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Full text of "Scènes de la vie privée des animaux"










Garnier Frères ,EdiMrs 



Purchased by the 

Mary Stuart 
Boor Fund 
FoundedA.D. Î893 
Cooper Union Library 



Scènes de la Vie Privée 

des Animaux 



B>3 9 

MAUVAIS CALCUL l ^?UG>5 




Le Père. — Ce jeune sapin flexible va nous servir de pont pour tra- — Tu vois comme c'est simple et comme ton père est intelligent... tiens 
verser ce précipice .. suis-moi, mon petit... bon la rampe, Auguste... 




— Lorsque tu seras arrivé ou bout de la branche, tu sauteras... comme Le Fils. — C'qu'il est intelligent papa'!! 
ceci... Une, deux, trois... tu vois comme c'est simple!... 




— Quand elles sont bien trempées et bien sales... je regagne le clapier. 



— Et la bonne, de peur de se salir les mains, ne me touche jamais. 
Tant pis pour mes pauvres compagnons !... 



Souriceau pratique les sports et les ex 
physiques : il adore la course à pied. 




Il aime le saut à la corde qui fortifie les jar- 
rets. 




Et le canotage qui développe les biceps. 



Il se livre même depuis quelques jours aux 
exercices périlleux du plus lourd que l'air ! 



LE CHIEN EFFRAYÉ 



4 




ton, décoré par moi. 




— Il arrive le chien de chasse, il — Il est arrivé... — Bonjour, Médor... Comment va la santé? 

arrive. 





Tu en fais une figure... Serais-tu indisposé ?... 
Aurais-tu la colique ?... 



— Au revoir, Médor... bien des choses chez toi !... Qu'est-ce que tu dis de ça, 
mon petit ?... 




Le singe est certainement l'être le plus avantageusement constitué du globe puisqu'il peut faire seul une partie de diabolo à deux. 



f 



UNE BONNE IDÉE OU LE PONT ROULANT 6 




Brififaut convoite la pâtée de Miraut qui dort. 




Briffaut, qui est un chien intelligent et ingénieux, a vite trouvé le moyen... 




... d'édifier un pont roulant qu'il fait glisser sous ses pattes. 




Jusqu'à ce que la bonne pâtée de Miraut vienne se présenter à lui. 



TRANSFORMATION OU LE CHAMEAU IMPROVISÉ 7 




Le furet jeta des cris perçants et s'enfuit. Soudain son 
échine, sous l'action de l'aiguillon de l'abeille, se mit a 
enfler démesurément. 



— Tu vois, lui dit l'abeille, il ne faut jamais se moquer du prochain 
et l'épithète que tu m'as décochée, je te la retourne à ma façon. 
Tu peux aller maintenant prendre du service dans une caravane. 



SINGULIER PERSONNAGE 
OU LE JARS ENDIMANCHÉ 



8 




LE CORBEAU ET LE RENARD 9 




Un renard qui avait entendu raconter l'histoire du corbeau au fromage du ton La Fontaine, joua devant un • corbeau qu'il rencontra la 
comédie du héros de la fable. — L'oiseau se laissa prendre aux compliments du fin compère, ouvrit un large bec et laissa tomber sa proie ; mais il 
arriva qu'un écureuil qui logeait à l'étage an-dessous et qui connaissait ses classiques, savait par cœur la fable célébré. Aussi le rongeur mit-il à 
profit sa bienfaisante érudition. Pour une fois, maître Renard fut mystifié! 



LE BROCHET MYSTIFIÉ 



[0 




Un brochet vorace et glouton dévastait la rivière. Carpes, goujons, tanches et brèmes vivaient dans une inquiétude perpétuelle. Certain jour, 
un petit goujonneau rassembla les poissons apeurés, leur proposa de les débarrasser de leur redoutable ennemi. 




Ce disant, le petit poisson qui venait d'apercevoir le brochet, se dirigea vers une ligne de pêcheur qu'il reconnut pour être solide, mordit le ver, 
sans toucher à l'hameçon, et attendit l'arrivée du brochet qui ouvrit une large gueule en apercevant le goujonneau. 




A peine le brochet eut-il fermé les mâchoires, que le pêcheur tira sur Le géant des rivières ouvrit un large bec et, aux yeux émerveillés 

la ligne et accrocha l'hameçon. des hôtes de la rivière, apparut le courageux petit poisson tenant 

un énorme ver dans sa bouche. Quant au brochet, il finit ses jours 
dans un succulent court -bouillon ! 




