenait pas compte s e*est 
l*ltopBrur ; iVilsiperaur -isolani, d Tienne ff comme gtant le 
eeul ph F qui alt- 1 droit de parier au horn du Sai'nt Sngpi-re.' 
I/I voudrait v an fft' 9 -profiter.de la question religieuse 
pour. restaUTOr soio; pjeestlge, 'qui yient d f %tre talleinaBt 
attaint par 1 Heos d f ^spi3?@ 9 t .11. voudxait- reprendre,.n 
msias'.sa .client^ l.e : '4tos"e't-ats cathsliques,- ce-nserver ie pa- 
t ronage' .qu v 1 1 avait ^airafoia su r -l 



. La ; position du Salnt-Sieg'e- est 'un'-peu 
en pnd-senoe de.la Diet da B&tisbonn t du Preiaier Consul 




lit.S .--dHnflu-saoes eiir IfSB^ereui; ! et_. . 

D'axitr 'pis-rt^ _lQ-;goav@raement sutri^Hieia a 
josephlete c^'i" .sont -menaaiaites* 'Mais 'le Saint 



Si'e.ge : pease qu'il pouira Jouer ntre .les deux souve rains,' 
falre une politique de bascule de l*un par I f autre 9 et 
que i*Autriehe est dans une position qul I'autoris.e k des 
abandons qu'sile n ? aural t pas oonsentis autxement, Dane ees 
'conditions, le 'Pape au tor Is e le nonce k Yieiine, Ijgr,, Seve- 
roni 3 k assist er a des conf^i^nces avec un repr^0ntant. du 
gouverneE^ntp le ConsQlller Franckg x t' un rep r& sent ant de 
l r rchichanceller de Batlsbonne, poui? rfegler-la. question 
de lBglise. ":.'' 

La premidre conference a done lieu" a Vienne le 
ler ftjvrier 1804." Wai s:. le gouveruement sutrichien fait 
preuve d T une extreme lonteur; 11 refuse de sommuniquer son 
projet de concordat; 11 ne veut le donnar que par moarceaiax,, 
article par s.rticl^ au fur,, et k me sure de la ..h go-elation; 
puis, quend il d^voile enfin BS deaseins ? on f? t a.perq.oit 
qu ? il mareifeate des p retentions d plus en plue; .josepisistes, 
le 10 ao^t 1804 f brusquensentj, l f Stopereur declare la 
ction su?peadus, efigeant^un e^rpos^ des vues de Rome 
de cjontinuaxu Ainai s 11 j a k yienne six mois ds n- 
gociatlons- inutiles,., Bi les ngociat.ions. ne sont pas' rom- 
p-uea^ d * &i lleurs mais siiaplement su spendues 9 c * est pare 
que. Pie VII vient d v accepter d'aller k Paris sac rex. Map a- 
l^on Srcpereur et qu f il ne veut pas avoir 1'air d'abandonner 
enti&reraent les Habsbourg pour la cause 



tempa qiie-' c.es 'n^^ociations; .se poursuivai*- 
ent ? le gouvernesjent autrichien fais ait effort pour s^dui- 
re Barbergo pour l f aniener a ddciippionner de sa- charge d f ar 
olil-chanoelier et d'llecteur d^JfeBpire; de cette fagbn, Dai- 
berg parti, on pourrait' le remplacer par.ua autrl.ohien, 
os 'qul ^tendrait l f influence gutrichienne sur I 1 Smpire; pu 
bien on 's' ? -af force de lui persuader 'de-.preadre un arehiduc 
comme ooadjutetzr de ^oa archev^ch^ Vienne --^choue des deux 
6ot^? ? dans la negociation du Conco'rdst couiiae dans, s a IB ef- 
forts pour r.'intrcduijF3 k RatiFbonne; ce double daliec *a. 
an fait 9 <51iminr Vienne de la n^gociation du Concordat^ 



' Ii-est : d f ailleiirs d^jk visible qua l^allemagne se 
d^tourne de Vienne et regarde vers la France. L f JSiapire fran 
Qais. a c5ts proclamS le 18 avril 1804* Napoleon declare qu f 
il ne reconnalt pas R en AllS3iagne ? d pouvoir eup^rleur a. 
eelui de-la Mete, II fait, peu de temps api^s sa proclama- 
tion^ un voyage dans .las pay $ rh^nans* 11 visite d fa^on 
ostensible et significative' ie tombaau de Charleraagne; on 
lui fait des receptions grandlo?e3 9 comrae las princes alia- 
n s en ont jamais fait a laurs Scope reuisu 



. ?ou riant v - 1 Pape sst d5cid^ k ne traiter des 
af.faim& Gesia^aiques qu*a Roia ou a Hatisb3on II ne veut 
pss reeonnaltre Fapol^on coHime un protect eur universe 1 et 
unique" d@ I'Sgllse en'traltant des af f al IBS d- f Allemagne a 
Pasls II ast instrulta par 1 ? 8xp<lrS.encQ des Articles Orgs 
niqu.es, des 'dange.rs "qua " cela peut offrir* La po'll ti que -con- 
cordat al re est ua ah.ose -assez difficile k .oondulre et qui 

jpeut presenter .ses dangers. 



. - 133 -.. . ' . ' 

La n^gociatibn du Concordat allwoid apparatt ;. 
auseitftt comrae une affaire t're'a powpllquJ0 9i .car' il y a de 
politiques et. des inti$ts divers en presence. -Ifaliberg vou- 
drait consoli.de-r s& situation, C'est un personnage curieux 
quo cet arehev&qua g.il avait d'abord 6t ooadjuteur. de. fca- 
.yenoe,. ou 11 a suce^dd/ an 1802 3 a X f aroheveque Arthal; ds 
1&5, il $st devenu arehev&que de Ratisb03ine fi archiehancelier 
d'Xtapira.-et priraat de Oexmanie, C e re onn&ge Strange est- k 
la foie franG-ma.^on et hoinme -d^gllBe; dans lea.los 3 ^ i 
r'appellft fr&re Ol^manz*' Sa. pensde -est tin melange de la phi- 
loBophle huiaaDltaire du 18feme-.8ifecle.et de la foi catholiqus. 
II est auteur de touted- sbrt.es d'^.crits^. des oeuvres seien- 
tifi^ues^ das oeutres d^eBth^tictu^,. des Merits juxidi^UQs; 
ce qui manque, dans son oeuvre^ oe sent do s outrages de th^o- 
logie^ G r esit un htaame 'x:t r^menent intelligent et "b^illant; 
Eumboldt disait .qu'il n f avait pas son rival p'our '"Sveillez 
dee iddee"... II connait- le monde lltt^'xaire' et / eolentifioue 
enti'er de l ? Ailem.agne; 11 est en relations aveo tons les 6- 
crivains t tou? les savants .at il en est tr^s appT^cidj 
'c'esi lui qui -a recommand^ Goethe .au grand- duo de Weimar 
pour son adxaini strati on; il est dan?' les meilleurB termes avea 
Scliillexi, C^est un hajaae d f u.ne conversation <5bloui'ssanti II 
eat tr&s ambitieux^ mais 11 est eneor plu^ ^anitsux, se- 
dans ces oonditi ions, -un instrunient dans le aa-in de 
IT est rest6 le "seul -&vdqu.e. qui soit encore pri ace 
i; an All'emagn'e ,i il a ra$u la p.rincipaut^ d T A.aohaf 
bourg at le tltxe.de Primat d^e Germani'e. IX vou^rait opnsoli 
dor sa fortune,, assurer son tltre,, .fai.re d s&'prinistl^ quel 
que choae .d ? eff^c'tlf - un povivolr- i^eX. Mais s d- ? ^illu.c3 3 '11 
aaarifie 'faciileaiant- la i^alit^ du pouvolr & la p^s^ance ho- 
nori.fique e 'gn 1806 f apr^s le traits de .Prasbpurg t dans 'le - 
-r organisation -d .I'Alloaa^ie, 11 p.erd sa prinalpaute d f As- 
claaffenbourg; en ohaage 9 o,n 3.ui c^^ um -grand .due'iig da 
Francfort qui ^a lui d&sner cinq fola plus d su'j'ets. qu 1 aU- 
pa'ravant. s mala '-sa primati JEW t ere quelqu eliose ds tout ."k. 
fait persdnrssl et non plus aitaoh$ k un 4v4eh4 m^mQ* II se 
manage des gx&wtft -'.4* fore avee habilet^ j il p.rend I t on- 
cle" do' Hap'el^onj" . 1 'ca rdlnal Fesoh aoxame . GO a.d Juteur, 1 a. 28 .. 
f$vri 1806; Bon -navau, -la b!arpn da .Dalbe-rg; est la'cftnaaan- 
sal fc l ? un des instruments fa^ciis -de f alley rand; aupi^s .da 
lui. 'est accrSdi:fc<l oomrn. isd.nl sire 'la 11$ ';&* -Tort alls* Ce 
8ont Ik de's ^l^raents d'iBfluenfS dont lljcm%.ll s 
done, a la poll tl qua" d ? uiait^ allemand au profit ' da" S 
en $ change des 'satis f motions' p^r&oiiQellos ^.u'i-1 
Daiberg nHnspire done p.ae -g;aiidd-..ed&fl.8^io' k 10ia;et il ne 
pas bien lonrd non plua dans la 'msi'ix ' 



Tandia. quo 1 Pap- gsa--''veut--A^got$ier aut-re'.part 
' " ' ' 



Napoleon .de. .ns'gooier un. ..oonco'.jcdatva ?ari. II a pxi.s 

tact" a.^<?. la..Bouval is^exatrr- k"May_nde le 4 aot'obra 1804"; 
Ila- nt 6@nvm& sur" -.lies'-- affaire s 'religieusee ft -.-La n^- go elation 
du..Conc.o:zdat '-ayeo Ifapol^on est'. ^Gtam^a ainsi pa' -Damb'-arg; il 
'va d&88aitatir..i. $ 2a^ar0ur"de, Yienue ^et il va faire. 1 maix>h^ 
de'3 'affaires .2eligiau@e& < aliemandes k Fa$l8 -aux d^pens du 

est venu ^ Pa'iis pour ' ! -saora,' ou-il'a 



- 134 - 

invitS; 11 .y rencontre le papa et pr6sente. 'k pie ,VII un. pro- 
Jet de csonoordat et -un memoirs sur I'Stat' raligleux de 1'Al- 
lemagn* Mais les" oardlnaua: avec l-eque'l3: 11 en disoute dans 
deux .ent revues , le 31 ddeeiab r 1804 at- la' 3 Janvi.er 1805*: 
prennent connaissance de cr-e .pro jet, en approuvent certaines- 
dispositions, J&ai.s refusent de disouter^ .ear la nagooiatlon 
doit e*tre entam<2 a Katisbonne ou a Rome avec le 16'gat du 
Pape. et sur un text de la.papauts. On s'e trouve dono dans. 
une 



Maie Talleyrand ne veut ps3 rest er sur un 6chec at 
confie alors'ls negociation k *e a diplomat e d T K01isa.qul a d^- 
Ja.rendu tant de services : Berniejo, Bernier, pour assurer 
le suoo^Sg .comprend qu'il faut limiter.la n^goclation.et il 
la "borne a assurer la situation de I'Axbhichancelier et le' 
transfert da son archei r l<sh^ & Batisbonne; il feud-rait en 
ffet trans fe'.re'.r eanoniquem^nt'l sifege de I'archevaeh^ ^leo 
tpral de Kayeno a BatlsTjozmaj transf<5rer le chapltre de &a- 
yeaoa a Ratiebonne .srfc d^ limit r la Juri diction du nouve I ar- 
chevSque,, A d^.f&ut- d aonooj5lat 9 on aurait ainsi;un ratiJTi-' 
cation par le .Papa des d^olsio.ns de la Met du..Recez d r aii- 
pire; bn.aurait d^ja un gl^ment important de la /reorganisation 
de l 



La n^gociatidn fut asses: difficile, ear tout le mon 
de y intarvenait^ le Pape, Hapol^on, 1 'aiabassadeur d'Autri- 
oha 8 Talleyrand, tc a a La question' du chapltre '^t.ait Impoiv 
t ante f '. pui ?que e f est 1 e oh apit rcf qui nomms rait 1 f arcjaev^que- 
Sleoteur Arohlciianoelier a la moi* d Balbarg ;La .question 
du tit re du Primat d't.a.lt ^galewent .ltop&rtsxA*i. Le Pape na 
vouisit pas ..qu'ii'-se- con^tituat 9 en Allemagne, un cenlrre 
e.cal^sie-stique qui, Is cas ^oh^ai3;t s ,.pourra'it atra ohef de . 
doctrine v voire d f un raouvement schi8iaatiqu s qui xesruscl- 
terait une sorte de Pat ria re-he' 3e l^Allemagne, Snfla, la de- 
limitation de la e 1uri diction du nouveal. aTOhev^que .6 tali 'dif- 
ficile; Dalberg demands! t juri diet ion sur touts l ? Aliemagne 9 
j oaup ris le^ ^v^ohes oathqliques de Piusse et d ? Autriohe, 
Final ement, par les_bons" soins de Bernier,, on trouvB un com- 
promis : le chapitre de Batisbonne sera constitu6 oomme 
barg l f intend ra; .on lui aocorde la "pr^^fidnence" - la pap 
^Tit 'l.e mot de "primatie en Allemagne"; -. sa Juxldiction 
e'Stendra ; sur tous lea dioceses all emsnds qui ne Bont ni , 
autridiiltoSv ni prusslns* mais k Condition que les 
diposs^d^e y. oonsentnt Sur ess bases est sign4 un 
le I> f^vxi** 1805' t Bglb>rt est saor^ archevSqu d 
' Mt rplitaiia $* Aliema'giai 1. $ f^vrier 1805 -a 
la situation d lb&1^% ast .. dtabli.; au point d vua 
i3 ? - 1 ile&a' d r -9Ri-JN>' @^t/Mnflsa4 ,par ' 

11 -rasta. t-caQurai .a.: fats*- 




. ' -'l&_ di'fdb:oultd 9 .' po^r. 4tab.lir'e 8tatut ? , *e't beau^u|* 
plus 6o'sSl44 ; CBbio .':q.rli@ i--i'% 'dt4 p^ur la Fimoe.eu pour . 
I- 1 It alley qui sont des paya a^asitun^' dnt rail s'atioB^' total 
pour la Fraiaee, partielle psur l^Itali du ndrd, ti qui 9 a 
^ut oae^ ne poss^daient pas t ou *pau -&*3igii-3es protest antes. 



- 135 - 



Talle yrandp "Barb erg -at Bemie^ es say& rent de faire ocnfier 
la n$goqiatioa du Conoojedat a Bexnier lui-m&ae; mats la Cu- 
rie re f us. a s elle avalt nomm6 dell a Genga pour faire la w<- 
gociation t &e voulait pas le ddpouiller; Napoleon. d T &il 
leu rs , n 7 appui e p as B e rni e r , qui est t omb 6 en di .s g rao e, La 
nSgoeiatipn 'ss poursulvra done k Hat isbpnne pour las formes 
ordinal roa^ 



. 

m&ne temps p ls 6tats allemands mult ipl latent 
leurs efforts -pour obtantr leuxs conboidate -pa rtiou liars; il 
voulaient affenair la situation qii leur valait 1, traits d 
P3pest>ourg : ainsi, la Bavidre et .1 Wurternberg avaient XOQU 
das agrandlesQments t une esur&nn royal; ils aujraiant ou 
lu faire oonfimer leu is .pouv oils par UB Gone ordat^ ifiais Is 
Pap ? Bur ca pointy r#fuaa v comme 11 l f a. fait auparavant, 
Puis ? autr diffiqult^j c f est la formation^ 'Isi 12 juillet 
1806 * d la- G.onf 4 deration dtt . ISiln v . .qial fait disparattre 1 
Saint- S^i;rB0ffiain^G9ii2iani^ie 1 6 8,otit 1806; Batisbonne 
eat' domi' & fe Bafi^raj; Ualberg est trans f^rd grand- due de 
j ; jeaafor?i; . il ic^gts pjjlisiat, taais -cette primatia n ? est plus 
a'ttacii^e anoum ar.Ghir1lch6 La situation religieuse est^ 
enoore une x'ois.j transfom^a; il n'y a done encore -aueun 9 
d^oision pour lea affaires .re ligleu.se s a 1 






avait d ? s.bord rpr68ent^ la Concordat cs 

me un principe d ? qrdre s utile h ..I.* existence et aa j^poe de 
1 f All ^magn. t . i 1 ao G us a i t xa^m 1 Pap Q d b f ai re t raf ne r la 
n^gooiation t de . laisse;r p.^rlr IQS int^^ts de la religion; 
11. 60-rivait, le g2 fdvrie-r 1804- 2 "Ppu-r-des int^r^ts "laoMain 
pour ds vainefe prerogatives df la .ti'a're, on laise p^rir .les 
|IBS ? vral- f ondesiaist d^ lia s^-Ilgion^ . ^n r^alit^ g les 
oupations d 3Va.pol6.ofi ^tai'sa;t politlqttes r il s T es't 
de-.la qu antics religious e pour .ases&ir son influeaG 
l8ma'gnQ| mai's f 1 3ur a ou ? pa> la Conf^ddraticm du 
a'des isay^BS pliss ^iracts da I 1 as surer, il lalase timber 



. . . est repris anoore-.^en 1807 

aX:B a '.Paiis; -021 -y' fait venir 'dslla Geasga et le 
' Baylasa 'pour a^ gocilsi^ -Xft .-sainl'st r^ de 1 s lnt 4 ri eur 
8,e Paris , m^jaaGe g- L'Sj^e^ur^ .di.-t-tl, J&gls -ra' la question 
rel i gi eu s'e .'de' iulmthiB s Voonwe" '' f ai t . Oh^rleimagne t c OEom a 
fai-t Oharl^SiQ^int^ $i .!* papaut^ n*.y pr&t$ pas la main 
il ifexf, ^pi a tsn OcteiGil -'p^ndi^l* -La n^gooiation 

' en ' 



dsrns sta" situation de ahaos ecel^aiastiq^.e .? -de 

oti 'ajrciiev^eh^a e.ont vaoanie-.; Cologa@ ? jKuns 
" la .Ghapell*, Tzeve; Srmlaxid^ qui stot sans titulai-res 
aque'v 0x8. 1817 'ou 1820 L'Sgliee. se trouv ai,noi victim 
la politlque is^^rial' d@ 



sont donci^ en d6finitiv 5 lee r6aultats 
la politlque coneo-Mataire pour le Saint-^legQ?; lile a 



- 136 -'--.. . '". 

gains fort apprgciables. Le grand fcucces e e f eet 
da -France; .-pert out, elle a assurS en tout cas fr & .l T 3Sgiise dea 
avantagea matg riels, 3 ouvent ' d f allieurs $ ees avantageS. ont 
t3 pay$s asaez '-oher s las Articles Organiques franc.aiB 8 le 
Itegletnent Italian^ <jui est .pourtant moins mauvais que les biv 
gan i Qjae s f ra nc. a i s 9 s ont 1 a c o nt re -part le ; 1 f i nt ro du 6 1 i on 1 iv- 
rSsi&t.ible. du Code Civil -est un autre inconvenient. La poXi- 
tique concoidataire laisse^ d- T autre 'part f ouvertaa un certain 
nombre de questione : telle cette .constitution info ime et 
perp^tueJLleraent mouvant d l f Allemagne 9 i|>ii ci!^^ des dan- 
gen" irisoupQonna?? : ainsi 9 . a l f exp^rience^ on s'aperc.bit tout 
h coup-,, un pen plus tard 9 qiie 1 diocese .de Constance d^v lent 
une sort -d' f 3gll.se BchisioatiqUe; le vicai re-gn6ral d Cons- 
tanee^ ^eesn%erg ? a dtsfcli peu'k peu une Eglise parti oulife re 
e t , ^ame , pa. rt 1 cti lail ^ t e y av e c une <5 1 range do ct ri ne , qul est 
un melange de philosophie <iu 18me sidcle et de ehristianisme* 

Snfin 9 la politi$iue concoixlataire n ? a pas co-ifig'6 
la situation des pays cath&liques ; le rbl d T Sspagne a prof i- 
te de la mo it du Pap e Pie VI pour attritmer lui-memeg par un 
d^oret, en 1799 ff &HX 6?$ques la.'-dioi$ -des dispenses de marla- 
ge qui 6ta.it reserve & jueyie la s a Home 9 et pour ^oumettre 
les tribunaux de l f Inquisition et de la Kote a l*appel des 
tri"bunaux roy.suz; ils doivent prononer w en vertu de la vor 
Ipnt^ du ixji 51 * A^ec le gouveraemant de Godoi ? . * Prince de 
la Paix^y les ^r^tentions du gouv^jcneir^nt as.pagnol vont crois- 
sant ? centre les cQuvnt p^r xemple r ou pour maintenir de 
faqon rigoureuse l 9 '.Q'bllgatlon du placet j les blens a. T Sglise 
Font lourdeinent imposes j alnsi t le gouverneinent se donn le 
droit d ? aligner le p.eptiemo des b-iensrfonds et 11 mst la 
main s.uzvle revenu des comraendeg des ordres de die vale' rle, 
Le Saint-Si dge, spi^s des conflit^ ..divers 9 est final em ent 
d f accepter les r^foraaes qu'a f sites la 



2>ins.le .royauae volsiri du Portugal, le 

le gouve rne est P ous 1 ' Influence du Reoteur d 1 'universit < 
qui a ^t^ nonna^ jadis.par Pombsl 9 Hgii Pereira* -G^'est une 
ing^rence continue lie dans leg questions epirituelles, des 

fetemants des tribunau* rayaux rur les affaires 'de l f JSglise 
secularisations mSiue de religieusr; las v%ques sent 
selon 1'es volont^s du o'uyernament t sou vent fort 






.. Autriche. le Jo?^pl:iiB ! me ' s"e mainti'9txt w La seule 

attenuation^ c r est qu'en 1804 f .les ^GOl^s ''pppulaij&.s ont 6t 
raises sous, la surveillance des ^vtlque^ Les "oi^as d*Sglise, 
en Autriche', ae sont pas t ouches 9 ee qui ast- one '.exception; 
maio^ pour le rsate^ la legislation da 'Joseph II subsist 
L ? Smpereu.r dSei.de de lui~inem 9 an 180 4 de fai re coincide r 
les limitesd.es dioceses avec las limit es polit'lques de 
l ? Smpire; . ain.sip il decide qu'i l.' f .y au-ra- qu'un- dloqes-e '". 
pour le Tyrol/ ^ue, @n Aut rich prop Tm@ntdite 9 les huit 
dioceses s eront mis sous la Juridl'btlbn de l ? archv$qu 
unique d Tieinne* ,La Curie :tmain prot0ste f essay d 
faire pffort pour arrtter cett .Invaaion du gowejcnementc 
II feut re commencer'le travail de delimitation des .^vdehds 
en 1806, en 1809 B a la' suite de modifioatioas q,u s apporfeent 



- 137 - 

a I v 4tat-*autrlchian. 10 traits de presbcmrg d'abord, la. 
traits de Vienne, ensuite- 

Ainsi, on oomprend que la politique x*onoofdatal~ 
m puts se 8 oblever encore, & Born, des cont reverses. Dana 
le.s milieus: ecbl6stsstiques f on discute encore d la 14giti- 
aait6 de la poiitique ooiioordataire; 11 y a tout un parti 
-traditipnalis.te qui est hostile & la poiitique de Oonealvi 
et clai jp&pe. ^tant donn^ J.es result at s p pour oertaines par- 
ties, InsuffisantG de la poiitique poncordataire, elle peut 
done paraitre dlseutable; mals surtout, la grande chose 9 
c f est que la- poiitique cone driatai re va s'effondrer^ dans 
les armies qui puivent imm^diateiaent, au beau milieu d T un 
eohflit entre 1^ Tape et I'^mpereur* 



- 138 - 



III'-- LE OQNFLIT 00 PAPIS S3? 1)5 L'B/IPSREUR 



A plu^ieum T> &&,&& dtudianfr les stipulation 
de* Concordats si gn^ e ntrale. Bap at Ida different* . gou- 
i?0meijients 9 Je voua disais qua l$ur valeur dSpendrait de 
opnditions do leur. execution; il' st do no neee seal re gu* 
noua Studious Gelles-ei f t. f par consequent, lea rapports 
du Pape et do I'Srapereur. 



La periods d f entente entre Bonaparte., ou 
et Pie VII t fut brfeve.- Ce ne fut pas "par le Pape qu f ella 
fut rompue f malg?6 les d^oeptions qu'il avait subie.sj au 
ooxitofaire^ Pie "VII .garda toujours, vis-a-vis de Hapol^on, 
tin- certain, faible sentimental; il en parle encore dans dos 
teisfieii ajfeotueux au moment ou il . est 'en ferial k Savone^ Pe 
iaSme. >e ne sont pas pour des questions religieusea^us cse 
relations, s s ont aggrades f ' mai& 9 ail oontraira, pour d^g 
q>us^ln poli$lqU93 s questions qai, d^sdlldujps, poaien.f 
des pr?)bl^aas d doctrine et qui ae lalssaient au Psp^ 
pour lei j^soud^e p qus dea ^ aaases spirituelles, ;.;de feelle,ao 
te qpe ae conf^it jpolit.ique BS transpose, ^ piresque aussitBt, 
sur Ie.t:er2?ain religieiix^ Le conflit emttfe les detuf homes 
at'teint ^r^s >>ite un sxtiaordinaire degr^ de violenoe, et 
ceci ^u fait du'caraot^re m^iae de llapolgon. 

I - Bi.spayiti.cn de 1* Itat pontifical .*.:' 



de la politique de collabc m'tion en 
et I'lispemur ^ sat. ^t^ ^ite asses d^oe^ante; la 
^^^^^!^^ en Italia et exi Allemagne, n ? a pas 
doni6 l*s sa$isfaotlojis oc^pl^tes qua le jPape en attendait; 
quant ^ Qn e3:dcution @n I'lan&e, ^.lese heart ait aux &rti- 
j^aalq.Ues* -..ti- BSgooiation du sacre va "tre. f pour le 
une .': occasion d^essayer d'obtenir des joorrsctions aux- 
Gi^aniques ou <ies ooneeseions de.la part du gou~ 

'''' """ 



'. - 




fraa^ais .a .6t^ p-rsoiais^ ' le ..'-li 

' 



9 :J -la. 9 asi, top.ol&pn paaeiait V- Sapi*sra . dm .sscr 
au " 

'stait.bea@iii:'<l T a.n "tit'ie. 




'9 

scm onole, le cardinal 9eaj'0h, 00*100 : ai&asa'deur ' --fc -Bwie:,. 
dans la peaa* e d fai re t^ett -.^ 'g9oiatiO&t l?eis-oii d'tai t. arri- 
T4 k Home' em Quillet* Le'.Seo'x$t air d*Stat- 9 .Comalvi, .a Mas 
oompris sussltBt qu'il ne pourralt rSsister au 
ri a 1; mai 3 il YOU lu t en v t i ra r pa rt i D s an t r@ pa rt f 



.* 139 



cautions ta,ient-a prandre vis-k-vis de.s autres cbuirs 
tlales ou rbyaleg, part iou 11 Bremen t vis~a-vis de I'Autriche; 
41 ne s'agissait pas d'e creep des p ac3dents qui puissant,. 
erisuite/ et^e Invoqu^s c'omme une obligation pour la papauto 
'II -y aval t d. f ail leu rs des. motifs de- doctrine, galenjrito a 



entaraer det; n g'ooiations : les-zites du ?aore devaient etra 
fixes 4 U . point de vue- religieux; -la texte du' eerraent que le 
np'uvel Irapereur devrait pre.tor a la' Constitution px>sait 6&a 
lement eart'aina probl^mes p -pulsque la Gonstitutio.n frangai- 
se reposait sur " ^ne 'legislation 'qui n'avait lien- de canonic 
' '* ' 



Une n^ goc i a'ti on s f e ntama d one 9 qui du ra cinq raoia 
et au >oiit de laqueXis le Pape, en fait ? n f a ot)tenu qu deal 
formulas- oii que des processes. assez.>aguesj .on- lui & 



des apaisejaants sur ; I 1 



ation du serment 



serait 



pplit.ique et n ? entameiait par eons Equant pas 
la quastion canonique 9 en ma.ti^ re 9 . par^ exemple ? . de* lgisla- j 
ti.on du uaariage; il a eu ^galement des apaisemehte sur: la . 
quest! oil de ^a sparat$"on -ou de la nons6p action du sao re. 
et du :oo'uronneiTientV dont. la papaute., ne voulait fai're qu'uue 
seule ' c^ r^monia, la c.ouronne d.eyant ft re doan^e. a nouvsl 
Erape reur par le Pap e , . comrae 9 jadi s , aux : Bape ^surs du S sin t- 
re-iiOBialn~.Germanique; enfin, il obtenait dess promeases 
pour- la .religion. . 

1804 && 4 




..-' "".' '.". ; fie 15 s4jburija h -Paris 
ayril 1805 -torsque les o^ ^monies, dt stad re 
il eat k remettz l 



isait seal 

-la 



'un qul ooc- 



0. qul 



esmsais 



et'_ la 
' il ri f 



jeieis* la 



'aa 



.ler : 

.peet t :d@s details 

point 

c'-estr'.im 
la r4poias 
daps 

. stn 




des 



qua 

;..- el 
.ie-;j : s- 

la ' quest ioja. 
11 s^rs i-gps ' 



le' -d& ' d" 1 * 

- fait 
r ons 



n .o' f eat: la, bent 




force, ni la" ri.cshssse^ 

. 'pro te^ger 1 ? int^grii-S' .-.da lplre fz&A^aiSe ^ : Bour -.ces 
' il*'refUBe la. iWst it tit ion des 'legations., 



pendant oette periods parl'sienne,' le Pape 
a sufci qualques froiasements s d s afeord 9 il s'es't- apex^u 



. ~ 140 -' ... ' . '-. . 

qu f ll fallait, avant le sacre, r&gula riser la situation 
trlmoniale du futur Empereur, qui n'avait pas rec.u le m-aria* 
ge religieux en 1797; au grsnd ia<oontentement de 3flapolon 5 , 
le Pap e en fit une condition essentlelle, at le nouval 'Sinpe- 
reur et Josephine fix rent marie's, dans une s. a lie des (hiile~ 
ries, par le cardinal yeah, sans t mo ins et sans.qu 1 y 
ait pris part le cui^ da la paroisse, ce qui sera 9 au moment 
du divorce,, deux raisons d' f annulation* Le jour du couronne- 
ment mediae , 1 ? "tope reur a donn une entoise au ceremonial qui 
avait cH3 minutieuseiaent 6tabli; au lieu de se lalsser cou*- 
ronner par le Pape, il a "pria d^lib^rement la douronhe sur 

. l*autei, se I'est posee sur.-la t^te et a oouronn .Jos^phine ft 
Snfin, au .fur et a jnesil.re que le Pape recevait a Fails, plus 

. d*hommageS0 j?apol)5on se mo'ntrait jaloux de cette 
et le luarquait de . diff(J rentes, fa^ons. 



tous ves petlts hearts^ le Pape obtint cer* 
taine avantages : d v a]oprd .celui-ci^ qui ne tenait pas k 
1 T Smpereuf 5 le p^odigieux 61an des populations f rajaqaises 
envers luit, so it dans son voyage d f aller et de. ret our, soit 
k Paris, meme^ le Pape fut l ? objet d* acclamations et de de- 
monstrations de respect, et de veneration t res emouvantes; 
ceci devaitj, em qu : elque'.sorte, er4er un lien personnel en- 
tre le P.ape et la trance que'ni l f un,. ni I 1 autre, n'oublift- 
rent,, Un'.autre avantage, ce.fut la soumission des qonstitu- 
tionnels, soit des quatre eveques qui n f avaient pas , .deux 
ans auparavant, sousorit la .fonaiie de retractation'^ soit 
d f une mas se de p ret re s o onst it-u 1 1 onnela .qui s e souioai. rent au 
Pape* Enfin f le'Pape obtint la restauration de oartaines 
congregations : tro is congregations de mis si onnai res e las' 
Pdres du Sai.nt-Sgprit-,. ies Lajsaristes e.t les MisPions de 
ifrance^ .et une asses gra,nde quantity de congregations de 
femraes, occupies surtout de charit 'Le nouvel ;5nip e reur. don- 
na mme un r^gluie I4gal. aux congregations, qui ne figu^rait . 
pas au Concordat, par- le ddcret du. .^2 Juin 1804 :' les con- 
grggations devraien't, pour vivre, obtenir une .auto risation 
gouvernemental:e; les voeux perp^tuelSy .qui avaient et6 abo- 
lis par la iievolution, le ares talent' dans la tiouvelle legis- 
lation; les congregations etaient consi dd re es cocaiiie d-as /as- 
sociations a objectif 



.Tout cela 1 ai s sa.it, .en somrae^ intact a la base do 
la polltique conco'idataire d^finie k la % ois par la Ooncor- 
dat'.et par les Articles Orgard^ques. UapDl^on se montrait . 
gan^rsux envers l f Sglise's 11 am^l'ioralt le sort des pr& 
pauyres ep donnant aur das servants un trait ement de ein<|- . 
cents francs, au mo is ^ de mai 1804; 1.1 ordait des aumcteiieu .2^ 
pour les h&pitauxp pour le.s. r^giraenis et pour les p ri sons; 
11 Jcendait a l ? %lisa ce qui. rest ait de ses biens non ali^- 
nes. ? . d> enoore ? .'dans -le -D^c'ret" de Messidor^ e*est-k-dire du 
23.Ma.rs lS04 t -qui fixait l^ozdre de pr^s^ances dans l r l?fcat 
liHp^xlal^ ies. .gens d*!glise : trou^ai exit leu r plaea^ et une 
place -avantageu'se,,- ' . ' / .',' "' 

En sbmme, les conditions restaient ;ies m^mes au 
point d vue l^galV -avec .u-ue- bonne volont.^' raarqu^e de 



J - 

dans 1 f 0x^ out Ion, mala aucune concession sur les 



prlnotpesi 

* \ '.''.'. 

.?,%- Lea premieres atteint es & l*Stat temporal - 

Malheureusement, dee conditions d politique tran- 
gere vont se mettre a. la traverse de CBS relations : la poll- 
tique m^diterranne'enne et- italienne de r<apblon va prpvoquer 
un'confllt direct avec le Pape* Gstte politique B^oLlte rran- 
n^enne eat,, d'ailleyxs, une pierre d f achQpeTHent de toute la 
politique Imperials dans d Iff 6 rent s domainea; elle 1 l*est en 
raatiere rellgieuse conarae dans d r aubres Le conflit politique 
pour Home passa par plusieuis phaos; chaque grand avantage 
marque dans la politique diplomatique gnrale par l f Siapereur 
eat pulvl, d ? une tnainmipe plus forte sur lea' te rrltoires" ita- 
liens* '...' . -.-'. '.' 

A ^ Des 180i5 t la guerre reeoMaenqait avec ! T Angle- 
te rre et , sous p r^t'exte qu. 1 lie ralgnait un d4barquemsnt an- 
glais sur la cote de l f Adrlatique,, I'Smpereur fit oocuper 
jvno8*i'e f le seal port important de ce c^t^* Cette occupation 
souleva v naturellement, une protestation Immediate du Fape, 
au noia de sa neutrality ^ le 17> Soverabre 1803 .Dans cette re- ' 
ponse 8 le Pape exprlmalt ses regrets pour toutes les amer- 
tumes qu'll airalt subies depuis son re tour de Paris; 11 de- 
mandait 1 ? Evacuation liaiaddlate d f Ahc'5ne., sixion 11 ne verralt 
pas comment conciller cette occupation a?ec la continuation 
des bons rapports "avec Is ministre de Votre Majesty f a -' autre- 
ment dlt, 11 menacalt de la rupture, diplosaatique,, v 

Apree la bat ail la cjl f Austerlitis et f?a victoire sur 
i ? Autriche et la tfusala, ISapol^on ne craint plus xien; 11 est. 
d^cld^ a ttre saftre de 1'ltalie. Le a? d^oembre 1805 ? 11. pro- 
olaine qu les Bourb.ons ont o.ess* de r^gney en Siolle, et le 
royiaume de S idle est occupe" en mars et avril 1806* La r^p onset 
quHl adretssa le 7 Janvls-ff 1806* aux protestations du Bape 
^e ressent naturellement de oette yictoire; elle coittprend une 
lettre au Pape et une au. cardinal Fesofc Dans la let^tre adres- 
stee k Pie TII ? S.apol^on >e.- Justlfle de l r occupation du poa?t per 
la guerre anglais Q ?. A.nc'bne aval t une mauTalse o^cganlsatlon 
defensive s ''disalt-il; 11 pouvalt. cralndre que la papautd fut 
incapable de la d'^fendre vlsk-vis des englais* D'autre part, 
11 Invoquait qu le Pape 3cdutait de mauvais consells que 
lui donnalent les- ennemls de V Empire 11 se p.r^tend^lt 
done, lul fr le vrai protect eiir de i f Sglise : n 5e me suis oon 
sld^r^, afnal qua mes p r&deesseura de la deuxieme et de la 
trolsi^me mces, omarae le fils afn^ de 1 ? Kgllse f coianie ayant 
seul l ? ^p^e pour la proto'ger* 1 ; plus loin : ' '*&Q seral ; l ? aml 
de Fo^re SalntetA' toutes les fols .qu'Slle -ne conaultera qtiei 
son ooeur et les vrals amis de la reHgion' 8 . &u cardinal 
^Q^ch^ la let t re qu*il adressalt p 6tait "beauo'oup plus du re 
et 11 donaalt au cardinal I'oidre d*@n comraunlquer le tex.te 
a Isi papautdi 11 traltaii la protestation du Pape de ."la 
plus ridicule 'et-' la plus inaensde" qu.Hl alt -pu voir; M ll 
^y a -xi'sin, .m v^rlt6 $ .'-.ae si d^ralnonnable que la cour de 



..-' 145$ -.'-.' 

Rome*, diSait-il; en pa riant des cardinal^ 11 dis'ait : 
que cea iffib^ciles, ....", SnsMite, il '.dgveloppait -la ^r 
impdriale sfur Kotae s n pqur le Pape, j'e suls Charlemagne, par- 
o'e,' eomiae C'harlemagne , je r Sunl's la courojjue de France k. 
le des Lombarde et quo mon ^mp ire confine avec 1* Orient". 
fin f il laissait entendre des meiaae-ess 2 n 3e.ne ohengerai 
aux apparehces. si 1'on se. conduit bien;. autrament/. 3e 
10 P&pe a it re vque de 



des 1* origins , c^est Hapoleon -qul 
la question redoutable qui a mis a'ux prises, Jadis, I'Srrrps- 
reur d'Allemagne et la papaut^, k savoir la domination sur 
les p intentions imp 6 rial es .sur Home. : 



Le Pape dans ??a r^ponae, maintint son droit. II .con- 
tinue de reclame r Anoo^ne et les L^gationc., comtiie il, les a 
d^ja rSclam^s a FJaanQoS^s II 9 et il se d^clara pret a tout 
"Le pretre de 3& BUS -Christ, qul. a la v^rlt4 dans la coeur 
et sur les levrs.s 
crainte"^ B^s le 
il ne coders, pas 




-mois 'de mars at d'avrilj le royauiae de Naples, 
fut occup^ par KapolSon P qui le dpnna a son f re re Joseph,, a 
l f e-??ception t . toutefois, de la.Sicile. Ainsi, toute la p^nin- 
sule italienne se t'ppuvait d^so.rraais sous la domination di- 
recte de l*"Smpr8ur v sauf les Etats -du Pape, et encore ne 
>eut-il admettre do les laisser survi^-re q\i f k aon^itl.on qu f 
ils devi.ennent les instruments de sa politique,propre : "Tdu- 
te IMtalie' sera soumise k ma iioi^^ dJLt-11 dans une lettre du 
13 f^vrisr 1808, II veut Men iaaaintenir I'.indep en dance, du 
Saint-Si^g@ v mais 9 ^orlt-i.1 au Pap, "noa conditions do i vent 
Stre que Fotr Sa4Lntat^ s.ura pour isoi,, dans le tempo ml", les 
mSmes dgards que je lui pdr-te dans la spirituel". II ne de- 
msnde plus axi Pap ? alntenant 9 la neutrality ? teais la coope- 
ration : w ?otr@ Saint t6 est aouve'xaine dans . Home f iaaiB j f en 
6uls l f Ssapereur; tous mes mn^siis 'doiVent it re les Siens"* II 
demand .done 1 ? expulsion ds Anglais f des .^usse-s t d@s Sud- 
doie, des Agents de la laonitrchl de Sardaign s at la 
re des port* pontific^irsc au comssBJTGe anglais* 



II en^o.ie les mlfe&es iiast suctions su cardinal fa schs 
"Dites bien .qu^ Je suis hs,rlemagii 9 i'-^pde de V %lis0 9 leuf 
eapereur. ^e fa is ooBimt.i^ .EU P'ap- mes ' intent IOBS. :,. 's'il'-'. 
*y aoquiaao^ pas, y Je le.r^dulffal It la mme ooaditlan qu f il 
6tait af ant 'Oharlemagn@ ?f - Miiel'^; 'I 1 : -attitude;- de' l. f tepereur .. 
est plus gratre qu cells des ano lens ^.pereurs 4u ' 

-Gemaniqua^. pulsqii ? il envisage de .fair dl'spa- 
re. la eauveraine.t^. tempo i%110:-..du.',Paj)a;. 11 ^-a 
^. I ? 'extr9iait4 .de'la dootxine^ 



'.; . '. . -la r*jp ons 'du -Pap B l -appui.' . su r une . d<b isl on una- 
sauf cell to -cardiail Ba^an^'^ 'dxi.-.3aex^ Colle 

8t d' ? .avis de- repou^s^^- la 'dmaxida\ imperial a Oette 

est du 41 mars 1806 : Siir 10 premier point ? le Bap fonaule 

le ' 



parce que ce seralt un iaote d'hostilite", alors que f comrne 
vicatre 4e"*jsus-Chriat t il doit la palx a tous at ne doit 
pas, s f liaraiscer dans dea querelles . pollt iqueg^'. Sur la second 
point. 11 refute -la do o trine dangsreu re de'iiapolSon : "Votre 
WaJestS veut rgtablir eri principe quVelle est l f Srapereur 'da 
Home .Hous rfpondons, avec la franchise ^p oat oil quo, quo le 
S ai nt ~ Pe re ne re c o nnal t ; e t $ ? a j anal a re e ohnu , dans S e 3 
Eta'ta, aucune puissance sup? rleure a la Sienne et qu'aubun 
-Siqpereur n f a oacun droit sur Rome w ; plus loin : "Vous Stes 
liamens^ aaeztt grand,, aal? irons aves dt^ diu, saerg, c ou.ronn(3 
Snipe rear dea i?ranQais v et non.de Home; 11' n f exists pas- d f ^ra- 
pe reur da OIQ W II indique alors oe qu' f ^tait le titre aii- 
oien d ln Hmpereur des Domains" <^u .portaient les JSnip 
g&rnianiques, titre seulement honori'flqUe'.et qul ^tait * 
k I'Sgliae d v "Alleaagnew .11 a d<ja oppoa t jadis, aette 
tentlon.'a tfrangoia II lo'ra de son 41otion II .refute en fin 
le pr^c^dent qu'on veut trouve.r dans Charlemagne, qui 'n f a 
aamais pr^tendu, dit-il, "auoun droit de domination- et de 
:iipd rioritg aurles Pontl f. e s c omme 3 ou ve rain t ei&po ^e l w . ' Sn- 
fln il 'n T admet pas la ..distlnotlon ot le parall^lisme que 
Sapol^on veut f ai re entre le pouvolr spirituel et la pouvoir 
teiapora^ La ltt re ee terrains avec des declarations pi elne a 
de .fsraiet^, disant qu' f 'll 'souffrlra avec re si gnat* ion tous lea 
d^sastres "jplutot qua de Nous randre indigne de Notre mlnis- 
tere en deviant d.e la ligne que-notre .oonscience Nous a trar 
o^e w Pie VII a ad re sa 4 cette lettre directement a iiapol^on 
et il ne l T a opmiauniqu^e a personna;. pour ne pas envlneraer 
la chose et pour ne pas faire oonnaitre le conflit qul .les 

' 



riSpondit par une politique d foxes 

Fe0-c.h est charge de maintenlr ses origanoes; puis, au- 
de mai, Fesch @st xeaaxilac^ par Al^isr, as^assadeur Enoienne 
meht It Haples,, Le 6 mai, 11 fait" OGcupsr Siyita^lTecohlit, ' 
port su.r la Ket Tjrili^nlQnne, -la '.'16 mai, 11 exlge la ffdoon- 
naissajjoe a. son fnfere Joseph ''.ooanei. rel d Maples j "A.dd* 
faut.de cett reconnaissanoe. Sa 1Saj.e8t4 -ne reccfnnattxa plus 
1 Pape ooiajse prince tempo ml, 'is&is .'seulement cosaae ohaf 
uituel^ I.e 5 Jula 9 la. prlncipaut^ de Bxv$nt eat attilbu4 
k l alley rand et la princtpaut^ de Ponte-lterv a Bernadatte* 
Sn m^me temps ? en Fraaee s Hapbl^oa s8serralt la polltiqu 
de rSgleffi^nts'.eccl^slaarbiqiaeSe, SQ 'Zt'aile t il nbmiaait di* 
gua a Tenise, Men qu0: 10 Oon<303Lat, n?|r- f(it pas prociamii; 
il supjgriiflalt las Qongi^gations et il y ^ Intro du is ait les 
s: c-ivlleau - ; ' .'..-.. ' ' . . .'' 



Xe Page d^clara qu f ll n aidarait pas s . W 3 f il 
fait violence, Houg pro.ts:trpas a la facie de l^larope t 
XXOUQ ferone usage des moyens. i@apojels i apl rituals que 
Bleu a -mis ..-en Soa , .-lM4nV -.&*nsalvl d^mlssionae da son 3e 
d'Btat Is 17 '.'Juia^ L-@s-. points .-de'.'vue sont done 

deu^ ' . -scuifiirallis.. n parlent pas -I 
e.-dl.t ' 



iJ?ef023iG|llib'less.'' l'y. ^a- de lotr oonS'dlQnoe at, 



- . . . > 144 - 

sur eela, on n 1 obtiendra rlen de jNous, quiand miae on &ous 
e*corcherait lf . "Napoleon, de son eSt6 f declare :. "SHI ne pas- 
se point par ou je veux, je lui Steral certalnement le denial-.- 
ne teniporel de Rotae, Dials' je Le respect a ral tou Jours eorame 
chef de l f Sglise; il n'y a aucune ngcessitS que le Pape sbit 
qouveraln de jnoiae. .y... JB nettrai k Jfteme un roi ou un.&$na- 
'teur.0t.3e partageral son It at .en saa&ant de dueh3.s. " 

. B La querelle se trouva interrowpue un monient par 
suite de la campagne de Bus sio et de. Prusse de 1806-1807; el- 
le repilt auesitdt ap r6s, Le 8 Juillet' -1807-, c f eat le traits 
de. Tilsitt* Le 14 aout, 'rallfeyrand qultte. le minist&re des 
Affaires Strange res et 11 est uamplao^ -par/Ohaapagny,:. qul. 
n f eat qu'un instrument dans la main de l t Krnpereu-r Le 5* aodt 
meurt Port alls, Pixeoteur d.es Cultes II n f y a plus de f reins 
a la;volont^ de' l f Erapereu'r r pans une lettre-k Sug^ne de Beau- 
hamal8. t - vioe-rol -d^'talie, le zz juillet 1807, il met lea 
droits du trone sur le mtme plan quo ceux de la tiare : "Peut 
etjre ie temps n f estll pas <loignS on je ne reoonnattrai le . 
Pape que o"oiniae OSve* que.de Rome, comme. ^ gal et au me*rae rang que 
lea ^v^ques de.mes 6tats Je. ne eralndral jpas de r<Sunlr les 
Egllses gal lioanes it alienne^ alleiriande, polonaise, pour 
fal.re mes. affaire g sans le PapeV ^insi, la . pens^e de iiapo- 
l^on remonte le cours de &ges; 11 en rsvient k la doctrine 
oonclliaires du I5^iae sidcle, d'une %lise const itu4e par une 
federation d'Kglises natlpnales.; II exige, le &\ septembre, 
puis le % JSoyembre^ i T entre du Pape dans la ligue sontre 
l f Angle terre^ le respect des ..llberte's .gallicanes et l f augmen- 
tation d f un tiers du nombre des cardlnaux franc aie f ' l r exten- 
sion du Concordat a "enlse et aux provinces qu'll vient d'an-^ 
nexe r, la s ignat u re. d y un oo-nG ordat al 1 emand y en flu la rec on- 
naissance des nouve lies dynasties napol^onniennes et, en par* 
tlculier^ de oelle de Naples. 

1 Le Pape essaye encoie des efforts de conciliation. 
envoie un cardinal p.p.ur i^gler les diff^rents de l ? Sgll- 
d'Allemagne k Barls; en vue d f un voyage de i'Kmpereur k 
Hotoe, 1.1 fait m&ae prepare r des apparteuients pour lui au Va- 
tlaan, Au central re f H^ol^on envoie k Sugene l^ordre d f occu- 
per le duehS d ? Urbino p les provinces de Mac0rata t de ^ermo, et 
Spol6te 9 ie ij5 septeuibre 180?, et l ? oocupatlon est faite en 
dgeeiabre* Le Pape envoie. une protestation indign^e, alnsi que 
le Sacr^-pollege, le & dgeerabre, et il rappelle son 14 gat a 

Le 9 Janvier, les exigences de Napoleon sont reprodui- 
par un uitiuaturn de Champagny, qui est rejetS par la pa- 
la <>8 ganviejq. 



l f ordre a d^jk 6td donn^ par l f Ki^ereur au general 
Mlo.llis, le. 10 Janvier 1808 f d f ooc.upar Bome; le ^ feJvrler, % 
le felitteau Saint Anga est pris et le ^ulrlnal est invest!. L 
terrltolre remain est divis^ en deux parties, deux gouverne- 
"ments, 1'un qui ya de la laontagne 3ur,qu f k l s Adriatiqu f l f au 
tre dre la montagne a la mer ^yrrh6nienne^ Le gouvernemant pon 
tlfioal est progresrsivemenf detruit; la garde pdntificale est 
a^e dan& l ? arm^e fraii^ais^ Mal^r4 la protestation du 



successlv-eiaent deux secretaires d*Stat sent obliges de 
slonner, le i5 fvrier puis le 11 juln, Le 16 mars, 
1'ordre a t<$ donn3 d'axpulser leg cardinaux napolitains : 
"11 faut en flnir aveo oes bStes...." dit Iapol^on v et 11 
donne des prescriptions zninutieuses pour organiser des pre"fee~ 
tures et des sous-prefectures; quinsae. cardlnaux sont arr&tds 
et expulpes' h Naples .et k ltod&ne las violences redoublent; 
$apolon exige le desarmement des gardes pontifieaux at la 
oppression des coeardes : "jfalre passer par les armas, dlt-il 
tout clist rlbuLeur de cocardes, fdt-ce m^rns un cardinal " Falc 
il sormne a noiu^eau le Pape d*entrer da.n& la ligue centre I T &ZI~ 
gla-terre; coiurne le ?spe refuse, 11 considers ce refus coicme 
une declaration de. guerre, et, 10 A avrll $ 11 pronocca l f an- 
ne>.lo.n d'Urbin, >'ac?era.ta, ^ermo at Spolete, "consid^rant que 
le s ouve rain actuel de Kome a con^> uaiament refuse ds faire la 
guerre aux anglais",, - Le 7 avril^ des officie.rs pontificaux s-ont 
arr^t^s da.ns le ^uirinal Taeme et, le 11 juln 9 un 
83t arret< h son tour* 



A chaque mesure de violence, le Pape rpond da fa- 
ferine* II protesta devant le corps diplomatique; 11 exhor- 
S83 PU^ets k register; 11 lance des appels k 1* .SicipereuJi Le 
z3 mai t 11 a dorm^ une Instruction solennelle at rounl les vi- 
ques de pleins pou^olrs pour rgler les difficult^ localas. Il 
donne l T ordre a sss su^ets de ne pas .' se prater h l f adralnlt ra- 
tion et de ne pas consentlr de.se nuents. 

% 

Hapol^on n^adiaet aucun conseil, ou aucun reproche. Il 
a interdit aux journaux de souf fler mot du cpnflit : "Les affai- 
res de Kome ne regardant suaun journal; quand il y-aura que.l- 
que chose, le llonlteur le'dlra 1 ?* II ecrlt a Fesch qul lui a 
fait entendre '.dee r^sejnres : K Je vous prle f lorsque vcms m ? ^- 
criraz, de prondre garde h ce que ^ous dites ou de vous diepen- 
ear de m ? 6'crlpe, *" v et t plus loin j "Q,uant au reste de votre 
lettre^ Je n y 7 ai-vu que l ? effet d'uns imagination en del ire 
et 3 cons el lie k ^ous et k ceux qul se orient ainsi des ruons- 
trea qui n f existent que dans leur Imagination de prendre des 
bai^s "froids" (26 mal 1808)* On volt le caractere extreme' au- 
Quel s ? einportent les violences de Mapol^on* II aiontrs une 
83: asp 5 ration port^e eu dexnler. pointy et t conasie toujours chez 
lui, la volontd d^umiller ses ad^ersaires pour toutes eortes 
de details. 

Le Pape se .bome k la resistance passive, mais il 
est irrdduotlfte. Il a ddfendu la doctrine; 11 laisse passer 
cles faits^ en protestant, mais 11 les supports; quand les 
principes -so rent en jeu,' 11 n ? en sera. plus aloj?3 de mme et 
11 se revolt era,, Pour le moment Napoleon 'est encore retenn 
par des complications en iSspagne, par la Gonf6rence d ? Krftirt, 
Par la ctoqui^me coalition, . 



^ Les vict oi res que ^japol^on remporte en Bavie,xe 
print emps de 1809, lui permettent de faire un pas de plus 
s la laainiaise surl f ^tat pontifical s aussitfrt apr^s la 
oourte cs^ipagne ds la bataille d v Sclcisuhl paralt un d^cret 



.- 146 - _.- '.- ; ' ' 

imperial du .17 mal 1809;- Napoleon y rappelle que Charlemagne 
n ? a donng des combe's an. Pape qu'a- tit re de fiefs, sans qu* . 
ils'cessent pour cel& da faii'e partle de I'J&aplre, que. l f unlon 
des deux- pouvo Irs : tempo rel et spirituel a tou;jours 4tt6 one 
source de dgsordres, les Papes se servant de leur pouvoir ' 
temp orel pour soatenir 1'autre; .dans ces conditions * 11 pro- 
nonce I'annexion des (Hats du Pape k 1'Empire, 11 declare 
Home vllle Impe" rla'le . et lib re, 11 alloue au Pape uri revenu 
de deux millions par an. 

Tie VII protesta aussitfct contre ce depoulllements 
"ce d^pouillement de BTot re souverainet^ tenii,orelle f aveo la- 
que lie aot re ind^p.endance .spirituelle eat troitement li^e". 
Ceci sera tou^ours, dans le aourant du 19feme siecle 9 la doc- 
trine de la papaut^, que le poUvoir spirituel ne pe*ut' s f exer- 
cer de fagon efficace et de fa$on litre que si le Tape pos- \ 
s.ede- une souverainet^ t-eiapoielle. Sn consequence, 11 declare 
nuls les d^crets de l f 15iapereur et s'en reiaet h la Providence. 

La mis e en application du d^cret fut faite aussl- 
le 11 juin, le drapeau fran^air 5tait hiss& sur le 
Chateau 3aint-^nge et- le d^cret ctait proclam^ dans les rues. 
la .Tape avait pris k l f avance ses precautions : depuis 1805, 
le Sacr^-College avait prgparS une "bulle de derogation aux 
reglea habituelles de 1 T Election pontificale en cas que le 
Sacr3-Collge seralt; dispersd; le Fap.e svait, d T auira part, 
prdpard une delegation de pouvoirs - pour le cardinal di Pie- 
tro et des bulles d T exeoramunication contre. les anteurs-de 
violences qui pourraient ?-e fairs cant re ..lul, 'AUS si fbt le 
d^oret paru dans Rome, le Pape signa les bulles et les fit 
afficher dans la ville* La bulle d'excojamunication ftlt pla- 
carde"e aux portes des ^gllses -dans l f apresmidi mme ? k l f heu- 
re des ^pres; elle rappelait tous les asp o ITS que le Pape 
avait mis &ans 1* Ernpereur," puis-tous les attentats qui avai- 
ent a"t6 coiarals contre lui; 11 pronon^ait l f e3:coiHmunication 
raajeure contre les auteurs des attentats d^nonc^s dans sea 
protestations et allocutions consist oriales et oontre "les 
coramettants, fauteurs, conseillers ou adherents", -"bref cpn- 
tre tous eeusr qui concourraient & 1* execution de ces atten- 
tats* Cette bulle 9 qui fut .done .affich^e le 11 juin 1809, 
n f tait pas nominative. Le lendeinain, 12 juln, une notifi- 
cation paralF'salt, declarant que la bulle visait Bapol^on 
Ier 9 Srapereur des ^ranQais, et tous SBS adherents et tous 
les fau'teurs des attentats; l^excoBununlcation ^tait done 
blen prononc^e contre Napoleon ler personnellement^^et si 
la reraise n'en est pas falte coiame elle le devralt tre, 
clest- que les circonstanoea rendent Impos'slble oette reial^e 
en mains propres* 

N liapol^on avait pr^vu que le Pap feral t, resistance 
son de^cret : 11 avait erp^di^ de Toscane, k Borne ua g^n^ra 

' 



a son aec rev : a. A aviu eypeaie a a xoouie, a, iwam uu gvu.vci 
de gendarmerie nofflF^BadetLe 5 Juln f IVordre d T arr^ter le 
secretaire d'etat, le eardinal Paeoa ? et de I*e:s:p4dier en 
--) stait envoyeV e 19 ; Juin^l'Siapereur 6c rival t a son 

antant : '"31 le Pape 9 contre 1* esprit de son Irtiat et 

.-.-. ' . ' > 



repr^s 



- 147 - 



de I'.lSvanglle, pre*che la .r volte at v.eut s.e servlr de I'lm- . 
fciunlte* . de sa tnaison pour fai re Imp rimer des clrculai-res, on 
.lo it- I'arreHe.r". .Ces decisions talent ante*.xleure3 k la eon- 
naissance de la.bulle : des qu'll a requ celle-ci, 11 ecrtt, 
le cO t 1uin : "Je reeols k I 'instant la nouvelle que le Pape 
a tous excoiarauni6v c i; cTest -une excommunication qu'll a 

contre lul-meW; plus de ia^nagements G f est un foil 
x-, qu'il faut enfejnaer"* L 1 execution eut lieu dans la 
nuit du, t> au 6 juillet, &. deux heu res et demie du matin: le 
^ulrlrial.est force 9 le Pape et le cardinal Pace a sent enfer- 
Egs dans une iDerline, qui est close et expddlde 
iaent, 



Le voyage dura du 6 au tQ juillet* 1x3 Pape fut 
d r abord k Slonne 9 puls pas'oa par Florence, Turin^ le. 
Fo.nt-Cenls, Grenoble, ou. alors, 11 resta quelques f |ours; la, 
11 -fut separ^ du cardinal Paeoa, qua l f on e'n'f e nua a' ii'enes- 
trelle; puls le voyage' reprit : Avignon^ A!X ? Hloe, et en- 
fin Savone, rnr la Klviera itallenne, qui lui e&^t design^ 
coiimie lieu de L 



ioutea ces violences Bont ti^s ^videmraent inutiles; 
elles sont la marque du aaractere de Kapol^on^ qui s f exas- 
pere a la moindre ro^irtanoe et qui t alors, se laisse aller 
k I 1 Impulsion de ^a cole re 9 i-ans calculer les consequences; 
las grosGid'retds et les bratalit^s s'aacuiflulent alors cen- 
tre ses adversalres,, Cette violence fait contrac;te avec la 
grandeur et sdr^nit^ ,iu I : ape. Male la terreur que Kapoleoii 
inspire h, toute I'Surope est telle que, pendant eette lutte 
qui va durer trois ann f aucune protestation diplomatique ne 
sera elevde contre la politlque iiiiptSrlale et cent re les trai- 
tement? qulelle fait subir au Pape.; aucune' Intervention des 
<2tatP catholiques et m^rae de l f Autriche, dont les rappo?xts 
avec Napoleon sont 9 api^BS le tralte" de Vienne, aussl bons 
que .possible, puisqu ? lls oe terfidnent par le marl age de 
olilduoheege -"Marie-Louis avee .'l r Smpereur. 

3* r L T I5t at pontifical^ sous' 1 f adialnlst ratl on f rang alee - 

.lnsi, l ? ^tat pontifical etalt detruit; 11 etalt 
incorpore a I'Siapire et mis sous l'administi?ation fran^a 
Les Komainft gardaieiit un raauvais. souvenir de la preraiere oc- 
cupation qui s* etalt marquee par de.s pillages 9 des violen- 
ces de toutes sortas et un $talage,.d T athe-;JL&iae de la part des 
admlnistrateurs ou des soldats 

/* - L f organisation de l ? etat -fut naturellement 
ohangde t .Sajpoleon a normal une "Consulta"/ forraee, d f ailleurs 
de gen? blen. choisis, .probes, laborieux : le general Miol- 
11 s, un financier noiang Janet, un conseilier d j ]5tat qui est 
un phllosophe et un philanthrope, hoiBiae de valeur, le baron 
de Gexandb, Salic ettl ? un Gorse qui est attach^ k la fortune 
de Hapol^on depuls de.lk le Direct oire/ et deux Elaraontais., \ 
dal Pozzo, et O^sar Balbo. 



- 148' - 

la Consulta out a 11 quid er I'ancien regime : le 
Saint-Office fut fenu et les archives vaticanes furent trans- 
parties a Paris; ler sept eardlnaux qui res talent, encore & 
Rone sent deporttfs en dlfftS rentes vllles de I'Smpire, dont le 
cardinal Consalvi. les grands services pontiflcaux furent vite 
36s organ 15 6s, la Daterle, la Panitencerle ou ia Propagande. 
X,e D16gu6 Apostolique qui <5tait charge* de l f expedition des 
aetes, dl G-rdgorlo, fut expuls^ et on lul retira mme l ? anneau 
du- PfSeheur qui servalt & authentifier les actea pontiflcaux* 
Tous les Strangers furent- expulse's et les grands colleges des 
diff^ rentes nations furent f errors : colleges irlan^als, al- 
leraands f espagnols, portuguais et slcilien. ? Le Code Kapol^on, 
fut Introduit dans I 7 e tat pontifical et les franchises, pri- 
vileges, exemptions de toutes sortes, en un mot tout le r6gi- 
me de f6odalit, fUrent 3Up.pri.mds. Les diverges administra- 
tions furent r^organls^es par des arr&ts de la Consulta, L T B- 
tat remain -et alt divls^ en deux depart ements : le d^partement 
du Tib re et le d^arteiaent de i 1 rasimene, le 2 Ao#t 1809* Pui&, 
a-^ec le sonatas consulte du 17 f^vrier '1810, la reunion de 
l ? ancien etat pontifical aux d^partements franqais fut cto- 
plete et I 1 assimilation prononc^e; Home ^tait d^clar^e .secon- 
de ville d'Kuipire; le depart ement du ^ibre enverr alt au 
Corps lglsiatif sept deputes et un se'nateur, 1 depart ement 
de 1? rasime'ne quatre 'dputds et ua 



L T admin is t ra tl on f rang ai s e f i t al o TB 9 k Rome 
de gra.nds travaux; Napoleon a fait dresser par Percierliet 
Fontaine un grand plan pour transformer Rome en une grande 
.ville imperial; la plupart de ces grands travaux, d'allleurs; 
st la plur grande partis de oe plan, ont etd r^alis^s dans la 
p^ri ode tout k fait r(5cente ? par-le gouvernement Mussolini, 
Une bonne administration fut organis^e par les f onctionnaires 
fran^ais; il s ? aglssait de faire oublier aux Homains, par des 
avantagos mat(rlels t leur an ci.enne grandeur 

B ^ Mais on ne se bo ma pas k des r6 formes adminls-' 
t ratines ei le gouvernement frangais toucha, ici aussl, a 
l T Stat de l r Sgllse. Un d^cret du 17 avril 1S10 prononga la 
dissolution d toutes les eorpoiations religieuses; les iaoi- 
nes f^irent done chsiss^s, ce qui, d^illeurs,, mcicontenta les 
populations et const Itua tout nature 11 ement une aimae pre~ 
chant la r^sl stance et la haine des ^rangais,. Le nombre des 
p ret res fut consid^rab lenient rSduit; iris ens Iblemant f le noin- 
bre des ^v^oh^s fut diminu^, le trante-deux a vingt trois, 
pui's. a treize ? finalement k cinq seulernerit. Les paroiss.es" 
do' Home furent cone entries, oomme l ? on aisait, en. un chiffre 
plus r^Auit : a itome, il n ? y out plus quo vingt paroisses, 
au lieti de qiiat re ~ vingt; dans les villes de 5.000 habitants, 
il n f y en avait plus qu'une settle* i>ux prt,res fut iriipos^ .un 
segment da fid31it< h l^Smpereur, sous peine de deportation; 
dans le d^partement de ^rasimdne, trois 'gvSqu-es. sur douze 
seulement le pr^t^ rent t et quat re- cents ecclesiastiques refu- 
$& rant de 1 pret e r, cont re centt rente seulement qui s T asge r- 
Biest^rent; dans le depart ement du 'j?ibre % 7 huit ^v%ques consen- 
$1 refit au -erent sur dou?se; la proportion ^tait plus forte 9 



- 149 -. 

malaria tre? gj.'ande taa;!orit6 dea pr<Hres refuea le 

et, m%ae, 'quantity de re tract at lont ; dirninuerent ensalte ce 

noihb 






'^uelle fut I 7 attitude de la population? Le Pap 



^ 

de paTrTTr, avail; d orme des consignee *:t riches : .reu 
per tout senuent qul iDipiique rait une reconnaissance du nou 
toeau "gouve.rnewent ~et une fidelity positive, no pas acuspter 
de fonctions qui c oraport'eraient une part ici pat i en au gour or- 
nament prop rein.ei.it dit. Si bien que, dan o l f ens stable, ley 
fonctionnairaa remains abandonnc reiit leuru charge:-^ qu T ili; 
soient grands ou j^otlts : les Kwilrec d^iaiaaionrjerent loxs- 
qu f on exigea lo ser^nent, las ge/i3 le loi, quo l f oii at i/ el ait 
les n ouriali" 9 de'ia^me, pui&q.ue t sur 1*300, llt>6 ^e retire- 
rent; ce n'eat qu'en 181^, .iorsqu 1 iiw^ furent meaae^s d'arres- 
tatlon, de con-risca-tion et . miae de iravaus forces,, -tie le 
gouverneraent obtint I&X7 se-nneatt', oe qui lui par-net; I'avoir 
des fonctionnaired. 

, L f at tituds .de.la population fut acsez aiff^rsnte, 
d l ailleUJCB,--selpn les classes i la _noble;sae^ dan I 7 9n~-euble, 
?e rallia : IQ due de jtsiaschip neveu du Pape Pi VI v fut 
noniiu^ maire de Home, et les trois adjoint s .sont -^^alaiasnt 
de haute noblesse^ les patriciona ro'uiainQ- aaceptsnt d'etre 
s^'nateurs au moia d ? aoOt 1809; les noblas reooivsnt at socep- 
cent ieo fo notions de souj-jpr^fefcs, d'oifiaiers de la Garde 
de la gendaruierie GO nieiae, de .Oiuaiibe Hans', oe qui 



les attachait davantage enoore ^ la parsonne -.1-3 l ? "-?,irip3reur* 



p^.s 



La rair.on f e^t, sans ,ioube 9 que la noblesse n'Stait 
oh^e de p rend re. en mains I t ad, 1 iini3tratioxi qui, Basque la , 
3 1 ait id-serve's sui^ eoc-l^isiastiques; o'ast ausai^ pro'ba'bl^ 
r,;ent, que sea intd .r&ts. iiiiiu^diats 'l T exig6aient : un dec ret 
du .10 Juillet 1809^ en effet/ a -annoncg la revision dss ti 
t-re^ noHLi?ires et la liquida .-Io--: de la Dette iuMiqus"; ,, : 
'IMvl'usr, leo! nobles entna-iant en r nia3oe dors 6 las f orations 
publiquas* Uu contraire, la bouigeoisie, .isi' classsa uioj-an 
nes d r une fa^on gene rale,, et le pauple, boycottir le :vc- .r:-- 
gouvernement : iis m.ontr4rent 9 ou la haine, ou l 
oe| I f h0f?tilit6 se..d^clara ouve'jctement lo. jsque -Jc^^ier.Qa la 
persecution religieuse ou loisque le gouv erne men! voulut 
impose-r aux . i^omains la conscription coraiae aux- sutras 
de l*Kmplre; il ^r eut alp is, sur las oonserits. 9 au iaoin l 'un 
,tiers de refractaires 9 puis 9 dans . ceiix qui s talent lncc-rpO!~ 
res 7 une quantity, considerable de d^serteuis 2 e$ 1810 c par 
epremple, sur un oonvoi da 55 .soldats pairtent da Home, "lift 
d^sarterent en route,' Una autre causa d ! host lilt e 6 e:i le 
poids des. iu*p3ts etila cherts do la vie-, qul s f deva depuls 
1 7 admin is tiet ion frangaise. . 



la domination napoldonnienae-j '(Sdicua, on 

pent le .dire, dans l f e"tat roiaain; IQE BDmains rest e reiit fl- 
cE'eles au gouve rneiuent pontifical* Bn dehors dee ra res gens 
qui ayaient acoept^ la domiimtlon 'fraji^aise, II 7 eut en- 
G ore un pet i t g roupe d e pet it s.' b ourge oi 3 9 av oo at s f me a ac ins 
pr^tres libs raiw/ en general -fiano-iaaQons,-' 'qui , 'sacs 



- 150 V- 

la domination franchise, const itue rent un part'! muratlste, 
d4 s i rant 1 r Inc o rp Q- IB ti on d e 1 T e t at p ont i f i c.al au roy aUme 
de Naples devenu franqais. 

II - Les Consequences ecciesiastiques 



TTapoieon avait supprime 1 '.et at . pontifical, 

C'etait Ik une af fairs, politl que,, mals elie devait avoir desi 
consequences -ecciesiastiques da premiere importance pour tout 
I'Empire,- et, particullerement 9 pour la France* Chose eton- 
nante, elle rest'a sans consequences diplomatiques t ant &t ait 
grande la puissance de. If 



Ce conflit^ tait -d^c' nettement pqlitique et s'eir- 
pliquait par la poli^tique g<3n6rale de Napoleon; pourt.ant, 393 
consequences devaiant - inevitablement ?e transporter dans le 
doraaine religieu.x v d ? autant plus que la situation, sur'oe'- 
point 5 ^tait as^ez qonfuaea. .>% Paris, iatae ? 1'archeveque 

' 



point 5 ^tait as^ez qonfuaea. .>% Paris, iatae ? 1'archeveque^ le 
cardinal d,e' Belloy, etalt isort le 10 .juin 1810; Napoleon edt 
voulu le renplacer par son oncle, le cardinal j^esch t et vou- 
lut noramer eelui -cl; mais, d fait, le cardinal- n f accepta 
pas : il aurait youlu conseryer son archev^che de Lyon et 
la chose, canoniqueiaerit , etait impossible. D r autres ^v^cheS 
PQ trouvaient e"galement vac ants. I* a situation ecclesiasti- ' 
que pr^sentait done .iSja des problemes avarit que la rupture 
se fit entre ie Pape at l f Smpereur. . . 



^ - Bepuis. que le c onf lit a commence, la . 
lance qu-e ie gouvemement liapose au emerge 3' est fait e plus 
stricte. L0 gouvernement s'occupe, par e^emple 9 des sermons 
des cures dans les egllses; au mo'is de Juillet 1808, jsapoi^o 
signale k la police deux pxedicateurs de Uotre-Daia-d-Bonne 
^ouvelle; il ecrit en effet a son Directeur 'des Cultas, RIgr 
Bigot, de Preameneu r Le si eur M archaic, pr^dicat^ur de I ? T3 
glise i>iotre-Daiae de Bonne Houvelle, et.le aieur Caguy ; cure 
idem, ont de jaauvais principes; faites verifier les faits 
et interdiaez ces deux indiyidus". (z$ julllet 1808). .Autre 
esremple : a I'^veque de Poitiers il declare qu f il "faut 
changer l f esprit de ce diocdse^ le plus mauvais de Srarice"* 
II fait supprimer les Joumaux ecelesiasticfues et les oblige 
a se fusionner .en uae seule feui lie au tit re dedal gnaux, le 
Journal dea CureSy II est decide a se d4ba.raseer de tous les 
p ret res ay ant des idees ultrauiontaines ou dahge reuses pour 
a'autoilte; il les fait envoyer k Fenestrelle., a I7ree ou h 
Sain te -Marguerites $ qui sont -des prisons d f ltat*. .. 



Hapoieon etait persuade que le Pap.e. ^auml't^^ pas 

ete 3usqu f a I* 1 excoiffinunlcatlon; aU moment me^me ou -i|. prbnoB- 
qait 1 f anne^ ion des e tats pontjficaiix r .:de ..Borne t ...'ll fialsait 
falre une double deinarehe pou-r rfegler la question dagi ;--' Inves 
titures des etches 9 h la fois par. le minis trs des Suites 
Paris t par les eeclesisti(|U@s, Fesoh f Gaprare, Maury 
deux -evtqiies* Malgrg qu*-ll 'em alt dlt en sBcevant I 
sainication, 11 etait tout de m^e un pen inquiet de oe 
il demanda une consultation k son Directeur des Cult 



.- 151 - . 

Bigot de PrSaiceneu p sur la portSe et la valour da ^excommu- 
nication. Bigot lui rgpondlt que le fait tait sans importan- 
ce pratique, puisque la bulle ne portal t pas effectlvenent le 
nom de $apol<5on t qu'aucun inoyen d f execution n'atait d- f allleurs 
pr$vu par le Pape; 11 e"tait inutile, disait-il, de soumettre 
la bulle au Gonseil d'Etat, puisqu'aucivne publication n'^talt 
envisage e et que cela attire rait I 1 attention sur le fait; II 
valait mleux laisser tomber le document, AUS si Napoleon don- 
nait~ll les ordres les plus sgveres pour empecher toute publi-t 
cation de la bulle d'exconnaunicatlon; 11 voulalt avlter qu T 
elle fftt conrme* D'autre part, ils'ef force ds se juatifier 
de I'annexion de Home qu'il a prononee*e dans une alroulaire 
aux avSques; en leur prescrivant un Te Deum en 1'honneur de 
la victoire de Wag ram, le 13 Juillet 1809, il leur di^ait i 
IT Tenant not 're trtine de Diu v nous ne . sommes comptables qu'k 
lui de nos actions"; il expliquait tout, ce qu'il avait fait 
pour le bian de la religion; 11 relevait tous les acte? qu f 
il avait accomplis en faveur du clerg6 depuis Marengo; seu- 
lement t il n*e, pas voulu reconnattre les pjr^tentions Inadmis- 
slbles des Papes s "Ilous a^ons entendu r^tablir la doctrine 
que l f oole de Paris 9 la Sorbonne et le clerg d France^ 
eurtout dans sa Declaration da 1682 8 ont pris pour base; et 
II conclualt s dans sa cireulaire .: n NotreSeigneur J4sus- 
Shri-st, quoique issue du sang de David, ne ' voulut auouxi. r& 
gne tempo re l n ; II protestait qu*ll continuerait qa bieni'eil- 
'lanoe au clerge^ Ainsi , II prenait l f attitude de s'abrlter 
derriere le gallicanisme d'autrafois; inais^ en jcalit s ja- 
mais le gallic anisixe n'avalt pouss^ la loglque ds ses prln- 
cipee 3u?qu ? a attaquer la souverainet^ de l ? 6tat pontifical, 
II fait en meiae tercps compo-ser par Bigot de Pr^ameneu et par 
d ? Haute rive des m^moires sur la politique des Papes 9 pour 
montrer qu'elle a tou jours ^t^ entreprenante sur 1 temporel, 
et sur la' valeur des ijulles d f excommunication contre les 
souverains^ 

Chose ext ra ordinal re , 1 s opinion fut Indifferent a s 
"La v^rit^ prssqu Incroyable^ 4orit Lanzac de Labox^e eat 
qua la masse du monda officlel at de la bourgeoisie par! s Ian- 
aa donsld^ra l f eal&vessent et la captivity du Pape coissme un 
incident sans importance"! et, en effet, leg tg'mpignages sont 
concordants^ qu'il s^agisse d .oelul de Mme de BSsaisat dans 
SB m^ffloires ou de ceux du duo de Brcglle ou du baron d 
HorfiQS, qui sont. trols personnages forfc dlff brents d'orlgi- 
ne; la ducliesse d. T A'brante8 9 de sn c^t^ ? 6crlt s n On s'.en 
QcsupB l^gerement, parce que f d f aboi!d y nous sommes lagers 
en tout et pour tout et que l t S^pereur oulait s en^uitaj, 
qu'oa'se mtlat peu de ce qu f il faisait pu faiaalt falre w , si 
blen qu^elle mima est stup^faite qu'il y ait des dlfflcul- 
t$s p k prdp.os.de brsfs pontifloaaix 9 entr le Pape at I J ESH 
pereur, ' "Do-no, la bcille,, ou plut^t-le*conflit- 9 oar la bull 
^tait a peu preB ignorle^ ne soula^a* on Frande auoune a ac- 
tion nl trouble; on eonfildexait -.cdla oamm une affaire poll- 
.tlque ordlBalrs^'^ laquelle le pa^rs n't&tali -pas Int^res?^' 
La seul@ 'eoiB^quenoe ce fut que le faubourg St'-Granaaln 



prit qu'll y. avait Ik quslque chose & exploiter centre IQ 
gouverneaient s 11 changea done d* attitude- vj.s~a-vls du -"* 
g$ i alors qua,, jusque 1&, la ' ylailla aristocrat! s'^ w . AW 
constaaoaont montage hostile au 'Concordat t au x^tablissa- 
ment du culte et, d lf una fag.on g&i&rale, & l f Sglise tf ell 
malntenant, au cent raira, 'preridr fait et causa, pour la 
clerg6, pour fair opposition au. gouvarnaaent,, 

Q,uaiit & la bull proprement dlte, alia parvint an 
quelquas s.emalnas I, I/yon, Lyon avait des relations const antes 
coffiiaerclales et bane ai res, .avac 1* Italia, et c'est de lyon. 
la texte on fut apport$ h Paris par 'Bilge he da Montaoren- 
qul 1' avait coplg I, I^-on, A Paris, des t reductions at 
copies de la bull furent faitas..par lui v par Alexis, de 
.las et par cinq Jeun.es gens faisant part la de cette 
religieuse qui s'appelalt la "Congregation 11 , l,es 
en clixsul^rent en noiabrs^ naturelleraaht trfts restraint; 11 
n 7 y ut pas da publication, ia8iae clandestine/ de la bulle ? 
encore moins^ nature llement, d'afflcage; les Jeunes gens 
la firent connattrs s^etalent 116s par senaent au secrat,~de 
tell sort qu f elle resta asses Hay3t6riausa : '-jj|n tout cas s 11 
est certain qu*k ddfaut, d ? en avoir ( eu le text% precis,. -las 
eool(&iastiqua& et baauooup da;laques connurent 1% fait m- 
me de 1'excoEuauni cation et, par consequent,' sa'port^a gen6- 
rale; mais l ? eff.at- moral, meine sur la clerg4 9 fat k peu prs 
nul II n'y eut auoune df action; quslquss cu.r^s de Bret-agne 
seulement supp rime rent- le M Dciaine f salvum fae imperatorem, n 
a la rnesse"* la GrandeAUia6neria^ c^est-a-dire la clerg^ de 
la cour p continua son service habitual coiame si rin ne 
s f ^tait"pass4; les car^lnaux de Gurie qui o]nt -ete mandds a 
Paris, mlm les plus int rans igsants en matle.re de doctrine^ 
assists rent sax fe^tes- des ^uilerles et de Saint- Cloud 
si le Pape n* avait paa axcoismunia* I'Sopereur; ils spnt 
sents auar off loess de la chapalla Imp ^ rial a t co qui fait 
re $apol on sur leur assiduity k la 'mess a. d'un 3ccommuni^ 
Sauiamant, Alexis d SFoai lies' -fftt arrit^ aw milieu de sap tea 
bre 1809 et il rssta en prison jus-qu r au 8 avril 1810,- ou il 
fut remis en liberty su,r la deaande de son fr&r Alfred, qui 
3tait aidde~oaiap de Bartliir^ mais de nou voiles -lettres 
ftirents aisles caas Iui 9 ssl bien que ? le-30.Juln t 11 6talt 
de nouvaau'axll^-.k qua rant a Ii8u$ d@ Paris et l v on fit 
effort! pour 1* oblige r a- sortir de I'armSa et de l ? adBdnls~ 
tration; 11 s^dvade d v siileurs on 1811. 

ff^ Ainsi, la bulle n f a pas pro du It l^effet de 
vide ou laeiae soulev^ l f opposition .contra l*3B^.dreur"qua' 
Pape pouvait atten&.ra;;- ell ast rastd-a un ' ooMsmzaatlon 
tonlqUe, qui n 7 a pas au. d' ? a-ffe.t lffiH9^dialt S. -'-qul.'fut 
grave; c'est qu'une question s^ posiit pour curtains' 
Smes 9 celle de l f -invastltura f -.'at c f est par Ik 'qua-. 1 ? 
re du conflit entre Napoleon et I- 3?^e p^n^tra 
malne rallgleux* La question das Investitures s 
pour la premiere fois an septembre 1S06 en Italle, pour' cer- 
tains ^v^ch^s vacant des provinoes adlanais-efi at .vdnitian* 
nes w Le Pape ajouma, en affet f les Investitures- pour las 



- 153 - 

qu'avalt faites 1* Draper eur tant qua le Concor- 
dat' 6ti@Lt; yio!6 t au mains dans csrtalnes de see* clause's v 
par le g cuve rnement c Peu'apxfes, la question 3 pose k nou~ 
veau pour la nomination de 1'abbd de Pradt k 1'archevechS 
de Salines le IS mat 1808 et pour la creation d'un 6vch6 
nouveau 9 et la nomlmtion d'un 6vque, k Montaub.an 1 2l 
noveiiibra 1808; le Pape donna, pour ces daux ^equea^ l f in- 
vestiture, mais saris Xes fanaul'es concordatalres, coinme si 
lea nominations at la creation venal ent a$ lui-meme^ si 
1 ' -Oonsell -d* Stat 'ref-usa d'enreglstrei? las bullss, et 
deu-jf ^veques no furont dno pas lastitu^s eanoniquernant* 



Una fois a-Sa^6ne ? le Pape ewplpya -le refus des 
jlnve sii.it ura-s' eosurae la seale'aria'e qui dtaii k. sa disposltior^ 
II reprit ainsi la taotlque qu son pr<3dee33eur avait oppo- 
s4 fe Louis IXT dans 1 s affaire d la itegale* II ne pour rait 
d f ailleur8 ef fecit iveiaent. fai re le-' travail necessaire pour ce 

- 11 n ? a pas^ autour de lui ? de personnel de 



Toila .done .une. question grave; puisque ces 
sans. inTestiture ne peuvant pas .exeraer leujB fono- 
tlons d p ^v^quas au paint de vue 'cano-nique. Pour V alder dans 
sa polltlque religlau30 9 JSapol6on a cr^^ 9 en -novembre '1809 
.un CoKilt4 Sool^siastique 9 charg^ de lul a.onner des afis, 
mais, surt.out 9 - ds donna r uhs ap'parence de legality eanonique 
h ses ddcisionSc, II st pj?e-sid^ par le ca-rdinal jpesch-, COEL- 
prend le qardinal M^ry, cinq ^^Iqu^s at deiss pretrea, l f ab 
b^ Smery, direct eur de Saint-Sulpie@ 9 t le' per Montana, de 
Mian; ees deux .. dessiiers, d f .ai-lle'nrs 9 s a ret I r& rent ou ne 
^ignSrent pas les decisions du Qonsali Bcel^siaetlque. A. 
ce Conseil, H.apoldon p.osal't trois questions s sur le gsuvejv 
nement de l^Sgllse^ sur la situation da affaires religieuse; 
en France at la probl^sae d l f< Investiture^ @t sur la porfc.^e 
de la bulle. la-.'.rdponse qu le don-sell ^ceX&slastique fit h 
ces trois questions eat. -Int^-jpassante pout .la ao^rins qu f ell< 
bontient^ isais ell @st p^^d^ de protestations de fld^liti 
enTrs ie. Fs^e ; at , d f un@ d-_6Bsaade assess voil^e de le remettxe 
eai Iib-ert4. 9 . le cardinal, feseh se -etorgeiant de poiser cette 
demande V son rneveu. . " 



La .premi^xa question 4ta.it done oelle du 

sient de i'Sgliae. Le Qonssil ScGMsisistlqua indlqua Icl, dsuai 

utorit^ 'du Pap, reposal t" sur :.d fonde.-' 
que 1 g-oute x&ea&nt de -l^lglls 'ne pciu~ 
.ar. ''un S.onll ,'g^n^'rgtl f parae qu f 11 y 
&u:..Pap,, ni -par un-.@raoile. National . 
i .ne . : pou-r?ait..-eitetuer .pour la 
-... a. pmi- plus; loin s : d f ailleurs* la. 
lift'' -P^e.^tait fond^ k "xtieiamer la. 
rdin@U3t t . .qul isont s@gi 'c^Bsaille.ra nature Is 
-Bona^ pas d gouv ernemeiit Ae 1'Sglise 

p osft ibla s-ans .'; ie . -Pap a sgl^ B ant lib renent " dans s a sph^ r s p 1 
"rltuelle* ' ' '"' '' : ''.'. ' 



~ 154 - 

La seconds qitestlon portal t sur les affaires de 
France et sur les investitures k dinner aux ^vSqueo., .lei, le 
Gonseil eonsid&re que le Papa n f est pas fondd k parler de 
la violation du Goncoxdat et que, par consequent, 11 ne peut 
se dSrober vala'blement k l f application du Concordat g aux de- 
voir qua le Conoo i&at lui liapose,, c f egst-k-dire k donner 
I 1 investiture aux Sviques* Dd ai&ae, la Paps nMtait pas fon- 
dd k s'appuyer sur ie ddcret de 1809 qul annexalt l*tat 
pontifical pour s refuser i 1 T investiture car 9 disait le 
Gonseil, "La religion nous ^pprpiid a ne pas confondre l r oa> 
dre spirituel et l T or dre teaipoml dans la Juridiction; or 
la juridiction que le Pe^e exerce essentie llama nt de droit 
divin est celle que Saint -Pierre a regue de Jf^sus-Christ et 
celle-cl est pursiaent spirutuelle; la aouveralnet^ tempo il- 
le est, pour les .Papes, un aocessoire Stranger k leur auto- 
rlt^" w Le d5cret de 1809 est tout k fait d'une autre oidre . 
que 1 ? application du Gone Old at s on ne peut done pas en pren 
dre argument pour se dSrpbar aux devoirs du Concprdat. Done, 
5i le Papa 3 e refuse k ex^cuter le Cenooi^at, on pour rait 
sans doute con^iddrer que la convention .est at>roge; mais 
les ^^iques du Conqeil ecol^slastiqu 3a f oseat pas aller\ius- 
qUe Ik 5 ear 11s tiennent au Gpnaordat, qul est le statut 
l ? Sglis9 de ^rancej lie di sent dona. que ie Gone oidat fait 
partie de notra droit public,, qu Iapol4on est fond$ a an 
elamer au Paps 1* execution; on pourrait regarder seuleaent 
le Concoidat^comme suspendu du fait du refus du Papep Le 
Conseil tie ^aut done pas ^lucider .la .question d r un aut re 
point de vue que oelui du Concordat m^m? du t^oncpidat qxii 
lie le. Papa eomme 11 lie le gouvernement. La question de 
Borne eat d ? un autre doiaaine que la question des affaires 
religieus propj?ement ditas; on n peut lavoquer la viola- 
tion de l ? ^tat pontifical contre la Gcinco^dat. La r^ponse du 
Conssil s'ef'fojc^ali danc d ? enfermer IQ Pape dans le 
dat 



Pour s qul l$tait des invest iturea prop xementd it os 
C f est-k-dirs aur c point de 1^ application du Soncordat, 
supposant le Concoiaiat suppri^ pu suspendu 8 la Conseil 
rappalle que la dec trine de l*Sgllss sst que l f ^glise seula 
'peut instituer das ^8quas s 'aais que le moyen d ? ln^estitu- 
r des ^v$quas a varlS dans le t@mp$ : la'soiution qui ^tait 
ant^ ri^u re au Concordat d-e' B-olbgne de 1S16 S c f ^tait l f inves- 
titure par les mgtropolitains; ell ne pourrait e*tre reta- 
"blie qtr ? aye o app rcbat'lon da l ? Egllse ? done du'Pape,- Un Conoi- 
le National pourrait seul ttre competent pour, xfegler la ques- 
tion des Investitures, mais encode faudrait~ll .qu 1 !! mett^ 
respectuaus@jant 1 Pspe'-eh'dem'eu.?? dfe p^der, &t 9 si Le Papa 
s f y refusait^Vle .g'onclX ss p-^oeignant .oompdtent pourrait 
fairs un xifglement proyis.Qlre. en -attendant de'.rentrsr darts 
la O'oncordaii 'aa'dits.,- sau -cant 2^,1 rs an ? il -ie jjugeralt irtoom- 
p4tB^. s 11 faudr^ii.un Oonclla G4nlrai ? ' n le .aeule auto site 
dans" -I'Sglisag-.-Msalt'le Conseil^ -qui soit -.au-dessus du !Pape" 

G oitbl nils 0ns. paralssaient difficil^ si' ell s sent 
les^.. 021- pourrait r^squdre' la 'question par rane in^es- 

qui seind*. dann*e par le' a^'tropolltain 



- 155 - ' . '. : 

- cs CJTJS la Pape ou sea sue cesseurs cone entent a la 
pleirie esrSoution du Co.ncozdat,, Sn : Eomme, le Oonseil e'tablis; 
salt qu HI ne pouvait , pas y avoir de solution definitive % de 
la question des investitures tant que le Pape s f y refuserait, 
qu f il faudrait que le Pape reprenne 1' execution du Concordat 
pour que la question f&t x&gl^e d<2initivement* 



' ^ go is J rae qu est ion : la port&s de la bulle & 

.comunicawion. Icl 9 au eontzalre, le Conseil 6tait tree nets 
d f a"boi?i- Napoleon n*-est pas visd personnellemont dans le 
text.e'ttewe de la "bulle; d'autre part 9 la bull aural t dtJ 
Stre .adreas^e canoniquenient aus ev^ques ; or elle ne l ? a pas 
<t'iS; la doctrine constants de 1'Eglise de jfranee a 'fait 9 
d '.ail-leu ra, que les bulles d'esconiuiunication contre les 
souverains n f ont jaraais ^t^ reconnues comme valaBles. Xe. 
Conseil eat persuade qua -el les eveques avalent regu la bulle 
d'excoramunioationj ils auraient fait appe.l ou Men k un Oon- . 
cile, ou bien au P^e mieur inform^*. ISnfin^ la Molaration 

de. 168S n f a Jamais reeonnu au Pape un pouvoir sur les ques- 
tions temporelles et ? par consequent ? la "bulle, qui est la 
saiiction d ? una affaire polltique, n* a pas de valeur canoni- 
que*. Le Qonseil' n'adcaet dono -pas la validite de la bulle 



Qes r^ponses dn flonseil v cGisiastique sont 
laement interessantes au point de vue de la doctrine 'i c'est . 
une sort.e de nouveaxi gallioaaisme qui s-e f&it jour ici, un 
gallicanisme concordat a ire v qui lie & 1& f ois le Pape et -le 
gou^erneiaent ^par la QonGordai, loi das- deux parties* in de- 
h'ors du C.onooidat,' le Conseil ne veut pas envisage r d'autros 
questions* En r^alit^, cette position eat una .petition de 
principe, oar comment petition imposer I'ex^cutipn du Concor- 
dat- aux deux parties lcrsqu r allea'^ .rfaeat a l ? eargcuter? 
L f Eglisa elle^mSme, ou son Gonall Mational, est une solu- 
tion insuffisante^ ." paisqu* elle . ne ttrmit. : faire que du p??o- 
pour sortir du e^upo-xdat 9 11 faudrait un Concile 

' 



et se cosiail ' ; s@0ais^ni'qae ne peut tire 
pay le Pape, & r^pox38e i -4uV:o^ell--^el^'i^atiQU6 est ; - 
don0 asses a^cevante pour lapeli 021, * qui ia'y trouye paa l f aj> 
prqbation et -la solution ^ 5 11 au rait pu d4sirer 

q.ue les 



titre 

?icai -m ' eapitti-lmt i^^^-'i^est -.-'iGoaa'-'-grocse d&c ept ion pour 

.J'i : B8^r ; ;dono. d nd'goci-er a^ec 'le. 
t.*id"4<* .d s^gocier iui est sugg^r^e. 
He. g'ou^.exoManli sutrietiien essay une 
pffioieuae'. entre. Kapol^bn/dt le Pape; -Metteznlch^" 
egt as^assfedeur as'traordinaire 'pour 1 iiariage autrl*- 
.*&ff:m- a- fair -porter au' Bape 9 a; titre priv^, p-arun 
d@ 'I 1 amljas.sadey 'im .m^saoire d l r: Si^pereu-r 9 m^-moi're ou' 
]|-'earp08e^ait a l^Saaperear d^AutrieKe sea d6 sirs et 
ses ^dlspasitioas- ys^kr9Ti'8 v 4e 1' affaire religieusa. -Mnsl . . 
est il fait r H^ol^on fait ^erir ce ml mo ire, qui sera re- 
ail. ,P^J@ par un atteoh^ d I'ambaasade; d ? jiutricix@; il -de"- 



claralt que son Bglise <Stait autour de lul - ce qui n*6tait 
pas v d T alll9urs f tout k fait juste - et 11 raenaqait de fairs 
appel a un Concile National pour i&glerl 1 affaire* II posait 
cojsme tant irr^duetible 1 ? annex! on de Koine; seulement, 11 
tait dispose p disait-11, a respecter la liberty personnelle 
et s-pirituelle du Pape; 11 d<3sirait voir 10 Pap e transporter 
touts I 1 'organisation eeclesiastique a Paris, sials sHX ne 
voulait pas y venir, ' 11 poinrralt a 'installer a Avignon,, son 
arieienna possession, .pett'ernlch joignit a ce ra^moire des 
commentairQS personnels oonselllant au Pape la n^gociationj, 
lui repr^sentant Napoleon c-o-wme fHant dans de bonnes dispo- 
sitions, L f attach^ de I'ambassade autriohienne, le ooiate de 
Xebzeltern^ eut audienoe du Pape a Sa^one las 14 et 16 mai 
1810 l^ais la n^gooiation dohoua. La question du -pquv.pir 
temporal s'opposait a sa r^ussite. Sur 1'une et l^autre,, 
poison et le Pape 5taient aussl irr<dUGtll}les l ? un oosajne 
1'autre. 

