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Royale. '
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tées par E. Z. Massicotte.
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Société Royale du Canada, professeur au
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Laval.
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Gibbons, traduit de l'anglais par l'abbé
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par l'abbé Adolphe Saurel, curé de
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quelque personnage ii-responsable. C'est un fait cei'taln, une déclaration sin-
cère et irréfutable dont la preuve (peut être établie à tout moment par des
milliers de personnes guéries non seulement en Angleterre, mais eu France,
en Belgique et dans tons les autres pays du monde. Quaiwl je dis :
" JE GUERIS," je ne veux pas dire que je fournis un bandage, un coussinet,
ou tout autre appareil destiné à être porté par le malade d'une façon perma-
nente et uniquement dans le
but de CONTENIR sa her-
nie. Non ! JE VEUX DIRE
que ma méthode permettra
au malade de rejeter tous
ces instruments de torture et
■encombrante et refermera
l'ouverture herniaire qui s'est
faite dans la paroi abdomi-
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aussi forte et résistante que
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bien portante et n'ayant ja-
mais été atteinte de hernie.
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ferai un plaisir de vous
adresser un exemplaire gra-
tuitement, explique claire-
ment comment vous pouvez
vous-même être guéri, et cela
de la façon la plus simple du
monde, en suivant mon trai-
tement. Je l'ai découvert après avoir souffert moi-même pendant de longues
années d'une hernie double que mes collègues avaient déclarée incurable. Je
me suis guéri et je crois qu'il est de mon devoir de faire connaître à tous les
grands avantages que j'ai retirés de ma découverte. Aujourd'hui, je puis me
vanter d'avoir guéri des milliers de her.nieux dans le monde entier.
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vivait dans la mortification et le recueillement et qui passait la plus grande
partie de son temps à recevoir des milliers et des milliers de pauvres ma-
lades qui venaient le consulter sur les maladies et se recommander à ses
bonnes prières. Après avoir questionné des milliers de malades et avoir
compilé leurs réponses, il en vint à la conclusion que 90 pour cent des
maladies étaient causées par le mauvais fonctionnement des voies digestives
qui se faisait sentir sur tout le système circulatoire, en gênant le cœur
dans ses fonctions vitales, arrêtant par là même Télimination de tous les
détritus nuisibles par les poumons et les reins.
.Ainsi fut connue l'origine de toutes ces tristes maladies telles que: Mail
de tête. Anémie, Débilité, mal de reins, maladies de
Brig'ht.maladios deVessie, rétention et ineontinence
d'Urine, perte d'appétit et de sommeil, Neurasténie,
Maladie du foie, Calcules Biliaires, Calculs du Rein,
Dyspepsie SOUS toutes SCS formes. Palpitations du cœur.
Pneumonie, Bronchite, Transpiration, étourdissement,
Essoufflements. Points de côté, mal de tête et d es-
tomac. Douleurs dans le ventre. Essoufflement, impuissance
sexuelle, Diarrhée chronique, etc , etc
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festent par des boutons, enflures, abcès, etc. Je reçois tous les
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A lecture spirituelle est un des plus utiles exercices de pif t'é que puisse
faire celui qui veut se sauver. Cet exercice consiste à faire souvent
une pieuse lecture, soit dans la vie des Saints, soit dans une revue
traitant sérleusenaent des choses du snlut et de la perfection.
C'est une sorte de prédication domestique que chacun se choisit à son gré,
et qui souvent produit des résultats merveilleux. ,. . , *
Mais en cela comme en toutes choses, la variété et 1 actualité font
plaisir. On aime à lire de temps en temps quelques pages écrites tout
exprès pour le lieu et le temps où l'on vit.
Les ANNALES DE LA BONNE SAINTE-ANNE s'efforcent de répondre
à ce besoin. A côté de leurs articles de fond sur la vie chrétienne, la
liturgie et les fêtes de l'Eglise, elles contiennent des lettres de mission-
naires, des mélanges et une chronique mensuelle de tout ce qui se fait
au sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré. , ., ^ ,
Les ANNALES DE LA BONNE SAINTE-ANNE ont un Intérêt tout par-
ticulier pour les membres de l'Archiconfrérie et ]p5 pèlerins. Chaque nvls
elles rendent compte d^ns un bulletin spécial, tant d.s grâces obtenues par
le grande Sainte que des progrès de son culte.
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POUR LE CANADA ET LES ETATS-UNIS, 50 CENTINS.
A S'adresser au Directeur des Annale» ft Sainte Anne de Beaupré, P. Q.
S2
PRESIDENCE
DES
ASSEMBLEES
PAS
MARC SAtrVALLE
Auteur du
Manuel des Assemblées
délibérantes.
1 volume in-18, relié
PRIX. .$1.00
Savoir présider une assem-
blée, diriger les délibérations,
tenir l'ordre dans les discus-
sions, éviter de perdre du temps, et assurer l'efficacité du travail,
c'est une science qui ne s'invente pas et dont on ne devient maître
que par l'étude et par la pratique.
'iout citoyen qui se livre à la politique et aux affaires ; tout
lioiiime qui appartient à des associations ou à des sociétés ; tout
jeune homme qui est membre de clubs ou qui assiste à des con-
ventions, peut du jour au lendemain être appelé à présider à
une réunion, à rendre des décisions, à trancher des questions Je
droit civique et public. Si l'on ne veut pas rester coi dans une
attitude humiliante ou se prononcer à l'encontre de toute règle
établie et voir ses décisions renversées il tout bout de champ, il
faut connaître au moins les rudiments du droit parlementaire.
La science des assemblées a déjà fait éclore bien des gros livres
de May, Bourinot, Cushing et tant d'autres. Mais les profanes
n'ont pas le temps de se plonger dans cet océan de clauses et de
paragraphes où sont épluchés tous les cas et oil tous les cheveux
possibles sont fendus en quatre et en huit.
Kn 1890, M. Marc Sauvalle, journaliste, avait publié un petit Manuel,
inspiré de celui de Cushing et où il traitait de la tenue des Assemblées
délibérantes. C'était le premier manuel de ce genre en Français et Jus-
qu'à ces derniers temps, il a répondu à tous les besoins. Mais main-
tenant, des problèmes nouveaux ont surgi, des modifications sont inter-
venues dans les règles usuelles, des décisions nouvelles ont été rendues.
I^ moment était venu de procéder à une refonte de ce petit volume en
y introduisant ces changements et ces additions, sans accroître consi-
dérablement les dimensions, tout en mettant le texte à jour et en le re-
faisant complètement dans la majeure partie des cas.
L'ouvrage intitulé Présidence des Assemblées 'que nous offrons
cette année au public, se compose de trois parties, dont deux sont en-
tièrement nouvelles et une amplement modifiée.
En deux cents pages, ce petit traité d'un format facile qu'on peut
glisser dans sa poche quand on se rend aux assemblées, constitue le meil-
leur guide possible pour faire face à tous les cas qui peuvent se pré-
senter. C'est un vade-mecum indispensable pour tous ceux qui assistent
à des délibérations, des réunions ou séances de clubs, conventions, so-
ciétés, associations et qui peuvent être appelés à y remplir un rôle à un
titre quelconque.
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démon de la boisson me tenait dans ses griffas. Les amis, les
affaires, la famille me délaissaient. La ruine me nu naçait.
Mais un ami m'est resté, un médecin, et par ses efforts,
J'AI ETE SAUVE.
Cet homiiie avait fait un^ étude scientitiqup de l'ivrognerie
comme maladie. Il en avait trouvé la guérison. C'est un
cas semblable qui m'a démontré coiiibien d'autres avaient be-
soin d'aide et qui m'a déci lé, s'il était possible, d'offrir la
prescription SAMARIA au monde.
Le traitement est absolument différent des autres. Il
peut être donné, si on le désire, sans que le patieivt s'en aper-
çoive. Des milliers de femmes, de mères, de filles, de sœurs
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pelé le plus grand idiot du siècle. Je ne
nie pas le f-ait, mais est-ce là une injure
aussi grave qu'on le prétend? Je ferai
rennaiiquesT au tribunal que nous ne
sommes qu'en 1908. Tout esipoir n''6st
donc pas perdu, puisqu'il reste 92 ans ft
courir.
Mme X entre de bonne heuie
idans son salon; Victorine balaye.
— Mais qu'est-ce que vous faites
donc. ... je vous avais dit de nettoyer
les carreaux.
— Mais c'est fait madamie. Je les ai
lavés en dedans pour que madame puisse
voir dans la rue; mais je les al laissés
sales en dehors afin que les voisins ne
puissent pas voix daais la maison
Départ,
— ^As-tu un bon trac pour emporter tes
toilettes aux bains de mer?
— Mais non, c'est comme toujours, le
système des six malles!
• • •
Du Tac au Tac.
Un bon pay.9an normand, qui poussait
devant lui, dans un chemin creux, un
troupeau de porcs récalcitrants, vint &
se croiser avec un groupe de jeunes gens
de la ville dont l'un eut la soudaine fan-
taisie de vouloir égayer ses compagnons
aux dépens du rural.
— Savez-vous, mon brave homme, dit-
il au porcher, qu'avec le temps l'homme
ÛQit pair ressembler aux animaux qu'il
élève.
— Ah! bail! pas possible, fit le bon-
homime jouant l'étonnement, alors com-
bien de temps vot'père a-t-il élevé des
singes?
Le jeune loustic qui avait voulu égayer
ses camarades y aval* réussi, en effet,
mais, ce fut à ses déipens.
• • •
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rissent tant de personnes — fonment un trait d'union avec nos bons amis du
Sud. Voici trois lettres venant de différentes parties des Etats-Unis, et qui
montrent combien les Gin Pills sont en grande demande, un produit vrai-
ment canadien qui a guéri et qui guérira des miliers de Canadifns.
LETTRES DE MASSACHUSETTS, NEW YORK ET DE L'INDIANA.
543 East Street, Holyoke, Mass.
J'ai reçu deux boîtes de vos ex-
•cellentes pilules et elles m'ont si
bien soulagée que je suis très sa-
tisfaite des résultats. J'ai donné
une nouvelle commande à mon
pharmacien, mais je ne les al pas
encore reçues ; dans l'intervalle
j'en ai emprunté une boite d'une
de mes amies qui en fait égale-
,ment usfige. Veuillez m'en en-
voyer trois boîtes sans retard.
AGATHE VANESSE.
160 Bleeker St., New-York.
Comme je soufîrais des rognons
et de l'estomac, on m'a recomman-
ci- fl'P'Sïayer le=: Gin Pi:ils. J'en ai
acheté une boîte dans une phar-
macie du voisinage, et je puis dire
fraucheiment et sincèrement qu'el-
les ont été merveilleusement effi-
caces et je me sens parfaitement
bien ; j'ai presque fini la botte.
Je me propose de continuer encore pendant quelque temps à en prendre, afin
qu'elles attaquent ma maladie dans sa racine. GEO. DIXON.
Si vous souffrez des rognons ou de la vessie, prenez les GIN PIL.L/S.
Si vous éprouvez des douleurs dans le dos, ou si vos mains et vos pieds
sont enflés ; si vous souffrez d'incontinence ou de retranchement d'urine ; si
vous éprouvez des douleurs dans la vessie, si votre urine est chaude et Irri-
tante, ou s.i elle contient du mucus on des dépôts de poussière de brique, ou
si vous êtes sujets à des attaques de rhumatisme, de sciatique ou de lum-
bago, les GIN PIIjLiS vous soulageront et vous ramèneront à la santé.
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pilules sont les mêmes, la boîte est la même et le prix est le même que pour
les GIN PILLS vendues au Canada. Evitez les ennuis de la anuano en vous
adressant a NA-DRU-CO. of Canaila, Inc., Bufifalo, N,-Y.
44
COMMENT SAURAI -JE SI J'AI LA
MALADIE DES ROGNONS ?
Faites comme tous les médecins quand ils soupçonnent qu'un patient a
le mal de rognons.
EXAMINEZ VOTRE URINE
Le ma.tin, voyez si l'urine est fortement colorée — -soit rougeâtre, soit
orange foncé. CL'urine naturelle a une couleur jaune clair). Remarquez si
l'odeur est forte ou infecte. Si elle est fortement colorée eu d'une odeur dé-
sagréable, vos rognons ont besoin de soins immédiats.
Procurez-vous maintenant une boîte de GIN PILiLiS, et prenez-les régu-
lièrenieut.
Si vous avez des douleurs dans le dos, si les mains et les pieds vous en-
flent — si vous souffrez du Rhumatisme, de la Sciatique ou du Lumbago — si
■^'ous avez dans votre urine le matin des dépôts de matière rougeâtre comme
de la poussière de briiiue ou du mucus, vous pouvez être certain que vos ro-
gnons ne sont pas aussi forts qu'ils devraient l'être, et qu'ils ont besoin du
secours des GIN PILLS pour être en bon état.
Crookston, Ont., 4 décembre.
Il y a quelques années je souf-
frais beaucoup du rhumatisme.
J'avais souvent lu que les GIN
PILLS étaient efficaces dans les cas
comme le mien. Je m'en suis pro-
curé une boîte et après en avoir
pris pendant peu de temps, les
élancements devinrent moins fré-
quents jusqu'à leur disparition
ia;p-ète. Le rhumatisme est une
■r;iell° affliction et c'est un avan-
tage de savoir qu'un remède com-
me les GIN PILLS peut l'éliminer
du système et soulager les souf-
frances.
JOSEPH STEVENSON.
Ne retardez pas ce traitement.
Si vos rognons montrent quelques-
uns des symptômes cioir.iés p!us
hauts, vous avez besoin des Gin
Pills. Retarder de les prendre, c'est
une invitation à la maladie de
Bright, la pierre dans la vessie, le rhumatisme chronique ou quelque autr«
terrible forme du mal de rognons ou de la mailadie de la vessie
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dans le même genre de boîte. Elles portent aux Etats-Unis le nom de
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45
UN REMARQUABLE TEMOIGNAGE
EN FAVEUR DES GIN PILLS
Eu février dernier, Mme J. P. J. W^edge, de 'East Street, Summerside,
I. du P-E., écrivait à une amie à Toronto et entre autres choses elle iul
disait : " Les GIN PIL.L.S sont le plus grand remède pour les rognons, et
c'est une mé-decine qui me fait actuellement un bien immense. Biles valent
leur pesant d'or pour tout malade." Nous avons demandé, par l'intermé-
diaire d'une amie commune, la permission de publier l'extrait ci-dessous et
nous avons reçu le certificat suivant sur la grande efficacité des GIN PILiLS :
Summerside, 24 Avril 1914.
J'ai reçu ce matin votre Lettre du 21 courant, par laquelle vous de-
mandez la permission de remettre ma lettre à la National Drug and Chem-
ical Co. Vous avez ma pleine autorisation de le faire et Je leur permets de
publier mon nom, s'ils le désirent, parce que les GIN PILIjS ont fait pour
mon mari et moi-même ce qu'aucun autre remède n'avait pu faire.
J'ai conseillé à deux autres personnes de s'en servir; l'une d'elles est
ma mère qui a souffert pendant au delà de 20 ans ; une boîte l'a guérie, de
sorte qu'elle peut reposer sur son côté gauche, ce qu'elle n'avait pu faire
pendant bien des années. Les médecins lui dirent qu'ils ne pouvaient la
guérir mar^ qu'ils pourraient la souHager par une opération pour le rognon
flottant, cependant à cause de son âge, ils ne croyaient pas à propos de lui
conseiller de la subir. D'après mon conseil, elle essaya les GIN PILLS qui
l'ont guérie, et qu'elle est toujours prête à recommander forteiment.
Mme J. P. J. WBDGE.
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tez des douleurs dans le dos — pro-
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UN VIEUX GENTILHOMME A SOUF-
FERT DE LA MALADIE DE RO-
GNONS PENDANT 40 ANS
Il avait même eu des Hémorrhagles des rognons. Cependant aujourd'hui.
à 67 ans, M. Allen est capable de travailler tout le jour ou de faire une lon-
gue promenade sans la moindre douceur.
Port E'igin, N. B., 12 novembre.
Je sens qu'il est do mon devoir, pour l'avantage de crux qui sont affligés
de semblables maladies, de vous envoyer ces quelques lignes au sujet des
GIN PILiUS. J'ai environ 67 ans et j'ai souffert du mal de rognons depuis
l'âge de 25 ans. Cela venait de ce qu'après m'être échauffé, je m'étais tenu
sur un escalier dans un courant d'air l'roid.
A la fin j'avais des Hémorrha-
gies des rognons. Je suis allé voir
trois médecins et j'essayai la plu-
part des remèdes sur le marché,
mais je n'éprouvai aucun soulage-
ment. J'étais très faible, j'éprou-
vais des douleurs dans le dos ;
souvent j'étais obligé de me cou-
cher pendant le jour et je ne pou-
vais aller en voiture, sans souf-
france. .Je commençais à penser
qu'il n'y avait pour moi aucun se-
cours à espérer. Le saignement
continua pendant 16 mois jusqu'à
ce qu'il m'arriva d'essayer les
GIN PIIiLiS qui ont mis un terme
à mon mal
Maintenant je puis jeter un
coup d'oeil sur 15 mois de soula-
gement contre les souffranices et
les inquiétudes. Je puis faire le
train, aller en voiture toute la
journée, sans éprouver de douleur ;
cei>euidant jie preuids encore 2
pilules par semaine car elles me fout beaucoup de bien."
JERBIMIAH AL.LEN.
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Canada. Eicrivez à Na-Dru-Co. Inc., Buffalo, N. Y, pour avoir un petit
échantillon gratuit.
47
SES PIEDS ET SES JOINTURES ETAIENT
TELLEMENT ENFLES QU'ELLE NE
POUVAIT MONTER LES
ESCALIERS
Tout homme et toute femme qui souffre du rhumatisme — qui a des at-
taques aiguës de rhumatisme, de sciatique et de lumbago — dout les rogaons
sont faibles et dont les mains et les pieds deviennent enflés et douloureux —
devraient lire attentivement ces deux lettres de Madame Salsbury sur les
effets magiques des
iiis
ROGNONS
IvP 14 février doruicr, ilad. J.
A. Salsibury écri'vait à propos des
GIN PILLS : " Je puis dire sans
crainte de me tromper que les GIN
PILLS m'ont fait beaucoup de bien.
Il y a six ans je ne pouvais pas
monter d'escaliers, tant mes pieds
et mes jointures étaient enflés,
mais je pris trois boîtes de GIN
PILLS et le mal est complètement
disparu. Ma mère, âgée de 82
ans, en prend et se porte bien."
Nous écrivant le 22 avril, en ré-
ponse à une demande de permis-
sion di publier sa lettre, Mad.
Salsbury disait: "Vous pouvez le
faire, car Je suis certaine d'avoir
été guérie par les GIN PILLS, vu
que je n'ai jamais souffert du rhu-
matisme depuis ce temps et il y a
six ans ce printemps que j'ai été
si malade."
L'enflure des mains et des pieds
est un symptôme certain du mal de rognons. Il en est de même du mucus
ou de la poussière de brique dans l'urine, de l'incontinence ou de la sup-
pression d'urine, de la gravelle (ou pierre dans les rognons) et aussi pareil-
lement si l'urine est brûlante. Daus tous ces cas vous avez besoin des GIN
PILI.S sans retard.
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puis." Elles sont exactement les mêmes que les GIN PILLS vendues au
Canada. Pour avoir des échantillons gratuits ou une boîte pleine grandeur,
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PILULES ROUGES
LES PILULES ROUGES
POUR LES FEMMES PALES ET FAIBLES
UNE SPÉCIALITÉ
Aucun remède ne peut être comparé aux PILULES ROUGES
pour les feminmes. C'est une préparation scientifique, une spé-
cialité qui a pour vertu de réparer les défectuosités internes de
toute nature qui se produisent particulièrement chez les femmes.
Aussi celles qui sont pâles, faibles, anémiques trouveront infail-
liblement dans les PILULES ROUGES le restaurateur par ex-
cellence. Enfin, au cours de toute sa vie et à tous les âges, la
femme peut être sûre d'avoir dans les PILULES ROUGES le
moyen de se maintenir dan.s un état de santé parfaite, d'assurer
le fonctionnement régulier de tous ses organes, de se munir d'un
sang pur, riche et abondant si quelques assauts viennent en dimi-
nuer la quantité et la qualité.
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souffrent à venir consulter nos médecins spécialistes au No 274 rue St-Denls ;
elles seront l'objet d'une attention toute spéciale et les conseils et avis qu'elles
recevront leur seront d'un immense avantage. Celles qui ne peuvent venir â
la consultation sont priées de décrire parfaitement, dans une lettre, leur éitat
ou, si elles le préfèrent, de nous demander un blanc de questions ; nos méde-
cins leur diront ce qu'elles doivent faire pour se guérir. Ces consultations,
soit verbales, soit par correspondance, sont STRICTEMENT CONFIDENTIEL-
LES et absolument GRATUITES.
AVIS IMPORTANT. — Les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles
sont en vente chez tous les marchands de remèdes au prix de 50c la boîte ou
six boîtes pour $2.50 ; elles ne sont jamais vendues autrement qu'en boîtes
contenant 50 pilules ; jamais au cent ; elles portent à un bout de chaque
boîte la signature de la CIB CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE et un nu-
méro de contrôle. Nous engageons notre nombreuse clientèle à refuser toute
SUBSTITUTION. Lorsque vous demandez les Pilules Rouges, n'acceptez ja-
mais un autre produit que l'on vous recommanderait comme étant aussi bon.
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Pilules Rouges ne sont jamais vendues de porte en porte. Rappelez-vous que
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C'est aux femmes anémiques, pâles et faibles que nous
disons : Méfiez-vous, n'attendez pas davantage, donnez à
votre santé une attention plus spéciale, car l'anémie est
une aliection dangereuse, et si vous n'enrayez pas le mal,
bientôt il sera trop tard et forcément vous devrez subir
les conséquences de votre négligence souvent bien terribles.
Les sujets anémiques présentent tous des symptômes :'l
ne pas s'y tromper. Respiration assez difticile, une mar-
che longue, un escalier monté un peu vite, peu de chose
suffit pour les essouffler ; souvent le simple fait dé lever
les bras est suffisant pour produire une véritable fatigue,
de même aussi que le moindre travail, la moindre émotion suf-
fisent à déterminer des palpitations qui sont parfois excessivement vio-
lentes. Les maux de tête, les lassitudes générales accompagnent géné-
ralement l'anémie. Les sujets anémiques ont toujours des troubles dans
leurs fonctions digestives.
L'anémie exerce ses ravages chez les jeunes tilles de tempérament dé-
licat, nerveux, lymphatique, qui ont un travail trop sédentaire ou des
fatigues intellectuelles ; chez les femmes qui ont à respirer l'air vicié
des manufactures, qui habitent des logements malsains et surchauffés.
L'anémie se développe facilement chez la mère obligée de voir à l'en-
tretien de nombreux enfants et à celui de son ménage.
Les Pilules Rouges pour femmes Pâles et Faibles sont tout indiquées
dans l'anémie.