Détournement d'une cascade pour l'alimentation d'un bassin. 



COMMENT MESS1RE LION CAPTURE LE SINGE 12 




Quand messire Lion veut se payer du singe à déjeuner, il jette dans un tonneau plusieurs poignées de noisettes. Le fauve s'éloigne ensuite. 




Jocko arrive, attiré par le parfum des fruits, passe délicatement la main et le bras par la bonde du tonneau dont l'ouverture est fort juste 
et saisit une poignée de noisettes, autant que sa main peut en contenir. 




Jocko veut retirer sa main. Impossible, le poing grossi par les deux douzaines de noisettes qu'il contient ne peut plus franchir la bonde et le pauvre 
singe se refuse à l'ouvrir, de crainte de perdre son contenu. C'est alors qu'arrive messire Lion qui prend doucement Jocko par la main et 
l'emmène suivi du tonneau qui servira encore à capturer le plat de résistance de nombreux déjeuners. 




Le pauvre cabot, sa maladresse accomplie, va tranquillement s'appuyer sur le mur de la maison en attendant que la colle sèche. 



CHIEN ET CHAT 
OU LA PAIRE DE BRETELLES ÉLASTIQUES 



14 




L'ANNEAU 



3 5 




Piaulot a la mauvaise habitude de fouiller la terre ; aussi, pour En se promenant, il s'accroche à une chèvre qui broute, 

lui faire passer cette détestable habitude son maître a eu 
l'idée de lui passer un anneau dans le groin. Pauvre Piau- 
lot!... il conservera toute la vie le souvenir de cet anneau. 





Un peu plus loin, c'est au crochet de la 
trappe de la cave qu'il s'en prend. 



Pauvre Piaulot! la douleur lui arrache des 
cris lamentables. 



Il veut goûter à la soupe... il guigne un 
morceau de lard... c'est la cuiller à pot 
qu'il ramène. 




Passant près de la cave, il ramasse le bou- D'un geste brusque, il veut le rejeter., 

geoir en passant. Pauvre Piaulot! 



Enfin... la saison des truffes est revenue. 
Heureux Piaulot qui peut fouiller la terre! 



/ 



LA POULE PATRIOTE 16 




— Tiens... voilà une belle occasion de manifester mon amour pour les — Et cet œuf rouge, reste du déjeuner de la patronne, 

couleurs nationales. Avec cet œuf en bois qui sert à repriser les 
chaussettes... 




— Je n'ai plus que très peu de chose à faire pour obtenir les trois — Vive la Francelll 

couleurs!... 



TRANSFORMATION 



17 




Le Singe. — Laissez-moi faire, madame la Le Singe. — Je suis en train de vous décorer. Et la lionne changée en léopard ne fut pas 

lionne, et ne criez pas comme ça... reconnue par le lion, son mari, qui l'empêcha 

de pénétrer dans la caverne conjugale. La 
pauvre lionne ne put supporter pareille dis- 
grâce et mourut peu après de chagrin. 



LA QUEUE DU CHAT 



18 





■ Mon pauvre Tom... ton maître t'a fait couper la queue... Comme je te plains... 



-Aïe!... aïe!.... aïe!... sale vent, qui faittomber les pots 
de fleurs! Cet endroit est malsain... allons-nous-en. 






Oh! la! la!... J'ai la queue prise dans la porte, voilà le 
vent qui continue à faire des siennes. 




■ Je n'ai pas de chance aujourd'hui : je 
sors d'un mal pour tomber dans un 
pire. 



— Qu'est-ce que je disais... me 
voilà pris au piège!... comme 
un vulgaire pierrot ! 




Bon!... C'est au tour du râteau à me tortu- 
rer... Comme il a la dent longue. 



Au secours!... A moi!... J'ai le diable à mes 
trousses ! ! ! 



— Ce barbet... a-t-il de la chance d'avoir 
la queue coupée! Je vais demander 
à mon maître qu'il m'en fasse faire 
autant. 



SAUVÉ ! 



20 




Le canard effrayé se jette à l'eau. C'est ce qu'attendait le goujon qui à son tour pique une tête dans la rivière et jure qu'on ne l'y prendra plus! 



CURIOSITÉ PUNIE 



.2 1 




aurai ce qu'il y a dedans. — Vlan!... sapristi que ça pique!... Azor est satisfait. Il sait ce que contient 

le seau . Ce sont des oursins ! 