I3ne autre tentative fut essays e v non plus par la 
voie diplomatique mais par la. voie de deux cardinaux, les 
deu^f pr^lats qui avalent n^gocid le Concoidat'k Paris, le 
Cardinal Spina et le cardinal Oaselli* Mais le Pape r^ela 
l f assistano d tout le Saor^ Coll&g@ autour de lui 9 il d^ 
clara qu' 11 refusait h la fo is Paris et Avignon et qu'll ne 
quitterait Sa^cne quo jpour rent re r a Kama (7 juill^t 18lO) 



La n^gociation choualt done, oomiae la solution du 
Gonsell ecol^slastique. Ce fut una tres vive deception pour 
^s^oleon; il avait t persuad4 que le Pape oSderait; il a 
toujours eu une tendance instinctive .a prendre ses dssirs 
pour la ralitd- II avait ^crit a Sugene v en lui annonQant 
la mission des eardinaio:, que le Pape allait e^der et que 
l' f affairs serai t regime... II entra dono en fureur lors,qu t il 
se heurta k un nouvesaa refus et, naturellement c ? est sur 
l ? Sglise qu ? il fit porter ses rep re" sail las* 

G '-'II s f 8ttporta aux dernieres violeno8s 9 centre 
le Pape d 1 "^)^!^. ? le Pape, a Savone y t ait installs k'la 
Prfectur6^ dans un modeste chambre, una sorfc^ de cellule 
qui donnait sur les mQ$s mSmss de la Ville; il refus alt de 
sortir de cet asile, sauf pour faire quelques pas dans, le 
jardln; 11 n 9 a jamals voulu. sortlr-en -ville, il n'-a-jaroais 
voulu s f aseeoir k la table somptuause qu ? on^ lui pr^parait; 
il Tit dans sa ohambre^ ooiosaQ un moine, conme 1@ molne qu'il 
a ^td si longteszps* '(Tous sont frapp^s d@ ?a simplicity et 
sa majesty h la fois, II est surveill^ par le Pr^fet du .d^'- 
partement de Montenotte, dans lequel se trouve Savone, 1 
comte de Ghaprol; on a mis un gamisdn liBtportant dans la 
ville at des" gendarmes, Aussit^t sgprls l f 'eeh'ec d la nego- 
clation s la urvei llanos Stabile autour du Pape s'accentua 
Le Pape fut 'als au secret lors<iu ? on eut sur^riB la coiaoiuni- 
oation d ? un iett.ro qu ? il a. envoy* au cardinal Mau ry; Fr On 
laissera le Papa donnar des Mnddlctions tant qu'il voudra, 
^crlt I ?: a^>eri9u-r 9 an ayant sain, toutefois, d f eiaptcher tou 
te oonaaunicatlon dxtr&ordlnalrd, solt avec a^nes. soit avec 



/ ; , - - 157 -' , 

d'autres pays". Bigot da PrSameneu 6crit au prgfet, sur les 
Instructions suivantes, du ,31 dScembre 1810, de Napoleon: 
"I 1 faut 3crire au Pr^fet pour lul fairs conriaftre ee qui 
so passe afin d'^clairer ce fonctionnaire sur la mauvaise 
foi 'du Papa, qui, avec son air do sainte-nitouehe, s f applique 
a semer la division at la trouble", II donnait done I 7 oj!lre 
de n*e:rp^di0r aucun courri&r du Pap et de ne lui en remettre 
auoun avant ve rlf io-a'tipn : "II est effectivaaaent inutile 
que le Pape 60 rive. Molns il fera de ."besogno et mieux cel& 
tfaudra^o Ainsi, toutes les lettres que 1 Pape dorira de- 
vront ^tre envoy^ es h Paris v ou I 1 on fera un triage : "On 
ne donnera. oours quVaux lettres insignifiantes et sans dan- 
ger; en g6ngral,> laoins oe qu'il a ^crit parviendra et mieux 
' vaudra^ % Autre instruction : "II faut r4duire 

du Pap a dcuss ou quinsa mill francs par an. 



prince Bp-rghese, qui ast le oomiaandant de la 
province, Bapol^on ^arlt,-le 6 Janvier 1811 s -"Vbulant ga 
rantir mes'sujets de la rage et de la fureur de ce vieillard 
ignomnt st atrabilaire,* '."; il faut lul notifier, dit-il, 
qu f on lui interdit toute communication^ lui interdire les 
Tisites^ restreindre son peraonnel v lol enlever sss papiers 
et ses litres et les envoyer & Paris i "si le Fape se pojp 
tait k des extravagance s , vous le feres 'enferraer a la cita- 
delle de Savone ... Tous -ne lul laisseres ni papier, ni 
plume, ni on ere, ni aucun inoyen d'ecrira* ua lui donneress 
qualques domestiques franc,ais et ' VOUB lui t'terez les mauvais. 
Ges ordres furent .ex^outds strict ement : on enleva au Pape 
3usqu f k son "br^viaire^ sa bourse et son anneau pontifical^ 



tetgp? 9 le gouvernement frappait k coups 
redoubles sur le *elerg3 italien rest^ fidele au Pape aussi- 
t^t, une quantity d chanoines romains et flo rent ins ont 
enferm^s a fenestralle ou a I^-rs; on confisque leur tempo- 
rel Les mo in es sont partiouli&rement pourcha'ss^s 5 "Kon 
intention n*est pas ^e isa lalaser insult or par cette vensi- 
ne", <crit Hapol^onle 25-Juillet 1810, et il fait arrSter 
iiara^diatement deux moines, pour l^exemplej k Tyrone et & 
7enisa Les fonctionnaires romains ont fait la- grfeve. des 
fonctions de 1 ? administration franc, a is : on fait arrSter 
les non aseerment^s; cinq-cents sont envois k Pariue au mo is 
d'aout 1810. 

Dn incident significatif delate k Paris lors du 
laariage de l^Kmpereur a^ec Marie-Xouise d'Autriohe; le cle r- 
g^ pa'risien n f a fait d f ailleu2B 9 et c*est assess remarquable, 
aucune difficult^ pour le divoi^e de riapol^on et de Joseph!-* 
ne le divorce a t prononc^ par I s Offioialite dioc^saine- 
et I ? 0fficialit6 a^tropolltaine, qui ont prononce I'annula- 
tioii du mariage pour Yiee de' foxae, l f absence du cur4 de la 
paroisse^ e't parce que 1 v Sop e rear n s avait jpas .consent! 9 pa- 
rattil, au mariage^. /MaigJ^ . eetta anraxlation, qul n'avait 
pas grande valeur "oaapxiiqua-, ^^ malgre l ? Gro^iuiiunlaation du Pape 
l f Au$rielve n f a sul@v4 auouB diffleult^ pour le mariag ? 
m f a pa &@ng4 k ; ..-liiir-Qqae..r d^emptakeBeat religieux, .ni le 

plu^ Le siarlaga avec 



- 158 - / ' ' ' . " . . ' 

fut fait par la flrance AuiaSnerie le <a Avrll IslO, aux Tuile- 
rles. pry raalgr< I'oixl re 'fame! qui avait <tg donn< & tous 
les oardinauT d f assister & 1 s office, treize cardinaux lia- 
liens fUrent absents; ceci susoita la- fureur de NapolSon, . 
qui les ait aux arr$ts, les dpouilla de leu is omements 
cardinalices, les obligea k raster en tenue ordinaire de 
prtres, d*ou le no de "cardinaux noirs", qui .lent fut 
dormS; il leur supprima leurs pensions, saisit leurs biens 9 
et les exp^dia^ deux par deux, dans d pet.it.es villes de 
province. ' 

Gontre les opposants du elergS franqais, le gou- 
vemement ea:er<ja des repr^sailles analogues : les ^v^ques 
nomra^s isais qui n'avaient pas et^ sacrds nl installs puis- 
qu f ils n'avaient pa re^u leurs "bulles Staient obliges d T ad- 
oinistrer leur dioo&se par des grands-Ticaires f les eydqu-es 
se bomant;a la oorrespondanoe; Napoleon leur anvoya 1'or- 
dre de se rendre dans leur diocese 9 axalgre* les repugnances 
qu ! ils pouvaiant avoir y et de s ? y fairs installer,' le 3 
aoQt 1810 1 il voulait m^me, au mois de noveiabre^ qu f ils 
poxtassent leur tit re officiel dMv^que ou d f archeveq.ue s 
ainsi, un vicai-re g^n^ral l6jas s qui avait et6 noiam^ dv^que 
de Liege, e8t--oblig par Napoleon a se rendre dans son.dio- 
oese 9 ou 'ii est mal . rec?u par le ohapitre; a Kalines, gr. 
de Pradt doit Sgaleraenii se faire soutenir par la gendarme- 
rie pour etre install^ dans son palais Episcopal. Pour Paris, 
l T archevech$ etait tou^ours vaesnt; IfQacli refusa dsfiniti- 
venent voulant marquer son opposition h la politique de l ? Sra- 
pereur Yis-a^Tis du Papa et son respect des regies eecl3sias 
tiques; d'ailleurs^ il ae voulait pas n'ttre qu'un adisinis- 
trateur de diocese et il tenait k son titre de Priiaat des 
Gaules que lui valait I 8 arcliev ^ch^ de Xyon* Devant le iBfus 
de Fesch fi il fallut trouver une 'ant re solution : 1'liapereur 
noisiaa oomtae a rchev$ que 1 cardinal Maury le 14 octobre 1810; 
en mtme temps, il nOEnsait a Flounce l ? ^viqu d Nancy, mgi^ 
Osmond ,. le 2 Ootobre 1810 II leur donna l s ojcdre d r occuper 
leurs sieges; ils obSirent au mois d .noveiabre et au raois 
de Janvier Mais ces nominations sont la cause d*un nauveau 
confiit airec le Pape N^pol^on exigaa ausait^t que le Gha- 
pftre de Hot re -Dame confe'rat au cardinal Maury, les pouvoirs 
capitulaires., corame grand vioaira du chepitjre; les chanoines 
fUrent obliges de le faire s mais ils eurent soin de mainte- 
nir le point de drolt canonique s refusant, par esremple, de 
faire porter devant le nouvel arohsf^que la croix archiepis- 
copale 9 1'empSchant d f employer la fonaule parsonriell pour 
1 ? ordination des pr^tres^ I 1 empSchant de signer autrement 
qu f "Adonis t rat eur du Diocese"* B'autre part, le Pape adres- 
sa deux brefs sur cette nomination^ l f un ati cardinal Maury 
lui-meiae v dans le que 1 il 1* ob jurguait .en. teraes pathdtiques, 
rappelant son pas?4 s s'^tonnant qu'il ait acoept4 une nomi- 
nation alors qu'il ^tait d0jk eveque de llontefiascone et 
qu. f ll n 1 avait pas 6t3 relev-d de ce dernier 6 vech^j il lui 
ordonnait de quitter son siege d Paris et condaisnait, d f u- 
ne faQon gdn^rale^ la collation das po avoirs canoniques* 
II semble que ce bref ne soit pas parvenu h Maury, laais il 



. '."'- 159 - ' ' . . 

parvint au vicaire-g6nral,, I 1 abbe d 1 Astros, ver la 
ceiahre, et l'abb'6 la fit connattre a son cousin^ J&rtalis, 
(fils du deSfunt xalnistre des Cultes), qui 10 supplla de te 
nir la chose seor&te, et le Prefet de Police Pasquier, 
s'entendit avec eux pour qu'il n'y ait pas de divulgation. 
Un bref analogue avalt et6 envoys a I'^Vsqiie de Nancy le 8 



Par ai lieu rs, le Pape ad re ss ait un bref 9 le 18 
de>enibre ? au vicaire general d 'Astros,, dans lecJUel il d- 
niait tout pouvoir & l f vique nomiag et il annulait tous ses 
actes* Ce bref est saisi par la police le 30 D^oembre 1810; 
Sapol^on fait une sc^ne violence a d'^stros h la reception 
du ler Janvier; le vicaire g^n^ral est ; conduit par Irlaurj 
lui-mSme devant le juga pour etra interrdg^; il ast arretg 
par le frlnistre de la Police Savary; on perquisitionne 
ehez lui ? on ddcouvre le-s document;? Covenant de Savone 9 et 
d'Astros avoue qu'il a communique le fait a Portalis* $a- 
pol^on fait une scene violente a Portalis ? le chasse du 
Gonseil d'Stat, le 4 Janvier 1811, l T exile k ^ix, et d f AS- 
tros est enfenad a Vincennes., Une enquBte de police r^v^la 
qu*l.r y avait t out e une organisation secrete pour transmet- 
tre les lettres du Pape au clerg6 de ^ranc',, que le cardi- 
nal di Pietro avait une d^l^gation du Pape pour adininistrer 
l ? 15glise pendant sa captivity; di Pietro est aiaen^ a Paris, 
enfersi^ a- Tinoennes 9 ainsi qu I'anc i en secretaire d ? :5tat 
Grabrielli,.' Une grande publicity est donri^e a toutes ces 
mesures pour -fai re press ion sur le reste du clerg; la 
ohasse est donn^e aux secretaires des "cardinaux noirs"; 
une quantity d f arrest ations ont lieu k Paris de gens dont on 
a trouv4 la correspondence ehez d'Astrosj ou dans d T autras 
perquisitions, par example le grand vicaire de Metz p I f abb4 
de Tournefort^ qui est incaro^af^ pendant qulnze mois. pour 
des lettres asses inoffensi^eo d f ail^.eurs, ou l f abb^ Per- 
reau des LUssions Et range res qui avait et^ chercher le bre^ 
a Lyon et 1 ? avait apport a Paiis^ Des perquisitions et das- 
arrestations ont lieu ^galement dans la. soei^t^ parisienne, 
ainsi une couaine du niinistre de "1 ? jnt^rieur^ Mme de Baffin, 
un certain nosib re de ferames du iuonde^ des religieuses coMae 
la Kere de Soyecourt s qui avait restaur^ les GarsBi61ites f 1 
femme du Premier President 3^guier p qui avait eu connaissan-i 
oe du bref, Sn Bomiaa^ 1 'affaire est trait^e corara 3 f il s f a- 
glss&it d'une con^piration d f Stat. La naissance du roi de 
Rbme le 23 Mars 1811^ fut le pr^texte pour do une r une aia- 
nistie, pour cesaer'eette situation qui ^tait ind^fendable; 
mais I'aienistie du 5 Mars 1811 maintint l ? exii des person- 
nes arr^t^es a qu.arante lieuas de Paris et les laissa souo 
la survelllairise de la police* Les chefs d'ailleurs, de 
eette conspi ration restaient arretes et enferm^s a 

Z % - ggs ai^d^ ..,^^ a JAH.g .-A * JJS 6 . -^M s 8 

LMtudede la negociation du Canooiftat et du con- 
flit antre le Pape et l*Smpereur nous a deja ruv^l^ des 
traits du c a lact ere de Napol&on qui dormant aux 



~ 160 - 

leur physlpnomie, .si mSrae lie B*en'aont pas la raison. Koua 
avons vu ce melange de seduction et de menace,' l f eap.ojcteiaent 
de sa colere, I'incapaeitS 'da supporter 1-a contradict ion a 
quelque ohose h la fols de retors et d9 brutal 9 at nous al- 
lons en voir de. nouveaux gltoeints.. Undo o as traits les plus 
ourieus- est aatte faculty de rebohdi.ssement, cette facility 
h "batir de nouvalles -hypotheses au fur et & mssurs ^.ue les 
anciennes se mlnesit v et p alnsl la deception que Sapol^on 
rlent da siibir du fait dis Conaell . Scolds iat'lqua at des 
goolatloiis avec le Pape sur la question das investitures 
va &tre Is point de d^p^rt d ? un conception nouvalle' 
poison va chercher k crSer une Kgllse Ind^pendante^ II 'est 
eraportg par son T^TQ Iiap6 rial et la-d^velbppa dans le dcsaai 
ne religieux oomrae dans 3.e dosialne 



Du point de vu des desselns prisiltifs de Nap 0.16 on 
la lutte ayec la Pape 3tait uiie faillite t xaais ee lul est 
une 03 cas ion d ? envisage r une entreprise tseauooup plus.^aste; 
selle d T une gr^nde Sglise impdriale Ind^pandante de Home^ 
une g.rande Sgllse d*0ceident* - 

A '- "Le stoatus-consulte du 3,? f 4 trier 1810 -pronon 
c^ait done r^^hnaxion d .l f ^tat roraaln a I r 3spira| Rome de- 
venait la seconde villa da l f iaapira t la pri.nca> imperial 
prendrait. le tltrs d'honneur'da BD! de Home; un grand dl 
gnltaire Irait k Home tenir la oour ''de l^l^persur^ Lesexaps- 
reurs' racevraient un second oourontioaant h Home dans l@s 
di3T. pranife is ann^es de leur avenaiaant. Dans cette concep- 
tion, le role da Paps . n* est plus oelul 'd f autrefola; la trS- 
ne doit etra independant\ de tout auto rit sur la terre. 
jD ? autre part, toute autorit^ etranjera- ast inoompatibl 
avao l ? 6sereiee de 1'autorlt^ spiritualia dans l Y izit6riaur 
de 1'Smpire ; done, la papaut6.est. T^dulta h un pure auto- 
rit^ spirituelle; touta. aspfecje d*etat temporal dlaparait. 
Le Pape pr@te.ra sarment de ne rien entrap rend re contr ls - 
quatra articles de 1682, qu ? ll de^ra declarer eosamuna k 
toutes les %lises catholiques de;l r Sapire. XI r^sidera ou 
11 voudra, ds pr^ierenoe k Paris ou a Rome* II reoevra 
deuir 'millions' de' traitexaent; les ddp.enses du Saer^C'Ollega 
at "da- la propagande saront incorpoi^'es au budget da l f 'Eapi-.' 
re^ Ainsi ? la papauts .-davlandrait un -rouage de 'l f Step Ire' 
lui-meme* c'est "beauooup plus que ne fut jadis^ la concep- 
tion des TCMpereurs du Saint1?ffiplr^ Homaln Geimanlqua au 
moyen Age, 



Des me suras d* execution sont pris0s> a lmm^diatment: 
les archives vatic anas- sjeront transport 6 as k Paris; les 
services de la Fe'nitencerie wgaleiaent et, avec les archives, 
les .ornaments, la tiara pontifioale. Pour faire k la papau- 
t3fr k Paris V un cadre digne d'elle, l f BBpajreur cons acre un 
million et desai k trane-f o.asDatlon de I'arQhev^chil qui ? par 
d^eret du .8 Novembre 1810, ^sera acffectd comae residence an 
Pape,' 11 Tout avait et pr^par^ pour que ce palais filt meu" " 
avac .plus de magnificence que leg Tuil aria's elles-'mQmes: 
tout devait y.^tr'e en or s .argent ou tapisseries des G-obe> 



. . . ./'. - 161- . ' ,- .. , 

llns rptragant des scenes tlltees de l. f 'Bo'rlture Salute, Sii 
1813 sans led gvfenoa0nts de Hussie, le tape eftt 3t$ dv&i 
de Boto et de Parl'8* logd k I'aroheVechev La Daterie^ la 
p6nitencerle, le Mleslona/ les Archive 6 eussent; Ste" pla- 
6668;. aux Tours SotxerDsiae e't.dans I 1 tie S alnt- Louis, jttoiae 
eQt t0^t*an^o:rt3e 4ans l f antique lutece"; vpilVoe que 
jl^oiaon aertt dans la Memorial* n d-ta.lt choctud r de; la mee 
qul'aepie de Hot re-Dame.; heureusement n f eut-11 pas le temps 



Sn mSiae teEips, des travaux dtalent emtjpepals a fio- 
pour lui-m&ae, af In d f am^nager pour l T Kmpereur le Quiriiaal. 
L^arehltec.te Stern en ^talt charge 1 ; des appartemciiits sokp- 
tueux ^talent Install^s^ de grandes galerles au liett de pe.ti- 
tes. pieces et lorsq,ue Pie VII rent re ra dans son and en Calais 
en place du vleux bati&ent dsiabrg, 11 trouvera paxtout des 

des Biarbres s des fools do r6s ou -des hois pr^cieux. 



11 . fallal. t , pour dtabllr oettd . %liso nou^el- 
d f autres wssures que des mesu ^^res acbsalai strati ves; li'y 
fallal t des nesures d^o%anlsatloh rell^leuse. La situation 
de l^lglise italt, en effei, difficile ;et 11* 7 avalt a la 
reconsfitu*^ Vingt-sepf 3 Ache's dtaient vacanta dans I* As- 
pire i en Alleaagne, 11 n'y avait plus que huit ^v^gues en 
fpnctlOQS II fallalt ahsoluaent ifegler cette question de 
l f investiture pendant e depuis deux ans 1)6 ja. k la fin de 
1809 9 Hap old on* avait pens^ k r^unir un one lie 
mais cette ide a^ait -dt8 ^oart^e It la suite d.es 
faites au Gonsell Xocl^siastique; elle est reprise au 
hut da.l811 Au.mois de Janvier, l f jSffipereur -r^unlt un nou- 
veau (Sonseil lcci^slast-iq.ue. 5 compost de sept archevt^ues ou 
^?^ueSy sous la pr^sidence du cardinal ?esch Cd Consell 
Icci^siastique fut'.d'avis que le Concordat av ait dt^ rompu du 
fait qu le Pape refus ait lea hulles d 1 - Investiture sans mo- 
tif oanonique, I,e Conseil remarquait d'ailleuis qu'il man- 
quait am Spnoordat une clause qul envisageat ce cas- II .' fal-. 
lait done declare r au Pape ou bien que le O.oneor&at ^tait 
aVoli i^ar sa faute e ou hlen qu f ll ne serait rdtahli qu f avec 
une clause ajouteV aux anelenft sitioles^ : prppte h empicher 
qu 1? droits du gouveinemeBt devinssent illusolrea, Dans 
le preialer ca@ 11 4tait nicessai re d f envisage rune nou^re He 
Mgt&ode pour. 1^ invest itu re des ilViques; ceili ne pouvait ttre 
fait qua par un 6 one lie Rational* Ges c onalusions du Gonseil 

sont donn^ee le 4 Mars 1811' - 



. . 

A.insi le pnseil eccl^siastique n f enylsageait la 
quest ian que 'du point de vue f-ranaijis 11 n voulalt pas 
faire esttrer en ligne de bompte la position qui avait 6t4. 
faite au Pape et 11 fejetait sur le Pape la rupture, du on- 
co adat, Cepen dant 9 en laeme temps , 1 ? dveque de Bant es, : 
Duvoisln^ demand ait 9 au nom du Qdnsell Socl4slastique s 
l r aipereur Se laisser les ^T^ques tenter une derai&re 
mrche -aup'x^s du Pape 

" - '. ' ' . . ; '. , 't 

Aussl voyons nous siEBJaltan^ment les deux tenta- 
tives sa faire, -la convocation du Ooncile et la n^goclation 



. 

avec le Pape, Le 5 Avrll 1811$ i f Snipe reu r lance des convo- 
cations k to_u.3 les archeveques et SVeques de l f Empire,-, .du , 
royaume. d'ltalle et de la Cond ration dn Biin pour se ru- 
nir en un Concile k Parts; 11 s'agit de pourvoir k une situa- 
tion qui risque d'dteindre l f gplseopat* Dans cette convoca-^ 
tlon^ un double fait caracte ylstl qua est a retenir j d ? abord 
^extension territoriale donn&eva la convocation, et aussi c 
fait que I 1 on rejetta sur le Papa la responsabilitg du mauvais 
^tat de l f Sglise, que l ? Sapereu.r prsnd alnsi la position d ? un 
protecteur de 1'Rglise, qtti veut assurer I 9 existence et la 
survie de I f 3piseopat. L f objat du Gonoile s dans la pensSe de 
1'Einpereur, n'est pas settlement de regler la question de l f ln- 
\ T estitu.re, mais aussi de mett re sur pied son systems de gran- 
de-. Sglise irap^riale. 

' * . * 

Sn mSrae temps sont envoy^s a Hosae trois ^v^ques fran 
gais s wgiv de Barral, archevfque da TOUJCS, mgiv Duvoisln, 
dvique de Hantes, et mgjk Mannay f areliev^qu de Trves I Is 
sont niunis des instructions imp^riales le 28 Avril : il s f a- 
git^ en jouant de la convocation du Oouoile f de faire piss- 
sion sur le Pape afin d f eh obtenir la reaise en vigueur du 
Concdidatj qui est pjc3sent3e coffime une concession' de Hap o- 
l^on^ sous la condition d f investiture de tous l.es ^vquea 
noBmi^s, Xoisque a l f aveni^jil f investiture n ? aura pas & 
donn^e dans les trois mois par le Pape, elle sera donnte 
par le m^tropolitain* In aiicun cas on ne rendra Home a^i Pa- 
pe; s'il voulait y rentrer,, il devrait preter le ssermejit a 
l f Smpir; autrement, il peut -aller s f installer & AvignlonV ou 
il aura toute sa liberty et ou on lul rendra tous les li v ori- 
neurs qul lui sont dtts. : ; . 

Les trois 6ve*ques arrive rent h Sa^one le 9 mai. 
Ils eurent une audience du Pape le lendeiaain et la discussion 
avec le Souverain Pontlfe dura jusqu T au 19 mai 9 all milieu 
de toute^ une majchinati^on des autorit^s administrativea, du 
P'.x^fedb Chabrolj et ? mime, du ra6decin f oar il n'est pas bien 
sflr que l f on n* ait pas employ des moyens m^dicaux de press! on 
sur le Pape; Chabrol parle mime d 1 alienation aentale dans 
les derniers jo^JCs de la n6 goeiat ion, Final eiaent, on j|eignit 
de prendre une note, non sign^e, du. Pape sur les conditions 
possibles k envisage r, come un en gage men t s oomrae une sorte . 
de traite\ et les trois e^vSques parti rent brusqueiaent sans 
pr^venlr^ diz$>ortanit eette note comnie un engagement pont if i 
cai, Le Pap4 envoj^a bien vlte un oourrler derriere eux pour 
dementi r la ' v aleu r de la note qu 1 on lul avalt deiaand^e at ra- 
mettre la chosa au point, Hapol^on fut m^content; 11 eut beau 
r^pandre de faux bruits sur la n^gociation, elle avait 



Aj ':'' - '.-.'. . ' .' * 

s La one 1 la s f puvrit au landezaaln das f^tes splendi- 

das qui avaient ^t^ donn^es pour 1 ba|tSms du 01 da Home, 
L'Smpereur ast dnivrd da abn suoo^s; I 1 opinion ast ^galaaant 
anthous last a da l^teplra^ dpnt la s^curlt^ at 1 J avanir pa- 
raissent dgsoxmais assures* C f sst sw milieu da cettd exalta- 
tion de l f orguall Imperial qpa S*OUTS 1 .douoilf* 1 



tique d'une faon g^n^rale, n f y ^talent pas arrives sans li- 
ne certaine angoissej :ia plupart -des gvSques bnt eta supplle 1 
par leur clergd de' tout, faire pour 6vlt*r un scblsme de l f B- 
gllae fra(jals0; . curtains STSques, avanl* de parti r, avaie cct 
$me v fe&t ieur testament* Oerit-quaranta-neuf prSlats avatent 
3te\5*bnroqu$8$ II .en vtnt quet re -vingt quince t claquante- 
trois franQats et quarante quatr^ Itallens^ Lea diaeussions 
eureiit' lieu & partir du 5iO Juiti }us^u f au 10 3ulllet 9 ' d^t:p 
le Conolle fut suspendu, puls la Gonoile est repris au aois 
d*aoSt Xe di'soours d f ouvsrtur earposant la situation fut 
prononc^ par le minis tr des Gultes t Bigot dd Pr^aaeiiouB 8 f 
tait un disc ours trfts tandandicux, tr&s violent!, one 
q.ue eont re le ?ape p qui montralt la volont^ dlreote d 
pereur de rfegler la situation; le disoouis avait dt4 
par l f Smpereur lul-mSme, q.ui lul avait donn4 ae ton de 
miq.ue II n'eut pour rSsultat que d'irpiter les 00 c 16s last 1- 
ajies, qul oral gnl rent de deven^r des instiuments de l T Sg> 
reur et qui opmptferent "hlon s^ oppose iv 

- . ' ' i " f .*"" . L 

Hapol^on, eut, en effet, de vives d^ceptioas -du 
Ooncile s d'aboxd, I'aseerabl^e ne se^^nsid^ra p^s eoassto 
pel^e k donner un nouveau statut k l^^glise- mais settleme 
cpuMe devant r^gler la quejrtion dee invest itu^ies; ainsl s du 
Goncile, ne ^o rbljpa pas une nou^elle Sgllse oatholique^ 
Ka^>ol^on l f avMt envisage D ? aut rampart, les '^veques affijv 
ment leur fid^lit^ an Pape d f aboid, 11s ont prt$ seiwent 
aa Sou-verain Jontlfe; cette fld^litg se manifest e, d f autre 
part, dans dee dlsoouis offloiels prononc^s par le cardinal 
?eson, par IMvfcque de Troy es^ mgr* de Boulogne; 11 f^:t mime 
^posi un voeu demandant la mis a en liberty du Pape; mais il 
ne fut pas votd v car le geuvemezBent put le soustrai^ fc la 
disousslon, 



Sur la question de I 1 invest ituire, qui ^tait done la 
question propre qu f ll voulait entamer 8 le Conolle si d4elara 
incompetent pour la uegler sans 1 * as sent Iment r du Psgp^iv Sett e 
d^aision fut prise sur un m^moire d i^arclieveque d6 BCfr- 
deaux, mg35r d f Aviau e , Ainsi/ le Sonaile ne se reconnaissait 
pas de ppuvoir'proprs; 11 luiairalt fallu une d$ legation 
pp^tl^icale* 8 T ^tait un ech@c caract^rls^ pour l f ]?pereui$. 
Goiifo'iffi^ment k^son haMtude^ cel\ii-ci entra en fun eur; le 
11 Julllet, 11 prononga larBuspension du Conolle; il fit 
arreter et inca rearer a Tlncearies les ^$ques d G-and f de 
Journal et de l^oyes, '-qul fUrent enlev^s & leurmdOE^Lcile 
dahss. la nuit^ Ge n f est qu^aprds- quat re MOS^S de i^tehtion au 
secret aj)solu qua. les trols 4ve^qu@s d^nsentirent a donner 
leur demission de leur siege,- Cette arrestatlon fit naturellei 
ment un effet d<pio sable, m^me paimi les ^vtques les plus at- 
taches a l|1Smpereur Celui-oi se muni t d. f une consultation de 
Jurlstes pour savolr coiament se tirer d'a'f faire; 11 deiaan&a 
particuli^rement Gonseil k am%ae^r^s r Les Juilstes ^tabliren^ 
le blen-fond^ de sa reclamation pour 1* execution du Ooncoidat, 
execution k laquell, disaientils # se d^robait la Pape; 11s 
rappelaient 1* antique usage -d ^^ 1 ? invest it lire das dvtques 
par les mgtropolltalBS> ^P^ 4talt la r^gle avant le Concor- 
dat de 1516, *t ils donnaieiit k I'^BMUX le consell de 



fairs ordonner 1* investiture par un reoouis ooimae d'abus 
devant les cours d r appel iniperiaies.' 

Kia mdae ' temps , le gfouvernement poursuivait des 
negotiations aveo les dlff events'. gT.e'que's du Conoile indi- 
viduellement, sur le Oonsell du. cardinal Maury,' qui avait 
indique & l f ^mpereur quo, puls^uM! avait requ un echec 'de 
la mass e v le mqyen de reussir eta it n de xaettre.le tonneau 
en "boutellles", Chaque ^vSque f ainst eatreprls par le minist 
tre des Cultes ou par Mare sehalsi, 00 montra nature lleiaant 
"beaucoup moins resistant ; que 1 '.assemble e .tout antlfc re, si 
Men qu, le 26 Julllet, l ? Smpereur avalt ofctenu quatre- 
vingt adhesions a son- syst&rae* Le 27 -, oes quatre-vingt adhe- 
rents furent r^unis. et on ieur fit decider que le Concile 
6tait c(ip(5tent pour r^gleu la question en oas de neaessit^ 
et que le refus da Pape pouvait constituer oette n4e-essit^; 
on leui* soumit un pro jet v qui ccsaporfcait la donation de. 
I'investituie par le mStropolit-ain 'lorsque, au bout de 'six 
moiSg elle n f aurait pas t6 donn4e par le Pape geulement, 
les ^vSques voulaient que qe d^cret ftlt soumis p rSalablemarit 
^ l f appro bat ion pmtiflcale; cette approbation sera solliei- 
par une deputation de six ^v^ques vers le Pape. . . 



Hapol^on, ayant aiiisi pris la pi^eautlon de s'as- 
sujrer. par avance la doeiliti du Qonoile, j^unit a nouveau 
celui-ei II acoepta d f avoir reconrs au Pape Le Conoile Q 
eontenta d f avoir fait trlompher le principe de ce reeouxs, " 
&65k un peu inquiet de l f ind^pexidanoe qu f il avait montr^e 
vls-k-vis de l ? Empereuiv Le d^cret fut done pr5par6, le 
Oanoile rouvert, et le d4o ret public le 3 Ao&t, Une s Sane e 
solennelle du Gonoile adop t a le d^a ret imperial le 5 aot 
par 80 foix contre 12w ifapol^oa a; dono obtenu oe qu'il vou- 
laitg, Mais ie conoild n f en est pa moins pour lui une gros- 
se d^faite. morale oar il faut a nouveau se retoumer vers le 
Pape pouiL faire approuver la solution adopt4e. . 

1 "" ' ' -* ''**.". 

. ,i- ' ' 

Sinq ^vSques.franQais et qiiatre ^vtques italiens 
fdrent ono envoygs a Sav one pour soumett re . au Pape la de- 
cision concilia! re* Sapol^on Ieur a d (sine pour instructions 
qu'il fallalt obtenir une approbatioii pure et simple et^ qui 
soit valable pour tous les dioceses de I f 5^pire 9 Houa com- 
prise, tous les pays reunis^a la ^rai^ce ou a r^unir a la 
France, faute le quo! les Cone o Mats seront~CNonsid4 res com- 
me axmuie s; an en rev iend ra alo rs a la s ituat i on d 1 ayant , * 
1516, lorsque les investitures etaient donnges en denojs de 
la papaute par le mitrojjolitaii^ D^un- autre c3te, I 
envoie a Sa^one cinq card inaux, pour r^pondre a 1 'objec- 
tion que :ie Pape n f avait pas attt our deslui sea conseillers 
ha|ituels Ces oinq eardinaux bnt natu'rellement ete ehoisis 
paimi les plus doci les a l f impulsion imperial e et on y joint 
1'ancien vicai re-gene raldu Pape It Imola ? un home tres hon- 
et tres naif 9 qui n'etait au couismt de rien, 



la deputatioii co^tliaire t la discussion 
Pap -fat assez loague; elle M^^rois semains Le .Papa 4- 



N '-. -v 165 -':''." . ' . '" ' . . ' 

f . . ' ' 

tudi a la question avec beaucoup de conscience et de mo d^ ra- 
tion, 11 ignorait les Incidents exacts du Goncile. -Mnale- 
ment,' 11 accepta le d^cret, mals en le faisant prcder d f 
an b re f envoyd -' n aux gvtques assembles a Paris' 1 ; cette lettre . 
eat du 20 septembre 18li II ajoutait que le m^tropolltain, 
en donnant I 1 investiture, devait sulyre les regies canoniques 
et donner, par consequent, l f investiture au norn du Papa Sn- 
fin la concession faite par Pie VII ne s'Stehdait pas aux an- 
o lens e tats remains. Pour le Pape, le prlnelp de l f auto.rlt 
souveralne'pontificale tait ainsi r4se-rv6 ? puisque la md6ro-." 
polit'ain, en donnant 1 ? investiture, agirai-t h defaut dn Pap t 
male au nom du 



fut m(5coixtent de cette s-Qlutlon 9 molns 

parce q.ue le ni^tropolltain n'agirait qu v aunom du Pape quo 
parce cjue le Pape avait parl^l en son nom prop re at non pas en 
reconhaiasant les decisions du Conoile^ Ls Pape avait eu soin 
'd ne .pas*p_erler de Gonclla^ dVehvoyer sa lettre k des v- 
ques "assesabl^s a Paris n f et 'non pa|5:;.a une asrseiabl^e d ? ^v - 
ques consider^e coiame. urie autorit^ .Qjscl^siastiqua ind^pendan- 
te Or l f "Smpereur ^oulait et 11 en a fait l f avea a Salute-" 
BSlene -.falre du Oonqile national : - : un. rouage normal de 1 T I5- 
glise impdriale* II exigea du gouvern'eifient pontifical . 1 ? en- 
voi ftma^di at 1 ^ des birll as .d 1 Invest iture aloxs que le Pape vou- 
lalt proc^der selon les regies, apres enqu^te dans las for- 
mes habituelles et toutes pieces en main* II avait ainsl don- 
nd d^jk les bu lies d r invest Iture pour jJarshevSque de^ liege 2 
mgi; ILejeas,. Mais II deEssndalt 9 pcur poursulxre Is travail, 
la reunion autour de lui-de son conseil habitual, c f esta- 
dire, 'au inoins, oette liberty intern^ qui 'lui dtait n^esssai- 
re pour xe.rcer sa fonction, Il.faisalt d f al lieu rs une r^sar- 
tr^s nette sur les ^vae, rosialns le 17 novsmbre* 



.L l Emperaur'd^clara 'done le b re f pontifical. 
table et voulut le falre taodlfier par le Pape. Mais pelui-oi- 
par une lettre du 17 Janvier 181^ 9 - acoepta de donner 1 ? Inves- 
titure pour les" pays compriia dans le dosoalne des Oonecats 
saulement et* r^claraa sa lib art 6 et I'e-s si stance du Sa0r^0oll 
ge pdsir dSoider sur-ls aut^sa points* Bigot de'Pr^amanau eut 
bean adresser un faotum vloient saix ^^QUss &% au Papa le 9 
f^vrier, reproohant Sa Papa soi igolsM^ et son ig^io^iica -at 
l f ia^ltant a se domett ya ^^ pour qsi|is d^inoapaait^^ 1^ Pape ne 
cha|ige'a pas sa ^ep^nasb l*a d^ptttatioxi de" Sarone fut 
lie 'Ooncllo! ayfii-lt- ^$^&'^%m^$&&:.3^$& au ddbut 
Le^r^f^t : ^^ibr6l- mtifia. 

bref m^ayant '.pas : it . rat-if i*.,- ''gdr-eur.- ed&sl&Szait l^.s 
' oaame ,abr@f4s et " 

an '' 




_ f ie. 3 ts.it Biolns bottle versus- par cette qua sl- 
.. T- ~~ suifeit pu 1 .crQirfi^ -Le si'lenae- avait ^t^ iiapos4.au 
joumaux; I s opinion, iatme 0^0 14s last 1 que ^tait peu au aou,m23 
des p^rip^Mes de cette lutte^ L f toper eur continuait d^ frap 
per des me sure s a rb i t rai re s mult ipl 14 esc ont re les pp o santa 9 
centre les cardlnaux noirs, contre les ' 



' ' ' ' .' - 166 > ; .. . , : : ' ,' 

k la suite de l f affaire du t>ref adressa* & Maury.et 
faire de lagr,, d 'Astros, centre 'les tro is ^v^ qua s arrtt^s k 
la suite du Condi e Una '^oal6 de ohanotnes, de prStres et 
m^me d*6vques Italians tai ant enf sisals & Finest re lie. Le 
noxafcre des pr&tres ifrangais anf arms' s h Ham at & .Tine' annas 
allait croissant, pour des raldo&s qualaonques : ainsiY un 
abbe* de Malmaison est arr&ttf sur 1'inoulpation da f^ire du 
recruteiaeht pour une congregation d a fllles^ le 4 A oft t 1811 
et il restera emprisonn^ jus4u f k la fin del 1 topi ra, Tout 
qui est suspect d f ultraiapntanisme est frappg; la'police pom 
suit les estampes qui represent ent le P ape en pri&resi elle 
veut faire supp rimer, sur les iivres, l f "imp rimatur ir Episco- 
pal^ rn^me sur des livres de morale, elle interdit la vcmte 
d^un paroissien ^dit$. par la maison Mame, de Tours., parce 
qua le calendriar y cpntient ;oartaines fetes qui n T ont pas 
et^ insc rites dans le_ .C6noo3sS.at c , Un d^crat . du 1? novembre 
priva de traitemant at da panaiom las prttres qui sont^loi- 
gn4s da laur si^ga pour causa da mauvaisa condiaite" 9 c'est- 
k-dira tous ceux qui ont dttf r ou inoarcdr$s y ou esfpuls^s^ Les 
congregations sont.f rappges k laur tcair ? Sapoldon revisnt 
sur las concassioBe bionvaillantas u f il-avait faites au 
d^but de -son z^gna* Las conferences da l^atba 
le p line ipal japolog^t'ls-t a da l r p pq.ua ? s ootrfe 1 d.dnoncdas 
"fanatisant la Jeuna&SB ff ; slies sont intardltas an 
"bre 1809, apres la saisie de la ^^ ijulle 4 f s:coaiauiiicatidn, 
associations de piStS sont dispajcs^as las Unas apj&s las au- 
tras; il laur est interdit . de; eorraspondra, il ast iiatajpdit 

de se r^uaiir daas las 6lises an d^hois du 




eat 
I rer en f e vri er . 1 810 1 i 1 ria r e^a: . gu T une " qui nza ine :j , a. membres f 

' 



"& s^i rsunir en sobi'4tf 9 'etfi't chea 
clies Bostmojreney; k I'autonsne^ l^abt^ da BruillaTd leur 

asile ^Saiiit Hi colas du Ohardonnet dans un oratoire 
sa paroiss6 La0 pcrtivoirs de dirsctaur de la Congregation 
passerant au Sulpioln i ? abl) Ihiclaux f puls t en I8la ? a' l^afr 
b4 I,agris-3)uval La Oongregatlon ti^ra d'una vie ralsntia 
t dans l^obscu^itdjusgu 1 an 1814' ou ella sa refifmera 1m- 

la lastaurjatton, Saint-Sulpioa fut ^alement 
la suite de la sai^ie d j una lettrs d'un s6niSiaris 
te qu le g outr rn@aaBt trouva un ^aEmi3;.6s^2lt parce qu f 11 
f allait IMloge da F^sch t d r lm62^ ^^faut donb soustraire 
las seminarist as k ess msED.vais pJdljiQip^ f: l ? Kpersur decide, 
le 14 f^vriar 1810, la format ura da .' 8si|it-*3tt.lpid6; las 
nes gens se ron t trans f^r^s k Saint -Si ealas du Chardonnat, 

da mai "1810,- As-Stilpiclens : &Qi&- di0;jg?4si/ .un. d.^lai a 
pour ligur dijiart ,-.'a^l's 
lisi*4iiX^|^^i;- 11- s@- 

-r^^l|*0^ 'i : ' : l* t^te; d@ .la QoBrpagn!**; 1 par 
le 18 juia J.^-0.' " Me". Iisar^ davai 

' 



-19.11, la dissolu 
la,- Ooiapagnie f^it .p rononc 4e 
las SulpiolaBS des seminal m& ia 
II taudrs atteMr, la pour 



- 167 ~ 

' ' _ : -." - v. 

puisse se re.former, le 19 avril 1814; 1 T auto lisation of~ 
ficielle lul sera donne"e la 3. avril 1816. Da mrrie sont sup- 
prime'ea les auto ri satiohs ;qiif""'av a lent n<3 d ounces eux r^gu- 
liars.; la surveillance dii'.clerg6 s'est faite plus Ftricte; 
le g di va meiuent ne t ol& re au cune op;, os i t i on ni rane au cuna 
defiance envers lui, 

-..>>..' 

St.eependant lo olarge", dans I 1 ens amble., restait 
docila; malgrg la lutte, il s'est pret^ a tout (3e.<iu f a vou- 
iu l*"Enpereur f au divoroe e au-mariage 9 au b&pt^me, a tou~ 
tea les c^r^monies officlelleii de la cour Partlculiereiaent 
servile se montre le cardinal J,lau r& 9 l f arehevque non in 
vesti de Paris i il s'est install^ le %?, Janvier 1811 et 
s f est fait g.orger d'or; son traitenient a 6te porle a 150, Of* 
francs, plus 70.000 francs de frais d*^ta"blisGeuent a .11 
s f est fait installer soinptueusenent le palais arcliiepisoo- . 
pal; on lul^a pay<^ pour 50.000 francs de nieubles. ? est un 
hbnaaia assez vulgaira^ gourmand 9 mais eloquent, ayant de 
l f action sur le peuple par cr-a parole; il manr^u.e cvidaraiaant 
de dignity et de cpriside ration et IT' i?e prete h toutes les 
volont^g iiaperiales; on le voit, par example f proposer 
d f oblige r le clerg^ h saluer en passant, a Kot re-Dame, le 
tr^ne imperial Ins t slid en permanence dans le coeur 'comma 
les pretres saluent I 1 aut el. en passant; on le voit d^nonser 
lui-meiae au minis t. re de la Police Savary des propos d T oppo- 
sition tenus par un capucin; dans un mandement, il d6 nonce 
les mauvaises id^as d s un aumonier de la Salp^trler. Ge 
pendant, a co^te de cette servilitd vis-a-vis du gouverne- 
mentp Ivlaury a des-.qualitg.s .eccl^siastiqUes incontes tables; 
sas sermons sont excellehts; il montre, sur la iisciplisae^ 
beaucoup de zela et mime beaucoup de rigtieur: en 18I1 9 il' 
intardit la pxedication e:jL, las. \aacramants dans les chapellas 
prices; il oblige tous les pretres k porter la soutane 9 la 
12 Janvier 1813* Les nominations de pretres qu'il a faites 
dans son dioc&s sont en general excellentas; il t ainsi 
nonaae* seise cur^s en tltra' Mais,., pour son '"iEglise s ae^poss 
un problems grave, ca.lul du recmtement du clerge; dans le 
dioaese de Paris 9 da 1803 a 1813, cent un pretres sont 
mor18 s alors qu'il n'^r a eu que onse ordinations. Pour re- 
prajjdra la formation des pretres, il a mis k la t^te du 
minaire dapuis le depart di'Ssaeiy, un de ses vicaires 
raux, Jalabert. il a obtenu de l y Eiapereur la creation d ? un 
Ppt it -Seminai "re a. Saint-Nicolas du CHardonnet en 1811 et 
il,.lui a assure des ressourees par un p re" lavement sar le 
produ it des chaises de l f ^ 



Cat example d a l T Egliss de Paris vaut, pour beau- 
eoup d v autr.0s %llses Sn g^n^ral, aapol^on a appprte du .' 
soin a la nomination das SveNiues, d f autant plus da -spin qu? 
ll'^tal.t plus suspeot ou qli s il aurait pu tre plus sufepeot 
du fait da sa lutta avee le Papa* L ? lSglise^ eonvenablsment 
administr^a f a done continue 'sa via oifiinaire ? diaiglplin^*^ 
via de fOBctionnaira, o pass "call d f une administration no^ 
male ^ d 1 ? Empire, Mais ii'raste toujours k reglar a$ 
problem de 1 ^institution des gvdques noram^s; les 



oes les plus graves pour iVUglise eile-m^me pourEaleat : sua>.. 
venir si ce.probleme n 1 gtelt a> rSsolu, 



Kiipereur comptait sur la sucees .dp la oampa 
gne 4* Busfele pour e $ r 1 .malt re d f imp o se r s a y el ont 3 e t, ' - 4 
pptir pbuypir r&gler la question, il imagina d avoir. le Bap*. 
a aa ported Sur .un ojcdre qu*il donna . defines , la ai malV 
181g, un aols, par 5ons0quant avaht de' oomeneer la-aampa-v 
gne, !. ape fut brusquement enley^ 9 a sdnuitg d^ Sevone 9 
le 9 3ul% .avec son m^decltt et un commandant? 'de. gendaiaerle 
riounad tagoise. Us partirent ^.ans une volture badenassg'e. : la 
aant^ de '^i ?XI 3 1 ait lamentable; 11 fallllt mourir d.ans la 
travei?s^e dflis Alpes; il 4tait si faible .qu- f il fallut s T arr^- 
ter.'k l^leeplea du I rand-Saint-Barnard e-t, .!,' on dut. l*ad,- 
minlstrar, on- croyait qu ? il allait -mouriiv Malgr4 son 6tat. * 
physique^ ; il montratt toUJoyrs la m&aa s^r^nit^ i^artubabl^ 
II arriva h ^ Fontai.n^bleau la 19 ^vrier, tout 1 a fait mSslad. 
Hien n^tait pr^par^ pour le recevoi3; il reprit sas anoiens 
appartesnts de 1804, lilais il conserva son jattitude de pri 
sonnier, bien qufi>l fut libre de. .recevoir dj9S catrdinauX t 
les. ^equefe sttrg II se renf^sma .dans: B& patience obst 
II ne sort ait pas; il- passait tout son temps a Iira 9 a 
prier... voire, au grand aoandale de .ses gard$ t a 
lui-mlme ses habits, Jl ^talt '.d^silleu'rs danS lo, 
et n r a pas eu de. quoi'' an ler. ^anv40f 9 . faire des cadeaux & 
ses'-gens* II ^tait^. d^autre part, asses iaalaie; .son. ooiama>i- 
dant de gendarmerie, Xagorss, en ^tait lui-m^taa 



la campagnele 18 
Bix jours apx^s t le E9 S 11 adrasgait une lettre oourtoise 
au Pape; 11 : esp6 rait que leu? arniti^ repre?Ldralt -"po'iiir le 
bieia de l ? lSglisQ n . .I*es n^gociatlons: entre le Pape et l T Siar 
pereur ont te" pr^pars par oinq cardinaux, d f un part 9 par 
Duvoi^siB. et trois; autres Sv&ques, de I'autre* Les bases qua 
l*JSij5>erettr. enyisagealt son : ^tonnantes : les futurs Papas ' 
deVraient prendre l^engagameBt de ne rien entreprendre -con- 
tra les iiber.tS3\ gallicanes; le Pap enoiame rait" un tiers du 
Sa0r4- College, les. dsux autres tiers seraient noima^s par les 
s6uvraliis catholiques; la 'conduit des cardinaux nfljss se- 
ralirl foifeellement d^Bapprouv^; alois,. l^Bmpereur leur par- 
:donneralt^ sauf aux cardlnaus dl Pietro at Pacca$ auxquels 
11 Si/voulait toujoursV 'i Pape donne rait les investitures 
aux 0*^$qaes qu 1 . ent 4t^ nomraSs ,' e t il abahdonnerai t a ;1 f "Sm- 
psreur la riominatiOB d la moiti^ des ^vfquss romains, 



prograam d Hap oldon rest ait done toujours 
pensalt tonjoura a I l 03^aniaation d son Sglisa 
V $* "oonsehtement' du -'Papa-, puisque. 1 ^oncile ne 

1 f aval t. pas fait* Sur. ; aiPls qu-@ lo.Pap.' <$t&it ' .aaeajatl au 
point d TU phTSl^u^ .et-,./aans' ctoute r . d 'ntiiixdxe ,r^sis.tan.c 
Bio jsale, il r^-splut de bnasquer lul-mimo ms alias ^f ;... la 19 
Janvier 1813, ii arrlVa %jms<iumnt a fsntsdn^bleau^ aooo^S 
gad de l T Imp^'rstrla Baj^Le-tLouls 0% -dii 'r@l ;d^ ^mai '11 : n 
4 ra te rus queaiant bb. s. 1 P_^ . , ' isul' t tpllant ' les ' f fusions, et 

Us- eurent einq ,}mm d'eatreti^iis entr eux deux, 



. - 169 * 

* ..'.* 

tmolns .C'est d'an^ cea- entretlens que la ISgende .veut qtta 
le Papa ait rdpondu d*at>oa& aux menaces de l f Snipe reur pa? la 
seul mot .: "trag^dian'te 11 , puts, a ses af fusions s par catoi 
de /fcoraedianler"* Snfin, le 25 Janvier 1813,. atait sign en- 
tre eux un. : aot'e .de onsse article's qu& 1.' on appe.llera. le Qon^ 
'^^^^^^^^S^^Sr ^ e Pap. a- exigd que 1'ac'te fut pj^- 
<5 e" d$ d f iine" i '& a Tar'a 1 on'" 1 "p r 6 al ab le , ou 11 etait repr^sent^ com-; 
e devant aervir & un arrangement d^finiti^j e f est done sau- 
.leinent line "b^se d-e n^^a.eiations dans la pan 3^ e tiu Papo. ll 
est- antendu-, ^d^autre part., que cet acte doit, raster secret 
qu.e I 7 arrangement vi^finit if n f a- pas 

' 



. 

Par eetta convention, la s GUVS rainete" spit ieue lie 
du Papa, sera reconstitute; i^ exercera son pouvoir "de la 
m0me maniere et aveo las la^aes foasaes M o A ue seis pr^d^cesseu'is 
les. d'eusc millions de-. trait merits c^u f il re'oevra rep rd sent e^- 
ront Je revenu d ses domain^s alien^s;-ll conservera au-pies 
de lui;la representation diplomatique habituelley La 
tlon des 'investitures est rgle"e corarae il av.ait. ^ 
c f est-k-^dire que 1* investiture Fera donne"e par : lo 
iitain dans les six mois si ISvPape ne I 1 a pas denude, 
a l*eTclusi$j& des six '6v^ch4s aubiirl) leal res de i?ojne, i 
Gluslon dw dir ^v^ch^a du reste de I 3 atat .ronialn et k r ex- 
clusion .des i* tqu.es n in papfcitousw^ toua ess sieges atant 
laissds k la nomination prnitif^c ale compl^ t' r La Pape et 
I'Smpereur se x^onoerteront,,. enfin, jppur -r^o^ganiser les 

3. 3?0scane. 9 de Genes, da I ol land a at et des Provinces 



c f st-a-dlre des dernieres r^^lcns ineorpores 
k I'Smpire* Uiie amlstie sei?a donn^e i^ar. I 1 i&apa-reur a tous 
les eardlnaux et dy^quee. "las.aerv'ioes ramain^ seront 
d.ans la r^sid'enee du 



.- ; "Le fait ,u@ le Pape coshes itait a des nominations 
|aeuvaux jfvd^uea ramaiiis^ qua l^s foaetionnaires de la 
^talent ^raiispo-g't^s. k 'Barl --^/daas 'li r^side^tce- qu f 
sai*rait l-Bape- f ' 4talt aa 3@rN \di e^senteis^ht ; implicit 

la 







la' aionde 

en liberty Marl@IouiS8 dertvlt ..ana lattr '^ .'-.tfoiiipikra^ l f 
la^ereur d f Autricbe pour lul annoncer la, rdo oscillation du 
at de son marl, Pes. decorations t d8& litre's im^4.^1au 

Un 2e Daum fut c<lg%r4. k Boire.^ * 
Le Ps^>e fut traits aus'sitdt en sou^erain : les oardi- 



- 170 - 

" ' . * 

naux revinrent se grouper autour de lui; oil leu r rendlt 
leu is biens; Pacca arriva & FontaineUleau le 18 feVrler, puis 
Consalvi* Seulement, pour couper court a toute discussion 
nouvelle, I 1 jSmpereur envoya le concordat au S0nat pour $tre 
promulgua eornme une loi d f tapire v le 13 f6vrier Geol Stait 
un abus 9 pulsque le concordat signe par le Pape n'Stalt qu f 
une base de ndgociations et non pas un tralt< dfinitif 



Or le Pape 7 apres sa signature^ avait 3t6 pris de 
scrupules, Certains des eardinaux qui revinrent le troupe r, 
attire rent son attention sur les dangers de la signature 
qu'il avait donnde, di Pietro en particulier. Si bien que le 
Pape en devenait malade; il ne se eooyait mime plus digne de 
dire 3 a mess e; il fa Halt que Paoca et Consalvi le rassurent 
sur ce point* II deroanda leu r avis k tous les cardinaux; 
chacun a'-eux lui remit une note r Lss avis 4taient assess di- 
vers ; la majorit.6 ^tait pour une retractation pure et siia- 
ple, les uns demandant une retractation par un acte solen- 
nel d'autres envisageant seuiement une let t re a. JSapol^on, 
Gonsalvi et Pacca ^tait nettement pour une retractation. 
B ? autres y c f tait la minor! ^Q t acceptaient le Goncoidat, 
mais avec modifications ;, le cardinal ^esh ? sn particulier, 
<5erivait une lettre tr&s respectueuse au Pape : , ou il .dplo- 
rait les n^eessit^s t3U I 1 avait entrain^ I'Sajfereuiu A.U con- 
traire, les ^vSques noiimes qui attendaient leur investiture 
et le iinistre des Cultes .^taient tr^s impatients de voir 
arrive r les builes. 

Le 24 Mars 1813, Is Pape remit au oomraandant da 
gendarmerie qui lui etait affect^ la lettre de retractation 
qu'il avait ^crito;. il l f avait r^digde avee Consalvi, Pacca 
et di Pietro; il s f appuyait sur sa propre conscience et sur 
les avis du Sacr6-College pour confee&er son "erreur* : "nous 
reconnaissons que eet 4crit est vi.oleuxi nous confessons 
Hotre faute at nous .desirous, a^@s 1* aide- -de Dieu, q.u ? &l 
soil en tie resent refait, afin qu f ll n^en rd suite aucun dom- 
mage pour l r %lise nl aucun prejudice, pour Hot re iae * Cer- 
tains articles de ce oonoo.x3.at ^talent akmendables^rd 1 auti^es 
^taieirfc absolument mauvais et il fallait lui aubst letter un 
autre arrangement ddfinitif^ L Pape afinong a sa .resolution 
par un@ allocution aux cardinaux; il consid^r&it I'aGte de 
Savon @t l ? aate du 5 Janvier "cojaaie nuls at de nulle.-y.a- 
et il mmit a ohaoun des cardinaux oqcs:a de sa le.tt re 

' ' ' '' * 



de l f Es^?er0tir fut o que l ? on pouvait 

attend're .1 11 0'fdotnm' a ten! r ..tout a. fait seo3P&te.-la lettre 
d@ retractation tandis qus s su eontraira, il faisalt 
tr@ 1 Sonoaiilat at ies d^crats a,ans le Bull^tiii dea 
Le' 16 -avrlly 1.1 nomsaait trois nou^eauit gvdques a des 
vaeaxits; les chap it ^es rafus^s^nt d v ail leu 23 de las recon- 
naltrs. II Interdit ls id!&itss des p^lerins at des depots 
aupi&s du Bap e i persoian B 'devralt assist si? k la messe du 
Papa que 1 s"" eardinaus:^ Ha 5 avj&l, ..le .oardinal dl -Pietr 
est eisley^ @t mis eh'auarvellla'xioe 4 Aussonnes. puts Baeoa et 



les autres cardlnaux sont avert Is de ne plus se^tt^iar de 
rieiv le 0piumjB.ndant Xagorae rep'rend son attitude de ge$lier; 
11 adresse & nouveau des rapports au mini st re. de la polices, 
par "exeinpie oeei : u au surplus, je n 1 ai auaun rabtlf d f alarms; 
Jamais- nonnaln de quatre-vlngt ans, bien cagote et toien cail- 
lette ne SQ fit, dans, sa- cellule f des occupations plus mysti- 
ques et plus minut leases que- le Fape. dans .le salon ou 11 
s T as t -"retire 111 , Au oontralre, le.pape proteste contra le ddpre 
declare les Investitures la^tropolltaines auiles, le 9 Mai. 
iffala le 5 Avril, l ? Krapereur est. parti pour la campagne 
d'Airemagn qul. devalt aboutir k Leipzig, et I 1 affaire a 
suspendue. 



Xe Pape essa.y de se fairec entendre au Gqngr^s de 
Prague j 11 'a fait pa rvenir une lettr a l f Empereuf d f AU- 
trl-ohe 2Tan90is II par un jeune yiamand, qui r^ussit a la 
remettre. 3.6 EE ^odt; mais 11 etait troptard v le- Gongres de 
Prague s* tant termini le aO Pendant le tsiaps de la campagne 
lapol^on' se "fait tenir aa 'couj?ant; il" ordonne des mesures de 
.reprisal lies par e'xemple contxe. ls seminar! stea da G-and et 
de. journal, qul sont arr&t^s* Au meis de.-SBptembre, 11 fait 
taf'er.'le'Pape. pour une n^goeiatlon v&r 1* inters^ dial re d'un 
dame de Paris s la laarquise de Brignolss ou "bien par 1 'arche- 
"v^^tse nB6 a Bourges^ sig^ de Beaumont, Kais le Pape exlge 
la restitution d a Home* A jrres l f invasion de la J?ranae 9 Sapo- 
l^oa fait v :faire une aou^elle d^jsarciie par jugr* de JBeauKront. 
SI '-JBMMit', *I$ BO 'Janvid7 r a Pie 11 un pro jet de t^^it^ restl- 
tuant les ^tsts du Pap r Mala la Pap desande la restitution 
pure eft sis8|>ie p aoaraie ^tant urn aet d justice et ne pou^ant 
pas ttre l f objet d^ua traits 1^ El Jea^ier, lea a.^faitas o- 
Wigest r f lag>ereuy a c6dO3^ II decide -de. falr^' p&rtir le Pa- 
pe pour Savdiis; 11 n ? ^talt pltis ^ ea fitlrat^ a Fontainebleau de- 
vant I f avanc4e dss troujpes allides. On lui fait crolre. d T ail 
leurs^ qu v on le sa^n Is. Esm* Le depart du Bape a lieu le 
23 Janvie.r 9 . aps^s une ' see.ne . dculou reuse d T adieu k ses card!-- 
nairr; 11 axigealt des sardlnaux la prose assed n^ 
a auoune n^goolatioia @t d^^yitar tout ee q^. pourr^it 
une recQimaissaiKjes des Sv&ques MB Instltu^g* Bais Is 
ge : esosaaenoa 7 en dljsedtlon du 8Ud*ou8St s . oe qui n f dtalt pas 
'prd'ol$oe2it la direction de Some; on fait faixe'en Ps^p un 
tour par le Poitou, par -le bassin d^Aquitaln, puis par Is 
idi; fina:lement 9 11 airi^s h Savone 1@ 16 fdvxlar 
seize oardlnsux d Fontalneblsau &ont part is k laur tour le 
Janvier^ ' -d^po.rt^s dans d If fd rentes villas de 1 ? 



la 10 ssars qua 

la Pg^p E loiaa t le 13 ma^s qu las 
porels lui sont 'randus,, Pi VII quitta Savons le 19 
11 passa par sa . villa natale de -Gasene et par son ancien 
^v^ehd .d f . tiBO'iB -A. G4sene ? Mi.rEt; qui ? . pendant ce teiap-s.- 
s r est 'empar4 d^ Boia T le 19 Janvier 1814, ul remit un pro- 
Jet de traits d ? apr&a lequel OB constltuaralt a Boiaa un prin- 
oe s Sculler qul serait preteqtaur da la papaut^. Inutile de 
dire que le Papa n ? aooepte pas 4e disouter un pareil projet 
et Jette le papier au fu Snfin 8 le Pape arrivalt aux envi- 

rons de Some le 7 B*al 1814 ^ ^ amtrait solennsllement dans 
sa ville le 24 Mai 



11 ne 's ? agissait plus; raaintenant quo de savolr oe 
que p au Congifcs de Vlenne on faralt 'du, feste des ^tats ponti- 
flcaux que le Pape ..r^claraalt, Le triomplie de la ooalitio'n 
avait au mo ins libj^j^le Saint -Pfexe. Bans la .> iut?fce dramatdque. . 
entre' le t.out pul&sant empereur at le pape ddpttMilld t la vie- 
toire dtalt rest^e au'prlnclpe spiritual centre lequel la 
force n 1 avait pu 



T 
* 



~ 173 - 



IV. - L T EGLIS1S '.HP LA 



La chute de flap old on en 1814 est l f 'effondrement de 
tout 1 'Europe; ce' n f est pas seulement un e"venement milital- 
re de ces <venements qui prononcnt .sur la plus ou molns 
grand extension d f un terrltoire ou la plus ou mo ins grand 
puiss/ano politiqu d ? u'n dtat. : c 'est toute une ideologic qui' 
est t'omMe'en iara temps que Napoleon, Napoleon, en ef f e.t , 
pour 1 T Europe, c!est la revolution arra^e, C'est done toute la 
"base mo rale des gouvernements qu T il vs falloir retrouveiv II 
est ndcesaaire d T avoir un prinoipe a opppser au prlncipe de 
la .revolution d^truit. Cette n3cessit est si T)ien sentie par 
tous qiie Talleyrand p Ijien que repre"sentant d ? une nation. vain- 
cue au Cong res de Vienne ? i^uasit a s T iniposer avec son princi-t 
pe de la ISgitimitd, -qu'il opposait aux' "convenances 8 autre- 
ment dit le droit & la force, Ce n f est done. pas seuleiaent 
une distribution de territoires- qu f il va- y avoir a faire et 
encore^ dans cette distritution de territoires, devons-nous 
penaer que le Pape serait int^resfi^, puisqu'il est prinoe 
teinporel en Italie IX y a un probl&sae plus pro ond que.ee- 
lui de la distribution des provinces. . 



des s ouv rains vainqueurs se'rait 
ment une restauration pure et simple du droit public ancien, 
qui Stall fond^ sur l f auto r its absolue du monarque et sur 
I'origine divine du pouvoir. Cette solution, une .restauration 
pure et simple de I'anbien regime, ne peut pas etre acceptSe 
te lie que lie par 1'Sglise, Pour ddfinlr la place d l f Sglise 
dans la society, la papauts a besoin d ? un autr echell que 
I'ancienne, Sn efifet, l f Sglise a pactiss avec la Evolution 
par la politique cpncordataire; elle a obtenu un certain noia- 
br d f avantages, et ces avantages, elle veut les garder, Slle 
s'est d'ailleurs, par cette politique,. compromise vis-^-vis 
des pouvoi is d f anol en regime; elle .a soulevS des oppositions 
et des defiances : il sufflt de se lappeler l ? existence au- 
tour du pr^tendant Louis XTIII de la Petite-Sglise, ariti con- 
cordataire, ' 



part, l ? Ancien B^glrne n'Stait pas tellement 
favorable, h I'lglise :. dans les pays cathoiiques ? il signifialfc 
gallicanlsme ou 3os6pbisiae, dans les pays protest ants, 11 
signifiait Xe regime de la religion d f Stat, a l f exclusion du 
cathollcisi!ie r D^allleurs, les Vainqueurs d HapolSon, sauf 
l f lmpereur d f Autrlche 9 ne sont pas des souverains catholi- 
ques, le roi d f Angle terre pro test ant, .le Tsar orthodoxe, le 
roi de Prusse luth^rienu 



Une restpuration pure et simple n ? est - done pas 
haitable pour-l'BgliSQ* La papautd se trouve en presence d* 
un problem. : 11 faut. d^flnir une politlque ? il' faut tablir 
un position, 3L problem est de'licat pour Pis -VII rsstaure 
it Horn t pour son secretaire d f Stat t Gonsalvi, qui a s n 
efft ? leprls 1 minister 1 19 mai 1814* Mais l f Sglise 



aborde $, priobleme aveo : des forces neuves; . les quinze 
de 1'Siripire n f ont pas ta steri les pour iVSglise et la si- 
tuation pour elle ? en 1814 r eat meilleure .qu'elle n'etait en 
1789 a la veille de la /Revolution, a plus forte raison d f ail 
leurs qu'aU rnoment:de l f aVenement de .Pie VII en 179.9. 

* - Slements d T une renaissance 



^t qu'en effet il y a des germes de renaissance 
religieuse : Le devant.de la sc&ne ^tait ocoup^ par. le spec- 
tacle dra.matique du'eonflit du Pape et de I t j2raper9ur, Les 
gouverhements et l T Kglise, par le qompromis qu'ils avaient 
sign^, avaient defini la place do i r %lise dans les etats et 
assur^ sa security mat^rielle et 9 d f autre part, lea premiers 
avaient utilise la force du clerga 1 pour 1 T auto rits gouverne- 
mentale. ais ? derriere ces d.eux faits qui repr^sentaient la 
fagade ext^rieure s'est poureuivi tout un travail ob sou r v 
travail qui a affect^ la pense et le sentiment cat hoi iques. 
(iuelques manifestations seulement de ce travail Emergent au 
Jour^ mais le travail est profond, at c f est lui qu- f il faut 
d'abord 



,- orid i t ions et c au.3 es 



Des. rai sons gene rale a se retrouveiii a peu pr6s les 
memes dans tous les pays t les conditions de vie a peu prds 
analogues y sbnt la traduction t en quelque sorte t dans le do- 
maine spiritiiei s des dvenements politiques 

A_j^ Un premier fait f . d 1 importance priiaordialey est 
le fooulaversement des e sprits devant les catastrophes socla- 
les et politiques qui se sont accumul^es depuis quinae ans ; 
on a vu s f effondrer les d tats les plus anciens s les situatior 
t|tii paraissaient les mi eux assises; Routes les existences. 
tra^J.tionnelles, tous les cadres oli-tiques ont pris un pa- 
r^ct%re moufent : un ^tat n f avait guere de frontieres que 
pour quelques anndes* Sevant ce spectacle des trans foasa-' 
tions incessantes^du nionde politique et materiel, les esprits 
se sont sentis en d^sarroi; ils ont 3t<3 9 par la raime, enclins 
.k ne plus s T 8ccroch.er aux solutions humaines de la vie so- 
oialej ils sentaient I 7 absence e.t, par consequent, le besoin 
de s^curit^ A ee d^sarroi v a c bouleversement^ il faut a- . 
jout.er toutes les souff ranees dfies aux gue r re s y aux domina- 
tions et range res; a toutes les existences privees.^Si bien 
que I 1 on voit ies a*mes avoir ree ours aux s ol;u tions -reUigi eu- 
ses r Ce pli^nomene n f est pas special k pe~t'te p^riode^; il 
s'est pase^ apres tous les grands boulevers^ments militaires 
ou politiques et il ne se rencontre pas seulesient, en 1814, 
dans le monde catholique : ^L cette miae date, en effet, nous 
assistons a un w H6veil n du p ro test ant isme, qui d r ailleurs y 
est un peu plus tardif qua oette renaissance oat hoi ique et 
surtout post^rieur a 1814 V par exemple k Geneve^ Be m^ma, OB 
voit fleuria? en Europe les sectes d'illurain^s e-t de mystiques 
de toutea aortesy de t&utes aspizations^ les sectes 

s rappeles5-vou^ t pm^ example t Mae de Kriideaer 

a xerc^e sur le 



; ;- : , --175 - >' "-'- ' 

; -\ " .' . . 

. l,es masses 3'1 ale nt xe'st$a& croyantes * 
sont devenuas davaatage at la clerg 3*est rstoume* vers 
elies. T5r Franca, le raouvemsnt- de d'Sciirlstianisation s'est 
montr Inutile dans las campagnes at 11 a ohou^; en Alleiua- 
gne, c'est le peuple qui a sauvd et maintenu la foi catholi- 
que- au moment ou s f effondrait Ia.hi6rarch.le; en Italie de 
mediae, le peuple a, de lui-mSrae 9 allmin^ la re fo me jansenls- 
te qul Stait essaySa par certains -dvSques* .11 y a done une 
communication plus Intime main t en-ant ' du clerg6 et de la raas- 
se des populations; les liens entre le olerg^-et la jpopula- 
tion f qui ^talent si distendus au ISeiae sieole, se sont rat-* 
taoh^s dans la lutte commune eontre la persecution ou bien 
gr4oe au secours que les masses allalent ohercher dans l f &- 
glise* II y a lk ? dono ? un phdnomene de masses, qui se pas- 
se en dehojs des classes .dirigeantes. Ce n f est pas du nou~ 
veau : ces masses ^talent d6ja croyantes; aiais o'est en quel, 
que sorte du jplus solide et du plus ardent. 

g - Une autre cause de rapj-rocliement et de renais- 
sance de ITSgllse catholique t c f est la penetration des in!-? 
lieux qui s*est operee k la faveur des dernires 



Au 18^iae si^cle, 11 existait bien une socl^t^ cosmo- 
polite IntelLectuelle; seulement v elle 6talt restreinte h 
certalnes classes levges, h un petit nombre de gens: d 'au- 
tre part^ c'^tait le monde des luiaieres. ou se diffusait la 
philosqphie L rationalist e du temps; ce n'^tait pas la reli- 
gion qui anlmait oe cosmopolitisms,, religion qul est un ph- 
nomene ^galement universel, c'etait la raison e la raison qui 
est une valeur unlverselle et huiaaine^ Les dix ann^es de guer-t 
re qui ont suoced^ aux annees de revolution ont opcf4 ? dans 
la soci^t^ europ^enne t . un brassage coiarae on n'en ava'it jaiaais 
vu : ce sont les Emigrations, qul ont jete hors de leuxs fron-i 
tieres des ,iailliers de gens c f est la masse des soldats qui se 
sont raels dans les armees 9 dans ces armees 4 J&P-- rials' qul 
avaient.des contingents de tous pays - ou bien qui se sbnt 
trouv^es en contact avec les populations qu f elles ignoral- 
ent 9 k la faveur des occupations qui. ont dure plusieurs an- 
nees; ^enfin^ ce sont les fonctionnaires de cet lisiaense orga- 
nis me "imperial, qui sont pris.an tous pays at qui sont ins- 
talls s en touts pays* Ces contacts qui pe oont trouv^s ainsi 
^tabl^s, ont naturellement d^truit beaucoup de pr6jug^s ? fait 
tbmber c b0aucoup^d. f lddes sur lesquelles on vivait et ; ; qui g 
trds^^vldejBiiient/se sont i rquv n y avoir plus cours ioisqu'el- 
les ont etVmises en contact avac les populations rdelles* Or, 
^tant donne"e 1 T orientation qui prSvalalt ant^rleurement 9 la ' 
religion ne peut que gagner a ce que les .anciennes id^es et 
les vleux pr^jug^s $ les anciennes cjonc options de la vie f dis- 
paralssent. . . " . - ' - . 

Bous pouvons en prendre un exemple e^tr^mement 
frappant dans la tr^anforiaation d f idd8s qui /a* est. opre dans 
le monde da l^dmigmtlosi franqaisa* C ? est mie groa^e arreur 
de dire qua les migris 1^^ en 

n* ont : '.;ri'en 



de lau^s idses pOHM<pea f . qu 



- 176 - . 

. ' '"*. ' .. . ; 

de hot re doraaine en ce moment, du point de vue mSnte de la re. 
ligion, leurs ide>8 ont beauGOUp change". 

. St d f ebord t leur conception des pays, dans les quels 

iis se trouvaient ot- des btfn&fices qu'tls .en pouvaiaflt re- 
tirerj certains d eea.payB, sans 'dout@,-'ne fu rent pas, pour 
las 4migr*s, des dScouvertes; "ou bien a$ leur apporterent pas 
des figments d renovation, -par xemple> l f Italia^ ou bien cer- 
tains ne 1 eu r of. t rl rent que du pitt o rasque comma . la Suis s e , 
ou biea de l^inattendaj oonid -'!. Pologn *ei la .Bi&aie; oais 
d f <autrs pays ont 4tdi pour us:' de ^r^ments d f instruotion i> 
ont Chang*. 19 id^ffls qu ? lls S6 faisalei^t sur cefl pays, et en 
partioulior troi d f emtre eux, l f Sspagne t l^Angleterre et 
l f Allemaga. ? k des degz&s divers ' -dl ail leu xs TL f Sspagne a 
frappi les ^mlgrdg fr^nqais par sn nationaiisme, son atta- 
ohement & son pasad et a ses m'oeura, son catholioisma un peu 
fairouche qui eat devenu belliqueuz et q.ui a 6t^ le soutlen 
du patriotisiae espagnol dans la guerre oqntre Mapol6on 30ana 
1 'Angle te r re , qu ? i 1 vo yai ent 9 9 elon les t ab le aux fait s par 
les philosophes, corame ie pays de la TiberU et de l^ccuail, 
11s ont 4t6 ^tpnn^s de trouver un pays de iLi^rarchie^ de 
traditions,, .ou tout ^tait rg!6 par la coutume e pays qui, 
au lieu de les aseueillir, les ecarto par sa h,aine du pa- 
plsiae t par son oiRUell aiiglican, L f Allemagne que l f on con- 
naissait, c f *tait l^Ailemagne rh^nanei les eiaigr^s font^ au 
contraire p oonnaissanoe des petites COUJCB, deft yillee de j?S 
sidenees^ des villes libres, et leu IB centras prinoipaux d f ao; 
cueil sont Iasabourg s Weimar, Anapaoh, Brunswiok, SrfUrt ? etc.. 
ils sont StonnSs d^y trouvertant.de religion et tant de sd- 
rieux; ils s r^ooncilient^ dans ces villas, ayeo 10 gothique 
avec le moyen-tge; ils p rennent eonnaissance de la philoso^ 
phie allettande, du aouTement his tori que et du aouvement 54 ru- 
ditiORp qui dtaient la methods des unty@srsit4s alleiaaades, et 
ils font la connaissanee ggalement des grandes maisons d f 4di- 
tion,. ^Allemagne a ainsi gagn^ en sy^pathie o@ que l. f Angle- 
terre a perdu Certains gndgrgs ee sont completeaent germani- 
sds 9 come Charles d Villers; d'autres ont oohatitu^, "apres 
leur rentr^e k Paris ^ un groupe de germanisaiats f . aliment^ par 
dea Sulsses allemands s eomiae Stapferd.^ ou par des 4migr4s du 
premier ban de rtour Ge coataot avee I'alleBiagne a 4t> t 
pour la pensd fran9aise du temps, un enriohisseteent; la 
pens<e alleaande Sf ? est introduite sdnsi dans 1 llieu in- 
tellectuel franqsiis*. dans un milieu qui lui dt ait host 11 k 
la fin du 18eiD8 sieele u qtii l. T ignoxihit* ^ 8 une faqoa g<Sn^ralO 
cette -influence de I'Allemagne sur la panada fraa^ais profl- 
tera k la r*a,otion antl-rationaliste k laquelle aous aliens 
assists r. '.".'.. . . , ' . .'" ..;; : ,. 



11 y a done des experiences faites par les 
en dehors de leur pays* Mais oes experiences les ont amends 
k une conclusion nduvelle, le d^sa^oeu des Iumieres 8 le dd* 
savoeu de la pensde qui ^t ait la seul au IBeme siecle. Au 
dbut 9 les 6migr6s ^taient rastas '-ires attaches k la philo- 
sophie du 18ee sieele; puis^ avec la morfc da Xouis 'Xfl, avee 
la Terreur, a commence une viva reaction o ont r ces 



- 177 - ' ' . ,\ 

'"*- 

et certains spnt allg'a. tellaiaent loin dans cat "obsourantis- 
raa% comma on dit al-oxs, qua d'autres ont eu besoin de fair** 
la part du vral at du faux: ainsiy Mallet du Pan, dans la 
.Revue Ggr3asgilqu''0 du 5 Janviar 1800, publie un article ou il 
essaye de fai ra le point ant re c a qu'ii faut abandonner de Is 
philosophic du 18ee siecle at ce qu'll en faut garde r s "Du 
degrS d Influence .<^u* a eu la philosophie fran^alse sur la 



Da mma p Porfcalls, lefufcur minis tra das Cultes 
.ferlt . an 1793 ua opuscule s "De 1'usaga at da 1'abus de 1 'es- 
prit philosophique au 18fema siecl*,, A catte mfea o on caption 
du dang'ar de^ la philosdpMa du 18ema ai^ole se rattaoha oatta 
accusation da cbmplot oontre las institutions d f Ancian H^gi- 
ma qui a eta port 4 a contra la Franc-iiaQonnerie par la monda 
de 1* emigration, an parfcioulier par l f abb^ Bajcual^ qui pu- 
blia de 1797 a 1799, an oinq. volumes, des "^lemoiras pour 8ei> 
Yir a I f hi3toire du Jacob inisma" s at oatte d^iaonst ration da 
la franc-Baqonneria cdmme fauteur xlu pomplot r^volutionnaira 
deviant une bible da l f ^fRigxatiozu loi aussi^ coram pour la 
d^savau da la philbsophia a des p^aar?ets sont faitaa sur una 
these ezage.r^e v par Joseph de Maistra. par Mallet du Pan, at 
aurtout, par ltfounier I f anoiei3t Cons tiiuant, dans un ou^raga 
pam an 1801 : "Da l f influanoa attifibu^e aux philosopkes, 
aux franc s-HiaQons at aur illumines dans la M^olution de 
If ranee 11 . 



