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Full text of "Bulletin des séances de la Société entomologique de France"

NO I" . 



BULLETIN DES STANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par 111. E. HKS.MAREST, Secretaire. 



Paraissant deux fois par mots. 



Sur une proposition qui lui a e"te faite par M. Henry de Bonvouloir, la 
Socie"t6, apres avoir entendu la lecture d un rapport de sa Commission 
administrative, a decidS dans les stances des 13 et 27 mars 1873 : 

1 Que le Bulletin des stances, auquel sera joint le Bulletin bibliogra- 
phique qui s y rapporte, sera public" en dehors des Annales ; 

2 Que cette publication aura lieu deux fois par mois, et avant Tado;)- 
tion du proces-verbal qu elle relate ; 

3 Que ce Bulletin sera envoye" gratuitement : 1 a tous les membres 
francais qui auront solde" le montant de leur cotisation de 1 annge courante 
ou tout au moins celui de Tann6e precedente, et 2 aux diverses Socie"te"s 
avec lesquelles nous sommes en rapport d echange de publications ; 

li QuMl sera tenu a la disposition des membres etrangers qui le feront 
prendre chez le Tre"sorier adjoint ou qui adresseront une somme corres- 
pondant au prix du transport ; 

5 Que ce.m6me Bulletin sera reproduit dans les cahiers trimeslriels 
des Annales, avec les modifications qu il pourrait paraitre ne"cessaire d y 
faire ; 

6 Que cette mesure sera mise a execution a partir de la stance du 
9 avril 1873. 

Toutes les reclamations relatives au Bulletin, ainsi que les demandes 
d envoi & l e"tranger (contre remboursement des frais de transport) doivent 
etre adress^es au Tr^sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffon, 27. 



Seance du O Avrll 1873. 

Presidence de M. CH. BR1SOUT DE BARNEV1LLE 

35 membres presents. 

MM. Albert Fauvel, de Caen, et Fe lissis-Rollin, de Nevers, assistent a 
la stance. 

Proposition et decisions. M. L. Buquel donne lecture de la proposition 
suivante : 

Messieurs, ainsi que 1 avail annonce 1 honorable M. Reiche, dans noire 
pre"ce"denle stance, M. Jean Dollfus, en vue de perpe"luer parmi nous le 
souvenir de son ills Ernest, notre regrell6 collegue, a fait de"poser, le 3 de 
ce mois, entreles mains de votre Tre"sorier, un litre de 300 francs de rente 
5 0/0 au porleur, porlanl le n A2,80/i, avec les arre" rages a partir du 
16 fevrier dernier, le 1" coupon de 75 francs e"che"anl par consequenl le 
16 mai prochain.. 

Ce don, a litre gracieux, d une rente perpeluelle deslinee a etre donnee 
en prix aux auleurs de me" moires enlomologiques qui se seront le plus 
distingues par leurs travaux (1), est assurement de tres-bon augure pour 
notre Socie" te" ; el pour en consacrer davantage, s il se peut, le souvenir, 
j ai riionneur de soumetlre a votre approbalion la proposilion sui- 
vanle : 

A parlir de 1872, anne e de la reception de M. Ernest Dollfus, enleve* a 
ses collegues le 27 mars de la meme anne e, M. Jean Dollfus, son pere, 
recevra exceplionnellement, en sa qualite de donateur et a litre gratuit, 

(t) La Societe, dans sa seance du 27 mars dernier, apres avoir entendu la lec 
ture d un rapport d une Commission speciale, dont M. L. Reiche etait le president et 
M. J. Grouvelle le secretaire, considerant que le moyen le plus efficace de faciliter 
aux jeunes entomologistes 1 etude de la science est d encourager la publication d ou- 
vrages elemenlaires sur les diverses parties de Tentomologie, a decide que le revenu 
du don de M. Jean Dollfus serait employe a la fondation de prix annuels, qui seront 
appeles Prix Dollfus, et seront decernes aux auteurs des meilleurs travaux ento- 
mologiques imprimes, redigcs en fran^ais, et concernant specialement les Insectes 
des divers ordres. 



a perpetuity (c est-a-dire sa vie durant), les Annales de la Socie te ento- 
mologique de France. Le but que je me propose est d exprimer a M. Doll- 
fus, autant qu il depend de nous, notre reconnaissance pour le sacrifice 
qu il s est impose, comme aussi de le tenir exactement au courant, par la. 
lecture de nos publications, non-seulement des dispositions prises tou- 
chant Temploi des fonds qu il a mis si genereusement a notre disposition, 
mais encore de lui signaler le nom des auteurs de 1 ouvrage couronne 
chaque anne e. 

La Socie te, a rutianimite, adopte la proposition de M. L. Buquet, et 
decide : 1 que le nom de M. Jean Dollfus sera joint a celui de nos mem- 
bres ; 2 qu une lettre de remerciment, signee par son Bureau, lui sera 
adresse"e comme donateur et lui fera connaitre en m6me temps la decision 
qui vient d etre prise. 

Sur la demande de M. L. Reiche, la Socie te decide e"galement qu elle 
nommera, dans sa prochaine seance, la Commission du prix Dollfus pour 
1873. Cette commission, de cinq membres, sera chargee : 1 de re"gler les 
details du concours ; 2 de fixer 1 epoque ou les prix seront decerne s ; 
3 d examiner et juger les travaux pre sente s, et Zi de proposer les lau- 
re"ats qui seront, en dernier ressort, choisis par la Societe". 

Lectures. M. 1 abbe de Marseul presente un memoire sur les especes 
d Histerides du Japon decouverts par M. George Lewis, qui a sejourne" 
plusieurs annees dans ces lies loiritaines de Textreme Orient, dont la faune 
enlomologique est pour ainsi dire encore inconnue. Sur vingt especes, 
dont il donne la liste, sept sont nouvelles, savoir : PLatysoma Lewisi et 
Ihmcolle, Hister Pirithous et depistor, Paromcdus musculus, Dendrophi- 
lus Xavieri et Abrseus bonzius. 

Charge" ^galement de 1 etude des Heteromeres, sur sept especes de la 
tribu des Canlharides qu il a revues dans un premier envoi, il a reconnu 
deux especes nouvelles : Epicauta Gorhami et Zonitis cothurnata, dont 
il donne une description succincte. 11 se propose de continuer 1 examen de 
nombreux et interessants materiaux qui viennent de lui arriver et de com- 
muniquer a la Societe" le resultat de ses etudes. 

Tous ces insectes sont de Nagasaki (ile de Kiu-Siu), Hiogo (Niplion) 
et Hakodate (Yesso). 

M. Al. Fauvel, au sujet du travail que vient de faire connaitre M. de 
Marseul, engage vivement les auleurs de catalogues locaux ou de faunes 



locales & donner pour chaque espece son extension ge*ographique d une 
maniere complete, comme il le fait dans la partie descriptive de sa Faune 
gallo-rhtnane. 

M. Charles Piochard de la Brulerie de pose deux notices intitulees : 

1 Revision des especes du genre Acinopus ; 

2 Description d une espece nouvelle de Leistus, le L. Koziorowiezi, de 
Tile de Corse. 

Communications. M. S. Scudder, de Boston, communique la note sui- 
vante par 1 intermediaire de M. Maurice Girard : 

II est Men connu probablement que le Pieris rapse (Le pidoptere) est 
une espece devenue commune dans I Amerique du Nord. Elle a e"te" intro- 
duite a Quebec en 1856 ou 1857, el plus tard a New- York. Elle se trouve 
maintenant partout dans le Bas-Canada et les tats du nord-est de 1 Union, 
et s e"tend rapidement vers le sud et 1 ouest. Peut-6tre ignore-t-on que, 
depuis dix ans, une varie le de cet insecte a e" te" produite dans le Nouveau- 
Monde, qui differe du type en ce qu elle est complement jaune au lieu 
d etre blanche ; la teinte est semblable a celle des especes de Terias. 
II y a trois ans, ces individus jaunes, qu on trouve des deux sexes et dans 
toutes les saisons, etaient assez rares, mais depuis ce temps ils sont 
devenus plus abondants quoique cependant peu communs. 

Cette variete", a laquelle j ai donne" le nom de Novanglise, supplantera- 
t-elle plus tard entierement le type ? II y a des indications que le Pieris 
rapae a commence" a faire une chose semblable a 1 ^gard de 1 espece locale, 
P. oleracea. 

Il n arrive pas souvent que 1 occasion s offre aux naturalistes de voir, 
de leurs propres yeux, 1 origine d une varie"te" ; mais le progres de celle-ci, 
par sa nature, peut 6tre observe" avec une entiere facilite et les entomo- 
logistes doivent s y appliquer attentivement. 

M. Bowles, de Quebec, qui, le premier, a decouvert cette espece en 
Amerique, a attir6 mon attention sur un passage du Farm Insects 
de Curtis, qui dit qu un individu de cette espece fut pris pres de Oldham, 
Lancashire, en Angleterre, dans lequel toutes les ailes Etaient d un jaune 
vif ; mais je ne puis de"couvrir un autre exemple en Europe, et cette va 
rie te est comple"tement inconnue de M. Stainton, de Londres, auquel je 
1 ai montr^e, et de M. Boisduval, a qui j en ai donne" un exemplaire. 

M. Maurice Girard, qui a engage" M. Scudder a faire cette communica- 



5 

lion, fait remarquer a la Societe, au point de vue des principes, tout 1 in- 
ter6t qu il y a a observer la creation d une race, peut-e"fre d une espece, 
d origine certaine. 11 rappelle que, ca et la, nous trouvons en France 
des sujets de P. rapae un peu jaunatres, raais la race ne persiste pas. 
C est comme un essai infructueux. Au reste, il n a jamais vu ces sujets 
atteindre un ton d un jaune soufre aussi prononce" que ceux que lui a 
months M. Scudder. 

M. Ch. Piochard de la Brulerie lit la note suivante sur Yespece en 
entomologie : 

Le mot espece revient sans cesse sur nos levres et sous notre plume, 
nous passons noire vie a de"crire et a determiner des especes, et pourtant 
il faut avouer que, si Ton nous demandait a tous ce que nous entendons 
par celte expression, les definitions que chacun de nous donnerait ne se 
ressembleraient guere. De ce defaut d entente sur la signification que les 
naturalistes attribuent au mot espece resultent en partie les divergences 
d opinion sur les formes qu on doit ou qu on ne doit pas considerer 
comme especes distinctes. 

Pour mon compte, voici comment je comprends 1 espece. C est I ensemble 
des etres capables de reproduire indefiniment d autres etres semblables a 
eux-memes. Le mode de reproduction le plus ordinaire est la generation 
sexuelle, c est le seul que nous ayons a considerer dans 1 etude des 
insectes; mais il en estd autres encore, puisque la reproduction par bour- 
geonnement ou par generation alternante qu on observe chez les ani- 
maux inferieurs ne doit pas etre exclue du nombre des moyens de perpe 
tuation de la vie et de la forme chez les etres vivants. 

Ma definition n est pas neuve, m objectera-t-on, il y a longtemps qu elle 
a cours dans la science, et ce n est pas pour Tavoir ignoree que nous 
sommes si peu d accord aujourd hui sur le nombre et sur les limites des 
especes en entomologie. Rien n est plus vrai, et je m empresse de recon- 
nailre qu il ne suffit pas d avoir d6fini theoriquement 1 espece pour avoir 
atteint le but que nous nous proposons : constater et de"crire les especes 
existantes. 

Resoudre le probleme par rexpe"rimentation est au-dessus de nos moyens ; 
nous ne pouvons pas, pour savoir si deux Harpalus ou deux Timarcha 
de formes voisines sont deux especes dislincles, essayer de les accoupler 
et nous assurer si le produit obtenu est ou n est pas capable de se perpe"- 
tuer pendant un nombre indefini de gdndrations. Mais, s il faut renoncer 



6 

a connaltre la filiation des animaux que nous rencontrons dans la nature, 
leur observation seule ne peut-elle pas nous conduire a la ve"rite" ? 

Examinons d abord le cas le plus simple. Deux formes appartenant a 
un m6me genre, se ressemblant entre elles au point qu il faut, pour les 
distinguer Tune de 1 autre, un O3il de"jii exerce, vivent ensemble dans une 
meme contree ; ces deux formes sont-elles deux especes ou seulement 
deux varie te s d une seule espece?0ui, ce sont deux especes si avec elles, 
dans les lieux qu elles habitent toutes deux, ou elles sont en contact journa- 
lier. on ne trouve pas d inlermediaire qui les unisse. Si nos recherches ont e"te 
assez prolonged, si nous avons observe", a plusieurs reprises, bon nombre 
d individus appartenant aux deux formes, et que nous n ayons pas trouv6 
1 intermediaire chercbe , il ne nous est plus permis de conserver un doute, 
nous avons reconnu 1 existence de deux especes, nous sommes en posses 
sion d un fait defmitivement acquis a la science (1). 

(Test ainsi que la grande majorite des especes de Cole"opteres qu on 
trouve aux environs de Paris sont constate"es defmitivement, Faccord est 
fait entre tous les observateurs, Tidentite desresultats obtenus par chacun 
d eux eludiant de son cote prouve que la ve"rite s est laisse conquerir. 
Nous pouvons affirmer hardiment que lesannees et les sieclesse passeront 
et que les naturalistes qui viendront apres nous admettront comme nous 
que VAmara trivialis et VAmara communis, YHarpalus seneus et YHar- 
palus distinguendus sont autant d especes distinctes, quoique, si Ton com 
pare ensemble les deux Amares ou les deux Harpales, les differences 
qu on observe soient assez pen frappantes pour qu il faille avoir dej& 1 ceil 
d un entomologiste pour les appre"cier. 

Mais void une Amare ou un Harpale qui viennent d Alge"rie ou de 
Sibe"rie, ni 1 un ni 1 autre ne sont parfaitement identiques a lelle Amare 
ou ^ tel Harpale vivant aux environs de Paris, ils en different par quelques 
legeres particulariles dans leur forme, dans la ponctuation de leur tegu- 

(1) Une cause d erreur pent resulter de la naissance d hybrides provenant des 
accouplemenls adulterins qu on observe quelquefois entre des especes parfailement 
distinctes. Mais ces hyb rides s accouplent avec des representants de 1 une ou de 1 autre 
des especes dont ils precedent, et s ils ne sont pas steriles, leur produit ne tarde pas 
a revenir a 1 un des deux types originaires. La production d hybrides est un accident 
qui arrive quelquefois dans la nature, mais ce n est qu un accident, pouvant induire 
le naturaliste en erreur, n ayant aucune influence sur la vie normale des especes, ne 
pouvant en aucun cas devenir 1 origine de formes nouvelles capables de se perpetuer. 
Quant aux erreurs que de pareils accidents peuvent causer, elles sout toujours faciles 
a rectifier par des observations ulte"rieures. 



ments ; ces particulariles nous paraissent d importance a peu pres e"gale a 
celle des caracteres qui separent YAmara trivicdis de VAmara communis 
ou VHarpatus seneus de VHarpalusdistinguendus. Avons-nous affaire a des 
especes veritables ou a des races locales rentrant dans les especes que 
nous avons observees aux environs de Paris? 

Dansce cas, pour re"pondre oui ou non, sans courir risque de se trom- 
per, il ne suffit pas d examiner 1 insecte en litige, il faut savoir quelle est 
1 extension geographique de 1 espece observee a Paris, avec laquelle> la 
forme algerienne ou siberienne a de 1 analogie, si elle habile les contre"es 
intermediaires, si sa forme s y modifie. Mille exemples irrecusables nous 
prouvent, en effet, que la forme des especes n est pas immuable : il y a 
d abord des variations individuelles et inconstantes s observant chez les 
re.pre"sentants d une meme espece vivant dans une meme locality, il y en a 
d autres, souvent beaucoup plus etendues que les premieres, aflectant les 
individus d une meme espece suivant les contre"es qu ils habitent. Le cri- 
terium qui nous permettra de juger si ces dernieres variations constituent 
de veritables especes ou seulement des races geographiques n est pas le 
plus ou moins d importance qu elles nous paraitront avoir, le cachet plus 
ou moins particulier qu elles impriraeront a la forme des individus qui en 
sont affected, mais Men 1 absence ou 1 existence de transition entre 
elles. Si, en suivant une forme a travers la France et 1 Espagne jusqu au 
detroit de Gibraltar et jusqu a la cote d Afrique, nous observons des gra 
dations insensibles unissant ses modifications, quand bien meme les deux 
extremes de la chaine non discontinue que forment ces passages nous 
paraitraient assez dissemblables, nous sommes obliges de reconnaitre que 
1 un et 1 autre appartiennent h une seule et meme espece. C est seulement 
dans le cas ou, en un point donne, nous rencontrerions une solution de 
continuite", ou nous trouverions en presence deux formes distinctes se 
reliant, Tune a la forme parisienne, 1 autre a la forme africaine, que nous 
devrions considerer 1 une et 1 autre comme especes distincles. 

Sans doute, dans la pratique, et meme en supposant que nos collections 
fussent toujours assez completes pour que les intermediaires existant dans 
la nature ne nous fissent jamais defaut, ce qui est loin d etre la ve"rite", des 
cas difficiles doivent se presenter. Une m6me espece peut exister en plu- 
sieurs endroits de la terre, et ses diverses stations peuvent se trouver 
actuellement isol&s par des obstacles materiels ou, en 1 absence de tout 
obstacle, elle peut avoir te detruite en certains cas et par des causes qui 
nous echappent. C est ainsi que les formes qui constituent la faune des 
iles ont avec celles des continents voisins des analogies et des dissem- 



_ 8 - 

blances ; certaines formes insulaires ne different en rien de celles du con 
tinent ; d autres, tout en .s en rapprochant, paraissent en 6tre distinctes, 
et il est impossible, dans ce cas particulier, de savoir si Tile ayant autre- 
fois e"te" unie ail continent, les intermediaires qui manquent aujourd hui 
existaient alors. L observation des formes continentales qui existent dans 
Tile et de celles qui, propres a Tile, peuvent e"tre considerees comme 
representation d autres formes continentales, qu elles excluent et semblent 
remplacer, peut nous fournir des indications pre"cieuses, mais ici la preuve 
absblue, irrecusable de Tidentite" ou de la non-identite des especes insu 
laires avec les especes continentales voisines est impossible a donner. Nous ne 
pouvons plus juger & coup sur, et la conquete de la verite, dans un pareil 
cas, sera le resultat deductions dans lesquelles la sagacite" de 1 observa- 
teur et ses connaissances acquises supple" eront d une maniere plus ou moins 
heureuses aux lacunes des fails observes. Mais ce sont presis^ment ces 
difficulle s qui rendent plus attrayante 1 etude de la faune des lies, 
comme aussi celle des sommets neigeux des hautes montagnes, ve*ri- 
tables lies au milieu de la terre ferme ou vivent confines des formes, 
restes de la faune de 1 epoque glaciere, qu on ne trouve plus aujourd hui 
que dans le voisinage du pole ou pres des neiges eternelles, sur les hauls 
sommets, au milieu de contr^es dont le climat est devenu trop chaud 
pour leur permettre de continuer a vivre dans les terres basses. La faune 
des cavernes est peut-&tre plus int6ressante encore; la, en effet, nous 
trouvons autant de petits mondes absolumenl isole"s les uns des autres, 
vivant et mullipliant au milieu des tnebres, et toutes les especes qu on y 
rencontre sont merveilleusement adapters par leur organisation a leur genre 
de vie special. 

L e"tude des variations des especes dans Tespace, en relation avec le 
changement des conditions exterieures., celle des eflets de Tisolement sur 
les especes confinees dans les lies, sur les sommets des montagnes ou 
dans les cavernes, pourra seule nous donner la clef de la variabilite des 
especes dans le temps, et nous permettra d e"claircir ce grand mystere : 
Torigine des especes. 

Mais ici je m arr^te ; je ne veux pas entrer dans 1 examen de la doctrine 
de Darwin. II suffit que j aie indique* toute 1 utilite qu on peut retirer de 
nos etudes pour la solution de la question de haute philosophic naturelle 
que notre Lamarck a pose"e et que le grand naturaliste anglais a approfondie 
avec tant de science, et pour la solution de laquelle il a recueilli tant 
d observations importantes, sans pourtant, a mon avis, 1 avoir encore 
re"solue. 



9 

Marchons done sans hesiter dans la voie qui s ouvre devant nous ; uti- 
lisons, en les e"tudiant avec un veritable esprit scientifique, les tremors 
accumule s dans nos collections, nous montrerons ainsi que la science 
entomologique, a laquelle nous nous sommes voues, peut marcher de pair 
avec n importe quelle des connaissances humaines, et qu elle n est infe- 
rieure en dignite a aucune d elles, par 1 importance des problemes auxquels 
elle est appelee a toucher. 

Plusieurs membres prennent la parole au sujet de cette communi 
cation : 

M. Albert Fauvel, apres cette lecture, dit qu il ne partage pas les id6es 
de M. Piochard de la Brulerie sur ce que Ton doit entendre par le mot 
espece. ll repond spe"cialement que la formule donnee par notre collegue 
pour la distinction de Yespece et de la vari&tt lui paralt bien absolue ; 
et rappelant a ce sujet les de"veloppements qu il a donne"s a cette question 
encore obscure dans un des chapitres de la Faune gallo-rhmam, il exprime 
1 opinion qu entre Yespece et la variete il y a des formes caracte"risees et 
que ces formes ne peuvent etre que des races. Il donne enfin a Tappui 
de sa these un certain nombre d exemples. 

M. P. Mabille, au sujet de la demande que lui adresse M. Alb. Fauvel, 
pour savoir si les races, chez les Lepidopteres, n ont pas des couleurs 
differentes, et si ces couleurs fournissent des caracteres, cite la Calli- 
morpha dominula, qui a les ailes inferieures rouges et quelquefois jaunes 
a Paris, noires en Italie : ce qui a fait e"tablir aux Allemands la donna ; 
puis la Nemeophila plantaginis, chez qui on trouve des races a ailes 
blanches, jaune orange, rouges, etc. 

Il ajoute que le criterium de Tespece chez les Lepidopteres est re"tude 
des parties genitales du male, puis [ education des pontes. 11 y a souvent 
des races entre lesquelles on ne trouve jamais d intermediaires, et qui ne 
peuvent fetre des especes. En Bretagne, cent oeufs de Callimorpha hero. 
donnent dix exemplaires a ailes infe rieures jaunes ; a Paris, raillc n en 
donneraient pas un. Aupres de Sienne, une ponte de donna ne produit 
absolument que des donna; plus au nord, on a un tiers des individus oil 
le rouge reparait par laches. Il y a a la fois dans ce cas un interme diaire 
et une race conslante : partanl, un argument pour les deux theses qu on 
a soutenues. Mais les piec s genitales de"montrent que la donna d ltalie 
n est autre que la dominula de France. 

Du reste, notre collegue ne veut parler ni pour ni centre les theses 



10 - 

defendues par MM. de la Brulerie et Fauvel. II se borne a citer des fails, 
sans en tirer les consequences qu on pourra en de"duire. 

M. de Marseul lit la note suivante sur le genre Leucolaephus Lucas : 

Dans le Bulletin de la Societe", notre laborieux et savant collegue 
M. H. Lucas a fait connaitre un petit genre (Leucolaephus} avec trois 
especes (Perrisi , nigropunctatus et liliputanus} , du Sahara algerien, 
remarquables par leur vestiture de squamules blanches, piquetee de noir, 
ou mieux a espaces ronds denudes, creuse"s d un point a bord e"leve, du 
fond duquel sort un poil jaunatre. On dirait une petite Pimelie ou une 
Pterolasia. 

Ces especes ont 616 de"crites sur un seul individu et d une maniere si 
rapide et si incomplete, qu il est fort difficile de les reconnailre ; en outre, 
M. H. Lucas ne les a vues que 1 une apres 1 autre et a de longues dis 
tances ; de sorte qu il me permettra de faire part de mes appreciations 
sur ses especes. 

En 1857, Bulletin des Annales, p. LVI, il signale ainsi la premiere espece, 
la seule qu il possede (liliputanus} : Longue de 7 mill, au plus. La tete 
et le thorax, revetus de squamules blanches, sont fmement ponctues de 
brun, et les e"lytres sont entierement couvertes cle squamules blanches, 
serrees, fmement raye"es de brun longitudinalement avec les intervalles 
lachement ponctues de cette couleur. Il Tappelle la plus petite espece du 
genre Pimelia. Il 1 a recue du docteur Mares. 

En 1858, p. CLXXVIH, il de"crit une autre espece, qu il a recue en com 
munication de M. Doue (nigropunctata}, en disant qu elle ressemble 
beaucoup a la liliputana, avec laquelle elle ne pourra etre confondue a 
cause de ses elytres plus allonge"es, plus etroites et non strides ; les tibias 
des pattes de la premiere paire pre~sentent chez la liliputana cinq epines 
a leur cote" externe, tandis qu elles n en ont que quatre dans la nigro 
punctata. De Tuggurt. 

Enfin, en 1859, p. xxm, il decrit une troisieme espece du Sahara alge 
rien (Perrisi}. Long. 9 mill., larg. 5 1/2 mill. Beaucoup plus 
grande et surtout plus large que la nigropunctatus, aupres de laquelle 
elle se place, elle ne peut se confondre avec elle a cause de la tete et du 
thorax bien plus fmement ponctues. Les elytres sont plus allonge"es et sur 
tout bien plus larges, parcourues par des cotes legerement marquees, re"gu- 
lierement ponctuees, avec les intervalles converts de points irregulierement 
disposes et moins serr^s. Les pattes sont greles, et les tibias anterieurs 



11 

au lieu de quatre epines, comme clans la liliputana, ou de cinq, comme 
dans le nigropunctatus, en offrent six, la derniere faiblement marquee. 

II reunit les trois especes en un genre Leucolsephus, et les 6numere 
sans donner ni diagnose, ni description. 

D abord, il faut savoir que tons les individus appartenant a ces trois 
especes ont eHe" pris dans un meme lieu el en une seule fois. Les individus 
du nigropunctatus que j ai sous les yeux varient quant au nombre des 
dents tibiales, la plupart ont quatre epines, d autres cinq, quelques-unes 
six, comme le Perrisi a la seule jambe qui lui reste. Mais, en outre, le 
nombre varie d une jambe a 1 autre (soil 4-5, 5-6, Zi-6 et 6-7). Ce carac- 
tere, que M. H. Lucas presente comme le principal sinon 1 unique, est 
done sans valeur. La grosse femelle du Perrisi pr^sente une forme plus 
large, mais non allongee, les epaules un peu plus saillantes, le dos plus 
convexe, mais ne sont-ce pas des caracteres sexuels? On apercoit quelques 
faibles vestiges de lignes elevees, mais si le geres, que c est & peine appre 
ciable ; on en trouve aussi quelques traces dans certains individus du 
nigropunctatus, et peut-6tre ces lignes plus prononcees, accompagne es 
d une serie de taches noires, existent-elles dans des femelles de la forme 
du Perrisi ? et alors la seule note qui separe le Liliputanus de ce dernier 
venant ft perdre sa valeur, faudrait-il reunir ces trois especes? 

Comme conclusion, je pense qu il faut reunir des maintenant le Perrisi 
au nigropunctatus, dont il n est qu une femelle, re"servant la question 
quant au liliputanus, jusqu a ce que de nouveaux materiaux permettent de 
la trancher. Malheureusement, depuis Henri de la Perraudiere, celle 
espece n a pas 6t6 retrouve e, non plus que YHeteracantha dcpressa et 
V Apatophysis toxotoides. 

M. H. Lucas, au sujet de cette communication, presente les remarques 
qui suivent : 

Je ne crois pas que les Leucolssphus que j ai decrits dans nos Annales 
sous les noms de liliputanus, nigropunctatus et Perrisi, ne doivent for 
mer qu une ou deux especes, comme le pense M. de Marseul. Les indi 
vidus que notre honorable collegue a bien voulu me communiquer sont 
tellement uses, frottes, qu il est difficile de dire a laquelle de ces trois 
especes ils doivent etre rapportes. 

Quand on e"tudie ces Melasomes liliputiens qui habitent rextrfime sud 
de 1 Algerie, on remarque, chez les individus qui n ont subi aucun frotte- 
ment, que les e lytres sont couverles de squamules entre lesquelles on 



apercoit des lignes, dcs points, qui varient suivant les especes et qui 
aflectent une disposition toute particuliere. Les Leucolssphus que possede 
M. de Marseul sont tellement frustes que les e"lytres sont dpourvues de 
ces squamules et que les lignes et les points, qui fournissent de bons 
caracteres spe"cifiques, sont oblitere"s. 

En attendant, je maintiens les trois especes que j ai de"crites ; j ai m&me 
1 intention de les repre"senter afin de faire connaitre les caracteres qui les 
difTe rencient et d e"lucider cette question, devenue aujourd hui assez 
obscure. 

M. Ch. Brisout de Barneville pre"sente une nouvelle espece pari- 
sienne de Coteoptere phytophage (Phyllotrela Foudrasi), dont la descrip 
tion sera donne"e dans le prochain Bulletin. 

- Le meme incmbre fait les communications qui suivent : 

1 Dans le remarquable travail que viennent de faire paraitre MM. Mul- 
sant el Key sur la famille des Ateochariens, il s est glisse quelques erreurs 
qu il est important de rectifier. 

Page 231, ligne 12, au lieu de : Pyre ne es-Orientales, il faut meltre : 
Hautes-Pyrenees. 
Page 257, ligne 21, ajoutez : Pyre"n6es-0rientales, pres de Mont-Louis. 

Page, 258, ligne 21, au lieu de : Pyrenees-Orientales, mettez : Hautes- 
Pyrne"es (L Heris). 

Page 267, supprimez les lignes Zi, 5, 6 et 7. 

Page 269, supprimez les lignes 16 a 21 ; et lignes 13 et IZi, au lieu de : 
Hautes-Pyrenees, etc., mettez : Pyrenees-Orientales, au pied du Cambre- 
daze, pres de Mont-Louis ; sous des mousses d une forel de pins. 

2 La Leptusa nigra de Baudi est identique avec les individus obscurs 
de ma Leptusa Lapidicola, d apres le type de 1 auleur. 

La Leptusa curtipennis Aube, d apres les types des auteurs, est distincle 
de la Leptusa simplex de Baudi ; ses Slytres sont un peu moins courtes, 
son corselet et son abdomen sont plus distinctement ponctu6s, et, chez le 
male, le pe"nultieme segment abdominal presente deux petites carenes 
longitudinales, qui, en arriere, se terminent en deux petites dents sail- 
lantes. Ces carenes sont tres-fmes et ont e"chappe a notre regrette" col- 
legue. 

3 J ai pris vers la fin de mars, dans du bois de vieux helre, dans la 



foret de Marly, trois exemplaires du Megapenthes lugens, en compagnie 
du tibialis. Je ne crois pas que cette rare espece ait 6t6 signaled encore 
des environs de Paris. 

J ai retrouv6 aussi, dans une mare de la meme localite", et en abondance, 
le Parnus striatellus et YEvesthetus Ixviusculus. 

J ai repris aussi, plus pres de Saint-Germain, au pied des noyers, le 
Stichoglossa semi-rufa Er. 

M. H. Lucas communique la rectification synonymique suivante : 

Dans la seance du 12 de"cembre 1855, j ai communique" a la Soci6l6 
plusieurs Hym6nopteres vivants que j ai rapporte"s, mais avec doute, au 
genre Myrmica, et qui habitent, depuis un certain nombre d ann6es, les 
serres-chaudes du Museum d Histoire nalurelle de Paris. Ne connaissant 
ni le male, ni la femelle de cette espece, et ne voulant pas surcharger la 
synonymic, je me suis abstenu de lui donner un nom sp6cifique dans 
la crainte qu elle ne soit d6j& decrite. 

Quelques mois plus tard, c est-a-dire dans la seance du 12 mars 1850, 
notre collegue M. L. Fairmaire, ne connaissant pas ou ne se rappelant pas 
la communication que j avais deja faite a la Societe relativement a eel 
Hymenoptere, presenta, au nom de M. Nylander, une note sur la men 
espece, a laquelle cet entomologiste donna le nom de Formica gracilescens. 
Cette note de M. Nylander, etranger a notre association scientifique, fut 
imprimee dans le Bulletin de nos Annales par decision de la Soci6te. 

Esp6rant d6couvrir le male et la femelle de celte interessante especo, 
introduite dans les serres du Museum et dont on ne connait encore que 
le neutre, j observai de nouveau les allies et venues de ces Hymenopteres 
sociaux ; mais je dois avouer que, jusqu a present, mes recherches ont et<; 
vaines. 

Dernierement M. Aug. Forel, a qui Ton doit la publication de plusieurs 
notes sur les Fourmis qui se trouvent en Suisse, me fit remarquer que 
la Formica gracilescens de M. Nylander e"tait une espece deja ancienne- 
ment connue, et que Latreille Tavait rnenlionne e dans son Histoire nalu 
relle des Fourmis. Je consultai cet ouvrage, et, en eflet, je m apercus 
que cette espece, qui habile 1 Ancien et le Nouveau Monde, avail 616 
decrite par Latreille sous le nom de Formica longicornis. 

D autres auteurs ont 6tudi6 aussi cette Formicide, et, parmi eux, je 
citerai Roger, qui range cette espece, in Verzeich. der Formicid. Gattung. 
und Arten, p. 10, 1863, dans le genre Prenolepis de M. Mayr, et dont les 



- ill 

caracteres ge"ne"riques onl e"le" exposes par cet auteur dans un travail ayant 
pour litre : Die Europk ischen Formiciden (Ameisen), p. 52, 1861. 

Voici quelle doit elre la synonymic de cette espece : 

Prenolepts (Formica] longicornis Latr., Hist. nat. des Fourmis, p. 113 
(an X, 1802). Roger, Verzeich. der Formicid. Gattung. und Arten, 
p. 10, 1863. 

Formica gracilesccns Nylander, Ann. Soc. ent. de Fr., Bullet., p. xxvni, 
1856. 

M. Lartigue pre"sente les remarques suivantes : 

On vient de publier, sous le nom de Flore obsidionale, la lisle des 
planles nouvelles pour la flore francaise, et spe"cialement pour celle des 
environs de Paris, qui ont 6te" importers & la suite de Tinvasion allemande. 
Plusieurs de nos collegues ont trouv6 des insectes nouveaux pour notre 
faune dont ils attribuent aussi Timportation a Tinvasion. II semble qu il 
y aurait ulilite a signaler ces especes et a indiquer la relation qui existe 
entre la faune cl la flore nouvelle. Un appel & ce sujet a nos collegues 
est done utile. 

M. Paul Mabille fait observer que si plusieurs plantes ont pu etre 
importers aux environs de Paris des regions du nord de I Europe, d autres, 
en beaucoup plus grande quantite, sont propres aux bords de la M6di- 
terrane e et meme ft TAlgerie, et doivent provenir d approvisionuements 
de fuurrage fails a Parmee francaise apres 1 armistice et le depart des Alle- 
mands de la rive gauche de la Seine. Lui et son frere ont pu observer, 
notammenl ;\ la garenne de Sevres, de curieuses especes ; par exemple : 
Cerintlie gymnandra, Ccntaurea buUata, especes d Afrique ; Bcllis annua, 
un Tclragonotobus, plusieurs Mcdicago, Vutpia Ligustica, etc. 11 ne serait 
pas etonne que ces plantes aient donne lieu & un developpement d ln- 
secles meridionaux importes avec elles; et, comme rindique M. Larligue, 
il serait inleressant de publier des recherches a ce sujet. 



- 15 - 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 
SAVANTES (1). 

Bulletin de la Societe des Sciences historiques et natureltes de t Yonne, 
ann^e 1872, 26 e volume. Auxerre, 1873. 

GOUREAU, p. 3, Les Insectes utiles a 1 homme. BAZIN, p. 165, 
Note sur le Bibion de Saint-Marc. 

Comptes rendus de I Academic des Sciences, tome LXXVI, n 13. 
* Entomologists Monthly Magazine, n 107, avril 1873. 

VERRALL, p. 253, Additions and corrections to the list of British 
SyrphidaB (suite). GORHAM, p. 257, New Coleoplera from Japan, 
Endomychidae (Rhabduchus, n. g., denticornis, n. sp.) and Cucu- 
jidse (Ino quadrinotata, n. sp.). BATES, p. 259, Notes on Hete- 
romera, and descriptions of new genera and species (n 7). 
COSMO MELVILL, p. 263, Lyccena Arthurus (espece nouvelle de 
Suisse). CHAPMAN, p. 263, Euplcca Lorraini (L6pidopt. nouv. de 
Java). J. SCOTT, p. 264, British Homoplera (Revision of the 
genus Acocephalus). BARRETT, p. 266, Notes on British Tor- 
trices (suite). 

Notes. Tribolium confusnm ; Plinus testaceus. Locality for 
Homalium Allardi. Clylus erythrocephalus in England. Elater 
Pomonae. Otiorhynchus lenebricosus. Winter captures of 
Coleoptera. Rare Coleoplera from the Manchester district. 
Apatura Iris and A. Ilia. Lepidoptera discovered in Britain by 
M. Dale. Ch(erocampa celerio at Cronier. Larva of Anisopte- 
ryx asscularia. Ualonota grandaavana in Britain. Dragon-flies 
at sea. On mounting small insects for microscopic observation. 

(1) Les ouvrages marques d un asterisque (*) sont ceux offerts soil par lesauteurs, 
soit par diverses personnes ; ceux marques de deux asterisques (** ) out &e acquis sur 
les fonds Pierret ; et ceux n ayant aucun signe ont etc echanges conlre les Aunales. 



16 

The Zoological Record. Proceedings of the entomological Society 
of London. 

Societe entomologique de Betgique, compte rendu n 84, mars 1873. 

DE BORRE, p. Zt, Note sur deux monstruosite s observes chez 
des Coteopteres (figures). LEBRUN, p. 6, Cole"opteres pris en 
hiver en Champagne. DE SELYS-LONGCHAMPS et ROELOFS, p. 8, 
Sur les limites de la faune europ^enne. 

The Transactions of the entomological Society of London for 1872, 
parties IV et V, une planche noire. 

Rev. MARSHALL, p. 259, Notes on part III of the Catalogue of 
British Insects (Hymenopteres). B. BATES, p. 265, Descriptions 
of new genera and species of Tenebrionida? (especes oce"aniennes). 

DUNNING, p. 281, Supplementary note on the genus Acentropus. 

ALB. MULLER, p. 283, On the manner in which the ravages of 
the larvae of a Nematus, on Salix cinerea, are checked by Picro- 
merus bidens. SAUNDERS, p. 287, Addenda, delenda and corri 
genda to Monograph of the Stylopidas (pi. n.). 

OUVRAGES DIVERS. 

BLANCHARD (Emile). Discours prononcc" a la reunion annuelle des de"- 
legues des Societe"s savantes a la Sorbonne. Paris, 1872, broch. 
in -8. 

CHARVAT. Rapport sur la maladie de la Vigne. (Broch. publie"e par la 
d Agriculture de la Drome.) 



Ordre du jour de la stance du 23 avril 1873 : 

Nomination de la Commission du Prix Dotlfus pour Tanne"e 1873. 

Rapport de MM. A. Le"veill6 et J. Grouvelle sur M. Nadar fils, pre"senle 
par M. A. Chevrolat pour faire partie de la Socie"te". 



PARIS. - Typog. FfiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



NO 2. 



^; i . BULLETIN DES SEANCES ; : " : 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par !M. E. llESAIAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du *:* 1%-ril 

Prudence de M. LEPRIEUR, Vice-President. 
33 membres presents, 

M. Albert Fauvel, de Caen, assiste a la Seance. 

Correspondence. M. Jean Dolifus, en re"ponse a la lettre qui lui a e"te 
adresse"e par le Bureau pour le remercier du don qu il a fait a la Socie"te 
et pour lui faire savoir que son nom serait joint a ceux de nos confreres, 
e"crit la lettre suivanle, dont 1 impression est de"cidee dans le Bulletin : 

Veuillez, Monsieur le President, exprimer toute ma reconnaissance aux 
membres de la Socie te entomologique de France pour la bienveillance 
avec laquelle ils ont consent! a recevoir le titre de 300 fr. de rente 5 0/0 
que j ai offert a la Societe, et dont les arre rages seront attribues en prix 
aux meilleurs ouvrages imprimes sur 1 entomologie, ouvrages utiles aux 
debutants, d apres le rapport que 1 honorable M. L. Reiche a bien voulu 
me communiquer. 

G est avec la plus vive gratitude que j accepte un exemplaire des publi 
cations de la Societe entomologique de France a partir de 1872. Un tel 
hommage rendu a la memoire de mon fils me touche profondement et me 
rappellera loujours que la Societe entomologique, tout en s occupant de 



2 

savants travaux, sail aussi appre"cier et comprendre avec la plus grande 
de"licatesse les sentiments du cceur. 

Veuillez agre"er, Monsieur le President, avec tout mon respect, 1 assu- 
rance de ma haute consideration. J. DOLLFUS. 

Nominations. La Socie te , au scrutin secret et a la majorite" des suffrages, 
nomme membres de la Commission du Prix Dollfus pour 1873 : MM. Aug. 
Ghevrolat, Jules Fallou, docteur Giraud, H. Lucas et L. Reiche, auxquels 
sont joints les membres titulaires du Bureau. 

Lecture. M. le docteur Boisduval adresse, par 1 entremise de M. fim. 
Deyrolle, une notice ne"crologique sur Lorquin. La Socie te decide que ce 
travail sera inse re dans le premier num&o des Annales de 1873. 

Communications. M. L. Reiche annonce que notre ancien confrere 
M. Mulsant a ete" re"cemment nomine" correspondant de I Acade mie des 
Sciences de llnstitut de France. II fait aussi savoir que M. Berce vient 
d obtenir un prix de la Society zoologique d Acclimatation, pour ses tra 
vaux relatifs a Teducation du Bombyx yama-ma i; et que M. Albert 
Fauvel, nomme officier d Acad^mie par le Ministre de Instruction 
publique, a galement oblenu un prix & la reunion des delegue s des 
Societes savantes tenue a la Sorbonne en avril 1873 x pour sa Faune 
gallo-rhenane. 

M. Piochard de la Brulerie, revenanl sur la discussion qu il a sou- 
leve"e dans la precSdente seance (1), lit la nole suivante : 

M. A. Fauvel a bien voulu discuter les ide"es que j ai sonmises a la 
Socie te , en sa derniere seance, sur ce qu on doit entendre par le mot 
espece. La maniere de voir de notre savant confrere n est pas, je crois, 
inconciliable avec la mienne, et je vais essayer de me mettre d accord 
avec lui. 

Dans rinte ressant chapitre de la Faune gallo-rhtnane, que nous avons 
lous lu, traitant de Yespece et de ses variations. 1 auteur se place a un 
poinl de vue tout pratique. Le but de sou livre est de decrire les formes 
des insectes pour les faire reconnaitre ; il ne se propose pas de pene" trer 

(t) Erratum. Page 7 du Bulletin n 1, ligne 37, au lieu de : cas, lisez : lieux. 
Page 8, ligne 7, au lieu de : representations, lisez : represen 
tatives. 



1 essence de 1 espece et n a pas la prevention que toates les especes qu il 
admettra comme telles seront toujours fidelement de"limite"es selon la 
nature : Nos especes, dit-il, differentes, selon toute vraiserablance, de 
eelles du Cre"ateur, sont seulement un artifice de classification, une cate- 
gorie logique, une fiction, ou du moins, si elles sont une re alite , nous n en 
avons pas la preuve. Partant de la, il cherche dans la forme ou ressem- 
blance les caracteres qui lui permettront d etablir ses especes, et laisse 
dans 1 ombre ceux de la filiation et de la fecondite continue. Tout en indi- 
quant que, pour lui comme pour tous les naturalistes, aussi bien ceux de 
l e"cole classique que ceux de re"cole darwinienne, ces deux caracteres sont 
re"ellement ce qui constitue 1 espece, il ne veut pas s en occnper dans la 
pratique, parce qu ilslui paraissent presque toujours impossibles a constater. 

Ce que j ai voulu e"tablir dans la note imprime e an Bulletin de notre 
derniere seance, c est precisement que, dans la pratique, il n est pas si 
difficile qu on le croirait de prime abord de constater si deux formes voi- 
sines sont ou ne sont pas capables de reproduire entre elles et de trans- 
mettre la meme propriete" a leurs descendants. Quand deux formes, ai-je 
dit, coexistent dans un m6me lieu sans s y confondre, bien qu elles aient 
mille occasions de s y rencontrer et de s y accoupler, si elles ne s ac- 
couplent pas et ne reproduisent pas ensemble en melant leurs caracteres, 
c est qu une loi ineluctable les en empeche ou au moins condamne & dis- 
paraltre promptement, en rentrant dans 1 une des deux formes meres, le 
produit qui aurait pu accidenlellement re"sulter d un adultere; c est que 
les deux formes sont deux especes, non pas selon nos classifications, mais 
selon la nature. Je n ai pas besom d autres preuves pour me convaincre 
et je ne saurais en demander de plus concfuantes a 1 experimentation en 
tentant d accoupler les deux formes et d elever pendant plusieurs genera 
tions le produit obtenu. 

M. Fauvel insiste sur les variations de forme qu on observe souvent 
chez les divers individus d une meme espece ; ces variations, lorsqu elles 
sont pen constantes et que des interme diaires irrecusables se Irouvent 
frequemment entre les exemplaires qui en sont aflecle s et ceux qui rea- 
lisent d une facon plus exacte le type habituel, il les appelle variett; 
quand, au contraire, elles ont une tendance accentuee a affecter d une 
maniere a peu pres 6gale un grand nombre d indiviclus d une meme 
espece et que les passages sont plus ou moins difficiles a rencontrer, il 
dit qu elles constituent une race. Sur ces deux points nous sommes abso- 
lument d accord. 

Mais voici ou notre maniere de voir commence a diverger. M. Fauvel 



admet 1 existence de races fixes coexistant dans un meme lieu sans passer 
de Tune a 1 autre et ne formant cependant qu une seule espece. Pour moi, 
de telles races seraient des especes vritables. 

Je pourrais citer bien des exemples d especes dont les individus sont 
modifies d une maniere differente suivant les stations qu ils habitent, de 
sorte que dans chacune d elles ils constituent une race reconnaissable. Les 
caracteres de ces races sont souvent assez fixes dans une mme contree, 
pour qu on puisse avec quelque habitude deviner a la simple vue, sans 
trop de chances d erreur, la provenance de 1 insecte qu on examine. 
Cependant, pourquoi sommes-nous en droit d affirmer que plusieurs races 
locales rentrent dans une me" me espece, si ce n est parce que nous avons 
vu les passages entre elles en suivant cette espece d une localite & 1 autre ? 
La forme, qui est ici simple variete" cohabitant avec tous les passages qui 
1 unissent au type specifique dont elle est une modification, peut la-bas 
exister toule seule et m6riter alors le titre de race. M. Mabille a cite un 
excellent exemple de ce fait, celui de la Callimorpha dominula, dont les 
ailes inferieures rouges , mouchetees de noir aux environs de Paris, sont 
entierement noires par suite de la coalescence des taches de cette couleur 
aux environs de Sienne, et qui, dans certaines localites intermediaires, 
presente tous les degre"s de transition entre ces deux extremes. 

Au contraire, je ne connais aucun exemple tout a fait irrecusable d une 
race fixe coexislant dans un meme lieu avec une autre race renlrant dans 
la m6me espece sans qu on puisse trouver entre elles les interme diaires 
qui les unissent. Comment expliquer le fait de Tabsence des passages 
dans rhypothese oil les deux formes ne seraient pas deux especes ? Si ces 
formes avaient la faculte" de reproduire ensemble, puisqu elles vivent cote 
a cote et se rencontrent tous les jours, qui les empScherait d user de 
cette faculte et de cre"er ainsi les passages que nous ne pouvons pas 
trouver ? 

Je crois done que Vespece est une re*alite dans la nature. Je crois que 
nous pouvons, par 1 observation seule et sans recourir aux experiences, 
constater avec certitude, parmi les formes qui existent dans un m6me 
lieu, celles qui me"ritent d etre qualifies especes. J ai dit comment on 
pouvait arriver a reconnaltre si deux formes voisines provenant de loca- 
lite s diflerentes e"taient deux especes le"gi times ou bien deux races locales 
d une mSme espece. Les races, pour moi, ne sont pas autre chose que 
des varietes ayant en certain lieu une fixite" relative, mais jointes aux 
especes dans lesquelles elles rentrent par des intermediaires. Race et 
variete sont deux categories rentrant dans V espece et ne pouvant se distin- 



5 

guer 1 une de 1 autre d une maniere tout a fait absolue ; cependant je 
voudrais reserver le nom de race, ou mieux de race geographique, aux 
variations de 1 espece ayant un certain degr6 de fixile dans une meme 
station, laissant celui de variete a celles qui afleclent seulement quelques 
individus et pr&sentant re"unis dans un meme lieu tous les passages qui 
les unissent a la forme specifique a laquelle elles se rattachent. 

M. Gh. Brisout de Barneville adresse la description d une nouvelle 
espece de Coleoptere phytophage qu il a montree a la precMente seance : 

PHYLLOTRETA FOUDRASI Ch. Bris. Long. 11/2 mill. 

Qblongo-ovata, leviter convcxa, aterrima. Elytris subseriatim punctu- 
Latis ; caput dense punctulatum ; antennarum articulis tribus primis 
ferrugimis, primo saepe infuscato. Pedibus nigris, tarsis piceis. 

<$. Antennarum articulo tertio triangulari, subtus dentato. 

D un noir fonce" brill ant ; tete couverte d une ponctuation fiae et serre"e 
sur toute sa surface; la carene est line"aire, unpeu elargie au sommet; les 
festons sont contigus au front et scare s entre eux par un trait court plus 
ou moins distinct. Le premier article des antennes est tres-allonge", les 
deuxieme, troisieme et quatrieme sont subegaux et deux fois plus courts, 
le cinquieme est un peu plus long que les precedents. Le corselet est 
presque deux fois plus large que long, forme comme chez la punctulala, 
mais a ponctuation un peu plus serre"e ; les elytres sont un peu plus 
e"troites que chez la punctulata et moins obluses a leur extremite, elles 
sont couvertes de points assez forts et subseries, le plus souvent, sur le 
disque. Pattes noires, avec les articulations et les tarses plus clairs. 

Chez le male, le dernier segment abdominal est assez fortement echan- 
cre et deprime a son extremite; de plus, il est legerement sillonn6 dans sa 
longueur; le troisieme article des antennes est triangulaire, avec Tangle 
anterieur interne prolonge en forme de dent. 

Cette espece a e"te confondue avec les petils individus de Yatra ; elle 
s en distingue par sa ponctuation moins forte et plus serree et par ses 
antennes plus courtes ; elle s eloigne de la punctulata par sa forme moins 
ovale, sa ponctuation un peu plus forte et subseriee sur les elytres et un 
peu plus serree sur la lete et le corselet. Elle se separe nettement de ces 
deux especes par la forme du troisieme article des antennes chez le 
male. 

Paris, Gollioures, Hyeres. Probablement tres-re"pandue. 



_ 6 

M. L. Bedel signale plusieurs Coleopteres interessants pour la faune 
parisienne : 

Je les ai recueillis a Paris me"me, dit notre confrere, sur la partie du 
quai de la Seine qui longe 1 esplanade des Invalides. Vers le 15 avril der 
nier, par un temps orageux, les insectes volaient en quantite et se posaient 
frequemment sur le parapet du quai ; cet endroit de chasse, bien connu. 
rnais trop ne glige des entomologistes, m a donne en peu d instants le 
L&mophlaeus muticus, espece toujours rare , et le Phlaotribus oteas, Xylo- 
phage meridional, accompagne du Kissopkagus hederse, du Phcelosinus 
Aubei et d un grand nombre (THylesinus vittatus et fraxini. Je puis citer 
egalement quelques especes que je m attendais fort peu a rencontrer 
ainsi : Amara anthobia, Philonthus discoideus, Nitidula quadripustulata, 
Anthrenus scrophularids, Megatoma undata, Megapenthes tibialis, Sitoncs 
melitoti, Coryssomerus capucinus, Amaius scortillum, Tropideres albi- 
rostris, etc. 

M. 1 abbe* Glair indique quelques Goleopteres egalement interessanls 
pour la faune parisienne, trouve"s pai- lui a Chennevieres-sur-Marne c-l 
clans les environs : 

Dans les bois Notre-Dame : Staphylinus erythropterus, Silpha carinata, 
parfois assez commune en automne, sous les mousses; Corymbites hsema- 
todes, Agapanthia violacea et Oreina iuctuosa, ce dernier insecte commun 
au mois de juin ; 

Dans les sablieres de Sucy-en-Brie : Saprinus detersus ; 

A Chennevieres m^me : Ditomus fulvipes, Velieius dilatatus, Dermestes 
bicoLor, Rhizotrogus ruficornis, Telephorus discoideus, celui-ci en juin, 
sur les sapins ; Rhinosimus viridipennis, sous des ecorces de hetre, en 
automne ; Nemonyx lepturoides, trouv6 le soir dans un champ de luzerne, 
fin juin ; Lignyodes enuclealor, sur des buis en fleur, le ill avril dernier. 

Uembre recu. M. Paul Nadar, h Paris, qui s occupe de 1 etude des 
Cole opteres et des Le"pidopteres indigenes et exotiques , present^ par 
M. Aug. Gheviolat (commissaires-rapporteurs MM. J. Grouvelle et Alb. 
Leveille-). 

Membres dtmtssionnaires. MM. Fridrici pere, a Metz (Lorraine), et le 
baron Rene" de Mathan, & Alby (Tarn). 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES 

SAVANTES. 



Comptes rendus des seances de I Acadtmie des Sciences, tome LXXVI, 
n 08 ill et 15, avril 1873. 
DUMAS, p. 947, Note sur le Phylloxera. 

* Nouvelles Archives du Museum d Histoire naturelle de Paris, tome VII, 
fasc. ft, 10 pi. n. et col.; tome VIII, fasc. l-/t, 20 pi. n. et col. 

Tome VII (Bulletin). L abbe" DAVID, p. 74, Rapport sur un 
voyage au Thibet. 

Tome VIII (Bulletin). I/abbe" DAVID, p. 3, Journal d un 
voyage dans le centre de la Chine et dans le Thibet oriental. 

Mtmoires. A. MILNE-EDWARDS, p. 229, Recherches sur la 
faune carcinologique de la Nouvelle-Cale donie (5 pi. n. et col.). 

(Ouvrage offert par le Ministere de Instruction publique.) 

Proceedings of the Zoological Society of London, 1872, part. II, A5 pi. 
Index 1861-1870 Q (1). 

Tijdschrift voor Entomologie (Societe entomologique neerlandaise ) , 
anne e 1870, n 08 2 et 3; anne e 1872, n os 1-6; pi. noires et colo- 
rie"es. 
SNELLEN, p. 1, Bijdrage tot de Vlinder-Fauna van Neder-Guinea. 

SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. Ill, Bladvalling. VAN HAS- 
SELT, p. 113, Over den Eresus annulatus. HEYLAERTS fils, 
p. 118, Les Macrolepidopteres de Br^da, 2 e lisle supple"mentaire. 

ID., p. 120, Kleine entomologische opmerkingen. SNELLEN 

(1) Le signe Q indiquera a 1 avenir que 1 ouvrage re?u par la Sotiete ne renferme 
rien qui se rattache a 1 entomologie. 



_ 8 - 

VON VOLLENHOVEN, p. 125, Opmerking omtrent een miskenden 
Sumatraanschen kever. VAN DER WULP, p. 129, Asiliden van 
den Oost-Indischen archipel. VON HEINEMANN en SNELLEN, 
p. 280, Eene nieuwe soort van Butalis. W. MINK, p. 285, Sprin- 
gende Hymenopteren Puppen. 

Transactions of the Zoological Society of London, vol. VIII, 1872, 
3 e partie. Q 

* Zapiski Noworossitskago Obsczestwa Estestwoispitatelei (Memoires de 
la Societe des Naturalistes de la Nouvelle-Russie, en russe), 2 fasc., 
1872 et 1873. Q 



OUVRAGES DIVERS. 

* COTTY. Description du Muse"e d Histoire naturelle de Tours. Amiens, 

1872, broch. in-8. 

* HEWITSON. Exotic Butterflies, partie 86 (Heliconides, firycinides, Nym- 

phalides). 3 pi. col. 

* MARESCHAL. Congres des Socie te s savantes. Rapport fait a la Socie te 

acade"mique des Hautes-Pyre ne es. Broch. comp. Paris, 1873. Q 

* SCUDDER. Canons of systematic nomenclature for the higher groups. 

(Broch. extr. de 1 Amer. Journal of Science and Arts, 1872.) 



Ordre du jour de la seance du 14 mai 1873 : 

Rapport de la Commission de 1873 du Prix Dollfus. 

Rapport sur MM. Couture, de Bordeaux, pre sente par M. m. Deyrolle 
pour faire partie de la Societe; Fridrici fils, de Metz, presente* par 
M. Felicien de Saulcy ; J.-P. Guede, de Paris, pre sente" par M. Jules 
Grouvelle ; et Marc de Mathan, du Havre, presente par M. E. Desmarest. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et O, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



NO 5. 

BULLETIN DES SEANCES , 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par M. E. BES1MAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 14 Mai ISS. t. 

Presidence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

37 membres presents. 
M. Duchamp, d Autun, assiste a la stance. 

Rapport et Decisions. M. le Secretaire donne lecture d un rapport de 
la Commission du Prix Dollfus pour 1873 (commissaires : MM. Aug. 
Chevrolat, Jules Fallou, le docleur Giraud, H. Lucas, L. Reiclie et les 
membres titulaires du Bureau). 

La Commission du Prix Dollfus, reunie le 30 avril et constitute par la 
nomination de son President, M. le docteur Giraud, et de son Secretaire, 
M. E. Desmarest, aptes discussion approfondie sur la maniere dont elle 
doit agir pour remplir le but que Ton vent atteindre, propose a la Societe" 
1 acceptation des decisions suivantes : 

1 Le prix sera de cerne & tout travail nouveau ou partie nouvelle de 
travail en cours de publication, ayant paru dans Tannee, a partir de 
IMpoque de la donation Dollfus, et remplissant les conditions exprime"es 
dans le paragraphs deuxieme du rapport adopte" dans la seance de la 
Socie"te, en date du 26 mars 1873, portanl : 

Que le Prix sera decerne a Cauteur cCun travai entomologiqm 



imprime, conccrnanl sptciatemcnt les divers ordres d lnsecies^ redige en 
francais, et qu il s 1 appliqucra a Couvrage qui, par sa valcur scientifique 
et son prix de vente, conviendra le mieux aux debutants. 

2 Tous les travaux de cette nature pourront etre presenles par les 
auleurs on signales a la Commission par un de ses membrcs. 

3 Le laure*at aura la faculte de clioisir entre la somme de trois cents 
francs en especes ou une medaille en or de la meme valeur. 

A Le prix pouvant etre partage*, les laureats jouiront de la faculte 
accordee dans 1 article precedent : c est-a-dire de recevoir leurs prix en 
especes ou en une medaille d or proportionnelle. 

5 La Commission 6met le voeu que les auteurs dont les ouvrages seront 
couronne"s en offrent deux exemplaires a la Socieie" entomologique de 
France, dont un exemplaire destine an donataire. 

6 Le concours sera clos .au l cr Janvier de chaque annee. Le prix sera 
de cerne , s il y a lieu, a la seance la plus rapprochee de Tanniversaire de 
la donation Dollfus (16 fevrier). 

Les conclusions de ce rapport, apres avoir ete disculees par la Societe", 
sont adoptees h 1 unanimite des voix. 

Communications. M. le Tresorier" annonce la mort de Tun de nos 
confreres, M. Albert Cabarrus, de Bordeaux, qui avait ^te" recu en 1863. 

- M. Lichtenstein, dans une lettre adressee au Secretaire, presente a 
la Societ6 la reclamation suivante : 

J ai re^u les Annales du quatrieme trimestre de 1872. Je tiendrais 
beaucoup a relever 1 erreur commise par notre collegue et ami M. H. 
Lucas, qui, dans la seance du 23 oclobre, m acctise d avoir donne & la 
Society un travail deja publie par M. Mulsant le 31 Janvier 1872, et par 
M. Maurice Girard, en fevrier 1873. Je n avais pas eu connaissance de ce 
fait, et je ne voudrais pas passer pour aller sur les brisees d un autre. Je 
veux done faire constater que c est le treize decembre 1871, nos collegues 
MM. H. Lucas et Maurice Girard etant presents , que j ai fait passer sous 
leurs yeux la larve et 1 insecte vivant du Vesperus Xatarti (Bulletin, 
page LXXIX, 1871). C est de ce jour-la que date la decouverle : M. Mul 
sant m a cite" et m a m6me donne" moitie de son travail ; j ignore si 
M. Maurice Girard 1 a fait aussi en domiant le dessin de la larve, car, 



s il 1 a recue de notre ami commun M. Naudin, il n a pas pu deviner que 
ce fut celle du Vesperus Xatarli sans Pelever comme je Pai fait, et je suis 
presque certain que M. Naudin , qui est botanisle, ne s est pas occupS 
de cet elevage. C est la date de cette communication a nos seances qui 
fixe Pe"poque d une de"couverte et non pas la publication des details expli- 
catifs qui paraissent quand il y a place dans nos Annales. Avec les Bulle 
tins publics stance par seance on ne sera pas re"duit, en province, a 
demander, comme cette fois, des rectifications apres sept mois ; aussi je 
remercie la Societe d avoir pris la mesure aujourd hui en voie d exe"- 
culion. 

M. le docteur V. Sign&ret lit une note sur le Phylloxera, et Pim- 
pression dans le Bulletin en est decidee : 

Messieurs, depuis longtemps je ne vous ai entretenu du Phylloxera, 
permettez-moi aujourd hui de vous en dire un mot, dans lequel je resu- 
merai Petal actuel de la question. 

II y a quelque temps deja on a annonce la presence du male de cette 
espece et en France et en Amerique. Il me restait a etudier ces individus, 
ce qui me fut assez difficile, leur decouverte en France n etant signaled 
que pour un seul individu et aux fitats-Unis par 1 envoi e"galement d un 
seul exemplaire. 

Je vous parlerai en premier lieu de celui de France, qui m a ete" com 
munique cPabord par M. Liclitenstein et ensuite par la Commission minis- 
terielle, a laquelle il avait e"te" soumis. Par Pexamen an microscope il 
m a ete permis de reconnaltre une femelle : 1 individu manque des organes 
propres a un male, et sa legere difference de forme 6tait due a 1 absence 
des 03ufs, a la vacuite de Pabdomen bien probablement, quoique M. Licli 
tenstein ait cru reconnaltre des caracteres dans la nymphe meme. Quant 
h moi , je n ai pu les voir et n ai observe ni la plus grande constriction 
de 1 abdomen, ni la nervation diff^rente de 1 elytre, ni rien surtout de ce 
qui constitue les organes males. 

Je n ai pas 616 beaucoup plus heureux avec le seul exemplaire envoye 
par M. Riley ; examine tout d abord avec M. Balbiani, nous n avons rien 
pu discerner, tant Pabdomen de Pindividu e"tait rabougri, raccourci ; tous 
les anneaux etant rente s les uns dans les autres, il nous a 6te" tout h 
fait impossible de decider la question ; nous ne pouvions voir ni pe"nis , 
ni testicules. J ai du, pour plus ample examen, faire chauffer Pexem- 
plaire dans de Peau alcoolis^e et legerement polassique ; je Pai fait 



revenir entierement & sa forme normale, en dormant a 1 insecle toute la 
transparence desirable, et j avoue qu apres un examen attentif j ai cru 
pouvoir decider que j avais sous les yeux une femelle ne different en rien 
de celles de France. Seulement 1 abdomen aussi, comme dans 1 individu 
de M. Lichtenstein,.ne contenait pas d reufs. Quant a la nervation de 
1 elytre, elle ne differait pas de celle que j ai figuree dans la planche de 
nos Annales et que je considere comme l^tat normal, malgre 1 opinion 
contraire exprimee par M. Lichtenstein. 

Je puis done dire que le male est toujours a trouver et qu il ne suffit 
pas que les femelles aile"es aient pondu les trois 03ufs qu elles possedent 
pour en faire des males. Je viens de parler des trois ceufs des femelles 
ail^es, nous nesavons pas encore a quel type.ils donnent naissance, mais 
comme dans la nature tout a sa raison d etre, il doit y avoir une raison a 
de"couvrir : seraient-ce ces oeufs qui fournissent le type-mere, celui dont 
sort la generation hibernale ? 

Il y a toujours un assez grand nombre de questions a etudier. Ainsi, 
celle des mues n a pas encore 6te aborde"e ; je ne la trouve indique"e nulle 
part. Pour moi , voici ce que je vois pour le moment : apres 1 ceuf arrive 
la jeune larve que je nommerai embryonnaire et qui cependant parait plus 
de"veloppee que la forme suivante, si Ton compare les antennes, les pattes 
et les poils, ainsi que les articulations, les excavations bien tranchees : 
c est le premier etat tel qu on peut le voir au moment de la sortie de 
1 ceuf et meme quand la larve y est encore. Apres la mue, la premiere, 
nous avons un individu dont les antennes sont comme empatees, avec les 
articulations moins senties, la cicatrice moins grande, les poils plus courts, 
les pattes moins accentuees, les crochets plus petits, ainsi que les digitules 
et les poils, et un seul article aux tarses comme dans le precedent, quoi- 
que la peau de la mue laisse voir un faible trait transparent indiquant les 
deux articles. Apres la mue, la seconde, nous avons des individus pareils, 
mais a antennes plus longues, a cicatrice peut-etre encore plus petite 
ainsi que les poils,; seulement ici nous avons franchement deux articles 
aux tarses. Apres la mue de ces individus, qui sont les troisiemes, nous 
arrivons a ceux qui sont tuberculeux ; nous n avons pas vu la mue, mais 
elle est e"vidente, elle doit exister : ce serait done la troisieme. Ges memes 
individus forment une se"rie qui reste telle, du moins nous le pensons ; 
ils pondent toujours, jusqu a ce qu ils meurent. Voil& ce dont il faut 
encore s assurer. Mais d autres individus se metamorphosent , se trans- 
forment en nymphes , e"prouvent une mue qui devient la quatrieme et 
apparaissent a 1 etat aile" ; ceux-ci ne renferment que trois ou quatre 03ufs, 



5 

tandis que les autres en pondent un bien plus grand nombre. De plus, les 
individus ailes , d apres M. Balbiani, n auraient plus qu une chambre ovi- 
gere , tandis que dans les apteres il y en aurait deux , c est-a-dire la 
chambre germinatrice et une premiere loge ovigere : c est cette loge qui 
disparait dans la generation ailee ; mais, avant de passer a Petal aile, 
dont je crois avoir reconnu deux formes, a 1 etat aptere, les insectes 
avaient deja pondu. 

Nous nous trouvons done pour le moment en presence de six individus 
diflerents; mais a cela nous avons encore a ajouter le type-mere, qui 
n arrive pas d un coup a cette forme et en e tat de pondre, et qui provient 
sans doute d une forme anterieure. Nous avons figure ce type dans le 
Journal, d Agriculture en 1872, 17 fevrier, page 268. Il a passe par 
plusieurs mues, a moins que ce ne soit notre n 2 ou notre n 3 qui, 
ayant subi un temps d arret, se soit change avant la transformation en 
individu tuberculeux : ceci est a etudier, ainsi que la provenance du 
type-mere des galles. 

Si du point de vue entomologique nous passons a celui de 1 agriculture, 
nous voyons que le probleme n a pas fait un pas. Toujours les memes 
discussions, les memes conseils, les me"mes esperances, les memes desap- 
pointements ; enfm il en est de cette question comme du male, cependant 
si facile a distinguer, d apres M. Lichtenstein (le Phylloxere, fails acquis, 
1872, page 7), et qui n a pas e"te trouve. 

A cette occasion, puisque je cite cet ouvrage, je demanderai a ces mes 
sieurs comment ils ont pu s assurer que la premiere attaque du ccp se 
faisait par les radicelles du chevelu, qui presente dans ce cas les nodosites 
caracterisliques ; ces radicelles une fois detruiUs, des nouvelles generations 
tfinsectes se portent sur les racines principals, puis sur la base enticre 
du cep, etc. 

Voyez-vous celte jeune generation venant de naitre dans les, galles des 
feuilles, par exemple, et descendant de feuille en feuille, de branche en 
branche, puis les sarments, arrivant au col de la racine, arpentant les 
fortes racines, pour aller se nourrir de ce qu il y a de plus lendre aux 
radicelles ! Eh bien, et les spongioles, qu en faites-vous ? elles ont done 
disparu ? et cependant elles sont si nombreuses ici que je crains bien que 
ce ne soit elles que vous ayez dessinees sous forme de nodosite s. Mais 
comment font les insectes pour faire cette route a travers tous les obsta 
cles ? Comment arrivent-ils aux radicelles, sans s arr&ter en route, sans se 
rafraichir un peu, et alors s ils le font, comment retirent-ils leurs filets 



6 

rostraux implantes dans la vigne pour y pomper tout le liquide qu elle 
contient ? Groycz bien qu une fois fixes ils ne bougent pas facilement. 
J appelle 1 atlention des viticulteurs du Midi sur ce fait. 

Au point de vue pratique il n y a qu un fait certain et authentique : 
c est la submersion totale des vignes, comme M. Faucon, du Mas-de-Fabre, 
1 a pratiquee ; en dehors de cela la question n a pas fait un pas, elle a plu- 
t6t recule. Comment appeler autrement le fait de 1 arrachage des vignes ? 
Eh bien, M. Faucon regenere ses vignes au moyen de 1 eau; ces messieurs 
disent : tm Le Phylloxera. II faut bien qu ils soient logiques avec ce qu ils 
ont tant de fois avance". Quant aux autres tentatives, comme dit M. Gaston 
Basile dans sa Re"ponse a M. Signoret (Journal d Agriculture , 1872, 
page 335), faudra-t-il les abandonner parce qu elles ont donne des 
rsultats incomplets et dire : Attendez la pluie ? Oui, je le re"peterai, il 
faut les abandonner, car elles sont nuisibles, nulles, inutiles, dispen- 
dieuses et decourageantes. Conseillez la pluie artificielle si celle du ciel 
ne suffit pas, et vous regenererez vos vignes. 