" Depuis trois mois, ma santé laissait beau-
coup à désirer ; tous les jours mes forces dimi-
nuaient. Le -peu de nourriture que je prenais
me causait des douleurs d'estomac. J'avais des
vertiges ; les nuits passées dans un sommeil
agité me fatiguaient beaucoup, puis j'avais des
maux de tête terribles. Voyant que tout ceci
persistait, je me mis à prendre des ^Pilules
Rouges que je connaissais pour être très bon-
nes. Ce que j'en espérais, je l'obtins rapide-
ment. Après quelques semaines j'étais plus
forte ; mon estomac plus robuste supportait avec
moins de fatigue les aliments, aussi pouvais-je
reposer tranquillement toute la nuit, et je n'a-
vais plus, durant des jours entiers, de gros maux
de tête. Je me porte aujourd'hui tout à fait bien
et ma guérison a augmenté la confiance que
j'avaiis dans les bonnes Pilules Rouges. J'aurai
toujours de ce précieux remède à la maison et
je ne manquerai pas de le recommander chaque
fois que je saurai une de mes amies malades. "
— Madame A. CARDINAL, 1S08C rue Boyer,
M'MV. A. Cardinaj.. Montréal.
Les PILULES ROUGES donnent du sang aux femmes pPiles et faibles.
50
PILULES ROUGES
"Il y avait déjà trois ans que je
perdais des forces. Ne souffrant d'au-
cune douleur aiguë, je ne m'alarmais
pas de cette faiblesse que je croyais
n'être que passagère et je négligeais
de me soigner. Je devins nerveuse, in-
quiète et étais toujours prête à m'a-
larmer et à perdre connaissance pour
la moindre chose. Alors je compris que
j'étais atteinte sérieusement et que
plus de négligence de ma part m'ex-
poserait aux plus grands dangers ; je
me félicite d'avoir suivi les conseils
de quelques amies et d'avoir pris,
comme elles, les bonnes Pilules Rou-
ges pour les femmes Pâles et Faibles.
Comm« elles aussi j'ai obtenu des
forces et le rétablissement de ma san-
té. Après l'emploi de quelques boîtes
je n'étais plus la même personne. In-
quiétude nerveuse, faiblesse, tout cela était disparu. Enfin, quelques semaines
encore de traitement et je me portais bien. Depuis six ans que je suis mariée,
ma santé s'est maintenue bonne, et cependant j'élève une famille." — Mme L.
P. ROBIOHAUD, 1S12A rue Boyer, Montréal.
Pour leur grande efficacité et par économie, prenez les PILULES ROUGES pour
Femmes Pâles et Faibles. Consultez gratuitement les médecins spécialistes de la
compagnie.
Mme L. R. ROBicHAi i.
Mme E. Lacelle.
"Avant mon mariage, j'ai été plusieurs années
très faible et très nerveuse. Je ne pouvais sup-
porter une fatigue ; le moindre désappointement,
une petite contrariété me piquaient au plus sen-
sible, m'étaient insupportables ; je me sentais
alors faiblir, faiblir, puis je perdais connais-
sance ; c'était comme un sommeil qui durait
parfois longtemps. J'étais sujette à de violents
maux de tête, à des palpitations, à des douleurs
dans les membres, etc. Après mon mariage, cet
était sembla empirer car j'étais obligée de gar-
der le lit souvent. Plusieurs médecins me trai-
tèrent mais sans suiocès. J'eus un jour l'idée de
faire usage des Pilules Rouges, pour les femmes
Pâles et Faibles, imais à titre d'essai seulement,
car, à vrai dire, je n'espérais pas plus de bien
de ce remède que de tant d'autres jusque là
employés. Aussi, je fus bien étonnée lorsqu'aprês
en avoir pris quelquf^ boîtos. je me souti^ tout
autre. La vie revenait en moi, puis une vigueur
que je n'avais jamais ressentie. I^es malaises
cessèrent, les forces s'acscrurent. Je n'ai plus
de ces étranges faiblesses et pour les éloigner
à' jamais je veux reprendre des Pilules Rouges
au moindre symptôme que je remarquerai. " —
Mme ED. LACELiLE, 144 rue Clarence, Ottawa,
Ont.
Toutes les jeunes filles devraient prendre les PILULES ROUGES
51
PILULES ROUGES
Toutes les mères devraient donner à leurs fillettes, à leurs
jeunes filles, des PILULES ROUGES pour les femmes
Pâles et Faibles.
Beaucoup de tillettes sont fatiguées par la oroissance ;
les unes grandissent trop vite, ce qui les rend faibles, non-
chalantes et ijûles ; d'autres, au contraire, subissent un
arrêt de croissance qui provient précisément de leur fai-
blesse constitutionnelle. Enfin, il y a généralement ù cette
époque: lassitude générale, coliques douloureuses, vertiges,
palpitations, oppression respiratoire, nausées, troubles de
la digestion, manque d'appétit, maux de tête, frissons, et il peut survenir
bien d'autres symptômes plus graves encore.
Les parents doivent donc prendre le plus grand soin de la santé le
leur fillette ; ils doivent la surveiller pour que se constitue en elle une
femme forte et prête à faire face ii toutes les exigences de la vie. L'ac-
tion des Pilules Rouges pour les femmes Pâles et Eaibles est surtout ici
d'une efficacité remarquable. Les certificats qui suivent en donnent une
idée.
" Ma fille était tellement afi'aiblie qu'elle perdait connaissance sou-
vent. Son état empirant, nous fûmes obliges de la mettre sous les
soins des médecins. Deux ou trois la soignèrent, mais sans lui faire
beaucoup de bien, ses défaillances devenaient même plus fréquentes
et ses forces diminuaient encore, il lui fut impossible daller ù 1 école
ni même de s'amuser comme les enfants de son âge. Elle avait alors
treize ans. 11 y a quelques mois, il me vint â 1 idée de lui faire prendre
des Pilules liouges pour les femmes i'âles et Eaibles et avec ce remède
il se fit tout de suite un cuangement. Depuis trois mois, elle n'a pas eu
de ces dèlaillances d'autrelois, son mal ue tête est presque entièrement
disparu et elle est beaucoup plus forte. Leci dit la valeur de ce giand
remède." — Mme K. LAi\GL,AlS, 72 rue Hickock, Winooski, Vt.
■'A l'âge de treize ans, ma petite flUe était faible et bleu nerveuse. Elle
était maigre, ne mangeait pas, se chagrinait jjour peu et tous ses membres
étaient agités. Ceci surtout m'inquiétait et je craignais qu'elle ue pût en
guérir. Je la ûs traiter par un médecin pendant longtemps sans cependant
voir son état s'améliorer. Comme les Pilules Rouges avaient toujours été
pour moi un remède très eliflcace, je lui en fis prendre. C'est ce qui lui alla
le mieux ; elle acquit des forces et ses nerfs se calmèrent, puis toute agitation
disparut. Depuis deux ans, tout cela est fini et c'est maintenant une jeune
fille tout à fait bien portante." — Madame CARRIER, 15, rue Ste-Marie, St-
Johnsbury, Vt.
52
PILULES ROUGES
" Depuis déjà plusieurs mois, j'étais excessivement faible et
souffrais presque continuellement de la tête. Je me sentais dé-
périr ; cbaque jour, chaque semaine, c'étaient Jes malaises nou-
veaux, un plus grand abattement, une lassitude plus générale,
une paresse de l'estomac, des intestins, puis des symptômes plus
graves encore, de ceux qui se déclarent généralement chez les
jeunes filles anéaniques et qui compromettent fortement leur
santé future. Ma mère, qui m'observait et essayait, par
toutes sortes de soins, à augmenter mes forces, s'alarma de ces
irrégularités et écrivit aux Médecins de la Compagnie Chimique
Franco-Américaine. Pour réponse, avec une foule de conseMs,
ils lui recommandèrent de me faire prendre des Pilules Rouges qui, disaient-ils,
me feraient bien vite du sang dont j'avais grandement besoin. En effet, dès les
premières semaines, il me semblait que j'avais plus de vie ; très rapidement
les forces me sont revenues ; je me sentais à l'aise ; j'étais heureuse de ne
plus souffrir et de pouvoir, comme mes amies, m'oecuper à quelque travail et
m'amuser aussi. Les Pilules Rouges, qui m'ont donné la santé alors, la pré-
servent et la soutiennent maintenant que je suis eu ménage." — Mme DELIA
DION, Northbridge, Mass.
Lorsqu'une femme ou une jeune fille est malade et qu'il s'agit pour elle de choisir
un remède, elle ne devrait pas comparer ces remèdes à guérir tous les maux avec les
PILULES KOUGES pour les Femmes Pâles et Faibles, qui sont une spécialité com-
posée des meilleurs ingrédients spécialement adaptés aux maladies particulières aux
femmes.
■■ Ma fille souffrait, depuis plusieurs mois,
de débilité générale et ne pouvait plus suivre
ses classes ; elle se plaignait chaque jour de
douleurs dans les côtés et dans le dos, la tête,
l'estomac. Tout cela m'inquiétait ; je la croyais
bien gravement malade, car elle était d'une
pâleur de cire ; eille ne mangeait pas et tout ce
que je pouvais ipréparer de petits mets appétis-
sants la laissait indifférente. Il y aura bientôt
deux mois que j'ai commencé à lui faire prendre
les Pilules Rouges et l'amélioration, qui s'est
opérée dans sa santé, est extraordinaire. Elle
ne se plaint plus de rien ; son aii>i)étit est très
bon et son apparenee extérieure prouve l'effi-
cacité de ce remède. Son teint est revenu, elle
est gaie et est retournée à la classe qu'elle suit
maintenant avec ambition. Je veux toutefois
qu'elle continue encore à prendre les Pilules
Rouges, et ce n'est que lorsque je la verrai tout
à fait vigoureuse que je lui permettrai de ne
plus en user. " — Madame CHARBONNEAU,
32 rue Marshal, Putnam, Conn.
53
Mlle D. CHARBONNEAU.
PILULES ROUGES
JEUNES FEMMES, PRENEZ GARDE ! SOIGNEZ-VOUS.
Quand la jeune femme est malade, le ménage est triste.
Les PILULES ROUGES pour les femmes Pâles et Faibles
ramènent la santé à la mère, la joie au foyer.
Quels que soient les devoirs qu'une femme ait à remplir,
quelles que soient ses occupations, elle devrait d'abord
s'occuper de sa santé, c'est très important pour elle et pour
ceux qui l'entourent.
L'épouse et la mère qui souffrent soit de pesanteurs, de métrite,. d'ul-
cérations ou de toute autre douleur intime, feraient bien de venir voir
les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine ou de leur
écrire ; il leur sera indiqué le traitement hygiénique à suivre, lequel,
avec les PILULES ROUGES, les ramènera sûrement à la santé.
Les vertus curatives reconnues et l'économie du traitement par les PILULES
ROUGES pour les Femmes Pâles et Faibles en ont fait, depuis vingt-cinq ans, un
remède de famille sans rival.
" L.a première fois que j'ai fait usage des
Pilules Rauges pour les femmes Pâles et Fai-
bles, j'étais très faible eit atteinte d'une foule
de maJaises qui me rendaient inapte à tout tra-
vail. Je isouffrais de douleurs de dos, des
membres, d'une fatigue s'éfcendant de derrrière
la tête et descendant jusqu'aux épiules. Au
coucher, j'étais parfois tellement fatiguée, éner-
vée que je passais la nuit sans pouvoir fermer
l'œil. D'autres fois c'étaient des cramp's dans
les jambes qui m'eanpêchaient de dormir. Que
d'autres souffrances encore que je ne puis dire
et qui me minaient.
"Je re-cmmande aux femmes faibles et ma-
lades comme je l'étrùs de prendre des Pilules
Rouges pour les femmes Pâles et Faibles. C'est
depuis que. j'ai pris de oe bon remède que mes
force.s sont rétablies et que je me porte si bien.
J'ai aussi eu la joie de mettre au monde et de
conserver un gros garçon qui est beau et ravis-
sant de santé. Les quatre autres enfants que
j'avais eus précéilemment n'avaient pu vivre à
cause sans doute d'une constitution trop faible
qu'ils avaient héritée de moi.
" Pour une petite femme chétive, ne pesant
que soixante-quinze livres, lors de mon mariage, voyez maintenant quelle bonne
apparence j'ai, et ce qui est mieux encore, je me porte bien. " — M^me LOUIS
AMYOT, Oap Chat, Que.
Les PILULES ROUGES assurent à toute femme force et santé.
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Mue Ls Amyot.
54
PILULES ROUGES
" Deipuis plusieurs mois, j'étais fai-
ble et aussi bien souffrante de dou-
leurs internes. Alon mauvais estomax;,
mes digestions pénibles étaient la
cause d'oppression, de faiblesse et de
palpitations de cœur. Perdant chaque
jour de ma vigueur, il me fut bien
difficile, pour ne pas dire impossible,
de continuer de m'occuper de l'entre-
tien de ma maison. Je me sentais
triste, abattue et malheureuse, et je
n'en (pouvais plus de cette vie. (Com-
ment la changer et refaire ma santé?
C'était là ce que je me dHiiiHudiiis
quand il me vint à la pensée de pren-
dre des Pilul«s Rouges pour les fem-
mes Pâles et Faibles. L'.s j.uu-;'aiix
citaient de si belles guérisons dues
à leurs bons effets, elles pouvaient
bien me guérir, moi aussi ! Tel que je
l'espérais, je fus en peu de temps sou-
lagée et réconfortée. .Je ne sentais
P'ius de langueur, je souffrais moins.
Je me suis donc tout à fait gué-
rie et je suis heureuse de le dire à
toutes les femmes. J'ai repris bonne mine ; je suis
je suis délivrée de la faiblesse et de toutes les douleurs terribles qui l'accom-
pagnaient. " — Mme LOUIS MARTIN, 4Si Mechanic, Southbridge, Mass.
Mme Louis Martin.
jaie et alerte parce que
"Pendant plus de quatre ans j'ai été torturée
par toutes sortes de douleurs internes, et c'est
après avoir déjà passé par bien des épreuves,
avoir connu tous les tracas de la mère de fairiil-
le. que j'ai vu mes forces s'éteindre, ma santé si
grandement menacée. J'ai même, après la nais-
sance de mon dernier enfant, été retenue au lit
pendant plusieurs mois. Que de médicaments j'ai
pris ensuite pour augmenter en moi la vie, me
délivrer des douleurs de tête, de dos, de reins et
de la grande faiblesse qui subsistaient toujours.
Je puis dire que je ne vivais que pour me
traîner d'une chaise à une autre. Quelle existen-
ce, mon Dieu ! Enfin, je me mis à prendre des
Pilules 'Rouges, n'ayant plus de confiance dans
les remèdes que j'avais employés jusque là, je
les abandonnai. Je me bornai à prendre simple-
ment quelques Pilules Rouges chaque jour, et
cela m'a été autrement profitable que tous les
traitements ennuyeux précédents. Les forcer me
revinrent ; j« me sentis bient t moins abattue, moins triste, plus courageuse et
plus â l'aise. Aujomd'bui ma joie est grande, parce que ma santé est réta-
blie et que je puis faire face à mes nombreuses occupations." — Mme LEAN-
DRB BOUDREAU, 16 Lewis, Southbridge, Mass.
55
Mme L. Boudreau.
PILULES ROUGES
A l'époque périlleuse du retour de l'âge.
Les PILULES ROUGES pour les femmes Pâles et Faibles
sont le meilleur des soutiens,
C'est avec raison que les femmes appréhendent l'arrivée
du retour d'âge, car, pour presque toutes, cette époque est
marquée par de graves malaises, trop souvent aussi par une
véritable maladie.
La femme alors voit avec inquiétude les sensations de
lourdeur à la tête, migraines, insomnies, étourdissements,
refroidissements des pieds, perte de l'appétit, maux d'esto-
mac, douleurs dans les reins, etc., etc.; elle devient aussi presque tou-
jours extrêmement faible.
Ce qu'il lui faut c'est faciliter cette dernière transformation naturelle
des fonctions et, pour cela, il n'existe qu'un remède : ce sont les Pilules
Rouges pour les femmes Pâles et Faibles.
Ces pilules ont aidé des milliers de femmes. Nous citons les guérisons
suivantes :
" J'avais perdu l'appétit et je devins ensuite
très faible, pâle et maigre. Mon cœur avait
souvent de fortes palpitations et j'endurais beau-
coup de douleurs dans les côtés. Je fus plu-
sieurs mois dans cet état et je coimprenais qu'il
était de mon intérêt de ne pas me négliger, vu
l'époque critique que je traversais. Je voulus
d'abord faire un essai des Pilules Rouges pour
les femmes Pâles et Faibles, confiante que ce
qu'elles avaient déjà fait pour tant d9 femmes,
elles le feraient aussi pour moi, et ce fut bien
là ce qui m'assura des forces et la santé dont
je jouis aujourd'hui. Dix boîtes de ces bonnes
pilules eurent raison de mom mal de côté. Mal-
gré tout ce que j'ai obtenu de bien, je n'ai pas
abandonné complètement les Pilules Rouges ;
j'en prends encore de temps en temips et, je le
vois bien, elles -me préservent de bien des indir-
positions auxquelles sont sujettes les femmes
de mon âge. " — Mme J. B. LEPAGE, 240 rue
Flint, Fall River, Mass.
Les PILULES ROUGES sont le soutien de la mère de famille.
66
Mme j. b. IJ3PAGE.
PILULES ROUGES
Il eàt vrai que j'ai eu beaucoup de
mal pour élever ma famille, mais que
voulez-vous, on s'habitue à tout, même
au malheur, et tant bien que mal, je
me suis tirée d'afffaire jusqu'au jour
où l'époque du retour de l'âge est ar-
rivée. Alors j'ai commencé, à payer
tout l'excès des fatigues et des grands
chagrins que j'avais supportés. Riem
ne m'a été épargné, car j'ai souffert
de tout à la fois. Mes forces étaient
déjà ruinées quand je fus prise d'un
mal dans le côté droit et c'est à
l'intérieur que je souffrais surtout ;
cependant, j'avais aussi de l'enflure à
la surface et je ne pouvais me cou-
cher de ce côté. Les Médecins qui me
soignaient, ne comprenaient rien à ce-
la et ils ne voyaient d'autres remèdes
qu'une opération. Il m'en coûtait
beaucoup de consentir à cette opéra-
tion. Avant de me décider, je voulus
écrire aux Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine qui me
prescrivirent im traitement facile et qui devait me ramener à la santé. Ils me
recommandèrent aussi l'usage des Pilules Rouges pour me faire du sang, des
forces et aider la nature. Je suivis leurs conseils sans y manquer et quelque.s
semaines après je me sentais déjà mieux. Mes souffrances sont disparues, mes
forces ont augmenté chaque jour, puis, au bout de quelques mois, ma santé
était rétablie. J'avais été sauvée de l'opération et aussi de combien de souf-
frances. Moi qui avais enduré de si longues années de douleurs atroces, j'étais
enfin guérie ! Cette seule pensée me rajeunissait et me donnait du courage.
Je ne regrette pas la confiance que j'ai eue dans l'emploi de ce remède si pré-
cieux pour la femme et je ne puis assez Je recoanmander, tant il mérite d'êtr«
connu. " — Mme E. L. RICARD, 26 rue diandler, Worcester, Mass.
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plus puissant qu'un homme puisse employer. Elles guéris-
sent les maladies de l'estomac, la dyspepsie, les palpitations
de cœur, les maux de tête, les étourdissements. Elles pré-
viennent les rhumatismes, les névralgies, les maladies du
foie, etc. ; elles purifient et enrichissent le sang ; elles sont
une source de forces nerveuses contre les faiblesses des
hommes jeunes ou âgés, peu importe la cause qui les amène.
Chez les enfants, elles guérissent les scrofules, les humeurs,
les éruptions, les démangeaisons ; elles raniment la vie du
vieillard et lui assurent de longs et heureux jours. Elles sont, en un
mot, une spécialité pour les maladies propres aux hommes, et c'est de
là que dérivent leur force et leur vertu.
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dent sa vigueur primitive.
En voulez-vous la preuve? Lisez
ce qui suit :
" J'étais d'une constitution robuste
et toute ma vie j'ai eu une bonne
santé. J'ai toujours beaucoup travail-
lé, pour assurer ma vie et celle de ma
famille, et tous mes jours ont été fort
bien employés jusqu'à 11 y a quelques
années, lorsque des faiblesses et des
(douleurs de dos s'annoncèrent. Je ne
m'inquiétai pas trop de cela les pre-
miers jours, je laissai faire et conti-
nuai ma besogne, mais j'eus bientôt à
regretter ma négligence, car un jour
que je dus subir une température hu-
mide (chose qui m'était déjà arrivée
bien des fois et sans inconvénient),
il se déclara des douleurs de vessie, puis je fus gravement malade. Il me fal-
lut appeler un médecin et me soumettre à un dur traitement, cependant cer-
tains symptômes persistèrent. Ce ne fut que lorsque j'eus pris quelques boîtes
de Pilules Moro et que j'eus ainsi augmenté mes forces, purifié et enrichi mon
sang que je me sentis parfaitement à l'aise, tout à fait, rétabli. Maintenant,
malgré mon âge, j'ai soixante-douze ans, j'ai bonne santé comme autrefois,
j'en suis tout joyeux et c'est de tout co^ur que je fais connaître les bons effets
ciue j'ai iibtemis des Pilules Maro. J'ai plclue confiance ùiius ce reniMe et je
crois qu'en y ayant recours au moindre indice de faiblesse, je me garderai en-
core bien des années de vie tranquille." — • J. B. LABRECHE, 153 rue Church.
Ottawa, Ont.
" Je vous écris aujourd'hui pour vous annon-
cer ce que vos bonnes Pilules Moro ont fait pour
ma sauté. Voilà cinq ans que j'ai commencé à
ni'apercevoir que mes forces diminuaient et au
printemps, je ce pouvais plus travailler. Lors-
que je sortais de chez moi pjur aie rendre à
mon ouvrage, je me sentais tout à coup saisi
d'éblouissements, de vertiges, la tête me tour-
nait et je croyais que j'allais m'évanouir. C'é-
tait à la fois de la faiblesse et de la mauvai-^e
digestion. C'est incalculable le nombre de jour-
nées de travail que j'ai perdues de cette façon.
J'ai consulté plusieurs médecins, ils semblaient
ne pas connaître ma maladie, et j'ai pris une
foule de remèdes, tout cela ne me faisait rien.
Un jour que j'avais mon journal, je me mis à
lire l'annonce des Pilules Moro dans laquelle on
disait qu'un homime leur devait sa guérison ; sa
maladie était semblable à la mienne et c'est ce
qui me décida d'essayer ce remède. J'eus le très
grand plaisir de constater que les Pilules Moro
ai'aient les plus merveilleux effets et que ma
guérison se faisait chaque jour. Ma digestion
allant bien maintenant, toutes mes douleurs sont disparues, mes forces sont
revenues et j'en suis des plus heureux. " — M. WI LLIE HACHEZ. Rogers-
vllle, N.-B.
60
M. WILLIE HACHEZ.
^PltULEs MOROT
jPOUR LES HOMMES
" J'avais beaucoup travaillé depuis
ma jeunesse, à un métier dur et, ob.ll-
de demeurer longtemps cour-
bé, j'avais le dos endolori. Un
lumbago s'était déclaré, que j'avais
lon&teuTps négligé et qui s'était ag-
gravé. J'étais devenu sans force, sen-
sible au moindre refroidissement, su-
jet à toutes sortes de malaises et
beaucoup moins courageux.