Il est int^ressant de mster, d f aillauis ? qua la 
tolution a port^ un coup saorteU It la frane-maQonnarie. La 
franc-maoonnerie^ n ef f st ? a raoiutait sarfcout dans las 
classes $levas ? paitl0uli^5ment dans la noblesse s la H^ 
volution la fait toraber oOBia ell dtru;it cette classa no 
biliairsw la frane-(Ea9onneris qui va se reformer, qui se in- 
form sous I'Smpire^ est ajutr ohosa qua celle que nous a?ons 
^tudi^a k la fin du 18&m Bi^eles, B^aatre part, l f ^isigration 
mat ggalement f in -a l^id^ologie de la frano-iaaQonneria; le 
Gla2?g^ ? qui tftai-t si nombrsux dans las logas s les quitte, et 
la frans-Ka^orine rie at I'Sglise vont devenir das fcjroas anta 
goniatas* 

Puisque la philosophia sur laqualle on avait veou 
asti consid^rtfa maintsnant cosms at ant la cause da tous les 
malhaurs subis^ il faut chareher d* mitres explications aur 
^venaments v IL ce d^soirdre g^ndra! 9 aux malhaus^i qui sont 
tomb^s sur la soci^t^ tout nti&ra,. On ch-arche cetta expli- 
cation dans da grandes fcicas cach^es : 'e f est par example la 
fatalisms d6 Chateaubriand^ qui nontre le rat our Eternal des 
ch.oses, ? dtl k V instability da 1* sprit huiaaia; ou bien c'est., 
pour Mallet du Pan f . c qu ? il appalle w la foixsa ds clicses", 
e f aetadir l f enohaln^ment rlgouraux das falts* une sorte da 
d^tarslmisme ,his> tori qua ; pour -Joseph de Mais'tre, c f est la 
Pro^idsasa f t- Joseph de.Maistra Toit dans 1'histoire une 
granda loi d r^varsibillt^ d!es fautes, d ! expiation par les 
innocents des fautas des puiBsants* Un pou partout 9 d'tina , 
fa^on g n^ rale , on abandonee IHd^a da progres, pour faire 
ret our k la ti^aditlOE^ Oa sont Ik des conditions favo sables k 

' 



u&. xfttour 4galament 9 au cat'holleisme, t v c f st aloifei un 

point faT'ombl m foilt.au .x^tour k 



" ' : -. 176 - . / .; . . ' : 

Ge qui ran^ne les ama.s a la religion, ee sont la 
douleur, le deuil t l f xll r le besoln de justice supreme, at 
les conversions d T 3mlgr&3 soat en tres grand nonibre, par 
pi o- la marquis de la Tour du Pin 9 la prinesasa Louis e- 
da de Bourban-Oond^p fcme de Virieu; parrai les holmes, .une des 
plus retentlssantes conversions east celle du oomte d'Aitois,, 

Sc ret our a. la religion se fait parfois sous forme d'apostoli 
alnai l&ae de Montagu, ou, en Angleterre, I'abbg Carron; d f au 
traa fois sous fonae aentiwentale' oomia ohess Oht-taaubriand: 
M J f al pleura et J*ai cru w ; ohez d'autrea, c'eet una 'xaligion 
qui raste, en qualq.ua aorta 9 a Hd-'Ohemin ahtra la cstholicia- 
me t'raditionnal f at un oartai^i philosophie :-o T ast-le oft do 
losier ou de Lally ^ollandal^ Las ^algr^e ont pris Int^- 
a la posle religiaus da pays dns lasquela ils soat 
v@nu3 F a mi-Ion^ & KlopstocK y .& Taan-Paiil, Leuis pr^yantions 
contra les r^ guile re y contra lea moinas,, sont toiab^as* "Chez 
baaucoup t e*<*st le d^out d f un ultramohtanisma qua nousverrons 
se ddvalopper 4ans le seoand qua.rt du 19^iae siecle pa re a 'qua 
le recouj^s sai Psp leur paralt un reoours a una fojcce d.'unltd 
discipline* ' . ' 



i 8 le laonde 1 l^mlgraticn, parti du mtlona- 
liam,, a fait un grand chemin vers la religion, C f st dan^ 
las ranga.des ^siigr^s rentres que va se recruter^ en j?raEee 9 
ee c[u l ? o.n appella.ra le parti n^o-ohrdtienc G est daas la 
monda das emigres at dans IHd^ologla ds 3migr4s qua ooramen- 
cer ce romantisma qui va rapprooher baauooup d'Hsaes d 1 
religicD, Tout cla v e 8t de * laments de renaissance re 
liglausa i nous voyons, par exeiapla, Ifime de %!ontagu 9 . a Massbouj 
puis a Munater, entreprendre un travail d^apostolat dans le-, 
quel 11^ ast a-id^e par des dva'ques, ocmme mgr de la lusser- 
ns ? l^ancisn ^v'^que, qui deviendra cardinal f de Langras, ou 
fflgrASsellne l^anclen fcvfcqus de Boulogne, Parmi las conver- 
sions quells ope rent^ la plus c^lebre estoalle das Stolbarg 
sur laqualle nous revlendrons,,, 3n sans invers f nous voyons 
au eoatraira, du milieu alleiaand, partir une sprta da r^TO* 
lution intelleetuell t p^dagoglque^ ^galesaent autour de 
Winstar et d ? 07erfeerg 8 , . . 



Q^j Toilli done d4Ja deux ohaiains qui ma^nent 
il /"an a un t-rolsiema, assaz ourieux, e f ast I 
tiqua. Selon les gpoquea^ la ret our a la foi a paesd par des 
chealns divers * au 16ne siecle^ par 9xa8spl) ? e'^talant sur- 
tout des preoooupations mystiques^ au 17'^me aie.^le--''C f 4talant 
surtout la cent reverse at le be so In de discipline mpx&.le, au 
19$ ma ce scant suit out 1'actlon soolale et I v 41.an ^issionnalrfis 
qui oondulsent a la foi i en c d^but du 19eme: siecle, c f ast 
1'esth^tique qui a ramen les intellectuels vers. la religion, 
c'e'st l v as.th^tlque qui a Jt< I 1 Instrument 1 plus effloace de 
1' apologia, un element, dono f pureiaent intallaotual r presqua 
moxsdaln; la "beaut^ st deveni5 un argument de la fol, Gala 
B f axpllque par la wlliau an^ue'X 1'apolog^tlqua avalt a s f a- 
aressar. r c 8 ant las el^ssas intallactualls et aoblliaires 
qui s*g talent detaohiefi du ^athpllalsm qui a-valasfc ^t4 
taeh^ea d@ la jceliglofi par les philospphea; oe'-aont ds 



see eultlv^es* assez fri voles, 11 faut parlor leur langage 
pour lea remener & Dleu L'arrae la plus fceurtrlere centre 
l f ljglise avait $t$ I'lrohie at la ddai de Voltaire et das 
philsophe contra la catholloidrae; Ils aval ant represent <$ 
la. religion opwme ufce preuve &e mtfdiocritS ImteXlectuella, 
cortae un go&t" da I ? o.b8ouraatlsiae G*est oet 3 tat d T esprit 
qua I'apolQgdtique nouxelle a it eofthattre; alia va montrer 
que le chrlst iajBlsrae est une source de beauts et de grandeur, 
le point de depart d'uue civilisation eminence. par conad* 
quent qu f ll donne la a at Is faction la plus oousplete a 1 f Intel- 
ligent) a' Le. -aignaU- -de -*et'te.. apologia' piar l-'.a.ath^tiq.u.e st 
donn^ par Chateaubriand, mala il s 1 ope re aus.sl en ^llemagne : 
nous verrons que les oonversiohs, en Alleaagiae s f effeotai ant 
.en grand nombre dans. la. nil iau des ^orivalns, das artistes, 
de^ poetes en partioallaiv C f eat par la beaut* plus qua par 
le oaractere de verity que leeath oil olsmaya renaltre et 
?a s f impo3er aux ames et lea rawener. aft ohrlstlanisme^ Hatu- 
rellement, ce n l est qua le premier paa; : aais ca nas les diODfl- 
dult vers la religion, Ge qui prouve la valeur, qul nous 
paraft mai:gre. aujourd ? hui 9 de l ? apolbg*tiqua da Chateaubriand 
dans son "G-^nle du Christ ianlsme n ? $ f est le fait mSiae histo- 
rlque de son succ^s ; c'est un fait qui ne peut Strs ni^ et 
qui aura bepoin d' explication; nous rev lend sons sur c point; 

an Studlant la France et l 



B Enfln 9 an quatrl^iae et dernier point ., c f est la 
reprise de l f activity eccl^slastique* G'eat la nature lie me at 
pour opgrer. le retour de la soci6t6 k la foi f un 31#ment es- 
sential. LfBgllse a subi ellemSme une trans format ion analo- 
gue a calle du si^ol% Yous vous rappQle25 coiabien, k la fin 
du ISeiae si^ole, la vie ecclisiastique Jtalt ananl'ea, <tio- 
14a f que lie etait la io6dioerit6 de la soienee th^ologlque, 
quelle talt la frlvolit* des cleros ou leur apathie dans 
I f actifit4 professionally Les tableaux qu'un ^iaigr^ 9 un 
ehanoina de Kouen nomme Bast on, trace .du olerg4 qu'il a trou- 
v'A en tfestpkalie soiit slgniflcatifs : 11 y a vu des pritres 
qui ont de la d^otion personnella s mais pas de d^cence, qui 
disant leur mesee en bottes^ qui ont des mouvements brusques , 
^auchesy font des grimaces en disant leur messe; 11s frSquon- 
tent v ditil y les malsons de vin, les w welnstuben w ils 
fUiaent^ Solvent, dansent; tout .oe qu f lls peuvent soustraire 
de leur temps au minister ou a l f instruct ion f c f est pour le 
donne r a la ohasee; en Westphalia, dit Bast on, les Pr^ontras 
s ? abstenaient da c^l^brer Isur mess quotldlenne at ils sent 
t'res heureux ds s d^charger de ce soin sur las prttres fran- 
.(^ais ^mlgr^s .^uinae ans plus tard, le ^ostphalle sera t au 
eontraire, un point de rayonneraent de l ? aotivit^ 
tiqaa., 



Revolutions op^r^ une veritable pu- 

rification des prStre-s s partdut, ils ont repris leur s^rieux 
leur- -ooniseiand. >obl^slas|.i^ue; Ils auront mime une tendance 
facile au .^LgorifeM st IL -i* a; sprit d@ domination, & I'intran- 

' -plus d f lmpos^aie a i@urs; 

a la p 3^ di cation* A cet 



- 180 



eff st 9 ils rsntent }.e besoln d f une oeuvre da preparation ln 
tellectuella.et cette oeuvrs sentie est aussitot commence'e* . 

One autre manifestation de la vie eccl&siastique 
est la. reprise da la via monastique 5 las fondations d f or~ 
dres surgissent de tous oBtes 5 congregations d*hoiames ou con~ 
gre~gations.de famine s Des qua l f JSglise a eenti qua ses desti~ 
n$es mat.rieiles etaient as surges par las aceo-ids qui ant Qt 
Bigness a^ec les gouve raeasnts $ alia a repris son oeuvre con- 
fesslonBelile, son mlaiatore*- -.'reo un nouvel esprit 



. 

Aprea avalr Inciique ees grandes conditions gen^ rales 

de la rana.issap3d- religiaasa^ ^tudlons la dans deux pays ou 
elle a et6 particuli^rament significative. 5 e$ France 
en Allaiaane ' 






En ? ranee - 



La franoe ast la preadere & avoir offert at k avoir 
partag-6 line nouvel le ideologic h base de raligionj, ooitma un. 
darai-sieole auparavant, elle avait propagg l f id^dogia ratio- 

nallste, . 



V*' 



A Trois oeuvres essantielles sont .b. la "base da 
cette BouveiTe pensda catholique; celle f d ? ailleurSj, qui a, 
sur Is moment ^ 1 plus d T action ? n f est pas cslie qui devait 
se -taontrer la' plus profonde et la plus durable ? c ? est oella 

da 



Ganie du Ohristianisiye en cinq volume s 9 a paru 
en 1802 auHnoSeiPE iseme de la"" publication du Concordat, L f ar- 
ticle que u'-ontanas GGnsaor3,lt au Genie du Christianis rae parut 
au ^2Jifc.U le ,1our ra^ma du Te Deum par lequel la calibration 
at Ta proiiulgation du Conoo zdat _sont faites ^ Uotre-Daiae, Ie 
d-essein ee Chateaubriand tel qu ? il nous l f expose dans son 
Introduction est H da prouver que. s de toutes les religions qui 
ont jaraai? exist^^ la religion ohrdtienne est la plus po^- 
t!qu6 9 la plus -humaine., la plus favorable & la liberty aux 
arts et aux let t res > que le raoade BOdeme lui doit tout, ,# f 
qu'Il n'y'a rien da 'plus divin .que sa morale, de plus pompaux 
qua ses dogmes^ sa doctrine et son culta g qu'elle favorise le 
g^nie s ' epure le goftt 9 d^veloppe les passions vert ueuses 9 don- 
ne de'la vigueur k la pens^e 9 off re des fonaas nobles k 1 ? ^~ 
c.rivain et des ffioulee parfaits k. 1 'artiste"* . il etudie suc- 
cessiveiaent la religion dans quat re parties de son ouv rage , 
d ? aboai Iss dogmes et les doctrine's^ puis la poetique, ensui- 
t les beaux*arts 5 en fin le culte e La pens^e pMlosophiqua de 
Chat eaubri and , 1 ? Erudition par laquelle il orolt. appuyar 
1'argurasnt irrefutable de son plaidoyer sont svidemment assess 
f alb les et sont la paitie de son oeuvra qui n f a pa,s conserve 
d ^aleur Au contraire, ' 11' a mis un talent immense k 3^don 
ner la vie , la rallgion ? k x rdveiller 1 Emotion dans tous l@s 
domalna^ et caci non pas en fayeur d'une religion vagua et 
abstiraite comms oelle du Tlcaire Savoyard d Boussaau^ nals 
en faveur du oath oil els rae meme ? daxia la precision d sea dog- 

a*, le u< dul qul assoeiait 



- 181 - 

le catholicisraa k la barbsrie, a-la grossieret( p a. la inedio 
crite r 

Oette ar;ologle de la religion,, alnsi con^ua,, a su 
un iiriniensa sueees. f et ce sucees est" la preuve qu ? elle vena3.fr 
& son heura at qu'eile .t^pondait & un besoin, Katurellerasnt , 
Ch&teaubriand n-a pas recrg< le sentiiusnt religieux; ce n'est 
pas lul qui a donn tsaisaance ou .renaissance en sentiment XB- 
eiD^ mais il I 1 a Justifie^ aux yeuis des intellectuals et 
yeux des oroyants eu^mmes il avalt d ? eutra part, par 
son entrepriBe e l ? avantage de aooperer k 1* oeuvr du Goncoi^ 
dat q.ue Bonaparte rg alls ait en memo tamps % 11 arrivalfc en 
quelgtie sorte au Beeours du Conco.rdat au moment itraLie que se 
d^chalnait contra lui ce monde des intellsotuels dont ncus 
avons vu qu ? il avalt tenement esoay^ d'empioher la. ndgocia 
tion d ? a])outit^ Chateaubriand redonna.it au catholicisiue des 
titres litt^raires su moment qua ses titres politiques res- 
susoitaisnt par le Concordat* 11 faisait appel a toutes sss 
forces d ? ^motior^ au laoraent que ler> intellectuels dess^ehes 
du iS^ms si^ole 1 ? attaruaient. L ? apologia de Chateaubriand 
au point de vue d3 sa valeur pennsnente et actuelle, en 
quelque so rta^ est inexistante, 11 est ^^ident que ie s. ar- 
guments, de Chateaubriand n'auraient plus ds oouis pour une 
apologdtlque chr^tisnne sujourd'huJU Mais isur valeur histori 
que a &t de.piemier old. re. Son action a t sfficacs 9 non 
seulement en tfranoe, xaais dans toute I f l5urop9 s oar son li- 
vre s f est lepr.ndu dans I'liluropa entifere; une trentaine d T a-r 
tioles de fond IQ 'galuent dans les revues iram^diatsinsnt; en 
deux ans,' huit editions diverges en sont faites ? dont une est 
un abrggg & l ? uscigs de la jeun@S38 p at il y en a au mo ins au- 
taut 4 a ns las quinze anndes qui suivent* Toute une polemique 
s J engage aut our du livre^, conduite nature llement par les phi 
Iosophea 9 notammdnt par Ginguene dans -La d^ cade phi ls oph i^u 8 
polemique a laquslle Chateaubriand reponT^Iu'i-iseme pa"r urie 
"Defense du Sdnie du Chris tiani-sme^" en avril 1803^ Is livre 
st traduit en italien, en al.leraand, en anglais, en espagnol, 
et en Jtisse r Ba 1804 le Genie dn Ghristianisme' tait conside 
oame un puvrage classique, pour ainsi dire cfficiel et 
un outrage de diffusion europ^enne. 



Tout different de Chateaubriand par son point 
vus ooiame par sa rae'thode de pensea est. Joseph d Maistro. 
Celuici est un Savoyard e'est-a-dire pas tout a fait un 
jfrancais, puisqua la Sardaigne^ de civilisation franpaise, 
n T est pas d ? obedience politique francais, C'est un. magis- 
trat ? qui diaigre' devant l f occupation "franqaise de son. pays f 
s retire k Saint-F^terr-bourg, ou il vit de i8Q2 h 1816 t .cbia- 
Bie minis tr de Sardaigne k la cour de JHussie,, Joseph de Mais- 
tra 7 oomme Chateaubriand 9 eat dona aussi du monde a I 7 Emigra- 
tion, sQulemesnt d'uns Emigration qui ne s 1 ast pas rallies GOBI- 
xae. celle de Chateaubriand* B'aatre part 9 Joseph da Mais t re' 
avait eu plus -de part It, la p'ensee du ISesiQ siecle qua Qhtteau- 
briand lui-mia.e; sur lui s f est 83tero4e I'influenae d l ? illu 

en parwioulier-de Saint-Kartln, 1 phllosophe 
et 11 a fait partie d la franc 



. L?ouv rage qui nous o coupe pa rait en 1796; ce sont 
lea "Q oiiB.i da rat 1 cms sur la F rang e _ s qui sont ddit^es & Neuf t 
aha 1 1 etHS* i'tatt Ime attaque" vShdiaent e c ont e Rous 3 eau . et 
centre, lea phil oao phes t contra leu rs w^th odes de panse 9 
et to abstraction qui raisonnait sur tout et dessechait 
taut, -.la method de Joseph de M&istro est teaucpup-plus . 
flwfraliste, malgr^ ses fojcnulea dogiantiques, beauooup plus au 
fdt de la r^allt6 t qt "beaucoup plus ttolatlviste quo la ra- 
tlonalisme abs trait des philosophes De m$iaep il fait appel 
dans.!?8s m^thodee de pens$e, k 1' intuition et non pas seule- 
iinent au raisonnement* ' . . 

* 

Joseph de Maistxs voit dans la involution l f action 
d'une .force sup^rieura v la Providenca; la Revolution est 
pour lui une expiation que Bieu a impos^e axis hornmes et un 
^l^ment de purification du aipnde* elle peut.donc ^tre, pour' 
i v huuanlttf 9 - le point de depart d ? une r^n^ration Q d'une 6re 
nouvelle, Joseph de Maistre-^voil} possible une reunion das 3-. 
gliseSo la refection de l f unitfil du monde chr^tien dfens un 
"christianise rajauni 11 , Mais f en m^me temps, il fait rent re i 
la religion dans 1& base des institutions politi^aes; il 
voit dans les institutions politiques le produit de la tra- 
dition, c ? est-li-dire d f un empiTisiae cti^ateurj, t 9 auasi ? 
une conception religieuse j "Yaus ne verrez J.aiaai, dit-ii 
one institution quelaonque^ pour peu qu ? elle ait de force et 
de durde y : -qui. ne repose sur une id$e divine",, II .fait ttn 
bloc dea id^es ^e s^curit^ politique, d f uni't^ .intellectual- 
le et de religion; done ., c<aaeluet-il dans ses Sons i delations 
w donc ? plus de .Pape s plus de souverainet^^ plus de 
neti 9 pliis d !uni t^ ; plus d 'unit* f plus d* auto ritd , plus 
d ? autorlt6 9 plus de foi; alnsi a unit^ politiqu^, 
et religieuse de la civilisa.tiQB 



"Considerations'* de 1796, -Joseph de Mid sir*. 
ajoute, en 1810, un autra outrage t "^tsai suy le pgijaoipe 

g^n^ ^rat eu r des e oas tituti ons golitiquWa^^ t'dont . jy OP jet 
e st plus p rop reme'nt' p oTl'tl qu qua le jp reiai r. Mails ses gran- 
des theories religieuses 9 eelles qui feront son importance, 
sont posterieures 7 et nous les verrons plus tard, Ce. sera en 
1813 f son ouvrage intitul^ ^Du ..... Papp/'p puis ee seront ses deux 
outrages posthumesj, qui pa. r&Ts 'sent ' '"aus s i f5 1 a^r^s sa taort ; 
en 18l : le s "S'-oir das .6 Sai nt E&toies b ur 6u entratiens 



^ i 
sur le goavernement iempbel de la p'rbvId'enGe"^ t son au- 

tre ouvrage : '^JSLJr.y.^kJL^-SSJ: jj^Sfea^ ans ' s ' on support avec 
la sou ve rainet 6 ...... "^Sn^I^QB^^^^^s^T^iB -ouvrages de 1819 et 

1821 b^ti r ^nt tout un syst&Be d t ld6.es qui aura la plus v 
grande influence sur la s'ocidtQ 40 la iisstaiiratioB t sur las 
doctrines de l ? Eg3,ise ? sur le clerg$ de le, second 
du 



les ''"C ong 1J- j',3ati ong," pour le moment, ont eu..pU 
de diffusion en^ranceTn^IIis" pa raissent dans une ma is on 
d* Edition ^trangere; l ? auteur Stait au loin, Sllss ont eu 
dava.ntaga d diffusion dans la soci^t^ europ^ianq que dans 
la soci^td fran^ais: Jllls sont plut^t Inttressantss pare 



- 183 - 

4u f elles 'sont le signe d f une tendance nouvelle des esprits, 
de la transformation des? Intelligences V indication d 
theories qul.se dgvelopperont surtout dans l f avenlr* 

Le 'trolsieme des phllosophes et ajoologe'tistes est 
Bonald w .Bonald 'eat 'un logician intrensigeant et aoginetique, 
.qui, au fond, attache plus d'importanoe h la. politlque qu f a 
la religion, tolen ' qu f 1 1 ne 36pare pas les deux, doiaaines* 11 
fait pa rat t re en 1796 - la meme amide que Joseph de ftlaistre 
- sa T> l!li^orie du jpouyolr p antique. at rellgievjx dans la o 
olgt^ cTvTI^7'^ t'rois volume s', puis en'Tfe/^ u ^ 7r 3ssa3Ta- > 
palytic^ue suf les lois nature lies 11 9 avec un s'oug-tiTre"T". 
n t)'es "pouvolrs du -iainist.re et du siTjet", snfin f en 180-a, en 
troic volumes ^galement, tl jja- lag is ltl on r lEii t i ye o on p 

e dans les d e rn 1 e rs - t 

. 



Bonald 9 eomme Joseph de Malstre et 

est f lui aussi f contre-r^volutionnaire r ^Un av ant ago qui 
r^sulte de la 'K6vol.uti.on fran^aise^ ditil t; sera d& remet- 
tre 1'erreur k sa place et de rdtabljlr la y^ilt^ dans ses 
droita 7 *. Pour Bonald s 11 est impossible de distinguer la 
constitution 'politique at la constitution religleuse d f un 
dtat : " oe sont une seule et mme chosa 9 qui i% suite f 
pour ohar^ue 6tat, de la nature de I f hoffir:ie 9 aus^i necass^i- 
rement que de la pssanteur do la nature des co^>s n * II fait 
done rsposer la society sur la religion* Gett constitution 
interne que pr^ssnte chaque soci6t4 et q.ui est done k la 
fois politique et raligieuse sa realise ds-ns la tradition. 
Cette t.radition, Bonald -la racherehe at s'efforee d d^ ga- 
ge r les lois epnstitutives de la soci^t^ franchise par 
ereiaple, Panai oes Iois 5 qui sont le oorps meme da la 'tradi- 
tion- de la ?JHax&e, 11 inssrit --et^ sur c point ? 11 ect 
trfes .different de Joseph de Malstre, la gallioanisine, 
Bonald affinaa k la fpls que le pouvoir vient de.i^isu et 
qu 1 '!! jRftreie Dieu; 11 ne serait pas loin de fai.rs une apolo- 
ggtique k base con^titutionnelle et so dale, & base polltl- 
que. II dorin .coiaiae une demonstration de l v existence de Dieu 



. . . Gotame pans: Joseph de Mai st re ? .'les. theories de 
ssl,d ont eu plus d T import.aBce dans les ann^es auivantaa qu* 
au-. moment miae de'leur publication^ k . 1* inverse done, de 
Chateaubriand* 11 so 'itlra d Boaald deux e coles i le tra- 
4ltionali8A8 politique' et 'sussi, en.partle le traditionalist 
me. lellgleux., -Un part ie d3 id^es de lamennais a bt-tiront 
en part ant d.,oelles da Bonald* 



doot 9 3 s ^ous al raontr^ dans oes trois hom 
une parti seuleraent de leur pans^e^ ce qui nous inta 1 -- 

dans le probl'e qua nous eStudlons , * > /a T est-a-dijre 
leur' position relative a' la, religion. La^pens^e religiaua 
n f est pas le tout de la pena^e- de- ces trois phllosophes; 
seulement, si J f Ins 5. ate c f est que ces trqis philosopher 
laarquent un .r^^ii 'du o-atholleisaie dans le dcsaaine Intel- 

leotue'l.. 1 1* O nt, d'autia part, des tmits- O^JBRHUBIB 2 tous 



- 184 - x 

t 

les trois ont 6te de*tachas de la philosbphle du 18eme 
de I'ideologte' ratlonaliste y par le. spectacle de la Hevolutioi 
Le rationalists du 18eme siecle n suffit plus k la g^ne ra- 
tion qui a vu la involution, so it qu'elle f ft t adult e au mo- 
ment de la Revolution et qu' elle en ait 3t6 d^sabuse'e par le 
spectacle; c'est le cas de Bonald ou de Joseph de T/alstre- 
soit qu T elle fut nee' k la. vie iirtellectuelle au moment meme 
de la involution, o'omrne Chateaubriand. -Tous les trois ont 
abandonne la raison pou-r se retourner vers la -religion; ils 
donnent la prim.aut^ non plus k. I 1 intelligence, mais au sen- 
timent , ou bien a la'volonte, ou bien k 1 T intuition, c f est- 
k-dire k des forces d'action et non pas d 1 abstraction. Ce 
dynamisme, pour employer un terrne moderne, s s accomode tres 
parfaitement de la religion^ si m^rae il ne s r ^ppiile pas sur 
la religion m^meu SnJTin, en rompant avec la x& solution, ' 
Chateaubriand, de Maistre et de Bonald ont nou IValliance 
de la religion catholique t de 1'autorit^ monarchique et. 
conservatrice; ils.sont par .la 9 tous lea trois, k la base de 
ce qui sera la parfci ultra- royalist pendant la pe"riode de ' 
la Kestauration ? cette alliance du trone et de I'autel 9 cet- 
te coinp remission de* la politlque et de la religion qui peut- 
etre un danger pour les destinies de 1'Sglise et qui sera 
une- des caract^rlstiques du premier "mouvement oathollque. 
Cette apologetique ne reste pas 9 par oon^equent^ dans 'la* .do- 



maine des ide"ee pures : elle a eu aussitot des r^sultats pia- 
tiques, en ramenant k la religion ellememe beauooup d f amea 
parmi la sooi^t^ inteliectuelle. C' 1 est .ce qui nous explique 
que, d^jk sous l f Empire ,' en trance iaeiae 9 commence une lutte 
contre le isaouvement du I8eme sifecle ? contra les id^es ratio- 
nalistes qui se ppursuit dans un certain nosibre de domaines 
de la society imps rial e 

B La repudiation das doctrines du 18eme siecle. 
n'est pas rest^e dans le domaine des idees pures. Le Genie 
du Ghristianisme a marque le debut d'une campagne contre 
les phllospphes du ISeme sieole et 'les tenants de IGUJTS. i- 
ddes, dfune fa^bn .g^n^rale eontro le rational is me crdateur 
d'lmpidt^. lous a^onB vu quelle Stait l- f importance .de ce mon- 
de philosophique au .jsoment de la n^goaiation du Sonc ojxlat-, 
ou je vous ai montrs eomtnent il s f ^tait oppos^ a la signatu- 
re de la convention, 



Gette lutte contra le ISeme siecle a t^ conduit 
d ? abord v 'dans un premiers p^riode, par des ^erivainst iaol^S 
on.peutdlre, en -ord re 'disperse . Chateaubriand lul-m^mej 
en avait -ionne le signal par le Genle x -du .Christ ianisss y 
aaarque un seoonde batailla par la publication das "Mar-" 
*pop4 shr^tlennej en 1809. La publication des "Kar-' 
a provoqufl urn g3^Bd ^uerelle, qui a durs trois mois, 
atre l*aatur et a$0 ' paMiMCp.^ '4 f 4a part, et la faction 

* trouvalt 



teMr Chtteanbrlanda, L'eorlyain fut sl'uloert 

des attaques . $orte"es. e.OBtr lul quHl puStendit m^me 

ser k ^crira - A noxiveau, la quereli etatra Ohdteaubxasti 

et le ISd^e alo : le rsprit en . 1810. et 1811 : @B 



briand fut <cartg du. coricouro das prix d^cennaux 
k. I'lns'titut-, par la faction phllooophlqua. Dependant, le 
sue efts .de l TW Itinraire" ay ant a.pair.e . Id g& reman t les esprlts, 
11 avait 6t<* 61 u k I'AoadSiale j<\ranqaise 9 mais, au lieu d'etre 
en. raesure d f apaisement , ceei fut la point de depart d f une 
nouVelle affaire : -las philosophes amp eche rent sa prononee 1 
la publication du disoouxa da jgcaptionnda Chateaubriand, 
parce que, 3ucce"dant k Marie- Joseph Gh3nier 9 il en avait 
profit^ pour porter une vive attaque contra 1& philosophic 
du ItSSiae sieale -ei la 



Mais, SB dehors da Chateaubriand^ il y a beaucoup 
d y autres tfcrivains t^ui ntaiaerit cstte oampagne dans des ar- 
ticles de Jo^JPnaux, par exejaple Bonald, dans 1 'Mercure ^da 
1806 et 1807, Boyer-Oollard dans le J Ou rnal de 1 T I5ap 1 re / ou 
la oampagne ect- continu^e par P^let s"Yt par k op man, Paimi 
ces autres 3crivaias f on peut citer Fidv4e s Balanehe, Camil- 
le Joidan 9 Wichaud, -.te-,.* ' la plupart sont issus du milieu 
de Immigration, rantrd-s pendant le. Consulate . Xe centra de 
ces carapagnes, an dehora des journaus, se trouve dana quelquafe 
salons., par axempla delui de Mm de Hiausat s ceux de ?v!me de 
la Briche^ de Mme de Ouetine^, p"ais ? lorsque l T $nipereur s f ast 
pris de querelle avac le Pape, de tout le faubourg Saint- 
Grermain ? qui profite de la question religieuse pour attaquer 
le gouvernement et la philosophie du 18eme siecl qu'il sou- 
tient Dependant las ennemis de ce parti Chretien sont assez 
pulfesantsr pour pouvolr suppriiaer leuss organes et las obli- 
ger a se trensf onasi^ aS,nsi du Maroura^ de la^ Pjcada Philoao-^ 
phique ou. du* 



Ap re s c ' 1 1 a p re ni e re p4 ri 0;de da c ampagn as d o f rano s- 
s^ la guerre s'oaganise autour du centra qui lui est 
donnd par -Font anas* Fontanes est homia^ grand-i^iitra d l f Uni- 
versity loisque celle-ci sst ere'e'e as 1808 at il va donner k 
la caispagne anti-philosophique l^appui &e "ce grand corps nou- 
veau, II a en-effet la volont^ fonaell de consaorer l s Uni* 
versit^ k la lutta contr l f id^ologi@ ? et il le fait a*ee 
Constance 9 dan la me sure ou il n f est pas brid4 par la voloh- 
t^ iisp^riale ou bisn par les nominations tjui ozrt ^tdfaites 
dans 1 ? Universit6 avai^ la sienna, G ? est aiji^i qu f il intra* 
duit dans le Consell de l ! Unl^ersit^ t ^estkdire di8 

da d'Izeetio&B d-a^ase son eonseil'. prapre. l*abW. : SBry^ le 



, 1 

;d v jklals' r -.i f hlatiOjl*-an d JP^sslEi^ B^ilild. iul~$tfma . qui; 
k 0ollaprr.sur a pol^t aim la las tltu.il ons' 
II notoae oto iBspsot^u^ d . 1 'University des spiritual ttes 
de'oes gen; qua l s osa appalls '% eetta .^p.oq.ua. las "n^o-o.hr^tiens" 
alissl jrosiVdzt, le no iall8t0. 8 . sfnfi ls .hommes' qui seat sea . ' 
.daux prlselpatis: .intl^st das$ l T ]7alver8lt4 f Q-u^memi d* tossy 
at Ambrois tea-dU|. l^tm t -L'sutre somt d@ grands adiaira* 

' 



enseignants d f a^a3it 1789. A- le -factilti des' Lett resell mcism|' 
conssne 'oonfes'seu-r de p&llosoph.iJ9 et-'eonne 'doyen &oyer&'Collaxd 9 

Qom@ profeassur d^hi^toii 8 . uodarae - la pre'odeife ohaire qul 
'90 it. er-^e d f -hi^toir %odme ' G-ulsot, qui . est. protestant,. 



. - 3-86 .-.-'. 

Steis qui est foiternent engagd dans le parti re ligleux et qu* 
il nousio k ddfaut d 'avoir un candidat oatholique, Jl peuple 
1'eKBeigneiaerifc fteoondaire de raemfcras des anciennes 'congr^ga- 
tions ensaignantes ou bien d f ee elds last iques t oomme I*ab'b4 de 
Boiinevle, ami de Ck&teaubriand, noiflmd* k Lyon eosccae proviseur 
ou' "bien si ce ne sont- pas des eael^siastijoues, des rplrltua- 
listes oil &es chffStieris, comme Chfeedoll^ , Inspecteur de 
I ? ^cad6wle .de Gaen L'enselgnement primaire est c opf 16 aux 
^rferes. des ^ool^s Chr^tlennes^ qui sont 5 c our celk v 'Intro- 
duits offioielleraent dane l^niTerslt^ 9n'l808 Cette oampa- 
gne n^o-chr^ tieniiQ centre 1'ideologie. trouve des appuls dana 
qii.elques pars-onnes. de 'l^mdminiet rat Ions sup6rieure- P qui sront 
bien dispose es mats qui',, oependant, ne vpnt pas ju?qu f k se 
comproiaett're en preudere Ilgne 9 ainsi Eol$ 9 iqul devient grand 
Juge ? Pasquler, le P.r^fet de Poiioa v de G^rando, le conseil- 
ler d T 35tat,, II y a Ik, de la part de ce groups, une volontg 
tout k fait d^lib6r6e de reaction ch 2^ tlenne oont re 1 LSeme 
siecle;. G ? est un groupe de gens de valour et de eonitions . 
mals ils ne sont ^videmment qu f une Biinorlt^ Ils sont souvent 
tenua a une grande r^serre, parqd qu'lls seraient faoilement 
oompromis par les royal is -t-6S s qui r Bipressent d'embofteisr le 
pas derriere eus: pour attaquer l f topire. et ? aussi parce qu 1 
il faut craindre d'ttre englpT5<l8 par la police^ dans les af- 
f.aiy*6 religieuses au. moment du eonflit entre le Pap et 
I'SRpereuav S'est. done un groupe azdnt p ilouveati, isals qui 
st encore peu de ehoses, etant dnj&4e en face d f eux, 
ae tfoup9 d pMlsophes et des tenants dea i dees da 
qui s oat enoore n possession des places* 



_^ troisieme '^lemant d renaissance . rellgiause 

que nous trouvoas B fraaee, e f e3t, naturallement, l ? aotivlte 
ecal^siastiqus, l- r lglise cnoordataire ? cependant s est loin 
d f &tr 8p3.adid$ f est une .administration de I*tat 9 xaais. ce 
n f est pas tej dep plus grandes. Son personn'! rest e- encore 
asses ;6hftl:f t SO 'dlocesas pour la Branca, propremant dita ? 
60 >our 1'easemble da l f Ssipire; biea qus le nombr des..pa- 
rolP.?a eoit :' ixisuf fisant - 3.000 ouras et 2? W QOO suocursales- 
11 y a pres d 3 e 400 p&roiases -atix que lies- on n v a pu dojaner de 
pritres; dans oertaias-- dl ; oeeses 9 le quarfe das paroicses est 

Ivrg*. sat d l autre part, fgl s en-1809.-sur-- 92'-000 : 
y em a'.pMs de ll00p.qiil ont plu^ de solarante 
en a mo ins de |*000 qui n'ont^pas quarsnts ans; 
'oe ble-rg4 ' -ou ' la proporfeion des jeunes 

de 180 k 1814^ -1.1-y. eut 5 fl 348 dla'&fi da pr^tres^ plus du . 

de tout i ? effqtlf Or le r'eHplao'enent des pr^t.res 
s f en vent -aliieiy' est. insuffismsaitj parti qne l f on saanque 
dinatioas.':. il j a -de 350 k .500" ' "ordinmii aas par aa et 

dans toute. la'p^zl-pde de l ? Bespir^ depuis 
le; 6.0'ziOOMat' -JusQufft- la cisute de. Ispol^oii^, 'II- isi'y eut -.que 
6* OO'O Q zdinati'oss. .nvi.iron ? o ? est ^dlre 9 pendant tout 1 f Sm- 
pi-re 9 -- ee' qtt.- v ii- y isft avait*;- e^. un an sous-' l. 5 'Ane.l6n j^glme*; Une 
ant.-re ' .ralsoa de I r lnauffisa3ae@ d.' pe geMplaeeaeiitg c f est qus 

ffet,- assess dd..s4&iiaa'ix i efliv*'t 9 suit out v pas asses; d r e'coles 

S3 ($ e ol.es ' eo 61 ^ s 1 ast 1 m 



. '. le? .-.. 

aveo seulement., au totc^l, coirjiae .personnel de direoteujes ou 
p.rofeSFsuxs, pou-r oea -.sdiainalres at dcoles, 63 prStres; pour 
tout l f enaewble da 1* top ire, -c'sst ovlderajnent foit peu* AU 
total- 11 y a 18*861 Olives dans l f enserable de tous ces 6t'abli( 
earaente' at 9 - cependant, on a fait aus s^minaristes de$ avanta- 
ges : I'TMpire a oxge. an 180.7 ? des bouses, -qui sonl d'ail- 
lau rs " supp rira^es .en 1811 au moment da la grande que re lie. avee 
le Vatican - et v en 1809,.. I'SmperdUr a. -'exeiapt^ les s^adnaiis- 
tes diJU service mi ilitaire, oe qai au 'moment de' .la conscription 
si- lourde d"ce temps ? dtait un gros 



c'est una Sgiise pauvre^ car si les traite- 
aerits .de la }ji^rarc-hie .sont Saaffisants^ la situation des prt- 
trea est au contjcaii'e as sea miserable 5 les cUr4s touchent 
1*000 ou .U 5QO francs par an selcrn laujp <ilasee p les dess'ejv 
vants 500 'friaaGS, les v-icaires 350 frs^ ce traltement, pour 
les vicaires. ^tant paye par les communes. Ainsi, les tralte*- 
ments d.es" prltres, . J f y insists, sont beaucouj; dpins favoia- 
bleeque la fameuse "portion congrue 1 * des p\retres de l^Ancien 
&4giifie; ce sont les m^mes cfelffres^ mais il faut. tenir coiapte 
de la grand depreciation de la monnaie. Les Qomaunes^ les 
d^part'een1Ss moat rent la plus grande laauvaise volontS lo isqu r 
il s ? git de srotei 1 ds stibventions ou m^me dVent.re tenir las' 
Edifices du cult a. l>e ole rg^ n f a plus. *d f b rtune prop re; les 
done qui lui dnt ^t4 falts $ans. l f ensoxable de I 1 Satire sont 
in&ignl fifths $ puique f ; AU t otal, lls laont ent . a 2, TOOL QOO 
f jfexiea r -(jul ne coaietent qu*on. sntes 6u ^.iea mobilierS le's 
dotations d'ioiaetifclea i ttot 



.I,e dergl pour tejmis^r^ ayanque d f lnd^peadance; 11 
" p4ar 3n sittitude huadlif srt servile pendaat -1 
de l*S%rur. sveo le Pape, . '. . 

2t pou yt sgat t si 1 f Igli se ps^ssnte ce.tte aituati on 
^ il y a de ^Idments d vi r^ligieusft. La vie re- 
iigt$us@ a repris et isoatr 5 ea certainiB 'points y besozeoap d . 
ferre*r, 'li ee fosm dija un embjc^on d cl*rg^ monasti^ue; le 
statut en a <ftf d donng par le dfsret du 32 Jul 1804 ? les '-.-'. 
eociations eeci^ssiastiques V puisque l*$tat ne les ponnait 
que- sous .aette foime d f assviGiatioa . - petnreat <ttre aoiusid^- 
eorame ^tabliSigBieBti d f utility publique et -a ce tltre p 
re capable d po^^der y k condition de re^evoir un auto- 
^atie. de;l ir 'ltt w . -"tee congregations d. f lioscBs atoris*as 

tres pu xx@br@uses ? ese s ant' --1*8 Mssltfae. da 3aimtlSB- 
pilt 9 autoj^.s48 s avjdll i804 t puis les J^rfe res de Saint-Vin- 
cent de Paul f ou' LazaritSfl. auto.ri.s^!!? en m^.i 1804 & enfim les 
Missions Strange res 8 autori^es <sn m-ard 1805* Ces "trbis aon- 
grdgati^- is8ioi5,imir tmiohent des subventions %ui. ieur . : 
.eont do&ns'par' l r lgtat* insult ee sont -les Fibres des. Soo- 
les' Cb-i^ti@nn@s., -iBtrodnits .dat0 i f &i7eritf le 17 mai 1808^ 
Toi3.k les quatr comgMgation 'religieus.98.-qul. B ol ent ''auto rl*/- 
??d.es; en paut- y a/Jgate'.? IE ^ompagni de S.&iatSialpio>e s qui .; 
est " dl'ftt rente 9 puisqu e^<sgt una association d pritres $t 
-non pas une ' c ongra"gatl on .de noinev y qui-a^t^ recanstitu^e en 
1800 par.K Smery et que la .poiitiqtui '& l t :S^^reur- oblige k 



- 188 - 

se disperser en deoeiubre 1811* A c'bte de ces congregations 
qui existent of ficiellement, il y en a d'autres qui sont slm 
plernent tolre"es ou gui vivent en marge de Is Ioi 9 comrae les 
Peres de Pic pus 9 las frapp is tes p ceux que l f on appella les 
tfrferes de la jfoi 9 qui sont en ralit d'aneiens Jgsuites 
qui n'oat pu se reconstituer en congregations; on trouvs oes 
P&res de la Foi & Iyon 9 k Bordeaux, -k Amiens, jBelley et 
Roanne, ou ils ont ouvart des colleges, De terapp en temps P 
des enqueues de police sont faites pour retrouver oes.congr^ 
gat ions (51 i se dissiiaulent, par example en 1807. line enqu^ta 
faite par louche* ou, quelquea' ann^es plus tard 9 en 1811, 
une enqu^te faite par Is rninletre de ! T int^rieur 9 de IKfcntali 
veii AU raoiaent de la lutte entre le Pape et l f Siapereur d la 
tolerance par laquelle le gouvemeisent laise-ait vivre plus 
ou rao Ins ces associations, eat supp.rimes et ces associations 
sont dispers^eSo II est iKipossible, par les documents d f ar- 
ohlves, d f 'avoir un total des congr^ganistes SOUB 1 ? 
en tout caSj, ils sont 9 dans I 1 ensemble, pau nombreux, 



central re, les congregations de feicmes sont 
Bombreusas. Dee le d6but du j^tablissement du culte, 
avant TaSme que 1 Concordat solt signs", les populations 
clamaient ds religleuses, dont on avait besoin pour les 
pitaux ou pour les eoles ? et, le ^1 d^cembre 1800^ le Pre- 
mier Consul avait sutoxio les JTilles de la Charity c f est~ 
k-dire les Soeurs de Ssint- Vincent de Paul* Un ddoret de 
juin 1804 autorisa 56 congregations chaiitables de fernnas* 
Peu apres p un d^oret du #3 tolais 1805 nommait Madams Mera 
protectrice des sosurs hospitalieras et des soeurs de oha- 
rit'6. dans touta 1'^tendUe de l f gmpiTe fi at Madame-15ere prit 
eon rBla au S^JIQUX^ On songaa mima k r^unlr en una seuls as- 
eosiatlon charitable toutes les congregations de eet osira 
an 1807, mais cette concent ration de toutes en une n'aboutit 
pas Un d^crat du 18 ftivxler 1809 ^dlcta des regies pour 
terminr 1'tge des no^l.eas* la durie des ^oeti^ 9to. La 
d^7loppament des congregations de fammes fat grand 
13080 li.y avalt' 584 ai^ons 9 aa 4.814 , k la fin de l 
177 6 1 o f at done un augmentation tris sozssiblew ^ la fin 
de l f Sapir5 taB-.1776 ais0B3 6'itieiinaat- 13*426 religiau- 
Has- sstgnent 7B 388 maladies at elles ont dans laurs 
57. 15 Bf ent.8* & plus aiKple d* toutea 0as c$ngr4g 
tlons sontamplatiy^ 'c ? ast oall dus Fill@s de la Chajlte, 
gui ont SOO nal00i9S' to fEaaoew II n T y a qu ? un seule 
gatldn oantraplfttivfrp e f st eelle des Gar^lites, qui a 
reaonstitu^a, par-IS da Soyecourt @t qui est 6ts,blie dans 
le ooavaat des O.arsasas,, In dehaxe p d r ailleu'rR y des ^aligiou- 
a qui .foment ces oongi^ gat lens et qni -sont pr^s da 12.500 
11 y. a maar 30*000 '.rel'igl ernes qui vlvant ie'o lament ou par 
p et 1 1 s g roup ag ^ re 11 glgl u se s d@ 1 f Anc i en B glms 9 qti i s on t 

par I t 5tat 9 



. ' ' r L ? effort de/reoonstlt-utlon-du d large r^gulir 9 suiv 
tout pour les ho tames, a et bloqud par le gouvemeisent en 

mais^ il est Evident qu'il n ? attend que la libertd pour 
d f une fa^on rapid,, 



_ - 189 - 

Xes habitudes .religieuses ont de me'me reprls dans 
la society On voit se faire, en grand noiabre^ des bapte- 
mes qui n'ont pu e*tre faits pendant la Revolution; n 1806 
le Journal de I 1 topi re signal 9 qu f on a vu, k Paris, une 
vingtatiie d<* pjradSra ootaKiialons d'&dultes; la mode de 
frequenter l.esegl is as/ d'aller k la inessa,' pour les gens 
de la bonne soeiste p st signals par Portalis dans.un rap- 
port de 1807 W Gelk reste d f ailleurs encore tres superficial, 
trep fo ZEiel, tres extexieur, surtout dans les villes et, no- 
ttainrrient, k Paris, ou le peuple etalt,. pendant, la He 'solution 
devenu irreilgiaux, 11 y a en effet toutQ une generation qui 
a echappg k la fo mat ion rellgieuse et il y & lk y en quelque 
porfce, une lacune, qui sera combine que p3,us tard, loj^cue 
les nouvelles generations auront r9U k nouvea.ul ? instruc- 
tion religieus Cellci d'ailleurs, commence k leur tre 
donnee d d If fe rentes fa<jons 9 en particulier par des pjgdl- 
oateurs ou des conferencleres le plu eeifebre est I 1 abbe 
jfraysElnoiiFj qui a ouvert p en 1801 dss conferences aux Gar- 
Eia pour les jeunes gn; deux ana aprfes, il se trs.nspprte 
dans la chapelle des jillemands, contlgue k Saint-Sulpice; il 
fait une quinzaine d conference par an; il y vlent des 
gens de tout condition, surtout des etudiantp., panai les- 
que Is des polytechnicien^ d f apre? un rapport de PortaliF s 
qui. s ete assister k ces conferences et voir quel public 
les 3uivalt- Bn .180? 9 devant I 1 affluence du public il se 
tranpporte dans l f eglise de Saint-Sulpice elle-meYd9 9 et, k 
ce moment-Ik, ses conferences sont suivies par trois ou qua-' 
t"re Edlle personnel Des tentatives analogues Pont faites 
an province par certains evtques orateurs, par exemple, k 
?v T ontpellier 9 par 1 f e.v^que, agr, ifourrier, kiroyes par mgr 
de Boulogne, un des plus eloquent^ raembres du olerge-'de 
France^ qui se signal era dans la lutta entre l T Sr.ipereur et 
le Paps par son opposition k l f Smipereur, - egalement dans 
1'evechd d Hantes, par mgr Duvoisin; ou blen ce sont 
quelques abbee pr^dlcatsurs qui at vl rent Is public, corajae 
l f abbe ttuillpn, -A Lyoh, un groupe de predicateurs se cona 
titue autour d l f abbe Baussan en 1806; ces pj^dicateurs se 
mettant k la disposition des ev^ques pour aller preher des 
missions dans tel ou tel diocese qui le desire. Ce groups, 
c* est. la future 3oei<3te des Missions de j?rance p qui s f or- 
ganise ra n grand au debut de la Hestauration. 



Dans 1^ population mme. f nous voyons se reconsti- 
tuer des cadres de vie religieupe s spontanemen^ se sont re- 
faites^ dans les provinces du sud-ouest et du sud-est, les 
^ieilles confreries de penitents qui existaient sous l ? An- . 
cien Regime, de m^me qu'en Spuasndle se ^constituent les 
w GharS.t^8 n s oes sooiet4s de chretiene qui s ? en4;endaient pout? 
e- faire donner un enter re ment decent t une sepulture ohre- 
tienne*. Parsd ces associations, l f une est plus important ; 
c f 9st une sooiet<i de piete intitul^e, la pongregation de la 
Sainte<vTi6rge t 'qui .a ete fondee par l f abbe Belpuits le % 
801^ a PaJls s ave six 'Juna gens ; fe. la fin de 
Us Stalest '"fioixaate^ en 1804 deuir eents 9 t leur 
ala a^sat 1SIB; eetis .assoaia.tion a pour ob Jet 

en eomm^ 4a az.ei'aiees d . pi6t4, d recevoir et 

"' ' 



ae dormer une inst rue tl on religieusep de fai.re des lectures 
d ? entendre. la mease eii coramuzv Ce a put des Jeujnes gens qui 
la constituent ' e das tudiant$ t paHlouli^fement des <3tudiaats 
en medeoine, eowme I,aeimec, v das polytachnicfens., comma 0?6ye r 
sere qui se fera abb^ .ou Caubliy^ le grand : savant > des gens 
du monde, cprasaa. Math leu .de Montaorency^ Breteuil, Seguier, 
Noailles, te Oett oonfr^Jde fut oblige de' cess er ses -exer- 
cises en saptembra 1809 lorsqu/un de see meabress, Mathieu de 
Fontraorency fat ^eompromis pour avoir transport 6 la bulle 
d f excommunication de l f Snipe reur de lyon a PariF; ils furenat 
recueillis a Saiiit-M.colss du Charucnnot par le cur-'en 1611, 
pui? l'abbi$ LegrisDuval leur ouvrit IE ohapelle du Seminal- 
re des I'insions en 1812.' Des associations depi^t^ analogue 
se ferment en province, k lyon ea 1803, k Bordeaux et a Bourg 
en 1804 9 a (5-renoble- et a Langrss en 1805^ h S.airit-^alo et k 
fiantes en 1806 v k Reisss e]fi 1808. Il y a la, pour l^T3gllse ? 
quel que oho se d f eno ou rageant e t d f impo it ant r c f est ce reo lu- 
teuaent dans la jeunease, ee mouirement . rcligiaux qui reconunen- 
<?e parmi les Jeunes gens at qui pr^lud a une reconqu%te de 
la soci^ti par l^Kglise* Lee jQ^nes generations montrent ain- 
si dea p r6 o c cupat i one religious e a qu'on aurait pu penser q.ue 
la Revolution avait effaeees* 



I'Sglise est sans ^oute asservie au gou- 
vernement?, 10 g ouve isisment est ea e ocflit violent a,vee la 
papaut6, l ? Sglis d 'jfrmna .eat : a>.iganisiiie encore assez 
ohdtif F t sepeadant la .vie y^a rapris s des 61emants d T a- 
venir se sont constituda dans I'^glisej la ds Christ ianisa- 
tion a <Std arrtt^e dans la poptflatlsn t ? au oontraire s on. 
aper ^oit un d^but de re"veil de la f i; enfin, gr^ce a ces 
grands ^crivains catholiq.ues dont j vou;? cital? le nom la 
demiere \fole;. la pns*e religieuse frangaise couimence a ar 
voir ua certain rayormeisient au dekors; 11 commence, a se eohs 
tituer une litt^rature et une apolog^tique catholiques en 



- Bn 



nous off r un spectacle analogue, Ce 

n'est pas qu l f !Sgli d ^Allemagn ait pu se ie organiser 
nous avoni? vii que les effort faits pour un Concordat d ? 
pire s ain^ig d ? ailleurs, qu ceus faits pour les regleiKients 
partieuliers dan? les ^tats n^ont paa abouti; l f Sglise 
d'Allemagne rest d^soi^anis^e. D'autr part ? en Aiieuiagne, 
la pens^e eat'hollque eat n pr^setiGe d ! un@ civilipation ra- 
tionaliste ires puissante; '11 y -a, @n Allemagne 8 . un foit 
mouvement philosophiqu origlxml, arqu4 v k otte ^po^uep 
er sentie 11 ement par las deux grands .sons de' Kant, et de- ; 
Spelling s et. dans l.e monde philosopkique ets, .d ? uzi9 faebn 
gdnerale^ .inelleetuel,. se psursuit 1 aouvesaent des w iu- 
mieres", ll"Aufkllrumg w 9 inow ement rationalist et aati- 
ohr^tiexv B^r ailletijcs,' les gj?amd '-oliefs littoral reai' s 
Touea au paganism M 113 al^ue, ainsl GQeth. p SHillr t 
Sohl<5gI 9 qiil ne jur@.nt> i$&. par 1 diux de la Gasfeee 
fin ij-ue faut pas. oublilf .^ju ; l 5 Allmagn xf|te' 

' p.otetaioiij| IM -Mthelij^aea-.y ^on.t em 



et, chez las proteBtanta, tres vite, on volt feventr la 
v lei lie devise "Los von Horn" < n K art ons nous de Koae") 
Dane 1'enseitible, on p*ut dire qu I'-Allonagn* spirituelle 

spparaft comuie inliB4e de halne ou d f Indifference Olivers 'ie 
aatboliclsme. ' . 



o Pendant, dans ootte p3rlode s qul corres- 
pond Vl v BSpTre- t on peut noter, an AllQmagna, . des germes de 
transfomation 2 un r^veil d^-lvSglise, des gains sur les adn 
versalres de 1'Sglise. U nouvesiu oiiiaat intellectuel ae 
constitue *a effet^ qul fait tomber las preventions ho stl lea 
a la religion et. qui* mdme t . incline oertalnes itaea vera les 
solutions catholtqusOe L romantieme est en effet tres loin 
du e^tholicisjii* k l T origine mala, par certains de-sea o"d- .' 
tes B le favorite; le roraantisme qui ast f o rt ant^ rleur en 
Allemagne k la France, est 6vidnnnnt tr^s loin du catholi- 
cisme et mtme 'de la religion par son individuallsme aehar- 
n6 9 par l f anarchie de ees aaoeuips, par son vagabondage d f 3- 
prit f soa abandon h la reverie indefinie. Dependant, certaina 
elements &u.-rosantl^iae sont de nature k inaliner davahtaige " 
vers le catholloieme que v@ra le ratipnalisme, en partlsu- 
11 er ch quelques-uas 9 ou s: a marque une ve'jcitalsle lassitu- 
de, de sol-mime, un inas s ou vise erne nt auquel un certain aoai- 
bre d ? 6crlvaihs arrive nt panal les plus grands^ tels qti 
I'leck ou Sovali. ^ Ooyau r^^ume en ifceux types ext jane's 
oes romantlques d&sabuse's avec Tieck^ dont la lal sere Intel-- 
Iectu9lle arrive eai suicide, et, k 1'autre bout, 7achrlas 
we.xnar t qu 1 mem inassouvi^sernent conduit au catholicisme 
at, meme, k la elerieature, Ge snt Ik ls deux types extife- 
fijes. ntre leaquels 11 y a beauooiip aUnter6dialres 11 
faui .remarquer d'aiileurs quo eeux des roaantiques q.ui .eedenU 
au besoin de oertltuds, au besoin de discipline et de securi- 
ty iBoiale sont portee ^ers 1 .catholic! sine st non pas vers . 
le protestantlsme* Alnsi, k 1'in^erso du raouvement d< l f Au- 
fklarung, le romantisma c5se de preher la haine du oatholi- 
eisno et p - u contra! re ? ^hercjhe parfois en lui son inaplra- 
tioxu C*@st ainsl qu^en 1800, Novalis, qui est protestant et 
qul le rst@, pub 11 des Myianes k la Yierge et, un peu plus 
tarcl, des Hjrsnea au Qhrlst* 

_ * 

Sn dehors du rcsmantisme m^me, le t ransf oimation 
du ccumnt intellectual se marque par un retour -sux traditions 
du moyen^tge, et, en Allemagne, c 7 est ce ret our au inoyen- 
g. GUi st le chein par lequel I'esth^tisrae a conduit a 
la religion* Cosarae mouvsment litt^rai.re, ce- ret our aux tra- 
ditions du zaoyBi-ge a sn centre dans la ville da Meidel- 
to 1805, deux 6oTivalnis Arplm at Brentano, y publient 

' villles chansons 



. 
u" mbyen-aga' en 1806, un suit re 6orivain, Ooeiv 

res, ^tudie, dans sa chaire, de 1'Universite^ puis publie en 
volumes les^ 1 11 j.rgs ....... llgpsl^.i^s^ alle^Hd . DQUS ans plus tard, 

1808 esrfTToBiy -. par A'llm" . Wi ' 1 f&fft &s6 nn /J ournal , 1 ' ^^In- 

la Gaaett de l f 1Smit, qul s'AttaoCii T"" . 



di ti on dti' moyeB-^ Parssd les 
k o retour, 11 fsaut .oit.or la 



d'oiiglne fraaaQalse,, ou . Slchendorff , . qtil, 1 T un et 1'autre, 
publient des poemes ou das chansons inspires. par le laoyeh- 
Age II ne faut pas, d. f allleurs,- s ? ixaaginar que ces <3crivains 
du groupe d Heidelberg so lent 'to as des catholiques; au con- 
traire, lls sont 9 ou prbtestantp, ou cathollques d'oilgine, 
xaais fort d^tach^s, comma Goerres ou Brenfcano* I5n sorarae, ces 
3crivalns renouent 9 par-delk la Kef Dime, la fll d'es. tradi- 
tions du Mtjyen Age germanlque qul Staient perdues. 



Un mouvement analogue se fait par I'aroh^ologle 
tienne. Le centre ie ce mpuvement d t ^tudes sst Cologne* Son 
point de depart est 1'oeuvre d'un "pr8tr, noaim^ vfallrafj, qui 
a &t6 nomm^ Inspeoteur des Antlquit^s de la- villa de Cologne^ 
et qu.1 s 'of fore da'sauver les objetP d ? art et d ? en xaire des 
collections, un pe.u conune,, en _ Franc e 9 Alexandra Lenoir pen- 
dant la Jtevolution* Darri4r$ eux se groupent des jeunes gens, 
aont les prineipaux sont Beltram et les deux freras Boisserde 
Sulpice et l/elchlor En ISOS^ tous les membres de ee groupe, 
en particular, les fr^res Boisaer^e, coisamencent a voyager j- 
en ?ranoe notamment; Us s^journent h Paris, avee Sohlegel, 
puis en Belgique P en ivll era ague; lls reo'heroh.en-t les tr^sors 
d'art m6dl^val ? ils reviennnt const ansaant It Cologne pour y 
apporter le reeultat de leurs recherches; en 1810 k Cologne 
mem f ils retrouveront un . yi'eux tableau, qul dd.vlent l f otojet 
de la v^n^ration et de 1'adjalraticn des-foales, Is w j)omblld n ? 
qu'lls font installer dan? la cathedral ^me e Us ont 
cprame organe de leur aiou-vement. une revue c ^bor Ktinst und 
Altertum"., revue consacr^e k 1-art et & 1' antiquity de la 
gion rh^nane,, Sn 1810^ Ils entrsprennent une campagne pour 
demander l f ach.evement da la csthgdrale de Cologne; - ils essa- 
yent d T inte" resser h cette oeuvre la mere de Napoleon en 1811; 
ils gagnent a cette lde"e le prince royal de Pruss9 9 le futuT 
?r^d^ric Guillaume IV, qui^ d'allleujrSg verra^ en 1S40 9 l f a- 
cheveiaent de la cathedral* Ces arch6ologues cpnsiderent 
d^ailleurs encore que I 1 art'' gcithlqua st un art allemand; ils 
le croient encore d'origine germanlque; c'ast plus tard que 
l f on s rendra que l*art gothique st un art ranc,als Ils 
couaaencent une grand campagne em faveur ds l f Alleuiagne chr 
tlenne, d f une conception de la civilisation w allemande clir^- 
tienne qu 1 ils pr^conleent et k laquelle lls veulent revenir^ 



Sur . ees deur points ? par oon.s^quent B f?auf 
briand s la France est en i^tard sur l T All@magne, pour le 
ret our au moyen-^ige littoral re ou pour l f arehologie ohrd- 
tienne. Du point de we ca^holiqua^ cette mode as t important 
paree que le moyen ge allasaandy coaone le moyen age franQais 8 
est catholique; on renou alnel d@s traditions ant^rl^ures k 
la H^f o 33ae e i)e la m^me facson, la naissane du patriotlaMi unl f 
taire allemand irss oliersher ees traditions dans l ? MBtoirs du 



que. gs deux asauveis^nts proflront par coiis^queBt l f un et 
k 1& 



OB volt ' a'f B, koiB .d ? 4llmm^ri mftoie, s- oanstltu^r 
groupe d f art 0&thbiiqM ftliem^BdU Il,*est foists ^ 



Vienne en 1808,, par I'oeuvre de cinq jeunes' peintr&a, une 
"jfraternit^ de 3aint-Luo n -'Saint Luc.^tait la patron -des 
artistes -; le principal, de ces 'jeunes gens "s f appelle Over- 
bech/ Ils se trans por.tent n 1810 & Home et. oe "petit groupe 
de peintras s f installe dans un cloftr irla.ndais de ii'rancis- 
sains abandon^ par les moines, qui ont d& quitter Bom, 
chassis par la domination franchise* Css jeunes peintres 
foment un groups vivant; Ils font des -pointures exclusive- 
ment religieuses ? notamraent des vierges; Ils disculent entre 
euar. des theories de 1' a-rt, G'est un Croupe idgaliste. i l ? aft- ; 
pour eux, c'est une pridre.. Ils ^i.vsnt couane d'humblas ar- 
tisans, ont p.eut presque siome dire qu'il? vivent en .ax^c&tes; 
.sauf un f i.ls Vont d f ailleurs protestantp; mals ? an 181.8^ lur 
chef de file, Overbeete; Be convertit au catholioisme, Iei 9 
c r est 1'art Chretien de Rome, a f st .la vue des monuments de 
la Rome obr6ti.enne.et son art qul les ont amends an catholi- 
cisme, Dans ce groups; &pres Overbsekj o l est toute une cas- 
cade d confers! ons^ parmi le^ plus oonnues desquelles 9 en 
1811 celle du peintre^Kiamerj en 1S13 oelle de Vogel, .dirsc~ . 
teur Q i f Aoad^iale de Dresde, an 1814 cells dee daux fr^res 
Scshadow, I'uii sculpteur^ I* gut re peintre, celle dupeintre 
r*5m 9 qui s non- settlement eontinuera son oeuvre de 
ais-qui v egalemsnt^ traduit an ailemand les ato- 
'de^'rayssinous. ;. 'On a donnd k eette ecole d ? art ca- 
tholiqu.e ailemand de tcsrj&s lenom d "HazarganF", Ils ns veu 
l^at ooncevolr 1 'art qu coiasae ' cb ration 9 dans ses sujets s 
dans sa tec3anique 5 qu ? lls transfonaent^ dans l f art des ar~ 
iietes^ Ils oonsid^raxit qw.e 1 ? art ne psut ^trs conqu qua 
dans l ? enthousiasme et dans .la ferveu-r religiause. Us ont 
le plus grsnd m^pris poux le paganisise et pour son ^rt 9 BL^- 
me pour ses disciplines artist lauas; ils r^pudient, par exein- 
ple 9 I'-^tude d@ l f acad^mis et du nu, Overbeck ecrit -,: "Seu- 
I/ la priere i.nistrresi|Jue du coeur est capable de mainte- 
nir I'anthousiasuie de l f artiste; ??sul6 9 une ^rie r^glee, pure s 
irreprochable^ liii donne cette paix de l s esprit et du eoaur 
absolument n^-cs.saire pour pro duirs dss oeuvras vraiiaant 
pures"^ cela ne suff It pas malheureuaement pour faire des 
ebefs-d f oeuv.re Ils forsaent un groups trfes isola d f ailleurs, 
k Horn, qui est peu pr^s inoonnu du milieu romaiiSj, qui 
i ? est guers connu 3jU@ des AlletaaBds qui viennent dans la 
illa 



Gea Sa.zaria.ns . represent ent done quelque chose de 
pltia . &u l.e- roaantisiM 'et. qua X'asah^alogi, pulsqu'ils . sbnt 
ux, carriaent install^s daas la religion, et il& oherchsnt 
daa le catbbliQlssie leurs satisfactions -es.tb-gtiques* L ? art 
st ici devenu nn T^hicale et un instrurserit de la religion* - 



Bans e a sd iff brents moumant que je viens de vous 
analyse r f il ne faut pas voir Ik uja grand ret our du monda 
germanique au catboliclsme; e saraitbeauc pup forcer la 
not| s*ul<ment t il f aut iroir qua^ ^par sus 9 1 ? atmpsphe r@ 
int 11 6.9't.ue lie a at obang^a VisaVT Is du catholic ism : c omia 
l f a fait Ciataaubrlasd en ^rancey Ils ont dlssip^ ls pr6 

las ps^jug^s dontx$-"le catbolici8Eie s pMjug^s qui 



taient . surtout r^pandua dans le Kionde. intellectual; Us 
out KLOntrg quo le eatholicir.iae 6tait compatible avee une 
grande vie Intellect vies lie et il& -ont montrg qu'il y avait, 
danr -la tradition de la pense"e alleniande, une pen's 3 e et 
un art eatholiques, . 



B '- Ainsi, 1 ? atmosphere intellectuQlle de 
magne est "cliang^e. l iT als la nouveau catholique se marque d f 
une faqon plus precise encore. Dans l ? $glise persists pen- 
dant longtemps I 1 insuffisance du 18enie sieele; les facultJs 
de thgologie, par exempls, r9stent encore longtemps imlDues 
de l f esprit ancien; en 1806 ast reconstitute la faculty 
oathollque de Wurtsbourg^ mais; elle est anim^e d f esprit 
rationalist v9 par le professeur Berg et, en fait ? e f est r plus 
une faculty d-e phllo.so-phle qu'u.ne fapulte as thsologiei on 
disait que les ^tudiants de la faculty de theologie de 

k la suite de I 1 enseignsrr.ent./de leu is profes- 
ne voyaient plus bien la difference qu f il y avait 
entre Socrate et ^4.us. De raeiLa ? cet esprit rationalists 
continue dans certains grands at abliss events religieux s par 
exeniple dans le seuiinaire de Landshut, -avec le principal 
professeur, un rationaliste 9 jringsrlos p qui avait 
en 1803 et qui forma une gsnS ration de p ret res plus ou 
inoins rational 1st es, ]5n 1816 encore 7 on pourrar'se 
en Ba^iere et clans le Palatinat 9 de la raret.3 des.;Voca-tions 
religieuses et l T on attribuera catte raret-J k I 



meet desp^chant d'une morale purement abstraite et^.a^un en- 
seignewent - ou le sens -de la -revelation et dudogme^a ete\ 

perdu, :, \ . . .- * * ' ? " 



i p l f Sglise .n'a pas encore repri^,,. dans l f en- 
eemble, en Allemagne, ra ferveur, 1/ais elle pr^sent.e cepen- 
dant d,es germes de vie nouvellow Ctte vie nouvalle se aiar 
que p sx t^ rieureraent', -par ce rtainss conqu^tes individuell ee 
retentisearites qui ont sgt^ faites "surt-put dan? le monde des 
ecrivains c^l^bresu Les plus eonnuea sont au nombre de trois. 
La premiere est celle du coiate Leopold J^riJdaric de Stolberg 
!1750-1819} V Stolberg avait -a la fois un rang 31vi* dans la 
socidt^, ou il avait des fonctlons de gouvemeur .dana I f 0ifen- 
bourg p et dans le raonde des lettres : c ? dtait un poetm e61e 
"bre ? ,un halldnisantg traducteur/ de Platon, qui,^. cependant, 
avait toujoujrs et& hostile a Voltaire et au ratl*pnaliSBie du 
ISeuie slecle, II avait besoin-de profondeur rsl^gieuse dans 
sa Tie intellectuelle, Stolberg s. T est psu a pen* dcprifc de sa 
religion d T origdne, le. luth^ranisiae, par la tadiocrit& Aes 
deistes beTlino-ts- :: -iiu- r l'r----iB'Gnna-i8-3alt'- on des thgologiens pro- 
testaBtSe, II a rompu asses rapldement avec son milieu luth^- 
ilar^ Les influsueea ^ui. a f exerxjer9jit sur lui k leur place 
s ont calls s de s^vlda.^!^ ^$ ji sjg.-frd^uentatiims -s-^il , 
lit F6nelon 9 Satnt#TO2QQ.is de Sales ^uis Bbssuet'^ et^' par- 
ssi le s gsns qu ? i 1 f r^ quente -, . il f au t c i t er su rt put Mme de 
MontaguV qui appeiie K la r0saouss.8 9 pour 1 'aider a conver- 
t ir St olbrg 9 ragr* de ia .Bia ; isjs:' .^t j.-'Bg-.r; 4sselin@ Stolberg 
controvarse aveo -!BS deux^ylx^es-j 11 leur remetun 
ou 11 32! KC ait ss douteSg au nonibre d se'iB.-e, ^u l@s 



ques, naturellament, pulvS rise rent, Baf & la peritec'&te 
da 1800; Stolbkrg ab^uralt 1-e protest antisme et se 
tlssait au catholieisiaa* -, 

Cette conversion scuieva en Alletaagne,, une grand 
Emotion* Dans l f Allemagna -pensante, la conversion de Stolber^ 
fit un scandals; e-lle susolt a des ool&res qui dur&rent trfes 
longtaapa; puisqua p dix huit ans plus tard, un poete/Vose, 
publl&lt encore un outrage d-pol4i&iojua eontre Stolberg In- 
tituls j "Gommsst Stolberg ,davixit sarvlle^ Gartalns de ses 
^waiia concjurent Una gxande.doul.eur d sa convsrsloni, coimne 
le phllosophe J"ac-obl ? ooamei, plus ta'^^ Gladstone se ddsol- 
2^ de la conversion de ses asals Mswiaaji t ISannifig, AU eosi* 
traire 9 certains ^erlvains plus rellgieux $ oomme Klopstock 
ou Horde r, applaudl rent k deml la oonrsioja &@ 3toll)erg 9 
tout n rest ant eux-ia&ses protest eatft^.. 

Stolborg Gonsacra alois aa ?le k servir sa nouvel- 
le foiU II eomraenca H 1806 9 . ; la' publication de son 
da la religion dg _ J^aus",. qul copin4rsi qulnza 



_ 

dont le dernier sera public an 1819* II j faisait revi- 
les d Iff brents Episodes du ohrlstfanisma, de I'histoire 
ds l.*Bglise- 9 - avec beaucoup de ohalaur^ baaueoup a fer^eur 
plus., d f ailleurs t aue d ? 2uditlu 9 qui st mddioor% Sous 
^rrons qua Stolberg est un des elements ^sesntlQls du 
groups cathollqua -de Minister,, 



Une autrs Gonyerslon ? sgalemQnt I'stontlssantep @st 
cella ds ^^dsrio-Selilegal (1772-18&9 j Solilagal, ^arlvain 
cousm Stolb^rgj ^talt, I'orlgine, un fsrvast adsspt das 

at da.'Goatha; ptiis son objectivisms se transfome peu 
pau, sgus L 1 influence da Fiehta at da 'Sohelllng il est 

' oharchar s a la base da'-, la'- pq&sia, un souffle di^ia, 
et 11 ssa^- alors de cr^ar una religion qui .. donnaralt cat- 
te base k Is, poesia^- Les eludes- qu*il eatreprend pour oelk 
1 mattent an contact avap las religions o&ientalas @t 11 
croit y ratrou'vex la trace .de-. la rdvdlaticzi primitives ds 
Di^u k l%umanit^ 9 st ce'tte r4velaticm ? qu T ll suit dans Is 
couis de I s hitol2^ 9 l f am^Ba^ d proehe an proshe s h la re- 
ligion i oat hoi ique, ou ii la retrouvQ, Le 16 avrll '1808 il 
adh.irai\t lui aussl au oatholioisiiae s aveo sa feiam0 t Boroth^^ 
Telt^ ATQG Bslalegel 9 nous a^ons. un example de e st^lang 
l ? ssth4tJLsms et de la religion que Je.vou.s slgnalais -avao 
2it^teaul^rianct" :et avee -d'-autraa* ~Sohl@gel no- spare pas la 
soleaoa at I'&rtj, la v^rit^ at la beaut^ ? et il aboutit^ 
come Ohatsaubrland^ k une .apologia par I f e8thtiqu at la 
' Bh 18la f il oommen son easignamnt k 

da '-Vienna eonsaei^ k I'hlstolre de la 
at modenae; -11 y d^eouvra la's 'deux- sources d^e 
sia qul 9 pour ' lu-1 v son& la ;Bibl t le moyan' age v Son 
est una^quisitoir .contra la :i^foamSg qui a 4t^. ieonoolaste, 
II -d-ons-.ao'ra ss ^ vie a cette oauvre* II est'un das a^exipl 
da o@s p^Mtitl6 las- front! a res; 



i/!aistres.| de mdme.^ dans -s.es ^bL^o^ie's^ s'u'r la pkllossophi. 9 
qu n 1 1 f ra plus tard 9 BOUS 1^, Ds.Btaurat 1 oa 9 on a?8t rouv^ la 



" - 19$ - '"..'. 

races das idtfee de B.onald/ clpni 11 eat un fcorte' d*6mule er* 
Allexaagne* Son frfcra,, 'Migasia So'hlegal, est, lui, reate pro- 
te'stant ? ayant continue &e Vlvra dans le milieu de l&aa de 
Stasi;- tout an se dolamnt mal s&tisfait de son protestan- 

tisms.; 11 y resta oependarit fidels* 



Le troisiera temple que JB vous ciferai est 
lui .d Eacha'rias vrerner (1768-1823). 6 T est un po&t r lui 
au.38i v adcpte de wousseair It l f origin, auquel il" a d ? ail- 
leurs adjoint toute une symbolique, et -c f est. 9 d'autre part ? " 
un iibertin provocant. -"ll se trsnsporte d^Allemagne k Hoiaa^ 
ou 11 continue pendant quelque temp sa vie dis.slpge,. ilais 
le spectacle de Hom r .cowae les Bazar^ens, le ccaavertit en 
1810; il entre au s^ainalre en Allema^ne en 1813, puis dans 
les. oidres iiionastiquss, . chez les K^deHiptpriates^ II commen- 
ce une earriere de predicateur fougueux, notanwusnt 11 alia, 
pendant, le Gong res de Yienne, fair une sarie de sermons *re- 
tentissant-^ 'dsois la eapitale du Cpng'r^s, II p^odu'isit des 
conversions imiltiplas, soit.'par. son example, soit par ea pa- 
role/ alrisi celle du m^-lecin Laurent oie Sternbach 9 o[ui sera 
plus tard le premier 1vSqu6 cathblique de ScandiaaVie .. i- 
puis la K^ forme,, 



Ges coBversions scrvent le catholioisme par la 
tu ' de* leur exemple et elles ont ? d'autre part v ds 
.ca.s pou-r l f lgliser^vsc le-s Etudes <fe Sohlegel et da 
en e-ffet , commence la possibility d f une nouvell ^ 

gua 5 utilisant 1'histolre das religions, sn partioulier les 
travaux des ortentaiisVes. . Daa.s ce mme milieu intellectual 
coinraeneent las Etudes d f e:x<5g&se biblique avec 1 philolo- 
gue Kistemaker, un pretre qui i'naugursi^ en 1806 9 ses 4tude8 
d ? 0xeg%'se ? qui fait une traduction en al-lemand du dantiqu*" 
cies G antiques at qui fait egalamsnt une Edition de la ful~ 
gate,."- On'voit ^ gal a went .deux anci ens j <sne diet ins 9 dsux fxe- 
rss ? Charles 'et^L^ and ye uan '2sc fl fai re 'pa' rait re une tiadup- 
tion de la Bible, k laquelle, d'aillsurs^ Hoae aura ses ori 
tiquas k oppose r et qui sera jugee peu orthodox* 

V " ... 

Bans le laonda 'pro test ant 9 ou se- conti'nuent <gale~ 
ment des conversions^- j vous citerai encore la oonvrsi@n s 
eh 1804 de Hoeleer, qui 8ra un des premiers granas profes- 
se.ii rs d e 1 f U ni ve rsi t & c at h ol i qu e d e l Lou vai n* ^ o i 1 ^ L ^ un G a r- 
'taln-n'Oiabre' d'e ci>q.iiite3 faites par le catholic is me dans 
monde intallectuel protstant. . 



a cornet d p.artieuliereBisnt deux centres 

de renaissance 'catholique* j la ville 'de Munster, en Westpha- 
et celle de I&ndshut 9 en Bay i ere, > 



ISunstar avait ^t^ ua principautd eccl^siastiqua, 
qui fut s^cularis^e en 1802|. elle* fut alors prussienne^, 
jusqu* en',1807 f jupq.u 1 ^ 1* effondrement de la Prusse apr&s 
I^na| ell-e- de^int fran^aiss jus'c|u f a. la fin da la'doMna- 
tlon fran^aise en Allemagne, A Munster s'^tait install^ 
la princess Galit sin {1746*1808} qtti'^ apres avoir 'passe 1 " 



'197 - ' 

par dlfftfrsBtes confessions religieusas at par plusieuxs 
philosophies, s T 6tait convertie .au eatholjkjisnie en 1786; 
d.epuis; lors, elle 6tait deveriue comma une 'sorte de fills spit 
rituelle de ?nelon; : "Ella na vit qua pour Bleu et en Tjui w 
dit Stolberg; Ume de Sfcolberg 6rit % ' w Ss let t res font 
bien, coimae la visits d y un arige". Mitour dwells s sont' 
group^s un certain nombre d'accl^siastiijuas et de la 
animSis d ? une foi fervente, parsai lesquels ies deux freras 
Drostis che ring, dont i'un ? . plus- tard 9 sera 6v@que de Buns- 
ter at l ? autie archevSque de Cologne* Aifec ces deux nosas^ 
apus trpu^ons encore Overbrg 9 Ftirstenl5Qrg*. 8 f est un sni.liu 
d0 foi .rayomaanta v qui a ald$ v a la eonTertion ae Stolborg-et 
d'autres*. Ga centr de eultur et d* expansion satholique re- 
eueill toute une s^rie d'eeelSsiastiques ou d Laiques 
aaroiit oojlnus t plus tard, corama ap.elog^tistes as ,l- ? -lSglis9, 
par example .' Klsteaacker, Is phllologu ? Katerfcasap, un his- 



Ce centre de Kunst.er- travailla k une oeu^ifs ca- 
tholiqu-d double i d une part ? une O*UVTQ pTOpreiaent 
siastique, qui est oelle du vie airs gnrai 
Furstenbeirg avait d ? abcrd &t6 9 'a titrs de v 
ministry da la princip8.ut- eecl<si*L3tiqu8 e Ensuite 
la a^eulaiigaitioa, son actl*it< deviant purement 
tl=qiMv'-C f: est wh. hoxsiae ^clair^ en toua d'omaines^ de forte 
dootrind, qui gouverne le diocese en. i?9alit4 au nom de 
l^veque, jusqu'an 1810^ II. t ratal lie & la discipline du 
olergg, 4 la reforms . des oisiras sionastlques, at 11 s'appli 
qu pa'rticuli&rement a I'-enselgnemont* II a espgriment^ a 
funster une sort de systems avant-coureur de celui de 'l f u 




I'S* 



a -'jfeo *6 en 1776; an 1780 11 a ari k Huaster 1'Uni 
Trsit4| 11 .F t: 'o coupe'; ea suite de I ? ens6ignemsnt prltaalre g at 
a. r est sur ce point qu@ le groups de ftiunster marqiie- sa se- 
eoKde originality j il s *y fait, en effet, une Writable 
volutiozi-jpddagogique da toutes lea geeles ^.l^mental res 
volution qJEil -est l r oeuvre d f un-prStre t Overberg. 



-re 




.-f- "Oysrberg <2Ui vit. da 17S4 k'136,' tut l f sms de 

toute Gette^Vreforme* O f e@t i. un prdtre f |ai .'-a^alt ^t^ d^c 
par Furste:g|^ dans use d aes tsuradSes episcopales 9 dans 
sa cu ye de'^vi llage ea " 17 82 4 ' et ffct st abe rg 1 f a aaien4 ay so 
Mi t l f d : dhar^ de - ; e'tte. ; r^fo'ae de i^ens-eignement p-ri- 
isair,, OverbQ^ s ? est pjsQooup4 de former un gorps d ? instl 
tuteurs .at d ? is.stitutj?l /. l&l^Ws; ' 11 leur r^^^iait leur. 

'apl^lt' s : '-fsis quails- gt&ia.nt dans leu^ 
dcw.'e.ou.cs dV.vacancear, qu ? il fit -?.- 
.A'3raat'l8: d'allees; il Iss s-oumet 
II o^ustltue .ainei un co rps enseignant 
' ^a-mima temps, 'il 'travaillait a. la 
3 Jar''il ^ne-'dipssoolalt pas 1'oeuvre 
eu.sa de . 1* osu^re d^fenaelneiaent. Sous sa 



. . 

tlom :iut ^labori Un ^glement pour les.&soles prlraai 
res (liOl), qui comport ait - Qe qui etait un ehoss extra 



ordinal!-* - 1 s obligation, pour Iss parents et pour las em- 
ployeurs d ' envoys r Is s enfsmts dans. les 



Les r^sultats da eette oeuvre p^dagogique furent 
considerables : peu & peu les;raoeu3 du pays ^ sous .I'influen- 
co da oette nouv el le- Education, se trans fonae rant; lOJEsque 
Cuvier, Inspecteur GiSne'ra.l de I'U&i^ersitg liapgxialQ, vint 
yisiter la Westphalie devenue ran<?ais ? 11 not a les rsul- 
tats reoiarquable-s de la method a pd dago gi^ue weatphalianne 
et les encauragea*. *Sn 1855 encore, un universltaire du 8e- 
c ond }5inp i re , TSug&ne Rendu v pare ou rant le . pays , y ' t i" ouva 1 f es- 
prit . d'Ovsrberg encore suiviyant. Gette m^thode repose sur 
la fusion de 1 T lust xuet ion at de la religion; Overberg s f oc- 
.oup.e ? autant <|ue de l ? 6Rseignement priraadre propjreiaent dit s 
de la foimatloffl religleusa des enfants et mime ds grandes 
persoiines 11 a compose deux o at eh issues, un pour les pe 
tits 9 un autre pour les adultes^ De cecat3oh.ism8 5 .11 a ^car- 
t^ toute trace de phllosophie et 11 a lispr^gji^s au oonti^lre, 
cet enseigEeiLent de la r^v^lation et des dogsaes* G f est un 
cat^chisme. essentiellsmsnt different de oelul du 18ms sidcla 
qui avalt progressiveiaent ^limin^ 1* Instruction th^ologlqua . 
pour se bomer k-uue soaffce-de aioiale appuy^e sur la religion . 
na.turelle; lui ? au opntraire^- fait appel sans ^esse k l T es- 
saignement de la religion @t 11 . s f -ef force de developper la 
religiosity de 1 'enfant, Ces catechismes d ? 0vjcberg seront 
en usage an vrestphali JusquVen 



C'est surfcout par cette action p dago gi que prof on 
ds que le cent is ds funster fit action dans la soidt$ alls- 
mande. Oette r^olution a iouolig l@s masses profondes du 
peuple, et la v?estphalie defiant UB centre et un mod^la pour 
la catholicity allsasand tout 



L-aiitra eant.re^ oul st Is p@nd.sjat d funster dans 
' d.\i sud t c f @st, oelnl da ILasdshut^ L f aiaiiaateur 
de oe ceutre catb.oliq.ue -eat tin prof ess ear d6 1 ? University 5 
laquelle eat l f as'el@nne Uisivsrsit^ d f Ssgadstadt ? tj?ansf^r^a 
iei en 1801, Jesn->Mohel Sailer (1751-1832)* Cs-pi&tre a 
compost des .OSUT res innomb rablaa de dlreotion apiilt&e.lle; 
on l ? a obmpar^ de G point d . vue^ h 8a!nt~ Franco is de Sales. 
Il'a-.fpJBa$ ds gdn^xfttiozie d p^iirss al.legaxid'a*; ^.vant tout p 
il d^^e.lopp le -earactejce '.-du -statitfiant'': rfiljgieui- at- 
la foi,'. Il pou.Btiit ? dans" .SOB 0u^r religle'us.e^ . ; tput 
traces qui ' peuv&nt reis te r r - du*'"jeiitipBallame II'. eut une 
ia^e isiniQnse dans touts 'l 1 Ail.e'magia'Q^ . aus'sl bian aupa^s 
protest ail ts qu 'aupr^s ds. cathollc^es* 0pendant ? daoss le 
snilleu ..remain, il . Insrplra^ au';bout .d : ' s un certain tt^s. ? qua.l 
que d'gfianee, 'parod ,qu s on lul'/rep^deha de prc?t^gr -trop". "fa- 
oi^esent las ys tlques ? - pa Ttioulli ^meiii' . l* ? um. d ? @nt r u'ac ," .. 
'Fart in Bos ? qui -donna nals : sanoe 'a' un eaete da laystiqu 
pelds Tes "Mvelll^B' 1 ?, at Is. pritr^ Igna-ca Lindl* Qes 
ques de^ient assQ2 faollenid'nt 7 d -I 1 ofthodozie et KOS& 
fie do l f ap-pui que Sailer " Isar off r@. ^ussl B ' vdadxa 
en jaiaiais fair^ un 3-vfcque' .lo : teq.u Y il- sera propose par 1 corps 
eocl^siastique sfi 1819 @t eaa 



- 199 - : 

; 1' .***.*' 

:; ? ; -Sailer s?est aussl .preoccupy de 1 T Educations, notara- 
iient de .- former k 1'educatlon leg parents s . en 1807 v il a pu- 
folie* un ouvrage : n L Y education, pour les ^ducateurs"^ ensulte 
un Manuel d6 Morale ChzxStienne, une PMlosophis Pastorale, 
qui est la pendant de .ses oeuvres dMduoation pour les lai- 
ques $ eelle-ci pour fo.mer des .pre*tres II a su di^couvrir 
d'ailleurs dans son diocese des prfctres apsele"s plus tard a 
de haute s destinies, par example Diepenbrcclc 9 qui terminera 
archeve'que de Breslau 9 et D rest e~yisehe ring p qui terminera 
archev^que do Cologne, Sailer .^tait d'ailleurs un prdiea. . 
teur de grande action; 11 prechait continuellement, quelque- 
fois si* a huit fois par jour<, II a inssuffl^ un esprit nou- 
veau a l'"Sglise de Ba^iere^ qui, autrefois^ ^tait si 

at qui revit k la foi populaire, 



en Allemagne comme n France, nous sonnnes en 
presence d'^ldment? de renaissance religieuse, mais les condi- 
tions .en sent d Iff rentes : en Allemagne t cette renaissance 
religieusQ se fait au moment ou l ? Sglise est d^soiganis6e 
et effrltee; en ^rance^ au eontraire, elle coincide avee la 
pSriode de reorganisation 0t de releveraent due au Goncordat^f 

4%'--Bxartation'de la Papaut^ - 

f'.-p-- . " i """"""" r 

Snfin. un qua trie me element de renaissanoa rali 
gieuse f c f est 1'exaltation de la papaut^. G f est un phdnomens 
etrange g que .la Evolution et le oonflit entre le Pape at 
1'Empereur ont d?termin6 cet ^lan de la papaut^ A la faveur 
de C8s venements pourtant d^plora'bles, la pap ante" est deve- 
nue f pour les homraes du temps, non plus ssulament une institu^ 
tion, mais une force vivante... 