Malgre" tout ce que j ai entendu cet hiver dans mon voyage a travers la 
France, je reste dans mon opinion que le Phylloxera n est ni cause , ni 
effet meme de la maladie de la vigne ; que c est cette derniere qui est 
malade, que cela depend d une action physiologique encore inconnue et a 
chercher, que Ton trouverait si on ne s entetait pas sur ce pauvre Phyl- 
loxere. Mais, mon Dieu, pourquoi ne me dites-vous pas que c est lui qui 
est la cause de YO idium Trukeri, comme la Morphee, dont le nom scien- 
tifique ne me revient pas pour le moment, est causee par les divers Coc- 
cides du Midi sur 1 oranger, 1 olivier, etc.? 

Quant aux ce"pages americains dont on parle tant, j en demande pardon 
a MM. Laliman, Lichtenstein, Planchon, Gaston Basile, je ne puis pas 
trop me prononcer, je ne suis pas viticulteur , mais je lis ce que Ton 
m envoie et je me fais le simple raisonnement suivant : avant que d etre 
racine charpentiere dure, la racine est radicelle ; avant que d etre radi- 
celle, elle est spongiole (spongieuse); eh bien, comment M. Lichtenstein 
empechera-t-il le Phylloxera (Taller a cette derniere et d arreter la source 
n^cessaire a toute la planle, en tumefiant tous les canaux, d ou les nodo- 
sites ? Et du reste, comme tant d autres, je dirai : comment ! le Phylloxere 
vient d Amerique, vous-meme indiquez qu il se trouve sur tous les 
cepages americains, et vous proposez d en faire venir ! J avoue que je n y 
comprends plus rien. G est bien vous qui le dites, c est M. Riley, vous le 
repe"tez dans votre note de decembre 1871 (Du Phylloxera, son action 
sur divers cepages). Vous n avez pas assez de Phylloxeres, vous proposez 



7 

d alter en chercher ! c est parfait. J avais raison, je crois, en disanl en 
commencant que la question agriculturalc n avait pas fait un pas et qu elle 
tend ait a reculer. 

Mais enfm, dira-t-on, pourquoi la vigne est-elle malade ? A vous, mes 
sieurs des localites envahies, a chercher, et pour cela abandonnez 1 idee 
du Phylloxera comme cause, et voyez si cela ne dependrait pas d une trop 
grande affluence de seve arrete e subitement par une influence almosphe- 
rique, due aux changements climateriques que lout le rnonde remarque et 
observe depuis plusicnrs amices, et qui sont surlout si frequents, si ter- 
ribles dans la vallee du Rhone, pays qui a subi plus de desastres que lous 
les autres. 

La seve, par suite d une chaleur tres-precoce, arrive avec abondance, 
les vaisseaux en sont gorges ; tout d un coup le thermometre descend de 
15 a 20 degres, comme fin avril, commencement de mai 1873, et cela 
.arrive depuis plusieurs annees, un peu plus, un peu moins. Que voulez- 
vous que deviennent les vaisseaux ainsi gorges? Us crevent par le retrait 
de la plante, ils se de"sorganisent ; ceux qui restent sont engorges, la seve 
s epaissit, se coagule, si jc peux parler ainsi (tout le monde a pu voir ce 
que devient cette seve qui s epaissit et devient gommeuse, lorsque Ton 
coupe un troncon de racine de vigne), la vegetation est arrtee, toute la 
plante est deja malade, et lorsque la seve revient par les racines, comme 
elle ne peut plus circuler, les parties tendres de la plante pourrissent, et 
vous avez la maladie actuelle. 

Mais, direz-vous, il n y a pas que le Midi sujet a ces changements dc 
temperature. G est vrai, mais ces changements sont plus frequents, plus 
grands dans la vallee du Rhone que partout ailleurs; cela est du a sa 
position topographique ; c est surtout la que la maladie a s6vi, et ailleurs, 
si la maladie existe, il faut avouer aussi qu elle esl bien moins prejudiciable ; 
car, a part un clos ou deux vers Montpellier, un ou deux vers Bordeaux, 
on peut dire qu elle passe inapercue, malgre la grande quantite de Phyl 
loxera. Mais de tout temps il y a eu des localites moins favorisees que les 
autres, et, du reste, le Midi en dehors de la valle"e du Rhone n a pas eu, 
que je sache, a se plaindre de la re"colte de 1872, que je lui souhaite pour 
1873, et c est par ce souhait que je finis cette note deja trop longue. 

M. le docteur Girand, au sujet des idees emises par notre collegue 
M. le docteur Signoret sur 1 arret de la circulation de la seve, fait observer 
qu elles semblent Irouver une confirmation dans cette maladie de la vigne 
que feu le docteur Desmartis regardait comme nouvelle, et dans laquelle 



il voyait une production de galles. J ai montre" a la Soci6te, dans sa seance 
du 13 septembre 1871, ajoute M. le docteur Giraud, des echantillons de 
vigne malade envoyes par cot observateur et provenant des environs de 
Bordeaux. Mon avis a ete que les alterations n etaient pas dues a Faction 
d un insecte gallicole quelconque, mais a 1 accumulation insolite de la 
seve qui forcait les fibres de 1 aubier a s e"carter pour faire place a un 
de"pot pulpeux resultant -de 1 afllux exagere des sues. La presence du 
Phylloxera vastatrix n elait pas annonce"e, mais si elle avait ete reconnue, 
on n aurait pas manque de lui attribuer un effet auquel elle pouvait rester 
etrangere. Cependant, pour demontrer que la maladie precede 1 appari- 
tion du .Phylloxera, il serait indispensable d etudier 1 etat des vignes qui 
sont exposees a 1 irruption de 1 insecte si redoute. 

M. le docteur Al. Laboulbene adresse des remarques sur un nid 
d Arane"ide et sur des chenilles d Hyponomeutes : 

Pendant un court se"jour que je viens de faire en Anjou, j ai, au com 
mencement de ce mois, recueilli les nids d une Araneidc, VAgelena brun- 
nea, et j ai ete assez heureux pour prendre un de ces nids a peine forme, 
non reconvert de terre. Dans une prochaine seance je le montrerai a la 
Societe, et je ne doute pas qu il interesse vivement les arachnophiles. 

De plus, j ai revu la plupart des pommiers qui, 1 annee derniere, avaient 
eu leur recolte de fruits perdue par une Hyponomeuta dont les chenilles 
avaient de"vore les fleurs et souvent les feuilles. J ai remis a notre excel 
lent collegue M. Jules Fallou cette Hyponomeuta pour la determiner. 

Ges pommiers ne fleurissent pas ou a peine, et la recolte du cidre sera 
presque nulle. Il serait fort a desirer qu on put trouver un moyen pour 
s opposer aux ravages des petites chenilles devastatrices. 

M. Ragonot fait connaitre une note sur VOEcophora luctuosella : 

Depuis longtemps il y a eu confusion relativement a deux especes voi- 
sines du genre OEcophora : les CE. Augustella et luctuosella. 

UAuffustella est commune a peu pres partout; mais en France elle ne 
m est encore signale"e que de Colmar, et je ne 1 ai jamais rencontree.aux 
environs de Paris, ou elle est remplacee par la luctuosella Dup., espece 
tres-voisine, mais qui paraitrait moins re"pandue, n ayant et6 prise hors du 
de"partement de la Seine qu a Chateaudun et a Chartres; cependant, sui- 
vant le professeur Ghiliani, elle se prendrait en Savoie. 

La luctuosella se trouve etre a peu pres a l 6tat legendaire, car elle ne 



9 

se voit dans aucune des collections de nos grands microlepidopteristes ; 
ne"anmoins il est possible qu elle existe dans les collections sous le nom 
d Auffustella ou Angustella, var. albimaculea Haw. Je pensc done qu il 
serait iitile d indiquer les caracteres qui la separent de YAugustella Hub.: 

1" Dans la luctuosctta les bandes pales qui traversenl les ailes supe- 
rieures sont un pen plus larges, plus distinctes et moins teintees de jaune 
que dans YAugustella ; la frange de cette derniere espece est toule noire, 
tandis que dans la luctuoselia elle est pale aux extre"mites. 

2 La t&te de la luctuoselia est enticement (Tun blanc jaunatrc, tandis 
que 1 autre espece a des polls d un gris fonce sur le derriere de la lete. 

3 Enfm les palpes de la luctuoselia sont blanchdtres, avec le dernier 
article noir, excepte le bout extreme, qui est pale. Dans VAugusteUa, au 
contraire, les palpes sont noirs, avec seulement un petit anneau pale a 
I extre mite du deuxieme article. 

Duponchel avait d abord de"crit (XI, p. 328, pi. 298, fig. 12) celte 
espece sous le nom de Llta funestella, pensant que c etait la funestella de 
Hubner ; mais plus loin (p. 622, pi. 312, fig. 9) il donne la description et 
la figure de la veritable funestella Hub. (ce nom est niaintenant remplace 
par le nom plus ancien de fessella du meme auteur), qui est une Gdechia, 
mais il ne dit pas pourquoi il a decrit et figure sous le meme nom deux 
insectes si diflerents. 

La luctuoselia^ comme sa congenere, so prend en mai et juin sur le 
tronc des arbres. Je la trouve mme au Jardin des Pantes sur les tilleuls. 

Tavais place cette Tineite dans ma collection sous le nom YAugustella; 
mais depuis longtemps j avais des doutes a son egard, et notre savant 
collegue M. Stainton vient de me tirer de mon inceilitude en m annonfant 
que c est bien la luctuoselia Dup., espece qu il avait a tort conside ree 
comme e tant une variete de VAugustella. J aurai done, je 1 esperc, le 
plaisir de repandre cette espece dans les collections ou elle est encore 
inconnue. 

M. Henri Brisout de Barneville annonce qu il a trouve a Saint- 
Oermain-en-Laye, sur une buche de cliene, le Tomicus capronatus Ferris, 
signale jusqu a present seulement des Landes. 

M. Charles Brisout de Barneville dit qu il a pris dans les environs de 
Marly, sur le bord d uoe mare, les ti ois especes suivantes, qui n ont pas 



10 

encore ete signalers aux environs de Paris : le Limnichus auro-sericeus 
Jacquelin Duval, et les Lesteva punctata Er. et pubescens Mann. 

M. Henri Brisout de Barneville communique la description d une 
nouvelle espece clu genre Nanophycs : 

NANOPHYES DORI^;. 

Ovatus , sat dense albido-pubescens , roslro, capite thoraceque nigris ; 
etytris rufo-ferrugineis tenuitcrpunctato-striatis, inter stit Us plants, versus 
medium macula magna, obtongiuscula, subrotunda suturaque ex parte, 
nigris ; femoribus muticis, pedibus obscure testaccis ; antennis testaceis, 
clava fusca, funiculo k-articulato ; corpore subtus nigro. Long. 5 mill. 

Cette espece se range dans la section du Nanophycs pallidulus, dont elle 
differe sous tous les rapports; elle se rapproche plutot du maculatus, que 
je n ai plus en main, mais dont les cuisses sont armees de petiles epines; 
le Dorix a les cuisses mutiques. 

Ovale, convert d une pubescence blanchatre fine, assez serree, plus 
longue que chez le pallidulus, couchee, visible a line loupe ordinaire. La 
tete, le rostre et le prothorax sont noirs; le rostre est mince, fin, presque 
d egale longueur dans les deux sexes. Les antennes sont teslacees, la 
massue noire, le funicule compose seulemenl de quatre articles. Le pro- 
thorax est conique, ponctue finement, pen serre, les intervalles un peu 
ruguleux : ces caracteres peu visibies sous la pubescence. Les elytres sont 
rouge-ferrugineux. finement ponctuees-striees; intervalles plans; orne"es 
d une grande tache noire, un peu oblongue, un pen arrondie vers le 
milieu, s etendant du premier au cinquieme intervalle, se rejoignant cha- 
cune par la suture, qui est rembrunie. En dessous, le corps est entiere- 
menl noir. Les cuisses sont mutiques, les pieds testaces ou testace"- 
obscur. Genes. 

Cette espece, bien distincle, a ete envoyee a M. L. Reiche par M. le 
marquis Dona. 

- M. L. Bedel communique les notes synonymiques suivantes sur 
divers Col^opteres de la faune europeenne : 

Ccrylon forlicorne Muls. et Key (Ann. Soc. Linn, de Lyon, XVIII, p. 95). 
Cette espeoe, que les auteurs comparent seulement aux C. histeroides 



11 

elimpressum, est e"videmment identique au C. fagi Bris., retrouvc 
par M. Jules Grouvelle a la Grande-Chartreuse, precisement Tune des 
localiles que citent MM. Mulsant et Key pour leur C. forticorne. 

Cerylon attenuatum Fairm. (Ann. Soc. ent. Fr., 1866, p. 21) = Gmjlon 
semistriatum Ferris. Je dois ce renseignement a Al. Leprieur, qui a 
recueilli lui-meme cette espece alge"rienne. 



Tropinota Lethierryi JtekhQ (Ann. Soc. ent. Fr., 1871, p. 85)= Squalida 
Lin., var. Des denx seules differences signalees dans la description : 
elytres glabres et prolhorax orne cle six faisceaux de polls fauvcs, 
la premiere tient certainement, d apres Texamen du type, a un frotte- 
ment accidental , et la seconde se retrouve frequemment, a un degrg 
plus ou moins prononce, chez les iadividus meridionaux de la squa- 
lida. Quant a la taille, elle est des plus variables (de 8 a 14 milliin.) 
et n a pas de valeur specifique. 

Oxythyrea niveopicta Fairm. (Ann. Soc. ent. Fr., p. 639) = Tropinota 
Fatima Goq. (Ann. Soc. ent. Fr., 1860, p. 446). Gettc reunion est 
j aite d apres les types memes des auteurs, conserves dans les collec 
tions de MM. Reiche et Sedillot. 

Je ne puis m expliquer par suite de quelle confusion M. de Marseul 
a pu reunir la niveopicta, qui est une Tropinota, a tarses posterieurs 
normaux, et YEnoplotarsus costatus Luc., dont les tarses poste"rieurs 
sont fortement epineux an cote externe, et dont le prothorax est sil- 
lonne sur la ligne mediane. 

M. de Marseul, en reunissant, a tort, la niveopicta a la Cetonia cos- 
tata, ajoute (Abeille, VI, p. 154) : Peut-etre est-ce aussi la dcserti- 
colaLuc., si Ton peut en juger d apres son insignifiant signalement. 

Gette phrase ne peut s appliquer a la niveopicla; mais il serai t 
possible en effet que YEnoplotarsus costatus ne fut quo Tun des sexes 
de VEnopLotarsus deserticola. 

Elater cocdnatus Rye (Entom. monthl. Mag., Ill, 1867, p. 249). - Je 
crois etre certain que cet Elater est une variete a 61ytres entierement 
rouges de VE. prseustus Fabr. , auquel 1 auteur ne lo compare pas, a 
cause de sa coloration meme. La tache apicale noire des flytres du 
prseustus, parfois assez developpee, decroit insensiblement chez cer 
tains individtis et finit meme par disparaitre tout a fait ; dans ce cas, 
et, a Paris, c est le plus frequent, la description de YE. cocdnatus 
s applique parfaitement. 



12 - 

Hypophlaus Ratzeburgi Wism. (Stett. Zeit., 1848, p. 77) (/V^z Ralz.). 
La reunion cle cet insecte au Tribolium bifoveolatum Duft. a peut- 
6tre e"te prematuree. D apres une note public" e a Breslau (Ent. Section 
der schlesischen Gesellschaft, im Jahre 1870), 1 espece en question 
serait, non pas un Tribolium, mais un Palorus, voisin du P. melmus 
Herbst. (depresses F.) 

Siioncs punctiger Thorns. (Skand. Col., X, 1868, p. 167) = 5. puncticoliis 
Steph. La description tres-detaille e de M. Thomson ne laisse aucun 
doute a cet egard. 

Sitones pumtiger Woll. (Ann. nat. Hist., XI, 1863, p. 220). Cette 
espece n est autre que le curieux Sitones bituberculatus Mots. , dont 
le centre d habitat paralt tre dans les Atlantides, mais qui remonte 
plus au nord et se pi-end en Espagne, en Corse et jusque dans le midi 
de la France. 

Callidium pilicolle Thorns. (Skand. Col., VIII, p. 29). M. Thomson ne 
compare cette espece qu au clavipes et ne parle pas du Callidium 
macropus Kryn., dont elle ne parait pas diflerer. 

Clytus Auboueri Desbr. (Ann. Soc. ent. Fr., 1872, p. 429) =-. C. Sternii 
Kraatz (Berliner ent. Zeit., 1870, p. 219). 

Ge beau Clytus, intermediaire entre les C. plebejus et massiliensis, 
est sans doute conibndu avec eux dans la plupart des collections. Sa 
decouverte en France est fort interessante pour noire faune. 

Cassida filaginis Perr. La description de la C. seladonia donnee par 
Gyllenhal et Thomson se rapporte tellement bien a cet insecte, 
qu il est probable que 1 espece francaise et celle de Suede sont iden- 
tiques ; les angles posterieurs du prothorax arrondis et la marge 
basilaire des elytres fortement crenelee sont les caracteres les plus 
saillants de cette Cassida dont 1 aire geographique parait tres- 
etendue. 

Membrcs recus. 1 Mi Georges Couture, negotiant a Bordeaux (Goleop- 
teres, Apiculture), present^ par M. Em. Deyrolle (commissaires-rapporteurs 
MM. L. Reiche et Salle"); 

2 M. Edmond Fridrici, ancien employe a 1 Ecole industrielle de Metz, 
attache" a Tetablissement agricole de Wargnies-le-Grand, par Jenlain (Nord) 
(Entomologie ge ne rale et appliquee), pr6sente par M. Felicien de Saulcy 
(commissaires-rapporteurs MM. Bedel et L. Reiche); 



- 13 - 

3 M. J.-P. Guede, ingenieur de l re classe des constructions navales, 
officier <lc la Legion d honneur, a Paris (Goleopleres de France), presente 
par M. J. Grouvelle (commissaires-rapporleurs MM. Just Bigot et A. 
Leveille ; 

Zi Et M. Marc de Mathan , negotiant au Havre (Seine-Inferieure) 
(Coteopteres d Europe), presente par M. E. Desmarest (commissaires- 
rapporteurs MM. Berce et L. Reiche). 

Membre demissionnaire. M. Philippe Lauzun, a Paris, qui avail et(j recu 
en 1862. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archivislc adjoint. 



OUVRAGES PRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

* Bulletin de la Societe d etudes scientifif/ues d Angers, 2 e annee, 1872. 
GALLOIS, p. 7Zi, Materiaux pour une faune entomologique du 
departement de Maine-et-Loire (Col6opteres) : 1 Additions, p. 76; 
2 Rectifications, p. 83. ID., p. 86, Le Phylloxera vastatrix, 
cause on effet de la maladie de la vigne. CHAUVEAU, p. 98, Sur 
PApus cancriforme. LELIEVRE, p. 103, Le froid fait-il perir les 
Insectes et en particulier les Lepidopteres ? 

Eulletino delta Societa entomoloyica italiana, V, 1573, l cr semeslre. 

RONDANI, p. 3, Degl Insetti nocivi e dei loro parassiti. RAGUSA, 
p. 31, Notizie sulla Fauna lepidotterologica della Sicilia. BAR- 
GAGLI, p. 34, Material* per la Fauna entomologica dell isola di 
Sardegna (suite). RAGUSA, p. 50, Rhodocera Cleopatra ermafro- 
dita. KALCHBERG, p. 51, Lepidotteri nuovi per la Sicilia o per 



- ill . 

I Europa. PICCIOLI, p. 52, Microcoleotleri dei dintorno di Fi- 
renze. STEFANELLJ, p. 53, Conservazione delle collezioni ento- 
mologiche. 

Renscignemcnts entomologiques. P. 57, Lo splendore degli 
occhi delle farfalle. Actinestesia degli insetti. Fecondazione del 
baco da seta. Resistenza degl insetti agli estremi della temperatura 
ed alia sommersione. P. 59, Coleotteri della Sicilia. Specie 
nuove deli Abissinia et di Borneo. Coleotteri nuovi della Fauna 
mediterranea. Monographia dei Cryptochilidi. Critica sinonimica. 
Arnia Ridolfi. Phylloxera vastatrix. Ditteri parassiti dell uomo. 

Catalogue des Coleopteres d ltalie, p. 45-60 (Staphylinides). 

Comptes rendus de C Academic des Sciences, t. LXXVI, n os 16-18, avril- 
mai 1873. 

CORNU, p. 1002, Observations relatives au Phylloxera vastatrix. 

BARRAL, p. 1007, Composition d une poudre destined a la des 
truction dti Phylloxera. NOURRIGAT, p. 1007, Note sur des ceps 
de vigne pris sur un sujet tue" par le Phylloxera. FAUCON, 
p. 1070, Observations sur le reveil du Phylloxera au mois d avril 
1873. LETELLIER, p. 1133, Formule d un liquide destine a de*- 
truire le Phylloxera. 

* Entomologist s monthly Magazine, n 108, mai 1873. Table du 
volume IX. 

WATERHOUSE, p. 277, On the Pectinicorn Coleoptera of Japan 
(/Egus et Figulus nouveaux). WOLLASTON , p. 278, On a new 
Coleopterous genus (Aphanocephalus, Corylophide ?) from Japan. 

VERRALL, p. 281, Additions and corrections to Ihe list of Bri 
tish Syrphidae (fin). BUCKLER, p. 286, On the larva of Sphinx 
convolvuli and its habits. 

Notes. On Xylotrupes dichotomus. On Trachyphloeus alter- 
nans. On Otiorhynchus monticola. Lycoena Arthurus = Ly- 
ccena Arion var. Vanessa Antiopa hibernated at Folkestone. 
Natural history of Polia chi. On the capture of Pentatoma juni- 
perina. Proceedings of the entomological Society of London. 
Orbituary : Thomas Parry. 

Horse Societatis entomologies rossicse, t. IX, n 3, 1873. 

TACZANOWSKI, p. 113 et 261, Les Araneides de la Guyane fran- 



15 

caise (2 pi. noires). D r MORAWITZ, p. 151, Nachtrag zur Bie- 
nenfauna des gouvernements von S -Pelersburg. ERSCHOFF, 
p. 160, Notice lepidopterologique. BLESSIG et SOLSKY, p. 193, 
Kaferfauna Stid-Ost-Sibiriens. Longicornia. PORTSCHINSKY, p. 
287, Descriptions de quelques Dipteres nouveaux de la Siberie 
orientale. 

Mittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gescllschaft, t. IV, 
n 1, 1873. 

FREY-GESSNER, p. 7 et 20, Orthopterologisclies und Hemipterolo- 
gisches (une pi. noire). SCHOCH, p. 25, Aphorismen uber die 
entomologische Systematik. D r HUGUENIN, p. 30, Beitrag zur 
Kenntniss des Genus Lasiocampa. WULLSCHLEGEL, p. 32, Noc- 
tuinen-Fauna der Schweiz. 

* Nature (La], Revue des sciences et de leurs applications aux arts et a 
Industrie, journal hebdomadaire illustre. Redacleur en chef, C. 
Tissandier. 

Prospectus (Rendra compte des travaux des Societies savantes. 
La partie entomologique sera principalement confiee u notrc con 
frere M. Maurice Girard). 



OUVRAGES DIVERS. 

* FRAUENFELD (G. VON). Der Vogelsclmtz. Brocli. in-8. Q 

ID. Die Grundlagen des Vogelschutzgesetzes. Brocli. in-8. Q 
ID. Die Pflege der Jungen bei Thieren. Brocli. in-12. 
GRIFFITH. Histoire naturelle du Morbihan : Catalogue raisonne des 

Lepidopteres observes dans le departement. Brocli. in-8". Vannes, 

1873. 

* KUNSTLER. Die unseren Kullurpflanzen schadlichen Insekten. Brocli. 

in-8. Vienne, 1871. 

* LICHTENSTEIN. Lettre sur le Phylloxera. Broch. in-8. Montpellier, 

1873. (Extr. du Messager agricole.) 



- 16 

* LOPEZ LEZCANO (DON Francisco). Resumen de los trabajos del Aleneo 

propagador de las Ciencias naturales (1871-72). Broch. in-8. 
Madrid, 1872. Q 

* NOWICKI (D r Max). Ueber die Weizenverwuslerin Chlorops t^niopus 

Meig. Broch. in-8. Vienne, 1871. 



Ordre du jour de la stance du 28 mai 1873 : 

Proposition de M. L. Reiche relativement a 1 Excursion entomologique 
aux environs de Paris, qui doit avoir lieu au commencement du mois de 
juin. 

Rapport de la Commission de publication re"glant la composition du 
deuxieme nume ro trimestriel des Annales pour 1873. 

Rapport de MM. Chevrolat et L. Reiche sur M. Manuel-Antonio Angui- 
lera, de Cuba, presente" par MM. Poey et L. Buquet, pour faire partie de 
la Socle" te. 



INous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la lin du 4 e tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en 
informer immediatement les Tre"soriers ou le Secretaire, comme aussi de 
les avertir de tout changement apporte ultgrieurement a leur adresse. 

Toutes les reclamations relatives au Rulleiin, ainsi que les demandes 
d envoi a 1 etranger (contre remboursement des frais de transport] doivent 
6tre adressees au Tre"sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffbn, 27, 
qui est charge" de rexpe"dition du Bulletin des seances. 

Paris, 25 mai 1873. 



PARIS. Typog. FtiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



NO 4. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par M. E. BESitf 1REST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 28 Mai 1873. 

Pr6sidence de M, LEPRIEUR, Vice-Pr6sident. 

32 membres presents. 

M. Ernest Olivier, de Moulin (Allier), assiste a la stance. 

Decisions. La Societe, conforme inent a ce qui a lieu dans la plupart 
des Academies et 80016163 scientifiques, decide, qu 1 a partir de la pro- 
chaine stance, chaque communication inse re e dans le Bulletin des seances 
ne pourra depasser en etendue une page d impression. 

La Socie te decide que son Excursion entomologique annuelle aux 
environs de Paris aura lieu le dimanche 15 juin dans la fore" t de Fontai- 
nebleau. 

Lecture. M. E. Simon offre a la Socie te plusieurs notices re unies sous 
le litre tf&tudes arachnologiques. Ces notices sont : 

1 Descriptions de quelques especes nouvelles appartenarit a la i aune 
europe"enne ; 
2 Note sur la famille des Eresidee; r*A : 



3 Revision des especes franchises des genres Theridium W. et Neot- 
tiura Menge. 

Ces notices sont accompagnees d une planche representant les especes 
nouvelles. 

Communications. On annonce la mort de notre confrere M. Follias, 
recu en 1863, decide" a Reims (Marne) le 12 mai dernier. 

M. Ernest Olivier offre a la Soci6te" le buste de son grand-pere, 
illustre entomologiste Olivier. 

La Socie te remercie vivement notre confrere, et decide que le buste 
d Olivier sera place" dans la salle de sa bibliotheque, a cote de celui de 
Latreille. 

M. Ernest Olivier annonce e*galement que, possedant aujourd hui les 
dessins originaux des divers ouvrages entomologiques d Olivier, il sera 
heureux de les communiquer a la SociSte et a ceux de ses membres qui 
voudraient les consul ter. 

M. H. Lucas communique la note suivante, relative & la larve du 
Vesperus Xatarti : 

Quand MM. Lichtenstein et Valery Mayet ont adresse" a la Socie te leur 
inte"ressant memoire sur les metamorphoses du Vesperus Xatarti, 11 sep- 
tembre 1872, j ai fait remarquer qu un travail semblable avait de"j e"te 
publi6 par MM. Mulsant et Lichtenstein dans les Ann. de la Soc. Linn, de 
Lyon, t. XVIII, p. 316, 1870 a 1871. Ensuite, comme renseignement, j ai 
ajoute" que notre confrere M. Maurice Girard avait fait repre"senter cette 
larve dans 1 atlas qui accompagne son Traite ele"mentaire d Entomologie, 
t. I, p. 374, pi. 55, fig. 1 0, et qui a paru en fe"vrier 1873. Je ferai done 
observer que notre confrere et ami M. Lichtenstein n est alle" sur les 
brisees de personne, pensee que je n ai jamais eue ; seulement cette larve, 
qui n avait e"te" que signaled le 13 decembre 1871, a e"te de"crite fort au 
long par MM. Mulsant et Lichtenstein dans les Annales de la Socie te" 
Linne emie de Lyon, t. XVIII, p. 316, 1870 a 1871. Je dirai aussi que le 
volume dans lequel ce travail a e"te insure a paru en Janvier 1872, c est-a- 
dire sept mois avant le memoire que MM. Lichtenstein et Vale"ry Mayet onl 
adresse" & la Socie te (11 septembre 1872), travail dans lequel ces entomo- 
logistes observateurs donnent une description et une tres-bonne figure de 
la iarve du Vesperus Xatarti. 



3 

Le m6me inembre lit la note qui suit, au sujet des especes qui 
composent le genre Leucolsephus : 

M. Leprieur ayant eu la bonte de me communiquer dans un etat parfait 
de conservation et pourvus de leurs squamules plusieurs individus du Leu 
colsephus Perrisi, et M. Sedillot ayant bien voulu me confier le type du 
Leucolsephus nigropunctatus, il m a ete possible d examiner ces M61asomes 
et d en faire une etude comparative. Je dois dire que cet examen m a con 
duit a considerer le Leucolsephus nigropunctatus comme 6tant le male du 
Leucolsephus Perrisi, a re"unir par consequent ces deux especes et a etablir 
la synonymic suivante : 

Leucolsephus nigropunctatus $ Luc., Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. CLXXVIII 
(1855); Leucolssphus Perrisi $ Luc., loc. cit., p. xxm (1859). 

Quant a la seconde espece que j ai de"crite sous le nom de Leucolsephus 
liliputanus, Ann. Soc. ent. Fr., p. LVI (1857), elle est bien distincte du 
L. nigropunctatus, avec lequel elle ne pourra 6tre confondue a cause de 
ses elytres qui sont parcourues longitudinalement par des lignes brunes 
nettement accusees, et de la ponctuation existant dans les intervalles de 
ces lignes, qui est plus disseminee et plus irregulierement disposee. 

Du reste, comme je Tai deja dit dans la stance du 9 avril 1873, Bulletin 
N 1, p. 12, j ai 1 inlention de repre"senter ces deux especes, afin de 
rendre plus appre"ciables les caracteres qui les difierencient. 

Enfin, je ne terminerai pas cette communication sans adresser des 
remerciements a mes obligeanls confreres MM. Leprieur et Sedillot, qui 
ont bien voulu me confier ces Melasomes extremement rares, peu r^pandus 
dans les collections et sans lesquels il m aurait ete difficile de faire cette 
rectification. 

M. Leprieur ajoute a ce que vient de dire notre collegue M. H. Lucas, 
que le Leucolsephus liliputanus lui ayant e"te" communique en 1857, il ne 
peut provenir des chasses faites par MM. Laperraudiere et Letourneux 
lors du voyage entrepris en 1858 dans le sud de l Alg6ne. 

Le L. nigropunctatus provient bien evidemment de ce voyage, puisque 
M. H. Lucas, en le de"crivant, citait la prise de Vtlcteracantha deprcssa, 
qu on n a vu qu une seule fois et en nombre excessif, volant le soir 
autour des feux d un bivouac. Le L. Perrisi, pour n avoir ele communi 
que qu un an plus tard, vient du merne voyage et faisait partie du produit 
des chasses de M. Letourneux, procureur imperial a Bone, qui m a 616 



offert par lui. C est moi qui, aulant que jc me lo rappelle, avais envoye a 
M. fid. Ferris 1 espece qui lui a ele dedie>. 

L etude comparative des types et des individus que je possede encore 
fait cormaitre ce que les remarques de M. de Marseul pouvaient avoir de 
fonde. 

M. Elz. Abeille de Perrin communique la note suivante, par 1 inter- 
me"diaire de M. Piochard de la Brulerie : 

En publiant le journal de 1 excursion dans les grottes de 1 Ariege, a 
laquelle j ai pris part avec MM. de Bonvouloir et Ehlers, nous nous 
sommes propose d etre utiles aux futurs explorateurs tie ces cavites sou- 
terraines dont la faune promet encore a i entomologie de si interessantes 
decouvertes. J ai done appris avec un vif sentiment de plaisir que notre 
zele collegue M. de la Brulerie avail fait apres nous, dans les memes 
cavernes, des chasses fructueuses dont il a donne le recit dans les Petites- 
Nouvelles de M. Em. Deyrolle et dont il a expose les resultats scientifiques 
dans nos Annales. Mais je suis oblige de repondre quelques mots a cer- 
taincs observations que M. de la Brulerie a presentees dans ce dernier 
travail (Annales de 1872, pages kk 3 a 472) : 

Que F Anophthalmus Orpheus pre"sente des variations notables selon les 
diverses localit^s qu il habile , c est chose tres-admissible , quand on 
remarque que cette espece a la propriete de vivre sous les pierres des 
uiontagnes plutot que dans les grottes. Elle doit done parcourir, pour 
ainsi dire par infiltration , des espaces relativement considerables et se 
modifier un peu, suivant les nouvelles conditions d existence qu elle est 
obligee d adopler. C est cependant la premiere fois qu elle est rencontree 
loin de la lumiere. 

VAdelops iapidicota a des mo3urs analogues; c est peut-etre ce qui 
explique les differences de taille qu il presente. 

M. de la Brulerie a trouv6 a Olot un Adelops qu il considere comme 
une autre espece que VAbeiUei. Je partage comp!6tement celte maniere de 
voir, et j en ai fait part, des le priucipe, a JVJ. de Bonvouloir. G est done 
par erreur que j ai signale VAbeiUei comme habitant cette caverne. 
Mais est-ce la le veritable stygius? M. de Saulcy seul peut resoudrece 
probleme, puisqu il possede le type du stygius. Je suis persuade n6an- 
moins que c est bien lui : au moins doit-on le designer sous ce nom 
jusqu a preuve du contraire. 11 serait trop extraordinaire que nous n ayons 



5 

pris nulle part cette espece dcconverte par M. Dieck, qui a visile les grottes 
de 1 Aridge bien moins minutieusement que nous. 

M. de la Brulerie me felicite d avoir consider^ mon Anophthalmus 
insequalis comme une simple race du Cerberus, et me blame en meme 
temps de lui avoir impose un nom. Je pense, comme lui, qu il fcmt eviter 
de surcharger la nomenclature en b.iptisant de simples varietes ou de 
legeres modifications de races, ainsi que 1 a fait M. Dieck pour son Charon. 
Mais ici le cas etait tout autre. Plusieurs entomologistes, consulted au 
sujet de Vinsequalis, m ont declare qu ils le consideraient comme une espece 
differente; et j ai pense que le designer par un seul mot, au lieu de 1 ap- 
peler La race du Cerberus propre au Mas-cCAzil, c etait simplifier plutot 
qu embrouiller le debat que Ton ne pouvait manquer de soulever. 
G etait aussi un moyen de ne pas presenter ma maniere de voir, qui, apres 
tout, pouvait etre erronee, d une facon trop tranchante. 

J ai cru en outre comprendre que M. de la Brulerie considerait le 
nombre des pores setigeres comme un caractere absolu,tandis que la posi 
tion de ces memes organes ne lui parait pas aussi invariable. Je ne puis 
nullement me rallier a cette maniere de voir. Je pense en principe que, 
chez les Garabiques, le nombre etla position des pores setigeres sont deux 
excellents caracteres, ainsi que 1 ont jug6 MM. Thomson, Pandelle, 
Bedel, etc. Mais il est des exceptions a celte regie, et le genre Anophthal 
mus en presente certainement. En voici la preuve : VAn. crypticola fut 
decouvert primitivement dans la grotte d Espugue, qui depuis quelques 
anne"es est devenue trop seche pour renfermer des Coleoptere aveugles. 
Get Anophtalme presentait sur le troisieme interstrie des elytres trois 
pores setigeres. D autre part, on avait capture dans la grotte dlsault, 
pres d Encausse, une espece tres-semblable au cnjpticola, mais en difle- 
rant par le nombre des memes pores, qui etait de quatre bien marques. 
M. de Saulcy, se basant sur ce caractere etsur d autres legeres differences, 
avait le projet de le decrire sous le nom de Theseus. II desirait seulement 
en voir un plus grand nombre d exemplaires. Cette prudence etait tres- 
sage. Nous sommes, en effet, alles chercher le soi-disant Theseus, et sur 
les vingt-trois individus que nous avons rapportes, nous avons pu cons- 
tater tousles passages entre les deux types. Certains de ces individus 
presentaient meme trois pores sur une elytre et quatre sur 1 autre. J en ai 
done conclu qu il ne fallait pas se fier a ce caractere, et c est ce qui m a 
decide a ne voir dans Vinsequalis qu une race et non une espece. J ajoute 
que M. de la Brulerie, n ayant entre les mains qu un exemplaire de ce 
dernier, peut-etre mal conforme, n a pu etre frappe comme moi, qui eu 



6 

ai eu sept on huit, de la disposition des pores qui lui cut paru bien plus 
singuliere que la longueur un peu diffe rente des antennes. 

L exemplaire de V Anophthalmus Trophonius, snr lequel j ai fait ma des 
cription, a e te trouve" par M. Pabbe" Delherm de Larcenne et portait Mi- 
quette : Mas-d Azil ; mais M. Bauduer m a affirmS, si mes souvenirs sont 
exacts, qu il avail e te pris dans une petite grotte voisine de celle-ci. 
Serait-ce celle de Peyrounard ? Avis aux chasseurs. 

J ajoute anssi en passant que, d apres ce que j ai entendu dire, le pre 
mier exemplaire connu de V Anophthalmus Minos aurait e te pris, non 
dans la caverne de Lombrive, mais dans une autre cavite" qui en est voi 
sine, celle de Fontanet. II serait done desirable que Ton visitat toutes les 
grottes que Ton signale dans ces parages, ce que nous n avons pas eu le 
temps de faire. 

M. de la Brulerie de"crit sous le nom ftoviformis un Adelops du Queire. 
II croit que cette espece ne petit etre le wphosinus, parce que ce dernier 
est signale" comme habitant une grotte des environs de Prat. Je lui ferai 
remarquer que M. dc Saulcy e"tait jusqu ici le seul possesseur de cet 
insecte, qui ne peut provenir que de ses propes chasses ou de celles du 
guide Manaud. Or, tons deux out explore la grotte du Queire. II n y aurait 
done rien d impossible a ce que ce fut bien la 1 habitat du wphosinus, 
6gare ou melange depuis dans un flacon avec d autres especes provenant 
du meme de"partement. 

Les Adelops de Montesquieu, de la Bastide et de 1 Herm different sen- 
siblement entre eux. Si je n ai pas ose" les de"crire, c est que, signalant deja 
dans ma notice douze Adelops nouveaux, j ai eu peur que le chiffre de 
nos de"couvertes ne parut par trop exorbitant. Cependant, puisque je suis 
en conformite d opinion avec M. de la Brulerie, je saisis avec empresse- 
ment Poccasion qu il m offre de lui dedier une espece appartenant a un 
genre qu il a si bien etudie. Je donne done a la suite de ces reflexions les 
deux diagnoses d especes nouvelles. 

M. de la Brulerie elucide defmitivement la question des Pristonychus 
pyreneens. G est un vrai service rendu a la science. La supposition que 
toutes ces pretendues especes n en formaient qu une, e"tait, comme 1 a dit 
avec raison notre collegue, trop radicale. Aussi Pavais-je e mise avec beau- 
coup de precautions. Je n aurais pu me faire une opinion definitive d abord, 
parce que je n avais pas de types entre les mains, mais surtout parce que 
je n ai pu examiner chez moi le produit de mes chasses. En effet, mon lot 
de Pristonychus s est perdu en route, et j ai du seulement formuler Pirn- 



i 7 . 

pression que nous avions ressentie en les regardant superficiellement pen 
dant notre excursion. Je suis cependant heureux que I e"tranget6 de ma 
supposition ait provoque des Etudes et amen6 des conclusions que Ton 
peut considerer comme terminant les de"bats. J 6tais, du reste, plus pres 
de la v6rit6 qwe M. Schaufuss, puisqu au lieu de onze especes pyre"nennes 
e nume rees par cet auteur, je pensais qu il n y en avait qu une. Or, M. de 
la Brulerie, apres avoir e"limin6 Vangustatus, qui est propre aux Alpes, et 
qui se rattache peut-etre encore a Voblongus, n en reconnalt que deux : 
Vincequalis (ancien subcyaneus) et Voblongus. 

Une derniere reponse a la critique de M. de la Brulerie. Mon collegue 
conteste mon assertion que la temperature et la nature du sol sont le plus 
souvent les memes dans les grottes. II a e"videmment mal compris ma pen- 
see. Je n ai pas dit que le sol et la temperature soient identiques dans des 
grottes differentes. J ai voulu dire que, dans la meme grotte, les milieux 
variaient peu. G est pourquoi j ajoutai : Et cependant nous trouvons 
cote a cote des especes distinctes, dont chacune est fidele a son genre de 
vie originel. Je ne donne pas mon argument pour plus qu il ne vaut. II 
s e"taie, cependant, sur un fait qu il est impossible de contester : a Aubert, 
les Anophthalmus Cerberus et Pluto, les Adelops clavatus et Diecki sont 
meles ; a Belharram, trois Anophthalmus ettrois Adelops ; a Castel-Mouly, 
quatre Anophthalmus, etc. Comment done expliquerait-on qu on ne saislt 
pas de transitions entre ces especes cohabitantes, si elles provenaient d un 
meme type? Et pourtant elles se perpetuent dans un milieu toujours 
identique, sans qu on puisse sentir dans leurs formes la moindre tendance 
a s unifier I 

Voici les diagnoses de deux Adelops nouveaux : 

ADELOPS PIOCHARDI Ab. Long. 2 5/6 mill. Brunneo-tcstaceus, 
ovatus, parum convexus, postice parum attenuatus, stria suturali parum 
conspicua ; sutura ipsa depressa ; elytris transversim striolatis, pcdibus 
antennisque elongatis, his ad apicem sat crassis, articulis antennarum 7, 
9, 10 in feminu, 5, 6, 7, 9, 10 in mare modice inflatis ; tarsis antcrio- 
ribus in mare fortiter dilatatis, patellam formantibus. 

Cette espece, de"diee a M. Piochard de la Brulerie, est tres-voisine de 
mon Saulcyi. Elle s en distingue par sa taille plus avantageuse, son cor 
selet plus visiblement sinue" a la base, les tarses anterieurs du male pro- 
portionnellement plus allonges, les articles des antennes de ce m&me sexe 
plus massifs, mais proportionnellement moins elargis; enfln les tibias 



anterieurs du male sont moins elargis a 1 extremite, moins courbes et 
garnis sur leur tranche externe d e"pines plus nombreuses et plus appa- 
rentes. 

Grotte de la Bastide de S6rou (Arie"ge). 

ADELOPS HERMENSIS Ab. Long. 2 A/ 5 mill. Rufo-testaceus, satis 
convexus, postice attenuatus, stria suturali parum conspicua, sutura ipsa 
depressa, elytris transversim striolatis, pedibus antennisque parum elon- 
gatiSj harum articulis 7, 9, .1 in femina inflatis. Mas tatet. 

Je n ai vu que des femelles de cette espece, qui se distingue des deux 
pre"cite"es par son corps plus convexe et moins large et la forme tres-tran- 
che"e des antennes, sensiblement plus courtes , leurs articles plus dilates , 
ceux de la massue plus courts, le huitieme surtout plus court et plus 
large que dans le meme sexe de ses deux conge"neres. 

Grotte de THerm (Arie ge). 

M. Piochard de la Brulerie, au sujet de cette communication, dit qu en 
critiquant le parti qu avait pris M. Abeille de Perrin d imposer un nom a 
une varied locale de V Anophthalmus Cerberus, il n avait pas me"connu les 
raisons, plus plausibles dans ce cas particulier que dans beaucoup d autres, 
qui peuvent justifier cette maniere d agir; il voulait seulement exprimer 
qu a son avis on devrait clonner des noms aux especes seulement et renon- 
cer d une maniere absolue a 1 usage de nommer des varieUs on des races. 
M. A. Fauvel, dans Introduction de sa Fame Gallo-Rhenane, avait deja 
emis cette opinion. 

L influence des milieux sur la formation des especes, dans les grottes et 
horsdesgrottes, pourrait donner lieu a de tres-longues discussions. M. de 
la Brulerie reviendra peut-etre un jour sur ce sujet ; aujourd hui il se con- 
tente de dire qu il est absolument d accord avec M. Abeille de Perrin, au 
moins sur ce point : que la coexistence actuelle dans un meme milieu de 
plusieurs especes tegitimes d un meme genre n est pas une raison pour 
que ces especes tendent a se fondre en une seule, ni pour qu elles 
adoptent un genre de vie tout a fait identique. 

M. Eugene Simon pre"sente des observations synonymiques sur les 
Nemesia : 

Au moment ou la Socie"t6 royale des Sciences de Liege imprimait mon 
travail intitule" : Araneides nouveaux ou pen connus du midi de I Europe, 
2 e memoire, renfermant plusieurs descriptions de Nemesia, M. Moggridge, 



observateur habile et original , faisait paraitre im joii volume intitule : 
Harvestings-hants and trapp-door Spiders, dont la seconde partie est 
consacre e aux Nemesia et Gteniza des environs de Menton. 

Les fails de moeurs sont dus a M. Moggridge, mais les descriptions des 
especes observers, qui sont au mombre de quatre : Nemesia cxmentaria, 
meridionalis, Eleanora et Gteniza Sauvagei, ont eHe" confines au R6v. O.-P. 
Cambridge, arachnologue bien connu. 

M. le professeur Waga, qui s est renconlre* a Menton avec M. Moggridge 
et qui 1 a aide dans ses recherches, a bien voulu me montrer les types 
des trois Nemesia qu il tient de 1 auteur lui-meme, et j ai pu les comparer 
avec soin aux especes que j ai decrites sous les mcmes noms. Leur syno- 
nymie donne lieu aux remarques suivantes : 

1 NEMESIA C.EMENTARIA O.-P. Cambridge in Moggridge. C est I es- 
pece si commune en Corse, que j ai de"crite sous le nom de N. meridio 
nalis (Lie"ge, 1873). Elle est bien differente de la cxmentaria de Latreille, 
qui parait habiter les environs de Montpellicr, les Pyrenees-Orientales et 
le nord de 1 Espagne, mais non la Provence el ritalie. Est-ce Ja Mygcdc 
meridionalis de M. Costa, comme je Tai cru? c est une question difficile 
ft resoudre , peut-etre m6me insoluble, car la description de M. Costa 
s applique aussi bien & celtc espece qu aux deux suivantes. Je crois done 
qu il vaut mieux 1 appeler Nemesia meridionalis, comme je 1 ai propose, 
que de creer un nom nouveau. 

2 NEMESIA MERIDIONALIS O.-P. Cambridge. Cette espece m etail 
tout a fait inconnue ; comme M. O.-P. Cambridge en fait la remarque, il 
est Ires-probable que celle Nemesia est la femellc de la Nemesia Mandcrst 
jernss Ausserer, de Nice, dont le male seul etait connu jusqu ici. Ce der 
nier nom peut lui e"tre conserve". 

3 NEMESIA ELEANORA O.-P. Cambridge. Cette Nemesia est commune 
en Provence ; elle se trouve dans les Alpes jusqu a Briancon ; je la consi- 
d^rais aussi comme espece nouvelle avant de connaitre 1 ouvrage de 
M. Moggridge. 

En resume, je crois que la synonymie des trois Nemesia qui ont fait 
Fobjet des observations de M. Moggridge peut etre etablie comme suit : 

1 NEMESIA MERIDIONALIS Costa. 
? Uygale meridionalis Costa. 



10 - 

Nemesia badia Ausserer. 

cxmentaria O.-P. Cambridge. 

meridionalis E* Simon. 

2 NEMESIA MANDERSTJERN^ Ausserer. 
Nemcsia meridionalis O.-P. Cambridge. 

3 NEMESIA ELEANORA O.-P. Cambridge. 

M. Maillefer annonce que depuis plusieurs anne"es il a entrepris un 
ouvrage devant comprendre la description de tous les Col6opteres connus. 
II compte transcrire les descriptions originales des especes indique"es dans 
le Catalogue de MM. le docteur Gemminger et le baron de Harold, y 
joindre les descriptions des especes publiees posterieurement et donner 
une figure pour chacune d elles. 

Depuis cinq ans qu il s occupe de ce travail, qui devra former un grand 
nombre de volumes, il n a pu encore terminer presque complement que 
la familli des Gicinde lides et preparer en partie celle des Staphylinides, 
dont il fait passer le texte et les dessins sous les yeux de la Societe. 

Comme ce travail exigera encore un certain nombre d annees pour etre 
termine, et afm de pouvoir le publier plus tot, il demande si quelques- 
uns de nos confreres ne voudraient pas lui accorder leur collaboration. 

Membre recu. M. Manuel-Antonio Aguilera, docteur en me"decine et 
chirurgie (Entomologie generate), a la Havane (Cuba), presente par M. L. 
Buquet, au nom de M. Poey (commissaires-rapporteurs MM. Chevrolat et 
L, Reiche). 



Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du 4 C tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en 
informer immediatement les Tr6soriers ou le Secretaire, comme aussi de 
les avertir de tout changement apporte" ulte^ieurement a leur adresse. 



11 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par N. Louis BEDEL, Archivistc adjoint. 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 



* Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences, t. I, n 1. Brocli. 
Buffalo, 1873. Une pi. lithogr. 

AUG. GROTE, p. 1, Description of New North American Moths. 
ID., p. 17, Catalogue of the Sphingicte of North America. 
ID., p. 29, Catalogue of the Zygaenida3 of North America. ID., 
p. 37, Conclusions drawn from a study of the Genera Hypena and 
Herminia. 

Comptes rendus de I Academic des Sciences, t. LXXVI, l cr semestre 
1873, n" s 12 (en retard), 19 et 20, et Tables du 2 e semestre 1872. 
FAUCON, p. 766, Le Phylloxera vastatrix, ce qu il devient en 
hiver. E. ROBERT, p. 785, Sur les moyens employe s par les 
Lombrics pour defendre I entre e de leurs galeries souterraines. 
GOUBAREFF, p. 795, Sur les phenomenes d hibernation offerts par 
des Mouches soumises a des alternatives de chaud et de froid 
excessif, en Russie. 

Comptes rendus des seances de La Societe cntomologique de Belgique, 
n ot 85 et 86, avril et mai 1873. 

N 85. F. PLATEAU, p. 5, Analyse du Traite e"Iementaire d En- 
tomologie de M. Maurice Girard. P. BAUDUER, p. 9, Chasses 
dans les Landes pendant 1 hiver. D r CANDEZE, p. 12, Note sur le 
Pantodinus Klugi, considere" comme Cetonide. QU^DVLIEG, p. 13, 
Trois Le"pidopteres nouveaux pour la Belgique. DE BORRE, p. 14, 
Y a-t-il des faunes naturelles dislinctes a la surface du globe et 
quelle me thode doit-on employer pour arriver a les definir et les 
limiter ? 



12 - 

N 86. WEINMANN, p. 8, Note sur 1 education du Syntomis 
Phegea. 

Memoirs of the Boston Society of Natural Sciences, t. II, part I, n 08 1 
et 2, part II, n 1 (5 pi. noires). 1871-72. 

Part II. D r PACKARD, p. 1, On the development of Limulus 
Polyphemus (3 planches noires). 

Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia., 
parts I-III. 1871. 

TH. MEEHAN, p. 51, Observations on Reduvins novenarius. 
D r LEIDY, p. 53, On Taenia mediocanellata. Lieut. DUTTON, 
p. 112, On Silurian and Devonian Brachiopoda. ELLIOTT COTJES, 
p. 120, Notes on the Natural History of Fort Macon and vicinity 
(Crustacea decapoda). Prof. THOMAS, p. 149, Contributions to 
Orthopterology. EDW. COPE, p. 295, On a Species of Galeodes. 
ID., p. 297, On the Fauna of the Wyandotte Gave (Crus- 
taces, Arachnides, Insectes). MEEK, p. 308, Descriptions of New 
Western Paleozoic Fossils (Crustace s, p. 331). 

Proceedings of the Boston Society of Natural History, t. Xllf, 1869- 
1871 (1870, p. 369-435, fin; 1870-71, p. 1-224). 

1870. D r PACKARD, p. 381, Catalogue of the Phalaanidse of 
California. - ID., p. 405, New or Rare American Neuropta, Thy- 
sanura and Myriapoda. 

1870-71. D r PACKARD, p. 13, Embryology of Isotoma, a Ge 
nus of Podudda3 (figures). MINOT, p. 55, Notes on the Flight 
of Butterflies. D r PACKARD, p. 60, On Limulus Polyphemus. 
P. UHLER, p. 93, Notices of some Heteroptera in the Collection of 
D r Harris. DALL, p. 123, On the Relations of the Class Brachio 
poda. HYATT, p. 136 (meme sujet). SPRAGUE, p. 206 (note 
sur les Scolytides). 

* Revue et Magasin de Zoologie, 1871-1872, n 4-12, pi. n. et col. 

DE CHAUDOIR, p. 101, 138, 168, 212 et 241, Especes nouvelles 
de Carabiques troncatipennes et remarques synonymiques. CHE- 
VROLAT, p. 16 et 107, Revision des Gle"onides (Catalogue). TH. 
DEYROLLE, p. 18, 64 et 275, Etudes sur les Lgpidoptferes du genre 



13 

Pavonia (pi. col). DOURS, p. 293, 349, 396 et 419, Hyme no- 
pleres nouveaux du bassin mediterraneen. G. D EMICH, p. 63, 
Lepidopteres de Transcaucasie. FAIRMAIRE, p. 60, Cole"opteres 
nouveaux du Maroc (Garabus et Neomarius, n. gen.). GINTRAC, 
p. 237, Non-contagion de la maladie des Vers a soie. GILNICKI, 
p. 466, Catalogue des Cicindelides et Carabiques recueillis en Asie- 
Mineure par M. Th. Deyrolle. GUERIN-MENEVILLE, p. 458, Ma 
ladie de la Vigne. ID., p. 27, 123, 189, 363, Se"riciculture. 
JEKEL, p. 405, Note sur le genre Caccobius. LUCAS, p. 143, 
164, 207, Note sur le Theridium tepidariorum. MABILLE, p. 61, 
Le"pidopteres nouveaux de France. OBERTHUR, p. 480, Catalogue 
des Lepidopteres rapporte"s d Asie-Mineure par M. Th. Deyrolle 

(pi. COl.). PlOCHARD DE LA BRULERIE, p. 173 et 221, ESpCCe et 

varied geographique. POUCHET, p. 110, 129, 183, 225, 261 et 
312, Influence de la lumiere sur les larves de Dipteres privces 
d organes exterieurs de vision. ROUSSANE, p. 237, Non-conta 
gion de la maladie des Vers a soie. SCUDDER, p. 66, Le~pido- 
ptere fossile (Satyrites) d Aix en Provence. - E. DE SELYS-LONG- 
CHAMPS, p. 175, Note sur plusieurs Odonates de Madagascar et des 
lies Mascareignes. SIMON, p. 51 et 97, Etudes sur les Scorpions. 
TOURNIER, p. 250, Coleopteres nouveaux (Clavicornes et Magda- 
linus) d Europe. ID., p. 257, Catalogue des Longicornes recoltes 
en Asie-Mineure par M. Th. Deyrolle, et description des especes 
nouvelles. 

(Get ouvrage a ete donnS par le Ministere de 1 Instruction pu- 
blique.) 

* Revue medicate de Toulouse, T ann^e, n 5. Toulouse, 1873. Q 

Transactions of the New-York State Agricultural Society, 1869 et 
1870, 2 vol. 

Annee 1869. ASA FITCH, p. 494, Thirteenth Report on the 
noxious, beneficial and other Insects of the State of New-York. 

Annee 1870. ASA FITCH, p. 355, Fourteenth Report on the 
noxious, beneficial and other Insects of the State of New-York. 

Verhandlungen der k. k. zoologisch-botanischcn Gesellschaft in Wien, 
t. XX (16 pi.), 1870, et t. XXI (14 pL), 1871. 
Tome XX. WiNNERiz, p. 3, Heteropeza und Miastor. ID., 



14 

p. 9, Die gruppe der Lestreminae. V. BERGENSTAMM, p. 37, 
Ueber die Metamorphose von Platypeza holosericea. MANN, 
p. 37, Beitrag zur Lepidopteren-Fauna von Raibl in Ober-Karnten. 
Baron NOLKEN, p. 59, Cidaria tristata und funerata. GREDLER, 
p. 69, Rhynchota tyrolensia. TSCHEK, p. 109 et 403, Beitrage 
zur Kenntniss der b slerr. Cryptoiden. D r KRIECHBAUMER, p. 157, 
Vier neue Hummelarlen (Bombus, etc.). MILLER, p. 219, Zwei 
neue Otiorhynchus-Arten. VON FRAUENFELD, p. 235, Ueber Ver- 
tilgung des Rapskiifers. D r FIEBER, p. 243, Dodecas neuer Gat- 
tungen und neuer Arten europaischer Hemiptera. ROGENHOFER, 
p. 869, Ueber die synonymic und die fruheren Stande von Earias 
insulana und Beschreibung einer neuen Art. D r MAYR, p, 939, 
Neue Formiciden. 

Tome XXL TSCHEK, p. 37, Ichneumonologische Fragmente. 
MANN, p. 69, Beilrag zur Kenntniss der Lepidopteren-Fauna des 
Glockner-Gebietes nebst Beschreibung drei neuer (Microlepidopt.) 
Arten. BRAUER, p. 103, Ueher zwei neue in Mexico entdeckte 
Insekten (Phryganide et Agrionide). ID., p. 107, Beitrage zur 
Kenntniss der Lebenweise und Verwandlung der Neuropteren (Mi- 
cromus, Panorpa et Bittacus). AUSSEREU, p. 117, Beitrage zur 
Kenntniss der Arachniden-Familie der TerritelariaB (Mygalidae au- 
tor.). D r MAYR, p. 399, Die Belostomiden. TSCHEK, p. 797, 
Neue 6 sterreichische Gynipiden und deren Gallen. ADSSERER, 
p. 815, Neue Radspinnen (Aran&des). Low, p. 841, Zoolo- 
gische Notizen : I. Beobachtungen iiber das Eierlegen und Spinnen 
der After- oder Bucherskorpione (Pseudoscorpiones, V. Obisida) ; 
II. Ueber die Metamorphose und Lebenweise von Trioza flavipen- 
nis. WINNERTZ, p. 847, 14 neue Arten der Gattung Sciara. 
D r FORSTER, p. 873, Monographic der Gattung Hyteus. KOLAZY, 
p. 1085, Ueber die Nahrung der Gattung Gryllotalpa vulgaris. 
D r GRABER, p. 1091, Ueber Polygamie und anderweitige Gesch- 
lechtsverhaltnisse bei Orthopteren. ID., p. 1097, Ueber die 
Ursprung und Bau der Ton-Apparate bei den Akridiern. 
WEYENBERGH, p. 1201, Ueber Fliegenschwarme. HOFFMANN, 
p. 1261, Ueber Aufbewahrung mikroskopischer Praparate. 



15 

OUVRAGES DIVERS. 



* CANESTRINI (Prof. G.). Nuove specie italiane di Aracnidi. Padoue, 

1873 (broch. in-8 extr. des Atti della Societa Veneto-Trentina). 

* QILEDVLIEG. Les Papillons diurnes de Belgique. Broch. in-12, avec 

carte teinte"e. Bruxelles, 1873. Offert par M. Preudhomme de 
Borre au nom de 1 auteur. 



Avis 

L Excursion entomologique annuelle anx environs de Paris aura lieu 
dans la foret de Fontainebleau, le dimanche 15 juin prochain. 

Prendre des billets d aller et retour (valables du samedi matin au Iwidi 
soir) au chemin de fer de Lyon, boulevard Mazas. 

Departs de Paris, le matin, a 7 h. 55 m. et 8 h. 40 m. 
de Fontainebleau, le soir, a 8 h. 18 m. et 9 h. 30 m. 

Rendez-vous a Fontainebleau, a 10 heures 1/2 precises, a I h&tel du 
Gygne, Grande-Rue. 



Par decision prise dans la stance du 28 mai 1873, chaque note insdree 
dans le Bullelin des stances nedevrapas comprendre a Tavenir plus d une 
page d impression. 

Nous prions nos confreres de se conformer h cette decision s ils ne 
veulent pas que la Societe soit contrainte ou de reduire l e"tendue des 
travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier dans les Annales et non 
dans le Bulletin. 



Toutes les reclamations relatives au Bulletin, ainsi que les demandes 
d envoi a 1 etranger (contre remboursement des frais de transport] doivent 
fetre adress6es au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Button, 27, 
qui est charge" de 1 exp^dition du Bulletin des seances. 

Paris, 7 juin 1873. 



EXTRAIT DU REGLEMENT 

DE LA 

SOClfiTE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Amice f 873. IS - dc sa fonclallon. 



Le montant de la cotisation, pour les Membres de la Socie^e", est 
par an, de : 

24 fr. pour les Membres residant a Paris; 

26 fr. pour les Membres habitant tant en France qu a 1 gtranger. 

Les Membres residant a Paris paient leur cotisation d avance et par 
trimestre. 

Les Membres non residanl a Paris doivent faire parvenir la leur au 
Tresorier de la Society sans frais, immediatement apres Cannonce de 
leur nomination, et, pour les a:nn6es suivantes, dans le courant du rnois 
de Janvier. 

Les Membres de la Socie"t ne recoivent leurs Annales que par la So- 
ciete. Les numeros auxquels ils ont droit sont envoyes francs de port, 
jusqu a residence, aux Membres non residants (hors Paris et a 1 etranger), 
apres reception de leur cotisation de l anne"e courante. 

La Societ^ correspond par I entremise de son Secretaire, de son Treso 
rier et de ses Archivistes-Bibliothecaires. Le premier a dans ses attribu 
tions la correspondance scientifique ; le second, celle qui concerne le 
recouvrement des cotisations et Tenvoi des numeros des Annales, el les 
derniers, ce qui regarde la Bibliotheque. Les lettres et paquels doivent 
etre adresses, francs de port, & M. E. DESMAREST, Secretaire, rue Linne", 3 ; 
a M. L. BUQUET, Tresorier, rue Saint-Placide, 52 ; et a M. J. FALLOU, 
Archiviste-Bibliotliecaire, rue Hautefeuille, 30, & Paris. 

Pour tout ce qui a rapport au Bulletin bi-mensuel, s adresser au Tre 
sorier adjoint, M. fimile RAGONOT, rue de Buffon, 27. 

NOTA. Pour ne pas eprouver de retard dans Tenvoi de leurs Annales, il 
est essentiel que MM. les Membres francais et etrangers adressent, dans 
le courant de Janvier de chaque annee, le montant de leur cotisation au 
Tresorier de la Societe, soit par un mandat sur la paste aux lettres } soit 
par la voie du commerce. 

Tout Membre doit la cotisation de I ann^e dans laquelle il a e"t6 recu, 
quelle qu en soit la date, et recoit, en consequence, les Annales de ladite 
ann6e. 

Chaque auteur d un memoire insure dans les Annales (a Texception du 
Bulletin] a droit a un tirage a part de 20 exemplaires (texte et planches 
noires}. Au dela de ce nombre il doit en faire la demaude. Le prix des 
tirages a part supplementaires est de 5 centimes par feuille d impression, 
de 10 centimes par planche noire et de 30 centimes par planche colorize. 
L auteur doit informer le Secretaire ou le Tresorier de ses intentions a 
cet egard en meme temps qrfil envoie son travail, et solder les dits tirages 
aussitot apres Timpression de son m^moire. 



PARIS, Typog. FfiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22, 



N S. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par III. E. nESitf AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



La prochaine seance de la Societe (25 juin 1873) aura lieu dans 
le nouveau local qui vient de nous etre accorde par M. le Prefet 
de la Seine, a la Mairie du VI e arrondiesement (place Saint- 
Sulpice). Reunion a 7 heures 1/2 du soir. 



Seance du 11 Juin 1S73. 

Prudence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

S3 mcmbres presents. 

M. Achille Raffray, de Boghari (Algerie), assiste a la stance. 

Communications. M. L. Buquet donne lecture de la notice nScrologiquO 
suivante sur M. A.-R. Follias : 

Notre 8001616", dej k si cruellement frapp^e depuis quelques mois, dans 
la personne de plusieurs de ses membres , doit enregistrer encore une 
perte re"cente, celle de M. Alexis-Rupert Follias, ne" k Avize (Marnc), en 
octobre 1813. 



A def aut de renseignements precis, que je n ai pu me procurer, sur ses 
premieres anne"es, je me bornenii a dire que, fils de notaire, M. Follias 
avail fait de bonnes Etudes et recu une excellente Education : de la les 
rapports agre"ables et pleins de courtoisie que n ont cess6 d avoir avec 
notre regrelte confrere les entomologisles qui, comme moi, e"toient en 
relations avec lui. 

Bon observatenr, chasseur experiment^, notre collegue s est borne a 
former avec methode et un soin tout particulier une inte"ressante collection 
de Coleopteres; mais, soit exces de modestie, soit faute de loisirs suffi- 
sants, rien n a et6 publte de ses interessantes remarques. 

M. Follias fit tout re"cemment un voyage a Paris, et, bien quMl sc plai- 
gnit de palpitations, causees sans mil doute par les emotions qu il a res- 
senlies lors des derniers ev&iements, rien ne faisait pressentir cependant 
une fin aussi soudaine. 

Ancien negociant, vice-president de la Socie"te de Saint-Vincent-de-Paul, 
a Abbeville, agree pres le Tribunal de Commerce de Reims, M. Fotlias, en- 
toure" de sa famille, est decede dans cette derniere ville, le 12 mai 1873, 
dans sa soixantieme annee. II comptait parmi nous depuis 1863 (1). 

M. H. Lucas communique la note suivante, relative a un Cionide 
appartenant au genre Nanophyes de Schonherr : 

J ai la satisfaction de faire passer sous les yeux de la Societe plusieurs 
individus vivants du Nanophyes burisei, que j ai de"crit et figur6 dans mon 
ouvrage sur les Animaux article s de TAlge^ie, t. If, p. 460, pi. 38, fig. 10 
(1849), et qui ont ete observes dans des conditions assez particulieres. 
M. le docteur Cordier ayant passe Thiver en Alg^rie, m a rapport^ a son 
retour plusieurs galles qu il a renconlr^es sur V Umbilicus pendulinus de 
Candolle. En examinant ces excroissances, qui fixent 1 attention par leur 
forme irre"guliere, j ai remarqu6 qu elles presentaient a leur surface des 
ouvertures plus on moins arrondies, a bords fletris, et paraissant d^ja 
anciennes. J ouvns plusienrs de ces excroissances, et dans chacune d elles 
j ai eu le plaisir de rencontrer cinq a six individus du Nanophyes Durisei. 
Gette julie petite espece, qui est assez agile, dont les antennes sont sans 
cesse en mouvement, se nourrit de la seve tres-abondante que contiennent 
ces galles, dans lesquelles elle ^tablit des galeries sinueuses et pro- 



(t) La Collection de M. Follias est en vente. S adresser a M rae Follias, sa veuve, 
rue Colbert, 22, a Reims (Marne). 



fondes. Lorsque Ton examine ces excroissances, tres-dures au toucher, on 
remarque qu elles ont unc teinte carmine e tres-foncee; elles sont isolees*, 
quelquefois reunies cependant et affectent une forme arrondie ou ova- 
laire. Ces excroissances ou hypertrophies, qui acquierent un certain de>e- 
loppement, ont ete trouvees en juin, aux environs d Alger, el, suivant 
M. le docleur Cordier, ces galles ne seraient pas rares sur Y Umbilicus 
pcndulinus. 

M. Al. Laboulbene, a la suite de la communication de M. II. Lucas, dit 
que Leon Dufour a decrit et figure une larve gallicole du Nanodcs hemi- 
sphaericus OLIVIER et sa nymphe (voyez nos Annales de 185/j, p. 651, 
pi. 19, n III), qui vivent sur le Lythrum hyssopifotium, aux environs de 
Saint-Sever. 

M. Charles Brisout de Barneville presente quelques observations sur 
les genres Heterocerus et Parnus : 

En etudianl les Heterocerus et les Parnus avec le dernier travail que 
viennent de faire parailre MM. Mulsant et Rev, j ai (He, amen6 & faire 
quelques observations nouvelles qui ne seront pas sans interet. 

IS Heterocerus murinus Kies., qui me paralt n avoir que dix articles aux 
antennes, presente une massue petite, compacte et ovalaire. 

Toutes les autres especes ont les antennes composees de dix a onze 
articles, avec une massue oblongue dentee en scie interieurement. 

Les Heterocerus hispidulus Kies., curtulus Fairm., marmota Kies. et 
minutus Kies. n ont que dix articles aux antennes, les troisieme et qua- 
trieme 6lant tres-petits, la massue est composee de six articles. Chez ces 
especes les plaques abdominales sont entierement fermees. 

Je rapporte au curtulus Fairm. une petite espece- d Alg^rie voisine 
du marmota, mais un peu plus petite. 

Les autres especes presentent onze articles aux antennes, la massue 
etant de sept articles. 

Six de ces especes ont les plaques abdominales completement fermees. 
Ce sont les Heterocerus maritimus Guerin, pruinosus Kies., intermcdius 
Kies., crinitus Kies., curtus Rosenh., senescens Kies. (punclatus Ch. 
Bris.). 

MM. Mulsant et Rey n ont pas connu plusieurs de ces especes, qni se 
trouvent en France. 

Le maritimus Gue"rin est tres-voisin du marmola, mais bien distinct 



par ses antennes de onze articles ; il se prend sur les bords de la Manche 
et aussi en Andalousie et en Algerie. 

Le pruinosus Kies. est tres-repanclu dans toute la partie meridionale de 
la France; il est tres-commun dans la vallee de la Soudon, pres de Geneve. 
II se distingue de Vhispididus, auquel il ressemble beaucoup, par sa 
ponctuation un peu plus forte, son corselet tache" de rouge au milieu et 
ses antennes de onze articles. 

Je rapporte avec quelque doule a \inlermedius une espece re"colte"e par 
Delarouze"e aux environs de Pau, mais qui parait corresponds a la des 
cription. 

Le curtus a e"te pris dans le departement du Var par feu de Baran. 

Le sencscens Kies., qui est idenlique a mon punctatus, a ete capture" a 
Arcachon par le docteur Marmoltan. 

