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Full text of "Mémoire sur les Cucurbitacées"








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MEMOIRE 
















SUR 






LES CUCURBITACEES 



9 






1 . 





PmiNGIPALEMENT 



( 



SUR LE MELON 



? 



AVEC DES CONSIDERATIONS SCR LA PRODUCTION 

DES HYBRIDES, DES VARI^TES, ETC.; 



PAR M. SAGERET, 

V 

Membra de la Societe royale et centrale <P Agriculture de Paris* 

























I 



A PARIS, 

DE L'IMPRIMERIE DE MADAME HUZARD 

* 

( NEE VALLAT LA CHAPELLE ) , 

Rue de TEperon Saint- Andr6-des- Arts, n°, 7, 

i 



1826. 










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# 



( Extrait des Memoires de la Societe rojale 

V 

centrale d J griculture , annee i8a5. ) 







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Marry Soaaejses. 



















wuvw^vvwvvini^iM^^vvwww^^ 



MEMOIRE 

r 

SUR LES CUCURBITACEES 



? 



PRINCIPALEMENT SUR LE MELON 



? 











i 



AVEC DES CONSIDERATIONS SUR LA PRODUCTION 

DES HYBRIDES , DES VARIETES , ETC. 













I 
















die depuis pi 



avec une 



due, les principales especes 



de la famille des cucurb 



g 



nom 



q 



sente 



aujourd'hui n'est que l'avant-coureur 
d'un Traite plus etendu , que je me propose de 
publier sur cette interessante famille de plan- 
tes , lorsqu une plus longue experience m'aura 
permrs de completer mes observations. Notre 
estimable collegue, M. Duchesne, a deja publie, 
sur les courges proprement dites , un ouvrage 
dont je me suis aide; mais fai etendu mon tra- 
vail sur plusieurs autres plantes dont il n'avait 
point parle, ou qu'on 
alors. 

h 

Le but de mes experiences sur la famille des 
^ucurbitacees etait ; 



ne connaissait 




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(4 

i°. De determiner quelles etaient les especes 

* 

et les varietes, et de les decrire de maniere a ee 
quelles ne fussent plus confonduesj 

2P. De m' assurer si, et jusqu'a quel point, 
ces especes ou varietes pouvaient se meler en- 
semble par la fecondation, soit spontanement, 
soit par le secours de fart, dans le double but 
de m'assurer de leur identity ou de leur specia- 
lite, et d'obtenir ainsi de nouvelles especes ou 
varietes, dues non pas auhasard 



mais 



vant une direction 



pro pre a me procu 



plus certains et plus avantag 



3 



fin d 



vegetation et leur 



fructification , soit naturelles , soit modifiee 



la 



V 



m 



culture 



actuelle etait fondee en principes, et s'il etait 

* 

■ 

possible de la perfectionner sous le rapport de 
leur quality, de leur conservation , de leur pre- 
cocite, et encore plus sous celui de leur accli- 
matation , en profitant a cet egard des especes 
et des moyens deja connus , ainsi que de mes 
nouvelles especes et de procedes nouveaux. 

r 

Le genre des concombres et melons ( cucu~ 
mis) m'ayant fourni les resultats les plus nom- 



breux et les 




interessans , je 



m 



oc 



perai en premier lieu , et avec 




de 



detail 
























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( s ) 

plupart des botanistes ont reu 
generique de cucumis , concomb 






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o 



Le cucumis 



qui 



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melo , qui est notre veritabl 



melon ; 






5° 



Le cucumis flexuosus , dii concombre- 



serpent; 

4°. Le cucumis chate; 
5°. Le cucumis duddim ; 

... 

Et enfin plusieurs autres especes que je n'ai 
point cultivees assez long-temps pour en pou— 

voir parler. 

■ 

Du Concombre proprement dit, Cucumis sa- 

tivus. 



N 



v • 



Le cucumis sativus , notre veritable con- 

combre, dont on fait a Paris une assez grande 
consommation , s'y mange ordinairement cuit 
et avant sa maturite ; on peufc cependant le 
manger cru ou confit en salade : une de ses 
varietes tres-petite s'y mange confite au vinai- 
gre , sous le nom de cornichon ; mais il paraifc 
que dans les pays du midi, notamment en 
Italic, le peuple mange le concombre cru, soit 
parce qu'on y est moins difficile qu'ici, soit 

t 

que le climat lui donne plus de qualite, on 






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(6) 

qu'on y cultive une variete preferabl 
tres. Nous possedons ici plusieurs v 



d 



e 



eoncombres; toutes m 



paru provenir 



ginairement d'une seule et meme espece. 

Les botanistes n'ont probablement pas 
trouve de difference assez Grande entre le 




concombre et le melon, pour les separer 
de 1'autre ; mais les cultivateurs ne s 



y trom 



pent point et meme, sans voir le fir 



c 



guent fort bien 



ncombre, de 



les a utres cucumis, an seul aspect du 



g 



ils 



marquent 



de 




grande analoeie entre 



chate 



is , une tres 

- 

mbre-serpenl 



? 



rai-je 



sous 



le 



nora 




le dudaim : aussi reuni- 

* 

enerique de melons ces 

quatre dernieres plantes, dont, an surplus, 
quoique avee des saveurs inegalement agrea- 

bles, les fruits peuvent se manger crus. 

En outre , la difference tres-marquee du con- 
combre avec les autres plantes du meme 
est appuyee sur plusieurs de mes experiences 

t prouve que le con 



S 



jusqu 



m 



combre 



peut, ni spontanement 



fi 



ciellemeut, recevoir aucune in 




nee 




plante de la meme fam 



s de celles que 
experiences, m 



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nommees 



nombre 



a la 



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7 

verite, m'ont convaincu qu'il n'en pouvaitnon 
plus commuuiquer aucune. 

Du Melon, Cucumis melo. 
























Ions 



norabreuses especes ou varietes de me- 

a cette 

d'appa- 



qiie 



nous avons 



jusqu 



poque ( 1824) 



ete , avec 



rence de raison, divisees en trois races princi- 

■ 

pales (cette division a ete adoptee par MM. Fil- 
morin et Feburier) ; savoir , 

i°. Les melons brod<2s, parrni lesquels est 
noire melon maraicher ; 

2 . Les cantaloups; 

3°. Les melons a ecorce lisse, a grandes grai- 

nes, dits melons d'Orient. 

Ces trois races, probablement assez fortement 
prononcees dans leur origine, ont fourni, cha- 
cune de leur cote, plusieurs varietes, qui se sont 
produites,soitspontanement ou parleseuleffet 
de la culture , ainsi que je m'en suis convaincu 
par plusieurs experiences; soit par le croise- 
ment successif , tant accidentel qu'aide par l'art , 
de ces memes varietes , et le meme effet parait 
avoir eu lieu entre les trois races principals, ainsi 

- 

qu'entre leurs varietes : d'ou il a r&ulte la pro- 
duction d'un nombre infini de varietes etde sous- 
varietes , et par suite une confusion dont il est 






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difficile et 




(8) 

efois impossible de sortir z 
aussi ai-je cru devoir tirer de la cette conclu- 
sion ? que ces trois races pouvaient originaire- 
ment provenir d'une seule et me me espece 






primitive. 

Cependant, malgre la facilite avec laquelle 
ces degenerations, soit spontanees, soit dues a 

■ 

1'effet des croisemens , se sont operees en ge- 
neral, j'ai pu remarquer que dans certains in- 
dividus il y avait plus de tendance a se conser- 
ver francs ; mais cette tendance n'etant point 

absolue, je ne crois pas qu'on en puisse rien 
arguer eontre radmission de Fexistence d'une 
espece primitive seule- La cause de cette ten- 
dance pourrait etre attribuee a une circonstance 

particuiiere. En effet quoique , clans les melons, 
les fleurs males et les fleurs femelles soient se^- 

parees les unes des autres sur le meme pied, il 
arrive assez souvent, et je Fai observe sur plu- 
sieurs individus, que des fleurs femelles sont 

pourvues d'6tamines plus ou moins parfaites, 
et, dans ce cas, ces individus , dont la fleur a la 
faculte de se feconder elle-meme , doivent n6- 
cessairement se conserver francs plus aisement 

que les autres. Cette observation devra etre 
prise en grande consideration par les cultiva*- 
teurs. 



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(9) 

De plus, les caracteres distinclifs assignes 
chacune de ces trois races ne leur sotit pa 

1'ils ne puissent ou dis- 
paraitre, ou leur devenir communs dans cer- 
tains easy et raerae sans croisement : ainst 
la broderie, propre a la premiere race , peut y 



herens, q 



i 



sans 



oisement , s'etendre aux 



ps 



d 



quoique assez difficilement , mais beaucoup 
plus communement et plus aisement a h troi- 
sieme race des melons dits a peau lisse. 3'ai vu 

r 

nombre de ces derniers tres-brodes sans autre 
alteration seusible y et cela m'a fait naitre 1'idee 

que la broderie pou vait etre un effet de 1 in 






temp 



notre climat et de'ses variations 



subites, et que si les cantaloups en etaie 
difficilement affectes, cetait par la raise 

■ 

to 

4 

qu'ils avaient la peau plus epaisse que 



d 



pourrait 



que p 



la 



broderie g 



5 



toutes les races que 



nous cultivons. Pour appuyer cette opinion 



j'ajouterai que 



brod 



d 



d 



plusieurs cucurbitacees, meme sur les g 
ions, mais beaucoup plus sensiblementsi 
potirons , qui ont la peau plus tendre : o 

to 

ra, ce me semble, alors regarder la brocl 



*ie non comrae un 



signe d 



mais 



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bien pi u lot comme un effet el une marque d'ac- 
climatation. 

Ces observations m'ont ete fournies par la 
culture , pendant cinq ans , et par la reunion de 
plus de mille individus appartenans a plus de 
cinquantesortes de melons destrois races, origi- 
naires de plusieurs pays, touted assez bien carac- 
terisees, auxquelles j'avais joint un assez bon 
nombre de ieurs varietes , et un beaucoup plus 
plus grand nombre de leurs sous- varietes , soit 
deja connues, soit nees chez moi par la suite 

des croisemens. 

A ces premieres observations, |en vais join- 

dre quelques aulres , en prevenant neanmoins 

qti'on ne devra pas leur donner plus d'iinportance 

qu'elles ne nieritent, non pas parce qu'elles 
n'auraient pas ete faites avec soin , mais parce 

qu'elles doivent etre regardees seulemen t comme 
un expose des choses dans Fetat actuel, pi u tot 

- 

que comme une loi pour Favenir, avenir qui 

sans doute pourra de plus en plus modifier ou 
meme changer ce qui exisle aujourd'hui. 
3'ai done observe que la forme des graines de 



melon est en general plus allongee dans la troi- 



sieme race que dans les deux premieres, qu'elles 
y sont aussi plus volumineuses ; que la forme en 



est aussi plus allongee dans les especes longues 



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et plus courtedans les cantaloups. La couleur 
des graines varie du jaune orange au jaune, au 
jaune pale, et ne va presque jamais au blanc 
tres-pur; la couleur pale est plus particuliere- 
ment propre aux melons de la troisieme race; 

mais, dans les trois races, la couleur des graines 
iaiblit a mesure que celle de la chair approclie 
du blanc. 

Quant a la couleur de la chair, bien que le 



jaune orange, le jaune, le blanc, le blanc ver- 



;. 



- 

datre et le vert pussent se trouver dans les 

melons des trois races, cependant il m'a paru 

que le blanc et le vert etaient les plus domi- 
nans dans la troisieme race , dite melons d'O- 
rient; il m'a paru que, dans chacuoe des trois 

races, les fruits achairverte, ou blancs verda- 

tres, etaient sinon les plussavoureux,dumoins 

ceux dont la chair etait plus fine, plus delicate , 

plus fondante en murissant, et qu'a quelques 
exceptions pres, ils etaient beaucoup plus par- 
fumes que les autres ; les fruits blancs se rap- 
prochent beaucoup des verts, mais seulement 
sous quelques rapports. En definitive , voici le 
resultat de mes remarques sur les saveurs des 



d 



Premiere race 
i fruits les plu: 






elorts hrodes , four 



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Deuxieme 



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loups four 



fruits les plus fermes et les pi 



qui convient le plus generaiement 



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Troisieme r 



■ 

melons d Orient* four 



plus fins, les plus delicats , les pi 



fondans, quelquefois 



sou- 



fumes et meme musques : ces d 



Je 






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crois de plus (et ceci sera encore p 



les trois races tin 



) 



marque que les individus qui , dans ch 
trois races, se rapprochent de ceux d' 



P 



les 



pparen 



I 

de la couleur de la 



chair, s'en rapprochent aussi jusqu 'a uncertain 

point par la saveur et leurs qualites. Cette obser- 
vation est frappante sur les fruits a chair verte, 

que j'ai trouves toujours plus fins et plus deli- 



cats qu 



Cette couleur verte d 



chair m'a paru etre , dans chacune des trois 
races egalement, le complement de la perfection ; 



je crois que 



d 



re marque p 



s'appliquer a plusieurs autres cucurbitacees. 

Dans le grand nombre de melons que j'ai cu] 
tives, quoique j'aie bien apergu quelques diffe 
rences relativement aleur mode de vegetation e 

de fructification , elles m'ont paru trop legere 














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■ 3) 



dentite d 



especes, ces differences pouvant b 



chaneement de climat 



b 



qu'elles m'ont offert de plus essentiel. 
Dans les melons, ainsi que dans plusie 
tres cucurbitacees, les fleiirsnaissentquelq 



t 



fois solitaires a laisselle des bour 



q 



quefois en bouquets sur des brindilles ; les pr( 
mieres nees de ces fleurs sont males et en tres- 
grandequanlite. Dans quelques varietes naines 
et perfection nees par la culture, il parait que, 
des ces premiers temps , il pent se manifester 

quelques fleurs femelles; neanmoins cela est 
assez rare : mais ce qui est remarquable , c'est 

que dans toutes les especes, au fur et a mesure 

que le nombre des ramifications s'angmente 



en s'^loignant de la tige principale ( peut-etre 



meme a mesure et d'autant plus que ces rami- 
fi/cationss'ailongent), le nombre dexS fleurs males 



diminue et celui des fleurs femelles augmente 




au detriment des males , tellement que je suis 
porte a croire qua la quatrieme, cinquieme ou 
sixieme ramification ou bifurcation , le tout en 
raison inverse de la vigueur des plantes, il ne 

* 

paraitrait plus que des fleurs femelles. Le pin- 
cement des tiges, autrefois si commun , si multi- 
plie dans la taille du melon, avait-ilele imagine 



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d'apres une observation pareille a la mienne 
Pourquoi aujourd'hui est-il plus modere?On 
avait bien du des-lors s'apercevoir que quoiqu'il 
pariit favoriser le developpement des fleurs fe- 
melles, d'autre part il arretait le cours de la seve 
et ralentissait la vegetation. A-t-on 



perfe 



• 

point de pouvoir s'en passer 



moms 



partie, ou b 



d 



va- 



rices plus preeoces, plus portees a donner des 

fleurs femelles, et qui permettent de ne pincer 
qu'avec moderation? Cette derniere opinion me 
parait devoir etre meditee ; le pincement et la 
taille, pratiques depuis long -temps sur le 
melon , et la culture hative a laquelle on a tou- 

jours terid.UjOnt pu a la longue, et toujours de 

plus en plus, influer sur la succession de plu- 
sieurs generations, et il est possible que Tin* 

fluence de tous ces precedes de culture se soit 
moins fait sentir sur les individus qui y ont ete 
soumis , que sur la posterite de ces merries in* 






divid 



pas eneffet que le pincement, ou 
de de taille pratiq 



tal ( sur-tout lorsqu'il est question d'un veg 



annuel, cai 



gissait d'un arbre a fr 



serait une autre question), puisse creer de,i 
fleurs la ou il ne devait point y en avoir , et des 































*m 




















V 









i5 



c 



fleurs femelles la ou il devait v en avoir de nia- 

■ 

les : je ne crois pas que telle soit notre puis- 
sauce; mais si ces operations favorisent et La- 
tent le developpeitient avant Fepoque ordinaire 
des parties qui doivent produire et produisent 
sm ernes fleurs, l'effet desire a lieu, quelle qu'en 
soit la cause, et pour le simple cultivateur cela 
suffit ; mais cela ne doit pas nous empecher de 
porter nos vues plus loin, de remonter a cette 
cause, et d'en suivre toutes les consequences 
possibles : aussi est-ce mon intention de donner 
suite a ces recherches. Qui sail si ce raoyen de 

pincement et de ramifications forcees et multi- 
plies, applique a des plan tes qui, dans notre cli- 

mat, n'ont jamais donneque des fleurs males, ne 

pourraitpas un jour leur faire produire des fleurs 
femelles et par consequent des fruits ? Quelques 

tiouvelles experiences, je puis Fannoncer, cora- 



h 



en 



82 5 



d'esp 



rifieraient. J'ai de plus essaye , par le moyen de 
boutures prises sur certain es parties de laplante 
du melon , de fixer la propriete que ces parties 
m'ont paru avoir de fructifier plus abondam 
ment et plus surement: la suite m'apprendra si 
je me suis trompe. 

J'ajouterai qu'unepartiedesidees que je viens 









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>*•; Jw »J# ■ % I I % f '■■.:, 







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16 ) 

d emettre serai t. applicable a la uiise a fr 
jeunesarbresvenusdepepin , qui est si le 

■ 

reviendraiailleursavec plus de details sure 



i ces considerations^ qui sont autant 
que de pratique, etqui ne presenlent 



qu 



edesavanta 




quoique 



possibles et meme probables, il etait nature! 
de joindre des observations qui en offrissent de 
plus immediats ; e'est ce que j'ai cherclie a faire 
en tirant parti de ma nombreuse collection, pour 
noterles especes de melons les plus profitables, 



ainsi que je vais le dire. 
Une partie cle mes especes 

V 

couche ; presque toutes , et < 



beaucoup pi 



grande quantite , ont ete cultivees en pi 



dans mon jard 



position 



especes de pleine terre, avec un mode d 



duite extremement simplifi 



et 



place, ont donne^dansles anneespe 



favorables, des fruits murs dan 




fin de septembre , et dans les bonnes 
ns le courant et a la fin d'aout , et p 

r 

1 septembre : toutes pourraient done, 
leur. se mltivpr ainsi dans une anne 



ord 



dans notre climat ; mais ce n'est pas 
a donner , ni un exemple a suivre : il 







S 

































(' 



J 



preferable cle s'en tenir a eellesqiiilaissentplus 

d'espoir de succes- 

Dans la premiere race , melons brodes , c'est 

le melon maraiclieT qui a la reputation de reus- 
sir le mieux en pleine terre; mais je lui prefere 
de beaucoup, sous ce rapport, ainsi que sous ce- 
lui de la qualite, un petit sucrin a chair blanche 
ou d'un blanc verdatre: ce melon , que jedois 
a M. Vilmorin , est excellent ; il est , a la verite , 
petit ct tardif ; mais on pent obtenir ses derniers 
produits en octobre. Si la saison est alors trop 
mauvaise, on pent 

grenier ; il pent s'y i 



I 






murir. bi I c 
Yen couviir 



e ^uetllir et le mettre au 

onserver assez bien et y 
des cloches, on pourrait 



et le 




laisser snr pied jusqu c 
y conserve encore mieux. Il de 



6 



chair roug 



fort ton. 



Bans la race des 



taloup 



petit 



P 



des Carmes qui m 



mais je prefer e a tons un m 



troisieme race, dit melon-mascade , venant des 
fetats-Unis , dont la graine m'a ete" donnee par 
M. Vilmorin. Pareille 




donnee, il y a cinq ans \ par M. le cotnte Fran 



de ISeufchdl 



■? 



^nomination de 



'2 






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4 





















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■ ; ; * • 









p 









I 



I 












.8) 

me/<9/2 rustique du Maine, ou il parait qu'on 1 
cultivait des-lors en pleine terre. 

Ce melon-muscade est oblong ou rond , p e 
tit, a peaulisse originairement, d'un vert brun 
jaunissant un peu a sa maturite, extrememen 
musque ou plutot a odeur de muscade , a chaii 
verdatre, fondante, sucree, excellente. 11 a 1, 
defaut d'etre petit ; mais en recompense, il nou( 

ae aisement et abondammcnt, et muri 



prom 



mieu 



qu 



l 






franc; cependant, en 

1 * -» ^ _ 



definitive, il n'est pas a l'abri dela deg 
soit spontanee, soit causee par la fecond 



/ 



3 ; il m'a fourn 
des varietes p 



grosseu 



d 



pant 






Un melon donne par M. Thouin, sous le nom 
de Caroline a chair verte, avait avec le precedent 
beaucoup d'analogie; mais il etait beaucoup plus 
gros. (En i8,5, M. Base m'a fait voir, au Jardin 
du Roi, ce meme melon ; j'y ai a ussi retrouve l'es- 
pece francbe , qui est veritablement la meme 
que le melon-muscade. ) 

En sonant le melon-muscade a diverses epo- 
ques, soit sur couche, soit en pleine terre, on 
peut en hater et en prolonger la jouissance- 











w 



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J 











19) 






I 



quatre 



lui dont ie recommande le plus la c 
pleine terre. 3e le cultive ainsi, dep 
ans, assez franc, mais ayant pris de 
broderie sans avoir rien perdu de ses qnalit 
re nest done, dans ce eas, qu'une simple 
riante, et, suivant moi, une preuve d'acclin 



tation . 






II est bon de savoir de plus que, lorsque la 

1 

saison ne permet pas aux melons d'acquerir 
leur maturite, on pent les manger cuits et ac- 
commodes comme les concombres ; ils offrent , 

... 

en cet etat , im mets tres-delicat , et qui est de 

beaucoup preferable a ces derniers, ainsi que M^ 

L 

Vilmorin et moi 1'avons eprouv& La gastrono- 

mie pourra profiter de cet avis. 

1 

II est probable qu'on devra , par la suite , 

ajouter a cette liste, sur-tout dans mes melons 
de nouvelle fabrique; mais ce nest pas encore 
le temps d'en parler. 

Tous les melons, sans distinction d'espece 011 
de race , m'ont para pouvoir se meler, par la 
fecondation , avec le melon-serpent , le melon 
chate, etc. J'en parlerai plus bas, a Fartiele de 
chacun de ces derniers. 


















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a 



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20 ) 



Des melons d'hiver, et du melon de Perse. 

























II est possible, dans chacune des trois races 
de melons, -de trouver des individus qui se con- 
served plus aisement que les autres: c'est ce 



..*- 



que 3 ai remarque jusqu a un certain point 
dans le petit sucrin a chair blanc verdatre dont 
j'ai deja parle; mais c'est dans la troisieme 



race 



r 



qu'on tronve en grand nombre ceux qui jouis- 
sent de cette faculte a un degre eminent. II pa- 
rait que ces melons viennent originairement 
d'Orient, et qu'ils se sont multiplies dans le 
midi de l'Europe, qui nous les fournit actuel- 
lement. On les connait a Paris; mais ils ysont 

peu repandus. Les jardiniers se sont generale- 
ment plus attaches auxprimeursqu'aux produc- 
tions tardives. Cet objet a cependant aussi son 
importance, et je ne le negligerai pas. Jusqu a 
present, on a eprouve des difficultes a conser- 
ver francs ces melons d'hiver, soit qu'on ne les 
ait point assezsoigneusement separesdes autres 
especes , soit que le climat et la culture aient 
cause leur degeneration. Je pense que le pre- 
mier soin serait de les isoler completement , et 
ensuite de les cultiver tardivement, afin que 






les ehaleurs de l'ete 



ne hatassent point leur 
























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( ai 



maturity complete, d 



pas trop 



par un temp 



> pluies d 
Par mi c< 



melons d'hiver comp 



d 






# 

troisieme race, dite de l'Orieiit, j'ai distingue un 



g 



dit de Perse , dont M. Vilmorin 
ie de M. Sabine, secretaire de 



d'horticulture de I.ondres ; il 1'avait , d 
part , recu egalement d'Odessa. 



petit, mais 



i' 



est a 
plus 



fond vert pale, raye, et mouchete 

fonce, presque noir et de forme longue : il p 

rait muni d'une coque assez dure, qui ajou 

probablement a la faculte qu il a de se conse 



m 



i 



verte,sucree,fondante-et tres-parfumee. On peut 

remarquer en luideux epoquesde matunte tres- 
distinctes, 1'une incomplete , l'autre complete. La 
premiere s'annonce par la teinte jaunatre que 
prend son ecorce, qui reste toujours fort dure. 



danscet etat, aucuneesp 



de par- 



fum; laplantequile porte peut 

dre, oubien 

ou elle porterait encore que 







fruits moins 



Ilfautdonc cueillir le fruit lorsqu 
nit, et le mettre a l'abri, de peur que le so 

le fl&risse, ou que les pluies ne le ramoll 



*&*■ 



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22 



mois (en 18 



* 

bien sain pendant plus de den 



fruit qui est encore fort sain aujourd'hui i5 no - 
vembre). Sa complete maturites'annonee par une 
uleur jaune plus foncee, par le ramollissement 
son ecorce, et par un parfum tres-prononce 
qu'il exhale alors. J'espere que dorenavant, en 



d 



le 



tard 



de maniere a faire 






der sa premiere maturite avec les cha 



leurs et la secheress 



\ 






qu 



m 



ordinaire 



precautions, on pourra prolon 

qua J a fin de l'hiver. 



melon de Perse que dep 



deux ans, et je n'ai encore pu lui don 



tentiou qu'il nierite 



pi 



pports, 



Fonde suv quelques analogies de vegetation ., 
de fructification ., de forme et de couleur, qui lui 

sont communes avec le chate , j'avais pe'nse d'a- 
bord qu'il pouvait etre une variete de ce der- 
nier, perfectionnee par la culture. J'etais d'au- 
tant plus fonde a le croire, que les fruits du 
chate sont tres-amers dans leur jeunesse et que 
ceux du melon de Perse manifested aussi, a 

ieme epoque, une legere amertume, que 
je n- ai point remarquee dans nos veritables me- 
Ions. Jai depuis, par diverses raisons , abai 



r • 



';*, 



i 


























■ 



• 



I 



• 



1'J 



donne cette opinion, et il me parait plus pro-^ 
bable que le melon de Perse est une veritable 
espece botanique ; il n'en serait alors que plu 
interessant pour l'horticulture, pouvant deve- 
nir la souche d'une race de melons toute nou- 
velle et absolument differente des autres , tant 
pour sa bonne qualite que par la propriete qu il 
a de se conserver fort long-temps. En le croisant 
de preference avec nos meilleurs melons d'hi- 

ver, il pourrait en augmenter le merite. Quoi- 
que ce melon paraisse pouvoir se conserver 
franc, j'en ai cependant eu des varices qui se 
sont trouvees assez 



■ 






bonnes ; quelq 
de la faculte de 






ver. J'ignore d'ailleurs si l'origine de ces va- 

rietes est spontanee ou due au croisement. Je 

me propose de suivre particulierement 



doit p 



melon de Perse; son petit volum 

etre regarde comme un 
cest un de ceux auxqu< 




rand in con- 



remedie assez facilem 



8^5, MM. Bosc et Vilmorin 

■ 

m'ont communique des graines de 



plusieurs melons etrangers tout-a-fa 
et qui paraissent tous differens d< 
me propose (Ten suivre la culture, 



t 




























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( a* ) 

melon- serpent , Cucumis flexuosus, <?/■<&> 



we/o 






n^-trompe 



Le melon-serpent, nomme jusqnici tres-im 



proprement 



bre-serpent , puisq 



1 



commun avec ie concombre que sa forme 

longue, que 



nairement 



raeme ponrrait exclure toute idee de 
bl'ance, est d'ailleurs tres-rapproche de i 



m 



fer 



par I apparenee de la plante , et raeme 

avetir du fruit, qui, quoique beaucoup 



" 



m 



du 



moins dans plusieurs de ses varietes. Ces a__ 

logics, ainsi que la facilite avec laquelle iiparait 
s'allier, par la fecondation , avec notre melon , 
tandis qui! parait refuser celle du concombre 
commun-, qui hn-meme n'accepte pas la sienne, 

in'ont fait doutersi je devais le regarder comme 
une espece particnliere, on s'it ne devait etre 
considere que comme une variete de.notre me- 
lon et raeme comme son type primitif. II faut 
convenir neanmoins quecette derniere opinion 
aurait beaucoup de peine a prevaloir, en egard 



d i n a ir e . 



pen delicate et a sa long 



/ 



r 



L anglais Miller dit 



avoir cultive' ee fruit 



pendant long-temps et 1'avoir conserve franc ; 
mats, dans n os jardins, il a beaucoup de peine 












• 






I 



















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I i * 















23 ) 






v 



a sec 



)nserver tel ( il y prend souvent la forme 

d'une bouteille), soit qti'il ait de la tendance a 
se rapprocher de sa souche primitive, dont on 
pourrait, dans ce cas, penser que le fruit etait 
moins long, soit qu il degenere spontanement 
par son alliance avee nos melons, et je penche- 
rais pour ce dernier cas. II est a remarquer que 
son fruit conti en t des graines assez differentes 
les unes des autres, soit plus ou moins longues, 

soit plus ou moins irregulieres et contractees 

et ce qu'il y a de plus singulier., cest que ce sonfc 

les plus irregulieres que M. Filmorin choisit 
de preferer___ r 

eette observation meriterait d'etre approfondie. 