A i JT La personna meme du Pape en est la cause 2 de 
tous les pays du rnonde oh'rdttejl, c T est une veneration qui 
pour Pie VII;- elle est due au spectacle donn^ par. -sa 

-a vail ranee en face d^s persecutions inap^ria- 
les. ,11 & b^n^fiei^j, par c.on8<S.quent 9 de toute la haine po^v 

lapol^on en 'Ear op e Gertes s les gouvsrnements n^ont pas 
-en sa faveur tant que Hapoldon a dt^ en- force; ensuite, 
tl's ntil-tipltent, au contra! re^ les temoignages . -.vls-a'-vis du 
Pape. Gette po.sition prj^e par le Saint-Siege et par eux-me~ 
mes dans les hommages qu'ils lui xendent, flnira' 'miiae paries 
ge'ner dans l@s revendications politiquas ou ils.auront a 
dlaciater des int^r^t? pontiflcaux* . J 



D f autrs part t la papaut^. qui v jusque lk p ^tait res- 
tou jours enfermee i Home a pris contact avee les popu-.. 
lat i ons d f Su rope f en pa rt i eu IS s r en I tal ie e t en f rant? &* Le 
peuple s ? 8st ports en grand coticoxiins h la rencontre du Pape 
sur 'les toute s d'ltalie et de Franc e Par -lk f /sa p resQno" sat 
devenue une cause d 1 exaltation de la ferveur raligieuss;" 11 
ast apparu k tous eoraie un saint; sa simplicity son abandon 
lui ont attach^ ton's- les 'coeurs^ II en donnera 'd f ailleuss '.do 
imiltiples p^eui?es dep le'retour'a ftome-s 11 pardonne -les 
res et il oub lie tous les xaa&x qua Hapol6on lui a causes; il 



; . ' '.. ' .- - 200 > ' - , ' . ' ' i 

ouvre Koine ooimae un aalle & la f ami lie Bonaparte ehasse'e 
d'TSurope; -on le verra interventr pi-es .des souverain& en fa- 
vour da Bapolon Iul~m^ma ? par ex-emple pr&s du Prince-BSgent 
d'Artgleterre- en 181V. II gcrit a &onsalvi 9 le 6 octobre de. 
cette inline anne 181V 9 pour lui an.ioindre de faire une de- 
marche a.upr&tf de 1'Angleterre^ dane los terraes suivants ; 
"Hous devons nous souvenir tous les deux qu**apr&3 Dleu, 'c'est 
a lul p 3^. nclpa lament qu f est dtl le ratablissoment de la rell~ 
gion dans le grand royaume da ^raaee ' L& pieuse et courageu- 
se initiative de 1801 nous a fait -oublier et -pardonnar-'los 
torts subs^auents Savone et irontsiine'bleau n sooat qu.e des 
erreurs d l f esprit ou des ^garements de I'aiabitlon.hUiaainQ; 
la Opnco idat fut un aote ohrstiennement et h^roiquernQnt sau- 
veur_ Cs serai t pour notra ooeur mie jole sans, pareiile qua 
d ? avoir oontribu^ a diraiauer les tortures- de Hapol^on; 11 ' ne 
peut etre un danger pour quelqu'un mais nous d^sirsrions 
qu'il ne f^lt un remdici.pour personnel 3a d^iaarGlie,, d f ail- 
lsirra ? n'aboutit h ilen : Is gouvemeiaent d ' Angle terrene 
lul .r^pondit laame pas . 



X T action personnalle du Pape est done une sort^s de 
carte mat tress e dans le jeu diplomatique, une foraa j;our 
l ? Sglis 9 qua 1 s on va iroir a l f oeuvra . . ' 



* L s ffcadr8ment : de l^Saipir a. ^te pour l.es-gou 
, UB8 sorts de I@<jon 7 dont ils ont tire 

quelques conclusions- et ess s meluslMs s r lmpossnt a tous 
les esprits des politlqus s la premiere c f ast que l 
est le plus silr pratactsur des trtees; Sapolgoa lui-i 
1 f aval t re e asnu au moffint du s neo rdat ? lo m q' ? 11:'* f "t 
lanoe dans la politiqu eQnoordatairec Ls aouvemijss 
tous 9 naintenantv cpn^aiBcus quHI est 'Measaair 4 
appal au ranfort ds l fl Egli3 pour Qonsplid^ l f oidre 
dans leu-r effort pour matsr 1 ? sprit rd^olutl0nna.ir- ? 
iis vont a ? adonn6r apr&s 1814 v ils font appel k l f ^gl 
l ? Kglise qua la B^^olution avait chersh^ a abattre et "q.i 
etait sortie victorleuse. Un6 atatre w Gonclusion-politique, 
c ? est quo 1* incLSpendanee du pouvoir teraporel du Baps est 
une condition n^'cessai re du libre exersioe da son pouvoir 
spiritual; on a va qu T a la suite da l t effondrmQrit de l ? d- 
tat remain, Tapol6on a at6 amen^ a usurper et a entrepren 
d re sur 1-e domains spirituel et r pour tous 9 il est desor- 
uiais ednstant qua le Pape. a besoia de son ind^pandanee po 
lit ique pour i-ester mattie de son action splrituelle* -GL ? .est 
un int^ret . coramun k tdus Iss gouvemements qua la libe^rte 
spirituelle du Pape 'so.it assur^a par con ind&pendanoe tem 
po re 



' . ' Sjifia f de oette qusjEBlle e&ire ^apol^on et 19 

Pape 9 il 3^sulte que la fo^cr spirituelle a vainsu la fores 
laat^JCiallQ ei, pourt ant , au moment oucs lle-'o id tait k'scn 
maxisam de puissance aveo un Napoleon; c* est une preuv@ f * 
pour les gouverneraejits^ de la primaut^ du spirltua^ Le 
monde a, pendant la que re lie de l r &pire et du saaerdosay 
fait I ? ,83:p6rienee du trouble que lui a apporte" la'vacance du 

-pouvoir spiritual^ Leg puissanees qui se sont a 



t , 

contra Napoleon vont laaintea&nt avoir a' rfcgier les o ondi- 
tions^du monde r.eeonstltn,$s " elles'voudraient biein Is rfegler 
en t.bute ind^pendanoe; ellas se.roat jpourtant obligees d T a- 
voir racburs & 1'Sglise at c recoup s f impose ra 1'inte- 
rieur des tats, pour chacuzTdes 

' 



" 

Pour la Pepautg, en. 1S14 V le premier probl&rue qui 
poaait gtait eelui de la restauration.de 1'etat te-mporel. 

ie Pape ait retrouv< sa .libsrt^ personnel-le h la .ohute 
de isiapoldon,' qu'il so it rentrtS ^ Bom ; le ,?A Mai 1814^ ne 
r^glait pas pour autaut la question W l*stat La situation 
rsstait en'effot c-onfu-se ';' Iss troupes da'Murat oecupaient 
Anc'Sine t les Marches , les*troupes autriehiennas occupalent 
les Legations, .^uoune question n ? ^tait rfeglde sn droit 5 au 
Gongr^s de Chat ill on, las puissances oo'alistfes avaisnt bian 
exig6 la mise en liberty du Pape s mais eiles n f avaient pas 
de ses gtats. 



I*, r ^81 Hestitution des Pro vine eg Fontifio&las 

^ ' 



Ls. piBmi^re ciicss qu'll fg-llait obtenir, 
donts la restitution 'd03 provinces pontificalas^ On avait 
inultipll^ ^is^a^vis du Pape 9 les bonnesparolas : k Btl t au 
raoment ou la oo a lit ion s'appretait & entrer &a JP.i^noe^'lQ 
nonce pontifical de lueeme avait pris sur- lui 'd r aller 'txou 
ver les souv-eraix)a. v . au mois; d'avril 1814 ? st de i&cher d f n 
pbtenlr des pro in esses; tout le monde iui ax^ait r^pondu f&vo 
ra^iement;: tout .le xaonde rendait iiGinraage au^ vertus du"-\Pa- 
p* ? .au laartg^r qu'il avsit subi s a ses .drsitsi l-Siapereur 
d'Autriehs Frangols proolamait la nscQsslt^ du .pouvoir tern- 
porel 1,-e plus nt dass ses proiaesses en f&veur vi la rsti 
tution des. etats pontifioaux 4tait le minis tra anglais Oas- 
tlsrsagku, Malgr4 ces bonnes paroles^ il va, fa-.lloi^ une. Xon- 
gus n^gcciatiqn t un effort obstin^ u* gouvexttenettt., ponti- 
fical pour obtenir la restitution d &s-prbviaQes 9 et d ? a 
bord des n^gociations prdllminaisrss^ pati2?sui^is avant 1 
Congres de 



' -. ' A - . Au debut de mai 1814 f Pie VII .a ern^oyd a Paris 

un cardinal, ragn della Oanga^ pour rfolainer ses 6 tat a, Mais 
della Oanga n ? est arrive a Paris qu l@ 30 mai| r 9 c Jour 
Ut 9 mime ^ venal. t d'ttre sign^ le p remi@r l v rait 3 de Paris qui 
pajrmi ses clauses^ sonsar^alt a la jfrar*oe Avignon @t 1 . 
Gomtat-^enaissln, Le gou.vftmement pontifical pj?otejsta s 
6 jui.n v pontra ;ce-tte oessloa^ mais 11 dtsdt trop 
qii ? elle jStait'- op6r$G"- .Xe 2d mai, 1 Pape ea^r 
qu ? il -veSaait'-de 'r@iaettre eB possession d@ la 
d ? Ktat v h Paris* Consal^i rs^ut des paroles f p rt 
geantes de Louis XTIII st de sos ministre SJall^ 
lorsqu ? iU sibGXTla la .question d'AVignon, ou toui&. Xfltl Iui 
reppndit au eqntrai ' 




talent partis pour LandreSa, / 6onssiJ*i s': ; ^'3?fespa- dom@ 'a : - 
.Angle terire. 



I'l ar.riva h Xondres le 10 juin, en grand oosturae 
da cardinal* ' L ? Angleterre n'avait pas vu de cardinal depuls 
IQ Ib&iae sicla; 11 re<jut das marques mulfclpliaes de res- 
pect et de jQie de la population et des autoritds ? auxquel- 
les il n f osait' s ? attendr 9 dtant donnee la haine du papisme 
en Angietrre$ raais 11 b6nfi<siait 3e la popularity des ad- 
versaires da Hapol^on., 11 e:xposa son programme dans une no- 
te aux gcuvemements du 3 Juln; 11 y domandait "la jouis- 
sance plSnidre d tons lea domalnss dont la He^olution 
fran$aise a prive le Baint-Si^ge w s et ces domaines c f <i*ai 
ent M r ignon et le Coratat-enaissin s Parm et PlalsancQ 9 les 
Legations et les Ivlarches d ? ft,ne^ne 9 anfin B^nevent et Ponte- 
corvo* Le i@r ^uin 9 3,1 eut une audience solsnnelle' du Prin- 
ce- Bagent et'une 1-bngue conftirenoe aveo le Iviinistre des Af- 
faires "Strange res, Castlereagh; il fit ?aloir aupre.s d ? 0ux 
la justice de la eause pontifleale et aus^i o fait que 
c*38t pour n ? avoir pas voulu f^naer ses ports k l 
rs que le Pape avail; commsncd d'itra persecute par 
Le Prince- H^gent -et le minis tra l ? angag^rant k ailr 
dre lui-mSme les int^^ts du Papa aii <l.i3grs qui devait 
vrir k fienn pour s&gler les qu.estioiss de l f ljgire 
Consalvi- retiss. ^galement de s$ visites au3c souvarains a 
Londres la conviction qu@ l ? 15mpereur Fr^^ois, parsonnQli 
nsnt. . se re-vendiquersif ries* Seuleissnt, l ? SE^erst 
n. ? et pa's le. s&ul chof de son gouvexnesient; Mott.ernlch. est 
D^auooup raoins proiaetteur ; il &e oorn. k sgp^tar - et il le 
repute eonsiaisraant que la questS^on Aes torritoixas pontifi- 
oaux est uns question europ<eHne tf - . 



Lss minis t res .r^unis k londrss publidrent,: k la 
suits de CQS pren!6res nsgociatlons^ une declaration qui 
n'^talt pas tres- saeourageante * le 3aint-Sidg@ s disait cet- 
te-.d^e-lara.tion^ saxait ^rait^ comma tine puissance tempo zelle 9 
de la mSms facon sur les autresj 033 ne .re garde rait , en qua 1- 
qus'so-xte, le 'Saint-Sle-jge qua du point de ^ue de la , ..dlploaa- 
tle.-pa.row w SaSaint@te ? dome, d?alt ^tr remisa en p-o.saes- 
aicm. 4e ee-'^qui lui ayait t< enle^^ sans cession fortaelle 
ds ss. pa-rfe; -tout'efolB, las possessions aui avaient ^t^ trans - 
f&r$QS par traits de pair famel ent:r' le..pnd^oesseur d Sa 
Sainteti i la .'jrsanoe devaient etre considering par les-'fais-- 
alli^es.' cojanie d8 conouetes sur la i^ranca^ dont ess 
.e9- 6 t rouveraieut aiitoris^as h disposer n fav-eur 
tat de chases ^ an lurops^ fonde ' -sur I'-i'qulliT^e; d T %il- 
a point de 'vutf ne p'l^jjugealt pas ' la question de ~sa- 
vp.lr si lee i;.^ gat loss us devai.ent pas* fal.i* -rs tour au Saint-. 
' ' ' 



na 
1* O 



Alaat' la .dpot'rlne, .o 7 @t q.u IQS parties 'de'l s ^t at 

qul ant 4ta' oVfdf9 par 'an trait* former, 
pie 1 tral-t4. da ^dlsntino, .-faisaient partie d 1 ? 'he 

' @t qua rs ssuverains n dispose raiamt. 

o;dai&- .les-. -aat-JNie!*- Les- Puissate-es; -u s @^tra?it dona pas dans Id. 

qu. calui^Ql'.-alt im drolt formal 



k tous sea/ Stats'; que 1 traits de TQlentino n'ait plus de 
vaLQur; pour las rouverainSp &u contraire, oe traits, ants- 
rieur ensigns d'un Papa, eonse-rve sa valeur enti&ra a La 
question ne spra done i&gle qu'en s&troe -samps que toutes 
les aut res europ Hermes 



3 - tfonsalvl flgura au GoBgr&s de Vienna au 
tit re que Tel" aut res diploiaates, De Xcndras, il part it pour 
flanne f s'air^tant au passage h Paris pour r&gler quelques 
questions 9 Is institution des archives vaticanes^ pa r- ex em- 
plea, ou cert aihes affaires d'oxdra ecel^siastiques* II ar 
riva k .ienne la Z aeptamlire; il devait y raster neuf xaois. 
II prit^ \ Yienne,, la a%aae attitude qu*& Londrea.et se trou- . 
ve en' p i^senGe, d*ailletiis f dss la^mes- marques de d^fei^nce, 
d@s jaeiaes protestations, de . respect* II obtint certainss sa 
tisfaotions, exiiame, par exemple, da faire reoonnaftre Ia.pr6-'- 
seance des autorit^s cjcl^sia^tiquss sur les autres diplomats. 
D'ailleurs. 1.1 tint, k Tienne, une attitude pieine de dignite, 
qxii lui attira la syaapathie ai la Gonsideratioi^ La seule 
puissance - ctiose -cu-riausA 4 qpi donna & Oonsalvi un verita- 
bis appui pour sea rsvendicatioiis, c f est l^Angleterre^ iaais 
sans, .d f ailleu.ra, mttrs ' -k ast appui aucune a-rdaur* . .- . 



Le -grand obstacle aav&nt Isquel se 
c f sst la politique aiatriehleTme s ear l f A 
miner eix Italie f SB s ? emparant de ITaneien royauiaa 
napol^onien^ qui oompranait .una partis, da 1'^tat 'posit Iflf J. 
les Legati ons 9 at 1 T Aut rich a f d ? aut ra part, ? ds ' 

avec 1urat ? a^e 1 aqua 1 'alia a aign^ us trait 4 : a 
janvie.zr. I8l4r C^uant aux auixas ' puisssasie^s^ . alias- 
la quastioa pontifical <p ? i fixiatiott -da. lauxs 
a-^ec l ? Aut riche et d@ li& quaaiioa : -.Itallasaa^ .:!* p61-.lt iqua d 
Gonsalvi fut d s T -attaa'har agsastiailajHiaiaii k 
trioihe; se rendakt compte fue tout dpesdsiit 
qua c'est da. l T Aut.rlcb;e. saulaja^iit qu?i.l p^ut 
ou' satisfaotibtt 9 :.ii -R/'affipx^a/e^a^l'jf-.Bujr-'l-'aajperatir,,- pouir 
oont rebalauoer l f inf luetiee d'a s^m BiElati?0 $ . aia. 8eirv<ux|: 
1st., foiy ''p.arspimella .t -ris vlv da/l*a^pajwiur. Fsan.^al^; lliiis^ 
m&me -101, 'il'.sse haujrta k -das -difficulties ': s .aiasl t *. ; A8iA8- -u '; 
audi@rn.es ' dn IX 'geptaaVxv 'iai4 t ';l!B<reiiJ?. I ^mo.olg ..-.sa pl&ist 
avac .-.fojesa".. ua-.l-a, : ..3?B -aft- 

r I 
das la qoova'rsailoa^.^'aQselVi-. mamt arl ds ma-su 



pa- relen 

I v id4a- qtei .e-' 

-'ua.. usurp at@u.r -dfc 
qu. fftt pour'.la 




doit ' ap.piaudiT . k pat.ta' 'ao'tlptt 

que uii@"larg. Insta-lla.tlom. 
'dans. -.la '' 



-. 204 -';,:**. 

' p 

fait, ConsaXvi rs* obtint done rien, nl de 

pereur, ni de X'-etternich* Aussi adressa-t-dl le 23 octobre, 
une longue note* un mmoire v & toutas les puissances* 11 y' 
faisait appel ik la justice-. -at ,a la ^ertu. <fs princes; 11 ej 
p^rait que ton? las 'princes opprim^s par l ? &$ipir et qui.a* 
vaient subi d<as db&saages de la doalna-tlfn fran^als K f 
raisnt pas feppel sn vain & la justice des grandes puissan- 
ces., et, panai ces princes opprlras, ^tait 9 en p'readere- 11- 
gne 9 le Saint-P^r^^ n r^elanxalt en'eulte la ra^titutl.on ln 
t^gralo d6 l f 5tati jsontificiil, fftisarit yalolr d'abcx&'le. 
droit de possession ^culalre que Is Papa avait sur es pit 
vlncea, faiaant. valoi.r ansult la rislfitaneo h^roiqua 'fiii 
le Pap avait opposes aFapol^nn^ SnfiB d^valoppant I*iat6 
x&t qua .tous leas oathollqvie^ avai^nt k l^iBd'^psiidanee coia- 
plfete d la papautd, 11 texMlaalt .a aeatrant ' o.osabien 11 s< 
talt Injusts de fslre su"feir au Saint-Si^ ge seul dss eaori- 
fle^s aiw "oonvenanoes* 1 d@s Stats et de fairs e!??ir les 
provinces pontlficales & ds 'ooablaaisoas et oompeji sat Ions 
diploraatiqugts qui eta lent envls.gd|d8 da t.ous ott^s^ Ca'n^- 
moire du 3- act obre ^talt une Eloquent* p rotosstfttlon du 
droit $n fas des eonvenanQ@s politiqu$e v ' II st ourieuz 
que la position du ^eor^talra ' d ? ltat pontifical soit aihsi 
analogue^ k Vienna ^ a aslle d ^ all ay rand; mals 11 n tf a 
pas plus 4'effet.,. d'ailleujs, que cells du mini st re .das 
Affaires 



6talt, d. ? aut.r^ part, auic pjdses 
3 e s e n^age laen t s en v e rs u rat v 1 1 ' -s f e f f o 29 al t d @ s out enlr 
le roi de Naples at 11 propcsait que le Saint-Sifege racennC 
tacit.eiaeiit tout au moin ? la couronne da Furat pour 
la restitution des ?/aihe* t C f dtalt-.un 6ohange 9 un 
auquel la Saint-.Pfcie ne voulut pas se -prater* 'l?e. Papa 
olamait non s'euleiaent las Marches, mais Ponteoervo et 
vsntj que Is royauine de Haplea a^air p.ris s et ? d ? autrs part 
il dtsdt hostile aux usui-patlons qua ^rjeiat fai salt dans le 
domaine spiritu!^ daas Is doiaaine @eGiesiastiqtie 9 aus^i 
biea que dans Is domain teiepo re-1* Contra t-'urat^ Gonsal^l 
e"tait .outenii par Telleyiand., sdul&iBent le point- de.'vuo. de 
c.elui-c-i dtalt fd it 1 different .de ceiui du Cardinal,, 
pour Salleyjpaind^ les tralt^s sign^s par Is S'aint-Si 
servaieat. touts leur valsuar e.t, par oons^quent, 1 traits 
d 7.olzstino comas ls ant res* S3 n ? st qu f a' la fin d$ -fd- 
vrier, 'apxe.e 'plusieiixs-mois. de n^go5iati*ns f qu@" Cpnsalvl 
peut-'atre assure que Mettrsle& laoh JfiMrat., d'aillaufe pou 
da -toutes au t res rai sons qu I'iBtai^t pontifio.&l^' inutile 
da Is 



&i tuai.i os '. m t rouva ' d o^@ - as c 
duli' 5 :<& qutiXq.^ acrt^ f oolle qua 

sous le MrBstoi^. i .-.l/jrtt -poatiiftosLl sa trouy .'.S3C ' 
prises aveo la mifes double t g me -qu r au't$^s 
Maplltai30 an sud et leg Autrl^hlesss; a ft a 
d> |fapolitalwi-'ta.-*.. Jail.r .par l^effoudrsissut de 
all* lalss^ra la p'a^auid- a^s 'prlB@^ *' la 

ef'r.B 'dal-:J9i^l -au -'gftois pou.r jus<|\i j k la 
gu-e.rre- ''' ' 



205 - 

1815* la. politlqu^' poetlflealo 

' 



pas d 

des Instructions fonaellas suX Saoz6~Golleg6, qui 
fut- consult* par 1 .cardinal Pasea et par 1 'Pap&o, Las ins~ 
tract loss qui fursst nvoy4@s & Coasalvi au noss. du Saere- 
College ett&portaieiat d a pas slgnar un traite g qui p oosama 
sslul do azt& s porterait attaint ' aux droits du Pap&j 11 
n Aayralt pas admattra qu lae Legations poiect ^d-onn^es" 
au Papc t aoa pas W rakdus8. n j II s'agissalt par consequent 
d ? affirmr 1 drolt d' la papaut ^. sas ^tats, droit Izsiprcs 
orip^ible; 11 se suf fl$ait'pas ^u-ori las n dBae ft " au- Pape, 
11 fallal t* qu*o.n 1ft reeonstitutt dans son dro'it* II ne fau- 
drait pas pd.naett're aucuno occupatiaia milltalre dans les 
territolres fcestltuds, .a pas av^cepter a on plus de confedi3- 
ratidn Italia.nnd lls que e f o'zganlsait,- k oette j?oque. la 
Confederation G-.e'naanique; tout ^au plus rerait-il. po^ 
d^a^mettra un alliance d^fer.slv.a pour J,a p rot action 
rale das dtats Italians* xrfln s Cental vi r.e devrait 
tar les decisions da Gongrds qus dana la mesurs ou ells 
re conti^nd.raient ri@a de ocntraira aus droits ds l T JSgliso; 
11 .dev-rsiit protsstar -Q exit re touts atteinte k cs droits.. 
0s iastrttctions lui ^OBt eavbyiSes la mars 



solutions ravpxe.bls surgirent d"s 
qui se paQPect axi. no is de n&rs at non pas du 
j@u diplomat Iquss oes '^venaiasntSp cs sont les .C0nt- 
jours et .la* px-6 occupations N qus 1 d^barqueraent *t la re- 
prise da pouvoir de-Kapol^on a donnees aux puissap.oes, 



la pape.ut : g se trouva libs' ree -de 'l f hypotjie- 

que Iviurat ; du Jour qua leg affaires d'Alleaagas eat ste r&4 
glges. par~l$ C eagre 8- de ^iexms^ * ? est-a-dire. air ddbut d 
Janvier 1S1 5 fcetteraiah a'soage a iSeher Furat f? . dont 11 & ? a^ 
vait plus >83$ia 'Coat re ealui-ftij Wellington et'l f alls-yraad 

@s mem temps avee les Anglais a Paris at s ? appretait 8 si 
f tait a4c-es3ai.re v a fairs chasser au beaoin Iv^urat par les 
troupes frajiQalges desceadues ea Italia* t'.urat su I'liapr udeat 
ce de soxniaer la 'France d@ le reconsb&ftra at' de dei&aader a 
l f AUtrfc'he Is passage pour .. ses troupes k t ravers les terri=- 
to Ires oGcup4f par ell ; cette demande permit a I'/iufriche 
da aa d^gager -babblement de sss promearefi &aeieae3. L 7 AU- 
trlche d^olara 'ea^iiffetf 1 ^6 Fevrisr 1815 S k i k a.llayraad f 
qu f ell a v admettrait pas la dasc.ente- das troupes fraaqa.ises 
ea-Itall.e s et ee-'lk lul permit d daelarer 1 lendemala^ a 
torat qua s a demand tai t s aas ob j t B ' "puis que 1 f Aut rich 
a'adioettrai't pas .-i'.eatr^e d'ea troupes fraaQalsas, qua, par 
eoatre t la f ranch issamext d Ife llgas.de' dQ'marc.atlaa par les 
troupe's- de torai sigaifierait la guerre- k' 1'Autrlehe. |jirat 
^talt. .alasl mis--ea d-meure d se. pas bougsr d'e,ses'pos 
^ f italie Or iJurat s 'trouva assoourag^- k uae poiitlque ac- 
tlTe.par. le d^bfiLrquenent d@ Hapol^oa'. au.Golfe Juan la ler 
? le 19 mars., Murat 9 d* old$ -k 1 - of f eaeive^' : sc^ma 'la 
d--lai*s.er paser.-se..s .troupes .pour all r fair 'Jeme-' 
av-e e ' o alia. $ qu i ' s t r ouvai mt dams i es ' -i: arsh'^ et 1-e 

** . . . ! 



l mars, II commeQalt eette ndse en avamt des troupes 
occupant 'X'erraciiife* Le Pape dut a 1 e-fuir devajst 1* 
des troupes napolltaiaes; 11 quitta Home le /iS mara* D 
falt 9 J/urat occupa UK certain ombre da district** d la 
oarapagas roiaains at 11 pronojaga I 3 Iseorpo ration & s$s 
d'Urbla at de Pe&aro 1<& 28 raara, Le 9 mars ^ lea troupes 
napolitalses fraschiseaieat 1. ligae de d Spa re at to a et, la 
30 V llurftt l&aoalt :i appel aux Italians ea favour d la II 
bsrt< t <ie 1* units de tout la p6Hlsul, II astra h Solo 
at k J/'od*ae Jusqu ? au 10 avill 9 ? troupes oat des aueo^s 
Mais l f arriv*e das raaforts sutrichies l s arr^t; 11 est 
battu k ^ol^tiao la 3 mal, oblige de r(trogradr r&plderue 
dams ses etats,.de s f arabarquer d@ Naples le 19 mai w Le ti 
p3 autrlchiezLaes 3atr^reat ^> Naples 1 ^8 t lostaur^rsiat 
rol i*!9rdiiia.d" 1Y de Bourboa. Le .danger 'direct qua reprises 
talt ivurat pour 1'etat poistifloal -atalt doc diaalpS t 
aussi cet argument coMtr l ? tat poatlfic&l dost Katteralo 
s'atait sarvl jusqu'lci, 



. Viaii f le dgbarqueiuemt de iispol^om et 'las 
jours oblige rent .les ^ts,ts k soulsv^r rapidenest 1 tralte 
Osa e-'ejpfor^a d 1 oblige r 1 Pape k adherer k la d^cIaratloM 
du 13 mars v par laquelle ia&poiaoia ^tait mle hors- la lol fl e 
OH lul demsLsda d'exco'iamuHier 'I'Smp^reur ecmrafc aaxatal publi 
La Pap^Tsfusa d p^/sdr^ part-k eetts ooailtloa* Oomall 
' oa la teait eoBipl^teramt h l ? ^art des e~ 

mals 11 savait qu* asa.emvlsageait teutes Cortes 
o3a^ dcmt Iss provinsoes -pomtlfioales f&iai et 
les frais* La 14 t^^rier Talleyrand, lul . aval t sign! fie* q.u@ 
j*- 1 !! s ? o"bstlmait k r^elamer AlgM02i et le Comta.t-yemaisalja 
II p'erdralt ls Legations* Cojeisalyl osiprit dose qu ? il fal 
lait pourtsnt faire dea sacrifio@s^ qu ? il fallait ab and 0922 
Avlgao t le CoBitat-Ve3iai9-slfi y t 11 co&ce'&tra' sosr effort 
rur les Legations- et' aur. 33$vt @t Jroxtoebrvo. II. eut da 
discussions oragsuees a?ec l/:ettnich ISafls, . I 9 article 10 
du tralte d 7i@?iHe du 9- juin ' doaaai't satisfaetloa It la pa 

lui r^sdalt 13. L^g^tioB? 5 ' d@ Havenae t de 
de ^errare s eauf, pour belle-oi, les'-p&xtle* -qui 
at situdes au ^ord du ?8 S 'q.u-1 atsde&t Iscsorpo^es su roya 
me Loisbard-v^Eitie^ L f AUtrioh @uxait 1 droit -,dj avoir de 
ms a Ferrare t a Goma-scshio^ Om reds : lt au 
less L'arches et lours, d^pemdanoe* et f ' aussl 
et PomteeorVOg mais es deux .'deiniie.res .^xovlttoet sou coiad 
tlOH 4 lun a <3^ord partieulier avee i rol da Saples, ^qui eoi 
porterrait, ssecr^teEieHt 9 u fihasig territorial et UHe eorap 

' 



k 'abaadoaaer aa .prta*.ipa'ut6 oyaaaat- ua 
d deiDT million 9 do^t 1 <iu&rt rait pay4 par la 
p&.ut6 et leg trois auire* quart* par le rol de 



longus d is 'c us l-o ; t c^ist rs : ^mga ; 
serait rsisisa SB posaes^io-a "di es ' 
Use cbsva&tloa fut slgsi^ aittre Met t a mi eh t lul 1 




Juln, qul aottportait I 1 4 valuation des territoires pontifi- 
caux par les troupe* aut riehiennas .an qua t re semaines at 
le paiemant A I'Autriehe par la Saint-Slfcg d'un million 
tro la-quart 9 en compensation des fraiss qu@ 1'Aut-riche 
f aits pour la deTivranoe d l ? 4tat pontifical* Le 14 juin 9 
Consalvi protestait off iciellomeEt^ onforrainant & se ins- 
true tloas, eontre la cession d ? Avignon, des ^rovinaes trans; 
padanes t et> oontre la ps^eence d$ gazniaons autriohiennes 
dans son 6ta& Sn ralitd s 11 avait ohte#u un resultat 1- 

d& k a tenacity crtainEintp nai? di! surtout aux 
on dipion&tiquas ext^rleuros, au^quallea Fetter- 
nieh a ^ti obligd de s read re, "bsaucoup plutot que par 
oomplaisanee vis~k*vlff du 



jl Kegtalt 'done h exacuter 19 t-raite e Le Paps, a 
quittant oae 9 y avait .lalss^ Is pouvoir adraini?-tratlf k une 
G^onsulte d ? Stat prdffid'^e par Is cardinal Soiaaglia, at 5.1 . 
avait d^l^gud las pouvoirs eocldsiastiques n&cdssaires au 
cardinal di Pietro. La Consulte agit d'ailleurs, dans catte 
adzninistration, de fa^on autoritaire at arbitraira^ prenant 
par ereiaple^ la precaution da faire snip ri gonna r le cardinal 
Haury au Chateau 'Saint-Ange* Us P<3pe s f etalt r8tir p par 
Yiterba, k Floranee, puis an bataau ? avait gagn6 -G^nes, ou 
il ^tait arrive le 3 avril s re^u part out' par de demonst ra- 
tions de jole et d8 raapeet do la part- des populations et 
'dea souverain^* isapoldon lui ava.it envoys auasltDt une lt* 
tre, puis un ambas^adeur, Is cardinal i^esch; pour lui ax- 
primer qu f il ne nour'rissait plus de'p inventions sontre ie- 
pc'uvolr toi&porel, qu'il a f 'y aural ir dene plus de qusreiles 
entra eux; seulea8nt 9 Sapol^on naintanait se.s daaandes 
pour les r&glemantfli des affaires s^el^siastiqu-ss -.at sslon 
folutiona, par exeaple, e tab lies a 



efftmdrsinent d- Karat permit au Fape de rent re r 
k Roma; il. quitta G^nes is IB al et r par I'uriiL, J.arme p 
Uode'na, jfloiBnce, rantra- a Ho&a le ? juin fi . ap.x&& soixante 
dix huit jouras d'abseiiee* Dans us Consist oira, Xe 15 juil^l 
11 ionna son app.ro feat ion k I 1 act a final da Gofigres d* i@n 
ne pour cs qui r t ouchal t a 'ses .(Stata. .-1/JaI* I'AUtrlcha siontra 
la- ;plu grande na.uvals.a volont^ a ex^cuter -la .-traittf et la 
convention du lii Juln; . <s f ast seuleiaent le 30 novambra* 1816. 
quTun ae-coJd fut @r*fin sign* pour les conditions d f Evacua- 
tion des trupes et pour le pa lament des^fournijtures prsvu ? 
'iet encore X'Snparaur na ratifiat*-il eat^assoM^ ; qu le 
22 fa vriar' 1.817 ;! .ronboujaiaaeii.t des ?o^aes dtles par las 
.Aut rich lens 'na fut fait qu f an -aeptambre JL&iO Pour ce qul 
tftait da remettr 1'admini strati on des tarrit'oires oecup&s 
par le troupes autriehiennas au ?ape 9 ;oa fut un peu plus 
raplda, mais ce ne fut op<r> que le IB juillet Il5: c*est 

4* f- Jt' Jf " F 

^auX^^At a cat te date &u leg Xdgat* pu rent rep rend re pos- 
session de l' f administration h BoijD.gn.@^. : dar$- Is .itoin^gne et- k 
Ferrare; l f administration des larashes d'Ahc^ne. fut "reM&e 
le g5 Juillet. Lea i- AUtrlehians, d t ^illauj, vide rant 'la 
forte re* se d'ABs'dne de tout s 'qu^olle- o out anal t p 8t oe 
n v e9tqu T au mois d f aoi!t 1816 au ? il^ sons enti rent, k 

forteresse abandons a. 



- 208 - 

mme fa^on, la e our' de- Naples fit" dss diffl- 
cult 4 pour litaber &&nvent et Pontec.orvo; elle prpposait, 
en eohan^e de eea provinces,- une inde'wiita Reeu'iteire, alors 
qu'elle desalt le-' restltuer puxetnent et simpljeiuent* Puis, 
an 181? 9 le roi da Haplts, eosaptant ru'r la xao Jrt prodaaine . 
de II* 11 , e"n effet salads, s^obatinait & conserve r les 
deux pzoviaees, fc. gagner du tempsp $t ns lea rernettait pas 
au 3aint-Sifege>; Snyite 11 ds mania la tt^'diatlon autriehien-* 
ne 9 cowme'ft'll y. avalt un different, entrs lui @t le lape^ 
I.etternich off rait de. stlpular en compensation pour le Saint 
Si^ge 1'abandon Les g8.ini??o^s.de rerrar^ at da ComaochiOc 
pauf -le dro'it de les re oecuper pendant' la guerre; aai? le. 
Pap refuraitg i$ar0e que.se serait : reoonnaftra le bien-fond^ 
de la pxgsenee anelenn de eas gaj^aisonss et^, par consequent, 
a@eepter une eo'ite de cession da prineipe de la partis n 
desi I^ 



On an tait Ik lorsqu 8 sslats^ls. revolution napoll- 
taine de iju.lllet 1820,'. Leg dux prlnclpautes m s ont pas enco- 
re t< rendues ait Paps,, Le Saiat'-21g sa troiiv&'en presen- 
ce d'une nouvell'e difficult^ a^ee o'ette revolution lib^ra-- 
. l8e Sri effet.-* si log juitrichien* fortsnt -de-Jferr&ra pour 
slier ratter la revolution, on o saint que .les Mapoli tains ne 
siarehent; .sur Koae pour devaneer l r aiion 02t.rlohienne;- le 
SaintfSlege p'efforqs done- d T en^eeher l v -isterv'eiitiozi"de ' 
l f AUtri'che et de gard-er lul-a^me la neutrality entre IQS 
deux w II declina, le 18 ddeesBbee' 18^1 1 ? off re que.'lui fai- 
r-alt l f AUtriche d p rend re l'*otat pontifical s.oua "a pro-" 
tectlon,' La -situation fut hejireucen&nt rfegl^e pour le Saint- 
Siege a' la &uite du Oongrfes? d .Laybasfi^' ou. l^Autriehe reQut 
un ^andat europ^en' et teiajoraire dialler sitter la revolution, 

I'ais e ? ^tait une nouvslle . msnaee pour la. Saint- 
Siege que cstte -grange supe-xiorlt4 ' que l'*AUtrieh venal t 
d'acquerir ain? : i en Italie k la suite de aes revolutions s 
l ? AUtriohe ocsupait ' ia.ain tenant idlltairettent le royau^e de 
Saple* et le Fifiraont; ell pxtt-endalt 4tabllr a Plalsaaee 
urie- eoiiimiaslon d@ censure gn6 rale pour 1 f ltali@ 9 qui .aur-' 
veillerait 1'ltalle an point de vii politique et qui >ur- 
vellla'r&it partioullerement 1 rsgiiae. postal* Aussi le e air- 
final Spina coutlnt-11 les efforts de la politiqu franQai- 
'e t qui ai'effos^&lt d 5 emptcher les tentative de c onf^dira-' 
tipn italienn* . a-ou la p .risidense. de ;l f AUtriche et -qui eia- 
pieha l'-o rganisation de 'ce 'sypteme de surveillazxee politiqu 
que 'l f Autriehe voulait orieii Le Saint-Siege. d trouve done 
:en presence, d'un neuveau danger pour son ind^pendanee .poll*- ' 
tique Ce danger eat $ onsstitu^ par la volbnti de doj&lnatlon 
politique de l*AUtrlche en Italie et par l v utiliBation h /et 
effet dea prlnelpes /e'ontre-r^Tplutionnaireato- Oetta pr^sene 
de l f A-utriehe en Italie et -eette- ambition seraie-nt' de natu- 
re k empSehRr le gouvexnemeht. pontifical a- ? abandnner 
san* reserve h la "p antique de contre~rf volution et hous 
verrons^ @s @ffet s qua dans la reorganisation .-polltiq.!!^ d 
l T 'tai, le Pap ect- 'anen6 k fair place; dans une certaliie 

prlnelpes 



Par l f aete final du Congres de Vienna, la situation 
Internationale de l'6tat pontifical talt aasure'e; il etait 
Inherit main tenant dan le tralt< et "b&ztffleialt, par eon- 
sequent 9 de la garan tie Internationale de 1'Surope* II eat 
d^aonaais un dea prineipes du droit public. C'est d'allleurs 
le seul dess <$tats aeeitfs.iastiquas axistant avant la Devolu- 
tion qui ait 6ta restaung* ' 



Papa avalt <$tS, d'autre part, aollieit^ d'entrer 
dans cette nauvalle eombinalpon diplomatique qui a'appelait 
la Sainte-Alllanse; wais Pie VII dtielina oette invitation. 
"Kneffet,, le eatholielsme n'^tait pas conaid^r^ dans le trai- 
t6 de la Saint e-Allianee. eoraixe le fondetaent de la politiqu 
n^oesffaire de reconciliation entre lea peuples j la Sainte- 
jklliance repo^sit sur deia fprmules d f un chrlstlanisme assea 
vague t non pas ur les principea de la religion positive; 
l f Bglise 6tait paasge sous silenoe dans cet aot% D'autre 
part ? la PapautcS 6tait d^fiante vis-a-vis des auteurs du 
traits de la Saint e-A 11 lane e t notaome'nt vis-a-vis du Tar c 
doht e d<4fiaient beaucoup Consalvi et Faeoa; de fait, 
le 5?sar Ale^andre se montrera, dans lea anndes qui suivront, 
trfes dur pour le satholiques de on empire, Snfin 9 sur le 
f ond ia3me du traits, les gouverneBients qui l f avaient faits 
Staient imbus d f id6e qui n'ataient pas pour plaire a la 
papaut6 i les aneiennes id^ea Josdphistes lea inspiraisat 
tou^ ours; 1 'alliance qu'ils envisageaient avee I'Kglise n r 
aurait 4tt qu'une subordination et 9 par oo)o84quent v de na- 
ture h pr^parar pour l f Kgli8e^ un nouveau deapotissae* Mail- 
leu r 5 au meme moment, le Pape lib re de sa dotrine 8 venait 
de porter une condaamation solennelle eontre la frane-raaqon- 
nerie et contra les sooidtes secretes et eette eondawnation 
^tteignait une. part ie dea souverain*^ qui faiaaient partie 
dea 



Le lape n@ se Gonsid&re dona pas coBame lid a 
l T oeuvre des trait^a de Vjanne et aux theories politiques 
qui lea ont 



J?J&SS^*.?M.i?,, .?.?.. j 1 !^, 8 :^ " 

,' 

La reorganisation i.nt6rieure etalt le premier pro- 
poll tlque. .qui se posait a lul et 11 ne se posalt pas 
de la mSm faqon selon les diff^rentes parties de I'gtat. 

A '- La Patriffioine de Saint- Pierre s c t est-k-dire 
I'aneien lafTum et la ville mdme de Home, n'avait etf. sous 
la domination fran<jaie que trfess peu de temps; I 1 occupation 
en avait 0t^ trop sourte pour laisser des traces profonde 9 
ensore q : u eertainea refoi&es matdrielles eus^ent $t^ faites 
par le autoritis adrainistratlves, I1 9 la rdorgani nation 
poaera autant une question de prsonne qu'une question 
d f institutions AU eontraire ff les autrea partie* de 1'^tat 
pontifical out .6t6 'beauesup plus longtemps o@eup^e par les 
Fran^ai* 0t b8auoup plus transform<Se 9 les Marehes depuis? 
une hultaine d ? ann^ea ^t lea Legation* depuia pr^s de vingt 



ans; cea provinces ont done eu f --. depuio long temp?, une vie In 
d^pendante de la ps_[;a.utd ? elles ont perdu une partle de leura 
traditions ronialnes et elles ont ate aaaooi^es, au contralre 
a la vie administrative de la France. II a 1 eat paas* Ik une 
profonde transformation des conditions de personnes et des 
eaprits* Le prableme de re ad apt at Ion de I f autorit6 pontifiea- 
le ae pose id dans des termes beauooup plus graves que dans* 
le Patriuioine de Saint- Pie rre* 



Le Papa avait noioia^, & 1'orlgine, une sorte de gou- 
ve moment provisolre pour adminlstrer l'6tat avant aon retouj 
cette CoiamisFion ^tait pr4aid<e par le cardinal WLvarola et 
assistee d'una Consulte d'Stat q^ul avalt (St^ noran^e le 6 mai 
1814; pour las quatre provinces de I'd tat, c'est-k-dlre urbii 
P^rouse & Spol&te et Vlterbe, 11 y avait des D^leguds 1 ontlfi- 
caux h l f administration, A oe gouvarnement ^'ajoutait le car- 
dinal Pacca 8 qui faisalt office de Secretaire d ? 3tat, e'erst- 
k-dire de ciniatre des affaires iStrangerea^ pendant qua Gon 
fc-alei etait en voyage a Paris et a Vienne - Ce gouvernement 
pro^isoire fit iiara^diatenient une oeuvre ds reaction furieuse 
et 11 pourauivlt cette oeuvre m^rae apr%s le retour du i : ape, 
ear Pie YII se aiontra, lei encore, tres faible vis-^-vis de 
son entourage; 11 s'abandonne aux influences qui l f entourent, 
et e Jusqu. f au raomsnt ou Gonsalvl reviendra-prendre le gouver- 
^ il lai??e fai re l f oeuvre de la Commission Proviso! re. 



Un dtferet du 13 laai 1814 abollt d f un seul ooup 
touteg les institutions et lex lois franQaiJ'es^ les Gode3 9 
clvil^, p^nal et oommercial, I'^tat-oivil at m^iae toutea 
rea qui n'avaient pourtant paa de caractere politique isais qu 
etaient d ? origine fran^aise, coKime 1'introduction de la vac- 
cine, i'^clairage de rues par les r^verb&rew et les mesures 
contr la .mendicit^; la conscription^ nature lie mant 9 avait et 
abolie 9 maiSj sur ee point^ toute la population ^tait di'rposiS 
It applaudir* Sn m^ine tenipcs, etalt re.^.taur^e la I^gi3lation 
civile et criminslle antd ric-ure, sauf qu f .on lairsa abolle la 
torture; le prooer, furent mime reprie, tels qu' il? avai^nt 
6t6 intarrompus en 1808 par I 1 occupation fran^aise,, Oette le- 
gislation coiap renal t dgaleraent I'ancienne legislation econo- 
rrdque s on redonna, par exemple, au fel et au vin le prix 
et la valeur quHls avalent en 1808 les speculations et les 
monopoles re^rirentj les aocapareurs, --e aonne rant beau Jeu, 
notaiiiinent les acca|iarQur:$ de I r huile 9 et la vie monta en fife- 
ehe a Rom merae Le 14 Dial et dans le courant dea luois qui 
suivlrent furent recon^titues de iaiae les tribunaux e les iail.- 
tlples tribunaux qui existaient dans l f ^tat roiaain; Is* 30 
Juillet eat refaite la "3u*i<Ustion des barons", c'sat-^-dire 
la juati f^odale; ainsi que l f Inquisition : au eoiiaaen 
de I'ann^e 1815 r les proees y sont dajk nombreux; il y aura 
aoj?e k jRavaimd^ en 1816, une ondatsnation k mort prononcee 
par l f lnqaiaition 



le gouvernement pohtiflnal b^ndficia d 
sertas r^fosaas fait *ou lea Jraagaia et qu v il 

' saatidipa ds finances i la dett 



on 



par 



franqala; le -Pape conaserva soigne us erne nt cat avantage; il 
n'eut plus gu f une dette de olxante quinze millions, qui .re- 
pr^sentalt un Int6rt de trols millions settlement par an; 
mr ce point/ le retour a T'aneien jz^giiue ne s'etait pas impose, 



Une commission fut nommee pour la reprise des blens 
eocldsiastiques qui avaient td alien<3. et pour restltuer aux 
eouvents leura blens; en quelques mois, 6l eouventa furent 
ainsl recons titus. Le Saint-Office recommenQa de fonctionnar; 
au ddbut de 1815, dcsja, 733 pi aint.es pour herSsie avaient n 
instruites par lui. L' Index condamna k nouvaau toun les ouv ra- 
ges politiquas qui avaient paru pendant la pariode frangaise. 
A oela a'ajoutaient des mesures oontres les personnel s k la 
fin de Juillet, 911 arrestation? avaient ete opercSes, dont 
330 furent maintenues,. Leg gen? qui avaient oollabor a l f ar- 
restation du Fape furent condaran^a^ trois auy galeres, 16 a 
I'exil* Lea employes qui avaient rervi eous la domination 
fran^aise flirent destituis ea-aasffe. Une commission Cut char- 
g^e d T intruire *ur les x/retreg qui avaient pret< le rerrrient; 
on exlgea d'eux la retractation et le reno'noement h leurs 
bndfie Le tape donna le ?JI Juillet ? une aianistie partiel- 
le; il pardonna en part iculier aux arlstocrates qui avaient 
accept^ dea fonetions officielles sous iiapoleon. Les souve- 
raina^ a Vienne/ s f inqui^talent peu des restaurationa d ? ine- 
titutions polltiques^ raais les mesurea centre les peraonnes 
les ohoquerent et Consalvi re<jut p de leur part, des observation! 



pour sa part, n'^tait pa partiaan d f une 

pareille politique; il se rendait compte @ au contralre, que 
oette politlque de restauration et de repreaailles rie.quait 
d'empeeher la re const! tut ion de IMtat pontifical dans les 
nouvelles protrincea^ II {5erivalt 9 le 1& Juin^ 1814 9 dans une 
lettre sdressde au Saint-Pere s n ll faut se perssuader que, dans 
@es &ys s .y eonapri^ les fca-rvhes, la ai^niert de penser a t6 
r^vereraent ehang^^ : habitudes, uages ? ideas, 'tout est ehan- 
g^ g dan? ees lieux. Les jeunes gens ne eongolvent quasi 'pas 
l ? id^e d f un gouvernament pontifical^ ou celle qu'ils pos ire- 
dent est tres corrompue et detestable; ils rougissent mediae 
d f 8tr sujets des p.ratres n II signals la corruption des 
prinoi!pes de la soei^t^, la depravation des moeurs g les i- 
d4es r^volutionnaires qui se sont rSpandues dans les Lega- 
tion* ou les larches, l f envi que l f on-a d ? un pouvolr cons- 
titutionnel, et il eonolut s "Je dis - qu T un gouverneraent sta- 
ble> 9 Femblable a eelui d ! c5nta.n ? est impossible k retablir et 
qu f un gouvemeinent provisoire est indispensable"^ ?ur aon eon- 
seil ", le }?ape decida dono ? par un edit du o luillet I8l5 9 que 
le paspg serait oubli^ et que l f on naintiendrait provlsoire- 
men.t les ry.*temes adminlstratifs fran^ais en attendant, que 
l T on ait pu prendre d f autres mesure3 ? les ewploye* et lea 
fonetionnaires seraient conserves a leurs postes^ le Code 
Comraereial enaploy^; on ^upprimait cependant . le Code Civil et 
le Code P6nal y qui contenaieiit des dispositions non canoniques. 
le gouverneEient fut con|.i6 k des Lsgats ou k des D^l<^gats 
Apostolique s aj?ip.t^ da oomtni scions de quatre meiabras. 



Ainsi, pendant quel que teiax>r f lea cleu* group.ea de 
provinces de I 1 6tat pontifical ont un gouvernenient ou une ad- 
ministration dif fa rente : dans le fatrinaoine de Saint- Pierre v 
l f administration d'aneien rogiii-ic rastaur^, da-n lea provin- 
ces rdeuparees, maintien provisoire des formes d'adminiPt ra- 
tion franchise* Celk donna & Con*alvi le teittps Ge faire r<3 
parer lee r formes ndeesaaires de gouverneraent. 11 espe*rait 
que, par I 1 institution de ce'r^giae, provioire 9 1 calwe re- 
nal trait clans les e sprite et qu'il gagnerait le teup? ncec~ 
paire pour qua I 1 on parvienne, comae' il disalt, n & laettre en 
harmonic les nouveautas avec le -oaractere particulier du 
gouvarneinent restaurri, n 

. .. B - La constitution du gouyerne&tent pontifical fut 
donnde par un "aotu proprio" du tape du 6 Julllet 1816. Get 
acte est de grande ecvergure s il l^giffcre dan? tous lee do- 
meines du gouvernement et de I'administratipn* Cett Consti- 
tution fit une part cux nouv*a.ut^s t noindre eependant que 
Consslvi, n f aurait pu I 1 eapj|-rer v t encore 3tiuleva*t-ell.e de 
grandes objections, Con^alvi a- retenu une le^on de 1 T adminis- 
tration franqaise, h savoir 1'avantage que pigsenten't-, pcur 
la-regular3.t=S de l ? aditiinis!tration et pour I ? autorit6 du gour 
V8rn8ihent v cette uniformity et cette centralisation cjui ea- 
rt-Gtarifaient 1* administration frane.ais 9 et, egalement, l s a- 
bolition cles privileges loaux et ds prlvSLfcgfts de jpersonnee, 
La rcifori'ie qu'il vient de fairs prandre a f inspire donc ft au- 
tant que possible de oe pr|Lnipes et, par Ik 9 elle eontitue 
dan? le gouv erne man t pontifical une veritable ravolution. 



v 



Get- Stat comprend, & cette dat r 3, 125.000 habitants 
Far la Constitution du 6 Juillet 1816, l*4tat pontifical est 
divis4 en IV provinces uniformed, qui 'appellant des Obliga- 
tions; elles ?ont de trciar classes 9 relori leur i*^ .origan ce i 
la prai.ii&re elas^e s f pj:elle le Legations prox>rea?ent dites 
et elles ;?ont gouvernges par des cardinauz. Le Patriiuuine de 
Saint-Pierre forme deux Delegations; le rtomagne quetre L4ga- 
tions ; Bologne, ifarrara, j?*orli et wavepne; 1* Marches en 
font siy 5 l T Ombrie troie t la Caoipsgne Varltirae deux. Cea 2)6- 
Itigations sont divi^<ie en gouvemements* Rome at con district 
out uns organisation particuliere, Les D^l^gats et les Gou- 
vsrneurs qui spnt au de*rou d f eujr sont nor&nK$ par le Seerc?- . 
taire d*fiTtat et sont charges de 1 T adit ini strati on rop rement 
dite p TP*si8 on leur a enlevtf la juatiee civile et les finances* 
Us ront assistss de Conseil qui ? selori'l 1 importance de la 
province, eoinprennent de deux & quatre iseiabres, Gonseilo qui 
font renouvalSs? par tirage. .c.u sort touf? las cinq ans; ils 
ont oomposis de gens natif?. du i.ay? et y r^t*idant depuis dix 
an. Ces Conireil?- 3ont c onsul.t&tif<$ 9 isais leur reunion srt o- 
bligatoire tres fr^queraaient, quel que fois troiP .fois par semain 

Las municipalites ont part out cSgaleiaent Is. wsnie coia- 
pQ*ition : 1'administrsteur est le ff gonfaloni9r lt p a^^ist^ d f 
adjoints; gonftilonier et adjoint sont nooimds par le ^ouverne- 
uient sur la presentation des Conseils ^unieipaux. Les Gonseila 
i'unicipaux eoxaprennant de 18 & 36 membrea p se recrutant par 
ooptation, ?auf la premier nomination^ qui fut fait a par 



le gouve moment. Ce sont ees Conseils Ivunleipaux qui nom..a^ 
les employ^, qui fixent le budget de la ville fl defenses et 
reeettes, ?auf quHls doivent fairs l f envoi du tableau des 
defenses et 9 eneuite de la redditlon de leura coiaptes, en fin 
d f ann6e 8 k Home. C f est un systeiae d decentralisation munfei^ale. 

11 y a done, dans 1 'administration* un grand effort 
d simplification et de regularity Les anoiens privileges de 
villes et de provinces Font suppriKie"s. Les "baronnats^, e'est- 
a-dire 1'admini Ft ration par I'aristoeratle^ est supprimee, 
'sauf dans- six gouve memento, ou d'.ailleurs, lea "barons avai- 
ent a opter pour la maintien de leu rs pouvoirs v iaai alors en 
,e soumettant au contrt>le du gouverneiaent a ou bien pour l*a- 
bandon de leu rs privileges. 

. , 

Dans eette adrninist ration* une part tstait fait aux 
lalques, mai reiileraent dan* les fonetions subalternea; les 
D61egat v par exes-P-l** ne j;ouvai*nt etre que des weelesiasti- 
ques. 

., 1'elle est la r^fcrme adodnietrative. La r6forme Ju- 

diciaire qul et un sutre titre de la Constitution, est aussi 
profonde. La juridiction epissopale et lets tribunaux eee 
tiques sont eantonn^s dans les fonetions spirituelles de ju* 
ridiction et 1'on &T66 deux autre de .tri'Suna-ux trtbunaux / 
civile et tribunaux criminels r Lea Tribunaux Civils e dans 
haque province,, s^-ont souiai* ensuite k quatre Oours d f Appel c 
une k Bologne, une a K.'aerata, et deux k Rome, la Chambre 
Apost clique et la Kote La Chambre <i la Signature forme la 
cour de Cassation de eet ensesible* Ges tribunaux ^ont eonsti- 
tu^s d'un personnel de jug eg f onetionnairas. La legislation 
d^apres laquelle ils jugent est la legislation envigueur & qui 
est maintenue G f est-a-dire la plupart du teaps^ la l^giala- 
tion franQaise en attendant la promulgation de eocles que des 
easffiiisf ions sont shargaes de preparer* La Justie siiminelle 
est donn^e, pour lea petltes affaires par les Gouvarneurs & 
pour les autres affaires par un Tribunal Griming! dans ehaque 
Delegation, souinis aux Uours d'Appel qu nous avons vues. 
Des prescriptions sjont ins e rite 3 dans la Constitution pour 
le ehoix des juges ? des avocatss 9 de proeureurs t to.,. La 
procedure par la'tortur ast suppriti^e^ de mime qua lea 
tionsi arbitraires et 1 droits eriiainels? ' privily gies d'au 
trefoil. ?auf l r Inquisition, la Congregation des K^guliers 
t les tribunaux militairea. 



troisieme partle d "la Constitution eoncernalt 
lee f inane es, Les iaapSt -aont galement uniforKii^^ff, aiasi 
que les taxes des douanas. Certain* des imports snciens ont 
abolis^ par exempla l T iaap3t personnel^ les taxes sur 1* Indus- 
trie, le tax de mutation; beau.coupd 1 autres iiap3t^ ssont 
diiainuda de taux. POUT l v ass ie'tte de I'impfit fonoier, qui 
devient I'e-ssaentiel de l r appereil firianier p un oaA-astre est 
et 



Constitution donnait comae date de fin de gou 
provisoires le 31 aoSt 1816. 



Ce qui caraetarise eette Constitution^ ee. sont de 
large*- emp runt s faita. aux prineipe* et aux pratiques, de 
1 T admin i t ra 1 1 on f r an^ai a e; f ess t 1 f adrain 1 8 1 rat 1 on nap o id 6- 
nienne dont Consaivi r ? est inspire'. dans la r$ forme de I'^talj 
pontifical* Toutes GQ diversits qui eon&tituaient I'aneier 
regime *ont maintenant aboliea et ehaque p.artie de l'<tat 
romain a une oxganis-ation uemblabla kcelle de toute le 
autros. 

Oette Constitution de 1816 fut compl6t$e B par la 
^uite^, j.,ar la promulgation d f un Code de Prooedure Civile, 
le ' '<& Noveiabre 1817 9 par une loi sur I 1 adifdnist ration .dea 
Saux et rie> Chemin? le ^3'Oetobre 1817 Borne re^ut d f ail- 
leura un atatut sp^eial le 10 d<eBibre 1818 et il y etit un 
^rie de regleojents pri- ensuite pour lea fonations d f lng8 
nieur et Is eonduifce des travatix publics? en 1819 et 18^O. 
L'idpot foncier fut refondu au moi* d'oetobre 1816 aye dea 
regies nouvelles d f evalua.tioii de* propri^t^s .en 1819V aelon 
la valeur intrinsr&que des terrez et *elon la nature dea cul- 
tures que l f on y faisait* Cette r6 forme de l f iaapot foneier. 
fut su i v i 3 . a f ai 11 eu ra d T une p olit i qua de b oni f iat ion de 
terre** de l'"agro roiii&rio" at d'efforba pour aradliorer l f a- 
griaulture, notararaent pour la culture des grain*. Enfin, le 
^ouvernementp danr les anndes suivant.es 9 prlt des r^gleiaents 
en ma t;!^ re soonomique 9 par exei^le dea ddits. sur ,les .manu- 
factures de laine en 181?, un Code de Gokineree 9 qui fut 
proraulgu en 



11 y a done, dans toutess cea siasures^ un grand ef 
fort de ^novation et de reorganisation* Ceoi est I'.oeuvre 
propre de Gon^alvi; o'.est Comalvi qui >?t I'ahimateur et ' 
1 inrp i rat u r de ioute sette oeuvre, ou f il impose malgr6 
toutea lev? oppositions qu'il rencontra* II est ssouvent obli 
ge k des. concessions^ par exeaple dans' la laicisation du 
personnel adminiistrat&f , ' qu* 11 aurait voulu ^osipldte et 
qu'il ne put raalirer. 

La .Gurie ro'mai ne , est \ k eette po que 9 vers la 
fin du pontifieat de Pie .VII, eoiapQMe alors da la faoon 
stilvante. II y a tobjour en t.te le r-aef College^ c*et- 
a-dire l f emeioble des sard in&ux* Pie VII eut a reeonstituer 
a peu pr&s eompl&teBient le Saer^-Gellege t il eut alnai k 
faire des fourn5s 9 si '1'on peut^lir, d ardinaux : en 
.180.1, il en avait d4ja noramS i^7; en 1616^ le College est 
presque a .raaonstituer^ 11 en noiame 31; la dernier annde 
de .son pontifisat^ il fera. <galaent une grande fournc, 
Kn IBtiZt le Sasrd-Sollege eomprenait 44 eardinaux et il y 
avait & J plaees vaeantes; auai, en mars 1BS3^ M VII 
noratne-t-il on%a cardinaux et deux nouveaux au moiss de mai; 
il raste eneora .neu.f plaees vaeantesy Dans I'ensemble du 
poniifieat de Pie YIX, il etait wprt,, d'ailleui** 8J5 ear- 
dinaux. 

A ot>t6 du Saer6-College, la Curie comprend lea 
Congregation^ 3n tSte s^ont les trois grander Oongregations 
dont le Pape est personnelleaent le p r< sf e t. o 



l f Inquisition, la Visite Apos toll quo et la Congregation {! on- 
slPtoriale, A oes troia Congregations s f en ajoutent seize au 
tres. AUtres rouages, k cote das Congregations, la Chap ell e 
Pontiflcale et la jramille Pontificals. La Chap el lo Pontiflca 
le eomp rend les Pat rla robes, lea <$vquesi-asitant du Saint 
Siege s les (r$n6rau3f d'ordras, las protonotalres apostoliques 
et lea chapelaina. i<,uant a la ifaiallle Pqntifica.le 9 alle eat 
forme dea prtSlats do la maipon du Salnt-Pere B des eaiaoriers 
de chapelains, dea Gardea Pontificaux, des m^decins du Pape 
et do I'dnse Bible dea aervlteurs de sa raaison. 

Les trlbunaux et les grands services ooaportent la 
Daterie, la P^nltencerie, IQ'S deux Cours d'^ppel, qui sont 
la Charabre. Apostolique et la Kote fi plus la Signature^ qul 
est la Cour de Cassation, Tfinfin 11 y a, dans la Curie 9 ce 
que nou pourrion* appelar des miniate res propreraant dlt? s 
la Secretairerie d'Ktat^ qui eat le minis te re des Affaires 
Ktrangeres^ la T r^sorerie, les r>refs s qui est la Chancelle- 
rle 9 la I ^moriale et l f audit o rials, qui sont dea services 
de secretariat. L f ensemble de cea ministers^ est fonad de 
?ecr^taires apost cliques. Tollk quelle et la composition 
du gouverrjeirient propreiaent dit 9 qui continue de porter 
nom de Curie Roiaaine v 



Or Sa dehora de cette oeuvr de r 
^bur ernementale et politlque, il y a une oeuvre intellectuel- 
le La conception de Pie Til est que le Pape doit tre un LI..J- 
oeHi, UK protecteur dea lettres et des art& 5 que home doit 
raster ua grand foyer da vie Intellectuelle 9 ooiarae eUe 1'a 
toujou.r ate*, et cette conceal on a inspira Pie 11 c^s 10 
d^but de SOB pontificat* Cependant, 11 trouve icl encore d3 
liaitea dans SOB oeuvre, liiaitea qul scat formee par le mau- 
vais 6tat dea finances. II conaacrac pendant tout le possi- 
ble de sa caisse et de son activity's, cette oeuvre Intellec- 
tuelle. Elle est beaucottp plus persojanelle que I 1 oeuvre poll- 
tique, laquelle eat suit out celle de Gonealvi. 

Au poiat da vue art is tique, le Pape a fait procc- 
der a de mombreux travaux de foullles et de d^gagements des 
monumenta antiques, ainsi qu'a des restauratlons ou k l ? en- 
tretlen de cea bailments; 11 fit ainsi travailler particalie- 
reme&t au j^dramp ddgagea ou consolida les trois grands arcs- 
d* trlomph v le Coli*e'e p fit ^galemeht proc^der k des fouil- 
les a Ostie* II avait Bom4, pour diriger ses travaux d f aa- 
tiquit<i 9 un Coaaaiaaair aux 'ABtiqult.tfft, Jfea P accompagn^ d f ar- 
chitectes d different es origines, par example un d'origlaaa 
aileaaode, Sterm, un d f origine fran^aise, Tsladier. pour le 
Edifices laodemesj, le Pape dota magnif iqueiseiat les eglis^Sf 
adt ailment le s quat re grand e a bas i 1 i que a 9 S al t- fie rr t S^^in t 
Jean-de Latran, Saint-Paul-hors-les-lflur^ at SalBte--Mail- 
fejeura- at, naturellement ausai 9 lea autres ^glise\a t & 
lur sttribuant d rsvesua fixaa^ II fit proe6dr &v d.^ Q^~ 
bellissementa dea places^ 11 fit anienager $n Jardins at ou- 
vrir au public la collide du Pinc'io,. Psrmi les pal.al^"il 
s ? opoupa part iou lie rement du Vatican, qui fut. amanag^ * 

agraMi pour comprendre le iiuae et la bibliothequ^ dlhiarsi- 



- .416 - ' 

monti, lea quells s prennent besucoup d 1 importance par le** 
re cup 3 rations d'oeuvres d'art ou de raanuscrits, par les 
aehats, lea decpuvertes, Le Vatican comports ainfi de'grandi 
travaux de construction et de decoration. Le Pape eiribellit 
de raerne le ^uirinal, qu'il habitait alternatlvement aveo le 
Vatican* Pour con server dans Home les oeuvres d f art que l f 
on decouvrait a ehaque instant I'expor-uation en fut inter- 
dite et la declaration des trouvailles rendue obllgatoire. 
Des foraraes importantes furent conaacreesj, tous les ans 9 aux 
achats. d' oeuvres d'art^ dont la reglementatlon fut ecrite 
en 181?. 

* 

Pour diriger toute cette oeuvre artistique 8 Pie 
VII fit appel au grand .sculpteur C&nova des 1802 at il le 
noiiima en 1815, Inspecteur fran^ral des Travail* et des Arts; 
Canova devait itiourif un peu avant le lape, en 18.v,^. II fit 
appe! 9 pour 1'aider dane cette oeuvre 9 a des artistes da 
tous les pays. Sn 1817 fut crj' v pour 1'assister et 1'aider 
un Conseil des Arts*' . . 

% I'elle est -1'oouv re artist ique e V-oioi maintenant 
une oeuvre purernent intellectuelle p qui a pour ob^jet la 
reorganisation des otudes a ^ome Sn 1801 des le dtfbut de 
ron ponti.ficat 9 lie VII avait rouvert et. ddyelopp^ l f ancien- 
ne University de Horns, 1'Universite de Sapiensa; il l f a reoj 
gaii is 6 e encore en 1814; elle comprit alors -lea cinq facultes 
habituelles, qui eomportaient quarante trois chaires magie- 
t rales 9 dont t rente sept etaient occupies par des ecclsias- 
tiques s onze mme par des rellgleux. A I'Universit^ de Bolo- 
gne 9 de Ferrare e de P* ro.ua e et. de lvacera.ta ? plus une quanti- 
ty de ^etites universit^s moindres, telles qua Urbin, Csen 
Havenne e tc. ... Pour r6 organiser -I'enseignementp une Commis- 
sion de cinq cardinaiix a te nomra^e en 1816 panai lesquela 
le cardinal I'ao'ca^ le cardinal Somaglia et le cardinal di 
fietro. Cette Gomirdssion pr6?enta et fit signer par le Pape a 
le lo Janvier 1819 une "mdthode g^n^rale d T ins true t ion pu~ 
blique", c T est-a-dire une reconstitution compile des pro 
grammes /des m^thodes s du ^tatut des ecol9 f des profesaeuis 
etc ... 



Gonsalvi aurait voulu .une adaptation de 1 
ment a la pen?ee mod erne 9 mais les tendano.es .oohserv at ri- 
ces ont prgvalu, au contraire^ dans cette oeuvre,,. Les con-, 
servateurs 1'ont em:ort$ >ur Gonsalvi at leur victoir se 
marque par la predominance de la 'foimation religieuse .dans 
tout l f enseignement s par la langue latine qui j est impoaee a 
tous leg degre 9t 9 e"galemeiit f par leg concept ion oonee'r-" 
vat rices .qui inspirent la philosophi t la th^ologie 4an 
o-e prog rstffime-d' ens eignement Sn 1801 a X> Pap$ avait" conti 
tu6 ^I'Aead^iai da la i&ligion-Caih'olique* @t il. fonda a- 
oora t pour ddvelcipper le mpuvement intellectue-l, d'autraa 
academies " s 1 '^oad^mi d :&.riial&gia en ISIS 8 1 'Ac add ml des 
&rtir d ' Sdl'ttt^luq SB peii plua ia i$U IX d^ v^loppa 6 ohssi d6-ra~ 
blsaient la J il 1 1 ot h4 qu e f at ia.aB%. &&- 1-1 att i.zal t dee . 9 avant 2 
Strangers t dont-,. il * ; fBf.la. e^- tSaL?. s la' .^iiietioja -a us 
qui ^tait dirooteuar d 1^ Bibliot&&au<s Asft^^sienna de 



Gette partie intellectuelle de 1'oeuvre de 
VII ast june de eelles qu'il pref< rait, dan? toute pa i oli- 
iiqueu,' II attachait beaucoup de x^rix a son tit re da Fro- 
teeteur de SB Lett res et des Arts. 

\ ' 

3*. - Qba tac 1 as e t adv e rs ai res - 

Catte oeuvre considerable^ faite en quelquea an~ 
n6 es *2 reiic ont ra naturelleraent des obstacles et suscita des 
adversaires* Les mjc.ontentements provoquas par la r6forme 
etaient norabreuXj, paree que less gen? etaient 16sis par el 
Ie 9 et, d'autre part s ellerenoontrait des adversairea po- 
lltiques qui repr^sentaient le milieu r^VQlutionnaire. Jl 
y a une double foime d ? opppsitioru 

A . Ceux que 1'on put appeler p d f abord p leg op- 
p oe an ts rbioiains ; certain? sont suFoites par le fait meme 
qu'il j a de r6 formes , auxqulles- veulent p f opposer les^ 
oonservateurs; mai aussi d ? autres opposant sorit , suscites- 
par les imperfections de ces r^foae^ par axemple par 
l f absence de collaboration du. peuple au gouvernement 8 >ar 
ee principe de .la cl^ricatur ds fonotionnai.ri qui triom- 
pke a nouveau ? et aussi par la complication de la ieglsla- 
tion 9 qui reesuscite malgrd tout. II j a done, a s'opposer 
a lz> politique de Con$alvi ? de gens d^cus et des gens le- 
?6? dans leurs inter^ts, la bourgeoisie ^olalr^e^ qui 
trouve.que les reformer ne vont'pas aseez. . loin, ' la nobles- 
se c qui n f a pas une part suffisantei aux functions adminis- 
trative 5 et gouvemementales, le& fonction'naires du tei^ps 
fran^aiEp qui ont 6t^ scartes par le nouveau regime. A ces 
milieux de m content men t s'ajoutent ls effete d r une cri- 
B9 ^eonotaique gravej qui &6vit de 1816 h 1819 at qui ren- 
dalt la vie difficile et chera^ si bien qua ls isasaas en- 
traient facilement en fenaentatioi2 Toil& "done ...tout: un 
miliau d f opposition p ou trouv.e ; iront.& 9 v aliiMKit9 : r 
secret eg qua nous vrroair tout a a 



Geci qe gont, si I f 02i peut dire^ les advercai re's 
gauche a la p.olitiqua d Consalvi; mals 11 y. a les .ad 
versaires d droita, cetuc qui sost &otiles au principe 
m^me d la reform, L f ouvr da Oonsalvi se heurte t da 
leu r part . 9 k une s^i$?tanc passive^ a us veritable eabo- 
tage oper^ par les'fonctlonnairee r.outinirs 8 par ceux que 
l f on appelle les H ouriaii5?t n ft 1 'ensemble des fonctionnai- 
res de la Curie d f autrefois.. In tr&s graade majorit< 9 las 
cardinau^ sont host lies a cett politique de reform as; 
leur role B*st trouvg c oosid^rab lament diminu dane 



ff 



tat f par cette reorganisation '. : leurs iut^rlts ou leurs 
asibitions >ont ainsi oontraid^i^ II y a d'autre part w les 
intransigaxit de doetrina qui d^sssnca'nt^ dans les fd for- 
mes .d Consalvie du n 3aebinisiiQ philoop-hique t les no- 
bles d'aucien regime r*g jfet tent ^ leu m priva.fege et laus 
droita d t adminis"tTati.on loeal^i dans les pro vi noes 9 las. 
corps admini^t rat if j qui ont perdu lour autonomie et leurs 
privileges^ aoiit -aatoxe llement hoe tiles, ea partieulier 
1B villes ;..l*i!M^tte', -de ' j|oi.ogni da ^Trajr t d'Urbin. 



- -US - 

Toute cette opposition de droite ost conduite par un grou- 
ps d^ntransilgeant? que l f on. appelle les "zelanti"; a 
leur tfcte re trouvent quelques oardlnaux, della Genga 
Severonl., Somaglia, Hivarola v ate... et de norabreux 
ques les euivent. Tout ce monde fait done une opposition 
lnt<6ressanue k Conralvi; il y a tout un travail obscur et 
oontinu pour faire 6chec aux refonnea, pour ressueclter 
peu a peu les privileges et lex exemptions' d f autrefol. 
Lc droit canonique se rlntr.oduit progrespiveraent dana la 
legislation, mme civile p les oonr titutions pontif ioales 
d'autrefois? ressusoitent au milieu du nouveau droit,, les . 
tribunaux cpiscopaux d6bordnt leujc f one t ions proprexoant 
r.pirituelles pour essayer de reprdndre lea pouvolrs Judi- 
oiaires. 



. ir tout oe travail a'efforoe d f eity:eohar 

r^fonnes de r acclimater et de produire leur effet. 
D f autre part, 11 alimente I 1 opposition Iiberals 9 dont la 
forme la plus nette sa trouve dans des soci^t^p E-ecrfetes. 
Les seotes r6volutlonnaire, en effet 9 sont une des earac- 
tdrlPtlques de toute l f ltalie de eatte ipoque et, naturel- 
lement tout particuilereiaent de l ? etat romaln. Slles sont 
en g^neralp surtout les deux prinoipales ? anterieurei? mrue 
a 1814, et ^e sont constitutes hoxs ae l^tat roraain f 
maiP elles s f y sont acclimatises et s'y d^veloppent aprds 
la rest au ration* Les deux principales sont les "Carbonari* 
et lea 



La ^Charbonneirie 11 s f est foun^e en 1794 dans le 
royaume de Maple's et elle a eu f Ik, plusieurs buts eucces< 
sifs salon les period es. Chassis du royaume de Naples en 
1814 par la restauratlon de Ferdinand 1T S ; las Carbonari 
re sont r6 fugles en masse dans les Marches Pontlficales, 
ou A^coll est devenue leur quartier g$nr&l en 1817 
des Tardiest la Charbonnerle p'est r^pandue dane les 
gatlons. "En 1818, son oiganieation a trouvd ra forme 
f 1 ni t lye e t c omp o rt e un d ouble degr6 de Foci6t'6s 
a la base est ce que 1' on appelle la "turba 1 '^ la masse, la 
tourbe 9 qui est d f allleur3 8 au point de vue chronologique, 
la second 6l^ment forme"; la turbag c ? est I f enr^giia9ntatlon 
de la population eia eompagnles, ell93-.mSmes divis^es en 
seoti^is de vingt quatre membresy Chaque oompagjiie posse de 
un " e rs entant " qui est ohargd d f ai re la liaison avec 
les autres compagnles et doat le nosi est csinnu seulemejat - 
des Presidents d compagnlesi c ? est par I'interm&diaire dee 
lieprdseiitant-B que ee fait la trans mi si on des ordres d*une 
compagnie a l*autre 

lour pouvoir falre parti e de la Charbonnsrie, 11 
fautentrer prrialab lament r dan la w turba* ? * s I 1 admission y 
est prononoe'e par le consentemeat crit des chefs de sec- 
tion et sur la preuva fait 9 par le postulant de sea senti- 
ments libdraux at. qu f ll n f a pas de collusion avec les gens 
du fape. La turba est done constitute par ls elements po- 
pulaires et sera 1' instrument de 1 'action r^irolutionnaire. 



L T autre element^ qui est antsrieur c d'allleurB 
a la >lf turba l V o sont V es . n ventes f % ou "baramues". II y 
a trois degree de ventes % les "filles n 9 qui sont dans 
les petltes IpcalitSs et qui ont ete constitutes par las 
autresvlss "raeres",, qui sont dans les grandes villes 8 
et.., au-dessus 9 les "hautes-vent^s*?, qui sont les organes 
de direction, Claque veate est dirlg<e par un Grand-Maf- 
tre at comporte tout un personnel d'apps rat 9 avec des ti- 
tres et des fonetiona honorifiques. Les ventes se recru- 
tent dans tout es les classes sociales^ qui y sont confon- 
dues egalement; on y trouve des nobles^ des bourgeois, 
des gens de professions liberales^ des artisan?, des zoili 
taireSj, et meme des pr^tres; dans les Larches^, par exem- 
ple, tous les carabftniers pontif icau?c font partie des 
secretes^ 



La diffusion de la Charbbnnerie fut consid^ra- 
ble dans ! T 3tat romain, Le n ombre des carbonari est dif- 
flcila k estimer p paroe que la soci^t^ rest.e secrete et qije 
l f on n'a^ sur ea compositions, que des confidences ou des 
estimations qui pre'tent k caution s Un des ( T rand s-v aft res 
noiane" Bassano 9 declare qu f entre 18^0 et '1825-5, il y avait 
<Xe a5w 000 a 30. 000 affilie^ dans 1 f e-tat pontifical, dont 
0,000 rien que pour les parches; rnais un autre arani- 
Maf4;re p noirim^ > ! ahlio 9 qui. erag^re eans doute en sens in- 
verse-, dit quHl n'y en a que 3.000; la police autriohi*n- 
ne^ qui a tout '. In.t6!&t a exagerer les ohoees^ pretend. 
qu^il y aurait dan? tout I f ltalie 9 800*000 Carbonari, 
ce qui est 6ideinnient tree exagdT** Bane tous les cas 
il .est certain que las Carbonari ont 6t6 tres nombreux 
dans 1'etat . pontificals, p art ioulierement dans lee Inar- 
ches, et qu'il y a de ces societes secretes dans toutes 
les grandes villes 9 mais aussi dans beauobup d petites 
locality s. 

l'-objet de la Charbpnnerie^ c. f est d'abojd, h 
1'q.rigine de faire l f ltalie libre et d'en faire une r^pu- 
blique; c f est essentiellement un objectif revolutionnaire 
qui est celui des Carbonari,, Apres 18^0 9 ils s'arientent 
surtout vers le principe de la monarchic canstitutiomael- 
le s plus que vers celui de la republique, Les moy;eiis qu f 
ils pisiooni sent et qu'ils emploientj, ce sont, qua^id c f est 
po ss ible 9 de-p roul& vaments $ des ins.u rrecti ons 'e-t' f vf d'une 
fa<jon continue g las a ttentats- , a.insi t deux tsntatives 
d'assassinat out ^t^ faitea sur le cardinal Sail S eve rixio a 
qui 6tait le Ldgat da .'ji?oril; h .ohaque instant 9 .11 y a dea 
ascaasinats de gendaimes pontifioaux ou d f one tionna ires. 



L'eulbra sQoldtg 8crete prinodpale est c a Ha das 
Gualfes Celle-ei st -moina i^pandua, plus ffiysterlauae 
plus ihtell ectuelle qua la Sharbqima rie Slla ast s ort i e 
ap. molns pour son personnel , jie- I'ancienna franc-|iaqoniia- 
ritk* Ella derive d'une soci^td patriotiqu foisade Xom- 
bardie et n Hoia&gn contra la domination f rang a is at 
qui ff'appalait Iss ^ffeyosa";. ioissqua la lombardia fut 



ooeupiSe par lea ^ut rich lens, apr&p I8l4-l8lb 9 oette 
te* reerete re r^fugia dans las Legations at c f 6St Bologna 
qui davfcnt POH centre* Ella s'y constitua en 1816 ^ at* 
a a Ik* fit s?a propaganda dans las Marches* C*est ainfli 
qu'elle entra an contact avec la Cha;rtonnerie La societg 
das ttuelfer devint comma l T atat*iaajor da la Charbonnerie; 
las (> rands -5,-aftrss da la Charbonnerie oont pris dans las 
Conseilp dan (ruelfes et la Grand Maftre da la Charbonna- 
rle revolt das (ruolfes le mot d f ordra 



La t^ta da la Foe!ijt<6 est k Bologna c ou ast la 
Gonseil SuprSiaa, Da Ik, la societe & f et organises dana 
touta l f italia e comprenant onza cantraa locaux prinoipauj:^ 
qui sont dirige? par un Conseil* Ghacun da ces Conseils 
a naturellemerit un nom pymboliqua* Le Conseil ast dirig 
pa^ un Gomitd da deux ou trois parsonnas 3 ayaat un Presi- 
dent at celui qu T on rippalla le ^Vi?ible" 9 qui ff coimna le 
wepraPGntant das Tent-as,, st . la lian antre les different? 
Conseils, il eat connu sauleuant du President; c f est lul 
qui fait la correspondance^ qui rsQoit lea autres^ qui 
trans met les mots d'ordre aux autres Conseils. 

Las Qualfep amploient, dans laur corrasp on dance 
ou -laur conv dilation, un langage convantionnal^ pour cala, 
pont editea das dictidnnairas at des cattichismes dss da- 
vcir^ das i>uelfes w 11$ ont ant re eux das raoyans de recon- 
naissance ^ecrete D'ailleuis, aussi bian la Charbonnaria 
qua IQ& Ouelfes ont adopts ds fonaules d 1 initiation^ da 
x^-erment, da reoonnalpsanca^ qui sont Inspirges da l f ancian 
ne franc-raagonneria, 

Ce ont la lea deny seetes principales, mais il 
y en a "beaucoup d'autras de moindra importance,, par asrerar- 
pie 1.' "Union Latine^p l'"Union pub lies ine% qui n 7 orit 
qu f una diffusion locale at qui ne sont paa da cas grands 
encadrements da troupaa rdvolutionnairee qua constituent 
la Charbonneria et la so.ciet(j des Qual:feu 



Cea .poeiat^^- cont naturallement an lutte continue 
avec la gouvarncmant. ,2n meme temps 1 ? atmosphere g^n^rala 
lea fa-yoalRe car^ *u mima momant f e'ast raconstituge la . 
franc-maQonnari t des 1816- una loge "Karie-Louisa" eat 
ouverta a Kome qui ast affili<5a k cellas d PariSb Da Ge- 
sene fl le cardinal Cast iglioni ^orivait, 1 ^3 Mai 1S20 % 
"rious poi^me's ancrcls par 1 raauvai^ ^eni loaQonaiqua, 
qui nous a.^old quasi tous no amploy^s t nous 'x&vit la. ' 
Jaunassa d talant 5 ?. La fraao ma^onnaria d<fvl6ppa una air- 
mosphara da euspiseien at d 1 opposition au goav.jen;ia ; ft. 
dans la noblassa at daus la .bourgaoisi, ou ell ja$ 
dit* Slla feaemait, d'atitjp partjj un atBioaph^ra fa^ars 
aux sooi^t^^ crltas; Gonsalyi dent a Mttamich 9 au- 
mois d juin,1816 f qu n l xj^mbsra das 

-danB. l v ^tat .remain 11 . 



Una autra e end it ion ^galeraant f a ^ sable a 1 
tion ^volutionnair das eaotas, o. f aat la banditieme, qui 



~ >i> 1 - 

. Ljt-j JL . 

reeonetitue dans l f Italia central*, oonimfl 11 a tou jours 
fleurl dan 1'Italia du Sud; catte plsle aneianna de 
I'atat napolltaln a envahi a son tour I 1 6 tat roraain. Le 
banditisme prafitait de 1' administration tantBt indulgen- 
te dea cardinals, tantfct exag<$ remant s?cv&ra L recrute- 
ment de s bajjdit? qui tiannent la carapagna est seryi 
par lea mip&rea dftes & la crlae dqonomique, Cetta mis^re 
6conomiqu a pfovoqu^ &6J& des meutes au taois d f avril t 
au moia d septembro 1S15 P puts au d$but de 1816 dans las 
tfarehes. 



La lutts des poci^t^? aecr^tes oontre la gouvr- 
nement romairi et lours ten.t^tives d 1 in^urraotion re trou- 
vent done einsl encourag^es per catte atmofph^re gn6rale 
d ? opposition, et oaci nous expliqua la naissanca d ces 
insurrections at le succis qu 1 elles ont failll obtanir. 



flrent un preini^re meute k ! ace- 
fata v dans Ifetg d 1817*. Us profltaiant d'une maladie 
du Papa, que l^on croyait k la rnort v et, d'autra part, d* 
la ohrt d grains, qui in^contantait 1* puple w Cette 
<Baiut devait etr le point de depart d f un mouvament ge- 
n6ral italien, partant des l T arohes : un ooup de main fut 
tent4 9 lea 4 t zf> Juillet, mais il 6ohoua; Las chefs fu- 
rent arr^itas, aont les dsux prinoipaux 4taient un fonotion- 
naire pontifical, 1* comta Oallo 9 et un ntgociant roinain. 
L^nqulte r^v^la qu f il y avait des affiliations d Carbona- 
ris tec dans tofutea le provinces de l*4tat et, notaimaent^ 
parmi les fonetionnaires pontificaux, iSn 18^0 B aneore 
inurg6 napolitains rairent la main sur Jan^vent et 
rent -un KQUvement a Kome p le 3 sept ombre 18<;0; il 
cocirae oelui de 1817. 



lea raraedes propo?6 ou assay^ etaiant 
nature k aggravar le inal j l f AUtrich off rait d^puis d 
longtarapp v depuis 1 10 Juillet 119^ V intervention de 
?es troupes au Papa; alia ranouvall sas offrsa dans las 
anii6*a suivantas, dans les anneaa de revolution. Javous 
ai dit que la gouvmment pontifical avait au beaucoup de 
difficultds a ra?i?tr aux objurgations qui lui etaient 
lancees par le Cong r& s d Laybach ou par la Gongr% d' 
rone; pour na paa at re oblig6 a ascaptar 1* intervention 
triehienn 9 la gouvernament pontifical fut done amen6 a 
p rend re. lui-m^aie la rdristanee B main. Deux commis 
militaires furant nonn^es an Horaagn 9 ou las ?ctas 
ent partieuli&rement r^pandua c et ou e peut-etre 9 m 
las Garb onaristes ^t-aient-ilr ancourags sous main par 
l ? AUtriche 9 qui desirait da s order un motif d'intarven- 
tion, ?i r .ais cea Commisaions n*aboutissant k rien s car les 
temoins ee rSeusent, las magistrate acquittent las pr^venus. 
Les deuT cardinaux 16 gat a des provinsea/ le cardinal waseo- 
li et 1 cardinal San-^evrlno ? furent amends ainsi a agir 
d f @U3rm8tae8, G*6taint des horases asses durj, asses brut aux; 
lls d^bpiddrent lurs ixsstructions t proc^derent k ds 
ceriiiaines d'arreatationa t d f 3:ils ans formes judiciaira. 

Sett* faQon d proo^dsr provoqua dea eampagnas ardentes da 



tous lea libe-raux d r $urope contre I 1 arbitral re du gouver- 
neuient pontifical^ et cette caiupagne librsle o out re lea 
abus du gouvernement du-Pape va pe contlnuer pendant des 
decades d'snn^es silvan tes. Le ^ouvernetuent pontifical. 
flit obllg* egeleioent de llvrer a l f AUtriche certains su 
3ets remains,, computes des insurgtie inilanals^ qui furent 
enfermets, eorame eeux-oi au Spielberg* Le Pape prcnonga 
contre les ?ociet6s secretes une eondaranation doctrlnale p 
le 13 septembre 18&0, par la bulle "Kcclesia super". 