Toutes les autres especes ont les antennes de onze articles, avec les 
plaques abdominales non ferme es au cote" interne. 

Chez les Parnus, les articles des antennes sont tres-difficiles a coinpter, 
aussi je n ai pu constater la presence du troisieme article, que Jacquelin 
Daval assure avoir vu; MM. Mulsant et Rey, comme ce dernier, admettent 
onze articles aux antennes. J accepte done le troisieme article comme bien 
constate". 

Gependant, en e"tudiant les differentes especes du genre, je me suis 
apercu que trois de ces especes avaient un article de moins a la massue : 
ce sont les Parnus strialo-punctatus Heer, pilosellus Er. et striatdlus 
Fairm. et Ch. Bris. Les antennes ne sont ici que de dix articles, la massue 
en presentant sept. 

Cette observation etablit done d une maniere tres-nette la separation 
du striatellus et du prolifericornis. 

Toutes les autres especes ont la massue des antennes composed de huit 
articles. 

M. le docteur Al. Laboulbene pre"sente quelques observations a la suite 
de cette communication; il dit que deja Le"on Dufour avait signale la 
grande difficulle de re"tude des antennes du Parnus et conseille" de faire 
macerer un peu cette antenne pour en de boiter et mettre en Evidence les 
articles (Annates des Sciences naturelles, 2 e serie, 183Zi, et pi. 2, fig. 12). 

M. Charles Brisout de Barneville annonce qu il a trouv6 dans la for6t 
de Marly VHarpalus pygmxus Dej., espece meridionale; le Bledius femo- 



5 

ratis Er. (sus Aube) en quantity et un Stenus, probablement le trivialis Kr., 
indique du Tyrol. 

M. E. Ragonot lit la note qui suit, dont Fimpression in extenso cst 
decidee : 

J ai eu occasion de parler dans les Petites-Nouvclles des mceurs et des 
fourreaux des chenilles du genre Coleophora; dans le but d encourager les 
microlepidopteristes debutants a rechercher par eux-memes ces chenilles, 
j ai 1 honneur de presenter a la Socie"te une lisle des especes que j ai 
observers aux environs de Paris en une huitaine de jours, a la fin de mai 
et au commencement de juin. 

La plupart de ces especes n ayant pas encore e"te sigoale es comme 
appartenant a la faune francaise, je pense que cette liste ne sera pas sans 
inte"ret pour les microlepidopteristes. 

Notre estim6 collegue M. Jourdheuille ayant clonne tous les details an 
sujet des planles nourricieres de ces Le"pidopteres, je pense qu il serait 
inutile d en reparler ici pour toutes les especes. 

Voici les chenilles que j ai pu observer un peu parlout, plus ou moins 
abondamment : 

Badiipennella. Pyrrhulipenmlla. 

Limosipennella. Vibicella. 

Ochripennella. Conspicuella. 

Lutipcnnella. Discordella. 

Fuscedinella. Onosmelia. 

VimineteMa. Ccespititiella. 

Nigricclla. Solitariella. 

Alcyonipcnnella. Grypliipennella. 

Hemerobiella. Troglodytdla. 

PaUiatelia. AnatipenneUa. 
SereneUa. 

Chatcogrammelta. Observe" des mines sur le Cerastium arvensc, a Sucy- 

en-Brie ; mais je n ai pu trouver les fourreaux. 
Auriceila. Commune a Lardy sur le Stachys recta; plus rare sur la 

Eetonica oflicinalis, a Bouray, Senart et Fonlainebleau. 
Conyzds (?). J ai trouve sur rinula conyza un fourreau ressemblant un 

peu a celui de I 1 Auriceila, mais plus e"lroit et plus fonce"; il est 

possible que ce soit le fourreau dc la Conyzse, 



Coronillae (?). Trouvd des fourreaux sur la Coronitla varia, a Lardy. 
Le fourreau ressemblo tellement celui dc la Sereneila qui vit 
sur I 1 Astragalus, le Golutea et VHippocrepis comosa, que, pour 
etre fix6, je dois altendre l^closion du papillon, qui est bien 
different de la Scrcmlla. II est possible que cela ne soil que la 
Screnclta, car M. Stainton m ecrit que le fourreau de la Coro- 
nillse se trouve sur les graines et qu il est droit et cylindrique ; 
rnais nion type de la Coronillse est accompagne" d un fourreau 
semblable & celui de la Sercnella. 

Ditclla. Trouvee communement sur Y Artemisia campestris, a Lardy el 
dans la foret de Fontainebleau (vallee de Jauberton). 

Csslibipennella. Plusieurs sur V Artemisia campestris et YA. vulgaris, 
a Bouray. 

Ochrea. Plusieurs a La Varenne, sur YHelmnthemurn vulgare. Ce four 
reau, malgr6 sa grande taille et sa couleur jaunatre, est tres-cliffi- 
cile a trouver, parce que la plante croit en touffes si conside 
rables, que les taches que fait la chenille arretent a peine rceil. 
11 faut beaucoup de patience pour la irouver. La chenille vit aussi 
sur les boutons des fleurs, et lorsque le fourreau y est attache 
on Tapercoit facilement. 

Wockeella. Je n ai obtenu qu un seul fourreau sur \diBetonicaofficmalts, 
malgre toutes mes recherches; mais si c est bien lameme espece 
qui vit sur la Pulmonaria saccharata dans les clairieres herbues 
et ombrage es des bois, elle est assez commune et je 1 ai ren- 
contr^e a Senart el au bois de Notre-Dame. 

Saponariclla. En cherchant avec soin, a Bouray, au pied des plantes 
de Saponaire et sur les brindilles d herbes avoisinantes, j ai trouve 
une quaranlaine de fourreaux et je pris plusieurs papillons. Les 
chenilles ne se Iransforment pas toutes a la meme epoque; j en 
ai qui sont encore actives. 

ChamaedryeUa. J ai recolte une vingtaine de fourreaux sur le Teucrium 
chamsedrys, dans la foret de Fontainebleau (valle"e de Jauberton), 
sur des talus ombrages exposes au midi. 

Lineolea (?). J ai trouve un certain nombre de fourreaux a Bouray surle 
Marrubiwn vulgare. Gomme cetle espece n a jamais ete trouvee 
sur cette plante, je ne suis pas encore bien sur que c est la 
Lineotea ; mais ce n est pas VOchripennella. 



A d autres e"poques j ai trouve les especes suivantes : 

Juncicolella. ParipenneLla. 

Sicci folia. Atbitarsella. 

Annulate lla. 

et j ai pris au vol t 

Leucoapennella. Deauratella. 

Murinipennella. Fuscocuprella. 

Frischella. Currucipennella. 

Albicans. 

Ce qui fait un total de quarante-quatre especes, et il est probable que 
je pourrai augmenter conside rablement cette liste en continuant mes 
recherches. J ajouterai que beaucoup de ces especes peuvent encore se 
rencontrer ce mois-ci. 

M. Lichtenslein adresse une longue note en reponse au travail de 
M. V. Signoret sur le Phylloxera vastatrix, insure dans le nuraero 3 du 
Bulletin des seances de la Sociele. 

Gette notice depassant considerablement la limite assignee a chaque 
communication (decision du 28 mai 1873), la Socie~te decide qu elle sera 
renvoyee a I auleur, afm d en reduirc 1 etendue. 

M. H. Lucas communique la note rectificative suivante : 

J ai fait connaitre dans le Bulletin de nos Annales, Zi e serie, t. X, p. L 
(1870), un cocon remarquable par sa forme et que j ai considere comrae 
e"lant construit par VAtlus Doumerci Walck. Notre confrere M. E. Simon, 
dans son Hist. nat. des Aran., p. 322, fig. 150, 1864, a repr&ente cette 
singuliere habitation et a forme avec TAraneide qui en est en meme temps 
et le constructeur et Tarcliitecle, un sous-genre auquel il a donn6 le nom 
de Lagenicola. D autres auteurs, parmi lesquels je citerai M. E. Simon 
lui-meme, ont depuis e"tudie ce cocon et out reconnu que celle habitation 
n elait pas construile par une Araneide de la famille des Attides, mais 
bien par VAgrseca (Agalemi) brunnea de Black wal, Hist, of Spid. of Great 
Brit., part I, p. 159, pi. xn, fig. 102 (1861). Ce qui a cause cette erreur, 
c est que 1 on trouve assez souvent le cocon de cette Aran6ide entierement 
nu, c est-a-dire non acheve et non entoure" d une toile recouverte a Tex- 
te"rieur de fines parcelles de sable et de terre dispos6es de maniere a 
cacher aux yeux de 1 observateur le tissti blanc argent mat, soyeux, qui 
compose 1 enveloppe, C est dans ces conditions que j ai e tudie derniere- 



_ 8 - 

ment, avec noire confrere M. J. Kunckel, un cocon de celte Aran6ide, 
con tenant des oeufs fecond6s, dont j ai obtenu plusieurs 6closions. En exa- 
minant les jeunes Araneides qui en sont sorties, j ai remarque" qu elles 
sont enlierement d un blanc teslace" et que les organes de la vision sont 
disposes comme chez les especes du genre Agrseca. Quand, au contraire, 
apres avoir 6tudie ce meme cocon ainsi protege, on 1 ispole ensuite de son 
enveloppe, on relrouve cette habitation lelle qu elle a 616 decrite et 
figuree, alfectant la forme d une petite bouteille. Ce cocon, extremement 
curieux par sa forme et sa contexture, que j ai trouv6 assez abondamment 
en Normandie, parliculierement aux environs de Honfleur, est ordinaire- 
ment fixe" aux ramuscules d une petite bruyere designed sous le nom 
d 1 Erica ou de Calluna vulgaris. J ai rencontre aussi cette singuliere 
habitation en Bretagne , particulierement dans les environs de Brest , de 
Roscoff et du Portrieuc. 

M. le docteur Al. Laboulbene, apres la communication de M. H. Lucas, 
dit qu il avail justement prepare dans une boite les coques de YAgelena 
brunnea pour les montrer a la Soci^te". II fait passer sous les yeux de ses 
collegues le cocon non fini, simplement tisse, el a cot6 un autre cocon 
tapiss6 de terre en parlie, mais dont rexlr6mil6 est tronquee comme sur 
le cocon de soie; enfin plusieurs autres monlrenl le dernier degr6 de 
revetement de terre fait par l Aran6ide. 

Notre collogue ajoute qu il a recueilli ces cocons, comme il 1 avait 
annonc6 deja (voyez Bulletin des stances, n 3, p. 8), a Saint-Denis-d Anjou 
(Mayenne) et qu il a obtenu un Hemiteles parasite. Mais il n a vu que la 
femelle aile"e ; il a, cette anne"e, 1 espoir d avoir le male de cette espece, 
qui est grande, Ires-belle, et qui est inconnue a M. le docteur Giraud. 

M. Al. Laboulbene montre, comme objel de souvenir, une lettre 
recue en 1850 et renfermant, colles sur papier, des insectes recueillis et 
envoycs par M. Pandell6. Ces insecles, resits dans un volume d entomo- 
logie aux trois quarts consume" par 1 incendie de sa maison pendant la 
Commune de Paris, sont encore intacls. Beaucoup d entre eux etant inte- 
ressanls par leur provenance pyrene"enne , notre collegue les oflre a 
M. Ch. Brisout de Barneville, President de la Soci6l6. 

Paris, 20 juin 1873. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Cie, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N 6. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par 1U. i:. DESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



La procbaine seance (9 juillet 1873) ainsi que les suivantes 
auront lieu a la Mairie du Vie arrondissement (place Saint- 
Sulpice). 



Seance du 5 Juin 1873. 

Presidence de Ci. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

2/i membres presents. 

M. Raffray, de Boghari (Alg^rie), assiste a la seance. 

La Soci6t6 tient sa seance dans le nouveau local qui vient d etre mis a 
sa disposition par M. le Prefet de la Seine, a la Mairie du VI e arrondis- 
sement (place Saint-Sulpice). 

Communications. M. Desbrochers des Loges adresse la description de 
trois especes nouvelles de Coleopteres d Europe : 

CORYMBITES PUTONIS. 

, nigro-virescens, griseo-pubescens ; antennis subfilifonnibus in 



2 ~ 

medio vix incrassatis, articulis omnibus Latitudine evidenter longioribus; 
prothoracc subdepresso, insequali, a tatere imprcsso ac sinuate, tarsorum 
anticorwn articulis simplicibus, gracilibus. 

Long. 6 1/2-7 mill.; lat. 1 7/10 mill. 

Le Lioran (Cantal). Plusieurs males, capture s en battant des sapins pres 
de la station du chemin de fer, par MM. le D r A. Puton et L. Lethierry. 

Tres-voisin du C. nivicola, dont 11 se distingue par le prothorax bien 
moins convexe, presque rectilineairement atte nue sur les cote s, avec une 
sinuosite late"rale limitee en dedans par une depression longitudinale ; par 
les articles des anlennes quatrieme a septieme a peine plus longs que 
larges, etc. 

CORYMBITES PAULINOl. 

Cuprxus, parce griseo-sequatiter pubescens; antennis articulo ultimo 
prsecedente longiori; prothorace medio longitudinaliter , profunde sulcato; 
elytris postice non ampliatis, interstitiis exterioribus convexis. 

Long. 15-17 mill. ; lat. A-5 mill. 
Coiimbra (Portugal). Je Pai recu de M. Paulino d Oliveira. 

Ressemble beaucoup au C. tesselatus, variete assimilis, pres duquel il 
doit prendre place ; mais chez cette espece les deux derniers articles des 
antennes sont egaux en longueur, le menton est moins avance en ogive, 
le prothorax est obsole tement sillonne" seulement a la base ou sans sillon, 
et les elytres sont plus ou moins 61argies en arriere. 

DlCHOTRACHELUS KOZIOROWICZI. 

Long. 3 1/2 mill.; lat. 1 1/2 mill. 

Get insecte, que M. koziorowicz a decouvert en Corse, se rapproche 
beaucoup du D. Rudcni. Il en diflere par le prothorax bien plus e"troit, 
a sillon moins profond ; par le scape des antennes mince dans ses deux 
tiers basilaires, mediocrement renfle ensuite, depourvu de soies clavi- 
formes; par la massue allongee, bien plus etroite; par les tibias minces et 
peine garnis de quelques soies e carte es le long de leur tranche externe, 
obsolelement pubescents en dedans; par les elytres, re gulierement con- 
vexes, n ayant pas la suture et Textremite des cotes rendues plus elevens 
posterieurement par des faisceaux de soies claviformes. 

Rostre distinctement sillonne", ainsi que le prothorax. Antennes greles, 



3 

& premier article du funicule obconique-allonge, !es autres successivement 
plus courts, les derniers transversaux. Prothorax aussi long que large, a 
peine arque late"ralement, profonde"ment impressionne" transversalement a 
son bord ante"rieur. tilytres allongees, convexes, en pointe tres-obtuse au 
sommet, a troisieme et cinquieme intervalle Sieve s, non costiformes ; des 
soies tres-claviformes nombreuses en arriere, bien plus rares ante"rieure- 
ment, e"galement deve es, ne rendant pas les cotes des elytres plus sail- 
lantes a la base ; stries assez distinctes, mais a ponctuation obsolete. 
Cuisses marquees , avant le sommet, d une tache de squamules blan- 
cha" tres ; tibias avec une se"rie de soies epaisses en dehors et quelques poils 
en dedans : les anterieurs legerement courbe"s en dedans, seulement au 
sommet; troisieme article des tarses beaucoup plus large que les pre"c6- 
dents. 

M. de Marseul envoie une nouvelle note sur les Leucolxphus : 

Plus heureux que moi, M. H. Lucas a pu obtenir en communication le 
type du Leucotaephus nigropunctatus, et, en le comparant avec des Perrisi 
que possede M. Leprieur, il a conclu que ce ne sont que le male et la 
femelle d une meme espece, corroborant ainsi mes conclusions, qu il avail 
combattues d abord (voir stance du 9 avril, Bulletin n 1, pages 11 et 12). 
Toutefois, je ferai remarquer a notre savant collegue que je possede plu- 
sieurs exemplaires du nigropunctatus en parfait etat de conservation et 
que j avais pu les comparer avec le vrai type, le seul type du Perrisi. 

Quant a son liliputanus, represents" par un seul individu , qui me 
semble une femelle, la disposition des points noirs denudes et des lignes 
de meme nature sur ses elytres, semble au premier coup d*oeil en faire 
une espece diflerente du Perrisi, et il me parait utile d en faire ressorlir 
les caracteres differentiels; mais pour 6tre cornple tement fixe" sur la ques 
tion, il serait prudent d attendre des materiaux plus nombreux : jusque-to 
je maintiens mon doute. 

M. Raffray, a la suite de cette lecture, pre"sente e"galement quelques 
remarques : 

M. Gaston Allard, d Angers, a recu dernierement quelques insectes fort 
curieux venant de Ouargla et de 1 Oued-Souf, dans le Sahara alge"rien, et, 
entre autres, un nombre relativement considerable de Leucolsephus que 
j ai pu examiner dans sa collection. Us appartiennent tous au nigropunc 
Luc., et Perrisi Luc., et sont dans un 6tat parfait de conservation. 



J ai pu constaler combien sont inconstantes les differences invoquees 
pour elablir ces deux especes. Le nombre des epines aux tibias antelieurs 
varie jusque chez un mme individu. La taille et la forme, plus ou moins 
grande et trapue, sont sans nul doute un caraclere sexuel, et j ai remarque 
que le nombre des individus de grande taille et de forme plus trapue etait 
de beaucoup le moins considerable. La ponctuation est aussi tres-variable 
comme intensity ou comme disposition ; mais dans aucun des Leucolsephus 
de M. G. Allard je n ai vu de traces des lignes elevees et de"nudees qui 
ornent les elylres du lilipuianus Luc., dont M. H. Lucas a bien voulu 
me montrer un individu, ni rien qui fit pressentir une transition entre 
les elytres simplement ponctuees de noir des nigropunctatus et Perrisi 
et les elytres a cotes denudees si tranchees du liliputanus Luc. 

Je crois done que cette derniere espece devra etre conserved comme bien 
distincte et les deux autres re"unies en une seule. 

M. Desbrochers des Loges e"crit qu il a capture" a Gaunat, sur des 
bouleaux, au mois d avril dernier, VOrchestes 5-maculatus Chevr. L exa- 
men de cet insecte et d un assez grand nombre d individus qui lui viennent 
de Laval Fa convaincu que cette espece, ainsi que Favait observe" M. H. 
Brisout de Barneville, n est autre que le semirufus Gyll. Les caracteres 
indiques par M. de Marseul (Bulletin 1868, p. LXXVI) n ont rien de cons 
tant : la pubescence est tantot grisatre sans e"clat, tant6t a reflet dore ; les 
taches de nude es, sans disparaitre completement, sont sou vent peu mar- 
que"es, et il n est pas rare de trouver des exemplaires chez lesquels les 
places de nude es ne sont pas plus fonce"es que le reste de Fe"lytre. Quant a 
la forme du prothorax, les differences signalees par M. de Marseul sont 
purement sexuelles et se retrouvent a tous les degr^s chez les individus 
qu il a sous les yeux. 

M. de Marseul annonce, au contraire , par Fentremise du Secretaire, 
qu il a retrouve" aupres de Fougerolles (Mayenne) VOrchestes 5-punctatus, 
toujours orne de ses cinq taches bien marquees, et que jamais il n a pris 
dans la meme localite un seul individu de Fespece a laquelle on pretend 
le rapporter. 

M. Marmottan fail savoir qu il a obtenu a Paris la Sijmpiezocera 
Laurasi, provenant d eclosion de larves contenues dans des souches de 
gen^vriers qu il avail rapportees de Fonlainebleau il y a deux ans. 



_ 5 ~ 

M. Lichtenstein e*crit qu ignorant la decision prise par la Socie te 
relative a 1 etendue des communications du Bulletin, il avail envoye" au 
Secretaire nne note detaillee qui devait re"pondre a celle de M. V. Signoret 
au sujet du Phylloxera vastatrix. 

Gontrairement a Topinion de notre collegue, il soutient que le Phyl 
loxera est la seule et unique cause de la maladie qui ravage nos 
vignobles. 

II croit que le genre Phylloxera offre des individus males aile"s, des 
femelles aile"es et apteres, et peut-etre une forme qui s e"teint sans acque"rir 
des ailes. 

Une lettre adressee a un viticulteur de Bordeaux, qui a cru devoir la 
publier dans plusieurs journaux de Paris, nontenant des expressions telle- 
ment e loigne es de celles qu il a toujours ete heureux de trouver dans nos 
courtoises et amicales discussions, il ne re"pondra plus a nos collegues, 
et il retire la note qui a e"te mentionne e dans la seance du 11 juin 
dernier. 

Le meme membre donne aussi la note suivante sur les moeurs du 
Tachytes pompiliformis Panzer, T. nigra Latr. : 

J ai trouve", dit-il, cet Hyme"noptere creusant dans le sable et y prati- 
quant des galeries de 10 a 12 centimetres de long, au fond desquelles il 
e"tablit une petite loge spherique dans laquelle il apporte quatre petiles 
Sauterelles au plus, d un centimetre de long, qui me paraissent etre des 
larves du genre Chortipus (probablement le C. variabilis ou C. prato- 
rum). Une de ces larves de Sauterelles porte Toeuf du Tachytes colle enlre 
les deux premieres pattes sur la poitrine. J ai mis soigneusement trois 
niche"es ainsi composers dans des tubes en verre pour suivre les m6la- 
morphoses de cet insecte. 

M. E. Simon adresse la note qui suit : 

Dans mon dernier travail, public par la Soci6te" royale des Sciences de 
Liege, et intitue : Araneidcs nouveaux du midi de CEurope, 2 e memoire, 
j ai dit, a propos des Avicularia andalusiaca et maroccana (p. 15) : Ces 
especes rentrent dans le nouveau genre Jschnocolns de M. Ausserer ; il 
serait meme bon de les comparer aux S. triangulifer As. et holoscriceus 
L. K. 

Depuis que ces lignes ont ete imprimees, M. le professeur Waga m a 



soumis plusieurs Aran&des de Sidle, parmi lesquels j ai reconnu Ylschno- 
tolus triangulifer ; cette espece est voisine, mais bien distincte de celles 
que j ai de"crites; elle differs surtout de V andalusiacus par ses yeux late"- 
raux posterieurs presque arrondis (non anguleux) et peu se pare s des ante- 
rieurs ; elle se distingue du maroccanus par les tibias de la premiere paire 
de pattes et ceux de sa patte-machoire plus longs et un peu plus greles 
relativement h la patella. 

J ai vu aussi une femelle adulte de VAciinopus algerianus Lucas, venant 
de la province de Constantine ; comme je 1 ai deja dit, cette espece ne 
peut rentrer dans le genre Actinopus de Perty, qui est exclusivement 
americain ; elle a entierement le fades de la Cteniza Sauvagei Rossi, dont 
elle differe par ses yeux late"raux formant un rectangle et non un trapeze, 
les supe"rieurs n etant pas plus ^cartes que les anterieurs, comme cela a 
lieu chez G. Sauvagei. M. Ausserer s est servi de ce caractere pour separer 
ses deux genres Cteniza et Cystocarenum ; mais je dois avouer qu il me 
parail bien faible pour avoir une valeur gene"rique; cependant, en compa- 
rant les autres parties du corps chez les deux especes, j ai trouve que la 
forme du plastron est toute diffe rente : en effet, chez C. Sauvagei le plas 
tron est plus long que large, graduellement retre"ci en avant, ou il est 
tronque, tandis que chez C. algeriana il est aussi large que long et 
presque arrondi j j en ai conclu que le genre Cystocarenum pouvait e" tre 
conserve, mais avec des caracteres tout autres que ceux dont M. Ausserer 
s est servi. 

M. H. Lucas communique la note suivante : 

M. Thorell, professeur de zoologie a 1 Universite d Upsal, vient de ter- 
miner un travail considerable ayant pour tit re : Remarks on synonyms of 
European Spiders. Get ouvrage, public" en anglais, formant un volume in-8 
de plus de 600 pages, sera utile et meme indispensable aux naturalistes 
qui se livrent exclusivement a 1 ^tude des Araignees. En consultant ce tra 
vail, dans lequel presque toutes les Araneides d Europe sont signale"es, ils 
auront un apercu synonymique complet des genres et des especes que 
renferme cet ordre interessant En effet, M. Thorell a porte" un soin tout 
particulier a la synonymie, sans laquelle il est impossible de s entendre 
en histoire naturelle ; elle esl chronologiquement 6tablie et accompagnee 
de notes et de remarques extr&mement curieuses. 

Ce meme naturaliste avail deja public, anterieurement a ce travail, un 



autre ouvrage in-Zi", ayant plus de 200 pages, qui a pour litre : On 
European Spiders, et qui, re"uni au premier, dont il est le Genera, forme 
un traite" complet dans lequel 1 auteur a expose", en faisant connaltre les 
caracleres qui les difierencient, les genres, les families et les sous-ordres 
qui composent actuellement 1 ordre des Araneides. 

Les zoologistes doivent etre reconnaissants a M. le professeur Thorell 
d une semblable publication faite avec talent et conscience, destined a faci- 
liter et a re"pandre l e"tude des Araneides, trop negligee de nos jours par 
les naturalistes, malgre les mceurs pleines d interet et 1 organisalion reel- 
lement merveilleuse de leurs repre"sentants. 

M. Al. Laboubene (stance du 11 juin 1873) parle des Yponomeutcs 
qui ont e"t6 si nuisibles aux pommiers, et il dit qu il a recu de M. Guene e 
une lettre et une brochure a ce sujet. M. Guenee, avec grande raison, fait 
remarquer qu il faut e"crire Yponomeuta avec un Y, et que le genre a 6te" 
fonde" par Latreille et orthographic de la sorte. Dut-il ne rien signifier, 
il faut respecter ce nom et ne pas suivre 1 exemple des auteurs alle- 
mands qui ont de tourne , pour ne pas dire plus, la priorite, en e crivant 
Hyponomeuta Zeller. 

L espece est la matmella Zell., Frey et Guene e (Gat. Microl., p. 106). 

M. Laboulbene ajoute que M. Guenee, dans son travail, propose d en- 
lever les toiles ou les chrysalides se sont renfenne es et de bruler ces 
toiles avant 1 eclosion des papillons. 

M. Berce dit qu il approuverait cette pratique, suivant lui, tres-ration- 
nelle. 

M. Goossens, revenant sur les moeurs du genre, pense qu en faisant la 
guerre aux nids des chenilles ecloses et placets dans une toile, pres de 
1 aisselle des branches, on detruirait beaucoup de ces insectes. 

M. Fallou croit aussi qu on pourrait de la sorte arreter en parlie leurs 
ravages. Il est d avis que Tetude des premiers e"tats de ces chenilles est 
indispensable pour connaitre les especes, opinion a laquelle se rallient 
M. Laboulbene et les personnes qui ont pris part & la discussion. 

M. Ragonot, & propos de la note de M. le docteur Al. Laboulbene, 
dit que la question de la nomenclature, en ce qui concerne cerlaines 
especes ft Yponomeuta, est encore loin d etre resolue d une maniere satis- 



faisante et qu il est en train, ainsi que M. Fallou, de faire des Educations 
de chenilles pour tacher d arriver a la re"soudre. 

Ce qui a cause* beaucoup de confusion, ce sont les noms imposes par 
Linne" a deux especes : ainsi son Evonymella (Padi Z.) vit sur le Prunus 
padits et non sur le fusain (Evonymus Europxus), et la Padella L. mange 
lupine, le prunellier, etc., et non le P. padus. Cependant il n y a que les 
Padella L. et sa var.? Malivorella Gn., Malinella L., CagnageUa Hb. et 
Uahalebella Gn., dont la determination soil difficile, VEvonymella L. lant 
remarquable par ses cinq rangecs de petits points. 

La Padella ne peut etre confondue avec ses congeneres, parce que le 
dessous de ses ailes est entierement d un gris brunatre et les franges d un 
gris fonce". Cette espece varie beaucoup : il y a des individus d une cou- 
leur gris de plomb, d autres sont blancs, et il y a des varie tes interme*- 
diaires. On eleve surtout la varieie" blanche sur le pommier, et M. Guene"e 
Fa nomme e Padella, var. Malivorella ; c est peut-e" Ire une espece dis- 
tincte, et M. Ragonot en a recu des exemplaires d Angleterre ou, jusqu a 
present, on n a pu trouver la Malinella. Ce qui pourrait permettre de 
conside"rer la Malivorella comme une espece valable, c est que M. Stainton 
dit qu il a mis des chenilles de la Padella de l aube"pine sur le pommier 
et qu elles se sont laisse es mourir pluttit que d y toucher. 

La Malinella Z., qui vit sur le pommier, se distingue par ses ailes tou 
jours blanches, avec les franges blanches ou seulement tegerement teinte es 
de gris ; mais ce qui surtout la caracterise, a c6t6 de la Padella, c est que 
les ailes supe rieures ont la cote en dessous fmement. mais distinctement 
borde e de blanc et la f range est presque blanche. 

Le fusain nourrit la Gagnagella Hb. (Cognatella Fr., Evomjmella Sc.), 
qui ressemble beaucoup a la Malinella t mais qui est plus grande ; les 
franges des ailes supe rieures, tant en dessus qu en dessous, sont toujours 
d un blanc pur, et ge ne ralement les franges des ailes infe rieures sont de 
la me 1 me couleur ; mais comme certains specimens les ont teinte es de gris, 
il ne faut pas trop s appuyer sur ce caractere. 

On trouve la chenille de la Mahalebella en masses sur le bois de Sainte- 
Lucie (Prunus Mahaleb), mais il est tout a fait impossible de distinguer 
1 insecte parfait de la CagnageUa; cependant il se pourrait que cela soil 
une bonne espece, les plantes nonrricieres ayant si peu de rapports entre 
elles. M. Ragonot pense que, pour arriver a une solution , il faudrait 
essayer d e"lever la chenille de Tune de ces especes sur la plante de 
1 autre ; et il essayera de le faire. 



.. g __ 

Enfin toutes ces especes sont sujettes a une certaine e"tendue de varia 
tion, et ce n est que par I exp^rience qu on peut les reconnaltre. 

M. Ragonot (stance du 25 juin) ajoute aux communications pre ce - 
dentes les remarques qui suivent : 

Je n ai pu mettre a execution qu une partie des experiences sur les che 
nilles dCYponomtuta, que je proposals a notre derniere stance, le temps 
m ayant manque pour me procurer les chenilles propres au pommier et a 
Tepine ; mais j ai fait 1 essai de transposer les plantes nourricieres des 
chenilles de VEvonymella, Cagnagella et Mahalebella, et j ai constate" 
qu aucune de ces chenilles n ont voulu toucher aux plantes, autres que les 
leurs, que je leur donnais. Je pense done que nous avons effectivement 
deux especes distinctes dans la Gagnagella et la Mahalebella, malgre leur 
ressemblance a l e"tat parfait. 

Les chenilles se ressemblent aussi beaucoup, mais j ai remarque que la 
chenille adulte de la Cagnagella est entierement jaunatre, et les points 
verruqueux sont tres-pelits, presque invisibles, tandis que la chenille de 
la Mahalebella est d un blanc grisatre, avec les segments ante"rieurs seu- 
lement jaunatres et les points verruqueux plus grands et bien distincts, 
principalement sur les cote s. 

Quant a la chenille de YEvonymella, il est impossible de la confondre 
avec les aulres, car chacune de ses grandes taches ordinaires est suivie 
d une plus petite sur la mSme ligne, et les points verruqueux sont comme 
dans la Mahalebella. 

J ajouterai que la Mahalebella Gn. n est connue ni en Angleterre, ni en 
Allemagne ; M. Wocke, dans son catalogue, lui donne comme patrie unique 
la Dalmatic, mais c est sans doute par erreur, car il cite M. Guene"e comme 
1 auteur du nom, et, dans son Index Microlepidopterorum, notre collegue 
dit positivement qu il a trouve" la chenille a Enghien sur le Prunus 
Malaheb ; je 1 ai moi-meme observed sur cette plante dans plusieurs autres 
localite"s, mais je ne sais si elle a ete" prise ailleurs qu aux environs de 
Paris. 

M. de Marseul, dans une lettre adresse e de Fougerolles, rapporle que 
les chenilles KYponomcuta qui, depuis plusieurs anne"es, devaslent les 
e"pines blanches, sont encore fort nombreuses cette anne"e. Elles ont com 
mence a paraitre vers le 20 mai, et notre collegue peut suivre a son aise 
leur de"veloppement ; elles sont environ de 15 a 20 par nid ; mais aucune 
ne se trouve ici sur les pommiers. 



10 

M. Charles Brisout de Barneville fait la communication suivante : 

Depuis deux ans j avais une larve d tilate ride , que j avais conserved 
dans un vase en verre, avec les debris dans lesquels je 1 avais trouve"e. 
J ai maintenu I humidile" dans ces de"bris pendant pres de deux annees, 
en mettant une eponge completement imbibe e d eau dans le vase, pose"e 
sur les de"bris ; le vase 6tait ferine" par une feuille de papier ficelee autour 
deson embouchure, et cependant it ne s est jamais forme" aucune moisis- 
sure. 

M. Raflray annonce qu il va partir prochainement pour la c6le" orien- 
tale de TAfrique. II compte s^journer plusieurs annees a Zanzibar, ou il 
se livrera a des recherches entomologiques. 

Membre recu. M. Ferdinand Reiber (Gole"opteres et Hemipteres d Eu- 
rope), negociant a Strasbourg , pr6sente par MM. L. Bedel et Goubert 
(commissaires-rapporteurs MM. Berce et Ghevrolat). 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. 



(Seance du iljuin 1873.) 

OUTRAGES P^RIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAV ANTES. 

Comptcs rendus des seances de I Acadtmie des Sciences, tome LXXVI, 
n* 21 et 22 (mai-juin 1873). 

GUERIN-M^NEVILLE, p. 1307, Note concernant une importation 
de graines de Vers a soie de UAme rique du Sud. 



11 

* Entomologist s monthly Magazine, n 109, Juin 1873. 

D. SHARP, p. 1, Typhlodes italicus (gen. nov. Xantholinorum) 
from Italy. C. BARRETT, p. 2, Notes on British Tortrices (suite). 

VERNON WOLLASTON, p. 9, On two new genera of Colydiids 
from New Zealand. HERBERT DRUCE, p. 13, Cliaraxes nobilia 
(nov. sp.) from Africa. .7. BATES, p. 14, Notes on Heteromers 
(n 8) : Descriptions of Diaperis and Apsida. J. SCOTT, p. 22, 
On certain British Hemiptera-Homoptera. 

Notes. P. 17, On the Carabideous genus Maraga. P. 18, 
On certain British Orchestes and Ceutorhynchus. P. 19, Cleonus 
nebulosus near London, Pediacus dermestoides near London, 
Thalpochares paula in Britain. P. 20, Vanessa Antiopa in Hol 
land, Perception of Gonepteryx rhamni at fault. P. 21, Black 
variety of Dianthcecia conspersa in Morayshire, Larva of Nema- 
tus ribesii, Proceedings of the ent. Soc. of London. 

* Fcuille des Jeunes Naturalises (1), t. I (n os 1-12), t. II (n" 13-24), 

t. Ill (n 25-32), 1870-1873. 

Tome I. A. K., p. 5, Papillons. LES REDACTEURS, p. 10, 
Le mois de Juin (Entomologie). - M. H., p. 12, Araigne"es. DE 
PRINSAC, E. DOLLFUS, REGIMBART, p. 18, 32, 49, La Charite en- 
seignee par les Insectes. LES REDACTEURS, p. 22, Le mois de 
Juillet (Entomologie). L. MEYER, p. 30, 42, 9, 56, 64, Une 
course entomologique dans le Valais. J. BETOUS, p. 32, Les 
Courtillieres ; leur chasse. REGIMBART, p. 46, Observation sur 
la ponte du Dytiscus marginalis. M. H., p. 55, L Argyronete. 

LES REDACTEURS, p. 57, Le mois d Avril (Entomologie). A. 
CLAUDON, p. 65, Reflexions sur I utilit6 de 1 entomologie. LES 
REDACTEURS, p. 67, Le mois de Mai (Entomologie). E. D., p. 72 
La faune des profondeurs dans les Grands-Lacs. E..., p. 74, 
78, 86, 9/i, 104, Conseils aux debutants en entomologie. D HERS, 
p. 83, Ravages des chenilles sur les pommiers. REGIMBART, 
p. 85, Les Ilybius des environs d Evreux. LANCELEVEE, p. 103, 
Note sur la chasse du Serica brunnea. P. 108, Preparation des 
Le"pidopteres. C..., p. 109, Quelques mots sur le vol des In 
sectes. 

(1) Offert par M. Jean Dollfus. 



12 - 

Tome II. LES RDACTEDRS, p. 1, L Histoire naturelle. E.,., 
p. 5, IZj, 36, Conseils aux debutants en entomologie (suite). 
J. S., Du cri du Sphinx Atropos. E. CHAUVEAU, p. 22, L Apus 
cancriformis. J. BARRIERS, p. 53, L lJyle"sine du pin maritime. 

M. REGIMBART, p. 69, 77, Ge ne ralite s sur les Hydrocanthares. 

E. LELIEVRE, p. 71, L Araigne e rouge ou la gobeuse d oeufs. 
M. H., p. 81, Notes sur la Lycosa saccata. H..., p. 83, Ghasse 
des Hyme nopteres. LES REDACTEURS, p. 95, Conservation des 
Chenilles. H..,, p. 110, Le Ver luisant. M. H., p. 113, 
Quelques mots sur les Psyllides. J. DE G., p. 121, Le Bibio 
Marci. G. BONAT, p. 127, Observations sur un des parasites du 
Chat. 

Tome III. P. 23, Insectes e lectriques (traduction). R. H., 
p. 53, Le Dytisque horde". E. LELIEVRE, p. 56, 77, Entomologie 
pratique : L echenillage. G. MINGAUD, p. 90, Le Scorpion rous- 
satre. 

* Journal d agriculture et d horticulture de la Gironde, n 261 (25 mai 

1873). 

TRIMOULET, Lettre sur le Phylloxera vastatrix. DE VITTON, 
M&me sujet. 

* Societe des Sciences naturelles et historiques de Cannes, t. Ill, 1873, 

n 2 (Proces-verbaux). Q 



OUVRAGES DIVERS. 

* COLLETT (Robert). Lycodes Sarsii, n. sp., ex ordine Anacanthinorum 

Gadoideorum. Broch. in-8 avec pi. n. (Extr. des Acta Soc. 
scient. Christianensis, anni MDCCCLXXI.) Q 

* FAUDEL (D r ). Notice sur le Musee d histoire naturelle de Colmar (Ar- 

ticule"s, p. A3). Broch. iu-8. Colmar, 1872. 

* MOE. Cantate ved det. K. Norske Frederiks Universitets Mindefest for 

H. M. Kong Carl. Christiania. Q 

* MULLER (Alb.). Contributions to Entomological Bibliography up to 

1862. Broch. in-8. (Extr. des Trans, of Ent. Soc., 1873.) 



- 13 - 

* SARS (G.-O.). Carcinologiske Bidrag til Norges Fauna : I. Monograph i 

de ved Norges Kyster forekommende Mysider. Broch. comp. avec 
3 pi. n. Christiania, 1872. (Extr. des public, de 1 Universite 
royale de Norve"ge.) 

* ID. Diagnoser af nye Annelider fra Christianiafjorden. Broch. in-8. 

* ID. Nye Echinodermer fra den Norske Kyst. Broch. in-8. Q 

* ID. On some remarkable Forms of Animal Life from the great 

deeps of the Norwegian Coast., I. Broch. comp. avec 6 pi. n. 
Christiania, 1872. Q 

* ID. Undersgelser over Hardangerfjordens Fauna : I. Crustacea. Broch. 

in-8. 

* SIEBKE. Bidrag til Norges Insecktfauna. Broch. in-8. Christiania, 

1872. 

* SIMON (Eugene). Araneides nouveaux ou peu connus du midi de 1 Eu- 

rope (2 e memoire). Broch. in-8 avec 3 pi. n. Bruxelles, 1873. 
(Extr. des Memoires de la Societe" royale des Sciences de Lie"ge). 

* THOMSON (James). Physis (suite). Q 



(Stance du 25 juin 1873.) 

OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de C Academic des Sciences, 
t. LXXVI, n 23 et 24, juin 1873. 

DUMAS, p. 145/i, Rapport sur les etudes relatives au Phylloxera 
presentees a 1 Academic. FAUCON, p. 1464, Observation des 
migrations du Phylloxera en juin. MARES, p. 1465, Etat actuel 
des Vignes dans le Midi de la France. THKNARD, p. 1465, Meme 
sujet. 



- 14 - 

Comptes rcndus des Seances de la Societe entomologique de Belgique, 
n 87 (7 juin 1873). 

GAPRONNIER, p. 6, Note sur les Syntomis Phegea. 
* Gazette medicate de Bordeaux, 2 e annge, 1873, n 12. 

P. 286, Les Cantharides ne renferment pas de Cantharidine pen 
dant leur jeune age. 

Memoires de CAcademie imperiale des Sciences de Saint-PStersbourg, 
VIP se>ie, t. XVII, n 05 11-12, t. XVIII, n 1-10, et t. XIX, n oi 1-5 
(pi. n. et col.). Bulletins, t. XVII, n 1-36, et t. XVIII, 
n 08 1-15. 

Tome XVII, n 12. 0. GRIMM, Beilrage zur Lehre von der 
Fortpflanzung und Entwickelung der Arthropoden (une planche 
noire). 

Bulletins. EL. METCHNIKOF, p. 231, Quelques remarques con- 
cernant 1 embryologie des Myriapodes. ID., p. 233, Quelques 
observations concernant 1 embryologie des Polydesmides. 



OUVRAGES DIVERS. 

TRIMOULET. Memoire sur la maladie nouvelle de la Vigne. Broch. in-8". 
Bordeaux, 1873. (Extr. des public, de la Soc. Linneenne de 
Bordeaux.) 



Avis 



M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont 
pas encore solde" le montant de leur cotisation pour Fann6e 1873, qu ils 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot que pos 
sible, sans intermediaire* 



15 - 



Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du A e tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapporte"es, d en 
informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte" ulte"neurement a leur adresse. 



Toutes les reclamations relatives au Bulletin bi-mensuel, ainsi que les 
demandes d envoi a Mranger (contre remboarsement des frais de trans 
port), doivent etre adresse"es au Tre"sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de 
Button, 27, qui est charge" de 1 expedition du Bulletin des seances. 



Par decision prise dans la seance du 28 mai 1873, chaque note inseree 
dans le Bulletin des seances, sauf decision de la Societe, ne devra pas 
comprendre a 1 avenir plus d une page d impression. 

Nous prions nos confreres de se conformer a cette decision s ils ne 
veulent pas que la Socie"te soit contrainte ou de reduire I &endue des 
travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier dans les Annales et non 
dans le Bulletin. 



Collections a vcndre : 

1 Collection de Cole"opteres d Europe recueillie par M. Follias. -- 
S adresser a sa veuve, rue Colbert, 22, a Reims (Marne). 

2 Collections entomologiques recueillies par M. Cabarrus : Coleopleres 
europeens et exotiques : 4,666 especes et 10,739 individus ; autres ordres 
d Insectes : 858 especes et 2,233 individus. S adresser a M me veuve 
Cabarrus, rue Thiac, 27, a Bordeaux (Gironde). 

Paris, 3 juillet 1873. 



AIEMBRES III BUREAU pour 1 annec 1873 

President.., .... MM 



Vice-President. 



Secretaire 

Secretaire adjoint. 



CH. BRISOUT DE BARNEVILLE, rue de Vaugirard, 55, 
et a Saint-Germain-en-Laye, rue de Pontoise, 15. 

LEPRIEUR, rue Linne, 3, et a I hopital militaire de 
Vincennes. 

K. DESMAREST, rue Linne, 3. 

H. LUCAS, an Museum, rue Cuvier, 57, et rue 
Monsieur-le-Prince, 10. 

L. BUQUET, rue St-Placide, 52 (faub. S^Germain). 

Em. RAGONOT, rue de Buffon, 27. 

J. FALLOU, rue Hautefeuille, 30. 

Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. 



Tresorier 

Tresorier adjoint 

Archiviste-Biblioth. . . 
Archiviste adjoint ,. 

COMMISSION 

La Commission se compose du Secretaire, du Tresorier, de I Arcliiviste et de : 
MM. BERCE, boulevard de Vaugirard, 132. 

le docteur ALEXANDRE LABOULBENE, rue de Lille, 11. 

ALBERT LEVEILLE, boulevard Magenta, 152. 

MAURICE SEDILLOT, rue de 1 Odeon, 20. 

COMMISSION DE PUBLICATION * 

La Commmission se compose des Membres tilulaires du Bureau et de : 
MM. THEODORE GOOSSENS, rue du Faubourg-Saint-Martin, 99. 

JULES KUNCKEL, boulevard Saint-Michel, 133. 

le Df ALEXANDRE LABOULBENE, rue de Lille, 11. 

Louis REICHE, rue du 29-Juillet, 10. 

EUGENE SIMON, rue Cassette, 24. 



COMMISSION Ii; i,A 

La Commission se compose des Membres titulaires du Bureau et de : 
MM. Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. 

EMILE RAGONOT, rue de Buffon, 27. 

Louis REICHE, rue du 29-Juillet, 10. 



SEANCES PENDANT L ANNEE 1873 

Quarante-deuxieme de sa fondation 



/ 8 


/ 22 




12 




26 




12 


LES 


26 


MERCREDIS 


9 




23 




14 




28 




11 




25 



Janvier. 

Fevrier. 

Mars. 

Avril. 

Mai. 

Juin. 



LES 

MERCREDIS 



23 
13 
27 
10 
24 
8 

22 
12 
26 
10 
24 



Juillel. 

Aout. 

Septcmbre, 

Octobre. 

Novembre. 

Decembre. 



LES SEANCES ONT LIEU A 7 HEURES l/ TRES-PRECISES DU SOIR, 

Mairie du VP arrondissement, place Saint-Sutpice. 
BIBLIOTHEQUE DE LA SociETE : rue Hautefeuille, 30. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 7. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par HI. i-:. DESIUAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mots. 



Seance du 9 Juillet 

Prfeidence de M. On. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

30 membres presents. 
* M. Le"on Goubert, de Saint-Die" (Vosges), assiste & la stance. 

Communications. M. Leprieur fait connaitre la note suivante : 

1 MM. L. Reiche et de Saulcy ont de"crit dans nos Annales deux Bero- 
sus a e"lytres epineuses, sous les noms de B. dispar et bispina : 

Le premier, sMl faut s en rapporter a la description (Ann. Soc. ent. Fr., 
1856, p. 355), n aurait qu une seule e"pine suturale, et les deux sexes ne 
cliffe"reraient que par les dimensions plus grande de la femelle. 

Le bispina a deux epines, 1 une suturale, 1 autre externe, et nos col- 
legues n indiquent pas si les deux sexes offrent a ce point de vue quelque 
diffe"rence. 

Je montre aujourd hui a la Socie te deux individus, m&le et femelle, pris 
dans les environs de Bone. Le male offre bien deux epines terminates 
tres-longues ; mais, cliez la femelle, il n exisle pas d epine suturale bien 
marque"e, seulement Textr^mite" suturale est en angle presque droit et assez 
aigu. Serait-ce le bispina ou une espece nouvelle ? 

Dans Pespece de Bone les cinquieme et sixieme stries ainsi que la neu- 
vieme et la dixieme sont r^unies. 

2 Je prtsente aussi un Dineutes, qui m a 616 donne par M. F61icien de 



Saulcy et provient des chasses de M. ch. de la Brulerie en Syrie et en 
Palestine. Sa dimension ne permet de le rapporter ni an grandis Kl. , ni 
a Vsereus R. Etudie" avec le travail d Aube", je n ai pu y reconnaitre Yaus- 
tralis signale dans le Catalogue de M. de Marseul, et il me semble qu il 
faut le rapporter au D. subspinosus Klug, qui a comme lui rextremite" 
des elytres ovalaires legerement denlee en scie, caractere non signale" 
par Aub6 dans sa description de Vaustralis, qui est indique comme se 
trouvant dans la Nouvelle-Hollande. 

M. Henri Brisout de Barneville adresse la note qui suit : 
.J appuie 1 opinion de M. Desbrochers des Loges, indique"e dans la der- 

niere stance et deja emise par moi, au sujet de YOrchestes 5-maculatus. 
Je considere cet insecte comme e"tant YOrchestes semirufus. Je ferai 
remarquer, comme exemple de variation, que YOrchestes pubescens a sou- 
vent de meme, d apres Gyllenhal, cinq taches nues et que j ai regards , 
comme cet auteur, cette forme comme constituant la forme normale ; et 
cependant il cite des varie"tes sans tache, n en diffe"rant que par cette 
particularite. VOrchestes scuteltaris presente souvent aussi des taches 
de"nude"es, plus ou moins nettes. 

MM. Charles et Henri Brisont de Barneville annoncent qu ils ont 
repris, aux environs de Marly-le-Roi, Ylliobates Bonnairii Fauvel. 

M. H. Lucas communique une note relative a un nid construit par 
un Hyme"noptere fouisseur : 

N ayant pu assister a la stance du 14 mai, notre confrere M. L. Reiche 
m a envoye un nid d insecte qui a ete" trouve" aux environs de Melbourne 
(Nouvelle-Hollande). En examinant ce nid, qui est construit avec une terre 
tres-fine et extremement friable, j ai remarqu6 qu il avait une tres-grande 
analogic avec ceux des Pelopseus, Hym6nopteres abondamment r^pandus 
dans 1 Ancien et le Nouveau-Monde. J ai e"tudie" les loges ainsi que les 
coques papyrace"es qu elles contiennenl ; les unes et les autres rappellent 
aussi, comme disposition et comme forme, celles construites par ces 
Hymenopteres fouisseurs. Malheureusement , n ayant rencontre" dans ces 
loges, dont les coques e"taient toutes ^closes, aucun d^bri de 1 insecte 
parfait, il est impossible de dire si cette construction remarquable, que je 
fais passer sous les yeux de la Socieie", est re"ellement due a des Hym6- 
nopteres appartenant a cette coupe g6ne"rique. 

M. L. Reiche montre a ses confreres un Cryptocephatus d espece 
nouvelle, ainsi que deux Fourmis aveugles, qui ont e"te" recueillis a la 
Saint-Beaume par M, Abeille de Perrin. 



M. le docteur Alex. Laboulbene, au sujet des observations de M. Ch. 
Brisout de Barneville (Bulletin N" 5), indique diverges remarques qu il a 
e"te a me"me de faire relativement au nombre des articles des antennes 
d une espece de Parnus, et il dit qu il inserera une note a ce sujet dans 
un de nos prochains Bulletins. 

Le m&ne membre pre"sente quelques reflexions au sujet du Phyl 
loxera, d apres une elude qu il a faite sur des racines de vignes attaque"es 
par cet insecte ; racines recueillies dans le midi de la France et qui lui 
ont e"te communiquees par M. L. Reiche. II compte donner a la SocfeW 
une note a ce sujet, 

M. Henry Delamain, de Jarnac, dans une lettre adresse"e a M. E.-L. 
Ragonot, fait savoir que YYponomeuta Mahalcbella, qui n a encore 616 
signalee qu aux environs de Paris, est tres-commune dans le departement 
de la Charente. L annee derniere, les chenilles de ce Lepidoplere etaient 
tellement abondantes, que toutes les liaies de Prunus Mahaleb elaienl 
litteralement devore"es, et lenrs branches denudes etaient couverles de 
toiles blanches, brillantes comrae de la soie. M. Delamain ajoute : Cetle 
espece est bien certainement distincte de Cagnagella, car sa chenille meurt 
plutot que de toucher au fusain (1). 

* La MalineUa est un veritable fleau cette annec ; tous les pommiers en 
sont devores. 

M. Maurice Girard fait connaitre les fails suivants : 

Une vingtaine de cocons de YAttacus aurota (L6pid. He te roc.), prove- 
nant de Bahia (Bresil), m ont ete remis par la Societe d acclimatation pour 
essayer un grainage de cette belle espece a cocon devidable. Trois cocons 
seulement etaient pleins et n ont pas encore produit leur papillon. Tous les 
autres, bien plus legers, ont donne naissance a une multitude de petites 
Entomobies (Dipteres Brachoceres, Muscides), toutes de la meme espece, 
a ailes grisatres, semi-hyalines. II faudra une etude approfondie pour 
reconnaitre , dans ce groupe si difficile a caracteriser, si 1 espece a ete 
decrite ou si elle est nouvelle. 

Des exemplaires piques et d autres vivants de TEntomobie sont montre s 
a la Societe, ainsi que des pupes et leurs debris, les restes des chenilles 
vides de leurs parasites et les cocons (TAttacus aurota. 

(1) II est probable que la Mahalebella se trouvera partont ou crolt le bois de 
Sainte-Lucie. M. le docteur Cartereau, de Bar-sur-Seine, m a adresse des chenilles, 
et M. de Peyerimhoff dit qu il trouve cette espece en Alsace. E.-L. R. 



MM. J. Fallou et Maurice Girard remettent la note suivante sur une 
observation qu ils ont faite en commun : 

Dans une excursion ft Champigny, pres Paris, le 27 mars de cette anne"e, 
nous avons rencontrg en grand nombre la chenille de Chelonia Hebe, le 
plus souvent apres la quatrieme mue. Plusieurs chenilles e"taient mortes, 
altache es a des tiges de gramen, et pr6sentaient la consistance dure et 
1 aspect des Vers a soie muscardines et devenus dragees, corame disent 
les magnaniers. Presque toutes les chenilles recueillies e"taient attaquees 
et prirent la me"me apparence apres etre mortes sans donner de chrysa 
lides. 

Les faits de chenilles attaquees par des Cryptogames sont frequents, et 
Tun de nous a publie" autrefois une note sur diverses especes muscardi- 
nees, ou du moins atteintes d affection analogue (Ann^ Soc. ent. Fr., 
ft c serie, 1863, III, 90). Plusieurs especes de champignons, de genres 
differents, peuvent produire ces effets, et parmi eux la vraie muscardine 
des Vers a soie, Botrytis bassiana Bals., susceptible d etre communiquee 
& des insectes tres-varies, Chenilles, Sauterelles, Longicornes, etc., comme 
Tont fait voir les experiences d Audouin et de M. Guerin-Meneville. 

Un habile botaniste, un des membres de la Commission du Phylloxera, 
M. Maxime Cornu, a bien voulu examiner ces chenilles. II a reconnu sur 
les Chelonia Hebe, espece meridionale et locale pres de Paris, un Crypto- 
game d un autre genre que les Botrytis, et, au contraire, sur une chenille 
de Bombyx rubi, espece tout & fait indigene, trouvee par nous a Meudon 
au commencement de mars, qui mourut aussi en drage"e et couverte d une 
efflorescence blanche, un vrai Botrytis, peut-etre le bassiana du Ver a 
soie, ce qu avait de"jft reconnu autrefois M. L.-R. Tulasne. M. Guerin- 
Meneville cite cette m6me chenille comme ayant ete muscardinee par lui 
apres inoculation des sporules du Ver & soie. 

Nous reproduisons , avec I autorisation de la Socie te , la lettre adresse e 
a M. Maurice Girard par M. Maxime Cornn : 

Ainsi que vous Taviez reconnu, les deux especes ne sont pas attaquees 
par le meme champignon : Tune, le Bombyx rubi (chenille noire), qui 
pre"sente a sa surface un feutrage blanc tres-ras, offre des filaments tres- 
te"nus, non sporiferes, qu on peut vraisemblablement rapporter a la mus 
cardine des Vers a soie (Botrytis bassiana) non comple"tement de"ve- 
loppe"e. 

Quant aux autres chenilles (Chelonia Hebe), le parasite qui les a tuees 
est fort different : il rentre pleinement dans le genre Empusa (Cohn : Nova 
acta curiosorum naturae, A. L. C., t. XXV, p. 299, pi. ix-xi) ou Ento- 



mophtora Fre senius (1). II est assez voisin du parasite qui tue les Mouches 
vers 1 aulomne. Tout le monde a vu les Mouches fixees sur les vitres el 
enlourees d une aureole de spores. Le champignon occupe 1 abdomen de 
1 animal vivant; quand cet abdomen est pique il en sorl un liquide blan- 
chalre qui renferme un nombre considerable de corps ovoiides, premier 
etat du champignon. Ces corps ovoiides s allongent et font saillie au dehors 
en perforant mecaniquemenl la peau de 1 animal ; la Mouche est morte, 
du reste, peu de temps avant; r abdomen presente un aspect lout special 
de gras fige". Les filaments forment ft leur extremite un petit sperange 
spherique acumine", dans rinte"rieur duquel se trouve une spore unique 
en forme de toupie d Allemagne. A la maturite ces sporanges sont pro- 
jetes au loin, comme cela a lieu dans un certain nombre de champignons 
(notamment les Pilobolus, qui paraissent assez voisins de cclui-ci); telle 
est 1 origine de l aure"ole qu on observe autour des Mouches fixe es sur les 
vitres. 

Le parasite du Chclonia Hebe est un Enlomophthora ; peut-etre cst-ce 
la meme espece ; il parait assez difficile de decider la chose sur le sec ; 
sur le vivant meme il serait temeraire de se prononcer ; des experiences 
seules pourraient trancher la question. 

J ai pu examiner un Entomophthora sur le Puceron du sureau, a Mont- 
pellier, au mois d avril dernier : il a paru dans les Comptes rendus de 
Tlnstitut du meme mois urie courle note a ce sujet : mon attention avail 
ete 6veillee par une observation de M. J.-E. Planchon, correspondant de 
1 Institut, professeur ft la Faculte des Sciences et directeur de 1 ficole de 
Pharmacie de Monlpcllier, faite sur le Puceron de la vesce, qui mourait, 
disait-il , tue par une Muscardine , et qui etait tue" en realile" par un 
Entomophthora. J ai 6ludie compietemenl le parasite dc ce Puceron, et 
1 un des fails les plus singnliers est le suivant : un Puceron, conlenant 
dans son interieur 52 jeunes & divers elats de developpement, fitait rempli 
par les corpuscules CC Entomophthora (il y en avail jusque dans les 
antennes !) tandis que les jeunes etaient tous parfaitement sains et ne 
contenaient aucun corpuscule. Cela semble demontrer qu il faut que le 
champignon trouve, pour pouvoir penetrer dans 1 animal, une ouverture 
naturelle, une lesion, etc.. el qu il est incapable de peribrer les enve- 
loppes el les teguments des insectes. Je laisse, du reste, cette conclusion 
pour ce qu elle vaut. 

La question de la penetration est encore pleine d obscurite ; 1 epoque & 

(1) Ce nom doit prevaloir : le mot Empusa ayant ete applique tres-anterieure- 
ment ^ un genre de Mantiens. M. G. 



6 

laquelle elle a lieu, les conditions dans lesquelles elle s effectue ne sont 
pas connues. 

Le fait remarquable du cas present, c est 1 existence de YEntomophthora 
sur une tarve; je crois que c est la premiere fois que cela a e"te signale. 

Permettez-moi de vous citer d autres cas : Bail Ta vu sur le Noctua 
piniperda (Congres des Naturalistes allemands, tenu a Dresde, 1868). 

C est aussi ce parasite que je crois avoir rencontre au Puy-de-D6me 
sur un insecte identique a celui que je vous envoie et qui fut malheureu- 
ment perdu. C est une Tenthrede qui se monlrait en grand nombre sur 
les Alchimilia vulgaris et alpina, remarquablement abondantes sur ces 
hauteurs. 

II est possible que sur ces divers insectes il n y ait qu un seulTH unique 
parasite, YEntomophthora muscae; on ne peut en ce moment ni 1 affirmer, 
ni affirmer non plus le contraire. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redigc par II. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Annales de la Societe d agriculture de Lyon, 4 C se>ie, t. I, II, III, 
1868-1870. 

Annee 1868. MULSANT, p, 179, Tribu des Gibbicoles (Ptinides), 
l/i pi. n. 

Annee 1869. EYMARD, p. 5, Rapport de la Commission des 
soies sur les operations de 1 annee 1869. MULSANT, p. 2&1, 
Tribu des Lamellicornes. 

Annee 1870. EYMARD, p. 89, Rapport de la Commission des 
soies sur ses operations de 1 annee 1870. MULSANT, p. 155, 
Tribu des Lamellicornes (suite et fin). 



Les proces-verbaux des stances renfermant un grand nombre 
de notes relatives a 1 entomologie applique"e et particulierement a 
la se"riciculture. 

Annales de la Sbciete Linneenne de Lijon, t. XIX, 1872. 

MILLIERE, p. 1, Iconographie et description des Chenilles et L6- 
pidopteres ine dits (pi. coloriees). MULSANT et KEY, p. 91, Tribu 
des Bre"vipennes (Bolitocharaires) (pi. noires). ID., p. 427, Des 
cription de la larve de FAnobium denticolle. ID., p, 430, Oniti- 
cellus Revelierei, nov. sp. de Corse. ID., p. 433, Heterocerus 
pictus, nov. sp. de Sicile. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Acadtmie des Sciences, 
t. LXXVI, n 08 25 et 26 (juin 1873). Q 

* Entomologist s monthly Magazine, n 110 (juillet 1873). 

J. SCOTT, p. 25, On certain British Homoptera (Bythoscopidae) 
(suite). D. SHARP, p. 29, New genera and species of Anthri- 
bidse from New Zealand. VERNON WOLLASTON, p. 33, On a 
genus of the NosodendridaB from Japan. BARRETT, p. 34, Notes 
on British Tortrices. F. BATES, p. 45, Notes on Heteromera 
(n 9). 

Notes. P. 39, Coleoptera observed this season. Galls of 
Andricus near Aberdeen. Galls of Gecidomyia salicis on Salix 
purpurea. Captures of British Lepidoptera. P. 40, Thalpo- 
chares parva. Vanessa Antiopa. P. 42, On Aventia flexula. 
P. 43, On Lyca3na Alsus. P. 44, Erroneus food-plant assi 
gned to a larva. 

* Societe Linneenne du nord de la France, Bulletins mensuels n 09 10-12 

(avril-juin 1873). 

P. 151, Liste d Insectes nuisibles a Fagriculture. P. 183, Les 
desiderata de FEntomologie. P. 187, Exposition insectologique. 

Transactions of the Zoological Society of London : Transactions, 
t. VIII, parts 4-5 ; Proceedings for 1872, part III. 

Proceedings. CAMBRIDGE, p. 747, New species of Erigone 
(2 pi. noires). J. LE CONTE, p. 799, On Platypsyllida? a new 
family of Coleoptera (pi. n,). 



Verhandlungen der k. k. zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien, 
t. XXII, 1872, 7 planches. 

RUPERTSBERGER, p. 7, Beitrage zur Lebensgeschichte der Kafer. 
D r FIBBER, p. 27, Berichtigungen zu Kirschbaum s Gicadinen und 
uber einige Cicadinem in der Germar schen Sammlung. J. MANN, 
p. 35, Beschreibung 7 neuer Arten Microlepidopteren. SCHINER, 
p. 41, R. Felder. BELING, p. 51, 3 neue Arten der G. Sciara. 
SCHINER, p. 61, Miscellen. L. FISCHER, p. 77, eber Ges- 
chlechtorgane bei Orthopteren. - G. KOCH, p. 79, 2 neue Asili- 
den. TSCHEK, p. 231, Ueber einige Cryptoiden. F. Low, 
p. 273, Ueber Diaspis visci (Goccide). D r MORAWITZ, p. 355, 
Beitrag zur Bienenfauna Deutschlands. R. VON FRAUENFELD, 
p. 389, Zoologische Miscellen (XVI, 2 e partie : Metamorphoses, 
etc.). P. ZELLER, p. Zi/i7, Zur Kenntniss der nordamerikanis- 
chen Nachfalter, besonders der Microlepidopteren. R. VON 
FRAUENFELD, p. 567, Phylloxera vastatrix. RUPERTSBERGER, 
p. 573, 2 neue Garabiden-Larven (Pterostichus vulgaris, Aniso- 
dactylus binotatus). STROBL, p. 577, Aus der Fruhlings-Fauna 
Illyriens. BELING, p. 617, Beitrag zur Naturgeschichte der G. 
Bibio und Dilophus. FERRARI, p. 655, Ueber Vorkommen von 
Scorpionen im Erzherzogthume Oesterreich. D r MAYR, p. 669, 
Eichen-Gallen. NICKERL, p. 727, Beschreibung einiger Zwitter- 
bildungen bei Lepidopteren. STAUDINGER, p. 733, 3 neue 
osterreichische Lepidopteren. 

OUVRAGES DIVERS. 

* FRACENFELD (G. RITTER VON). Die Frage des Vogelschutzes. Broch. 

in-12. Vienne, 1872. Q 

* ID. Phylloxera vastatrix. Broch. in-8. Vienne, 1872. 

* ID. Zoologische Miscellen, XVI et XVII. 2 broch. in-8. 1872-1873. 

* MULSANT. Notice sur Dupasquier, architecte. Broch. grand in-8. Lyon, 

1873. Q 

Paris, 16 juillet 1873. 



PARIS. ~~ Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 8. 

, BULLETIN BES SEANCES 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

nccucilli par Jl. E. UESltf AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 3 Juillet 1S73. 

Presidence de M. Cn. BRISOUT DE BARNEVILLE. 
27 membres presents. 

MM. le docteur Boisduval, membre honoraire, Valery Mayet, de Mont- 
pellier, et le general Radoschkovski, de Saint-Petersbourg, assistent a la 
seance. 

Communications. M. Desbro<fchers des Loges adresse les deux notices 
suivantes : 

1 L une sur quelques caracteres distinclifs de diverses especes du genre 
Apion : 

En etudiaut a plusieurs reprises le genre Apion, je me suis apercu qu un 
grand nombre de caracteres dont on aurait pu tirer parti pour distinguer 
entre elles des especes tres-voisines, avaient ete negliges. Je me bornerai 
a citer plusieurs d entre eux : 

Dessous du rostrc. Chez PA. pmnonx et ses cong^neres, la deuxieme 



moilie basilaire presente une profonde cavite", occupant la largeur du seg 
ment, se prolongeant sur la tete jusqu au niveau posterieur des yeux, et 
au milieu de laquelle s avance ante"rieurement, en une pointe arrondie au 
sommet, la partie limitee par les scrobes. Chez PA. curvirostre, la 
portion ante rieure presente un large sillon ferme a la hauteur des scrobes 
et rempli, chez 1 insecte frais, d une pubescence fauve scmblable a Pama- 
dou ; a ia base, une large fossette dont les bords atleignent les scrobes, 
et divise c longitudinalement par une carene tranchante. Chez PA. stria- 
turn, le rostre est absolument strie au dela des scrobes ; en jleca, il pre- 
seute deux sillons me diocres separe"s par une carene obsolete. Chez 
YA. violaceum, de gros points assez nombreux anterieurement ; la base, 
un large et profond sillon traverse" longitudinalement par une carene 
obsolete (le male de cette espece a, comme quelques especes du groupe 
du carduorum, une petite dent plantee sur le bord interne du premier 
article des tarses posterieurs). Chez les Apion miniatum, frumenta- 
rium, etc., le canal basilaire est peu profond, sans carene mediane, et les 
fines carenes qui le limilent lateralement s etendent, en restant paralleles, 
jusqu au bord posterieur des yeux. Chez J A. pisi on reinarque une 
carene sur presque toute sa longueur, interrompue a la hauteur des 
scrobes, tranchante au milieu de la cavite" basilaire, qui est profonde; le 
sommet est grossierement ponctue". Chez PA. gracilicolle, la partie 
me diane se prolonge en pointe aigue sur une certaine e"tendue de la cavite 
basilaire, qui n est pas carne au milieu ; ce lobe est iui-meme surmonte* 
d une petite carene prolonged jusqu a Pextremite du rostre et flanquee de 
chaque cote" d une strie profonde. Chez PA. vorax, la fossette basilaire 
est reduite a deux fortes stries a peine plus larges que la carene qui les 
divise; cette carene est remplacee en avant par une strie qui ne de"passe 
guere le niveau des scrobes; le reste est poli et luisant, etc. 

ticusson. Cette piece, le plus souvent ponctiforme, carree ou oblongue, 
offre, chez quelques especes, une structure particuliere : chez PA. validum 
elle est en forme de lance; sa base, munie de deux petits tubercules 
tres-prononce s, fait saillie, ainsi que sa pointe extreme au-dessus du 
niveau des elytres, de telle sorte que cette partie, vue de cote, presenle 
Papparence d une e"chancrure limitee anterieurement par deux petites 
dents avancees. Le meme caractere existe chez PA. radiolum, mais moins 
prononce. 11 fait defaut chez PA. sencum : ce dernier presente, au-dessous 
cle la tete, au niveau posterieur des yeux, une saillie transversale tran 
chante. 

La poncluation des parlies inferieures, la forme et surlout Pelevation 



dcs segments abdominaux, qui tantol occupent le memo plan, tantot 
forment un angle rentrant prononce" a partir du troisieme arceau, peuvent 
aussi fournir d excellents caracteres. 

2 L autre comprenant la description d une nouvelle espece de Coleo- 
pteres de la famille des Longicornes : 

CALLIDIUM (Rhopatopus) CAUCASICUM. Nov. sp. 

Ater, griseo-pubescens, tarsis rufescenlibus, depressus; antennis brcvibus 
sat vatidis, minus dense ciliatis, articulis omnibus apice intus acute brc- 
viter dcntatis ; protlwrace brevissimo, intequali, in disco utrinque obsolete, 
tuberculato; scuteUo apice subtruncato; etytris basi profunde versus api- 
cem obsolete punctatis, sccundmn suturam distincte marginalis; fcmoribus 
parum incrassatis ; abdominis marginibus brunneis. Long. 11 mill., 
lat. 4 mill. 

Caucase. 

La brievete" des antennes et le peu d epaisseur des cuisses eloignent 
cette espece du C. clavipes ; la couleur noire des pattes et la brievete du 
prothoras, des C. femoratum et spinicorne (ou Varini)\ de macropus, 
beaucoup plus etroit et ayant les antennes hien plus longues et bien plus 
minces. 