Je m'étais fait une quantité de re-
mèdes pour me ramener et me soula-
ger et, parce qu'aucun ne m'avait ni
fortifié ni remis, j'en avais essayé un
autre, les Pilules Moro, mais plutôt
par acquit, et quoiqu'il me fut recom-
mandé, il ne m'inspirait que peu de
confiance.
" Je fus donc grandement surpris
doa mieux semsible que j'éprouvai dès
les premières boîtes de ces pilules, de
conistater ensuite que mes forces aug-
mentaient chaque jour, que je deve-
nais plus vigoureux, plus rêsistable
au travail, que mes mouvements
étaient plus souples et plus faciles, enfin que je rajeunissais.
"Maintenant, ma santé est des meilleures pour mon âge. Je mange, dors et
travaille bien et j'en suis très heureux. " — MICHEL, SIMARX», 750 rue Saint-
Christophe, Montréal.
M. M. SIMARD.
M- Ferdinand Langlais.
" Je m'étais donné un tour de reins en levant
quelque chose de bien lourd et, à partir de ce
moment, je fus dans l'imipossibilité de travail-
ler. J'ai dû tenir le lit pendant des mois souf-
frant atrocement dans les reins ; durant deux
ans je fus dans l'impossibilité de lever la moin-
dre chose. J'étais désespéré de me voir dans
cet état et à la tête d'une famille. Soigné sans
résultat par un médecin, je me trouvai bien
heureux lorsqu'aiprès avoir pris quelques boîtes
de Pilules Moro, non-seulement de me sentir
moins de douleurs, mais aussi d'éprouver plus
de vigueur et un bien-être inaccoutumé. Il y a
deux ans que je fais usage des Pilules Moro de
temps en temps, et elles me font toujours un si
grand bien que j'en ai fait mon unique remède.
Avec les Pilules Moro, je maintiens mes forces,
j'éloigne les souffrances et je me garde en
bonne santé. " — M. FERDINAND IWVNGIvAIS,
78 Hickock, Winooski, Vt,
ai
"Le traitement par les Pilules Moro
a très bien réussi à combattre et à
faire disparaître un mal de rognons
qui me rendait impropre au travail
et m'inspirait de graves inquiétudes.
11 y a cinq ans, je souffrais si cruel-
lement de cette terrible maladie que
tous les médecins m'avaient déclaré
incurable. Mou mal augmentait tou-
jours et c'e.st alors que j'eus recours
aux médecins de la Compag;iie Mé.ii-
cale Moro. Leurs bons conseils m'ont
parfaitement guidé et aujourd'hui je
suis parfaitement rérabli. L'effet des
Pilules Moro a été imei-veilleux. La
douleur dont je souffrais dans la ré-
gion du cœur et des reins, les batte-
ments violents, le-s étourdissements.
les éblouissements, l'oppression, la
gêne dans la respiration, les indiges-
tions pénibles, J'es cauchemars, rien
de tout cela n'e.xiste plus.
M. LOUIS BARRY.
D'une vie désolée et languissante, les Pilules Moro m'ont fait passer dans
une vie heureuse et pleine d'activité. J'ai repris mon travail régulier et j'ai
bonne santé." — LOUIS BABRY, 138 rue Cumberland, "Woonsocket, R.-I.
" Je suis heureux de faire connaître aux
jeunes gens que les Pilulles Moro m'ont fait
grand bien, alors que j'en étais à ne pouvoir
travailler chaque jour qu'avec beaucoup de
peine.
" Jeune encore, j'avais dû commencer à sub-
venir aux dépenses de ma vie et l'effort cons-
tant que, pour cela, je devais soutenir, fut sans
doute la cause que la nutrition .^e ralentit chez
moi et que divers malaises survinrent. C'étaient
des étourdissements, des sensations de fatigue
extraordinaire, des douleurs dans, les reins, un
.sentiment de découragement, des lourdeurs dans
tous les membres. Ma mère, à qui j'avais fait
connaître mon état, m'acheta quelques boîtes
lie Pilules Moro tnrpUe avait ju.irées iinnires a me
ramener, à cause du grand bien que des milliers
d'hommes de tout âge en retiraient. Je pris
donc de ces pilules et je fus émerveillé du bien
extraordinaire que j'en obtins. En quelques se-
maines, j'avais gagné beaucoup de forces ; je
n'étais plus le môme à l'ouvrage, parce que je
le faisais avec moins d'effort et iplus volontiers ;
puis, le soir, après ma journée, je pouvais en-
core, comme autrefois, être gai, empressé autour des miens et toujours disposé
à leur rendre service. Je me propose, maintenant que je connais l'efficacité
de ces ipilules, de m'en servir pour soutenir mes forces et consei-ver ma ^anté-"
— THEODORE CORBEIL, 795 rue Saint-Christophe, Montréal.
M. Théodore Coebeil.
Gî
V
ItULES MORO
OUR LES HOMMES
M. Anthime Roy.
•■ Mes forces s'étaient en allées,
j'étais épuisé et je l'avais bieji gagné,
car, pendant longtemps, sans ménage-
ment aucun, je m'étais livré à un dur
travail, n'avais pris aiioui' prôcau-
tion contre la rigueur des hivers ni
contre la pluie. J'avais imiposé tout
cela à ma constitution, mais un jour
elle prit sa revanche et m'imposa ses
souffrances. D'abord, l'estomac refu-
sa de digérer c:nîm€ à l'ordinaire :
j'étais appesanti par mes repas, puis
Il j'avais des brûlements, des tiraill^-
|| ments d'estomac et des étouffement .
I Parfois je me ?eutais si malade que
je venai' près de perdre connaissance.
Il me fallait alors retourner chez moi.
Enfla, voyant que le choix que je
faisais de mes aliments et les priva-
tions que je m'imposais ne remettaient
pas mon estomac, j'eus recours aux
Pilules Moro. Immédiatement, c'est-
à-dire au bout de quelques semaines,
je fus soulagé, mes forces avaient
augmenté, j'étais moins abattu, je
mangeais avec plus d'appétit et ma digestion se faisait mieux. Enfin, j'avais
obtenu tant de bien que je continuai avec confiance l'emploi du même remède.
Les résultats obtenus ont été des meilleurs et je crois que tous les hommes
malades ne peuvent trouver de Tnsyen plus sûr de se remettre." — ANTHIME
ROY, 184 rue Church, Ottawa, Ont.
" Je suis boulanger de mon métier et, comme
tout le monde le sait, l'ouvrage est dur. Obligé,
ipendant de 'longues heures à des efforts conti-
nus, oourbé sur le pétrin, mes forces s'étaient
affaiblies, mes muscles s'étaient fatigués et un
douloureux lumbago était ruivenu- Le sang,
subitement refroidi après que d'abondantes
transpirations avaient mouillé mes vêtements,
tourna bientôt au mauvais ; les rognons furent
les premiers à s'en ressentiret j'eus tant à souf-
frir que je 'm'adre=isai, par lettre, aux Médecins
de la Compagnie Médicale Moro. On me recom-
manda les Pilules Moro que je savais dé;a mer-
veilleuses dans leurs effets, et on m'indiqua les
précautions que je devais prendre. Je fus sou-
lagé dès les premières semaines de traitement ;
mes forces s'augmentèrent ; je pris de l'eanbon-
poimt ; enfin je fus complètement guéri. Après
une année, j'étais si bien revenu que je pesais
cent quatre-vingt-;lix li'.TSs quand auparavant
j'-atteignais à peins le poids de cent vingt-cinq
livres. Je me porte donc on ne peut mieux et je
travaille à l'aise. " — M. OVIDE PETIT. 46
rue Centre, Biddeford, Me.
63
M- Ovide Petit.
SIROP DES ENFANTS DU Dr CODERRE
Le seul SIROP CALMANT
RECOMMANDE PAR LA PROFESSION MEDICALE
Le sirop des enfants est préparé avec l'approbation des pro-
fesseurs de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal,
" Faculté de Médecine de l'Université du Collège Victoria."
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confiance dans lés cas de Coliques, Diarrhée, Dysenterie, Den-
tition douloureuse, Insomnie, Toux, Rliiime, etc.
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Xous, soussignés, Médecins, après avoir pris communication
de la composition du sirop des enfants, certifions que ce sirop
est préparé avec des substances médicamenteuses propres au
traitement des maladies des enfants, telles que : Coliques,
Diarrhée, Dysenterie, Dentition douloureuse. Toux, Rhume, etc.
E. H. Teudel, m. D., prof, d'accouchements, des maladies des femmes et des
enfants. — J. G. Bibaud, M. D., prof, d'anatomie. — P. Munro, M. D., prof.
de chirurgie et de clinique chirurgicale. — P. Beaubien, M. D., prof, de patho-
logie interne et de clinique. — Ths. E. D'Odet D'Obsonnens, M. D., prof, de
chimie et de pharmacie. — Hector Peltier, M. D., prof, d'instituts de méde-
cine. — ■ A. B. Craig, m. d., prof, de médecine légale et de botanique.
A. T. BROSSEAU, M. D., prof, de botanique. — G. O. Beaudry, M. D., démons-
trateur d'anatomie. — J. A. Roy, M. D. — Alex. Germain, m. D ' L B
DUEOCHER, M. D. — L. O. Beaudry, M. D. — Elzéar Paquin," M. D ' p'
RAYMOND, M. D. — A. P. Delvecchio, M. D. — D. W. Archambault," M. d!
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donne le SIEOP du Dr CODEREE et n'en acceptez jamais
d'autre. Evitez les imitations.
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Souffrez-vous de l'estomac ? — Digérez-vous difficilement ? — Avez-vous des
renvois, des aigreurs, des gaz, des gonflements, des assoupissements après les
repas ? — Avez-vous des migraines ? — Votre langue est-elle chargée ?
Si oui, il suffira de prendre, pour être immédiatement soulagé, une ou deux
Tablettes
Nous recommandons tout particulièrement les Tablettes PAP-SAG aux dys-
r>epti(inf-s, p.irff que les Tabletff- PAP-SAG ne <«-{ p.is uniammcnt un -impie
tonique, un stimulant ou un digestif, mais parce qu'elles sont avant tout le
plus puissant désinfectant de l'estomac et de l'intestin, et qu'à ce titre, les
tablettes PAP-SAG ont une efficacité bien supérieure à celle des autres produits;
d'abord elles soulagent immédiatement, puis guérissent sûrement toutes les ma-
ladies de l'estomac et empêchent le.5 complications toujours si néfastes.
On peut se procurer les Tablettes PAP-SAG dans toutes les bonnes pharma-
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64 ; 1
JANVIER
FEVRIER
MARS
AVRIL
MAI
JUIN
JUILLET
AOUT
SEPTEMBRE
OCTOBRE
NOVEMBRE
DECEMBRE
MEMORANDUM
MEMORANDUM
MEMORANDUM
MEMORANDUM
^
y^
-A
L'Almanach
DU
Peuple dllustré
DE LA
Librairie 1 Beauchemin
POUR
1915
(45"-- Année)
SroitB réservés, Canada 1914, par Librairib Beauchemin Limitée, Montréal
516148
e. i- SI
LIBRAIRIE BEAUCHEMIN Limité
79, rue Saint-Jacques, 79
Montréal
3 65
26, rue Saint-Gabriel, 26
Montréal
hi7
AVERTISSEMENT.
L'Almanach du Peuple de 1915 marque le quarante-sixième anniversaire
de la création de cette publication sans rivale dervenue aujourd'hui l'h&te in-
dif^pensable de tous les foyers et de toutes les familles.
C'est particulièrement aux époques troublées, où surgissent constamment des
événements nouveaux, étrangers au cadre habituel de nos relations et de nos
occupations, où les informations confuses et mélangées se rapportent à des
contrées et des faits qui sortent de nos notions usuelles, c'est alors qu'on
sent le besoin d'un guide sûr, posé, coonplaisant, omniscient, qui nous ren-
seigne sur ce que nous ignorons ou ce que nous n'avons pas le temps d'ap-
prendre. La guerre épouvantable qui ensanglante toute l'Europe et qui se joue
sur tant de théâtres divers, met à nu tant de faits ignorés qu'il faut pour
s'y comprendre un expert bienveiUant capable de nous tenir par la main et de
nous éclairer.
Iiffs cent pages (271-370) que ce numéro de I'Almanach du Peuple de 1915
consacre à la guerre, préparées par un ancien officier de l'armée française à
l'intention du public canadien, illustrées de dessins nombreux, de cartes spé-
ciales et de graphiques originaux, ces cent pages de texte fin mettront au cou-
rant tous ceux qui désirent parler de la guerre en connaissance de cause,
discuter les armées, les armes, les flottes, la mobilisation. EMes leur permet-
tront de suivre les journaux avec fruit et de se faire une idée rationnalle de
ses développements.
Ce Recueil de guerre sera d'une absolue nécessité pour tous ceux qui ont des
parents ou des amis dans les rangs de l'armée alliée et tel est maintenant le
sort de toutes les familles.
Indépendamment de cela, 3'Aijhanach du Peuple poursuit ses aanéliorations
et ses perfectionnements dans le but de toujours accroître sa valeur et eon
utilité.
L'Almanach de 1914 contenait une disposition nouvelle des Ephémérides qui
a été appréciée de nos lecteurs et que nous venons encore de modifier dans
leur intérêt. Nous avons réduit de 29 à 20 le nombre de chapitres dans les-
quels se répartissaient les sujets et nous facilitons ainsi les recherches pour
tous ceux qui désirent des dates. De plus, nous donnons cette année dans le
texte DOUZE PAGES ILLUSTREES MENSUELLES avec quatorze dessins cha-
cune donnant les événements marquants de chaque mois ou les personnages
ayant ai>pelé ^attention publique.
Notre Almanach Agricole de 1915, est le développement du plan tracé en
1914, traitant, en détail, chaque mois, un des sujets énumérês dans la nomen-
clature des travaux du mois donnée l'année dernière. De plus, chacun de ces
petits traités agricoles est orné de la reproduction réduite d'un dessin du re-
gretté artiste Henri Julien ayant trait à la saison de travail rustique dont
il s'agit.
Nous avons supprimé la liste du clergé de tous les diocèses que nous avions
l'habitude de publier chaque année, parce que nous avons constaté que la liste
publiée par nous à cette époque de l'année était malheureusement incomplète
et souvent erronée parce que les changements à subvenir se produisaient géné-
ralement plus tard, après que notre publication était parue, ce qui induisait
quelquefois en erreur.
Dans cet état nous avons préféré dans l'intérê.t de l'exactitude nous en tenir
à la liste de nos hauts dignitaires religieux. D'ailleurs la liste complèite du
clergé canadien est toujours à la disposition des intéressés dans le CAN.\DA
ECCLESIASTIQUE dont la Librairie Beauchemin Limitée est éditeur et qui
paraît seulement quand toutes les mutations ecclésiastiques sont aocomipliea.
Voilà les traits principaux de I'Almanach de 1915, ses améliorations et ses
modifications les pins marquantes et nous espérons que le public lui accordera
le même accueil qu'à ses devanciers en reconnaissance du zèle et du patrio-
tisme que nous déployons pour plaire à nos clients et pour faire honneur au
Canada.
66
Eres de 1915
De la création liu monde 6818
De la période Julienne .' 6628
De la fondation de Kome 2668
De la naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ 1915
De la découverte de l'Amérique 423
De la découverte du Canada 381
De la fondation de Québec 307
De la fondation de Montréal 273
De la cession du Canada à l'Angleterre 155
De la république des Etats-Unis 139
De la confédération canadienne 48
Du règne du roi Georges V 6
Du pontificat de Benoit XV 1
Lepreraier jour de janvier 1915 est le 2,420,4b9e jour depuis le
commencement de la période Julienne.
UIIRÉK I>1-:.S JOURS
Le jour le plus court de l'année est le 22 décembre, solstice d'hiver
et le jour le plus long est le 22 juin, solstice d'été.
La longueur des jours va toujours en croissant depuis le 22 décembre
jusqu'au 23 juin ; elle va toujours en décroissant depuis le 22 juin jus-
qu'au 23 décembre.
Du 22 décembre au h.m.
1 février les jiours ont
crû de 1 6
1 mars 2 23
1 avril 4 4
1 mai .. 5 36
22 juin 6 58
Du 22 juin au h.m.
1 août les jours ont dé-
cru de 56
1 septembre 1 22
1 octobre 3 56
1 novembre 5 32
25 décembre 6 58
I<«TKB ET COCCHRR OE li A tiUXE
Au quatrième jour de son âge elle
éclaire jusque vers 10 heures du
soir.
Au cinquième jour, vers 11 heures.
Au sixième jour, vers minuit.
Au septième jour, vers une heure
du matin.
A u 15 jour e 1 le est pleine et se lève
à six heures du soir.
Au 16e, vers 8 heures et un quart.
Au 17e, vers S heures et demie.
Au 18e, vers 10 heures.
Au 19e, vers 11 heures.
Au 20e, vers minuit.
Cette table est assez exacte pour faire connaître les nuits que la lune
éclaire.
ÉTOILES DU JIATI-V ET DU SOIR POUR 1915
Vénus est étuile du matin jusqu'au 12 septembre , et ensuite étoile du
Boir jusqu'à la fin de l'année.
Mars est étoile du matin pendant toute l'année.
Jupiter est étoile du soir jusqu'au 24 février, ensuite étoile du matin
jusqu'au 17 septembre ; après cette'date, il sera étoile du soir le reste de
l'année.
Saturne est étoile du soir jusqu'au 28 juin, ensuite étoile du matin ju3-
l'à la fin de l'année.
67
qu
ANNEE 1915
OOMPTTT ECCLESIASTIQtXE
Lettre dominicale (lettre de l'alphabet qui sert à marquer dans le calen-
drier les dimanches pendant tout le cours de l'année), C.
Nombre d'or (périoile de 19 années solaires, à l'expiration desquelles
les nouvelles lunes et les pleines lunes arrivent aux mêmes époques), 16.
Epacle ou Age de la lune au 1er janvier, 14.
Cycle solaire {période de 28 années, au bout desquelles l'année recom-
mence par les mêmes jours), 20.
Indiction romaine (période de 15 années en usage dans l'Eglise catho-
lique, notamment dans les Bulles des Souverains Pontifes), 13.
COMMENCEMENT DES QUATRE SAISONS. (Temps de Montréal)
Le Printemps commencera le 21 mars, à 11 h. 51 m. du matin.
L'Été commencera le 22 juin, à 7 h. 29 m. du matin.
L'Automne commencera le 23 septembre, à 10 h. 24 m. du soir.
L'Hiver commencera le 22 décembre, à 5 h. 16 m. du soir.
FETES MOBILES
Septuagésime 31 janvier,
Les Cendres 17 février
Pâques 4 avril
Pentecôte 23 mai.
Trinité 3U mai.
Fête-Dieu 3 juin.
Ascension 13 mai. i 1" Dimanche de l'Avent.. 28 nov
aXTATKE - TEMPS
Du Printemps, les 24, 26 et 27 février. 1 De l'Automne, les 15,17 et 18'sept.
De l'Été, les 26, 28 et 29 mai. | De l'Hiver, les 15, 17 et 18 déc.
JEXTNES D'OBLIGATION
1** Les Quatre-Temps, ou les premiers mercredis, vendredis et same-
dis après le 1er dimanche du Carême, — après la fête de la Pentecôte, —
après le 14 septembre, — après le 13 décembre, ou après le troisième
dimanche de l'A vent.
2° Le Carême tout entier, excepté les dimanches.
3" Tous les mercredis et les vendredis île l'Avent, excepté le mercredi
on le vendredi coïncidant avec la fête de l'Immaculée Conception
4* Les vigiles de la Pentecôte, de l'Assomption, de la Toussaint et de
Noël.
JOURS MAIGRES OU D'ABSTINENCE
1* Tous les qnatre-Temps de l'année.
2" Tous les vendredis de l'année, excepté celui où tomberaient les fêtea
de la Circoncision, de l'Epiphanie, de la Toussaint et de Noël.
3" Les jours de vigiles où l'on observe le jeûne.
4' Tous les mercredis et vendredis du Carême.
5° Le Samedi Saint.
N.B.— Les jours de semaine du Carême où il y a dispense de l'absti-
nence, c'est-à-dire les lunc^is, mardis, jeudis et samedis (le samedi des
Quatre-Temps et le Samedi Saint exceptés) on ne doit faire qu'un seul
repas en gras, et à ce repas ainsi qu'àceux des dimanches, il n'est poini
permis de faire usage de poisson ou d'huîtres avec la viande.
FETES LEGALES DANS LA PROVINCE DE QUEBEC
La célébration des mariages est défendue depuis le premier dimanche
de l'Avent jusqu'à l'Epiphanie inclusivement, et depuis le mercredi dei
Cendres jusqu'au dimanche de Quasimodo, aussi inclusivement.
TEMPS OU LA CELEBRATION DES MARIAGES
N'EST PAS PERMISE
Tous les dimanches de l'année.
Circoncision 1er janv.
Epiphanie 6 "
Mercredi des Cendres.. 17 février
Vendredi Saint 2 Avril.
Lundi de Pâques 4 "
Fête de la Reine
(Victoria Day) 24 mai.
Ascension 13 mai.
Fête du Roi 3 juin
Confédération 1er juil.
Fête du Travail 6 sept.
Toussaint 1er nov.
Immaculée Conception.. 8 déc.
Noël 25 "
Et tout jour fixé par proclamation comme jour de jeûne et d'actioiu
de grûcea générales.
ECLIPSES EN 1915
Il y aura, en 1915, éclipses du soleil
1*^ Le 13 février une éclipse annulaire du soleil, invisible ici. Visible
en Australie et dans la plus grande partie des océans Pacifique et
Indien qui y sont adjacents.
2° Le 10 août une éclipse annulaire du soleil, invisible ici. Visible
dans l'extrême Est de l'Asie et dans les îles du Nord de l'océan Pacifique.
69
Prévision du Temps.
Présages du beau temps tirés du soleil. — Quand le soleil se lève, si le*
nuées vont du côté de l'occident, beau temps. Si en se levant il est pur et
net, qu'il ne soit pas plus grand qu'à l'ordinaire, et qu'il n'ait pas ses
rayons rompus, beau temps. Si lorsqu'il se lève il est environné d'un cer-
cle, et que ce cercle se dissipe, c'est une marque évidente de beau temps.
Si on voit, avant que le soleil se lève et dans le même endroit, un petit
brouillard, marque de beau temps. Si au point du jour le ciel est bordé
d'un cercle blanc ou doré aux extrémités de l'horizon, et la basse région
de l'air mouillée de rosée, qui se fait voir dans les vitres des fenêtres,
marque de beau temps. Lorsqu'il y a beaucoup de rosée le matin, que
le soleil est serein, beau temps. Si en se couchant il est clair et net
Bans brouillard, et que l'on voit à l'entour de petites nuées rougea,
séparées les unes des autres, marque do beau temps.