Par ailleurs, le gouvernement pontifical laissa 
se const it uer une cpnt re pact e qui f elle ausai^ avalt pri 
naissa,ne dans le rpyaume d-e liaples; elle avait dte form 
en 1809 pour ddfendre. I 1 Sglise eontre Inoccupation fran- 
qaise^ puls e depuia 181b 9 elle se t-ournait a la lutte eqn 
t re les lib^raux. Cette seete s'appelle belle des "San 5* a 
tes% o f est-a-dire des gens de la Sainte-.eoi, II se mSle 
d'ailleursp dans ces bandes de san-fedistes ? toutes sor- 
tea d f el^raenta anim6s par des passions de vengeanee ou p 
ra^me, par deo cupidit^s plus ou moins avouables. Slles 
constituent des bandes qui sont encourages ou to!6r6es 
par le gouvemement pontifical^ qui n f est pas ftchi$ de 
voirre const ituer des bandes de d6fen?eurs de I'oxdre 9 
et, surtout & elles eont encouragees par les adversaires 
de Consalsi^ par la parti des M 7elanti w . Ces bandes san- 
fidi^tes sontun Element nouveau de trouble; elles se 
livrent a des repine ai lies et la guerre civile sUnstel- 
le en permBnence entre les seetes des deux bords 9 oontre- 
r^volutionnaires ou rdvolutionnaires, 

Gonssilvi avait done beaucoup-de dlfficultes h 
faires fohctlonner son nouveau gouvernement. Gependant^ 
le Pape et lui tiennent fermement k leur principe de con- 
ciliation entre le gouvemement et lea idges raodarnes; il: 
ne se lairsent pas entralner h la politique de repression 
violente de la Sainte-alliance* I'air, evideinment, cette 
politique de moderation et de conciliation s f attache a la 
persoime m^irie .des deux homines at 11. j a toutes chances 
disparaiese avee 



III - Oeuir re de re s t ai ra t i on Bp i ri tu el le - 

\ . - ' . 

Dane cette oeuvre politique at dans ces- quality; 
de gouvernement, e'est Conealvi qui ast I'honine de p'reniie 
plan; c f est lui qui gouverne et qui inspire la politiqua 
gouvemement ale 9 eans d'ailleuis associer a ea politique 
le Sacr6Goll6ge ? qu'il lais?e entidreiaent en dehors 9 ocei 
pe peulement des a'f faires eourantes. ^u contrairSg dans 
I'oeuvre de restauration ^pirituelle,, la part perBonnelle 
du Pape a etd beaucoup plus grande p et ceoi est facileuen 4 
eoncevable; en effet, le Pape est s d'criglne un tuoine bd 
nediotin et Je VOUF ai indicu^ qu'il a continue toute sa 
vie a faire preuve de ce gofit d'ascetisme rnonastique qui 
tient & son origine. La iet de Pie til est infinie^ II 
donna dans pa vie m^me at dans toute son oeuvre 9 une 



porfcanoe essentielle h la prlere, ^nfin f dans ce domaine 
de la conscience et des affaires proprement fcpirituelies et 
eccl6slaatlmi88 t 11 na prend eoneeil que de lul -mediae et 
c f est lui~meme ? par consequent qui .ag.it en *e domaine* II 
a naturellement quelques onselll9re p parral. Iesquele 9 en 
e domain pie principal eat le cardinal di Pietro. *u fur 
et k raesure que le Pape ffeillissait<> son visage se spiri- 
tual is ait dav an tage s ette petite figure s'amincipsait, il 
.6ta.it de plus en plus rid<5 t ses yeux s f enfonc.aient et sa 
petite taille avalt 1'air comme e rase e par la tiare et 
par res lourds omementP pontificauy* Sa vie tftait de plus 
en plus d^pouill^e de toute"espee de luxe et m^me de eon~? 
fort* Cependant 9 tout ohtftlf -qu'il f&t 9 ees habitudes ex- 
tr^mement r6gulieres, son "ealendrierV comme il disait 9 \ 
ses promenades quotidiennes^ soit dens les jardins de home, 
soit pour slier visiter telle ou telle egllse p le maintin- 
rent en bonne rant6 et il fut tr*s ffcef le Jour qu T il at- 
teignit pes quatre-vingts ans II mourra k quatre^vingt un 
ans v en 18^3* Gette Iong6vit du Pape est d f ailleujCB une 
des raisons qui ont permis une aotion si profonde de res- 
t aura t ion dans tous les domaines. 

I*. - Action rel igieuge - 

Dans pon action religieuse^ le Pape p*effoi$ait 
avant toutde preooniPer des mode les de vie sainte et il 
voulait develop per touc les 16ments d f ex alt at ion ^e la 
ferveur religleuse que pa^sddait l f Sglise e particulierement 
et nous retrouvons la la tradition b^nsdiotine - le culte 
des 



A - les can&nipatione et les beatifications sent 
pa rt i ou 1 i & rernen t nonibreuses sous le pontificat de Pie VIJU 
XI lui plaieait en effet d ? af firmer que e dans oes teraps de 
troubles ou BQ trouvait l ? %lise et au milieu de 1 ? oppres- 
sion,, oe devalt etre une consolation pour les ehrdtiens que 
la gloire des ^erviteurs de l f 15glise^et il fcoulait inontrer 
que la gloire des serviteurs de la cit6 de Dieu n ? 6tait 
jaiaais plus grand que dans les p^riodes ou les hommes tra- 
vaillaient et entreprenaient oontre elle* D f autre part e le 
ddveloppement de la vie sainte devait prouver k tous la 
v^rit^ de l ? SglisQ 9 v6rit6 qui se trouvait eonfess6e par 
ses apStres et affirm^ par le models de perfestion 6vang6- 
lique qu f elle donnait^ . Knfin, il eoraptait aur 1 t 6iaulation 
des vertus h^roiques des paints sur las hommes 



Des indications pur la pensee profonde qui anime 
alnsi le Pape eont donn^es par la nature mime des gens qu' 
il a eanonisas i oe sont surtout des pjr^tres^ religieur ou 
religieuses^ qui se sont signa!6s par leur vie d f ascstisme, 
par leursmortif icatione^ ou par leur eharit^^ par exemple 
ee pjc^tre du 17eme Fiecie italien, franco araeciolo^ ou 
, de la meiae apoque^ un frere 0apusln s le frere Gris~ 
de Tit rbe ft qui a ont f I 1 un et 1 f aut re^ canoni86s w Ou 

par exemple 



qui eat la fondatrloe 'des Ursullnes^ laorte en 
1540* Ou encore dea ap$tres 9 comma ^Iphonse de. Llguori, 
mort en 1787^ Is foadateur des Hddemptoristes. 

' # 

Conduit par la tradition bn$ dieting le Pape 
s'effor^a de developper le cult des paint? et du service 
clivin; 11 multiplie les f Stes du calendrier rellgieux- f- 
tes qu'il institue 9 d f ailleujss tt sans obligation de ehoiaer; 
au contra! ra, il diminue le npmbre des jours ferine qui 
antrafneraient la cassation de travail; 11 y. a Ik une sor- 
te de preoccupation des questions de la vie 6eonomique q.ul 
eat assez ourieuse,. Panni les f^tes qu'il a ddveloppSes 
sont partlcullerement csllea de la Vierge^, dont il inscri- 
trois nouvelles f^tes au calendriaii, 



B m ^ La. pratique de la vis religieuse est une da 
ses grosses preoccupations; il a en&QU-ragtf les ^fra-ternit^s, 
ou les confreries par d@s privileges ou des Indulgences; il 
reGommande les processions^ les pele linages 8 11 anaourage 
et il aide 1'oeuvre des promoteujrf? ou des diracteurs de vie 
religieuse conteiaporain& 9 quHl B*agisse des horame, some 
par exemple deux Jesuit es 9 le Fere Odesoalohi^ dont il fit 
un Cardinal t ou Charles-TSnmanuel de Sardedgaej, en Italle B 
en trance les deux ^v^quevS mgr* d f A?iau et mgr, de Ch4n^ruB 
en Allemagne le BenMiotin Sehirdtts fl de Cologne s ou JSofbauej 
en ^utrihe p - ou qu'il s'agisse des fermnes, par res8ple 
Sophie Barat g qui fonda les Dames du S&arS-Coeur a Parle fr 
ou bien 9 en Allemagne f 1 T august ine Catherine l5Miiericli c qui 
montra les sui^^'atss de S 



Celt e oeusrre obtint des risultatff tangibles. II 
e?t certain que p dans c es anndas et dans, les diff^ rentes 
parties de l ? ??gllse ohretienne^ la reception de gaarataenta 
re fait de pluf en plus fr6quentes L*abandon 9 par eonsique 
de la tradition Jans delete s'etend^ Les missions populaires 
re mult lpllent e les lalques eus-memes montrent leur sele 
dans Is. eons trust ipn ou la reparation des dgllFs On volt 
re dsvalopper les oeuvres so dales, cha vitals les ou ittissioa* 
nalres s et aussi les oeuvres d'enaeignement religious* II 
est difficile^ dan? cette. renaissaiiee^ de dire quella peut 
tre exractemont l f action pontifieale, dans quelle masure la 
Pape- est responsafcle de eette renaieeanea; n tout sas v le 
fsit er>t ^. const at en 



G la position dogmatique du Pape est 
un des elements essentials de oette aatlon aBllgleus. fia 
VII est tres pi&oeoupd de lutter oontre les enn*mie de 
I f 13gllse 5 qui ont failli triORipher p&r la revolution, et 
pour lui s ees ennetais se i^sument aseentiellaitsent dwas la 
philosophic du ISeiae siecle et dans pes &3onexa8 a i^ussi le 
voyons nous renouveler J?olerm011ement 0x1 18l5 ? la eondauna- 
tion port^e par son pr^deeesseur eontre la frana 
be merne poursuit-il la conception indivldutfliste da la 
glon y conception,- en sbmrne, p^otestante; 11 aondftEaae 
scci<*t6s bibliques en 1816, dont l f objt ^tait d 

des Sorijiures salntes^ mais d les distrlbur sans 



ralra p en petite Edition iiue' e qui est aontralre aux sti- 
pulations du Concila deT rente, par lequel c tou Jours une pu- 
bliatlon d f *Srlture Saiztte dolt Stre accorapagn^e du oommen- 
talre qui an donna I 1 interpret at ion orthodflxe. truant aux so- 
elete'S seerfctes* alias >ont ddnonee'aa par Consalvl dans un 
iamoire aux gouvernements dee 11518; puls^ au moment da la re- 
volution napolltalne- et de, sea aepe reuse lone pur l ? Etat ronain 
le Pap condarane solennellemerit las socle ts secretes,, en e- 
communiant leurs membres et leurs piopagateurs par cette bul- 
le du 21'fepteinbre IB^O. II easaye d'oppoaer ^, ees elements 
de propaganda desmauvaises doctrines des associations flau 
par example 1* Association de l f Aiciiti^ Catholique en Pi<iiaont 
la Idgue d B6fenpe jHeligleuse en Lombardie; en trance D 11 
encourage la ^ociet^ ?ect^te des Ghevsllere de la tfoi et la 
Congregation de V^atthleu de Montmorenoy et d f autrs. ( 



11 s*efforoe 5 d f autre part 9 d'obtenlr des gouveme- 
ments un retour aux lois eanoniques dans la legislation r en 
18^3^ 11 a donn6 une consultation doctrlnale sur I'indlssolu- 
blliti du raariage ohretien; il interdit aux pretres de b^nir 
des mariages nilxtes^ et e surtout 9 das manages de divorces; 
11 fait effort pour obtenir des gouvernements- 1'abolltion du 
dlyore prononed pendant la peri ode la ws^olutlon; il obtlen- 
dra satisfaotion^ en France, en I8l6 e ainsi que dans le Pi&aon 



th^ologie 9 son aetion est moindre. Pie Til n f a 
pas eu a formuler de condamnatlons graves ear les tendaneee 
qui se mantreront dangereuses plus tard ne se sont guere de- 
velopp^ee ou n'ont porte leura fruits qu'apre 8 sa mort s ain- 
si le rationalisme d f lermes en Allemagne & en trance le tradi- 
tionallsme d'Serra^F on la philosophie du sens ooiflmun de Lament 
nals,, Maia s au moins, 11 eneourage la reprise ;de l^apologiti- 
que 9 qul f en Italie^ cornmenoe a se toujpner vers la scholasti- 
que et qul c en ivllemagne, se traduit par fies efforts de eon* 
eiliation entre le dogme et l y esprlt moderne assayde par I f 6- 
eole de Tubingen, I4ais% en somme,, 11 n'y a pas enaore de re- 
naissance de la th^ologie pendant le ponti fleet de He Tj[I. 



Il applaudit, par des eneouragements^ par des 
dictions, par des audiences f au renouvellement de la vie 
telleetuelle dans le clerg4 9 qui se marquera par quelques 
grands noms s en France par celul da lamennais & partir da 
117 et da la publication de l fn Essai sur 1* indifference en 
raati^re de a religion"^ en Alletaagne jpar lee travauz do Goerras 
k partir de 1819 ? en Italia per l f oeuvre de Kosminl ff h la 
fois philosophlqua et aetive p k partir de 18*51; en Italle g 
tout un groupe de publielFtes eathollques re fonde s , compre- 
nant des potes p oomrne Silvio Fellieo ou Fansonip le juris- 
consult nomagnosip I'economiete Gioja 9 qui publle un jour- 
nal, le Conolllateur^ en 1819. II y a d'a^lleurs publication 
de plu P i eu is 3 ou rnaux catholiques en Italia. Pans? las diff<$- 
rents pays p eas rnouveuientp intelleetuels qui eoinmeneent vivent 
a la plus grande liberty donnde k I'Sgliea at ils sont 

en general ail daspotisme Josdphlste de Mettarnich. 

' ' 

II faut ranmrquer^ en affetj, que dane toute cette 






- 26 



% 1 ? exaltation de la fervour religlause d*un* part* 
male aussi une certalne toleranaa s on 1 volt ? par encample^ 
osLsear des dee rets d Inquisition oontra les Julfs ott eontre 
ortaines he re's las* Mme, par consequent , dans e domaine de 
Inaction pxixemeni spirituelle, fie 11 ne s'ast pas 116 h une 
oetrere d rfetion| iei ff eomaie dans le domaine pQlitique^ 
xe e t attrition na slgnlfie pas pour lui ret our pur et single k 
I'angian rglme 9 maia ^Implement redressernent t relevemsnt 
de l r $glipet. C*ast ee que nous varrons eneor dans l f ^tude de 
la via inonastlque o t ui est une autre forme de ^ie spirituelle. 



Les ordres, les eongr^gatlonSj, sont le grand inatru 
d 1 action da I'^gllse at toutes les pdziodes de foi et 
d'aetion eatholiques ae sont tradultes par des ereatione d r oi 
drs* Le Pape atait lul-m^me^ d f origin^ un moine. ISnfln^ a- 
pr&s la devastation eaus6e dans l ? 8glise par la 
1 alergg r6gulier 6tait enti^rement k refairew Cette 
monastlque S8 reeonetltue noxi seulement par 
d T oiu3.re3 dejk 3rlstants 9 mai?; aussi par leur renovation in- 
teTleure et par la reforme des abus qui s f y atalent glissdes 
dans le ecuraiat du ISeme si^ele^ B'autre part 9 dans leur 



creation ou leur refoiae, s*aeceatue l f idd d-eila eeatmLi>- 
sation et du eontr^le romala sur la vie monastlque,., 



'A. * La principals des coagrigatlons reataur4s est 
aelle qui avalt 1 plus souffert^ a savolr oeile dea' Jesuit as 
I la a vs. lent etd la principal vitlx& du I8em 8ie01a; leur 
re stau ration a dt6 une dea premieres pens e as du Pap des son 
avenement t mals ff k moB3@nt3ii ? son initiative fut -eiqpo^ 

? una apposition fomelle du rol d f 3spagne ? le lt> oetp- 
1800.J l'esip%oha d r^poadre k la dem&nde qui lul etalt 
fait a par la rol de Maples et par 1 roi de Sajpdaigne. Una 
premie re pierr die rosonstitution de set idifieo fut pos^e 
dans una partle bien lolntaine d@ l*Surope en j&issie i le 
f sar Paul Xer demanda au Pape la rest Duration des Jdsult 93 
dans SOB etat pour pouvolr porter see ours a ses sujats a 
tholiques at dana la peas^e de @edsr sux ^suites I'Sjg'llaa 
satholique ds Saint-P^tersbourg; lea r^fugids jesuites en 
Eussla desttstndaisnt d f atatre part au Papa 1'autorlsation de se 
jtfunlr en a<mminaut^s Ob61f?sant k ee deux deniandes^ la Pape 
par MII "href du ? mars I801 fi autorisa les J6suites de jtiissle 
a-'sa 30H8tltuax- 9 d'aprfef* la regie anaiesme. en 6ngr6gatlon e 
danna 1'sutorlsatlon d'ouvrlr des alleges et d^adminis- 
leg sa0Z8ioazifcs; il les pla^ait^ sur.s point & sous la 
. direct a du Salnt-Slega lui-m^iae* @atta autorisa- 
tia da. -ea- raaonstltuar fut ^tandu'a^ le 30 julllet 1804 'au 
d@ Mapls ? ou la rai avait i dealr d@ las employer 
roat^ "Mais 11 no a'agissalt 'la qua d f une r3eons 
tltatlon oila at, eB q^algua sorta^- 6fflelausa 9 1'ensenjbl 

restaat' toujouxs .fupprin^' par la bull d Glement 
181-f s . -dlffTant<*8 patltloBs' t venues d tons 
penser au Pap que le moment gtait vanu; 11 

d Juin 18.14 ft son intantiea at 'fit tudier la -no 

" . jv 



de'de restauration par le cardinal Paoea et le cardinal di 
Pletro; Gon-ealvi et Pacaa etaient d'ailleura inquleta de oeti 
te Initiative^ eraignant l v hostilite des gouvemeiaents et 
I'impopularite blen onnue des Jesuit es. le Pape ne e'arre*- 
ta pas & eette objection et promulgua la bulle de restatira- 
tion "So'llieitudo oimlum. . . " ' la 7 aoGt 1814 C jour de Saint- 
Ignace, Xes Maisons du &eau & pour la congregation rarae et 
de Saint-Andre 9 pour le novieiat furent restltues h l f ordre. 

Central rement k ee que 1'on pouvalt raindre, aucu 
ne protestation ne fut soulev<*e par les gouvernementp^ a&uf 
du rol de Portugal^ i6fugl<J au Br^ail. M bout d f un aru les 
J^sultes ^talent d6jk au nombre de 175 dans l'6tat pontifi- 
ea! 9 en 18iiO g ilp r talent 400^ avee neuf eollegues ouverts. 
fiors de IMtat pontifieal^ I'-oxdre ee lecons'titua rapldeinent 
en Sieile e 11 eut slept maleona y avee 199 membres; de raSme 
dans le duoh6 de Vodene et en P16mont; en Espagne, lls 6tai- 
ent 436 8 en ^ranoe presque cjOO c en Irlande^ etc...* J)e pro- 
ahe ea proehe, las $6 suites se refonnerent dans tous les 4- 
tats d ? Surope et d'Aio^rique. Seulemest IVutriehe lour res- 
ta ferrate at ils fureat e&asse's da Hissie en IS^O. Un peu 
partout p les J^suites reprenalent leur oeuvre d f easeignomeat 
ouvralent des coll^gs pour les enfants laiques et des B<- 
ininairesg, et rep rea&i ent leur prdieatian c en partieulisr 
par des missions de sarime ou autres. Ils reeonstituaient 
leurs provinces $ la proirinse d^Sspagne ast refaite en 
eelle du Vaziqua OK 1616^ cello de jfranea en 18200 eelle 
Hmples on 



. g' _W Mais 11 j a d'autres ordres reoonstltu^s 
les Jisultaa, Ua dit de la Congregation des wsgullers ren- 
dit progresslvensent auxdiff brents ordres leurs xaaisons e 
m.is pas saji fto&ditlona s on proa^dait par une Congregation 
sp^eiale de Mifoame, dent le seer^talre aet %JE; Sala e k la 
r6fo-nna int^rlaura des ordres de 1816 a 18^3; des 

les ddeisions ^iaaposdes aux diff^rentes 
* Das edits BQ suceed^rent einsl pendant toutes les 
du pontifi@at dapuis 1815 8 rouvrant les konasteras 
de tel ou tel oi&re dans tail ou tail a villa, apres une dtu- 
de special da I'oidre et des regies ppeelales. Tous voyea 
qu'lei^ dams la reeonstltutiOB de la vie inonastique 
aa ua aatioia de survaillanea et de discipline de la papau 
6*est w& grand progres d 1 auto rite pour le Saint-Siege 
las etaaditions de restaursLtion.de eette vie 



a a sont pas les a&eieKS ordres qui s^panouirent 
surtout t aias! 9 les BenedietinSp l f oa?dre la plus an@ien & 
avalt partieuiierament Pouffsrt & la K6volution pul^qua., en 
1789 e I'ojtAra aomp-iBnait 1. 500 '"aouvants t q,u.*en 181& ft 11 
H'y em avait plus qua 30; jamaia 1'ordre bdn6ditin n re- 
trouva sa splaadeur d'autrefoisj il ea fut de m&me des anne 
-Tea des BenediatinB^ tels que les $lBteries!S ou les Samal- 
dudes 8 ou a@ore des 6ha'rt-fauat Ci,ua,nt aux grands ordres 

ils fturaat affe'ctds par una ^orte de sesession d 
u ils obtinza^t,- en 1S04 9 une osgas&sation 



ganieation dea tfraneiscalns et des Dominlcalns eut lieu en 
1814, in?. is de nouvelles,, re.gleg leur .furent 6dletes par la 
papautg en 18<s3; il en est de memo des Capuei.ns. Tous ces 
ordres a&eiens se re foment done, ma is il ne se reinvent 
que Idntementj et ila ne igtrouvent pas leur -splendour d'au 



Ca'sont des creations nouvelles qui aompenaent, 
Biles sont tr6s norab reuses et de toute nature's Je na aonge 
pas k vouh les nunn$rer, ,1e vous dirai seuleraent leu. we a- 
rirtiqueSj, qui sont es aenti el lament au nombre de deu^ 
auteSa en quelque sorte s la fpn^iation de congregations 
pretres r>eculiert\ re r^unissant ensemble pour vivre se- 
lon uno regie 'quasi raonastique^ dont le type est donn6 par 
les OblatP, - et aursi le developpament des ordres qui se- 
oorieacrfint k des oeuvres prs.tiques ? ' la charit*^ 1'evanglll- 
ration ou 1 ! ens el gne meet* Ce rent ces ordres nouveaux qui 
pe development purtoutj, plus que les ordres ecnteraplatifs 
ou de pure devotion. Cell raontre I 1 orientation nouvelle de- 
1'Kglise,, qui se clirlge verc l^oeuvre de reoonqudte de la 
Soel^ti et c auer,i, la caraotaristique de oette vie nouvel- 
le de l'"H:gli :..;9 le i*att&cjhsiaent de plus en 'plus intime au 
Saint-Siege. . 



tout oe vlOLiaine de la rastauration spiritueli 
1'oeuvre du Saint-Siege est surtout une oeuvre d f impul- 
sion et d 1 encouragement, Le developj:eia0nt 9 d f ailleuis $ da 
l f action religieuse conptitue un appui s^rieux pour le' tra- 
vail de restau ration des Sglises nationales et pour le. coorf 
dlnation de ces . Kglises sous 1 'action de la pep&ute. p qui 
est le dernier aspect cie cette jr.olitique de restauration^ 

iV Ke & t ?.u ra t ion d a s Kg li s e s - ' 

La rest aura ti on des 12gliSt3S <*tait naturellement 
I 1 oeuvre capitale t dont la neessit6 s T imposait depuis l^a- 
venernent de Pie VI I Kile a ate fait a* pour la irranse,, par 
le Concordat; elle & 6t6 essayde dens plus leu IE^ pays 9: m&is ' 
les' boulevarseniezits inoessanta des tsrritoires europ^ens e 
du fait des guerres napolioniennes 9 et aussi le conflit en- 
tre le Tape at l f TSnipereur p . av&ient inter roiapu eetta oeuvre 
corri^nenc^ej il faut done Is rep rend re en 1814 et 1815. la 
reorganisation de I'surops est une occasion pour la recons- 
titution des Uglises* Dans sette oeuvre de rest aura tlon' g 
le but g^n^ral da la papaut^ 6tait fort olalr g il y a na- 
ture llement la ^organisation esoleSsiastique proprement 
dlte la .vaeonatitutlon des Sells ?s t . ave 1'objet particu- 
lir de Gombler les vides p o'est-k-dira d ? assurer le recru- 
teiaeiat de 1'Sglise et d refai.re la elergtS regullar, II y 
a sus^l i d^eir d'amailorar at d f assurer la sort daa 

pur 1 * av-eal r; part put 9 la .pap.aUte' s f ef f o rca 
j pour las <figlises fl des dotations qui laur const 1 
une fortuaa panaanemte et asBureralemt s par 6om- 
leur via; m part leullerj la papaute desire obte- 
pour ! '5gliB8 9 des biems-foRds^ raaoaetituar la 
' ' 



Idvelopper, dans? les SgliPes, I 1 auto rite pontificals; c s est 
avee Pie VII quo la papaut<< insrche ddliberemeni vers la rao- 
aarehisation de l f !?glise ? qui sera aahev^e surtout par la 
rietoire de l f ultramontanisme de Fie IX. 



en face^ la papauta avait affaire a des 
^ouvernementr animus d'un esprit fort different. Sans dpute, 
l^etat d'esprit des gouvernements eat ehang6 depuis la I8eme 
sieclej, en ee pen* qu'ils reeonnaisseht eornbien 1'action de 
L T Sglise et d$ la religion est n<$cessaire pour l*o idre social; 
jeuleinentg s'lls reconnaissent l f existenee et la n^cesritd 
les progr^s de l l ^glise t> ils n 1 ont pas 9 en cette matiere v - 
lea vues d^sint^ress^es : on voit nattre chef, les ^ouvernn- 

dans leur politique eccl(sia3tique D une sorte de natio 
; ils veulent liberer leurs Kglises de I'autorits 
jtrangeres; ils n'adiaet tent plus - ce qui tait oourant avant 
La ^volution - que eertaines Sglises de leurs etat? Poient 9 
lu point de vue religieux p eous I f aut^rit6 d'ev^ques et ran- 
gers h leurs frontieras s en f'ranoe^ la chose etait constan- 
;e et beaucoup des paroisses d'Aleace ou du oxd taient ? par 
jxemple, sous 1* obedience d^eveques allem&nds ou d'eviques 
)elges; on n'adroet plus cett-e sorte de eonfusion dans la 
iiet<5 Laodeme et les gouverneiaents veulent faire 
Les frontieres eeslesiastiques avea les frontieres politiques 
Le leu is dt at P. De mm& 9 ils veulent adapter c a 
Les eire onsriptione esc!6siastiques ave leurs 
iions adrainist ratives^ Leur pens 6e est, d'autre part s de 
;re le plus possible la main sur l f Sglise ? d aecaparer & au 
>rofit du gouvernement^ eet incomparable Element d ? autorit6 
^u'est le pr^tre sur les fideles* ltofin D dans leur oeuvra 
jolitique g6n6rale e les g^uvernements de 1815 sont animus 
[ ? esprit contre-r^volutionnair etpoursui^eHt un politique 
le reataxiration soeiale et autoritaire* 31 biea qu'k la fois 
.Is donaeat la main h 1'oeuvre de restauration eeo 16s last! qua. 
iue la pa-paute inaugiire mais^ en m^me tempe 5 ils entrant en 
sonflit avec elle 9 ear les deux auto^itds^ teiaporell-e et spl- 
dtuelle fl se disputent le ISgllses* Bans la peneee des gou- 
r erneisants eoittlnuent toujou^s d. vlvre. le gallicaals.ms et 10 
ios^phisme qui les .opposent a 1'autoritd pont 



pour leiir tenir tete^ la papaute a uns 
qui lul manquait autrefois-; ell I 7 a reti'f^a de ses 
avae le g ou v erne toe nt fran^ais ; la papautg a compsis 
Jiapol^on les avantages et les dangers de la politique @o 
'ire;' le Gonoordat fr'anqals est d'$8.oxm&ld 9 pour.'ia 
un base dans oette oe u^ FQ de v id organisation des 



v 

'es; laals, partout le Pape s'efforeera da- sorrlger ette 
.itique eoncordataire par rapport a la tour&uie qu ? a^l8 a 
>rise em ^ramoa % le Gosaordat fraa^ais ae lui spparaltra 
[ue coffiifie un "miiaizaun et Jamais-'la papau't^ n ? a aaoide zuoins 
>t ddsir6 aooins que le Co&sojrdai 

'' 



- s 



Les conditions de sette oeuvre de . rest aurat Ion a-on. 

rentes, selon les pays Dans oertalns regions^ l f Sglise 

iv ait eurv^u dans sa fo^me aBeie&nes il ne s ? aglt don la 
ril 



des anolennes monarchies eatholiquas qui sent rest^es ho is 
de I 1 emprise revolutionnalre3 s ainsi l^utriehe., ,l'Sspagne 
le Portugal. Dans d T out res pays, e f est seul ement le gouver- 
nement qui a change et son -programme politlque s c 7 est la 
oas de la France. AU contra! re 9 certaines regions ont rec.u 
un statut o omplfc t ement nouveau du point de vue territorial 
et du point de vue politique; 11 y a Ik une re ad apt at ion 
complete a f ai re de l f lglise p par exeraple en ltalde p mainte- 
nant divisee en buit etata; ou bien il faut achevar cette 
oeuvre d ? o rgani satl on qu'on a essayee et qui s'est interroia- 
pue 2 o'est le cas de 1'Allemagne; ou e enfin 9 il faut cr^er 
do toutes pieces une nouvelle Sglise. i c f est le cas du royau 
rae des ?a,ys-Bas v creation nouvelle de 181&. D'allleurs^ en- 
fin, il s'agit de piofiter d f un mouv ement favorable pour 
faire sortir l T Sglise de sa situation subalterne ou pexs^cu- 
comme en 



Il faut done & la papaute% dans eette oeuvre de 
reorganisation^ une politlque souple et r<aliat0 % Le gou- 
verneiaent pontifical ne s f est done pas tenu a una foaaula 
rigoureuse, k une solution absolue* II a 4te" naturellement 
guid^, dans cette oeu^c-e^ par cert aina principes auxquels 
il est rest^ fldele, inais sa politlque est diffe rente eelon 
les pays,, Pour se faire aider dans -ce travail^ il a ore" en 
1814, une congregation sp6clale 5 la Congregation des ^ffa 
Scolds last iques ^bctraordlnaires^ cre^e avant le retour^de 
Oonsalvl 2 la premiere s<anoe eut lieu le 15 aoftt Idl4 s 
mais Gon^alvi la roaintiat aptfes son ret our k iteme, Slle est 
composee de huit cardlnaux^ oholsls parmi les plus lllustres 
en matiere de science eccieslastique p par exemple le cardi- 
nal Soroaglia. le cardinal di Tietro, le cardinal Pacca, le 
cardinal Mattel, eto, .; le secretaire d'e la Congregation est 
le General des Bamabites^ le ere irontana^ et cinq theolo^ 
glens consulteure lui soni adjoints. Bile tlant des reunions 
hebdomadal res et le secretaire fait au Pape rapport sur les 
discussions et sur les avis de la Congregation; pour des af- 
faires particulierement ImportanteSj le Pape 
lul-ra^me la Congregation* 

I%~ les S^llaeg -d'ltalle - 



les' eglises d f ltalie sont oelles que nous etudions 
d f abord c <puisque ce s ont ce lies 'qui interessent direct ement 
la papaute. L f ltalie a requ en 1815 S une nouvelle division 
tarritoriale et politique \ elle ccmp3?end ? du sud au nord e 
le royaume de Naples 9 puis les Stats pontlficaux 9 puls le 
Grand Duche de OJoscane^ la Prlnoipaute de laoques^ 1 duche 
de Parms et Plaisano* le duche de Kodei^e^ 1 royaume Lorn- 
bard-Tenitien (k l ? Airiche) t le royauia de' fl^mont-'Sar- 
daigne t Certains et at s de 1 'Italia ajaoiean -'iitkt dlspaira^ 
qui avalent une certalne isipoiianoe pour la papsute^ par e^e 
pie fenise v qui etait un Patrlaroat^ on ate&80 qui etait un 
archeveche pa rtioulie semen t irapo rtant du noM de l^Xtalle, 
Part out la distribution des territoiires a boule verse la geo- 
graphie ecc lea last iqu a 



.-.231 - 

A* Dans le royaurae da Maples y le roi Ferdinand 
IT, dee son retour 5 a remercie le Papa pour avoir maintenu 
ses drolts et lui a demand 6 1'ouverture de nSgoclations 
pour un concordat^ Des la fin de 1816 et le debut de Iesl6 
das conferences etablirent la base de la reorganisation 
6ool69iastlque et du statnt economique dea ggliee'g^ /das :ao- 
nastereSp etc.. e Un projet d concoiiat fut pzSsente par la 
gouvernemQnt napolltain le 31 roars 1816 un o ont re-p ro 3 at 
par Home le 14 juin. On dl scuta assez longueinent* las 7 el ant i 
falllirent mSrae faire dchouer 1 'affaire par leur intransigsan- 
ea et 11 fa Hut qua Gonsalvi prit lul-mSme 1* affaire en main 
pour la'faira aboutlr et pour falre les -concessions necse-sal*- 
res* #inaleBient 9 on signa le Concordat le 16 f^vrler is Is* 

L*$gli3a y obtenait des avantages de pjsBuiiere i 
ta'noe s elle, faisait reoonriaitre la religion cathollque c 
1'unique fol du royaume 9 avec, toutes les prerogatives qui 
d6ooulaient 9 c f est-lt-dire 1* interdict ion do tout ^crit hosti- 
le k l f Kgllssa ou de tout crit liranoial; 1.* instruction publi* 
qua devrait dtre confortae h la doctrine catholique. La juri- 
diction eool68lastiqud ast ^galanjerit reconnue^ j^uridiction - 
^plpcopale des ev^quas^ avac drolt de punition" c crap 1st sur 
leur ole-rg6 9 lib re communication ou lls seront avac la papau- 
t6 8 sans qu f il y ait obligation. d f un placet 'gouvernainentai^ 
at' la drolt ma^map pour les fid&les^ d f en appeler direct csraent 
k la Juridiotion du ?ape a I'lSglise napolltaine a is droit de 
tenlr das Synodal Las questions qui ne sont po.s ;c^gless par 
la ioncoi'dat seront rfegleas par le droit cancnique. ^nfi:a $ 
tout co <|ii ooncerne le statut da 1'Sglis est corjionue aiix 
princlpag de la juridiction spirituelle tf pliant k la vie iaat<~ 
rielle d I'Kglise^ alia est assure a largement pax 5 les reve- 
nus donnas aux 6v^ques 5 par I 7 entretian des p^tjres 9 flx^ 
par la papaut6 mfme et variant felon -le chiffre de .ia. popula- 
tion des paroisses^ "Les ecu vents resolvent des dotations* 
l*&glise ee fait reoonnajtre le droit de propr!6t6 et Dn 
lui rest it ue les blens du dosiaine qui on?; st^ confiequ^s* 
I^es droits r<gallens sont ' supprim4s* f notamiaent le drolt de 
dSpouilleo . C^uant au statut rnirna de l f TSglis. s 11 est fi3r6 par 
das concessions r^ciproques 2 le Pape afcandonne' au roi la 
nomination aux <5v^ches 9 le Saint-Siege donnant 1* Investiture 
atcc e^ques e mais les candidate' devant ttrs pjzs&sent^s k l l 'a- 
vance au Saint-Slege Le nombrs des evech^s fut dimlnu6. 
dans la royauraex.de jfiiaples prop rement d.it^ rnais augmented an 
Sicile^ ohaque-.- ttvech^ yant un chapitre et un sS.iainairej ain- 
si cinquante 6v6ch<ls fui^ent supp limes ou r^unis k d'autres; 
11 resta 19 m6t'ropolltalns et 66 avech^s malntenuSe Oe sont 
les ^veques qui nonaraent auz paroisaes^ sauf pour certalnes 
d'cmtre elles, qui ont un patron* Les eooiesiastiquas p.r- 
tent un se.nnent de fidelity au roi, Les biens aii^nes .a-.'. 
ded part lou lie rs ne sont pas reclame's par l f JSglise* 
sera souinie aux Impots comaie les aitre-3 partlouliers. p mais 
sans qu T elle 'pu.lsse itr plu? chargee qua les ." 



Dans ce oonboidat ont dono introduila cies prlncipes 
qui font di spa rat t re a la foia . l ? anoienne Bglise 
a aue 1'on voyait avant ivno ******* -.^* . .. ' 



modernes^ 

aue. l v on voyait avant 



eeFaropapisrae du gouvemeinsnt. ll j a 9 par rapport au Con- 
cordat frangals ou a ceux de 1'ltalle du iiord, une ame'llo- 
ration tres nette par -ce Concordat napolitain, Une commis- 
sion d 1 application r^tablit las ordres religieux, de terra! - 
na la repartition des biene nScessaires k l T entreti0n des 
eg'llses-et const itua les donations. D'ail-leurs 9 la bureaucra* 
tie du gouverneiaent r T effoxc.a nature 11 eraent d' f elargll?, coraine 
alle put, les pouvoirs qui lui etaient Iaiss6s et le woi re- 
fUsa tou jours de reprendre ce fameux tribut de la haquen^e 
qui dtait en litige depuis tant d'ahn^es. 

B - Pana le Pi^raont, le atatut de 1'^glise exis- 
tait sous la" forme du Concordat frangais^ qui y avalt <t6 
introduit puisque le Pi^mont tftalt inoorpor^ a la trance. 
II n. f y a dono ici a fairs. qu T un travail d^ amelioration et. 
d f adaptation 9 pour lequel le roi f ictor Btonahuel ler a demani 
d< iinm^diatement le secours de la papaute". II a oonstitu^ 9 ' 
dep son retour 3 une Comniission sool^siastique pour rStahlir 
la discipline^ ^liminer les abus s restituer les biens de 
l*3glise et r^tablir les oouvents. Oette Qouaais si on travail- 
la d'ailleurs assez lenteinent; elle se heurta en effet .au 
personnel administratif form^ a I f 6oole fran^aiee,, Ge tra- 
.vail eur lieu de Iel5 a 1817* Le roi ^tait .dans des dispo- 
sitions tout k fait favo rabies pour la papaut^ ; il chargeait 
les Jesuites de I'Sducation publique dan3 son -.^tat- 9 11 re-. 
connaissait les associations de pr^tres s^culiera faisant 
un voeu special d f ob4issanoe aa Saint -Siege ^ coiffirAe les 0- 
blats, G f est sur la demande du roi lui-mme que le Pape 
prit une bulle, le 17 Juill-et '1.817 f qui refaisait la d^U^i- 
'tat ion des dioceses, en Pit^mont j dix dioceses ."^talent, cons- 
titu6s dont un nouveau h Goni; deux" archev^ch^s. nouveaux 
$ talent cr^^s, k Vercell et k 6haaib6ri Ijss j?uff rageants 
de 1'archevSque de 0ne.s ^talent definis k nouveSn ainsi p 
Hico ^tait rattach^ k frnes. Les parbisses fl rent d<S limi- 
t^es de maniere k coincide r avea les front ie res de IMtat, 
par earemple k detacher de' I f 6ve'ch$ de Sovare des paroisses 
qui dtaient maintenant dans ie Pi^mont v et non plus en Lorn* 
bardie* Le mSme acte reconstituait les trois grander ab- 
bayes b^n^dietines du H6mont, Sn 18S2 9 le .Fape cr^^ un 
nouvel 0v4ch^ s eelnjl d'Annecy; Une bulle du 24 Ttfars 1818 or- 
ganise de la m&nae faqon les egllses de Sardalgne. loi^, c f est 
done simplement une correction k l^oeuvre napol6onnienne s 
dont les prlnoipes soht maintenus ? par erremple pour ce qui 
est de la nomination des 



Dana les prlBoipaut^s voisines de ludques et 
le Pape, k la .demand des souverainSp pj*oc4da 
la mime f aqon par une bulle 9 sans avoir m^aie basoin d f un 
ConcojEaat. II r^organlsag en lidO et en 'l8^1 9 lesdlocdssas 
et les paraiBses et 3pstaa3ra les monast^xss^ Blen qti'll 
n ? y ait pas basoin d f un cojtooifi^at io! 9 11 y apporta le 
esprit de oostpioiiils liberal r ;ainsl f % lAiOQues^ la ducfeesse 
avait transf^r^ tous les rev&^us des fondatlons eccl63jLas- 
tiques k un Sons a 11 de Patrimolne t eh avalt affect^ k des 
buts p^atlques^ k des ^tablisrsements publics^ -les ^tabllsse- 

inents p ID fanes : le J>ape confirma cette decidon, sans iscla- 
mer les biens eoel^siastiques. 



. - .233 - * . 

- Deux pays' eta ient, en fait, sous la domination 
autrichienne, 1'un directe:nent t c'etait le royaurae Lombard- 
venitlen, d f autres indirect erne nt, cbmnie la Toscane^ ou Parme 
ou re gnait Marie Louise, et^ dans ces pays autriohienB ou 
d f pbdience autrichienne j& la papaute avait en face d ? elle 
1 '.esprit Josdphiste du gbttverneBient; il lui fa Hut done, 
ici, se defend re centre les empietements de I 1 auto rite" tem- 
po re lie. .: 

Sri rose ane 9 sa politique est ainsi as sez complete; 
elle fait .cert aines concessions, accordant, par exemple, le 
benefice de I 1 alienation des biens eccl^siastiques qui avait 
4t^ opdr^e sous pretearte de oouvrir les frais de guerre de 
la liberation italienne. Bile utilise d'.autre part f toutes 
les occasions pour pousser la restauration des ^glises B rou- 
vrant^ par exeraple t la none i at u re k Florence et signant avee 
le Brand-Due 9 en d^cetabre 18l5 9 uii Concordat pour la res^tau- 
rati on des o rdres . religieux. La recons titut 1 on des c ongr^ga- 
tlons fut op 0" re* e par les dv^ques me'ine de jp'lorencee de Sienne 
et de Hse. JKals f eh m^me temps e la politique pontif icale se 
de-fe-nd'ai't oontre les p retentions du gouvejgnementp qui aurait 
Toulu etendre sa Juridiotion sur les A chosea spirituelles^ 
qui .pretendaitpouvpir cite r. les eveques devant ses tribu- 
naur et qui voulai t; encore vendre des biens ecol^siastiques. 

Dans le royaUBiie Xombard-y^nltien, c ? est toute une 
reorganisation qui est op^r^e 9 reorganisation de l f Kglise de 
.Tenise le ler inai 1818 2 on y suppriifla deux dioceses 9 on 
rSunit en un seul ceux de Bellune et de jy*eltre; ceux d ? Udine 
et d f Adria furent re'unis k Tenise. 'Lea paroisses furent en* 
mime temps red^limitees par la. papaute", L f Sglise de Lombar- 
die fut & gal eiaent ref ai te en f 4v ri e r 18 19 e 1 9 en p articu li er 
il fallait y adjoindre les paroisses dgtaGhee.s de l l ancieane 
legation de J'errare et rattachees- maintenant au royaume 
Lombard-T.enitien i Pavie et Kantoue fujent ainsi. rat taofce'es 
h Mian, - .' ' .' .. . . . ;/.;. . . . ' .-. , . 

.3 Apres cette restauration^ opere dan<? ces premie- 

res anna es s la g^dgraphle eccl^siastique de 1 'Italia n f au- 
ra plua a changer dans lecou rant du l:9eiae si^cle; elle a 
pris !?a forme definitive* 

%* - Les monarch i ^s oatfeoliques - 

Bans les : monarchies cathollques ancienne8 e dont 
l f existence n T a pas sub! d*.3elipse- Q le travail est diffe- 
rent^ et ? chose curious s c'e n*est paa aveo les g t ouverne- 
monts caiholiques que la papaui^ a eu le moias de difflcul- 



. r 1 f oecupatl on f ran 

9aise 'c f aval~f. 4t<$ que qourte et violente; la restauration y 
fut alors complete et force n4e j>u point do vue eatholique, 
l ? Bspagne et le Portugal perdent d'ailleuiBg dans cas an- 
une grand e partie de leur importance s car ils ont 



- 234 - 

perdu leurs colonies d f Amrique et, par la raSme^ 1 'ampleur 
znondiale das Kgllses espagnole et po.rtugualse a disparu, 
Dans ces deux pays, d^illeura, un problems particuliere- 
ment difficile va se poser pour Home lorsque vont 6clater 
apres 1820 lea revolutions Iib6 rales. 

s 

Le programme des royalistes qui avaient luttd 
contra la domination fran^aise en Sspagne faisait une pla- 
ce au catholicisme 9 d f autant plus qua la domination .frangal- 
se fie pre"sentait c'omme anti oltfricale, La Constitution es~ 
pagnole de 1812 reconnaissait la catholic iame oomme "la 39U- 
la vraie religion^ la religion unique et e"ternelle du pea pie 
ecpagnol" et alle interdisait le autres religions. Sepen- 
dant une diminution do noi&bre dos couventa et l f interdiction 
de I*lnqui5iticn avaient amend ent re les insures et la 
gouvernement pontifical des difficult 4s et provo^ua miaia 
une rupture diplomatique, 0oi indiquait que^ mime cfees las 
royaliPtes espagnols, peraietait une anc i a nne conception du 
leeme siecle. la politique de restauration jtoiltlque a la- 
qualle l ? Hglie s'aasoola va avoir pour result at de tourner 
contre I f l5glise JLQ mouvemant Iib^ral 9 d f n faire un mouve- 
Hient anticlerical, Aveo Ferdinand TII^ en effet p l f ancien 
regime est reataurd totalement et I'Sglise est restaur^e^ 
elle aussi e dans sa situation sscienne^ en j compronant la 
restitution des biens dea couvents^ le r^tablisseiaent des 
oidres seligieux, mime des oid-ras de ohevaleriej I'lnquisi- 
fcion est zdtabMe ft les ?4uit es aussi, le z& Janvier 1816^ 
on se borna a ne pas leur rend re ceux de leu is biens qui 
avaient ^t^ acfeet^s par des particuliausu S'est done nleux 
encore que sous 1'ancien regime, puisque reviventj les J^- 
suites Qui avaient 4t& chassis par le gouvernement espagnol 
ea 1764, II y a d^sortnais une as/softlation intime de la pc- 
litique royals et du clerg^. le clerg^ <Haat complaisant a 
l f oeuvre du gouvernemeatj 1* Inquisition se pr^ta a se.rvir 
la politique royale; le gou^ernament touciie des reirenus^ 
coame la Bdgale de Louis XI 9 des v6ohe'e vaoants; le Saint" 
Siege consent k obliger les religieuaes a doaner l f Education 
des Jeunes filler et des enfants partout ou les Sceles soat 
asses peu 



0ette aeeooiation de l ? Sglise a la politique fa- 
ro uch erne nt racti onnai re du gou^erneiaent eut pour r^sultat 
qu^aussit^t l r ln@urrction d 1%0 commenc^e^ un Bsouvement 
anti-ol^rioal sse dgehalnaj I'lnquisltien fut 3upprim4e le 
9 siars leSOj les ecel^ftiastiques qui avaient combattu la 
Constitution 4s 1S1B et qui rafUeaient le senaeat It la 

aht bannis; un grand nombra de pr^tres furant 
et certains dvlques,expuls^; puis la censure ^pi 
rDb,ib4e d las? o isisimiiai cat lorn airec ome randues 
eujc ^^iqu| dea a^ui?eats ?ont supprim^a; les 
seat expulB^s au jeols d ? aoilt leaO, ies biens des 
eouvasit* nationalist et la f cassation d@s notices est in- 
tJ?dite n eptfflbre^ avec milt da la nomination corame 
aaibassadeur k Borne d^un jaias^nista nctoire que le Saint- 
Siege ne voulut pas agrserv Les relation? diploraatiques 



aont rozupues le Z Janvier I8<s3. L f Sglise s f est lie"e faoheu- 
sement a I'absolutisrae royal : e've'ques,, our^s et nonnes^ 
luttent dans lea rangs des armies de la Kegence de la 
d'Urgel, Pie Til sera Hiort au moment qua la rtestauration de 
I'absolutiRme s f op6rera k la suite de 1 T expedition ranc,ai- 
en 



Sn Po'rtugal, I'TSglise etait particmlierement In- 
fe'ode'e a I'Etat, Les efforts au i?ape n'y avaient fl( ju^qu'iei 
.rlen fait, Le Honce aecompagna la farnille royale dans son 
exil, au Br^eil et e pendant 1 'absence de la dynastie et du 
Konce, la plupart des Sve'ques c'arrogerent les pouvoirs 
pontifioaur; les r^guliers p'^'manciperent; une re"fonue de- 
vint abaolument indispensable dans les o id re a, AU scandale 
du clergS r^pondaient 1' ignorance et les mauvaises aioeuia 
du peuple. Sn somme, c f 6tait toute une "Sglise a reprendfe en: 
main, Les difficulte's furent done c cntinuelles entre la 
oour de Horae et Lisbonne 9 au sujet de la juridiotion des 
(5v^que3 s pour leurs nominations^ ou bien pour la r^fprme 
dea congregations f qu'une Gotnrfiission gouverneBientale vou- 
lait op^rer fans woffie, pour la r^tablissement des JSsuites/ 
le gouvernerasnt pojrtuguais fit ^galement des diffioult^a. 
Bref toute question dey-enait une querelle. 



la revolution de la^l et 1 T arrive e au pou- 
voir de la frano-maQonnerle, lea persecutions recomnie no erent 
contra l*Xglise; on obligea les pr^tres a un senrient e sous 
peine d f exil ou d r iaprisonnemant; les couvents furent ferm^s 
en g'raad nombre^ et cette attitude nouvelle du gouvernettsent 
amena^ pour Home s un re"sultat asses; favorable f en ce sens 
qu'elle provoqua un revireraent du elerg^ e qui alia oh archer 
seoouis du c8t4 du Saint-Siege* 



Sspagne et en Portugal^ par consequent la 
papaut^-a affaire a un parti politiqus trap S5el6 qui con- 
fond la religion avec la reatauration monarohique ou sooia- 
le. la Peninsula Ib^rique eat aini le seul endroit ou la 
papautS n f a pas su fair prvalolr, dans l f SgliB8 e un just 
eomproBiis entre les ideas n GUTS lies et la tradition* 
les inoonv^nients se revelreut-ils doubles^ a la 
par la matoaiae du gouvejmesiexit &$. l'lglise p et 9 
part, par la responsafeiljt^ q^a I'Sglise se trmivait de ce 
fait 9 -'encourir dans la rest aura t ion de l f ajacien 



S* Bans? la plus grande des monarchies catholiques| 
c * e st -a- drre""l f Aut ricke , la situation tait 9 traditionnel- 
lement^ difficile pour l ? Kglise* ft elle n ? a pas 6te* subftanoiel- 
lesient changes par les gveneiaent?' politiques, AU contraire, 
en 1804 3 c f est le gov8memmt lui-meme qui prooe'da k la 
delimitation des diooeees,, delimitation Bouirelle 
paries ok^gemants terrltoriaux $ o ? *st 1 



180 le 



alors'que 1 tj?ait^ d'e Ylenne ^' ajaenait des -.suat^ifioafl^St^ ' ; du 
fait de la distparition de Salsbourg ..alasl ..' 



- 23.6 - : 

n'tait pas de nature a dltuinuer lea 'pr6 tent i one du 
nement r ainsi voit-on 1 'Kinpe rear no rrirner direct enant,. au 
mois d'aout 1816 5, un archevfcque k Salzbourg, que la uonar- 
ohie autriohienne vient de rcup3rer p et 11 a la pretentlon 
de se falre attribuer le drolt de nornmer 5 gale ruent ; les anif- 
frageantr de I'arelaeve'que de Salsbourg* nome protesta natu- 
rQllement et soutenant 10B drolts du chapitre 40 Salzbourg 
a l v elect ion de l f areheveque p refusa de confirraer la naiai- 
nation faite par l f Empereuiv Kji 1819 ? enfln 8 un accord Inter- 
vint entre lea deux parties ? les privileges de Salzbourg fu- 
rent confirms a, mals la^papauttf raoonnut au gouveriiement le 
droit de noinmer les vpequea suffrageantf? de l' rente, dQ bri 
xen et de Feldkirch. L f organisation des Sglises du Tyrol^ 
de a region maritime et de la haute-italie fut faite de 
concert entre les deux gouvemernents 9 cans trop dd diffi- 
cult e'Sp fauf que wo me exigek absolument que fdt naintenu 
le voyage au Saint-Siege, "ad .limina 11 , des ^veques italiens 
avant de les pr^coniser. 



Qette delimitation des 3*<Gh&? et la nomination 
de leurs titulaires provoqua done certaines difficult^ g 
rnais c T 6tait encore une question facile k r^gler. Ge que 
Koine voulait p c f 6tait redonner aux Eglises d f AUtriche leur 
autonowie et elle la r^clama auFsit3t c des 1815 e alnsi, 
d*allleurs v que la modification de la l^gialation $ notaiQ- 
ment sur le mariage* L f Smpareur Francois II. et lletternich 
^talent disposes a n^ goo ie run concordat mais lls se.heur- 
taient a 1 'administration 3osphiste; les oonimissions minls- 
terlelles se d^olaraient hostiles a tout abandon de drolts 
r^galiens* L f !Smperaur fit un foyage k Home, jualgr^p m^ine 
ses conselllers* Pie 711 lui reialt un m^moire qui sou lev ait 
les points de l^glsiatlon^ mais la ^oinmission minis t^rial- 
le de legislation qui fut r^unie pour donner ?on avis don- 
na une rSpons'e fortemeat anti-ronaaine et rien de plus. 

Xe -.synteme ^os^phlate de 1 ! Sglise d'Aut riehe fut 
done main teaUp malntenu par la fo roe de l ? adminlst ration^, 
malgr la bonne volont^ de l f ]Smpereur et de T^etternicli 
m^ine,, On accorda seulement -quelques concessions au Saint- 
Slege v par suite du mouyement d f opinion qu f il soulevalt s 
ainsl r en 1^22^ on rendlt aux ^v^ques la aurvelllanc, de 
l ? enselgneiaent th^ologique dans- les facult^s de thdologie 
et la nomination des QOEimissions d f exaiaen; n 1814, l f ]^n- 
pereur avait fait rendre au clerge l f enseignement priinaire. 

' '' '' 



11 y a ^ dans cette Egllse, une conso- 
lation pour J*oi8s c*est la ferveur nouvelle de la vie reli- 
gleuse^ qui est stlmul^e pu renouvel^e par des tentatives 
part icu life re^ not amment par les pr^dioations de Hofbauer^ 
qul s f es1i ^taoli k Tlenne en 1808 : avec a congregation de 
BdeptoriPtes t qui prtohft a?ee beauooup de succes dans la 
yll'le et les environs* Hofbauer est d f ailleu.rs en rapports 
^trojfes avp wosae; 11 a conserve cea relations directes - 
aveo le Fape gr^ce k la protection du Honoe et de I'arche- 
veque dt 11 est a d f autre part e en grande faveur dans les 



milieux littoral res et artistiques. IB romantlsme .P ! orient 
k nouyeau vers la religion et, dgalewent 9 concourt k ce Jt&- 
vell I 1 influence de certains convert Is , oornmo Sehlegel ou 
ftaeharlas werner, ou certains Juristea.. C f est une tendance 
nouvelle vers I'ultraaontanlsroe qui commence k se falre jour* 
I5al8~ .en somrne, on peut dire que la papaute. n'a obtenu p de 
.ce- cote* -auoun' result at 



3 * - Su rope cent rale 

Dans 1 ? Europe central, les Sglises *6 talent, au 
contralre, toutes a r4 organiser ou a reconstituek; II y a 
eu en effet/dans toute l f lSurope Gentrale^ des "b ou levers e- 
inent -terrltoriaux et politlquea cdntinuels, qul ont trans- 

* 



la ge*pgraphle de l f Sgllse. . Iei t la plupart des gou- 
vernements ne sont pas cathollques j lls sont e ou protes- 
tantfc ou orthodoxes, ayant une partie de leurs populations 
oathollque* La re'o.rganl ration des Ugllses qui est n^cessair 
e fera-t-elle done sans &pme 9 c f est-a-dire contre Home, ou 
au contralre 9 aveo son accord? 

A. '-. En Alleiaagne^ une enquete falte par le aonce 
de Lucerne a document e" la papaut^ PUT la situation de l f s- 
glise en 1815 et cette situation est peu ^avoiable s les 
biens de l r Sgllae ont $ta enievds^ les fondatiuns sont sans 
revenus asaur^s* Beaueoup d r ^v6ch4s ront sans titulalre; en 
1618 encore, 11 n' a ^ue ?ix 6ve"qu8S qui cont pourvusj, ceux 
d ? Hildeheici v d f llchstadt^ de Tas^au, de Goryey, de fclayence 
et de i v reves et p de ces rlx ^veques subsistantSj, cinq sont 
Feptuag^nairea On manque de pretres^ les fideles Bont done 
dlai3i*g3 et la corruption des. mpeurs grandit. Un peu par- 
tout^ les libertga de I'Sglise 'ont <t m^connues et sa puis- 
rance r^culiere attelnte. Les chap it re 3 sont d5sor^aniP(s 
les uns ap-res les autres. "2nfln & 11 n ? y a pas de constitu- 
tion de l f Kglise d. f Alleinagne ? soit g^n^rale, soit particu- 
liere f les n^gociation? qui ont et poursuivies rur ce point 
syant i3ciiou^, Jaraais I 1 Sgliae d f Alle?iagne n T a 6t6 en parell 
abandon; on peut dire qu'elle ne subsi^te oune fonctlonne 
plus que par la force de I 7 habitude* 

Gonsalvl exposa cette situation dan? un m^moire 
adrep-s'6 au Coirdt^ alleiaand du Cons res de Vlenne le 14 Hoveia- 
bre 18 14 p Comitg qui etait pr6sid6 par I etternioh. i> T autre 
part, des d^l^gu^ de I f 3glise d '/xileiuagne arrive rent a 



Vienne j deux chanolnes, le chanoine ^ambold & de worm? at 
le chanoine Half a rich, de apire* Us firent, eux ausFl,un 
expose le 30 Hoveinbre 18145, qui xepre'sente le point de vue 
des eccle'slastiques alleioands r lls demandaient 1 letour k 
l f election des ev^ques librecient p le Pape donnant ensuite 
son imestiture e tout cela v^ans aucune intrusion des Princes. 
B'une faQon g4n4rale f l f ^glise a fait le sacrifice des prin- 

eoQld-ia8tlqa9.a 9 fiupprlmdes au iiecez d ? Smplre de 
se^lesient elle demand e, 9 en. ^ohange^ i\n dotation en; 
blens-fonds et de oo^ypensation pour les biens secularises. 



- 238 - 

*, 

Home ae trouva en presence, au tSongres de Vienne ? 
d f un parti qui dgsirait const ituer une Sglise nationals al- 
lemande. Gette conception dange reuse de falre une Sglise na- 
tionale 9 cent railage at ind3pendante 9 autant que possible, de 
fiome^ reoevait 1'appui de ^ettezniah 9 poursg par lea tradi- 
tions josSphistaa de 1'Stat et dSsireux de fortifier le Gorpa 
(Jennanique,, de lui er6er une unit 6 9 puisque ce Corps (ieraani- 
que etait restaurd sous la p^sidenoe de l ? AUtricha Getta 
conception Stait surtout cells de deux hoidfl.es s rtassenberg p 
qui 6tait Tioaire gtoSral de Const ana a un f^bronien et anti- 
romain convaincu^ qui avait organist I'arohev^ish^ de Cons- 
tance e qu f il dlrigeait en l f absence d f un ^^que^ en y faisant 
une sorts d T Sgl is e catholic 5>~ phi losophique asses peu oithodo- 
3te ? - et Dalberg 9 qui voulait conserver at fortifier sa pri- 
matie d*lillemagne et qui avait piis Wessenberg cosame ooadju- 
teur. ^ T un et IJautre auraient fatt, dans, l f lSglise d'^llema- 
ghe^ dans cett "Sglise nationale ind6pendante plajQ^ dans .lea 
Sonseils eeoiasiastiques a 1 t aristocratie ? autrement dit a 
toutes les forces politiques intSrieures d l T Ailmagne 



deux homines et ce parti de l^Kglice allemande . 
preeonisaient la signature d'un oonoairdat oollactif pour l f en- 
semble de l ! AlleinagnQ 2 qui permettra.it la vie autonome de 
l ? ISglise en dehois de jome w Us reinirent au ongrdii trois m~ 
210 ires et fl en avril 1S15 ? ^essenberg faisait parattre un li- 
vre on il d&veloppalt p-es theories : ' 

ou pro et de sa nouvells creation ou . ^ 



Xes souvexains et les princes n'^taient pas dispo- 
sed a laisser poser par 1'Eglise la question des ?<eularisa- 
tions g car ils de"j?iraient aonserver las biens dont ils 3*3- 
taient empar^s* Pour oette xaison^ '/Jes^enberg fut aiaen4 a de- 
mander simplement que v dans le traits de Yienne^ fussent ins- 
crits des articles gn<2raux qui ^noneeraient le principe de. 
l f Sglis nationale alleroande, sous la garantie des gouverne- 
ments de la Confederation* Ijes gouvern events dis cut? rent 9 par 



suite e de la formula h insqrira dans le tralte 1 s deux foiam- 
les furent en discussion^ 1'une pr^sent^s par le gouve moment 
prussian^ qui envisageait une constitution de I'Eglise alle- 
mande faite en ^.llemagn mema p I'autra^ p absent ^e par le gou- 
ve,rnement a&trichien,, qui envisageait qua cette ^glise se 
ferait en ool lab oration avec Hone v iHessenberg et Dalbartg 
etaient soutenus par un certain noaibre de publioistes^ Kopp e 
fiaberlinj, etc 8 qui ii'aient m^me Jusqu f au ?ciiifiae p avec cons- 
titution d'un ?atrlarolie 



k cette th^ori da 1* Kgl Is e nationals alle- 
so&nde p s'oppo^a un autr parti i^ligieux et ^galement das 
gouvernejBents politiques, L T opposition laligiause a l f ]5glise 
nationale frit con-duita pa.r aB dux ehanoinetsi de l ? 3glise 
d ? Ail8magne, que I 1 on appalait les W 0rateurs w ' alia fut ^ga- 
la^nt soutenue par l f action nofala d f Molbauer 9 qui o-CGkes- 
trait cette oppoition e et par un parti religieux qui s f etait 
for6 en 1812 It llohstaedt s ^vgchd de Sa^i^re^ sous la noa 
de ^La eoii^d^ration e qui 4teU un foyer d'iaflueno* at d 



propaganda religieuaa, notaEBaarit romaine. Gette Confd< ra- 
tion 6tait dirigSa par l f *$que d*15ich3traedt et elle avait 
dea ramifications & itome fi a Tieone T a Paris; a lie dtait en 
rapport, par les Chart reux^ avee la ncmoiature da Sulso, 
principal agent actif de ce parti roligieux 3talt le eoadju- 
teur de rturtssbojirg,, mgr, Zirkel, Tout oet ensemble du parti 
raligieux combat par dea me"HiQires v das discoujs e une propa- 
ganda incessante, l*ide d'^glise nationals* 

Du point de vue politiqUQ 9 une opposition. se siar- 
qua SgaleciQnt da la part dea princes, qui ne tenaient paa k 
foatifier la gouvemamant central da l ? Allomagne notajaroent 
la prince herltier de Ba^iere, la fUtur l^>uia 2er p qui 4t&it 
trfes oatholique at trea d^vou^ a wome; la Baviera fit echouer 
la formula prussianne e ' a laquellQ on avait fini par sa ral- 
Har 9 puia, au moment meme ou le traits fut r^dige^ 1* oppo- 
sition da la Baviere fit ef facer 1 'article lo qui <Hait pr^- 
vu ur l f Sglie all9Hiande L ? Acta de la Confederation du 8 
juin n'aut done aueun article envisageant la reorganisation 



le gouTarnQTEent romaia ^tait 5 lui e partisan^ notas3r- 
mant avao Pacca^ da concordats particuliers h n^gocier avec 
les 6tats, consid^rant qua des eoncoi&ats i?ol^s serai ent 
plua favo3?able k son autorit^^ et il crs.ignait toujours la 
constitution d f uae forte Sglise alle3sande s qui pourrait c un 
jour ou 1'autre. se detacher d Koaie et qui ? si elle n ? allait 
pa Jusqu f au 2B3MsBae s serait en tout caa particularistaa^ D4-* 
Jk d^illauiSg jrtoG-tQ stait sollicit^a d^ntrer en a^gociations 
par captains prtncsas alleajaada p notasaaent par.le ffurtemberg t 
at Cfonsalvl rQUt dene l f oi&re de ne paa n^goeier da concor- 
dat gdnaMrajU le pdril d l ? organisation d'une Sgliae nationa- 
ls allemand fat ainsi vit6 a Vienna c mais en revaaclia e rien 
u f avait ^t^ obtenu par 



la cardinal Gonsalvi d3posa 9 le 14 Juin 1815$, una 
protestation contra tout CQ qui, dans I'Acte general du Qon- 
gr^o tait de nature k faire oppoaition a I'Sgliae^ par 
exeatpla l f abolition des fcouverainst&s eccl^siastiques, le 
non restitution das bians d'Eglise etc. 

Une demiere tentative pour constitue'r cette Ugli- 
se nationale alleBianoL fut ancore ntrepris a Jfranofort 
par la Di^ta aux mo is d'aout et septembre 1816, Xci encore, 
sfasseberg et l^'etternich essayerent de faire a^gocier un con- 
cordat qui organiare.it l^Sglise allemande et qui donnerait 
une certain autorit^ aux priaoas sur l f l?glise p diiainuaoat la 
plus possible las droits jeonaalns* Mai> ; loi encore^ la Bavia- 
rs fit opposition et ell* fat soutonuCy cette fois^ par la 
Pmsae ? de tall sorts qua las n4goiatione de praiiofort 
n f ab ouli rent point* D plus, Balbarg mourut la 10"f^vriar 
1817 at a^e iui disparaiSiit la priaati allamande 9 qui ** 
lui ^tait peraoimell^ Wasenberg qui 4tait alora saris autra 
titra que o Tleariat-g^n^xal d oastanoa^ puisqua Jl^i mor t 

|6 jpoftd)Si*r',:ii.;';i : *ldi -4*>a., ooncorcLat.. 




- 40 - 

xj'y aura done pas d?3glise alletnando, il n*y .aura que des 
%lies tsepare'esj c'est -le trio'mphe du parfc^icularicme en 
matlere eoelsiastlque v coime 11 a trlonrpli<3 en taatiere po- 
litlque. 

V ' 

C T est done vers la n^gpclatlon de concordats par~ 
ticulier? avee les <5tats que jctoiae s f orient a*. Slle en signa 
troiF 9 dont le provider r.vec la Bavlere. . La situation^ en 
Bavlere, atait partlculierement lamentable. (3'est *un des 
paye. d'Mlemagne qul avaient aubl de nombreux bouleverse- 
ment!?. territoriaux et politlqueat dapulf I'ancien regime. Le 
BdnlPtre Vontgelas avalt, en '1808 promulgii^ un. Edit 4e e- 
llglon qui ^talt une so.rie de codification, analogue aux 
Articles Organlques franqals ,..:. les 6v#oh3 <JtaiQnt adiainis- 
tr6s p ar & QS VlcalreJs Capitulairea, noram^s par le gouverne-. 
ment, Les n^goclations qul avaient 6t<5 easaydes avec Borne 
en 1803 at en 1807 avalent Scfcoud. Pour le ooncoidat e il 
fallut deux anp d-e n^ go elation?, qul aboutlrent a la signa- 
ture de la convention du ^4 .Octobre 1817*. Lee n^gociatlons 
furent facilit^esjj d'ailleurs, par la ohute de K0ntgelaa 
qui perdit le ninlstere la a f^vrier 1817. Ge Concordat 
renal ss ait "les drolts at prerogatives" qui appartiennent 
k 1'TSglise "de drolt divln et de droit canonlque 11 ^ recon- 
nalsasalt par conr^quent la ,1uridictlon accl^siastique; 11 
proraettait la protection du culte et il interdisait les 
^crlt^ contre I'Xglise. Les vSques voyalent ga rant ir leu T 
droit de juridiction ? leu r droit de discipline, leur droit 
de^f.ixer la Iiturgie leur droit de communiquer, libreirient 
avec Konie, aans Intervention du gouverne me nt v enfln leur 
j.roit de censure sur les 6crit Les ^gchga recQTraient des 
dotations, de mtme que les chapitres et les Pdminaires* Sn 
eoharige 9 la r organisation des Sgli ges falte par iioiae don- 
nait satisfaction k 1'Stat ; deux archsv^oh^s ^talent 
celni de lianich^ auquel (^taient rattach^s les ^v^ques 
bourg p de Passau et d'e t&tisbonne f et 1 ? archevch& de 
berg ? avec las trois ^v^eh^s d T Klchstaedt 9 de urtpbourg et 
de Spire; les dv^ques fseraient noiaui^a par l f Stat p avec in- 
vestiture par ftone; un ferment de fida'lite'e dont la fornule 
^talt orrat^e par le Goncordat v reralt pret^ par les eccl- 
^iastlquea^ ^insi la Concordat prSsentait, sur ses different 
points, de? res semblances avec le Concordat frangals? c' /f ^- 
tait un coraproujis ? comme Iui 9 rais beaucoup plus favorable 
.du point de vue des principes et de la juridiction que 1 
Concordat fran^ais. 

Des difficult <*3 furant soulev93i ensuite v dans 
son application, paries efforts du gouvernanent pour re- 
prendre, au moyen d f articles Qr^aiiiques, oertalns pouvolrs 
abardonn^s* LQ Concordat :fut ainsi public dans la Constitu- 
tion meme de l ? Stat du ^>6 lai 1818 ooLome ,s f tl en falsat.t 
partle, corusne p'il 6 tait une annexe de la Constitution et ? 
notaioment f de 1' Sdit de Religion que cette Constitution 
contenait et dans lequel ^tait inscrit ^galement le statut 
des protestants* II y eut done d^s protestations, de Ion- 
gues n4gociatlons, qui finirent par aboutir a une declara- 



tlon du gou.vemement bavarols, la Declaration de 
du &I rep t sabre 181, par laquelle le gouvemeiuent "bavarois 
reconnaiasait au Concordat ?eul la valeur d*une loi d ? .istat 
et ae'clarait quo 1 es garantiea rsconnues & I'^glises ne 
pourraient etre affaiblies par l f 2d.lt do itellgioA, Dana la 
pratique d f alll9urs, 1* execution se heurta a la volcnt de 
I*admir3i&t ration dimple 1 tar sur las droits da l ? Sgli3e de 
restreindre las donations Qt da jftStablir, ooirirae elle le 
le placet pour les communications roLaainas 



Le second concordat fut sign$ avec la 
L'Kglise pru? sienna tait toujoura dans sa situation d f as~ 
pejpvissement k la legislation et aux autozlt^s pro test antes et> 
cette xaalheiireuae Sgllse pi^^entait ton jours des Iscunos 2 
IQS principaux dv^ch^s ^t slant vaoents p tels qua ceur de 
Kulm ? de Cologne 9 de l-lunatarj, d ? A.ix la Chap elle, de i'l^ve^, 
de Breslau, qul ne ssront poiirvus da titulalres' qu'en lasl 
ou 183 r M.T63 la nouvelle quantity import ante els sujets 
catholiques nue la ?zu*s raeevait aur le Rhii} p il ne pou- 
vait plus t re question seulemsnt de la tolerance : il fal- 
lal t un atatut de l f Sgliae catholique 5 . par conpsquent un 
concordat n^goci^ avee hoio Le B Juillet 1815 fut nowiiue 
un ambas?ad3ur prusslen a Honie s . qul gtait le celebre His- 
torian Sflebubr, notfim<3 mini st re pl^nlpotentiaire. Mi^buiir 
Stait UK p rotes tan t slncfere 3 mais c'^tait en meme teiups un 
historlen'et un areh^ologue; il fut ce"dult par lee rlches- 
ses d ? art at de laanuscrits de oaie 9 s^duit par. la'peraonne, 
du Pape et par eelle^de Consalvl^ qul d is eu talent a^sc lul ? 
qui lui m6ntraient les raanuscrlt^ de 1 ! antique ou du iaoyen- 
age ^es? bibliotheques ro-iaalnes, si bien quo g d simple ob 
eervateur et trans metteur de let t res qu ? il ^tait a l f ojdgine 
11 dlargit pen a pen son role ? il rSclaiaa ds instructions 
pour pouvoir fairs la ndgociaiiion avec la cour de hornet, Ges 
Instructions ? qui sent pi^par^ea en aiai 1618^ sont retard^ss 
longterr^s par Kardenbergj at elles ne sont .finale men t sxpd- " 
di^@s que le 15 juillet IaBO w leiebuhr 'oomrnsn&a alors la 
discussion du Concoiftat 9 On discuta d ? aboi\i pour s-avoir si 
l ? on ferait sewlefiient une bulls de circonscriptlon eccl^- 
Plastique u un concordat cociplet donnant un statut k l t K- 
gliso, A pea prfei?'au m^me iaoiQent f Gonsalvl communiqualt aux 
princes alleiaandSj. au r.ois -i'aotlt 1819 ^ une note qui indi- 
quait Jusqu T ou la cuur :e Hoi&e pouvait a Her en Biatiere de 
concessions et ee qu'slle ne pourrait . pas ? au contraire 9 
accoideii, 

i)es n^gociatlons furent done ef f active me ist ouver- 
tes 9 au iaola.de juillet 18^0 3 pour la conclusion definitive 
du traits Hardenberg Vint lul-maEi k Home et s apx^s une 
dsmi^re conferences du ^3 Ma 18E1, .l f accord ie fit* 11 
prlt' la fojane d f une bulls, la bull a - w i)e ^a&ltit e animaruii:^ ,, r * 9 
du 7 juillet 184'!. far cette Valla, le' J ^ape"" L 'fe^T?rll3uaTt 
les dioceses piussiens i ainsi ^talent suppriia^s les vch$ 
d ? Aix la Ghapelle et de Corvey; l f arcJie^que de Cologne ds- 
venait -le cwS tropo 11 tain, pour !i?rfevsa ? qui perdalt son'ar- 

-lunstar et Paderbortw In Cologne prussienne 

de andean etait rattacb^ k Iev4oke.d6 Posen 



, 



la m^t repels pour la parusa polonaire* 
en Silesia, isrsaelsiidg sr* Prussa Orientale, sans dovanir 
des 8roh<n?e&48, 6iaierit indgpa&dant? de tout mtropc~ 

n mSise temps que oette redistribution das dioa6~ 
on raataurait lea obapitres 9 qui seraient noram^fs al-. 
terative'raezit par las 3*$ques et par JttOEie ^elon que las 
vaoansaa t e produl mient les waist pairs ou impairs* l.es 
evequss at a lent alus par les oh a pit res; UK do va lent atr^ 
de nationality pjsipsiamia, de personns agitable au gouva.iv 
neir-ent* Snfin ? una dotation <*tait assures a I'Sglise^ sous 
forme ds traiteK^nt^ Jusqu f en 183 et 9 ensuite 
otation tarritoriala en 



!, gouvemeitient avait 'pi^ferd la fozsie -d f une bul 
ls a cells d*un concordat ou d f un traits paroe . qu'ainsi .6- 
talent lai^s^es en d shorts ies qussti&ns de legi 
qu f il peurraitj, da eatta faqon, r^soudr^ par la 
t at ion d* Stat,, Un oislre da oabinst du 3 Ao$t 
fores da loi au Ooncoxdat* ^uant ^ Koaa f , Ile avait 
catts forsae d@ b\ill pai^e que celk faisait d^pendjf 
tenant du Sa 

dat qui rejsta ? pour tout 1 ISdme fieol st 1 <tO 
ole, la base de i ? Sglise prussienna* ,21 fut mis an 
tlon an 18^1 et 18s t ies archavlquss et leg ^viquess f 
rant nqjsm^s pour ooaibXer les vaeances* II y eut bisn quel 
ques difficult^* soulsviSss par 1 'administration dss Sui- 
tes a Berlin mais ? d f une fag on gn^ral6 9 l f lglise 
ne f\it ainsi 



La troisi&nis n^gooi&tion fUt faita a?ec ce que 
l ? on appelle la Province eecliSsiastique du Maut-'i&in. Une 
sort de syndic at des tatp protest ants de fiaut-itiiii pour 

des questions rsligiausss R f ^tait forsa^ entre 
cas de #ade^ ds vturtemteerg, des Hessefs at de 
lls ae reuniasaient a Fr&ncfort 9 0*est cs groupe qui 
lait ^laborer a^ac Horns Is statut de leuiB ?ujQts cstholl- 
ques ju?que la r^gl^ seulsmsrtt par da ^dit Las n^gocia 
tio&s o OBsaemi drant en 18 18. Riles furant assi^B diffioilea s 
qua lea gouv eminent? d^sir&ierst qu*il 2 -/'fut.fait 
simle d^ limitation des dioe&eea/ se ^servant 



la statut d l ? Kglise par des articles 
toujoa^s pelon oette tradition d@s 
apol^onieiis qui rsstent 1'id^al des 
Le pape Be voulsii pas se laisser rtfduifft a asi 
paateur" et c'.est h cetts occasion que Sostsaliri fit oatts 
e?position'd. prinelpea du 10 aotlt Is 19 dont j vou.s p 
lais tout |L l^diare* II y.ut disa cles hearts sur las j 

' 



si 

dold^fefalifeuii* bulls 

di oca see I 16 ao&l 1SEI* la lr 
s 5aut-hin ^t&it'aimfiiitu^a pas 1 



e^-ini d^ ^ongtanoQ las 



* 

nien et -gcartaisnt presqtia coiap 16 tenant I ' 
SaintSige : ain&i ., las nominations d*4veq 



Isa g0uvemamdts v satis f aits par la consti- 
tution dag diootssas, p r ten dl rent aiors ne pas aller plus 
loin at. pour z&gltsr eu3>sDEis la sstatut da I'Sglise^ pu~ 
blirant une "Pragmtlqua KocldBiastiqua*. at un "Instrument 
da Jfondstion*** Ges deux actas gtaient tout k fait f^bro- 

influence du 
ques seraient 

fattas par las priness $euls f et las pouvoirs pontifioaux 
tra.nf^r4s ^ l ? a,rchaT^qUR Us nomzn&rant ainsi 

less ainq v$q)ies,. ea leur Imposant d* adherer par 
eersnent a o^tte Pragwatique .at ^ 1 F Ine<tr5^)Jierit de fondation; 
quatre^ ur las cinq candidate 9 aocept^ rent 1/:ais "Home pro- 
testa vigoui.'uasient 8 I ^7 f^vrler 18^3 s Is Pape rappela 
qu ? il n'avait Jamais aeeord^ la droit da nonmer dea evequss 

t il refusa de donner I 5 in- 
auat einq eviquss nossags par ls gouvernemsstSj 
tells sorfc qu^ tout reistait n suspens au moment ou Pie 
en 



four 1@ Mai20rs 9 la aituation tait a peu 
Is m&tts; mtm& situation lamentable* aat me effort d n^ go ela- 
tion a^s^ '&Qm3 miaio cor* rovers su? IQS prissipes. qui 
aboutit I, SIB 33&jptura da^ n^goeiaticns d^ eonaoraai la 
iS2rI*'--B9se donna dons, seulssant une bulle ds 
fit no are des kifficizlte's.pour les 

le 19 i 



autrss 4tats de I'^llemagne du 
leur situation s e trouva regie soit par sontra-eoup das oon 
GGJ&lats sigs4s a^ae la Pousse ou a^e^ la Ba^i^ra soit par 
leur x^^leip^tloB auor n^gcciatlons d* Franefojrt Baa 
pOBt.lfiaal^s fix^zont^ sans qu ? il y eut dQ difficjult&s^ las 
lirdtes 



da yesonstitutlon d^ I ? l5giis@ alia 
rest dono ineosiplete Eiais parfcout tout au jnoins s 

axt^rieure des Sglis^s est maintenant retroii^ 
la laierajneki est xaooxistituga* la reste ? oe sara osufrs da 

d f actiQn rsligieuss et eocl^siastique^ d 
J>ar 



^j^* IB Suiese^ la question religieuse ^tait 
k la questfln aliemanda^- ca.r las ^v^Gh<5s v ehevauchai ant da 
part et d f autra d la frontiers d la Gonf^ deration alia- 
t ds la ia'nf^d^ nation suiss, Les affats da la i&- 
tiois a^alent ^t6 d^sa^tr^air &ur 1'Sglisa eatholiqua ouisl 1 
Des n^^oeiatlons esea^^s par la goivarnesaent f^d^ral 
n f a.aient pas about!* D ? aotra part,, ji face des initiatives 
qtis Weasenbergg Tivair^-g^n^ral de OonBtaaoe-^ avait prisas 
"a mati^ra d$ litu.sgi@ at mSm* de fai* il^'atait focad un. 

d^sirait'Ie 'detaehassant das ^glisas ayissas 
OonBtaace t^ par oons^auant un^ Eomrall d^lisiitstios, 
separation da l s Allama*gn des ^glisee euissas* Vae- 
ozd Federal qul const itua l f etat.en 1815 speeifiait 1 ' 9 ^ga~ 
lit 6 ds dauir oonf ass ions p rot astants at eaiholique. P^s le 

las 



r>2Qxgani8ation des evehs PUT une base proprement 
U roots de dgceiabre,, 1$ Tape p<rononc,a la separation da Cons , 
tance et da la Suisse; les parties rulsnes furnt provieol- 

administrges par un vicaire apostolique. Dependant ? 

d'un 9v6eh6 national suisse fut 3cart6f par is Pap 
abandonnde d f allleuxs' aussl par lues rue* Dif f erents. pro- 
fl furent mis en avant et fUrent dlecut^s^ soit en Suis- 
se, so it entre le Sulsse at jKome : I'idge. de Pie VII tait 
d'-^rlgar en v6eh6s les deux grand es abb ayes b^nedictines 
de Saint-Gall at d' ?sinr led airs, Los 6vach6s.de Suisse orlen- 
t o.l-3 furent organises en 16<il f pauf oelui de Colre et faint i 
Trail v qui fut or^anis coioiae av^oh^ double en 18<3; las e- 
v^ch^s de Suisc ; 3 occidentals le furent en 1819; HeufchMel 
fut detach^ de j^esangon pour etre rattach^ fe Lausanne et 
les cath cliques de Geneva furent <3gf2lement rattaches k 
saime. 



