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Full text of "Almanach du peuple Beauchemin"

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L'Almanach 
du Peuple 
pour 1915 
46® année 



.A. 



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Librairie Beauchemin Limitée 

79, Rue Saint-Jacques. 70 
MONTREAL 



LIVRES DE PRIX CANADIENS 



PRIX DES VOLUMES RELIES 





RELIURES : 




No 


20 — lin. tMilo, 


tranclif 
.. 0.60 




21 — Iiii. i.ai... 


tranche 
.. 0.70 


Nu 


31 — I'on-a!in.>. 


t!-anche 
.. 0.80 




RELIURES : 

No 32 — ncniireliurc .toile 
nniateur, tr. siip. rouge po- 
li.- 0.75 

N.. 33 — l'ercalim.' fleurde- " 

>>^ lisC'L', ornéf Je.s armes de la ,, 

l'roviDce, tr. jaspéi;.. .. 0.75 ' 

Xo 41 — Demi-reliuro petit 
cliagriii, tr. jaspC-c. .. 1.00 



COLLECTION CHAMPLAIN 

Knl-lliat : Jll \ Cl' j ])OlliM--. 
lînviron 2.ô0 [>ages. 



>;,, 701 _ POESIES li'Octave Créma- 
zie, publiées sous le patronage (le l'Ins- 
titut Oanadien tle Québec. 

No 702 — LAFONTAINE ET SON 
TEMPS, par Alfretl V. DeCelIes, Cou- i 
servatcur de la bibliotbèiiue du Parle- 
ment fédéral, Membre de la Société , 
Royale. ' 

No 703 — CARTIER ET SON TEMPS, 
par Alfred D. DeCelles. Conservateur do 
la bibliothèque du Tarlement fédéral. 
Meuiljrc de la Société Uoyale. 

>,o 704 — L'HISTOIRE DU CANADA 
depuis sa découverte jusqu'à nos jours, 
par le 1*. Ph. F. Bourgeois, de la Coii- 
grégatiou de Sainte-Oroiï. 

No 705 — ANECDOTES CANADIEN- 
NES, suivies de Mœurs, Coutumes et In- 
dustries d'autrefois, mots historiques et 
miettes de l'histoire, compilées et anno- 
tées par E. Z. Massicotte. 

>,•,-, 706 — ESSAIS SUR LA LITTE- 
RATURE CANADIENNE, par l'abbé 
Camille Koy, licencié Os lettres, de la 
Société Royale du Canada, professeur au 
Sém'nairo de Québec et il l'Université 
Laval. 



! Xo 707 — CHARLES GUERIN. Uo- 

i man de mœurs canadiennes, par P. J. 0. 

I Chauveau. Illustrations de J. R Lagacé. 

i (En préparation. ) 

X„ 708 — PAPINEAU (1TSG-1S71), par 
A. D. DeCelles, Conservateur de la Bi- 
bliothèque du Parlement fédéral. (En 
préparation.) 

No 709 — LE PELERIN DE STE- 
ANNE. Roman de niœur.=;, par Pam- 
pbile Lemay. (En préparation.) 

Xo 710 — LES EASTONNAIS. par 

John Lespérance. (En préparation, i 

No 711 — LETTRES SUR L'ILE D'AN- 
TICOSTI a l'Honorable Marc-Aurôle Pla- 
mondon, juge de la Cour Supérieure, par 
Monseigneur Charles Guay, protonotalre 
apostolique. (En préparation.) 

No 712 — FORESTIERS ET VOYA- 
GEURS, par J. C. Taché. (En prépa- 
ration.) 

Nil 713 — VINGT ANNEES DE MIS- 
SIONS dans le Xord-Ouest de l'Améri- 
que, p.ar .Mgr Alex. Taché. (En prépa- 
ration.) 



Xo 714 — VIE DE L'ABBE LA- 
FRANCE. p:ir 1.' K. V. l'.rvurgeois, C.S.C. 



LIBRAIRIE BEAUCHEMIN Limitée, MONTREAL 



LIVRES DE PRIX CANADIENS 



PRIX DES VOLUMES RELIES 



RELIURES : 

No 11 — Cartonnage tlemi- 
relimo fant.ais;if> 0.20 

No 20 — Im. toile, tfaiielic 
3a<i)ée 0.25 

Xo 21 — Im. toile, tranche 
(lor.'^e 0.35 




RELIURES : 

Xo 32 — Demi-reliure toile 
AMiateur, tr. sup. rouge po- 
lii- 0.46 



Xo 33 — IV-icaline fleurdL-- 
llsée, ornée des armes de la 
rrovinfo, tr. ja~pép. . . . 0.45 



COLLECTION MONTCALM 



l'"<)niiat : S 
Environ ] 

Xo 401 — A. s, FALARDEAU et A. 
E. AUBRY. Biographies canadiennes, 
par l'abbé H. R. Casgrain. 

Xo 402 — FARIBAULT ET LA FA- 
MILLE DE SALES LATERRIERE. Bio- 
graphies canadiennes, i)ar l'abbé H. It. 
Cassvaiu. 

Xo 403 — PHILIPPE - AUBEET DE 
GASPE et F.-X. GARNEAU. Biogra- 
phies canadiennes, par l'abbé II. R. Cas- 
iiraiii. 

No 404 — F.-X. GARNEAU et FRAN- 
CIS PARKMAN. Biographies canadien- 
nes, par l'abbé H. R. Casgrain. 

Xo 405 — OCTAVE CREMAZIE. Bio 
graphies canadiennes, par l'abbé II. K. 
L'ussrain. 

Xo 406 — A. GERIN-LAJOIE, d'après 
-1'^; Mémoires. Biographies canadiennes, 
IMi' l'abbé II. R. Casgrain. 

Xo 407 — BIOGRAPHIES DE MGR 
BOURGET ET DE MGR TACHE, par 
l'honorable sénateur L. 0. David. 

Xo 408 — DIVERS, par Philippe-Au- 
bert de Gaspé, auteur des " Anciens Ca- 
nadiens " et des " Mémoires." 

No 409 — HISTOIRE DES ETATS- 
UNIS, depuis les premiers établissements 
jusqu'à nos jours, par Sylva Clapin. 
Ouvrage accompagné de résumés et de 
tableau.'w analytiques, orné de nombreuses 
gravures, dont un portrait de Washing- 
ton, hors texte. 

No 410 — NOUVELLES ET RECITS, 
par Alphonse Gagnon. 



X 5 ponces. 
50 pages. 

Xo 411 _ JEAN RIVARD LE DEFRI- 
CHEUR. Récits de la vie réelle, par A. 
Géi'in-I/ajoie. 

Xo 412 — JEAN RIVARD ECONO- 
MISTE, l'onr faire suite ù Jean Rivard 
le défricheur, par A. Gérin-Lajoie. 

Xo 413 — EN GARDE ! Termes an- 
glais et anglicismes dans le commerce, 
les amusements, les professions, les mé- 
tiers, les voyages, a la ferme, au Parle- 
ment, etc.. ôe édition, par l'abbé Etienne 
Blanchard. 

Xo 414 — BIOGRAPHIES ET POR- 
TRAITS D'ECRIVAINS CANADIENS. 
(1ère Série). Etudes publiées dans "Le 
Propagateur. " 

Xo 415--PHYSIONOMIES DE SAINTS, 
[lar Laure Conan. 

Xo 416 — ATHLETES CANADIENS- 
FRANÇAIS. Recueil des exploits de 
force, d'endurance, d'agilité des athlètes 
et des sportsmeu de notre race depuis 
le XVIlIe siècle. Biographies, por- 
traits, anecdotes, records, par E. Z. 
Massicotte. (En préparation.) 

Xo 417 — GUIDE DE MONTREAL, 
illustré. (En préparation.) 

Xo 418 — LES MACHABEES DE LA 
NOUVELLE-FRANCE, par Joseph Mar- 
mette. 

Xo 419 — PRETRES ET RELIGIEUX 
DU CANADA, (•), par l'abbé Elie-J. 
Auclalr. 

Xo 420 — PRETRES ET RELIGIEUX 
DU CANADA, (**), par l'abbé Elie-J. 
.\iRlair. (En préparation.) 



LIBRAIRIE BEAUCHEMIN Limitée. MONTREAL 



LIVRES DE PRIX CANADIENS 



PRIX DES VOLUMES RELIES 



RELIURES : 

No 20 — Im. toile, trancho 
jaspée 0.45 

N,) 21 -- Im. toik-, traiich'^ 
dorée 0.55 

No 31  l'ercaliiie. traiicLio 
dorf'e 0.65 




RELIURES 



No 32 

.nmateur, 
lie.. .. 



- Demi-reliure 
tr. sup. roug 



toile 

po- 

0.65 



No 33 — Percaline fleurde- 
lisée, ornée des armes de la 
Proviiise, tr. jaspée.. .. 0.65 

No 41 — Demi-reliure petit 
flia.i;i-iii, tr. jaspée.. .. 0.80 



COLLECTION MAISONNEUVE 

Format : S% x 5i/^ pouces, 
l'^nviron 250 pages. 



No 501 — LES FLEURS DE LA POE- 
SIE CANADIENNE, édition augmentée 
et précédée d'une préface, par l'abbé A. 
Nantel. 

No 502 — ALBERT OU L'ORPHELIN 
CATHOLIQUE, par A. Thomas, auteur 
de " Gustave ou un liéros canadien." 

No 503 — LE FORT ET LE CHATEAU 
SAINT-LOUIS. (Québec). Etude archéo- 
logique et historique, par Ern. Gagnon. 

No 504 — AUX VIEUX PAYS. Rome 
et Terre-Sainte, par M. l'abbé 11. Cimon. 

No 505 — AUX VIEUX PAYS. A 
travers l'Europe et l'Egypte, par M. 
l'abbé Henri Cimon. 

No 506 — RECITS DE VOYAGE en 
Floride, au Labrador et sur le fleuve 
Saint-Laurent, par J. U. Grcgory, chef 
de bureau du Ministère de la Marine A 
Québec. Traduit de l'anglais par Al- 
phonse Gajtnon. 

No 507 — ETUDES ARCHEOLOGI- 
QUES ET VARIETES, par Alpaonse 
Gaunon. 

No 608 — LE MANOIR DE VILLE- 
RAI. Itoman canadien traduit de l'an- 
glais, par Madame Leprohon. (En prépa- 
ration.:) 

No 509 — ARMAND DURAND uu La 
Promesse accomplie. i)ar Madame Lepro- 
hon. Traduit de l'ant,'lais, par J. A. 
Genand. (En préparation.) 

No 510 — FRANÇOIS DE BIENVILLE. 
Scènes de la vie canadienne au XVIIe 
siècle, par Joseph Marmettc. (En pré- 
paration.) 

No 511 — GUSTAVE ou Un héros ca- 
nadien. Roman historii]iie et poléniiijni', 
p:'r A. Thomas. (En préparation, i 

No 512 — LA FOI DE NOS PERES, 
par Son Kmiiience le Cardinal Gibbons, 



traduit de l'anglais par l'abbé Adolphe 
SaureJ, curé de Saint-Patrice, Kouse's 
Point, N.-Y. (r.n prè^ia ration.) 

No 513 — POINTS DE DOCTRINE 
CATHOLIQUE contestés par nos Frères 
séparés, par Sou Eminence le Cardinal 
Gibbons, traduit de l'anglais par l'abbé 
.Vdolphe Saurel, curé de Saint-Patrice, 
Kouse's Point, N.-Y. (En préparation.) 

No 514 — NOTRE HERITAGE CHRE- 
TIEN, par Son Eminence le Cardinal 
Gibbons, traduit de l'anglais par l'abbé 
.\<ioIphe Saurel, curé de Saint-Patrice, 
Uouse's Point, N:-Y. (En préparation.) 

No 515 — LA RELIGION ET LA SO- 
CIETE, par Sou Eminence le Cardinal 
Gibbons, traduit de l'anglais par l'abbé 
Adolphe Saurel, curé de Saint-Patrice, 
lîouse's Point. N.-Y. (En p;:éparation. ) 

Xo 516 — LA CROYANCE CATHOLI- 
QUE, par le Très Révérend Père Faadi 
Bruno, Supérieur-Général de la Pieuse 
Société des Missions, traduit de l'anglais 
par l'abbé Adolphe Saurel, curé de 
Saint-Patrice, Kouse's Point, N.-Y. (En 
préparation. ) 

Xo 517 — CONSIDERATIONS PRA- 
TIQUES pour nos Frères séparés, par le 
Très Révérend Père Faadi Bruno, Supé- 
rieur-Général de la Pieuse Société des 
Missions, avec la collaboration du Père 
Lambert, traduit de l'anglais par l'abbé 
.\dolphe Saurel, curé de Saint-Patrice, 
liouse's Point, N.-Y. (En préparation.) 

No 518 — FRANÇOIS-XAVIER GAR- 
NEAU. Sa vie et ses œuvres, par P. 
J. 0. Chauveau. (En préparation.) 

No 519 — A L'ŒUVRE ET A L'E- 
PREUVE, par Laure Conan. Illustra- 
I tions de E. J. Massicotte. 



LIBRAIRIE BEAUCHEMIN Limitée, MONTREAL 





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79, rue St- Jacques, 79 '■''\ Iimr:merie et Reliure : 

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M. TANCREDE BIENVENU, Gérant-Général. 

ALEX. BOYER. SECRÉTAIRE. 

J. W. L. FORGET, Inspecteur. 

CONSEIL D'ADMINISTRATION : 

Président : M. H. LAPORTE, Ex-Maire de Montréal, 
De la maison Laporte, Martin Ltée. 
Administrateur du Crédit Foncier Franco-Canadien. 

Vice-Président : M. W. F. CARSL/EY. Capitaliste 
M. TANCREDE BIENVENU, 
Administrateur Lake oî the Woo^ds Milling Co. 

Honorable LOUIS BEAUBIEN, Ex-Ministre de l'Agriculture. 

M. G. M. BOSWORTH, Vice-Président, " Canadian Pacific Railway Oo." 

M. ALPHONSE RACINE, de la. maiso-n Alphonse Racine Ltée. 

M. L. J. O. BEAUCHBMIN, de la Librairie Beauchemin Limitée. 

BUREAU DE CONTROLE : 

(commissaires-censeurs) 

Président : Hon. Sir ALEX. LACOSTE, 

Ex-Juge en Chef de la Cour du Banc du Roi. 

Vice -Préside NT : Docteur E. P. LACHAPELLE, 

Administrateur du Crédit Foncier Franco-Canadien. 

M. MARTIAL CHEVALIER, Directeur Gérant 

Crédit Foncier Fi-anco-Caïuidicn. 



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TOTAL DE L'ACTIF 32,550,000.00 

BUREAU DE DIRECTION : 

J. A VAILLANCOURT, Président. Hon. F. L. BEIQUH, Vice-Président. 

A. Turcotte, E. H. Lemay, Hon. J. M. Wilson, 

A. A. Larocqde, a. W. Bonner 



Beaudry Léman, Gérant Général. 
G. Lhduc, Gérant du Bureau Principal. P. A. La vallée, Assistant Gérant. 
YvON Lamarre, Inspecteur ; J. H. Pars, Comptable. 



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Edmonton 
St- Albert 
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MANITOBA : 
St-Bonilace 
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Mont-Koyal & St-Denis 
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Notre- Uame Ouest 
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et àl'éd'ication des jeunes gens voulant se créer une position avantageuse dans le com- 
merce et l'industrie. 

Le but de l'Ecole LALIME, est de former des hommes essentiellement pratiques, 
fortement outillés pour la lutte et munis de tous les éléments nécessaires au succès. 
C'est pourquoi une position 1 ucrati ve attend tout élève ayant suivi le cours de celte Ecole. 

Lettres de Recommandation- — extraits. — — — 

Ces quelques notes sont prises au hasard dans plusieurs centaines de lettres reçues 
annuellement. 

Ue l'Alliance Nationale, 57 Ave. Viger, Montréal. 
Monsieur B. Lalime :— 

J'ai eu l'occasion d'avoir comme employées aux bureaux de l'Alliance Nati- 
onale, des personnes ayant reçu leur instruction à votre Ecole Commerciale. Ces em- 
ployés .sont de ceux qui m'ont donné le plus de satisfaction Ce qui est surtout 

remarquable chez vos élèves, c'est leur formation générale ; leur fermeté de caractère, 
l'esprit d'initiative et de discipline, si essentiel chez un employé de bureau, semblent 
leur avoir été inculqués d'une manière parfaite (Signé) Chs.Duquette,2 v.p.g. et I.en C. 

Dr RouGiEB ET Frères, Montréal. 
Monsieur B. Lalime : — 

Nous aurions besoin d'un autre jeune homme ou jeune fille comme 

sténographe, sachant parfaitement les deux langues. Nous avons donc encore une fois 
recours à votre extrême obligeance, pour nous fournil, si possible, cet employé. (Signé) 
Rougier et Frères. 

De la Banqce Nationale, St-Hyacinthe, P. Q. 
Monsieur B. Lalime : — 

Au sujet des trois élève.-ï que vous nous avez confiés pour juger de 

leur préparation à l'étude et à la pratique de la comptabilité en générale et de la haute 
comptabilité des banques en particulier, j'ai le plaisir de vous dire que j'en suis si sa- 
tisfait que nous les avons engagés tous les trois. (Signé) Aug. Labadie, Gérant. 
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f A la requête des Autorités Impériales et Canadiennes, la ^ 

II Société de la Croix Rouge aura seule dorénavant le pri- U 
* vilèg9 de se servir de l'emblème de la CROIX ROUGE. | 
% En conséquence, à partir du 1er Janvier 1815, le GIN % 
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de Janvier. On peut s'abonner durant toute l'année et on re- 
çoit les livraisons déjà parues depuis le 1er janvier. 

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donné pour mission d'apporter au cœur un peu de paix et un peu de 
joie. 

Elles paraissent tous les quatre mois par 10 ■Êascicules de 16 pages, 
qui doivent être détachés et distribués au commencement de chaque mois. 

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bon Dieu, à se dévouer, à se contenter de sa part de bonheur, à être 
esclave du devoir. . . 

Vous avez du zèle ; certainement vous connaissez dix personnes qui 
veulent àe bien, parlez-leur de cette œuvre ; à chacune demandez quel- 
ques centimes ... Ne pouvez-vous agir par vous-même ? Chargez de 
cette propagande pieuse la Présidente de la Congrégation de la paroisse; 
parlez-en aux ouvrières surveillantes des ateliers... Les ang«a ne man- 
quent pias dans chaque pays. 

n est des paroisses dans ilesquelles les Paillettes sont distribuées cha- 
que mois aux réunions de Charité, du 8. Rosaire, des Enfants de Marie; 
on reçoit en retour un sou qui reste comme offrande à la chapelle ou à 
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l'ivrognerie 

Ecrivez-lui aujourd'hui et elle| 
vous dira avec plaisir com- 
ment elle le fit. 



Pendant plus de vingt ans son 
mari fut un ivrogne invétéré. 
Il avait essayé tous les moyens 
possibles pour s'arrêter, mais 
n'avait pas réussi. Elle réussit 
enfin à le guérir au moyen d'un 
simple remède que n'importe qui 
peut employer ou même faire 
prendre secrètement. Elle désire 
que toute personne qui a un 
buveur dans sa maison sache ce 
fait, et si ces personnes sont 
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est sincère en faisant cette offre. 
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aussi avec plaisir si vous lui 
écrivez aujourd'hui. Comme elle 
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Si l'on veut que la jeunesse de nos écoles soit patriotique, il faut lui 
infuser au plus tôt le culte de nos grands hommes et la vénération pour 
leurs œuvres. Pour cola, il ne saurait y avoir un meilleur moyen que 
celui de les porter A lire les hauts faits de notre histoire dans les 
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devraient l'essayer sans plus retarder. 

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son goût. Qu'il soit bien entejidu que cette poudre Anti-Dyspeptique ne 
guérit que l'indigestion et îles troubles d'estomac. 

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la Dyspepsie, se gruérissent avec des remèdes que nous préparons spéciale- 
ment pour ces cas. Tout oe que nous vous demandons est d'essayer ces 
remèdes afin de juger par vous-mêmes de l'effloacité de nos remèdes végétaux. 

Plusieurs m^illiers de cas de maladies réputées incurables par les meil- 
leurs médecins et spécialistes ont obtenu guérison par l'usage de nos pro- 
duits végétaux. 

Tous les renseignements concernant ces différentes maladies seront don- 
nés gratuitement tous les jours. 

Il faut remarquer que ces maladies ne se guérissent pas avec le 
même remède. 

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Cette assertion n'est pas la conclusion d'une réclame insensée émanant de 
quelque personnage ii-responsable. C'est un fait cei'taln, une déclaration sin- 
cère et irréfutable dont la preuve (peut être établie à tout moment par des 
milliers de personnes guéries non seulement en Angleterre, mais eu France, 
en Belgique et dans tons les autres pays du monde. Quaiwl je dis : 
" JE GUERIS," je ne veux pas dire que je fournis un bandage, un coussinet, 
ou tout autre appareil destiné à être porté par le malade d'une façon perma- 
nente et uniquement dans le 
but de CONTENIR sa her- 
nie. Non ! JE VEUX DIRE 
que ma méthode permettra 
au malade de rejeter tous 
ces instruments de torture et 
■encombrante et refermera 
l'ouverture herniaire qui s'est 
faite dans la paroi abdomi- 
nale ; elle rendra cette paroi 
aussi forte et résistante que 
eeille d'une personne jeune, 
bien portante et n'ayant ja- 
mais été atteinte de hernie. 
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ferai un plaisir de vous 
adresser un exemplaire gra- 
tuitement, explique claire- 
ment comment vous pouvez 
vous-même être guéri, et cela 
de la façon la plus simple du 
monde, en suivant mon trai- 
tement. Je l'ai découvert après avoir souffert moi-même pendant de longues 
années d'une hernie double que mes collègues avaient déclarée incurable. Je 
me suis guéri et je crois qu'il est de mon devoir de faire connaître à tous les 
grands avantages que j'ai retirés de ma découverte. Aujourd'hui, je puis me 
vanter d'avoir guéri des milliers de her.nieux dans le monde entier. 

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que ma brochure et un échantillon de mon traitement, des attestations signées 
de personnes que j'ai guéries radicalement. Ne perdez pas votre temps A 
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vous n'en éprouveriez que plus de déception et de désespoir. Décidez-vous 
aussitôt après avoir lu cette annonce. Ecrivez vos nom et adresse très clai- 
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voulus sur ma garantie. Ne m'envoyez pas d'argent du tout. Tenez compte 
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vivait dans la mortification et le recueillement et qui passait la plus grande 
partie de son temps à recevoir des milliers et des milliers de pauvres ma- 
lades qui venaient le consulter sur les maladies et se recommander à ses 
bonnes prières. Après avoir questionné des milliers de malades et avoir 
compilé leurs réponses, il en vint à la conclusion que 90 pour cent des 
maladies étaient causées par le mauvais fonctionnement des voies digestives 
qui se faisait sentir sur tout le système circulatoire, en gênant le cœur 
dans ses fonctions vitales, arrêtant par là même Télimination de tous les 
détritus nuisibles par les poumons et les reins. 

.Ainsi fut connue l'origine de toutes ces tristes maladies telles que: Mail 

de tête. Anémie, Débilité, mal de reins, maladies de 
Brig'ht.maladios deVessie, rétention et ineontinence 
d'Urine, perte d'appétit et de sommeil, Neurasténie, 
Maladie du foie, Calcules Biliaires, Calculs du Rein, 
Dyspepsie SOUS toutes SCS formes. Palpitations du cœur. 
Pneumonie, Bronchite, Transpiration, étourdissement, 
Essoufflements. Points de côté, mal de tête et d es- 
tomac. Douleurs dans le ventre. Essoufflement, impuissance 
sexuelle, Diarrhée chronique, etc , etc 

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limite; c'est parce que ses bons effets sont certains et merveilleux 
dans la guérison du SOUFFLE, des AFFECTIONS DE LA GOR- 
GE et des POUMONS,des MALADIES DE LA PEAU qui se mani- 
festent par des boutons, enflures, abcès, etc. Je reçois tous les 
jours des lettres de remerciements et de louange pour le» bons 
effets du VIGORA. 

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M. J. B. Morin : 

Mon cheval toussait et avait le 
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sensa'ion rie lourdeur et de malaise, gaz, 
soif ardente, perte d'appétit, langu^■ char- 
t;i^e, vomissements, dégoût de la nourri- 
ture, toux sèche, Clourdissement, mauvai- 
se haleine, nervosité, acidité, gastralgie, 
hoquet, clialeur au visage, mal de tête. 
tlHmmf'Ches devant les yeux, sensation 
d'inertie, éruptions de la peau, boulons, 
nez sanguin, somnolence, insomnie, palià- 
tations, constipation, crisi^ation. mauvaist- 
bouclie, visage terreux, fluides montant de 
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A lecture spirituelle est un des plus utiles exercices de pif t'é que puisse 
faire celui qui veut se sauver. Cet exercice consiste à faire souvent 
une pieuse lecture, soit dans la vie des Saints, soit dans une revue 
traitant sérleusenaent des choses du snlut et de la perfection. 

C'est une sorte de prédication domestique que chacun se choisit à son gré, 
et qui souvent produit des résultats merveilleux. ,. . , * 

Mais en cela comme en toutes choses, la variété et 1 actualité font 
plaisir. On aime à lire de temps en temps quelques pages écrites tout 
exprès pour le lieu et le temps où l'on vit. 

Les ANNALES DE LA BONNE SAINTE-ANNE s'efforcent de répondre 
à ce besoin. A côté de leurs articles de fond sur la vie chrétienne, la 
liturgie et les fêtes de l'Eglise, elles contiennent des lettres de mission- 
naires, des mélanges et une chronique mensuelle de tout ce qui se fait 
au sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré. , ., ^ , 

Les ANNALES DE LA BONNE SAINTE-ANNE ont un Intérêt tout par- 
ticulier pour les membres de l'Archiconfrérie et ]p5 pèlerins. Chaque nvls 
elles rendent compte d^ns un bulletin spécial, tant d.s grâces obtenues par 
le grande Sainte que des progrès de son culte. 

Pris par an. payable d'avance : 
POUR LE CANADA ET LES ETATS-UNIS, 50 CENTINS. 

A S'adresser au Directeur des Annale» ft Sainte Anne de Beaupré, P. Q. 

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PRESIDENCE 

DES 

ASSEMBLEES 

PAS 
MARC SAtrVALLE 

Auteur du 
Manuel des Assemblées 
délibérantes. 

1 volume in-18, relié 
PRIX. .$1.00 




Savoir présider une assem- 
blée, diriger les délibérations, 
tenir l'ordre dans les discus- 
sions, éviter de perdre du temps, et assurer l'efficacité du travail, 
c'est une science qui ne s'invente pas et dont on ne devient maître 
que par l'étude et par la pratique. 

'iout citoyen qui se livre à la politique et aux affaires ; tout 
lioiiime qui appartient à des associations ou à des sociétés ; tout 
jeune homme qui est membre de clubs ou qui assiste à des con- 
ventions, peut du jour au lendemain être appelé à présider à 
une réunion, à rendre des décisions, à trancher des questions Je 
droit civique et public. Si l'on ne veut pas rester coi dans une 
attitude humiliante ou se prononcer à l'encontre de toute règle 
établie et voir ses décisions renversées il tout bout de champ, il 
faut connaître au moins les rudiments du droit parlementaire. 

La science des assemblées a déjà fait éclore bien des gros livres 
de May, Bourinot, Cushing et tant d'autres. Mais les profanes 
n'ont pas le temps de se plonger dans cet océan de clauses et de 
paragraphes où sont épluchés tous les cas et oil tous les cheveux 
possibles sont fendus en quatre et en huit. 

Kn 1890, M. Marc Sauvalle, journaliste, avait publié un petit Manuel, 
inspiré de celui de Cushing et où il traitait de la tenue des Assemblées 
délibérantes. C'était le premier manuel de ce genre en Français et Jus- 
qu'à ces derniers temps, il a répondu à tous les besoins. Mais main- 
tenant, des problèmes nouveaux ont surgi, des modifications sont inter- 
venues dans les règles usuelles, des décisions nouvelles ont été rendues. 
I^ moment était venu de procéder à une refonte de ce petit volume en 
y introduisant ces changements et ces additions, sans accroître consi- 
dérablement les dimensions, tout en mettant le texte à jour et en le re- 
faisant complètement dans la majeure partie des cas. 

L'ouvrage intitulé Présidence des Assemblées 'que nous offrons 
cette année au public, se compose de trois parties, dont deux sont en- 
tièrement nouvelles et une amplement modifiée. 

En deux cents pages, ce petit traité d'un format facile qu'on peut 
glisser dans sa poche quand on se rend aux assemblées, constitue le meil- 
leur guide possible pour faire face à tous les cas qui peuvent se pré- 
senter. C'est un vade-mecum indispensable pour tous ceux qui assistent 
à des délibérations, des réunions ou séances de clubs, conventions, so- 
ciétés, associations et qui peuvent être appelés à y remplir un rôle à un 
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^^-*^ G U El R I E^*^ 

C'EST UNE MALADIE, PAS UNE HABITUDE. 

Il y a quelques année«, j'étais un buveur invétéré. Le 
démon de la boisson me tenait dans ses griffas. Les amis, les 
affaires, la famille me délaissaient. La ruine me nu naçait. 

Mais un ami m'est resté, un médecin, et par ses efforts, 

J'AI ETE SAUVE. 

Cet homiiie avait fait un^ étude scientitiqup de l'ivrognerie 
comme maladie. Il en avait trouvé la guérison. C'est un 
cas semblable qui m'a démontré coiiibien d'autres avaient be- 
soin d'aide et qui m'a déci lé, s'il était possible, d'offrir la 
prescription SAMARIA au monde. 

Le traitement est absolument différent des autres. Il 
peut être donné, si on le désire, sans que le patieivt s'en aper- 
çoive. Des milliers de femmes, de mères, de filles, de sœurs 
ont sauvé par là leurs parents, leurs frèi es de la malédiction de 

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Après quelques jours le désir ardent pour l'alcool a dis- 
paru, et le patient est ramené à la santé, au bonheur, à la famille, 
à ses amis et au respect de tous. 

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" Veuillez me dire comment je puis me guérir de l'ivrognerie " 
C'est tout ce que vous avez à dire. Je vous comprendrai, et 
vous répondrai immédi.i'enient, en vous envoyant mou "LIVRE 
GRATUIT " en français, qui vous initiera à ma cure mer- 
veilleuse de l'ivrognerie. Je vous enverrai également un PAQUET 
D'HSSAI qui vous démontrera comment le traitement peut être 
administré à l'insu du patient. Je vous enverrai cela immédia- 
tement dans un paquet scellé, et tout-à-fait gratuitement 
N'attendez pas, adressez-moi une carte postale, ou écrivez moi au- 
jourd'hui même. N'ayez aucune crainte en m'euvoyant votre nom. 
Je considère toujours la correspondance comme étant religieuse- 
ment confîlentielle. Ecrivez de suite. J'ai une succursale aux 
Hlats-Unis. 

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aissent notre histoire, " cet 6crin de 
leurs mains des livres écrits au Ca- 
faut pas seulement des livres d'his- 
canadiens. i 

et on relit paice qu'on les a gagnés 

de prix qu'on leur donne soient des 

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Si uous voulons que nos enfants conn 
perles ignorées ", il faut mettre entre 
nada, par des Canadiens. Il ne leur 
toire, il leur faut des livres d'agrément 

Les livres de prix sont ceux qu'on lit 
a la sueur de son front d'étudiant. 

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VAEIETES 

Un argument de Ja défense: 

L'Avocat. — Messieurs, notre adver- 
saire se plaint que mon clleut l'ait ap- 
pelé le plus grand idiot du siècle. Je ne 
nie pas le f-ait, mais est-ce là une injure 
aussi grave qu'on le prétend? Je ferai 
rennaiiquesT au tribunal que nous ne 
sommes qu'en 1908. Tout esipoir n''6st 
donc pas perdu, puisqu'il reste 92 ans ft 
courir. 



Mme X entre de bonne heuie 

idans son salon; Victorine balaye. 

— Mais qu'est-ce que vous faites 
donc. ... je vous avais dit de nettoyer 
les carreaux. 

— Mais c'est fait madamie. Je les ai 
lavés en dedans pour que madame puisse 
voir dans la rue; mais je les al laissés 
sales en dehors afin que les voisins ne 
puissent pas voix daais la maison 



Départ, 

— ^As-tu un bon trac pour emporter tes 
toilettes aux bains de mer? 

— Mais non, c'est comme toujours, le 
système des six malles! 

• • • 
Du Tac au Tac. 

Un bon pay.9an normand, qui poussait 
devant lui, dans un chemin creux, un 
troupeau de porcs récalcitrants, vint & 
se croiser avec un groupe de jeunes gens 
de la ville dont l'un eut la soudaine fan- 
taisie de vouloir égayer ses compagnons 
aux dépens du rural. 

— Savez-vous, mon brave homme, dit- 
il au porcher, qu'avec le temps l'homme 
ÛQit pair ressembler aux animaux qu'il 
élève. 

— Ah! bail! pas possible, fit le bon- 
homime jouant l'étonnement, alors com- 
bien de temps vot'père a-t-il élevé des 
singes? 

Le jeune loustic qui avait voulu égayer 
ses camarades y aval* réussi, en effet, 
mais, ce fut à ses déipens. 

• • • 
Un client difficile. 

Oalino voit arriver cliez loi l'agent 
d'une Compagnie où il est assui-é depuis 
quelques années. 

— Cher monsieur, dit l'agent, voire 
assurance expire bientôt, et Je viens 
vous prévenir que, dans votre intérêt, 
vous devez la renouveler au plus vite. 

— Je " n'en ferai rien! s'éorie Oalino. 
Depuis des années que Je suis votre 
client, aucun acoident ne m'est sur\'enu. 
Aussi ai-je pris la résolution de m'aKlres- 
ser a une autre Compagnie. 



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ments d'oreillns et montre comment Ils sont 
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moyens d'y échapper et a déjà aidé des cen- 
taines de personnes à se débarra.sser com- 
plëlement et pour toujours de leurs bour- 
donnements de tête et d'oreilles et a recou- 
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fique, nos facilités pour la transaction des affaires ne sauraient 
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au plus haut taux courant. 



Les parents et les enfants préfèrent aux récits légendaires étrangers dont 
la mentalité n'est pas la nôtre et qui n'ont rien do commun arec notre esprit 
religieux et national, les Iiivres de Prix canadiens qui savent charmer, ins- 
truire et élever les âmes de nos jeunes enfants. 

Les exiger est un devoir que réclame notre patriotisme. 




N'EST-CE PAS QUE C'EST 

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DE LA BMRBE POUR UME FEMME? 

Mais ne desespérez plus, un remède infaillible est main- 
tenant à la portée de toutes. Vous pouvez toute seule, sans 
que iier.sonue ne s'en aperçoive, fairedisparaître n'importe 
quelle b.irbe ou poils follets tant durs et toufïus soient-ils 
Cela en moins de trois minutes sans aucune douleur ou irri- 
t.ition de la peau. Non seulement ces horreurs disparaissent 
mais la barbe est totalement détruite jusqu'à la racine, 
lais.'ani la peau bl.Tnche, souole et veloutée. Ce jnerveilleux remède, c'est la 
•^ASORINÈ du Dr SiîVION de P.-iri^. France $so.oo sont olïertes pour une preuve 
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^^jjj POUR LES JL ROGNONS 

ELLES SE VENDENT AUX ETATS-UNIS 
AUSSI BIEN QU'AU CANADA 

Ces merveilleuses pilules — ^dont les effets sont si puissants et qui gué- 
rissent tant de personnes — fonment un trait d'union avec nos bons amis du 
Sud. Voici trois lettres venant de différentes parties des Etats-Unis, et qui 
montrent combien les Gin Pills sont en grande demande, un produit vrai- 
ment canadien qui a guéri et qui guérira des miliers de Canadifns. 

LETTRES DE MASSACHUSETTS, NEW YORK ET DE L'INDIANA. 

543 East Street, Holyoke, Mass. 

J'ai reçu deux boîtes de vos ex- 
•cellentes pilules et elles m'ont si 
bien soulagée que je suis très sa- 
tisfaite des résultats. J'ai donné 
une nouvelle commande à mon 
pharmacien, mais je ne les al pas 
encore reçues ; dans l'intervalle 
j'en ai emprunté une boite d'une 
de mes amies qui en fait égale- 
,ment usfige. Veuillez m'en en- 
voyer trois boîtes sans retard. 
AGATHE VANESSE. 

160 Bleeker St., New-York. 
Comme je soufîrais des rognons 
et de l'estomac, on m'a recomman- 
ci- fl'P'Sïayer le=: Gin Pi:ils. J'en ai 
acheté une boîte dans une phar- 
macie du voisinage, et je puis dire 
fraucheiment et sincèrement qu'el- 
les ont été merveilleusement effi- 
caces et je me sens parfaitement 
bien ; j'ai presque fini la botte. 
Je me propose de continuer encore pendant quelque temps à en prendre, afin 
qu'elles attaquent ma maladie dans sa racine. GEO. DIXON. 

Si vous souffrez des rognons ou de la vessie, prenez les GIN PIL.L/S. 

Si vous éprouvez des douleurs dans le dos, ou si vos mains et vos pieds 
sont enflés ; si vous souffrez d'incontinence ou de retranchement d'urine ; si 
vous éprouvez des douleurs dans la vessie, si votre urine est chaude et Irri- 
tante, ou s.i elle contient du mucus on des dépôts de poussière de brique, ou 
si vous êtes sujets à des attaques de rhumatisme, de sciatique ou de lum- 
bago, les GIN PIIjLiS vous soulageront et vous ramèneront à la santé. 

50 cts la boîte, 6 boîtes pour $2.50. 

Ecrivez-nous directement, et nous vous enverrons un traitement d'es- 
sai, gratuitement. 

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Ces pilules se vendent aux Etats-Unis sous le nom de Gino Pills. Les 
pilules sont les mêmes, la boîte est la même et le prix est le même que pour 
les GIN PILLS vendues au Canada. Evitez les ennuis de la anuano en vous 
adressant a NA-DRU-CO. of Canaila, Inc., Bufifalo, N,-Y. 

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COMMENT SAURAI -JE SI J'AI LA 
MALADIE DES ROGNONS ? 



Faites comme tous les médecins quand ils soupçonnent qu'un patient a 
le mal de rognons. 

EXAMINEZ VOTRE URINE 

Le ma.tin, voyez si l'urine est fortement colorée — -soit rougeâtre, soit 
orange foncé. CL'urine naturelle a une couleur jaune clair). Remarquez si 
l'odeur est forte ou infecte. Si elle est fortement colorée eu d'une odeur dé- 
sagréable, vos rognons ont besoin de soins immédiats. 

Procurez-vous maintenant une boîte de GIN PILiLiS, et prenez-les régu- 
lièrenieut. 

Si vous avez des douleurs dans le dos, si les mains et les pieds vous en- 
flent — si vous souffrez du Rhumatisme, de la Sciatique ou du Lumbago — si 
■^'ous avez dans votre urine le matin des dépôts de matière rougeâtre comme 
de la poussière de briiiue ou du mucus, vous pouvez être certain que vos ro- 
gnons ne sont pas aussi forts qu'ils devraient l'être, et qu'ils ont besoin du 
secours des GIN PILLS pour être en bon état. 

Crookston, Ont., 4 décembre. 

Il y a quelques années je souf- 
frais beaucoup du rhumatisme. 
J'avais souvent lu que les GIN 
PILLS étaient efficaces dans les cas 
comme le mien. Je m'en suis pro- 
curé une boîte et après en avoir 
pris pendant peu de temps, les 
élancements devinrent moins fré- 
quents jusqu'à leur disparition 
ia;p-ète. Le rhumatisme est une 
■r;iell° affliction et c'est un avan- 
tage de savoir qu'un remède com- 
me les GIN PILLS peut l'éliminer 
du système et soulager les souf- 
frances. 

JOSEPH STEVENSON. 

Ne retardez pas ce traitement. 
Si vos rognons montrent quelques- 
uns des symptômes cioir.iés p!us 
hauts, vous avez besoin des Gin 
Pills. Retarder de les prendre, c'est 
une invitation à la maladie de 
Bright, la pierre dans la vessie, le rhumatisme chronique ou quelque autr« 
terrible forme du mal de rognons ou de la mailadie de la vessie 





ROGNONS 



Les GIN PILLS se vendent chez tous les marchands — 50 cts la boîte, 
6 pour $2.50. Les GIN PILLS sont " fabriquées au Canada." 
Un échantillon gratuit vous sera adressé sur demande. 

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Nos amis aniéiicaius peuvent se procurer les GIN PIIjLS au môme prix 
dans le même genre de boîte. Elles portent aux Etats-Unis le nom de 
" GINO PILLS." Adressez : NA-DRU-CO. Inc., Buftalo, N.-Y. 

45 



UN REMARQUABLE TEMOIGNAGE 
EN FAVEUR DES GIN PILLS 





Eu février dernier, Mme J. P. J. W^edge, de 'East Street, Summerside, 
I. du P-E., écrivait à une amie à Toronto et entre autres choses elle iul 
disait : " Les GIN PIL.L.S sont le plus grand remède pour les rognons, et 
c'est une mé-decine qui me fait actuellement un bien immense. Biles valent 
leur pesant d'or pour tout malade." Nous avons demandé, par l'intermé- 
diaire d'une amie commune, la permission de publier l'extrait ci-dessous et 
nous avons reçu le certificat suivant sur la grande efficacité des GIN PILiLS : 

Summerside, 24 Avril 1914. 

J'ai reçu ce matin votre Lettre du 21 courant, par laquelle vous de- 
mandez la permission de remettre ma lettre à la National Drug and Chem- 
ical Co. Vous avez ma pleine autorisation de le faire et Je leur permets de 
publier mon nom, s'ils le désirent, parce que les GIN PILIjS ont fait pour 
mon mari et moi-même ce qu'aucun autre remède n'avait pu faire. 

J'ai conseillé à deux autres personnes de s'en servir; l'une d'elles est 
ma mère qui a souffert pendant au delà de 20 ans ; une boîte l'a guérie, de 
sorte qu'elle peut reposer sur son côté gauche, ce qu'elle n'avait pu faire 
pendant bien des années. Les médecins lui dirent qu'ils ne pouvaient la 
guérir mar^ qu'ils pourraient la souHager par une opération pour le rognon 
flottant, cependant à cause de son âge, ils ne croyaient pas à propos de lui 
conseiller de la subir. D'après mon conseil, elle essaya les GIN PILLS qui 
l'ont guérie, et qu'elle est toujours prête à recommander forteiment. 

Mme J. P. J. WBDGE. 

RAPPELEZ-VOUS QUE VOUS 
POUVEZ FAIRlE L'ESSAI DBS 
GIN PILLS AVANT DE LES 
ACHETER. 

Si l'urine dépose d€ la poussière 
de brique ou du mucus — ou si elle 
est brûlante — si vous avez b-esoin 
d'uriner souvent — si vous ressen- 
tez des douleurs dans le dos — pro- 
curez-vous des GIN PILLS sans 
retard et guérissez-vous vous- 
même. 

l'renez les GIX l'ILLS de suite 
et guérissez-vous. 

Les GIN PILLS se vendent chez 
tous les marchands — 50 cts la boî- 
te, 6 boîtes peur $2.50. 

NATIONAL DRUG & CHEMICAL CO. OF CANADA, Limited, 
TORONTO 



Les GIN PILLS sont déposées et vendues aux Etats-Unis à Buffalo, N.-Y . 
Les Ui:M fiu ^^^^^ ^^^y _ p^^^ ^^^.^ ^^^ échantillon gratuit ou une boî- 

Na-Dru-Co. Inc., Buffalo, N. Y. 



sous le nom de 

te de grandeur régulière, adressez 



46 



UN VIEUX GENTILHOMME A SOUF- 
FERT DE LA MALADIE DE RO- 
GNONS PENDANT 40 ANS 

Il avait même eu des Hémorrhagles des rognons. Cependant aujourd'hui. 
à 67 ans, M. Allen est capable de travailler tout le jour ou de faire une lon- 
gue promenade sans la moindre douceur. 

Port E'igin, N. B., 12 novembre. 
Je sens qu'il est do mon devoir, pour l'avantage de crux qui sont affligés 
de semblables maladies, de vous envoyer ces quelques lignes au sujet des 
GIN PILiUS. J'ai environ 67 ans et j'ai souffert du mal de rognons depuis 
l'âge de 25 ans. Cela venait de ce qu'après m'être échauffé, je m'étais tenu 
sur un escalier dans un courant d'air l'roid. 

A la fin j'avais des Hémorrha- 
gies des rognons. Je suis allé voir 
trois médecins et j'essayai la plu- 
part des remèdes sur le marché, 
mais je n'éprouvai aucun soulage- 
ment. J'étais très faible, j'éprou- 
vais des douleurs dans le dos ; 
souvent j'étais obligé de me cou- 
cher pendant le jour et je ne pou- 
vais aller en voiture, sans souf- 
france. .Je commençais à penser 
qu'il n'y avait pour moi aucun se- 
cours à espérer. Le saignement 
continua pendant 16 mois jusqu'à 
ce qu'il m'arriva d'essayer les 
GIN PIIiLiS qui ont mis un terme 
à mon mal 

Maintenant je puis jeter un 
coup d'oeil sur 15 mois de soula- 
gement contre les souffranices et 
les inquiétudes. Je puis faire le 
train, aller en voiture toute la 
journée, sans éprouver de douleur ; 
cei>euidant jie preuids encore 2 
pilules par semaine car elles me fout beaucoup de bien." 

JERBIMIAH AL.LEN. 

Les GIN PIX(I>S se vendent elvez tous les marchands 50 cts la boîte, G 
boîtes pour $2.50. BcbantilJon gratuit envoyé sur demande. 

NATIONAL DRUG & CHEMICAL CO. OF CANADA, Limited, 
TORONTO 





Aux Etats-Unis les GIN PILLS sont connues et se vendent sous le nom 
de " Gino Pills ". Elles sont exactement semblables aux Gin Pills vendues au 
Canada. Eicrivez à Na-Dru-Co. Inc., Buffalo, N. Y, pour avoir un petit 
échantillon gratuit. 

47 



SES PIEDS ET SES JOINTURES ETAIENT 

TELLEMENT ENFLES QU'ELLE NE 

POUVAIT MONTER LES 

ESCALIERS 

Tout homme et toute femme qui souffre du rhumatisme — qui a des at- 
taques aiguës de rhumatisme, de sciatique et de lumbago — dout les rogaons 
sont faibles et dont les mains et les pieds deviennent enflés et douloureux — 
devraient lire attentivement ces deux lettres de Madame Salsbury sur les 
effets magiques des 




iiis 



ROGNONS 



IvP 14 février doruicr, ilad. J. 
A. Salsibury écri'vait à propos des 
GIN PILLS : " Je puis dire sans 
crainte de me tromper que les GIN 
PILLS m'ont fait beaucoup de bien. 
Il y a six ans je ne pouvais pas 
monter d'escaliers, tant mes pieds 
et mes jointures étaient enflés, 
mais je pris trois boîtes de GIN 
PILLS et le mal est complètement 
disparu. Ma mère, âgée de 82 
ans, en prend et se porte bien." 
Nous écrivant le 22 avril, en ré- 
ponse à une demande de permis- 
sion di publier sa lettre, Mad. 
Salsbury disait: "Vous pouvez le 
faire, car Je suis certaine d'avoir 
été guérie par les GIN PILLS, vu 
que je n'ai jamais souffert du rhu- 
matisme depuis ce temps et il y a 
six ans ce printemps que j'ai été 
si malade." 



L'enflure des mains et des pieds 
est un symptôme certain du mal de rognons. Il en est de même du mucus 
ou de la poussière de brique dans l'urine, de l'incontinence ou de la sup- 
pression d'urine, de la gravelle (ou pierre dans les rognons) et aussi pareil- 
lement si l'urine est brûlante. Daus tous ces cas vous avez besoin des GIN 
PILI.S sans retard. 

Les GIN PILLS se vendent dans toutes les parties du Canada 9. 50 cts 
la boîte, six boîtes pour $2.50. Traitement gratuit envoyé sur demande. 

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A nos clients américains. 

Les GIN PILLS se vendent aux Etats-Unis sous le nom de " Gino 
puis." Elles sont exactement les mêmes que les GIN PILLS vendues au 
Canada. Pour avoir des échantillons gratuits ou une boîte pleine grandeur, 
adressez-vous à Na-DRU-CO. Inc., BufTalo, N.-Y. 

48 



PILULES ROUGES 




LES PILULES ROUGES 

POUR LES FEMMES PALES ET FAIBLES 

UNE SPÉCIALITÉ 

Aucun remède ne peut être comparé aux PILULES ROUGES 
pour les feminmes. C'est une préparation scientifique, une spé- 
cialité qui a pour vertu de réparer les défectuosités internes de 
toute nature qui se produisent particulièrement chez les femmes. 
Aussi celles qui sont pâles, faibles, anémiques trouveront infail- 
liblement dans les PILULES ROUGES le restaurateur par ex- 
cellence. Enfin, au cours de toute sa vie et à tous les âges, la 
femme peut être sûre d'avoir dans les PILULES ROUGES le 
moyen de se maintenir dan.s un état de santé parfaite, d'assurer 
le fonctionnement régulier de tous ses organes, de se munir d'un 
sang pur, riche et abondant si quelques assauts viennent en dimi- 
nuer la quantité et la qualité. 

Fac-similé de la boite des Pilules Rouaes 



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La papier de l'enveloppe est ilanc, im/primé en rouge. 

CONSULTATIONS GRATUITES. — Nous invitons toutes les femmes qui 
souffrent à venir consulter nos médecins spécialistes au No 274 rue St-Denls ; 
elles seront l'objet d'une attention toute spéciale et les conseils et avis qu'elles 
recevront leur seront d'un immense avantage. Celles qui ne peuvent venir â 
la consultation sont priées de décrire parfaitement, dans une lettre, leur éitat 
ou, si elles le préfèrent, de nous demander un blanc de questions ; nos méde- 
cins leur diront ce qu'elles doivent faire pour se guérir. Ces consultations, 
soit verbales, soit par correspondance, sont STRICTEMENT CONFIDENTIEL- 
LES et absolument GRATUITES. 

AVIS IMPORTANT. — Les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles 
sont en vente chez tous les marchands de remèdes au prix de 50c la boîte ou 
six boîtes pour $2.50 ; elles ne sont jamais vendues autrement qu'en boîtes 
contenant 50 pilules ; jamais au cent ; elles portent à un bout de chaque 
boîte la signature de la CIB CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE et un nu- 
méro de contrôle. Nous engageons notre nombreuse clientèle à refuser toute 
SUBSTITUTION. Lorsque vous demandez les Pilules Rouges, n'acceptez ja- 
mais un autre produit que l'on vous recommanderait comme étant aussi bon. 
REFUSEZ CATEGORIQUEMENT. Défiez-vous aussi des COLPORTEURS ; les 
Pilules Rouges ne sont jamais vendues de porte en porte. Rappelez-vous que 
les PILULES ROUGES sont la grande SPECIALITE pour le femme, qui guérit 
tous les jours un grand nombre de personnes, ET QUI VOUS GUERIRA AUSSI. 

Si vous ne pouvez vous procurer dans votre localité les véritables PILULES 
ROUGES pour Femmes Pâles et Faibles, ECRIVEZ-NOUS, nous vous les ferons 
parvenir FRANCO. 

Adressez toute correspondance : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AME- 
RICAINE LIMITEE, 274 rue Saint-Denis, Montréal. 

49 



PILULES ROUGES 




ANEMIE 



C'est aux femmes anémiques, pâles et faibles que nous 
disons : Méfiez-vous, n'attendez pas davantage, donnez à 
votre santé une attention plus spéciale, car l'anémie est 
une aliection dangereuse, et si vous n'enrayez pas le mal, 
bientôt il sera trop tard et forcément vous devrez subir 
les conséquences de votre négligence souvent bien terribles. 
Les sujets anémiques présentent tous des symptômes :'l 
ne pas s'y tromper. Respiration assez difticile, une mar- 
che longue, un escalier monté un peu vite, peu de chose 
suffit pour les essouffler ; souvent le simple fait dé lever 
les bras est suffisant pour produire une véritable fatigue, 
de même aussi que le moindre travail, la moindre émotion suf- 
fisent à déterminer des palpitations qui sont parfois excessivement vio- 
lentes. Les maux de tête, les lassitudes générales accompagnent géné- 
ralement l'anémie. Les sujets anémiques ont toujours des troubles dans 
leurs fonctions digestives. 

L'anémie exerce ses ravages chez les jeunes tilles de tempérament dé- 
licat, nerveux, lymphatique, qui ont un travail trop sédentaire ou des 
fatigues intellectuelles ; chez les femmes qui ont à respirer l'air vicié 
des manufactures, qui habitent des logements malsains et surchauffés. 
L'anémie se développe facilement chez la mère obligée de voir à l'en- 
tretien de nombreux enfants et à celui de son ménage. 

Les Pilules Rouges pour femmes Pâles et Faibles sont tout indiquées 
dans l'anémie. 



" Depuis trois mois, ma santé laissait beau- 
coup à désirer ; tous les jours mes forces dimi- 
nuaient. Le -peu de nourriture que je prenais 
me causait des douleurs d'estomac. J'avais des 
vertiges ; les nuits passées dans un sommeil 
agité me fatiguaient beaucoup, puis j'avais des 
maux de tête terribles. Voyant que tout ceci 
persistait, je me mis à prendre des ^Pilules 
Rouges que je connaissais pour être très bon- 
nes. Ce que j'en espérais, je l'obtins rapide- 
ment. Après quelques semaines j'étais plus 
forte ; mon estomac plus robuste supportait avec 
moins de fatigue les aliments, aussi pouvais-je 
reposer tranquillement toute la nuit, et je n'a- 
vais plus, durant des jours entiers, de gros maux 
de tête. Je me porte aujourd'hui tout à fait bien 
et ma guérison a augmenté la confiance que 
j'avaiis dans les bonnes Pilules Rouges. J'aurai 
toujours de ce précieux remède à la maison et 
je ne manquerai pas de le recommander chaque 
fois que je saurai une de mes amies malades. " 
— Madame A. CARDINAL, 1S08C rue Boyer, 
M'MV. A. Cardinaj.. Montréal. 

Les PILULES ROUGES donnent du sang aux femmes pPiles et faibles. 

50 




PILULES ROUGES 



"Il y avait déjà trois ans que je 
perdais des forces. Ne souffrant d'au- 
cune douleur aiguë, je ne m'alarmais 
pas de cette faiblesse que je croyais 
n'être que passagère et je négligeais 
de me soigner. Je devins nerveuse, in- 
quiète et étais toujours prête à m'a- 
larmer et à perdre connaissance pour 
la moindre chose. Alors je compris que 
j'étais atteinte sérieusement et que 
plus de négligence de ma part m'ex- 
poserait aux plus grands dangers ; je 
me félicite d'avoir suivi les conseils 
de quelques amies et d'avoir pris, 
comme elles, les bonnes Pilules Rou- 
ges pour les femmes Pâles et Faibles. 
Comm« elles aussi j'ai obtenu des 
forces et le rétablissement de ma san- 
té. Après l'emploi de quelques boîtes 
je n'étais plus la même personne. In- 
quiétude nerveuse, faiblesse, tout cela était disparu. Enfin, quelques semaines 
encore de traitement et je me portais bien. Depuis six ans que je suis mariée, 
ma santé s'est maintenue bonne, et cependant j'élève une famille." — Mme L. 
P. ROBIOHAUD, 1S12A rue Boyer, Montréal. 

Pour leur grande efficacité et par économie, prenez les PILULES ROUGES pour 
Femmes Pâles et Faibles. Consultez gratuitement les médecins spécialistes de la 
compagnie. 




Mme L. R. ROBicHAi i. 




Mme E. Lacelle. 



"Avant mon mariage, j'ai été plusieurs années 
très faible et très nerveuse. Je ne pouvais sup- 
porter une fatigue ; le moindre désappointement, 
une petite contrariété me piquaient au plus sen- 
sible, m'étaient insupportables ; je me sentais 
alors faiblir, faiblir, puis je perdais connais- 
sance ; c'était comme un sommeil qui durait 
parfois longtemps. J'étais sujette à de violents 
maux de tête, à des palpitations, à des douleurs 
dans les membres, etc. Après mon mariage, cet 
était sembla empirer car j'étais obligée de gar- 
der le lit souvent. Plusieurs médecins me trai- 
tèrent mais sans suiocès. J'eus un jour l'idée de 
faire usage des Pilules Rouges, pour les femmes 
Pâles et Faibles, imais à titre d'essai seulement, 
car, à vrai dire, je n'espérais pas plus de bien 
de ce remède que de tant d'autres jusque là 
employés. Aussi, je fus bien étonnée lorsqu'aprês 
en avoir pris quelquf^ boîtos. je me souti^ tout 
autre. La vie revenait en moi, puis une vigueur 
que je n'avais jamais ressentie. I^es malaises 
cessèrent, les forces s'acscrurent. Je n'ai plus 
de ces étranges faiblesses et pour les éloigner 
à' jamais je veux reprendre des Pilules Rouges 
au moindre symptôme que je remarquerai. " — 
Mme ED. LACELiLE, 144 rue Clarence, Ottawa, 
Ont. 



Toutes les jeunes filles devraient prendre les PILULES ROUGES 

51 



PILULES ROUGES 




Toutes les mères devraient donner à leurs fillettes, à leurs 
jeunes filles, des PILULES ROUGES pour les femmes 
Pâles et Faibles. 

Beaucoup de tillettes sont fatiguées par la oroissance ; 
les unes grandissent trop vite, ce qui les rend faibles, non- 
chalantes et ijûles ; d'autres, au contraire, subissent un 
arrêt de croissance qui provient précisément de leur fai- 
blesse constitutionnelle. Enfin, il y a généralement ù cette 
époque: lassitude générale, coliques douloureuses, vertiges, 
palpitations, oppression respiratoire, nausées, troubles de 
la digestion, manque d'appétit, maux de tête, frissons, et il peut survenir 
bien d'autres symptômes plus graves encore. 

Les parents doivent donc prendre le plus grand soin de la santé le 
leur fillette ; ils doivent la surveiller pour que se constitue en elle une 
femme forte et prête à faire face ii toutes les exigences de la vie. L'ac- 
tion des Pilules Rouges pour les femmes Pâles et Eaibles est surtout ici 
d'une efficacité remarquable. Les certificats qui suivent en donnent une 
idée. 

" Ma fille était tellement afi'aiblie qu'elle perdait connaissance sou- 
vent. Son état empirant, nous fûmes obliges de la mettre sous les 
soins des médecins. Deux ou trois la soignèrent, mais sans lui faire 
beaucoup de bien, ses défaillances devenaient même plus fréquentes 
et ses forces diminuaient encore, il lui fut impossible daller ù 1 école 
ni même de s'amuser comme les enfants de son âge. Elle avait alors 
treize ans. 11 y a quelques mois, il me vint â 1 idée de lui faire prendre 
des Pilules liouges pour les femmes i'âles et Eaibles et avec ce remède 
il se fit tout de suite un cuangement. Depuis trois mois, elle n'a pas eu 
de ces dèlaillances d'autrelois, son mal ue tête est presque entièrement 
disparu et elle est beaucoup plus forte. Leci dit la valeur de ce giand 
remède." — Mme K. LAi\GL,AlS, 72 rue Hickock, Winooski, Vt. 



■'A l'âge de treize ans, ma petite flUe était faible et bleu nerveuse. Elle 
était maigre, ne mangeait pas, se chagrinait jjour peu et tous ses membres 
étaient agités. Ceci surtout m'inquiétait et je craignais qu'elle ue pût en 
guérir. Je la ûs traiter par un médecin pendant longtemps sans cependant 
voir son état s'améliorer. Comme les Pilules Rouges avaient toujours été 
pour moi un remède très eliflcace, je lui en fis prendre. C'est ce qui lui alla 
le mieux ; elle acquit des forces et ses nerfs se calmèrent, puis toute agitation 
disparut. Depuis deux ans, tout cela est fini et c'est maintenant une jeune 
fille tout à fait bien portante." — Madame CARRIER, 15, rue Ste-Marie, St- 
Johnsbury, Vt. 

52 



PILULES ROUGES 



" Depuis déjà plusieurs mois, j'étais excessivement faible et 
souffrais presque continuellement de la tête. Je me sentais dé- 
périr ; cbaque jour, chaque semaine, c'étaient Jes malaises nou- 
veaux, un plus grand abattement, une lassitude plus générale, 
une paresse de l'estomac, des intestins, puis des symptômes plus 
graves encore, de ceux qui se déclarent généralement chez les 
jeunes filles anéaniques et qui compromettent fortement leur 
santé future. Ma mère, qui m'observait et essayait, par 
toutes sortes de soins, à augmenter mes forces, s'alarma de ces 
irrégularités et écrivit aux Médecins de la Compagnie Chimique 
Franco-Américaine. Pour réponse, avec une foule de conseMs, 
ils lui recommandèrent de me faire prendre des Pilules Rouges qui, disaient-ils, 
me feraient bien vite du sang dont j'avais grandement besoin. En effet, dès les 
premières semaines, il me semblait que j'avais plus de vie ; très rapidement 
les forces me sont revenues ; je me sentais à l'aise ; j'étais heureuse de ne 
plus souffrir et de pouvoir, comme mes amies, m'oecuper à quelque travail et 
m'amuser aussi. Les Pilules Rouges, qui m'ont donné la santé alors, la pré- 
servent et la soutiennent maintenant que je suis eu ménage." — Mme DELIA 
DION, Northbridge, Mass. 

Lorsqu'une femme ou une jeune fille est malade et qu'il s'agit pour elle de choisir 
un remède, elle ne devrait pas comparer ces remèdes à guérir tous les maux avec les 
PILULES KOUGES pour les Femmes Pâles et Faibles, qui sont une spécialité com- 
posée des meilleurs ingrédients spécialement adaptés aux maladies particulières aux 
femmes. 

■■ Ma fille souffrait, depuis plusieurs mois, 
de débilité générale et ne pouvait plus suivre 
ses classes ; elle se plaignait chaque jour de 
douleurs dans les côtés et dans le dos, la tête, 
l'estomac. Tout cela m'inquiétait ; je la croyais 
bien gravement malade, car elle était d'une 
pâleur de cire ; eille ne mangeait pas et tout ce 
que je pouvais ipréparer de petits mets appétis- 
sants la laissait indifférente. Il y aura bientôt 
deux mois que j'ai commencé à lui faire prendre 
les Pilules Rouges et l'amélioration, qui s'est 
opérée dans sa santé, est extraordinaire. Elle 
ne se plaint plus de rien ; son aii>i)étit est très 
bon et son apparenee extérieure prouve l'effi- 
cacité de ce remède. Son teint est revenu, elle 
est gaie et est retournée à la classe qu'elle suit 
maintenant avec ambition. Je veux toutefois 
qu'elle continue encore à prendre les Pilules 
Rouges, et ce n'est que lorsque je la verrai tout 
à fait vigoureuse que je lui permettrai de ne 
plus en user. " — Madame CHARBONNEAU, 
32 rue Marshal, Putnam, Conn. 
53 




Mlle D. CHARBONNEAU. 



PILULES ROUGES 



JEUNES FEMMES, PRENEZ GARDE ! SOIGNEZ-VOUS. 




Quand la jeune femme est malade, le ménage est triste. 
Les PILULES ROUGES pour les femmes Pâles et Faibles 
ramènent la santé à la mère, la joie au foyer. 

Quels que soient les devoirs qu'une femme ait à remplir, 
quelles que soient ses occupations, elle devrait d'abord 
s'occuper de sa santé, c'est très important pour elle et pour 
ceux qui l'entourent. 

L'épouse et la mère qui souffrent soit de pesanteurs, de métrite,. d'ul- 
cérations ou de toute autre douleur intime, feraient bien de venir voir 
les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine ou de leur 
écrire ; il leur sera indiqué le traitement hygiénique à suivre, lequel, 
avec les PILULES ROUGES, les ramènera sûrement à la santé. 

Les vertus curatives reconnues et l'économie du traitement par les PILULES 
ROUGES pour les Femmes Pâles et Faibles en ont fait, depuis vingt-cinq ans, un 

remède de famille sans rival. 

" L.a première fois que j'ai fait usage des 
Pilules Rauges pour les femmes Pâles et Fai- 
bles, j'étais très faible eit atteinte d'une foule 
de maJaises qui me rendaient inapte à tout tra- 
vail. Je isouffrais de douleurs de dos, des 
membres, d'une fatigue s'éfcendant de derrrière 
la tête et descendant jusqu'aux épiules. Au 
coucher, j'étais parfois tellement fatiguée, éner- 
vée que je passais la nuit sans pouvoir fermer 
l'œil. D'autres fois c'étaient des cramp's dans 
les jambes qui m'eanpêchaient de dormir. Que 
d'autres souffrances encore que je ne puis dire 
et qui me minaient. 

"Je re-cmmande aux femmes faibles et ma- 
lades comme je l'étrùs de prendre des Pilules 
Rouges pour les femmes Pâles et Faibles. C'est 
depuis que. j'ai pris de oe bon remède que mes 
force.s sont rétablies et que je me porte si bien. 
J'ai aussi eu la joie de mettre au monde et de 
conserver un gros garçon qui est beau et ravis- 
sant de santé. Les quatre autres enfants que 
j'avais eus précéilemment n'avaient pu vivre à 
cause sans doute d'une constitution trop faible 
qu'ils avaient héritée de moi. 

" Pour une petite femme chétive, ne pesant 
que soixante-quinze livres, lors de mon mariage, voyez maintenant quelle bonne 
apparence j'ai, et ce qui est mieux encore, je me porte bien. " — M^me LOUIS 
AMYOT, Oap Chat, Que. 

Les PILULES ROUGES assurent à toute femme force et santé. 



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Mue Ls Amyot. 



54 



PILULES ROUGES 




" Deipuis plusieurs mois, j'étais fai- 
ble et aussi bien souffrante de dou- 
leurs internes. Alon mauvais estomax;, 
mes digestions pénibles étaient la 
cause d'oppression, de faiblesse et de 
palpitations de cœur. Perdant chaque 
jour de ma vigueur, il me fut bien 
difficile, pour ne pas dire impossible, 
de continuer de m'occuper de l'entre- 
tien de ma maison. Je me sentais 
triste, abattue et malheureuse, et je 
n'en (pouvais plus de cette vie. (Com- 
ment la changer et refaire ma santé? 
C'était là ce que je me dHiiiHudiiis 
quand il me vint à la pensée de pren- 
dre des Pilul«s Rouges pour les fem- 
mes Pâles et Faibles. L'.s j.uu-;'aiix 
citaient de si belles guérisons dues 
à leurs bons effets, elles pouvaient 
bien me guérir, moi aussi ! Tel que je 
l'espérais, je fus en peu de temps sou- 
lagée et réconfortée. .Je ne sentais 
P'ius de langueur, je souffrais moins. 
Je me suis donc tout à fait gué- 
rie et je suis heureuse de le dire à 
toutes les femmes. J'ai repris bonne mine ; je suis 

je suis délivrée de la faiblesse et de toutes les douleurs terribles qui l'accom- 
pagnaient. " — Mme LOUIS MARTIN, 4Si Mechanic, Southbridge, Mass. 




Mme Louis Martin. 



jaie et alerte parce que 



"Pendant plus de quatre ans j'ai été torturée 
par toutes sortes de douleurs internes, et c'est 
après avoir déjà passé par bien des épreuves, 
avoir connu tous les tracas de la mère de fairiil- 
le. que j'ai vu mes forces s'éteindre, ma santé si 
grandement menacée. J'ai même, après la nais- 
sance de mon dernier enfant, été retenue au lit 
pendant plusieurs mois. Que de médicaments j'ai 
pris ensuite pour augmenter en moi la vie, me 
délivrer des douleurs de tête, de dos, de reins et 
de la grande faiblesse qui subsistaient toujours. 
Je puis dire que je ne vivais que pour me 
traîner d'une chaise à une autre. Quelle existen- 
ce, mon Dieu ! Enfin, je me mis à prendre des 
Pilules 'Rouges, n'ayant plus de confiance dans 
les remèdes que j'avais employés jusque là, je 
les abandonnai. Je me bornai à prendre simple- 
ment quelques Pilules Rouges chaque jour, et 
cela m'a été autrement profitable que tous les 
traitements ennuyeux précédents. Les forcer me 
revinrent ; j« me sentis bientt moins abattue, moins triste, plus courageuse et 
plus â l'aise. Aujomd'bui ma joie est grande, parce que ma santé est réta- 
blie et que je puis faire face à mes nombreuses occupations." — Mme LEAN- 
DRB BOUDREAU, 16 Lewis, Southbridge, Mass. 

55 




Mme L. Boudreau. 



PILULES ROUGES 




A l'époque périlleuse du retour de l'âge. 

Les PILULES ROUGES pour les femmes Pâles et Faibles 
sont le meilleur des soutiens, 

C'est avec raison que les femmes appréhendent l'arrivée 
du retour d'âge, car, pour presque toutes, cette époque est 
marquée par de graves malaises, trop souvent aussi par une 
véritable maladie. 



La femme alors voit avec inquiétude les sensations de 
lourdeur à la tête, migraines, insomnies, étourdissements, 
refroidissements des pieds, perte de l'appétit, maux d'esto- 
mac, douleurs dans les reins, etc., etc.; elle devient aussi presque tou- 
jours extrêmement faible. 

Ce qu'il lui faut c'est faciliter cette dernière transformation naturelle 
des fonctions et, pour cela, il n'existe qu'un remède : ce sont les Pilules 
Rouges pour les femmes Pâles et Faibles. 

Ces pilules ont aidé des milliers de femmes. Nous citons les guérisons 
suivantes : 



" J'avais perdu l'appétit et je devins ensuite 
très faible, pâle et maigre. Mon cœur avait 
souvent de fortes palpitations et j'endurais beau- 
coup de douleurs dans les côtés. Je fus plu- 
sieurs mois dans cet état et je coimprenais qu'il 
était de mon intérêt de ne pas me négliger, vu 
l'époque critique que je traversais. Je voulus 
d'abord faire un essai des Pilules Rouges pour 
les femmes Pâles et Faibles, confiante que ce 
qu'elles avaient déjà fait pour tant d9 femmes, 
elles le feraient aussi pour moi, et ce fut bien 
là ce qui m'assura des forces et la santé dont 
je jouis aujourd'hui. Dix boîtes de ces bonnes 
pilules eurent raison de mom mal de côté. Mal- 
gré tout ce que j'ai obtenu de bien, je n'ai pas 
abandonné complètement les Pilules Rouges ; 
j'en prends encore de temps en temips et, je le 
vois bien, elles -me préservent de bien des indir- 
positions auxquelles sont sujettes les femmes 
de mon âge. " — Mme J. B. LEPAGE, 240 rue 
Flint, Fall River, Mass. 

Les PILULES ROUGES sont le soutien de la mère de famille. 

66 




Mme j. b. IJ3PAGE. 



PILULES ROUGES 




Il eàt vrai que j'ai eu beaucoup de 
mal pour élever ma famille, mais que 
voulez-vous, on s'habitue à tout, même 
au malheur, et tant bien que mal, je 
me suis tirée d'afffaire jusqu'au jour 
où l'époque du retour de l'âge est ar- 
rivée. Alors j'ai commencé, à payer 
tout l'excès des fatigues et des grands 
chagrins que j'avais supportés. Riem 
ne m'a été épargné, car j'ai souffert 
de tout à la fois. Mes forces étaient 
déjà ruinées quand je fus prise d'un 
mal dans le côté droit et c'est à 
l'intérieur que je souffrais surtout ; 
cependant, j'avais aussi de l'enflure à 
la surface et je ne pouvais me cou- 
cher de ce côté. Les Médecins qui me 
soignaient, ne comprenaient rien à ce- 
la et ils ne voyaient d'autres remèdes 
qu'une opération. Il m'en coûtait 
beaucoup de consentir à cette opéra- 
tion. Avant de me décider, je voulus 
écrire aux Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine qui me 
prescrivirent im traitement facile et qui devait me ramener à la santé. Ils me 
recommandèrent aussi l'usage des Pilules Rouges pour me faire du sang, des 
forces et aider la nature. Je suivis leurs conseils sans y manquer et quelque.s 
semaines après je me sentais déjà mieux. Mes souffrances sont disparues, mes 
forces ont augmenté chaque jour, puis, au bout de quelques mois, ma santé 
était rétablie. J'avais été sauvée de l'opération et aussi de combien de souf- 
frances. Moi qui avais enduré de si longues années de douleurs atroces, j'étais 
enfin guérie ! Cette seule pensée me rajeunissait et me donnait du courage. 
Je ne regrette pas la confiance que j'ai eue dans l'emploi de ce remède si pré- 
cieux pour la femme et je ne puis assez Je recoanmander, tant il mérite d'êtr« 
connu. " — Mme E. L. RICARD, 26 rue diandler, Worcester, Mass. 




MME E. L- RIC.VRD. 



Nouvel Antiseptique Volatil aux propriétés merveilleuses 
Pour prévenir et guérir infailliblement : 

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57 



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légèrement antiseptiques, son parfum 
élégant, sa pureté, son manque d'alca- 
nilité, est très recherché, car il guérit 
inifailliblement toutes les petites mala- 
dies de la peau, telles que ERUPTIONS, 
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d'un si grand nombre de femmes. Il est 
souverain contre les GERÇURES LE- 
GERES, les DEMANGEAISONS, les ROU- 
GEURS DE LA PEAU. Il conserve au 

teint sa fraîcheur et donne à la peau de la douceur et un éclat velouté. Pour 

la toilette du bébé, il est incomparable. 

Le savon BEiL-PO est vendu chez tous les marchands et phanmaciens au 

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274, rue Saint-Denis, Montréal. 



.ULES MORO 

>OUR LES HOMMES 




OTTX& 






Les Pilules Moro pour les Hommes sont le guérisseur le 
plus puissant qu'un homme puisse employer. Elles guéris- 
sent les maladies de l'estomac, la dyspepsie, les palpitations 
de cœur, les maux de tête, les étourdissements. Elles pré- 
viennent les rhumatismes, les névralgies, les maladies du 
foie, etc. ; elles purifient et enrichissent le sang ; elles sont 
une source de forces nerveuses contre les faiblesses des 
hommes jeunes ou âgés, peu importe la cause qui les amène. 
Chez les enfants, elles guérissent les scrofules, les humeurs, 
les éruptions, les démangeaisons ; elles raniment la vie du 
vieillard et lui assurent de longs et heureux jours. Elles sont, en un 
mot, une spécialité pour les maladies propres aux hommes, et c'est de 
là que dérivent leur force et leur vertu. 

Fac-similé exact cVune boîte de Pilules Moro. 




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Consultations Gratuites. — Adressez-vous, par lettre ou person- 
nellement, au No 272, rue Saint-Denis, si vous désirez des conseils. 
Les Médecins de la Compagnie Médicale I\Ioro vous donneront, tout k 
fait gratuitement, les informations nécessaires pour l'emploi des Pilules 
Moro et vous indiqueront aussi un autre traitement si votre maladie le 
requiert. 

Les Pilules ]\Ioro pour les Hommes sont en vente chez tous les mar- 
chands de remèdes. Nous les envoyons aussi par la poste, soit au Ca- 
nada ou aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c. une boîte, $2.50 
six boîtes. 



Toutes les lettres doivent être adressées 
MORO, 272, rue Saint-Denis, Montréal. 

59 



CX)MPAGNIE MEDICALE 



>OUR LES HOMMES 





IjABRÈCHE. 



Avec les PILULES MORO, chacun 
peut se soigner sans perte de temps 
et sans déboursés excessifs. 

Quelques boîtes seulement de ces 
merveilleuses PILULES MORO re- 
mettent un homme sur pied et lui ren- 
dent sa vigueur primitive. 

En voulez-vous la preuve? Lisez 
ce qui suit : 

" J'étais d'une constitution robuste 
et toute ma vie j'ai eu une bonne 
santé. J'ai toujours beaucoup travail- 
lé, pour assurer ma vie et celle de ma 
famille, et tous mes jours ont été fort 
bien employés jusqu'à 11 y a quelques 
années, lorsque des faiblesses et des 

(douleurs de dos s'annoncèrent. Je ne 
m'inquiétai pas trop de cela les pre- 
miers jours, je laissai faire et conti- 
nuai ma besogne, mais j'eus bientôt à 
regretter ma négligence, car un jour 
que je dus subir une température hu- 
mide (chose qui m'était déjà arrivée 
bien des fois et sans inconvénient), 
il se déclara des douleurs de vessie, puis je fus gravement malade. Il me fal- 
lut appeler un médecin et me soumettre à un dur traitement, cependant cer- 
tains symptômes persistèrent. Ce ne fut que lorsque j'eus pris quelques boîtes 
de Pilules Moro et que j'eus ainsi augmenté mes forces, purifié et enrichi mon 
sang que je me sentis parfaitement à l'aise, tout à fait, rétabli. Maintenant, 
malgré mon âge, j'ai soixante-douze ans, j'ai bonne santé comme autrefois, 
j'en suis tout joyeux et c'est de tout co^ur que je fais connaître les bons effets 
ciue j'ai iibtemis des Pilules Maro. J'ai plclue confiance ùiius ce reniMe et je 
crois qu'en y ayant recours au moindre indice de faiblesse, je me garderai en- 
core bien des années de vie tranquille." — • J. B. LABRECHE, 153 rue Church. 
Ottawa, Ont. 



" Je vous écris aujourd'hui pour vous annon- 
cer ce que vos bonnes Pilules Moro ont fait pour 
ma sauté. Voilà cinq ans que j'ai commencé à 
ni'apercevoir que mes forces diminuaient et au 
printemps, je ce pouvais plus travailler. Lors- 
que je sortais de chez moi pjur aie rendre à 
mon ouvrage, je me sentais tout à coup saisi 
d'éblouissements, de vertiges, la tête me tour- 
nait et je croyais que j'allais m'évanouir. C'é- 
tait à la fois de la faiblesse et de la mauvai-^e 
digestion. C'est incalculable le nombre de jour- 
nées de travail que j'ai perdues de cette façon. 
J'ai consulté plusieurs médecins, ils semblaient 
ne pas connaître ma maladie, et j'ai pris une 
foule de remèdes, tout cela ne me faisait rien. 
Un jour que j'avais mon journal, je me mis à 
lire l'annonce des Pilules Moro dans laquelle on 
disait qu'un homime leur devait sa guérison ; sa 
maladie était semblable à la mienne et c'est ce 
qui me décida d'essayer ce remède. J'eus le très 
grand plaisir de constater que les Pilules Moro 
ai'aient les plus merveilleux effets et que ma 
guérison se faisait chaque jour. Ma digestion 
allant bien maintenant, toutes mes douleurs sont disparues, mes forces sont 
revenues et j'en suis des plus heureux. " — M. WI LLIE HACHEZ. Rogers- 
vllle, N.-B. 

60 




M. WILLIE HACHEZ. 



^PltULEs MOROT 

jPOUR LES HOMMES 




" J'avais beaucoup travaillé depuis 
ma jeunesse, à un métier dur et, ob.ll- 
de demeurer longtemps cour- 
bé, j'avais le dos endolori. Un 
lumbago s'était déclaré, que j'avais 
lon&teuTps négligé et qui s'était ag- 
gravé. J'étais devenu sans force, sen- 
sible au moindre refroidissement, su- 
jet à toutes sortes de malaises et 
beaucoup moins courageux. 

Je m'étais fait une quantité de re- 
mèdes pour me ramener et me soula- 
ger et, parce qu'aucun ne m'avait ni 
fortifié ni remis, j'en avais essayé un 
autre, les Pilules Moro, mais plutôt 
par acquit, et quoiqu'il me fut recom- 
mandé, il ne m'inspirait que peu de 
confiance. 

" Je fus donc grandement surpris 
doa mieux semsible que j'éprouvai dès 
les premières boîtes de ces pilules, de 
conistater ensuite que mes forces aug- 
mentaient chaque jour, que je deve- 
nais plus vigoureux, plus rêsistable 
au travail, que mes mouvements 
étaient plus souples et plus faciles, enfin que je rajeunissais. 

"Maintenant, ma santé est des meilleures pour mon âge. Je mange, dors et 
travaille bien et j'en suis très heureux. " — MICHEL, SIMARX», 750 rue Saint- 
Christophe, Montréal. 




M. M. SIMARD. 




M- Ferdinand Langlais. 



" Je m'étais donné un tour de reins en levant 
quelque chose de bien lourd et, à partir de ce 
moment, je fus dans l'imipossibilité de travail- 
ler. J'ai dû tenir le lit pendant des mois souf- 
frant atrocement dans les reins ; durant deux 
ans je fus dans l'impossibilité de lever la moin- 
dre chose. J'étais désespéré de me voir dans 
cet état et à la tête d'une famille. Soigné sans 
résultat par un médecin, je me trouvai bien 
heureux lorsqu'aiprès avoir pris quelques boîtes 
de Pilules Moro, non-seulement de me sentir 
moins de douleurs, mais aussi d'éprouver plus 
de vigueur et un bien-être inaccoutumé. Il y a 
deux ans que je fais usage des Pilules Moro de 
temps en temps, et elles me font toujours un si 
grand bien que j'en ai fait mon unique remède. 
Avec les Pilules Moro, je maintiens mes forces, 
j'éloigne les souffrances et je me garde en 
bonne santé. " — M. FERDINAND IWVNGIvAIS, 
78 Hickock, Winooski, Vt, 

ai 




"Le traitement par les Pilules Moro 
a très bien réussi à combattre et à 
faire disparaître un mal de rognons 
qui me rendait impropre au travail 
et m'inspirait de graves inquiétudes. 
11 y a cinq ans, je souffrais si cruel- 
lement de cette terrible maladie que 
tous les médecins m'avaient déclaré 
incurable. Mou mal augmentait tou- 
jours et c'e.st alors que j'eus recours 
aux médecins de la Compag;iie Mé.ii- 
cale Moro. Leurs bons conseils m'ont 
parfaitement guidé et aujourd'hui je 
suis parfaitement rérabli. L'effet des 
Pilules Moro a été imei-veilleux. La 
douleur dont je souffrais dans la ré- 
gion du cœur et des reins, les batte- 
ments violents, le-s étourdissements. 
les éblouissements, l'oppression, la 
gêne dans la respiration, les indiges- 
tions pénibles, J'es cauchemars, rien 
de tout cela n'e.xiste plus. 




M. LOUIS BARRY. 



D'une vie désolée et languissante, les Pilules Moro m'ont fait passer dans 
une vie heureuse et pleine d'activité. J'ai repris mon travail régulier et j'ai 
bonne santé." — LOUIS BABRY, 138 rue Cumberland, "Woonsocket, R.-I. 



" Je suis heureux de faire connaître aux 
jeunes gens que les Pilulles Moro m'ont fait 
grand bien, alors que j'en étais à ne pouvoir 
travailler chaque jour qu'avec beaucoup de 

peine. 

" Jeune encore, j'avais dû commencer à sub- 
venir aux dépenses de ma vie et l'effort cons- 
tant que, pour cela, je devais soutenir, fut sans 
doute la cause que la nutrition .^e ralentit chez 
moi et que divers malaises survinrent. C'étaient 
des étourdissements, des sensations de fatigue 
extraordinaire, des douleurs dans, les reins, un 
.sentiment de découragement, des lourdeurs dans 
tous les membres. Ma mère, à qui j'avais fait 
connaître mon état, m'acheta quelques boîtes 
lie Pilules Moro tnrpUe avait ju.irées iinnires a me 
ramener, à cause du grand bien que des milliers 
d'hommes de tout âge en retiraient. Je pris 
donc de ces pilules et je fus émerveillé du bien 
extraordinaire que j'en obtins. En quelques se- 
maines, j'avais gagné beaucoup de forces ; je 
n'étais plus le môme à l'ouvrage, parce que je 
le faisais avec moins d'effort et iplus volontiers ; 
puis, le soir, après ma journée, je pouvais en- 
core, comme autrefois, être gai, empressé autour des miens et toujours disposé 
à leur rendre service. Je me propose, maintenant que je connais l'efficacité 
de ces ipilules, de m'en servir pour soutenir mes forces et consei-ver ma ^anté-" 

— THEODORE CORBEIL, 795 rue Saint-Christophe, Montréal. 




M. Théodore Coebeil. 



Gî 



V 



ItULES MORO 

OUR LES HOMMES 





M. Anthime Roy. 



•■ Mes forces s'étaient en allées, 
j'étais épuisé et je l'avais bieji gagné, 
car, pendant longtemps, sans ménage- 
ment aucun, je m'étais livré à un dur 
travail, n'avais pris aiioui' prôcau- 
tion contre la rigueur des hivers ni 
contre la pluie. J'avais imiposé tout 
cela à ma constitution, mais un jour 
elle prit sa revanche et m'imposa ses 
souffrances. D'abord, l'estomac refu- 
sa de digérer c:nîm€ à l'ordinaire : 
j'étais appesanti par mes repas, puis 
Il j'avais des brûlements, des tiraill^- 

|| ments d'estomac et des étouffement . 

I Parfois je me ?eutais si malade que 

je venai' près de perdre connaissance. 
Il me fallait alors retourner chez moi. 
Enfla, voyant que le choix que je 
faisais de mes aliments et les priva- 
tions que je m'imposais ne remettaient 
pas mon estomac, j'eus recours aux 
Pilules Moro. Immédiatement, c'est- 
à-dire au bout de quelques semaines, 
je fus soulagé, mes forces avaient 
augmenté, j'étais moins abattu, je 
mangeais avec plus d'appétit et ma digestion se faisait mieux. Enfin, j'avais 
obtenu tant de bien que je continuai avec confiance l'emploi du même remède. 
Les résultats obtenus ont été des meilleurs et je crois que tous les hommes 
malades ne peuvent trouver de Tnsyen plus sûr de se remettre." — ANTHIME 
ROY, 184 rue Church, Ottawa, Ont. 

" Je suis boulanger de mon métier et, comme 
tout le monde le sait, l'ouvrage est dur. Obligé, 
ipendant de 'longues heures à des efforts conti- 
nus, oourbé sur le pétrin, mes forces s'étaient 
affaiblies, mes muscles s'étaient fatigués et un 
douloureux lumbago était ruivenu- Le sang, 
subitement refroidi après que d'abondantes 
transpirations avaient mouillé mes vêtements, 
tourna bientôt au mauvais ; les rognons furent 
les premiers à s'en ressentiret j'eus tant à souf- 
frir que je 'm'adre=isai, par lettre, aux Médecins 
de la Compagnie Médicale Moro. On me recom- 
manda les Pilules Moro que je savais dé;a mer- 
veilleuses dans leurs effets, et on m'indiqua les 
précautions que je devais prendre. Je fus sou- 
lagé dès les premières semaines de traitement ; 
mes forces s'augmentèrent ; je pris de l'eanbon- 
poimt ; enfin je fus complètement guéri. Après 
une année, j'étais si bien revenu que je pesais 
cent quatre-vingt-;lix li'.TSs quand auparavant 
j'-atteignais à peins le poids de cent vingt-cinq 
livres. Je me porte donc on ne peut mieux et je 
travaille à l'aise. " — M. OVIDE PETIT. 46 
rue Centre, Biddeford, Me. 
63 




M- Ovide Petit. 



SIROP DES ENFANTS DU Dr CODERRE 
Le seul SIROP CALMANT 

RECOMMANDE PAR LA PROFESSION MEDICALE 

Le sirop des enfants est préparé avec l'approbation des pro- 
fesseurs de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, 
" Faculté de Médecine de l'Université du Collège Victoria." 
Ce sirop peut être administré aux enfants avec la plus grande 
confiance dans lés cas de Coliques, Diarrhée, Dysenterie, Den- 
tition douloureuse, Insomnie, Toux, Rliiime, etc. 

CERTIFICATS : 

Xous, soussignés, Médecins, après avoir pris communication 
de la composition du sirop des enfants, certifions que ce sirop 
est préparé avec des substances médicamenteuses propres au 
traitement des maladies des enfants, telles que : Coliques, 
Diarrhée, Dysenterie, Dentition douloureuse. Toux, Rhume, etc. 

E. H. Teudel, m. D., prof, d'accouchements, des maladies des femmes et des 
enfants. — J. G. Bibaud, M. D., prof, d'anatomie. — P. Munro, M. D., prof. 
de chirurgie et de clinique chirurgicale. — P. Beaubien, M. D., prof, de patho- 
logie interne et de clinique. — Ths. E. D'Odet D'Obsonnens, M. D., prof, de 
chimie et de pharmacie. — Hector Peltier, M. D., prof, d'instituts de méde- 
cine. — ■ A. B. Craig, m. d., prof, de médecine légale et de botanique. 

A. T. BROSSEAU, M. D., prof, de botanique. — G. O. Beaudry, M. D., démons- 
trateur d'anatomie. — J. A. Roy, M. D. — Alex. Germain, m. D ' L B 

DUEOCHER, M. D. — L. O. Beaudry, M. D. — Elzéar Paquin," M. D ' p' 
RAYMOND, M. D. — A. P. Delvecchio, M. D. — D. W. Archambault," M. d! 

MERES, insistez auprès de votre marchand pour qu'il vous 
donne le SIEOP du Dr CODEREE et n'en acceptez jamais 
d'autre. Evitez les imitations. 

EN VENTE PARTOUT, 25 CENTS LA BOUTEILLE. 



Souffrez-vous de l'estomac ? — Digérez-vous difficilement ? — Avez-vous des 
renvois, des aigreurs, des gaz, des gonflements, des assoupissements après les 
repas ? — Avez-vous des migraines ? — Votre langue est-elle chargée ? 

Si oui, il suffira de prendre, pour être immédiatement soulagé, une ou deux 
Tablettes 

Nous recommandons tout particulièrement les Tablettes PAP-SAG aux dys- 
r>epti(inf-s, p.irff que les Tabletff- PAP-SAG ne <«-{ p.is uniammcnt un -impie 
tonique, un stimulant ou un digestif, mais parce qu'elles sont avant tout le 
plus puissant désinfectant de l'estomac et de l'intestin, et qu'à ce titre, les 
tablettes PAP-SAG ont une efficacité bien supérieure à celle des autres produits; 
d'abord elles soulagent immédiatement, puis guérissent sûrement toutes les ma- 
ladies de l'estomac et empêchent le.5 complications toujours si néfastes. 

On peut se procurer les Tablettes PAP-SAG dans toutes les bonnes pharma- 
cies. Elles sont aussi envoyées par la poste, sur réception du prix 50 ots. la 
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MONTREAL, Canada, 

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JANVIER 



FEVRIER 



MARS 



AVRIL 



MAI 



JUIN 



JUILLET 



AOUT 



SEPTEMBRE 



OCTOBRE 



NOVEMBRE 



DECEMBRE 



MEMORANDUM 



MEMORANDUM 



MEMORANDUM 



MEMORANDUM 



^ 



y^ 



-A 



L'Almanach 



DU 



Peuple dllustré 



DE LA 



Librairie 1 Beauchemin 



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1915 



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SroitB réservés, Canada 1914, par Librairib Beauchemin Limitée, Montréal 




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LIBRAIRIE BEAUCHEMIN Limité 



79, rue Saint-Jacques, 79 

Montréal 
3 65 



26, rue Saint-Gabriel, 26 
Montréal 



hi7 



AVERTISSEMENT. 



L'Almanach du Peuple de 1915 marque le quarante-sixième anniversaire 
de la création de cette publication sans rivale dervenue aujourd'hui l'h&te in- 
dif^pensable de tous les foyers et de toutes les familles. 

C'est particulièrement aux époques troublées, où surgissent constamment des 
événements nouveaux, étrangers au cadre habituel de nos relations et de nos 
occupations, où les informations confuses et mélangées se rapportent à des 
contrées et des faits qui sortent de nos notions usuelles, c'est alors qu'on 
sent le besoin d'un guide sûr, posé, coonplaisant, omniscient, qui nous ren- 
seigne sur ce que nous ignorons ou ce que nous n'avons pas le temps d'ap- 
prendre. La guerre épouvantable qui ensanglante toute l'Europe et qui se joue 
sur tant de théâtres divers, met à nu tant de faits ignorés qu'il faut pour 
s'y comprendre un expert bienveiUant capable de nous tenir par la main et de 
nous éclairer. 

Iiffs cent pages (271-370) que ce numéro de I'Almanach du Peuple de 1915 
consacre à la guerre, préparées par un ancien officier de l'armée française à 
l'intention du public canadien, illustrées de dessins nombreux, de cartes spé- 
ciales et de graphiques originaux, ces cent pages de texte fin mettront au cou- 
rant tous ceux qui désirent parler de la guerre en connaissance de cause, 
discuter les armées, les armes, les flottes, la mobilisation. EMes leur permet- 
tront de suivre les journaux avec fruit et de se faire une idée rationnalle de 
ses développements. 

Ce Recueil de guerre sera d'une absolue nécessité pour tous ceux qui ont des 
parents ou des amis dans les rangs de l'armée alliée et tel est maintenant le 
sort de toutes les familles. 

Indépendamment de cela, 3'Aijhanach du Peuple poursuit ses aanéliorations 
et ses perfectionnements dans le but de toujours accroître sa valeur et eon 
utilité. 

L'Almanach de 1914 contenait une disposition nouvelle des Ephémérides qui 
a été appréciée de nos lecteurs et que nous venons encore de modifier dans 
leur intérêt. Nous avons réduit de 29 à 20 le nombre de chapitres dans les- 
quels se répartissaient les sujets et nous facilitons ainsi les recherches pour 
tous ceux qui désirent des dates. De plus, nous donnons cette année dans le 
texte DOUZE PAGES ILLUSTREES MENSUELLES avec quatorze dessins cha- 
cune donnant les événements marquants de chaque mois ou les personnages 
ayant ai>pelé ^attention publique. 

Notre Almanach Agricole de 1915, est le développement du plan tracé en 
1914, traitant, en détail, chaque mois, un des sujets énumérês dans la nomen- 
clature des travaux du mois donnée l'année dernière. De plus, chacun de ces 
petits traités agricoles est orné de la reproduction réduite d'un dessin du re- 
gretté artiste Henri Julien ayant trait à la saison de travail rustique dont 
il s'agit. 

Nous avons supprimé la liste du clergé de tous les diocèses que nous avions 
l'habitude de publier chaque année, parce que nous avons constaté que la liste 
publiée par nous à cette époque de l'année était malheureusement incomplète 
et souvent erronée parce que les changements à subvenir se produisaient géné- 
ralement plus tard, après que notre publication était parue, ce qui induisait 
quelquefois en erreur. 

Dans cet état nous avons préféré dans l'intérê.t de l'exactitude nous en tenir 
à la liste de nos hauts dignitaires religieux. D'ailleurs la liste complèite du 
clergé canadien est toujours à la disposition des intéressés dans le CAN.\DA 
ECCLESIASTIQUE dont la Librairie Beauchemin Limitée est éditeur et qui 
paraît seulement quand toutes les mutations ecclésiastiques sont aocomipliea. 

Voilà les traits principaux de I'Almanach de 1915, ses améliorations et ses 
modifications les pins marquantes et nous espérons que le public lui accordera 
le même accueil qu'à ses devanciers en reconnaissance du zèle et du patrio- 
tisme que nous déployons pour plaire à nos clients et pour faire honneur au 
Canada. 

66 



Eres de 1915 



De la création liu monde 6818 

De la période Julienne .' 6628 

De la fondation de Kome 2668 

De la naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ 1915 

De la découverte de l'Amérique 423 

De la découverte du Canada 381 

De la fondation de Québec 307 

De la fondation de Montréal 273 

De la cession du Canada à l'Angleterre 155 

De la république des Etats-Unis 139 

De la confédération canadienne 48 

Du règne du roi Georges V 6 

Du pontificat de Benoit XV 1 

Lepreraier jour de janvier 1915 est le 2,420,4b9e jour depuis le 
commencement de la période Julienne. 



UIIRÉK I>1-:.S JOURS 

Le jour le plus court de l'année est le 22 décembre, solstice d'hiver 
et le jour le plus long est le 22 juin, solstice d'été. 

La longueur des jours va toujours en croissant depuis le 22 décembre 
jusqu'au 23 juin ; elle va toujours en décroissant depuis le 22 juin jus- 
qu'au 23 décembre. 



Du 22 décembre au h.m. 
1 février les jiours ont 

crû de 1 6 

1 mars 2 23 

1 avril 4 4 

1 mai .. 5 36 

22 juin 6 58 



Du 22 juin au h.m. 
1 août les jours ont dé- 
cru de 56 

1 septembre 1 22 

1 octobre 3 56 

1 novembre 5 32 

25 décembre 6 58 



I<«TKB ET COCCHRR OE li A tiUXE 



Au quatrième jour de son âge elle 
éclaire jusque vers 10 heures du 
soir. 

Au cinquième jour, vers 11 heures. 

Au sixième jour, vers minuit. 

Au septième jour, vers une heure 
du matin. 



A u 15 jour e 1 le est pleine et se lève 

à six heures du soir. 
Au 16e, vers 8 heures et un quart. 
Au 17e, vers S heures et demie. 
Au 18e, vers 10 heures. 
Au 19e, vers 11 heures. 
Au 20e, vers minuit. 



Cette table est assez exacte pour faire connaître les nuits que la lune 
éclaire. 



ÉTOILES DU JIATI-V ET DU SOIR POUR 1915 

Vénus est étuile du matin jusqu'au 12 septembre , et ensuite étoile du 
Boir jusqu'à la fin de l'année. 

Mars est étoile du matin pendant toute l'année. 

Jupiter est étoile du soir jusqu'au 24 février, ensuite étoile du matin 
jusqu'au 17 septembre ; après cette'date, il sera étoile du soir le reste de 
l'année. 

Saturne est étoile du soir jusqu'au 28 juin, ensuite étoile du matin ju3- 

l'à la fin de l'année. 

67 



qu 



ANNEE 1915 



OOMPTTT ECCLESIASTIQtXE 



Lettre dominicale (lettre de l'alphabet qui sert à marquer dans le calen- 
drier les dimanches pendant tout le cours de l'année), C. 

Nombre d'or (périoile de 19 années solaires, à l'expiration desquelles 
les nouvelles lunes et les pleines lunes arrivent aux mêmes époques), 16. 

Epacle ou Age de la lune au 1er janvier, 14. 

Cycle solaire {période de 28 années, au bout desquelles l'année recom- 
mence par les mêmes jours), 20. 

Indiction romaine (période de 15 années en usage dans l'Eglise catho- 
lique, notamment dans les Bulles des Souverains Pontifes), 13. 



COMMENCEMENT DES QUATRE SAISONS. (Temps de Montréal) 

Le Printemps commencera le 21 mars, à 11 h. 51 m. du matin. 
L'Été commencera le 22 juin, à 7 h. 29 m. du matin. 
L'Automne commencera le 23 septembre, à 10 h. 24 m. du soir. 
L'Hiver commencera le 22 décembre, à 5 h. 16 m. du soir. 



FETES MOBILES 



Septuagésime 31 janvier, 

Les Cendres 17 février 

Pâques 4 avril 



Pentecôte 23 mai. 

Trinité 3U mai. 

Fête-Dieu 3 juin. 



Ascension 13 mai. i 1" Dimanche de l'Avent.. 28 nov 



aXTATKE - TEMPS 



Du Printemps, les 24, 26 et 27 février. 1 De l'Automne, les 15,17 et 18'sept. 
De l'Été, les 26, 28 et 29 mai. | De l'Hiver, les 15, 17 et 18 déc. 



JEXTNES D'OBLIGATION 

1** Les Quatre-Temps, ou les premiers mercredis, vendredis et same- 
dis après le 1er dimanche du Carême, — après la fête de la Pentecôte, — 
après le 14 septembre, — après le 13 décembre, ou après le troisième 
dimanche de l'A vent. 

2° Le Carême tout entier, excepté les dimanches. 

3" Tous les mercredis et les vendredis île l'Avent, excepté le mercredi 
on le vendredi coïncidant avec la fête de l'Immaculée Conception 

4* Les vigiles de la Pentecôte, de l'Assomption, de la Toussaint et de 
Noël. 



JOURS MAIGRES OU D'ABSTINENCE 

1* Tous les qnatre-Temps de l'année. 

2" Tous les vendredis de l'année, excepté celui où tomberaient les fêtea 
de la Circoncision, de l'Epiphanie, de la Toussaint et de Noël. 

3" Les jours de vigiles où l'on observe le jeûne. 

4' Tous les mercredis et vendredis du Carême. 

5° Le Samedi Saint. 

N.B.— Les jours de semaine du Carême où il y a dispense de l'absti- 
nence, c'est-à-dire les lunc^is, mardis, jeudis et samedis (le samedi des 
Quatre-Temps et le Samedi Saint exceptés) on ne doit faire qu'un seul 
repas en gras, et à ce repas ainsi qu'àceux des dimanches, il n'est poini 
permis de faire usage de poisson ou d'huîtres avec la viande. 



FETES LEGALES DANS LA PROVINCE DE QUEBEC 

La célébration des mariages est défendue depuis le premier dimanche 
de l'Avent jusqu'à l'Epiphanie inclusivement, et depuis le mercredi dei 
Cendres jusqu'au dimanche de Quasimodo, aussi inclusivement. 



TEMPS OU LA CELEBRATION DES MARIAGES 
N'EST PAS PERMISE 



Tous les dimanches de l'année. 

Circoncision 1er janv. 

Epiphanie 6 " 

Mercredi des Cendres.. 17 février 

Vendredi Saint 2 Avril. 

Lundi de Pâques 4 " 

Fête de la Reine 

(Victoria Day) 24 mai. 



Ascension 13 mai. 

Fête du Roi 3 juin 

Confédération 1er juil. 

Fête du Travail 6 sept. 

Toussaint 1er nov. 

Immaculée Conception.. 8 déc. 

Noël 25 " 



Et tout jour fixé par proclamation comme jour de jeûne et d'actioiu 
de grûcea générales. 



ECLIPSES EN 1915 

Il y aura, en 1915, éclipses du soleil 

1*^ Le 13 février une éclipse annulaire du soleil, invisible ici. Visible 
en Australie et dans la plus grande partie des océans Pacifique et 

Indien qui y sont adjacents. 

2° Le 10 août une éclipse annulaire du soleil, invisible ici. Visible 
dans l'extrême Est de l'Asie et dans les îles du Nord de l'océan Pacifique. 

69 



Prévision du Temps. 



Présages du beau temps tirés du soleil. — Quand le soleil se lève, si le* 
nuées vont du côté de l'occident, beau temps. Si en se levant il est pur et 
net, qu'il ne soit pas plus grand qu'à l'ordinaire, et qu'il n'ait pas ses 
rayons rompus, beau temps. Si lorsqu'il se lève il est environné d'un cer- 
cle, et que ce cercle se dissipe, c'est une marque évidente de beau temps. 
Si on voit, avant que le soleil se lève et dans le même endroit, un petit 
brouillard, marque de beau temps. Si au point du jour le ciel est bordé 
d'un cercle blanc ou doré aux extrémités de l'horizon, et la basse région 
de l'air mouillée de rosée, qui se fait voir dans les vitres des fenêtres, 
marque de beau temps. Lorsqu'il y a beaucoup de rosée le matin, que 
le soleil est serein, beau temps. Si en se couchant il est clair et net 
Bans brouillard, et que l'on voit à l'entour de petites nuées rougea, 
séparées les unes des autres, marque do beau temps. 



Présages de la pluie tirés du soleil. — 'Si le soleil est bien rouge en ea 
levant, marque de vent et de pluie. S'il pleut lorsque le soleil se lève, il 
pleut ordinairement tout le jour. Si en se levant on voit paraître à. l'en- 
tour du soleil de longues raies, cela marque que la pluie n'est pas loin. 
S'il paraît pale toute la journée, de la pluie au plus tard le lendemain. 
S'il paraît petit et rond comme une boule, marque de pluie et tempête. 
Si le soleil pendant le jour paraît noir et obscur, marque de pluie et ton- 
nerre. Si en se couchant il est enveloppé d'une nuée noire, pluie et brouil- 
lard. S'il se couche avec de grands rayons vers la terre, pluie ou neige 
pour le lendemain, suivant la saison. Si en se couchant ou autrement, il 
est caché d'une nuée jaune ou un peu rousse, pluie. 



Présages du beau temps tirés de la lune. — Si la lune est rouge lors- 
qu'elle se lève, cela pronostique du vent en hiver, et en été une grande 
chaleur, particulièrement si elle l'est du côté qu'elle n'est pas éclairée. Si 
elle est bien claire quand elle se lève, beau temps en été, et en hivei 
grand froid. Si trois jours avant ou après sa conjonction en son quartier, 
elle a une petite et pure lumière, cela dénote le beau temps. Si trois ou 
quatre jours après qu'elle est nouvelle, elle se montre nette, beau temps. 
Lorsqu'elle est dans son plein, si elle paraît claire et nette, marque de 
beau temps. Si le halo, c'est-a-dire le cercle qui paraît autour de la lune, 
se dissipe, beau temps. Lorsque l? lune a double halo, tempête. 



Présages de la pluie tirés de la lune. — Si le cercle de la lune est rouge, 
c'est signe de mauvais temps. S'il est au plein, et qu'il y ait quelque 
nhose à l'entour, marque de pluie. Si A, l'entour de la lune il paraît deux 
ou trois ronds, particulièrement quand ils sont de couleur noire, livide 
et embrouillée, marque de pluie. Si, lorsque la lune se renouvelle, le 
temps est chargé et obscur, marque de pluie. Si la lune ne paraît point 
du tout vers le quatrième jour de son renouveau, le temps aéra obscur 
•t pluvieux le reste de la lune. 



D 



C .A. X. oc N' O ££X1B: £2 £3E:£3.PE:rrt73£Z^ 

APRÈS Cet Computittes, le^er Janvier de l'an 1 de Vire chrétienne fut un Snmedi. Pour 
trouver le jour de la semaine correspondant à une date quelconque, il sxifflt de consulter 
les tableaux ci-dessous en suivant la marche indiquée. 









MARCHE A SUIVRE 








ANNÉES «. 1 


1" Cherchez dans le tableau I le nombre placé â l'intersec- 
tion de la ligne contenant les chiflfres du siècle et de la co- 
lonne contenant ceux de l'année. 

2' Reporter ce nombre dans la colonne extérieure du 
tableau II, et chercher le nombre qui se trouve sur sa ligne à 
l'intersection de la colonne du mois. 

Dans les années oisse.xtiles (chiiTres gras) prendre les 
mois de Janvier et de Février marqués de la lettre B. 

3° Rapporter le nouveau nombre ainsi trouvé dans la 
colonne extérieure du tableau III. Sur la ligne et à l'inter- 
section de la colonne du quantiôme se trouve le jour cherché. 

Les années séculaires, toujours bissextiles dans le calen- 
drier Julien, ne le sont, dans le calendrier Grégorien, que si 
elles sent divisibles par 400. 

Léi* date*, du 5 au M octobre 1582 n'existent pas dans le 
calendrier &régorien (réforme grégorienne). 

Abrâviations : m. Mardi; M. Mercredi. 


00 
06 

17 
23 
28 
34 

45 
51 
5G 

62 

73 
79 
84 

90 

5 
4 
3 

1 

1) 


01 
07 
12 

18 

29 
35 
40 

46 

57 
&■! 
«8 

74 

85 
91 
96 


6 
5 
4 
3 
2 


02 

'is' 

19 
24 

30 

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47 
54 

58 

"69* 
75 

8* 
86 

■97" 

1 

6 
5 
4 
3 


03 
08 

14 

'25' 
31 
36 

42 

'53' 
59 
64 

70 

'si' 

87 
92 

98 

2 
1 

6 
5 
4 
3 


09 
15 
20 

26 

37 
43 
48 
54 

65 
71 
76 

82 

93 
99 

3 
2 
1 

6 


04 

10 

21 
27 
33 

38 

49 
55 
60 

66 

77 
83 
88 
91 

4 

3 

1 



05 
11 
16 

22 

33 
39 
44 

50 

61 
67 
72 

78 

89 
95 

4 

3 

2 

1 

K 


siÉci^es 1 


Tb- 
bleu 

I 


Jaliens. 1 dr^sorlens. 




r 


14., 1 




17.. 


21 


25. 














1.. 


8.. 


15.. 1 jnsq. 4 oct. 15S- 


















2.. 


9.. 


.. .1 




18.. 22.. 


26. 


3... 


10.. 




























4.. 


11.. 




Bep.le 15 oct. 158: 


15 


19.. 


23.. 


27. 


5.. 


12 . 






16 


20.. 24.. 


28. 


5 6 








6.. 


13.. 






.... 






1 


2 


4 


T-l 



MOIS 




QlIANTIK.nE<>« 1 


Ta- 
kleaa 

II 


Mai. 


Août 

Fév. 
(B) 


Pévr. 
Mars. 
Nov. 


Juin 


Sept. 
Dec. 


Avril 
Juil. 
Jan. 
(B) 


Janv. 
Oct. 


Ta- 
bleau. 

III 


1 

8 
15 
22 
29 


2 
9 
16 
23 
30 


3 
10 
17 
24 
31 


4 
11 
18 

25 


5 
12 
19 
26 


6 
13 
20 
27 


9 
14 
21 
2S 










1 


2 


3 


4 


5 


6 





1 


1 


D 


L 


m 


M 


J 


V 


S 


2 


3 


4 


5 


6 





1 


2 


* 

3 


I, 

m 

M 
J 

V 

8 


m 


M 
J 
V 

S 
D 
L 


J 

V~ 
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D 
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m 


V 
S 
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m 
M 


8 


D 


3 


4 


5 


6 





1 


2 


3 


M 


D 
L 


L 

m 


4 


5 


6 





1 


2 


3 


4 


4 


J 


5 


6 ] 


1 


2 


3 


4 


5 


5 


V 


m 


M 


6 





1 


S 


3 


4 


5 


6 


6 



8 


M 
J 


J 





1 


2 


3 


4 


5 


6 





D 


V 



EXEMPliES 



Quel jour était le 6 Juillet 1809 (bataille 
de Wagram; ? Le tableau 1, à l'intersection 
de la ligne du siècle 18, et de la colonne de 
l'année 9, donne 1. 

Le tableau II, a l'intersection de la ligne 
I (chiffres gras extérieurs) et de la colonne 
contenant le mois de Juillet donne 0. 

Le tableau III, à l'intersection de la 
ligne (chiffres gras extérieurs) et de la 
adonne du quantième 6 donne Jeudi, jour 
cherché. 

Ce calendrier se prête à la recherche 
inverse des dates correspondant à un jour 
de la semaine donné. 



71 



Quels ont été, par exemple, en 1900, les 
Vendredis 13 ? 

Cherchons dans le tableau I le nombre 
correspondant à l'année 1900. Cest 2. Por- 
tons ce a dans la colonne extérieure dti 
tableau II (chiffres gras). 

Cherchons dans le tableau III, le ven- 
dredi qui se trouve dans la colonne du 13. 
Cela nous donne 1 dans la colonne exté- 
rieure. Cherchons enfin dans la ligne 2 du 
tableau II le nombre 1 ainsi obtenu, 11 cor- 
respond aux mois d'Avril et de Juillet. 

11 y a donc eu eu 1900 deux Vendredis 13, 
en Avril et en Juillet. G. Desmorets. 



OBSERVATIONS METE OROIOGIQTJES 

Observatoire du Collège McGill, Montréal, Canada 

Altitude, 187 pieds, M. C. McLeod, surintendant 







Le signe — signifie 


au-d 


esSOHS 


de zéro. 






SEPT. 1913. 


OCT. 1913. 


NOV. 1913. 


DEC 1913. 




THERM. 




THERM. 




THERM. 




THERM. 


w 




w 




w 






w 




H 




H 
< 

a 










< 












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H 


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M 


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« 


M 

CO 


a 




f5 


S 




S 


s 




S 


i 




s 


i 


I 


77-5 


60.7 


i 


62.0 


36.3 


I 


45-6 


26.8 


I 


38.7 


35 7 


2 


80.4 


53.2 


2 


52.7 


49.4 








2 


38.0 


34 7 


3 


81.2 


59 2 


3 


60.6 


52.0 


2 


37.6 


27.1 


3 


40.6 


33 


4 


60.0 


48.7 


4 


62.1 


48.6 


3 


50-5 


32.9 


4 


33-2 


33 


5 


64.0 


49.8 








4 


50-3 


3t. 2 


5 


40-5 


35-4 


6 


70 4 


49 4 


5 


67-3 


47-5 


5 


38.5 


26.5 


6 


40-5 


27.6 








6 


71.0 


54-9 


6 


53-8 


351 








7 


79.0 


S5.0 


7 


715 


52.6 


7 


56.2 


39-7 


/ 


41.9 


28.8 


8 


71.6 


54a 


8 


72.7 


56.9 


8 


58.3 


45-7 


8 


36.9 


19 


9 


59-0 


44.8 


9 


73.8 


59-3 








9 


330 


137 


10 


60 


43.0 


10 


70.0 


55-8 


9 


62.3 


52.0 


10 


33-2 


28.7 


II 


60.8 


40.3 


II 


73-6 


56. 1 


10 


53-7 


34-1 


II 


31.0 


10.5 


12 


59- » 


42-3 








II 


34-1 


30.8 


12 


30.4 


10 


13 


52.0 


425 


12 


56.8 


47-2 


12 


37-4 


27.9 


13 


37- 1 


26.4 








13 


50. 3 


43 


13 


46.8 


37-4 








14 


50.4 


37-7 


14 


56.3 


36.6 


14 


45-2 


330 


14 


39-9 


18.9 


15 


57.0 


38.3 


15 


50.5 


44 9 


15 


34.0 


26.9 


15 


27.2 


'5-7 


16 


63.0 


38.3 


16 


56.3 


49-4 








16 


25-4 


21.8 


17 


64.3 


52.8 


17 


549 


50.6 


16 


325 


23.2 


17 


39.8 


25.4 


iS 


63.4 


51.9 


18 


60.5 


48.7 


17 


44-5 


26.6 


18 


35.7 


II. 7 


19 


60. a 


47-3 








18 


44-9 


40.1 


19 


32.7 


6.1 


30 


67.7 


50.9 


19 


S4.0 


41.6 


19 


55.1 


43-7 


20 


37.2 


32.7 








20 


55.5 


40.7 


ao 


55-5 


40.0 








21 


72.3 


S6.6 


21 


546 


35. 1 


21 


40.0 


36.6 


21 


36.6 


30.2 


22 


66.7 


53-9 


22 


39.6 


33-9 


22 


61. a 


431 


22 


30.2 


18.4 


23 


60.0 


47 4 


23 


56.1 


36.0 








23 


27.9 


14 9 


24 


59-2 


48.4 


24 


55-7 


48.1 


23 


61. 1 


40.0 


24 


29 


22.9 


25 


72.0 


47-9 


25 


59-4 


42.9 


24 


40.4 


340 


25 


28. 9 


24 9 


26 


72. t 


54-0 








25 


39 6 


26.8 


26 


28.1 


II. 9 


27 


54-4 


41.7 


26 


42.9 


39-9 


26 


41-7 


26.6 


27 


II. 9 


2.2 








27 


49-6 


41 2 


27 


a6.6 


18.5 








28 


65.9 


39-' 


28 


S3-6 


44.6 


28 


34.0 


17.0 


28 


16.8 


4.0 


29 


65 2 


43 3 


29 


50.0 


41.2 


29 


32-3 


29.6 


29 


26.8 


"•3 


30 


49-4 


33-7 


30 


41.2 


294 








30 


32.0 


19.0 








31 


29.4 


25.3 


30 


38.1 


28.2 


31 


22.4 


1.6 


Moy. 


64.57 


47.91 


Moy. 


56.92 


44.83 


Moy. 


45.26 


32.70 


Moy. 


32.53 


ao.32 


Moy. 




Moy. 


Moy 




Moy. 




pour 

39 


66.23 


50.86 


pour 
39 


53.16 


39.52 


pour 

39 


38.88 


27.13 


pour 

39 


25-98 


12.23 


ans. 






ans. 






ans. 






aus. 







On popularisera dans la masse du peuple canadien le goût de la 
littérature utile en mettant entre les mains des plus intelligents et 
des meilleurs des Livres de Prix canadiens qui sont des œuvres du 
terroir propres à nous faire connaître la grandeur de notre exis- 
tence nationale. 



72 



OBSERVATIONS METEOROLOGiaUES 

Le signe — signifie au-dessous de zéro. 



JAN. 1914. 


FEV. 1914. 


MARS 1914. 


AVRIL 1914. 




THERM. 




THERM. 




THERM. 




THERM. 


w 






w 






w 






w 






H 






H 
< 






< 






















< 




. 


Q 


0) 


B 


a 


C4 


à 


a 




a 


Q 


M 


à 




s 


s 




^ 


'è 




S 


i 




S 


S 


I 


6.9 


—5-0 


I 


25.1 


12.7 


I 


35-4 


32.3 


I 


45-6 


28.3 


a 


12.6 


—2.8 


2 


23.1 


ii-S 


2 


36.3 


31.6 


2 


37-2 


28.6 


3 


35.0 


12.4 


3 


39-8 


7 2 


3 


44-9 


31 4 


3 


30.6 


iS.i 








4 


37-0 


13 6 


4 


31.4 


22. I 


4 


35 


21.4 


4 


28 9 


19 9 


5 


13-6 


3-7 


5 


29.0 


17s 








5 


21.8 


II. 7 


6 


19.6 


—3-3 


6 


35 


15.9 


5 


370 


27.9 


6 


21.5 


6.2 


7 


35.0 


12.9 


7 


31.0 


26.9 


6 


34.0 


26.6 


7 


3°-9 


23.7 














7 


38.1 


24.2 


8 


24.8 


17.0 


8 


13.9 


-1-3 


8 


30.0 


17-5 


8 


34 9 


31-2 


9 


21.9 


17.1 


9 


iS-o 


0.7 


9 


21 .2 


12.5 


9 


336 


25.0 


10 


24.0 


7.2 


10 


9.8 


—12 3 


10 


19.5 


10 2 


10 


42.2 


25.0 








II 


—12.3 


—26.9 


II 


20.6 


12. 2 


II 


43-S 


32.0 


11 


7.7 


—75 


12 


— 12.0 


—25. S 


12 


21.3 


7-3 








12 


18.4 


—15.0 


13 


—42 


—15-7 


13 


29 9 


12.8 


12 


40.0 


19.9 


13 


—15.0 


—27.1 


14 


12.3 


—8.0 


14 


33.0 


16.7 


13 


28.0 


'3-9 


14 


—8.1 


—25 4 






—7.0 








14 


38.0 


24.4 


15 


8.9 


-8.6 


15 


6.1 


15 


38.0 


^Z-7 


15 


43-4 


28 7 


i6 


20.3 


8.9 


16 


0.0 


— 10. 


16 


43.6 


28.4 


16 


40.2 


30.6 


17 


•23-3 


9-7 


17 


5-9 


—4-3 


17 


41-5 


32- 3 


17 


56.7 


34.8 








18 


II. I 


—02 


18 


40.3 


311 


18 


62.8 


43-9 


l8 


9-7 


—0.4 


19 


14.9 


— 2.0 


19 


32.2 


12.1 








19 


263 


5.0 


20 


8.8 


—5-5 


20 


12.1 


19 


19 


74.2 


50.5 


30 


25.0 


5.0 


21 


3-2 


—7.7 


21 


24-3 


7.2 


20 


55-9 


298 


ai 


8.9 


3-7 














21 


46.1 


29.1 


22 


3 7 


—5-3 


22 


24.6 


0.0 


22 


31.6 


19.7 


22 


54.6 


30.6 


23 


313 


—3-3 


23 


1-4 


—9 9 


23 


24.1 


'^3 


23 


46.5 


25.9 


24 


390 


36.0 


24 


2-3 


—9-5 


24 


32.1 


l8.i 


24 


52.2 


35-3 








25 


31.6 


—3 9 


25 


42.9 


22.0 


25 


54.4 


33 5 


25 


26.0 


-4.6 


26 


30.8 


18.0 


26 


49.8 


38 3 








25 


4.0 


—5.0 


27 


36.3 


27.6 


27 


43-9 


36.9 


26 


44.2 


39 3 


27 


36.0 


'■7 


28 


40.6 


24s 


28 


36 9 


26 


27 


60.5 


38.8 


28 


350 


24 3 














28 


62.2 


44 


29 


39 3 


21.4 








29 


37 7 


25.6 


29 


44° 


351 


30 


43-6 


21 .9 








30 


37 3 


32.0 


30 


5'-7 


36.3 


31 


21.9 


5.8 








31 


38.6 


29.1 








Moy. 


20.1 


4.3 


Moy. 


151 


—0.7 


Moy. 


33 07 


21 .60 


Moy. 


45 58 


30.42 


Moy. 






Moy. 




Moy. 




Moy. 






pour 
39 


29.90 


4- 72 


pour 
39 


22.65 


6.73 


pour 
39 


32.15 


17.90 


pour 
39 


48.95 


33 04 


ans. 






ans 






ans 






ans. 







Les parents et les enfants préfèrent aux récits légendaires étran- 
gers dont la mentalité n'est pas la nôtre et qui n'ont rien de com- 
mun avec notre esprit religieux et national, les Livres de Prix ca- 
nadiens qui savent charmer, instruire et élever les âmes de nos 
jeunes enfants. 

Les exiger est un devoir que réclame notre patriotisme. 



73 



OBSERVATIONS METEOROLOGiaïïES 







Le signe — signifie 


au-dessous 


de zéro. 






MAI 1914. 


JUIN 1914. 


JTJIL. 1914 


AOUT 1914. 




THERM. 




THERM. 




THERM. 




THERM. 


w 




w 






w 




w 




H 
< 




< 






<■ 




11 




















Q 


H 


d 


a 


H 


n 


a 


H 


a 


a 


M 












CD 






a 












Je 


S 




S 


S 




S 


S 




S 


S 


I 


49.0 


319 


I 


68.0 


511 


I 


69.6 


495 


I 


75-9 


633 


a 


6<.5 


370 


3 


58.8 


39-9 


2 


58.2 


55-4 














3 


60.2 


49.0 


3 


69.8 


50. 9 


a 


82.0 


60.3 


3 


68.2 


4SS 


4 


.S3 2 


49-4 


4 


79-2 


54-8 


3 


68.2 


54-0 


4 


68.7 


49-3 


5 


64.6 


45-9 








4 


74-5 


52-3 


5 


62.3 


47-7 




71.0 


51-3 


5 


77-1 


63.0 


5 


82.0 


57-7 


6 


65.5 


45-6 








6 


82.0 


60.0 


6 


85-4 


62.0 


7 


63.0 


450 


7 


76.8 


515 


7 


73-0 


63.6 


7 


86.7 


66-5 


8 


69.2 


49-9 


8 


68.1 


5)-9 


8 


81.2 


63-2 


8 


73-8 


64-2 


9 


66.0 


46.0 


9 


73-9 


55-9 


9 


77.2 


60 I 














10 


86.2 


62.0 


10 


82.4 


57-2 


9 


81.6 


55-6 


10 


70.2 


45-4 


II 


85.8 


63 5 


II 


837 


66.2 


10 


91-0 


62.9 


II 


56.6 


41.0 


13 


78.1 


61 








II 


77-4 


62.8 


12 


54 


42.0 


13 


73- 1 


50.5 


12 


84.0 


63-3 


12 


70.3 


53-0 


13 


57-4 


40.4 








13 


!i-5 


63.1 


13 


74-2 


54-3 


14 


634 


42.6 


14 


673 


45-5 


14 


88.7 


61.0 


14 


78.0 


58.4 


15 


55-2 


39-4 


15 


71.6 


528 


15 


87.7 


65.8 


15 


76.2 


58.5 


i6 


63.0 


43 5 


16 


58.8 


49-8 


16 


88. 6 


69.7 














17 


71.8 


50.6 


17 


91.0 


72-3 


16 


73-2 


56-3 


17 


69.7 


42.6 


18 


81.6 


60. 1 


18 


78.2 


62.6 


17 


77-0 


61.3 


i8 


74-1 


53.3 


19 


79-4 


44 4 








18 


75-3 


62.9 


19 


76.0 


55.7 


30 


63.3 


42.0 


19 


68.9 


52.6 


19 


78.4 


63-5 


30 


77.0 


57.6 








20 


75-9 


52.6 


ao 


77-3 


590 




80.0 


61. 3 


31 


73-7 


52.1 


31 


75- 


550 


21 


68.9 


S9-9 


22 


83.8 


61.5 


22 


76.7 


55-» 


32 


79-4 


52-9 


33 


730 


57-3 


«3 


61.9 


47-5 


23 


80.4 


57 3 


23 


68. q 


57^ 














24 


87-, S 


66.2 


24 


78.1 


576 


23 


76.6 


55-9 


H 


70.4 


46.0 


25 


81.2 


61.3 
52 8 


25 


85.0 


64.9 


24 


64.3 


55.0 


25 


7' -3 


51.4 


26 


72.5 








25 


63.7 


49.0 




81.8 


61.2 


27 


674 


54-3 


26 


78.8 


58.0 


26 


62.6 


47-5 


27 


87.2 


61.8 








27 


72.0 


54-4 


27 


67.6 


50.0 




70.0 


,S8.7 


28 


62.3 


51.2 


28 


72.5 


55.3 


28 


72.8 


52.3 


29 


75.0 


51-9 


29 


65.2 


53 I 


29 


67.9 


55-0 


29 


61.3 


54.8 


30 


7S.7 


58.6 


30 


55-7 


52.8 


30 


74-0 


52-8 








31 


77.8 


53-7 








31 


80.0 
77-73 


55-3 


30 
31 


70.0 
7S.O 


56.6 
58.5 


Moy. 


68.64 


4H 87 


Moy. 


7113 


53-08 


Moy. 


58.85 


Moy. 


74.65 


57.60 


Moy. 




Moy. 






Moy. 


Moy. 






pour 

39 


64 .13 


46.07 


pour 
39 


73 27 


56.00 


pour 
39 


77-47 


60.98 


pour 

39 


74.67 


58.63 


ans. 






ans. 






ans. 






an,. 




1 





Les livres de prix sont ceux qu'on lit et on relit parce qu'on les 
a gagnés à la sueur de son front d'étudiant. 

Parents, insistez pour que les livres de prix qu'on leur donne 
soient des Livres de Prix canadiens. 



74 



THERMOMETRES 



Sait-on que presque tous les pays ont inventé un modèle de thermomètre, 
mais qu'il n'y en a pas un seul qui fasse usage du thermomètre de sa nationa- 
lité ? Quels sont les thermomètres les plus employés ? Ceux de Celsius, de 
Réaumur et de Fahrenheit. Eh bien, la France se sert exclusivement du ther- 
momètre du Suédois Celsius. L'Allemagne et la Russie ont adopté le thermo- 
mètre du Français Réaumur. L'Angleterre fait usage, couramment, du thermo- 
mètre Fahrenheit, Allemand, et la Suède du thermomètre de l'Anglais Leslie. 

N'est-ce pas curieux ? 

Nous donnons ci-dessous une échelle comparative des trois principaux 
thermomètres : Réaumur, Centigrade et Fahrenheit. 



Béaumur 
8.0 



76 

72 

68 

6.Î.1 

60 

66 

52 

48 

44 

42.2 

40 

3« 

33.8 

32 

29.3 

28 

25.8 

24 

21.3 

20 

16 

12.4 

10.2 

8 

6.8 

4 

1.3 

II 

— 0.9 

— 4 

— .Î.3 

— 8 

— H.8 

— 12 
—14.2 

— IH 
-20 
^24 
—28 
—32 



Centigrade 

luu» 



95 

90 

85 

78.9 

75 

70 

65 

60 

65 

62.8 

60 

45 

42.2 

4u 

36.7 

35 

32.2 

30 

26.7 

25 

20 

15.3 

12.8 

10 

7.2 

5 

1.7 



— 1.1 

— 5 

— 6.7 
—10 
—12.2 
—15 
-17.8 
—20 
—25 
-30 
— .S5 
—40 



Fahrenheit 
212° 



203 

194 

185 

174 

167 

158 

149 

140 

131 

12." 

122 

113 

108 

104 

98 

95 

90 

86 

80 

77 

68 

60 

55 

50 

45 

41 

35 

32 

30 

23 

20 

14 

10 

5 



— 4 

—13 

-22 

-31 

—40 



L'eau bout au niveau de la mer. 



L'alcool bout. 



Le suif fond. 



La température du sang. 



Tempérée. 



L'eau gèle. 



Zéro Fahrenheit. 



75 



1er mois 



JANVIER 



31 jours 




Pleine Lunk, !e 1, à 7h. 26in. du matin. 

Deknier Quartier, io 8, à 4h. 19m. du .soir. 

Nouvelle Lune, le 15, à 9h. 48m. du matin. 

Premier Quartier, le 23, à Oh. 38m, du matin. 



Pleine Lune, 



le 30, à llh. 47m. du soir. 



Jours de 


la semaine 


Vendredi 


1 


Samedi 


2 


DIMAN. 


3 


Lundi 


4 


Mardi 


6 


Mercredi 


6 


Jeudi 


7 


Vendredi 


8 


Samedi 


9 


DIMAN. 


10 


Lundi 


11 


Mardi 


12 


Mercredi 


13 


Jeudi 


14 


Vendredi 


15 


Samedi 


IC 


DIMAN. 


17 


Lundi 


18 


Mardi 


19 


Mercredi 


20 


Jeudi 


21 


Vendredi 


22 


Samedi 


23 


DIMAN. 


24 


Lundi 


25 


Mardi 


26 


Mercredi 


27 


Jeudi 


28 


Vendredi 


29 


Samedi 


30 


DIMAN. 


31 



FÊTES RELIGIEUSES. 



Circoncision de N.-S J.-C. (d'oblig. ) 

S. Martinien, évêque. 

Le Très Saint Nom de Jésus. 

Ste Dafrose, martyre. 

Vigile de l'Epiphanie. 

EPIPHANIE, (d'obligation). 

S. Lucien, prêtre et martyr. 

S. Séverin, abbé. 

S. Julien, martyr. 

Le dim. dans l'ocl. de l'Epiphanie. 

S. Hygin, pape et martyr. 

S. Arcade, martyr. 

Ste Glaphyre, vierge. 

S. Hilaire de Poitiers, évêque et doct. 

S. Paul, ermite. 

S. Marcel, pape et martyr. 

H Epiphanie. 

La Chaire de S. Pierre à Rome. 

La Ste Famille de J. M. J. 

SS. Fabien et Sébastien, martyrs. 

Ste Agnès, vierge et martyre. 

SS. Vincent et Anastnse, martyrs. 

S. Raymond de Pennafort, conf. 

III Epiphanie. Solen.de la Ste Famille 

Conversion de S. Paul. 

S. Polycarpe, évêque et martyr. 

S. Jean-Chrysostôme, év., conf. et doc. 

S. Léonide et ses comp., martyrs. 

S. Frs de Sales, év., conf. et docteur. 

Ste Martine, vierge et martyre 

Septuagésime. 



soleil 
Lev Cou 



7 39 



LUNE 

Lev Cou 



H. M. 

4 23 

5 32 

6 41 

7 55 
9 10 

10 29 

11 40 
mat. 

59 

2 22 

3 46 

5 03 

6 17 

7 16 

8 01 

8 35 

9 03 
9 17 
9 33 
9 51 

10 05 
10 20 
10 40 
1106 
1140 
S. 22 

1 10 

2 11 

3 16 

4 26 
6 40 



H. M. 

7 50 

8 49 

9 23 
9 47 

10 09 
10 23 

10 46 

11 02 
11 20 
11 46 
S. 24 

1 25 

2 15 

3 14 

4 23 

5 58 

7 16 

8 31 

9 43 

10 47 

11 55 

MAT. 

1 03 

2 08 

3 12 

4 13 

5 13 

6 03 

6 47 

7 23 
7 51 



TEMPERATURE. — JANVIER 1915. 



Du 1er au 3, clair et froid. 
Du 4 au 8, orageux. 
Du 9 au 13, beau pour janvier. 
Du 14 au 18, grésil et neige. 
Du 19 au 22. changeant. 



Du 23 au 24, pluie et neige. 

Du 25 au 27, période de tempête. 

Du 28 au 29, neige abondante. 

Du 30 au 31, froid et rigoureux. 



76 



2e mois 



FEVRIER 



28 jours 



signe 
des Poissons. 



Dekniki; QuARTiEii, le 7, à Oli. 17m. ilu matin. 
Nouvelle Lune, le 13, à llh. H7m. du soir. 
Premier Quartier, le 21, à lOh. 4m. du soir. 



Jours (le 


1 




SOLRIL 


LUNE 


la semaine. 


FÊTES RELIGIEUSES. 


Lev Cou 


Lev Cou 








II. M. 


II. M. 


II. M. 


lï. M. 


Lundi 


1 


S. Ignace, évêque et martyr. 


7 21 


5 07 


6 57 


8 15 


Mardi 


2 


Purification de la B. V. Marie. 


7 20 


5 08 


8 16 


8 29 


Mercredi 


3 


S. Biaise, évêque et martyr. 


7 19 


5 09 


9 29 


8 51 


Jeudi 


4 


S. André Corsini, évêque et conf. 


7 18 


5 11 


10 49 


9 07 


Vendredi 


5 


Ste. Agathe, vierge et martyre. 


7 17 


5 12 


MAT. 


9 26 


Samedi 


6 


S. Tite, évêque et confesseur. 


7 16 


5 14 


10 


9 50 


DJMAN. 


7 


Sexagésime. Sol. de la Purification. 


7 14 


5 15 


1 32 


10 21 


Lundi 


8 


S. Jean de Matha, confesseur. 


7 13 


5 16 


2 50 


11 04 


Mardi 


9 


S. Cyrille d'Alexandrie, év. et doct. 


7 12 


5 18 


4 03 


11 58 


Mercredi 


10 


Ste Scholastique, vierge. 


7 10 


5 19 


5 06 


S 1.02 


Jeudi 


11 


Notre-Dame de Lourdes. 


7 09 


5 21 


5 55 


2 05 


Vendredi 


12 


Ste Eulalie, vierge et martyre. 


7 07 


5 22 


6 33 


3 15 


Samedi 


13 


S. Polyeucte, martyr. 


7 06 


5 24 


7 03 


4 27 


DIMAN. 


14 


QUINQUAGÉSIME. 


7 04 


5 25 


7 20 


6 07 


Lundi 


15 


SS. Fanstin et Jovite, martyrs. 


7 02 


5 27 


7 38 


7 23 


Mardi 


16 


S. Onésime, évêque et martyr. 


7 01 


5 28 


7 49 


8 28 


Mercredi 


17 


Les Cendres. (Comm. du Carême.) 


6 59 


5 30 


8 11 


9 38 


Jeudi 


18 


S. Siméon, évêque et martyr. 


6 58 


5 31 


8 26 


10 47 


Vendredi 


19 


S. Gabin, prêtre et martyr. 


6 56 


5 33 


8 43 


1153 


Samedi 


20 


S. Euclier, évêque. 


6 54 


5 34 


9 07 


MAT. 


DIMAN. 


21 


I de Carême. 


6 53 


5 36 


9 36 


58 


Lundi 


22 


La Chaire de S. Pierre à Antioche. 


6 51 


5 37 


10 15 


2 00 


Mardi 


23 


S. Pierre Damien, évêque et docteur. 


6 50 


5 39 


1101 


3 00 


Mercredi 


24 


4 Temps. 


6 48 


5 40 


11 54 


3 54 


Jeudi 


25 


S. Césaire. confesseur. 


6 47 


5 42 


S. 55 


4 40 


Vendredi 


26! 4 Temps. 


6 45 


5 43 


2 05 


5 19 


Samedi 


27 


4 Temps. 


6 44 


5 44 


3 19 


5 51 


DIMAN. 


28 


II DE Carême. 


6 43 


5 45 


4 35 


6 15 



TEMPERATURE. — FEVRIER 1915, 



Du 1er au 2, menaçant. 
Du 3 au 4, pluie. 
Du 5 au 7, basse température. 
Du 8 au 11, agréable. 
Du 12 au 15, vents violents 
piquants. 



et 



Du 16 au 19, variable. 
Du 20 au 21, venteux. 
Du 22 au 24, doux. 
Du 25 au 28, chute de neige géné- 
rale. 



77 



Se mois 



MARS 



31 joura 




Pleink Lune, le 1, à Ih. 39m. du .«oir. 

Dkknihr Qltautikr, le 8, à 7li. 34in. du matin. 

Nouvelle Lun'k, le lô, à 2h. 48iu. du soir. 

Premier Quartier, le 23, à 51i. 54iii. du .«oir. 

Plisinh Lune, le 31, à Oh. 44iii. du matin. 



Jours de 






SOLEIL 


LUNK 


la semaine. 


FÊTKS RELIGIEUSES. 


Lev Cou 


Lev Cou 








H. M. 


H. M. 


II. M. 


H. M. 


Lundi 


1 


Ste. Antonine, martyre. 


6 43 


5 47 


5 56 


6 35 


Mardi 


2 


S. Simplice, pape. 


6 41 


5 48 


7 08 


6 52 


Mercredi 


3 


Ste. Cunégonde, vierge. 


6 39 


5 49 


8 31 


7 15 


Jeudi 


4 


S. Casimir, confesseur. 


6 37 


5 50 


9 55 


7 30 


Vendredi 


5 


S. Adrien, martyr. 


6 35 


5 51 


11 18 


7 53 


Samedi 


6 


Ste Perpétue et Ste Félicité, martyres. 


6 33 


5 53 


MAT. 


8 23 


DIMAN. 


7 


m DE Carême. 


6 31 


5 55 


40 


9 04 


Lundi 


8 


S. Jean de Dieu, confesseur. 


6 29 


5 56 


1 55 


9 54 


Mardi 


9 


Ste Françoise, veuve. 


6 27 


5 57 


3 02 


10 55 


Mercredi 


10 


Les 40 martyrs de Sébaste. 


6 25 


5 58 


3 53 


S. 06 


Jeudi 


11 


S. Constantin, confesseur. 


6 23 


6 00 


4 33 


1 21 


Vendredi 


12 


S. Grégoire le Grand, pape, conf,,doct. 


6 21 


6 01 


5 04 


2 35 


Samedi 


13 


S. Nicéphore, évéque. 


6 19 


6 02 


5 27 


3 51 


DIMAN. 


14 


IV DE Carême. 


6 17 


6 03 


5 43 


5 05 


Lundi 


15 


S. Longin, martyr. 


6 15 


6 04 


5 59 


6 13 


Mardi 


16 


Ste Julienne, martyre. 


6 13 


6 06 


6 18 


7 22 


Mercredi 


17 


S. Patrice, évéque et confesseur. 


6 11 


6 08 


6 45 


8 30 


Jeudi 


18 


S. Cyrille de Jérusalem, év. conf , doc. 


6 09 


6 10 


6 49 


9 38 


Vendredi 


19 


S. Joseph, époux de la B. V. Marie. 


6 07 


6 11 


7 10 


10 45 


Samedi 


20 


S. Cuthbert, évéque. 


6 06 


6 13 


7 36 


11 47 


DIMAN. 


21 


La Passion. 


6 04 


6 14 


8 11 


MAT. 


Lundi 


22 


S. Octavien, martyr. 


6 02 


6 15 


8 53 


48 


Mardi 


23 


S. Victorien, martyr. 


5 59 


6 16 


9 42 


1 44 


Mercredi 


24 


S. Timothée, martyr. 


5 58 


6 18 


10 38 


2 32 


Jeudi 


25 


Annonciation de la B. V. Marie. 


5 56 


6 19 


11 45 


3 14 


Vendredi 


26 


Notre-Dame de Pitié. 


5 54 


6 20 


S. 54 


3 46 


Samedi 


27 


S. Jean Datnascène, conf. et docteur. 


5 52 


6 21 


2 09 


4 19 


DIMAN. 


28 


Les Rameaux. 


5 50 


6 22 


3 27 


4 37 


Lundi 


29 


S. Aurélien, martyr. 


5 48 


6 24 


4 48 


4 55 


Mardi 


30 


S. Jean Ciimaque, abbé. 


5 47 


6 25 


6 02 


5 20 


Mercredi 


31 


Ste Cornélie martyre. 


5 45 


6 26 


7 30 


6 35 



TEMPERATURE. — MARS 1915. 



Du 1er au 4, froid. 
Du 5 au 9, temps â grains. 
Du 10 au 13, frais, plaisant. 
Du 14 au 16, nuageux. 



Du 17 au 18, pluie, grésil. 

Du 19 au 23, orageux. 

Du 24 au 27. doux. 

Du 28 au 31, froid. 



78 



4e mois 



AVKIL 



30 jours 




Dernikr Quartier, le 6, à 3h. I8in. du soir. 
Nouvelle Lune, le 14, à 6h. 42ni. du matin. 
Premier Quartier, le 22, à liih. 45m. du matin. 
Pleine Lune, le 29, à 9h. 25m. du matin. 



Jours de 


1 




soleil 


lune 


la seniaine. 


FÂTES RELIGIEUSES. 


Lev Cou 


Lev Cou 








H. M. 


H. M. 


H. M. 


H. M. 


Jeudi 


1 


Jeudi Saint. 


5 43 


6 28 


8 56 


5 56 


Vendredi 


2 


Vendredi Saint. 


5 41 


6 29 


10 2(1 


6 22 


Samedi 


3 


Samedi Saint. 


5 40 


6 30 


1141 


7 01 


DIMAN. 


4 


PAQUES. 


5 38 


6 31 


MAT. 


7 48 


Lundi 


5 


S. Vincent Ferrier, confesseur. 


5 3(i 


6 32 


53 


8 48 


Mardi 


6 


S. Célestin, pape. 


5 34 


6 33 


152 


9 5S 


Mercredi 


7 


S. Epiphane, évêque et martyr. 


5 32 


6 34 


2.34 


il 10 


Jeudi 


8 


S. DeniB, évêque. 


5 30 6 35 


3 08 


S. 27 


Vendredi 


9 


Ste. Marie Cléopbée, veuve. 


5 28 


6 37 


3 32 


1 40 


Samedi 


10 


S. Macaire, évêque. 


5 26 


6 38 


3 50 


2 54 


DIMAN. 


11 


I Pâques. QuASiMODO. 


5 24 


6 39 


4 05 


4 06 


Lundi 


12 


S. Jules, pape. 


5 22 


6 40 


4 23 


5 09 


Mardi 


13 


S. Herménégilde, martyr. 


5 20 


6 42 


4 38 


6 18 


Mercredi 


14 


S. Justin, martyr. 


5 19 


6 43 


4 55 


7 26 


Jeudi 


15 


Ste Basilisse, martyre. 


5 17 


6 45 


5 14 


8 33 


Vendredi 


16 


S. Benoît-Joseph Labre, confesseur. 


5 15 


6 47 


5 39 


9 37 


Samedi 


17 


S. Anicet, pape et martyr. 


5 13 


6 48 


6 11 


10 39 


DIMAN. 


18 


Il Pâques. Soi. de l'Annonciation. 


5 11 


6 49 


6 45 


11 36 


Lundi 


19 


S. Expédit, martyr. 


5 10 


6 50 


7 39 


MAT. 