LA LIMACE ET LA SAUTERELLE 



22 




— Que ton sort et le mien sont différents, — Quand tu peux d'un saut te transporter — Lorsque mes jarrets me projettent, je ne 

dit la limace à la sauterelle : je rampe et à un mètre de là! — C'est vrai, répond la connais pas encore le but de ma trajec- 

iais un centimètre en cinq minutes. sauterelle, tu vas lentement, mais tu toire. Je ne tombe pas toujours dans le 

sais où tu vas. calice d'une fleur odorante. 




de lois ma course est-elle — Par l'aiguillon perfide d'une malfaisante — La nature a bien fait les choses et le mieux, pour 

épine. Crois-moi, la limace... être heureux, c'est d'être satisfait de son sort! 



ILLUSION D'OPTIQUE 





— Ça, on peut dire que c'est une sale blague ! 



LE MASQUE 



24 




— L'embêtant, c'est que je ne vois pas clair avec ce 
truc-là ! 



— Aïe !... aïe !... aïe ! 



— C'est pas le faux-nez qui 
saigne... non, c'est le vrai! 



LE MERLE ET LE MASQUE 



25 




Le malin merle avait son idée. Il savait que le Etait frappé de terreur devant une figure Aussi depuis ce temps vit-il fort tranquille 

serpent, grand dévastateur de nids... humaine. et ses petits sont à l'abri des reptiles. 



UNE IDÉE DE MAITRE RENARD 



26 




Maître Renard, se sentant poursuivi par Briffaut et Miraut, résolut de 
leur jouer un vilain tour. 



Il reconnut dans l'herbe la trace d'un piège à loup. Puis, choisissant 
dans sa cachette deux os de mouton, il les plaça de chaque côté 
du piège. 




Les pauvres chiens de chasse arrivèrent essoufflés, et la première 
chose qu'ils virent ce furent les os de mouton. 



Avec un entrain merveilleux, ils se jetèrent sur les os qu'ils se mirent à 
dévorer en agitant leur queue et leurs pattes de derrière en signe de 
contentement. 




Ces mouvements d'allégresse eurent pour effet de déclancher le piège. Pauvre Miraut! Pauvre Briffaut!... Vous n'aurez pas aujourd'hui 
la peau de maître Renard. 



f 



VT — j* 



PROJECTION SOLAIRE 



21 





— Je vis dans une quiétude parfaite, les jours de grand soleil. 







Grâce à ce verre grossissant que j'ai trouvé dans la forêt. 

Ji 





Quand j'entends les chasseurs, je place la loupe au-dessus de mon 
terrier. 



L'instrument est maintenu par une pierre... il ne peut bouger... Le 
chasseur arrive... lâche le furet... 




: *L t\ M \ 






Qui veut pénétrer dans le terrier. Mais il en est empêché par une grosse pierre qui en obstrue l'entrée, et pendant qu'il s'escrime contre la pierre 
pour la retirer du trou... le verre grossissant condense les rayons solaires et les projette sur l'échiné de mon ennemi. Celui-ci abandonne bientôt 
la partie et s'enfuit, le dos roussi, en jetant aux échos d'alentour des clameurs éperdues. 




— Chassés du désert par le transsaharien... nous venons vous demander de l'ouvrage ! 



BOXE 



29 




— Pourquoi ne prends-tu pas des leçons de boxe, — C'est un sport fort à la mode en ce moment. Il — Tu vas voir... ça, c'est un coup 

mon ami. est en même temps charmant. droit. 




— Je peux continuer encore un peu. — A moins que tu ne sois fatigué... — Dans ce cas, viens te reposer, je 

i continuerai un autre jour !... 



LA PLAINTE DU PIERROT 



30 




Un hanneton subit le même sort. 




... Qui reprit le chemin du nid, le jabot gonflé 
par les restes de ses victimes. 




L'oiseau fondit ensuite sur un pauvre escargot 
et le dévora. 




Puis ce fut le tour d'un papillon. 




Hélas ! Un terrible spectacle attendait l'oiseau . 
Un serpent avait dévoré ses petits 




Il fit de même d'un malheureux ver de terre 
sans défense. 




Une demoiselle fut la dernière prise' du moineau . 




Ne faites pas aux autres ce que vous ne 
voudriez pas qu'on vous fît! 