■ 

Ce melon, comme je Fai dit plus baut, parait 

se meler spontanement avee nos melons , et il se 
mele aussi avee le chate par le secours de Fart. 

Au surplus, il est difficile de se faire sur ces di- 

* 

vers points une opinion positive, puisqu'il re- 
suite de tout ce que je viens de dire sur le me- 
lon-serpent, que nous nesommesreellement pas 
bien stirs d'avoir Fespece franche. Cette plante 
est assez v 
morin la cul 



o, 



igoureuse, et je crois que M. Vil 
tive habituellement en pleine terre. 

M. Vilmorin me remit, il y a quatre ans , la 
graine d'un melon qui lui avait ete envoye 
d'Antibes par M. Gazan, sous le nom de melon- 



i 



* 



: 



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: 


















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' 






(66) 



trompe , probabl 



cause de 



for 



meme 



qui probable 



l'avait apporte d 



Les premiers produits que j'ai obtenus d 

d'assez mediocre quali 



g 



quoique 



naient cependant plus de notre melon que d 
melon serpent; mais on peut croire que M. G< 
zan l'avait cultive pres de melons ordinaires. I 
le melon-serpent est reellement une espece dij 



obabl 



tincte , ainsi qu'il est tres-p 

trompe pourrait en etre ou tine variete, ou u 

hybrideobtenu par son melange avec nos nu 
Ions. M. Vilrnorin partage a-peu-pres mon op 



i? 



pent et du melon-tromp 



gine d 



trompe cultive pa 



mi 



de melons-serpens et meme de chaies , en a recu 
une influence tres-marquee et tres-variee. En 
raison de la nature de cette influence, a laquelle 



fi 



divers prod 



& 



de l'un ou de 1'autre de ses ascendans, et m'a 
fourni une quantitetres considerable de varietes 
de forme, de couleur et de saveur; j'en ai, entre 
autres, obtenu untres-beau fruit de deux pieds 
de longueur; un autre etait brode et ressem- 















I j 














I 




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; 



a 7 ) 



bl 



fa 



pa 



ma is 



tres-remarquable en lui , c'est qu'une partie de 
ses graines etait iaunatre, comme le sont ordi- 
nairementcellesdu melon-maraicher, et l'autre 
partie absolument blanche comme celles du me- 
Ion-serpent etdu melon-trompe. (Je reviendrai 
ailleurs sur ce fait.) 

Une autre particularity , que je n'ai pu m'ex- 
pliquer alors d'une maniere satisfaisante , s'est 
encore presentee: quelques fruits se sont trou- 
ves sales d'une saveur voisine de celle du nitre; 

d'autres se sont trouves acides : cet acide te- 
nait unpen de la nature de celui du citron, et 



. 






\ ■ 






n etait point d 




qu II 



pagne d 



La saveuF 




m 



remarquee dans aucun melon, meme avant 1 
maturite;maiselleestparticuliere au chate: 

1 

rait-ce a l'influence de celui-ci que serait dt 

developpement de cette saveur dans les melo 
trompes, qui se trouvaientreunis avec desin 

* 

vidus de cette espece ? D'ailleursilpourrait e 
interessant de se procurer une race de mel( 

* 

acides, etenl'assoeianta d'autres fruits musq 
et parfumes , cette race , comme rafraichissai 
sur-tout dans les climats chauds y aurait b 

certainement son merite. 







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V. 















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( 28 ) 

J'ai aussi obtenu du melon-trompe quelques 
fruits absolument semblables a nos cantaloups 
et d'aussi bonne qualite ; je m'attache a suivre 
la culture desmeilleurs. Toutes ces especes nou- 
velles, qu'on peut regarder comme de verita- 
bles hybrides, ont, comme les mulets dans le 



gne animal, plus de vigueur que 



dans, et d'un autre cote cependant elles se met- 
tent a fruit tres-aisement. Je ferai observer, a 
cet <§gard, qu'il ne faut pas confondre la faculte" 
dedonner du fruit avec celle de donnerdes grai- 
nes : ces deux circonstances ont souvent lieu 

independamment Tune de 1'autre, ainsi que je 

•ai voir ailleurs. Je me contenterai pourle 
ent de remarquer que beaucoup d'hybrides 



fe 



airemen 



que leursgrai- 

\ ; cela a aau* 



tant plus lieu en general, que leurs ascendan 
ont entre eux plus d'analogie. 



s 






Du melon chate, Cuciimis chatee. 












Le cbate, qui nous est venud'Egypte, oil Ton 
dit qu'il jouit d'une certaine reputation, n'est, 
dans notre climat, qu'un fruit petit et de qualite 
mediocre. II parait que jusqu'ici il n'avait fourni 
que de simples variantes, plutot que de verita- 
bles varietes ; cependant, comme je le cultive de- 



































- 

( a 9 ) 

■ 

puis quatre ans, j'ai cru m'apercevoir de qu 



ques 



affe 



rd 



forme oblongue et quelquefois piriforme 
et sans broderie. Plusieurs fruits maintenant ne 
pre'sententplusles memes caraeteres. Sasaveur, 
dans sa jeunesse, offre beaucoup d'amertume; 
mais elle disparait par la maturite parfaite , et 
elle est alors sucree et acide en meme temps. 



beaucoup d'analog 



notre 



melon ; cependant il est generalement regarde 

comme espece botanique, et je crois cette opi- 
nion fondee. 

II est susceptible de s'allier par la fecondation 
avec nos melons, avec les melons-serpens et 






trompes , et peut-etre avec le m'elon-dudaim; 

mais il ne m'a pas paru pouvoir s'allier avec le 
concombre commun. Ces alliances peuvent-elles 

avoir lieu spontanement ? C'est ce que je n'ai 

tr ines experiences; mais je 



point confirme p 



fi 



■ 



i a 



j'ai obtenu par ce raoyen des produits assez i 
marquables. Quelques fruits ont acquis jusqi 
cinq et six livres de poids ; son alliance avec le 
melons-serpens et trompes m'a donne des fruit! 
tres-longs, assez volumineux, mais d'une qua 
lite mediocre, de saveur.en meme temps acid< 



quelquefois meme 



comme 



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t 3o ) 



lai deja annonce plush 

i 

geables. D'autres se son 



bons fr 



D'autres se sont trouves tres-mauvais. 

ec notre melon, il m'a produit quelques 

lits compatibles a lui. 

Encetteannee i8a5, un second croisement 

opere avee les melons m'a produit de tres-bons 

fruits a chair verte, quelques-uns encore un peu 

acides, mais d'un acide agreable, et quelques 



mps abso 

* 

pparence 



sem blab les 

i 

■ 

qualites. Q 



par 1; 

meme se sont trouves d'un gout tres-fin et tres 

remarquable. 

■ 

Le chate + dans son etat naturel, fructifie plu; 
aisement et plus abondamment que noire me 

Ion ; ses produits hybrides conservent cet avan 
tage, et les plantes elles-memes prennent plu 



de 



dependamment des especes nouvelles que 



croisement, le chat 



j'ai obtenues par le | 

paru , cette annee et pour la premiere fo 



ma 



belles sous plusieurs rap 



po 



par lui-meme 



bl 



( 



perfectionnement : peut-etre , d 



pays ou il est cultive anciennement , pre 



sente-t-il des varietes bien preferables a ce 
que nous possedons. M. Bosc croit qu'il est ( 
tive en Perse avec sucees , et Ton a vu p 

* 

haut que le melon de Perse pourrait, a quel q 



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1 




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WM >"»«- 1 



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egards, en etreregarde comme une variete tres- 
perfectionnee, quoique ce ne soit pas mon avis. 
D'apres toutes ces considerations , je pense que 



d 



hate merite d'etre cultive, et je me prop 

encore quelq 



dificat 



annees. 



Du melon- dudaim , Cucumis-dudairn. 






dudaim , tel qu'il nous a ete apporte 



d'Egypte, est 
de la couleur 



petit fruit rond, de la for 



ge 



cha 



m 



M. Vilmorin 



en a 



obtenu 



ques varietes ou variantes 




grosses. M. Bosc ro'eu a aussi fait voir de rayees 
de vert. Le dudaim a beaucoup d'analogie avec 



■ 



melon, ainsi qu'avec le chat 



differ r _ 

Jai commence sur iui 

i 
J 

dont j'attends les results 
En 1825, i'ai obtenu 



pi 



exp 



du dudaim, par son 
croisementavec d'autres melons, quelques fruits 
qui me paraissent des hybrides bien reels, 
dont je parlerai par la suite. 

J'ai en oujre commence quelques experiences 

sur l e cucumis angaria, sur le luffa, sur la pa- 
pangage, etc. J'ai obtenu plusieurs fruits tres- 












\ 



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S 



























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i,1 . - ^ . . 







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(3 



2 







i>eaux de la benincasa cerifera (1), quia beau- 
coup d'analogie avec le concombre; ces fruits 
-peuvent s'accommoder et se manger comme le 

concombre. 









Considerations sur la production des Hy brides f 

des variantes, des varietes , etc. 

M'occupant depuis plus de quinze ans d'ex- 
periences sur les fecondations naturelles et ar- 
tificielles des vegetaux, j'ai ramasse un assez 

bon nombre de mat^riaux. J'ignore si j'aurai 

la possibility de les mettre en ordre et de pu- 

blier un traite complet sur ce sujet : c est ce qui 
me determine aujourd'hui a en extraire parti- 
culierement ce qui peut avoir rapport a 1'objet 

que je traite ici. 

Plusieurs agronomes anglais paraissent s'etre 

occupes des hybrides, entre autres M. Knight, 
president de la Societe d'Horticulture de Lon- 

dres , et M. JF. Hierberl. Mais je 

d'eux que des notes inserees dans les Annates 



ne connais 



de V J griculture fr 



M. 
pe. J 



en 



quelques annees auparavant , plusieurs notices 
de Rcelreuther, inserees et eparses dans les Me- 

* 

(1) Cette espece, dont 1'ecorce se recouvre d'une sorte 
de cire , a ete 1'objet d'un travail botankfue de M. De- 
lille } professeur a Montpeliiex\ 




























% 







* 



w ^ 












If 




























• (53) 

m. 

moires de VAcadetnie royalede Petersbourg , qui 
sont a Ja Bibliotheque de 1'Institut. Ces diverses 
notices de Koelreuther, ecrites en latin, merite- 



bien d'etre trad 



? 



fai 



travail que je m etais propose , mais que 
blesse de ma vue m'empeche de faire aujour 
d'hui, quoique j'en aie bien le temps. 

La plupart de mes experiences ont ete faitei 
avant la lecture des ouvrages de Koelreuther 
mais le hasard nous avait fait noi 
quelquefois sur le meme objet, et j 



#*" 



de 



voir que nous 



accord 



nom 



breuses experiences ont ete faites par lui avec 
des resultats heureux sur les digitales, les ta- 
bacs , les nial vacees , les lins, les lychnis, les eu~ 

cubalus 9 les ceillets et les lycium , etc. ;■ mais ii 

parait que les nombreux hybrides obtenus par 

ui se sont perdus , qu'il n'en 



1 



est 



que 



descriptions ; cependant a defaut 



m 



peuvent nous dormer la mesure de ce qui est 

possible et de ce qui ne Test pas. Ayant, par 
suite, repete plusieurs de ses experiences, j'ai 



de me convaincre de plus en pi 






de et d 



d 






merite 



ce qui 



confiance : au sur pi 
n'ai rien emprun.te 



3 









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sonne, et j'ai 



4) 



par moi 



tout ce que 



clecomp 



positi 



de tabacs hybrides , qu'il a poussees 



■ 

au dernier 



§ 



et 



qu 



'il m 



par 



inutile 



de suivre de nouveau avec lui, pour ne 

* 

perdre de temps , puisqu'il avait fait a cet eg; 
tout ce qu'il etait possible de faire 7 et que 



pas 






pas douteuse pour moi 
> les plantes hybrides , 









d 



m 



communem 




g 



q 



autres aussi g 







iscendans; mais si quelques- 

comme les mulets, plusieurs 
lent et fructifient abondam- 
ment, et cette sterilite etcette fecondite peuvent 

* 

egalement se remarquer dans des individus pa- 

reils, c'est-a-dire provenant des memes as- 
cendans. C'est aussi ce que j'ai vu , et , suivant 

moi, la proportion des hybrides feconds est infi- 

Je ne me rappelle point 



niment plus grande 




remarque, comme moi, que la faculte de 
t pouvait tenir au plus o.u au moins d'a- 



& 



des plantes hybrides, quoiqu 



cet 



egard 3 
exceptions 



comme 



tout autre point, d 



; ni s'il avait enrouve l'extreme fa- 
cilite avec laquelle elles se multiplient de mar- 
cottes , de drageons , de boutures , etc. , prises 
indistinctement sur toutes leurs parties , ainsi 
que l'extreme propension que plusieurs d'entre 



* 



ii* 


















1 
















% 



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MM 



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■ 







(55) 






d'annuelles qt 



les voyons ordinairement, et a pous 
centre leur habitude, des especes 
pour se multiplier. J'ai 






eu un tres-beau (abac 
foybride, nicotiana tabaco -undulata , dont on 
ne pouvait cultiver unepoteenullepartqu'iln'y 
en repoussat l'annee suivante, dont la moindre 
portion de plante, quelque part quelle nit torn- 
bee, prenait infailliblement racine; je 1'ai conser 

ve pendant plusieurs annees en pleine terre a 
1'abri d'un mur,et je ne l'ai perdu que dans l'hi- 
ver de 1819a 1820, dans lequel le thermometre 

a descendu chez moi a douze degres au-des- 
sous de zero , froici: auquel n'ont point resiste 

mes choux-navets et mes rutabagas. 

J'ai perdu beaucoup d'hybrides que javais 
faits; mais je possede encore actuellement une 

tres-grande quantite d'arbres et arbustes hybri* 
des, tels que rosiers , pommiers, amandiers 

s-pechers, parmi lesquels ceux qu 
ge fructifient pour la plupart et gre 

m w 

z aisement. lis out d'ailleurs le secour: 



et 



am 



L 



greffe, comme moyen assure de 



de multipl 



i 



faut 



con ven ir 






que la plupart des graines hybrides sout un pen 



lentes a lever q 



*ve 



en outre des 



g 



dive 



especes de 



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3, 



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(36) 









choux-navels, et de colzas artificiels. Ces tier- 

■ 

ruers, cuitives les uns pres desautres, m'ont 



pie frappant de la fac 



avec 



quelle les hybrides , une fois introduits dans 
ne famille , peuvent s'y allier dans toutes sortes 
2 proportions, degenerer ainsi eux-memes , 
faire degenerer leurs voisins d'espece franche 
i non, de la merae famille bien entendu: ce 






mite par suite une confusion im 

remarque cette merae tendance 



meler sur nos m 



preVentent une vegetation vigoureuse, fructiHen 
plus aisementque nos melons ordinaires,etpro 



d 



des 



S 



breuses et fecond 



Mais ce que j'ai vu de plus singulier dans mes 

hybrides s'est offert a moi sur le chou-raifort, 
brassico-raphanus , produit du radis noir fe- 

conde par le chou. On sait jusqu a quel point 
different les siliques de ces deux plantes- on 



les distingue au.premier coup-d'oeil : ce chou- 
raifort qui fleurissait abondamment , mais gre- 
nait difficilement, avait quelques capsules sim- 
ples, mais peu apparentes, qui contenaient tout 
au plus une seule graine, tantot mal, tantot bien 
formee, et quelques autres capsules beaucoup 
plus belles. Ces dernieres, au lieu d'etre, com me 
je m'y attendais, dune forme movenne pnt™> 



\ 






























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( 3? ) 

celles du chouet du radis, off 
fruit deux siliques au-dessu 






tD\ 



e 



par la forme : l'une ressembl 



i chou, et l'autrea celle du 
d'elles une seule graine as 



dis, ay 



a 1 apparence de leur silique reciproque. 
fait aura plus bas son application. ) 

II eut ete curieux de suivre le produit de 
deux graines; mais les individus en provei 
etant faibles , je les ai ne 

Avant d'aller plus loin , je dois exprimer 
la signification precise de quelques mots ; 



(Ce 




mots 



puis me dispenser d'em 



mots 



race a-peu-pres la raeme significat 



M 



que 



D 



Bosc leur a assignee dans le 

d' Agriculture , sauf ce que je vais en extrairc 
pour caracteriser le mot variante. 

Variante exprimera les differences legeres ou 
peu constantes observers sur des plantes de la 

aieme espece, cultivees ou non, et venues de se- 
mis, en tant qu'on aurait lieu d'attribuer ces dif- 
ferences plutot a la nature du sol ou du climat 






qu'aux effets de la c 
P a rt cependant , je 

Pontes a fleur double 



lure elle-meme; d 1 
Fappliquerai a que 



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mis 



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• 











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N 

















































f 



( 38) 



c 



qn'au pied des giroflees rouges et blanch 
ibles , qui n'offrent d'ailleurs aucune aut 



fferen 



avec les 



dividus simpl 



d 



la 



memevariete : alors la giroflee blanche doubl 



de la variete de giroflee 



b 



cbe sim 




mais le mot variante sera 



principalement applicable ai 
venus de semis , qui devront 



ndividu 
tr origir 



non 



ffes, marcottes, boutures. dra^eons, tuber 



& 



cules, etc., et qui, suivant les circonstances, of- 
friront,soit des productions plus hatives, commt 

les petites pommes de terre vitelottes hatives 



petites truffes d 



hatives, qui ne sont 



que des variantes des vitelottes et truffes d'aout 

ordinaires , devenues seulement hatives par leur 

culture dans un sol plus leger ; variante sera 



pi 



aux branches panachees et 



non panachees sur la rneme plante, eomme 

* 

geranium zonale, etc., et aux fleurs rouges 
panachees de rouge, provenant du meme pit 
com me sur plusieurs ceillets. 



mot 



du 



atavus , aieul , 



imagine par M. Duchesne pour exprimer 



b la nee que les pi 



da 



plus une tendance marquee qu'ils paraissent 

r 

avoir a rappeler et a offrir de nouveau cette re&* 


















■ 



















* 






LI 



meme 



( 39 > 

1 des < 



poques assez 



el 



01 



pres une espece d'oubli , avcc le 
quelquefois meme en ligne ind 



I- 



> 



com me avec les oncles, tantes, etc. 

Accoutume des long-temps a voir se former 
sous mes yeux des hybrides ou varietes, soit 
que ces mutations fussent dues a mes efforts , soit 
qu'elles fussent , si Ton veut , 1'effet du hasard , 
hasard cependant amene par la reunion de plu- 

sieurs especes et varietes d'une meme famille; 
j'aipris l'habitude de les analyser pour les re- 

connaitre, et j'ai appris , pour ainsi dire , a les 
deviner. Si je n'ai pu remonter a la cause pre- 
miere de ces mutations, j'ai pu du moins en re- 



. 






chercher les causes secondes, et examiner d( 

quelle maniere elles avaient lieu : aussi pren 

drai-je la liberie de hasarder sur ce sujet quel- 

ques idees. 

J'ai constate par plu sieurs experiences faites 

ad hoc, que les graines du meme 
chaeune en particular, recevoii 

tion differente ; il me serait trop 

iei . mais elles etaient assez nombreuses 



fruit 



pouvaient 



gde 



tailler 



et assez concluantes pour ne laisser 
doute. Mais une autre question se presente 



aucmi 



graines 



d 



meme fruit 



une fois bien fo 



mees et mures, sont-elles necessairement 



d 






A 
















































































I 

I 



I 











































4 



J 




































(4o) 

produire une pi 



caracte- 



riseed'avance, ou bienlepoque de leur semis 

i 

la difference de sol et de culture influent-ell 
sur leur caractere futur?Il parait bi'en que 
plus ou moins parfaite maturite des graines < 
deja une cause 



de variant e : mais d 



present 



supp 



m aturite 



faite. M. Vilmorin 



par 



que 



fonde sur plusieurs observations qui 



ila connoissance, ma certifie 



dont 
it de 



g 



flu 



prod 



des fleurs doubles et de la precocite des plantes 
par l'epoque du semis et les differens procedes 



de culture. 




dans les veg 



nement 



donne des varietes d'autant plus nombreuses et 
d'autant plus marquees que la culture en est plus 

ancienne etplus variee ; on peut, dis-je, supposer 
l'existence de deux forces agissant en sens con- 



divers degres d 



premiere tendant a les rame 



ner a 



l'etat 



rage ou primitif 
rsque la culture ( 



devant 



que les vegetaux se retrouvent dans 
climat naturel ; et alors on doit s at- 
)ir reparaitre des individus plus ou 










\ 




v, 



/ 





































I 















\ 









(40 

moinsressemblans.aceux qu'on avait vus autre- 
fois ( premiere cause d'atavisme ) (1); la seconde 
force au contraire, animee par la succession 
non interrompue, on augmentee, cles efforts de 



tendante a multipl 



orsque ces d 



force 



balan 



ment, les choses peuvent rester in statu 



quo 



fixent , et peuvent prendre 






le nom de race. 

Dans les plantes dont les fleurs sont herma- 
phrodites, les choses peuvent se passer ainsi: 
il n'y a point ordinairement a rechercher une 

double origine, a moins quelle n'ait ete prove- 
quee; mais dans les plantes mono'iques etclioi- 

ques,dontlesorganessexuelssontdistincts, ainsi 

que dans les animaux, il faut necessairement 

avoir egard a l'influence du male et a celle de 

la femelle : la recherche est alors plus compli- 
quee. Je ne parlerai point ici de rinfluence du 
male en tant que comparee a celle de la femelle , 

■ 

d'autantplusque, dans les plantes, on peutcroire 



& 



(i) M. Thouin a rapporte a M. Boscque M. de Males- 
herbes avait fait jeter de la graine de superbes asters de la 
Chine {grande marguerite) sur un terrain impropre a la 
culture, voisin de sa maison de Malesherbes* et que, la 
seconde annee, les pieds qui s etaient reproduits sponta- 

nement de graines etaient presque tous rouges et simples. 






















I 



























M 






■ 



fri^l^r* 




^^^M 




mmm^^ 














± 



\ 















(4 



que cela n'est pas d'une importance maj 



observation marquante 



qui y soit relative : je me b 



nfl 



La 



p egard an sexe. 
qui s'offre a l'esprit 



qu'une plante hybride se presente a vos yeux 



soit que 
bride, c' 



pi 



soit 



tab! 



% 



provenant de deux especes 



differentes, soit hvb 



de d 



varietes, si 



tant est qu'on doive alors lui dormer ce nom ; la 

■ 

premiere idee, dis-je, est de chercher dans cet 

hybride, mis sous vos yeux , une ressemblance 



qui d 

cenda 



» moyen entre ses deu: 
presumes, soit immed 



d 




admettre l'atavisme, et Ton est naturellement 
porte a croire que celte ressemblance doit etre 

une fusion, sinon integrate, au moinspartielle, 
soit apparente, soit intime, des caracteres ap- 
partenans aux deux ascendans. Cette fusion de 



P 



lieu dans certains cas; 



mais il m'a paru qu'en general les choses ne 
passaient pas ainsi : peut-etre y a-t-il une di 
tinction a faire ; peut-etre, a raison de plus < 
moms d'analogie entre les especes, y a-t-il pi 



moins d'eloignement pour un melange p 






fait. Ainsi done, en definitive, il m'a paru q 
eneral la ressemblance de 1'hybride a ses c 







■ 



I 



\ 









M 











i 



/ 













I 



\ 



' 






% 



45) 

ascendans consisiait , nou dans une fusion in 
time des divers caracteres propres a chacun 
d'eux en particulier, mais bien plutot dans une 
distribution, soit egale, soit inegale, deces me- 



mes caracteres ; je dis egale ou inegale , parce 



qu'elle est bien loin d'etre la meme d 



les 



dividus hybrides provenant d'une meme 
igine, et il y a entre eux une tres-grande di- 
rsite. (Ces faits sont constates par une mul- 

L 

ude de mes experiences.) 
Les idees que je presente ici 



m ont p 



marquables, elles me semblent etre d'une bien 

rande importance ; pour bien les faire saisir, 




j'en donnerai quelques exemples pris sur 



m 



melons hybrides : ie vais done en consequenc 



faire une supposition 



Je supp 



qu 



'il 



g 



d'examiner pi 



sieurs hybrides , produitsdelafecondation d 

1 

chate par un rnelon cantaloup brode , 1'un 
l'autre d'espece assez franche pour faire e. 
rer que chacun d'eux contribuera pour sa 



pe 



espece autant que p 



ossible. 



Je suppose aussi , pour plus de simplicity el 
declarte, que cinq caracteres seulement, remar- 
quables ou dignes d'attention, se trouvent dam 
le chate et dans le melon dont les produits hy 

* 

brides nous occupent ici.' 























■ 







i 















I 



i 



y 



i 





-^ ■■ 









* 










I 

ft 


































', 









(44) 



Le melon ascendan 

avait: 

Caracteres. 



t 



I 



er 



2 e . 



Chair jaime ; 
Graines jaunes; 
3 e . Broderie; * 

4 e . Cotes fortement 

prononcees ; 
5 e . Saveur douce. 



Le chale ascendant 
avait : 

Caracteres . 

i er . Chair blanche; 
.2 e . Graines blanches- 

/ 

3 e . Peau lisse; 

4 e . Cotes legerement 
prononcees ; 

5 e . Saveursucreeettres- 

de en meme temps. 



presume 



terme moyen : i°. chair 



hybrides crees 



au- 



derie 
proi 



pale; 2 . graines jaunes tres-pales; 5» b 



■5 



^O 



d 



; 4°- cotes legerement 
ice et acide en meme 






temps ; mais tout au eontraire. 

Produits reels de deux hybrides des chates et 

melons sus-designes . 



hybrid 



Deuxieme hybride: 



Ch 



i 



o 



Cha 



2 

3 

4 



o 



blanche 



Broderi 



assez pro 



5 



noncees; 

. Saveur 



\ 



2 

< 

3 

4' 



5° 



o 



blanch 



dou 



hy brides dontj'aimaintesfoisobteni 

es ou requivalentjSiiffiront^ je pense 



9 












I 



/ 










" 






'■ 



I 








(45) 

pour ^'intelligence de ce que j'ai dit plus haut. 
On y voit, en effet, tantot une fusion des carac- 
teres appartenans au melon et au chate, mais 
cette fusion est de bien pen d'importance ; tan- 
tot on y voit une distribution bien plus mar- 
quee de leurs divers caracteres sans aucun me- 



g 



* 

entre eux : l'un a la saveur douce 



et 



greable du melon sans melang 
aveiir acide du chate. ^tr- 



et 









On ne pent trop admirer avec quelle simpli- 
city de moyens la nature s'est donne la faeulte 
de varier a l'infini ses productions et d'eviter 
la monotonie. Deux de ces moyens, fusion 
distribution de caracteres combines de diverse 

manieres, peuvent porter ces varietes a un nom 
bre indefini. 