Présages de la pluie tirés du soleil. — 'Si le soleil est bien rouge en ea
levant, marque de vent et de pluie. S'il pleut lorsque le soleil se lève, il
pleut ordinairement tout le jour. Si en se levant on voit paraître à. l'en-
tour du soleil de longues raies, cela marque que la pluie n'est pas loin.
S'il paraît pale toute la journée, de la pluie au plus tard le lendemain.
S'il paraît petit et rond comme une boule, marque de pluie et tempête.
Si le soleil pendant le jour paraît noir et obscur, marque de pluie et ton-
nerre. Si en se couchant il est enveloppé d'une nuée noire, pluie et brouil-
lard. S'il se couche avec de grands rayons vers la terre, pluie ou neige
pour le lendemain, suivant la saison. Si en se couchant ou autrement, il
est caché d'une nuée jaune ou un peu rousse, pluie.
Présages du beau temps tirés de la lune. — Si la lune est rouge lors-
qu'elle se lève, cela pronostique du vent en hiver, et en été une grande
chaleur, particulièrement si elle l'est du côté qu'elle n'est pas éclairée. Si
elle est bien claire quand elle se lève, beau temps en été, et en hivei
grand froid. Si trois jours avant ou après sa conjonction en son quartier,
elle a une petite et pure lumière, cela dénote le beau temps. Si trois ou
quatre jours après qu'elle est nouvelle, elle se montre nette, beau temps.
Lorsqu'elle est dans son plein, si elle paraît claire et nette, marque de
beau temps. Si le halo, c'est-a-dire le cercle qui paraît autour de la lune,
se dissipe, beau temps. Lorsque l? lune a double halo, tempête.
Présages de la pluie tirés de la lune. — Si le cercle de la lune est rouge,
c'est signe de mauvais temps. S'il est au plein, et qu'il y ait quelque
nhose à l'entour, marque de pluie. Si A, l'entour de la lune il paraît deux
ou trois ronds, particulièrement quand ils sont de couleur noire, livide
et embrouillée, marque de pluie. Si, lorsque la lune se renouvelle, le
temps est chargé et obscur, marque de pluie. Si la lune ne paraît point
du tout vers le quatrième jour de son renouveau, le temps aéra obscur
•t pluvieux le reste de la lune.
D
C .A. X. oc N' O ££X1B: £2 £3E:£3.PE:rrt73£Z^
APRÈS Cet Computittes, le^er Janvier de l'an 1 de Vire chrétienne fut un Snmedi. Pour
trouver le jour de la semaine correspondant à une date quelconque, il sxifflt de consulter
les tableaux ci-dessous en suivant la marche indiquée.
MARCHE A SUIVRE
ANNÉES «. 1
1" Cherchez dans le tableau I le nombre placé â l'intersec-
tion de la ligne contenant les chiflfres du siècle et de la co-
lonne contenant ceux de l'année.
2' Reporter ce nombre dans la colonne extérieure du
tableau II, et chercher le nombre qui se trouve sur sa ligne à
l'intersection de la colonne du mois.
Dans les années oisse.xtiles (chiiTres gras) prendre les
mois de Janvier et de Février marqués de la lettre B.
3° Rapporter le nouveau nombre ainsi trouvé dans la
colonne extérieure du tableau III. Sur la ligne et à l'inter-
section de la colonne du quantiôme se trouve le jour cherché.
Les années séculaires, toujours bissextiles dans le calen-
drier Julien, ne le sont, dans le calendrier Grégorien, que si
elles sent divisibles par 400.
Léi* date*, du 5 au M octobre 1582 n'existent pas dans le
calendrier &régorien (réforme grégorienne).
Abrâviations : m. Mardi; M. Mercredi.
00
06
17
23
28
34
45
51
5G
62
73
79
84
90
5
4
3
1
1)
01
07
12
18
29
35
40
46
57
&■!
«8
74
85
91
96
6
5
4
3
2
02
'is'
19
24
30
"il
47
54
58
"69*
75
8*
86
■97"
1
6
5
4
3
03
08
14
'25'
31
36
42
'53'
59
64
70
'si'
87
92
98
2
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6
5
4
3
09
15
20
26
37
43
48
54
65
71
76
82
93
99
3
2
1
6
04
10
21
27
33
38
49
55
60
66
77
83
88
91
4
3
1
05
11
16
22
33
39
44
50
61
67
72
78
89
95
4
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Jaliens. 1 dr^sorlens.
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2..
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bleau.
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EXEMPliES
Quel jour était le 6 Juillet 1809 (bataille
de Wagram; ? Le tableau 1, à l'intersection
de la ligne du siècle 18, et de la colonne de
l'année 9, donne 1.
Le tableau II, a l'intersection de la ligne
I (chiffres gras extérieurs) et de la colonne
contenant le mois de Juillet donne 0.
Le tableau III, à l'intersection de la
ligne (chiffres gras extérieurs) et de la
adonne du quantième 6 donne Jeudi, jour
cherché.
Ce calendrier se prête à la recherche
inverse des dates correspondant à un jour
de la semaine donné.
71
Quels ont été, par exemple, en 1900, les
Vendredis 13 ?
Cherchons dans le tableau I le nombre
correspondant à l'année 1900. Cest 2. Por-
tons ce a dans la colonne extérieure dti
tableau II (chiffres gras).
Cherchons dans le tableau III, le ven-
dredi qui se trouve dans la colonne du 13.
Cela nous donne 1 dans la colonne exté-
rieure. Cherchons enfin dans la ligne 2 du
tableau II le nombre 1 ainsi obtenu, 11 cor-
respond aux mois d'Avril et de Juillet.
11 y a donc eu eu 1900 deux Vendredis 13,
en Avril et en Juillet. G. Desmorets.
OBSERVATIONS METE OROIOGIQTJES
Observatoire du Collège McGill, Montréal, Canada
Altitude, 187 pieds, M. C. McLeod, surintendant
Le signe — signifie
au-d
esSOHS
de zéro.
SEPT. 1913.
OCT. 1913.
NOV. 1913.
DEC 1913.
THERM.
THERM.
THERM.
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38.88
27.13
pour
39
25-98
12.23
ans.
ans.
ans.
aus.
On popularisera dans la masse du peuple canadien le goût de la
littérature utile en mettant entre les mains des plus intelligents et
des meilleurs des Livres de Prix canadiens qui sont des œuvres du
terroir propres à nous faire connaître la grandeur de notre exis-
tence nationale.
72
OBSERVATIONS METEOROLOGiaUES
Le signe — signifie au-dessous de zéro.
JAN. 1914.
FEV. 1914.
MARS 1914.
AVRIL 1914.
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THERM.
THERM.
THERM.
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44°
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33 04
ans.
ans
ans
ans.
Les parents et les enfants préfèrent aux récits légendaires étran-
gers dont la mentalité n'est pas la nôtre et qui n'ont rien de com-
mun avec notre esprit religieux et national, les Livres de Prix ca-
nadiens qui savent charmer, instruire et élever les âmes de nos
jeunes enfants.
Les exiger est un devoir que réclame notre patriotisme.
73
OBSERVATIONS METEOROLOGiaïïES
Le signe — signifie
au-dessous
de zéro.
MAI 1914.
JUIN 1914.
JTJIL. 1914
AOUT 1914.
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THERM.
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61.5
22
76.7
55-»
32
79-4
52-9
33
730
57-3
«3
61.9
47-5
23
80.4
57 3
23
68. q
57^
24
87-, S
66.2
24
78.1
576
23
76.6
55-9
H
70.4
46.0
25
81.2
61.3
52 8
25
85.0
64.9
24
64.3
55.0
25
7' -3
51.4
26
72.5
25
63.7
49.0
81.8
61.2
27
674
54-3
26
78.8
58.0
26
62.6
47-5
27
87.2
61.8
27
72.0
54-4
27
67.6
50.0
70.0
,S8.7
28
62.3
51.2
28
72.5
55.3
28
72.8
52.3
29
75.0
51-9
29
65.2
53 I
29
67.9
55-0
29
61.3
54.8
30
7S.7
58.6
30
55-7
52.8
30
74-0
52-8
31
77.8
53-7
31
80.0
77-73
55-3
30
31
70.0
7S.O
56.6
58.5
Moy.
68.64
4H 87
Moy.
7113
53-08
Moy.
58.85
Moy.
74.65
57.60
Moy.
Moy.
Moy.
Moy.
pour
39
64 .13
46.07
pour
39
73 27
56.00
pour
39
77-47
60.98
pour
39
74.67
58.63
ans.
ans.
ans.
an,.
1
Les livres de prix sont ceux qu'on lit et on relit parce qu'on les
a gagnés à la sueur de son front d'étudiant.
Parents, insistez pour que les livres de prix qu'on leur donne
soient des Livres de Prix canadiens.
74
THERMOMETRES
Sait-on que presque tous les pays ont inventé un modèle de thermomètre,
mais qu'il n'y en a pas un seul qui fasse usage du thermomètre de sa nationa-
lité ? Quels sont les thermomètres les plus employés ? Ceux de Celsius, de
Réaumur et de Fahrenheit. Eh bien, la France se sert exclusivement du ther-
momètre du Suédois Celsius. L'Allemagne et la Russie ont adopté le thermo-
mètre du Français Réaumur. L'Angleterre fait usage, couramment, du thermo-
mètre Fahrenheit, Allemand, et la Suède du thermomètre de l'Anglais Leslie.
N'est-ce pas curieux ?
Nous donnons ci-dessous une échelle comparative des trois principaux
thermomètres : Réaumur, Centigrade et Fahrenheit.
Béaumur
8.0
76
72
68
6.Î.1
60
66
52
48
44
42.2
40
3«
33.8
32
29.3
28
25.8
24
21.3
20
16
12.4
10.2
8
6.8
4
1.3
II
— 0.9
— 4
— .Î.3
— 8
— H.8
— 12
—14.2
— IH
-20
^24
—28
—32
Centigrade
luu»
95
90
85
78.9
75
70
65
60
65
62.8
60
45
42.2
4u
36.7
35
32.2
30
26.7
25
20
15.3
12.8
10
7.2
5
1.7
— 1.1
— 5
— 6.7
—10
—12.2
—15
-17.8
—20
—25
-30
— .S5
—40
Fahrenheit
212°
203
194
185
174
167
158
149
140
131
12."
122
113
108
104
98
95
90
86
80
77
68
60
55
50
45
41
35
32
30
23
20
14
10
5
— 4
—13
-22
-31
—40
L'eau bout au niveau de la mer.
L'alcool bout.
Le suif fond.
La température du sang.
Tempérée.
L'eau gèle.
Zéro Fahrenheit.
75
1er mois
JANVIER
31 jours
Pleine Lunk, !e 1, à 7h. 26in. du matin.
Deknier Quartier, io 8, à 4h. 19m. du .soir.
Nouvelle Lune, le 15, à 9h. 48m. du matin.
Premier Quartier, le 23, à Oh. 38m, du matin.
Pleine Lune,
le 30, à llh. 47m. du soir.
Jours de
la semaine
Vendredi
1
Samedi
2
DIMAN.
3
Lundi
4
Mardi
6
Mercredi
6
Jeudi
7
Vendredi
8
Samedi
9
DIMAN.
10
Lundi
11
Mardi
12
Mercredi
13
Jeudi
14
Vendredi
15
Samedi
IC
DIMAN.
17
Lundi
18
Mardi
19
Mercredi
20
Jeudi
21
Vendredi
22
Samedi
23
DIMAN.
24
Lundi
25
Mardi
26
Mercredi
27
Jeudi
28
Vendredi
29
Samedi
30
DIMAN.
31
FÊTES RELIGIEUSES.
Circoncision de N.-S J.-C. (d'oblig. )
S. Martinien, évêque.
Le Très Saint Nom de Jésus.
Ste Dafrose, martyre.
Vigile de l'Epiphanie.
EPIPHANIE, (d'obligation).
S. Lucien, prêtre et martyr.
S. Séverin, abbé.
S. Julien, martyr.
Le dim. dans l'ocl. de l'Epiphanie.
S. Hygin, pape et martyr.
S. Arcade, martyr.
Ste Glaphyre, vierge.
S. Hilaire de Poitiers, évêque et doct.
S. Paul, ermite.
S. Marcel, pape et martyr.
H Epiphanie.
La Chaire de S. Pierre à Rome.
La Ste Famille de J. M. J.
SS. Fabien et Sébastien, martyrs.
Ste Agnès, vierge et martyre.
SS. Vincent et Anastnse, martyrs.
S. Raymond de Pennafort, conf.
III Epiphanie. Solen.de la Ste Famille
Conversion de S. Paul.
S. Polycarpe, évêque et martyr.
S. Jean-Chrysostôme, év., conf. et doc.
S. Léonide et ses comp., martyrs.
S. Frs de Sales, év., conf. et docteur.
Ste Martine, vierge et martyre
Septuagésime.
soleil
Lev Cou
7 39
LUNE
Lev Cou
H. M.
4 23
5 32
6 41
7 55
9 10
10 29
11 40
mat.
59
2 22
3 46
5 03
6 17
7 16
8 01
8 35
9 03
9 17
9 33
9 51
10 05
10 20
10 40
1106
1140
S. 22
1 10
2 11
3 16
4 26
6 40
H. M.
7 50
8 49
9 23
9 47
10 09
10 23
10 46
11 02
11 20
11 46
S. 24
1 25
2 15
3 14
4 23
5 58
7 16
8 31
9 43
10 47
11 55
MAT.
1 03
2 08
3 12
4 13
5 13
6 03
6 47
7 23
7 51
TEMPERATURE. — JANVIER 1915.
Du 1er au 3, clair et froid.
Du 4 au 8, orageux.
Du 9 au 13, beau pour janvier.
Du 14 au 18, grésil et neige.
Du 19 au 22. changeant.
Du 23 au 24, pluie et neige.
Du 25 au 27, période de tempête.
Du 28 au 29, neige abondante.
Du 30 au 31, froid et rigoureux.
76
2e mois
FEVRIER
28 jours
signe
des Poissons.
Dekniki; QuARTiEii, le 7, à Oli. 17m. ilu matin.
Nouvelle Lune, le 13, à llh. H7m. du soir.
Premier Quartier, le 21, à lOh. 4m. du soir.
Jours (le
1
SOLRIL
LUNE
la semaine.
FÊTES RELIGIEUSES.
Lev Cou
Lev Cou
II. M.
II. M.
II. M.
lï. M.
Lundi
1
S. Ignace, évêque et martyr.
7 21
5 07
6 57
8 15
Mardi
2
Purification de la B. V. Marie.
7 20
5 08
8 16
8 29
Mercredi
3
S. Biaise, évêque et martyr.
7 19
5 09
9 29
8 51
Jeudi
4
S. André Corsini, évêque et conf.
7 18
5 11
10 49
9 07
Vendredi
5
Ste. Agathe, vierge et martyre.
7 17
5 12
MAT.
9 26
Samedi
6
S. Tite, évêque et confesseur.
7 16
5 14
10
9 50
DJMAN.
7
Sexagésime. Sol. de la Purification.
7 14
5 15
1 32
10 21
Lundi
8
S. Jean de Matha, confesseur.
7 13
5 16
2 50
11 04
Mardi
9
S. Cyrille d'Alexandrie, év. et doct.
7 12
5 18
4 03
11 58
Mercredi
10
Ste Scholastique, vierge.
7 10
5 19
5 06
S 1.02
Jeudi
11
Notre-Dame de Lourdes.
7 09
5 21
5 55
2 05
Vendredi
12
Ste Eulalie, vierge et martyre.
7 07
5 22
6 33
3 15
Samedi
13
S. Polyeucte, martyr.
7 06
5 24
7 03
4 27
DIMAN.
14
QUINQUAGÉSIME.
7 04
5 25
7 20
6 07
Lundi
15
SS. Fanstin et Jovite, martyrs.
7 02
5 27
7 38
7 23
Mardi
16
S. Onésime, évêque et martyr.
7 01
5 28
7 49
8 28
Mercredi
17
Les Cendres. (Comm. du Carême.)
6 59
5 30
8 11
9 38
Jeudi
18
S. Siméon, évêque et martyr.
6 58
5 31
8 26
10 47
Vendredi
19
S. Gabin, prêtre et martyr.
6 56
5 33
8 43
1153
Samedi
20
S. Euclier, évêque.
6 54
5 34
9 07
MAT.
DIMAN.
21
I de Carême.
6 53
5 36
9 36
58
Lundi
22
La Chaire de S. Pierre à Antioche.
6 51
5 37
10 15
2 00
Mardi
23
S. Pierre Damien, évêque et docteur.
6 50
5 39
1101
3 00
Mercredi
24
4 Temps.
6 48
5 40
11 54
3 54
Jeudi
25
S. Césaire. confesseur.
6 47
5 42
S. 55
4 40
Vendredi
26! 4 Temps.
6 45
5 43
2 05
5 19
Samedi
27
4 Temps.
6 44
5 44
3 19
5 51
DIMAN.
28
II DE Carême.
6 43
5 45
4 35
6 15
TEMPERATURE. — FEVRIER 1915,
Du 1er au 2, menaçant.
Du 3 au 4, pluie.
Du 5 au 7, basse température.
Du 8 au 11, agréable.
Du 12 au 15, vents violents
piquants.
et
Du 16 au 19, variable.
Du 20 au 21, venteux.
Du 22 au 24, doux.
Du 25 au 28, chute de neige géné-
rale.
77
Se mois
MARS
31 joura
Pleink Lune, le 1, à Ih. 39m. du .«oir.
Dkknihr Qltautikr, le 8, à 7li. 34in. du matin.
Nouvelle Lun'k, le lô, à 2h. 48iu. du soir.
Premier Quartier, le 23, à 51i. 54iii. du .«oir.
Plisinh Lune, le 31, à Oh. 44iii. du matin.
Jours de
SOLEIL
LUNK
la semaine.
FÊTKS RELIGIEUSES.
Lev Cou
Lev Cou
H. M.
H. M.
II. M.
H. M.
Lundi
1
Ste. Antonine, martyre.
6 43
5 47
5 56
6 35
Mardi
2
S. Simplice, pape.
6 41
5 48
7 08
6 52
Mercredi
3
Ste. Cunégonde, vierge.
6 39
5 49
8 31
7 15
Jeudi
4
S. Casimir, confesseur.
6 37
5 50
9 55
7 30
Vendredi
5
S. Adrien, martyr.
6 35
5 51
11 18
7 53
Samedi
6
Ste Perpétue et Ste Félicité, martyres.
6 33
5 53
MAT.
8 23
DIMAN.
7
m DE Carême.
6 31
5 55
40
9 04
Lundi
8
S. Jean de Dieu, confesseur.
6 29
5 56
1 55
9 54
Mardi
9
Ste Françoise, veuve.
6 27
5 57
3 02
10 55
Mercredi
10
Les 40 martyrs de Sébaste.
6 25
5 58
3 53
S. 06
Jeudi
11
S. Constantin, confesseur.
6 23
6 00
4 33
1 21
Vendredi
12
S. Grégoire le Grand, pape, conf,,doct.
6 21
6 01
5 04
2 35
Samedi
13
S. Nicéphore, évéque.
6 19
6 02
5 27
3 51
DIMAN.
14
IV DE Carême.
6 17
6 03
5 43
5 05
Lundi
15
S. Longin, martyr.
6 15
6 04
5 59
6 13
Mardi
16
Ste Julienne, martyre.
6 13
6 06
6 18
7 22
Mercredi
17
S. Patrice, évéque et confesseur.
6 11
6 08
6 45
8 30
Jeudi
18
S. Cyrille de Jérusalem, év. conf , doc.
6 09
6 10
6 49
9 38
Vendredi
19
S. Joseph, époux de la B. V. Marie.
6 07
6 11
7 10
10 45
Samedi
20
S. Cuthbert, évéque.
6 06
6 13
7 36
11 47
DIMAN.
21
La Passion.
6 04
6 14
8 11
MAT.
Lundi
22
S. Octavien, martyr.
6 02
6 15
8 53
48
Mardi
23
S. Victorien, martyr.
5 59
6 16
9 42
1 44
Mercredi
24
S. Timothée, martyr.
5 58
6 18
10 38
2 32
Jeudi
25
Annonciation de la B. V. Marie.
5 56
6 19
11 45
3 14
Vendredi
26
Notre-Dame de Pitié.
5 54
6 20
S. 54
3 46
Samedi
27
S. Jean Datnascène, conf. et docteur.
5 52
6 21
2 09
4 19
DIMAN.
28
Les Rameaux.
5 50
6 22
3 27
4 37
Lundi
29
S. Aurélien, martyr.
5 48
6 24
4 48
4 55
Mardi
30
S. Jean Ciimaque, abbé.
5 47
6 25
6 02
5 20
Mercredi
31
Ste Cornélie martyre.
5 45
6 26
7 30
6 35
TEMPERATURE. — MARS 1915.
Du 1er au 4, froid.
Du 5 au 9, temps â grains.
Du 10 au 13, frais, plaisant.
Du 14 au 16, nuageux.
Du 17 au 18, pluie, grésil.
Du 19 au 23, orageux.
Du 24 au 27. doux.
Du 28 au 31, froid.
78
4e mois
AVKIL
30 jours
Dernikr Quartier, le 6, à 3h. I8in. du soir.
Nouvelle Lune, le 14, à 6h. 42ni. du matin.
Premier Quartier, le 22, à liih. 45m. du matin.
Pleine Lune, le 29, à 9h. 25m. du matin.
Jours de
1
soleil
lune
la seniaine.
FÂTES RELIGIEUSES.
Lev Cou
Lev Cou
H. M.
H. M.
H. M.
H. M.
Jeudi
1
Jeudi Saint.
5 43
6 28
8 56
5 56
Vendredi
2
Vendredi Saint.
5 41
6 29
10 2(1
6 22
Samedi
3
Samedi Saint.
5 40
6 30
1141
7 01
DIMAN.
4
PAQUES.
5 38
6 31
MAT.
7 48
Lundi
5
S. Vincent Ferrier, confesseur.
5 3(i
6 32
53
8 48
Mardi
6
S. Célestin, pape.
5 34
6 33
152
9 5S
Mercredi
7
S. Epiphane, évêque et martyr.
5 32
6 34
2.34
il 10
Jeudi
8
S. DeniB, évêque.
5 30 6 35
3 08
S. 27
Vendredi
9
Ste. Marie Cléopbée, veuve.
5 28
6 37
3 32
1 40
Samedi
10
S. Macaire, évêque.
5 26
6 38
3 50
2 54
DIMAN.
11
I Pâques. QuASiMODO.
5 24
6 39
4 05
4 06
Lundi
12
S. Jules, pape.
5 22
6 40
4 23
5 09
Mardi
13
S. Herménégilde, martyr.
5 20
6 42
4 38
6 18
Mercredi
14
S. Justin, martyr.
5 19
6 43
4 55
7 26
Jeudi
15
Ste Basilisse, martyre.
5 17
6 45
5 14
8 33
Vendredi
16
S. Benoît-Joseph Labre, confesseur.
5 15
6 47
5 39
9 37
Samedi
17
S. Anicet, pape et martyr.
5 13
6 48
6 11
10 39
DIMAN.
18
Il Pâques. Soi. de l'Annonciation.
5 11
6 49
6 45
11 36
Lundi
19
S. Expédit, martyr.
5 10
6 50
7 39
MAT.