Mardi 


20 


S. Théotime, confesseur. 


5 08 


6 51 


8 40 


27 


Mercredi 


21 


Solennité de S. JOSEPH. 


5 07 


6 52 


9 47 


109 


Jeudi 


22 


SS. Soter et Caius, papes et martyrs. 


5 05 


6 53 


10 57 


146 


Vendredi 


23 


S. Georges, martyr. 


5 03 


6 54 


S. 14 


2 16 


Samedi 


24 


S. Fidèle, martyr. 


5 02 


6 56 


54 


2 38 


DIMAN. 


25 


III Pâques. Soi. de S. Joseph. 


5 00 


6 57 


2 19 


2 58 


Lundi 


26 


SS. Clet et Marcellin, papes et mart. 


4 59 


6 58 


3 31 


3 15 


Mardi 


27 


S. Anthime, évêque. 


4 57 


6 59 


4 56 


3 38 


Mercredi 


28 


S. Paul de la Croix, confesseur. 


4 56 


7 02 


6 23 


3 57 


Jeudi 


29 


S. Pierre de Vérone, martyr. 


4 54 


7 03 


7 52 


4 20 


Vendredi 


30 


Ste Catherine de Sienne, vierge. 


4 52 


7 04 


9 16 


4 52 



TEMPERATURE. — AVRIL 1915. 



Du 1er au 3, temps frais. 

Du 4 au 8, pluie. 

Du 9 au 12, humide, triste et in- 
certain. 

Du 13 au 17, nuageux, bruine. 



Du 18 au 21, frais. 
Du 22 au 25, changeant. 
Du 26 au 27, plus chaud. 
Du 28 au 30, orageux. 



79 



5e mois 



MAI 



31 jours 




signe 
des Gémeaux. 



Dekniku Quartier, le 6, à Oh. '29iii. du matin. 
Nouvelle Lune, le 1.3, à lOh. :J7ni. du soir. 
Premikr Quartier, le 21, à llh. 56ra. du soir. 
Pleine Lune, le 28, à 4li. 39iii. du soir. 



Jours de 


> 




SOLUIL LUNE 


la semaine. 


FÊTES RELIGIEUSES. 


Lev Cou Lev Cou 








n. M. 


II. .M. H. M. 


H. M. 


Samedi 


1 


SS. Philippe et Jacques, apôtres. 


4 50 


7 06 


10 35 


5 37 


DIMAN. 


2 


IV Pâques. 


4 49 


7 07 


11 40 


6 36 


Lundi 


3 


Invention de la Ste Croix. 


4 47 


7 08 


mat. 


7 42 


Mardi 


4 


Ste Monique, veuve. 


4 46 


7 09 


31 


8 58 


Mercredi 


5 


S. Pie V, pape et confesseur. 


4 44 


7 10 


1 09 


10 13 


Jeudi 


6 


S. Jean devant la porte latine. 


4 43 


7 11 


1 37 


11 33 


Vendredi 


7 


S. Stanislas, évêque et inartj'r. 


4 42 


7 12 


156 


S. 45 


Samedi 


8 


Apparition de S. Michel, archange. 


4 40 


7 13 


2 12 


1 29 


DIMAN. 


9 


V Pâques. 


4 39 


7 14 


2 28 


2 40 


Lundi 


10 


Rogations. S. Antonin, év- et conf. 


4 37 


7 16 


2 47 


3 42 


Mardi 


11 


Rogations. S. Mamert, év. et conf. 


4 36 


7 17 


3 02 


4 51 


Mercredi 


12 


Rogations. SS. Nérée et Achillée,mart. 


4 35 


7 18 


3 20 


6 00 


Jeudi 


13 


ASCENSION DE N.-S. J.-C. (d'ublig.) 


4 34 


7 19 


3 43 


7 09 


Vendredi 


14 


S. Boniface, martyr. 


4 33 


7 21 


4 13 


8 30 


Samedi 


15 


S. Jean-Bte de la Salle, confesseur. 


4 31 


7 22 


4 49 


9 30 


DIMAN. 


16 


Dim. dons Voct. de l'Ascension. 


4 30 


7 2.3 


5 34 


10 23 


Lundi 


17 


S. Pascal Baylon, confesseur. 


4 29 


7 24 


6 25 


11 07 


Mardi 


18 


S. Venant, martyr. 


4 28 


7 25 


7 23 


1145 


Mercredi 


19 


S. Pierre Célestin.pape et conf. 


4 27 


7 26 


8 26 


MAT. 


Jeudi 


20 


S. Bernardin de Sienne, confes^seur. 


4 26 


7 27 


9 35 


17 


Vendredi 


21 


S. Hospice, confesseur. 


4 25 


7 28 


10 44 


43 


Bamedi 


22 


Jeûne. Vigile de la Pentecôte. 


4 24 


7 29 


1158 


l 02 


DIMAN. 


23 


PENTECOTE 


4 23 


7 30 


8.116 


1 19 


Lundi 


24 


SS, Donatien et Rogatien, martyrs 


4 22 


7 31 


2 26 


1 40 


Mardi 


25 


S. Grégoire VII, pape et confesseur. 


4 21 


7 32 


3 50 


1 58 


Mercredi 


26 


4 Temps. 


4 20 


7 33 


5 17 


2 18 


Jeudi 


27 


S. Bède, confesseur et docteur. 


4 19 


7 34 


6 45 


2 47 


Vendredi 


28 


4 Temps. 


4 19 


7 35 


8 08 


3 25 


Bamedi 


29 


4 Temps. 


4 18 


7 36 


9 22 


4 16 


DIMAN. 


30 


1 Pentecôte. La Très Saintk Trinité. 


4 17 


7 37 


10 20 


5 20 


Lundi 


31 


Ste Angèle de Mérici, vierge. 


4 17 


7 38 


1105 


6 36 



TEMPERATURE. — MAI 1915. 



Du 1er au 4, pluies générales. 
Du 5 au 9, chaud. 
Du 10 au 13, humide, pluvieux. 
Du 14 au 18, chaleur hâtive. 



Du 19 au 22, orages électriques. 
Du 23 au 27, période fraîche. 
Du 28 au 31, averses locales. 



60 



6e mois 



JÏÏIN 



30 joiM 




Signe 
d« l'EcrevIsse 



Dernier Quartier, le 4, à llh. 38m. du matin. 
Nouvelle Lune, le 12, à 2h. 3m. du soir. 
Premier Quartier, le 20, à 9h. 30m. du matin. 
Pleine Lunb, le 26, à llh. 33m. du soir. 



Jours de 
la semaine. 



Mardi 

Mercredi 

Jeudi 

Vendredi 

Samedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi 

Mercredi 

Jeudi 

Vendredi 

Satnedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi 

Mercredi 

Jeudi 

Vendredi 

Samedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi 

Mercredi 

Jeudi 

Vendredi 

Samedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi 

Mercredi 



FÊTKS religieuses. 



S. Pamphile, prêtre et martyr. 

SS. Marcellin, Pierre et Erasme, mart, 

Fête-Dieu, (non d'obligation). 

S. François Caracciolo, confesseur. 

S. Boniface, évêque et martyr. 

II Pentecôte- Sol. de la Fête-Dieu. 
S. Paul, évêque et martyr. 

S. Médard, évêque et confesseur. 
SS. Prime et Félicien, martyrs. 
Ste Marguerite, reine d'Ecosse. 
Sacré Cœur de Jésus. 
S. Jean de St-Facond, confesseur. 

III Pent. Sol. du Sacré Cœur de Jésus. 
S. Basile, évêque, conf. et docteur. 
SS. Gui, Modeste etCrescence, mart. 
S. Jean François Régis, confesseur. 

S. Jérémie, martyr. 

SS. Marc et Marcellien, martyrs. 

Ste Julienne Falconieri, vierge. 

IV Pentecôte. 

S. Louis de Gonzague, confesseur. 
S. Paulin, évêque et confesseur. 
Ste Ediltrude, vierge. 
Nativité de S. Jban-Baptistk. 
S. Guillaume, abbé. 
SS. Jean et Paul, frères, martyrs. 

V Petit. Solennité de S. Jean-Bte. 
S. Léon II, pape et confesseur. 
SS. Pierre et Paul, apôtres. 
Commémoration de S. Paul. 



SOLEIL 

Lev Cou 



LUNE 

Lev Cou 



H. M. 

11 39 
mat. 
02 
18 
31 

54 

1 08 

1 23 
146 

2 14 

2 49 

3 31 

4 20 

5 18 

6 20 

7 26 

8 32 

9 46 
10 59 
S. 08 

1 28 

2 51 

4 15 

5 38 

6 57 
8 04 

8 55 

9 34 
10 03 
10 22 



H. M. 

7 53 

9 12 

10 31 

1147 

S. 50 

137 

2 42 

3 51 

4 59 

6 08 

7 13 

8 15 

9 06 
9 46 

10 20 

10 46 
1107 

11 24 
11 40 

mat. 
02 
20 

42 

1 15 

2 00 
2 58 

4 08 

5 28 

6 47 
8 09 



TEMPERATURE.— JUIN 1915. 



Du 1er au 4, variable. 

Du 5 au 9, vague chaude. 

Du 10 au 14, période de tempête. 

Du 15 au 18, vague fraîche. 



Du 19 au 23, période accablante. 
Du 24 au 27, orages électriques. 
Du 28 au 30, temps sombre et 
bruine. 



81 



fe mois 



JTHLLET 



31 jours 




Debnikb Quartier, le 4, à Ih. Om. du matin. 

Nouvelle Lune, le 12, à 4h. 37iii. du matin. 

Premier Quartier, le 19, à 4h. 15m. du soir. 

Pleine Lune, le 26, à 7h. 17ra. du matin. 



Jours de 
la semaine. 


FÊTES RBLIGIHU3E8. 


SOLEIL 

Lev Cou 


LUNE 

Lev Cou 








H. M. 


H. M. 


H. M. 


H. H. 


Jeudi 


1 


Précieux Sang de N. S. J. C. 


4 15 


7 51 


10 39 


9 27 


Vendredi 


2 


Visitation de la B. V. Marie. 


4 16 


7 51 


10 59 


10 43 


Samedi 


3 


S. Héliodore, évêque. 


4 16 


7 51 


11 13 


1146 


DIMAN. 


4 


VI Peut. Sol. de SS. Pierre et Paul. 


4 17 


7 50 


1130 


S. 57 


Lundi 


5 


S. Antoine-Marie Zaccaria, conf. 


4 17 


7 50 


1150 


140 


Mardi 


6 


Ste Dominique, vierge et martyre. 


4 18 


7 50 


mat. 


2 49 


Mercredi 


7 


SS. C^yrille et Méthode, év. et conf. 


4 18 


7 49 


16 


3 58 


Jeudi 


8 


Ste Elisabeth de Portugal, veuve. 


4 19 


7 49 


48 


5 02 


Vendredi 


9 


S. Zenon et ses compagnons, martyrs. 


4 19 


7 48 


1 28 


6 07 


Samedi 


10 


Ste Félicité et ses fils, martyrs 


4 20 


7 48 


2 15 


7 05 


DIMAN. 


11 


VU Pentecôte. 


4 21 


7 47 


3 II 


7 55 


Lundi 


12 


S. Jean Gualbert, abbé. 


4 22 


7 47 


4 12 


8 21 


Mardi 


13 


S. Anaclet, pape et martyr. 


4 23 


7 46 


6 17 


8 51 


Mercredi 


14 


S. Bonaventure, év., conf. et docteur. 


4 24 


7 46 


6 26 


9 13 


Jeudi 


15 


S. Henri, empereur, confesseur. 


4 25 


7 45 


7 37 


9 31 


Vendredi 


16 


Notre-Dame du Mont-Carmel. 


4 26 


7 44 


8 49 


9 46 


Samedi 


17 


S. Alexis, confesseur. 


4 27 


7 43 


9 59 


10 08 


DIMAN. 


18 


Vin Peyitccote. 


4 28 


7 42 1113 


10 24 


Lundi 


19 


S. Vincent de Paul, confesseur. 


4 29 


7 41 


S. 21 


10 45 


Mardi 


20 


S. Jérôme Emilien, confesseur. 


4 30 


7 40 


I 54 


11 13 


Mercredi ' 


21 


Ste Praxède, vierge. 


4 31 


7 39 


3 17 


1151 


Jeudi 


22 


Ste Marie Madeleine, pénitente. 


4 32 


7 38 


4 35 


MAT. 


Vendredi 


23 


S. Apollinaire, évêque et martyr. 


4 33 


7 37 


5 46 


41 


Samedi 


24 


Ste Christine, vierge et martyre. 


4 34 


7 36 


6 43 


145 


DIMAN. 


25 


IX Pent. S. Jacques le Majeur, apôtre. 


4 35 


7 35 


7 28 


2 59 


Lundi 


26 


Ste Ann-e, mère de la B. V. Maria 


4 36 


7 34 


8 02 


4 18 


Mardi 


27 


S. Pantaléon, martyr. 


4 37 


7 33 


8 24 


5 41 


Mercredi 


28 


SS. Nazaire et Celse, martyrs. 


4 38 


7 32 


8 42 


6 51 


Jeudi 


29 


Ste Marthe, vierge. 


4 39 


7 31 


8 57 


8 18 


Vendredi 


30 


SS. Abdon et Sennen, martyrs. 


4 40 


7 30 


9 19 


9.8 


Samedi 


31 


S. Ignace de Loyola, confesseur. 


4 41 


7 29 


9 35 


10 40 



TEMPERATURE. — JUILLET 1915. 



Du 1er au 3, vague fraîche. 

Du 4 au 8, nuageux et incertain. 

Du 9 au 13, vague chaude. 



Du 14 au 18, période de pluie gé- 
nérale. 

Du 19 au 22, chaleur écrasante. 

Du 23 au 27, orages électriques. 



8 mois 



AOUT 



31 jours 




Dernier Quartier, le 2, à 4h. 33m. du soir. 
Nouvelle Lune, le 10, à 5h. 58m. du 8oir. 
Premier Quartier, le 17, à 9h. 23m. du soir. 
Pleine Lunk, le 24, à 4h. 46m. du soir. 



Jours de 






SOLEIL 


LUNH 


la seinain* 


3. 


TÊTES RELIGIEUSES. 


Lev Cou 


Lev Cou 






H. M. 


H. M. 


H. M. 


H. M. 


DIMAN. 


1 


X Pentecôte. Sol. de Ste Anne. 


4 42 


7 28 


9 54 


1150 


Lundi 


2 


S. Alphonse-M. de Liguori, év., c. et d. 


4 43 


7 27 


10 18 


S. 57 


Mardi 


3 


Invention de S. Etienne, 1er martyr. 


4 45 


7 26 


10 47 


1 44 


Mercredi 


4 


S. Dominique, confesseur. 


4 46 


7 25 


Il 24 


2 52 


Jeudi 


5 


Notre-Dame des Neiges. 


4 47 


7 24 


MAT. 


3 56 


Vendredi 


6 


Transfiguration de N.-S. J.-C. 


4 48 


7 23 


08 


4 56 


Samedi 


7 


S. Gaétan, confesseur. 


4 50 


7 21 


1 02 


5 50 


DIMAN. 


8 


XI Penttcôte. 


4 51 


7 19 


2 01 


6.34 


Lundi 


9 


S. Romain, martyr. 


4 52 


7 18 


3 06 


7 11 


Mardi 


10 


S. Laurent, diacre et martyr. 


4 53 


7 16 


4 15 


7 21 


Mercredi 


11 


S. Tiburce et Ste Susanne, martyrs. 


4 54 


7 14 


5 25 


7 38 


Jeudi 


12 


Ste Claire, vierge. 


4 56 


7 13 


6 39 


7 55 


Vendredi 


13 


SS. Hyppolyte et Cassien, martyrs. 


4 57 


7 11 


7 53 


8 13 


Samedi 


14 


Jeûne. S. Eusèbe, prêtre, confesseur. 


4 58 7 09 


9 04 


8 32 


DIMAN. 


15 


XII Peut. Assomption de la B. V. M. 


4 59 


7 08 


10 24 


8 53 


Lundi 


16 


S. JoACHiM, père de la B. V. M. 


5 59 


7 07 


1144 


9 17 


Mardi 


17 


S. Hyacinthe, confesseur. 


5 02 


7 06 


SI 04 


9 51 


Mercredi 


18 


Ste Hélène, impératrice, veuve. 


5 03 


7 04 


2 21 


10 35 


Jeudi 


19 


S. Jules, sénateur, martyr. 


5 04 


7 03 


3 33 


1132 


Vendredi 


20 


S. Bernard, abbé, confesseur et doct. 


5 05 


7 02 


4 35 


mat. 


Samedi 


21 


Ste Jeanne Françoise de Cliantal, vve. 


5 06 


7 00 


5 23 


41 


DIMAN. 


22 


XIIl Pentecôte. 


5 07 


6 58 


6 07 


156 


Lundi 


23 


S. Philippe Béniti, confesseur. 


5 08 


6 56 


6 27 


3 16 


Mardi 


24 


S. Barthélémy, apôtre. 


5 09 


6 54 


6 47 


4 36 


Mercredi 


25 


S. Louis, roi de France, confesseur. 


5 10 


6 52 


7 03 


5 55 


Jeudi 


26 


S. Zéphirin, pape et martyr. 


5 11 


6 50 


7 23 


7 13 


Vendredi 


27 


S. Joseph Calazanz, confesseur. 


5 12 


6 48 


7 39 


8 20 


Samedi 


28 


S. Augustin, évêque, conf. et docteur. 


5 14 


6 46 


7 67 


9 31 


DIMAN. 


29 


XIV Pentecôte. 


5 15 


6 44 


8 19 


10 42 


Lundi 


30 


Ste Rose de Lima, vierge. 


5 17 


6 42 


8 46 


1149 


Mardi 


31 


S. Raymond Nonnat, confesseur. 


5 18 


6 41 


9 21 


S. 53 



TEMPERATURE. - AOUT 1915. 



Du ler au 4, chaud. 
Du 5 au 9, pluies fréquentes. 
Du 10 au 14, orageux. 
Du 15 au 19, généralement incer- 
tain. 



Du 20 au 23. frais. 

Du 24 au 27, chaleur éiouffaute. 

Du 28 au 31, pluvieux. 



•3 



9e mois 



SEPTEMBRE 



30 jours 




signe 
d«la Balance. 



Dernier Quartier, le 1, à 9h. 3m. du matin. 

Nouvelle Lune, le 9, à Oh. 59rn. du matin. 

Premier Quartier, le 16, à 4h. 27m. du matin. 

Pleine Lune, le 23, à 7h. 41m. du matin. 



Jours de 
la semaine 



Mercredi 

Jeudi 

Vendredi 

Samedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi 

Mercredi 

Jeudi 

Vendredi 

Samedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi 

Mercredi 

Jeudi 

Vendredi 

Samedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi 

Mercredi 

Jeudi 

Vendredi 

Samedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi 

Mercredi 

Jeudi 



FETES religieuses. 



S. Gilles, abb<5. 

S. Etienne, roi, confesseur. 

S. Mansay, évêque et confesseur. 

Ste Rosalie, vierge. 

XV Pentecôte. 

S. Onéeiphore, martyr. 

Ste Reine, vierge et martyre. 

Nativité de la B. V. Marie. 

S. Gorgon, martyr. 

S. Nicolas de Tolentin, conf» sseur. 

SS. Prote et Hyacinthe, martvrs. 

XVI Pentecôte. Sol. delà Nat. 13. V. M, 
S. Aimé, évêque. 

Exaltation de la Sainte Croix. 
4 Temps. Les Sept Douleurs B. V. M, 
SS. Corneille et Cyprien, martyrs. 
4 Temps. 
4 Temps. 

XVII Pent. Sol. des Sept Douleurs. 
S. Eiistaclie et ses compagnons, mart. 
S. Mathieu, apôtre et évangéliste. 

S. Thomas de Villeneuve, év. et conf. 
S. Lin, pape et martyr. 
Notre-Dame de la Merci. 
S. Cleo plias, martyr. 

XVIII Pentecôte. 

SS. Côme et Dainien, frères, martyrs. 

S. Wenceslas, duc, martyr. 

S. Michel, archange. 

S. Jérôme, confes.seur et docteur. 



soleil 
Lev Cou 



6 40 

6 39 

6 37 

6 35 

6 33 

6 31 

6 29 

6 27 

6 25 

30 1 6 23 

32,6 22 

5 33,6 20 

34 6 18 

35 6 16 

36 6 14 

38 6 12 

39 6 10 

40 6 08 



LUNB 

Le V Cou 



H. M. 

10 02 

10 51 

11 48 

MAT. 

50 

1 66 

3 06 

4 21 

5 38 

6 47 

8 08 

9 31 
10 51 
S. 10 

125 

2 29 

3 19 

3 59 

4 30 

4 51 

5 09 

6 2(î 

5 46 

6 03 
6 2'i 

6 46 

7 19 

7 58 

8 43 

9 36 



H. M 

142 

2 44 

3 40 

4 29 

5 08 
5 39 

5 50 

6 00 
6 17 
6 39 

6 57 

7 20 

7 51 

8 34 

9 27 

10 31 

11 43 

MAT. 

1 01 

2 18 

3 36 

4 52 

5 58 

7 13 

8 24 

9 33 

10 38 

11 41 
S. 39 

130 



TEMPERATURE. — SEPTEMBRE 1915. 



Du 1er au 4, clair et plaisant. 

Du 5 au 8, menaçant. 

Du 9 au 13, grands vents. 

Du 14 au 18, frais. 



Du 19 au 23, tempêtes. 

Du 24 au 27, variable. 

Du 28 au 30, température de 
saison. 



84 



10e mois 



OCTOBRE 



31 jonrs 




Dernier Quartier, le 1, à 4h. 50m. du matin. 
Nouvelle Lune, le 8, à 4h. 48m. du soir. 
Premier Quartier, le 15, à Sh. 57m. du matin. 
Pleine Lune, le 22, à 7h. 21m. du soir. 

Dernier Quartier, le 30, à llh. 46m. du soir. 



Jours de 




FÊTES RELIGIEUSES. 


SOLEIL 


LUNE 


la semaine. 


Lev Cou 


Lev Cou 








H. M. 


H.M. 


H. M. 


H. M. 


Vendredi 


1 


S. Rémi, évêque et confesseur. 


5 56 


5 46 


10 35 


2 21 


Samedi 


2 


Les Saints Anges Gardiens. 


5 57 


5 44 


11 39 


2 58 


DIMAN. 


3 


XIX Pentecôte. Sol. du S. Ro.«aire. 


5 59 


5 42 


M AT. 


3 31 


Lundi 


4 


S. François d'Assise, confesseur. 


6 00 


5 39 


48 


3 57 


Mardi 


5 SS. Placide et ses comp. martyrs. 


6 01 


5 37 


2 00 


4 17 


Mercredi 


6 S. Bruno, confesseur. 


6 03 


5 35 


3 15 


4 34 


Jeudi 


7 


Le Saint Rosaire de la B. V. Marie. 


6 04 


5 33 


4 30 


4 54 


Vendredi 


8 


S. Brigitte, veuve. 


6 05 


5 31 


5 44 


5 16 


Samedi 


9 


S. Denis et ses compagnons, martyrs. 


6 06 


5 29 


7 06 


5 22 


DIMAN. 


10 


XX Pentecôte. Sol. dk S. Michel." 


6 08 


5 27 


8 32 


5 52 


Lundi 


11 


S. Emiiien, confesseur. 


6 09 


5 25 


9 54 


6 32 


Mardi 


12 


S. Wilfrid, évêque. 


6 11 


5 23 


11 13 


7 22 


Mercredi 


13 


S. Edouard, confesseur. 


6 12 


5 21 


S. 22 


8 23 


Jeudi 


14 


S. Calixte, pape et martyr. 


6 13 


5 19 


1 17 


9 35 


Vendredi 


15 


Ste Thérèse, vierge. 


6 15 


5 17 


2 00 


10 50 


Samedi. 


16 


S. Gérard Majeila, confesseur. 


6 16 


5 16 


2 33 


MAT. 


DIMAN. 


17 


XXI Pentecôte. 


6 18 


5 14 


2 56 


006 


Lundi 


18 


S. Luc, évangéliste. 


6 19 


5 12 


3 15 


1 24 


Mardi 


19 


S. Pierre d'Alcantara, confesseur. 


6 20 


5 10 


3 30 


2 40 


Mercredi 


20 


S. Jean de Canti, confes.«eur. 


6 21 


5 08 


3 53 


3 47 


Jeudi 


21 


S. Hilarion, abbé. 


6 23 


5 07 


4 07 


4 59 


Vendredi 


22 


Ste Marie Saiomé, veuve. 


6 24 


5 05 


4 25 


6 08 


Samedi 


23 


S. Séverin, évêque. 


6 25 


5 03 


4 49 


7 18 


DIMAN. 


24 


XXII Pentecôte. 


6 26 


5 01 


5 18 


8 25 


Lundi 


25 


SS. Chrysanthe et Darie. martyrs. 


6 28 


5 00 


5 55 


9 29 


Mardi 


26 


S. Evariste, pape et martyr. 


6 29 


4 58 


6 38 


10 29 


Mercredi 


27 


S. Frumence, évêque. 


6 31 


4 57 


7 27 


11 23 


Jeudi 


28 


SS. Simon et Jude, a[)6tres. 


6 32 


4 55 


8 25 


S. 10 


Vendredi 


29 


S. Narcisse, évêque. 


6 33 


4 53 


9L'6 


58 


Samedi 


30 


Jeûne. S. Lucain, martyr. 


6 35 


4 52 


10 31 


137 


DIMAN. 


31 


XXIII Pentecôte. 


6 36 


4 51 


1139 


2 06 



TEMPERATURE. — OCTOBRE 1915. 



Du 1er au 3, pluvieux. 
Du 4 au 5, menaçant. 
Du 6 au 8, chaud, plaisant. 
Du 9 au 13, tempétueux. 
Du 14 au 17, abaissement soudain 
de température. 



Du 18 au 21. doux. 

Du 22 au 25, venteux. 

Du 26 au 28, humide et brumeux. 

Du 29 au 3L clair. 



85 



Ile mois 




NOVEMBRE 



30 jours 



Nouvelle Lune, le 7, à 2h. 58ni. du tnatin. 
Premier Quartier, le 13, à 6h. -19m. du soir. 
Pleine Lune, le 21, à 421), 8m. du soir. 

Dernier Quartier, le 16, à 16h. 45m. du soir. 



Jours de 
la eemaine. 



Lundi 

Mardi 

Mercredi 

Jeudi 

Vendredi 

Samedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi 

Mercredi 

Jeudi 

Vendredi 

Samedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi 

Mercredi 

Jeud i 

Vendredi 

Samedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi 

Mercredi 

Jeudi 

Vendredi 

Samedi 

DIMAN. 

Lundi 

Mardi. 



FKTE8 RELIGIEUSES. 



soleil 
Lev Cou 



La Toussaint (d'obligationX 

Commémoration desjidèles trépassés. 

S. Hubert, évêque. 

S. Charles, évêque et confesseur. 

Les Saintes Reliques. 

S. Léonard, ermite. 

XXIV Pentecôte. 
S. Dieudonné, pape. 
Dédicace de la Basilique du S. Sauvtur. 
S. André Avellin, confesseur. 

S. Martin, évêque, confesseur, 
S, Martin, pape et martyr. 
S. Didace, confesseur. 

XXV Pentecôte. 

Ste Gertrude, vierge. 

S. Edmond, archevêque. 

S. Grégoire Thaumaturge, év. et conf 

Dédie. Basil.de SS. Pierre et Paul. 

Ste Elisabeth de Hongrie, veuve. 

S. Félii de Valois, confesseur. 

XXVI Pentecôte. 

Ste Cécile, vierge et martyre. 

S. Clément, pape et martyr. 

S.Jean de la Croix, confesseur. 

Ste Catherine, vierge et martyre. 

S. Sylvestre, abbé. 

S. Maxime, évêque. 

1 Aven t. 

S. Saturnin, martyr, 

S. André, apôtre. 



H. M. 

6 39 

6 40 
6 41 
6 42 
6 44 
6 45 
6 47 
6 48 
6 5U|4 
6 5r4 
6 52'4 
6 54|4 
6 55 4 
6 56 '4 
6 57'4 



6 58 

6 59 

7 01 
7 o:^ 
7 04 
7 06 
7 08 
7 10 
7 12 

13 
15 
16 
17 
18 
18 



lunh 
Lev Cou 



H. M. 

MAT. 

49 

2 06 

3 18 

4 37 

6 01 

7 27 

8 49 

10 06 

11 OH 
11 58 
S. 35 

1 01 
1 21 

1 37 

2 00 
2 13 
2 31 

2 54 

3 21 

3 55 

4 35 

5 22 

6 17 

7 18 

8 19 

9 25 
10 34 
1146 

MAT. 



H. M 

2 31 

2 50 

3 06 
3 29 

3 52 

4 16 

4 45 

5 10 

6 09 

7 21 

8 37 

9 56 
11 13 

MAT. 

31. 

1 44 

2 48 

3 58 

5 08 

6 16 

7 19 

8 20 

9 17 
10 07 

10 48 

11 21 
1147 
S. 10 

53 

1 10 



TEMPERATURE. — NOVEMBRE 1915. 



Du 1er au 2, menaçant . 
Du ^ au 5, orageux. 
Du 6 au 9, été indien. 
Du 10 au 14, brumeux. 
Du 15 au 19, venteux. 



Du 20 au 24, période de pluie. 
Du 25 au 28, froid. 
Du 29 au 30, jours radiiux et 
nuits claires. 



86 



12e mois 



DECEliCBItE 



31 jours 




Signe 
du Capricorne. 



Nouvelle LuN H, le 6, à Ih. lOin. du soir. 

Prkmihr Quartier, le 13, à 6h. 44in. du matin. 

Plbinh Lune. le 21, à 7h. 58m. du soir. 

DxRNiKB Quartier le 29, à 8h. 5m. du matin. 



Jours de 
la semaine. 


FÊTES RELIGIEUSES. 


SOLEIL 

Lev Cou 


LUNB 

Lev Cou 








H. M. 


H. M. 


H. M. 


H. M. 


Mercredi 


1 


Jeûne. 


7 19 


4 18 


54 


125 


Jeudi 


2 


Ste Bibiane, vierge et martyre. 


7 20 


4 18 


2 09 


151 


Vendredi 


3 


Jeûne. S. François-Xavier, confesseur. 


7 21 


4 18 


3 29 


2 12 


Samedi 


4 


S. Pierre Chrysologue, év. conf. etdr. 


7 22 


4 17 


4 52 


2 37 


DIMAN. 


5 


n Avent. 


7 23 


4 17 


6 17 


3 14 


Lundi 


6 


S. Nicolas, évêque et confesseur. 


7 24 


4 16 


7 39 


4 00 


Mardi 


7 


S. Ambroise, abbé. 


7 26 


4 15 


8 52 


4 56 


Mercredi 


8 


Immaculée Conception, (d'oblig.) 


7 27 


4 15 


9 47 


(il4 


Jeudi 


9 


Ste Valérie, vierge et martyre. 


7 28 


4 14 


10 32 


7 35 


Vendredi 


10 


Jeû)ie. S. Melchiade, pape et martyr. 


7 29 


4 14 


11 04 


8 57 


Samedi 


11 


S Damase, pape et confesseur. 


7 20 


4 14 


11 25 


10 16 


DIMAN. 


12 


III Avent. 


7 31 


4 15 


11 42 


11 33 


Lundi 


13 


Ste Lucie, vierge et martyre. 


7 33 4 15 


11 58 


MAT. 


Mardi 


14 


S. Spiridion, évêque. 


7 34[4 16 


S. 21 


O40 


Mercredi 


15 


4 Temps 


7 35 4 16 


36 


149 


Jeudi 


16 


S. Eusèbe, évêque, et martyr. 


7 36 4 17 


57 


2 5>) 


Veiidredi 


17 


4 Temps. 


7 37 4 17 


1 23 


4 07 


Samedi 


]8 


4 Temps, 


7 38 4 18 


165 


5 13 


DIMAN. 


19 


[V Avent. 


7 39:4 18 


2 33 


6 13 


Lundi 


20 


S. Philogone, évêque. 


7 40 4 19 


3 18 


7 11 


Mardi 


21 


S. Thomas, apôtre. 


7 40 4 19 


4 11 


8 04 


Mercredi 


22 


Jeûne. S. Flavien, martyr. 


7 41 4 20 


5 11 


8 45 


Jeudi 


23 


Ste Victoire, vierge et martyre. 


7 41 4 20 


6 12 


9 24 


Vendredi 


24 


Jeûne. Vigile de Noël. 


7 42 4 21 


7 18 


9 5] 


Samedi 


25 


NOËL, (d'obligation). 


7 42 4 21 


8 25 


10 16 


DIMAN. 


26 


S. Etienne, premier martyr. 


7 43 4 22 


9 33 


10 32 


Lundi 


27 


S. Jean, apôtre et évangéliste. 


7 43 4 23 


10 45 


10 50 


Mardi 


28 


SS. Innocents, martyrs. 


7 43 


4 23 


1151 


11 09 


Mercredi 


29 S. Tliomas, évêque et martyr. 


7 43 


4 24 


MAT. 


11 26 


Jeudi 


30 S. Eugène, évêque. 


7 42 


4 25 


106 


1146 


Vendredi 


31 S. Silyegtre, pape et confesseur. 


7 42 


4 26 


2 25 


S. 09 



TEMPERATURE. — DECEMBRE 1915. 



Du 1er au 4, incertain. 

Du 5 au 8, pluie, grésil et neige. 

Du 9 au 13. froid. 

Du 14 au 18. beau. 



Du 19 au 23, avalanches de neige. 

Du 24 au 26, incertain. 

Du 27 au 29. glacial. 

Du 30 au 31, tempétueux. 



87 



TABLEAU DE LA NAVIGATION 

POUR LE PORT DE MONTREAL 





Ouverture de la 


Clôture de la 


Premier arri- 


Dernier départ 


Année 


navigation. 


navigation. 


vage de la mer. 


pour la mer. 


1851 


11 avril 


9déc. 


28 avril 


19 nov. 


1852 


25 " 


18 " 


2 mai 


27 " 


1853 


15 " 


15 " 


28 avril 


26 " 


1854 


25 " 


6 " 


20 mal 


23 " 


1855 


28 " 


12 " 


9 " 


20 " 


1856 


24 " 


3 " 


30 avril 


21 " 


1857 


18 " 


13 " 


1 mai 


25 " 


1858 


9 " 


12 '• 


30 avril 


24 " 


1859 


4 " 


11 " 


3 mal 


20 " 


18(50 


10 " 


7 " 


30 avril 


25 " 


1861 


24 " 


22 " 


27 " 


Idée. 


1862 


23 " 


7 " 


28 " 


27 nov. 


1863 


25 " 


12 " 


6 mai 


26 " 


1864 


13 " 


11 " 


28 avril 


7 déc. 


1865 


10 " 


16 " 


3 mai 


24 nov. 


1866 


19 " 


15 " 


1 " 


2.S " 


1867 


22 '• 


6 " 


4 " 


29 " 


1868 


7 " 


9 " 


4 " 


27 " 


1869 


25 " 


6 " 


30 avril 


24 " 


1870 


18 " 


18 " 


22 " 


27 '■ 


1871 


8 " 


1 " 


22 " 


29 " 


1872 


1 mai 


8 " 


5 mal 


28 " 


1873 


25 avril 


26 nov. 


4 " 


21 '< 


1874 


25 " 


13 déc. 


11 " 


21 " 


1875 


3 mai 


29 nov. 


9 •' 


22 " 


1876 


27 avril 


10 déc. 


8 " 


23 " 


1877 


17 " 


2jan,73 


29 avril 


21 " 


1878 


30 mars 


23 déc. 


2i) " 


21 " 


1879 


24 avril 


19 " 


1 mal 


24 " 


1880 


17 " 


3 " 


2 " 


22 " 


1881 


21 " 


2jan.,82 


26 avril 


23 " 


1882 


11 " 


9 déc. 


6 mal 


21 " 


1883 


27 " 


16 " 


5 " 


20 " 


1884 


22 " 


18 " 


2 " 


20 " 


1885 


5 mai 


7 " 


8 " 


20 " 


1886 


24 avril 


4 " 


30 avril 


25 " 


1887 


1 mai 


23 " 


3 mai 


28 •' 


1888 


29 avril 


14 " 


4 " 


22 " 


1889 


14 " 


29 " 


27 avril 


23 " 


1890 


■ 14 " 


3 " 


30 " 


24 " 


1891 


17 " 


17 " 


27 " 


21 " 


1892 


13 " 


23 " 


23 " 


27 " 


1893 


24 " 


4 " 


3 mal 


23 " 


1894 


12 " 


26 " 


27 avril 


24 '• 


1895 


20 " 


6 " 


27 " 


25 " 


1896 


22 " 


19 " 


28 " 


23 " 


1897 


17 " 


19 " 


30 " 


24 " 


1898 


31 mars 


12 " 


26 " 


28 " 


1899 


24avril 


30 " 


27 " 


29 " 


1900 


21 " 


10 " 


26 " 


3 déc. 


1901 


21 " 


10 " 


25 " 


25 nov. 


1902 


3 '• 


8 " 


7 " 


4 déc. 


1903 


2 " 


10 " 


26 " 


28 nov. 


19M 


25 " 


9 " 


4 mai 


27 " 


1905 


19 " 


12 " 


2 " 


30 " 


1906 


20 " 


5 " 


28 avril 


2 déc. 


1907 


23 " 


15 " 


2 mal 


29 nov. 


1908 


29 " 


10 " 


30 avril 


26 " 


1909 


19 " 


1 " 


23 " 


25 " 


1910 


3 " 


10 '• 


11 " 


Idée. 


1911 


26 " 


30 nov. 


29 " 


2 *' 


1912 


29 avril 


15 déc. 


2 mai 


2 " 


1913 


16 " 


27 " 


21 avril 


29 nov. 


1914 


25. " 




29 " 





88 



SA SAINTETE BENOIT XV 




NOTRE SAINT PERE LE PAPE 



Sa Sainteté Benoit XV (Jacques délia Chiesa), Vicaire de 
J.-C, 265ième successeur du Prince des Apôtres, Pontife su- 
prême de l'Eglise Universelle, Patriarche d'Occident, Primat 
d'Italie, Métropolitain- de la province Romaine, Archevêque 
et Evêque de Rome, Souverain des Domaines temporels de la 
Sainte Eglise, né à Regli, diocèse de Gênes, le 21 novembre 
1854 ; ordonné prêtre le 21 décembre 1878 ; Secrétaire de la 
Nonciature de Madrid en 1883 ; Secrétaire du Cardinal Ram- 
polla en 1887 ; Substitut du Secrétaire d'Etat en 1901 ; 
Archevêque de Bologne en 1907 ; Cardinal-prêtre du titre 
des Quatre Saints Couronnes, le 25 mai 1914 ; élu Pape le o 

septembre 1914; couronné le 6 septembre 1914. 

89 




Son Eminence le Cardinal Bégin, 
Archevêque de Québec, 
QO 



Son Eminence le Cardinal Bégin 

Archevêque de Québec 
Créé Cardinal le 25 mai 1914 



Le Cardinal Lours-Nazaire Bégin 
est le ûls de feu Charles Bégin, culti- 
vateur de Lévis. Il naquit le 10 jan- 
vier 1840. Il fit ses études à Lévis, à 
Saint-Michel de Bellechasse, au Petit 
Séminaire de Québec, et à l'Université 
Laval. Il fut le premier à décrocher 
le prix du Prince de Galles en 1862. 
En 1863, il fut envoyé à Rome afin 
d'y étudier en vue de prendre la 
chaire de Théologie que fondait l'Uni- 
versité LavaJl. 11 suivit les cours de 
rUniversiCé Grégorienne du Collège 
Romain, comprenant la théologie dog- 
matique et morale, les Saintes Ecri- 
tures, l'histoire de l'Eglise, les lois 
canoniques, l'éloquence sacrée et la 
langue hébraïque ; il obtint le tiére 
de Docteur en Théologie. 

Il fut ordonné prêtre dans la Basi- 
lique de Latran, le 10 juin 1865 par 
S. E. le Cardinal Vicaire Patrizi. 

Il étudia encore les langues chal- 
déenne, syriaque, arabe et allemande ; 
il visita presque toute l'Europe et 
toute l'Asie Occidentale y compris la 
Palestine. 

L'abbé Bégin suivit pendant quel- 
que teau'ps les cours de l'Université 
Cathodique d'Innsbruck sous les cé- 
lèbres professeurs Wenig, Jungman, 
Hurter, Kobler et Nilles, et revint à 
Québec en 1868, rapportant plusieurs 
momieis égyptiennes et d'autres curio- 
sités archaïques pour le musée de 
l'Université Laval. Il prit ensuite pos- 
session de la chaire dont il fut le 
titulaire jusqu'en 1884. 

Il occupait en même temps, pendant 
les dernières années, la charge de 
Préfet des études du Petit Séminaire, 



ou celle de Directeur du Petit et du 
Grand Séminaire.. 

Le Dr Bégin donnait encore, durant 
les mois d'hiver, des conférences pu- 
bliques à l'Université Laval, sur des 
questions de controverse ou d'histoire 
de l'Eglise. Ces conférences ont été 
publiées sous le titre " La Primauté 
et l'InfaillibiQité des Souverains Pon- 
tifes ", " La Sainte-Ecriture et la Re- 
ligion ", "Le Culte Catholique", etc. 

En 1884, il accompagna à Rome 
l'Archevêque de Québec qui allait sou- 
tenir les droits de l'Université Laval 
et demander la division du diocèse des 
Trois-Rivières. 

A son retour, en 1885, il fut nom- 
mé Principal de l'Ecole Normale La- 
val, et il publia un petit " Aide-Mé- 
moire " ou Chronologie de l'Histoire 
du Canada. Trois ans plus tard, il 
était nommé évêque de Chicoutimi, où 
il fit achever la nouvelle cathédrale 
et agrandir le séminaire. En 1891, il 
devenait coadjuteur du Cardinal Tas- 
chereau avec le titre d'archevêque de 
Cyrène. Il revint à Québec et prit 
charge de l'administration du diocèse 
en 1894. Il devint archevêque de 
Québec à la mort du Cardinal Tas- 
chereau. Mgr Bégin a été proclamé 
cardinal dans le consistoire du 25 
mai 1914. 

Savant, pieux, humble, prudent, dé- 
voué, c'est le modèle du vrai pasteur 
selon le cœur de Jésus-Christ . Aussi 
tout le clergé et tous les fidèles du 
Canada sont-ils unanimes à remercier 
le Saint-Siège d'avoir élevé l'Arche- 
vêque de Québec à l'éminente dignité 
de Cardinal. 



SI 



EPISCOPAT DE LA PROVINCE DE QUEBEC 

PROVINCE ECCLESIASTIQUE DE MONTREAL. 
Diocèse de Montréal. 




Mgr Paul BRUCnBSI, né à MouU-éal 
le 29 octobre 1855 ; ordonné prêtre le 
21 décembre 1878 ; élu archevêque de 
Montréal le 25 juin 1897 ; sacré le 8 
août 1897. 

Le diocèse de Montréal comprend les 
comtés d'ArgenteuIl (en partie), Cham- 
bly, Deux-Monitagnes, Hocliellaga, Jac- 
queis-'Oartier, Lapirairie, L'AiSsomptiou 
(en partie), Laval, Napierville, Saint- 




MgT Geoa-ges GAUTHIER, né à M^Jt- 
rêal le 9 octobre 1871 ; ordonné prê- 
tre le 29 septembre 1894 ; nommé évê- 
que tituJ.iire de Phiilippopoilis et auxi- 
liaire de Mgr BrucUési le 28 juin 1912 ; 
sacré le 21 août suivant. 
Jean, Terrebonne (en partie) et Veir- 
chères (en partie). 

Il compte 527,438 eatJioliques, 765 pi'ê- 
tres, 155 paroisses. 



Diocèse de St-Hyacinthe. 




Mgr Alexis-Xyste BERNARD, né à 
Belœil le 29 décembre 1847 ; ordonné 
prêtre le 1er octobre 1871 ; élu évêque 
de Si-Hyacinthe le 16 décembre 190© ; 
sacré le 15 février 1906. 

Le diocèse de Saint-Hyacinthe com- 
prend les comtés de Bagot, Brome (eu 
partie), Iberville, M'issisquoi, Richelieu, 
Rouville, Saiat-Hyaclnthe, Shefford (en 
partie), et Verchères (en partie). 

11 compte 109,175 catholiques, 216 
(kretre^, 75 paroisses. 



Diocèse de Valleyfield. 




Mgr Josepli-Médard EMARD, né & St- 
Constant le 1er avril 1853 ; ordonné 
prêtre le 10 juin 1870 ; élu évêque de 
Valleyfield le 5 avril 1892 ; sacré le 9 
juin suivant. 

Le diocèse de Valleyfield comprend les 
comtés de Beauharnols, Chflteauguay, 
Huntlngdou, Soulanges, Vaudreull. 

Il compte 57,094 catholiques, 101 prê- 
tres, 36 paroisses. 



92 



BPISOOPAT DE LA PROVINCE DE QUEBEC — Suite. 



Diocèse de Sherbrooke. 




Mgr Paul IiAROCQUB, ne à Sainte- 
Marie ûe Monnoir le 28 octobre 1846 ; 
ordonné prêtre le 9 mai 1869 ; élu évê- 
que de Slierbroolje le 6 octobre 1893 ; 
sacré le 30 novembre suivant. 

Le diocèse de Shert»roolje comprend les 
comtés de Brome (en partie), Compton, 
Riclimonid, Sliefford (eu partie), Sher- 
broolie, Wolfe et Stanstead. 

Il compte 85,000 catholiques, 125 prê- 
tres, 74 paroisses. 

DiocèS'e de Joliette. 




Mgr Guillaume FoHHKS, né à l'île 
Perrot le 10 août 1865 ; ordonné prêtre 
le 17 mai 1886 ; élu évêque de Joliette 
le 6 août 1913 ; sacré le 9 octobre sui- 
vant. 

Le diocèse de Joliette comprend les 
comtés de Joliette, Berthier, l'Assomp- 
tion (en partie) et MontcaJm. 

Il compte 63,764 catholiques, 122 prê- 
tres, 41 paroisses. 




Mgr Hubert-Olivier CHALIFOUX, né à 
Saint-Hyacinthe le 2 juin 1850 ; ordonné 
prêtre ie 10 janviier. 1875 ; élu évêque 
d'Auréliopolis et auxi/liaire de Sher- 
brooke en 1914. 



PROVINCE ECCLESIASTIQUE 
DE QUEBEC 

Diocèse de Québec. 




Mgr Paul-Eugène ROY, tié à Berthler- 
en-Bas, le 9 novembre 1859 ; ordonné 
prêtre le 13 juin 1886 ; élu évêque d'E- 
leuthéropolis et auxiliaire de Mgr Bégln, 
le 8 avril 1908 ; sacré le 10 mai suivant; 
élu archefvêque de Séleucie en 1914. 

Le diocèse de Québec comprend les 
comtés de Beauce, Bellechasse, Dorches- 
ter, Kamouraska, Lévis, l'Islet, Lotbl- 
nière, Mêgantic, Mointmagny, Montmo- 
rency, Portneuf, Québec et Témlscouata. 

Il compte 361,000 catholiques, 531 prê- 
tres, 230 paroisses. 



93 



aPISOOPAT DE LA PRQVINOH DB QUBBBÎO - Suite. 



Diocèse de Trois-Rivières. 




Mgr François-Xavier CLOUTIER, né à 
Saiiite-GeneviC've de Batlscan le 2 no- 
vembre ]848 ; ordonné prêtre le 22 sep- 
tembre 3872 ; eiu .évêque <1e Trols-Riviè- 
res le 8 mal 1899 ; sacré le 25 juillet 
suivant. 

Le diocèse de Trois-Rlvi&res comprend 
les comtés de Champlaiu, Masklnongé et 
Saint-Maurice. 

II compte 89,000 catlioliques, 122 prê- 
tres, 48 paroisses. 

Diocèse de Chicoutiml. 




Mgr Michel-Tliomas LABRECQUE, né 
& Saint-Anselme le 30 décembre 1840 ; 
ordonné prêtre le 28 mai 1876 ; élu évê- 
que le Chîcoutimi ie 8 a\Til 1892 ; sa- 
cré le 22 mai suivant. 

Le diocèse de Chicoutlmi comprend les 
comtés de Cliarlevolx, Chicoutlmi, Lac 
St-Jean et Sagueuay. 

Il comprend 72,325 . catholiques, 139 
prêtres, 56 paroisses. 



Diocèse de Rlmouski. 




Vo^H*'''' f"'l';f'--"l'ert BLAIS. né à Salnt- 
Valler le 26 août 1842 ; ordonné prêtre 
le 6 juin 1868 ; élu évêque titulaire de 
Germanicopohs et coadjuteur de Mgr 
Langevin le 18 mal 1890 ; évêque de 
1891 ™^'° de Rimouski le 6 février 

Le diocèse de Rimouski comprend les 
comtés de Bonaventure, Gaspé, Rlmouski 
et Témiscouata (en partie) 

Il compte 124,319 catholiques, 145 prê- 
tres, 88 paroisses. 

Diocèse de Nicolet. 





94 



Mgr Hermann BRUXAULT, né à 
Saint-David le 10 janvier 1857 ; ordonné 
prêtre le 29 juin 1882 ; élu évêque de 
Tubuna et coadjuteur de Mgr Gravel le 
30 sept. 1899 ; sacré évêque le 27 déc 
suivant ; évêque de NMcolet le 28 1an- 
vler 1904. 

Le diocèse de Nicolet comprend les 
comtés de Nicolet, Yamaska, Artha- 
baska et Drummond. 

Il compte 90,000 catholiques, 150 prê- 
tres, 66 paroisses. 



■PI»OOPAT DE LA PROVINCE DE QUEBEC — Suit*. 



Vicariat Apostolique du Golfe Saint- 
Laurent. 




Mgr Gustave BiLANCHB, eudiste, né 
en France le 30 avril 1849, ordonné prê 
tre le 16 mars 1878 ; élu évêque de 
Slcca et vicaire apostolique du Golfe 
Saint-Ivaurent le 12 septembre 1905 ; sa- 
cré le 28 octobre suivant. 

Ce vicariat apostolique est situé entre 
la rivière Portneuf (Saguenay), et le 
Blanc-Sabloa (Labrador), l'île d'Antl- 
costl comprise. 

Il compte 9,650 catholiques, 19 prêtres 
et 12 missions. 

Diocèse de Pembroke. 




.Mgr Narcisse Zépbiriu LOKRAIN, né 
à Salat-Martln le 13 juin 1842 ; ordonné 
prêtre le 4 août 1807 ; sacré évêque ti- 
tnlaire de Cythère le 21 septembre 1882 ; 
évêque de Pembroke le 22 septembre 
1908. 

Le aiocèse de Pembroke comprend une 
partie des comtés de Pontiac (Québecl, 
Renfrew, Frontenac, Addlngton, Hast- 
Ings et Haliburton, et du district de Nê- 
pisaing (Ontario). 

Le diocèse de Pembroke compte 36,000 
catholiques, 42 prêtres et 30 parolssea. 



PROVINCE BOC5LESIASTIQUB 
D'OTTAWA 

Diocèse d'Ottawa. 





Mgr Charles-Hugues GAUTHIER, ne ft 
Alexandria, Ont., le 13 novembre 1843 ; 
ordonné prêtre le 28 août 1867 ; élu ar- 
chevêque de Kingston le 29 juillet 1898 ; 
sacré le 18 octobre suivant ; nommé ar- 
chevêque d'Ottawa le 6 septembre 1910. 

Le diocèse d'Ottawa comprend les 
comtés d'Argenteuil (en partie), Labelle, 
Montcalm (en partie), Terrebonne (en 
partie), de Wright (en partie), province 
de Québec, et de Carleton, Lanark, Pres- 
cott et Russell, province d'Ontario. 

Il compte 137,900 catholiquies, 295 
prêtres, 90 paroisses. 

Diocèse de Mont-Laurier 



.>s 




Mgr François-Xavier BRUNET, né à 
Saint-André d'Ai-genteuil, le 27 novem- 
bre 1868 : ordonné prêtre le 23 sep- 
tembre 1893 ; élu évêque de Mont-Lau- 
rier le 8 août 1913 ; sacré le 28 octobre 
suivant. 

Le diocèse de Mont-Laurier comprend 
une partie des comté-s d'Argenteuil, La- 
belle, Wright, Terrebonne et Montcalm. 
Il compte 30,400 catholiques, 48 prê- 
tres et 28 paroisses. 
95 



EPISOOPAT DE LA PROVINCE DE QUEBEC — Suite. 



Vicariat Apostolique de Témisca- 
mingue. 




Mgr Elie-Anicet LATULIPPE, né à 
Saint-Anic«t le 3 août 1859 ; ordonné 
prêtre le 30 mai 1885 ; nommé évêque 
titulaire de Catenna et vicaire aposto- 
lique de Témlscamingue le 1er octobre 
1908 ; sacré le 30 novembre suivant. 

Le voeariat apostolique de Témlsca- 
mingue comprend la partie nord du 
comté de Pontiac, ainsi que tout le ter- 
ritoire compris enta-e Ja hauteur des 
terres au sud, la baie d'Hudson, la baie 
James au nord. 

Il compte 23,000 catholiques ; 37 prS 
très, 23 paroisses et missions. 



Diocèse de Regina. 




Mgr Olivier-Elzéaj MATHIEU, ancien 
recteur de l'Université Laval, né à 
Sa^nt-Boch de Québec le 24 décembre 
1S.J3 ; ordonné le 2 juin 1878 ; nommé 
protonotaire apostolique en Juin 1902 • 
, ^ ?L^^^^^ évêque de Régina le 14 Juil- 
let 19]] ; sacré dans la basilique d« Qué- 
bec le 5 novembre suivant. 



Diocèse de St-Boniface, Man. 




Mgr Liiuis rhilippe-Adélard LANGE- 
VIN, de la Congrégation des Oblats de 
Marie-Immaculée, né à St-Isidore, comté 
de Lapralrie, le 23 août 185.5 ; ordonné 
le 30 juillet 1882 ; élu archevêque de St- 
Boniface le 8 janvier 1895 ; sacré dans 
la cathédrale de Saint-Boniface le 19 
mars suivant. 



LE PREMIER EVEQUE 
FRANCO-AMERICAIN 




Mgr GEORGES - ALBERT GTJERTIN, 

est né à Nashua le 17 février 1869 ; 
il fut ordonné prêtre le 17 décembre 
1892, et sacré évêque de Manchester 
le 19 mars 1907. 



96 




LA PUISSANCE DU CANADA 



Lia Puissance du Canada consiste dans la Confédération des provinces suivantes : 
Québec, Ontario, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ecosse, Ile du Prince-Edouard, Mani- 
toba, Colombie Britannique, Alberta, Saskatchewan et du territoire du Xukon. 

Gouverneurs généraux depuis Date de leurs fonctions. 

LA Confédération. 

Très honorable Vicomte Monck 1S67 — 1868 

Très honorable Lord Llsgar 1868 — 1872 

Très honorable Comte Dufferln 1872 — 1878 

Très honorable Marquis de Lorne 1878 — 1883 

Très honorable Marquis de Lansdowne 1883 — 1888 

Très honorable Lord Stanley de Preston, plus tard, 

comte de Derby 1888 — 1892 

Très honorable Comte d'Abepdeen 1893 — 1898 

Très honorable Ccrnite de Minto 1898 — 1904 

Très honorable Lord Grey 1904 — 1911 

Son Altesse Royale le Duc de Connaught 1911 — 

Premiers ministres. Date de leur maintien 

AU pouvoir. 

Sir John Macdonald Conservateur 1867 — 1873 

Six Alex. Mackenzle Libéral 1873 — 1878 

Sir John Macdonald Conservateur 1878 — 1891 

Sir John Abbot:t Conservateur 1891 — 1892 

Sir John Thompson Oonsea^ateur 1892 — 1894 

Sir Mackenzle Bowell Conservateur 1894 — 1896 

Six Charles Tupper Conservateur 1896 — 1896 

Six WlUrld Laurier Libéral 1896 — 1911 

Sir Robert Lalrd Borden Conservateur -.... 1911 — 

La Puissance du Canada est gouvernée comme suit : 

1° Par un gouverneur général nommé pour cinq ans par le Roi en conseil. 

2° Par un Sénat de 87 membres nommés à vie par le gouvernenr général en 
conseil. De ce nombre, 24 sont pris dans la province de Québec ; 24 dans la pro- 
vince d'Ontario ; 24 dans les provinces maritimes, Nouveau-Brunswick, Nouvelle- 
Ecosse, Ile du Prlnce-Ddouard ; 4 dans le Manltoba, 3 dans la Colombie Britannique, 
4 dans la Saskatchewan et 4 dans l'Alberta. 

3° Par la Chambre des Communes qui compte 221 membres à présent, élus comme 
suit : Province de Québec, 65 ; Ontario, 86 ; Nouveau-Brunsvrlck, 13 ; Nouvelle-Ecosse, 
18 ; Ile du Prince-Edouard, 4 ; Manltoba, 10 ; Colombie Britannique, 7 ; Saskatchewan, 
10 ; AJlberta, 7 ; Territoire du Yukon, 1. TOTAL, 221. 

Il y a deux principaux partis politiques : le parti libéral et le parti conser- 
vatenT. 

Bn vertu de la coutume devenue loi tradltlonrielle, le premier ministre est choisi 
par le gouverneur général dans le parti politique qui obtient une majorité :1 la Chambre 
des Communes, et le premier ministre choisit ses cndlègues et soumet son choix 9 
l'approbation du gouverneur génér'al. Tous les mlnl.stres doivent se faire réélire «prè» 
leur nomination. 

4 97 




SA MAJESTE GEORGES V 

Roi de Grandb-Bsetagnb et d'Iîilande^ 

EMPERBUK DBS INDBS. 



IjO roi d'Angleterre ac- 
fuei. Georges V. est né le 
S Juin 1865. Il a reçu 
! 'éducation navale de» 
jeuaes midship'me7i de la 
marine anglaise. En 1879, 
il fit 3UT la Bacchante 
une croisière autour du 
monde qui dura jusqu'en 
1882 et, peu de temps 
après son retour, passa 
six mois en Suisse, k 
Lausanne, pour y termi- 
ner ses études de français 
et d'allemand. . 

En 1884, le prince 
Georges entrait à Oreen- 
■wlch compléter «es études 
navales et en 1885 fut 
nommé lieutenant. Après 
avoir servi dans la Mé- 
diterranée sur le vaisseau 
de son oncle, le duc d'E- 
dimbourg, 11 reçut le 
commandement de la ca- 
nonnière Thruss. En 1891, 
le prince fut promu con- 
tre-amiral. 



A la mort du duc de Olarenoe, le prince Georges, devenu prince héritier, 
reçut le titre de duc d'York et dut, a son grand regret, abandonner la carrier* 
d« marin qu'U aimait tant. Les nombreux engagements que lui Imposait son 
ranig n« lui jwrmerttalent plus de reprendre du service à 3a mer. n conserva 
du moins le plue vil Intérêt pour tout ce qui concerne la marine et s'entoura 
d'hommes qui, comme les conimodores Sir Charles Bust et Godfred Fawcett, 
lui rappelaient les heures les plus heureuses de sa vie. 

Le 3 mal 1893, le prince fut fiancé i sa cousine la princesse May, flile du 
duo de Teck. Le mariage eut lieu à Londres le 10 juillet. De cette union 
eoait ihjSb «Ix enfants : Edouard, né le 23 Juin 1894 ; Albert, né le 14 décembre 
1S96 ; Victoria, née le 25 avril 1897 ; Henri, né le 31 mars 1900 ; Georges 
né le 20 décembre 1902 ; Jean, né le 12 Juillet 1905. 

Le prince de Galles continua l'apprentissage du gouvernement en visitant 
rimmem&e domaine colonial de l'Empire qu'il dirige maintenant. En 1902 et 
en 1908, 11 a visité le Canada ; en 1905, 11 a fait dans l'Inde un voyage officiel. 

Le nouveau roi est monté sur le trône le 7 mal 1910 et, depuis eon avène- 
ment, ^ult avec 'un respect touchant les voles politiques qu'avait tracées son 
père. 

V8 




Le gouverneur - général du 
Canada, Son Altesse Royale le 
duc de Connaught, frère du 
roi Edouard VII, oncle du roi 
Georges V, est né en 1850. 
Depula de longues années, il 
connaît notre pays et lui porte 
une sincère affection. Lors- 
qu'il était âgé de vingt ans à 
peine, le duc vint au Canada 
pour prendre part à la cam- 
pagne de 1870 contre les Fé- 
niens et en profita pour visi- 
ter a fond le pays. Il y est 
depuis revenu â, diverses re- 
prises et chaque fois avec un 
nouveau plaisir. 

En 1879, le duc do Con- 
jiaught a épousé Louise de 
Prusse, flile unique du prince 
Frédéric Charles de Prusse 
qui, dans la guerre franco- 
prussienne, avait conquis le 
titre de Prince Bouge. Trois 
ans plus tard, le duc rejoignit 
le corps expéditionnaire an- 
glais en Egypte commandé par 
Lord Wolseley et prenait part 
à la célèbre bataille de Tel-el- 
Keblr. 

Sa belle conduite lui valut 
d'être élevé au commandement 
en chef des troupes à. Bombay, 
I>ul8 &u commandement de 
Portsmouth et d'Aldershat, ot 
enfin au poste de eonamandant 
en chef des troup«s «m Irlande. 

C'ast durant cotte période que 1* due â« Connauickt, d»T«iiu par «ait» d« ila 
mort subite du duc de Saxe-Cobourg- Gotha, l'héritier du trône ducal, renonça 
A tous ses droits et titres et proclama son Initestlon de me pas accepter la suc- 
cession do Cobourg, mais de rester en Angleterre dans 3.a position présente. 

Lorsque la guerre sud-afrioalne éclata, le duc, en vaillant soldat, Toulut 
partlT et »e mettre au premier rang des troupes ; mats il en fut empêché par 
la raison d'BJtat. En 1904, après la réorganisation du ministère de la guerre 
de Grande-Bretagne, on lui confia le poste nouveau d'inspecteur général des 
forces et de président de la commission de classement. Au bout de quatre ans 
de luttes cons'tantes contre les influences et les coteries parlementaires, i!l se 
retira et fut nommé au poste plutôt honorifique de commandant en chef des 
forces de la Méditerranée, qu'il abandonna au bout de deux ans en déclarant 
carrément qu'il ne tenait pas k occuper un poste simplement pour y faire figure. 

Depuis cette époque le duc n'a occupé aucune position spéciale jusqu'au mo- 
ment du couronnement où sa nomination comme gouverneur-général du Canada 
a été officiellement annoncée et confirmée. 

Le duc de Connaught a représenté officiellement le roi Georges V aux céré- 
monies d'installation de la nouvelle confédération de l'Afrique du Bud. 

Le duc de Connaught est universellement aimé de l'armée anglaise où il a 
passé toute sa vie. Mais, ce que l'on admire le plus en lui, c'est sa bon- 
hommie, sa rondeur et sa délicatesse de' sentiments. Durant sa longue carrière, 
qui au point de vue politique n'a pas toujours été un Ut de roses, 11 a su 
orienter sa course d'une façon qui lui fait infiniment honneur ; il s'est montré 
constamment un galant homme et un brave soldat. 

^9 



GOUVERNEUR GENERAL 
DU CANADA 

SON ALTEISSB KOYALB LB DUC DB COinïAtrOHT. 




SIR ROBERT LAIRD BORDEN, 



PREMIER ilIMSTRE DU CANADA. 



Né à Grand-Pré, en Nouvelle-Ecosse, le 26 juin 1854, fila de Andrew 
Borden et de Dame Eunice Laird. — 11 regut sa première éducation à 
l'Acadia Villa Academy. — Durant plusieurs années il fut professeur 
dans le New-Jersey, puis il revint en Canada où il étudia le droit. — Il 
fut admis au barreau de la Nouvelle-Ecosse en 1878. — Elu député de 
la cité de Halifax en 1896. — Choisi comme chef de l'opposition en 
1900. — Malheureux aux élections de 1904 dans le comté de Halifax, il 
fut élu dans le comté de Carleton, Ont., en 1905. — En 1908 il fut élu 
à la fois dans Carleton et Halifax. — Il opta pour Halifax où il fut 
réélu en 1911. — Il fut appelé par le gouverneur-général, le duc de 
Connaught, à former un ministère le 10 octobre 1911. — Créé chevalier 
Grand'Croix de l'Ordre de St-Michel et de St-Georges, 1914. — Rési- 
doncc, Ottawa. — Conservateur. 



100 



CHEF DE L'OPPOSITIOH 




SIR WILFRID LAURIER. 



Né i, Saint-biu le 20 novembre 1841, fils de Carolus Laurier et de Dame 
Marcelle Martineau — Avocat. — A fait son cours classique au collège de 
l'Assomption et son droit à l'université McGill. — Admis à la pratique du 
droit en 1864. — Elu député à l'Assemblée législative pour Druminond et 
Arthabaslca en 1871. — Résigna son siège pour se présenter au fédéral en 1874 
et fut élu. — Assermenté comime memibre du Consejl Privé et nommé ministre 
du revenu de l'intérieur par le gouvernement Mackenzie eu 1877. — Il fut 
malheureux dans son comté 'lors de sa réélection, mais fut élu dans Québec- 
Est. — Toujours réélu depuis dans la même division électorale. — Choisi 
comme leader de l'opposition en 1887. — Il fut aussi élu député dans la 
Saskatchewan en 1896, dans Wright en 1904, dans Ottawa en 1908, et dans 
Boulanges en 1911. — Créé Chevalier Grand'Croix de l'Ordre de St-Michel et 
de St-Georges et décoré de l'Etoile de Grand Officier de la Légion d'honneur 
en 1897. — Docteur en Droit des universités d'Oxford, de Cambridge, de 
Toronto et McGill. — Fut appelé par lord Aberdeen à former un ministère le 
8 juillet 1896. — A fait adopter, en 1904, le projet du Grand-Tronc-Paclflque, 
et, en 1905, l'acte d'autonomie des Territoires du Nord-Ouest. — Démissionne 
le 29 septembre 1911. — Résidence, Ottawa. — Libéral. 

101 



CABINET FEDERAL — (Suite). 




HAZEN 

(L'hon. J. D.), ministre 
de la Marine et des Pê- 
cheries. Avocat. Député 
de St-Jean k Ottawa en 
1891. Député à la lé- 
gislature du N.-B. en 
1899. Premier ministre 
en 1908. Député de St- 
Jean à Ottawa et mi- 
nistre de la Marine et 
des Pêcheries en 1911. 
Résidence, Ottawa. Con- 
servateur. 




CASGRAIN 

(L'hon. Tbom Obase), 
ministre des Postes. Dé- 
puté de Montmorency a 
la législature de Québec 
de 1886 & 1896, et à la 
chambre des Ooimmunes 
de 1898 a 1904. Ancien 
procureur général de 
Québec. Député de Qué- 
bec (comté) et ministre 
des Postes en 1914. Ré- 
sidence, Ottawa. Conser- 
vateur. 



WHITE 
(L'hon. W. T.), minis- 
tre des Finances. Avo- 
cat. Député de Leeds 
en 1911. Ministre des 
Finances en 1911. Ré 
sidenoe, Ottawa. Con- 
servateur. 




DOHERTY 
(L'hon. Chas- Joseph), 
avocat. Ministre de la 
Justice. Député de la 
division Sainte- Anne 
(Montréal) en 1908. 
1911. Ministre de la 
Justice en 1911. Rési- 
dence, Ottawa. Conser- 
vateuir. 



COCHRANE 

(L'hon. Francis). Mi- 
nistre des Chemins de 
fer. Député & la législa- 
ture d'Ontario en 1905 
et 1908. Min. des Ter- 
res et Mines d'Ontario 
en 1905. Député de Nl- 
plsslng en 1911. Minis- 
tre des Chemins de fer 
en 1911. Résidence, Ot- 
tawa. Conservateur. 



102 



ROGEiHS 

(L'hon. Robert) indus- 
triel. Ministre des Tra- 
vaux Publics. Député à 
la législature du Mani- 
toba et min. des Tra- 
vaux Publics en 1899. 
Député de Wlnnlpeg en 

1911. Ministre de l'In- 
térieur en 1911. Min. 
des Travaux Publics en 

1912. Résidence, Otta- 
wa. Conservateur. 



CABINET FEDERAL — (Suite). 





FOSTBR 

(Sir George Eulas). 
ministre du Commerce. 
Professeur. Député de 
Klng en 1882, 1889, de 
York en 1896. de To- 
ronto - Nord en 1908, 
1911. Min. de la Ma- 
rine en 1885. des Fi- 
nances en 1888, du 
Commerce en 1911. Ré- 
sidence, Ottawa. Con- 
servateur. 




ROCHE 

(L'hon. Wm. James), 
ministre de l'Intérieur. 
Médecin. Député de 
Marquette eji 1896, 
1900, 1904. 1908 et 
1911. Secrétaire d'Etat 
en 1911. Ministre de 
l'Intérieur en 1912. Ré- 
sidence, Ottawa. Con- 
servateur. 



rv 




HUGHES 
(L'hon. Sam.), ministre 
de la Milice et de la 
Défense. Député de Vic- 
toria - HaJlibUTton de 
1892 à 1911. Ministre 
de la Milice en 1911. 
Résidence, Ottawa. Con- 
servateur. 




BURRBLL 
(L'hon. Martin), minis- 
tre de l'Agriculture. 
Agronome. Député de 
YaJle - Caribou en 1908 
et 1911. Ministre de 
l'Agricu/lture en 1911. 
Résldenjoe, Ottawa. Con- 
serT»t«ar, 





BLONDIN 
(L'hon. P. Edouard), mi- 
nistre du Revenu de l'In- 
térieur. Député de Cham- 
plaln en 1908, 1911. Mi- 
nistre du Revenu de d'In- 
térieur en 1914. Rési- 
dence, ,Ottftw«. OonjieT- 
r».xçnz. 

103 



CODBRRiE 
(L'hon. Louis), secré- 
taire d'Etat. ATOcat 
Député d'Hochelaga en 
1911. Secrétaire d'Etal 
en 1912. Résidence, Ot 
tawa. Conservateur. 



:;ABINET fédéral — (SuUe). 




REID 
(L'hon. John Dowsley), 
ministre des Douanes. 
Médecin. Député de 
Greenville en 1891, 
1896, 1900, 1904. 1908, 
1911. Ministre des Dou- 
anes en 1911. Résiden- 
ce, Ottawa. Conserva- 
teur. 




CROTHERS 
(L'iion. T. W.), minis- 
tre du Travail. Avocat. 
Député d'Elgin - Ouest 
en 1908. 1911. Ministre 
du Travail eu 1911. 
Résidence, Ottawa. Con- 
servateur. 



PERL.EY. 
(L'hon. Georges Alsey). 
Député d'Argenteuil en 
1904, 1908 et 1911. Mi- 
nistre sans portefeuille 
en 1911. Résidence, Ot- 
tawa. Conservateur. 




KEMPT 
(L'hon. Alb. -Edouard), 
manufacturier. Député 
de Toronto-Est en 1900, 
1904, 1911. Ministre 
sans portefeuille en 
1911. Résidence, To- 
romto. Conservateur. 



GEORGES-ETIENNE CARTIER. Edition du 
Centenaire, 1S14-1914. Etudes sur la vie 
et les œuvres de Cartier, par Arthur Dan- 
sereau. Benjamin Suite, Elzéar Gérin, Mgr 
Antonio Racine. Edition enrichie et or- 
nés do plusieurs photographlea, d'une lettre 
autographe de Cartier et de notices biogra- 
phiques sur chacun des auteurs des Etu- 
des. 1 volume 9 x 6J, broché. . |0.50 

Fait bien rare dans l'histoire de nos hommes 
publics : la mémoire de Cartier a résisté à la 
destruction suprême du temps et semble planer 
aujourd'hui sur le Canada comme le souffle mê- 
me de notre nationalité. Nous assistons depuis 
peu à une véritable résurrection de Cartier qui 
fut, en même temps qu'un grand homme d'Etat, 
un grand patriote au sens le plus noble du mot. 
Le présent volume où sont donnés tous les faits 
saillants de sa vie, vient bien à son heure, et 
sera le bienvenu parmi toutes nos familles ca- 
nadiennes. 

LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITÉB 

79, rue Salut-Jacques, Montréal. 



104 



SENATEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC (*) 



(L'hon. Landry, Char- 
les- Aug. -Pierre), prési- 
dent du Sénat. Député 
ft la Législature pour 
le comté de Montma- 
gny en 1875. Député à 
Ottawa pour le même 




comté de 1878 i. 1882. 
Sénateur pour la divi- 
sion de Stadacona en 
1892. Président du Sé- 
nat en 1911. Résidence, 
Québec. Conservateur. 



L'HONORABLE CHARLES-AUGUSTE-FIERRE LANDRY, 
Président du Sénat. 



,^^^J 




BEIQUE 
(L'hon. Frédérlc- 
L.), avocat. Séna- 
teur pour la divi- 
sion de De Sala- 
berry en 1902. 
ïRésidence, Mont- 
réal. Libéral. 




(L'hon. Joseph), 
notaire. Député de 
Beauce à Ottawa 
de 1876 a 1884. 
Sénateur pour la 
division de Lau- 
zon en 1884. Ré- 
sidence, St-Victor 
de Tring. Conser- 
vateur. 



BOUCHERVILLi; 

(Sir Charles - E. 
Boucher), M. D. 
Député de Cham- 
bly à la Lég. de 
1861 à 1867. Pre- 
mier min. de 1874 
à 1878. Sén. p. la 
div. de Montarville 

en 1879. Rôs. 

Bou'cherville. C. 




BOYER 

(L'hon. Arthur), 
marchand. Député 
de Jacques-Cartier 
à la Législature de 
1884 à 1892. Mi- 
nistre en 1890. Se 
nateur pour la di- 
vision de RIgaud 
en 1900. Résiden- 
ce, Montréal. Lib. 




CASGRAIN 
(L'hon. Joseph-P.- 
B.), Ingénieur ci- 
vil. Sénateur pour 
la division de La- 
naudière en 1900. 
Résideince, Mont- 
réal. Libéral. 



(L'hon. Philippe-, (L'hon. Henry- Jo- 
Auguste) avocat.lg ij) ^ gg I 

Député de Mont-i \ \ 

magny à Ottawa,! '^a-teur pour la di- 

de 1887 à 1896. vision de Victoria 
Sénateur pour la, en 1903. Rêsiden-| 
division de Grand- ., ^ , , , . I 

ville en 1904. Ré-*^®' Montréal. Li- 
sidence, Québec. j béral. 
Libéral. ' ' 



DANDURAND 
(L'hon. Raoul), 
avocat. Sénateur 
pour la division 
de De Lorlmler en 
1898. Résidence, 
Montréal. Libéral. 



(*) Le Sénat se compose de 87 membres nommés à vie par ile gouverneur 
général en conseil. De ce nombre, 24 sont pris dans la province de Québec, 
24 dans la province d'Ontario, 10 dans la province de la Nouivelle-Ecosse, 
10 dans la province du Nouveau-Brunswlck, 4 dans la province de l'Ile du 
Prince-Edouard, 3 dans la provlrice de la Colombie-Britannique, 4 dans la 
province du Manltoba, 4 dans la province de la Saskatchewan et 4 dans la 
province de l'Alberta. 

iÔ5 



SENATEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC — (Suite). 




DAVID 

(Li'hon. Laurent- 
Olivier), avocat. 
Député de Mont- 
réal-Est à la Lé- 
gislature en 1886. 
Sénateur pour la 
division des Mllle- 
Isles en 1903. Ré- 
sidence, Montréal. 
Libéral. 




DESSAULLES 

(L'hon. G. Casi- 
mir), bourgeois. 
Sénateur pour la 
division de Rouge- 
mont en 1907. Ré- 
sidence, Saint- 
Hyacinthe. Lib. 




FISET 

(L'hon. Jean-Bte- 
R.), médecin. Dé- 
puté de Rimouski 
i. Ottawa de 1872 
& 1882, en 1887, 
1896. Sénateur 
pour la division 
du Golfe en 1897. 
Résidence, Rl- 
nouskl. Libéral. 




GODBOUT 

(L'hon. Joseph), 
médecin. Député 
de Beauce à Otta- 
wa de 1887 t 

1900. Sénateur 
pour la division 
de La Salle en 

1901. Résidence, 
Saint - François 
(Beauce). Libéral. 




LAVERGNE 
(L'hon. Ls), no- 
taire. Député de 
Drummond et Ar- 
thabaska à Otta- 
wa de 1897 ft 
1908. Sénateur 

pour la division de 
Kennebec en 1910. 
Résidence, Artha- 
baska. Libéral. 




LEGRIS 
(L'hon. Jos.-H.), 
cuit. Dép. de Mas- 
kinongé à la Lég. 
en 1888. Dép. pour 
le môme comté à 
Ottawa de 1891 à 
1900. Sén. pour la 
div. de Repentlgny 
en 1903. Résld., 
Louiseville. Llb. 




MACKAT 
(L'hon. Robert), 
négociant Séna- 
teur pour la divi- 
sion d'Alma en 
1901. Résidence, 
Montréal. Libéral. 



MITCHELL 
(L'hon. William), 
marchand. Séna- 
teur pour la divi- 
sion de Welling- 
ton en 1904. Rési- 
dence, Drummond- 
ville. Libéral. 



r~ 



MONTPL.\ISIR 
(L'hon Hyppoll- 
te), cultivateur. 
Sénateur pour la 
division de Shawi- 
nlgan eji 1891. 
Résidence, Trois- 
Rlvière». Conserva- 
teur. 




OWENS 
(L'hon. William), 
Député & la Lé- 
gislature de 1881 
â. 1891. Sénateur 
pour la division 
d'Inkerman en 
1896. Résidence, 
Montréal. Conser- 
vateur. 




SHEHYN 
(L'hon. Joseph), 
négociant. Député 
h la Législature 
de 1875 à 1900 
Trésorier prov. de 
1887 à 1891. Sé- 
nateur pour la div. 
des Laurentldes en 
1900. Résidence 
Québec. Libéral. 




TESSIER 
(L'hon. Jules), 
avocat. Député à 
la Lég. de 1886 ft 
1900. Prés, de la 
Législature 1897- 
1900. Sénateur 

pour la div. de La 
Durantaye ea 
1903. Résidence, 
Québec. Libéral. 



lOf) 



SENATEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC — (Suite). 




THIBAUDEAU 

(L'hon. Alfred- 
A.), marchand. 
Sénateur pour la 
division de De La 
Vallière en 1896. 
Résidence, Mont- 
réal. Libéral. 




WILSON 

(L'hon. Jos.-Mar- 
cellln), négociant. 
Sénateur pour la 
division de Sorei 
en 1911. Résiden- 
ce, Montréal. Li- 
béral. 



DISCOURS DE SIR WILFRID LAURIER, précédés d'une notice biographiçiue. 
1 volume relié, 9x6 pcs $3.00 

Cet ouvrage fait suite à "Laurier à la Tribune", recueil de discours com- 
pilés par M. U. Barthe, publié en 1890, et contient tous les discours les plus 
importants prononcés par le grand homme d'Etat pendant qu'il était à la tête du 
gouvernement à Ottawa. 

Citons entre autres : Discours en Angleterre, en France et aux Etats-Unis ; 
Eloges de la reine Victoria et de Gladstone ; Discours sur la guerre du Trans- 
vaal, le Grand Tronc Pacifique, la création des provinces d'Alberta et de Sas- 
katchewan, la défense impériale, etc., etc. 



LAFONTAINE ET SON TEMPS, par A. D. DeCelles. 1 volume, 10 x 6è. 
broché $0.60 

Lafontaine occupe une place à part dans nos annales politiques. En eiïet, 
11 s'est produit pour Lafontaine ce fait si rare parmi nous, et nous pourrions 
aussi dire dans tous les pays parlementaires, que libéraux et conservateurs l'ont 
réclamé à l'envie comme un des leurs et prétendent s'Inspirer également de ses 
doctrines. C'est là, certes, un phénomène assez rare pour que l'historien en 
face état, et une étude de la vie de Lafontaine s'imposait en outre d'autant plus 
que la vraie doctrine constitutloTinelle est entrée dans la pratique avec son re- 
tour aux affaires en 1848. Toute la période si curieuse et si pleine de péri- 
péties émouvantes qui va de 1830 à 1850 revit ici dans ces pays oil M. DeCelles 
s'est encore surpassé pour bien faire saisir et apprécier les événements qu'il 
raconte. ; 



PAPINEAU, par A. D. DeCelles. 1 volume inS. 9i x 6 pcs, 245 pages. Il- 
lustré, broché $1.75 

Le même ouvrage relié toile $2.75 

S'il est un nom propre à faire vibrer les coeurs de tous les Canadiens- 
Français, à faire bondir notre patriotisme, c'est bien celui de Papineau. qui 
symbolise toute une carrière de talent et d'éloquence, de dévouement et de 
sacrifices. 

Ce n'est pas une oeuvre de lutte ni de critique, c'est le témoignage vrai 
d'un esprit studieux et éclairé sur l'homme d'Etat dont l'empreinte est restée 
la plus marquée dans notre histoire nationale. 

Tel que ce travail nous est présenté, il constitue le plus puissant portrait 
Intellectuel et politique qui ait été tracé de l'imposant tribnn. L'auteur nous 
y montre, dégagée de l'entourage des incidents historiques qui eussent pu en 
obscurcir les fortes teintes, la figure vraiment héroïque de cet Indomptable 
meneur d'hommes. De ses actes et de ses discours, il déduit des appréciations 
politiques de haute logique et aussi d'une inviolable sincérité. 

LTBRAïaiB BEAUCHBMIN LIMITÉE, 79, rue Saint-Jacques, Montréal. 

107 



DEPUTES FEDERAUX DE LA PROVINCE DE QUEBEC (*) 



«PROCLE 

(L'honorable Thomas 
Simpson), Médecin. Dé- 
puté de Grpy-Est en 1878, 
18S2, 18S7. 1801. 189C, 




r.iOO. 1904. ]!K)», 1911. 
l'i-ésldent de la Chambre 
des Ck>mmunes «mi 1911. 
Résidence, Markdale. Con- 
servateur. 



LHONORABLE THOMAS SIMPSON SPROULE, 
Président de la Chambre des Communes. 





ACHIM 



AMES 



(Honoré), avocat. (Herbert Brown), 

T^,t *< j T 1, 1, I manufacturier. Dé- 
Député de Labelle ufg ^j^ j^ division 

en 1911. Résidence, St - Antoine (Mont- 

j réal), en 1904, l'JOS. 

NomlningTie. Cou- [ 1911. Résidence, 

Alontréal. Conserva- 



servateur. 



teui 




BARRETTE 

(Joseph - Arthur), 
Notaire. Député de 
Beirthier en 1911. 
Résidence, St - Bar- 
thélémy. Conserva- 
teur. 



BEÏLAND 

(L'Uon. Henrl-Séve- 
rlnt, médecin. Dé- 
puté de Beauce en 
1002, 1904, 1908 et 
irtll. Ministre des 
Post«« en 1911. Ré- 
sidence. St - Joseph 
de Beauce. Libéral. 





BELLEMARB 



BICKERDIKE 



BOIVIN 
(Georges - Henri), 
avocat. Député de 
Shefiford en 1911. 
Résidence, Granby. 
Libéral. 



(Adélard), confé- (Robert), exporta- 
rencier et Inspec- teur d'animaux. Dé- 
teur pour la Caisse puté de la division [ 
Nationale d'Econo- St - Laurent (Mont-, 
mie. Député de Mas- réal), en 1904, 1908 
Ijlnongé en 1911. et 1911. Résidence, 
Résidence. St - Pau- Montréal. Libéral, 
lin. Conservateur. I 

(*) La Chambre des Communes est composée de 221 membres élus pour 
cinq ans et siège à Ottawa, la capitale du Canada. La province de Québec 
envole 6.5 députés ; la prov. d'Ontario, 86 ; la prov. du Nouveau-Brunsvrick, 
13 ; le prov. de la Nouvelle-Ecosse, 18 ; la prov. de l'Ile du Prlnce-Bdouard, 
4 : la prov. de Manitoba, 10 ; la prov. de la Colombie-Britannique, 7 ; la 
prov. de la Saskatchewan, 10 ; la prov. d'Alberta, 7 ; le territoire du 
Yukon, 1. . 

lOS 



X 



BOULAT 

(Herménégllde), né- 
gociant et agricul- 
teur. Député à la 
Législature iK)ur le 
comté de Matane 
en 1802. Député de 
Rlmouslil a Otta- 
wa en 1911. Ré- 
sidence, Sayabec. 
(Conservateur. 



DBiPUTBS FEiDERAUX DE LA PROVINCE DE QUEBEC — (Suite). 



- ^•- 




BOUTIXBOURASSA 
(Joseph), notaire. 
Député de Lévls en 
1911. Bésldence, St- 
RomuaW. Libéral. 



BOYER 

(Gustave), confé- 
rencier agricole. Dé- 
puté de Vaudreuil 
en 1904, 1908, 1911. 
Résidence, Rlgaud. 
Libéral. 




BRABAZON 



(GéialU - H.), Ingé- 
nieur civil. Député 
de rontiac en 1904 
et 1911. Résidence, 
Portage du Fort. 
Conservateur. 




BROUILLARD 



(Georges) , m aicli and 
de bois et négociant. 
Député de Drum- 
mond et Artliabas- 
lia en 1911. Rési- 
dence, Drummond- 
ville. Llbérial. 




BUREAU 



CARDIN 
(P. -J. -Arthur), avo- 




(L'iiou. Jacques), 

avocat. Député de 

Trois - BlTi&res et cat. Député de RI- 

Saint-Maurice 



1900, 1904, 1908, 
1911. Solliciteur 
général en 1907. 
Résidence, Trois- 
Rivlôres. Libéral. 



chelieu en 1911. Ré- 



sidence, Sorel. Li- 



béral. 



(Fredericlc - Robert) , 
marchand d'ani- 
maux. Député de 
Comptou en 1911. 
Résidence, Cooli- 
slilre. Conservateur. 




DELISLB 
(Michel - Slméoii), 
■marehand. Député 
de Portneuf en 1900, 
1904, 1908, 1911. 
Résidence, Portneuf. 
Libéral. 





(Joseph), avocat. 
Député de 8t-Jean- 
Iberville en 1906, 
1808 et 1911. Rési- 
dence, 8t-Jean. Li- 
béral. 



(Emmanueli, avo- 
cat. Député de 
Wright en 1905. 
1908. 1911. Rési- 
dence, Aylujei'. Li- 
béral. 



ETHIER 

(Joseph- Arthur-G. ) , 
avocat. Député des 
Deux-Montagnes en 

1896, 1900, 1903, 
1904, 1908, 1911. 
Résidence, Ste - 

Scholastlque. Libé- 
ral. 



FORGET 



(Sir Rodolphe), 
coui'tier. Député de 
Chaxlevoix en 1904 
1908, 1911. Député 
de Montmorency en 
1911. Résidence 
Montréal. Conserva- 
teur. 



lua 



DEPUTES FEDERAUX DE LA PROVINCE DE QUEBEC — (Suite). 




FORTIER 



(Bdmond). Député 
de Lotblnlère en 







1900, 



1904, 1908, 

Résidence, 



Ste-Orolx. libéral. 



GADTHIER 

(Lnuls- Joseph), avo- 
cat. Député de 
l'Assomption à la 
législature en 1903, 
Député de St-Hya- 
clnthe & Ottawa en 
1911. Résidence, 
St - Hyacinthe. Li- 
béral. 




GAUTHIER 

(Louis - Philippe), 
médecin. Député de 
Gaspé en 1911. Ré- 
sidence, Ste - Anne- 
deB-Monts. Couser- 
vateur. 




GAUVKBAD 



(Charles - Arthur), 
avocat. Député de 

Témlscouataen 1897, 

1900, 1904, 1908, 

1911. Réaldence, 

Stanfoad, HbécaJ. 




GIRARD 




GUILBAULT 




(Joseph), cultiva- (Joseph - Pierre- Oc- (William Frederick), 
teur. Député de Chl- tave), notaire. Dé- ^ agronome. Député 
coutlml et Saguenay putô de JoUette en 
en 1900, 1904, 1908, 1911. Résidence, Jo- 
1911. Résidence, St- 

Qédéon. Conserva- 
teur Indépendant. 



nette, 
teur. 



OonserTa- 



de Mlsslsquol en 
1911. Résidence, 
Phlllpsburg. Llbô- 
ral. 




LACHANCH 
(Arthur), avocat. 
Député de Québec- 
Centre en 1905,1908, 
1911. Résidence, 
Québec. Libéral. 




LA FORTUNE 
(Davld-A.), avocat. 
Député de Montcalm 
en 1909, 1911. Ré- 
sidence, Mont r i a 1 . 
Libéral. 




LAMARCHB 

( P aul-Bm lie ) , avo- 
cat. Député de Nl- 
cottet en 1911. Ré- 
sidence, Montréal. 
Oonservateur. 



r"- ' c^ 




LANCTOT 
(Roch), cultivateur. 
Député de Lapralrle- 
Napier ville en 1904, 
1908, 1911. Réel- 
dence, St-Oonstamt. 
Libéral. 




LAPOINTB 
(Ernest), avocat. 
Député de Eamoa- 
raska en 1904, 1908, 
1911. Résldeace, Rl- 
rlôre - du - Loup ( em 
ba«). Libéral. 



110 



DEPUTES FEDERAUX DE L.A PROVINCE DE QUEBEC — (Suite). 




LAPOINTH 
(Louls-Audet), boui- 
geols. Député de la 
Uvlslon St - Jacques 
(Montréal) en 1911. 
Résidence, Mont- 
réal. Libéral. 



LOVBLL 

(Charles - Henry), 
manufacturier et 
mairchand. Député 
de Stanstead en 
1908, 1911. Rési- 
dence, Goatlcook. 
I.ibéra!. 




LA VALLEE 
(Joseph - Octaye), 
Notaire. Député de 
Bel'leehasse en 1911. 
Résidence, St-Oajé- 
tan d'Armagh. Oon- 
servateux. 







(L'hon. Rodolphe), 
avocat. Député de 
Gasp* de 1896 a 
1911. Solliciteur 

gên. en 1904, min 
(les Postes en 1906. 
Dép. de Nlcolet en 
1904. Dép. de Rou- 
vUle en 1011. Rés., 
Montréal. Libéral 



LBSPERANCB 
(Dai^id Ovide), agent 
de change. Député 
de Montmaginy en 
1911. Résidence, 

Québec. Oonserra- 
teuir. 



♦, ''.^ 



MAECIL 

(L'bon. Charles), (Jost-ph - Edmond), 
Journaliste. Député marchand. Député 
de Bonaventure en 




1900, 1004, 908, 
1911. Résidence, 
Montréal. Libéral. 



de Bagot en 1898 
1900, 1004, 1908, 
1911. Résidence 
Aoton-Vale. Libéral. 




(Médérlc), maire de 
Montréal. Député de 
la division Ste-Marle 
(Montréal) en 1906, 
1908, 1911. Ré«i- 
dence, Montréal. 
Libéral. 





McCRHA 
(Frank N.), mar- 
chand de bols. Dé 
puté de Sherbrooke 
en 1011. Résidence, 
Sherbrooke. Libéral 



MONDOU 



(Albéric - Archle), 

notaire et Industriel. 

Député d'Yamuka 

a Québec en 1807, 

et a Ottawa en 1011. 

Résidence, Pierre [ Conservateur 

rllle. Conservateur. 




MORRIS 



(James), maphrler. 
Député de Obfttean- 
guay en 1913. Ré- 
sidence. Aubrey 




PACAUD 

(Lucien), avocat. 
Député de Mégantlc 
en 1911. Résldeoice, 
Thetford Mines. Li- 
béral. 



111 



DEPUTES FEDERAUX DE LA PROVINCE DE QUEBEC — (Suite). 




PAPINEAD 
(Louis - Joseph), 
avocat. Député de 
Beaubaruols en 1908, 
1911. Résidence, 
ValleyfleW. Libéral. 




PAQUET 
(Eugène), médecin. 
Député de l'Islet en 
1904, 1908, 1911. 
Résidence, Bt - An- 
bert. Conservateur. 



POWER 

(William). m«r- 

cliand de bols. Dé- 
puté de Qiuéibec- 
Ouest en 1902, 1904, 
1911. Résidence, 
Québec. Libéral. 




ROBB 



(Jamee), proprié- 
tali'e de meuneries. 
Député de Huntlug- 
don en 1908, 1911. 
Résidence, Valley- 
ûeld. Libéral. 




SEGUIN 

(Paul - Arthur), no- 
taire. Député de 
l'Assomption eu 190S 
1911. Résidence. 
St - Paul l'Ermite. 
I,lbéral. 



SBVIGNY 
(Albert). avocat. 
Député de Dorches- 
ter en 1911. Rési- 
dence, Québec. Con- 
servateur. 




RAINVILLE 
( Joseph-HormUdas) , 
avocat. Député de 
Cbambly - Vercbëreg 
en 1911. Résidence, 
Montjrêal. Conserva- 
teur. 






TOBIN 

(Edmond - William), 
commerçant. Dépo- 
té de Rlcbmond en 
1900, 1904, 1908. 
1911. Résidence, 
Bromptonyllle. Libé- 
ral. 




VERVILLE 
(Alphonse), plom- 
bier. Député de 
Mal8onneuy« en 
1906, 1908, 1911. 
Résidence, Montréal. 
Ouvrier. 




WILSON 
(Charles - A.), avo- 
cat. Député de La- 
val en 1908, 1911. 
Résidence, St - Vlii- 
ceut-de-Paul. Libé- 
ral. 



LIVRES DE PRIX CANADIENS. 

Le livre de prix publié à l'é- 
tranger ne dit rien, la plupart 
du temps, à l'âme et au cœur de 
nos petits Canadiens. Trop de cho- 
ses l'éloignent à jamais de l'Euro- 
pe. Ce qu'il lui faut, c'est de s'ins- 
truire sur les hommes et les cho- 
ses de son pays, ou de lire quelque 
joli récit dont l'action se passe 
dans un cadre qui lui est familier. 
C'est pour toutes ces raisons-là 
que les Livres de Prix Canadiens 
sont destinés à atteindre un grand 
succès. 



112 



GOUVERNEMENT DU CANADA 



SIEGE DU (GOUVERNEMENT. UTTAWA. 



GOUVERNEUa GENERAL. (Traitement : £10,000 sterling, ou $48,666). 

Son Altesse Koyale le DUC DE CONNAUGHT 

CONSEIL PRIVE DE SA MAJESTE POUR LE CANADA. 

(Traitements : Premier ministre $12,000 ; chacun des auti-es ministres, $7,000). 

Premier ministre. Président du conseU. — Sii- Robert Laird liorUeiu. 
Ministre de la Marine et des Pêcheries. — L'Uon. Joliu Douglas Hazeu. 
Ministre des Postes. — Li'liou. T. C. Casgrain. 
Miuisti'e des Finances. — L'Uon. W. T. White. 
Ministre de la Justice. — L'ijon. Cbai-les-Joseph Dolieity. 
Miulsti-e des Cliemius de fer et Canaux. — L'iiou. Francis Cochrane. 
Ministre des Travaux Publics. — L'buu. Hubert Ilogers. 
Ministre du Commerce. — Sir Georges-Eulas Poster. 
Ministre de la Milice et de la Défense. — L'bou. Sam Hugues. 
Ministre de l'Agriculture. — L'bon. Martin Burrell. 
Ministre de l'Intérieur. — L'bon. William James lîocbe. 
Ministre du Revenu de l'Iutérieur. — L'bou. V. E. Bloudln. 
Secrétaire d'Etat. — L'bon. Louis Coderre. 
Ministre des Douanes. — L'bon. Jobn Dowsley Reid. 
Ministre du Travail. — L'bon. T. W. Crotbers. 
Solliciteur général. — L'bon. A. E. Meighen. 



MEMBRES DU SENAT DU CANADA. 

(Traitements : Président, $4,000 ; cbaque sénateur, $2,500.) 

Président : L'HON. CHARLES-P.-A. LANDRY. 

QUEBEC. — 24. 

SÉNATEURS. DIVISIONS. ADRESSES. 

Les honorables. 

Bélque, Frédéric I De Salaberry Montréal. 

Bolduc, Joseph Lauzon ..St-Victor de Tring. 

BouchervUle, Su- C. B. Boucher de.. ..MoatarvlUe Bouchervllle. 

Boyer, Arthur.. . .• Rlgaud .Montréal. 

Casgrain, Joseph P. B De Lanaudlère. . ..Montréal. 

Choquette, A. P Grandville Québec. 

Cloran, H. J Victoria Montréal. 

Dandurand, Raoul De Lorimler Montréal. 

David, L. Mllle-Iisles Montréal. 

Dessaulles, G. C Rougemont St-Hyaclnthe. 

Flset, Jean-Baptiste BomuaiUl Golfe Rimouskl. 

Godbout, Joseph La Salle . . . . . . . . Saint-François, Beauce. 

Landry, A. C. P Stadacona Notre-Dame de Québec. 

Lavergne, Louis.. Kennebec ArthabasUa. 

Legrls, Joseph H Repentigiiy LoulsevlUe. 

Mackay, Robert Aima.. Montréal. 

Mltchell, William Wellington Drummondvllle. 

Montplaislr, Hippolyte Sbawlnlgan Trols-Rlvlères. 

Owens, William Inkerman..' Montréal. 

Pope, Rufus -..Bedford.. .. .. ..Cookshlre. 

Shehyn, Joseph Laurentldes Québec. 

Tessier, Jules La Durantaye. . ..Québec. 

Thlbaudeau, Alfred A De la Valllère.. ..Montréal. 

Wilsom, MareeilUn Sorel.. .. .. .. ..Montréal. 

113 



ONTARIO. — a4. 



Les honorables. 



Beitlie. Uuberl, BowmauviUe. 
BelcouTt, Napoléon A., Ottawa. 
Bowell, sir AlacUenzle, K.U.M.O., 

vUle. 
Corby, H., BelileyUle. 
Derbyshire, Daniel, BrockTDle. 
Doime-lly, j. J., Pinkerton. 
Edwarda, William 0., Ottawa. 
Frost, Frank T., Suilth'B Falls. 
Grordon, George, Stuigeua Falis. 



Jaffray, Robert, Toronto. 
Jones, i.,yimau Melviu, Toirouto, 
Iverr, James I\., Toronto. 
Mason, Col. James, Toronto. 
AlcUugli, George, Llodsay. 
McCall, Aiex., Sùncoe. 
McLaren, Peter, Perth. 
itatz, ValeiitLne, Paikhlil. 
Smith, E. D., Winojia. 
Taylor, George, Gananoque. 



NOUVELLE-ECOSSE. 
Les honorables. 



10. 



Cury, Nathîinlel, Amherst. 
Dennis, VVUliam, Halifax. 
FaiTrell, Kdward M., Llveryool. 
Qirrlor, iS. L., Autlgouisb. 
Mackeeu, David, Ilalifax. 



iicUouald, William, Little Glace Bay. 
ilcKay, William, Keserve Mines. 
Power, Lawrence Geoffrey, Uaillfax. 
Koche, VVUliam, Halifax. 
Koss, W. B., Mlddleton. 



NOUVEAU-BRUNSWICK. — 10. 

Les honorables. 



Baird, George T., Perth C«nti-e. 
Costigan, John, Bdmimdston. 
Daniel, John W., St. John. 
DomvlMe, Jas., Itotesay. 
Sllmour, Daniel, St-George, N. B. 



iCiug, George Geraid, Cbipman. 
McSweeuey, Peter, Moncton. 
Poirier, l'ascal, Sliédiac. 
Thompson, Frederick P., B^ederieton. 
TlioiTie, William II., St. John, N. B. 



ILE DU PEINCE-EDOUABD. — 4, 
Les honorables. 



Murphy, P. C, Tlgndsh. 

Prowse, Benjamin C, ChaiTlottetown. 



Robertson, James E., Montagne. 
Yeo, John, Port Hill. 



Bostock, Hewett, Kamloops. 



COLOIIBIE BRITAITNIQUE. — 8. 

Les honorables. 

1 Riley, George, Victoria, O. A, 
MANITOBA. — 4. 
Les honorables. 



Larlvlère, Alphouse A. C, Wianlpeg. 
Klrchhûffer, John Nesbitt, Bd-andon. 



Wataon, Robert, l'ortage-la-Pralrl*. 
Young, Fiodlay M., Klllarney. 



SASKATCHEWAN. — 4. 
Les honorables. 



Davis, Thomas O., Prince-Albert. 
Douglas, James M., Tautallon. 



Prince, Benjamin, Battûeford. 
Ross, James, H., Reglna. 



ALBERTA, — 4. 
Les honorables. 



De Veber, L. Geo., Lethbrldge. 
lougheed, James Alex^nder, Oargary. 



Foi-get, A. B., Banff. 
Talbot, Peter, Lacoml>e. 



Greffier du Séniit : — Samuel E. St 0. Chaplean. 
114 



M£MB££S D£ LA UHAMBKE DES UOMMUJ^ES OU CANADA. 

CrraitemenU : Président, $4,U00 ; Chef de l'Opyusitiun, $7,000 ; 
cliaque député, $-',&00j 

l'résideiit : L'UON. XUOilAiS SIMPSON SPKOULIi. 

Grefùer de la Cliambre des Coaiimiines ; — TUomas Baruard Flint, 
M.A., L(L.B., D.C.L., etc., etc. 

QUEBEC. 

COilTÉS. DÉPUTES. KÉSIUENCK. 

Argeuteull L'iiou. G. H. Perley c, O'JT Ottawa. 

Bagut Jusepli Edoiund Marelle 1., HÔ Acton-Vuie, Q. 

Beauce L<'liuu. Ut-Uii Sévtolu Bêlaud..!., VMi ijt-Josev'i ^e Beauct-. 

BeauUaruois L. J. Papmeau 1., li? Vallej'Ueld. 

Beiietliasse J. O. i.avaiiû<i c, 40 St-C'ajélau d'AruiagU. 

BerilUer J. A. Burieiti:: c, i:0 !it-BarlUëieiul. 

Boiiaveutuie L'Uon. tii4 .JiaJcB i., iOiU Aloutrêal. 

Brome U. il. Bausi' c, 2i 

Ctmml)\ï et VeLcUères. . . J. H. U.. Uïid\Ule c, 80 

Cliaiiii>laiii ..Jj'Uoii. P. U. Bloudiu c, ace. Ottawa. 

Cliuxie?uli Sir Itod. Forget c, 00:: iloiiUéai. 

Ouàteautu.ii James MonU c, lii Aubrey. 

Clilcoutimi et .Suiiueuay. . Joa. Girard . .c, laoy St-Gédéou. 

Ci/iuptou F. Oruniweli c., 7S Cookslilre. 

Deui-Moutajjaes J. A. U. Bihier 1., ace. Ste-Scliulaslique. 

Dorcliesiej A. Sévira/ c, 33a Quibee. 

Urummoud et Arthaba^jka. G. Bruuiliaxa 1-, 207 DrummondvlUe. 

Gaspé L. P. Uautliier c, 558 Ste-Aniie des ilooits. 

iloclielaga. . h'hoii. L. Goderre c, 2333 MouLréaJ. 

Huiitiiigdou James A. Kobb 1., 140 ValleyfiielU. 

Jacques-Cartier 

Jollette ..J. P. GuUbault c, 60 Jollette. 

KamourasLa '. . . liiruest Lapuluie 1., 86 Kiv.-du-XK)up. 

Labelle A. AeUim c, 84 Nominingue. 

Lapralile et NapUrTllle. it. Lauctot 1., 108 St-(JoustaJit. 

L'Assuuip.iun P. A. béguin 1., 300 St-Paul l'EPinite. 

LayaJ C. A. VV ilsoii 1., 199 Montréal. 

L«vU J. Buutlu-BoUL-assa 1., 828 St-Eomuald. 

L'ialet Kugèjje Paquet c, 440 St-Aubert. 

Lotblnlère KOmuad Fortler 1., 360 Ste-Crolx. 

Malaoaueuve Alpbous© Vervllle u., 2221 Moutiéal. 

Masliluungé A. BeUemare t., 111 St-Paulin. 

Meganllc L. Pacaud 1., 367 Thetford Mines. 

Missisquui. . F. VV. Kay I., 202 PUiilpsburg. 

Moutcalm D. A. Lafortuue 1., 58 Montréal. 

Moutmasjiy D. O. Lespérance c, 325 Québec. 

Moûtmoreiicy Sir Rod. Forget c, 67 Montréal. 

Montréal, Ste-Aone L'iion. 0. J. DoUea-ty e., 753 Ottawa. 

Montréal, St-Autaine. ..il. B. Ames c, 2009 Montréal. 

Montréal, St-Jacques.. ..L. A. LapoLnte !., 1514 '• 

Montréal, St-Lam-ent. . . It. Blckerdlke. . 1., 1049 

Montréal, Ste-Marie.. ..Médéric Martin.. 1., 2177 " 

Nicolet P. B. Lamarclie c, ]:;o " 

Pontlac G. B. Brabazon ..c, 593 portage-du Fort. 

Portneuf M. S. Deillsle 1., 739 Portneul. 

Québec Centre M. A. Lacliance 1., 593 Québec. 

Québec Est.. Sir Wilfrid Laurier 1., ace. Ottawa. 

Québec Ouest W. Power 1., 91 Québec. 

Québec (comté) L'hon. ï. C. Casgralu c, ace. Ottawa. 

Richelieu.. P. f. Artbur Cardin 1., 242 SoreL 

Rlcbmond et Walfe B. W. Tobin 1., 544 BromptonvlUe. 

Rlmouskl H. Boulay c, 432 Sayabeo. 

Eouvllle L'hon. R(x\. Lcmieux L, 278 Ottawa. 



(1) Xia lettre e signifie consea-rateur ; 1, indépendant ; 1, libéral ; o, oarrler. 
nombre qui suit ces lettres Indique la ina.lorlté obtenue par le député. 

115 



CHAMBRE DÉS COMMUNES — (Suite). 



COMTES. DEPUTES. EKSIDENCK. 

St-Hyacluthe L. J. Gauthier I., 140 Montréal. 

St-Jean et Iberville.. . . Jos. Demers I., t909 St-Jean. 

Shefford G. H. Boiviu '..1., 80 GraJiby. 

Sherbrooke F. N. McCrea 1., 39 Sherbrookf. 

Soulanges Sir Wilfrld Laurier.. .. .. ..1., 142 Ottawa. 

Staastead Chas. H. Ix)veU !.. 104 Coaticook. 

Témlscouata Clias. A. Gauvn.'au I., 212 Stanfold. 

Terrebonne 

Trois- Rivières et Saint- 
Maurice.. L'hon. J. Bureau 1., 2 Trols-Riviôres. 

Vaudreull Gus. Boyer 1., 215 Rlgaud. 

Wright B. B. Devliii I., 1184 Aylmer. 

Yamaska A. A. Mondou c, 83 Pierrevllle. 

ONTARIO. 

Algoma Est W. R. Smyth ^ c, 182 Rydal Hank. 

Algoma West A. C. Boyce c, 508 Sault-Ste-Marie. 

Braut J. H. Fisher c, 129 ParLs. 

Brantford W. F. Cock-shut c, 719 Brajitford. 

Brockvllle . . JoUn Webstea- c, 111 BrockvlUe. 

Bruce Nord llugh Clark.. c, 82 Kincardine. 

Bruce Sud E. R. Truax L, 124 Walkerton. 

Carleton W. F. Garlaod .c, Ottawa. 

Dufferln J. A. Best c, 1459 Shelbourne. 

Dundas A. Broder c, 644 Morrlsburg. 

Durham.. C. J. Thornton c, 727 Orono. 

BUgln Elst David Maishall c, 394 Aylmer, 0. 

Elgln Ouest L'hou. ï. W. CrotUeds c, 897 Ottawa. 

BssexNord.. 0. J. Wilcox c., 76 Woodslee. 

Essex Sud A. H. Clarke.. .. 1., 201 Calgary. 

Frontenac J. W. Edwards c, 853 Cataraqui. 

Glengarry J. A. ilcilillan 1., 225 Alexandria. 

Grenville L'hon. John D. Reid c., 910 Ottawa. 

Grey Est L'hon. T. S. Sproule c., 1085 Markdale. 

Grey Nord.. W. S. Middlebro c, 342 Owen Sound. 

Grey Sud R. J. Bail e., 48 Hauover. 

Haldlmand F. R. Lalur c, 679 Dunnville. 

Btilton David Henderson.. c., 319 Actou. 

Hamllton Est L'hou. S. Baker c., 2575 Hamilton. 

Hamllton Ouest.. .-. ...T. J. Stewart c, 1820 

Hastings Est .. ..'.. . . W. B. Northrup c, 1066 Bellevllle. 

Hastlngs Ouest Edwai-da Gus Porter c, 1771 

Huron Est J. Bowmaa c, 198 Brussels. 

Huron Ouest B. N. I^ewis c, 175 Goderlch. 

Huron Sud . . J. J. Merner. . c, m Zurich. 

Kent Est.. D. A. Gordon L, 283 Wallaceburg. 

Kent Ouest A. B. McColg 1., 66 Chatham. 

Klnffston W. F. Nlckle c. 345 Kingston. 

liambton Bat JE. Annstroag c, 494 Petrolea. 

Lambton Ouest Fred. P. Pardee 1., 89 Samla. 

Lanark Nord W. Thoburn c, 227 Almonte. 

Lanark Sud Adelbert B. Hauiia c, Perth. 

Leeds Hon. W. T. Whilc c, aec. Ottawa. 

ÎLennox-Addlngton W. J. Paul c, 1553 St. Catharines. 

Lincoln . . B. A. Lancaster c, 686 Tanworth. 

London Thomas Beattle c, 1926 London. 

Mlddlcsex Est S. F. Glass c, 382 London. 

Mlddîesex Nord Geo. A. Elllott c, 53 SyUan. 

Mlddlesex Ouest Dancan C. Ro«8 1., 130 Strathroy. 

Muskoka.. VV. Wright c, 1020 Huntsville. 

NlplsBlng L'hon. F. Oochranc c, ace. Ott&wa. 

Norfolk W. A. Oharlton 1., 118 Toronto. 

Northumberland Est.. ..H. J. Walker C, 391 Warkworth. 

Northumberland Ouest .". C. A. Munson c, 4 Cîobonrg. 

Outarlo Nopd S. S. Sharpe c, 558 Uxtwldge. 

lit! 



CHAMBRE DES COMMUNES — (Suite) 



COMTÉS. DÉPUTÉS. RÉSIDBNCB. 

Ontario Sud Wm. Smith <*.. 370 Coluinhiia. 

.,-.< o -x f A. K. Fripp ■., 523 Ottawn. 

Ottawa (C.tM, 2 s,èg.'s..-j j j_ Chabot .., 525 " 

Oxford Nord F. W. Nesbitt 1., 295 Woodstock. 

Oxford Suil D. Sutherland c, 24 Ingersoll. 

Parry Sound James Arthurs i'., 58 Powassan. 

Peel R. BlaiD c, 316 Brampton. 

Perth Nord H. B. Morphy c, 497 Listowel. 

Perth Sud M. Steele c, 82 Tavistoek. 

Peterboro Est J. A. Sexsmltb c, 593 Preneveau. 

Peterboro Ouest J. H. Bupnham c, 42 Peterborough. 

Prescott Ed. Proulx c, 1312 L'Orignal. 

Prince Edward R. R. Hepburn c, 280 PIctou. 

Renfrew Nord G. V. White c, 708 Pembroke. 

Reufrew Sud L'hon. G. P. Grali.Du 1., BTOckville. 

Russell L'hon. C. Murphy 1., 976 Ottawa. 

Simcoe Est.. .. .. •• . W. H. Bennett c, 466 Midland. 

Slmeoe Nord J. A. Currle <■., 172 Toronto. 

Simcoe Sud W. A. Boys c, ace. Barrie. 

Stormont D. O. Alguire o., 131 Cornwall. 

Thunder Bay J. J. Carrick c, ace. Port Arthur. 

Toronto Centri' Ed. Bristol c, 2162 Toronto. 

Toronto Est L'hon. A. B. Kemp c, 4630 " 

Toronto Nord Sir G. B. Foster c, 3317 Ottawa. 

Toronto Oupst Sir E. B. Osier c, 8007 Torouto. 

Toronto Sud..- A. C. Macdoncll c, 2863 

VIctorla-Hallbnrton L'hon. S. Hughes c, ace. Ottawa. 

Waterloo Nord W. G. Weiehe! c, 315 Waterloo. 

Waterloo Sud L'hon. G. A. Clare c, 790 Preston. 

WellnTid.. W. M. German 1., ace. Welland. 

Wellington Nord W. A. Clarke e., 25 Palmerston. 

Wellington Sud H. Gnthrie '.. . .1., 642 Gueiph. 

Wentworth ..Gordon C. Wilson c., 893 Dundas. 

York Centre T. G. Wallace c, 150 Woodliridge. 

York Nord J. A. M. Armstrong c., 69 Lloydtown. 

York Sud W. F. McLean <■., 5293 Toronto. 

NOUVELLE-ECOSSE. 

.\niiapolls \. L. Davidson e., 13 Mlddleton. 

.\ntlgonlsh W. Chisholm I., 481 Antigonish. 

Cap Breton Nord D. D. Mckenzie 1., 615 North Sydmy. 

Cap Breton Sud W. F. Carroll I., 200 Glace Bay. 

Colchester John Stanfield .. ..c, 643 Truro. 

Cumberland B. N. Rhodes c, 350 Amberst. 

Digby... C. Jameson c, 260 Dighy. 

GuysboToiigli J. H. Slnlair 1., 236 New Glasgow. 

„ " ,, /„ 1^ , < Sir R. L. Borden c, 161 Ottawa. 

Halifax (2 sièges) j ^ ^ Maelean 1., 159 Halifax. 

Hauts.. .. H. 0. Trcmaiii c, 86 Windsor. 

Inverness .\. W. Cliisholm 1., 1006 Margaree Hnrlionr. 

Klng's ..A. deW. Foster <•., 151 Kentville. 

Lunenbnrg D. Stewart c., 408 Brldgewater. 

Piéton.. E. M. Mncdonnld 1., 284 Pictou. 

RIchmond G. W. Kyte !.. 285 St. Peters. 

Shelburne et Queen'.s. . . Bowman B. Law 1., 149 Halifax. 

Tarmouth.. F. B. McCnrdy ..c. 1184 Tarmonith. 

NDUVEAU-BRUNSWICK. 

Carleton F. B. CarTell 1.. 11 Wooilstoek. 

Charlotte T. A. Hartt c, 19C St. Andre\v><. 

Gloiicester O. Tnrgeon 1., 992 Bathurst. 

117 



CHAMBRE DES COMMUNES — (Suite). 



COMTÉS. DÉPUTÉS- RÉ8IDENCB. 

Kent F. J. Robidoux o., 205 Rlchibncto. 

Klng's & Albert G. W. Fowler C, 332 Sussex. 

Northumberland W. S. Loggie 1., 393 Chatham, N. B. 

Restigouche Jas. Reld.. 1., 342 Charlo Station. 

Bt-Jean (cité) L'hon. Wm. rngsley 1., 65 St. John, N. B. 

St-Jean (cité et comté).. L'hou. J. D. Hazen c, ace. Ottawa. 

Sunberry et Queen's.. ..H. H. McLean ..]., 239 St. John, N. B. 

Victoria Plus Mlchaud 1., 1948 Edmuiidston, N. B. 

Westmoreland 

York H. F. Mcl^eod c, 1069 Frédêrlcton. 

ILE DU PRINCE-EDOUARD. 

Klngs J. J. Hughes c, 14 Souris. 

Prince J. W. Richards 1., 115 Bldeford. 

Queens D. Nicholson c, 383 CharlottetowB. 

Queens A. A. Mcl^ean.. .. .. .. . .c, 376 " 

MANITOBA. 

Brandon Sir J. A. M. Alkens c, 806 Wlnnipeg. 

Dauphin R. Crulse 1., 736 Dauphain. 

Llsgar W. H. Sharpe.. 1., 20 MauItoB. 

Macdonald .\lex. Morrlson c, 792 Homewood. 

Marquette L'hon. Wm. James Roche... c, acp. Ottawa. 

Portage la Prairie L'hon. A. B. Melghen c, G75 Ottawa. 

Provencher J. C. MoUoy 1., Morris. 

Selklrk G. H. Bradbury.. c, 87 Selklrk. 

Souris P. L. Scbaffoer c, 164 Bolssevain. 

Wlnnipeg L'hon. R. Rogers c, ace. Ottawa. 

SASKATCHEWAN, 

Assinlbola J. G. Tnrriff 1., 2226 Regina. 

Bdttleford A. Champagne.. 1., 2100 Battleford. 

Humbolt D. B. Neely 1., 3518 Humbolt. 

Mackenzie E. L. Cash 1., 200 ïorkton. 

Moosejaw Wm. E. Knowles I., 2332 Moosejaw. 

Prince- Albert James McKay c, 355 Prince- Albert. 

Qu'Appelle . . L. Thomson.. 1., 424 Wolse-ley. 

Regina W. M. Martin • I., 7.30 Regina. 

Saltcoats T. MacNutt 1., 085 Saltcoats. 

Saskatoon.. .. .. j. ..Geo. MoGraney 1., 1582 Saskatoon. 

ALBERTA. 

Calgary ..R. B. Bennett ■c., 2000 Calgary. 

Edmonton L'hon. Frank Oliver )., Edmonton. 

Macload D. Warnock 1., Plncher Creek. 

Médecine Hat W. A. Buchanan ..!., 465 Lethbridge. 

Red Deer M. Clark 1., .500 Olds. 

Strathcona ..James M. Douglass 1., Strathcona. 

Victoria W. n. Whlte 1., .523 Fort Ssakatcliewan. 

COLOMBIE BRITANNiaUE. 

Comox-Atlin H. S. Cléments c, 188 Prince Rupert. 

Kootenay R. F. Green c, ace. Victoria. 

Nanaimo F. H. Shepherd c, 088 Nanaîmo. 

New Westminster J. D. Taylor c. New Westminster. 

VanccuTer City H. H. Stevens c, 3256 Vancouver. 

Victoria.. .. G. H. Barnard c, 484 Victoria. 

Yale et Carlhoo L'hon. Martin Burrell c. ace. Ottawa. 

TERRITOIRE DU YUKON. 

Yukon '. Alfred Thompson C, 400 Daw-ion. Y. T.- 

118 



Quand nous avons entrepris, il y a deux ans, la publication de nos 
Livres de prix Canadiens, nous étions bien persuadés qu'en dépit des 
grandes difficultés que nous aurions à surmonter dès le début, notre 
public enseignant ne tarderait pas à se rendre compte que cette inno- 
vation répondait a un désir universellement répandu et qui devait finir 
à la longue par s'imposer. 

Mais cependant, et si convaincus que nous fussions de l'importance 
et de l'opportunité de cette innovation, nous n'aurions jamais osé espé- 
rer que notre vœu pourrait aussi rapidement recruter des suffrages 
parmi ceux-là mêmes qui ont le plus mission parmi nous de diriger et" 
d'orienter les esprits. Parmi ces suffrages, nous en choisissons deux 
qui nous sont tout particulièrement agréables et précieux, l'un prove- 
nant du Primat de l'Eglise du Canada, Son Eminence le Cardinal Bégin, 
et l'autre de l'homme si distingué en qni nous reconnaissons l'un de nos 
plus grands hommes d'Etat, Sir Wilfrid Laurier. Ces deux lettres, si 
éloquentes en leur brièveté, nous sont un sûr garant que nous marchons 
dans la bonne voie et nous engagent à y persévérer avec un renouveau 
de vigueur. 



Québec, 19 juillet 1914. 



Messieurs, 



Je suis heureux de pouvoir recom- 
mander tout spécialement la lecture 
des œuvres canadiennes - françaises 
publiées par la Librairie Beattchk- 
MiN Limitée, de Montréal. 

Dans les diverses collections que 
le publie connaît déjà, tous nos au- 
teurs canadiens sont représentés par 
des ouvrages des plus instructifs et 
des plus intéressants au double point 
de vue historique et national. 

Signé t L. N. Cardinal BEGIN, 

Archevêque de Québec. 



Ottawa, 28 septembre 1914. 
Messieurs, 

J'ai parcouru le catalogue de la 
Bibliothèque Canadieaine que vous 
avez publiée, et qui comprend la pins 
grande partie des productions de nos 
meilleurs auteurs. 

Je suis heureux de donner toute 
mon arpprobation à cette entreprise 
qui est une œuvre de haut patriotisme 
pour la diffusion de laquelle je vous 
souhaite le plus grand succès possible. 

Croyez-moi, Messieurs, 

Votre tout dévoué, 

Wilfrid LAURIER 



Le catalogue des Publications de la Libkaibie Beatjchemin sera 
adressé franco ft toute personne qui en fera la demande. 

119 




LA PROVINCE DE QUEBEC 



La province de QiiÇbec occupe les deux versants du fleuve St-Laurent, depuis la 
province d'Ontario Jusqu'à l'Atlantique. 

Lieutenants-gouverneurs depuis la Confédération : 

Date de leurs fonctions. 

L'iion. Sir N. P. Belleau 1867-1872 

" Reaié EdOTiard Caron 1872-1876 

" Luc Letelller de St-Just 1876-1879 

Théodore Robltallle 1879-1884 

L. P. R. Masson 1884-1887 

Sir A. R. Angers 1887-1892 

Sir J. A. Chapleau 1892-1898 

Sir L. A. Jette 1898 1908 

Sir C. P. A. Pelletier 1908-1911 

" Sir Prs Langeilier 1911- 

Premiers ministres : ■ 

Date de leur maintien au pouTolr. 

L'iion. r. J. Chauveau Conservateur 1867-1873 

" G. Onlmet Conservateur 1873-1874 

" Sir C. B. de Boucherville Conservateur 1874-1878 

Sir G. Jrtly Lib&ral 1878-1879 

J. A. Chapileau Conservateur 1879 1882 

" J. A. Mousseau Conserv.ateur 1S82-1S84 

J. J. Ross> Conservateur 1884-1887 

" L. O. Taillon... ... Conservateur 1887-1887 

" Honoré Mercier Libéral 1887-1891 

" Str 0. B. de EoiichervIUe Conservateur 1801-1892 

" L. O. Taillon Conservateur 1892 1895 

R. J. Plynn Conservateur 1895-1897 

F. G. Marchand Libéral 1897 1900 

S. N. Parent Libéral ...1900-1905 

Sir L. Gouin Libéral ...1905- 

La province de Québec est gouvernée comme suit : 

1° Par un dieuteiiant-gouverneur nommé pour cinq ans par le gouverneur général eu 
conseU. 

2° Par un CoTisell Législatif de 24 membres nommés ô vie par le llputenant-gou- 
Temeur en conseU. 

3° Par l'Assemblée Législative qui compte 81 membres il présent, élus ponr cinq 
ans. 

Il y a a présent deux principaux partis politiques : le parti llibérall et le parti 
cnmseirvateTir. 

Bn vertu de la coutume dev«n\ie fol tradltioninelile, le premier ministre est choisi 
par le liputcnant-gouverneur dans le parti qui obtient une majorité il l'Assemblée 
Législative, et le premier ministre choisit ses collègues et smwne't son choix fl l'ap 
probatlon du lieutenant-gouverneur. Tous les mlulsires doivent se faire réélire «prôs 
leur nomination. 

120 



LIEtJTENANT-GOUVEENEUR DE LA PROVINCE 
DE QUEBEC 




SIR FRANÇOIS-CHARLES LANGELIER 



^ Né à Ste-Rosalie, P.Q., le 24 décembre 1838. — Fit son éducation au 
Collège de Saint-Hyacinthe et à l'Université Laval, en sortit " avec 
grande distinction" et entra au Barreau en 1861. — Fit un séjour à 
Paris pour y compléter ses études de droit, revint en 1863 et fut nom- 
mé professeur de Droit Romain à l'Université Laval de Québec dont il 
est aujourd'hui le doyen de la Faculté et membre du Conseil. — Nommé 
C. R. Québec 1878, et Ottawa 1880. — Bâtonnier général de la pro- 
vince de Québec en 1887. — Ancien président de l'Institut Canadien 
de Québec. — Maire de Québec de 1882 & 1890. — Président du Conseil 
des Arts et Manufactures en 1887. — Libéral. — Se présenta en 1871 
à Bagot pour la Législature Provinciale et échoua. — Elu en 1873 pour 
Montmagny. — Battu en 1875, fut élu pour Portneuf en 1878, aux 
élections générales provinciales, et y resta jusqu'en 1881. — En 1884 
fut élu pour Mégantic à la Chambre des Communes. — En 1887 se fit 
élire pour Québec-Centre qu'il a représenté jusqu'en 1908, époque o\\ 
il a été nommé juge. — Fit partie du gouvernement Joly comme com- 
missaire des terres de la couronne, puis trésorier provincial. — En 
1898 fut appelé au poste de juge en chef de la Cour Supérieure à 
Québec. — Créé chevalier par le roi Edouard VII en 1908. — Nommé 
lieutenant-gouverneur de la province de Québec, le 4 mai 1911, pour 
suc éder à Sir Pantaléon Pelletier, décédé. 

121 



CABINET PROVINCIAL 




SIR LOMER GOUIN, 
PKEMIEB MINISTRE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC 

Conseil du Roi, Chevallier et Commandeur de l'Ordre de St-Mlchel et de St- 

Qeorges, Olflcler de la Légion d'Honneur, ComiBUindeur d« l'Ordre du 

roi Léopold, de Belgique Docteur en Droit des Unlvenlté» 

Liajvail, McGlU et LeHnoxvllle. 

Né i Grondines (Portneuf), le 19 mars 1861, fils de M. J. N. Gouin, 
médecin. — Admis à la pratique du droit en 1884. — Conseil du Roi. — 
Docteur en droit. — Elu président du Club National en 1889. — Elu 
écbevin du quartier Est de Montréal en 1898; donna sa démission en de- 
venant ministre. — Membre du Conseil de l'instruction publique. — Mi- 
nistre de la Colonisation et des Travaux publics dans le gouvernement 
Parent, de 1900 à 1905. — Premier ministre de la province et procu- 
reur-général, depuis le 23 mars 1905. — Régla à l'avantage des pro- 
vinces la question du Subside fédéral en 1906; fonda l'Ecole des Hautes 
Etudes Commerciales à Montréal et les Ecoles techniques de Montréal 
et de Québec en 1907. — Créé chevalier en 1908, et commandeur de 
l'Ordre de St-Michel et de St-Georges en 1913. — Député de Saint- 
Jacques (Montréal), de 1897 à 1908. — Elu député de Pobtneuf en 
1908. — Elu simultanément député de Portneuf et de St-Jean en 1912, 
opta pour Portneuf. — Résidence, Québec. — Libéral. 

122 



CHEF DE L'OPPOSITIOÎÏ 




M. JOSEPH-MATHIAS TELLIER 

Né à Ste-M6lanie, comté de Juliette, le 15 janvier 1861, fila de 
Zéphirin Tellier et de Dame Luce Ferland. — A fait ses études au 
collège de Joliette et à l'Université Laval, à Québec. — Maire de la 
ville de Joliette de 1903 à 1910. — Membre du Conseil de l'Instruction 
publique. — Elu député de Joliette à l'Assemblée législative en 1892 
et toujours réélu depuis. — Cbef de l'opposition depuis 1908. — Rési- 
dence, Joliette. — Conservateur, 



123 



MINISTRES DU CABINET PROVINCIAL — (Suite). 




AXiLAHD 

(J/lioii. Jules), avocat. 
Min. des Terres et Porftts. 
Député d'Yamaslia de 
1S97-I904. Anaien cons. 
législatif. Ministre des 
Travaux Publics et de 
l'Agriculture 1905 - 1909. 
Min. des Terres et ITorêts 
en 1909. Député de Dnim- 
mond en 1910 et 1912. 
Résidence, St - François - 
du-Iiac. Libéral. 



■lASCHERBAU 
(L'iioi). L. Alexandre), 
avocat. Ministre des Tra- 
vaux Puliflics et du Tra- 
vail. Député de Montmo- 
rency en 1900, 1901, 1907, 
1908, 1912. Ministre des 
Travaux Publics en 1907. 
Résidence, Québec. Libé- 
ral. 




(L'iion. Jërémle), avocat. 
Secrétaire de la province. 
Député d'Hoclielaga eu 
1904, 190S. Ministre de 
r Agriculture en 1909. Se 
orétajiire de la province 
en 1S09. Député de Mal 
sonnfsuve en 1912. Rési 
dence, Montréal. Libéral. 




MERCIEB 
(T/tiun. Honoré), Min. de 
la Colonisation, des Mines 
et des Pêcheries. Député 
de Ohateauguay en 1907, 
1908. 1912. Ministre de la 
Colonisation, des Mines et 
des Pêciierles en 1914. 
Résidence, Québec. Libé- 
ral. 




GABON 

(L'bon. Joseph-Edouard), 
cultivateur. Min. de l'A- 
griculture. Député de 
l'Islet en 1902, 1904, 1908. 
Député des Iles de la 
Madeleine eu 1912. Mi- 
nistre de l'Agriculture 
en 1909. Résidence, Qué- 
bec. Libéral. 

124 



TESSIER 
(L'hon. Joseph -Adolphe), 
avocat. Ministre de la 
Voirie. Député de Trois 
Rivières en 1904, 1908 
1912. Ministre de la Vol 
rie eu 1914. Résidence 
Trwls- Rivières. Libérai. 



MINISTRES DU CABINET PROVINCIAL — (Suite). 





KAINE 
(L'hou. John), marchan'l 
de bols et propriétaire de 
naylres. Députe de Qué- 
bec-Ouest en 1904, 1908, 
1912. Ministre sans por- 
tefeuille en 1906. Rési- 
dence, Québec. Libéral. 



PBRODBAU 

(L'iion. Narcisse), no- 
taire. Cîonselller législa- 
tif ponr la division de 
Sorefl en 1897. Ministre 
sans portefeuille en 1910. 
Résidence, Montréal. Li- 
béral. 




MITCHELL 
(L'Hon. Walter G.), avo- 
cat. Trésorier provincial. 
Assermenté canime mi- 
nistre le 12 noveinibrf' 
1914. Résidence, Moul 
réal. Libéral. 



CHANSONS POPULAIRES DU CANADA (Avec annotations) , par Ernest Ga- 
gnon, 1 volume in 8, 9 x 6 pcs, 350 pages, broché $0.90 

Le même ouvrage relié toile $1.50 

Ce livre est une œuvre vralmeut nationale. Toutes les vieilles chansons de 
France que le Canada a adoptées et souvent transformées sont indiquées avec 
les variantes et aussi avec le texte original français. Les airs sont notés, et 
des observations concises précèdent chaque chanson et expliquent la transfor- 
mation subie. C'est un des documents les plus curieux que l'on puisse se pro- 
curer sur l'évolution du Canada français. 



LES ANCIENS CANADIENS, par Philippe Aubert de fiaspé. 1 
X 6, 271 pages, broché 



volume, 9 
.. $1.00 



De tous les auteurs canadiens, M. Philippe Aubert de Gaspé est, sans con 
tredit, celui qui nous a transmis les détails les plus complets et les plus au- 
thentiques sur la vie, les mœurs et les coutumes de nos pères après les jours 
sombres de la cession à l'Angleterre. Conteur infatigable, doué d'un rare talent 
d'appréciation des hommes et des événements, il nous a transmis, sur les Inci- 
dents de cette triste époque, des renseignements qui éclairent d'un Jour pré- 
cieux la lutte de nos pères pour le maintien de l'idée et de la vie françaises. 
Tous ces récits, faits sur un ton facile et gai, sont de vrais documents histori- 
ques qu'il n'est pas permis à un bon Canadien d'ignorer. 

LIBRAIRIE BKAUCHBMIN I.IMITTÎE, 79. rue Saint-Jacques. Montréal. 



12fi 



CONSEILLERS LEGISLATIFS (*) 



(L'honoT«bl« Adtlïrâ 
Turgeon), Arocat. Député 
de Bellecbasse de 1900 a 
1909. Ministre de la Colo- 
nisation et des Mlnea en 
1897. Min. de l'Agrlenl- 




tnï« eB 1900. Wia. des 
Terres et Forêts en 1905. 
Oonselller législatif pour 
la division de la Valllêre 
em 1909. Résidence, Qué- 
bec. Libéral. 



L'HONORABLE ADELARD TXTHGEON, 
Président du Conseil Législatif. 




BBRTHIAUMB 



(L'hon. Georgea-I (L'hon. Trefflé), 
Elle), Industriel.lJournallste. Conseil- 
Conseiller législatif 1er législatif pour la 





pour la division de 
La Durant a. ve en 
1911. Résidence, 
Québec. Ldbéral. 



division J'Alma en 
1896. Résidence, 
MontréaJ. OoMierv*- 
tenr. 



De Bouchervxlle 



(Six CharlesB.-B.). 
Médecin. Oonselller 
législatif pour la 
division de Momtar- 
vine en 1887. Ré- 
sidence, Bcracher- 
vUle. Oansarrateur. 



BRTSON 

(L'hon. George) , 
marchand de bols. 
Conselllea- législatif 
pour la division 
d'Inkemnan en 1887. 
R68ld«no«. Fort Oou- 
lonxe. LlMrtl. 





CHAMP A»NB 



(L'hom. Hector), (^'bon- Thomas), 
avocat. Oonselller '"^''^^t ** Jouma- 
législatlf pour laî^^ste. Couselller lé- 
dlvlslon des MUle- 1 '^»^a^' P<««' 1» ^^- 
Isles en 1908. Ré- vision des Lauren 



sldence, St - Eusta- 
che. Libéral. 



tldes en 1892. Ré.sl- 
dence, Québec. Con- 
servateur. 



OHOQUETTB 

(L'hon. Ernest), mé- 
decin. Conseiller lé- 
gislatif pour la di- 
vision de Rouge- 
mont en 1910. Ré- 
sidence, St-HUalre. 
Libéral. 




CORMIBR 

(Jj'hoa. Napoléon) , 
marchand. Oomaell- 
1er législatif pour 
la division de Een- 
nebec en 1889. Ré- 
sidence, Pl«ealsrllle. 
Libéral. 



(*) L.e Coaseil Légrlslatif se compose de 24 membres nommés à vie par 
le lieutenant-gouverneur en coaseil. II n'y a que deux provinces, dans le 
Dominion, qui possèdent un Conseil Législatif : Québec et la NouTelle- 
Ecosse. 



CONSEILLEiRS LEGISLATIFS DE LA PROVINCE DE QUEBEC— (Suite) 



■'^5^^ 




DE VARENNES 



(L'hon. Ernest-F.), 
notaire. Conseiller 
législatif pour la di- 
vision de Bedford 
en 1904. Résidence, 
Waterloo (Québec). 
Libéral. 



DM, OKU 

(L'hon. G. -Eugène), 
Industrleil et agri- 
culteur. Conseiller 
législatif ponr la 
division de LaSalle 
en 190T. Résidence, 
Beauport. Libéral. 




OARNBAU 



(L'hon. Némèse), 
agronome. Conseil- 
ler législatif pour 
la division de Sha- 
wlulgan en 1901. 
Résidence, Québec. 
Libéral. 




UiLJlAN 

(L'hon. rrands-Ed- 
ward), avocat. Oon- 
selllea- législatif 
pour la division de 
Weailngton en 1887. 
Résidence, Montréal. 
Libéral. 





ai ROUA BD 

(L'hon. Jera), mé- 
decin. Conseiller 
législatif pour la 
dlTlilon de De Lorl- 
mleiT en 1897. Bésl- 
sldence, Lon^eull. 
Oon»err«tenr. 



(John - Hall), avo- 
cat. Ooueellller lé- 
gislatif ponr la dl- 
I vision de Orandyllle 
jen 1914. Bésldemoe, 
iNew-Carll«le. Llbé- 
I r*l. 



ROBERGB 




SIMARD 



(L'hon. J. -Eugène), (L'hion. Georges- 
marchaittd. Conseil- i À.), pharmacien. 



1er législatif pour 
la division de Lau- 
zon en 1912. Rési- 
dence, St-Vlt&l de 
Lambton. LlMra,!. 



Nommé conseiller 
législatif pour la 
division de Repen- 
tigny en 1913. 
Résidernoe, Mont- 
réal. Libéral. 




SMITH 

(L'hon. George-Ro- 
bert), s'occupe d'ex- 
ploitation minière. 
Conseiller législatif 
pour la division de 
Victoria en 1911. 
Résidence, Thet- 
ford Mines. Libéral. 




TDRNHR 

(L'hon. Rlcbard), 
marchand et arma- 
teur. Canselller lé- 
gislatif pour la di- 
vision du Golfe en 
1897. Résidence, 
Québec. Libéral. 



Officiers du Conseil Législatif, 

R. Campbell, 

Greffler et Comptable. 

E. A. Panet, 
Assistant-Greffier. 

L. A. Fortier. 

Greffier du Journal français et tra- 
ducteur. 

J. E. Barihemi, 

Sergent d'Armes et Greffier des 
Comités. 

Arthur St-Jacques, 
Gentilhomme Huissier ft la Verge 
Noire. 



127 



DEPUTES A L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE 



(L'honorable OlMer - Cy- 
rille Delflge), notaire. Dé- 
puté du comté de Québic 
en 1901, 1904, 1908, 1912. 




Président de l'Assemblée 
législative en 1912. Ré- 
sidence, Québec. Libéral. 



L'HONORABLE OLIVIER-CYRILLE DELAGE. 
Orateur de l'Assemblée Législative. 





BENOIT 

(Joseph - Aldérlc), 
cuiltivateur et com- 
merçant. Député 
d'Ibervllle en 1906, 
1908, 1912. Rési- 
dence, St-Grégoire 
le-Grand. Libéral. 



BBENIBR 

(Alphonse), avocat. 
Député de Lévls en 
1912. Résidence, 
Lévls. Conserva- 
teur. 



BERUBE 

(Léo), avocat. Dé- 
puté de Témlscoua- 
ta en 1912. Rési- 
dence, Praserville. 
Conservateur. 





BISSONNET 

(Alfred), Industriel. 
Député de Stanstead 
en 1913. Résidence. 
Stanstead Plaln. 
Libéral. 



(Télesphore - Da- 1 (Fabien), avocat, 
mien), JournaUste. I ^^^^^^ ^^ Bonaven- 



Député de St-Hya 
clnthe en 1912. Ré- 
sidence, St-Hyacln- 
the. Libéral. 



ture en 1914. Ré 
sldence, New - Car- 
llsle. Libéral. 



Bl'LLOrK 
(William - Stephen), 
industriel. Député 
de Shefford en 1912. 
Résidence, Roxton 
Pond. Ijibéral. 




CAMPBELL 
(George - B.), mar- 
chand de bois. Dé- 
puté de Pontlac en 
1912. Résidence, 

Ottawa. Conserva- 
teur. 



128 



DEPUTES A L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE — (Suite) 




OANNON 
(Lucien), avocat. 
Député de Dorches- 
ter en 1913. Rési- 
dence, Québec. Ll- 
béraJ. 




CARBONNEATJ 

(Jean - Baptiste), 
agent de colonlsa- 
Hou. Député du Lac 
St - Jean en 1908. 
1912. Résidence, 
RoberraJI. Libéral. 



CARON 
(Donat ) , agent. 
Député de Matane 
en 1899, 1900, 1904, 
1908, 1912. Rési- 
dence, St-Octave de 
Métis. Libéral. 




COUSINBAU 

(Phiilémon), avocat. 
Député de Jacques- 
C;xrtier en 1908, 
1912. Résidence, 
ville St - Laurent. 
Conservateur. 




(P lierre), avocat. 
Députe de Charae- 
volx eu 1897, 1904, 
1908. Député de 
Cbatflevol.^ et Sague- 
nay en 1912. Rési- 
dence, La Malbale. 
Coneervatenr. 




DBLISLE 
(Georges), Indus- 
trie]. Député de St- 
Maurice en 1908, 
1912. Résidence, 
Yamachlche. Libé- 
ral. 




DEMERS 
(Joseph ), marcband. 
Députe de Mégan- 
tic en 1912. Rési- 
dence, Thetford 
Mines. LibêTa3. 




DESAULNIERS 

(Eugène - Merrill), 
médecin. Député de 
ChamMy en 1909, 
1912. Résidence, 
St - Lambert. Libé- 
ral. 




DORIS 



(Cyprlen), cultiva- 
teur. Député de 
Napierville en 1897, 
1900, 1905, 1908, 
1912. Résidence. 
St-Miche(l-Archange. 
LibCraO. 




FINNIB 

(Jobn-T.), médecin. 
Député de la divi- 
sion St - Laurent 
(Montréad) «m 1908,' 
1912. Résidence, 
Montréal. Libéral. 




FORTIER 

(H.-Adélard), avo- 
cat. Député de La- 
belle en 1912. Rési- 
dence, Hull. Libé- 
ral. 



FRANCŒDR 
(Joseph - Napollêoin), 
avocat. Députe de 
Lotblnlère en 1908, 
1912. Résidence, 
Québec. LIbérail. 



]29 



DEPUTES A L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE — (Suite) 




GADOUET 
(Joseiph - Olivier), 
médeclD. Dépnté de 
Berthler en 1912. 
Résidence, Ber- 

thler. Ccxnserra- 

teur. 




GALIPEAUliT 
(Antonln), avocat, 
Député de Belle- 
chasse en 1909, 
1912. Résidence, 
Québec. Libéral. 



GAUI/r 

(Charles - Ernest), 
courtier. Député de 
la division St - An- 
toine (Montréal) en 
1907, 190S. Député 
de la division St- 
Georges en 1912. 
Résidence, Mont- 
réal. Conservateux. 




GENDRON 

(Ferdinand - Am- 
hroise), commerçant 
de bols. Député 
(l'Ottawa en 1904, 
1908, 1912. Rési- 
dence, Hull. Libé- 
rai!. 




GODBOUT 

(Arthur), avocat. 
Député de Beauce 
en 1902, 1904. 190S, 
1912. Résidence, 
St - Georges de 
Beauce. Libéral. 




GOSSBLIN 

(Joseph -Jean - Bap- 
tiste), cultivateur et 
commerçant. Député 
de Missisquol en 
1900, 1904, 1908. 
1912. Résidence, 
Notre-Dame de Stan- 
bridge. Libéral. 




GREGOIRE 

(Georges-Stanislas), 
médecin. Député de 
Frontenac en 1912. 
Résidence, Mégan- 
tlc. Libéral. 




LABISSONNIERE 

(Joseph - Arthur), 
cultivateur. Député 
de Chaimplaln en 
19 12. Résidence, 
Champlain. Conser- 
vateur. 




LANGLOIS 

(Joseph - Alphonse), 
gérant de manufac- 
ture. Député de la 
division St-Sauveur 
(Québec), en 190^, 
1912. Résidence, 
Québec. DuOTier. 



LAVERGNB 

(Armand), avocat. 
Député de Montma- 
gjiy a Ottawa de 
1904 à 1908. Dépu- 
té du même comté 
a la IX'gislature en 
1908, 1912. Rési- 
dence, Québec. Na- 
tionaliste. 