/ 







LE PELICAN ET LE PORC-ÉPIC 



31 




Mais le plum-pudding reprit sa forme primitive, non sans avoir crevé de ses dards la membrane du pélican qui, depuis ce jour, est 
fort gêné pour se désaltérer ! 



PROJECTION 



32 




Le Chat. — Ce méchant chien de garde est vraiment dur avec les — ■ Justement le fils de mes maîtres a déposé sur l'appui de la Ifenêtre 
malheureux qui ont faim.. un pétard et une bougie allumée... destinée à le faire partir. 




— Attention, les enfants... Vous allez assister à un magnifique feu — Régale-toi, mon pauvre chien perdu... C'est bien ton tour d'avoir les 

d'artifice... pommes de terre de l'assiette au beurre. 




— Deux !. 



— Et trois !... Me voilà !.. 




— Décidément, le respect de la royauté s'en va. 



ÉCLOSION SPONTANÉE 



35 




\ 




— Tiens... un jet d'eau!.. 



— Ça y est... il tourne! !! 



GOURMANDISE PUNIE OU L'HIPPOPOTAME IMPROVISÉ 



37 




— Le jeune hippopotame sème la terreur dans la basse-cour, 



— Depuis ce jour mémorable, Azor déteste le miel! 



f 



NE NOUS MOQUONS PAS DAUTRUI 



38 




Une poule se moquait d'un canard qui marchait 
clopin-clopant. Pauvre animal, disait-elle, comme il 
a les pattes disgracieuses et comme il s'en sert mal. 




A ce moment un énorme pot de fleurs se détacha 
d'une fenêtre et vint se briser sur le dos de la tortue 
sans lui faire le moindre mal. La carapace dont 
se moquait le canard avait son utilité. 







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Le serpent rencontra une taupe. Pauvre rongeuse, 
dit le reptile. Etre obligée de vivre dans l'obscurité 
au sein de la terre, quelle tristesse ! 




Un chien arriva en hurlant. Le canard sauta dans la Le canard rencontra une tortue. Pauvre bête, 

rivière et en deux coups de pattes se trouva sur l'autre dit le canard, je la plains d'être enfermée pour 

bord laissant la poule qui ne pouvait nager, à cause de toute la vie dans une carapace, 
la conformation de ses pattes, à la merci du chien. 




La tortue rencontra un serpent. Le malheureux, Un gamin qui passait non loin de là, vit la tortue 

dit-elle, il n'a pas de pattes... c'est amusant de le et, pour lui faire une farce, la mit sur le dos. Moi, je 

voir aller ventre à terre pour pouvoir marcher. sais marcher sans jambes, dit le serpent, fais-en donc 

autant, ma vieille ! 




Soudain, on entendit dans l'air un sifflement : un Pauvre taupe. Elle ne voit personne et ne se plaint 

bâton s'abattit sur le serpent et le coupa en deux, jamais. Ses jours se coulent dans la quiétude et la 

tandis que la taupe échappait au danger en s'enfon- tranquillité. Pour vivre heureux, vivons cachés et ne 

çant dans son souterrain. nous moquons jamais de notre prochain. 



L'ILE FLOTTANTE 



39 




— L'île revient à la surface. 



Le Crocodile. — Voilà comment je prépare mon déjeuner ! 




— Zut !... Il est en bois ! ! ! 



/ 

\ 



LA TAUPE ET LA CHAUVE-SOURIS 



41 




— Que tu es heureuse, disait la taupe à la chauve-souris, de pouvoir t'élever dans les airs. Ah! -si j'avais des ailes je ne craindrais plus mes 
ennemis : le chien et la belette. 




— Pauvre taupe, répondit la chauve-souris; n'envie pas mon sort. Mes ailes me créent des ennemis dans les airs : la chouette pendant la nuit et 
a 1 aube, l'épervier, sans me dispenser de ceux qui me guettent sur le sol et qui me pourchassent sans merci. 




Quand tu es prise, continua la chauve-souris, 
un coup de bêche ou de talon de botte t'envoie 
dans le royaume des taupes. Moi, c'est le crucifie- 
ment qui m'attend... le'pire de tous les supplices. 



Ton trou est toujours à proximité. C'est 
un lieu d'asile sûr et impénétrable qui te 
met à l'abri des crocs du chien et des dents 
acérées de la belette. 