Mardi
20
S. Théotime, confesseur.
5 08
6 51
8 40
27
Mercredi
21
Solennité de S. JOSEPH.
5 07
6 52
9 47
109
Jeudi
22
SS. Soter et Caius, papes et martyrs.
5 05
6 53
10 57
146
Vendredi
23
S. Georges, martyr.
5 03
6 54
S. 14
2 16
Samedi
24
S. Fidèle, martyr.
5 02
6 56
54
2 38
DIMAN.
25
III Pâques. Soi. de S. Joseph.
5 00
6 57
2 19
2 58
Lundi
26
SS. Clet et Marcellin, papes et mart.
4 59
6 58
3 31
3 15
Mardi
27
S. Anthime, évêque.
4 57
6 59
4 56
3 38
Mercredi
28
S. Paul de la Croix, confesseur.
4 56
7 02
6 23
3 57
Jeudi
29
S. Pierre de Vérone, martyr.
4 54
7 03
7 52
4 20
Vendredi
30
Ste Catherine de Sienne, vierge.
4 52
7 04
9 16
4 52
TEMPERATURE. — AVRIL 1915.
Du 1er au 3, temps frais.
Du 4 au 8, pluie.
Du 9 au 12, humide, triste et in-
certain.
Du 13 au 17, nuageux, bruine.
Du 18 au 21, frais.
Du 22 au 25, changeant.
Du 26 au 27, plus chaud.
Du 28 au 30, orageux.
79
5e mois
MAI
31 jours
signe
des Gémeaux.
Dekniku Quartier, le 6, à Oh. '29iii. du matin.
Nouvelle Lune, le 1.3, à lOh. :J7ni. du soir.
Premikr Quartier, le 21, à llh. 56ra. du soir.
Pleine Lune, le 28, à 4li. 39iii. du soir.
Jours de
>
SOLUIL LUNE
la semaine.
FÊTES RELIGIEUSES.
Lev Cou Lev Cou
n. M.
II. .M. H. M.
H. M.
Samedi
1
SS. Philippe et Jacques, apôtres.
4 50
7 06
10 35
5 37
DIMAN.
2
IV Pâques.
4 49
7 07
11 40
6 36
Lundi
3
Invention de la Ste Croix.
4 47
7 08
mat.
7 42
Mardi
4
Ste Monique, veuve.
4 46
7 09
31
8 58
Mercredi
5
S. Pie V, pape et confesseur.
4 44
7 10
1 09
10 13
Jeudi
6
S. Jean devant la porte latine.
4 43
7 11
1 37
11 33
Vendredi
7
S. Stanislas, évêque et inartj'r.
4 42
7 12
156
S. 45
Samedi
8
Apparition de S. Michel, archange.
4 40
7 13
2 12
1 29
DIMAN.
9
V Pâques.
4 39
7 14
2 28
2 40
Lundi
10
Rogations. S. Antonin, év- et conf.
4 37
7 16
2 47
3 42
Mardi
11
Rogations. S. Mamert, év. et conf.
4 36
7 17
3 02
4 51
Mercredi
12
Rogations. SS. Nérée et Achillée,mart.
4 35
7 18
3 20
6 00
Jeudi
13
ASCENSION DE N.-S. J.-C. (d'ublig.)
4 34
7 19
3 43
7 09
Vendredi
14
S. Boniface, martyr.
4 33
7 21
4 13
8 30
Samedi
15
S. Jean-Bte de la Salle, confesseur.
4 31
7 22
4 49
9 30
DIMAN.
16
Dim. dons Voct. de l'Ascension.
4 30
7 2.3
5 34
10 23
Lundi
17
S. Pascal Baylon, confesseur.
4 29
7 24
6 25
11 07
Mardi
18
S. Venant, martyr.
4 28
7 25
7 23
1145
Mercredi
19
S. Pierre Célestin.pape et conf.
4 27
7 26
8 26
MAT.
Jeudi
20
S. Bernardin de Sienne, confes^seur.
4 26
7 27
9 35
17
Vendredi
21
S. Hospice, confesseur.
4 25
7 28
10 44
43
Bamedi
22
Jeûne. Vigile de la Pentecôte.
4 24
7 29
1158
l 02
DIMAN.
23
PENTECOTE
4 23
7 30
8.116
1 19
Lundi
24
SS, Donatien et Rogatien, martyrs
4 22
7 31
2 26
1 40
Mardi
25
S. Grégoire VII, pape et confesseur.
4 21
7 32
3 50
1 58
Mercredi
26
4 Temps.
4 20
7 33
5 17
2 18
Jeudi
27
S. Bède, confesseur et docteur.
4 19
7 34
6 45
2 47
Vendredi
28
4 Temps.
4 19
7 35
8 08
3 25
Bamedi
29
4 Temps.
4 18
7 36
9 22
4 16
DIMAN.
30
1 Pentecôte. La Très Saintk Trinité.
4 17
7 37
10 20
5 20
Lundi
31
Ste Angèle de Mérici, vierge.
4 17
7 38
1105
6 36
TEMPERATURE. — MAI 1915.
Du 1er au 4, pluies générales.
Du 5 au 9, chaud.
Du 10 au 13, humide, pluvieux.
Du 14 au 18, chaleur hâtive.
Du 19 au 22, orages électriques.
Du 23 au 27, période fraîche.
Du 28 au 31, averses locales.
60
6e mois
JÏÏIN
30 joiM
Signe
d« l'EcrevIsse
Dernier Quartier, le 4, à llh. 38m. du matin.
Nouvelle Lune, le 12, à 2h. 3m. du soir.
Premier Quartier, le 20, à 9h. 30m. du matin.
Pleine Lunb, le 26, à llh. 33m. du soir.
Jours de
la semaine.
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
DIMAN.
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Satnedi
DIMAN.
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
DIMAN.
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
DIMAN.
Lundi
Mardi
Mercredi
FÊTKS religieuses.
S. Pamphile, prêtre et martyr.
SS. Marcellin, Pierre et Erasme, mart,
Fête-Dieu, (non d'obligation).
S. François Caracciolo, confesseur.
S. Boniface, évêque et martyr.
II Pentecôte- Sol. de la Fête-Dieu.
S. Paul, évêque et martyr.
S. Médard, évêque et confesseur.
SS. Prime et Félicien, martyrs.
Ste Marguerite, reine d'Ecosse.
Sacré Cœur de Jésus.
S. Jean de St-Facond, confesseur.
III Pent. Sol. du Sacré Cœur de Jésus.
S. Basile, évêque, conf. et docteur.
SS. Gui, Modeste etCrescence, mart.
S. Jean François Régis, confesseur.
S. Jérémie, martyr.
SS. Marc et Marcellien, martyrs.
Ste Julienne Falconieri, vierge.
IV Pentecôte.
S. Louis de Gonzague, confesseur.
S. Paulin, évêque et confesseur.
Ste Ediltrude, vierge.
Nativité de S. Jban-Baptistk.
S. Guillaume, abbé.
SS. Jean et Paul, frères, martyrs.
V Petit. Solennité de S. Jean-Bte.
S. Léon II, pape et confesseur.
SS. Pierre et Paul, apôtres.
Commémoration de S. Paul.
SOLEIL
Lev Cou
LUNE
Lev Cou
H. M.
11 39
mat.
02
18
31
54
1 08
1 23
146
2 14
2 49
3 31
4 20
5 18
6 20
7 26
8 32
9 46
10 59
S. 08
1 28
2 51
4 15
5 38
6 57
8 04
8 55
9 34
10 03
10 22
H. M.
7 53
9 12
10 31
1147
S. 50
137
2 42
3 51
4 59
6 08
7 13
8 15
9 06
9 46
10 20
10 46
1107
11 24
11 40
mat.
02
20
42
1 15
2 00
2 58
4 08
5 28
6 47
8 09
TEMPERATURE.— JUIN 1915.
Du 1er au 4, variable.
Du 5 au 9, vague chaude.
Du 10 au 14, période de tempête.
Du 15 au 18, vague fraîche.
Du 19 au 23, période accablante.
Du 24 au 27, orages électriques.
Du 28 au 30, temps sombre et
bruine.
81
fe mois
JTHLLET
31 jours
Debnikb Quartier, le 4, à Ih. Om. du matin.
Nouvelle Lune, le 12, à 4h. 37iii. du matin.
Premier Quartier, le 19, à 4h. 15m. du soir.
Pleine Lune, le 26, à 7h. 17ra. du matin.
Jours de
la semaine.
FÊTES RBLIGIHU3E8.
SOLEIL
Lev Cou
LUNE
Lev Cou
H. M.
H. M.
H. M.
H. H.
Jeudi
1
Précieux Sang de N. S. J. C.
4 15
7 51
10 39
9 27
Vendredi
2
Visitation de la B. V. Marie.
4 16
7 51
10 59
10 43
Samedi
3
S. Héliodore, évêque.
4 16
7 51
11 13
1146
DIMAN.
4
VI Peut. Sol. de SS. Pierre et Paul.
4 17
7 50
1130
S. 57
Lundi
5
S. Antoine-Marie Zaccaria, conf.
4 17
7 50
1150
140
Mardi
6
Ste Dominique, vierge et martyre.
4 18
7 50
mat.
2 49
Mercredi
7
SS. C^yrille et Méthode, év. et conf.
4 18
7 49
16
3 58
Jeudi
8
Ste Elisabeth de Portugal, veuve.
4 19
7 49
48
5 02
Vendredi
9
S. Zenon et ses compagnons, martyrs.
4 19
7 48
1 28
6 07
Samedi
10
Ste Félicité et ses fils, martyrs
4 20
7 48
2 15
7 05
DIMAN.
11
VU Pentecôte.
4 21
7 47
3 II
7 55
Lundi
12
S. Jean Gualbert, abbé.
4 22
7 47
4 12
8 21
Mardi
13
S. Anaclet, pape et martyr.
4 23
7 46
6 17
8 51
Mercredi
14
S. Bonaventure, év., conf. et docteur.
4 24
7 46
6 26
9 13
Jeudi
15
S. Henri, empereur, confesseur.
4 25
7 45
7 37
9 31
Vendredi
16
Notre-Dame du Mont-Carmel.
4 26
7 44
8 49
9 46
Samedi
17
S. Alexis, confesseur.
4 27
7 43
9 59
10 08
DIMAN.
18
Vin Peyitccote.
4 28
7 42 1113
10 24
Lundi
19
S. Vincent de Paul, confesseur.
4 29
7 41
S. 21
10 45
Mardi
20
S. Jérôme Emilien, confesseur.
4 30
7 40
I 54
11 13
Mercredi '
21
Ste Praxède, vierge.
4 31
7 39
3 17
1151
Jeudi
22
Ste Marie Madeleine, pénitente.
4 32
7 38
4 35
MAT.
Vendredi
23
S. Apollinaire, évêque et martyr.
4 33
7 37
5 46
41
Samedi
24
Ste Christine, vierge et martyre.
4 34
7 36
6 43
145
DIMAN.
25
IX Pent. S. Jacques le Majeur, apôtre.
4 35
7 35
7 28
2 59
Lundi
26
Ste Ann-e, mère de la B. V. Maria
4 36
7 34
8 02
4 18
Mardi
27
S. Pantaléon, martyr.
4 37
7 33
8 24
5 41
Mercredi
28
SS. Nazaire et Celse, martyrs.
4 38
7 32
8 42
6 51
Jeudi
29
Ste Marthe, vierge.
4 39
7 31
8 57
8 18
Vendredi
30
SS. Abdon et Sennen, martyrs.
4 40
7 30
9 19
9.8
Samedi
31
S. Ignace de Loyola, confesseur.
4 41
7 29
9 35
10 40
TEMPERATURE. — JUILLET 1915.
Du 1er au 3, vague fraîche.
Du 4 au 8, nuageux et incertain.
Du 9 au 13, vague chaude.
Du 14 au 18, période de pluie gé-
nérale.
Du 19 au 22, chaleur écrasante.
Du 23 au 27, orages électriques.
8 mois
AOUT
31 jours
Dernier Quartier, le 2, à 4h. 33m. du soir.
Nouvelle Lune, le 10, à 5h. 58m. du 8oir.
Premier Quartier, le 17, à 9h. 23m. du soir.
Pleine Lunk, le 24, à 4h. 46m. du soir.
Jours de
SOLEIL
LUNH
la seinain*
3.
TÊTES RELIGIEUSES.
Lev Cou
Lev Cou
H. M.
H. M.
H. M.
H. M.
DIMAN.
1
X Pentecôte. Sol. de Ste Anne.
4 42
7 28
9 54
1150
Lundi
2
S. Alphonse-M. de Liguori, év., c. et d.
4 43
7 27
10 18
S. 57
Mardi
3
Invention de S. Etienne, 1er martyr.
4 45
7 26
10 47
1 44
Mercredi
4
S. Dominique, confesseur.
4 46
7 25
Il 24
2 52
Jeudi
5
Notre-Dame des Neiges.
4 47
7 24
MAT.
3 56
Vendredi
6
Transfiguration de N.-S. J.-C.
4 48
7 23
08
4 56
Samedi
7
S. Gaétan, confesseur.
4 50
7 21
1 02
5 50
DIMAN.
8
XI Penttcôte.
4 51
7 19
2 01
6.34
Lundi
9
S. Romain, martyr.
4 52
7 18
3 06
7 11
Mardi
10
S. Laurent, diacre et martyr.
4 53
7 16
4 15
7 21
Mercredi
11
S. Tiburce et Ste Susanne, martyrs.
4 54
7 14
5 25
7 38
Jeudi
12
Ste Claire, vierge.
4 56
7 13
6 39
7 55
Vendredi
13
SS. Hyppolyte et Cassien, martyrs.
4 57
7 11
7 53
8 13
Samedi
14
Jeûne. S. Eusèbe, prêtre, confesseur.
4 58 7 09
9 04
8 32
DIMAN.
15
XII Peut. Assomption de la B. V. M.
4 59
7 08
10 24
8 53
Lundi
16
S. JoACHiM, père de la B. V. M.
5 59
7 07
1144
9 17
Mardi
17
S. Hyacinthe, confesseur.
5 02
7 06
SI 04
9 51
Mercredi
18
Ste Hélène, impératrice, veuve.
5 03
7 04
2 21
10 35
Jeudi
19
S. Jules, sénateur, martyr.
5 04
7 03
3 33
1132
Vendredi
20
S. Bernard, abbé, confesseur et doct.
5 05
7 02
4 35
mat.
Samedi
21
Ste Jeanne Françoise de Cliantal, vve.
5 06
7 00
5 23
41
DIMAN.
22
XIIl Pentecôte.
5 07
6 58
6 07
156
Lundi
23
S. Philippe Béniti, confesseur.
5 08
6 56
6 27
3 16
Mardi
24
S. Barthélémy, apôtre.
5 09
6 54
6 47
4 36
Mercredi
25
S. Louis, roi de France, confesseur.
5 10
6 52
7 03
5 55
Jeudi
26
S. Zéphirin, pape et martyr.
5 11
6 50
7 23
7 13
Vendredi
27
S. Joseph Calazanz, confesseur.
5 12
6 48
7 39
8 20
Samedi
28
S. Augustin, évêque, conf. et docteur.
5 14
6 46
7 67
9 31
DIMAN.
29
XIV Pentecôte.
5 15
6 44
8 19
10 42
Lundi
30
Ste Rose de Lima, vierge.
5 17
6 42
8 46
1149
Mardi
31
S. Raymond Nonnat, confesseur.
5 18
6 41
9 21
S. 53
TEMPERATURE. - AOUT 1915.
Du ler au 4, chaud.
Du 5 au 9, pluies fréquentes.
Du 10 au 14, orageux.
Du 15 au 19, généralement incer-
tain.
Du 20 au 23. frais.
Du 24 au 27, chaleur éiouffaute.
Du 28 au 31, pluvieux.
•3
9e mois
SEPTEMBRE
30 jours
signe
d«la Balance.
Dernier Quartier, le 1, à 9h. 3m. du matin.
Nouvelle Lune, le 9, à Oh. 59rn. du matin.
Premier Quartier, le 16, à 4h. 27m. du matin.
Pleine Lune, le 23, à 7h. 41m. du matin.
Jours de
la semaine
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
DIMAN.
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
DIMAN.
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
DIMAN.
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
DIMAN.
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
FETES religieuses.
S. Gilles, abb<5.
S. Etienne, roi, confesseur.
S. Mansay, évêque et confesseur.
Ste Rosalie, vierge.
XV Pentecôte.
S. Onéeiphore, martyr.
Ste Reine, vierge et martyre.
Nativité de la B. V. Marie.
S. Gorgon, martyr.
S. Nicolas de Tolentin, conf» sseur.
SS. Prote et Hyacinthe, martvrs.
XVI Pentecôte. Sol. delà Nat. 13. V. M,
S. Aimé, évêque.
Exaltation de la Sainte Croix.
4 Temps. Les Sept Douleurs B. V. M,
SS. Corneille et Cyprien, martyrs.
4 Temps.
4 Temps.
XVII Pent. Sol. des Sept Douleurs.
S. Eiistaclie et ses compagnons, mart.
S. Mathieu, apôtre et évangéliste.
S. Thomas de Villeneuve, év. et conf.
S. Lin, pape et martyr.
Notre-Dame de la Merci.
S. Cleo plias, martyr.
XVIII Pentecôte.
SS. Côme et Dainien, frères, martyrs.
S. Wenceslas, duc, martyr.
S. Michel, archange.
S. Jérôme, confes.seur et docteur.
soleil
Lev Cou
6 40
6 39
6 37
6 35
6 33
6 31
6 29
6 27
6 25
30 1 6 23
32,6 22
5 33,6 20
34 6 18
35 6 16
36 6 14
38 6 12
39 6 10
40 6 08
LUNB
Le V Cou
H. M.
10 02
10 51
11 48
MAT.
50
1 66
3 06
4 21
5 38
6 47
8 08
9 31
10 51
S. 10
125
2 29
3 19
3 59
4 30
4 51
5 09
6 2(î
5 46
6 03
6 2'i
6 46
7 19
7 58
8 43
9 36
H. M
142
2 44
3 40
4 29
5 08
5 39
5 50
6 00
6 17
6 39
6 57
7 20
7 51
8 34
9 27
10 31
11 43
MAT.
1 01
2 18
3 36
4 52
5 58
7 13
8 24
9 33
10 38
11 41
S. 39
130
TEMPERATURE. — SEPTEMBRE 1915.
Du 1er au 4, clair et plaisant.
Du 5 au 8, menaçant.
Du 9 au 13, grands vents.
Du 14 au 18, frais.
Du 19 au 23, tempêtes.
Du 24 au 27, variable.
Du 28 au 30, température de
saison.
84
10e mois
OCTOBRE
31 jonrs
Dernier Quartier, le 1, à 4h. 50m. du matin.
Nouvelle Lune, le 8, à 4h. 48m. du soir.
Premier Quartier, le 15, à Sh. 57m. du matin.
Pleine Lune, le 22, à 7h. 21m. du soir.
Dernier Quartier, le 30, à llh. 46m. du soir.
Jours de
FÊTES RELIGIEUSES.
SOLEIL
LUNE
la semaine.
Lev Cou
Lev Cou
H. M.
H.M.
H. M.
H. M.
Vendredi
1
S. Rémi, évêque et confesseur.
5 56
5 46
10 35
2 21
Samedi
2
Les Saints Anges Gardiens.
5 57
5 44
11 39
2 58
DIMAN.
3
XIX Pentecôte. Sol. du S. Ro.«aire.
5 59
5 42
M AT.
3 31
Lundi
4
S. François d'Assise, confesseur.
6 00
5 39
48
3 57
Mardi
5 SS. Placide et ses comp. martyrs.
6 01
5 37
2 00
4 17
Mercredi
6 S. Bruno, confesseur.
6 03
5 35
3 15
4 34
Jeudi
7
Le Saint Rosaire de la B. V. Marie.
6 04
5 33
4 30
4 54
Vendredi
8
S. Brigitte, veuve.
6 05
5 31
5 44
5 16
Samedi
9
S. Denis et ses compagnons, martyrs.
6 06
5 29
7 06
5 22
DIMAN.
10
XX Pentecôte. Sol. dk S. Michel."
6 08
5 27
8 32
5 52
Lundi
11
S. Emiiien, confesseur.
6 09
5 25
9 54
6 32
Mardi
12
S. Wilfrid, évêque.
6 11
5 23
11 13
7 22
Mercredi
13
S. Edouard, confesseur.
6 12
5 21
S. 22
8 23
Jeudi
14
S. Calixte, pape et martyr.
6 13
5 19
1 17
9 35
Vendredi
15
Ste Thérèse, vierge.
6 15
5 17
2 00
10 50
Samedi.
16
S. Gérard Majeila, confesseur.
6 16
5 16
2 33
MAT.
DIMAN.
17
XXI Pentecôte.
6 18
5 14
2 56
006
Lundi
18
S. Luc, évangéliste.
6 19
5 12
3 15
1 24
Mardi
19
S. Pierre d'Alcantara, confesseur.
6 20
5 10
3 30
2 40
Mercredi
20
S. Jean de Canti, confes.«eur.
6 21
5 08
3 53
3 47
Jeudi
21
S. Hilarion, abbé.
6 23
5 07
4 07
4 59
Vendredi
22
Ste Marie Saiomé, veuve.
6 24
5 05
4 25
6 08
Samedi
23
S. Séverin, évêque.
6 25
5 03
4 49
7 18
DIMAN.
24
XXII Pentecôte.
6 26
5 01
5 18
8 25
Lundi
25
SS. Chrysanthe et Darie. martyrs.
6 28
5 00
5 55
9 29
Mardi
26
S. Evariste, pape et martyr.
6 29
4 58
6 38
10 29
Mercredi
27
S. Frumence, évêque.
6 31
4 57
7 27
11 23
Jeudi
28
SS. Simon et Jude, a[)6tres.
6 32
4 55
8 25
S. 10
Vendredi
29
S. Narcisse, évêque.
6 33
4 53
9L'6
58
Samedi
30
Jeûne. S. Lucain, martyr.
6 35
4 52
10 31
137
DIMAN.
31
XXIII Pentecôte.
6 36
4 51
1139
2 06
TEMPERATURE. — OCTOBRE 1915.
Du 1er au 3, pluvieux.
Du 4 au 5, menaçant.
Du 6 au 8, chaud, plaisant.
Du 9 au 13, tempétueux.
Du 14 au 17, abaissement soudain
de température.
Du 18 au 21. doux.
Du 22 au 25, venteux.
Du 26 au 28, humide et brumeux.
Du 29 au 3L clair.
85
Ile mois
NOVEMBRE
30 jours
Nouvelle Lune, le 7, à 2h. 58ni. du tnatin.
Premier Quartier, le 13, à 6h. -19m. du soir.
Pleine Lune, le 21, à 421), 8m. du soir.
Dernier Quartier, le 16, à 16h. 45m. du soir.
Jours de
la eemaine.
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
DIMAN.
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
DIMAN.
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeud i
Vendredi
Samedi
DIMAN.
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
DIMAN.
Lundi
Mardi.
FKTE8 RELIGIEUSES.
soleil
Lev Cou
La Toussaint (d'obligationX
Commémoration desjidèles trépassés.