Toutes ces idees , et principalement celle d< 

la distribution aux hybrides des caracteres d< 
leurs ascendans sans fusion de ces caracteres 
et que je regarde comme la base principale d( 
la ressemblance de ces hybrides avec leurs as 

cendans, sont fondees notammentsur l'observa 
tion de la singuliere fructification du chou-rai 



fort , decrite 




h 



et 



bsidiairement 



appuyee sur le grand nombre et l'extreme 
riabilite des melons que j'ai cultives , de h 
bybrides avec le chate et le melon-serpent 
par la variability, peut-etre encore plus etem 



/ 



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I 



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A 







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( 46 ) 

— ~- et plus eionnantedupepon, que je nomme ^o A 'Jh 

citrullus , connue generalement sous les clivers 
















A 



i 









1 P 






-- 



y 



■ 



"' 



i 









■ 















noms de citrouille , giromont , coloquinelle 







(fausse coioquinte), courge a la moelle et au- 
tres, pastisson, bonnet delecteur, etc, Ce 
pepon, d'apres mes observations, a fourni toutes 
les varietes de forme, de grosseur et de couleur 



i 



qu'on a quelquefois attributes a des especes par- 

ticulieres. La graine du meme fruit m'a offert 
tout ce qu'il est possible d'imaginer , m'a fourni 
tous les accidens possibles, et m'a sou vent re- 

produit des varietes qui avaient disparu depuis 

long-temps. M. Duchesne en a consigne phi- 

sieurs exemples dans ses owvrages et dans une 
fort belle collection de planches, lesquelles sont 

deposees au Museum d'histoire naturelle. 

A quoi tient done cette faculte que la nature 

a de reproduire sur les descendans tel on tel 
caractere qui avait appartenu a leurs ascendans ? 
Nous ne le savons pas ; nous pouvons bien 
soupconner qu'elle depend d'un type, d'un 
moule primitif qui contient le germe de tous 

qui dort et se reveille, 
qui se developpe ou noil suivant les dr- 






ies organes, germe 



Constances; et peut-etre ce que nous appelons 
espece nouvelle n'est qu'une espece ancienne, 
dans laquelle se developpent des organes 
anciens , mats oublies , ou des organes nou- 






X 



















/ 



/ 



• 






*A 












(47) 

veaux dont le germe existait, mais dont le de- 
veloppement n'avait jamais ete favorise. 

Au surplus, tons les faits que j'ai rapportes 
et les idees qu'ils m'ont suggerees n'ont rieri 
de si extraordinaire. 

Qu'on se reporte, en effet, a ce qui se passe 

* 

dans le regne animal : ne voyons-nous pas, dans 
les abeilles ouvrieres, le sexe feniinin ne pas se 
developper par leseul fait du manque d'unenour- 

riture plus abondante ou plus appropriee , ainsi 
queparleur defaut de developpement complet 

■ 

dans une alveole trop petite ? Et pour en revenir 

ames idees sur le mode de ressemblance des hy- 
brides avec leursascendans, ne voyons-nous pas 
quelesenfansd'unperequialesyeux et lesche- 

veux noirs, et d'une mere blonde et aux yeux 
bleus, n'ont pas necessairement pour cela les 

yeux et les cheveux grisou chatains? L'un peut 
avoir les yeux de la mere el les cheveux du pere, 

et vice versa; mais il est assez ordinaire qu'ils re- 
tiennent quelque chose de Fun et de 1'autre. La 

raeme remarque peut s'appliquer au nez , aux 
oreilles, etc., et en outre a certaines affections 
ou maladies hereditaires qui peuvent affecter 
les uns et non les autres, qui peuvent ne pas se 
faire apercevoir dans la premiere generation et 
reparaitre dans la seconde et les suivantes. Le 
fonds reste, les accessoires varient, le type ou 






i 

































I 



I 



/ 














.*«•'■■' 



V 



I ' 












4 






43 

moule primordial existe, le germe y existe 
aussi; mais il dort ou se reveille suivant les 



circonstances. 






pas sans raison que les Arab 



conservent avec taut de 



ch 



& 



de 



de 



tabl 



leur a done paru important 



qu 



m 



defautn'avaientsouille lapurete de leur race 

cju'un atavisme malheureux est impossible. 

On peut encore tirer de ceci un avis imp 



P 



des races : ce qu 



les chevaux peut s'appliquer aux moutons me- 
rinos et aux autres races, comme a toute autre 

espece d'animal ; il est bon qu'ils prevoient ce 
qu'ilsontacraindre d'un atavisme inconvenant; 

qii'ilssachentquerepoquedesonretourestpeut- 

etre indeterminee ; qu'ilssaphent que, dans les 
ascendans, des defauts ne sontpastoujours com- 
penses par des qualites contraires; enfin qu'iis 



pprenent a connaitre par l'experience, si fa 



q 



qui 



me 



qu 



qui se perp 



melange, et quelles peuvent elre les modific 
tions dont les croisemens sont susceptibles. , 



desire que mes obse 
mettre sur la v.oie. 



contribucnt a les 














■ 














\ 
















' 






(49 

v. 

Mais il est temps de revenir a man sujet. 

J'ai presente jusqu'ici les hybrides obtenu: 
par moi comme n'etant le produit et la repre 
sentationque de deux ascendans immediats; j< 
n'ai point parle des cas ou ces ascendans eux 
memes auront deja des signes d'hybridisme, s 
ce n'est en passant , et lorsqu'il a ete questioi 






es tabacs hybrides de Koelreuther et de 
btoux-navets artifici els , dans lesquels on 

gnales des hybrides composes , soit doubl 



mes 



pies hybrid 



urhybrid 



important , mais il est difficile a trailer ; et mes 

observations a cet egard, quoique deja tres- 

nombreuses . ne sont point encore assez positi- 



ves pour que j'ose m'y engager; cepe 

puis passer sous silence quelques s 
qui donneront lieu de soupconner 




ularites , 
la possibi- 



d'une double paternite immediate :je m 



plique 



Une seule 



meme 



g 



un seul foetus 



pu recevoir en meme temps et indivise- 



ment 



fecondations differentes 



P 






me servir d'une expression triviale, mais fort 
claire, un enfant peut-il avoir deux peres? De 
ce que ce fait n'aurait point lieu dans les ani- 

kien conclure contre 



maux, on nen pourrait 



4 



V 



4 
















r 










I 



i 4 





I 



I 








\ 



' 


























5o ) . 

son existence dans les vegetans ; au surplus 
voici ce quim'adonne" lieu d agiter cette ques- 



tion. 



premier croisement opere par moi 



? 



melon commun 



plusieurs de ces pi 



melon-serp 



sines les 



malgrd mes pre 



possibility d'une fecond 



que 



/ 



gere spontanee et imprevue etant admissible , 
j'avais cru m'apercevoir que plusieurs hybrides 

provenus du premier degre d'hybridation pa- 

raissaient tenir en raerae temps du melon , du 

melon-serpent et du chate; c'est-a-dire 
dans les uns, la saveur acide du chate se rei, „ _ 
trait avec les formes du melon et du melon-se 
pent; que dans les autres, la forme du mel< 

dominait, mais que les saveurs pen agreabl 

du melon-serpent et du chate se faisaient seul 

ressenlir; qu'ilpouvait meme arriverque dai 



cecas, ces saveurs fussent portees a untel deg 
de force , et tellement repoussantes , qu'il et; 

impossible de les comparer a celle des espec 
franches elles-memes. Ce fait m'intriguait bea 
coup , et, sans la supposition d'une double p 



ternite, me paraissait 



plicable ; j'avoue 



meme encore aujourd'hui qu'aveclesecoursdes 



nouvelles lumieres que dep 



J ai P 



ac 





















► . 






m* 



wm^ 




















* r 



( 5i 

I 

qu&rir, je suis pen satisfait de toute autre ex- 
plication. 

Quelques personnes ont pense que ['influence 
d'une fecondation etrangere 




se 



faire 



sentir immediatement sur la saveurd'un fruit, 
et ont cru qu'un melon pouvait devenir amer , 

- 

parce qu'il se trouvait aupres d'une eoloquinte : 
jeferai voir ailleurs que ce fait doit etre regard e 
comme une absurdite > je ne puis done Fadmet- 



comme une explication : faimerais 



dire 



que 



pla 



planteSy et peut-etre pi 

, ayant r ainsi q 



'i 




nous l'avons vu, la facultd de rappeler, pour 



m 



r ' 



ment r et indepeiidamnient les unes des autres 5 

les qualites de leurs ascendans, il est possible 
que quelques-unes d'entre elles> mal partageeSj 

aient laisse tout ce qu il y avait de bon , et pris 
tout ce qu'il y avait demauvais, ainsi qu'on 

voit des enfans avoir les defauts de leurs parens 
sans avoir leurs bonnes qualites. 

Laissant, au surplus, une meilleure explication 
de ce dernier fait a des observations posterieu- 

reunissant tout ce que j'ai dit 
ier a en profiter pour jeter qu el- 



res , je vais , en 



qu 



sur 



phenomen 



qu 



ob 



dans quelques p 























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5 



2 



L'existence et la reunion sur une pla 
yariete, soit hybride, de plusieurs 
qui, ne se retrouvant point dans ses 



carac- 



dans imm£diats,s'expliquent par l'atavisme^or. 
plus haut),c'est-a-dire la tendance a rappelerd'an- 
ciens caracteres perdus et qui se renouvellent ; 

2°. L'existence, sur la meme plante, de fleurs 
de couleur differente , comrae sur quelques ro- 
siers , la rose Filmorin , et sur quelques oeillets : 
il n'est pas rare de voir sur le meme pied des 

fleurs rouges et des fleurs panachees ; 



5°, L'existence sur la meme grappe de 



sin , de grains blancs et de grains noirs, et de 
grains moitie blancs etmoitie noirs; sur le meme 

plant de melon, de deux fruits absolument dif- 
ferens (ce dernier fait m'a ete certifie par M. Fil- 
morin et par plusieurs autres personnes dignes 

de foi) ; 

4°. L'existence sur le meme pied et sur les 
boutures qui en proviennent , de feuilles et de 
branches panachees , et d'autres qui ne le sont 
pas, comme dans le geranium zonale et autres. 



Ces deuxieme 



quatrieme faits 



expliquent par les modifications que peuvent 
ibir pendant le cours de leur vegetation , soit 
ne plante, soit une partie de plante : ainsi que 
ous l'avons vu plus haut en parlant des pro- 












\ 













\ 














55 



* 

Suits <lif&rens que peut donner la meme 



semee 



a des epoques differentes , et par une 
culture differente, il est possible que 1'atavisme 

■ 

qui ne s'^tait point manifeste sur la plant-e 
principale, se manifeste sur quelqu'une de ses 
parties. 



Des cucurbitacees en 



general, et des courges 



proprement dites. — Projet de nomenclatu 

pour cette famille. 



re 



.J 



de 



Spallanzani a fait et reitere, avecleplus grand 
in et les precautions les plus minutieuses, 

i experiences qui prouvent que quelques 
irges (pepons) peuvent produire sans fecon- 



dation des fruits dont lesgraines soieiUfecoi 

j'ai repete quelques-unes de ses experience 
mesresultatsonteteconformesauxsiens.Je 



non 



meme me rappeler que Spallanzani ael 
plus Ipin , et que les graines de ses fr 
fecondees, ayant ete seniles de nouveai 
produit des fruits qui , sans fecondati 

donne de rechef des graines fecondes. 

J'ai d'ailleurs fait sur les courges proprement 
dites une multitude tVe.i 



out 



perienees do 



ne 



iignerai ici que le point le plus important : 
observe leur vegetation avec le plus grand 



V 









4 



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■ 












541 

in ; j'ai pris la peine de les gouter toutes , 
me suis convaincu, entre autreschoses, qu 



pece d'amertume d 



les 



petit 



ges appel 



m 



prop 



eolo 



quintes, ainsi qu'on le croit assez commune- 
nrent. Je crois avoir determine d'une maniere 



positive (et ie me 



pour cela servi de 



mes sens ) le nombre des veritables especes qui 
quoique pour la plupart tres-portees a donne 

de nombreuses et d'etonnantes varietes,lesquel 



peuvent bien sev m 



mais 



■ 

chacune dans son espece, m'ont cepei 
dant paru bien fixes et nullement disposers 
se meler avec les autres especes par aueune fe 

condation, ni spontanee, ni artificielle , quoiqu 
j'aie employe" beaucoup de temps et de moyen 
pour les y forcer. 

D'apres cela , j'ai cru pouvoir les classer ains 
qu'il suit, et proposer pour elles cette nomen 
clature. 



a 



Courges proprement dites , six especes; sa 



voir 



i °. La calebasse , dite aussi gourde , courge 
pelerine et ses varietes, cucurbita leucantha; 



* 
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1 






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. 




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Le potiron et ses varietes, dont une tr« 
quable, mais tres-peu constants le turb 



on bonnet turc : 
convenait fort b 



pithete de compressus tui 
; mais le potiromon et 



quelques varietes de giromon sont e 

comprimes : je le nomme Pepo potiro 

., avec ses varietes 




ement 



em em 



5°. Le giromon, avec 

ment nombreuses et ext 

connues sous les divers noms de citrouilles , 
^n^ropQ h la tyihpVIp nflstisson : bonnet cTelec- 






teur, coloquinelle on fausse coloquinte, 
quinte-orange, coloquinte poire, etc. ( 



- 



ron 



rallus. ) 

A°. La citrouille musquee, coui 

musque melonne, etc., que j'appe 




potiromon 
diaire ent: 



pece 



P 



et le 



quo i 



quelle n'en soit point hybride. (Pepo mosch 



vel 



5°. La courge rayee et mouchetee,fort belle, 



Droprement nominee m 



et qui differe assez 



siblement des autres 



pepons. ( Pepo malabaricus . ) 

6°. Et enfin le pasteque on melon d'eau , qui 
n'est pas du tout un melon. ( Citrullus pasteca. ) 



Ces six especes , ainsi que 



1 



se 






i 









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¥ : 



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i 















• 



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56 ) 



Bielent point ensemble 



aiicu n e 



influence fecondar 






que 
ines 



( 



sur aucune autre plante 



C€D 



qu 



perienc 



potiromon et le pas 



teque ont ete beaucoup moms nombreuses, 
que je me propose de les repeter. ) 

Nomenclature proposee pour les cucumis ; 









. 




1 1 i 
























I 


















i °. Cucumis satwus , concombre ; 



© 



Melo satwus , mel 
Melo versicus , m 



de Perse, d'hiver 



(fruit jaune, oblong, raye et mouchete de 

4°. Melo flexuosus , melon -serpent, eJ 



tromp 



5°. Melo chat 

6°. Melo dude 



bdi 



d 



nomenclature est fondee sur ce q 



concombre reste fi 



gie et la tendance q 



ler 



melon commu 



P 



serpent, le trompe, le chate, et tres-prob 
ment aussi le dudaim, les produits croise 
tous ces melons etant des hvbrides bien ] 



d 



* 
























* 


























/ 




■■ 



pouvou 



que tout ce 



qu'on a debite jusqu'a present sur le melang 



deg 



d 



mel 



du 



con- 



/ 






• 

• *' : . v- ■ -**" ■ - : ******** 



i 



p r , f 



li 






r m 



L*; " » - ** 



-...-^ - 



*--.-■ ;■ 



















. J 






















-A 

combre par la fecondation du concombre 
des courges, tels que potiron, giromon, ci- 
trouille , coloquinte , etc. , est absolument de- 

t 

nue de fon dement. 

II faut considerer que les melons , ainsi que 

■ 

la plupart des fruits des cucurbitacees , conte- 
nant, a ce qu'il m'a paru, une quantite notable de 
potasse et de matiere animate i sont sujets a 
prendre une amertume, un gout et une odeur 
detestables,pourpeuquelasaisoncontraire,une 

mauvaise constitution ? une maturite mal ac- 
quise ou passee, l'humidite sur-tout, y d&ermi- 

nent un commencement de putrefaction : il 
n'est done pas necessaire pour cela du voisinage 

d'une citrouille ou d'une coloquinte. (Notez 

* 

bien que la coloquinte des jardins n'est nulle- 
ment amere, cette amertume nest propre qu 

la coloquinte officinale , cucumis colocjnthis?) Ces 
qualites desagreables ne pourraient existerque 
dans les produits hybrides, par graines, de ces 

■ 

melons dans l'annee suivante, si une fecondation 
etrangerespontaneeavaiteu lieu. J'aifecondeun 



a 



mais blanc avec le pollen d'un mais jaune, 
et l'epi produit a ete a grains blancs : ce n'est 
qu'en semant, l'annee suivante, ces grainsblancs, 
que fair obtenu des epis a grains moitie jaunes 
et moitie blancs. Ces fecondations spontanees 









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ne sont done 

s qu'on veut b 



pas si communes 



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bien que nous ne sachions pas si 

* 

pas quelque autre moyen 



n'a 



de 



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que celui qui apparait a nos yeux, point sur le- 
quel il serait trop long de developper ici mes 
idees; nous pouvons cependant croire qu'elles 



■ 

imises a des lois determinees, que h 
tablies pour la conservation des esp 



et 



d 



de leur 



hasard pour les violer : il y a tres-probablement 

un systeme d'attraction et de repulsion entre le 
pistil et le pollen des fleurs, en raison 
difference ou de leur parite" , et ces affinites ne 
peuvent etre vain cues que par une force artifi- 
cielle. Je me refuse done a croire que le hasard 

ait pu faire ailleurs ce qu'il n'a pu faire chez 



quoique favorise par moi, et ce que 
nent tente de faire moi-meme. 



V 



Tel 



comme je me propose de douner suite a mes obser 
vations,s'il se presentait a moi quelques faits 
contraires, je ne craindrais point de me retracter. 
Au surplus , cet etat actuel de choses pent chan- 
ger sans que les principes chan gent \ il peut chan- 
ger par l'effet de la double paternite, par la pro- 



duction d'hybrides q 



nques dans une fam 









*< 

















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* * 























( 59 










nouvelle, production qui peut tout deranger , les 
lois d'affinite n'etant plus les memes pour les 
especes hybrides que pour les especes franches, 
etil est possible que des plantes qui ne s'allient 
point immediatement entre elles eontractent 
cette alliance par le moyen d'un intermediaire : 
c'est ce que la suite £claircira. 

Mais autant, entre especes differentes bien 
caracterisees , les fecondations spontanees sont 

rares, autant sont-elles a craindre entre les va- 
rietes et les hybrides; et c'est ce qui m'engage 
a avancer une proposition que je crois utile. 

L'extreme variability des melons , leur facilite 
a se meler par le croisement , raeme a degenerer 
spontanement (ce que montrent la grande quan- 

titeet la culture repandue d'especes nouvelles et 
interessantes que nous avons actuellement) , la 

■ * 

production des hybrides dans cette famille , fait 
qui avait lieu avant moi, et qui est constate par 
F existence du melon-trompe et des varietes pro- 
bablement hybrides du melon-serpent, nous font 
craindre de perdre les melons qui font au jourd'hui 

la base de ce commerce. Notre melon-maraicher, 

qui a bien sonmerite; le prescott, si agreable au 
oiit;le petit cantaloup noirdes carmes, precieux 
par sa saveur tres-marquee et sa precocite ; le me- 
lon-muscade; le petit sucrin vert; le melon de 




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Perse d'hiver,passeront, comme tantd'autres ont 
passe. N'y aurait-il done pas moye'n d'y obvier? 
II me semble qu'on pourrait confier le soin de 

leur conservation a un etablissement public: en 
y cultivant tous les ans isoletfient une ou plu- 
sieurs de ees especes bien franches; en conser- 
vant , plusieurs annees ? leurs graines par ladis- 

ion, il me semble qu'on parviendrait a 

dre ce but. 



b 



d 



(/^.) Un cantaloup-boule-de-Siam , prive 

ses fleurs males ? couvert d une cloche pendant 

1'epanouissement de sa fleur femelle non fe- 

w 

condee , a donne un fruit dont les graines ont ete 
fecondes; vingt-huit graines de ce fruit semees 



Fannee 



donne des fru 



ab 



ment semblables a la boule-de-Siam. Deux grai- 

nes ont donne des fruits oblongs et a cotes peu 

saillantes et a peau lisse. Ce fait prouve en 

premier lieu la degeneration spontanee du me- 
lon , et en second lieu donne a croire qu'il n'a 

1 de fecondation pour fruetifier, a 
on ne suppose que dans ce cas sa 






p 



b 



moms quon 

fleur femelle etait pourvue d'etamines; ce qui 

arrive au reste assez souvent. 

»• 

Je mettrai a la disposition de la Societe des 
ecbantillons de graines de mes hybrides les plus 
interessans dans la famille des melons. 









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DEIJXIEME MEMOIRE 






SUR 



* 



LES CUCURBITAGEES 



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PRINCIPALEMENT 






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SUR LE M BLOW 



? 



CONTEN/LNT LA CULTURE EN PLEINE TERRE DE 
CELUI-CI, ETC., ET LES PERFECTJONNEMENS 
DONT ELLE SERAIT SUSCEPTIBLE; 



f 



PAR M. S AGERET, 



• 






MEMBUE DE hX SOCIETR ROYAI.B ET CENTRALB d'aGRICU^TURE 






' * 



m 










PARIS, 

IMPRIMERIE DE M mc . HUZARD (nee VALLAT LA CHAPELLE), 

Imprimeur de la Societe , 

rue UeFEperon Saint- Andre-des- Arts , n°. 7. 

1827 



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Extrait des Memoires de 






centrale cT Agriculture , annee 1 827 



j rale et 













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DEUXIEME MEMOIRE 



SUR 



LES CUCURBITACEES 






. ET PRINCIPALEMENT / 

SUR LE MELON; 

PAR M. SAGERET, Membre de la Soctete royale et 

centrale d'Agriculture (1). 






















































Sur la Culture du melon en pleine terre dapres 
des experiences faites en grand a Paris pen- 
dant les annees 1822 et suivantes, jusque et y 
compris 1826, contenant en outre quelques 

considerations sur la vegetation et la fructifi- 
cation des cucurbitacees en general, sur quel- 
ques especes nouvelles, et sur les perfectionne- 
mens dont cette culture serait susceptible. 



\ 



INTRODUCTION. 



Le melon ( cucumis melo, L. ; melo vulgaris, 
Tournef. ) est une plante de la famille des cucur- 
bitacees, qui porle sur le meme pied deux 
sortes de fleurs : les unes 7 males, destinees a la 



CO Voyez le premier Mexnoire dans le volume de 



i'a 



nnee x8^5 , page 4^5. 






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fecondationiles a litres, femelles , 



poi 



fruit que tout le mon 



1 



fait a Paris une grande consommation , et qui 
est un objet de commerce assez important. 



Le melon ne se cultive g 
dans les climats analogu 



que 



couch 



chassis pour les primeurs 



loches pour ceux qu on mang 



;t fondee sur pi 

maraichers , doi 



c 



precieux 



dire en productions pa 



successives et determinees, dont l'ordre ne 



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etre interromp 



ni interverti sans d 



pertes pour eux, doivent semer et re 

urs melons a des epoques aussi a-peu 

; resultat qui , pou 



pres fixes et determinees ; resultat 

les melons , ne pent s'obtenir qu'au moyen cl< 

couches , de chassis et de cloches , puisque c'es 

r 

le seul moyen de vaincre les effets d'une tern 
perature variable : de plus , les premiers me 
Ions se vendant beaucoup mieux que les au 



porte d'en hater la produc 



jardiniers bourg 



de 



les maraich 



suivent la 



; marche ; la plupart d'entre eux ig 
qu'il est possible d'executer cette ( 






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en 




beau coup 



diffi 



parait en presenter le 




leiileurs praticiens ne suivent pas tons 1 
emethode; plusieurs d'entre eux en fon 
ystere, et ceux qui veulent en apprendr 



fait d 



et sans en 



principes reussissent diffieilemen 



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\ 



ffet, il y a peut-etre pi 
ailler le melon qu'a n 



tout. 



On s'elait aussi persuade mal-a-propos que 

certaines variet&s seules , plus robust es ou pre- 
tendues acclimatees, pouvaient reussir en pleine 
terre ; j'ai cultive egalement 




et avec tin 



§ 



succes 



les 



sp 



acclimatees et les 



espe 



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etrangeres et nouvelles. 



- 



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On a cru aussi pendant long-temps, et plu- 
sieurs person nes le croient encore, que le me- 
lon est un fruit indigeste, malsain,fievreux, etc * 



et qu'une 
ne peut i 



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de septemb 



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q 1 1 



qu 



point ces preventions et 



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d'habitude peuvent influer stir les effets 



que tout celaiiest q 
Vapres ma tongue c- 



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qualite et bien mur, est tres-sain , merae de fa- 

cile digestion , et qu'il peut acquerir et conser- 
ver ces bonnes qualites jusque et au-dela du 

mois de novembre. Jen mange habituellement 
pendant cinq mois de l'annee sans en avoir ja- 
mais ete incommode. 

Etant done, com me Ton voit, grand amateur 
de melons d'une part , et , de l'autre > ayant en- 
trepris sur les cucurbitacees un ouvrage pour 
la confection duquel il m'etait necessaire de les 

cultiver, et les reunir pour bien reconnaitre et 

pour en comparer toutes les especes et varie- 
tes , apres avoir fait ce travail sur les courges , 
je devais en faire autant pour les melons. Feu 
M. Thoiiiriy et, depuis , MM. Bosc , Vilmorin* 

Challan, Francois de Neuf chateau , etc. , se sont 
fait un plaisir de rae procurer toutes les graines 

qui etaient a leur disposition ; mais il fallait, 
pour parvenir a cultiver et reunir sans de grands 

frais toutes ces especes cle melons, en simplifier la 
culture et la taille. Je me suis done borne a en 

mettre quelques-uns sur couche pour avoir des 
primeurs, etj'aieleve lereste en pleine terre. 

J. ai done cultive en pleine terre , et pendant 
plusieurs annees de suite, plus de mille pieds 
de melons deplus de cent varietes de differentes 
races et de differens climals. Le semis et la 






























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(7) 

ont ete executes par moi seul ; les Jabo 
\ arrosemens ont ete faits sous mes yeus 
ma direction, et mes essais ont ete sui 
ein succes : c est l'expose des moy< 




d'un 

que j'ai employes qui devait faire le but prin 

cipaldece memoire. 

Ge n'est pas que nous ne possesions sur 1 
culture du melon quelques bons ouvrages. Oh 
vier de Seires, Rozier, et , plus recemment 

MM. Calvel, Louis Dubois, Vilmorin et Febu 

i . * 

occupes ; mais ce n est pas en ge 

rapport que j'ai ici en vue : i 



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iieral 



sous le 



reste done quelque ch 



1 



secours ; avec 



Avec leur 

pu 



de mes conversations avec d'habiles prat 



1 



ciens 



mes prop 



9 • 



experiences , ie ne 



me crois pas encore capable de donner un 

traite complet de la culture du melon : j'y tra- 
vaille neanmoins , et , en attei 



d 



perfect 



des 
pop 1 



dira 



pour en faciliter letude, je diviserai ce memoir 
en trois parties. 

Dans la premiere, je donnerai l'expose de 
nioyens simples, faciles et economiques, que )i 



oyes pour la culture du mel 



pose q 



de rendre 































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court j iaiin de le -mettre a la portee cles plus 

i 

simples cultivateurs , rae bornant a y decrire Jes 
procedes indispensables , en indiquant cepen- 
dant ceux qu on pourrait y ajouter pour plus 

de perfection. 

Dans la seconde partie, un pen plus theo- 
rique, mais cependant fondee sur mes observa- 
tions, j'exposerai quelques considerations sur 
3a vegetation du melon et sur les moyens d'en 

perfection ner la fructification. 

La troisieme partie consistera en une notice 

sur la culture et la nomenclature de plusieurs 
autres cucurbitacees tant anciennes que nou- 



velles 












PREMIERE PARTIE. 



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CULTURE DU MELON EN PLEINE TERRE, 









Choix et preparation du Terrain. 