Sn ui^Kie temps cornmenc.a!t 9 en Suis?se B un 
important de renal ssenoe religieuse et intellectually pro- 
voqu^ par la lutte centre les tendances ds tte&ssnbarg et 
centre les rationalist es. Cette lutte etalt mexi^e par un 
gToupe dont le sent re at ait a luce me f inspire par Gelgr 
un dos disoiples de Sails i^ Ley grands utablissemente- d 1 ins 
tinct ion rep renal ent ^galeaent leu'r activity; les grands 
colleges de Lucerne,, de Soleure f . les grand es abbayes de 
Salnt-Gsll et d f Elnsledeln* Les' Jesuit es etai,ont restaur^s 
en IS 14; ils rouvraient leur college cis j&rlegua et, sn 
18 Is, ceiui da Sol euro. Infill., des pralats actlfs travail- 
lerent a cette renaissance-^ comine l*ia^t^ de toire 9 Oortin 8 
vicaire apostoli^ue p ou bien des protestant? eonvsrtis au 
catholloisne, 1 ofeirme le Jurirte Louis de, ualler* Mais le 
Goneoi&at d^finitif entre^ le gouverneinent suieee et jKOme 
c) 'inters! end ra que plus tard^ apres 1 raort d Pie TII en 



Q - Snfiiip dans' eette Europe Cent rale ^ il rest ait 
a J^gler le sort de 1'fglise catholique sn i.issie 9 e s est~ 
k-dire k la fois en masie et en Pologh^ puisque Is ro- 
yauuie d9 JFologne gtait rattachd a la j^issie* Le Saint-Si^- 
gs svait lei a lutter contra un f l*sar autocratique^ qui vou- 
lalt augment er les pouvoirs d^jk ^normes usurp^s par l f ax 
cbeveque de Itohilev; 11 aurait voulu faire de cat areheYdque 
un ^^ntable Patriarch das cath-oliques de idasie et Polo 
gn,* Pour l f organisation de I'lSglise de Pologn s la Sonati- 
tut ion tabliseait -le prlnclpe d la religion d*Stat sous 
la piot action iu gouve moment j mals 9 inalg^^ cette affirjiiati 
da prlncire, le Salnt-Sl^ge s@ bsurtait la a la volont.d 
aatoeratiqua du I'sar. . r es.t I fsar qui donna son statut a 
la Pologne s au Kiols de mars 1818 ea.la faisant gouvomer: 
par une Commission des Suites qui nommait les deques sur 
ps^santation dss cbapitra's* tLa ioissalssion a^&it 1 droit 
d'.autorises 1 la publication des bulles pontifleales ^n 3rQ- 
logn X Salnt*Fi^g n'^talt oonsulte ea rien et n f ^talt 
pas mime mis au eourant des deeislons de la .Coitisaissiozk On 
fit appal au Saint-Si&ge qu pour <riger Tarsorie en ar~ 



cheveeli et inatituer cept vch3s en dependant au jaois 
d@ Juln Isl8 jL 5 Univorsit de Varsovie requt Id droit d* 
oohf^rer les grades o elds last iques au mo is d f Octo^r lBl3 
D'autozite'* d s aill8urs. f le g cave me went 31argit les con- 
cessions qu f il f avait obtenues :"alnsi 7 le Papa avait ao~ 
la suppression de certains convents au profit des 

"uiaiBj. alors qu f il I'&vait accorde'e pour quatre ou 
cinq, 1 gouvernenent proDon^a la suppression de qua rant a~ 
clnq. Un autre dangar tut Id 'pullullement st l r influence 
des sect eg mystiques q.ui pe de veloppaient en tins si e e tcu 
tes ?ortes de corf r^ries, a/i loges ma9onniques s do s 
t^s bibllqueSp pour lesquelles le i ! ear ^lexandre Ier ? 
temperament mystique,,, avait inultipli.6 IQS fa^eurs, Ca 
ces ^actes qul obtiennent da lul I 1 expulsion des Jesuites 
de Saint-P^tersbourg ea 1815^, pula de touts la wussle 
18HO, A la fiz^ op^ndant & le fsar Alexandre se 
ls5gferBient de ees sestes x^kilosopkiques et 11 laissa 
blier la condaianation pontificale contr les 



IB *b-3pedf ft dans touts X'lSurope cert rale ^ la 
titution Baterielle at la hlSrarohte Pont op^rfiss,, wais 
les statuts des Bglises sont enoore inaehev^s ou bien sont 
peu satisfaisants pour 

4 a . - grance - 



aoordons main tenant la situation ds 1 '^gli- 
?e d ^rases^, Les sondltions colitiques Bont v icil co^iplf- 
tement chafigses par 1@ rot our du roi Vous vous rape-els^ 
que XouSs XY1II avait jadis protest^ eontr l<s Goncoidat 
lorsqu f il avait 6t6 elgnd par le Premier Consul, Son entou- 
xag ^tait aonatttue par des pr^lats d ? Ancin i&gjL&3 a 6 . 
la ^'Petite 1 Sg.li3e w 9 par o^emple l^arohavSque de f alle e f ra.nd 
l ? oriGle du diplomats^ an clan arch v 8 qua da 



Be lias ^ Grand Aumonier du itoi dei^iis 1808 t . ou bien mgr 
Laval anciien (Sviue de Hano ou I'a'hbd de Latil 



f 
nier du eomte d f ^rtoii e la iiestau ration tait d'autre 



part s aBiiaee par un esprit da reaetipn g^nsrale centre 
les institutions impgriales* Le roi 'se pr^tendait rotabll 
de' droit di^in @t s d^finlssait "Hoi par la gx&ce de Di 
Le Prgamfoule d la Chart e tablissait le princlpe ds la 
religion de 1'fttat tout an maintenant la to!4ranoe des 
ant res eultes* Ls gouverneinent de la ttestsu ration substi- 
tua aussitdt k la direction dss Quit as napole'oimienne une 
Gornmipslon l?ccl^siastique aompos^e de quatre ^^equas at 
4 elnq pret.res* II ~raecrnstitua s.uspit8t l^ambassade a 
Korae eia envoyant coiane a&bass&deur un anclsn <^riqu do 
SalntKalo~ mgr Oortoie de ?reseigny 9 atreo un nouveajgt 
personnel 4 ses'ret^ires^ parmi lesquels l ? uii d ? eux p Ar~ 
taud ds Mentor^, rest a de'nosib reuses ann^@s a Home et BOXJB 
a laiss^ das souvetiirs documeniaires ds premieres 
la obur d Horn at les Papes qu ? i.l a 



- 246 



.jj...'r Home ss trouv done en pr4#fcnce d'un aouveau 
pe re onnfel , et" & f un nousrells politique* Ce nou^eau programs^ 
fran<?3ls sst d^fini par les institutions qui sont donnses k 
Cortois de Pressigny 1* ^0 juln 1814 : on lul donna oqwiao 
ordre d'obtenir la r<risio:a et l f amulation de toutes les 
ordonnanees en watlere religious ft dspuis 1797 et notamiaent 
I'aimulatlon du oncost at da 1801; il faut &tablir les sup- 
ports i?ur une base digue des deux &ouv.eralns; 11 davra assu- 
rer le Pape de 1 s appul du rol do j^razide sur les questions t= 
porelles et obtenir l p nvei d ? un Legat 
devra matntenir las libertes d@ l f Kglise 



a 



Pour rapondre a setts agoaiation 9 1'e Pap 
uno petite Gommlfsion sp^ciale d trols osl*5siastique3 
t&clids de la grand e GoaailsRion das Affaires JScoldsiaatiq 
>>rtrao j^Linalres s le cardinal di ?iotro ffigr, 35.1a et 1* 



1 

Ha 



?-ontans, S s est eette petit Govmissiii qui n^gosia avee Oor- 
tola de Preaslgny, Les points de vua soiit tout k fait diff4- 
rants i la SaintSi^g defend s cm. oeu^re eonoodatair@; ' il 
n*admet pas da se -dgsavoudr; il ne vsnt pas ten! r pour 1114- 
gitism tout c qui a td. fait depuis quatoise axis* G f est dor 
ibi le Pape qui d^f@nd le statut aiodsrne as l f ^glise opntr 
JK>1 d@ ^^nae^ qui vsut r^tafelir selui de l T Anoien &$gira 
trance des^adait et insistait sur le rat pur au Qonsordat 
1516, signd k Bolpgae entrs 14 on X* t ^rax^Gis isc* La 
gouvernsmest fxiBUQals Toulait la rdorganisatlan de I f 2glieo 
d Fransa sous sa'fomse anel^im9 f p&r la re e constitution da 
S3 ^^6oh^B @upp!eiat^ 9 aattft re a oust i tut ion d I f lgli8a 39 
faisant sinplemsnt par un bull G putsque lae questions de 
statut ^taisnt z^g'14s pay -le @onaoai&t 4^ BoX0g& La COBI- 
1 ss i on ro rnai ne ff au so at ra 1 re 9 daimndait 1-t Bia.iat 1 a dea 4- 
v^eh^s et des ^vSques eoneordat 
da ltlta-Sglis qui pubsistaient 

n f adffiettait qu 1 un restauration part ie lie t n&n &s la 
tauration d la totality dee dv^ehgs d*Ania Mgim e I8 
sn mdme teBips", puisqu s sn fait app$l h elie, alia en profit 
pour desiander qua l*3glis W$9&&9 recoil mi& dotation 
t>ians-~fonds ua les loia kostileg au Belt 5aRmiq.us 



j 



s 



aint 



p 
des 



de 



i f attitude 



eertaina 4?i(ues 



Ineou-mis 



la 



La B^ go elation fut 
d'ai-llauj plus diffisil en 
Gortois de Pr@ssign^ & 

de Palis, qui 
dsnt jou'xs 
8ee f iKide 

rique de Seaan^on^ au 
eoinnie ambassadenr, p&3? le 
dont il etait oblige de s 
bassadaur 



dons ainsi difficile^ 
e^9 par 1 ? attitude t 
n^goaiateur^. ft 
n faisait autuue 



zendu* 
sKakant- 

pax las 



du 



un tableau 



s d 

d*lil6 t at il fat 
d Blae&8 9 1 .fa.?oi, 
*loi.*i fut 
du 
digues pas l due d@ M 

sombre de la situation ds la'xollgipa 



Francs t demandaifent 1* envoi d f un L4gat 



- 247 - 

ganieer IVKglise et faeilltar la apprise des pratiques rs 
ligiauses; il deinandait le rStabllsseaent des dioceses 
tdrieures a la He volution et la Jtrao^laoouient da tout 1'e 
'piseopat &gtuel. /uinsi Is gcau'arsasmit franQais sasri-fia 
lui-iname les droits da I'Ktat at IMpiscopat toot 



n 



La r^ go el at Ion about It & un son^entlotf signer la 
5 aoftt 1816,. Par oatts convcticn 9 1 @on@o.zdat de 1516 
&tait r4 tab 11,. 0*5 lui eta 1801 eosaant d f a*eiT sas effete^ sans 
ttr cepsndant, abrogdg $ar Is Pape &$ vaulaii pas a?oir 
l r alr d<s so dsjuger; on ne faisait qu'tsn suspadre ls3 af- 
fetSs, Las Articles 6rgani(ius ? par sDntre talent supplies., 
Les ^v^qus do 1801 Pont Kvaintanus^ mals una partis las an 
sienr? ^v^quea et rdfcablie^ si feisn qu f ll j au?a v . .au total 
^a diod&3&8 Las circiSiicerlptiorLS R sront d^finles sn sorn- 
sain par iiome et le gouem5Unt fran^ais* La gouv ezneiftsnt 
royal s'engagealt a donnr uaa dotati-ozi $a DlSns-foPds ou 
rentes I, l f Sglie, Snfin^ 11 s ff as3gs,g$ait a fairef *iparat 
"tous Iss d^sord:<?e?.; qui s^opposent au blsn d la raligion 

d^s loie da I f 3glis% foxi^ule 9 
qui 8$aoblali indiqur un 2ofo&^ d la 

salon ls demandes -d% Dsoit 
du ^5 &o&t 19 is ^talt usa g2and s 
sens qti ? all* <3sapo^tai> 5 uu foxt 
'flu<me du Salnt-Sldge^ ^u dihii*i 'avait fait 
la psrinsipa d la dotation da l*'!gls, s t sBia 
son lud^pandanan ^l^^k-Tls du g$uv^neadxit t t qu^ii a? ai 

rolr i*orrlg^3* la legislation 



du 



d *:( gut la a ftirent 

. Leg pro jets d bulles furent rediggs et leg 
par 1 Papa 1 4 S3pt*.B&x* I S s-9pt*iabre r 1^ Pap 
it au xoi d& J?s&i3 en lui demandasat pour la i^taVli 
I v oxd?e qu'les 6v$queg 1^ la Petitdjgglis@ r-&- 
1UJC8 sidgas^ titi^ le deques sonstitutionft^ie 
ans l f si'r-@tir s ^traotnt *t t nfln f CU^OB iul 
das 3TpllgatiOjQS su3? la ssi9jit k la Charts g se &^- 
a la ifeart que ddYaiexit pafeter les foiietionhair^s so 






a f^dozma^aaiisd d6 a 



"st, par coEBdqusnt de se ; s prin^lpea aon 
le rol promit d'oxpliqusr 1 sans du Bsrment par us* de- 
claration sp^eiale t 11 o'otint la d^ffilssiau d eirx 
de la l > etite'gglis* 1 S Movombrei aais oinq aatres 
particuli^resiont Sigr* d^ $heBsines p anal en ^vt 
stj ds miiou^ las quatrs 6a 

all*r ? las : ^ 
de Di'jos. 



la Convention avait -Siis 
oppositions d& la part dss gallleanB^ aue&i 

laiques*-*lea prog res d 

pontifieale les effrayalsat. - si bien qu 7 
dation le iar ootobra,. le -rol.ins^ra une $8r* r i.l 



- 248 - 

afflnoait qua rien na devait faire "pens a r qua sn inten- 
tion puisse Jarnais $tre de porter attaint aur librt<i$ 
d l f Sglise gallicane et d'infirmer las sages rfcglaments 
qua les rois, ses pr^dScesaeuxs^ avaiant aits 9 a diffg~ 
rentes tfpoqueo, contra Iss pretentious ultramontaines*. 
Ainsij l f Sglisa d 1 AnQion J^gime qua 1$ red de Branca vou- 
lait restaurer 7 e'et.ait I'Sglisa avee ses liberty's ga.lli- 
eaneB d f avant 17 89* Dans ces eondltionB^ le Pape jfusa 
de ratifies: la Convention du ^5 ao^t 1816. 

D v e.utre party des inquietudes e ? ^taient .fait jour 
k la Ohambra et dans le gouvearnament, ?ur la reconstitution 
popslble des biens de main- BIO rt a pax la dotation, II fa Hut 
done reprendre las n^goeiationSe La Saint-Siega aansentit 
k esrtainas restrictions de foime ? qui n ? entama.isnt pas la 
fond de la convention s ainsi, les articles Organiques fu 
rent 8uppriai4 9 niais avec cette fort-tula i "en ee qu'lls ont 
da sontraire k la doctrine et s.'ux lois de l T Kglis"; csl^ 
pou^ait comj-,orter t par consequent 9 le s&aintien 'i f un partie 
d l^urs dispositions^ de rdgles disoiplinaires que 1 gou- 
vernestent avait r6 tab lies et aala priter ait k diseus<3ion 
Les titulaires des ^v^sh^s sont uiainteaus ff "sauf qualquas 
exeeptions partieulieres, fondles RUT cles causes g.rs.73 
at lsgitimes w s ee qui donnait 5 par oons6 quant, 'des possi- 
bilitds de r^^oeatioa pour eertain? ^vques y mais ae qui 
abandonnait le prineipa de la ret rait des? Constitutionals, 
Xes anal ens sieges serai ent rdtablis s CT in tat nombr qui 
sera pr^vu d ? un eoiDmun aeoozd"; on ne fixalt pas ? par o.oa- 
?aquent w dans ' la nauTalle Son^ention,, le nombr d^finitif 
des 4^reques Snfin, pour ca qui est das "biane-fonds, 11s 
peraiant -donnes w quand les eircon^tatioaa le permattrpnt". 



ess quatre mod if! cations, la Convention fut 
ainsi siga^e ^t c v est la Concordat du'll. 3uin 1817. La 
par una Deolara-tion du It Juillat, ax pi i qua le garment 
la Chart ; n ll ne saurait porter attelnte aux dogmas at 
aux ^Lois da l f lglise . 11 nMtait ralatif qu r a I T ojcdr 
civil". AloiB^ le Fape ratifia & le 19 Juillat, puia publia 
la 37 9 la bull des a9 ei conscriptions t f ' le 8 Jui 
proEulgua eollennsllement la Conoo^siat ds 1817 dans un 
Sonsistoire ou il nommait trois eardlnauz* franais il 
a^a d ' a 1 ae u 



airait done plus^ mainteaant, tju'k passer k I 1 axe cut ion 
ca ocmeordat* 

Saudis qu& le gouvamesoent rojal poursuivait" la 
reeonst-itutlon de l T l5glise d f ansian- r^glsi^ par 1 Gonaoniat 

*w* ^*^ Ai 



da 1817 9 la parti ultrsi-r-oyalista davaloppait un p 
qui eomportait e 1 gal assent la jg^pudiatlon "d I'oau^re 
tiannair^ et la restauration.au suuriaan^ da la soel^t^- d ? an- 
^i@B regime eur ses b-aaea^ pas?tlali&remat sur le 
mant religiaur* B^ja, sous la la^sii^^ a stau -nation^ 
elerg^ arait oinan ua @ampag^ pou^ la restitution 
bi^ns natiosaaz. eoatra la lifeart^ das .eults *i 
teaa t@rtain-ss Ioi8 ou ordii]imanee em favaujr'. d la 
par example la lol du 8 aoiraiifere 1814,' qui rndait 



toire la calibration du dirnanche, puts la Ghaiabre Introuva- 
ble F'efforQa de rtfintroduir dans la via publiqua le oler- 
g$ at^ & la base d la so0I3te\ la religion, Sllc veut ren~ 
die a l'lglis v l f <tat~0I*il ; une proposition eat vot 
dans oo sons,, mats elle n'eut pas le temps de passer h la 
Chambre dea Pairs* I311e voudrait ggalesaent lul donner 1 ! n- 
seignetaent; une casipagne tr&s violente contra I'Unlvers-ltS 
a 3t$ inauguriSa par Lamennaii? d&s 1814; eB ja,nviar I8l6 ? 
la p imposition d'un d<5put^ 3 I'Jarard do Sairit~RoKain i9 trans- 
fer* rait ?-i 1'Sglise 1 monopele Ujai'/^rgitalr* Ss aieme t@taps 
la Oliambra poursulvait aes efforts pour reoonatituer li 
propriety eccl^sia8tlq_u g ella rejetait Is projt gou^ar- 
nemental d vend re das bois de I'Stat, aneiens bi^ns d ? 3S- 
glise v . pour eomblsr le deficit; elle diacutait diffe rentes 
propositions qui" dtaient ^mises en faveur d f une dotation 
permanent es a l ? i?glis^ notamiuent cell ds Kargorlay e qui 
.effeeierait li l ? Tf;gli3e la totality n capital das varsamentB 
budg^taires qui lui etaiant faits s soit quarante et un mil- 
lion?.* Oe prograiome eat devslopp^ et exagr6 dans la pres- 
F8 religieuse^ part iculie reeient dans le Kgmorl'al Oatholigu 
qui paratt de aeptembre ISlD h notrembre TBTBY""un~p^\r~a" 
le gons_er?ate.ur organe ultraroyaliste fonda par Chateau- 
b riancTj o ontlnue ra la me*ine eas^agne* A ceia s@ joint l 
tlon des eoei^t^s seer&tes ultraroyalistes et religieuses^ 



le programme du rcyalisme apparatt non seu- 
lem^nt eoaaie voulant rend re a I f 3?gllse son inddpendanae e 
mais eneors comtne voulant lul suboidonner l t stat. Xa poli- 
tique des ultra- royalist es identlfiait la religion a?ec la 
contre-r^volut'ion @"t eette- double p retention allait soule- 
vsr s cant re les efforts da l ? Kgliss et dss royalist-es 8 le 
sentiment unaniae de touta la ^ran^s nouvelle, Q qui 
plique qua les r^sult^ts obtenus n ! ont pas tcujours 
grand a que l s I?gliS'e l f aurait esp 



B rJLa tentativ de domination eld rioa- royalist 

Taire^ souleva en effet uno reaction de d^ 
s qui liraita les avantagss r^elaffiep et obtenus* Le gou- 
vemament n'^tait pas d^favox^,ble i Hieh3lisu y X,ain^ ? le 
court e de 3 err,, ^talent tree since resient religisur et d4- 
plreux da retabllr -1* influence ds l f lglise -siais 9 dans la 
ministere, triomphait Dependant la point de ^ue d^> l f Ktat a 
qx;i dtait pariieulierement reprde'ent^' par 'Pasquier^ GOJH 
vettOg st par tous les adminlstratettrs du minisi^r^ & de 
teile sorta qua le gouvsrnement ^eut bien am^llorer la si- 
tuation de la religion, 'siais qu'il ne-'veut pas? all er plus 
loin* il veut meintenir les prtnoipes d la soi<t^ civile 
at l*ind^pendatic de l ? ltat 7ie-?,-vis du elergeV Mnsl, dans 
les dlfffirents doaialnes, les av ant ages s out sriu;x ;f mais 
iront pas jusqu T @u bout du progrj-wae. ' 



1814 permit au ierge\la constitution das fiool.es 

lt^stlques Une - autre Ordomianae,, du 9 fgrrlar 116 

fit one large part au tlerg* dans 1 f nselgnmec.t primal re 



le aura davenait president du Goirdt3 de surveillance dss 
6olas dans l#s cantons,, avee dro'lt-de- oontrdle direct .du 
eulte; un Instlfcuteur devait presenter un oertifieat dea 
bonne eonduite sign^ du cure dt du aaaire; las associations? 
rsligieuees. e* est-a^dire las G0&grgatian;3. 4 pouvaient four 
des insiltutaux; auz cosanuneszo Saulemnt ? k c3te do cos 
.ODS,, 1 gouvernoment maintisnt i f unlverait6 A laalgrd 
las deiaandes des royalistas st, dans l e Unlversitd cisme, la 
dotrlE e I vile sst d6f endue par Is President du Ooneeil 
I 1 Instruct I on ?ubllque 9 Boyeiv^ 



II s-n est d BiSm pour la situation wat 
de I'Sglise ? la lol de fl nans as au t ,5. avril 1S16 affeata 
einq millions pour 1 ^a&e'lioj&tion des traltaiaents t la 
er^atioa da bourses; celle da mars 18IV F ajouta une nou*l~ 
le allceation de quat i millions; une . loi du . n d^serufcr 
1816 persiit lea dotations sssl^aiastiquss et eelle du 2 jan- 
^iar 1S17 autori?a ls acquisitions de Iji^ns-foads pour 
gli??e; anfin, .uae Ordonnanes du 2 siars 1SXO rondit'au cl* 
las 'bians aoa-vaudus eonfisqu^s sn 17.f9* Ii : ais 9 eepshdant 
gonvernement r^fusa la r^sotiPtitution das biems de uiain- 

par l ? Igliss ' 



Dans la se9itd pj^prament dita 5 une loi supprlme 
1 divo^a Is S sal 1816* 'L@ d<ilit eoatre^la nomls ill~ 
st inesrit dans la loi -a prass^ da lalS, Kais le 

t ne veut pas suppxl%r le earaet^ze eivil du sia 
rlage st 11 n'admet pas d rainttoduirs 1 prinelp 
dans la Isgialation* 



* Ges flange -i ? svantagag t d ? obstacles sur la rou- 
te du- slsrge expilqua q.ue 1^ GSBSO saat ds 1817 ne soit pas 
an applieation tel qu f ii'4tait signg- m&is scfflaportait 
ai3t das a^antagss pour le clergy L ? opinion liberal a 
fut ai-rt 4 t ffraj^a par la publisltd qu H&M& donna & 
l ? ast slgn^ 1 11 JuiBr 4vU aofflssnt d^ la promulgation *t 
dans la promulgation, le Pap parla du $on$osdat eoaime d f un 
act 6 ^siari^ d^ s^ prop^B initlatl^a., de sa seule ?olont^; 

^ j?a plelne et libra autorit^ r qu f il afait ^assi- 
les dotations a l f lglis ? at 11 jsappslait las da?oits 
de i^iae ur Avignon, 'B 2 autrs part, e ens id^ rant que la sigaa 
tur du Gon&oidat sufflaalt, 11 air ait issued! a tsmsnt ^^eans- 
tlttid ls trante qua t re ^ir^@k^s no\iv*aux et' namjn^ les tit-u- 
lalrs e fout: la g^nsorviat d 181? s^lsfa I 1 

fiuu g3tt?egi3siant et du ftonsail d ? Stat v 

effat qu ? l-4tait' n^sessair ci fair 7otr use loi pour* 
fairs passer la Somsordat dan? la legislation, qu' f ll n@ suf~ 
f Is ait" pas d* la 9 S ^nature ds 3^ oou^^ition dtplociatlq.uo; 
a pxojat d@ loi fut- prdsnt4 1 SS Sotam'feiw ldl?. II fai- 
sait'u.es r^sertres ear la -fond rniri^ du Concordat s le --on 
oordat n s 4tait ss effet aeeep-td qus "sous r^as.ws ds' la 

dca lois du x*o7aum it des libart^s gallleanes"; - 
SoneoiiiLat de 1801 ^tait loaintenu dans, ses effets aoa 

si2it abrog^s par la nouvelle oonv^ntion et dans 
ipulations eur l^s biane natienauz,. 1> droit d@ noaiinat 1 



tion des. eviques dtait r6serv<2 s*i rol ssul* 3a roeice 
le pro Jet de loi faisalt das reserves d ? QJcdre jurldiqus 
il declarait n^eessaira un placet royal poixr la publication 
de toute communication vans.nt de Home at affixing, it la n^oea-i 
3ita"d f une iol pour tout cs cmi tenalt k 1* administration ds 
I'Sglise ou h la dooi'rine' de *l'%lise La publication du 
Soncoxdat avait 312 effet sculovS une ^sosa** Emotion dans lea 
Journalise const itutiormels ot cette grngtiox) ss traduieait par 
dea articles Bombr-sux ou par une nu<le de brochures* La pol 

l 



mi cue fut encore exasp^r^S par CQ fait qu 2l ua d^puta catholi 
le cerate de iaxoellas s'adresE-a au Paps ppur lui da- 



dresE-a au Paps ppur lui 

8 ? il devait f sn con8olenes s wtsr la loi pour approu- 
^er le 3onco2ds.t 9 ^tant donn6 qaa eett9 loi faisalt dss j^- 
serves ?ur la convention ellei&$md it le Bape ?SpQndit qu ? 
11 na fallait pas voter cette lot puis^u-eile n ? aooeptait 
pas pursment et sii&plement le 



Devant eetta opposition, 1 gouvejmemnt ratira 
?o?s pro jet k le. fin de laais 18 IS, -Ls ^oaaora.at p par Ik meme 
de venal t eadue, II fallut dooc rsfaijw une aouvell n6gocia- 
tlon Kais le Pape s ? en t^nait au texts eiga4; 11 dorivait 
an roi 9 le S f 6 verier 18l8 f; une Isttre ludig^ee ds oe m&ttqud 
da foi*-'Le gou^/^HiSDoaat envoya d-a^ard un p:?9:2iier s^gociatsul? 
Gaillard s qui ^shoua; il asvsya aloss k $iome f sis a^rll 18 19 
?ortalls ? qai finit par fair oa&sesrfe!:? le Pape k confiimer 
leg cinquante ^^S^neig ooneomataireB ^^lstsst8 at. k intexdi* 
auz Bocrff&ausr vi<2ues qtt*il a^alt nossa^ d v dz.exQ : '*|^aVi 
soiEsment" X6UJCB fonetloas. 5 sotis 00 Bd It I s^ 41^ ait ieT?sipe s 
que oatts suspaaslon du 0nso^dat de lsl7 ^erait faite pair 
un motu proprio* c'est-k-diya de la sexUe \rolout4 du 'ape t 
et Q.US I'^pisdopat frano^le sexa.it" e^BSUlt^ au ps:4alabl 
Xa o-GOBuft&tioii na dosua : pag da x^eultats satlsfai^ssts s 
le brsf d^s Papo du 10 no^eabr 1S18 pour Qd&sulte? 
oopat franqais ^tait cisn^u esi tessies si i It earnest a 
il ne^ fut psa csmmuniqii^ par le' gsu^arjassieist au^ e 
on sennit un petit conciliabu'ls restraint ds quelqu^e 4fl 
q.Kes k faria pour le 11 raal* Mais oeu^-ci ae ?.oalu:rent pas 
?e prononcer sans leu IB edll^gaes; il fallut done un con- 
sultation gene rale d l : 3piseopat et qua ran te ^v^quas fton^ 
suites ^crivirent au Paps, le 30 mai 1819 9 tme lettra k 
laquelie adh^x^rent neuf axitree eviques; sinq. ?.ulea.6nt 
re iUs ^ rent d f adherer ou firent'des s^fi-erves aur la let 
Oette lettr ^talt uns longua plaints sur la situation 
iigius8de la Jf-raKae ? * ? qui avait press que perdu touts eo 
p^ranoe de palut* 8 ; elle d^clazait que la disoipliae ecc 
P last i qua se relachait; eile indiqu&it qua le sacerdooe 
faisait das pertes aocibr9us0s s "qui n'etaient pas eo!ax:-en 
par 1'ss voeatloas oelssiastiques^. que Iss attaques cosi 
la religion se trail ti pi i&ient; ""les doetrlnes psmicisuses 
gagaent cotmne la gaBgr^ne H 5 disait-elle; R (isxis un tem^s p 
eU2t peut*%tre qua balul q.ui a marqu^ I ? usurpatlon 2 l ? 
s@ d@ FJ^inae tombers pour ^e plus se s?ele\r re fr Apre oe 

' pessimist e f les piques d^claraient qu*il3 n f avalent 
qu f une saule rsssouroe^ e ? ^tait da as Jeter dans les 



"bras du 3aint?ere ei "do dernander a.7eo conf lance, do re-, 
cevoir aveo ^oie 7 d'ergoutor avec unanimity ce que le Yl-< 
oaire de ^sus-Gfcrlst sur la terre st le Prlnoe des <3v 
eroifc devoir decider dans 1' into ret de la religion". 119 
demsndaiant done au 3raj>e K de dire clairement et -librement 
ce qu ? il faut faire" s "Mous VQUS et prions non seulement 
corame le Ghef de I f %lis8 p cm qui nous constatons et fai- 
sons profession da reoonnaitre et de respecter la primsut^ 
d'hozzneur et ds Juri diction que .Jgsus-Ghrist lul a eonfiee e 
ma is- encore, q.ue la veneration que nous avons pour Tos 
vertus nous periuette d'e le dire - oQimi'ie l f arMtre ft le con- 
ciliateur que v rassennbles n uns seule farallle nous choi- 
sissons st dont I j avis 9 la decision st le Jugecaeut teront 
notre fo.jsce, -notre -sftretg et 'notre Gonsolatiorj w C'et&it 
une abdication complete de l s ^plscopat fran^als entre les 
mains du Fape, Le Pape r^pondit, le 19 acmt lal9 9 en pre- 
nant aote p natu re 1 lament , 0.3 cette 6oumi?sion 9 de cette 
promesse d f obeiPBanae g ds cette renaissance de sa prim ante; 
mals il espos?ait auy eveques la solution k laquelie il 
e'etait e.rretc 2 d f accoitd avec .1^ HO! et^ k cstte solution^ 
il Isur demandait d f adharer ? ce qa s lls firent lee uns apr^s 
les ant res. 

le gouvernement, dans la lettre d ? explication, 
roaintint les principes galllcans et les prineipes de l T autot 
rit^ civile, bien que eslk lul fftt difficile en face de 
cette abdication qua 1 *apiscQpat iui-meme avait faite. Il 
promit oa transformer le plus tlH -possible le provipoire 
as d6finit$f quand 11 aura-it ds. 1' argent et quand l f opinion 
nerait calm^e. Dans cee conditions ? le Saint Sl^gs c^da 
5 ur le prlncipe r 11 ab an donna la neuvelle convention de 
IB If pour atfo'ir satisfaction sur le feit, c,*est-k-dire la 
creation promise d r un certain npmb're d'.e^^ch^s^ et, en ef* 
fet e lore que la majojlte^ h Is Shanibre, sura chang^^ -le 
goevernernent- tiendra sa proiasuse* Au doisslstsire du ^S 
le Pape annonca le ret our au $onoor&at d 1S01 et la notsi* 
nation a^r ev^eh^s vaeants^ Le gouvernesient, de son ote, 
tint sa promesse ? ce fut la vote d'une loi sur les oirconsi 
crlptiona 'dcclssiastiques du 4 Jaillet. l@l; cette loi 
cr^alt douse ev^ohes ziouvsaux at dlx huii au fur et h 'me- 
sure que Iss credits eeraient de gages par' 1 'extinction des 
penaiona eocl^siastiques. Puls le gouvernament. 3 en fait, 
r^alisa d'un coup la creation des t rente ev^ohes dont la 
"bulls du 6 ootobre la^s fut pubii^e le 31 Ootobr^ L's 
da .^laBoe ss trouva ainsi port^e ds aO a >0 dioce&ds tf I/ss 
geminations au,2: 4vech^s qul -sa trouvaient alor^ vacant 3 9 
las nominations nouvelles n^oessitees par- la creation de' 
ess trs-nt-e iv^sh^B furont faitas par" Is gouveznement dans 
un ?0B8 politiqu tr^^s not & 'sa mo yen d f -av8ques de la Jet i- 
te~"Sglisa ou d f ^wtque -d'Ansiea legime qui s'ubsistaient, 
on bian au moyen .de p. ret res qui avaient combat tu la 'Ke volu 
tion, qui avaient e?aigr<5. ou qui avaient maintenu le culte 
pendant la Terreur QMtait ainsi un personnel- d*Anoien 

qui ^tait r^introduit dans le personhsl eoelesias- 



le gcuvemement prita la main h I'ceuvre da 
renaissance et da racoBqu&te da la soclet6 que I*^gliee en- 
trepranalt^ Les congregations se reconstituerent ?ur la base 
de la loi de 1817 pour lea homes, exlgeant une autorisatlon 
legislative ou as la loi da 1825 pour leg famines, qui auto- 
rirait les congregations sur simple ordonnance., Les raise Ions 
commence rent leur oeuvre en France en 1816* Deo -soci^t^s 
religleuses de laiques se const Ituaient^ cpTarae "la OfcngnSga- 
tion" ou lea eonfr^ries, L ? apolog^tlque rep renal t vigueur 
avec Xamennaia, publiant, en 1817. ? son ^issal BUT. 1' indiffe- 
rence en mat 1 ere de religion" et par les conferences de 
?rays?inous^ ou bleu par las livres de Joseph de tealatre : 
"Du Pape" 9 para en isi9 t "Be 1'Sglise gallloane"^ parti en 
18^1 ; cs deu-x: outrages at less volumes suivants de l r Sssai 
da Laiaennais laarquent le debixt en trance das doctrines ultra- 
montaines,, . 



1' arrive e au pouvoir du second miniate re 
lieu en fevrler lasOj, apree l f assaslnat du duo de Serry 9 et 
la foxznation du ministers Tlll^le en deceinbr 1321^ avec un 
isa^orite ultra- royaliete k la dhambre, on psut alors reali- 
^er progressivsment la progranmie de ce que les llberaux ap- 
pellen't le "Psrti Pr$tre" 9 notamment la mainniise sur 1'uni- 
verslte^ qul est ^alisee d'abord par la transformation du 
Gonseil Koyal de I 1 Instruction Publique le ler novembfce 
puis par la la restauration da la charge de Grand Matt re de 
l T TJniverait^ donne k mgr, ]f ray ss incus le ler ' juillet 18^s 
Une Ordonnr8e du 7 f^vrier 18^1 permit la -trsnsforzcation 
de colleges religieuac en colleges de pi sin exercioe^ en at- 
tendant qu ? une Ordoxmance du & avrll 1824 remstte l f enseigne 
ment primal re aa c 



X 1 Sgllse de- francs a done letrouv^ sa place dans 
l ? ltat* Toute la fo roe de 'l f autorit$ eivila sat icise mainte- 
nant. sxi service de 1& renal eaanoe religieuae. La situation 
apparalt done oomme heureuse pour l^Sgllse* Oap'endant. 11 
.faut no'ter qu'll'y a .danger a a^oir 11^^ la cause ' ds 1' 
a la cause de la pcrlitique cantrer^voiutionnai?e 

^>**~ Pays de Missions - 

trrTtiMriSi i mn\ an r w*-^ BTXIMT > > i UTJM_I nm jimumn j.t: 

II nous- rests enfin k voir la rastauration de 1 
glise dans les pays ds missions,, c*est-k-dlre dans les 
ou la papsutg a affaire a des .gouverneiuents de confession 
non eathollque^ qui sont hostile ou qul sent au mains indlf- 
rents au catholloisine c dont certains ont la volont^ meme 
d'asservlr le o"atholiaiara9 'et dans lea pays infideles., Dan 
ce groupe de pays, I 1 organisation de 1'Bglise aura eet avan- 
tage qu'elle sera, fai'te directeiuent par Home^ puiequ ? lle est 
en .dehors des lois mima du gouvernemant, 



A - D ce type de pays ? nous avons d ? abound le Ho- 
yaume desHKys-Sas, . qui est une ore at ion du Cong' res de Tienne 
et. qul prsente, du point de.vue rellgi^a>;-. Tl aefcte situation 
paradoxale d'aeco.ler un pays cath clique fervent a un pays 



jprdtestayjt ardent at de an bo manner %, .un prince oalvlniste u~ 
n$ partis de la religion de- l ? Etat p da saorifier mQme la par- 
tie eatbolique a la partia pro test ante da I'lStaio De plus,, ^ 
confusion das Kgllasa 6tait extreme dans le nouveau royaume 
en Belglque, 1* plsopat 6tatt a,peu p res .det mit 9 so it -par- 
es qus Is Fape n ? a-pas, danq la period de. oonflit avec I* 
pereur, donn6 son investiture- a I'arohevS^ue do Malines et k 
vacua de Liege noraae's par $apoleon 9 solt pares que certain 
ss ont et^ iaearcer^e par o rclro de l t Knrpereur^ tels.qus 
de isroglie^ ev^que de Orand, ou mgr jHm P svi^us do i'oux 
zsai* Sn Jg,olland ? la situation as 1'Sgliss n v ^tait pas 3$gl3e 
du fait que Iss vioariais d'Anoien H4gi?ofl ont st<^ disloques 
par la Involution et. que la reorganisation, pendant la p^rlo 
d?a r^gii80 frsji^ais, B f a pas pu itra effeotu^Qb Lee allies., 
5.1s ont er4<^ le zo^aume des pays-JSas"^ et Xe roi e pour 
fair bien veMr k I 1 origins r ont prosorit l ? egalit^ dos 
aultea s prsteetatit at aathelique^ t 1* admission ^gale 
oatholiquas oomn^s des psotostasxts ^ tous les emplois; 
^ qua^id le roi Guillauae Xer fut plus solidsmeat Installs 
il pretendit fairs de X^Sgllae beige une. Sglise d ? 3Stat at 
a&ttra la Tiisin sur leg oatholiqu.sf a lollands d la mesis fa- 
06^1 ou*Il eonduiaait' l*Sgli33 p rat s&t ante da ee pays Pour 
la Belgique, il aossaa uas ^ocaffiissl^s lool^aiastique, 'aysnt - a 
sa tata un adininlstrateur ti02?Bs4 .G-gilsaaa, gui $tait 
et, en Hcllagde, il pi^tandit su'bo^bnn-sr l ? Bglise 

sslon la. .f?3dule e 



Le Paps ^ ^oarte^ sit^t apr8 la :o hut 9 ds j2ag>Gl.0a- 
les deuy 6viques iiap$riau3r noxnsHi^s'par oslui*oi et 11 a eotfo- 
2TQ un tisit-eur^apostoliqueB en ratine teraps charg^ d ? affaires 
diplomat iquss f pour travailler k eette reconatitution do 1*2?- 
glise 5 isgi^ Ciaufberlani; 11 devait reorganises les 6v~9cMs . 
"beiges et r^gler 1'QjgasisatisG das dieoeses sur la base du 
Conoordat franQais d@ 11101^ Qul Stait laslntenu en Belgique e 
sauf qua I 5 os n donnerWit'- p^B'. au roi s saon catholique, la no* 
ifil nation des 4^^gues l^aia le oharg^ d f affaires du Pape fut 
^oart4 do felines par 153 autoritg& ? . puts sxpuiejj de la. fiaye, 
la loi fondam-antale ,du saois de-mai 1019 ^ qui est la constitu^ 
tloix du nouveau rsyaums^' se boma & prsslasisr la liberty re 
ligieusa; la legislation sur Is xaariage- fut reprise de eel- 
le de la trance; les univer&it^s e.t les stahllssemezits catho- 
liques d*enseigneiaent furent ramplacSs x=ar des institutions 
p rotes tastes; enfln^ ,UB searnient I, la Constitution fut impose 
aux ecol^aiastlqueSe ^..6ee assures'. du gouverneuient provoque- 
r&nt conflit av@e la -papautt? et a^ec? les gveques i isgi^ de 
Brcgll ondanaia e dans ua "jugeiaent, doctrinal 1 "-. Is seTment s 
de telle sorte qua la clftrg9 t beauooup da oath cliques refu- 
sersnt de prdter ce sorcient k la Constitution; -beauooup-de 
fonotionnaires oatholiaues d dial sionn rent* A catte 
tance rgpondirent les persecutions de"le, part du 




le roi nofea eouime arph^iqu9 de Salines la prlnoa-eveque 
Lieg & jugr w da -^ean 9 q,ui avalt prStS la sarment dans fair 
da reserves, l/iie K^te &u rol au Saint-Si fege du 10 deoeBi 

.1815 se plaignit des ^ersitatlon 81 que le ciergg r^pandait 
d ans la TO o nn 1 n>. 1 ft *% 



roi ds Pays-Baa at 

farm Vdlffiai 1&&.' @nsali?l s xaalgrd les 7 slant ! 9 y 
beasxfioup d* moddreSlon,' tout sx- tenant ferms sur Xes prinal-> 
pes* Final asiant s gn' de.%ig&& fit une j^tra^tation en pffSai*- 
sant qu le serment port4 B'avait d'effets qua quant au do 
main civil; cstte Interpretation tut acoept^e par xo&ne at 
I'av&que install^ coraroe archevque de Valines sn juia 1821, 
B'autra part, Conaalvi sou tens- It mgr. da Broglie dans sa 
Bistance $ n f admettalt pas qu r on voiilut le conaiasrer 
d^mlsslonnaire, et ce conflit dura jurqu'a la uiorfc 
qua de 3rog'li8. p le ^0 juillat 183 l s 



oe out eonce.rnalt le Concordat;, II fallajl- 

glsr la question, pour la Sollanda, comp.letaiuent^ puisque la 
Mollande 4talt 'qu f urj pays da Missions; pour la 3elgique a 11 
f alia it rfegler la question ds la nomination des ^v^quas, Is 
Papa ne pouvant paa aco order a UB princ.a non catholique la 
drolt de Kosraer daa ^vequesi enfin^ pour iss deux I5glises e 
aussl Islen hellandaige que balge 9 11 falls it rgorgeaiser los 
^v^oh^s d^moliat I-e pro Jet du gouvernement ? en 182^ pr^ten- 
dait fair<s luimrne' la plan ds .reorganisation^ a'ttJdbudr ssj 
roi la nomination dss dv^quss v Itii sufcordonner ll. nomination 
das ohapitres et des oard-S^ qui devraient rdcevoir son 
ment; esfia fl pr6tfidait iHnpeser un eernr'snt de fld^ 
des^pri^r^s publlques et la reconnaissanoe des biens 
naux, Ses propositions du goa^dzaemsnt fa rent jiig4es 
cept&bles par Hozas et rejetes des le 7 Boai 182* Pour 
oier sur piaoe le GonooJEdat 9 1 Salnt-Flegs envoys un 
potential re Is nance da Suisse ? rg,sv Masalli, avee des 
truotions fejRoeSp la. most da Pis Til survixrt" avaat que 
Mgoeiations ne f us sent achev^es; ells n 9 about ft X'ont qu 
18^ 9 d t ailleu-is sans la piession du saouveiasat d* opposition 
polliique qul obligera le gouvaineraent k Gsder devant la pe 
paut^. La qussti033 religieuse rest era la gmnde pleri?e d*a- 
ehoppemoiot de la politlque Int^ it sure du roy$ui&$ dea Pays- 
Bas st _l s opposition O.SB oath cliques sera une des causes es 
Bentlelles de la B^-?Qlutios de 1850 qui 8^pare2^ la g^lglqu 
ds la Holland e. ' i& aituation f en attendant, restalt done toa- 
JOUIB dans la^mfee oonfuelon : las 'oatholiquss re.staient 
indB par le gouveftieaent hollandais at ils reataiant o'ba tinraant 
bostiles. k uette 3ubozdinatlen 



Angleterre, la situation das oath cliques 

etait lamenWijle ; sn G-xande Bretagne, 11s 'gtaient un tout 
patit noiobre 160*000 'environ Isolds dans dea nd^oit^ 
doartea, h la earapagn^ cu disp^min^s^ perdus dans leg gmndes 
villea*'. II y av-ait, pour l v @ndexdb.ls de ia Oi^nde retagne 9 ' 
cinq., vics.1 res apoatoliques, faisant fonctien d'^v^ques^ seoi 
pour l t Anglatorre' pjEopieiaent 'dite t I'^c-oeaeb ^@s Vaapelles 
etaient 41sslisul^s s 11 n*j avait pas 4e es?vice5 'solnnels s 
ls ca&QliQueB ee trouvaiant dans un situation ao ile d^- 
prixado t ou ils avaient hont d@ leu.r situation ou res talent 

dans l$ur mi sere* Sa Xrlande^ les eatlidliquea, an. 
' tit ua lent h peis pr&gs t$ut6. la population * 

sept ail-liions - saais ils ^taisnt trait 4s am 



- 456 - 

aux. grands prop ri^tai res protestants et a I f 8gli3e 
anglicane^, qu'ils davaient entretenir par la dfrae et par 
dos radevances* Us avaiant perdu leur representation par- 
leraantaire par l T ACte d f Unlon de 18CO qui avait supprirae 
lo Parlenient de Dublin. la gouverneraent avait 9 dans 1'aote 
d T Union P citabli la veto du ministers sur les nominations 
d*vQU8s* II avait prorala un bill d ? Emancipation des ca- 
tholiques en ^change de I'Act d ? Union 9 nais ce bill d'^nkan 
oipation fut tenu en ^ohec par le ParlQtaent 9 rejet^ par la 
majority parleraentai rs, bien qu'll eClt cepsndant contenu 
des Glauses da garanties pour le gouvarnement. 



Le clerg^ irla.ndais prit done- la tte ds l ? opposi 
tion avec une intraxisigaanca exalt^s* 11 &tait particuli^i'a 
raent conduit par I'gvSque Kilner at, d ? une fa^on generals, 
l f oppopition farouohe et l f axaltation* de ce cierg^ a la 
fois nationals at catholique contrast ant avoc la sarvilit^ 
des oath cliques d'AEglaterre* Laa Irlandair, Interviennent 

- 



de Home pour ampeoher la -papautd de c^der auy eonseils 
de moderation' et de conciliation des vlcairsa apost cliques 
anglais; ceiar-ei demandaient un . ponoilia.tion i pour permet- 
tre 1'^rriaselpatiori des catholiquss v ils eonseillaient d ? ac- 
oapter le aeiinent a.u gouvernemant, le droit de veto du gout- 
verneraent PUT les nomi nations dMvdquss et la placet pour 
touta communication rornains^ -Une deputation IrlaBdaise^ au 
contraire, snvoy^e-k Hoiae k la fin de 1815 et conduits par 
un tfrancisoain noiaia^ HayeSp protestait contra touts raesure; 
de conciliatiorw A ^ome, las deux parcis se dlsputerent 
pendant plus i ears ann^es 9 da 1815 a 1818^ tandis qua, en 
Irlande ? une grande campagna pour 1 f 6iaancipat ion des catho- 
llques ^talt engage 4' par Q ? GonneI , ' 

Par ailleuxs^ las deux geuvernements e anglais et 
pontifical, songeaient k renouer les relations diplomat iques. 
la 'question fut~discute'e a I 1 origins par iHnterruediaire du 
repr^se-ntant anglais k ^lorenae et un ^change de Isttres eut 
lieu sur ee sujat entre Gastlsreagh et Goa^alvi Jusqu f en 1817 
l T on d6cida de rester dans la meiae situation^ tout en affir- 

satujellament, le d^sir d bonnes relations 
et en ^changeant des eadeaux. La gouverneraant anglais "se 
decida en 1819 9 a envoyer un charge d f affaires accr^dit^ 



vis-k-vis de L'Zglise anglaise^ le pape 
s ? effQica d'encourager la renaissance du catholic isme s en 
I8l8 9 il recrea D h Jtiome, le College anglais ? qui 4tait une 
sorte d seminaire pour la formation de pr^tres anglais, Le 
Pape envoyait des presents a.ux eglises d T A.ngleterre et nom 
mait des pr^lats oapables, tr&8 attaches k Koma naturelleraent a 
par exemple le ; Primai de Dublin^ mgr. 



fait, done, I f 8glise d'^ngleterre et d s lrlande 9 
reste done dans la meiae situation; le Pape B T a rien obtenu 
d 1 effect if, sinon que lea relations entre lul et le gouverne- 
ment anglais se sont dgtendues, L ? Emancipation des e 



- 35? - * f 

anglais sera I'oeuvre non pas de n^gociations antre Home et 
le gouve moment anglais, mais d'un rnouvement polltique local 
dont O'Gonnel sera le ohef et le vainqueur. 

J5 _Dans le continent ameTlcain v enfin 9 qui est la 
demiere EglTee qui nous rests a voir^, il n'y avait plus 
"beaueoup d 1 indigenes catholiques; d'ailleuis 9 il n f y ateait 
plus beaueoup d* indigenes en~g3naral ? puisque, a,ussi bien 
dans l ? Ame*riqu du Sud espagnole ou portuguaise que dans 
l f Ame"rique du Iioiii 9 les* conquS rants avaient 'a peu pres de 1 - 
t'xuit la population, indigene. Dans I'aiaSrique du Sud 9 il 
restait environ 300,000 indigenes catholiques s disperses un 
peu part out; dans -l T Am6rique du oid v il n f en restait gue- 
re qu'en California, Dans le continent a,raricain 9 c'est done 

vis-k~vis d f KgliBes blanohes que se troAve. la papaut^ et 
non pas d*Sglises indig^nes^ Lea 3glises d'Am^rique sont 
toujours sous la d&pendanee de la Congregation de la Propa- 
ganda; l f AmeTique est toujours pays de missions^ 

Dans l ? Am3rique du Sud^ l f Eglise est dans une pro- 
fond decadence i les six archev^oh^s et les t rente deux e*- 
v^eh^s sont presque' tous pans titulaires 2 soit que les titu- 
laires fu spent morts dans la p^riode des troubles^ soit qu f 
ils aient 6t$ d^pos^s par Tes gouvernernents r^volutionnaires 
suocessifs 9 soient p enfin p qu'ils fussent repartis en sspa- 
-gne pour se mettre a 1'abrl* Lee vicaires et les p ret res 
avaient t nomm^s de faqon ill^gitime par les diff^rents 
gouvemements insurreotionnels* L^indiscipline et le desor- 
dre r^gnaient airifi dans les cionasteres : les ord.res Qtaient 
p rives de leurs. gen^raux ou bien dirig^s par des ohefs 
noram^s i 1 1^ git line men t pendant les pSriodes de r^volutioru 



les gouverneioents insurrectionnels. Be fu- 
rent progressivement rassis, ils oonamenGererit des demarches 
pour se matt re en rapport avec Home; ils demandaient des no- 
minations dMve'ques et une reorganisation des ]5glises; rnais 
le Saint8i&ge ne voulait pas traiter avec eux; il ne voulait 
pas reconnattre T/ "par une ne gociation officielle^ des gouver- 
nements insurreotionnels et il pjRjtendait F f adresser tou^ours 
k 1'Kspagne po_ur n^gooier des questions religieuses des colo- 
nies revolt^es* C f 6st avec I/ ad rid qu r il pretendait traiter 
des nominations k faire dane les diff brents p,ay? soulevs 9 
alors que la dorriination espagnole avalt at^. chassis d'Amd- 
Ti'que et que ? orj paufle dire, sa restauration <^tait sans 
espoir*. II y 2: la une position prise par la papaut6 qui 
est assea sialencont reuse* 

Les dlffsTents dongrfee denianderent les uns apres 
les autres ? k ent^rer en relations asreo Kome.^' alnsi le Oon~ 
gres f^n^au^lien^ le Oongrds argentin 8 Ips Songres boliVien 9 
chilien,, Certains de leurs goUvemements s'affirmaiant respeo 
tueux da I'Sgliss^ oocsm Bolivar. En general lea gouverne - 
ments demandaient la nomination de \ricairea apostoliqueq qui 
viendraient r^orgaaiser 1'Iglise* Eais la papaut^ ne voulait 
rien entendre t coasiddrant tou jours du m^me point de vue ea- 



pagnol les colonies rtSvoltees. Q f est seuleiaent lorsque. la 
revolution clata en Sspagne meuie, en 18#0 9 lorsque la . pa- 
pauta se trouva ? en "Sspagne, en face d'un gouve moment libe- 
ral et plus ou ruoins anticlerical, qua son point de vue com- 
menca de change i; En 1822 , 10 Pape et Gonaalvi consentlrent 
& reuevoir un archi-diacre de Santiago-du-Chili a puis, au 
d.3but de 1823.* ils acceptfcrent de discuter un plan de/ r<- 
organisation pour la Colombia. L'lntransigeance politique 
coEomanc ait done a fl^chir. Une comnxlssion de six cardinaux 
fut nomraS.e pour gtudier le probleiue ^ra^rloain p pariui le^- 
quel^ ^iygeaient Gonsalvi^ Genga 9 Soiaaglia Pacca, to... 
Una mission fut m^rne ffjjvoy^e en Kme"rique B qui etait confine 
a. un Audltaur de la nonciature de Vienne, 'lagii Muzi et a ce 
vlsiteur t^iait adjoint un homme qui deceit jouer un grand. 
role dans I f 2glisa 9 l^aataig qui est le futftr Pape Pie IV. 
Les deux eccl^slastiques partirent, pour ^tudier la situa- 
tion sur place et rend re conipte k la papautS apres enqu^te. 



Ainsij pour ces 6tats d T Aiii<5rlque du Sud a I 1 atta- 
ch erne nt du Saini-Si^ge au principe de la 16gitimit6 lui a 
fait manquer l f occasion de reoonstltuer publiqueiaent I'Kgli- 
se araerlcaine. la politique de la papaut^ se trouva ainsi 
prolonger le d^sordre eocl^siastlque dans l l Aia^rique du Sud. 

. / 

Pour le Br^.sil, le gouvernement, pontifical ne fit 
pas la mexae difficult^ pa rc'e que, Ik 9 1'autorit^ l^gitime y 
survivait, la djrnastie des Bragance s T etant r^fugiae au 
jir^sil apres a^oir et^ chass^e de Portugal par la domina- 
tion fran^aise et le nonce ayant acconipagne'. la f ami lie roya- 
le. ici* on avalt done affaire a un gouvernement l^gitime. 
Celui-ci proiriulgua de nouvelles loiP pour la reoonstitution 
des oidres rellgieux et le Pape les approuva et envoya^ en 
I8ii<5 ? les pouvoirs de dispense ordinaires, pour le mari age 
par exeiapl3 aur 6vques du 



' ' Dans les Antilles, Saint-Domingue avait ^t6 aban- 
donn^e par la France k I 1 SSpsgne. II fallut done transfojcmer 
la hi^rarchie et le Pape crSa un archev<5ch^ a Cuba pour-l.es. 
autres tles ? qui restaient espagnoles; cet archevch6 de Cu- 
ba dura pendant touta la domination franc,aise g puis f lorsque 
la domination fran^tlse de Saint-Domingua s'effondra^ la pa- 
paut^ reoons'titua I 1 archewche de Saint Domlngue et suppriraa 
I'archev^ch^ de Cuba, de telle sorte que c T est la politique 
de la papaute" qul t dans les Antilles, fut elles-m^me un <51^- 
ment de trouble et da disorganisation de 1'Sglise; ces. fluc- 
tuations de la hie" rarohle furent naturelleraent d'un 
effet pour les destines de i 



^ 

I*rlque 5 rattaoh k la mon archie espagipiole puls 
d6taoh3 d f lle dane les mSiae 3 conditions qua l f Am^rique du 
Sud, poea 9 pour la papaut^ f 1 raiiae probleme \ la papautd 
^carta les dffiande des deux gouvarnements succassifs du 
ilex i que ? parce que gouvemements inaurrectlonnels, en sens 
o&ntraire* d'ailleurs, de 18^1 a I8a.3 Iol. f comma dans las 
^tate de I'Amdrique .du .Pud, la reorganisation eecl^slast iqua 

ne go fit done 



- 59 - 

&e fut done une erreur du Saint-rieg* que de consi> 
rer toujoura l'Am3riq.ue latine oomme une d^pendanoe do la 
litlque europeenne 7 d f applique r, par consequent k l ? Arnri- 
.e latine les monies regies que pour 1' 75u rope, flon seuleiuent^ 
.r Ik elle ne reme'dia pas aux troubles que la revolution y 
ait produitSy mais on peut .dire ,que sa politique y pr3ci~ 
ta encore la ruine de I' 



KtatF-Unis p les catholiques Staient 

s BgliFes n'existaient 7 en quelque sorte, qu f n garme au 
rnent ou commence le 19 erne si&cle, Vous vous rappelez qu 1 
x Stats-Unis Smigr&rent, pendant la K^volution, un certain 
'inbre de Sulpiciens envoy^s par T4 Emery et ces premiers 
Ipiciens travaill^rent a cr^er v siir. place, un olerg^ eatho- 
que v Sn 1808 f le Paint-Sifege a constitu^ une hie"rarchle dans 

pays en transformant I'ancien ev<5che de Baltimore en arche- 
et en errant quatre ev^ches nouveaux qui depen&raient 

cet arch evi que 2 iiew4York v PMladelphie 9 Boston et Jards- 
qui a.vait ^uridiction pour 1'int^rieur du pays^ depuis 

sud, c T est-a-dire depuis les & tats de Kentucky et de Ten- 
s?ee, ^usqu'k la fronti ere canadienne; il subsistait enco- 

d'autrefois ! T ev6che de la Nouvelle-Orleans an Louisiane 9 
i ^tai't exterieur et sans rapport avec le rests de l f stat a 
. distribution des paroipses, la discipline interieure de 
Eglise aiu^ricaine furent organis^es alors par des conf^ren- 
s entre les cinq vques p conferences qui se tinrent a 
Itimore en 1810. Ces conferences d T ^v^ques p en meiae temps 
f elles rfeglerent 1 T organisation de I 1 Sglise^ c ondarnne rent 

franc-maQonnerie, laquelle ^tait tres puissante dans le 
nde anglo-eaxon 



Qette cr6ation p il ne s f agit plus que d 1 adap- 
tion? de I'Kglise au fur et a niesure' qu.e ? ' a 1'intorieur rii- 
du continent^ ? T etend la domination des IStats-Unies i ainsii 
1818 9 le' Pape cree I'archevach^ de Ctncinnatti 9 pour ces 
gions de 1'ouest qui deviennent cqlonis^e?; an I8<i3 g il 
pare de la Nouvelle Orleans les pays du ; T/isslssipi en errant 
cle Saint- Louis.. G'est le debut ie la colonisation 



I'Ouest, qui march de. pair &ans l T o rganisation catholique 
l f o rganisation proprement dite. Kn 1816 ? le Pape a envoy 



P^re Jesuites 0t des novices pour fonder a la ftouvelle 

^tablirseraents de J^suites qui travailleront a 1 
ng^li^ation du pay?. FSnfin, pour assurer l f ind^pendance de 
nouvelle Sglise^ le Pape donna aux ev^ques la nomination 
s cure's et leur reconnut le droit de presenter des candi- 
te a I*6pipeopa1p 9 dont la nomination tait faite par Home 
le-meme. Xe Pape se reservait -d'intervenirp sil dtait n<5- 
asaire v pour juger entre lea pr^tres et les evSques si des 
nflits eclataient entre eux, 

i * 

La politique du Saint-^Si^ge fut analogue pour les 
tholiques canadiens s il Srigea ^u<3bee en archevech6 s blsn 
9 ce t arcftev^che" n ? eut pas de suffrageante^ mais pour lui 
rmettre de d^velopper eon autoiltd raeme sur csuar qui n*e- 
kent dirigs qua par des vicaires-apostoliques, comrne 

rre-ijeuve; cette erection en archev^ch^ de I'ev^ch^ de 
Sbec est de 



- aeo - 

L'Sglise aine*ricalne revolt done direct erne nt son or- 
ganisation de Home; mals, icl t la papautd lalase une certai- 
ne latitude k l ? 33gllse v uri certain degr d'autonomle; celk a ' 
expllque par la distance. qui sdpare Homo de cette nouvelle 
"Sglise et qui I 1 empe'cheralt de l f adiainistrer plus directement 

II s'est done fait, dans cette dernlere periods dq 
r&gne de Pie VII t depuis 1816 jusqu'eh 1823, une oeuvre cone 3 
durable et qui a 6t6 faconde, Gette oeuvre de restauration a 
tS le produit de la collaboration de Pie VII et de Gonsalvl 
collaboration dans laquelle chacun d T eu3r apporte ses qualit^s 
comtl 3 mental res <> c f est-k-dire, d'un c3t6 p 1'esprit ouvert 



reality? et meme, dans une certalne mesure^ aux idtses moder- 



nes et la grande souplesce diplomatique du Secretaire d'i 
de 1'autre les vertu? apostoliques, le rayonnement moral et 
?pirituel du ?ape qui 3 f est impost k tous 9 m^me aux souve- 
rains non eatholiques, Le spectacle que pr^sente I'Kglise en 
1S3 9 k la mo it de lie VII est blen different de celui qu f el- 
le pr^pentait k 1'avenement de ce raerae Papa 7 en 1799; alors 
que I'Sglise 6tait c ompletement de"sorganis^e et qu f elle s'e- 
tait effondre"e de tous les v c3t3s ? elle est maintenant restau- 
r^e et rayonnante* 11 y a encore des ruines et des traces^ 
naturellement ? de la K^volution v des insuf fisances encore 
dans certainea Sglises, mais, en beaucoup d f endroits t la 
restauration est faite et 1'Sglise est partie pour des des- 
tinies glorieuses. 

II faut remarquer que, dans cette oeuvre , la pa- 
paut^ a utilise des moyens diverts quelquefois? meme, ces mo- 
yens sont contradict oires. Ainsi f en certains endroits 9 la 
politique eecle'siastique represents pne ideologic modeme 
par ispport k celle qui regne dans I 1 Ktat lalque g c'est le 
-eas en Allemagne^ c'est le cas dea pays de t?osphlsme 9 ou 
l f Kgli?e repr^^ente un lib^ralisme hostile au desjpotisme 
gouvsrnemental; c f est le'cas en Ang later re et aux'payg.-Ba8 9 
ou les catholiques revendiquent la liberty Autre part 9 au 
contra! re,, l f lSglise s'est associ^e aux princlpes et k l f oeu- 
vre de la cont re- revolution ? c f est ce que nous voyons en 
j?rahce 9 en ISapagne et au Portugal* Un peu partout ? l T KgllBe 
be*nficie de 1'orientation nouvelle qui se dessine dans les 
esprit? et le mouveraent littoral re ou philosophique du romanj 
tiama est favorable k la renaissance religleuse. Un peu par- 
tout aus^l I 1 esprit de revolution a 3t attaqu^ ou vainou 6 
le philosophiame du 18eme siecle est en recul f le iapport 
des forces en t re l f esprit cathollque et 1 'esprit phllosophi- 
que 9 'est transfers s l*Qsprit d f incredulity parait d^oli- 
rier ? IMlan rellgleux, au oontralre^ s'apprjofondlt t a*6- 
la.rgit. la politique pontificale n*a done pas et^ jpartout la 
m&aa. II ne faut pas la af^duire k une foimule. Slle a montrd 
au oontraire de la souplesse; eile a 6t^ capable de. S T adap- 
ter k des situations dlversea, Sur ee point, 1 pontiflcat 
de Pie YII diffdre du pontiflcat de Gr6goir XTI t qui y au 
cpntrai*re, ^va se montrer intransigeant et dograatique. 



a sonna d paraillifca IJ.UG tuit 
que le Pape. ^Ie v;XT e **pr.es aes per lodes de triomphe, II a 



subi des p^riodes de dures persecution?, qu'il a ensuite 



h vainore. II ne faut pas voir la personne du 
au milieu de oes fluctuations de la politique^ cotmne une aiae 
d f alrain et corame une conscience tou^ours etlre d T elle ;aeme 
et qui ne oonnaisse pas I 1 incertitude; au contraire f Pie VII 
eat Une ame bourrel^e de scrupules, qui se fait perp^tuelle- 
ment des oas de conpcience, qui^. d'autre part s est capable ds 
moment? de faiblesee, d'abandon, 'qui ne r^siste jjas tou^ours 
h ^es entourages; mais, tou t jours 9 au milieu de cer fluctua- 
tions et d ces luttes^ le Pape pi^eantait la me*me sinc^ 
merveilleuse^ la meme humility de caint^ et, lorsque les 
principes ^talent en Jeu ou lorsque sa conscience parlait 
olairement, il se rnon trait alors d'une tenacity et d'une 
tinat ion dans la resistance qui contrastaient avec sa niansua- 
tude ou sa faib lease habituelles. 

La position morale du Pape 6tait done iiaraen?e dans 
1'ttglise et dans la monde tout entier et de marqua au cioiaent 
de pa mort f par I 7 ^16vation des hommages qui monterent de 
tous e^tds vers lui. 11 mourut le ;>0 Aodt 1883 ayant un peu 
plus de quatre-vingt un ans t apres vingt trois ans et deiid 
de pontificat 8 qui fut panal laa plus laouvernenta et a.ussi 
les plus fruotueux de 



_ 






r L'KGLISS DEPTHS LA .MORg PS PIS VII . 

CllZwlMiIMZMMMZMM>MMIMriMitaMml!M 

US HRHICJOIRS XVI " 1331-1346 



La rnort de Pi VII marque le dSbut d f une 
d 1 incertitude pour l^gliee^ qui n'a 6t6 r^solue qu'a 1'av 
nement de GrSgoire en 1851. 'Le probl&me devant lequel se t 
ve 1'Eglise est double : il y a un problejue int^rieur s la 
politique de Gonsalvi et de Pie VII sera-t-elle eontinu^e 
non, cette politique de concessions et d f accords avee lea 
gouvernenients qu'on peut appeler la politique eoneordatair 
et d'adaptation aux conditions politiques, intellectuelles 
et sociales du monde moderne? - Mais il y a Sgaleraent un p 
bldme extSrieur s tout au tour de I'Eglise a lieu la restau 
tion de l f absolutieme et des privileges dans tons les Stat? 
la r&aetiofi lib^rale oontre t ce mouveinent de restauration s 
fait .^galement sentir part out; ls sueeesseurs imra^diats d 
Pie VJI vont oiller entre diff^rentes politiques p souven 
aontradistoires^ selon les diffe rents doaaines ou alias s' 



* las suecesseurs 



La politique de Consalvl n'a paa ralli I'ensesab; 
des cardinaux v oit qu'il e&t centre lui le parti des 7elaj 
ti, Poit qu'il trouv&t en face de lui des gas hostilss a 
1'exces de diplomat is qua reprgsentait cette politique et ; 
complaisances pour les couronnes, c'est^a-^itfa pour les goi 
vernementSj du cardinal, ou bien les gens p a& oontraire, 
qui enregistraient les erreurs de cette politiqiae^ las insn 
fisances de ses r$pultata e et qui otaient appu^a 9 en quL 
sorte p dans leur argumentation par l f impopularit6 qua la 
politique de SonPaivi avait soulev^e dans les masses roraai] 
On peut dire que la politique du Secretaire d'Ktat 6tait ci 
damn^e d'ayanca au Conclave^ et alle le flit en effet tr^s i 
te ft Auspitot apr^? le Oonclave 9 onsa^vi se retirs dans utn 
villa qui lui appartenait k xnzio ou il mourut 10 ^4 Janvi< 
1834 a soixante sept ans d Fersonne 9 parmi la Surie romaine, 
n'(tait capable d reprdsenter la politique de GpBsalvl et 
de faire obstacle & une nouvelle orientation du Saint-Slegs 

I .-- La viotoire de xelandi - tf 

Le Sonolav fut assez couxi d du ^ septembre au 21 
septembr 9 et enoore les premieres seaiaines spnt-elles pri- 
ses par toutes les ceremonies habituelles avant qua ne oom- 
menee I'&Laotiono Qinquante-trois oardiaaux ^taieat pr^sesl 
' sur eonquante-sept. La politiqu de tie VII tait represent 
par un cardinal, qu'il avait v @n quelque sorte p d^sign<l d r 
vaace comms son succesSaur^ le cardinal ^astiglioni* Les 
laxxti pr^sent^rent 1 cardinal ^everoli, qui, des le 
-ft TOix; il ezi strait falu as pour ttra Ii 

ISais Severoli se heurta &, ume opposition Inatt endue 



11 evait 6t Jadis nonca k Vienne et avait eu k teni r fete k 
oartainas initiatives du gouv ornament jos aphis te e il sMtait 
.montrSp d'autre part, hostile k la politique italienne da 
l ! AUtriche; enfin, il avait t partni les "cardinaux noirs% 
qui avaient refuse" d'assi'eter au mariage de Marie- Louise t 
de iiao!6on Four toutes oes raisons* l T Autsieho 



iiapo!6on Four toutes oes raisons* 
centre luil r exclusive et il ne put etre 

Severoli 3carti$ par 1 ? exclusive autrichienne^ 
tiglioni ne fut pas pour calk favoristf : au oontraire^ l f in- 
to rvent ion de la oouronne d^utriche lui fit du tort* n d6 
ant le partis de la diplomatie^ favorable au gouver- 
les voix di daatlglioni, apree avoir attein^ is cnif 
ne firent ensuite que decline r a 



6 f sst done un 3.jtre 

par lee xlanti v qui fut 61u le aepteiabre^ le cardinal 
dlla G-enga, il prit le nom de L^cTn XII. e'^tait un hoiiirae da 
grande famille italienn, de Spolete^ n^ en 1750, ayant par 
consequent soixante-trois ans, asaaz JQ^ne pour un Pape; 
mais il tait trfes sialadif. Sa carMere avait et6 a pu prea 
purement diplomatique : il avait exercS das nonciatures @n 
jtllemagne $ des missions diplomatique^ diverses 9 intrrsspas 
de temps en temps par des pdriodes de retraite, dues a son ^ 
tat de sante & au monaatere de llbnticelli, 11 avait ete* fait 
cardinal en 1816 et etait v en oa iaoment v dane la Gurie; oar- 
dinal-vioaire loraqu 1 !! fut ^lu par ses colleg^es e il leur 
dit : "'/ous ^lisez un eadavre*. Ifee le mois d^ctobr^p 11 toia 
ba- iaalade ? su point qu f il fall it mourir et tous ls partis 
comraence rent a s f occuper fie aa succession* Pdndant tout son 
regne, on enviaga ainsi son reiaplacement po,f sibl 9 d@ tslle 
?ort que les partis se maintinreat n ^tat d alert e pendant 
tout le pontificat de L3on XII* 



B * Lea 7elanti jrepresentaietnt un double^ 
la tendance purement religious d'abord* A la o our 
presque toujours e OB voit a'affronter deux taadsnoe l f uae 
politique et diplomatique, l ? autra essentieHeisent religieus, 
Las g-elanti repr^sentaient oelle-ci j ils etsient Intransi-- 
gant,s sur leg droits de I'Sglise et aur les dogmas; ils ne 
voulaient consid^rar que la religion at que 1'Sglise sans te~ 
nir compte, ou en faiant bon march^ des preventions des gou- 
vernem^nts et de 1 esprit du si^cle a Sn politique^ ila repre- 
sent aient la tendance coBservatfioej ils etaient hostiles aux 
institutions nouvelles, comme ile 1'etaient^ dans 1 domains 
doctrinal, a toutes les uouveaut^ thaologiques* 21s se llai- 
ent & la politique absolutist o de la Hestauration 11?? d^ai- 
raiejat le retour de I'ancienna soci3tg ff dans les ^tata -euro- 
p<3ens ? et de l f anciea gouvernemeiat dans. les etats roiaalns 
S'ilg anvifageaient das modifications possibles aux institu- 
tions et k la doctrine, ce n f tait done que dans 1 sana.'d f un 
retour au pa^^ e He firent .affort pour mettr la main ssur 1@ 
gou v erne ra^nt pon ti fl oal av ec le Pap e qu ' ils aval mt e lu * 



Le Secretaire d'Etat ohoisi par I4on XII fut le 



- 64 - 



. 

fois et qui quatre-vingt~troi sai Pula on oonstitua. sous 
prater to de la mauvalse aan-t du Pap et du besoin qu*iT a- 



vait d'aide, une "Congregation . d'Stat 11 , compost e de six car- 
dinaux das trois ordros, tous das Eel&nti et pa-rml lesquels 
le cardinal i'ayeroli exerga un influence articuli&re Cetto 
Congregation .d'TStat, qul visait k s T @mparer du gouvomeiaaiat^ 
ffe rnontra influent an point que 1 Secretaire d'IStat ossaya 
de s d^gager, .et, par un nota du j deoambre adresree aux 
Puissances, d^clara que la fcSongr^gation d'TStat ^ts.lt seul- 
rrient. urie assembles consultative. Kn r^alit6 c f ost un grande 
partle elle qui dlrigea- le gouverneiaent Les '/elanti ont lid 
pcrtie e.tree ls AUtrichiens et avac lea ultra-royali^tes fraa 
gals dan?- leu r polltlque de rest aurati on et, en dehorss mme 
de la Congregation d'Etat, 1 Pape 6tait dlrig^, "OU la bureau 
crat ie tStait dlrlg^@ ? par uaa sort de cabinet s&crot qui ^- 
tait tout puissant. 

o Gette influence des xelanti se traduisit dans 
les premidrea manifestations doctrinales ^ poll tiquaa du nou 
vaau Pape ; Un bulle du ^7 mai la^4 fit appX au monde pour 
la celebration du Jubil^ da Saint-Pierre I*ann6 suivante 
Sat appel au jubil^ avait 6te d^c.pnseill6 par la parti poll- 
tiq.il d la Uurl 8 mai-s 1 Pape n 1 an tint pas oompte* LQ jubl 
l &er8. 9 n 18^o 8 dans tous less state, le sigiaal d; manifesta 
tieias rligiauss qui parfois meiaa eerbnt aarag^r^as au point 
d tourBr aux manif stations politlquss, oemirae, par exeiaple 9 
em ranee 9 ou Iss missions du 'jubll^ provoqueront da nornhreux 
ineldantSe Ua Kncyolique du 3 aai la^4 s plus import ant a 'du 
point de VUQ dootilaal, fut lano^e ooBtr I'ladifW rant ism 
em mat 1^ re raligieun et eomtr ses aoms^^ueacs 9 c f stk-di 
r IP^ tol^raxi'ee at Is lib$xalismi -e'tt* imeyelique da L^an 
XII du 3 isal 1824 at la prani&XB d^s g'mB4 asndaimations 
doctrinal du llb<5^alism qui vomt-raauit* .8 succ^der dans 
le GOUTS du 



On retrou^a la stiaae rijittl@]a dans 10a 

.th^ologiques : 1 Pape, en effet^ ! rsmfe^sa dans la tradi- 
la plus gtroit; I'Kglis eondsmna ou aoabattlt mtm des 

qui 4tai ant fort orthodox as, laals plus lib^ralas^ 
qu les oonf^rancea moxalsa du prof ess eur d'lgttexl^ It 
qui avaient un grand succ^s 4an3 1 pub Ho eacl^slas- 
Un 2^'glensant npuveau doa'^tadaa fut proiaalgu^ 1^ ^8 
. qui plfjo^'lt tou? less ^taljliseese^t d ? enselgn@ment $ 

d | instruct ion, tout a lea corporation d s ^d!icatiom p sous la 
' d f une "^ongr^gatlOB das Studes TJ 9 qul 1 j^g^ntait 

points d vue. La d^elfion pontifical comportait xgor- 
sat ion da Uni^ersit^s dans Isurs pxograima9S 9 dajs? l@ur 

nt 9 dfaas leurs mc5thod^ (on n ? mselgii qu f @ latim* 
r 'ar..ftSilleur3 t 1^ s^mlnairea a?omaim^ gt&ieat donn^B aux 
I? te ; @>.. I>? catts oauvre d s instjraotlom^ le -Papd' v oooupait 
Bo'ijj^l lament ou par des vis it urs apostoliques qu'll 
dans" las ^tafoll^sements a iSa somm t d.ans eatte oeuvr 
gnkjmt e par d4s r^glement? divers , dana 1 detail 
il ^aaralt trop long d f atrer, le Papa a T affox^ait 



j&- ' -V ,'# Vi' AT 



II intervint do ia&&0 v & di parses reprises, cojatre 
la Iibrt6 d la prasso d II e?illait 1'att nation des evtquas 
sur les at ta quag qua I'oia dirlgealt coatra la religioa, sur 
les nauvai& Iivrs II remouvola las oondaiunations ports' a& 
centre les traductions d lorituras sa&s coaraentaira official 
<*t 11 fai'sait vail la r la @osgr3g&tio& de I 7 Index sur tous o3 
points, Sn 18&5, 11 condsraaa @ol@Jinell0mei2t la franc-ma^onna- 
rie ^t prononca l f sxcoiamuQlcatiot* ootr tous 



D'une fa<jo& g^ri^rale s la politiqu doctrinal d 
XII a pour efft d*emp$ehr la* doetriaa 
. dans I 1 eiaseigiasm^mt de l*1S^lis3 fi Sll 
dans le gouvernement spiritual de B0ma g un ret our k la tradi- 
tion la plup rtricta ?artout B til s*sppui$ sur ls dimmest a 
d*autorit6 

s f oocupa moia 



XII 4 ta&t d f oxl gin 
ordres religiaux qua m l T avait fait 

laarquait & biBV@illan<3Q aur 






* ? appuyait eur ! J^BUitssj 11 leup re&dlt/ua pau part out- 
leurs colleges; la 11 Juiilet 1826 g par ua@ bttlle. s il 
aeotait leu rs pri ^lldges s^ouliers . t laujr foaotiosa 

' 



La 



qul 6 



la g6evamami d I'Stat r02iaiE f o fut 
ruptur. compla t a avso la politiqu d Gtoasal 
au coi3itzaira y a une politique autoritair at 
ratour fut aussi ooiaplat 'qu* -il pouvalt IL 
oh0as; "oa abaBdssaa 1 plus possible .da* 
vaiemt 6t^ i^troduites sous Pie VI I ^ oeoi 
fojcsia d l f admiaist ration f coast itu4a par daux actas da 5 
tbr 1824 t du SI dScesabr 18S7 : ' c'^tai t-uaa corractiom k 
l f ouvre d ionsalvig ou plutBt uu supprassion d ? uja eartaim 
a d SB r^fozmaso Daias 1 deumlB* edmiaistrutifg ces 
aetes d^valoppaiat la omt rail sat lorn j toutas l@s &mi~ 
aie.at d^soimais faitas dirsotemamt^ d oma- 9 par le 
d s i5tat; les -0oa*all8 Proviuciaux par lesuuals 
avait assocsig la population It l*adkisistratiom f 
l ? admini?t ratios das 



a. l 



I, 



fut , 

1'itat 
domt '138.000 pour "B&aa 



a 13 



aa p 
Hern 



17 A la fia du poati^ 
* 7 00* 000 habitaats, 
uiia a'asaz p 



Baati&2 da 
a&poxa plus sa'aslbla ? 

8ttTAf fai.ca'* 



1 a irtft 4u JT . - a . 1 f IQQO Ian 



sent 



par da* 



de la trance,, ftn dehors de ces deux graads acteg r^for- 
fhea de 1* administration et de la justice, de nombreuxes me- 
^ur* de detail furent prises au point de vue l^gisl&tif ou 
admin i st rat i f f q\i i s ? insp i ral en t pa rt ou t du mme sp ri t 1 1 
s f agiFsait toujours d rsnforcer l f autorit<$ de I 1 ii'tat at de 
revenir aux pratiques enclsnnes. Four faire marcher les fonc- 
tlonnaires et leur impose r la notivelle direction fut cr#&e 
une congregation de surveillance dite"8ongrgation de Vigi- 
lance% qui <3tait charge de les espionriftr p ' do les surveillej 
et de les faire ms-roher; elle' fut 6tabli Is ,:> Janvier 
Les Juifs fureat k nouveau renf orne 9 dans le ghetto en 
et on laut interdit & nouvsau la roriat^ fonoiexa. 



Sn rev&n.che, la politique economique et 
du gouvensement fut plus Ilb4rale t avec des 
d T imp3ts, par exeurple, ou des r6 formes des taxes * KJMs les 
nSsultats es furent m^dipores et les finances du 
pontifical rest^reiat e tr^s msavais <tat 



j_ -' Sett politique- retrograde aut naturel lament 
pour consequence de faire renal t re dts oppositions et des 
difficulteS s^rieuses algrd la politique d'autorittS. l f S- 
t&t pontifical restalt en plein d^sordrs s en ville mewe se 
multipliaiunt les men di ants' et las gusux; dans la c&rapagne 
romaine et dans la montagjae, les bandits tanaient la route : 
ma jour, par example 9 ils szilevaient d f un seul coup tour les 
professeurs et tou les eleves d f un s^minaire Toutes les 
mesures que la papaut^ essaya d prendra ne purent arriver k 
rgprimar ce desordr6 Les ??ocit^s secretes pullulaisnt, re- 
crutast particuli^reiiient leurs nouveaux adherents parmi les 
Jeunes gns ? les ^tudiants en particulier et les ouvriersj 
elles multipliaient les actes de violence, las provocations^ 
lee attentats-, particuli^rement en womagne^ qui ^tait le cen- 
tre de leur action* Aueri, dans l f ^t^ de IS^S^fut envoys en 
womagEie le cardinal jaivarola, particuli^remsnt ^nergiquSp 
qui: s'&ppuye sur les bands san-fdistes centre les eoxri^t^s 
secretes; 538 condamnations fUrest prononc^es" an trois raots^ 
dost sept & la peine de mort p 54 aus: travaux forc^Sp 59 h la 
deportation* En m^tae tes^ps, pour ramener la population nux 
bonnes doctrines^ on orgsnisait^ dls predications sur la 
place publique ft Le rSsultat fut de soulever de violates co- 
leres^ qui se traduisirent p&r urn at ten tat contre 1 cardinal 
a cet attantat ropondirent dss repr^sailles ra 2ta.venne 9 
une SommissioB rempllt les prisons et 1'es co-u vents d'arresta- 
tions et UB. certain noiab re de gens furent pendus, apr$ pro- 
c^dur inquisitorial, 



ua j&gime de surveillance politique fut o r- 
UB pen partout : les gens suspects ^taient d^port^s 
dans des lieux malsains; 4s peines ^nornies dtaient ^dict^es 
par le gouvemement. Alnsi la parti clpatiomk un^ soci<t6 
S'ecrdte ^tait coneid^r^ ooiame un crime de trahison t pun! 
de la pei&e de mort et d la c .oaf i Scat. Ion des biens; la con- 
naissaace d l ? 8xistnoe ddune 3ocitt^ secrete at sa non~r4- 
v^la'tlon ou le pros<5lytism@ 'Qja fatreur de leurs doctrines en- 

les s-aleres k vie* Sn fait, le ffouveraamewt 



put pas r^usalr a s f en re.ndre mattre; 11 y avalt toujoura 
*B vaste r^saau de correspondaneas aacrdtea at deconapi ra- 
tions plus pu mains pouss^es, notamiuent"" > "dan5 j les pays ri- 
ches at plus e"volu3s RU point de,vue intellectual, c'eat-k- 
dlre dans la Homagna v ou la. u;ouveiaant tourne e,u s^ 



1 T administration 6tait vita retomb^e dans 
sas sncien? erraraants; la polltique de donsaJLvl s'effeQait 
prctgrsssivement* II se posait par Ik une question Int^rleure 
qui allait remettre en probl&me 1* existence mme da I'autori 
pontificals. 



;5- jeialations avo les Stats et las 



i>ans less relations avec les "Stats et les 
contra ire, la politique de L6on XII marque plus de mode- 
ration et reste plus ficJela h I'in^ulsion de.Goneslvi. L$ Pa- 
pe avai"t ai^me demand^ eu vieux cardinal Oonealvl^ en decembre 
133 9 des oonseils sur l t orientation politique n^cessaire. 
Consalvi lui sonseilla d a rapprocher troltement de la 
5"rance 9 ou l f attach emnt k la religion ^tait de plus en plus 
net et ou on devait l f at tend, re encore plus grand du euccesseu 
de Louis XVIII. le comt d ? A rtois, le futur Qharlas x, tres 
dtlTOud & l*Eglise, II osnseillait de s d^fiar de la itis^ie 
t de ses efforts pour uair les Eglises greoqu et les Sgli- 
e eatholiques, d tra?a|,ller, enfin a h 5aan<3iper 10s oatho- 
liquea d ? A nglterre t h d4|V9lopper et h rattao&er 1 plus 
possible k iiome les Sglis do I'^msriqu da 3ud 



dehors des ooiieils de Qonsalvi, I'a^^rtenoe de 
faits est da nature & d4t*<*&er un peu 1 Papa du pso^r&siaie 
ds Zelanti : ceux-ci t a--ff||t. lui ont fait fair f des son 
afenement^ dea fs&tes qul i f ^o4liront s ainai, on lui a fait 
dcrire ? la * juin I8id4 ? U35 ltt..x k Louis IYIII pour s plai 
dre qu les rois d j^ranc donsalant un int^rdt insuffiaant 
k la religion^ qu'i Is tol^raient 8 dans la legislation, fiea 
principes eontrairss eu^ doctrines canoniques 9 et pour lui 
demand^r le renvoi da ses mauvais conseillr Sans doute, la 
poli.tiqua de la Franca n rapondait pas puffisaiauient au pro- 
gramm d0 ^elsnti 9 mais^ Dependant, alle ^tait d natura h 
fa^oriser l f autorit^ rligiuse. Louia XVIII fut tres irrite 
par cette lettrj 11 r^pondit 1 tQ juillet 18^4. II fallut 
toute une campaga diplomatique pour -ap&iser 09 different 



Tape rempla^a le cardinal Sonaglla p&r 
un cardinal plus iaoddr6, Baraettl s gul a^ait <t< fait cardina 

n ? 0*tait qua diaeifc. C 9 6tait un hKa jeond, vif et Jovial, qui 
tjlan qw'^nargiqu^^ apporta dan la poll tl qua molns de'raideur 

ra e la papauti fait preuva do plus de souplosse et d f une poll 
tiqua aaoins uniform qu'en matter d politlqu interieura. 

: A^jOSa.-oo 92!. cQnoarn la .JTano, o f ast la. periods 



T 4 <xi mi "wi -f a? >sdi * ^a a* .fauuml a*, anu't j^W^o wt <h >>4- ""I '^'n,~" -..'*>. _n Jt 



- 68 - 



chargent de d<5velopper la religion* I^ampleur, en effet r prise 
par le mouv em exit de renaissance catholique en France est oonsl i 
durable, Ella se traduit, dans le domaine eccl^slastl^e^ par 
la refection des congregations : s'il n r est pas possible de don 
ner des ohiffras pour les congregations d*h$raraes, au moins, 
pour lea congregations de ferar>ies 9 faut~il Stabllr qu'll y a 
h la fin de la Kestauration., ^5 OCO rellgiauses en i? ranee, 
dans ,875 Stabiles ements-* L 1 effect if des p ret res de I 1 ensem- 
ble du clerg" c en IS&Ojj est m0nt4 & 40<jH64 ? alo^s qu*an 1814., 



il n f 6tait que de g5*95#<> Quant h la fortune du clergeY ells 
a"fcait constitute par dss dcms e,t legs qui 39 raontent, pendant 
la p^riode de la nestauration^ h plus de quarante deux millions 



Le renaissance catholiqu se. fait egalement sentir 
dans l domaine social ? las missions oat sntrepris la r^^van- 
g^lisation $a pays; 1 cierg^ a p6n6tr3 1 'University; il a for- 
lui-si^me un ens i gnemeat eocl6siastiq.ue; dont I'effectif 

e se motrte k SSo^SS ^ieves d JSnfin s dans le moiida intel- 
leetuel, le raisouveau de la ?i religieuse se marque de diff~ 
rentes fa<jQns et le p render romantisme ,est nettement orient^ 
vers la religion^ dependant 9 notons atioore que cette renais- 
sance religieus h un" oaractere particulier an France s c T est 
le gallicanisms, qui est rest^ tr^s vivant dans l f sspiscojcat 
et dans le olarge"* Le olerg^ da trance accept pans difficul- 
ty la direction ds 1'Stat : ainBi, il ne fait pas d?obstacls 
& l ? 0nseignBi8nt de la ji^claration de 1682. danS las seminairee* 
II donne^ a ce point s les declarations denand^es par le gou- 
vernement sn 18ii4 et en 18s6j Ls principal Journal catholique 

1 5 Aroi d@ rn la- ^S|l ig JJ-.SS&I ss ^ tteiaent gallioaa 6 ln I6<i6 e on voit 
"qua't d ra e r Tv4ue3prv st r formelleiaent contre las doctrines 
ultramontaines auia Lsanehnais viant d^exp rimer dans son li 
^D la religioii 9 oojasid^r^e dans ses rapports avec 1'ordre 
oivil et poiitique 11 '. 



atioxis dans la loi sur 



rodiiits par Villele 



de 



vl>e dajqgar de I'amplsur prise par le mouveiaent reli- 
en fiacae^ c f e3t la liaison ou- il est avec la parti ul- 
tra- royaliete, sous le miniate re Villele particulierem'entv 
te liaison se marque dans des projets de lois sur les congrd- 

ques pnt et in 
I 1 Stat; 'ahsi 
dans le Qonseil 
des eve^ues* La 
I ? administration 

Quant k 1'Uai^ersit^^ elle est envahie par le-clerg^, sous la 
direction de iagr & ^rayesinous^ dL'abord G ran d- Malt re p ensuite 
mini^tr des Affaires Sccl^siastiques et de 1* Instruct ion 



le sacrilege, Dsa 
dana les grands corps 



aa Gonseil d ? ^tat s dans la OhainlDre-des-Pairs 
du woi^ sont entr^s des archevSquea et 
religion est impos&e au'x fonotionnaires et a 



L' attitude ds la papeut^ vis-a-via de l f %lise de 
est naturellement d^eneouragar par toue les moyeas cet- 
t ,r6naissanoe s ainsi de'favori^er la rdouverture des congr4 
Le nonce &i Pr^e @st --n part 1 mill 3.r-l f 0rgane de ses 

6 nonce set d*aill9urs 114 a tout le personnel 

Lambjuschlzii 



t 



dont 1 T influence est considerable sur le bas-clerge c Lamen- 
nais est regu par le Pape k Home le LB<s4; le Pape le b^nit 
et I 1 encourage; le bruit se re"pandit iame qu'on allait le 
faire cardinal* Home soutient les quelques prelate ultrarnon- 
tains 2 fort peu nombreux d r ailleurs t qui existent dans l f S- 
piscopat frangals; iugr d'AVlaUj, aroheveque d Bordeaux, 
l f archeve"qua de loulouse, mgr, de CSlarmont-l'onnerre,, l^vS- 
que de Chart res, mgr. Clause 1 da I:ontalB 9 enfin I'adrainis- 
trateur du diocese de Lyon, - le cardinal jj ; esoh tant reste 
k home,, - mgr 9 de Pins, qui sont k peu prea les sen Is repns- 

, k catte 6poqua 9 de I'ultramontanisiiie dans l^Gplscopa 1 



Bnfin, I'instrument d I'action pontifieale 
trance, est bien sntendu la congregation des 3 suites* 



Xe r^sultat de cette. politiquQ^ e T est natural lenient 
le d<chalnement de tous las antiolgr-icaux de gauche ot la d^- 
nonciation de ce qua l f ou appelle "le parti-prtr8 9 9 en par- 
ticulier par le -Journal le - ^cnetitutionnel, et c ? est d ? autre 
part, k l f int^ rieur meme du"lSon^e T Talliorrque franqais, la nais* 
8anc6 d'une opposition gallicane s i T lol6nta ? contre les J(3Uitej 
et contre la Congregation,, Ce 'raouveiaent est di,tlg par le com- 
te de Montlosier^ qui d^nonoe les Juites et la Congregation 
en 18^6, et ce mouvament eat assez fort pour oblige r le gou- 
vernement de la nestau ration a jetar du lest, k prendre, en 
I8<i6, les Ordonnaaces du 16 juin pour rest reind re le develop- 
pement de l T enseignement eocl^siastique en fixant un maximun 
au nombre des Sieves et pour retires aux congregations non au- 
toris^es c'sst-k-dire aux J^suites 9 le drcit d 1 ensQigner e 

Gontre les ordo nuances de 18^8 8 le PapQ ? naturella- 
ment f proteste 8 th^oriquement tout au moins car soixante trei- 
ze e^eques lui ont adress^ une protestation solennellQ Qepen- 
dant 9 par consideration pour le gcuyernenientg le Pape ne veut 
pas cr^er de difficult^ k Charles X| 11 doane auxj^suites le 
conseil de se soumettre aux Ordennanees et de fermer leurs mai 
pons de jfrance et 11 coiiseille au^r 6^^ques de trance de faire 
con fiance au gouvemement^ du 



la ranQon du beau euccee qu ! T lSglise a obtenu 
en trance, c ? est da 38 vcir inf^od^s au gouvernement 
naire de Sharles X et par consequents de fairs contre elle 
le bloc de tous l@s int^a^te.et de toutes les id^ee issues 
de la Evolution t qui dependent la liberty et la 
contra les entrprises da l 



, f ^ ulM 

gu allananSa, 14 l'a" l papSi'"lin' WIT" que" p'ou ^ui VTQ la politique 

de Pie YIIj, &is sans bteair ds r^sultats tres substanolels; 
en Autriobe^ le fos^pJiiBm n se lsdss"e pas entasiQ^i Hem se 
sert de la pl^tt fsrvante de l f TSmperaur- FranQOia II 8 mais all 
n l obtient qiie pe?a de 'esks@s : la ensure a <t4 rendu aus: 
4vSques en 18^4 j IQ gout^rnement reconnalt de meme k l f lglise 
le drolt de ainteair la le"gislation,canonique sur 1 raariage-, 
et enf;4n les J6suites soiat k nouveaux autoris^p en 



.- 270 - 

en 185; mal8.c f est k peu pres tout ce qu'obtlent la papau- " 
tg; en somme peu de choses, 1110 a d f ailleure peu de con- 
tacts aveo la masse du pays autrichien et Hofbauer repro- 
cbsit k ttome de rie pas eonnattre suffisamment les popula- 
tions allemandes et de ne pas pe soucler'assea de leur opinion. 