S. Hubert, évêque.
S. Charles, évêque et confesseur.
Les Saintes Reliques.
S. Léonard, ermite.
XXIV Pentecôte.
S. Dieudonné, pape.
Dédicace de la Basilique du S. Sauvtur.
S. André Avellin, confesseur.
S. Martin, évêque, confesseur,
S, Martin, pape et martyr.
S. Didace, confesseur.
XXV Pentecôte.
Ste Gertrude, vierge.
S. Edmond, archevêque.
S. Grégoire Thaumaturge, év. et conf
Dédie. Basil.de SS. Pierre et Paul.
Ste Elisabeth de Hongrie, veuve.
S. Félii de Valois, confesseur.
XXVI Pentecôte.
Ste Cécile, vierge et martyre.
S. Clément, pape et martyr.
S.Jean de la Croix, confesseur.
Ste Catherine, vierge et martyre.
S. Sylvestre, abbé.
S. Maxime, évêque.
1 Aven t.
S. Saturnin, martyr,
S. André, apôtre.
H. M.
6 39
6 40
6 41
6 42
6 44
6 45
6 47
6 48
6 5U|4
6 5r4
6 52'4
6 54|4
6 55 4
6 56 '4
6 57'4
6 58
6 59
7 01
7 o:^
7 04
7 06
7 08
7 10
7 12
13
15
16
17
18
18
lunh
Lev Cou
H. M.
MAT.
49
2 06
3 18
4 37
6 01
7 27
8 49
10 06
11 OH
11 58
S. 35
1 01
1 21
1 37
2 00
2 13
2 31
2 54
3 21
3 55
4 35
5 22
6 17
7 18
8 19
9 25
10 34
1146
MAT.
H. M
2 31
2 50
3 06
3 29
3 52
4 16
4 45
5 10
6 09
7 21
8 37
9 56
11 13
MAT.
31.
1 44
2 48
3 58
5 08
6 16
7 19
8 20
9 17
10 07
10 48
11 21
1147
S. 10
53
1 10
TEMPERATURE. — NOVEMBRE 1915.
Du 1er au 2, menaçant .
Du ^ au 5, orageux.
Du 6 au 9, été indien.
Du 10 au 14, brumeux.
Du 15 au 19, venteux.
Du 20 au 24, période de pluie.
Du 25 au 28, froid.
Du 29 au 30, jours radiiux et
nuits claires.
86
12e mois
DECEliCBItE
31 jours
Signe
du Capricorne.
Nouvelle LuN H, le 6, à Ih. lOin. du soir.
Prkmihr Quartier, le 13, à 6h. 44in. du matin.
Plbinh Lune. le 21, à 7h. 58m. du soir.
DxRNiKB Quartier le 29, à 8h. 5m. du matin.
Jours de
la semaine.
FÊTES RELIGIEUSES.
SOLEIL
Lev Cou
LUNB
Lev Cou
H. M.
H. M.
H. M.
H. M.
Mercredi
1
Jeûne.
7 19
4 18
54
125
Jeudi
2
Ste Bibiane, vierge et martyre.
7 20
4 18
2 09
151
Vendredi
3
Jeûne. S. François-Xavier, confesseur.
7 21
4 18
3 29
2 12
Samedi
4
S. Pierre Chrysologue, év. conf. etdr.
7 22
4 17
4 52
2 37
DIMAN.
5
n Avent.
7 23
4 17
6 17
3 14
Lundi
6
S. Nicolas, évêque et confesseur.
7 24
4 16
7 39
4 00
Mardi
7
S. Ambroise, abbé.
7 26
4 15
8 52
4 56
Mercredi
8
Immaculée Conception, (d'oblig.)
7 27
4 15
9 47
(il4
Jeudi
9
Ste Valérie, vierge et martyre.
7 28
4 14
10 32
7 35
Vendredi
10
Jeû)ie. S. Melchiade, pape et martyr.
7 29
4 14
11 04
8 57
Samedi
11
S Damase, pape et confesseur.
7 20
4 14
11 25
10 16
DIMAN.
12
III Avent.
7 31
4 15
11 42
11 33
Lundi
13
Ste Lucie, vierge et martyre.
7 33 4 15
11 58
MAT.
Mardi
14
S. Spiridion, évêque.
7 34[4 16
S. 21
O40
Mercredi
15
4 Temps
7 35 4 16
36
149
Jeudi
16
S. Eusèbe, évêque, et martyr.
7 36 4 17
57
2 5>)
Veiidredi
17
4 Temps.
7 37 4 17
1 23
4 07
Samedi
]8
4 Temps,
7 38 4 18
165
5 13
DIMAN.
19
[V Avent.
7 39:4 18
2 33
6 13
Lundi
20
S. Philogone, évêque.
7 40 4 19
3 18
7 11
Mardi
21
S. Thomas, apôtre.
7 40 4 19
4 11
8 04
Mercredi
22
Jeûne. S. Flavien, martyr.
7 41 4 20
5 11
8 45
Jeudi
23
Ste Victoire, vierge et martyre.
7 41 4 20
6 12
9 24
Vendredi
24
Jeûne. Vigile de Noël.
7 42 4 21
7 18
9 5]
Samedi
25
NOËL, (d'obligation).
7 42 4 21
8 25
10 16
DIMAN.
26
S. Etienne, premier martyr.
7 43 4 22
9 33
10 32
Lundi
27
S. Jean, apôtre et évangéliste.
7 43 4 23
10 45
10 50
Mardi
28
SS. Innocents, martyrs.
7 43
4 23
1151
11 09
Mercredi
29 S. Tliomas, évêque et martyr.
7 43
4 24
MAT.
11 26
Jeudi
30 S. Eugène, évêque.
7 42
4 25
106
1146
Vendredi
31 S. Silyegtre, pape et confesseur.
7 42
4 26
2 25
S. 09
TEMPERATURE. — DECEMBRE 1915.
Du 1er au 4, incertain.
Du 5 au 8, pluie, grésil et neige.
Du 9 au 13. froid.
Du 14 au 18. beau.
Du 19 au 23, avalanches de neige.
Du 24 au 26, incertain.
Du 27 au 29. glacial.
Du 30 au 31, tempétueux.
87
TABLEAU DE LA NAVIGATION
POUR LE PORT DE MONTREAL
Ouverture de la
Clôture de la
Premier arri-
Dernier départ
Année
navigation.
navigation.
vage de la mer.
pour la mer.
1851
11 avril
9déc.
28 avril
19 nov.
1852
25 "
18 "
2 mai
27 "
1853
15 "
15 "
28 avril
26 "
1854
25 "
6 "
20 mal
23 "
1855
28 "
12 "
9 "
20 "
1856
24 "
3 "
30 avril
21 "
1857
18 "
13 "
1 mai
25 "
1858
9 "
12 '•
30 avril
24 "
1859
4 "
11 "
3 mal
20 "
18(50
10 "
7 "
30 avril
25 "
1861
24 "
22 "
27 "
Idée.
1862
23 "
7 "
28 "
27 nov.
1863
25 "
12 "
6 mai
26 "
1864
13 "
11 "
28 avril
7 déc.
1865
10 "
16 "
3 mai
24 nov.
1866
19 "
15 "
1 "
2.S "
1867
22 '•
6 "
4 "
29 "
1868
7 "
9 "
4 "
27 "
1869
25 "
6 "
30 avril
24 "
1870
18 "
18 "
22 "
27 '■
1871
8 "
1 "
22 "
29 "
1872
1 mai
8 "
5 mal
28 "
1873
25 avril
26 nov.
4 "
21 '<
1874
25 "
13 déc.
11 "
21 "
1875
3 mai
29 nov.
9 •'
22 "
1876
27 avril
10 déc.
8 "
23 "
1877
17 "
2jan,73
29 avril
21 "
1878
30 mars
23 déc.
2i) "
21 "
1879
24 avril
19 "
1 mal
24 "
1880
17 "
3 "
2 "
22 "
1881
21 "
2jan.,82
26 avril
23 "
1882
11 "
9 déc.
6 mal
21 "
1883
27 "
16 "
5 "
20 "
1884
22 "
18 "
2 "
20 "
1885
5 mai
7 "
8 "
20 "
1886
24 avril
4 "
30 avril
25 "
1887
1 mai
23 "
3 mai
28 •'
1888
29 avril
14 "
4 "
22 "
1889
14 "
29 "
27 avril
23 "
1890
■ 14 "
3 "
30 "
24 "
1891
17 "
17 "
27 "
21 "
1892
13 "
23 "
23 "
27 "
1893
24 "
4 "
3 mal
23 "
1894
12 "
26 "
27 avril
24 '•
1895
20 "
6 "
27 "
25 "
1896
22 "
19 "
28 "
23 "
1897
17 "
19 "
30 "
24 "
1898
31 mars
12 "
26 "
28 "
1899
24avril
30 "
27 "
29 "
1900
21 "
10 "
26 "
3 déc.
1901
21 "
10 "
25 "
25 nov.
1902
3 '•
8 "
7 "
4 déc.
1903
2 "
10 "
26 "
28 nov.
19M
25 "
9 "
4 mai
27 "
1905
19 "
12 "
2 "
30 "
1906
20 "
5 "
28 avril
2 déc.
1907
23 "
15 "
2 mal
29 nov.
1908
29 "
10 "
30 avril
26 "
1909
19 "
1 "
23 "
25 "
1910
3 "
10 '•
11 "
Idée.
1911
26 "
30 nov.
29 "
2 *'
1912
29 avril
15 déc.
2 mai
2 "
1913
16 "
27 "
21 avril
29 nov.
1914
25. "
29 "
88
SA SAINTETE BENOIT XV
NOTRE SAINT PERE LE PAPE
Sa Sainteté Benoit XV (Jacques délia Chiesa), Vicaire de
J.-C, 265ième successeur du Prince des Apôtres, Pontife su-
prême de l'Eglise Universelle, Patriarche d'Occident, Primat
d'Italie, Métropolitain- de la province Romaine, Archevêque
et Evêque de Rome, Souverain des Domaines temporels de la
Sainte Eglise, né à Regli, diocèse de Gênes, le 21 novembre
1854 ; ordonné prêtre le 21 décembre 1878 ; Secrétaire de la
Nonciature de Madrid en 1883 ; Secrétaire du Cardinal Ram-
polla en 1887 ; Substitut du Secrétaire d'Etat en 1901 ;
Archevêque de Bologne en 1907 ; Cardinal-prêtre du titre
des Quatre Saints Couronnes, le 25 mai 1914 ; élu Pape le o
septembre 1914; couronné le 6 septembre 1914.
89
Son Eminence le Cardinal Bégin,
Archevêque de Québec,
QO
Son Eminence le Cardinal Bégin
Archevêque de Québec
Créé Cardinal le 25 mai 1914
Le Cardinal Lours-Nazaire Bégin
est le ûls de feu Charles Bégin, culti-
vateur de Lévis. Il naquit le 10 jan-
vier 1840. Il fit ses études à Lévis, à
Saint-Michel de Bellechasse, au Petit
Séminaire de Québec, et à l'Université
Laval. Il fut le premier à décrocher
le prix du Prince de Galles en 1862.
En 1863, il fut envoyé à Rome afin
d'y étudier en vue de prendre la
chaire de Théologie que fondait l'Uni-
versité LavaJl. 11 suivit les cours de
rUniversiCé Grégorienne du Collège
Romain, comprenant la théologie dog-
matique et morale, les Saintes Ecri-
tures, l'histoire de l'Eglise, les lois
canoniques, l'éloquence sacrée et la
langue hébraïque ; il obtint le tiére
de Docteur en Théologie.
Il fut ordonné prêtre dans la Basi-
lique de Latran, le 10 juin 1865 par
S. E. le Cardinal Vicaire Patrizi.
Il étudia encore les langues chal-
déenne, syriaque, arabe et allemande ;
il visita presque toute l'Europe et
toute l'Asie Occidentale y compris la
Palestine.
L'abbé Bégin suivit pendant quel-
que teau'ps les cours de l'Université
Cathodique d'Innsbruck sous les cé-
lèbres professeurs Wenig, Jungman,
Hurter, Kobler et Nilles, et revint à
Québec en 1868, rapportant plusieurs
momieis égyptiennes et d'autres curio-
sités archaïques pour le musée de
l'Université Laval. Il prit ensuite pos-
session de la chaire dont il fut le
titulaire jusqu'en 1884.
Il occupait en même temps, pendant
les dernières années, la charge de
Préfet des études du Petit Séminaire,
ou celle de Directeur du Petit et du
Grand Séminaire..
Le Dr Bégin donnait encore, durant
les mois d'hiver, des conférences pu-
bliques à l'Université Laval, sur des
questions de controverse ou d'histoire
de l'Eglise. Ces conférences ont été
publiées sous le titre " La Primauté
et l'InfaillibiQité des Souverains Pon-
tifes ", " La Sainte-Ecriture et la Re-
ligion ", "Le Culte Catholique", etc.
En 1884, il accompagna à Rome
l'Archevêque de Québec qui allait sou-
tenir les droits de l'Université Laval
et demander la division du diocèse des
Trois-Rivières.
A son retour, en 1885, il fut nom-
mé Principal de l'Ecole Normale La-
val, et il publia un petit " Aide-Mé-
moire " ou Chronologie de l'Histoire
du Canada. Trois ans plus tard, il
était nommé évêque de Chicoutimi, où
il fit achever la nouvelle cathédrale
et agrandir le séminaire. En 1891, il
devenait coadjuteur du Cardinal Tas-
chereau avec le titre d'archevêque de
Cyrène. Il revint à Québec et prit
charge de l'administration du diocèse
en 1894. Il devint archevêque de
Québec à la mort du Cardinal Tas-
chereau. Mgr Bégin a été proclamé
cardinal dans le consistoire du 25
mai 1914.
Savant, pieux, humble, prudent, dé-
voué, c'est le modèle du vrai pasteur
selon le cœur de Jésus-Christ . Aussi
tout le clergé et tous les fidèles du
Canada sont-ils unanimes à remercier
le Saint-Siège d'avoir élevé l'Arche-
vêque de Québec à l'éminente dignité
de Cardinal.
SI
EPISCOPAT DE LA PROVINCE DE QUEBEC
PROVINCE ECCLESIASTIQUE DE MONTREAL.
Diocèse de Montréal.
Mgr Paul BRUCnBSI, né à MouU-éal
le 29 octobre 1855 ; ordonné prêtre le
21 décembre 1878 ; élu archevêque de
Montréal le 25 juin 1897 ; sacré le 8
août 1897.
Le diocèse de Montréal comprend les
comtés d'ArgenteuIl (en partie), Cham-
bly, Deux-Monitagnes, Hocliellaga, Jac-
queis-'Oartier, Lapirairie, L'AiSsomptiou
(en partie), Laval, Napierville, Saint-
MgT Geoa-ges GAUTHIER, né à M^Jt-
rêal le 9 octobre 1871 ; ordonné prê-
tre le 29 septembre 1894 ; nommé évê-
que tituJ.iire de Phiilippopoilis et auxi-
liaire de Mgr BrucUési le 28 juin 1912 ;
sacré le 21 août suivant.
Jean, Terrebonne (en partie) et Veir-
chères (en partie).
Il compte 527,438 eatJioliques, 765 pi'ê-
tres, 155 paroisses.
Diocèse de St-Hyacinthe.
Mgr Alexis-Xyste BERNARD, né à
Belœil le 29 décembre 1847 ; ordonné
prêtre le 1er octobre 1871 ; élu évêque
de Si-Hyacinthe le 16 décembre 190© ;
sacré le 15 février 1906.
Le diocèse de Saint-Hyacinthe com-
prend les comtés de Bagot, Brome (eu
partie), Iberville, M'issisquoi, Richelieu,
Rouville, Saiat-Hyaclnthe, Shefford (en
partie), et Verchères (en partie).
11 compte 109,175 catholiques, 216
(kretre^, 75 paroisses.
Diocèse de Valleyfield.
Mgr Josepli-Médard EMARD, né & St-
Constant le 1er avril 1853 ; ordonné
prêtre le 10 juin 1870 ; élu évêque de
Valleyfield le 5 avril 1892 ; sacré le 9
juin suivant.
Le diocèse de Valleyfield comprend les
comtés de Beauharnols, Chflteauguay,
Huntlngdou, Soulanges, Vaudreull.
Il compte 57,094 catholiques, 101 prê-
tres, 36 paroisses.
92
BPISOOPAT DE LA PROVINCE DE QUEBEC — Suite.
Diocèse de Sherbrooke.
Mgr Paul IiAROCQUB, ne à Sainte-
Marie ûe Monnoir le 28 octobre 1846 ;
ordonné prêtre le 9 mai 1869 ; élu évê-
que de Slierbroolje le 6 octobre 1893 ;
sacré le 30 novembre suivant.
Le diocèse de Shert»roolje comprend les
comtés de Brome (en partie), Compton,
Riclimonid, Sliefford (eu partie), Sher-
broolie, Wolfe et Stanstead.
Il compte 85,000 catholiques, 125 prê-
tres, 74 paroisses.
DiocèS'e de Joliette.
Mgr Guillaume FoHHKS, né à l'île
Perrot le 10 août 1865 ; ordonné prêtre
le 17 mai 1886 ; élu évêque de Joliette
le 6 août 1913 ; sacré le 9 octobre sui-
vant.
Le diocèse de Joliette comprend les
comtés de Joliette, Berthier, l'Assomp-
tion (en partie) et MontcaJm.
Il compte 63,764 catholiques, 122 prê-
tres, 41 paroisses.
Mgr Hubert-Olivier CHALIFOUX, né à
Saint-Hyacinthe le 2 juin 1850 ; ordonné
prêtre ie 10 janviier. 1875 ; élu évêque
d'Auréliopolis et auxi/liaire de Sher-
brooke en 1914.
PROVINCE ECCLESIASTIQUE
DE QUEBEC
Diocèse de Québec.
Mgr Paul-Eugène ROY, tié à Berthler-
en-Bas, le 9 novembre 1859 ; ordonné
prêtre le 13 juin 1886 ; élu évêque d'E-
leuthéropolis et auxiliaire de Mgr Bégln,
le 8 avril 1908 ; sacré le 10 mai suivant;
élu archefvêque de Séleucie en 1914.
Le diocèse de Québec comprend les
comtés de Beauce, Bellechasse, Dorches-
ter, Kamouraska, Lévis, l'Islet, Lotbl-
nière, Mêgantic, Mointmagny, Montmo-
rency, Portneuf, Québec et Témlscouata.
Il compte 361,000 catholiques, 531 prê-
tres, 230 paroisses.
93
aPISOOPAT DE LA PRQVINOH DB QUBBBÎO - Suite.
Diocèse de Trois-Rivières.
Mgr François-Xavier CLOUTIER, né à
Saiiite-GeneviC've de Batlscan le 2 no-
vembre ]848 ; ordonné prêtre le 22 sep-
tembre 3872 ; eiu .évêque <1e Trols-Riviè-
res le 8 mal 1899 ; sacré le 25 juillet
suivant.
Le diocèse de Trois-Rlvi&res comprend
les comtés de Champlaiu, Masklnongé et
Saint-Maurice.
II compte 89,000 catlioliques, 122 prê-
tres, 48 paroisses.
Diocèse de Chicoutiml.
Mgr Michel-Tliomas LABRECQUE, né
& Saint-Anselme le 30 décembre 1840 ;
ordonné prêtre le 28 mai 1876 ; élu évê-
que le Chîcoutimi ie 8 a\Til 1892 ; sa-
cré le 22 mai suivant.
Le diocèse de Chicoutlmi comprend les
comtés de Cliarlevolx, Chicoutlmi, Lac
St-Jean et Sagueuay.
Il comprend 72,325 . catholiques, 139
prêtres, 56 paroisses.
Diocèse de Rlmouski.
Vo^H*'''' f"'l';f'--"l'ert BLAIS. né à Salnt-
Valler le 26 août 1842 ; ordonné prêtre
le 6 juin 1868 ; élu évêque titulaire de
Germanicopohs et coadjuteur de Mgr
Langevin le 18 mal 1890 ; évêque de
1891 ™^'° de Rimouski le 6 février
Le diocèse de Rimouski comprend les
comtés de Bonaventure, Gaspé, Rlmouski
et Témiscouata (en partie)
Il compte 124,319 catholiques, 145 prê-
tres, 88 paroisses.
Diocèse de Nicolet.
94
Mgr Hermann BRUXAULT, né à
Saint-David le 10 janvier 1857 ; ordonné
prêtre le 29 juin 1882 ; élu évêque de
Tubuna et coadjuteur de Mgr Gravel le
30 sept. 1899 ; sacré évêque le 27 déc
suivant ; évêque de NMcolet le 28 1an-
vler 1904.
Le diocèse de Nicolet comprend les
comtés de Nicolet, Yamaska, Artha-
baska et Drummond.
Il compte 90,000 catholiques, 150 prê-
tres, 66 paroisses.
■PI»OOPAT DE LA PROVINCE DE QUEBEC — Suit*.
Vicariat Apostolique du Golfe Saint-
Laurent.
Mgr Gustave BiLANCHB, eudiste, né
en France le 30 avril 1849, ordonné prê
tre le 16 mars 1878 ; élu évêque de
Slcca et vicaire apostolique du Golfe
Saint-Ivaurent le 12 septembre 1905 ; sa-
cré le 28 octobre suivant.
Ce vicariat apostolique est situé entre
la rivière Portneuf (Saguenay), et le
Blanc-Sabloa (Labrador), l'île d'Antl-
costl comprise.
Il compte 9,650 catholiques, 19 prêtres
et 12 missions.
Diocèse de Pembroke.
.Mgr Narcisse Zépbiriu LOKRAIN, né
à Salat-Martln le 13 juin 1842 ; ordonné
prêtre le 4 août 1807 ; sacré évêque ti-
tnlaire de Cythère le 21 septembre 1882 ;
évêque de Pembroke le 22 septembre
1908.
Le aiocèse de Pembroke comprend une
partie des comtés de Pontiac (Québecl,
Renfrew, Frontenac, Addlngton, Hast-
Ings et Haliburton, et du district de Nê-
pisaing (Ontario).
Le diocèse de Pembroke compte 36,000
catholiques, 42 prêtres et 30 parolssea.
PROVINCE BOC5LESIASTIQUB
D'OTTAWA
Diocèse d'Ottawa.
Mgr Charles-Hugues GAUTHIER, ne ft
Alexandria, Ont., le 13 novembre 1843 ;
ordonné prêtre le 28 août 1867 ; élu ar-
chevêque de Kingston le 29 juillet 1898 ;
sacré le 18 octobre suivant ; nommé ar-
chevêque d'Ottawa le 6 septembre 1910.
Le diocèse d'Ottawa comprend les
comtés d'Argenteuil (en partie), Labelle,
Montcalm (en partie), Terrebonne (en
partie), de Wright (en partie), province
de Québec, et de Carleton, Lanark, Pres-
cott et Russell, province d'Ontario.
Il compte 137,900 catholiquies, 295
prêtres, 90 paroisses.
Diocèse de Mont-Laurier
.>s
Mgr François-Xavier BRUNET, né à
Saint-André d'Ai-genteuil, le 27 novem-
bre 1868 : ordonné prêtre le 23 sep-
tembre 1893 ; élu évêque de Mont-Lau-
rier le 8 août 1913 ; sacré le 28 octobre
suivant.