M. G. Tappes fait savoir, par Tentremise de M. L. Ileiche, que le 
Cryptocephalus trouve a la Sainte-Baume par M. Abeille dc Perrin , et 
iiidique" dans le dernier Bulletin (N 7, p. 2} comme d espece nouvelle, 
doit etre rapporte au tres-rare C. stragula Rossi. Les deux individus e"tu- 
di6s par notre collegue, ainsi que celui que possede M. L. Keiclie, sont 
des femelles, et Ton ne connait pas encore le male de celte espece, si mal 
figurec par Rossi que le dessin qui la represente conviendrait aussi bien 
au palliatus, au concinnus et m6me au marginatus. 

Le m^me membre ajoute que le Cryptocephalus Pcrricri Fairmaire, 
dont il vient de faire le dessin d une femelle (seul sexe qu il connaisse), 
est bien une espece distincte, malgre raffirmation contraire de M. Suffrian 
et Tacquiescement de M. L. Fairmaire. 

M. le docteur Boisduval montre h la Socie te* des larves, des nymphes 
et des insectes parfails du Gryptorhynchus lapathi Linne, qui produisent 
d assez grands de"gats au peuplier (Populus alba Linne"). En efl et, les 



larves de cet insecte , rongeant 1 interieur des branches de cct arbre, 
celles-ci ainsi minees ne tardent pas a 6tre brise"es par 1 action da vent et 
a tomber sur le sol. 

Notre confrere fait remarquer que c est par suite d une erreur relative 
aux habitudes de ce Curculionite, que les anciens naturalistes, regardant 
le Cryptorhynchus dont il est question comme vivant sur les oseilles ou 
Rwncx Linne" (Lapathum Tournefort), lui avaient applique la de nomina- 
tion de lapathi; et que c est a juste raison que Le"on Dufour et d autres 
entomologistes ont montre" que ce Coleoptere se nourrissaii aux depens 
du peuplier et du saule. 

Le mme membre indique aussi que dans ce moment les poiriers 
des environs d fitampes sont ravage s par la larve d un Ayrilus qui se rap- 
porte probablement au viridis Linne*. 

M. Henri Jekel communique, par 1 interme diaire de M. Maillefer, 
une note sur divers Curculionites : 

Aussitot que j eus connaissance du travail de M. Kraatz sur le genre 
Auchmeresthes (Berl. Zeitschr., 1862, t. II, p. 119, fig. 2), bien que 
n ayant jamais vu 1 insecte, je soupconnai qu il ne pouvait appartenir au 
groupe des Br achy derides, ni se placer, consequemment, pres des Metal- 
Lites et Polydrosus. Apres dix anne"es ^coulees depuis cette publication, 
je viens de recevoir cet inte"ressant genre de notre zel6 et savant collegue 
M. Kirsch. Alors se confimia ma supposition, a savoir que ce Gurculionide 
est un Phanerognathe qui, dans la methode de Lacordaire, doit prendre 
place pres des Eugnomus, type d un groupe de la tribu des Erirhinides. 

Je ne puis jusqu ici donner mon opinion sur un autre genre de M. Kraatz, 
de"crit et figure a la m^me place (Metaeinops, p. 117, fig. 1), mais je soup- 
conne egalement qu il n appartient pas au groupe ou cet auteur et les 
catalogues 1 ont place", a savoir les Otiorhync hides ;\\ doit ctre e galement 
Phanerognathe et ne pas devoir s eloigner des Eugnomidcs : 1 ensemble de 
ses formes, si analogues au precedent, Tallongement de la t^te, celle du 
rostre au dela de 1 insertion antennaire me poussent a cette conclusion. 
Quant aux scrobes, on sail tres-bien que parmi les Phanero gnat lies meco- 
rhynches, les cas ne sont pas rares ou elles affectent une forme peu allon- 
ge"e, e"largie et e"vaaescente en avant des yeux. Mais tant que je n aurai 
pas vu 1 insecte, je ne pourrai decider sur sa place naturelle dans la 
methode. 



Ajoutons que le genre Eutecheus Sch., que Lacordaire n a pas connu, 
appartient aussi aux Eugnomides, ainsi que le genre Macropoda Montr., 
dont le rostre, quoique tres-court chez le male, est un peu allonge" chez la 
femelle au dela de 1 insertion antennaire, ce qui en fait un Heterorhine. 
Le dernier de ces deux genres de Phanerognathes est bien place dans le 
catalogue Gemminger et Harold, mais le premier doit etre ramene" pres 
des Rhopalomerus* 

Je profile de cette occasion pour ajouter que le genre Cypfwmetopus 
Blanch., qui est nn Adelognathe oxyophthalme a lobes suboculaires du 
thorax tres-de"veloppes, appartient sans contredit au groupe des Stranga- 
iiodides. 

M. Charles Brisout de Barneville dit que, pendant un court se"jour 
qu il vient de faire aux environs de Ghantilly, il a recolte des especes 
de Coleopteres inte"ressantes pour la faune parisienne : le Ceutorhynckus 
Schanneri Ch. Br., qu il n avait pas encore pris dans nos environs; la 
Donacia spar garni, en nombre, sur les feuilles et dans les fleurs du ne"nu- 
phar, en compagnie de la Galleruca nymphess. 

Il a aussi capture, dans le pare d Ermenonville, sous les mousses trem- 
p6es d une cascade, un grand nombre de Dianous cserulesccns , espece rare 
aux environs de Paris. 

M. Valery Mayet montre a ses confreres une larve de Vesperus 
Xatarti qu il conserve vivante dans de la terre depuis plus de deux ans. 

Le meme membre fait passer sous les yeux de la Soeiete la nouvelle 
espece de Sitaris (S. collctis) qu il a de"couverte au commencement de 
cette annee. Il annonce qu il donnera prochainement une diagnose de 
cette espece pour le Bulletin, et qu il prepare pour les Annales un memoire 
sur les moeurs de cet interessant Cole"optere. 

M. V. Signoret lit une note qu il ne desire pas voir impimer dans 
les Annales, mais simplement deposee aux archives, et dans laquelle il 
indique 1 evolution complete de la vie du Phylloxera, laquelle a lieu 
pendant la periode d une annee, contrairement a 1 opinion emise par 
M. Lichlenstein dans une conference a Gette. Notre confrere de Montpellier 
indiquant une dizaine de jours pour le temps necessaire au Phylloxera 
pour pouvoir se reproduire, pondre des oeufs a nonveau ; il y a, par con 
sequent, une grande difference d opinion enlre lui et M. Lichtenstein. 



6 - 

Le meme membre fait passer sous les yeux de la Socie"te deux echan- 
tilions de vigne malade, provenant de Libourne, qui lui ont etc remis par 
M. L. lleiche. 

L aspecl de ces vignes est tout different de ce que Ton voit d ordinaire : 
ce n est plus la pourriture noire que Ton apercoit en dessous de la pre 
miere ecorce de la racine, mais un depot blanchAtre affectant, dans cer- 
taines radicellcs, que notre confrere fait examiner, une forme cristalline 
comme amylacee. Dans d autres , ce depot prend un aspect calcaire , 
comme on pourrait le produire en passant dessus les mains prealablement 
blancliies avec du platre ou de la chaux, et comme c est en dessous de 
1 ecorce, il est impossible d admeltre que ce soil artificiel. Du reste, on 
peut examiner le fort troncon de racine mis sous les yeux de la Societe 
par M. V. Signoret. 

De plus, notre collegue indique que c est avec la plus grande peine que, 
sur un kilogramme de racine, il a pu Irouver cinq ou six Phylloxera. 

II ajoute encore que, depuis quelque temps, soil d envois de M. Faucon, 
de Graveson (Bouches-du-Rhon"), soil de M. Trimoulet, de Bordeaux, ou 
venant d autres localites, c est a peine s il y a quelques Phylloxera, et 
cependant, dans d autres pays, I Herault, par exemple, les radicelles en 
sont encore couvertes. 

Sans vouloir de nouveau rentrer dans des details sur lesquels il s est 
plusieurs fois explique devant la Societe, ainsi qu il 1 a rapporte aussi dans 
plusienrs recueils scientifiques et agricoles relativement au Phylloxera, 
notre confrere dit qu il est lonjours persuade que c est la vigne qui est 
maladc, sans que le Puceron y soit pour rien. 

A la suite de quelques observations de M. Mayet sur I habHat particulier 
du Phy looser a aux radicelles du collet de la racine, M. V. Signoret fait 
remarquer que c est la premiere fois qu il entend parler de ce fait, et qu il 
desirerait que nos collegues du Midi s assurassent de 1 exactitucle de cetle 
preference des Phylloxera, car il pensait qu ils se repandaient partoul, 
aussi bien au collet de la racine qu a Textremile de toutes les racines, 
radicelles, etc. 

M. Maurice Girard, au sujet des ceps de vigne malades et revetus 
d une efflorescence blanche que M. V. Signoret regarde comme une matiere 
amylacee, demande si 1 on s est assure, au moyen du bleuissement par 
1 eau iodee, de la nature reellement amylacee de cette production. 

M. V. Signoret dit qu il n a pas fait cette verificalion. 



M. Vatery Mayet presente, a la suite de ces communications, quelqucs 
remarques sur le Phylloxera : 

II y a beaucoup a repondre, dit-il, a ce que noire honorable collegue 
M. V. Signoret vient de nous dire sur le Phylloxera, et surtout a ce qu il 
a ecrit sur le meme sujet. 

Selon lui, d un cole , cet Hemiplcre n attaquerait la vigne que parce 
qu elle est malade (1), et, d un aulre cole, depuis douze.ans qu il a fait 
son apparition dans les vignobles du Midi, ses ravages, dont on parle tant, 
n auraient diminue que bien faiblemcnt la production vinicole. 

Je veux repondre au double point de vue entomologique et commercial. 
Je vous dirai que j arrive des vignobles infestes et que j ai vu les Phyl 
loxera atlaquer les vignes vieilles et les vignes jeunes, les jcunes surtout, 
parce que les racines sont plus tendres. J ai vu des vignes de trois ans, 
plantees dans des terrains deTriches pour elles, sur les coteaux pierreux 
comme dans les bas fonds, perir avant de vieilles vignes, lours voisines, 
allaquees comme elles et qui, dans des terrains qu on pourrait dire epuises, 
resistenl mieux parce que leurs racines soril plus robustes. Jc ne deman- 
derai a mon collegue qu une demi-heure de visile avec moi dans nos 
vignes de Montpellier pour le convaincre de ce que j avance. 

D ailleurs je ne comprends pas que le debal puisse exisler. S il est 
acquis a la science que tout insecte xylophage dans la plus grande accep- 
tion du mot, sauf quelques exceplions dans les Coleopteres et les Lepi- 
dopleres (exceptions encore conleslees), s il esl acquis, dis-je, que tout 
xylophage altaque le vegetal parce qu il est malade ou qu il est a la fin 
de sa carriere, il est acquis egalement que tout insecte phytophage, suceur 
ou broyeur, s altaque a tous les vegetaux qu il rencontre, malacles ou bien 
porlants. 

A-l-on jamais songe a declarer malades les clienes ou les peupliers 
depouilles de leurs feuilles par le Melolontha vulgaris ? Sa larve n at- 
taque-t-elle pas les racines de vege"taux pleins de vigueur ? A-t-on jamais 
pu dire que les cere" ales et les vignes de nos colons algeriens devaient a 
un e"tat morbide les affreux ravages que les Criquets exercent sur elles? 
Qui a jamais songe a dire que le sureau, la i eve ou le rosier, presque 
loujours converts de Pucerons, n en n etaient attaque s que parce qu ils 
n ^taient pas bien portanls ? Les Pucerons altaquent le ve ge tal malade ou 

(1) M. V. Signoret fait observer que jamais il n a avance ce fait, qui a etc indique 
par plusieurs entomologistes. 



non : pourquoi celui de la vigne ferait-il exception ? Moi qui suis sur les 
lieux, je vois au contraire qu il confirme la regie. 

Au point de vue commercial, je repondrai a M. V. Signoret qu il se 
trompe granclement en disant que la production de la vigne n a pas ete" 
sensiblement diminue"e par le Phylloxera (1). J ai visite les departements 
de Vaucluse, de la Drome, de 1 Ardeche, du Card et de 1 Herault, et je 
puis affirmer que dans Vaucluse la vigne n est plus qu un souvenir. Dans 
1 Ardeche et la Drome, ou le mal n a apparu que depuis cinq ans, il reste 
encore les deux tiers des vignes ; mais ces deux tiers sont tellement 
infested que d ici a quatre ou cinq ans ces deux departements auront subi 
le sort de Vaucluse. Le Card est a moitie" perdu. L He"rault, ce de"parte- 
mement qui, a lui seul, fournit le dixieme de la production totale de la 
France, a 616 attaqu6 il y a trois ans seulement, et aujourd hui les envi 
rons de Lunel et ceux de Montpellier sont envahis de tous cote s. Parlout 
on apercoit des ilots de vignes perdues. Le Puceron met trois ans pour 
tuer la vigne vieille, deux ans seulement pour les jeunes plantiers. D ici a 
quatre ou cinq ans Timmense vignoble de Montpellier aura disparu, et 1 an 
passe on comptait les points attaques. Je suis en contact incessant avec 
les proprietaries ruranx de cette contre"e si riche, et je vois leur ruine 
totale arriver a grands pas; elle sera d autant plus complete que, dans ce 
pays oil il ne pleut un peu qu en hiver, les deux tiers du terrain ne 
peuvent recevoir que de la vigne. 

Quoi qu en dise notre savant collegue, le Phylloxera est une question 
sociale. Si les 25 millions d hectolitres de vin que prodnit le Midi viennent 
a faire de"faut aux contributions indirectes, il faudra demander aux autres 
impots les AOO ou 500 millions qui manqueront de ce c6te-la. 

Plusieurs membres prennent la parole a la suite de ces diverses 
communications : 

M. le docteur Boisduval dit que, selon lui, le Phylloxera n est pas la 
cause de la maladie de la vigne, mais qu il en est seulement la conse 
quence. G est parce que la vigne est malade par suite de diverses circons- 

(1) Notre collegue M. Signoret renvoie a ce sujet M. Valery Mayet et ses autres 
contradicteurs a une note de M. Gaston Basile (Messager du Midi du 18 juillet), 
ou il s exprime en ces termes : Nous devons cependant le dire, pour cette annee 
encore, la recolte de vin ne sera pas, dans son ensemble, diminuee d une ma 
tt niere trop sensible. Quand le maitre a parle ainsi, il n y a plus qu a s in- 
cliner. V. SIGNORET. 



9 

tances que le Phylloxere se developpe en nombre plus ou moins conside"- 
rable. 

M. Leprieur cite im fait relatif a 1 invasion accidentelle de la vigne par 
un destructeur autre que le Phylloxera. Pendant deux anne"es de suite, 
les vignes des environs de Colmar furent, il y a quelque temps, conside- 
rableraent ravagees par le Ehynchitcs bctuleti Fabricius. Apres avoir etudie" 
les causes qui avaient pu produire le raal, on reconnut que les chemins 
qui entouraient les vignes elaient, avant 1 invasion du Rhynchite, horde s 
de broussailles telles que des ronces, des rosiers sauvages , des prunel- 
liers, etc., et que c etait seulement depuis 1 epoque ou Ton avail coupe" 
ces ve getaux que les vignes avaient etc attaquees par ce Curculionite ; 
aussi, des que les broussailles furent repoussees les^ vignes reprirent-elles 
leur e"tat habituel. 

M. Berce pense que le Phylloxera disparaitra quelque jour de lui-meme, 
comme cela a eu lieu pour la Pyrale (OEnophthira Pilleriana Hubner). 
On sail qu il y a une trenlaine d annees ce Lepidoplere e"lait tellement 
abonclant que Ton avail predit que sa propagation causerait bientot la 
destruction complete de nos vignes, et il n en a rien e"te cependant. 

M. V. Signoret dit, enfin, que M. Planchon, charge par le Ministre de 
1 Agriculture d aller en Amerique eludier le Phylloxera, ainsi que le 
moyen de le detruire, pourra nous renseigner sur les habitudes de cet 
insecte dans le pays qu un grand nombre d observateurs regardent comme 
sa palrie originaire, et surtout constater s il y a identity complete entre 
Tinsecte americain et 1 insecte d Europe. 

M. Maurice Girard communique la note, suivante : 

Un fait interessant s est pre sente cette anne"e a la magnanerie exp^ri- 
mentale du Jardin d Acclimalalion au bois de Boulogne, et M. Berce, qui 
s occupe avec moi des observations, 1 a constate ggalement. La flacherie a 
decime" nos Vers a soie du murier. Sur une dizaine de races, des Vers ne"s 
a Varsovie ont seuls resiste au fleau. Les Vers a soie du chene (Attacus 
ya-ma-ma i Guer.-Men.), qui survivaient a un accidenl, les attaques des 
oiseaux , ont succombe" & la me" me affection. Elle s est de" veloppee a la 
meme place sur les chenilles de 1 ailante (Attacus Cynthia Drury, vera 
Guer.-Men.) qui re"sistaient a la maladie pendant les autres annees. Enfin, 
les chenilles du Grand-Paon de nuil el du Petit-Paon (Attacus pyri Linn, 
et carpini Linn.), elevees a cote des prece dentes, sonl alteintes du meme 



10 

mal. II y a la une confirmation e"clatante des ide es de M. L. Pasteur, qui 
a affirm^ la contagion de la flacherie, puisque cinq especes diffe rentes de 
Lepidopteres, elevees a cote les unes des autres, en magnanerie ou a 1 air 
libre, sont atteintes, dont une espece dbmestique, le Scricaria mori, une 
espece parfaitement acclimatee, le Ver de 1 ailante, et des especes indi 
genes, nos deux Paons de nuit. La flacherie, affection du tube digestif, 
parait generate cette arinee en France chez les Lepidopteres. Les nouvelles 
des educations de Ver a soie sont de"sastreuses sous ce rapport. 

M. fierce a e te" informe par divers e"ducateurs de chenilles que celte 
affection leur a fait perdre beaucoup de snjets, et il a eu 1 occasion de 
constater chez lui la maladie sur les Vers du ch6ne, qu il e levait avec 
succes depuis plusieurs anriees. 

M. J. Fallou m apprend qu il a perdu par la flacherie toutes les chenilles 
de VAcronycta myricse Guenee, apres la quatrieme mue, et provenant des 
oeufs qui lui avaient ete donna s par M. . Ragonot. 

M. le docleur Boisduval dit, a la suite de cetle communication, que la 
maladie signaled par M. Maurice Girard est connue depuis tres-longtemps, 
et qu un nom nouveau, celui de flacherie, lui a ete seulement applique. 
On trouve sou vent dans les champs et dans les bois des chenilles tres- 
molles, perissant ordinairement avant de se transformer, et parfois les 
papillons qui peuvent en provenir se detruisent facilement au moindre 
contact. 

M. Maurice Girard re pond qu il ne conteste nullement I anciennete" de 
la flacherie, mais qu il s occupe en ce moment de sa contagion. 

M. fierce montre a la Societe la chenille souffle e de VAcronycta 
myricae, espece d Ecosse, jusqu a present inconnue en France. II a obtenu 
cette chenille d oeufs qui lui ont ete donne s par notre collegue M. E. 
Ragonot. Ces oeufs sont eclos le 16 juin dernier, et les chenilles se sont 
chrysalide es le 10 juillet, apres avoir change cinq fois de peau. Elles ont 
ete nourries avec du prunellier (Prunus spinosa), quoique elles vivent 
aussi, dit-on, sur le Myrica gale et le Salix caprsea. 

De 1 examen comparatif fait par lui et par notre confrere M. Goossens, 
de cette chenille avec celle de YAcronycta euphrasise, espece bien connue 
et commune en France, il resulte qu elle ne parait diffe rer en rien de 
cette derniere, et que les Acronycta euphorbias, euphrasise, abscondita et 



11 

myricae pourraient bien n 6tre qu une seule et m6me espece modifie e par 
le cliraat. 

M. Berce pense neanmoins que de nouvelles observations sont neces- 
saires pour formuler nne opinion definitive sur la reunion de ces diverses 
especes. M. Goossens et lui se proposent de conlinuer leurs recherchcs a 
cet egard. 

M. Maurice Girard rappelle qu il y a de ja longtemps la Socie"te s est 
occupee des Mouches dcmestiques envahies par ce Gryptogame qu on rap- 
porte maintenant au genre Entomopkthora (voir le precedent Bulletin), et 
qui envoie des trainees de sporules divergentes sur les vitres, aulour de 
1 abdomen dislendu et blanc de la Mouche collee au carreau et mourante. 
Aube cilait ces faits dans notre Bulletin de 1837 (p. LXXXII), et Audouin 
transportait ces sporules par inoculation a des Mouches saines. Seulement 
a cetle epoque on confondait celte affection avec la muscardine des Vers a 
soie (genre Botrytis). Audouin communiquait un Cryptogame aux larves 
de Sapcrda carcharias, et observait dans la nature les larves de la Galle- 
ruque de 1 orme atteintes d un parasite analogue. II est a desirer que ce 
genre d observations soit centralise et qu une classification nette des 
Cryptogames des insectes vivants puisse s e" tablir. 

M. E, Ragonot lit la note suivante : 

J ai Phonneur de faire passer sous les yeux de la Societe 1 des coques 
d Yponomeutes que j ai recues de notre collegue de Bar-sur-Seine, M. le 
docteur Cartereau. Ce sont des coques de la Malimlla, et ce qui est 
reraarquable c est qu aucune n a donne le papillon, les larves d une espece 
de Diptere ayant pe netre dans chacune d elles et devoid les chrysalides 
elont elles servaient de protection, ne laissant absolument que Penveloppe 
chitinense de la chrysalide. Ce sont probablement les larves de VEuri- 
g aster pomariorum Goureau. 

M. le docteur Cartereau ra avait egalement envoye des cocons de 1 Ypo- 
nomeute du prunier, et au lieu de papillons il eri est sorti une quantite 
d lchneumons (GampopLcx sordidus Grav.). 

Ces faits isoles n auraient peut-fetre que pen de valeur ; mais j ai observe, 
dimanche dernier, a Lardy, des pommiers tres-de 1 figures par des toiles 
d Yponomeutes, et, contrairement a ce que dit M. Guenee, les cocons sur 
ces arbres ne se trouvaient pas tous agglome re s en un seul nid, mais 



eparpilles par petits groupes sur presque toutes les branches, et je remar- 
quai qne presque toutes les chrysalides avaient ete devorees par la larve 
de Diptere dont je viens de parler. II est possible que ces larves aient 
eu quelque influence sur les chenilles en les empechant de suivre leur 
instinct d association. 

Ces larves de Dipteres doivent done compter parmi les meilleurs auxi- 
liaires de Fagriculteur, puisque elles detruisent les chrysalides & temps 
pour empecher 1 eclosion du papillon. 

J ai pu juger, d apres les reflexions du proprietaire de ces pommiers, de 
la curieuse ide"e que se font les agriculteurs snr Pentomologie : ils croient 
souvent que la science peut et doit leur indiquer une panache infaillible 
contre les fleaux qui ravagent leurs recoltes , quand au contraire ils n ont 
souvent qu ft s en prendre a eux-m&mes pour les degats qu ils laissent se 
produire. L echenillage, si utile, n est pas assez pratique"; par contre on 
fait tout son possible pour detruire les petits oiseaux, surtout dans le 
Midi. 

N ai-je pas vu des agriculteurs semant au printemps des pois qui etaient 
attaque s par la Bruche : presque chaque pois en contenait une ! Et com- 
bien y a-t-il encore de paysans qui tuent les Araignees, croyant que ce 
sont leurs fils qui empechent les grappes de raisin de se developper, au 
lieu de s en prendre a la chenille de la Teigne de la vigne (Conchy Us ambi- 
guella], le fleau veritable. Ge sont des erreurs pareilles que la science doit 
combaltre, en indiquant aux agriculteurs les ve"rilables auteurs des de"gats 
et les empecher de confondre les animaux ou insectes utiles avec ceux qui 
sont nuisibles. Les entomologistes en parliculier peuvent, raisonnant par 
experience acquise ou par analogic, dire comment vivent les insectes pre"- 
judiciables a Tagriculteur, et celui-ci, profitant de ces indications, peut 
alors delruire les insectes nuisibles a une e"poque de leur existence ou il 
est plus facile de les atteindre d une maniere effective. 

Le Comite de la Societe entomologique suisse nous prie d annoncer 
que sa stance generate aura lieu le 7 septembre prochain, a 8 heures 1/2 
du matin, a Olten (Hotel de la Gare}. 

M. Maillefer, en offrant a la Socie te , au nom de M. Jekel, le N 1 
d Un nouveau recueil entomologique intitule" : Coleoptera Jekeliana, donne 
lecture d un passage de ce travail (pages 6 et 7) qui interesse au plus 
haut point la question de priorite de publication, lorsque certains auteurs 



- 13 - 

ne craignent pas d antidater leurs ouvrages d une ou meme de deux 
annees. Dans cet article, 1 auteur insisle pour que les SocieHes, dont c est 
le devoir, selon lui, prennent des mesures en consequence. 

M. Lichtenstein nous prie de rectifier ainsi qu il suit le li e alinda de 
la page 5 du Bulletin n 6 : 

Une lettre adresse"e par un de nos confreres a un viticulteur de Bor 
deaux, qui a cru devoir la faire publier dans plusieurs journaux de Paris, 
nontenant des expressions tellement e"loigne"es de celles qu il a toujours 
e"te heureux de trouver dans nos courtoises et amicales discussions, il ne 
repondra plus desormais a notre collegue, et il retire la note qui a 616 
mentionne"e dans la seance du 11 juin dernier. 

MM. Ed. Fridrici, W.-J. Griffith et Reiber adressent, pour 1 album de 
la Socie"te, leurs portraits photographies, 

Nous saisissons cette occasion pour rappeler a nos confreres qui ne 
nous ont pas encore envoye leurs photographies, que nous serions heureux 
de les posse der. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE ( ). 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academic des Sconces, 
t. LXXVII, n 05 1 et 2 (juillet 1873). 

GDEYRAUD, p. Ill, Experiences relatives a Taction de 1 ammo- 
niaque et a Taction prolong^e de 1 eau sur le Phylloxera. ME- 

(1) M. Maurice Sedillot a bien voulu, en 1 absence de M. Louis Bedel, se charger 
de la redaction de ce Bulletin. 



GNIN, p. 129, Sur la position zoologique et le role dcs Acariens 
parasites connus sous les noms d Hypopus, Homopus et Trichodac- 
tylus. 

Comptes rendus des seances de la Societe entomologique de Belgiquc, 
n 88 Quillet 1873). 

SE"LYS-LONGCHAMPS et QtLEDWLiEG, p. 4-7, Observations sur 
divers Leptdopteres Diurnes de la Belgique. DE BORRE, p. 7, Sur 

des Gole"opteres beiges. 

* Colcoptera Jckeliana, adjecta Elcuthcratorum Bibliothcca. Enumera 

tion syste"matique et synonymique des Cole"opteres europ6ens et 
exotiques composant la collection de Henri Jekel, observations cri 
tiques, description d especes nouvelles, reproduction et traduction 
de genres et especes public s dans des ouvrages rares francais et 
Grangers de maniere a former insensiblement la Bibliotheque du 
Coleopte riste, par Henri JEKEL. l re livraison. Broch. in-8 auto 
graphic" e de 96 pages. Paris, 1873. Offert par Tauteur. 

P. 1-17, Plan de 1 ouvrage. P. 9-18, Coleoptera Jekeliana; 
catalogue des Staphylinides Aleocharini. P. 19-50, Observations 
diverses sur les Staphylinides en ge ne ral et plus particulierement 
sur les Aleocharini, et description de onze especes nouvelles des 
genres Autalia, Falagria, Thiasophila, Aleochara, Tachyusa, Oxy- 
poda, Homalota et Gyrophsena par M. Henri Jekel. P. 51-96, 
Catalogue des Goleopteres recueillis en Syrie par Theodore Kotschy 
(Voyage de Russeyer en Europe, Asie et Afrique), enume"res ou 
decrits par Redtenbacher, avec quelques descriptions de Kollar 
(traduction francaise). 

* Bulletin de la Societe geologique de Normandic, t. 1", fascicule l er . Q 

* Ulnvestigateur, journal de la Societe des eludes historiqu.es, XXXIX" 

anne"e (janvier-avril 1873). O 



OUVRAGES DIVERS. 

** LALANNE (I abb6). Augustule et Belloni ou Entretiens sur 1 Entomo- 
logie. In-8 relie. Paris, sans date. 



15 

* MAC LACHLAN. Catalogue of Neuropterous Insects of New Zealand. 

Broch. in-8. (From the Annals and Magazine of natural history, 
juillet 1873.) 

* PACKARD. The Ancestry of Insects. Chapter XIII : of Our common 

Insects. Broch. in-8. Salem, 1873. 

* SELYS-LONGCHAMPS. Troisieme addition au Synopsis des Caloptery- 

gines. Broch. in-8. (Extr. des Bulletins de P Academic royale de 
Belgique.) 



Ordre du jour de la stance du 13 aout 1873 : 

Note de M. H. Lucas sur les metamorphoses du Xylorhina venosa, avec 
une planche. 

Le l cr numero des Annales pour 1873 sera distribue dans cette seance. 



Avis 



M. le Tr^sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont 
pas encore solde le montant de leur cotisation pour Panned 1873, qu ils 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot que pos 
sible, sans intermediate. 



Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du b* tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapport^es, (Ten 
informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. 



- 16 

Toutes les reclamations relatives au Bulletin bi-mensuel, ainsi que les 
demandes d envoi a 1 etranger (contre remboursement des frais de trans 
port}, doivent 6tre adresse"es au Tr^sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de 
Buffon, 27, qui est charge de 1 expedition du Bulletin des seances. 



Par decision prise dans la seance du 28 mai 1873, chaque note ins^ree 
dans le Bulletin des seances, sauf decision de la Societe, ne devra pas 
comprendre a 1 avenir plus d une page d impression. 

Nous prions nos confreres de se conformer a cette decision s ils ne 
veulent pas que la Societe soit contrainle ou de reduire 1 etendue des 
travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier dans les Annales et non 
dans le Bulletin. 



Collections a vemlre : 

1 Collection de Coleopteres d Europe recueillie par M. Follias. 
S adresser a sa veuve, rue Colbert, 22, a Reims (Marne). 

2 Collections entomologiques recueillies par M. Cabarrus : Coleopleres 
europeens et exotiques : 4,666 especes et 10,739 individus ; autres ordres 
d Insectes : 858 especes et 2,233 individus. S adresser a M me veuve 
Cabarrus, rue Thiac, 27, a Bordeaux (Gironde). 



On peut se procurer chez M. L. Buquet, Tresorier, rue S l -Placide, 52 : 

Monographic des Clytrides d Europe et du bassin de la Mediterranee, 
avec 4 planches (Extrait des Annales de la Societe entomologique de France 
de 1872), par M. ED. LEFEVRE. Prix : 8 fr. 

Paris, 5 aout 1873. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



NO 9. 

BULLETIN DES SEANCES "^ 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recucilli par M. E. il sutcti HI Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance <lu 13 Aout 

de M. Ca. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

25 membrcs presents. 

Correspondancc. V Association francaise pour I avancement des sciences 
fait savoir qu elle tiendra sa deuxieme session a Lyon du 21 au 28 aout, 
et qu elle serait heureuse d y voir la Societe" entomologique represented 
par plusieurs de ses membres. 

Communications. M. le Tre"sorier annonce la mort de M. Nuraa Bordes, 
de Bordeaux, qui appartenait a la Soci^le depuis 1869. 

M. J. Grouvelle, a propos de la communication de M. le docteur 
Boisduval, ins6ree dans le dernier Bulletin, au sujet de I habilat du Cryp- 
torhynchus lapathi, annonce a la Societe" que son frere, M. A. Grouvelle, 
a recueilli cet insecte dans son parapluie, dans les montagnes de la Grave 
([sere), a line altitude comprise entre 1,500 el 1,800 metres. 

M. le Secretaire rappelle egalement que, dans les Annales de 1867 
(Bull., p. LXXXIV et LXXXV), plusieurs remarques sur le meme insecte ont te" 
pr6sente"es. M. le colonel Goureau a montre que cc Curculionile e"tait tres- 
dangereux pour les pe"pinieres de peupliers, surtout pour les jeunes sujets 
plants a demeure; et il a donn6 d int^ressants details sur la larve du 
Cryplorhynclms lapathi, qui vit et so de"veloppe dans k s tiges du peu- 
plier. M. Guerin-Meneville a indique que le meme Coleoptere se trouvait 



sur 1 aune. M. le docteur Laboulbene a dit qu il en avail pris des femelles 
dans le midi de la France, au pied des saules. 

Au sujet des observations sur la flacherie, presenters dans la pre"- 
ce"dente seance par M. Maurice Girard, quelques remarques sont faites par 
divers raembres : 

M. Goossens dit que la flacherie peut 6tre produite par la nature de la 
nourriture donne"e aux chenilles, et que lorsqu on voit qu un ve ge tal 
semble ne pas convenir a une chenille, il faut lui en offrir un autre. II 
attribue cette maladie a un de veloppement exagere de la secretion biliaire 
chez les chenilles. 

M. le docteur Alex. Laboulbene ne suit pas noire confrere dans celle 
voie et demande que des e"tudes scientifiques soient failes. 

M. Berce ne peut affirmer que la flacherie que Ton constale aussi bien 
dans la nature que dans les magnaneries soil contagieuse de chenille a 
chenille, et il se demande si ce n est pas la nature du lieu qu habite les 
chenilles qui influe sur sa propagalion. En ce qui concerne l e"ducation 
dont il a parle" de V Acromjcta myricse, il est certain que la maladie ne 
provenait pas de l (&uf, car des ceufs d une mme ponle, donnes par 
M. Ragonot, les uns ont produit chez M. Fallou des chenilles flasques, 
tandis que d autres, chez lui, ont donne" des chenilles d ou il a eu des 
chrysalides. 

M. Baron montre a la Socie te plusieurs individus vivants d une 
grande espece d lal6ride, provenant de Tile de Cuba, ou elle porte vul- 
gairement le nom de Cocuyo. II fait voir expe"rimentalement que dans 
Tobscurite, et surtout dans un milieu humide, eel insecle produit une 
lumiere phosphorescente brillanle, a reffels verdalres, beaucoup plus vive 
et d un volume plus considerable que celle de nos Lampyres. 

Les Cocuyos pre"senle"s par noire confrere lui ont 616 donne s par M. Des 
Cloizeaux, qui les tenait de M. le marquis de Dos Harmanas. Ge dernier 
a adresse recemment , au sujet des mceurs de ces curieux Cole opteres, 
une nole a 1 Academic des sciences (Comples rendus, 2 e semestre de 1873, 
n 5, page 133); et nous croyons que la Soci^te" verra avec plaisir dans 
son Bulletin un extrait de ce travail interessant. 

Les Cocuyos, dit M. de Harmanas, paraissent dans Tile de Cuba vers 
la fin d avril, a la suite des premieres pluies, et ils abondent surtout dans 
les lieux boise"s et dans les champs de Cannes a sucre. Ils sortent au ere* 



puscule et cessent de voler tres-promptement, de sorte qu on peut dire 
que leurs promenades nocturnes ne durent que deux a trois heures. 11s 
se cachent dans les creux des arhres, dans !es troncs pourris, sous les 
herbes des pres et dans les parties fraiches des plantations de Cannes. Us 
se nourrissent de feuilles tendres, de malieres molles qu ils trouvent dans 
les troncs d arbres et d autres substances analogues. II paratt done Evi 
dent que I humidite" est la condition la plus essentielle & leur existence. 

Get insecte cesse ordinairement de paraitre vers la fin de juillet ou le 
commencement d aout ; mais il se conserve bien si on 1 emprisonne dans 
des paniers a jour ou dans des cages, et il vit jusqu en septembre et 
octobre, et meme jusqu en novembre, ainsi que 1 auleur a pu le constate* 
a la Havane el a New- York , donnant constamment le soir sa lumiere 
phosphorescente. 

La lumiere la plus forte du Cocuyo se lait voir a la region du ventre et 
se montre avec loute sa splendeur qaand il vole ou qu il est baigne" dans 
1 eau. 

En captivil6, ces insectes se combattent souvent entre eux : les patles 
constituent leur principale arme offensive. En effet, c est avec ses pattes 
qu on voit chaque individu p^nelrer dans les parties molles du cou de son 
adversaire, et cela assez complement pour s^parer le thorax de 1 abdo- 
men : aussi, dans les cages ou Ton conserve les Cocuyos trouve-t-on com- 
mune"ment des thorax se pare s du reste du corps ; on y voit aussi souvent 
des debris de leurs tarses. 

On croit avoir remarque" que 1 approche de la mort de ces insectes esl 
annonce"e par le noircissement des yeux , qui, dans l 6tat de sante" , 
paraissent, au jour, d un blanc jaunatre. 

Les individus pre senle s a 1 Academic des sciences, ainsi que ceux que 
possede M. Baron, e"taient le reste d une collection de plus de quinze cents 
individus rapportes par M. de Harmanas, de la Havane, au mois de mai 
dernier. 

A la suite de ces communications : 

M. le docteur Alex. Laboulbene annonce que, grace a la g6ne"rosit6 de 
M. Baron, il se propose d 6tudier anatomiquement le Cocuyo. 

M. Aug. Salte dit que 1 insecte qui vient d etre montrS est le Pyrophorus 
noctilucus Linne", que Ton trouve dans toute l Ame>ique intertropicale. II 
rappelle a ce sujet ce qu en a dit Lacordaire dans plusieurs de se> 
ouvrages et principalement dans son Introduction a 1 Entomologie. 



- ft 

M. H. Lucas communique, par 1 interme diaire du Secretaire, la note 
suivante , relative an Xylorhiza venosa, Longicorne de la tribu des La- 
miides : 

Le dessin que j ai 1 honneur de faire passer sous les yeux de la Sociele, 
et qui a 16" exe"cute par M. Poujade, repre"senle les metamorphoses du 
Xylorhiza venosa. C est une Lamiide de ja anciennement connue et que 
Latreille a fait figurer dans le Regne animal de Cuvier, t. Ill, l re e"dit., 
pi. 18, fig. 7 (1829). L arbre altaque" par cette espece est le Mesptlus ou 
Eryobotriajaponica, auquel elle cause des de"gats reellement considerables. 
En effet, si on considere les tiges que je fais passer sous les yeux de mes 
collegues, on remarquera combien sont grands les degats que leur a causes 
cette larve Jignivore; ils sont m&me assez graves pour les faire presque 
toujours pe"rir, et cela a ordinairement lieu apres la sortie de 1 insecte 
parfait, c est-a-dire lorsque cette larve a pre"alablement subi toules les 
phases de sa vie evolutive. Quand on etudie ces tiges ainsi atlaque"es, on 
remarque que celte larve creuse dans 1 aubier des galeries longiludinales 
exlre mement profondes et qui souvent les parcourent dans toute leur lon 
gueur. 

Posse dant la larve, la nymphe et Tinsecte parfait de cette curieuse 
Lamiide, que je dois a 1 obligeance de noire confrere le docteur Auzoux, 
il m a etc facile de reconnaitre cette espece qui habile les environs de 
Whampoa, de Canton, de Hong-Kong, el qui est tres-nuisible a VEryobotria 
japonica, cultive dans ces diverses locality. 

Je ne crois pas devoir m etendre davantage sur les degats causes a cet 
arbre par la larve de ce Longicorne, mon intenlion etanl de les faire con- 
nailre in extenso dans un memoire que je dois presenter tres-prochaine- 
ment a la Societe et que je destine a nos Annales. 

M. Gh. Brisout de Barneville dit que, contrairement a 1 assertion de 
M. Fauvel rapporl^e dans la Faune gallo-rhenane, il a Irouve commune- 
ment au bord de la Seine, dans les environs de Paris, le Bledius paliipes 
Grav., en compagnie des B. subterreanus Erich, et opacus Block. 

M. L. Reiche annonce qu il vient de recevoir de Saint-Emilion des 
racines de vignes conlenant un tres-grand nombre de Phylloxera, et quMl 
se propose de les remettre a M. V. Signoret. 



5 



BULLETIN B1BLIOGRAPHIQUE 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAV ANTES. 

Annales de la Societe entomoLogique de France, 5 e serie, tome troisieme, 
1873, 1" Irimestre. 1 vol. in-8 avec 5 planches ; texle : page 1 a 
1M (9 feuilles), bulletin : p. i a XLVIII (3 feuilles). Paris, 10 aout 
1873 (deux exemplaires). 

D r BOISDUVAL, p. 5, ISote necrologique sur Lorquin. D f A. 
PUTON, p. 11, Notes pour servir a 1 histoire des Hemipleres, avec 
pi. SIGNORET, p. 27, Essai sur les Cochenilles (Homopteres- 
Coccides), 10 e partie, genres Lichtensia et Pulvinaria, avec pi. 
D* AL. LABOULBENE, p. 49, Metamorphoses du Systenus adpropin- 
quans, avec pi. ID., p. 57, Sur la nidification de 1 IIeriades 
truncorum et sur FAnlhrax aathiops, parasite de cet Hymenoplere, 
avec pi. FERRIS, p. 61, Resultats de quelques promenades ento- 
mologiques. H. LUCAS, p. 99, Genre nouveau d Orthopteres Lo- 
custiens (Idioderus grandis), avec pi. ID., p. 106, Note sur le 
Polistes canadensis Linne, avec pi. SIMON, p. 109, Note sur 
trois especes francaises du genre Atypus Lalreille, avec pi. 
LICHTENSTEIN et MATE!, p. 117, Metamorphoses du Vesperus 
Xatarti, avec pi. GOOSSENS, p. 123, De la corne des Sphingids. 
KUKCKEL, p. 129, Sur les Puces, et en particulier sur les Pulex 
felis et fascialus. L. FAIRMAIRE et E. ALLARD, p. 143, Revision 
du genre Timarcha (commencement de ce travail). DESMAREST 
et BEDEL, p. i a XLVIII, Bulletin des seances et Bulletin bibliogra- 
phique (janvier-mars). 

* Association francaise pour Cavancement des sciences, n 5. Documents 

divers et informations. Broch. in-8. Paris, 1873. 

* Atti delta Societa Veneto-Trentina di Scienze naturali residente in 

Padova, t. II, fasc. 1, Luglio 1873. Broch. in-8. Padoue, 1873. 

CARLO NOB-TACCHETTJ, p. 19, Maleriali per una fauna entomo- 
gica del Padovano, parie I, Lepidotteri, capo H, Eteroceri, fam. II, 



Hepialidae (conlinuazione). Prof. G. CANESTRINI, p. Zi4, JNuove 
specie italiane di Aracnidi (Metanophora latipes et sarda , Liny- 
phia furcigera, Dictyna scalaris, Altus longipes, Xyslicus cor, 
Ischyropsalis Adami, Nemostoma denligerum). 

Bulletin de la Societe des Sciences historiques et naturellcs de I Yonne, 
anne"es 1873, t. XXVII (VIP de la 2 e se"rie). 1 vol. in-8. Auxerre, 
1873. O 

Bullet ino della Societa entomotogica italiana, 5 e an ne e, 1873, avril a 
juin. Broch. in-8. Florence, 1873. 

VITTORE GHILIANI, p. 69, Influenza del calore asciutto sullo 
svilcippo di alcune crisalidi. GIOVANI GRIBODO, p. 73, Contribu- 
zioni alia Fauna Imenotterologica italiana (especes nouvelles : An- 
ihophora segusina et mucida, Eucera concinna, Spex Sellae). 
P. BARGAGLI, p. 88, Materiali per la Fauna entomologica dell isola 
di Sardegna, Coleotteri (MordelidaB, Vesicanles, Rhyncophori et 
Curculionidi). FLAMINIO BAUDI, p. 98, Rassegna entomologica 
(Descriptions de Coleopteres reproduites d apres divers recueils; 
renseignements divers. DOHRN, p. 127, Diagnosi di Coleotteri 
nuovi italiani (Dascillus parallelus, Byrrhus tuscanus, et Dennii 
tuscanus). ADOLFO TARGIONI-TOZZETTI, p. 130, Sopra una nuova 
specie di Lepidotteri dannosa alia coltivazione del cotone in Egitto 
(Earias Gossypii Frauenfeld ; derails d apres Joanovich-Bey, et indi 
cations des Insectes nuisibles a la culture du coton. 

P. 61 a 76 du Catalogue des Coleopteres d llalie (Staphylinidae 
et Clavigeridae). 

* Canadian Ornithologist, t. I, n I. Broch. in-8. Toronto-Ontario, 
July 1873. Offert par Tauteur, notre collegue M, A. Milton Ross. 

Comptcs rendus hebdomadaires des seances de C Academic des Sciences, 
t. LXXVII, 2 e semestre 1873, n 08 3, A et 5 (juillet-aout 1873). 
Broch. in-A. Paris, 1873. 

MAXIME CORND, p. 190, Note sur ridentite" du Phylloxera des 
feuilles et de celui des racines. PETIT, p. 193, Sur quelques ma- 
lieres propres a la des truction du Phylloxera. ERB, p. 269, Sur 
le Phylloxera (de"pot d une note). YOF, p. 269, Precede" de des 
truction des Insectes (de"pot d une note). DE Dos HERMANAS, 
p. 333, Sur les Cocuyos de Cuba. EM. BLANCHARD, p. 335, 
Reraarques au sujet de la pre ce dente communication. JULES 



LICHTENSTEIN, p. 342, Sui 1 Fetal actuel de la question du Phyl 
loxera. - V. SIGNORET, p. 343, Du Phylloxera et de son Evolution. 
AYRAL, COULOMB, DELEUIL, GAUTHIER, PEYRAUD, LALIMAN et 
L. DE MARTIN, p. 346, Notes sur le Phylloxera. 

Compte rcndu des seances de la Society entomoloyique de Belgique , 
n 89 (stance da 2 aout 1873). Broch. in-8. Bruxelles, 1873. 

Observations sur divers insectes propres a la Belgique. 

* Entomologist s monthly Magazine, n 110 (aout 1873). Broch. in-8. 

Londres, 1873. 

F. BATES, p. 49, Notes on Heteromera (description de nouvelles 
especes ; gen. nov. : ^Elhalides) (suite). SHARP, p. 53, Descrip 
tions of three new species of water-beetles from central America 
(Laccophilus, Copelatus et Dineutes). GEORGE LEWIS, p. 54, 
Notes on Japanese Cocci nellidae. A.-G. BUTLER, p. 56, Brahmaa 
japonica, sp. nov. W.-C. HEWITSON, p. 57, Tree new species of 
Rhopalocera from Angola (gen. Charaxes, Acraea et Apatura). 
CH. WARD, p. 59, New species of African Lepidoptera (gen. Ero- 
nia, Acrsea, Euryphene et Mycalesis). BUCHANAN WHITE, p. 60, 
Notes on Corixa. JOHN SCOTT, p. 63, British Hemiplera ; an 
additional genus and species. C.-G. BARRETT, p. 65, Notes of 
British Tortrices. 

Notes. P. 68, Harpalus d Angleterre ; mceurs du Drilus 
femelle. P. 69, Insectes du Northumberland ; Pacilosoma pul- 
verata ; Lithosia stramineola. P. 70, Ophiodes lunaris; larve 
du Limacodes asellus. P. 71, Larve de 1 Ephyra pendularia. 
P. 71-72, Stances de la Socie te entomologique de Londres. 

* Gazette medicate de Bordeaux, 2 e annee, n 15 (5 aout 1873. In-4. O 

* Jahreshefte des Vereins vaterldndische Naturkunde in Wurttemberg, 

XXIX e ann6e, 1873, n oi I et II. 1 vol. in-8, avec pi. Stuttgard, 
1873. Echange dema nd6 contre les Annales. 

D r G. JAEGER, p. 92, Antherea Pernyi Gue"r.-Men. D r ERNST 
HOFMANN, p. 255, Die Isoporien der europaischen Tagfalter. 
D r E. BERING, p. 305, Beitriige zur Entwicklungsgeschichte einiger 
Eingeweide-Wurmer. 



OUVRAGES DIVERS. 



** BORKAUSEN et SCHEIDER. Nalurgeschiclite der europiiischen Schmet- 
terlinge, etc. (Le"pidopteres d Europe). 5 vol. in-8. avec pi. col. 
Stutlgard, 1788-1794. 

** EVERSMANN. Fauna Lepidopterologica Volgo-Uralensis. 1 vol. in-8. 
Casan, 



* JEKEL (Henri). Catalogues divers de Coleopteres, et listes d ouvrages 

d entomologie. Broch. in-8. Paris, 1873. 

** LEWIN (W.) The Insects of Great Britain : Lepidoptera. 1 vol. in-A% 
avec pi. col. Londres, 1795. 

** LINNE. Museum Ludovica? Ulricae Regise. 1 vol. in-8. Holmiae, 1764. 

* PLANCHON et LICHTENSTEIN. Le Phylloxera (de 1856 a 1873). Broch. 

in-8. Montpellier, 1873. 

E. DESMAREST. 



Ordre du jour de la stance du 27 aout 1873 : 

Rapports : 1 de MM. Desmarest et Reiche sur M. Tardy, de Dijon 
(Cote-d Or), pre senle par MM. Gueneau d Aumont et H. Lucas ; 2 de 
MM. A. Alexandre et Al. Laboulbene sur M. Roger, de Langres (Haute- 
Marne), pre"sente" par MM. Goubert et Ed. Perris. 

Communications : 1 Note de M. Lichtenstein sur la reproduction du 
Phylloxera vastatrix ; 2 Monographic des Ce-brionites par M. Aug. 
Chevrolat. 

Paris, 23 aout 1873- 



PARIS. - Typog. EL\\ MAI.TESTE et Ce, HIP des Deux-Portes-St-Saiiveup, 22. 



N 10. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par M. E. i>l-:*>MRE$T , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du *1 tout 

Presidence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 
29 membre presents. 

Lectures. M. Leprieur depose sur le bureau la premiere partie des 
oeuvres enlomologiques posthumes de Capiomont, qu il a bien voulu se 
charger de re"diger, d apres les manuscrits laisse s par notre regrette col- 
legue. Ce travail comprend le groupe des Rhinocyllides Capiomont, ren- 
fermant les deux genres Gcelostethus Cap. et Rhinocyllus Germ. 

Six especes entrent dans le genre Ccetostethus : ce sont les planifrons 
(Rhinocyiius] Dej., viLlosus, sp. nov.; sicutiis, sp. nov.; Dickii, sp. nov.; 
oricntalis, sp. nov., et provinciates (Rhmocylhis) Fairm. Cinq especes 
seulement forment le genre Rhinocyllus: ce sont les Schcenhcrri, sp. nov.; 
oblongus, sp. nov.; antiodontalgicus (Curculio) Gerbi (comprenant deux 
varie*tes : latirostris Latr. et OLivieri Gyll.); inquilinus Gyll., et depressi- 
rostris Bohm. 

M. Aug. Chevrolat (lonne un me"moire, accompagne d une planche 



coloriee et ayant pour litre : Revision des C^brionites. Cette famille de 
Coleopteres renfermerait 127 especes, dont un grand nombre sont nou- 
velles, et qui sont re"parties dans plusieurs genres, dont deux nouveaux. 

M. Jekel lit une note sur le genre PUrygomus, nouvelle coupe de 
Curculionides Cryptorhynchides du groupe des Sophrorhinides Lacordaire 
(P. sellatus, de Cayenne). 

M. Poujade fait connaitre une note sur le vol de quelques Coleopteres; 
travail accompagne d une planche. 

M. V. Signoret depose sur le bureau la ll e partie de son grand 
memoire sur les Cochenilles. Ce travail, accompagne de deux planches, 
comprend la description des especes du genre Lecanium. 

M. le docteur Alex. Laboulbene adresse les dessins de deux planches 
qui doivent accompagner : 1 ses notices sur la Cecidomyia buxi et sur 
VHylemyia ulmicola, et 2 le memoire de M. Bar, sur les divers e"tats d un 
Lepidoptere (Palustra) dont la chenille vit dans 1 eau. 

Communications. M. E. Desmarest annonce la mort de notre ancien 
collegue M. Dupont, et demande Finsertion dans le Bulletin de la courte 
notice qui suit : 

Richard-Henry Puech, plus connu sous le nom de Dupont, qu il a 
constamment porte dans ses relations scientifiques et commerciales, est 
ne a Bayeux (Calvados), le l cr novembre 1798 ; il est mort a Bellevue 
(Seine-et-Oise, le 2 juillet 1873, a Page de pres de 75 ans. 

Des sa jeunesse il fut familiaris6 avec les objets d histoire nalurelle, 
car sa mere s occupait exclusivement de Conchyologie et a repandu, pen 
dant de longues anne"es, dans un grand nombre de collections, beaucoup 
de coquilles alors nouvelles ou du moins tres-rares. Son frere a!n6, 
Leonard, mort en 1828, avail, Tun des premiers en France, sinon le pre 
mier, execute en cire avec un grand talent des pieces anatomiques dont 
la belle collection , acquise en 1847 par le Ministere de llnstruc iion 
publique , fait actuellement partie de Fun des Musees du Gouverne- 
ment. 

Henry Dupont s occupa pendant pres de trente ans du commerce des 
Insectes, et il le fit d une maniere scientifique. Aussi s etail-il reserve une 



~~ 3 

collection de Coleopteres qu il augmentait chaque jour, surtout riche en 
especes exotiques, et qu il <Hait lieureux de mettre a la disposition des 
enlomologisles qui venaient la consulter. 

Recu membre de notre Socie"te peu de temps apres sa fondation, le 
18 avril 1832, il en fit partie pendant plus de dix-sept ans, et donna sa 
demission le 28 mars 1849. II a public plusieurs travaux, parmi lesquels 
nous ne citerons que la description du genre Heterosternus (II. buprcstoides) 
et sa Monographic des Trachyderides, donnees, la premiere en 1832 et la 
seconde en 1839, dans le Magasin de Zoologie de M. Gue"rin-Meneville, 
ainsi que deux remarques inse re es dans nos Annales : 1 Rectification du 
nom de Lamiaradiata Gory, qui n est autre que la L. lactator Fab. (Ann. 
1835, p. 665); 2 Scarabaus difforme (Bull. 1846, p. xciv). 

Retir6 des affaires en 1848, il ceda sa raagnifique collection a notre 
collegue M. le comte de Mnizech ; mais il ne cessa pas entierement de 
s occuper d histoire naturelle, car il recueillit principalement unc collec 
tion de plus de 350 sternums d oiseaux, que son fils a recemment oflerte 
an Museum d Histoire nalurelle. 

Les tristes tenements de 1870 et de 1871 le chasserent de la retraite 
qu il avait choisie ; rentre a Paris, et malgre les preoccupations qui 
venaient sans cesse 1 assaillir, nous le vimes bien des fois encore aux 
cours du Museum. Une fois la paix retablie, il retourna a Bellevue; mais 
devant les devastations que ses proprietes avaient subies, devant la perte 
d une partie d un avoir laborieusement acquis, le decouragement le prit 
et les ressorts de sa forte organisation furent brisks : aussi, pendant deux 
ans, ses amis purent-ils remarquer chez lui un aflaiblissement graduel 
qui ne presageait que trop sa fin prochaine. 

M. L. Reiche fait savoir la mort de notre ancien collegue M. 1 abbtf 
Blondeau, qui avait appartenu a la Socie"te" depuis le 4 aout 1841 jusqirau 
commencement de Tannee 1845. M. 1 abbe Blondeau etait cure de la 
paroisse de Plaisance-Paris (XlV e arrrondissement). Pendant la Commune 
il fut Tun des pretres arret^s et devait etre mis au n ombre des otages 
lorsque 1 insurrection fut terminee. 

M. J. Fallou annonce que notre collegue \\. Ernest Olivier vient de 
lui envoyer le buste de son grand-pere Olivier, qu il a oflert a la Soci^te. 
Celle-ci charge son Archivisle d adresser 1 expression de res remerciements 
empresses & notre devoue" confrere. 



~ Le meme membre dil egalement que M. le docteur Alex. Laboulbene 
lui a envoye pour noire bibliotheque le portrait lithographic du docteur 
Ch. Aube. 

M. de Marseul donne lecture des observations suivantes : 

Dans le dernier numero des Annales, M. Ferris nous a donne" un char- 
mant article sur ses promenades entomologiques. L interet que j ai pris a 
la lecture de ces intelligentes recherches, reproduites avec une grace et 
un abandon iniimtables, m a fait de"couvrir une petite digression a mon 
adresse, que peut-etre aucun de nos collegues n a apercue. II s agit d une 
legere question de glossologie, et je serais heureux que, au moment de 
publier un catalogue synonymique des Coleopteres du nord de 1 Ancien- 
Monde, chacun voulut bien me faire part de ses observations, au lieu de 
critiquer apres le travail imprime; tout le monde y Irouverait profit. Mon 
ami M. Ferris m a fait deux reproches : d avoir fait un barbarisme en 
changeant le nom de tamariscis en tamarisci (Berginus, Apion, etc.), 
ficus en fici, et d adopter pour les noms des personnes auxquelles les 
insectes sont dedies, la simple addition d un i au nom tel quel. 

Le Tamarix se dit en latin Tamarix comme Tamariscus, et leurs ge"ni- 
lifs sont tamaricis et tamarisci. Wollaston a le premier, en 1857, employe" 
le dernier et j ai suivi son orthographe ; c est M. Ferris qui a change et a 
meme fait le barbare tamariscis. 

Dejean avait ecrit fid, Erichson a pris ficus; j ai suivi ce dernier, mais 
1 un et 1 autre sont parfaitement latins , et le choix n a pas d impor- 
tance. 

Quant a la formation reguliere des noms de"dicateurs par I addition 
d un i, Chevrolati, Aubei, etc., j en reporte I mvention au docteur Dohrn; 
je la prefere a Taddition de deux i, Chcvrolatii, Aubcii ou Aubii, et 
surtout a cette latinisation ridicule qui d&forme le nom et le rend me"con- 
naissable, tels que GuiUebeUi Guillebaux, Dulce Ledoux. 

Pour la variation de 1 adjeclif avec le nom de genre, sans doute il vaut 
mieux donner la terminaison feminine lorsque le genre est en a, et le 
masculin lorsqu il est en us; et cependant bien des substanlifs latins sont 
f6minins quoique en us, Poputus, etc., et masculin quoique en , comme 
agricola, advena, etc. Mais il faudrait pr^alablement s entendre sur le 
genre du nom generique forme de deux mots grecs, car il ne peut avoir de 
genre fixe. Aussi chacun en fait a sa guise. On pourrait tous les faire mas- 
culins aussi bien que feminins, comme on dit le Cetoine ou le Mylabre. 



Pourrait-on condamner un catalogue oil on trouverait les noms tantot au 
masculin, tantot au feminin, lorsque Tusage a adopts Tun ou Tautre ? 

Mais une si futile discussion ne merite pas d occuper si longtemps volre 
attention. La vraie question que je voudrais vous voir poser et resoudre 
serait celle-ci : 

Lorsqu un nom specifique est depuis vingt ans en usage dans les prin- 

cipaux ouvrages, dans les collections, partout , ne vaut-il pas mieux le 

conserver que de lui substituer, comme le fait M. de Harold dans son 
e"norme Catalogue, quelque nom plus ancien qu il a exhume de quelque 
poudreux bouquin et dont le rapprochement est toujours aventure" ? Les 
noms d especes ne seront done plus soumis a la loi commune des mots de 
la langue ! 

M. L. Reiche lit des notes synonymiques sur divers Coleopteres : 

1 Dans le cahier n XI du Coleopteralogische Hefle (1873), Tediteur, 
M. le baron de Harold, met en synonymic de YAphodius limbatus Germar 
YA. barbarus Fairmaire. 

II est Evident que M. de Harold n a pas vu 1 espece de M. Fairmaire et 
qu il a e"te induit en erreur par quelque amateur moins verse que lui dans 
la connaissance des Coprophages. Je crois meme que M. de Harold n a pas 
lu la description de 1 auteur francais qui signale trois tubercules sur la 
lete de YA. barbarus. Ge caractere et quelques autres rangent cette espece 
dans le groupe L d Erichson, dont YA. inquinutus est le type, tandis que 
YA. limbatus Germar fait partie du groupe P d Erichson, dont M. Mulsant 
a fait son genre MELINOPTERUS, type A. prodromus. 

A ce propos, je deplore la facilite avec laquelle on adopte des synony 
mies signalees a la le gere par des auteurs, consciencieux sans doute, mais 
qui n ont pas v^rifie la justesse de leur assertion par Texamen des lypes 
des deux cspeces qu ils confondent; et ne serait-ce pas ici le lieu d appli- 
quer 1 adage : Tcstis unus, testis nullus ? 

2 M. Desbrochers des Loges (Annales de la Soci^te entomologique de 
France, Bull. 1873, p. XLI) decrit une espece nouvelle du genre Anoxia, 
provcnant de I Alg^rie, sous le nom de A. derelicta. La description en est 
Ires-bien faite et comparativement avec cello de 1 A. oricntatls; eile com 
plete celle de feu Coquerel, qui a decrit celte meme espece dans les 
Annales 1860, p. A2/i, sous le nom de A. cmaralnata que lui avail donne 



6 ~ 

Dejean dans sa collection, et qui figure dans tous les catalogues oil Tau- 
teur ne Pa pas cherche . 

Je possede dans ma collection une fcmelle CC Anoxia de crite par feu 
Coquerel sous le nom d A/t. Lucasii, loc. cit., p. 423, que je crois appar- 
tenir a 1 espece prece"denle, malgre son chaperon fortement rcborde, mais 
non releve et a peine sinue", et les ecailles piliformes qui recouvrent ses 
elylres unit onne ment. 

- M. Leprietir presente quelques remarques au sujet des Leucolxphus : 

(Test dans la seance du 13 mai 1857 que M. H. Lucas annonce a la 
Socie te le resultat des excursions de M. Mares dans le Sahara. 

II signale Oxythyrea deserticola, Clconus Marcsii, Pimelia lilliputana et 
Ctrta slricdicollis. 

A la stance du 8 septembre 1858, il signale llclcracaniha depressa, 
Pimelia nigropunctata, etc. 

Toutes ces especes lui sont communiquees par M. Doue, qui venait de 
les recevoir du sud de TAlge rie. 

De mon cote", faisant part a mon ami Pern s du produit des chasses 
faites par M. Lelourneux, je lui envoyais, le 31 octobre 1858, une Pimdia 
sous le nom de lilliputana ? et le Julodis qui a e te decrit sous le nom 
(TAristidis. 

Ces m^mes insectes elaient a leur tour expedies a notre ami H. Lucas, 
qui reunissait, sous le nom generique de Lcucolxphus, les P. lilliputana, 
nigropunctata et Perrisii, et en donnait communication a la Societe dans 
la seance du 9 fevrier 1859. 

II est reconnu maintenant que les L. Perrisii et nigropunctatus doivent 
fitre re"unis; mais M. de Marseul a commis une erreur en supposant que 
tous les individus appartenant a ces trois especes ont e te pris en un 
meme lieu et en une seule Ibis. En effet, le voyage entrepris par M. Cosson, 
d ou proviennent les deux dernieres especes, n a commence qu a une date 
posterieure an 2 avril 1858, comme me le prouve une leltre de M. Le- 
tonrneux e crile de Biskra a cette date, et dans laquelle il me parlait de 
leur itine"raire futur. 

La P. lilliputana prise par M. Mares dans le Sahara, signalee le 13 mai 
1857 par M. H. Lucas a la Socie te, ne peut done pas avoir e te comprise 
dans les decouvertes faites par MM. Letourneux et Laperraudiere, puisque 



7 - 

leurs chasses n ont pu commencer que dans les premiers jours d avril 
1858. 

M. G. Tappes adresse, par 1 entrcmise de M. L, Reiche, les remarques 
suivantes : 

1 M. Rouget, de Dijon, avail trouve une coque qui lui semblait appar- 
tenir, soil a un Cryptoccphalus, soil a une Clytra (1). II est sorti de cette 
coque une C. aurita. M. Rouget pense que cette coque n a pas encore 616 
signalee ; il n en est pas fait mention dans la Monographic de M. Lefevre. 

2 La Saperda plwca vient d etre prise dans les environs de Beaune 
(Cote-d Or), dans le tronc carie d un saule marceau. G est bien la qu onl 
ve"cu les larves. Le saule est isole, peu e"leve et cependant assez gros pres 
de terre; il se ramifie bientot et ne parait pas encore trop souffrir. II est 
situe" sur une montagne assez aride, a la limite superieure de la culture 
des vignes, touchant des friches incultes. D apres les renseignements com 
munique s, c est a la surface inferieure des leuilles que se trouve Tinsecie 
parfait, au mois de juin. 

M. Henri Brisout de Barneville communique la note qui suit : 

J ai lu avec intere"t les observations curieuses de M. Ferris, consignees 
dans le l cr cahier des Annales pour 1873; elles m ont rapped des 
remarques que j ai faites jadis. 

Comme dans les Landes, le Gcuthorkynchus ruyulosus habite, a Saint- 
Germain-en-Laye, la Matricaria camomilia; mon frere et moi nous le 
trouvons sur cette plante assez abondamment. Nous y trouvons aussi 
YErirhinus pillumus, mais plus rarement, fait deja constate par Walton, 
et le Ceutliorhynchus putvinatus. J y trouve aussi le Gymnetron rostellum, 
mais il est devenu rare, ce que j atlribue a certaines conditions d humi- 
dite qui lui fait de"faut. 

Le Ceuthorhynchus campestris se prend abondamment an filet au prin- 
.temps dans les prairies plantees de grandes marguerites, Chrysanthemum 
leucanthemum ; j ai pris une fois directement sur la fleur de cette plante 
le chrysanthemi. 



(1) Les coques de Cryptocephales sont rugtieuses, mais n offrent pas de traces de 
stries, tandis que gen^ralement celles des Clytra out des cotes qui forme;it coaime 
des aretes sur la partie dorsale. G. T. 



Le Coryssemus ardea se relrouve sur la matricaire et la grande mar 
guerite. 

Le Ceuthorhynckus melanosiictus habile la menthe aquatique et le Ly co- 
pus europseus, comme chacun sail; ce que Ton ignore peut-tre, c est que 
Varcuatus y vit aussi, car je Fai trouve" jadis a Bondy avec le mela- 
nostictus. 

J ai toujours pris le Mecinus collaris au printemps en fauchant le Plan- 
tago major dans les prairies de Chatou; il n est done pas 6tonnant qu on 
puisse rencontrer la larve du circuLatus au collet du plantain. 

M. Charles Brisout de Barneville annonce qu il a pris dans la foret 
de Saint-Germain-en-Laye, dans un endroit plante" de chenes, le Clytus 
cinereus Lap. et Gory (Duponti Muls.). Cette espece n avait pas 616 reprise 
depuis un grand nombre d annees. 

Le meme membre montre a la Societe un Corsebus auquel il manque la 
tete et le corselet, et qu il a trouve" entre les deux for&ts de Saint-Germain 
et de Marly, en cherchant sous des plantes basses. Ce Corsebus semble se 
rapporter a Yelatus; il differe cependant un pen par la maniere dont est 
impressionn6 le dernier segment abdominal. Notre collegue pense que cet 
insecte pourrait provenir de quelques pommiers, qui sont les seuls arbres 
se trouvant a proximite du lieu ou il Fa rencontre. 

M. Lichtenstein adresse la note suivante : 

Comme notre collegue M. V. Signoret m a e"crit pour retirer les expres 
sions qui m avaient blesse" dans un article sur le Phylloxera male, et que 
cette fois-ci il se borne & me dire que j ai trop d imagination, parce que 
j ai annonce" que le Phylloxere avait une generation chaque dix ou douze 
jours, je desire reprendre nos discussions courtoises, esperant qu il en 
jaillira la lumiere. 

Dans ma conference de Cette, je me suis borne" & lire un passage de nos 
Annales (1869, p. 575) : Les Aphidiens produisent des petits sans aucun 
accouplement, ce fait se produit au moms pendant neuf generations, 
lesquelles ont lieu pendant Cespace de trois mois. C est dans un travail 
sur le Phylloxera de la Vigne signe Signoret. Ce travail commence m&me 
par ces mots : Les vignobles du Midi sont attaqu6s par un nouveau 
fl^au qui semblerait du k la multiplication extraordinaire d un insecle 
de Tordre des He mipteres. 



t) 

Aujourd hui notre collegue pretend qu il n y a qu une generation par 
an, avec neuf mues de 20 a 25 jours chacime. Sur ce dernier point il est 
en contradiction avec MM. Balbiani et Cornu, qui ont vu deux mues en 
quatre jours. Quant au premier point, comment explique-t-il la presence 
simullanee et constante de meres pondeuses d oeufs et de Phylloxeres 
de toutes grosseurs, depuis mars jusqu en novembre, avec sa generation 
unique ? 

Voici ma derniere observation : 

Le l er aout j ai place dans un bocal en verre rempli de terre humide 
un troncon de racine appliquee contre les parois du vase et qui m a per- 
mis d observer ce qui se passait sous la terre : le meme jour, un Phyl 
loxera de laille moyenne s esl fixe" sur la racine. 

Le li aout cet insecte avait considerablement grossi et a commence a 
pondre. 

Le 8 il y avait quatorze reufs, tres-clairs d abord, puis ils sont devenus 
peu a peu fence s, assez bruns. 

Le 12 il edot deux ou trois petits et la mere pond toujours; elle a 6vi- 
demment pivote sur son bee et depose ses ceufs en demi-cercle. 

Du 12 e au 16 e jour de naissance la terre se desseche. J y jette quelques 
gouttes d eau qui font un peu glisser la masse d ceufs sur les parois du 
vase. 

Le 17 lous les ceufs humectes eclosent a la fois, sauf quatre ou cinq des 
derniers pondus. 

Parmi les petits eclos le 12, deux se sont fixes a cote de la mere et ont 
atleint une grosseur qui me fait esperer de les voir pondre d ici a qua- 
rante-huit heures. 

La mere, qui a pondu 30 (Bufs environ, n a pas pondu depuis deux 
jours; elle a pourtant encore la couleur claire et luisante de la vie. 

Ainsi done, le Phylloxere passe six a huit jours sous la forme d ceuf ; 
six a huit jours lui sont necessaires pour passer de 1 etat de larve, sortant 
de I oBuf, a celui de mere pondeuse. Ceci, bien entendu, au mois d aout 
et avec un peu d humidite pour favoriser les eclosions et les mues. 

Je ne veux pas dire pour cela que M. V. Signoret ait trop d irnaginalion, 
mais s il a suivi bien attentivement un seul insecte, et s il est arrive a voir 
neuf mues dans un an et le changement de son insecte en nymphe et en 



10 

insecle aile", je crois que, parallelement a Tinsecte aile", qui ne parait, lui, 
bien certainement qu une fois par an, il y a 1 insecte aptere dont la repro 
duction est constante et rapide de mars a novembre. 