Quoique, anion avis , dans notre climat,le 
melon puisse etre cultive assezgeneralement en 
pleine terre, cependant, comrae toutes les an- 
rides ne sont point egalementfavorables; comme 
certaines localises peuvent etre plus exposees 



aux gelees blanches tardives du printemps ou 



aux premieres gelees daulomne , on doit s'atta- 



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plus convenables. H f'aut prefe 



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aud que froid et humide, expos 
tble , incline au midi, abrite d 






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d, soit par des murs, des haies 



plantation d'arbres, mais non pas 



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dant 



brag 



car 



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n aime pas 



Fombre, et doit jouir en toute liberte de Fair 
et du soleil. II est meme prudent, a moius d'une 
localite froide et humide, de ne pas le placer 
trop pres des murs exposes au midi; car il se- 

rait expose a y recevoir des coups de soleil, et 

il faudrait, dans cette position, couvrir ses fruits 
d'un peu de paille pendant sagrande ardeur.Je 
ne m'etendrai paS d'ailleurs sur les moyens de 

remedier aux defauts du sol et.de l'exposition : 

tous les cultivateurs connaissent bien Tusage 



des fosses pour assa 

humides, et Femplo 



haies 



> froid s et 
hes et des 



paillassons pour former des abris artificiels. 
Laterre devra, avant on pendant Fhiver, rece- 

voir un labour de beche ou de houe, d'un bon 
pied de profondeur, si sa nature ne sy oppose 
pas ; elle devra etre am en dee, si elle ne l'a point 



* 



suffisamment pour de precedentes cultu 
printemps, et peu de jours avant le sem 
dra lui donner une seconde facon, qui 



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la nature du s 



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ord 



ege 



bin age suffit ; mais d 




les 



, il faudra qu'il soit purge des mauvaises 
bes, sur-tout du chiendent, parfaitement 






ameubl 



ou 



fourche 



Ces operations se font chez moi ordinairement 
a la fin d'avril, ou dans les premiers jours de 

; chacun se reglera a cet egard d'apres la 
saison et les localites. 



mai 






Disposition du Terrain pour le Semis 



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/ 



Quelques jours apres ces operations, ayant 

r 

laisse a la terre le temps de se haler, et par un 

beau temps, s'il reste quelques mauvaises herbes, 
on repassera le rateau line seconde fois. 

Le terrain etant ainsi dispose, on trace au 
cordeau deslignes ecartees ? de quatre a cinq ou 

sis pieds les unes des autres ( mon habitude est 
de cinq pieds), suivant que le terrain est pre 

eieux, que les especes de melons qu'on veut 
cultiver sont plus ou moins vigoureuses, etc. 
Sur ces lignes, on pratique a deux, ou, mieux, a 
trois pieds de distance, des trous d'un bou fer 

■ 

de beche de largeur et de profondeur : cet es- 
pace suffit; cependant il y auraitde l'a vantage 
a les faire un pen plus larges. On remplit ce 
trous de fumier, que Ton tasse bien , que Ton 



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egalise au niveau clu sol, et qui doit meme, 
si ce dernier est de nature humide, le deborder 
un peu et le surpasser; on recouvre le fumier 
de six a huit pouces de terreau, qui doit aussi 
le deborder : de telle sorte que cela presente 
une butte circulaire et arrondie a sa surface , de 
six a huit pouces de hauteur a sa sommite, et se 

■ 

terminant dune maniere insensible a sa base, 
qui doit avoir au moins dix-huit pouces de 

diametre et meme plus, si Ton veut. Toutes ces 

dimensions pourraient etre modifiees en raison 
du climat et de la viguenr des plantes. 

On peut se servir de toute espece de fumier , 
celui de cheval sortant de l'ecurie est preferable : 
sa chaleur, quoique tres-faible, a raison du peu 

de volume employe, quit peut neanmoins con- 
server pendant donze a quinze jours, suffit pour 



activer la levee des graines, et pour atteindre 

unesaison pluselevee en temperature ;j'emploie 
ordinairement le fumier de cheval , quelquefois 
celui de vache, mais plus souvent encore les 
boues de Paris, que j'ai a ma disposition, et dont 
je me trouve tres-bien. J'ajouterai meme que 
je m'en sers aussi avec beaucoup de succes pour 
faire des couches. Faute de terreau , on pourrait 

- 

se servir de la terre elle-meme, soit pure, si elle 



estle^erc etbienamendee, soil melan^ee avec du 






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fumier consomme. Les maraicners se set' vent as- 
sez souvent de la terre de leurs jardins; m a is on 

* 

sail quelle est sa qualite. J'engage ceux qui out a 
leur portee du terreau de bruyere a en essayer, 
soit pur, soit melauge avec d'autre terreau ou 
avec du fumier bien consomme. 



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Uu Choix des graines, du Semis et des soins quil 



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exige 



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Pour les semis de melon, mem-e les mieux soi - 
£ii<§s, on recommande lc choix des graines bien 




eines etbien .aoutees, aplusforteraison cechoix 

est-il necessaire pour un semis stir place et en 

pleine terre. Ce n'est pas que je n'aie quelque- 



fbis employe, faute.de 



des graines d 



melon mal mures; mais c'est ce qu'il faut evi- 
ter, parce qu'elles levent incomplelement, et 

donnent sur-tout, dans le principe, des plautes 
pen vigoureuses, et par cela merae, dit-on, plus 
halives , ce qui pent etre une consideration ; 
mais il est plus sur de semer de bonnes graines 
Quant a leur age, il y a la-dessus diversiles do- 
pinions: les graines nouvelles poussent plus vi~ 
goureusement, mais on leur reproche de se 
mettre a fruit plus difficiiement. Plusieurs jar- 



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liniers prelerent celles.de deux ans : en general , 



pour 



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anciennes ; 



mais. dans ce dernier cas, il faut s'en mefie 



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plus d 
i usag< 



• 



lorsque je suis sur de 



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bonne qualite (ce doiit il est bon de s'assurer 
d'avance en en senaant sur couche), de n T en 
mettre qu'une an milieu de chaque poquet; 

* 

quand elles sont douteuses, j'en mets plu- 

sieurs. Si Ton est dans l'intention de ne con- 

server qu'une plante par poquet, comme elle 

sera mieux placee au milieu, il faut alors n'es- 
pacer les graines que de deux polices Fune de 
l'autre : cette distance suffira pour que la plante 
restante ne soit point ebraniee par 1'arrachage 

des surnumeraires; cet arrachase d'ailleurs doit 
etre fait avec precaution. Si Ton etait dans l'in- 
tention de laisser a chaque poquet deux plantes, 
et je ne conseillerai jamais d'en laisser davan- 
tage, on pourrait placer les graines a six ou hnit 
pouces l'une de l'autre. Lorsqu'on vise a la gros- 
seur des fruits plutot qua la quantite, il vaut 
mieux ne laisser qu'un seui pied. Au surplus, a 
cet egard, on pourra se regler sur la distance et 
l'etendue qu'on aura donnees a ses poquets, a la 

— 

quantite de fumier et de terreau qu'on y aura 
mise, a la grosseur eta la vigueur des especes. 



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i4). , . 

letenclue qu'ellesdoivent occuper, Vendue pro- 
portionnee aussi a la qualite du sol, aux soins 

■ 

et aux arrosemens que Ton sera a me me de 
leur donner. 

Les graines doivent etre enterrees a la pro- 

fondeur de six a douze lignes; moins elles sont 



pi 



aisement . mais 



faut les entretenir fraiches. L'epaisse 
au ou de terre qui les recouvre devra> 



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rier a raison de sa legerete ou de sa force; un 

pouce de terreau ne serait pas trop, et six li- 
nes de terre trop forte seraient beaucoup; on 
se reglera aussi sur l'etat de l'atmosphere ; s'il 
est sec, il exigera aussi qu'elles soient un peu 

plus recouvertes. 

Apres les graines semees, ii faudra compri- 
mer legerement avec la main la terre qui les 

recouvre, pour les garantir, soit du hale, qui 
les desseche, soit de la pluie, qui les dechaus- 

serait ; cette compression neanmoins ne devra 
etre employee que si cette terre etait seche et 
legere, car elle serait nuisible a la sortie des 
plantes, si elle etait forte et humide : si Ton est 

f * 

en retard de semer,on peut hater la germination 

des graines, en les faisant tremper pendant 

' vingt-quatre heures ou un peu plus , dans de 

J'eau de bonne qualite et a une douce tempe- 





















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en 



(■5) 

rature; mais alors il faut avoir soin de les 
tretenir en terre fraiche, car, une fois disposers 
a germer, elles peViraient faute de ce secours. 

Les graines de melon peuvent , si la saison 
est favorable, lever au bout de buit jours. 
Oomme il importe , pour la commodite du tra- 
vail et la regularite de la plantation, qu'elles le- 
vent uniformement, il fauclra, vers cette epoque, 
visiter les poquets non leves, afin de les reense 

I 

meneer, si les graines ne valaient rien. S'il fai 
sail chaud et sec, et qu'on eut de l'eau a sa dis 

position , il faudrait Mter leur levee par des ar 



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osemen 



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seme 



ordmairement depuisle i er . juscfu 

de mai; terme moyen, 10 de mai : chac 
reglera d'apres la saison et la nature de s 



sol. 



.■ 



Lorsque les graines seront bien levees, il fau 
dra sarcler a la main les poquets, plusieurs foi 
meme, s'il est necessaire; un peu plus tard , e 
lorsque, outre les feuilles seminales ou cotvle- 



• 



dons, quelques autres feuilles se developperont, 
ce que je suppose etre vers la fin ou au comment 
cement dejuin, on pourra arracher les plantes 
surnumeraires. II faudra aussi donner un binage 
a« terrain tout entier, sauf aux poquets, auxquels 
1'outil ne doit pas toucher : ordinairement un 



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16) 

binage suffit; on devrale rep&er si la nature du 
terrain ou la levee des mauvaises herbes l'exige. 
Lebinage doit s'executer de maniere a ce qu'il 
serve a rechausser les poquets sans couvrir leur 
sommet, et de telle facon que la butte, aulieu 
de dix-huit polices ou deux pieds de diametre 
quelle pouvait avoir d'abord , en presente un 
de deux a trois pieds, etmeme plus si onlepeut; 
les racines du melon s'etendront dans tout cet 

espace, et meme beaucoup au-dela, si la terre 
est meuble et amendee. 

Lorsqueles graines de melon sont levees, elles 
peuvent etre attaquees ou par les insectes,il f'aut 

y veiller, ou paries gelees blanches : il faut alors, 
a defaut de cloches, couvrir, le soir, les jeunes 

plantes avec des pots renverses, ou avec unepoi- 



f3 



paille, ou toute autre chose, et les d 



j 



matin 






















Si a cette epoque, que je suppose etre au com- 
mencement ou dans le courant de juin, le semis 
venait a manquer par un accident quelconque , 
ou que le climat n'eut pas permis de semer sur 
place , ce serait le moment de regarnir ou de 
planter. Je suppose qu'on a du pre voir ce cas , 
en elevant sur couche, ou a l'abri et en pots , 

>nt on pcut avoir be- 



quantite de m 



d 






quelques jours avant la pi 



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>7) 



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teterces melons (on verra plus bas'ce quec'est)* 
I faudra les depoter -soigneusement sans tou- 
her aux racines, les placer au milieu des po- 

■ 

uets, et les arroser sur-le-champ. II faudra, pen- 
ant quelques jours, les abriter du soleil, et les 

arroser, s'il est necessaire, mais tres-legerement. 

J'ai vu ces melons ainsi transplanted reprendre 

■ — 

assez bien lorsqu'ils sont bieivsoignes ; mais ils 

acquierent difficilement la graiide vigueur de 
cenx qui sont semes sur place. 

Quand le dernier binage est fini, et qu'on a 



peu haler la terre, dans le cas oil il y 



m 



herbes . 



resterait encore quelques 

qu'on pourrait au surplus retirer avec lerateau, 

il est essentiel, si on le peut, de pailler les po- 
quets, e'est-a-dire de les couvrir legerement de 

menuepaille, de fumier leger, de litiere, btt meme 
de mousse etdefougere, suivant qu'on en aura a 
sa disposition; si Von pouvait couvrir ainsi tout 
le terrain , cela n'en serait 



que mieux 



operation doit etrefaite avec soin, ayant grande 

attention de ne pas meurtrir ni couvrir les 

jeunes plantes ainsi que leurs rameaux • ce qui 
leur serait tres-prejudiciablc- 



■ ■■ 




























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Be la Taille du melon. 



du melon est un objet assez imp 



iorsqu on v.eut la porter 



> / 



perfectio 



elle peut presenter quelques difficultes. Je par- 
lerai plus au long de sa pratique etde sa theorie 
dans la deuxieme Partie de ce memoire; mais 
ici, me contentant d'indiquer les exceptions et 

les modifications, ainsi que quelques points 

peu essentiels, je vais essayer de la reduire a 

des principes extremement simples. 



Le melon 



d'abord de 



sur une 



■ 

tige principale , qui ne porte que des fl 
males, et peu ou point de femelles, par co 
quent ] 



pal 



qui m 

meaux 



des rameanx 



sont g 



second 



lere plus feconds; de ces ra- 
ires sortent des rameaux ter- 

* 

naires, sur lesquels on commence a voir quel- 
ques fleurs a fruit ; et enfin de ces rameaux 
ternaires sortent des rameaux quaternaires, sur 
lesquels se montrent autant de fleurs a fruit 
qu'on peut le desirer. 

Etant done une fois bien etabli en principe 
que e'est sur les rameaux ternaires et quater- 



peut esperer le fi 



faire 



■ 






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f 



















/ 






9) 






promptement ces rameaux 



ductifs que Tart doit s attach 



e 






ifournir les moyens, je ne m'occuperai qu 
es plus simples. 
Lorsqu'outre le developpement de ses feuille 

seminales ou cotyledons (que les jardiniers ap 

pellent les oreilles)^ le melon pr 

quatre ou cinq feuilles au-dessus, et en rai< 

de sa force et de sa vigueur, 11 est temps d 
reter la pousse de cette tige principale, qui 

se mettrait a fruit que beaucoup plus tard; 




1'etete alors , en coupant cette tige au-dessus des 
deux premieres feuilles (non compris les semi 
n ales' \ -soil avec un instrument .tranchai 

/ 7 

■ 

avec l'origle du police, <ce qu'on appeile propre- 
ment pincer : cette operation, ainsi que toutes 

celles qu'on fait au melon , doit etre faite avec 
soin , sans baisure et pas trop pres de l'oeil su-^ 
perieuiy qu'il faut eviter de blesser. Ce retrap- 
chement a pour but de hater le developpemeri t 
des bourgeons qui doivent sortir de raisselle 
des deux feuilles qu'on a laissees, bourgeops 
dont il est assez essentiei qu'on voie 
rudiment ou l'embryon ': ces bourgeons doi- 
vent, autant qu'il sera possible, etre opposes 
lim a l'autre; et par suite on devra les dinger 
de telle maniere, que chacuh d'eux occupe l'es- 

* 




"a le 











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pace qu 



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lui est destine, sans se eonfbndie 



plus qu'avec les pi 



voisines. 



• 

bourg 



quierent 



d 



gueur : ils forment ce que j'appell 



ameaux 



d 






dinairement 






deux bras. Lors done que ces deux bras ou ra- 
meaux secondares, sur un developpement de 

six adix pouces de longueur, out pousse cinq a 
six feuilles ou environ , on voit alors sur lesdits 

deux bras, et de l'aisselle des feuilles inferieures, 



de nouveaux bourgeons ; si des 



& 



% 



* - 



b 




destines a for- 



mer les branches ternaires , montrent quelq 

fleurs a fruit, et paraissent bien condition 



disposes 



dessus desdites fleurs a fru 

peu plus haut, et raeme a 



tremite, et l'operation de la taille proprement 






dite est terminee 



f 



Mais ce developpement precoce de fleurs a 
fruit est rare ; il faut de bons yeux pour les 
apercevoir, et la plupart des especes de melon, 
sur- tout les especes vigoureuses, ne se mettent 
pas a fruit si aisement : il faut alors continuer 



de 



Revenons done a nos rameaux secondai 



? 









•; 



v. 














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( ar 



) 



/ 



pinces, comme on Fa dit plus haul, chacui 
dessus de leurs deux feuilles inferieures. De 
sella desdites deux feuilles inferieures de ch 
de ces deux rameaux, nous avonsvu qu'il s 
veloppait deux bourgeons ; ce qui fait en to 
quatre bourgeons. On pince au-dessus d'eu 



*D'» 



quatre ra 

dessus d 



rameaux ternaires ; ces 

t 

3S sont encore pinces au~ 



d 



q i 



huit rameaux quate 






La taille est alors terminee; la plante s'etend 

sur ces huit rameaux , et Ton voit paraitre sur 

eux une tres-grande quantite de fleurs a fruit. 



Quelques jar 

meaux qui n 

plus prudent 



liniers suppriment alors les ra- 
en portent pas : peut etre est-ii 

d'attendre qu'il y ait plusieurs 
fruits biens noues pour faire cette suppression. 
Quant a moi, j'avoue que je vn'en rapporte alors 
a la nature, et que jela laisse aller son. train; et 
d'ailleurs, a cette epoque, la saison commence a 
favoriser la 



vegetation, naturellement vigou 



d 






Ces principes de taille pourront paraitre b 
jveres. L'obligation de iaire des retranchem 

rapproches de temps et de lieu semble b 
goureuse; cependant ils sont necessaires p< 
i fructification de plusieurs especes , et com 
s sont d'ailleurs utiles ou peu uuisiblesa tot 







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%% } 

n general, j'ai du les prescrire pour toutes, dans 
impossibility de donner des preceptes particu- 
ers pour cbacune. C'est aux jardiniers qui n'en 

ou du moins un petit 



cultivent qu'une seule , 



spece 



7 



dier, et a eparg 



• 



i pincemens, soit a celles qui fructifient aise- 
ment sur les rameaux secondaires ou ternaires . 
soit a celles plus privilegiees encore qui develop 
pent du collet raeme de la plante des fleurs inat- 



tyledonaires, subsi 



meme 



mettent 
ques-un 



promptement 
nclient : d'aut 



savent en 



profiler, et c'est pour eux une grand 

Je doisaiouter, pour l-instruction d< 



i 



beau coup pi 



fa 



/ 



peut s'en rapporter a elle p 
du melon , que la taille lui | 



la taule lui est peu ou po 
pendant 1'etetement dela tige pr 



pale sinon au-dessus de deux feuilles, au moins 
i-dessus de la troisieme ou quatrieme, lui sera 
mjours tres-utile, et le pincement des rameaux 
icondaires , s'il a lieu , ne devra s'y executer 
u'a lextrennte desdits rameaux, lorsqu'ils an- 
3nt pris un accroissement notable, et qu'ils au- 



d'eux-memes developpe 



assez g 



n 



omb 



Piy 



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de bourgeons ternaires. Gette grande 



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1 



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2 



5 



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de bourgeons 



d 



oppes donnera 



plus de chances de fructification, en taut qu elle 
laisse a esperer que plusieurs d'entre eux moii- 
treront des fleurs a fruit. Ce mode pent meme 
etre essaye ici ayec quelque succes , lorsqu on 
opere sur des varietes aisees a fructifier,lorsque 
Ton a de 1'avance, que la saison s'annonce bien, 
et que Ton a des raisons pour ne pas hater la 
production et la maturite des fruits. 

D'un autre cote, il fait savoir que , faute d'a- 

i 

voir fait en temps et lieu le nombre des pince- 
mens que j'ai presents en premier lieu, on s'ex- 

pose a n'avoir point de fleurs a fruit , et a ce que 
„*.,i Y miYm vpnt faire nlns tard Dour v remedier, 



ram 



fails sur des plantes dont la 

•ihondante et confuse , peuvent donner lieu a 



des ra 



) 



et 



que 



la saison 



permet pas de reparer. 
> de iardiniers trouveront p 



etre 



c 



prat 



qn£es, je 



commodite, red 



pie exp 









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s 










Taille da Melon smipli/Ue 



l 



'«. epoque : lorsque la plante, non comprb 



ies seminales ou oreilies, a acquis cinq ou six 



s 






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: 



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on fetete 
i la pincar 



d 



la deuxieme 



2 e . epoque :'M l'aisselle desditesfeuilles qu on 
a conservees , sortent deux bourgeons ; on les 

- 

laisse se developper jusqu'a six ou huit feuilles : 
ils forment ce qu'on appelle les deux bras ou 
rameaux secondaires; on lespincealorschacun 
au-dessus de la deuxieme feuille. 

3 e , et derniere epoque : de l'aisselle desdites 

deux feuilles laissees a chacun desdits deux ra- 

* 

Dndaires , sortent en totalite quatre 
ou rameaux ternaires ; ils sont de 



nieaux 



geons 



nouveau, apres un developpement de cinq a six 
feuilles , pinces chacun au-dessus de la deuxieme 
feuille, ce qui donne naissance a huit hour- 

- 

geons ou rameaux qnaternaires • et Toperation 

de la taille est terminee. 



Resume de la Taille simplifiee. 






i 



ie 



epoque 



j 



« 



operat. ou pincement 
. 2 operat. ou pincemens. 



t». epoque 

3 e et derniere epoque. 4 operat. ou pincemens. 



5 epoques 



Total. 7 operat. ou pincemens 



La plante du melon est alors etablie sur huit 
rameaux qualernaires, sur lesquels on voit pa- 
raitre dies fleurs a fruit en abondance ; on ne 

■ 

devra plus y toucher avant qu'il y ait une cer- 
taine quantite de fruits bien noues. 



• 1 



























Jl 







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II est bon 
Deration fa 



i 



ieuxieme 



( i* ) 

d'ajouter que si apres la 
te surles deux rameaox secondai 
yait paraitre une assez grande quan 
tite de fleurs a fruit, on pourrait se dispense] 

de faire les quatre dernieres operations. 



res , on 



/ 



Da Temps favorable a la 'Faille. 



Le melon , de sa nature, est une plante asse; 
goureuse ; neanmoins , dans notre climat , e 
ir-tout lorsqu'il n'a pas le secours des chassi: 

des couclies, sa taille demande quelques pre 



cautions. 



Lorsq 



mettre raeme qu 



valle entre les operations indiq 



meme 



aux rameaux plus de longueur et plus 

de bourgeons, quitte a les arreter plus tard. 

On n'est pas toujours le maitre de son temps 
et quelquefois la saison presse , il faut quelque 
fois tailler malgre soi; mais lorsqu'il est possi- 
ble , il faut choisir Vinstant favorable. En effet 
toutes les operations de pincement, de retran 
chement de branches qu'on lui fait subir, etan 
necessairement debilitantes et suspendant mo 
mentanement le cours de sa vegetation, il fau 
eviter d'y toucher quand la temperature est de 



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26 ) 

favorable. II taut eviter les hales froids et l'ex- 
treme chaleur; un temps doux, humide et con- 
vert est preferable au vent du nord : cest lors- 
que le vent est a la seve, comme disent les jar- 
diniers , qu'il faut faire ces operations : ce sont, 
je le pense, les vents d'est, de sud-est, de sud , 
et sud-ouest. 



Des Soins qu exigent les melons pendant le cows 
de leur vegetation, de quelques Pratiques , 

telles qUe le retranchement des fruits et bran- 
ches superflusy etc. 

M'etant engage a ne parler que de ce 
regardais comme absolument importai 



qu 



1 J 



leglige de parler de la suppression des vri 
les fleurs males, mais sur-tout de celles des 

yledons ou oreilles, et des yeux qui 



en sor 



perati 



des jardiniers 



attachent une importance bien ou mal fonde 
mais on ne pent blamer le soin qu'ils prenne 
de retrancher les feuilles et les branches alt 
quees de la rouille ou autres maladies. Quant 
ce dernier point, on remarque quelquefois d 
plantes , ou parties de plantes faiblissant et 
fan ant a Fardeur du soleil ( les jardiniers dise 



a lors 



que 



plantes lachent) 



parait proven 



meurtrissure de 






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ou plu tot de la 



pourriture du pivot 



de 



quelque g 



pontanee, soit causee par l'humidiu 
froide ou la morsure de quelque insecte. Lors 
que cette maladie nest pas poussee an derniei 
degre , on y remedie quelquefois par des ajro- 
semens legers et frequens, et en 1'abritant pen 

■ 

dant l'ardeur du soleil: ces soins peuvent faci 

. I ' ' • ' ' 

liter lapousse de nouvelles racineslaterales, qu 

suppleent a la perte des premieres ; mais rare 

fruits produits par ces pieds lache 
acquierent toutes leurs qualites. 



i 



men 



mment de 



i 



surnume 



raires. Les maraichers ne laissent ordinairement 
qu'un fruit ou deux sur chaque plante; mais on 

doit a cet egard se regler sur la grosseur de 1 espece. 

ros, tels que le 




il faut n'en laisser qu'un pour les 
honfleur, le coulommiers, le gros mogol, etc. 
et j'en ai laisse jusqu'ahuit sur le petit-muscade 
celui qui en fait un objet de commerce tiren 



ge de la grosseur plutot q 



A 




quantite.On coupe alors lesrameauxa 
yeux au-dessus des fruits noues; ( je me 
tente meme de pincer leur extremite sans 
eonper) \ mais il faut attendre que ceux-ci i 
assez forts pour qu'on puisse compter sur e 



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( »8) 

' arrive souvent que quelques-uns de ces fruits 
s'endurcissent, c est-a-dire queleur grossissemen t 
s'arretantoulanguissant, cequ'onapercoit aleur 
couleur, ils deviennent reellement plus durs : 
il faut Jes supprimer, parce qu'ils nuisent a la 

production des autres; il faut aussi supprimer 



les fruits mal faits, noueux, etc. : ces fruits ac 

- 

quierent rarement toutes leurs qualites. lis se- 
ront remplaces par d'autres, a moins qiroa ne 
craigne que la saison ne fut trop avancee. Il est 
bon de remarquer que lorsque les premiers 

melons noues sont arrives presque a leur gros- 

seur, s'il en none de nou veaux , ces derniers ne 

paraissent pas nuire aux premiers : c'est du 
moins l'opinion commune- On peut done les 

laisser ; ils murissent plus tard et en prolongent 

la jouissance : on les appelle regains. 

Mais doit-on, ou non, retrancher les gour- 
mands et les branches superflues qui n'ont pas 
de fruits, et. celles qui, couvrant les fruits, les 
empechent de profiler de l'air et du solei! ;' 

C'est une question; je crois qu'a cet egard on 
doit etre tres-sobre. Les plantes se nourrisseni 

* 

par leurs feuilles autant que par leurs racines, 
ou du moins les feuilles et les racines "poussant 
avec des proportions egales, on nepeut toucher 
aux unes sans faire de tort aux atitres ; d\u 





































• 



1 * 














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plies 



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es suppressions et les p 
juelquefois sans rime 



ni raison, occa 



- 



pousse des gourmands 



raeme la coulure des iru 






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- 



J'avoue 

■ 



pour moi 



5 • 



laisse agir 



la 






d 



crosses especes de melons , le premier none 
emportait tousles autres sans que je m'eii me- 
iasse, et que lespetites especes portaient beau- 



pde fruits sans qu 

* 

rant faire par mo 



meme 






operations, je les aiparfois negligees sans eprou 
ver grand dommage. Quelquefois utiles quant 
elles sont faites avec soin et precaution , ellej 



sont 



souvent nuisibles qua 



#* -l 



qui a fait dire a pi 



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J 



ard 



qu 



q 



ne 



que 



malheui 

droits el 



tandis 



rial 



Je ne parlerai pas non plus des 
sionnes par les taupes , les court] 
macons , etc. , les cultivateurs de^ 
d'ailleurs les moyens de s'en gar 



que 



i 



les fruits ont acquis une certaine 
t sur-tout lorsque la terre et la sai- 
son seront ou deviendronthumideset froides, il 
faudra les placer avec precaution sur des tui- 
leaux , pierres plates , ou petites planches , pour 



/ 



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ail 



( 3o ) 
)ler dela terre humide ; on peut se servir 

d'ardoises; ilestbon cependant de savoir 

t 

raison de leur couleur, elles 



peuve 



prendre au soleil une chaleur assez forte pour 



temps, d 



fruits; il est bon aussi, q 




paille ou de feuillage dans les expositions 

chaudes, pour les empecher 



peu d 



des coups de 




plus, c'est au cultivateur a calculer, 



par 



ivant la nature de son terrain , 
3jens, jusques a quel point ses 
peiises pourront etre payes par 
par le profit qu'il en pourra retire 



le 



et suivant ses 
s soins et ses 






























Des ' jdrrosemens. 