En Allemagne proprement elite, le gouverneraent ponti- 
fical eut des dlffieultSs a faire pas per dans les faits les 
conventions qui avaient 6t signges par Pie VII i la Baviere 
n f applique du Uoncordat que ce qui lui ^avoreble^, raalgrtf la 
Declaration de i ; egernsee de 182l f -iEals elle se d^robe & sea 
engagements?,, relativement p par exemple aux donations promises 
ou k la dotation dee F^mlnaires. Le gouvemement bavarois 
main t lent son controle sur la formation des j> retres et s?ur la 
nomination des cur^s; m^rae sous louis ier s qul monte au trdne 
en I8<d5 et qul est un fervent catholique^ est maintenu le pla- 
oet pour les communications de oiae au clerg bavarois et les 
correspondances des deques avec le saint-Siege sont surveili^es 



la Province du Haut-idiin t .la bulle de 
n'est pas appliqu^a, ^pi^s des pr^textes divers, Les n^gocis- 
tions Font done reprises en 18xi4, k propos de la nomination 
d f un ^veque a jfrlbourg; el les about! esentenf In, en 18^7, et 
c'est a cette date seuleinent que les cinq archev^ques et ^ve- 
ques da la Province du^Haut-flhin peuvent etre nomm^s. 

Sn Prusse^ peu h peu se sont organises les chapi- 
tres et les a"veques Pont HOBFI^S dans les provinces rhnanes 
en Sll^sle et en Posnanie, Parmi ces ev^ques c je vous citerai 
seulement ragr Spiegel,- k Cologne, nomra^ en 1824 ? et mgf e 
J)rostevi sobering^ norain^ k Funster en 18^'5> 1 sis le gouverne- 
ment prussien continue de traitor Iss catholiques en sujets 
de seconde xone at k se d^charger des obligations qu 1 11 avait 
vls-k-vis de 1'Sglise catholique sur les fldeles e auxquels 
11 fait payer t par exemplej ce qu f ll aurait d(! lui-meme v.er- 
ger. ISn le^b/ commence^ d'autre part^, une querelle qui va de- 
venir'. tree grave sous le pontificat de Gr^goire XVI ? k propos 
des mariages mixtes entre protestant? et cathollques* 

Kn Henovre^ enfln 9 malgr^ l f opposition des 
le Pape fit about ir les ne*gociatlonp de son' 



Un pen partout-, done, .en Allatnagne^ la papaut^ a 
r^ursl k obtenl r d f une fa<jon plus ou moins complete l f appli 
cation des Concordat!?. Kile l f a fait par une politique de 
conciliation et mnie de concession. 



si las r^sultats obtenus du point de vue 
gouvernemental ne sont pas tres considerables, dans la masse 
de la population oatholique et des prStre's, le mouvement re 
llgleux que )e voue Indi^uals sous le ponti float de Pie VII 
s ? est poti rsuSvl notaiament en wesiphalle 6t en Baviere t les 
conversions, dans les classes dirigeantes, contingent k ^e 
marquer de fagon retentissante^ parnd lesquelles figurent 
particull^rement de bruit oelle de la-soeur du rci de Prusse 9 
la prineesse de ^nhalt, qui se convertit^ avec son marl, et 



see deux beau-f re res, en IB^D, alnsi que la con- 
version en 1827 9 de la prineesse de Gourlande et celle de 
Nassau, la conversion da professeurs de droit a la faculty 
de Berlin etc.. 

Oe qui est 1 plus neuf, c'est une renaissance 
de la thSologie et das sciences ecclsiastiques en A llenia- 
gne^ de diff^rents cots fi soit par des homme isol^s^ soit 
par des groupes univerfritaires. Parrui les Isolds, deux hom- 
mes sont partieulierement a noter, qui devaient,, plus tard, 
d^vier de la ligne orthodox : a Bonn 9 Hermes ( 1775- Ie3l) , 
qui part du doute mathodique c du doute,abBolu^ pour recons- 
truire la foi et la religion par la seule raison huinaine; - 
h Vienna, c'est un pr$tre ? Gunther (1783- 1863 ) s dont la pre- 
mier ouvrage a un grand ret ent is seine nt s "Introduction a la 
thgologi a speculative du christianisme jpriiaitif n 9 paru en 
182S; pule, to us" les deux ou trois ans, ce sont des puoli- 
cations de lettres, de dialogues,, da trait^s, Gunther est 
en reaction tr^s forte contre la scholastique du mo yen- age 
et cons trait une, nouvelle philosophie chretienne par une 
inte rp r^ t at ion rai s o nn<$ e des - do gmes . - 



Hermes et Gunther sont des isol^s, mais certainea 
deviennent des centres collectifa de renai eaan- 
ce.th^ologique : ainsi I'ayence^ - avec les ^v^ques Kolmar et 
le direct eur du pSminaire, Liebermann. Ge groupe de l f univer- 
sity de Jfeyence est d'ailleuxs transport^, quelques ann^es 
plus tardj par 1'Slecteur de HePse a Siessen. 



Ilus import ante est 1 T University de "Tubingen; il 
3*y pub lie une revue thologique, la "Yhsologische ^uartal 
Bchrift", le mouvement universitaire de 1'tlb'ingen a dt5but6 
avec JUrey v professeur qui d ommeno e t en 1821, son oours 8ur 
L'histoire du dograe; il e&t surtout raarqu6 par le professeur 
^oehlar (1796-1838) s qui publie en 18^5 g un livre de grand 
retentissement s *De AVunita dans 1 ? gglise* 1 ; en suivaat I'his-t 
toire de l ? 5glise f II montrait coiamenf elie s'est constitute . 
par un rassemblement toujours plus grand^ une unit<5 tou jours 
plus forte f laaseiab lament par V amour chr3tien s puis, en 
18^7 9 il publie un ouvraga intitule ^thanase du nom du grand 
2vque et en 183ai 9 une ** S ymb ol i que n 'qu t de'vai t avoir une 
grandd influence th6ologique Moehler fait un veritable re- 
Qouvellement de l f histoire eccl6siastique 

t* 1 ;* 

Snfin la" troisieme university import ante en th^o- ' 
logie est celle de JAinieho Louis ler y a transport^ en effet 
L'ancienne University de Landsnut; i.l a fait 5ailer v ev^que 
de Katisbonne en !Ba9| le JNeeteiir de l f l;niversit^ de T unich 
9st Hinge sis* l,"unich devient le plus grand centre intellee- 
buel catho3.ique de l f Europe centrals^ surtout lo risque @st 
?enu a f y installer, en ld^d k la demand de Xouia ler,, le 
poete et ^orivain roraantique- Goerres, qui'avait ti-td chased 
ie Cologne at s f ^tait r^fugi^ & Strasbourg avae la revue 
iu f tl avait fondle 9 "Lecathplique w Ooerreis coianence un cours 
l f histoir religieuse; 11 studiera eii particulier la mystique 



ohr^tlenne ot^ en dehora de ?on ooiwrej, il pub lie 
d f oeuvres de pol^mlque cathollque* n e$t4 de-G-oerres, qui 
est un laique t un pretre^ qui jouera un rfcle important dans 
I'hlstolre de 1'Sgliee d'Allemagne, iJ8111nger<, comma nce 9 en 
182 6 un cours de science ecc!6slastique et ^tudie pa rtl cu- 
ll e reman t les Peres et les Dooteurs de I'ISglise. Haturella- 
ment, tous ces grands professeurs de th^ologle pnt des disci- 
ples 9 un public tendu 7 et ces trols Universites sont un eon 
tre de propagation d f idees. 

Se mouvement se ratts-c&e a*ailleuis au raouveiuent 
roiaantique; par 1'origlne de la plupart de ces howmes, par 
leurs me'thodeSj par leuas expr6SFions 9 par leur esprit^ il 
se rattaehe a ! T ioole lltt(5raira du romantlsme catholique^ 
qui s f acbeve. aiiisi an (Scolo de tTi^ologie* SeftBins de .leurs 
adept es sont des ramantlques eu3T-me*iaes t connus pour.tela t 
comme Clement. Srantano* L'lnfluence de l*5cole de Kunich se- 
ra considerable dan^ toute I'Surope ? en trance et en ^.'ngle- 
terrej deux hommes^ par example^ dont il sufflt da clter les 
noms f l f ont frequent*! -a^ac profit : ^.ontalei&ert et Wiseman/ 

.et Pays-Bas - En ^n^lete rra et dans 



^ ,,,, , ..! 

les Pay s-B asT^le glWveSawe'nt 1 ' ponffFic al obtint. 
des succes f inais ici n&n pas par l f action de fiome s 
ce aux luttes politiquae locales. La cause oath clique est 
ici lie*e h celle_da la 



An&Lterre 5 la campagne d f agitation men^e par 
1'lrlandais O'^onnel at l r jaasociation cathollqua" qu ? ll a 
form^e est couronn^e par son ^lection,-ill^gale d'allleurs^ 
puisqu'il est oathollque - en 18^8 coinnie d^putd du comt de 
Clare llle est enfin eoaronn^e da suco^s par la pr^senta- 
tion h la Chambre des Communes du Bill d f Mancipation des 
@atholiques par un oonservateur ralli^ h oette cause e sir 
Bobert Peel, L' Emancipation d^s cathollques est vot^e le 13 
avril, 182S9, apres plusieurs ^^hees successifs en 18^5 et 18^ 
Is formula -da text du serment ^tait corrlgee; elle tait 
restreinte h I'ob^iesanc civile;, le port des insignes catho- 
liques et, par consequent, du costume ec.olsiestique et das 
insignes ext^ rieurs ^talt permlP e LB gouvernement renon^ait 
a d eman de r un dro it du veto sur las nominations dee candidate 
a lMpiscopat L f -5galit^ des drolts politiquavS tait d^soav 
maiR accord^e aux catholiquesj qui recevaiant par consequent 
la plelne capacity polltlque^ Dependant, a lol exclualt en- 
core 1' existence de congregations on 



Inaction de la papaut^ n'^talt ici que d s encoura 

for un mou^ement qui se pas?alt en dehor d'el.le 9 mais qui 
ravaillait pour elle Les relations de orae avoc les vicairas 
apost cliques acglai'S et avec les catholiques d'Anglatarre 
devenaient plus fr^quentes. Le Pape p par des disoours ? par 
des lettreSp par des manifestations diverees 9 - -s f efforQalt P ' 
oomme les catboliques d f Angleterrs ? de diasiper ies-prajug^s 
centre 1 papisme. M. KOiae, la direction du College anglais 8 
raconstltud par Pie VI 1 3 etalt donnee a Wiseman^ qui devien- 
lira plus tard cardinal. 



- <i7 3 - 

Pays-Baa ft c'eft galement ps.r la population 
me*me que des progree sont marque's, plus qua par 1 T effort 
de Hoiae La apait6 ne put en effet obtenlr qua; les n3go~ 
ciatlons commences avec Is roi aboutlssent a des r<5eultats 
satiafalsantSo Xe roi voula.it - mais ifarne na se laissa pas 
faire - abtenlr la nomination das ev^ques. A defaut d'ob- 
ten! regalement oette direction de 1'Eglise,, il & f efforc.a 
de cr<er une ISglise nationals "beige, en souraettant las s<5~ 
rainaires a 1'Ktat et an errant un ^Coll^ge pfeilosophique a 
Louvain 11 , ou le passage des p^minarietes etait o^ligatoire 
(1625) a Un rotiae teinps 9 diffs rentes mesures etatissciient com- 
pl^ternent 1'enseignenent a ses di tf^rents^ degr6s fc Para. lid - 
lement a ces mesures de mainmisQ da IMStat sur le formation 
des Pretres dt la formation de la Jeunesse etaient dirigdes 
des f,ersg out ions diversss centre les ^vsques^ centre les pre- 
et, surtoutj> contra les religieux et les couvents* 



L'homme qui dirigeait et inspirait la c-olltlque de 
Guillaume ler e"tait van Kaanen 9 .qui aurait voulu we* me lul 
faire prendre un dgcret . s ch 1 stoat 1 que detach ant 1'Sglise beige 
de ixome, Devant le mouvement de resistance que cette p'olitl- 
que souleva parxoi la population catiiolique^ le gouvameinent 
des Pays-Bas fut amen a des attenuations : d*obligatoiiQ 8 la 
frSquentetlon du College Philosophique devint facultative. JUe 
nouvelles negotiations furent estates avee iC'Bie, qui. se mon~ 
tra d f allleurs concillante, $1 bisn qu'un aonoordat fut si- 
gn^ le 18 juin I87a (5e Concordat 0r6ait f dans le royaume 
ds Pays-Bas, huit dioceses* La base de sette convention ^taiii' 
le Concordat -franqais de 1801 9 mats adapts & la situation 
*d ? un pays ou le souverain n'^tait pas oathQlique 

Dependant las difficult 6s n'-^ talent pas vaincuas 
par la signature de oette convention* Les calvinistes et 1 f ad- 
ministration de 1'Stat continue rsnt a s ? oppoer k la poll-tl- 
que favorable aux cathollques, Dans la promulgation de l ? ac~ 
ten le gouverneiaent fit reserve des droitr de l^Stat et 11 
contlnua d'apporter, dans l f execution de l ? acte e ^les ent raves 
ou des discussions sontlnuelles, in z& alit 4 g 1 Concordat de 
Ijpid? 9 resta k peu pre? lettre-raorte et II faudrE l f union des 
cathollques et des llb^rauz de Bolglquo n un mouvenient d ? op 
position nationale pour forcer la main an roi G-uillauice* 

11 y a donc c dans la polltique pontlfieala, sous 
L3on XIII, beauooup d@ contredictlon? 5 be'aucoup de problemes 
eont rest4e sans solution; beauooup de difflcxilt^s nouvellea 
avaiexat surgi et la situation 3tait, en 8 same 9 aas> ccnfuse 
lorsque le Papa mourut. 1 10 f&vrter 10^9* 

JU Jb T ^ 

40,^ le Pontlflo&t d Pie Till ~ 

.11 raourait au raomant ou s^ouv rait dans 
de I'Surope une orlsQ pellt.lque. grav. f 0u la 
6tait iramirjonteo, II ftit reraplae^ par le cardinal Sastlglionl 
^lu le 91 mars. 1829a Sastiglionl talt d^ osigliia Bble, eo^ w 
della Oenga et aval t fait sa carrier daa l^iilsoopat* II 

5 j$put4 a la fois pour sa fersiet^ et p^ur sa pnidenc 



et. e*.tait, d*autra part, im E avast canonist e Bar -son 
lection <Siait r^alisg 1 -vom de He VII '-, qul l r avait 
dis d*5iga4 counne aoa successeur : 11 s f adre3S*ait parfcls 
& lisi, loraqu 1 !! s f agiss8it d*un affaire, k r^soueia?^ ssa 
lui dlsant s -"11@ sos-a resolue ar Yet re Salntete Ha lll ft 



Ainsi le voeu d fie VII se trouvalt realise",, isais 
11 l*etait trop tard ? Men quo le nouveau Pape ? Pie fill 
n ftit pas tr&s tg^^ puisqu 1 !! n v a7ait que soixante hult 
ass, 11 ^tait tr& malade st son pontlfioat , ssra esrt riiao 
court s un ais et deial. II prlt cosmie Ssor^tair d ? Stat un 
liiiq.ua,, le vieux cardinal ^Ibaai 9 qui a\'ait soiirants 4i 
ce u f ans t qu I C i t ai t 1 1 h om d 1 f ^u t ri oh e , I.<s p ont i f i cs at 
<I6 He YI1I eorrt-jpaste a^ec c^lui de Ls& XII ? c?6lui-ei a 
t i-jarqu^^ danp la dlploiaatiQ ? .par ims attitude Gonoilia 
te ? dans le gou ye moment intarlaur, par une attitude autori 
tair^; 1 pontifical da Pie ?I.U laissQ faire, au oont 
toute la besogne . diplomat iqu'a au Saor^taire d'Stat, qui 
s 1 engage h fond g^err-i^ra les geuvernem^nts auteritaires. L 
Papa e'oocup'e unl^usmsEt ds questisas Intexdeures et th&Q 
logiquss et 11 y isontre un largsux ds vues et un esp.xit 
de^ooncriliation eontiairee k eelui da sa props^ diplomstia 



Vais ?i Till eut tout justs X temp S; da 
des Indications dans ees deux domainoa avant ds 



A - Bans ie donialn spirituel eon .8n<syclique 

7~P a3 P ^ qua 1-1 e ea giu^j^.1, .ls Papss- 

le progXBiaiae qjiHl? ost l f latest ion d* ..--sui^ra dans leu j? pen* 
tiflcatp et qui st du ^4 laai iaii9 9 4tait admass ^e ^ t&us 
les ^vquaa 4 Deusc ciiGsas ^a sont a Jioter 2 il les msttait en 
gards contra la propagation des mauvaises dostrinss 9 dss 
ysiis litres, at 11 leur demanded .veiller part i cull Srsment 
a I'ddueation^ . d' avoir attsntioc aux questions 

fols pour .les laiques et pour l*g 



le terrain doctrinal, Pie 111 se trouva en 
de d^T i &ti ens de doo trine Jusque Ik favorisde-s par 
et qui coffia^rieent k s^^Gartar d la striats 

en l829> un livre intitu!4 
" p rulvi do. -deux lettres. a 1 * a roai vlqu@ li 




e Pon Solution irers Is liberalisms; 
Ouather s* engage de m^m dans las voids . rationa- 
es Le Pap e fut ceperidant eoneiliant irls-a^vls d ? 8us| 11 
ne voului pas condansier -.en 0-0 re;; il ss content e da s ra 
1 f app rebati @n qu Lamennal^ par erempla 9 aollioit e f 
la demand d certains ^^tques frasigals!^ qul Intexvldn 

JE?'ep-e Pi$ 11 J 

. 

8.0 eii ^lieii^gna^^(^;^'l^ : ;^ ; ; 

XVI st^ -dans .be- ^e';"'^tit-i^i|^^^^ 
de eertaiB ^vtqu.ss .'-pour la ' 



Till ..affirma sa.-sal;llclude 

les visite-s apo'stoliquss ausr 

en i^^mant 1^ cardinal r,urla 



* 273 - 



Viaiteur d* o.jang&gati&a*?* *3^& rontzar sa 

envexs les g&ft'J&s, 11 fit e&r&i&al 1 *&bbd du Ito$t.ia8-$i& 

11 -s'appuyait aur le$ ^stJite.g. dsnt Is. nom?eau &4i$ifci le 

P&r sootliaaa, ?a fctre un 

titut de , Shaslt^p $jad en I tali par I'abfetf 

oourags Routes les oeuvras d f vsngdii8atle0 

au monde t par un arit daa 18 septeaafcr 1029 9 la 

la Propagation d la 



pglitlqu-d, Pi III e ou pluttt sen Saer4tal-i 
re d' "Stat ^"Tie" oardisal A.'lbaal 9 a ? est pronone^ partoutr pour 



lea sutfaraemants autorltal, ff9s e au lEGment mime ou oes 



nemente vont tti^ reave 2sgs par lea revolutions : 11 
an Franoe, la mlnit^re Follgiaaa^ darrldr^ lequel 
k fond le nnG Lerabxuaoliinl; 11 a^gocie a^se lui la 
sion d os^talns ^^quea *t la dotation du olergd e q.ui n*ut 
pas le teiag?^ d ? aboutir| il le f^llcit^ pour la oonqu^ie. 
d- v A.lger @t is b^lpads qu s all$ isaroue contra lea Mueulcsans; 
11 asmsie e.as'dtouz trois das axehevtaques 18 plus marquds 
pour l^urs opinions d'sxti'lias^d^olte j ragr Matllg, mgr<k 
9x$y s -ft ssgr* de Hohancliabotft Atix Pasrs-Bas^ nalgx* lee 
plalntes l^gltiiaes qua pon^ralt lui donssr xe gouvsraamo 
du r&l s 11 t4approu^ l e union qul si noue eatr 

Iss -(sathoriques; c r est aspandant eett Unlen qui 
'Ia suppression 



4 



il reaeu^dlle la 

l Qst ^SL xfelaii-Ga* paktisulli^9J2snt 
air e*- 1 r@i d M&plas Fran^ols^ puts a^e son ^ii 

' et 11 esnjugue, ^ Italls 9 son action avs@ 



pajtout, qua ea as it en Irlasid@ & .eh Italia, 
9tt ^ *sd;isiagne v *l f agitation centre 'res 

an j?S!82i@$g G ? st s SB juilietg 
la .je4Y6iutla& qui afeat iharlea .X; sn39l'gique t aa '.wie 

qui dislsgu^ l.e jpoyauoe 4s Fays-Bas et. aljotatit 
la selgique d ^art0at e il ssisbla qu 1ft 
fi sale ait malenoocitreuseiaent pils le. 
du mo^ir^msnt g^n^s^sil qui an trains l@s esp.jdts -Vesm 
Pie III-meurt.> le -50 aevembffe' Jls00. 9 ea'plelne 

: pa^oat'-est posee Is. 
auto-si taixw 9Uqnel la. 

T ? rtrfKO V ^dfc f'S^ 

a -fait. ds pzogx 

:, d6pui -1.823 ' ; : la 'position 

'la papaut^ is^est 'axfesiBie; . @a'a sofi'-ftet'lon 
a t agses flot.taate et ^ROgtgg, .*& 
d^effioaeitd* 



. _ __ ^ , _. __, le da la- poll tlqtie . p$ntiloale .? la 

*. 



.avons affaire a un pontiflcat d combat; c f en est fini 
des osclllat^o.ns et das contradictions entre la polltiqua 
int^rieura et la polltiquo extgrieure du Salnt~3iege 



I d - Le pa rsonnaga - 

Durant leg deux deraiers ponti float s s les partis 
sont restSs en presence et out prpare\ 9 en quelque sorfce r 
leurs. luttes; a la inert de lie TIII 9 ls perspectives d'une 
lutte acharnde se montrent et telles, m0me 9 que les gouver- 
nements 971 sont inquiets ? Wettarnich iia donna pas h son 
ambaasadeur prds du Gonolave d'autres instrijioi;ions 9 le B 
de$isbre> 5> que d tieher qua la Iutt8 elaetorale solt aussi 
courts qu@ possible; d Parts a le nonce Lambniaohini in- 
dique gal0fflsnt la n^cesslte d f un Gonolave brsf ft L'lnfluen- 
ce ds couronnes ast d'ailleura k pau pr^s inaxistante J 
T'ettaxnicli a ee lanoe pas' dans la lutte; la France 9 qui 
sort k p@iae da sa revolution, dont le gouvern6mQnt est a 
peine 6tablt- ne 3o^ pas ds 



da 1 ? opinion 6tait gnral@ tout la 
inonde asp^rait que los cardinaux en finlraient rapidemant ft 
Or 9 le Sonolave s r ouvrit le 14 d^ceiobre 1830 et dura Jus- 
qu*au fevrler 1831 done einquante jours* Pendant le eon- 
clave, la revolution a Selat<5 en Italic du'nord 8 a Parma et 
a Lodfena, et lie se prolonge se i^pand @n joinagne ? d f albord 
'& Bologna* En inra tampp, ^mme s f agite s das .manifest ants ? 
da van t la dur^e du Soixclave, vont meme juequ f k faire rs-?- 
mattra au cardlnau^c un ultimatum, exigaant la, nomination du 
Papa avsnt la 1^ fSvrlar, sous menace de proclaiuer la r<l- 
publiqus, AU conclave p la lutte st ardenta entre les '/. 
lanti t los mod^rcS* Oontra le.s 7elantl 9 . la lutte est me 
n8 par le csardinal Albani en favaur du cardinal Paaca, Las 
f.elanti, d f autra .part 3 essayent plusiaazs candidate ft #ina- 
lesiant^ 'l ? dlotion se p.prta. sur un moina Camaldulo 9 l:aur 
ap9ilani s qui accept a la tlare sur 1'ordre formel du vi- 
sit eur et confesseur de l T Ordre f le cardinal uria; 11 prit 
le nom d@ Gr$goir XYI 3 pour indiquer qu'il raprendrait la 
tradition da grands Papes du moyan~Sge a II fit, en sffetg, 
divers actes sign! float iff lorsqu ? on I 1 eut intronis^ Papa 9 
d'allleurs^ l ? avol r sacrg ^v^que^ puisqu'll n f et.&it 



moins : ainsi il ranveie le cardinal Albani,, secretai 
re d*Ktat , at prend eorame ministr .le cardinal Berne til 
qui avalt' sefvl POUS l^on XII et qui ? sous das 
joviales at eiamodes s <5tait n un bras de fsr" Le 19 
le nouveau Papo faisait vanlr 1'ambassadeur d f Autriehe e.t 
lui d&clarait que la Providence indiqualt que le 
tdga possible du Saint-Siege <talt l ? AUtrioha* Les cons ell* 
lers du nouveau fapa sont das cardinaus Zelantl : mgr 7urla 
iagr Gr^gorlo^ mgr* alustlniani* , 

B Le nouveau Papa & solxante cinq aas @t d8ial| 
11 est arHTKal depuls 18^6 et il est tr^s j^eu eonnu Siers 

la fluri a out sss antecedent & t 

plus 



son attitude spirituelle at politiqua* II tait da famill 
nobler originair de Bal'luna, e*est-<a-dlr d I'atat v<5ni- 
tien, II 6tait entrd dans lea ordreas, malgrg a amill s 
a dix huit ans* X,es Gamaldulee sent une branahe d* la gran 
da famllle bndiotlB ft un ordre aontemplatif * II davint 
Sup^rleur de di f f6 rents monastery,, notammsnt du raona3t& 
re d San$lrglOg du Iflonfc-TCallua II veut dn c pendant 
de longuea anna, eomiaa un moin t eomm* un abb^ d@ mo 

Plus tard e 11 fut cpasulteur et ^isitour 
s 



Oe molne est en mme temps un th^ologien; sa 
ee de th^ologl on 1786 f d^montxait I'lnfaillibllit4 ponti- 
fioale a to 1799 , au inoisaent ou l f lStat romaln n'axlstsit plus s 
ou la Papa 6talt prisoaalQ2? 8 11 publia un livre j CT 5?riomph8 
de l ? 7glisa et du b'aint-Slljge' 1 ^ dans lequel il prdvoyait 9 
malgr4"le8 malheurs, una jreetauration imminants et providQB 
ilelle* II avalt falt fi d f autre part, de noiab reuses dia ges- 
tations th4ologlquas f g^n^ralement dirlg^es contra les f4~ 
brnlaii0 at centre les novateu3?s en mati^,r de dsotrin. 
II tait examinateur des ^vSques et visitaur apOBtoliq.ua des 
quatre Uni^ersitSs roiaalnes. Oardinal en 18^6 et oholsi 
paroe qu ? ^ialnent par son sust$rit et par sa soience, 11 a 
4t^ nosmug PrSfet de la Propagande^ qu'll a dlrlg^e pl 
ann^es; il jput, d'autre part g 9mploy4 h plusieufs ng 
tlons diplomat iques par exei^ple a^ea la Bavlere et la 



- 2)es deux types qui -se". disputant g4a^ ral ement 
le 3aint~sTge ? le Ps^e politiqua et le pape r011giux 9 
G-^goire XVI appartient non pas k la lign^e politi^ua ff isais 
au ooatraljg^e h la lign^e rellgleuse s Le nouveau Pape ast 

un inoinei eon rdr imp oa ait uiae a^gls parfeieuliejce- 
aso^iiqua at .d'una . disoiplina rig i da; 11 tenait 3 as 
aB aua.si ^loigm^a qua 'poseiisla du Bunda. e La ?apa.nou 
ast dsae trds peu prepare par sn origin It. sa oarrie**. 
re d f iL0iBma politiqu; 11 n f avait pas .quitt^ sn ocuvent 
avast sa n^iaination de csr-dinal at. da oette o&gine, il 
tient un oartain oajraotera de durt4 et prasgue &' inhuman! * 
t4 d^a qua les Int4ret8 do la doctrine et de I 5 lgliss sont 
n Ja'tt. 6*ast un hemms bisn^-llant pour les homras 9 mais 
inflexible 8ur les questions de doctrine* B a conception ds 
l s %llse at.'du xaonde est olle du moyantge 9 iapliqua&t la 
liberty ooiaplet'e de l^Kgllse^ l ? autorlt^ dans la hl4ras^hie 
la prlmauttf ^du Salst -Siege sur le mond6 6 Dana sa premier 
allocution Gonsistorlald, a.u 2S f^vrier Id3l 9 11 fit appe 
k tout 1'Iglise * "Dens lea ei ixsonstanees pr4seBtas 
8aiiiljt quand, de toutss parts t d@s tantativaa soct 
pour d^traixa ie ohristiaixlsme^ que das injusticea a. 
rig^ee oontre le Saint Si^g@ 5 il at neoassalre qaa toua 
travaillent en ooimusi pour difendre la religion, j 
salutalr^ la d6f end-re centre les impies^ pour ?pr 
oontra les loups le ti?oupau du-Ohrlst 19 . Bono, auouna 
p ranis si on avee las idlea nouvellesj Crrdgolra XVI com 
pour l f int^grlte de la puiesaiice xomalna dans le dosnaina- 
politligae, pour I f lnt^grlt4 de la dootrina et la pure t4 d 
la foi dans 1 domains rfpiriua.l c On a.rarement vu plus - 




d'ualt? daafe I'seuvis* d*as 3?|ip^t plus dH&e&HW emtz* 
son oaraot&r $t sen 



Oa 

polltiqu ast 

qua I'oa iset @sx * 

doit tti doni&Se & 1& doctrine at I l oau^r 



le 

dans es progj^s du llMrallg* 21 ^a beeuooup plus 
qua Lc& XXI dans la oondanmation du tolerant is ma $ pour 
luI 9 la daaagej? ess^atiel est ua aiap3?dml93lB 6#e las 
trlnes latitudiaairQSj solt pai? eoii^laisaae^ soit par 
liq,ue d II est a^oessaire d revsmlr k la th4ologi 
tiosmelle et d s/y tsiair* a f eet csette th^ologl 

qu ? tl fait emseignar pjsqu m4oBHiqusm^3at, a^o les 
^iailleg m4thodes qu 7 autref0i8 3 dans 1 i^ll^ga Be- 
main at dans ls aut@@ l^Btltuts d^ 
II faut as f 8si t^mir aus: aselsss jfeafipes 9 1 plus 
sans sssirar *j imlredui^su^je Bt^.B 

eau! d tb4elogie qui as t Impost & toutss i*s 
oeltti d f um ^^suits^ le fHire a^@wski, II laiss 

sans ls ancourag^r en Hen 9 certains easels 
tl&ldes 40s ^suites pour Istrodulrd daas le ?3 

motloias plus siodei^es^ ea soi^j^es catui^llep cm 
pbllcsophie par les fd5?98 $sti at Vaatara s 0u ea B4ta 
par Ids Pdi^s Parrene @i Passeglia* XI a f B tlant 

&W3 Editions, du Ss^^ils ' de S^nt9 i 
lettre ^a s mai 1$44 9 -'1 met- ls fiddle t 
estr*'l& leoiuxe diraet des 
IE ufeli^rllsa sans 



par 863 

'folllt quail? -t 

touts 
la 

la dif'f 
peoe d f effort. 
example em ast 



qui is^ p re du it 
plus 



Le .meillettr 



11 fut 



mesura 



et B&n Isflu^moe 



9' v 

at de a dynast 1 
Meu et la 
la Bell 




- 279 - 

La isemiais fcmde at prand la dlreatl on du Journal 
dost 1 premier nura4rs pamtt la 16 otofcre Ia30 



r^olama six llbertds faaaaia!* tales * la 3p 
tion d@ I'Kglias t ds l*ltat - la llberfctf 4e I 
Bent'- la liberty complete d$ la praasa - la liberty d'asso 
elation * 1@ suffrage uaivsrsel . t la d^oantr 
Pour la prssd&re fols, Is j$u.ni3l pos&lt la question 
le et prsac&iaait toe entente- de tcus IQS lib^rau^ 



de l ? Avsni,r 6t pour eonduLre son esu 
La .ennal3 a fend^ I'^lliaacs r>4n4r.ls poux la d^- 
fense de la libart^ 3^1tglaus 4 , ?eu ^pjces* 1* lo a.cvssabre 

11 pr^eo&lsait la signatur d'un- "act e' 4 ! union", c 
d d ? iins iraste confdd^ratlas ds oathollq.nes ds tsus les 

anx Qhr^tlens pour dlfndre le p2ogram$ lib^iBl 
et a^r^tien* 

fr' 

cetts conseptlom aou^elle de Lassesnals s les 

i de seu~ 

l f affairs 




six . 

ar -lee <9T43Uit3 9 n@taism2tt .1 f^rs f&s&yesu ISnfin t 

.sa psu^ai'samt s p^lg Sa Saia 
diploiaati^asSg i la tussle., ds 

dis 



milieu d aes att.ecques t de oatte 
qui ss p^4par d^sstfft lui, "La Heianais Q^mmet la 
$d0uffi 4 Bi^9. d ir^ttloir bllger 1* Saijit-Si^g^ k s 

lui ' 
et- 



4 tai i^ain^mts* I 9 8.vdit quit-t 
is&is d3'isaz9 II iBsis-ls k- 3^103 faalaareitemoBl ds 



'pa* l^snoyoitq.us ^ 

du @^t. Id9^ Bi da^is us S^BS autze u La 



t; 



st f sp^csialemei&t^ d eertadneg theses a l 
L * eno ya 11 qua .. Faisal t-ua tabl0.au des^Hgex et des at* 



de-la v6lt* 'd' .I*ord3f et d@ f auteilt4 l^gltiiasj slie 
t lHd$e qu f ll .fti-t pessl'bi^Q dd rastaarer et da 
!glis&i s. "delisrs 4e" la 
Isa attaq.uea' di frige's a e&Bt 
oentro 1 p^incipe du e^libat des p^lt 

' 



. . 

rty d@ p@ss4e,, la Ilb&rt4 de- oults st Is llb@rt$ 111 i sal i 
de pjres&Sg d"s$mB. qus ls d&etrlB^ qui cth$ r^Hai emt 
nl^r l ? ^bilssanee.t la 
sur a^ 






- 280 - 



L& Mennaie se sdumit 4 oefcte encyolique* en oe 
sens qu'il o&saa la publication da l**vealr et qu'il sous- 
crivit une soumission extarieure$ ea IfaTfT'Tl eonserva see 
id4es v t and is que ses disciples se soumettaient* 

la seccmde eondanmation qui 1* atteigait porta 
sur a doctrine d'apoiog^t lq.ua* La Mennai8j au liaUj, donc p 
de se soumattre au 8alnt-Si&ge ft publi ? en 1834^ las "Paro* 
les d'un Groyant% & ee li^ra mouiraau eat 1'ocoasion de la 
condaamation ddfinitl^e de ses doctrines par I'enoyolique 
"Singular! no8 w a du a5 Julia 1834 ^ett fois-ci ? c*6tait k 
la fois la cndajsmation dxi livre comme pr^chant la rtlvolu- 
tlon sous le oouvdrt de l^Svajagile et la oondaismation do la 
philosophic d ILa MeB2iais s c ? 9stlidire oette id^e que le 
fondeia^nt d la vrit$ peut se retroaver dans 1 sens com- 
man et daas la tradition de 1* human itdg qui a cosserv^j de- 
puis les origines, la r$v6iation ? sous les diff^rentes for- 
mes religiauses qu'elle a re^tuaSa I,a condemnation pro? s- 
qua la rapture de 9La Mennais a.vec I'Kglisa; ses disciples ,> 
au comtraire, se scumirest las uns api^a les antras, Cette 
condainatioa marque^ la disparition en ^raaoa du catholioi^ae 
liberal. 



De meme que l f dcle msnnaieienn., le Pape 
re XVI condairaia l f dcole de Snn e o ? est-adire oeux qui 
abusaient d 1 ? enseigneiaant en falsifiant ls donn^es de la 
foi et qui coat aminai eat les Etudes par des id^ss 
res 9 autrement dii l f enseignersent d^ejsn^Sj professeur 
l ? Universit$ d Bonn v qui 9 d'ailleucs, meurt en 
m^Bianisme est. condainn^ dana ses fondesi9nts 3 c f esta-dir9 
le doute m^thodique k la b. xae ds la philosophie et la r^- 
gle de la raissn penasttant d f ^tablir la v^ilt^ e Routes ses 
consequences sont ^galement eondassa^es^ c^est-k-'dire un oer- 
tain nombi d'.interpr^tations erron^es des dogmee* Sett oon 
damnation est p,^nonc^e par l f ensure li quo du ^6 septeaabre 
less* I.e Pape fait e^iger par les $y t qua a une profession de 
foi des pzofesseurs d th^ologie h partir ds l 
damnation d I'hemlsiaRiSBie est dene oslle de 
du rationalisme g qui aompromet lag foadements- de la * 



Mais 9 si le Pape condasm 1@ rationalism, c & ? 
pas pour ace ejiter par ailleua^ la doctrine d oeux qui sa- 
crifient compl^teiaent la i^isoa hUBiaine k la fi 9 de ceusr 
qui eroient qu'il est impossible d 2 atte&ndre Meu par une 
connaissance rationnelle et qui Gensid&rent qu f il n*j a com- 
ma source de v^rit^ possible que la xdvdlatlon at 1'inter^ 
vention d la grace- autremaat clit la dostrim qu l*on ap- 
pals le fid^isas *est la dootrln. soutsnua,- en Fraaaoej par 
l ? ab"b< Bautain 9 professeur de philsphi k Strasbourgi la- 
doctrin ^d Sautain est eondasside par 80B-4vdque ? le Bap 
approuve la oeaisure de.l'dvdque le 30 d^eeiabra '1834 A la 
difference de La Mennala," d'ailleurs Bautaiss sa souiait i 11 
accepta d Fousqrira k sis propositions extraites de.sea 
outrages at condaim4es la 6 BOTsmbre 1835 5?rois ans plus 



ayant & pubij.ir un ouvrage, "La philosophe du chrls- 
tlanisiae", Bautaln en soumet lea $preuves k iwome pour pou- 
volr eorrlger son ouvrage seloa les conceptions du. Salnt- 
Slege (1533), Le fidelsme fut ggalement eoadarcng dans les 
disciples d Bautaln ou dans iaa philosophies qui scutonaient 
des id6 B analogues, come Ballanobe, 1'atot^ Bonettl, en 

, I'abbd'Sidgerj en 



Ainei sur oe px$bl&rae du fonSeraent e la connals- 
sane la doctrine rooaine e tient k Bii-chamln s oonform^- 
ment k la tradition, entre les daux doctrines du rationalls- 
me et du ' 



^Eap apports ua graj^da vlgllajaee k surveiller 
touts eap&oe d'h^t^rodo^l et k la d^tsisir s as i'maee* 
par exeiaple, 11 crondaxma t fait dlspazattre oertalnes sec- 
tes plus ou molne sshlsioati^usa, oomme oelle de 1'abb^ Oh& 
tel ea 18'51 ou de-VlntxetB es 1843; ds mtm f k Malt s esa 1845 
11 oondaiaaa et fait dlsparaltre un organs religleux, l f lndi- 
eatorq., qul ^talt inspire plus ou molns par les M^thodlstes" 
anglo^baxons 11 fait p pour mettre a Jour les llvres et la 
doc trine f a^^diter les QQ&daxaaatloBs de l ? lnde3f B dont la 
li-ste est remise h -jour ds 1635 k 



Iteas 1 llb^xallamo et dans les attaoues di 
d UTf^rents o8t4s, oontr l ? Kgll8e 9 Is fax^e &4@lgoi- 
re XTI reconnalssait tou jours la ratme iaais f I 1 ant ioleTici alls- 
sue des 3oci6t&s secr&teso II a oonflicul 9 'a son av&netaent 
l f attitude de see pr^deoesseurs oo&tr les aoci^t^s 
tese 11 a v.oulu ff de m^me* montrex 1 leur oeuvre at leur 
me et 11 a oharg^ un Msiorlaa fran^aie des J^sultes^ 
neauJly & de falre tin livrs sur les 8@siet4s seer^t^s et 11 
lui fournltf, pour oeik- D les doouments qui ont ^t^ raesembl^s 
par LSon XII t par Xui-mSmai da cstt a documentation sortl- 
SB.V em 1868^ le 11? re "I'JBgliss 3^maine an fao'a d la ^^o- 
lutloa** @ontx oes 80oi6ts ? 11 fait aglr des associations 
pieuses et des congregations dl^ei^ssc Dans cetts oondainna- 
tlos deg *80oi<it48 secxfttea convergent It la f^is 1 'attitude 
dootrlnale do Pape et sa p-olitlque antl-rd^ alutlonnalre* 






' la polltiquQ eeci^elafltiqae de GrS^^olre. Xiy est 
dans la rn&ae orientation autorltaire et oonservatri^ 
ce Elle est d*une aotlvit^ d r^fsxm asses considerable^ 
Eiais a?eo le volont^ d@ revenir au passf ? de renforoer l ? es 
prlt ecclgslastique! o ? est k e@H qu v i2 travaille pluttit 

un approtoadl^sement imt^ria&s? &@ la vie ds . pr8trs*- v ' 



_ le gouveisaeiaenl da 1-fglis^ 11 out I. 
proo^dar k un veritable rej^u^ell^&emt de la iurie romaly 
puiaqu'll nxoma. 9 . pendant son po&tifidatj/ SE oas'dimaus-j i.. 
iringt quatre promotlona* Bandaiit sa s&g& laouraremt 61 
oardicaaz 9 dont $8 aoauxids par s@s p^d^oesseu'ra; on peut 
done dlr ^ua la Surl a 4t^ pj?sque emtler^jsient .|^ou^el 
par lui e Les hois qu'il fait ebnt'BigBijPioatifs 3 11 les 



prit pa mi 1@* gelaatij <slaaati ^ la fols dan 1 seas 

00$ &0Bas08 gesat animus par la #*$o<supatioa *Qltt$ive da la 

$t a&ssi teas let gua a i^ifitranslgsanoa autorl- 
Las <*& rwitrsru'il Remjaa aa ld<$$mal& da soa 



au 

l>6 TRIAS, da geu^r&sment tilo&salvi ua 

iaur^ 11 a pel* surtout ses cardinaux paasai l@s 6^qus at 
las suri&llstsg? il a acssra^ peu de f^guliers sis: 

' ds&t trois fras^cais i 



da ' 'Lm,, ^t sarl de la . . 

un &.utzt- 
de 



ar ua 2?&g!emaat du 31 a8t 3,8SSjj I Papa a 
isst sjs1?l>ss d ? organisation uslfasrsE k ioutas las 
g^gatian^ rsiaalBss et au^: diff^rsiats $^gs.B^ ds 
ea d^ll^lt^st d s us.a f&^os tr^'p^ols^ leur 

lis s4auli^r$ fi - II s-ast 
f augments 3? la disolpllxii^ t .de 
us ls prttr^a; anx 
il .Fsesmnia&ae ds g^a^gteair de poii^ique, 




d ieur -seuaissias t^tale li la Gl$st da I'toSqu** 11 fit 

un aua,2itlt^ c^isi 4 4ablo d* soials^tios^ d' ^i?gti@s 

* ' ^^ 

&"fa fb ?'* E %. 'y'rt ^ >% 12 U* Pi ft'*S'"O> <^Vi ^ji Vi * WA'I 4B fl! f*- 1 ^^ &t"*3 <fk fyiiLZZ *% ^stS 

~w ijr w-.^> C* OAw<s.tvr <4i.v^it : s3 V w w*'B w w WA^?i,S5 si jj.tfai's v 9'ijul3>> n v/"oS 

tit re d la f^pagaBd^, o*dst-dii 1@6 tltulala^ss. 

Tj da 3#ls,ti8m *t~ da a^sdnatl^s d* 

i. oe^t 



XIV 

lul falr^ 
es Isoal^^ sinsl il 5ml fis 



' 



11 



. 

t ia' ^i$ Mama^tif^ t. k- a piuretg. 

et 



la 



olle ^d 16e3i II i* qwi 



- 283 - 



gtait surteut 
qua da PXglls 

f&tro la 



XXV a&vola des 



plus 



X'Sgliaa 
^g 
das 
X& 

au M3:i(iua 2 an X881 9 - as 714 post ea 1832, an Bspagsa an 1333 
?dr$ugal e& 1835 C XI iotas sit assas ssal la r 

o^^ o^a l f ordr fut 
ler septeiabr^ 193? ^ par dom Gti^raBgsrjj 'alcsl que Is 

dg Ss^ppistss en 1836 @t celui des hartreux aa 

! 



11 



ls 



d 



fut Biirteui 
st 1 
un 
en 



sa -183'S at d* 



, 



n 1844 fl ftirsmi 



s ust out 



qui pxit 



du ^a^ralj Is 

influeade sar 

?s^idement da 
ftaremt 



1*e n^mbr 
000 e I* 
f-urin a 1831* 



ma 



0s em 1836 s . onfin ^^ 1845$ le 

Teiaisa 5 La ^i@ iat^rlsu^e^ ^ass 

la rap rise ou le d^^^leppement &6s':s&sisd8 epis?ltuel0 

fat o"b 



H 



* .Da 



fol 



um aprit ia 
qua ?it 1* 

car 



la 

isma 

rl d^ 

snif 



at 



la 



de la -ft 

' -i&dl sciatic e - -' 
zaaax .pfands 



.I' 



-X& 



s 



plains 



las. 



s, f a 



pa^ .tma 



. 
qu*il 






? 



la 

par l*eela?ag u las 



* - 284 



A ces dlffrflts maux da I'Bglis, Id pontiflcat de 
* XYI m'a pas apport^ de 



III ~ l golu t i on . 1 1 all e ana et go uy e rqament de 



prlnoe s3ouller g oouuae prince temporal,, le 
Pape G#gelr XtV 9 doni nous vamons de vour l ? aotl^it^ da 
Pontlfe^ 3 s ast trouv$ en presence du m^ias problems qua tous 
las autrss ^tate de I'Suropo -k cetta epoque, o f estk-d4pa 
en ces aan^QS 1850- laSl s la 8 exigeticos de la population, 
par un re^olutln en favour d ? un gou^emeraent radld^lexaent 



La 2^^lutlon de 1631 



effet f la r^volutioa ltali@BBe de 1831 est la 
suit dss mou^eiDenta d sool^t^s seea^tes t^ue nous ai?ons 
vuiB en 1S0 et laal et aile affeota- Xaa dlff^ rents tats 
Italiend. ?artl da Bod^na et de Parse ea janvi-ar 1331, 
ou elle a $t6 milde assea rapidemsnt pa'r les j*,utricliiens $ 
oe sont dU3t duoh^a d'ob^diesce autrlchia2Hi8 f la 

dans le|? 6tats poatificsax^ ialt, d s aiitre part 
par la r4volutiii d Baris^'par la proclamation 
par le gou^eraemant franQaie de prinelpe d@ no nint ardent Ion 
par lequel le gouv^rnement de LouIsBiillpps ps&t@ndait as> 
r^ter les interveatloas d@ la Saint^-Allianoe ocntre les r- 
solutions surp^i3B34 L'orage s*est foa^S pendant le ion* 
clave ? pendant 1* Interregna estr les JPapss; 11, delate le 
3 fd^rlsr 1831 k Bol3g333 7 puis gagjie^ B qualq^ues JOUIB S tou-i 
tea Les Legations 8 ansult les %&ro&as 9 enfin l T Ouibi?ie. A 
ietom9 f une 'oonspixatioti pr^pa.ree par quajrante peraonne 4ohoua 
devant les mesuras prisas et anssl devant I'opposltlea de la 
population du Srasstev^ra et du ^anicul8 3 rest^e fiddle k 

I'autoxite, 



Bologne, s'est- dona orgsisls^ nn ( 
qul arms la population, 'boulevens I 1 adn^nlst ra- 
, re 9 . la S f^t?rier. s ddohua" I'antoa^lt^ pontiflo.ale 

fait appal' k, des ^laotlons -pour-une aas^ention nationals, 
L ? t>;!t ^ e.e tte ^ volution ji*esi paa saulemant nsmaiji i 11- 
laait k ? ^tablir un etat fgdgx&tlf Italian* La Son^sntlOB 
Hatlnala, i^unl^ a -fiologne ' le ^6 f4vj*ier^. proolams la d- 
eli^aBe pontlfioalcs at l v lnd4pe&deELoe dee. legations ^ls-4- 
vis de .*^me* ' , 

/ 

19 f<yrl@r s !-Pae aj^s airoir lancd' on 



Inutile w appel paterne* k sas sujetB, daman d le 
de ; ! 9 Autvlehe ; -las troupes aut rich lean es en t rent- en it 
le 6 rnara^- oooupent ferrate, pul$, 1 al ? Bologn@ ? ' mfin 

P^JQ aB^ule la capitulation et I 8 arsalsti qui--. 
asentlas par 1 L^gat et nojsm das oommisslans 
-mllltalre et alvlle. qul, aveo une pr ordure com- 
malre, oonflsquerent les bl.ens des insurg^s et p^ononoerent. 
d nomb reuses oon damnations* 



Mala cette affaire romalne ne rests pas cantonsa^e 
sur ee domaine : elle deviant une affaire aurop^onne pam 
l f interment ion de la.politjlque fran^als t la France a pro- 
olaiiid le prinoipe de la noninterventicn v QE le llmitant 
& f ailleur3 progressivement aux #ta&s prochee de la trance. 
notament a l f Xtali e lLa politlque frsaiqaise au reste, est 
dpuis longtempSj depuis Is I6eme siecle v de dlsputer 1' In- 
fluence k I'Autrlche en Italia* 6 as oeusr politiques coinci- 
dent done pour faire xatler la Fmnoe aur sffaires roinainee, 
Gasimir P^ri^ 1? resident da eonall t a protest^ d^s le a7 
Wars^ oonti l*intes?ventin autrlohianne at r^olam^j, la 31; 
1 retra&t d@s troupes c B f autr8 part & il s*efforca de s f in- 
terposar entrs le Pape at sea su^ets ea vue d^obtanlr des 
i^formas lib<5 rales dans 1' organisation ds l ? Stat c 11 envoie 
un ambassadeur a Hoiae s la @iat d@ SalatAUlalr8 s qui j ar- 
rive le aO mais* Un premiera canf^ren& est taaua par I'aia- 
bassadeur aveo lea autsrlt^e nsaialnes 1@ li s,v^il et aut^our 
de St-Aulaire se i^unit une cnfiJ^noe 4s asibassadaurs pifcs 
du Saint -Siege et du Seci^taire d f stat* Le gouvarneiuent fran 
Qais obtieat ainai une asnaisti asses large le 30 avril a le 
onfSrence diresse un prograssa de rdformes politiques et 
adjainistratlves dent on eouiaet 1 plam au Saint~$i&g@ le 19 
mai a 

IB result at de iHntarventloB fraxioajss sst effi ca 
se : 11 arrache an Pape un demand d ? 4acuation des troupes 
autrichiennes^ t s & r f A*atrioh ,, la pxDmeaise d'^vacuer e qui 
est em e^fet tenu h partir au 1& 3uill@t s Sur le plan des 

le 5 uillet 1'octroi de 



le 5 ootobre 9 une 

La politiqu franqais s@sblalt dona 

btenu un grand 8ucc.e&* 3ixleiasnt s des que lea troupes an- 
triohlannes eurent .quit.t^ 1 territoi.z bolonais ? l y agita- 
tisn jrecoiaiaenQa ? les luttes entr libdmur et sans->f041-> 
tes reprirent, &es d^put^s fursnt 033^0748 par las Blaai;s 
pour demander un anstitutioa< 
en J.anvisr 1@3S k Bologne, L cardinal Alb SB! 
pour la souiasttre^, ^ohoue^ le f6vrir @t fait alrs appal 
a Boetve'as aux troupes autriekieisaes. Or @asimlr ^rlr a s 
psSalablsiaent mitas ? d^olard aux smbasisadeurs qu la jp^jooe 
He laisffera pas iniervenlf l ? AUtrioh@ sans agir t II a fait 
fair la is^ms d&elaration au Pape 9 eacomptant la 
du'lape k cett Inferventidne L 

le 28 Janvier niaiss. Gaslmir Purler a nv&&& aa 
escadrs dans I 5 j%drlatique qui apparait tout & cisup 
le &x f^vrier et j d4baroua U3a ooze 



9 



.D'ailleurs les oommandsats de 



le colonel qui csuKaand ls troupe at 

qui soiajaand l ? scadre font das d^^larati^ns 
s pr4s@ntant ff dans un appal ir la -pepulatiea* 
la ' 



- 86 -'-- 

ds gouv maiaaxrfcs , 1 gouvemement fr&ft^ais* im peu 
raea^ 4* san gasta taa&p hardl, flaii pal* fetiJ? u Papa 
ua convent i 073 ft le 16 avril l$0g ? par latjulle 19 J?a$ni d~ 
ciarait qua d&s qu-il a* en aural I plus ' bQtt^'lit, il dsssandft- 
rait le strait dos troupes a&tr loft tft3 8 t s alojias^ la 
$xano$ sail e rait ll<s~mia son corps axp&diticmnaire, "Ka^ 
Ifcurmj8<aiaQSJt , l$i politique porstlficale ae sut paa jc^tabiir 
dans 1 LsatiaE3; ls fautears d troubloa ftircnat 
le al a^ril| Is I'apa envoya de troupes 



8.a8'<loamia86iffaa 9 is cardinal 

Allsasl t le oardinal ^Mgaol^ es Bi^st^^jit ijr& daxa. 
dans la rpressi$a at daas la pusitloa 4*s troufeles^ da 
tHa sorti qus i^ aituati^n s m. liau .a -a'aia$liG2ar| s 
gratB.lt t s^n^alt per cs^nsd^uefit B^oessalr Is xnaintiB 
dss aastrishlene* Sa ^saa^lar ia33 $ 1 o@mmaKdant dss txaupes 
autrlofelii33*j g^ri^ral i^dataki, toulait parfelr ? 
la iurl le suppli&rsnt da i^ster^ l^as lea armies 
an 1S34 at' 18S5 fi 1^ oslias sst s^vanu s c f @st 1* 

a l ? A 5 JttrioKe l B 6^acuatiosi das 

pa ratlrer 



talie ser^^ qua 

dans Iss &4 at loss at fj%z&&!3 a 



ssirseibi^V lea tioupaa ..ftanqaijiea la. Bt 

la go^varnaastit pan-tlfloal so&txiait -aiaai 

tail lnoapab'1,5 40 ss$ d^feiaa, 
qua sen aut02lt4 ns gapes ait 



a^ant ^t^ alaai -valnoaa^. la.gou 

pat ais?s agir @t il agit dans un 

L^s B&isssn^sa @nt r^mia au 
us pS9-i?&Ma '-fta. MfdJRs^s la'^1 siai 



saaaseaa 'dcilssraiast sua ?ape UBS 'ga-rentla fossa 11 

s Os lui dems^dait da fair 
B is.'inispiiaa.t 'Vda' Aataa 'da 
d l@ls s to..:,4'0paa'.k la popolA'tian &fs 
at ds f-9ad3aiia-?3vlsolat&ar^ a& si^pii 

$&a s^ un 
da la datt'a -pabliqvia falts 



- 287 

conservation total** On ratrouve Ik I'abasnae du asm? da la 
rallta ? du 80218 pplltique d o Pap asonastlqu t 1 
translgeanos d sa doxrtrl&e XI so born a h de simples 
formea d details ddadmlntstration dtass lea ,dif j?6rat3 
eh* de l^admlnist ration at & des ord$ar*anGs divere&s.. pri- 
se* de 1881 a 1$82 at qu f l runtt e& un *ot unique 0a IdSic, 
.|8al II a f y- eut aucune r^foisse profesde t auoun tr-assfsssaa* 
tlcn poli'tiqu Ie Pap laaiatiojat^ au obnt-ralro^ 1 prlnolpe 
da I'adoiaiat-xation exc5lusii?<&sB@nt .eooX^siasilgua jusqu*au bout 



de 

paarrv* m talns^^ a la pli^s-a & 
Lsabzus-ohlni davsiaa ueoz^taire d ? Stat par iHnflu^nss de 

La r^pr^ssioa d tous ls ffioufsments iib^raux 
aloe's lispltoya'tela* Le goyL^ernssent ne fait pas de 
astrs un lifedz&lism* s^d^r^ t UB doctrine 

t tout oelk^ pour lul^ ss vautj ^ut e@ aal 
uaae ^ppa^nc ds pyegs^s st k prosorlre abaolusmr^ msm 



ponts 

pour iui dinner plus d T ffioaoit4 s 11 
en lg4B daas le 



t 



J)*aiut2tt psrtj, la aituatios finsiricjl^rs dtai 

dag tra 
iss ports, 

l^e Pap-s s.tait ^duit i, fai- 
re. d@s &15.inatisg de.. to lens I., la maiden 



. 
an fesa^l^^ S?3rlosia s et oa^ida^t Is 



deficit budg^tair o^atlaualt et Is JD&tta etait 
Is 'afeus persistent dans l f -admimiatratisn & On a 
la -f^&ailt4 d^s fsn'otiannair^s^ d* leur &&ltfal$ 
bon cSt^ d^ l*aa2ajlElstr&tla d^ $ngeirs XVI 5 e^est 
vity dans. las p9nst ifuetleiaft m^umentale k- .et 

Isppement des blblietheques et das mus^s^ ? 11 fit 
1 BibliQth^oairs d la Tatia-aai. ? Hgv. < aia ttcttetioldti- la 
mime prmonee dss Jugemeats s.^veres aur 1. 
tsaiSp goiiversemeistjj dit<*ii, depourvu de 
qui pouvale^Lt 1 fair@ pesaftr^ just 
"bassiad^ur d f Autfrlohe & . le a@mt de' lut 
dano'e au aal .-eat ml grand qii 1 bi^n peut k'p 
un chemin 81 * - 

' :**' 



. j^a anqu xaa^ maee^ 

saaintesaat par-la vforoe^ mais Is f exsentfttjlon .-poll-tique oeil 
tinuii..--a 4 okiver; !& haine gzandit.' eentre . 

'rs: i.'appul 





-qu 



qui 



- 88 - 

j ( 

publicaln-natlonal do Kazzlnl at la eoolt de ^La jeun 
Italia* 1 ; par hostility & la domination romaine fi o*eat un 
parti aw tic lyrical; 11 est entretanu par une forte emigra- 
tion en France et en *tnglterre, qul conserve dee relations 
et de 8 correspondences avee, les Italians* L*autr raouvement 
est un mouvamant idealist e & qui cherche une forme de gou- 
vernement national dans une confederation^ sou deuar formes,* 
oelle du parti Guelfe da l f abb<J Gioberti ou calle du parti 
?16siontals du comtss d^seglio,, llais l f un et 1'autre suppo- 
seat qua le gouvamenient pontifical serait coiapl^teraent ra-' 
form^ v soit qu'll r agiese d lul donner la prlmaut^ en ita- 
lie_ v COBBIQ le veut Gioberti 9 solt qu^il e'agisse de 1 fai- 
re entrer dans la federation oondiaite par le H^raont^ coffime 
le ^eut d f kzaglio. Pour las nationaux ItalienB, dono 9 qu'ils 
so lent r^olutlonnaires st r^publlcains B comma P.azzini, ou 
quails BOlent f^ddrallstes, oorame Tyioberti ou d^zeglio, 
1'Stat pontifical apparaft^ dans sa forme actuelle^ comm 
un obstaole k l ? unlt^ itallenne<, 



S - LSB trois de rale res ann^Qs du pontiflcat^ da 
1843 a- l84^7" s ^ R ' Si v pour oe qui x est de l f ltalle p une orise 
pemaaente : des mou^em&nts sont perp^tuallsraeat organises 
par les eooi^t^s secretes; ils 6elatnt de ci e de la> -tou- 
Joura dsarement rgprluasa, laals lea autsurs s f enfuient B ou 
leurs complices s'enfu lent dans les tats voisins et repa 
raissent quelques mols apr^s L mouvemeni. 1 plus oaxaote- 
ristique et $ en 1845^ parti de la petit r6publiqu de San- 
Ma rln s las r^volutionnaires s'emparent d Kimini le Z 
septsmbrs et^ de la v lanoent un "manifest des populations 
roraalnes sux prlnoes et auz peuplea d I'lurop8 w Ils ue 
bornaient d f ailleurs k daman der us prograim iaod^r4 $ a peu 
pres le prograiaae das ambaesadeurs d 1832 la r^prsssion. 
fut terrible* ' 

3 Au moment de la mart du Pape 9 la situation de 
1'Stat romaTn eemfale d^sesper^ s les trlbunsux milltaire 
si%gest en pensaaancej des mill lers d@ pereonnes sont sue 
pectes,, poursulvies* exil^ss ou oondamn^es; il y a 400 d^- 
tesus pour dellts d'opinisn daias les prisons et 600 pros- 
orits, Scute l f administration est iBia^ par les saolet^s 
8ee&te L@ olerg est mtm@ sis. parti oontaming pai? Is 
parti HQ&uelfe m l T abbd Gioberti^ ou bien ul se perd dans 
I f 9islwfceV t 1@ vi$ ^i/wit aux classes clvils 9 la nobles- 
se est d4prs.v ot la bourgi@ie urbain tout h fait 
ora* Tn somme : 9 l^Stat pontifioal paratt s d^somposer 
despotissie et I 1 absolutism farouche ont aggrav^ la 
tion et ont lntrduit la polltiqu^ europ^enne dans, les af~ 
faires pontificals* D@ poimt de vue de l*!tat italien, 
gouvernement de rgolr& XJ est une falllite total. 

IT - 'JRftotioatf^-aVetf -Itfg Ktats,et -leg -ggllgea-. 



relations d la papautg aveo les 4tats t las 
Sglises ne present ant pas ? sous G-r^golre -XVI, la cont radio- 
la pelitique ini^Jlsur que BOUS a^en^ ^ue sous 



j-. 1 &. 



Lon XII ou Pia VIIIo La pensde et-l'oauvre de Gregoire XVX 
ontj, au oont'raire v une units et obSlseant & un systeme. Ce- 
pendant, naturellement, il y a ioi quelques temperaments, 
que les oirconstances imposent/ alors que, dans sa politique 
doctrinal ou sa politique ItalJ.enne, le Pape etait Matt re 
totaleraent de son action. II se trouve plac6 devant le prc~ 
bleme qui est celui de tous les _etats qui viennent d'etre se- 
cou6s par la revolution* A moins d'a'bandonner las Sglises t 
lea fideles, le Papa ne pouvait pas eviter d'entrer en rap- 
port avac les 6tats ne"s de IMmeute : aussi publia-t-il f le 
7^ ao6t 1EJ31,, une bull a "S oil ic i tu do ecolas iarum" fl ou il en- 
visageaitj au cas de changsment de gouve rneBrent s c que les 
Pontifes remains ntreraient en rapports d'affaires^ pour les 
ftglises de -ces contr^es, sp^cialament pour la nomination des 
^vSquaSj "avec oaux qui seraient, de fait B an possession du 
pouvoir"^ mais il n'entendait pas^ par la s ff ni confirmed an 
caa desmiers leur dignity ni leur conf^rer aucune sorte de 
droits nouveaux"; en soimua, il reo onnaf t rait les gouvenae- 
ments de fait* On voyait id oetta distinction^, qua 1'on v 
m souvent dans l ? Sglise 9 entre la these t ooatraire aux 

1'adaptation aux faits^ qui les admet dans la^r^alit^o Le 
Pap est done entrd en relations avao oas ^tats 9 mais pour 
le moindra mal; il continue de las tenir pour illdgitime e 
tout forme d gouvernemeBt illegal lui paraissant non Jus- 
tifi^e d II ne faut pas oublier qu'n mSine temps 9 le Pape 
laagaitj par 1* ancycliqua w Mrari vos... t du 15 aofrfc 
la Gcmda^matlon doctrinal e du Iib4ralisma 

absolutistas de 1'est 



ver~ 
re 



La forma de, 1 ? absolutism ^taitboelle <|ui parais- 
Sait l^gitiiae au Ps^e Gr^goire XYI^ aussi cia politique vis- 
des 3-fcatS absolutistes de i f @st de l f JSurope est-elle 
e par une complaisance telle quHl arrive a saorifier 
atorit^ rooaareiiitQ lea droits ou les intrts d@ la 
population oatholique u m^me de l ? Sglise ft 



A t * four la Bussi* la question essentiell qui 
poee devant la papaut^ sl cell de l^glise de Pologme, 
La revolution a dolat^ en Pologne n novembre 1630 et elle 
a 4t4 ^srasee dans lesaBg^ sialgr^ des interventions diploiaa- 
ti<ju8 dedlffe rents atats^ partioulierement d la frsanoe, 
et wlgrd I'unanimit4 d@ l^opiaioa europeemb en faveur des 
7ol&mai0; Yarsovle et prise au d^but de septambr 1831 at 
la ooBstitutioa polonaise est aupprim^e par 1 Tsar Ici t 
la oausa est a la fois oelle d'ui&e involution 3aatiojmle fr 
mais ^galemejit u&e, eau@e oatholique^ lea deior sentiments, 
nationality et aatholioisme f sa malant chaz le folonais t 
les catholiques out adh^rd i&- rgvolutifm et j oat 
v&illd au m4ae titrs qus les llb&raux j le olsrg a 
part i $lp p&rf Qi0 asor combats f Dans 1 ? ensemble da pays eu- 

la masse des oath oliq.ues adlidfe totalement a la 
polonaise^ aussi bleu, |ua -las pa>^|-tmrllb4rau^- et 

par 




L 2- Pape so trouva mis en demeure de so prononoe* 
& la fois par les deux o$ta r le gouveraement rusae lul 
envoya una note, la.aO avril I83i, ou il lui demandalt de 
rappeler les Polonais a V obtfissanoe; d f autre part, les Po- 
lonais lui ont envoys une mission et une adresse lui deman- 
dant son intervention pour lee sauver de la repression, Le 
Pape admit comma v rale a lea accusations du gouveraement 
russe et, par deux actes, se prononeja contre les Polonals: 
le li> f^vrier 1832, il adressa une lettre aux 3vSques de 
Pologne pour les mettre en garde oontre la participation 
de i f ftglise.aux troubleB et recommander la soumission au 
gouvernement; pui il lanqa un toref aolennel, le 9 Juin 
183 9 ou il rappelait que la soumisaion au monarque etait 
un devoir, il attribuait la rdvolte aux "manoeuvres de 
quelques fabrioarita de rusets et de raensongea qui, sous pr6- 
texte de rellgion v dans not re tge malheureux p elevent la 
tete contre la puissanoe des prlnoes^ OMtait une condam- 
nation formelle de la r^vojjgt^gja polonaise. En meme temps, 
d^illeuiB, il adressait .Jra^JSvernement du Sear un ra<5mo- 
randun sec ret f ou il se plaignait des chicanes que IQ gou- 
vernement russe faisait a 1' Sglise polonaise. 

Le bref fit, sur I 1 opinion europ^enne et, natu- 
rellement en Pologne, un effet deplorable, ra&iae sujp lea oa- 
tholiques f d f autant plus que le gou v erne roan t russe en fit 
imm^diatement usage pour montrer qua la revolution etait 
pondamn^e par le Pape et s'en pervit pour y oouper court* 
ette condamnation pontificale encouragea le gouvernenient 
raffia k un redoublement d ? oppression et de persecution t il 
dSfendlt les conversions de 1'orthodoxie au catholicisme, 
imposa un serment aux pr^tres, supprima deux-cant3 couvents 
et des dcoles f rendit I 1 Education des enfants issus de ma- 
riages mixtes obligatoire dana la religion orthodox f at, 
d f autre part, par une stfrie de notea s en 1833, il rejetait 
les plaint es du Saint-Siege^ repouesait tout a tentative 
ponttfio ale pour rattacher les catholiques rusaes a l t ar~ 
che t v4ch^ de Tars o vie fi au lieu de rattacher les catholiques 
polonais a l f archevech^ de Vohilev; il noinmait des <2ve*ques 
que le Pape ne pouvait m|ms pas instituer,, Les interventions 
de lEetterniohj qui easaj^it d s'intarposerj en faveur de 
l f "Sglise polonaiBe, prfts du gouverneraent russe, pur^ la de- 
man de du Pape, restent inutiles e0 Un m8me temps, par des ac- 
crete suocessifs, le gouveraerasnt russe supprimait 1'^glise 
Uniate de isussie Blanche^ qui est fondue dans l f T5glise Or- 
thodoxe entre Ib33 et 1838. 11 introduit dans le eonseil EC- 
cl^si antique deiw rplpnais 9 naturellement dociles a son im- 
pulsion, de maniere k pouvoir wettre la main par cet in- 
term6diaire sur la direction de I'-Sglise catholique en Po- 
logne (1841). "I: 



soiarae, aucun : des concessions et des complaisant 
ces que le Papa a cues pour les hommes et pour les choses 
n f a ob tenu de^ 5a|^i^isll ons ^ dA- la pe rs 6 cut i on rus se c o nt re 
les Tolonaia. S^^J^-st qu f au bout d'une dlzaine d'ann^es a- 
p r&e la r6 v olut 5f%^>que le P ap e c oinmenQ a k , oha ng e r d ? a tti t u de i 
dans un Consistoilre du zz Juillet IfcMU; Gregoia^ XVI & enfin 



WW*U..-,JP$ BUT la veritable situation, <Snumra tous les grlafa 
qu'il avait contra le gouvomement russa t tous las ef 
fors vains qu'll avait f aits pour 'am^lio re r la sort da 1 T 15~ 
glise polonaise; 11 expllquait son attitude et 3a d^fondait 
d'avolr aba.ndonn6 la cause oatholiqua* La Congregation des 
Affaires SoclSslastlques 6tabllt .un programme miniiuun de re- 
formes & obtenir du gouvernamant russa; mals las n^gociations 
tralne rant s par 1 T intraneigaanoa du gouverneoient du Taar 
I,e Year alia falra una visite au Papa la 13 d^cerabre 184b; la 
Papa lui expoea ses dol^ancas et lui remit un m6raoranduia c 
Toutes cas nSgociations n f about! rent qu'apres la mort da Gr- 
goira XVI. Sn somrae 8 ici ? la politique d complaisance pour 
l f absolutisma a ^t^ 9 en r^allt^,, une cause d f aggravation du 
trouble et de la puissance da la persecution rusao s-ur'l f Kglii 
pa polonal Be. 

g - Tie-a~vls de l f AutricliQ 9 LambruFohini avait at- 
tacii^ la polltique du Saint-riege a eella du gouvernament da. 
Matternich, part 1 o ul ie reman t en ltalie ? ou la saint-Siege 
apparaft prasqua comrae un instrument de 1'Autriche s en Lorn-. 
bardie et an V6natle fi pays autriohiens e non soulement le Pape 
ne sa prononga pas en faveur de I 1 Emancipation da I'^plecopat 
maiP 11 n 5 essays, meme pas d'intervenir dans 1 T organ is at ion 
de la vie ecelesjastlque. Dans la Toscane ? qul ^tait t en fai't ? 
un payp d'obedianoe autrlchianne^ 11 montra la mema complai- 
sance* II farmait I'oreille^ d'autre part B a toutas les plaln- 
tes ou k toutas les suggestions des novateurs ou des gens du 
parti national, mme cel3siastiques s commfy G-ioberti ou JIGS- 
mini* Xn ^change de quelquas vagues conoassionB sur la jus- 
tice criuilnelle, 11 appuyalt, dans la royauma de Haples, la 
politique de Ferdinand II qu'll considerait comma la modele 
des pouveralnp, bian que ses PU jets 9 apr^s la repression 
des emeutes, l f aient sumoKiia^ n ll re bomba*. 



e KVi semble avoir pris eon parti de l f as~ 
Aervissemant d 1'Kglisa d f AUtrioha !La mort de I'lte^ereur 
Francois 9 en I83b 9 a retire d f ailleurs a la jdapaut^ le prin- 
cipal l$ment d'oppoeition possible au J6aephlsine : 1 nou- 
vel Smpereur s Ferdinand, est en effet incapable da gouvemsr 
et laissa faire ses inlnistras ou I f administration Ce sent 
les eveques eux-merGes e et rion ia papaute 9 qui soulevent de- 
vent le gouvernement autrichlan la- question des marlages mix- 
tea ^ e f ast-a-dire celle des mariagas entre protestants et 
oatholiqus 9 en couvrant les pretres qui rafueaient de don- 
ner''la benediction k ces mariagea. Ge n f est qu'apres plus iaurs 
ann^^Sj en Ib40 v que le Pap 5 tout ea^ main tenant la condem- 
nation do principa das xaariages mixtea accepta la proo^fiure 
sugg^r^e par 1'^tat et les 6ve*ques* la's efforts pour ^tablir 
un Concordat avecle gouvernainent autrichlen^ qui durent d6~ 
3k dapuis plusieura ann^as, sont poursui^is m^diocrement 9 
par das negoeiations^ en 1835 at 183* * puis en 1844 5 ans 
jarnais aboutir' 

La complaiBance du Saint-Si&ge env 'l f 'absolut la- 
me est talle qu'il 'sa montra indifferent^ sinon mSme hostile 



8U mouvement da renovation Intdrlaura qui ae traduit^ dans 
I'Sgllse d'roitriehejj par dea conversions de membres da la 
hauta "societg protestanta au o at h olio is me s ou blen par la 
veloppement da I'ultraiaontanlsme : 11 na leur donna aucun 
encouragement et ne leur marque aucun lnte"ret. 



#.- Les IgoBarohles e&thollque'a Hb6 rales - 

I>ans les 3tate catholiquas de l f Europe occidentals, 
ies Id6es lib^rales ont -fait, au contraira s das progres irr<$~ 
sistibles at ont triomph^ par das constitutions d' origine 
rvolutionnaire Hale, ici, la Papa a une te lie" repugnance 
pour le lib trails ma qu'il n r oaa pas soutanlr ou qu'il va m^rna 
Jup.qu't d^savoua-r les efforts da renaissance religlausa quand 
le clerg^ et les catholiquas s^eeociant k la poll ti qua libd- 
rale; les oatholiques r^ clamant la liberty mSiaa pour la bian 
de l^Eglise^ deviennant suspacts au Papa lulm&aa a 

A - Kn Kspagna et en Portugal ., la situation ast e du 
point de vua politiqua ? d f \ine olart4 ^blouissante ? 11 y a^ 
d ? un o'bt^ 9 lea daux reines liberales et const itutionne lias; 
la reine leabelle at la raine doaa-Barla^ an fac* desquallas 
3.uttent deux p^tendants absolutietas, Xas raines Bont souta- 
nuQ8 par la Quadruple Alliance slgn^e aatra ce ,daux 6 tats at 
la ^ranoe t l f Aiagleterre 9 tasdia qua las pjs^tandants sont 
eoutanus par la coalition das Tuissancas da 1'Sat qui a re- 
fona^ la Sainte Alliance & ^unschaagratB, La papaut^ lia ga 
cause a oelle du parti absolutiete das Mlguallstas et des 6ar 
listes^ soutenus par lea lagltlmiatss fran^ais; don Miguel a 
6t^ reconnu par la Papa, qui lul a dnn6 le pouvoir de nomine a? 
des 3vques; lorsqu' 11 est expuls^ d Portugal par I'armea 
const Itutionnalle, le.nonoa la suit dans son exil t pula'la 
Pr^tendant est aocuallli a Boma^ ou 1 Papa la trait a aveo 
honnsur s comme un souveraln s et lui fouiaait une pension,? Sn 
Sepagna 9 tout le elerg s en particjulier la olergS r^gulier^ 
s ? est ;prononc4 pour don Carlos loraqu'a ^clat^ la guerre ci- 
vile , ea 1834 j et ? pendant las sept ans da guarr civile'^ la 
gQUvernement pontifical rafuaa de rasonnattra la reine Ia^ 
belle \ son attitude est 110*y icif a^o call de l ? Autrlohe 
et de la Bissla, ISlle a f ast pas raodifiee par las d4f sites 
des pr^taadants absolutistaa* 



result at st 5 naturil8ment 3 qua las 

constltutionnels et frano8aa(|OHe d l*S8pagne et du Portu- 
gal rSpondent h la politique ppnti.fioale -par das repr^atl- 
Portugal 3, las ^4sulta sont ixearo6r4 et las oeu- 
9 ls dltas v supprimtfeaj 1 gouvememant rsiaplao 
qui ont <$t$ nomra^s par d@m igul; les catholiqius 
qui n f a<5cept@nt pas las nouvaaux ^vSquas sont pouxui^is at 
punls. L f Sglis de Portugal deviant ainsi une v^rltabia Bgll^ 
s@ soiisiaatiquea 15a 1?pagna, c'ast un d^chatnamant de plus 
as plus grand da violence contr l f lglisa* La non-faconnais - 
sauce da la i0im par la Pap e fait qua la nonce B f a pas d 

paa 



- 293 - 

ndividualles* Less b lens, das Jesultea' son-t oonflso^a? st, 
n 1835 ? las raona at feres d f homines de molns de douze molnss 
ont supprlmes; en 1836, toue les moaasieres d'horaraes sont 
erms s alnei qua les oouverits de femmes de mains de vingt 
eligieuseej les autres le sont & leur tour en 1637 La Papa 
6 tab 11 tin L6gat pres de don Carlos en I83o s le gouvamemant 
e&agnol supprlme alors les relations diplomatique 8 avac noai* 
n 1837, la nomination de nouveaux titulairas eocl^siaatlquas 
st intardite par le gouvernenaent* Xes vlolenoes radoiblent 
orsque la rSgence du gouve^mement eat prise, apres la d^falte 
es SarlisteSj. par le general jsspartero, chef des Gonstitu- 
ionnels (1840). 

Dependant ^ au bout de quelques ann^es a les deux gou- 
erneifients portuguals et espagnol sentent la n^cessit^ de ve- 
ir k rgelplscenoe et ils manifestent le d^sir d f entaiier des 
6goclations aveo- le Saint-Siege; mais jwome rest.e intranslgean- 
e dans son opposition de principe* Le Portugal e'em est ou- 
ert dea 1835 s 11 envisage le r6tabllssjaent des v3oh<s 
t auto rise la lib re coiaiaunioatlos avec Roiae On fit plus! 
ssste de n^gooietlons i en 1842* oiae aecepta un pr^lat 
uguais prea du Salnt-Sleg j mala des diffioultea et des 
eanoes do toutea sorts s s des detut .odt^a empScherent la 
^gociatlon d f aboutlr Pour l T IspagBej^o*8st n 
g^ndral Sapartero est, remplaoe par le g^n^ral 
ul repr^sente le parti mod^r^^ ^u le gouvarnement 
? adresse k Kome; mala Hom n vut pa reconnaftrej, maiae In- 
iraotemeat la relne leabelle ai. alois qu'un Sonoordat a^ait 
Ini par ^tr n4goci4 s au aoia d'arril 1845^ il echou^ par 
uite d oette latransigesno 8ur la question de la reoon~ 
aissanoe d la Seine d 

La situation de oes gouyerneiaentB qua le Salnt-Sle- 
e ne reconnalt pas est naturell3taent 8 du point d^ vus cc 
iastique^ tres mauvaig j Ics Iglises^ qui ne sont plus 'so 
ises & une hi^rareliie r@guliere s se d4grad@nt ft Sn Portugal 
ea abus sont imiltiplg a II faudra tout une osuvre d ' 
eccl^slaetique loxsque les Sonooisiats seront siga^s 
as deiDc gouvernements par Pie IX 

Sa Belgique, vous ^ous rappeles qus Pi Till 
Sj, ^is-k^is da lib^rallsme ds oatholiues 

s^psoclaient aujc libfrauXg. une position de 
e reserve s T aocentue noo.r aveo Gje^gols^ XI et, oepBndant 
es oathollques out. obteaii. 9 dans la r v,dlu t ion beige t d@o av 
agss extraordinalr^s pour l^glise^ k la diff^j?nc6 da ce 
ul s'^talt psas^ em rane a la. r^^olmtioa de juillet s la 
onstltutlon beige dm If fdvridap 10si a ea @ffet & a .rooonnu 
a olerg^. l^astldre Ilbrt4 4ii ctilt^i A' f assooiati!9 t d v en- 
IgneraeBt; le Sal fit -f i^.g. amrs 1^ libra nomination des ^- 
ues et IQS ^^tqu@s mejaisroiit libremamt 1^ prStrasj tout 
OBimuni eat lorn eat r les Svd-qties t a^ffi st llbjr et l f autorl 
S du dalnt-^lege'eur les ^viqtx .-reeotimue-;- -les ordres rail-. 
ieux snt aeoept^s par la 9 n^titutiom; anflzi, le olerg^ 

subventions^, ^t les ^glises eiitr@t8BU8 pax ! T H!tat. > .blen 




s 



qua 1'^tat n'ait conserve aucune autorite sur I'^glise* *.insi 
1'^glise beige bSnefiele da toue les avantages d'une 72glise 
coneordataire en y poignant ceux de IHndQpendarice absolue 
vis~k-vis du gouvemement, Les loi? organiques qui mi rent 
la Constitution an exercice aoheverent de donner aux oatholi- 
quo 3 tout? les droits et toutes les libQrts 9 par exemple une 
Influence tree grande BUT les municipal lts locales s sur les 
qui sont confessionnelles, etc ..... 



I'algre cos avantages et cette situation v^ritable- 
ment exceptionnelle que la nouvelle Constitution de l ? ^tat 
faiaait a l'figlise s la papautS montre d'assez mauvaises dis- 
positions eiavers le nouvel Etat, k cause du lib^raliBme qui 
prevaut dans la Constitution, .qui pr^vaut 3gal@ment dans le 
clerg^, ear, dans 1'Sglise beige $ il y a beau coup de parti- 
?ane' des doctrines de La Itennais, Le Pape h^site a faire usa- 
ge de? libert^a que la Constitution lui donna j il faut pres- 
que lui forcer la main pour lui faire nommer librement un <va 
que de ^lamur* C'est seulement en 1635 S sur les solicitations 
du roi Leopold et grace k l f entreraise de L:'ett8rnich p que le 
Pape consent a envoyer un charg^ d'affaires a Sruxellas et 
c'est seulement en 1841 qu'il y a un nonce en tit re, Qe non- 
ce, iHgr. ?ornari 9 p'attire d'ailleurs l f opposition des eve- 
ques en travaillant contra leur d^sir d^obtenir la personna- 
litt civile pour l'Universit catholique de Louvain et an 
voulant ?e meler des affaires interieures de Belgiquei et di- 
riger le parti catholique f ? on succaeseur-, mgr Joachim Pecci 
le futur Pape Le"on XIII s qui est deux ans nonce a Belgique 
(1843-1845) 9 a compris quelle etait la situation et a'est 
efforc de rester en dehois des quarelles politiques, se bor- 
nant a son r3le purement diplomatique^ II ne veut pas avoir 
1'air de ss faire le cpnducteur du parti catholique beige 
susceptible sur son indepesdanceo Mais, pour cett raison, il 
est mal vu de nome et il ast rappel^ au bout de deux an?* Il 
fallut 2 aes interventions pressantes pour qu'il f(5t remplacd 
par un nonce ; le Papo^ ne voulait nommer qu'un charge d*af- 
f ai res . 



c f est done d'elle-mSme que I'lSglise 

beige doit a f organiser et prosp6rer -on influence consld^- 
rable sur I'Stat vient de sa propre activity t non pas de 
la Boutique pontificale. Cette "Sglise est compose" de six 
dvech^s , qui sont dot^s de grands et de petits Pdiainairas; 
en 1839, chaque ev^oh^ avait plusieura petits s-^minaixes^ 
L ? %lise a cre6 des tablissements d'enseignement des trois 
ordres^ primair;, s : eoondaire et supdrieur. Tout cet Edifice 
d f enseignement catholiqu est couronnd par l f Univer3it^ de 
Louvain. Les ordres religieux s'-augmentent d'ann^e en ann^e 
tous les ans fr depuis 1831 9 il y a des creations de congr^ga- 
tions et le nombre des religiaux; homrnes et garames, pass da 
4.791 ^ en 18^9," k la veille de la rvolution 5 & 11*968 en 
1846 . L'Sglise beige est devenue,par sa vigueur,, par son in- 
d^pendanee^ un raodele, une Forte d f id^al p pour les autres "g- 
gliees europ^ennea 9 notaiament pour I'Kglise de jrranoe; seu- 
lement 5 ce lib^ralisme et cette autonomie de l f ^glise sont 
raal vus par 



ft - ^uant k la France, las consequences de la 
volutlon y ont ate fort diff^rentea de A c,elles de la Evolu- 
tion beige et il eat Evident que le Pape a., ici plus de 
raison d me" o on tan to men t qu f en Selgique* En effet, la revo- 
lution d* Juillet 1930 a 3t$ suivia d f une explosion d f anti- 
ol^rioalism s so it 7 pendant la r6volution 9 soit au lendeiaain 
mSme des journals r^volutionnaires* Get anticlerical! sine 
a f est traduit par des modifications dana la Constitution, 
dont on a supprlmS les stipulations en faveur de la religion 
dans la legislation et ? ausai. par des mouvements populaires 
hostiles k l^ISglise at aux p ret res. Le regime de Juillet re- 
pre*aante d'allleuans 1'arriv^e au pouvoir de la bourgeoisie 
voltairienne t le gouvernement t sous cette influence, arra- 
te le d6veloppement de I'Sglisej qui s'atait fait si bril- 
lant SOUB la estauration t met un terae k sa prosp4rlt^ 8 
soit dana sa fortune^ so it dans son eneeignement, soit, 
aussi/ dans Ron%eorutejient* Q,uant au olerg^ r^gulier a les 
tracasaeries gouvernsmen tales amenent une veritable r^fres- 
sion* Knfin 5 le Pape pouvait Stre.m^ con tent de l f attitude 
d'une partie des oatholiq.ues franqais,, car il s'est form^, 
au lenderaain de la revolution, un mouvement de catliolicisme 
lib^raledont le point de depart est le groupe de la iennais 
^usqu T en 1834, ce catholic isme lib^jfel est vivantg il est 
da*trult 5 k oe moment, par les deux con daranat ions doctrina- 
les du Pape Gr^goixe XVI, encyclique "l^irari vft8.... n en 
encyclique "Singular! no... n en 1834 * 



3ependant 9 en face du danger si evident que I'aati- 
cl^ricalisme gouvememental et populaire repr^sentait ? de~ 
vant un gouvernement qui e"tait beauooup plus fortement ana^ 
par la legislation que le gouvernement"" beige par exemple^ 
le Papa est oblige tout de m^me h certains managements^ 
d'autant plus que IMpiscopat franqais ast gallican et qu*il 
ast d'ecprit plus politique que la cour d riome* II faut 
done agir, vis-a-vis de la # ranee, avec plus de prudence 
qu'on ne 1'avait fait vis-a-vis d'une Sglise polonaise^ par 
exemple Sette action de la papaut pour donner des direc- 
tives au clerg^ franqaia s^exerce poij par certains v&ques 
eoit par les chefs des granda ordras ^eligieux* La directi 
ve de la papautd aux evdques est de n prendre part k aucune 
discussion politique f dd sa faire oublier, pour passer ces 
mauvaises annees de lutte s Dupin f president de la Ghambre s 
dira, en 1835 j ""Depuis Juillet, le clerg4 fait le mort" c 
II faut se renfermer dans ea sphere sp i.ii tuelle, pour. 6vi- 
ter d f esciter les mecontentements gouvernement aux. Gette 
direotive est suivie par I f <5pi8cofeat s mais cet episcopat 
rest cependant regard^ avec une oertains defiance par IQ 
Pape, jj'autre part, une partie de l f piscopat rranqais est ; 
rest^e l^gitimistej ell"a du mal h se d^eolidarisar de i 

1'ancian gouvsmement abbattu par la r^volution^ de I'anciazi- 
ne dynastie Uae partia des catholiquss y;'iravailla cep@n- 
dant, soue la direction de tfontale-xnbort et d certeiins eocl^- 
eiasti'fUeSp coiEffl. 'G-erbet s alinis s ou 1'^vtque d f Arras La 
I 7 our d^uvergne^ qui lui s rallie k toua le v s go uve moments 
successiveiaent 



- 296 - . . 