Je pense que nous ne voulons pas joucr sur les mots generation et 
reproduction parthenogene sique , car ii s agit ici de la rapidite aveo 
laquelle Finsecte se reproduit et non du cycle de la ge ne ration d insecte 
aile" a insecte aile qui est unique. 

J espere que mes collegues ne trouveront pas cette note trop longue, et 
qu ils voudront bien en decider 1 impression dans le Bulletin. 

M. V. Signorel, present a la lecture de cette lettre, repond quMl main- 
tient son opinion et que, pour le moment, il n a rien a changer a ce qu il 
a avarice" dans ses notes sur le Phylloxera, publiees dans les Annaies ou 
dans d autres recueils, et qu il ne veut pas repondre immediatement a la 
communication de M. Lichtenstein. Seulement il fait observer : 1 que 
I expe rience que notre collegue indique n est pas concluante, car elle 
n est pas terminee : set pretendue mere devant peut-etre pondre sous qua- 
rante-huit heures ; 2 que rien ne prouve que ce ne soit pas la m6me 
mere qui ait toujours pondu, puisqu il ne 1 a pas retire e, et 3 qu en 
somme il n est pas assez precis sur les divers degres de son Education. 
Ainsi, il ne dit rien des mues ni de Fe"tat ou se trouvent ses larves. 
M. V. Signoret se reserve de repondre plus completement plus tard, lors- 
qu il aura quelques faits nouveaux a communiquer a la Societe. 

Le meme membre dit que M. L. Reiche lui a soumis la boite conte- 
nant des racines de vigne dont il a parle dans la derniere seance, et il 
doit avouer qu il a e te effraye de la quantite innombrable de Phylloxera 
a divers e tats qu il a vus sur ces racines, qui ont e te ramasse es a Saint- 
fimilion, partie sur des vignes maladives, partie sur des vignes saines. 

M. Beylot, qui a fait cet envoi, est dans la plus vive crainte pour Tave- 
nir des vignes de la contree qu il habite, et combat, dans une lettre qu il 
a adressee en meme temps que les racines, ride"e emise par moi de Tin- 
fluence du froid, de la getee, etc. : Car, dit-il, comment expliquer que 
cette influence commencerait toujours par un centre, que la maladie 
v parte d un centre pour se rendre a la circonfe rence, que cette circonfe"- 
rence soit encore bien portante lorsque le centre est mort ? Comment, 
si c est le froid, tout le champ n est-il pas pris a la fois partont? et 



11 

enfm, remarque-t-il comme tons les phylloxeristes, il en est toujours 
ainsi. 

II faut avouer que nous ne savons que re.pondre, mais on en peut penser 
ou dire aulant du Phylloxera : comment se fail-il le raisonnement de se 
rendre toujours au centre de la place, pour de la, comme le feu, comme 
une tache d huile, pour se servir de 1 expression consacree, pour se 
repandre tout autour, pour rayonner ? Je r.rains que ce ne soit plus spe"- 
cieux que r6el. Et comment expliquer la rapidile avec laquelle la vigne de 
la region du Rhone a tHe" frappe"e, tandis que dans d aulres regions la 
vigne, quoique atlaqu6e depuis plusiours annees, resiste ? Comment expli 
quer que le Phylloxera tue ici et ne fasse rien en Ame rique ou presque 
rien? Gar, connu depuis longtemps, et decrit pour la premiere fois en 1854 
par Asa Fitch, on parlait bien du mal qu il pouvait faire, mais jamais on 
ne 1 avait accuse de tuer la plantc. II est vrai que depuis qu on en parle 
tant en France, les Americains, jaloux, veulent qu il en soit de mfime chez 
eux. Espe"rons pour eux que leurs vignes supporteront mieux les attaques 
du Phylloxera. 

M. firaile Ragonot lit une note sur la vie evolutive de la Coriscium 
cuculipennellum (1) : 

II y a longtemps que je chercliais la chenille de la Coriscium cuculi 
pennellum Hb. (alaudella Dup.) qui, depuis Huhner, est bicn connue 
comme vivant et formant des cones sur le troene, mais jusqu a present je 
n avais rencontre que la chenille de ce fleau de nos jardins, la Gracillaria 
syringella, qui vit e"galement sur le lilas et le frSne, dont elle roussit les 
feuilles d une maniere affreuse. 

Le 17 de ce mois (aout) j eus enfin le plaisir de faire sa connaissance, 
et j ai e"tudie" des details de mceurs Ires-interessants , qui paraissent tout a 
fait ine dits. 

II paraitrait qu il n y a qu une seule generation par an de cetfe espece. 
Les papillons, e"clos a 1 automne, hivernent, et la femelle, vers le mois de 
juillet, depose un seul oeuf a la surface supe rieure de la feuille, a cote" de 
la nervure mediane, pres du bout. Au mois de juillet la chenille sort de 



(1) Cette note etait destinee par son auteur a etre inseree dans les Annales pro- 
pretucnt dites ; une necessite typograpliique nous oblige a la placer dans le 
Bulletin. E. D. 



12 - 

Tceuf et s inlroduit sous 1 epiderme, et, se dirigeant vers le petiole, elle 
mine une longue et e"troite galerie le long de la nervure. La pellicule 
qu elle d6lache est extremement fine, luisante, argentic, ressemblant a la 
trace d une limace, comme dans les mines de sa congenere la C. Brognar- 
dcllum sur le chene, et les Phyllocnistis suffuse lla et P. saligna sur les 
peupliers et les osiers. Les excrements, d un brim rougeatre pale, sont 
repandus dans la mine, forraant un sentier continu au centre. 

Arrived au petiole elle remonte pres du bord et elargit soudainement sa 
mine en forme de plaque (plutot longue que large) comme celle d une 
Lithocolletide, et le bord de la feuille se courbe en haut, se roule. Bienlot 
elle ne se contenle plus de ronger la feuille comme elle 1 a fait jusqu alors, 
elle 1 attaque directement, d6vorant une portion considerable dc son habi 
tation au bord de la feuille, comme le font les chenilles d Or-wiVr. 

Au mois d aout elle quitte ce logement devenu trop 6troit pour la con- 
tenir, et, allant sur une autre feuille, elle roule obliquement le bout et 
1 attache solidement avec des fils de soie, formant ainsi un cornet ou cone 
sous la feuille, comme une Gracillaria. II est alors facile de decouvrir les 
feuilles attaquees, car elles paraissent tronque"es. Elle ronge rdpiderme et 
le parenchyme de la feuille a rintdrieur du cone, et les endroils attaques 
brunissent. 

Vers le milieu ou la fin du mois d aoftl la chenille arrrive a toute sa 
taille : elle a alors 8 millimetres de longueur. Elle est cylindrique, d un 
blanc jaunatre pale, avec la region dorsale verdatre, plus foncee aux inci 
sions segmentaires. La tete est un peu plus fonce"e que les segments ante"- 
rieurs, et la bouche est brunatre. Ses quatorze pattes sont pales. 

A cette e"poque elle fait ses preparatifs pour se transformer, et c est 
alors qu on peut admirer sa prevoyance et son adresse. Sans quitter son 
habitation elle perce un petit trou rond dans la portion de la feuille qui 
forme la partie supe"rieure du cone, en ayant soin de manager l^piderme 
exterieur, pellicule transparente comme une vitre, qui empeche ses enne- 
mis de penetrer dans sa demeure. 

Ensuite elle file son cocon, qui a 10 millimetres de longueur, mince, 
fusiforme, construit de soie blanchatre, semi-transparent et de peu de 
consistance. II est canned un peu, comme ceux du genre Eucculatrix ; 
mais les cannelures, plus grandes et moins nombreuses, sont moins bien 
marquees. Un des bouts du cocon est attache en face de Touverture 
vitre"e, et la chenille se change en chrysalide, avec la tete dans la meme 
direction. 



13 

Lorsque, au mois de septembre, le papillon est forme, la chrysalidc 
s avance liors de son cocon, perce la pellicule protectrice au moyen d une 
espece de bee ou crochet dont sa tete est armee, et sort a moitie du trou ; 
bientot apres a lieu I gclosioii du papillon. 

II est bon de remarquer que, contrairement a celui de sa conge"nere la 
Brognardellum et des Gracillaria et Ornix, le cocon de la .cuculipennd- 
lum est inde"pendant, n e"tant pas forme" et attache dans un repli de feuille 
comme celui des families precite"es. 

II est facile de distinguer les feuilles attaque"es par la chenille de la 
cuculipennellum de celles mangles par les chenilles de la Gracillaria 
syringclla, car, d abord, conlrairement a la cuculipennellum, la chenille 
de la syringella, dans son jeune age, vit en petits groupes formant des 
plaques et non des galeries ; ensuite elle enroule les feuilles plutot que de 
faire un cone parfait (generalement aussi on trouve plusieurs chenilles 
dans la feuille roulee ou minee), et enfm le cocon est entierement diffe 
rent, etant aplati et forme de soie melangee de matiere gomraeuse qui le 
rend resistant et luisanl, et il est intimement attache a la feuille qui forme 
sa base. 

Le papillon de la C. cuculipennellum n est pas Ires-commun ; on le 
prend, comme la Brognardellum et la sulphurellum, en battant les buis- 
sons, ou bien, au repos, contre des palissades, et plutot au prin temps 
qu en automne. Ten ai trouve" plusieurs dans la forfet de Fontainebleau, 
pres de Bourron, et j ai pris la chenille dans line pe"piniere pres de la forfet 
de MoRtmorency. 

Membres rccus. La Socie te admet au nombre de ses membres : 

1 M. Charles Royer (Goleopteres et Le pidopteres d Europe), a Langres 
(Haute-Marne), present^ par MM. fimile Goberl el Edouard Pern s (com- 
missaires-rapporleurs : MM. Aug. Alexandre et le docleur Alex. Laboul- 
bene); 

2 M. Pierre-Nicolas-Ernest Tardy (Entomologie generate francaise, 
principalement Araneides et Myriapodes), a Dijon (Cote-d Or), present^ 
par MM. Gueneau d Aumont et H. Lucas (commissaires-rapporteurs : 
MM. E. Desmarest et L. Ileiche). 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 



Comptes rendus hebdomadaires des seances de CAcademie des Sciences, 
t. LXXVII, n 6 et 7 (aout 1873). 

H. PEYRAUD, p.. Zi31, Note relative Faction toxique des infusions 
d absintlie et de tanaisie sur le Phylloxera. FAUCONNET, p. 432, 
Note relative a divers proce"de"s de destruction sur le Phylloxera. 
CH. DENIS, p. 433, Note concernant les causes probables de la 
maladie des Vers & soie. PLANCHON et LICHTENSTEIN, p. Zi61, 
De la marche de proche en proche du Phylloxera. MEGNIN, 
p. 492, Deuxieme note sur la position zoologique et le role des 
Acariens parasites nommes Hypopus. 

MitthciLungen der Schweizerische entomologischen Geseilschaft (Societ6 
entomologique suisse), t. IV, n 2, avril 1873. 

J. WULLSCHLEGEL, Nocturnen-fauna der Schweiz (suite). 
OUVRAGES DIVERS. 

* SiaL (Carolo). Recherches sur le systeme des Mantides. Broch. in-8. 

Stockholm, 1873. 

* ID. Descriptions nouvelles d Orthopteres. Broch. in-8. 

* ID. Enumeratio Hemipterorum, n 01 2 et 3. 2 vol. in-/i. Stockholm, 

1872 et 1873. 

* ID. Notice sur Ch.-H. Boheman. Broch. in-8. 

MAURICE SEDILLOT. 



15 



Ordre du jour de La seance du 10 septembre 1873 : 

Rapport de la Commission de publication reglant la composition du 
troisieme numero des Annales pour 1873. 



Avis 

M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont 
pas encore solde" le montant de leur cotisation pour 1 annee 1873, quMls 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot que pos 
sible, sans intermediate. 



]\ous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du I? tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres. indications ne sont pas exactement rapporte"es, d en 
informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. 



Par decision prise dans la stance du 28 mai 1873, chaque note inse"ree 
dans le Bulletin des seances, sauf decision de la Societe, ne devra pas 
comprendre a Tavenir plus d une page d impression. 

Nous prions nos confreres de se conformer a cette decision s ils ne 
veulent pas que la Societe soit contrainte ou de reduire 1 etendue des 
travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier plus tard dans les Annales 
et non pas immediatement dans le Bulletin. 



Toutes les reclamations relatives au Bulletin bi-mensuel, ainsi que les 
demandes d envoi & T^tranger (contre rtmbourscmcnt des frais dc trans 
port), doivent etre adressees au Tre sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de 
Budon, 27, qui est charge" de Texp6dition du Bulletin des seances. 

Paris, 6 septembre 1873. 



EXTRAIT DD REGLEMENT 

DE LA 

SOCIETE EJNTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Anuee 1893. 4 c de sa fondation. 



Le montant de la cotisation, pour les Membres de la Societe, est 
par an, de : 

24 fr. pour les Membres residant a Paris; 

26 fr. pour les Membres habitant tant en France qu a Petranger. 

Les Membres residant a Paris paient leur cotisation d avance et par 
trimestre. 

Les Membres non residant a Paris doivent faire parvenir la leur au 
Tresorier de la Societe, sans frais, immediatement apres Cannonce de 
leur nomination, et, pour les arnn^es suivantes, dans le courant du mois 
de Janvier. 

Les Membres de la Societe ne recoivent leurs Annal.es que par la So 
ciete. Les numeros auxquels ils ont droit sont envoyes francs de port, 
jusqua residence, aux Membres non r6sidants (hors Paris et a Petranger), 
apres reception de leur cotisation de Pannee courante. 

La Societe correspond par Pentremise de son Secretaire, de son Treso 
rier et de ses Archivistes-Bibliothecaires. Le premier a dans ses attribu 
tions la correspondance scientifique ; le second, celle qui concerne le 
recouvrement des cotisations et Penvoi des numeros des Annales, et les 
derniers, ce qui regarde la Bibliotheque. Les lettres et paquets doivent 
etre adresses, francs de port, a M. E. DESMAREST, Secretaire, rue Linne", 3; 
a M. L. BCQUET, Tresorier, rue Saint-Placide, 52 ; et a M. J. FALLOU, 
Archiviste-Bibliothecaire, rue Hautefeuille, 30, Paris. 

Pour tout ce qui a rapport au Bulletin bi-mensuel, s adresser au Tre 
sorier adjoint, M. Emile PIAGONOT, rue de Buffon, 27. 

NOTA. Pour ne pas eprouver de retard dans Penvoi de leurs Annales, il 
est essentiel que MM. les Membres francais et etrangers adressent, dans 
le courant de Janvier de chaque annec, le montant de leur cotisation au 
Tresorier de la Societe, soit par un mandat sur la poste aux lettres, soit 
par la voie du commerce. 

Tout Membre doit la cotisation de Pannee dans laquelle il a ete recu, 
quelle qtfen soit la date, et recoit, en consequence, les Annales de ladite 
annee. 

Chaque auteur d un memoire insere dans les Annales (a Pexception du 
Bulletin) a droit a un tirage a part de 20 exemplaires (texte et planches 
noircs}. Au dela de ce nombre il doit en faire la demande. Le prix des 
tirages a part supplementaires est de 5 cent, par feuille d impression (1), 
de 10 centimes par planche noire et de 30 centimes par planche coloriee. 
L auteur doit informer le Secretaire ou le Tresorier de ses intentions a 
cet egard en meme temps quil envoie son travail, et solder les dits tirages 
aussitot apres Pimpression de son memoire. 

(1) Au prix de 5 cent, par feuille, ou partie de feuille, rimpriineur ne pent fournir 
que 75 exemplaires a part, y compris les 20 donnes par la Societe, au maximum. 
Au dela de ce non.bre, il sera traite de gre a gre avec les auteurs. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N U. 

BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOGIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Reeucilli par M. E. DESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collogues qui n ont 
pas encore solde le montant de leur cotisation pour l anne"e 1873, qu ils 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitdt que pos 
sible, sans intermediate. 



Seance du flO Septembre 1873. 

Prudence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 
22 membres presents. 

M. E. Mulsant, de Lyon, assiste a la stance. 

Rapport et decision. La Societe, apres avoir enlendu un rapport de sa 
Commission de publication, decide que le troisieme numero des Annales 
pour 1 annee 1873 se composera des travaux dont les litres suivent : 

1 LABOULBENE. Sur les metamorphoses de la Ccddomyia buxi ; avec 
planche ; 

2 LE MEME. Sur YHylemyia ulmicola ; avec planche. 

3 BAR. Lepidoptere dont la chenille vit dans 1 eau h Cayenne (genre 
Palustra); avec planche. Travail accompagne d une notice analomique 
par M. LABOULBENE. 



k SIMON, fitudes arachnologiques (2 e m^moire) ; avec planches. 
5 LUCAS. Metamorphoses du Xylorhiza venosa ; avec planche. 

6 GAPIOMONT. Monographic des Rhinocy Hides, travail posthume mis 
en ordre par M. LEPRIEUR, d apres les manuscrits de 1 auteur. 

7 JEKEL. Sur le genre Pterygomus (g. n.), de la division des Curcu- 
lionites Cryptorhynchites. 

8. SIGNORET. Essai sur les Cochenilles : genre Lecanium. Commence 
ment de la monographie de ce genre. 

9 Bulletin des seances et Bulletin bibliographique pour le troisieme 
trimestre de 1873. 

Communications. M. le Tresorier annonce la mort de deux de nos 
confreres : 1 M. Fe"lix Quinquarlet, de Troyes (Aube), qui avait e"t6 re?u 
membre Tanne"e derniere; et 2 M. Jean Schlumberger-Dollfus, de Gueb- 
willer (Alsace), qui faisait partie de la Socie"te depuis 1869. 

M. de Marseul, au sujet de la note lue par M. Leprieur, dans la der 
niere stance, sur le genre Leucolsepkus , presente les remarques sui- 
vantes : 

Deux voyages ont eu lieu dans le Sahara algerien, Tun en 1856, par 
MM. Cosson, Kralik et Paul Mares, qui ont explore les plateaux de la pro 
vince d Oran de la frontiere du Maroc Laghouat ; c est dans ce voyage 
qu a ete trouve le Leucotsephus lilliputanus ; 

L autre en 1858, par les memes bolanistes, auxquels s e"taient joints 
MM. Letourneux et Henri de la Perraudiere, dans le Sahara de Tuggourt 
a Ouargla, et c est vers le l er mai qu ont e"te trouv6s les deux aulres Leu- 
colsephus, ^ Ngoussa, pres d Ouargla. 

M. Ponson fait savoir, par Tentremise de M. L. Buquet, qu il vient 
de capturer dans les Alpes franchises deux individus du Dichotrachelus 
Manucli, espece r^cemment d^crite , ainsi qu une assez grande quantity 
du D. sulcipennis et quelques exemplaires du D. Stierlini. II a trouv6 
egalernent dans les memes localites, el en assez grand nombre, YOtio- 
rhynchus montivagus, le Nebria nivalis et le Pterostichus rutitans. 

M. L. Bedel e"crit de Villers-sur-Mer (Calvados) : 

A la fin de juillet, j ai pu observer ici une nombreuse colonie du Syntd- 
miwn seneum Mull. Ces curieux Staphylinides habitaient un petit bois som- 



-~ 3 

bre situe" sur des falaises fort pres de la mer et se trouvaient a 1 entour de 
divers arbres, sur la pente tres-rapide d un talus eleve. Us praliquent des 
galeries dans les parlies friables de ce sol fre"quemment de"trempe par la 
pluie et les disposent generalement au-dessous de racines dechausse es qui 
les protpgent. Dans ces conditions, les parois du talus sont, en certains 
endroits, criblees des terriers du Syntomium, et, dirigeant vers leur ori 
fice de la fumee de tabac, on fait immediatement sortir le Staphylinide 
qui s y Irouve. J ai recueilli de cette maniere jusqu a 300 Syntomium sur 
un espace presque vertical d un pied carre. 

Dans les premiers jours d aout, le nombre des insectes a brusquement 
diminue ; leur saison paraissait fmie. 

MM. A. Grouvelle et L. Bedel annoncent qu ils viennent de retrouver 
a Dieppe le Sitones Water housei Walton, et de constater que ce Curculio- 
nide vit au pied du Lotus corniculatus. 

La rare 16 de cet insecte. signale seulement en France des bords de la 
M6diterranee et des cotes du Calvados, tenait a son mode d habitat 
special : il faut, en effet, chercher le S. Water housei au pied m6me de la 
planle dans les terrains sablonneux et inclines. De telles conditions d exis- 
tence rendent necessairement impossible 1 emploi du filet-fauchoir pour 
se procurer cette espece. 

JNos confreres ajoutent que le Tychius hsematocephalus se prend ^gale- 
men t au pied du meme Lotus. 

M. Vale"ry Mayet adresse la note qui suit : 

Dans le compte rendu de la seance du 23 juillet, a laquelle j assistais, 
notre collegue M. V. Signoret , repondant a ce que je disais sur la ruine 
prochaine de notre grand vignoble, a ajoute" en note que M. Gaston Basile, 
president de la Societe d Agriculture de THeraull, avait e crit dans un 
numero du Messager du Midi que la recolte, cette ann^e, ne serait pas 
sensiblement diminuee par le Phylloxera. 

Le maitre ayant parle, disait notre collegue, il faut s incliner. 

M. Basile, voyant les vignes non attaquees tres-belles, a tres-bien pu 
6crire cela. II pre"voyait ainsi que le deficit cause 1 par le Puceron serait 
compens6 par la grosse production des vignes encore bien portantes. Le 
Phylloxera a tu6 a peu pres un sixieme des souches du Languedoc. 11 est 
encore possible que la perte d un sixieme disparaisse momentane ment 
devant la belle production des cinq autres sixiemes; mais M. Basile n a 



Il 

jamais voulu dire que le Phylloxera n e"tait pas appele a de"truire le plus 
grand vignoble de France, et la preuve est dans le passage suivant d une 
lettre 6crite par lui le 11 juillet a un de mes amis : 

Malgre tons nos efforts, nous sommes debordes par ce terrible Phylloxera, 
et dans trots ou quatre ans noire beau vignoble si florisssant aura le sort 
de ceux de Vaucluse ou dcs Bouches-du-Blwne. 

II va sans dire que je tiens la lettre en question a la disposition de 
notre ami M. V. Signoret; il la trouvera aux archives de la Societe, oul a 
depose" notre collegue M. E. Desmarest, & qui je 1 avais envoye"e. 

Je me propose bien de ne plus aborder ce terrain autrement que quand 
j y serai amene par la force des choses; mais je re"p6terai encore a nos 
collegues incre"dules : Venez en Languedoc, vous verrez et vous repartirez 
convertis. 

M. H. Lucas communique la note suivante, relative a des Arachnides 
qui ont ete" rencontres en Syrie : 

Notre confrere M. L. Reiche m a communique", il y a dej quelque 
temps, un flacon contenant des Arachnides recueillis en Syrie, particu- 
lierement dans les environs de Nazareth. Je les ai etudies, et, en les com- 
parant aux types que M. E. Simon possede, j ai trouve parmi eux deux 
especes appartenant au genre Buthus et dont une a e"te decrite derniere- 
ment dans nos Annales. Ges especes, encore fort peu repandues dans les 
collections, et que je me fais un plaisir de faire passer sous les yeux de 
la Societe, sont le Buthus Judaicus Simon, Ann. Soc. ent. Fr., 5 e serie 
t. II, p. 252 (1872), etle Buthus leptochelis Hempr. et Ehrenb., Symb. 
Phys., n 3. Ges deux especes ont ele" rencontrees dans les environs de 
Nazareth et se tiennent sous les pierres exposees au soleil. Elles ne sont 
pas tres-rares, surtout le Buthus Judaicus, dont je possede un assez grand 
nombre d individus appartenant a des ages difierents. 

Suivant M. E. Simon, ces especes se plaisent aussi dans la vallee du 
Jourdain et se trouvent meme jusque sur les bords de la mer Morte. 

Dans ce meme flacon j ai rencontre" plusieurs Arane"ides que je crois 
devoir mentionner aussi dans cette note : ce sont les Palpimanus gib- 
bulus $ Duf.; Caltictherus histrionicus $ Ch. Koch; Cercidia prominens. 
Westr.; Epeira dromedaria $ Clerck, et Thomisus Diana $ Hahn. Enfin, 
parmi les Holetres, je signalerai encore VObisium validum L. Koch. Toutes 
ces especes ont et6 trouv6es, comme les Scorpionides, dans les environs de. 
Nazareth. 



5 

M. Maurice Girard envoie la note suivante : 

Je lis dans le Bulletin des seances (n 9, 13 aout 1873) que des obser 
vations ont et6 presentees au snjet des exemples de contagion de la 
flacherie cites par moi. Je dois dire qu il me parait probable que la conta 
gion s est propagee par les chenilles memes. Elles n ont pas et6 en contact 
cutane, si je puis dire, comme dans les experiences ou M. Pasteur donne 
la contagion a des Vers a soie sains en les melant a des Vers en flacherie, 
mais elles se trouvaient a tres-petite distance. Les rameaux d aubepine et 
de cerisier, ou vivaient les chenilles des Petit et Grand-Paon de nuit, 
etaient tout contre les rameaux de chene couverts des chenilles du 
Ya-ma-mdi, espece qui prit la premiere la flacherie dans notre education 
du Jardin d Acclimatation. Rien de plus facile done que Pinfection par 
miasmes ou sporules. De meme on prend la contagion en stationnant pres 
du lit d un varioleux, sans avoir besoin d entrer dans le lit. 

M. E. Mulsant entretient la Societe d experiences qu il tente en ce mo 
ment sur la maladie des Vers a soie; il espere pouvoir donner un moyen 
de guerir cette maladie, sinon dans des educations faites sur un grand 
nombre de chenilles, au moins dans des educations restreintes. 11 ne peut, 
quant a present, entrer dans des details circonstancies sur ses expe"- 
riences ; et il se borne a dire que c est en donnant plus de vitality aux 
chenilles qu il pense parvenir au but qu il se propose d alteindre. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



OUTRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de L Academie des Sciences, 
t. LXXV1I, n os 8 et 9 (aout-seplembre 1873). 

GH. ROBIN et AL. LABODLBENE, p. 511, Sur les organes phospho- 



rescents thoraciqnes et abdominal du Cocuyo de Cuba. DUMAS, 
p. 520, Observations sur la reproduction du Phylloxera; proce"de 
de M. MONESTIER pour la destruction de 1 insecte au moyen du 
sulfure de carbone. LICHTENSTEIN, p. 522, Sur la rapidile" de la 
reproduction du Phylloxera. DE SAINT-CYR, p. 536, Experiences 
sur le Scolex du Taenia mediocanellata. A. SARRAND, p. 561, 
Note relative a deux remedes qu il propose centre le Phylloxera. 

LECOQ DE BOISBAUDRAN, p. 561, Note relative aux ravages pro- 
duits par le Phylloxera. 

* Entomologist s monthly Magazine, n 112 (septembre 1873). 

E. RYE, p. 73, Description of a new species of Dromius from 
England (D. veclensis). C. WATERHOUSE, p. 73, Description of a 
new species of the Coleopterous genus Anoplognathus (A. parvulus). 

BUCHANAN WHITE, p. 75, Note on Coryxa. JOHN SCOTT, p. 80, 
On certain brilish Hemiptera-Homoptera. 

Notes. P. 83, Note on Cymindis lineata Dej. Note on cap- 
lure of Lymexylon navale. Magdalinus carbonarius in Northum 
berland. An Australian beetle near London. Captures of Co- 
leoptera in North Kent. P. 84, Note on Camponiscus Heatei 
Newman. P. 85, Occurrence of Co3noneura Dahlbomi Thorns. 
Occurrence of the galls of Cynips ferruginea IJartig. Oak galls 
at Ballates, in June, including Andricus amenti Giraud. Occur 
rence of galls of Spathegaster vesicatrix, Sclechtendal, at Banchory. 

P. 86, Description of the larva and pupa of Hesperia Action. 
P. 88, Paclmobia alpina Bred. Description of the larva of Miana 
literosa. P. 89, Note on the larva of Polia nigrocincta. Des 
cription of the larva of Phycis (?) Davisellus. P. 90, Asychna 
profngella Bred. Note concerning the metamorphose of Batra- 
chedra praBangustata. Occurrence of Megalomus hirtus near 
Aberdeen. P. 91, Neuroptera at Weybridge. Notes on a bri- 
tish bug. P. 92, Note on capture and habits of Loxops cocci- 
neus. Note on Idiocerus H-album Fieb. P. 93, The Entomo 
logy of our novel writers. 

Bulletin de la Sociele imperiale des Naturalistes de Moscou, n os 1 et 2 
de 1871, n os 1 a Zt de 1872 (13 planches). 

1871. DE CHAUDOIR, p. 1, Monographic des Lebiides (suite). 



7 - 

E. BALLION, p. 147, Catalogus Coleopterorum von D r Gemminger 
und B. von Harold, Bemerkungen und Berichtigungen. C. LIN- 
DEMANN, p. 171, Zwei neue Curculioniden aus Mitlelrussland. 
J.-H. HOCHHUTH, p. 176, Enumeration der in den Rnssichen Gou- 
vernemenls Kiew und Volhynien bisher aufgefundenen Kafer. 
A. BECKER, p. 290, Reise nach Temir-Chan-Schora und Derbent 
mit Erganzungen zur fauna von Astrachan und Sarepta. N. 
ERSCHOFF, p. 303, Beitrag zur Lepidopteren-fauna Russlands. 
C. LINDEMANN, p. 306, Das Skelet der Hymenopteren. 

1872. 0. DE BURMEISTER et RAoozsKOWSKY, p. 1, Supplement 
indispensable a Particle public par M. Gerstaker en 1869 sur 
quelques genres d Hymenopteres. DE CHAUDOIR, p. 382, Obser 
vations sur quelques genres de Carabiques avec la description 
d especes nouvelles. 

V. MOTSCHDLSKY, p. 23, Enumeration des nouvelles especes de 
Coleopteres rapporte"s de ses voyages. A. BECKER, p. 102, Reise 
nach Salzseen Baskuntschakskoje und Elton, nach Schilling, Anton, 
Astrachan nebst Mittheilungen uber das Vorkommen mehrerer 
Kafer und Fliegen in jenen Gegenden. R. MAC LACHLAN, p. 187, 
Note sur quelques especes de Phryganides et sur une Chrysopa. 
J.-H. HOCHHUTH, p. 195 et 283, Enumeration der in den Russi- 
chen Gouvernements Kiew und Volhynien bisher aufgefundenen 
Kafer. 

* Feuille des Jeunes Naturalistes, t. Ill, 1873, n 08 32, 33 et 34. Donne" 

par M. Jean Dollfus. 

G. COLIN, p. 93, Generality s sur les Tachinaires. E. LELIEVRE, 
p. 102, Ce que renferme une coque de Saturnia pyri. L. REY- 
NAUD, p. 107 et 121, Note sur Temploi du patchouly pour la con 
servation des collections entomologiques. - G. RODAST, p. 113, 
Des Lepiclopteres. 

OUVRAGES DIVERS. 

* BRAINE (A.) et GIRARD (Maurice). L Attacus Atlas, son introduction 

en France. Broch. in-8. (Extr. du Bulletin de la Soci&e d accli- 
matalion.) 



* BALDASSORE ROMANO. Coleotteri della Sicilia. Broch. in-8. Palerme, 

18/|9. Donne" par M. H. Ragusa. 

* FaRiLEus (Ol.-Im.). Coleoptera Caffrarise (He te romeres et Curculio- 

nides). 2 vol. in-8 broches. Holmiae, 1870 et 1871. 

* MULSANT (E.) et VERREAUX (E.). Histoire naturelle des Oiseaux-Mouches 

(Introduction). Broch. in-4, avec planche. Lyon, 1873. Q 

* PELLET (Petri). Faune entomologique du departement des Pyrenees- 

Orien tales. Fasc. in-8. (Extr. du Bulletin de la Socie"te agricole, 
scientifique et litteraire des Pyre" nees-Orien tales.) 

* PREUDHOMME DE BORRE. Note sur deux monstruosites observees chez 

des Coleopleres (avec des figures dans le texte). 

* ID. Y a-t-il des faunes entomologiques naturelles distinctes h. la sur 

face du globe et quelle methode doit-on employer pour arriver 
a les definir et les limiter ? 

2 fasc. in-8. (Extr. des Annales de la Societe" entomologique 
de Belgique.) 

MAURICE SEDILLOT. 



INous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fm du Zi e tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapporte"es, d en 
informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. 



Toutes les reclamations relatives an Bulletin bi-mensuel, ainsi que les 
demandes d envoi a Tetranger (contre rembourscmcnt des frais de trans 
port], doivent 6tre adressees au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de 
Buffon, 27, qui est charge de 1 expedilion du Bulletin des seances. 

Paris, 20 septembre 1873. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



iST" 12. 

BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par M. E. DESAIAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont 
pas encore solde" le montant de leur cotisation pour Panned 1873, qu ils 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitdt que pos 
sible el sans interme"diaire. 



Seance du SB Septcmhre 

residence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

18 membrcs presents. 

M. le docteur Auzoux, de Marseille, assiste a la stance. 

Correspondancc. M. le docteur Giraud e"crit que l 6tat de sa sant^ ne 
lui permettant pas de sortir de chez lui, le force, a son grand regret, de 
prier la Societ6 de vouloir bien le remplacer comme president et comme 
membre de la Commission du Prix Dollfus pour Tanned 1873 (1). 

(1) Nous croyons devoir rappeler aux entomologistes que, dans sa stance dii 
14 mai dernier, la Sodete, sur le rapport d une Commission no ^me e par elle, a 
decide que le Prix pour 1873 sera decerne a 1 auteur d un tra^il entomologique 



-_ 2 

Cette demission est acceptee par la Society qui decide qu il sera pro- 
ee de , dans la prochaine stance (8 octobre), au remplacement de M. le 
docteur Giraud comme membre de la Commission du Prix Dollfus. 

Lectures. M. Leprieur depose sur le bureau la Monographic des Larinides 
de feu M. Capiomont, qu il a redigee d apres les manuscrits de notre 
collogue. 

Ce travail, remis & M. de Marseul, qui se charge de revoir la synonymic 
spe"cifique, comprcnd la description de soixante-dix-neuf especes, don t 
vingt-deux nouvelles et quinze que Fauteur n a pu voir en nature. 

M. Henri Tournier envoie, par 1 entremise de M. L. Buquet, un 
mgmoire ayant pour titre : Observations sur les especes europe"ennes et 
circum-europe ennes de la tribu des Tychiides, faisant partie de la famille 
des Gurculionides. 

La tribu des Tychiides, que 1 auteur passe en revue en ne de"crivant 
que les especes nouvelles, est divisee en deux groupes : 1 ELLESCHIIDES : 
genres Lignyodes Schonh. (k especes); Ellesc/ms Steph. (2 especes); 
Pachylychius Jekel (22 especes, dont 5 nouvelles); Jekelia Tournier 
(2 especes, dont 1 nouvelle), et Barytycliius Jekel (h. especes, dont 
1 nouvelle), et 2 TYCHIIDES PROPREMENT DITS : genres Tychius Schonh., 
sous-genres Ectatotyclnus Tourn., Tychius et Miccotrogus Schonh. (87 
especes, dont 38 nouvelles et en plus une trentaine que 1 auteur n a pas 
vues), et Sibinia Germ. 

Communications. M. Desbrochers des Loges adresse la note suivante, 
en response a des observations qui ont e"te presenters par M. de Marseul 
dans la stance du 12 fe"vrier 1873 (Bulletin, pages xix et xx) : 

Je n ai rien a dire relativement a la reunion des Hister Berardi, com- 
pressus, etc., publics dans un recueil reste inconnu a M. de Marseul, mais 
dont les descriptions ont ete reproduiles dans le repertoire de son Abeille 



imprim6 concernant specialement les divers ordres d insectes, r^dige en frangais, 
publL^ dans 1 annee, et qu il s appliquera a 1 ouvragc qui, par sa valeur scientifique 
et son prix de vente, conviendra le mieux aux dcbulants. Le concours pour cette 
annee sera clos le l er Janvier 1874 ; etle prix sera decerne a la seance la plus rap- 
procheede ranniversaire de la donation Dollfus (16 fevrier). E. D. 



~ 3 

(p. 81 et suiv.). Ges especes n etant signalecs que du Senegal, je n avais 
pas songe" a les chercher parmi celles de la faune algerienne et je les ai 
considerees.a -tort comme.nouvelles. 

Quant aux Tychius diagnoses "dans le Bulletin de la Societe" entomolo- 
gique de Belgique, leur. nombre ne s eUeve pas a plus de cinquante, comme 
1 a avance M. de Marseul, mais a vingt-cinq seulement. Doit-on supposer 
^implement que mon memoire a ele" mal lu ? Le chiffre de 5 Tychius 
nouveaux d Europe et d Algerie ne pent paraitre exagere, ce genre e"tant 
compose" de tres-petits insectes n ayant ete" 1 objet d aucune revision, sauf 
le tableau du,a notre savant confrere M. Ch. Brisout de Barneville, tableau 
limite aux seules especes de France et qui ne renferme pas moins d une 
quinzame de noms nouveaux. Esperons que notre collegue se calmera et 
qu il en sera de mes 25 Tychius (non 50) comme il en a ete des Otio- 
rliynchus de 3\1. Stierlin. Ces infortunes insectes, fort maltraites au debut, 
el qui n existaient, suivant le dire de M. de Marseul, que dans le cerveau 
de leur auteur, ont germe depuis dans celui de notre honorable contra- 
dicteur et se sont r^pandus de la, tout au long, dans sa re"cente mono- 
graphie" de YAbeille. 

Au lieu de ces attaques inoffensives, mais superflues, dirigees centre 
les faiseurs d especes, grands ou pctits, je crois que notre collegue con- 
tribuerait plus utilement, pour sa part, a [ amelioration de notre nomen 
clature, soit en apportant plus de soin et surtout plus de clarte a la partie 
synonymique de ses diflerents ouvrages ; soit en s abstenant de maintenir 
nombre d especes decrites (?) d une facon incomplete (1) ou qui, de son 
aveu meme, n ont aucune valeur (2), soit en privant nos catalogues d une 
foule de noms nouveaux, comme il 1 a fait pour ses Otiorkijnchidcs, sur 
tout quand il nous declare a chaque instant que les noms en usage 
doivent etre prefe"res; soit enfm, et puisqu il considere les descriplions 
isol^es comme nuisibles aux progres de 1 entomologie, en evitant, suivant 

(1) Dapsa caucasica Motsch. (Endomychides, p. Ill) deux fois plus petite 
que Dapsa denticollis, d un testace unicolore. Saprinus flexuoso-fasciatus 
Mot., Fv. 57, p. 167, etc. 

(2) Saprinus turcomanicus, Fv. 62, 568, uralensis, 507, niger, 450, 
sparsi-punctatus, 458. M. de Marseul declare qu il lui est impossible de dis- 
tinguer ce dernier insecte du nitidulus, ce qui ne 1 empeche pas de consacrer une 
page de texte a sa description et de lui faire les honneurs de sa Monographic et de 
ses Catalogues. 



ses propres expressions (1), de se hater de publier des especes avant 
que la monographic puisse paraitre. 

M. de Marseul , a la suite de cette lecture, prend la parole en ces 
termes : 

M. Desbrochers s est reconnu dans ma note du 12 fe"vrier dernier, quoi- 
qu il n y soit pas nomme. La forme de sa lettre ne permet pas de re"ponse, 
et le fond n inte"resse en rien la science. J ajouterai a ma note que le 
nombre des Tychius est bien de 25 et non de 50 comme on Fa imprime, 
je ne sais par quel hasard ; seulement c est au moment meme ou M. Tour- 
nier terminait une monographic du genre destinee au meme recueil, que 
M. Desbrochers a cru devoir publier ses diagnoses, comme il Fa fait pour 
les Brachycerus, a Foccasion du travail annonce" par M. L. Bedel. 

M. Ch. Brisout de Barneville dit qu il a trouve" dans des friches, a 
Aigremont, pres de Marly, et uniquement sur des bruyeres, les Grapto- 
dera oleracea Linne", pusilla Duft. et eriseti Allard ; cette derniere espece 
doit surtout etre signale e comme propre aux environs de Paris, car, jus- 
qu ici, elle n est indique e que comme provenant des landes du midi de la 
France. En outre, Fhabitat de ces trois Graptodera dans un meme lieu et 
sur une mme plante tend a prouver qu elles forment bien des especes 
distinctes, et non une seule et unique espece, comme le pensent plusieurs 
entomologistes. 

Le m6me membre annonce qu il a capture" aux environs de Saint- 
Germain-en-Laye une grande quantity (TApion pavidum Germ., et avec 
lui deux individus males d une espece qui en est tres-voisine et qui n avait 
pas encore e"te signale e comme de nos environs, YApion lanuginosum Win 
ker. II a observe" un caractere qui pent servir a differencier facilement les 
males de ces deux especes ; en effet, chez le pavidum on voit un tubercule 
aigu entre les handles posterieures, et celaalieu egalement dans le flavo- 
femoratwn Herbst, tandis qu on ne retrouve rien de semblable ni dans le 
lanuginosum, ni dans les males d un grand nombre d especes du genre 
Apion qu il a pu 6tudier. 



(1) Voy. Afyeille&e 1866, ixxvn, apropos de la Cassida K&chlini, qui, soit dit 
en passant, se distingue entre toutes par son fades exotique. . . . tout en etant 
tres-vpisine de la C. tunisiensis. . . . dont elle ne differe guere q^u.e par le dessous 
qui est pale au lieu d etre noir. 



. Q . 

M. Gabriel Tappes indique im moyen de trouver facilement, au prin- 
temps, dans les environs de Paris, VApion simum Germ.; il a pris plu- 
sieurs fois ce Curculionite en nombre considerable sur les pousses seches 
de 1 annee pr6cedente du Millepertuis comraun (Ilyperium perforatum 
Linne"). 

Le m6me merabre communique a la Societe une note de M. F. de 
Froideau, ex-garde general a Louhans (Saone-et-Loire), maintenant a 
Tours, sur les ravages d une larve qui attaque la plupart des hautes 
branches des chenes : 

Cette larve, qui est d un blanc rose", apode et d une longueur de 9 a 
10 millimetres, entre par 1 extremite de la branche, suit le canal medul- 
laire et descend quelquefois jusqu a un metre cinquante centimetres pour 
sortir par un trou rond, de sorte que presque toutes les pousses nouvelles 
se cassent au moindre effort du vent. 

M. de Froideau a promis d envoyer des branches altaque es; on jugera 
alors plus facilement de 1 espece a laquelle on doit ces degats, auxquels 
on pourra peut-etre indiquer un remede. Quant a present, MM. J. Fallou 
et Tappes pensent qu il doit s agir ici des Corxbus undatus ou fasciatus, 
qui affectent ces habitudes. C est aussi 1 opinion de M. de Froideau. 

M. Henry d Orbigny dit a cette occasion qu il a observe dans la ibrfet de 
Fontainebleau, sur des branches terminales de jeunes chenes, des larves 
du Corssbus undatus Fabr. qui semblent analogues a celles indiquSes et 
dont le genre de vie est semblable; il a vu e"galement des larves du meme 
genre dans la foret de Chantilly, mais la probablement il s agirait de 
larves du Goraebus bifasdatus Oliv. 

M. Gabriel Tappes fait remarquer qu il reviendra sur ce sujet lorsqu il 
aura recu les larves qui lui sont promises et qu il aura pu les e tudier. 

M. H. Lucas communique la note sulvante, relative aux Atta barbara 
et stuctor, Hymenopteres de la Iribu des Formicides : 

La plupart des naturalistes qui ont ecrit sur les Formicides ont toujours 
hesite a considerer comme etant 1 expression de la ve"rit6 le langage 
qu Esope et La Fontaine font tenir a la Gigale relativement au de"nument 
dans lequel elle se trouve apres 1 e te et de Temprunt de quelques graines 
qu elle veut faire a la Fourmi pour subsister pendant la saison d hiver. 

Qn avail cru en effet, jusqu a present, que les Fourmis ne faisaient pas 



6 

de provisions el que les graines qu elles amassaient n etaieut pas destinecs 
a leur nourriture. 

On e"tait dans une erreur tres-grande, car il est bien de montre actuelle- 
ment que les graines amassees et emmagasinees ensuite par ces indus- 
trieux insecles servent re"ellement a leur nourriture. 

Un -ail leur anglais, plus connu des botanistes que des zoologistes, a 
public a ce sujet, en 1873, un travail plein d interet, relatif aux provisions 
faites pur ces Hymenopteres. Ge travail, public en anglais, quia. pour 
titre : Harvesting ants, accompagne" de six planches, sans compter les 
figures intercalees dans le texte, est du a M.. Traherme Moggridge.. 

Ce naturalisle, qui a fait une etude toute particuliere et tres-conscien- 
cieuse de ces insectes, designe sous le ridm de Fourmis moissonneuses 
(Harvesting ants] les especes qui ont pour habitude d amasser des graines, 
et il dgmonlre que ces provisions, plac^es dans des magasins particuliers 
conslruits a cet effet, pratiques a une assez grande profondeur dans la 
terre, servent ensuite de nourriture a. ces prevoyants insectes. 

M. Traherme Moggridge a ete conduit, par suite d observations souvent 
renouvelees, a demontrer que les graines ainsi amassees et emmagasinees, 
apres etre resides pendant un certain temps dans la terre,, finissent par 
se ramollir, entrer ensuite en germination, et que, dans cet etat, elles 
contiennent en assez grande quantite un liquide ou une substance sucree 
dont les fourmis sont tres-friandes. 

Cette observation rationnelle explique quel doit etre 1 emploi des pro 
visions de graines amasse"es par ces Hym6nopteres; elle fait voir aussi 
qu Esope et La Fontaine avaient raison, et que le langage attribue" par ces 
fabulistes a la Gigale, au sujet de I emprurit qu elle veut faire a la Fourmi 
sa voisine, est conforme a la v^rite. 

C est aux environs de Menton que ces remarques extremement curieuses 
ont ete faites et sur lesquelles je ne m etendrai pas davantage, notre con 
frere M. Kunckel devant prochainement analyser d une maniere tres- 
detaillee cet inte>essant travail. 

Les Fourmis observees aux environs de Menton par M. Traherme Mog 
gridge, et qui lui ont fourni les remarques int^ressantes que je viens de 
signaler a la Socie"te, sont les Atta barbara el structor, especes tres-abon- 
damment repandues dans cette par tie sud de la France. 

M. le docleur Auzoux indique un nouveau precede pour tuer rapide- 



ment et .conserver, pendant un. laps de temps assez considerable les 
insectes que Ton recueille dans les cha sses entomologiques, precede" qui 
lui semble de beaucoup preferable a ceux signals jusqu ici, et surtout a 
1 emploi des feuilles de laurier-cerise.:Ce moyen consisle a.mettre simple- 
ment quelques gouttes d essence d amandes ameres dans: de la sciure 
de bois, placee elle-meme dans un .flacon hermetiquement ferme. II 
montre a ce sujet un flacon ainsi prepare contenant des insecles encore 
assez mous pour pouvoir etre prepares, et qui cependant ont ete recueillis 
il y a plus de deux mois a la Pointe-de-Galle, dans Tile de Ceylan. 
Aucune moisissure ne se remarque dans le flacon, et la sciure de bois est 
parfaitement seche.- 

M. Leprieur, tout en recommandant 1 essai tente heureusement par 
M. le docteur Auzoux, fait remarquer que plusieurs autres essences vege- 
tales doivent produire le meme effet que 1 essence d amandes ameres. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



OUVRAGES PtiRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 
SAVANTES. 



Comptes rcndus hebdomadaires des seances de I* Academic des Sciences, 
tome LXXVII, n os 10 et 11 (septembre 1873). 

MILINE-EDWARDS, p. 572, Note sur les observations de M. Lecoq 
de Boisbaudan relatives a Tapparition du Phylloxera dans les 
vignobles de la Charente. E. DE LAVAL, p. 601, Reclamation de 
priorite a propos de Temploi du sulfure de carbone contre le Phyl 
loxera. CAZAUBAN, LEBON et VICAT, p. 603, Moyens a employer 
contre le Phylloxera. 



_ 8 

Comptes rendus de la Societe entomologique de Belgique, n 90, Stance 
du 6 septembre 1873. 

H. TOURNIER, Diagnose de cinq especes nouvelles du genre Me- 
cinus : Mecinus leviceps (Sarepta), Reichei (Alge"rie), nasutus (Ca- 
labre), humeralis (Sicile), Fairmairei (Tanger). 

Memoircs de la Societe de Physique et d Histoire naturelle de Geneve, 
t. XVIII, l re partie (1865); t. XIX, l re et 2 C partie (1867-1868); 
t. XXII (1873); t. XXIII, l re partie (1873). 

Tome XVIII. ALOIS HUMBERT, p. 1, Essai sur les Myriapodes 
de Ceylan. 

Tome XIX. E. CLAPAREDE, p. 313, Les Annelides Che"topodes 
du golfe de Naples (avec 16 planches noires). 

Tome XXII. HENRI DE SAUSSURE, Biographic d Edouard-Ren6 
Claparede (avec un portrait). E. CLAPAREDE, p. 1, Recherches 
sur la structure des Annelides sedentaires (15 planches colorizes). 



OUVRAGES DIVERS. 



* CHEVROLAT (A.). Memoire sur les Cteonides. Broch. in-8. (Extr. des 

Me"moires de la Societe" royale des Sciences de Lie"ge.) 

* HEWITSON (W.-C.). Exotic Butterflies, part. 87, avec 3 planches colo- 

ri^es. Broch. petit in-A . London, juillet 1873. 

* STAINTON (H.-T.). The natural history of the Tineina, t. XIII. Vol. 

rel. gr. in-8, avec 8 planches. London, 1873. 

MAURICE SEDILLOT. 



Paris, 2 octobre 1873. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et C ; e ; rue des Deux-Portcs-St-Sauveur, 22. 



NO i5. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Uccueilli par M. E. DES1H AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 8 Octobre 

Presidence <le Mt C.-E. LEPRIEUR, Vice-Pr6sident, 
28 membres presents. 

M. E. Mulsant, de Lyon, assiste a la stance. 

Nomination. II est precede a la nomination d un inembre de la Com 
mission du Prix Dollfus poiir 1873, en remplacement de M. le docteur 
J. Giraud, de"missionnaire. M. Maurice Girard est elu a I unanimitg des 
voix. 

Lectures. M. d. Ferris adresse, par I enlremise de M. le docleur La- 
boulbene, un supplement a son me"moire inseTe" dans le l cr numero des 
Annales de 1873 et intitule : Requitals de quelques promenades entomc- 
logiques. L impression immediate en est d^ciclee. 

M. le docteur Al. Laboulbene lit deux notices, accompagne es de 
figures, ayant pour litres : 

1 Note sur une nymphe d Insecte CoI6optere incluse dans la peau 
durcie et pupiforme de la larve, trouv^e a Cannes an mois de mars 1870; 

2 Etudes anatomiques et physiologiques sur le cri du Sphinx (Ache" 
rontia] Atropos male ; et sur un organe singulier, en forme de coussiiiet, 



place" a Tangle interne de reunion de la jambe et du femur aux pattes 
ante rieures de Finsecte male. 

Communications. M, le docteur Al. Laboulbene annonce la mort du 
savant entomologique le docteur R. Schiner, de Vienne, qui s occupail 
surtout des Insectes de 1 ordre des Dipteres. 

M. de Marseul, a 1 occasion de la discussion qui s est e leve e entre 
lui et M. Desjjrocbers desLoges (Bulletin 1873, pages xix et xx, et N 12, 
pages 2 a A), donne lecture de la note suivante : 

Je n ai jamais dit que les especes ROtiorhynchus publics par M. Stierlin 
riexistaient que dans son cervcau; mais il y a dix ans, en re"ponse a 
M. Schaum, qui m accusait d inse"rer dans mon Catalogue des especes 
decrites d une facon incomplete, a la fagon de 1 auteur des fabricats berli- 
nois, j ai soutenu qn il valait mieux ne pas exclure ces especes douteuses 
que d adniettre, comme lui, dans son Catalogue, des noms d especes ine"- 
dites (et a cette date les especes ftOtiorhynchus Maient encore). J ai 
toujours fait grand cas des travaux du docteur Stierlin, et j ai le bonheur 
de donner de sa main, a la fin de mes Otiorhynchus, un synopsis complet 
des especes du genre. C est pour que ce savant ne doute pas de mes sen 
timents que j ai du relever les insinuations de M. Desbrochers. 

M. Desbrochers des Loges adresse la note qui suit sur le me"me 
sujet : 

Je laisse a mes collegues le soin d appre*cier si la note pre sente e par 
M. de Marseul le 12 fevrier dernier est beaucoup plus convenable quant 
a la forme et plus inte"ressante au point de vue scientifique que la mienne. 
Je tiens seulement a repondre en quelqnes mots a la nouvelle accusation 
dirige"e contre moi. 

VAbeille entomologique de 186/1 ou 1865 fait mention d un projet de 
revision des Brachycerus, sans indiquer le nom de 1 auteur qui doit s oc- 
cuper de ce travail. J avais cru que ce projet avail e"l6 abandonne comme 
tant d aulres, ce qui, du reste, m avait ete affirme, et cinq ans plus tard 
j ai publie" mes descriptions. Nous altendons toujours avec impatience la 
monographic annonce"e. 

Quant aux Tychius, je n ai trouve", dans les recueils p^riodiques que je 
refois, aucun avis faisant connaitre 1 intention de M. Tournier de traiter 
ce genre dont je m etais occupe deja depuis quelqne temps. Je ne connais 
qu une note des Petites-Nouv files qui suivit de pres la publication de mes 



diagnoses. Je ferai remarquer, au surplus, que les Observations de 
M. Tournier ne constituent pas une monographie proprement dite, puis- 
qu un grand nombre d especes sont reslees inconnues a TaiUeur et que 
les especes nouvelles seules sont decrites par lui (d apres le comple rendu 
du Bulletin du 2Zi septembre 1873). Mon memoire etant egalement une 
suite de descriptions el d observalions, je n avais aucune raison parlicu- 
culiere pour en arreter Timpression, et je declare que je n eprouve pas le 
moindre scrupule a cet egard. 

:., . ^5 >Jiii*^i9fi Jlfen!ff-g^qj&*l ^Ii no 

La Societe, apres avoir entendu la lecture de ces deux notes, en decide 
Timpression dans son Bulletin , d apres le desir manifesto" par leurs 
auteurs; mais elle ppnse en meme temps que la discussion a laquelle se 
sont livre s MM. de Marseul et Desbrochers des Loges doit 6tre aclueller 
ment close. 

: J"-Jt ) ib fH (tfi iQf 

M. A. Ponson fils, au sujet d une note imprime e re"cemment dans le 
Bulletin relativement a la Saperda Phoca, presente, par Tentremise de 
M. L. Buquet, les details suivants sur ce Longicorne : 

II est positif que cette jolie Saperde vit dans le saule marceau. Elle 
choisit generalement les arbres isole s, de preference a ceux places pres des 
ruisseaux, mais toujours dans des lieux escarpes et a une Ires-faible alii- 
tude - [JlsiiibB 3U9q ea nO 

Dans nos alpes grenobloises, ou je la prends, elle paralt vers la fin de 
juin et s accouple du 1" au 15 juillet, selon que la saison est plus ou moins 
precoce. Jusqu a deux ou trois heures de Tapres-midi elle se tient cache e 
sous les feuilles ou bien encore a la naissance des branches. A partir de 
ce moment elle sort de son repos, voltige autourde Tarbre ou se promene 
le long des branches, soil pour s accoupler, soil que la femelle, une fois 
feconde"e, puisse travailler a fendre 1 ecorce pour y de"poser ses ceufs. La 
femelle esl toujours beaucoup plus rare que le male. 

J ai essaye d elever la larve, mais sans sucees. Je n attrttme cet e chec 
qu a la mauvaise condition hygienique ou elle se trouvait a Lyon. 

, cfj b no 3iiqcfio c l 01^93 ub jSiuoi &nifi)i93 

M. Maurice Girard communique la note suivant&iftoqcaa siol 210918 

cilo/ II .339Jlqyi 89JJtq eel J9 ainsv 9! iuq 

Dans un sejour de deux mois, en aout et septembre l^^c>^$9nj^ 
(Manche), j ai observe quelques fails entomologiques sur divers Articules : 

1 Les Cicindeles ne se rencontrent pas a Granville memo, oil le flot, 
dans leshautes marges, vient battre contre le rbcher, niaV^TOavenf Se 



chaque c6te de cette ville, le long des dunes de sable de Douville et de 
Saint-Pair, plus abondantes sur cette derniere plage, exposed au couchant, 
que sur 1 autre, tourne"e au nord. La, en eflet, la mer n envahit jamais les 
trous d affut ou vivent les larves sur le talus de la dune et sur le sominet 
de celle-ci. Au commencement du mois d aout existait seule le C. litto- 
ralis Fabr., de la petite race nemoralis Oliv., la m6me race que je trou- 
vais ranne"e pre"cedente pres de Saint-Malo, de 1 autre c6te" de la baie. 
Cette Cicindele apparait depuis dix heures du matin jusqu a trois heures 
environ de 1 apres-midi, remontant sur la dune et se cachant dans les 
grandes herbes des que le soleil est trop incline. Elle doit se nourrir de 
nombreux Dipteres sortis des amas putreTies de varech et de zostere, et 
peut-6tre de ces nombreux Talitres (Crustaces) qui saulillent sur le 
sable. 

Je fus te"moin, le 13 aout, d un fait assez singulier. A partir de deux 
heures apres midi environ, 1 espece prece"dente fut remplace"e subitement 
par C. hybrida Linne, d un vol plus rapide que celui de C. nemoralis , se 
laissant moins aisement approcher, plus farouche et fuyant sur la dune. 
Cette espece venait d e"clore, et j en vis sortir de trous dans le sable. Elle 
persista, sans aucun melange de 1 autre, sur les deux plages sablonneuses 
citees, en diminuant peu a peu en quantite jusqu aux derniers jours de 
septembre. J ai constate" ce fait nombre de fois. 

On ne peut admettre que tous les sujets de 1 espece pre"ce"dente, que je 
trouvais Tan dernier pres de Saint-Malo jusqu a la fin d aout, aient 616" 
frappe"s de mort subite le 13 aout. II me parait probable que C. hybrida, 
plus robuste, ex pulse imme diatement Taulre espece de ses territoires de 
chasse. A Compiegne, j ai toujours remarque que dans les lieux tres- 
sablonneux ou vole exclusivement C. hybrida, comme au Rond-Royal, 
aux Beaux-Monts, on trouve tout aupres C. campestris Linn6, espece non 
localisee, mais jamais cote a cote et m^lee a V hybrida. 

% 

2 9 Les mfcmes talus des dunes etaient crime s de petits trous, nids d un 
Hymenoptere fouisseur de faible laille, noir, a ailes enfume"es, tres-commun 
certains jours, du genre Pompile ou d un genre voisin, que j ai pris plu- 
sieurs fois emportant au vol de petites Araignees errantes anesthe sie es 
par le venin et les pattes replies. 11 vole peu et en rasant le sol, mais 
court beaucoup et sautille sur le sable. 

3 Parmi les Orthopteres, VGEdipoda ccerulescens Linne" etait beaucoup 
moins abondant sur les falaises que 1 annee derniere dans les regions 



analogues de Saint-Malo, et je n ai jamais trouve" la variete germanica a 
ailes rouges ; le Libcllula vulgata (N6vroplere) e"tait, au conlraire, des 
plus comrauns en septembre. 

4 Les Lepidopteres du mois d aout consistaient en Pirns daphlidice et 
plusieurs Satyres sans inler&t des environs de Paris a la me 1 me epoque; le 
Callimorpha hera n etait pas abondant, et je n ai vu voler que le type 
rouge, sans la variete" jaune assez fre"quenle sur les cotes de Bretagne, 
notamment au Mont-Saint-Michel, tres-voisin de Granville. En septembre, 
les Inzernes des falaises offraient les Colias hyale et edusa en faible quan- 
tite", surtout la derniere espece. 

5 Je termine par un renseignement plus interessant se rapportant a 
1 ordre des Crustaces De"capodes et tout special a cette localite". Depuis 
environ quatre ans, m a-t-on rapporte", un pecheur de Granville a confie 
ou s est laisse" surprendre un secret de metier tres-importanl. On captu- 
rait d ordinaire quelques Squales de temps a autre dans les filets; actuel- 
lement c est, par anne*e, de soixante a sixanle-dix mille de ces poissons 
qui sont peche"s a Granville, du mois d avril au mois de novembre; 
j en ai vu environ de six a huit especes dislinctes. On les expe die dans 
les villages du Bocage et dn nord de la Bretagne, ou leur chair ferine et 
azotee est une precieuse ressource alimentaire, 6tant vendue a bas prix. 
Ce re"sultat tout nouveau est du a Tamorce. On garnit les hamefons de 
longues et tres-solides lignes de fond, chacun avec un gros Pagure, le 
Pagurus Bernardus, cachant bien dans son corps charnu le crocret 
meurtrier. Les femmes et les enfants vont a mare"e basse chercher dans 
les rochers les Buccins qui renferment dans leurs grand.es coquilles les 
Pagures les plus de veloppe s, et on les brise au maillet pour en extraire 
le Crustace". 

Au sujet de ces communications, plusieurs remarques sont presentees : 

M. le docteur Al. Laboulbene dit qu il a constate un fait different de 
celui observe par M. Maurice Girard relativement aux Cicindcla hybrida 
et nemeralis. II se souvient que jadis il a pris les Cidndela hybrida et 
sytvatica dans une m6me localite" de la for6t de Fontainebleau, et que 
ce deux especes se trouvaient ensemble. 

M. H. Lucas se rappelle qu en 1868 il a vu aupres de Roscoff les 
p^cheurs amorcer leurs lignes avec des Pagurus Bernardus lorsqu ils vou- 
laient s emparer de Squales. Du reste, les p^cheurs bretons ne semblaient 



6 

pas faire un secret du moyen qu ils employaient pour rendre leur pche 
plus fructueuse. 

* M. Gabriel Tappes montre des branches de Chines, provenant de 
fore"ts de la Nievre, qui lui ont e"te" envoye es par M. F. de Froideau, et 
qui contiennent des larves et des nymphes de Pinsecte destructeur signale 
dans la derniere seance (Bulletin N 12, p. 5). Les trous de sortie du 
Coleoptere, qu on peut y remarquer, semblent bien indiquer le travail 
d un Buprestide. 

Le meme membre presents les dessins de plusieurs especes interes- 
santes de Cryptocephalides; il donne a ce sujet des details qui seront 
reproduits dans un me moire qu il doit bientot soumetlre a la Socieie". 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES 

SAV ANTES. 

Bulletino delta Societa entomoloyica itatiana, 5 e annee, 3" trimestre 
1873. 

Camillo RONDANI, p. 133, Degli insetti nocivi e dei loro parasiti 
(suite). Alessandro SPAGNOLINI, p. 166, Goramunicazione pre- 
ventiva sopra i Neurotteri del Modenese. Henrico RAGUSA, p. 170, 
Escursioni fatte sul monte Pellegrino presso Palermo. Giacomo 
PINCITORE MAROTT, p. 180, Escursioni entomologiche al Bosco 
della Ficuzza e nei prossimi ex-feudi Marraccia, Gatagnano e Rao 
(Sicilia). Piero BARGAGLI, p. 197, Material! per la fauna ento- 
mologica dell isola di Sardegna : Coleotteri (suite). 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de CAcademie des Sciences, 
t. LXXVII, n oi 12 et 13 (septembre 1873). 

Max. CORNU, p. 656, Sur quelques particularite"s relatives h la 
forme aile"e du Phylloxera au point de vue de la propagation de 
Tespece. L. FA u CON, p. 663, Sur 1 e poque a laquelle il convient 



7 

d appliquer la submersion aux vignes atteintes par le Phylloxera. 
R. REJOU, p. 666, Note concernant 1 emploi des feuilles de tabac 
pour combaltre le Phylloxera. A. HAY, p. 666, Note relative a 
1 emploi, contre le Phylloxera, d une decoction de tabac melangee 
avec de la chaux, L abbe" MAGNAT, p. 666, prie l Acade"mie de 
lui adresser quelques documents relalifs a 1 histoire naturelle du 
Phylloxera. Max. CORNU, p. 710, Comparaison du Phylloxera 
vastalrix des galles avec celui des racines. GAUBAN DU MONT, 
p. 715, Note relative & I influence que pourrait avoir la culture du 
chanvre pour eloigner des vignobles le Phylloxera. E. DE LAVAL, 
p. 715, Note relative a 1 emploi du sulfure de carbone melange" 
avec une huile ve"getale contre le Phylloxera. PEYRAT, p. 715, 
Documents relatifs a 1 efficacite des produits qu il a indique s contre 
le Phylloxera. 

* Feui lie des Jeunes Naturalistes, t. Ill, n 36 (octobre 1873). 

Jules DE GAULLE, p. 125, Les insectes comestibles. M. DES 
Gozis, p. 128, Tableau synoptique des LebiidaB de France. 

Fourth annual report of the trustees of the Peabody Academy of Science, 
ann6e 1871. 

Memoirs of the Peabody of Academy Science, t. I, n 2 et 3. Sa 
lem. 

A.-S. PACKARD, Embryological studies on Diplax, Perithemis, 
and the Thysanurous genus Isotoma (3 planches). ID., Embryo- 
logical studies on Hexapodous insects. 

* Monthly reports of the department of Agriculture for the year 1871 

et 1872. Broch. in-8. Washington. 

* Ohio Ackerban Behorde von Ohio. Vol. gr. in-8. 1872. 

The American Naturalist, t. V, n 2-12; t. VI, n 09 1-11. 

Tome V. S.-A. PACKARD, p. 91, Bristle-tails and spring-tails 
(avec figures). Henry SHIMER, p. 217, Additional notes on the 
Striped Squash beetle (avec figures). D r E. MULLER, p. 271, 
Fertilization of flovers by insects. A.-S. RITCHIE, p. 329, The 
toad as an entomologist. -B. SILLIMAN, p. 683, The Chinese Wite 
Wax insect. P. 739, The mammoth cave and its inhabitants. 



Tome VI. B. PICKMANN MANN, p. 332 et 596, The white coffee- 
leaf miner. H. HAGEN, p. 388, Mimicry in the colors of insects. 

Rev. Samuel LOCKWOOD, p. M9, A new Entozoon from the eel. 

C. RILEY, p. 532, Of the cause of deterioration in some of our 
native-grape-vines. Samuel SCUDDER, p. 665, Fossil insects from 
the Rocky Mountains. 



OUVRAGES DIVERS. 

* DESBROCHERS DES LOGES. Description de quelques Tychiides nou- 

veaux. (Extr. des Annales de la Socie"te entomologique de Bel- 
gique pour 1873.) 

* PACKARD (A.-S.). Record of American Entomology for the year 1870. 

Broch. in-8. Salem. 

* TOWNEND GLOVER. Illustrations of North American Entomology : Or- 

thoptera. Broch. in-4 avec 13 planches colorizes. Washington. 

MAURICE SJEDILLOT. 



Ordre du jour de la stance du 22 octobre 1873 : 

Rapports sur MM. i Baudi (Luigi-Verdiani), a Sierra (Italic); 2 Joly 
(Emile), medecin-major militaire a Ajaccio ; et 3 Tarrissau (Jean), pro- 
fesseur au college Louis-le-Grand, a Paris, presentes pour faire partie de 
la Socie"te". II sera ensuite proce"de", s il y a lieu, a la nomination de ces 
candidats. 

H S era donne" lecture de notes de MM. Mayet et Simon. 

Paris, 17 octobre 1873. 



PARIS. Typog. FEUX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 14. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Hecueilli par >l. E. I>*:*:H.%III:ST , (Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du - Octobrc 1873. 

Prudence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

31 membres presents. 

MM. Guerin-Me neville, membre honoraire, et le ge"ne"ral de Valdan, de 
I lsle-Adam (Seine-et-Oise), assistent a la stance. 

Decision. Sur 1 observation du Secretaire, la Soci^te", conside"rant que 
M. J. Fallou fait partie de droit de la Commission du Prix Dollfus comme 
Archiviste, decide qu il sera precede", dans la prochaine stance, a son 
remplacement comme membre special de ladite Commission. 

Lecture. M. Louis B( iel depose un me moire ayant pour litre : Revision 
des Brachycerides du t ssin de la Mediterrane"e : 

Les Brachycerides sont divis^s en deux genres : 1 Brachycerus Oliv. 
(24 especes, dont 5 nouvelles) ; 2 Herpes Bedel (1 espece). 

M. Ed. Ferris a bien voulu joindre a ce travail la description des meta 
morphoses du Brachycerus undatus Fabr., dont M. Damry, de Bonifacio, 
a de"couvert les premiers 6tals en 1870. 

Communications. M. le Secretaire annonce la mort, qui remonle deJJi 4 



une e"poque assez ancienne (septembre 1872), de notre ancien confrere 
M. Nicolet, de cede a 1 ficole ve te rinaire d Alfort (Seine). On sail que, 
outre les nombreux dessins relatifs a 1 entomologie dus a 1 habile crayon 
de M. Nicolet, il a public des travaux tres-appre cie s sur clivers points de 
Tentomologie et principalement un Essai sur la classification des Insectes 
Apleres de 1 ordre des Thysanoures (Ann. Soc ent. Fr., 18/i7, p. 335). 
M. Nicolet a appartenu a la Soci^te" de 18A5 a 1856. 

M. le Tre"sorier dit que, par suite d une erreur due a Tadministration 
des posies, on avait annonce" (Bulletin des stances n 11, p. 2) la mort de 
notre collegue M. Quinquarlet, de Troyes ; il est heureux de faire savoir 
que cette nouvelle est completement errone"e. 

M. L. Buquet annonce que notre collegue M. Pabbe Glair va prochai- 
nement partir pour Constantinople, ou il corapte se fixer pendant plu- 
sieurs annexes et se livrer activement a des recherches enlomologiques. 