LE CLERC 

(Joseph - Eugène), 
agent d'assurance. 
Député de Québec- 
Centre en 1908,1912. 
Résidence, Québec. 
Libéral. 



I.IOMIKL'X 
(Gustave), dentiste. 
Député de Gaspé en 
1912. Résidence, 

Montréal. Libéral. 



130 



DEPUTES A L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE — (Suite) 




LETOURNEAU 

(Louis- Alfred), ma- 
niifacturler et épi- 
cier en gros. Dé^pu- 
té de Québec - Est 
en 1908, 1912. Rési- 
dence, Québec. Ll 
bérafl. 




LETOURNEAU 
(S ê vérin), avocat. 
Député d'Hochieiaga 
en 1912. Résidence, 
Montré'al. Libéral. 




LEA^ESQUB 
( Joseph-Wenceslas) , 
notaire. Député de 
Laval en 1908, 1912. 
Résidence, St - Vln- 
eent-de-Paul. Libé- 
ral. 




(Georges), notaire. 
Député de la divi- 
sion Dorlon (Mont- 
réall) en 1912. Ré- 
sidence, Montréal. 
Libéral. 




MORIN 

(Joseph - Octave), 
voyageur de com- 
merce. Député de 
rislet en 1912. Ré- 
sidence, Québec. 
Conservateur. 



OUELLETTB 

(Edouard), gérant 
de la Cie de Scie- 
ries Tooirvllle. Dé- 
puté d'Yamaska en 
1905, 1908, 1912. 
Résidence, Mont- 
réal. Libéral. 



PATENAUDE 
(Esioff - Léom), avo- 
cat. Député de La- 
piradrie en 1908, 
1912. Résidence, 
Montréal. Conserva- 
teur. 




IJÂ 

PBLOQUIN 
(Maurice - Louis), 
marchand. Député 
de Rlcheilieu en 
1912. Résidence, 
MassuevUlle. Libé- 
ral. 




PERR-ON 

(Joseph - Léonide), 
avocat. Député de 
Gaspé en 1910. Dé- 
puté de Verchères 
en 1912. Résidence, 
Montréal. Libéral. 




PETIT 

(Honoré), cultiva 
teur. Député de Chl 
coutimi et Saguenay 
en 1892, 1807, 1900, 
190i, 1908. Député 
de Chlcoutlmi en 
1912. Résidence, 
Ste-Anne de Chicou- 
tiiml. Libéral. 




PHANEUF 

(J. - Bméry), mar- 
chand. Député de 
Bagot en 1913. Ré- 
sidence, St-Hughes. 
Libéral. 




PHILPS 

(Andrew), mar- 
chand. Députa de 
Huntingdon ©n 
1913. Résidence, 
Huntingdon. Libé- 
ral. 



131 



DESPUTES A L'ASSBMBLiEE LBGISiLATIVE — (Suite) 




PILON 

(Hormisdas), culti- 
vatexïT et médecln- 
vétérlnaire. Député 
de Vaudreull en 
1902, 1904, 1908, 

1912. Résidence, 

St-Michel de Vau- 
dpeuil. LlbéraJ. 




PREVOST 

(Jean - Berchmans), 
avocat. Député de 
Terrebonne en 1900, 
1904, 1905, 1908, 
1912. Ministre de 
la Colonisation, 

des Mines et des 
Pêcheries en 1905. 
Résidence, St-JérO- 
me. Lnbéral oppo- 
sitionnlste. 




REED 

(Walter), entrepre- 
neur général. Dépu- 
té de l'Assomption 
en 1908, 1912. Ré- 
sidence, l'Assomp- 
tion. Libéral. 




ROBERT 

(Edmond - Arthur), 
prés, de la Mont- 
réal Street Ry. Co. 
Député de Beauliar- 
nois eu 1912. Ré- 
sidence, Montréal. 
Libéra,!. 





ROBERT ItOBERT ROBIIJ.ARD 

(J.-Bdinond), culti-| (Marcellin), caltl-i (Clémeat), indus- 
vateoiT. Député de î dateur. Député de,triel. Député de la 
RouHlle en 1908,1 St- Jean en 1910, division St - Jacques 
1912. Résidence, 1^13. Résidence. (Monitréal) en 1909, 



Marie ville. Libéral. 




SCOTT 
iNathaniel-Oeorges) , 
gérant de banque. 
Député de Comp 
ton en 1912. Rési- 
dence, Scotstown. 
Libéral 



St-Blaise. Libéral.; 19J2. Résidence, 
i Montréail. Libéral. 




SAUVE 
(Arthur), jouirma- 
liste. Député des 
Deux-Montagnee en 
1908, 1912. Rési- 
dence, St - Benoit. 
Conservateur. 




SEGUIN 
(J. - C - Napoléon) 
épicier. Député de 
la division Ste-Ma 
rie (Montréal) 1908, 
1912. Résidence 
Montréal. LIl)éral. 




SLATER 

(Harry), comptable. 
Député d'Argenteuil 
en 1912. Résidence, 
Lachute. Conserva- 
teur. 



SMART 

(Chai-les-Allan), In- 
dustriefl. Député de 
Westmount en 1912. 
Résidence, Mont- 
réal. Conservateur. 



132 



DEÇUTES A L'ASSEMBLEE LEGISiLATIVE — (Suite) 




STEIN 
(Adolphe), avocat. 
Députe de Kamou- 
rasba en 1912. Ré- 
sidence, Fraseryllle. 
Llbfaal. 




SYLVESTRE 

(Joseph-Isaîe), avo- 
cat. Députe de 
Montcal-m en 1908, 
1912. Résidence, 
Ste - Julienine. Oon- 
eervatetir. 




TANGUAT 

(Napoléon - Pierre), 
maa^^han<l. Député 
de Wolfe en 1904, 
1908, 1912. Rési- 
dence, Weedon-Cen- 
tre. Libéral. 




TANSBY 

(Denis), courtier 
d'assurances. Dépu- 
té de la division 
Ste-Anne (Montréal) 
en 1912. Résidence, 
Montréal. Conserva- 
teur. 




TESSIER 

(Auguste - Maurice), 
avocat. Député de 
Rlmouskl en 1912. 
Résidence, Rlmous- 
kl. Libéral. 




THERRIEN 

(Oalixte Emile), 

rentier. Député de 
Sherbrooke en 1911, 
1912. Résidence, 
Sherbrooke. Libé- 
ral. 




TOURIQNY 

(Paul), majchand 
industriel et cultl 
vateur. Député d'Ar 
thabaska en 1900 
1904, 1908, 1912 
Résidence, Victoria 
ville. Libéral 



TOURVILLB 



.(RodoiLphe), Indus- 
triel. Député de 
Masklnongé en 1912. 
Résidence, Montréal. 
LlbéraQ. 





TRAHAN : VILAS 

(Arthur), avocat, j (William -Frédéric) 
Député de Nlcolet 



en 1913. Résidence, 
Nlcolet. Libéral. 



manufacturier. Dé- 
puté de Brome eo 
1906, 1908, 1912. 
Résidence, Cowans- 
vUle. Libéral. ' 



LIVRES DE PRIX CANADIENS. 

Si l'on veut que nos auteurs 
soient connus et appréciés, aidons 
tout d'abord à les répandre parmi 
la jeunesse des écoles, et pour cela 
le moyen de diffusion par excellen- 
ce est le LIVRE DE PRIX de la fin 
de l'année scolaire. Les LIVRES DE 
PRIX CANADIENS ne contiennent 
que des ouvrages dus à des auteurs 
canadiens, et en donnant sosn appui 
à cette publication on fait œuvre 
de patriotisme au meilleur sens du 
mot. 



133 



PROVINCE DE QUEBEC 

SIEGE DU GOUVERNEMENT. QUEBEC. 

Lieutenant-Gouverneur (Traitement: $10,000), Sir F. C. Langc4ier, K. C. M. G. 

anclem juge de la Cour Supéileure à Québec. 

CONSEIL EXECUTIF. 

(Traitements : Premier ministre, $7,000 ; les autres ministres, $G,000). 

Premier ministre et p^rocureur général. — L'iiouorable Sir Ix>mer Gouln. 

Trésorieir de la Province. — 

Secrétaire de la Province. — L'Uon. Jérémie L. Décarie. 

Ministre des Terres et Forêts. — L'iion. Jules Ajllard. 

Ministre de la Colonisation, Mines et Pêcheries. — L'hon. Honoré Mercier. 

Ministre des Travaux Publies et du Travail. — L'hon. L. A. Tascbereau. 

Ministre de l'Agrlcuiture. — L'hon Joseph Edouard Caron. 

Ministre de la Voirie. — L'hon. Joseph Adolphe Tessier. 

Ministre sans portefeuille. — L'hon. John C. Kaine. 

Ministre sans portefeuille. — L'hon. Karcisse IP. Pérodeau. 



CONSEIL LEGISLATIF. 

(Indemnité: Président, $4,000; chaque conseiller, $1,500.) 

Président : L'hon. Adélard Turgeon. 

Aima L'hon. T. Berthiaume Montréal. 

BedfOFd ■' E. de Varennes Waterloo. 

De la Durantaye " Geo. E. Amyot Québec. 

De Lanaudière 

De Lorimier " J. Girouard Longueuil. 

De la VaHiliôre " Adélard Turgi on Québec. 

De Salaberry 

Gra/ndviUe " John H. Kelly New-Cavlisiîe. 

Inlierman " George Bryson Fort Coulonge. 

Kennebec " N. C. Coa-mier Pies.sisviJle. 

La Salle " C. B. Dubord Beauport. 

Lauzom " Eugène Kobej-ge St-Vital de Lamnton. 

Le Golfe " Richard Turner Québec. 

Les Lattrentides " Thomas Chapals Québec. 

Mîlle-Isles " Hector Champngne StEustachc 

Montarvillr " Sir C. B. de Bouchervllle. Bouchei-vi'lle. 

Repeatigny " Geo. -A. Siimard Montréal. 

Rigaud 

Rougemont " Dr Ern. Choquette St-Hilaii-e. 

Shawinlgan " Némèse Garneau Québec. 

Sorel " Narcisse Pérodeau Montréal. 

Stadacona 

Victoria " George Robert Smith.. .. Thetford Mines. 

Wellington.. . . ;. " P. Edward Gilman Westmount. 

Greffier du Conseil légishuif. — M. Kobei-t Campbell. 

ASSEMBLEE LEGISLATIVE 
(Indemnité: Président, $4,000; chaque député, $1,500). 
Président : L'hon. Cyrille P. Delâge. 
COMTÉS DÉPUTÉS RÉSIDENCE 

Argenteudl.. Ilarry Slater c, 118 Lachute. 

Arthabaska Paul Tourlgny 1., 370 Vlctoriaville. 

Bagot J. Eméry Phaneuf 1., ace. St-Hugues. 

Beauce .loseph-Arthur Godbout 1., 2548 St-Georges. 

Beauhai-nois E. A. Robert i., lil Montréal. 

Bellechasse Antonln Gallpeault 1., 777 Québec. 

Berthler J. O. G.idoury p., 1 Berthler. 

Bonaventure Fabien Bugeaud 1., ace. New-Carlisle. 

Brome William-Frédéric Vllas 1., 433 OowansvlUe. 

Chombly Euïène-Merrlll Desaulniers 1., 469 St-I-ninbert. 

Ohamplain J. A. lyabissouniêre c, 89 Champlaln. 

Charlevoix et Saguenay. . Pierre D'AuteuIl c, 56 Malbale. 

(1) La lettre c, signifie conservateur, i. indépendant. 1, libéral, n, nationaliste. 
o. ouvrier. Le nombre qui suit ces lettres indique la majorité obtenue par le député 
aux dernières élections. 

134 



ASSEMBLEE LiEGlSLATlVE — (Suite). 



COIITÉS DÉPUTÉS RÉSIDENCE 

CliûteaugTiay L'hon. Honoré llercler 1., ace. Montréal. 

Clilcoutimi.. Honoré Pietit.. .. .■ 1., 4SI Ste-A. de Chlcoutimi. 

Comptou N. G. ScLrtl I., 174 Scotstown. 

Deux-Montagnes Arthur Sauvé c, 261 Saint-Benoit. 

Doi-cliester . . I/ucien Canuou i., 114 Québec. 

Drummoud L'hou. Irs-Jules Allard 1., 212 Québec. 

Froûteuac G. S. Grégoire 1., 327 Mégantic. 

Gaspé Gustave Leiuieux 1., ace. Montréal. 

Uuutingdou Andiew Pbilps 1., 161 Huntington. 

IbervlUe JosepU-Aldéric Benoît I., 576 St-Grégolre-Je-Grand. 

Iles de-la-Madeleine.. L'Uon. J. E. Caron ■!., 191 Québec. 

Jacques-Cartier Phllëmom Cousineau t., 511 Ville St-Daureut. 

Jollette Jûs.-MatUlas Tellier.. .. ..c, 41 Joliette. 

Kamouraska Ad. Stein 1., 108 FraservIUe. 

Isabelle U. A. Fortier 1., 798 Hull. 

Lac St-Jean J.-B. Oarbonneau 1., 842 Roberval. 

Laprairle Esioff Léon Patenaude c, 85 Montréal. 

L'Assomptlo.i Walter Keed 1., 305 L'Assomption. 

Laval Josepli-Wenceslas Lévesque. . .1., 234 St-Vlncent de Paul. 

Lévis Alph. Bernier c, 376 Lévls. 

L'IsIet J. O. Moria c, 24 Québec. 

Lotblnlère Joseph-Napoléon Francœur. •.!., 1220 Québec. 

MalsonneuTe L'ùon. Jérémie-L. Décaxie. . .1., 641 Montréal. 

Masklnougé Rod. Tourville 1., 87 Louiseville. 

Matane Donat Caron 1., 199 St-Oetave de MétU. 

Mégantlc Jos. Deniers 1., 402 Thetford Mines. 

Missisquol Jos. -J.-B. Gosselin 1., 44 N.-D. de Stanbrldge. 

Montcalm Joseph Sylvestre c,, 141 Ste-Julleane. 

Montmagny Armand Lavergne.. .. .. ..n., 107 Québec. 

Montmorency L'hon. Ls.-A. Taschereau.. ..!., 239 Québec. 

Montréal, Dorlon Georges Mayraud 1., 53S Montréal. 

" Hochelaga.. . Sêvérin Létoumeau 1., 1111 Montréal. 

" Laurier Xap. Turcot o., 346 Montréal. 

" Ste-Anne.. ..Denis Tansey c, 175 Montréal. 

St-Georges C.-Einest Gault c, 1159 Montréal. 

St-Lauxent John-T. Pinnie 1., 133 Montréal. 

St-Jacqnes. ..Olément Roblllai-il 1., 760 Montréal. 

St-Œxwiis 

Ste-Marie.. ..Napoléon Séguin 1., 2020 Montréal. 

NapiervUle Cyprien Dorris 1., 234 St-Mlchel-Archange. 

Nlcolet Arthur Trahan 1., 970 Nlcolet. 

Ottawa Feidlnand- Aimbroise Gendroii. .1., 1410 HtiU. 

Pontiac Geo.-B. Campbell c, 9 Ottawa. 

Portneuf L'hon. Sir Lomeo- Gouin.. ..1., 1187 Québec. 

Québec ,é ..L'hin. Cyrllle-F. Deiftge.. ..1., 212 Québec. 

Québec-Centre Eugène Leclerc 1., 397 Québec. 

Québec-Est Ls-Alfred Létoumeau 1., 800 Québec. 

Québec-Ouest L'hon. John-C. Eaine 1., 73 Québec. 

Richelieu M. L. Péloquin 1., 297 MassuevUle. 

Richmond 

Rlmouski .\ug.-M. Tessier ]., 190 Rlmouskl. 

RouvUle J. -Edmond Robert 1., 417 Marlevllle. 

St-Hyacluthe T.-D. Bouchard 1., 90 St-Hyacinthe. 

St-Jean Marcellin Robert I., 119 St-Blaise. 

St-Maurlce Geo.-Isidore Delisle !.. 234 Yamachlohe. 

St-Sauveur Jos. -Alphonse Langlols o., S4S Québec. 

Shefford W. S. Bullock ..!., 261 Roxtom Pond. 

Sherbrooke Calllxte-E. Therrlen.^ 1., 410 Sherbrooke. 

Sou'langes 

Stanstead .\Ifred-Jos. Bissonnet 1., ace. Rock-Island. 

Témlscamingue 

Témiscouata J.-A.JLéo Bérubé c, 207 PraservUle. 

Terrebonne Jean Prévost 1., 890 St-JérOme. 

Trols-Rlvdères L'hon. Jos.-Adolphe Tessier..!., 170 Trois-Rivières. 

Vaudreull Hoi-misdas Pilon 1., 577 Vaudreull. 

Verchëres Jos.-Léonide Perron 1., ace. Montréal. 

Westmount.. .. .. . . C.-A. Smart. c, 484 Montréal. 

Wolfe Nap.-P. Tanguay 1., 171 Weedon-Centre. 

Yamoka Bdouard Ouellette L, 311 MontréaL 

Greffier de l'Assemblée législative. — L. P. Geoffrlon. 

135 



TRIBUNAUX. 

ooua BDPRÊME DE LA PUiasANGB DU CANADA. -— {SUgt à Ottawa) 

Juge en chef : Rlght Hon. Sir Charles Fitrpatrick ; — juges puînés, les honorable» 
Sir Louis H. Davies, Joliu Idington, L. P.Dufî, F. A. Ansliii et h. P. Brodeur. 
(Traittmenti : Juge en ohef, |10,000 ; chacun des autrei jures, |9,000). 

B. R. Cameron, C. R., régistraire. — C. H. Masters, C. R., rapporteur. — I,. W. Cou- 
'lée, acsist. -rapporteur. 

COUR DE l'Échiquier. 

(Peut siéger en tout li&u dans le Dominion.) 
L'bon. W.G. P. Cassels, juge.— L'hon. h. A. Audette, ju^e assi.slant, C. Morse 
C. R., régistraire. 

TRIBUNAUX DE LA PROVINCE DE QUÉBEC. 

JUGES DE LA COUR DU BANC DU ROI. 
Juge en chef: L'hon. Sir Horace Archambault ; juges puînés: les hon. N. W. 
Trenholme, A. G. Cross, Jos. Lavergne, H. G. CarroU et H. H. A. Gervais. 

(Traitements: Juge en chef, $8,000; chacun des autres juges, $7,000). 
Chênevert et Pouliot, greffiers. 
A Montréal: C. A. ChÊnevert. — A Québec: Alphonse Pouliot. 



ROMS DES JUGES DE LA COUR SUPÉRIEURE, LEUK BÉSIDENCÇ ET LES 
DISTRICTS QUI LEUR SONT ASSIGNÉS. 

NOMS. RÉSIDKNCB. DISTRICTS. 

L'hon. C. P. Davidson, juge en chef $8,000 Montréal Montréal. 

L'hon. F. X. Lemieux, juge en chef 

suppléant, à Québec 8,000 Québec ^Québec. 

L'hon. N. Charbonneau, j. p 7.°°° 1 



Ed. Guèrin, j. p. 

J. S. Archlbald, j. p 

John Dunlop, j. p 

Kug. Lafontaiiie, j. p 

J. E. Robidoux, j.p 

Louis Tellier, j. p 

T. Fortin, j.p 

H. C. St-Pierre, j. p 

ce. deLorimier, j. p 

Chas. Archer, j. p ... 

R. A. E. Greenshields, j. p. 

L. P. Demers, j. p 

Slméon Beaudin, j. p 

Campbell Lane, j. p 

L- E. Panneton, j.p 

J. C. McCorkili.j.p 

A. Malouin, j.p 

L. J. Cannon, J. p 

C. E. Dorion 



/"Montréal. 



Montréal et 

Terrebonne. 



Montréal J Montréal 



W. Mercier, j. p 


... 17,000 


Dom. Monet, j. p 


... 5,000 


F. X. Drouiu, j.p 


... " ] 


F. S. Tourigny, j.p 


••• " . 


M.Hutchison, j. p 


.... " 


Arthur Globenskyj. p.... 




F. 0. Dugas, j. p 


" 


J. M. McOougall, j.p 




P. G. Martineau, j.p 


... 7,000 


W. W. Lynch, j.p 


. . . 5,000 


A. A. Bruneau, j. p 


... 7,000 






Aug. Tessier, j.p 


. . . 5,000 


K. J. Flynn, j. p 


... 7,000 


Louis Rodolphe Roy, j. p 


... 5,000 


J. C. Pouliot, j. p 


" 


W.A. Weir 


" 


B. Letellier 


• . • 5.000 


T. H. ChauTin, i. p 


. . . 7,000 


N. L. Zhiplesais, }. p 


... $,«>• 



-Québec } Québec et une partie 
j d'Arthabaslca. 

Montréal Beauharnoi». 

St-Jean Iberville 

Trois-Rivières Trois-Rivièrea. 

l Sherbrooke St-Françola. 

Joliette Joliette. [d'Argenteul' 

Hull Ottawa et le comté 

Montréal St-Hyacinthe. 

Knowlton Bedford. 

Montréal Richelieu. 

Fraserville Kamouraska. 

New-Carlisle Bonaventure et Gaspé 

Québec Montmagny et Beauce 

Rimouski Rimouski. 

Arthabaskavllle . . . Arthabaska 

"Westmount Pontiac. [nay 

Chicoutimi Chicoutimi et Sague- 

Montréal Ottawa. 

S,«o« Murray Bay Sapieuay, Chicoutimi 

llf «t KotKtnral. 



TRIBUNAUX— (Suite) 



JTTGES DE LA COUR DE CIRCUIT POUR LE DISTRICT DE MONTKÉAI,. 
Les honorables MM. Calixte Lebeuf, John Purccll, Achille Dorion. 

COMMISSAIRES DES LICENCES POUR LA CITÉ DE MONTRÉAL. 
MM. F. X. Choquet, Dr John H. Finnie, Adolphe Bazin. 
Secrétaire, M. A. B. Archambaull. 
Séances : le mardi et le jeudi après-midi. — Bureau, au palais de justice. 

COUR DES SESSIONS SPÉCIALES DE LA PAIX. 

M. F. X. Choquet 

M. Adolphe Bazin 

MAGISTRATS DE POLICE. 

MM. S. P. Leet, Husmer L,anctot et Ulric Lafontaine. 

COUR DES JEUNES DELINQUANTS. 

Juge F X. Choquet. 

Séances: les lundi, mercredi et vendredi, 10 heures du matin, au No 209, rue 

du Cha/mp de Mars. 

PKOTONOTAIRES DE LA COUR SUPÉRIEURE. 
DISTRICTS. NOMS. CHEPS-LIEDX 

▲rthabaska Marceau et Piché Arthabaskavillc. 

Beauce Vézina & Ferron St- Joseph. 

Beauharnois S. A. Brodeur Valleyneld. 

Bedford J. P. Noyés Sweetsburg. 

Chicoutiml F. X. Gosselin Chicoutlmi. 

f^-.^t, JG. F. Maguire et T, Blanchet \ f New-Carlisle. 

^"P' \ Alph. Garneau / t Percé 

Iberville Alphonse Morin St-Jean. 

Joliette Ducharme & Rivest Joliette. 

Kainouraska J. G. Pelletier Fraserville 

Montcalm Rodolphe Robert Motit-Laurier. 

Montmagny.. Cyréas Roy Montmagny. 

Montréal Alfred Girard Montréal. 

Ottawa Grondin & Kearney Hull. 

Pontiac H. A. Saint-Pierre Bryson. 

Québec Hon. Amédée Robitaille Québec. 

Richelieu Cousineau & Dauphinois Sorel. 

Rimouski Chamberland Rimouski. 

Roberval J.A.Tremblay . .. Roberval 

Saguenay J. A. Martin Murray Bay. 

St-François Broderick & Genest Sherbrooke. 

St-Hyacinthe Roy & Beauregard St-Hyacinthe. 

Terrebonne Gngnon & Portier Ste-Scholastiquc, 

Trois-Rivières DeLottin ville & Provencher Trois-Riviéres. 

SHÉRIFS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC. 
DISTRICTS. NOMS. CHEF3-LIKDX. 

Arthabaska. P. L. Tousignant Arthabaskavillc. 

Beauce J. Poirier St-Joseph. 

Beauharnois J. B. I.)'amour Valleyfield. 

Bedford C. S. Cotton Sweetsburg. 

Chicoutimi Kdmond Savard Chicoutiml. 

( W. M. Sheppard /New-Carlisle. 

Gaspé ^ J. T. Tuzo 1 Percé. 

( Octave Briand, député Amherst, Ile Mag. 

Iberville Louis Mayrand St-Jean. 

Joliette Ant. M. Rivard & J. Gaboury Joliette. 

Kamouraska P.E.Martin Fraserville. 

Montcalm Rodolphe Robert ....Mont-Laurier. 

Montmagny Georges Roy Montmagny. 

Montréal L- J Lemieux Montréal. 

P. M.Durand, député " 

Ottawa C.M.Wright Hull. 

Pontiac . .Bernard J. Sloan Bry.son. 

Québec. Cléophas Blouin Québec. 

Richelieu J. W Larivière Sorel 

Rimouski Charles Danjou Rimouski. 

Roberval. . . Geo. Levesque Roberv'al 

Saguenay Elie Maltais ... ' Murray Bay. 

St-Françoi-ï L'hon. Henry Aylmer Sherbrooke. 

St-Hyacinthe J.L. Cormier St-Hyacinthe. 

Terrebonne Lapointe & Prévost Ste-Scholastiqu«. 

Trois-Rivières C. Dumoulin Trois-Rivières. 

137 



■miBTTNAtrX — (»uM») 



IfAOISTRATS DE DI8TKICT POUB LA PROVINCE DE QTTÔBBO. 

JURIDICTION. NOMS. RÉSIDENCE 

Arthabaska, Trois-Rivières et Richelieu. Alfred Machildon . . . Trois-Rivières. 

Bcdford et St-Frauçois H. W. Mulveua Sherbrooke. 

Chicoutimi R. P. Vallée Roberval 

Gaspé et boiiaveulure A. Couillard New-Carlisle. 

Ibervilleet Beauharnois J. F. St-Cyr St-Jean, P. Q. 

Juliette, Ottawa et Terrebonue Achille F. Carrier Montréal. 

Montcaim, Ottawa, Pontiac et Terre- 
bonne C. B. Major Papineauville- 

Ottawa, Terrebonue et Pontiac Boiiibeau- Rainville. .Aylnier. 

Ottawa U. A. Goyette HuU. 

^ mourkskr""'. ^°".'.'".''.^".^. .^^ ^^" } ^- Panet-Augers Québec. 

Richelieu et Joliette Télesphore Lacroix. . .Sorel. 

Rimouski.. H. R. Fiset Rimou'-ki. 

Saguenay A. H. Simard Baie Saint-Paul. 

St-Hyacinthe . . Emile Marin St-Hyaciiithe. . 

Trois-Rivières, Arthabaska et Richelieu. .J. M. Désilets Trois-Rivières. 



CONSEIL d'hygiène DE LA PROVINCE DE QUÉBEC. 

Bureaux : 9, rue St-Jacques, Montréal. 
Dr E. Persillier-Lachapelle, Président, Montréal ; Dr Arthur Simard, Qué- 
bec ; M. Richard Smith Lea, I. C, Montréal ; Dr Georges Bourgeois, Trois-Rl- 
vièreLs ; Dr C. R. Faquin, Québec ; Dr J. A. Hutchinson, Westmount ; Dr 
Edouard Laberge, Outremont; Hon. Dr Henri S. Béland, St-Joseph de Beaucp : 
M. Eudore Dubeau, Montréal ; Dr Elzéar Pelletier, Secrétaire, Montréal ; Dr 
Joseph A. Beaudrv, Inspecteur d'hygiène, Montréal ; Dr Joseph Wilfrid Bomnier, 
Compilateur de la statistique, Montréal ; Dr Arthur Bernier, Bactériologiste, 
Montréal ; M. Mac H. McCrady, Chimiste, Montréal : M. Théo. J. Latrenièro, 
Ingénieur sanitaire, Montréal ; Dr Robert P. Ruttan, Chimiste consultant, 
Montréal ; Dr J. George Adami, Bactériologiste consultant, Montréal. Inspec- 
teurs régionaux: Drs A. Corsin, E. Couillard, R. Gauthier, L. Pariseau, T. 
Savary, J. A. Sirols, A. Savard. 

REGISTRATEURS DE LA PROVINCE DE aUÉBEC. 



Tous ceux dont les noms sont précédés d'un astérisque (*) sont membre» de l'Association 
des Registrateurs de la province de Québec, (i) 
Comté ou Div. Lieu où setient le bureau .. . r. ■ . 

j'v ■ . . ^'Tr„,.o-;cfr»Ti»r,t Nom du Registrateur 

a Enregistrement. Q r-iiregistre nent. ■» 

Argenteuil Lachute *George F . Calder. 

Arthabaska .'. Arthabasl<aville *M.J.A. Pois.son. 

Baeot St-Liboire John Morel et J.6.S. B.ithalon. 

■ ■'■ ^ ^ . f *Tasch. Forlier 1 . . 

Beauc* St-Franço.s | Omer Fauteux. [conjoints. 

Beauharnois Beauharnois J. Pamphile Laplante. 

BtlUchasse St-Raphaël Or St. Pierre. 

Btrthier Berthier(en haut) *J. A. Laferrière. 

Bonaventure , Ire Div Newr-Carlisle L. P. Lebel . 

le Div Carleton James A. Verge, 

Brome Knowlton *H. S. Foster. 

^, ,, , .. S I-fo Robert, » ... 

Chambly Longueu.l ) Arth. Geoffrioti. 5 <^""J°'"'*- 

Chafitflain Ste-Geneviève de l'atiscan. . . .Ferdinand Triidel 

Charlevoix , Ire Div St-Etienne delà Malbaie ♦J. A. Martin. 

" le Div Baie St-Paul Joseph Gariépy 

Châteauguav Ste-Martine Kd. McGowan. 

Chicoutimi, Chicoutimi Thomas Bossé. 

Coaticook Coaticook Otis Shurtleff. 

Compton Cookshire "Wm. H. Léonard 

Deux-Montagnes Ste-Scholastique ♦Henri Langlois. 

Dorchester Ste-Hénédine { K. Vé^nar^''"' \ '^°"J°'°''* 

Drummond Drummond ville Laferté et C. H. Miller. 

(1) L'Association des Registrateurs de la province de Québec a étS fondée eu isdo, ei ceux 
oui en font partie participent au bénéfice de l'Assurance de Garantie et ft la réception d* 
VAnnualre. 

188 



RSSQISTRATE3URS — (Suite) 



Gaipi .Percé ♦ Alph. . Garneau. 

^r/uiTc:lti.r.] M-'^*^> iG^A^&co^bc. i -joints. 

Huntingdon Huntingdon T. C. Bruce. 

Ibervillt Iberville *Philibert Contant 

Ile d' Orltant St- Laurent F. X. Lachance. 

lies-de-la Madeleine Amhcrst J. A. Painchaud 

yoliette Jolictte ♦Lavoieet Guilbault. 

Kamouraska St-Pascal Paul Dessaint. 

LacStjean.lreDiv Hébertville *Napoléon Hudon. 

" T^e Div Roberval *Louis Lindsay. 

Labelle Papineauville Ph. DeVarennes 

Lac Mégantic .,.: Village Mégantic Huart et Legendre. 

Lafrairie Laprairie F. C. Larose 

V Assomption L'Assomption V. Geoffrion. 

Laval Ste-Rose *P. A. Longpré. 

Livis Lévis *J. Arthur Carrier. 

L'Islet St-Jean Port-Joli Jos. N. Bernier. 

Lotbiniire Ste-Croix *Auger et Legendre. 

Maskinongi Louiseville *Clovis Caron. 

Matane, \ire Div Matane C. E. Bernier 

" Urne " Amqui J.A.Ross 

Mégantic Inverness *Wm. H. Lambly. 

Missisguoi. Bedford *Edwin F. Currie. 

Montcalm Ste-Julienne *J. O. E. Forest. 

Montntagny Montmagny *J. L- Gendron. 

Montmorency , Château-Richer *H. Dick. 

Montréal.Est Montréal { *g!;^,V^i?l\7e!'"'' } ""i-"« 

-Ouest " W. S. Walker. 

Napierville , Napierville Alex. Richardson. 

Nicolei, Ire Div Bécancour A. Achille Leduc. 

" 2e Div Nicolet J.W.Denis. 

Ottawa Hull L. Duhamel 

Pontiac Bryson Walter Rymer. 

Portneuf. Cap-Santé *Geo. Rinfret. 

Québec Québec Charles Côté. 

Richelieu Sorel (ville)., Alf. Guévremont. 

Richmond . Richmond «John Ewing 

Rimouski Rimouski *E. Letendre 

Ro^vi-^l' MarieviUe { ^^'îj's^e-MaVie, } ""J°'»'^ 

Saguenay Tadoussac E. Orner Bouliane. 

Shefford Waterloo * Jos. H. Lefebvre. 

Sherbrooke Sherbrooke *\V. H. Lovell. 

Soulanges Coteau Landing *A. Rouleau. 

Stanstead Stanstead Plain . . , *Alfred N. Thompson. 

Ste-Anne-des-Moiits Ste-Anne-des-Monts J. Thibault. 

St-Hyacinthe St-Hyacinthe Jos. Bissonnet 

St-Jean St-Jean *J08. P. Carreau. 

Témiscouata Fraserville ♦L. V. Dumais. 

Témîscamingue Ville-Marie Jules Maillard. 

Terrebonne St-Jérôme J. A. Théberge. 

Trois-Rîvilres Trois-Rivières R. Kierraan. 

Vaudreuil Vaudreuil *Jos. Napoléon Lefebvre. 

Vtrchires Verchères U. St-Jean. 

Wol/e HamSud *Oscar Lamoureux. 

Yamaska St-François-du-Lac S * Ji°>i;=^I- Blondin, | ^^,„joint,. 

\ *O.E.Courchesne, J ■* 

Inspecteurs des bureaux < JOS. E. DUHAMEL, L'Assomption. 

d'enregistrement: \ E. de SALES LA TERRIÈRE, Les Éboulements. 



Si l'on veut que la jeunesse de nos écoles soit patriotique, 11 faut 
lui infuser au plus tôt le cuite de nos grands hommes et la vénération 
pour leurs œuvres. Pour cela, il ne saurait y avoir un meilleur moyen 
que celui de les porter à lire les hauts faits de notre histoire dans les 
LIVRES DE PRIX CANADIENS qu'ils auront laborieusement gagnés. 

Les commissions scolaires devraient se faire une obligation de n'a- 
cheter que des LIVRES DE PRIX qui soient exclusivement canadiens. 

139 



CONSEIL D'AGRICULTURE DE LA PROVINCE DE QUEBEC 



L'hon. ministre de l'agriculture, Québec ; l'hon. surintendant de l'instruction 
publique, Québec ; le sous-ministre de l'agriculture, Québec ; Auguste Dupuis, 
village des Aulnales, L'Islet; Robert Ness, Howick, comté Châteauguay ; l'hon. 
Némèse Garneau, 10, Avenue St-Denis, Québec ; l'hon. C. E. Dubord, Mastaï, 
comté de Québec; Hormisdas Pilon, M. P. P., Vaudreuil, comté de Vaudreull ; 
Andrew J. Dawes, Lachine, comté Jacques-Cartier ; J. C. Draper, Suttoni 
comté Brome ; Paul Tourigny, M.P.P., président, Victoriaville ; J. B. Carbonneau, 
M. P. P., Roberval, comté Lac St-Jean ; Thomas Hunter, vice-président, Venise, 
comté Misslsquoi ; Salomon Venue, Saint-Jacques l'Achigan, comté Montcalm ; 
l'hon. J. E. Roberge, Lambton. comté Beauce ; Louis Lavallêe, St-Guillaume 
d'Upton, comté d'Yamaska ; Jos. Lafontaine, St-Bartbélemi, comté Berthier ; 
J. Signard Messier, Varennes, comté de Verchères ; Robert E. Skillen, Cleve- 
land, comté de Richmond ; Chs C. Descarv, Dorval, comté de Jacques-Cartier; 
François Manseau, Nicolet, comté Nicolet; Donat Caron, M. P. P., St-Octave de 
Métis, comté Matane ; John Hay, Lachute, comté Argenteuil ; Michel Archam- 
bault, 9t-Dominique de Bagot ; Oscar Lessard, secrétaire, Québec. 

CONSEIL DES ARTS ET MANUFACTURES 



Président : Thos. Gauthier, Edifice " Banque de Québec ", Montréal ; Vice- 
Président: Cyr. Duquet, 3, rue St-Jean, Québec; R.-P. Lemay, architecte, Qué- 
bec ; Cléophas Blouin, Lévis ; Joseph Gosselin, entrepreneur, Lévis ; D. Mc- 
Manamy, Sherbrooke ; Samuel Casavant, Saint-Hyacinthe ; W. F. Vilas, 
M. P. P., Cowansville ; Urgel St-Onge, 'Valleyfield ; Timothy Patrick Crowe, 
48, rue Anderson, Montréal ; J. M. M. Duff, 146, rue St-Jacques, Montréal ; 
H. W. Raphaël, 43, rue St-Sacrement, Montréal ; J.-B.-M. Barthe, Trols- 
Rlvlères ; M. W.J. Wall, 163, rue Lagauchetière Ouest, Montréal ; A. B. Allan, 
140, rue Milton, Montréal. 

Mevfiires ex-officio. — L'hon. Jérémie L. Décarie, secrétaire de la province ; 
l'hon. L.-A. Taschereau. ministre des travaux publics et du travail ; l'hon. 
P. B. de La Bruère. surintendant de l'Instruction publique ; J. P. L. Bérubé, 
Secrétaire. Bureau général au Monument National, 296, Boulevard Saint^Lau- 
renit, Montréal. 

CONSEIL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 



Comité catholique. 

Président, l'hon. Boucher de la Bruère, surintendant. — Son Eminence le 
Cardinal Bégin ; LL. GG. les archevêques de Montréal et d'Ottawa ; et les évê- 
ques de Pembroke, Rimouski, Valleyfield, Chicoutimi, Sherbrooke, Trois-Ri- 
vières, Nicolet, Joliette, St-Hyacintbe, Charlottetown et de Mont Laurier, Mgr 
Blanche, vicaire apostolique du Golfe St-Laurent ; Mgr Latulipe, vicaire apos- 
tolique de Témiscamingue ; l'honorable Thomas Chapais, C. L., Québec ; l'hon. 
juge Sir H. Archambeault, Montréal ; l'hon. Sir Lomer Gouin, premier ministre, 
Québec ; l'hon. Dr J.-J. Guerin, Montréal ; l'hon. juge J.-E.- Robidoux, Mont- 
réal ; M. Cyrille Delage, M. -P. P., Québec; l'hon. Hector Champagne, C. L., St- 
Eustache ; M. Mathias Tellier, M. P. P., Joliette; l'hon. juge L.-Rodolphe Roy, 
Québec ; l'hon. juge Paul-G. Martineau, St-Hyacinthe ; M. L.-J. Perron, C. R., 
Montréal ; M. Jules-E'd. Prévost, St-Jérôme ; l'hon. juge F.-X. Lemieux, Québec ; 
M. Patrick-Martin Wickham, Montréal ; M. John Ahern, Québec ; M. H.-.\. 
Fortler, Hull. 

Membres associés: Mgr Th. -G. Rouleau, principal de l'Ecole Normale Laval, 
Québec ; M. l'abbé L.-A. Desrosiers, principal de l'Ecole Normale Jacques- 
Cartier, Montréal ; M. Nap. Brisebois, professeur à l'Ecole Normale Jacques- 
Cartier, Montréal i M. Nérée Tremblay, professeur à l'Ecole Normale Laval, 
Québec ; M. J.-N. MMler, secrétaire. 

140 



PERCEPTEURS DtJ REVENU tROVlNCÎAL 

DISTRICTS PERCEPTEURS BUREAUX 

Arthabaska F. P. Bruneau Arthabaska. 

Beauce Wilfrld Cliché St-Joseph. 

Beauharnois Peter McLaren • ■ Ormstown. 

Bedford CD. Griggs Sutton. 

Bonaventure Jos. J. Cyr Ruisseau LeBIanc. 

Cliarlevoix Herm. Simard. . . . . . Baie St-Paul. 

Chicoutiml V. N. Tremblay Chicoutimi. 

Gaspé Est Robert Lindsay Bassin de Gaspé. 

Gaspé Ouest Norbert Lévesque Ste-Anne des Monts. 

Ibervllle Joseph Régnier Iberville. 

Iles de la Madeleine. . . .Ed. Chiasson Etang du Nord. 

Jollette J. S. Boulet Joliebte. 

Kamouraska T. M. T. LeBel ■ ■ Kamouraska. 

La Tudue. . . . J. N. Tremblay La Tuque. 

Lac St-Jean, Est T. L. Desbiens St- Bruno. 

Lac St-Jean, Ouest Achille Rlntret. . .. •• . . Roberval. 

Matane G. S. Lepage Sandy Bay. 

Montmagny G. A Lamarre St-Valier. 

Montréal L. H. Boisseau (Liceuces). Montréal. 

" Wallace Dawson (corpora- 

tions commerciales). . . " 

" Desjardins & Brossard 

(Successions) 

Daniel Bergevin (Droits sur 

opérations de Bourse.) . 

Ottawa, Est Aug. S. Mackay Papineauville. 

Ottawa, Centre A. Labelle Buckingham. 

Ottawa, Nord Alex. Synek- • Gracefleld. 

Ottawa, Ouest T. W. Symmes Hull. 

Pontiac, Est S. Smith Maryland. 

Pontiac, Ouest B. Desrochers ••Ville-Marie. 

Québec A. Corrlveau (Licences) .. Québec. 

" O. E. Talbot (Corporations 

Commerciales) " 

Ulric Barthe (Successions). 

Richelieu Tellier & Pontbriand.. . . Sorel. 

Rimouski R. D'Anjou Rimouski. 

Saguenay J. H. Topping Escoumains. 

St-Francols Morkill et Bissonnet Sherbrooke. 

St-Hyacinthe Rainville et Denis St-Hyaclnthe. 

Témiscouata J. Lord Frasarville. 

Terrebonne J. E. Valois Lachute. 

Trois-Rlvières Jolin et Rivard Trois-Riviêres. 



Bon nombre de LIVRES DE PRIX venus d'Europe n'ont souvent guère au- 
tre chose qui les recommande que leur reliure pimpante a "tranche do- 
rée." La toilette des LIVRES DE PRIX CANADIENS n'est peut-être pasaussl 
tapageuse, mais sous sa reliure sobre on trouve ce qui est bien préféra- 
ble, c'est-a-dlre une forte et saine littérature appropriée à nos besoins par- 
ticuliers. 



141 



CORONERS DE LA PROVINCE DE QUEBEC 

DISTRICTS CORONERS RESIDENCE 

Aaticosti J.A. O. Bourret Auticosti. 

A. J. Bolsvert Plessisville. 

Arthabaska -/ H. P. Rouleau Victoriaville. 

C. B. Delage Thelford Mines. 

Daniase LaRue St-Germain de Grantham. 

Beauce i D. Bernier St-Anselme, Dorchester. 

l N. J. Cantin St-Côme. 

■R«.».,i,o^«r^;^ f A. Trépanier St-Urbain. 

Beauharnois J Achille Besner Valleyfield. 

(. J. R. Clouston Huntiiigdon. 

n^^*^r.A ( HoraerE. Mitchell Bedfora. 

Bedrord J B. Jeannette Brigham. 

(. Arthur Vaillancourt Waterloo. 

Chicoutlml A. Riverin. Chicoutimi. 

r T. A. Pidgeon Percé. 

_, ^ J. Joncas Ba.ssin de Gaspô. 

Qaspô J j.R u.Gariépy Cap Chat. 

J. L. DeWolfe Paspébiac 

V J.F. Solomon Grlnd Stone, Iles Mad. 

Iberville N. Chevalier Ibervllle. 

-. ,, _ r Théodore Gervais Berthier. 

Jollette J Roméo ïurgeou St-Jean de Matha. 

l J. A. Labrôche St-Roch de l'Achigan. 

„ „ , , f Jos. Lauglais Trols-Pistoles. 

Kamouraska | y j^ vézlna St-Alex. de Kamoinaska. 

Montcalm ... T. Lachapelle Mont-Laurier. 

Montmagny f F. X. Go.sselin St-Roch des A uln ai es. 

1 O. E. Perron St-Charlesde Bellecha.S!je. 

Montréal Ed. McMahon Montréal. 

( H. F. Lyster Hull. 

♦"•"^w^a J J. T. D. Fontaine Maniwakl. 

( Eug. Mackay Papineau ville. 

Pontiac f H. T. Llpplatt Shawvllle. 

I, C. A. Dubé Baie-des-Pères. 

Québec Geo. W. Jolicœur Québec. 

( L. V.Chapdelaine Sorel. 

Richelieu J Qeo, Honoré Fontaine.. . St-Antoine de Verchf-res. 

(.P. Bergeron St-Michel d'Y;unaska. 

_, ,. ( JosuôPinault Rimouski. 

Rimouski J Gustave Côté .Matane. 

(. L. M. Deschênes Sayabec. 

Roberval Jules Constantin Roberval. 

f J.A. Fafard Pointe-des-M'>nts. 

S. McDufif l^ointe-aux-E<quimau.x. 

Saguenay J Prosper Synotte Eboulements. 

I Honoré Labrecque Malbaie. 

Chs T. Côté Tadous'-ac. 

1^ O. A. MoDougall Sept-Lsles. 

( Là. C. Bachaud Sherbrooke. 

Saint-François J q. a. Bowen Magog. 

( J. P. C. Lemieux Weedon Station. 

„ , ,„ . ,^ ( Cléophas Bernard St-Césalre. 

Saint-Hyacinthe J c. E. A. Auger Ste-Hélène de Bagot. 

(. J. A. Vlger St-Hyacinthe. 

Terrebonne f B. N. Wales St. Andrew East. 

( P.E. Pager St-Hermas. 

R. Peptn St-Célestin. 

Trois-Rivières i J. E. Vanasse St-Maurlce. 

O. E. Mllot LiOuiBevllle. 

N. LamlMrt Trola-BiTiëres. 

142 



AOBNCKS DK» TERRES ET DES BOIS DB LA CO0RONNB POUR 
LA PROVINCE DE QUÉBEC 



NOM DK L'aQKNC'I 



SA RtCSIDBNOB 



AWUibbl Hector Authier Ste-Thérfse d' Amos. 

A^thabaska F. X. Lemieux Arthabask». 

Bonaveiiture (division h-àl) J.F. Marcotte New-Carlisle. 

IBonaveiiture (division Centrale) W. H. Clapperlon. ...Maria. 

<;baudlèie W. B. C. de L,éry Beauceville. 

Chaudière {division Est) J. A. Ouellette Ste-Germaine. 

■Côte-Nord A.E. Joucas Natascouan. 

Coulonge (Ouest) J. G. Tremblay Ville- Marie 

Coulouge Est Alex Pitt Campbell's Bay. 

iGaspé(Centre) John Carter Bassin de Gaspô. 

<Gaspé(Est) J. A. L'Espérance. . .Percé. 

Gaapé (Ouest) Louis Côté Cap-Chat. 

Gatmeau (Nord) R. M. Geudron Manlwaki. 

Gatineau (Sud) L. A. Gendron Hull, P. Q. 

Grand ville J. J. B.Lavole Praserville. 

Iles-de-la-Madelelne W. CUevarie Grande-Entrée. 

LacSt-Jean (Sect. Centre) Edmond Dumas Hébertville. 

LacHt-Jean (Sect. Est) J. A. Claveau Cbicoutimi. 

L.ac St- Jean (Sect. Ouest) Georges Audet Roberval. 

Lacftît-J ean (Sect. Nord-Ouest) Dr Art. Poliquin Saint- Félicien. 

Lac Mégantic J. A. Lambert Lac Mégantlc. 

L'Assomption (Est) J. A. Martin Jollette. 

^d^^la'petitëNlt^ion'''^} ^- •^- Marchand Ste- Agathe des Monta. 

Matapédia(St-Laurent) Georges Gauthier.... St-Laurent de Matapédia. 

Matapédia (Vallée de la) Saucier ife donne Amqul. 

Moutmagny A. E. Michon Montmagny. 

Montmagn y (St-Philémou) Gonzague Latlamme.St-Philémon. 

Ottawa Inférieur Henri Dorion 9, rue St-Jacques, Montréal 

Petite Nation(partie Est) S. A. Filion Grenville. [agent des bois seu 

Petite Nation (partie Centre) Ubald Joubert Ripon. [lement- 

Petite Nation (partie Nord) Nap. Page Nominlng^ue. 

Rlmouslii(Est) A. Fraser Matatie. 

Rimouski (Ouest) J. B. Danjou Rimouskl. 

Saguenay EugûneCaron Tadoussac. 

St-Charles J . K. Boily, N. P Québec. 

fit-François (J. C. Millier Sherbrooke. 



(C. O. Biron 

Bt-Maurice L. A. Lord 

Témiscouata C. F. Beaulieu . . 

Trols-Riviôres N. B. Morlssette 



..Trois- Rivières. 

.Notre-Dame du Lac. 

.Trols-Rivières. [agent des boU 
[seulement. 

Seigneurie de Lauzon Lionel Lemieux N.-Dame de Lévls. 

Inspecteur des agences C. A. Fournier St-Charles de Bellechasse. 

Inspecteur des agences : Ls. E. Warren, Montréal. 9, rue St-Jacques. 



Callno a déposé dans l'urne le bulletin 
que lui a tendu un distributeur. 

— A quel nom était-il? lui demande-t- 
on: 

Et lui, discrètement: 

— Je m'ai pas reganlé: le vote doit être 
secret 



Tout une rue est en émoi, à cause du 
suicide d'un vieil original. Un voisin 
s'informe. Sait-on ipoui-quoi il s'est tué? 

— On dit .qu'il s'ennuyait. 

— J)r01e de façon de se disti-alre. 



C'est effrayant tous ces assassinats! 

Effrayant! Un de ces soiis, en rentrant 
chez moi, je m'attends à trouyer mou 
eaûxne dauis mom Ut.... 



Qu'est-ce que c'est, au juste, que les 
animaux antédiluviens? 

— ^C'étaient des bêtes qui passaient leur 
temips à se dire: "Après moi le délu- 
ge! " 

* * • 

Entre bohèmes. 

— Tu as de l'argent pour régler l'ad- 
dition? 

— Non; et toi? 

— ^Moi non plus. 

— Si on eu demandait au patron? 

— ^Tu le connais? 

— Non; et toi? 

— Mol non plus, mais on pourrait dire 
au garçon de nous i)résenter. 



Au congrès des cantonniers. 
— Les congressistes ont échangé diffé- 
rentes idées .... 
..— Des iMea gui f^ont du chemlul.... 



14S 



TARIF ET REGLEMENTS DES POSTES 



L'émission et le paieiueut d'un mandat 
de poste ne sont que l'atEalre de quelques 
Instants. 

Le tarif de la commission sur les man- 
dats de poste émis en Canada et payable 
en Canada, Antigua, Baxbade, Bahamas, 
Bermudas, Guyane Anglaise, Iles Cayman, 
Cuba, Dominique (La), Grenada, Guam, 



llawaî, Jamaïque, Isle des Pins, Mout- 
serrat, Nevis, Terre-Neuve, La Zone du 
Canal Panama, Iles Philippines, Porto- 
Rico, St-Christophe, (St-Kitts), Ste-Lu- 
cie, St-Vincent, Iles Turques, Trinidad. 
Tobago, Tutuila (Samoa), Iles Vierges 
tt les Etats-Unis d'Amérique, (st comme 
suit : 



Pour montants jusqu'à $.10 5 Cents 

Au-dessus de ÇIO " 30 JO •■ 

30 " 60 .. '..Ib •■ 

50 " 60 20 

60 ■■ 100 25 ■■ 



Le tarif de la commission sur les man- 
dats de poste payables dans le Royaume 
Uni de la Grande Bretagne et d'Irlande, 
dains les possessions Britanniques et dans 



tous les autres pays éti'angers pour les 
quels des mandats de postt sont émis, 
exceptés ceux ci-haut énumêrés, est 
comme suit : — 



S'il n'excèdent pas $5 5 Cents 



Au-dessus de $ 5 et n'excédant pas $ 10. 



10 


20 


20 


30 


30 


40 


40 


50 


50 


60 


60 


70 


70 


80 


80 


90 


90 


100 



. 10 
. 20 
. 30 
. 40 
. 50 
. 60 
. 70 
. 80 
. 90 
.1.00 



Il n'y a pas d'échange de mandats de 
poste avec l'Espagne. 

Les daplicatas de mandats de poste 
sont donnés gratuitement ainsi que les 
formules nécessair-es pour changements 
dans les noms des personnes il qui les 
mandats sont payables ou de l'endroit 
où Ils sont payables. 

Aucun mandat ne peut être pris pour 
plus d« $100 ; mais on peut en obtenir 
autant de ce montant qu« l'on en re- 
quiert. 

Des formules de demandes de mandats 
sont à la disposition du public. Un reçu 
ou certificat d'émission est délivré avec 
chaque mandat. 

Plus de 3000 Bureaux de Poste, au 
Canada émanent des mandats de poste. 
L'achat d'un mandat, directement, ou 
par messager, n'est que l'affaire d'un 
Instant, et le paiement en est tout aussi 
prompt. 

BONS DE POSTE 

Le système de Bons postaux, établi par 
le Département des Postes, procure un 
moyen facile et peu coûteux pour l'envol 



de sommes modiques. Les Bons de poste 
sont vendus ou payés à plus de 10,000 
Bureatix de Poste en Canada. 



TAUX DE COMMISSION 

centin sur un Bon de 



. . 5 20 

1 " 25 

1 " 30 

i " 40 

-' ■■ 50 

2 •• 60 

- " 70 

2 " 75 

-' •' 80 

2 •' 90 

2 ' 1 00 

2 •' 1 50 

2 " 2 00 

2 " 2 50 

3 " 3 00 

,3 •• 4 00 

I 3 ■• 5 00 

3 " 10 00 

Des soldes de un û neuf ceutins peu- 
vent être ajoutés à aucune de ces sommet 
par le moyen de tlmbres-paste apposés 
au Bon Postal si ces sommes sont p*y- 
I ables au Cajiada. 
144 



Tarll et règleineuts des Postes 



(Suite). 



Lea Maîtres de Poste des Bureaux d« , 
Mandats aux Etats-Unis paieront les 
Bobs de Poste du Canada, pourvu qu'ils ] 
aient été faits payables à leurs bti- 
reaux respectifs. SI le destinataire de- 
meure dans uue ville les Bons devront 
être faits payables au Bureau principal , 
et non au Sous-Bareaux ou Stations. | 

Des Timbres-poste ne peuvent pas être | 
apposés aux Bons de Poste payables aux | 
Etats-Unis. 

Les Bons de Poste Canadiens ne sont 
payables qu'au Canada et aux Etats- 
Unis. 

CAISSE D'EPARGNE POSTALE 

Dea dépôts d'une piastre, et au-dessus, 
sur lesquels un intérêt de trois pour 
cent est alloué, seront reçus dans les 
principaux bureaux de poste pour être 
transmis au Bureau Central de la Caisse 
d'Epargne Postale. Informations four- 
nies sur demande. 

LIVEETS DE TIMBRES - POSTE DE 
2 CENTINS 

Des petits livrets de timbres-poste de 
2 centlns sont en vente, chacun conte- 
nant deux feuillets de six timbres, In- 
tercalés de feuilles cirées pour les em- 
pêcher d'adhérer ensemble. Ces livrets 
sont d'une grandeur commode à porter 
en gousset, ou en portefeuille, et des 
renseignements postaux se trouvent Im- 
primés sur la coiuvertm-e. Ils sont en 
vente au bureau de poste, et chez les 
vendeurs autorisés, au prix de 25 cen- 
tlns. 

DEFINITION DES REGLEMENTS, — 

(1ère Classe) 

Comprend les lettres, les cartes pos- 
tales, documents légaux ou commerciaux 
écrits en tout ou en partie, à l'excep- 
tion de ceux spécialement exemptés et 
toute chose du genre d'une lettre ou 
d'une correspondance écrite. Lee lettres 
pour le Canada, les Etats-Unis, la Zone 
du Canal de l'Isthme de Panama, Porto 
Rico, Hawaii, Guam, Mexico, l'Bgypt« 
et toutes les parties de l'Empire britan- 
nique doivent être affranchies d'un port 
de 2 cents par once, pour tous les autres 
pays, 5 cents pour la 1ère once et 3 
cents pour chaque once additionnelle ou 
partie d'once additionnelle. 

Un eavol de cette classe InsiLfflsam- 
ment affranchi, déposé â la poste et dé- 
livré au Canada, est taxé du double de 
l'Insuffisance d'affranchissement. 

Les lettres non affranchies sont en- 
voyées en rebut. 

Cîelles qui sont Insuffisamment affran- 
chies pour les Etats-Unis tt le Mexique, 



p.iurvu qu'cillo-s soient affranchies d'au- 
molns un jwrt de 3 cent?, autrement 
elles sant envoyées au rebut, ou en venant, 
sont taxées de rinsuffisauce d'affran- 
chissement payable lors de la distribu- 
tion. 

Les lettres non affranchies pour le 
lioyaume-Uul et autres pays, sont pas- 
sibles d'un port double à leur destina- 
tion, et du double de l'Insuffisance d'af- 
franchissement quand elles ont été In- 
suffisamment affranchies. 

Les lettres adressées à des Initiales 
ou à un nom fictif seront Tersées au re- 
but si on n'y a pas ajouté une adresse 
de rue, un numéro de boîte, ou une 
autre déflBïtlon exacte. 

Ives lettres portant des timbres mu- 
tilés, ou tellement salis ou défigurés que 
les commis préposés au triage ne peu- 
vent s'assurer s'ils ont déjà servi, se- 
ront envoyées en rebut. 

OBJETS RECOMMANDES 

Tout article expédié par la malle, pour 
Je Canada, les Etats-Unis, et les pays de 
l'Union postale, peut être enregistré 
sur paiement de 5 centlns en sus du port 
ordinaire, et l'envoyeur pourra s'assurer 
un reçu de livraison de l'objet expédié 
en payant 5 centlns en sus de l'enre- 
gistrement. 

I>es objets de toute classe peuvent 
être recommandés pour le Canada et les 
Etats-Unis, et sur paiement d'un droit 
de 5 cents en sus des 5 cents pour la 
recommandation, l'envo.veur peut obtenir 
un avis de réception du destinataire. 

LETTRES RECOMMANDEES, 

Aucune lettre ne sera acceptée pour 
la recommandation, s'il semble qu'il 
soit possible de retirer le contenu sans 
briser les cachets ou sans déchirer l'en- 
veloppe. 

Les monnaies, les objets d'or et d'ar- 
gent, les pierres précieuses, la bijouterie 
et les autres articles de valeur, doivent 
être renfermées dans des boîtes suffisam- 
ment solides, empaquetées conformCment 
atrx Instructions fournies par les Mattrea 
de Poste. 

L'on ne peut se servir d'enveloppe 
avec des bords noirs ou de couleur pour 
les lettres recommandées. 

L'on doit employer le moins possible 
de timbres-poste pour acquitter l'affran- 
chissement et les droits de recomman- 
dation, et lorsque deux timbres-poste ou 
plus sont employés, ils doivent être collés 
en laissant des espaces entre chacun 
d'eux !»fl" d'empêcher de se servir des 
timbres-poste pour cacher une ouTerture 
dans l'enveloppe. 

Les timbres-poste ne doivent pas Ôtre 
plies sur le bord de renvelopp*. 

145 



Tarif et règlements des Postes — (Suite). 



POUE LE ROYAUME UNI ET L'UNION 
POSTALE. 

Papiers de C!omm.erce, Livres et BcUan- 
tillons (1). 

Les " Papiers de Commerce " com- 
prennent toutes les pièces ou documents 
maniuscrits écrits ou devinés, en tout ou 
en partie à la main (excepté les lettres 
ou communication ayant le caractère 
d'une correspondance actuelle et person- 
nelle), les pièces de procédure, les actes 
de tout genre dressés par les officiers 
publics, les copies ou extraits d'actes 
sous seing privé, les connaissements, fac- 
tures, ou autres documents d'un carac- 
tère mercantile, les différents documents 
de service des compagnies d'assurance 
ou autres compagnies publiques, 1 centln 
pour 2 onces mais uu affranciiissement 
d'au moins 5 ceiitins est nécessaire. 

Les partitions ou feuilles de musique 
manuscrites, les manuscrits de livres ou 
autres œuvres littéraires, et autres pa- 
piers de même nature. 

Les " Imprimés " comprennent les 
journaux périodiques, les livres brochég 
ou reliés, les papiers de musique, les 
cartes de visite, les cartes-adresse, les 
épreuves d'imprimerie avec ou sans les 
manuscrits qui s'y rapportent, les gra- 
vures, les photographies (sans verres) , 
dessins, plans, cartes géographiques, ca- 
talogues, prospectus, annonces, avis et 
circulaires Imprimés, gravés et litho- 
graphies, 1 centin par 2 onces. 

ECHANTILLONS (1), 1 centia 
par 2 onces. 

Limite de poids et grandeur : 5 livres 
pour le Koyaume-Unl, longueur, 2 pieds, 
épaisseur ou largeur, 1 pied. 

Limite de pesanteur et grandeur pour 
les pays de rUolon postale, 32 onces ; 
longueur, 1 pied, largeur, 8 pouces, hau- 
teur, 4 pouces. 

COLIS POSTAUX. 

L — Les objets qui peuvent être accep- 
tés au tarif des colis postaux compren- 
nent les produits de la ferme et des ma- 
nufactures, les marchandises de toutes 
sortes, telles que merceries, épiceries, 
ferronneries, conUseries, papeterie et li- 
brairie (y compris les registres, etc. ) , 
graines, boutures, bulives, racines, plantes 
de serre, scions ou gi-effes, et tous autres 
objets, a pai-t de ceux compris dans la 
première classe, et dont la transmission 
par la poste n'est pas Interdite d'après 
les règlements généraux à ce sujet. 

Les colis contenant des objets de la 
troisième classe peuvent être transmis 
au tarif applicable aux colis postaux ou 
à celui de la troisième classe, au choix 
de l'expéditeur. 



La transmissii>n des colis contenant 
des boissons enivrantes ou des matières 
explosives est expressCment défendue. 

2. — Le tarif d'affranchissement des 
objets acceptés pour transmission par la 
poste aux colis est le suivant : 

(a) 5 cents pour la première livre, et 

1 ceut pour chaque livre, ou fraction de 
livre additionnelle, jusqu'à 4 livres, et 

2 cents pour chaque IhTe subséquente, 
jusqu'à 11 livres, dans un rayon de 20 
mlEles du lieu du dépôt à la poste, sans 
avoir égard aux limites des provinces. 

(b) 10 cents pour la première livre, 
et 4 cents pour chaque livre, ou fraction 
de livre, subséquente pour toutes les 
destinations qui se trouvent dans la pro- 
vince dans laquelle le colis est déposé 
a la poste, et situées en dehors du rayon 
de 20 milles. 

(c) 30 cents pour la première livre et 
6 cents pour chiique livre, ou fraction de 
livre additionnelle, pour toutes les desti- 
nations qui se trouvent eu dehors de la 
province dans laquelle le colis est dé- 
posé a la poste et situées en dehors du 
rayon de 20 milles ; et, en outre, un 
affranchissement additionnel de 2 cents 
par livre par chaque province que le 
colis doit traverser pour se rendre a des- 
tination, non compris celle dans laquelle 
il doit être distribué, et ce jusqu'à un 
maximum de 32 cents par livre. 

Les trois provinces de la Nouvelle- 
E>cosse, du Nouveau-Iirunswick et de l'Ile 
du Prince-Edouard devront Ôtre considé- 
rées comme ne formant qu'une seule et 
même zone. 

Un affranchissement additionnel, des- 
tiné a défrayer le coût du transpoi-t sera 
exigé sur les colis adressés à des bu- 
reaux de poste situés dans certains dis- 
tricts éloignés, ou déposés à la poste à 
ces mêmes bureaux, lorsque ces colU 
devront être trainspnrtés sur un parcours 
de plus de 300 milles au moyen d'un 
service continu par voiture. Ces districts 
seront désignés par le Ministre des 
Postes. 

Le montant d'affranchissement â payer 
sur aucun colis ne devi-a pas excéder un 
cent par once. 

Des tableaux Indiquant les tarifs d'af- 
franchissement potir les différentes pro- 
vinces se trouvent sur les cartes de tarif 
imprimées pour distribution. 

3. — L'affranchissement des colis pos- 
taux doit être payé au moyen de timbres- 
poste placés sur les colis. 

Un colis postal insuffisammont affranchi 
est expédié à destination sujet au paie- 
ment, au moment de la distribution, du 
double de l'insufflsnnco d'affranchisse- 
ment pourvu qne l'affranchissement payé 
s'élève au moins à un cent. Après que le 
supplément d'affranchissement dO sur un 
colûi postal InsufflsainmeDt affranchi au- 



148 



Tarif et règlements des Postes — (Suite). 



ra été perçu du destinataire le maître 
de poste apposera des timbres d'insuf- 
flsaiice d'affiancbissement (Postage due 
stamps) sur le colis et les oblitérera. 

Les colis postaux non affrancbis seront 
envoyés au Bureau Succursale des Re- 
buts. 

La franchise de port ne s'appilique 
pas aux colis postaux. 

4. — Un colis postal peut être assuré 
en Canada jusqu'il concurrence de $25.00, 
ou pour la vaileur réelle du contenu lors- 
qu'elle n'atteint pas cette somme, moy- 
eanant paiement, au moyen de timbres- 
poste, d'un droit d'assurance de 5 cents; 
et jusqu'à coucTUTence de $50.00 ou pour 
la valeur réelle du contenu, lorsqu'elle 
n'atteint pas cette somme ; dans ce cas 
le droit à payer, au moyen de timbres- 
poste est de 10 cents. Ce droit d'assu- 
rance doit être payé d'avance, en outre 
de l'affrajnchisstTnent ordinaire, au moyen 
die timbres-poste que l'expéditeuir collera 
sur l'enveloppe du colis. 

Un colis destiné à être assuré ne doit 
pas être jeté dans une boîte aux lettres. 
Le mot " Assuré " doit être écrit sur 
renvelojtpe avec mention du droit d'as- 
surance payé par l'envoyeur, ainsi qu'il 
suit " Assuré — 10 cents, " et 11 doit 
être remis au bureau de poste ou au cour- 
rier rural. L'on doit obtenir un certificat 
du dépôt au bureau de poste ou de la 
remise au couj^ler ruraJ donnant reçu 
du droit d'assurance qui a été payé. 

L'obligation d'empaqueter convenable- 
menit un colis qui doit être assuré in- 
combe a l'expéditeur, l'administration 
des postes n'assumant aucune responsa- 
bilité dans le cas de perte résultant de 
défectuosités qui n'auraient pas été re- 
marquées au moment du dépôt à la poste. 

Une Indemnité sera payée au destina- 
taire, on, a la demande du destinataire, 
a l'expéditeur, pourvu qu'une rf'Clama- 
tion ait été faite au Départeiment avant 
l'exipiration d'une aanée à partir de la 
date du dépôt a la poste et sur riécep- 
tion de déclarations assermentées faite^' 
par les personnes intéressées établissant: 

(a) Que, au meilleur de leur conuais- 
sajice et de leur opinion, le colis assuré 
a été perdu, ou que le contenu a édé en- 
dommagé, au couira de la transmission 
par la poste. 

(b) La valeur du contenu du colis ou le 
montamt des dommages éprooivés. 

(c) Quel est le propriétaire du colis. 

Il doit être évident que la perte ou le 
dommage n'est pas dû, en tout ou eu 
partie, à la faute de l'expéditeur, par 
exemple, à cause d'empaquetage Insuf- 
fisant, de flceGage défectueux, de -perte 
de l'étiquette, etc. L'indemnité à payer 
n'excédera pas la valeur du contenu du 
colis perdu, ou le montamt des dommages 
Aproaré*. Le Département m ré6«rr* le 



droit de remplacer le contenu d'un codis 
au lieu de payer une Indemnité pécu- 
niaire. 

Dans le cas de dommages, il faut, 
dans le but d'Instituer une enquête, 
conserver le colis, autant que possible, 
dans le même état dans lequel 11 a été 
livré. Si l'on se plaint que le contenu 
d'un colis a étô perdu ou enlevé, il faut 
fproduire l'enveloppe. 

L'Indemnité, dans le cas de dommages 
survenus à des articles fragiles, ne sera 
payée seulement que dans le cas où le 
colis porterait d'une manière très lisible 
l'Inscription suivante " Fragile — avec 
soin. " 

Les colis contenant des œufs, du pois- 
son, de la viande, des fruits, des lé- 
gumes, des verres, de la vaisselle, de» 
gi'aisses, des semi-Jdquides, des liquides, 
ou tous autres objets d'une narture excep- 
tionnellement fragile ne peuvent être 
lassnjrês. 

11 ne sera pas accordé d'indemnité dans 
le cas de perte de pièces de monnaie ou 
de billets de banque. 

L'indemnité sei-a refusée dans le cas de 
préjudices ou de dommages éprouvés In- 
directement, et comme conséquence de la 
perte, du retard dans la transmission, 
de la non distribution ou de la distribu- 
tion erronée de tout article envoyé pai- 
colis postai. 

Il ne sera pas accordé d'indemnité 
dans le cas d'un colis pour lequel l'on 
n'aura pas payé le droit d'assoirance. 

L'on refusera de payer une Indemnité 
pour perte ou dommages dans tous les 
cas où un voiturier ordinaire pourrait 
réclamer exemption de responsabilité lé- 
gaile. 

Un colis assuré qui n'aura pu être 
distribué en Canada sera envoyé au bn- 
l'eau succursale des rebuts. 

Les Colis Postaux ne doivent pas être 
recommandés, 

5. — Les colis doivent être emballés 
de manière a ce que le contenu puisse 
être facilement examiné. 

6. — Il serait bon que l'adresse de 
l'expétllteur fût indiquée soit a l'inté- 
rieur du colis soit sur l'enveloppe. Dette 
adresse doit être complètement séparée 
de l'adresse du colis. 

7. — Lorsque les colis sont réexpédiés, 
ils si> it suj'-t^ à un nouvel affranchis- 
sèment égal à l' affranchissement qui au 
rait dû être payé s'ils avaient été dé- 
ixisés a la poste en premier lieu au 
bureau de ré-expédltion poaiT envoi a la 
nouvelle adresse ; excepté dans les cas où 
la première et la seconde adresse se trou- 
vent toutes les deux dans le ressort du 
même bureau de poète. 

147 



Tarif €t réglementa d&i Postes — (Suliej. 



8. — Le aiaxlmum de poids d'un colia 
postaJ est fixé à onze livres, et celui de 
la dlmeiisian â trente pouces de longueur, 
par un pied de largeur ou d '«épaisseur ; 
mala l'on acceptera des colla ayant trois 
pieds et six pouces de lougueur pourvu 
que la longueur et l'épaisseur réunies 
n'excèdent pas six pieds. Par exemple, 
uu coUs ayant trois pieds et six pouces 
de longueur peut mesurer deux pieds et 
six pouces de cii-conférence, dans la par- 
tie la plus épaisse ; un colis qui est court 
peut être plus épais, ainsi un colis dont 
la longueur n'excède pas trois pieds peut 
avoir trois pieds de circonférence. 

9. — Lorsque cela est possible, les co- 
lis postaux doivent être espédiéti dans 
des enveloppes ouvertes aux deux bouts, 
et de manière à ce qu'Us puissent être 
facilement examinés. La farine, les mé- 
dicaments et autres articles semblables 
qui ne peuvent être envoyés dams des en- 
veloppes de ce genre — mais ces articles 
seulement — peuvent être renfermés dans 
des boites ou dans des sacs de toile ou 
d'autre matériel solide, et ces boites ou 
ces sacs doivent être fermés de manière 
à ce qu'on puisse les ouvrir facilement 
afin de permettre aux employés des postés 
de s'assurer rapidement de la nature du 
ocntenu. Si l'on emploie des sacs ou des 
enveloppes en papier pour expédier de la 
farine ou quelque chose de semblable, Ils 
doivent être de qualité et de force supé- 
rieures afin de résister au frottement et 
à la pression dans les sacs de dépêches 
et d'emp*cher la perte du contenu. 

10. — Ti>ut artidle destiné à l'usage 
ou à la consommation, transmissiWe par 
la poste, contenu dans la boîte originelle, 
n'ayant pas été ouverte, et ayant une 
étiquette descriptive convenable peut être 
expédié par colis postal, quoique la boîte 
en fei--blanc, ou autre, dans laquelle il 
est renfermé ne puisse être ouverte an 
cours de la transmission par la poste, s'il 
est déposé à la poste par des personnes 
connues comme manufacturaut ou vendant 
l'article eu question et qui garantissent 
que le contenu est tel que décrit sur 
l'étiquette. 

11. — Un colis peut contenir des fac- 
tures et des comptes, pourvu qu'ils se 
rapportent exclusivement à son contenu ; 
11 est aussi permis d'y reafej-mer une 
carte ou un morceau de papier Indiquant 
brièvement la maTiière de reconnaître 
r article ou les articles content» dans le 
colis. L'on doit avoir bien soin de ne 
pas abuser de ce privilège en convertis- 
sant «n correspondance ces notes ou ces 
marques qui sont destinées seulement à 
faiclUter les affaires entre l'expéditeur 
et le destinataire. Un colis contenant 
UM lettre, on aucune écriture destinée 
A servir de lettre, dans la seoa ordln*lre 



Uu mot, sera passible du tarif des 
lettres. 

12. — Lorsque plusieurs objets sont 
renfermés dans uu colis, il n'y a pas 
d'objection à ce que chacun porte un 
nimiéro distluctif de manière à permettre 
à l'expéditeur de donner par lettre (en- 
voyée séparément et dûment affranchie) 
les renseignements au sujet des différents 
objets que le paquet contient. 

13. — Dne personne qui désire déposer 
un grand nombre de colis à la poste, 
soit un jour spécial, ou à des intervalles 
réguliers ou irréguliers, faciliterait le 
travail d'expédition, si elle avertissait 
d'avance le bureau auquel ils seront dé- 
posés du nombre des colis, de la moy- 
eune du poids, et des dates et de l'heure 
auxquelles elle se propose de les expédier. 
Elle aiderait également au travail du 
bureau de poste, eu envoyant les colis 
à la poste en certaines quantités, et en 
commençant d'aussi bonne heure que 
possible dans la journée. 

14. — Les colis so<nt sujets aux règle- 
ments généraux prohibitifs excluant du 
transport par la poste tout ce qui peut 
détruire, altérer ou endommager le con- 
tenu des sacs de dépêches ou blesser 
quelque employé ou serviteur des postes; 
aussi bien que tous objets d'un caractère 
obscène ou immoral. 

15. — Les liquides et substT:;?38 hui- 
leuses et graisseuses eripaquetés i.''après 
les règlements suivants ne sont pa-s ex- 
clus. Lorsqu'ils sont contenus dan-; les 
bouteilles ou fioles en verre, ces bou- 
teilles ou fioles doivent être assrz fortes 
pour supporter les secousses dn manie- 
ment dans les malles et elles doivent 
être renfermées dans des cylindres ou 
tubes en bols, en carton épais ou en 
papier mAché ayant au moins trois 
seizièmes de pouce d'épalseeur dans la 
partie la plus mince et assez forts pour 
supporter le poids des malles empilées 
dans les sacs et résister à un rude ma- 
niement ; en outre il derra être placé 
entre les parois du tube en bols et la 
bouteille un coussin de coton, on «le ma- 
tière spongieuse en quantité suffisante 
pour absorber le liquide, etc., dans le 
cas de bris de la bouteille : le cylindre 
ou tube devra être imperméable ft ton» 
les liquides y compris les huiles et être 
clos au moyen d'un couvercle à vis, en 
bols ou en métal, fermant hermétique- 
ment et garni d'un coussinet en caout- 
chouc ou autre matière, ajusté de ma- 
nière à rendre le cylindre ou tube par- 
faitement étanche, afin d'empêcher l'écou- 
lement du contenu dans le cas de rup- 
ture du verre. Lorsqu'ils sont contenus 
dans un cylindre en fer-blanc ou dans une 
tiotte ou tube eu métal, ce cyliadxe, o«tt« 

148 



Tarif et règlements des Postes — (Suite). 



boite ou ce tube doit avoir un couvercle 
A vis muni à l'intérieur d'un coussinet 
de caoutchouc ou de lidge, de manière 
a le pen<lTe êtanche, et 11 doit être sol- 
Bueusement renfermé dans un étui en 
bois ou en papier milcbé (ouvert à un 
des bouts seulement) et qui ne sera ni 
moins épais ni moins fort que celui dé- 
crit ci-dessus. Les manufacturiers ou 
commerçants ayant l'intention de trans- 
mettre des objets semblal»le.s par colis 
postal, ou comme échantillons, en quan- 
tités considérables, devraient soumettre 
un échantillon de paquet faisant voir 
leur mode d' empaquetage au maître de 
poste du bureau expéditeur qui s'assurera 
si les conditions de cet article sont sol- 
g-neusement observées. 

16. — Les spécimens de tissus ma- 
lades, soigneusement empaquetés dans 
des doubles boites en fer-blanc spéciale- 
ment fabriquées, c-mballés solidement 
dans de la matière absorbante, les boi- 
tes ayant un couvert à vis s'adaptaut 
parfaitement, peuvent être envoyés par 
la poste d'après le tarif des colis pos- 
taux lorsqu'ils sont adressas à des con- 
seils d'hygiène provinciaux ou à des la- 
boratoires publics. 

17. — Les objets suivants en verre, 
eaTolr : lorgnons, lunettes, et curseurs 
de microscopes peuvent aussi être envoyés 
comme colis, s'ils sont empaquetés de 
manière à pouvoir être examinés rapide- 
ment et facilement et à ne pas blesser 
les personnes entre le« mains desquelles 
ils passent. 

18. — Les coUs postaux contenant quel- 
que chose d'une nature fragile doivent 
porter l'Indication " Fragile — avec soin " 
— et les colis contenant des objets sn- 
jetis a détérioration tels que le poisson, 
les fruits, la viande, etc., doivent être 
marqués " sujet à dêtérlaration. " Les 
colis envoyés par la poste doivent dans 
tous les cas être solidement et fortement 
empaquetés, de manière à empêcher que 
le contenu se perde ou se détériore, ou 
que les dépêches soient endommagées. 
Le Département dé>!lre coopérer avec le 
public, afin de porter une attention spé- 
ciale â. la question importante de l'em- 
paquetage particulièrement en ce qui a 
trait aux colis contenant des objets d'une 
nature fragile ou sujets a détérioration 
cru qui pourraient détruire ou endomma- 
ger les autres objets contenus dans les 
sacs dans lesquels Ils sont expédiés. Afin 
de prendre toutes les précautions né- 
cessaires a ce sujet l'on conseille aux 
personnes qui désirent transmettre' des 
articles par la poste aux colis de con- 
sulter le maître de poste au sujet de la 
manière d'empaqueter, dans tous les ca> 



149 



Comme la transmission saine et sauve 
des œufs est une question qui présente 
quelque difficulté l'on recommande aux 
expéditeurs de les empaqueter de la ma- 
nière suivante : Prenez une boite en bols, 
ou en papier mSché ou en tout autre 
matériel solide, ayant un couvercle blés 
ajusté et fermant hermétiquement; enve- 
loppez chaque œuf séparément dans un 
morceau de journal ou de papier pour le 
garantir, placez les oeufs sur le bout, et 
remplissez les vides qui se trooivent dans 
la boite au moyen de journaux, de papier, 
etc., de manière a empêcher les œufs de 
frapper l'un contre l'autre ou contre les 
côtés, le haut ou le fond de la botte. 
Ecrivez sur le colis le mot " Œufs, " 
d'une manière bien visible. 

Les marchandises qui seraient sujettes 
à se corrompre durant l'espace de temps 
nécessaire au transport et à la distribu- 
tion ne doivent pas être envoyées par 
colis postal. 

19. — Les maîtres de poste doivent 
exercer la plus grande vigilance possible 
afin de s'assurer que tous les colis ac- 
ceptés pour transmission par la poste 
aux colis soient conformes en tous points 
aux conditions Imposées pai- ces règle- 
ments. Ceci s'applique avoc plus de 
force aux colis contenant des mai'chan- 
dlses pouvant se détériorer ou des objet» 
fragiles. 

20. — L'on fait droit aux demandes de 
renvoi direct des colis postaux adressés 
à quelqu'endroit eu Canada, et ceux qui 
portent l'adresse de l'envoyeur peuvent 
également être renvoyés directement 
après un délai de gairde de quinze Jours. 
Les colis postaux qui sont ainsi retournés 
sont sujets a un second nCfranchissement 
égal a l'affranchissement payé poux l'en- 
voi. Le montant de cet affranchissement 
doit être Indiqué par le bureau qui ren- 
voie le colis, et 11 doit être perçu de 
l'expéditeur avant que le bureau auquel 
Il a été retourné en effectue la remise. 
Le maItTe de poste collera sur le cOlls 
des timbres d'Insuffisance d'affranchisse- 
ment (Postage due Stamps) pour le mon- 
tant perçu et 11 les oblitérera. 

21. — Lorsqu'un colis aura été remis 
au destinataire, II ne pourra être retourné 
a l'expéditeur A MOINS QUE LA PER- 
SONNE QUI LE RENVOIE NE PAIE 
L'AFFRANCHISSEMENT NBCESSAIRK 
POUR LE RETOUR. 

22. — Le Mlnlstire des Postes se ré- 
serve le droit de refuser d'accepter pour 
transmission par la poste, du grain ou de 
tous autres articles expédiés en quan- 
tités excessives et qui i)ourraIent nuire 
au transport des objets de la première 
classe, ou tous autres articles, tels que 
ceux énuméi'és au pariisraplir 1. 



Tarif ©t règlements des Postes — (Suite). 



COLIS POSTAUX 

TARIF D'AFFRANCHISSEMENT DES COLIS MIS A LA POSTE DANS 
LA PROVINCE DE QUEBEC 



Adresse a 


lliv. 


2 1iv. 


3 1iv. 


4 1iv. 


5 1iv. 


6 1iv. 


7 liv. 


8 liv. 


9 liv. 


10 liv. 


11 liv. 


Tont bureau de poste dans 






















un rayon de 2U milles'' y 
























compris le bureau d'ori- 
























gine 


$0.05 


$0.06 


S0.07 


$0.08 


$0.10 


$0.12 


$0.14 


$0.16 


$0.18 


$020 


$ 0.22 


Tout bureau de poste au- 
























delà de 20 milles, mais 
























dans la Prov. de (Québec. 


.10 


.14 


.18 


.22 


.26 


.30 


.34 


.38 


A'i 


.46 


.60 


Tout bureau de poste dans 
























rOntarioou dans les pro- 
























vinces Marilimes 


.10 


.Ifi 


.22 


.28 


..34 


.40 


.46 


.52 


.58 


.64 


.70 


Tout bureau de poste dans 
























le Manitoba 


.12 


.20 


.28 


.m 


.44 


.52 


.00 


.68 


.V6 


.84 


.92 


Tout bureau de poste dans 




la Saskatcbewan 


.12 


.24 


M 


.44 


.54 


.64 


.74 


.84 


.94 


1.04 


1.14 


Tout bureau de poste dans 
























l'AIberta ou dans la Co- 
























lombie-Britannique 


.12 


.24 


.36 


.48 


.60 


.72 


.84 


.96 


1.08 


1.20 


1.32 



L'affranchissement maximum sur tout colis ne devra pas excéder 1 cent par 
once. 

° Ce tarif s'applique aussi lorsque la distance de 20 milles se prolonge dans 
une province voisine. 



CE QU'UN POISSON PERD DE SON POIDS APRES ETRE SORTI 
DE L'EAU. 



Le tableau suivant indique com- 
bien un poisson sorti de l'eau perd de 
son poids. 

Ces chiffres doivent être pris com- 
me approximativement exacts, car le 



poisson gras se resserre plus vite que 
le poisson maigre et aussi en raison 
des autres conditions dans lesquelles 
le poisson peut avoir été tenu avant 
qu'il soit pesé. 



Juste pris. 


Mort depuis 


6 heures. 


Mort depuis 


12 heures. 


1 liv. .. .; 




isu 


onces. . 




15 oncea 


4 " .. .: 


.... 1 liv. 


14^! 






1 liv. 14 " 


3 " .. .. 


. . 2 " 


13^4 






. . 2 ' 


' 13 " 


4 " .. .. 


.. .. 3 " 


13 






3 


' 12 " 


6 " .. .. 


.. ..4 " 


12Vfl 






4 ' 


' 11 " 


6 " .. .. 


.. ..5 " 


11% 






5 ' 


' 10 " 


7 " .. .. 


.. ..6 " 


10% 






6 ' 


9 " 


8 " .. .. 


.. ..7 " 


10 






7 ' 


8 '• 


9 " .. .. 


.. ..8 " 


9 y* 






8 ' 


7 " 


10 " .. .. 


.. ..9 " 


8% 






9 ' 


6 " 


11 " .. .. 


.. ..10 " 


7% 






10 • 


5 " 


12 " .. .. 


.. ..11 " 


7 






11 ' 


4 " 


13 " .. .. 


.. ..12 " 


6 y* 






12 • 


3 " 


14 " .. .. 


.. ..13 " 


5% 






.. .. ..13 ' 


2 " 


15 " .. .. 


.. ..14 " 


4% 






14 ' 


1 " 


16 " .. .. 


.. ..15 " 


4 






15 * 




17 " .. .. 


.. ..16 " 


3% 






15 ' 


' 15 " 


18 " .. .. 


.. ..17 " 


2% 






16 • 


' 14 " 


19 " .. .. 


.. ..18 " 


1% 






17 • 


• 13 " 


20 " .. .. 


.. ..19 " 








18 • 


• 12 " 


30 " .. .. 


.. ..28 " 


9y2 






28 • 


•> •• 


40 " .. .. 


.. ..38 " 


2 






?,7 • 


8 " 


60 '• .. .. 


.. ..47 " 


10% 






46 ' 


' 14 '• 



1.50 



LOI DE PECHE DE QUEBEC 



TEMPS PENDANT LEQUEL LA 
PECHE EST PERMISE. 

Satjmon. — Mai 1 à juillet 31 ; pê- 
che à la mouche. — Mai 1 à septem- 
bre 15. 

Truite de mer. — Décembre 2 à 
octobre 14. 

OtTANANiCHE. — Décembre 1 à sep- 
tembre 30. 

Truite mouchetée (sal. fontina- 
lis). — Mal 1 à septembre 30. 

La pêche à travers la glace est 
prohibée. 

Truite grise (lunge) touladi {îake 
trout). — Décembre 2 à octobre 14. 

AcHiGAN (bar non compris). — 
Juin 16 à mal 1. 

L'Anguille peut être prise dans 
des nasses et dans des écluses, mais 
ne peut l'être de manière à l'empê- 
cher entièrement d'arriver â. d'autres 
nasses. 

L'anguille ne peut être prise au 
dard ou au flambeau, pendant les 
mois d'octobre et de novembre, dans 
les eaux fréquentées par le saumon 
et la truite. 

Les mailles d'une nasse, piège ou 
autre engin pour pêcher l'anguille, 
auront au moins un pouce et un hui- 
tième mesuré dans la barre. 

Il est défendu de prendre de l'an- 
guille ayant moins de trente pouces 
de longueur, et toute anguille ainsi 
prise sera libérée vivante. 

Doré. — Mai 16 à avril 14. — 
(15 pouces). 

Eperlan. — Juillet 1 à mars 31. 

Poisson blanc. — Décembre 2 à 
novembre 9. 

Maskinongê. — Juin 16 à avril 



Esturgeon. 



Juillet 1 à mal 31. 



TARIF DES LICENCES POUR NON 
RESIDENTS. 

Pour la pêche au saumon.. ..$25.00 

Membres des clubs non rési- 
dents 25.00 

Pour toute autre espèce de 

poisson 10.00 

Les membres de clubs 5.00 



Les invités de clubs et les mem- 
bres honoraires devront payer le taux 
ordinaire de la licence. 

Pour obtenir les licences de pêche, 
il faut s'adresser au Département de 
la Colonisation, des Mines et des Pê- 
cheries à Québec, ou à ses agents, ins- 
pecteurs et officiers, aussi aux secré- 
taires des différents clubs autorisés à 
délivrer les licences aux membres et 
aux invités de leur club respectif. 

Art. 1402&. — Toute personne ou 
toutes personnes sans aucun permis, 
ayant en sa possession un engin de 
pêche ou de chasse prohibé par la loi, 
sera présumée violer la loi, et la dite 
présomption sera suffisante pour éta- 
blir que la dite i>ersonne ainsi trou- 
vée, a péché ou chassé illégalement, 
et il incombera à cette personne de 
démontrer qu'elle possédait cet engin 
sans aucun objet illégal. 

Art. 1394ao. — Quiconque fait usa- 
ge de dynamite ou autres explosifs 
pour la pêche des poissons visés par 
cette loi, est passible d'un emprison- 
nsment de douze mois. 



EXPORTATION DE CERTAINES 
ESPECES DE TRUITES. 

Personne ne recevra, n'expédiera, 
ne transportera ni n'aura en sa pos- 
session, dans le but de l'expédier ou 
de la transporter hors du Canada, au- 
cune truite mouchetée, truite de ri- 
vière ou de mer, prise ou capturée dans 
les provinces d'Ontario, de Québec, 
du Nouveau-Brunswick, de la Nou- 
velle-Ecosse et de l'Ile du Prince- 
Edouard ; pourvu : — 

(a) que toute personne pourra ain- 
si expédier la truite capturée par elle 
pour le sport jusqu'à vingt-cinq livres 
pesant, si l'envoi est accompagné d'un 
certificat à cet effet, soit de l'officier 
local des pêcheries dans le district 
duquel le poisson a été capturé, soit 
de l'agent local de la station adja- 
cente à la localité où le poisson a été 
capturé, ou est accompagné d'une 
copie de la licence ou du permis offi- 
ciel délivré à la personne faisant 
l'envoi ; 

(b) qu'aucun paquet de cette truite 
n'excédera vingt-cinq livres pesant, 
ni que personne n'aura la permission 
d'expédier plus qu'un paquet durant 
la saison. 



151 



Loi de Chasse et de Pêche — (Suite). 



LOI DE CHASSE DE QUEBEC 



La province de Québec est divisée 
en deux zones appelées respectivement 
Zone No 1 et Zone No 2. 

La Zone No 1 comprend toute la 
province, moins cette partie des com- 
tés de Chicoutimi et de Saguenay, à 
l'est et au nord de la rivière Sague- 
nay. 

La Zone No 2 comprend cette par- 
tie des comtés de Chicoutimi et de 
Saguenay, à Test et au nord de la ri- 
vière Saguenay. 

DES PROHIBITIONS DANS LA 
ZONE No 1 

1° ORIGNAL^ CHEVREUIL ET CARIBOU. 

" 2310. Prohibition de chasser ; 
Il est défendu : 

1. Le chevreuil et l'orignal ; 
De chasser, tuer ou prendre le che- 
vreuil et l'orignal, entre le premier 
jour de janvier et le premier jour de 
septembre de chaque année ; sauf 
dans les comtés d'Ottawa, de Labelle, 
de Témiscamingue et de Pontiac, où 
il est défendu de les chasser, tuer ou 
prendre entre le premier décembre 
d'une année et le premier octobre de 
l'année suivante ; 

2. Le Caribou ; De chasser, tuer ou 
prendre le caribou, entre le premier 
jour de février et le premier jour de 
septembre de chaque année ; 

3. Chiens pour chasser l'ori- 
gnal, etc. Exceptions; De se servir 
de chiens pour chasser, tuer ou pren- 
dre l'orignal, le caribou ou le che- 
vreuil ; mais 11 «st permis de chas- 
ser, tuer ou prendre ainsi le chevreuil 
(red deer) depuis le vingt octobre 
jusqu'au premier novembre de chaque 
année ; 

4. Ravages, etc. ; De chasser, tuer 
ou prendre l'orignal ou le chevreuil 
dans les ravages d'hiver (yarding) 
de ces animaux ou en profitant de la 
croûte de la neige (crusting) ; 

Faons ; De chasser, tuer ou pren- 
dre, en quelque temps que ce soit, des 
faons ou broquarts, c'est-à-dire les 
petits, jusqu'à l'âge d'un an, des ani- 
maux mentionnés dans les paragra- 
phes 1 et 2 de cet article ; 

6. Femelle de l'orignal ; De 
chasser, tuer ou prendre, en quelque 
temps que ce soit, la femelle de l'ori- 
gnal. (S. R. Q., 1396; 62 V., ch. 24, 
art. 1. 

" 2311. Transport de l'orignal, 
etc., prohibé. Il est défendu aux com- 
pagnie'^ de chemin de fer, de bateaux 



152 



à vapeur et autres, ainsi qu'aux rou- 
liers publics, de transporter ou d'a- 
voir en leur possession l'orignal, le 
caribou, le chevreuil, en tout ou en 
partie, ou la chair, la tête et la peau 
verte d'aucun de ces animaux à moins 
qu'il n'y soit attaché un coupon 
(tag) émis par le département de la 
Colonisation, des Mines et des Pêche- 
ries, autorisant ce transport.'" 

2. ID. après les 15 premiers jours 
de la prohibition. " Il est défendu 
aux compagnies de chemin de fer, de 
bateaux à vapeur et autres, ainsi 
qu'aux rouliers publics, après les 
quinze premiers jours de la date de 
prohibition, de transporter l'orignal, 
le caribou, le chevreuil, la chair ou 
la tête, en tout ou en partie, ou la 
peau verte d"aucun de ces animaux." 

3. Exception, si l'orignal, etc., été 
pris dans une autre province. Les 
deux paragraphes précédents ne s'ap- 
pliquent pas au transport de l'ori- 
gnal, du caribou et du chevreuil ou 
de la chair, en tout ou en partie, ou 
de la tête et de la peau verte d'aucun 
de ces animaux, s'il y est attaché un 
affldavit attestant qu'ils ont été tués 
ou pris dans une autre province de la 
puissance du Canada, en conformité 
des lois de cette province ou dans un 
des Etats-Unis d'Amérique. 

4. Paquet, etc., confectionné de ma- 
nière à indiquer le contenu. Tout 
sac, paquet ou coffre, toute boîte ou 
valise ou tout autre réceptacle ser- 
vant à transporter le gibier doivent 
être confectionnés de mnnlère à faire 
voir leur contenu et la description de 
leur contenu. Les nom et adresse du 
propriétaire y doivent être indiqués 
sur une étiquette à cet effet. 

5. Pénalité. Toute compagnie de 
chemin de fer, de bateaux à vapeur 
ou autre personne, favorisant de quel- 
que manière que ce soit, la contra- 
vention à cet article, est passible 
d'une amende de dix piastres au 
moins et de vingt-cinq piastres au 
plus pour chaque infraction et les 
dépens. 

6. Permis de transport peut être 
accordé par le ministre. Néanmoins, 
il est loisible au ministre de la Colo- 
nisation, des Mines et -des Pêcheries 
d'accorder, en tout temps, des permis 
de transport lorsqu'il a été prouvé, à 
sa satisfaction, que l'orignal, le cari- 
bou et le chevreuil ou partie d'iceux, 
que Ton désire transporter, ont été 
pris ou tués dans un temps où la 
chasse en est permise et d'une ma- 
nière légale. 



Loi de Chasse et de Pêche — (Suite). 



7. Honoraires dfis 'permis. Pour 
tout permis, ou coupons, mentlonaés 
dans cet article, il peut être exigé un 
honoraire dont le ministre fixe le 
montant, suivant les circonstances, 
mais qui ne doit pas excéder cinq 
piastres. (6 Ed. VII, ch. 19, art. 1). 

" 2312. Nombre des animaux qui 
peuvent être tués. — Permis autori- 
sant d'en tuer titi plus grand nombre. 
— Proviso. Nul ne peut chassor, 
tuer ou prendre vivants pendant une 
saison de chasse, plus d'un orignal, 
deux chevreuils et deux caribous. 

Le ministre peut néanmoins, s'il le 
juge à propos, accorder à toute per- 
sonne domiciliée dans la province, 
sur paiement d'un honoraire de cinq 
piastres, un permis l'autorisant à 
chasser, tuer ou prendre vivants au 
plus trois caribous et trois chevreuils 
additionnels. 

Toutefois, 'le ministre peut dispen- 
ser du paiement de l'honoraire ci- 
dessus tout colon de bonne foi ou tout 
sauvage, dont la pauvreté lui est dé- 
montrée d'une manière satisfaisante, 
et qui a besoin de oe gibier comme 
un moyen de subsistance pour lui- 
même et pour sa famille. (S. R. Q., 
1398 ; 62 V., ch. 24, art. 1 ; 1 Ed. 
VIT, ch. 8, art. 15 ; 1 Ed. VII, ch. 12, 
art. 1). 

2° CASTOR, VISON, LOUTRE, MAR- 
TRE, PEKAN, LIEVRE, OURS, 
RAT MUSQUE, ETC. 

" 2313. Défense de chasser : 

Il est défendu de chasser, tuer ou 
prendre : 

1. Le Castok ; Le castor, en tout 
temps, après le 1er avril Jusqu'au 1er 
novembre 1917, ponr la zone No 1, 
et après cette date, entre le premier 
jour d'avril et le premier jour de no- 
vembre de chaque année. (6 Ed. 
VII, ch. 19, art. 2). 

2. Le Vison, etc. ; Le visoji, la 
loutre, la martre, le pékan, le renard 
et le chat sauvage, entre le premier 
jour d'avril et le premier jour de no- 
vembre de chaque année. 

3. Le Lièvre, etc. ; Le lièvre, en- 
tre le premier jour de février et le 
quinzième jour doctobre de chaque 
année, et l'ours entre le premier jour 
de juillet et le vingtième jour d'août 
de chaque année. (6 Ed. VII, ch. 19, 
art. 2). 

4. Le Rat musqué ; Le rat mus- 
qué en aucun temps de l'année, ex- 
cepté dans le mois d'avril. (6 Ed. 
VII, ch. 19. art. 2), 

5. Rapport aie ministre par person- 
ne taisant le commerce de fourrures; 



" Toute compagnie, société ou per- 
sonne faisant le commerce de fourru- 
res qui, en vertu de quelqu'une des 
dispositions de cette loi, a chassé ou 
fait chasser les animaux à fourrures 
ou une espèce quelconque des ani- 
maux à fourrures mentionnés dans 
cet article est tenue de faire rapport 
dans les quinze premiers jours du 
mois de mai de chaque année, au mi- 
nistre de la Colonisation, des Mines 
et des Pêcheries, de la quantité et de 
l'espèce de ces animaux qu'elle a tués 
ou achetés, ou mis sur le marché 
dans la province de Québec." (6 
Ed. VII, ch. 19, art. 2). 

3° BECASSE,, BECASSINE, PER- 
DRIX, CANARD SAUVAGE, MA- 
CREUSE, SARCELLE, ETC. 

" 2314. Défense de chasser : 
Il est défendu : 

1. De chasser, tuer ou prendre : 
(o) Les bécasses, les bécassines, les 
pluviers, les courlis, les chevaliers et 
les maubèches, entre le premier jour 
de février et le premier jour de sep- 
tembre de chaque année ; les perdrix 
grises et de savane, entre le quinziè- 
me jour de décembre et le premier 
jour de septembre de l'année suivan- 
te, et les perdrix blanches iptarmi- 
gan), entre le premier jour de février 
et le premier jour de novembre de 
chaque année ; 

(6) La macreuse, etc.; "Les ma- 
creuses, les sarcelles ou les canards 
sauvages d'aucune espèce, excepté les 
harles (bec-scies), les huards et les 
goélands, entre le premier jour de 
mars d'une année et le premier jour 
de septembre de la même année." (6 
Ed. VII, ch. 19, art. 3). 

(c) Défense de chasser pendant 
certaines heures. En tout temps de 
l'année, une heure après le coucher 
du soleil et une heure avant son le- 
ver, d'aucune manière la bécasse, la 
bécassine, la perdrix ou les macreu- 
ses, sarcelles ou canards sauvages, 
d'aucune espèce ; et durant ces heures 
prohibées, il est également défendu de 
garder ou d'exposer, sous aucun pré- 
texte, des leurres ou appelants, soit 
près d'une cache, d'une embarcation 
ou du rivage ; 

2. Enlèvement des oeufs. — Droit 
de chasser pour la nourriture dans 
ceHaines parties de la province. — 
" De déranger, endommager, cueillir 
ou enlever en tout temps, les œufs 
d'aucune espèce de gibier à plume. 
Les vaisseaux ou chaloupes employés 
à déranger, cueillir ou enlever les 
œufs d'aucune espèce des dits ani- 
maux, peuvent, ainsi que les œufs, 
être confisqués et vendus. 

153 



Loi de Chasse et de POche — (Suite). 



Néamuoins, les habitants de cette 
partie de la proviuoe comprise dans 
la zone No 2, telle que définie par 
cette loi, et ceux du comté de Gaspé, 
peuvent pour leur nourriture seule- 
ment, y chasser, tuer ou prendre les 
oiseaux mentionnés dans le paragra- 
phe b du présent article en tout temps 
de l'année — sauf entre le premier 
juin et le premier août." (6 Ed. "VII, 
ch. 19, art. 3). 

" 2315. Achat et vente de perdrix 
prohibés. — Expressions " vente " et 
" achat " définies. — Fardeau de la 
preuve en certains cas — Pénalité. 

" Il est défendu d'acheter ou de 
vendre, d'exposer en vente ou d'avoir 
en sa possession, avec l'intention de 
la vendre, aucune perdrix grise ou 
de savane et aucune bécasse avant le 
premier jour d'octobre 1917. 

Toute livraison de telle perdrix ou 
de telle bécasse faite autrement qu'à 
titre purement gratuit constitue une 
vente, et toute acceptation de telle 
perdrix ou de telle bécasse autrement 
qu'à titre purement gratuit constitue 
un achat dans le sens de cette dispo- 
sition. 

Si une telle perdrix ou une telle 
bécasse est trouvée en la possession 
d'un commerçant ou d'une personne 
vendant ou ayant en sa possession 
pour des fins de vente des denrées ou 
des produits, la preuve que ce com- 



mergaut ou cette personne n'a pas 
cette perdrix ou cette bécasse en sa 
possession avec l'inention de la ven- 
dre, est à la charge du commerçant 
ou de la perionne qui l'a en sa pos- 
session. 

Toute contravention aux disposi- 
tions du présent article rend celui qui 
en est trouvé coupable passible pour 
une première infraction d'une amende 
de $2.00 ou plus et de $1.00 au moins 
et des dépens par chaque tête de 
perdrix et de bécasse, selon le cas ; 
pour une deuxième infraction, d'une 
amende de $10.00 au plus et de $5.00 
au moins par chaque tête ; pour une 
troisième intraction et toute récidive, 
de la même amende que pour la deux- 
ième infraction, et d'un emprisonne- 
ment de trente jours au moins et de 
trois mois au plus, avec dépens dans 
tous les cas. (6 Ed. Vil, ch . 19, 
art. 4). 

COUT DE LA LICENCE DE 
CHASSE. 

Les personnes non domiciliées dans 
la Province de Québec, qui ne sont 
membres d'aucun club dûment incor- 
poré dans la Province $25.00 

Les personnes non domiciliées dans 
la Province, membres actifs de clubs 
de chasse et de pêche légalement or- 
ganisés- • $10.00 



Le langage simplifié, 

Il existe un pays où les sifflements 
servent de langage. Les habitants de 
plusieurs îles de l'archipel des Canaries 
se servent volontiers de ce moyen peu 
banal de converser, et même séparés 
d'un ou deux milles, ils peuvent 
ainsi facilement s'entendre et se com- 
prendre. Les doigts arrangés de certaine 
façon dans leur bouche modulent diffé- 
rents sons dont chacun représente une 
syllabe, et leur vocabulaire est assez va- 
rié poux (ju'on soutienne une convei-sation 
sur n'importe quel sujet et à grande dis- 
tance aussi bien. 



Maiman, dit Bob songeur à sa mère, la 
nuit a un oellV 

— Pourquoi donc, mon chéri, que veux- 
tu dire? 

— J'entends presque tous les matins 
papa dire, c'est malheureux, je n'ai en- 
core pu fermer l'œil de la nuit! 
* * * 

Sur un banc. Deux bohèmes causent. 
— ^Tu as de bien mauvaises bottines, 
dit l'un. 
I/aubre, avec désinvolture: 
— Les neuves sont usées 



154 



Une avenue de vinjt lieues. 

Le Japon, patrie des arbres nains, pos- 
sède aussi la plus longue avenue d'or- 
hres qui soit au monde. 

Entre les villes de Namada et de Nik- 
ko s'étend, en droite ligne, et sur la co- 
quette longueur de quatre-vingt-deux 
milles, une superbe alliîe om-bragée de 
rameaux touffus. Large de vingt quatre 
pieds, cette avenue est plantée d'arbres 
niagnitiques de la famille des cyprès, 
dont le tronc ne mesure pas moins de 
quinze pieds et le haut branchage deux 
cents. Et c'est un admirable spectacle. 

* * * 

Paradoxes et vérités 

Donnez de l'argent, n'eu prêtez jamais. 
Donner ne fait que des Ingrats; prêter 
fait des ennemis. 

* • * 
Réunion de suffragettes. 

— Ce sont des feimines qui demandent il 
être électrices 

— C'est donc pour cela qu'il y a de 
l"'électriicité" dans l'air!... 

* * » 

— Mais, enfin, pourquoi divorcez-vous? 
— Nous ne pouvons pas encore nous eu- 
tendre. 

— î ? ? 

— Mon mari est sourd! 



COEPORATION DE MONTREAL 



.M6dérlc Mai-tln est né à 
Montréal en 1860. A 
fait ses études au col- 
lège de St-Eustache. An- 
cien manufacturier de ci- 
gai'es. Elu représentant 
du quairtier Papineau, au 




couseiil de ville en 1904, 
réélu en lOOG, 1908 et 
1912. Député au parle 
meut fédérail depuis 1900." 
Libéral. Elu maire de 
Montréal le 6 avril 
1914. 



Son Honneur lo Maire de Montréal, 
M. MBDERIC MARTIN. 

LES COMMISSAIRES. 




M. J. AINEY 

M, Joseph Ainey est né à Montréal 
le 24 nov. 1864. A étudié dans sa ville 
natale et à Deschambault. S'est occupé 
de la question ouvrière depuis 1885. A 
été élu président de la fédération du 
Travail eu 1897 et a rempli plusieurs au- 
tre.s fonctions en rapport avec les in- 
térêts ouvriers. Elu commissaire de la 
ville de Montréal, en 1910, réélu en 1914. 




M. N. HEBEtRT 

M. Napoléon Hébert est né à Mont- 
réal le 10 mars 1874. Etudia à 
l'Ecoile Montcalm. Industriel et agent 
d'immeubles. Ancien représentant du 
quartier Duvernay au conseil de ville. 
Elu commissaire de Montréal le 6 
avril 1914. 




COTE 



M. Thomas Côté est né à Trois-Pis- 
toles le 22 sept. 18B9. Fit ses études 
au sêiminaire de Québec et à l'univer- 
sité Lavail. S'est consacré au journa- 
lisme et a occupé plusieurs postes im- 
portants dans le service civil. Elu 
commissaire de la ville de Montréal 
en 1914. 




1S5 



M. D. McDONALD 

M. Duncan McDonaild est né à St- 
Thomas de Montmagny le 17 juin 
1859. A fait ses études au collège de 
Rimouski. Ancien gérant général de 
la CooD'pag'nie des Tramways de Mont- 
réal. Elu commissaire de la ville de 
Montréal en 1914. 



OOHPORATlOJM DE MON'fRÊiAL — à'uité 



REPRESENTATION DES QUARTIERS 

CHARGES D'ECHEVIN 



Ahuntsic, Tréfilé Bastien. 
Bordeaux, Gordien Ménard, Jr. 
Centre, Joseph-Henri Loranger. 
Côte-des-Neiges, Wilfrid-Henri Pauzé. 
De Lorimier, Geo. Mayrand, M. P.P. 
Duvemay, J.-Bte Saint-Pierre. 
Emard, L/éon Dubois, M.D. 
Est, Louis Au det- Lape in te, M. P. 
Hochelaça, Alfred Chartrand. 
Lafontaine, Eudora Dubeau. 
Laurier, Nap. Turcot, M. P. P. 
Longue-Pointe, Emery Lariviêre. 
Mont-Royal, J.-Bte Rochon. 
N.-D. de Grâces, D. Macdonald. 
Ouest, William-S. Weldon. 
Papineau, Julien Thérien. 



Rosemont. Aldéric Lavergne. 
Saint- André, Joseph Ward. 
Sainte-Anne, Thomas O'Connell. 
Sainte-Cunégonde, Narcisse bapointe. 
Saint-Denis, Roméo Houle. 
Saint-Oabriel, Joseph Elie. 
Saint-George, Lesli^-H. Boyd. 
Saint-Henri, O.-H. Letourneau, M.D. 
Saint-Jacques, Napoléon Giroux. 
Saint— Jean- B te, Georges Vandelac. 
Saint-Joseph, William-J. Hushion. 
Saint-Laurent, Louis Rubenstein. 
Saint-Louis, Abraham Blumenthal. 
Sainte-Marie, A.-Herm. Denis, M.D. 
Saint-Paul, J.-Bte Barbeau. 



COMMISSION DE LEGISLATION 

Son Honneur le Maire. 
MM. les échevins L.-A. Lapointe, 
président; Giroux, Ménard, Loranger, 
Mayrand, Boyd, Turcot. 

COMMISSIONS SPECIALES. 
Réceptions. 
MM. les échevins Boyd, président; 
Loranger, Dubeau, Rubenstein, Wel- 
don, Bastien, Pauzé, L.-A. Lapointe, 
Dubois, Vandelac, MacDonald, O'Con- 
nell. 

COMMISSION SPECIALE DE FER- 
METURE DE BONNE HEURE 
DES MAGASINS 
En vertu d'une résolution adoptée 
au Conseil le 7 juillet 1914. 

MM. les échevins O'Connell, N. La- 
pointe, Giroux, Bastien, Weldon et St- 
Pierre. 

BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE 
MM. les échevins Dubeau, prési- 
dent ; Loranger, Chartrand, Larivière, 
Macdonald, Weldon, Houle, L.-A. La- 
pointe, Therrien, N. Lapointe, O'Con- 
nell, Mayrand, Vandelac, Turcot. 



COMPAGNIE " MONTREAL WATBR 
AND POWER." 

MM. les échevins Turcot, président; 
L.-A. Lapointe, N. Lapointe, Rochon, 
Pauzé, Hushion, Houle, Lavergne, 
Blumenthal, Chartrand, Barbeau, Lé- 
tourneau, Bastien. 

COMMISSION SPECIALE RE : 
NOMS DE RUES. 

MM. les échevins Larivière, Bas- 
tien, Dubois, Macdonald, Houle, Tur- 
cot, Chartrand, Barbeau, Mayrand, 
Ménard, Denis et Hushion. 

Cette Commission fut nommée par 
le Conseil Municipal le 9 juillet der- 
nier. 

BUREAU DE SANTE. 
Son Honneur le Maire. 

MM. les échevins Létourneau, pré- 
sident; Dubeau, Denis, Dubois, O'Con- 
nell, Blumenthal, Turcot. 

Dr S. Boucher, directeur du bu- 
reau tminicipal d'hygiène. 



• * • 

" Monsieur, demande tin soldat Ivre, a 
minuit, à un passaut, cette boule, là- 
haut, est-ce la lune ou le soleil ?" — 
" Je suis étranger, répondit celui-ci. Je 
ne saurais vous le dire." 

• • « 
Examen de Géométrie. 

" Voulez-vous m'expliquer ce que c'est 
qu'un cercle ? — " C'est un endroit où 
papa va se faire nettoyer tous lei »olrs." 



— Et vous n'avez pas renvoyé votre 
chauffeur ? 

— • Je ne pouvais pa.^. Je venais de lui 
commander un costume neuf. 



L'Instituteur : " L'un de vous pour- 
rait-il me citer un exemple de ce qu'on 
appelle une ffrand plaie ? 

L'Elève : " Les leçona." 



156 



TARIF DES VOITURES DE LOUAGE 



De la Cité de Montréal 
Règlement adopté le 2 juin 1913. 
VOITURES A UN CHEVAL | VOITURES A DEUX CHEVAUX 



Temps alloué — Un quart d'heure 



Pour 1 ou 2 personnes. 
Pour 3 ou 4 personnes. 



50 cts 
75 cts 



Temps alloué — Utie demi-heure. 



Pour 1 ou 2 personnes. 
Pour 3 ou 4 personnes. 



75 ots 
$1.00 



Temps alloué — Trois quai-ts 
d'heure. 



Pour 1 ou 2 personnes. 
Pour 3 ou 4 personnes. 



$1.00 
$1.25 



ti f A l'heure. 




S 1 

f3 '. Pour 1 ou 2 personnes . 
-^ Pour 3 ou 4 personnes . 


$1.25 
$1.50 


BAGAGE. 





Pour toute malle portée sur l'une 
des voitures susdites — 25 ots. 

Nulle charge pour les sacs de voya- 
ge, valises, boîtes ou paquets suscep- 
tibles d'être portés à la main. ; 

a. Les fractions d'heure, pour les ! 
courses au delà d'une heure, seront i 
payées au pro rata des charges ci- ' 
haut établies. Le tarif ci-dessus s'ap- | 
plique à toute course dans les limites { 
de la Cité de Montréal, quand même j 
il faudrait traverser une municipalité j 
voisine pour se rendre à destination. I 

b. Pour les courses entre minuit et 
quatre heures du matin, il sera payé ' 



r 



Temps alloué — Un quart d'heure. 



Pour 1 ou 2 personnes. 
Pour 3 ou 4 personnes. 



75 cts 
$1 . 00 



Temps alloué — Une demi-heure. 

^ Pour 1 ou 2 personnes. . $1.00 

< o Pour 3 ou 4 personnes.. $1.25 
o 

^ Temps alloué — Trois quarts 
d'heure. 

Pour 1 ou 2 personnes.. $1.50 
Pour 3 ou 4 personnes.. $1.75 



A l'heure 



^ Pour 1 ou 2 personnes.. $1.75 
~ Pour 3 ou 4 personnes.. $2.00 



cinquante pour cent en sus des char- 
ges ci-dessus. 

c. Les charges ci-dessus s'appli- 
quent aussi à toute course en dehors 
des limites de la cité, pourvu que 
l'engagement soit fait en dedans de 
telles limites. 

d. Ne sont pas inclus dans le mot 
" personnes " dans le dit cahier, et 
sont exempts de charge, les enfants 
au-dessous de cinq ans portés sur les 
genoux de leurs parents ou gardiens. 

e. Le mot " course " partout où 11 
«e rencontre dans le cahier doit être 
interprété comme admettant les arrêts 
(.■stoppages), dans la limite du temps 
fixé pour telle course. 



La plante la plus longue. 

Ce serait une plante marine, qu'on 
rencontre en si grande abondance dans 
certains parages des mers du Sud, 
qu'elle y rend la navigation Impossible. 
Elle atteint, souvent, une longueur de 
300 pieds, a la grosseur d'un cable à la 
tige et se nomme " Nerescytls." Les 
iiabitants s'en servent eu guise de cordes 
et l'emploient pour les constructions. I 

Elle détient le record de la longueur. 
• * • 

James Rousseau avait des mots char- j 
mants. Il écrivit un jour dans les tri- 
bunaux ; le condamné à mort, Noirot 
faisait mine de feuilleter la Bible, quand 1 
le vénérable abbé entra dans son cachot ; ' 
" Quel passage cherchez-vous ? lui dit : 
avec bonté l'ecclésiastique. — " Mon- 
sieur le curé, répondit le condamné, je \ 
cherche un passage pour me sauver 



Il y a des gens d'esprit qui ne veulent 
absolument pas Être de leur pays. Jean 
Paul, qui appartient a cette classe de 
gens, ne veut pas convenir qu'il est pro- 
vençal. 

" Mais enfin, lui disait un de ses amis, 
puisque tu es de Mazarque, tu es bien 
Marseillais." " La belle raison ! fit Jean 
Paul, alors, si j'étais né dans une étable. 
je serais donc un veau ! " 



Un quidam qui avait à se plaindre 
d'une deraoisolle, voulut se venger d'elle 
et lui envoya une botte de foin. I,a de 
moiselle fort irritée d'abord en prit bien- 
tôt son parti. Elle écrivit le mot sui- 
vant à l'auteur de cette éi'lgramme d'é- 
curie : Mon chesT ami, 

" J'ai reçu le foin, J'attends te che- 
val." 



157 



UNIVERSITE LAVAL DE MONTREAL 



Cardinal Protecteur. — L'Emi- 
nentissime Jérôme-Marie Gotti, cardi- 
nal-prêtre de la Sainte Eglise Ro- 
maine, du titre de Sainte-Marie Della 
Scala, préfet général de la Sacrée 
Congrégation de la l'ropagande. 

Conseil Supérieur établi par la 
Bulle " Inter varias solllcitudlnes, " 
pour la haute surveillance de la foi 
et des mœurs, NN. SS. les Arche- 
vêques et Evêques de la province de 
Québec. 

PERSONNEL. DE L'UNIVERSITE 
LAVAL DE MONTREAL 

POUR l'année 1914-1915 

Vice-chancelier a/postolique. — S. G. 
Mgr Plaul Bruchési, archevêque de 
Montréal. 

Yice-recteur. — Mgr Gaspard Dauth, 
Prélat de la Maison de Sa Sainteté, 
chanoine de la Métropole de Mont- 
réal. 

Siecrétaire-général. — M. l'abbé J.- 
L. Desjardins. 

ADMINISTRATEURS 

Officiers. — S. G. Mgr Paul Bru- 
ohésl, Arch. de Montréal, Président ; 
Mgr G. Dauth, Vice-Recteur ; l'hon. 
juge M. Mathieu, 1er Vice-Président ; 
l'hon. juge S. Pagnuelo, 2e Vice-Pré- 
sident ; M. l'abbé J.-L. Desjardins, 
Secrétaire. 

Membres ex-officîo. — S. G. Mgr 
Paul Larocque, Evêque de Sherbrooke ; 
S. G. Mgr Joseph-Médard Emard, Evê- 
que de Valleyfield ; S. G. Mgr J.-G -L. 
Forbes, Evêque de Joliette ; Sa Gran- 
deur Mgr X. Bernard, Evêque de St- 
Hyacinthe ; M. l'abbé Charles Lecoq, 
Supérieur du Séminaire de Saint-Sul- 
pice de Montréal ; M. l'abbé P. Le- 
landais. Doyen de la Faculté de Théo- 
logie ; l'hon. juge Mathieu, Doyen de 
la Faculté de Droit ; M. le Dr E. 
Persillier-Lachapelle, Doyen de la 
Faculté de Médecine ; Sa Grandeur 
Mgr Z. Racicot, Doyen de la Fpcultê 
des Arts. 

Membres à vie (désignés par le sta- 
tut 55-56 Victoria, ch. 64). — L'hon. 
M. L.-O. Tai'llon, avocat, ancien pre- 
mier ministre du gouvernement pro- 
vincial, ancien ministre du gouverne- 
ment fédéral, membre du Conseil Pri- 
vé de Sa Majesté ; l'hon. M. Siméon 
Pagnuelo, Chevallier, de la Légion 
d'honneur, ancien juge à la Cour Su- 
périeure ; Thon. M. Louis TeTlier, 
juge à la Cour Supérieure. 



Membres élus pour cinq ans. — M. 
l'abbé J.-E. Dorveau, P. S. S., Délégué 
de la Faculté de Théologie ; l'hon. M. 
F.-X.-H. Archambeault, Délégué de la 
Faculté de Droit ; M. le Dr J. E. Des- 
jardins, Délégué de la Faculté de Mé- 
decine ; M. J. Marceau, Délégué de 
la Faculté des Arts ; M. l'abbé C. 
Chaumont, Supérieur et Délégué du 
Petit Séminaire de Sre-Thérèse; Mgr 
il'abbé O. Gagnon, Supérieur et Délé- 
gué du Petit Séminaire de Sher- 
brooke ; Mgr Ph. Choquette, Délégué 
du Petit Séminaire de St-Hyacinthe ; 
M. le chanoine G.-V. Villeneuve, Délé- 
gué du Collège de l'Assomiption ; le 
R. Père Roberge, C.S.V., asst.-Prov. 
des Clercs de St-Viateur, Délégué du 
Collège de Joliette ; le R. Père E. 
Hébert,, Supérieur et Délégué du Col- 
lège de St-Laurent ; le R. P. A.-D. 
Richard, C.S.V., Supérieur et Déllégué 
du Collège Bourget ; M. l'abbé R. La- 
belle, Délégué du Collège de Montréal : 
M. l'abbé A. -P. Sabourin, Supérieur 
et Délégué de Valleyfield ; M. l'abbé 
A. Papineau, Supérieur et Délégué du 
Collège de Saint- Jean ; l'hon. M. Eu- 
gène Lafontaine, juge à la cour Supé- 
rieure, professeur à la Faculté de 
Droit, Délégué des gradués de la Fa- 
culté ; l'hon. Honoré Gervals, juge â 
la Cour d'Appel, Professeur à la Fa- 
culté de Droit, Délégué des gradués 
de la Faculté; M. le Dr E. St-Jacques. 
Délégué des gradués de la Faculté de 
Médecine ; le T.-R. Père Edouard 
Décompte, S. J. ; l'hon. M. N. Péro- 
deau, conseiller législatif ; M. le Dr 
J. 0. Camirand ; M. S. R. Joron, no- 
taire ; Sir Rodolphe Forget, membre 
du Parlement fédérail ; M. J.-M. Tel- 
lier, membre du Parlement provin- 
cial : M. Hormi.sdas Laporte ; M. le 
Dr G. Villeneuve. 

GOUVERNEURS 

Ex-Officio. — Mgr G. Dauth, Vice- 
Recteur, Prélat de la Maison de Sa 
Sainteté. 

Délégués. — Mgr W.-C. Martin, 
Prélat de la Maison de Sa Sainteté, 
nélégué de Mgr l'archevêque de Mont- 
réal ; M. l'abbé Troie, P. S. S., Délégué 
de M. le Supérieur de St-Sulpice de 
Montréal. 

Membres élus pour cinq ans. — Sir 
Ls-Amable Jette, ex-juge en chef de 
la Cour du Banc du Roi ; l'hon. juge 
S. Pagnuelo ; l'hon. A. Thibauleau, 
sénateur ; Mgr A. -P. Dubuc, Prélat 
de la Maison de Sa Sainteté, Chanoine 
honoraire de la Métropole de Mont- 
158 



UNIVERSITE LAVAL— (Suite) 



réal ; Sdr Thomas-G. Shianiglinessy, 
Chevalier de l'Onlre de St-Michel et 
de St-Georges ; Thon. L.-O. Loranger, 
Juge à la Cour Supérieure ; M. Zéphl- 
l'in Hébert ; l'hon. Louis Beaubien ; 
l'hon. Jérémi«-L. Décarie ; M. Cla- 
rence F. Smith. 

Comité exécutif des Gouverneurs. — 
L'hon. L.-O. Loranger, Président ; M. 
Z. Hébert, 1er Vice-Président ; M. C- 
F. Smith, 2e Vice-Président; Mgr G. 
Dauth, Vice-Recteur. 

Secrétaire du Bureau des Gouver- 
neurs. — M. l'abbé J.-L. Desjardins. 

FACULTÉ DE THÉOLOGIE, 857, FUe 

Sherbrooke ouest. — Doyen, M. Fer- 
dinand-ljouis Lelandais, P. S. S. — 
Secrétaire, M. Jean-Etienne Dorvaux, 
P . S. S. 

FACULTÉ DE DROIT, 185, rue St- 
Denis. — Doyen, Sir Horace Archam- 
beault. — Secrétaire, M. Antonio Per- 
rault. 

FACULTÉ DE MÉDECINE, 185, rue St- 
Denis. — Doyen, M. Emmanuel Per- 
sWlier-Lachapelle. — Secrétaire, M. 
Louis-D. Mignault. 

FACULTÉ DES ARTS, 185, rUB St- 

Denis. — Doyen, Mgr Z. Racicot. — 
Pro-doyen, Mgr G. Dauth. — Secré- 
taire, M. l'abbé A. Carotte. — Secré- 
taire-conjoint : M. l'abbé Emile Char- 
tier. 

ECOLE Polytechnique de Mont- 
réal, 228, rue Saint-Denis. — Anne- 
xée à la Faculté des Arts. — Princi- 
pal : M. Ernest Marceau. — Directeur 
des Etudes ; M. Alfred Fyen. 



Ecole de Médecine comparée et 
de Science Vétérinaire, rue De- 
Montigny-Est. — Agrégée de l'Uni- 
versité. — Président : M. E. Persillier- 
Lachapelle, D. M. — Directeur et Se- 
crétaire : M. F.-T. Daubigny, Méde- 
cin Vétérinaire. 

ECOLE DE CHIRURGIE DENTAIRE DE 

MONTRÉAL, rue Saint-Hubert. — An- 
nexée à l'Université. — Président et 
Directeur : M. Eudore Dubeau, D.D.S. 
— Vice-Président et Registrateur : 
M. Joseph Nolin, D. D. S. — Secré- 
taire-trésorier : M. J.-G.-A. Gendreau, 
D. D. S. 

ECOLE DE PHARMACIE. Affiliée à 

l'Université, 189, rue St-D«nis. — 
Président : M. Joseph Contant. — 
Vice-Président, J.-E.-W. Lecours. — 
Secrétaire-directeur : A.-J. Laurence, 
395, St-Denis. — Trésorier: Ed. Vad- 
boncœur. 

Institut agricole d'Oka. — Affi- 
lié à l'Université. — Directeur-géné- 
ral, Rêv. Père Jean-de-la-Croix ; 
directeur des études scientifiques, M. 
L.-J.-A. Marsan, La Trappe, P. Q. 

Ecole d'enseignement supérieur 
pour les jeunes filles. — Affiliée à 
l'Université. — Directrice : Sœur Ste- 
Anne-Marie, 1010, rue Sherbrooke. 

Enseignement secondaire moder- 
ne, destiné aux congrégations en- 
seignantes affiliées a L'Univer- 
sité. 

Nombre des étudiants pour l'année 
1913-1914: 2,636. 



On demande à Toto: 

— Est-ce que tu auras des prix cette 
année? 

Et lui, très philosophe: 

— Mais ça dépend absolument du pro- 
fesseur! 



Le richissime X arcbigoutteux, 

reçoit la visite d'un cousin pauvre, qui 
lui dit, en entrant: 

— Tu sais, Je viens d'avoir la gout- 
te , comme toi. 

Le millionnaire, froissé: 

— Tu n'as jamais su te tenir à ta pla- 
ce. 

* * * 

Les médecins américains assurent qu'il 
est mauvais de se brosser les dents; il 
paraît que cela les déchausse. 

— A ce compte-lâ; fait Calino, 11 ne 
faudrait pas non pins se laver les pieds, 
ça les déchausse bifn davantage! 



Au café. 

— Voyez-vous ce gros monsieur, assis 
à la table du fond, avec de grosses lu- 
nettes sur les yeus? 

— ^Parfaitement. 

— C'est un Américain richissime, le roi 
du jambon fumé. 

— C'est sans doute pour cela qu'il 
porte des conserves. 



La cuisinière est à son fourneau, occu- 
pée a un entremet: 

— Vous ne soignez guf're ce plat, lui 
(lit la femme de chambre. 

— Pourquoi voudriez-voais que Je le soi- 
gne? On ne nous en laisse jamais. 



Balandard, dans un cercle de troisième 
! 'irdre a, reçu une gifle. 
[ — Et vous l'avez rendue, j'espère, lui 
] dit un de ses amis. 

j — Ah! mais non, répond Balandai-d, il 
I m'en aurait donné une seconde, et alors 
j il n'y avait pas de raison pour que cela 
I entt. 
159 



EDUCATION DES GARÇONS 

Dans la Province de Québec 



MAISONS D'EDUCATION CATHOLIQUES 



1. — ENSEIGNEMENT SUPERIEUK 

Université Laval à Montréal. — Fa- 
culté de Théologie. — Après deux années 
de philosophie scolastique. Enseignement 
et pension au grand séminaire, $150. 

Université Laval, à Québec. — Mêmes 
détails que pour l'Université à Montréal, 
sauf qu'il n'y a pas à Québec d'Ecole 
Polytechnique, ni d'Ecole de Science vé- 
térinaire. 

Faculté de Théologie, à Québec. — En- 
seignement et pension: $120 par an. 

Faculté de Droit, — 3 ans. Coui'c: $80 
par an, plus $5.00 d'inscripition annuelle. 

Faculté de Médecine. — 5 ans. Cîours: 
$100 par an, plus $5.00 d'inscription an- 
nuelle, et plus les frais d'hOpltaux. 

Faculté des Arts. — Le cours de litté- 
rature française est gratuit pour les élè- 
ves et les professeurs des maisons d'édu- 
cation. Ijes personnes éitrangêres: $3 par 
an. 

Ecole Polytechnique. — 4 ans. Cours: 
de $110 a $150 par an. 

Ecole de Science vétérinaire. — 3 ans. 
Cours: $40 par an. Bourses du gouverne- 
ment provincial. 

Ecole de Chirurgie dentaire. — 4 ans. 
Cours: $155 par an. 

Ecole de Pharmacie. — 3 ans. Prix des 
cmirs: $S5 par année environ. 

2. — ENSEIGNEMENT CLASSIQUE. 

Petit Séminaire de Montréal dirigé 
par MM. de Saint-Sulpice. Pensionnaires: 
$140. 

Collège Sainte-Marie, dirigé par les 
Pères Jésuites, à Montréal. Pensionnai- 
res: $180. Externes: $50. 

Collège Loyola, dirigé paj les Pères 
Jésuites, et où l'enseignement se fait en 
iinglais. Pensionnaires: $250. Externes : 
$40. 

Collège de Lévis. — Pensionnaires : 
$150. 

Collège de l'Assomption. — Pension- 
naires: $130. 

Séminaire de Chicoutimi. — Pensionnai- 
res: $125. 

Collège de Joliette. — PensionRaires : 
$i;{0. 

Collège de Nicolet. — Pensionnaires : 
$135. 

Collège de Nominingue. — Pensionnai- 
res: $125. 

Collège (Bourget) de Rigaud. — Pen 
slonnalres: $150. 



Séminaire de Rimouski. — Pensionnai- 
res: $130. 

Séminaire de St-Hyacinthe. — pen 
sionnatres: $135. 

Collège de St-Laurent. — Pensionnai- 
res: $165. 

Collège de Ste-Anne de la Pocatière. 

Pen.sionnaires: $150. 

Séminaire de Ste-Thérèse. — Pension 
naires: $140. 

Séminaire de Sherbrooke. — Pension- 
naires: $140. 

Séminaire de Trois-Rivières. Pen- 
sionnaires: .'i;i2o. 

Collège de Valleyfield. — Pensionnai- 
res: $150. 

Collège de St-Jeau, P. Q. — Pension 
naires: $130. 

Parmi ces institutions, les suivantes 
donnent égale'ment le cours commercial: 
L'Assojnption, Chicoutimi, Joliette, Ni- 
colet, Rig.aud, Rimouski, St-l-aurent, Ste- 
Anne de la Pocatière, Ste-Thérèse, Sher- 
brooke, Trois-Rivières, Valleyfield, St- 
Jean et Nominingue. 

Cours Leblond de. Brumath. — Fondé 
en 1878, 355, rue St-Denis, Montréal. 
Cours classique rapide, et préparation des 
jeunes gens qui veulent étudier la mé- 
decine, l'art dentaire, la pharmacie, en 
un mot, préparation ù tous les examens: 
Prix: $10 par mois. 

Les deux écoles normales Jacques-Car- 
tier, a Montréal, et Laval, à Québec, 
donnent à leurs élèves les rudiments du 
latin, de la philosophie, etc., et leur en- 
seignent également un peai les matières 
du cours commercial. Le but de ces écoles 
est de former des instituteurs. Penslon- 
ivaires, $110. mais un certain nombre de 
bourses sont accordées chaque année. 

3. — ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 

1. Ecole des Hautes Etudes Commer- 
ciales, à Montréal, sous la direction de 
M. de Bray. — 3 ans, la 4ème année 
étant facultative. Environ $100 par an. 
Des bourses sont .iccordées au concours. 

2. Ecole Techniques, à Montréal et à 
Québec, sous la direction de M. Mâche- 
ras. — 3 ans. $3, $4_ou $5 p.ir mois. Des 
bourses sont accordées ()ar le gouverne- 
ment. 

3. Ecole centrale de Préparation et 
d'Arpentage, à Québec. — 3 ans, $175 nu 
Tîion par an. 

4. Ecole Forestière, à Québec. — 3 ans. 
$175, pour le cours complet. 10 bourses 
sont accordées annneHemen+ par le Gou- 
vernfmP'nt. 



160 



MAISONS D'EDUCATION — (Suite). 



4. — ENSEIGNEMENT COMMERCIAL, 
ETC. 

A Montréal. — Collège du Mont-Saint- 
Loiiis, dirigé par les Frères des Ecoles 
Chrétiennes. Cours scientifique et cours 
commercial complet. Préparation à l'Eco- 
le Polytechnique, etc. Prix de la pen- 
sion: ^200 poui' les élèves du cours supé- 
rieur. .$1S0 pour les élèves du cours 
moyen, et .$1G0 pour ceux du com-s élé- 
mentaire. Externes, $50, $45 et $40. 

Les Commissaires des Ecoles Catholi- 
ques de Montréal sont nommés avec la 
date do leur dernière nomination. 

Mgr Emile Roy, président, 1913; M, 
le ehan. W. O'JIeara, 1914; M. l'abbé An- 
thime Corbeil, 1912; le juge E. Lafontai- 
ne, 1912; l'échevin L. A. Lapointe, 1913; 
le docteur J. P. Déearie, 1913; Jos. Me- 
I/aughlin, 1914; l'échevin N. Giroux, 
1912; l'échevin E. Ijarivièa-e, 1914. 

Directeur général des Ecoles, M. J. N. 
Perrault. 

Visiteur général des Ecoles, M. l'abbé 
N. Dubois. 

Académie Commerciale Catholique, sous 
la direction de MM. les Commissaires, 
donnant nu cours commercial complet, 
jusqu'à la huitième année Inclusivement. 
Enseignement gratuit. 

Académie de l'Archevêché, dirigée par 
les Frères des Ecoles Chi-étlemies. Courra 
commercial complet. Enseignement: $32, 
$24 et $20 par an. 

Messieurs les. Commissaires des écoles 
catholiques ont la charge des autres éco- 
les de garçons, dont 8 sont des écoles 
laïques, et 11 sont tenues par des reli- 
gieiix. L'enseignement y est gratuit, mais 
n'y sont admis que les enfants dont les 
parents lésident dans la circonscription 
scolaire de Montréal. Le ten-itoixe admi- 
nistré par la Commission est borné ap- 
proximativement: au nord, par la rue Du- 



luth; à l'ouest, par les rues Canniug et 
Closse; au sud, par le fleuve; à l'est, i>ar 
la rue Frontenac. 

Les écoles laïques sont : l'école Mont- 
calm, au coin des rues DeMontigny et 
St-nûbert; l'école L'hamplain, 224, FuJ- 
lum; l'école .Sarsfield, 97, Grand-Tronc ; 
l'école Belmout, 245, Guy; l'éctfle Olier, 
282, Roy; l'école Edward Murphy, coin 
Craig et Visitation, et enfin l'école Ste- 
Croix, quartier Kmard. 

Ecoles dirigées par des religieu-x: les 
écoles St-Pala-ice, St-Joseph, Ste-Anne, 
Ste-Brigide, Plessis, St-Ghar'les et vSala- 
berry, toutes aux mains des FF. des 
Ecoles Chrétiennes; l'école St-Pierre, te- 
nue par les Frères Maristes; l'école 
Meilleur, par les Frères du Sacré-Cœur ; 
l'école ,Ste-Hélène, par les Frères St- 
Gabriel ; et l'école Ohauveau, par les 
Frèi-es de la Présentation. 

Les collèges exclusivement commer- 
ciaux, aux emvàrons de Montréal, sont : 
les collèges de Varenmes et de Longueuil, 
dirigés par les Frères des Ecoles Chré- 
tieuues; pension pour le premier, $120 
par an, pour le second, $15.00 par mois; 
le collège des Frères du Sacré-Cœur, à 
Victoriavil'le, pension, $110; le collège 
commercial de St-C-ésaire, pensionnat: 
$130 par an; le collège de St-Rémi de 
Napierville, sous la direction de?? Clercs 
St-Viateur, pension: $110; le collège de 
la COte-des-Neiges, par les Pères de Ste- 
Croix, reçoit les enfants de 7 à 12 ans. 
Pensionnat: $130 par an. 

A ôuéhec, l'Académie commerciale est 
tenue par les Frères des Ecoles Chré- 
tiennes. Prix: $3G il $40 par an. 

Le Collège St-.T<,«eph de Lévis (Lau- 
zou ) , est dirigé par les Olercs St-Vlateur. 
Pension et enseignement: .$12 paj mois. 
Plusieurs autres collèges sont dissémi- 
nés dans la province: Sorel, St-Jérôme. 
L'Islet. etc. 



Les origines de la sténographie 

La sténoçcraphie a ses titres de nobles- 
se et n'est pas née d'hier, comme beau- 
coup de personnes le croient. On vient de 
découvrir une méthode de sténographie 
datant de la fin du XVIe siècle, et dont 
se servaient les étudiants écoutant les 
"chats foniTés" en Sorbonne. 

Bien plus l'abbé Cassard fiit paraître, 
en 1651, un traité pour "escrire aussi vi- 
te que la parolle". Un érudit, M. R. 
Havettp. vient de le mettre au jour et 
d'etn fournir un docte commentaire. 

11 paraît que les grands sermonneurs. 
Bossuet, Massillon et Boairdaloue avaient 
au pied de leur chaire des sténographes 
qui reproduisaient leurs oraisons. 

6 1 



Diagnostic 

Un chien dans la rue, mord un mon- 
sieur. Ive maître du chien se précipite 
vers le mordu: 

— Votre adresse, monsieur!.... J'irai 
prendre de vos nouvelles pour me rendre 
compte du dommage.... 

— Je vous remercie 

— • Non! c'est moi!... Mon chien a 

(les allures bizarres depuis hier 

Avant de le faire abattre, je voudrais sa- 
voir, par les symptômes qui se manifes- 
teront en vous, s'il est enragé. 



61 



— On supprime les argues. 
— .Dans les églises? 
— Non, dans la rue! 
— C'est de la barbarie.... 



CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA CHAMBRE DE 

COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL 

Président : 
M. ADBLAiRD FORTIER, Vice-Président de la " Montréal Dairy Co.," 290, 
Avenue Papineau. 
1er Vice-Président : 
M. S. D. JOUBERT, président de la maison " Lamontagne Limitée," 
338, Notre-Dame Ouest. 
2ème Vice-Pkésident : 
M. FRANK PAUZE, entrepreneur et manufacturier, coin rue Notre-Dame 
et Avenue Green. 
Trésorier : 
M. GEORGES GONTHIER, Li. I. C, comptable-expert, financier, de " St-Cyr, 
Gonthier & Frigon," et de " Gonthier & Midgley, 103, St-Frs-Xavier. 
Secrétaires : 
M. WILLIAM ULRIC BOIVIN, marchand, 791, Mont-Royal Est. 
M. LEON LORRAIN, secrétaire-adjoint, 76, rue St-GabrieL 
Avocats-Conseils : 
M. ED. FABRE-SURVEYER, C. R., 615, Dom. Express. 
M. LEON GARNEAU, C. R., 86, Notre-Dame Ouest. 
Conseillers : 
M. Baillargeon, ent. de camionnage, 329, Ontario Est. 
M. Bédard, Rodolphe, comptable-expert, 55, St-Frs-Xavier. 
M. Berthiaume, Arthur, gérant général de "La Presse ". 
M. Caron, A. L., fab. de bijouterie, 235, Bleury. 
M. Chevrier, ,1. N., gérant " Le Devoir ", 43, St-Vinoent. 
M. Daoust, J. E. C, architecte, 180, St-Jacques. 

M. Desmarteau, Alexandre, L. I. C, liquidateur, 60, Notre-Dame Est. 
M. De Tonnancour, L. C, marchand-tailleur, 61, Notre-Dame Est. 
M. Ethier, Joseph, de " Laporte, Martin & Cie," 568, St-Paul. 
M. Piliatrault, Joseph, de " Filiatrault & Lesase," 42ti, St-Laurent. 
M. Frigon, A. P., de " St-Cyr, Gonthier & Frigon," 103, St-Frs-Xavier. 
M. Gareau, J. 0., marchand de nouveautés, 1502, St-Laurent. 
M. Gauvin, J. A. E., pharmacien, 850, Se-Catherine Est. 
M. Gravel, Ludger, négociant, 26, Place Jacques-Cartier. 
M. Labrecque, J. O., marchand de charbon, 141, rue Wolfe. 
M. Lambert, Alfred, manuf. de chaussures, 17, Notre-Dame Est. 
M. Martin, C. E., de " P. P. Martin & Cie," 336, St-Paul. 
M. McDonald, Duncan, Prés, de la " Montréal Tunnel Co.," Transportation 

Building. 
M. Rolland, Emile, de " l'Imprimerie Moderne," 39, Dowd. 
M. Tarte, Eugène, co-prop. " La Patrie," Ste-Oatherine Est. 

Autres membres du Conseil ex-officio. 

ANCIENS PRESIDENTS. 
M. D. Parizeau, anc. négociant, 2951, rue St-Dominique. 
M. H. Laporte, épicier en gros, 568, St-Paul. 
M. Joseph Contant, pharmacien,, 231, Notre-Dame Est. 
M. Damase Masson, négociant, Québec. 
M. L. E. Geoffrion, financier, 4, de l'Hôpital. 

M. H. A. A. Brault, ancien négociant, 150, Blvd St-.Joseph Ouest. 
M. C. H. Catelll, industriel, 626, Avenue de l'Hôtel-de-Ville. 
M. Isai'e Préfontaine, industriel, 425, Transportation Bldg. 
M. O. S. Perrault, directeur de l'Impérial Tobacco Co., 900, rue St-Antoine. 
M. Frédéric C. Larivière, Président " Larivière Inc." 911, St-Laurent. 
M. Armand Chaput, directeur-gérant de " L. Chaput, Fils & Ci€( Ltée," 2, de 

Breso'les. 
Col. A. E. Labelle, gérant de la " St. Lawrence Flour Mills Co. 

ANCIENS VICE-PRESIDENTS ET TRESORIERS. 
M. Alphonse Racine, marchand en gros, 340, rue St-Paul. 
M. Ubalde Garand, courtier, 48, Notre-Dame Ouest. 
M. L. J. A. Surveyer, marchand-Quincaillier, 52, Blvd St-Laurent. 
M. A. V. Roy, I. C. et industriel. 50, Notre-Dame Ouest. 
M. J. B. A. Lanc'tôt, marchand de gants, 212, St-Laurent. 
M. Jos. Fort.ier, fab. -papetier, 210, Notre-Dame Ouest. 