Le diocèse de Mont-Laurier comprend
une partie des comté-s d'Argenteuil, La-
belle, Wright, Terrebonne et Montcalm.
Il compte 30,400 catholiques, 48 prê-
tres et 28 paroisses.
95
EPISOOPAT DE LA PROVINCE DE QUEBEC — Suite.
Vicariat Apostolique de Témisca-
mingue.
Mgr Elie-Anicet LATULIPPE, né à
Saint-Anic«t le 3 août 1859 ; ordonné
prêtre le 30 mai 1885 ; nommé évêque
titulaire de Catenna et vicaire aposto-
lique de Témlscamingue le 1er octobre
1908 ; sacré le 30 novembre suivant.
Le voeariat apostolique de Témlsca-
mingue comprend la partie nord du
comté de Pontiac, ainsi que tout le ter-
ritoire compris enta-e Ja hauteur des
terres au sud, la baie d'Hudson, la baie
James au nord.
Il compte 23,000 catholiques ; 37 prS
très, 23 paroisses et missions.
Diocèse de Regina.
Mgr Olivier-Elzéaj MATHIEU, ancien
recteur de l'Université Laval, né à
Sa^nt-Boch de Québec le 24 décembre
1S.J3 ; ordonné le 2 juin 1878 ; nommé
protonotaire apostolique en Juin 1902 •
, ^ ?L^^^^^ évêque de Régina le 14 Juil-
let 19]] ; sacré dans la basilique d« Qué-
bec le 5 novembre suivant.
Diocèse de St-Boniface, Man.
Mgr Liiuis rhilippe-Adélard LANGE-
VIN, de la Congrégation des Oblats de
Marie-Immaculée, né à St-Isidore, comté
de Lapralrie, le 23 août 185.5 ; ordonné
le 30 juillet 1882 ; élu archevêque de St-
Boniface le 8 janvier 1895 ; sacré dans
la cathédrale de Saint-Boniface le 19
mars suivant.
LE PREMIER EVEQUE
FRANCO-AMERICAIN
Mgr GEORGES - ALBERT GTJERTIN,
est né à Nashua le 17 février 1869 ;
il fut ordonné prêtre le 17 décembre
1892, et sacré évêque de Manchester
le 19 mars 1907.
96
LA PUISSANCE DU CANADA
Lia Puissance du Canada consiste dans la Confédération des provinces suivantes :
Québec, Ontario, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ecosse, Ile du Prince-Edouard, Mani-
toba, Colombie Britannique, Alberta, Saskatchewan et du territoire du Xukon.
Gouverneurs généraux depuis Date de leurs fonctions.
LA Confédération.
Très honorable Vicomte Monck 1S67 — 1868
Très honorable Lord Llsgar 1868 — 1872
Très honorable Comte Dufferln 1872 — 1878
Très honorable Marquis de Lorne 1878 — 1883
Très honorable Marquis de Lansdowne 1883 — 1888
Très honorable Lord Stanley de Preston, plus tard,
comte de Derby 1888 — 1892
Très honorable Comte d'Abepdeen 1893 — 1898
Très honorable Ccrnite de Minto 1898 — 1904
Très honorable Lord Grey 1904 — 1911
Son Altesse Royale le Duc de Connaught 1911 —
Premiers ministres. Date de leur maintien
AU pouvoir.
Sir John Macdonald Conservateur 1867 — 1873
Six Alex. Mackenzle Libéral 1873 — 1878
Sir John Macdonald Conservateur 1878 — 1891
Sir John Abbot:t Conservateur 1891 — 1892
Sir John Thompson Oonsea^ateur 1892 — 1894
Sir Mackenzle Bowell Conservateur 1894 — 1896
Six Charles Tupper Conservateur 1896 — 1896
Six WlUrld Laurier Libéral 1896 — 1911
Sir Robert Lalrd Borden Conservateur -.... 1911 —
La Puissance du Canada est gouvernée comme suit :
1° Par un gouverneur général nommé pour cinq ans par le Roi en conseil.
2° Par un Sénat de 87 membres nommés à vie par le gouvernenr général en
conseil. De ce nombre, 24 sont pris dans la province de Québec ; 24 dans la pro-
vince d'Ontario ; 24 dans les provinces maritimes, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-
Ecosse, Ile du Prlnce-Ddouard ; 4 dans le Manltoba, 3 dans la Colombie Britannique,
4 dans la Saskatchewan et 4 dans l'Alberta.
3° Par la Chambre des Communes qui compte 221 membres à présent, élus comme
suit : Province de Québec, 65 ; Ontario, 86 ; Nouveau-Brunsvrlck, 13 ; Nouvelle-Ecosse,
18 ; Ile du Prince-Edouard, 4 ; Manltoba, 10 ; Colombie Britannique, 7 ; Saskatchewan,
10 ; AJlberta, 7 ; Territoire du Yukon, 1. TOTAL, 221.
Il y a deux principaux partis politiques : le parti libéral et le parti conser-
vatenT.
Bn vertu de la coutume devenue loi tradltlonrielle, le premier ministre est choisi
par le gouverneur général dans le parti politique qui obtient une majorité :1 la Chambre
des Communes, et le premier ministre choisit ses cndlègues et soumet son choix 9
l'approbation du gouverneur génér'al. Tous les mlnl.stres doivent se faire réélire «prè»
leur nomination.
4 97
SA MAJESTE GEORGES V
Roi de Grandb-Bsetagnb et d'Iîilande^
EMPERBUK DBS INDBS.
IjO roi d'Angleterre ac-
fuei. Georges V. est né le
S Juin 1865. Il a reçu
! 'éducation navale de»
jeuaes midship'me7i de la
marine anglaise. En 1879,
il fit 3UT la Bacchante
une croisière autour du
monde qui dura jusqu'en
1882 et, peu de temps
après son retour, passa
six mois en Suisse, k
Lausanne, pour y termi-
ner ses études de français
et d'allemand. .
En 1884, le prince
Georges entrait à Oreen-
■wlch compléter «es études
navales et en 1885 fut
nommé lieutenant. Après
avoir servi dans la Mé-
diterranée sur le vaisseau
de son oncle, le duc d'E-
dimbourg, 11 reçut le
commandement de la ca-
nonnière Thruss. En 1891,
le prince fut promu con-
tre-amiral.
A la mort du duc de Olarenoe, le prince Georges, devenu prince héritier,
reçut le titre de duc d'York et dut, a son grand regret, abandonner la carrier*
d« marin qu'U aimait tant. Les nombreux engagements que lui Imposait son
ranig n« lui jwrmerttalent plus de reprendre du service à 3a mer. n conserva
du moins le plue vil Intérêt pour tout ce qui concerne la marine et s'entoura
d'hommes qui, comme les conimodores Sir Charles Bust et Godfred Fawcett,
lui rappelaient les heures les plus heureuses de sa vie.
Le 3 mal 1893, le prince fut fiancé i sa cousine la princesse May, flile du
duo de Teck. Le mariage eut lieu à Londres le 10 juillet. De cette union
eoait ihjSb «Ix enfants : Edouard, né le 23 Juin 1894 ; Albert, né le 14 décembre
1S96 ; Victoria, née le 25 avril 1897 ; Henri, né le 31 mars 1900 ; Georges
né le 20 décembre 1902 ; Jean, né le 12 Juillet 1905.
Le prince de Galles continua l'apprentissage du gouvernement en visitant
rimmem&e domaine colonial de l'Empire qu'il dirige maintenant. En 1902 et
en 1908, 11 a visité le Canada ; en 1905, 11 a fait dans l'Inde un voyage officiel.
Le nouveau roi est monté sur le trône le 7 mal 1910 et, depuis eon avène-
ment, ^ult avec 'un respect touchant les voles politiques qu'avait tracées son
père.
V8
Le gouverneur - général du
Canada, Son Altesse Royale le
duc de Connaught, frère du
roi Edouard VII, oncle du roi
Georges V, est né en 1850.
Depula de longues années, il
connaît notre pays et lui porte
une sincère affection. Lors-
qu'il était âgé de vingt ans à
peine, le duc vint au Canada
pour prendre part à la cam-
pagne de 1870 contre les Fé-
niens et en profita pour visi-
ter a fond le pays. Il y est
depuis revenu â, diverses re-
prises et chaque fois avec un
nouveau plaisir.
En 1879, le duc do Con-
jiaught a épousé Louise de
Prusse, flile unique du prince
Frédéric Charles de Prusse
qui, dans la guerre franco-
prussienne, avait conquis le
titre de Prince Bouge. Trois
ans plus tard, le duc rejoignit
le corps expéditionnaire an-
glais en Egypte commandé par
Lord Wolseley et prenait part
à la célèbre bataille de Tel-el-
Keblr.
Sa belle conduite lui valut
d'être élevé au commandement
en chef des troupes à. Bombay,
I>ul8 &u commandement de
Portsmouth et d'Aldershat, ot
enfin au poste de eonamandant
en chef des troup«s «m Irlande.
C'ast durant cotte période que 1* due â« Connauickt, d»T«iiu par «ait» d« ila
mort subite du duc de Saxe-Cobourg- Gotha, l'héritier du trône ducal, renonça
A tous ses droits et titres et proclama son Initestlon de me pas accepter la suc-
cession do Cobourg, mais de rester en Angleterre dans 3.a position présente.
Lorsque la guerre sud-afrioalne éclata, le duc, en vaillant soldat, Toulut
partlT et »e mettre au premier rang des troupes ; mats il en fut empêché par
la raison d'BJtat. En 1904, après la réorganisation du ministère de la guerre
de Grande-Bretagne, on lui confia le poste nouveau d'inspecteur général des
forces et de président de la commission de classement. Au bout de quatre ans
de luttes cons'tantes contre les influences et les coteries parlementaires, i!l se
retira et fut nommé au poste plutôt honorifique de commandant en chef des
forces de la Méditerranée, qu'il abandonna au bout de deux ans en déclarant
carrément qu'il ne tenait pas k occuper un poste simplement pour y faire figure.
Depuis cette époque le duc n'a occupé aucune position spéciale jusqu'au mo-
ment du couronnement où sa nomination comme gouverneur-général du Canada
a été officiellement annoncée et confirmée.
Le duc de Connaught a représenté officiellement le roi Georges V aux céré-
monies d'installation de la nouvelle confédération de l'Afrique du Bud.
Le duc de Connaught est universellement aimé de l'armée anglaise où il a
passé toute sa vie. Mais, ce que l'on admire le plus en lui, c'est sa bon-
hommie, sa rondeur et sa délicatesse de' sentiments. Durant sa longue carrière,
qui au point de vue politique n'a pas toujours été un Ut de roses, 11 a su
orienter sa course d'une façon qui lui fait infiniment honneur ; il s'est montré
constamment un galant homme et un brave soldat.
^9
GOUVERNEUR GENERAL
DU CANADA
SON ALTEISSB KOYALB LB DUC DB COinïAtrOHT.
SIR ROBERT LAIRD BORDEN,
PREMIER ilIMSTRE DU CANADA.
Né à Grand-Pré, en Nouvelle-Ecosse, le 26 juin 1854, fila de Andrew
Borden et de Dame Eunice Laird. — 11 regut sa première éducation à
l'Acadia Villa Academy. — Durant plusieurs années il fut professeur
dans le New-Jersey, puis il revint en Canada où il étudia le droit. — Il
fut admis au barreau de la Nouvelle-Ecosse en 1878. — Elu député de
la cité de Halifax en 1896. — Choisi comme chef de l'opposition en
1900. — Malheureux aux élections de 1904 dans le comté de Halifax, il
fut élu dans le comté de Carleton, Ont., en 1905. — En 1908 il fut élu
à la fois dans Carleton et Halifax. — Il opta pour Halifax où il fut
réélu en 1911. — Il fut appelé par le gouverneur-général, le duc de
Connaught, à former un ministère le 10 octobre 1911. — Créé chevalier
Grand'Croix de l'Ordre de St-Michel et de St-Georges, 1914. — Rési-
doncc, Ottawa. — Conservateur.
100
CHEF DE L'OPPOSITIOH
SIR WILFRID LAURIER.
Né i, Saint-biu le 20 novembre 1841, fils de Carolus Laurier et de Dame
Marcelle Martineau — Avocat. — A fait son cours classique au collège de
l'Assomption et son droit à l'université McGill. — Admis à la pratique du
droit en 1864. — Elu député à l'Assemblée législative pour Druminond et
Arthabaslca en 1871. — Résigna son siège pour se présenter au fédéral en 1874
et fut élu. — Assermenté comime memibre du Consejl Privé et nommé ministre
du revenu de l'intérieur par le gouvernement Mackenzie eu 1877. — Il fut
malheureux dans son comté 'lors de sa réélection, mais fut élu dans Québec-
Est. — Toujours réélu depuis dans la même division électorale. — Choisi
comme leader de l'opposition en 1887. — Il fut aussi élu député dans la
Saskatchewan en 1896, dans Wright en 1904, dans Ottawa en 1908, et dans
Boulanges en 1911. — Créé Chevalier Grand'Croix de l'Ordre de St-Michel et
de St-Georges et décoré de l'Etoile de Grand Officier de la Légion d'honneur
en 1897. — Docteur en Droit des universités d'Oxford, de Cambridge, de
Toronto et McGill. — Fut appelé par lord Aberdeen à former un ministère le
8 juillet 1896. — A fait adopter, en 1904, le projet du Grand-Tronc-Paclflque,
et, en 1905, l'acte d'autonomie des Territoires du Nord-Ouest. — Démissionne
le 29 septembre 1911. — Résidence, Ottawa. — Libéral.
101
CABINET FEDERAL — (Suite).
HAZEN
(L'hon. J. D.), ministre
de la Marine et des Pê-
cheries. Avocat. Député
de St-Jean k Ottawa en
1891. Député à la lé-
gislature du N.-B. en
1899. Premier ministre
en 1908. Député de St-
Jean à Ottawa et mi-
nistre de la Marine et
des Pêcheries en 1911.
Résidence, Ottawa. Con-
servateur.
CASGRAIN
(L'hon. Tbom Obase),
ministre des Postes. Dé-
puté de Montmorency a
la législature de Québec
de 1886 & 1896, et à la
chambre des Ooimmunes
de 1898 a 1904. Ancien
procureur général de
Québec. Député de Qué-
bec (comté) et ministre
des Postes en 1914. Ré-
sidence, Ottawa. Conser-
vateur.
WHITE
(L'hon. W. T.), minis-
tre des Finances. Avo-
cat. Député de Leeds
en 1911. Ministre des
Finances en 1911. Ré
sidenoe, Ottawa. Con-
servateur.
DOHERTY
(L'hon. Chas- Joseph),
avocat. Ministre de la
Justice. Député de la
division Sainte- Anne
(Montréal) en 1908.
1911. Ministre de la
Justice en 1911. Rési-
dence, Ottawa. Conser-
vateuir.
COCHRANE
(L'hon. Francis). Mi-
nistre des Chemins de
fer. Député & la législa-
ture d'Ontario en 1905
et 1908. Min. des Ter-
res et Mines d'Ontario
en 1905. Député de Nl-
plsslng en 1911. Minis-
tre des Chemins de fer
en 1911. Résidence, Ot-
tawa. Conservateur.
102
ROGEiHS
(L'hon. Robert) indus-
triel. Ministre des Tra-
vaux Publics. Député à
la législature du Mani-
toba et min. des Tra-
vaux Publics en 1899.
Député de Wlnnlpeg en
1911. Ministre de l'In-
térieur en 1911. Min.
des Travaux Publics en
1912. Résidence, Otta-
wa. Conservateur.
CABINET FEDERAL — (Suite).
FOSTBR
(Sir George Eulas).
ministre du Commerce.
Professeur. Député de
Klng en 1882, 1889, de
York en 1896. de To-
ronto - Nord en 1908,
1911. Min. de la Ma-
rine en 1885. des Fi-
nances en 1888, du
Commerce en 1911. Ré-
sidence, Ottawa. Con-
servateur.
ROCHE
(L'hon. Wm. James),
ministre de l'Intérieur.
Médecin. Député de
Marquette eji 1896,
1900, 1904. 1908 et
1911. Secrétaire d'Etat
en 1911. Ministre de
l'Intérieur en 1912. Ré-
sidence, Ottawa. Con-
servateur.
rv
HUGHES
(L'hon. Sam.), ministre
de la Milice et de la
Défense. Député de Vic-
toria - HaJlibUTton de
1892 à 1911. Ministre
de la Milice en 1911.
Résidence, Ottawa. Con-
servateur.
BURRBLL
(L'hon. Martin), minis-
tre de l'Agriculture.
Agronome. Député de
YaJle - Caribou en 1908
et 1911. Ministre de
l'Agricu/lture en 1911.
Résldenjoe, Ottawa. Con-
serT»t«ar,
BLONDIN
(L'hon. P. Edouard), mi-
nistre du Revenu de l'In-
térieur. Député de Cham-
plaln en 1908, 1911. Mi-
nistre du Revenu de d'In-
térieur en 1914. Rési-
dence, ,Ottftw«. OonjieT-
r».xçnz.
103
CODBRRiE
(L'hon. Louis), secré-
taire d'Etat. ATOcat
Député d'Hochelaga en
1911. Secrétaire d'Etal
en 1912. Résidence, Ot
tawa. Conservateur.
:;ABINET fédéral — (SuUe).
REID
(L'hon. John Dowsley),
ministre des Douanes.
Médecin. Député de
Greenville en 1891,
1896, 1900, 1904. 1908,
1911. Ministre des Dou-
anes en 1911. Résiden-
ce, Ottawa. Conserva-
teur.
CROTHERS
(L'iion. T. W.), minis-
tre du Travail. Avocat.
Député d'Elgin - Ouest
en 1908. 1911. Ministre
du Travail eu 1911.
Résidence, Ottawa. Con-
servateur.
PERL.EY.
(L'hon. Georges Alsey).
Député d'Argenteuil en
1904, 1908 et 1911. Mi-
nistre sans portefeuille
en 1911. Résidence, Ot-
tawa. Conservateur.
KEMPT
(L'hon. Alb. -Edouard),
manufacturier. Député
de Toronto-Est en 1900,
1904, 1911. Ministre
sans portefeuille en
1911. Résidence, To-
romto. Conservateur.
GEORGES-ETIENNE CARTIER. Edition du
Centenaire, 1S14-1914. Etudes sur la vie
et les œuvres de Cartier, par Arthur Dan-
sereau. Benjamin Suite, Elzéar Gérin, Mgr
Antonio Racine. Edition enrichie et or-
nés do plusieurs photographlea, d'une lettre
autographe de Cartier et de notices biogra-
phiques sur chacun des auteurs des Etu-
des. 1 volume 9 x 6J, broché. . |0.50
Fait bien rare dans l'histoire de nos hommes
publics : la mémoire de Cartier a résisté à la
destruction suprême du temps et semble planer
aujourd'hui sur le Canada comme le souffle mê-
me de notre nationalité. Nous assistons depuis
peu à une véritable résurrection de Cartier qui
fut, en même temps qu'un grand homme d'Etat,
un grand patriote au sens le plus noble du mot.
Le présent volume où sont donnés tous les faits
saillants de sa vie, vient bien à son heure, et
sera le bienvenu parmi toutes nos familles ca-
nadiennes.
LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITÉB
79, rue Salut-Jacques, Montréal.
104
SENATEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC (*)
(L'hon. Landry, Char-
les- Aug. -Pierre), prési-
dent du Sénat. Député
ft la Législature pour
le comté de Montma-
gny en 1875. Député à
Ottawa pour le même
comté de 1878 i. 1882.
Sénateur pour la divi-
sion de Stadacona en
1892. Président du Sé-
nat en 1911. Résidence,
Québec. Conservateur.
L'HONORABLE CHARLES-AUGUSTE-FIERRE LANDRY,
Président du Sénat.
,^^^J
BEIQUE
(L'hon. Frédérlc-
L.), avocat. Séna-
teur pour la divi-
sion de De Sala-
berry en 1902.
ïRésidence, Mont-
réal. Libéral.
(L'hon. Joseph),
notaire. Député de
Beauce à Ottawa
de 1876 a 1884.
Sénateur pour la
division de Lau-
zon en 1884. Ré-
sidence, St-Victor
de Tring. Conser-
vateur.
BOUCHERVILLi;
(Sir Charles - E.
Boucher), M. D.
Député de Cham-
bly à la Lég. de
1861 à 1867. Pre-
mier min. de 1874
à 1878. Sén. p. la
div. de Montarville
en 1879. Rôs.
Bou'cherville. C.
BOYER
(L'hon. Arthur),
marchand. Député
de Jacques-Cartier
à la Législature de
1884 à 1892. Mi-
nistre en 1890. Se
nateur pour la di-
vision de RIgaud
en 1900. Résiden-
ce, Montréal. Lib.
CASGRAIN
(L'hon. Joseph-P.-
B.), Ingénieur ci-
vil. Sénateur pour
la division de La-
naudière en 1900.
Résideince, Mont-
réal. Libéral.
(L'hon. Philippe-, (L'hon. Henry- Jo-
Auguste) avocat.lg ij) ^ gg I
Député de Mont-i \ \
magny à Ottawa,! '^a-teur pour la di-
de 1887 à 1896. vision de Victoria
Sénateur pour la, en 1903. Rêsiden-|
division de Grand- ., ^ , , , . I
ville en 1904. Ré-*^®' Montréal. Li-
sidence, Québec. j béral.
Libéral. ' '
DANDURAND
(L'hon. Raoul),
avocat. Sénateur
pour la division
de De Lorlmler en
1898. Résidence,
Montréal. Libéral.
(*) Le Sénat se compose de 87 membres nommés à vie par ile gouverneur
général en conseil. De ce nombre, 24 sont pris dans la province de Québec,
24 dans la province d'Ontario, 10 dans la province de la Nouivelle-Ecosse,
10 dans la province du Nouveau-Brunswlck, 4 dans la province de l'Ile du
Prince-Edouard, 3 dans la provlrice de la Colombie-Britannique, 4 dans la
province du Manltoba, 4 dans la province de la Saskatchewan et 4 dans la
province de l'Alberta.
iÔ5
SENATEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC — (Suite).
DAVID
(Li'hon. Laurent-
Olivier), avocat.
Député de Mont-
réal-Est à la Lé-
gislature en 1886.
Sénateur pour la
division des Mllle-
Isles en 1903. Ré-
sidence, Montréal.
Libéral.
DESSAULLES
(L'hon. G. Casi-
mir), bourgeois.
Sénateur pour la
division de Rouge-
mont en 1907. Ré-
sidence, Saint-
Hyacinthe. Lib.
FISET
(L'hon. Jean-Bte-
R.), médecin. Dé-
puté de Rimouski
i. Ottawa de 1872
& 1882, en 1887,
1896. Sénateur
pour la division
du Golfe en 1897.
Résidence, Rl-
nouskl. Libéral.
GODBOUT
(L'hon. Joseph),
médecin. Député
de Beauce à Otta-
wa de 1887 t
1900. Sénateur
pour la division
de La Salle en
1901. Résidence,
Saint - François
(Beauce). Libéral.