Je crois que, dans le dim at de Paris , il sera 
difficile de se procurer de beaux et de bons me 
Ions sans le secours des arrosemens: il faudrai 

I 

pour pouvoir s'en passer, avoir une terre sub 
stantielle et de nature a conserver assez d'hu 



■ 






. 



midite pendant les secheresses et les cb 



ere ; il est de plus neo 
de notre saison chaud 



vu 



br 













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1^ 









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(3i 

les fruits : il est done essentiel tVarfo 

* 

faut arroser a propos. 

que le semis des graines de melon 



fait, comme il importe que 



levee en soit 



prompte et egale, s'il fait un temps sec, il faut 
arroser, mais avec moderation, pour ne pas 
trop refroidir la terre, pour ne pas trop la battr 
et pour ne pas Fentrainer au bas des buttes. Oi 
doit, aux eaux crues et froides, preferer celle; 
que l'air et le soleii ont pu penetrer et echauf 
fer, et, a moins qu'il ne fosse tres-chand, prefe 






milieu d 



p 



i 



* 



■ 



orsque les plantes sont levees il ne faut pas 










trop ieur prodiguer les arrdsemeriS 
leur en donner que quand elles Texi 
ment, et avec moderation ; il faut ev 
arroser quand le temps est froid, pi 



ent 




u 



■ 



meme ineertain; ne pas attehdre le soir, et pre 
ferer le moment ou la fraicheur du 




est 






passee , comme sur les neuf a dix heures. 

De tres-legers arrosemens (ce qn'on appeUe 
bassinages, bassiner) faits en plein soleii, et par- 

sur les feuiltes, repetes pendant 





ticulierement sur les 

le cours de la vegetation, ont un 

gieux; ces bassinages, qu'on ne doit faire que 

quand il fait tres-cbaud et seulement urie fois 

par jour, sont tres-avantageux a beaucoup de 






;■• 






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(52) 

plantes des pays chauds et hum ides en meme 
temps; maisautant ces arrosemenssurlesfeuilles 
peuvent etre bons, autant ils sont dangereujx 
quand il fait froid ; ils exposeraient les plants a 
la rouille, etc.; et dans ce dernier cas, si la se- 
cheresse obligeait d'arroser, il faudrait le faire 
en evitant de mouiller le feuillase. 

On sent bien qu'il est impossible de prescrire 
au juste fepoque et la quantite desarrosemens; 



clevra se regler sur ce ciui a d 



siit la nature du sol, les 



mena 



le* fruits 



lorsq 



- - 



.^ 




rossissent a vue d'oeil, et sur-tout 
dans les grosses especes, qu'il faut en etre le 

■ 

plus prodigue; avec cette attention neanmoins 

que la trop grande quantite peut les faire pour- 
i ir et nuire a leur bonne qualite. Get exces sur- 

tout doit etre evite lorsque les fruits sont tres 
pres de leur maturite complete. 



t~ 



chaleur et Fhumi 



c 



:, mats seulement quand el 
peut, quand les chaleurs 

* 

donner de temps en /temp 



sont excessives , 



eomplet, meme sur la totalite du 



temp 



temps quelques bassinages; il ny 



pas dans cette saisond 



heure que ce soit. On peut 






* 



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(33 

arroser de bon matin , et il est meme quelqi 
fois plus profitable de les arroser le soir qua 
on prevoit des nuits tres-chaud 

On dit assez generalement que les melons ma 
raichers ont moins besoin d'eau que les canta 
loups, j'avoue que je n'ai fait en-tre eux aucunc 
distinction. 



Des signes auxquels onpeut reconnaitre la Ma- 

turite et la bonne qualite des melons ; deleur 

r&colte; de leur conservation et de la recoltede 
I ears graines. 

t 

Il se consomme a Paris une tres-grande quaii- 

■ 



de mel 



On V en 



man 



peut-etre meme d'aussi bons que dans les pay 
ou le melon vient plus naturelleinent; mais s 



mange beaucoup de bons, on en man 
plus de mediocres et m^me de mauva 




Cependant on ne 
peces, et les jardini 
tiver.de mauvaises 



bon 



nes es - 



des fruits 



qualite : a quoi do 



ernes 



melons de couche 
attaquees par div 



aloi 



chent et les fru 



• 

ouffrent. L'abo 



fa its da 






i 



-/ 






' 1 



m fl 







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3 






























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/ 




34) 

rossissement des fruits, d'une part,et de l'aulre, 
emploi du terreau pur ou use qui recouvre or- 



di 



inair 



re 




ent les couches sur lesquelles on c 
lelon maraicher, pourraient aussi e 
comme causes de deterioration. Cec 
est que j'ai oui dire que, pour reci 

couches de cantaloup, on emploie 
-meme du marais potager. On sait b 



«4* 



la 



melangee de 



mats 



emploie ce d 



pour les melons m 



ratchers, il n'est pas etonnant qu'ils soient in 
ferieurs aux autres: car le melon maraichei 

* 

quoi qu'en disent plusieurs personnes, est un 
tres-bonne espece; il faut neanmoins conveni 

■ 

que s'ils peuvent etre tres-bons, ils lie le son 
peut-etre pas aussi generalement que le canta 

loup prescott, qui est aujourd'hui, et avec rai 



g 






P 



■ - 

Mais une autre cause de deterioration peut- 

r ^ 

:e plus puissante, cest le defaut de maturity 
nvenable. La hater par le moyen des cloches, 

retranchement trop peu menage des 



ar le 



feuilles qui les mettent a l'abri du 



de la branche et de la queue 



me 



par 



pas un moyen prop 



perfec 



qualites, toutes les especes d 



J 























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f 3 * 






g 



pas les memes phases de maturite. En 
soit par habitude, soit plutot pour 



1* 



debarrasser leurs couches d'un seul coup 



pour empeche 



melons, approchant de 



maturite, de pournr ou d'attraper des coups 
de soleil, les raaraichers sont dans l'usage, aus- 
sitot que sur leurs couches un certain nombre 
de melons sont frappes (probablement muris- 



comme frappes du soleil), d 
ou presque tous a-la-fois. lis 



mettent 



alors, pour completer leur maturite, et sui- 



qu lis veulent plus ou moins 



lans des greniers, ou sous des hang 



sablem 



de 



sur leurs couches et en plein soleil , s'il ne fait 
pas trop chaud, soit, dans le cas contraire, ou 

irs pas- 

paille etendue par 
terre, a l'abri du soleil et de la pluie. Cette 

methode peut procurer a leurs melons une qua- 
lite et une maturite a-peu-pres moyennes et uni- 
formes, peut-etre plus commodes pour la vente; 
niais il est plus que douteux quelle puisse leur 
procurer une qualite parfaite: aussi cette mar- 



che n'est pas la mienne. 

Lorsqu'un melon est frappe , ce qu'on recoi 
nait au changement subit de sa couleur, sc 
plus terne, soit jaunissante, et au parium qu 
exhale, soit meme, en certains cas, a sa molles 

3. 

























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( 36 

et asa queue cernee, il est ordinairement temps 
de le cueillir. On le mettra alors a 1'abri et au 



\ 






frais, et meme a la cave, jusqu'au moment de le 
manger; si sa maturite est complete, il ponrra 
s'y conserver quelque peu de temps sans se ga 
ter ; si sa maturite n'est pas parfaite, elle s'y com- 
pletera d'une maniere douce et insensible; s'il 
restait sur la couche , il serait expose a perdre 
de son parnim et de ses qualites par Teffet 

de l'ardeur du soleil on des pluies et des arro- 

semens. Cette regie de conduite doit cependant 
subir quelques modifications : car, si a l'epoque 
de la cueille d'un fruit, il faisait froid , ou qu'on 
fut presse de le manger, on pourrait le placer 

an soleil. II y a d'ailleurs quelques especes, no- 
tamment les melons d'hiver, qui doivent se con- 
duire differemment. Mais cette conduite doit 

etre tout-a-fait changee dans l'arriere-saison et 
lorsque le soleil a perdu de sa force. A cette 
epoque, si Ton ne craint pas les gelees, ni les 
pluies trop froides et trop abondantes, il pent 



etre plus avantageux (sur-tout si on pent abri- 



ter les fruits par des cloches ou des paillassons 
en cas de necessite) de les laisser acquerir sur 
leur pied leur maturite complete. On se reglera 
a cet egard suivant la saison et les circonstances. 
En general, les melons frappes et cueillis sur- 



I 






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%;-V;ll ; ^-Wi^vVi.^ 4 






i?i ) 



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meine ceux eueillis avail I; cette 



plus on moins approchant de leur 
t places a 1'ombre pour l'y compl 



P 



1 



*^ * 




feusiblernent, m'ont paru avoir une saveur 
is douce , et sinon plus de parfum, au moins 
un parfum plus delieat; au contraire, ceux qui 
coippletent leur maturite sur pied, s'ils n'ont 
pas une saveur et un parfum aussi distingues, 
les out plus prononces, paraissent plus sucres 
et sur-tout plus fondans: par gout, je prefere ces 
derniers, et je les crois, en cet etat, plus sains 

et plus faciles a digerer; bien entendu, cepei 
dant, que cela ne soil pas porte.a l'exces. 

Les praticiens se sont fait quelques signes 
de reconnaissance pour la bonne qualite des 

melons , l'habitude seule pent les donner. Je 
pense que leur forme plus on moins reguliere; 
que leur couleur plus ou moins terne oil lisse, 
plus ou moins egale; que leur ecorce et leuis 
cotes plus ou moins lisses, ou ridees, plus ou 
moins prononcees, suivant Tespeee, leur font , 



pection, juger que ces melons n'ont point 



che, qu'il 



s n 01 




pas langui pend 



de leur vegetation , que leur grossissement a ete 
prompt, ou du moins qu'il a suivi ses periodes 
accoutumees. 

Plusieurs sigues de maturite- et de bonte sont 






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1 




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(38) 



recommand 



toutes ces 



ma 



I. 



js; souvent quelques-ui 

quelquefois un seul suffisent, lei 
plus desirable; cependant, malg 
pparences, on peut encore y et 
arement en bien, et plus souvent c 



N 



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- 



Un bon melon, dit-on, doit avoir la queue 

m 

cernee ; cependant ce signe est encore fautif. 
II y a des especes qui l'ont toujours cernee, et 

si bien cernee , meme avant le temps , que pour 
peu qu'on les toucbe sur le pied, ils se decol- 

lent et murissent mal ; ils se decollent quelque- 
fois d'eux-memes, tels que le muscade etle ja- 
pon hatif. II y a des melons tres-bons qui n'ont 
jamais la queue cernee, dans les especes Ion- 

giies, et sur-tout dans celles en forme de poire, 
La couleur est un assez bon signe, mais in- 
certain aussi, parce que dans les memes especes 
elie peut varier suivaut ['exposition , et sur-tout 
suivant la saison. 

■ 

1 

La mollesse ou la flexibilite du fruit sous le 
doigt (on le tate ordinairement a 1'extremite 
opposee a la queue, parce qu'elle murit la pre- 



* 1 



P 



meilleur sig 



dant il y a des especes qui ont la peau si d 
qu'elle ne permet pas son emploi. II faut d 
leurs bien prendre garde de le confondre i 









i 






:-.,. 












\ 



\ 



. • ■ ( 5 9 

fanure; cette derniere se fait reconnaitre p 
> rides et la jmollesse repandues sur toute 
perficie du fruit, el notamment a la queue ell 



\ 



ineme. 



Mais le signe, suivant moi, le plus certain de 

bonne quaiite et de la parfaite rnaturite d'un 



melon , c'est son 



d 



r 



si c'est le me 



illeur 



igne, c'est aussi celui qui exige le plus d'habi- 
ude et d'attention. Le sens de l'odorat n'est ni 
galement developpe , ni egalement exerce cbez 

js, et la reunion de ces deux 

:ssaire. II y a des melons qui 



divid 



qu 



out peu ou point d'odeur, tels que le melon du 



emeni 






greable, quoique sans parfum; il en est a-pe 

>res de meme du melon de Garabagh et de c 



de Teflis. tous deu 



/ 



arq 



ables et 



petit 



d'especes partic 



force ni l'agrement du parfum qui decide 
la bonne quaiite : le muscade, tres~parfui 
dun parfum peu agreable, et le cantaloup 
cott , d'un parfum plus suave et plus doux 

■ 

tous deux tres-bons. Chaque espece ou v; 
a le sien qui lui estparticulier; chacune d 






pour etre bonne, do 



et ce n'est que 



bilude qui peut apprendre a les disting 

atlrihuer le sien a chacune. Un melon 






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i; 



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die, entiche, ou qui repose inimediatement su 
ie famier, on simplement entame, laisseechap 
per des exhalaisons qui masquent son veritabl< 



parfum 



/ 



melons tardifs, ou d'hiver, n'en 



acquerir plus tard 



P 



jours 



mais cela n arrive pas 
melons meme qui en ont le ph 






c 



t manifestent pas egalement a toutes les heures 
le la journee, m dans toutes les saisons, ni 

dans toutes les positions ; quand il fait tres-froid 

elle ne se fait pas sentir; elle peut etre 

exaltee par une haute temperature, et pai 
position au soleil; et 




cepen 



bre et par une temperature 



E 



definitive, ie crois niie. sauf 



mel 



lorsque l'odeur 

intensite, et pourvu 



que cetre odeur soit bien tranche , qu'il est le 

meilleur et qu'il est temps de le manger. 

Ces details ont pu nous guider pour les mc 
Ions bons a cueillir et a manger dans la bell 
saison; mais lor; 



j 



q 



fin d 



bre 



ou 



1 



e mois d 



est arrive^ les regl 



j'avais 



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prescrites doi 



etre 



b 



an 



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ches ou la 

fro ides: en 



pas les gelees bl 



trop 



erande abond 



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mot, si la saison est b 












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S 





a 






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1 











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( 4'« ) 









/ 



laisse les melons sur place , tin peu eleves de 
terre sur des pierres plates ou autres corps con- 
venables, jusqu'a leur maturite, sinon, a moins 
qu'on ne puisse les couvrir de cloches, ou de 
toute autre maniere, du moins pendant la nuit , 

■ 

on peut lescueillir : cependant j'en ai laisse plu- 
sieurs fois sans abri jusqu'en novembre. Lors- 
qu'ils sont bien sains, on en conserve ainsi quel- 
ques-uns ; mais il est plus sur de les couvrir de 
cloches, auxquelles on donnera de Fair lorsque 
le soleil sera trop fort. Ce moyen de conserva- 
tion est peut-etre le meilleur de tous, et il m'a 
procure tin melon de Couiommiers excellent, le 
1 5 novembre 1826; les melons cueiliis seront 
portes au fruitier sur un lit de paille bien seche ? 
ou encore mieux dans un grenier bien aere, du 

moins tant qu'il ne gelera pas. On m'a encore 

indique line autre methode de conservation, 
qui consiste a les enterrer avec certaines pre- 
cautions; mais je ne Fai point encore eprouvee. 
Quant aux melons d'hiver, on peut remarquer 
en eux deux sortes de maturite tres-distinctes, 
1'une complete, l'autre incomplete. La premiere 
s'annonce par la teinte jaunissante de l'ecorce, 
quelquefois par les rides de la queue ; ils n'ont 
alors aucune odeur. La plante qui les porte peut 
des-lors ou s'eteindre , ou continuer a vegeter 






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( 4« ) 

si elle a encore quelques fruits moins avanees, 
Ces derniers seront laisses, et les autres seront 

cueillis et portes an grenier, afin que la grande 
ardeur du soleil ne les fletrisse pas, ou de peur 



que 






quelquefoisjusqu 



pi 



e 



pi 



prononce, tantot par leur parfum et le ramol 
iissement de leur ecorce. Je possede une asse 



belle collection de melons d'hiver; ils sont pei 

)ourraient faire l'obje 
mt et lucratif, ne de 



d 



commerce import 



po 



h 



et 



pou 



conse 



q 



reussir 



»--* 



tres - com pie 
Je recommande eel obj 



en pi 



doit pas negliger la recolte des g 



de ses meilleurs 

est, dit-on, de h 



m 



5 



Ions dont on vent avoir de la grair 
on a retire les graines du fruit s<i 

* 

de les faire secher au soleil. Dans 



climat, on ne peut en ag 
cberaient qu'imparfaiten 
uu mucilage qui a le 



defaut d 



idraient 
rhumi- 



dite , et qui rend alors les graines poisseuses 



O 



da 



aisement, ni les livrer au commerce. On d 









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(45) 



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p 



leil, jusqu'a ce qu'elles soient bien seches; 
les serre alors, et il est meme prudent de 
visiter quel que temps apres , pour 






s assurer 



qu 



el les n'ont point repris d'humidite. Elles 
peuvent se conserver plusieurs annees. 

Pour avoir des graines bien franches , il est 
necessaire que les plantes qui les out produites 
aient ete isolees des autres especes , toutes les 
races, les especes et les varietes ayant une grande 
facilite a se feconder mutuellement, eta dege- 
nerer ainsi; mais c'est une erreur de craindre 
le voisinage des concombres, courges, citrouilles, 



V 



coloquintes, etc. Cependant il faut eviter celui 
du melon-serpent et des melons chate et du- 

daim. Le melon ou concombre-serpent est quel- 
quefois cultive dans les jardins par curiosite; 
mais les autres ne le sont que dans les jardins 

de botanique. Ces trois plantes se melent en- 
semble et avec le melon dans toutes sortes de 
proportions, j'en ai obtenu des hybrides qui 
ne sont pas sans interet, et dont je parlerai 
ailleurs. 



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( 44 ) 






Remarques sur le degre de Temperature convc- 
nable aux melons , et sur Vespace de temps 
qui leur est necessaire pour arriver a leur per- 
fection. 

- 

Feu M. Thouin avait observe qu a sept degres 
au-dessus de zero du thermometre de Reaumur. 



\ 



Pi 



de 



a zone torride 



ffi 



Lt 



mel 



parait pas vegeter a cette temp 



bet 



rature, mais il peut la supporter, et meme une 

mcoup inferieure, pourvu quelle ne soit 

point aecompagnee de brouillards et de pluies 

abondantes,et froides ; cependant il perirait s'il 
y etait expose long-temps. Les gelees 



bl 



funestes. Je n'ai peut-etre p 
as pour prononcer positive 



* 



b 



fallait au moi 



sus 



de 



zero 



pe 



la 



5 



de quatorze 



observes a l'ombre 



que quatorze degres a l'ombre peuvent < 
i au soleil une temperature beaucoup pi 
e. Au surplus, cela tient aussi aux abris e 
position de l'atmosphere; une moindre te 



perature, par un temps tranqu 
souffrir qu'une plus elevee, a 



d 



du Nord ou de pluies abondantes et fi 

































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I 



( 45 ) 

<les. Les melons semes en pleine terre sont plus 
rustiques que ceux eleves sous chassis on sut 
couche. La vegetation du melon va assez bien 
quand le thermometre marque de dix a douze 

degres la nuit et dix-huit le jour; ma is ce qui 
iui convient le mieux est de quatorze ou phis 
dans la nuit, et de vingt-deux a vingt-quatre 
le jour- Les gran des' chaleurs.de vingt-six k 

vingt-neuf degres, observees pendant les annees 
1826 et 1826, ne m ont pas paru leur etre favo- 

♦ 

rabies; il fallait leur prodiguer les arrosemens; 
beaucoup de fruits ont recu des coups de so- 
led; leur maturite a ete forcee; ils devinrent 
pateux, eprouverent une espece de fermenta- 
tion', et ceux cueillis a cette epoque elaient bien 

loin d'etre les meilleurs. 

t 

J'aurais desire multiplier ces observations et 



donner plus d 



qu 



pend 



paru que des me 



et eleves 



h 



hassis et rechauds 



venables , pouvaient donner leurs fruits 



dire d 



murs en juin et juillet, cest-a 
pace de deux mois et demi a trois mois et dem 
et que ceux semes du i5 avril au i er . mai, ave 
le secours des couches et des cloches seulc 
ment, exigeaient pour murir de trois a quatr 



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(46) 

mois. Ceux que je seme en pleine t 
1 5 de mai peuvent murir du 1 5 aou 
tobre, c'est-a-dire dans 1'espace de 



1 • OC 



mois 



mois 



deini 



voit par la ce que 



peut faire la ehaleur naturelle de la saison pi 
avancee, elle supple a la ehaleur artincielle des 
couches et chassis, qti'on peut cependant portei 
aussi haut qu'on veut. II n'y a reellement qu'une 
difference de quinze jours a la defaveur des me- 
lons de pleine terre, et je ne desesperepas de la 

faire disparaitre par la suite. On a nomme melon 

de vingt-huit jours une espece native, qui, a 
partir de lepoque de la naissance du fruit, ne 
demande que vingt-huit jours pour murir. Je 
pense que, en pleine terre et en bonne saison. 



petits m 



hatifs 



s 



murir 



un 



mois, et les grosses especes en deux mois. Ce 
terme pourrait etre avance par de grandes cha- 

comme il pourrait etre retarde par 



une saison froide. Les m 



q» 



passe le mois de juillet peuvent en exiger da- 
vantage. Cependant, d'un autre cote, lorsque 
dans Farriere-saison le froid a arrete la vegeta- 
tion des-plantes et que l e bois est aoxite, les 
fruits qui sont a leur grosseur murissent plus 
aisement; ce qui n'arrive neanmoins qu'un peu 
aux depens de leur qualite. 







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9 



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47 

En 1826, des melons sem^s le 20 juin ont 
complete leur maturite en octobre; mais cet 

exemple ne doit pas faire loi, cette annee ayant 
ete extremement chaude. 

On sent bien que ces calculs ne peuven 

line precision rigoureus( 



soumis 



ble 



m'etendre ; ces observations ont b 
d'etre confirmees par une plus longt 



penence 






Du Produit des melons 



ma 



deux cent cinquante pieds de melo 

perches de terrain m'ont produit e 



pt cents fruits au moins , entre lesquels pi 






iurs melons brodes, maraicher, coulor 

honfleur, du poids de quatre a vingt-cinq 
es; des cantaloups divers depuis deux 



peau lisse du poids de dix-hu 



mes 



deux cents moyens a quinze sous , ci 
quatre cent cinquante ou cinq cents 



pet 



cinq sous, ci 






( 











m 



quante superbes melons que j'aiesl 
francs piece, ci. . ...... i5o fr 



Total. . . 



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(48) 

ce qui mettrait leproduit d'un arpent, ou d 
hectare, cultive en melons, a deux mill< 



i 



fra 



quon pourrait 



en ne culti- 



raent porter a trois mille francs, 
vant que les especes les plus avantageuses : il 
m'est impossible de donner un etat des frais, 
parce qu ils ont tke confondus avec mes autres 
cul tures ; mais quand on les estimerait a moitie 



meme aux deux tiers du prod 



1 



tant en fra 



qu 



derable 

produ: 



devra 



comme on le sent bien , subir beaucoup de m 



c 



fic'at 













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. 



ste des Melons de diverses races, especes 

ET VARIJ&TES, CTJLTIVjk EN PLEINE TERRE Etf 
1826, AVEC LES EPOQUES DE LEUR MATURITY ET 

* 

QUELQUES DETAILS SUR LES QUALITES DES MOIRS 
CONKUS D'ENTRE EUX. 






Premiere race des Melons brodes. 



1 . Melon maraicher mux, courant de septembre. 

2. Honfleur, commencement de septembre. 

3. Coulommiers, septembre. 

4- Langeais, fin d'aout et commencement de 

septembre. 
5. Sucrin vert, fin de septembre. 



. 



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(49 



6. Petit sucrin a chair vert pale , fin de sen 
tembre. 

* 

7. Carmes, septembre. 

8. Belgique, septembre. 

9. Sucrin des barres, fin de septembre; tres- 
petit melon rond; chair rouge, ferme; tres- 
bon et tres-savoureux , assezproductif: graine 
petite, piquee dans la chair du fruit. 



1 



Melons _ legerement brodes. 



10. Melon a chair verte, des Antilles 



1 



Melon a chair verte. Isle-d 



ptemb 



P 



oblongs; ils varient quelquefois 



gie 



d 




eatre et le reste verdatre; ils sont tres- 
bons, poussent beaucoup de bois, et ont be- 

soin d'etre pinces rigoureusement. 

. Melon du Bresil , tres - bon , chair rouge , a 

traiter comrae les precedens. 



i 



/ 



Cantaloups. 

10. Orange, i5 aout. 

1 4. Petit noir des carmes, fin d'aout et sen- 
tembre. 

* 

i5. Japon hatif. Est-ce un vrai cantaloup? Com 

4 



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o) 



mencement de septembre; tres-pelit melon a 
chair rouge, tres-bon, produit beaucoup, se 



decolle aisement. 






6 



d 



nanas d'Amerique. Est-ce un vrai 
p? i5aout; petit melon rond, a ch 
re; Sucre, fondant, parfume, del 



c est peut-etre le meilleur de tous les melo 
et le plus hatif. 

7. Citron d'Amerique, un peu plus allonge q 



18. 
'9- 



precedent, tres-analog 



* 

ptemb 



mbre 






20. Gros Mogol , septembre. 

a 1. Idem, chair verte, septembre. 

22. Gros melon de Venise, commencement d< 
septembre 

2$. Melon de Naples, commencement de sep 
tembre. 

a4- De l'Archipel, septembre. 

a5. De Florence, forme oblongue, septembre 

2,6. Boule de Siam, septembre. 

27. Prescott commencement de septembre. 

28. Constantinople /septembre. 

29. Constantinople a chair blanche, septembre 









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1 



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* 



( 5i ) 









I 










> 






Melons de la troisieme race, ou Melons d-Q- 
rient a grandes g mines, ordinaivement a 
peciu lisse. 






% 



30. Melon muscade, fin d'aout et septembre, 
venant originairement d'Amerique, tres-pe- 
tit; chair verte, fondante, sucree, excellente, 
tres-parfumee: c'est un des melons le meil- 
leur, le plus hatif et le plus productif. 

3 1 . Melon du Perou, chair ros£e ; extremement 

sucre et fondant; quoique sans parfum et peu 
savoureux, il est tres-agreable, et merite d'etre 
cultive\* commencement de septembre. 
i. 'Melon du Perou, chair blanche, septembre. 



3 



33. Melon de Make , tres-petit , chair roug 
excellent, tres-petites graines, septembre. 






■ 

Melons de nouvelles especes, non encore classes 

et melons d'hiver. 



34. Melon de la Chine, espece nouvelle et sin- 
guliere qui merite d'etre cultivee; chair verte 
fondante, parfumee, sucree; forme loiigue- 
peau lisse ; c'est peut-etre une espece particu- 
liere : commencement de septembre. 
Melon turc, fin de septembre; petit, rond, 



35. 



4- 






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1 



1 

























































I 











( 52 

brode ; chair verdatre; se conserve assez lo 
temps. 



ii 




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i 

36. Melon de Carabaeh, forme 



b 



d'o 



range; peau lisse; grandes graines ; ch 



peu parfu 




Mel 



ng-temps 
i de Tefl 



petit ; se conserve 



g-temps : ce melon, sauf 



rieure, a quelque analc 

rabagh; peut-etre sont 

taniqnes. 



'5 



espeees b 



se 



58. Melon d'Ispahan, brode, chair rouge, 
conserve long- temps. 

38 bis. Melon d'Andalousie ; chair blanche, fon- 

- 

dante, sucree, parfumee; cueilli en septembre, 

mange en octobre. 
3q. Melon d'hiver d'Espagoe; chair verte, su- 

cree, parfumee, fondante; cueilli en sep- 
tembre , mange en octobre et novembre. 

40. Melon de Malte d'hiver ; chair rouge , su- 
cree, parfumee; saveur tres-prononcde; brode, 
et a grandes graines; un des meilleurs melons, 

suivant moi; cueilli en septembre, mange en 

septembre, octobre, novembre, decembre et 
Janvier. 

4 1. *Melon a chair rouge, envoye par M. Rol- 






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( 53 

lend, beaucoup d'analogie avec ]e precedent, 
sous tous les rapports. 

4i bis. Melon brode, a chair verte, en voye par le 

meme; excellent, cueilli en septembre, mange 

P 

en octobre, novembre, decembre et Janvier. 



w> 



. Melon brode, a cliair rouge, en voye par 
M. Robert de Toulon ; excellent , beaucoup 
d'analogie avec les precedens, meme saison. 