162 



SOCIETES DE SECOURS MUTUELS CANADIENNES- 
FRANÇAISES 

SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL 



Siège social : Monument 
ANCIENS PRESIDENTS : 

Jacques Viger, 1834 ; D.-B. Viger, 
1844 ; J. Masson, 1845 ; A.-N. Morin, 
1846 ; Joseph Bourret, 1848 ; E. R. 
Fabre. 1850 ; Ludger Duvernay, 
1851 ; C.-.S. Cîierrier, 1853 ; Geo.-E. 
Cartier, 1854 ; J.-B. Meilleur, 1857 ; 
Damase Masson, 1858 ; Pierre Btau- 
bien, 1859 ; J.-A. Quesnel, 1860 ; R. 
Trudeau, 1861 ; G.-R.-S. de Beaujeu, 
1862 ; Olivier Berthelet 1863 ; T. 
Bouthillier, 1864 ; P.-J.-O. Chauveau, 
1865 ; C.-A. Leblanc, 1867 ; G. Oui- 
met, 1869 : C-S. Rodier, 1871 ; J. 
Coursoil, 1873 ; A. -A. Dorion, 1874 ; 
Jacquas Grenier, 1875 ; Louis Ar- 
chambault, 1876 ; J.-P. Rottot, 1877 ; 
J.-B. Rolland, 1879 ; T.-J. Loranger, 
1880 ; Nap. Bourassa, 1881 ; Louis 
Beaubien, 1882 ; J. Perrault, 1883 ; 
Adolphe Ouimet, 1885 ; E.-P. Lacha- 
pelle, 1887 ; L.-O. David, 1888 ; O. 
Loranger, 1895 ; F.-L. Béique, 1899 ; 
H. Laporte, 1905 ; J.-C. Beauchaanp, 
1907-1910 ; T. Gauthier, 1910-1912 ; 
0. Asselln, 1913. 

Grand Aumônier : 

MGR l/ARCHBVÉQUE DE MONTRÉAL 

Conseil de Direction 

Président général : CH. duqubttb, 
directeur uu recrutement à rAlllaace 
Nationale ; Victor Morin, -notaire, 
1er vice-président ; Dr Joseph Nolin^ 
professeur à l'Ecole de chirurgie den- 
taire, 2ème vice-président ; Edouard 
BiRON, notaire. Secrétaire général ; 
L^abbé J.-A.-M. BROSSbau, Secrétaire 
gcr.éral adjoint ; Rodolphe Bédard, 
comptable autorisé, membre du Con- 
seil de direction des Artisans, Tréso- 
rier ; Directeurs : l'hon. M. Louis 
Beaubien, MM. Thomas Gauthier, 
Olivar asselin, j.-a.-A. Leclaiee, 
BLZÊAR-V. BEAUPRÉ, professeur à 



National, Montréal. 

l'Ecole poilytechnique, ancien prési- 
dent général de l'Association de la 
Jeunesse ; docteur Damien Masson. 

Commission administrative. 

C. Duquette, R. Bédard, T. G-au- 
thler, W. A. Huguenin, J. A. Savl- 
gnac. 

Comité du Bulletin 

O. Asseliu, R. Bédard, J. V. Des- 
saulniers, E. V. Beaupré, J. Nolin. 

CAISSE NATIONALE D'ECONOMIE 

Comité de Régie 

Ch. Bruchési, président ; R. Bé- 
dard, C. Doiquette, R. Gauthier, H. 
A. Robert, A. A. Leclair, T.-C. Fa- 
quin. 

Comité des placements 

C. Duquette, R. Bédard, T. Gau- 
thier, V. Morin, E. Biron. 

Comité de surveillance 

A. P. Prigon, président ; A.-J. Lau- 
rence, pharmacien ; J.-A. Maucoted, 
comptable ; N. Déguise, C. Bruchési, 
avocat ; Jos. Hurtubise, courtier ; A. 
Comte, négociant ; J.-A. Boucher, T. 
C répeau. 

Auditeurs 

M. L.-J. Laçasse, L. I. C. ; H. Viau, 
L. I. C. 

Aviseur légal 

Antonio Perrault. 

Administrateur -général. 

Arthuir Gagnon. 



SIR GEORGE PREVOST 

En 1812, un jcv. le Canadien, fils de 
famille, montait la garde au château St- 
Louis, pendant une de ces journées du 
mois de juillet, accablantes de ctialeur; 
le jeune soldat donnait dans sa guérite; 
passe un cochon qui rentre dans la cour 
du château; le gouverneur Prévost avait 
vu, et le militaire endormi et le cochon 
rentrer, 11 arme un pistolet, tue l'ani- 



mal. La détonation réveille rendormi, le 
gouverneur descend, fait remplacer le 
garde, et lui ordonne pour punition de 
charger T'animai sur ses épaules, d'aller 
le porter à son père, qui demeurait au 
bout de la rue St-X/ouls, et de lui racon- 
ter la vérité. Il connaissait le père pour 
un militaire à tout crin, et considérait 
cette humiliation comme un châtiment 
suffisant pour la peccadille du soldat. 
Histoire de cinquante ans, 
I P. T. BEDARD. 

163 



UNION SAINT-PIERRE 



La plus aucienae société de secours 
mutuôls du Canada. 

Fondée en 1859. 

Bureau exécutif. — P. Oscar la- 
vallée, C. R., président général ; 
D. W. GAGNON, manufacturier, ancien 
président général ; J. D. Gauthier, 
M. D., 1er vice -président général ; 
Alfred Tourigny, avocat, Magog, 
P. Q., 2me vice-président générai ; 
A. Chênaud, comptable, secrétaire 
générail ; J. B. Jodoin, manufactu- 
rier, trésorier général ; L. A. Ga- 
gnier, m. d., médecin en chef ; Elz. 
Beaukegard, avocat, avlseur légaL 

Directeurs. — Elph. Mabier, avo- 



cat ; CAMILLE BARRETTE, marchand, 
Joliette ; Dr O. R. LaflÈche, M. 
V. ; J. B. St-Pierre, gérant ; Joseph 
GUAY, fonctionnaire, I C. R. Chau- 
dière Curve. 

Elle compte plus de cent vingt-cinq 
cercles et bureaux de perception. 

Depuis 1903, de société exclusive- 
ment locale qu'elle était, elle est de- 
venue provinciale et a recruté et a 
le pouvoir de recruter ses membres et 
d'établir des cercles dams toute il'éten- 
due de la Province. 

Admission des deux sexes. 

Bureau Central : 360, rue Ste-Ca- 
therine Est, Montréal. 



ALLIANCE NATIONALE 



OFFICIERS GENERAUX 

S. G. Mgr P. Bruchési, Président 
Honoraire ; S. G. Mgr G. Gauthier, 
Aumônier. 

BUREAU EXECUTIF 

Ls-Arsène Lavallée, C. R., Prési- 
dent Généra;l ; F.-C. Laberge, arp. 
géomètre et ing. civil, 1er Vi-Prés. 
Gém. ; Chs Duquette, comptable, 2nd 
V.-Prés. Gén. ; Georges Monet, comp- 
table, Secrétaire Général ; A. St-Cyr, 
courtier, Trésorier Général ; Théo. 
Cy'PIhot, M. D., Médecin en Chef ; 
Eug.-H. GODIN, avocat, aviseur légal. 

DIRECTEURS : 

(L.-O. DAUEAY, N. P. ; Frs PAtTTEtrx, 
avocat ; P.-H. Bédard, M. D. ; J. 
A. LAPIEREE, M. D. ; J. D. ViAtr, ar- 
chitecte ; Jos. Contant, pharmacien, 
Ancien Prés. Général. 



Rr 



1. — Aider matérieHement et morale- 
ment ses memibres, pécuniaire- 
ment leurs familles et leurs hé- 
ritiers ; 

2. — Développer l'éducation moraJle et 

intellectuelle de ses membres ; 

3. — - Travailler à la conservation de 

l'amour et de J'usage de la lan- 
gue française et à propager le 
respect de la fol et des institu- 
tions cotholiques. 



Ne eo.vons pas jaloux de ceux qui font 
mieux que nous; tachons simplement de 
faire mieux qu'eux. 

.\MTOT. 



capital accumulé 



Caisse dotation (assu- 
rance-vie) au 31 jui/llet 
1914 

Caisse de malades, au 31 
juiJilet 1914 

Caisse générale, au 31 
déc. 1913 



Tota.! . 



.$1,708,590.22 
383,570,39 
26,238,15 
.$2,118,398,76 



Membres en règle au 1er Mai 1914 : 
25,703. 

Bénéfices que l'Alliance Nationale as- 
sure à ses membres par ses certi- 
ficats de participation : 

1. Certificat d'Assurance de $500, 

$1,000, $2,000, 33,000. 

2. — Indemnité au Invalides. 

3. — Pension aux Vieillards. 

4. — Certificat de participation ac- 

quise après dix et vingt ans de 
sociétariat. 

5. — Bénéfices en .maladie, pendant 20 

semaines par anné>e de calen- 
drier : Hommes $5.08 par se- 
maine ; Femmes, $3.50 par .se- 
maine. 

Prêts SUT certificats de dotation en 
vigueur depuis 10 années. 

AmnssiON des deux sexes : 

Bureau Principal : 395, Avenue Vigcr, 
Montréal. 



7fi4 



* * • 
La morale ne s'.ipprend qu'en la pra- 
tiquant. Elle fait partie, comme les arts, 
de ces connaissances que ne sauraient 
enseigner les livres. 



SOCIETE DES ARTISANS CANADIENS-FRANÇAIS 



Fondée en 1876. 

Bureau exécutif. — b. J. Gau- 
thier. C. R., M. P., président géné- 
ral ; RODOLPHE BÉDARD, 1er vice-pré- 
sident général ; T. Brassard, N. P., 
2e vice-président général ; Hexri 
Roy, trésjorier-génénal ; Louis Fon- 
taine, assistant trésorier - général ; 
Dr A. P. JEANNOTTE, médecin en chef ; 
J. A. LABELJ^E, aviseur jégal. 

Bureau Médical. — Dr Alex. Ger- 
main, Dr JOS. GAtJVREAU. 

Auditeurs. — MM. Wilf. LAMAEBE, 

P. G. BERTRAND. 

Directeurs généraux. — Napoléon 
Deschamps, L.-G. Bertrand, Dr J.- 
A. Rouleau, alcide Dalpé, J.-E. Ra- 
cicot, m. D., A.-O. Chalifour, J.- 
s.-a. filion, napoléon champagne, 

M.P.P., C.-M. LÉGER, C,-J,-E, BAZIN, 
N. Cloutier, m. M., J.-M. DUPONT, 
Organisateurs. — MM. Nap. LA- 

CHANCB, Alf. FORTIER, V.-E. GUÉVBE- 
MONT, Alb. LACROIX, A.-F. HACHÉ, 
A.-R. ARCHAMBAUL.T, A.-G. ROUTHIER, 
C.-J.-E. BAZIN. 

La Société des Artisans compte des 
succursales dans les provinces de 
Québec, d'Ontario, de la Nouvalle- 
Bcosse, du Nouveau-Brunswick, de 
l'Ile du Prince-Edouard, du Manitoba, 
d'Alberta, de Saskatctiewan et dams 
les Etats de Massachusetts, de New- 
Hampshire, de Maine, de Vermont, de 
Rhode-Island, de Connecticut, de Mi- 
chigan et de New- York. 

Elle offre à ses membres les avan- 
tages suivants : 1° Une indemnité de 
$100, $250, $500, $750, $1,000, 
$2000 ou $3000, payable aux héri- 



tiers des sociétaires décédés. 2° Une 
indemnité de $5.00 par semaine, du- 
rant 15 semaines par année, est ver- 
sée aux sociétaires malades. 3° Une 
indemnité de $50, $125, $250, $375, 
$5u0, $1,000 ou $1,500, c'est-à-dire 
la moitié du montant mentionné sur 
ile certificat de caisse au décès, est 
payée au sociétaire dans l'incapacité 
totaile et permanente de travailler, par 
suite de maladie ou d'accident. 4° 
Moyennant le paiement d'une légère 
cotisation additionnelle une rente via- 
gère de $100 par an est payée à ses 
membres qui ont atteint l'âge de 70 
ans. 5° Tout sociétaire qui a appar- 
tenu à la Société au moins 5 ans a 
droit à un certificat acquitté. 

Pour y appartenir : 1° Il faut être 
âgé de 16 ans et ne pas avoir dépassé 
l'âge de 60 ans. 2° Etre Canadien- 
français et catholique. 3° Jouir d'une 
bonne santé et d'une bonne constitu- 
tion. 

Nombre de saciétaires : au 1er sep- 
tembre 1913, 38,681 ; Ponds accumu- 
lés au 1er septembre 1913, $2,571,- 
971.20 : bénéfices payés depuis la fon- 
dation, $5,075,041.10. 

NOMBRE DE SUCCURSALES : 

Au Canada 350 

Aux Etats-Unis 150 

Totail . 500 

ADMISSION DES DEUX SEXES : 

Bureau Principal : 20, Rue St-De- 
uie, Montréal. 



SIR •WILFRID LAURIER 

Pendant les élections; locales de 1SS6, 
il y eut une grande assemblée des élec- 
teurs anglais de Mégantic. Le fanatisme 
avait fait son œuvre, les arangistes, au 
moyen de la question Riel, avaient sou- 
levé les préjugés de rélémf»nt protestant 
contre nous. Un de nos amis terminait 
son discours, quand uu orangiste de l'en- 
droit, véritable forcené, s'écria avec ra- 
ge: 

" — On n'a pas parlé de Riel e^ on 
n'osera pas en parler!" 

Des cris s'élevèrent, des vociférations 
éclatèrent de tontes parts. Laurier ré- 
pondit simplement: 

—"I will." 

Et, s'insinuant liabilement dans leur 
esprit par un appel a la loyauté britanni- 
que, lem- rappelant l'esprit de tolérance 
et de justice qui doit animer tous les ci- 
toyens d'un pays mixte, 11 leur raconta 
les détails de cette sombre tragédie du 
Nord-Ouest. 



Quelqu'un nous disait que cette foule 
hostile courba la tête, pas entièrement 
convaincue, mais domptée, subjuguée par 
le courage et par l'éloquence de l'ora- 
teur. 

Le Monde Illustré. DONOSO. 



En ces temps de grande saison, les 
couturiei's et modistes de Paris sont sur- 
menés. On demande partout du renfort. 

— Madame, disait hier une ouvrière, je 
fais les chapeau.^ avec une vitesse ex- 
traordinaire. 

— Laquelle? 

—Quarante nœuds à l'heure ! 
« * * 

Un homme se présente dans un café, 
comme musicien tzigane, et deniand« à 
parler au maestro pour être embauché 
dans la troupe du concert. 

— De quel instrument jouez- vous? lui 
demande celui-ci. 

— De la petite soucoupe pour la quèt«, 
'i^pond-il d'un air entendu. 
165 



UNION SAINT-JOSEPH DU CANADA 



Foodéo em 1863. 

Bureau exécutif. — o. Dukochbe, 
président général ; J. S. Tétrault, 
notaire, Sherbrooke, 1er vice-prési- 
dent ; G. S. Tessibe, mutualiste, 
Québec, 2me vice-président ; Ch3 Le- 
CLERCj Ottawa, secrétaire trésorier gé- 
néral ; Hector Ménard, Ottawa, sous- 
trésorier ; LOUIS LiECLERCj sous-se- 
crétaire ; J. U. ARCHAMBAULT, M. D-, 
Hull, médecin en chef ; J. A. Bêli- 
VEAU, Trois-Rivières, avocat, aviseur 
'légal. 

Directeurs généraux. — S. G. LA- 
BOSEj fonctionnaire, Ottawa ; Eugè- 
ne LABELLE, comptable, Ottawa ; A. 
E^ Brunet, courtier, Montréal ; 
ALEX. GuiLBAULT^ avocat, Joliette ; 
E. A. Vincent, industriel, Québec ; 
J. P. Samson, gentilhomme, Ijévis ; 
L. A. Caron, industriel, HuH. 

Elle offre à ses membres les avan- 
tages suivants : 1° Une indemnité de 
$500, $1,000, $1,500, $2,000, payable 
aux héritiers des sociétaires défunts. 
2° Une indemnité de $5 par semaine. 



pendant 15 semaines par année, est 
versée aux sociétaires malades. 3° 
Une indemnité de $250, $500, $750, 
$1,000, c'est-à-dire la moitié du mon- 
tant mentionné sur le certificat de 
caisse au décès, ou une rente annuelle 
équivalente au vingtième du montant 
est payée au sociétaire dans l'inca- 
pacité totale et permanente de tra- 
vailler par suite de maladie ou d'ac- 
cident, et cessation de toute contri- 
bution. 4° Une rente annuelle équi- 
valente au dixième de la police pen- 
dant douze ans aux sociétaires âgés 
de 70 ans, avec cessation de contri- 
bution. 5° Une indemnité de $75.00 
au décès de l'épouse d'un sociétaire. 

Nombre de sociétaires, 28,500. 
Fonds accumulés, $1,200,000.00. Bé- 
néfices payés depuis la fondation, 
$2,500,000.00. 

Elle compte 260 conseils, et 315 
bureaux de perception, établis dans 
les provinces de Québec, Ontario, Ma- 
nitoba, Nouveau-Brunswick. 

Bureau principal : 325; rue Dal- 
housie, Ottawa, Ont. 



ASSOCIATICN FRANCO-AMERICAINE 



Officiers de la HaïUe-Cour, 1913- 
1916. — M. l'abbé L.-J.-A. Doucet, 
Manchester, N.-H., aumônier général ; 
A. A. E. BrieNj m. D., Manchester, 
président général ; Emile St-Hilaire, 
M. D., Québec, 1er vice-président ; 
J. B. N. R. GALIPEAULT, Pawtucket, 
R.-L, 2e vice-président ; P. Eudore 
Mayrand, Lake Linden, Mlch., Se vice- 
président ; Henri Langeuier, Man- 
chester, N.-H., secrétaire général ; 
jos. A. BoiviN, Manchester, N.-H., 
trésorier général ; Damase Caron, M. 
D., Manchester, N.-H., médecin en 
chef ; JOSEPH Francoeur, Manches- 
ter, N.-H., organisateur-inspecteur. 

Directeurs généraux. — j. E. Ber- 
NiER, Manchester, N.-H. ; W. G. Du- 
pont, Berlin, N.-H. ; Joseph M. LÉ- 
VESQUE, Nashua, N.-H. ; J. Dagneau, 
Thetford Mines, P. Q. ; J. W. D. Mc- 
Donald, M. D., Manchester, N.-H. ; 
A. Caron, Milford, N.-H. ; J. E. Lus- 
siER, Montréa.il. 

Cotnmission médicale. — A. LAval- 
LÉE, M. D., Berlin, N.-H. ; J.-G. Bou- 
cher, M. D., Woonsocket, R.-I. ; J. A. 
Lagacê, Nashua, N.-H. ; Z. A. Lavoib, 
Manchester, N.-H. 

L'Association Canado - Américaine, 
fondée en 1896, â Manchester, N.-H., 
a pour but de grouppir les Canadiens- 
Français catholiques des Etats-Unis 
et du Canada, en une puissant» or- 



ganisation qui leur permettra, par une 
solidarité plus étroite, de résister aux 
influences assimiliatrices auxquelles 
ils sont si souvent exposés. 

Pour y appartenir il faut être d'ori- 
gine française et catholique romain 
pratiquant, avoir 16 ans et pas plus 
de 55 ans. 

Les femmes sont aussi admises 
moyennant certaines restrictions. 

L'Association Canado - Américaine 
émet des certificats d'assurance pour 
les montants suivants : $100, $250, 
$500 et $1,000. En maladie, elle 
paie des bénéfices pendant 25 se- 
maines, à raison de 5.00 par semaine 
pendant les quinze premières se- 
maines, et de $2.50 pendant les dix 
dernières. 

Cette société est officiellement re- 
connue dans les Etats du New-Hamp- 
shire, du Maine, du Vermont, du 
Rhode-Island, du Mlchigan, du Con- 
necticut, et au Canada. 

Les sociétaires sont au nombre de 
16,000. 

Le bureau principal est au n" 1034, 
rue Elm, Manchester, N.-H. 

Le Président d'Honneur. — Sa Gran- 
deux Mer Georges Albert Gubrtin, 
de Manchester, N.-H. 

Les 'Membres d'Honneur. — Mgr J. 
A. ProvosTj de Fall River, Mass. ; 
Mgr L. M. DTJGA3, de Cohoes, N.-Y. ; 
166 



ASSOCIATION FRANCO-AMÉRICAINE — Suite. 



Mgr P. O. LABOSE, d'Ogtîensburg, N.- 
Y. ; Mgr J. B. H. Millette, de Na- 
shua, X.-H. ; Mgr J. -M. Legris, de 
Bourbonnais, 111. ; Mgr F.-X. Teudel, 
de Oldtown, Maine ; M. l'abbé G. A. 
RAINVILLE, de Sa)lem, Mass. ; M. 
PIEERE GERLIEB, de Paris, France. 

Les Présidents Honoraires. — M. 
EDOUABD CADiEUX, de Holyoke, Mass. ; 
M. FÉLIX GATINEATT, de Southbridge, 
Mass. 

Le Bureau Général 1912-13-14-15. 
— Directeur spirituel. — M. l'AbbJ 
Charles Dauray, de Woonsocket, R.- 
I. ; Sous - directeur spirituel, — M. 
l'Abbé E. C LARAMÉEj de Bedford, 
N.-Y. ; Président : Henri t. Ledoux, 
de Nashua, N.-H. ; 1er vice-président: 



L. JOSEPH Rioux, de Fall River, 
Mass. ; 2ème vice ■ président : L. J. 
MORiN, de Danielson, Coim. ; Sème 
\_-icc -président : Dr J. H. ROY, de 
Kankakee, 111. ; Secrétaire: Elie Vé- 
ziNA, de Woonsocket, R.-I. ; Tréso- 
rier ; pierre Bonvouloir, de Holy- 
oke, Mass. ; Médecin - reviseur : Dr 
F. A. RUEST, de Pawtucket, R.-I. ; 
Contrôleur : J.-A. Favreau, de Bos- 
ton, Mass. ; Avocat-conseil : Me Adê- 
lard archambault, de Woonsocket, 
R. I. ; Conseillers : MM. Joseph L. 
Berthiaume, de Southbridge ; Achil- 
le Proulx, de Lawrence, Mass. ; Ar- 
thur Daviau, de Waterviille, Me ; 
A. J. Lachance, de St. Johnsbury, 
Vt. 




PRESIDENT D'HONNEUR 

S. G. Mgr Georges-All>ert Guertiu, de 
MaBchester, N. H. 

OFFICIERS GENERAUX 

Directeur-spirituel. — M. l'abbé Char- 
les Bauray, de Woonsocket, B. I. 

Sous-directeur sptritueil. — M. l'abbé 
E. C. Lararuée, de Redford, N.-Y. 

Président. — M. Henri T. Ledoux, de 
Nashua, N.-H. 

ler vice^président. — M. L. Joseph 
Rioux, de Fall River, Mass. 

2ème vice-président. — M. L. J. Mo- 
rin, de Daulelson, Coon. 

Sème vice-président. — Dr J. H. Roy, 
de Kankakee, 111. 

Secrétaire. — M. Elie Vêzina, de 
Woonsocket, R.-I. 

Trésorier. — M. Pierre BonvouloLr, de 
Holyoke. Mass. 

Médecin-réviseur. — Dr P. A. Ruest, 
de Pawtucket, R. I. 

Contrôleur. — M. J. A. Favreau, de 
Boston, Mass. 

Avocat-conseil. — Me Adélard Archam- 
bault, de Woonsocket, R. I. 

Conseillers. — M. Joseph L. Ber- 
thiaume, de Southbridge ; M. Achille 
Proulx, de Lawrence, Mass. ; M. Ar- 
thur Daviau, de Waterville, Me. ; M. 
A. J. Lachanee, d» St. Johnsbury, Vt. 



L'UNION ST-JEAN-BAPTISTE D'AMERIQUE 

L'Union St - Jean - Baptiste d'Amé- 
rique est une société de secours mu- 
tuels dont le principal but est de 
grouper les Franco-Américains dans 
une puissante organisation, de leur 
donner une solidarité plus étroite qui 
les protège contre les influences délé- 
tères auxquelles ils sont trop souvent 
exposés. 

Pour faire partie de cette société 11 
faut être d'origine française et catho- 
lique pratiquant. 

Les femmes sont admises aux 
mêmes conditions que les hommes. 

Cette société émet des certificats 
d'assurance de $100 à S3,000. 

Un membre actif âgé de moins de 
45 ans, peut, s'il le désire, obtenir des 
secours en maladie en s'inscrlvant à 
la caisse des malades du conseil local, 
ou, si le conseil n'a pas une telle 
caisse, en s'inscrlvant à la caisse cen- 
trale des malades. 

L'indemnité de maladie est de $5.00 
par semaine pendant quinze semaines 
jusqu'à concurrence de $400. A l'âge 
de 70 ans l'indemnité est remplacée 
par une rente viagère de $15 par an- 
née jusqu'à ce que la balance des 
$400 du total de l'indemnité soit 
ipayée. 



Nombre de conseils le 30 
septembre 1914 



322 



Nombre de membres le 30 

septembre 1914 26,749 

Valeur de la Société le 30 

septembre 1914 $755,390.50 

Réserve par 1000 dollars d'assurance 

$71.28. 

Bureau principal. — Edifice de 
l'Union, rua Main, Woonsocket, R.-I. 

167 



£TA'1- »G» BA.XItL'KS AL' HO JtTt» 1914. 



NOM DE LA BANQ,UE. 



Bank of Montréal 

•luebec Bank 

Bank ol' N'ova Scotia 

Bankof Brilisli North Americ; 

Bank of Toronto 

Molsons B luk 

Banque Nationale. . 

Merchants Bank of Canada. 
Banque Provinciale du CiUiMiia 
Union Bank of Canada 
Canadlan Bank of Commerce. 

Royal Bank of Canada 

Dominion Bank 

Bank of Hamilton 

Standard Bank of Canada 

Banque d' Hochelaga 

Bankof Ottawa 

Impérial Bank of Canada . 

Sovereign Bank of Canada 

Metropolitan Bank , 

Home Bank of Canada 

Northern Crown Bank 

Sterling Bankof (Canada 

Bank of Vancouver 

Weyburn Security Bank. 

Total 



Capital Capital 
autorisé souscrit 



$ 

25,oa),000i 
5, ( 100,000: 

10,11110,1)110 
4,866 6G6 

10,000,000; 
•5.000,000 
5,(X)0,000 

10,OCO,iX)0 
2,000,000 1 
8.000,000j 

2.'5,000,000 

i"),00ii,0ii0l 

lo.ooo.ooo; 

S,000,000l 
5,000,000' 
4,000,000 
ft ,000,000 
10,'i00,'i00 
3,000,1100 
2,000,01)0 
2.0)0,1100 
6,000,000 
3.000,000 
2,00 ,000 
1 .000,000 



.90,866,666 



16,000,000 
2,721,200 
6,000,000 
4,866.666 
5,1)011,1)110 
4.0(0,000 
2,000.000 
6,764.700 
l.OfXI.OOO 
5,000,000 
15,000,000 
n,.i60,O00 
5,465.700; 
3,000,000 
2,498,200 
3,904,9 iO| 
3,952.400 
7,000,000 
3,000,000 
1,000,000 
2,tK)0,000 
2,862,400 
],2l!',800 
1, .74,700 
632,200 



117,622,866 



Capital 
vei'sé 



16,000,000 
2,(;97,080 
.1,967,610 
4,S66,b66 
5,0011,000 
4,000,000 
2,000,000 
6,764,700 
1,000,000 
5,0< (0,000 
15,000,000 
11,560,000 
5,375.757 
3.000,000 
2,492,795 
3,599,060 
3,940.180 
6,9 !8,942 
3,000,000 
1,000,000 
1.938,700 
2,772,960 
1,129,6.57 
860,280 
316,100 



161,191,087 



Moulant 

du 
fonds de 
réserve 



16.000,000 
1.250,000 

10.844,6.J4 
2,t)2i.,0iK) 
6,000,000 
4,700,000 
1,5.50,000 
6,419,175 
575,000 
3,.S00,OOli 

12,500.000 

12,.560,000 
6,375.757 
3,500,0<iO 
3,192,79." 
3,0iK),O0< 
4,440,180 
7,000,000 



1,2-50,000 

650,000 

300,O(iO 

300,000 

40,000 

65,000 



108,732,561 






14 
8 

11 

11 
8 

10 
6 



T7N GOTJVERNEUH INTERLOQUE 

Une anecdote relatée par lard Aber- 
deen, dans le discours qu'il prononça au 
banquet d'adieu qui lui fut offert, lors 
de son départ pour l'Angleterre, par les 
citoyens de Montréal, illustre d'une fa- 
çon assez plaisante la question de la tou- 
chante fidélité ".(les Canadiens-Français 
pour leur pays d'origine. 

Vers les commencements de son sé- 
jour dans la province de Québec. Son 
Excellence fut invitée un jour a présider 
une séance publique dans une des insti- 
tutions affectées à l'éilucation de la jeu- 
nesse canadienne-française. Or, — sans 
malice aucune, vous le pensez bien, — on 
avait inscrit sur le programme de la fête 
un cliant patriotique intitulé: "Vive la 
France"! 

Voilà le nouveau gouverneur-général 
fort Interloqué, sinon abasourdi. Com- 
ment, Vive la France! Est-ce une protes- 
tation, un cri séditieux, une insulte ? 
Cela paraissait au moins une indélicates- 
se grave vis-à-vis du représentant officiel 



de la couronne britannique. Le noble lord 
ne put s'empêcher d'en faixe la. remarque 
au supérieur de l'établissement. 

Peux mots d'explications suffirent. 
C'étaient de petits Français, flls et pe- 
tits-fils de Français, fiers de leur origine 
et fidèles aux traditions du passé, mais 
heureux de rendre leur hommage de 
Français au régime paternel sons lequel 
ils avaient l'avantage de vivre libres et 
prospères. 

" — Ah! s'il en est ainsi, s'écria le gé- 
néreux diplomate, c'est autre chose: 
chantez "Vive la France!" mes enfants, 
tant que vous le voudrez; je suis même 
prêt à chanter avec vous! 

Et lord Aberdeen ajoutait en termi- 
nant: 

" — Alors, tous ces petits Canadiens- 
français, dans un mouvement spontané 
dont je fus vivement touché, se levèrent 
comme un seul homme en entonnant le 
"God Save tho Queen". 

Alliance Nationale, 1901. 



168 



fvOUIS PREOHETTE. 



HISTOIRE DE L'ANNEE 
du 1er octobre 1913 au 30 septemlîre 1914. 



Notre Histoire de l'Année, aui contient scrupuleusement class?s, les principaux 
événements survenus durant cette période, donne un ensemble précieux de renseigne- 
ments de toute nature que chacun consultera avec curiosité et profit. Tous les grands 
faits de l'année écoulée y sont classés dans les diverses branches de l'activité ca- 
nadienne et constituent un mémento où l'on peut puiser les données précieuses d'ac- 
tualité, de statistique, d'histoire locale, étrangère, et religieuse, d'éducation, de 
littérature, de finances; des informations sociales, géographiques, financières et même 
sportives. 

Ces divers documents sont classés sous vingt titres variés disposés dans l'ordre 
alphabétique. 



L'aruiée administrative. 
L'année agricole et minière. 
L'année automobiliste et aviatrice. 
L'année commerciale et industrielle. 
L'année des chemiiis de fer et des 

routes. 
L'année éducationnelle et mutualiste. 
L'année géographique. 
L'année historique étrangère. 
L'année judiciaire. 
L'année littéraire canadienne. 



L'année maritime. 

L'année militaire- 

L'année municipale montréalaise. 

L'année nécrologique. 

L'année ouvrière et d'immigration. 

L'année politique canadienne. 

L'année religieuse. 

L'année sanitaire et scientifique. 

L'année sportive. 

L'année suffragiste. 



1913 



L'année administrative. 



Octobre, — 1. II. Bph. Chouinard, nommé 
assistant-auditeur de la province. — 13, 
Ex-maire Cook, journaliste d'Ottawa, 
nomme secrétaire de la commission du 
règlement du subside fédéral de la C. 
B. — 14, Démission de Frank Pedley, 
député-iminlstre des affaires des Sau- 
vages a Ottawa. — 14, M. Jos. Hé- j 
bert, nommé maître de poste du Bu- 
reau Centre de Montréal. — 20, Sir 
Rufus Isaac, nommé procureur-général 
de la Grande-Bretagne. — 24, M. H. 
A. Fortier, député de Labelle. nommé 
membre du conseil de l'Instruction 
Publique. — 25, M. C. B. Major, nom- 
mé magistrat du district de Montréal 
et M. R. Robert, shérif. 

Novembre. — 1, Le col. Carie ton, du 

ré,i:in\eit de Sus^ex. Anç;., d-^-^igné com- 
mandant du collège Royal Militaire de 
Kingston. — 3, Col. W. Gwatin, nom- 
mé chef de l'état major général. — 
4, M. Jos. Gaboury, de Joliette, nom- 



1914 



Janvier. — 9, M. R, W. Brock, nommé 
député-ministre des Mines. — 9, Dr 
G. W. Derome, remplace le Dr Dugas 
comme autopslste du coroner à Mont- 
réal. — 13, ji. j. A. Watson. nommé 
évaluateur en chef des douanes du Ca- 
nada. — 20, Major C. F. Hamilton. 



169 



mé shérif du district. — 12, L'hon. 
Geo. Simard, nommé conseiller législa- 
tif pour la division de Repentigny. — 
12. L'hon. Henri Bunle, nommé chef 
du bureau des statistiques de Québec. 

— 13, M. R. Porter, nommé ingénieur 
en chef du Transcontinental, en rem- 
placement de M. J. Armstrong. — - 14, 
Col. O. Evanturel, nommé greffier de 
la cour de circuit, Québec. — 14, JI. 
Alph. Pouliot, nommé greffier de la 
cour des sessions. — 14, M. Elzéar Roy, 
nommé greffier des votes et délibé- 
rations de la législature de Québec. — 
14, M. W. S. Walker, nommé régis- 
trateur de Montéal-Ouest. — 21, Le 
soldat Hawkins, gagnant du prix de 
tir du Roi, uommé aux douanes à To- 
ronto. — 22, Investiture, à Rideau 
Hall, de sLr Lomer Gouin, K. C. M. A. 

— 24, M. Georges Gendron, nommé 
mécanicien en chef du port de Mont- 
réal. 



galerie de la presse, nommé assistant 
contrôleur de la Police montée. — 22, 
MM. L. J. Dastous et Henri Trudel, 
nommés traducteurs aux Débats, à 
Ottawa. — 23, M. J. E. Laforce, nom- 
mé agent de rapatriement aux Etats- 
Unis. 



L-ANNEE AD.MIi\lS'BHATlVE. — (Suite.) 



Février.. — 16, M. J. O. St-PIewe, mé- 
decin de St-&erval8, nammé reglstra- 
t«ar de Bellechasse. — 17. M. Prançols 
Robiilard, nommé successeur de feu 
Alfred CJoderre, à l'écluse de St-Ours. 
— 19, Démission de M. Chs Chapais, 
ingénieur des Travaux publies, poux le 
distxict de Québec. — 28, M. H. H. 
Rodgex, nommé receTeur des droits de 
succession â Montréal. — 28, M. B. 
Chlnic, nommé percepteur des douanes 
a Québec. 

Uars. — 3, M. Emile Bachaud, avocat, 
nommé protonotaire du district de St- 
François. — 4, M. Pierre Cantin, avo- 
cat, de Québec, nommé assistant gref- 
fier des appels à Québec. — 4, M. J. 
A. Tessler, député de Trois-Rlvières, 
iiom.mé ministre de la volerie, à Qué- 
bec. — 5, M. Silas H. Carpenter, 
nommé assistant com. de la police du 
Honiinion à Banff. ^ 14, M. J. de L. 
Taché, nommé imprimeur du Roi, a 
Ottawa. 

Avril. — 15, M. Fortunat Lord, nommé 
reeorder de Trois-Rîvières. — 27, Le 
eapt. Murray, comimandaut du SS. 
Empress of Ireland, nommé maître du 
port a Québec. 



Mai. — 1, Nomination des régistrateurs- 
conjolnts du comté de Chambly : MM. 
Arthur Geoffrion et L-éo Robort. — 8, 
M. J. P. Béland, de Québec, nommé 
greffier de la coui' suprême, remplace 
le col. Oscar Evantuiel. — ■ 11, M. Ar- 
thur Amos, surintendant du service 
hydraulique, nommé ingénieur en chef 
de la Commission des Eaux courantes. 

Juin, — 17, M. PieiTe Gravel, nommé 
inspecteur des Cinémas de la province 
de Québec. 

Juillet. — 1, Capt. Landriault, nommé 
gouverneur de la prison de Bordeaux. 
— 2, M. 0. E. Forest, de St-Jacques 
de l'Achlgan, nommé registrateux du 
comté de Montcalm. — 17. Drs J. L. 
Wolfe et J. A. Morais, nommés coro- 
nexs conjoints de Bonaventure. — 23, 
Dr J. Samson, nommé Inspecteur du 
bureau d'hygiène du district de Saint- 
Hyacinthe. 

Septembre. — 1, M. W. Fitzgerald, sur- 
intendant des assurances, mis îl la re- 
traite, et remplacé par M.' G. D. Fin- 
laysoii. — 1, M. R. McConnell prend 
la place de député-ministre des Mines. 



1913 



li' Année agricole et minière. 



Octobre. — 1, Vol fi main armée il Lo- 
vel HIll, 3 milles de Dawson, de $20,- 
000 d'or, appartenant à la Yukon Gold 
Co. — 8, Trouvaille d'or au Yukon, ft 
White River, frontière d'Alaska. — 
11, Les grandes granges de la Ferme 
Expérimentale d'Ottawa, Incendiées. — 
27, Le Canada remporte des honneurs 
à l'International Dry Faî-ming Con- 
gress, Tulsa, Okla. — 27, Fondation 
de l'Association canadienne-française 
des bacheliers en agxicultuxe d'Oka. 

Novembre. — 13, Onvertuxe de l'école 
modèle pour l'industrie du sucre d'é- 
rable à Beancevllle, par le gouverne- 
ment provincial. — 13, Découverte d'or 

1914 



Janvier. — 10, Fuite de gaz naturel 
découverte à Toronto, sous un gratte- 
ciel et bouchée. — 10, Concession de 
mine de charbon accordée dans Parc 
Jaspar, à la Jasper Park Collieries Co. 
— 13, Le gouvernement d'Ontario cons- 
truit un bâtiment de ferme â l'Ecole 
de Guelph avec un subside fédéral an- 
nuel. — 22, Explosion de chaudière a 
Ottawa a l'Exposition Agricole de 
Howick Hall. 6 tués. — 27, Exposition 
de graines a Québec. — 30, M. l'abbé 
A. Michaud, nommé conférencier agri- 
cole provincial. 



de placer a Chiensa, Alaska. — 21, 
Les femmes de New-York boycottent 
les détailleurs pour protester contre 
les hauts prix. — 25, Prix ixiur les 
pommes décerné a la Ferme Expéri- 
mentale d'Ottawa, a l'Exposition Agri- 
cole de Washinston. — 29, Les élèves 
du Collège Macdonald. Ste-Anne. rem- 
portent un prix a l'Exposition du bé- 
tail de Chicago, pour habileté a juger 
des chevaux. 

Novembre. — 16. Les fermiers de l'Ouest 
ont une entrevue avec l'I'hon. Borden, 
pour demander l'abaissement du tarif. 
— 23, Fondation de la North Ontario 
Exploration Co. 



Février. — 4, Exposition agricole 4 
Montréal. — 4, Banquet de la Cana- 
dian Lumbermen Ass.. a Ottawa. — 
11, 20e Convention annuelle <le la So- 
ciété générale des éleveui-s de la pro- 
vince de Québec. — 18, Le Canada 
remporte un prix de Sl.'îOO pour l'a- 
voine, â la National Exhibition de 
Dallas, E.-U. — 23, Publication d'une 
" Gazette Agricole," par les soins du 
gouvernement fédéral. — 27, Suspen- 
sion do 180 étudiants du cours vétéri- 
naire de l'Ecole de Guelph, pour avoir 
Insulté le Dr Saunders. — 28, L'hon, 
Caron, mlnistxe de l'-igriculturo, fonde 
trois écoles agricoles, 
70 



L'ANNEE ILLUSTREE — OCTOBRE 1913. 




„. ^ ^ . ^r ^ ,r c! T ■n7.,i+„^„ Hon.J.-K. Fleming, Hon. J.A. Ma- 

Sir Lomer Gouiu, Hon. Geo. Muiray, Sir Jas.Wnitney, Nouveau-Bruns- thieson 

Québec. Nouvelle-Ecosse. Ontai'io.présldent. wlck. Ile du Pr. -Ed. 

Conférence des premiers ministres du Canada. 




Dirigeable Zeppelin L II détruit 
par explosion. 



Incendie en mer du SS. " Vd- 
■turno," de la ligne Uranium. 








Sir Rbt Robltn, Sir Rch.McBride, Hou.WaJt. Scott, Hon.A.-L.Sifton, de^rf^York.dtofls 



Manltoba. Col. -Britannique. Sasljatcbewan. 



de ses fonctions. 




Centenaire de Verdi. Pèlerinage Abatage par dynamite de la digue Gamboa pour 
des Itallwis â sa maison natale, réunla- l'eau des deux cOtés du canal de Panama. 

171 



L'ANNEiE AGRICOLE ET MINIERE. — (Suite.) 



Mars. — 3, Convention a Montréal, de 
l'Institut des Mines. — 18, M. C. J. 
Hay, nommé membre du Conseil (\'X- 
grlcuUure après la démission du Dr 
Grlgnon de Ste-Adéle. conférencier. — 
28, Conférence aurlcole à Ottawa des 
ministres d'Agriculture provinciaux, 
pour répandre l'Instruction agricole. 

Avril. — 13, Commencement des semail- 
les à Moosomin (Sask.). — 18, M. 
Peter Reid, de Chateauguay, nommé 
inspecteiir des vergers dp démonst-a- 
lion, de la province de Québec. — 30, 
Sir Melvln Jones, reçoit la Croix de îi 
Légion d'Honneur, pour l'introductloj 
des machines agricoles en France. 



Mai. — 20, Huile de pétrole obtenue an 
puits Dingman a Calgary. 

Juin. — 19, Deux cents mineurs tués 
dans une explosion de grisou â la Min*» 
de Hillcrest, Alta. — 28, Venue de 
fermiers africains pour visiter le Ca- 
nada. 

Juillet. — 1er, Le souverneiment provin- 
cial organise la fête de l'Erable. — 1, 
M. l'abbé O. Martin résigne comme 
rliveetenr df> l'écol^' df Ste-Anne de La 
Pocatiére. — 21, Découverte de tellu- 
rldes contenant de l'or et de l'argent, 
au Lac Seseklnîlja, Ont. — 28, Com- 
mencement de la récolte en Alberta. 



1913 L'Année automobiliste et aviatrice. 



Octo'bre. — 3, L'aviateur Lincoln Beachey 
tue une spectatrice â Rochester, N.-Y. 
— 14, Trois officiers aviateurs tués a 
l'aérodrome de Wieenderf (Berlin). — 
17, Eclatement du dirigeable Zeppelin 
L. H. a l'aérodrome de Johannistal, 
26 victimes. 



Novembre. — 3, Brindejonc des Mouli- 
nais gagne la coupe Pommery avec une 
envolée de 9.33 milles. — 25, Edmond 
Perryon, recordman de la hauteur, se 
tue à Bue, France. — 26, L'a^viateur 

1914 =^ 

Janvier, — 5, Le corps de Juvel, avia- 
teur américain, est retrouvé en mer, 
déchiqueté. — 24, Ouverture de l'ex- 
position d'automobiles à Montréal. 

Février. — 10, Collision d'aéroplanes a 
Johannistal, un tué, 2 blessés. — 12, 
L'aviateur Parmelin part de Genève et 
passe le Mont Blanc. — 17, Vedrines 
se bat en duel avec M. Quinton, pré- 
sident de la French Aerlal League. — 
27, La ville de Montréal adopte des 
automobiles pour le service des Incen- 
dies. ; • 

Mars. — 3. Ouverture de l'exposition au- 
tomobiliste a Ottawa. 

Avril. — 17, Roland Garros, vainqueur, 
à Monte Carlo, du Rallye Aej'ien. 

Mai. — 21, Gustave Hamel, canadien, 
destiné a traverser l'Atlantique, perdu 
entre Ooboy et l'Angleterre. — 28, 



américain Lincoln Beachey boucle la 
boucle à San Diego. 

Décembre. — 2, Winston Churchill, pre- 
mier lord de l'Amirauté, pilote un bi- 
plan; le lendemain, le Capt. William 
Lushneg, commandant du corps naval 
d'aviation, son compagnon d'envolée, 
fait une chute et se tue. — 25, Oscar 
BIder, suisse, passe les Alpes de Bue 
a Berne. — 27, Arrivée de Jules Ve- 
drines an Caire, voyage de 3.000 mii.- 
les. — 30, Lord Kitchenei fait une en- 
volée au Caire, sur le biplan Farman. 



Restes du ballon André découverts en 
Sibérie. 

Juin. — 12, Course de ballons de Port- 
land. 3 ballons perdus. — 17, Le Juge 
Goyette décide que les iautomobilistes 
de Hull n'ont pas à payer le péage. 
— 20, Un ballon militaire fait explo- 
sion a Vienne, Autrlehe. 8 officiers 
tués. — 23, Mise a flot de l'hydro- 
plane " .^.merica " qui doit traverser 
l'Atlantique. 

Juillet. — 3, Prix de $50,000 donné a 
Paris, pour le stabilisateur E. M. 
Sperry. — 7, M. George Legagneux, 
champion français, tué a Saumur. Fran- 
ce. — 13, Courses de Londres, Paris. 
I/ondres, gagnées par Brook, améri- 
cain. — 30, L'aviateur norvégien Grau 
traverse en ballon la mer du Nord de 
l'Ecosse en Norvège. 

Septembre. — 2, Course internationale 
de ballons a Kansas City, remise. 



Mousto-chues quand même. 

Il existe, dans le uoixl de l'île d'Yéao, 
un certain nombre de tribus appartenant 
a une race primitive différente des Ja- 
|)^nlH d'aujourd'hui. On leur donne le 



172 



nom d'.Mios. Les femmes de ces peupla- 
des considèrent la moustache comme un 
attribut très enviable pom- leur sexe. 
C'est pourquoi les élégantes se font des- 
siner sur la lèvre supérieure un tatouage 
qui figure une uiou-^tache longue et abon- 
dante. C'est leur coquetterie. 



1913 L'Année commerciale et industrielle. 



Ottawa. — 1er, Lu Cie de Cale-Sôche 
(lu Sault Ste-Marie, compagnie fran- 
çaise <ie Paris, voit sou dépôt confis- 
qué. — 3, he nouveau tarif américain 
signé par le président Wilson, à 9 lira 
du soir. — 7, Inctiudie des réservoirs à 
pétrole de la Standard 011 Co., à Sau 
Diego, Cal. — ■ 8, Ouverture de l'ex- 
positiou commerciale d'Ottawa. 

Novembre. — 1er, Ouverture de l'exposi- 
tion d'électricité à l'Aréna, à Mont- 
réal. — 3, Faillite de la British Col- 
umbia Fisheries Co. de Londres. — 
8, Incorporation au Canada de la suc- 
cursale de la Cie Armstroug, White- 
worth, qui' aura ses usines il Lon- 

1914 ^-^ 



gueuil. — 9, Contrat des travaux du 
port de Halifax, 5 millions accordés à 
Foley Bros. — 12, L'Espagne décide de 
participer à l'espositiou Panama, il 
San Francisco. — 13, La Standard OU 
Co. of Canada en liquidation. — 29, 
La législature de Saskatchewan passe 
un amendement à l'acte des villes 
pour aboJir les bonus aux industries 
nouvelles. 

Décembre. — 3, Les Etats-Unis imposent 
le droit de représailles contre le bill 
de l'Argentine. — • 15, Incendie de la 
manufacture de chaussures Tourigny 
et Marois, à Québec. 



Janvier. — 1-6, La Turquie décide de 
participer à l'Exposiitiou de Panama. — 
26, Incendie de l'exposition de Manille, 
Philippines. 

Février. — 3, Inauguration du grand 
magasin Scroggie, â Montréal. — 4, 
Le Japon décide de participer à l'ex- 
position de Panama. — 10, Inaugura- 
tion du service des colis postaux. — 
17, A Ottawa, ouverttu-e officielle de 
la convention et de l'exposition des 
quincailliers. — 17, Sir Thomas Skin- 
ner remplace lord Strathcoua comme 
gouverneur de la Cie de la Baie d'Hud- 
son. — 24, ta. France vote $400,000 
pour l'exposition de Panama. — 25, 
Incendie, à Drummoudville, Q., de la 
O. B. Shoe Co., pertes, $120,000. 

Avril. — 6, Discours du budget à Otta- 
wa, 61 changeiments au tarif. 



Mai. — 14, M. Godfroy Langlois, député 
de St-Louis, nommé agent de la pa'o- 
vince de Québec en Belgique. 

Juin. — 8, Congrès do, l'Association des 
manufactua'iexs, Montréal. — 8, Con- 
grès international des chambres de 
Commerce à Paris. — 23, Faillite Cla- 
tin à New-i'ork, dans les tissus, 35 
millions de dollars. 

Juillet. — 29, Fermeture de la Bourse 
à Montréal. 

Août. — 13, Incendie des élévateurs de 
St-Jean, N.-B. — 13, L'Angleterre pro- 
clame le moratorium. 

Septembre. — 1er, L'Angletei're prolonge 
le moratorium d'un mois. 



UNE FRAUDE ORIGINAL.E SUR 

LES COMPTEURS A GAZ A 

PAIEMENT PREAUA.BLE. 

Les faits suivants se sont passés à 
Honolulu, et sont relatés par notre 
confrère Vlnditstrie électrique. Le di- 
recteur de la Compagnie du gaz de 
Honolulu savait qu'un abonné frau- 
dait, et, depuis un an, le personnel de 
la Compagnie cherchait en vain à sa- 
voir comment. On ne trouvait rien 
dans la boîte à monnaie du compteur 
à paiement préalable et cependant il 
y avait consommation visible du gaz. 
On avait beau remplacer le compte.ur, 
on n'arrivait pas à prendre l'abonné 
en défaut. Qund les contrôleurs de la 
Compagnie l'interrogeaient, il répon- 
pondait qu'il ne manquait pas, de gaz 
et qu'il ne mettrait pas de monnaie 
dans le compteur tant que le gaz ne 
lui manquerait pas. La Compagnie 



173 



menaça, écrivit, envoya des inspec- 
teurs, le tout sans résultat. De guerre 
lasse, elle fit offrir à l'abonné une for- 
te somme avec promesse de ne pas 
poursuivre s'il révélait son secret. Il 
la prit au mot et un rendez-vous fut 
fixé pour les explications. Le moment 
venu et devant les repirésentauts de 
la Compagnie, l'abonné exhiba un 
moule en fer et une machine à glace 
à éther, versa dans le moule un peu 
d'eau qu'il transforma en quelques se- 
condes en un disque de glace ayant 
les dimensions de la pièce de mon- 
naie, introduisit ce disque dans la 
f?nte du compteur en faisant marcher 
la manivelle, et eut ainsi sa provision 
de gaz assurée. Quant au disque de 
glaoe, une fois tombé dans la boîte à 
monnaie, il s'empressa d'y fondre, 
sans laisser la moindre trace du dé- 
iournement de gaz dont il avait été 
le complice inconscient. 



ILLUSTREE — NOVEMBRE 1913. 








I- 



Jim Lsrkin, cliei' Joliu i'un-y Mit- Vuaii Shi Kai, élu Le baroQ Von Lm-d Ooudiay, 

des gi-év. irlau- chell, élu maire président de la ré- Foi-stner, le héros chef de la Cie 

dais, eniprisoimé de New- York. république finnoise, des événements de pétrole Pear- 

ipuis relâché. de Saverne. son, â Tampico. 




La drague "P^irt Nelson," em- 
ployée à Port-Nelson, Baie 
d'Hudson, échouée. 



Les militantes mexicaines qui combattent 
Huerta, sous les oMres de Viila. 











Lady Strathcona, Dom Pacôme Ga- Sir Lionel Cardeu, Rencontre, à Buenos-Ayres, de 
décédée à boury, nouvel abbé ambassadeur anglais T. Roosevelt, ane. prée. des 
Londres. de la Trappe au Mexique, favo- E.-U. et de J. Rœa, anc. 

;• d'Oka. rib'efl ITuerta. prés, de l'argentine. 




Le "James CarrutUers" le plus gros 

bateau des grands lacs, Cydlê dans 

le lac Huron, pendant tempête 

du 9 noTembre. 



Les Athletlcs de Philadelphie, cham- 
pions de baseball du monde. 



174 



1913 L'Année des chemins de fer et des routes. 



Octobre. — 1er, Utilisatiaii avec succès 
à Grand'Mère, de l'eau des fabriques 
de sulfite pour arroser les routes et 
abattre la poussière. — 1, Assemblée 
annuelle du C. P. R. En 10 années, 
les recettes montent de 43 millions à 
139 milUons. — 3, Pose du dernier rail 
de la ligne Toronto-Ottawa du Cana- 
diau Northern. — 7, M. E. J. Cham- 
berlain, réélu président du G. T. Ry. 
— 22, La section 2 du canal Wellaud 
adjugée à la Cie Anglaise au prix de 
$5,500,000. — 22, Affaissement de l'é- 
lévateur du C. P. H., d Transcona, 
Winnlpeg. — 24, L'iion. R. L. Bordeo 
pose la première pierre des usines de 
St-Malo, Q. 



Novembre. — fi, Terrible collision en 
France à Melun, de l'express Parls- 
Marseilles, 30 victimes. — 6, Ouver- 
ture du nouveau pont de Lachlne, du 
C. P. R. — 26, Instruction des ate- 
liers du G. T. R. a Port Hui'on, dé- 
gâts, $1,000,000. 

Décembre. — 4, Le C. P. R. prend une 
assurance de 100 millions de dollars 
sur ses propriétés. — 4, Le C. P. R. 
donne un contrat pour la construction 
de 10 milles de tunnel à Rogers Pass, 
C. B. — 9, Achèvement du tunnel du 
C. N. R. sous la montagne Mont- 
Royal, Montréal. — 31, Pose du clou 
d'or reliant l'est et l'ouest du C. N. 
R. & 350 milles a l'ouest de Sudbury. 



1914 



Janvier. — 22, Accident sur le C. P. R. 
& Pembroke, déraillement. ■ 

Février. — 23, M. W. C. Johnston, 
nommé assistant gérant du service des 
voyageurs sur le G. T. R. — 30, Con- 
trat donné par le gouvernement pro- 
vincial pour 152 milles de route entre 
Oharlemagne et St- Augustin. 

Avril. — 7, Pose du dernier clou du 
G. T. R., à Nechaco, C. B., pour unir 
l'est a l'ouest. — 13, Incendie de 
l'hOtel " Algonquin," du C. P. R., ift 
St. Andrews, N. B. — 14, Mort de sir 
Wm. Whyte, ex-vice-président et di- 
recteur du C. P. R. — 27, Visite de 
sir T. Shaughnessey, pour l'ouverture 
d'une digue d'irrigation a Bassano, 
Alta. — 28, Démission de M. Berg- 
mann, surintendant des hôtels du G. 
T. P., directeur du Château Laurier, 
Ottawa. — 29, L'hon. R. L. Borden 
annonce un arrangement avec le C. N. 
R., Mann et Mackenzie, pour la som- 
me de 145,000,000. 

Mai. — 14, MM. NickeQ et Beunett com- 
battent le parti conservateur au sujet 
de l'arra,ngemeot Mackenzie-Mann. — 



15, Convention des reiyrésentants des 
chemins de fer électriques du Canada 
a Ottawa. — 18, Ouverture du Con- 
grès des Bonnes Routes, à l'Aréna de 
Montréal. — 23, Dr James Mill, ex- 
mtmbre de la Commission des chemins 
de fer, devient bibliothécaire de la 
Commission. 

Juin. — 10, Le Sénat vote une subven- 
tion au C. N. R. — 18, Mort de M. 
Reynolds, vlce-prêsideint du G. T. R. 

Juillet. — 1er, L'United States Express 
Co., cesse les affaires. — 1, M. Léo- 
nard démissionne de la présidence de 
la Commission du Transcontinental Na- 
tional. — 26, Exécution de la garantie 
du gouvernement pour le C. N. R. et 
le G. T. R. — 30, M. F. Scott, nom- 
mé vice-président et trésorier du G. 
T. R. 

Août. — 18, Le C. N. R. obtient droit 
de passage sur le G. T. R., à la gare 
centrale, â Ottawa. 

Septembre. — 15, Accident à Lebanon, 
Mo., un train tombe à l'eau, 40 vic- 
times. 



Quand doit-on remonter sa montre t . . 

B'eaucou'P de gens ont l'habitude de 
remonter leur montre à un momenjt 
quelconque de la journée et sans prê- 
ter xl'attention à il'acte qu'ils accom- 
plissent. 

Cependant, l'exactitude et la durée 
d'une montre dépendent beaucoup du 
moment où son propriétaire la remon- 
te, et cette Importante question a été 
discutée et résolue par la corporation 
des honlogers. en Angleterre. 

Plusieurs membres prétendaient que 



l'opération devait être exécutée la 
nuit. Ils considéraient qu'au matin 
le grand re.ssort était plus froid et 
moins souple qu'après avoir été porté 
dans la poche pendant toute la jour- 
née. 

Mais le président a fait valoir qu'il 
y avait avantage à remonter une mon- 
tre le matin, car, pendant Je jour, la 
montre est soumise à des mouvements 
et à des déplacements irréguliers et 
anormaux, qu'elle suporte plus fajcile^ 
ment quand elle est remontée à fonid. 

Et c'est cette opinion qui a été 
■adoptée. 
175 



1913 li' Année éducationnelle et mutualiste. 



Octobre. — 2, Bénédiction du coUèse in- 
dustriel de Beaucevllle. — 3, l<es Fo- 
restiers ladépendants de Montréal dé- 
cident de combattre les nouveaux rè- 
glements imposés. — 14, Inauguration 
de l'Ecole de chirurgie dentaire de 
Montréal. — • 15, La. commission des 
écoles séparées d'Ottawa refuse d'ap- 
pliquer l'art. 17 coatre l'éducation bi- 
liugue. — 16, Incendie de l'académie 
St-Georg£S, à Montréal. — 25, Ban- 
quet des Canadiens-Français à l'Hôtel 
Brenou, New- York. 

Novembre. — 3, Visite des étudiants de 
Laval à New-York. — 13, M. H. Moi- 
san, avocat, nommé professeur de ju- 
risprudence médicale à l'Ecole de chi- 
rurgie dentaire. — 19, Installation de 
M. J. A. McLeau, président de l'Uni- 
versité de Manitoba. — 26, Fête à La- 
val pour le centenaire de Louis Veuil- 
lot. — 27, Mise en liquidation des ma- 
gasins coopératifs de la Saskatchewan. 
— 28, M. l'abtrê Brosseau, nommé se- 

1914 = 



crétaire de la Société St-Jean-Bap- 
tiste de Montréal, en remplacement de 
M. J. B. Lagacé. 

Décembre. — 1er, Démission de M. St- 
Jacques, Inspecteur canadien-français, 
des écoles bilingues, pour le district 
de Sudbuxy. — 3, L'université d'Otta- 
wa remporte le concours de débat con- 
tre McGill. — 4, Paix signée entre le 
président Asselin et quelques direc- 
teurs de la société St-Jean-Baptiste.— 
6, Les Forestiei-s Indépendants du Wis- 
coosin refusent de reconnaître la lé- 
galité de l'acte du Parlement cana- 
dien. — 10, Le prix Nobel pour la 
paix, décerné à MM. EHhu Root, à 
New- York, et Henri La Fontaine, 
de Bruxelles. — • 19, Célébration, à 
Montréal, du centenaire du fondateur 
de l'université McGLll. — 20, Incendie 
de l'école de Pharmacie de McGill. — 
30, Incendie partiel du collège des 
RR. PP. chanoines de l'Immaculée 
Conception au Nominlngue.- 



Janvier. — 3, Ouverture du Congrès d'E- 
ducation d'Ontario a Ottawa. — 26, 
Le Royal Victoria Collège de McGill 
reçoit un cadeau de iJiS.OOO de lord 
Strathcona deux jom-s avant sa mort. 

Février. — 4, Le Dr A. Ferron, nom- 
mé professeur d'anatomie â l'univer- 
sité Laval. — 9, Publication du rap- 
port de l'hon. L. 0. David sur les bi- 
bliothèques de Montréal. — 9, Créa- 
tion, par le commissaire du Canada à 
Paris, l'hon. P. Roy, d'une bibliothè- 
que canadienne. — 10, Ouverture so- 
lennelle de l'école normale de JoUette. 

— 16, M. C. J. Miller, nommé suc- 
oesseuir de M. .1. G. W. McGown, 
comme Inspecteur d'écoles à Montréal. 

— 16, L'ex-président Taft accepte de 
donner des cours à l'université de 
Toronto. — 17i Création d'une chaire 
d'hydrothérapeutique a Laval. — 23, 
Sir W. Macdonald remplace lord 
Strathcona, comme chancelleir de Mc- 
Gill. 

Mars. — 5, Requête de Mgr Oharlebols 
en faveur des écoles du Keematin, re- 
mise au gouvernement fédéral. — 12, 
Installation du laboratoire du cours 
forestier à McGill. — 25, Dépôt du 
rapport du juge Mercier sur l'achat 
d'un terrain pour la commission sco- 
laire catholique de Montréal. 

Avril. — 6, M. Edouard Montpetlt et le 
le Dr Choquette, élus membres de la 
Société Royale. — 10, Le P. James 
Fallon cesse de faire partie du per- 
sonnel de l'université d'Ottawa, en rai- 



son des difficultés bilingues. — 14, 
Grève d'étudiants au collège d'Ottawa. 

— 15, Le P. S. Murphy, nommé préfet 
des études de l'université d'Ottawa. — 
22, Inauguration du cours commercial 
pour les femmes à l'université Laval. 
Montréal. 

Mai. — 11, Convention des Knights of 
Columbus à Ottawa. 

Juin. — 16, Célébration du cinquante- 
naire du collège de St-Josejph de Mem 
ramcook. N. B. — 17, M. Olivar As- 
selin démissionne comme président de 
la St-Jean-Baptlste. — 17, Le congrès 
des Franco-Canadiens de Saskatchewan 
à Prince-Albert. — 25, Procès des 
écoles séparées à Ottawa, au sujet de 
l'article 17. — 28, A Montréal, con- 
vention de l'A. C. J. C. 

Juillet. — 3, Legs de $25.000,000 aux 
Pères Jésuites de l'université St-Louis. 

— 19, Ouverture, à New-York, de la 
succursale des Artisans canadiens- 
français. 

Aaût. — 5, Le Dr Robert Lee, nommé 
doyen de la faculté de droit de Mc- 
Gill. — 17, Convention de l'Alliance 
Nationale. — 17, M. l'abbé Degagné, 
nommé principal de l'Ecole Normale 
de Chicoutimi. — 17, Convention de la 
Société des Artisans Canadiens-Fran- 
çais, — 22, L'Ecole des Hautes Etudes 
de Montréal remporte une médaille 
d'or à l'Exposition de Lyon. 

Septembre. — 1er, S, 000 enfants sans 
écoles a Ottawa. Ecoles séparées fer- 
mées. 



176 



L'ANNEE ILLUSTREE — DECEMBRE lÔlS. 




Le cai-d. Rampolla, Le prince Wil- Le poète ilau- Mme Currie, dé- M. E. Root, aac. 

ancien sec. d'Etat, hekn de Wled, rice de Maeter- corée du prix min. des Etats-U. 
décédé. choisi comme linek pratiquant Nobel. décoré du pris 

roi d'Albanie. la boxe. Nobel. 





Stefansson et son navire le "Karluk", 
pris dans les glaces. 



Victoire, à Londres, du N. S. C, de G. 
Charpentier, champion de boxe fran- 
çais, sur Bombardier Wells. 







Le Dr Fred. Cook M. Beiliss, juif, M. I).iuiiiii-;,'uc, Dr Alfonso Costa, Mme R. Sodha, qui 

ijui accuse Peary ai^eusé de meui'- 1er min. 9 <léc. prem. min. du causa révolte des 

de vol e^t de tre rituel, à 1913, démis. Poa-tugal. Hindous dans r.\- 

parjui-e. Kiel, acquitté. 9 janv. 1914. frique du .Sud. 








Rupture du joint de l'aqueduc de 
Montréal, le 25 décembre. 



L'eau livrée au baril dans les rues 
de Montréal. 



177 



1913 



Ij' Année géographique. 



Octobre. — 1er, Ouragans en Europe à 
Cerbère, France, et â Constantiuople. 

— 2, Tremblement de terre à Panama. 

— 4, lie Cul. Roo&evelt part pour faire 
des explorations dans l'Amérique du 
Sud. — 13, Les Russes découvrent un 
nouveau territoire arctique, appelé 
Terre de Nicolas II. — 13, Le port ca- 
nadien Muir, près de l'Alaska, oblitéré 
par l'avance du glacier. — 26, La dé- 
couverte d'une île nouvelle au large 
de la Nouvelle-Ecosse coïncide avec le 
tremblement de terre de Panama. 



Novembre. — 21, Disparition de l'île 
formée près du cap des Sables. 

Bécembre. — 10, Mise en réserve du ter- 
rain environnant le Vieux Fort Pelly 
où s'est tenu en 1877. le premier con- 
seil du Nord-Ouest. — 16, Cataclysme 
aux Nouvelles-Hébrides; l'île Amtrim 
ravagée par une éruption. — 16, An- 
nexion oifficielle de la Crète à la Grè- 
ce; le roi Constantin bisse le drapeau 
Srec sur le fort. — 22, Georgetown, 
Guyane Britannique, détruite par le 
feu. — 31, Neige sur le Vésuve. 



1914 



Janvier. — 14, Terrible trembUiment de 
terre au Japon, éruption du Sakura 
Juna. — 23, Le gouvernement suédois 
subventionne une expédition antarcti- 
que ù la ten-e de Graham. — 31, I^e 
Commandant Evans, second de Scott 
au l'Ole Sud, fait une conférence ù 
la Soirbonne à Paris, et il reçoit la 
croix de la Légion d'honaeur. 

Février. — 10, Tremblement de terre à 
Ottawa et Montréal. — 16, Tremble- 
ment de terre à Québec. — 27, Retour 
en Australie, du Dr Douglas Mawson, 
dans l'antarctique depuis 1911. 

Mars. — 16, Tremblement de terre au 
Japon, à île Houdo, nombreuses victi- 
mes. — 17, Raz de marée de la mer 
d'AsoT à Ekaterinenbourg, 1200 victi- 
mes. 

Avril. — 22, Règlement entre les Etats- 
Unis et la Colombie ; les Américains 
payant 26 millions pour la zone du 
canal dont ils ont pris xwssession. — 
23, Incendie du village de Bryson, co. 
de Pontiac. Q. 

Mai. — 1er, Théo. Roosevelt sort des 
forêts vierges du Brésil et arrive à 
Manoas. — 8, Trenrblement de terre â 
Catane, 200 victimes. — 18, La ville 
de Fairbanks, Alaska, est détruite par 
une inamdation. — 30, Le " Karluk " 



écrasé par la glace, l'équipage est à 
l'île Wrangle. 
Juin. — 3, Annexion, par la France, des 
îles Wallls, dans l'océan Pacifique 
Sud. — 3, Erection, à St-Louis, Mo., 
de la statue à Pierre Laclide, fonda- 
teur de cette ville. — 4, Pose de la 
première pierre du monument Cham- 
plaiu à Ottawa. — 14, Orage épouvan- 
table à Paris, rues défoncées, nom- 
breuses victimes. — 15, Eruption en 
en Californie du pic Lassen, Sierra 
Nevada. 

Juillet. — 11, 10,000 Chinois noyés dans 
une inondation près de Canton. — 10, 
Eruption du Mont-Shlshalden, en Al- 
berta. — 10, Incendie de la Terrasse 
Dufferin de Québec. 

Août. — 26, La Russie promet, si elle 
est victorieuse dans la guerre actuelle, 
de donner un gouvernement autonome 
aux Polonais. — 26, L'Allemagne or- 
ganise un gouvernement en Belgique, 
et nomme ses officiers. 

Septembre. — 1er, La Russie change le 
nom de sa capitale, Pétrograd au lieu 
de St-Pétersbourg. — 1, On annonce la 
mort du Lt Sedoff, chef de l'expédition 
russe au Pôle. — 12, Tremblement de 
terre à Carnavili, Pérou. — 13, Certi- 
tude du décès de trois membres de 
l'expédition Stefansson. 



Balivernes. 

Le président, d'un ton sévère au 
prévenu : 

— Pour cette fois, vous êtes acquit- 
té : mais, vous savez, je ne veux plus 
vous revoir ici ! 

Le prévenu avec empresseanent : 

— C'est très bien, monsieur le Pré- 
sident ■ mais vous devriez surtout dire 
Ca aux gendarmes^ 



Un étranger fut étonné d'entendre 
un jour un auteur dramatique dire à 
un ami : 

— Si je ne trouve pas un bon clou 
pour ma revue, j'en serai réduit à 
porter ma montre au clou. 

Et l'étranger de se dire: 

— S'il ne trouve pas le clou, com- 
ment fera-t-il 'pour y accrocher sa 
Montre? 



178 



1913 



L'Année historique étrangère. 



Octobre. — 1er, Le prince héritier d'Al- 
leiuiague, exilé & Dantzick, au sujet 
des difficultés entre l'empereur Guil- 
laume et la maison de llauovre. — 5, 
Un riche donateur anglais l'ait hom- 
mage au peuple canadien de la maison 
de Wolfe à Westerham. — 6, Défaite 
des rebelles mexicains à Santa lîosa- 
lia. — 6, Yuan Shi Kai. élu président 
provisoire de la république de Chine. 
— 7, Visite du président Polncarê au 
roi Alphonse XIII, a Madi-id. — 7, 
Le gén. Ll Yuen Seng, élu vice-prési- 
dent de la république de Chine. — 10, 
Premier anniversaire de la fondation, 
inauguration du président. — 10, Cent- 
dix députés arrêtés au Congrès à Mexi- 
co, pour avoir pris une résolution hos- 
tile à Huerta. — 14, L'Allemagne en- 
voie le croiseur " Herta " pour svir- 
veiller les événements du Mexique. — 
16, Les Albanais élisent Essad Pasha 
gouverneur de l'Albanie indépendante. 

— 20, Pour la deuxième fols, Winston 
Churchill offre à l'Allemagne une trê- 
ve de douze mois dans les armements. 

— 20, Arrestation, à Tokio, du Di' Sun 
Yal Sen, révolutionnaire chinois, pour 
détournement de fonds. — 22, La France 
envole le croiseur " Condé " dans les 
eaux du Mexique. — 26, Célébration, 
à Chateauguay, du centenaire de la 
victoire de Chflteauguay, en 1813. — 
28, Le gén. Félix Diaz se réfugie sur 
un vaisseau américain, ft Vera Cruz. 

Novembre. — 1er, Le roi Otto de Ba- 
vière, détrOné pour cause de folle. — 



4, Le président Yuan Shi Kai empri- 
sonne et expulse 300 députés. — 6, Le 
gouvernement mexicain sollicite la mé- 
diation de la France. — 5, Les Etats- 
Unis envoient de la cavalerie au Mexi- 
que. — 13, Ultimatum de la Bulgarie 
à. la Grèce. — 13, La paix est signée 
entre la Turquie et la Grèce. — 15, 
Les rebelles mexicains s'empai'ent de 
Ciudad Juarez. — 20, Ouverture du 
congrès national mexicain. — 21, L'es- 
cadre anglaise des Bermudes envoyée â 
Mexico. 

Décembre. — 2, Chute du cabinet Bar- 
thou, en France, sur la loi de l'em- 
prunt, par une minorité de 25 voix. — 
3, Tapage au Reichstag sut les évé- 
nements de Saverne, Alsace. Censure 
du gouvernement de l'Empereur. — 8, 
Le congrès américain se prononce pour 
le congé naval proposé par Winston 
Churchill. — 9, Formation du cabinet 
Doumergue en France. — 10, Le Dr A. 
Hoffman a été élu président de la 
Confédération Helvétique. — 10, Le 
congrès mexicain annule les élections 
présidentielles. — 11, La " Mona Lisa," 
volée au musée du Louvre, retrouvée 
en Italie, à Florence, et restituée à 
la France. — 12, La Russie retire ses 
troupes du territoire chinois. — 18, Con- 
damuation à 43 jours de prison, du 
lient. Fortsuer. le héros des troubles 
de Saverne. — 30, Signature du traité 
anglo-allemand au sujet des posses- 
sions portugaises d'Afrique. 



1914 



Janvier. — 2, La Joconde rentre à Paris 
et est exposée à l'Ecole des Beaux- 
Arts. — 7, L'hon. Chamberlain prend 
finalement sa retraite. — 8, Rappel de 
sir Lionel Carden, ambassadeur an- 
glais à Mexico. — 10, Le col. du ré- 
giment de Saverne, Alsace, acquitté 
par la cour martiale. — 20, Le prési- 
dent Poincaré dîne à l'ambassade 
d'Allemagne à Paris. — 22, Naissance, 
à Bruxelles, d'un héritier au Prince 
Victor-Napoléon. — 27, Madame Sarah 
Bernhardt, décorée de la Légion d'hon- 
neur. 

Février, — 10, Résignation du ministère 
suédois, conflit avec le roi à propos 
des armements. — 16, Cinq officiers 
arrêtés â Tokio pour scandale dans la 
marine. — 17, Le roi des Belges, Albert 
I, se casse le bras dans une chute de 
cheval. — 20, Huerta célèbre une an- 
née de pouvoir. — 20, Le prince Wied, 
futur roi d'Albanie, en visite à Lon- 
idres. — 21, Le gouvernement britan- 
nique proteste auprès des Etats-Unis 
contre l'exécution de Benton. — 25, 
Anniversaire de la séparation de la 
Norvège et du Danemark. 



Mars. — 2, La législature des Philippi- 
nes demande l'indépendance au Con- 
grès. — 5, Le président Wllson de- 
mande au congrès le rappe'l de l'ex- 
emption des taux de péage du canal de 
Panama. — 15, F. Diaz demande l'as- 
sistance des Etats-Unis pour une nou- 
velle révolution. — 18, l'erry Gomez, 
élu président du Brésil. — 16, Assas- 
sinat de Gaston Calmette, rédacteur du 
Figaro, par Mme Calllaux, femme du 
ministre des finances. — 17, Démis- 
sion de Caillaux, ministre des finances. 

— 24, Rencontre de l'empereur Guil- 
laume et du roi d'Italie, à Venise. — 
26, Démission des officiers envoyés 
contre l'Ulster au camp d'Armagh. — 
26, Démission de Seely, sous-ministre 
de la guerre. — 30, M. Asquith de- 
vient ministre de la guerre. 

Avril. — 1er, .\nmilation de la clause de 
pavillon passée au Congrès des Etats- 
Unis., par 85 voix de majorité. — 8, 
Villa entre a Torréon. — 7, Le Home 
Rule est adopté en dfuxième lecture. 

— 8, Le roi d'Albanie, en campagne 
contre les Grecs à Koutza. — 8, M. As- 
quith, premier ministre, réélu dans 



179 



L'AiTNEE ILLUSTREE 




C. H. Mayer, près. j. n. y. Crowe, I-e tils et héritier Art. Peiky, (Can.) G. Smith (Amer. ) 
de la Western Fed- nouv. cm. do Pierptiut Partie de boxe à Sau-Francisco. 

eratiou of Miners, du CoU.Mil.Royal Morgan. Gunboat Smith, vainqueur, 

assassiné. de Kingston. 





Hil'i'!îJlintgI3l ï 11 f ''liDOD-^ 



Sous-marin anglais A. L., coulé dans le 
l'I.vmouîh Sound, Angleterre. 



Explosion au Pavillon Howlck 
a. l'Exposition d'Ottawa. 










Sir n. Harms- R. H. Coats, Gén. Blanquet, Sir R. Isaacs. créé Ck>l. Goetbals, 

woTth, prop. de prés, de la Com- nommé gouverneur pair de la nommé gouv. de 

journaux, créé mis. du Haut de Mexico. Grande-Bretagne. Ja zone du canal 

pair. Prix de la vie. de Panjuna. 




Ville de Sakura, JaiKxn, détruite par 
éruption de volcan. 

180 



NouvetUe église St-Jean-Baptlste, 
à New-Yoïrk. 



1/ ANNEE HISTORIQUE. — ( Suite. ) 



Hast FIfe. — 9, Mort de l' impératrice 
ilu Japon, Harako. — 13, laclclent de. 
Tampico: Insulte au commandant amé- 
ricain par un offlcler de Huerta. —» 
17, Formation du ministère japonais 
du comte Okiina, ancien minstre des 
affaires étrangères. — 17, Tentative 
(l'assassinat du maire Mitchell de 
New- York, par un ouvrier sans tra- 
vail. — 18, Ultimatum donnant â 
Huerta jusqu'à 6 hrs du soir pour sa- 
luer le drapeau américain. — 21, Les 
Américains s'empareut de Vera Cruz. 
— 21, Le roi et la reine d'Angleterre 
reçus par le président Poincaré â Pa- 
ris. — 22, OaiTanza proteste contre 
l'occupation de Vera Cruz. — 24, La 
médiation pacifique du Brésil, de l'Ar- 
gentine et du Ohili entre le Mexique 
et les Etats-Unis, acceptée. — 26, 
Elections générales en France. — Cail- 
leaux réélu. 
Mai, — 4, Combat victorieux de France, 
au Maroc, près de Fez. — 10, Eleetlou 
de ballottage en France. — 14, Chute 
de Tampico aux mains constltutionna- 
Hstes. — 15, " Vive la France " crié pa'- 
des .socialistes au Reichstag. — 18, Le 
roi de Danemark reçu à Paris. — 20. 
Réunion des médiateurs de l'A. B. C.. 
a Niagara Falls. au commencement 
des conférences. — 20, Essad Pacha, 
expulsé par le roi d'Albanie. — 22, 
Carranza décide d'être représenté à 
Niagai-a. — 24, Guerre en Albanie, 
fuite du prince Guillaume. 

Juin. — 1er, Démission du cabinet Dou- 
mergue en France. — 9, Cabinet Ri- 
bot formé. — 10, Bal a l'Albert Hall. 
Londres, en commémoration du cente- 
naire de la paix. — 12, Renversement 
du cabinet Ribot en France. — 15, Ca- 
binet Viviani, annoncé. — 15, Les 
troupes albanaises, commandées par le 
prince de Wied, battent les révoltés 
musulmans, â Durazzo. — 16, Le mi- 
nistère Viviani, soutenu par un vote 
de confiance, 362 contre 184. — 24, 
Prise de Zacatecas, Mex.. par Villa. — 



25, Les médiateurs de Niagara signent 
un protocole. — 28, Assassinat de l'ar- 
chidiic Frédérlc-Fexdlnaad et de sa 
femme i Sara.1&vo, par un étmdlant 

serbs. 

Juillet, — 2, Paix signée par les média- 
teurs entre les Etas-Unls et le Mexi- 
que. — 15, Le président Huerta dé- 
missionne ; F. Carb^ijal, choisi comme 
président provisoire du Mexique. — 
16, Le président Poincaré part pour 
un voyage en Russie. — 23, Armistice 
signé par les rebelles mexicains. — 
24, Ultimatum de l'Autriche à la Ser- 
bie. — ■ 28, Guerre déclarée entre l'Au- 
triche et la Serbie. — 31, Jean Jaurès, 
chef socialiste, assassiné à Paris, par 
Raoul Villain. 

Août. — 2, Les hostilités entre l'Alle- 
magne et la France, ouvertes à Clrcey. 

— 44e anniversaire de la bataUle de 
San-ebrucke, premières hostilités de la 
guerre franco-prussienne. — 5, Atta- 
que de Liège par les Allemands qui 
■sont repousses. — 6, Mort de Mme W. 
Wilson, femme du président des Etats- 
Unis. — 13, La paix est définitivement 
signée au ïlexique entre le président 
Carbajal et Obregon. — 15, Mexico re- 
mis aux mains des constitutlonalistes. 

— 21, Entrée de Carranza â Mexico. 

— 31, Le prince W. de Wleld, roi 
d'Albanie, s'embarque à Durazzo pour 
l'Italie. Ville occupée par les insur- 
gés. 

Septembre. — 8, Mort du bandit Raie di 
qui dirigeait les révoltés marocains. — 
7, Le flls d'Abdul Hamid se proclame 
roi d'Albanie. — 10, Célébration du 
centenaire de la p.iix entre les Etats- 
Unis et la Grande-Bretagne, à Platts- 
burg, N.-Y. — 13, Des Italiens débar- 
qués à Valona, All)anie. — 17, Evacua- 
tion de Vera Cruz par les Américains. 

— 17, Le général Boër Delarey tué 
par accident â Johannlsburg. — 18, 
Prorogation du parlement anglais. 



Bien de nouveau soiis le soleil. 

La science moderne se vante de aê- 
couvrir mille secrets ignorés de nos 
ancêtres ; mais elle est Impuissante à 
retrouver mille secrets que nos ancê- 
tres ont connus. 

I^e ciment qui rendait indestructi- 
bles les construcions romaines, et qui 
maintient debout tant de monuments 
formidables, n"a pas été reconstitué. 
Les verriers d'aujourd'hui ne savent 
pas cuire leurs vitraux comme l'es 
maîtres du moyen âg*. Leis luthiers 
ne possèdent -plus le vernis qui fai- 
sait la valeur des Stradivarius, au 
XVnie siècle. 



En remontant plus haut, dans la 
nuit des âges, on aurait à chaque pas 
la preuve qu'une foule de notions ou 
de méthodes retrouvées de nos jours 
avaient appartenu déjà aux civilisa- 
tions disparues. Sous les forêts de 
l'Asie et de ;l'Amérique, on déterre les 
ruines d'admirables citées, où la vie 
fut aussi raffinée que chez nous, ofi 
les comimodités furent plus grandes, 
oii les arts mécaniques (furent aussi 
ingénieux. 

La fable du phénix qui renaît de 
ne loendres peut s'appliquer à l'huma- 
nité, ballottée éternellement de la 
l>arbarie à l:i plus h.iute culture. 



181 



1913 



li' Année judiciaire. 



Octobre. — 2, Réunion du Congrès de la 
loi internationale il Madrid. — 10, Le 
Herald de Montréal, poursuit lo Star 
pour conspiration ; dommages récla- 
més, $100,000. — 10, La Patrie est 
condamnée a $250 de dommages, pour 
rapport de discours -diffamatoires de 
A. Sévigny contre Armand Lavergue. 

— 14, Les provinces gagnent iV la cour 
suprême la cause qui leur perniet d'in- 
corporer les compagnies d'assurances 
faisant affaires dans tout le Canada. 

— 17, Le gouverneiu- Sulzer, de l'Etat 
de New- York, est reconnu coupable 
par la Haute Cour, d'accusation et 
destitue. 



1914 



Novembre. — 10, Acqulttomeut de Men- 
del Buliss, accusé de meurtre rituel à 
Kiel, Russie. — 10, Le gouverneur de 
New Hampshii-e. décide l'extradition 
de Thaw, à la requête de New-York. — 
17, Contestation de l'élection de Cha- 
teauguay, déposée S Montréal. — 17, 
Létournean, de Québec, gagne la cause 
de diffamation contre " l'ETênement," 
dans l'élection de Sir W. Laurier, en 
1911. — 28, M. J. B. Archambault, 
nommé Juge de la cour de circuit, îl 
Montréal. 

Décembre. — 8, M. 0. Crocket, M. P.. 
de York, N. B.. nommé juge en chef 
de la cour suprême du Nouveau Bruns- 
wick. 



Janvier, — 13, Etablissement d'une aca- 
démie de loi iuternationale â La Haye. 

— 24, Première exécution à la prison 
de Bordeaux, dans la personne du ni-- 
gre Wm. Campbell. — 30, Jugement 
de la cour de révision, dans la cause 
du mari.ige Hébert-Clouâtre, mariage 
déclaré préexistant. 

Février. — 10, L''hon. Richard Robert 
Cherry, nommé juge en chef d'Ir- 
lande. — 11, Quatorze mineurs, con- 
damnés pour la grève de Nanaïmo, ont 
été libérés condltlonnellement. — 26, 
•Six Lomer Gouin et l'hon. It. Lemicux, 
se retirent du Bureau Légal Gouln, 
Lemieux, Murphy, Bérard et Perrault. 

— 26, Incendie au Pénitencier de St- 
Vlncent de Paul. — 27, La cause de 
Miller, prisonnier d'Etat, et de ses 
associés, est réfflêe. 

Mars. — 31, L'association du barreau 
canadien se forme à Ottawa, M. J. A. 
M. Alkens est élu président. 

Avril, — 13, Quatre gunmen, ayant tué 
Rosenthal, ont été électrocutés à Ling- 
Sing. — 13, Poursuite contre le pre- 
mier ministre du Nouveau-Brunswick, 
accusé d'exactions contre les mar- 
chands de bols. 



Mai. — 7, Madame A. M. Langstaff, pre- 
mière femme reçue avocat de McGlU. 
— 22, Becker, reconnu une deuxième 
fois coupable du meurtre de Rosen- 
thal, à New-York. 

Juin. — 5, François de Salles Bastlen, 
élu bâtonnier de la province. — 12, Le 
jugement du juge Greenshlelds pour 
diiffamatlon de Mme Morln vs. La 
Croix, est renversé en appel. — 16, 
Nomination des juges Plynn, Drouln 
et Duplessls. 

Juillet. — 7, Le droit de plaider refusé 
a Québec, à Mlle Langstaff, diplômée 
de McGill. — 12, Cari DuMman, le fê- 
nlen qui essaya de faire sauter le ca- 
nal Welland en 1900, gracié a Kings- 
ton, O. — 20, Commencement du pro- 
cès de Mme Caillaux, l'assassin de 
Calmette. — 29, Acquittement de Mme 
Caillaux. 

Août. — 3, Arrestation, à Nashua, N.- 
H., de Bourret, assassin à la Côte des 

Neiges. 

Septembre. — 3. Jlort, à Préto'la, du 
Baron de Vllllers, juge en chef de la 
Cour suprême de l'Afrique du Sud. 



Du Tac au Tac. 

Une dame rencontrant sou ancienne 
bonne : 

— Vous êtes maintenant chez Mme 
Une Telle. Je n'aurais jamais cru 
que vous trouveriez une bonne place 
au.ssi rapidement. 

— Mais si. Ma nouvelle patronne 
m'a dit: "Dès l'instant que vous avez 
pu rester deux mois chez cette f emmê- 
la, c'est que vous êtes un ange ! 



Un financier, qu'une conscience 
élastique et des procédés quelque peu 
irré'guliers n'ont pu sauver de la' dé- 
bâcle, se lamente dans le gilet d'un 
ami. 



— ^Ma 
gémit- m. 



route a été semée d'épines, 



182 



— C'est sans doute pour cette raison 
que votre réputation est si déchirée, 
reprend l'autre. 



L'ANNEE ILLUSTREE — FEVRIER 1914. 




Max. Costello, oau- Sir ï. Skinner R. B. Bennett, W. P. Nickle, J. Waldo Smith, 
se la mort de 48 p. remp. lord StratU- Ingénieur en chef 

par déraillement cona, com. pr. de Députés cons. de Calgary, Alta, de l'aqueduc de 
de train. Mexique. Cie B. d'Hudson. et Kingston, qui ont refusé Catskill Mount, 

de voter 45 millions au C.N.K. N. Y. 




Incendie du pénitencier de St-Vlneent 
de Paul. 



Gare centrale du C. N. R. à Montréal. 







Rec. J. Goveru, Henri Bergson, Dr Douglas Maw- Hon. &eo. Simard, Oongressman 

Hoboken, N.-J., élu membre de son, explorateux nommé conseiller Shacbleford, père 

prés. ligue con- l'Académie de l'Antarctique. législatif. des bons chemins 

trp ii '■i.T-M-'ttf. fv.iMC'aise l'i^'' R.-TT. 




Torréon, Mexique, attaquée par les " ilargueret " nouveau croiseur des 

coustitutlonnalistps. douanes canadiennes, 

183 



1913 



L'Année littéraire canadienne. 



Octobiû. — 2, L'Ecole Social* Populaire 
de Montrëai, fait paraître une bro- 
chure lQtituil6e " lie Olergé et les 
Etudes Sociales." — 4, Apparition du 
" Franc Parler," journal de A. La- 
vergne. — 7, La lecture du Pays est 
d&fendue dans le diocèse de Québec. — 
26, Publication des Visions Gaspésien- 
nefl de Blanche Lamontagne. 

Novembre. — 3, Roman de M. Hector 
Bernier de Québec, "Ce que disait la 
flamme. — 8, Publication, à la Librai- 
rie Beauchemin, de " l'Essor indus- 
triel et commercial du Peuple Cana- 
dien." — 13, Ratindranath Tagore, 

1914^^= — — 

Janvier. — 16, Réouverture de l'Alliance 
Française, Ottawa. — 17, Les Epis, 
publiés par Pamphlle Lemay. 

Février. — 1er, Les familles canadien- 
nes-françaises, par le Dr Dionne. 

Mars. — 19, " Soixante ans de souve- 
nirs," par Sir Charles Tapper, paru à 
Londres. — 26, Gerbe de Souvenirs, 
par l'abbé A. G. Dugas, du collège de 
Joliette. 

Avril. — 17, Nouveaux Essais de littéra- 
ture canadienne, par l'.abbé Camille 
Roy, paru :1 Québec. 



poète hindou, reçoit le prix Nobel pour 
la littérature poétique. 

Décembre. — 3, PubUlcation du journal 
" Madawaska," d'Edmunston, N. B., 
Publication à la Société St-Augustin, 
France, de Louis Hébert et sa famille, 
par l'abbé A. Couillard-Desprès. — 16, 
iM. Thomas HaT<ly reçoit le prix No- 
bel pour ses œuvres littéraires. — 29, 
Apparition de l'appel " Aux Canadien- 
nes," par Laure Conan, et de " l'E- 
tude critique de notre système scolai- 
re," publié par l'Association de la 
Jeunesse. 



Mai. — 15, Survivances françaises au 
Canada, par Edouard Montpetit. — 26, 
Réunion de la Société Royale à Mont- 
réal. — 28, Sir A. Routhier, élu pré- 
sident de la Société Royale pour 1914. 

Juin. — 1er, Exécution du drame histo- 
rique Montcalm, des PP. Goudard et 
Desjardins, S.J. — 8, Ouverture du 
Congrès du Parler Français à Ed- 
monton. 

Juillet. — 1er, Nouveau journal ft. Qué- 
bec, Tribune libre. 



LE DRAPEAU BRITANNiaUE 

C'est dans un discours prononcé à la 
Chambre des Communes en 3909, que Sir 
Wilfrid Laurier raconta l'intéressante 
anecdote qui suit: 

"J'ai reçu, deniiOrement, d'un ami qui 
passait à Rome, une lettre qui fera voir 
quels sont nos droits et privilèges com- 
me sujets britanniques. 

"Il y a a Rome un Collège Canadien, 
fondé il y a quelques années par les Ré- 
vérends Messieurs de Saint-Sulpice, de 
Montréal, et entretenu par eus pour l'é- 
ducation de nos jeunes étudiants en théo- 
logie. A la date de la lettre qui m'a été 
adressée .le 16 octobre, la ville de Rome, 
comme plusieurs autres villes d'Europe, 
exprimait violemment l'émotion que lui 
avait fait éprouver l'exécution de Ferrer, 
à Barcelone. 

"Rome était menacée d'émeutes. De 
forts détachements de l'ai-mée italienne 
gardaient les amtjassndes; les rues 
étaient remplies d'une populace affoléi' 
triant vengeamce et proférant des inju- 
res et les pires menaces contre les cou- 
vents et toutes les institutions religieu- 
ses. L'ami qui m'écrit demanda au su- 
périeur du CoH&ge Canadien s'il ne re- 
doutait rien de ces menaces furieuses? 



" — Non, dit le supérieur; j'arborerai le 
drapeau britannique, si nous sommes at- 
taqués. Le drapeau britannique est notre 
talisman ici." 

" Il est impossible, poursuivit sir 
Wilfrid, de ne pas faire un rapproche- 
ment entre ces événements récents et 
ceux qui se pi-oduisirent il y a dix-neuf 
cents ans, alors que l'empire de Rome 
avait atteint le plus haut degré de sa 
puissance. Paul de Tarse, l'apOtre qui 
continuait l'oeuvre de Jésus-Christ, saint 
Paul était assailli par une foule en dé- 
lire qui le menaçait de mort. " Je suis 
citoyen de Rome," s'écria l'apOtre, et 
ces seuls mots écartèrent de lui tout 
(langer. Sa citoyenneté romaine était 
son talisman ! 

" De nos jours, dans cette même Rome 
qui fut jadis la reine du monde, un dis- 
ciple de saint Paul, un nouvel apOtre 
est menacé par la foule déc'aaî'ée. II 
se souvient qu'il est snjet de l'empire 
qui égale en puissance et en majesté 
l'empire romain à ses plus b-aux jours; 
11 ai-bore le drapeau britannique dans 
cette Rome fameuse, et tout danger est 
dissipé. C'est son talisman." 

Le Canada, novembre. 1909. 



184 



1913 



L'Année maritime. 



Octobre. — 1er, Fin des travaux à la 
travei-se ea bas de Québec, le chenal 
St-Laurent élargi i 250 pieds, appro- 
fondi à 30 pds. — 2, Les " Empress " 
du C. P. R. prennent Halifax pour 
port d'escale. — 4, Avaries à " l'Ar- 
tic," bateau-phare de la traverse. — 
10, Le pré-sident Wilson fait partii- de 
Washington a'étincelle faisant sauter 
le dernier barrage du canal de Pana- 
ma. — 11. Perte du SS. " Volturno," 
iucemlié, 336 victimes. — 11, Arrivée, 
a Port Nelson, Hudson Bay, de la dra- 
gue " Port Nelson." — 15, Lancement, 
à Potsmouth, du vaisseau de guerre H 
pétrole " ûueen Elizabeth." — 22, La 
navigation est close dans la baie 
d'Hudson. — 24, L'hon. R. L. Borden 
enlève Ja première pelletée de terre 
pour la cale-sèche de Lauzon. 

Novembre. — 4, Perte complète de la 
drague " Port Neilson," à Port Nelson 



sur la baie d'Hudson. — 9, Tempête 
sur les Grands Lacs, plusieurs bateaux 
et 300 vies perdus. Perte, 3 millions. 
— 12, Ouverture, à Londres, de la con- 
férence pour la sûreté des navires. — ■ 
15, Réédition du " Volturno," le na- 
vire espagnol " Balmes," en feu, est 
secouru par le " Pannonla." — 18, 
Le gouvernement fédéral donne $2.5,000 
pour les sinistrés de la tempête sur les 
lacs. — 26, La dernière barge de grain 
de la saison est partie de Kingston 
pour Montréal. — 30, Départ du 
" Rhutenia," dernier steamer océani- 
que de Québec. 

Décembre, — 1er, Fermeture officielle 
de la navigation du St-Laurent. — 12, 
Naufrage du " Cervona," au large de 
Terreneuve. — 30, Naufrage du na- 
vire " T asm an " au large des côtes 
d'Australie, Mme Nordica, cantatrice, 
à bord . 



1914 



Janvier. — 4, Naufrage de la goélette 
" lona W " a. rile-au-Sable. 

Février. — 5, Naufrage du pétrolier 
" Oklaboma " au large de Sandy 
Hook, 30 vie^ perdues. — 12, Naufra- 
ge du " Cobenuid," de la West India 
Racket Co., sur les bancs de la Tri- 
nité de l'Ile-au-Sable.— 18, Le sous-ma- 
rin anglais No 7 coulé à Plymouth au 
COUTS de manœuvres. — 21, Le " Min- 
to " pris danes les glaces à détroit de 
Northumbertland. — 21, Le " Gla- 
cial," frappé par une banquise, coule 
à Trois-Rivières. — 30, Collision entre 
le " Monroe " et le " Nantucket " au 
large de Korfolk. 40 victimes. 

Février. — 6, Naufrage du vapeur "Vad- 
so," à Prince-Rupert, tous sauvés. — 
9, Jugement rendu en Angleterre, éta- 
blissant la responsabilité de la Cie 
White Star pour le naufrage du " Ti- 
tanic." — 16, Le remorqueur améri- 
cain " Potomac " abandonné dans les 
glaces du St-Lairrent. — 17, Perte du 
SS. " Roma," de la ligne Fabre au 
large de Providence, passagers et équi- 
page sauvés. — 26, Le " Brltannic," 
emipereur des mers, lancé & Belfast, 
Irlande. 

Mars. — 17, Le SS. " City of Sydney," 
de New- York, à St-Jeau, Terreneuve, 
échoué sur un roc près de Halifax, 
passagers sauvés. — 17, Conférence des 
transatlantiques à Berlin. — 27, Nau- 
frage a Brisbane, Australie, du SS. 
français " St-Paul." 

Avril — 2, Catastrophe des pécheurs de 
loups-marins, pris dans les glaces sur 



les navires " Newfouudland " et 
" Southern Coast," 200 victimes. — 14, 
Mise à l'eau, à Port-Arthur, du " W. 
Grant Morden," le plus gran<î navire 
a marchandises du monde. — 15, La 
Cie Allan décide d'arrêter les SS. 
" Alsatian," et " Calgarian " a Qué- 
bec, à cause du bas niveau du Saint- 
Laurent. ^ 28, Le SS. " Montfort," 
du C.P.R. échoué à l'île d'Orléans, Q. 

28, Arrivée, a Québec, du " Corsican," 
premier vapeur océanique. — 29, Le 
vaisseau " Noble " périt au large de 
Dulttth, 20 noyés. 

Mai. — 1er, Premier accident au canal 
Welland, une écluse emportée par 
" l'Ampton." — 5, Le capt. Lindsay, 
nommé chef du service du pilotage de 
Montréal à Pointe-au-Pic. — 6, Incen- 
die en mer, du SS. " Columbian," 
voyageant d'Anvers à New-York. — 
12, Les pilotes des SS. " Saturnia " et 
" Montfort," cowlamnés a trois mois 
de suspension. — 14, Le canal Panama 
ouvert a la navigation. — 22, La na- 
vigation des steamers du C. P. R. ar- 
rêtée dans le port a la suite des feux 
de forêt. — 24, Incendie du " Ber- 
thier " à Montréal. — 26, Perte du ba- 
teaai-pbare " Halifax No 19 " arrivant 
de Glasgow, 25 matelots périssent. — 

29, Naufrage de " l'Empress of Ire- 
land," à 30 milles de Polnte-au-Père. 
abordée par le "Storstad"; 1030 vic- 
times. 

Juin. — 1er, AecMent du SS. " Royal 
Edward," causé par la rencontre d'un 
iceberg dans la traversée. — 8, Tempête 
a la baie des Chaleurs, une centaine 
de victimes. — 8, Le SS. " Alliance," 

185 



L'ANNEE ILLUBIÎIEE — MA&B 19l4. 






Hon. Chs Derlin, Hon. Paterson, Hon. J.-A. Tessier, Stanford Ewaas, J.-D.-L. Taché, 
min. (le la Codonl- ancien min. des min. de la voii-ie, de la corn. <X\\ can. nommé imprlm. 
station, décédé, douanes, décédé, élu à Tr.-Rivi&res. de la baie Georgi. du roi, à Ottawa. 




Sir Ed. Garson et les révoltés de l'Ulster, qui veulent Cimetière de ChihuaJiua, où a été 
empêclier l'établisement du Home Rule. enterré Benton. 






Calmette, dii-. du Mde Caillaux, Mtre Labori, dé- Lord Minto, an- W. S. Benton, su- 
Figaro, assassiné assassin de fenseur de cien gouv. général jft ang., a&sassmé 
par Mde CaiUaoïx. Calmette. Mde CaiiUaux. du Canada.décédé. au Mexuiue sur 

l'ordre de Vlllla. 




Quai-tiers généraux de Villa 
à Juarez, Mexique. 



A.-J. Balfour. L'armée angflalse et le» voioutalxeia 
de l'Ulster, favorables au Home Rule. 
186 



L'ANNEE MARITIME. — (Suite.) 



de la Panama R.R. Line, passe les 
écluses de Gatun. — 6, Le capt. Bou- 
rassa, nommé maître du port à Mont- 
réal. — 16, Lord Mersey commence 
l'enquête de " l'Empress of Ireland" a 
Québec. — 18, Le capt. Henry du SS. 
" Scotian," nommé commandant de la 
flotte Allan. — 19, Accident du " Kai- 
ser William II," dans le brouillard, de- 
vant Southampton. — 20, Le SS. " Ma- 
jestic " coule dans le Mlssissipi, à St- 
Louls, 24 victimes. — 23, Le SS. 
" Gothland," de la Belglan Red Star 
Lime de Montréal, échoué aux îles 
SclUy. — 29, Echouement de la " Gas- 
cogne," C. G. T., sur les côtes du 
Portugal. 

Juillet. — 2, Echouement dans la baie 
Géorgienne, du SS. " Asslnlbola " du 
C. P. R. — 7, Vente du " Storstad," 
à Montréal, $175.000. — 8, Le sous- 
marin français " Calypso," coulé tl 
Toulon par le torpilleur " Mousque- 
ton," pas de victime. — 12, Le " Ca- 
nada," faisant le service entre Gaspô 
et la baie des Chaleurs, échoué il 
Caip Chat. — 12, Jugement condam- 
nant le " Storstad " pour l'abordage 
de " l'Empress of Ireland," — 12, Le 
capt. Demers, nommé commissaire des 
Naufrages. — Le capt. Llndsay, nom- 
mé surintendant général des Pllots. — 
20, Revue de la flotte centrale ft Ports- 
mouth. — 21, Le " Rainbove " mis t 



la mer pour soumettre les Hindous du 
Koraagata Maru. — 27, Collision en 
pleine mer entre le SS. " Zeeland," de 
la Red Star Llnc et le vaisseau " Mis- 
souri." 

Août. — 15, Signature, par le président 
Wilson, d'un amendement rappelant la 
clause de pavillon pour le canal de 
Panama. — 15, Le SS. du gouverne- 
ment des Etats-Unis " Aucon," passe 
le canal, qui est ouvert officiellement. 
19, Arrivée, à Lévis, du transbordeur 
" Léonard," pour N. T. R. — 19, Nau- 
frage du " Prince-Albert " de la Cie 
du G. T. P., dans le détroit de Cha- 
tham, pas de perte de vie. — 26, Col- 
lision, au large de Seattle, du SS. 
" Admirai Simpson," de la Paciflc 
Alaska Nav. Co., par le SS. " Prln- 
cess," du C. P. R. Victimes, 17 noyés. 
— 26, Arrivée dii premier SS. " Pleai- 
des," de San Francisco a Nevs^-York 
par Panama, parti le 24 juillet. 

Septembre. — 1er, Le président Wilson 
signe le décret autorisant l'enregistre- 
ment aux Etats-Unis de vaisseaux 
étrangers. — 9, Le SS. " Océanic," de 
la ligne Whlte Star, perdu sur les 
côtes d'Ecosse. — 17. Collision du 
*' Montmagny " et d'un charbonnier 
sur les battures de Beaumont, 14 vic- 
times. — 18, Vaisseaux-écoles anglais, 
coulés dans la Manche, 21 victimes. 



Les formes de la politesse. 

Chaque pays, chaque temps, a une 
façon spéciale de s'aborder. L'Orient 
est poétique : 

L'Arabe dit : "Puisse-la matinée 
être belle." 

L'Ottoman : "Que Dieu t'accorde se.s 
faveurs." 

Le Persan : "Puisse ton ombre ne 
jamais diminuer." 

La race jaune est pratique et pro- 
saïque : 

Le Chinois dit à ceux qu'il rencon- 
tre de bon matin : "Avez-vous mangé 
votre riz? Votre estomac fonctionne- 
t-il bien?" 

Ijes anciens Grecs avaient l'âme 
épanouie : "Rêjouls-toi". 

Les Greos modernes, devenus posi- 
tifs et gens de négoce, se saluent en 
disant : " Que fais-tu ? Comment vont 
les affaires?" 

Les Romains primitifs, sobres et 
forts, se saluaient : "Vale, Salve". 
(Sois en bonne santé). 

Les Romains de la décadence se sa- 
luaient d'une façon efféminée : "Dul- 
cissime rerum". (O le plus doux des 
objets). 

Les Italiens du Nord disaient jadis : 
"Santé et gain." 



On disait autrefois à Naples : 
"Crois-ftu en sainteté". 

De nos jours, nous retrouvons la 
même variété, suivant les contrée<s : 

On dit en Italie : "Comment êtes- 
vous?" 

En Espagne: "Comment la passez- 
vous ? 

Eu France: "Comment vous portez- 
vous?"' 

Les Hollandais, peuple commer- 
çant et navigateur, saluent : "Com- 
ment voyagez-vous?" 

Les Suédois : "Comment pouvez- 
vous ? Etes-rous dispos ? " 

L'Ecossais hospitalier: "Comment 
vivez-vous ? " 

Le Russe salue laconiquement : 
"Soyez bien." 

L'Anglais: "Comment faites-vous? 
Comment êtes-vous ? " 



Un conseiiUer sortant, qui est resté 
sur ie carreau aux dernières éilections, 
cause avec un de ses' ancien/s collè- 
gues, qui a été réélu. 

— Vous allez être forcé, Jui dlt-il en 
riant jaune, de payer l'impôt sur 
le. . . . "re\''enn". 

L'autre, plutôt rosse : 

— Et vous, ]n taxe de... balayage. 



187 



1913 



£<' Année militaire. 



Octobre. — 5, 500 militaires oraugistes 
de Winnipes s'exercent pour ailer 
combattre le Home-Rule. — 8, I/e col. 
J. H. V. Crowe, nommé commandant 
du collège de Kingston. — 10. l/écus- 
son en jeu entre les cadets de l'Em- 
pire gagné par le High School de 
Québec. 

Novembre. — 2, Le ministre de la mi- 
lice pose la première pierre de l'ar- 



senal des GrenadleiTS à Montréal. — 6, 
A IIull, formation d'un régiment ca- 
nadien-français de 8 compagnies. — 7, 
Le concours de marche à Montréal ga- 
gné par le 5e Ecossais, 1er bataillon. 
— 13, L'hon. L. P. Pelletier, nommé 
It. -colonel honoraire du 87e Québec. 

Décembre, — 12, Organisation de l'en- 
seignement militaire dans les univer- 
sités. 



1914 



Janvier. — 1er, M. Armand Lavergne, 
nommé It.-col. du résiment de Mont- 
magny. — 27, Le major J. Duchêne, 
québecquols, nommé It-col. du corps 

vétérinaire. 

Février. — 12, Le gouvernement établit 
une milice navale en mobilisant les 
motor boats. — 20, Réunion de la ca- 
valerie canadienne à Winnipeg. — 24, 
Semaine militaire fi Ottawa. — 25, 
L'hon. G. H. Perley, nommé colonel 
honoraire des hussards d'Argenteuil. 

Mars. — 14, Suppression des cantinières 
PU France. 

Avril. — 3, Sir Chas. Douglas, nommé 
inspecteur général de l'armée anglaise. 
— 20, Mort, à Almonte, Ont., du gé- 
néral Cotton, ex-inspecteur général. — 
25, Geo. Ham, nommé lt-«olonel ho- 
noraire. — 25, A Québec, mort du It- 
eolonel Evanturel. 



Mai. — B, Départ de Québec des cadets 
canadiens allant à Bisley. — 23, Re- 
vue au Mont St-Louis à Montréal. 

t 

Juin. — 1er, Saisie de bière au camp de 
Petawawa. — 4, r>éfense faite an 65e 
de figurer avec armes à la procession 
de la Fête-Dieu. — ■ 8, Les cadets ca- 
nadiens font une clean sweep à Bisley. 
— 10, Le bataillon de Trols-Rivières 
débandé. — 14, La Pête-Dieii célébrée 
il Montréal avec présence en armes du 
65e régiment. — 20, Départ du Bisley 
team. — 22, Le col. Sam Hughes re- 
fuse au 6e de Lévds la pemiission de 
prendre part à la réeaption du Cardi- 
nal Bégin. 

Août. — 14, Revue de la gai-uiscm de 
Montréal. 

Septembre. — 5, Revue au camp de Val- 
cartler. 



— Comment, monsieur, c'est main- 
tenant que vous venez me dire que 
vouis n'épousez pas ma fille Vous n'y 
pensez pas ! Les bans sont publiés ! 

— ^bes bans ! Eh bien ! faites com- 
me moi. ; 

— Qu'est-ce que vous faites? 

— Je m'assois des'sus. 



Entre gardiens de la paix : 

— C'est étonnant, brigadier, toutes 
les professions, tous les métiers ont 
leur patron, domt on célèbre la fête ; à 
nous autres, ça nous manque complé- 
ment. 

• — -Que subsôquemment, vous faites 
erreur ; nous avons un patron, le 

sieur Josué qui arrêta le soleil 

En connaissez-vous beaucooip dans 
notre corporation qui en feraient au- 
tant? 



Après avoir longtemps examiné un 
visiteur assis dans l'antichambre, Mo- 
mo se décide à lui adresser la parole. 

— Alors, monsieur c'est toi le coif- 
feur? 

— Mais non, mon ami, dit le visi- 
teur. 

— Ah! je croyais! 

— Pourquoi cela? 

— Parce que papa a dit : "Encore 
un qui ^vient me raser ! 



—Je suis allé au cirque. J'ai vu 
des phoques étonnants. Leur manager 
est parvenu à les dresser ©t à leur 
apprendre à lire. Il est vrai qu'ils n'en 
sont encore qu'à l'alphabet. 

C'est admirable ! Et de tu«l alpha- 
bet se servent-ils? 

— L'alphabet Morse naturellement. 



188 



L'ANNEE ILLUSTREE — AVRIL 1914. 




Général Huerta, Général Carranza, GéiiéraJ Villa, Hon.J.-K. Fleming, Hon. H. Meixîisr, 
président provl- chef des Constltu- vainqueur à 1er niln. du N.B., Min. de lia CoOon. 
soire du Mexique. tionaaistes. Torréon. ace. de m-ailversa. et des Mines. 




Mexique — Arrestation de marins du 
" Dolphin," à Tampico. Pre- 
mier casus belli. 



J. W. Brown, <?hef des Prise de Vera-Oruz, 
mineurs massacrés a annoncée aux vuls- 

Llndlay, Co., par la milice. iseaux en rade. 






Vice-amiral 

C. T. BalgM-, 

(l')tte dn Paciîiquc. 



Vice-amiral 

H. H. Mayo, 

à Tampico. 



Romulo S. Naon. D. Da Gama, E. S. Mujica, 
Argentiue. Brésil. Ohilli. 

Les médiateurs de l'Arcrentlne — Brésil — ChiM. 









Arrestation d'un vaguemestre, 

â Vera-Oniz. Cause de l'iu- 

tervention des E.-U. 



Le Maire de Montréal harangue les sans-travail. 
189 



1913 !<' Année municipale montréalaise. 



OctoTjre. — 7, Amendement des rëg'le- 
ments de la cité relatifs à la cons- 
truction des théâtres. — 8, La rue 
Rachel devient Boulevard Geo. -Etienne 
Cartier. — • 22, Le conseil de Montréal 
Wâme la Russie pour poursuites pour 
crime rituel et l'Italie pour Insultes 
aux gymnases catholiques de Rome. — 
28, Le conseil municipal de Montréal 
réduit la taxe de l'eau, de 5 à 4 p. c. 
— 29, Le recensement municipal donne 
2189 employés municipaux à Montréal. 



Novembre. — 4, Victoire, à New- York, 
des fusionnlstes sur Tammany Hall. 
M. P. Mltehell. nommé maire de New- 
York. 

Décembre. — 2, Démission du Dr L. La- 
berge, médecin de la cité, remplacé 
par le Dr Boucher. — 25, Catastrophe 
de l'aqueduc de Montréal. 



1914 



Janvier. — 19, Le Dr de Grandpré, nom- 
mé médecin du service médical des 
fonctionnaires de Montréal. 

Février. — 7, Le gouvernement fédéral 
fait don a la cité de Montréal de la 
rue traversant le terrain rue Sher- 
brooke, entre Montcalm et Beaudry, 
devant servir â la bibliothèque. — ÏO, 
Election du maire Drouin à Québec. — 
17, Eclatement d'un tuyau de distri- 
bution d'eau, rue Lagauchetière. 

Mars, — 3, Ouverture du Congrès de 
service social à Ottawa, bien-venue de 
l'hon. R. L. Borden.— 12, Le Dr Fred. 
Pelletlej, nommé secrétaire du service 
municipal d'hygiène. — 20, Inaugura- 
tion du refuge Meurling à Montréal. 

— 20, Apparition du " Beck's Week- 
ly," accusation contre l'assistant-gref- 
fier Crépeau. — 26, DépOt du rapport 
du Juge Fortin, relatif aux expropria- 
tions municipales, plusieurs échevlns 
compromis. — 26, Trois employés dé- 
missionnent. — 26, Le conseil impuis- 
sant à poursuivre le " Beck's Week- 
ly." — 26, Nomination des candidats 
municipaux. 

Avril. — 6, Elections municipales à 
Montrêail, M. Martin, maire ; ContrO- 
Œeui's : coté, Hébert, Ainey, Macdo- 
nald. — 10, M- J- H. Dubuc, nommé 
ingénieur de la voirie à Montréal. — 
16, Assermentation du maire Martin. 

— 18, Le décompte municipal suspen- 
du. — 22, Inauguration du conseil a 
Montréal, nomination des commissions. 



Mai. — 12, Le bureau de contrôle vote 
l'engagement de 200 policemen de plus 
a Montréal. — 15, M. Paul Mercier, 
ingénieur, nommé assistant de M. Geo. 
Janin, ingénieur en chef de la cité. — 
19, Fermeture des cafés de nuit a 
Montréal. — 23, L'ex-échevln Michael 
Judge, accusé de parjure dans l'en- 
quête des expropriations. 

Juin. — 6, Raoul Boité, nommé surin- 
tendant du service des achats de la 
ville de Montréal— 10, M. R. Mayotte, 
nommé surintendant du service de 
l'inpection du lait. — 10, Le site de 
la bibliothèque municipale est choisi, 
rue Sherbrooke. — 17, Henri St-George, 
nommé directeur du laboratoire muol- 
clpal. — 19, Le Dr J. Armand Poi- 
rier, nommé commissaire enquêteur 
des maladies contagieuses. 

Juillet, — 7, Acquittement de l'ex-échevln 
Judge. — 9, Arrestation de l'ingénieur 
Etienne Pelland, pour malversation 
dans l'affaire de l'aqueduc de la Côte 
St-Paul. — 18, M. P. B. Lamarche, 
nommé avocat de la cité de Montréal. 
— 21, M. J. L. Micliaud, nommé sur- 
veillant des achats de l'Hôtel de Ville. 

Août. — 1er, Enquête dans l'affaire de 
l'ingénieur PelJand, Côte des Neiges. — 
16, Le Dr J. P. Gadbois, nommé siir- 
Intendant des jeux pour la cité. — 27, 
Découverte du vol des documents dans 
il'enquête des égouts de Notre-Dame de 
Grâce. — 21, Six employés renvoyés 
par les contiôleurs après l'enquête des 
égouts de Notre-Dame de Grâce. 



LORD DUFFERIN ET LA REBELLION 
DE 87 

Un soir, il y a quelques années, M. le 
Dr Dumotichel, membre du sénat, dînait 
:1 Rideau Hall. Se trouvant placé a côté 
de lord Dufferin, la conversation s'en- 
gagea entre eux et tomba sur la loyauté 
des Canadiens-Français: 

' — Je pense, disait le gouverneur du 
Canada, qu'il n'y a pas de sujets plus 
loyaux que les Canadiens-Français. 



— Très certainement, répondit M. Du- 
mouchel; il y eut, il est vrai, en 1837, 
un mouvement de nature à compromettre 
la réputation des Canadiens-Français 
sous ce rapport. 

Lord Dufferin ne le laissa pas ache- 
ver: 

" — Avec um gouvernement corrompu 
comane celui que vous aviez alors, ajou- 
ta-t-il, il est bien surprenant que les 
choses n'aient pas été plus loin." 

Alliance Nationale, 1905. 
190 



1913 



L'Année nécrologique. 



Octobre. — 2, Toronto, M. Bug. O'Keefe, 
brasseur, philanthrope. — 8, Londres, 
Ang., M. Forster, agent du C. P. R. 
—12, New-York. M. Timothy L. WooJ- 
wirff, ancien It-gouverneur. — 16, 
New- York, M. John J. Burke, juge 
des courses. — 18, Québec, Mlle 
Adèle Taché, fille de sir Etienne Ta- 
ché. — 22, Paris, M. Théodore Dubois, 
musicien. — 25, Berliu, Mgr Monta- 
gnlni, légat papal. 

Novembre. — 3, Montréal, M. Jas. Lls- 
teer, gérant de la Great Western In- 
surance Co. — 10, Londres, sir R. So- 
'lomon, haut-commissaire eu Afrique du 
Sud. — 10, Ottawa, M. John Lowe, 
ancien sous-ministre de l'Agricultui'e. 
— 13, Loudres, Lady Stratcona. — 21, 
Ottawa, M. J. A. Thawhey, avocat de 
Washington. — 21, Ottawa, le Col. J. 
H. Patteirson, organisateur des vété- 
rans féuiens. — 26, Paris, M. B. Lock- 



roy, ancien ministre de la marine. — 
27, Toronto, Sir Bmellus Irving, Juris 
consulte. 

Décembre. — 1er, St, Mary, Ont., M. 
Gilbert H. Maclntyre, ex-M. P. pour 
Perth Sud. — 3, Montréal, Le Dr A. 
Fisher, père de l'hon. S. Flsher. — 6, 
Rome, Italie, Le Cardinal Or(»gli:i. 
doyen du Sacré Collège. — 10, Miami, 
Fia., M. William Deering, fondateur 
de la Deerlug Harvester Co. — 15, 
Ottawa, M. Alex. McNell, expert en 
fruits au ministère d'agriculture. — 
19, Montréal, M. James Elllott, gérant 
de la Banque MoJson. — 23, Paris, M. 
Jules Claretle, académicien. — 27, 
North Sydney, C. B., l'hon. J. W. 
Armstrong, membre de l'assemblée lé- 
gislative. — 27, Brockville, M. Henry 
Morgan, auteur du " Who is who in 
Canada." — 80, Stockholm, la Redne 
Sophie de Bavière. 



1914 



Janvier. — 12, Ottawa, M. J. A. Nixon, 
de la commission des chemins de fer. — 
12, Ottawa, Hon. David Laird, de la 
commission des Sauvages, ancien mi- 
nistre du gouvernement dl' Alexandre 
MacKenzie. — 15, Calumet, M. Simon 
McNally, shérif de Pontlac— 16, Elue 
Bonnets, P. A., M. W. H. Trenholme, 
maire de Westmount. — 16, Toronto, 
L'hon. C. A. Cox, sénateur. — 19, 
Amiens, gén. Plcquart, protagoniste de 
l'affaire Dreyfus. — 22, Ottawa, M. 0. 
H. Parmelee, ancien M. P., imprimeur 
du Roi. — 22, Londres, Lord Strath- 
cona, haut commissaire du Canada. — 
30, Nice, Paul Deroulède, poète et pa- 
triote. 

Février. — 13, Paris, M. Alph. Bertil- 
lon. Inventeur de la méthode d'identi- 
fication par l'empreinte digitale. — 18, 
Ottawa, Le Dr Smillie, ancien candi- 
dat a Gaspé. — 13, Gracefield, lo Dr 
A. Syneck, agent des terres. — 16, 
Londres, Baronne de LongueuU, seul 
titre nobiliaire canadien reconnu par 
la couronne. — 16, Montréal, M. Jas. 
Klrby, C. R., plusieurs avocats de 
Montréal. — 17, Montréal, Cap. Ri- 
chards, constructeur de navires, an- 
cien M. P. pour l'Ile du Pince-Edouard. 
— 23, Montréal. M. de Passek, consul 
de Russie. — 25, Montréal, l'archi- 
tecte Stevenson, journaliste au Daily 
Mail. — 25, Ste-Agathe, M. John B. 
Sparrow, fondateur du théâtre anglais 
a Montréal. 

Mars. — 1er, Londres, Comte de Mint.i, 
ancien gouverneur général. — 1, Ayl- 
mer, l'hon. A. C. Devlin, ministre de 
la coiloiiîjsatlon. des forêts et mines. 



6, Montréal, M. L. H. Packard, fabri- 
cant de cirage. — 7, Toronto, Sir G. 
W. Ross, sénateur, ancien premier mi- 
nistre. — 7, Paris, France, M. Paul 
Chevré, sculpteur du buste de sir W. 
Laurier et du monument Mercier. — 
13, Montréal, M. J. P. Learmont, qui 
a fait cadeau de la maison de Wolfe. 

— 13, New- York, M. George Westlng- 
house Inventeur du frein à air com- 
primé. — 16, Edimbourg, sir John 
Murray, naturaliste, né au Canada. — 
17, Montréal, M. W. Raphall, premier 
artiste local. — 19, Plcton, Ont., l'hon. 
W. Patterson, ancien mdnlstre des 
douanes dans le gouvernement Laurier. 

— 22, Québec, M. J. C. Sullivan, maî- 
tre du havre. — 22, Naples, le prof. 
Gulseppe MercallI, directeur de l'ob- 
servatoire du Vésuve. — 23, Maillane, 
Bouche du Rhône, moirt de Frédéric 
Mistral, auteur de Mireille. — 26, Cons- 
tantinople, Abdul-Hamid, ancien sul- 
tan de Turquie. — 31, Bordeaux, M. 
Emile Gentil, explorateur du Congo. 

Avril. — 13, Toronto, M. H. H. Cook. 
ancien député libéral de Slmcoe. — 
19, Québec. Dr M. G. Ahern. — 30, 
Paris, M. W. de Pontenelle, doyen des 
aéronautes français. — 30, Marseille, 

, M. Paul Revoil représentant de la 
France â Algesiras. 

Mai. — 2, Cowan, île Wright, le duc 
d'Argyll, ancien gourvemeur général 
du Canada sous le nom de Marquis de 
Lorue. — 2, Toronto, M. Duncan Mc- 
Martln, millionnalro, dêcouvrenr de Co- 
balt . — 4, Beam ville. Ont., sénateur 
Gibson, lib. — 10, Mediclne Hat, l'hon. 
Wm. Finlay, ancien ministre d'agri- 



191 



L ANNEE ILLUSTREE — MAI 1914. 








Le prince Alex. <de Teck nommé Le duc d'Argyle, Bssad Pacha, ad- Mme Lilian Nor- 
pour succéder au duc de Oon- auc. gouv. gén. vers, du roi d'Al- dica, cantatrice 
naught, et son épouse. du Canada, décédé, banie, chassé de améik-aine, décé- 

Durazzo. dée à Batavia. 




I^ roi Georges et le président 

Poincaré. Visite du roi 

d'Angleterre à Paris. 



Découverte de péti-ole dans le sud-ouest 
de Calgary, Alta. Puits Dingman. 




H P Dodge, le juge Lancar, Fred Lehman, E. F. Rose. Le capitaine Kendall, 

Les délégués américains :1 la conférence de Niagara. commandant de l'Empresf 

lors du désastre. 




Collision de l'Empress of L'hôtel Cllfton, à Niagara, où ont eu lieu les négociations 
Ireland H du Storstad. de paix entre le Mexique, les E.-U. et le« rebelles. 

Les reiprés. de Huerta: A. Babasa, A. Rodriguez 
et B. Elquero. 
- 192 



l/ANNEE NE'CRObOGIQNE— (Suite.) 



rulture, AlbMta- — ÎO. Batavia, Java. 
Madame Nordica. — 12, Madrid, Mon- 
tero Rey. signataire du traité de paix 
entre l'Espagne et les Etats-Unis, — 
18, Londres, amiral sir Cb. Drury. 
canadien. — • 21, Londres, M. John L. 
Griffith, consul général des Etats-Unis. 
— 24, Ottawa, It-col. John Tilton, 
président des D. P. A. 

Juillet. — 12, Sherbrooljo, M. W. A. 
Morehousc. maître do poste. — 15, 
Chicago, M. Adelaid Stevenson, vice 
président des Etats-Unis. — 23, Toron- 
to, l'hon. S. Blake. C. U.. avocat, frè- 
re d'Bd. Blake. — 27. l-'nlkstonp, An;;., 
M. B. Cox, président de la Canadian 
I.ife Assurance. — 9, Dorche-ster, N.- 
B., l'hon. II. R. Eninicrsiin, nncicM 



ministre des chemins de fer. — 20. 
Londres, M. Jos. Chamberlain 27. 

Ottawa, M. ArchibaJd Blue. chef du 
recensement. — 29, Paris, M. Hébrard. 
directeur du " Temps," 

Août. — 8, Paris, M, Jules Lemaître, 
académicien. — 12, Paris, M, Pol. 
Plançon, baryton. — 12, Toronto, Rob. 
Bermingham, agent d'immigration. — 
14, New-York, M. J. P. Hollajid. In 
ventpur des sous-majins américains. — 
24, St. .Tohn, N.B., l'hon. Maxwell, 
député receveur général. 

Septembre. — 7, Londres, Sir S. \V. 
Furnoss, armateur. — 9, Londres, mort 
de Marmaton, fondateur du penny 
stanip. — 14, Mort du Dr Saunders, 
ancien directeur île la Kernie Expier)- 
mentale i!'Ott.'nv;i. 



LA CUISINE DANS L'ALUMINIUM. 

L.a plupart des métaux subissent 
l'action des alcales ou des acides, et 
souvent, des deux. L'action cliiniique 
de ces facteurs est augmentée encore 
par la chaleur si bien que pour cuire 
dans des ustensiles en métal, il faut 
comprendre les réactions possibles et 
l'effet des composés qui en résultent 
sur le corps humain. Le plomb et le 
teuivre sont maintlenant reconnus 
comme impropres a la cuisine et 
maintenant l'aluminium a été mis à 
l'épreuve. Il paraît avoir subi l'é- 
preuve à son avantage. 

Voici ce que dit VAvierican Me- 
dicine de New-York : — 

Le laboratoire de la Lancvt a eu 
l'idée d'exécuter une série d'investi- 
gation pour s'assurer dans quelle me- 
sure et de quelle façon les divers 
ustensiles de cuisine en aluminium 
subissent l'action des articles divers 
de consommation et d'assaisonnement 
employés en cuisine. Toutes les expé- 
riences étaient exécutées comme dans 
la cuisine, au point de vue des usten- 
siles employés, les matières cuisi- 
nées dans ces réceptacles étant réser- 
vées ensuite pour traitement subsé- 
quent au laboratoire. Les conditions 
étudiées étaient l'effet sur l'aluminium 
de l'eau froide et de l'eau bouillante, 
du sel ordinaire (1 p. c. dans l'eau 
du robinet), de l'eau et de l'acide 
acétique, du carbonate de soude, du 
bacon, beefsteak et des tomates avec 
beurre, sel et poivre frites dans une 
casserole d'aluminium, de la prépa- 
ration de la soupe, de l'ébullitlon de 
divers légumes comme oignons avec 
nolvre et sel. carottes, choux de 
Bnixellt^ ol [ji..niin.-< il:i!i-i une l^ohi" 
frite d'aîumlnlUDi 

L- seul cos qui uît liénoté uu i..^- 

uitat aotablô a ëté i'ômploj de car^ 

l:,aaat^ ûtî ■ioiido, n alor.fl le métal a 

àiûôlS lia nolmicuméût visible 8t «a 

î 193 



solution a réagi nettement aux essais 
pour le métal. On devra donc éviter 
l'emploi de carbonate de soude pour 
les réceptacles en aluminium, quoique, 
ainsi que l'indique la Lancet, un aver- 
tissement à cet effet est souvent don- 
né lorsqu'on vend des réceptacles de 
cuisine en aluminium. Quelque noir- 
cissement du métal et des traces im- 
perceptibles d'aluminium ont été cons- 
tatés dans les expériences faites avec 
le sel ordinaire, le beefsteak, les to- 
mates, la soupe, les choux de Bruxel- 
les et les pommes, mais il a été dé- 
claré que ces constatations dajns cha- 
que cas étaient absolument négligea- 
bles au point de vue hygiénique avec 
les acides acétique ou tartrique. 
Avec les oignons et les carottes on 
n'a vu ni noircissement, ni métal. 
Quant à l'effet de l'eau on n'a pa<= 
trouvé de preuve de l'existence de 
se! soluble d'aluminium ou de la pré- 
sence en suspension de parcelles d'ox- 
yde dans l'eau bouillie dans une cas- 
serole achetée dans un magasin quel- 
conque. Si on laisse de l'eau froide 
demeurer durant vingt-quatre heures 
'laiis un récotacle de ce genre, il se 
forme cependant une substance géla- 
tineuse blanche qui suinte et Ton a 
trouvé que cett" substance contient 
de l'aluminium et de la silice. 

L'aluminium humide paraît donc 
s'oxyder si on le laisse longtemps en 
contact avec l'air, si bien qu'il faut 
éviter de laisser séjourner de l'eau 
'1;ins des rérioients en aluminium si 
l'on ne doit pas s'en servir immédia- 
tement. On recommande d'induire la 
surface avec une pllioule à huile 
d'hydrocarboiie pour protéger le mé- 
tal contre l'action' combinée de l'hu- 
midité et de l'air. La porté° de cette 
êtûda Intë.res.sante et pratiqïie parall 
eird que l'emploi d'ustensiles de oui- 
siûô en aluminium pur ne d'iit cii'ii''»-f 
aucijne apprêheamon vm^ui % iai wl- 



1913 



L* Année ouvrière. 



Octobre. — 3. Le.» ouvriers anglais se 
prononcent tous pour le Home-Rule.— 
9. Uniformisation entre le buie;iu <\a 
travail du Canada et celui dos Etats- 
Unis, fiour les statistiques économ!- 
,..,f.<;. -- 14., Fvolosion rinns los houil- 
lères de Cardlff (Galles), 400 victi- 
mes. — 16 Arrestation, ù. Vienne, Au- 
triche, des agents du C. P. R. sous 
l'accusation de débaucher les conscrits 
et les faire Immigrer en Canada. — 
23, Explosion, à Dawson, New-Mexi- 
que, 200 charbonniers ensevelis. — 28, 
Ues troupes du Colorado mobilisées 
pour combattre les grévistes des houil- 
lères du sud <le l'état. 

Novembre. — 13, Libération de Larkin, 
le chef des grévistes de Publln, em- 
prisonné. — 13, Naufrage d'un bac sur 
le canal de Lachlne, sept ouvriers 
■noyés. — 15, Grève tumultueuse des 
Hindous au Natal au sujet de la taxe 
de l'immigration. — 20, Le gouverne- 
ment décide d'assurer ses emplo.vés 
aux élévateurs a grain de Port Arthur. 
— 25, Les Hindous entrant à Victo- 
ria, B. C, en faveur d'un bref d'Ha- 
beas Corpus. — 27, Les Doukhobors 



abandonnent Peter Vegéria et décident 

de devenir citoyens canadiens, tout 
simplement. — 30, Jugement du juge 
en chef Hunter de C. B., annulant 
l'exclusion des Hindous. 
Décembre. — 2, Terrain dans l'Exposi- 
tion de Panama à San Francisco, mis 
a la disposition de la Fédération amé- 
ricaine pour l'exposition du travail. — 
9, Les débardeurs de Dublin, Irlande, 
retournent a leur poste. — 9, Le gou- 
vernement fédéral interdit jusqu'au :il 
mars, l'entrée de manœuvres et d'ar- 
tisans quelconques dans les ports du 
Pacifique. — 12, Jugement condamnant 
les mineurs de Nanaïmo. C. B. — 16, 
Incendie des baraques de l'Armée du 
Sajut a Cincinnati, Ohio. 10 victimes. 
16, Le gouvernement nomme une com- 
mission pour faire l'enquête sur la 
cherté de la vie : MM. James Me- 
Dougall, James K. H. Coates, nommés 
enquêteurs. — 23, Le parti ouvrier 
déclaré vainqueur aux élections de 
Nouvelles-Galles, 50 ouvriei-s, 38 libé- 
raux. — 24, Catastrophe parmi les ou- 
vriers a Calumet, Mich. Panique la 
veille de Noël. 72 victimes. 



1914 ========= 

Janvier. — 9, Grève des chemins de fer 
de l'Afrique du Sud. — 14, La loi 
iirartlale proclamée en Afrique du 
Sud. — 14, Grève générale au Portu- 
gal. — 15, Les grévistes capturés dans 
leur château fort a Johannisburg. — 
19, Explosion sur le C. N. Ry., a 
QuyoD, P. Q. — 27, Mort, a East 
Boiton. de W. R. Bail, agent d'im- 
migr.ition. — 28, M. J. U. Vincent, 
assistant sous-minIstre du revenu de 
l'intérieur, adjoint comme membre 
français a la commission du coOt de la 
vie. — 29, Déportation des chefs de la 
grève a Cape Tovm. 

Février. — 24, Débarquement, a Grave- 
send, des déportés du Sud Africain. 

Mars. — 7, Grève générale à Rome, rap- 
pelée le lendemain. — 17, Brochure 
d'immigration " Alberta Central," pu- 
bliée par M. l'abbé Norraandeau. — 
24, Emeute a Buffalo. Gonkl Coupler 
Works, un gréviste tué. — 24, Jos. An- 
gelo, organisateur des U. M. W.. con- 
damné à 4 ans de prison pour émeute 
a Nanaïmo. 

Avril, — 2, Grève dans bs charbonniè- 
res de Yorkshlre. — 6, L'hon. AUard, 
nomme cinq guides pour colons dans 
la région d'AbbItIbi. — 13, M. l'abbé 
Bouillon emmène un contingent d'im- 
migrants au Manltoba. — 20, Explo- 
sion d'acétylène a l'hôtel Alacoun, a 
Macoun, Sask., dix victimes. — 21, 
X'bon. Tlcche Inaugure l'édiflce du 
g:ouvérn«ment fédéral pour Vlmmlfija- 
lli-a ft Moiitiéttl. — Û1, Départ de 200 
(fOlOM BûUi la direction de M. l'abbé 



28, 200 mineurs ensevelis à Eccles, 
Virginie Ouest. 

Mai. — 22, Le SS. " Komagata Maru." 
avec 400 Hindous, arrive a Victoria, 
C. B., et est mis sous les soins à\i 
département de l'Intérieur. 

Juin. — 3, Inauguration d'une statue 
érigée a Weymouth, Ang., en l'hon- 
neur de .lohn Endicott, colon, parti 
pour l'Amérluue en 1628. — 15, Grève 
générale en Italie, églises détruites 
par les srévlstes. — 20, Jim Larkin, 
l'agitateur des docks de Dublin, se re- 
tire de l'association. — 23, Sir Lomer 
Gouln de retour d'une visite de l'Ab- 
bitibi avec l'hon. Mercier. 

Juillet. — 7, Jugement de la cour Su- 
prême de C. B., confirmant l'arrêt mi- 
nistériel qui exclut les Hindous. — 
7, Arrivée, U Montréal, du SS. " Lnc 
Champlaln," sans émigrants. — 13, 
Tentative de débai-quer les Hindous 
repoussée. — 13, Le C. P. R. est au- 
torisé a exploiter les lignes d'immi- 
gration en Autriche. — 18, A Fort 
Smith, Ark., 3 raines ont été détruites 
par les grévistes. — 20, Révolte dps 
Hindous contre 200 pollcemen de 
l'immigration. — 21, M. S. Priée, de 
Toronto, nommé président de la Com- 
mission de compensation aux ouvriers. 
— 21, Mise a la retraite de M. Cas- 
tonguay. Inspecteur de la colonisation, 
pour devenir professeur i l'école d'ar- 
l)entage de l'Université Laval. — 23, 
Départ du vaisseau " Komagat» Ma- 
ru." ~ 88, îhneute A iSt. Jubo. N:-B., 
greva des tif^Sîways. 
Août. — 21, fi» «Je i« etSfê ils» nUV!- 



194 



L'ANNEE 



ILLTISTEEE — JVlTiS 1914, 







L'hon. E. J. Flynn, L'aviateur 
anc. preni. min., Hain«l. 

jioiii. .iugp de la 
cour supiîrieure. 



Le sén. Ribot, L'archiduc François-Ferdinand, 
prera. ministre héritier d'Autrictie, et son 

deux jours. épouse, assassines. 




L« Gôe Régiment à la procession de la 
FSte-Dieu. 



Les immigrés Hindous détenus 
a Victoria, C.-B. 







Sir E. L. Borden Sir G. E. Fosler Sir C. B. d£ Sir T. G. Roddlck Le Sén. Coffln. 

Boucherville décédé. 

Décorés, par le roi Georges V, de l'Ordre de St-Mieliol et St-G«orges. 




gntréo triomphale du cardinal ÏSgtp^, 
4 $i|9&«î, moys (îâ BûBie, 



PJjtrîbutloa d» médàji;«a i'hm' 



1913 L'Année politique canadienne. 



Octobre. — 2, lyC capt. Onslow, de la 
marine royale, renvoyé pxc l'Australie 
pour cause de malentente. — 8, T)6R 
S^vi^ny-iLafortune il St-Jean-Clarysos- 
lômp, comté de Chilteauguay. — 8, 
Apparition du premier numéro du 
"Daily Mail" de Montréal. — 10, Le 
cabinet canadien fait cadeau d'un 
service d'argenterie au Prince de Con- 
uauglit à l'occasion de son mariage. — 
11, Election à Cliateauguay. par 144 
vois de majorité, de G. B. Morris, 
conservateur, contre l'hon. Sldney 
Kisher. — 15, Mariage du l'rinçe de 
Conuaught avec la ducliesse de Fife. 
— 18, Assemblée Laurier à .Toilette. — 
23, Réception de l'iion. R. L. Borden 
à Québec. — 27, Ouverture de la con- 
férence des premiers ministres provin- 
ciaux. — 28, Le ministère libéral aus- 
tralien, Cook, renversé. — 30, Elec- 
tion a Terreneuve, le gouvernement 
Morris maintenu. 

Novem'ore. — 3, L'inm. D. Montague 
remplace au Manitolia l'hon. Colin 
rampbell comme ministre des Travaux 
P'.iblics. — 6, Ouverture de la légis- 
lature de Saskatchewan. — 9, Elec- 
tions provinciales de St-Jean et Hun- 
tinsdon. MM. Robert et Philips, lihé- 



rau.K, élus. — 11. Ouvertvu'e de la lé 
gislature do Québec. — 11. Annula- 
tion de l'élection do A. Morrison, con- 
servateur dans Macdonald, Man. — 
20, 72e anniversaire de la naissance 
de sir W. Laurier. — 29, L'hon. W. 
G.a:riêpy, M. P. P.. pour Beaver River. 
devient ministre des municipalités 
dans le gouvernement Slfton d'Alberta. 

— 28, L'hon. R. L. Borden rend vi- 
site au président Wilson H la Maison 
Blanche. — 30, Election de l'hon. Dr 
Montague. ministre des Travaux pu- 
blics de Manltoba. dans Kildonan. 

Décembre. — 3, La NouvùUe-Zélande se 
[iroHonce pour avoir sa propre marine. 

— 8, Banquet Fielding. a Montréal. — 
10, M. Cardin, député de Richelieu, 
est maintenu daus son siège. — 11, 
Ouvex'ture de la législature du Mani- 
toba. — 13, Election de South Lanark 
et de Macdonald, Man., le Dr Hanna 
et M. Alex. Morrison, élus. — 16, 
L'hon. W. Gariépy, ministre des mu- 
nicipalités dans le ministère Sifton, 
réélu député de la Rivière-aux-Cas- 
tors. — 19, Ajournement de Noël de 
la législature de Québec. — 19, Clô- 
ture de la session de la lé'^'i-^lature de 
■-' wkatchewan. 



1914 



Janvier. — 1er, Honneurs royaux : Sir 
FrauQols Laugeller, Douglas Colin- 
Campbell, l'hon. Horace Archarabault, 
H. K. Egan, faits chevaliers de l'or- 
dre de St-Michel et St-George. — 7, 
Reprise de la session de Québec. — 
13, Remaniement j dans le cabinet du 
N. B., l'hon. MaoLeod remplace aux 
Communes M. Crocket. l'hon. Grunner. 
remplace le juge en chef Baker. — 13, 
Sir Robert Bond, ancien promier mi- 
nistre de Ten-enenve, se retire de la 
politique, v— 15, Ouverture de la lé- 
gislature de Terreneuve. — 20, Bal de 
l'Etat a Québec, en présence du Duc 
de Coiinaught. — 27, Démission de 
lord Denman, gouverneur général de 
l'Australie. — 26, Retour à la Cham- 
bre de l'hon. G. E. Poster, ministre 
du commerce. — 27, Premier vote de 
la session, l'amendement Laurier re- 
jeté, par 04 contre 108. — 27, McNab 
et Nichols, fl la barre de la chambre 
a Québec. — 27, Fusion du Herald et 
,lu Telegraph do Moutrêal, dispaii- 
Hon du Witness. — 28, L'amendement 
Neely, sur le Free food rejeté, 
adresse adoptée. — 29. Ouverture du 
parlement de l'Afriaus du Sud, ta- 
page. jg^ 



Février. — 7, L'hon. Ronald Cranford 
Muuro Ferguson, nommé gouverneur 
général d'Australie. — 10, Ouverture 
des Communes anglaises. — 11, V. 
Gladstone démissionne comme gouver- 
neur de l'Afrique du Sud. — 18, Pro- 
rogatiou de la législature de Québec. 
— 18, Ouverture de la légi^ature 
d'Ontario. — 18, Dr R. T. Preston, ml- 
7iistre sans portefeuille du cabinet 
d'Ontario. — 20, Ouverture de la lé- 
gislature (le la Nouvelle-Ecosse. — 
20, Le député de C. T. G. Masterman, 
ministre nouvellement nommé dans le 
cabinet A.squitU. — 24, Annulation du 
Bill dos Expositions à. Québec. — 26, 
Ouverture de la législature du Nou- 
veau-Bruiiswick. — 25, Scandale Evan- 
turel a la législature d'Ont.ario. 26, 
M. Evanturel expulsé du parti libéri! 
pour oiïre de trahison sur la question 
d'abolition des bars. ^ 

Mars. — 3, M. .T. A. Tessier, orateur de 
lu léglslatiu-e de Québec, devient mi- 
nistre de la voirie. — 3, L'orateur 
des Communes annonce la démission de 
l'hon. P. D. Monk, député de Jacques- 
CarliOT. — 6, Déi>utation d'Ontario 
proclamant !a déchéance d'Kvaatux®!. - 



L'ANNEE POLITIQUE CANADIENNE. — (Suite.) 