M. Maurice Girard fait hommage a la Socie te d un exemplaire de son 
Traitl elementaire d Entomologie theorique et appliquee (I er volume) : 

La parlie publie"e forme un ensemble complet. En eflet, elle contient 
une Introduction a TEntomologie, plus courte que celle de MM. Lacor- 
daire et Westwood, a laquelle est annexe un guide du chasseur d Insectes, 
et la description des precedes de conservation des Insecles, avec les indi 
cations ne"cessaires aux debutants pour le premier classement d une col 
lection. Ensuite vient une e"tude sur la geographic entomologique et un 
excellent chapitre sur les Insectes fossiles du a la collaboration speciale 
de noire collegue M. Oustalet. Le resle du volume esl consacre" a Tordre 
des Coteopteres, avec les principaux genres indigenes el exotiques. 

Les debutants y trouveront Tindication et une rapide diagnose des 
especes les plus communes en France, les premieres par lesquelles com 
mence loule colleclion, et des notions sur les Coleopleres cavernicoles. 
Les meilleurs moyens de s opposer aux ravages des Hannetons, des Sco- 
lytiens, des Bruches, de la Galandre des grains, des Altises et autres 
Ghrysome liens, etc., sont exposes a la place didactique des genres en 
question. 

De nombreuses descriptions de me tamorphoses de Gole opteres sont 
rassembl^es dans cet ouvrage : ainsi les Hydrophiles, les M^loi des, les 
Hfemonies, IPS Glytrides, etc.; des citations exactes renvoient le lecteur 



3 



aux travaux originaux, principalernent aux me"moires et monographies 
publics par les membres de la Soci6t6 entoraologique de France. 

L auleur s occupe actuellement de la redaction relative aux Orthopteres 
et aux Nevropteres. 

La plupart des planches de 1 ouvfage sont tiroes de 1 Iconographie de 
M. Gue"rin-Me"neville, avec additions d insecles nouveaux et d anatoraie. 

Le meme membre, au sujet du proces-verbal de la prece"denle 
stance, dit que le cri produit par le male du Sphinx (Acherontia) Atropos, 
dont s est occupe* M. le docteur Al. Laboulbene, est produit probablement 
par les deux sexes. 

MM. Berce et G. Tappes confirment cette observation, qui, du reste, a 
" <He publiee. 



M. Pellet fait savoir, par 1 entremise de M. Gh. Brisout de Barne- 
ville, que le Cardiomera Gemi, jadis signale" comme propre a la faune 
francaise par Jacquelin Duval, et qui depuis n y avail ete trouve" qu une 
seule fois, vient d etre pris de nouveau a Rix (Pyre"nees-0rientales) par 
noire confrere M. Xambeu. 

M. Gabriel Tappes montre a la Socie te de jeunes branches de chenes 
provenant des parties infe rieures des arbres et qui pre"sentent de nom- 
breux trous produits par la Mesosa nubila; il montre, dans Tinlerieur 
de ces branches, des larves de ce Longicorne, dont le travail permet faci- 
lement la fracture du boiF. Ces branches ont e"te recueillies en grand 
nombre dans la for6t de Fontainebleau. 

Le meme membre ajoute, relativement a ce qui a 6te" dit pre"ce"dem- 
ment sur les Cortebus, que le C. undatus vit habittiellement ^ la partie 
infe"rieure du tronc des chines, tandis que le C. bifasdatus se trouve plus 
souvent dans les branches superieures. 

M. Chevrolat confirme les remarques qui viennent d etre pre sente es. 

M. J. Fallou fait voir des branches de jeunes trembles qui oflrenl de 
nombreuses nodosiles produiles par les larves de la Saperda populnea, qui 
s y de"veloppenl el en sortenl au printemps a Mat d insecte parfail. Dans 
une region assez 6lendue de la forel de Senart un Ires-grand nombre de 
trembles ont en ce moment presque toutes leurs branches attaquees de 



la m&me maniere ; et il est certain que les de"gats produits par la Saperda 
populnea causera beau coup de mal a leur v6" gelation. 

M. L. Bedel donne les renseignements suivants sur quelques especes 
recueillies par lui a Villers-sur-Mer (Calvados) : 

A la fin de juillet et au mois d aout, j ai recherche" avec beaucoup de 
soin les parasites d une plante du genre Anthemis, alors en pleine florai- 
son, et j y ai trouve" : Oiibrus seneus Illig., d une abondance extreme; 
Apion conflucns Kirby et Hookeri Kirby, le premier en petit nombre, le 
second en quantite" ; Cassida rufovirens (2 exemplaires), et trois autres 
especes du meme genre encore inde"lermine"es. 

Je signale tout particulierement la capture de I 1 ] Apion confluens Kirby 
(stolidum Gyl.) sur une espece d Anthemis ; Wencker (Abeille, I, p. 1AO) 
rindique comme vivant sur le Chrysanthemum leucanthemum, de meme 
que V Apion stolidum Germ, (confluens Gyl.); mais je crains bien que la 
confusion dans la nomenclature des insectes n ait entraine ici la confusion 
des plantes, car j ai trouve", dans la meme region, 1M. stolidum Germ, 
sur le Chrysanthemum et le confluens Kirby sur I 1 Anthemis, chacun ex- 
clusivement sur les plantes que je viens de nommer. 

Quant au genre Cassida, dont je viens de parler, j ajouterai seulement 
que, en ge"ne"ral, ses especes vivent sur les corymbiferes des genres An 
themis, Achillsea, Inula, Filago, et sur les Carduace"es, mais qu il y a des 
exceptions, entre autres pour la C. margaritacea Fabr., dont la larve, 
d apres M. de Frauenfeld, mange le parenchyme des feuilles de Saponaria 
officinalis. 

Pour en revenir au Calvados, j ai de"ja parle" (Bulletin N 11) des moaurs 
du Syntomium seneum ; j ajouterai seulement que je 1 ai retrouve" abon- 
damment a Dieppe, au mois de septembre, en cbassant, avec mon ami 
A. Grouvelle, dans un chemin creux offrant beaucoup d analogie avec la 
locality ou je 1 avais rencontre" a Villers. 

Dans ce dernier pays, j ai observe", au mois d aout, un fait qui m a 
beaucoup e tonne" : Me promenant un jour au bord de la mer, le hasard 
me fit examiner quelques debris de plantes marines formant a la limite 
de la derniere mare"e une ligne infiniment e"troite, mais prolonge e d une 
maniere presque continue sur toule i &endue de la plage. La premiere 
chose que j y trouvai fut un individu de la Chrysomela graminis, que je 
n avais jamais rencontr^e dans ces parages ; je crus d abord que le hasard 
avait amene" la cet insecte, mais en suivant la ligne tracee par les debris 



j en ramassai continuellement d autres exemplaires, ge"neralement vivants, 
mais parfois un peu maltraites par la mer ; en une seule chasse j en re- 
cueillis plus de 100 individus ; avec eux je ne rencontrai guere que des 
Cercyon hasmorrhoidale et quelques insectes vulgaires, en petit nombre, 
notamment des Cassida. Cela dura une journee environ, puis tout dis- 
parut. 

D ou venait cette Chrysomela graminis, espece qui est loin d etre 
repandue comme la C. menthastri ? Quelques jours auparavant il soufilait 
un vent violent qui sans doute Tavait amenee, mais son lieu d origine me 
reste inconnu. 

D ailleurs ces invasions aeriennes de Coleopteres paraissent fre"quentes 
sur les bords de la Manche. Quand j arrivai a Villers, an mois de juillet, 
je trouvai sur la plage, sous les detritus de plantes marines, une norme 
quanlitg de Cytiius varius et quelques Byrrhus, tous morts depuis 
un certain temps, et accompagnes seulement de rares debris d autres 
insectes. Lei encore le vent avait probablement servi a transporter ces 
insectes comme les masses de Mdolontha vulgaris et d autres especea 
dont j ai deja parle (Ann. de 1871, Bulletin, p. xxxvin). Cependant si le 
vent doit jouer un certain role dans ces migrations accidentelles, et pro 
bablement sans resultats, puisque les insectes meurent en arrivant, elles 
peuvent avoir une autre cause dont il faut tenir compte : je veux parler 
de 1 extreme chaleur qui chasse souvent de leur habitat une foule d in- 
secles divers et leur fait prendre leur vol par essaims nombreux. 

A la fin de septembre, par exemple, et dans les premiers jours d oc- 
tobre, j ai e"te temoin du fait suivant : Les jours ou le temps etait chaud 
et 1 air parfaitement calme , dans 1 apres-midi, les Sitones gcmellatus 
venaient conslamment se poser sur les murs de Villers, d Houlgate et 
sans doute tout le long de la cote, mais uniquement sur les parties a 
I ombre, exposees au nord et construiles en briques, jamais sur les palis- 
sades en bois; ils semblaient arriver de fort loin, dans la direction de la 
mer, et n e"taient accompagnes, en dehors d une certaine quantity de 
Simplocaria semi sir i ata , que d un petit nombre d insectes paraissant 
provenir de localites marecageuses. Je n avais qu a attendre le long des 
murs bien exposes pour voir le Sitones s y abattre & chaque instant : j en 
ai pris de la sorte une centaine, toujours quand il faisait beau ; si le 
temps se gatait, I arriv^e de ce Curculionide restait suspeudue, et, le vent 
tombe et le ciel eclairci, il reparaissait comme auparavant. D oii pouvait-il 
arriver? Je ne saurais resoudre le probleme; il me semble probable 



6 

cependant qu il ne venait pas des environs de Villers, oil je n ai jamais 
pris de cette facon que lui seul, a Texclusion des Sitones cambricus, Wa- 
terhousei, ononidis, suturalis, abondants au meme endroit sur les diverses 
Le"gumineuses qu ils affectionnent. 

M. fid. Lefevre communique la note suivante : 

La plupart de mes honorables collegues savent que depuis qnelques 
temps de"ja je m occupe activement de 1 etude des Eumolpides. Or, en 
rassemblant tout ce qui a ete public jusqu ici sur cette famille, j ai eu 
connaissance que le nom gene"rique de Bromius Redt. devait etre raye 
de nos catalogues europeens et y elre remplac^ par celui RAdoxus, pu- 
blie des 1837 par Kirby dans son grand travail sur les Insectes de TAm6- 
rique bor&ile. Bien que signaled des 1865 par M. Baly, dans un memoire 
intitule : An attempt on the classification of the Eumolpidds et insert dans 
le tome II du Journal of Entomology (1), cette rectification m a paru 
encore peu connue en France, et, en raison de son importance, j ai cru 
devoir en entretenir la Society. 

Le genre Bromius fut cree nominativement en 1837 par M. Chevrolat, 
dans la 3 e Edition du Catalogue Dejean, pour les Eumolpus obscurus Lin. 
et vitis Fabr., et Tauteur y fit rentrer toutes les especes exotiques con- 
nues (entre autres YEumolpus hirtus Fabr.) qui u avaient avec les types 
europeens qu une ressemblance exterieure de forme. 

La meme annee, le R6v. W, Kirby trouvait, dans TAm^rique du Nord, 
VEumolpus vitis et cr6ait pour lui le genre Adoxus, qui bien que decrit 
netternent dans le vol. IV de sa Fauna Boreali-Americana, resta ignore 
de tout le monde. 

Ce ne fat que onze ans apres 1 apparition du Catalogue Dejean, c est-a- 
dire en 1848, que le genre Bromius fut enfin caracterise par M. Redten- 
bacher dans la l re Edition de sa Fauna austriaca, et plus recemment, en 
1868, par M. Fairmaire, dans le IV e volume du Genera de Jacquelin Duval, 
mais en ce qui concerne seulement les deux especes europ^ennes obscurus 
et vitis. 

II appartenait a M. Baly de retablir les faits, et dans le remarquable 
memoire dont j ai parle plus haul, public au mois de novembre 1865, ce 
savant descripteur des Phytophages, reconnaissant combien le genre Bro- 

(1) Cet ouvrage est assez rare , et c est grace a 1 obligeance de notre collegue 
M. Jekel que j ai pu le consulter. 



, tel qu il avait ete cree" par M. Chevrolat, avail peu d homogeneite, 
retablit le genre Adoxus de Kirhy pour les deux especes europeennnes 
obscurus et vitis, et reunit toutes les especes exoliques connues dans UD 
second genre bien distinct, auquel il conserva le nom de Bromius, en lui 
donnant pour type YEumolpus hirtus de Fabricius. 

En presence de ces fails si precis, il est incontestable, a mon sens, 
que nous devons, des maintenant, adopter cette classification et que le 
nom d 1 Adoxus devra desormais remplacer dans nos catalogues celui de 
Bromius, en 1 inscrivant ainsi qu il suit : 

Genre ADOXUS Kirby, Fauna Boreali-Americana, IV, p. 209 (1837). 

Bromius Chevr. (pro parte). Redlenb., Fauna Austr., l re ed. (1848). 
Fairm., Genera Col. d Eur., IV (1868). 

En terminant cette communication, je dirai quelques mots au sujet du 
genre Colaspidema Laporte (Golaphus Redt. et auct.), plac6 a tort, jus- 
qu a present, dans nos catalogues parmi les Eumolpides. La forme du 
proslernum, le troisieme article des tarses bilobe et les ongles des tarses 
simples, le font bien certainement rentrer parmi les Chrysomelides, el 
c est avec juste raison que M. L. Fairmaire, dans le IV" volume du Genera 
de Jacquelin Duval, 1 a place a la fin de ce dernier groupe, comme fai- 
sanl le passage aux Gattrucides, dont il se rapproche par le developpe- 
ment, parfois enorme, que prend Tabdomen des femelles. 

Voici le tableau des especes connues jusqu ici : 

1. C. rufifrons (Oliv., Ent., V, 91, p. 532, pi. 6, 

fig. 93, sub Chrysomela) Espagne, Algerie. 

2. C. Dufouri (Perez Areas, Ins. nuev. Esp. [1865], 

p. 22, n 15) Espagne merid. 

3. C. signatipennis (Lucas, Expl. scienl. d Algerie. 

p. 517, n 1368, pi. Zi6, fig. 5) Algerie. 

4. C. pulcheUa (Lucas, Loc. cit., n 1367, pi. 46, 

fig. 4) Algerie. 

5. C. Hseftt (Fald., Fauna Iranscauc., II, p. 365, 

lab. xm, fig. 4) Caucase. 

6. C, Sophia (SchalL, Acta Halens., I, p. 272 [1783], 

sub Chrysomela) Allemagne. 



7. C. tibialis (Redtenb., in Acad. der Wissensch. in 

Wien [4850], Band 1) Syrie. 

8. C. air a (Oliv., Enc. melh., V, p. 719, n 133 

[1791], sub Chrysomela] France, Algerie. 

Chrysomela barbara (Fab., Ent. Syst., I, p. 323, 
n 95 [1792]). 

A ces especes j en ajouterai une nouvelle, originaire de Barbarie, et 
que j ai trouve"e dans la collection de M. Chevrolat ; en voici la diagnose : 

COLASPIDEMA MACULICOLLIS. 

Ereviter ovata, valde convexa, omnino rubro-testacea ; capite rugoso ; 
prothorace elytrisque subtilius punctatis, his postice attemtatis, subacumi- 
natis, illo macula brunnea in medio disci transversim notato ; antennis 
apice nigris ; femoribus in media parte, tibiisque postice nonnihil brun- 
neis. Long, k mill., lat. 2 3/4 mill. 

Barbaria (in mus. Chevrolat). 

M. Valery Mayet adresse au Secretaire les deux notes qui suivent : 

1 Les observations sur les metamorphoses de ma nouvelle espece de 
Sitaris demandant encore quelques mois pour etre comple"tees, je tiens a 
donner dores et dej une diagnose sommaire de 1 insecte. 

Je recevrai avec plaisir les observations de mes collegues qui doute- 
raient encore de la nouveaute de Tespece. 

Je lui ai donne le nom de Sitaris colletis parce qu elle vit aux environs 
de Montpellier dans les nids d un Hyme"noptere Mellifere du genre Col- 
Letes. Get Hym^noptere, d apres noire collegue M. le docteur Dours, est 
nouveau ^galement et sa description fera partie de mon me"moire sur le 
Sitaris. 

Voici la diagnose de ce dernier : 

SITARIS COLLETIS Vale"ry Mayet. 
Long. 7 a 9 mill.; larg. 2 1/5 a 3 1/2 mill. 

Tele, prothorax, antennes, poitrine et pieds noirs. Tous les anneaux de 
Pabdomen d un jaune orange, filytres a bords suturaux sinueux, jaunes 



avec rextre"mite noire. Mandibules coude"es presque a angles droits. An- 
tennes atteignant la longueur des Slytres chez les males et la moitie" chez 
les femelles. ficusson rugueux, creuse dans son milieu d une depression 
lisse. Ailes transparentes, mais legerement enfumees, depassant les e"lytres 
d un quart un tiers de leur longueur. 

Variations. Parfois la couleur noire envahit toute Mylre et le milieu 
des trois premiers anneaux de Pabdomen. 

Au premier abord, ces individus anormaux sembleraient appartenir a 
une autre espece ; mais, sur les 260 Sitaris que j ai recueillis ou Sieves, 
j ai trouve toutes les transitions entre les elytres extre mite noire et les 
elytres entierement noires. Ces specimens a teinte sombre sont dans la 
proportion de li sur 100. 

2 Dans un voyage que j ai fait a la fin de juillet dernier dans les mon- 
tagnes des Vosges, j ai eu 1 occasion d abattre au vol, dans une fort 
e"levee, une vulgaire Aromia moschata. Ce fut en vain que je cherchai des 
saules autour de moi, je ne vis que des sapins, des litres et des syco- 
mores. Je me souvins alors que j avais, a plusieurs reprises, rencontre" ce 
Longicorne sur des ombelles au milieu des bois de la Grande-Chartreuse 
(Isere). Les foists qui entourent ce monastere ce"lebre sont egalement 
compose" es de sapins, de hetres et de sycomores. A mon passage a Remi- 
remont, je fis part de ma rencontre mon excellent ami M. le docteur 
Puton ainsi qu a M. Cuny, amateur ze16 de Gerardmer. 

Ces deux collegues me dirent que, bien souvent deja, ils avaient cons 
tate" que, dans les parties montagnenses de leur departement, les Aromia 
se trouvaient non seulement sur le saule, mais sur le sycomore. Elles 
vivent la cote a cote avec le beau Callidium hungartcwn et comme ce 
dernier est cr6"pusculaire et m6me nocturne, 11 est souvent arrive" a nos 
amis, qui croyaient saisir un Callidium, de s apercevoir a 1 odeur qu ils 
avail mis la main sur une Aromia. 

Les vieux erables sycomores abondent dans les haules forSts de la 
Grande-Chartreuse, la presence de mes Aromia y est done explique e. La, 
comme dans les Vosges, elles ont pour compagnons les Callidium hungari- 
cum ; mais comme sans doute la seve du sycomore ne leur convient pas 
autant comme nourriture que celle du saule, elles vont butiner sur les 
grandes ombelles des clairieres. 

M. The venet, a la suite de cette communication, et sans vouloir en 
rien contester les observations signalees par M. Vale"ry Mayet, fait remar- 



10 

quer que Ton trouve des saules non loin du couvent de la Grande-Char 
treuse ; il pense e"galement que le me me arbre doit se rencontrer aussi 
dans les Vosges. 

M. R. Mac Lachlan envoie au Secretaire la note suivante : 

M. Oustalet vient de publier dans les Annales des Sciences geologiques, 
tome II, n 2, un travail remarquable sur les Insectes fossiles du terrain 
tertiaire de la France. D apres la nature des travaux dont je m occupe 
plus specialement, j ai surtout cberche dans cet ouvrage la parlie qui 
traite de 1 etude des Nevropteres. J ai trouve des details relalifs a 1 im- 
pression d une aile figuree et decrite sous le nom A Ascataphus Edwarsii ; 
mais je ne crois pas qu ii puisse reellement s agir, dans le cas present, 
d un Ascalaphe, car les reticulations alaires presentees par ce de"bris d ln- 
secle ne se rapportent nullement a celles des especes de ce genre, et 
ofTrent an contraire des differences tres-conside" rabies, Je ne pense meme 
pas qu on doive rapporter ce fossile a un Nevroptere Planipenne ; et, sans 
crainte aucune d avancer une opinion erronee, il me parait que 1 en- 
semble des caracteres indique plutot un insecte de la division des fiphe - 
merides. 

Tout en reconnaissant la grande valeur scienlifique du memoire de 
notre honorable confrere, je me permettrai cependant de faire observer, 
d une maniere generate, que le systeme qui engage les entomologistes a 
appliquer des denominations speciales a des portions dlnsectes fossiles 
me semble plus nuisible qu utile ; mais je reconnais en mfeme temps la 
ne"cessite qu il y a de decrire avec soin et surtout de figurer les portions 
d insectes fossiles que Ton decouvre. Pour les Nevropteres et aulres in- 
sectes a ailes tres-reticulees, il arrivera bien souvent que les divers frag 
ments d une aile seront d6sign6s sous plusieurs noms diffe"rents. Il est 
m^me presque certain que des fragments de plantes fossiles ont deja e"te 
decrits, par certains observateurs trop ze le s, comme appartenant a des 
insectes. 

M. Maurice Girard communique la note qui suit : 

On sail qu une des grandes difficulte s qui retardent 1 introduction en 
Europe de la pre^cieuse espece s6ricigene VAttacus yama-ma i Gu6r.-Men., 
c est Tabsence de feuilles de chfcnes lors de 1 eclosion des oeufs. Gelte 
ann^e, j ai expos6 la glaciere des oeufs de cette espece, de maniere a 
retarder la naissance des jeunes Vers jusqu au developpement complet 



11 

des feuilles de chene. Get essai me causait de grandes craintes, bien quc 
la m6thode du glacage soil reconnue excellente pour le Ver a sole du 
murier. En effet, la petite chenille du Bombycien japonais est formee sous 
la coque quinze jours apres la ponte de Fceuf, ce qui n arrive pas pour les 
autres especes produclrices de soie. Les jeunes Vers glacis ont fourni 
une Education qui a echoue a Paris au bois de Boulogne et aussi chex 
M. Berce. La flaclierie n a pas permis aux chenilles cTarriver au cocon. 
Celte affection redoutable a sevi a Paris plus intense que jamais ; ainsi, 
le 20 de ce mois, je trouvais a Se~nart, avec notre collegue M. J. Fallou, 
une chenille de Bombyx rubi morte en flacherie, flasque et sanieuse, et 
1 espece est des plus rustiques. Heureusement qu il n en a pas ete" parlout 
de meme. Des 03iifs de yama-mai, retarded d environ un mois par la 
glace, avaient 6te" remis par moi a M. Le Doux, afm d etre eleves, par 
600 m. d altilude environ, a Ferussac (Haute-Loire). II y a eu un succes, 
autant qu on peut 1 atlendre avec une espece difficile a acclimater. Les 
cocons fi!6s ont atteint la proportion de 53 pour 100, ce qui est a pen 
pres le rapport obtenu a Metz en 1872, avec des (cufs non glaces, par 
notre collegue M. de Saulcy. Des papillons sains el vigoureux sont sortis 
de ces cocons. Ce re"sultat m encourage a continuer le glacage en 187/j, 
dans 1 esperance de donner une impulsion considerable aux educations de 
YAttacus yama-mai, si j arrive a resoudre d une maniere bien complete 
un aussi important probleme industriel. 

En presumant que d autres personnes mettront a profit cette indica- 
cation, et afm aussi d etre utile aux amateurs voulant relarder 1 eclosion 
des pontes d especes meridionales jusqu a 1 apparition des feuilles pro- 
pices, je crols devoir decrire la petite glaciere artificielle dont je me sers, 
et qui est employee pour divers usages dans le sous-sol du laboratoire 
de M. Pasteur, a Tficole normale. Elle se compose d une fontaine de 
cuisine en gres, placed au milieu d un tonneau et entouree de coton 
carde, corps tres-mauvais conducteur de la chaleur, dont on forme aussi 
le tampon 6pais servant de couvercle. Une grande caisse de fer blanc, per- 
cee de petits trous, si Ton veut, et ou Ton place les ceufs a glacer, occupe 
le centre de la fontaine. On jette entre elle et les parois des morceaux de 
glace. Un kilogramme de glace, depense insignifiante, suffit pour main- 
tenir la temperature de ze>o pendant trois a quatre jours, tant est lenle, 
avec cette disposition, la fusion de la glace, dont 1 eau s e"coule ensuite 
par le robinet de la fontaine, qu on fait sorlir hors du tonneau. Chacun 
peut installer dans sa cave un appareil aussi simple et aussi peu cou- 
teux. 



12 

M. Eugene Simon adresse, de Troyes, la note suivante : 

En passant a Turin, au mois de septembre dernier, M. Ghiliani, qui est 
conservateur du Musee zoologique de cette ville, m a montre plusieurs 
Arachnides lres-inte"ressants, surtout pour un entomologiste francais, car 
ils out ete achetes par M. de Breme a la vente de notre ce"lebre Latreille. 

Parmi ces pre"cieux types se trouve un Eresus Walckenaerius Brull6 (1), 
de More"e, dont 1 authenticite" n esl pas douteuse. Cette belle espece, qui 
n a pas ete vue en France depuis Brull6, est la meme que Y Eresus siculus 
indique dans nos Annales 1864, Bull., p. xxvm, par notre confrere M. H. 
Lucas. 11 faut dire que la brievet6 de la description de Brulle (qui ne parle 
pas de la coloration de Fabdomen) et rimperfeclion de la figure qui 1 ac- 
compagne rendaient cette synonymie tres-difficile a etablir. 

D un autre cote", YEresus mccrens Ch. Koch, que presque tous les 
auteurs ont voulu assimiler au Walckenaerius, se trouve 6tre une espece 
distincte, appartenant meme a un autre groupe du genre Eresus. 

M. H. Lucas communique la note suivante, relative au Cluiracan- 
thium nutrix, Araneide de la famille des Drassiformes : 

Sur les bords de la route qui conduit de Chambourcy a Aigremont, 
canton de Saint-Germain-en-Laye, croissent un assez grand nombre de 
Gramine es , particulierement des Holcus lanatus et Air a flexuosa. En 
explorant, a la fin de juin et au commencement de juillet 1873, celte 
localite tres-accidenl^e, la forme toute particuliere presentee par la som- 
mite" des Holcus lanatus et Air a flexuosa, dont les epillets etaient r^unis 
el maintenus par une toile fine, a tissu serr, attira mes regards. En exa- 
minant attentivement ces 4pillets relenus captifs, je ne tardai pas a 
m apercevoir que ce travail etait du a la presence d une Araneide. En 
effet, ayant 16gerement presse cette habitation soyeuse, je fis sortir une 
Araneide d un beau vert, avec le ce"phalothorax rougeatre et les antennes- 
pinces de cette meme couleur, a Texception de leur extre"mite et des cro 
chets, qui sont d un brun fonce". 



(1) VEresus Walckenaerius a ete decrit dans la parlie entomologique de 1 ou 
vrage de la Commission scientifique de Moree en 1832, c est-a-dire une annee avant 
la mort de Latreille. II est probable que Brulle possedait cet Eresus et d autres 
Insectes de Moree depuis plusieurs annees, comme le prouve son memoire intitule : 
Coup d oeil sur 1 Entomologie de la Moree (Ann. Sc. nat., t. XXIII, 1831). 



13 

Quand on e"tudie cette habitation, qui est construite par le Cheiracan 
thium nutria Walck., on remarque que les fils de sole qui retiennent les 
e"pillets out une ceriaine consistance, et que la sommite de ces Gramine"es, 
ainsi maintenue, ne peut plus smearier, malgre" la tendance des e"pillets a 
reprendre leur position primitive. Ce travail etant fait, l Arane"ide lisse 
ensuite une toile a mailles fines, serrees, de maniere a enlever toute trans 
parence et empecher de voir ce qui se passe dans I interieur de cette 
habitation soyeuse. J ai etudie un assez grand nombre de ces construc 
tions, que j ai rencontre" es aussi dans le Calvados, particulierement aux 
environs de Honfleur, et j ai toujours remarqu qu elles etaient sans 
ouverture ; c est dans cette habitation tres-elevee au-dessus du sol, sans 
cesse agit6e par le vent, que la femelle pond ses ceufs et que ceux-ci 
e"closent, car j en ai rencontre" qui etaient dans ces conditions. Les jeunes 
Arane"ides sont d un vert testace" et au nombre d une soixantaine d indi- 
vidus environ. 

En e"tudiant cette singuliere Aran6ide, j ai observe que le male vivait en 
bonne intelligence avec sa femelle; il est probable que c est au moment 
de la f^condation, car je n ai trouv6 que cinq ou six fois cette espece dans 
de semblables conditions. Toutes les autres femelles que j ai prises Etaient 
toujours isole"es. Quant a celle que j ai surprise ayant ses jeunes sortis de 
1 ceuf, j ai remarqu6 qu elle e"tait tres-amaigrie et qu elle pouvait a peine 
se soutenir sur ses organes locomoteurs. II est a supposer que quand la 
femelle vient a mourir les jeunes ont deja acquis un certain age et assez 
de force pour pouvoir se passer des soins de leur mere et aller a la 
recherche de leur nourriture. 

Les quelques fails que je viens d exposer relatifs a la maniere de vivre 
de cetle Araneide n ayant pas t mentionnes par les auleurs qui ont fait 
connailre le Cheiracanthium nutrioc Walch., j ai pens6 qu ils pr^sentaient 
assez d int^ret pour etre communiques a la Soci^te et etre enregistres 
dans le Bulletin de nos Annales. 

M. Maurice Girard confirme comp!6tement les indications de M. H. Lucas 
sur le Cheiracanthium nutria:. Avec M. Poujade, il a rencontre, au mois 
de juillet, cette Araneide en grand nombre sur des Gramine"es des landes 
arides de Champigny et de la Varenne. Il a trouv6 aussi ensemble, sous 
1 abri nuptial de toile soyeuse, le male de cette espece se tenant a cote 
de sa femelle, ce qui est peu frequent dans cette classe ou les males 
semblent destines par la nature a expier leur redoutable predominance 
chez d autres groupes du regne animal. 



Membres recus. La Soci6te", & la majorite" des suffrages, admet au nombre 
de ses membres : 

i* M. Bandi (Luigi-Verdiani), h Siena per Rocca-d Orcia (Italic) (Coleo- 
teres d Europe), pre"senle" par M. m. Deyrolle. Commissaires-rappor- 
teurs : MM. Giinicki et Poujade ; 

2 M. Joly (fimile), medecin major au 7 e bataillon de chasseurs & pied, 
actuellernent Ajaccio (Corse) (Orthopteres et ^phe me riens), presentepar 
MM. Charles Brisout de Barneville et Koziorowicz. Commissaires-rap- 
porteurs : MM. Berce et Buquet ; 

Et 3 M. Tarissan (Jean-Marie), maitre re"petiteur au lycee Louis-le- 
Grand, & Paris (Coleopteres d Europe), pr6sente par M. le doctenr Grenier. 
Commissaires-rapporteurs : MM. Maurice Girard et V. Signoret. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. 



OUVRAGES PfiRIODIQUES ET PUBLICATIONS BES 

SAVANTES- 



Annales de la Societe cntomologique de France, 5 e serie, tome troisieme, 
1873, 2 e trimestre. 1 vol. in-8 avec 2 planches; texte : page 145 
a 256 (7 feuilles) ; Bulletin : page XLIX a cxxvin (5 feuilles). 
Paris, 20 octobre 1873 (deux exemplaires). 

L. FAIRMAIRE et E. ALLARD, p. 145, Revision du genre Timar- 
cha (suite et fin). A. CHEVROLAT, p. 203, Especes nouvelles de 
Coleopteres de Syrie. ID., p. 207, Rhysodides nouveaux. 
S.-A. DE MARSEUL, p. 219, Coleopteres du Japon recueillis par 
M. G. Lewis : Enumeration des Hist rides et des H6teromeres, 
avec la description des especes nouvelles. II. LUCAS, p. 231, 



15 

Remarques sur la vie Evolutive du Sagra splendida, avec pi. 
fid. FERRIS, p. 249, Re"sultats de quelques promenades entomolo- 
giques (supplement). Ch. PIOCHARD DE LA BRULERIE, p. 253, 
Nouvelle espece de Leistus (L. Kosiorowiczi) de l!ile de Corse. - 
ID., p. 255, Revision des especes du genre Acinopus (commence 
ment). KUNCKEL, Planche relative aux larves des Puces du Chat 
et du Loir. E. DESMAREST et L. BEDEL, p. XLIX a cxxvin, Bul 
letin des stances et Bulletin bibliographique (mars a juillet 1873). 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, 
t. LXXVII, n os 14 et 15 (octobre 1873). 

Max. CORNU, p. 766 et 825, Etudes sur le Phylloxera. LECOQ 
DE BOISBAUDHAN et A. RoussiLLE, p. 771-772, Emploi du sulfure 
de carbone centre le Phylloxera. BALBIANI, p. 830, Sur la re 
production du Phylloxera du chene. 

Entomologist s monthly Magazine, t. X, n 113 (octobre 1873). 

W. BUCKLER and the Rev. J. HELLINS, p. 100, Natural history 
of British species of Deltoid Lepidoptera of the genus Herminia. 
John SCOTT, p. 104, Description of three new continental and one. 
British species of Liburnia. l\ev. MURRAY, p. 107, Descriptions 
of new species of exotic Rhopalocera. R. MAC LACHLAN, p. 108, 
Oniscigaster Wakefieldi, a new genus and species of Ephemeridse 
fronl New Zealand. 0. WATERHOUSE, p. 110, Description of a 
new spe;ioe of Lucanidae (Chiasognathus pubescens). 

Notes. P. Ill, Is cerambyx heros entillecl to a place in the 
British list ? P. 112, Stray captures of Coleoptera. P. 113, 
Three species of Tenthredinida3 new to Britain. Blennocampa 
pusilla Hartig. Hoplocampa rutilicornis Klug. Taxonus coxa- 
lis Hartig. Notes on the larva, etc., of Charaxes Jasius. 
P. 116, Note on the larva of Zygaena meliloti. P. J17, Lithosia 
griseola and stramineola. P. 118, Leucania albipuncta at Fol 
kestone. Eupithecia expallidata and succenturiala bred. Ba- 
trachedra prseangusta. Captures near Glanville s Wootton. 
P. 119, Answer to the Notes on a British bug. 

Philosophical Transactions of the royal Society of London, t. 162, 
part II, 1872 (19 pi. noires). 



- 16 

Proceedings of the royal Society of London, t. XX, n* 138 ; t. XXI, 
n" 139-145. 

Tome XXL R. VON WILLEMOES-SDHM, p. 206, On a new Ge 
nus of Amphipod Crustaceans (Thaumops pellucida). John MAC- 
DONALD, p. 218, Distribution of the Inverlebrata in relation to the 
Theory of Evolution. ALLEYNE NICHOLSON, p. 288, Errant An- 
nelides of the Older Palaeozoic Rocks. 

The Journal of the Linnean Society : Botany, t. XIII, n 68-72 ; Zoo 
logy, t. XI, n 55-56 ; Proceedings, session 1872-73. 

Zoology. Alb. MULLER, p. #28, Note on a Chinese Artichoke- 
Gall. W. KIRBY, p. 431, Geographical distribution of the Diur 
nal Lepidoptera as compared with that of the Birds. J. PASCOE, 
p. 440, Contributions towards a Knowledge of the Curculionidae, 
part III (4 pi. noires). E. SAUNDERS, p. 509, Buprestida3 from 
Japan. Rev. CAMBRIDGE, p. 530, New species of European Spi 
ders (2 pi. noires). 

The Transactions of the Linnean Society of London, t. XXVIII, part III ; 
t. XXIX, part. II. 

Tome XXVIII. Rev. CAMBRIDGE, p. 433, On British Spiders 
(3 pi. noires). OWEN, p. 459, On the Anatomy of Limulus Poly 
phemus (4 pi. noires). 



OuVRAGES 



GIRARD (Maurice). Les Insectes, traite* e le mentaire d Entomologie (In 
troduction. Coleopteres). 1 vol. grand in-8 avec atlas de 
60 planches noires. 

Paris, 31 octobre 1873. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et C>, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 15. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par M. 1:. nESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 12 Hovembre 1873. 



residence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 



32 membres presents. 



MM. Gh. Buquet, Adjoint au Maire du VI e arrondissement, Gu^rin- 
Menevillle, membre honoraire, et Le Brun, de Troyes, assistent a la 
stance. 

Correspondence. M. R. Mac Lachlan demande a la Socie"te" si elle vou- 
drait inserer dans ses Annales un Synopsis generique et specifique des 
Phryganides d Europe ; travail qui serait accompagne de nombreuses 
planches dont il serait dispose" a faire une partie des frais. La proposi 
tion de notre savant confrere est accueillie tres-favorablement par la 
Societe\ 

Nomination. Il est proc^de a la nomination d un membre de la Com 
mission du Prix Dollfus pour 1873, en remplacement de M. Jules Fallou, 
qui en fait partie de droit comme Archiviste. M. le professeur Paul 
Gervais est eUu a I unanimite des voix. 



Au sujet de cette nomination : 

Nous croyons devoir rappeler aux Entomologistes que, dans sa stance 
du 14 mai dernier, la Soci^te, sur le rapport d une Commission nomm^e 
par elle, a decide que le Prix Dollfus pour 1873 serait de"cerne a 1 auteur 
d un travail entomologique imprime concernant sp^cialement les divers 
ordres d Insectes, redige en francais, public dans I annee, et qu il s appli- 
querait a 1 ouvrage qui, par sa valeur scientifique et son prix de vente, 
conviendrait le mieux aux debutants. Le concours pour cette annee sera 
clos le 1" Janvier 1874; et le prix sera d6cerne, s il y a lieu, a la seance 
la plus rapproch^e de Tanniversaire de la donation Dollfus (16 fevrier). 

Lecture. M. C.-E. Leprieur depose sur le bureau la deuxieme partie 
des oauvres entomologiques posthumes de G. Gapiomont, qu il a redig^e 
d apres les manuscrits Iaiss6s par notre regrett6 confrere. Ce travail com- 
prend la monographic du genre Larinus. 

Commumcatwris. M. Maurice Girard, au sujet d une communication 
qu il a presentee rcemment, adresse la note suivante : 

En rendant compte de mes chasses dans les dunes des environs de 
Granville (Manche), je mentionne comme tres-abondant en septembre un 
Hym6noptere fouisseur noir, approvisionnant son nid de jeunes Lycoses 
(voir Bulletin des seances n13, page 4, stance du 8 octobre 1873). 
L espece, d^terminee au moyen de la collection Sichel, est le Pompilus 
plumbeus Dahlbom. 

A la fin de septembre, les talus de ces dunes offraient aussi, assez abon- 
damment, un Crabronien, le Mellinus arvensis Dahlbom, espece variant 
beaucoup pour la taille, et aussi la largeur respective des bandes jaunes 
et noires. 

M. Oustalet communique la note suivante : 

Dans une lettre adressee a M. le Secretaire, et inse>ee dans le n 14 du 
Bulletin de nos seances , mon honorable collegue M. R. Mac Lachlan 
affirme que 1 aile de Nevroptere trouvee h Saint-Ge"rand-le-Puy, et que 
j avais cru pouvoir rapporter a un Ascalaphe, provient plutol d un insecte 
de la famille des Ephemerides. J attache beaucoup d importance a 1 opi- 
nion de M. Mac Lachlan, qui est assure"ment 1 une des personnes les plus 
competentes dans Tetude des ]\e"vropteres, et je conviens volontiers que 
j.c puis m etre trompe, non-seulement au sujet de ce specimen, mais au 



3 

sujet de plusieurs autres, la determination des insectes fossiles etant sou- 
vent environnee de grandes difficultes, par suite de 1 etat d imperfection 
dans lequel se trouvent les ediantillons. INeanmoins, dans ce cas particu- 
lier, j avoue que je ne suis pas encore pleinement convaincu de mon 
erreur, car si, comme je L avais deja remarque, le specimen en question 
presente dans la nervation des differences avec les ailes des Ascalaphes, 
elle en offre aussi, et de tres-sensibles, avec les ailes des fiphemeres de 
1 epoque actuelle et meme avec les ailes des representants de cetle famille 
trouves dans les schistes lithographiques de la Baviere et figures par 
M. Hagen sous les noms de Eph. mortua, Eph. procera, Eph. cellulosa 
{Paleeontographica, 1. X, 1862). Je m estimerai, du reste, tres-heureux 
toutes les fois que des savants dont les etudes ont porte plus sp6ciale- 
ment sur tel ou tel groupe d insectes voudront bien m eclairer de leurs 
lumieres, et je liendrai grand compte de leurs critiques. 

Mais je ne saurais laisser passer sans protestation une autre observation 
contenue dans la m6me lettre, et qui etonnera, je crois, toutes les per- 
sonnes qui s occupent de paieontologie : 

Je me permettrai cependant de faire observer, d une maniere g^ne"- 
rale, dit M. Mac Lachlan, que le systeme qui engage les entomologistes 
apph quer des denominations spe"ciales a des portions d insectes fos- 
a siles me semble plus nuisible qu utile; mais je reconnais en mme 
temps la necessite" qu il y a de decrire el surlout de figurer les portions 
d insectes fossiles que Ton decouvre. 

Ainsi, d apres M. R. Mac Lachlan, il faudrait se contenter de dessiner 
exactement, de photographier meme les fragments d insectes, sans essayer 
d indiquer par un nom g6n6rique quelles sont les aflinites probables de 
ces debris, sans marquer par un nom specifique les differences qui les 
separent des insectes dej& figures ? Mais si un eniomologisle n a pas le 
droit de chercher a donner, par un nom special, une idee d un Diptere, 
d un Orthoptere, d un Nevroptere ou d un Hymenoplere dont il possede 
une aile, d un Curculionide dont il a la tete et les elytres, c est-a-dire les 
parties qui fournissent des caracteres de classification, un paleontologiste 
n est pas autorise davantage ^ nommer un Mammifere fossile d apres une 
machoire, un Oiseau d apres un tarse, une Tortue d apres un fragment de 
carapace. Cela me parait impossible & admettre, et si les idees de M. Mac 
Lachlan etaient adoptees, je crois qu il faudrait desesperer de la pa!6onto- 
logie comme science, puisque jamais on ne rencontrera un animal fossile 
parfaitement complet. 



Pour les Nevropteres et autres insecles a ailes tres-r6ticuiees, dit 
encore M. Mac Lachlan, il arrivera bien souvent que les divers frag- 
ments (Tune aile seront d^signes sous plusieurs noms differents. 

C est un inconvenient, j en conviens, mais un inconvenient beaucoup 
moins grand que la confusion qui resullerait de 1 absence de tout nom 
specifique. D ailleurs, au fur et a mesure que Ton decouvre des specimens 
plus complets, la synonymie s etablit et les doubles emplois disparaissent. 

M. Mac Lachlan croit savoir aussi que des fragments de plantes fossiles 
ont deja ete decrits par des observateurs trop zeles comme appartenant a 
des insectes. J espere que ce malheur ne m est pas encore arrive, et je 
crois pouvoir affirmer a M. Mac Lachlan que des savants tels que MM. Heer, 
Germar, Hagen, Curtis, Hope, Berendt, etc., ne sont pas tombes dans de 
semblables erreurs. Je ne sais done pas a qui le reproche s adresse. 

M. Eld. Lefevre fait la communication suivante : 

J ai Mionneur de faire passer sous les yeux de la Societe un dessin 
representant les deux sexes d une nouvelle espece de Clytra, trouve"e par 
M. Warion aux environs d Oran (Algerie), et qui m a ete communique e 
par M. Leprieur. Ce dessin sera reproduit, avec celui d autres especes 
interessantes, sur la planche qui accompagnera le premier supplement & 
ma Monographic des Clytrides d Europe ; j en prepare les elements et 
j espere pouvoir 1 offrir prochainement a la Societe. 

Cette jolie espece rentre dans le genre Otiocephala et doit se placer a la 
suite de TO. forcipifera Lucas. En voici la description : 

OTIOCEPHALA WARIONI. 

0. forcipiferam approximans ; saturate nigro-cyanea , magis minusve 
nitidula, subtus pube brevi albida obsolete vestita; capite subquadrato, 
fortiter undique rugoso-punctato, antice prsesertim rude scrobiculato, ver- 
tice convexiusculo, fronte modice deplanata, postice sulco brevi parum 
profunde instructa; epistomate mx arcuatim emarginato; Labro nigro ; 
antennis nigris, prothoracis basin vix ailing entibus, articulis 1-3 basa- 
libus fulvis, 1 macula nigra superne notato ; prothorace transvcrso, 
grosse profundeque rugoso-punctato, infra apicem vix evidenter impresso, 
lateribus nonnihii margmato, angulis posticis rotundato, basi breviter 
bisinuato ; scutetlo triangular!, rude punctato, intra basin impresso, dein 



convexiusculo, in media disci longitudinaliter carinato, apice subacuto ; 
elylris lateribus evidenter late sinuatis, fortiter concinneque punctatis, 
saturate testaceis, Lineis Longitudinaiibus nonnullis, vix elevatis instructis, 
fascia communi lata pone medium, extus antice valde arcuata et ad sutu- 
ram breviter angulatim ascendcnte, lateribus non attingente, singuLoque 
duabus maculis basalibus (prima humerali elongata, altera fere orbiculari 
suturam non attingente) saturate cyaneis, ornatis ; sutura postice magis 
minusve late nigra ; pcdibus nigris. 

<f. Ob long o-e long atus, parallelus, opacus ; mandibulis exsertis, validis, 
latis, basi fortiter abrupte angulatis, ibique superne canaliculatis, intus 
unidentatis, nigris, apice acutis et obscure rufescentibus ; pedibus anticis 
etongatis ; tibiis anticis modice arcuatis, 

Long. 6 mill.; lat. 2 3/4 mill. 

$. Minor, breviter oblongo-parallela, magis nitidula, mandibulis bre- 
vissimis; elytris minus profunde punctatis pedibus anticis brevioribus. 

Long, li mill.; lat. 2 mill. 

Varied maculis in singulo elylro anticis coadunatis, et maculam trans- 
versam nee later a nee suturam atlingentem formantibus. 

Algeria (prov. Oran.) 

M. L. Bedel pre"sente des remarques relativement aux ve"ge"taux sur 
lesquels se trouve la Cassida margaritacea ainsi que divers Sitones. 
Cette communication, qui lui a e"te" sugg^r^e par M. Bauduer, et qui donne 
lieu a des observations de MM. Lefevre et Leprieur, sera imprime e dans 
le prochain Bulletin. 

M. Ch. Brisout de Barneville dit que la Chrysomela cxrulescens Suffr. 
n est positivement qu une variety -de la C. carnifex Fab., comme le sup- 
posait dejk M. L. Fairmaire. Cette espece, que Ton trouve aupres de Paris 
dans les endroits sees, est tres-repandue clans une parlie de TEurope : a 
mesure que Ton s avance vers le Nord elle presenle sur les dytres une 
bande laterale rouge jaunatre qui disparait dans les individus habitant le 
Midi, ainsi que Ton peut s en assurer en etudiant ceux que Ton trouve 
aux bords de la Me"diterranee. 



- g 

Le meme membre ajoute qu il a constat6 aux environs de Saint- 
Germain-en-Laye que la Ptectroscelis chlorophana vit sur le Calamagrostis 
epigeios Roth. 

M. J. Fallou montre de jeunes branches de tilleul, provenant de 
buissons de la foret de Se"nart, qui presentent de nombreuses nodosite"s 
dans lesquelles se trouvent des larves vivantes qu il se propose d elever. 

M. Maurice Girard envoie la note suivante : 

II n est pas inutile, je crois, de signaler par intervalles certains faits 
qui n inleressent qu indireclement Pentomologie, raais qui rentrent dans 
ses plus tegitimes applications. Je viens de recevoir des indications assez 
curieuses concernant Tapiculture, et qui m ont e"te fournies par un ama 
teur tres-inlelligent, M. Lance, derneurant a Chevry-Cossigny, pres Brie- 
Comte-Robert (Seine-et-Marne). 

Je suis avec beaucoup de curiosite ses travaux depuis plusieurs annees. 
Un rucher considerable est 6tabli au milieu d une vaste prairie arros^e 
par un cours d eau, et ou le proprietaire des ruches fait des semis de 
plantes diverses destinies aux essais. On ne saurait croire, si on ne 1 avait 
constat^ de visu comme moi, a quel point un apiculteur habile peut 
transformer les Abeilles en servantes dociles, et les plier a tons ses 
caprices, pourrait-on dire, si Ton a soin de mettre a profit leurs instincts. 
Les ruches d observation de M. Lance me paraissent la derniere limite du 
possible en ce genre. 

On sait que ces Hymenopteres construisenl toujours leurs gateaux dans 
la partie la plus elev^e de la ruche. (Test ce qui a ete utilise.. On inter- 
cale, dans le haut, des boites rectangulaires vitre"es, et on les retire a 
volont6 pour 1 etude, apres que les insectes y ont construit leurs gateaux 
dans le sens longitudinal. De la sorte on peut suivre comme il plait le 
couvain, les cellules de diverses especes, le depot de propolis, etc. En 
metlant ces boites au moment ou s ouvrent certaines fleurs dans le voisi- 
nage du rucher, on obtient des gateaux a miel d une espece speciale a la 
fleur. M. Lance peut ainsi livrer sur commande du miel avec un parfum 
et un gout determines. Ges boites, enjolivees d ornements, sont destinees 
a paraitre sur les tables comme friandises. J ai recu une de ces boites au 
miel de sainfoin et de luzerne, le meilleur de la Brie. 

M. Lance s est amuse" & intriguer tous les paysans apiculteurs de la 



locality et mfime des personnes instruites, des m6decins, etc., en leur 
presentant un miel forl blanc et de bel aspect, mais de mauvais gout. II 
leur a montre ensuite qu il e"tait 1 auteur de ce miel etrange ; il coincidait 
avec la floraison d un petit champ de Camomilles, semees pres des ruches 
a litre experimental. 

Je suis persuade qu on pourra faire preparer par ce moyen, et par les 
Abeilles memes, des miels the"rapeutiques, en choisissant des planles con- 
venables, et y apporlant des ruches a boites mobiles. 

Les curieuses recherches de M. Lance ont 616 re"compense"es, au mois 
de septembre 1873, par une me"daille de vermeil accorded par la Socie te 
dliorticulture des arrondissements de Melun et de Fontainebleau, a la 
suite de sa 23 e exposition, qui a eu lieu cette annee a Brie-Comte- 
Robert. 

M. Lance e"tait en instance pour obtenir rautorisation d etablir dans la 
forfet de Fontainebleau un rucher, ou seront experiment s ses proc6d6s, a 
la satisfaction des touristes. J apprends qu il a reussi dans sa demande. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Lonis BEDEL, Archivisle adjoint. 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAV ANTES. 

* FeuiUe des Jeunes Naturalistes, k* ann^e, n 37, l er novembre 1873. 
E. LELifevRE, p. 6, L ^chenillage, suite. 

Societe entomologique de Belgique, compte rendu n 91, octobre 1873. 
Constant BAR, p, 3, Note controversive sur le sens de Touie et 



sur Forgane de la voix chez les Insectes. P. 26, Note sur une 
aberration du Satyrus Semele. P. 27, Notes sur des Cole"opteres 
d ficosse et de Belgique. 

SocieU Linnienne du Nord de la France, Bulletins mensuels n oi 13-16. 

]V 15. p. 239, Liste de Cole"opteres trouve"s dans les dunes 
de Saint-Quentin (Somme). 

]Y 16. P. 215, La fertilisation des plantes par les Insectes 
(traduit de 1 English Mecanic). 

OUVRAGES DIVERS. 

* JOLY (D r fimile). Contributions pour servir a 1 histoire naturelle des 

fiphe merines : Me"moires I-III. 3 broch. in-8, pi. noires. 

* JOLY (D r N.). Contributions a 1 histoire naturelle et a I anatomie du 

Phyllium crurifolium, des lies Seychelles. Broch. in-8, l\ pi. 
dont une colorize. 

* ID. Sur rhyperm^tamorphose de la Palingenia virgo a l e"tat de larve. 

Broch. in-8, une pi, noire. 

* LEFEVRE (fidouard). Monographic des Clytrides d Europe et du bassin 

de la Me"diterranee. In-8 broch6, k pi. n. et col. 

* MARTINEZ Y SAEZ (DON Francisco). Datos sobre algunos Coleopteros 

de los alrededores de Cuenca. Broch. in-8, une pi. col. Ma 
drid, 1873. 

* MULLER (Albert). Contributions to Entomological Bibliography up to 

1862, n 2. (Le l er nume>o a paru dans les Trans, of the Entom. 
Soc. of London, 1873, part IE, p. 207.) 

Paris, 20 novembre 1873. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Cie, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N" 16. 

BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOG1QUE DE FRANCE 

Rccucilli par HI. !:. DESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du G Novembre 1873. 

Presidence de M. Cn. BRISOUT D BARNEVILLE. 

**- < t 

31 membres presents. 

MM. le dooteur Boisduval et Guerin-M6neville, membres honoraires, et 
Ernest Olivier, de Moulins (Allier), assistent a la stance. 

Lectures. M. A. Chevrolat donne lecture d une note intitulee : Sur 
quelques Rhyzodides, comprenant la description du R/iyzodes canalicu- 
latus Gastelnau et celles de deux nouvelles especes propres a la Nouvelle- 
Grenade : les GlinidiUm cavicolle et simplex. 

Cette note ainsi que la suivante seront inserts dans les Annales propre- 
ment dites comme compliant un me moire precedemmenl imprime. 

M. L. Fairmaire adresse une note sur les Rhyzodes. 11 rappelle qu il 
a donne" (Annales de 1868, p. 782) les descriptions de deux especes de 
Madagascar (tubericeps et parumcostatus) non signalees par M. Chevrolat ; 
et demerit des especes nouvelles de ce groupe : les Rkyzodes Taprobanx, 
de Ceylan, et Clmidium latesulcatum, du Bresil. 

Le m6me membre donne des descriptions de nouvelles especes de 
Gole"opteres, comprenant : 1 Un nouveau genre de la famille des Ten<^- 
brionides : Proderops (P. foraminosus, de 1 Ameriquc me ridionale) ; 2 Des 
especes algeriennes de"couvertes par noire collegue M. Gaston Allard, 



savoir : Flatipalpus (gen. nov.) albo-lanosus, Bradn/rslhcs approximans ct 
Gastonis, Arhinus calliwnalus et Pseudocolaspis seneo-nigra. 

Communications. M. L. Buquel donne Ics renseignements suivants : 

M. Depuiset vient de m affirmer, comrae le tenant cle M. de Beaulieu, 
que M. Jean Schlumberger-Dollfus n est pas decide, comrae 1 a annonce" la 
Feuille des Jeuncs Naturalistes, et ainsi que nous Favons reproduit dans 
le Bulletin de la seance du 10 septembre dernier. 

Le nom de M. J. Schlumberger est done a conserver sur la liste des 
membres ; la Societe ne peut que s en Mciler. 

M. L. Bedel lit la note qui suit : 

En parlant, dans le l/i e Bulletin, des moeurs generates des Cassida et 
de leur predilection pour les Compose" es (corymbiferes ou cynaroce"phales), 
j ai releve line exception que semblerait faire la C. margaritaeea, s il faut 
en croire line note publiee dans les Actes de la Societe" zoologique et bota- 
nique de Vienne, t. XVIir, 1868. 

Cette remarque m a valu une leltre fort interessante de noire collegue 
M. Bauduer, et j en cite le passage suivant : 

Vous dites que, d apres M. de Frauenfeld, la Cassida margaritaeea 
vivrait a Tetat de larve sur la Saponaria oflicinalis. J ai souvent cherche" 
sur cetle plante, qui est Ires-commune a Sos, et je n y ai jamais trouve" 
cette Casside, tanclis que je la prends abondamment sur rimmorlelle jaune 
(Gnaphalium stadias). Je ne dis pas que M. de Frauenfeld se soil trompe, 
je crois seulement que son observation me" rite d etre renouvele e. 

Je suis en ceci parfaitement de 1 avis de M. Bauduer, et je pense, 
comme lui, qu un genre de Goleopteres infeode a une famille de plantes 
ne s"ecarte que bien rarement de son instinct botanique. Je trouve qu il 
y aurait inler^t a rcchercher quelle plante choisit la C. margaritaeea 
dans nos environs, ou le Gnaphalium stadias lui fait defaut ; s attache-t- 
elle a un Gnaphalium different ou a quelque genre voisin ? Je le suppose, 
et il sera facile de le verifier dans les plaines de La Varenne-Saint-Hilaire 
ou cette Gasside est tres-commune. 

M. Ed. Lefevre, a la suite de cette communication, dit qu une espece 
de Gnaphalium est en effet tres-abondante a La Varenne et qu elle nour- 
rit probablement la Casside dont parlent MM. Bauduer et Bedel. 



M. Leprieur ajoule qn a Bone il a trouve egalement sur une Composee, 
YErigcron viscosum, une Gassida, qui doit etre la disticta Bohem. 

M. Desbrochers des Loges adressc une notice dans laquelle il clierche 
& demontrer, dans des tableaux comparatifs, que les Anoxia Lucasi, derc- 
Licta et emarginala forment trois especes clistinctes et ne doivent pas etre 
reunies en une seule corame M. Reiche Ta propose" dans la seance du 
27 aout 1873 (Bulletin n 10, page 5). 

Gelte note de"passant considerablement les limites assignees aux com 
munications du Bulletin, est renvoyee par la Socie"te a la Commission 
de publication pour en decider 1 impression dans les Annales proprement 
dites. 

M. L. Reiche repondra plus tard a notre collogue ; il se borne a dire, 
quant a present, qu il mainlient la reunion de ces especes & Anoxia, con 
firmee pour lui par 1 examen recent des trois types. 

M. Desbrochers des Loges envoie egalement les deux notes sui- 
vanles : 

1 M. L. Fairmaire, dans le l cr trimestre des Annales de 1872, p. 48, 
dit a propos de mon Thy ladies congener que cet insecte lui parait etre le 
meme que son T. persulcatus, et M. de Marseul a re"cemment indique 
dans 1 Abeille cette synonymic comme certaine. 

Le T. congener est une espece -tres-voisine de T. varicgatus, a stries 
presque snperficielles, sans etre obsoletes comme chez ce dernier, aforn c 
allongee, peu convexe, a longue pubescence dresse"e surtout sur les parties 
anterieures; caracteres tout a fait en opposition avec ceux que M. Fair 
maire indique pour le T. persulcatus. La confrontation des types decidcra 
si cette derniere espece est on non distincte du T. argentatus, qui a les 
elytres tantot unies, lanlot avec des stries assez marquees et les inter- 
valles convexes. Je tiens, d ailleurs, 6. la disposition de M. Fairmaire un 
exemplaire compare avec le type meme de M. Ferris. 

2 M. L. Bedel (Bulletin de la stance du 14 mai 1873) indique enlrc 
autres synonymies : Clytus Auboueri = Cl. Stcrnii Kraatz, et ajoute : 
Ge beau Ciytus, intermediaire cntre les C. plcbcjus et massilicnsis, est 
sans doute confondu avec eux dans la plupart des collections. 

Autant que me pcrmet d en juger la diagnose du Sternii, que M. Bccu 1 
a eu 1 obligeance de me transcrire, cette iclentite est tres-conlestable. Jl 



me parait impossible que le C. Auboueri ait etc confondu avec les deux 
especes pre"cilees. La granulation si remarquable du prothorax n est pas le 
seul caractere qui eloigne cette espece des G. plebejus et massiliensis , 
la forme de ce segment est tres-diffe" rente chez le C. Auboueri : au lieu 
d etre globuleux, tres-arrondi vers le milieu, il s elargit rectilineairement 
d avant en arriere, pour s arrondir aux angles posterieurs oil se trouve la 
plus grande largeur. Or, la diagnose de M. Kraatz ne dit rien de ce carac 
tere, que cet eminent entomologiste n eut pas manque", ce me semble, de 
signaler comme un des plus importants. 

Je reviendrai sur cette question quand j aurai pn voir la description de 
M. Kraatz in extenso et la planche qui 1 accompagne. Jusque-la, la reu 
nion indiquee me semble premature^. 

Notre collegue M. Ernest Olivier possede un second exemplaire plus 
petit du C. Auboueri, trouv6 par lui a Ghemilly (Allier). 

M. L. Bedel, en ce qui le concerne dans la note pre"cedente, re"- 
pond : 

Je maintiens absolument la reunion du Clijlus Auboueri Desbr. au C. 
Stcrnii Kr. Si M. Desbrochers des Loges avail consult^ le Berliner Zeit- 
schrift, 1870, p. 220, au lieu de s en tenir a la diagnose qu il m a seule 
demandee, il eul trouv6 dans la description de M. Kraalz la phrase sui- 
vante, qui, je 1 espere, levera tous ses scrupules : Le prothorax, chez le 
Clytus Sternii, presente sa plus grande largeur evidemment apres le mi 
lieu et parait graduellement re"treci en avant, tandis qu il est resserre 
presque ^galement en avant et en arriere chez le C. massiliensis et plus 
brusquement en avant chez le C. plebejus. 

L examen du type de M. Ernest Olivier, que fai vu tout recemment, 
confirme entierement la reunion que j ai publiee. 

M. Gabriel Tappes lit une note synonymique sur une espece du 
genre Cry ptoccp halm : 

En traduisant les notes de M. de Harold sur la nomenclature des Gryp- 
loce"phalides (Berliner ent. Zeitschrift, 1873), j ai lu ce qui suit : 

M. Suffrian, Linn, ent., II, p. Ill, adopte le nom de collection 
ypsilon de Parreyss par la raison qu il est connu depuis longtemps dans 
les collections allemandes, et, pour ce simple motif, il lui donne le pas 
sur celui de maculipes de Zubkoff, public anterieurement (en 1833), et 
sur celui de sesquistriatus Krynicki, encore plus ancien (1832). 



Que nous restera-t-il done a re"pondre aux Francais s ils veulent main- 
tenir les noms du Catalogue Dejean, connus dans leurs collections depuis 
aussi longtemps an moins, si ce n est davantage, et cela en face de des 
criptions qu ils pouvaient ne pas parfaitement connaitre? Dja, en 1837, 
lorsque Dejean e"crivit la preface de la 3 e Edition de son Catalogue, unc 
telle opinion, qui, meme a cette epoque, isolait considerablement son 
representant, 6tait comple" lenient insoutenable. II est e"tonnant qu aujour- 
d hui un auteur, qui en prend assez a son aise avec les noms de catalogues 
et surtout avec ceux de Dejean, veuille decerner le droit de priorite a un 
nom de collection de Parreyss. 

Cette espece doit etre enregistre"e sous le nom le plus ancien, c esl-a- 
dire celui de sesquistriatus de Krynicki. 

Je regrette que M. de Harold, dont les recherches sont si conscien- 
cieuses, n ait pas pousse ses investigations jusqu au VII[ C volume des 
Linneea, n 108, p. 38, il anrait vu que M. Suflrian aclopte parfaitement 
sa maniere de voir, en laissant le nom de Parreyss, adopts peut-etre un 
peu trop legerement d abord, pour reprendre celui de Krinicki ; seule- 
ment il s e"loigue de son contradicteur en donnant Steven comme auteur 
de Tespece ; c est ce que fait Krynicki lui-meme dans le Bulletin de 
MOSCOLI, t. V, p. 179, et t. VII, pi. 5, fig. 7 (dessine"e par Steven). 

Du reste, je ne vois pas pourquoi, puisque nous sommes engages dans 
cette voie, nous ne donnerions pas a cet insecte le nom de G. gamma, 
que lui a impose en le figurant Herricli-Schiiffer (Coleopt. qiue sunt public, 
in fasciculis Faunas Germanic, p. 130, tab. 1, 1829). Je suis tres- parti 
san de la maniere de voir de M. de Harold, mais je pense que la pousscr 
jusqu a ses extremes limiles, comme il le propose, aurait bien quelques 
inconvenients. 

M. Charles Brisout de Barneville communique la nole suivante : 

M. Foudras a decrit sous le nom de Longitarsus atricitlus une espece 
voisine, mais bien distincte du L. pidceps Steph. Celte espece, qui n a pas 
ele connue de M. Kiitschera, se trouve frequemment aux environs de Paris ; 
elle se prend, comme sa congenere, sur les plantes du genre Senecio. 
Evidemment, cette Altise, quoique tres-bien etudiee par M. Foudras, 
est confondue dans les collections avec la pidceps. M. E. Allard a regarde 
a tort VatridUus Foudras comme identique i Vatriceps Kiitschera. Elle 
s en distingue nettement par la forme du premier article de ses larses an- 
tdrieurs, qui est long et etroil dans les deux sexes. Chez Vatriceps, le 
premier article des tarses anterieurs est court et tres-dilate chez le male- 






Uatricillus Foudras se distingue du piciccps Steph. par sa forme moins 
allongee, son corselet plus court, ses elytres a ponclualion plus serree et 
par la forme de Fimpression du dernier segment abdominal du male, qui 
presenle une impression semi-circulaire, entourant a ses extremites une 
saillie tuberculiforme ; tandis que, chez le male du piciceps, ce segment 
presente un profond sillon longitudinal. 

Comme il y a de"ja un Longitarsus atricilLus Gyll., je propose de chan 
ger le nom de Foudras en Longitarsus senecionis (== alricillus Foudr.). 

M. V. Signoret donne lecture de la note suivante : 

Dans deux des stances d octobre de 1 Academic des Sciences, notre 
collegue M. Balbiani a fait d imporlantes communications sur le Phyl 
loxera quercus, qui vit sur les feuilles du chene, et dont Fetude lui etait 
plus facile que celle du Phylloxera vastatrix. II pensait, avec raison, qu il 
devait y avoir une grancle analogic entre les mo3urs de Tun et dc Fautre, 
et il a constale, chose tres-remarquable, qu il y avail chez cet insecte une 
generation sexue"e. 

Vous vous souvenez bien probablement des nombreuses communications 
faitcs, tant ici qu a F Academic, sur la presence ou 1 absence du male du 
Phylloxera vastatrix et surtout de la persistance que je mettais a nier la 
de"couverte du male, les individus presented comme tels n e"tant en re"alite 
que des femelles. Les observations de M. Balbiani semblent demontrer 
que j avais raison. 

G est vers Farriere-saison , a Fepoque de 1 apparition des iudividus 
adultes, soit apteres, soit ailes, que la generation sexuee se presente. 
Je parle, bien entendu, du Phylloxera quercus, qui offre beaucoup d ana- 
logie avec le Phylloxere de la Vigne. Ce sont les ceufs pondus par certains 
de ces individus qui donnent la generation sexuee, dont la forme et les 
mceurs sont toutes particulieres et ne permettent pas de la confondre avec 
celle du type. Les individus de cette generation, sans aucune espece de 
mue, sont aptes a perpetuer Fespece ; un male peut suffire a plusieurs 
femelles, mais Faccouplement est de peu de dure"e. An bout de trois a 
quatre jours, la femelle pond un ceuf, Vunique qu elle ait a pondre ; c est 
lui qui passe Phiver et donne naissance, Fanned suivante, a la generation 
des especes que tout le moncle connait. Cet ceuf ne ressemble pas a ceux 
de provenance parthenogenesique et pondus pendant Pete". M. Balbiani 
lui donne le nom d tewf d hiver, par opposition aux autres qu il riomme 
.ffufs d ete. 

O esl surtout dans les caracteres anatomiques que la generation dioique 



differe le plus des aulrcs : d abord par 1 abscncc do rostre et de sucoir et 
par le manque d organes digestifs complets dans les deux sexes, ce qui 
differencie ce type des Coccides, oil il n y a que le male chez qui ils 
fassent defaut. La femelle ne presente qu un seul tube ovarique placde 
sur la ligne mediane, le second etant avorte. Le male, comme organc 
exterieur, n offre qu un petit mamelon conique, garni de pointes chili- 
neuses, qui joue le role de penis. 

Depuis la publication des notes de M. Balbiani et la connaissance des 
fails extraordinaires dont il rend compte, M. Max. Cornu a cru trouver, 
lui aussi, sur les racines de la vigne, un individu sexue", qiTil a reconnu 
justement par 1 absence du roslre. 

Tels sont les faits que j ai cru devoir porter d une facon toute particu- 
liere a la connaissance de la Societe ; ils viennent computer rhistorique 
du Phylloxera sans venir infirmer mon opinion quant a ses generations 
plus on moins nombreuses. Ceci serait, pour ainsi dire, un anneau de 
plus de la meme generation. Du reste, je n ai jamais eu la prevention de 
fixer le nombre des generations ou types diflerents dont se compose le 
cycle de revolution complete des Phylloxeres aeriens. Je fais toujours mes 
reserves & regard de ces derniers. 

M. le docleur Boisduval donne lecture d une note non encore public" e 
de Sganzin, datee cependant de 1831, et contenant des remarques, ine"- 
dites jusqu ici, relativement aux metamorphoses de Y Urania Ripheus, 
d apres une education qu il a ete a meme de faire a Madagascar : 

La femelle de V Urania Ripheus pond un grand nombre d osufs, agglo- 
meres ensemble, sur les feuilles du Manguier, qui servent de nourriture 
aux chenilles qui eclosent une douzaine de jours apres. Gelles-ci sont 
lisses, verdalres dans le jeune age ; elles deviennent ensuite noiratrcs, et 
presentent tres-distinctement des epines jaunatres et deux pelites comes 
tres-retractiles. En grossissant, ces chenilles s elargissent vers le milieu 
du corps et s amincissent aux extremites ; on apercoit sur les cotes un 
feston a dents*de loup, composes de plusieurs bandes regulicres de points 
blanc verdatre et jaunes ; les comes prennent une coloration rose fonce 
tirant sur le carmiu. Ces chenilles ont environ huit centimetres de lon 
gueur ; dans leur marche, elles ont quelque rapport avec les Arpenteuses, 
et dans la position du repos elles forment entierement la boucle, mais il 
n y a pas d interruption de pattes comme chez les Arpenleuses. 

Quand les chenilles von I faire leur chrysalide, elles se suspendent au 
moyen d un fil passe au milieu du corps. La chrysalide est verte avec des 



bandes dories, placets horizontalement depuis le prolhorax jusqu a la der- 
niere articulation ; 1 extre mite , qui est tres-pointuc, est d un vert beau- 
coup plus fonc6 et parsemee de nombreux points dore"s. 

Les papillons restent vingt et un jours en chrysalide ; ils metlent, au 
soleil, quatre a cinq heures pour se de"ployer entierement et, a Tombre, 
une journee entiere ; ils presentent, dans ce dernier cas, des nuances 
beaucoup plus ternes. 