Moi, grâce à mon vol hésitant, je suis à la 
merci des oiseaux de nuit et mon grenier abri te 
tous les chats du voisinage. N'envie pas mon 
sort... tu tomberais d'un mal dans un pire. 



LE PONT IMPROVISE 



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Par suite d'une crue, le ruisseau est devenu une rivière et le pauvre petit singe se voit la route coupée par l'inondation. Comment va-t-il iaire 
pour rentrer à la maison ? Ses parents vont être inquiets, ils croiront qu'il est arrivé malheur à leur enfant. 




Ce pauvre petit supplie en vain une girafe de l'aider à traverser l'eau en lui permettant de se suspendre à son cou. La girafe ne l'écoute pas, 
occupée qu elle est à guigner du coin de l'œil une noix de cocu qui surnage et suit le fil de l'eau. Ce fruit est également convoité par une 
seconde girafe qui se trouve sur l'autre rive. 




Les deux gourmandes font le même geste pour se précipiter sur l'objet convoité : elles baissent le cou et les deux têtes se rapprochent. C'est 
ce qu'attendait un crocodile qui avait entendu les plaintes du petit singe. Il saisit dans sa formidable mâchoire les museaux des girafes. Le 
pont est formé, la clé de voûte est solide. Le singe peut traverser la rivière à pied sec. 



LE LOUP TERRIFIÉ 



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— Zut! voilà le loup ! Il était temps... Viens, par ici... Tu compléteras 
ma transformation humaine en me tenant lieu de perruque 



Le loup. 
rin. 



— Un homme!... un chasseur!..-. Je le reconnais c'est Tarta- 
. Sauve qui peut ! ! ! 



MÉTAMORPHOSE 



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— ... vont faire mes petits. — Le déjeuner est servi. 



LA MUSETTE VIDÉE 



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— Ça brûle... ça grille lentement.., 



— Le trou est fait... par ici, les amis, par ici !. 



— Bon appétit, mesdames ! . 



/ 




Le danseur de corde au désert. 



LE LAPIN 



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1 





On fait aussi des girouettes avec notre silhouette Un gaillard robuste et bien bâti est qualifié de rude lapin... Quel lapin!... s'écrie Durand qui 
depuis deux heures, attend vainement son ami Dupont. Je vous le dis : on nous met à toutes les sauces. En attendant, je me sauve... s'il arrivait 
quelque chose, vous diriez : C'est le lapin qui a commencé! 



/ 



L'AUTRUCHE FACÉTIEUSE 



48 




La bonne poule pond pendant que la facétieuse La bonne poule chante, car elle a fini de pondre. — Après avoir chanté, la bonne poule se 
autruche prépare un tour de sa façon. L'autruche pond, mais ne chante pas! retourne pour contempler son œuvre. 

— Hein ?.. . s'écrie-t-elle, c'est moi qui ai fait ça ! ! ! 



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LA VIPÈRE IMPROVISÉE 



49 



















^«*o^ wx -J' / yf^sy ^-^r \\ 





Au moment précis où le canard allait saisir le ver, maître Mulot 
mordit l'oiseau aquatique à la patte... 




— Brave cœur! dit le ver au mulot, tu m'as sauvé la vie! A charge de 
revanche. — Ça n'est pas de refus, répondit Mulot qui, depuis 
longtemps, était poursuivi par un féroce Bouledogue. 




Quelques coccinelles averties vinrent précipitamment prêter leur 
concours au ver. . . 




...et s'enfuit dans son trou. De sorte que le canard n'eut ni le verni 
le mulot. 




— J'aperçois mon ennemi! s'écrie un matin Mulot épouvanté. J'ai trouvé 
tout ce qu'il faut pour l'éloigner répond le ver en se faufilant dans 
un tuyau à gaz en caoutchouc, jeté sur le bord du chemin. 




... qui se transforma instantanément en vipère menaçante. Pauvre 
Bouledogue, jamais plus on ne le revît et Mulot put finir ses jours 
dans la quiétude et la tranquillité ! 



UN MALHEUR 



50 




Madame Coincoin, cane majestueuse à la panse rebondie, se promène en compagnie de ses douze petits derniers. 




Survient le père Renard, toujours affamé. Le triste sire se jette sur un caneton et l'emporte. Au secours!... crient les frères et sœurs du disparu. 




— Pourquoi pleurez- vous, Mère Coincoin ?... 

— Ma douzaine est dépareillée ! ! !