11, M. Evantiirel donae sa démission. 
- 18, I>a législature d'Oulario cxouèrc 
G. H. B'erguson de l'accusation (l'ac- 
ceptation d'iiouorairc-s dans une coin- 
mission du gouvernoraent fédéral. — 
18, iL'tion. Xcssiei-, ministre de la 
voirie, réélu à ïrois-Rivièr«s. — 19, 
I-'hon. Bostock, choisi comme leader 
libéral au Sénat. 

Avril. — 0, Scandale au Nouveau-Bruns- 
wick, accusation de Jl. Dugal contre 
l'hon. Fleming, extorsion sur vente de 
limites. — 7, Adoption en Angleterre 
du Home-Rule en deuxième lecture, 
majorité 'J8. — 18, Trorogation de la 
législature du Nouveau-Brunswick. — 
23, Vote du Budget aux Communes. 
Rejet de la motion Laurier par 4'J de 
majorité. — 27, L'hon. .Tohu Hall Kell.v, 
nommé conseiller législatif en rempla 
cernent de l'hon. Ths Pelletier. — 29, 
L'hon. H. Mercier, nommé ministre di- 
la colonisation, ù Québec. 

Mai. — 1er, Prorogation de la législa- 
ture d'Ontario ; sir J. Whitnçy, pré- 
sent. — 1, Emprisonnement de Mc- 
Curdy, du Halifax Herald, pour refus 
de divulgation. — 1, Oie anniversaire 
du duc de Connaught. — 6, M. F. 
Bugeaud, élu député provincial de Bo- 
naventure. — 8, Sir J. Whitney re- 
prend la direction de son cabinet. — 
9, Rumeur de la nomination du prince 
de Teck comme gouverneur général du 
Canada. — 8, Protestation de l'hon. 
Emmerson contre le prince allemand. 
— 9, Election de l'hon. H. Mercier 
comme député de Châteauguay. — 19, 
Majorité du gouvernement sur la réso- 
lution C. N. R. 47 voix. — 20, Le 
gouvernement décide d'établir une ré- 
serve navale au Canada. — 20, Loi 
passée en Angleterre dësétablissant 
l'église galloise. — 21, L'hon. Geo. 
Graham à la tête du " Herald " de 
Montréal. — 23, Le chancelier Mas- 
terman du ministère Asquith, battu 
pour la deuxième fois. — 26, Bill du 



Home Rule adopté aux Communes an 
glaises par 77 de majorité. 

Juin. — 6, Dissolution dfs deux Cham 
bres d'.\usti-alie. — 8, Bill de la 
Fiirmcrs' Bank renvoyé ;"l 6 mois au 
Sénat. — 9, mort du sénateur libéral 
Cofley, de London, Ont. — 9, Les 
Communes anglaises se rassemblent 

• après deux semaines de vacances. — 
10, Prorogation de la législature de 
la Nouvelle-Eco'sse. — 12, Rappel des 
péages du canal de Panama, passé an 
Sénat des Etats-Unis, par 50 à 3.5. - 
12, Prorogation du pai-lement fédéril. 

— 16, Commencement de l'enquête 
Fleming, N.-B. — 22, Nomination des 
candidats dans la province d'OntaxiO; 

— 26, Jji budget Lloyd George adopté 
a\ix Communes, par une majorité de 
38. — 29, Election d'Ontario, victoire 
de sir J. Whitney. 

Juillet. — 6, Le duc de Connaught tra- 
verse à Torreueuve. — 7, Deuxième 
lecture aux lords du bill du Home- 
Rule. — 10, Elections du Manitoba, 
victoiTC libérale, presque défaite de 
Robliu. — 26, Emeute a Dublin, entre 
les nationalistes et les troupes pour 
contrebande d'armes, 4 tués et 60 
blessés. 

Août. — 3, Remise de la célébration du 
centenaire Cartier. — - 4, Démission de 
l'hon. Burns et de loi-d Morley dans 
le cabinet anglais. — 18, Ouverture 
du parlement fédéral, session de guer- 
re. — 22, Clôture. — 22, L'hon. J. E. 
Robertson, sénateur de l'Ile du Prince- 
Edouard, perd son siège pour absence 
de deux séances. 

Septembre. — 6, Décoration de la tombe 
de Cartier. — 7, Session de guerre 
au Manitoba. — 15, Session de guerre 
de Saskatchewan. — • 18, Le roi signe 
le bill du Home-Rule applicable après 
la fin de la guerre. 



PENSEES. 

La conscience d'un tort nous rend 
impatients et notre coeur rusé querel- 
le au dehors pour s'étourdir au de- 
dans. 

* * * 

Il n'est pas toujours bon de dire 
tout ce qu'on a sur le coeur ; mais il 
faut tâcher de n'avoir sur le coeur que 
ce que l'on peut dire. 



Tout homme reçoit deux sortes d'é- 
duoation : l'une qui lui est donnée par 
les autres, et l'autre, beaucoup plus 
Importante, qu'il se donne à lui-mê- 
me. . Gibbon. 



Deux banquiers se quer&llaient. 

— Apprenez, dit l'un d'eux, que je 
suis incapable de commettre une mau- 
vaise action ! 

— C'est bien assez d'en émettre, ré- 
pondit l'autre. 



Paresse. — Ou parle d'un peintre 
dont la paresse est proverbiale. 

— Il est tellement flémard, renché 
rit Benlureau, qu'il ne fait que des 
paysages d'hiver pour ne pas se donner 
la peiine de mettre des feuiUes aux 
arbres. 

197 



L'ANNEE ILLUSTREE — JUILLET 1S14. 







Sir J. Whitney, N. W. Rowoll, J. CliambMlaiu, Sir R. Rohliu, T. C. Norris, 

vainqueur des clief de l'oppo- décédé à vainqueur aux clief de J'opposi- 

électious prov. sitiou, prov. Londres. élections prov. tion. iprov. du Ma- 

d'Ontario. d'Oirtario. du Manitoba. uitoba. 







Incendie de la terrasse Dufferln, à Québec. 



L'Asslnlboïa s"échoue dans la baie 
Creorgleane. 




Le mag. Albanel, Archiduc Chs-Joseph et son 
qui a présidé Je épouse, héritiers 

proc&s Calllaui. d'Autriche. 



Capitaine Faillite de J. Chaplin, 

R. A. Bai-tlett, prop. de 27 magasins 

Commandant du à N.-T. 
"Karlulî." 




Elruptlon du volcan Lussen, Nevada, B.-U. 

198 



E»sal de l'hydroplane " America' 
derant travwser l'océan. 



1913 



X' Année religieuse. 



Octobre. — 1er, Le rocens.pment niontro 
que 80 p. e. du Japon u'a jamais en- 
tendu de parole chrétienne. — 6, M. 
J. Vincent, d'Ottawa, ancien zouave 
pontifical, nommé chevallier de Saint- 
Grégoire. — 9, Consécration de Mgr 
Forbes, évêgue de Joliette. — 18, In- 
cendie de l'église ipavoisslale de Saint- 
Antoine-sur-Richelicu. — 19, Ouverture 
du Congrès des missionnaires catholi- 
ques, à Boston. — 24, Le Rév. Père 
Pacôme, élu abbé mitre d'Oka. — 28, 
Consécration de Mgr Brunet, évêque 
de Mont-Laiirier. 



Novembre. 



1914: 



18, Le R. P. Guillaume 



Cbarlébois, nommé provincial des 
Oblats pour le Canada. — 18, Messe 
de requiem célébrée â la cathédrale de 
Salnt-Boniface, à la mémoire de Riel. 
— 23, Inauguration de la cathédrale 
de Régina, Sask. 

Décembre. — 3, 255e anniversaire de la 
Congrégation de Ville-Maxle à Mont- 
réal. — 14, Célébration pour la pre- 
mière fois au Canada, d'une messe 
pontificale en rite grec, a Saint-Jac- 
ques de Montréal. — 20, Le R. P. Bou- 
rassa, nommé sui>érieur du noviciat des 
Oblats à Lachine. 




SA SAINTETE PIE X 

Né à Riese le 2 juin 1835, élu pape le 

4 août 1903, décédé à Romo, le 20 

août 1914. 

Janvier. — 7, Les chevaliers de Colomb 
offrent $500,000 a Mgr Gibbons, pour 
l'université catholique de Washington. 
— 7, Le cardinal Farley et Mgr 
Forbes officient â la dédicace de l'é- 
glise St-Jean-Baptiste, à New-York.^ 
10, Mgr Amigo, évêque de Southwark, 
refuse le don de $500,000 à lui offert 
par le duc de Norfolk à l'occasion de 
son jubilé. — 15, Incendie du noviciat 
des Pères Salnt-Viateur à Joliette. — 
16, Le tango condamné par le vicaire 
générai de Borne sur l'ordre du Pape. 



Février. — 1* Les œuvres de Maeterlink, 
mises a l'index. — 2, Le Card. Merry 
del Val, prend possession du poste 
d'archiprêtre du Vatican, remplaçant 
le Card. Rampolla. — 6, Mgr Bru- 
chési inaugure à Montréal, la " mal- 
son de famille." — 21, Incendie, à 
Québec, de la oh.apelle des Sœurs de 
Charité. 

Avril. — 16, Conflit au banquet des ca- 
tholiques à Winnlpeg ; le lieutenant- 
gouverneur refuse d'y assister parce 
que la santé du Pape passe avant celle 
du Roi. — 28, Mgr E. Roy, de Mont- 
réal, nommé protonotalre apostolique 
et quatre chanoines nommés prélats 
domestiques. 

Mai. — 15, Le R. P. Forbes, des Pères 
Blancs, nommé i\ la mission de Rubu- 
ga, Afrique. — 24, Célébration au 
Gésu, du centenaire de la restauration 
de l'ordi-e des Jésuites dans le monde. 
— 24, Nomination de trei7/e cardinaux, 
paj'mi lesquels Mgr Bégin. 

Juin. — 5, Le pape envoie sa bénédiction 
à sir T. Shaughnessey, à l'occasion du 
mariage de sa fille. — 23, Réception 
grandiose faite au Card. Bégin à son 
retour de Rome. — 25, Banquet et 
honneurs pontificaux. — 26, Retour do 
Mgr Bnichôsi à Montréal. 

Juillet. — 22, Ouverture du Congrès 
Eucharistique de Lourdes, France. 

Août. — 20, Mort du Pape Pie X. — 
20, Mort du Général des Jésuites, le 
P. Francis Xavier Wernz. — 22, En- 
terrement du Pape. — 22, Le Cardinal 
Bégin part pour Rome. 

Septembre. — 1er, Inauguration du con- 
clave pour l'élection du pape. — 3, 
Benoit XV élu pape. — 6, Le Cardlnai 
Ferrata, nommé secrétaire du Pape. 



199 



1913 L Année sanitaire et scientiiinne. 



Octobre. — 3, Sir F. Trevps, à l'Institut 
(lu Kafliuiii, iintionco la découverte d'é- 
manations iio\ivaiit servir au traite- 
ment. — 4, On annonce que le radium 
jîuérit la surdité. — 12, Conféreuci- 
universelle sur la tubercmlose tenue A 
lipplin. — 29, Le premier messaite dr 
télégraphie sans fil entre l'Asie et l'.V- 
mérique, regu à Seattle. 

Novembre, — 1er, Le prix Nobel ponr 
reclierches physiologiques, accordé an 
Dr Charles Richet. de l'Académie de 
Médecine. — 13, Découverte, au Mexi- 
que, du microbe de la fièvre jaune. — 



16, Inaiigiiratioti. A M"nlré;il, di. rin-. 
titut des Aveugles i\f langue anglaise. 
— 27, Le Dr Otto Lnmn(>r, de Bres- 
lau, prétend avoir découvert le moyen 
do liquéfier le charbou. — 28, On re- 
çoit la nouvelle que le vaisseau " Mary 
Sachs," de l'ex^pétlition Stefansson, a 
étf écra.sé par les glaces. — 29, Les 
femmes de Franco ])etitionnent pour 
faire réduire de moitié le nombre des 
auberges. 

Décembre. — 18, Découverte de la co- 
mète Delavau. 



1914 



Janvier. — 1er, Célébration, au Collèy:(' 
de France, du centenaire de Claude 
Bertnard, célèbre physiologiste. — 9, 
Météore gigantesque dans l'ouest de 
France. — 10, Ouverture de l'aqueduc 
Catskill, à New-York. — 13, Décou- 
verte de la digestion artilicielle par 
le Dr Daniel Bertholet, Paris. 

Février. — 3, Le Public Health Service 
des Etats-Unis, refuse le permis de 
vente de sérum de tortue Pi-iedman. — 
18, Assemblée des directeurs de l'IIô- 
•pitaJl Notre-Dame à Montréal. 

Avril. — 12, Le Dr Arrastrong de Mont 
réajl, nommé président de l'association 
américaine de Chirurgie, à New-ïorU. 



Mai. — 21, Jour de grand nettoyage à 
Montréal. 

Juin. — 24, Congrès des électriciens h 
Montréal. 

Juillet. — 26, Découverte, à Plttsburg, 
par le chimiste John Andrews, de 
snlistitut à gazollne. 

Août. — 21, Eclipse de soleil, vlsiible en 
Suède. 

Septembre, — 10, Scott Act dans le com- 
té de Bonaventure. — 13, Convention 
de l'association canadienne contre la 
tuberculose. 



1913 



L'Année sportive. 



Octobre. — 7, Ouverture, a New-York 
de la World's Baseball Séries. — 8 
Pari mutuel déclaré légal par les tri 
bunaux à Toronto. — 10, Ûhlan, trot 
teur de C. K. C. KlUings, établit :; 
'Lexington le record de 1.54%; — 13, i 



J. John-ion, pugiliste nègre, naturali- 
sé français. 

Novembre. — 23, Dist-ribntion des mé- 
dailles aux gymnastes canadiens, vain- 
queurs au concours de Rome. 



1914 



Janvier. — 21, Assemblée du club Athlé- 
tique, a Montréal. 

Février. — 7, Le carnaval des Raquet- 
teurs a Sherbrooke. — 26, Le Roi as- 
siste a une partie de baseball, Mc- 
Graw présenté. 

Mars. — 22, Georges Cairpentier battu a 
Paris par le nègre Joannette. — 28, 
Cambridge gagne les régattes sur Ox- 
ford. 



'200 



Avril, — 15. Geo. Cappeutier, a Paris,'' 
remporte la victoire sur Geo. Mlt- 
chell, champion amateur poids lourds 
d'Angleterre. — 29, Le yacht " Reso- 
lute," défenseur américain de la coupe 
lancé a Bristol, R. I. 

Mai. — 22, Lancement du " Shamrock 
IV," de Llpton, a Gosport, Angl. — 
27, Le cheval américain " Durbar II," 
gagne Derby Epsom. — 28, Francis 
Ouimet, américain, décL-iré champion 
du golf ouvert de France a VersalUeâ. 



.L'ANNEE ILLTJSIEEE 



AOTJI 1914. 







Lord Morley, Hon. John Burns, R. P. Wernz, génê- Hon. W. Bryan, secrétake 
démissionnaires du cabinet ansl., rai des Jésuites, d'Etat des E.-U.. en faveur du 
pour protester contre la guerre. décédé. suffrage féminin. 



V 



yi;.îi}y!;,/i|îM^,j!i^ 









'—=^"'^'^Ç'-^JW 




Ouverture du parlement canadien convo- 
qué en session de guerre, 
le IS août. 



Le roi Vlctor-BmmunueJ 
signe la déclai>ation de 
neutralité. 








Mde W. Wllson, Hon. W. Maxwell, Gên. Grierson, Geo. Cocherln, John R. HoMand, 

épouse du prés, des de St-Jean. N.-B., ucmimé chef de anc. ministre, inv. des sous-ma- 

B.-U., décédée. décédé. l'année angl. en décédé. rins américains, 

France, décédé. décédé. 




Le public baisant la mule du pape 
Pie X. 



Ouverture officielle du canal de Panama. 
201 



L'ANNEE SPORTIVE.— (Suite.) 



Juin, — 12, A Bézlers, France, Geo. Car- 
pentler bat Battling Robinson, nègre 
américain. — 13, Le cheval David 
Craigr, vainqueur à Dorval, Montréal, 
ilu Derby International — 19, Marry 
Warrler, gagne le championnat de golf 
ouvert pour tous, à Prestwlck, Angl. 
— 26, Course en canot de 200 rallies, 
dp Jlont Laurier et Ste-Rose, gagnf>e 
I)ar Ottawa, Gilbert et Walter Brad- 
ford. — 27, Inauguration, a Montréal, 
du club Champêtre canadien. 



Juillet. — 4, L'Italien G. Slmgaglia 
remporte les rames de diamant à Hen- 
Ipy. — 16, Combat de boxe à Paris, 
Charpentier - Gunboat Smith, victoire 
française. 

Août. — 3, Sir Llpton retire le Sham- 
rock IV de la course de la coupe en 
r.-dson de la guerre. 

Septembre. — 6, F. Ouimet. bat Travers 
et gagne lo HOe championnat amateur 
du Woodland Golf Club à Manchester, 
Etats-Unis. 



1913 



L'Année sufFragiste. 



Octobre. — 6, Miss Annie Kelly, suffra- 
gette militante, enlevée par les police- 
men de Londres sur la scène de Jlusic 
Hall. — 6, Ouverture du Parlement 
des Femmes a Hull, Ang. — Confé- 
rence annuelle de la National Union 
of Women Workers. — 13, .Sylvia 
l'ankhurst. arrêtée, échappe a la po- 
lice et est reprise. — 13, Les suffra- 
gettes essaient de bousculer le roi et 
la reine à la représentation de gala. — 
20, Emiline Pankhurst, autorisée par 
le président Wilson a entrer aux 
Etats-Unis pour faire des conférences. 



Novembre. — 3, Les suffragettes arrê- 
tées à Edimbourg pour avoir fouetté 
le premier ministre et sa fille. — 4 
Parade des suffragettes de New-York 

Décembre, — 4, Mme Pankhurst. arrê 
tée a son retour des Etats-Unis en 
Angleterre, internée. — 11, Lo pre 
mier ministre de la CoIiMiibie Britan 
nique refuse de se charger d'une loi 
accordant le suffrage dos femmes. 



1914 



Janvier, — 14, Première femme diplo- 
mate. Mlle Henrletta lîogg, tnommée 
première secrétaire de la légation nor- 
végienne a Mexico. 

Février. — 4, Résolution en faveur du 
sufPrage des femmes, rejetée a la lé- 
gislature du Manitoba. — 6, Sylvia 
Pankhurst se retire des rangs des mi- 
litantes. — 24, Les femmes votent 
pour la première fois, à Chicago, pour 
l'échevinat. — 24, Mlle Brady, graduée 
de Cambridge, condamnée a dix-huit 
mois de prison pour incendie. 

Avril. — 7, I/e bill du vote des femmes 
de Allan Stùdholme, rejeté a Toronto. 
9, Vote municipal a Toronto. Sur 
217.614 femmes inscrites, 100,000 vo- 
tent. 



Mai. — 7, Les Lords rejettent le bill du 
.suffrage des femmes. — 13, Les suf- 
fragettes troublent le gala d'opéra 
donné pour le roi de Danemark, à 
Covent Garden. — 22, Le roi et la 
reine Insultés la His Majesty's Thé- 
âtre. — 25, Cri de " mort au roi " a 
l'Union Politique et Sociale des fem- 
mes. 

Juin. — 6, Scandale des suftragettes, 
Mlle Mary Blanfield au levé au Ch.1- 
teau de Buckinghara. — 11, S.vlvia 
Pankhurst arrêtée dans la processaoni 
vers Asquith. 

Juillet. — 12, Explosion d'une bomb"» 
sous le fauteuil du couronnement, à 
Westminster. 

Août. — 5. Mme Pankhurst déclare la 
trêve du Suffragisme. 



LES LIVRES DE PRIX CANADIENS 
C'est Molière qui a dit qu'on ne vivait pas seulement de gmc et de 
latin mais aussi et surtout de bonne soupe. Hélas ! oui, et si prosaïque 
qu'en soit l'aveu, nos auteurs, comirne tout le reste des humains, ont be- 
soin de soupe. Il faut que leurs écrits leur rapportent de quoi vivre. 
LES LIVRES DE PRIX CANADIENS, qui chaque année s'augmentent do 
nouveaux appoints seront désormais pour eux. et pour peu que notre pu- 
blic veuille y mettre du sien, la manne providentielle depuis si longtemps 
désirée et attendue. 



202 



LANNEE ILLUSTREE — SEPTEMBRE 1914. 








Le col HemlTie. L'hon. M. W. H. L'hon. F. F. Mac- Sir Chs Johnston, Hon. XI. King, 

o-ouverueoir d'Où- H^arst, nouveau diarmid, min. élu lord maire de nommé enque- 

" tario premier min. Trav. Uublics Londres. teur de la fon- 

d'Ontario. d'Outario. dation Rock- 

fcller. 








Les oaT'dinaux réunis en conclave pour 
élire le successeur de Pie X. 



Les " Grey Horse," de Berlin, Ontario, 
régiment composé de de.scendaii-ts al- 
leimands, s'eiorôlent contre le Kaiser. 








Le comte Lich- M. Paul D. M. Carto de Wyart M. L«uis de Sa- M. Emile Van 

tervelde Hymans deleer de Velde 

La commission belge venue aux Etats-Unis pour protester contre les atrocités 

des Allemands. 




Six drapeaux allemands pris dans 
la bataille de la Marne et déposés 
aux Invalides, a Paris. ' 



Le vaisseau "Red Cross" envoyé par les 
Etats-Unis sur le théâtre de 
la guerre. 
203 



CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 




Dessin de Henri Julien, exécuté poux la 
Compagnàe Chimique Franco-Améi'ieaine. 

JANVIER 

LE FUMIER : scix action,, sa co.m- 

POSITXOX,, SOX EMPLOI. 

C'est l'engrais par excellence. — Si 
l'on veut connaître le degré d'intalili- 
gence d'un cultivateur, on n'a qu'à 
regarder comment- il fait usage du 
fumier. Car le fumier est la base de 
la fécondité du sol ; c'est, selon l'ex- 



pression de Liebig, le pain de la ter- 
re ; sans lui, pas de bonnes terres ; 
avec lui, pas de mauvaises. Les ma- 
lières fertilisantes produites par l'in- 
dustrie, ne peuvent être regardées que 
(■omiue des complémciuts du fumier de 
ferme. Olivier de Serres répétait sou- 
vent : Le fumier réjouit, réchauffe, 
dompte et rend aisées les terres. L.a 
terre a besoin qu'on lui rende aanuel- 
lemeiit ce que les récoltes lui enlèvent 
et, comme le fumier est la quintes- 
cenco du sol, on ne saurait lui don- 
ner mieilleur aliment. 

Son action. — Le fumier joue, dans 
la fertilisation des terres, un rôle pré- 
Ijondéramt ; il est certain qu'un sol ne 
s;iui-ait donner que de médiocres récoltes, 
s'il ne renferme pas, à côté des élé- 
ments minéraux, des quantités suffi- 
sautos d'humus produites par le fu- 
mier. L'action du fumier est double ; 
elle est mécanique, puisqu'on fournis- 
sant à la terre l'bumus qui est indis- 
pensable au bon état du .sol comme à 
la boane tenus des plantes, il donne 
du corps aux terres légères et rend 
plus légères les terres fortes ; elle est 
aussi fertilisante, car, même avec 
l'emploi des engrais chimiques, les 
cultivateurs qui ont voulu se passer 
du fumier, ont toujours eu à s'en re- 
pentir. 

I 

Sa composition. — La. composition 
du fumier peut être estimée, selon sa 
nature, comme suit : 





Kau 


Miiti 

or^ani- 
i|iies 


t'i-es 

minéra- 
les 


Azote 


Acide 

pliosp'.u- 

riqiK- 


Pol asse 
et s Aide 


Chfvai 


1.7 .s 


Ki'.-IO 
■MJM 
•..■|.:!n 


I.SU 
:!.S)0 


0.(i7 

().h2 
O.TH 


U.IIJ 


0.7'- 


Boei;! 






(j 81 


Porc 


1 liit 







Il ressort cléî renient df diverses 
analyses : 1° que les urines comtien- 
nent urne bonne partie de l'azote total 
et la presque totalité de la potasse : 
2° que le reste de l'azote, la totalité 
de l'acide phosphorique et de la chaux 
se -rencontrent dans les matières féca- 
les. Il est donc évident que le cnl- 
tivateur ne doit jjos laisser perdre les 
urines. D'autre part, la composition 
du fumier est subordonnée à la natu- 
re du sol^ à la nature des aliments_. à 
la qualité des litières, aux soins enfin 
qu'on apporte à sa préparation et à 
sa conservation. 

Influence du sol. — La composition 
chimique des plantes étant intime- 
ment liée il la composition du tcrr.aiii, 
le fumier produit sera lui-même su- 



bordonné à la nature du sol, et, par 
le fait, toujours privé des éléments 
qui manquent à ce dernier. Le fu- 
mier est donc riche ou pauvre, comme 
le sol d'origine ; et puisqu'il est jus- 
tement privé des agents fertilisants 
qui manquent à la terre qu'il doit en- 
richir, on est obligé de demander aux 
produits chimiques les éléments qui 
en font un engrais parfait. 

Influence de l'alimentation. — L'ali- 
mentation exerce sur la composition 
du fumier une action non moins im- 
portante. Les légumineuses, luzerne 
(alfalfa), trèfle, donnent au fumier 
plus d'azote et pilus d'acide phospho- 
rique que les graminées ; les pommes 
de terre (p.itates) , betteraves lui ap- 
jiortent plus do potasse; ce sont enfin 

20-i 



CALËXDniP.n AOlîicoLR DE 1915 — Suite. 



les grains qui foumisssent la plus 
grande valeur fertilisante. 



Influence des litières. 



Les litières 



étant d'autant me/illeures que leur 
pouvoir fl'imbibition est plus élevé, 11 
faut les classer ainsi, par ordre de 
ynérite : 



Maticre 


A 


B 


Matière 


A 


JS 




Jl.-! 

m 

T.-, 


-4-1 




."jS 




Sciure de bois 

'■ lit ))t'iiplier 


■■ «.ravoiue 

" deblë 


«5 


Fousère 


K») 


Paille fiOrçe 


Feuilles mortes 


l'J'i 



A. Nonibri- de giilloas (i'caii absorlirs f-!i 24 liiv.ires. 

B. Nombre de livres poiivam ronipLicer luO livres de paille de l)lé. 



Tl ressort de ce tableau que la 

tourbe et la sciure sont les meilleu- 
res des litières, puisque, eu plus de 
leur faculté d'absorber et de retenir 
les liquides, elles fixent le mieux l'am- 
moniaque (ce gaz d'une odeur acre 
produit par les urinesl. 

âuantité quotidienne des litières. — 
Elle est subordonnée à la production 
en urine des différents animaux en 
écurie. 

Le purin. — .C'est le liquide qui 
s'écoule de la masse consistante du 
fumier. Il est très riche en matières 
fertilisantes, et cependant le plus sou- 
vent il est totalement perdu. Le cul- 
tivateur soucieux de ses intérêts, doit 
recueillir le purin dans des fosses 
bien closes, à l'abri de l'air, afin 
d'empêcher les dégagements d'azote. 

Il y aurait beaucoup encore à dire 
sur la mise en tas let la conservation 
du fumier. Nous reviendrons sur oe 
sujet dans le prochain alnaanach. 

Emploi du fumier, — Un cultivateur 
intelligent doit savoir se servir du fu- 
mier avec discernement. C'e.st une er- 
reur de croire que plus on met de fu- 
mier, meilleure sera la récolte. Il 
faut d'abord considérer la qualité du 
sol, et ensuite considérer la sorte de 
plante que l'on a l'intention de cul- 
tiver. En général, le fumier frais 
vaut mieux pour les argiles et les 
terres fortes, parce qu'il en améliore 
sensiblement la conilition physique en 
y faisant pénétrer l'air et les rendant 



plus friables. 'D'autre part, -c'est le 
fuuîier consommé qui convient le 
mieux aux sols légers et sableux, qu'il 
tend à rendre plus compacte et plus 
capable de retenir l'humidité. 

On peut avec avantage employer le 
fumier frais pour les plantes agricoles 
qui ont une longue saison de végéta- 
tion, tandis que le fiimier consommé, 
avec sa nourriture pour les plantes 
plus faeilement utilisable, donnera de 
meUlileurs résultats pour celles aux- 
quelles il faut moins de temps pour 
réunir leurs élémen.ts nutritifs -et ar- 
river à maturité. L'excès de fumier 
frais tend à produire une pousse trop 
luxuriante et à faire trop développer 
les feuilles. 

Les applications légères et fréquen- 
tes sont préférables aux fortes appli- 
cations â longs intervalles ; il ne peut 
y avoir de doute qu'il y a plus d'a- 
vantages a appliquer dix tonnes tous 
les deux ans que vingt tonnes tous les 
quatre ans. 

Lorsque les matières fertilisantes 
du fumier éi>aTidu sont dissoutes et 
entraînées par la pluie, elles sont re- 
çues par le sol et y sont retenues 
pour l'usage des cultures subséquen- 
tes ; mais si le champ est exposé à être 
inondé ou si ile sol est gelé — ce qui 
empêche ces matières dissoutes d'y 
pénétrer — une forte proportion de 
ce qui est le meilleur et a le plus de 
valeur dans le fumier, est sans nul 
doute emporté et perdu pour le cul- 
tivateur. Celui-ci devra donc consi- 
dérer la situation de son terrain pour 
y déposer le fumier. 



Un négociant venait de mryurir subite- 
ment. Il avait laissé sur son bureau une 
lettre adressée à l'un de ses correspou- 
ilants et q'u'il venait de dicter à un do 
(S commis. 

Le commis jugea à propos de faire 
partir la lettre après avoir mis au bas 
"II post-scriptum: 

"Depuis ma lettre écrite, je .«uis mort, 
et je serai enterré quand vous lirez la 
pri sente. 



— .Défunt mon pauvre mari était char- 
cutier. Je désirerais qu'on sonne le glas 
double 

— l'arfail! on pfiit même le snnm-r 
tripe! 

* * * 

— Que peusf'z-vons de F ? 

— C'est un homme il qui on prête beau- 
coup d'i»-ii>rit. 

— Oui, mais.... nialli'-ureusement 

il vit d'emprunti. 
«01 



CALENDKIER A'JKICOLE DE 1915 — Suitc. 




Dessin de Henri Julien, exécuté pouar la 
CompagiUe Chimique Franco-Américaine. 

FEVÈIER 

DU CHOIX DES SEMENCES. 

Importance d'un bon choix. — Voici 
une vérité trop P'CU comprise : le 
choix de la semence a, pour les cul- 
tivateurs, qui sont tes éleveurs des 
végétaux, la même importance que le 
clioix des reproduoteuirs pour les éle- 
veur.s d'animaux. Cependant les cul- 
tivateurs, qui attachent un si grand 
prix aux beaux étalons ou aux belles 
races ovines et bovines, ne font géné- 
ralement guère attention à la beauté 
des porte-graines, et commettent une 
inconséquence très fâcheuse. Ils pren- 
nent ou achètent leurs semences à 
l'aventure, sinon toujours, au moins 
dans la plupart des cas, et ne savent 
jamais au juste ce qu'il en sortira. 
Il est rare qu'ils aient vu sur pied et 
qu'ils <M>Qiiaissent les qualités des 
plantes qui ont produit deur semence. 
Du moment qu'elle a bonne mine, ils 
la tiennent pour excellente. On ignore 
trop généralement qu'un maigre grain 
de froment, sorti d'une belle race, 
nous donnera souvent un magnifique 
épi et de beaux grains, tandis qu'un 
grain in'éprocliable, trouvé par hasard 
sur une race usée, nous donnera un épi 
misérable et des grains sans valeur. 

Un jardinier habile et soigneux a 



champs ce que d'autres font au jar- 
din. 

Conditions requises pour que les grai- 
nes soient de bonne qualité. • — On ne 
peut répondre des graines qu'après les 
avoir vues sur pied, et les avoir ré- 
coltées, battues et soignées jusqu'au 
moment de s'en servir. Ceux qui les 
achètent au marché — à moins de 
s'adresser à des experts honnêtes — 
ne sauraient par conséquent répondre 
de rien. 

Blé. — Pour que 'la semence de blé 
soit parfaite, ou tout au moins de 
bonne qualité, iil faut : 

1° Qu'elle provienne d'une variété 
recommandée sous tous rapports (que 
la raie soit nette et que les bords de 
cette raie soient bien renflés) ; 2° que 
les plantes aient été bien nourries, bien 
exposées aux influences de -l'air et du 
soleil, et exemptes de maladie ; 3° 
que la maturité ait été complète sur 
pied ; 4° que cette semence soit restée 
le p;ius longtemps possible dans les 
épis après la récolte ; 5° qu'on ait battu 
les épis légèrement, en les frappant 
sur un billot, une table ou un ton- 
neau renversé, afin de n'en détacher 
que les meilleuires graines qui tou- 
jours tombent les premières ; 6° que 
cette graine ait été nettoyée au crible, 
puis placée par couches minces, de 
douze à quinze pouces au plus d'é- 
paisseur, sur un grenier convenable- 
ment éclairé et aéré ; 7° qu'elle soit 
nouvelle autant que possible ou, à la 
Tigueuir, de l'avant-dernière récolte, 
dans les cas où les mauvais temps 
auraient contrarié par trop le déve- 
loppement et la maturation de la der- 
nière récolte. 

Seigle. - — • La graine de l'année, 
quand eVs a mûri dans des conditions 
cojivenables, est préférable à celle de 
deux ans. Il convient de faire obser- 
ver que la vieille graine demande un 
arrosage avec de l'eau tiède 48 heure'S 
avant d'être employée, et que le se- 
mis doit être moins olair que si l'on 
se servait de jeunes graines. 

Orge. — La graine <la plus lourde, 
la plU'S blonde et choisie sur des épis 
tout a fait exempts de traces char- 
bonneuses, est celle que l'on doit pré- 
férer. On ne lui fait subir aucune pré- 
paration particulière ; cependant, pour 
les semis tardifs du printemps. 11 n'y 
a pas d'inconvénient à la laver, afin 



le bon esprit de faire lui-même ses 

semences, de se réserver ses meilUeu- de précipiter sa germination. 
reis et de se débarrasser des autres. 
C'est pour cela que nos bonnes vieil- 
les races de ilégumes se maintiennent 
depuis des siècles sans dégénérer, au 
moins dans les villes ; c'est pour cela 
aussi que des amélioTatlons se produl- 
.s6nt éiB temps en teanps. Nous au- 
rions doiK- tout profit i faire aux 



Avoine. — La bonne graine d'avoine 
doit être bien sèche, lisse, luisante et 
lourde : " C'est du choix de la graine, 
a écrit Tessier, que dépend le succès 
de tous lies sermîs. On reproche aux 
cultivateurs de ne pas laisser ».%sez 
mûrir leurs avoinea : et. en efiot, daa» 
20fJ 



CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suite. 



'H^aucoup de pays, on est dans l'habi- 
tude de les couper avant leur matu- 
rité, pour éviter leur égrènement et 
pour que la paille soit plus 'succu- 
lente pour Iles animaux. Ou devrait 
au moins réserver quelques parties 
pour ne les couper qu'au moment pré- 
cis indiqué par la nature et en em- 
ployer le produit aux semis. 

Maïs. — Il n'y a de bonne semence 
que celle qui a complètement mûri 
sur pied. Lorsque les épis ont mûri 
naturellement, H s'agit de Qes trier, 
de faire un choix. Il est bon de tenir 
répi recouvert de ses feuilles au lieu 
de le découvrir selon l'usage : la grai- 
ne vêtue se dessèche moins, est moins 
exposée 3. la poussière, à la fumée et 
n'en vaudra que mieux pour le semis. 

Sarrasin. — • Des graines de sarrasin 
sont loin de se valoir toutes, parce 
que la maturation se fait très irrégu- 
iLièremenit. Un loultivateur qui com- 
prend bien ses intérêts doit, au mo- 
ment de la récolte, s'approvisionner 
de graines mûres ; le temps qu'il peut 
dépenser à faire ce triage n'est certes 
pas du temps perdu. Cette semence 
n'est soumise à aucune préparation. 
On conseille cependant de l'arroser 
avec de l'eau de fumier et de la rou- 
ler dans les cendres pour la ipessuyer 
avant de s'en servir. 



Pois. — Les dernières graines n'é- 
tant jamais aussi bien constituées que 
les premières à mûrir, il esit Imjpor- 
taut de réserver celles-ci pour le se- 
mis. Conservons donc pour la semen- 
ce non seulement les pousses qui ar- 
rivent de bonne heure à maturité, 
mais toujours les plus belles, et ne 
les ouvrons pas, car les faculltés ger- 
minatives du grain se maintiennent 
mieux dans l'enveloppe que dans le 
grain écossê. Quelque soin que l'on 
puisse prendre, il arrive fréquemment 
que les pois soient perforés par un 
insecte connu sous le nom de Bruche. 
Ces pois ne sont pas à rejeter pour 
cela, car tous les germes ne sont pas 
attaqués ; seulement, il est prudent de 
semer plus dru qu'avec des pois in- 
tacts. 

Fèves. — Le cultivateur devrait, 
pendant le cours de la végétation, 
marquer les pieds bien chargés de 
pousses, les laisser mûrir complète- 
ment en place, les arracher par un 
temps sec, les mettre en un lieu bien 
aéré, et ne les battre qu'au moment 
de la plantation. La semence gardée 
en cosse jusqu'au moment de la plan- 
tation, conserve iplus de vigueur, et 
est par conséquent moins sujette à la 
pourriture que la semence écossée et 
gardée en sacs. 




Dessin de Henri Julien, exécuté pour la 
Compagniie Cliimique Fi-anco-Amérlcaine. 

MARS 

VACHES EN GESTATIOM i SOINS, ALI- 
MENTATION. 

En ce qui concerne les soins d'en- 
tretien et l'alimentation générale, au- 
cune distinction Importante n'est à 
faire entre la vache iiière et la vnche 



207 



exploitée pour la production du liait. 
Dans toutes les exploitations éloignées 
des grandes villes, les vaches sont or- 
dinairemient soumises au régime de 
l'étable et au régime du pâturage, 
suivant les saisons. 

Etable. — On ne saurait Jamais 
trop insister sur les conditions hygié- 
niques des étables ; trop de cultiva- 
teurs, malheureusement, n'en com- 
prennent pas l'importance. Il ne faut 
jamais perdre de vue cette vérité In- 
contestable, que lies conditions d'en- 
tretien et d'élevage des animaux, leur 
santé, le rendement en chair et en 
graisse, en lait, dépendent beaucoup 
d'une bonne habitation. Or, les éta- 
bles doivent réunir ces quatre condi- 
tions hygiéniques essentielles : être A 
l'abri de l'humidité, jouir de la lumiè- 
re, avoir une aération suffisante as- 
surée par un lent et constant échap- 
pement de 'l'air vicié ; enfin, pré'senter 
un espace assez grand pour assurer 
la liberté des mouvements indispen- 
sables. Toute étable à laqiielle fait 
défaut il'une de ces conditions hygié- 
niques devient impropre au logement 
des animaux et, invariablement, 11 ©n 
résulte pour le propriétaire des dom- 
mages qui ne tarderont pas à se faire' 
sentir. 

Outre les conditions hygiéniques 
nécessaires, les animaux à l'étable 

•iiuièrent les soins constants du cul- 



CALENDRIER ACr.ICOLE DE l9lô — Suitc. 



tlratenr ; soins d'enti-etien d'abord, not- 
toyage. changemeut de liti<*rf, et*-., puis 
soins d'alimentation. 

Litière. — I^e.s litières sont des 
substances végétales ou minérales 
qu'on place sous I^a animaux dans le 
double but de 'leur procurer un cou- 
rbage hygiénique et pour reeueilUr 
leurs ■excréments en vue de la con- 
fection du fumier. La vache en ges- 
tation surtout a besoin d'une litière 
fr.iîche, abondamment fournie et sou- 
vent renouvelée. On emploiera de 
préférence les pailles de céréales, en 
raison de leur texture tubuleuse et de 
leur nature spongieuse, qui fait qu'el- 
les procurent un couchage moelleux 
et élastjque. et qu'elles absorbent bien 
les liquides ; en outre, elles renfer- 
mant une certaine quantité d'azote et 
d acide phosphorique, qui ajoute à la 
valeur fertilisante des excréments 

Les quantités des litières sont né- 
cessairement très variables, non seu- 
lement avec les litières elles-mêmes 
mais encore avec les espèces de bé- 
tail ; il esit bien entendu qu'il en faut 
plus .pour les bêtes à cornes, dont les 
excréments sont aqueux, que pour les 
chevaux et les moutons, dont les dé- 
jections sont plus sèches. La quantité 
variera aussi également avec l'ali- 
mentation et avec la saison. Un cul- 
tivateur intelligent tiendra compte de 
tous les facteurs. 



Alimentation, — Comme ou l'a vu, 
la vache en gestation ne demande 
pas une alimentation spéciale; l'im- 
portant est de la nourrir abondam- 
ment, soit au pâturage, soit à reta- 
ble, selon le cas. Ou doit cependant 
éviter l'excès d'aliments, car les' 
veaux produits par des mères trop 
grasses ne prennent pas tout l'ac- 
croissemenit voulu et périssent même 
souvenit au moment du part, à cause 
du rétrécissement des organes de la 
mère. Quand ou peut prévoir cet iu- 
convénient, il faut donner aux vaches 
une nourriture débilitante, telle que 
raves, choux, citrouilles, etc., en pe- 
tite quantité, et même les purger une 
ou plusieurs fois. Quand le moment 
de la parturition approche, il faut re- 
nouveler et augmenter la litière, tenir 
l'étable bien fermée, en hiver, ou, au 
contraire, donner de l'air si c'est eu 
été. 

Les approches du part sont indi- 
quées par l'abaissement du flanc et de 
la croupe, par le grossissement du 
pis, par l'agitation et les beuglements 
d« l'animal, et par l'écouiement d'une 
mattdre blancb*. 



Quand les vaches ne tarissent par» 
d'elles-mêmes, il convient de cesser 
de les traire trente ou quarante jours 
avant le vêlage. Pour les accoutumer 
insensiblement à se laisser toucher, 
il convient de manier de temps a au- 
tre le pis des génisses pendant leur 
première gestation : il y en a qui 
sont tellement chatouilleiuses «lu'au 
moment où elles mettent bas on ne 
peut en approcher. Elles ont alors 
une surabondance de lait qui produit 
l'i-nlJuro aux mamelles et d'autres ac- 
cidents, qu'on évite en les rendant 
d'avance familières. 



Pâturage. — Comme l'étable, te pâ- 
turage doit iréunir certaines qualités 
indispensables. Il ne faut pas, d'a- 
bord, que le sol .soJt trop humide ou 
marécageux, ce qui y rend l'herbe 
aigre et peu nouirrissante ; l'eau dont 
elle est couverte, provoque la rouille 
et produit chez les animaux des ef- 
fets débilitants qui peuvent être sui- 
vis de graves maladies. Consacrer au 
pâturage l'endroit le moins productif, 
c'est faire un mauvais calcul ; l'herbe 
y est sèche et convient peu aux ani- 
maux; d'ailleurs, elle est peu abon- 
dante et bientôt épuisée. 11 est bon 
de renouveler le pâturage de temps 
en temps par une eulture de céréales 
ou de plantes .sarclées. On le rétablit 
au bout de quelques années en y se- 
mant de la graine de foin, à laquelle 
ou ajoute un peu de trèfle et d'a- 
voine. 

Pour tirer d'un pâturage tout le 
parti possible, on doit y mettre d'a- 
bord les chevaux, puis les bœufs et 
les vaches, et enfin, les moutons ; ces 
derniers achèvent de brouter les brins 
d'herbe qui ont échappé à la dent des 
autres. Les excréments des animaux 
surtout ceux des hêtes bovines, jiui- 
sent beaucoup aux pâturages et finis- 
sent, a la longue, par les ruiner. Il 
faut donc avoir soin de les éparpiller 
de temps en temps, en les brisant 
quand ils sont secs ; de cette manière, 
on (répartit également l'engrais; si- 
non, toute l'hen-be qui est recouverte 
par les matières fécales, s'étiole et 
pourrit ; elle repousse, il est vrai, 
avec vigueur, mais bien longtemps 
après. 

En général, les chevaux préfèrent 
les pâturages vastes et dont l'herbe 
est plus riche en sels qu'en sucs ; les 
vaches et les bœufs les demandent ri- 
ches, frais, mais non humides ; les 
moutons préfèrent ceux qui sont éle- 
vés, où l'herbe est courte et aroma- 
tlçtue. 
208 



CALENDRIER AORTCOLE DE 1915 — Suite. 




])essiii (1« Henri Julien, exécuté pour la 
('oiapiignie Chimique Franco-Américaine. 

AVRIL 

"PRÉPARATIOX DE TEKRAIN POUR 

GREFFES D'asperges. 

L'asperge, comme d'ailleurs la plu- 
part des plantes, a ses terrains de 
prédiilection. C'est pour n'avoir pas 
compris cette vérité éilémeotaire que 
nombre de jardiniers n'ont pas vu le 
succès couronner leurs efforts et 
qu'ilî! ont abandonné cette culture 
comme étant trop difficile. A pro- 
prement parler, il n'y a pas de cul- 
tuire difficiie : ce qui manque ce sont 
les connaissances de la culture. Une 
autre chose qui a pu décourager nom- 
bre de jardiniers, c'est la longueur 
de temps qu'il est nécessaire d'accor- 
der avant de bénéficier de la planta- 
tion. II fau't «avoir être patient, en 
agrieuilture plus, peut-être, que par- 
tout ailleurs. L'avenir est aux persé- 
vérants et, avec l'avenir, une belle 
aisance, sinon la fortune 

Choix du terrain. — Autant que pos- 
sible, il faut établir la plantation 
dans un terrain léger, calcaire, et 
bien égouitté. Les terres fortes et 
basses ne sont pas favorables, car 
p'IIos sont froides et humides ; îles gref- 
fes d'asperges y pourrissent et la 
plantation n'y peut pas être d'aussi 
longue durée. 

A défaut d'un terrain de cette na- 
ture, on fera le choi.x de celui qui 
s'en rapproche le plus et on l'amen- 
dera en y répandant des cendres, du 
plâtre ou de la chaux. 

Un bon drainage sera toujours une 
excellente chose, surtout si le terrain 
est situé dans un endroit bas. 

Préparation du terrain. — Après avoir 
fait I« choix du terrais, et l'avoir 
•m*ndé, l'il T « Heu, on y pratique, 



m 



en automne, un labour profond après 
avoir auparavant fait une forte fu- 
mure de vieux fumier de bêtes à cor- 
nes. Le printemps, on fait un deux- 
ième labour en creusant le premier, 
puis on nivelle bien le carré. 

Cela fait, on procède au tracé com- 
me suit : 

On tire au cordeau, dans la direc- 
tion de l'est à l'ouest, des lignes qu^ 
l'on espace de quatre pieds à peu 
près. Sur la longueur de ces lignes, 
et sur une largeur de quinze pouces, on 
creuse à la -bêche une fosse de douze 
pouces de profondeur en rejetant à 
droite et â gauche La terre qui en 
provient. Cela fait, on étend au fond 
des fosses trois ou quatre pouces de 
fumier tien décomposé, du terreau 
de préférence, que l'on recouvre de 
deux iMDUces de bonne terre. 

Tous les trois pieds, on fait ensuite 
dans les fosses, une petite butte sur 
laquelle on placera le plant d'asperge 
en étalant bien les racines. On re- 
couvre ensuite ces plants avec de la 
terre fine, en terminant de combler 
ia fosse jusqu'au niveau du sol. Dni- 
bonne pratique consiste à mettre à 
chaque plant, un petit jalon de bois 
qui servira à guider quand viendra le 
temps d'effectuer îles binages et les 
sarclages à l'aide de la houe à che- 
val. 

Choix des plants. — Les greffes 
d'asperges destinées à la plantation, 
doivent être bien saines et provenir 
d'un semis de deux ans. Il est plus 
avantageux de les xicheter ainsi tou- 
tes prêtes chez un bon pépiniériste 
que de faire soi-même son plant. Leur 
prix varie entre $1.00 et $1.50 selon 
la variété. 

Deux variétés semblent préférables 
au Canada ; ce sont : 1° la Palméta, 
qui donne des asperges très grosses 
et plutôt vertes ; 2° la Hâtive d'Ar- 
genteuil, dont les asperges sont moins 
volumineuses, plus blanches et plus 
succillentes. Cette dernière est en 
outre d'une production plus abondante 
et mieux soutenue. 

Soins à donner à la plantation. — 
Pour qu'une plantation réussisse bien 
et donne un bon rendement, il est 
important de ne pas négliger certains 
soins. Nous conseillons ce qui suit : 

Ire année. — Faire de_ bons sar- 
clages et des binages à la houe à 
cheval. On peut utiliser le terrain en 
faisant dans les interlignes une cul- 
ture dérobée de salade ou de choux 
qui remboursera une bonne partie des 
frais de la plantation. Ou coupera 
les tiges d'asperges, en automne, mais 
seulement lorsqu'elles seront bien sè- 
ches. Il est nécessaire de biner en- 
suite, après avoir donné en coiuver- 
ture une fumure bien décomposée. 

29 année. — Mêmes soins que pour 



CAXENDRIEK AGRICOLE DE 1915 — Suite. 



la première année, et même culture 
dérobée. Donner toujours en automne 
u-ne bonne fumure. 

3e année. — De bonne heure au 
printemns, on formera une butte de 
terre d'un pied de haut sur deux pieds 
de large sur toutes les lignes de la 
plantation ; on prend à cet effet de 
la terre dans les interlignes. Lorsque 
les greffes d'asperges sont bien sor- 
ties, on peut alors commencer la pre- 
mière cueillette ; mais pour ne pas 
affaiblir trop la jeune plante, on ne 
devra pas prendre plus de trois as- 
perges par pied. Les autres ne de- 
vront pas être coupées. A l'automne, 
on enlèvera la butte e.t l'on donnera 
sur la ligne des fosses, uae forte fu- 
(mure avec du fumier bien décomposé. 

Au printemps suivant, on reforme 
la butte, mais on lui donne cette fols 
dix-huit pouces de hauteur. Cette 
opération devra être effectuée le plus 
tôt possible. 

La récolte pourra durer un mois ; 
passé ce délai, on laissera pousser 



librement les pousses qui apparaî- 
tront A l'automne, on coupe les tiges 
au ras du sol, après qu'eflles sont bien 
sèches ; puis on défait la butte. 

Durant les années qui suivent, on 
ne donnera de fumure que tous les 
deux ans ; les soins restent les mêmes 
que ceux indiqués ci-dessus. 

La récolte se fait avec une gouge, 
ir est bon d'opérer le matin, de bonne 
heure, afin d'éviter que les asperges 
se fanent trop tôt, une fois coupées. 
Les asperges sont omises en bottes, et 
ces boittes sont déposées dans de pe- 
tites caisses sur des ' lits d'herbes 
fraîches. 

Insectes qui s'attaquent aux asperges. 
— - Le manque d'espace nous force à 
remettre au prochain almanach ce 
sujet qui ne manque pas d'intérêt, 
car trop isouvent le cultivateur est 
ennuyé par des insectes qui, dans cer- 
tains cas, peuvent causer des dom- 
mages considérables dus la planta- 
tion. 




Dessin de Henri Julien, exécuté pour la 

Compagnie Chimique Ï'ranco-Américaine. 

MAI 

LES ENNEMIS DES RÉCOLTES : LES 
INSECTES. 

Les ennemis du cultivateur sont ln_ 
nombrables chez les animaux; il s'=n 
rencontre dans tous les ordres, depuis 
les mammifères jusqu'aux insectes. 
nous ne parlerons pour aujourd'hui 
que de ces derniers, vu que ce sont 
Incontestablement les plus nombreux. 

Il est linitlle de donner une descrip- 
tion de l'insecte; personne n'ignore 
06 que c'est. Mais, par exemple, ceux 
qui n'ont jamais eu l'occasion de s'i- 
nitier aux luystèrea de cette science 



si vaste de l'étude des insectes, ne 
peuvent se faire une idée de la ran- 
çon formidable que ces petits êtres 
prélèvent chaque année sur les pro- 
duits de la terre. Si on leur dit que 
les dommages causf'S dans le monde 
entier par ces petits animaux se chif- 
frent dans les millions de piastres, 
ils sont bien près de nous rire au 
uiez. A leur avis, ce sont là des chif- 
fres fantastiques et les entomologis- 
tes ne sont que des farceurs. 

Un peu de réflexion, cependant, ap- 
prendrait à ces incrédules à mieux 
juger des choses et à donner plus de 
confiance aux savants. Dans la lutte 
pour la vie, c'est le nombre qui fait 
tout, non la taille ; or si l'insecte est 
petit, il et-t formidable par le nom- 
bre. Rien ne saurait lui résister : au- 
cune végétation, la vie elle-même ne 
serait pas possible sur notre planète 
.si les multiples moyens de destruc- 
tion ne venaient affaiblir son effort. 

Fécondité des Insectes. — La fécon- 
dité de l'insecte tient du prodige ; elle 
dépasse tout ce que nous pouvons con- 
cevoir. En voici un exemple entre 
mille : Le puceron du houblon comp- 
te en moyenne treize générations par 
an. Supposons que la descendance 
d'une femelle, une seule, ne soit ar- 
rêtée d'ucune façon ; à la fin de l'an- 
nPe, cette femelle aura, par elle-mê- 
me et par ses descendantes, donné 
naissance à dix sextillions (10, 
000.000,000,000,000,000,000) de pu- 
cerons. Nous ne pouvons nous faire 
une Idée de ce nombre fabuleux que 
par des comparaisons. Or, supposant 
que ces dix sextillions de pucerons, 
dont chaque puceron ne mesure pas 
même une ligne «n longueur, soit mi» 

2ia 



CAI.ENDRIKE AGRICOLE DE 1915 — Suite. 



bout à bout en une seule rangée, ce 
ruban de pucerons irait se perdre au 
delà des limites que bornent les der- 
nières étoiles visibles dans nos plus 
puissants télescopes. 

C'est donc par mlHlards de milliards 
d'individus que chaque espèce nuisi- 
ble se développe. Serait-il possible de 
faire dans le monde entier le recen- 
sement des mouches, par exemple, ou 
des fourmis, que les nombres que 
nous en obtiendrions ne nous diraient 
plus rien, tant ils dépasseraient la ca- 
paeité de notre entendement. 

Espèces nuisibles. — Les insectes ne 
sont pas itous nuisibles, sans doute ; 
mais iil en est chez les insectes com- 
me chez les hommes, eu ce sens que 
ce sont les méchants qui sont d'ordi- 
naire les plus actifs. Il faut bien au 
moins dix vertus pour contrebalancer 
un vice : il faut assurément cent es- 
pèces utiles pour contrebalancer une 
espèce nuisible. MaJlgré d'innombra- 
bles ennemis dans toute la série ani- 
maJe (mammifères, oiseaux, reptiles, 
insectes, mouches) la vilaine cheniilie 
qui ravage nos arbres, se multiplie 
en certaines années de façon â, dé- 
pouiller toute une région : n'a-t-elle 
pas été jusqu'à empêcher les tPalns 
de rouler sur les voies ferrées ! Je 
ne mentionne là qu'une espèce nui- 
sible. Or les espèces nuisibles sont 
par milliers dans tous les pays. Les 
entomologistes en ont catalogué au 
delà de 12,000 pour la France seule- 
ment. Si nous dressions la liste de 
celles qui se rencontrent dans notre 
province, nous arriverions assurément 
à trois ou quatre mille. 

Espèces nuisibles introduites, — Les 
espèces nuisibles <les autres pays 
constituent une menace perpétuelle 
pour nos cultivateurs. Rien ne se 
propage si facilement qu'une espèce 
nuisible : il y en a qui ont déjà en- 
vahi la terre tout entière. Les im- 
portations de plantes, de grains, de 
fruits servent de moyen de transport, 
quand ce n'est pas par son dévelop- 
pement maturel que l'insecte se .pro- 
page : la bête à patate n'a pris que 
quelques années à couvrir les milliers 



de milles qui séparent notre province 
de son pays d'origine. 

C'est donc avec raison que les 
gouvernements édiotent des lois con- 
tre l'introduction des insectes nuisi- 
bles et soumettent l'entrée des plantes 
et des airbres à certaines formalités 
d'iusipection et de fumigiation. Loin 
de critiquer les gouvernements, les 
cultivateurs devraient leur faciliter 
le travail. 

Le développement des espèces nuisi- 
bles est en rapport avec le développe- 
ment de l'agriculture, — C'est là une 
vérité incontestable. A nous d'en 
prendre notre parti et de nous prépa- 
rer en conséquence. Pour cela il est 
de toute nécessité que notre gouver- 
nement provincial commence à faire, 
sous ce rapport, l'instructiou des clas- 
ses agricoles : il faut que les cultiva- 
teurs soient bien avertis que l'ennemi 
est dans leurs champs, dans leurs 
bois, dans leuris jardins, dans leurs 
étables, partout, que partout il ron- 
ge, il mord, 11 pique, il endommage, 
11 détruit. 

Comment combattre les insectes, — 
Les ennemis sont trop nombreux pour 
que je puisse, en quelques lignes, in- 
diquer des moyens de lutte. Je me 
bornerai donc à donner les conseils 
suivants : 

1° Quand il s'aperçoit d'un dom- 
mage queflconque à ses cultures on à 
ses arbres fruitiers, le cultivateur 
doit en chercher la cause. S'il décou- 
vre que l'auteur du dommage est une 
espèce d'insecte, il doit en recueillir 
quelques individus et les envoyer, 
avec un échantillon de la plante ou 
du fruit endommagé, à l'entomolo- 
giste du Canada. (Il n'a qu'à adres-- 
ser : " L'entomologiste du Domiuon, 
Ottawa, Canada.) 11 aura soin de 
donner très lisiblement son nom et son 
adi'es»e. 11 recevra immédiatement tous 
les renseignements qui pouiTout lui être 
utiles pour détruire les insectes. 

2° Ne Jamais considérer comme 
une dépense inutile l'achat des insec- 
ticides : c'est une mine qui rapporte 
souvent cent pour un. 



* * • 
Deux assistants échangent leurs im- 
pressions sur un ténor amateur qui vient 
de chanter constamment à côté du ton: 
— Dire que vollil un garçon qui prétend 
avoir cent mille francs dans le gosier! 
En pièces fausses, alors! 
« • • 

— Voilà trois ans que le procès du mar- 
quis de Z . . . . dure. On n'en prévoit 
pas la fin. 

C'est le marquis de la procédure. 



Il n'est point de souffrances que la 
sympathie n'allège. 

Toujours les aménités conjugales: 

— ^N'insiste pas, ma clière. Tu ne sau- 
rai pas le cadeau que je veux te faire 
ipour ta fôte. Je veux que tu aies la sur- 
prise. 

— Dis vite, alors, car la grande sur- 
prise pour mol ce sera de te voir tent? 
ta prom»»^»e. 



au 



CAT,Ë*rt)iîtÈft AGRICOLE DE I9l.> — Suite. 




Df'ssin (le Henri Julien, exécuté poiiir la 
Compasjnie Chimique Franco-AmPricttino. 

JUIN 

DAXOER DE LA MÉTÉORISATION : 
CAl;SES^ REMÈDES. 

Définition. — Les fourrases verts 
fortemeiit ailuoux ot sucrés, consom- 
més dans certaines conditions, fer- 
mentent dans la panse des nmiinants 
et y déterminent un dégagement de 
gaz qui. en s'accumulant, peut rendre 
la respiration impossible et tuer l'a- 
nimal par asphyxie. C'est cet acci- 
dent qui porte le nom de météorisa- 
tioH ; il est aussi connu sous les 
noms de gonflement et de ballonne- 
ment. 

Causes. — La météorisation se pro- 
idujit lavec toutes sortes d'aliments. 
C'est que sa production dépend de 
deux ordres de causes distinctes. Les 
aliments, quels qu'ils soient, ne peu- 
vent séjourner dans la panse au delà 
d'un certain temps sans y fermenter. 
Si la rumination ne s'établit pa.s aus- 
sitôt après la fin du repas, Les ma- 
tières susceptibles de fermentation, et 
(particulièrement, les matières su- 
orées, se décomposent en produisant 
des gaz qui distendent le réservoir et 
paralysent (l'action de ses parois. De 
là uine première cause de météorisa- 
tion uniquement due aux dispositions 
de l'animal lui-même, et qui peut se 
produire en tout temps.. C'est cepen- 
dant la moins reconnue. 

La plus fréquente, et aussi la plus 
redoutable est celle qui tient à la 
qualité des aliments. A ce titre les 
fourrages verts, trèfles, luzernes et lé- 
gumineuses vertes en général, sont 
ceux qui présentent ordinairement la 
qualité 1» plus propre fe favoriser la 



météorisation, et cette qualité e.st 
celle qui les rend le plus facilement 
fermentoscibles. 

On croit as.sez généralement que la 
météorisation est due à la présence 
de la rosée sur le trèfle. On s'en est 
à cet égard laissé imposer par les ap- 
parences. Ce n'est certes pas l'humi- 
dité seule qui peut disposer les légu- 
mineuses vertes à fermenter promp- 
tenient dans la panse. Ce qui produit 
cet etïet, c'est l'élévation de leur 
temi'pératu're au delà d'une certain 
point. Jamais ces plantes fraîches ne 
uiCtéorisent 'uu animal bien portant. 
l'îiles sont ^au contraire d'autant plus 
inoffensives, qu'elles ont été plus ra- 
fraîchies par la rosée du matin. Mais 
il en est tout autrement quand elles 
ont subi i)endant un certain temps 
l'action du soleil. Il faut donc se 
garder de les faire con.'-.ommer sur 
pied lorsque le soleiil paraît. Par un 
temps couvert, ou aviant que l'astre 
soit un peu haut, il n'y a consêqueui- 
ineut aucun danger. Ce qui est -sur- 
tmit à redouter, c'est la onsomma- 
tion de ces mêmes fourrages, un peu 
flétris par le soleil quand ils y ont 
été exposés après leur coupe, ou lors- 
qu'iils se sont un peu échauffés en tas ; 
et cela arrive souvent quand on les 
fait consommer à l'étable après avoir 
recueilli la provision de la journée. 
Il est précisément prouvé que, dans 
ce cas, le plus sûr moyen de les ren- 
dre inoffensifs est de les étendre et 
de les arroser avec de l'eau froid.'. 
Celle-ci abaisse leur température et 
arrête aussi la fermentation déjà 
commencée. C'est la meilleure preuve 
que la rosée a été incriminée à tort. 

Précautions à prendre. — Ces quel- 
• ques explications indiquent suffisam- 
ment les précautions à prendre pour 
prévenir la météorisation. Quelle que 
soit la cause qui l'a produite, il est 
toujours urgent d'y remédier sans 
retard, et nous allons maintenant 
faire connaître îles meilleurs moyens 
à mettre en pratique pour cela. La 
préférence à donner à ces moyens 
dépend de l'ititeusité de l'accident et 
par conséquent de l'imminence du 
danger. Ils ont pour objet ou de 
donner issue aux gaz qui distendent 
la panse, ou d'arrêter leur dévelop- 
pement. C'est l'état de la respiration 
qui décide du choix. 

Remèdes. — Si, la maladie étant 
prise au début, i! n'y a pas urgence 
d'évacuer les gaz, c'est par l'intro- 
duction dans lia panse, par les voies 
digestives ordinaires, de substances 
capables d'agir sur la fermentation, 
qu'il faut agir. La plus préconisée 
jusqu'ici a été l'ammoniaque ; c'est 
en même temps la moins efficace et 
la moins commode. 

Le meilleur moyen, comme aussi !• 
212 



CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suite. 



plus rapide et le plus à la portée, 
consiste à administrer à l'animajl ma- 
lade des breuvages d'eau salée. Une 
bonne poignée de sel de cuisine, dis- 
soute dans une pinte d"eau froide, 
suffit pour chaque breuvage. On le 
fait avaler à graudes goi-gées, de ma- 
nière a ce qu'il tombo directement 
d.ms la panse. Si la nuilnilie ne cède 
pas à la première dose, on en admi- 
nistre une seconde, puis une troi- 
sième, et l'on continue lainsi jusfiu':\ 
la disparition du gonflement, à moins 
que celui-ci n'aiUe en augmentant -et 
ne menace ila vie de l'animal, auquel 
cas il y a dieu de recourir à la ponc- 
tiom, dont nous parlerons tout à 
l'heure. 

L'efficacité de ce traitement égale 
sa simplicité. L'action en est secon- 
dée par des aspersions d'eau froide 
sur les flancs 'et le ventre, que l'on 
peut aussi recouvrir d'un drap mouil- 
lé plié en plusieurs doubles. 

Dans le.s cas extrêmes, il faut avoir 
recours à la ponction. Quand tout a 
échoué et qu'il n'y a plus d'autye 
chance de salut pour l'animal, c'eèt 
le seul moyen possible lorsqu'on se 
trouve loin de.s habitations en pré- 
sence d'une météorisation intense et 
faisant de rapides progrès. C'est d'ail- 
leurs une opération très simple : il 
suffit, poiir la pratiquer, d'enfoncer 



avec force un trocart — à défaut de 
cet instrument on "eut se servir d'un 
couteau bien aiguisé — dans le flanc 
gauche, au poinit le plus saillant qui 
correspond au centre du triangle li- 
mité en haut par les lombes, en avant 
par les fausses côtes et en arrière 
par l'os de la hanche. L'instrument 
ayant pénétré dans la panse — si 
l'on n'a pas de troquart — on retire 
la lame que l'on remplace par un 
tube de roseau, de canne ou de su- 
reau, que l'on fixe le mieux possible, 
afin de maintenir l'ouverture béante 
et d'éviter que la place de la panse 
et cetlle de la peau ne soient plus en 
rapport. 

Une fois les gaz évacués et le dan- 
ger immédiat ainsi conjuré, si la ru- 
mination ne s'établit pas toute seule, 
il convient de la provoquer par l'ad- 
ministration des breuvages excitants 
qui ont été précédemment i^ndiqués. 
.\près quoi le repos et la diète fout 
le reste. 

Un animal qui a été métêorisê ne 
doit être remis à son régime habituel 
que progressivement et avec précau- 
tion. 

Inutile d'ajouter que, dans les cas 
extrêmes, il est toujours bon de re- 
courir au vétériinaire, s'il y a possi- 
biili'té. Toutefois, il ne faut pas tarder 
trop à faire la iionction. 




Dessin de Henri Julien, exécuté pour la 
Compaguje Chimique Franco-Américaine. 

JUILLET 

BINAGE ET SARCLAGE. 

Binage. — Biner, c'est remuer la 
terre après son ensemencement, dans 
le but d'entretenir son lameublemnt 
et de la débarrasser eu même temps 
des mauvaises herbes. 



Utilité des binages. — Un . binage 
bien exécuté est partout profitable. 
T^es binages sont également utiles 
dans les terres fortes et dans les ter- 
res légères. L'ameublissement que 
les labours communiquent au sol 
n'est que passager. Peu à peu. la 
terre se raffermit, et, à la longue, 
elle reprend son tassement primitif. 
Di)-ectement soumises A l'action des 
agents extérieurs, les couches de sur- 
face reprennent, parfois même en 
très peu de temps, une consistance 
très grande. Sous l'influence de la 
pQuie, de la chaleur, etc., le sol se 
couvre d'une croûte dure, plus ou 
moins épaisse, imperméaMe à l'air et 
à l'eau, et extrêmement nuisible au 
développement des jeunes plantes ; 
aussi importe-t-il de prévenir sa for- 
mation ou, tout au moins, de la rom- 
pre à propos. Les binages nous en 
fournissent le moyen, mais leur uti- 
lité, sous ce rapport, n'est pas tou- 
jours assez apprécié. 

" Un binage vaut un arrosage," 
disnt certains cultivateurs ; c'est qu'en 
effet, les binages modèrent l'êvaporatlon 
au lieu de l'accélérer, comme 3e croient 
certaines personnes, et ce résultat avan- 
tageux s'explique aisément. 

De plus, les binages, en maintenant 
l'humidité éloigné de la surface, doi- 
vent soiUiciter les racines dont les 
tendances sont bien connues, à des- 
cendre vers les couches qui la titiu- 
213 



CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Sui(c. 



Dent en réserve, et où elles sont as- 
surément, mieux abritées contre la 
température extérieure. L'aix inter- 
posé dans la terre divisée et rendue 
poreuse contribue à modérer l'action de 
la chaleur sur les coueties intérieures. 

D'un autre côté, le sol remué et 
ameubli est accessible aux rosées ; U se 
laisse aussi pénétrer plais facilement par 
le.s pluies, souvent si utiles pendant la 
heJlle saison pour réparer les pertes 
Opi'ouvées par la terre, et qui, sur une 
surface durcie er fermée, s'écouleraient 
sans autre profit pour la végétation en 
entraînant avec elles les éléments fécon- 
dants qu'elles contiennent. 

Sarclage. — Indépendamment d^ la 
consistance nuisible nue le sol peut 
acquérir à la suite des semailles, il 
est exposé à être envahi par les mau- 
vaises herbes, qui. dans certains cas. 
pe multiplient d'une manière désCA- 
pérante. De sarclage a pour but de 
détruire ces mauvaises herbes. Toutes 
les plantes qui occupent simultané- 
ment le terrain se nourrissent à la 
même source : celles que nous vou- 
lons propager, de même que celles qui 
s'emparent spontanément du sol, s'ap- 
provisionnent, par leurs racines, dans 
le milieu oil les engrais ont été dé- 
posés. Ces mauvaises herbes remplis- 
sent le rôle de parasites, et tous les 
sucs nourriciers qu'elles s'approprient 
sont entièrement perdus pour nos ré- 
coltes. 

Il importe de bien rema/rquer que 
plus on laisse prendre de développe- 
ment aux mauvaises herbes avant de 
songer à les détruire, plus le dom- 
mage qu'elles causent est considéra- 
ble. Tj'épuisement qu'elles infligent au 
terrain qui les nourrit atteint son 
maximum, quand on leur laisse le 
temps de mûrir leurs graines. Mais 
ce n'est pas seulement par leurs ra- 
cines que les mauvaises herbes por- 
tent préjudice à nos récoltes, elles 
nuisent aussi par leurs tiges et leurs 
feuilles au libre accroissement des 
plantes. 

Les binages ont un double but. — 
Ijes binages ont donc un double but: 
il'ameublissement des terres et les 
sarclages. Jamais le cultivateur ne 
devra perdre de vue ce double objet. 
S'il ne considère les binages que comme 
un moyen de détruire les mauvaises 
herbes, rarement ils seront d'une 
complète efficacité, car alors Ils se- 
ront exécutés d'une manière défec- 
tueuse, et les faibles avantages qu'il 
on retirera seront peut-être insuffi- 
sants pour compeuser les dépenses 



qu'ils auront occasionnées. Trop sou- 
vent sous le prétexte de détruire, en 
une seule fols, une plus grande quan- 
tité de mauvaises herbes, et de di- 
minuer par là les frais de l'opéra- 
tion on retarde le binage d'une fa- 
çon tout à fait abusive. Ce retard est 
préjudiciable sous tous rapports, car 
non seulement il permet au sol de se 
durcir, mais de plus il laisse aux 
mauvaises herbes ïe temps d'acquérir 
un grand développement. D'un autrf 
côté, les binages effectués tardive- 
ment donnent lieu à des difficultés 
plus grandes, puisque le sol a pu ac- 
quérir une forte consistance et qu? 
les mauvaises herbes ont eu toute la- 
titude pour s'y implanter solidement. 

Conditions pour que les binages soient 
efficaces. — Pour être entièrement 
efficaces, les binages doivent être exé 
cutés de manière à purger le sol de 
toute végétation étrangère, et de ma- 
nière aussi à entretenir l'ameublisse- 
memt du sol. Aussi convient-il parfois 
d'y avoir recours alors que les mau- 
vaises herbes sont encore très rares, 
ou même avant qu'elles aient fait 
leur apparition. Il est toujours ex- 
trêmement important de ne pas ajour- 
nea" les premiers binages ; s! on les 
exécute de bonne heure, la terre bé- 
néficie davantage des agents atmos- 
phériques, et les plantes étrangères, 
encore dans l'enfance et faihlment 
enracinées, sont plus facilement et 
plus sûrment détruites. 

Kombre de binages. — L.e nombre 
des binages est réglé par les circons- 
tances. Il dépend de l'espèce de ré- 
colte, de la nature du sol, des cir- 
constances de température, de la pro- 
pension de la terre à se couvrir de 
mauvaises herbes, etc. L'influence 
exercée par ces diverses circonstance- 
est facile à comprendre, et dès que 
l'on connaît exactement l'objet de 
l'opération, on ne saurait éprouver le 
moindre embarras pour décider le mo- 
ment où il convient soit de l'appli- 
quer pour la première fois, soit de le 
renouveler. 

D'ailleurs les divers binages que 
l'on donne successivement à une terre 
ne doivent pas tous avoir la même 
profondeur ; les premiers doivent être 
de surface, vu le faible développe- 
ment des plantes ; ceux qui succèdent 
pénètrent davantage: les derniers at- 
teignent une profondeur de trois ou 
quatre pouces, et même davantage. 
Mais il est bien entendu que ces forts 
binages ne peuvent pas s'appliquer 
indistinctement â. toutes les cultures. 
214 



CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suite. 




Dpssin (le Henri Julien, exëciité pour la 
Compagnie Chimique Franco-Américaine. 

AOUT 

MAUVAISES HERBES ; COMMENT LES 
EE CONNAITRE.; REMÈDE A EM- 
PLOYER. 

Gu'est-ce qu'une mauvaise herbe ? — 
Toute plante iruportUDie et qui est on 
même temps inutile ou comparative- 
ment inutile, est une mauvaise herb<;. 
Presque toutes nos mauvaises herbes 
les plus agressives ont été introduites 
au Canada du dehors; cependant, 
beaucoup de nos plantes sauvages in- 
digènes se sont, dans des circonstan- 
ces spéciales, multipliées et répandues 
de fagon à devenir nulsibQes. 

La multiplication des mauvaises 
herbes a généralement été due au fait 
que les cultivateurs les ont négligées, 
soit par indifférence, soit parce qu'ils 
n'en soupçonnaient pas la nature per- 
nicieuse et la capacité d'envahisse- 
ment. Trop de nos cultivateurs con- 
naissent très peu les mauvaises her- 
bes, et dans bien des cas, ne savent 
pas distinguer au premier coup d'œil 
celles qui sont dangereuses. Ce qui a 
donné lieu au dicton : " Semer un an, 
sarcler sept ans." Il es^t plus d'une 
mauvaise herbe si nuisible que, si les 
cultivateurs se rendaient compte de leur 
vrai caractère et les rconnaissaient H 
première vue, ils renverraient tout 
autre travail jusqu'à ce qu'ils les 
eu.ssent extirpées. 

Comment sont disséminées les mau- 
vaises herl)e3. — 1° Par les agents 
naturels. Le vent les porte à de gran- 
des ^distances, non seulement en été, 
mais aussi en hiver avec la poussière 
et sur la surface de la neige. Les 
COUTS d'eau les distribuent sur tous 



leurs parcours. Les oiseaux qui trans- 
portent leurs graines dont Ils font 
leur nourriture ; les animaux herbi- 
vores, dont les graines traversent le 
canal alimentaire sans être digérées, 
ou bien qui transportent les graines 
qui adhèrent à leurs corps. 2° Par 
l'homme. Les graines des mauvaises 
herbes sont trop souvent introduites 
mêlées à des graines agricoles, ainsi 
que dans le foin employé pour emibal- 
lage ou pour fourrage. Elles sont 
aussi très souvent transportées par 
des voitures ou des instruments agri- 
coles, herses, semoirs, machines â, 
battre, etc. Une des sources les plus 
fertiles de mauvaises herbes sur une 
ferme précédemment propre est le fu- 
mier apporté d'ailleurs. En dépit de 
tous les efforts, les mauvaises herbes 
s'introduisent constamment et de par- 
tout sur les terres des cultivateurs 
les plus soigneux : il est donc sage 
qu'ils apprennent û. connaître les dif- 
férentes espèces qui peuvent leur 
causer des pertes. 

Classification des mauvaises herbes. — 
On peut classer les mauvaises her- 
bes en 1° Herbes annuelles; ce sont 
celles qui complètent toute leur exis- 
tence en une année. En général, elles 
ont de petites racines fibreuses et 
- produisent une grande quantité de 
graines. 2° Herbes bisannuelles ; ce 
sont celles auxquelles il faut deux an- 
nées pour compléter leur croissance : 
pendant la première année, elles re- 
cueinont et emmagasinent un appro- 
visionnement de matière nutritive, 
qu'elles emploient la saison suivante 
pour produire des fleurs et des grai- 
nes. 3° Herbes vwaees ; ce sont celles 
qui continuent â croître pendant plu- 
sieurs années. Ces mauvaises herbes 
se propageint de plusieurs manières, 
mais toutes aussi produisent des grai- 
nes. Les unes s'enracinent profondé- 
ment, les autres ont le système radi- 
culalre -près de la surface du sol. Les 
plus difficiles à extirper sont celles 
qui poussent de longues tiges souter- 
raines au-dessous de la surface du 
sol. 

Moyens de lutte. — Dans le choix 
d'une méthode d'extermination. Il 
faut avant tout prendre en considéra- 
tion la nature de la plante H exterminer. 

Herbes annuelles. — Toute méthode 
ipar laquelle on bat la germination de 
la graine dans le sol et détruit en- 
suite les jeunes plantes avant qu'elles 
produisent de nouvelles graines, ne 
manquera pas, avec le temps, de net- 
toyer le terrain, quelque infesté qu'il 
soit. Les semences de certaines her- 
bes annuells ont une grande vitalité 
et continuent â. lever pendant plu- 
sieurs années à mesure que les la- 
bours amènent de nouvelles graines à 
215 



CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suite. 



la surface. On a vu des graines de sé- 
nevé germer après avoir été enfouies 
profondément dans le sol pendant 
viivgt ans. 

Herbes bisannuelles. — Ces herbes 
doivent être déracinées à la charrue 
ou fauchées avant qu'elles ne fleuris- 
sent. Des fauchages à courts inter- 
valles la font périr, mais un seul 
fauchage n'a d'autre effet que de leur 
faire pousser des tiges latérales qui, 
si on ne les fauche, produisent de 
plus nombreuses graines. Lorsqu'on 
ne peut employer la charrue, il faut 
couper les plantes de cette classe au- 
dessous du coilet de la racine. Pour 
cela, l'instrument ile plus commode 
est une bêchette ou gros ciseau fixé 
à l'extrémité d'un long manche, ce 
qui fait qu'il n'y a pas besoin de se 
baisser. 

Herbes vivaces. — Ces herbes sont 
de beaucoup les plus persistantes, leur 
destruction exige un traitement fon- 
cier, et, dans certains cas, la culture 
de (plantes spéciales. Un traitement 
imparfait, tel qu'un simple labour, 
fait fréquemment plus de mal que de 
bien, en ce sens que les tiges souter- 
raines sont divisées en tronçons qui 
se remettent à pousser iplus vigou- 
reusement. 

Il n'est aucune mauvaise herbe 
qu'on ne puisse extirper avec de la 
persévérance, si seulement on com- 
prend son mode de développement. 
Voici quelques règles générales que 



tous les cutltivateurs devraient se rap- 
peler : 

1° Les mauvaises herbes font beau- 
coup de mal en enlevant au sol les 
principes nutritifs destinés aux plan- 
tes cultivées, et aussi une partie de 
son humidité ; 

2° Elles prennent la place des 
plantes utiles, parce qu'elles sont plus 
rustiques et en général plus fertiles ; 

3° Elles causent de grandes pertes 
aux cultivateurs, aussi bien perte de 
temps et de travail, que dans le ren- 
dement des moissons ; 

4° Il ne faut jamais enfouir par le 
labour les mauvaises herbes qui por- 
tent des graines, mais les brûler avec 
soin ; 

5° Pour réussir à combattre les 
mauvaises herbes, 11 faut avec persé- 
vérance (a) ne jamais leur laisser 
produire de graines; (6) houer fré- 
quemment, surtout au commencement 
de la saison, de manière à détruire 
les plantes levées, quand elles sont 
encore jeunes ; (c) s'il s'agit des 
mauvaises herbes vivaces à racines 
peu profondes, il faut ou bien défon- 
cer profondément le sol, ou bien Ja- 
bourer si légèrement que les racines 
se trouvent exposées au soleil et se 
dessèchent. Le seul moyen de dé- 
truire les mauvaises herbes vivaces k 
racines profondes est de les empêcher 
de former des feuilles et, par là, de 
faire dans leurs racines un approvi- 
sionnement de nourriture qui les met- 
trait à même de pousser encore. Pour 
cela il faut houpr et boucr constamment. 




Dessin de Henri Julien, exécuté pour la 
Compagnie Chimique Frauco-Américaine. 

SEPTEMBRE 

LE DRAINAGE. 

But. — Le premier but du drainage 
est •rassa.inissement du terrain. 



.\vant de procéder au drainage 
d'un terrain, il importe de savoir si 
l'humidité que l'on veut combattre 
est due à des eaux de source ou à 
des eaux de pluie accumulées sur des 
terres qui ne les laissent pas passer. 
Les moyens à employer dans un cas 
ne sont pas les mêmes que dans l'au- 
tre cas. Quand l'humidité persiste 
toute l'année, il y a Jieu de l'attri- 
buer à la stagnation d'eaux souter- 
raines plutôt qu'à des eaux de sour- 
ces qui tarissent généralement durant 
les fortes sécheresses. Dans la plu- 
part des cas, le drainage s'exerce sur 
des eaux stagnantes. 

TTitlitê du drainage. — Les laboura- 
ges profonds, farts surtout avec la 
charrue fouilleuse, secondent très bien 
le drainage. Le rî-snltat s'explique : le 
labourage rend la terre plus poreuse. 

Au fur et à mesure que l'eau dor- 
mante s'en va du sol, une cause de 
pourriture disparaît; les racines de 
nos plantes cultivées commencent à y 
trouver leurs aises et a s'y étendre ; 
une cause de refroidissement dispa- 
raît aussi, et la sève réchauffée cir- 
cule mieux dans les tissus végétaux. 
Bouchez le trou qui se trouve au fond 
216 



CALEXDIÎIER AGRICOLE DE 1915 — Suite. 



de vos pot-s à fleurs, et arrosez sou- 
vent : qu'arrivera-t-il '! L.es plantes 
souffriront à cause de l'excès d'eau 
et. du manque d'air dans le voisinage 
il«s racines ; mais déboucliez 1<; trou, 
ot les plaintes prospéreront. Les cho- 
ses &e passent de la même façon, 
avec le drainage des terres. L'eau qui 
part cède sa place à de l'eau de pluie 
nouvelle qui s'en va à son tour ; les 
racines des plautes se sniitnnt plus X 
l'aise ; eJles s'allongent, s'étendent 
dans )les divers sens, prennent l'hu- 
midité qui -leur est nécessaire pour 
vivre et réparer 'les pertes occasion- 
nées par l'évaporation, de sorte qu'el- 
les drainent de leur côté, comme ies 
tuyaux -drainent du leur, mais en sens 
inverse. Il est à remarquer, en outre, 
que la terre, d'abord gonflée par l'hu- 
midité, se contracte, se resserre en la 
perdant, qu'il s'y forme des crevas- 
ses, et -par conséquent les eaux d'es 
pluies, il'air et la chaleur y trouvent 
un libre accès. 

Il est bon d'ajouter que, du moment 
que l'eau passe plus vite dans les ter- 
res drainées que dans les terres non 
drainées, et que du moment aussi où 
la végétation y devient plus active, il 
doit y avoir une consommation plus 
considârablie d'engrais par les récoltes 
et une -perte considérable de oes me- 
nues engrais par les fruits. C'est en 
effet ce qui arrive. Le drainage ap- 
pelle le fumier, mais en retour il le 
paie bien. 

Quelques conseils pratiques. — Il est 
inutile d'insister davantage sur la né- 
cessité d'un bon drainage, bien qu-e, 
me semble-t-il, le drainage soit une 
question trop négligée, en certains en- 
droits, par trop de cultivateurs. Il 
n'est ipas possible, non plus, de déve- 
lopper en ces quelques lignes une mé- 
thode complète de drainage : je me 
contenterai donc de ces quelques con- 
seils qui auront, je l'espère, une cer- 
taine valeur auprès des lecteurs qu'ils 
pourront intéresser. 

1° Tous les drains de dessèchement 
sont et doivent être dirigés suivant 
les lignes de la plus grande pente de 
la surface du soil, ou s'en écarter le 
moins possible. On entend par ligne 
de la plus grande pente celle que sui- 
vent les eaux en coulant sur la sur- 
face du sol quand aucun obsitacle me 
les détourne. Il ne faut s'écarter de 
cette règle générale que pour des rai- 
sons -puissantes, et seulement dans les 
terrains plats ou dans ceux dont la 
surface n'a que de faibles irrégula- 
rités. Parmi les raisons puissantes 
qui permettent une infraction à la 
règle, il convient de citer le voisinage 
de c'namps humides plus é'ievês que le 



sol à drainer, le voisinage d'un couirs 
d'eau dont on peut redouter les infil- 
trations, et enfin le voisinage de plnri- 
tes ou d'arbres à racines très rtévr- 
loppôes qui pourraient s'engager dans 
les conduits. 

2° Quand il n'y a pas de foss6s o\i- 
vorts où puissent se rendre l'es eaux 
des tuyaux do -dessèchement, on les 
remplace par des drains collecteurs 
qui font l'office de ces fosse's et amè- 
n-ent les eaux sur un point de déchar- 
ge convenable. 

3° La profondeur à. laqueiH-e il con- 
vient de placer les tuyaux varie entre 
IVz pied et 4 pieds. Souvcmt même, 
TOI la ponte an delil. Elle est subor- 
donnée à la nature du sol et il sa tex- 
ture. Moins les conduits sont pro- 
fonds, plus ils doivent être multipliés. 

4° Le drainage profond est supé- 
rieur au drainase superficiel, sons le 
double rappo-rt de l'efficacité et de 
l'économie. Avec le drainage pro- 
fond, l'eau circule imieux, les racines 
se dévelo'ppen-t aussi mieux ; on ne 
court aucun risque à pratiquer les la- 
bourages de défoncement ; enfin les 
gelées isont moins à redouter. 

5° Il est toujours nécessaire, afin 
de ne pas opérer en aveugle, de son- 
der le terrain sur divers points et à 
une profondeur d'environ six pieds, 
en saison humide, et quelques rriois 
avant de drainer. 

6° Plus les -drains sont profonds, 
moins il est nécessaire de les rappro- 
cher les uns des autres ; mais en re- 
tour, plus le terrain offre de pente, 
plus il doit y avoir de drain de des- 
séchem-ent. Il est difficile de donner 
des chiffres, pour l'espacement, qui 
peut être de 45 à 65 pieds dans le 
sable à gros grains et de 25 à 30 
pieds dans les terres argileuses. 



Les fossés, plus ou moins profonds, 
ne consitituent guère encore que le 
seul système de drainage en usage 
dans notre province. Cela se conçoit : 
nos cultivateurs ont de l'espace à 
perdre et peuvent faire uin choix. 
Mais nous prévoyons que le temps est 
proche, avec l'accroissement de la po- 
pulation, où les maîtres du -sol. sur- 
tout aux environs des grandes villes, 
seront forcés par la nécessité d'envi- 
sager plus sérieusement cette question 
de l'assainissement par le drainage 
des terres. 

Déjà plusieurs auraient à y gagner. 
Avec un bon système de drainage, ils 
pourraient doubler leurs profits. 
Pourquoi n'essayeraient-ils pas '! 
217 



OALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suite. 




Dessin de Henri Julien, exécuté pour la 
Compagnie Chimique Franco-Américaine. 

OCTOBRE 

ENGRAISSEMENT DES POECS. 

Il n'e-st pas facile de poser de rè- 
gles rigoureuses sur un sujet aussi 
débattu. Tous les -cultivateurs, qui 
comprennent bien — et tous devraient 
les comprendre — les avantages à 
divers points de vue de l'élevage du 
porc, se sont déjà fait leur propre ex- 
périence. Aussi n'eatendons-nous ne 
donner ici qu'une simple série de 
conseils basés sur les nombreux es- 
sais d'expérimentation de ceux qui se 
sont occupés sur une très vaste éclielle 
de l'élevage du porc. 

L'engraissement du porc repose sur 
ces deux choses bien distinctes : 1° le 
lapement, 2° V alimentation. 

Logement — Contrairement à un 
préjugé malheureusement trop répan- 
du qui fait qu'on néglige trop souvent 
et presque totalement la porcherie, en 
en faisant un lieu infecte où les ani- 
maux ne tardent guère à contracter 
certaines maladiçs, le cultivateur soi- 
gneux et soucieux de ses intérêts ver- 
ra à fournir à ses porcs un logement 
propre, sec, chaud en hiver, abrité du 
vent et des courants d'air. Il est inu- 
tile d'insister sut chacune de ces con- 
ditions dans le logement ; le défaut 
d'espace ne nous permet pas de don- 
ner un modèle de iwrcherie, ce que 
nous ferons dans notre prochain al- 
ma/nach. 

Alimentation. — L'époque la plus 
favorable pour engraisser les porcs 
est le printemps et l'hiver, parce 
qu'alors on peut leur procurer le plus 
(le tranquillité, parce qu'on est, dans 
les fermes, en possession des résidus et 



mieux, et parce qu'on arrtve à les livrer 
il la boucherie dnns une saison où !a 
viande se prépare et se conserve le 
mieux. 

Des expériences et des recherches 
nombreuses ont été faites pour savoir 
les quantités nutritives des divers ali- 
ments au moyen desquels on nourrit 
habituellement les porcs pour les eu- 
giraisser et l'on est iparvenu à établir 
approximativement le tableau suivant : 



Substances 
nutritives. 



Cent parties de 

Pommes d.e terre (pa- 
tates) contiennent 

Carottes, 

Orge, 

Sarrasin, 

Maïs Cblé-d'Inde), 

Graine de Ita, 
Pois, 

Fèves, 

Tourteaux de lin, 
Son de froment, 
Son de seigle. 



16 à 25 parties 
10 à 15 



70 à 75 



65 a 70 
55 à 65 
60 à 70 



Il est toujours nécessaire et avan- 
tageux de cuire les pommes de terre 
(patates) pour les donner aux, cochons. 

Les betteraves fourragères consti- 
tuent une partie très importante O.v- 
l'alimentation et on les a trouvées 
d'une très grande valeur dans l'en- 
Kraissenient des porcs. 

Le lait écrémé peut constituer avec 
avantage et économie la plus grande 
partie de l'alimentation des jeunes 
porcs qui croissent ; pour l'engraisse- 
ment des porcs pesiint eu moyenne 
plus de cent lii-res chticnn, il est éccino- 
inique de leur donner une ration de lait 
écrémé de 5 livres au plus par jour, par 
animal. C'est quand il forme une par- 
tie comparativement faible de la quan- 
tité totale des aliments que le lait écré- 
mé est Ve plus avantageux, eu égard ;"! 
la quantité qu'on en donne. On peut, 
généralemen/t pai'laut, placer la valeur 
du lait écrémé au 1-6 ou au 1-5 de eella 
des grains mêlés. L'addition du lait écré- 
mé augmente très sensiblement la valeur 
du maïs (blé-d'Inde). 

En distribuant aux porcs les résidus 
des ménages, 11 faut bien se garder d'y 
mêler la saumure provenant de la salai- 
son des viandes. Cette substance agit le 
plus souvent, surtout chez les jeunes 
porcs, comme un violent poison. 

Quantité de nourriture à donner. — 
Un cochon peut manger par 100 livres 
de son poids brut, 10 livres de pommes 
de terre cuites, par jour. Mais quand 
on veut les faire servir à l'engraUsp- 
ment, Il est toujours nécess.aire et profi- 
table d'y ajouteiT des grains concassés. 
Il en est de môme des autres racines 
fourr.agères. Quand on fait cuire les ca- 
rottes, 11 ne faut pas jeter l'eau de coc- 



dea aliment» qui leur convieiment le ' tlon, %vX contient beaucoup de sucre. Les 

218 



CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suitc. 



graines doivent être moiilties, concassées 
ou cultes. Ces deux légumineuses, pai- 
tlcuUërement les pois et les fèves, sont 
les plus nutritives et celles qui formeut 
le meilleur lard. Il ne faut par perdie 
de vue, cependant que plus uu porc est 
engraissé vite, moins son lard est dense 
et moins il se conserve bien. 

Les aliments doivent être donnés en 
quatre repas par jour, surtout quand 
c'est vers la lin de l'engraissement. Il 
reste de cette manière assez de temps 
entre les repas pour que les cochons di- 
gèrent bien ce qu'ils ont mangé. Cax le 
porc mâche très peu les ailiments qu'il 
prend ; U les avale avec gloutonnerie, de 
manière que l'insalivation n'est pas 
forte. C'eî;t ce qui fait qu'après avoir 
pris son repas, 11 se couche pour sa di- 
gestion. 11 faut alors leur laisser le re- 
pos le plus complet ; rien ne doit les in- 
quiéter. La porcherie doit donc être 
isolée le plus possible. 

L'intestin du porc est, toute proportion 
gai'dée, beaucoup plus court et eu même 
temps, moins parfait, ou, pour mieux 
dire, moins compliqué que celui des che- 
vaux et des ruminants. C'est là encore 
une cause qui fait que les aliments pour 
cet animal doivent être macérés, plus dé- 
layés, et, malgré cela, les substances nu- 
tritives n'en sont extraites que très in- 
complètement. C'est là toujours aussi, 
un motif qui fait que le porc est essen- 



tiellement l'animal du petit ménage, ort. 
avec une grande exactitude, sans défaut, 
la ménagèsre lui donne ses aliments bien 
préparés, bien macérés, avec une régu- 
larité admirable. 

Quand le porc laisse quelque chose 
dans l'auge, il faut l'ôter ; cela démon- 
tre qu'on lui donne des aliments eu trop 
grande quantité ou pas assez concentrés. 

L'engraissement du porc dure en moy- 
enne trois mois. Ce temps peut cepen- 
dant varier d'après une foule de circons- 
tances. Quand le cochon ne prend plus 
autant de nourriture, c'est qu'il approche 
de sa fin. Il faut aloi-s lui diminuer la 
quantité, mais, en revanche, il faut en 
améliorer la qualité. Plus l'engraisse- 
ment approche de sa fin, moins l'animal 
gagne journellement en poids. 

On peut admettre qu'un porc de bonne 
race et bien engraissé, tué après un 
jeûne d'un jour, donne : 

de son poids 
virant. 
Du sang, 3,2 .p. 100 

Estomac et Intestins vides, 2,2 
Foie, langue, poumons et 

cœur, 3,2 

Saindoux d'intestins et de 

rognons, 9,0 

Contenu des intestins, de 

l'estomac et de la vessie, 1,8 
Restant du corps, 76,6 

Perte, 4,0 " 




Dessin de Henri Julien, exécuté pour la 
Compagnie Chimique Franco-Américaine. 

NOVEMBRE 

ENTRETIEN DE LA FERME. 

L/e cultivateur soigneux veillera t 
l'entretien de sa ferme, comme la mé- 
nagère soigneuse veille à l'entretien 
de sa maison. Lies raisons sont les 
mêmes, d'ailleurs, car les conséqnen 



ces de la négligence de l'un ou de 
l'autre sont les mêmes. Montrez-moi 
une ferme propre, soignée, bien dé- 
barrassée de tous déchets, dont les 
clôtures sont Intactes, dont les bâti- 
ments sont toujours repeints ou blan- 
chis à neuf, et je prophétiserai sans 
crainte que le propriétaire de cette 
ferme est un homme heureux qui gra- 
vit les sentiea:^ du sm/cès et de l'ai- 
sance. Au contraire, si je vois une 
ferme où tout traîne, où les clôtures 
sont en délabres, oii les bâtiments me- 
nacent de s'écrouler, je dis Immédia- 
tement ; voici un pauvre malheureux 
qui ne tardera pas a aller, loin de sa 
terre, s'empoisonner dans l'atmos- 
phère enfumée de l'atelier. 

La propreté de la ferme est l'indice 
d'un cultivateur qui aime le travail. — 
Or, le cultivateur qui aime le travail 
a l'assurance du succès. Le sol est un 
maître généreux qui sait reconnaître 
les bons soins qu'on lui prodigue ; il 
rend au centuple ce qu'on lui donne. 
Ce ne sont pas toujours ceux qui ont 
les plus vastes terres qui arrivent le 
plus vite à la fortune : ce sont ceux-là 
qui mettent en pratique le conseil du 
bon fabuliste : " Travaillez, prenez de 
la peine." Un petit enclos bien tra- 
vaillé, cultivé avec méthode et selon les 
données de la science agricole, vaut cer- 
tainement mieux, du moins rapporte pro- 
portionnellement beaucoup plus qu'un 
jfrand champ que l'on négilige. Ceux 

219 



CM>EXDraËR AGRICOLE DE 1015 — SuitC. 



qitl ont vu a l'œuvre les cultivateurs de 
Kran'ce et de Belgique n'hC^sit^ut pas 
a affi]-mer qu'une seule de nos terres 
|MiiiiTait enrichir au lu'iius dis f;ni)ill'-s 
do, c&s cultivateurs. P.>uri|»fii ? rMr>-i' 
qu'ils ont il'art de savnir t'Hit ulilisiM- : 
pas un pouce de terrain perdu iiiuiile 
ment. 

La propreté de . la ferme met à l'a- 
bri de bien des dançers. — Je n'-xa- 
fîèro pns. Les plus sérieux cnueiuis 
des cultivateurs sont san.s confrwiit 
les insectes nuisibles. Ces insectes 
Muisibli-s se iiropagoiii avec une pro- 
lixité effrayante- Une seule femiello 
donne deux o\i troi.s cents œufs, en 
uioyenne ; il y en a qui en donnent 
plus fie m'Uile. .Les insei'les passeni 
l'hiver, seilon les espèces, à l'état 
d'oeufs, de larves ou d'adultes. Les 
œufs sont géuéralement fixés aux 
plantes qui servent de nourriture il 
l'insecte; les larves ou les adultes se 
cachent pour hiveruei' sous le.s dé- 
chets, les débris, les feuilles mortes, 
les fanes, ies tises desséchées, etc. De 
fait de ramasser tous ces débris, de 
couper toutes les branches inutLles des 
arbres, des arbustes et des arbris- 
seaux, de les réunir en un tas et de 
les brûler, préviendra l'éclosion de 
milliers et de milliers d'insectes, qui 
se seraient jetés sur les cultures le 
printemps venu. Economie de temps, 
économie d'argent aussi. 

Destruction des chenilles. — Puis- 
que j'eu suis sm' ce sujet je parlerai 
de la destruction de ces chenilles qui 
s'attaquent à tous les arbres et qui 
causent tant de dégâts en certaines 
années. Le meilleur moyen de les 
détruire est de s'attaquer aux œufs. 
Ces œufs sont déposés par l<a femelle 
autour des petites branches sous for- 
me d'anneau. .Te laisse ici la parole à 
M. Geaimain Beaulieu : " Chaque an- 
neau, éci'it-il, contient de 150 à 400 
œufs. Un cultivateur soigneux qui, 
après la chute des feuilles ou aux 
premiers jours du printemps, avant 
que le soleil ait fait éclater les bour- 
geons, irait visiter ses arbres et faire 
la récolte des anneaux, pourrait, de 
la sorte, détruire dans leur germe des 
millions de chenilles. Songer que dix 
anneaux seulement i;eprésentent une 
moyenne de '_'50(l chenilles de moins. 



La destruction des œufs il une fpoipic 
de l'année où le cultivateur a beaucoup 
lie lois-irs, constitua une é<'''nom1''. de 
temps, de travail et d'argent. Eu s'en 
donnant la peine, chaque cullivatpur 
pput pont facilement trouver et détruire, 
ilans son jardin et sur sa terre, en se 
faisant ai<ler de sf>s enfants, qui s'en 
feront un jeu, nue moyenne de 2,000 an- 
neaux d'œufj*. Ivans une seule paroisse 
de cf'ut cultivateurs, ce serait donc 200,- 
000 anneaux de détruits, représentant 
ime moyenne do cinqt-antk miluion.s 
de cbeuilles. Si u<>us comptons dans la 
province une m'-yeunc de viust-clmi com- 
tés ruraux d'un^ nioycnn"^ île vluiitcimi 
paroisses chacun, dont tous Tes cultiva- 
ti'iirs feraient de la sorte, le nombre de 
cbcnilles détruites dans l'œuf dépasserait 
](! oliiffre coilossal de 2],'J50,000.000. 
Notre imagination ne peut saisir ce 
nirtiibre que par un mi\vcu de Compa- 
raison. Eh bien, donnant à chaque 
chenille nue lousucur moyenne de 214 
pouces mises bout à b'>ut toutes ces 
chenilles feraient un ruban d'une 
longueur de 70,312.500,000 de pouces, 
qui, réduits en milles, eu fait 1,109,- 
730. ■ Ce ruban de chenilles serait 
assez long pour relier près de quatre 
fois la terre à la lune, on bien pour 
faire quarante-quatre fois le tour de 
la terre. . ." 

L'entretien de la ferme aide à la 
conservation des choses, — Les ruines 
ne 1 ardent pas ù i>assor où réside la 
négligence. Une couche de peinture, 
un bon badigeonnage à la chaux, em- 
pêchent les effets de l'humidité et de* 
intempéries, pi-éservent le bois des bâti- 
ments ou des clôtures. Ce qui peut pa- 
raître une dépense, n'est en réalité 
qu'une économie. 

L'entretien des animaux est le garant 
de leur santé. — Les animaux sont 
une source de la richesse du cul- 
tivateur. Le cultivateur doit sa pro- 
tection et ses soins à. ses amis qui 
l'aident dans ses travaux, qui contri- 
buent à son bien-être ou qu'il sacrifie 
à son alimentation. Il sera donc fidèle 
il faire réguHièrement le "train," % 
leur donner leurs rations, â changer 
leurs ilitières, etc. Il veElera aussi à 
leur donner un logement sain, chaud et 
bien éclairé, car du logement dépend 
leur santé et leur force. 



Conversation de <-afé. 

— Le mot "huissier" vient d'un vieux 
mot, n'est-ce pas, "huis"' qui veut dire 
porte, dans l'ancien français? 

— Certainement. 

— Eh bien, je suis pour que chacun 
soit à sa place. Les huissiers, on devrait 
les mettre à la porte, tout simplement. 



lycs enfants terri 

— Bob, quel fii,'!' 
sœur'? 

— Je ne sais pas. 

— Est- il jeune? 

— Je crois bien . . . 
de cheveux. 



220 



il n'a pas encore 



cale:sdrier agricole de 1915 — Suite. 






jM«C- 







Dessin de Heiu-i Julien, exécuté pour la 
Compagnie Chimique FranooAméricaiue. 

DECEMBRE 

ENTRETIEN DES CAVKS ET FRUITIERS. 

Ce n'est pas tout d'avoir une bonna 
récolte de fruits ou de légumes ; l'im- 
portant aussi, c'est de savoir bien les 
conserver. Les quelques conseils que 
voici pourront être util<^s au cultiva- 
teur. Au moment de la récolte ie 
prix de vente est reilativcnient bas : si 
le cultivateur sait utiliser ces con- 
seils, il s'assurera des profits plus 
considérables en attendant, pour écou- 
ler îies produits, que les prix de vente 
soient haussés. 

Emploi des caves. — ■ Du moment 
qu'une cave est suftisamnient haute pour 
y pénétrer lil)renient, elle peut être uti- 
lisée pour la conservation des fruits et 
des légumes. Si la cave n'est pas suffi- 
samment haute, il est totijours facile, 
dans la généralité de* cas. de la creuser 
davantage. 

Conditions requises., — Trois choses 
sont à considérer dans une cave : la 
température, l'aération, l'humidité.. . 

1° Température. — Elle doit être 
aussi basse que possible sans toutefois 
(leseendre i la cc>ngélati<vn (32° Fahr. ). 
L'essentiel, c'est qu'elle soit régulière et 
constante. 

2° Aération. — Il faut savoir re- 
nouveler l'air de façon à ce qu'il n'y 
ait jamais une senteur que l'on appelle 
" le renfermé." Pour c»la, H est né- 
cessaLi-e d'avoir un Uon système de fe- 
nêtres, ou soupiraux. 

3° Humidité. — - L'important sur- 



dos fruits ; pas assez d'hunfldlé occa- 
sionnera an contraire leur dessêchemen». 
puis le plissement de la peau. Il n est 
pas toujonrs facile de s'assurer du degri^ 
d'humidité ; aussi est-î! indispensable d.- 
se procurer un instrument .1 cet eft>t : 
cet instrument, peu coflteu.v. porte Ir 
nom d'hvgromètre. On peut s'en procurer 
cheT; les marchands opticiens. En le te- 
nant entre .")0 et r.5 degrés d'humidité, 
on si-ra certain que la cave e.st dans de 
bonnes conditions sous ce rapport. 

Il peut arriver que rhygronielrç 
indique plus de 55'^. Dans ce ca.s, }1 
faut absorber le surplus d'humidito. 
On V parvient facilement en plaçant 
à. différents endroits dans la cave, des 
vaisseaux contenant de la chaux vive, 
substance qui a la propriété d'absor- 
ber une grande quantité d'humidite. 

Si l'aiguille de l'hygromètre n at- 
teignait pas le degré voulu, il n'y au- 
ra qu'il faire un léger arrosage du soi 
,,u à placer de l'eau dans des vases. 

Comment préparer sa cave, — Les 
changements de température, dans 
notre climat et il certaines époques de 
l'aunée, sont très brusques et très 
considéraMes. Un temps très humide 
succède presque in.stantanéraent à un 
temps excessivement sec. Il est donc 
de toute nécessité d'iso.ler autant que 
possible la cave de l'extérieur afin de 
la mettre ;\ l'abri de ces brusques chan- 
gements. 

Si la cave est bâtie sur des murs 
de salage qui ne sont autre chose que 
les fondations de l'habitation, on se 
contentera de blanchir ces murs à 
l'aide de la composition suivante : 

Eau 25 gallons. 

Chaux vive 2o livres. 

Sulfate de cuivre.. .. 5 livres. 

On fait ensuite un bon nivellement 
du sol et l'on y place un plancher de 
bois a, olaire-voie (c'est-à-dire dont 
les pièces sont séparées les unes des 
autres par des espaces vides) qui ne 
reposera p-as directement sur la terre, 
mais sur des madriers de trois pouces 
d'épaisseur. Le plafond devra être 
'recouvert de planches qui, à leur 
tour, seront recouvertes de papier gou- 
dronné et ensuite de planches embou- 
vetées. Ce plafond isolant est abso- 
lument Indispensalïle. 

Ce genre de cave peut conserver 
[larfaitement les pommes en barils 
d'octobre à février et mars. 

L'aménagement d'une cave à légu- 
mes est le même, sauf qu'il n'est pas 
néceesaire de mettre un plancher. Les 
légumes .seront mis en tas dans d^ 
satde sec pour former des petits silos. 

A défaut de cave à l'abri de l'hu- 
mldlté, oii peut employer pour la con- 
•r-vation des fi'ulta, une chaiabrt 



tout est de savoir régler le degrô | quelcon^ort munie de vv-lets pleins û^ 
d'humidité. Trop dUnnildltc- occaaîon- ! portes et de fenêtres fermant biêu. 

a6Vd.ït Is. fljolsissjjra unis I2 pourriture ' i>«s .^iaSiiatts.- sa itrJ-^ saront -'lano^éôi 

221 



CAI^NDRIE» AQRICOLÏ D35 1915 — Suite. 



tout autour de la pièce, & uae petite 
distance les unes au-dessus des autres, 
pour recevoir les fruits. Les tablettes 
doivent être disposées de telle sorte, 
Tie la visite presque quotidienne des 
fruits soit facile ; elles sont nmnii^s 
d'un petit rebord saillant d'environ un 
pouce de hauteur pour empêcher de tom- 
ber les fruits qui viendraient à rouler. 

Cela fait, on dispose les fruits sur 
les tablettes, les uns â côté des au- 
tres, de façon qu'ils ne se touchent 
pas. Si les fruits sont beaux, parfai- 
tement sains et qu'on désire obtenir 
une longue conservation, on enveloppe 
chacun d'eux dans du papier de soie. 

L'humidité et la température de la 
pièce doivent être réglées comme dans 
une cave. 

Soins à donner aux fruitg destinés à 



la conservation. — Les fruits destinés 
A être conservés en cave doivent être 
récoltés avec précaution. 

On éliminera donc tous les fruits 
déjà blessés soit par une chute, soit 
par le travail des insectes, a plits forte 
raison ceux qui sont dfjà atteints par 
la pourriture. 

Les barils (quarts) devront être 
manipulés doucement pendant <le char- 
gement et la mise en cave. 

Il faut avoir soin de les emplir 
toujours debout, jamais sur le flanc. 

Au moment de la vente il est bon 
de faire passer les barils quarante- 
huit heures dans une chambre de 
transition pour ne pas saisir les fruits 
qu'ils contiennent, par un changement 
brusque de température. On agit de 
même pour les légumes. 



REPARTIES 

Thnmas-J.-J. Ixjranger était dangereux 
à attaquer et ses adversaires avalent 
soin de ne pas trop le provoquer. Voici 
deux anecdotes qui donnfvnt une Idée de 
sa force dans les réparties. 

Un jour qu'il parlait à Lapralrle, un 
individu l'interpellait a toiit Instant: il 
demanda a un de ses amis qui il était. 
On lui répondit qu'il sortait du péniten- 
cier ,et 11 continua son discours. I.'ind! 
vidu l'ayant de nouveau lnte..Tonipu, 
'= messieurs les électeurs, dlt-11, laissez- 
le parler, 11 serait cruel de lui refuser 
ce plaisir, 11 en a été privé pendant si 
longtemps." 

Dans une grande assemblée tenue à 
Sainte-Rose, l'un des orateurs de la cir- 
con-stance. un riche marchand de farine, 
l'avait attaqué un peu rudement, dans 
un langage peu correct, rempli de ce 
qu'on appelle des cuirs. I.orangcr ayant 
pris la parole aprÇs lui, dit: 

" Messieurs, vins venez d'entendre M. 

X C'est, comme vous le savez, un 

riche marchand qui a fait sa fortune en 
vendant de la farine, mais après l'avoir 
entendu, vous devez être convaincus 
comme moi qu'il aurait fait une bien 
plus grande fortune dans le commerce d'' 
cnîr." 

Mes contemporains. 

* * * 

— Tl paraît nue <; a maintenant ni 

fort bel eanplol? 

— Il est cependant d'une nullité eff.i 
rante. C'est un zéro en chiffre. 

•—Et vous savez, un zéro bien plu<i; « 
souvent sa petite valeur? 

• * » 

Un crPpe â ton chapeau! Qui dor/^ «<- 
tu perdu? 

— Peraonneî ^fals Js' vais te dlrwf Je 
timïni «i tenjps e» u« fiit psi t}^ .g^jj .. 



PRESENCE D'ESPRIT 

A une certaine séance d'ain des pre- 
miers parlements de Québec, l'opposi- 
tion — affaire d'ennuyer le gouverne- 
ment, qui probablement le méritait bien 
— avait décidé de prolonger indéfiniment 
le débat. C'était une unit blanche en 
persipeetive. Après plusieurs de ses col- 
lègues, le futur honorable F. -G. Jlar- 
,:'hand se leva pour disconriv. ab ovo, sur 
n'importe quoi. A un certain moment, le 
speaker du te<mps. M. Blanchet. fatigué 
épuisé, quitte le fauteuil et se fait r'-m 
pLacer par feu M. Houde, alors le doyen 
de la députation. Le changement eut lieu 
il l'insu de M. Marchand, pendant 3a lec- 
ture d'une citation. En se retournant 
vers le président, la transformation le 
frappe et avec une rare présence d'es- 
prit, W dit: "Je ne savais pas. monsienr 
l'orateur, avoir parlé depuis si long- 
temps; quand j'ai pris la parole, vous 
étiez jeune homme à la b'irbp noire, ot 
j'ai maintenant devant mol nn vénéra- 
ble vieillard à harh" blanche"!... Et 
le père Houde, de méchante humeur ce 
soir-lil, de répondre d'un ton grognon : 
"On vieillit vite en entendant de pareils 
débats." 

F. -G. Marchand. Mélanges poétiques et 
littéraires. 



Réflexion d'un avocat sans can.se, au- 
quel on présente un billet à l'encaisse- 
ment. 

— Les "causes" s'en vont, mais les 
effets restent ! 

• * • 

— Que falsloz-vous avant votre entrée 
àa régiment. 

— pn peu de tout P.ins ces rti-r- 

uiers temps .1e jouais d'un Instrument. 

^-"DaaufiH A v«3Dt on a cordes. 

i"A côPdtti. t»î«n «Or, pul)«iue l'.^tjîa 



AGRICULTURE 



BATTRE SANS FAUCHER. 

A l'avenir on ne fauchera, plus le 
grain, mais on le battra sur pied, ce 
qui permetftra aux cultivabeurs da 
rôaliser une économie de $200,000,- 
iiOO par année. 

llji homme du Kansas, Curtis B. 
lîaldwin, prétend avoir trouvé cette 
merveille et sa machine est décrite 
dans le Technical World Magazine de 
Chicago. 

Cette machine a déjà servi pour 
trois moissons consécutives, et l'au- 
tomne dernier (1913) elle a prouvé 
■l'une façon concluante son utilité et 
son succès en battant de vingt-cinq 
à trente acres de grain sur pied en 
nue journée de deux heures. L'inven- 
lei;r prétend réduire les frais de la 
^loisson de quatorze sous k deux 
sou^ seulement le minot. 

r— — ■ — ■ — 



teuse sur le terrain et la machine est 
actionnée par un petit moteur à ga- 
zoline. Deux hommes seulement sont 
nécessaires : l'un conduit les che- 
vaux et 'l'autre lie les sacs de grain 
battu et veille au fonctionnement de 
la machine. Le grand avantage qu'of- 
fre la nouvelle batteuse, dit l'inven- 
teur, est de se dispenser de la main- 
d'œuvre au -moment de la moisson où 
le grain reste souvent sur le cliami' 
faute de moissonneurs, à la merci des 
intempéries, au risque de millions de 
dégâts et quelquefois pourrit finale- 
ment La nouvelle machine permet à 
deux hommes avec quatre chevaux de 
moissonner en une semaine un champ 
d'avoine de 160 acres. Le soulage- 
ment pour les femmes de cultivateurs 
de n'avoir plus à préparer les repas 
à une horde de journaliers affamés est 




Dessin de la nouvelle batteuse. 

1. Eventail rotatif qui envoie l'air par un tube à 2 où il courbe les têtes du 
grain contre 3, le cylindre dentelé ; 4 la tarriêre qui fait monter le grain en 
5 et l'envoie à la rebatteuse pour le faire tomber par le tube 7 où s'envole la 
balle, le grain est alors mis en sac en 8 et la balle du grain échappe en 9. 

Il dit ceci : — 



Le principe de la batteuse nouvelle 
est très simple. Un fort courant d'air 
lancé par un éventail rotatif est pro- 
jeté contre le grain sur pied et on 
l'applique contre un ci'lindre dentelé 
qui arrache et bat le grain puis le 
dépose dans une auge d'où il est 
monté par une tarière à un autre cy- 
lindre dentelé qui le rebat, ou le bat 
une seconde fols. La balle est expul- 
flée par soufflement et le grain tombe 
/îanri un sae, ou peut passer pa? uu 
ïubô à un chariot mi suit, la ma- 
fia J»^. Qaatré aîî«?6tiî titm,. I» \s>>h 



un des avantages particuliers et une 
économie sérieuse de cette machine. 

Les experts du recensement des 
Etats-Unis calculent qu'il s'y produit 
annuellement un milliard et demi de 
minots de blé et d'avoine. Le prix 
approximatif du battage et de la mise 
en sac est de quatorze sous par ml- 
^ot, ce qui porte le ooût actuel de la 
moisson à 210 millions de dollars. M. 
Baldwin prétend réduire de quatorze 
sous à deux sous par minot, les 
frais de manutention, ce qui abalsse- 
m'it % 60 millions de dollars le oômp» 

' t® (ïs saîtsf « S'a? ftse^s. Os ^^'tiês- 

m 



BATTTRE feANS FAUCHER — Suite 



rait pour le ruUivateur une gigau- 
tesque économie annuelle d'un slTîiè- 
me à un quart de milliard. 

Dans la batteuse ordinaire, dit M. 
Baldwin, le battage se fait principa 
îement dans le cylindre, et \] en est 
de même dans la mieuDP. Mais, dans 
la machine ordinaire, on calcule que 
le grain passe dans le cylindre à la 
rapidité d'un mille par minute ; avec 
ma machine le grain passe dans le 
cylindre aussi vite, seulement que le 
cIiovmI peut avancer ou à peu près- à 



un haut silo ou pour tirer le sable de 
la rivière ou le coton d'un chariot. 

I^e bénéfice du. cultivateur consiste 
non seulement à économiser la main- 
d'œuvre mais aussi à gagner le temp? 
qu'on mettait autrefois à couper !e 
grain, à l'amener à la meule, puis à 
reporter sur le terrain la paille bat- 
tue où généralement on la brûlait. 

M. Baldwin dit riii'U mut mirii.r 
mener la batteuse au champ que le 
rjiaiu]] à la hattruac ! 

Indépendamment du temps et du 




La batteuse nouveau style qui dispense de faucher le (jrain. 



la vitesse de trois milles et demi à 
l'heure. Vous voyez donc que dans 
ma machine le cylindre bat les têtes 
dix-sept fois tandis que la machine 
ordinaire ne les bat qu'une fois. Le 
cylindre du mille à la minute ne me 
sert que pour le rabattage. J'emploie 
le même principe qui est usité pour 
amener par soufflage le maïs dans 



travail il y a l'utilisation de la paille. 
Des expériences démontrent que le 
meilleur moyen d'employer la paille 
est d'en faire de l'engrais. En lais- 
sant la paille debout sur le terrain 
pour la retourner avec la charrue on 
fournit au sol un engrais dont il n'a 
souvent que trop besoin. 



L.i PRODUCTION DU BLE A L'HECTARE SUIVANT LES ^AYS 




i if' 



Quintaux" , . 









ALLEMAGNE CANADA iiHASCE ïiVaHlIi 



BELGIQUE GKANDE- 

ET PAYS-BAS BRETAGNE 

Le Canada arrive quatrième dans la production avec 14.6 quintaux mHvb 
ques par hectare L2 acres et demi), soit 19 minot» et âevai par acre, 

224 



FLDURISSONS KOS MAISONS 



Un poète a dit avec beaucoup de 
raison : 

Une maison sans jardin fleuri est 
comme une figure sans sourire. . . . 

Combien sont nombreuses les mai- 
sons de nos campagnes où l'on ne 
trouve pour les égayer, ni une fleur, 
ni la moindre parcelle de gazon. 

L'habitation du cultivateur devrait 
cependant pouvoir, lors des rudes tra- 
vaux de l'été, lui procurer toute une 
source de satisfactions personnelles. 
Quels bons moments l'on doit passer 
au milieu des parterres fleuris quand 



pour cela faisons-le avec le plus de 
goût possible en faisant choix des 
fleurs qui s'y prêtent le mieux par 
leur beauté de coloris, leur forme et 
leur rusticité. 

COMMENT DOIT-ON TRACEE LES PAR- 
TEERES ? 

Le bon goût est la principale chose 
qui intervient dans la façon dont on 
dispose les bouquets de verdure et de 
fleurs. 

Néanmoins on peut donner un plan 



BASSE-COUR 



MAibON DHABlTATlOn 



CUiSmE 




r-NTPi'r 



B 

Fig. No 1. 



le soir on vient s'y reposer des fati- 
gues de la journée. 

Un jardin fleuri devant l'habitation, 
c'est l'orgueil de toute la maisonnée ; 
tout le monde y trouve sa joie par la 
satisfaction des yeux et le bien-être 
qu'il procure. 

Fleurissons donc nos maisons et 
8 225 



d'ensemble que l'initiative de chacun 
pourra changer dans les détails et 
modifier selon ses vues. 

Voici quelques règles qui pourront 
servir dans le tracé d'une petite pe- 
louse et la disposition des parterres 
devant une habitation de campagne. 

1. Eviter autant que possible de 



li'LEURISSOXS XOS MAISONS. — (Suilo). 



faire des allées se coupant à angle 
droit ; la rectitude en est trop sé- 
vère, et il vaut mieux user des lignes 
courbées qui sont plus gracieuses et 
plus plaisantes à l'œil. 

2. Ne jamais faire une allée cen- 
trale qui va de la porte d'entrée di- 
rectement à l'habitation ; mais tout 
en conservant la symétrie dans l'en- 
semble du tracé, faire deux allées 
d'aocès contournant une pelouse cen- 
trale qui sera fleurie d'une corbeille. 

3. Les sous-allées se grefferont aux 
deux premières pour rejoindre une 
allée commune de pourtour. 

4. Eviter de multiplier les allées et 
en proportionner le nombre à la sur- 



ceci fait on prend un cordeau dont la 
longueur sera égale à G F avec en 
plus la demi-largeur que l'on se pro- 
pose de donner à la pelouse, soit O K. 

On fixe alors cette corde par ses 
extrémités aux deux jalons G F et L 
à l'aide d'un morceau de bois aiguisé 
qu'on appuie sur le sol et contre la 
corde on trace une courbe (Figure 
No 2), allant de 1 vers 2. On en fait 
de même de l'autre côté en allant de 
2 vers 1. 

On obtient ainsi le contour de la 
pelouse en ellipse. 

Par le même procédé on tracera la 
corbeille centra'le, mais toujours en 
ayant soin de prendre pour repaire le 




Fig. No 2. Indiquant la façon de tra-cr les pelouses et parterres en ellipse. 



face réservée pour le jardin d'agré- 
ment. 

Ces quelques règles seront mieux 
comprises par l'explication du plan 
modèle Nn 3 : 

On aura soin de tracer les deux li- 
gnes de symétrie A B et C D en les 
ialonnant à leurs extrémités ; elles 
indiqueront le milieu en long et en 
large de notre jardin d'agrément. 

Ces lignes sont essentielles, car 
c'est sur elles que nous nous baseron., 
pour le tracé de toutes les autres. 

La pedouse centrale (E) sera tra- 
cée en ellipse de la façon très simple 
que voici. (Suivre sur les figures No 
1 et No 2.) 

Sur la ligne C D, on prend du 
point (O) deux longueurs O F et O G 
qui donneront la longueur à donner 
à la pelouse centrale ; on plante soli- 
dement un petit jalon en G et F ; 



même centre O nu'fii aura bien ja- 
lonné à l'aide d'un bon piquet. 

Le trac° de la pelouse étant fait, 
on en marque le contour avec un bon 
trait de bêche, et à l'aide de cet ins- 
trument on donne ensuite un labour 
profond eu remontant la terre pro- 
gressivement des bords vers 'le centre 
'-our obtenir une forme un peu bom- 
bée ; pendant ce labour on incorpo- 
rera une bonne fumure bien décom- 
■ 1- lUiuier de bêtes à cornes. 

TRACÉ BES AUTRES CORBEILLES. 

Le tracé des corbeilles latérales se 
fera en respectant le plan No 1 et eu 
donnant aux allées une largeur de 

trois pieds. 

Toutes les corbeilles seront légère- 
ment bombées et bordées de gazon. 



226 



FLEURISSONS NOS MAISONS. — (Suite). 




CORBEILLE CENTRALE (o) 



Fig. No 2. 



SEMIS DU GAZON. 

, Une fois le labour terminé et toutes 
les corbeilles tracées, on procédera au 
semis du gazon qui bordera ces der- 
nières. 

En avril bien émietter au râteau la 
terre, puis semer à la volée un mé- 
lange connu étiez les marchands de 
graines sous le nom de graines à ga- 
zon. 

Avoir soin ensuite de passer légè- 
rement le râteau pour enfouir ces 
graines puis à l'aide d'une planche 
lourde on tassera moyennement le sol. 

Ceci fait on recouvre d'une couche 
légère de paillis de fumier de cheval. 

Après trois semaines le gazon aura 
poussé, et au bout d'un mois et demi 
on pourra lui donner une première 
coupe qui le renforcera. Un arrosage 
si possible, ne pourra que lui être 
utile. 



DB LA COMPOSITION FLORALE DE NOS 
CORBEILLES. 

Du choi.x des fleurs devant entrer 
dans la composition de nos corbei'lles 
dépend une grande partie du résultat 
que l'on veut atteindre. 

On doit s'efforcer d'obtenir surtout 
de la variation dans l'ensemble, tout 
en respectant l'harmonie dans les 
couleurs. 

Voici un plan indiquant comment 
on peut obtenir ces deux conditions : 

Corbeille centrale: ■ — (O) (Fig. 
No 3.i 

Au centre planter un groupe de 
trois Ricins de la variété cambod- 

GENSIS ou GIBSONI. 

On peut remplacer cette plante par 

des CANNAS. 



6AZ0N 



I \ 

|_ __ _ÔETLL_ElS_DES_POÊTEb ^ 

AÛERATUM 



GAZON 




Pis. No 4 
Corbeilles P et \j. 

227 



PUSURISSONS NOS MAISONS. 



(Suite). 





GAZON 


\ 






\ \ 




A \ \ 


1 [_ GYP^Of HILJ-A 

} SALPlGLOSSib 


A \ \ \ 


GERANIUM BIJOU \ \^ 




GAZON 


X 



Fig. No 5. 
Corbeilles M N. 



A trois Douces du bord de la cor- 
beille en en suivant le contour, on 
mettra une bordure de pyrèthre, va- 
riété AURÉ'JM. 

Une deuxième rangée à six pouces 
de la bordure sera constituée en al- 
ternant un pied de phlox et un pied 

D'ALOUETTE. 

L'on terminera l'espace qui restera 
pour arriver aux plantes du centre, 
en y plantant un mélange disposé en 
quinconce de zinnias, de pavots sim- 
ples et doubles, de mlmulus et de li- 

NAIRE. 

Ce mélange général nous donnera 
une corbeille centrale du meilleur 
coup d'oeil en nous procurant une va- 
riété de couleurs très artistique. 



Corbeilles latérales , 



CL M N P). 



Ces corbeilles plus petites, devront 
se planter de la façon suivante : 

Pour les corbeilles d'entrée' P et L : 

En bordure des œillets nains, des 
agératum ou du pourpier. 

Au-dessus une rangée d'cEiLLETS des 
Poètes et au centre un mélange de 
mateicaires (jaunes et blanches). 

Les deux corbeilles de fond M N 
devront, pour varier l'effet, se com- 
poser comme suit: 

En bordure : géranium bijou. 

Au-dessus : une rangée de salpi- 

GLOSSIS. 

Au centre : quelques pieds de gyp- 

SOPHILA. 





ROSES TREMIÈRE 


CORÉ0P51S CLARKIAS 
CAMPANULES 


BORDURE 


DE PAVOTS 


DE CALIFORNIE 




GAZON 





FiK. No 6. 
Corbeilles R et S. 



228 



AU JARDIN 



PARATONNERRE POUR ARBRES. 

Voilà un titre qui va faire sourire 
bien des gens qui vont se figurer tout 
d'abord qu'il s'agit d'une plaisanterie. 
Qu'ils se rassurent. Le procédé a déjà 
été expérimenté et si les preuves ne 
sont pas très concluantes, c'est tout 
simplement parce que les essais ont 
été pratiqués sur un trop petit nom- 
bre de localités. 

Lia. protection de nos arbres contre 
la foudre mérite d'être prise très au 
sérieux, et l'on ne saurait trop en- 
courager les chercheurs de procédés 
qui les mettraient à l'abri de ces ac- 
cidents par trop fréquents. Car le 
nombre d'arbres qui sont détruits de 
la sorte chaque année est considéra- 
ble. 

Tout le monde sait que la beauté 
d'un site dépend très souvent de la 
disposition des grands arbres qui s'y 
trouvent. Un paysage s'embellit quel- 
quefois par la présence d'un seul ar- 
bre. Que cet arbre ou que ces arbres 
disparaissent ou soient massacrés par 
la foudre, le charme qu'ils répandent 
disparaît aussi. 

Les parcs et les jardins d'agrément 
renferment parfois des arbres de très 
grande valeur, soit à cause de leur 
beauté, soit par suite de leur rareté. 
Il est très pénible pour un proprié- 
taire de les voir détruits ou mutilé.^ 
par " le feu du ciel," comme on dit 
quelquefois. 

D'autre part, il existe des forêts 
renfermant un certain nombre d'ar- 
bres de haute futaie et qui possèdent 
une grande valeur justement par le 
bois d'oeuvre qu'ils peuvent fournir à 
l'industrie. Quelle perte pour le pro- 
priétaire lorsque la foudre vient les 
détruire ! 

Il est donc assez naturel que des 
personnes aient songé à les préserver 
du danger qu'ils courent au moment 
des orages. Entre autres, M. Peiffer 
décrit, dans la Revue agronomique 
belge, un dispositif très simple, qui 
peut être modifié au gré de celui qui 
doit en faire usage. 

Il consiste en au simple fil de fer 
galvanisé, de 6 millimètres de dia- 
mètre environ, que l'on fixe ou que 



l'on accroche solidement à la partie 
supérieure de l'arbre, soit à la flèche, 
soit à une bianche voisine. On le fait 
descendre en ligne droite jusqu'au 
tronc, et là on lui fait contourner 
cette partie deux ou trois fois en spi- 
rale, selon la hauteur, et on s'arrange 
de manière que le bout inférieur soit 
-soigneusement enfoncé dans le sol. 

Cette dernière opération est évi- 
demment la plus délicate, comme 
d'ailleurs pour l'établissement des 
paratonnerres ordinaires et leur mise 
à la terre. Si le contact n'est pas bien 
intime, le danger est plus grand que 
si le paratonnerre n'existait pas. 
L'extrémité inférieure du fil de fer 
pourrait être mise au contact d'une 
masse de vieux morceaux de fer dé- 
posés et tassés dans un trou assez 
profond pratiqué aux environs du 
pied de l'arbre et qui serait recouvert 
de terre, ou simplement enterrée hori- 
zontalement à une petite profondeur. 

Le but que l'on poursuit avec ce 
dispositif c'est la protection du tronc 
qui, dans le cas d'un foudroiement, 
est toujours atteint et le plus souvent 
détérioré. La couronne de l'arbre 
reste toujours indemne. Les méfaits 
de la foudre se réduisent dans cette 
partie à une branche cassée et à 
quelques feuilles brtilées. 

Eu contournant le tronc d'un fil 
bon conducteur de l'électricité, on le 
protégera contre le fluide électrique 
qui s'écoulera par ce fil au lieu de 
suivre l'arbre qui sera ainsi sauvé. 

Si les arbres à protéger sont au 
voisinage d'habitations ou d'écuries, 
il faudra employer un fil de fer bien 
plus gros et veiller à ce que, au mo- 
ment des sécheresses de l'été, c'est- 
à-dire à l'époque des orages, l'extré- 
mité inférieure ne soit jamais en 
l'air, mais toujours au contact d'hu- 
midité autant que possible. Le mieux 
serait de faire aboutir l'extrémité 
dans un puits, une citerne ou une 
plaque métallique bien enterrée. 

Le fil de fer sera légèrement serré 
autour du tronc. Mais il faudra avoir 
soin chaque année de veiller à ce 
qu'il ne s'encastre pas dans le bois 
à mesure que l'arbre grossit en dia- 
mètre. 



Deux Marseillais causent de leurs cha- 
grins intimes. 

— Mon cher, dit Mai-ius, ma femme 
ronfle si terriblement qu'elle fait éclater 
les vitres! 

— Et moi, riposte Sestius, la mienne 
louche à un point que, pour regarder 
quelqu'un, elle est obligé de lui tourner 
le doel 



X est est tuberculeux; sa faibles- 
se extrême ne lui permet pas deptiis quel- 
que temps de sortir de sa chambre: il a 
conscience de son état et se sent mourir. 

L'autre jour, reconduisant jusqu'à sa 
porte, ua ami qui était venu le voir: 

— Mon ami, si je ne vous rends pas 
votre visite, dit-il avec un triste souru-e, 
ce sera manque de savoir vivre! 
229 



Pour lutter contre les feux de fo- 
rêts il faut de la vitesse et beaucoup 
de travail. Un homme, au bon endroit 
et au bon moment peut prévenir des 
dégâts qui s'élèveront sans cela à des 
centaines de milliers de piastres. 



Charrue pliante pour combattre les feux de forets 

mais il faut qu'il soit équipé pour 
faire le plus de travail, de la meil- 
leure façon, be surveillant de la 
" Malheur National Forest," de l'O- 
régon, a inventé une charrue pliante 
à l'usage du Service Forestier, qui 
creuse des lignes de coupe-feu plus 
vite que ne peuvent le faire 20 hom- 
mes avec des pelles. La charrue peut 
être démontée et pliée sous une forme 
compacte qui permet de l'emporter 
à dos de cheval. Elle pèse 40 livres 
seulement et en l'employant, un hom- 
me avec un cheval peut faire une 
surprenante quantité de travail de 
protection et devancer un feu qui, si 
on ne l'arrête pas pourrait dévaster 
bien des mille.s carrés de bois sur 
pied. 




Nouvelle charrue usitée par le Ser- 
vice forestier pour comhattre les in- 
cendies. Pliée pour être facilement 
transportée à dos de cheval. 



tracteur de ferme nouveau 



Un tracteur de ferme à gazoline, 
qui fonctionne sur le principe de 'l'é- 
cureuil en cage, a été inventé et es- 
sayé par un cultivateur du Connec- 
ticut. Il consiste principalement en 
une roue de 5 pieds 6 pouces de dia- 
mètre avec un bandage de 30 pouces 
qui roule sur le sol, actionnée par une 
machine à gazoline de 12-15 c.v. pla- 
cée dans l'intérieur. Le moteur est 
monté sur quatre roues munies d'en- 
grenage et d'un embrayage comme 
un petit automobile et pousse la gran- 
de roue en essayant continuellement 
de grimper 'sur sa surface interne 
comme fait l'écureuil en cage. Le 
tracteur a été dessiné pour tirer des 
charrues, des cultivateurs et autres 
ustensiles agricoles et peut circuler 
entre des rangs, monter des collines, 
prendre des tournants raides et peut 
aussi être disposé plus haut pour ti- 
rer un buggy sur la route. Monté sur 
bâtis ou sur un berceau on peut l'em- 
ployer comme appareil moteur porta- 
tif pour faire actionner un éplucheur 
à maïs. Construit avec une roue de 



„- pouces, cette machine pèse 1200 
livres et les rapports des essais faits 



indiquent un haut degré d'efficacité. 




Une machine montée sur roues esca- 
lade continuellement l'intérieur et 
fait circuler ce gros rouleau sur le 
sol pour tirer des ustensiles agri- 
coles. 



L'EVANGILE DU 

Je crois à la permanence de l'a- 
griculture, en un sol qui s'enrichit 
d'année en année au lieu de s'appau- 
vrir. 

Je crois en cent minots de blé 
d'Inde et en cinquante minots de blé, 
pas un grain de moins. 

Je crois que la seule mauvaise 
herbe admissible est celle qui est 
morte et qu'une culture propre est 
aussi importante qu'une conscience 
nette . 

Je crois aux enfants de la ferme, 
'aux meilleures récoltes, au)x espé- 
rances de l'avenir. 

Je crois à la femme de l'agricul- 
teur et je ferai tout en mon pouvoir 
pour lui rendre la vie facile et heu- 
reuse. 



BON CULTIVATEUR 

Je crois à l'école de campagne qui 
prfpare pour la vie rurale. 

Je crois à l'Eglise qui enseigne au 
peuple à aimer fermement et à vivre 
honorablement. 

Je crois à la collectivité d'esprit, 
à la fierté que l'on doit entretenir 
dans son foyer et dans ses voisins et 
je ferai ma part pour rendre ma col- 
lectivité la meilleure de l'Etat. 

Je crois au cultivateur, je crois à 
la vie agricole. 

Je crois à l'inspiration qui vient 
du grand air. 

Je suis fier d'être un cultivateur 
et je veux essayer de mon mieux à 
être digne de ce nom. 
?.30 



iPXTBITlUIîrTHÂTKÏUûïTËrr^Trïrjï^TTTT^^TTr^ 



Une cbambre de commerce agricole 
du nord du ilichigan a adopté la mé- 
thode de publicité par automobile 
poux annoncer dans le centre de 
l'Ouest ses terres et ses produits. Le 



les plaques convenables permet de 
faire le soir des conférences sur les 
produits et " les terrains utilisables. 
Quand le temps est mauvais, on peut 
enlever l'armoire et la transporter à 



l'abri dans un endroit convenable. 




Covivient les fermiers du Michigan font connaître VexceUence de leur territoire. 



plan de la voiture de démonstration 
a été dessiné par des membres du 
Xortheastern Michigaa Development 
Bureau qui comprend les agricul- 
teurs les plus importants de 16 com- 
tés. On a employé le châssis d'un 
grand automobile de 50 c. v., 6 cyl., 
sur lequel on a posé _ une armoire 
installée de telle façon qu'une fois ou- 
verte des échantillons de graines, 
herbes et fruits sont exposés sur une 
surface de plus de 160 pieds carrés 
et parfaitement visibles. Vingt lumiè- 
res électriques actionnées par l'accu- 
n'Ulateur de la voiture éclairent les 
exhibitions du soir et font marcher 
une larlterne à projections qui, avec 




L'Automobile de démonstration de la 
ferme fermé et prêt à partir. 



LA TRAITE MECANIQUE 

NOUVELLE MACHINE USITÉE EN SUÈDE. 



Dans I'Almanach du Peuple de 
1913 nous avons signalé les progrès 
accomplis dans la vulgarisation de la 
traite mécanique en Europe. Pour 




compléter ces renseignements, nous 
donnons aujourd'hui un nouvel appa- 
reil de traite appelé le " Manus " 
(La Main) essayé récemment en Suè- 
de et usité dans plusieurs laiteries. 
Comme le montre le ■dessin, l'appa- 
reil présente une certaine ressem- 
blance avec la main et la machine qui 
fonctionrije en vertu du système à 
pression accomplit son travail de la 
même façon que la traite à main. Les 
quatre doigts sont actionnés par des 
engrenages et des cames qui leur 
donnent un mouvement alternatoire 
d'avant en arrière par paire, ils sont 
aussi articulés pour obtenir un mou- 
vement de haut en bas propre à ex- 
ercer sur le trayon une pression ré- 
glée par des ressorts ajustables. Cet 
appareil est attaché à la vache par 
deux ceiatures et le pouvoir moteur y 
est transmis par un arbre de couche 
mobile au moyen d'un disque à fric- 
tion actionné par l'arbre de couche 
qui circule dans l'étable. 
231 



MALADIES DE LA PATATE 



ET MOYENS DE LES COMBATTRE. 



L.a culture des patates au Canada 
a une importance considérable ; ft ©lie 
seule elle procure à l'agriculteur la 
grosse partie de ses bénéfices ; on sait 
que ce légume est pour ainsi dire l» 
plat national ; on le rencontre sur 
toutes les tables et durant toutes le- 
saisoms. 

Son commerce dépasse $12,000,000 
par an. 

Certaines régions du Canada, com- 
me la Province de Québec, se son 
spécialisées dans la culture de la pa 
tate et obtiennent des rendement.- 
très élevés ; c'est ainsi que tous le.- 
comi.es du nord de Québec et de l'e-st 
longeant le St^Laurent, en font unf 
culture très intensive en se servjan; 

de '• l'ENGRAIS POISSON." 

Mailheureusement cette productioi 
nationale est la proie de nombreuse.- 
maladies ; ces dernièi'es causent par 
fois de si gros dommages que tou' 
bénéfice est compromis. 

Nous allons donc passer en revuf 
ces diverses maladies, les tiécri-re e' 
indiquer les moyens de les combattre : 

Ces maladies sont toutes occasion- 
nées par de= champignons microscopi- 
lUes et parasites. 

Ce soot : 

1° la gale ordinaire, 

2° la gale poudreuse, 

'à° 'la gaile chamcreuse, 

4° Ha brûlure des feuilles, 

5° le rhizoctonia. 

Avant d'entrer dans la desoriptior 
de chacune de ces maladies nous d: 
rons que les causes de ces dernière- 
sant toujours dues : 

1° à ce que le cultivateur plante 
des tubercules malades ; 

2°à ce que île cultivateur plante des 
tubercules sains dans un terraim in- 
fecté par une récolte maJlsaine anté- 
rieure ; 

3° à ce qu'il y a infection des 
plantes en végétation par la proxi- 
mité de champs portant des récolte.- 
I naïades. 

Il ressortira de ce que nous allons 
voir dans la suite, que les majladies 
le la pomme de terre se propagent 
surtout par les tubercules de se- 
mence. 

Ceux-ci souvent paraissent sains 
mais portent des germes nombreux 
de maladies ; uine semence idéale de- 
vrait donc provenir " d'une récolte 
provenant de semences absolument 
saines et ayant poussé dans un ter- 
rain aVsolument sain." 

Comme beaucouip de cultivateurs 
achètent leur semence de patates à 
l'extérieur, il importe pour eux de se 
renseigner auparavant de l'endroit 
où elle a poussé et de savoir si ce 
dernier est réputé comme indenane de 
maladies. 

Enfin tous les planteurs de patates 



devraient bien se rappeler que pres- 
que toutes les maladies qui attaquent 
cette plante infectent le terrain pen- 
dant plusieurs années. D'où il s'en- 
suit que toute son attention doit por- 
ter sur un changement raisonné de 
terrain et sur un choix strict et mi- 
nutieux des semences à employer. 

1° Gale ordinaire. 




232 



Aussi appelée gale commune, patate 
galeuse, gale des terrains gras, etc. 

Cette gale est très répandue ; elle 
■ie limite à la peau do la patate sans 
jamais atteindre la chair du tuber- 
cuile. Dans bien des cas les ga,les 
sont si nombreuses qu'elles rendent 
!a vente presque impo.ssible. 

On sait que cette gale est produite 
par une champignon microscopique 
appelé Actynomicés scabies ; ce fun- 
,'us semble vivre en ijenuanence dans 
tous les sols. 

Alctuellement on e.«t encore peu 
9xé sur les causes certaines de cette 
maladie. Comme moyen de lutte on 
conseille de ne semer que des tuber- 
cules absolument sains lesquels sont 
trempés durant une heure et 30 mi- 
nutes avant de les semer, dans la so- 
lution suivante : 

Sublimé corrosif : 1 partie. 

Eau : 10,000 paorties. 

Les essais faits pour obtenir une 
variété réfractaire à la gale ordinaire 
.sont restés sans résultats apprécia- 
bles 

2° Gale poudreuse. 

Aussi appelée, gale picote, gale ver- 
te. .Elle est très dangereuse et la 
Province de Québec en est infestée 
depuis plusieurs années. 