M. Maurice Girard adresse la note qui suit : 

J ai parle prece"demment, avec quelque doute (Bulletin n l/i, stance du 
22 octobre 1873), de 1 existence du cri dans les deux sexes du Sphinx a 
tete de mort, ne pouvant pas me fier a ma memoire seule pour le cas de 
la femelle. Je suis tout a fait affirmatif aujourd hui. En consultant mon 
travail : fitude sur la chaleur libre des Invertebres (Paris, 1869), j y trouve, 
dans Enumeration des sujets mis en experience (p. 101), la mention sui- 
vanle : 21 octobre 1865, Acherontia Atropos, femelle recemment e"close, 
criant beaucoup, etc. 



Le Bulletin bibliograplnque de la seance du 26 novembre paraitra dans 
le Bulletin des seances N 17. 



Avis 



L Archiviste (M. J. Fallou, rue Hautefeuille, 30) rappelle a ses collegues 
les termes du troisieme paragraphe de 1 article 36 du Reglement, portant 
que : 

Tous les ouvrages prfit6s doivent etre re"inl6gres a la Bibliotheque 
dans la derniere quinzaine de de"cembre, afm que TArchiviste en constate 
Tetat et fasse, s il y a lieu, son rapport & la Soci<He dans la premiere 
quinzaine de Janvier. 

Paris, 5 deccmbiC 1873. 



PARIS. - Typog. FEUX MALTESTE fil Cie, rue des Deux-Porlcs-Sl-Sauveur, 22. 



N 17. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par IU. E. UEMMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Avis tres-iinportants. 



1 Dans sa prochaine seance (24 dccembre 1873), la Soeiete, aux lermes 
des articles 14, 15, 28, 29, 33 et 34 de son Reglement, procedera au 
renouvellement annuel des membres de son Bureau el de ses Commissions 
administrative, de publication et de la bibliotheque. Tout membre resi- 
dants ou non a droit de prendre part aux deliberations (art. 9). La stance, 
qui aura lieu a la Mairie du Vl e arrondissement de Paris (plajce Saint- 
Sulpice), commencera a 7 heurcs 1/2 du soir. Nous esperons que, 
comme lous les ans, un grand nombre de nos confreres pourjonl venir 
assister i celte reunion. 

2 Nous croyons devoir rappeler un des articles du reglement rclatif an 
Bulletin des stances : 

Art. 3. Ce Bulletin sera envoy e graluitcmcnt ii tous les membres fran- 
cais qui auront soldi le montant de leur cotisation de Cannec courante ou 
tout au moms celui de Cqnnee precedcntc, etc. (Voir Bulletin n 1, page 1.) 



En consequence, cenx de nos confreres qui n ont pas encore adresse 
au Tre"sorier le montant de leur colisalion pour 1873 sont pries de le faire 
d ici a la fin de Fannee s ils desirent rccevoir, des leur publication, les 
Bulletins des stances de 1874. 



Seance du 1O Decembre 

Presidence de M. CH. BRISOUT DE BARNEYILLE. 
31 membres presents. 



MM. Felissis-Rollin, de Nevers (Nievre), actuellement fixe" a Paris, et 
Emmanuel Martin, de Creil (Oise), assistent a la stance. 

Rapport ct decisions. Le Secretaire de la Commission du Prix Dollfus 
pour 1873 (composee de MM. A. Chevrolat, Paul Gervais, Maurice Girard, 
H. Lucas et L. Reiche, ainsi que des membres titulaires du Bureau) pre- 
sente le proces-verbal de sa seance du 3 decembre, qui porte : 

1* Qu elle s est constitute en nommant president M. le professeur Paul 
Gervais et secretaire M. E. Desmarest ; 

2 Qu elle engage de nouveau les entomologistes qui voudraient con- 
courir pour le Prix a lui adresser leur demande avant la fin de Cannee ; 

3 Et qu elle prie tous nos confreres de lui designer les ouvrages qui 
pourraient etre mis au concours. 

La Societe" approuve les decisions de sa Commission et pour la der- 
niere fois elle rappelle a tous les Entomologistes que, dans sa stance 
du 1A mai dernier, la Societ6, sur le rapport d une Commission nomme e 
par elle, a decide que le Prix Dollfus pour 1873 serait de"cerne a 1 auteur 



(Tun travail entomologique imprint conccrnant spe"cialement Tun des 
divers ordres d Insectes, re"dige en francais, public dans 1 annee, et qu il 
s appliquerait a 1 ouvrage qui, par sa valeur scientifique et son prix de 
vente, conviendrait le mieux aux debutants. Le concours pour celte 
annee sera clos le l er Janvier 1874 ; et le prix sera de"cerne", s il y a lieu, 
a la seance la plus rapproche e de 1 anniversaire de la donation Dollfus 
(16 fevrier). 

Lectures. M. Desbrochers des Loges adresse un me" moire ayant pour 
litre : Monographic du genre Anisorhynchus. 

Apres avoir indique les ge"neralites dc ce groupe ge"nerique, 1 auteur 
donne un tableau synoptique des especes avant de passer a leurs descrip 
tions spe"ciales. Les especes ft Anisorhynchus, au nombre de neuf, sont 
les suivantes : procerus Chevr., d Oran; ferus Erich., d Algerie; costatus 
Boh., de Corse et de Sardaigne; Sturmii Boh.; barbarus Boh., d Espagne 
et d Algerie, a laquelle 1 auteur rattache comme varie te le carinicoUis Fair- 
make, du Maroc; aratus Boh., d Espagne et du Portugal; bajulus Olivier ; 
marocanus, sp. nov., du Maroc, et siculus Boh., de Sicile. 

M. Victor Pyot envoie, par Tentremise de M. Just Bigot, la descrip 
tion d une nouvelle espece de Staphylinide , a laquelle il assigne le nom 
de Thinobius Ligeris, et qu il a trouvee au mois de mai dans les debris 
laisses par les inondations de la Loire, aupres de Gien. 

Cette note est envoyee a la Commission de publication ; mais la Socie te 
de"sirerait, avant la publication de cette description, qu elle soit completee 
par 1 indication des caracteres qui diff^rencient cette espece de ses conge- 
neres. 

M. Tournier adresse la derniere partie de ses Observations sur les 
especes de Tychiides europe ennes et circa-mediterranSennes, compre- 
nant le genre Sibinia (vingt-neuf especes, dont onze nouvelles et, en 
outre onze inconnues a 1 auteur), et la table des genres et especes dont 
il est parle. 

M. Eugene Simon lit la troisieme partie de ses memoires intitules : 
Eludes arachnologiques. 

Dans ce travail, notre confrere donne : 1 la revision des especes euro- 



primes des genres Sparassus, dix especes ; Gebrenis (g. n.), deux especes; 
Ethilla (g. n.), une espece, et Micrommata, quatre especes ; 2 la descrip 
tion d une espece nouvelle de Scorpion appartenant au genre Buthus 
Linne" : le B. nigro-carinatus, de Saint-Louis du Senegal. 

Communications. M. le President annonce que notre confrere M. le 
docteur Alexandre Laboulbene vient d etre nomine* membre titulaire de 
1 Academic nationale de Me"decine. 

M. L. Reiche fait connaitre la mort de notre ancien confrere M. le 
marquis de Jousselin, recu en 1832, peu de temps apres la fondation de 
la Societe", et qui a fait partie de nos membres jusqu en 1837. 

Depuis cette e"poque , le marquis de Jousselin avait cesse" de s occuper 
d entomologie. II conserva ne"anmoins jusqu a ces dernieres anne"es une 
grande partie de la collection d Olivier, qu il avait partag6e avec M. Che- 
vrolat. Les types, recemment acquis par le petit-fils du cdebre entomolo- 
giste, proviennent de la collection de notre ancien collegue. 

M. de Jousselin, ancien capitaine de cavalerie, membre de la Legion 
d honneur, est mort a Versailles le mois dernier. 

M. Desbrochers des Loges, en redemandant a la Socie te, pour y 
faire des changements, sa note sur les Anoxia derelicta, emarginata et 
Lucasi, e"crit qu il s occupe d une monographic des Cassides d Europe et 
des confms europeens, et qu il serait heureux de recevoir en communica 
tion les especes interessantes de ce groupe. 

M. Ernest Olivier communique, par 1 entremise de M. L. Bedel, une 
note synonymique sur un Longicorne presente" par lui a la derniere stance 
et decrit par M. Desbrochers des Loges sous le nom de Ctytus Auboueri 
(Ann. Soc. ent. Fr. 1872, p. 29) : 

Ce Glytus, dit notre collegue, a ele reconnu pour tre identique au 
Clytus Sterni de M. Kraatz, de"crit et figure dans le Berl. ent. Zeitschrift 
pour 1870. Depuis ce moment, M. Desbrochers des Loges ayant bien voulu 
me confier son type, je Tai compare avec les Clytus de la collection de 
M. Ch. Brisout de Barneville, et, grace a 1 obligeance de notre collegue, 
j ai pu me convaincre que c etait bien celui que Gory a decrit et figure" 
sous le nom de C. dnereus et que M. Mulsant a public* sous le nom de 



5 - 

C. Duponti (Dej.). Le nom de Clytus dnereus Gory, qui a la priority doit 
done <Hre seul adopte et les denominations impose"es successivement par 
MM. Mulsant, Kraatz et Desbrochers, venir en synonymic. 

Le Clytus dnereus est rare dans les collections et parait peu commun 
en France. M. Chevrolat Ta capture anciennement sous des fagots dans la 
foret de Saint-Germain, ou M. Ch. Brisout de Barneville en a retrouve cet 
6te, au filet, un seul individu. M. Mulsant Tindique de Fontainebleau. 
Celui qui a servi de type a la description de M. Desbrochers des Loges 
provient de Saint-Pourcain (Allier), et j ai pris moi-meme dans les envi 
rons de Moulins, sur les fleurs du Spiraea sorbifolia, 1 exemplaire que je 
possede. 

M. Chevrolat ajoute que cet insecte a e"te" relrouve* aux fitats-Unis 
d Ame"rique, ou il a probablement etc" importe" d Europe. 

M. le docteur Puton adresse la note qui suit : 

Les Cassida ne me paraissent pas aussi exclusivement attachees aux 
Composees que semble le croire notre honore" collegue M. Bedel; je puis 
citer la C. equestris qui vit sur le Galeopsis tetrahit, et la C. azurea sur le 
Silene mflata. Les C. azurea et margaritacca e"!ant Ires-voisines, il n y a 
rien d etonnant qu elles se trouvent sur des plantes de la meme famille, 

Je dois ajouter que la C. azurea est de couleur differente en automne et 
au printemps, et c est peut-elre sur cette difference que sont e"tablies les 
C. azurea et lucida, que je n ai jamais pu distinguer. 

Enfm on cite C. austriaca sur Salvia pratensls; C. thoracica sur Hype- 
ricum pulchrum; C. nobiiis et nebulosa sur les Ghenopodium; C. obsolcta 
surlesStellaria; C. oblonga sur les Salsolees (Perris), sur VArcnaria 
maritima (de Norguet); C. filaginis sur Filago gallica (Perris); C. hemi- 
sphserica sur la Serpula arvcnsis (de Norguet). 

M. Leprieur, a la suite de celte lecture, fait remarquer qu il ne s agit 
pas senlcmcnt de trouver un insecte phytophage sur une plante deter- 
min^e pour elre sur qivil est en rapport constant avec elle, et que (oule 
observation doit conslaler qu il s en nourrit au moins c l Petal parfait. Les 
observations citees par 1\1. le docteur Pulon sont-elles toutes de cette 
nature ? 



6 

M. L. Bedel ajoute que c est apres avoir a plusieur reprises etudie les 
larves de di verses Cassides vivant sur des plantes de la famille des Gom- 
posees et avoir retrouve les insectes parfaits sur les memes vegetaux, qu il 
a cm pouvoir publier quelques remarques a ce sujet. 

M. L. Bedel communique de nouveaux renseignements au sujet du 
genre Sitoncs : 

1 Synonymies. Le Catalogue de MM. Gemminger et de Harold men- 
tionne le Sitoncs occtlatus Kust. comme synonyme du S. gemellatus Gylh. 
C est une erreur : Yocellatus en est absolument distinct et se rapporte au 
S. bitubcrculatus Mots. Ges deux derniers ont ete" decrits la meme annee 
d apres des types rapportes par Handschuch de Carthagene, ou 1 espece 
paratt tres-commune sous les genets. La synonymic doit done s etablir 
comme suit : S. bitubcrculatus Mots., Bull. Mosc., 1849, t. XXIII, III, 
p. l/i2 (= ocellalus Kust. = punctiger Woll.). 

M. Desbrochers des Loges a publie dans nos Annales pour 1872, p. 420, 
des observations sur les Sitoncs auxquelles je m associe en tres-grande 
parlie. Le S. biseriatus All. est bien, somme il le suppose, une variete" du 
S. discoidcus, et je retire ce que j avais dit (Bulletin 1873, p. LI) en faveur 
du S. geniculatus, qui reste une simple variete du Imeatus. Quant aux 
S. nigcr All. et ellipticus All., je ne saurais partager 1 opinion de notre 
collegue qui pense reconnaitre le niger dans des individus froltes de 
V ellipticus. D apres les types, que j ai vus et que M. Desbrochers parait 
ne pas connaitre, ces deux especes me semblent bien distinctes. Le 
S. niger, espece couverte en dessus d une fine pubescence couche"e, 
n oflre jamais de squamules a 1 elat frais ; il a ete retrouve a Algesiras par 
M. Dieck et doit tre inscrit au catalogue des Cole opteres d Europe. 

11 subsiste encore bien des especes douteuses ou nominales dans le 
genre qui m occupe, Parmi celles que Ton pent eliminer des a present 
avec certitude, je ne citerai que le S. cincrascens Fabr., petite variete* du 
6 . cambricus Stepli., a pubascence d un gris uniforme et que j ai princi- 
palement observee chez les males de cette espece, 

2 Mceurs et metamorphoses. Au mois d octobre dernier, j ai trouve", en 
Normandie, dans de vieilles racines de Lotus corniculalus, conslamment 
frequentees au moment de Taccouplement par des S. cambricus et Water- 
houseij des larves blanchatres que j ai cru pouvoir attribuer a ces Curcu- 



- 7 - 

lionides. Je me suis empresse" de les envoyer h M. Ferris, qui m a confirme" 
dans cette opinion, et je puis esperer que , grace a sa haute experience, 
nous pourrons bienl6t suivre dans leur evolution complete les me"tamor- 
phoses encore inconnues du genre Si tones. 

D apres mes dernieres observations, les S. regensteinensis Herbst et 
tibialis Herbst vivent indifieremment sur les Genista scoparia et Ulex 
europseus; le S. cambricus frequcnte aussi bien le Lotus uliginosus que le 
corniculatus. Enfin, d apres un renseigncment qu a bien voulu me trans- 
mettre M. Bauducr, dans les Landes le S. griseus se prend sur le Genista 
scoparia, et le S. grcssorius sur le G. anglica. Divers faits bien constates 
me portent cependant a croire qu en general les especes les plus repandues 
et les plus variables en meme temps, griseus, tineatus, etc., s accom- 
modent parfaitement, au moins a Tetat parfait, de diverses Legumineuses 
appartcnant aux genres les plus eloigns. 

M. E. Simon donne lecture de la note suivante : 

J ai I honneur de presenter a la Societe le re"sultat de quelques observa 
tions sur la duree de la vie et les changements de peau des Araneides du 
genre Tcgenaria. 

Ces observations ont ete" faites par M. J. Leprevost, jeune entomologiste 
qui ne fait point partie de la Society ; je puis en garantir Inexactitude, les 
ayant suivies de pres et ayant vu les epidemics des Araigne"es qui ont ete 
conserves avec soin. 

Pour suivre les Araignees pendant toute la duree de leur existence, 
M. J. Leprevost les prend a la sortie du cocon et les depose dans de grands 
bocaux bien aeres ; il les visile tous les jours et tient un registre exact et 
date de tous les changements qui se produisent. 

II resulte de ces observations, dont je rendrai compte plus tard a la 
Societe, que le male de la Tegenaria atrica met deux ans h se d^velopper 
et qu il meurt peu de temps apres avoir subi son dernier changement de 
peau ; dans la premiere anne"e ces changements sont de quatre ou cinq : 
le premier a toujours lieu huit jours apres la sortie du cocon, les suivants 
sont assez irregulierement espaces , un jour de chaleur ou de froid, une 
abondance subite de nourriture on une abstinence prolongee pouvant les 
hater ou les retarder souvent de plusieurs semaines; pendant 1 hiver il n y 
a point de mues ; elles ne reparaissent qu au prinlemps suivant et se sue- 



cedent jusqu a 1 automne, qui est le terme de la croissance et presque de 
la vie de la Tegenaria male. 

Le renflement du palpe, qui est Tattribut du sexe male, ne se montre 
distinctement qu a Tavant-derniere mue. 

La duree de la vie de la femelle parait beaucoup pins longue ; elle est 
en effet loin d etre adultea la fin de la seconde anne"e; sa croissance est 
aussi plus lente, car a la fin de la premiere anne e elle est d un tiers plus 
petite que le male du meme age ; ses changements de peau sont aussi 
beaucoup inoins nombreux, du moins pour les deux premieres annees, les 
observations n ayant pas e"te poussees plus loin. 

Ces observations sont encore tres-incompletes ; elles m ont paru cepen- 
dant dignes d etre mentionnees dans le Bulletin de la Societ6 entoraolo- 
gique, car elles sont de nature a 6claircir certains points encore myste- 
rieux de la vie Evolutive et de la physiologie des Araignees qui habitent 
nos maisons. 

Membres recus. La Societe" admet an nornbre de ses membres : 

1 M. George de Maschell, major de I armee russe, Koutno, gouver- 
nernenl de Varsovie, qui s occupe specialement de r&ude des Coleopteres 
d Europe et des possessions de la Russie. Presentation de M. L. Bedel ; 
commissaires-rapporteurs : MM. Ch. Brisout de Barneville et L. Reiche; 

2 M. Angel Gouralo y Goya, professeur d histoire naturelle a 1 Institut 
de Zapia & Oviedo (Espagne), qui s occupe d entomologie ge"nerale. 
Presentation de MM. Bolivar et L. Buquet ; commissaires-rapporteurs : 
MM, L. Bedel et fid. Lefevre ; 

3 M. Maurice des Gozis, de Montlucon, e"tudiant en droit a Paris, qui 
s occupe de 1 etucle des Goleopteres de France. Presentation de M. Des- 
brochers des Loges; commissaires-rapporteurs : MM. L. Bedel et E. Des- 
marest. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Arcbiviste adjoint. 



(Stance du 26 novembre 1873.) 

OUYRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 
SAVANTES. 



Berliner entomologische Zeitschrift, 17 annde, 1873, 1" et 2 C tri- 
mestre. 

VON KIESENWETTER, p. 9, Revision der Genus Podonta. ID., 
p. 23, Die Luperus-Arten in der Monographic von Joannis. 
ID., p. 31, Zwei neue Aphyctus-Arten (Dasy tides). Low, p. 33, 
Diptera nova e Pannonia et confinibus Daria3 regionibus. DE 
CHAUDOIR, p. 53, Essai monographique sur le genre Cymindis. 
KIRSCH, p. 121, Zur Kenntniss der Peruanischen Kaferfauna. 
HENSEL, p. 153, Anwendung der Darwin schen Lehre auf Bienen 
von H. Muller. PFUTZXER, p. 159, Melitaea Melicerta (var. nova) 
Bastard von Alhalia und Diclynna. VON HAROLD, p. 161, Zur 
Noraenclatur der Cryplocephalidffl. KRAATZ, p. 181 , Ueber 
einigen von Beck beschriebenen Kaferarten. ID., p. 189, Revi 
sion der Europiiischen Exochomus-Arten. ID., p. 195, Exocho- 
mus minutus, eine neue deutsche Art. ID., p. 196, Uloma 
cypraa, vonCypern. ID., p. 197, Ophonus planiusculus, nov. 
sp. aus Thuringen. ID., p. 198-201, Ueber Adimonia fontinalis, 
A. pallida, Cyphon nigriceps, XyloUemus fasciculosus. ID., 
p. 202, Ueber Xylosteus gracilis, nov. sp. VON ROTTENBERG, 
p. 203, LathrimaBum prolongatum und Gyranetron Schwarzi, nov. 
sp. aus Schlesien. KOLTZE, p. 206, Entomologische Excursion 
nacli Glalz und in das Riesengebirge. P. 211, Chasses. 



10 

KRAATZ, KIRSCH, KELLNER, VON ROTTENBERG, p. 213, Synony 
mies. P. 218, Bibliographic. KRAATZ, p. 225, Ueber Hyda- 
ticus piciventris Thorns. VON KIESENWETTER, p. 227, Entomo- 
gische Beitriige zur Beurtheilung der Darwin schen Lehre von der 
Entstehung der Arten. KRAATZ, p. 239, Trichodes subfasciatus, 
nov. sp. von Nazareth und synonymische Bemerkungen. 

Bulletin de la Societe imperiale des Naturalistes de Moscou, annee 
1873, n 1 (6 pi. noires). 

C. BERG, p. 96, Acclimatisation von Antherea Yama-Mayu Guerin- 
Men. in den Ostseeprovinzen. HOCHHUTH, p. 124, Enumeration 
der in den Gouv. Kiew und Volhynien bisher aufgefundenen Kitfer 
(Onilis H, Agrilus Sperkii, Ceutorhynchus Maschcllii nov. sp.). 

Comptes rcndus hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, 
t. LXXVII, n* s 16-20 (octobre-novembre 1873). 

Max. CORNU, p. 879, Production des galles dans les vignes atta- 
quees par le Phylloxera. BALBIANI, p. 884, Reproduction du 
Phylloxera du chene (suite). IVERSEN, Education de Vers a soie 
a Saint-Petersbourg. GUERIN-MENEVILLE, p, 929, Le Phylloxera 
est nne consequence de la maladie de la vigne. Max. CORNU, 
p. 930, 1009, 1088 et 1161, Renflements produils par ie Phylloxera 
sur les radicelles de la vigne. BAZILLE, p. 934, Experiences sur 
la destruction du Phylloxera par le sulfure de carbone. Max. 
CORNU, p. 1015, D6couverte d un individu sexue" du Phylloxera 
vastatrix. DE MELEGNANE, p. 1015, Observations relatives a 
1 opinion de M. Guerin-Meneville sur le Phylloxera. DERBES, 
p. 1109, Sur les Pemphigus du Pistacia terebinlhus compares au 
Phylloxera quercus. MILNE-EDWARDS, p. 1110, et BALBIANI, 
p. 1164, Meme sujet. FAUCON, p. 1175, R^sultat des etudes sur 
le Phylloxera. L. PETIT, p. 1176, Re"sultats de Temploi, contre 
le Phylloxera, des goudrons de houille. P. 1177, Notes sur le 
meme sujet. 

* Entomologist s monthly Magazine, n 114 (novembre 1873). 

WEYENBERGH, p, 121, On the Lepidopierous Fauna of S 1 - 



11 

Vincente and description of Gelechia Benedenii, nov. sp. HE- 
WITSON, p. 122, 9 new species of Lycaenidae from the West Coast 
of Africa. Rev. MURRAY, p. 126, Lycaena Pryeri, nov. sp. from 
Japan and change of name of L. cassiodes (= pseudocassius). 
J. SCOTT, p. 127, British Homoptera (Revision of the Bythoscc- 
pidae), suite. RYE, p. 131, Notes on Anisotomidas, with des 
cription of A. multipunctata and circinipes from Japan, and A. ma- 
cropus from England. ID., p. 136, Liosomus troglodytes, nov. 
sp. from Great Britain. C. BARRETT, p. 143, Notes on British 
Tortrices, suite. 

Notes. P. 137, On Bembiclium, Calathus, Agabus, Homalota, 
Actocharis, Scopaeus, Olibrus, Meligethes, Elater, Trachyphlceus, 
Liosomus (synonymies). P. 139, Vanessa Antiopa. Sphinx 
convolvuli. Notes on Phytometra aenea. P. 140, Batrachedra 
praeangusta. Captures at Glanvilles Wootton P. 141, Abun 
dance of Halesus auricollis in Wharfedale. 

* liesumen de los Trabajos del Atcnco propagador de las Ciencias natu- 
rales, ano 1872-73. 

BOLIVAR, p. 6, Notes sur des Orthopteres. SANZ, p. 8, Sur les 
Vesperus. BOLIVAR, p. 11, Synopsis des Gryllus d Espagne. 



OUVRAGES DIVERS. 



* BERCE. Faune entomologique francaise : Lepidopteres, t. V (Geome- 

tridae), 13 pi. coloriees. In-12 cartonne. Paris, 1873. 

* CHAUDOIR (baron DE). Memoires sur quelques genres et especes de 

Carabiques. Broch. petit in-8. (Extr. du Bulletin de la Societe" 
impe r. des Natur. de Moscou.) Offert par notrc collegue iM. de 
Gaulle. 

* EMICH (Gustav VON). Beitrag zur Lepidopteren-Fauna Transkaukasicns. 

Broch, in-8, avec une planche colorize. 1873. 



12 - 
* HORN (George). Revision of the genera and species of Hybrobiinu 



* ID. Revision of the species of several genera of Meloidae of the 

United States. Broch. in-8. 

* ID. Synopsis of the Histeridas of the United States. Broch. in-8. 

* LABOULBENE (D r Alex.). Du To3nia, sur une maniere simple et com 

mode de le faire rendre. Broch. in-8. Q 

* LESSONA (Michele). Calendario zoologico in Piemonte. Broch. grand 

in-8. Turin, 1873. 

* NORGUET (DE). Deuxieme supplement au Catalogue des Coteopteres du 

departement du Nord. Broch. in-8. Lille, 1873. 

* PRUNNER (Leonard DE). Lepidoptera pedemontana. 1 vol. in-8* relic". 

Turin, 1798. Offert par noire collegue M. de Gaulle. 

* RILEY (Charles). Annual Report on the noxious, beneficial and other 

Insects of Missouri : III, IV et V. 3 broch. in-8. Jefferson-City, 
1871-1873. 

* ID. Controlling sex in Butterflies. Broch. in-8. 1873. 

* ID. Economic Entomology. Broch. in-8, avec figures dans le texte. 

Jefferson-City, 1873. 

* ID. Einige unserer schadlicheren Insekten. Broch. in-8, avec figures 

dans le texte. Saint-Louis, 1872. 

* ID. On a new genus (Pronuba) of Tineidas with Remarks on the Fer 

tilization of Yucca. Broch. in-8% avec figures dans le texte. 
1873. 

* ID. On the Oviposition of the Yucca Moth. Broch. in-8. 1873. 

* ROBIN (Gh.) et LABOULBENE (Alex.). Sur les organes phosphorescents 

thoraciques et abdominal du Pyrophorus noctilucus de Cuba. 
Broch. in-4. 1873. 



- 13 - 

* THORELL. Remarks on Synonyms of european Spiders, n It. Broch. 

in-8 . Upsal, 1873. 

* WALSH. Descriptions of North American Hymenoptera. Broch. in-8. 

Sainl-Louis de Missouri, 1873. 






(Seance du 10 decembre 1873.) 

OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 
SAV ANTES. 



Comptes rendus des stances de la Societe entomologique de Belgique, 
n" 92 (novembre 1873). 

QU^EDVLIEG, p. A, De I influence de 1 isolement dans la formation 
des especes, par le docteur Weismann (analyse). PLATEAU, 
p. 13, Excursion de la Societe" a Newport. DE BORRE, p. 16, 
Capture des nids de Vespides renfermant des Rhipiphorides. 
ID., p. 17, Remarques sur Tancien genre Feronia. ID., p. 19, 
Sur des de"bris de Coleopteres supposes fossiles. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academie des Sciences, 
tome LXXVII, n 21 et 22 (novembre-decembre 1873). 

Max. CORNU, p. 1276, Note sur les moeurs du Phylloxera. 
DUMONT, p. 1287, Efficacite de la submersion des vignes employee 
centre le Phylloxera. 

Entomologist s Monthly Magazine, n 115 (de"cembre 1873). 

BARRETT, p. 1&5, Notes on British Tortrices (suite). HEWIT- 
SON, p. !Zi9, Six new species of Epitola from the West Coast of 
Africa. WORD, p. 151, New species of African Diurnal Lepido- 
ptera (suite). BIRCHALL, p. 153, The Lepidoptera of Ireland. 



- 14 - 

WATE.RHOUSE, p. 157, Silis apicalis, nov. sp. from Angola. RYE, 
p. 167, Aphanocephalus WoIIastoni, nov. sp. from Japan. WOL- 
LASTON, p. 167, New Coleoptera from Japan (Gorylophidrc). 

Notes. P. 157, On Tychius haematocephalus. P. 158, On 
Coleoptera at Braemar. P. 159, On Coleoptera at Esher, Holy 
Island and at Deal. P. 160, Additions to the British Tenthredi- 
nidse. Habits of the British Sesia. P. 162, Heliothis dipsacea 
at Sherwood Forest. History of Crambus pinetellus. P. 163, 
On Agrion. On the Trichoptera of Zettersledt and Wallengren. 

P. 165, On a British bug. P. 166, On preserving Insects in 
collections. 

* Fcuillc des Jeunes Naturalistes, 4 e anne"e, n 38 (de"cembre 1873), une 
planche noire. 

Memoires de I Academie de Stanislas, CXXKI 6 anne"e, 1872. Nancy, 
1873. O 

Uittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gesellschaft, t. IV, 
1873, n 3. 

WULLSCHLEGEL, p. 97, Noctuinen-FaunB der Schweiz (suite). 
TOURNIER, Observations sur les synonymies de M. Desbrochers. 

ERNE, p. 135, Entomologische Beobachtungen und Notizen 
(descriptions de larves de Goleopteres, mceurs, etc.). FREY, 
p. 1Z|3, Neue Schweizerische Microlepidopteren (INepticula Bollii, 
nov. sp.). 

The Transactions of the Entomological Society of London, annee 1873, 
parts I-IV, 5 pi. noires et color. 

WOLL ASTON, p. 1, Pseudotarphius (Lewisi) new genus of Coly- 
didse, from Japan. ID., p. 2, CossonidaB of Japan. SHARP, 
p. Zi5, Dytiscidffi, Gyrinida3 and Hydrophilidae of Japan. BALY, 
p. 69, Catalogue of the Phytophageous Coleoptera of Japan, with 
descriptions of the new species. TRIMEN, p. 101, Butterflies dis 
covered in Extra-Tropical Southern Africa. Rev. EATON, p. 125, 
On the Hydroptilidae (Trichoptera). BUTLER, p. 153, A mono- 
nographic List of Gasteracantha, with descriptions of new spe 
cies. F. SMITH, p. 181, Aculeate Hymenoptera of Japan. 



15 - 

Alb. MULLER, p. 207, Contributions to Entomological Bibliography 
up to 1862. BATES, p. 219, Cicindelidae and Carabidae from 
Japan. ID., p. 323, New genera and species of Cicindelidaj and 
Carabidae from China. Major PARRY, p. 335, On Lucanoid Co- 
leoptera (7 esp. nouv.). H. DEYROLLE, p. 3AA, On the affinities 
of the genus Nicagus. BATES, p. 3Zi7, New genera and species 
of Tenebrionidee from Australia, New Caledonia and Norfolk Island. 

Rev. EATON, p. 381, Notes on the EphemeridaB by D r Hagen. 
SIDNEY SMITH SAUNDERS, p. 407, On Hymenopterous Insects which 
nidificate in briars and their Parasites. BUTLER, p. &15, List of 
Galeodides in the British Museum (Galeodes bengalensis, nov. sp.). 

WOLLASTON, p. 427, Genera of the Cossonidse. Proceedings. 

Zapiski Noworossiiskago Obsczestwa Estestwoispitatdei (Me"moires de 
la Societe des Naturalistes de la Nouvelle-Russie), annee 1873 (en 
russe). O 

OUVRAGES DIVERS. 



* HEWITSON. Exotic Butterflies, part 88 : Salyridac, llesperida?, Lycoe- 

nida3. 3 pi. color. 

* MILLIERE. Catalogue des Le"pidopteres des Alpes-Maritimee, 2 e partie : 

Phalenites. Cannes, 1873. 

* ROUGET. Sur les Col^opteres parasites des Vespides. Broch. in-8. 

Dijon, 1873. 



Ordre du jour de la seance du 2U d^cembre 1873 : 

Nomination des membres du Bureau et des Commissions spe"ciales pour 
Tannee 187/1. 

Distribution du 3" numero trimestriel des Annales pour 1873. 



- 16 

Avis divers. 

M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collogues qui n ont 
pas encore solde" le montant de leur cotisation pour Tanned 1873, qu ils 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot gue pos 
sible et sans interme diaire. 

Par decision prise dans la stance du 28 mai 1873, chaque note inse^e 
dans le Bulletin des stances, sauf decision de la Societe, ne devra pas 
comprendre a 1 avenir plus d une page d impression. 

Nous prions nos confreres de se conformer & celle decision sMls ne 
veulent pas que la Sociele soil contrainte ou de reduirc 1 etendue des 
travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier plus tard dans les Annales 
et non pas immediatement dans le Bulletin. 



Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du A e tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en 
informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte" ullerieurement a leur adresse. 

L Archiviste (M. J. Fallou, rue Hautefeuille, 30) rappelle a ses collegues 
les termes du troisieme paragraphe de Particle 36 du Reglement, portant 
que : 

Tous les ouvrages pretes doivent etre re integre s a la Bibliotheque 
dans la derniere quinzaine de decembre, afin que rArchivisle en constale 
I &at et fasse, s il y a lieu, son rapport h la Societe dans la premiere 
quinzaine de Janvier. 



Toutes les reclamations relatives a I envoi du Bulletin bi-mensnel, ainsi 
que les demandes pour Tetranger (contre remboiirscment des frais de 
transport), doivent etre adressees au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, 
rue de Buffon, 27, qui est charge^ de Texpedilion du Bulletin des seances. 

Paris, 18 decembre 1873. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE el Ce, rue des Dcux-Porlcs-St-Sauveur, 22. 



N" 18. 

BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Reciieilli par HI. E. DESM AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



tvi* tres-importants. 

1 Nous croyons devoir rappeler un des articles du reglement relalif an 
Bulletin des stances : 

ART. 3. Cc Bulletin sera envoye gratuitement a tous les membrcs 
francais gui auront soldi le montant dc leur cotisation de Cannce coumnle 
ou tout au moins celui de Cannee precedente, etc. (Voir Bulletin n 1, 
pagel.) 

En consequence, ceux de nos confreres qui n ont pas encore adresse 
au Tre sorier le montant de leur cotisation pour 1873 sont prie s de le faire 
d ici a la fin de 1 annee, s ils de"sirent recevoir, des leur publication, les 
Bulletins des stances de 187Zj. 

2 Indiquons egalement des extraits des articles 1/t et 15 du Reglement 
general de la Socie"te : 

ART. 1A. Tout membre s engage a payer une cotisation annuelle de 
24 francs. Les membres domicilies dans les departemeuts ou a 1 etran- 
ger ajoutent c\ leur colisation la somme de 2 francs pour 1 envoi franco 
des Annales. Chaque membre r6sidant peut payer sa cotisation par 
trimestre, mats d avance. Les membres non residants doivent faire par- 
venir leur cotisation directement et sans frais au Tre sorier (M. L. Buquet, 
rue Saint-Placide, 52) dans le mois de Janvier de chaque annee. 

a ART. 15. Tout societaire peut se libe"rer de sa cotisation annueile 
au moyen du versement, une fois fait, de la somme de trois cents francs. 
Passe le 1" trimestre, la cotisation de Tanned est due. 



- 2 - 

Seance <lu 24 Deceinbre 1S73. 

Pr&idence dc M. Cn. BRISOUT DE BARNEVILLE. 
t\l\ membres presents. 

MM. le docteur Grenier, de retour de Bagneres-de-Bigorre, et G. Power, 
de Saint-Ouen-de-Thomberville, assistent a la stance. 

Rapports. La Soci^te" adopte les conclusions d un rapport de la Com 
mission de publication re"glant ainsi qu il suit la composition dn quatrieme 
nume ro des Annales pour 1873 : 

1 SIGNORET. Essai sur les Coccides ; genre Lecanium ; avec deux 
planches ; 

2 TOURNIER. Observations sur les Tychiides ; 
3 POUJADE. Sur le vol de quelques Coleopteres ; avec une planche ; 
U LABOULBENE. Une l re note : Sur le cri du Sphynx Atropos ; et une 
2 e note : Sur 1 anatomie du Gocuyo de Cuba ; 
5 Bulletin des seances : octobre-de cembre 1873 ; 
6 Liste des membres de la Socie te pour 1873 ; 
7 Tables du volume. 

II re sulte d un rapport de FArchiviste que chaque annee, depuis 
1869, le nombre des livres empruntes & la bibliotheque a e"te constam- 
ment en augmentant. Ainsi, en 1869, 50 ouvrages ont e"te" empruntes par 
22 membres; en 1870, 63 ouvrages, par 20 membres; en 1871, 69 ou 
vrages, par 27 membres ; en 1872, 89 ouvrages, par 26 membres ; et, en 
1873, 122 ouvrages, par 38 membres. 

Lectures. M. Ernest Cotty adresse une piece de vers iutitulee : L Ento- 
mologie , ode sur les Coleopteres. II en est donne lecture a la Societe . 

M. L. Fairmaire transmet , par Tentremise du Secretaire , deux 
notices : 

1 Notes rectificatives comple mentaires sur les Timarcha ; 
2 Description d un nouveau genre de la famille des Chrysome lides ; 
genre Cyrtonastes ; C. seneomicans et ph#donoides, de Syrie. 



Communications. Sur la demande du Secretaire, la Sociele decide 
qu elle fixera dans sa prochaine seance la date du banquet annuel qui aura 
lieu en 1876. 

M. L. Buquet indique, comme il le fait chaque annee, les noms des 
entomologistes qui, en 1873, nous ont adresse leurs portraits photogra 
phic^, et il prie de nouvean tons nos collegues de completer autant que 
possible cette inte"ressante collection (1). 

M. Victor Pyot envoie une note compliant la description de son 
Thinobius Ligeris description qui a 616 lue a la derniere stance. 

M. J. Kunckel annonce que I administration du Museum d histoire 
naturelle vient d acquerir la magnifique collection de Cicindelides de notre 
collegue M. de Chaudoir. 

M. Le"on Fairmaire communique une note relative a la synonymic de 
diverses especes de GoMopteres : 

Dans le Berliner entomologische Zeitschrift pour 1872, p. 168, M. Reitter 
a decrit un nouveau genre, Diochares, fonde" sur le D. dcpressus, insecle 
trouve" a Oran et qui n est autre que mon Pediacus costipennis (voir Ann. 
Soc. ent. Fr., 1852, p. 78), comme M. Kraatz le reconnait (fieri. Zeits., 
meme annee, p. 186). Mais ce dernier propose de retenir le nom ge"ne- 
rique de Diochares ; les caracteres sont en eflet tres-suffisants pour 
motiver cette coupe. Seulement je crois que le genre Xenoscelis Woll. 
(Trans. Ent. Soc. Lond., 1862, p. 152, pi. 7, fig. 3, Pristoscelis) a ele 
fonde sur le meme insecte et aurait par consequent la priorite. Son nom 
serait done : Xenoscelis costipennis Fairm. = deplanatus Woll. * 
dcpressus Reitt. 

A cote de ce genre se trouve place le Cryptomorpha musx Woll. , Ins. 
Mad., p. 157, tab. A, fig. 1. Get insecte est identique avec le Psammsecus 

(1) Les portraits parvenus jusqu ici a la Societe sont an nombrc de deux cent 
soixante-six ; ce sont, outre les deux cent soixante dont les noms des enlomo- 
logistes qu ils represented sont indiques aux pages xi, xvm, L et ti du Bulletin 
de 1863, LV du Bulletin de 1864, LXXI du Bulletin de 1865, LXVH du Bulletin 
de 1866, xcv du Bulletin de 1867, cxvi du Bulletin de 1868, LXXXH du Bulletin 
de 1869, LXXXVII du Bulletin de 1871, et xcv du Bulletin de 1872, ceux de MM. : 

261. W-J. Griffith. 264. J.-M. Tarrissan. 

262. Ed. Fridrici. 265. Ottocar Nickerl. 

263. Ferd. Reiber. 266. Dr Stierlin. 



Desjardinsi Guer. Le P. trimaculatus Motsch, pourrait bien en etre une 
variete. 

Enfin je crois que le genre Derotoma Reitler, loc. cit., p. 170, x est le 
meme que le genre Astitpnus Ferris (Ann. Son. ent. Fr., 1866, p^ 165), 
malgre la difference du nombre d articles des tarses ; mais ce rapproche 
ment aurait besoin d etre continue", et je livre ce point, qui n est pas un 
monde, disputationibus corwn 

M. Lichtenstein adresse la note suivante : 

Dans la seance du 26 novembre, notre collegue M. V. Signoret a fait 
part de la remarquable decouverte faite par M. Balbiani au sujet des sexes 
du Phylloxera quercus. D apres ce savant, les deux sexes seraient apteres 
et prives de rostre. 

Or, dans son etude sur le meme insecte, qui cst ins^ree dans nos 
Annales de 1867, M. Signoret nous dit au contraire : Parmi les ailes 
on en rencontre de plus gros les uns que les autres ; les plus petils sont 
les males. (Ann. Soc. ent. Fr., 1867, p. 301.) 

Ce sexe serait-il tantot aile", tantot aptere chez le Phylloxera quercus ? 

Ce qu il y a de certain, c est que nous trouvons, tant chez le Phyl 
loxera quercus que chez le Phylloxera vastatrix, de petits individus ailes, 
prives d ceufs et ayant une nervation d ailes differente des autres, en ce 
sens que les nervures sont plus robustes et mieux marquees. Quels sont 
ces individus? Quel est leur role ? 

II m a ete jusqu a ce jour impossible de decouvrir, malgre toutes mes 
reclierches, un seul individu prive de rostre chez le Phylloxera vastatrix. 
Je trouve seulement par ci par la quelques gros oeufs isoles, qui pourraient 
etre ce que M. Balbiani appelle 1 ceuf d hiver. Je compte suivre leur trans 
formation. 

En attendant, je crois qu il y a toujours des lacunes a combler pour 
arriver a Fhistoire complete du Phylloxere. 

M. V. Signoret, apres la lecture de cette note, fait remarquer combien 
est pen scientifique la maniere de repondre a un fait positif par les con 
tradictions qu on peut trouver dans les travaux d un auleur. II y a du 
reste tres-loin de 1867 a la fin de 1873, et on peut devenir, avec I e tude 
de fails nouveaux, plus habile qu on ne 1 etait d abord. 

Du reste, la lettre de M. Lichlenstein ne repond nullement aux travaux 
remarquables de M. Balbiani, mais a la confirmation que ces travaux 



5 

memes donnent a mes negations sur la presence des organes sexuels 
males dans les types presented comme tels. 

M. Maurice Girard communique la note suivante : 

J ai de"ja appele 1 attention de la Societe (voir Bulletin n 15, page 6, 
seance du 12 novembre 1873) sur le talent avec lequel certains apicul- 
teurs savent, a toute epoque de la vie des Abeilles dans la ruche, les 
obliger a confectionner des gateaux dans des recipients determines, qu on 
place a un moment voulu, et qu on enleve ensuite pour I elude ou pour 
la vente. 

Habituellement on se sert de boites rectangulaires disposes verticale- 
ment, suivant la forme normale des gateaux fails naturellement et sans 
obstacle, et qui sont toujours plus ou moins oblongs. Gependant on doit 
reconnailre qu on peut obliger ces insectes a oublier les prescriptions de 
1 instinct. On dirait qu ils se civilisent, comme notre regreUe confrere 
Lespes le pretendait pour les Fourmis. 

Je viens d avoir connaissance de gateaux entierement circulaires, c est- 
a-dire de forme anormale, qu on fait construire aux Abeilles en interca- 
lant dans la ruche des rondelles creuses en bois, pareilles a cellcs du 
pourtour des boites a fruits confits, et probablement en collant comme 
amorce un petit gateau commence". Le fait important est qu on observe 
tout autour de la circonference du disque des piliers d attaclie en cire, 
prouvant qu on a affaire an travail meme des Abeilles. Ces gateaux circu 
laires sont ensuite entoure"s d un boite en ferblanc pour la conservation 
et la vente. 

Je presente a la Societe* un de ces gateaux, qui ne sont pas encore 
connus a Paris; il est rempli de miel et a cellules operculees, et provient 
de M. G. Dumas, apiculteur a Aigueperse (Puy-de-D6me). 

M. Jules Kiinckel rappelle que le fait de la construction par les Abeilles 
de gateaux de formes variees, suivant les moules mis a leur disposition, 
est extrememenl general. Pour ne citer qu im exemple, chacuu a pu voir 
a 1 Exposition universelle de 1867 les inscriptions pleines d originalile 
tracees par les Abeilles de M. 1 abbe" Sagot. 

Membre demissionnaire. M. Paul Lambert, a Saumur. 

Membre recu. M. Edouard Killias, docteur en medecine, a Coire (Suisse), 
presente par M. le docteur Stierlin. Commissaires-rapportcurs : MM. L. 
Bedel et Javet. 



Nominations annuelles. La Societe", aux termes de son Reglement, et 
pour la quarante-troisieme fois depuis sa fondation, procede au renou- 
vellement des membres de son Bureau et de ses Commissions speciales. 

Ont ete nomines pour 1874 : 

MEMBRES DU BUREAU. 

President MM. C.-E. LEPRIEUR, O efc. 

Vice-President Eugene SIMON. 

Secretaire Eugene DESMAREST. 

Secretaire adjoint Hippolyte LUCAS, $s. 

Tresoricr Lucien BUQUET, ^s. 

Tresoricr adjoint fimile RAGONOT. 

Archiviste-Bibliothecaire Jules FALLOU. 

Archivistc-Bibliothecaire adjoint . Louis BEDEL. 

COMMISSION ADMINISTRATIVE. 

MM. Louis BEDEL. 
Jules GROUVELLE. 
Louis REICHE. 
THEVENET. 

Et, en outre, les Secretaire, Tr^sorier et Arcliiviste, qui en font partie 
de droit. 

COMMISSION DE PUBLICATION. 

MM. BERCE. 

Charles BRISOUT DE BARNEVILLE. 
le professeur Paul GERVAIS, tfe. 
Maurice GIRARD. 
Albert LEVEILLE. 

El, en outre, les fonctionnaires titulaires du Bureau. 

COMMISSION DE LA Bl BLIOTH EQUE. 

MM. Paul GERVAIS, efc. 
Louis REICHE. 
Auguste SALLE. 
Et, en outre, les President, Secretaire, Tresorier et Arcliiviste. 



7 - 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par 11. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAV ANTES. 

Annettes de la Societe cntomologiqw de France, 5 C s6rie, tome troisieme, 
1873, 3 e trimestre. 1 vol. in-8 avec la planches noires et coloriees ; 
texte : page 257 a AOO (9 feuilles : 17 a 25) ; Bulletin : page cxxix 
a cxcii (A feuilles : ix a xn). Paris, 2A decembre 1873 (deux 
exemplaires pour la bibliolheque). 

PIOCHARD DE LA BRULERiE, p. 257, Genre Acinopus (suite et 
fin). JEKEL, p. 267, Genre Pterygonus. GAPIOMONT et LE- 
PRIEUR, p. 273, Monographic des Rhinocyllides. BAR, p. 297, 
Genre Palustra : P. Laboulbeni, dont la chenille est aquatique, 
avec pi. col. LABOULBENE, p. 303, Note anatomique sur le P. 
Laboulbeni, avec pi. col. ID., p. 307, Spilogaster ulmicola, 
nouveau Diptere, avec pi. col. ID., p. 313, Metamorphoses de 
la Ce cidomyia buxi, avec pi. col. SIMON, p. 327, ihudes arach- 
nologiques (suite) : II. Nouvelles especes europe"ennes ; III. fire 
side ; IV. Genre Theridium ; avec pi. LUCAS, p. 375, Metamor 
phoses du Xylorhiza venosa, avec pi. GHEVROLAT, p. 387, Rhy- 
zodides nouveaux (suite). FAIRMAIRE, p. 389, Rhyzodides. 
ID., p. 391, Cole"opteres alge"riens nouveaux. ID., p. 393, Pro- 
derops (P. foraminosus) , genre nouveau de Tene"brionides. 
SIGNORET, p. 395, Goccides : genre Lecanium (commencement). 
DESMAREST et BEDEL, p. cxxix a cxcii, Bulletin des stances et 
Bulletin bibliographique (juillet a octobre). 

Atti delta reale Academia delle Scienze di Torino, t. VIII, n 01 1-G, 
1873. 

SALVADORI, p. 82, Nephrops japonicus, Tapparone-Canefri , 
nov. sp. 



Comptes rendus des stances de la SocieU entomologiqm de Belgique, 
n 93 (de"cembre 1873). 

TOURNIER, p. 4, Note sur le genre Sharpia, de la faune mediter- 
raneenne. DE BORRE, p. 5, Comparaison entre la distribution 
geographique des Le"pidopteres diurnes et celle des Oiseaux, d apres 
Kirby. CANDEZE, p. 11, Diphydactylus Thorns. = Hoplia et 
Brachymys Thorns. = Gamenta Er. (genres de Me"lolonthides). 
DESGUIN, p. 11, Monstruosite" par exces d un palpe d Hydrophilus. 
VAN SEGVELT, p. 12, Curculionides nouveaux ou rares pour la 
faune beige. VON KIESENWETTER, D r BREYER et DE BORRE, p. 13, 
Questions de nomenclature entomologique et de priori te. 

Comptes rendus hebdomadaires de t Academie des Sciences, t. LXXVI, 
tables du l er semestre 1873 ; t. LXXVII, n 08 23 et 26 (decembre 
1873). 

T. LXXVII. Max. CORND, p. 1330, Note sur les mceurs du 
Phylloxera (suite). MARES, p. 1&08, De la propagation du Phyl 
loxera. Max. CORND, p. 1423, Hibernation du Phylloxera des 
racines et des feuilles. 



OUVRAGES DIVERS. 



* BAUDI (Flaminio). Catalogo del Dascillidi, Malacodermi et Teredili 

della Fauna europea e circummediterranea del Museo di Geneva. 
Broch. in-8. Genes, 1873. 

* BRULERIE (Ch. DE LA). Monographic des Ditomides. Broch. in-12. 

(Extr. de VAbeille, Recueil d Entomologie). 

* MARSEUL (S.-A. DE). Monographie des Otiorhynchides, d apres les tra- 

vaux du D r Seidlitz, 2 e partie. 1 vol. in-12 relic". 

* Ross. Canadian ferns and wild flowers. Broch. in-12. Toronto, 

1873. O 

Paris, 31 decembre 1873. 

PARIS. Typog. FfiLIX MALTESTE et O, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N 19. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par III. E. DESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Avis important. 

Le banquet annuel comme moratif de la t ondation de ia Socie"te en 1832 
aura lieu le samedi 28 fevrier 187/i, au Palais-Royal (cafe Gorazza). 

La Socie"te, comptant sur le concours de tons ses membres, tant 
etrangers que provinciaux et residants, leur fait un instant appel afin 
qu un grand nombre d entre eux assistent a cette reunion fraternelle. 

M. L. Reiche (rue du Vingt-Neuf-Juillet, n" 10) a bien voulu, comme 
en 1873, se charger des demarches a faire pour Forganisation de ce 
banquet. 11 prie ceux de nos collegues qui comptent y assister, de lui 
adresser DES A PRESENT la somme de dix francs, prix de la souscription 
fixee pour chacun des membres. 



(187/i, 2 C annte.} 



2 

Seance du 14 Janvier 

Presidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 

29 membrcs presents* 

M. Power, de Thomberville, assiste a la stance. 

Apres 1 adoption.du proces-verbal de la precedence seance lu par le 
Secretaire, M. Charles Brisout de Barneville, President de 1873, avant de 
ceder le fauteuil au President de 1874, prononce les paroles suivantes : 

En quittant ce fauteuil, je liens a remercier la Societe de la bienveil- 
lance qu elle m a toujours temoignee ; elle a ainsi singulierement facilite 
ma tache, et je la prie d agreer 1 expression de ma vive gratitude. 

Avant de terminer, je ne puis m empecher de rappeler avec satisfaction 
que c est sous ma presidence que la Societe aura decide d une maniere 
definitive la publication du Bulletin de nos seances ; cette publication etait 
demande e depuis longtemps par tous les membres de la Societe, et sur- 
tout par nos collegues de province, et je crois que la science entomolo- 
gique n aura qu a y gagner. 

Je m aplaudis aussi d avoir vu la Societe resoudre d une maniere satis- 
faisante 1 importante question du prix fonde" par M. Dollfus ; pour la pre 
miere fois, cette annee ce prix sera de cerne. 

M. C.-E. Leprieur, avant de reprendre 1 ordre du jour de la stance, 
lit le discours qui suit : 

Messieurs etchers Collegues, le premier, je pourrais dire le seul senti 
ment que j 6prouve au moment de prendre place a ce fauteuil est celui du 
peu de .droits que j avais a recevoir de vos suffrages un honneur si grand, 
le plus grand presque que vous puissiez accorder, et je dois me feliciter 
aujourd hui de la sage prevoyance de notre reglement qui, en interdisanl 
la reelection des presidents, permet a tous 1 acces successif a cette haute 
position. 

Si, comme il me faut bien le reconnaltre, Tinsuffisance de mon bagage 



3 

scientifique ne me permettait pas d y aspirer, j ose me flatter du moins 
que vous avez voulu dans cette circonstance recompenser en ma personne 
autant mon amour pour notre chere science que mon anciennete" dans votre 
compagnie. 

Je craindrais cependanl de ne pouvoir etre a la hauteur des fonctions 
que vous m avez confiees, si je n etais persuade" d avance que votre bien- 
veillant concours ne me manquera pas et viendra rendre ma tache plus 
facile. 

A une epoque deja bien eloignee de nous, dans la stance du 21 de"ccmbre 
1836, M. de Castelnau, cornparant notre Societe entomologique naissante 
aUx associations de meme nature essayees sans succes en Angleterre, 
s ecriait : Quelle ne serait pas la joie de Latreille, si le Ciel lui cut 
permis de voir notre assemblee si nombreuse et pouvant deja presenter 
cinq tomes d Annaies qui la placent a la tete des entreprises de ce 
genre ! 

Si, apres un espace de cinq ans seulement, notre collegue caracte risait 
ainsi la Societe entomologique, combien doivent s enorgueillir davantage 
les rares survivants de cette epoque, en presence de ses 42 volumes 
d Annaies et du nombre presque double de ses membres. 

J aurais desir6 jeter un coup d ceil rapicle sur les divers travaux publics 
dans les derniers volumes de nos Annales, mais je craiadrais d abuser 
de volre indulgence, et je vous demanderai seulement la permission 
d examiner avec vous quelques questions plutot administratives que scien- 
tifiques. 

En decidant, le 12 mars dernier, que le Bulletin des seances serait 
dorenavant public a part et distribue bimensuellement aux membres de 
la Societe, vous avez pris Une mesure qui, je Tespere, aura pour resultat 
runiGcalion plus complete de la Societe" et probablement aussi 1 augmen- 
talion du nombre de ses membres. Notre Tre sorier pourra, je pense, nous 
dire plus tard si la depense amenee par la distribution des Bulletins 
n aura pas trouve" line compensation dans les recettes ; mais il est bien 
certain que lous ceux qui, comrne moi, out pendant de longues anne es 
et6 e loigne s de Paris par leurs fonctions, onl pu appre"cier alors, souvent 
a leurs depens, combien e"taient faibles les liens qui unissaient a la Societe 
les membres non residents. R6duits a connaltre les decisions prises en 
seance seulemenl lors de la distribution du trimestre des Annales, c est-a- 
dire trois ou qualre mois et souvent plus apres les fails accomplis, ils ne 



li 

pouvaient y porter qu un interei retrospectif bien faible et presque plato- 
nique. 

Aujourd hui, quelque eloigne qu on soit du centre de la Socie te, on 
assiste en quelque sorte a ses seances ; on peut meme y prendre une cer- 
taine part par des communications ou des rectifications arrivant en temps 
utile, et vous avez d6ja pu appre"cier plus d une fois que si vous n aviez 
pas eu la precaution de limiter 1 espace accorde a cliaque membre pour 
ses remarques, cette mte"ressante partie de nos Annales n eut pas larde a 
depasser celle destinee plus specialement aux travaux scientifiques de 
longue haleine. 

Notre reunion periodique dans im banquet conlraternel, a Tepoque de 
1 anniversaire de la fondation officielle de la Societe entomologique, est 
encore une de ces excellentes mesures, destinee qu elle est a resserrer les 
liens entre nos collegues, et je souhaite vivement que, plus heureuse que 
les excursions provinciales , cette f6te de lamille puisse prendre d annee 
en annee un de"veloppement plus considerable. 

II me reste maintenant a vous signaler une question que je pourrais 
presque qualifier de rappel au reglement. 

D apres 1 article 7, la Societ6 devrait compter dans son sein douze 
membres honoraires, dont deux tiers francais et un tiers etrangers, et ce 
nombre est en ce moment diminue" de moitie. Depuis 1866, oil Ton a fait 
quatre nominations, il n y en a plus eu une seule (car je ne puis compter 
comme re"elle celle de notre regrette collegue Aube", a son lit de mort), et 
pourtant il y a eu des extinctions. Je comprends bien que les annees qui 
viennent de s ecouler depuis la funeste guerre de 1870 n ont pas ete 
favorables au calme necessaire a la Societe pour examiner a loisir les 
litres des candidats a cette dignite. Nous vivions en quelque sorte sous 
Fempire d un reve, et les preoccupations de toute espece ne nous permet- 
taient pas de songer a de semblables details; mais il me semble que le 
moment est venu de rentrer dans la legalite" et de voir si, en presence 
de six vacances, il ne serait pas juste d accorder a quelques-uns de nos 
collegues cette flatteuse et enviee distinction. Je croirais vous faire injure 
et manquer a la reserve qui m est d ailleurs imposee ici, en vous citant 
un seul nom ; mais il suffit de feuilleter la liste des membres de notre 
Societe pour y trouver des individualites qui s imposent en quelque sorte 
a vos suffrages. 

J ose done esperer, Messieurs et chers Gollegues, que, dans le courant 





de cette annee, j aurai le bonhenr et le plaisir de vous voir prendre en 
serieuse consideration les remarques que je soumets aujourd hui a vos 
reflexions, et que la Societe", apres un Irop long intervalle, voudra bien 
remplir un certain nombre des vides qui existent parmi nos membres 
honoraires. 

Si malheureusement, mais je ne puis le supposer un seul instant, ma 
voix ne trouvait pas d e"cho dans vos coeurs, il serait plus simple el sur- 
tout plus digne, permettez-moi de vous le dire avec franchise, de provo- 
quer une revision de notre reglement et d en eflacer cet article 7, devenu 
depuis si longtemps une lettre morte. 

Mais il faut m arr6ter ici : d autres devoirs nous reclament d ailleurs, et 
je veux fmir en vous proposant de voter des remerciements a mon hono 
rable predecesseur, ainsi qu a MM. les membres du Bureau, pour le zele 
et le devouement qu ils ne cessent de montrer dans 1 interet de notre 
Society. 

Ce discours est accueilli par les applaudissemants de la Societe", qui en 
decide Timpression dans son Bulletin, et qui vote des remerciements a 
son ancien President ainsi qu a tons les autres membres du Bureau et des 
Commissions speciales pour Tanne e 1873. 

Rapport. M. Lucien Buquet, tresorier, presente un rapport de"taille, 
avec pieces a 1 appui, sur les recettes et les depenses de la Societe" pendant 
1 exercice 1873. Il expose que, malgre les depenses considerables occa- 
sionne es tant par la publication des Annales que par celle du Bulletin des 
seances et autres, relatives surtout a 1 achat d ouvrages pour la Bibliotheque, 
laSocie le a pu, non-seulement faire face aux depenses courantes del annee. 
derniere, mais encore que, sur une recette totale de 14,496 fr. 93 c., 
defalcation faite des defenses (13,188 fr. 87 c.), elle possede, au l er Jan 
vier 187/j, un encaisse de 1,308 fr. 06 c. 

Une Commission speciale, composee de MM. Berce, le docteur Grenier 
et L. Reiche, est chargee par le President, aux termes du reglement, de 
presenter a la prochaine seance un rapport sur les comptes que le Tre"so- 
rier vient de deposer sur le bureau. 

Decision. La Societe", a Tunanimite, decide que le banquet de 1874, 
destine a feter 1 anniversaire de sa fondation en 1832, aura lieu le somedl 



6 

28 ftvrter prachain. Comme Tannee derniere, M. L. Reiche est charge de 
rorganisation de ce banquet. 

Lectures. M. Desbrochers des Loges enyoie une notice ayant pour litre : 
Remarques sur les Anoxia emarginata, Lucasi et derelicta, et description 
de deux especes nouvelles de ce genre (A. luteo pilosa, de Philippeville, et 
hungarica, de Hongrie). 

M. V. Signoret depose sur le bureau la 13 e partie de son ouvrage 
sur les Coccides ; travail accompagne d une planche et tenninant I histoire 
des Le"canides. 

Dans ce m&noire Fauteur donne la description de six genres qui ne ren- 
ferment chacun qu une seule espece. Ce sont les genres : i Physakermes 
Targioni, pour le C. hcmicryphus Dalman ; 2 Ericerus Guerin, pour le 
Coccus Pela Westwood, qui produit la cire de Chine bonne a Teclairage ; 
3 Lecanopsis Targioni, pour une espece nouvelle, le L. rhyzephyla Tar 
gioni ; k Aclerda, pour une espece nouvelle vivant a la racine de certains 
gramens, 1 A. subterranea Signoret ; 5 Fairmairia, pour une espece nou 
velle, la F. bipartita Signoret, qui vit sur le chaume de YAgropyrum 
campestre et probablement aussi de la Fcstuca ovina ; et 6 Carteria (nom 
qui rend hommage a 1 auteur qui , jusqu a ce jour, a le mieux fait con- 
nailre 1 histoire naturelle de ce Coccide), pour l especeC. lacca, produi- 
sant la resine laque, si connue depuis longtemps dans les arts et dans 
rindustrie. 

M. V. Signoret, dans le memoire qui suivra, commencera la serie des 
Coccites, en s occupant d abord de ceux qui se rapprochent le plus des 
Lecanites, et qui meme jusqu a present avaient etc confondus avec eux. 
Ce sont particulierement les especes du genre Kermes, telles que les 
K. Bauhinii, vcrmilleo, quercus, gibbifcra, etc., qui sont de veritables 
Coccites. 

M. Jacques Bigot adresse un memoire intitule : Descriptions de nou 
velles especes exotiques de Dipteres des genres Formosm et Ruttlia ; tra 
vail accompagne de figures coloriees. 

Apres avoir donn des considerations generales sur le groupe auquel ces 
deux genres apparliennent , et avoir indiqu6 les especes anciennement 
connues qui y cntrent, M. Jacques Bigot decrit les especes nouvelles clont 
les noms suivent : Formosia variegata, d Australie; smaragdifera, de 



7 - 

Batchian, et villosula, de Van Diemen; nut-ilia argcntifcra, de Sydney ; 
fulviventris, de Van Diemen , et echmomoulcs, d Auslralie. 

Communications. M. Angel Gonzalo adresse, pour F album de la Societe", 
son portrait photographic, 

M. Ernest Olivier annonce, par I intermediaire de M. L. Reiche, que, 
dans les papiers laisses par son grand-pere, il a trouve beaucoup de tra- 
vaux entomologiques inedits et meme non acheve s, entre autres les figures 
et les descriptions d un grand nombre d Hymenopteres et de Ne"vropteres, 
destinees ft faire suite a VEntomologie ou Histoire naturclte des Inscctes, 
qu il se proposait de continues 

M. E. Olivier demande a la Socie"te" si elle ne croirait pas utile de 
publier dans les Annales les figures et les descriptions des especes qu on 
reconnaitrait inedites. 

La Sociel6 decide que M. E. Olivier sera prie d envoyer ces documents, 
qui seront soumis a la Commission de publication. 

M. le docteur Al. Laboulbene dit a la Societe que notre collegue 
M. Kiinckel lui a signale Tindication d une Cecidomyia observes par 
V. Audouin sur une espece de buis (An Introduction to the modern clas 
sification of Insects, etc., by J.-O. Westwood , t. II, p. 520, 1840). II. 
n y a, ajoute M. Laboulbene, que deux lignes; cependant, Audouin ayant 
6te un des grands entomologistes francais, il lui parait ne"cessaire de men- 
tionner le fait de ces Cccidomyies vues probablement au jardin des 
Plantes, la peut-6tre ou Geoffroy les avait observees et ou, mis a meme, 
avec 1 aide de MM. V. Signoret et J. Fallou, M. Laboulbene en a recueilli 
lui-meme. 

Le meme membre ajoute qu il a trouve" dans la marmelade de 1 orme 
une larve de Coleoptere qui n y avait pas encore ete observ6e : celle d une 
espece de Soronia, peut-etre la grisea, dont il se propose d e"tudier les 
metamorphoses. 

M. Aug, Puton adresse les observations suivantes : 

La note que j ai envoye*e a la stance du 10 de"cembre sur V habitat de 
quelques Cassides est suivie d une observation de M. Lnprienr qui me 
donne le droit de re"pondre. 



Je n ai pas & de"fendre des observateurs tels que MM. Ferris et de 
Norguel, que j ai cites ponr les Cassida filaginis, oblonga et hemisphderica, 
Bach et Redtenbacher a qui appartiennent les observations pour les Cas 
sida austriaca, thoracica, nobilis, nebulosa, obsoleta. 

Mes observations personnelles se bornent done a deux : j ai dit que la 
Cassida equestris vit sur le Galeopsis tetrahit, parce que je Fai mainte et 
mainte fois trouvee sur celte plante, non pas d une maniere accidentelle, 
mais d une maniere constante. Quant a la Cassida azurca, je trouve quand 
je veux 1 insecte parfait, la larve et les oeufs sur le Silene mflata. Est-ce 
suffisant pour etablir Fhabitat ? Nos collegues MM. Al. Laboulbene et 
V. Signoret doivent meme se rappeler que je les ai consul tes sur la nature 
des plaques d oaufs de cet insecte, plaques recouvertes d un enduit ge"la- 
tineux en forme de carapace qui simule une Gochenille. Cet insecte est 
tres-commun dans toute la chaine des Vosges ; il est aussi commtm dans 
le Jura, ou, lors de I excursion de la Societe, je 1 ai fait prendre a nos 
collegues qui ne connaissaient pas son habitat. 

M. Maurice Girard adresse la note suivante : 

Dans la prece"dente seance, a la suite d une note d apiculture que je 
faisais connaitre, notre confrere M. J. Kunckel a fait une juste observation, 
qui me laisse voir que ma communication n etait pas assez explicite. Je sais, 
comme tout le monde, que Finstinct des Abeilles les porte a remplir de 
cellules tous les vides, de forme quelconque, qui se trouvent dans le 
haul de la ruche. De la une foule de petites curiosites d apiculteurs, amu 
sement des expositions. Je connais parfaitement ce qu a fait en ce genre 
M. Fabbe Sagot, et j ai cite* son nom (Maurice Girard, les Insectes utiles 
et les Insectes miisibles h FExposition universelle, p. 26, Paris, 1867, 
librairie de la Maison rustique) lorsque je rappelais que cet apiculteur 
avait trouve moyen d exposer a la fois ses sentiments et ses beaux pro- 
dnits dans une inscription en gateaux de miel, qui serait bien plus origi- 
nale aujourd lmi qu en 1867. Cet apiculteur avait a cet effet dispose, dans 
les coins de sa ruche a grenier, contre les parois et non a Finterieur, des 
moules ou les dociles insectes remplirent de cellules et d un seul cote" les 
letlres creuses qu on leur offrait. C est la une fantaisie d amateur, sans 
application industrielle ; et, dans ce genre, la derniere Exposition des 
Insectes montrait un tour de force encore plus habile : une spirale com- 
plique"e en rayons de miel. 



9 

Le gateau que j ai pre sente dernierement a la Societe est, au contraire, 
le re"sultat d un precede" industriel, et 1 auteur en a fabrique cette anne e 
quatre cents exemplaires. La ruche tout entiere est transformed a cet 
eflet. Des cadres carres, dans lesquels sont inscrites des rondelles circu- 
laires, obligent les Abeilles a construire tous leurs rayons en cercles, et 
des deux cote s, sur un modele inusite et hors de leur instinct habituel, 
le bas de la ruche restant reserve au couvain. Ce n est plus une curiosite 
futile, mais une me"thode nouvelle destined a la vente commerciale. 

Le meme membre communique une note d une autre nature que la 
precedente : 

Les details de mceurs sont souvent negliges et a tort par les entomolo- 
gistes ; il me parait utile de signaler tous ceux qui viennent a ma con- 
naissance, quand ils sont nouveaux ou fort pen connus. 

M. de Milly eleve sur une tres-grande echelle, pres de Mont-de-Marsan, 
le Ver a soie de 1 ailante (Attacus cynthia Drury, vera Guer.-Me n.) et a 
du se preoccuper des ennemis de cette utile cspece. Outre les Guepes, 
fle"au connu depuis longtemps, il vient de signaler la Sauterelle a k SocietS 
d Acclimatation. Je me suis empresse" de Finterroger a cet egard, et j al 
vu, par sa description, qu il s agissait de la grande Sauterelle verte 
(Locusta viridissima Linne), surtout quand M. de Milly m a dit que Tin- 
secte etait la pre tendue Cigale des environs de Paris, figure e dans les edi 
tions anciennes des fables de La Fontaine. Get insecte de"vore les chenilles 
sur les feuilles des ailantes , ce qui n avait pas encore, je crois, 416 
observe. On sait deja que certains Orthopteres mangent a la fois des 
v^getaux et des insectes, et meme avec une predilection pour ces derniers, 
ainsi la Gourtiliere et le Grillon champetre. II me semble qu Audinet- 
Serville a emis une opinion trop absolue, quand il dit que les Locustaires 
ont un regime exclusivement vegetal (Histoire naturelle des Orthopleres, 
p. 375). La salive brune et acre des Locustes et des Decliques, surlout 
du Decticus verrucivorus, est un caractere de carnassier, partag6, je dois 
le dire, par certains Acridiens. La grande Sauterelle verte, quoique tres- 
commune, n a jamais ^te cite"e comme devastant les yegetaux ; elle se 
presente toujours en individus isoles, comme les insectes carnassiers ; 
jamais on ne la fait lever sous ses pas en grandes troupes, comme VOEdi- 
poda ccerulescens , le Calliptamus italicus , certains Stenobothrus des 
prairies. Enfin elle supporte un long jeune. 