43. Melon brode, a chair verte, idem. 

I 

44- Melon de Perse, cueilli en septembre et oc- 
tobre, mange en septembre, octobre, no- 

M 

vembre , decembre et Janvier. 
45. Plusieurs varietes du meme, degenerees , 
rnais en general tres-bonnes, cueillies et 
mangees a diverses epoques. 

46. Melon arabique, tres-fondant, peaublanche, 
septembre. 

. Melon d'Angamez- cliair blanche , sep- 
tembre. > 



47 



48. -Melon dc Mequinez ,'«#£//&. 

49. Plusieurs varietes degenerees, en general 

tres-bonnes, septembre. 

50. Plusieurs varietes hybrides des melons ser- 

■ 

pent, chile et dudaim; quelques-un.es tres- 
bonnes, mangees a diverses epoques : les duda- 

* 1 

ims hybrides produiseiit des varietes natives. 






/ 



. 






























/ 



1 



\ 












■ 






















. 


























I 



U 



i 






* 



' 



DEUXIEME PARTIE. 






Considerations sur la vegetation du melon, 

* 

ET SUR LES MOYENS DEN PERFECTIONNER LA 



I 



FRUCTIFICATION, APPLICABLES AUX CUCURBITA- 



4 * 



GEES, ET MEME A PLUSIEURS AUTRES VEGETAUX 



i' 



me 



^ * 



chauds 






que nous iinoique bien clairement sa consti- 
tution, peutvegeter et fructifier dansnos depar- 
temensdu midi,etmeme dans Jedimat de Paris 
avec nos moyens ordinaires ^horticulture , et 
je m'en suis convaincu par l'experience; mais 



conini 



il 



ne se met a fruit d 



que 



quand la plante a pi is un accroissement assez 



siderab! 



-• 



t 



qu 



fructification est tardive, incertaine , et que 
prod uitspeu vent n'arriverque tres-tardaune 
aplete maturite, sur-tout lorsque la saison 
5t pas favorable. II a 



do 



fallu cherch 



moyens dy 



/ 



consequence 



sa 



us a un mode de taille et de direction ten 
, soit a procurer la certitude du produit 
maturite complete, soil memea augmenter 
osseur, ses qualites, etc. It est assez pro- 






> 













i c* % <. .. i < *: 



. i 







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ft 



. 






b 



q 



est 



parvenu a lui appliquer un mode de taille pi 



y est arrive que p 



degres, et 



par 



Effectivement, tous les jard 



differentes. 
ne taillent 



de la meme maniere ; on ne taille point 
rd'hui comme Von taillait autrefois, et sui- 



parence , cette taille sub 



chang 



P* 



nfei 



er i 



le U 



quelques 

qu'elle n'est point fondee sur des prineipes cer 
tains, telle est mon opinion; et neannioins y 

pense qu'on est bien pies d'une bonne pratique 
quoiqu il 



P 



d 



qui sera jugee defi 



/ 



y ajouter, a moins qu 



qu'il n'y ait pi 
q ne veuille 



p poser 



que des changemens survenus dans la fructifi- 

cation aetuelle du melon par la suite desacui- 

onnee ny necessitent queiques 
; ce qui, au reste, n'est pas impos- 



ture p 



feet 



si 



ib'le. 



J'ai pense que, pour parvenir a reconnaitre 
cette meilleure pratique, il fallait, avant de 
prendre des lecons de celle qu'on emploie au- 
jourd'hui, etudierla vegetation du melon, et sa 

ft unification naturelleautaul que possible, e'est- 



• 



■ 

























~i 














































































V 






/ 
















a-dire sans lui appliquer aucune espece de taille; 
par ce moyen , j'ai bien reconnu , a la verite 
qu die pouvait s'etablir d'elle-meme, niais que 
dans ce cas elle &ait lente, incertaine, etretardee 
sur-tout dans les especes les plus vigoureuses, 
la plante ne se mettant a fruit que lorsqu'elle 
avait pris un developpement assez <§tendu : je 

done aiors livre a quelques experiences, 



apres 



m 



plusieurs moyens de faire mettre a fruit le me- 
lon , et que ces moyens etaient assez multiplies 
par eux-memes, qu'ils pourraient encore le de- 
venir davantage par leurs combinaisons reci- 
proques; et ce qai etait encore plus important 
a reconnaitre, c est que ces moyens ne pouvaient 
rien changer au mode de fructification en lui- 

meme , ne pouvaient pas faire en un mot qu'une 
partie quelconque de plante se transformat en 
une autre, mais bienseulement qu'une partie se 
developpat de preference et au detriment d'une 



autre. 



ii cu de 
des me 



tion ordinairement empl 



direc 



m^ 



cpas 



>yes et actuellement 
qu'on avait assez bien choisi, 
re precisement parce que ce 























\ 




1 



; 



!>->* *».- \ < t*rfl^t)a*\'r±*t±4+h .' 



- ■ - 



- 







choix avail etc fail avec sagacite , el qu'il fut re 
suite d'une suite d'experiences dirigees a cet el 
fet, niais parce qu'il s'etait offert le plus nature 
lement, ou du moins qu'il etait tout naturelh 
ment resulte des premiers essais qu'on avait p 
faire. Ce moyen, que j'ai decrit dans la premier 
partie de cet ouvrage, et conseille comme le ph 
simple, et peut-etre aussi comme generalemer 
le meilleur, consiste a pincer la tige principal 
ainsi que ses rameaux secondares et ternaire 
pourparveniraudeveloppementdeees ternaire 



par suite des quatern 



moy 



cultivateurs et indique paries auteurs v ne Test 
cependant pas d'une raaniere claire et positive. 

De la comparaison des methodes de pratique et 



des ouvrages qui traitent de cette culture, il r 

suite bien qu'il faut pincer et repincer pour fai 



paraitre 



fleurs a fr 



rnais on ne sy 



plique pas assez positivement sur quels bou 



y 



faut pincer . ni ou il fa 



question 



* 

quaternaires, degres de ramificat 
cependant important de disting 



preciser 



pins loin, je me vois oblige d 



d'exposer ici,d'une maniere 




















































58 



la vegetation du melon et sa fructification, c'est 
a-dire la position etla progression de ses diver 

■ 

points fructifians : je les ai stiivis avec le plu 
grand soin, et observes avec la plus grande at 



- * 



tentiou, et 



gard 



pas 



» \ 



trompe. Cette <Hude m'a paru d'autant pi 
portante, que plus je m'y suis livre , plus 






que les raits qu'elle me 



tachaient i 



a 



ysteme general de vegetati< 

, commun a nos arbres a fru 



prob 



puis-je me dispenser d'etabl 



quelq 



Da 



ns mi mem 



■ 

intitule Con side 



sur 



lie des 



fires 



fi 



insere dans 



M email 



de 



Annale 



rqyale d'agricul 



Von y pourra consulter, j'ai fait voir que I 



a 



des rameaux de ces arb 



etait telle 



mcnt disposee, qu'elle paraissait representer 
dans son ensemble la figure de deux pyramides, 
opposees base a base, dont la superieure ( py~ 
ramide ) avait 1'axe beaueoup plus long que 



cette forme parait s'appliqu 



rameau 



en 



1'inferieure : 

non - seulement a chaq 

eore a leur reunion , c'est-a- dire a Tarhre en- 

tier; cette meme forme, par une analogic assez 



■ I 



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«'**■*!*. 1PM -■ r »*?&**• 



• - * *> ^ 



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remarquable, parait etre commune, je ne am 
pas a toutes les plantes dicotyledones, parce qu 
je ne les ai pas pu observer toutes , mais d 
moins a une grande partie de celles que j'ai oh 
servees, avec les modifications neanmoins ne 
cessitees par l'habitude particuliere a chacun 
d'elles, necessitee par la situation et l'expositioi 
que la nature leur a respectivement assig 
Cette analogie se retrouve dans le meloi 
remarque aussi chez lui, dans le principe 
tige drc 






i 



i 



d 



late- 



premiers developpes au-dessus d 



mieres feuilles, nori com 



les seminales , 



prenneiit un assez grand accroissement ; les ra- 
meaux superieurs, qui suivent et se developpent 

au fur et a mesure que la tige s'eleve, prennent 
un accroissement, qui diminue insensiblement 



d 



pyrami 



ide 



c 






ii 



perieure. Quant a la pyramide inferieure, 
e beaucoup plus court, elle est represente 
ns le melon par les bourgeons cotyledonaire 
leurs ramifications inferieures, qui ne pren 
snt jamais une grande etendue. Au surplus, 1 

tige principale est trop faibl 



d 



t la 



pour supporter le poids de 



rameaux 



terre; mais avec 



fin it par se courber et se couCher i 

d'attenlion, on p 












I 











































f 

















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*- V 



















I 



















. 









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VI 



I 









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60 ) 



y 



i 



li 



q 



iquee 






b 



ie. Dans la plupart 
observes ( et petit 



il general), les boutons ou bourgeons q 
tent de I'aisselle des feuilles peuvent etr 



q u 



1 



principal, ordinairement unique 



pplementaires, subs 



ou plutot stipulaires, ord 

nombre de deux. 



au 



3°. Bourgeon petiolaire, ordinairement unique 

J'applique a ces bourgeons le nom qui esi 

indiqu6 par leur position. Dans le melon, or 

trouve aussi ces bourgeons, a 1'exception nean 

iBoins du bourgeon petiolaire, soit 



qu 



y 



eraen 



, soit que son developpe 

ment devienne inutile, a raison de ce que le me 
Ion, comme plante annuelle, n'a pas les feuilles 

■ 

eaduques, comme la plupart de nos arbres a fruit 
qui, perdant leurs feuilles pendant rhiver, rnani 
festent quelquefois 7 au retour du printemps e 
a defaut des autres bourgeons, ce bourgeon p4 



tiolaire, qu 



1 



du point ou lep 



tiole de la feuille s'est detaehe du bois et de son 
ecorcc.On recommit tres bien d'adleurs dans le 












1 






















t 









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) 



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ot^kva '.-#?t.as*i.'7fcVt*- **.■••■. 




, 














( 6i 

melon et la presence clu bourgeon principal et 
celle des deux bourgeons stipulaires. 

Outre ces bourgeons, on remarque encore 
dans les planles les bourgeons cotyledonaires 
an nombre de deux, et qui naissent de Faisselle 

* 

(ies cotyledons ; on pent presumer que ces bour- 
;ons ont aussi leurs supplementaires, mais Jeu.r 
petitesse m'a empeche de les observer. Quoi qi 
en soit, ces deux bourgeons cotyledonaires, cc 
muns peut-etre a toutes les plantes, se retrou v< 

- 

dans le melon, et nous verrons par la suite qu 

y meritent une attention toute particuliere. 



5 



I 



Ces 



position 



conformation particuliere entre des vegetaux 



loivent nous 



qu'on pourrait croire si differens 

donner a penser que les effets et les produits de 

leurs organes analogues sont analogues aussi. 

Quoiqueje nepuisse suivre ici le developpement 
de cette idee, dans un certain detail, ni en don- 
ner des preuves positives, je crois cependant 
devoir l'indiquer, parce que je ne doute point 
de sa realite, et je suis tres-persuade que les ob- 
servations que j'ai faites sur les differentes es- 
peces de bourgeons dans le melon s'appliquent 
egalement a ceux des autres plantes. 

Je crois done devoir diviser les bourgeons 
du melon en trois classes, savoir : 






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f. 



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, 















y 



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I 















: 












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1 






1 








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( 62 ) 



1 



3 



. Les bourgeons ou rameaux principaux; 
'. Les bourgeons ou rameaux supplemen- 

taires ou stipulaires; 
'. Les bourgeons ou rameaux cotyledo- 

naires. 

Dans le melon, tous ces bourgeons, a l'excep- 
tion peut-etre des premier-nes, lorsquela plante 
est encore toute jeune , sont ? des leur sortie, ac- 
compagnes d'un ou de plusieurs boutons a fleur : 

ces boutonssont ou solitaires ouennombre mul- 
tiple et sur un pedonculecommun ; mais comme 

dans ce dernier casce pedoncule coramun con- 
tinue assez souvent sa pousse particuliere avec 
feuilles, etc., il devient alors lui-meme un ra- 
meau veritable, qui, s'il se developpe sur un 
rameau secondaire , devient lui-meme ternaire , 

et ainsi de suite. 

Il peut cependant arriver que ees boutons a 
fleurs, compagnons de chaque bourgeon, ne se 
developpent point ; ils peuvent avorter par plu- 
sieurs causes , accidens , saison contraire , force 

• 1 

de la seve qui s'emporte ailleurs; mais il ne faut 
pasinferer dela qu'ils n' existent point: avec un 
peu d'attention on pent en reconnaitre l'em- 
bryon ou les vestiges. 

On sait bien que dans ce melon il y a deux 
sortes de fleurs : les tines, males et destinees sen- 
























/ 









lenient a Seconder, et.les autres,femelles, desti- 
uees a porter le fruit: quelquefois ces fleurs fe- 
melles sont pourvues d'organes males, c'est-a- 
dire d'etarnines plus ou moins parfaites; mai 
ceci devant etre regarde cqmme une exceptioi 
ou un effet de culture , nous ne nous en occu 
perons pas pour le r 
paraissent les premieres et en plus grand nom 



mieux assurer 



f econ d 






bre ,1 

fleurs femelles qu 

Mais ce qui, dans I'apparition successive 

ins la position de ces divers boutons a fleu 

estremarquabie et 

que, d'une part, plus la plante avance en age 
prendd'accroissement, plus le nombre de deg 



c 







de ses ramifications augmente (ternaires, qua 

ternaireset au-dela), plus ces ramifications s'al 

longent, se subdivisent et Veloignent directe 
meat, mieux encore indirectement, de la tig 
principale, el sur-tout en raison de la raoindr 
etendue assignee par la nature a chacun de ce 
bourgeons ou rameaux (etendue determinee pai 
leur position respective, delaquelle doit resulter 
la necessite d'une fructification assez abondante 
pour etre mieux assuree, assez prompte pour 

■ 

pou voir arriver a maturite ) ; d'autre part, plus le 
nombre des boutons a fleur augmente en general 














V 



/ 





























3 



v 







. • 




I 



f i 






. 














I 



j 



v 



( 64 

et plus en particulierle nombredesfleurs femel 
les on boutons a fruit augmente au detrimen 
des fleurs males , tellement qu'enfin on pour 
rait croire que cesdernieres doivent disparaitre 

p 

Ainsi , d'apres ce principe, de la verite duque 
on peut se convaincre par l'inspection d'un 
plante de melon venue sans etre taillee, ce son 
les rameaux ternaires ou quaternaires, ou menu 
d'un degre plus avance, les rameaux stipulates 

les rameaux cotyledonaires,et sur-tout les subdi 
visions et les extremites de ces memes rameaux 

qui presententpresqueexclusivement les bou- 
tons a fruit : prevoyance de la nature, qui n'a pa? 
voulu que les fruits se presentassent trop tot poui 
; pas nuire au developpement de la plante, e 
qui a donnd a chacune de ces parties des chance: 

de fructification d'autant plus promptes etd'au 

tant plus nombreuses, qu'elles se developperon 
les dernieres et au'ront moins de temps a vivre 
prevoyance qui nous a laisse les moyens de fain 
ressortir notre industrie sans changer l'ordrt 
quelle avaitetabli, mais bien seulement en acti 
vant le developpement des points lesplus promp- 
tement et les plus abondamment fructifians . 
par la suppression de ceux qui le sont moins 
Ainsi se trouvent etablis sur le melon quatre 
principaux points fructifians, sa voir: 



V 



; 



) 



•* 












■ 



















; 



) 









i°. Bourgeons ou rameaux secondares, ter- 



naires, quaternaires et au-dela; 

a°. Rameaux stipulaires; 

5°. Rameaux cotyledonaires"* 
I 4°. Extremites I 



rvisions 



tous ces 



memes rameaux. 



Je vais passer a l'examen et a la comparaison 
de ces quatre moyens de fructification 

'4 

'■ 

De la Fructification ou mise a fruit du melon 

les bourgeons secondares, ternaires, qua 

ternaires ou d'un plus haut degri. 

PREMIER MOYBJY. 

* 

Pour l'intelligence de l'objet que je vais 
? ici, et qui, pour la culture du melon 



sans contredit le plus important, je me 
force de rappeler une partie de ce que j'ai dej 

dit ailleurs; je ne crois pas non plus sortir d 

mon sujet par quelques ez 

bres a fruit, attendu qu'en raison d 

que j'ai remarquees entre ces plantc 

sence differente en apparence, je n'en suis pas 

moins persuade que les experiences et les ob 

servations tentees pour le perfectionnement des 

uns sont aussi applicables au perfectionnement 

des autres. Je dois aussi renvoyer mes 

- 

a unMemoire sur lescucurbitacees, insere' da 












i 

















:, 



, 




















(66) 

le volume des Memoires de la Societe royale el 
centrale d'agriculture, ann£e i8a5, page 4§5, * 
dans les Annates d'agriculture, 2 e . serie, t. XXX1T 
page 52o, qu'ilsera bon de consulter. 



? 



ge princip 



1 



m 



i 



eon- 






point a fruit, si ce n'est peut-etre lorsq 
acquis line longueur tres-considerable , < 
faculte de porter fruit se manifestant a 
traire beaucoup plus tot sur les bourgeons ou 

rameaux lateraux, il paraissait assez naturel de 

faciliter et de hater le 



devel 




>ppement 

principale 



ces 



memes rameaux lateraux et secondares parais- 
sant donner naissance a des rameaux plus frue- 
tifians encore, on a passe du pincement de la 
tige principale a celui des rameaux secondaires, 
ternair.es, quaternaires, etc. 

Ges pincemens repetes paraissant, sur le me- 
lon, faire augmenter la proportion du nombre 

des boutons ou fleurs a fruit, relativement a 
celui des fleurs males ou steriles, on a pu croire , 
ou qu'ils les faisaient produire, on qu'ils chan- 
geaient leur sexe : c'est une erreur, ces pince- 
mens ne faisant que hater le d^veloppement de 

ces parties, bien r^ellement creees d'avance par 
la nature; et tres-probablement ce qu'on a ap- 
pele, dans les arbres, suppression du canal di- 









*■ . 




6 



\ 




















1 

> 







rect de la seve pour les faire mettre a fruit, au 
moyen du retranchemeut de la tige principale 
n'est autre chose que le modele ou la copie des 



me 



pratiques sur le i 
dans la premiere 



Me 



g les operations 



cemens destinees a la production des rameaus 
ternaires ou quaternaires , je ferai seulemenl 
observer que ce moyen de fructification, qui me 
parait avoir ete adopte le plus generalement. 

est aussi celui que je? .pratique ordinairement. 
Je le regarde comme le plus simple, le plus com- 
mode, le plus expeditif, et enfin comme le meil- 
leur, sauf peut-etre quelques exceptions. Ces 
exceptions sont, pour plusieurs cucurbitacees, 
necessities par un mode de vegetation particu- 
lier; mais, dans le melon, on ne trouve que des 

variations tres-legeres, que j'indiquerai en lease 
lieu. Je ne parlerai ici que de la difference que 
'ai observee dans la fructification du melon de 






i 



Perse et du melon de la Chine, comparee ave 
celle d'un melon a chair verte del'Ile-de-France 
les deux premiers ayant manifeste des bouton 

■ 

a fruit sortant immediatement de l'aisselle di 
rameau secondaire, et sans pedoncule ramifie 
tandis que le melon de l'lle-de-France, que j a 
vais pince* trop fard sur ses rameaux secon- 

5. 



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I 






I 



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) 









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( 68 






daires, et neglige de pincer sur ses rameaux 
ternaires,ne m'a donne, en ioa5 et pendant 
tout le cours de la belle saison, que deux fleurs 
a fruit tres-tardives et qui ont avorte. II na'a 



chaud; 



paru que les especes venant des pays 
et sees, ou peut-etre tres-anciennement cnlti- 
ves et civilises, tels que la Grece, la Perse, la 
Chine, se mettaient a fruit plus aisement, ou du 



moins sur des rameaux d'un degre moins eleve 




| 

que les especes venant d'Amerique, ou des ile 

dont le climat est en meme temps chaud et hu 
mide , ces dernieres ne montrant leurs fruits qu 






sur les rameaux quaternaires. Au surplus , e'est 
aux jardiniers qui n'en cultivent qu'un certain 
nombre d' especes a etudier ces differences , et 

a se conduire en consequence. 



imat 



ces differences; mais-on doit sur- tout les attri- 

buer a la culture. On a avarice, mais je ne sais 

jusqu'a quel point cette assertion est fondee, 
que plus les graines de melon etaient vieilles, 
plus les plantes qui en provenaient se met- 
taient a fruit aisement , etant d'ailleurs moins 
vigoureuses et poussant moins 
t-on pretendu par la dire ou que leurs fruits 
nouaient plus facilement i ou que les boutons a 



d 



bois. A 



fruit se presentaient plu 



d 



/ 














■ 










» 









( 6g. ) 

/ 

rameaux secondaries, au lieu dc se f'aire attendre 
sur les tenia ires ou quaternairesPC'est sur quoi 



on ne s'est pas prononce , et je 
gard, m'etayer encore sur ma 



P 1 
>P 



e 



expe 



MWL 



point d'horticulture et de 



lysiologie tres-impor 
lion duquel ces deiu 



i 



q 



s de vieilles graines sont moins vig 
poussent moins de.bois, etc. Si c'e 



B 



a ces moy 



debiUtans 



s 



qu 



dut 



Pi 



s 



prompte fructification , 

pas produite aussi par 
d'un autre genre, tels que 



pourquo 



moy ens deb 



suite du meme raisonnement, ne devrait-on 

aussi prendre en consideration les parties les 
ns vigoureuses et les plus fructifiantes taut 
arbres que des plantes ? II me semble que 
boutures et ces greffes, prises et placees sur 



gre plus 



rameaux quate 



i 



aussi plus promptementa fruit. II y a dejalorn 
temps que, pour obtenir plus tot de leur fruil 

* 

favais, ainsi que cela m'avait ete couseille, pri 
sur de tres-jeunes arbres a fruit venus de pe 
pins des greffes , et que je les avais placees su 
des arbres plus ages , et cela sans en avoir ob 






/ 






S 



J 





























3 










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■ 



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4 



■; 













- , . 



*i 






















7 



o 



tenu une grande avance. Ne serait-ce pas paree 
que ces greffes , ainsi prises et placees, n'en ont 
pas pour cela obtenu un degre de ramification 
plus eleve , et que , pour se mettre a fruit, au lieu 



d 



ternaire ou 



quatern 



qu exig 



melon 7 le pommier venu de pepin en exige dh 
degres, le poirier quinze, et le chene peut-etn 
cinquante. Par suite de cette idee, je pense don< 
que , lorsqu'on prend desboutures ou des greffe 
sur de jeunes arbres ou de jeunes plantes, 01 

doit les prendre sur les 

plus eleve, et les placer aussi de meme 

lieu. Je conseille aussi , pour avancer 
tification des ieunes arbres, de 



rameaux 



la fruo 
procurer 



rami 




eleve 



par 



un degre de 

mode de taille et de pincement approprie a 

cette intention. Quant au melon, il est hors cle 

doute que les boutures et greffes qu'on prend 



doivent etre choisies de preference 



i 



les rameaux ternaires ou quaternaires, afin d'en 
obtenir du fruit sur le-champ. 






K 







■ 



, 





















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**.■■ ^ *, b > 









( 7* ) 



Be la Fructification clu melon sur les bourgeons 

t 

supplementaires, subsidiaires ou stipulates. 



DEUX1EME MOYEN. 




■ 






■ 









- 



I 






est 



P 



urgeons, aii nombre de deux, que 

subsidiaires , parce qu'ils peuvent 

er le bourgeon principal lorsque la s 

abondante ; supplementaires r 



i \ 



pa 



fi 



iuppleer lorsqi 
stipulates, pa 



<i 11 



pul 



ovoqu.es par la presence des 
tous cescas, raoins vigou- 



V 



bourg 



i 



pal; et par une suite des principes que j'ai p 



s 



prendre moins d'etend 



fructificat 



prompte. Mais 



qua cet egard il y ait pour eux plei 
i compensation. Je ne les crois pas 






du melon, etied 



q 



de 



provoquer 



ment. Cependant il est bon de les reconnatl 
afio de pouvoir en profiler lorsqu'ils se renc 
trenl, et, dans ce cas, il pent etre utile aussi de 
piiicer, comme on aurait fait le bourgeon pr 



ci 



p 



Ne voulant rien neglig 



e 



t avec d'autant plus de raison , 

r 



( 



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i'i « 















• 









■ ' ' 




























7 



n 






ont une certaine importance dans la culture de 
quelques autres plantes , et notamment de plu- 
sieurs cucurbitacees , ainsi qu'on le verra a l'ar- 
ticle de \a. papangaye „ 

Si Ton voulait obtenir des bourgeons stipu- 
lates , il faudrait en chercher des indices autour 



bourgeons principaux, et supprim 



precaution 



d 



cham p 



raoins tres-peude jours apres 



faudrait supprimer quelq 



m 



dessus de leur premiere feu 



perer qu'alors les stipulaires pourront tot ou 

lard se faire apercevoir. 

De la Fructification du melon sur les bourgeons 

ou rameaux cotyledonaires. 



TROISIEME MOTEM". REMARQUES SUR LES COTY-- 

LEDONS. 

Get objet ma paru d'une tres-grande imp( 
nee sous plusieurs rapports , et je crois dev( 
traiter avec d'autant plus de detail, qivor 



meconnu et neglig 



• f 



meme mepnse 
naires. 



produits cotyled 



Les cotyledons ou feuilles seminales du me- 
lon (appeles par les jardiniere oreilles) ne sont, 



i 








































) 








( ^ 

* 

comme Ton sait, autre chose que les deux I 
de la graine, qui se disjoignent et presen 
en sortant de terre, deux feuilles qui ne res 



blent en rien 
Pendant quelq 



qui doive 



prennent 



* 

peu plus d'etendue; la rad 



pendant ce temps, profite et s'enfonce en terre 
la tige s'eleve du milieu de ces deux cotyledons 
nous la laisserons aller son train. Pendant c 
temps, dans Taisselle de ces deux cotyledon 
apparaissent deux faibles bourgeons, ordinaire 

ment plus tardifs que ceux qui sont superieure 
ment places. Ce r sont ces deux bourgeons, op- 
poses Tun a 1 autre, qui donnent naissance au^ 
deux rameaux que j'appellecotyledonaires. (Ce: 

rameaux cotyledonaires sont bien aussi par eux 



m ernes des 



lateraux on seconda 



eependant, comme sous quelques rapports ils 

en different essentiellement, j'ai du les distin- 

■ 

guer.) 

On doit se rappeler qu'il a deja ete question 
de leur nature et de leur position. Destines a 
suppleer la tige principale lorsqu'elle perit par 
accidentals peuvent, lorsqu'elle reussit, ne pas 
se developper du tout, et, dans le cas contraire, 
ils peuvent etre etouffes par la partie superieure 
de la plante. S'ils echappent a ce double danger, 






























? 










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I 74 ! 

en raisoii dune grande abundance de seve 



refluant vers eux par une taille trop severe 
on malentendue , tardifs et d'une mediocre vi- 

doues d'une aptitude a fructifier 

sans cependant 



g 



plus grande et plus prompte (sans 

pour cela que le fruit reussisse): cela 
consequence infaillible des principes 
poses. 

Jusqu'a present les jardiniers paraissen 



r 



que 



•? 



faculte fru 



che 



profi 



fauts, peut-etre exageres, que je ne lew ai pas 
reconnus encore, sans cependant pretendrequ'ils 

* 

ne peuvent jamais se rencontrer, tels que d'etre 
creux , de n'etre pas francs , de donner de faibles 
produits, erifin de detourner la seve des autres 
parties de la plante plus essentielles : en conse- 
quence, ils les retranchent. 

■ 

La plupart d'entre eux vont encore plus loin 
ils retranchent aussi les cotyledons eux-memes, 
Cette operation, qu'ils nomment oreiller, c'est- 
a-dire couper les oreilles, n'est pas pratiquee 



P 



qui iajugent peu 



pas 



quel but a ete imaginee Foperation d 
ment? Est-ce, ainsi que le disent quel 



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5 



ques-uns, dans la vue tie dtminuer la vigueur 
delaplante, et de la mettre plus aisement a 
fruit? Cette raison me parait mauvaise, et je crois 
avoir indique de meilleurs moyens que celui-la. 
Est-ce dans la vue d'empecher le developpement 
des rameaux cotyledonaires ? Effectivement , ce 
peut etre un moyen d'y parvenir. Je if at d'ail- 
leurs fait aucune experience a ce sujet; mais 
voici ce que suggere la theorie. 