Lies tubercles atteints portent des 
petites verues isolées sombres qui 
éclatent en laissant échapper une 
poussière verdâtre. Cette poussière 
est Justement constituée par les ger- 
mes de la maladie. 



MAI/ADIES DE LA l'ATATE 



Son nom scientifique est " Spoyigos- 

pora subtterranea." 

Les verrues ©n s'unissant forment 
des plaies pénétrantes et cliancreiises 
qui amènent souvent la pourriture 
dans le sol . 

Le plus terrible dans cette maladie 
c'est que le sol qui a porté une ré- 
colte atteinte de gale poudreuse est 
infecté pour dix années. Les récol-- 
tes qui s'y succèdent deviennent de 
plus en plus galeuses et arrivent à un 
point où lia vente en devient impos- 
sible. 




Figura montrant les plaies occasion- 
nées par la réunion de plu- 
sieurs gales. 

La maladie peut se propager : 

1° par les semences, 

2° par le sol, 

3° par le vent, 

4° par les outils de culture, les 
sacs de récoite, etc. 

5° par les fumiers où sont jetées 
les épluchures de patates malades. 

On peut dès lors comprendre toute 
l'importance de cette maladie et les 
dangers que risquent nos cultures 
avec une maaiiêre de propagation si 
facile. 

On ne connaît pas de moyens de 
combat et pour le moment l'on con- 
seille : 

1° de ne se servir Dour la semen- 
ce que de tubei'cules sains ; 

2° de ne planter que des terrains 
n'iayant jamais porté des récffltes ma- 
lades ; 

3° de se servir des récoltes galeu- 
F3es pour 'l' alimentation des porcs, 
après cuisson. 

3. Gale chancreuse. 

Cette gale est heureusement loca- 
lisée et contrôlée en Canada ; elle est 
la plus dommageable de toutes et de- 
viendrait un véritable fléau si elle 
s'introduisait dans nos cultures. 

Des mesures très rigoureuses et des 
lois protectrices sont en vigueur pour 
empêcher sa propagation chez nous. 
4° Brûlure des feuilles. 

Ce nom s'applique à deux maladies 
bien distinctes : 

a) Mildiou de la patate, 
b) Taches brunes des feuilles. 



Est aussi connu sous le nom plus 
vulgaire de " maladie de la patate '' 
ou de " brûlure ta7-dive d^s feuilles.'^ 




a) Mildiou de la patate. 

Elle est provoquée par un fungus 
bien étudié le Phytophtora infestons 
qui contamine le sol, puis les tuber- 
cules et ensuite dévaste toute la plan- 
te en végétation. Les signes de cette 
maladie si commune sont encore mal- 
heureusement trop peu connus des 
cultivateurs. 

Elle se manifeste soit au début soit 
un peu plus tard sur les champs de 
patates en végétation. 

Les feuilles atteintes sont d'abord 
couvertes de taches bruines, irréguliè- 
res qui ne tardent pas à devenir noi- 

Au-dessous de la feuille coprespoo- 
dant à ces taches noires on peut, à 
l'aide d'une loupe, apercevoir un feu- 
trage blanc très fin. C'est le fun/gus 
qui accomplit son œuvre. 

Dans certains cas on a vu des ré- 
coltes saines le matin et détruites qua- 
rante-huit heures après par cette terrible 
maladie. 

Si la mailadie survient tard, BiIops 
que les tubercules sont déjà en for- 
mation dans le sol, elle n'en est pas 
moins préjudiciable. 

En effet les patates récoltées pour- 
rissent à la cave et sont impropres à 
toute consommation : il faut hien se 
cjarder de les employer pour la se- 
mence, car elles propageraient à 
coup sûr ce terrible fléau en aug- 
mentant son intensité. 

Il faut remarquer que sur les feuil- 
les anéanties par le fungus, il y a 
formation de spores (ou graines de ce 
champignon) qui tombent sur le sol 
et l'empoisonne pour l'année suivante. 

Moyens de combat. 

Les traitements employés doivent 
être préventifs, donc doivent être ap- 
pliqués même avant l'apparition de la 
maladie. 

Ils consistent en trois arrosages 
distancés de 10 à 20 jours qui se 



233 



MA.L.ADIES DE L.A TATATE — Suite. 



font avec la bouillie bordelaise ainsi 
Sulfate de cuivre : 4 livres. 
Chaux vive : 4 livres. 
Eau : 40 gallons. 
Dissoudre le sulfate de cuivre (en 
le mettant dans un petit eac) dans 
•les 40 gallons (l'eau. 

Délayer à part les 4 Ibs de chaux 
dans un peu d'eau afin d'obtenir une 
pâte demi-liquide ; ceci obtenu la vea-ser 
en brassant, dans un baril contenant 20 
gallons d'eau. 

Dans un baril de 45 à 50 gallons ou 
verse alors 20 gallons de solution de 
sulfate de cuivre avec les gallons de so- 
lution de chaux ; on obtient ainsi 40 
f^allons de bouillie bordelaise à 2 p. c. 
de force. 

L'application de cette bouillie ar- 
rête et empêche toute brûlure des 
feuilles. 

Arrosage en grand des patates. 
Evidemment il faut ne pas oublier 
de brûler tous les tubercules mulade* 
et de ne pas res«nex en patates les 
terrains intestés, cela pendant 3 ou 4 
ans au moins. 

b) Taches brunes des feuilles. 

Cette brûlure des feuilles attaque 
surtout nos variétés hâtives et précoces 
de patates. 

Danis certaines années elle a causé 
de sérieux dégâts. Eile est provoqués 
par un champignon parasite appelé : 
inacTosporium solani. 

Les symptômes ressemblent beau- 
coup à ceux du imildiou, mais comme 
le traitement est absolument le même 
que pour cette dernière maladie on 
put les confondre sans préjudice. 

Ceci prouve que dès l'apparition de 
taches brunes sur les feuilles on doit 
agir de suite, ou a ^affaire ou au mil- 
diou ou au maerosporium. Il sera 
bon après la récolte de brûler tous 
les cotons sur le terrain. 

5) Rliizoctonia de la patate. 

Cette maladie est très connue .sous 
le nom de " petites patates " ou de 
" coup de soleil." 

Elle est provoquée par un champi- 
gnon appelé Rhizoctonia, solani, qui 



Rhisoctonia. 




Figure montrant les taches brunes 

qui sont le champignon à l'état 

de repos. 

hiverne sur les tubercules sous forme 
de petites taches -noires ressemblant 
à des taches de boue. 

A cet état il n'est pas dom-magea- 
ble. Mais ces tubercules étant em- 
ployés comme semence, ces. plaques 
noires vont »e développer et envahir 
les jeunes pousses, pour vivre à leurs 
dépens. 

Le champignon se développe entre 
l'épiderme et le derme des tiges en 
s'y ramifi^ant vigoureusement. 

Il arrive un moment que son action 
parasite est telle qu'il arrête la cir- 
culation de la sève ; il se forme alors 
des petites patates à l'aisselle des 
feuilles et des branches. 

Peu à peu la plante épuisée et 
déséquilibrée dans sa nutrition meurt 
comme frappée d'apoplexie. La ré- 
colte alors est presque nulle. 

Le terrain est infesté par le cham- 
pignon, il en est de mêmi? de la plu- 
part des quelques patates qui seraient 
arrivées à maturité. 11 faudra donc 
les exclure, le» premier pour les ]>lan- 
tations futures, les deuxième pour la 
semence. 

On conseille de traiter comme pré- 
caution les rsemenioes de -patates du- 
rant une heure 30 'minutes dans une 
solution de: E-au : 15 gallons — • For- 
mol : i livre. 

G. DOftGANS, 
Ferme Expérimentale, Ottawa. 



M. Prudhomrae rôprimaude st'vèrenituit 
son fils. 

Celui-ci proteste jusqu'à oublier la dé- 
féi-ence. 

— ^Entendez-vous, jamais je ne me suis 
permis d'élever la vois devant feu mon 
père 

— ^A'ii! ton père! ton père! 

— Eh bien! quoi, mon père? ïu peux 
croire qu'il valait cent fois mieux que le 
tien! 



Une dame plutôt mûre demande en mi- 
naudant, à un financier universellement 
connu pour sa ladrerie: 

— ^Quel ûge me donnez-vous, cher ami, 
voyous, franchement? 

Une tendre et charmante amie, qui a 
entendu la question, dit à mi-voix à son 
voisin: 

— Elle s'adresse ù lui parce qu'elle le 
sait avare! 



234 



BRIGADES RURALES 



rUOTKCTlON OOXTUE I/INOENDIE A L'USAGE DES CAMPAGNES. 




Pompier rural à viotocyclette aux Etats-Unis. 



Arriver au feu avant qu'il ait 6U 
le temps de faire trop de progrès est 
l'idéal de toutes les brigades de pom- 
piers et dans les centres ruraux, le 
besoin d'arriver au feu quand l'in- 
oendie en est encore à son début est 
excessivement sérieux. Les motocy- 




Ponvpters ruraux anglais. 



dettes fournissent aux pompiers ru- 
raux un excellent mode de transport 



rapide sur toutes les routes, même 
sur les sentiers qui traversent les 
bois eu coupent les champs pour con- 
duire aux bâtiments en feu. A l'ex- 
position de Motocyclettes de Chicago, 
on a exhibé une machine complète- 
ment équipée portant deux extincteurs 
chimiques, une hache de pompier, un 
petit dévidoir de tuyau et une lan- 
terne. 




Pompiers en action. 

Dans une brigade de pompiers ru- 
rale d'Angleterre, quatre hommes 
peuvent se transporter au feu en 
toute hâte avec une motoclyclette uni- 
que à siège latéral avec des tuyaux 
et rêquipement nécessaire. 



L'accusé susceptible: 

— Avouez! lui dit le président. 

— Jamais! 



235 



— ^Et pourquoi? 

• — 'Parce que vous me l'avez déjà fait 
faire. Même quand j'aurai avoué, vous 
direz que je suis un homme sans aveu. 



NAUFRAGE DE " L'EMPRESS OF IRELAND " 




Empress of li-eland. 



LA COLLISION DE " L'EMPRESS 

OF IRELAND " ET DU 

" STORSTAD " 

Le 29 mai 19 14 à deux heures du 
matin, en plein St-Laurent par 48° 37' 
de Lat. N. et 68° 32' de Long. O., le 
steamer Empress of Iivland, de la com- 
pagnie Canadian Pacific allant de Qué- 
bec à Liverpool est entré en collision 
avec le vaisseau charbonnier le Stor- 
stad appartenant à la Maritime Steam- 
ship Company de Norvège qui remontait 
à Québec. 

C'est Je Storstad qui aborda VEmpress, 
sa proue plongeant dans le tribord de 
ce dernier steamer dans sa ligne de 
flottaison et par «on milieu. La coque 
d'aoier fut brisée comme s'il s'était agi 
d'une boite d'étain. Le Storstad ayant 
recuJé laissa apparaître dans la coque 
du navire un trou béant où l'eau s'en- 
goiiflFra avec une rapidité inouïe. 

En quinze rniriiuites VEmpress of Ire- 
land était engloutie au fond du fleuve. 

Tous les passagers étaient couchés, ce 
qui explique l'étendue du désastre. 

Les chiffres officiels sont les sui- 
vants : 

N'ombre total de passagers à bord 

de l'Empress 1,387 

Total des personnes sauvées.. .. 477 

Total des existences perdues 910 

Les vaisseaux du gouvernement cana- 
dien Lady Grey et Eurêka qui se trou- 
vaient à Father Point se rendirent en 
toute hâte à l'aiipal de VEmpress et 
sauvèrent les passagers qui ont réchappé, 



puis recueillirent les cadavres qu'ils pu- 
rent trouver flottant et qu'ils rappor- 
tèrent à Québec où se fit leur inhuma- 
tion. 

Les honneurs ont été rendus aux 
restes des naufragés par les officiers et 
marins du navire de guerre anglais 
VEssex qui se trouvait alors dans le 
port de Québec. 

Le Storstad avait été très endommagé 
par la collision et tout le compartiment 
de proue était rempli d'eau, cependant 
après avoir rendu sur les lieux du dé- 
sastre tout*" l'assistance possible, le ca- 
pitaine Anderson qui commandait le 
vaisseau avec 10,000 tonnes de charge- 
ment de charbon et qui ignorait son 
état continua sa route sur Québec, où 
à son arrivée il fut saisi par W. Simp- 
son Walker, greffier de la cour d'Ami- 
rauté au nom de la Cie du C. P. R., 
qui réclamait $2,000,000 comme indem- 
nité pour la perte de VEmpress. 

Le Storstad remonta sous saisie à 
Montréal où il fut enregistré puis mis 
en vente au bénéfice de qui de droit. 
La vente exécutée a rapporté $175,000, 
puis le nouveau propriétaire l'a fait 
remonter à la cale sèche de Lévis où 
il a été réparé. 

Voilà dans ses lignes les plus géné- 
rales le récit de cette épouvantable ca- 
tastrophe qui est un des plus doulou- 
reux sinistres de la navigation et égalé 
seulement par le désastre du Titanic 
survenu à cette même époque, il y a 
deux ans, à peu près. Il est bon de 
rappeler quelques souvenirs qui ont 
été évoqués à ce sujet. 

Le Titanic avait péri après avoir 
frappé un iceberg par 41.46 lat. nord 
et 50.14 long, ouest, à mi-chemin entre 
Cape Race et Tîle au Sable, le dimanche 
14 avril IQ12. Voici le bijlan du dé- 
sastre. 



236 



NAUFRAGE DE L' " BMPRESS OF IBELAND."— (Suite). 



Liste des passagers. 
Victimes 



• 2,340 

.1.635 



Recueililis par ie Carpalhian.. .. 70S 

Voici une liste des plus graves si- 
nistres maritimies depuis 20 ans. 

Victimes 
igg3 — 22 juin, le Victoria, colli- 
sion aviec Tripoli 359 

i8g5 — 30 janvier, VElbe, collision 

mer du Nord • 334 

i8q6_i6 juin, le Drummond 

Castle 247 

1897 — 9 juin, VAdcn 9- 

1898 — J juillet, la Bourgogne, 

coilision avec Cromartysinre . . 571 
1898 — 14 octobre, le Mohican, cou- 
lé Cap Cod, Mass io7 

igoi — 22 février, le City of Rio 

de Janeiro 122 

1902 — 6 mai, le Govermorta. . .. 739 
1904 — 15 juin, le General Slocuin, 

Incendie, East River. N. Y.. 1,000 

1905 — 12 septembre, le Mikassa.. 599 
igoS — 19 novembre, le Wi7cfa. . .. 130 

1906 — 4 août, le ^ino 35° 

1907 — 12 février, le Larchinont, 
Rhode Island (collision).. .. 131 

1907 — 21 février, le Berlin.. .. 141 

1907 — 23 février, VImpcratnx . . . 137 

1908 — 23 mars, le Mutsa Alarit. . 300 
1908 — Juillet, le Ying King.. .. 300 
1910 — 9 février, le Général Chan- 

zy, Minorque, coulé 200 

1912 — 14 avril, le Titanic 1,635 

19,3 — II octobre, le Volturno. .' 136 
1914 — 29 mai, i'Empress of Ire- 

land 910 

I^es rapports officiels déposés aux 
Communes anglaises indiquent _ qu'au 
cours des vingt dernières années, il 
s'est perdu 4,700 vaisseaux à la mer, 
représentant 3,000,000 tonnes. 

DURANT CETTE PERIODE DE 
VINGT ANNEES, 18,474 PASSA- 
GERS ET HOMMES D'EQUIPA- 
GES ONT ETE PERDUS A LA 
MER. 

Aussitôt le désastre connu le coroner 
de Rimouski, Dr Pinault a procédé une 
enquête sur les décès et le Capitaine 
Lindsay a exécuté de son côté une 
enquête sur le naufrage et l'on s'est 
immédiatement trouvé en face _ de deux 
versions diamétralement opposées de la 
part du capitaine Anderson du Stor- 
stad et du capitaine Kendall de VBm- 
press of Ireland, 

Nous donnons ces deux versions pour 
évidemment sincères toutes deux pour 
montrer les erreurs d'appréciation sur 
des faits qui peuvent survenir après 
fXea catastrophea de ce genre. 




(. apt. Kenilall 

(Je " l'Empress 

of Ireland." 



Capitaine 
Anderson du 
" Storstad." 



LA VERSION DU " STORSTAD " 

Les vaisseaux étaient visibles alors 
qu'ils se trouvaient à une grande dis- 
tance l'un de l'autre : le Storstad^ était 
à droite. Au moment de la collision le 
Storstad faisait machine arrière : après 
la collision le Storstad ne fit^ pas ma- 
chine arrière ; il continua d'avancer ; 
ce fut l'Empress qui changea de posi- 
tion ; le Storstad s'efforça de sauver 
tous les passagers de l'Empress, et fit 
mettre toutes ses chaloupes à la mer 
alors qu'il courait lui-même un grand 
danger. Quand les deux vaisseaux se 
virent l'un l'autre le temps était clair ; 
la brume survint et l'Empress changea 
de position. Après la collision ce fut 
l'Empress qui fit un mouvement entraî- 
né par sa proue. 




237 



Lieu du naufrage. 

LA VERSION DE L' " EMPRESS 
OF IREEAND ". 

Li'Empress était immobile quand le 
Storstad le frappa. Le Storstad était 
en mouvement. Le Storstad fit machine 
arrière alors qu'on lui commandait 
d'avancer et fit une ouverture daris_ le 
flanc de l'Empress. Après la collision 
on demanda au Storstad de venir se 
ranger près de l'Empress et il continua 
son chemin. Les passagers se sont sau- 
vés en grande partie dans les chaloupes 
de l'Empress. Il aperçut deux ou trois 
chaloupes du Storstad mais chacune ne 
contenait que deux ou trois personnes. 
Le capitaine du Storstad était un ma- 
rin, il aurait dû savoir ce qu'il avait à 
faire après la collision et l'éventrement 
de \'Empres8, sans qu'on le dise. 



NAUFRAGE DE L' " BMPRESS OF IREIjAND."— (Suite). 



I/C désastre était si grave et les faits 
énoncés étaient tellement contradictoires 
que la répercussion de cette collision 
sur le bon renom de la route St-Lau- 
rent était à redouter. La gouvernement 
canadien et ik gouvernement impérial 
s'en émurent en même temps et il fut 
décidé de tenir une enquête spéciale 
pour déterminer la responsa,bilité des 
deux steamers dans l'accident survenu 
et en même temps pour faire des re- 
commanidations propres à prévenir^ au- 
tant que possible sa répétition à l'ave- 
nir. _ ^ . . . , , 

Le gouvernement impérial sollicite de 
nommer un représentant pour la com- 
mission d'enquête envoya Lord Mersev 
le juge de l'Amirauté Britannique qui 
avait dirigé l'enquête sur le désastre du 
Titanic. 



Lord Mersey. 




Son Honneur le 

juge en chef 

MciLewl. 



Le gouvernement canadien nomma de 
son côté le juge en chef McLeod et 
Sir Adolphe Routhier, juge de la cour 
d'Amirauté de Québec. 

Ces trois juges composèrent le tribu- 
nal d'enquête avec plusieurs assesseurs. 

Après avoir siégé et entendu des té- 
moins durant trois semaines, examiné 
les lieux, interroge des experts, etc., la 
commission d'enquête qui avait com- 
mencé à siéger le 16 juin, a rendu 
son jugement le 1 1 juillet. 

La commission était au grand compleft, 
c'est-à-dire que les trois commissaires, 
lord Mersey et MM. les juges McLeod 
et Routhier, étaient accompagnés de 
leurs assesseurs, marins, ingénieurs et 
architectes. 

Le jugement a été prononcé par Lord 



Mersey, président du tribunal, qui n'a 
lu qu'une partie du rapport de la Com- 
mission, car le document est très volu- 
mineux et contient avec un exposé très 
élaboré de l'affaire, une réponse aux 
diverses questions posées au tribunal 
par le gouvernenicnt. 

La question principale que le tribunal 
avait à résoudre était de savoir _ si la 
collision désastreuse avait éfé causée par 
la faute de l'un des deux navires et 
par lequel des deux. 

Sur ce point, le plus important comme 
le plus grave, la commission a conclu 
que c'est le navire norvégien, le Stor- 
stad, qvii est en faute et qui est respon- 
sable parce qu'il a changé sa course : 
de là, la collision qui a entrainé la perte 
du paquebot Empress of Ireland. Le 
tribunal n'a rien trouvé à blâmer dans 
la marche des deux navires avant leur 
rentrée dans le brouillard. Leurs mar- 
ches étaient alors régulières et si tous 
les deux avaient suivi leur route dans 
le brouillard, ils auraient évité cei 
épouvantable désastre. Mais il y a eu 
un changement de route, l'un des na- 
vires a modifié sa route pendant le 
brouillard, et c'est ce changement qui 
a été cause de la collisio-a. La modifi- 
cation apportée à la course de l'un des 
navires au moment où une telle action 
était si dangereuse, comme le prouve 
la catastrophe qui en résulta, fut ac- 
complie par le Storsfad. Le navire nor- 
végien a pris une nouvelle direction 
pendant le brouillard lorsque fut exé- 
cutée la manœuvre à bâbord. Le pre- 
mier officier donna d'abord ordre de 
mettre la route à bâbord, puis subsé- 
quemment le troisième officier Saxe mit 
de lui-même, sans aucun ordre de l'offi- 
cier en chef, la route " à bâbord tout " 
et jeta ainsi le charbonnier sur l'Eu}- 
prcss of Ireland. Le Storstad crovait 
alors VEmpress à bâbord, mais elle était 
à droite, et le navire norvégien se diri- 
gea vers elle à la suite de la manœuvre 
de l'officier Saxe. Le premier officier 
Tufteness, et le troisième officier Saxe 
sont tenus responsables de la manœuvre 
qui a précipité la collision. Le tribunal 
blâme aussi le quartier-maitre Johansen. 
Le premier officier est encore blâmé 
pour n'avoir pas réveillé le capitaine 
Anderson qui dormait au moment où 
il vit apparaître le brouillard. Le capi- 
taine n'a été prévenu qu'au moment de 
la collision, et lorsqu'il est arrivé sur le 
pont la faute était irréparable. 

La commission a réporudu aussi à 
toutes les questions qui lui ont été 
posées par le gouvernement, puis sou- 
met plusieurs suggestions importantes 
afin d'éviter à l'avenir ces désastres 
terribles. Les principales suggestions 
des commissaires et des assesseurs sont 
les suivantes. D'abord, qu'il soit établi 
une règle obligeant tous les navires qui 
238 



NAUFRAGE DE L' " BMPRESS OP IRELAND."— (Suite) . 



ont des compartiments étanolies à les 
fermer du moment qu'il y a du brouil- 
lard et aussi même la nuit, sans at- 
tendre pour cela l'imminence du danger. 
Il parait certain que quelques-uns des 
compartiments de VEmpress n'étaient 
pas fermés. 

La commission suggère aussi qu'à 
part les chaloupes de sauvetage, les 
navires aient des ra,deaux qui pour- 
raient se dégager automatiquement et 
flotter dans l'eau quand un bateau 
sotmbre. 

La commission suggère aussi d'étudier 
la possibilité d'établir des stations diffé- 
rentes des stations actuelles où les na- 
vires pourraient prendre et laisser leur 
pilote, alîn qu'ils ne soient pas obligés 
de se rencontrer ni de se croiser comme 
la chose a lieu actuellement lorsou"ils 
approchent de la Pointe-au-Père, pour 
prendre ou laisser leur pilote. 



de place et s'il avait manœuvré son 
navire de façon à traverser le Storstad 
de plus loin. Nous ne pouvons pas 
dire, cependant, que cet ordre qui était 
donné pour plus de sécurité ne fut pas 
une faute de navigation, et nous ne 
croyons pas non plus que cet acte ait 
contribué au désastre. " 

" Le capitaine KendaU peut s'être 
trompé en croyant que toute l'erré 
avait été enlevée de son navire et, il 
se peut, dans une certaine mesure que 
le mouvement conservé ait contribué à 
la force du coup. Mais il subsiste le 
fait que le Storstad a fait barre à bâ- 
bord et a changé sa course, ce qui a 
causé la collision." 

" Nous devons conclure que M. Tuf- 
tenes a eu tort et a été négligent en 
modifiant sa course dans le brouillard, 
comme il l'a fait, et en gardant la 




LE " STORSTAD 



Les commissaires considèrent que tout 
l'équipage de VEmpress a fait son de- 
voir, et que dans le peu de temps qui 
lui a été donné, il a fait tout son pos- 
sible pour sauver les passagers. 

En raison des diversions contradic- 
toires des deux capitaines données plus 
haut, voici en propres termes la façon 
dont la commission a jugé leur conduite 
lors de la collision. 

" La Com.mis3ion croit cependant, que 
l'ordre donné par M. KendaU (de ren- 
verser ses machines de toute vitesse en 
arrière quand les lumières du Storstad 
commencèrent à disparaître dans le 
brouillard) témoigne quelque nervosité 
de sa part ". 

I' Nous croyons qu'il aurait été plus 
avisé s'il avait donné au Storstad plus 



239 



gouverne du navire sous sa responsa- 
bilité et en n'apptilant pas le capitaine 
aussitôt qu'il constata le brouillard. " 
Les recommandations de la Commis- 
sion sont les suivantes pour l'avenir : 

1° Que toutes les portes des cloisons 
étanches et les sabords au-dessous 
du sommet des cloisons étanches 
soient fermées en cas de brouillard 
et en toute circonstance du coucher 
au lever du soleil. 

2° Que des radeaux soient disposés sur 
le pont de façon à se détacher au- 
tomatiquement en cas de sinistre. 

3° Que le mode de prendre et de laisser 
les pilotes du St-Laurent soit chan- 
gé_ afin d'éviter que les vaisseaux 
soient obligés de croiser la marche 
des steamers montant et descendant 
directement, 



CHIEN PARLEUR 




LE •' CHIEN QUI PARLE." 

Le phénomène le plus curieux que 
l'on connaisse actuellement est un 
chien qui exécute des problèmes ma- 
thématiques, prend des leçons de géo- 
graphie et de grammaire. Voici com- 
ment cette merveille a été décou- 
verte. 

Mme Moeckel, de Manheim, Alle- 
magne, propriétaire du chien en ques- 
tion enseignait à ses enfants l'arith- 
métique et le plus jeune ne réussissait 
jamais à répondre aux questions po- 
sées. Un jour que l'enfant lui pa- 
raissait y mettre de la mauvaise vo- 
lonté, elle lui administra une légère 
correction, et aussitôt le chien Rolf 
sortit de sous l_a table et la regarda 
avec une expression si humaine 
qu'elle oublia la leçon pour dire à sa 
sœur : — - " Oh Freda, regarde donc 
Rolf, il paraît comprendre ce que 
nous disons. " Rolf," flt-elle en s'a- 
dressaut au chien, combien font deux 
et deux ? 

Et à l'êtonnement de tous le chien 
gratta quatre fois avec sa patte. 

On lui posa quelques autres problè- 
mes simples et il répondit à tous. 
Puis réalisant ses aptitudes extraor- 
dlna.lres, on commença à Ttastrulre 
Jusqu'à ce qu'il pût extraire des ra 



240 



cines cubiques et résoudre des cal- 
culs compliqués ; on lui apprit aussi à 
epeler à sa façon. 

Aussitôt lies hoimmes de science 
commencèrent à s'occuper de lui com- 
me ils avaient fait pour les " Che- 
vaux Pensants," de Elgerliela, une 
autre merveille d'intelligence animale. 

Le Dr Duchatel, vice-présideui de 
la Société Psychique de France et le 
Dr MacKen2iie, le fameux zoologiste 
de France et de Genève, entre autres 
posèrent eux-mêmes les questions à 
■• Rolf," et garantissent que ses ré- 
ponses étaient spontanées sans être 
indiquées au moyen d'aucun code ou 
tèlépatine. 

Le chien est allemand et par suite, 
parle cette langue. 

— Qu'est-ce que tu aimes faire le 
mieux, ont-ils demandé à Rolf ? 

— Lachs cssen — manger du sau- 
mon, a-t-il répondu. (Rolf abrège 
les phrases et épèle phonétiquement.) 

— Mais, lui a dit le Dr MacKenzie, 
un chien intelligent doit savoir faire 
autre chose que manger. Quelle au- 
tre chose aimes-tu î 

Rolf réfléchit un moment puis 
épela : 

— Bildr (Bilder) : images. De fait, 
il aime beaucoup regarder les images 
fortement colorées. 

Puis, au cours d'une autre conver- 
sation, le Dr MacKenzie lui a posé 
cette question : 

— Aimes-tu travailler, Rolf ? 

— Nci)ij non : 

— Alors, pourquoi travailles-tu, lui 
demanda-t-on ? 

— • Miiss, doit, fut la réponse ! 

— Qu'arriverait-il si tu ne travail- 
lais pas ? 

Il réfléchit une m.inute, puis répli- 
qua : 



CHIEN PARLEUR— (Suite). 



— Hib thieb) — des coups I 
Or le chien n'avait jamais été frap- 
pé de sa vie et l'étrangeté de la ré- 
ponse s'accentua lorsqu'on vit Rolf 
agiter sa queue avec une agilité qui 
paraissait être l'appréciation déli- 
cieuse d une bonne tarce. 

Finalement après un examen atten- 
tif et prolongé le Dr MacKenzie a fait 
le rapport suivant : 

" Après m'êire assuré que tous les 
modes de communication normale sont 
impossibles, je suis obligé d'eu venir 
à la conclusion que l'animal pense 
léellement et l'éducation est la seule 
explication de son cas — ce mot étant 
employée dans son sens le plus large 
possible — . L,'animal raisonne réel- 
lement." 

L.e Dr Duchatel corrobore ainsi 
l'assertion de son collègue ; 

'■ Il faut admettre que l'animal 
comprend ce qu'il fait, quand il cal- 
cule, quand il lit et quand il écrit ; 
eu un mot qu'il pense par lui-même." 

Rolf est un terrier airdale, et en 
dehors de ses séances paraît normal ; 
mais l'histoire suivante montre quelle 
opinion il possède sur lui-même et ses 
amis : Tala, une chienne, Daisy, un 
chat qu'il considère comme supérieurs 
au reste des animaux. 

La famille Mackel discutait chiens, 
un jour, «t la conversation tomba sur 
le sujet du manger. Les Allemands 
sont très particuliers sur les termes 
employés pour exprimer la façon dont 
mangent les aniiiiaux et les êtres hu- 
mains. Ils disent fressen dans le pre- 
mier cas et essen dans le dernier. 

Rolf connaissait la distinction et 
par suite pour définir sa position, il 
se mêla à la conversation. 

— Rolf csserij déclara-t-il ! 

— Bien siir, dit Mme Meclvel, alors, 
ce n'est pas fressen 'i Et lela. 

— lela cssen, répondit-il ; schioeiii 
fressen 1 ce sont les porcs qui ava- 
lent. 

Ceci montre bien qu'il se juge hu- 
main au moins a aemi. 

Pas longtemps après cela, M. Mac- 
kel rentra et informa sa famille qu'un 
de ses cousins était fiancé à une jeune 
anglaise du nom de Daisy. Immédia- 
tement le chien commença à gratter 
avec sa patte et à dire dans son 
propre alphabet : " Elle s'appelle 
comme le chat." Jusqu'à cette re- 
marque de Rolf, personne n'y avait 
songé ! 

Et comme dans ce cas, la plupart 
de ses remarques sont toutes sponta- 
nées, lancées dans une conversation 
générale et expriment des opinions 
individuelles. 

La plus extraordinaire de ses ré- 
ponses est celle qu'il a faite à une 
question. On lui demandait ce que 
voulait dire l'automne. Alors, évitant 

241 



toute explication sèche, il repondit 
seniencieusemeiit : 

— Quand on trouve des pommes ! 
Voici un autre incident amusant 

qui montre que Rolf parle tout à fait 
spontanément. Avec sa " femme " 
lela, ils avaient tous deux pris un 
bain, où à l'étonnement des proprié- 
taires des chiens aussi bien élevés, on 
constata sur lela, la présence de petits 
habitants. On commentait cette dé- 
couverte quand Rolf commença à 
frapper le plancher avec sa patte. 
Sou propre surnom est " Loi " ©t, en 
stiivaut sa communication, on cons- 
tata qu'il disait: "Loi fil flu " ; lela 
Flir (Loi viel floh, lela vicier). Loi 
a des puces, mais lela en a plus. Puis 
il remua sa queue, enchanté de lui- 
même. 

On a déjà dit que Rolf aime beau- 
coup les imagées ; voici qui prouve 
qu'il les comprend très bien. On lui 
montra une fois la photographie d'un 
enfant au bain. 

— Qu est-ce que c'est que cela re- 
présente, lui a-t-ou demandé V 

Il répondit aussitôt : 

— Cari au bain ! ce qui était abso- 
lument exact. 

Rolf comprend aussi le sens des 
mots imprimés, ce qui fait espérer 
qu'un jour il pourra lire. On lui mon- 
tra uu jour une page où était Man- 
heinu, la ville où il vit. Il regarda 
quelque temps, puis on lui demanda 
ce que cela signifiait, il répondit im- 
médiatement " Manheim." 

A présent, le chleu prend des le- 
çons de géographie et de grammaire 
avec les deux enfants de la famille et 
souvent répond à des questions quand 
ils ne le peuvent pas. On dit qu'il a 
une merveilleuse mémoire. 

A d'autres égards il paraît supé- 
rieur à ses condisciples qui même en 
profitent. 

La mère avait déjà constaté que les 
enfants obtenaient dans leurs devoirs 
quand elle était absente, des réponses 
justes qu'ils étaient incapables de 
trouver quand elle était là. Un jour, 
en arrivant à la porte de leur cham- 
bre d'étude elle entendit un des en- 
fants dire à voix basse : " Rolf, sau- 
ve-toi, voilà maman qui revient." En 
entrant, brusquement dans la cham- 
bre, elle vit le chien qui était en train 
d'épeler les réponses exactes aux pro- 
blèmes que les enfants ne pouvaient 
pas résoudre. 

Nous avons cité les témoignages de 
deux savants qui expriment leur croy- 
ance dans le pouvoir indubitable et 
merveilleux de ce chien semi-humain. 

En voici d'autres : 

Le Prof. Hachet Souplet, président 
de l'Institut de Psychologie de Paris, 
le Dr Edgar Berlllon de la Revue de 
Psychologie ; le Dr Van Grabon, pa- 



CHIEN PARUSUR— (Suite). 



thologiste bien connu ; et le Dr Karl 
Weiss, tous deux d'Allemagne ; le 
Prof. Paul Saruyn de Bâle ; M. César 
de Vesne de Paris, éditeur des Anna- 
tes de la Science Psychique et Mau- 
rice Maëberlink, le fameux auteur et 
dramaturge, tous ont vu les faits en 



question, les ont examinés et étudiés 
à fond et ont affirmé leur réalité con- 
forme à ce que nous venons de ra- 
conter. Tous sont aussi d'avis qu'au- 
cune explication naturelle ou normale 
du phénomène n'est admissible. 



CHIEN PARLEUR 



UN CONCURRENT FRANÇAIS. 




Hector, le chien calculateur faisant 
fonctionner la macliine avec laquelle 
il additionne, multiplie et soustrait. 

Depuis que l'existence du Chien 
Parlant d'Allemagne fut dévoilée, il 
lui a surgi des concurrents, et cet ar- 
ticle était à peine préparé que l'on 
annonce à New-York un chien fran- 
çais qui veut enlever les lauriers de 
Rolf. 

Il s'agit, dans ce cas, d'un petit 
chien mouton français (French pood- 
le) nommé Hector, père et mère in- 
connus, qui additionne, soustrait, mul- 
tiplie et divise avec l'habileté d'un en- 
fant ayant au moins cinq fois son 
âge. Hector n'a encore que deux ans. 
Il appartient à M. C. J. Tryon, in- 
génieur des mines, de Los Angeles, 
qui est descendu à New-York à l'Hô- 
tel Calvert. (Cette notice est em- 
pruntée à Suvday World du 31 mai 
1914.) 'J' 

M. Charles Lincoln Edwards, pro- 
fesseur d'histoire naturelle aux écoles 
de Los Angeles a examiné Hector et 



déclare que c'est un chien pensant et 
calculateur. Dans un examen criti- 
que que lui a fait passer le professeur 
Edwards, Hector a reçu 90 p. c. des 
points. 

A une démonstration où assistait 
l'auteur de l'article du World, Hec- 
tor était placé derrière une petite 
boîte sur le côté de laquelle était fixé 
un gros timbre de sonnerie. Hector 
frappe ses réponses avec la patte 
droite de devant qui agit sur une pe- 
tite clef télégraphique posée sur le 
dessus de la boîte. 

Ou lui demanda d'abord d'indi- 
quer les chiffres de im à vingt-cinq 
dans leur ordre. Il l'a fait sans er- 
reur. Puis, on lui a demandé de 
multiplier 5 par 3, 6 par ■ 2 et 7 par 
3 . Son maître et les examinateurs 
posaient les questions. Il répondait 
aussi facilement aux uns qu'aux au- 
tres. Pour ces opérations, ses ré- 
ponses étaient exactes, avec cinq pour 
cent seulement d'erreurs. Mais ses 
additions et multiplications étaient 
invariablement justes. Le chien était 
amusant à observer, quand il s'agis- 
sait d'un problèrae difficile. On lui 
avait demandé d'additionner 5 et 7 
et 4. Durant un instant le chien a 
regardé droit devant lui, puis a fermé 
les yeux et baissé la tète. Il pensait 
évidemment profondément ! Tout à 
coup ses yeux s'éclaircirent et il frap- 
pa vivement sa réponse. Si l'on écrit 
les chiffres sur une ardoise, il y re- 
garde fi.xément les caractères quelques 
instants, puis additionne ou soustrait 
suivant le cas. 

Hector paraît comprendre tout ce 
qu'on dit. Il pirouette comme un 
danseur, marche, valse, s'assied, s'ar- 
rête au commandement sans injonc- 
tion ni menace. 



—Mon vieux, je n'ai plus le son! Je 
ne sais plus à quel saint me vimfi-! 

— Je vais t'en indiquer un 

— Qui me fera avoir de l'argent? 

—Oui! .^dresse-toi a Snint-Germain-des- 



En police correctionnel!?: 

— Vous êtes aecusé d'avoir autorise' 
flans votre établissement des jeux de ha- 
sard. 

— Je proteste, monsieur le président, il 
n'y avait 'pns le nioin«lre hasard, tmis ces 
messieurs tTichaient. 



242 



LES 57 MILLIARDS DE DOLLARS DE LA FORTUNE FRANÇAISE 



VALEURS MOBILIERES 
^ 20.889 Millions. 




PROPRIETE BATIE 
% 12. 166 
Millions 




INDUSTRIE-COMMERCE OBJETS MOBILIERS NUMÉRAIRE AUTOS 

$5.622 Millions ^'^• gi^ ,'-'"^^» 1^8 I ^ VOITURES 

^ '^-— -" M,,,,«K,c CHEVAUX 

\^ ■: ■ii'if- «j- Millions m. a ^ '^ 

■ iilï'i' (é !.. $40 3 

J UJJI_R iâl) yi^l^ ^..-.r^ Millions 




La Fortune de la France reste la plus importante et semble la plus intan- 
gible du monde. Bile résulte de ses immenses réserves d'épargne, de sa puis- 
sance agricole et de la richesse de sa propriété. 



LaRécoheduCOTONdansleMondeenl9l2 



''lîTfïïïJïïïïcïïlûlWÏÏÏÏïïUrh 

llNDBSAnGL/MSESl 

12.274 Millions de 
il,,,, UWRES ..,..,, 



Egypte ckine r,.,,_ f 

720 720 To^'^ t 

Millions Millions ,r*. JT, 

DELIVRES DELIVRES MILLIONS ^ 




Et ATS 'Unis 

3 MllU^RDS 5 1 4 MlLUÔNS D£ LWRESI 



MMM 



— ul "^ 




Comme on le voit par ces chiffres la production américaine est d'une supé- 
riorité écrasante sur cella de tous les antres pays. 

243 



BIBLIOTHEQUE ROULANTE 



La vulgarisation des bibliothèques po- 
pulaires aur Etats-Unis a puissamment 
contribué à répandre dans le peuple les 
bienfaits de l'éducation, surtout parmi 
des personnes d'un certain âge qui n'a- 
valent pas pu jouir des avantages de 
l'instruction dans leur jeune 9ge. 



Durant plusieurs mois, Miss Mary Tll- 
comb, de Hagerton, qui en a conçu 
ridée, a fait pénétrer la littérature dans 
les endroits les plus éloignés de la civi- 
lisation au moyen d'une sorte de buffet 
monté sur des roues et traîné par un 
cheval. Mais ce dispositif était prlml- 




La bibliothèque automobile qui a appris ù lire à tout un comté. 



Des femmes de bien, d'une haute va- 
leur morale, se sont mises à la tête 
(le ce mouvement et ont obtenu des 
résultats merveilleux. 

L>ans le comté de Washington, Mary- 
land, une automobile sert a assurer aux 
travailleurs des régions écartées troo 
occupés pour aller chercher eux-mêmes 
les livres nécessaires à leur Instruction 
et a leur récréation, les joies d'un ca- 
binet de lecture roillante. La population 
du comté en dehors de Hagerton, est de 
30,000 répartis sur 500 milles carrés. 



tif ; et, daus les mauvais chemins, le 
cheval était bien fatigué. Aussi quand 
la voiture fut tamponnée par un train et 
réduite en aiguillettes, une automobile 
prit sa place et en guise de carosserle 
on installa une vraie bibliothèque. Les 
livres sont m'iintenant apportés à la 
porte des lecteurs par 24 routes qu cir- 
cuits qui sillonnent tout le comté. A 
peu près 2800 volumes ont été distri- 
bués de porte en porte durant les ilx 
mois de 1912. 



Le vrai mérite se cache. 

Comme les jeunes persoiraes d'Ars 
étaie-nt trop empressées à se montrer en 
public, leur vénérable curé leur dit un 
jour : " Quand vous allez faire empiète 
de rubans, vous n'achetez pas ceux qui 
sont à l'étalage, mais bien oeux qui 

244 



sont soigneusement tenus au fond du ma- 
gasin. Pourquoi cela ? parce que les pre- 
miers, que l'on expose à la vue des pas 
sants, ont perdu Ifur fraîchfur et sont 
plus ou moins couverts de poussière. 

Sous ce langage simple, mais qui lais- 
se transpirer une douce malice, il y a 
une bonne leçon et dont plus d'un* 
famille pourrait profiter, soit à 1? 
ville, soit à la campagne. 



LE CERVEAU 



Le Cerveau ressemble à une épingle | épinière, s'allonge dans la carapace 
gigantesque dont la tête grise remplit j des vertèbres jusqu'au bas du torse, 
le crâne, et dont la tige, la moelle 1 



Mouvements 
du memlDre 
supér 



puyements du membre 
mPéneur 

émoil^e 
yisuellô 
des 
jebtrei 




Images motrices 

.vocales _ 

Mouvement deja face 
et de la langue 

Mémoire auditive 
des mots 



Les LOCALISATIONS CEREBRALES. Cette image montre à leur place les huit 
principales divisions. 



L'Axe Nerveux du Cerveau. 

Du haut en bas de l'axe, la matière 
nerveuse, ouvrière de force, de mou- 
vement et de pensée, se divise en deux 
éléments qui diffèrent de constitution 
anatomique et dont chacun, dans l'éla- 
boration de la vie supérieure, joue 
Hon rôle déterminé : la substance 
grise, la substance blanche. 

Dans la moelle, la substance blan- 
che recouvre une colonne grise qui 
monte jusqu'au cerveau ; dans les 
centres supérieurs, au contraire, l'é- 
coree c'est la substance grise et 
la substance blanche semée ça et 
là de noyaux gris, couches optiques, 
corps striés, tubercules quadriju- 
meaux, occupe les régions pro- 
fondes. Dans l'un et l'autre organe, 
c'est au sein de la substance grise 
que se fixe la sensation et que germe 
l'action ; et c'est par la substance 
blanche que l'un et l'autre organe 
mettent en communication les diffé- 
rents laboratoires de la conscience 



et de l'instinct. L'une constitue les 
centres nerveux, l'autre les conduc- 
teurs ; et c'est grâce aux cordons 
blancs disposés dans la moelle autour 
de l'axe gris, et dans l'organe supé- 
rieur en gerbes rayonnantes qui sont 
comme les branches de l'arbre médul- 
laire, que tous les points de la subs- 
tance grise, écorces cérébrale et céré- 
belleuse, noyaux encéphaliques et co- 
lonne spinale restent en communica- 
tion constante, comme des bureaux 
télégraphiques que des fils relieraient 
entre eux. 

La Moelle et le Cerveau, bureaux 
télégraphiques. — Dans ces bureaux 
télégraphiques, par millions, sont des 
employés vigilants, infatigables, qui 
veillent et travaillent alors même que 
l'organisme entier est en proie au 
sommeil ; ce sont les cellules ner- 
veuses, les neurones des anatomistes 
d'aujourd'hui, les neurones munis de 
prolongements articulés dont les con- 
tacts suffisent à lancer jusqu'aux ex- 
trémités de la machine ou à Inter- 
245 



LE CERVEAU. 



(Suite). 



rompre soudain la sensation venue 
de l'extérieur, l'ordre venu de l'inté- 
rieur. 

Les Centres réflexes ou incons- 
cients DU Cerveau. 
La moelle est le centre des actions 
réflexes, c'est-à-dire insconscientes ou 
relevant d'une conscience obscure fixée 
par l'atavisme : les mouvements spon- 
tanés de défense, la marche, les ordres 
sourds portés à l'organisme par les 
sensations qui éveillent les grands 
instincts de l'animal, conservation, 
reproduction, toutes les fonctions oou- 
terraines de la vie végétative. 

Les Centres conscients et la 
Substance grise. 

L'écorce grise qui recouvre les hé- 
misphêres cérébraux est le siège de 
la conscience, de cet ensemble de fa- 
cultés merveilleuses, intelligence, vo- 
lonté, mémoire, qui permettent à 
l'homme de réfléchir en lui les puis- 
sances de l'univers et de les projeter 
liarmonieusement au dehors sous 
forme d'action, d'art, de science, et 
de lois. 

Du plus obscur des animaux à 
l'homme de prénie, la sève de la vie 
psychique s'élève dans l'arbre ner- 
veux pour aboutir à ces fleurs de vie 
intérieure que sont les expressions 
des cerveaux créateurs. 

L'ANGE et la Bete. 
Ces fleurs de vie, ce sont les cir- 
rovvoh'tions qui les mûrissent, ces: 



sillons sinueux qui se creusent de 
plus en plus à la surface du cerveau 
à mesure qu'on monte dans la série 
animale et dans les replis desquels 
s'abrite l'admirable et secret méca- 
nisme de l'emmagasinement des ima- 
ges, de l'association des idées, de la 
vie volontaire. Le \olume de l'encé- 
phale n'a presque rien à voir dans la 
détermination du degré de l'intelli- 
gence. C'est uniquement de la pro- 
fondeur, de la liberté, de l'intégrité 
des sillons de l'écorce et des conduc- 
teurs qui en partent que dépend le 
fonctionnement harmonieux de la vie 
morale de l'homme. 

Qu'en une parcelle infime de cette 
écorce une méninge adhère à peine, 
qu'elle entrave le fonctionnement d'un 
neurone, c'est la folie, l'épilepsie, l'im- 
bécilité ou le crime ; qu'un petit vais- 
seau se déchire, que le sang comprime 
d'un rien une fibre conductrice, c'est 
la paralysie de la moitié opposée du 
corps, l'hémiplégie, ou l'aphasie, la 
mort du verbe ; qu'un autre vais- 
seau s'oblitère, privant de sang une 
infime parcelle du territoire de l'es- 
prit, c'est l'oubli des mots, l'amnésie, la 
perte de la mémoire, le ramollisse- 
ment graduel, l'horrible gâtisme final ; 
une imperceptible lésion, et l'homme 
de génie est changé en bête en quel- 
ques mois, en quelques jours, en quel- 
ques heures, en deux secondes... le 
coup d'épingle dans l'aérostat qui vou- 
lait franchir les nuages. . . 



LES AIGUILLETTES DES OFFICIERS 
D'OEDONNANCE 



Qui donnerait l'origine des aiguillet- 
tes qui parent l'uniforme des officiers 
d'état-major ? 

Sous Louis Xlir un régiment d'in- 
fanterie lâcha pied devant l'ennemi. 
Le cardinal de Richelieu décréta que 
tous les soldats et officiers de ce ré- 
giment, qui méritaient la peine de 
mort, subiraient, en cas de récidive, le 
supplice infamant de la pendaison. 

Les soldats du régiment ainsi mis à 
l'index eurent à cœur la leQon qui 
leur était donnée, et ils prirent l'ha- 
bitude _ de marcher au combat le cou 
enserré dans la corde dont on les me- 
naçait. 

D'abord de chanvre, la corde devint 
plus tard de soie ; le clou qui la gar- 
nissait fut remplacé par d'élégants 
ferrets d'or et d'argent, et l'instru- 
ment de torture donna naissance aux 
aiguillettes qui chamarrent actuelle- 
ment la poitrine de nos officiers. 



LE SIGNAL C. 0. D. 

M. G. Marconi, l'inventeur de la 
télégraphie sans fil, a donné au comité 
d'enquête sur le naufrage du " Tita- 
nic," tenu à Londres, l'expdication 
suivante des signaux S. O. S. et C. 
Q. D. dont on a tant parlé au sujet 
de cette catastrophe. 

Il a dit que ces signaux ont été 
clioisis arbitrairement et ne signifient 
pas autre chose que des appels de dé- 
tresse. 

Primitivement, C. Q. était un signal 
pour toutes les stations de cesser leurs 
opérations et de prêter leur attention 
à l'opérateur envoyant cet appel. On 
ajoutait le D quand il s'agissait d'un 
signal de détresse. 

A une conférence internationale te- 
nue à Berlin, il y a quelque temps, on 
a convenu de remplacer le signal C. 
O. D. par S. O. B., parce que celui-ci 
consistant en trois traits, trois points 
et trois traits dans l'alphabet Morse, 
était l'appel le plus simple, le plus 
facile et le plus rapide qui pût être 
envoyé. 



246 



CE QUE LES ACTEURS ET LES ACTRICES MANGENT EN 

SCENE 



Avez-vous jamais remarque au théâtre 
un dîner servi sur la scène, au cours 
(l'une pièce de comédie moderne par 
exemple, et av«z-vous vu le garçon ou 
le maître d'hStel servant une soupe cré- 
meuse et épaisse ou remplissant les as- 
siettes avec une louche pleine jusqu'au 
bord ? C'est simplement de la sciure de 
bois. 

On a essayé de tout pour produire 
l'effet d'une vraie soupe. Les liquides 
colorés faisaient mauvais effet à la lu- 
mière de la rampe et de plus c'était un 
accessoire difficile à manier. Enfin un 
chef d'accessoire avisé a essayé de la 
sciure de bois ordinaire. L'effet était 
parfait et depuis lors, on emploie la 
sciure de bols pour représenter la soupe 
à toutes les scènes de repas ou pour 
simuler le gruau dans toutes les scènes 
où il y a un malade. Aux lumières il a 
tout l'aspect d'un liquide. 

Des tranches appétissantes de jambon, 
ou du moins paraissant telles aux yeux 
du public, ne sont pas autre chose que 
des morceaux découpés de linoléum dont 
le dessous, de couleur rouge générale- 
ment est servi en dessus. La salade se 
fait avec des feuilles de choux et des 
tomates en tranches présentent tout l'as- 
pect d'un magnifique homard. Les ba- 
nanes sont servies comme des filets de 
poissons. 

Le poulet consiste généralement en 
un petit pain de forme viennoise très 
bruni dans lequel sont plantées des 
pattes en bois peint en brun ; une dinde 
se fait de la même façon mais avec 
un plus gros pain. 

Un rOti de bœuf est généralement fait 
avec un gâteau éponge arrosé de sauce 
brune. Il se taille bien et a toute appa- 
rence de viande. Des tranches de toast, 
découpées de forme convenable et ornées 
de papillottes à une extrémitée, res- 
semblent juste a des côtelettes et font 
les délices des acteurs. 

Une tourte chaude bouillante consiste 
en une tourtière recouverte de papier 
brun et dedans il y a soit une soucoupe 
d'eau chaude soit des pommes de terre 
bouillante. 

L'eau chaude ou les pommes de terre 
bouillantes fournissent la vapeur qui 
s'échappent de la tourte, quand on en- 



tame la croûte et donnent un aspect tout 
aussi appétissant que le plus réel. 

On se sert en général sur la scène, 
comme chacun le sait, du thé pour du 
whisky, et de l'eau avec un peu de 
grenadine ou de matière colorante sert 
de vin. C'est la ginger aie qui fournit 
le Champagne pétillant, mais quand on a 
besoin de lait et qu'il doit être bu, on 
le sert a l'état réel. 

■TARTE" 
EAU CHAUOt 




L'aspect et la réalité des repas de 
théâtre. 

L'eau elle-même n'est pas naturell», 
non pour boire, mais du moins pour 
mouiller les vêtements, si on veut obte- 
nir un effet d'arrosage. Un acteur pour- 
rait arriver sur la scène trempé jus- 
qu'aux os avec de l'eau, mais à part ses 
cheveux d'où les gouttes tomberaient, 
il n'aurait pas l'air mouillé. Tour qu'un 
acteur paraisse réellement mouillé il faut 
étaler sur ses vêtements beaucoup de 
vaseline et quand ses cheveux dégout- 
tent d'eau et que les lumières se re- 
flètent sur la vaseline de ses vêtements, 
il a tout l'air d'avoir été repêché de 
l'océan ou de la rivière ou de n'importe 
quelle flaque dont il est supposé avoir 
été retiré. 



Une vieille reiitièie, habitant près du 
Jardin des Plantes, reçoit la visite d'un 
cousin flanqué d'une cousine, cultivateurs 
dans la banlieue. 

— Tiens!... vous voilà! s'éerie-t-elle. 
Quel bon vent vous amène? 

^llon Dieu, cousine, j'sommes venus 
voir les bêtes, et j'ons profité de l'occa- 
sion pour vous rendre une p'tite , visite. 



Calino a des Imperfections, m:iis il a 
une qualité, il est plein de cœur. 

L'autre soir, en rentrant chez lui, il 
rencontre un aveugle qui cheminait, bat- 
tant le mur de sa canne. 

— ^Pauvre homme, dit-il, tenez, voilà 
pour rentrer chez vous. 

Et il lui mit dans la main une boîte 
d'allumettes en cire. 



247 



LES MALADIES DE SOCIETE 

HOQUET, BAILLEMENT, ETERNUEMENT. 



Voici trois de ces petites misères 
communes aux humains. Elles sont 
d'autant plus désagréables qu'elles 
surviennent subitement, en pleine 
conversation, par exemple, et qu'elles 
provoquent d'autant plus le rire 
qu'elles se renouvellent plus fréquem- 
ment. Et les remèdes sont à p€ine 
efficaces contre ces importunes mani- 
festations qui sont parfois le début 
ou l'indice d'une maladie aiguë ou 
chronique. 



LE HOQUET. 

Il y a hoquet et hoquet : de~s ho- 
-^uets qui dénoncent des cas graves, 
des cancers, des abcès, des infections 
du tube digestif, des pleurésies, des 
maladies chroniques, des calculs du 
rein, de la vessie, le hoquet de l'al- 
coolisme et du saturnisme, le hoquet 
de la péritonite, le hoquet cle l'agonie 
et le hoquet continu, l'aboiement de 
l'hj'stérique, qui dure quelquefois 
vingt ans. 

Il y a surtout le hoauet vulgaire, 
causé par un spasme de la glotte, le 
hoquet qui fait rire ceux qui l'enten- 
dent, et pleurer parfois d'énervement 
ceux qui en sont atteints. C'est le 
plus fréquent, et il est sans gravité. 
Il peut survenir après l'indigestion 
hâtive d'aliments lourds ou de bois- 
sons spiritueuses, par l'excès du ta- 
bac, par le passage brusque d'un lieu 
chaud dans un endroit beaucoup plus 
frais, etc. Pour île guérir, retenez le 
plus longtemps possible votre respi- 
ration ; avalez lentement quelques gor- 
gées d'eau froide ou de jus de citron ; 
sucez de la glace ; prenez des granules 
antispasmodiques de bromhydrate de 
cicutine. Il y a aussi les compresses 
d'alcool camphré sur le creux de l'es- 
tomac ; la vaporisation à l'éther sul- 
furique, pendant dix minutes, de l'é- 
pigastre (partie supérieure du bas- 
ventre, oreux de a'estomac), et pen- 
dant cinq minutes des deux côtés du 
cœur. Chez les petits enfants une 
ouillerée à café de sucre en poudre 
fait le plu5 .souvent cesser le hoquet, 
lorsqu'il a une cause accidentelle et 
qu'il ne provient pas de digestions 
difnciles. 



LE BAILLEMENT. 



On BAILLE sous l'influence de la 
fatigue, ou par ennui, et encore en 
voyant bâiller une autre personne ou 
même une simple paire de ciseaux. Il 



248 



se produit alors une inspiration lente 
et profonde, suivie d'une expiration 
prolongée, le tout accompagné sou- 
vent d'un peu de larmoiement. 

Les digestions laborieuses, les dys- 
pepsies d'origine nerveuse, la faim 
amènent aussi le bâillement qu'on 
peut combattre soit en mangeant 
lorsqu'il est dû seulement à la faim, 
soit en se mettant au lit pour une ou 
deux heures, soit en faisant pendant 
un quart d'heure une active gymnas- 
tique de chambre. 

Une douche, trois heures après le 
repas, rétablit l'équilibre de même que 
des pulvérisations d'eau éthérée dans 
les yeux, ou un peu de marche au 
grand air. 



L-'ÉTERNUEMENT. 



Eternuer, c'est tousser par le nez, 
a dit le Dr Brisard. 

L'éternuement est un mouvement 
convulsif du diaphragme (muscle) qui 
sépare le thorax de la poitrine), l'air 
est alors chassé brusquement et 
bruyamment à travers la bouche et 
le nez. 

Les poussières, les vapeurs irri- 
tantes et les sécrétions locales irri- 
tent la muqueuse et provoquent l'éter- 
nuement, qui peut survenir aussi, 
chez les nerveux, sous J'eftet d'une 
vive lumière. Le rhume, la rougeole 
et la coqueluche, le rhume des foins 
et d'autres indispositions ou malaises 
tels qu'une légère insolation s'accom- 
pagnent presque toujours d'éternue- 
ments. 

D'une façon générale, l'éternue- 
ment peut être arrêté d'abord par la 
suppression ou l'éloignement des cau- 
ses qui le provoquent ; ensuite par 
l'aspiration dans les narines de vase- 
line mentholée ou augmentée d'un peu 
de solution de cocaïne. 

L'aspiration nasale du jus de citron 
qui provoque d'abord des éternue- 
ments peut couper un rhume de cer- 
veau (coryza) ; l'acide citrique ayant 
pour effet de calmer l'inflammation 
des muqueuses. 

L'éternuement chroninue relève de 
la médecine et de la chirurgie. 

Dans certaines maladies, comme 
l'ophtalmie, la fin des affections ca- 
tarrhales, etc., l'éternuement 'peut 
avoir des résultats salutaires. On le 
provoque soit en prisant des poudres 
sternutatoires, camphre de Bornéo, 
entre autres, soit en aspirant de l'al- 
cali ou de l'aldéhyde formique (for- 
-nol). 



LE TRANSBORDEUR TRANSCONTINENTAL 




Le " Léonard " lancé à Birkenliead, Ang., pour le Transcontinental et qui 
permettra de faire traverser ses trains de la rive nord à la rive sud 
du Si-Laurent en attendant l'achèvement du pont de Québec. 



Ce transbordeur est destiné à trans- 
porter les trains entre Québec et 
Pointe-Liévis jusqu'à ce que le pont de 
Québec soit construit. 

L'idée de ce transbordeur provient 
du major R. W. Léonard, président 
de la Commission du Transcontinen- 
tal, et le dessin a été exécuté par le 
Capitaine W. T. Bress, ingénieur mé- 
canicien de la Commission du Trans- 
continental National. 

Il a été exécuté par la maison 
Cammell, Laird & Co., de Birkenhead, 
Angleterre, et lancé au commence- 
ment de cette année.. 

Sa construction a coûté $500,000, 
et il est en acier ; longueur plus de 
526 pieds ; tirant d'eau moyen, 15 
pieds. 

Le plancher de marée, mobile par 
mouvement ascensionnel, porte trois 



voies de 272 pieds de longueur pou- 
vant porter trois voitures à passagers 
chacune. 

Il y a trois machines, deux pour 
faire avancer le transbordeur et une 
pour briser la glace. 

Avec plein chargement le transbor- 
deur peut faire 15 milles à l'heure, 
ce qui lui permettra de traverser le 
fleuve en trois quarts d'heure y com- 
pris le maniement du plancher de 
marée, à l'arrivée et au départ. 

Toutes les précautions sont prises 
pour la sûreté des passagers, éclai- 
rage électrique partout ; cloisons étan- 
ches à la coque : quatre embarcations 
de sauvetage de 20 pieds de longueur 
et 6 pieds de largeur, un dinghey et 
un cutter de 18 pieds. 

L'équipage nécessaire pour manier 
le transbordeur sera de 14 hommes. 



Belles paroles de Pie IX. 

Une jeune fil'le, n'nynnt pas <le quoi 
soutenir sa vieille mère, alla veudre la 
crois d'or qu'elle portait au cou. puis, 
en présentant à sa mère le pain qu'elle 
venait d'acheter, elle lui dit : " Voici du 
pain pour quelques jours, et bientôt, il 
nous sera plus facile d'eu avoir ; Pie IX 
veille sur nous, il va nous donner de 
l'ouvrage." Le Pape, instruit de cela, 
envoya à cette jeune fille une lettre con- 
tenant la croix vendue, cinq pièces d'or 
et un billet ainsi conçu : " Ma chère en- 
fant, vous avez eu raison d'espérer en 
Dieu, il n'abandonne jamais la piété fi- 
liale. Vous avez eu raison aussi d'e.spé 



rer en Pie IX ; 11 veille sur vous et vous 
ne mourrez pas de faim." 

En voyant les Français courir avec 
tant d'assurance contre les Prussiens. 
Pie IX s'écriait : " Pauvre France !" Au 
milieu de nos plus grands désastres, il 
disait encore : " Je ne compte que sur la 
France." Il a dit enfin : "La France a 
été labourée, son sol est trempé de sang, 
et la semence divine germera bientôt 
pour produire de grands fruits." Pie IX 
a dit à Mgr l'Archevêque d'Alger : " Je 
suis totimement convaincu que mon sa- 
lut est lié à celui de la France, ce sera 
l'Instrument choisi de Dieu pour relever 
mon trOne." 
249 



MATHEMATIQUES 




oo o o o 

o o o o o' 

o ® o o o 

o o o o -G 

o o C G o 

o o G G O 

G O G G G 

G G O O G 



La Pythagore, table de multiplica- 
tion automatique. — Il n'est pas de 
plus grande difficulté, pour les tout 
jeunes écoliers, que de s'initier aux 
mystères de la Table de multiplica- 
tion. Les malheureux bambins pas- 
sent de longues et interminables heu- 
res, pendant des mois et des mois, à 
répéter d'un ton las les nombres de 
l'ingrate table. 

Un instituteur français, M. E. Fla- 
con, a eu l'idée d'aider ces petits mar- 
tyrs à apprendre leur table en met- 
tant entre leurs petites mains un 
jouet intéressant par lui-même. Ce 
jouet, c'est la Pythagore, que repré- 
sente notre dessin. 

Li'inventeur est parti de ce principe 
que les enfants n'apprennent pas fa- 
cilement parce que les chiffres ne di- 




sent rien à leur esprit. Par- 
tant de là il a voulu appliquer 
le principe de l'enseignement 
liar l'aspect aux premières no- 
tions de mathématiques : le 
toucher et la vue sont simul- 
tanément intéressés. 

La table er;t constituée par 
une petite boîte métallique 
carrée pourvue de deux ran- 
gées de touches, l'une à gau- 
che, l'autre, à la base de la 
boîte. Le couvercle de celle- 
ci, qui est entièrement cons- 
truite en métal, est perforé 
d'autant de trous qu'il y a de 
multiplications à effectuer. Le 
chiffre de l'unité n'est pas re- 
présenté : il y a donc 8 chiffres 
dans chaque colonne de tou- 
ches et par conséquent 64 
trous. Quand on appuie sur un 
des chiffres de la rangée infé- 
rieure He chiffre 3 par exem- 
ple comme le montre notre 
dessin) tous les trous apparte- 
nant à la colonne verticale de 
ce chiffre sont découverts : si 
on appuie ensuite sur un autre 
chiffre (4 pnr exemple) de la rangée 
de gauche, le nombre 12 • apparaît 
dans le trou placé aux croisements des 
deux rangées. La manœuvre est donc 
extrêmement simple. Cette table de 
Pythagore mécanique s'impose réelle- 
ment dans toutes' les classes enfan- 
tines : elle doit faire partie du mobi- 
lier scolaire ;elle doit être le premier 
" livre " que l'enfant emportera en 
classe et avec lequel il jouera à sa 
rentrée de l'école. Nous n'irons pas 
jusqu'à dire qu'elle serait indispensa- 
ble à bien des papas que le labeur 
quotidien éloigne des réminiscences 
scolaires ; mais combien de gens, 
malgré l'école obligatoire, ont oublié 
même cette nécessité élémentaire : 
savoir compter ! 



LE BILLET DE BANQUE PARLANT 



Si bizarr.e que paraisse ce titre, il 
lexprime um'e réalité : un inventeur 
propose un nouveau système de bank- 
notes qui énonceront à haute et intel- 
ligible voix leur valeur respective, au 
grand désespoir des faussaires dont 
les coupables procédés seront dénon- 
cés verbalement par leurs propres ou- 
vrages ! 

Le lecteur sérieux ne continuerait 
pas plus loin la lecture de cet article 
si nouis ne nous bâtions d'indiquer que 
l'inventeur n'est pas un chevaucheur 
de chimères, M. A. B. Bawtree, ingé- 
nieur électro-chimiste, est considéré 
en Angleterre comme la plus haute 
autorité en matière de billets de ban- 



que. Il est la terreur des faussaires, 
et c'est à lui qu'ont recours finan- 
ciers, banquiers, collectionneurs de 
timbres-poste pour découvrir faux et 
contrefaçons. 

Au récent congrès de l'Association 
Britannique pour l'avancement des 
sciences, il lut un rapport fort ap- 
plaudi sur les procédés que devraient 
employer les banques d'Etat pour dé- 
jouer les entreprises des faussaires 
et rendre les billets de banque inimi- 
tables. Membre de la Société Royale 
de Photographie, il prouva en septem- 
bre dernier que les timbres-poste des 
plus hautes valeurs fiscales pouvaient 
être aisément contrefaits ; il exposa 
250 



1.1-: lilLLET DE liA.NQLE l'AKLANT 



CSiiitt') 



en public un tableau de 56 timbres, 
les uns authentiques, les autres faux, 
et les meilleurs experts ne réussirent 
pas à distinguer les uns des autres. 

Après ce préambule, qui nous a 
paru indisipensable, nous aborderons 
la description sommaire de la nou- 
velle invention de M. Bawtree. 

Comme l'expose le brevet anglais 
(No 27, 7G3, A.D. 1910) dont nous 
possédons une copie, cette invention 
porte sur deux points : la fabrication 
de billets de banque dont les bords 
serOiUt dentelés d'une façon en appa- 
rence irrêgulière, mais qui correspon- 
dra à des ondes sonores détarminées, 
et la construction de petits phono- 
graphes spéciaux qui permettront 
d'entendre les sous corresipondants à 
ces ondes . 

En France, les bWlets ont des bords 
rectilignes. Mais M n'en est pas ainsi 
dans bien d'autres pays, en Angle- 
terre, en Allemagne, en Amérique, oi\ 
les billets imprimés sur du papier fa- 
briqué à la main, ont des bords irré- 
guliers, ce qui est causé par les ba- 
vures de la pulpe. On ne saurait, par 
exempJe, trouver deux banknotes de 
la Banque d'Angleterre exactement 
semblables et superposables. M. 
Bawtree propose de " régulariser ces 
irrégularités " et d'en faire un nou- 
vel obstacile à l'audace grandissante 
des faussaires. 

A 'l'aide d'un procédé de photogra- 
vure qu'il serait inutile de décrire 




En soufflant dans cet appareil on fait 
dire aie billet sa valeur. 

ici, il obtient une matrice dont lo 
bord, avec ses zigzags et ses courbes, 
refirésente exactement la ligne tracée 
par le stylet d'un phonographe auquel 
on a fait enregistrer, par exemple, 
les mots five pounds (cinq livres ster- 
ling). Avec l'intervention d'une ma- 
chlme de construction fort simple, il 
e^jc facile de reproduire, sur un ou 



plusieurs bords du papier destiné à 
devenir un billet de cinq livres, ces 
zigzags et ces courbes. Ainsi, tous les 
billets de cinq livres comportent une 
denteilure qui est le fac-similé du 
" record " phonographique de" l'ex- 
pression fivc pounds. 

Pour qu'on puisse entendre le billet 
authentique prononcer ces mots ma- 
giques, témoignage de son honnête fa- 
brication, l'inventeur a imaginé deux 




Petit phonographe simplifié pour 
faire parler le billet. 

appareils, sommairement décrits dans 
ses spécifications. L'un consiste en un 
gramophone très simplifié, dont le sty- 
let suit les sinuosités du bord traité ; 
les sons déterminés sont émis assez 
haut pour que l'observateur les per- 
çoive en conservant à ses oreilles 
deux tubes acoustiques, tandis qu'il 
fait glisser île papier entre deux pla- 
ques de métal. Dans l'autre appareil, 
l'expérimentateur souffle dans un 
tube, et l'air, en pénétrant dans la 
chambre sonore par les sinuosités des 
dentelures du bord du billet, que l'on 
glissa entre deux feuilles métalliques, 
produit des bouffées dont la fréquence 
et l'intensité correspondent aux ondes 
sonores déterminées et reproduisent 
les mots voulus. Si le billet reste 
muet, c'est qu'il est contrefait ! 

Enfin, M Bawtree a encore simpli- 
fié son système en conseillant l'em- 
ploi de matrices métalliques repro- 
duisant les dentelures d'un billet au- 
thentique. En les superposant à un 
billet douteux, il sera aisé de voir si 
ses denteilures corre.spondent exacte- 
ment. 

En résumé M . Bawtree propose, à 
l'aide d'un moyen aussi ingénieux que 
simple, de compliquer la tâche des 
■conltreCaoteurs, maintenaint surtout 
que les progrès de la photogravure 
leur fournissent les moyens d'imiter 
les banknotes û, la perfection . 
1 



LES OISEAUX AD SECOURS DES MINEURS 



Il ne &e passe pas une semaine sans 
que les dépêches ne nous apportent la 
nouvelle, sur l'un ou l'autre des con- 
tinents, de catastrophes de mines désas- 
treuses entraînant presque toujours la 
désolatron dans les centres miniers. 

On s'étonnera peut-être de voir citer 
les canaris parmi les instruments néces 
saires au mineur pour pratiquer son 
dur et dangereux métier et pourtant il 
parait que ce sont des sauveteurs de 
premier ordre, si leur emploi est bien 
compris. On a constaté que les petits 
animaux, comme les oiseaux et les sou- 
ris, sont plus sensibles que les hommes 
à l'action des gaz délétères. On a pro- 
fité de ce fait pour les utUiser à pré- 



être munis de casque à appareil, doivent 
avancer aussi loin qu'ils peuvent le faire 
en sûreté et aider les hommes porteurs 
de casques en prenant soin des mineurs 
rescapés et sauvés, à mesure qu'on les 
leur apporte. 

Les volontaires portent toujours avec 
eux dans ce cas des canaris et aussitôt 
que les oiseaux donnent des signes de 
mailaise ou de détresse, ils battent en 
retraite jusqu'à une base plus sûre. 
On ramène facilement à la vie les oi- 
seaux en leur appliquant de l'oxygène 
que l'on porte dans la poignée de la 
cage. Les membres de la Société pro 
tectrice des animaux ne se sont pa = 
encore opposés à cette méthode parée 




Une cage qui ramène à la rie, après 

qu<' l'oiseau a joué sou rôle dans le 
sauvetage. La ëàge est de construe- 
tion sp^iale et la poignée contient de 
l'oxygène. Après que l'oiseau est as- 
phyxié on lâche l'oxygène et l'oiseau 
revient à la vie. 

venir les travailleurs des mines ou 
leurs sauveteurs de la présence des 
gaz de cette nature. 

Iil ne faut pas oublier que certaines 
mines occupent quelquefois des éten- 
dues de trois ou plusieurs milles et que 
l'air délétère qui existe dans une partie 
de cet espace n'a pas forcément d'effet 
sur les parties éloignées. Pour exécu- 
ter le travail de sauvetage, les volon- 
taires qui prêtent leur service, sans 



252 



Scèue ù un vv.n désastre minier. 
Volontaires attendant que le.s hommes 
porteurs de casques ramènent le bîesKé 
à cette base de sûreté. Les mineurs se 
sentent sûrs tant que le canaris reste 
sur son perchoir. 

que le salut de la vie humaine prime 
tout. 

MI^L George A. BurrelJ et Frank M. 
Seifen disent à ce sujet dans le supplé- 
ment de Scientific American : — 

L'utilité des petits animau.x pour faire 
découvrir l'existence d'air vicié dans les 
mines est un fait bien établi. Le Bu- 
reau des Mines des Etats-Unis a fait 
des expériences avec la plupart des pe- 
tits animaux les plus communs comme 
canaris, cochons de Barbarie, lapins, 



Lan OISEAUX AU isKCOUKS DJ2a MlNBDliS — (Suite) 



poulets, chiens, souris et pigeons et 
trouve que les canaris et les souris sont 
cetix qui conviennent le mieux. Cette 
constatation concorde avec les obser- 
vations de L. S. Haldane, lequel affirme 
que le temps requis pour que les symp- 
tômes de l'empoisonnement par l'oxyde 
de carbone fassent leur apparition et 
leur disparition est proportionné à la 




Démonstration devant 20,000 mineurs. 
Il y avait dans la cage 0.25 p.c. d'o 
xyde de carbone c.o. et l'homme esl 
reste là huit minutes après que le ca- 
naris avait complètement perdu conncus- 
sance. 

fréqtxence et au volume d'échange res- 
piratoire par unité de poids corporel. 
Le Bureau des E.-U. trouve que les 
canaris sont les animaux les plus sen- 
sibles. Ils étaient utilisés en Angle- 
terre, et probablement aussi sur le con- 
tinent avant de l'être aux Çtats-Unis. 
Leur utUité pour tirer parti des res- 
sources de l'appareil respiratoire est de 
grave importance. 



Une autre raison de l'emploi des ca- 
naris repose dans le fait qu'il est géné- 
ralement facile de se les procurer. Ils 
deviennent les compagnons des travail- 
leurs qui les possèdent. Si l'on s'en 
sert intelligemment, il est bien rare 
qu'ils périssent pour avoir été exposés 
à l'oxyde de carbone. 

A titre d'essai, les canaris, souris, 
cochons de Barbarie ont été exposés à 
l'oxyde de carbone à plusieurs reprises 
successivement dans diverses circons- 
tances. Dans quelques expériences on 
les expose à une atmosphère qui leur 
procure du malaise en deux minutes 
à peu près. Dans le cas de canaris on 
a employé 25 p. c. pour quelques expé- 
riences et les animaux ont été exposés 
au gaz de sept à dix fois consécutive- 
ment. _ Par exemple l'animal a été ex- 
posé à la perte de connaissance et 
quand il fut en apparence revenu à lui 
(au bout de 7 à 12 minutes) il a été 
réexposé plusieurs fois, dans le but de 
voir si, après plusieurs expositions à un 
certain pourcentage de gaz, ils pour- 
raient résister plus longtemps au ma- 
laise dans les expositions stibséquentes, 
c'est-à-dire s'acclimater plus ou moins 
au gaz. On n'a remarqué aucun effet 
d"accilimatation. On a aussi essayé 
pour les canaris et les souris d'autres 
pourcentages que 2S p. c. On a poussé 
les expériences jusqu'au point de répé- 
ter ptlusieurs fois les expositions dans 
une journée ou plusieurs jours consé- 
cutifs. 

Le Bureau a exécuté ces expériences 
pour tirer les conclusions relatives à 
l'effet sur différents animaux de même 
espèce, d'une proportion donnée d'oxyde 
Je carbone. On a trouvé qu'en général, 
une proportion donnée d'oxyde de car- 
bone a sur les différents animaux de 
même espèce le même effet au bout du 
même temps, en ce qui a trait du moins 
à l'application des résultats pour l'em- 
pttoi pratique des animaux dans les 
mines ; mais que, dans quelques cas 
un animal pouvait se conduire d'une 
façon notoirement différente de ce 
qu'on en attendait. Ceci est plus vrai 
des souris que des canaris, mais, même 
pour ces derniers, il vaut mieux en 
prendre plusieurs avec soi dans le 
groupe ou la brigade d'exploration afin 
d'éviter les erreurs possibles. 



X , homme de lettres pauvre, vient 

de faire tiD»' fin. 

Il a épousé une vieille lîame qui l'en- 
richit. 

— Dame, a dit un confrère, quand 00 
n'arrive pas par le mérite, on arrive par 
r ancienneté. 



Un amateur considérait les sept sa- 
cremeuts peints par Poussin et trouvait 
beaucoup à critiquer dans le tableau qui 
représente le sacrement du marlagp. 

— Je vols bien, dIt-11, qu'il est difficile 
de faire un bon mariage, même en pein- 
ture. 



253 



PREDICTION DE LA VALEUR HUMAINE 



A Paris où les sensations naissent et 
disparaissent conune les figures sur 
récran du cinématographe, une jeune 
fiHe, Mlle Andrée Taverny est devenue 
fameuse en peu de jours. Elle a in- 
venté une science ou pseudoscience, par 
laquelle, elle prétend prédire la lon- 
gueur de la vie, la réussite en affaire, 
l'aptitude au divorce, aux désastres et 
autres circonstances qui ne sont pas le 
jeu aveugle du hasard. 

L,e succès de ses calculs ne peut pas 
être mis en doute si l'on en juge par 
l'argent qu'elle a amassé et le prix de 
ses consultations qui est de $5o par 
entrevue. Si l'on en juge par le fait 
que ses prétentions sont appuyées par 
les statistiques de l'Armes, il est rai- 
sonnable de supposer qu'elle est tombée 
sur un principe important. 

lî'lle n'est pas une pythonesse un peu 
ridicule comme Mme de Thèbes qui est 
devenue la risée de Paris par ses for- 
fanteries et ses vantardises de toute 
nature. 

Mlle Taverny a entrepris de discer- 
ner et de dire exactement quelle est la 
valeur d'un homme. Par ce? mots elle 
entend la valeur d'un homme d'après 
la force de sa constitution, l'énergie 
probable qu'il consacrera à son travail, 
et sa prédisposition à la maladie. De 
fait la valeur d'un homme au point de 
vue de l'assurance sur la vie. 

Les plus curieux c'est qu'eiUc ne fait 
pas secret de sa méthode qui est la sui- 
vante : — 

X'aleur numérique Indication 

Au-dessous de 10. .Constitution très forte 

Entre 

II et T5 constitution forte. 

i6 et 20 constitution bonne. 

21 et 25 constitution mnvenne. 

26. et 30 lûonstitution faible. 

31 et 35 'constitution très faible. 

Au-dessus de 35. Ne vaut pas la peine 
d'être cité. 

Ce système a été essayé par un chi; 
rurgien de l'artillerie française qui 
affirme l'avoir appliqué à plus de 1000 
hommes et trouvé qu'il donne une éva- 
luation rapide et exacte de leur phy- 
sique naturel. . Naturellement, un hom- 
me avec une poitrine phénoménalement 
large par suite d'exercice intense peut 
facilement présenter une valeur numé- 



rique modique, spécialement s'il est de 
petite taille et en même temps son en- 
ïrainement peut lui avoir laissé_ une 
faiblesse quelconque qui déjouerait les 
prédictions de Mlle Taverny. 

Néanmoins, il parait y avoir dans ces 
généralités une base de vérité suffi- 
;ante pour avoir valu à Mlle Taverny 
vne grande réputation comme devine- 
esse. 

La formule donnée par Andrée s'ap- 
plique seulement à des hommes de 20 
a 24 ans quoique, pour un profane, il 
<ait difficile de comprendre pour quelle 
raison elle ne s'appliquerait pas à des 
iiommes considérablement plus âgés. 

Les calculs sont faits d'après le sys- . 
-ème métrique natureUement et il est 
nécessaire de connaître la taille (hau- 
teur) le poids et le tour de poitrine du 
sujet. 

Supposez un jeune homme ayant 32 
pouces de Tour de Poitrine, par ex- 
emple. 

Sa Taille est de 5 pieds et son Poids 
Je 132 livres. 

En traduisant en mesures métriques 
nous avons : 

Poitrine So centimètres = 32 pcs. 

Poids 60 kilogrammes = 132 Ibs. 

Taille 160 centimètres = S pds 
3 pcs. 

Vous ajoutez la poitrine au poids et 
vous soustrayez de la taille. 

Vous avez ainsi So, 60 de 160 = 20. 

D'après les tableaux de Mlle Taverny, 
cela signifie bonne constitution. 

Plus le chiffre est fort, plus la cons- 
titution est faible comme le montre le 
tableau suivant : 

Mai^ puisque Mlle Taverny a dévoilé 
sa méthode pour la valeur hygiénique, 
c'est avec d'autres prédictions qu'elle 
fait son argent. Une marque de com- 
merce réussira-t-elle ? Une chanson se- 
ra-t-elle populaire ? La fiancée sera-t- 
elle une bonne épouse ? Le fiancé a-t-il 
aussi bon caractère qu'il en a l'air ? 
Voilà les questions auxquelles répond 
Mlle Taverny dans ses consultations de 
$50 et pour cela, elle n'indique pas ses 
méthodes. Les fidèles sont légion et 
prétendent qu'on peut avoir autant de 
confiance dans ses prédictions sur les 
points que dans ses assertions au sujet 
de la valeur physique des hommes. 

Pour le moment nous indiquons la 
formule en ce dernier cas et tout le 
monde peut en faire l'essai sur soi- 
même. 



I^a politesse, /«rivait I.a Bruyère, fait 
paraître l'ho-nmie au dehors comme il de- 
vrait être inf6rieuroment. 



On dit que le boulanger du coin vient 
de faire faire . les portraits de ses en- 
fants. 

— C5e tlolt ôtre le rêve pour un boni a 11- 
•'"V de voir ".ses petits peints". 
254 



LE MIROIR A L'ECOLE 



La prononciation enseignée par l'usage. 

Tous les enfants d'école qui ont es- 
sayé d'apprendre une langaie étrangère 
savent combien il est difficiile d'acquérir 
la prononciation et to.ut étranger qui a 
essayé d'enseigner sa propre langue à 
des jeunes garçons ou filles de parents 
anglo-saxons sait quelle tâche presque 
insurmontable c'est de leur apprendre à 
prononcer correctement le français. Les 
niaitiies dans les écoles canadiennes ou 
américaines où ils enseignent constam- 
ment à un grand nombre d'enfants 
étrangers se trouvent en face du même 
problème qui consiste pour l'anglais à 
inculquer la prononciation exacte à de 
jeunes allemands, italiens, russes, grecs 
ou chinois et môme français. 

Tandis qu'au Canada les Anglais 
d'Ontario par ignorance ou par insup- 
portable suffisance s'obstinent à consi- 
dérer le bilinguisme comme une honle 



lement réfractaires à Télude de toute 
langue étrangère, n'arrivent pas aisé- 
ment à maîtriser la prononciation du 
français. Ce manque d'aptitude peut 
s'expliquer en quelques mots. 

La langue anglaise, dont la gram- 
maire est la plus simple du monde, 
présente par contre une prononciation 
et une orthographe des plus compli- 
quées : l'une et l'autre sont basées sur 
des conventions inconnpréhiensibles, que 
lia pratique seuile peut inculquer. 11 
est des mots courants que les Anglais 
cultivés prononcent de deux façons 
différentes sans jamais savoir quelle 
est la bonne ! 

Quant à l'orthographe, Sir Oliver 
Lodge, le très distingué savant, avouait 
récemment qu'un Anglo-Saxon doit 
toujours, s'en remettre à la Providence 
pour écrire un mot correctement, et un 
autre savant non moins connu, Sir 
William Ramsay, traitait cette ortho- 




Fig. 1. 



La claï 



de français à l'école de grammaire Totteiiham. 



ou comme une humiliation, l'un des ré- 
sultats de la popularité de l'Entente 
cordiale en Europe est que, des deux 
côtés de la Manche, l'enseignement est 
devenu en grande partie bilingue. Mais 
il nous faut constater non sans regret 
que cet enthousiasme philologique est 
plus intense et plus général chez les 
Anglais que chez les Français. 

L'étude de l'anglais n'a encore été 
inscrite en France qu'au programme des 
écoles secondaires et des lycées, tandis 
que le français est enseigné en Angle- 
terre dans de nombreuses écoles pri- 
maires (grammar schools) de garçons 
ou de filles. 

Nous ne surprendrons personne en 
disant que les écoliers anglais, généra- 



graphe d'immorale, parce qu'elle impose 
aux enfants une tâche disproportionnée 
dont sont dispensés les enfants des 
autres pays. 

On sait qu'un Anglais adulte, habitué 
aux complications de son système na- 
tional de poids, mesures et monnaies, 
est complètement désorienté, dès qu'il 
sort de son ile, par la simplicité du 
système métrique, dont la compréhen- 
sion lui impose un long effort. Cette 
observation s'applique à l'écolier an- 
golais ; l'illogisme d'une langue où 
plough et enough se prononcent pour 
des Français, plâo et ineuf?, où wild 
se prononce waiîde, tandis que son com- 
I posé wilderness se prononce avec \'i 
français, où chaque voyelle se traduit 
255 



L.E MIROIR — Suite. 



par plusieurs sons différents, où plu- 
sieurs signes (w, r), sont à la fois 
voyelles et consonnes, une telle langue, 
façonne dangereusement sa faculté de 
diction. 

Mis en présence d'une langue latine 
ou germanique où chaque caractère, à 
de rares exceptions près, répond à un 
son spécial et unique, il est complète- 
ment dérouté : c'est trop simple pour 
un cerveau habitué aux complications ! 
Et la difficulté qu'il éprouve s'accroît 
de ce fait que l'Anglo-Saxon, en gé- 
néral, n'est pas doué d'une " oreille 
musicaJe " : d'où l'effort prolongé qu'il 
lui faut accomplir pour imiter exacte- 
ment un son qui n'existe pas dans sa 
langue ou pour saisir la nuance qui 



\''oicî quelques-uns des exemples : 
•' Sam ate a girl " signiiiait pour les 
élèves " Ça m'est égal " ; " Dusk cot- 
tail lamb mash air " représentait " De 
ce côté-là ma chère " et " Keel nosc 
palm deer " était destiné à représenter 
" qu'il n'ose pas me dire ", " Soap oh 
shoe " " Soupe aux choux " était un 
autre cas 1 

M. Jones a conseillé aux élèves de 
pratiquer la prononciation devant leur 
miroir. En tenant les lèvres serrées, 
disait-il, et en faisant fonctionner les 
mâchoires de haut en bas comme pour 
mastiquer on peut rendre le son de 
" en " en français. D'un autre côté 
pour prononcer convenablement " ez " 
il ne faut pas remuer la bouche du 




Fig. 2. — Enfant apprenaat la prononciation françQalse à l'aide li'un miroir 



sépare deux sons presque semblables. 

M. D. Jones, parlant récemnaent à 
l'Université de Chicago a déclaré qu'il 
n'était pas réellement difficile pour une 
personne ayant un peu d'oreille d'ac- 
quérir une prononciation acceptable 
d'une langue étrangère, si elle s'y pre- 
nait de la bonne façon. 

On a essayé beaucoup la Méthode Vi- 
suelle et il y a quelques années, un 
américain entreprenant avait présenté 
un système qui consistait à écrire la 
prononciation de telle façon que l'œil 
pût venir au secours de l'oreille. 



tout. Se pincer le nez est nécessaire 
pour prononcer les voyelles nasales. Si 
la voyelle est bien prononcée on peut 
maintenir le pincement du nez ; si on 
prononce mal, on est obligé de lâcher 
le nez. Quelquefois la prononciation 
fautive est due à ce que l'on ne sait 
pas comment prononcer le son exact 
à la bonne place. Les étrangers se 
heurtent à " please " et à " cease " et 
aussi " pJaugh " et " cough " et c'est 
un allemand qui avait l'habitude de dire 
à M. Jones qu'il allait " to the dogs " 
256 



LB MÎKOIS — BHlte 



quand il roulait dire qu'il se rendait 

at:x " docks ". • 

On se rendra c inpte facilement de la 
dose de patienct- et d'habileté dont doit 
disposer un professeur de français at- 
taché à une école anglaise. Nous parla- 
rons ici du dernier système d'enseigne- 
ment qui semble réussir pleinement et 
qui est appliqué deDuis deux ans à la 
Grammar School de Tottenham, un des 
quartiers de Londres. 

Le professeur a eu l'idée de faire éta- 
blir une série de cartes phoniques 
(Sound Charts) dont chacune enseigne, 
à l'aide de dessins et dé diagrammes, 
la façon dont il convient d'entr'ouvrir 
les lèvres et de placer la langue pour 
exprimer le son d'une voyelle française, 
accentuée ou non. L,a série comprend 
deux cartes pour Va (ouvert ou fermé) ; 
trois pour Ve (e, é, ê) ; une pour l't ; 
deux pour Vo, etc., et d'autres cartes 
pour les diphtongues réelles (.ié, oi, etc.) 
ou fausses (eu, ou, etc). 

Les élèves apportent en classe une 
petite glace, ou miroir, et, venant se 
planter à tour de rôle devant la carte, 
ils s'efforcent, en se reportant de leur 
image aux dessins et diagrammes, de 
donner à leurs lèvres et leur langue 
la position correcte. Des leçons d[en- 
semble suivent ces répétitions particu- 
lières. On remarquera que l'enfant iso- 
lé que montre l'une de nos photogra- 
phies n'a pas encore réussi à prononcer 
l'a français, qui fait l'objet de la le- 
çon ; vue de face (dans la glace) com- 
me de profil, l'ouverture de sa bouche 
ne reconstitue pas exactement la ligne 
indiquée sur la carte, et la tension des 
muscles du menton et des joues atteste 
que ce fâcheux a français se joue jus- 
qu'ici de sa bonne volonté. 

Par contre, il nous paraît, en étudiant 
la photographie d'e-nsenible, que plu- 
sieurs élèves ont appris à donner à. 
leurs lèvres la position correcte, tandis 
que quelques autres je morfondent en- 
core dans un effet malheureux. 

Il y a en anglais beaucoup de sons 
que les étrangers trouvent presque iiB- 
possibles à prononcer mais qu'on peut 
facilement apprendre en se servant 
ainsi d'un miroir et de tableaux habiîe- 
m^^nt dessinés. On peut citer en parti- 
culier le " th " doux comme dans 
" ihis" et dur comme dans 'thick"; 
le " g " anglais dans des mots comme 
" sprîng, long, length, wrong ". L'« 
court comme dans " nut " et " butter " 



présente des difficultés insurmontables 
pour les étudiants de quelques races. 
Les peuples d'origine latine ont beau- 
coup de mal à se rendre maîtres de 
r " t " long, dans " quite ", " nice " 
" right " qui arrivent tout au plus à le 
prononcer " ai ". TJt le " zv ", seul ou 
combiné, sous la forme " wh " comme 
" why " et " when " est impossible aux 
gens dont la langue maternelle ne con- 
tient pas ce son. Tout ceci peut s'ap- 
prendre avec le tableau et le miroir. 

A la vue du dessin que nous publions, 
on serait tenté de croire que ce système 
d'enseignement du français exagère la 
difficulté ; mais les résultats acquis en 
Angleterre durant ces deux dernières 
années proclament son efficacité. Après 
dix mois de leçons à raison de six 
heures par semaine, les deux tiers des 
élèves peuvent lire le français avec l'in- 
tonation juste ; quand ils reviennent à 
l'école après les grandes vacances, ils 
n'ont rien perdu des principes si labo- 
rieusement assimilés. Or, dans les éco- 
les qui n'ont pas adopté ce système, les 
neuf-dixièmes des enfants prononcent 
encore le français d'une façon incom- 
préhensible à la fin de leur dernière 
année d'études. 

La classe au miroir suscite-t-ellc en 
France ou dans les écoles où le Fran- 
çais est la langue maternelle des éco- 
liers, des imitations ? Seuls, les profes- 
seurs intéressés pourraient répondre à 
cette question. Mais il nous plaît de 
constater que d'excellents systèmes ont 
été introduits depuis plusieurs années 
dans les grands établissements scolaires 
de France. 

Nous citerons le système de M. Gé- 
rard, professeur d'anglais au Lycée 
Michelet de Paris, qui, chargé d'ap- 
prendre cette langue aux classes de 
cinquième et de quatrième, a imaginé 
de constituer une sorte de musée où 
figurent quantité d'objets courants. Les 
enfants apprennent rapidement les noms 
anglais de ces o'ojets, forment bientôt 
des phrases, et ne tardent pas à s'in- 
téresser passionnément à cette branche 
de leurs études. Comme on a pu s'en 
assurer dès la fin de la première année, 
une forte proportion des élèves de M. 
Gérard, de purs petits Parisien»!, avau'nt 
acquis une prononciation correcte et un 
vocabulaire déjà assez riche pour leur 
permettre de soutenir une conversation 
sur des sujets familiers. 



— Prévemi, tous 6tes accusé d'aroir 
essayé d'occasiotraer le déraillement d'un 
train de voyageurs. Avez-vous quelque 
chor-e â dire pour votre défense? 

— Monsieur le président! ma belle-mère 
se trouvait dans le tralnl... 
9 



— Qu'est-ce que vous faites cet été? 
—Vn voyage d'agrémeat. 
— Vous emmenez votre fsmms? 
— Mais non, voyons, puisque Je tous 
dis que c'est un voyage d'agrément ! 



2K7 



LA CHALEUR DE L'ECHAPPEMENT PEUT CHAUFFE» LE 
VOLANT DE L'AUTOMOBILE 



On a Inventé le moyen de chiuffer 
le volant pour protéger les maint des 
automobilistes qui conduisent leur 
msLChine durant les temps trolds. On 
se sert 1 cette fln de la chaleur de 
l'éeliappemeQt. 

Le volant est en métal creux dont 
le vide est ferme eu un endroit au 
moyen d'une cloison transversale en 
métal. De chaque côté de la partition 
il y a un petit orifice. Chaque orifice 
correspond à un tube, un tube cor- 
respondant à la chambre d'échappe- 
ment et l'autre communiquant par 
le fond de la carrosserie avec l'air li- 
bre. Au moyen d'une pédale, l'échap- 
pement de la machine peut être en- 
voyé dans le volant si on le désire. 




Le volant de l'automoMle peut être 

chauffé par l'échappement de la 

chaleur de l'engin. 



L'AUTOMOBILE CONTRE LES 
MOUCHES. 

Il «'St bien établi aujourd'hui qu'un 
grand nombre de maladies infectieu- 
ses, dont la propagation était attri- 
buée aux germes répandus dans l'air, 
sont en réalité apportées par les mou- 
ches, les moustiques, les puces et au- 
tres Insectes, se souillant au contact 
des microbes dans les endroits Infec- 
tés, et déposant ces microbes ensuite 
partout où ils se posent. 

Dans nos régions, les mouches sont 
d'activés propagatrices de la fièvre 
typhoïde, du choléra, de la diphtérie, 
de la scarlatine, et sans doute de bien 
d'autres maladies. 

A propos des empoisonnements qui 
ont suivi le tragique repas de noces 
de Cholet, on sait déjà que les pre- 



mières constatations du rapport du 
professeur Chantemesse, chargé d'une 
enquête sur place par les services de 
l'hygiène, sont en faveur d'une in- 
fection de la " crème royale," triste- 
ment célèbre, par le proteus et le pa- 
ralyphus, deux cailles dont l'associa- 
tion est redoutable, transportés vrai- 
semblablement par les mouches. Les 
cuisines de l'hôtel de Cholet don- 
naient, en effet, sur une cour où s'ou- 
vraient également des écuries. 

Ces faits donnent un intérêt nou- 
veau à une constatation que nous re- 
levons dans une revue anglaise d'au- 
tomobilisme, V Autocar. D'après ce 
journal, dans toutes les régions où 
l'automobile s'est substitué à la trac- 
tion chevaline, ou est nettement frap- 
pé de la disparition progressive des 
mouches. Cela tient très vraisembla- 
blement à la suppression des écuries 
et, par suite, du fumier et des fosses 
à purin. Sans doute aussi faut-il faire 
entrer en compte le déversement dans 
les cours, dans les caniveaux et les 
flasques d'eau, des résidus' d'essence 
do pétrole, d'huile de naphte, tous 
produits funestes aux mouches. 

De ce fait, il semble résulter que 
l'automobilisme auquel nous de- 
vons l'accroissement des poussières et 
du bruit, les trépidations de nos ha- 
bitations, le défoncement des routes, 
sans parler des innombrables acci- 
dents, compenserait une partie des 
maux qu'il nous apporte, en écartant 
de nous des agents redoutables de 
propagation de certaines épidémies. 

Ainsi les oiseaux qui dévastent nos 
arbres fruitiers dédommagent en par- 
tie l'agriculture de leurs dégâts, ea 
détruisant les vermisseaux et les in- 
sectes. 



ORIGINE DU MOT " LIMOUSINE." 

Le mot limousine, appliqué main- 
tenant en général aux automobiles 
fermés, signifiaient primitivement un 
manteau de laine que portaient en 
France les rouliers. 

Plus tard le mot a servi a désigner 
la couverture ou bâche de la voiture 
du roulier, puis finalement tout le 
chariot et enfin tout véhicule, avec un 
espace fermé pour des voyageurs. 



Un gros gaillard demande l'aumOne ft 
un passant. 

Celui-ci indigné: 

— Est-ce que vous ne pourriez pas tra- 
Tailler, fainéant? 

— Pensez-vous! Lfloher le certain pour 
l'Incertain? 



— Le tÇnor, ordinairement agréable, a 
été au-dessous de tout. 

— Qu'est-ce qu'il a donc ce soir? de- 
mande une dame. 

— Elections mnniclpales Il a don- 
ne sa voix â quelqu'un. 



258 



L'UNIFICATION DE L'HEURE 



LE NOUVEAU ROLE DE LA TOUR 

EIFFEL. 

Elle transmet automatiquement l'Heure 

de l'observatoire à toutes les 

parties du Monde. 

Pour mesurer l'heure on a accepté 
une convention basée sur la durée de la 
révolution de la terre autour du soleil 
qu'on appelle des années et de la ré- 
volution de la terre sur elle-même ou 
sur son axe qu"on appelle des jours. 
Chaque jour commence et finit au mo- 
ment où l'endroit de la terre où nous 
vivons est le plus éloigné du soleil. Le 
milieu du jour est le moment où le so- 
leil est directement sur notre tête et 
nous appeJons ce moment-là midi. Pour 
notre convtenance no«s avons divisé 
chaque jour en vingt-quatre heures, 
chaque heure en soixante minutes et 
chaque minute en soixante secondes. 



et au sud l'un de l'autre midi tombe 
naturellement au même instant. 

Si l'heure est régularisée par la mar- 
che du soleil, si les montres marquent 
l'heure vraie, elles ne peuvent pas être 
exactes à la fois en deux endroits si- 
tués à l'est et à l'ouest l'un de l'autre. 
Une montre exacte à Montréal avance 
à Ottawa, et retarde à Québec. La dif- 
férence est sensible en des endroits 
beaucoup moins éloig-nés. Quand 11 est 
midi à l'Université McGàU à Montréal, 
II est midi, minute 24 secondes au 
Bout de l'Ile et 11 hr., 58 min. 32 sec. 
au Collège Macdonaid à Ste-Anne de 
Bellevue. 

Les montres n'avaient pas été plus tôt 
inventées qu'on constata le besoin de 
corriger l'heure si l'on voulait obtenir 
quelque exactitude. Pour établir une 
certaine uniformité chaque ville a d'a- 
bord adopté une certaine heure-étalon 




Dans l'Observatoire de Paris, appareil qui envole automatiquement l'hearè 
exacte à la Tour Eiffel. 
Quand il est midi a l'Observatoire de l'Unlverstê McGill, II est midi minut«, 
24 secondes au Bout de l'Ile. 

Quand 11 est midi à l'Observatoire de l'Université McGill, il est midi minute, 
32 secondes au collège Macdonaid. 



Une erreur de 



1 seconde 
1 minute 
10 minutes 



3e temps équivalent 
à une erreur de 



a30 verges 

12 milles 

124 milles 



C'est pour mesurer ces intervalles que 
nous avons inventé les montres et les 
horloges. 

Mais le soleil en tournant autour de 
la terre peut être à son point le plus 
haut en un seul endroit à la fois, par 
suite Ll ne peut jamais être midi au 
même momient à deux endroits situés 
à l'est et l'ouest l'un de l'autre. Pour 
les endroits situés exactement au nord 



sur laquelle devaient être réglées toutes 
les horloges. L'étape suivante a été 
alors d'adopter une heure type pour 
chaque pa>"S. Chacun choisit alors à cet 
effet sa capitale ou sa ville la plus im- 
portante. Toutes les horloges de l'An- 
gleterre furent réglées sur l'heure de 
Greenwich, toutes celles de France sur 
Paris et toutes colles d'Irlande sur 
Paris. 
259 



UNIFICATION DE L'HEDHE 



STIÎt*. 



Le système fonctionna assez bien jus- 
qu'au jour où il fallait l'appliquer itux 
pays d'Amérique qui occupent des es- 
paces immenses et encerclent une parti; 
si considérable du globe, il eut été ab- 
surde de leur appliquer une heure-éta- 
lon unique. 

Au Canada par exemple le différence 
d'un bout à l'autre du pays est excessive 
et s'il fallait adopter l'heure d'Halifax, 
Vancouver aurait en hiver son lever 
du soleil à midi. C'est à un ingénieur 
canadien. Sir Sanford Fîeeming, qui vit 
encore à Ottawa, que l'on doit l'idée 
des fuseaux horaires adoptée maintenant 
par le monde presque tout entier. C'est 
au Canada naturelleanent que son sys- 
tème fut d'abord en application, puis 
les Etats-Unis s'empressèrent de l'adop- 
ter. 

En vertu de ce système le continent 
tout entier est divisé en fuseaux allant 
du nord au sud et dans chacun de ces 
fuseaux l'heure employée est celle de 
son méridien central. Chaque fuseau 
mesure 15 degrés et dans chacun le 
tem-ps est d'une heure en avant de celle 



coim:nunications et des affaires a obligé 
les divers pays à s'entendre tvir un mé- 
ridien commun. Lorsque la l'ran&e, il 
y a deu.x ans a décidé de régler ses 
horloges sur l'heure de Greenwich la 
question était jugée et les autres pays 
n'ont eu qu'à suivre son exemple. L« 
Russie est restée en dehors de la con- 
vention et a conservé son système qui 
lui est propre. L,a Hollande s'en tient 
à l'heure d'Amsterdam. L'Irlande home 
ruler en tout s'en tient à l'heure de Du- 
blin, la Grèce et quelques contrées sans 
importance complètent la liste des pays 
qui refusent encore d'adhérer à cette 
union internationale comprenant : toute 
l'Amérique du Nord et du Sud, toute 
l'Afrique et l'Europe sauf les pays ci- 
tés, la Chine, l'Inde et l'Australie. Les 
plus récents convertis ont été le Por- 
tugal, rindo-Chine, la Guyane Française 
et Hollandaise, Panama, le Chili et le 
Brésil. 

L'heure du monde est réglée par un 
Parlement Universel appelé la Confé- 
rence Internationale de l'Heure à la- 
quelle tous les pays envoient leurs délé- 




A 9.57, 9.58 et 9.59 A. M. de» éclaira «ucceasifs sont envoyé» <îe la Tour 
Eiffel à Paris. 



du fuseau suivant du côté de l'ouest 
et _ de une heure en arrière du fuseau 
suivant du côté de l'est. 

Le monde entier a été ainsi divisé en 
fuseaux horaires, ce qui a permis au pro- 
fesseur Charles Nnrdman, astronome de 
l'Observatoire de Paris, de comparer la 
terre à un melon coupé en vingt-quatre 
tranches. En effet, dernême que le so- 
leil opère une révolution apparente de 
vingt-quatre heures autotir de la terre on 
a convenu de diviser la terre en vingt- 
quatre fuseaux de 15 degrés allant d'un 
pôle à l'autre et ayant chacune l'heure 
de son méridien central. 

Le fuseau initial et déterminant est 
celui qui est bissecté par le méridien de 
Greenwich à partir duquel les longi- 
tudes sont comptées vers l'est et vers 
î'ouest. Jusqu'à ces dernières années, 
chaque pays mesurait les longitudes est 
et ouest à. partir d'un méridien arbi- 
traire qui _lui_ était propre. Mais l'in- 
ternationalisation du comnaerce, àf.n 



gués. A sa session à Paris — capitale 
pour la circonstance de l'Heure Mon- 
diale — la conférence a dressé une 
ta oie de l'heure pour le monde entier 
et adopté les règlements qui doivent 
en régir l'emploi. 

Elle a choisi certains points centraux 
disséminés dans le monde entier qui 
devront proclamer l'heure exacte deux 
fois par jour en lançant par télégraphie 
sans fil des messages à tous ceux qui 
voudront les capter. Il n'existe plus 
maintenant dans le monde d'endroit 
tellement écarté qu'un homme ne puisse 
y régler sa montre  l'heure exacte du 
fuseau horaire dans lequel il se trouve. 
Le marin naviguant sur les flots peut 
saisir l'heure dans l'air et diriger sa 
course en conséquence. L'arpenteur qui 
travaille dans la jungle africaine ou la 
prairie canadienne peut déterminer 
exactement sa position réelle au nsoyen 
de la voix mystérieuse qu'il entend ré- 
sonner d^ns 1<> frmsment hle'.' <"*^ qui lui 
2f9 



CN12-Ï(;aX1oK DjB L'HlùiCJiÈ — Suite 



Indique l'heure- à un dixième de seconde 
près. Ives centres d'où l'heure est an- 
nonc&e sont: Paris, San Fernando (Brf'- 
sil); Arlington, Ve.; ManUa, ïvIog;dishu 
(Magadoxo), sur la côte du SoiaalUajid, 
italien ; Tombouctoo, Norddeich (Alle- 
magne) ; Massawah (Erythrée) et San 
Francisco. A ces postes seront ajoutés 
bientôt Meilbourne, Australie et Tanana- 
rive, Madagascar. 

L'heure est signalée au moyen d'un 
code d'un idiome indépendant et qui 
peut être compris par toutes les na- 
tions. L'heure de Greenwich est lan- 
cée de chaque centre si" bien qu'un 
homme ne peut jamais être dans l'em- 
barras en quelqu'tndroit qu'il se trouve. 
L'envoi de chaque signal prend juste 
trois minutes et il est si espacé que 
celui qui le reçoit à tout le temps de 
régler son chronomètre à sa réception. 

De la Tour Eiffel à Paris, supposons, 
à 9 hrs 57 par exemple les ondes 
hertziennes commencent à lancer le si- 



à 12 htis et à 22 hrs ; Massowah i i8 
hrs et San Francisco à 20 hrs. 

On obse;-vera que l'heure est comptée 
sur le Système des 24 heures au lieu de 
celui de 12 heures suivant lequel sont 
basés les cadrans. Ce système devient 
rapidement d'un usage général. Les In- 
dicateurs des chemins de fer en France, 
en Italie et en Canada l'ont adopté et 
c'est le système officiel de beaucoup 
d'autres pays. En vertu de ce système 
le jour commence à minuit et après-midi 
au lieu d'avoir à répéter les heures on 
continue le numérotage jusqu'à vingt- 
quatre. 

Ce système est si connu au Canada 
qu'il est inutile d'insister. Tous les pos- 
tes centraux sont assez rapprochés pour 
pouvoir rester en communication cons- 
tante et pouvoir toujours régJer leur 
temps l'un sur l'autre à i/ioo de se- 
conde près. Le Bureau Central de 
l'Heure à son siège à l'Observatoire de 
Paris d'où partent les fils qui se raccor- 




Le marin peut capter L'explorateur arctique Le voyageur au centre 

l'hefuie au passage peut entendre le du désert d'Afrique peut 

dans l'air. message. régler sa montre. 

dans 



gnal télégraphique -r- ■ • — qui, 
l'alphabet Morse, signifie la lettre X, ce 
signal est lancé vingt fois ; à 9 hrs 57 
m. 35 s., 9 hrs 57 m. 57 s. et 9 hrs 57 
m. S9S. puis un trait de la longueur 
d'une seconde est lancé. A 9 hrs 5S m. 
8 s. ; 9 hrs 58 m. 18 s. et 9 hrs 58 m. 
48 s., on envoie une série de — (.) 
(N. du code Morse) suivie comme pré- 
cédemment de trois traits de la durée 
d'une seconde et chacun sur la dernière 
seconde de la minute. A 9 hrs 59 
— — , (G. du code Morse) est lancé 
suivi encore de trois traits sur les trois 
dernières secondes de la minute. 

Ces signaux sont lancés trois fois par 
jour de quelques postes et une fois par 
jour d'autres postes, mais à des heures 
différente!. Paris envoie a hx. (minuit) 
et à 10 hrs ; San Fernando envoie à 2 
hts et à 16 hrs ; Arlington à 3 hrs et 
17 hr» ; Manille à 4 hrs, Mogdishu à 
4 hrs ; Tr>n»bouctoo h 6 hrs, Norddeich 



dent aux antennes de la Tour Eiffel. 
C'est là le Cœur du Système Mondial de 
l'Heure et le méridien de Greenwich en 
est la Colonne 'Vertébrale. 

Il est bon d'indiquer quedques-uns des 
usages pratiques de l'Heure Internatio- 
nale. 

On_ peut se rendre compte de son 
utilité pour le capitaine de vaisseau 
quand on songe qu'une erreur d'une se- 
conde seulement dans l'heure corres- 
pond à un écart de position de 900 
pieds à peu près et cette erreur se ré- 
pétant a chaque observation peut bien 
dévier un navire loin de sa course. 

Les explorateurs, géographes et ar- 
penteurs s'en reposaient jusqu'à pré- 
sent sur l'exactitude des chronomètres 
I qu'ils emportaient. Et c'est avec ces 
chronomètres qu'ils doivent calculer leur 
I longitude. Dans le centre de l'Afrique 
j un chronomètre peut très bien subir un 
1 retard ou une avance de dix minutes. 

2U 



DNIFICATION DE L'HBDRE — Siùte. 



Une erreur de ce genre correspond à 
un écart de 124 milles qui peut bou- 
leverser toute une carte. L* levé de la 
frontière entre la France et le Maroc 
Espagnol a déjà été exécuté en employ- 
ant l'heure envoyée de Paris. Celui des 
frontières Congo-Cameron et de celles 
de la Guyanne Française — Libéria 
sera exécuté de la même façon. La 
frontière Tunis-Tripoli sera relevée de 
la même façon et les Belges emploie- 
ront la même méthode pour faire le 
levé de leurs possessions du Congo. 

Les appareils pour capter ces signaux 
sont très simples, tout opérateur ama- 
teur peut le faire et il est facile de 
l'enseigner aux enfants. A l'avenir ce 
sera un ustensible essentiel pour les 
explorateurs et le fonctionnement devra 
en être enseigné à la jeunesse dans les 
écoles. 

La nature ne connaît pas nos fron- 
tières et suivant les mots même de M. 
Dartoux, président de la Conférence 
Internationale de l'Heure : : le même 
Soleil luit successivement sur le monde 
entier et détermine dans sa course cette 
Heure Universelle dont nous aspirons 
à devenir non les maîtres, mais les ser- 
viteurs. 

Les soldats peuvent déchirer la carte 
du monde, les diplomates peuvent redis- 
poser les morceaux; les nations peuvent 
être séparées par les tarifs et par les 
idiomes, mais les hommes de science 
méprisent ces divisions artificielles et 
continuent leur œuvre de consolidation 
des peuples en abattant les barrières 
qui isolent les nations. 

Cette Heure Universelle est un grand 
pas de fait pour la Fédérttion du 
Monde. 

Une invention française récente vient 




de mettre à la portée de tout le monde 
le captage facile des raessages de télé- 
phone sans fil et son application est 
excellente dans les cas que nous venons 
de signaler : c'est 1' " ONDOPHONE, 
récepteur de T. S. F. ". L' " Ondo- 
phone " est certainement l'un des plus 
petits appareils de T. S. F. qui exis- 
tent. Il est constitué uniquement par 
un récepteur téléphonique, lequel porte 
du côté opposé à la plaque vibrante, et 
extérieurement, un minuscule détecteur. 
C'est donc l'appareil transportable par 
excellence. La petitesse de ses dimen- 
sions n'excfut nullement sa sensibilité. 
Les signaux de la Tour Eiffel sont per- 
çus d'un endroit quelconque de France 




Fig. 1 



Les éléments constitutifs de 
rOndophone. 



Fig. 2. — Réglage du détecteur, 
en branchant l'appareil sur les bornes 
d'un fil de ligne téléphonique, en utili- 
sant une conduite d'eau ou de gaz 
comme fil de terre. Si l'on peut dispo- 
ser d'une antenne faite d'une seul fil 
d'une centaine de pieds de longueur 
tendu à 6 pieds au-dessus du sol, on 
peut entendre à 300 milles. A 25 
milles il suffit, pour recevoir, d'utiliser 
comme antenne un parapluie ouvert et 
tendu à tout de bras. Il suffit même 
dans certains cas de planter dans une 
tronc d'arbre nue lame de couteau ou- 
verte pour faire une antenne. Aucune 
bobine d'accord n'intervient. Le détec- 
teur est à galène ; ses bornes sont acco- 
lées directement à celles du récepteur 
téléphonique dont la résistance est de 
500 ohms. Naturellement la pile est 
supprimée. De chaque borne du récep- 
teur part un fil de 6 pieds de longueur 
terminé par une pince spéciale permet- 
tant de brancher instantanément le ré- 
cepteur sur une antenne et une prise de 
terre quelconque. 

Les dimensions de l'appareil sont tel- 
les qu'il peut prendre place dans une 
t>oche de gilet. 
262 



LJES EXPLOSIONS EH MER ET LE DAWGER DES ONDES 
MERTZIEIfNES 



Depuis que l'article qui précède 
sur la télégraphie et ses applica- 
tions à l'Heure Universelle est écrit, 
un savant français M. Frank Duro- 
quier, vient de jeter un cri d'alarme 
qui a effrayé le monde. 

Il a, en un mot, rendu les ondes 
hertziennes, la télégraphie sans fil, 
et les coura-nts de la Tour d'Eiffel 
responsables des grandes catastrophes 
mondiales qui ont jeté la consterna- 
tion au cours des six dernières an- 
nées. 

" Craignez, dit-il, les ondes électri- 
ques qui naissent des orages, ou 
qu'utilise la télégraphie sans fil ! La 
rencontre imprévue de ces voyageurs 
qui franchissent les mers, qui s'entre- 
croisent brutalement dans l'espace et 
jusqu'au sein des mines les plus pro- 
fondes peut causer des malheurs." 

La brusque décharge de l'étincelle 



électrique est la source d'une énergie 
pointes émoussées et polies viendront 
se toucher presque, à l'intérieur du 
flacon. 

Reliez ensuite chacune des aiguilles 
à deux longs flls isolés que vous éten- 
drez à terre et que vous suspendrez à 
de petites potences dans des directions 
diamétralement opposées. Soit que 
vous expérimentiez un jour d'orage, 
ou que vous opériez au voisinage d'une 
station de télégraphie sans fil, vous 
n'attendrez pas longtemps l'onde in- 
ductrice qui, faisant naître une étin- 
celle entre les extrémités des aiguilles 
se regardant fera sauter le flacon 
comme un pistolet de Volta. 

L'expérience de l'amirauté anglaise 
est peut-être la première expérience 
volontaire où les ondes hertziennes 
aient servi pour une œuvre de des- 




Expérience du flacon explosant (P. Duroquier). 



rayonnante capable de provoquer à 
distance, sur des appareils appelés 
résonateurs, de puissants mouvements 
vibratoires susceptibles d'engendrer à 
leur tour de nouvelles étincelles. 

On vient justement d'utiliser en 
Angleterre cette curieuse propriété de 
l'étincelle électrique pour faire sau- 
ter à distance la carcasse d'un vieux 
navire. L'opération des ingénieurs an- 
glais est restée secrète, mais M. Du- 
roquier réalise cette expérience d'une 
méthode très simple. 

Remplissez d'un mélange détonant 
(deux volumes d'hydrogène, pour un 
volume d'oxygène) un ballon de 
verre que vous fermerez avec un bou- 
chon de paraffine au travers duquel 
vous aurez fait passer obliquement 
deux longues aiguilles d'acier dont les 



A. Aiguilles d'acier à pointe arron- 
die et polie. 

B. Ballon d'essai rempli d'un mé- 
lange détonant. 

C^ Fils métalliques isolés reliés aux 
aiguilles. 

truction, il n'est pas certain toutefois 
que ce soit la première victime de la 
résonnance électrique et il est proba- 
ble qu'on pourrait mettre raisonnable- 
ment à l'actif de cette dernière plus 
d'un efi'royable méfait resté jusqu'à 
présent inexplicable ! 

La répétition accidentelle de l'expé- 
rience que nous venons d'indiquer est 
beaucoup plus commune qu'on ne le 
croit à cause des nombreux résona- 
teurs que le hasard dispose un peu 
263 



lùSJPL.0&10!sS lùti UKR Eï DAtiGEH I>£S ONDES BXiiT7Aiil!iL-im» — «alte. 



partout sans que nous nous eu dou- 
tions, sur ie chemin parcouru par 
les ondes électriques, et il suffit que 
cette répétition se produise dans un 
milieu inflammable pour allumer l'in- 
cendie. 

Pour qu'un paquebot brûle sans une 
nuée d"orage ou un voisinage de té- 
légraphie sans fil, il suffit de quelques 
chaînes ou d'une caisse de ferrailles 
oubliées dans l'atmosphère surchauf- 
fée d'une cale de charbon. 

Il n'est besoin pour qu'un na- 
vire saute que de quelques obus trop 
rapprochés dans une soute de muni- 
tions mal aérée. 

Pour qu'un ballon dirigeable ex- 
plose, c'est assez d'un contact impar- 
fait ou d'une coupure étroite dans 
l'armature métallique de son enve- 
loppe. 

Il ne faut enfin qu'un peu de pous- 
sière de charbon, isolant de ses rails 
un chariot d'acier pour que le grisou 
s'enflamme dans une mine. 

Les ondes hertziennes rencontrant 
les masses conductrices de ces chaî- 
nes, de ces obus disposés côté à côte, 
de ces rails et de ce chariot séparés 
seulement par une couche de pous- 
sière y déterminent par induction des 
courants alternatifs engendrant aux 
endroits où les masses forment entre 
elles des contacts imparfaits l'étin- 
celle incendiaire. 

Un observateur averti a signalé 
dans la Nature, journal scientiflque 
de Paris, les phénomènes suivants qui 
se produisent fréquemment dans le 
voisinage du poste radiographique de 
la^Tour Eiffel. 

" Il m'est arrivé, très souvent, en 
passant près de la Tour Eiffel, au mo- 
ment d'une émission, de poser le pied 
d'une chaise en fer sur une des bou- 
ches d'eau qui se trouvent aux quatre 
coins du carré formé par le trou dans 
lequel pénètre l'antenne et de tirer de 
la chaise, en l'approchant du grillage 
qui entoure la petite pelouse, des étin- 
celles d'environ ■% centimètre de lon- 
gueur. 

" Deux pièces de monnaie convena- 
blement orientées et tenues à la main 
à une distance suffl^anta l'une de 
l'autre sont rapidement rejointes à 
chaque onde par une étincelle vio- 
lacée. 

" D'ailleurs, en frottant un soulier 
garni de clous contre la bouche d'eau 
dont j'ai parlé plus haut, on arrive â 
obtenir des étincelles et très bruyan- 
tes. 

" En me servant du dispositif des 
deux pièces métalliques, j'ai pu pren- 
dre le Bulletin météorologique sans 
aucun détecteur, ni microphone, sous 
la Tour même à. environ 200 verges 
de l'extrémité Inférieure de l'antenHe. 



" Même au Trocadéro ou & l'Ecole 
militaire, on parvient i. produire des 
étincelles de luminosité assez intense 
pour qu'on puisse lire il vue des ra- 
diogrammes émis par la Tour." 

Enfin, voici les dernières hypothè- 
ses de M. Duroquier qui ont jeté la 
perturbation dans les esprits : 

LES GRANDES CATASTROPHES ENCORE 
INEXPLIQUÉES. 

L'explosion du cuirassé léna dans le 

port de Toulon en mars 1907. 
L'explosion du cuirassé Liberté dans 

le port de Toulon, le 25 septembre 

1911 (235 tués). 
L'explosion de grisou à la Universal 

Colliery de Cardiff, pays de Galles, 

14 octobre 1913. 
L'incendie du Volturno en plein 

océan, le 9 octobre 1913. 

Disposant d'un poste de T. S. F. 
d'étude aux environs de Tours, j'a- 
vais mainte fois constaté que les ap- 
pareils les plus délicats de' ma table 
de réception étaient mis à mal lors- 
que les stations de Rochefort et de la 
Tour Eiffel transmettaient simultané- 
ment et j'avais pu même renouveler 
sur mon antenne l'expérience du fla- 
con explosant. 

La répétition de ce curieux phéno- 
mène me poussa à relever sur une 
carte la position de mon laboratoire 
par rapport aux deux stations pertur- 
batrices. Je trouvai que mon labora- 
toire était également éloigné de Ro- 
chefort et de Paris. 

Je cherchai alors l'emplacement des 
régions où, sous le bénéfice de l'hy- 
pothèse une première fois vérifiée, 
l'interférence des ondes émanant des 
plus puissantes stations radiotélégra- 
phiques pouvait créer des zones de 
résonance dangereuses et je constatai, 
cette fols avec un étonnement ému, 
que le milieu de la droite imaginaire 
qui relie la tour Eiffel à Bizette, notre 
plus grande station méditerranéenne, 
marque l'emplacement de la rade de 
Toulon où les cuirassés sautent si 
étrangement 

Que le milieu de la droite qui relie 
la Tour Eiffel à Clifden, le plus grand 
poste européen, est au-dessus des mi- 
nes de Cardiff qui furent récemment 
le théâtre d'une terrible explosion de 
grisou. . . . 

Que le milieu de la droite qui relie 
la Tour Eiffel à Glace-Bay, le plus 
grand poste américain marque l'em- 
placement où brûla mystérieusement 
le Volturno 

Qu'il n'y ait dans ces observations 
rapprochées qu'un simple jeu du ha- 
sard, je le souhaite avec les plus op- 
timistes ; je conseille, cependant, aux 
264 



BXPLoaiUiVîS ft.\ MBK ffll' UANufiil Ua» O.SL'iSd HKKTZlKNNIDs -- éfcit*. 



Intéressés de se tenir prudemment sur 
leurs gardes ! 

L'expérience décrite et les exemples 
cités démontrent suffisamment la né- 
cessité de prendre toutes les précau- 
tions possibles contre les effets dange- 
reux des ondes hertziennes et d'éviter 
sur les bâtiments où fonctionne un 
poste de T. S. F. la présence de réso- 
nateurs dans tout local offrant des 
craintes d'incendie ! 

Les effets encore mal connus des 
ondes hertziennes avaient aussi frap- 
pé, en maintes circonstances, l'atten- 
tion éveillée des officiers de marine 



les plus savants comme des matelots 
les plus superstitieux et des physi- 
ciens les plus familiarisés avec le 
maniement de rélectrioité. 

On ne peut, certes, leur attribuer 
hautement tous les incendies, toutes 
les esplosions qui se produisent ; 
mais il est déjà possible d'entrevoir 
leur complicité sournoise en de nom- 
breuses catastrophes meurtrières ! Et 
voilà que, contre cette force nouvelle, 
à peine employée encore et qui a déjà 
protégé en mer tant de vies humaines, 
il va falloir se garder m^aintenaut car 
elle peut tuer comme elle sauve." 



LE " FILTRAGE » DU SANG 



Les docteurs Abd, Rowntree et Tur- 
ner, médecins de la John Hopkins Uni- 
versity de Baltimore, le centre de re- 
cherches biologiques le pilus actif et le 
mieux outillé du monde, viennent de 
réaliser une expérience de la plus haute 
importance. 

Ils sont parvenus à filtrer à travers 
une membrane le sang d'un animal vi- 
vant et à le lui réinjecter ainsi purifié, 
sans qu'aucun trouble organique soit 
survenu. 

Ils avaient fait une première com- 
munication sur leurs recherches devant 
l'Association des médecins de Washing- 
ton. Leurs essais viennent d'être répé- 
tés avec succès à Londres et à l'Uni- 
versité de Groningue. 

Le docteur J. Abel a bien voulu don- 
ner au Journal de Paris quelques indi- 
cations sur sa méthode. L'appareil em- 
ployé est simple. 



nombre de produits chimiques dialy- 
sables et il reprend naturellement sa 
place dans l'organisme pendant que peu 
à peu la solution saline est chassée à 
son tour. Le sang a été rendu incoagu- 
lable par l'addition d'une faible quan- 
tité d'hirudine apportée par le tube C. 

Les expérimentateurs n'ont jamais eu 
d'accidents. La pression dans le sys- 
tème circulatoire se maintient constam- 
ment à son taux normal. Ni le pouls 
ni la respiration ne sont affectés. 

Cette remarquable expérience peut 
avoir deux grandes applications. D'abord 
permettre l'étude de substances jusqu'à 
présent totalement inconnues qui se 
forment dans le sang, mais en quantité 
trop petite pour que leur étude soit 
possible. Par dialyse, on pourra désor- 
mais les recueillir. 

Mais les auteurs n'hésitent pas à y 
voir une véritable méthode de nettoyage 




Une canule A est introduite dans une 
artère. Elle communique avec une sé- 
rie de 22 tubes en celloîdine (la celloï- 
dine est la légère membrane qui sub- 
siste au moment de l'évaporation du 
collodion), ayant 8 millimètres (20 1/64 
de pouce) de diamètre et o m. 40 (iS 
pcs) de longueur. Ces tubes sont eux- 
mêmes immergés dans une cuve de 
verre remplie d'un solution saline. Ils 
aboutissent par une deuxième canule 
B à une veine. 

L'Opération n'est pas moins simple. 
Les tubes et les canules sont préalable- 
ment remplis d'une solution de densitô 
égale à celle du séruim sanguin. Le 
sang de l'animal chasse par sa propre 
pression cette solution à travers le sys- 
tème circulatoire, pendant que lui-même 
prend sa place dans les tubes de celloî- 
dine. 

Là, il se débarrasse par dialyse de 
ïÇï substance» urotéiniie'; ?t d'un erand 



du sang utilisable dans tous les cas 
d'autointoxication. Les chiffres recueil- 
lis par eux à cet égard sont sympto- 
matiques. Un gramme de salicylate de 
soude ayant été injecté à un chien de 
22 kilogrammes (44 Ibs), il en fut re- 
trouvé au bout de cinq heures dans la 
solution dialysante 194 milligrammes, 
soit près de 20 pour 100, alors que 
l'élimination urinaire normale est re- 
connue pour n'être en moyenne que 
d'environ 16 pour cent. 

Ayant augmente la surface de dialyse 
de leur appareil, ils sont parvenus dans 
le même temps à atteindre dans une 
expérience une élimination de 25 pour 
cent. 

I/€S auteurs continuent leurs recher- 
ches, dont il est inutile de souligner 
l'importance, et qui ouvrent un champ 
nouveau tant à la médecine qu'à la 
physiologie. 



m 



POULETS A L'ELECTRlCiïE 




Hauteur 1 pd pc. Longueur 8 pds 
pc. (sans compter la boîte dortoir). 
Largeur 3 pds G pc. 

Brisé pour montrer la disposi- 
tion verticale des fils. 

Etage supérieur du Poulailler Forcé montrant comment le fil est posé autour de 
deux côtés dont on voit un seul dans le de.ssln. Le fil passe en dessus comme l'in- 
dique le dessin et en dessous il passe le long du toit de l'autre étage (chaque pou- 
lailler a 6 étages). 



profitable que puisse employer 
un cultivateur. Les dessins mon- 
trent et le court résumé ci-joint 
donneront une Idée de la mé- 
tliode. Voici ce que dit l'Illus- 
tr->.ted London News : 

" Les poulets de quelques se- 
maines pesant quelques onces 
seulement rapportent un bon 
prix sur le marché et des pou- 
lets de ce genre, soumis au for- 
çage électrique atteindront deux 
fois le poids normal, ce qui dou- 
blera le rendement du poulailler 
et diminuera de moitié le comp- 
te dp nourriture par poulet. Sur 
la ferme de volailles de Rau- 
dolph Meeeh à Poole, 11 y a un 
poulailler Intensif à six étages 
pouvant tenir soixanite-qulnze 
poulets. Il est électrifié. le cou- 
rant étant ouvert dix minutes 
par chnque heure du jour. Sur 
un total de 400. six poulets seu- 
lement sont morts, soit une 
mortalité de 1.5 p.c, comparée 
a une mortalité aux conditions 
ordin.TÎres, dans les mois d'été, 
de 50 p.c. Les poulets électri- 
fiés étaient prêts pour le mar- 
ché en cinq semaines au lieu de 
trois mois. Leur vitalité sous 
l'électricité était remarquable et 
Ils étalent tellement chargés 
d'électricité durant le traite- 
ment qu'on recevait un choc tr&s 
net quand on les touchait; bien 
que les poulets eux-mêmes pa- 
russent ne constater rien d'a- 
normal, s'ils picoraient un doigt, 
des étincelles se produisaient an 
bout du bec. 




Poulailler Forcé contenant 400 pou- 
lets électrifiés (6 étages). 

M. Thorne Baker a récemment dé- 
crit à la Société Royale des Arts de 
Londres ce qu'il appelle un " pou- 
lailler Intensif." Il prétend avoir 
réussi à faire des poulets doubles des 
élèves normaux. M. Baker considère 
cette application de l'électricité il l'é- 
Ipvage de la volaille comme la plus 



20r, 



LE METEOROLOGISTE OFFICIEL DU CANADA 




M. Francis O'Donnell. 



R. F. Stupart. 



M. F. S. Blake. 



M. R. F. Stupart qui figure au cen- 
tre du dessin est le directeur du Bu- 
reau de Météorologie du Oanada, situé 
au Queen's Park, à Toronto, et c'est 
lui qui passe pour renseigner le pu- 
blic d'avance sur les changements de 
température ; mais, c'est M. O'Don- 
nell à gauche du dessin qui prépare 
la Carte journalière du Temps et qui 
fait les pronostics que l'on lit chaque 
soir pour le lendemain. M. Blake est 
l'astronome officiel, on le voit installé 
à son télescope. 

L/es observateurs dans toutes les 
stations du monde surveillent où le 
baromètre est bas, car c'est le centre 
tempétueux autour duquel le vent 
souffle. Le travail du pronostiqueur 
consiste à prévoir ou à déterminer la 
direction et le mouvement de la tem- 
pête et sa vélocité. 

Les météorologistes ne sont pas des 
devineurs mais des savants. 

Beaucoup de gens se figurent qu'il 
y a quelque chose d'occulte ou de 
mystérieux dans la façon dont le Bu- 
reau Météorologique du Canada prédit 
la venue des orages, des gelées, des 
Inondations ; quelques-uns même se 
figurent que les météorologistes lisent 



l'avenir dans les planètes, les étoiles, 
l-i Ijne. 

Le préparateur des pronostics du 
bureau prédit la venue d'un dérange- 
ment météorologique de la même fa- 
çon commerciale qu'un homme qui a 
commandé à un fabricant une expédi- 
tion de marchandises peut prévoir la 
date de leur arrivée. 

Un orage pourrait être comparé à 
une expédition de bananes. Les ora- 
ges, comme les bananes, ne naissent 
pas en général, en Canada. Le bu- 
reau nous informe seulement que ces 
orages viennent à nous ; les uns des 
Etats-Unis, d'autres des Philippines, 
du Japon, de la Sibérie, de l'Alaska. 
Le bureau météorologique reçoit une 
dépêche par câble, par télégraphe ou 
sans fil l'informant d'un orage, éclaté 
quelque part à l'étranger. Station 
après station, poste après poste, ou 
vaisseau après vaisseau signalent 
l'arrivée de la tempête dans leur voi- 
sinage, si bien que l'on peut, de très 
bonne heure, déterminer la direction 
et la vitesse de la marche de la tem- 
pête. De fait, la venue de quelque 
tempête ou orage peut être annoncée 
ainsi, jusqu'à dix jours à l'avance. 



— Eh bien! C'est entendu. Venez donc 
au bureau demain matin, et je vous ins- 
tallerai dans vos nnuvplles fonctions. 

^Demain? Impossible. 

— Pourquoi donc? 

— C'est que je dois prendre part & la 
grande manifestation des employés sans 
travail. 



Le Père (à Bob). — Pourquoi n'as-tu 
pas donné à ta j^une soeur la moitié du 
gâteau que je t'ai acheté et que tu as 
mangé en entier? 

— Voyons, papa, pas plus tard qu'hier, 
tu m'as dit toi-même qu'il ne f.sut Ja- 
mais rien faire à moitié. 



267 



LA MISE EN SCENE DANS LA REPRODUCTION THEATHALl 
AU CINEMATOGRAPHE 



L«s assistances i Londres ont été | 
profondément étonnées de voir un , 
système nouveau de projections ciné- 1 
matographiques où les visages parais- | 
sent être des figures vivantes se mou- 
vant dans un décor et au milieu d'ac- 
cessoires réels. Un brevet allemand 
donne l'explication de cette illusion. 



.'Mnsi que le montre ce ilt-Knln, deux 
cinématographes -sont placéiv ious la 
scène et de ces deux appareils les 
images sont projetées sur dss miroir."! 
placés à une courte distance on deçà 
de la rampe. Ces miroirs sont incli- 
nés à un angle tel que les images 
sont rêflécliies en l'air sur une vitre 




Coin supérieur — section d'une pel- 
licule telle qu'elle paraîtrait projetée 
sur un écran. 

En ias, ce que voit l'assistance. 

AA. Machines cinématographiques 
SOU.S la scène. 



2fi8 



B.B. Miroirs. 

O.D.F.E. Parois do verro inclinées 
en avant de la rampe. 

G. Scène avec décor fc l'arrlère- 
plan. 

H. Rayons de lumière réfléchis pour 
l'assistance. 



La. cilsiËiiA'rôORAPHiÈ. — csuiië). 



transparente qui forme la rampe. Le 
décor est illuminé au moyen de lu- 
mières placées au-dessus de la scène 
et cachées à la vue de l'assistance de 
façon qu'aucune autre lumière que 
celle réfléchie par les miroirs ne 
puisse tomber sur la paroi de verre. 
Une quantité suffisante de la forte lu- 
mière projetée des cinématographes 
sur le verre incliné, est réfléchie pour 
former des images suffisamment net- 
tes, effet obtenu en grande partie par 
le fait que la lumière frappe la paroi 
de verre à angle aigu. 

L'illusion optique, en vertu de la- 
quelle les images paraissent se mou- 
voir dans le décor qui est à l'arrière 
de la scène, est due à deux causes 
dont chacune est nécessaire pour ren- 
dre l'illusion complète. Comme les 
personnages sont réfléchis d'une sur- 
face transparente, ils sont projetés de 
façon à paraître à l'état d'addition 
convenable au décor. 

En plus de ceci, deux appareils 
photographiques placés côte à côte 
sont employés pour prendre les vues, 



absolument comme deux machines 
servent à les projeter, ce qui produit 
un effet stéréoscopique. Pour prendre 
ces vues on emploie un décor et une 
mise en scène comme celle du théâ- 
tre, mais tout ce décor et ces acces- 
soires ainsi que l'arrière-plan sont 
peints en noir ; et, par suite, une 
section de la pellicule projetée sur 
l'écran ordinaire ne laisserait rien 
voir, sauf les acteurs se mouvant sur 
un arrière-plan noir. 

Quand les cinématographes sont 
convenablement synchronisés au décor 
qui est sur la scène, les personnages 
paraissent se mouvoir naturellement 
parmi les accessoires et sur la sur- 
face des planchers et des escaliers. 

Pour préparer la pellicule destinée 
à l'explication ci-jointe, par exemple, 
la femme qui se tient au sommet de 
l'escalier, se tenait au sommet d'un 
escalier qui était la reproduction de 
celui qui figure sur la scène, mais qui 
ne paraît pas sur la pellicule parce 
qu'il est peint en noir. 



MACHINE POUR ENREGISTRER LA PRESSION DES PIEDS 

Une invention appelée " Kinogra- \ re distinctive. L'individualité du 



phe " permet d'enregistrer avec exac- 
titude l'effort exercé en jouant le golf, 
ou en pratiquant d'autres exercices 
comme : marche, saut, etc. Il con- 
siste en un système de leviers reliés 
à un crayon enregistreur, de telle fa- 
eonon qu'un pas fait sur une plate- 
forme mobile est enregistré sur une 
bande de papier laquelle progresse 
sous l'action d'un mouvement d'hor- 
logerie. La différence entre les pas de 
marche et de course est frappante ; 
l'élan oscillatoire du joueur de golf 
est aussi indiqué et imprime une flgu- 





Balancement d'un Balancement d'un 
.joueur de golf joueur de golf 

de profession. amateur. 



joueur peut être notée au moyen de 
l'étude des traces données sur la ma- 
chine. 




LA SOIE D'UNE ROBE DE FEMME 



Dix-huit papillons pondent les œufs 
qui font éclore 6400 vers à soie. 6400 
vers à soie mangent 288 livres de 
feuilles de mûrier et se filent S. 6 livres 
dç cocons. 5.6 livres de cocons don- 



nent 1.6 livre de soie brute. 1.6 livre 
de soie brute une fois tissée donne le 
matériel suffisant pour faire une robe 
de femme. 



269 



L'ART DE LA CINEMATOGRAPHIE 



La préparation des vues animées. 

Le développement et la vogue inces- 
sante des vues animées qui pénètrent 
partout et qui sont devenus a propre- 
ment parler le " théâtre du pauvre ", 
ont pris maintenant une telle intensité 
qu'une publication comme l'Almanach 
du Peuple, dédiée au public en général, 
se doit de consacrer un chapitre spé- 
cial aux innovations de l'Art de la Ciné- 
matographie comme on désigne mainte- 
nant cette intéressante industrie. 

PREPARATION DES VUES ANI- 
MEES. 

Le drame en ballon. 

Se suspendre d'une main à la nacelle 
d'un ballon monté à plusieurs centaines 
de pieds au-dessus de terre, sauter d'un 
aéroplane qui a fait une envolée de 
3000 pieds dans les airs sans protection 



entre l'acteur de la tragédie et une 
mort effroyable sauf un mince câble, 
enjamber le bord d'un vaisseau en train 
de couler. Voilà quelques-uns de ces 
exercices qu'ont exécutés récemment les 
acteurs de cinématographe et que d'au- 
tres s'apprêtent à répéter. 

Une compagnie anglaise de cinémato- 
graphe cherchant des émotions nouvelles 
à reproduire a conçu l'idée de construire 
des Drames en Rouleaux représentant 
des ballons et des aéroplanes. Il leur 
fallait des ballons et des aéroplanes réels, 
avec des aventures dans l'air. Il était 
assez facile de trouver des ballons et 
des aéroplanes, mais la difficulté était 
de se procurer des acteurs et des ac- 
trices pour les rôles. C'est une toute 
autre chose de monter en ballon et de 
se jeter d'un aéroplane pour attraper un 
câble qui se balance à la nacelle d'un 
ballon I 

Toutes ces difficultés ont été cepen- 
dant surmontées et maintenant le ballon 




Faisant du cinéma au-dessus des nuages. 
270 



L'AKT I)li LA CINKMATOGKAI'HIK — Bulle. 



et l'aéroiilane, sont des accessoires du 
rouleau. 

L'éducation des acteurs et des ac- 
trices nécessaires à la préparation des 
drames en rouleaux en plein air se fait 
à Hendon, Ang'leterre où l'on emploie 
un ballon captif pour l'éducation préli- 
minaire. Le premier exercice consiste 
à monter à une corde suspendue à un 
point élevé, par exemple, la corniche 
d'une maison. Quand l'élève réussit cet 
exercice on lui apprend à monter au 
guide rope d'un ballon qui vient de par- 
tir. Quand il est arrivé à 200 pieds 
dans les airs, les élèves commencent à 
monter puis apprennent à s'accrocher 
à la nacelle dans diverses attitudes. 
Après un mois d'entrainenient, ceux qui 
ont de bonnes dispositions pour ce genre 
de travail sont assez habiles pour grim- 
per en toute confiance à un câble sus- 
pendu après un ballon à n'importe 
quelle hauteur. Jusqu'à présent on n'a 
pas eu à enregistrer d'accident sérieux 
parmi eux. 

Dans la production du film " A tra- 
vers les nttagcs " une jeune actrice de 
dix-'Sept ans qui jouait le rôle principal 
a cependant presqire lâché le câble d'un 
ballon qui se trouvait à 3000 pieds de 
terre. E)lle n'a dû son salut qu'à la 




Une scène du drame aérien qu'il a 
fallu récrire ; l'héroïne déliant et 
libérant son père. 
présence d'esprit et à la vigueur d'un 
acteur qui était censé n'être pas visible 
dans cette scène en particulier. Par 
suite il a fallu récrire la pièce pour la 
conformer à la scène '^ui n'avait pas 
été prévue mais qui s'était trouvée 
quand même photographiée. 

Le thème de cette pièce repose sur 
les efforts d'une courageuse jeune fille 
pour délivrer son père des mains d'une 
bande de criminels qui s'en sont empa- 
rés et veulent le torturer pour l'obliger 
à faire connaître le secret de son trésor. 
Pressés de près par des poursuivants 
les crinainels traînent leur victime dans 



la nacelle d'un ballon captif qui se 
trouve dans le voisinage, ils coupent le 
câble qui retient le ballon et s'en vont 
avec lui. Mais sa brave fille ne peut 
pas être déçue ainsi. Sa détresse et sa 
beauté font une profonde impression 
sur un jeune aviate^ir qui met à sa 
disposition son aéroplane pour pour- 
suivre le ballon envolé. 

l'our mettre ce drame en scène, on 
emploie deux ballons, attachés l'un en- 
dessus de l'autre et dans l'un le photo- 
graphe des rouleaux installe sa machine. 
Le champ de ses lentilles prend donc 
la partie inférieure de l'espace et la 
nacelle de l'autre ballon ainsi que l'aé- 
roplane quand il arrive à portée. D'après 
le premier scénario, le jeune fille de- 
vait d'abord abattre d'un coup de fusil 
le traître lorsqu'il se pencliait sur le 
bord de la nacelle pour voir approcher 
l'aéroplane, puis elle devait grimper à la 
corde pour monter dans la nacelle et 
dégager son père des liens qu'on lui 
avait attachés Tout cela devait réelle- 
ment se passer en plein air. Les bal- 
lons devaient être montés assez haut 
pour qu'on ne pût pas voir dans les 
films, les arbres et les maisons trop 
près de la nacelle, ce qui aurait enlevé 
l'illusion et la terreur ; d'un autre 
côté un aéroplane est beaucoup plus sûr 
à une grande hauteur que près de 
terre. Il y valt donc deux obstacles à 
vaincre. 