M. Fischer, de Fribourg (Orthoptera europsea), rapporte que le Meconema 
varhtm passe, aux environs de Vienne, pour vivre d insectes sur les taillis 



.-lo 
de ehene, et qu on a e"lev6 cette espece, toujours assez rare et isolee, avec 
des galles de chene, productions qni renferment des larves. Enfm De Geer 
(M6"m. sur les Insectes, III, p. 23) dit qu ayant renferme" des Dectiques 
vcrrucivores ensemble, Tun d eux fut d6vore par les autres. II est vrai 
que sur des insectes captifs on ne peut rien conclure. Le fait que j ai cite 
concerne la Sauterelle a 1 etat libre. 

Je compte ve"rifier le regime de cet insecte, comme j ai ope"r6 autrefois 
pour le Grillon champetre, en mettant 1 animal en presence simultanee de 
vegtaux bien frais et de chenilles. 

Membre recu. M. fidouard Killias, docteur en me"decine, a Coire (Suisse) 
(Entomologie ge"ne"rale, principalement Coleopteres d Europe), pr^sente 
par M. le docteur Stierlin. Commissaires-rapporteurs : MM. L. Bedel et 
Ch. Javet. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE (0. 

Redige par M. Louis BEDEL, Arclriviste adjoint, 



OUVRAGES PfiRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES 

SAVANTES. 



Annual report of the board of regents of the Smitsonian Institution. 
1 vol. in-8 cartonne. Washington, 1873. 

D r KORNHUBER, p. 235, Alternate generation and parthenogenesis 
in the animal Kingdom. 



(1) Les ouvrages marques d un asterisque (*) sont ceux offerts soit par lesauteurs, 
soit par diverses personnes ou Societes savantes; ceux marques de deux aste- 
risques (**) ont etc acquis sur les fonds Pierret ; et ceux n en n ayant pas ont e"te 
echanges centre les Annales. Les publications qui ne renferment pas d entomologie 
sont accompagnes du signe () 



11 

Annual report of the chief signal-officer to the secretary of war, 
for 1872. 1 vol. in-8 cartonne, Washington, 1873. Q 

Bulletin de la SocieU imperiale dcs Naturalistcs de Moscou, annee 1873, 
n Q 2 (2 pi, noires). 

Alex. BECKER, p. 229, Reise nach Baku, Lencoran, Derbent, 
Madschalis, Kasum Kent, Atchy (liste des Coleopteres et Lepido- 
pteres, p. 255). V. MOTSCHULSKY, p. Zi66, Diapericles nouveaux 
(d Europe, d Asie, d Afrique, d Ame"rique et d Oceanie). 

Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences, t. I, n 2, 1873. 

GROTE, p. 95, A study of North American Noctuidae (2 pi. 
lithogr.). 

Comptes rendus des seances de la SocieU entomologique de Eelgique, 
n 94 (Janvier 1874). 

* Entomologist^ monthly Magazine, n 116 (Janvier 187/i). 

WOLLASTON, p. 169, On new Coleoptera from Japan (Clavicornes), 
suite. G. LEWIS, p. 172, Coleoptera common to Europe and 
Japan. WATERHOUSE, p. 175, Three new species of Scarabscidai 
from Australia and Japan (genres Temnoplectron. et Menthophilus). 
RYE, p. 176, Gathormiocerus maritimus, sp. n., from Great Bri 
tain. P. 185, The local Entomological Society in London. 
J. DOUGLAS, p, 187, Remarks on Hemiptera enumerated by Thom 
son (Opusc. Entom., fasc. /). J, SCOTT, p, 187, Revision of 
BythoscopidaB (suite). 

Notes. P. 178, Cetonia aurata in October. Lepidoptera at 
Forres. P. 179, Lepidoptera in North Wales, P. 180, Noto- 
donta bicolora. Additions to the captures of Lepidoptera in the 
isle of Sheppy. P. 181, On Sesia apiformis. Variety of Noctua 
glareosa. P. 182, Natural History of Mimaeseoptilus aridus. 
P. 183, Some entomological errors in Cryptogamic Botany. 
Rejoinder to the Notes on a British bug. Entomological So 
ciety of London. 

* Feuilte dcs Jeunes Naturalistes, k e annee, n 39 (Janvier 1874). 

LANCELEVEE, p. 25, Chasse aux Insectes des fourmilieres. 



12 - 

DE MARSEUL, p, 29, Tableau synoptique des Cassides de France. 
ROUAST, p. 33, Nemeophila plantaginis. ID., p. 33, Les 
Psyche". 

Memoirs of the Boston Society of Natural, History, t. II, part II, n* 2 
et 3, 1872-73. 

N* 3. S. SCUDDER, On the carboniferous Myriapods of Nova 
Scotia. 

Proceedings of the Boston Society of Natural History, t. XIV, 1860-71 
(p. 225-426) , t. XV, part MI, 1872-73. 

Tome XIV. EMERTON, p. 393, Observations on the Develop 
ment of Pholcus (une pi. noire). 

Tome XV. D r HAGEN, p. 243, On the Larvas of the Hemero- 
bina. 

The Transactions of the Academy of Science of Saint-Louis, t. Ill, 
n 1, 1873. 

RILEY, p. 55, A new genus of Tineidee, with Remarks on the 
Fertilization of Yucca. WALSH, p. 65, Descriptions of North 
American Hymenoptera, with notes by E. Cresson. RILEY, p. 178, 
Supplementary Notes on Pronuba yuccasella. 

United States geological survey of the Territories, by E. Hayden 
(Rapports annuels, 1867-63 et 1872). 2 vol. in-8 cartonne s. Wa 
shington, 1873 (pi. noires). -,.:ir:- 

Eapport pour 1872. G. HORN, p. 717. Coleoptera. C. THO 
MAS, p. 719, Notes on Orthoptera. H. HAGEN, p.. 727, Odonata 
from the Yellowstone. A. PACKARD, p. 731, Descriptions of new 
species of Mallophaga. ID., p. 735, Descriptions of new parasitic 
worms. ID., p. 739, Dipterous larva found in the gizzard of 
Picoides arcticus (fig. dans le texte). ID., p. 740, Arachnida 
(Ixodes bovis et Argas americana, sp. n., fig. dans le texte). 
ID., p. 742, Insects inhabiting Great Salt Lake and other saline 
or alkaline lakes in the West (Goleopteres, He"mipteres, Crustace"s). 



13 



OUVRAGES DIVERS. 



GANNETT. List of elevations in West of the Mississipi river. Broch. 
in-8. Washington, 1873. Q 

Meteorological observations. Broch. in-8. Washington, 1873. Q 

HAYDEN. Geological reports. 2 vol. in-8 cartonnes. Washington, 
1873. Q 

LEIDY. Extinct vertebrate Fauna of the Western Territories. 1 vol. 
in-A". Washington, 1873. Q (U. S. geological survey of Terri 
tories, by Hayden, t. I.) 

THOMAS (Cyrus). Acridida? of North America. 1 vol. in-A". Washington, 
1873. (U. S. geological survey of territories, by Hayden, 1. V.) 



Ordre du jour de la stance du 28 Janvier 1874 : 

Rapports : 1 de MM. L. Bedel et Simon sur M. timile Lecouflet, ban- 
quier, a Dieppe, presents par M. J. Grouvelle ; 2 de MM. fid. Lefevre 
et L. Reiche sur M. Louis Villard, a Lyon, pre"sente par M. Gilnicki ; 
3 de MM. Berce et J. Fallou sur M. Georges Viret, de Rouen, present 
par M. Gilnicki. 

Apres la lecture de ces rapports, il sera, s il y a lieu, proce"d6 a la 
nomination de ces trois candidats. 

Rapport de la Commission du Prix Dollfus, indiquant 1 entomolo- 
giste auquel elle propose de donner le Prix pour 1873. 

Paris 22 Janvier 1874. 



Avis divers. 

1 Nous croyons devoir rappeler un des articles du reglement relatif au 
Bulletin des seances : 

ART. 3. Ce Bulletin sera cnvoye gratuitement a tons les membres 
francais qui auront soldi le montant de leur cotisation de Canute courantc 
ou tout au moins celui de Canute precedcnle, etc, (Voir Bulletin n 1, 
pagel.) 

En consequence, ceux de nos confreres qui n ont pas encore adresse 
au Tresorier le montant de leur cotisation pour 1873 sont pries de le faire 
d ici a la fin de Tann^e, s ils de sirent recevoir, des leur publication, les 
Bulletins des stances de 1874. 

2 Indiquons egalement des extraits des articles l/i et 15 du Reglement 
general de la Societe : 

ART. lli. Tout membre s engage a payer une cotisation annuelle de 
2A francs. Les membres domicilies dans les departements ou a 1 etran- 
ger ajoutent a leur cotisation la somme de 2 francs pour 1 envoi franco 
des Annales. Chaque membre re"sidant peut payer sa cotisation par 
trimestre, mats d avance. Les membres non residants doivent faire par- 
venir leur cotisation directement et sans frais au Tresorier (M. L. Buquet, 
rue Saint-Placide, 52) dans le mois de Janvier de chaque anne"e. 

ART. 15. Tout societaire peut se libe"rer de sa cotisation annuelle 
au moyen du versement, une fois fait, de la somme de trois cents francs. 
Passe le l w trimestre, la cotisation de Tanned est due. 

Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du 4 e tri 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en 
informer de suite les TresOriers OU le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. 

Toutes les reclamations relatives a Tenvoi du Bulletin bi-mensuel, ainsi 
que les demandes pour 1 etranger (contre remboursement des frais de 
transport] , doivent fetre adressees au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, 
rue de Buffon, 27, qui est charge de Texpedition du Bulletin des seances. 



- 15 
EXTRAIT DD REGLEMENT 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Annee 1894. 43 e do sa foudation. 

Le montant de la cessation, pour les Membres de la Soci&e, est 
par an, de : 

24 fr. pour les Membres r^sidant a Paris; 

26 fr. pour les Membres habitant tant en France qu a 1 ^tranger. 

Les Membres residant a Paris paient leur cotisation d avance et par 
trimestre. 

Les Membres non residant a Paris doivent faire parvenir la leur au 
Tresorier de la Societ^, sans frais, immediatement apres Cannonce de 
leur nomination, et, pour les annees suivantes, dans le courant du mots 
de Janvier. 

Les Membres de la Societe ne recoivent leurs Annal.es que par la So 
ciete. Les numeros auxquels ils ont droit sont envoye"s francs de port, 
jusqua residence, aux Membres non residants (hors Paris et a Te"tranger), 
apres reception de leur cotisation de Tannee courante. 

La Societe correspond par 1 entremise de son Secretaire, de son Treso 
rier et de ses Archivistes-Bibliothecaires. Le premier a dans ses attribu 
tions la correspondance scientifique ; le second, celle qui concerne le 
recouvrement des cotisations et 1 envoi des numeros des Annales, et les 
derniers, ce qui regarde la Bibliotheque. Les lettres et paquets doivent 
etre adresses, francs de port, a M. E. DESMAREST, Secretaire, rue Linne", 3; 
a M. L. BUQUET, Tresorier, rue Saint-Placide, 52 ; et a M. J. FALLOU, 
Archiviste-Bibliothecaire, rue Hautefeuille, 30, a Paris. 

Pour tout ce qui a rapport a 1 expedition du Bulletin bi-mensuel, 
s adresser au Tresorier adjoint, M. Emile RAGONOT, rue de Buffon, 27. 

NOTA. Pour ne pas e"prouver de retard dans Tenvoi de leurs Annales, il 
est essentiel que MM. les Membres francais et Grangers adressent, dans 
le courant de Janvier de chaque annee, le montant de leur cotisation au 
Tresorier de la Societe, soit par un mandat sur la poste aux lettres, soit 
par la voie du commerce. 

Tout Membre doit la cotisation de Tannee dans laquelle il a e"t recu/ 
c/uelle qu en soit la date, et rec.oit, en consequence, les Annales. de ladite 
annee. 

Chaque auteur d un memoire insure dans les Annales (a Texception du 
Bulletin) a droit a un tirage a part de 20 exemplaires (texte et planches 
noires). Au dela de ce nombre il doit en faire la demande. Le prix des 
tirages a part supplementaires est de 5 cent, par feuille d impression (1), 
de 10 centimes par planche noire et de 30 centimes par planche coloriee. 
L f auteur doit informer le Secretaire ou le Tresorier de ses intentions a 
cet egard en meme temps qu ti cnvoie son travail, et solder les dits tirages 
aussitot apres 1 impression de son memoire. 

(i) Au prix de 5 cent, par feuille, ou partie de feuille, I imprimeur ne peut fournir 
que 75 exemplaires a part, y compris les 20 donnes par la Soci^t^, au maximum. 
Au dela de ce nombre, il sera traite de gre a gre avec les auteurs. 



16 



IIEIIBRES DU BUREAU 

President MM 



Vice-President 

Secretaire 

Secretaire adjoint. 



pour 1 annee 

C.-E. LEPRIEUR, rue Linne, 3, et a I hopital mili- 

taire de Vincennes. 
EUGENE SIMON, rue Cassette, 24. 
E. DESMAREST, rue Linne, 3. 
H. LUCAS, an Museum, rue Cuvier, 57, et rue 

Monsieur-le-Prince, 10. 

L. BUQUET, rue St-Placide, 52 (faub. St-Germain). 
EM. RAGONOT, rue de Buffon, 27. 
J. FALLOU, rue Hautefeuille, 30, 
Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. 



Tresorier 

Tresorier adjoint 

Archiviste-Bibliothre . . . 
Archiviste adjoint . 

COlttltllSSIOM 

La Commission se compose du Secretaire, du Tresorier, de I Archiviste et de : 

MM. Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. 

JULES GROUVELLE, rue des Ecoles, 26. 

Louis REICHE, rue du Vingt-Neuf-Juillet, 10. 

J. THEVENET, rue de Douai, 61. 



La Commmission se compose des Membres titulaires du Bureau et de : 

MM. BERCE, boulevard de Vaugirard, 132. 

CH. BRISOUT DE BARNEVILLE, a St-Germain-en-Laye, ruede Pontoise, 15. 

PAUL GERVAIS, rue Rollin, 11. 

MAURICE GIRARD, rue Thenard, 9. 

ALBERT LEVEILLE, rue Saint-Placide, 42. 

COMMISSION JOK I,A nfifll.IOTIIKOUE I 

La Commission se compose des Membres titulaires du Bureau et de : 

MM. PAUL GERVAIS, rue Rollin, 11. 

Louis REicHE,^rue du Vingt-Neuf-Juillet, 10. 

AUGUSTE SALLE, rue Guy-de-Labrosse, 13. 



SEANCES PENDANT L ANJ^EE 1874 

Quarante-troisieme de sa fondation 

8 

22 
12 

26 



14 


/ 28 




11 




25 




11 


LES 


25 


MERCREDIS 


8 




22 




13 




27 


> , 


10 


. 


24 



Janvier. 
Fevrier. 



Mars. 
Avril. 
Mai. 
Jinn. 



LES 

MERCREDIS 



Juillet. 
Aout. 



23 
14 
28 
11 
25 
9 
23 



Septembre. 
Octobre. 
Novembre. 
Decembre. 



LES SEANCES ONT LIEU A 7 HEURES l/^ TRES-PRECISES DU 

Maine du VP arrondissement, place Saint-Sulpice. 
BlBLIOTHEQUE DE LA SoCIETEl : FUG Hautefeuille, 30. 



SOIR, 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et Cie, rue des Deux-Portcs-St-Sauveur, 22. 



N 20. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOGIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccucilli par M. E. DESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 8 Janvier 

Prcsidence de M. C.-E. LEPRIEUR 
34 membrcs presents. 



MM. Lichtenstein, de Monlpellier, el Charles Oberthur, de Rennes, 
assistent a la seance. 

Avant la leclure du proces-verbal de la prec6denle stance, M. C.-E. 
Leprieur annonce la perte douloureuse que la Societe" vient de faire en la 
personne de M. Edouard Gurin-Meneville, raembre honoraire, de ce de a 
Paris dans la nuit du 25 au 26 Janvier 1874. M. le President dit que la 
ceremonie funebre a eu lieu le matin meme a l^glise Saint-Sulpice et au 
cimetiere de Montparnasse. 

Au milieu d un grand nombre de naturalisles el d agriculleurs, vingt- 
sept de nos membres out pu assister aux obseques de M. Guerin-Me ne- 
viile, et, sur la tombe, apres la lecture d un discours de M. Barral, par- 

(1874, 2 e annte.) 2 



18 

lant comme membre de la Society centrale d agriculture, M. Leprieur 
a prononce", au nom de la Socie te enlomologique de France, le discours 
suivant : 

Messieurs , quand, il y a quelques jours a peine, la Socie te entomolo- 
gique de France m appelait a 1 honneur de la presider, j e tais loin de sup- 
poser que j aurais si tot le triste devoir de prendre la parole en son nom, 
pour adresser un dernier et supreme adieu Tun de ses membres les plus 
instruits et les plus devours a la science. 

Cette mort inattendue, qui vient de frapper si brusquement une famille 
e"plore"e, enleve a notre Socie te bien plus qu un membre honoraire, car 
notre collegue e"tait un des rares survivants de ces savants modestes qui, 
sous Timpulsion et les auspices de 1 illustre Latreille, contribuerent a la 
fonder en 1832. 

Tout d abord notre ami, avant de s attacher plus specialement a Mude 
de I entomologie, s etait occupe" de zoologie ge"nerale, et c est son admi 
rable talent de dessinateur, aussi bien que la part qu il prit a la publica 
tion de Ticonographie du Regne animal de Cuvier, qui 1 amena plus tard 
a vouer sa vie a ces e"tudes de moeurs si difficiles, mais si attrayantes par 
re"tendue et Timportance des problemes a resoudre. 

Toutefois, son esprit eminemment pratique, que ne pouvaient satisfaire 
pleinement les recherches de pure theorie, s ingenia a trouver un but plus 
eleve ses investigations, je veux dire 1 utilite avant tout, et cette ten 
dance 1 amena ces etudes auxquelles il donna le nom tres-juste, selon 
moi, d entomologie appliquee. Aussi fut-il 1 apolre convaincu de toutes les 
recherches de ce genre, principalement de la sericiculture dans son 
acception la plus large, et il consacra cette partie de la science le meil- 
leur de son temps et de son intelligence. 

finumerer les travaux qu il entreprit dans cette voie m entrainerait beau- 
coup trop loin, et pourtant je ne saurais passer sous silence les diverses 
missions qui lui furent confiees par le Gouvernement dans le but d etudier 
sur place et dans les plus grands details les causes multiples des maladies 
de notre Ver a soie du murier et les moyens pratiques d y remedier. 

L introduction d autres especes sericigenes, telles que les Vers a soie du 
ricin, du ch^ne, de Tailante, trouverent en lui un promoteur ardent et 
passionne", et si le succes complet n a pas encore couroune ses efforts, on 
pent dire qu il a, pour sa part, contribue a faire avancer la question, et 



19 

que 1 acclimatation en France de ces pre"cieuses especes n est plus qu une 
affaire de temps et de patience. 

L un des membres fondateurs de la Societe entoraologique, dont il a 616 
president en 18/i6, il avail 6le nomui6 membre honoraire en 1866, et nos 
Annales offrent ft chaque page pour ainsi dire des preuves conlinuelles de 
son infatigable amour de 1 etude. 

11 e"tait ne avec le siecle, et 1 age n avait encore ni diminue ses forces, 
ni effleure son ardeur au travail. Tout nous faisait done supposer, avec 
quelque apparence de raison, que pendant longtemps encore nous le con- 
serverions parmi nous, et la nouvelle inopine e de sa mort a e"te pour tous 
ses collegues et amis un coup d autant plus sensible qu il 6tait plus 
imprevu. 

Tous ceux qui 1 ont connu, qui ont pu 1 apprecier, garderont de lui un 
fidele souvenir, et sa memoire ne saurait pe"rir, aussi longtemps qu exislera 
la Societe entomologique. 

G est en son nom, cher et regrette collegue, que je viens vous apporter 
aujourd hui 1 expression de notre douleur et vous dire ici, non pas adieu, 
mais au revoir ! 

A la suite de cette lecture, la Societe", a I unanimitiS des voix, vote 
Timpression dans le Bulletin du discours de M. Leprieur, et decide que 
M. Auguste Chevrolat sera charge de donner pour les Annales une notice 
sur la vie et les travaux entomologiques de Guerin-Meneville. 

M. le President fait ensuite savoir que notre confrere M. le proles- 
seur Paul Gervais vient d etre e"lu membre de 1 Academie des Sciences. 
II remplace, dans la section d Anatomie et de Zoologie, M. Coste, qui, 
lui-meme, avait succe"de a de Blainville. 

Rapports. M. Berce, rapporteur de la Commission composee, conjointe- 
ment avec lui, de MM. le docleur Grenier et Ueiche , chargee d examiner 
les comples du Tr^sorier pendant 1 annee 1873, donne lecture du rapport 
suivant, dont 1 impression in cxtenso est decid^e dans le Bulletin : 

Messieurs, ainsi que le rapport present^ 1 annee derniere par votre 
Commission vous le faisait pressentir, la situation financiere de la Societ^ 
s est encore amelioree d une maniere sensible pendant 1 annee qui vient 
de s ecouler, ainsi que vous allez pouvoir en juger par les chiflies sui- 
vants : 



- 20 

RECETTES. 

Encaisse au 31 de"cembre 1873 2,090 fr. 12 c. 

Cotisations arrie rees 1,044 

D de 1 annee 1873 7,776 

Sommes percues pour tirages a part 147 75 

D pour affranchissement d Annales. . . 413 50 
Arrerages de 16/i coupons d obligations du chemin de 

fer de 1 Ouest 1,145 56 

Donation pour le Prix Dollfus (trois trimestres) 225 

Vente de num^ros d Annales 1,653 

D du Catalogue de la bibliotheque 2 

Total des recettes 14,496 fr. 93 c. 

DEFENSES. 

Impression de quatre trimestres d Annales et tirages a 

part (53 feuilles 1/2) et couvertures 5,840 fr. c. 

Gravure, papier, tirage et coloriage de 14 planches. . 2,200 

Achat, reliure et port d ouvrages pour la bibliotheque. 795 

Affranchissement des Annales 485 27 

Achat de quatre obligations 30/0 des chemins de fer 

del Ouest 1,213 

Frais de bureau alloues au Tre"sorier et au Secretaire 

et appointements du gardien de la salle des seances. 1,784 40 

Affranchissement du Bulletin et des circulates 299 35 

Loyer et mobilier du logement de la bibliotheque. . . 571 85 

Total des depenses 13,188 fr. 87 c. 



RESUME. 

Recettes 14,496 fr. 93 c. 

Depenses, accompagne"es par 65 pieces a 1 appui. . . . 13,188 87 

Encaisse au 31 decembre 1873 1,308 fr. 06 c. 



II reste a recouvrer la sornme de 2,428 fr. sur les 
cotisations ante"rieures, sur une partie de laquelle nous 
devons pouvoir compler. 



- 21 

Vons voyez, Messieurs, que notre situation financiere est des plus satis- 
faisante, quoique Pencaisse au l er Janvier de cette annee soil inferieur 
a celui de Tannee derniere, ce qu il faut attribuer, tant a raugmentation 
de defenses occasionne e par la publication du Bulletin bi-mensuel, 
Pacha t d un assez grand nombre d ouvrages entomologiques et d unc 
armoire pour la bibliotheque , qu a 1 absence de la subvention ministe - 
rielle. 

Au sujet de la somme de 1,308 fr. disponible au l er Janvier, votre 
Commission emel le voeu que, cette an ne e, il ne soil pas fait d achat 
d obligations de chemin de fer, et que cette somme reste a la disposition 
de M. le Tre"sorier pour faciliter ses premiers pavements et lui permettre 
d atlendre de nouvelles rentre"es. 11 ne faut pas oublier que le Tresorier 
va avoir a payer, independamment du k e trimestre des Annales de 1873, 
le /i e cahier des Eucnemides et quelques aulres depenses accessoires, 
le tout devant s e lever a 3,500 fr. environ. 

Nous pensons aussi qu il serait peut-e~tre bon de proce"der a un nouvel 
inventaire des numeros des Annales en magasin, afin de pouvoir decider 
s il n y a pas quelques annees dont il serait urgent d interdire la vente 
a prix rgduit. 

Notre tache est terminee ; elle nous a ete" rendue tres-facilc par Tordre 
et la parfaite re"gularite des pieces qui nous ont 616" soumises. 

Nous avons done 1 honneur de vous proposer : 

1 D approuver les comptes de votre Tre"sorier pour t annee 1873 et de 
lui en donner de"charge; 

3 De voter des remerciements a M. L. Buquet, a MM. E. Desmarest et 
II. Lucas et a votre Archiviste-Bibliothecaire, M. J. Fallou, ainsi qu aux 
Tresorier et Archiviste adjoints, MM. Em. Ragonot et L. Bedel, pour Ie 
zele et 1 intelligence qu ils n ont cesse de deployer dans leurs delicales 
fonctions. 

Les conclusions de ce rapport sont adoptees a 1 unanimite des voix, et 
la Soci6t6 decide egalement qu un nouvel inventaire des Annales en magasin 
sera immediatement dresse. 

M. Maurice Girard, rapporteur de la Commission de la fondation 
Dollfus pour le prix a de"cerner en 1873 (commissaires : MM. Chevrolat, 



22 - 

P. Gervais (president), Girard, Lucas, Reiche et les membres litulaires du 
Bureau de 1873), adresse le rapport suivant. dont M. Reiche donne 
lecture : 

Votre Commission, Messieurs, appele"e pour la premiere fois a proposer 
un candidat pour le prix Dollfus, a cru devoir, avant tout, au moment ou 
commence 1 emploi de cette gene reuse fondation, se rapprocher le plus 
possible du pieux souvenir qui 1 a inspiree. C est un debutant dans Ten- 
lomologie que nous avons eu la douleur de perdre : ce sont les travaux 
les mieux appropries au de"but dans re"lude des Insectes que nous avons 
cru devoir encourager. Votre Commission a, du reste, reconnu que cette 
opinion ne saurait 6tre une entrave absolue pour Favenir, mais seulement 
un guide assez habituel, une certaine latitude devant exister a cet egard 
dans rint6rt de la science. 

Les travaux pre"sentes au concours pour 1873 etaient soumis a cetle 
condition d avoir etc" publics ou en entier ou en partie en 1873 , mais le 
point reglementaire etail toujours un travail special a cette anne e. Trois 
Candida Is se sont pre sente s, dont les ceuvres rentraient dans ces prescrip 
tions : MM. Berce, de Marseul, Albert Fauvel. 

Votre Commission a reconnu, a I unanimiU des membres presents, que 
le travail de M. Berce devait etre propose pour le prix de 1873, d apres 
les considerations suivantes : 

M. Berce est un veteran de Fentomologie, et son tiistoire des Lepi- 
dopteres de France est comme le couronnement d une vie consacree tout 
entiere a 1 etude de cet ordre d Insectes. 

La famille des Geome"trides, qui forme le volume public en 1873, est 
un travail tres-soigne", rempli de bonnes descriptions ou Ton peut recon- 
naitre parfaitement les especes, avec tous les details de metamorphoses, 
de mOBurs et d habitat de nature a inte resser ceux qui commencent les 
Etudes entomologiques. 

Ce volume a eHe precede de quatre autres, de maniere a completer une 
ceuvre importante et qui rendra de grands services. 

Nous devons ajouter que 1 ouvrage de M. Berce est accompagne d un 
grand nombre de planches coloriees, la plupart d une execution satisfai- 
sante. Les planches sont importantes dans les ouvrages d entomologie ou 
doivent s instruire les debutants. Us n ont pas, comme les entomologistes 
exerces, Thabitude des descriptions arides, ni la communication de 






23 

riches collections : les yeux aident puissamment le debutant a reconnaitre 
les especes. 

L ouvrage de M. Berce ne termine pas, il est vrai, 1 histoire des Lepi- 
dopteres de France ; mais la portion qui reste a traiter, les Microlepi- 
dopteres, n est pas celle que 1 on e"tudie au debut, de sorte que la Socie te 
recompensera en M. Berce, si elle adopte les conclusions de sa Commis 
sion, un travail d une grande etendue, comprenant les Papillons Rliopalo- 
ceres, et, parmi les He teroceres, les Sphingides, les Bombycides et leurs 
annexes, les Noctue lides et les Ge ome trides. 

M. A. Fauvel a publie en 1873 la seconde partie du deuxieme volume 
de sa Faune Gallo-Rhenane. Get ouvrage, qui demandera une longue vie 
humaine pour son achevement, est encore, on peut le dire, a peine com 
mence. A la suite d une bonne et interessante Introduction (premier 
volume), ou Ton doit surtout louer Mude sur la distribution geogra- 
phique des Insectes, 1 auteur a inaugure" 1 ordre des Coleopteres par la 
famille des Staphylinides, qui n est pas encore terminee et n offre que deux 
planches noires. Les descriptions sont Ires-precises, accompagne"es suffi- 
samment de ces details de moeurs et de ces considerations ge"ographiques 
qui donnent tant d inte re t a 1 entomologie. 

M. A. Fauvel est un commencant aupres de M. Berce ; il doit ce"der 
aujourd hui le pas aux anciens, surtout dans les conditions actuelles de 
son oeuvre. La Socie te le retrouvera plus tard, avec un travail plus etendu, 
et, par suite plus utile aux entomologistes, auxquels ne peut suffire 1 etude, 
m6me tres-bien faite, d une seule famille. 

Bien qu il n y ait pas a cet egard de prescription formelle, la Commis 
sion a regret le que M. A. Fauvel n ait pas cru devoir offrir la Socie te un 
exemplaire de Touvrage qu il soumettait son appreciation, en se presen- 
tant a un concours ouvert par elle. 

M. de Marseul a pubh 6 en 1873 un supplement a la Monographic des 
Otiorhynchides, qui ne forment re"ellement qu une sous-famille, d apres 
les travaux du docteur Seidlitz. 

Cet ouvrage n est pas pre"ce"de d une longue introduction entomologique, 
utile aux debutants, comme la Monographic des Staphylinides de M. A. 
Fauvel ; nous ne pouvons que re"peter ce que nous avons dit precedem- 
ment pour cet auteur. L etude d une seule famille offre difficilement le 
meme inte ret qu un travail general sur un ou plusieurs ordres, ou au 



moins une grande parlie (Tun ordre, et nc pourrait e"tre pre fe re e qu autant 
que cctte famille offrirait un inleret exceplionnel au point de vue des 
mows on des formes des Insectes qu elle renferme, comme le serait, par 
exemple, la de couverte d une famille exclusivernent cavernicole ou parasite 
des nids. En outre, dans 1 ouvrage de M. de Marseul se trouve un colla- 
borateur granger, ce qui sort des conditions de la fondation Dollfus. 

Votre Commission, Messieurs, vous propose done M. Berce comme seul 
Candida! au Prix Dollfus en 1873, en raison de sa Faune des Lepidopteres 
de France. 

Apres celte lecture, la Sociele", sur la proposition de son President, 
decide que les conclusions de la Commission du Prix Dollfus ne seront 
soumises au vole de la Societe que dans sa prochaine seance, alors que 
Ton aura pu prendre connaissance du rapport qui precede. 

Decision. Sur la demande du Tresorier, et coriforme ment a 1 arlicle UU 
du reglement, la Sodele decide la radiation de sept de nos confreres qui, 
rnalgre les nombreuses reclamations qui leur onl ele" adressees, n ont pas 
depuis plusieurs annees sohle le monlant de leur cotisation. Cetle decision 
leur sera communique et leurs noms ne seront indique s qu a la fin de 
la liste des membres pour 187/u 

Proposition administrative. M. Cli. Brisout de Barneville et plusieurs 
de nos confreres proposent a la Societe" de nommer celte annee des 
membres honoraires pour combler les vacances qui se sont produiles 
depuis plusieurs annees. 

La Societe, aux termes de Particle 8 de son reglement, renvoie cette 
demande a 1 examen de la Commission administrative, qui; dans la pro 
chaine stance, fera un rapport sur son opport unite. 

Lectures. M. d. Lefevre fait connaitre un travail ayant pour titre : 
Monographic du genre Colaspidema Castelnau, de la famille des Chryso- 
melines. 

M. Jacques Bigot adresse, par renlremise de M. L. Buquet, un 
deuxieme me"moire sur de nouvelles especes de Dipteres exoliques. 

I/auleur s occupe specialement du genre Diopsis ; et, apres avoir indi- 
qu6 les especes qui doivenl entrer dans ce groupe, il de"crit six types sp6- 



25 

cifiques nouveaux sous les noms de: D. dubia, de Natal ; fallax, Bdzcbut, 
villosa, toutes trois de Borneo ; argcniifera et cothurnata, de Celebes, 
cetle derniere espece paraissant devoir rentrer dans le genre Sphryra- 
cephala Say. 

Communications. La Societe" entomologique des Pays-Bas nous adresse, 
pour elre deposee aux archives, une medaille en bronze frappee en Tlion- 
neur de M. le docteur P.-G. Snellen von Vollenhoven, qui a ete son pre 
sident pendant plus de vingt ans. 

La Society charge son Archiviste de presenter tous ses remerciements a 
la Societe entomologique des Pays-Bas. 

M. Maurice Girard fait hommage h la Societe de la ft c edition de ses 
Metamorphoses des Insectes, ouvrage traduit en plusieurs langues etran- 
geres : 

Cette nouvelle edition offre des additions plus nombreuses que les pre"- 
cedentes : ainsi les metamorphoses des Hasmonia, Donacia et Clytra; celles 
des Mantispes, dont M. le docteur Giraud a dit un mot dans notre Bulletin ; 
la larve de la Megace"pliale de rEuplmte, d apres notre regrette" confrere 
Coquerel; les Cecidomyes du froment et leur parasite, avec la reproduction 
des excellentes figures de M. C. Bazin ; enfin les principaux faits decou- 
verts par M. Balbiani sur les larves des Puces et leur corne frontale, avec 
les dessins inedits que 1 auteur Fa autorise a faire figurer. 

Mon hommage a la Socie"te, dit en terminant M. Maurice Girard, esi 
un acte de la plus vulgaire justice, puisque les travaux de ses membres 
ont eu la plus grande part dans le succes accordc pnr le public a ce petit 
livre. 

M. Charles Oberthur dit que notre confrere M. Raflray Ini a fait un 
premier envoi d insectes recuillis aux environs de Zanzibar. 11 presenle a 
ce sujet des remarques int^ressantes sur les Le"pidopleres de la c6te orien- 
tale dc 1 Afrique, principalement sur leur distribution geographique, et 
promet une note pour le prochain Bulletin. 

M. Lichtenstein pre"sente la note qui suit : 

Je n ai que pen de choses a dire de nouveau sur le Phylloxera, que je 
continue a observer sans avoir pu encore combler les lacunes qui existent 
dans son histoire complete; mais il peut etre inle"ressant pour la Socie"te 



26 

de connaltre un des principaux re"sultats du voyage dc M. Planchon en 
Amerique. 

Ce savant a observe qu une des especes americaines du genre Vitis, le 
Vitis vuipina de Linne ou V. rotundi folia de Midland n est jamais attaquee 
par le Phylloxera et n est par consequent pas malade, ce qui est encore 
une preuve a 1 appui de la these que nous avons soutenue que Hnsecte est 
la seule cause du mal. 

Sur cette communication, nos viticulleurs ont tout naturellement de- 
mand6 en Amerique des plants du Vitis vuipina, qui s appelle en langue 
du pays le Scuppcrnong, noni indien de la riviere sur les bords de 
laquelle cetle vigne sauvage fut decouverte, et tous se mettent avec ardeur 
a remplacer nos cepages europeens, si exposes aux insectes, par les 
c6pages resistants du Nouveau-Monde. 

C est la question actuellement a 1 ordre du jour dans le Midi, et un 
riche proprietaire d Augusta, en Georgie, M. Le Hardy de Beaulieu, a eu 
tout dernierement un grand succes aupres de la Societe centrale d Agri 
culture de 1 Herault, en venant lire un rapport sur les excellents resultats 
de la culture du Scuppernong et en soumettant a son auditoire des 
vins produits par ces cepages. 

M. Lichtenstein entre dans quelques details circonstanci^s sur cette 
espece de vigne, sa culture et ses produits. 

Le meme membre demande si ses collegues ont recu quelques nou- 
veaux renseignements sur le mal cause dans le Roussillon par le Vesperus 
Xatarti. Une lettre publiee par le Moniteur vinicole indiquant cet insecte 
comme deposant sous terre des ceufs de differentes grosseurslui fait craindre 
qu il n y ait la quelque observation erronee , car il a toujours trouve ces 
03iifs tres-uniformes et arlistement disposes a cote Tun de 1 autre dans les 
tiges seches hors de terre. 

M. Guenee adresse la lettre suivante au Secretaire : 

Je lis dans le dernier numero de nos Annales deux memoires d un haut 
interet pour ceux qui s occupent des mceurs et des metamorphoses des 
L^pidopteres. 

Seulement, le premier de ces me"moires reste pour moi une veritable 
enigme : que son auteur ne m en veuille pas si je cherche a 1 eclaircir. 
Je vois bien que quelques-uns de nos collegues ont cherche a 1 expliquer 



27 

en supposant que la chenille decrite et dissequee n est pas celle de I in- 
secte figure sur la raeme planche. 

Je ne partage pas leur opinion. La chenille et le papillon me paraissent 
tres-concordants, tous deux appartiennent sans doute au genre Cnctho- 
campa ou a un genre bien voisin. Les caracteres assignes par M. Bar a 
son genre Palustra, les details si precis que nous donne noire savant 
collegue M. Al. Laboulbene, confirment pleineraent cette supposition. Une 
aulre preuve nous est fournie par la description que font les deux auteurs 
des coques de la Palustra, qui sont bien analogues a celles de nos Pro- 
cessionnaires. II ne faut point songer ft un rapprochement avec celle de 
YE. lanestris, qui a une consistance, une impermeabilite et, pour tout dire 
en un mot, une individuality si prononcee. 

L insecte parfait ne me parait pas avoir plus de rapports avec les Erio- 
gaster, dont les antennes, 1 abdomen, la nervulation, etc., different tant 
des Cnethocampa. La comparaison avec le Eombyx qucrcus est encore bien 
moins admissible, et, pour que M. liar y ait songe, il faut qu il n ait con 
sent ni dans sa collection ni dans ses souvenirs notre Bombyx europ^en. 

La P. Laboulbeni est done une Cnethocampa ou a peu pres. Or, les che 
nilles de nos Procession naires ne sauraient vivre sous 1 eau. Les larves 
destinees a ce genre de vie ont recu des organes tout differents de ceux 
des especes aeriennes et ne peuvent resler immergees que dans deux 
conditions : celle de decomposer 1 eau a 1 aide d un appareil special, ou 
celle de se munir d une provision d air atmospherique renfermee soil dans 
des sacs ou fourreaux, soit sous des cloches dont la nature leur a appris 
la construction. 

Or, la chenille dont on nous fait 1 histoire vit a nu, nous dit-on, sur une 
plante entierement submerges. Et en effet, ses coulenrs foncees nous 
de"montrent qu elle n est pas soustraite au contact de la lumiere, ses 
poils si fournis, qu elle n est pas destined a vivre dans un fourreau, ses 
pattcs membraneuses, longues et pourvues de crochets prehensiles, que 
son mode de locomotion est normal. La presence des stigmates n est pas 
une objection peremptoire, car beaucoup de larves aquatiques et les Para- 
ponyx elles-memes en sont egalement pourvues : elle s expliquerait d ail- 
leurs par 1 habitude qu on prete a la chenille de remonter de temps en 
temps a la surface de 1 eau. Toujours est-il que, quand elle est entouree 
de ce liquide, ces stigmates lui deviennent inutiles et qu elle se trouve 
meme dans ce cas obligee de les fermer. Il lui faut done alors un autre 
mode de respiration. Les bulles d air que M. Bar signale sur les parties 



28 - 

latcrales proviennent sans doule d une expiration, tandis que celles qu il 
a observers sur les parties velues demontrent a mon sens que 1 animal 
vient du dehors, d ou il a rapport^ entre ses poils de 1 air puis6 dans Tat- 
mosphere, comme cela arrive & tons les corps veins, mais il e"tait difficile 
de supposer que cet air puisse etre directement transmis anx sligmates. 

J ai presque lionte d insister si longtemps. Pourtant M. Bar, qui a 
observ6 ce curieux amphibie des 186/i et qui a e"te" a meme de Fe"tudier 
depuis a loisir, est tcllernent affirmatif, que je me trouve serieusement 
intrigue. Je n ose supposer qu il y a, au bord des canaux de navigation, 
des arbres d ou les chenillles ont pu 6 Ire secouees dans 1 eau par le vent, 
et pourtant ces coques surnageantcs viendraient encore aider a cette sup 
position. Mais au moins puis-je faire sur la construction de ces coques 
quelques questions que justifie le peu de precision de M. Bar a leur 
sujet : 

Ou sont-elles habituelleraent etablies? 

M. Bar les a-t-il vues filer sous 1 eau, puis remonter a la surface ? 

Si elles restent parfois completement et toujours submergees, ou emma- 
gasinent-t-elles la provision d air, si petite qu elle soil, necessaire a la 
respiration des chrysalides qui certainement sont pourvues de stigmates 
comrae les chenilles ? 

M. Bar a du elever celles-ci dans des bocaux-ou, comme on disait du 
temps de De Ge"er, dans des poudriers remplis d eau : a-t-il vu le papillon 
sortir de sa chrysalide et s elever a la surface du liquide ? Et s il en est 
ainsi, pourquoi ne nous fait-il pas jouir des details, bien curieux sans 
doute, de cette operation ? 

J aurais encore bien des pourquoi a ajoutcr, mais cette lettre doit avoir 
une fin. Je me borne done a proposer a la Societe qu il soil demande" a 
M. Bar un memoire supplementaire sur le cas si interessant qu il nous 
signale. Jusque-la je serai excuse, je Fespere, de conserver un reste d in- 
credulite, et la Societe" pensera comme moi qu im supplement d instruc- 
tion est necessaire avant que M. Bar soit autorise" a nous faire la reponse 
de Sosie : 

Cela cheque le sens commun, 
Mais cela ne laisse pas d etre. 

Membres recus. La Societe admet au nombre dc ses membres : 

1 M. Emile L^couflet, banquier, a Dieppe (Seine-Inferieure) (Goleo- 



29 

pteres d Europe), present^ par M. J. Grouvelle. Commissaires-rappor- 
teurs : MM. L. Bedel et E. Simon ; 

2 M. Louis Villard, a Lyon (Rhone) (Cole"opteres d Europe), pre"sente 
par M. Gilnicki. Gommissaires-rapporteurs : MM. Ed. Lefevre et L. 
Reiche ; 

3 M. Georges Viret, archivisle de la Socie"te des Amis des Sciences de 
Rouen (Seine-Inferieure) (Lepidopteres d Europe), presente par M. Gilnicki. 
Commissaires-rapporteurs : MM. E. fierce et J. Fallou. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par H. Louis BEDEL, ArcMviste adjoin!. 



OUTRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOGIETES 

SAV ANTES. 

Comptes rcndus hebdomadaircs des stances dc C Academic des Sciences, 
[. LXXV1I, n os 25 et 26 (decembre 1873) ; t. LXXVIII, n 1 et 3 
(Janvier 187 A). 

Tome LXXVlf. MARES, p. !Zi55, Re"sultats d expe"riences sur 
la maladie de la vigne dans 1 ilerault. CORNU, p. l/i78, Etudes 
des formes du Phylloxera. ID., p. 1534, Notes sur les Phyl 
loxeras hibernants. 

Sitzungsberichte der K. Academia der Wissenschaften in Wien, 
t. LXI, n 01 2-5; 1. LXII a LXVII, 1870-73. 

Tome LXI. MAYR, p. 370, Formicidae novogradenses (une 



30 

pi. noire). GRABER, p. 597, Die Aehnlichkeit im Baue der iiusse- 
ren Geschlechlsorgane (?) bei den Locustiden und Akridiern dar- 
gestellt auf Grund ihrer Enlwicklungsgeschichte (une pi. noire). 
VERSON, p. 013, Anatomic des Bombyx Yama-ma i (3 pi. noires). 

Tome LX1II. VON REUSS, p. 325, Phymatocarcinus speciosus, 
fossile Krabbe aus dem Leitliakalke des Wiener Beckens (une pi. 
noire). 

Tome LXIV. GRABER, p. 9, Ueber die Blutkorperchen [der 
Insekten (une pi. n.). PEYRITSCH, p. ZiZil, Ueber einige Pilze 
aus der Familie der Laboulbenien (2 pi. col.). 

Tome LXV. GRABER, p. 189, Bericht uber den propulsator- 
ischen Apparat der Insekten (une pi. n.). BRAUER, p. 279, 
Beitrage zur Kenntniss der Phyllopoden (une pi. n.). 

Tome LXV I. GRABER, p. 205, Ueber [die Gehor- und Stirn- 
morgane der Heuschrecken und Cikaden (fig. n.). 

Tome LXV II. GRABER, p. 61, Ueber die Haul einiger Stern- 
wurmer (Gephyrei) (3 pi. n.). ID., p. 201, Die Gewebe und 
Drusen des Anneliden-OEsophagus (2 pi. n.). 

Tijdschrift voor Entomologie (Socie"te entomologique ne"erlandaise), 
2 e serie, t. \ II, pi. 1-8; t. VIII, n os 1-6, pi. 1-10, 1872-73. 

SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. 1, De inlandsche Bladwespen. 
RITSEMA, p. 16, Aanvulsel tot het geschiedkundig overzigt van 
het geslacht Acentropus. DE GRAAF et SNELLEN, p. 26 et 231, 
Microlepidoptera nieuw voor de Fauna van Nederland. SNELLEN, 
p. 36, Op Catalog der Lepidopleren von Staudinger en Wocke. 
VAN HASSELT, p. 61, Waarneming der copulatie bij Micryphantes 
S. Erigone rupestris. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. 67, Trois 
especes nouvelles du genre Rhyssa. SNELLEN, p. 71, Lepido- 
ptera van Het Prinsen-Eiland. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, 
p. 75, De inlandsche Hemipteren. SNELLEN, p. 123, Over Cali- 
naga Buddha. Over de Lepidoptera van Neder-Guinea. HEY- 
LAERTS et SNELLEN, p. 126, Een lepidopterologisch uitstapje naar 
de Peel. WEYENBERGH, p. 131, Nederlandsche Diptera (Antlio- 
myia floralis). VAN HASSELT, p. 136, Over sexueel verschil in 



31 

grootte bij de Arthrozoen in t bijzonder bij het Arachnide n- 
Geslacht Nephila. - SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p, 147, Nieuwe 
naamlijst von nederlandsche Hymenoptera (description des especes 
nouvelles, p. 209). RITSEMA, p. 221, Description d un male pres- 
que inconnu du genre Xylocopa. ID., p. 224, Steganomus, n. g., 
javanus, n. sp. (Andrenide). SNELLEN VON VOLLENHOVEN, 
p. 229, Description d un Bombus nouveau de Sumatra. VAN 
HASSELT, p. 236, Araneae exotics. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, 
p. 2Zi5, Trois Lepidopteres nouveaux des Indes-Orientales. J. 
RITZEMA, p. 2Zi9, Tot de Kennis van de Entomologische Fauna der 
Nordzee-Eilanden. 

(Les Bulletins des seances de la Socie te neerlandaise renferment 
un grand nombre de notes et catalogues entomologiques.) 



OlJVRAGES DIVERS. 

GIRARD (Maurice). Les metamorphoses des Insecte, U e Edition. Paris, 



MULSANT et REY. Brevipennes (Ateochariens). Brocli. in-8% pi. noires. 
Paris, 1873. 



Ordre du jour de la stance du 10 fevrier 1874 : 



Decision a prendre sur les conclusions du rapport de la Commission 
du Prix Dollfus indiquant le laureat pour 1873. 

Rapport de la Commission administrative sur une proposition de 
sept de nos collegues relative a la nomination de plusieurs membres hono- 
raires; et nomination, s il y a lieu, d une commission speciale qui indi- 
quera des candidats. 



32 - 

Rapports : 1 de MM. J. Kunckel et G.-A. Poujade sur M. Dela- 
planche, au chateau Delaplanche, par Luzy (Nievre), pre"sent6 par M. J. 
Fallou, au nom de M. Constant; 2 de MM. L. Bedel et Maurice des 
Gozis sur M. Louis Demaison, a Paris, presente" par M. J. de Gaulle ; 
et 3 de MM. E. Berce et H. Larligue sur M. Gustave Leroi, a Lille 
(Nord), present^ par M. Th. Goossens. 

Apres la lecture de ces rapports, il sera, s il y a lieu, precede successi- 
vement a la nomination de ces trois candidats. 



Avis important. 

Le banquet annuel commemoratif de la fondation de la Socie"t6 en 1832 
aura lien le samedi 28 f6vrier 1874, au Palais-Royal (cafe Corazza). 

La Societe, comptant sur le concours de tous ses membres, tant 
etrangers que provinciaux et residants, leur fait un instant appel afin 
qu un grand nombre d entre eux assistent a cette reunion fraternelle. 

M. L. Reiche (rue du Vingt-Neuf-Juillet, n 10) a bien voulu, comme 
en 1873, se charger des demarches a faire pour 1 organisation de ce 
banquet. Il prie ceux de nos collegues qni comptent y assister, de lui 
adresser DES A PRESENT la somme de dix francs, prix de la souscription 
fixee pour chacun des membres. 

Trente membres ont deja souscrit. 

Paris, 6 fevrier 1874. 



PARIS. - Typog. FELIX MAI/TESTE el O. rue des Detix-Porlcs-St-Saiiveur, 22. 



N" 21. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli pur M. E. BESIWAREST, Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



du DS Fevrier 1S74. 

:u<n\m \\} -Mibyuon .giJuzjp );io!> ; -y^, w& <-.ij ^o-mscn ; i in 
Pr6sidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 

3/i membres presents. 

MM. Pyot, de Gien, membre de la Socie"te; Champenois, de Boulogne- 
sur-Mer, et Roelofs, dc Bruxelles, assislent a la stance. 

Correspondancc. MM. Andre, de Gray; Gehiu ct Pulon, de Remiremont; 
Lclhierry, et de Norguet, de Lille, adressent unc deraande tendant a ce 
que la Societe nomrne deux membres lionoraires. Celle dcmande est 
erivoyee a la commission qui s occupera de ce sujet. 

Decision. La Socie te , conformement aux conclusions de sa commission 
de la fondation Dollfus, decide que le Prix pour Tann6e 1874 sera de"cerne 
in M. Berce, pour le 5 e volume (Gcomelrides) de sa Faune des Le"pidopteres 
de France. 

M. Bercc remercie vivement scs collegues de Thonneur quMls veulcnt 
bien lui fairc et s efforcera autant qu il le pourra de le indriter : il re"unit 
dus a present les mate riaux ne"cessaires pour former le G e volume de sa 
Faunc (Tineitcs, etc.). 

(187/1, 2 annte.) 3 



llapport et decision. M. L. Bedel, membre de la Commission adminis 
trative, lit un rapport de cette commission concluant a ce que Topportu- 
nite" de la nomination de membres honoraires soil declared. 

Les conclusions de ce rapport sent adoptees par la Socie le , qui, aux 
termes de 1 arlicle 8 du reglement, nomme, au scrutin secret et par bul 
letin de lisle* une commission composed de MM. Berce, Jules Grouvelle, 
Kunckel, Lefevre et Simon, qui, dans la prochaine stance, pre senlera un 
rapport relativement au nombre des membres honoraires a e"lire imme - 
diatement, et indiquera les noms de candidats. 

Lectures. M. le Secretaire depose sur le bureau un me"moire de M. Des- 
brochers des Loges intitule" : Monographic du genre Anisorhynchus. 
Ce travail, de"j& pre"sente" dans la s&mce du 10 decembre 1873, a ete" revu 
et modiHe" par Tauteur. 

M. L. Fairmaire envoie un me"moire porlant pour litre : Revision des 
He te romeres du Chili, comprenant sp^cialement le genre Heliophygus, 
qui se compose de douze especes dont quatre nouvelles (tt. sulcipennis, 
cribriccps, punctato-sulcatus el brevipennis] . 

M. le docteur A. Puton adresse une notice ayant pour litre : Notes 
pour servir a l 6tude des Hemipteres (2 e partie) ; travail accompagne de 
huit figures dessine"es d apres nature par Fieber. 

L auteur de"crit des especes nouvelles ou peu connues sous les noms de : 
Megalonotus nitidicoUis Puton, de Corse ; Lasiocoris wassicornis Lucas, 
d Oran ; Uonanthia (Platychila) trichonola Puton, d Avignon ; Orthocc- 
phcdus cor acinus Fieb., ined., de Saint-Tropez, et alutaceus Fieb., in^d., 
de Madrid; Attocotus (g. n.) rubidus Fieb., ine"d., de Metz; Hadrophyes 
(g. n.) sulphuretla Fieb., in6d., de Rognac; Psaltus punctutatus Fieb., 
in6d., de la Sainte-Baume ; Macrocoleus Paykulti Fall., var. nigripes 
Puton, de Grenoble; Macrocoleus gracilis Puton, de Balaruc-les-Bains, 
et tepidus Fieb., ined., de Balaruc; il donne ensuite des notes de syno- 
nymie et de geographic entomologiques. 

Communications. M. A. Grouvelle signale plusieurs especes nouvelles 
de CUCUJIPES Lac. : 

PASSANDRA ELONGATULA Chevr., indd. Elongata, nitida, totanigra; 
protkorace transverso, utrinque unistriato, basin versus angustato ; elylro 
singulo trisulcato, sulco laterali et suturali conjunctis, sulco media ultra 



35 - 

medium abbreviate ; stria yracillima inter sulcos donates et marginalts t 
Long, ill a 20 mill. 

Neuf exemplaires provenarit de Malacca. Collections Chevrolat, E. Dey- 
rolle, de Mniszech, Javet, Grouvelle. 

HECTARTHRUM LATUM. Elongatum, latum, subdepressum; nitidum, 
nigrum ; articulis ultimis antennarwn compressis, intus dilatatis ; pro- 
thorace transverse, utrinque unistriato, basin versus anguslato, margine 
posteriore in media incrassata; etytro singulo quadri-sulcato ; sulco late- 
rali et suturati conjunctis, 2-3 approximatis . Long. 15 a 20 mill. 

Quatre exemplaires provenant des Moluques. Collections Ghevrolat, 
E. Deyrolle, Grouvelle. 

Get insecte prfisente presque le fades d une Passandra ; ses antennes a 
articles courts et serres le rangent parmi les Hectarthrum. 

CATOGENUS LONGICORNIS. Elongatus, nitidus ; capite, prothorace pe- 
dibusque rufis ; capite convexo, punctato, hand canaliculate, sulcis duobus 
brevibus frontalibus insculptis ; antennis rufo-piccis, elongatis ; thora<e 
punctato, vix transverse, postice anguslato ; elyiris nigris ad apicem rufis, 
disco sexstriatis, striis exterioribus fere obliterates. Long. 15 mill. 

Trois exemplaires provenant du Mexique et du Texas. Collections E. 
Deyrolle et de Mniszech. 

GUCUJUS MNISZECHI. Elongatus, depressus, niger ; antennis pedibus- 
que satis elongalis ; elytris obscure cyaneis. Long. 20 mill. 

Un exemplaire provenant du Japon. Collection de Mniszech. 

Ce magnifique Cucujus se distingue imm^diatement de ses congdneres 
par sa taille plus grande, ses antennes et ses pattes plus allonge es, et 
principalement par la couleur d un bleu sombre de ses elytres. 

Le meme membre signale egalement quelques synonymies qui inle"- 
ressent sp6cialement la faune circa-me diterraneenne : 

Lxmophlceus rufipcs Luc. = L. ater Oliv. 

suberis Luc. = L. testaceus Fab. 

Dufouri Laboulb. = L. fractipcnnis Molsch. 

La description du L. fractipcnnis : C est une espece tres-remar- 
quable par la forme des.elytres chez le.male; ces dernieres se dilatent 



36 

assez brusquement vers 1 extre mite , qui esl tronque e, de sorte que les 
elytres paraissent casse"es, etc., ne pent laisser aucun doute surcelte 
derniere synonymie, qui a d ailleurs e^te" signaled par Motschulsky dans 
ses fitudes entomologiques, 1853, page 22. 

M. Aug. Chevrolat donne la diagnose d une nouvelle espece de Co- 
leoptere : 

ORCHESTES MONTANUS. 0. irrorato statura, rufus , capile supra 
parvo, oculis nigris, fere contiguis tuberculo angusto et oblongo sejunctis, 
rostra longo arcuata rufo in medlo pectoris protenso, antenms rufis ; pro- 
thoracc rufo, subtriangulari , lateribus medio rotundalis, postice elcvato, 
ante scutclliim profunde foveato ; scutcllo punctiformi albido ; elytris 
rufis, albido pilosulis, punctato-striatis, striis albo villosulis, maculis 
laleralibus tribus notulaque scutcUari denudatis rufis, corpore infra pedt- 
busque rufis; fctnoribus posticis crassis, ihermibus. Long. U mill., 
lat. 2 mill. 

Mons-Rosa. 

M. Lichtenstein adresse de Montpellier la note suivante : 

En septembre 1872, me trouvant en Snisse et manquant d e pinglos, 
j avais mis les insectes que je re"collais dans une boite entre deux couches 
de colon. Mallieureusement mes occupations me fircnt oublicr ces in 
sectes. II y a hurt jours, en les rencontrant an fond d une armoire, je 
trouvai tout devore" par les larvos du Ptinus fur, qui, moins dangercuses 
que celles des Anthrenes pour les insectes piques, parce qu elles ne 
pouvent pas grimper aux e"pingles, est aussi redoutablc pour les insectes 
non pique s, qu elles delruisent rapidement. 

Tout en regrettant mes insecles de Chamounix, j ^tudiais les coques el 
les larves des PLinus ; et , a Tonverture de quelques coques , je fus 
agre"ablement surpris de trouver, au lieu de la nymphe du Ptinus, cinq 
ou six pelits cocons blancs el d en extraire un petit insecte aptere ressem- 
blant un peu a une petite Fourmi d un fauve clair. L habitat m indiquait 
pourtant que je devais 6tre en presence d un Hyme noptere parasite voisin 
des Chalcidien , et, Taiguillon e"tant terminal, je pensais aux Mulilles. 

Apres avoir ouvert une vingtaine de coques, j eus le lionheur de trouver 
un male aile et de constater des ailes exemptes de nervures. Ne sachant 
oil classer mon insecte, je Taclressai a M. Dours, qui vient de me re"pondre 
que eel insecle esl un Proctotrupicn du groupe des Dryinoidx de Forster 



37 

et probablement du genre Gonntopus. La description du male serait nou- 
velle dans ce genre, car M. le docteur Giraud aurait appliqu6 a celte 
femelle un male du genre Betkylus avec des nervures aux ailes. 

Si M. Dours veut bien m aider de ses lumiercs, nous ferons pour la 
Society une note sur cet insecte, que je nommerai Gonatopus Ptinorwn. 



M. Maurice Girard pre"sente a laSoci^t^ deux sujets, male et femelle, 
d un Lepidoplere du groupe des Processionnaires, venant d Auslralie, 
mais malheureusement on mauvais 6tat : 

Ce sont des Bombyciens d un gris nniforme, a ton fauve chez le male, 
brunatre chcz la femelle, qui est plus grande, avec une tache blanche 
mate et arronclie an milieu de 1 aile superieure des deux sexes. 

II y a ggalement la clienille, les debris de chrysalide, les 03ufs entourcs 
d un tampon de poils roux de 1 extremile de 1 abdomen de la femelle, a la 
facon de ceux du Liparis dispar. 

Enfin, le plus curieux objet est un grand morceau de 1 enveloppe com 
mune du nid soyeux des chenilles, en feutrage lisse d un roux clair, assez 
serre pour qu on y puisse facilement 6crire. 

Ces objets ont ete" envoyes par M. Thozet, bolaniste inslruit, (Mabli a 
Rockhampton, colonie anglaise sur la cote N. E. de 1 Australie, dans la 
province de Queensland, a 1 embouchure de la riviere Fitzroy, a une asscz 
grande distance au nord de Brisbane. 

Cette Processiondaire vit sur les Eucalyptus corymbosa Smith, robusta 
Smith, syn. rostrata Cavendish et tercticornis Smith. 

La femelle seule de cetle espece existe dans la collection de M. le doc 
teur Boisduval, sous le nom de collection de Bombyx hystrix Boisd., du 
sous-genre Zastonia Boisd. Le nom specifique vient de ce que la chenille 
est tres-velue et a poils raides, ce qu on voit tres-bien sur la chenille 
sechee presentee a la Soci6t6. 

Cette espece est voisine du B. Radama, de Madagascar, dont le nid 
social est e"galement entoure" d une grande poche papyracce. 

D apres M. Boisduval, 1 espece existe dans les collections du British 
Museum et du Mus6e de Bruxelles. L insecle n est pas figurd dans les 
nombreux Lepidopteres australiens du Voyage de la Novara de"crils par 
M. Felder. 

II est probable que cetle Processionnaire des Eucalyptus est commune 
en Australie ; elle doit avoir 6 te" de"crile par les entomologistes anglais on 
australiens. 



38 

De petites chenilles sont sorties des oeufs a Paris m6me ; M. Poujade 
a cherche a les nourrir au Museum avec des feuilles ft 1 Eucalyptus, mais 
elles n ont pas mange et sont mortes. 

Membre readmis. M. J.-A. Levoilurier, a Elbeuf (Seine-Inferieure), qui a 
fait partie de la Societe de 1845 a 1853, et que des circonstances parti- 
culieres avail force de donner sa demission, est, sur sa demande et par 
decision de la Societe, .retabli sur la lisle de DOS membres a partir de 
1 annee 1874. 

Membres recus. La Societe admet au nombre de ses membres : 

1 Louis Demaison, de Reims, licencie en droit, a Paris (Coleopteres et 
Lepklopteres d Europe), presente par M. J. de Gaulle, Commissaires- 
rapporteurs : MM. Maurice des Gozis el L. Bedel. 

2 M. Maurice de Laplanche, au chateau de Laplanche, par Luzy (Nievre) 
(Coleopteres d Europe), presente par M. J. Fallou, au nom de M. Constant. 
Commissaires-rapporteurs : MM. J. Kunckel et G.-A. Poujade. 

Et 3 M. Gustave Le Roi, a Lille (Nord) (Lepidopteres d Europe), pre 
sente par M. Th. Goossens. Commissaires-rapporteurs : MM. E. Berce 
et H. Larligue. 



BULLETIN BIBL10GRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Comptes rendus des seances de la Societe entomologique de Bclgique, 
n 95 (fevrier 187Zi). 

DONCKIER-HUART, p. 5, Lepidopteres beiges. .GROTE, p. 6, 
Synonymies de Lepidopteres americains. ROUGET, p. 7, Note sur 



- 39 - 

la capture du Metcecus paradoxus. DE HAROLD, p. 7, Lettre sur 
la nomenclature entomologique. DE BORRE, p. 9, et DE SELYS- 
LONGCHAMPS, p. 13, Reponse a celte lettre. D r BREYER, p. 14, 
Sur les Coleopleres de"crits par Beck et le travail de M. Kraatz a ce 
sujet. -MELISE, p. 18, Garabiques rares deBelgique. DE BORRB, 
p. 18, Question au sujet d une Faune beige. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academie des Sciences, 
tome LXXVIIf, n 08 2 (en retard) et 4-5 (janvier-fevrier 1874), 

GUERIN-MENEVILLE, p. 138, Note sur le Phylloxera. MINGAUD, 
p. 138, M6me sujet. BAZILLE, p. 268, Experiences sur Peffica- 
cite de la submersion contre le Phylloxera. 

* Feuille des Jeunes Naturalises, t. Ill, n 40 (fevrier 1874). Une pi. 

l^ithogr. 

P. 37, Du cri chez les Insectes. P. 38, Le Sphex spirifex. 
DE MARSEUL, p. 40, Tableau des Cassides de France (suite)* 

Mtmoires de I Academic des sciences, agriculture, arts et belles-lettres 
d Aix, t. X, 1873. Q Seances publiques de 1872 et 1873. Q 

* Societe Linneenne du nord de la France, Bulletins n 08 17-19 (novem- 

bre 1873 a Janvier 1874). O 



OUVKAGES DIVERS. 

* D 1 N. JOLY el D r E. JOLY. fetudes sur le prelendu Crustac6 an sujel 

duquel Latreille a cre"e le genre Prosopistoma. Broch. in-8, une 

pi. noire. (Exlr. des Annales des Sciences nalurclles). 
>, 

* FAUVEL (Albert). Annuaires entomologiques pour 1873 et 1874. Deux 

broch. in-12. 

* ID. Faune Gallo-Rhe"nane, Coleopteres, t. I, 2 cartes et 2 pi. noires ; 

t. Ill (1" partie), 2 pi. noires. Caen, 1868-1873. 



- ZiO - 



Ordre du jour de la stance du 25 fevrier 187/1 : 

Rapport de la Commission speciale chargee par la Societe de lui pre*- 
senter un rapport sur le nombre des membres honoraires qu il lui semble 
utile de nommer immedialernent et sur 1 indicalion de candidals pour les 
places qui seront decides vacantes. 

Rapport de la Commission de publication sur les memoires dont elle 
propose de former le l er numero trimestriel des Annales de 187A. 

Rapports : 1 de MM. 1 abbe Courage et L. Reiche sur M. Tabb6 
Lizambard, de Paris, prescnte par M. de Marseul ; 2 de MM. Jules 
Grouvelle et le docteur Al. Laboulbene sur M. Henry Munier, mtfdecin- 
eleve au Val-de-Grace, presente par M. L. Bedel. 

La Societe aura a prendre des decisions sur ces divers rapports, 



Avis important. 

Le banquet annuel comme moratif de la fondation de la Societe" en 1832 
aura lieu le samedi 28 fevrier 187/t, au Palais-Royal (cafe Corazza). 

La Societe, comptant sur le concours de tons ses membres, lant 
Grangers que provinciaux et re"sidants, leur fait un instant appel afm 
qu un grand nombre d entre eux assistent a cette reunion fraternelle. 

M. L. Reiche (rue du Vingt-Neuf-Juiliet, n 10) a bien voulu, comme 
en 1873, se charger des demarches a faire pour 1 organisation de ce 
banquet. II prie, POUR LA DERNIERE FOIS, ceux de nos collegues qui 
comptent y assister, de lui adresser IMMEDIATEMENT la somme de dix 
francs, prix de la souscription fixee pour chacun des membres. 

Trente-cinq membres ont deja souscrit. 

Paris, 20 fcvricr 1874. 



PARIS. Typog. FEMX MALTESTE <;l C 1 *--, rue des Dcux-Porl(s-St-Saiivour, 22. 



N 22. 



BULLETIN DBS SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par 1U. E. DESHf AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Stance du 5 Fevrier 

Prudence de Mi C.-E. LEPRIEUR. 5 
43 membres presents. 

MM. A. Grouvelle et Le"couflet, de Dieppe, et Ren6 Oberthur, de Rennes, 
assistent a la stance. 

Rcupports. La 8001616" adopte les conclusions d un rapport de sa Com- 
missjjprt de publication reglant ainsi qu il suit la composition du l er nu- 
m^ro dfes Annales pour l anne"e 1874 : 

1 CHEVROLET. Revision des Gebrionites (l re partie), avec planche co- 
lori^e; 

2 CAPIOMONT et LEPRIEUR. Monographic des Larinus (l re partie); 
3 PYOT (Victor). Nouvelle espece de Thinobius, avec figure; 

fi LABOCLBENE. Nymphe de Coleoptere incluse dans la peau pupiforme 
de la la rve, avec planche ; 

5 SIGNORET (Victor). Coccides, 12 C partie : genres Physakermes, Eri- 
cerus, Lccanopsis, Aclerda, Fairmairia et Carteria, avec planche ; 
(1874, 2 e annee.) 4 



42 - 

6 BIGOT (Jacques). Revision du genre Dwpsis et descriptions de nou- 
velles especes de ce groupe ; 

7 BEDEL (Louis). Monographic des Brachyceridcs (commencement de 
ce travail), avec planche ; 

8 DESMAREST (E.) et BEDEL (L.). Bulletin des stances et Bulletin bi- 
bliographique du 1" trimestre 187Zu 

M. E. Simon, rapporteur de la Commission charge e d e"tudier les 
questions relatives a la nomination de membres honoraires, donne lecture 
du rapport qui suit : 

Dans la stance du 11 fe*vrier 1874, la Socie te a enlendu lecture d un 
rapport de sa Commission administrative concluant a 1 opportunite" de 
combler les vides nombrenx qui se sont produits parmi ses membres ho 
noraires. Apres avoir approuve" les conclusions de ce rapport, la Socie te , 
conforme ment a 1 article 8 de son reglement, a e"lu une commission de 
cinq membres pour lui presenter une liste de candidals, apres avoir exa 
mine leurs litres divers a la distinction de membre honoraire, la plus 
haute que la Socie te puisse de cerner. 

Cette Commission, compose e de MM. Berce (president), J. Grouvelle, 
Kunckel, Lefevre, et Simon (rapporteur), s est re"unie une premiere fois, 
le vendredi 13 fe"vrier, pour d61ibe"rer sur les graves questions qui lui 
6 taient soumises ; une seconde reunion a eu lieu le vendredi suivant, 
20 fevrier. 

Aux termes de Particle 7 du reglement, le n ombre des membres hono 
raires peut etre au maximum de 12, dont les deux tiers francais ; or, la 
Socie te a laisse descendre ce nombre a 5, dont 3 membres franc.ais et 
2 Grangers, sans pourvoir a aucun remplacement depuis 1866. 

Le nombre des membres a elire a done tout d abord donne" lieu a une 
discussion dans laquelle plusieurs systemes ont e te successivement exa- 
mine s ; des precedents ont 616 rappeles : en 1866, quatre membres hono 
raires ont 6 te e"lus en presence de sept vacances ; mais les deux seules 
raisons qui, a cette epoque, ont sans doute de termine la 8001616"