Si Iteration de l'oreillement est faitede tres- 
bonne heure, a coup sur elle s'opposera a la 

sortie des bourgeons cotyledonaires ; mais aussi 

elle affaiblira la plante et pourra lui etre plus 

nuisible qu'utile, -d'autant quil y a d'autres 
moyens de deiruire ces bourgeons et de mettre 
la plante a fruit. Si elle est faite trop tard, c'est- 

a -dire lorsque les feuilles seminales sechent 
d'elles-memes, elle ne peut plus servir a rien; 

elle n'est done bonne a pratiquer que dans les 

• 4 

momens intermediates, et alors, je le repete, 
elle est d'une tres-faible importance, soit en 
bien, soit en mal. 

* 

Que Toreillement ait eu lieu ou non , il est 
rare que, ou par une des causes que j'ai indi- 

+ 

quees, ou par toute autre, il ne se manifeste tot 

i 

ou tard des bourgeons adventifs, soit vraiment 
cotyledonaires, soit a eux subsidiaires ; cur il 







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n6 ) 

* 

est probable qu'il existe aussi pour eux des sub- 
sidiairesousupplementaires, quoique ieur peti 

tesse ait pu m'empecher de les apercevoir. Ces 
bourgeons, qu'on retranche ordinairement, 
restent sou vent caches sous les parties supe- 
rieures, et ainsi inapercus produisent quelque- 
fois des fruits auxquels on ne s'attendait pas. II 
est vrai que, pour la plupart, ces produits sont 
faibles; mais c'est moins leur faute que celle 

des parties superieures, qui les out etouffes. 
Quant a moi, j'ai cherche a profiter de cette 

faculte fructifiante, assignee par la nature aux 

rameaux cotyledonaires, qu'elle n'a pas pro- 
bablement crees en vain ; j'ai bien reconnu que 



reellcment ces produits etaient faibles dans le 
principe, mais que neanmoins, a l'aide de quel- 
ques secours et par la suppression des parlies 
qui les affameraient, ils pourraient, par la suite 






en'trer, jusqu a uu certain point, en concurrence 
avecles autres, sinon les surpasses du moins sous 
quelques rapports. 

Lorsqu'on vent tenter quelques essais sur ces 
ranieaux cotyledonaires, il faut aller avec mo- 
deration et user de quelques precautions : il y 
a des plantes qui ne paraissent pas tresdispo- 
sees a les produire; il y en a dautres sur les- 
qucllcs cette disposition est ties- marquee > il 













































- 



\ 






/ 


































77 

f« Li t savoir en profiter. A cet effet, il est bon 
d'avoir a sa portee plusieurs plantes de la meme 
espece, afm de pouvoir choisir; et si on a seme 
en pleine terre, on a du placer plusieurs graines 
dans le meme poquet. On arrache par suite cellos 
qui ne sont pas bien disposees, on laisse les 
autres, on en fait le cboix, et lorsqu'elles sont 
nssez fortes pour etre arretees, on les pince, 
corarae a l'ordinaire, au-dessus de la deuxieme 

, E 

feuille, et si les deux bourgeons cotyledonaires 
sont bien constitues, . qu'ils apparaissent assez 

sensiblement, ou promettent une belle venue, 
on supprime ou on eborgne les autres bourgeons 
superieurs aussitot qu'oncroit pouvoir le faire, 
et plus tarcl on retranche la tige a quelques li- 
gnes au-dessus des cotyledons. Ces rameaux 

* 

cotyledonaires ont d'abord un accroissement 









un peu lent, mais ils finissent par prendre leur 
essor, pour peu que la saison soit favorable- Si 
Fori n'y apercevait pas promptement de bou- 
tons a fruit, on pourrait se conduire a leur 

egard comme on fait sur les autres rameaux, 
c'est-a-dire les pincer; mais il est rare qu'on 
soit oblige d'aller jusqu'aux rameaux ternaires. 
Quoique j'aie deja fait sur ces rameaux cotyle- 
donaires plusieurs experiences, je ne puis en- 
core etablir entre eux et les autres rameaux un 















I 



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1 



















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7 



8 



I 






u me- 




degre tie comparaison bien determine; je crois 
cependant pouvoir dire que ces rameaux coty- 
iedonaires qui, par eux-memes, ne sont que se- 
condares, equivalent, par la faculte de se meitre 
a fruit, aux rameaux ternaires, raerae aux qua- 
ternaires, et peut-etre a ceux d'un degre plus 
eleve, et je n'hesite pas a convenir qu'il me faut 
encore beaucoup d'experiences pour emettre a 
cet egard une opinion positive. En attendant, 

je puis attester l'efficacite de leur emploi : j'ai ai- 

sement obtenu sur eux la "fructification d 

Ion de Coulommiers, qui, comme Ton sait, ar- 
rete tres-difficilement , et j'ai obtenu des succes 
encore plus marques sur d'autres cucurbitacees : 
il en sera question plus bas. En consequence, 
je recommande leur emploi aux horticulteurs. 
Je ne doute pas que dans leurs mains il ne de- 

vienne d'un grand secours pour mettre a fruit 

soit les melons, soit toute autre plante rebelle- 

et je ne doute pas que l'etude de ces bourgeons 
ne mdrite aussi l'attention des physiologistes. 

En effet, les autres bourgeons des plantes 
sont, dans leur apparition et dans leur develop- 
pement, provoques et alimentes par la presence 
des feuilles, qui leur servent d'accompagnement 
et de support. Ces feuilles sont le produit de la 
plante qui les porte; les feuilles seminales, au 



■ . 


























\ 



















ac* VM 








( 79 ) 

ppartiemient moins a la plante qu 



i 



porte qu'a la plai 




r 



pes : llstirenl 
nourriture de 



te-mere qui a produit I; 

>nt que les lobes develop 
done jusquaun certain point leu 

plante - mere elle-meme 



\ 



rriture plus elaboree; ce sont des enfans q 
tnt le lait de leur propre mere, mais ava 
en age : jusqu'a quel point cette particul 
peut-elle influer sur leur essence, et n'ej 



pas un sujet digne de remarque 



* 



le 



observations faites par les jardiniers sur 

duit des bourgeons colytedonaires ne 

as tout-a-fait en concordance avec la thdo- 
r, d'apres elle,il semblerait que ces pro- 



duits devraient etre pi 



forts 



plus francs 



mais ce n'est pas ce qu'ils disent. Au fait, le 
cotyledons, neprenant jamais la meme etendu 

que les autres feuilles, peuvent bien etre un 

_ 

cause de faiblesse pour les bourgeons qu'ils ali 
mentent; quant a ce qu'ils appetlent n'etre pa 
francs, la signification de ce mot n'est peut 
etre pas pour eux bien delerminee. Entendenl 
ils par la moins certains, moins bons, ou plu 
sujets a degenerer? Je les croirais au contrair 

- 
■ 

moins sujets a variation; ce qui auraitson im 
portance. D'autre part, je leur accorderais vo 



lontiers que les prod 



les fruits 



P 



















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1 







I 



























( 80 

1 moins forts et moins gros, et peut- 
plus hatifs. Cela concorderait un peu 



plus avec mes propres ob 



etait ainsi 



pourrait 






pas esperer qu en 



propageant par Je semis et pendant long-temps 
une race sur ses bourgeons cotyledonaires, on 
parviendrait a la rendre et a la fixer naine et ha- 
tive? Ne serait-ce pas de ce moyen que les Chi- 



nois se seraient 



pour obte 



ce 



qu 



pbssedent de curieuxen ce genre? C'estun sujet 



periences 



De la Fructification du melon par allongement 

sur les dernieres extremites de la tige prin- 
cipale ou des rameaux secondaires 9 ternai- 



res* etc. 









* 



i 



I 

* 









I 





















QTJATRIEME ET DERNIER MOYEINT. 



I 



- 

J'ai remarque que, sur la fin de la saison, ou 
sur la fin de leur vegetation , le melon , ainsi que 
plusieurs autresplantes, se chargent, sur les der- 



nieres extremites de la 




upart de leurs ra- 



meaux, d'une assez grande quantity de boutons 
a fruit : c'est le dernier effort de la nature pour 
perpetuer les etres; mais il est rare qu'il soit 
couronne desucces. II peut bien, dans le melon, 

1 

produire ce qu'on appelle des regains ; mais il 



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•, . .1 



•■'•-1 . ■ - •>> . • .-. 



•"* 




1 



{ 8i 

fant guere y compter. Si cesboutons a fruit 
tent immediatement sur le bois et dans l'ais- 
e des feuilles, ils sont bien earacterises comme 
remes; s'ils sont multiples sur un pedoncule 






commun pouvant se ramifier, ils rentrent dan 
la classe des bourgeons secondares, ternai 
res, etc. Ce moyen de fructification par allon- 
gement, et dans toute l'acception de ce 



mot 



le 



peu't etre d'une grande 



d'un grand avantag 



mais, en le modifiant, il peut 



pap 



gaye etsur-tout la calebasse.il consiste I 

* 

allonger ces plantes, soit sur leur tige principal 
soit sur quelques rameaux principaux, et a r 
les arreter par le pincement que lorsqu'ils oi 
pris une tres-grande etendue. Je decrirai ce pr 
c(§de" a l'article de la calebasse. 












I 






De la Comparison et de la Combinaison des 
vers rnqyens de fructification , precedemm 



i 



ndiques 



... 



i 






■ 



■ * 






. 



; 









r 

e 



D'apres les details dans lesquels je suis entr 
sur la position et la nature des parties fructi- 
fiantes du melon, la connaissance doit nous 
etre parfaitement acquise, et nous devon 



en 



s etre 



6 



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(82) 

de iueer toutes les methodes on ancieiv 

uellement usitees, ainsi que toutes 
qti'on pourrait proposer par la suite. L art 




m 



rien 



chan-g 



i nen 



de ces parties fruclifi 



* * 



et 



pouvant q 



-:■ 



provoquei 



V 



nfaill 
devai 



i 



sunesaux depens des autres, toute method 
li n ? uurait pas pour but immediat d'operer 1 

1 A 

•oduction de ces parties devra etre * 

bldtteiit rejetee. Hul ehangement ne 

plus avoir lieu quant au fond, ranis seu 
-quant a la forme, il nes'agira plus que d 
parer ces divers moyens de fructification , d 
dapter chacun d'eux aux circonstances 
les combiner snivant l'exigence des cas 






ou de 







cVy appliquer les procedes les plus propres 
s oblenir (rune maniere prompte, expedi- 

♦ 

tive , assuree et satisfaisante. 

Laissant de cote 1e quatrieme raoyen de fruc- 
tification sur les extremites, dit par allongement , 
que je ne crois guere conYenir au melon , il ne 
nous en reste a examiner que trois ; savoir , 

» 

i°. Les bourgeons ou rameaux principaux ; 
i°. Les stipulates ; 
3°. Les cotyl^donaires. 
La propriete fructifiante des bourgeons ou 
rameaux stipulaires ne me paraissant ni evi- 



i 












> 




















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"v. 






V. 





( ' 



leur 



ma- 



( 83 ) 

demment ni eminemment frappante; 
nifestalion, n*ayant lieu que rarement et acci 
dentellement, et difficilement parlesecours d. 
l'art, exigeant beaucoup d'attention pour etr« 
bien observee, encore plus pour Stre provoquee 
ne me paratt pas, quoique iuteressante dan: 

- 

d'autres plantes, devoir etre provoquee sur h 
melon, ainsi que je l'ai deia fait observer et i 



contrera. 



borneraen profiler lorsq 



■ 



i f 



La propriete fruetifiante des rameaux cotyle- 

donaires est sans contreditla plus efficace- mais 



produits in ont paru un peu 



un peu 




difficiles a 'lobte 



s 



et lis out 



d'ailleufs essuye quelques reproches pi 



I 



ou 



moins fondes 



1 







ra done, dans la pratique 
' pour les especes rebelles a fructifier 

done seuls et en noseAcci^^ ,i„ »„„ 









rain les bourgeons principaux, qu'on portera 
degres ternaires,quaternaires, etc., suivantl' 






- ' 



exi- 



ts 



des cas; ils sont d'ailleurs le complement 



des autres moyens, puisque, comme j 



fait observer, I e pincement repete peut s'a 
pliquer et se pratiquer sur les stipulates et 1 
yledonaires. Cependant comme il n'est n 



question seulement de 



procurer le pi 



possible des boutons a fruit, mais qu'ilesteg 



6. 





* 













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II 



















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1 



I 1 



































I 






H ) 

t 

i 

foment essential de s'assurer du succes, de la 
bondance et de la bonne qualite des produits, 
toutes choses qui exigent dans les plantes une 
certain e vigueur, et une repartition egale de seve 
dans toutes ses parties, il faudra faire entrer en 
ligne de compte les differences que presentenl, 
a cet egard, les divers modes de taille et de di~ 
tion employes; calculer les degresde force et 
faiblesse que chacun d'eux peut imprimer a 

)lante , en raison de la direction des rameaux 
des suppressions ou des retranchemens 

sites par toute espece de taille , lesquels 



i 



( 



I 



ne 






suspension de seve qui 



perte de temp 

4 i 



fin toutes les chances de 



pas risquer d avoir 

beaucoup moins qu 



tout Fart employe 



g 



sions de 



ram 



■ 

conseille l'arqure , pratiq 



t pour adoucir les suppres- 
trop considerables , j'avais 

iee immediatement 






dessus des bourgeons qu on veut 
arqure qui, en s'opposant, jusqu'a 
l point, a la sortie des bourgeons sup 



peut exempter d 



chement du rameau 






qui 



porte. J'ai quelquefo 



effet 



*-* 



employe, 
annulaire: 



s 























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I :,:,\ 



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(85) 



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r 



s ees essais, que jen'ai quebauehes, ne m'oni 
lappris. J'ai conseille encore d'eborgner, des 
* sortie, les bourgeons superflus; j'airneraij 

r 

l z ce moyen, mais il demande'du soin, di 
ps et de l'attention. J'avais indique aussi 1< 
cement de la derniere extremite des rameaux 
ime ne devant poin t fatiguer les plantes ; maii 



d 



provoq 



6 



de l'extremite, lesqi 

rtie des inferieurs , < 
etendue qui peut g 



nui 



sines. 






■ 

Ce n'est pas tout, il reste a tenter des essais 
d'un autre genre : au lieu de pincer a deux 
feuilles, ne pourrait-on pas pincer a une seule 

pincait a deux, eborgner un des deux 



bourgeons? Le bourg 



ne 



lor j 



drait-il pas 



s un 



accroissement plus prompt? Cep 
dan t, on pourrait ne pas faire cette operation 






ja uge prmcipale, et Ja pincer comme 

tude au-dessus de la deuxieme feuille 

■ 

pour la regularity de la plante, aim de 
server des bras, 









* 










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86 






\ 



De divers Perfectionnemens applicable* a la cul- 
ture: du melon; de sa Multiplication par la 
grefje et les boutures y etc. 






point traite de l'education du m 



hes, avec chass 



cloches : l'art d 



m 



primeurs me parait porte a Paris a un haut de- 
gre de perfection , et je ne puis dire si l'on peut 
encore y ajouter, attendu que je ne me suis oc- 
cupe de cet objet que tres-secondairement. La 

culture nous a procure des varices de 

ires-hatives, et tres-propres a etre elev 

chassis :est-ce au hasard qu'on les doit, ou a un 

direction appropriee a cet effetPCest ce quej 
ne saurais dire; mais je pense que tout n'est pa 
fait. Dans la vue d'empecher de se perdre ou d 

recieuses ou bien fran 



s 



ches, on a deja propose d'en conserve 

serres chaudes pendant Thiver, par la voie d 

boutures ou autrement, et de les multiplier < 



nouveau par des boutures 

i. 



pr in temp 



n general pen vigoureuses, se met 
memes aisement et promptement i 



fruit, et en suivant les ind 
nees pour les prendre sur 



plus sur d' 
que ce moy 




















\ 








>v*m» m * .«.*;'•- 



* 




;) 

bouture, eoimue pouvaut iixer sur les pi 






graines qui en provien 



it, et con 



sequemment sur leur posterity la proprielefruc- 
tifiante des bourgeons quaternaires , et j'ai de 
plus propose le moyen de bouture et de pince^ 
mens repetes et successifs sur les plantes dioi- 
ques males, dans l'idee qua la fin on obtiendrait 
aussi sur ces plantes des fleurs femelles, et par 
consequent du fruit; chose d'autant plus im- 

portante, que, dans plusieurs especes de plantes, 
nous ne possedons en France que les males, et 

consequemment, ne pouvons .avoir ni fruit ni 

graines : je persiste dans mon opinion, n'ayant 
encore aucune raison de m'en departir. J'avais 

commence sur ces objets quelques experiences, 
mais je n'ai pas encore eu la possibility de les 
suivre; elles sont assez difficiles sur le melon, 
tant parcequon est contrarie par la brievetede 

la belle saison, que par les fecondations etran- 



v 



5 



fluent sur la nature des 



faucl 



etre parfaitement 



ne cultiver 



f 



A 



que 



l'individu 



qu'une seule espece, et n: 

seul sur lequel on travaille. 

D'un autre cole, cetle faculte de se feconder 
mutuellement nous a procure quelques bonnes 



ivelles. Quelques-unes 

meilleures, plus fecond 



c 



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^Tr. 













I 







































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1. 













* 




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\ 



( 88 ) 

plus vigoureuses que ieurs ascendans; mais h 
meme cause qui les a produites les fait aussi de 



generer. Lorsq 



hybride de 



deux bonnes espeees de melon , il faut les pi 
cer pres 1'une de 1'autre, et les isoler de toute 
autre. Sans s'en meler autrement, on est presque 
sur d'obtenir ce qu'on desire; mais ce que j'ai 
deja note comme fort singulier, c'est qu'on n'ob- 
tientpas toujours precisementl'espece moyenne 



que les enfa 



ailleurs des exemples, et en 

meilfeure explication quefaie p 



do 



mem 



< 



< 



oute pas qu un jour a venir, soit par le moyen 
es graines surbouture, ou sat greffe, soit par 
es hybrides nouveaux , ou entre varietes, ou 

entre espeees, nous n'obtenions quelque chose 
de nouveau et d'avantageux. 

Dans cesderniers temps, M. le baron Tschudy 
aobtenu, parle moyen de la greffe, des fruits de 



perience 



quelques espeees de courges. Cette 
'epuis ete repetee avec succes par 



Soulange Bodin; j 'ignore encore q 



seront les 



>nseque 
pratiqu 



o 



rd 



P 



moment d'tine grande 



boutures, puisse etre pou 

rapp 



me 


























bien, a la verite, d'avoir lu , dans le Traite sur l a 
grejfe par Cabanis, que les pepins de la meme 



espece de po 




effee sur cog 



pep 



produit plus de varietes que les 
ineme poire greffee sur franc; mais peut-onla- 
dessus s'en rapporter a une observation seule , 
et dont les resultats ont pu etre modifies par des 
fecondations etrangeres ? Au surplus, il est assez 
difficile de croire que la greffe du melon sur 

■ 

une citrouille puisse nous donner d'excellentes 
varices, et comme nous sommes deja peut-etre 
trop riches, ilest bien plus essentiel pour nous de 

viser a la qualite qu'a la quantite. Je suis d'ail- 



b 



de blamer ces experiences 



meme 



i 

immediatement et actuelleme 
pratique, pourront le devenii 
attendant, ils peuvent eoncou 
la science. 




dans 



n 



progres de 









TROISIEME PARTIE 















■ 



NOTICE SUR LA CULTURE ET LA NOMENCLATURE DE 
' PLUS1EURS ESPECES DE CUCURBIT ACEES , TANT AN- 
CIENNES QUE WOUVELLES. 



La famille des cueurbitacees , independam- 

■ 

ment des melons et des concombres, comprend 



■- 










y 






I I ■ 



^-* 



















\ 









/ 



/ 



■ 








1 




















if 




























' 



/ 



\ 






( 9° ) 

, usieurs especes interessantes , et le nom de 
cucurbite on courge est principalement appli 
que aux calebasses, potirons, giraumons, paste 



d 



i egard aux divers avantages que p 
plantes, leur culture n'est pas asi 



'mm 



b 



fectionner et a l'etendre. Presq 



K. 



Dnt etrangeres et originates desclimatschaudj 

■ 

quelques-unes sont aussi dedicates que le melon 
d'autres sont plus vigoureuses et plus rustique* 

et se eultivent quelquefbis en pleine terre, 1 
plupart, cependant, apres avoir ete elevees su 

?uche; mais toutes exigent plus ou moins d< 
inns : une espece de laille plus ou moins aua 
>gue a celle du melon, mais plus sou vent mo 



•> 



a 



c 



peu-pres 



ipplicable. Tou 
multiplier de b 



quoiq 



peuvent ainsi se conserver pendant 1'hiver d; 
des serres chaudes. J'ai cultive en pleine ter 
avee succes, les especes anciennement connu 

et j'ai fait quelques essais sur plusieurs espe 
uouvelles,dontrintroduction dans nos iard 



/ 



paraitimportante;ie traiterai de ch 



particulier, 









' 








S 









/ 









* 



QI ) 



Du Concombre {Cucumis sativus) et du Concom- 
bre arada (Cucumis anguria ). 



Le concombre se cultive assez ordinairement 



tout lorsquon ve 
plus rustique que 



avoir de 



s 



* 

;ultive avec succes en pleine terre. On peul 
ppliquer la meme taille, mais moins rigou 
e, attendu qu'il se met plus aisement a fruit 
ui laisse uri plus grand n ombre de bourgeons 

fructifie abondamment sur ses rameaux se- 

laires. Voici cependant un fait rapporte pai 



M. Filmorin 



■ 



certain point ce que j'en dis. Un plant de c 
combresfutchezlui tellement hache parlagr 

qu'il en desesperait. Un temps, probablen 

plus favorable, succeda a cet accident; les pla 



g 



K 



;Tune tres 



- 

grande abondance de fruits: est-ce a la meur 
trissure des tiges etde Pecorce (effet comparable 

a l'incision annulaire)? est-ce a un pincement 



b 



p ce 



e opere par la grele , qu 
grand produit? Une bell 



d 



combre, graine venue de llle-de-Fra 

I 

t beaucotip de bois , fut par moi culti 



premiere annee sans porter aucun fruit; la 
Lixieme annee, jela pincai rigoureusement et 



! 







V 






/ 



/ 


































elk 



9 



<Zj 



1 s 



fru 



C 



fails sont en f; 






placement repete" et de l'opinion que j'ai emit 
que les graines venues des pays chauds et h 
mides se mettent chez nous difficilement a fru 
Le concombre-arada porte un tres-petit fn 
epineux et porte sur un long pedoncule; il e 
bon a manger en cornichons. Cette plan 
« ies feuilles decoupees , et ressemble d'ailleu 
plus an melon qu'au concombre. Elle se cnttii 






uche, et cependant pen 



ppliq 



dont il fau 



Des Melons serpent et trompe {Melo flexuosus); 

du Melon chate ( Melo chate) ; et du Melon 
dudaim, Melo dudaiim. 





























melon-serpent, aussinomme concom 



serpent, a cause de sa forme 



5 



umve que par cunosite; le melon-trompe pa 
alt en etre une variete, ou plutot un hybrids 
vec le melon commun. Les melons chate et du 
aim ne sont gue're cultives que dans les jar 
ins de botanique. Les fruits deCes plantes soul 






tromp 



pen 



faut tenir ces plantes eloig 



/ 


























*_* <:»-* vi \ ' 




M'M ■ 



G 



par la feco 



, 



J 'en ai obtenu 



dans la forme 



rement 




hvb 



tres-interessans, t 



quelques-uns de ces fr 
valent nos melons, avec quelques differer 

Ces plai 



d 



peuvent se cultiver en pleine te: 
commele melon; mais celles qui sont hyb 
etant tres - vigoureuses, doivent etre p 



5 



lors- 



Le melon-dudaim , ou melon-orai 

qu'il est bien franc, a une odeur pa 

tres-agreable , et comme il fructifie aisement sur 
ses rameaux secondaires 4 il faut'ne pasaller plus 
loin en fait de pincement. Son fruit, murissant 

* 

promptement, me fait esperer, par sor 

avec nos melons batifs, des fruits encore pi 

hatifs. En definitive, fespere que plusieurs 

ces hybrides tiendront un jour une place disti 
guee dans notre horticulture. 























^ 






















I 



Du Pasteque, ou Melon d'eau (Citruttus 



- I 



pasleca ) . 



• 



+ 



* \ 






J'ai cultive cette plante avec uncertain succes 
en pleine terre, comme le melon. Quoique je 
n'aie point etudie sa fructification aussi com- 
pletement, je puis cependant croire que rigou- 














I 









1 







1 1 




























/ 










(y4 



pourrai 



/ 



lui appliquer la m 

peut-etre une autre methode lui 

preferable. Sa tige principale peut prei 






beaucoup d 

immediatement 

pied. Je pense que, neanmoins, ilfaut,a-pe 



ma is elle peut fructifier 

le son 



pres comme pour le melon, la pincer dans sa 
jeunesseau^dessusdela troisieme ouquatrieme 
feuille et la laisser s'etablir sur trois ou quatre 

rameaux secondaires, lesquels donnent imme^ 



latement 



fruit , a line moin 



nee 



que n'aurait fait la tige principale. Si l'on a af 



/ 



taire 



esp 



goureuse et q 



? 



ndre son etendue, on pourra 



ablir sur ses deux rameaux cotyled 



i 



se rnettent a fruit 



maniere encore pi 



rapprochee. 11 est d'usage , lorsqu'on a du fruit 

en suffisante quantite, ou de pincer a quelques 

yeux au-dessus d'eux, ou de supprimer le su- 
perflu. 

Le pasteque, quoique plus vigoureux que le 



moins sujet aux maladies, exig 



ce- 



pendant, pour sa maturite complete, un pi 
haut degre" de chaleur et plus prolong 



Ses 



murissent assez pour etre mangeabl 



pour que leurs graines soient bonnes jiiiais on ne 
pent dire qu'elles acquierent, dansnotre climat. 






























> 









"■■• • 



/ 






£ 



(95 






b 



* 4 



en 



/ 



nuls , ou Ton estime quii y en a des v* 

■ 

3-superieures aux autres.' Quant a mo 
ai cultive une douzaine de varietes, 
diffdrentes pour la forme v la grosseur, h 
leur de la peau , ordinairement lisse, qu( 

ibis brodee, celle de la chair, la forme- et 1; 
leur des graines, j'aitrouve entre elks tr< 
de difference pour la saveur. II y en a a g 



s 



blanches 



ges, cap 



1 



forme differente, etc.; ily en a a chair roug 



eme 



bonne qu'a cuire. Toutes ces varietes, sauf 
derniere, nemont donne que des saveurs ei 
II v a rieanmoins des amateurs de ce fruit , 

ea se procurer des varietes meille 




plus natives qu 



c 



elles 



que 



11 on s 



connaissons. J'ajouterai que je pense que, fai 
de les trouver, nous pouvons nous les faire, 
je crois qu'on y parviendrait en elevant ce 
plante sur ses rameaux cotyledonaires , en p 
nant sur eux des boutures ; ce fruit sur boutu 
se multiplierait par ses graines, et sur le pi 
duit de ces graines, on recommencerait et 

I 

continuerait le meme procede. 



■ 



/ 













' * ■ 




■ 









I 




I 






















































\ 



1 




















• 



* 






(96) 



#<?.* quatre Courges nommees Pepons, s avoir: 
le Potiron, le Giraumon , le Potiraumon et le 



Malaban 



i°. Du Potiron (Pepo Potiron). 