T^a première partie marcha confor- 
mément au programme. Après trois 
heures de manœuvre, l'aviateur, un des 
meilleurs pilotes d'Angleterre, amena 
sa machine assez près pour que le 
guide-rope du ballon se trouvât juste 
en travers de l'aéroplan. La jeune ac- 
trice saisit la corde et un moment après, 
■elle se cramponnait de ses mains nues à 
30 pieds en dessous de la nacelle et à 
un demi-mille de terre. Une main après 
l'autre elle grimpait à la corde, exercice 
qu'elle avait exécuté bien des fois aux 
répétitions à d'autres altitudes. Mais la 
tension nerveuse causée par l'émotion 
d'une première ascension en aéroplane 
et la certitude qu'une chute était la 
mort assurée, tout cela a failli lui coû- 
ter la vie. Ses mains glissaient sur la 
corde quand elle a été secourue grâce 
à la promptitude de l'acteur qui jouait 
le rôle du père. Se penchant sur le 
bord de la nacelle il pu jeter un nœud 
coulant autour du corps de la jeune 
fille, la tira et de cette façon la ramena 
saine et sauve dans la nacelle, épuisée 
et saignante. On dut ensuite remo- 
deler le drame pour faire bien com- 
prendre qu'après que le traître eut été 
tué, le père avait réussi à détacher la 
corde qui le liait, juste à temps pour 
sauver sa fille d'une chute épouvan- 
table. 

Il fallut plus d'un mois de répétitions 

71 



L'AKX Uli LA ClNEMAXOUiHAlUlE — «aile. 



préliminaires, y compris des ascensions 
de ballons jusqu'à deux milles d'alti- 
tude et durant 10 heures avant de 
pouvoir photographier " A travers les 
nuages. " 

I,E NAUFRAGE DU STEAMER 

Mais il a fallu des répétitions encore 
plus coûteuses et des acrobaties tout 
aussi dangereuses pour dramatiser le ro- 
man de Gérard Hauptman " Atlantis ". 
Ea grande scène est le naufrage d'un 
navire après une collision avec un 



gen " exécutée en bois à cette fin, sor- 
tit à la remorque et fut photographiée 
du pont d'un autre vaisseau pour mon- 
trer les embarcations de sauvetage des- 
cendus à l'eau, les scènes qui accom- 
pagnent généralement un naufrage, 
tout, avant l'enfoncement final. Les 
auteurs du films comprenaient bien que 
si tragiques que fussent les photogra- 
phies prises du pont du navire, rien 
ne serait aussi convaincant que de voir 
rengloutissement même du navire, c'est 
pourquoi des centaines de dollars ont 
été consacrés à la construction d'une 




Un navire de SOO tonneaux coulé pour obtenir une vue animée émouvante. 



autre. La compagnie Danoise qui re- 
produisait ce drame a armé un tran- 
satlantique de 8137 tonneaux le " C. F. 
Tielgen ". Cinq cents act«urs et ac- 
trices étaient montés à bord pour re 
présenter les passagers et les vrais offi 
ciers et matelots du " Tielgen " occu 
paient leurs postes réguliers. Les scè- 
nes de panique, de mise à l'eau des 
embarcations et sauvetage, de traveurs 
de passagers qui se jettent à l'eau par- 
dessus bord, — tout sauf l'enfoncement 
du navire — fut exécuté et photogra- 
phié dans le Kattegat, bras de la mer 
du Nord. Puis le navire revint au 
quai et un navire _ qui était extérieure- 
ment la reproduction fidèle du " Tiel- 




parfaite reproduction du navire qui 
pourrait être réellement coulée. 

INCENDIE A BORD. 
Les entrepreneurs de cinématrophes 
ont même réussi à faire des rouleaux 
représentant un incendie à bord d'un 
grand transatlantique pour simuler le 
désastre du " \'olturno "_. La scène que 
reproduit le figure ci-jointe montre un 
incendie dans la Chambre des machines. 
Les flammes sortent en volume compact, 
la fumée se précipite en torrents, _ les 
chauffeurs luttent comme des désespérés 
et tout le temps le vaisseau est balancé 
par la tempête. Le dessin montre com- 
ment est produite cette illusion. La sec- 
tion est montée sur d'énormes bascules 



Le bal sur le pont avant la catas- 
trophe. 




272 



Sauve qui peut ! On met les cha- 
loupes Il la mer. 



LAKT UK LA 01iSKÎdATUURAi>Hm — Suite. 



et est mise en irioiivement par les ou- 
vriers de chaque côté. 

REAIvISME. 
Il serait impossible de fairc_ mieux 
saisir que par les exemples qui précè- 
dent l'exactitude et le réalisme auxquels 
en sont arrivés les fabricants pour ob- 




Drame réaliste pour le cinématogra- 
phe où les acteurs se jettent 
réellement à la mer. 

tenir l'iliusion théâtrale, mais aujour- 
d'hui le public saisit vite la différence 
entre le réel et le truqué. Les fabri- 
cants de films paient des milliers de 
dollars pour se procurer du réalisme. 
Si le drame cinématographe doit repré- 
senter un naufrage, on coule un navire. 
Si l'héroïsme doit être sauvée de l'in- 



cendie d'un hôtel, on met le feu à un 
hôtel pour avoir une vraie scène. Si la 
scène doit se passer dans une vieille 
Mission Espagnole, on ne se contente 
pas de décors de théâtre, le photo- 
graphe part pour le sud de la Califor- 
nie et achète ou loue une vieille mis- 
sion jusqu'à ce qu'il se soit procuré sur 
les lieux les vues qu'il désire. Les évé- 
nements historiques sont montés avec 
une fidélité artistique merveilleuse. Au- 
cun monument historique n'est invio- 
lable pour le cinématographe. Un 
drame moyen âge était monté récem- 
ment à Londres et la grande scène de- 
vait se passer dans la Tour de Londres. 
On s'adressa aux autorités 'oritanniaues 
pour qu'elles permissent de laisser faire 
usage du monimient pour la circons- 
tance. Quand on dramatisa pour le 
cinématographe le grand roman de Wal- 
ter Scott Ivanhoe un des plus grands 
pairs de l'Angleterre prêta son château 
pour la mise en scène du fameux siège 
où Front de Bœuf et Brian de Bois de 
Guilbert conduiisîrent leur bande de 
Normands avec leurs haches de ba- 
tailles à l'assaut du fort où se défen- 
daient Ivanhoe et ses archers. 

L'actualité est aussi de rigueur pour 
le succès du cinématographe. Les explo- 
sions et les déraillements de chemin 
de fer qu'on représente aujourd'hui 
sont de vraies explosions et de vrais 
déraillements. On n'a pas encore réussi 
à reproduire des scènes comme les cy- 
clones d'Omaha et l'inondation de Day- 
ton, au moyen d'effets de scène, mais 
cela viendra sûrement. Les scènes des 
tropiques se montent maintenant réel- 
lement sous les tropiques. Les vues ci- 
nématographiques prises par les "membres 
de l'Expédition antarctique de Scott don- 
nent aujourd'hui au monde des rensei- 




Iicendle à bord préparé pour des vues animées. 
273 



L'AUÏ DK LA CINEMAXOUKAI'HIE — Suite. 



gnements intéressants et nouveaux sur 
la vie de ces régions. Réceinnient une 
des premières maisons de films a envoyé 
un homme en Afrique du Sud avec ins- 
truction de parcourir le continent noir 
dans toute sa longueur, du Cap au Caire 
et d'y prendre des films de toutes les 
les bêtes de la jungle et d'autres ex- 
plorateurs pénètrent dans les coins 
inconnus du globe et risquent leur vie 
pour mettre le monde entier à la por- 
tée des habitués du cinéma. 

&CRAN CONCAVE POUR PROJEC- 
TIONS CINEMATOGRAPHIQUES. 

Un inventeur de Cliicago a breveté et 
placé sur le marclié un écran qui, pré- 
tend-il, élimine toute erreur de pers- 
pective et place tous les objets à dis- 
tance égale de la lumière de projection. 
E'écran est un segment de sphère et 
les lentilles de l'appareil de projection 
sont au foyer de l'écran. Par suite, 
tous les rayons de lumière frappent 
l'écran sous le même angle et sont re- 
fléchis au spectateur sans décomposition. 
Un autre des avantages attribués à 
l'invention, c'est quelle améliore l'acous- 
tique des salles ou théâtres oîi elle est 
placée. Ees ondes sonores étant proje- 
tées et refléchies de la même manière, 
l'écran concave refléchit la musique de 
rorchestre et les paroles dans toutes 
les parties du tliéàtre, ce qui évite un 
défaijt très fréquent. 



SYNCHRONISATION 

Quand dos vues animées doivent être 
accompagnées par un piano, une fan- 
fare ou un orchestre il est extrême- 
ment difficile d'obtenir une synchroni- 
sation parfaite. Un inventeur allemand 




a récemment breveté aux Etats-Unis 
un procédé qui obvie à la difficulté. 
Quand une scène à musique est tournée, 
car c'est l'expression consacrée pour 



prendre des vues animées, l'orchestre 
est photographié simultanément avec la 
pièce. On photographie en totalité ou 
en partie le chef d'orchestre au moyen 
d'un miroir qui reproduit son image à 
la place oii il se trouve, et les mouve- 
ments de son bâton ou de ses bras 
sont parfaitement vus par les exécu- 
tants qui plus tard jouent la musique 
à la reproduction de la scène. Les 
mouvements du chef d'orchestre peu- 
vent être dissimulés à l'assistance au 
moyen de murs, rideaux, ailes ou autres 
dispositifs, tandis que les acteurs, les 
chanteurs et les musiciens peuvent les 
voir. 

VUE DE QUEBEC 

FLOTTES ENNEMIES — BOMBAR- 
DEMENT. 

L'antique citadelle de Québec envahii 
par le cinématographe. 

L'escalade du cap Diamant. — La Ba- 
taille des fiâmes d'Abraham et autres 
événements historiques photographiés au 
, rix de $70,000 — Un camp à l'île d'Or- 
léans. 



L'historique citadelle de Québec a 
enfin succombé à la cinématographie et, 
aux Etats-Unis, des foules américaines 
iC pressent au.x Théâtres de Vues Ani- 
mées pour contempler bouche bée le 
uénéral W'olfe escaladant à la téie de 
ses troupes la falaise qui conduit aux 
Plaines d'Abraham afin d'entamer la 
baiaille qui changea la face du Canada. 

L'es vues ont été mises en scène à 
Québec sur l'emplacement des Champs 
Je Batailles eux-mêmes. Vingt-cinq exé- 
cutants ont été envoyés à Québec pour 
jouer le rôle des principaux person- 
nages du drame et six cents hommes 
représentaient les troupes anglaises et 
les troupes françaises. 

Il a fallu trois mois pour photogra- 
pliier les diverses scènes principales et 
pour dresser les figurants au travail 
qu'on attendait d'eux. Une somme 
d'environ $70,000 a été dépensée du 
jour où l'on a commencé à préparer 
cette grande production théâtrale au 
jour où la scène finale a été photogra- 
phiée. 

On n'a oublié aucun des détails pro- 
pres à donner du réalisme aux tableaux. 
Le gouvernement du Canada a prêté 
un de ses vaisseaux pour représenter le 
navire qui transporta le général Wolfe 

274 



1,'ART DE LA OINEMATOGRAPHIE — Suite. 



de l'autre coté du fleuve et d'autres 
vaisseaux furent louées ou achetés et 
décorés pour représenter la flotte an- 
glaise. Naturellement cela entraîna de 
grandes dépenses, mais la vue de la 
flotte bombardant les fortifications de 
Québec mérite l'argent qu'elle a coûté. 

Pour la première fois dans leur his- 
toire le gouvernement canadien a per- 
mis qu'on profana les fortifications his- 
toriques de la vieille capitale pour faire 
de la cinématographie. Les canons dé- 
mantelés dont se servirent les Français 
en 1759 ont été remontés sur des afïiàts 
et une fois encore ont tonné sur les 
bastions. 

Les hommes qui composaient les ar- 
mées française et anglaise prirent plu- 



et qui traverse les remparts. L'explo- 
sion réelle de bombes à l'usage des pho- 
tographes a mis le feu aux bâtiments et 
l'on put prendre sur le vif l'œuvre 
destructive de ces engins de guerre. 

La popuiation de Québec s'est beau- 
coup intéressée à la reconstruction du 
drame et aimait à aider au travail. 
Elle s'est même laissé utiliser pour les 
scènes qui montraient les habitants s'en- 
fuyant en débandade devant le bombar- 
dement anglais. 

Un campement qui était une vraie 
ville a été dressé sur l'île d'Orléans 
près de Québec et les troupes y avaient 
leurs quartiers durant tout le temps 
que se prenait la photographie. Une 
teinte de réalisme fut ajoutée aux ta- 
bleaux par la présence d'un tribu d'Iro- 
quois de Caughnawaga qui prit part à 
la représentation des combats. Ces sau- 




Débarquement de Wolfe près de Québec. 
Un rouleau montrant avec une exactitude historique a,bsolue et sur les 
lieux mêmes un détail de la prise de Québec par les Anglais. 



sieurs semaines pour acquérir les rudi- 
ments de l'éducation militaire. Le plus 
grave embarras était de confier des 
armes à des figurants inexpérimentés et 
on n'a remis les canons aux mains de 
ces artilleurs de fantaisie que le jour 
où l'on a été sûr qu'ils n'extermine- 
raient personne. 

Les organisateurs des tableaux ont eu 
le bonheur de pouvoir acheter au pied 
des remparts de vieilles bicoques dé- 
sertes qu'ils ont pu démanteler pour 
montrer les effets du bombardement an- 
glais sur les bâtisses de Québec. Un 
tableau représente une bombe qui éclate 

275 



vages sont les propres descendants de 
ceux qui aidèrent les Français durant 
la campagne de Wolfe. 

On se rappelle que Wolfe put faire 
remonter le St - Laurent à sa flotte 
grâce à des pilotes canadiens-français 
amenés par ruse à bord des vaisseaux 
anglais. Placés dans l'alternative d'être 
passés par les armes ou de guider la 
flotte anglaise jusque devant la citadelle, 
les pilotes consentirent à se mettre au 
gouvernail. 

La consternation des Français en 
découvrant que leurs adversaires étaient 
mouillés au milieu de la rivière est 



L'Akl' UË Là OlNtiMAroGHAfHia — Solîe. 



rendue d'une façon tragique. Plus tard i 
on voit les Anglais débarquer dans une 
petit-e anse qui porte le not» d'Ans.e 
de Wolfe. On assiste à une série de 
manœuvres entre Anglais et Français 
luttant pour enlever des positions et à 
des marches et contremarclies aboutis- 
sant à la bataille des Chutes Mont- 
morency qui fut marquée par la défaite 
des Anglais. 

Une des scènes les plus émouvantes 
reproduit le bombardement des fortifi- 
cations françaises. On a un coup d'a.-i! 
saisissant du vaisseau Amiral anglais 
qui parait trembler quand chaque bor- 
dée est tirée. 

La charge des grenadiers aux Chutes 
Montmorency et leur dégagement grâce 



aux Highlanders .est une scène sur- 
chargée de réalisme, l^es Anglais avan- 
cent sous les balles avec un flegme 
merveilleux, les rencontres corps à 
corps sont menées avec une vigueur qui 
leur assure un réalisme admirable. 

Un autre spectacle émouvant est l'es- 
sai tenté par les Français de détruire 
la flotte Anglaise au moyen de bâteaux- 
feux. Plusieurs de ces bateaux scrupu- 
leusement reconstitués, se sont tellement 
approchés en réalité des navires engagés 
pour la circonstance, que c'est au prix 
seulement d'etîorts réellement héroïques 
que oeu.x-ci ont éviter l'incendie qui 
les a menacés à plusieurs reprises et 
ont failli ainsi grossir fortement la 
note des préparatifs. 



ESSAI DES DIAMANTS 



Comment distinguer les vrais des faux 
diamants, tel est le problème qu'un 
journal autrichien essaie de résoudre 
au bénéfice des profanes qui voudraient 
avoir quelques notions d'art du lapi- 
daire. 

Il dit d'abord que l'on peut toujours 
reconnaître les vrais brillants à leur 
grande dureté et à leur haut indice de 
réfraction, traits que l'on ne trouve 
jamais réunis au même degré dans au- 
cune pierre d'imitation. L,-e diamant 
reste brillant parce qu'il est dur, tandis 
que les autres pierres et imitations se 
rayent et se ternissent par le frotte- 
ment. Il ajoute qu'à un œil exnéri- 
menté, il n'est pas difficile de discerner, 
à l'aspect seul des facettes, si une 
pierre est vraie ou non, car jamais 
les vrais diamants ne sont aussi régu- 
liers qu'une bonne imitation. Pour ces 
derniers, on prend le plus grand soin 
en pratiquant la taille, de polir et d'é- 
moudre non seullement les facettes, mais 
aussi toute la forme de la pierre, de 
façon à éviter les diiïérences de ré- 
flexion, de réfraction et le disperse- 
ment des rayons. D'un autre côté la 
taille et le polissage des vrais diamants 
se pratiquent en s'efïorçant de conserver 
autant que possible la dimension ori- 
ginale de la pierre et quelques petites 
irrégularités des faces et des angles 
sont préférées à une diminution quel- 
conque de poids. Dans les imitations 
oti la matière est si bon marché que 
le volume des déchets est sans impor- 
tance on peut s'attacher uniquement à 
faire une contrefaçon scientifiquement 
parfaite. 

Une lime est un outil indispensable 
pour faire l'essai d'un diamant, elle ne 
peut ni détériorer, ni rayer un vrai 
diamant, mais sur une imitation elle 
fait vite une marque. Un morceau de 
saphir est encore bien meilleur qu'une 
lime, car le saphir est la pierre qi 



dans l'ordre de dureté vient immédia- 
tement après le diamant. Toute pierre 
qui peut être rayée par un saphir n'est 
sûrement pas un diamant. 

Si l'on pose une petite goutte d'eau 
sur la face supérieure d'un diamant, 
puis si on la touche avec la pointe d'un 
crayon, la goutte conserve sa forme 
arrondie, et la pierre reste intacte et 
sèche. Si on fait la même chose avec 
une imitation de verre, la goutte s'épa- 
nouit immédiatement. 

Un diamant plongé dans l'eau se voit 
nettement au fond et scintille au tra- 
ders du liquide, mais une pierre d'imi- 
tation ne se brille jamais dans l'eau. 

Si une personne regarde à travers un 
diamant comme au travers d'un mor- 
ceau de verre, un point rond noir sur 
un morceau de papier blanc, elle voit 
nettement un seul point rond. Si die 
en voit plusieurs ou si le rond est 
brouillé elle a affaire à une imitation. 

Le saphir blanc, le topaze blanc, et le 
cristal de roche se vendent communé- 
ment comme du diamant, mais le plus 
souvent, les imitations sont du verre. 

Pour reconnaître ces imitations de 
verre, on peut aussi recommander le 
traitement aux acides qui ternissent le 
poli des facettes tandis qu'ils n'influen- 
cent pas le diamant, le rubis, le saphir 
et l'éméraude. Cependant une imitation 
de diamant faite avec du verre cède 
•oujours à l'essai de dureté, si bien que 
l'essai chimique est superflu. 

Voici un autre essai recommandé par 
un expert anglais : Si vous humectez 
le bijou avec la pointe de votre langue, 
vous pouvez juger par la sensation 
éprouvée si vous avez devant vous un 
diamant vrai ou faux. L'^n vrai diaiHant 
donne une sensation de froid, un faux 
est chaud au toucher. Il en est de 
même de l'ivoire et de la celuloîde. 
L'ivoire est plus froid que son imita- 
tion. 

S7f 



LÈS CAKTÊS POUR AVEOGtES 



On a Inventé des Jeux do rarten 
pour ayeugles. Eu liant et en bas do 
chaque carte, 11 y a des trous perfo- 
rés, par groupes consistant en carac- 
tères Braille, ou lettres soulevées, qui 
servent à lire aux aveugles. Le grand 
avantage de ce système c'est que per- 
sonne ne peut voir les cartes de son 
adversaire. L'invention de ces cartes 
a beaucoup contribué à divertir les 
aveugles en leur fournissant un mode 
d'amusement dont Ils ne disposaient 
pas jusqu'alors. 




Les cartes pour aveugles ont des 
index indicateurs . 



CONTRE LES PIQURES DE GUEPE 



■ Les habitants de la Suisse française 
et de la région savoisienne usent d'un 
remède populaire contre les piqûres de 
guêpe, ou d'abeille, et ce remède serait 
des plus efficaces. Il réussit même dans 
une forme grave de ces piqûres, celles 
qui portent sur les lèvres, sur la langue, 
sur les muqueuses de la bouche ou de 
la gorge, comme cela arrive quand on 
mord à même dans un fruit où sont 
venus butiner ces insectes. Dans la 
bouche et sur ces divers points, la pi- 
qûre est des plus graves, car il se 
forme très rapidement un œdème et un 
gonflement des tissus qui peut amener 
des accidents de suffocation. 

En présence d'un cas semblable on 
recourt au gousses d'ail. Quand la pi- 
qûre porte sur une partie accessible, 
comme la langue, les lèvres, on frotte 
vigoureusement le point piqué avec 
l'ail ; si la piqûre est plus profonde, 
vers la gorge, on fait avaler des gous- 
ses d'ail, broyées et malaxées. Et dans 



la plupart des cas, l'œdème s'affaisse 
et les accidents sont conjurés. Le pro- 
fesseur Mermod, de Lausanne, vient 
de se porter garant de l'efficacité du 
moyen en communiquant à la Société 
vaudoise de médecine l'observation d'un 
malade qui, à la suite d'une piqûre de 
guêpe dans la gorge, avait été pris 
presque _ instantanément d'accidents de 
dysphagie et d'aspliyxie, les arj^ténoïdes 
du larynx avaient pris le volume d'une 
noix. On administra au malade des 
gousses d'ail et le malade guérit rapide- 
ment. A défaut d'ail, l'oignon cru 
agirait de même, mais moins sûrement. 
Je ne sais si ce remède est connu et 
employé dans d'autres régions ; il est 
des plus simples, des plus efficaces, à 
la portée de tous et mérite d'être ré- 
pandu. _ C'est probablement au prin- 
cipe actif de cette plante, l'essence qui 
est formée en grande partie de sulfure 
d'allyle que sont dues ces vertus spé- 
ciales pour cette forme d'accidents. 



LE CLUB DE LA BONNE SANTE 



Les élèves d'une école de l'Alaba- 
ma ont organisé entre eux un Club 
de bonne Santé et l'engagement pris 
par les membres est ainsi conçu : 
" Je promets." 

1° D'être aussi régulier que je 
peux dans l'accomplissement de mes 
devoirs, de me lever tous les jours à 
la même heure, de mè coucher à la 
mêm« heure, de prendre mes repas à 
la même heure et de ne jamais man- 
ger entre mes repas. 

2° De ne dormir jamais dans une 
chambre où il n'y a pas au moins 
une fenêtre grande ouverte. 

3° De choisir des aliments nour- 
rissants et de m'arrêter qurid j'ni 
raangé asoez. 



4° De boire au moins huit verres 
d'eau par jour, deux avant le déjeu- 
ner, deux avant le dîner, deux après 
l'école et deux avant de me coucher. 

5° De marcher et de m'asseoir 
la tête haute et les épaules hautes et 
la poitrine ouverte. 

6° De bien remplir mes poumons 
d'air frais avant chaque repas. 

7° De passer chaque jour au soleil 
autant de temps que possible. 

8" D'éviter les stimulants violents 
de quelque espèce qu'ils soient. 

9° De me bi-osser les dents soir et 
matla. 

10° De prendre fréquemment de^ 
bains de façon i. me tenir bien ou- 
vertes }ii'- pores do la pea\) 

7 



LES REVES ET LEUR SENS 



Btes-vous adonné aux rêves î Pou- 
vez-vous vous souvenir de vos rêves 
une fois éveillé et pouvez-vous rame- 
ner à une source exacte les curieuses 
pensées qui ont voyagé dans votre es- 
prit durant votre état d'inconscience? 

S'il en est ainsi lisez un ouvrage 
du Prof. Sigismund Frund de l'Uni- 
versité de Vienne sur 1' " Interpréta- 
tion des rêves/' où est discutée la 
portée scientifique de ces phénomènes. 

Le Prof. Freud est un svant et un 
chercheur, c'est assez dire que son 
livre n'est pas écrit pour des enfants, 
quoique il puisse aussi bien leur pro- 
fiter qu'à de grandes personnes. D'au- 
tant plus qu'en dépit de recherches 
nombreuses, la solution scientifique 
du problème n'a pas fait beaucoup de 
progrès depuis bien des années en dé- 
pit même de la multiplication de bro- 
chures fantaisistes appelées " Clef des 
Soiir/cs.'' 

Le Prof. Freud dit que la matière 
première, le fond même du rêve éma- 
ne d'une expérience individuelle par- 
ticulière au rêveur ; quelques petits 
incidents qui y figurent peuvent bien 
appartenir cependant à un passé 
ignoré qui s'y trouve étrangement en- 
tremêlé et que le rêve fait revivre 
dans un décor différent. 

De plus, les rêves sont étroitement 
rattachés à la personnalité de chacun, 
et, suivant l'expression de M. Freud, 
sont absolument égotistes. Le rôle de 
la mémoire dans les rêves, dit-il, est 
sûrement le plus caractéristique des 
rôles qu'on peut invoquer pour la mé- 
moire dans la théorie générale de ce 
phénomène. Il nous apprend que 
■■ Rien de ce que nous avons déjà 
possédé psychiquement n'est jamais 
perdu totalement." 

Beaucoup des pétitions de principe 
du Dr Freud ont été fortement criti- 
quées mais aucune n'a soulevé autant 
de controverse que la suivante : " Un 
rêve n'est que l'accomplissement d'un 
désir "Si douloureux et si pé- 
nible que soit un rêve, on peut tou- 
jours, en se donnant la peine de l'in- 
terpréter y trouver l'accomplissement 
d'un désir." Le professeur essaie 
alors d'expliquer cette assertion en 
décrivant le contenu manifeste et la- 
tent d'un rêve supposé. , 

" Remarquez, dit-il, que notre doc- 
trine ne repose pas sur l'acceptation 
de la teneur manifeste au rêve que 
nous trouvons au fond du rêve lui- 
même, quand nous l'interprétons... 
Il est vrai qu'il y a des rêves dont la 
teneur est d'une nature extrêmement 
pénible. Mais celui qui a essayé 
d'interpréter les rêves de ce genre, a- 
t-il jamais tenté d'en découvrir la te- 
neur mentale latente ? S'il ne l'a pas 
fiait, V. est toujours bien possible 



qu'au fond des rêves les plus doulou- 
reux et les plus pénibles, l'interpré- 
tation puisse laisser voir encore l'ac- 
complissement d'un désir." 

En général on peut dire que les rê- 
ves ont une origine psychologique, 
mais cette origine peut avoir aussi 
une origine pathologique. 

Les rêves ne sont pas la preuve 
d'un sommeil profond et reposant, car 
ils laissent souvent le dormeur plus 
fatigué qu'il était avant de se cou- 
cher. Fréquemment quelque condition 
corporelle télégraphie au cerveau des 
messages constants de peine ou de 
malaise, amalgamés imparfaitement 
en ce qui nous paraît être un amas 
incohérent. A l'état de rêve, la rai- 
son est presque toujours absente, tan- 
dis que les sensations et l'émotion 
prédominent. Dans la rapide affluen- 
ce des pensées du rêve, 11 se présente 
probablement des oasis de demi-cons- 
cience au cours desquels les circons- 
tances qui paraissent étrangères à la 
donnée générale, paraissent manquer 
d'enchaînement intermédiaire. 

Le fait le plus remarquable est que 
souvent il arrive de rêver avec per- 
sistance des choses les plus triviales 
et les plus insignifiantes. Ainsi par 
exemple, la perte d'une personne af- 
fectionnée qui nous a fortement frap- 
pée pourra ne jamais figurer dans nos 
rêves, tandis que la verrue que nous 
avons remarquée sur le front d'un 
parfait étranger y reviendra à mainte 
reprise. 

■' Tout bruit nettement perçu, dit 
Freud, fait naître des peintures de 
rêve correspondantes ; le grondement 
du tonnerre nous lance dans le plus 
fort d'une bataille, le chaut d'un coq 
se transforme chez le rêveur en cris 
de terreur et le craquement d'une 
porte fait naître le rêve d'envahisse- 
ment de la maison par des voleurs. 
Quand une couverture de notre lit 
glisse la nuit, cela peut nous ame- 
ner à rêver que nous nous prome- 
nons tout nu ou que nous tombons 
dans l'eau. Si nous sommes étendu 
dans le lit diagonalement et si 
nos pieds dépassent le bord du lit 
nous pouvons rêver que nous nous 
trouvons au bord d'un précipice terri- 
fiant ou que nous tombons d'une hau- 
teur escarpée. Si notre tête glisse 
par hasard sous l'oreiller nous pou- 
vons rêver qu'une roche énorme est 
suspendue sur notre tête et menace de 
nous écraser de son poids. 

Les rêves de malades souffrant 
d'affections organiques du cœur ou 
des rognons sont souvent troublés par 
des terreurs ou des invention? fantas- 
ques. Les malades se réveillent sou- 
dain avec un grognement de douleur, 
les yeux hagards. Ils sont complète- 

278 



LES BEVBS ET LiUVii SKNS — Suite. 



ment trempés de sueur. Leur face 
peint l'épuisement et l'agitation mo- 
rale la plus grave paraît souvent faire 
naître une impression de cataclysme 
mental imminent. J'ai souvent cons- 
taté cela dans les fièvres et les mala- 
dies infectieuses aiguës en général. Ce 
symptôme est l'indice d'uu dérange- 
ment d'état corporel dans lequel le 
système nerveux réagit sous l'effet de 
quelque stimulus toxique ou mécani- 
que d'une forte application directe et 
d'une intensité considérable. 

Ainsi, un malade avait l'habitude de 
rêver à tout propos qu'un chat le pre- 
nait à la gorge et l'étouffait littéra- 



lement graduellement. L'agonie men- 
tale qu'il éprouvait dans ce rêve se 
continuait jusqu'à ce qu'il se réveil- 
lât avec la sensation d'une grand» 
tension et engorgement de la gorge. 
Finalement il se déclara chez lui un 
cancer de la gorge pour lequel je 
puis l'opérer. Cette prémonition m'a 
permis de prolonger son existence de 
plusieurs mois. 

Les stimulus corporels de toute 
sorte peuvent produire des rêves trou- 
blants et quand les rêves de ce genre 
reviennent avec fréquence, l'on doit 
chercher la cause du stimulus dans 
quelque région localisée du corps. 



L'AUTO-ARRET 



L,' Auto-arrêt est destiné à faciliter la 
mise en bouteilles du vin ou de tout 
autre liquide. Il ressemble à un brise- 
jet et s'adapte instantanément à n'im- 
porte quel robinet pour le rendre au- 
tomatique et permettre d'arrêter instan- 
tanément le débit du liquide que l'on 
met en bouteilles sans craindre d'en 




perdre une seule goutte. Son usage 
entraine donc une grande économie de 
temps et surtout une sécurité absolue 



lorsque l'on manipule des liquides in- 
flammables comme l'essence, le pétrole, 
etc. 

L'appareil est fixé au robinet par son 
manchon de caoutchouc. Ce manchon 
se prolonge par le tube métallique d'é- 
coulement à l'intérieur duquel a été 
ménagé un siège de soupape. La sou- 
pape appartient à une tige métallique 
recourbée à la base du tube pour for- 
mer deux angles droits, son extrémité 
libre repose sur le goulot de la bouteille. 

Dès que l'on présente la bouteille, le 
goulot remonte la tige et la soupape 
s'ouvre ; le liquide s'écoule alors nor- 
malement. Lorsque l'on retire la bou- 
teille, la tige descend par son propre 
poids, la soupape tombe sur son siège 
et le liquide cesse de couler. Cet appa- 
reil est certainement le plus simple, le 
moins coûteux et le plus siîr que l'on 
puisse imaginer pour résoudre ce pro- 
blème dont la solution a préoccupé une 
foule d'inventeurs. L'Auto-arrêt est en 
vente aux Etablissements Kratz-Bous- 
sac, 14, Martel, à Paris. 



POUR EMPECHER VOTRE GARAGE DE PRENDRE EN FEU 



A moins de grands soins, un gara- 
ge de famille peut devenir le point de 
départ d'incendies désastreux. Pour 
réduire la quantité de sinistres causés 
_par des incendies de garages, la Na- 
tional Fire Protection Association des 
Etats-Unis a distribué des exemplai- 
res des règles suivantes qui doivent 
être appliquées partout où un auto- 
mobile seul est remisé. 

— Ne jamais permettre dans un 
garage de lumières à flamme décou- 
verte ; sortir toujours l'automobile 
pour remplir le réservoir afin de lais- 
ser se dissiper les vapeurs de gazo- 
line. 

— Ne Jamais conserver des quanti- 
tés considérables de gazollne ni de 



carbure de calcium, dans le garage ou 
dans la maison. Un réservoir de ré- 
serve souterrain, d'un modèle recom- 
mandé est la meilleure façon de con- 
server sa provision de gazollne. 

— Un récipient métallique à ordu- 
res doit être installé en un endroit 
convenable en dehors du garage, pour 
recevoir tous les déchets et les chif- 
fons graisseux qu! doivent être brû- 
lés toutes les semaines. 

— Il est dangereux d'employer de 
la sciure de bois ou des copeaux pour 
absorber la graisse ou l'huile dans 
un garage. Si le plancher est en bois, 
on doit le laver de temps en temps à 
la brosse avec du savon et de la po- 
tasse. 



270 



PODK EMPÊCHÉE VOTRE OABAQB L)B PitBNOKÈ EN FBU — 8'JU* 



— L'emploi de la gazoUne pour net- 
toyer les parties d'une «tutomobile est 
chose dangereuse. 

— Un garage ne doit jamais être 
chauffé au moyen d'un poêle ou d'un 
feu découvert quelc;onque, & moins 
qu'il ne soit isolé dans une autre piè- 
ce afin que les vapeurs de gazoline qui 



circulent si rapidement no puisse»! 
pas y parvenir. 

— Tenir toujours dmns le garage 
ua extincteur d'incendie d'un modèle 
accepté et un seau de sable. De l'eau 
jetée sur de la gazoline enflammée ne 
sert qu'à activer les flammes. 



ASSOURDISSEUR POUR MOTOR BOAT 



Un assourdisseur pour motorboat 
vient d'être découvert qui imprime en 
passant aux gaz d'épanchement un 
mouvement de rotation et qui dissipe 
ainsi leur énergie sans opposer aucu- 
ne résistance à leur mouvement ou 
causer aucune pression en retour sur 
la machine motrice. Cet assourdisseur 
a été conçu après beaucoup d'investi- 
gations et d'expériences qui ont fait 
découvrir que Téchappement de la 
machine est comme la décharge d'un 
coup de fusil en ce qu'elle consiste 
eu deux bruits nettement séparés, l'un 
causé par l'expansion subite du gaz 
d'échappement et l'autre par la pre- 
mière poussée du gaz sortant par la 
lumière d'échappement. On dit que 
l'assourdisseur annule ces deux bruits 
avec succès. Pour l'employer avec ef- 
ficacité il faut que l'appareil soit de 
bonne capacité pour l'épanehement de 
la machine. Il est fait avec un nouvel 
alliage consistant en nickel, fer et 
cuivre et ayant la résistance de l'a- 
cier sans donner prise à la corrosion. 




Vue interne de l'assourdisseur pour 
motorboatSj montrant comment les 
gaz reçoivent un mouvement gira- 
toire. 



L'USURE DES FOURRURES 



Le tableau suivant que vient de pu- 
blier le Times est intéressant pour les 
personnes qui veulent acheter des four- 
rures. La résistance des fourrures à 
l'usure varie énormément et n'a aucun 
rapport avec le prix d'achat. Par 
exemple, le chinchilla et l'hermine, des 
fourmires très coûteuses sont cotées 
25 et 15 dans un tableau où la bête 
puante ou skunk est côté 70 et le cas- 
tor 90. 

Dans le tableau la loutre de mer avec 
son poil d'eau est prise comme base et 
figure pour 100. Voici la liste : — 

Loutre de mer 100 

Castor 9" 

Loup marin 75 

Visnn 70 

Sconse (bête puante) 7« 

Mouton de Perce Caçtrakan) . 65 

Marte 65 

Zibeline 60 

Renard noir argenté 4" 



Opossum 37 

Musquash (Columbia) 33 

Mouton gris 30 

Xutria (Coypou) 27 

Hermine 27 

Lynx 25 

Ecureuil 25 

Chinchilla 15 

Broadtail 15 

Caracul 10 

Taupe 7 

Lapin 5 

i,a durée des fourrures est réduite 
par coloration artificielle. La martre 
qui à l'état naturel figure pour 65 
descend dans le tableau à 4S après être 
teinte. 

La quantité de fourrure nécessaire 
pour un manteau demi-long arec me- 
sure de ceinture moyenne est de 16 
pieds carrés, pour pleine longueur, il 
faut vingt-sept pieds carrrés. 



380 



JXD D£ MINOlîU 



Règle du jeu et courte explication ée 
la partie. 

Le " Mlnoru " est ua Jeu nouveau 
auquel n'Importe quel nombre de 
joueurs peuvent prendre part ; il con- 
siste en une course sur le résultat de 
laquelle des jetons sont engagés. 

L'originalité du jeu consiste en ce- 
ci, que les chevaux ne sont pas mo- 
biles mais courent réellement sur un 
hippodrome tout en partant à des 
prix différents suivant leurs chances 
différentes de gagner — comme c'est 
le cas avec la cote du départ dans une 
course véritable. 

Au commencement de la partie, on 
place les cinq chevaux aux endroits 
jaunes du départ et ils se déplacent 
sur leurs pistes respectives, et avan- 
cent d'un intervalle suivant que l'in- 
diquent les cartes, qui sont données. 
Dès que les joueurs ont fait leurs 



On remarquera que deux oheraui 

("Mlnoru" et •" St - Amant ") ont 
moins d'espaces ft, parcourir que les 
autres pour atteindre le poteau d'ar- 
rivée. Ils ont donc plus de chances de 
gagner et si l'un d'eux arrive, la Ban- 
que ne paie que le double de ce qui a 
été mis sur ce cheval, quelles que 
soient les mises. 

D'un autre côté, " Gou-Gou " a plus 
d'intervalles à parcourir pour arriver 
au poteau, il a donc moins de chances 
de gagner et s'il arrive, la Banque 
paie dix contre un. 

Pour les mêmes raisons " Game 
Chick " et " Miss McGiggle " rappor- 
tent respectivement cinq et sept con- 
tre un à ceux qui les ont joués. 

S'il y a des mises sur les division» 
" Even Chances " (Egalité) le joueur 
reçoit, au cas où un des chevaux 
ainsi joués gagne, un nombre de je- 




mises, un des joueurs donne les cartes, 
une par une, les plaçant sur les cinq 
divisions qui se trouvent derrière les 
endroits du départ, on donne une carte 
pour chaque cheval. Le cheval auquel 
la carte la plus forte est échue avance 
d'un intervalle sur sa piste, on donne 
alors cinq autres cartes et le cheval 
qui a la plus forte est porté en avant 
et ainsi de suite jusqu'à ce que l'un 
ou l'autre des chevaux atteigne le po- 
teau d'arrivée, 11 est alors déclaré ga- 
gnant. 

La cote (qui est mathématiquement 
correcte) est expliquée par ce fait que 
les chevaux qui partent avec la cote 
la plus forte ont plus d'intervalles Si 
couvrir avant d'atteindre le poteau 
d'arrivée et ont par conséquent moins 
de chance de gagner que le» autres. 



tons égal à celui qu'il a mis sur ce 
cheval. 

La course est courte et rapide et 
l'arrivée est généralement mouvemen- 
tée et passionnante. Le banquier paie 
les gagnants et garde les mises jouées 
sur les chevaux qui ne sont pas arri- 
vées. 

On peut jouer tous les chevaux ou 
couleurs en même temps et la cote 
variée offre un champ très vaste à 
l'ingéniosité pour suivre ou inventer 
des combinaisons. 

Règles. 

1. Aucune mise ne peut être faite 
ou retirée après que la course a com- 
naencé. 

2. Dan* t/jute course les Joueurs 
881 



peuvent jouer un ou plusieurs che- 
vaux ou couleurs. 

3. Aucune mise de plus de six je- 
tons ne pourra être faite par n'importe 
quel joueur sur un cheval ou couleur 
quelconque. 

4. L'As est la carte la plus forte. 

5. Si deux ou plusieurs chevaux ob- 
tiennent les mêmes cartes et que ces 
cartes soient plus fortes que celles de 
leurs concurrents le cheval qui reçoit 
la carte de la couleur la plus haute a 
gagné les valeurs étant : 1. Cœur ; 
2. Carreau ; 3. Trèfle ; 4. Pique ; 
comme Bridge. Aussi la dame de cœur 
gagnera contre la dame de pique. 

6. Le Banquier garde la Banque 
pendant quatre courses, il la passe 
ensuite au joueur qui se trouve à sa 
gauche, et ainsi de suite tout autour 
de la table de sorte que chaque joueur 
tient la Banque à son tour. 

7. Les cinq cartes données à chaque 
fois sont mises de côté avant de re- 
commencer à donner et quand le pa- 
quet est épuisé, on ramasse toutes les 
cartes et on les bat. 

8. Le Banquier pourra décider avant 
le commencement de la course s'il sera 
fait usage de la carte dite " Joker." 
Si cette carte est comprise dans le 
paquet et qu'elle sorte, " Gou-Gou " 
avance quel que soit le cheval auquel 
elle est échue et quelles que soient 
celles qu'ont les autres chevaux 
Quand on fait usage de cette carte 
ayant une valeur spéciale, la cote de 

Gou-Gou " est ramenée de 10 contre 
un a 6 contre un. 

Un journal de science française la 
Nature a fait une étude mathématique 
du jeu qui est intéressante pour toutes 
les personnes qui s'y adonnent. 

Voici ce que dit le journal en ques- 
tion : 

UN NOUVEAU IJEU DE PETITS CHE- 
VAUX, LE ;" MINORU " (1) 

On a importé récemment d'Angle- 
terre un nouveau /eu, qui tient le mi- 
lieu entre celui des petits chevaux 
et le pari à la cote des champs de 
courses, prohibé maintenant en France 
à cause de la concurrence qu'il faisait 
au pari mutuel, mais plus florissant 
que jamais dans d'autres pays. 

Voici en quoi consiste ce nouveau 1 
jeu, auquel on donne le nom de Mi- 
noru. i 

Cinq petits chevaux de plomb, que 1 
nous appellerons. A, B, C, D E 
Mmoru, Game Chick, Gou-Gou Miss 
McGiggle et St-Amant sont placés. I 
comme l'indique le croquis ci-contre, a. | 

(1) Minoru est le nom d'un cheval 
du roi Georges V qui a gagné le prix 
au Derby, 11 y a quelques années. 



JBO D« MINOHD — («ult«) 



l'une des extrémités d'un tapis dlrisé 
en cases. Pour atteindre le but, repré- 
senté par la ligne MN, A et B ont 
chacun quatre cases k parcourir, ou 
quatre lignes à franchir ; C en a cinq, 
D, six et E, sept. Quand les joueur.s 
ont placé dans les tableaux T,T, leurs 
enjeux sur les chevaux auxquels ils 
supposent les chances les plus avan- 
tageuses, on tire au sort d'une façon 
quelconque — généralement au moyen 
de cartes — le nom d'un cheval, et 
alors celui que le hasard désigne 
avance d'une case. Cette opération se 
renouvelle jusqu'à ce que l'un des 
concurrents soit arrivé au but. 

La partie est alors terminée : tout 
joueur qui a placé un enjeu sur le 
gagnant reçoit du banquier, outre le 
montant de sa mise, le produit de 
cette mise par un coefficient c, qui 
correspond à la cote des bookmakers 
et qui est fixé à 

2 pour A et pour B, Mi7ioru et 

St-Amant. 
5 pour C Game Chick. 
7 pour D Miss McGiggle. 
10 pour E Gou-Gou. 

Les chevaux sont en outre divisés 
en deux groupes : d'un côté A et C 
(groupe bleu), de l'autre B, C et E 
(groupe rouge). Pour chacun de ces 
groupes la cote est égale à I, c'est-à- 
clire, que tout joueur qui a jjonfé ou 
mise sur le groupe dont le gagnant 
fait partie reçoit, avec sa mise une 
somme égale à celle-ci. 

Le banquier retient les enjeux des 
perdants. 

Le prospectus du Jeu dit que les 
cotes (odds) sont " mathématiquement 
correctes ". On peut facilement se 
rendre compte qu'il n'en est rien. 

Le fait qu'un cheval paie 1 quand 
11 perd, et reçoit c quand il gagne 
suppose qu'il a une chance de gain 
contre c chances de perte sur un total 
de c -f 1, ou autrement dit, que sa 
probabilité de gain est 1/c -)- 1 On 
doit en conclure que les probabilités 
hypothétiques de gain attribuées aux 
cinq chevaux par les conditions du jeu 
sont : 

Pour A :-^ou--^^ ou 0,3.33 



ou 0,3.33 




Total 



282 



jao DE MINOED — (Suite) 



même, pour les bénéfices correspori- 
(iant à 



B : 31 + 15 + 11 + 8 — 60 = 5 

C: 31 + 30 + 11 -4- S — 75 = 5 

D : 31 + 30 + 15 + 8 — 77 = 7 

E: 31 + 30 + 15 4- 11 — 80 = 7 

Il est clair qu'au Minoru les béné- 
fices du banquier seraient identiques 
à ceux du bookmaker, si les enjeux 
des joueurs étaient les mêmes que 
dans l'exemple qui précède. 

Dans tout ce que nous venons de 
dire, nous n'avons eu égard qu'aux 
probabilités hypothétiques déduites des 
cotes ou coefficents sans nous occuper 
des probabilités réelles, ou plutôt ma- 
thématiques, impossibles à évaluer 
pour les vraies courses mais qui, pour 
le Minorti, sont rigoureusement calcu- 
lables et peuvent fournir aux Joueurs 
des indications fort utiles. 

Au moyen d'un calcul trop compli- 
qué pour être reproduit ici, on trouve 
que les probabilités mathématiques ré- 
sultant des conditions de ce jeu sont : 

Tableaux 

Pour A : 0.352' 3 ou plus amplem. 0,353 
B : 0,85293 — — 0,353 

C: 0.17416 — — 0,174 

D: 0.0-~251 — — 0,082.=. 

E: U.03747 — — 0.0375 

Total 



Total 1,00000 



1,01)00 



On voit que, pour les deux derniers 
chevaux, les probabilités mathéma- 
tiques s'écartent beaucoup des proba- 
bilités fictives déduites des cotes. Pour 
les trois premiers la différence est 
moins grande, mais cependant elle 
est suffisante pour donner aux pontes 
qui jouent sur ces trois chevaux un 
avantage sensible par rapport au ban- 
quier. Cet avantage est en effet de 
5,90 pour 100 pour A et pour B. 

Or, on sait que la somme des proba- 
bilités mathématiques de plusieurs 
événements incompatibles ne peut pas 
être plus grande que l'unité, qui re- 
présente la certitude. Dans le cas ac- 
tuel, admettre que toutes les cotes 
sont exactes équivaudrait à attribuer 
aux cinq chevaux réunis 277 chances 
sur 264, ou 1049 chances sur 1000, 
ce qui serait un non sens. 

De ce que la somme des probabilités 
fictives est trop forte, il résulte que 
si, à l'instar des bookmakers, le ban- 
quier fixait lui-même le montant des 
enjeux, il pourrait s'arranger de façon 
non seulement à gagner quel que fût 
le vainqueur, mais — au moins théo- 
riquement — à réaliser sur chaque 
cheval un bénéfice déterminé d'avance. 

Supposons, par exemple, qu'avec les 



cotes du Minoru, un bookmaker veuille 
gagner, — l'unité d'enjeu étant quel- 
conque (franc, louis, jeton, etc...): 

2 unités sur A. 

5 — sur B et sur C. 

7 — sur D et sur E. 

Il parviendra en pariant contre tous 
les chevaux aux conditions suivantes : 

Sut a : 62 unités contre 31 

B : 60 " " 30 

C: 75 " " 15 

D: 77 " " 11 

E: 80 " " 8 

Vérifions. 

Si A est vainqueur, le bookmaker 
paie 62, mais il reçoit des perdants 
30 -f 15 -f 11 -h 8 = 64. Bénéfice 2. 
On trouverait de même, pour A et 
pour B, et de 4,40 pour 100 pour C. 
On constate encore que la probabilité 
de gain du groupe bleu (A, C) est 
égale à 0,577 et celle du groupe rouge 
(B, D, E) à 0,473, tandis que la règle 
du jeu suppose des chances égales aux 
deux groupes. En réalité, le groupe 
bleu a un avantage de 5,40 pour 100. 

Un raisonnement très simple naet 
ces faits en évidence. 

Voyons, par exemple, pour A. 

Si les événements se produisent 
conformément à leurs probabilités ma- 
thématiques respectives, A gagnera 
353 fois et perdra 646 fois sur 1000 
épreuves. Il recevra donc 353 fois le 
double de sa mise — que nous sup- 
poserons constante et égale & l'unité 
— ■ soit 706 unités ; en revanche, il 
abandonnera au banquier 647 unités. 
Bénéfice : 59 unités pour un enjeu 
total de 1000, ou 5,90 pour 100. 

Ces cotes des deux derniers che- 
vaux, au contraire, donnent un avan- 
tage énorme au banquier, et c'est ce 
qui fait que, prises dans leur ensem- 
ble, les conditions du jeu lui sont fa- 
vorables, au point de lui permettre 
quelquefois de gagner à coup sûr. 
Mais, pour qu'il conserve l'avantage, 
il faut qu'il n'y ait pas de différences 
trop grandes entre les enjeux des pre- 
miers chevaux et ceux des derniers. 
Or, comme rien n'oblige les joueurs à 
ponter sur ceux-ci, ils s'en abstien- 
dront, si le calcul ou l'expérience leur 
prouve — ce qui arrivera tôt ou tard 
— qu'en jouant ainsi, ils font un mé- 
tier de dupes. 

Le banquier se trouverait alors dans 
une position tellement désavantageuse 
que le jeu deviendrait impossible ; 
et c'est peut-être ce qui, jusqu'à pré- 
sent, a empêché le Minoru de pren- 
dre une extension en rapport avec 
l'intérêt que lui donnent ses péripéties. 
Si l'on veut assurer à la banque un 
283 



JUd OK MLKUBD — (Suite) 



petit arantago, ce qui semble non- 
seulement nécessaire, mais légitime 
dans une certaine mesure, il faut 
adopter des cotes se rapprochant des 
suivantes : 

Pour A et pour B : 7 contre 4, 
C : 14 contre 3 
D: 11 " 1 
E: 25 " 1 

Ces cotes seraient d'ailleurs parfai- 
tement applicables, surtout dans les 
réunions privées, où le numéraire est 
ordinairement remplace par des je- 
tons, auxquels on attribue la valeur 
que l'on veut. Avec elles le désavan- 
tage des joueurs, ou l'avantage du 
banquier, varierait entre un minimum 
de 1 pour 100 (sur D) et un maxi- 
mum de 2,90 pour 100 (sur A et B) ; 
il serait en moyenne de 2,14 pour 100, 
c'est-à-dire un peu plus fort qu'au 
baccara. 

Au jeu ordinaire des petits chevaux, 
l'avantage de la banque s'élève au 
taux exorbitant de 1/9 ou 11,11 pour 
100. 

Nous avons dit qu'il serait légitime 
d'accorder, dans certaines limites, un 
avantage au banquier. Nous ajoutons 
que cet avantage devrait exister, non 
seulement dans les casinos, qui ont 
des frais d'installation à couvrir, et 
dans les cercles, où le banquier verse 
â, la cagnotte, mais même dans les 
réunions mondaines, et voici pourquoi. 

Le calcul de l'avantage repose sur 



la fiction que l'on appelle l'espérance 
inathématique, c'est-i-dire, au fond, 
sur l'hypothèse que les événements se- 
ront exactement conformes & leurs 
probabilités ; par exemple, qu'un évé- 
uenaent dont la probabilité est è arri- 
vera exactement 1 fois sur 3, 10 fois 
sur 30, etc. Or l'expérieuce, d'ac30i-d 
avec le calcul, prouve que cette hypo- 
thèse se réalise rarement, quand le 
nombre des épreuves est tant soit peu 
grand. La plupart du temps, dans les 
jeux de hasard, il y a, entre le ré- 
sultat le plus probable et le résultat 
observé, une différence que les mathé- 
maticiens nomment l'écart. La fré- 
quence, l'importance et le sens des 
écarts constituent ce que les joueurs 
appellent la veine ou la déveine, se- 
lon que les écarts leur sont favorables 
ou défavorables. 

Outre que le banquier n'est pas 
libre de régler ses enjeux comme il 
l'entend, il est obligé en général de 
jouer plus gros jeu que tout autre 
joueur, et par conséquent il subit plus 
que ses adversaires l'influence des 
écarts. Il y a là une cause d'infério- 
rité qui pourrait empêcher les joueurs 
prudents de prendre la banque, si on 
ne leur attribuait pas, en compensa- 
tion, un certain avantage. Celui que 
nous avons indiqué pour le Minoru ne 
semble pas excessif. SI toutefois on 
voulait équilibrer les chances autant 
que possible, on pourrait adopter les 
cotes suivantes : 



Pour A (Minoru et pour B St-Amant : 11 contre 6 

C (Game Chick) : 19 contre 4, ou 33 contre 7 

D (Miss Me(jlggle): 100 contre 9 

E ((iou-Gou) : 77 contre 3 
Les probabilités correspondantes seraient 

Pour A et pour B : -^ = 0,35294 
11 

C: ^r-= 0,17391, ou J!_= 0,17500 
23 ' 40 

• D : — l- = 0,08257 
109 

E: ^ 0,03750 

80 

Les différences avec les probabilités mathématiques seraient négligeables. 



LA PERFECTION EN ARABIE. 

Un voyageur allemand qui revient 
de visiter l'Arabie écrit que la femme 
dans ce pays pour être reconnue par- 
faitement belle doit posséder des at- 
traits qui vont tous par quatre au 
point de vue du teint et du dessin. 

Quatre de ces attraits doivent 
être blancs : 

La peau, les mains, les dents et le 
globe de l'œil cul doit êtro d'une 
blancheur Impeccable. 

Quatre doivent être noirs : 



284 



Les cheveux, les sourcils, les cils et 
le centre de l'œil. 

Quatre rouges : 

Les joues, les lèvres, la langue et 
les gencives. 

Quatre longs : 

Le dos, les bras, les doigts et les 
jambes. 

Quatre ronds : 

La tête, le cou, le poignet et le 
coude. 

Quatre minces : 

Le Hez, les sourcils, len lèvre» ot 
les doigts. 



TOCRS DE MAGÎÏ 



LA CANNE MAGiaiTE 

L* principe suivi pour magnétiser 
uae canne peut aussi bien servir pour 
un couteau de table, une queue de 
billard ou autre objet analogue. Il 
n'y a pas de prêparatif. lie magicien 
passe d'abord la main le long de la 
canne sous prétexte de la magnétiser. 
I! la montre ensuite tenue avec sa 
main gauche dont il présente le côté 
gauche au public, tandis que le centre 
de la canne est parallèle à la paume 
de la main contre laquelle elle est 
appuyée et en même temps il la 
pousse vers le bout des doigts étendus 
au moyen de l'index de la main droite 
qui est en arrière. Les autres doigts 
et le pouce de la main droite saisis- 
sent le poignet de la main gauche 
étendue comme le montre le dessin. 




le noir de fumée 8**n est détaché ; 11 
n'en est rien, la, cuiller reste toujoura 
d'un beau noir mat. Voici quelqua 
chose de bien curieux, n'est-ce pas? 
et chacun de vous pourra l'expéri- 
menter facilement. L'explication de ce 
phénomène est très simple. 

Le noir de fumée, par suite de sa 
finesse extrême, n'est pas mouillé par 
l'eau. (L'adhésion entre deux corps 




Façon de prendre le poignet et la 
canne magnétisée. 

Du côté des spectateurs, la canne 
paraît tenir sans être maintenue par 
la main gauche. On augmente l'illu- 
sion en écartant les doigts de la main 
gauche et en les refennant successive- 
ment. L'index peut couvrir v.ne dis- 
tance beaucoup p.us longue qu'on ne 
le suppose généralement et le fait que 
la main droite toute entière semble 
tenir le poignet gauche, accentue en- 
core l'illusion. 



L'ŒTIF ARGENTE. 

SI vous placez une cuiller en ar- 
gent au-dessus de la flamme d'une 
bougie, elle ne tarde pas à se recou- 
vrir d'une couche de noir de fumée. 
Plongez-la dans un verre d'eau, 8 
miracle ! la cuiller n'est plus noire. 
Elle a repris son aspect métallique, 
et réfléchit à sa surface la lumière 
de la bougie ou des objets brillants. 
Vous îa retire? ds l'eau, croyant que 

■l'A 



polis est considérable : coupez une 
balle de plomb avec un canif très ef- 
filé et rapprochez les deux parties 
coupées, en les appuyant l'une contre 
l'autre, elles resteront collées et il 
deviendra difficile de les séparer de 
nouveau. Dans les fabriques de gla- 
ces, on a vu deux glaces, posées l'une 
sur l'autre, adhérer si fortement, 
qu'on ne pouvait plus les séparer sans 
les rompre. Les corps pulvérulents 
sont difficilement mouillés par les li- 
quides ; vous voyez, lorsque la pluie 
tombe sur une route poudreuse, le? 
gouttes d'eau rebondir sur le sol en 
conservant leur forme sphérique. 
avant que la poussière ne soit mouil- 
lée et transformée en boue) ; l'eau 
présente donc, tout autour et * une 
faible distance de la cuiller noircie, 
une forme courbe reproduisant exacte- 
ment celle de la cuiller, et sur la- 
quelle la lumière vient se réfléchir 
comme sur une surface métallique. 

Vous pouvez présenter cette jolie 
expérience avec la variante suivante. 
Noircissez un œuf au-dessus d'une 
bougie ou mieux d'une lampe à pé- 
trole bien fumeuse, et cet œuf, plongé 
dans l'eau, prendra aussit^St un aspect 
brillant et métallique, donnant l'illu- 
sion d'un œuf argenté, pour reparaî- 
tre noir dès que vous l'aurez sorti du 
liquide. 



TODRg DE MAGIE. 



(aSnlte). 



LA TELEPATHIE DES CARTES 

Pour ce tour 11 faut deux person- 
nes, dont une dame qui agit comme 
médium, et un monsieur qui remplit 
le rôle de magicien. La dame, une 
fois présentée, est conduite par un des 
spectateurs dans une pièce éloignée 
de la scène et enfermée à clef. 




CftRRt A 

/ 

7REHE 



\ 



Fig. 1. — Divisions montrant la va- 
leur des cartes. 
Fig. 2. — Montrant les séries. 

Ensuite le magicien demande i, un 
des spectateurs de penser à une carte 
dans un paquet de cartes imagiDaire 
et d'inscrire la carte choisie dans son 
carnet de notes pour qu'il n'y ait pas 
d'oubli : on le charge alors d'envoyer 
un mot au médium et de lui deman- 
der d'écrire le nom de la carte choisie 
mentalement. Il écrit cette demande 
sur un bout de papier dans les termes 
qui lui plaisent, puis il signe sa lettre 
et l'enferme dans une enveloppe qu'il 
cacheté et adresse au médium. 

Le magicien prend l'enveloppe, la 




Fig. 3, 4. — Méthode suivie pour In- 
diquer la carte pensée. 

confie à un commissionnaire à qui 11 
donne l'ordre de la remettre à la 
dame immédiatement et d'attendre sa 
réponse. C'est ce qu'il fait, et à son 
retour on a la réponse exacte. 

Quelle est la clef du mystère ) 

Avant tout, le magicien doit savoir 
quelle est la carte choisie. Il faut au- 
tant que possible l'apprendre secrète- 
ment, et c'est pour cela qu'on deman- 
de au spectateur de prendre note par 
écrit de la carte qu'il a choisie, car 
cela permet au magicien de jeter un 
coup d'oeil rapide tandis qu'on écrit, 
ce qui lui permet d'avoir le rensei- 
gnement cherché. Généralement cela 
peut se faire sans qu'il s'en aper- 
çoive, sinon 11 faut absolument Insls- 



28fi 



ter, sous un prétexte ou sous un au- 
tre, pour avoir ce renseignement qui 
est indispensable pour réussir le tour. 

Le nom de la carte est ensuite en- 
seigné au médium au moyen de deux 
coups d'ongle, un sur chaque côté de 
l'enveloppe. Ces marques qui doivent 
être les plus légères possible, peuvent 
se faire quand on prend l'enveloppe 
dans la main droite et quand on la 
fait passer dans la main gauche pour 
la remettre au commissionnaire. 

La face de l'enveloppe est divisée 
on douze espaces imaginaires (voir 
Fig. 1) qui représentent la valeur nu- 
mérale des diverses cartes, onze veut 
dire le valet et douze, la reine. Le 
roi s'indique en laissant le devant de 
l'enveloppe absolument intact. 

Le bord de droite du dos de l'en- 
veloppe est partagé de la même façon 
en trois espaces qui représentent les 
trois des quatre séries de cartes (voir 
Fig. 2). Le pique est indiqué de la 
même façon que les rois ; et, par con- 
séquent, si la carte pensée est le roi 
de pique, l'enveloppe est laissée in- 
tacte. Les Fig. 3 et 4 représentent 
respectivement la face et le dos d'une 
enveloppe marquée pour indiquer nue 
l'on a songé au dix de car-eau. 

Ce tour qui produit un effet saisis- 
sant, est d'autant plus p.-écieux qu'on 
peut l'exécuter aussi bien dans un 
salon que sur une scène publique. 



LE PAPIER DECHIRE, PUIS 
RECONSTITTIE. 

Un tour très amusant, assez facile 
mais vraiment extraordinaire, est ce- 
lui qui consiste jl prendre une feuille 
de papier entre ses mains, — rien 
autre dans les mains ni dans les po- 
ches, — à la déchirer en tout petits 
morceaux, à en chiffonner les mor- 
ceaux dans les mains, à les pétrir en 
boule, puis tout à, coup à donner la 
dite boule à développer, à une per- 
sonne de l'assistance, laquelle, avec 
une croissante mais comique stupeur, 
étale aux yeux de tous une feuille de 
papier intacte quoique froissée. 

Evidemment lé papier ne se recons- 
titue pas tout seul — et il y a deux 
feuilles de papier. Mais à quel mo- 
ment la transposition s'opêre-t-elle ? 

Voici le procédé. On prend une 
feuille identique à celle que l'on veut 
escamoter, on la roule en boule, et 
subrepticement, après avoir fait exa- 
miner ses mains et retroussé ses man- 
ches — chose ici nécessaire — on la 
place dans un des plis du vêtement, 
au coude. Puis on déchire con.scien- 



TOURS DE MAGIE— (Suite) 




Le papier intact est en boule, dissi- 
mulé dans un pli du coude ; l'opé- 
rateur, par un mouvement rapide, 
dissimule également, dns un pli de 
l'autre coude, la boule de papier dé- 
chiré pendant qu'il se saisit de la 
première. 

oi€usement son papier, on le roule en 
boule, on le pétrit et en pétrissant on 
gesticule de façon à arriver un ins- 




Houdini déchirant le morceau de pa- 
pier qti'il reconstituera tout à 
l'heure. 

tant à se croiser les bras ; on change 
alors rapidement de boule, en dissi- 
mulant celle qui est déchirée dans le 
pli du coude correspondant. Et le 
le tour est joué. Avec un peu de 
cette fantaisie de gestes et de paroles 
que dans l'argot du métier on appelle 
du Chiqué, on arrive à illusionner 
tous les assistants. 



FLEURS INSTANTANEES 



Le tour se fait avec un pot à large 
ouverture, haut d'une dizaine de pou- 
ces. Si l'on ne peut se procurer une 
jarre en terre on prend un pot à 
fruit ou à confiture aue l'on tapisse 
d'une étoffe noire ou de papier afin 
qu'on ne puisse pas voir le conieau. 
On recourbe deux morceaux de fil de 
fer comme l'Indique la Fig. 1 et on 
les réunit comme il est dit dans la 
Fig. 2. On pilaoe ces fils de fer dans 
le pot k un tiers à peu près de la dis- 
tance de l'ouverture, le petit cercle 
se trouvant au centre. On peut faire 
tenir les fils en place en les pliant 
avec soin ou en les calant avec de 
petits coins de blocs. 

On coupe ensuite un bout de fil de 
fer un peu plus court que la hauteur 
du Dot et on attache à son extrémité 
une rose ou des fleurs. Au fond du 
pot, on pose un bouchon sur lequel on 
pique l'extrémité du fil opposée à celle 
où sont liées les fieurs, en laissant 
passer celui-ci dans le cercle des fils 
croisés avant de s'enfoncer dans le 
bouchon. Les lignes pointMlées de la 
Fig. 3 montrent la position du fil et 
des fleurs. 

Pour faire pousser instantanément 



les fleura on verse de l'eau dans le 
pot, du cOté de la large embouchure. 
Le bouchon flottera et montera avec 
le fil qui tient les fieurs, celles-ci fe- 





Les fleurs croissent instantanément. 



ront alors leur apparition et sem- 
bleront pousser instantanément. Il ne 
faut pas verser l'eau trop vite ni en 
trop grande quantité pour qu'on voie 
le fil de fer. 



287 



EXPLICATION DE TOURS DE MAGIE 



Quaud on a passé une après-midi 
à voir faire des tours de magie, on 
sort généralement de Ih avec l'iaten- 
tion de savoir comment cela peut se 
faire. 

Voici l'explication de deux de ces 
tours : La fenêtre des Apparitions et 
la Carte flottante. Pour le premier, 
la maison est examinée de fond en 
comble par un comité d'assistants et 
naturellement tout est trouvé en ordre 
parfait. Puis, tandis que le magicien 
appelle l'attention du public sur la 
rampe, deux miroirs sont glissés de 
dessous la scène. Puis les trois reve- 
nants pénètrent sur le théâtre par 
une trappe qui s'ouvre dans la mai- 
son et leur entrée est cachée par les 




Disposition du fil noir pour le tour 
de Carte flottante. 

mlrolr.s. Une fols qu'ils sont dans la 
maison, les miroirs sont redescendus. 
Lia malsonnette est entourée d'un 
freinage transparent dont l'objet pré- 
tendu est d'empêcher les revenants de 
pénétrer, mais dont l'objet réel est de 
faire croire aux assistants qu'ils 
volent le parois d'arrière du treillage 
tandis que ce qu'ils voient ce sont les 



parois latérales qu'ils aperçoivent par 
la réflexion deg miroirs quand ceux- 
ci sont remonté^. 

Le tour de la carte flottante est 
simple à l'extrême. Un fil noir est 
tendu en travers de la chambre ou 
de la scène et passe à 2 pouces en- 
viron de la tête du magicien. Une 
extrémité est attachée et l'autre passe 
sur une épingle à tête noire et on la 
laisse tomber de 4 ou 5 pieds. Deux 
cartes sont piquées à l'extrémité libre 
pour servir de contrepoids. Devant 
une iversonne choisie dans l'assistance. 




Les miroirs et la porte de la trappe 
disposés pour le tour des Revenants. 

le magicien enfonce dans le dos de la 
carte une épingle à tête noire puis 
lève la carte en l'air et l'accroche 
au fil qui est invisible. L'arrière plan 
doit être très sombre pour faire ce 
tour. On enlève la carte du fil en Is 
faisant simplement tourner la tête em 
bas. 



TOURS AVEC POUCES LIES 



Paire attacher solidement les pou- 
ces d'une personne devant tout l'au- 
ditoire, faire examiner la ligature, 
puis faire lancer par quelqu'un un 
cerceau ou une jante ou cercle de 
roue d'automobile qui est reçue et 
s'enflle sur le bras du sujet comme 
si ses pouces n'étaient pas liés en- 
semble, paraît une chose Impossible. 
C'e-t, cependant un tour qui peut se 
faire et dont la simplicité est le plus 
sûr garant du merveilleux même si le 
tour se fait très près de l'.iudltoire. 



Un bâton peut même être placé per- 
pendiculairement entre les deux bras 
du sujet et empoigné par un specta- 
teur avec une main à chaque extré- 
mité ; et puis l'exécutant du tour ti- 
rant brusquement en arrière ses 
mains sur le bâton le fait passer en- 
tre ses mains comme s'il n'y avait 
pas de ligature. On peut faire la 
même chose sur le bras d'un personne 
et chaque fois on fait examiner la 
ligature par l'assistant. 

Les deux cordes employées pour ce 



BXrUCAïIOISS UB TODBS DE 11A«IE— 8uit«. 



tour se préparent comme suit : La 
première doit avoir à peu près 17 
pouces de lon^eur, Vi de pouce de 
diamètre au centre et se terminer en 
pointe à ctiaque extrémité. L'autre 
corde doit avoir 13 pouces de lon- 
gueur, ,% de pouce de diamètre au 
centre et se terminer en pointe de la 
même façon . 

On se sert pour cela de papier de 
Chine ou du Japon très souple, ré- 
sistant et de texture fibreuse. L<e pa- 
pier se coupe en lanières d'un pouce 
de largeur en ayant soin que le grain 
ou plutôt la fibre soit placée longi- 
tuidiinalement. 

Puis, commencer à une extrémité 
et enrouler le papier sur lui-même 
obliquement comme on roulait autre- 




Manière de croiser les pouces xwur re- 
cevoir le double nœud de la corde. 

fols les allumettes papillotes pour 
allumer les lampes. Chaque tour doit 
chevaucher sur le suivant de la moi- 
tié de sa largeur. Quand on arrive à 
trois pouces du bout de la première 
lanière on en attache une autre sim- 
plement en mouillant les bouts qu'on 
rejoint et on continue à emrouler. 
Quand on a atteint la longueur dési- 
rée, on brise la lanière et l'on re- 
commence sur la première, mais en 
sens inverse. On pose assez de cou- 
ches pour obtenir le diamètre voulu. 
Une fois finies les cordes doivent être 
assez fortes pour résister à la pres- 
sion de la main. 

On étend les doigts bien serrés en- 
semble et les pouces écartés de la 
main dans la Fig. A. On pose en- 
suite le pouce droit sur le pouce gau- 
10 



che, comme ©n B, le gros os de la 
jointure de l'un reposant directement 
sur le gros os de la jointure de l'au- 
tre. La plus longue corde est alors 
posée sur le croisement et les deux 
bouts sont rabattus puis croisés sur 
les pouces et ensuite relevés et liés 
(le deux nœuds au sommet du pouce 
droit, comme on le voit en C. C'est 
dans cette opération que gît le truc. 
Au moment où l'on fait le nœud, il 
faut tirer le pouce gauche jusqu'à ce 
lue le plus petit diamètre des join- 
tures arrive à la corde et tirer en 
descendant la main gauche. En mê- 
me temps on pousse le pouce droit de 




Les cordes, tel qu'on les place autour 

des pou/^es et qu'on les noue par un 

double tour. 

façon que la partie charnue pénètre 
autant que possible daus les cordes. 
Il faut que les noeuds soient faits 
aussi serrée que possible. 

La seconde corde, plus petite est 
posée en dessous du pouce droit, com- 
me l'on voit en D et sur le sommet 
du pouce gauche, contre la première 
corde, croisée, rajnenée et attachée 
deux fois. Quand cela .se fait, ou fait 
en sens inverse le poussage et le ti- 
rage, déjà décrits en poussant le pou- 
ce gauche et tirant sur le droit. On 
se procure tout le relâchement pos- 
sible sur le pouce gauche, et on pous- 
se le droit dans les cordes fc son plus 
289 



EXPLICATIONS DE TOURS DE MAGIE— Suite. 



petit diaaiètre. ba seconde corde est 
liée très hiaut et aussi près que pos- 
sible du pouce droit, les nœuds étant 
très serrés. Si ce second nœud n'est 
pas as.=:ez serré, il causera beaucoup 
d'embarras pour faire le tour. 

Lie dégagement se fait en ramenant 
ensemble le bout des doigts et en ser- 
rant les ponças dans les paumes. Si 
les nœuds ont été bien faits on n'au- 
ra aucune difficulté à retirer le pouce 
gauche qui est masqué par les mains. 
La nature spéciale de la corde de pa- 
pier fait que la boucle de laquelle on 
retire le pouce reste ouverte et ri- 
gide comme une boucle en fil de fer 
et si le dernier nœud a été très serré 
la .seconde corde ne gillssera pas pour 
fermer la boucle. 

En approchant du cerceau, du bâ- 
ton ou du bras qui doit pas.ser entre 
les mains liées on touche l'objet avec 
le bout des doigts puis on les retire 
et on les ramène en arrière deux ou 



trois fois, avant d'exécuter le passage 
et on dégage le pouce de la boucle . 
Après avoir passé l'obstacle on ren- 
file le pouce dans la boucle. En pas- 
sant l'objet on écarte le bout de.-; 
doigts, puis on les rejoint et on ouvre 
les paumes, on repousse le pouce gau- 
che dans la boucle, on ferme les pau- 
mes et on force sur les deux pouces 
puis on montre le nœud. Il faut avoir 
soin de presser étroitement les deux 
pouces contre les paumes en pas.sant 
pour qu'ils ne touchent pas l'objet. 

On montre toujours le nœud du côté 
du dos des mains avec les deux pau- 
mes étendues. Si l'on éprouve de la 
difficulté à retirer ou à replacer le 
pauce dans la boucle, c'est parce que 
les nœuds n'ont pas été convenable- 
ment disposés ou liés quand les pou- 
ces étaient à la bonne place. Natu- 
relllemenit, il faut un peu de pratique 
pour faire le tour rapidement. 



LES VAISSEAUX ÛUI PORTENT LE COMMERCE 
DU MONDE 




En ce moment où l'on parle de guerre et où l'on publie des tableaux pour 
montrer la force relative des nations du monde, le dessin ci-dessus présente 
un intérêt particulier ; c'est une comparaison entre le tonnage de la marine- 
ma^'chande des diverses puissances. On remarquera que la Grande-Bretagne 
tient la tête de beaucoup ; de fait, elle est maîtresse de la moitié du tonnage 
du monde entier. 

290 



LA PRESTIDIGITATION SANS APFAEEILS 



Les tours de physique les plus in- 
téressants sont ceux que l'on voit 
faire sans préparation préalable et 
avec des objets usuels. 

Ceux qui vont être décrits plus 
loia sont d'une exécution facile et 
n'exigent guère qu'un apprentissage de 
quelques minutes. 

Ceux de nos lecteurs qui se con- 
formeront aux quelques Indications 
données par notre collaborateur pour- 
ront, avec un simple jeu de cartes 
et une pièce de vingt-cinq cents, réus- 
sir toute une série de tours dont leurs 
spectateurs ne prvMncinneut assuré- 
ment pas la simplicité. 




Prenez une pièce de vigt-cinq «cents 
entre le pouce et l'index de votre 
main droite et naontrez-la bien au 
public. 

Vous avez peut-être, ami lecteur, 
mis à profit les quelques leçons de 
physique amusante qui vous ont été 
données dans de précédents numéros 
de cet almanach, et vos amis vous ont 
fait une petite réputation de sorcier. 

Que vous est-il arrivé par la suite? 
Dans une soirée, la maîtresse de mal- 
son, connaissant votre talent de pres- 
tidigitateur, est venue vous prier 




\'ous pouvez en conséquence exécuter 
des tours curieux, car la pièce, en 
réalité, n'a pas quitté la main droite. 
Vous l'avez simplement " empal- 
mée " comme l'indique la figure. 



d'exécuter quelques tours au pied 
levé, si je puis m'exprimer ainsi. 

Vous avez été obligé de vous ex- 
cuser ; vous n'aviez pas apporté ce 
qu'il vous fallait, vous ne vous at- 
tendiez pas à être réquisitionné de la 
sorte. . . 

Pour vous forcer la main, l'inexo- 
rable maîtresse de maison vous a ten- 
du un jeu de cartes et vous avez dû 
confesser que n'étant pas un profes- 
sionnel, le saut de coupe avait pour 
vous d'insondables my.stères... 

Point n'est nétîessaire cependant de 
savoir faire sauter la coupe pour ob- 
tenir des résultats surprenants. . . Ac- 




Vous l'envoyez vivement dans votre 
main gauche qui se referme aussi- 
tôt, et les spectateurs suivront avec 
attention tous les mouvements de 
cette main. 



reptez donc désormais le jeu de car- 
tes que l'on vous tendra et pendant 
qu'un de vos spectateurs vérifiera 
qu'elles ne sont pas arrangées et 
s'évertuera à les bien mélanger, 
amusez votre public avec une simple 
pièce de vingt-cinq cents. 




Pour exécuter ces tours d'escamotage, 
il faut préalablement s'exercer à ou- 
vrir une main tandis qu'on ferme 
l'autre. On y arrive facilement, 
mais un apprentissage de quelques 
minutes est nécessaire. 



291 



LA PRESTIDIGITATION SANS APPAREILS. 



(Suite). 



Et a partir de maintenant, parlez, 
parlez beaucoup ; d'abord parce que 
vous êtes sur la sellette et que per- 
sonne d'autre que vous ne prend la 
parole, ensuite parce que cela dis- 
traira vos amis dont l'attention sera 
moins soutenue. Si vous arrivez à les 
faire rire, vous pourrez en ce moment 
être assuré que votre truc ne sera 
pas découvert, même si vous avez 
manqué un peu d'habileté. 




Placez la pièce entre les doigts de la 
main gauche et disposez-vous à la 
prendre de la main droite. 

— ■ ■■ Veuillez, Messieurs et Mes- 
dames, nie prêter quelques minutes 
d'attention... et une pièce de vingt- 
cinq cents. Ayez confiance, je rends gé- 
néralement l'argent qui m'est confié 
quand ce n'est pas à la fin du mois !" 

Faites alors passer ostensiblement 
la pièce de la main droite dans la 
main gauche, et vice versa, puis pre- 
nez-la une dernière fois entre le 
pouce et l'index de la main droite, 
envoyez-la brusquement dans la main 
gauche et portez cette main â. la bou- 
che, en faisant le simulacre d'avaler 
le vingt-cinq cents. 

Placez alors la main droite au bas 
de votre gilet, et retirez-en délicate- 
ment la pièce en faisant un boniment 



^^P 


^p^^^^ 


^Ê 


^B 


wj^^m 


m 


^i 




M 


H 




W 



Prenez la pièce de la main droite. 



de circonstance sur cette singulière fa- 
çon de digérer. 

L'explication de ce petit tour de 
passe-passe est fort simple : la pièce 
n'a en réalité jamais quitté la main 
droite, vous avez fait semblant de la 
lancer dans la main gauche, et, au 
temps indiqué par la figure 2 elle 
était maintenue " empalmée " comme 
l'indique une autre figure. 




I,a pièce est disparue et vous la re- 
trouvez ensuite où vous voulez. 



Ou peut imaginer une quantité de 
tours différents basés sur le même 
ijrincipe ; le public suppose toujours 
iue la pièce se trouve dans la main 
oa elle n'est pas. Frappez, par ex- 
"inple, la main gauche sur une table, 
l't annoncez que la pièce a traversé 
le bois pour tomler dans votre main 
droite ; ayez encore l'air de lancer 
la pièce dans l'espace puis, feignez 
Je la retrouver au bout du nez de 
nuelqu'un dans l'assistance, etc., etc. . 
Tout ceci n'est sruère difficile, on le 
voit, la seule précaution à prendre 
tst de suivre toujours des yeux la 
main fermée qui. en réalité, ne con- 
tient rien, tandis que l'autre doit 
[)endre d'une façon indifîérente. Lp? 




292 



En réalité la pièce n'a jamais quitté 
la main gauche. Vous avez feint de 
la prendre et vous l'avez fait re- 
tomber le long des doigts. 



LA MESTiDIGITATiON SANS APPAREILS. — (Suite). 



spectateurs suivront votre regard et 
chercheront à deviner le moment où 
la pièce disparaîtra de la main fer- 
.mée ; Us ne se douteront assurément 
pas qu'elle n'y a jamais été. 

Avant d'exécuter ces tours, il est 
bon de se livrer seul â un petit exer- 
cice préliminaire qui consiste à ou- 
vrir une main tandis qu'on ferme 
l'autre. C'est en somme le simulacre 
de lancement de la pièce que l'on 
aura à faire devant une assistance. 
Ce mouvement n'est pas aussi naturel 
qu'on le suppose : tout d'abord on a 
tendance à ouvrir ou à fermer simul- 
tanément les deu.x mains au lieu de 
ie faire alternativement, mais quel- 
ques minutes d'étude nous feront ai- 
sément surmonter cette petite diffi- 
culté. 

Quant à " l'empalmaore ", c'est une 
chose fort simple que notre dessin 
e.xplique suffisamment. 

Voici maintenant une deuxième mé- 
thode d'escamotage plus facile en- 
core, et dont l'illusion est suffisam- 
ment montrée par nos figures. 



mains. Comme vous aurez au préa- 
lable bien secoué vos manches on ko 
demandera comment aura pu se faire 
l'escamotage puisque ni vos mains, 
ni vos vêtements ne peuvent être 
soupçonnés. 

Feignez ensuite de mieux relever 
vos manches encore et, dans ce mou- 
vement, empalmez à nouveau la pièce 
que vous retrouverez où et comme 
vous voudrez. 

Voici maintenant le moment venu 
d'opérer avec le jeu de cartes. 

Jetez un coup d'œil sur la dernière 
carte en dessous, puis counea le Jeu 
et étalez-le en éventail, de façon à 
placer d'une façon ostensible et au 
milieu la carte que vous connaissez. 

Il arrivera très fréquemment que 
ce sera celle-là que l'on prendra sans 
méfiance. Gardez-vous alors de triom- 
pher trop vite, faites au contraire 
battre le jeu, puis imaginez telles 
complications que vous voudrez pour 
arriver en fin de compte à retrouver 
une carte que vous connai.ssez fort 
bien. 




Faites placer la carte choisie au milieu 
du jeu que vous avez entr'ouvert ; 
séi)arez ensuite les paquets en éloi- 
gnant les mains. Faites alors exa- 
miner à nouveau la carte qui a été 
posée à plat : celle-ci n'est plus la 
même. 

Cette fois la pièce est retombée 
dans la main gauche et vous avez 
profité de l'erreur de vos spectateurs 
qui ont cru que vous l'aviez prise dans 
votre main droite. 

Il arrive souvent qu'après deux ou 
trois tours une personne de l'assis- 
tance s'imagine que la pièce est ca- 
chée dans la manche de l'opérateur. 
SI l'on vous fait cette observation, 
profitez-en immédiatement : après 
avoir fait semblant d'envoyer les vingt- 
cinq cents dans l'espace, comme il a 
été dit plus haut, retroussez vos man- 
ches, et dans ce mouvement, placez la 
p èce à la saignée du coude. Gardez 
alors vos deux bras élevés et légère- 
ment ployés, puis vous ouvrez les deux 




Au moment où vous avez séparé les 
paquets, vous avez appuyé les doigts 
de la main gauche sur la première 
carte du paquet -supérieur. Cette car- 
te n'a donc pas suivi les autres et 
est venue se rabattre sur celle qui 
avait été dépassée.. 

Faites par exemple défiler les car- 
tes sous les yeux de la personne qui 
en a pris une et annoncez qu'un im- 
perceptible tressaillement de sa part 
vous fera reconnaître celle qui a été 
tirée. 

Vous pouvez encore passer pour 
avoir une mémoire peu commune en 
retournant toutes les cartes succes- 
sivement et en comptant jusqu'à 
trente-deux. 

Priez ensuite le spectateur qui vient 
de battre le jeu de vous donner le 
numéro d'ordre de sa carte et après 
quelques secondes de réflexion nom- 
mez-la lui. On se figurera que vous 
avez retenu toutes les cartes dans 
l'ordre où elles ont passé, c'est du 
293 



LA PRESTIDIGITATIOX SANS APPAREILS. 



(Suite). 



moius ce que vous affirmerez. Répé- 
tez ce tour faut qu'il réussira en en 
modifiant toujours la forme pour ne 
pas faire soupçonner que c'est tou- 
jours le même que vous exécutez. 

Votre public deviendra pourtant mé- 
fiant, et il viendra un moment où on 
choisira une carte di:ïéreate de celle 
que vous aurez voulu faire prendre. 

Faites alors le gascon et affirmez 
que justement cette fois-ci, vous avez 
réussi à forcer la carte. 

Ouvrez alors le jeu comme l'in- 
dique la figure de la page précédente 
et faites placer la carte clioisie sur la 
moitié inférieure que vous tenez dans 
la main gauche. 

— ■' Eh bien I monsieur, direz-vous, 
vous avez pris la dame de carreau .' " 

— ■' Vous vous trompez ", répond 
radieux votre interlocuteur qui vient 
de déposer un sept de trèfle. 

— ■' Quelle carte avez-vou.> donc ti- 
rée, monsieur ? " 

— " Le sept de trèfle ; " 

— " J'ai pu faire erreur, mais cela 
m'étonne : Â'^euillez vérifier encore ". 

Votre patient se précipite sur sa 
carte prêt à vous confondre ; il la 
retourne et reste complètement ahuri 
en constatant qu'il tient dans sa main 
la dame de carreau annoncée. Vous 
pouvez être assuré d'avoir en ce mo- 
ment les rieurs de votre côté. 

Voici comment vous aurez opéré : 
la dame de carreau que vous n'aurez 
pu faire choisir aura été au préalable 
placée la première de toutes, puis 
tandis que l'on mettra le sept de 
trèfle au milieu du jeu selon vos in- 
dications (fig. 10), vous appuierez 
les doigts de la main gauche sur le 
verso de la dite dame de carreau. 

Tout en causant, vous aurez séparé 
les paquets. Ce geste paraît parfai- 
tement naturel puisqu'en apparence 
on ne fait qu'éloigner la moitié supé- 
rieure du jeu ?ans toucher k la carte 
qui vient d'êtrte déposée. 




Placez le jeu de cartes dans un verre : 
à votre commandement, la carte qui 
a été préalablement choisie par un 
spectateur sort du jeu, comme pous- 
sée par une force mystérieuse. 



Mais dans ce mouvement, la dame 
de carreau, maintenue comme il a été 
dit, n'a pas suivi le paquet supérieur, 
et est tout simplement venue se ra- 
battre sur le sept de trèfle. 

Ces explications sont peut-être- un 
peu longues, mais ce tour n'en est pas 
moins extrêmement facile à réussir 
dès le premier essai. Annoncez main- 
tenant que vous allez faire de plus 
fort en plus fort, comme chez Nicollet. 

Effectivement, priez une personne de 
prendre tout le jeu en main, d'y choi- 
sir librement une carte, de la regarder 
et de la placer ensuite la première du 
jeu. 

Sous un prétexte quelconque, celui 
de vous imprégner de l'odeur de la 
carte, par exemple, demandez à ce que 
l'on approche un instant le jeu de 
votre nez. 

Puis faites mêler en faisant re- 
marquer à l'assistance que vous n'a- 
vez eu à aucun moment les cartes en 
main. 

Le jeu battu, prenez-le ;' immédiate- 
ment après vous reconnaissez une 
carte ".à son parfum " et vous la 
séiparez des autres. 

— " Quelle carte avez- vous prise 
madame ? " 

— " Le dix de cœur. " 

— "C'est précisément la carte que 
je tiens, madame : la voici ! " 

Si surprenant que ce tour puisse 
paraître, il ne demande pas la moin- 
dre dextérité et repose sur la re- 
marque suivante : 

Toutes les cartes d'un jeu ont leur 
dessin coupé en marge d'une façon 
dissemblable. 

En conséquence, au moment où vous 
aurez eu le jeu sous les yeux, vous 
aurez jeté un rapide coup d'œil sur 
un angle de la première carte. Vous 
vous serez rappelé le dessin et vous 
aurez retrouvé la carte en question 
sans la moindre difficulté. Nos figures 
donnent une démonstration simple de 




Un cheveu attaché à votre boutonnière 
et fixé à la carte par une petite hou- 
lette de cire, voiilà la clef du mys- 
tère. 



294 



LA PRESTIDIGITATION SANS APPAREILS. — (Suite). 



ce que nous venons d'avancer. Si les 
circonstances vous permettent de vous 
servir d'un jeu vous appartenant, 
vous pouvez au préalable le truquer 
d'un façon très simple. 

Faites-le couper en biseau par 
votre relieur. Si vous pouvez ensuite 
refaire l'arrondi de l'angle supprimé, 
cela n'en vaudra que mieux. 

Avec un jeu ainsi " biseauté " les 
tours en apparence les plus difficiles 
deviennent d'une simplicité enfantine. 
Voici comment il faut procéder: Après 
avoir fait tirer une carte, retournez, 
tout en causant, le jeu dans votre 
main de façon à faire venir le côté 
qui était en haut vers le bas et vice 
versa, puis faites-la replacer au mi- 
lieu des autres et donnez le jeu à 
mêler. La carte choisie sera forcé- 
ment a " contre-biseau " des autres, 
c'est-à-dire que du côté étroit du jeu, 
elle sera la seule à déborder d'un 
millimètre. En faisant glisser vos 
doigts de ce côté vous la saisirez très 
facilement entre le pouce et le mé- 
dium et vous la retrouverez donc ins- 
tanément. 

En plaçant les cartes rouges et les 
noires à contre-biseau, on peut, après 
mélange, séparer d'un coup le jeu 
en deux paquets contenant l'uu toutes 
les noires, l'autre toutes les rouges. 

La plupart des tours sont basés sur 
un unique principe : celui de con- 
naître facilement une carte que les 



apparences sont censées vous faire 
ignorer. 

Nous ne nous étendrons donc pas 
sur les formes nombreuses que vous 
pourrez employer, nous terminerons 
cependant ce chapitre par un dernier 
exemple des mille ressources qui vous 
sont créées par la simple connais- 
sance d'une carte. 

Par l'emploi du jeu biseauté (ou 
au moyen des autres procédés indi- 
qués), vous connaissez une carte qui 
a été choisie. Demandez alors un 
verre, posez le jeu dedans et voici la 
carte en question qui sort à votro 
commandement. 

Au préalable vous aurez attaché un 
simple cheveu à votre boutonnière, 
l'autre extrémité aura reçu une petite 
boulette de cire qui sera restée adhé- 
rente à un bouton de votre veste au 
début de la séance. 

Il vous aura été facile de mettre la 
carte tirée la première du jeu, que 
vous aurez ensuite fait examiner ainsi 
que le verre pour prouver que rien 
n'était truqué ; enfin vous aurez faci- 
lement appliqué la petite boulette sur 
le bas de la carte en question avant 
de replacer le jeu dans le verre. En 
écartant celui-ci de votre poitrine , le 
cheveu se sera tendu, et c'est ainsi 
que la carte sera devenu si extraordi- 
nairement obéissante à vos injonc- 
tions. 

Captain Cod. 



•MOUVELLES FO'URE'URES ARTIFI- 
CIELLES 

Si ce n'est à cause de l'importance 
oratique de ses applications, le pro- 
cédé imaginé récemment par_ M. Mar- 
che, et naturellement breveté aussitôt, 
mérite d'être décrit pour sa curieuse 
ingéniosité. 

L'inventeur tend les_ peaux assem- 
blées en mosaïque, poil en-dessus, au 
fond d'un récipient : cm arrose et on 
fait congeler : on obtient de la sorte 
des galettes de glace qui sont sciées 
de façon à détacher juste l'épaisseur 
de la peau. On obtient, en chauffant, 
des peaux utilisables en tannerie. 
D'autre part, la plaquette de glace 
contenant les poils, est placée près 
d'une paroi chaufFée jusqu'à fonte 
d'une mince couche de glace ; on 
badigeonne alors la base des poils 
ainsi rendus libres, avec une solution 
de caoutchouc, on laisse sécher, puis 
on chauffe. On obtiendrait, ainsi des 
■fourrures d'une seule pièce sans cou- 
ture ; moins chères, puisque la peau 
est utilisée d'autre façon, et résistant 
aux attaques des insectes par suite de 
la substitution du caoutchouc aux tis- 
«sua animavix. 



LES UNIVERSITES DANS LE MONDE 

Le monde est vaste, mais les statis- 
ticiens ne reculent devant aucun tra- 
vail. 'Voici qu'ils nous apprennent 
combien il y a sur le globe d'univer- 
sités et d'étudiants. 

230 Universités que fréquentent 
480,000 étudiants. 

308 Collèges anglais et américains, 
107,000 étudiants. 

72 Ecoles Supérieures techniques, 
72,000 étudiants. 

58 Ecoles d'agriculture, forestières, 
des mines, 17.000 étudiants. 

30 Ecoles vétérinaires, 6,500 étu- 
diants. 

Les grandes universités oui ont le 
plus d'étudiants se classent dans l'or- 
dre suivant : 

Paris vient en tête avec 17,500 étu- 
diants ; puis Berlin, 14,00 ; Le Caire, 
10,500 ; Moscou, 9,500 ; St-Peters- 
bourg, 9.000 ; 'Vienne, 8,950 ; Munich, 
7,100 ; Budapest, 7,000 ; New York, 
6,500. 

La plus petite université contient 
107 étudiants, c'est celle de Saratof, 
en Russîe- 
295 



SECOÏÏUS AUX ASPHYXIES 



La respiration artificielle doit être 
pratiquée chez les noyés, les asphy- 
xiés, les empoisonnés. Si au bout de 
trois heures d'efforts continus le pa- 
tient ne revient pas à la vie, on aura 
le droit de s'arrêter. 



été désobstruées et nettoyées s'il y a 
lieu ; saisir les bras près du coude, 
le pouce en avant (fig. 1), appuyer 
latéralement sur la cage thoracique 
par l'intermédiaire des bras, et les 
porter ensuite, en, leur faisant décrire 




1er temps de la respiration artificielle. 

Manuel opératoire. — 1° Placer l'as- 
phyxié dans un lieu aéré, pas trop 
fhaud ; le déshabiller et le coucher, 
le haut du corps légèrement relevé, 
mais la tête inclinée en arrière : le 
recouvrir d'une couverte, de paille, 
de foin. Ecarter les mâchoires, le.s 
maintenir ouvertes au moyen d'une 
cuiller, d'un morceau de bois ; atti- 
rer la langue au dehors avec les 
doigts enveloppés d'un mouchoir, et la 
confier à un aide. 

2° Tandis que des aides frictionnent 
le corps à l'alcool ou à la flanelle 
sèche, se placer à la tête d£ l'asphyxié, 
dont les narines et la bouche auront 



2e temps de la respiration artiflcielle. 

latéralement ^ un arc de cercle, au- 
dessus de la tête du patient (fig. 
2) ; les ramener ensuite au tho- 
rax, presser, tirer, et ainsi de suite. 

Le mouvement complet sera prati- 
qué 16 à 18 fois par minute. 

En même temps, l'aide qui tient la 
langue pourra exercer sur elle des 
tractions alternatives, correspondant 
aux mouvements imprimés aux bras. 
( Ce procédé, indiqué par M. Laborde, 
a donné d'excellents résultats.) 

On entend l'air qui entre en sifflant, 
et la respiration se rétablit peu à peu, 
si l'on sy est pris à temps et avec 
toute la précaution voulue. 



LES AIGUILLES DE PHONOGRAPHES 



LA PROTECTION DES TISSUS 



On sait que l'un des organes essen- 
tiels du phonographe, gramophone et 
autres " talking machines," qu'on 
trouve aujourd'hui dans le monde en- 
tier et jusque chez les sauvages, est 
une aiguiUe de quelques millimètres de 
long, — le " style." 

Sans doute, dans certains appareils 
modernes, l'aiguille est remplacée par 
une pointe^ mousse en saphir, mais l'ai- 
guille ^ métallique " donne " encore 
énormément. 

On peut se faire une idée de ce que 
représente le trafic de ces aiguilles qui 
nécessairement s'émoussent très vite, 
d'après ce simple fait qu'une manu- 
factu.e allemande en reçut naguère 
une commande " d'un milliard " I 



Le Docteur Guilbert expose le ré- 
sultat de ses expériences sur la valeur 
de protection relative des divers vête- 
ments en tissus légers en contact di- 
rect avec la peau. Il en déduit que 
les tissus d'origine animale sont pré- 
férables aux tissus végétaux ; que la 
laine a sur la soie l'avantage de se 
î mouiller moins vite et, par suite, de 
I perdre moins brusquement sa valeur 
I protectrice ; que les tissus mélangés 
I sont moins avantageux que ceux con- 
fectionnés avec une seule matière tex- 
tile ; enfin qu'il faut donner la pré- 
I férence aux vêtements tissét sur les 
' vêtements tricotés. 

298 



LA POPULATION, LA SUPERFICIE ET LA DEPENSE ANNUELLE 
DES GRANDS PAYS DU MONDE 




6RAN0E. BRtTAGNt 
Superficie 12.1.391 M.C. 

ÛRAMDE. -BRETAGNE. PopaUtion 46-000000. 



FRANCE 

SUPERFICIE. 207.054 M C. 
FRANCE, PopuUbon 39.600.000 



ALLEMAGNE 
Superficie 208.780 M.C 



ALLEMAGNE, PopuUtion 70.000.000 




DEPENSE 
4 215. 000. 000 

PAR TÊTE 4"i-2,50 

STRALIE, Population 4.727 000 

297 



LES TARIFS DE DOUANES COMPARES 

Le Canada arrive au troisième rang comme pays protectionniste. 



BELÇbiqUE ^SUISSE-^ANGLE- y<^ AUTRICHE 
■ '-5% « 4.200^, «^^^T^lLf ^-8?^ S 



CANADA 
16.3 0/, 




LIVRES DE PRIX CANADIENS 

^ Votre idée de nationaliser le livre pour distribution de pris recevra de tous, nous 
n'en doutons jjas, le i)lus favorable accueil. Pour notre part, nous sommes heureuses 
^e donner notre modeste mais entière approbation à cette entreiwise que nous con- 
sidérons cooinic une çpuvre uréducatlon et de patriotisme 6clairés. 

SS. ^es Saints Noms de Jésus cf de Marie. 

?98 



LA CHASSE AUX EATS 



Les inventions nouvelles. 

La méthode australienne. 

Un prix de $100,000. 

C'est une chasse ouverte en toute 
saison, une chasse où le gibier abonde. 
Des centaines de milliers de victimes 
sont exterminées tous les ans, mais 
chaque rat qui tombe laisse der- 
rière lui une postérité de plusieurs 
millions de rats pour le venger. 

Chaque femelle, dit le Chamher's 
Journal, produit trois portées par an, 
de dix à quatorze petits. A l'âge de 
trois mois, les jeunes rats devien- 
dront capables de se reproduire. Ad- 
mettons, pour faciliter les calculs, 
qu'à chaque portée les nouveau-nés 
soient au nombre de dix. Au bout de 
trois ans, chaque couple aura une pos- 
térité de dix générations représen- 
tant un total formidable de vingt 
millions cent cinquante-cinq mille 
trois cent quatre-vingt-douze descen- 
dants. 

Il est vrai que les calculs de la 
statistique, trop souvent sujets à 
l'erreur, lorsqu'il s'agit des hommes, 
ne doivent pas être d'une exactitude 
absolue lorsqu'ils s'appliquent à la 
multiplication des rats. 

Fort heureusement, pour le genre 
humain, d'innombrables causes de des- 
truction menacent pendant les pre- 
miers jours de leur vie les représen- 
tants de cette espèce de rongeurs, 
féconde et redoutable entre toutes ; 
s'ils arrivaient tous, à l'âge adulte, 
l'existence de l'homme deviendrait 
impossible sur la planète terrestre et 
le roi de la création ne tarderait pas 
à disparaître pour faire place aux 
rats. Peut-être a-t-il attendu trop 
tard pour se défendre. 

Le tribut que prélèvent les rats 
sur les territoires qu'ils envahissent 
est énorme : 

On a calculé, dit le Chamhers s 
Journal, qu'il y a dans les îles Bri- 
tanniques quarante millions de rats, 
c'est-à-dire, autant que d'êtres hu- 
mains. Chacun de ces rongeurs causp 
chaque année, un préjudice de trente- 
neuf cents. De là résulte pour la 
Grande-Bretagne et l'Irlande une 
charge annuelle de cinquante millions 
de dollars. En France, le tribut pré- 
levé par ces parasites est un peu 
moins lourd que de l'autre côté de la 
Manche, mais il n'en atteint pas 
moins un total de deux cents millions. 
Chaque rat consomme vingt onces de 
blé par jour et les dégâts qu'il cause, 



dépassent de beaucoup le prix de sa 
nourriture. 

Nous ne saurions trop nous émer- 
veiller de la précision de ces chiffres. 
Il serait du plus grand, intérêt de 
connaître le méthode de recensement 
adopté par le statisticien du CUamlicTs s 
Journal pour déterminer, à une unité 
près, le nombre des rats de France 
et du Royaume-Uni. 

Il paraît de même assez difficile 
de calculer avec une exactitude ab- 
solue, le poids et la valeur du blé 
que consomme chaque jour un rat de 
ville ou un rat des champs, ijiais 
nous n'essayerons pas de pénétrer les 
mystères de la statistique. Bornons- 
nous à admirer ces tours de force 
dans l'art de grouper les chiffres 
comme la plus attrayante variété du 
roman scientifique. 

Mais, tout en faisant la plus large 
part aux fantaisies de l'imagination 
dans des calculs qui fatalement ne 
peuvent reposer sur aucune base cer- 
taine, les rats qui viennent d'ajouter 
à leurs méfaits le crime de propager 
la peste, n'en restent pas moins un 
fléau dont le genre humain doit se 
débarrasser à toiit prix. 

LES AUXILIAIRES 

Le chat et le chien. 

Il va de soi que l'homme a besoin 
d'alliés pour combattre cet ennemi re- 
doutable. A défaut du chat, dont la 
présence seule suffit pour intimider 
les souris mais qui n'aime pas à se 
mesurer avec des adversaires ca- 
pables d'opposer une résistance sé- 
rieuse, le fox-terrier peut rendre des 
services précieux. Cependant, il ne 
faut pas perdre de vue que cet auxi- 
liaire intelligent, utile et dévoué a 
besoin d'un entraînement tout spécial 
pour jouer un rôle qui ne répond pas 
à ses instintî- naturels et que la col- 
laboration de deux chiens habitués à 
chasser ensemble et à combiner leurs 
efforts est indispensable pour obtenir 
des résultats de quelque importance. 

LA MECANIQUE. 

L'écrivain du Chavihers's Journal 
donne de judicieux conseils aux per- 
sonnes qui considèrent les pièges 
bien choisis comme le plus sûr et le 
plus efficace des moyens de destruc- 
tion employés contre les rats. Il est 
bon de préparer une traînée de grain 
ou d'un appât quelconque sur le che- 
min qui met en communication l'is- 
sue du repaire où vivent les rongeurs 
299 



LA CHASSE AUX RATS. — (Suite). 



avec l'entrée de la cage -ù ils Iront 
se prendre. Il faudra laisser pendant 
quelques jours de la nourriture à la 
portée des prisonniers afin qu'un plus 
grand nombre de leurs compagnons, 
pousses par la faim, viennent parta- 
ger leur captivité. 

Le Poison. 

Le poison est trop dangereux pour 
qu'il soit permis d'en faire usage, les 
chiens, les chats, les poules ne résis- 
tent pas à la tentation de prendre 
leur part du repas mortel préparé 
pour les rats. D'autre part, les virus 
qui propagent la peste parmi les ron- 
geurs no peuvent être employés qu'en 
pleine campagne, avec des précau- 
tions infinies, de sorte que, tout 
compte fait, si les palliatifs abondent, 
le genre humain ne dispose, en réa- 
lité, d'aucune arme absolument effi- 
cace pour combattre le fléau dont il 
est menacé. 

L'Asphyxie. 

Le salut nous viendrait-il de l'Aus- 
tralie ? Dans un petit œuf métallique 
un inventeur a mis du cj'anure de 
potassium, puis il l'a enveloppé dans 
un .second œuf où il a ménagé un 
petit orifice. Au moment de se servir 
de l'appareil, on verse de l'acide 
sulfurique dans l'espace laissé vide 
entre les deux œufs de métal, puis 
on ferme avec soin les i.ssues des 
galeries creusées par les rongeurs. 
Au bout d'une heure environ, l'acide 
sulfurique a attaqué la mince enve- 
loppe métallique qui le séparait du 
cyanure de potassium, une réaction 
s'opère et il s'en déga'^e un gaz dont 
les émanations sont mortelles. Ce 
procédé de destruction donne des ré- 
sultats efficaces lorsqu'il est employé 
contre les lapins, mais il est fort ' à 
craindre que le rat, c'est-à-dire de 
tous les animaux de la création le 
mieux armé pour la lutte pour l'exis- 
tence, ne résiste à toutes les décou- 
vertes de la chimie. 

L'ELECTRICITE. 

L'électricté viendra-t-elle à notre 
secours ? Déjà bien des efforts ont 
été faits pour employer cet agent si 
expéditif ; A-t-on réussi et faut-il en 
croire la rumeur ? 

Toujours est-il que nous reprodui- 
sons ici un article d'un journal amé- 
ricain qui annonce cette grande nou- 
velle avec les titres flamboyants dont 
est coutumière la presse de la Répu- 
blique voisine. 



CENT MILLE DOLLARS POUR UN 
PIEGE A RATS. 

L'invention d'un petit garçon de ferme 

Ben Card, l'heureux vainqueur. 

Personne ne connaît Ben Card ; 
c'est le nom d'un enfant de Markesau, 
Wis., qui va encore à l'école et ce- 
pendant à qui $100,000 ont été ofilerts 
pour un piège à rats dont il est l'in- 
venteur. Et, le syndicat qui lui a 
fait cette offre est présidé par un 
ex-a-ouverneur de l'état de New-York 
B. B. Odell. 

Il y a longtemps que l'on cherche 
un piège à rats pouvant fonctionner 
sans interruption jour et nuit, et sans 
avoir besoin d'être tendu à chaque 
prise. 




Benjamin Card et le croquis de son 
piège à rats rotatif de $ioO,000. 

Voilà justement ce qu'a trouvé Ben 
Card, un enfant de dix-sept ans qui 
vit sur une ferme du Wisconsin avec 
sa mère une veuve restée avec trois 
enfants, un gamin à la tignasse rouge 
et le visage couvert de taches de rous- 
seur, en somme l'antithèse absolu de 
l'inventeur traditionnel. 

Un journaliste a été l'interroger sur 
son invention et voici ce que l'en- 
fant a répondu. 

— " Le jour où j'ai entendu dire 
que l'on offrait de payer cette grosse 
somme d'argent pour un piège à rats 
électrique meilleur et autrement conçu 
que ceux actuellement employés, je 
me suis mis à l'ouvrage, et mainte- 
nant, je l'ai. 

Voici comment il fonctionne, ex- 
pliqua le jeune homme en traçant le 
dessin grossier que nous reprodui- 
sons ici : 

Le rat monte par le petit chemin, 
s'avance sur le trébuchet, sent l'ap- 
pât, pose ses pattes de devant sur la 
tablette pour se rapprocher de l'ap- 
nnt et du même coup complète un 
300 



LA CHASSE AUX RATS. 



(Suite). 



circuit qui lui passe par le corps et 
l'électrocute. Le courant libère la tige 
d'arrêt qui est en dessous du trébu- 
chet et un des quatre niveaux opère 
Mn quart de révolution sous le poids 
de l'animal mort, qui tombe dans un 
réceptable placé en dessous. Le ca- 
davre peut même être conduit jusqu'à 
un tunnel qui l'emmène au loin et le 
trêbuchet est prêt pour une autre 
victime. 

Cet appareil fait disparaître les ca- 
davres un par un, aussi vite qu'ils 
se présentent et jamais un rat ne sent 
l'odeur de son prédécesseur. L'appa- 
reil peut être employé partout où il 
y a un socle électrique ordinaire 
pour capter le courant. 

La mère de l'enfant qui est très 



fière de sa réussite a tenu à entrete- 
nir le journaliste des dispositions de 
son flls. 

— " Ben, dit-elle, a toujours eu un 
faible pour les machines et les choses 
de ce genre. Un jour, dit-elle, je 
l'avais envoyé éplucher des fèves. A 
midi quand je revins après avoir don- 
né un coup de main dans le champ, 
je ne l'ai pas trouvé, ni lui ni aucune 
fève épluchée. Mais en arrière de la 
grange j'ai aperçu mon Ben faisant 
passer les fèves avec les écorces par 
une machine qui les épluchait aussi 
bien qu'on peut le faire à la main et 
beaucoup plus vite. Ben appelait cela 
" un éplucheur à fèves ". 

Enfin voilà la dernière invention 
américaine ; on verra ce qu'elle vaut. 



LES HEURES DE L'EMPIRE 



T.JEAN TERRENEUVÉ 
A.M. 



MOMTnEAU 
A.M. 




BOMBAY 
RM. 



CALCUTTA 
RM. 



MONO «ONO 
«M. 



VKTO.<ÏIA.RC. 
AJO. 



tWaaiNOT0K.UZ 
P. M. 



SYONEV 
P.M. 



MEi-BOuRNE. 
P.M. 



Heure de Greenwich 



(L'heure de Greenwich est maintenant aussi celle de Paris.) 
301 



LE CANON DU PARLEMENT 




Le dessin ci-haut montre le coup de midi tiré. Le kiosque où est la balle 
qui tombe par suite de l'euvoi d'un courant de l'Observatoire est à gauche. 
Le dessin à gauche du bas de la vignette montre le dispositif pour faire tomber 
la balle. Juste avant midi, le préposé remonte '.a balle grâce au petit treuil 
et dispose les instruments comme l'indique la vignette. L'étincelle électrique 
venue de l'Observatoire fait tomber le marteau sur le levier, et le support de 
la tige qui tient la balle est enlevé, alors la baille descend. 

Le dessin dans île coin de droite montre le tube à friction qui est en laiton. 
La petite portion horizontale est remplie de cordite et la grande portion per- 
pendiculaire qui est introduite dans la bouche du canon contient de lia poudre 
3- 



L'étranger de visite à Ottawa et 
qui se promène sur la côte du Parle- 
ment peut, s'il n'y a pas trop de 
bruit dans le voisinage, entendre tout 
à coup un assez fort coup de canon. 
Il verra immédiatement chacun sor- 
tir sa montre et regarder l'heure. 
S'il fait 'le même geste, il constatera 
à condition que sa montre marche 
bien, qu'il est juste midi. 

Tous les jours de la semaine, à 
midi, 'le canon qui est braaué au 
sommet de Parlement Hill, à l'est de 
l'édifice principal, annonce l'heure à 
la population de la capitale. 

Comme bien peu de gens isavent 
comment fonctionne ce canon, nous 
avons cru intéressant de renseigner 



de I'Almanach 



vv 



les lecteurs 
Peuple. 

Le gardien du canon est M. W. B. 
Jeffrey, assistant quartier-maître de 
la 23e Batterie de campagne et pré- 
posé aux magasins de la Poste. 

Tous les jours à l'approche de midi 
M. Jeffrey se rend au petit kiosque 
proche du canon qui lui sert de labo- 
ratoire. Dans ce kiosque sont abrités 
la poudre et les instruments néces- 
saires pour charger et tirer le coup 
de midi. Il y a aussi la boule qui 
joue un grand rôle dans cette opéra- 
tion et détermine son exactitude. La 
charge est de une livre et dix onces. 
Une fois le canon chargé M. Jeffrey 



302 



Le Canon du Parlement. 



(Suite). 



remonte la boule. Le dessin ci-joint 
montre comment elle fonctionne. 

Aussitôt que l'étincelle venue de 
l'Observatoire situé à la Ferme Expé- 
rimentale fait tomber la boule, M. 
Jeffrey tire le cordon qui tient à l'é- 
toupille, cette étoupille se compose 
d'un petit tube à frottement en laiton 



et partiellement rempli de cordite et 
de poudre. La secousse est donnée 
au cordon quand M. Jeffrey voit tom- 
ber la boule et fait s'enflammer la 
cordite. La poudre qui est au bas du 
tube s'enflamme aussi, la flamme se 
communique dans la culasse et fait 
exploser la charge. 



L'BPURATION DE L'EAU DES 
BASSINS DE NATATION. 

La Technique sanitaire et munici- 
pale de Paris reproduit sut ce sujet 
le Rapport d'une commission du 

•■ iBoyal Sanitary Institute." Nous 
en e.\n-a''ons ce qui suit: 

L'eau des bassins de natation fré- 
(ii'i-iités journellement par beaucoup 
lie baigneurs devient fortement ciiai 
gée d'organismes bactériologiques. Ou 
a trouvé qu'une piscine d'eau fraîche 
contenant 100000 gallons (450 m»), 
en usage pendant un jour seulement, 
mai; qui avait été visitée par 380 
baigneurs, renfermait 340,000 bacté- 
ries par seizième de pouce cube d'eau 
à la fin de la journée, le nomibre 
moyen de bacilles dans l'eau propre 
employée pour remplir la piscine 
étant de moins de 500 par seizième 
de pouce cube. 

Sans doute, la grande majorité de 
pareilles bactéries sont des organis- 
mes non pathogènes, inolïensifs, Mais 
il y aura toujours un certain dépôt 
d'organismes. L'eau d'un bassin de 
natation très fréquenté doit contenir 
des. organismes provenant de la bou- 
che, du nez et de la gorge, et proba- 
blement aussi des régions intestinales 
et urinaires des baigneurs. Le Dr 
Graham Forbes a déterminé la pré- 
sence 'd'organismes provenant de la 
peau et de la salive. 

Fortement dilués et mélangés à de 
grands volumes d'eau propre, ces or- 
ganismes, peut-être nuisibles, sont 
probablement trop peu nombreux pour 
provoquer un maladie, même quand 
ils sont avalés . 

Tenant compte du grand nombre 
d'enfants qui fréquentent les établis- 
sements de bains publics, beaucoup 
parmi eux doivent être très prédis- 
posés à la contagion de ces maladies, 
et il est surprenant qu'aucune évi- 
dence d'un pareil mode de transmis- 
sion n'ait été constatée si la conta- 



mimatiou dans les bassins de nata- 
tion était d'observation absolujmient 
courante . 

D'un autre côté, la contamination 
î>eut se produire occasionnellement 
et le mode de transmission ne pas 
être reconnu si, dans une semblable 
circonstance, on ne songe pas au hain 
pris dans un bassin de natation. 

'Des donnéiea recueil'Mes par ia 
Commission, il résulterait que les 
installations " d'aération et de flltra- 
tioD continues," (1) actuellement adop- 
té^es d'une manière si étendue, sont 
efficaces dns une certaine mesure 
pour empêcher la forte pollution qui 
se produit dans la piscine dont il est 
fiait journellement un usage conti- 
nuel sans renouvellement. Mais on 
n'arrive pas à la stérilisation de 
l'eau, ni à rendre cette dernière ex- 
empte de turpidité. 

La Comimission a également exa- 
miné le traitement de l'eau par le 
procédé électrolytique employé aux 
oains de Poplar et a été vivement 
impressionnée des bons résultats ob- 
tenus. Par l'addition à l'eau de la 
piscine d'une solution d'hypochlorite 
et magnésie en quantité suffisante 
pour avoir une partie de chlore libre 
pour chaque million ou deux de par- 
ties d'eau, non seulement l'eau est 
stérilisée ou débarrassée de toutes 
molécules vivantes organisées, mais 
elle est conservée fraîche et exempte 
d'odeur, et H n'y a pas de tendance 
dans l'eau au dépôt de sédiments 
glaireux sur le fond de la piscine. 

(1) A Belfast, aux bains publics, 
l'aération et la filtration continues 
sont combinées avec un précipitant, 
Q'ine «oluftio-n de ce idernler -étant 
ajoutée à l'eau pendant que celle-ci 
est conduite au filtre. Les résultats 
bactériologiques de l'emploi de ce sys- 
tème sont reconnus bons, le B. coli 
étant invariablement absent dans 
l'eau filtrée. 



— Je no sais pa;-; do qui île nous deu>: 
notre fille tient tous ses défauts ? Pii' 
de moi toujours. 

^ Oh! non. ma chère... car vom 
les avez tous conservés ! 



— Faut pas blaguer les médecins : 
Tenez, l'antre jour, j'ai eu un rhume, 
mon (liKîtenr m'a soigné pour une ap- 
pendicite. Eh bien ! en trois semaines, 
il m'a gut'i'I. 
303 



L'ODYSSEE D'UNE GOUTTE D'EAU 



Quand uue goutte d'eau tombe dans 
l'océan, elle est destinée à y rester 
■iAGO années. 

Ceci ne veut pas dire que toutes les 
gouttes d'eau qui tombent dans l'o- 
céan y restent durant tout le temps, 
car quelques gouttes peuvent s'en 
échapper par évaporation le lende- 
main même du jour où elles y sont 
tombées. 

D'un autre côté certaines gouttes 
d'eau peuvent être ballottées dans 
l'océan pendant des dizaines de mil- 
liers d'années avant d'en sortir. 

Mais la moyenne du temps durant 
lequel une goutte d'eau reste dans 
l'océan est de 3,460 années. 

La vie d'une goutte d'eau aussitôt 
qu'elle sort de l'océan, paraît être 



avant qu'elle retourne à l'océan, soit 
par les rivières, soit par l'évaporatiou 
et ensuite comme pluie en descendant 
des Grands-Lacs et autres endroits du 
même genre. 

Ce chiffre a été établi par un sa- 
vant allemand 'qui a soigneusement 
évalué le volume d'eau total qui 
tombe dans l'océan chaque année. Il 
a trouvé qu'un trois-mille-quatre- 
cent-soixantième (1/3460) de la 
quantité totale de l'eau existant dans 
le monde, se jette ou retourne chaque 
année à la mer et par suite chaque 
parcelle d'eau, avant d'être en état 
d'évaporation, a demeuré la moyenne 
de 3,460 années dans l'océan. 

Mais si la goutte d'eau tombe sur 
la terre, elle ne prend pas de temps 




(A) Le soleil aspire l'eau de la mer et les nuages se forment. 

(B) Le nuage dérive vers la terre. 

(C) La goutte tombe en pluie dans une rivière. 
(4) Et revient à l'océan. 

(E) Où elle reste en moyenne 3460 années. 



pas mal agitée, elle se recondense en 
eau au bout d'une dizaine de jours. 
Elle peut alors tomber en plein sur 
les Montagnes-Rocheuses et être en- 
traînée dans le Golfe du Mexique ou 
les Grands-Lacs ; mais son temps 
d'eau douce est relativement court et 
cela ne prendra pas bien des années 



à passer par un des trois états sui- 
vants : 

Elle tombe sur la terre et retourne 
à l'océan par des voies souterraines ; 
ou elle tombe dans une rivière et 
s'écoule à l'océan ; ou elle tombe dans 
un lac et s'y évapore ou descend fi- 
nalement à une rivière. 



Pensée sauvarje. 

On dit que le boulanger du cola vient 
de faire faire les portraits de ses en- 
fanta. 

— Oe doit être le rêve iwur un bou- 
langer de Tolr " »e8 p&tits peints." 



! Un syndicaliste gi-éviste comparaît de- 

I vant le juge d'instruction: 

j — Pourquoi avez-vous assommé votre 

j c:iniaj'a(leV 

I — C'était un feignant, un propre 3 

' rien, un laotie ; 11 voulait travailler I 



LE MASSAGE 



LE MOYEN DE FAIRE PASSER LE MAL 
DE TETE SANS REMÈDES. 

Beaucoup de femmes commencent à 
s'apercevoir que les fameux remèdes 
pour le mal de tête sont dangereux 
et les laissent généralement en plus 
triste état qu'auparavant. 

Le grand air, un émollient, un léger 
exercice, l'affranchissement des fra- 
cas sont, au dire des médecins, le 
meilleur moyen de faire passer un 
mal de tête. 

Mais cela prend du temps. 

Le massage bien applique réussit 
généralement a guérir la névralgie, 
s'il est habilement pratiqué. _ 

En tout cas, il ne peut pas faire de 
mal, ce qui est plus qu'on peut dire 
des remèdes. 

Voici, d'après les données d un ex- 
pert, lia façon de donner un massage 
salutaire dans un cas de mal de 
tête. 




Supposez qu'une de vos amies ait 
une mauvaise névralgie, voici com- 
ment il faut s'y prendre : — la faire 
asseoir sur une chaise à dossier bas 
et lui recommander de se mettre ab- 
solument à son aise. Relâchez tous les 
muscles du corps, surtout ceux du 
cou. Les yeux doivent être fermés et 
la patiente ne doit pas les rouvrir 
avant d'en recevoir l'ordre. Les bras 
doivent s'appuyer sur les bras du fau- 
teuil et les pieds doivent reposer con- 
fortablement sur lie plancher. On doit 
lui recommander de ne penser à rien ; 
son esprit doit être totalement absent. 

Placez-vous maintenant derrière 
elle, légèrement à droite. Posez la 
paume de votre main droite sur son 
front, la main gauche sur le derrière 
de sa tête. Comprimez la tête des 
deux mains ensemble pendant quel- 
ques instants ; levez la tôte l^fere- 
ment taqdis que voua faites cette pres- 



sion comme si vous vouliez en marne 
temns la détacher des épaules. Serrez 
ferme, en employant pas mal de force 
musculaire, continuez cela une demi- 




minute à peu près. Puis tenez-vous 
droit derrière le sujet, dont les yeux 
sont toujours fermés et placez le 
bout de vos doigts sur son front en 
faisant se rejoindre vos doigts juste 
au-dessus de son nez, puis maintenant 
frictionnez le front latéralement en 
allant vers les tempes, des deux 
mains en même temps, appuyez avec 
les doigts en vous dirigeant vers les 
tempes et relâchez la pression en ar- 
rivant aux tempes. Sur le front la 
friction doit être assez forte, mais en 
approchant des tempes elle doit cesser 
d'appuyer. On fait cette opération 
durant deux ou trois minutes, suivant 
la sévérité du mal de tête. 




Placez maintenant voli'e pouce gau- 
che sm- la tempe gauclie et vos doigt* 
305 



LE MASSAGE. — (Suite). 



sur le sommet de la tête. Mettez le 
l>ouce droit sur la tempe droite et, 
avec iles doigis, massez doucement en 
descencJant du sommet de la tempe à 
la racine du nez. Faites cela deux 
douzaines de fois. Puis répétez quel- 
quefois le mouvement précédent. 




Caressez maint^'uant doucement les 
sourcils, c'est-à-dire le bourrelet de 
chair juste au-dessus des sourcils ; 
puis posez le second doigt de chaque 
main sur le coin interne des yeux et 
frottez doucement la paupière. La 
pression doit être légère. 




Vous passez maintenant en arrière 
du cou et avec le pouce et les doigts 
de la main droite vous mas.sez ferme- 
ment le cou et la portion supérieure 
des épaules en exerçant une bonne 
force de pression. Attachez-vous epé 



cialement à l'épine dorsale et à la 
partie charnue qui marque l'attache 
du cou. Puis massez la tête en avant 
et en arrière comme au début. 

Finalement tandis que la patiente a 
encore les yeux fermés, enlevez vos 
mains et, avec le pouce gauche, fric- 
tionnez le front en remontant, rapi- 
dement mais légèrement , les doigts 
complètement détachés de la tête. 
Tandis que vous faites cela, éventez 
votre sujet avec un grand éventail de 
feuille de palme. 

Maintenant vous dites au sujet : 
" Vous allez compter jusqu'à trois et, 
quand je dirai trois, vous ouvrirez les 
yeux, vous vous sentirez rafraîchie et 
reposée, et votre mal de tête va beau- 
coup mieux. Dans trois minutes, vous 
n'en sentirez plus aucune trace. Etes- 
vous prête ? Un, deux, trois ; réveil- 
lez-vous, ouvrez les yeux." 




Presque invariablement, si vous 
avez suivi nos instructions, votre pa- 
tiente sera très soulagée. Si au bout 
I de cinq minutes, elle n'éprouve pas 
I de soulagement, répétez vos manipu- 
lations. 

Il est cependant bien rare qu'un 
cas ne soit pas soulagé, sinon guéri, 
au moyen d'un seul traitement. Les 
passes calment les extrémités des 
nerfs aboutissant au front et aux 
tempes ; de plus le repos, l'abandon 
et la suggestion contribuent aussi à 
ce résultat. Une serviette mouillée, 
froide, posée sur le front après cette 
opération, surtout en été, aidera beau- 
coup. 

Naturellement, il vaut mieux pré- 
venir que guérir, et si les femmes 
voulaient prendre des précautions, 
elles auraient bien rarement des 
maux de tête. La plupart des névral- 
gies proviennent de l'estomr.c directe- 
ment ou indirectement. L'iii-]i2;e.stion 
ou la constipation causent certaine- 
ment plus de matix de tête que toute» 
366 



LE MASSAGE. 



(Suite). 



les autres causes combinées. Prêter 
une attention convenable au régime, 
prendre des bains fréquents et boire 
beaucoup d'eau, prendre beaucoup 
d'air frais et d'exercice, tenir les in- 
testins libres, tels sont les moyens 
d'empêcher les maux de tête comrne 
par magie. Même les fameuses " né- 
vralgies" nerveuses " succombent faci- 
lement à ce traitement. 



Le traitement par massage qui 
vient d'être décrit s'applique à une 
autre personne, mais si vous avez 
vous-même le mal de tête, vous pou- 
vez vous traiter de la même façon. 
Si vous ne pouvez trouver personne 
pour vous faire le massage, vous pou- 
vez essayer de pratiquer des passes 
sur vous-même, avec plus ou moins 
de succès suivant votre habileté. 



L'ALCOOL REDUIT OU DILUE ET LA DESINFECTION 



L'usage de l'alcool dilué pour la 
désinfection est déjà ancien. Bpsteln, 
Bertarelli, Ahlfield préconisaient de- 
puis de longues années cet antisepti- 
que, quand un travail de Mikulicz 
vint jeter le trouble dans les esprits. 

En effet, ce dernier expérimenta- 
teur déclara que l'alcool était \m 
mauvais antiseptique, car il coagulait 
les tissus et empêchait ainsi l'action 
continue de l'alcool sur les parties 
profondes des corps à désinfecter. 

En fait, Mikulicz avait raison, mais 
les auteurs qui préconisaient l'alcool 
comme désinfectant n'avaient pas 
tort. Le tout est de préciser la con- 
centration de l'alcool que l'on emploie 
pour la désinfection. 

Ahlfield montra, en effet, que l'al- 
cool absolu n'a aucune action anti- 
septique, tandis que l'alcool à 60 ou 
70 degrés est un désinfectant. Fuchs 
considère l'alcool à 50 degrés comme 
un excellent moyen pour nettoyer les 
mains du médecin. 

Bujwid, professeur d'hygiène à Cra- 
covie, vient de résumer en un excel- 
lent travail l'état de la question, tout 
en ajoutant des expériences décisives 
qui mettent l'alcool dilué à la tête 
de la liste des antiseptiques. Il plonge 
un de ses doigts dans une culture de 
staphylocoques (microbe du pus) puis 
ensuite il l'immerge pendant cinq mi- 
nutes dans l'alcool à 90 degrés. Il 
passe ensuite le doigt, après l'avoir 
essuyé, sur la gélose d'un tube de cul- 
ture et voit le lendemain de nom- 
breuses colonies microbiennes s'y dé- 
velopper. 

Il est donc évident que l'alcool à 
cette haute considération n'exerce au- 
cune action antiseptique. 

La même expérience répétée en em- 
ployant non nlus de l'alcool à 90 de- 
grés mais de l'alcool à 50 degrés, 
donne un résultat tout différent. Le 
doigt souillé par les staphylocoques et 
désinfecté avec de l'alcool à faible 
concentration, est complètement sté- 
rile. Passé sur un milieu de culture, 
ce doigt n'y laisse aucun microbe 
pouvant s'y développer. 



Cette dilution de l'alcool " est la li- 
mite inférieure qu'il ne faut pas dé- 
passer si l'on veut avoir une désin- 
fection efficace. 

Le meilleur degré de concentration 
est celui de l'alcool à 60 degrés^ Vers 
75 degrés il n'a plus qu'un pouvoir 
antiseptique très faible. L'alcool à 80 
degrés n'exerce plus aucune action 
nocive sur les microbes. 

Comment expliquer ce fait que l'al- 
cool à 60 degrés est un puissant an- 
tiseptique, tandis que l'alcool à 80 
degrés reste sans action? L'explica- 
tion la plus simple est la suivante : 
l'alcool à haute concentration coagule 
la surface des microbes et ne pénètre 
pas à l'intérieur de la cellule. Au 
contraire l'alcool dilué ne coagule que 
très lentement les microbes, il pénètre 
dans le corps même du microorganis- 
me et peut alors exercer son pouvoir 
antiseptique. 

Les différents rhicrobes sont diffé- 
remment influencés par l'alcool à 50 
degrés. Les staphylocoques (microbes 
du pus), les streptocoques (microbes 
de l'érysipèle et, de l'infection puer- 
pérale), sont toujours tués par un 
contact de quelques minutes avec de 
l'alcool à 50 degrés. Le bacterium 
coli. qui vit à l'état normal dans l'in- 
testin de l'homme et des animaux, 
résiste beaucoup plus à cet antisep- 
tique. 

Le bacille tuberculeux est très ré- 
sistant à l'alcool. On comprendra fa- 
cilement ce fait en se souvenant que 
dans la constitution du bacille tuber- 
culeux entre une substance grasse, 
ritable cire, qui le défend contre les 
antiseptiques. 

L'alcool à 50 degrés est un anti- 
septique très puissant. Il est beau- 
coup plus actif que le sublimé à 1 
pour 100, que l'acide phénique à 2 
pour 100 et le lysol à 2 pour 100. 

On peut donc employer l'alcool 
comme désinfectant, dans tous les 
cas, mais à la condition expresse de 
ne jamais l'employer à des concentra- 
tions ôlevéfts. 



307 



DES FAITS QUI SAUTENT AUX YEUX APRES AVOIR LU LE 
BUDGET PRONONCE LE 12 MAI 1913 




Notre prospérité nationale s'affirme de façon vertigineuse, et toute l'élo- 
quence des chiffres est une fois de plus démontrée. 



UN EESUME DE L'EKEROICE FINAN- 
CIES 1912-1313. 

Le commerce étranger du Canada a 
dépassé un milliard de dollars. 

Les exportations sont de $393,000,- 
000, les importations sont de $691.- 
000.000. 

lie revenu de la dernière année fis- 
cale est de $168,250,000, une aug- 
mentation de $32,000,000 sur l'année 
précédente. 

L'augmentation de revenu de la 



dernière année est égale au revenu 
total du Canada, il y a vingt ans. 

Les dépenses de la dernière année 
fiscale sont de $113,250,000, tandis 
qu'elles étaient de $98,161,440, l'an- 
née crécédente. 

Sur la balance de $55,000,000 en- 
tre le total des revenus et celui des 
dépenses, $33,000,000 sont appliqués 
au fonds d'amortissement. 

La dette nationale est réduite de 
$23,000,000 et elle est maintenant de 
$316,619,460. 



LA CARTE DU MONDE. 

Consécration du système métrique 

Il a été décidé finalement, à la 
deuxième Conféfence Internationale de 
la Carte du Monde, tenue récemment à 
Paris, que cette carte serait dessinée 
à l'échelle proposée par le Prof. 
Penck de Munich 11 y a quelque 
temps, c'est - & - dire l'échelle de un 
oiilUonlèmo qui est approzlmatlTemeint 



16 milles au pouce. Le mètre inter- 
national qui a été adopté comme l'u- 
nité de mesure pour cette carte est 
théoriquement un dix millionième du 
quart du méridien terrestre, c'eist-à- 
dire de la distance du pôle nord & 
l'équateur et a été officiellement cal- 
culé comme étant une longueur d« 3 
pieds 2808257. Sur la carte projetée, 
paj suite à l'échelle de 1 mllllonlôme, 
fia distance de l'Equateur au pOIe preo» 
dra une longueur de 32.8 pled«. 



Près de !0 Millions de LIVRES 
publiés depuis 4 Siècles 



De 1600 De I700 



De 1500 
à 1600 

287.000 




LIVRES 



Le nombre des volumes publiés aux Etats-Unis a doublé en vingt-deux ans. 
La proportion des romans a diminué. 



COMMENT L'ARGENT SE DEPENSE AUX ETATS-UNIS 




BOiSSONSotTEMPERANCE 

4 120.000,000 



MISSIONS ETRANGERES 
il2. 000,000 



iHE & CAPE 
i 100,000,000 





ÛOMME À MACHER 
$ 15,000,000 




AUTOMOBILES PROPAGANDE RELIGIEUSE C0NFISERIE.5 
$500,000,000 $250,000,000 i 2oo, 000,000 

309 



Comment l'argent se dépense aux Etats-Unis. — (Suite). 



MOnFc, MEDECINES BREVETEES 

$90 000 000 ^So.oao.ûûo 






BOISSONS ENIVRANTES TABAC BIJOUTERIE 

$2,000,000,000 $1,2.00,000,000 $.800,000,000 

Ce dessin montre comment les Américains dépensent la plus forte partie de 
leur argent. Ces chiffres représentent la dépense d'une année. 

Les spiritueux tiennent la tête. Les Américains dépensent plus pour les 
bonbons que pour le thé et le café. 



TUBERCULOSE ET TELEPHONES 



Une Investigatio'n faite en Angle- 
terre pour déterminer s'il est iwssible 
que la tuberculose soit transmise par 
l'emploi des téléphones, paraît mon- 
trer que cette infection est virtuelle- 
ment impossible. Les expériences ont 
été faites sur les ordres du Maître- 
Général des Postes qui avait commis 
à ces expériences de Dr H. Spitta de 
l'Hôpital St-George et bactériologiste 
du vni. 

Un certain nombre de téléphones 
qui avaient servi durant diverses pé- 
riodes et n'avaient pas reçu un net- 
toyage autre que le traitement nor- 
mal donné ordinairement à des télé- 
'■hones, ont été d'abord examinés. Des 
lavag'3s furent préparés avec le résidu 
des pavillons ou embouchures, et des 
examens ont été faits au moyen 



310 



d'inoculation de sérum de cochon 
d'Inde pour s'assurer s'il y avait des 
bacilles de tuberculose. L'examen a 
montré que les embouchures étaient 
indemnes de bacilles. 

Pour enlever la possibilité de tout 
doute, d'autres expériences ont été 

l'-s avec des téléphones spéciale- 
ment placés dans les chambres d'un 
sénatorium et occupées seulement par 
des malades à diverses étapes de la 
tuberculose pulmonaire. En bout du 
temps, ces téléphones ont été envoj'és 
au Dr Spitta, qui n'a pas trouvé de 
bacilles de tuberculose. En consé- 
quence des résultats totaux de ses 
expériences, le Dr Spitta affirme que 
la contagion de la tuberculose au 
moyen des embouchures de téléphone 
lui paraît virtuellement impossible. 




La Pointo-aux-Anglais est située dans le bas du fleuve Saint-Laurent. 
C'est une langue de terre désolée et liérissée de brisants, qui 
fait partie de Tîle aux Œufs, et sur laquelle, jetée à pleines voiles par 
un pilote acadien du nom de Paradis, la flotte de Tamiral Walker. qui 
venait assiéger Québec, se perdit corps et biens, le 22 du mois d'août 
1711. 

Ce naufrage — un des plus terribles de l'histoire — est "resté légen- 
daire, et a donné mauvaise réputation à la côte, où, à ce que prétendent 
les pêclseurs et les navigateurs des environs, on voit, dans les jours de 
brouillard, apparaître le fantôme de la fameuse flotte, qui vient s'abî- 
mer sur les roches, comme il y a près de deux siècles, avec un bruit de 
tonnerre et des clameurs sinistres. 

Naturellement, cette mauvaise réputation de la côte a donné nais- 
sance à bien des récits plus ou moins eflrayants, mais aussi plus ou 
moins authentiques. 

Celui qui va suivre porte cependant en soi un tel cachet de sincérité 
qu'on ne saurait guère le révoquer en doute. 

C'est un inspecteur de marine qui parle — un inspecteur officielle- 
ment chargé de visiter cette plage, en 1863, à la reclierclie d'un navire 
naufragé, le Lord Dundonald. 

J'emprunte ce récit, presque mot pour mot, à mon ami et distingué 
confrère, William McLennan. 

— C'était en juillet, dit l'inspecteur de marine, et le temps était dé- 
licieux. 

Un samedi après-midi, il me vint à l'idée qu'une petite partie de 
pêche ne pourrait que m'off'rir une agréable distraction ; et, ayant fait 
mettre à l'eau une de nos chaloupes de bord, je partis pour la rivière 
^listecapin, accompagné de deux Canadiens-français et de deux sau- 
vages. 

Nous passâmes un dimanche charmant. 

Trop charmant, car cela nous fit reculer plus qu'il ne fallait l'heure 
du retour. 

La brise était molle ; et à peine avions-nous filé quelques nœuds, 
que nous fûmes complètement envahis par l'obscurité. 

Craignant de faire fausse route, je fis carguer la voile et mettre h'S 
avirons deliors, poiir longer les sinuosités du rivage. 

m 



UN FANTOME — (Suite) 



Les ténèbres augmentaient toujours. Bientôt il nous fut impossible 
de rien distinguer à quelques pieds de nous. 

Bientôt aussi, le vent tomba entièrement, et le calme se fit intense. 

On n'entendait que le grincement régulier des avirons dans les tolets. 
et le bruissement à peine perceptible de la houle sur les galets de la 
rive. 

A chaque palade des rames plongeant dans le fleuve, l'eau dormante 
et unie comme de l'huile s''éclairait de rapides et phosphorescentes lu- 
mières, qui contribuaient encore à rendre l'obscurité plus profonde, et 
plus profonde aussi l'impression de cette nuit morne. 

Tout le monde gardait le silence. 

Les hommes ramaient avec ensemble, — l'un d'eux enfonçant de temps 
en temps son aviron à pic pour s'assurer si le courant ne nous entraî- 
nait point au large. 

Nous n'étions pas encore à mi-chemin, et il se faisait tard. 

J'en pris tout de suite mon parti. 

— Allons, mes amis, dis-je. stoppons ! Il est inutile d'aller plus loin 
ce soir. Nous allons atterrir, et camper ici pour la nuit. 

Le son de ma voix — enrouée, c'est vrai, par la fraîcheur humide du 
soir — m'impressionna presque dans ce grand silence. 

A mon étonnement. les Indiens protestèrent avec énergie contre ma 
proi^osition. 

— ■ Non, non !.. Pas aller à terre ! . . . Pas ici !.. . Mauvaise place ! . . . 
Mauvaise! . . . 

Aux questions que je leur posai pour connaître le motif de leur répu- 
gnance, ils ne répondirent d'abord qu'en répétant le mot de " mauvaise 
place", avec des hochements de tête significatifs; mais ils finirent par 
s'expliquer en disant, sur un ton mystérieux et terrifié, qu'il y avait là 
une épitaphe. 

Par épitaphe. ils entendaient sans doute une tombe, un tertre funé- 
raire quelconque — lieu de sépulture solitaire de quelque victime de 
la mer — surmonté de la croix traditionnelle. 

L'objection ne me parut pas péremptoire. 

J'ordonnai quand même de mettre à terre ; et, m'aidant d'un aviron 
liien appuyé dans le sable, d'un saut je fus sur le rivage. 

Les deux Canadiens me suivirent, mais les sauvages ne voulurent 
point se laisser convaincre. Ils déclarèrent préférer s'ancrer a\i large 
et passer la nuit sur l'eau. 

Sachant pouvoir me fier A eux, je les laissai faire et m'occupai, avec 
mes deux aiitres matelots, à nous préparer un campement confortable 
pour la nuit. 

Nous étions munis d'épaisses couvertures ; et. comme la marée avait 
laissé plus d'un morceau de bois mort sur la plage, nous eûmes bientôt 
fait d'allumer quelques éclats. 

Et aussitôt que le feu eût commencé à flamber en pétillant, nous 
nous éloignâmes dans difi"érentes directions pour faire une provision 
de bois sec pour la nuit. 

Il faisait encore plus sombre à terre que sur le fleuve. 

Le sable ferrugineux du rivage, de couleur foncée, semblait absorbe.- 
le peu de lumière que projetait notre vacillant foyer. 

La chaloupe avait disparu, perdue dans l'obscurité, et je remarquai 

312 



ON FANTOME — (Suite) 



que nos courses à la recherche de combustible n'étaient ni lointaines 
ni prolongées. 

Je ne crois pas être plus superstitieux qu'il ne faut, mais l'endroit 
où nous étions avait de sinistres antécédents ; et, depuis des semaines, 
à la chute du jour, api'ès la journée de travail, j'avais eu les oreilles 
rebattues de mille histoires de naufragés, de revenants et de vaisseaux 
fantômes. 

Xous avions trouvé des canons et autres épaves enfoncés dans le sable 
noir de la grève. 

Xos matelots en étaient vivement impressionnés ; ces vestiges de la 
célèbre catastrophe semblaient à leurs yeux comme une confirmation de 
la terrifiante légende. 

En outre, nous étions sous le coup d'une journée de fatigue, et nul 
doute que notre longue nage dans le silence et les ténèbres n'avait pas 
peu contribué à nous mettre un peu sur nos nerfs. 

Néanmoins, notre flambée de bois mort noua réconforta petit à petit, 
et nous finîmes par nous mettre courageusement à la besogne. 

Quant à moi, je me dirigeai tout droit du côté du cercle d'ombre 
formé autour de notre brasier, à la recherche d'une bûche quelconque 
qui pût alimenter celui-ci le plus longtemps possible. 

Cette belle et bonne bûche que je cherchais, je faillis trébucher dessus. 

La trouvaille faite, rien ne me pressait plus. 

•Te m'arrêtai et regardai au loin, essayant de découvrir quelques-uns 
lies grands bousquets de pins qui s'échelonnent de distance en distance 
le long de ces rivages solitaires. 

Mais l'obscurité était si épaisse qu'on ne pouvait distinguer aiicune 
ligne de démarcation entre le ciel et l'hori/on. 

Tout était d'un noir d'encre. 

Comme j'allais me baisser pour m'emparer de la bûche, notre feu 
flamba tout à coup en jetant une lueur plus vive, et je m'aperi^us, avec 
une sensation d'etfroi inutile à dissimuler, qu'un des bouts du tronc 
sec reposait sur un tertre, à l'extrémité duquel une croix noire se dres- 
sait vaguement dans l'ombre. 

Je retrouvais là Vépitaphe dont les sauvages avaient parlé. 