\ 

II y a dona* pendant las preiaieras ann^es, une pe"~ 
rlode derapporte diffioiles eatre le clergtf fran<jais et la 
papauta d f une part, le gou^emement de Juillet de I 1 out re; 
le gouvernement est d'abord hostile^ puls d*une Indifference 
as sea de*daigneuse envers 1'Eglise; I'Bglise est teiiue a la 
prudence sur 16 terrain de la politique, ^ais 5 pendant ce 
temps s . le Papa oontinualt ses oondansietions fermes ds doc- 
trines libd rales 5 condamnations s d'aill@urs t qui firent 
mauvais effet su'r les intellectuals,, 

Apres cette p^rlode d* hostility r<5oiproqu@ au 
bout de quelques &Tm6es 9 una oertaine d(tonde ee produits 
certainB. hoffimes du gouvemement eentent la valeur de 1'appui 
religieur : ainsl Suizotj, lorsqu ? il ci^^ I'enseignement prlr 
maire par la loi.dxi 28 Juia 1833 P 3 ? efforce d'associer le 
clerg^ ^ som oeuvre; de m^iae^ il dipos, en 1836^ urn projet 
qui donnerait la libertd de l ? enseigiaecient seoonaaire; e 
projet est ddailleurs ^eart^ par ls hambyes| Dans des arti- 
cles de la iteTue franqaise^ en I838 a il fait appel k W 1 T en- 
tente @t l'harmoale w entre l ? Sglise et 1* State Le Prdsideat 
da onseil de laSfc,, Hol^ f em 1836-1839^ st plus favorable 'a 
I'Sglise que ne 1'on.t dtl ses pr^^oesseurs j il aiagmemte la 
budget dee suites? il rdtablit les crucifix dans les salles 
de tribumaux; il rend au csulte l ^glise StGrfflaimL f Auxer- 
roiBp fermSe depuis la Evolution; il retire les troupes 
franQaises d ? A^o^ne Eepuis 1043^ Xou is- Philippe s 1 attach 
a jae faire qu'aVee beeiiQOUp de scrupules les a^minatiOBS d f ^- 
Tques On telere la reconstltutioa progressive des congre- 
gations j les J^suites deTiesnent asses .nombreuz pour orer 
une seconde Province da ifranee en 1836; ils f iai ^ent par 
avoir soixante qua to rse GO lieges ^ las @hartreux 7 les i v rap- 
pistes, se jT^tabliesent* 1'abbaye de Selesmes est aeliet^e 
par 1'abb^ Sue ranger en 1833 et cet abM Gu^ranger r^tablit 
l s o.rdre des 3^n^ diet Ins et prend la direotloa de la maison 
de Franoe en 1837* Les .Domini csins v^ont reoonstitu^s par un 
mnifaste de Laaordalre ; en 1839* jLa mort de l^roheFi^ue de 
Paris ^ l^git lmiste ? qui n'avait aucune relation aveo Louls^ 
Philippe^ mgr d 4 u ^^ Q ^p d^tend l'atmosphere| il est reia- 
plae^ par us pr61at ^odgaSp ssgr, Affre^ celui qui sera tu4 
.pendant las journSes de juin 1848 et la reconciliation du 
palaiB et de 1'arelie^^ch^. s f opere le ler Janvier 1840* Vexs 
la me'me date ? entre 1836 et 1840^ eauf exoeptions, le clerg^ 
a k peu pres abandonn^ la cause l^gitimiste* 4inei les rap- , 
port avecs Home se d^tendentj IB .'Pap e at les Jesuit es donnent 
ooimae mot d'ordra le rapproheiaBt aveo Is gouverneiient 

La. cause de cette nouvelle attitude et, aussi, 1 
r^FUltat da cette nouvelle attitude^, c ? est la renaissanoe du 
eatholioisme frangaiB dans les diff^ rentes manifest at inns 
da la vie esole 1 siastique^, 2naissanoe 3 ^galement^' de I'in- 
fluence sooial du cet&olleisme par leg oeuvres a par I 
tation qui est donn^e par oertaine catholicities a 1 ? action 
catiiGliques ? par Ossaaa% qui er4$ las Gonf^J^naes de ^ain 
inoent~de Paul en 18330 par Armand de Keluiij qui cr^^ et qui 

un apostolat charitable^ aid^ par certaines 

par certaines initiatives iridi^iduellee. ooime la 



Soeuir BOP alia dans le quartier daint-fr'areelf oomme la 
tion des Petitas-Soeurs des Pauvres en 164le Peu & peu ** 
forme , sous l f Influence de cette nouvelle orientation socia- 
lo$ un jeuae olerge s plus d^wocratlq.u 8 qui eat -solvents 
d f ailleurs 9 en opposition avec 1'autoritS arbitraira dies 6- 
v3ques e On constate &galem6n;fc un$ renaissance du catholioie- 
me dans la via intellect us He : l ? apologtique rnontre un 
grand eclat, avec las conferences d Not re- Dams 9 de Laccr- 
dair ou du Pere jwavignan, et ave.c quelques grands pr6dica 
'teurs 1 en province. Ls Etudes historiques c par temple, ou 
d 1 Erudition SQ rdv ell lent dans le olergd ? le plus grsnd 
exomple en est l ? abb^ Idgne, avec toutoe SQS Editions des 
Peres de I'TSglise* Mais oe soaat surtout los catholiq^ues lai- 
ques^ il faut blen le dira ? qui, dans ce domaine aonfiuisant 
oe rdveil plus que les prStras^ soit dajis la presse^ par le 
Journal 1 y Uni y e r s ^ d ont euillot prend la direction an 1842 
soit dans i Y aTeh6ologle chrtieane 5 I'liistoixe et ^ohose 
ogrieuee' dans la th6ologie 2 ou le principal theologian 
est un lalque. *K Augusts Sloolas; 11 y a en effet s du 
point de vue thdologique, peu de chose encore dans 1 oleov 
g^ franqaie k eette ^poque* en dehors de trois no IBS 9 
de grs Paris is 9 de Gerbet^et de 



Toute cette vie eathollque qui reecmmenee avec 
ardeur ^chappe peu It peu & &omej elle est le pjcoduit 

spontan^ des oathliqus ou du ol8rg^ s d ? un@ act- 
libr d Le Pagpe ne fait qu f en.eourager ou latiaa^ par- 
surv'el'ller avee une oertaine isquletude- ctte remais- 
oar cette Iglise d ^rsace rsaste gallic@a$ Ma ret en 
st le principal doetrinaira 311 d^vle faeilemdnt vers 
certaines doctrines que 1 Pape a s admet pas, coEaoae le fideie 
1^9 tie Bautain ? et les lai ernes v qui joueat tin r^le de plus 
en plus important dans l f ]5glise t sont weo.sptlliles 
8- f aglt d@ leur iad^pen dance, 



-se trouva dsv&at un neuveUe' diffloult^ 

lorsque la lutte reprit vialnte 9 eixtre. I'-Univ^rsit* t la 

aprls l f ^eHo de la loi sar'la iibert'd 



les unl^ersitaires et les. .p.rdt 293 

des violences ifiotos8evablQ8- 2> 9 'autr part s la parti fcestil 
aux catSioliques ou : a.VinfluaBoa du elaxge 1 *&tana saturelle 
ment un divers lea centra les J^suits at, vers 18*4i@d5 s 
'a la trlbuna, 1 Px&aidasft de la ShaiabrS;, JCapin^ 
maauel de droit eceiesiastj.qua a eta eoBdamd par 
Index ea 1844- ., la ualverslt'aireai, tout 10 mde- aatre- 
p rend una eaogpagae' t-.i^9 v.iva dmtre les Jesuites.-* l.e'Pape 
se trouve p^dLs emtre^ d s une part 9 las 'lat$rdts qui soat. 
d^f endue par 1B oaholiquaa 9 'biea que oee catlioliques se 
pla^ent sur ua 'tejcvaia' qui ne lui plait guer 8 le terrain 
la liberta i $ d ? aut8 part^ la e-raiate de udojoat eater , k 
nouveau le goavernement. et de le retourner de aouveau oontre 
I t -5gll8e* Auesi fait-il preinr'.a, 

' 



est d'obtenir de la Papaut^, an romme le retrait des Je"sul~ 
tes de jt- ranee; 11 s*agit de inontrer au Pape.le tort que 
I'impopularitti des J suites cause k I'Kgllse et d ? obtenlr 
une Intervention pour faire retires les J4suites et mettre 
fin k la lutte qui divise la France Iv'als la Congregation 
romaine est hostile a toute assure oontre les Jesuit es La 
solution fut trouv^e par le secretaire d'lStat lanibruscfti- 
ni s le SaiAt-Slege ne veut pas bl&aer les J<i suites, ne 
veut pas leur ordonner quelque ohose; il se bornera k leur 
conselller de dliainuer leur activity en trance, de former 
un certain nombre de leu is tabl is semen ts (1* juin 1845) 
Une note du &oni t eu r y le 6 juillet, cria viotolre, florgant 
d'ailleurs la olios e^ en declarant q.ue la n^goolation avalt 
r^.ussi i "La Sompagnie des J^suites cessera d f exist er en 
France et va se disperser d T elle-m$me; ses inaisons seront 
ferm^es et ses noviciats dissous"* La Gompagnie de J4sus 
donna en effet un seiablant de satisfaction en fermant quel- 
ques madsons et I'affaliB fut ainsi enterr^e. 



Les rainaa de la revolution da 1830 ont done 
par le clerge de irranoe lui-mtme plufdt que par 
la papaut^ Sa r^alit^ 5 una orientation nouvelle se marque 
dans le olerg3 ds j?ra2K5e ? qui 3*<51cigne des directives auto 
ritaires de Borne et qul S T orients de plus en plus vers la 
Iibert4 et la democrat ie. 



dans les monarchies catholiques 

la politiqu d G-r4goire XVI est peu efficace. parc 
c f est une poll fci quo nettement r4actionnaira les parjfcis qui 
trioraphent sont des partis -hof* tiles s en Sspagrje et en "Portu- 
gal, ou bien ce son* les catholiques eux-mames qui se dStour- 
nent de la politique r^aotiommire pour utillser^ au miauic 
de 18 religion^ les libert^s polltiques ? o ? est le oas de 
la Belgique^ et c f est celui de la francs. jO'un 1'un et l f au- 
tre cas, l' v Kgll.se ^chappe aux directives pontificales 



Dans les paye protstaats s enfin 5 la politique de 
X'fl est moiue piiapl de llgnes : selon qu'il s 
pose des questions doctrinalsa ou des questions politiques, 
selon que la papautd a en face d f elle des gouvernements 11- 
b^raux ou conservatears, la politique du Pepe est un peu dif- 
f5 rente. . 



AULemagne, la situation se developpe dans le 
sens ou elTe~s f est d^jk engage e sous 1-^on XII* Gependant. 
quelques faits de grande importance eont k noter, en parficu- 
lier, en Prusse B un affaire qui fut un oonflit grave entre 
les deu^ gouvernements : l f 'affaire des maidages mlxtes. Un 
rescrit du gouvemement prussien de ^-r^d^ jlc-fruillauiae ill 
du 17 aoftt I6kso avait ^ttodu aux provinces Jdi^nanes nouvel- 
lement acquises la legislation qui ex.istalt dsnp le rests de 
l f St&t n 103 et qui ddcidalt que les enf an ts^' serai ent obli- 
taaent de la re_MjJ.on de leur pere en oas _de marl age 
a moine qu f Tl n^y ""ait eu accord formel entre la 



et le pere I5n 183, un second rescrit doida que 1'accord en- 
tre las parents n'aurait da valeur que s'll 6tait homologue* 
par la gouverneur da la province. ?5n r6alite 9 tout cela e"tait 
un moyen de propaganda en faveur du p rotes tent is me , lea maria- 
ges ezitre hoiarae protestant et ferarae catholiqiie a"tant beaucoup 
plus norabreuT que la combinaisun inverse* jj'rd<ric-CrUillaume 
III avait come Id6al 1'unlfoimita confessionnella et s'effor- 
c.ait d. 1'obteni r par le d^veloppement du protestantisme. 

home avalt au, a 1'origine, une position ausei con- 
ciliante que possible 6tant donne la doctrine oppose e i Fie 
VIII, en effet 8 par un bref du & xuars 1630^ avait d5cid6 qu f 
il n'y aurait pas de peines canoniques pour les catholiquas 
qui laisseraient leurs enfants devenir piotestants: seultsmentj 
la 'papa|tfr6 maintenait qua, avant le mariage^ le pretre devrait 
r^clamftr des parents 1 * engagement de laieser les enfants deve- 
nir catholiques et, en cas de refue, 1 pretre devrait 39 bor- 
ner a une assistance passive au mariage^ sans faire de p rife- 
res ni donner aucun acte liturgique 

Le gouvarnement de Berlin fit le _0?lence sur.le bref 
du Pape et entama des n^gociations aveo les 6vques pour 1 'ap- 
plication du bref qu f il ^vitait de publier; il s'entendit en 
particulier av-ec 1'archev^que de Qologne^ ragr^ Spiegel, qui 
dtait un fSbronien ranforc^ s un accord entre 1'archeveque et 
le gouverneicent fut sign4 le 19 juiu Ia34 G ? tait une inter- 
p rotation du bref pontifical^ qui fidait le oref da sa subs- 
tance i l*archeT%que ? en effet, d^oidd^it qu'on^i^xigerait 
pas la promessa des pa renter a van t le mariage at que les cas 
d* assistance passive du prStre serai ent ;rduits k ^uelquaa- 
uns, tr^s peu noabreux, En r^alit^ 9 la convention entre apia- 
gel et la gouveraement sujpprimait c de fait & le Dref pontifi- 
cal* Pe cone art avac lea ev^ques^ le gouvern^iuent empeoiia le 
bref d'etre connu des catholiques et des pritres, at s e.n sans 
inverse t la convention d'etre ^oanua da ome s de telle sorfra 
que I 1 application se fit ainsi a 1'insu da la papaut^ t dont 
le Jugament da 1830 se trouvait r^elleiaent supprira6 

La Saint-si^ga fut mis en eveil par la publication 
de certains documents qui parurent a Augsbourg dans une bro- 
chure intitul^a "le livra Boug n 9 maie fi surtout^ par ce fait 
qua ll^vequa da I'revas 9 pr^s da iBOurir 5 eut un ramords p <Scri- 
vit au Papo pour lul deaaiider so& pardoa at lui axposar la 
convention qui ava.it 6t^ d^eio^e entre les v.tques et le gou- 
vernement et qu'il r^tractait 9 sa rendant coiapte qu'ella tt 
il!4gitirae 9 C'est ainsi qua la Saint-Siega fut averti de ce 
qui sa passait en Allemagsi an novembra 1836* A peu pres a 
la mSme ^poqua ? mgr ^piegal etant mbrt. fut nornta^ arohev^qu 
da Gologne un vieuy pretra tr%8 saiat at qui paraissait tress 
dtach6 dos choses de la terra en qui le gouvernement pansait ft 
par consequents trouver.un instrument docile le frera de 
1'evaque da l^nster^ Qlement Augusta da Droste-Viseheriag* 
Mais nigr. d' Drosta e"tait un hoiaiae opini^tre et de grande 
puret^ da doctrine : 11 fit appliquer Ftrictement s dans son 
areheve'ehe', la condamnation portee contra Hermes et ses doc- 
trines, imposant la formula de oondamaation a toue les prtres 



- 800 * 



s 

at, d'autre part, 11 prit e&nnftissajiee des text as ur la 
question dee marlages adxtfca; 11 s'aperout alois, k son 
grand ^tonneroftnt et h sa grajade Indignation,, qu'aa i^alit^ p 
la convention a6nature.it le fcrf poatifloal. items ees oondl- 
tions ? 11 refusa de se prater k cat BQEmotag ? refu&a d f a- 
dhgrer &. la convention ,*t fofroida da falra applique r le bref 
pontifical par 1 olergg* ^sutets lae jatfgoeiations quo I 1 on 
put entamfir se heurfc&ramt a mm opposition tranqul lie Le 
gouv0ra0iaant s as dsespir de oU86 8 la fit artfeter le 
Hovasfbre 13? et enf2Ki0r k Mlnden* Le ohapltre de la cathe- 
drals, d^bsrrass^ de ost &vSgu$ Intransigeant, s montra im- 
raSdiatement complaisant au gouviiaant 8 se prSta k la noxoi- 
nation d f ua vicaira-capltulaire et appliqua la convention aur 
les mariages mixtes. S^ulenaeat^ cette arrestatlon -provoqua 
le scandals Hoiae s^agit vigoureusemesiit 2 le ape onvoqua p 
le 10 a^cembrs^ un SoBBl.st^irQj ^t 11 fit una protestation 
seleanalle et vlh4sa>2it@ eojitre la polltlque du gouvemeniant 
piuesieaj 11 envoya uas admomastatien au ohapitre* &oerra t 
1 profeseeur de ^UElch^ publiait OB m&aie tsmps un lif ra d- 
loquentj intitule ^thsgaag lua at une brochure <Stait rdpaxi'- 
due dans le psuple s ^'ffis'f'reTl'ess de quelques paysans des pro- 
kinoes rh^aa3ies w s qui leur erposait la'^uestion des marines 
mixtas <1838) s 



L ? attitude da mgr de Broste faiaait^ d'autre part s 
une Miauls It l^est ?' 1' archsv&qus d fosen f ffigr* jDu3ain s Scri- 
vait une lattre pastorale 1 17f$vr!@r 1838 S ou 11 oondapnait 
la convention sur les m&rlages mixtes s XI ast attijc^ a Ber- 
llm^ gard4 dans la capital \ est'lui fait son proses at 11 
.eat condamn^ k si^ isois de prison. Bar I'arrestation de agr* 
da Dr9st0 :? .par cs publl cations t par la condaisnatioia de 
23Uain ? I'affalj? ^talt port^^ dva^at 1' opinion puteliqu Goaame 
sells de la d&fnse da la llbart^ d l f %lise davant l f opprest 
du 



Cologne d^oldnoha'.ua saouvemeat irre- 

sistible d proitestatiensi'ftt da majdfests.tioms diversas des 
fideles cmt&$liques <m d>s prttras^ au point quo las trois 
^^Squss 2ti^.aa9.8 3?eouler$it* la. situation morale da la Prusse 
devenait nauvaiseo Slle 4ta!'t ^' bran 160 dans tout l ? Allma 
gae^ n^ta^aat ea Bavlei^s^ eja-'8arope- mifno ': tout le mo&de 
oondaimaalt I'attltuda du gou^naemt . pijasslea.; Mattermioh 
iBterv^malt pres -d^ lui* 
JTO entajaaiant une- aisg&gae c^Ba^ 
Dans I'AlXenand m%9 eartaines 



prusslam 



ll^remest olies Iss 
Tine as gfc&B&&s m 
va'i't aller t 1usqu'au $6$a$&fe i 
' 



. .eos 
fat. la 



bl&me* Spn adeoaseaur 



re Bsma at 




parti ou~ 
las'- f row 

. qui pou- 

la mort 
du 

fit bleaa ?lte. 
il laiasa las 11- 

,11 
dams l f Ad* 



aa iffe** 



- 5501 - 



veur de I'ISgllse s la fculle sur lea Elections apiscopales s 
rai t ecirupuleuseineat respect^ e par la gouveraement; 1'Xglis 
aurait la llbertd comlete da duit e ur les mariaes mix 



se- 
se 

aurait la llbertd complete da conduit e ur les mariages 
tee; les HernuSeiefiff e talent abandonee p&r le gouvernaiaent* 
Ka e change do ces cSno ess lone, la papaut^ coasontalt h la no- 
mlnatloa d'ua coadjuteur & Cologne pour remplaoer agr. de 
Droste; ee flit nigr. (Jeisselo I- f arGheve'que fut alors reioia a 
libertej 11 vSaut dans la rat rait e, ou 11 xaourut trols aaas 
aprfca* 



une Tltoir dootrlnale e1& polltiq.ua de 
a. obtexiue gi^toe k 1'aotlon de I 1 opinlon au soulftvement 
de 1'opiniOEL allemaiad,, La question ds marfagos saiirtes fut 
pos6e et rdsolue de la m$rae fac^on^ d^allleuiP3 v dans d'autree 
6tate allemauds^ SB Savi^re^ dazia la Px-ovinoe du Haut-ftoln et 
en Saxe, 



Sur toutes les aw tas questions qui se posent p la 
papaut^ se pronancalt ooatxo tout espd3 d* innovations, en 
nati^re de Iitui:ie 9 d c^j^monies^ aomts 1 las ffoi^B pour 
se dWfeBdre de 1'ultraiaentanisme ea Bati&re et en Wurt8mbyg ? 
u biem ? en mati^jpss d dootrime s tsut ce qoti a 9 eat "pas strio- 
teiaent tradltloaael, mme en dtant orthedoxe^ est condaimS 
ou oensuj^ par 10me 5 par exenple les doetrines de moxale de 
1'soole de SJublngea et les GatSehismas du th^ologlen Eirsoher 



L reaou^eau catholique s'a^lifla enc&re n 
raagne mais de lui-mime Le mouvemant de eonVrBlons du pro- 
testautisiae au catholioisae s mltiplie aprfee l f affaire de 
Cologne fl Dane le dcaaine lntallotulg les satholiques oom- 
aeBoemt k jouer^ p^ur eux^misLe^ im xdl iarportant^ il imlt 
une estfe^tiqu isk^'ll^j^&a a^ee j^utiMgerf leg etudes hlsts 
jrt^ues jpepreaasmt faveu^ ave l^hletoriem at^olique Hurter 
on bieja par d^ss hSKi&ages nsndus au oath&lioi^me par dee hi sts- 
rleus protestasits^ boissme ,jtiaumQr su Baehmer* far contre^ les 
intelleotuele du parti aatl^aalg les feist orlems ooimae Juahl- 
mann ou &errinuo a on Men aomme &utkef ou HQl^e s j&steat hos- 
tile s au oathelisisme quelques oei^memie^ retestiesantes mon- 
tr^rent la Jftmai&saao du Catholicism ? en 1842 t la 
qui a lieu & @$lga0 pour poser la presciere pisfre des tra- 
vaux pour I'ach^^as^nt de la oath^drftle p rest^e 
depuis le &0ye**iga XI 9 est fersel ess Allemagme une 
elation pour la e&th^disBle"^ le B9verein e sous la 
ee d f August Belelieaspergero 1^ expos itioa de la isaiate 
et Ti^vea attire plus d'ua' nillion d p^lerlns en 1844 a Une 
action cathollque se forne t qui est ooordoan^e s dans les e 
veoh^B du Miifip par mgr reis9! 9 t ^galemsst^ entre las 
dvS^ues du his et /oeux de ^il^sia par 1 mime .archevtque 
f opinion eatholiq.^ SL maiatBant des jmamasur t dss revues v 



tii ., 

que se ral' l t lllll /bur ll lans llll le l I!iaMsre l "^e furtea 
berg avee lagr* KeUier et de Bade^ ave '#^B^as^ n 



il4ears s ua isouvement deo oat rovers et de 
'Xuttes d prc^pagaJide trds irises at re proteataata et 

t d*ua o^t^^. 1* association 



- soa - 



propaganda, "Association Gustave-^dolphe", cr^oe an 164 ,3, 
de 1'autre I'association catliolique de raiae objet, "1'asso- 
elation de oairite Charles Borrom&e M , creee en 1644 





le mouvement catholique- se d^veloppe en 
pj&ludant k I 1 explosion da 1848, C f est I'jSgllse 
qui a fait Deleter le i^giine de comp rassion du gouverneiaent 
prussien. Grregoire XVI n ? a guere coop^rd avec oe raouvernent 
que sur la question des mariages mixtes B parce qua e r tait 
una question doctrinale qui se posaito 2Jout le reste s'eat 
fait en dehora de lui. 

B - ISn. Suisse et en ~nsieterre 9 la situation de 
I'Sglise cat h clique s f arnliora de la a^me fagon n fciuisse 
la situation est beauooup plus simple pour wome, paroe que 
se trouvent Ik en presence deux forces antre lesquelles la 
papaut4 n a pas a h^siter j d f un o^te. une coalition anti- 
ol<Jrlaale p composes du radicali?iae unitaire qui s f ef force 
da Sfonaar le gouvarneiaent fSd^ral, et du parti liberal ou 
r^volutionnaire international, qui a son siege en ^uisse 
aveo Mazsini, la ff ^eune 'Surope", de 1834 a 1836; en face 9 
au ootftraire fi un clergd tres attach^ k Borne ? dirigc^ par le 
nonce fill si^ge k ^Lacarnej dont la foi est solide et . l- f ac- 
tion sur le peuple con?i d^2?abl9 *vUBBi 3.9 saint-Siege ao~ 
oorde-t-il k l t- J5glise da suisse ce qu 1 elle demand : par 
exemple^ il nSvise la oarte d@s ev^ohes suisses 9 d<Haohant ? 
pour en fai're deux a?aehs s^paras^ Coia et ^aint-Gall s 
errant un ^v^oh.6 des Quat re -Cantons en 1844^ tettachant 
3ohaffouse k Bale en 1641* '&aie la lutt ejiira les deux 
partis aboutit k des oonflits graves et m&me k la guerr.a 
civile. Dans les cantons 9 la luite est men^e par les ra- 
dioaux centre itorae et centre les J^suites : les radlcaux 
projettent de detacher 1'Sgliee suisse de jioias et d T en 
faiiB une Uglise nationale, au raois da mai 1834 1 par les 
^uatorza Articles da j*a*Xe 9 qui sont una sorta de Qonstitu- 
tion/d'lvlle.-o ^lle est nature! lament condaian^a fonael lament 
par le Tape en l3o p . k quoi les Suiss rapondent en rompant 
les relations diplomatiques. La Pape pousse lee eatjaoliques 
k B T organiaar an ligtiea da defense en 184^, k aaanar le 
finton da Luoerne k rappaler les J^suites^ ee qui provoque 
das coaflits tres vifs dans diffa rents cantons; il approuv.e 
anfi le groupement dss cantons catholiques ea una Conf< de- 
ration s^pai^e 3 la bonderbund (10 mai Ie4b). d'est bientBt 
la guerre civile f ou le Sosiderbumd va Stra^ detruit. 

i * 

L' attitude de la p apatite" tst doso, ioi ? tres bar- 
die at tr^s d^cid^e, parce qu'elle a k luter k la fois con- 
tra ua gouverneiaent demoeratique et qu'alle est soutenua 
par las 3?uissances eons a rvat rices. 



& Slla aat 9 au oontraire toute timide 
terraa oarTo"i 9 Gre5goirs> XVI ast effarouchS par la mouve- 
meat exubSraat- das catholiques irlandais^ qui continuant r 
sous la direction d f O T ennel 9 leur aouvement pour obtanir 
le "rappel de I'UniOB", o*ast*^-dire le datachemeat de 

de 1* Angle terra at poursuivre 1 Emancipation des 



- 303 - 

oatholiques d'Irlande. Us obtieiment la suppression da la 
dfme payee a I'Kgllse anglieane e lt*38 at 1' abolition das 
lois pdttalea contra les oatholiquee en 1846 * Uais tout ca- 
lk so pease en dehors de la papautS; le Pap n'interviant 
qua pour arbltrer les conflita etre las V 6vquas et les 
guliers et oecl au profit daa raguliers, 



Eans 1'Angleterre propramaBt dite 5 on est au 
but d'une renaissance oath clique* Wiseman rant re en 
terre en 1840,- nomrad vioaire-apostoliqua pour Londres, et 
il travallle a rSorganiser son diocese; 11 y 01^6 dix con 
gr^ gat ions; il s'ef force de prendre contact aveo la popula- 
tion y avec la socldt^^ de faire tcmber ce pr<53ug<d ou las An- 
glais tiennent les catholiques en m^pris s 11 Jfait ^ Q 9 con- 
f^renccs sur t^oup lea sujets f il orit dane les revues^ il 
veut isontrer que'les catholiques sont auesi dignea qua les 
protestants de la grande vie intellectuelle En mSma temps f 
dans 1'Kglise anglicane, le raouvement d ? 0xford se disloque 
au profit du catholicieme; certains dee Oxfordiene dvoluent 
vere le catholicisma; surtout Nwraann y . dont Involution com- 
mence en 1639 9 .pour aboutir a son al|jiition du protestantis- 
me le 8 octebre 1845, II a et^ px^c^d^ dans cette yoie par 
unede ees amis 9 ward 9 et c f est ? a la suits de sa conversion, 
une cascade da conversions d'Oxtordiens au oath olio is me Oa 
?ont Ik des recrues de premier ordre pour .afiome.n&r leur 
valeur spinituelle et "morale, et t auss! T par 1'imraense ef- 
fet qua ces conversions produisant sur.de monde protestsat. 

Mais, en ffcce da cea mouvettents t le Papa reste 
tres prudent; 11 rSsiste aux s oil io it at ions que lui font 
les catholiques pour la raconstitution de la hi^rarchie; il 
regard ift^me avec une certainQ defiance ce xnou cement da n^o- 
oatholicisiae qui apporte peut-ttre dans I'Kglise ua esprit 
aouveam at Strange. En sotnme, il s T aecomoda assez di ffici la- 
ment da cet lan, autmnoma qui ne deiaande pas ses directi- 
ves a Rosaey biem que cet slan catholique doi-ve constituer s 
en ngleterre f uae force capable d'^quillbrer la propaganda 
protestante das Societ^s Bibliquas et d'influencer le pro- 
tea tantisme lui-mtrae. 

inis si onnai re - 



II nous .re ate, pour terrniner notre <itude ? a sortir 
de l f Kglisa piopreraent dita pour gtudier le mouvement mis- 

a subi s naturellement, das fluctuations analo- 




de 1 ? "PJglise an gn&ral ? o f st-kdir la d6ca- 
du 18?me siec.la at au d^but du 19eme et une 
le pjreinier quart du 196me si^ele. Cette repri 
out prof it 6 'd.e la v rana is stance gen^rala de la 
b^p4me : iit de l ? autorit$ /p.pntificale.. L^oeuvre 
n'd^ : aia.ei'i9. par Pie VII at ^es euccesseurB, mais 
o' f estV' an r^alit^, avec Gr^goire XT1 que l f on retrouva un 
vrai Pape das missions 



!.- D6 o adjno e des ?;gl i g a B du deh o r a - 

La situation k 1'origino 6talt peu k peu devsnue - 
tella qua les ohr^tlenta's du debars avsdent k peu pres dia- 
paru s las pr&tres e-t 'inissionnalres ,n ! ont- pas 3t<3 remplaoe's 
les fidelQs sont disperses ou abandonn^s, le re nouv el lenient 
des ISgllSQs nft s'ast pas fait ou a 6t< abandonne* 

A~ Les causes de oette decadence sont k &a fois 
gen^rales eTTpartloulieres ; la paralysis ge"nrale de 1 ? es- 
prit religious du ISdme si&cla a mis fin au mouvement mis- 
sionnaire comniQ aux autres; la suppression des ordras raonas- 
tiques - en partiouliar das *f3uites p qul ^taient les prln- 
oipaux des mlssionnaires^ pulsqu'ils avaient fourni,, au to- 
tal k l'15gll?e selza-mille mlsslonnai res - 7 port a un coup 
mortal k la Propaganda z en 17^9 $ h la veille de j.a ntfolu- 
tloa t il use restait plus qua trois-cents mipsionnairas pour 
I f ens6mbla de l^glisa, Bnf in l f alienation des bians d. 
l f lgllse pendant la SS^oluticm a suppriiad les ressou-rces c[Ua 
pouvait avoir la Propaganda A oelk s'ajontant las dlffioul- 
tgs politiques ? la repercussion, par example^ d@ la politl-* 
que de ^apolSoa dans os ohapltre 2 il avait compris 1'ani^Xeur 
d 1'oauvre misslonnalre^ la n^oessit^ de la r9pr8nd,re, noais 
11 anrait voulu l T utilisr dans des buts polltlquas^ s-aas se 
pr^OGcuper du c:.6.t religiaux e II se fait pi^eejater par l>or- 
tails, le 7 Bovetabre ISO^j, un rapport aaqual sat oollabord 
les deux seuls missloisnairas sur%lvants restant k Paris^ 
Bilhfere et Dutools II veut enooufager les missl03as s pour le 
bien ggtte"ral d I'huiaanit^y parca qua c'ast tin moyeia de 'fai- 
re piSea au protestaBtisme anglais, 11 d^sid dono & @n 1003 9 
de reconstltiier les missions,, Seulemant^ 11 a l$s vayait 
que ooiEoie UB organ polit.lqua ? et ee sont la pretestatioia du 
Pre'fet de IE Propagajid e le cardinal Borgia, et les 
tlons du l^ap au moment du 8 as re 5 ea 1804 ? qui m'ame&er 
k autoriser les trols grandes eooI3t$s missionnairas d 
ca 7 les Lasaristes et les Peras du Saint- Ssprlt p en les sub- 
vent ionnant* Cle fut 4 f ailleurs ume oeuvr vaine^ oar cea mis- 
sionnaires pouval^iat it poln reprendre leui: travail ^p'ils 
^taleat suppriia^s,, em 1809 9 loss du ceafllt eiitre le Pape et 
l T 5mpereur . l^oboaslon^ d f allleurs s de oe conflit^ le gou- 
vernamaBt frasQ&is nit' la malm, k JBm sur las bians et sur 
les arehlvee de la @$3agrgation de la Propaganda qul x^ussit 
seulement k sur?Ivre par l*i.nflueaoo du cardinal dl Pietro 
et dans les maliaa d f un seer^taire eocltfalastisguej, quaramtottl, 
qul, @n fait 9 se oeaserva qua le ca.dre m^iae de la Prbpagajade s 
sans qu'il y resist d f activity rdelle Qe n ? est qu'em 1814 
que la Propaga&de jput se jraccmstituer par la reteur 4e dl 
Pietro k Boasis,:, 1^ Ifl7^ ss services ^taieBt oompleteziemt 

1 ?a$* y avijd't affect^ des revemus perseinels 
tous les trois ams s lie f&isait un rapport au fap sur 
son aotivit^o $a somme, 3u'squ f k la restauratiom t toute 

de la fa^aamde et des missions a 1 exist* 



Pi TJI fit des efforts, r4els? & mais qui ae .. 
pas porter de fruits avast 10Bgteraps II ressusoita les 



dres uiissionnaires, et avant l$s Jesuit as ^ -qua la bull de 
raconstitution de 1814 a affectes sp^cialeniant & l f <5van- 
el is at ion du monde 3Sn Branca, Louis -XVI II a reforms las 
trois society s ralssionnaires en Ibl6 at 1817; ruais d f au- 
tres s f y sont ajoutees : las Peres de Pi opus, qui ont e"t<$ 
appro uv^s en 1817 s las Oblats de Iv'arie IiflEaaoul^e^ cres 
par le Pere de Mazenod a Marseille, puis les Waristas fi 
cre"6s par le P&ra Qolin a Lyon. II * T y a;Joute aussi das 
oeuvres laiquag f et eaci est nouveau j das pratres da Pa- 
ris ont fond6 une "Union de Pri&res pour las missions d'^- 
sie" en 1817; k T.yon^ une "Soci^tg d'^ssistance pour les 
besoins spirituals da la Louisiana" a 6t6 fondle par une 
veuve y T^me Pet it B sous 1'inspi ration da l f tiv^que de la $ou- 
valle-Orl^anSg mgr. ixibourg s en I81bj mais surtout^ c T est t) 
en"l8iif-.., 'la fondation y le 3 mai^ par Paulina Jaricot^ de 
"la Soci^t^ de la propagation de la ^oi" 9 a Lyon ^ui est 
approuvde en'mars 18ii-3 par la papauts et dot^e d'indulgeo- 
cas; ess adherents donnent un sou par seraaine; ils -sent or~ 
ganiads par groupes superposes do dix en dix s sur le mo dele 
des soci6ts secrdtes; d^ja, en un an p la Soci^t^ avait 
reunl quinze-iaille francs. Il eat remarquable qua cette 
oeuvre miesionnaire de I'ensejdile de la chretiente a partiou? 
lierement treuvd son personnel et ses oeuvres en France. 

. B _ Ges creations sont un oeuyra d'avenir; pour 
le 030ia6nt 9 'Tu^QU*e3S 1830 S les r^sultats .bbtenus sont peu 
de choses et la d^tressa de 1'Sglise catholiqua du monde 
n'est pas encore corrigSe* D'apres une gtude de 1' historian 
l^uvet sur "!,es slssisns aath cliques au 19ema sieo.la" qui 
a paru ea 1698 ? la situation^ dans lo prander quart du 19 
eras siecla ? est la su if ant a s dans l f asipir@ ottoiuan^ il n ? y 
'& plus qua 6,000 catholiquos. latiBS et, au contrail^ un 
groupe important da catholi-ques orientaux - un peu moins de 
400^000 - ? dont les p-Sfincipaux groupes sost las Karonites 
qui sont ^50.000^ avec Souz-e ^viquQS t un Patriarehe^ les 
Armani ens ? qui sont 80*000 aireo un Patriarchs, le Patriar- 
ch da ailicia ? 6t les Shald^ns a qui sont *d5 a OOO, avec un 
Patriarche a ^"ossoul; s ^friQuej las catholiquas abysains 
n f ont plus de p spires; sur Is. cote d I'Afrique Occidentalaj 
il n'y a plus que quelques ^rasQisoaiBS ou La-zaristes pour 
<; a OOO esclaves clar^tiens; ohss las Serberes s il y a huit 
pr&tres pour 8000 catholiquesi dans .I'Afri^ue c est rale f 
on trouva environ 30000 ehr^tians au total/ en t rentes pa 
roisses at qui n 1 ont que dix eccl^siastiques; il &y a rien 
k Vadagasear; I'Afrique du Sud est famine par la legislation 
calviniste* LQS "Sglisas du pourtour^ particidiereaient de 
l r archipel des Vaseareignas, sont aii contrair pupl4es de 
blancP 9 par consequent les eatholiqueSp h I 1 lie Bourboaa ou 
a I 1 lie Vaurice 7 y sont norobreux {150.000 et 60, 



L'oeuvra da fiess put tout juste travailler k mat* 
t re un peu de dteeipline dasse les couv x ants da 1' aapl.jra 0t 
toman 9 corabattra las d4v i at ions' d doctrine,, las 
schismatiqu@s v ea.envoyant des Ti'siteurs 

it0iae pduyait fonder un centre nQUTe&idU. .$&eaesm 

.it Sisynie, en 1818, ou oombler UB vacam qtii dura It 



J* fr ~ -Dgcadinoe dea ^lisea du dehors - 

La situation k I'origiaa etait peu k peu devenue - 
telle qua les 'cnrS tient4s du debars aval exit k peu pr&s dis- 
paru ; las pr&tres et missionnaires .n* ont pas t<3 remplaoSs 
les Fidelos sont disperses ou abandoning le renouvellement 
dea ISglises n/ft s'est pas fait ou a ete abandoane, 

A. - Las causes de cette decadence aont k &a foia 
gen^ rales eT~partiGUlieres s la paralysis g^nSrale de I 1 es- 
prit religieux du IS&iae sl&ela a mis fin au raouvement mis- 
si onnai re corarae aux autres; la suppression des ordras monas- 
tiquQS - en partloulier des Jgsuites, ^ui 6 talent les prin- 
olpaux des miseionnairss^ pulsqu'ils avaient fourni,, au to 
tal k I'lSgiipe seize-milla missionnai res - porta un coup 
mortel k la Propagande i en 1789 S h la veille de ^.a n^volu- 
tionj il i!3Q rest ait plus qua trois-cents miesionnaires pour 
l f enBemble de l f F,gliS9 Snfin 1'a'li^nation des biens d<s 
1'Sglise pendant la &3^olutiom a supprira^ les ressou-rces qua 
pouvait avoir la Propagande A celk s ? ajoiitent les dlffioul- 
te"s politiques 9 la r^percussiori ? par example,, d la politi-* 
que de SapolSon dans 03 ohapitr 2 il avait .compris I'ampleu; 
de 1'oeuvre iflisslonnaire^ la n^oassitd de la reprendlra, mais 
il aurait voulu l ? utilisr dans des buts politiques 9 s-aas se 
pr^occuper du c 6 t^ religieux c II se fait presenter par Tor- 
tali?, le 7 jaoveiabrs 180^ 9 . un rapport auquel ont QQllabora* 
les deux seals missionnaires surv&vants restant k Paris 3 
Bilhfere et Dutoois II vsut enooufager les missions 9 pour le 
"bien g^r^ral d I'huiaanit^ 9 parca que e* est tin raoy&Ti de 'fai- 
re piSca au pro- test ant isms anglais 11 d^side dono & m 3.603 9 
de reconstituer les issions w ^eulement y il 3Q les voyait 
qu@ oonans ua organ politlqu 9 et ee ao&t la protestatioa du 
PrSfet de la Propagandas le cardinal Borgia, et les 
tions du Papa au xnomsnt du 3are ? en 1804 7 qui 
k autoriser les trois gramdes eooi^t^s xaissionnaires d 
ce 7 las Lasaristes et les P&rss du tSalnt-Ssprit e an les sufe- 
ventionnant Qo fut ,d v ailleuxa uia o.euvro vaine^ oar c3 mis- 
sionnaires pouvaiejat k peixi<9 repreudra leut* tra-vail qu'ils 
<$taiemt supprim^s,, @m 1809 ? loxs du conflit a at re le Pape t 

x'ernamest fras^ais wit la mai% k Aome sur les biens et sur 
les archives d la @Mgrgati0n de la Propaganda qui r^ussit 
seuleiuent. a survivjps par I'influeiao du cardinal di Pitro 
et dans les maiua d f un 8er^tair eccl^siasti^ue^ quarantotti 
qui, @n fait 9 ne ooaserva qu 1 ea.d-re m^me d la Pr^pagasdey 
sans qu'il 7 rest It d'aotivit^ r4alle<, Ge a ? 6st qu'em I814 y 
que la Propagaad^ put se rcostituex par le re tour de di 
Piatro k ROEI^ 1& 183.7 9 s sersrioes ^taieat c orn.pl e ten at 
r^orgaais^sj l? Pap y a^ait affect^ des reveaus prsoaial8 
t toua lee trels assi* ^11^ f&isait un rapport au Pap sur 

v y ^* * *' _ u, 

de la $&pagaBd$ et ds inissioma n 



Pi Til fit ds effoarts r^ls? 9 mais qui me 
pas porter d@ fjralts avast Iongteiaps II ressusci.ta lea oa*- 



- 30 B - 

dres mlsslonnalres, at avant ls Jesuit a.% qua la bulie do 
re constitution d 1814 a affeetes sp^eialemant & I'dvan- 
.gelisatlon du raonde Sn jrranca, Louis XVI II a reforms las 
trois socle ts mlssionnaires en Ibl6 at Isl7 ; mals d f au~ 
tras s f y sont ajout^es : las Peres da Pi opus t qui out 

en 1817 s las CTblats da iv'arle liflLaacul<e s cres 



par la Per de Mazenod k Marseille, puis les 
creels par le ?&ra Golin a Lyon* II ^ ? y a;Jouta aussi das 
oauvres laiquas^ et caei est nouve-au s das pratras da Pa- 
ris ont foncU une "Union de Pri&ras pour las missions dV* 
sia" an 1817; k T,yon v une "Socitt(5 d T ASslstance pour les 
besoins spirituals da la Louisiana" a et$ fondle par une 
veuve p T 1 me Petit B sous 1'inspi ration da I ? ev3que de la 
velle-OrldanSj mgr. Dubourg s en 1815; mals surtout^ c^eBtj 
en 18*i^., la fondation y le 3 mai ? par Pauline ^arloot^ da 
w la Sbbl3t3 da la propagation de la ^ol^ & Lyon ^ui est 
approuve en mars 18H3 par la papaut^ et dot^a d'indulgao- 
cas; 888 adherents donnent un son par sernaine; 119-sont or~ 
ge.nisds par groupes superposes do dix n dlx s sur le raodele 
das soci^tes secretes; d^j^., ea un an s la Socidt^ avait 
reunl quinze-mllle franc s 1 1 st remarquable qua cette 
oeuvr mieslonnaire d I'ensenibla de la chretiente a part-io 
lieremant trouv^ ZQH parsonnel at ses oeuvras an France. 

3 j Gss creations sont un oeux're d T avanir; pour 
le moment 9 TuFqu*8 1830 5 les r^sultats bbtenus sont peu 
de choses et la d^trQS&a de l^Sglise catholiq.ua du monde 
n'est pas escora eorrig^ee, U'apres une ^tude 4e I 1 historian 
Louvet sur "Les sissisns aath cliques au 19eni9 sieola" qui 
a paru aa 1698 ? la situatia3a ? dans la ,p reader quart du 19 
ema siecle ? esi la .sultan ta s dans I'atapire otteiaan^ 11 n f y 
a plus gue 6*000 catholiques. latims at^ au eontralre p un 
groupe important da eatholiquea orlentaux - un peu moins da 
400 8 000 - 9 dent les prlnsipaux groupes sont les i:aronites 
qui sont CoO.OOO P aveo Souz piques t un Patriarchs^ les 
Arm(niens s qui sont 80.000 aveo tin Patriarchy 1 Patrlar- 
ohe de ailioia^ 8t les Qhald^ens^ qui sent id5OCC, aves un 
Patriarclia a VQSSGU!; @s Afriaue 3 les oatholiques abysains 
n'ont plus de ps^tresi sur Is. cJte d l ? Africitie Ocoldeat.ala s 
11 n f y a plus qua quelquas jPranolsoaixis ou Laxariates pour 
^,000 escla^es ohratiaBS; shs2 las Serberas s 11 j a imit 
prStres pour 8000 catholiquesi dans .l ? Afrl^ua osmtrale t 
on trouve environ 30 ft OOO Chretiens au total/ an t rentes pa~ 
roisses et qui n* ont qua dix ^ccl^siastiquaB; il n^y a ri$n 
h Vadagaacar; 1'Afrlqua du S'ud ast fena^e par la legislation 
cal^flnist Les i?glises du pourtour ? partieuli6rme.nt de 
l f archipel des Vaseareigns 9 sont au cantralr pup!4es de 
blancP 9 par consequent les catholiquaSj, ^ 1*110 Sourboaa ou 
a l f ll Vs. uric., y sont nombrsvis !150000 et 60, " 



d is put tout juste travaillejp k met 

tre un peu de d&seipline dasss les couve&ts d 1'l^pljen ot 
toman, combat tra iss d^viatibia?' d dootrln^j. les teudajases 
schismatictues, ea.envoyBint des ?ie'It9urs-4jpe8toilque8 
foiB ?r ^Sfis pouvait fonder un eantr nouyedt^ . .$ ' 
Smyrna , en 1818^ au amblar aa vacsm- qui 



- 306 - 
tr&s Iongtsuip8 3 comma da miaai<sr an dv^que de 



lone, vacant dapula 1773 <st qui ast BO?m *a 1819 



Afjciqu ? os que psut fais la p&pautg,. 
lutter centre la traits des scla^as en iatervezttia'fc au 
prfes das gouvernonant^ d Cranes et start out d* 
d'Kspagne t da Portugal,, *& I8l* 9 i&als tous ls 

^c&ousxit les urns apr&s les au 
mission fr&neisc&ia a bl^n ^t4 gnvo 
k Samghasi^ et k T\mis ? mal t$ue les religieux 
sost mortis do la pesta I v aisn4e saiv3xit9 S^s soeuis 
- Joseph d luay se sent instances en SsH.^gambi4s 

S7o leur fondatrlo, la %&r Jhouvot; ruais lea 
Apostoliquss doivent ee 2-atlr^r peu da te 

sans avoir rian pu falra* Au 6ap s om put envojer un Tioaira- 
Apostolique (Benoit Slater) 6t quelques B&adiQtix33 anglais t 
iasis ^8Ulemnt temporal reraentf et les Ipis ho Hands ises fi-> 
Lii?ent par les chaeser,, Quant & .1* effort pour ro-fal.re un 
Patriarch ocpt on Abyssinia, il 3ohcua * le fetriarche 
fut 63cpul^ par ^h^ciet-jkli, la somia6 p dans le pays noir, 
l ? <Seh8 fut ceiaplet at Is s pays saasulmans rsst^ rent dans la 
situation ds d^tresse ou ils talent auparavaat'; psut-etre 
y-a-t-il un reoul sur la situation aa.tieu-e,, 



Dasis les Indrs 8 les Gh-^tlens ^talent onviriin de 
400*000 & 500*000. lie ^talent 9 depuls la Evolution, abasi- 
d8mn4s du ^aint-Silg et des geuversieifients ohrdti^ns. Us 
a^aient <t$ refoul^s par les persQcutiosis da yippou Sahil? 
pu par l<ss mlssloss protestant*s QUi Stalest aoutenues par 
la SoQlt6 Slbllgue d@ Xendres,, laqualle dlsposait de "olna 
^ilxi@Bg de revenue* par an* Ls dglises catbeliques nHtai- 
ant pas aliment^os QSI pr^tras ou en religiaux^ d@ talia sor- 
ts que s p@u a psu $ l v ^glis da Ind^s a f .8vanou.ls'8ait IA 
mission d@s Isdes n ? 6tait plus gu^r@ qu f un nsi ^11 consis- 
tfeit ea pluslsuis g rouges., dent ls prinoipsl talt la missio 
portug^alse^ airea I 9 avenue d@ (roa 9 qui oena^xeisait a'pea'px^B 
300*000 ^as I2ais ^oiiss et Ids bonne -n f avaieait pas pu s met- 
tre d ? aooord pour dss somiiiatiBS a I-e' olerg^ pofftuguals- 9 al 
Bur?eill^, 4tait sans mo'euza t allait a&me, paraft*-ll Jus- 
qu'au meurtre et k l ? iTrssse s in dehors d 1'Sgli^e -pojp-. 
11 n ! -y avai^ que queiques groupes isol^s a alnsi 
tarsaas &' Bombay ^ ''qui avaieat 80.000'a 90 a OOO f 1 deles / 
pritr^s de la l^isslos. de Pairin et-'les Sajpuciiaa k Pondl- 

qui em aval eat. ifQ000; en~9ij$n ^ Boiadlo.h4^ 
qui datalt 4u I8dm 8ieole ? 4tait k bout d.a 
en 1813 a 1m I6^5 t -il a'y avai^ plus qui huit mia- 
et- 1 s^st ^tait ooBEcstS' d v indlenai; 




de. Poadioh^Jp. .aval* six 'rtrs frameais et 






t.^ut. I. fait 




t y& is ai a I oanalMs ' : B,<5Ule-meat -s /f ef M oa i ant dans 1 * int ^ ri our 
oa 
y 



das. "Missions Etra&g&rss do 
I ea'coasaera & l*4tud& du pays at au* observations histo-* 
9 $eligieuse8 u saeialesif aes M0ts oons'tltuerent UK 
qui fut aohet* par la Ooiap&gBl des Xndas aiiglaisss et 
blld en 1817 sous ie tit re "Voeurs, i&stltutio&s at e$r6mo 
ss des pauplas de I f lde w Qet-te 3iude ddoumamtaira sur la 
indhoue prgp&rera l f oeu?xe future das lalssionnaires, 
a que put fair 1 Pape 3 eo fut d^rlger SB vi earl at 

en laao^ une autorit^ cQjatrale^ male son 
us auciK n^ put mSms pas quitter I'SurepQ pour 



;0ndre dans l*Inde quant k I f 0o^aale 9 alls avait 



Dane 1 ? Ex tr^mo *0ri en t ? -jsu-ne 11 y avait s en th^orie, 
s cadrae d'xiH chreltientd loeals, qul avait ^t^ autrefois s 

17^m sl^clej constitute par aes tf'40uites 9 remplac^s par" 
3 Las;ari0ts lor s quo les ^6 suites a^aitaast ^t^ supprlm^s. 
is 7 daptils Isrs 9 1 Slam s'Stait ooGapl^texaaaiit fermfi et les 
3Sionnair@s qui y existaleat aval sat d0 se r^fuglar dans un 
t au Iarga 3 1 s f lot d$ ?oulo-?6iaang ? qu ls Amglaia leur 
ait ouvrt esa 18035 $& 18^0 9 11 resait sapt prtres indi- 
uag et SoOOO ehr^tlsna,, L'^smasaj qui eonatituait I'efisojabl^i 

la e01$nia.da l ? UniOH indochl^oiss framqalsQ aotuell 5 avait 

palitiqus import ante s par 1 T aotlox& 




alosg da reoosetituor sp^ mpii^ at SB autorit4 

cssseur d Glalsng,, son fils Mi^li-mengy raprit uns jpoli- 
d pd$s^eutios00t t^ 'ohr^tld&t^ d^j^imass ss troupe alors 
IT prises. aveo Is gouvenaefteat, du pays e ^11 oomprand 50 000 
r^tlQBS em ohiBo&iias. s 1^0 000 daas 1 f sskla oeci dental, 
3 a 00Q dans la Seskia oriental, f *-et oette .hr6tienttf qui 
b tout a soup iatsrdit*. par 1 J Szape.-reu r djAaaam II n vleat, 
autr part-^ plus persosae d f .Surops s i mtsas das regiona Tei- 
<j las Phil ippinss Stalest un -seat re ohr^tien Important ? 
air ait 4000*000 ehr&tleias oont re.- 400*000 p&iensi se&leiaeat 

dss ohr^tlem tout k fait d^g^m^r^s* 1m 1 
d f Agssm 3 n v exi8taient plus %u quatre deques et 

plus ISO pretses Isdlg^jsas* ILe laouremeni 
qui s d^^elopp dans tbttte l f lndochine pour 
pslit ique da pays ac&eve la decadence de l ? Sglise 



* e - 

11 y avs.it trods Bai salons : la mission du 
afe.au n. ' doasde a^-3r ml-ssjIiORnai^res' de Paris, cells du" 

iPraueise alias italles, at csslla du ?o 



, demMeades iPraueise alias italles, at csslla du ?ou-Kien 
gij&m d Is e^te, donne k d@s .Domini oa.iss espagnols, plus 
ils dloaeses poirtuguaia. qui sa rattaohaient k Maoao ? 3^a 
tin -et lasiicim Mais e r italst as ^allt'^ d et Its rou 



Mais e r italst as ^allt'^ d pet Its group as 

leur 

. un oliiffre insl 

L-fiaat -to .milieu .dee zalllldn d la .populatioii- ehitole a La 

de 
.-Una 



-pa rsi autism- j 




- 308 - 

nalres europens at comma ntja d parse" cuter lea Chretiens indi- 
g&nes; to us les ohefs religleux d Pdkln, eauf quatre prlHres, 
et toutes les eglisas furent datruitea, Dajaa 1 Sa"-5?ciiouen c ou 
1'ftglise avalt QU aasez da vitality pour <Hablir un tfegleiaent 
des missions an 1804, la mission fut d^nono^e et pouisui^le 
par les autorlt^s; stm, chef ? mgr J)urBs 9 fut raartyrlaS le 
1* septembre 1615. L'Sglisa fut k peu pree dtrulte a #e n*est 
qu ? en 18^0 qu'elle put se reconstltuer avec un vlcaire aposto- 
ll<Jue envoys de Paris,, .Dans le Chan-Si^ las marbyras se 
d6rnt apr^s la mort du P6j: Glet en 1819 et tout a une 
d'autres. Gertalas provinces sont k peu pr^s oompleteirient 
perdues pour la chrStlentd. II n f y a gu&re h subslstar quo les 
Dominical us du Pou-Kiaii qul t on ne salt trop pourq[uoi ff par la 
tolerance d f un viee-roi local, fUreat ^pargnes. Kn sorama, 
1'oeuvra sera dono k refaira oompleteiaent ft 



Cor^e et au Japon les cbr^tlons SQ pr^sentaleut 
avoo un oaract^ra tout partlculier : la Oor^e at la Jap on 
ront deux pays compl&tement ferm6s p par leur gouverneraent, aux 
e^t range rs 7 maia 11 raste qualques corainunautes chr^tiennas s 
qui 8 T -^taient forni<?as sur place, spoatan3raent a par la connais~ 
panes des LI v res Saints ou par contagion, en qualque ?orte 9 
avec les p ret res du continent chinola. % Coree ? 11 y avait 
flinsi environ I0 e 000 chr^tiena^ contra lasquele, de tamps en 
teips 9 des persecutions s^vlssaint 9 Vers I8li les Oorgens 
pvaien.t envoys une suppliqua au Pape pour recevolr un pre'tre 
cstholique, mais alle ^talt arrive au moment ou le Papa tStait 
priaonnior k Fontainebleau e de telle sorte qu f il n f y aval* rlaa 
QU a fair@ C'est aeulemeni ia 18H7 qu'om put lur envoy r un 
missionnaire p lequel, d f allluis f ne put pas p^n<Hrar dans le 
pays, JDans le Japon subsists! ent quelquas petlts groupes indi- 
du teraps cieme d Saint-Jrajaqois-Xavieri lls ^talent trs 



Ioin 7 natural lament,, de la doctrine; ils ^taiajat chi^tlens, en 
oa sens qu T ils connais^aient un sacrament, le t3aptijae; c f est CQ 



que 1'on appslle, dans I'lg.iseg une n ^glise das Catacomb es" 9 
lls attendalent ,avec confianc* un pretre qui viandrait da I'Oc- 
cldent et qu'ils reconn&ttr&iemt k trois sigaes t ea. devotion 
k la ?ierge s sou obeissance au Pape et sa ohasteta" .Ufi I6ii9 v 
vit d^barquer k K'aaille une vlmgtaine da Japonaia aveo Una m4 
daills religiause au cou r ce qui indiquait qu'il y avaft tout 
iseme des oh r^ ties a dajae ce pays perdu a 



SM porarae^ la chretiant^ du dehors se trouvait couple 
par las ^v^naiaemts de toute s^a raciaa romalae^ 11 n ? aa subsis~ 
tait que das debris v qui vi vaieut d'aux-menies 9 un peu B'lxapo 
cominejat^ e 3 f e loigriart plus ou moins, naturellemept ? de la 
doctrine c&tholiquo et das i^-gles saor^es^, 11 seinblalt que 
toute Q9tt Kgllse fut appel^e k disparaltra si el la ne rece- 
vait pas dea seoouzB promptexaeBt, Oe eont oes seooura qu le 
pontiflcat de i r^go ire XVI va leur off rir, 

^*.- suv re de ' 



5regoii XVI a ^t Pr^fet da la Propageade de 16.c6 k 

!L8;*i et 1'a raorgaai s6 dans ses cinq colleges,, &vec luI 9 pour 
la prsmj^ra fols 5 11 y a uae impulsion, d f ensemble , une polltiqu 1 
ralFPionnaire 9 - qui envisage l s en3Qiable du isoude. 



- 309 - 

La premiere chose a fair t e ? tait die 
euvre elle-mme 7 et le re* suit at do la polltique de 

s 1 inherit dans ce seul oh iff re qu'll a crg soixaate dix 
Che's ou vloariats mlssionnal res. Des une allooution au Cen- 
to ire du eUbut de eon gouvernement, 11 a indlque qua l f oeu~ 
misslonnai TO devalt $tre une des preoccupations essentiel- 
de la papautg at il lui a affects un groa revemi de 500.000 
ate* En mourant ? 11 laissera BE fortune personnelle et sa bi 
otheque a la 



11 est porte", d'autre part, par un grand saouvement 
postolat qui commence dans la ohx$tientd| qui se traduit par 
nalssance de multiplea ordres nouveaua: miai$nnai IBS ou par 
reorutement ddscrmais assure des anolena ofdras i on ne man 
plus, malntenaiit, de personnel pour les missions pour tou- 
la terrej notamment, c'est souvent vers le taeavall des m 
ns que se portent les nouvaaux con^ertis t parmi leaguals 
x furent c^l^bres ? deuy Israelites convert is , le 
mann et le p&re 



papautil tient la maln s pour cette oeuvre t a la 
me at a la vie des ordres missionnaires i ainei les 
ns sont r<Grg&nisgs par deux inspections de cardinaux 
rs en 1631 et 183; et leur r^glsiaent est re fait en 1833; il 
est de mtme pour d*autres ordrest* La Pap^ encourage Is JSQ"- 
aire des issions Strange res de Pails .par des Iettres s des 
ges ou des subventions. II d^veloppe les oeuvres qui a 
t les Ills si anna ires; la Scci^Va d la Propagation de la 
nd une grande amp leur s en 1840, sss souscriptions e^dle- 
$&t a deux millions par an et el la a or6^ d@s soci^tds ana 
nes an dehors f par earea^l la,Sooi6t6 de 
r a Alx la Ghapelle en 1S32 ? 1 LSopoldverein s en 
182^, le 'Ludwlgverelsu n Bavi^re en 1043; elle 

pour une oeuvre annexe pour las pstlts ^hinola^ I'oeuvre 
la J5aint8-T5nfance 5 en I8^l5o Kll est encourage par le Paps s 

lui nvoie des r@liquas 9 lul donne ds Indulganctee, l f anoou 
8 f par 



put 

la terre d f un rseau de missions* Voyons les E l f oeuvre dans 
grands pays. 



A- Voyons d^alsord lea pays du Levant et de la 
eTnfci, .Gi^goira XTI inaugura un politlque* nou'/elle at 
Tis-a-Vis d0s catholitques grsca de rite orientel 9 11 in- 
?ient oonstaiament pour r^tafellr"la discipline 9 pour malBtenlr 
atriote orthodaxis,, en envoyant des iris^eotlona par des vl~ .. :t 
eurs-apost cliques , ' inspections qui aont confines a des 5vS- 
s iocaux u a des envoys a de i&me. II ne laisse pas de vaoan-- 
sana -la oombler d II adapts N la circonscriptions ecol^siasti- 
aux nouvel2.es conditions politiqu3 i airisi^ pour le nouveau. 
aume grec 8 11 riga un ^vech6 dans I 1 He ' de J5yra II fait ds 
9 des ohangennents dans la distribution dss vchs n lrfolda~ 
v en ?alaohi*e 8 en Bosnle 9 eel on leurs auoisBltudes politiquss 



310 



Mala 11 s*ast randu Gor^e qua I'&post.olat 
dit dee Husuliaans eialt vQUd'it, l*eo'hec 2 tin savant 

en mission per l ? Inst>ltut dans 1* E&pijce .8ttcm&& 0t 
Sugdns $r 9 s v 9st rendu compto st l*a persuade quHl 
avait pas a espeTer'de eonvartir J.ss J&xsuliaans at\ 

la propagaisd ss heurtait a une impossibility < XI taut prs 



pa; 



fiter,, au contraire,, de la decadence spiritually eu est 
L'islamisme pour lui ppposer l^eremplQ" d j un vis 3 
?Ie tr^s active t do hatxt-a vsleurj 11 faut dono a'adomier su: 
tout au dveloppsmeat intellactuel; agiJe du point d vu splrj 
fcuol ot moral ? .par l s 6X8ii^>le & at ue pas sherchar k c<savertir* 
On rencjQcs done & la propagahd r-ellgiause pour aitir&r les 
jeunes Iflisulmans par l f exempli de la ^aleur da la elyilisafcio 



et 



de sa vis intsllsctuelle 






aps adopts le poll 



da vue d*^tig^n Bor^ at ^outient eetta politique s ainai^ 
i033ie s les Ia.saristas 3 ouvrent une ' aerie d'oeuvtes ^ Sioyrna 
1840 9 des orphelinats^ d^s etches v des dispensais*es| 
3.8 Picpus y fondent 5 n 184 l v un callage 8acondalrQ*S& Syria, 
fcroi's ^suites out 4t^ envoy^s en 1853 pour fonder un sdmlnaij 
_iui ne r^usslt pas d'allleurs; lls explorent la region veisln* 
Us ouv.rent des mlspions- ? s^teudant jusqii^en "K^saot aisle ou 

' 



lls sont relays s par les Doiainisa.iiQs e Sn 1646, lls fondant & 
Beyrouth le Semi na ire eastral asiatiqu.a s q.ui 6oiap3?eiid a la fo1 
an s^niinaire et un college secondaira* 

t 

l.e d^veloppement. du ohristianiame fut faoilit^^ dans 
L 7 .THmpiiB ottoman,, par un charie 11 1>^ rale prosialgued- par le 
Sultan n 1839 t qui aooordait.la liberty ds cult aux shre- 
biens* Final sientg k- la mort de &x4goire XVJ ? 11 y a.vait dans 
L f Smpirs otteoian 600.000 aathaliquea ? dont 180 000 oatholiquss 
latins 6 



@ette $au^s missionnaira de I 5 lmpir sttoraan. le 
Pape l^t audit k l ? Sgypte p Isngtsops fanr^e'au oatholicisais 
11 la const it ua en ifgllse par&iculier@ 9 en Srigsant ^n vioa 
ria-t d'Sgypte pour AXeatandirijeu d4taoli^ d ? Alp et .da Jeru 
.et qui oempr-ejiait k. la-fois 4^ Egypt et l*j%bie KB la^S at 
1846 ? Alexandris .B ? ^u^r^ asias: ooll^gss ds lilies dei la iliaj^. 
et des F.f^rs des- Sseles 0liBltlnn8 et aeiam^ao^^ ^ parfcir 
oette date, un travail f4dond d ? ssseignem@nt * 



Items 



l v 



du 



. ? 1'Sglisa profi- 

ta d la GOloni'sation jTrau^aise^ male lentdmant ?i-afeoz-d| ; a 
cause 4s l f hostility d^s ' populations et l T indiffranee*du gouv 
Dement, S n ? est qu T en . 1838~ qua fUt er^< I'^vedli^ d ? Alger $ don 
a g a nigr a Bipiieha L -oe. aieiaent la^ 11 F avait seuleiaeht trais 6 
glises ou chapelles ? -uas ^ A2.g@r t une a Oran at .line k B3nd II 
fallut. done QT&QX as toutee plfeeeg une %liea s -oatholiau d ? Al- 
g^rie.., ae'fUt i'oeuvxe de !1gj? JDupuote. qui or^a 60 eglisQS^ SO 
p litres,, un seminal re 5 da n^mb reuses 4GOles. 3 das oeuvras s 
ganietes B parti GJU.lies^men-t; ls ^jeappistes i Staou^li an ' 
"un ^isarlat. a fuais aida i, 'oett 



Daxis l 
fat f^conda peur 



dene-, 



du 



dans las pays Bai 

a* * .-* , ^ *. * . _ 

e la 



- SIX - 

e Is s *?%^ le rlnaga s au S a In t-3 pule re rep rennent Le pa- 
triarche cathfcllque de ^^jpisalam est restaure at i.l lul est 
fait obligation de iggidenoe k partly de 1846 6 Dans les der- 
nitres arm^s .de 'Lcuis-Jhillppe, la gouvemeweiic frangals re 
prenait la politic^ de p^taetbrat fran^als en Orient s 
suriout $a ge dw^el^ppar a^eo Eapoldon III* 



aaintenarat Iss Indes orientales et 1 *Q 
rT r agl3B&it id* de rsstaurer oette ggliss qui a 1 ^ 
veuoul ss ai t ? coaiee noua I*a7s vu, at de I'iSlargi? au de 
JDanp 1'In.ie prsprsment dlte^ i ? oeu\ 7 re so houx-tait ^. un 
cbs't&sls s d*uB6 part I'hoe-iilit^ des Atsglaia : par 
la.^osipagnls das Ind^s refuse tout f notion publiqus h 
'o'atholi^\36 st pxstege' l^a oultes locaux au^ d^pens de 1'Sgli- 
al . - d'atstsjQ part* "les vaoasees da alergil sont nomb reuses et 
la Pspe 3a s avait pas pu arrlvsr a las eombier* Snfin, dee 
pi aa deplorablss e talent donnas par 1'Eglise p&rtuguaise s 
refusalt oepen^ant d ? abaBd$unsr ees privil^ges a ?our rac 
tltuer X'Sglise de I'lndey Is Papa est done obllgd 
oher progzejessivem^att de la ^j.ridietlcn de i'^v^que portuguais 
une srla d vioa^dLats ou d*4v^iches i un vioariat k 3(S&dras 

\ix ^^ch4s ^. eylan et k $oraorin 9 pui-s dsupf nouve& 
an -1836 ? & Calcutta, st k Sardanhac, 11 esi blig^ ? 
" teute juridi3tionaiiu: ?ortuguais dans cos 
nouveaux ^vdeh^s ou viGaJdats 6 L ^ suit at de cs- masurss fut 
cue le clergd portuguaie es d^taofea, fit un veritable oo.h 
d^ Bgs^e p qui fut smls un msiaant 9n"1843 8 Bials qui reprlt st 
qui dura un 



L principal auteur d$ la r@staujrs.tion de l T Kglis 
1'lnde fut sigr rJ Sonnaud des 1'isBions itraagei^o de 5s^i 
qul.etait dass 1'jLnde dep'uis '1^4 i5 II devint oaadjutvra^ de 
I'.'^ique de PaBdichery ei 1633 puis'Tlcalre SSnaml d^B Ii- 
sa 1636 S f -3gt k la fois un- ffiissiosmaisBj an afeln^at-rat^u 
at tin saa^it 6 11 i^tabllt j/UHita de'1-Sglise en tenant des" 

ou ?0nt oonvsqu^s teui? les ad-ssiin2sa3.js s^si5iias?g 
r&p a ojji im purest d^ dunnsr des Instruct Ions &*ei> 
*t*ds easrdcjBBar I'astisni sslui d IS-gi ^labesa un re 
gr^iml -10s ml@sip3^ IJ'&utrs pa^t 5 i.l fonda k rsna.!- 
.^sy un &mnd et us- Fetlt s^ins,ir^ II schsvaSt la forasa 
des sdmine^l^tes SB les aajs-igiiant ^u.^ prttsrss (i^Jk forsu$ da 



leura tourn^es* II a^ait s our G??S e^ainalres un 



de p3?ofssei3X-s .special is 4s" I 



is de's outrages d*ap-ig4tlque ? dsi 

4 pjElnolpea* ^in&i, peu k -peu* l*^gllse de l ? ln^3 fut 

t it u $9 @t put a, 10^s ' r@p r^na z^> sa place 1 ? oe MR ^ d* 3rp sn- 

slon 



@tte sps^eien as art a euswat ..dans l^s ll^-s, 



s an 183:3.^ la ?sr^.a 

put <ir@r un f^f^otur^ ^pa^t^llqu^ k Bata^ia^ qui ^^lat n 
an 1842^ Da m&n^ 11 e&& un* 



Put dgtruite par des massacres, des nauf rages y ou F ar les ari- 
thropophages en six ans 



L'oeuvre fut beaueoup plus s^rleuse en Oceania s 
['Oceania fut confine aux Marlstes en Ib36 * 1'crigino^ ceux- 
ji n T 6 talent que eept 2 sous la direction du P&re Chanel, qui 
cut martyrise k Montana et remplacg par la ?re Bataillonb(l&37 , 
ju.i 3 f Ins t alia aux tlas *alli3 II y avait d'abord un saul vi- 
3ariat-apostollque v confix & 'iagr Porapallier, puis 9 gr&oe aux 
mcces de la, propaganda, plus leu re vioariats furent cr^<58 suc- 
36e?iveraent. deux ? pui:s trois ? pui<s aiiiq* C0ci constituait l f en- 
semble de 1'Sglise catholique du Paoiflque^ juequ'auar "lies 



La propagande cathollque est en partie oriaut^e 9 ici p 
>ar la concurrenoe qu f il est n^osssalre de faire au^c ini&sicns 
jro tea tan tea anglaises, et 9 d'autres part, pour lutter centre 
jes missions protestantes 9 1'Sglise catholique est amende a 
?'appuyer sur la colonisation franQalsa, oe qui provoque, d r all 
Leurs 9 quelques incidents, coiams, par exemple v 1 s affaire Prit- 
*hard dans I 1 fie ahiti loi, la 'colonisation fran^aise se con* 
? ondit avec le oatholicisme^ oomrae la colonisation anglaise 
ivec le prot sstsntissie. 

g^^ En SctrSme Orient 9 il s'e^issait ds forcer la 
>orte de cas pays qui s T taient ferries par la. persecution ou 
iui ^talent meme herxi^tiqueiaent clos par leur legislations 1 ? E- 
jiise catholique y fut aid^e par la pol-itique franqaiss* in 
;ndoGhlne, 1'Eglise put rep rend re pled au Siarn en 183^ 9 puis 
m Birmanie en 1840 9 par le vicariat de P4gou feis 11 7 eut 
>eu de penetration des missionnaires clans le pays c - Dans le cam- 
sogge st dan? l*Annam 3 1 Pap oonstltua les cadrss assez am- 
)lea pour que, plus tard^ on puissa les reiaplir dte laissionnai- 
pes g troip ev'^ques ft?. .rent nomiaSs B ' aux qu els. sn fit l v obligation 
ie se choisir ? de leur vivazit, das'coadjuteuis, pour qua la 
ilssion n fut pas interrompue k leur mort a Mais ces missions 
js heurterent k une terrible pere^outisn j dans l f -un des vl 
jariats^ %00 ^glisea fursnt d4t suites et les 90 000 Chretiens 
LisperaiJs. II y aut des martyies G^lebres, dont la premier est 
m 1833^ olui du. Per Gagelln, et parmi legquels je 'i?ous -bite- 
?ai S9ulament en 1839^ le martyr da deirs ^^ques 9 mgr* Del- 
jrado et son co-adjutour dans le 5?onkin oriental^ et> d f autre 

mgr Hazard da.ns le tonkin occidental^ las martyres s 
cede rent ainsi pendant piusieurs ann^es 3 11 fatjdra 2 en rda* 

attendre les expeditions du Second- topi re pour 4 ue ? 

clilne et dans l ? Aoinaia s I'TSgiiffe cethollque puisse 
reconstituer 



Sn Chine y les conditions furent meilleuis^ k la 
ults de la guerre de I 1 Opium, quo las anglais iutenterent et 
jagnfcrent sur la Ghln ds 1840 It 18^2 . Vais tandis que les 
mglaiSj dans leur traits ds Bankin ne stipul^rent que des 
Clauses eouxroerciales, les autrss "^tats int radii is;! lent dans 
.eurs tralt^a respect I fs des clauses en faveur de la religion, 
fn paxti culler la trance par le -traits Lagren^e. apgelG ainsi 
u nom du Consul qui l ? a si^-n^ ^ ls ^^ octobre- 1844, k Cantoa : 



le traits Lagren6e autorisait le libre exerciee de la religion 
ca-thollquQ en Chine et restituait aux pretres et au* ^1 deles 
catholicjues leurs 3 g Uses anciennes Les missions purent done 
rQcomraenoer, dont les s'ucees se raarqu&rent par 'la creation 
?ucces8lve de vioariats : 11 y en eut blentfct douze au lieu 
de quatre p plus les trols 3v6ehe*8 anciens a dependant l f 'f?glise 
catholique ? en Chtne 9 resta dans une situation asses p 
& la merci de la politique des vice-rois locaux. 



En Gor4e, la papauts a. cr$3 un vicarlat en 1831, mais 
oe n'est qir'en 1837, que trols missionnai ras purent entrer dans 
le pays et 11s furent massacres, deux ans apres a Une interven- 
tion de I'aiulial Gecille f qul commandait 1'eseadre franqaiae 
d 1 Kx trains Orient en 18*4, n ? eut pour r^sultat que la mlse a 
mort d ? un certain nombre d'autres pr^tras indigenes et on ne 
put pas non plus pn<ftrer au ^apon t on essaya 8 sous oouvert 
de former un interprdte pour le Japon d ! y introduire un ffils- 
Bionnalr v le Pore Jorcade, qui dQVindra plus tard ev^que en 
crane e r mais 11 fut tenu tout h fait It IMcart par les Japonais 
et 9 tout a fait isol^ , 11 ne put exercer auoune action et dut 
quitter le pays sans avoir pu faire de pros<lytisme, II faudra 
attendre la psriode oonten^oraineg k la suite da la revolution 
imperial de 186$^ pour que 1 2 ^Tapon s f ouvre a 1' influence 
cathollque* 

I) ~ L f ^frique noire ? enfin 3 fut abord^e par trois 
sStds, PaJE r T r ktoySinie d v abo.rd, apres une mission d f explora- 
tion de i f explor&teur d'^bbadle en 1887 9 at une mission d f A- 
byssinle fut or4^e 9 confine a mgr de Jacobis s cml d^barqua a 
ilassoua en 1839; il forma quelques aommunaut^s et mme un SQ- 
ninaire dans les regions littoralea, mais ses missionnaires fa- 
rent dispars^s 9 quelques ann8 apres^ en 1846 ^ans le sud^ 
ia l f autre c'dt^ d$ l^Abyseiniey un vicariat des Qallas - une 
bribu noire - avalt &t& ca^^e en 1846 



"L f Afrique fut d^autre part p abord^e dans sa parti a 
jocidantale et dans- le golfe de G-uln^e 3 et cecl d.*une fac^on 
plus durable : en 1841, en effet, 1 ? Afrique oocidentale et 
La Gulne ont ^t oonfi^es a la eool^t^ misHlonnaire nouvell9 2 
La becit3 du oalnt-Coeur de fr'arie^ fondle par le P^ra Ule- 
sermann et fu^ionnant aveo les Peres du 3aint-Bsprit II s'a- 

d'^vang^liser et de oiviliser les noirs loi. aussi, on 
heurta k la conourrence des protest ants d'^m^rique =qut, en 
avalent fond^ sur la o^te du golfe- de -OuinSe l^ts-blisse 
aeist de Tlbria L f oeuvre des mlssionnairas franqais fut assez 
Lmportante pour que deux vlcariars fussent cr^ts pour les coor 
lonnar et les diriger, ceus de Saute at de 



dans le sud de I'Afrique, I 1 administration 
inglalse se montra plus tol^rante que ne l*avalent jadis <Std 
les Hollandais ? -et p bin qu f il j ait un travail important 
surtout. des missions protestantes, les missionnaires catholi 
iues purent oominencer une oeuvre f^oond., apres la creation 
l^un vicariatr du 8ap y qui t Jus que la f 4tait rattac&4 k 1'Xle 
iaurice a JDs m^m@r. ls missions de 1 ? Angola furant d^tach^es 
pour wre jgat^aonses dlreotement k Lisbonne Borne 



- 32A 



tab-lit un programme d f 6vng61iB$tripn qul ooxaprenait Madagaa- 
car, en partant de la &uni#n at da l f l &au,z$ee t mala 11 fdt 
par la pers^outian en ' 



SI i'on ajui& & eat-to eauvre le d^valoppemant du 
oat hoi ids me dans I'AEa&rique du Nor& t la oration d f yehs 
m fur et a raesuro qu@ la ~eolo&3 atlen se developpe vers l f oue 
at a au0si t un tras?ail de r-^tabllsseant da la discipline- d$ 
X'lglisift am^rioalne par d$s Sjaodss ?rovinoiau^ 5 on a le table 
d*uae oevnrra ajgser, oonsrld^j^bl fait pondant 1 pontificat 
4 ar^golre XVI, epeudsnt 11 ua faut pas nous y m^prendre ? 
11 y a !&, "beauooup plus usa pragraiaraa trac^ qua des r^ suit at s 
acquis; Gr^golr XYI a 6 tab 11 ls cadros^ mais cos oadras 11 
faudra Iss rempllr daiss le ponti float aulvanto e fait, 



par l^oeu^re da cslol^atlsn 'eu-rQp^zma 111 se 
loppera suit out a^.e la oi^ati0 des eomtnuni oat ions taarltl- 
par las "bateaux a vapeur n et-avoo la pacification du 

par les $uropea 5 o'est^-dlffe dans una p^riode pos- 
t^rleures k G^golre x?1 9 oontess^Qjsalna da Tie IX et de ses 
suecesseurs^ 



XVI mourut le ler juin 1346, a quatre 
vifigt un ans et darsi., ap.c^e quins a ana de-i^gns. Les 
tats de aon pontificat^, du psiisfc d ^ue cells last i qua s s 
positlfs p al I* on regard lee cs Nations a s Eglises XJ is, reorga- 
nisation de la i-ii^raiDJiie, la rtjforme dee crdres, Iss missions 
lolntalnes et ? sasi ? le o.<but de l^ultrasiontanisraa^ r^ui va 
d^vslpppr tellsiaent aveo Pi Jl, s LXi point de vus d la doe- 
trins, son oeuvxie est coneid^xs-bla s II a fls^ l f lg3.iB-3| la 
position qui a <st^ prisa par lul sur Ge terrain s s impose an- 
sulte li aas suQQQSseurSi i$es 33070 11 quas^ partlouli^r-emdnt 
contre IQ iroSaB-llsisB, nt prcrfiga^ o^Ilas ds Pie IX et 

s i"neyQllq$ B Q,aaata csura w ,. II faut 
d f allleurs que f dass astt^ seuvre dactrinals s la part; la 
cons tractive e'st bea^ooup a^ing i'^^rta^ita oue lea 



Mais si I s aau3 ^eol^siastloue t s?i l s ouvre 
trlnale soiit import an ta st fggosdas', l ? sau^i*s psiltiqus 
OrsgolrQ XVI a ^t-J f alts' a e^ntrs-aaurant et $n peut- dire 
qu'au raoment cm 11 stsurt* SOB oeuvrs politlqus est 4jk oioa 
dasines par les faits* Kile n f a pas ai?rtti 1$ d^^eloppBaent 
du lib$rali$mG *t s par oons^qua^t^ n ? a en p$ur result at qua 
de t earner Is lib^mli^mi) est3?a IIOEIQ. au -point, si2i@ f d@ 



dans le.moride catholi^u@ Iuimiau9 p Ik ou la fa'rveur st la 

Tla- oato!iqu sent lee plus grasd8 9 5 ? ast q.u ella8 ^shap 
pent'aux dl9ctlvds r3&$tl@&nai2&8 du- Papo t c f @st dans 
senB s eB. .dehsra de la papautd* au s @ll6-s s?@ d^vslsppent an 
Alleio&gns, SB Pmne^ at en Btgique| la meilleare^prauvQ 
sera dance e par le ralllsiasnt. cle-s oatholiques et du cler 
h IB -j^^olat lcin.5 en lS4 ? en All^magTje $ en Fxance ou en 
lie* -'la pelitlque de C-r4g0ira XVI a^ doBG ooinpr^iais la cause 
de-l^Bglise en la liant ^, la e^ntre-r^^slutlon ef" Ii 1'ab-solu 



- 315 ~ 

II ifcgaa'fe, son suoeesseur une situation tres diffi- 
cile et la gravity n st tenement ^vidante que le Conclave, 
qui, cependant, a t form6 d oardiiiaiis ndJJm^a pas 1 Ux^ 
2DTI, 33 f a pas una hesitations La @encla^ qiil 44slg& le suo 
oesseur do O^gdire XYI dur<9 daux Jours et n'a comport d qua 
trois touse da scuitia .t 13. a portg ^n c^halx t- alt ? 
aore un fois y par des cardinau^ Kelanti,, noias^. par 
X?I sur ua Ilb^raJL ur un ^apa jeuna s ftg^ d$ 
quatre ans,, qul eat fanu pour 1 i^prSsetttant ,d la cause 
tienale at lib$j&le, Pastel gerettl, le faps Jl* 



TABLE DES._MATIBRES 

I - SITUATION D L'kGLISB A LA ' FI If DU.XYIII SIECLE 1 

I - Los ennerfiis de l f g&llse . . . . ............... 1 

1*) Orientation anti-catholique da la pen- 

s6e du 1 6 a .......................... 1 

2) La Franc -mat? onnerie ........... ..... .... 5 

II - Le d&labrement de l f .gliso ................ 11 



Forces central.es de l^glise .......... 11 

2) Les differentes Eglises ............... 15 

III - Lea effets de la Revolution . , ............. 29 

1) Effondreinent de I'Eglise de Prance...... 29 

2) Pays conquls par la Franco.. ........... 48 

3) Effondreinent do I'Bglise d'Txllomagne. . . 51 

4 % ) Effondrament du Saint-Sioe ........... . 54 

- LES DEBUTS D PIE VII . LE RRLgVBMENT P5 L f GLIS 60 

1 - X' election du Pape. . . ..... . ................ 60 

1* ) Le conclave de Voni se ................. 60 

2*) La personne de Pie Vll ....... ... ...... 63 

II - Restauration de 1'Stat Pontifical ......... 65 

1 ) la Rentree a Rome .. ................... 68 

2) Re forme de 1'adiaini strata on pontifical. 71 

III - Heconsti tution des Sglises . .......... ..... 76 



1) La negociation du Concordat , .......... 77 

2 C ) Lannouvelle Eelise de France , ...... .. 104 

3) Ls-Eglisoa d r ltalis ................... 119 

4) L f Sgliss d'Allemagne ........ .......... 187 

II I- LE CONFLIT DU PAPS ET DE L'EMPEREUR .......... IS a 

I - Pi_3pari^ion del f Etat Pontifical. . . . ........ 138 

1) La negociation pour le sacre .......... 138 

2) Les premieres atteintes de 1'Etat tenrpo- 

rel ... ............................... - : 141 

3) -L f annoxlon eb 1'exconm.unication ....... 145 

4) L'Etat pontifical sous I ' adirdiiistration 

franc aise . , ......... . ......... . ....... 14? 



II , Consarjuences ecclesiaatiqii^s . ...... ....... 150 

. , ' .-''' il^*^'*M^***^> "** i<^r*EM*f?>*^***fX**-<i** ..... * -+i^rmi+m~f+ma^*fa***^*a^~i* 

"l) Le desordre QB l f Egiis a ......... ...... 150 

2) Essai de creation d T uhe Sglise indepen- 

dante . ..... , ................ . ........ 15 & 



- n 



IV - L'&CiLISB -1ST.LA RgSTAURATION . .175 

I. Elements d*une renaissance religieuae. . , , . 174 

1) Conditions do causes g^neralea 174 

Z* } En France , . . > , 180 

2 j En Allemagne . , . 190 

4) Exaltation ou la Papaute 199 

II. Reatauration.de I'jBta.t Pontifical ........ 201 

1) La restitution des provinces ......,. 201 

a*) Reorganisation dc l ! Etat 209 

3} Obstacles et adversaires 217 

III , Qeuvre de reatauration spirltuelle , 2 Z 2 

1) Action religieuse ... 223 

2) Lu vie monastique ..........'. ,.. 226 

IV. Restauration. des Sglises *.....,,......,. 228 



Les Sglises d'ltalie .,..... , e 230 

Les monarchies catholiquea 'ancienne's. s 23S 

) Europe Centrale ...'...... e ............. S s 7 

/France ,.....,'.................*.... 247 

) Pays de Missions * , e . * . . . . .,*.*..., 253 

D5PUIS .IA MORg DE. PIS VII ~ XS 
FIGAT 



* Le s sue cess eur s iiamedia ts de ri e VII 9 ...,. 



... 



* 






IV Re 1 at i . ons . a veclet ,at se tXs Sll se s 



1) Succes des Selanti 

Gouvernement do l ! Stat romain ...... 865 

Relation avec -les S'tats et les Egl-ises 267 

Le Pontiflc&t de Pie VIII ......-....!.. 273 



II. aHBGOISB XVI, SON Oeuvre apirituelleK. . 275 



o. peraonnags , .-. ...-. . .... . * . 27S 

Oeuvre doctrinale ...... ...^ ............... 273 

5*} Politique ecclesiastique ... , j .-. ....... 281 

La _g6y p. lia t i ^ , i . 
PI tat' pontlf 



1*) La revolution de I8S.O;-. ._.... 2S4 

g e ) La reaction gauverne.jnenta.le ........... 286 

'3*) Crise permanent^ des dernieres anri^es. 287 



a* } Las monarch-ies catholiqiies ilberal'es ... 

3'* ) Les pays protes tants * , . .> ..."./*... ;;..... 2$8 



- HI - 

V -Le mou vement ml as lonnaire , . , . * , 305 

1) Decadence des Chr6tientes du dehors. ' 504 

2) L ? oeuvre de Gregoire XVI .,. 308 

Conclusion 




. 1945 



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