* 



- 

Le potiron s'eleve ordinairement sur coach 



et se replante ensuite ou sur im 



fu 



Pi 



mier tait expres, ou en pleine terre; les pieds 

doivent etre suffisamment espaces, parce qu'ils 
occupent beaucoup d'etendue. Je le seme sur 

place en pleine terre, dans des poquets comme 

du melon. Sa tige principale s'allonge beau- 



coup 



fructifie d'elle-meme 
du pied ; mais pour mena 



une certaine 



preferable d 






pmcer a la troisieme ou quatrieme feuille, d< 

1'etablir sur deux, trois ou quatre rameaux qui 
au bout de peu de temps, presentent des bou 
tons a fruit. Lorsqu'ils sont bien disposes i 
nouer, ou, mieux encore, lorsqu'ils le sont deci- 
de*ment , on arrete ces rameaux a quelques yens 
au-dessus du fruit. Si Ton veut qu'ils deviennenl 
tres-gros, il n'en faut laisser qu'un ou deux sur 
chaque pied. Le potiron offre plusieurs varietes 
de couleur, de forme et de grosseur; il y en a 
a chair et ecorce blanches, iaunes. ianne nmn- 








' 




















f 



■ c<« 



:.*>SM 



^ * \ 





/ 



( 97 

ge, raerne vertes. Le bonnet-de-Turc en estune 
variete tres-remarq uable et tres-bonne; le po- 
tiron-gondoin ou d'Espagne est aussi tres-bon. 
Jusqu'ici on avait, a cause de sa forme, appele 
le potiron cucurbita pepo compressus; mais la cul- 




m 



ture l'a bien change. J'en ai cultive cet 
une variete venant d'Allemagne, qui 
donnee par M. Bosc, de la forme d'un concom 
bre, ay ant deux ou trois pieds de longueur su 

dix pouces seulement de diametre. Elle est d'um 
excellente qualite. 









D 



pece de Courge ou Pepon connue sous les noms de 



(/ 



de Coloquinelle , de Courge d la moelle, de Pastis- 
son, B onnet-d'e'iecteur, Concombre de Barbarie, etc. 







plantes, que je regarde comme de 



sim 



varietes d'une seule et 



bien que les cultivateurs et les bota 



meme espece, 



eux- 



memes 
avec les 



qu'a meconnaitre 



peces di; 
es par d 



►n - seulement confondues 
ges, mais aient meme ete 
leurs varietes a tel point, 
designees et decrites comme des 



t> 



si -milk 



n 
/ 






V 







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»? 



. 






HKI 







• 












/ 









( 9 a ) 

pliees, u'avaient rien d'etpnnant, et ne?pou 
lient disparaitre qua I'aide d'obser vations pos 
ves : aiiSvsi m'en suis-je occupe depuis plusiem 

inees. .J'ai reuni sous mes yeux toutes celk 



t~ 



que j ai pu me procu 



par milliers; ayant suivi leurs g 






mi 



pontanees qu 



tions taut naturelles que dependantes de ces 
di verses causes, j'ai pu me convaincre que ces 

diversites etaient plus apparentes que reelles, 

ou du moins qu'il leur restait toujours un air 

de famillequi me les faisait dislinguer de toutes 

les autres courges. Tous leurs fruits , meme ceux 
des coloquintes a coque la plus dure et la plus 
galeuse, sont egalement mangeables, du moins 



dans leur jeunesse, onl 

meme saveur, et ne man 



peu - pres 



la 



/ 



que cette amertume qu'un prejuge" g< 

■ 

avait mal-a-propos attribute, et qu'on 
si ridiculement reprocbe de donner 



me 



*' 



qui les avoisinaient. Je n'ai apercu, d 



de 



? 



les 



symp tomes par 



quels les plantes hybrides se font ordinairement 
remarquer : toutes, quoique assez vigoureuses , 
fructifient et grenent assez aisement et abon- 
daniment. Je donnerai des mo yens surs de les 






i 







•. 









. 



- * M 




,iu. 




. 






( 99 



distinguer d 



potir 



d 



malabaric, avec 



lesquels elles ont ete quelquefois con fond 
mais sur-tout d'avec le potiraumon, qu'on pa- 
raissait regarder comme une espece identique 
Je repete done que le potiron, le potiraumor 



alabaric 



giraumon 



influence fecond 



ni spontanee, ni forcee par l'art, sigiie infailli- 
ble, suivant moi, despecialite particuliere; mais 
toutes Ies varietes du giraumon jouent entre 



memes avec une 



grande fac 



et 



\ 



lorsqu on veut les conserver franches, non-seu- 
lement il faut Ies isoler completement les unes 
des autres \ mais il est encore essentiel de s'as- 
surer que leurs graines proviennent d'une race 
ancienne etpure, depuis plusieurs generations. 
On peut diviser toutes ces varietes en trois 

races principales , qui sont : 

Les giraumons , enlre lesquels on distin- 
gue celui de Barbarie , improprement aussi nom- 
me concombre; une courge dite barbaresque, 
dont le poids excede cent livres (cinquante ki- 



i 



o 



grammes) 



fru 



o 






Lille de Touraine, 
d pour les bestiau 



beau 



ge a la moelle ., d'un gout tres-del 
ee en Angleterre , etc., etc. 






- 






I 

i 















i 


































- 


















. a . 








-A 






















«a 








I 












/ 



( 100 



pasti 



remarquabies par la contraction du fruit , 
leur donne une forme tres-singuliere, et p 



qu 



i 



/ 



action aussi de leu 
peu etendus ; ce q 



rameaux, qui 



d la culture 






commode et avantageuse. On peut y joindre la 
courge d'ltalie, beau et bon fruit non contracte, 
mais dont les rameaux le sont. 
3°. Les coloquintes ( fausses), ou coloquinelles, 

destinees seulement a l'agrement, et reellement 
admirables par la variete, la ^ingularite et la 

beaute de leurs formes et de leurs couleurs, 

* 

ainsi que par les protuberances ou gales dont 

quelques-unes d'elies sont affectees et surchar- 
gees. On distingue, parmi elles, 1'orangin, la 
congourde , la birbarine, ou coloquinte-orange, 

* 

eoloquinte-poire, etc., etc. 

J'ai cultive tous les individus connus de ces 
trois races, en pleine terre, avec succes, de la 
meme maniere et &peu-pres avec la meme taille 
que le potiron 7 sauf les modifications suivantes : 
les grosses especes, destinees a occuper une 
tres-grande etendue, et se mettant a fruit plus 
difficilement ? ont besoin d'etre pincees et repin- 
cees; les especes moyennes ou petites peuvent, 
a la rigueur, s'en passer; mais il est preferable 
d'arreter la tige principale au~dessus de la troi- 








v 







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■m ' * ^ fft1r4^»%-/^ vim^« 



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• 1 



i i 



• * 



( ».<>« ) 

me feuille. Les pastissons et 
mrge d'llalie se mettent a fruit d'eux-memes 
est inutile d'y toucher. Les coloquinelies 
vent recevoir un pincement au-dessus de la 

■ 

sieme ou quatrieme feuille, ou plulot elles 
t abandonnees a la nature, ou comme plantes 
pantes, ou comme grimpantes, et 



dest 






garnir les murs et les treillag 




[ 


















v 



3°. Du Pollraumoa ( Pepo Moschatus ). 






F^ 









( 



Gette plante, conlondue avec les precedentes 
mme n'en etant qu'une variete, et cependant 

signee sous les noms particuliersde citrouille 



courge ou potiron musques, courg 



bien d 



que les botanist 



pe 



peu plus dans nos departemens d 



pay 



ou, elle aequiert 



qualites, elle parait preferee 
courses. On neut, dans notr 










■ 









moi 



pour les petite 



<* u 






bien ainsi ; mais les grps fruits y 



** 



i 



ement, et ii est preferable d 

he. Sa chair et ses graines oi 










i ' 









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I 



j 




/ 















■- I 




















■i 



















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102 ; 

de violette, ou plutot, suivant moi, de racine 
d'iris, qui lui a fait dormer 1'epithete de nms- 
quee ou a odeur de violette. J'en ai reuni pin- 
sieurs varietes de grosseur, de forme et de cou- 
leur, a chair rouge, jaune ou blanche, un peu 
parfumee; une d'entre elies avait la saveur du 
celeri et etait fort agreable. Quoique le nombre 
et la diversite de ses varietes, bien inferieurs a 
ceuxdes autres pepons,ne paraissent pas annon- 

cer une tres ancienne culture, celui-ci donue ce- 
pendant de grandes esperances,vu la difference 

tres- rem arq u able des saveurs. Ces considera- 

que Texcellence , la fermete, la qua- 



ite sucree 




cl 



sa cnair 



et la 



* 



espece 



■ 



jqtia cent livres, me font desirerque 



? / 



fectionne, enfi 















•m 






r 










l J> 


























S 



com 



pasteque^les moy 
obtenir ce succes 






p 



i 



pou 









Eu egard aux difficulties de culture et del 
tidue de terrain qu occupe cette plante, q 



beaucoup 



vosemens 



je n at pu m en occuper que tres- 
is quon pent appliquer aux petites 



t 



i. -. 



du melon en pi 






Quant aux grandes especes, c'est toute 









V 


















1 



- 3 ) 



■ 



autre chose ; il en est qui , apres m avoir oc 
beaucoupde place et coute beaucoup de fu 



i 



e 



ffert la plus b 



aia 



t> 



m'ont do 



que des fleurs et point de fruit; il faut do 
sayer plusieurs moyens pour robtenir. J'e 






q 




bout en relevant sur ses 



bourgeons cotyledonaires, en en- faisaut des b 



rameau 



Ces bo.utures et sur-tout ces marcoUes ont fruc- 
tifie plus lot que la plante qui les avail fournies 

Elles reprennent assez- aisement > et la plante 

sur touies ses artieu- 



in e 



pi end racine d'elle-im 

iaiions plus aisement que les aulres pepons 



parle; enracinement qui pe 



d 



Peut-etre serait-il preferable , pou 

fruit, de laisser, soil sa.tige prhicip 






a 



q 






truisanl a mesure les bourgeons lateraux iufe- 
I ieurs : on la pincerait alors a dix et douze pieds 
du collet de la plante; on laisserait seulement 
sorlir deux bourgeons, qu'on pincerait et repin 

ra parfaite fructification. Voyez , ci 
Articles de la ■ calehasse et de la pa 



jusq 



n 



van 



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1 

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L 



loZj 



■ 












4 . Du Malabaric > o// Melon du Malabar ( .Pe/?^ 

Malabarlcus ). 



]ette pian-te, nommee improprement melo 
Malabar, nommee aussi, a cause de la cnv 



leur 



noire de 






graines , cucurbita melano 



Jpe77tta,parait avoir eteregardee comme 



d 



ges, on comme hy bride d 



d'entre elles avec la pasteque: c'est une erreur, 
et je m'en suis convaincu par des experiences 

positives; efle ne communique ni ne recoit au- 
eune influence fecondante : c'est done une es- 

4 

pece bien distincte. Je-l'ai cultivee pli 



/ 



franche et ne prod 



ni variete 



merae de variante. 

i en pleine terre; 



malabaric 



donner k Jui-meme,ou pincer sa tige princi 



pa 



dessus d 



troisieme ou quatr 



• 1 



feuiile. De toute maniere il frucfifie 



.bondam 



d'un pied en 






extremement rustique el 
ameaux s'allonger de plus 

* 

uatre heures , une seule 
deux perches de terre et porter 



gt-q 



fruits, tous d'une belle venue et d 



S 



Son fruit est tres-beau , raye de 



mou 



/ 


























m 




, -•■■' 



■ ; . % ■ 






\ 



I O 3 



( 

pendant plusieurs annees. Sa chair est belle, 
blanche et ferine, mais assez insipide; elle pent 






cependant se manger cuite, et 1 on m a a-ssi 
qu'on en pouvait faire d'excellentes confitur 
Les bestiaux m'ont paru pouvoir Je nlanger c 
sans cependant en etre tres-friands ; mais ct 
ils le mangent fort bien. C'est dommage q 



plusieurs avantages Je rrn 
pas ceux d'une utilite bien 
raison de la faculte qu'il a 

definiment, ne serait-il pas a dedaigner da 



de 






ture 



de long cours ; p 

g-temps continu 



peu meilleur 



* # 



% v 



Moyens surs de distinguer ces quatre Pepons f et 

nomenclature proposee pour eux. 

Les botanistes sont convenus entre eux de 






certains signes qu'ils ont appeles caracteres bo- 
taniques, a l'aide desquels ils out cherche a dis- 
tinguer et decrire les especes. Je veux croirequ'ifs 
ont fait pour le mieux ; mais ce mieux etait diffi- 
cile aobtenir, car, pour decrire les especes natu 
relles, il eut fallules connaitre; et au point ou 
nous en sommes et par le faitde la culture, il 
nous est a-peu-pres impossible de distinguer ces 
especes les unes des autres; et, pour leurs varie- 













r 
























% 




















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^y 


































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ii! 






fi 



> 



1 



tes, cetle distinction 



i 



- 

est encore plus < 
Nous -rie savons ni jusqua quel point 
quelles parties les variations sont le pli 
quees. Aussi, sans negliger ces caracte 
du cherclier et ajouter d autres moyens; 
tivement aux quatre pepons dont je 



ii 



tab I 



I'ldentite d 



je viens de 
special ite et 



bases 



asses 



qu a 1 aide ({'experiences 



q 






liptiees et cFobs 

pu y parvenir ; les unes et les autres n'ontpu ac 

querir leur degre de certitude qu'en raison 

■ 

oinme je 1'ai fa 
tiver pendant pi 



leur -multiplicity. II fall 



reunir sous mes yeux , et cu] 
sieurs annees , toules leurs 



• « 



peces 



toutes 



quatre pep 



m 






impossibilite qu'ils out mani 



flue nee fe 



condante^bien que j'aie essay e tous les inoy 
de les y forcer, tant sur les especes qui n\ 
paru le plus se rapprocher de la nature, que 



qui m'eri ont paru lesfplus eloig 



pas qu on p 



a cette 



preuve 



quatre pepo 



pot 



etre 



bi moins d 



de sa difficulty a fructifier, a pent 

epreuves que les autres 
































m 




*. 


















K>7 

mais je suis assure que ses fleurs n'ont pu 
feconder aucune autre espeee^til me semble 
que cela suffit. Quant an giraumon, ses va- 
rietes, ineme lesplus eloignees, se sont fecon- 
dees mutuellement avec line egale facilite, et 
toutes, ainsi que je le ferai --voir, ont conserve 
entre elles quelque chose de commun , sigue 
qui, encore plus que leur fecondation mutuelle, 
m'a convaincu de leur identite; car je ne par- 

tage pas, a cet egard, l'avis de M. Knigt, qui re- 
fuse a deux espeees differentes la faeulte de pro- 

duire des graines feeondes. Je vais passer an 

detail des autres moyens de distinguer ces quatre 

pepons , que j'ai employes; ils sont, comme je 
1'ai deia fait observer, nombreux et minutieux; 
ils exigent une grande attention , mais us me 
servent tous les jours avec succes; jamais ils ne 

m'ont tronatpe, et je suis suiy avec leur combi- 
liaison, de- distinguer parfaitement ces quatre 
espeees et leurs varietes. 1 

Le potiron a les feuilles assez arrondies , et se 

■ 

soutenant dans une direction presque vertieale ; 
son apparence, quant au fettillage , en general , 
ressemble plus aux mauves, le giraumon et le 



■ 



t 






potiFaumon a la vigne, et le malabarie au fi- 



guier violet. 



Les feuilles du potiron n'ont aucune tach< 



















































PV 




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I 






























[ 


















I 














1 08 ) 



) 



V 



in macule, le inalabaric est toujours lache ou 
macule^ les feuilles des giraumons et potirau 
moris le sont presque toujours, beaucbup dans 
quelques variety, moins dans lesautres. 

Les feuilles de cesquatre plantes sout plus ou 
moms velues, celles de quelques giraumoris, et 






plus de quelques potiraum 



bl 



point qu'elles leur donnent une apparence 



Les feuilles, ieurs nervures et les tiges sont 

couvertes d'asperites tres-fortes dans les girau- 



mons , un peu 



pot 



malabaric, et tres-velues et tres-douces da 
potiraumon. 

Les jeunes pousses du potiron, legem 
froissees, ont unelegere odeur de muse; c 

du potiraumon un peu plus legere encore • c 
du giraumon , et de toutes ses varietes, an 



qu 



soient, ont une odeur 



P 



forte assez desagreable, que je ne puis 



plus 



comp 



qu'g 



1 

l'odeur de la souris, ou d 
feuilles de grenadier froissees. Celles du mal 



a 



baric 



ode 






marquee, q 



pas desagreable, que les uns comparent 



de la feve de marais en fie 



peu 



ogue 



fle 



du biscuit de Savoie, d 

































■ . I >*„ ^ I ~ 





wfmmm* * ^ h- - m^ 






,* . \ . * * - ■ . . 












h 







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q 



ge est mi pe u 



difiee 



Les folioles placees an bas du calice des fleurs 
>t qui Faccompagnent sont de peu d'apparencc 
lans trois p^pons; mais dans le potiraumon. 
njr-tout dans les fortes especes, elles ont beau- 
roup d'ampleur et d'etoffe, sont tres-vertes, et 
brment quelquefois ornement. 

Les fleurs de ces quatre pepons ont dans Ic 
■brmes quelques differences , mais elles ne £ 



i 

■ 



i 



\ 



b 



ilieres dans les individus et les 

varietes; on p^ut bien les distinguer, mais il est 
assez difficile de les decrire. Le potiron seule- 

ment a le calice renfle par le bas, le limbe- as- 
sez ordinairement rabattu; la couleur des peta- 
les est d'un beau jaune plus pale que celle du 

giraumon, celle du malabaric et du potirau- 



/ 



mon parait aussi un peu pale et moins etoffee 

que les autres, celle. du potiron est la plus 
etoffee de toutes. 

■ 

La fleur du potiron a une odeur assez forte 
de miel commun, celle du giraumon une le- 
gere odeur d'amande, celle du potiraumon est 
presque nulle; j'ai remarque, dans les unes 
comme dans les autres, qu'a un certain degre 
de decomposition, elles pouvaient prendre une 
odeur stercorale assez desagreable. La fleur du 




























i 

























■ 















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f 



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I 









II 






r 




\ 









HO 



N 



ma 



malabaric, au premier flair, parait sans odeur; 
s touchee au dehors du caliee elle res- 
semble a celle de ses jeunes pousses et est meme 
plus agreable. 

La queue du fruit du potiron estpolygonee et 
presque ronde, celle des giraumons et potirau- 
mons est a quatre et plutot a cinq angles tres- 
prononces, et mdes.au toucher, comme celle 
du malabaric ; celle-ci cependant un peu moins 

marquee. 



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mais elJes nesont tres-marquees que dans le po 
tiron,quelquefois dans legiraumon, mais bean 
coup moins ; le malabaric montre seulementdi 
raies blanches , et est d'ailleurs toujours mou 
chete de vert , et toujours semblable. 

La partie des graines par laqnelle elles son 
attachees a une coupe inclinee dans le potiron 

verticale dans le giraumon,incertaineou sinuee 
dans le potiraumon : toutes trois sont blanches 
La graine du malabaric est noire. 



la 



De la Calebasse ( Cucurbita leucantha , 

- 

genaria ). 

■ 

La calebasse offre un grand nombre de varie- 

* 

tesjtoutesprobablementdescenduesd'unememe 
espece primitive. Je crois avoir oui dire qu'on 












rv. 















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en cultive en France, sous le 



de 



bonne a manger. On 



b 



en 



cl 



pporte 



desl 



an me me 



mt pas presente beaucoup de 
les notreSa Au surplus , dans 
tendre jeunesse, toutes sont assez bonn< 



ie 



mang 



frites. Les fr 



sont ordinairemen 



de vases r sous ie 



nom c 



ie 



gourdes 5 etc. 



Si Ton taillai t et conduisait la calebasse com me 



melon, -il est hors'de doute qu 



fruit: mais 



comme pi 






grim pan te 



5 



liereme 



riees. Je crois qu'il est preferable de lui appli 
quer, avec certaines modifications, la methode 

de fructification que j'ai appelee par allonge- 
ment , et sur les dernieres extremites. En con- 

sequence je Fai laissee s'allonger sursa tige prin- 
cipalejusqu'a environ six pieclsde hauteur sur un 

mur ou sur un treillageysupprimantau fur et k 
mesure les bourgeons lat&raux inferieurs. A la 
hauteur susdite , je Fai pincee , la laissant s'e- 
tablir sur les deux derniers bourgeons ; ceux-ci, 

- 

pinces de nouveau quelque temps apres, se 
mettent aisement a fruit. Si cela n'arrivait point 
oh les repincerait de nouveau ; on pourrait en 



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pour les varietes rebelles, letablir sur ses 
rameauxcotyledonaires,que Ton condui- 

dique pour la tige princi- 

1, me parait 
ites ou trai- 



nvenabl 



methode 
aux pla 



gener; 
grim pa 



d'une vegetation vigo 






DesBenincasa cerifera r cylindrica, et de la Benin 
casa commis ou laciniata (ou des Bonnecases.) 



••at. 
























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La bonnecase cerifere , ou bonnecase ronde, 

qui, soustoutes sortes de rapports, a beaucoup 
d'analogie avecle concombre, aete cultiveepar 
moi en pleine terre; mais elle reussit mieux sur 
couche ; elle aime beaucoup la chaleur et moyen- 
nement Fhumidite. Avec ces soins, elle fructifie 
aiseraent et abondamraent: son fruit ressemble 



est recouvert 



quelque peu au concombre ; il 

d'une poussiere blanche ou matiere cereuse qui 
lui a fait donner le nom de cerifere ; sa chair 
est blanche, a la saveur du concombre , mais 
moins prononcee; peutse manger accommodee 
de la meme maniere, etm'a paru lui etre pre- 
feree par plusieurs personnes. Ce fruit mis au 



5 



r et a l'abri de la gelee , se conser> 
dans l'hiver, et plus aisement que 



bre 



age precieux 



ne le 


















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que depuis peu 



pou 



re que la taille du melon lui serai t applicabl 
fructifie tres-promptement sur ses bourgeo 
•tyledonaires ; quelquefois ses 



rameaux 



es suffisent pour obtenir ses fruits ; mais 
paru utile de pincer rextremite de ces r 



meaux 



pour 



facil 



des b 






fruit ; en general , les fleurs, soit males , soit fe 
melles, ne sont pas tres-nombreuses, et ne s'ou 
vrent qu'a une assez baute temperature. 
J'ai cultive , sous le nom de benincasa cylin 

drica, une plante qui n'en differait que par 1 



ge et par 



de 



forme du fruit plus alloi 

graines ; elle m'a paru n'en etre qu'nne variete 

J'ai encore cultive , sous le nom de comrnis 



, 



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envoyee de l'lle-de-France a M 



ressemees 



produit des plantes qui 



ni 



de sui 
fleuri 



ni 



fru 



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venantes ; seule- 



ment, tine bouture que j'en avais faite a montre 
a la fin de septembre, unbouton a fleur. Resse 



d 



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ble , sur deux pieds de 



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montre, sur la fin de la saison, quelques bou 
tons a fleur, et une de ses boutures a fleuri tar 
divement: mais beureusement l'autre, quoiqu 



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peu plus tard , ere 



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n aires , et a 



l'aide de 



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divers moyens de fructification qu 



crits , a fleuri dans le mois d'aout, et j'en a 
obtenu cinq beaux fruits , qui , sans cependani 
murir completement , m'ont dann.6 en quantitc 
de fort bonnes graines. Ge fruit est rond, brode 



( 



grosseur et de Tapparence d'un joli m 






i 



maraicher, a chair blanch 



beaucoup 



de celle de la benineasa, et.de la meme saveur. 

* 

La plante, d'ailleurs , n'en differe que parce que 

ses feuilles sont laciniees ; toutes ont une odeur 

de muse, mais moins marquee dans cetle der- 
niere. A raison des rapports multiplies qu'elle 
a avec ies benineasa dont j'ai parle plus haut., 
et desquelles cependant elle 




i assez poui 
constituer une espece , je l'ai nommee benineasa 

* 

fornmis , ou bonnecase ronde brodee. 

Cestrois plan ies me paraissent meriter egale 



d'etre cultivees et multipl 






doute pas que quelq 



elles 



place distinguee dans notre hort 



et je ne 
►ccupent 

































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De la Papangaye dangles aigus (Cucumis acu- 

tangulus). 

La papangaye est originaire des pays chauds', 



ou elle 



est cultivee pour son fruit, qui y 
fort estime. Je ne l'ai encore eue que 
















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y en a pi 



; moyen, rond, et a gros fruit, long de pli* 
huit pouces. J'en ai obtenu en 1 8i6 de p 



faitement nrnrs : a cette epoque 



texture 



fibreuse et coriace 



pern 



fa 



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ge; il faut done les manger dans leui 

se en guise de cornichons ( on dit qu 

sont excellens), ou acconvmodes coum 

icombres ; quoique U 

rouves assez bons. 

jsl papaugaye paraitetre uue plante g 




pa 



aime 



c 



»la on n'en obtient pas grand'ehose ; mais, ; 
; secours , et a 1'aide de la taille , elle fruc 
sement et abondannnent ; ses tteurs sont 
P * m tie 1'odeur de la fleur d'orange , ou pi 



• 



othe 



poussant 



pant beaucoup de place, et probabiement d 



tinee a 




r 



miner, loneue a fi uctifieiy exige do 



espece de taille particuliere. Je 




s 



pou 



encore cultivee assez long 



prononcer a cet egard ; je lui ai applique 



me 



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quelque succes les metliodes que je viens d 



quer 



pour la calebasse, p 



le 



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frion , 



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•tyledonairesiui convient assez. Lorsqu'ap 

1'avoir laissee s'allonger sur unecertaine eten- 

due, on pince 1'extremite de ses rameaux et a 



deux Ibis au moms 



sur-tout ses b 



b 



s 



mrgeons stipulaires montrent 
leurs fruits; lorsque ces fruits commencent a 
grossir, on pince a plusieurs feuilles au-dessus. 



J'en 



obtenu d'assez bea 
quantite ; j'estime que cette pi 



rite d'etre cultivee ; une culture soignee noils 

en procurera probablement par la suite des va« 
fietes plus hatives et plus aisees a conduire. 

J'ai cultive, sous le nom de Iuffa , une plante 
analogue a la papangaye , moindre dans toutes 
ses parties, et se metlant aisement et abondam- 

menta fruit; mais elleest trop petite pour qu'on 

en puisse faire grand'chose ; elle pourrait , je 
pense, se cultiver enpleine terre. 

J'ai encore cultive, sous le nom de patole 
ycucumislineatus, Bosc y k ce queje crois), une 
plante assez analogue a la papangaye, et qui I 
iaudrait conduire de meme. 



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Des Momordiques ( Momordica carantia, etc. ) 






J'ai cultive, sous . l.e nop de momordiques, 

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plusieurs plantes, dont les fruits, assez petits, 
peuvent se manger, dans leur jeunesse, cuits 
et accommodes comme le coneombre; une 
d'elles, entre autres, est connue, a l'lle-de- 
France et a celle de Bourbon, sous le nom de 

■ 

margose. 

Au rapport de M. du Petit-Thouars, cette der~ 

niere, ainsi que celles que j'ai designees sous le 

nom de patole , ainsi que la papangaye , tres- 
legerement ameres, lui ont paru, au sortir des 

fievres, offrir un mets en meme temps sain et 



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agreable. 



Les momordiques sont a feuilles opposees: 
cette particularity pourrait necessiter quelques 
modifications dans la taille qu'on leur appli- 
querait. Leur tige , pincee a cinq ou six feuilles, 
a produit plusieurs rameaux, qui se sont cou- 
verts de fruits; la culture pourrait en etre es- 
sayee, peut-etre acquerraient-ils plusde gros- 

seur, 

Tel est, pour le moment, l'etat de ma culture 
de cucurbitacees. La Societe d'agriculture a bien 
voulu me temoigner l'interet qu'elle y prenail, 
et j'ai recu, a differentes reprises, la visite de 







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3 




























Iu8| 

plusieurs de ses membres, MM. Bosc, Vilmorin, 

P 

Sylvestre, Hazard pere etfils, Challan, Soulange- 

Bodin, du P etit-Thouars , Cavoleau, ainsi que 
feu M. Duchesne. 

JNota. — M. Vilmorin, marchandpepinieriste, 

quai de la Megisserie, dit de la Ferraille , n°. 5o, 

pourra fournir les graines de la plupart des es- 

peces que j'ai iudiquees. 



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