Vous comprenez sans peine que la rencontre manquait de gaieté, dans 
les circonstances particulières où nous étions, au milieu de cette nuit 
d'une opacité lugubre, et sur cette Pointe-aux-Anglais réputée pour ses 
histoires de revenants. 

Je l'admets, je ne me sentais pas à mon aise. 

Mais j'étais venu à la recherche d'une bûche ; je l'avais trouvée, et 
je tenais à l'avoir, en dépit de toutes les croix funéraires du golfe. 

Je m'agenouillai donc pour la charger sur mes épaules. 

Pourquoi je relevai la tête ? Je n'en sais rien. 

Mais, jugez de l'indicible terreur qui me saisit à la gorge, lorsque 
j'aperçus devant moi, de l'autre cote de la tombe, une grande figure 
sinistre, avec une longue main blanche, droite et immobile, levée mena- 
çante de mon côté. 

Je lâchai la bûche, et bondis sur mes pieds. 

Au même instant, l'apparition s'évanouissait dans le noir. 

Ma première impression fut une peur irréfléchie. J'aurais voulu fuir, 
mais j'étais presque paralysé. La \'ue de cette chose effrayante m'avait 
figé sur place. 

313 



UN FANTOME — (Suite) 



Je restai Ifi, debout, muet, en face de cet impénétrable rideau de té- 
nèbres, les cheveux dressés d'épouvante, jusqu'à ce que la réflexion, l'or- 
gueil — et mes nerfs sans doute — reprenant le dessus, je me dis : 

— Il me faut pourtant cette bûclie quand même ! 

Et je m'agenouillai de nouveau devant la tombe. 




...avec une longue main blanche, droite et immobile, levée menaçante 
de mon côté. 

Pour le salut de mon âme, je ne pus m'empêclier de lever encore une 
fois les yeux devant moi, bien que je me fusse juré, une seconde aupara- 
vant, de n'en rien faire ; et des gouttes de transpiration froide me tom- 
lîèrent du front, lorsque j'aperçus encore le fantôme, tout droit et im- 
passible, son redoutable geste toujours dirigé vers moi. 

De nouveau, la peur me redressa. 

Et de nouveau, la vision s'évanouit. 

J'eus la présence d'esprit de ne pas faire appel à mes camarades, qui 
n'eussent pas manqué de s'enfuir, en me laissant seul devant cette 
tombe et ce spectre dans cette nuit noire. 

Un bain d'eau froide ne m'aurait pas plus glacé ; mes genoux s'entre- 
choquaient ; j'avais û peine la force de me tenir debout. 

314 



UX FANTOME — (Suite) 



Enfin, mû par je ne sais quel instinct de bravade désespérée, je me 
baissai de rechef et saisis avec rage l'extrémité de la bûche. 

Mais, quand j'aperçus pour la troisième fois le formidable fantôme, 
toujours debout et toujours menaçant, sa blancheur sépulcrale se déta- 
chant blafarde et farouche sur le fond noir de Thorizon, je faillis ni'é- 
craser contre terre avec un râle d'agonie. 

Mes sens me revinrent, cependant, et cette fois je me relevai en re- 
culant de côté. 

A ma profonde surprise, le fantôme ne disparut pas. 

Au contraire, un éclat de lumière soudain projeté par notre feu de 
camp le rendit plus visible que jamais. 

Alors mes nerfs se détendirent. 

Un soupir — presque un cri de soulagement — s'échappa de ma poi- 
trine. 

J'avais tout compris. 

Il y avait Ul, la souche à demi déracinée d'un vieux pin, que le vent 
et la pluie avait dépouillée et blanchie, bizarrement dressée avec une 
branche sèche projetée du côté de la tombe. 

Par un hasard tout particulier, je m'étais avancé en droite ligne 
entre notre feu et cette souche, de façon, tant que je restais debout, 
ù lui intercepter la lumière. 

Du moment que je me baissais, la souche s'éclairait dans son attitude 
fantastique, et disparaissait aussitôt que ma slhouette s'interposait 
entre elle et la flamme de notre bûcher. 

Si je m'étais seulement écarté d'un pas, pendaiit les longues minutes 
d'angoisse que je venais de traverser, le mystère aurait à l'instant 
cessé d'en être un pour moi. 

D'un autre côté, si je m'étais enfui à la première alarme, j'aurais pu 
raconter — et de bonne foi — une des plus belles histoires de revenant 
qui aient jamais donné la ciiair de poule aux amateurs de " contes n 
ma grand'mère." 



Loris Fréchette. 



LE DUC DE KENT. 

Le duc Je Keiit, ayant enteudii par- 
ler d'mie vieille centeuaire qui demeu- 
rait il l'île d'Orléans, alla un jour lui 
rendre visite. Après avoir causO avec 
la vieille, qui avait conservé tout sou 
jugement, il lui demanda s'il pouvait 
faire quelque chose qui lui fût agréa- 
ble. 

•' — Oh ! oui, certainement], monsiïi- 
' giieur, fit la centenaire ; dansez un me- 
nuet avec moi, afin que je puisse dire, 
avant de mourir, que j'ai eu l'honneur 
de danser avec le fils de mon souve- 
rain." 

I^e prince, se prêtant de la meilleui-e 
grâce à la demande de la vieille, dansa 
le menuet, et lui fit un salut gracieux 
eu la reconduisant à sa chaise. Elle y 
répondit par une profonde révérence. 

Mémoires. P. -A, de Gaspé. 



L'HON. AXEXANDER MACKENZIE. 

J'ai toujours eu une profonde estime 
pour M. Alexander Mackenzie. C'est 
dans la force du terme ce que l'on est 
convenu d'appeler un fils de ses oeuvres, 
a self made man. Il commença par 
être maçon, et de la truelle il s'ék'va 
il la distinction de chef d'un grand 
parti, de premier ministre du Canada. 
Veut-on une meilleure preuve que cha- 
cun dans notre libre pays peut arriver 
ù tout ipar son seul mérite ? Le gé- 
néral Grant était un ancien ouvrier 
tanneur, et Lincoln fut charpentier ; 
nous n'avons rien à envier à nos voi- 
sins. La déposition de M. Mackenzie 
lui porta un coup mortel. A quelqu'un 
qui lui parlait de ses amis il répondit 
par ces mots : I hâve no f ri ends, je 
n'ai plus d'amis. 

Hon. Joseph Tassé. 

315 



L'AKNEE TERRIBLE 



I/offroyable tuerie, honte de notre 
f ivillisation, qui endeuille aujourd'hui 
la moitié de l'Europe et tient l'autre 
dans .l'attente angoissante de la mort 
d'un fils ou d'un frère, me reporte 
aux souvenirs de L'Année Terrible de 
1S70. C'est le nom que l'on donne 
en France à cette guerre qui l'a lais- 
sée amputée de deux pro\'inces, char- 
gée d'une indemnité d'un milliard à 
payer à l'Allemagne, avec la perte 
irréparable de miliers d'existences. 
Cette lutte, qui nous paraissait si for- 
midable — et l'était — se rabaisse 
aujourd'hui dans ses proportions lors- 
que nous la comparons à la gigan- 
tesque ruée de millions de soldats qui, 
depuis les premiers jours du mois 



par " le fer et le sang," la grajideur 
de son pays. 

Cette guerre de 1870 eut un reten- 
tissement énorme au Canada. Pour 
nous, Canadiens bénévoles, c'était à 
ses débuts, une nouveflile marche vers 
la victoire qui se préparait pour lo 
pays de nos affections. Depuis plus 
de vingt ans le triomphe n'avait-il 
pas couror^né de son auréole les en- 
treprises guerrières de la France '? 
Nous partagions ses illusions, surtout 
celles de Paris dont la population 
enthousiaste saluait les bataillons di- 
rigés vers l'ennemi des eris de-: "A 
Berlin, à Berlin ! " 

A Québec, à Montréal et par tout 
le Canada français, les cœurs bat- 




îj'oiseau de France. 



d'août, se précipitent les uns contre 
les autres, en Belgique et en France. 

Comme la lutte actuelle, celle d^ 
1870 avait été préparée de longue 
main. Si la mêlée sanglante à la- 
quelle nous assistons, voulue et déci- 
dée par Guillaume II, ce mégalomane, 
incarnation de la cruauté et de l'am- 
bition sous le masque hypocrite du 
paladin " à la main gantée de fer ", 
a été prévue, la guerre de 1870, ré- 
sultant des sourdes menées de Bls- 
ini/arck, est venue s'abattre sur la 
France comme le coup de foudre 
meurtrier, inattendu et par malheur 
nullement redouté. Pendant qu'en 
France on vivait dans la plus pro- 
fonde Insouciance de l'avenir, le ter- 
rible diplomate se préparait à édifier 



talent à l'unisson de ceux de nos 
frères de la grande France. De nom- 
breux jeunes Canadiens assiégeaient 
les bureaux du Consul de France, de- 
mandant à s'enrôler pour aller com- 
battre à côté des soldats de Napoléon 
III. La guerre actuelle a fait monter 
aussi une vague d'une même affec- 
tueuse sympathie pour nos amis, mais 
oserais-je le dire, l'âme canadienne 
était, en 1870, tendue avec plus d'ar- 
deur qu'aujourd'hui vers la France. 
Le sentiment national et la foi al- 
laient alors de pair pour stimuler le 
courant d'exaltation patriotique. La 
France jouait encore à ce moment le 
rôle de fille aînée de l'Eglise. N'avalt- 
elle pas en 1849, arraché Rome des 
mains dos révolutionnaires, replacé 
316 



L.' ANNEE TEttRIBUS — Suite. 



Pie IX sur son trOne, et depuis cette 
date, n'avait-elle pas constamment 
monté la garde aux portes du Vatican 
pour protéger la papauté contre les 
outreprises de Mazzini ? La France, 
c'était le soldat armé de l'Eglise, de 
la justice et du droit. 

Et de quel prestige son armée n'é- 
tait-elle pas entourée ? Victorieu.se 
dans la guerre contre la Russie 
(1854-56), triomphante en Italie con- 
tre Il 'Autriche (1857) à laquelle elle 
avait enlevé la I^ombardie, le pays de 
nos origines passait pour inviacible. 
C'est alors que l'on disait que pas un 
coup de canon ne se tirait en Europ« 
sans la permission de la France ! 



Aussi, sous l'influence de ces idées, 
la marche sur Berlin promettait une 
suite de v-ictolres que, haletants d'im- 
patience, nous nous tenions prêts & 
acolamer. Dix Canadiens se trou- 
vaient-ils réunis que l'on chantait : 
" le Rhin aiMemand " d'Alfred de Mus- 
set. Il fallait voir leur enthousiasme 
sur les bateaux entre Québec et Mont- 
rêall. Je me souviens qu'un soir que 
j'étais sur 'le " Québec " avec Cha- 
pleau, nos compagnons de voyage lui 
demandèrent d'entonner le chant pa- 
triotique de Musset. Il lui fut Impos- 
sible — bien que récalcitrant — de 
se soustraire à cette invitation ap- 
puyée par les prières du capitaine 
Labeille, alors au sommet de son im- 
mense popularité. Lorsque la voix si 
harmonieuse, si prenante de Chapleau 
put fait entendre les derniers mots 
de : 

" Nous l'avons eu votre Rhin alle- 
man " 

11 a tenu dans notre verre, 

ce fut une explosion délirante autour 
du chanteur improvisé, qui, avec sa 
beill© tête encadrée dans une abondante 
chevelure, avait l'aspect d'un poète 
Inspiré. 

(jomme 11 fallut déchanter peu de 
tempa après. J'étais alors attaché 
à la rédaction du Journal de Québec. 
Le hasard de ma besogne de journa- 
liste m'av«,lt mis, quelques jours 
après la déclaration de guerre, en 
rapport avec un officier autrichien de 
passage au Canada. 

— Enfli, vnus aMez être vengés, 
vous, Autrichiens, lui dlsals-je. La 
France, dans quelques Jours, écrasera 
la Prusse. 

— Je voudrais bien partager vos 
esx)érainceH, mw répoidit-il, en me re- 
merciant de mes sympathies, mais 
je ne puis, hélas ! c>mpter sur le 
triomphe du pays de vos -affections. 



317 



J'arrive d'Europe : j'ai vu l'arméfl 
allemande. J'ai constaté île point ex- 
traordinaire où a été portée dans s«s 
rangs la préparation à la guerre dans 
ses moindres détails. En France, par 
contre, on sent partout un relâche- 
ment, un manque de discipline pé- 
nible à voir. On a trop vécu sur les 
souvenirs de Crimée et d'Italie. 

Le soir du même jour, je me trou- 
vais sur lia terrasse avec l'abbé Cas- 
grain et Alfred Garneau, je leur ûs 
part de la péaibla impression pro- 
duite sur mon e.sprit par l'officier 
autrichien. Et tous deux de s'excla- 
mer contre mon découragement et 
d'essayer à renouveler ma confiance, 
.le me rappelle cette phrase de l'abbé, 
qu'iil dut regretter pllus tard : 

— DeCelles, s'écrialt-id d'un ton de 
voix enflammée, vous savez si je suis 
attaché à ma foi ? Eh bien, je ne crois 
pas plus à lia défaite de l'armée fran- 
çaise qu'à la fausseté de notre reli- 
gion. 

Et quelque temps après nous 
nous retrouvions ensemble pour dé- 
plorer les désastres de FreshwiMer, 
de Sedan et de Metz, et la perte des 
ri eux plus beilles armées de France, 
obligées de mettre bas les armes et 
ensuite prisonnières dans les forte- 
resses aillemanides ! 

La guerre actuelle la éclaté brutale- 
ment, en coup de foudre, mais elle 
était prévue, .attendue. Depuis dix 
ans, l'Alilemagne ne demandait qu'un 
prétexte pour se précipiter sur la 
France et celle-ci voyant monter l'o- 
rage de fer et de feu, se cherchait 
des alliés. La Russie répondit d'abord 
à son appel — puis vint l'Angleterre. 
L'incroyable attaque de la Belgique 
par les Allemands l'a poussée dans 
cette triple alliance pour la faire qua- 
druple. 



La guerre de 1870, prériarée de 
longue main par le génie InfemaJ de 
Bismarck, s'abattit sur la France, 
sans ailliés, à l'improviste. Et comble 
d'habileté chez le plus astucieux di- 
plomate des temps modeirees, 11 sut 
forcer le gouvememeint de Napoléon 
III à déolarer la guerre, pour le 
mettre en fâcheuse posture devant 
l'univers. 

R!en de plus navrant dajîs d'histoire 
diplomatique que les menées plus que 
machiavéliques de Bismarck, qui abou- 
tirent à la guerre de 1870. 11 s'agis- 
sait pouT le terrible Prussien d'établir 
la suprématie de sa patrie en Europe. 
Deux obstacles se dressaient devant 
l'Autriche et la France. Abat- 



L'ANNEE TERRIBLE — Suite. 



tons d'abord ila première, se dit-11. A 
ce moment, ila monarchie des Haps- 
bourgs partageait avec la Prusse une 
espèce de contrôle sur les unmbreuses 
(vingt-trois) principautées ailemandes, 
Tuais c'était surtout l'influence àe 
l'Autriche qui prédominait. Au cours 
do ranmée 1865, Bismarck se rend en 
France et s'efforce de gagner les bon- 
nes dispositions de Napoléon III, ce 
grand rêveur, aussi idéologue que son 
oncle l'était peu. Ses " idées na/]}o- 
léoniennes " nous le révèlent, esprit 
singulier, plein da songes humani- 
taires, aussi loin de la réalité que 
Bismarck la serrait de près. Le di- 
plomate prussien suit Napoléon à Biar- 
ritz, où déjà très souffrant de la ma- 
ladie qui devait l'emporter, il fait sa 
cure ann-uelle. Dans les courses que 
l'homme de proie fait avec l'homme 
de rêve, le premier €.\jpo;e, développe 
ses plans d'une Europe nouvelle. I\ 
faut en remanier la carte. Napoiléon 
est .appelé à attacher son nom à cette 
œuvre glorieuse et concordant avec 
le prO'grès moderne, et avec ses idées 
sur le rapprochement des nationailités. 
.\"'pst-ce pas sur elles que s'e'st éta- 
blie l'unité italienne ? Les plans de" 
Bismarck font d'abord rire Napoléon 
qui, de temps à auire, jette en aparté 
à Mérimée, son compagnon de prome- 
nade, " mais, il e.-t fou ". Bismarck 
redouble d'efforts et de raisonnements, 
qui finissent par devenir persuasifs. 
Lorsque Bismarck prend congé de 
l'Emipereur, il est entendu que si la 
Prusse déclare la guerre à l'Autriche 
pour la chasser de rAllemagne, 
la France se ronfsrmera dans la 
neutralité. Comme compensation, ia 
Prusse permettra à la France de 
s'emparer de la Belgique. En 1866, le 
roi Guillaume 1er déclare la guerre à 
l'Autriche et à la suite d'une cam- 
piagne d'un mois, les armées autri- 
chiennes sont éci»asées à Sadowa et 
François-Joseph, bhassé de l'Allema- 
gne, signe un traité de paix humi- 
liante. 

Dès lors, apparut l'immense faute 
de Napoléon et le triomphe proipor- 
tionnellement grand de Bismarck, qui 
avait quintuplé la puissance de son 
pays en assurant à la Prusse l'hégé- 
monie en Allemagne. Dès lors, la 
guerre entre la Prusse et la Francs 
s'annonce aussi inévitable. Prévost- 
Papadoil, le grand écrivain poilitique 
du temps la prédit. A Paris, c'est 
l'imprévoyance qui règne â côté de la 
vie à outrance, toutes deux complices 
de Bismarck. 

Soudain, au mois de juin 1870, 
tombe à Paris la nouvelMe qu'un 
prince allemand, cousin du roi Guil- 
laume, pose sa candidature au trône 



d'Espagne. C'est invrais€mbla.bJ€ mais 
vrai. Quelle audace ! La France pro- 
teste ; des négociations s'engagent 
entre Paris et Ems oî: le roi prend 
les eaux. GuMlaume, poussé par sa 
femme, et les partisans de la paix, 
ennemis de Bismarck, consent à. faire 
retirer la fâcheuse candidature. La 
guerre échappe à Bismarck. Chose in- 
croyable, un ministre français va ve- 
nir à sa rescousse. M. de Grammont, 
poussé par on ne sait quel mauvais 
génie, a la malencontreuse idée de de- 
mander au roi Guillaume de s'engager 
à renoncer pour l'avenir à toute ten- 
tative de faire monter un de ses pa- 
rents sur le trône d'Espagne. Guil- 
laume ne veut plus négocier. Il fait 
dire à l'ambassadeur de France que 
le différend est réglé, son cousin 
ayant retiré sa candidature et que, 
par conséquent, il n'y a pas lieu de 
causer. Il autorise son secrétaire à 
faire connaître sa décision à Bis- 
marck. On lui communique la dépê- 
du roi, dont le sens ne comporte rien 
d'oft'eusant pour le guvernement de 
Napoléon. 

Bismarck raconte, dans ses souve- 
nirs, ce qui s'est ensuite passé, avec 
uu cynisme inoui. " J'étais à table 
avec les généraux de Moltke et "Van 
Roon, lorsque la dépêche du roi nous 
fût communiquée. Nous en fûmes at- 
terrés. Au bout d'un instant, j'en 
changeais ila forme en la condensant, 
^■t je lia lus à do Moltke. Bile se ter- 
minait ainsi : " Sa Majesté a alors 
refusé de recevoir de nouveau Bene- 
detti et lui a fait dire par un aide- 
de-camp qu'elle n'avait rien à lui 
communiquer." 

" Menteur comme une dépêche ", 
avait dit un jour Bi.-îmarck, et ap.rès 
son dernier exploit, il pouvait s'ap- 
:)liquer son mot en toute justice. A la 
lecture de ce texte brutal, la joie ré- 
parait entre les trois convives. De 
Moltke s'écrie : " A (la bonne heure, 
a. déipêche nouvelli-, c'e?t l'é'alair 
l'une épée qu'on brandit dans l'air. 
'j'autre, c'était un bout de conversa- 
tion." Lorsqu'à Paris, on connut ce 
hef-d'œuvre de fourberie, où s'étale 
lien mis en vedette le refus du roi 
!e recevoir l'ambassadeur de France, 
U y eut un sursaut d'indignation. 
Après cette insulte, c'est la guerre. 
Paris se soulève indignée, la province 
se met bien vite a il'unisson de la ca- 
pitale. 

Avec un .aveugileiment inoui, le gou- 
vernement impérial, perdant la tête, 
rédige Tine déclaration de guerre que 
■le corps législatif accepte malgré les 
proitestations de Thiers et de Gaffn- 
betfci. C'est en vain que le duc d'Al- 
bufera, président de la Commission 
au Corps législatif réclame du délai. 
" -attendons le retour de Benedetti 



318 



L'ANNEE TEUniBLE 



Suite. 



pour permettre de contrôler la dé- 
pêche d'Ems par l'exacte relation des 
faits.'" Si l'assemblée eut voulu ac- 
cepter l'avis de cet homme prudent, 
l'on aurait vu qu'il n'y avait eu à 
Ems ni insulteur ni insulté. Mais il 
fallait jouer jusqu'au bout dans le 
jeu de Bismarck, qui avait dit à ses 
intimes : " Il est es.=ientiel que nous 
soyons attaqués. La présomption et la 
susceptibilité gauloises nous donne- 
ront ce rôle ". Machiavel ne se mon- 
tre dans l'histoiTC que comme un en» 
fant auprès de Bismarck, qui, avec 
lie précepte à côté de rexemple se 
dresse devant la postérité comme 
l'incarnation Ja .P'ius complète de la 
perfidie alliée à l'habileta ! Les mal- 
heureux ministres perdent de vue 
qu'ils ont obtenu succès sur le point 
principal : le retrait de la candida- 
ture allemande et qu'ils devaient s'en 
tenir là. S'ils avaient attendu quelques 
jours, ils auraieiitt connu la vérité. 
Mais l'Impératrice, pour des intérêts 
dynastiques — ■ ou la crainte d'une 
révolution qui aurait enlevé la cou- 
ronne à son fils — voulait la guerre. 
Emile Ollivier et Napoléon y étaient 
opposés. Enfin, la rupture éclate. 
Des deux côtés on court à la fron- 
tière. Le premier choc à Wissenbourg 
est fatal à la France. Les batailles 
qui s'en suivent manifestent le man- 
que de préparatifs et la faiblesse des 
armées françaises. En dépit d'efforts 
héroïques, la vaillance succombe sous 
le nombre. MacMahon, acculé à Se- 
dan, se rend avec toute son armée 
— 100,000 hommes — (le 1er sep- 
tembre) et Napoléon prend avec ses 
soldats le chemin de l'Allemagne. Dès 
lors, la guerre est, pour ainsi dire, 
finie, et la France vaincue. 

Vers lia fin du mois d'octobre, Ba- 
zaine, campé sous les murs de Metz 
avec 150,000 hommes, l'élite de l'ar- 
mée française, met bas les ai^mes, 
après une série de combats meur- 
triers, où, plusieurs fois, il avait rem- 
porté la victoire. La conduite de 
ce générail a été sévèrement jugée en 
France. A ila suite d'un long procès, 
il fut trouvé coupable de haute tra- 
hison et condamné à la peine capi- 
talle. La sentence fut commuée en un 
emiprisonneiment pour la vie. On as- 
signa à la conduite de Bazaine des 
motifs pDlitiques. On prétendit dans 
le temps qu'il voulait con.server cette 
armée dans le but de remettre, après 
la guerre, Napofléon sur le trône de 
France. 

Pour sauver l'honneur du drapeau, 
on appelle de nouveaux soldats sous 
les armes. Mais la lutte devient de 
plus en plus inégale. Paris capitule 
au mois de janvier 1871, et le gou- 
vernement provisoire qui a remplacé 
celui de l'Empire, jeté à bas par la 



Cacque des hussards de la mort. 

révolution du 4 septembre, signe le 
traité de paix qui enlève l'Alsace et 
une partie de la Ivorraine à la France 
et lui impose une contribution de 
guerre d'un milliard. 

Que de tri.stesses et d'humiliations 
dans cas heuires émouvantes ! Des 
sommets de l'orgueil patriotique, ué 
après cent victoires, au fond du gouffre 
de la défaite, quelle chute acca- 
blante ! 

Tous ces événements eurent une 
doulloureu.se répercussion chez nou«. 
Il vint à Montré'a/l et à Québec, à la 
suite de la guerre, une foule de Fran- 
çais, chassés par les mailheurs des 
temps. L'un d'eus dont je fis la 
conniaissance. me fendait le cœur en 
me racontant les péripéties de la 
guerre qu'il avait subies comme soldat 
dans l'armée de McMahon. Entre 
temps 11 répétait un chant douloureux 
se rappoirtant 'à la grande catastrophe 
avec ce refrain qui m'est resté dans 
la .mémoire : 

Pauvre France, ton noim jadi.^ était 
si beau '. 
La défaite a terni ton noble drapeau, 
Pauvre France. 

Depuis L'Année Terrible, la France, 
déchirée et meurtrie, n'a cesisé de 
songer à la revanche. C'est le but 
que poursuivait spéciailement la ligue 
des Patriotes, sous l'insipiration de 
Paul Dérouilède, le noble poète, mort 
à la veiLle de la déclaration de guerre. 
D'un autre côté, maints artistes — 
peintres et sculpteurs — chargeaient 
toiles et statues d'exprimer leurs rê- 
ves patriotiques, formés de regrets et 
d'espoir. Mais la masse de la nation 
se tenait dans une tranquille résigna- 
tion, tellement le grand désir parais- 
sait irréalisable. 

En Allemagne, la passion belli- 
queuse faisait rage. Bismarck re- 
grettait de n'avoir pas poussé plus a 
fond l'écrasement de lia France, et il 
aurait certainement lancé les hordes 
germaniques du côté de Paris si la 



L'ANNEE ÏERKIBLB —Suite. 



Russie ne l'avait aJlors (1875) menacé 
de s'opposer & ses desseins. 

Guillaume II s'est juré de réparer 
son erreur. 

Il est avéré que depuis longtemps 
tous les officiers allemands poussaient 
à la guerre et la désiraient autant 
que le Kaiser et le Kronprlnz. Dans 
toutes leurs réunions, il était question 
d'une attaque brusque sur la France 
pour l'écraser du premier choc, atta- 
que que la Belgique a fait manquer 
Chaque fois qu'un dîner réunissait ces 
exterminateurs de Français, l'officier 
présidant se levait à un certain mo- 
ment pour porter, en silence et d'une 
façon mystérieuse presque franc-ma- 
çonnique, ce toast : (Der Tag) " L,e 
Jour." Dans ce mot, compris de tous, 
se concentraient la férocité et la hai- 
ne que peut contenir une âme domi- 
née par la sauvaserie primitive. 

Au reste, écrivains et philosophes 
travaillaient à fanatiser le peuple et 
ne faisaient pas mystère de leur vo- 
lonté de faire la guerre et de la façon 
dont ils entendaient qu'elle fut con- 
duite. Le général Bernhardi ne pu- 
bliait-il pas : " L'Allemagne à la pro- 
chaine guerre " et " Comment l'Alle- 
magne fait la guerre," ouvrages où le 
mépris du droit le dispute aux appels 
à l'extermination de l'ennemi. Ce 
militaire est le digne camarade de 
Cluzewitz qui disait : " Il ne faut lais- 



ser *ux populations ennemies que 
leurs yeux pour pleurer." 

A mesure que le temp.s s'écoulait, 
la possibiJlté d'une réparation parais- 
sait s'éloigner. Le nombre des habi- 
tants de l'odieuse rivale augmentait 
et celui de la pauvre mutiilée restait 
stationnaire — 65 millions en Alle- 
magne contre 40 millions en France. 
C'est l'agression de Guillaume qui l'a 
forcée, le 3 août dernier, de mettre 
sabre au clair. Ce crime de lèse- 
nation a fait passer un vent de co- 
lère sur la France qui s'est dressée 
unie dans une même pensée, sur tous 
les points de son territoire, pour le 
salut de la patrie. Elle n'a rien fait 
pour s'attirer le fléau de la guerre 
mais elle l'a envisagé avec confiance 
et courage ; et comme le disait le 
Président Poincaré: "Au lendemain 
de la rupture avec l'Allemagne, nous 
sommes sans reproche et nous se- 
rons sans peur. " La lutte, cette fois, 
s'est engiagée dans des conditions plus 
favorables pour la France. Nous la 
suivrons en passant par des émotions 
angoissantes, faisaient des vœux pour 
que cette terrifiante mêlée " de fer et 
(le sang " se teiTnine cette fois par 'le 
triomphe de la France et que l'Année 
terrible ait comme pendant l'Année 
de la Revanche. 

A. D. DeOELLES. 



REPLIQUE VIVE. 

L'hoiioirable M. Cauchon, député de 
.Montmorency, siégeait à Québec, en 
même temps que M. Hou'dc, député de 
Maskiuongé. Quoique sans instruction, 
ayant acquis une certaine aisance dans 
les chantiers et la culture des terrée, 
.iouissant d'une influence asssz redoutée 
pour son esprit aussi caustique que 
droit — M. Houde ne se laissait plier 
sur les pieds par personne. Un jour 
que M. Cauchon était de mauvaise hu- 
meur, il apostrophe M. Houde, en le 
désignant : 

" — Monsieur le député du comté de 
... de... Je ne me rappelle plus mais 
... ce que Je sais, c'est que son comté 
,A \\n nom de poisson." 

— Fort bien, réplique vivement M. 
Houde, fort bien, Monsieur Cauchon, 
c'est le comté de Maskinongé, mon- 
sieur Cauchon, le maskinongé est un 
beau poisson. Monsieur Cauchon... les 
Juifs en mangent." 



LE DUC DE KENT. 

Typ 27 juin 1792, lors de la l'IÔture 
des poils a CharlesbouTg, on abattit 
les hiistings, et il y eut une émeute 
qui était sur le point d'éclater par des 
actes de violence .lorsque le prince 
Rdouai-d. duc de Kent, s'avança et se 
plaçant de manière d être vu de tous: 
" Messieurs, dit-il, y en a-t-11 un seul 
parmi vous, quel qu'il soit, qui ne re- 
garde le roi comme le père de son peu- 
ple " ? A ces paroles, le peuple répon- 
dit par des hourras et des cris de Vive 
le Roi. " Y en a-t-11 un seul qui ne 
regarde la nouvelle constitution comme 
la meilleure qu'il soit possible de donner 
aux sujets de S. >I. ? Je vous recom- 
mande donc, continua S. A. E., de 
vous retirer en paix, et que Je n'entende 
plus parler de cette odieuse distinction 
d'.i.'.iglais et de Français, vous êtes tous 
les sujets bien-nimés canadien.s de S. 
M. Britannique." Vive le Prince, cria 
le peuple, et le tumulte cessa. 



Lea Poissons d'eau douce en Canada. ' Histoii'e de cinquante ans. 

A, N. Montpetit. 1 T. B, Bédard. 

320 



L'HISTOIRE DE LA GUERRE 
ler août au ler novembre 



PRELIMINAIRES 

JUIN. — 28, Assassinat a Serajevo, 
Bosnie, par un étuldiant serbe, de l'archi- 
iluc François Feixlinand, liêritier du troue 
d'Autriche-Hongrie et de son épouse mor- 
ganitique, la ducliesse de Hoheuberg. 

JUILLET. ^-2, Gabninovies, qui a mau- 
qué uu attentat sur la vie de l'an'cbidirc, 
fait UTie déclaTation assermentée imipli- 
quant le secrétaire de J'asisociiatiion Pan- 
.Serl>e daus le mewTtiPe de l''ai-chiduc. — 
23, L'Autriche envoie un ultimatum & la 
Serbie. — 24, [La Serbie demande une 
extension de temps qui est refusée. — 
25, La (Serbie accède tl tontes les de- 
mamdejs de l'Autriche, sauf la panticipa- 
tion de l'Autriche à l'enquête du meur- 
tre de 'l'iarchiduc autrichien et dp-mande 
la médiation dru Tribunal de Ta Haye. Le 
ministre .autrichien quitte Belgrade, ibrooi- 
vamt la réponse inacceptable. Le roi 
Pierre tiransporte sa capitale de Belgrade 
A Kragujevatz. — 27, iSir Edward Grey 
essaie vainement de réunir une conféren- 
ce de ipaix internationale. — 28, L'Au- 
triche déctlare la guerre à la Serbie. — 
28, Une force mitriohienne attaque Bel- 
grade. — 28, Les troupes russes commen- 
cent ttne Tuobilisation partielle à la fron- 
tière. — • 29, La fl'itte britaniniquo quitte 
Portland avec ordres Ciichetés. — 30, 
L'Allemagne envoie un ultimatum à La 
Russie, dcman<lant la cessation immiédia- 
te de lia mobilisation, sans quioi, elle va 
mobiliser. 

AOUT. — 1, li' Allemagne déclare la 
guerre à la Russie. Le cabinet français 
ordonne la mobilisation. — 2, Les trou- 
pes allemandes entrent en Luxembourg. 
L'Allemagne envoie à la Belgique m 
ultimatum demandant la liberté de pas- 
sage pour ses troupes. — • 3, La Belgique 
demande à l'Angleterre son assistance di- 
plomatique. L'Allemagne envoie à la Suè- 
de et a la 'Norvège des ultimatuim, de- 
mandant Ha déclaration de neutralité. 
L'ambassadeur allemand quitte Paris. — 
3, Déclaration de Sir Ed. Grey aux Com- 
munes, définissant l'attitude de l'Angle- 
terre.— 4, L'Angleterre envoie un ultima- 
tum là Berlin, demandant l'observation 
intégrale de la neutralité de la Belgique. 
Berlin rejette l'ultimatum. L'Allemagne 
déclare la guea-re à la Belgique. Le pré- 
sident Wilson liance la iproclamotion de 
la neut'paJlité des Etats-Unis. — 5. Décla- 
ration de guerre à l'Allemagne par l'An- 
gleterre. — 6, Le gouvernement cana- 
dien convoque le parlement pour le 18 
août. — 5, Le gouvernement canadien 
achète deux sous-marins chiliens aux 
chantiers de Seattle, E. U. — 5, Le Fiekl 
Marshalll Kitchener est nommé ministre 
de la 'giuerre on Angleterre. — 5, Le gé- 
néral Freach nommé généralissinre de 

11 ; 



l'Angleterre; le général Joffre, généra- 
lissime français. — 5, Les Allemands at- 
taquent Liège, Belgique, et sont repous- 
sés ipair les Belges. — 6, Le Canada re- 
çoit l'ordre de mobiliser ses milices. — 7, 
Le Monténégro d Oc lare la guéri- e à l'Au- 
triche. — 7, Eiu d'éplt de la pression exea-- 
cée, ^'Italie réaffirme sa neutralité. — 8, 
Jonction des ta'oupes françaises et belges. 
8, Débia/rquement des troupes anglaises en 
France. — 8, L'Amphyion, ca-oi«eur an- 
glais, coulé par une mine flottante. — 8, 
I/es Français pénètrent en Alsace-Lomrai- 
ue au Vie et Moyen Vie. — 8, Les l-ran- 
çais et les Allemands aux prises eu 
Luxembourg. — 9, La ville de Liège, oc- 
cupée par les Allemands; les forts résis- 
tent. — 9, Mgr l'archevêque Bruchési 
prêche aux catholiques de faire leur de- 
voir envers l'Angleterre. — 10, Les Fran- 
çais entrent dans Mulhouse et prennent 
Colniar et les passes des Vosges. — 10, 
Le Canada fait cadeau à l'Angleterre 
d'un million de sacs de blé. — 10, Une 
escadre de croiseurs anglais, attaquée 
par des sous-marins allemands, le sous- 
marin iallemaind "U 3", couBé. — 16, La 
France rappelle son lambassadeur de 
\'i6nne, en raison de la coopération de 
l'Autriche avec rAllem.agne dans la 
guerre. — 10, Déraillement d'un train 
du Québec Lac St-Jean R'y allant au 
camp de 'Valcartier, un traînard tué par 
une sentinelle. — 10, La Suède et la 
Norvège s'unissent pour défen'dre leur 
neutralité. — 10, Achèvement de la mo- 
bili.iation et du transport des troupes 
françaises d'Algérie en France. — 10 
Antivari, ville du Monténégro, bombar- 
dée ipar les Autrichiens. 11, Le Monténé- 
gro reprend Seutarl. — 11. L'Autriche 
abandonne la Serbie pour résister à l'in- 
vasion russe 'et laiider l'Allemagne. — 11, 
Occupation de Togoland, Côte de l'Or, 
Afrique, par les Français et les Anglais. 
11, Le Portugal d6cide de rempliii- les 
termes de son traité avec l'Angleterre et 
fourni 10,000 hommes. — 12, La provin- 
ce d'Alberta fait don d'un demi-million 
de minots d'avoine. — 12, L'Angleterre 
annonce que l'Atlantique est libre et que 
les vaisseaux 'alliés peuvent y naviguer 
sans craindre. — 12, Bataille de Healen, 
victoire belge. — 12, iDéolaration de guer- 
re de la 'France 'à l'Autriche. — 13, Dé- 
claration de guerre de la Grande-Breta- 
gne â l'Autriche. — 13, L'Allemagne et 
l'Autriche rayées des postes canadiennes, 
13, Protestations des alliés et do l'Italie 
contre l'achat par la Turqu'ie des croi- 
senirs "Goeben" et "Bresleau", pour les 
Raviver dans les Dardanelles. — 13, Le 
Feld Marshall Roberts, mommé 'à la tête 
des troupes d'Ou'tremer. — 13, Jonction 
du général French et du général Joffre. 
21 



mSTOlliK UE l^A UUEUltli 



Suite 



13, Bataille de Diest, Belges victorieux. 

14, L«s Français maîtres de la vallée de 
Saaie. — 14, Valssean antrlcliien "Ba- 
ron Gautseli" touche une mine près de 
Trieste et saute ; 150 passagers tufs. — 

14, Grande revue de volontaires à Mont- 
réal. — 14, Tous les postes de télégra- 
phie sans fil, abattus en Canada. — 14, 
Sir A Beck doime tous ses chevaux aux 
remontes imi)ériivles. — 15, Départ du 
Rocharaheau de New York et du Caroli- 
ne de Montréal avec des réservistes fran- 
çais. — 15, J. K. L. Koss, de Montréal, 
donne $500,000 au gouvernement canadien 
pour aider au paiement des frais de guer- 
re. — 16, La flotte française coule, à 
Antivari, dans l'Adriatique, un cuirassé 
autrichien, le "Zrinyé", partant 14,000 
tonnes, 857 hommes. — 15, Vente de 
l'absinthe absolument supprimée en 
France. — 15, Proclamatiom du Czar k 
la Pologne, promettant l'autonomie. — 

15, Bataille de IVlnant près de Niamur, 
victoire française. — 16, Le Japon envoie 
à l'Allemagne un ultimatum pour lui en- 
joindre de se retirer des mers du P.icl- 
fique. — 16, Hamilton Gault, banquier 
de Montréal, donne $500,000 pour orga- 
niser et armer un régiment appelé Cara- 
biniers Patricia. — 17, Visite du Camp 
de Valcartier par le duc de Connaught 
et le Colonel Sam Hughes. — 17, .Mort 
dans un train, e'U Angleterre, du Lt.- 
GvT sir James M. Grierson, nommé potir 
comimander un corps d'armée de l'expé- 
dition anglaise. — 17, Une aigle prus- 
sienne prise à Saint-Biaise, dans le com- 
bat de Salnte-Miarie-aux-.Mines, envoyée 
â Paris et mise aux Invalides; ap[iartient 
à l'Alsatia Infantery Regt. No 132. — 

17, Humeur d'invasion du Canada par les 
Allemands du Maine, dénoncée à M. W. 
Bryan. — 18, L'empereur Guillaume of- 
fre la paix à la Belgique qui refuse. — 

18, Le prince de Teck, nouveau gouver- 
neur du Canada, part pour l'expédition 
anglaise en France, — 18, Deux croiseurs 
allemands démontés rentrés a Hong- 
Kong. — 18, On annonce que la mobili- 
sation russe est terminée. — 18, Trou- 
pes anglaises en Fr.ince; 78.000 hommes 
en 3 corps d'armée: 1 — sir Doiiijlas Ilaig; 
2 — sir J. Griei-son, remplacé par Gai. 
Smith Dorien; 3 — Major-général N. P. 
Putney. — 18, Quati-e vaisseaux autri- 
chiens sont coulés par des vaisseaux 
français dans l'Adriatique. — 18, Le 
Japon s'engage à limiter son activité 
dans l'E-Ttrênne-Orient et à respecter les 
Intérêts américains. — IS, 80,000 Autri- 
chiens battus par les Serbes à Shubak. — 
18, Le Japon déclare que l'océan Pacifi- 
que est libre. — 18, La canonnière alle- 
mande "Waterland", est d<'s:irmée ;1 
Nankin. — 18, La carde d'honneur à 
l'ouverture du parlement a les fusils 
chargés. — 19, Le It.-col. Williams est 
nommé commandant des troupes au camp 



de Valcartier; mobilisation ordonnée. — 
20, Le gouvernement de Québec envoie 
4,000,000 livres de fromage de la provin- 
ce de ôuébec. — 20, Reprise de Mulhou- 
se par les Français. — 20, Le Gén. Von 
Kotow est nommé gouverneur allemand 
de Liège. — 21, Prise de Bruxelles par 
le-- Allemands. — 21, Ontario fait don 
de $500,000 pour la guerre, — 21, La 
Nouvelle-Ecosse donne 100,000 tonnes de 
charbon. — 22, Victoiti-e serbe sur la l)ri- 
iia après une bataille de 4 jours à L<,>w- 
nitza, 20,000 Autrichiens tués. — 22, 
Ovation à M. Goor, consul général de 
Belgique, devant le Canadian Club, Ot- 
tawa. — 22, Victoires russes sui- les fron- 
tièi-es de la Prusse Orientale. — 22, Le 
général I^eman, le héros de Liège, em- 
mené prlsoimier à Cologne. — 23, Le 
trésorier de la municipalité de Bruxelles 
refuse de payer la contribution de $20,- 
000,000. — 23, Confirmation de la victoi- 
re de Mulhouse, 4 jours de combat. — 23, 
Investissement de N.amur. — 83, Les 
Français recuient en Lorraine et se cou- 
vrent dans la vallée de la Saale. — 23, 
Le Japon déclare la guerre à l'Allema- 
gne à 7 hrs du soir. — 23, La princesse 
Patricia présente un fanion au régiment 
portant son nom, — 24, Le Japon bom- 
barde Tsing-Tau. — 24, Grande victoire 
(les Russes à Tyat Kuhnen après 6 jours 
de bataille, la Pi-usse Orientale occupée. 

24, Les Autrichiens démantellent le croi- 
.seuir "Kaiserin Elisabeth"; l'équipage 
est envoyé à Tien Tsin. — 24, Les Ser- 
bes ont pris, dans la bataille de Drina. 
plus de soixante et un canons. — 24, La 
fiance et l'Angleterre avancent à la 
Belgique chacune $.50.000,000. — 24, Les 
Français battus après un combat de qua- 
tre jours a Charleroi. — 25, Le "Niobé" 
en service actif dans le Saint-Laurent.— 

25, Cattaro, bombardé par les Français 
et les Anglais, dans l'Andriatique, de- 
mande grôce. — 25, La flotte anglaise â 
Ostende. — 25, L'amiral Dewa comman- 
de la Hotte japonaise. — 25, Les quatre 
premiers millions de la contribution de 
Liège, payés. — 25, Cinquante journaux 
anglais obligés de suspendre leur publi- 
cation en raison de la disette de papier. 
25, Lord Kitchener annonce aux Commu- 
nes anglaises la défaite de Mous avec la 
perte de 2000 hommes. 25. Départ des vo- 
lontaires de Montréal pour Valcartier, — 

25, Un ballon Zepi)i'Iin bombarde un hô- 
pital a Anvers. — 25. Le don de farine 
du Canada part pour l'Angleterre. — 25, 
Mulhouse encore évacué par les Fran- 
çais. — 25, L'Autriche déclare la guerre 
au Japon. — ■ 26, I^es Allemands fuient 
devant les Russes, Koenisberg menacé. — 

26, Charleroi repris par les alliés. — 26, 
Réunion du Patriotic Fund à Ottawa. — 
26, Six attaques des Allemands à Mons, 
repoussés. — 26, Capitulation de Togo- 
land. colonie allemande de T.^friqne du 

322 



niSTOlUIi; DE LA GDERHB — Suite. 



sud. 26, La Fraaee se reconcilie avec 
l'Eglise. Le président Poinearé se fait 
représenter au service célébré pour !e pa- 
pe à Paris. — 26, Six farts de Namur 
tiennent encore. — 26, Lis Russi's à 
Marienberg, Prusse orientale. — 26, Le 
chanoine Sylvestre nommé aumônier ca- 
tholique du 1er Montréal Koyal Régi- 
ment. — 26, Le croiseur alli^mand "iln- 
Satebour", démaitelé dans le golfe de la 
FhilaïKle. — 27, Hataille de Salnt-Qurn- 
tin, défaite des Aii^ïlais. — 27, Ontario 
envoie 250,000 sacs de farine. — 27, 
Formation d'un nouveau ministère fran- 
çais, appelé "cabinet de la guenre". — 
27, Le "Kaiser William the Grosse" cou- 
lé, au large des côtes d'Afrique du sud, 
par le croiseur anglais "High Flyer". — 
27, Le "Rainhow" reçoit l'ordre de cou- 
rir sus au "Leipzig" dans le Pacifique. 
27, Prise par les Allemands de Lille, 
Roubaix et Valcicieuines. — 27, L'Ile 
du Prince-Edouard donne 100,000 minota 
d'avoine. — 27, L'infanterie de marine, 
débanjufe à Osteude. — 27, Interdiction 
des spiritueux au camp de Valcartier, — 

27, La liberté religieuse proclamée eu 
Russie. Les baptistes ouvrent des hôpi- 
taux. — • 27, Les Autrichiens abando'i- 
nent Novibazar. — 27, l'idignatlon géié- 
rale sur l'attentat des zeppelins sur les 
hôpitaux, a Anvers. — 28, L'Autriche dé- 
clare la guerre à la Belgique. — 28, Les 
Allemands attaquent le Congo belge. — 

28, L'Autriche déclare 'la guerre au Ja- 
pon. — 28, Contribution du C. P. R. au 
Fond Patriotique, $100,000, — 28, Ba- 
taille navale à Héligoland, 2 croiseurs et 
2 contre-torpilleurs allemands coulés. Vic- 
toire remportée par l'amiral Sir David 
Beatty. — 28, Les Russes occupent AI- 
lenstein daus la Prusse Orientale. — 28, 
Lonvain brtîlé par les Allemands de sang 
froid, sous prétexte de coups de feu ti- 
rés par ses habitants. — 29, Le "New 
Zeland", vaisseau australien, était avec 
la flotte à la bataille d'Héllgoland. — 29, 
Les Allemands retournent défendre Ber- 
lin. — 29, La France appelle ses réserves 
et le premier ban de territoriale. — 29, 
Les Anglais ont perdu 29 tués et .?8 
blessés seulement dans la victoire navale 
a Héligoland. — 30, Un aviateur alle- 
mand lance des bombes sur Paris, pas de 
dommages. — 31, L'A'igleterre pré\leut 
la Turquie que si elle bouge, ce sera sou 
coup de mort. — 31, L'amiral Bouée de 
Lapeyrêre nommé eonimniidant en chef 
des flottes anglaise et française en Mé- 
diterranée. — 31, Régiment irlandais 
en formition à Montréal, sous le com- 
mandement du colonel W. O'Brien, — 31, 
Prise de la colonie allemande de Samoa 
par la Nouvelle-Zélande. — 31, La ban- 
que Provi'iciale souscrit $100.000. 

SEPTEMBRE. — 1, Victoire du pé -é 
rai Pau a Pérome. — 1, Le "Niohé" 
placé sous les ordres de l'Amirauté. — 1, 

Le morntnrinm anglais du 4 aofit. pro- 



longé d'un mois. — 1, Granide victoire 
russe contre les Autrichiens en Gallcle. 
1, Ré^ment canadien parti aux Bermu- 
des pour faire relevé des troupes, — 1, 
Wiklrof Astor donne $ll'5,000 en contri- 
bution. — 1, Acceptation par la Grande- 
Bretagne du cadeau de 4,000,000 Ibs de 
fromage de Québec et de un demi-mil- 
lion de minois d'avoine d'Alberta. — 2, 
La capitale de France transportée à Bor- 
deaux. — 2, Le Japon débarque 15,000 
hommes de troupes à ïslng Tau, en ter- 
ritoire chinois. — 2, Malines bombardée 
de nouveau. — 2, P.ombaj-dement de Zep- 
pelin a Anvers. — 2, Victoire des Russes 
en Gallcie, et entrée îl Lemberg. — 4, 
Des citoyens belges gai-aatissent le 
paiement des $40,000,000 de taxe de guer- 
re a l'Allemagne : Ernest Solvag, Boran 
Lambert, Baron Varocques et Baron Em- 
panit. — 3, Les Allemands entrent à 
.Vmiens. — 3, L'Allemagne a l'audace de 
protester contre la violation de territoire 
chinois par le Japon. — 3, Le gé léral 
Galliêni prend le commandement de la 
défense de Paris. — 3, Sortie des Alle- 
mands à Koenisberg, rrpoussée. — 3, 
I/es Serbes victorieux à Jadar. — 3, Le 
Monténégro envahit l'Herzégovine. — 3, 
Escompte imposée aux billets américains, 
en raison du refus d'envoyer de l'or ou 
d'accepter les lettres de change du Ca- 
nada. — 3, La victoire du général 
Rusky, qui a décidé de la chute 
de Lemberg, après un combat 

de 7 jours. — 8, Le gouverneur al- 
mand de Samoa est transporté aux îles 
Tlji. — 4, Le service civil à Ottawa dé- 
cide de donner un jour de paye au fonds 
patriotique. — 4, La canonnière anirlalse 
"Speedy", coulée par les mines alleman- 
des. — 4. Le C. P. R. et le G. T. R. an- 
nulent leurs contrats avec les Allemands, 

4, La bourse de Paris close définitive- 
ment. — 4, Discours patriotique de As- 
quith au Gulldhall, Londres, Ang., de- 
mandant des miniers d'hommes. — 4, 
Arrivée du président Poinearé à Bor- 
deaux. — 4, L'empereur Guillaume rayé 
'le la liste des aspirants au Prix Noibel. — 

5, Traité France-Russie-Angle^erre, pas 
d'arrangements de paix iudivK''u''ls. — 6, 
Ladv Str^thcona donne $50.000 pour 
maintenir les Strathcona Horses. — 6, 
L'ainbassadruT d'Espagne, reçu à Bor- 
deaux, promet amitié a la France. — 6, 
L'Autriche tente sans résultats un em- 
prunt en Allemagne. — 7, Bataille ft 
Meaux. .\lliés victorieux. — 7, Les Rus- 
ses passent la ligne de fatte des Kar- 
path"s. — 7, Un 'Oiis-niarin anglais pé- 
nètre dans Bremerhaven, envoie deux 
torpilles et .v passe la nuit. — 7, Les Al- 
li^iands aii-ètés dans la marche sur Pa- 
l'is. — 7. D'M-astation et destmcHon de 
Dinan, Belgioue, par les Allemands. — 
7, Victoire des alliés a Precy-sur-Oise, 
«uccès du tré -ér.al d'Amade. — 7, Re- 
traite des Allemands. — 7, Les Aile- 
mands battus -1 Termonde. Belgique. — 7, 

323 



HISTOIRE DE Li\ GUERRE — Suite. 



Les Allemands avancent sur Gand. — 7. 
Les alliés écrasent le flanc allemand à 
Xaiiteuil le Hardouin. — 7, Les Alle- 
mands demandent un armistice pour 
enterrer leurs morts, refusé. — 7, Le 
"Miremberg", vaisseau allemand, coupe le 
cable ausitralien à Fairming Island. — 8, 
Les Allemands perdent du terrain à La 
Fère-Chami>enoise et à Vitr.v-le-rrançais. 
8, Les alliés avancent de JO milles. — 8, 
I^s Allemands repoussés à Cappelle-au- 
Bois près d'Anvers. — 8, I^es Allemands 
battent en retraite ù Meaux et  Sézan- 
ne. — ■ 8, Le général Rusky aux prises 
avec une grande armée autrichienne. — 

8, Les Français preninent des prisonnieruS 
dans la forêt d'Argonne. — 8, Les Rus- 
ses élèvent des fortifications sur les ri- 
ves de Dniester. — 9, Les Autrichiens 
battus à Rawa, Pologne russe. — 9, Chu- 
te de Maubeuige. - — 9, Le vaisr^eau alle- 
mand, poseur de mines, ca/ptiiré par la 
flotte anglaise. — 8, Le vaisseau ILM..S. 
"Glory" arrête le steamer Montserrat ot 
débarque 68 réservistes allemands à Ha- 
lifax. — 9, Les rajahs offrent tout fl 
l'empire, hommes, chevaux, diamants. • — 

9, Les Allemands retTaver?ent la Marne. 

9, Le roi Georges V envoie un message 
de remerciements aux Dominions. — 10, 
Victoire russe à Zamosk. — 10, L'Angle- 
terre offre de recevoir un million de ré- 
fugiés belges. — ■ 10, Traités de paix si- 
gnés entre la G-rande-Bretagne, la Fran- 
ce, l'Espagne, la Chine et les Etats-Unis. 

10, Les Russes envahissent la SilêsJe. — 

10, Les Allemands envahissent l'Afriqiie 
du Sud; le général Botha appelle les 
Bœrs aux tarmes. — 10, Les Autrichiens 
évacuent Cracovie. — 11, Premier aveu 
des Allemands de défaite en France par 
les alliés. — 11, Le Kaiser écrit au pré- 
sident Wilson pour expliquer les atrocités 
à Louvain. — 11, L'''Océanic" échoué 
dans la mer du Nord, abandonué. - — 11, 
Les Belges reprennent l'offensive et en- 
trent à Louvain. — 11, Les Allemands 
envahisseurs de Nyassaland, repoussés. 

11, Les experts de "Kinjpp pris dans des 
aéroplanes â Saint-Ypre, (Belgique). — 

11, Le journal socialiste allemand le 
"Wouvoerts" proteste contre les indigni- 
tés infligées par les Allemands aux pri- 
sonniers belges. — 11, Entente entre la 
Bulgairie, la Roumanie et la Grôce pour 
museler la Turquie. — 11, Les Serbes 
s'emparent de Semlin. — 12, Le centre 
allemand cèide api'ës la bataille de Meaux. 
qui dure 4 jours. — 12, Les Russes pren- 
nent Tomasnow en Pologne et isolent 
l'aile gauche autrichienne. — 12, Les 
pertes allemandes évaluées à 5 contre un. 

12, Capture d'un convoi long de deux 
milles par le général Pau, à Nanteuil. — 
12, Les Anglais à Soissons prennent îles 
homj.ies et des canons. — 12, Les consuls 
nllemonds et autrichiens invités û quit- 
ter l'Egypte. — 12, Les Sulpisiens don- 



nent $25,000 au Fond Patriotique. — 12, 

Les Belges reprennent l'ofleiisive active 
dans le Nord. — 12, Victoire complète 
des Russes ù Lublin. — 12, Les Anglais 
prennent les archipels Bismark et Solo- 
mon dans le Pacifique. — 12, La Grecs 
concède une base a la flotte britannique 
à l'île Lemnos. — 12, 20,000 prêtres 
dans les rangs de l'armée française. — 
13, L'armée russe établie devant Kœnis- 
berg. — 13, Six des hommes Jes plus 
riches de la Hollande entreprennent de 
payer les dépenses de mobilisation de 
l'airmée de ce pays. — • 13, Le général 
Pau, ave<; l'armée de Paris, a l'hooneur 
de la victoire de aa Marne. — 14, Batail- 
le de Soissons. — 14, Retraite de l'armée 
allemande sur toute la ligne. — 14, Le 
cardinal Bourne, porteur d'une lettre du 
paipe au roi Geoi-ges V, se plaignant de 
l'action des Allemands à l'égard du car- 
dinal Mercier, de Malines. — 14, La 
station de télégra^phie S. F. allemande, 
saisîie â Hebertshœ, New-Britain, par les 
Australiens. — 14, L'Italie proteste con- 
tre l'attitiide de 'la Turquie qui supprime 
des privilèges accordés par des capitula- 
tions. — 14, Evacuation d'Amiens par 
les Allemands. — 14, Pas une goutte de 
spiritueux vendus en Russie depuis la 
mobilisation. — 15, Victoire des Russes à 
Goldap sur les Allemands. — 15, Reims 
réoccupé par lies Français. — 15, Prise 
de Czernovitz, cajpitale de la Bukowine. 
15, Le croiseur allrmand "Hela", coulé. 

15, Les Allemands reipoussés fl 
Abercom, lac Tanganyika. Les Al- 
lemands reiK>ussés au Kopje de 
Tenman Drift ipair les Bœrs. — 15, Japo- 
nais et Allemands en batail/le à Kia- 
Chow. — 15, Le sous-marln allemand, 
ayant coulé le "Pathfînder", coule à son 
tour. — 15, Défaite complète du général 
Auffenberg et de l'armée autrichienne. — 

16, Les Serbes, avec 1. "0,000 hommes en 
Hongrie, vont se joindre aux Russes. — 
16, Les Allemands se reprennent derrière 
l'Aisne, bataille reprise depuis le 14, de 
Noyon à Verdun. — 16, Troubles jI Ro- 
me, la foule demandant la participation 
■a la guerre. — 16, Rumeur, démentie en- 
suite, de l'aba/ndon de Liège par les Alle- 
lemnnds. — 16, Mort du général Douglas 
Findlay de l'artillerie royale tué A l'en- 
nemi. — 16, Le fort Troyon qui tient la 
place de Verdun, secouru. — 16, Les .\1- 
lemands ont 'déjà réquisitionné en Fran- 
ce et en Belgique .f 144,. 300. 000. — 16, 
Soissons repris par les Français. — 16, 
Ije .pi"êsident Wilson reçoit la délégation 
belge qui fait le récit des atrocités de 
Louvain. — 17, Les Serbes à 28 milles de 
Sarajevo. — 17, L'attaché militaire Ita- 
lien quitte Berlin. — 17, Les Allemands, 
renfm-cés dans l'Aisne, prennent l'offen- 
sive. — 17, Des balles explosives trou- 
vées dans les munitions autrichiennes, 
prises par les Russes. — 18, Le général 

324 



HISTOIRE DE LA GUERRE — Suite. 



français Bataille tué à l'ennemi. — 18, 
Le Japon donne à ■chaque armée alliée 
100,000 livres de thé. — 18, Contre-atta- 
que du centre allemand rehaussée. — 19, 
IjCs Allemands finissent par détruire Ter- 
monde. — 19, Convention établie par en- 
tremise de Washington pour l'échange 
des prisonniers. — 17, Le iprésident Poin- 
caré félicite 'les généraux Durand et Cas- 
telneau de la défense de Nancy. — 19, 
Le iprésident Wilson refuse de recevoir 
la délégation allemande-américaiue pour 
jjrotester contre le récit des attrocitês bel- 
ges. — 20, Destruction de la cathédrale 
de Reims. — 20, Le sous-marin australien 
A E I, perdu corps et biens. — 20, .Le 
croiseur anglais "Pegasus", en répara- 
tion, démantelé par le croiseur allemand 
"Emden", à Zanzibar. — • 20, Le croi- 
seur anglais "Camnania" coule un vais- 
seau allemand armé, à Cap Trafalgar, 
Amérique du :Sud. — 20, Les Russes sai- 
sissent Krohesow. — 20, Cambridge offre 
l'hospitalité û l'Université de Louvain. — 
21, Bombardement de Soissons. — 21, 
Le journaJiste Know Magee, de Winni- 
peg, arrêté pour commentaires sur le 
camp de 'Valcartier. — 21, L'ambassa- 
deur Jusserand à Washington proteste 
contre la destruction de la cathédrale de 
Reims. — 21, La société humanitaire al- 
lemande des E.-U. proteste contre la 
sauvagerie du Kaiser. — 21, Le gouver- 
nement canadien décide d'envoyer en 
Angleterre toutes les troupes réunies à 
Valcartier. — 21, Le Kaiser se met à 
l'abri dans le Luxemlxjurg. ■ — 21, Le 
Pape proteste aupa-és du Kaiser et de 
l'empereur P'rançois-Joseph contre la des- 
truction de la cathédrale de Reims. — 21, 
Six vaisseaux anglais saisis dans le gol- 
fe du Bengale par le croiseur "Emden". 

21, Un sous-marin allemand coule trois 
croiseurs anglais "Aboukir", "Hogue" et 
"Cressy", 1100 hommes perdus. — 22, 
Les Serbes arrivent â Sarajevo. — ZZ, 
RLciotti Garibaldi a i-eci-uté 5000 de ses 
cheimises rouges. — 22, Les Russes ont 
pris Jaroslow sm- la route de Cracovie, 

22, Le général Loiiis Botha prend le com- 
mandement de l'armée de l'Afrique du 
Sud. — 22, Lie croiseur anglais "Ber- 
wick" prend le croiseur auxiliaire alle- 
mand "Spreewald" dans l'Atlantique. — 

22, Dernière station de T. S. P. dans le 
Pacifique à Nauru. détruite. — B2, Les 
Français débarquent une pièce de marine 
ipour bombarder le port de Cattaro. — 22, 
Les aviateurs de marine anglaise dévas- 
tent avec des bombes le camp des zeppe- 
lins a Dusseldorf. — 22, Le Canada fait 
don à l'Angleterre de 134 canons. — 23, 
Madras (Inde) bombardé par r"Emden". 

23, Affiches posées dans Berlin portant 
"A bas le Kaiser". — 23, L'.ambassadeur 
turc quitte Washington pour avoir criti- 
qué les Américains. — 23, Le "Montro- 
se' échoué dans la Ijilre près de Saint- 



NazaLi-e avec du foin et de l'avoine du 
Canada. — 23, Délégation belge à Mont- 
réal, — 23, Les Anglais aident les Japo- 
nais pour la prise de Tsing-Tau. — 23, 
Le gouvernement du Canada établit la 
censure des téléphones, — 24, La deman- 
de de faire passer ses troupes sur le ter- 
ritoire suisse, refusée à l'Allemagne. — 

24, L'ambassadeur Jusserand à Washing- 
ton dépose une protestation officielle et 
la preuve des infamies allemandes. — • 24, 
Embarquement des troupes à Valcartier, 
escortées par l'escadre de l'amiral Ver- 
mys. — 25, Les Allemands se chargent d^- 
la défense de Oracovie. — 25, Les AUe- 
mansd ont déjû disti-ibué 30,000 déco- 
rations Croix de fer. — 25, Le combat 
reprend à Noyon sur l'Aisiue. — 25, Les 
Allemands s'installent à .S:dnt-LA[ihi 1. 

— 25, Le télégraphe Marconi ù Strats- 
conel. Mass., fermé ])ar les Etas-Unis. 

— 25, Sir Lomer Gouin lance dans 
Québec un mouvement pour aider la 
Belgique. — 25, Le général allemand 
Steuger ordonne à ses soldats de tu-er 
tous les Français qui leur tombent 
sous la main vivants ou blessés. — 

25, Bombardement de Tsing Tau, en Chi- 
ne. — 25, Les Australiens saisissent la 
Nouvelle-Guinée allemande du groupe 
Papuna. — 26, Les Autrichiens quittent 
la Bosnie. — 26, Les Allemands repous- 
ses sur la rivière Orange. - — 26, Un zep- 
pelin lance des bombes à Ostende. — 86, 
Une canonnière française s'empajre de 
Coco Beach Cameroun. — 26, Les forces 
alliées débarquées à Lissa, en Dalmatie. 

26, Le général Pau capture en Alsace 
un convoi de munitions long d'un mille. 

27, Un aéroplane jette 4 bombes à Paris, 
un vieillard tué. — 27, Lutte désespérée 
dans l'Argonne et sur l'Aisne. — 27, 
Avant-postes cosaques aiTivent à Farrow, 
50 milles de Cracovie. — 27, Mons dé- 
vasté. — 27, Le choléra éclate à Trles- 
te. — - 28, La typhoïde pai-mi les troupes 
allemandes. — 28, Les Allemands paient 
une indemnité de $1,000,000 au Luxem- 
bourg. — 28, Les Japonais arrivent près 
de Tsing Tau. — 28, Les Serbes battent 
les Autrichiens sur la Drina. — 28, Les 
Allemands lèvent un emprunt de guerre 
de $1,250,000. — 28, Un zeppelin abattu 
a Modlin, Pologne russe. — 28, Le géné- 
ral boer Joubert va a Bordeaux offrir ses 
services à la France. — 29, Les Autri- 
chiens s'emparent des propriétés du C. P. 
R. en Autriche. -^ 29, Efforts désespérés 
des Allemands pour percer la gauche des 
alliés. — 28, Reddition complète des 
Camerouns allemands, — 28, Les Russes 
entrent en -Hongrie. — 28, Les Français 
reprennent le C^ngo cédé aux Allemands. 

28, Bruxelles, à la suite de l'arrêt du 
bom-gmestre Max, paie une indemnité de 
$6,000,000. — 28, L"'E5mden" coule qua- 
tre navires anglais dans le golfe de 
Bengale. — 28, Un aéroplane qui a laa- 

325 



HISTOIRE DE LA GOERRE — Suite. 



cC- des bombes ù Paris dimanche, est 
abattu à Montereau. — 28_ Les Japonais 
Investissent complOtL'nient ïsi g Tau. — 
28, Les Chinoîs font sauter un pont cm 
ployé par les Japonais à Wcï Ilseiu^ 
(Canton). — 29, Sortie des Belges d'An 
vers à Aerschf>tt. — 29, Japo.iais et An 
glais bombardent Tsiug-Tau. — 29, Re- 
prise de Péronne. — 30, Les dépêc' es 
allemandes avouent un recul. — 30. 
Saint-Mlhiel repris. — 30, Le journal d 
Clemenceau à Toulouse, " Homme Li- 
bre," suspendu par le gé iPral Bii.loid. 
— 39, Une escadre anglaise entre dans 
le Pacifi(iue par le détroit de M igellau. 
OCTOBRE. — ]_ Un torpilleur aluemaml 
coulé a Tsing-Tau. — 1, Dix navires 
allemands capturés aux Camerouns pir 
le croiseur anglais "Cumbi'rljnd.'' — 1, 
Le gOnt-ral eu clief autrichien Auffenburg 
pris du choléra. — 1, L'Italie piotcst. 
contre les miies flottantes autrichiennes 
et reçoit $1,000,000 d'indemnité. — 1, 
L'Angleterre achète l'aéroplane America 
QuI devait traverser l'Atlantique. — 1, 
Arrivée à Marseilles des troupes indien- 
nes. — 1, La France rétablit le titre de 
maréchal. — 2, Combat il Roye. Aisne. 

2, La flotte aillée bombarde Pola, ar-ê 
nal de l'Autriche. — 2, Les Serbes cap- 
turent Vlasienitz. — 2, Trois victoires 
russes en Pologne russe. Retraite des 
Allemands à Sulvolki, échec du bombar- 
dement allemand a Ossow'jetz. échec de 

l'attaque allemande d'Andrejcw. 2, 

Victoire rus e a Guwalke. — 2, Echec 
français, sortie d'Arras. — 2, Les Alle- 
mands bombardent encore Reims. — 3, 
L'AngleteiTe annonce qu'elle va planter 
des mines. — 3, Deux vaisseaux auxi- 
liaires allemands "Rlilos" et "Italo" 
coulés par une canonnière française. — 

3, La station T.S.P. do l'île F.in ling, dé 
truite par le "Ni:remb'rg". 3, Le cholé- 
ra çn Al'omagne. — 3, Le gouvernement 
fédéral décide de donner $50,000 à la 
Belgique. — 3, Les croiseurs allemands 
bombardent Papeet«, capitale de Taïtl.— 

3, La Grèce défle le Kaiser au cfis où la 
Ttirquie entrerait en li"e. — 3, La pro- 
vince de Québec décide de donner $25,000 
a la Belgique. — 3, Les alliés obli-és do 
reculer à Roye. — 4, Lp Czar sur le front 
des troupes devnnt Crncovie. — 4, ^r. 
Poincarré va visiter les avant-postes. — 

4, Victoire des Ru ses à Augustowo. 

4, L"'Empress of Russia" du C. P. R. 
jette a la côte a l'île. Cibu la "Pri'icess 
Alice". — 4, L'aviateur français Polret 
reçoit du Czar la croix militaire russe 
4, L'ambassade anglaise retourne à Pa- 
ris. — 4, Les troupes anglaises envoyées 
a la défense d'Anvers. — 5, Anvers fait 
appel aux alliés pour faire lever le slC- 
ge. - 6, Mouvement tournant étendu Jus- 
qu'à la frontière belge. — 6, Un croiseur 
et 2 canonnières aiUcmandes coulées ù 
Kiao Chow Boy. — 6, Le Comte Zeppe- 



lin se rend a Willenshaven pour prépa- 
rer l'invasion aérienne de l'Angleterre 
i>ar l'Allemagne. — 6, Les Japonais 
prennent les îles Jaluit du groupe 
durshall. — 7, I>e sous-marln anglais 
K. G. détruit un coutro-torpUleur alle- 
na;ul sur l'Dms. — 7, Le Gouvernement 
canadien décide d'envoyer un deuxième 
-ontingent. — 7, Raid de cavalerie aille- 
mande autour de I-ilIc. — 7, l'rz mysl 

onib inlé pr les Russes. — 8, L'hon. 
Mazen remplace comme ministre de 
milice l'hon, Sam. Hughes parti en An- 
jleterre. — 8, Les Se.bes attaqués par 
les Bulgares. — 8, Le bombardement 
l'Anvers commencé. — 8, Les Russes 
rictorieux a Marmaros Szigot. — - 8, At- 
taque des iaéroplanes sur zeppelins a 

>nsseldorf. — 8, Le Lt.-Col. Gaudet 
nommé commandant du Régiment Royal 
Canadien-Français. — 8, Deux bombes 
lancées sur Paris. — 8, Succès du raid 
mglais sur les zeppelins à Dusseldorf. — 
8, Les Russes se rapprochent de Thorn. 
?, Victoire des Anglais sur l'Aisne. — 9, 
Un zeppelin abattu a Anvers. — 9, 
r/.\ustralie décide d'envoyer $500.000 en 
Belgique. — 9, Un sous-marin italien, 
'■cUappé a Spezzia, rattrapé à Bastia et 
remis a l'Italie. — 10. L'armée belge 
sort d'Anveis. — 10, L'Angleterre ac- 
cepte un 2e contingent canadien, — 10, 
Le don des femmes canadiennes sert à 
acheter de motor-ambulances pour le 
front. — 10, 32 navires allimands ex- 
ploses a Anvers. — 10, Mort du roi de 
'loumanie. — • 10, Chute d'Anvers. — 11, 
200 fusllliers marins internés en llolliu- 
de. — 11, Huit bombes lancées sur Paris, 
légers dommages à la cathédraile de No- 
tre-Dame — 11, Foim:itlon, à Paris, 
d'un corps de surveillance aérostatique. 
11, Réjouissances allemandes à cause de 
la chute d'Anvers. — 12, Les forts ré- 
sistent encore a Anvers. — 12, Trois tor- 
pilleurs autrichiens coulés piir la flotte 
anglo-française. — 12, L'Italie fait re- 
venir ses réguliers de Tripoli. — 12, Les 
Allemands repoussés a Gand par les al- 
liés et les Belges. • — 12, Prise d'Arras 
par les aliliés. — 13, Les Belges trans- 
portent lem- capitale d'Ostende au Havre 
en France. — 13, Les Allemands occu- 
pent Gand. — 13, Solomon Maritz, colo- 
nel boer est en réb 'Pion contre l'Union 
de l'Afrique du Sud, partisan des Alle- 
mands. — 13, Le croiseur russe "Palla- 
da" explosé dans la Baltique. — 13, Le 
générai Zupeli, ministre de la guciTe en 
Italie. — 14, Les Allemands pris dans 
une eimbuscade à Gand. — 14, Le gou- 
vernement belge reçu avec les honneurs 
militaires au Havre. — 14, La loi mar- 
tiale proclamée dans l'Afrique du Sud. — 
14, Victoire i-usse a Suwalski. — 14, Les 
alliés occupent Ypres en Belgique. — 14, 
Bataille titanesque en marche sur Ha Vis- 
tnle. — 14, Entrée di's Allemands il Os 

326 



UlSTuacE L>E LA GUEKKK — Suilf . 



iciulc. — 15, Le mouvement allemand au 
uord-ouest de la France, arrêté. — 16, 
Défaite des Allemands à Varsovie, des 
milliers de tuGs et prisonniers. — 15, Les 
deux consorts de l"'Emden", le "Mar- 
komannia" et le "Pontports", coulés û 
Sumatra. 60 prisonniers. — 15, Les Rus- 
ses avauc<:Mit il Goldap. en Prusse orien- 
tale. — 15, Les trooipes canadiennes dé- 
barquées à Plymouth, Angl. — 16, Les 
Russes saisissent, klans la mer NoLre. 
deux vaisseaux alli'tn.ands transportant 
des céréales <le Galatz à Rustendge, 
Roumanie. — 15, Los Allemands ont 
perdu 15,000 hommes à Arras. — 15, Le 
siège de Przemysl continue; la ville est 
décimée par le choléra. — 15, Capture, à 
Nanaïmo, d'un launch allemand avec 
T. S. F. — 15, Le loi martiale au Con- 
go portugais. — • 15, Mobilisation dans 
l'Afrique portugaise. — 15, Le vaisseau 
allemand "Comet" avec T. S. F. saisi dans 
l'aiichipel Bismarlj. ^ 15, Occupation al- 
lemande de Bmges. — 16, Incendie d ■ 
l'arsenal de Trieste et d'un drcadnaught 
en chantier. — 15, Arrestation pour tra- 
hison d'un aflrent de billets à Montréal, 
Schafer, Autrichien naturalisé qui en- 
voyait des réservistes en Autriche. — 15, 
Assemblée du Parc Sohmer pour pousser 
le recrutement du régiment canadien- 
français, — IC, Le croiseur anglais 
" Hawlje," coulé par un sous-marln al 
leimand. — 16, Les non-conib:ittants ont 
quitté Anvers. — 16, Premi&re rencontre 
avec les rebelles br>ers, 80 capturés il 
Raledrat. — 17, La France envole «lu 
vaccin anti-cholérique ù la Serbie. — 17, 
Tout le personnel du consulat anglais 
à Berlin arrêté. — 17, Le croiseur 
" UndauTited " coule quatre torpilleurs 
allemands. — 17, L'Allemagne envoie 
à la Turquie $5.000,000 en or pour 
maintenir la mobilisation. — 17, Ca- 
nonnière allemande capturée par la 
Nouvelle-Guinée. — 17, La canonnière 
allemande "Geier" Internée a Hono'ulu. 
18, Le croiseur japonais "Tokachiho", 
coulé par une mine dans la baie Kiao 
Chow. — 18, Un sous-marin autrichien 
coulé a Cattaro par un croiseur français. 
18, Un vaisseau allemaud, poseur de mi- 
nes. cai>turé par l""Undaunted". — 18, 
Bagarres anti-allemandes ù Londres. — 
18, La marche allemande sur Varsovie, 
arrêtée. — 19, Les rebelles de Marltz, en 
grande partie faits prisonniers; la révol- 
te est étouffée. — 19, La flotte de la 
mer Noire mobilisée. — 19, Attention 
concentrée à Lille, Armentières et La 
Bassée. — 20, Un toripilleur allemand dé- 
truit à Kiao Chow. — 20, Distribution 
du recrutement par le nouveau corps ex- 
péditionnaire canadien, annoncée. — 21, 
Vingt-deux vaisseaux de guerre ajoutés a 
la flotte anglaise depuis que la guerre est 
commencée. — 81, Combat à Nleuport, 
Dîxraude et La Basséo. — 21, Les Al- 



lemands repoussés à 45 milles de la Vis- 
tule. — 22, Les Allemands en retraite 
devant Varsovie. — 22, Les alliés occu- 
pent Courtrai. — 22, Les étudiants rus- 
ses admis dans l'armée. — 22, Trois mo- 
nitors anglais "Severn", "Iluniber" et 
"Mersey" devant Ostende. — 23, Les 
vaisseaux français rendus devant Osten- 
de et Nieuport. — 23, Un contre-torpil- 
leur allemand capturé, eu essayant de 
se sauver de la baie de Kiao Chow. — 
23, Raymond, aviateur, membre du sénat 
français, décoré, meurt de ses blessures. 
23, Les Allemands construisent des pon- 
tons pour tenter un débarquement en An- 
gleterre. — 23, Treize steaiaers anglais 
coulés par le croiseur " Kailsruhe." — 

23, Le président Poinearé annonce que 
des troupes fraîches comprenant 500,000 
hommes, sont prêtes pour le général 
Joffre. — 23,. Le Kaiser recule ses 
quartiers d'iiiver de la Pologne russe 
oour s'établir en Silésie. — 24, Reprise 
d'Altkirch à la baïonnette. — 24, Le bri- 
se-glace canadien "Earl Grey". arrivé à 
ârkangell, Russie. — 24, La flotte alle- 
mande en Turquie refuse le combat de 
la mer Xoire et rentre dans le Bosphore. 

24, L'hon. Sam Hughes nommé major-gé- 
néral. — 25, Le prochain corps expédi- 
Mon'ialre canadien fixé a 10,000. — 25, 
Terrible bataille d" l'Ysev. — 25. Berns- 
troff à New-York menace le Canada d'in- 
vasion. — 26, Le Allem-inds repoussé* 
à 50 milles de la Vistuile. — 25, Mort du 
général Douglas, chef de l'état-major de 
l'armée du général French. — 26, Un 
sous-marin all'^ma'id coulé par H. M. S. 
"Badger". — 26, Défaite des rebelles du 
rap;,le Col. Maritz blessé. — 27, Anni- 
versaire de la capitulation de Metz en 
1870, les Allemands sur la défensive. — 
27, Les Allemands chassés de l'autre cO- 
fé de l'Yser. — 27, Soulèvement aux 
Etats-Unis contre la déclaration de 
Bernstroff sur la doctrine Monroe. — 27, 
Le major-général Enen von Falkenhagn 
rmeplaee de Moltke malade. — 28, L"s 
Allemands perdent 20.000 hommes sur 
l'Yser. — 28, Occupation de Lodz par les 
Russes. — 28, Révolte des gé'ié''nnx boers 
de Wet et Revers. — 29, Le général Bo- 
tha met en déroute le commando du gé- 
néral Christian Beyers. — 29, " L'Em- 
den" pénétre â Penang et torpille le 
"i-oisenr rus*e "Jimtchug" et le contre- 
torpilleur français "Mousquet."' — 29, Un 
canon 42c. allemand éclate, 250 p 'rson- 
nes tuées. — - 30, Démission du premier 
Tjord des mers d'Angleterre, Louis de 
Battenberg, remplacé par Lord Pisher. 
— La Turquie entre en guerre avec la 
Russie et bombarde les ports du Cau- 
case. — SI, L« Mexique donne ses passe- 
ports a l'ambassadeur belge. — 81, I/es 
rebelles de l'Afrique du Sud capitulent 
en masse. 



u; 



COUT DE LA GUERRE 



Naturellement les opinions varient il 
ce sujet, particulièrement si l'on fait 
entrer seulement en ligue de compte les 
dépenses militaires. 

Ainsi un expert militaire estime qu'il 
y a aetuellement huit millions d'hommes 
sous les armes. 

Si l'on prend comme base la guerre 
des Balkans oïl le cofit de chaque homme 
en service actif s'est monté à $2.50 par 
jour, la dépense de la guea-re s'élèverait 
•X $20,000,000 par jour. On peut .se rendre 
compte de la difficulté d'évaluer exacte- 
uieut ces chiffres en montrant que la 
guerre de l'Afrique du Sud a coûté ù 
l'Angleterre £8,400,000 par mois tandis 
que le gouvernement anglais pense pou- 
voir s'en tirer pour la guerre actuelle 
avec £5,000,000 par mois. L'aveulir dira 
si elle a calculé juste. 

Les chiffres qui paraissent les plus 
près de la vérité sont les chiffres sui- 
vants fournis il y a deux ans par le 
Prof. Charles Richet, de l'Université de 
Paris, poux établir les frais journaliers 
d'une guerre européenne. 

Il calcule que les pouvoirs belligérants 
mettront 21,000,000 d'hommes sur pied, 
et établit comme suit le coût d'une 
luitte de ce genre par jom-. 
Subsistance des hommes.. ..$12,000,000 
Subsistance des chevaux . . . 1,000,000 
Solde (taux européen). .. .' 4,250,000 
Salaire des travailleurs dans 

les arsenaux et les ports 

(cent occupés par jour).. 1,000,000 
Transiports (60 milles, dix 

jours) . . 2,100,000 

Transport des provisions.. .. 4,200,000 
Munitions, infauterie, dix car- 
touches par jour 4,2Q0,000 

Artillerie, dix coups par jour. 1,200,000 
Marine, deux coups par jour 400,000 

Equipement '. 4,200,000 

Ambulances : 500,000 blessés 

9u malades ($1 par jour) . . 000,000 

Armement 500,000 

Réduction d'importations.. .. 5,000,000 
Secoui-s aux pauvres (20 cts 

par jour, 1 pour cent).. .. 6,800,000 
Destruction de villoS, etc.. .. 2,000,000 

Total $49,950,000 

Supposons donc que le prix d'une guer- 
re européenne soit de clinquante millions 
de dollars par jour, en dehors des pertes 
de biens et d'existences, une guerre 
d'une année coûtera $18,250,000,000, dix- 
huit billions ou milliards deux cent cin- 
quante millions de dollars. 

Les pertes d'hommes nécessaires pour 
faire marcher les grandes industries, le 
commerce et l'agriculture des pays bel- 
ligérants, seront proportionnées à cet ar- 
gent dépensé. 

Si l'on songe qu'en trente années l'en- 
tretien des armes et des flottes de pays 
en guerre ainsi que les constructions na- 
vales ont coûté plus de vingt bllUous, 



on peut se faire une idée des dépenser 
dans lesquelles l'Europe a été enti'aîués 
pour la préparation du co.'iHit aetuel. 

La constniction du canal de Pauama, 
œuvre la plus utile du siècle, a demandé 
à peu près 370 millions, mais la prépa- 
ration du massacre européen est revenue 
à soixante fois plus cher. 

La richesse totale des belligérants est 
évaluée il deux cent soixante-dix billions 
ou milliards de dollars : en treize ans, 
l'entretien des armes et des flottes, et 
la construction de vaisseaux de guerre 
a dépassé vingt billions de dollars, ou ù 
peu près 13 p. c. de la richesse totale 
des pays engagés. Cet argent employé à 
construire des chemins de fer et à déve- 
lopper une marine marchande aurait fait 
de ces pays les plus grandes puissances 
commerciales du monde. 

Les dépenses pour la construction na- 
vale en Angleterre seulement, de $48,- 
940,000 qu'elles étalent en 1900, sont 
montées graduellement jusqu'à atteindre 
le chiffre de $80,505,000 pour- l'année 
fiscale 1913-14. 

Pour éviter la banqueroute, il sera 
probablement nécessaire de quadrupler 
les taxes de l'Ailemagne et de la lAi-ance 
déjà si chai'gées, et cela avant six se- 
maines : c'est la le lourd fardeau que 
l'Europe s'est placé sur les épaules et 
dont il faudra peut-être près d'un siècle 
pour se débarrasser. 

Mais ces calculs ne sont rien s'il faut 
en croire une autre autorité. 

Nicola ïcsla, le grand inventeur élec- 
tricien, prédit que la guerre européenne 
coûtera au bas mot 70 milliards ou )i! 
lions de dollars. Cette guerre prenda 20 
millions de combattants. Certaines per- 
sonnes évaliuent le coût pai- jour â 50 
millions de dollars, mais ce chiffre est 
(trop mod(e.ste. Les calculateurs ne 
voient que les frais des opérations mili- 
taires, mais cela ne forme qu'une frac- 
tion des dépenses. 

On aie peut arriver à un chiffre exact 
qu'en tenant compte des effets de la 
guerre sur toutes les phases et condi- 
tions de l'existence nationale. Les cal- 
culs statistiques ne visent que de« 
chiffres et non des valeurs morales. Ils 
ne peuvent donc donner en aucune façon 
l'idée des pertes qu'embrasse une guerre 
de cette envergure. 

Enoncées en ordre de grandeur ces 
pertes peuvent s'énuraérer comme suit : 

Premièrement. — • Réduction temporai- 
re ou permanente de la richesse des 
nations, considérée indépendamment des 
valeurs négociables. Les richesses tota- 
les des pays intéressés sont d'à peu 
près TROIS CENTS billions ou milliards 
de dollars. Supposons un rendement mo- 
dique de 10 p.c, supposons que la guerre 
dure six ou sept mois comme le pré- 
voient des experts, ou 200 jours, cette 
réduction s'élèvera par jour à $150 mil- 
lions. 



328 



COUT DE LA GUERRE — Suite. 



II est bien sûr que cette dépréciation 
de possessions matérieliles est surtout due 
à l'ignorance et à la défaillance des 
gens, car les biens sont toujours là, et 
quelques-uns demeurent indestructibles. 
Néanmoins, les nations bellig-érantes per- 
dront flu crédit 'et du pouvoir d'achat 
et subiront une période indéfinie de souf- 
frances et de privations qui doit être 
évaluée comme perte d'argent. 

Deuxièmement. — Pertes de tonte 
nature, collectives et individuelles, cau- 
sées par l'entrave que la gueiTe met an 
fonctionnement des manufactures, des 
industries et du commerce. 

Cet effet se répercute particulièrement 
sur le marché des valeurs négixîiables 
qui constituent de 20 à 30 pour cent de 
la richesse nationale. Pour des raisons 
faciles à comprendre, ces pertes peuvent 
être très considérables et pour la pé- 
riode précitée, on peut évaluer cette ré- 
duction de fortune à cent millions de 
dollars par jour. 

Troisièmement. — Pertes spécifiques 
dues ;\ la destruction de la propriété pu- 
blique ou particulière, .v compris les 
iuistruiments et le matériel de guerre. Ce 



montant peut dépendre beaucoup du sort 
de la guerre, mais peut être évalué à 
50 ou 75 millions de dollars par jour. 

Quatrièmement. — ' Pertes de vies ou 
incapacité par suite de blessures ou ma- 
ladie. Si l'on se base sur la guerre des 
Balkans on peut évaluer les pertes en 
tués ou blessés il 15 par cent, ce qui fait 
pour la prériode précitée un total de 
$2.000,000. En prenant poiu' la moyenne 
$2,5.55 par individu, cette perte peut être 
évaluée il 14 millions de dollars par jour. 

Cinquièmement, — Dépense quoti- 
dienne des opérations militaires qui peut 
se monter à 25 ou 30 millions de dollai-s 
par jour. 

En vertu de cette estimation en gros 
la dépense totale d'une guerre de ce 
genre ne peut être moindre qve soixan- 
te-dix MILLAEDS DE DOLLARS OU 20 p. 
c. de la richesse totale des pays eu jeu. 

Dans les meilleures circonstances pos- 
sibles il faudra de quarante à cinquante 
années pour réparer les dommages finan- 
ciers sans pai-ler de la détérioration des 
races et du recul des progrès sociaux 
dans tout sens. 



L'HEROÏSME CIVIQUE 



le président de la république 

française honore la grandeur 

d'ame du maire d'un village 

Paris, 19 seipt. — Le président de la 
République vient de signer le décret par 
lequel Joseph Benoit, maire de Badon- 
viller dans le département de Meurthe- 
et-'iloselle. est fait cbevaJier de la ré- 
gion d'Honneur. I<e nouveau chevalier a 
fait preuve d'une force de caractèire et 
d'mne grandeur d'Snne Ivéroïques. 

'Les soldats .allemands ayant brillé sa 
maison 'et assassiné sa femme, il sauva 
par la suite Ta vie d'un Allemand qui 
avait été arrêté. La popnHation du villa- 
ge, rendue furieuse, voulait à toute 
force lyncher le prisonnier. Or Benoit, 
ni.a'lgré sa douleur profonde, protégea 
l'Alleoiand contre la colère populaire et 
remit son prisonnier à l'autorité mUi- 
taire, puis il continua à remplir ses 
fonctions périlleuses de premier magis- 
trat du vi'llagre. 

COULOMMIEES A REFUSÉ DE PAYER 

Londres, 10 sept. — Le correspondant du 
" Times " il Coulommie,rs, département 
de Seine-et-Marne, déclare que le maire 
de cette ville s'est absolument refusé fl 
verser axix Allemands la taxe de $20,000 
dont ils avaient frappé la ville pendant 
leur court séjour. Le maire et le procu- 
reur de la RépubDique devaient être fu- 
sillés : la musique allemande joua la 
marche funèbre de Chopin pour impres- 
sionner les deux condamnés. Les Alle- 
mands reçurent du quartier-général l'or- 
dre de battre en retraite avant d'avoir 
pu exécuter le maire et le iwocuteur de 
la République. 



ÉPOUSE ET MÈRE DE HÉROS 

Paris. 7. — Mme de Castelnau, femme 
du général dont le notm est cité comme 
devant figurer dans la promotion de ma- 
réchaux de France vit, depuis le com- 
mencement de la mobilisation, dans le 
Midi. Ceux de 'ses enfants qui ne se sa- 
crifient pas en ce mom'ent, il côté de leur 
père, sont demeurés auprès d'elle. 

Ijorsque survint au château la nouvelle 
de la mort de Xavier de Castelnau tué 
aux côtés de son père, le général, 'Per- 
sonne n'osait en avertir la pauvre mère. 
Mlles 'de Castelnau chargèrent le curé do 
ce soin. 

Le lendemain matin, à la première 
messe, Mme de Castelnau, selon son ha- 
bitude, s'approcha de la sainte table. 'Le 
l>rêtre n'a pas osé encore lui faire part 
de la terrible nouvelle, mais en se trou- 
va'nt brusquement devant elle, il est si 
vivement ému que sa main qui présente 
l'hostie tremble comme une feuille dans 
le vent. 

Mme de Castelnau, qui s'étonne, relève 
la tête, aperçoit le vlsagie bouleversé du 
'prêtre et comprend. Alors, à mi-voix, 
aussi pâle que l'iiostie qu'on lui offre, 
aussi stoïque devant l'autel que son ma- 
ri, la-bas, sur le champ de bataille, elle 
demande simplement, dans un souffle : 
" Lequel ? " 

UNE HÉROÏNE DE LA GUERRE 

Paris, 12 sept. — Au nombre des bles- 
sés an cours du combat de Noisy-Je-Sec, 
se trouvait une jeune blanchisseuse re- 
vêtue de l'uniforme du soldat français. 
L'officier commandant l'ambulance l'a 
I félicitée de sa bravoure. 



329 



ESQUISSE D'UNE BATAILLE 



I/es grandes branches de bataille de 
l'année sont l'Infanterie, rartlllerle, et 
la cavalerie. 

La tâche de la cavalerie dnxant la mo- 
bilisation et la concentration, est de for- 
mer un rempart pour le reste de l'armée, 
d'^Iairer et dR percer le rempart de 
l'ennemi, essayer de découvrir sa force, 
sa position exacte, et ses intentions. 
Dans ces reconnaissances la cavalerie est 
soutenue par l'artillerie et de petits 
corps d'infanterie transportés en wagons 
ou en automobiles pour pouvoir suivre 
les cavaliers. La principale valeur de la 
cavalerie consiste dans ses expéditions, 
comme éclaireurs. Au cours de la ba- 
taille la cavalerie est employée dans les 
moments suprêmes, dans une charge à 
mort pour arrêter la marche de l'ennemi 
et doner le temps à l'infanterie de se 
rallier ou de se tirer d'un mauvais pas. 
Telles furent les charges de la Brigade 
Légère à Balaclava, celle des cuirassiers 
français à Reichschoffen et la charge de 
la division Margueritte par GallLfet â 
Sedan. 

L'infanterie, la " reine des armées," 
va de l'avant en de lourdes colonnes. 
Quand elle arrive à la portée du feu de 
l'adversaii-e, sa marche est protégée par 
sa propre artillerie, toujours en duel 
avec les batteries ennemies. De ce mo- 
ment le succès dépend entièrement de la 
coopération de l'artillerie avec l'infan- 
terie et de la protection donnée à l'in- 
fanterie; 

Une colonne d'infanterie peut com- 
prendre un régiment ou une brigade, 
même une division — 16,000 fusils. 
Voyons un peu ce que peut être une ba- 
taille. 

Disons que les troupes ont reçu ordre 
de marcher sur un chemin déterminé, 
vers une gare de chemin de fer dont 
elles doivent s'emparer. Durant la mar- 
che les ti'oupes rencontrent l'ennemi qui 
occupe les hauteurs dominant la route et 
la gare de chemin de fer. 

Leur tâche immMiate est de déloger 
l'enne^il de ces hauteurs. 

L'artillerie ennemie sur ces hauteurs 
ouvre le feu dirigé sur l'infanterie qui 
s'avance en bas. Ces troupes se déve- 
loppent en toute hSte sur un large front. 
On ne peut découvrir )a position de l'en- 
nejnl sur ces hauteurs si ce n'est par 
les éclairs que lance l'épée des officiers 
frappée par les rayons de soleil ; ses 
batteries sont visibles ; seuls de légers 
nuages de fumée dans le lointain et la 
direction des obus peuvent indiquer va- 
guement la position des canons cachés 



par la hauteur. L'artillerie de notre for- 
ce d'attaque en bas se met rapidement 
en position pour le feu. Quand les ca- 
nons sont placés, Us attendent l'ordre de 
tirer jusqu'à ce que les commandants de 
Icitteries aient réussi à monter sur une 
certaine éminence d'où ils peuvent ob- 
server les positions de l'ennemi et faire 
des signaux ù leurs canoniers pour leur 
indiquer la position des canons, leur élé- 
vation et la distance des autres. 

Le but de nos batteries sera de loca- 
liser exacteme'it les canons ennemis et 
lie leur imposer silence, couvrant ainsi 
notre infanterie d'avant-garde qui a lais- 
sé un groupe de réserve en arrière. A 
environ 15,000 verges de l'ennemi, notre 
infanterie commencera à tirer. A ce mo- 
ment notre artillerie charge prompte- 
ment et lance ses obus sur les positions 
de l'ennemi. Notre infanterie se lauci- 
aussi loin que possible en avant, ga- 
gnant le plus de terrain qu'elle peut. 
C'est alors que la véritable bataille d'in- 
fanterie commence. 

On n'avance pas en rangs et en masses 
solides : l'infanterie par petits groupes 
avance régulièrement, se jetant à terre 
pour éviter les balles, attendant une 
nouvelle occasion derrière les roches et 
les arbres, ou si le terrain est uni se 
creusant de petits retranchements dans 
le sol avec la petite bêche qu'elle porte 
toujours. Pendant ce temps, les réserves 
se sont avancées pour renforcer la ligne 
de feu et donner leur appui aux endroits 
affaiblis par l'ennemi. 

Quand l'infanterie a enfin gagné l^ 
point où l'on peut tenter une charge à la 
baïonnette, soit 200 verges, de l'ennemi, 
nos batteries augmentent leur feu. Notre 
infanteive, couchée sur le sol, reçoit une 
série d'ordres qui courent de bouche en 
bouche, i-épétée par chaque hoomme à 
son voisin. Le premier e.st de fixer la 
baïonnette au canon, puis plusieurs coups 
de feu, puis : " En avant, il la baïon- 
nette." Chaque homme répète ce com- 
mandement, la troupe bondiit et s'élance 
en avant. 

L'artillerie couvre l'iofantei'ie ennemie 
d'obus, puis le feu cesse dès que notre 
infanterie est ;\ cent verges de l'ennemi. 
Nos hommes s'élancent dans les ligues 
ennemies et leur déchù-ent les entrailles 
avec leur arme terrible. 

Tout le long du champ de bataille, de 
pareils combats ont lieu, avec des succès 
différents, de soi-te que le front d'une 
armée peut plier à un endroit, tandis 
qu'ailleurs il remporte des succès qui dé- 
cident du sort de la bataille. 



UN GENERAL DECORE 



PREMIER DÉPUTÉ TUÉ 



Le général T. de Maud'huy, de la 80e 
brigade d'Infantea-Ie du 6e corps d'armée, 
a reçu sur le champ de bataille la croix 
de grand commandeur de la liégiou 
d'Honneur. 



La liste des morts contenait le nom de 
PieiTO Gougeon du déparlement de 
l'Aisne, le premier des députés tombé 
sous le fou de l'ennemi. 



?>30 



CHIFFRES STUPEFIANTS SUR LA GUERRE 



Xies statistici&ns ont iwr&parê des chif- 
fres stupéfiants sur la guerre aotuelle 
qui est la plus grande de l'histoire. 

Après plusieurs cailculs basés sur des 
faits et des données relatives 1 la guer- 
re, un statisticien dit que les armées 
d'Allemagne, de France, d'Angleterre, de 
l'Autriche, de la Russie, de la Serbie, 
du Monténégro, de la Belgique et de l'I- 
talie, se chiffrent à plus de vingt mil- 
lions d'hommes qui, couchés â six pieds 
de distance l'un de l'autre, formeraient 
une file longue de 120 millions de pieds, 
soit une distance de 22.728 mlUes ; pres- 
que de quoi encercler le globe. 

Les statisticiens prétendent qu'il fau- 
drait .585 vaisseaux du tonnage '' 'n- 
terland " pour transporter une telle ar- 
mée sur l'Atlantique. 
Un homme ordinaire absorbe à pou prfs 
deux livres et demie de nourriture par 
jour, ce qui veut dire qu'il faut pour 
nourrir les hommes sous les armes A peu 
près 50 millions de livres, soit 25,000 
tonnes de nourriture chaque jour. 

En supposant qu'un wagon de mai-- 
ebandise puisse transporter 30 tonnes, 11 
faudrait un train de S,S3 wagons pour 
transporter les vivres seulement. 

En comptant un espace de 60 pieds 
pour chaque wagon, le train aurait une 
longueur de 10 milles et il faudrait 20 
locomotives pour le tirer. 

Pour vêtir vingt millions d'hommes 11 
faut 60 millions de verges de drap, soit 
une longueur de 34,000 milles ou une fois 
et un tiers la circonférence de la terre. 

ri faudrait environ 1,000 chevaux pour 
pouvoir transporter les boutons d'unifor- 
mes qui auiraient une pesanteur de 2,000 
tonnes. 

Pour la viaude, chaque soldat en con- 
somme environ une livre et demie par 
jour, c'est -ft-dire qu'il faudrait environ 
30 millions de livres de viande ou 15,000 



tonnes pour nourrir les 20,000,000 d'hom- 
mes une seule journée. 

Il faut abattre 25,000 b6tes ÎV cornes 
pour obtenir une telle quantité de vian- 
de ; et avec leur cuir, on ne pourrait 
chausser plus de 500.000 hommes. 

TJn statisticien dit que peu de monde 
réalise le spectacle que peut offrir une 
parade composée de 20.000,000 d'hommes. 

Un régiment de 1,000 troupiers mar- 
chant quatre de front, occupe l'espace de 
10 pieds de largeur sur une longueur de 
1,000 pieds. 

Une armée de 20.000.000 d'hommes, 
marchant dans les mêmes conditions, cou- 
vrirait une ligne de 3,387 milles de long. 
Si les hommes marchaient deux par 
deux, la distance serait double, et celle- 
ci serait triplée si au lieu de quatre 
pieds on en mettait six entre chacun 
d'eux. 

Figurez-vous une parade gigantesque, 
la tête de l'armée a.vant eu le temps de 
se rendre à Vancouver et de revenir sur 
ses pas a Calgary, avant que le dernier 
régiment ait eu le temps de se mettre 
en branle. 

Allons plus loin, supposons que ces 
20.000.000 d'hommes soient campés sur 
l'île de Montréal, celle-ci serait littéra- 
lement couverte de tentes, quant aux 
avenues qu'il pourrait .v avoir entre 
elles, elles seraient bloquées par les fu- 
sils en faisceaux. Tl n'y aurait pas de 
place pour les voitures, les chevaux, etc. 

Un seul coup de feu tiré par cette for- 
midable armée coûterait $600.000, le coût 
des fusils serait de $260,000,000. 

Au cours d'un engagement, un seul 
soldat consomme environ cinquante car- 
touches, ce qui coflteralt $30.000,000. 

En accordant 10 p. c. pour couvrir les 
pertes des fusils brisés, et les armes 
passées aux mains ennemies on arrive au 
joli chiffre de $26,000,000. 



BRAVOURE DUNE FRANÇAISE 

Paris, 16 sept. — On cite dans les 
journaux la bravoure de Madame Mar- 
chères, de Soissons. Lorsque les Alle- 
mands arrivèrent dans cette ville, ils 
firent demander le maire qui était ab- 
sent. Ils firent demander les conseillers 
municipaux qui refusèrent de se rendre 
à l'invitation. Madame Marchères se 
rendit auprès du commandant allemand 
auquel elle déclara : " Le maire n'y est 
pas, mais je me tiens à votre disposition 
pour vous fournir tous les renseignements 
que je pourrai vous donner en n'oubliant 
pas toutefois ma qualité de Française. 
J'ajouterai que je fixe vos traits dans 
ma mémoire de façon que vous ayez plus 
tard à réiwndre des déprédations qui 
pourraient être commises dans la ville." 

L'officier allemand discuta avec Mada- 
me Marchères les conditions dans les- 
quelles l'occupation allemande allait s'ef- 
fectuer et elle fut traitée convenablement 



par le commandant des troupes d'inva- 
sion. 

SUR LA LISTE d'honneur 

Bordeaux, 19 sept. — Six religieuses 
du couvent de St-Charles, à Nancy, ont 
été portées a l'ordre du jour de l'armée 
pour le dévouement extraordinaire dont 
elles ont fait preuve en prenant soin 
d'au delsl de mille soldats blessés qui 
avaient été recueillis dans leur établis- 
sement, malgré un bombardement inces- 
sant et meurtrier maintenu sur la ville 
continuellement depuis le 24 aoflt. 

Les sœurs ne voulurent jajmals aban- 
donner leur poste bien que toute la po- 
pulation civile se fut enfuie ou abritée. 
Voici leurs noms qui seront inscrits a la 
place d'honneur dans l'histoire de ces 
temps terribles. Ce sont les soeurs Ki- 
garel, Collet, Remy, Millaird, RicUler et 
fîartener. 

n 



LA RESPONSABILITE ALLEMANDE 



Les All«matids ont essayé de faire por- 
ter sur tout le monde la responsabilité 
de lia guerre qui a dévasté l'Europe et 
essayé de faire croire que le Kaiser 
s'était joint à l'Angleterre et à a'Italie 
pour amener 'la Russie à laisser l'Autri- 
che seujle en face de la petite Serbie et 
négociant jusqu'au dernier moment dans 
l'espérance de maintenir la paix. 

C'est un de ces mesnsonges allemands 
dont la fameuse dépêche d'Bms est le 
prototype. 

Malheureusement il est facïle de dé- 
molir cette odieuse fausseté en monti^ant 
par *les dates historiques que, avant la 
déclaration de la guerre par l'Autriche 
à la Serbie, l'Allemagne se préparait à 
la guerre. 

Prenons les faits dans leur ordre chro- 
nologique : 

23 juillet, 6 hrs p. m. Ultimatum de 
l'Autriche à la Serbie. 

25 juillet, 6 hi-s p. m. Réponse de la 
Serbie et dépai^t de Itelgrade de l'am- 
bassadeur d'Autriche. 

28 juilllet. L'Autriche. après avoir 
commencé les hostilités, déclare la guerre 
à la Serbie. 

28 ou 29. La Russie commence une mo- 
bilisation partielle. 

l&r août. L'Allemagme déclare la guer- 
re a la Russie. 

Voyons maintenait, pendanit que ces 
événements se passaicint, ce que faisait 
l'Allemagne. 

Le 25 juillet, avant que la réponse de 
la Serbie fut connue, les congés étalent 
supprimés sur toute la frontièr'e fraai- 
çaise. 

Le 25 juillet, même jour, au soir, tous 
les ponts, viaducs et autres ouvrages de 
ce gem-e à ,1a frontière franco-allemande 
étaient placés sous la garde de soldats 
allemiands. 

Le même jour toutes les mesures oa-- 
données pour mettre les forts et foi-te- 
resses en état de défense étaient prises. 
Le terrain en a^vant était nettoyé, les 
barrages en fil barbelé étaient placés, les 
batteries avancées mises en position, les 



munitions distribuées et les communica- 
tions par télégraphe entre les postes éta- 
blies. 

Tout cela, le 25 juillet, jour où lu 
Serbie devait répondre à l'uMmatiun de 
l'Autriche. 

Ijc 26 juillet au matin, ordre était 
dornîé aux compagnies de chemin de fer 
de disiposer leur matériel roulant et leurs 
locomotives suivant le plan de mobilisa- 
tion et de tenir prêts les quiais d'embar- 
quement des troupes. 

Le 26 juillet au soir, tous les officiers 
et soldats en congé étaient rappelés et 
les troupes en manœuvre rentraient à 
leurs casernes. 

Le 26 juillet est le jour où l'Autriche 
a décflaré la guerre a la Serbie. 

Le 27 juillet, la mobilisation alleman- 
de commençait ainsi que les réquisitions 
dans les établissements de denrées ali- 
mentaires, et les principaux moulins à 
farine étaient occuiiJés militairement. 

I/e 27 juillet encore, les troupes alle- 
mandes de couverture j)renaient leurs po- 
sitions de gueiTe et les chemins condui- 
sant d'Alsace en France étaient barrés. 

Le même jour le gouTernement alle- 
mand prenait le contrôle des lignes télé- 
graphiques ; les troupes de couverture 
étaient mises sur pied de guerre ; on ré- 
quisitionnait les chevaux et les automo- 
biles, et tout le long de la frontière 
franco-aWemainde on postait au poteau 
frontière môme, une armée d'au moins 
]2.j,000 hommes. 

Et l'on n'était encore qu'au 27 juillet, 
jour où la déclaration de guerre de l'Au- 
triche à la Serbie fut signifiée aux au- 
tres puissances. 

Ne saute-t-il pas aux yeux que du mo- 
ment où l'Autriche a signifié son ultima- 
tum, 1 Allemagne était résolue à faire la 
g-uerre ; que les hypocrites négociations 
du Kaiser n'avaient pour but que d'en- 
dormir les adversaires -afin d'êtxe prêt 
avant eux à enti-er en campagne 7 

D'ailleurs, tout le monde civilisé sait 
de science certaine, aujourd'hui, que 
c'est le Kaiser qui a voulu cette guerre 
et l'a rendue inévitable. 



L.\ BRAVOURE D'UN SOLDAT. 

Londres, 11 seipt. — ■ Sur un convoi 
chargé de blessés de passage à Nantes, 
se trouvait un jeune officier français, 
Albert Paraphy dont la splendide bra- 
voure sur le champ de bataille lui va- 
lut d'être décoré de la Légion d'hon- 
neuir. 1 '*' 

Au début de la guen-e, Paraphy prit 
part, comme simpile brigadier du lOème 
Dragons, à l'un des {dus violents com- 
bats contre les Allemands. Au plus fort 
de la mêlée le brigadier voyant son co- 
lonel blessé et loin de tout secours, s'é- 
lança a son aide. Paraphy hissa le 
blessé sur ses épaules et, sous une grêle 
de bailles et de boulets, vint le déposer 



en sûreté à l'intérieur des lignes fran- 
çaises. Ce même jour Paraphy fut promu 
au grade de sergent. 

Peu de temps après, bien que blessé, 
il se distingua de nouveau dans une au- 
tre affaire, conduisant une charge de son 
régiment contre la Garde badoise dont il 
prit lui-même le drapeau. Blessé d'une 
balle à l'abdomen et lacéré de coups de 
-sabres il fut recueilli sur le champ de 
bataille durant la nuit. Le lendemain il 
apprenait qu'il avait été promu au grade 
de sous-lieutenant et nommé chevalier do 
la Légion d'honneur. 

Ce fait de décoi'er un soldat sur le 
champ de bataille rappelle une coutume 
du temps de Naprtléon. 



332 



UN CHIFFON DE PAPIER 



" Un chifton de imner," s est êcue 
IP ChaucrtiOT allemand en réponse a 
rambassadew anglais à Berlin. l'Angle- 
tem? va-t-elle partir en guerre pour 
c^la ' Voilà comment TMlemagne con- 
sidèr; un traité uiii ^^,^^'^'î%l':'^^l^^^ 
d'existence et qui a été maintes fois le- 

°Tif1;'raité lut sisnê le 15 novembre 
1831 par la Gi-anKle-Bretagne. la Pi-usse, 
la Uussie, la France et la Belgique, con- 
tenant les articles suivants : 

VII —La Belgique formera un état 
indépendant et perpétuellement neutre. 
Elle seo-a tenue d'observer cette neutra- 
lité envei-s tous les autres états. 

XXV — Les cours de Grande-Breta- 
gne,* Autriche. France, Prusse et Russie 
Sut garanti à Sa Majesté des Belget, 
resécution de tous les .articles prece- 

-çx'vi — En conséiiuence des stipua«- 
tions du présent traité il y aura pals 
et amitié entre leurs Majestés le Roi du 
Rovaume-Uni de Grande-Bretagne et 
d'Irlande, l'F^pereur d'Autnehe, le Roi 
de France, le Roi de Prusse et 1 Empt- 
reur de toutes les Russies d'une Part et 
Sa Majesté le Roi des Belges de 1 autre, 
leurs héritiers et successem's, leui^s états 
et sujets respectifs pour toujours. 

La convention qui précède a été renou- 
velée en 183S quand la HoUaude _ qui 
avait antérieurement refusé de se join- 
dre et avait ensuite fait la guerre a la 
Belgique fut forcée d'entrer dans le 
pacte; et le nouveau traité fut signe par 
•sept i>ui.ssances. 

Plus tard pai- le itraité de Londre5_ en . 
1866 toutes les puissances ont garanti la 
neutralité de la Belgique et finalement | 
en 1870 quand la guerre éclata entie la 
France et la Prusse, la Grande-Bretagne 
a convenu avec chacun des belligérants 
de ce qui suit : . , ^ .». „no 

(Ceci est la rédaction du traité alle- 

maTid.) , „ 

Entre Sa Majesté la Reine du Royau- 
me-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande 
d'une part et le Roi de Prusse et l'Em- 
pei-eur des Français de l'autre, relative- 
ment à l'indépendance et le neutralité de 
la Belgique. „ . , t, 

.^rt I. — Sa Majectê le Roi de Prus- 
se* ayant déclaré que, malgré les hosti- 
lités dans lesquelles la Coufêdération de 
l'Allemagne du Nord est engagée avec 
la France, c'est sa détermination an-etée 
de resipecter la neutralité de la Beflgiqiie 
tant que celle-ci sera respectée par la 
France. Sa Majesté la Reine du Royau- 
me-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, 
déclare, de sa part, que si, durant les 
dites hostilités les armées de France vio- 
lent cette neutralité, elle est prête a 
coopérer avec Sa Majesté Prussienne â 
la défense de celle-ci suivant la façon 
qui sera uaturertlement convenue, en em- 
ployant a ce but SOS forces navales et 
militaires pour en assurer l'observance et 
pour maintenir a l'égard de Sa Majesté 



Prussienne maiotenant et a l'avenir l'in- 
dépendance et la neuti\alité de la Bel- 
gique. 11 est nettement compris que h-a 
Majesté la Reine du Royaume-Uni de 
Grande-Bretagne et d'Irlande ne s'enga- 
ge pas en vertu de ce traité à prendre 
part a aucune des opérations générales 
de guerre auxquelles se livrent actuelle- 
ment la Confédération de l'Allemagne du 
Nord au delà des limites de la Belgique 
telles que définies dans le traité entre 
la Beaglque et les Pays-Bas le 19 avril 
1839 ■ 

Art. II. — Sa Majesté le Roi de Prus- 
se convient pour sa part dans les cir- 
constances prévues a l'article précédent 
de coopérer avec Sa Majesté la Reine du 
Rovaume-Uni de Grande-Bretagne et 
d'Irlande a employer ses foi-ces navales 
et militaires au but précité, et advenant 
le cas échéant, de concerter avec Sa Ma- 
jesté les mesures qui devront être pri- 
ses séparément ou en commun pour as- 
surer la neutralité et l' indépendance de 
la Belgique. 

Art. III. — Ce ti-aiité liera les hautes 
parties contractantes pour la durée de 
la guerre acuelle entre la Confédération 
de l'Ailemagne du Noa-d et la France et 
pour douze mois après la ratification de 
tout traité de paix conclu entre les deux 
parties, et à l'expiration de cette pé- 
riode, l'indépendance et la neutralité 
de la Belgique, en ce qui concerne res- 
pectivement les hautes parties con- 
tractantes continuera à reposer comme 
précédemment sur le 1er Article du 
Quintuple Traité du 19 avril 1839. 

En ce qui regarde la Grande-Bretagne, 
l'obligation envers la Belgique ne dé- 
pend pas de la dimension du pays en 
jeu. La question est celle-ci : La Gran- 
de-Bretagne a promis et doit tenir sa 
promesse que le pays soit grand ou pe- 
tit. Mais pour l'Allemagne, les propres 
termes du premier ministre allemand dé- 
notent absolument l'absence de tout hon- 
neur. " Un chiffon de papier." Cette 
solennelle obBigation internationalle de 
plus de quatre-vingts ans d'existence, re- 
nouvelée maines fois, basée sur le sens 
commun internationall et l'égalLté de 
droits nationaux, protégeant la vie et la 
fortune de millions d'êtres humains de 
pays paisibles, soustrayant de l'arène des 
dissentions diplomatiques une partie con- 
sidérable de l'Europe, une convention 
sacrée des grandes puissances de l'Eu- 
rope proclamée comime un triomphe de 
l'Evangile et de la Paix : tout cela " un 
chiffon de papier." 

Et ce n'est pas une simiple phrase, 
une explosion dans un moment de colère. 
Nous savons aujourd'hui que c'était 
une opinion bien aa-rêtée de la part des 
têes dirigeantes de l'armée allemande, 
une décision mûrie et que la violation de 
cette obligation solennellement contrac- 
tée faisait partie de leur plan d'attaque 
contre lu BYance. 
333 



LE COUT POUR LE CANADA 



Le pre-mier-mlnistre a donné le 21 aoflt 
îea chiffres approximatifs des dépenses 
qui seront occasionnC'es par le recrute- 
meat, l'approvisionnement, le transport 
et l'équipperaent du contingent de 33,iK).p 
hommes qui est parti de Valcartier 
iwur aller prendre part à la guerre eu- 
ropéeaue. Ces chiffres ne sont que poul- 
ies sept mois terminant l'exercice finan- 
cier en cours. Et ces calculs supposent 
que le contingent reviendrait au Canada 
le 31 mars. " Il est possiible qu'il reste 
en Europe bien plus longtemps que ce- 
la," a dit M. Borden. 

Voici les chiffres soumis aux Commu- 
nes p;ir le premier-ministre, au cours de 
son discours • 



Solde de 25,000 hom,mes pen- 
dant sept mois ?C,IOO,000 

Rations de 25,000 hommes, 
pendant sept mois, à -10 sous 
par jour 2,100,000 

500 chevanix à $200 chacun.. 1,000,000 

Fourrage, 7 mois a 60 sous 

par jour.. 600,000 

Subsistance des troupes, avant 

leur arrivée à Québec. .. 275,000 

Transport des hommes, che- 
vaux, canons, équipements, 
munitions, etc 450,000 

Transport océanique 1,000,000 

Transport en Europe 300,000 

Transport de retour, au Ca 

nada 1,400,000 

Total $13,275,000 



A ces chiffres, 11 faut ajouter 
les suivants d'aprôs de nou- 
veaux calculs du ministère 
de la Milice : 

Service des insénieurs de ponts • 
et chaussées, à. Halifax, Qué- 
bec et ailleurs 500,000 

Equipement du contingent... 2,400,000 

Vête.ments dn contingent.... 3,300,000 

Arsenaux de la puissance, mn- 

nitious 000.000 

Censeurs, 7 mois 150,000 

Solde des troupes en gariiisii;i 
sur différents points du Ca- 
nada.. 2,000,000 

Mouvement des troupes, ca- 
nons, etc., a difféa'ents endroits 
d-u pays 100,000 

Pour troupes surnuméraires, 
dépenses imprêvaies 7,615,000 

Grand total $30,000,000 

A part cela H faut prévoir une dé- 
pense de six millions pour le service na- 
val, outre $1,050,000 pour les deux sous- 
marins destinés au Chili et aéhetês à 
Seattle pour le Canada. Donc, en sept 
mois, pour fins de guerre, le ministère 
compte sur une dépense approximative 
de $37.050,000. Ajoutons $2,800,000 pour 
le million de sacs de farine envoyés en 
Grande-Bretagne et nous arrivons à 
$39.850.000 dépensés en sept mois. 

On voit aisément que, si la guerre dure 
un tant soit peu longtemps, le montant 
de $50,000,000 que le ministère a de- 
mandé au parlement au cours de sa ses- 
sion de guerre ne sera pas suffisant, et 
qu'il faudra, au coui's du prochain exer- 
cice financier, — 1915-1916, — qui com- 
mence le 1er avril 1915, voter un sup- 
pflément de $25,000.000 à $50,000,000. 



LES FUSILS QUI SERVENT DANS LA GUERRE ACTUELLE 



Au cours des ving-cinq dernières an- 
nées les puissances européennes ont dé- 
pensé des centaines de millions de dol- 
lars rien qu'à changer l'armement de 
leur Infanterie. Modèles sur modèles ont 
été choisis et rejetés les uns après les 
autres, et on peut dire que les armées 
ont entre leurs mains des armes destruc- 
tives remarquables. 

La Grande-Bretagne croit avoir une 
arme excellente et jusqu'il ce que l'usage 
ait mo'itré la supériorité du fusil Ross, 
ou fusil canadien, nous devons nous fier 
au dire des experts britanniques. 

I>a carabine Lee Enfield court livrée 
aux forces anglaises en 1903, qui consti- 
tue l'armement actuel avait été précé<Ié 
par le Lee Enfield et le Lee Metford long, 
dont le canon avait cinq ponces de lon- 
gueur de plus que leur successeur. Bien 
que le canon du Lee Enfield nouveau ait 
été raccourci et que le poids ait été ré- 
duit en conséquence, cotte modification 



n'a aucunement nui â la portée ou â la 
justesse. Au contraire, le raecourcisse- 
ment du canon et un léger changement 
du verrou ont aplati la trajectoire et 
donné ainsi plus de justesse. 

LE FUSIL ANGLAIS 

Le fusil employé par les Anglais qui 
se battent actuellement en France et en 
Belgique est du calil>re de .303 pouce et 
pèse 8 livres, 2'/j onces. Son canon a 
une longueur de 25.19 pouces, et la lon- 
gueur totale du fusil est de 44.5 pouces. 
Le magasin est du modèle boîte verti- 
cale, avec un Interrupteur qui permet de 
tirer isolément, tandis que le magasin 
contenant 10 cartouches est tenu en ré- 
serve. Un tireur habile peut tirer 34 
coups a la minute, tandis que le fran- 
çais en tire 18, le fusil allemand 40, 
Taïutirichien 30 coups sans viser et l'In- 
fanterie russe 24. 



334 



Li;s ILS 11^ gri sKU\i;.\i dans la uuI'JUUk actukllj-: — suUc 



Au point de vue teclinique ou peut 
ajouter que la rayure du Lee Enfieid est 
un tour complet en 33 à la gauche, et 
un en 30 il gauche pour le fusil frau- 
çais ; l'allemand, un eu 30.2 à dî'oite, 
l'autrichien 1 en 31 à droite et le russe 
1 en 31 à droite. 

La mire du Lee EnCeld court de l'ar- 
mée anglaise est graduée jusqu'à 2,400 
verges, mais cette arme est considérée 
efficace jusqu'à 850 verges seulement, 
plus loin le tir est considéiré problémati- 
que. La mire du Mauser allemand est 
graduée jusqu'à 2700 verges et on le dit 
efficace jusqu'à 1100 verges. 

LE rUSIL FRANÇAIS 

Le fusil Lebefl français donné aux 
troupes pour la première fois en 1886. 
puis perfectionné et redistribué en 1893 
est du cailiibre de .315 pouce ou un 
peu plus gros que le fusil anglais. Le 
poids du fusil est de 9 liv. 31^ onces et 
lia longueur du canon 31.496 pouces. Le 
magasin ne tient que 8 cartouches au 
lieu de 10 du fusill anglais. Le poids des 
cartouches françaises est de 447 grains 
au lieu de 415 grains de la cartouche 
anglaise, 431 grains de la cartouche al- 
lemande, 455 de la cartouche autrichien- 
ne et 368 graius de la cartouche russe. 

La balle anglaise à enveloppe de cu- 
pre nicliel pèse 215 grains, la balle fran- 
çaise sans enveloppe de cupre nicljel 
mais en ziuc cuivré pèse 190 grains, la 
balle allemande à cœur d'acier envelop- 
pé de nickel pèse 155 grains, la balle 
aubrichienne d'acier lubrifié pèse 244 
grains et la balle russe, de même com- 
position que la balle française pèse 214 
grains. 

Toutes les balles ont adopté à peu 
près la même longueur, en Angleterre 
1.25 pouce : en France 1.22 ; en Alle- 
magne 1.235 pouce; en Autriche 1.2.5 
camme l'Ang'leteTre, et la Russie 1.194 
pouces. 

La balle anglaise est là nez émoussé 
comme la française, mais la balle alle- 
mande est à pointe bien nette. Les chi- 
rurgiens qui ont soigné sur les ch.inips 
de bataille de Belgique assurent qu'en 
dépit de la netteté des projectiles alle- 
mands, l'effet des balles françaises est 
beaucoup plus destructif. 

Le fusil de l'armée autrichienne s'ap- 
pelle le Maunlicher Mauser, et celui de 
la Russie le modèle de ligne 3. 

On n'a pas pu se procurer tous les dé- 
tails du fusil beflge qui a si bien réussi 
à Liège et ailleiiTS, mais il paraît qu'U 
ressemble beaucoup au Mauser autri- 
chien, au point de vue de la construc- 
tion et du fonctionnement. 

Le tableau suivant résume sur les ar- 
mes de guerre tous les renseignements 
connus. 









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GUERRE FRANCO-PRUSSIENNE 1870-71 



[Résumé des opérations.'] 

A la suit* des obsgrrations faites pw 
la Franœ à (la Presse en raison de la 
candidature d'un prince ide Hmhenzollern 
au trône d'Espagne et de la fausse dé- 
pêche d'Ems machinée par le Prince de 
Bismark iwm' provoquer une rupture, la 
gueiTe devint inévitable entre les deux 
payuS. 

Le premier ondre de mobilisation de 
l'année prussienne fut donné le 15 juil- 
let 1870. La France déclaj-e la guerre 
quatre joui-s pilus tard. Les Allemands 
mirent trois aumées en présence. La pre- 
mière sous le général Von Steiumetz près 
de Trêves, la deuxièime sous le Prince 
Frédéric Chai'.les, opérant dans la Pala- 
tinat Khénan, et la troisième sous le 
Prince héritier de la Prusse sur la fron- 
tière du duché de Bade. Quinze jours 




Pf^ovinces 
enlevées 
A LA France 
^Nl871 



après l'ordre de" mobilisation la Prusse 
avait 520,000 hommes sous les armes. 

La France occupait-, un front de 100 
milles de longueur, d? Monitmédy sur la 
frontière belge â Belfort au raccorde- 
ment des frontières suisse et aillemande, 
et ce front était occupé par une armée 
de 350,000 hommes sous les ordres de 
l'empereur Naprtléon III. L'armée fran- 
çaise se composait de 8 corps d'armée 
avec le maréchal MacMahon, près dt 
Strasbourg, le général Failly à Bitche 
sur la frontière du Palatinat, le maré- 
chal Bazaine, le général Frossard à St- 
Avold, près de la frontière de Pnisse, le 
général Ladmiraiit il Thionviile. l^e ; 
corips de réserve sous le général Bour 
baki et le maréchal Oanrobert, à Nanc.v 
et ChSlons, et le général Félix-iDouav 
tenant Belfort. 

C'est le 28 juiillet 1870 que l'Empereur 
partit de Paris pour prendre le comman- 
dement de l'armée ù Metz, et le 2 août 



le roi Guillaume avec le comte de Bis- 
mark et le général Von Moltke se mit eu 
campagne et établit ses quajrtiexs géné- 
raux ,1 Mayence. 

Le Général Frossard attaqua et prit 
San-ebruck le 2 août, et le iwinice héri- 
tier allemand entra en France le 4 août. 
Il engagea la bataille contre les Français 
commandés par le Général Douay à Wis- 
semboairg, et les repoussa après un épou- 
vantable combat de 5 heua-es dans lequel 
les pertes furent coniSidéraMes de pai-t 
et d' autre. 

Deux Jours pilus tard, le prince héritier 
attaqua encoi'e les Français. Il rencontra 
l'armée de MacMalion a Saverne et 
l'obligea à retraiter en désordre. En 
même temps le Général Stelnmetz met- 
tait en déroute le corps de Frossard à 
Spickeru et les troupes françaises 
étaient obliffées de retraiter sous Metz 
et Forbach. 

A la suite de ces défaites, les huit 
corps d'armée français furent réunis en 
deux armées : l'une sous Bazaine et l'au- 
tre sous MaoMiahon à Châlons. Peu de 
temps après, le noixl de l'Alsace fut 
abandonné et les Français retr-aitèrent 
le long de la Moselle. 

le 8 août, le prince héritier quittai!: 
Woerth pour traverser les passes des 
Vosges et arriver à Nancy où il entra le 
16 laoût. 

Pendaut ce temps, le général Stein- 
mettz était d'iune activité dévorante. Il 
enlevait Forbach, le 7 août, St-Avold le 
9 et le 14 il était près de Metz. A la 
bataille de Oolombey, Nouilly, le géné- 
ral Von Moltke empêcha le raccoi-dement 
des deux armées françaises. 

Avec Metz comme objectif, le prince 
FK-déric-Oharfes prit une partie de son 
armée par S'arrebruck et l'autre par Sar- 
reguemines et le 18 août il repoussa 
à St-Privat, Bazaine qui fut battu le 
18 et enfermé dans Metz. 

Le 18 août les Allemands formèa-ent 
nue quatrième armée pour atteindre ra- 
pidement Paris par les plaines de Cham- 
pagne. Cette armée fut ipllacée sous les 
ordres du prince hôriier de Saxe. 

Cent cinquante mille hommes étalent 
concentrés à ChÉlllons sous les ordres du 
marécibaJl MacMahou pour défendre Pa- 
ris. Le 21 août le maréchal MacMahon 
se mit en marche sur Rhelms, et en ver- 
tu d'ordres lancés de Paris essaya de dé- 
gager Metz. La division fut taillée en 
pièces à Sedan, entourée et écrasée. 
Il capitula le 21 septembre et fut fait 
prisonnier en même temps que l'empe- 
reur Niapoiléon III. Ce fut la bataille la 
plus sanglante de la guerre dont le ré- 
sultat fut l'investissement de Paris, com- 
mencée le 15 septembre 1870. 

La reddition de Strasboiu-g eut lieu le 
28 septembre et le 11 octobre le général 
Vander Tham occupa Orléans. Metz avait 
été livré par Bazaine le 27 octobre. Le 
général d'Aurelles de Paladines reprit 
OHéans axis Allemands le 10 novembre 



336 



GUERRE FRANCO-PRUSSIENNE 1870-71 — Suite. 



mais fut finalement défait dans une ba- 
taille qui dura du 2 au 4 décembre. 

En vain le général Ducrot essaya de 
briser les lignes d'investissement de Pa- 
ris à Bercy. Rcnion fut pris pair les Pnis- 
siens le 4 décembre et les Français fu- 
rent écrasés à St-Quentin le 30 .ianvieir. 
PaTis capitula finalement le 28 janvier 
1871. 

Jje 23 janvier la France battue deman- 
da un amiistice qaii fut signé au chSteau 
de Ferrières, près de Paris, entre Jules 



Pavre et le prince de Bismark, et le 26 
février les préliminaires de Paris furent 
signés ft Versailles. 

Le Traité de Francfort qui régla la 
gueiTe fut signé le 10 mai 1871, et 'les 
Prussiens restèrent eu France pour eu 
garantir l'exécution. 

Le 16 septembre 1873 l'indemnité de 
gueiTe de 5 milliards ayant été payée et 
les derniei-s soldiats allemands ayant 
quitté le sol français, le pays se trouva 
entièreinient libéré. 



LES ENFANTS 

UN MONSTRE ET LA MORT D'UN HÉROS 
Paris, 17 sept.. — ■ Sous le titre : " IJin 
monstre et la mort d'un Héros," de 
" Matin " racoate l'héroïsme d'un en- 
fant. M. Fauliat, sénateur du Cher, dit 
comment île village de l'Ourcbes fut en- 
vahi. Un soldat français blessé, perdant 
patience à la suite de brutalité d'un of- 
ficier prussien, le tua. Avant d'être fu- 
sLlié, comme on lui bandait les yeux, un 
gentil gamin donna à boire au soldat 
blessé horriblement aux jambes et à la 
tête. Pour ce fait, le petit Emile Deiprés 
fut cotidamné à mort. Le prussien riait 
cruellement en offrant à l'enfant la vie 
sauve s'il voulait t'rer lui-même sur le 
français blessé. L'enfant ^accepta, lil prit 
le fusil, visa le soldat au coeur, mais se 
tournant brusquement il vida la chaa-ge 
dans la iwitrine de l'Allemand qui tom- 
ba foudroyé. 

Le petit malheureux fut auissitôt haché 
par les baïonnettes des autres Prussiens. 

UN PETIT HÉROS DE 15 ANS 

Bordeaux, 22 sept. — Un jeune gaa-çon 
de quinze ans, d'une taille diniinutive, 
nommé Jacques Jesegel, vient d'arriver 
à Bordeaux avec un convoi de soldats 
bttessés. Il s'attacha de lui-même â uu 
régiment d'infanterie française, à Ami- 
ens, et resta avec eux, à travers les ba- 
tailles, retraites et vicissittKles. 

Il se rendait très utile en prenant soin 
des blessés et les aidant à se relever du 
champ de carnage, même quand on était 
sous une pluie de balles. Il avait aussi 
un talent particulier pour attraper les 
chevaux qui avaient pea-du leur cavalier. 

Le petit garçon se distingua particu- 
lièrement à la bataille de la Marne, où 
il sauva la vie de plusieurs troupiers et 
gagna l'affection de tous les hommes de 
" son " régiment. 

BOY SCOUT BELGE 

Aussitôt que les Allemands eurent tra- 
versé la frontière, îles Boys Scouts belges 
ont rendu de grands services aux auto- 
rités militaires en qualité de guides, 
messagers, ordonnances et assistances 
de l'intendance, même sentinelles. Le 
roi des Belges a juste décoré un nom- 
mé Leyssen dont les exploits sont mer- 
veilleux par le nombre et la variété. 

Pendant que l'assaut était donné a 
Liège, sa ville natale, 11 découvrit plu- 



sieurs es.pions et leur fit expier leur 
traîtrise. Quand la ville tomba, il ac- 
compagna l'aimiée en retraite et réussit 
à éventer !>lusieurs mises et embusc'ades 
des Allemands en raison de sa pai-faite 
counaisance de ce pays et de son adresse 
a se déguiser. <iu/anid les Belges se reti- 
rèrent sur Anvers, l,eyssen s'offrit pour 
porter à Bruxelles des communications 
confidentielles eu traversant .les (lignes 
allemandes. 

Quand il reçut sa décoration, il en 
était à son dixième voyage. 

MORT EN BRAVE. 

Angoulôme, 24 sept. — La mort héroï- 
que du major C. Dupont, de l'artillerie, 
dans un combat récent, a été rapportée a 
sa famille. Avec un régiment de 700 hom- 
mes, il reçut l'ordre de s'emparer d'un 
pré près de la ville. Le brouillard à ce 
moment était passablement épais et dis- 
sipé a différents intervalles par les 
écbancimres d'obus. Mais les instructions 
du major Dupont deaT).andaient un ac- 
complissement tii-gent. Tous ses soldats 
demeurèrent à leur poste dans l'attente. 
Tout a coup, la brume disparut et laissa 
apparaître a 1,500 verges une compagnie 
d'AWemands renforcée par des mitrail- 
leuses. Après quelques secondes, il ne 
restait que deux officiers et trente sol- 
dats pour faire face à la mitraiJle de 
l'ennemi. 

Lie major Dujwnt était parmi les bles- 
sés. Un capitaine aMemand s'approcha, 
lui demandant de se rendre; mais devant 
cette proposition, il se releva héroïque- 
ment au milieu de ses camarades tués et 
iminta un canon contre les Allemands. 
Avant cependant qu'il put tirer, un bou- 
let ennemi vint le frapper mortellement 
et il mourut en brave au champ d'hon- 
neur. 

LA CROIX DE FER 

Sur les bords de l'Ourcq, le 7 septem- 
bre, deux drapeaux allemands ont été 
capturés au cours de la grande bataille 
de la Marne. Un a été pris de force à 
l'ennemi dans iin combat d'homme & 
homme par le réserviste Guillemai^d qui 
a reçu la médaille militaire des mains 
du général Gallieni. C'est le drapeau du 
36e régiment d'infanterie allemande dé- 
coré en 1870 de l'ordre de la Crois de 
fer. 
337 



CABINET DE LA GUERRE 



Le ministère français qui était en 
place depuis le commencement de la 
gueiTe a douné sa démission le 27 août, 
après l'échec subi par les troupes fran- 
çaises à Ctiarlerol. 

Le premier-ministre Viviani s'est ren- 
du au palais de l'Elysée, et a in- 
formé le Président Poincaré que les 
membres du cabinet avaient décidé de 
démissionner colle<'tivement. Il déclara 
que ses coUèsues et lui avaient consi- 
déré que dans les graves circonstances 
par lesquelles passe le pays, il est né- 
cessaire que le ministèi-e ait une plus 
grande envergure et (lu'on prenne des re- 
présentants de tous les groupes républi- 
cains. 

Le président de la République cliargea 
M. Viviani d'organiser un nouveau con- 
seil des ministres, et celui-ci accepta la 
tâche. II revint à l'Elysée environ une 
heure plus t.ard et fit connaître au prési- 
dent la liste du nouveau ministère, qui 
est comme suit : 

Président du conseil, sans porfce-feaiil- 
le, Kené A'iviani ; 

Ministre des Affaires Etrangères, Théo- 
phile Delcassé ; 

Ministre de la Guerre, Alexandre Mil- 
ler and ; 

Minisfci-e de la Justice. Aristide Briand; 
Ministre de l'Intérieur, Louis J. Malvy ; 

Minisftre de la Mari"*, Victor Auga- 
gneur ; 

Ministre des Finances, Alexandre Ri- 
bot ; 

Ministre de l'Instruction Publique, Al- 
bert Sarraut ; 

Ministre des Travau.x Publics, Marcel 
Se<mbat ; 

Le premier ministre de France M. Vi- 
viani, quelques-uns de ses collègues et 

le défenseur de Paris. 

Ministre du Commerce, Gaston Thom- 
son ; 

Ministre des Colonies, Gaston Dou- 
mergue ; 

Ministre de l'Agiriciilture, Fcrnand 
David ; 

Ministre du Travail, Bienvenu Martin ; 

Ministi-e sans porte-feuilie, Jules 
Gues<le. 

Parmi les meoibres du nouveau cabi- 
net se trouvent plusieurs ex-premiers mi- 
nistres et plusieurs membres des précé- 



dents cabinets. Marcel Sambat est un 
.sociaJiste unifié et J. Gues<le un socia- 
liste. M. Delcassé a été autrefois am- 
bassadeur en Russie, M. Mlllerand fut 
ministre de la guerre. 

Le preimier ministre, M. Viviani, est 
resté à l'Blysée afin de iprésenter les 
membres du cabinet au président. 

Le lendemain, 28, le cabinet a lancé 
le manifeste suivant : 
Français : 

Le nouveau gouvernement vient de 
prendre son poste d'honneur et de coni- 
bit. La patrie sait qu'elle peut compter 
sur son dévouement et qu'il se donne de 
toute âme à la défense de la patrie. 

Le gouvernement sait qu'il peut comp- 
ter sur le pays. Ses fils sont à répandre 
leur sang pour la patrie et la liberté, 
aux côtés de-s héroïques armées anglai- 
ses et belges. Ils supportent la plus for- 
midable tempête de ba'Ues et d'obus qui 
se soit jamais déchaînée sur un peuple, 
et chacun d'eux re.sle ferme. Gloire à 
eux. Gloire aux vivants et gloire aux 
morts. Grâce à tant d'héxoîsme la vic- 
toire finale est assurée. 

Assurément, il se livre une grande ba- 
taille, mais elle ne sera pas décisive : 
quel que puisse être le résultat, la lutte 
se poursuivra. La France n'est pas une 
proie aussi facile que ne se l'imagine 
l'insolence de l'ennemi. 

Français, le devoir présent est tragique 
mais simple. Repous,sez l'ennemi ; pour- 
suivez-le et lavez notre sol de sa souil- 
lure. Sauvez la liberté de son étreinte. 
Résistez aussi longtemps qu'il le faudra, 
jusqu'à la fin élevez vos esprits et vos 
âmes au-dessus des périls ; restez les 
maîtres de notre destinée. 

En attendant nos alliés s'.avaucent â 
marche rapide vers le Berlin allemand. 

Nous demandons au pays tous les sa- 
crifices et toutes les ressources dont il 
peut disposer en hommes et en énergie. 
S<_>yez fermes et résolus. Que la vie na- 
tionale aidée par des mesures financières 
et administratives appropriées se pour- 
suivent sans interruption. 

Ayons confiance en nous-mêmes. Ou- 
blions tout ce qui n'est pas de la nation. 

Face à la frontière, nous avons la mé- 
thode et la volonté. Nous aurons la vic- 
toire. 



EPISODES DE LA GUERRE 

Nantes, 20 sept. — L'arrivée d'un con- 
voi de prisonniers allemands à la gare des 
Landes et leur Internement aux Couets, 
ont été marqués par un incident. A la 
descente du train a. la halte des Landes, 
le public ne fut pas peu surpris de voir 
l'un des captifs coiffé d'un liépi fran- 
çais et portant à son uniforme allemand 
des Cf>cardes et de.s rubans tricolores. Ce 
singulier prisonnier ne cessait de crier : 
" Vive la France ! " 

On eut l'explication de cette slnguJa- 
rlté quand on apprit qu'il était Alsacien 



et qu'il s'était empressé de pénétrer 
dans nos lignes lorsque son régiment en- 
tra en contact avec les troupes françai- 
ses à la frontière. 

Sur tout le parcours des Landes au 
Séminaire des Couets, lieu d'internement 
des détenus, le brave Alsacien fut vive- 
ment acclamé et presque porté en triom- 
phe par la population. 

Arrivé il destination, 11 quitta les vête- 
ments prussiens et revêtit avec joie un 
uniforme français. La nouveflle recrue a 
déclaré qu'elle désirait se rendre & la 
frontière combaittre ses oppresseurs. 



338 



PUISSANCE DE S MARINES DE GUERRE COMPAREES 
LES ALLIES 




France 

s 345.000Tonne$ 




Russie 
220.00 oX 

L'ENNEMI 



Japon 
240.000T. 



Autriche 
loo.oooT. 



Allemagne 

530.000 Tonnes 





DOUBLE ALLIANCE 
U 73.239 



AULEMAbNE 951,^13 TOWMt 



Force comparative de toutes les flottes de la Triple-Entente et de l'Alliance 
indiquée par la longueur relative des vaisseaux et de^ pièces. 
339 



ALLIANCES 



Dès le début de la guerre, on a 
beaucoup entendu parler de la Triple 
Alliance et de la Triple Entente ec il 
est bon d'être fixé sur la valeur de 
fes (deux termes). 

Triple Alliance : Allemagne, Au- 
trich'e-Hon'grie et Italie), Cette al- 
liance au début se composait seule- 
ment de deux nations : il 'Allemagne et 
l'Autriche-Hongrie, combinées en 1S70 
après la guerre Franco-Prussieune 
$>our résister aux désirs de revancbe 
de la France et d'empiétement de la 
Russie. Bismarck, le grand homme 
d'Etat aJllemand, fut l'âme de cette 
preiniière alliance et aussitôt qu'elle 
fut formée, rêva d'une " Dreibund " 
réunissant l'Alleimagne, l'Autriche et 
la Russie, mais celle-ci ne se laissa 
jamais convaincre. 

En 1883, l'Italie inquiété du succès 
de l'expédition française en Tunisie 
entra dans la Triple Alliance. Le 
pacte fut élargi en 1887 et re<nouvelê 
en 1892 et 1907. Cette dernière pé- 
riode expirait le 14 juin 1914, mais 
à cette époque l'alliance avait été déjà 
renou'veilée pour une période de douze 
années sur des bases nouvelles. 

Triple Entente : France, Russie, 
Angleterre. Cette coalition a pris 
naissamce en 1895, époque à laquelle 
la France et lia Russie en ont posé 
les prémis.ses et qui a été rendue pu- 
blique en 1897. En 1904, l'Angleterre 
a formé une Entente Co.diale avec la 
France et en 1907 elle a conclu un 
même arrangement avec la Russie. 

L'article fondamental des deux 
grandes alliances insiste sur le fait 
qu'elles sont toutes deux défensives. 
Par exemple, l'Allemagne s'engage à 
venir au secours de l'Autriche-Hon- 
grie contre la Russie, seulement si ce 
pays est H'agresseur ; l'Angleterre est 



obligée d'aider la France contre l'Al- 
lemagne, seulement si l'Allemagne 
provoque la guerre. 

C'est la raison du désir bien évi- 
dent de tous les pays en guerre de 
rejeter les uns sur les autres la res- 
ponsabilité de l'agression. 

L'Empereur Guillaume a déclaré 
que l'Allemagne avait été poussée à 
la guerre par les agressions de la 
France, et de la Russie. 

La France d'un autre côté a affirmé 
et prouvé que les Allemands étaient 
responisables de la guerre. S'il en eût 
été autrement et s'il avait été prouvé 
que la France et la Russie étaient 
les agresseurs, l'Angleterre aurait pu 
rester neutre en s'appuyant sur' le 
fait que la Triple Entente n'était pas 
en jeu. 

C'est aussi pour cette raison que la 
France et l'Allemagne ont commis 
des actes hostiles avant la déclaration 
de la guerre. La France et l'Alle- 
magne ont envoyé leurs troupes aux 
frontières et même les ont passées 
avant la déclaration formelle. Il eu 
est de même de la Russie. Chaque 
nation s'efforçant alors de provoquer 
son adversaire pour le pousser à dé- 
clarer la guerre le premier afin qu'au 
point de vue technique la responsa- 
bilité de la déclaration de guerre pût 
lui être imputée. 

Mais finalement l'empereur Guil- 
laume succomba à son désir et déclara 
la guerre à la France et à la Russie. 
Ces deux pays répliquèrent immédia- 
te