LAVERGNE
(L'hon. Ls), no-
taire. Député de
Drummond et Ar-
thabaska à Otta-
wa de 1897 ft
1908. Sénateur
pour la division de
Kennebec en 1910.
Résidence, Artha-
baska. Libéral.
LEGRIS
(L'hon. Jos.-H.),
cuit. Dép. de Mas-
kinongé à la Lég.
en 1888. Dép. pour
le môme comté à
Ottawa de 1891 à
1900. Sén. pour la
div. de Repentlgny
en 1903. Résld.,
Louiseville. Llb.
MACKAT
(L'hon. Robert),
négociant Séna-
teur pour la divi-
sion d'Alma en
1901. Résidence,
Montréal. Libéral.
MITCHELL
(L'hon. William),
marchand. Séna-
teur pour la divi-
sion de Welling-
ton en 1904. Rési-
dence, Drummond-
ville. Libéral.
r~
MONTPL.\ISIR
(L'hon Hyppoll-
te), cultivateur.
Sénateur pour la
division de Shawi-
nlgan eji 1891.
Résidence, Trois-
Rlvière». Conserva-
teur.
OWENS
(L'hon. William),
Député & la Lé-
gislature de 1881
â. 1891. Sénateur
pour la division
d'Inkerman en
1896. Résidence,
Montréal. Conser-
vateur.
SHEHYN
(L'hon. Joseph),
négociant. Député
h la Législature
de 1875 à 1900
Trésorier prov. de
1887 à 1891. Sé-
nateur pour la div.
des Laurentldes en
1900. Résidence
Québec. Libéral.
TESSIER
(L'hon. Jules),
avocat. Député à
la Lég. de 1886 ft
1900. Prés, de la
Législature 1897-
1900. Sénateur
pour la div. de La
Durantaye ea
1903. Résidence,
Québec. Libéral.
lOf)
SENATEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC — (Suite).
THIBAUDEAU
(L'hon. Alfred-
A.), marchand.
Sénateur pour la
division de De La
Vallière en 1896.
Résidence, Mont-
réal. Libéral.
WILSON
(L'hon. Jos.-Mar-
cellln), négociant.
Sénateur pour la
division de Sorei
en 1911. Résiden-
ce, Montréal. Li-
béral.
DISCOURS DE SIR WILFRID LAURIER, précédés d'une notice biographiçiue.
1 volume relié, 9x6 pcs $3.00
Cet ouvrage fait suite à "Laurier à la Tribune", recueil de discours com-
pilés par M. U. Barthe, publié en 1890, et contient tous les discours les plus
importants prononcés par le grand homme d'Etat pendant qu'il était à la tête du
gouvernement à Ottawa.
Citons entre autres : Discours en Angleterre, en France et aux Etats-Unis ;
Eloges de la reine Victoria et de Gladstone ; Discours sur la guerre du Trans-
vaal, le Grand Tronc Pacifique, la création des provinces d'Alberta et de Sas-
katchewan, la défense impériale, etc., etc.
LAFONTAINE ET SON TEMPS, par A. D. DeCelles. 1 volume, 10 x 6è.
broché $0.60
Lafontaine occupe une place à part dans nos annales politiques. En eiïet,
11 s'est produit pour Lafontaine ce fait si rare parmi nous, et nous pourrions
aussi dire dans tous les pays parlementaires, que libéraux et conservateurs l'ont
réclamé à l'envie comme un des leurs et prétendent s'Inspirer également de ses
doctrines. C'est là, certes, un phénomène assez rare pour que l'historien en
face état, et une étude de la vie de Lafontaine s'imposait en outre d'autant plus
que la vraie doctrine constitutloTinelle est entrée dans la pratique avec son re-
tour aux affaires en 1848. Toute la période si curieuse et si pleine de péri-
péties émouvantes qui va de 1830 à 1850 revit ici dans ces pays oil M. DeCelles
s'est encore surpassé pour bien faire saisir et apprécier les événements qu'il
raconte. ;
PAPINEAU, par A. D. DeCelles. 1 volume inS. 9i x 6 pcs, 245 pages. Il-
lustré, broché $1.75
Le même ouvrage relié toile $2.75
S'il est un nom propre à faire vibrer les coeurs de tous les Canadiens-
Français, à faire bondir notre patriotisme, c'est bien celui de Papineau. qui
symbolise toute une carrière de talent et d'éloquence, de dévouement et de
sacrifices.
Ce n'est pas une oeuvre de lutte ni de critique, c'est le témoignage vrai
d'un esprit studieux et éclairé sur l'homme d'Etat dont l'empreinte est restée
la plus marquée dans notre histoire nationale.
Tel que ce travail nous est présenté, il constitue le plus puissant portrait
Intellectuel et politique qui ait été tracé de l'imposant tribnn. L'auteur nous
y montre, dégagée de l'entourage des incidents historiques qui eussent pu en
obscurcir les fortes teintes, la figure vraiment héroïque de cet Indomptable
meneur d'hommes. De ses actes et de ses discours, il déduit des appréciations
politiques de haute logique et aussi d'une inviolable sincérité.
LTBRAïaiB BEAUCHBMIN LIMITÉE, 79, rue Saint-Jacques, Montréal.
107
DEPUTES FEDERAUX DE LA PROVINCE DE QUEBEC (*)
«PROCLE
(L'honorable Thomas
Simpson), Médecin. Dé-
puté de Grpy-Est en 1878,
18S2, 18S7. 1801. 189C,
r.iOO. 1904. ]!K)», 1911.
l'i-ésldent de la Chambre
des Ck>mmunes «mi 1911.
Résidence, Markdale. Con-
servateur.
LHONORABLE THOMAS SIMPSON SPROULE,
Président de la Chambre des Communes.
ACHIM
AMES
(Honoré), avocat. (Herbert Brown),
T^,t *< j T 1, 1, I manufacturier. Dé-
Député de Labelle ufg ^j^ j^ division
en 1911. Résidence, St - Antoine (Mont-
j réal), en 1904, l'JOS.
NomlningTie. Cou- [ 1911. Résidence,
Alontréal. Conserva-
servateur.
teui
BARRETTE
(Joseph - Arthur),
Notaire. Député de
Beirthier en 1911.
Résidence, St - Bar-
thélémy. Conserva-
teur.
BEÏLAND
(L'Uon. Henrl-Séve-
rlnt, médecin. Dé-
puté de Beauce en
1002, 1904, 1908 et
irtll. Ministre des
Post«« en 1911. Ré-
sidence. St - Joseph
de Beauce. Libéral.
BELLEMARB
BICKERDIKE
BOIVIN
(Georges - Henri),
avocat. Député de
Shefiford en 1911.
Résidence, Granby.
Libéral.
(Adélard), confé- (Robert), exporta-
rencier et Inspec- teur d'animaux. Dé-
teur pour la Caisse puté de la division [
Nationale d'Econo- St - Laurent (Mont-,
mie. Député de Mas- réal), en 1904, 1908
Ijlnongé en 1911. et 1911. Résidence,
Résidence. St - Pau- Montréal. Libéral,
lin. Conservateur. I
(*) La Chambre des Communes est composée de 221 membres élus pour
cinq ans et siège à Ottawa, la capitale du Canada. La province de Québec
envole 6.5 députés ; la prov. d'Ontario, 86 ; la prov. du Nouveau-Brunsvrick,
13 ; le prov. de la Nouvelle-Ecosse, 18 ; la prov. de l'Ile du Prlnce-Bdouard,
4 : la prov. de Manitoba, 10 ; la prov. de la Colombie-Britannique, 7 ; la
prov. de la Saskatchewan, 10 ; la prov. d'Alberta, 7 ; le territoire du
Yukon, 1. .
lOS
X
BOULAT
(Herménégllde), né-
gociant et agricul-
teur. Député à la
Législature iK)ur le
comté de Matane
en 1802. Député de
Rlmouslil a Otta-
wa en 1911. Ré-
sidence, Sayabec.
(Conservateur.
DBiPUTBS FEiDERAUX DE LA PROVINCE DE QUEBEC — (Suite).
- ^•-
BOUTIXBOURASSA
(Joseph), notaire.
Député de Lévls en
1911. Bésldence, St-
RomuaW. Libéral.
BOYER
(Gustave), confé-
rencier agricole. Dé-
puté de Vaudreuil
en 1904, 1908, 1911.
Résidence, Rlgaud.
Libéral.
BRABAZON
(GéialU - H.), Ingé-
nieur civil. Député
de rontiac en 1904
et 1911. Résidence,
Portage du Fort.
Conservateur.
BROUILLARD
(Georges) , m aicli and
de bois et négociant.
Député de Drum-
mond et Artliabas-
lia en 1911. Rési-
dence, Drummond-
ville. Llbérial.
BUREAU
CARDIN
(P. -J. -Arthur), avo-
(L'iiou. Jacques),
avocat. Député de
Trois - BlTi&res et cat. Député de RI-
Saint-Maurice
1900, 1904, 1908,
1911. Solliciteur
général en 1907.
Résidence, Trois-
Rivlôres. Libéral.
chelieu en 1911. Ré-
sidence, Sorel. Li-
béral.
(Fredericlc - Robert) ,
marchand d'ani-
maux. Député de
Comptou en 1911.
Résidence, Cooli-
slilre. Conservateur.
DELISLB
(Michel - Slméoii),
■marehand. Député
de Portneuf en 1900,
1904, 1908, 1911.
Résidence, Portneuf.
Libéral.
(Joseph), avocat.
Député de 8t-Jean-
Iberville en 1906,
1808 et 1911. Rési-
dence, 8t-Jean. Li-
béral.
(Emmanueli, avo-
cat. Député de
Wright en 1905.
1908. 1911. Rési-
dence, Aylujei'. Li-
béral.
ETHIER
(Joseph- Arthur-G. ) ,
avocat. Député des
Deux-Montagnes en
1896, 1900, 1903,
1904, 1908, 1911.
Résidence, Ste -
Scholastlque. Libé-
ral.
FORGET
(Sir Rodolphe),
coui'tier. Député de
Chaxlevoix en 1904
1908, 1911. Député
de Montmorency en
1911. Résidence
Montréal. Conserva-
teur.
lua
DEPUTES FEDERAUX DE LA PROVINCE DE QUEBEC — (Suite).
FORTIER
(Bdmond). Député
de Lotblnlère en
1900,
1904, 1908,
Résidence,
Ste-Orolx. libéral.
GADTHIER
(Lnuls- Joseph), avo-
cat. Député de
l'Assomption à la
législature en 1903,
Député de St-Hya-
clnthe & Ottawa en
1911. Résidence,
St - Hyacinthe. Li-
béral.
GAUTHIER
(Louis - Philippe),
médecin. Député de
Gaspé en 1911. Ré-
sidence, Ste - Anne-
deB-Monts. Couser-
vateur.
GAUVKBAD
(Charles - Arthur),
avocat. Député de
Témlscouataen 1897,
1900, 1904, 1908,
1911. Réaldence,
Stanfoad, HbécaJ.
GIRARD
GUILBAULT
(Joseph), cultiva- (Joseph - Pierre- Oc- (William Frederick),
teur. Député de Chl- tave), notaire. Dé- ^ agronome. Député
coutlml et Saguenay putô de JoUette en
en 1900, 1904, 1908, 1911. Résidence, Jo-
1911. Résidence, St-
Qédéon. Conserva-
teur Indépendant.
nette,
teur.
OonserTa-
de Mlsslsquol en
1911. Résidence,
Phlllpsburg. Llbô-
ral.
LACHANCH
(Arthur), avocat.
Député de Québec-
Centre en 1905,1908,
1911. Résidence,
Québec. Libéral.
LA FORTUNE
(Davld-A.), avocat.
Député de Montcalm
en 1909, 1911. Ré-
sidence, Mont r i a 1 .
Libéral.
LAMARCHB
( P aul-Bm lie ) , avo-
cat. Député de Nl-
cottet en 1911. Ré-
sidence, Montréal.
Oonservateur.
r"- ' c^
LANCTOT
(Roch), cultivateur.
Député de Lapralrle-
Napier ville en 1904,
1908, 1911. Réel-
dence, St-Oonstamt.
Libéral.
LAPOINTB
(Ernest), avocat.
Député de Eamoa-
raska en 1904, 1908,
1911. Résldeace, Rl-
rlôre - du - Loup ( em
ba«). Libéral.
110
DEPUTES FEDERAUX DE L.A PROVINCE DE QUEBEC — (Suite).
LAPOINTH
(Louls-Audet), boui-
geols. Député de la
Uvlslon St - Jacques
(Montréal) en 1911.
Résidence, Mont-
réal. Libéral.
LOVBLL
(Charles - Henry),
manufacturier et
mairchand. Député
de Stanstead en
1908, 1911. Rési-
dence, Goatlcook.
I.ibéra!.
LA VALLEE
(Joseph - Octaye),
Notaire. Député de
Bel'leehasse en 1911.
Résidence, St-Oajé-
tan d'Armagh. Oon-
servateux.
(L'hon. Rodolphe),
avocat. Député de
Gasp* de 1896 a
1911. Solliciteur
gên. en 1904, min
(les Postes en 1906.
Dép. de Nlcolet en
1904. Dép. de Rou-
vUle en 1011. Rés.,
Montréal. Libéral
LBSPERANCB
(Dai^id Ovide), agent
de change. Député
de Montmaginy en
1911. Résidence,
Québec. Oonserra-
teuir.
♦, ''.^
MAECIL
(L'bon. Charles), (Jost-ph - Edmond),
Journaliste. Député marchand. Député
de Bonaventure en
1900, 1004, 908,
1911. Résidence,
Montréal. Libéral.
de Bagot en 1898
1900, 1004, 1908,
1911. Résidence
Aoton-Vale. Libéral.
(Médérlc), maire de
Montréal. Député de
la division Ste-Marle
(Montréal) en 1906,
1908, 1911. Ré«i-
dence, Montréal.
Libéral.
McCRHA
(Frank N.), mar-
chand de bols. Dé
puté de Sherbrooke
en 1011. Résidence,
Sherbrooke. Libéral
MONDOU
(Albéric - Archle),
notaire et Industriel.
Député d'Yamuka
a Québec en 1807,
et a Ottawa en 1011.
Résidence, Pierre [ Conservateur
rllle. Conservateur.
MORRIS
(James), maphrler.
Député de Obfttean-
guay en 1913. Ré-
sidence. Aubrey
PACAUD
(Lucien), avocat.
Député de Mégantlc
en 1911. Résldeoice,
Thetford Mines. Li-
béral.
111
DEPUTES FEDERAUX DE LA PROVINCE DE QUEBEC — (Suite).
PAPINEAD
(Louis - Joseph),
avocat. Député de
Beaubaruols en 1908,
1911. Résidence,
ValleyfleW. Libéral.
PAQUET
(Eugène), médecin.
Député de l'Islet en
1904, 1908, 1911.
Résidence, Bt - An-
bert. Conservateur.
POWER
(William). m«r-
cliand de bols. Dé-
puté de Qiuéibec-
Ouest en 1902, 1904,
1911. Résidence,
Québec. Libéral.
ROBB
(Jamee), proprié-
tali'e de meuneries.
Député de Huntlug-
don en 1908, 1911.
Résidence, Valley-
ûeld. Libéral.
SEGUIN
(Paul - Arthur), no-
taire. Député de
l'Assomption eu 190S
1911. Résidence.
St - Paul l'Ermite.
I,lbéral.
SBVIGNY
(Albert). avocat.
Député de Dorches-
ter en 1911. Rési-
dence, Québec. Con-
servateur.
RAINVILLE
( Joseph-HormUdas) ,
avocat. Député de
Cbambly - Vercbëreg
en 1911. Résidence,
Montjrêal. Conserva-
teur.
TOBIN
(Edmond - William),
commerçant. Dépo-
té de Rlcbmond en
1900, 1904, 1908.
1911. Résidence,
Bromptonyllle. Libé-
ral.
VERVILLE
(Alphonse), plom-
bier. Député de
Mal8onneuy« en
1906, 1908, 1911.
Résidence, Montréal.
Ouvrier.
WILSON
(Charles - A.), avo-
cat. Député de La-
val en 1908, 1911.
Résidence, St - Vlii-
ceut-de-Paul. Libé-
ral.
LIVRES DE PRIX CANADIENS.
Le livre de prix publié à l'é-
tranger ne dit rien, la plupart
du temps, à l'âme et au cœur de
nos petits Canadiens. Trop de cho-
ses l'éloignent à jamais de l'Euro-
pe. Ce qu'il lui faut, c'est de s'ins-
truire sur les hommes et les cho-
ses de son pays, ou de lire quelque
joli récit dont l'action se passe
dans un cadre qui lui est familier.
C'est pour toutes ces raisons-là
que les Livres de Prix Canadiens
sont destinés à atteindre un grand
succès.
112
GOUVERNEMENT DU CANADA
SIEGE DU (GOUVERNEMENT. UTTAWA.
GOUVERNEUa GENERAL. (Traitement : £10,000 sterling, ou $48,666).
Son Altesse Koyale le DUC DE CONNAUGHT
CONSEIL PRIVE DE SA MAJESTE POUR LE CANADA.
(Traitements : Premier ministre $12,000 ; chacun des auti-es ministres, $7,000).
Premier ministre. Président du conseU. — Sii- Robert Laird liorUeiu.
Ministre de la Marine et des Pêcheries. — L'Uon. Joliu Douglas Hazeu.
Ministre des Postes. — Li'liou. T. C. Casgrain.
Miuisti'e des Finances. — L'Uon. W. T. White.
Ministre de la Justice. — L'ijon. Cbai-les-Joseph Dolieity.
Miulsti-e des Cliemius de fer et Canaux. — L'iiou. Francis Cochrane.
Ministre des Travaux Publics. — L'buu. Hubert Ilogers.
Ministre du Commerce. — Sir Georges-Eulas Poster.
Ministre de la Milice et de la Défense. — L'bou. Sam Hugues.
Ministre de l'Agriculture. — L'bon. Martin Burrell.
Ministre de l'Intérieur. — L'bon. William James lîocbe.
Ministre du Revenu de l'Iutérieur. — L'bou. V. E. Bloudln.
Secrétaire d'Etat. — L'bon. Louis Coderre.
Ministre des Douanes. — L'bon. Jobn Dowsley Reid.
Ministre du Travail. — L'bon. T. W. Crotbers.
Solliciteur général. — L'bon. A. E. Meighen.
MEMBRES DU SENAT DU CANADA.
(Traitements : Président, $4,000 ; cbaque sénateur, $2,500.)
Président : L'HON. CHARLES-P.-A. LANDRY.
QUEBEC. — 24.
SÉNATEURS. DIVISIONS. ADRESSES.
Les honorables.
Bélque, Frédéric I De Salaberry Montréal.
Bolduc, Joseph Lauzon ..St-Victor de Tring.
BouchervUle, Su- C. B. Boucher de.. ..MoatarvlUe Bouchervllle.
Boyer, Arthur.. . .• Rlgaud .Montréal.
Casgrain, Joseph P. B De Lanaudlère. . ..Montréal.
Choquette, A. P Grandville Québec.
Cloran, H. J Victoria Montréal.
Dandurand, Raoul De Lorimler Montréal.
David, L. Mllle-Iisles Montréal.
Dessaulles, G. C Rougemont St-Hyaclnthe.
Flset, Jean-Baptiste BomuaiUl Golfe Rimouskl.
Godbout, Joseph La Salle . . . . . . . . Saint-François, Beauce.
Landry, A. C. P Stadacona Notre-Dame de Québec.
Lavergne, Louis.. Kennebec ArthabasUa.
Legrls, Joseph H Repentigiiy LoulsevlUe.
Mackay, Robert Aima.. Montréal.
Mltchell, William Wellington Drummondvllle.
Montplaislr, Hippolyte Sbawlnlgan Trols-Rlvlères.
Owens, William Inkerman..' Montréal.
Pope, Rufus -..Bedford.. .. .. ..Cookshlre.
Shehyn, Joseph Laurentldes Québec.
Tessier, Jules La Durantaye. . ..Québec.
Thlbaudeau, Alfred A De la Valllère.. ..Montréal.
Wilsom, MareeilUn Sorel.. .. .. .. ..Montréal.
113
ONTARIO. — a4.
Les honorables.
Beitlie. Uuberl, BowmauviUe.
BelcouTt, Napoléon A., Ottawa.
Bowell, sir AlacUenzle, K.U.M.O.,
vUle.
Corby, H., BelileyUle.
Derbyshire, Daniel, BrockTDle.
Doime-lly, j. J., Pinkerton.
Edwarda, William 0., Ottawa.
Frost, Frank T., Suilth'B Falls.
Grordon, George, Stuigeua Falis.
Jaffray, Robert, Toronto.
Jones, i.,yimau Melviu, Toirouto,
Iverr, James I\., Toronto.
Mason, Col. James, Toronto.
AlcUugli, George, Llodsay.
McCall, Aiex., Sùncoe.
McLaren, Peter, Perth.
itatz, ValeiitLne, Paikhlil.
Smith, E. D., Winojia.
Taylor, George, Gananoque.
NOUVELLE-ECOSSE.
Les honorables.
10.
Cury, Nathîinlel, Amherst.
Dennis, VVUliam, Halifax.
FaiTrell, Kdward M., Llveryool.
Qirrlor, iS. L., Autlgouisb.
Mackeeu, David, Ilalifax.
iicUouald, William, Little Glace Bay.
ilcKay, William, Keserve Mines.
Power, Lawrence Geoffrey, Uaillfax.
Koche, VVUliam, Halifax.
Koss, W. B., Mlddleton.
NOUVEAU-BRUNSWICK. — 10.
Les honorables.
Baird, George T., Perth C«nti-e.
Costigan, John, Bdmimdston.
Daniel, John W., St. John.
DomvlMe, Jas., Itotesay.
Sllmour, Daniel, St-George, N. B.
iCiug, George Geraid, Cbipman.
McSweeuey, Peter, Moncton.
Poirier, l'ascal, Sliédiac.
Thompson, Frederick P., B^ederieton.
TlioiTie, William II., St. John, N. B.
ILE DU PEINCE-EDOUABD. — 4,
Les honorables.
Murphy, P. C, Tlgndsh.
Prowse, Benjamin C, ChaiTlottetown.
Robertson, James E., Montagne.
Yeo, John, Port Hill.
Bostock, Hewett, Kamloops.
COLOIIBIE BRITAITNIQUE. — 8.
Les honorables.
1 Riley, George, Victoria, O. A,
MANITOBA. — 4.
Les honorables.
Larlvlère, Alphouse A. C, Wianlpeg.
Klrchhûffer, John Nesbitt, Bd-andon.
Wataon, Robert, l'ortage-la-Pralrl*.
Young, Fiodlay M., Klllarney.
SASKATCHEWAN. — 4.
Les honorables.
Davis, Thomas O., Prince-Albert.
Douglas, James M., Tautallon.
Prince, Benjamin, Battûeford.
Ross, James, H., Reglna.
ALBERTA, — 4.
Les honorables.
De Veber, L. Geo., Lethbrldge.
lougheed, James Alex^nder, Oargary.
Foi-get, A. B., Banff.
Talbot, Peter, Lacoml>e.
Greffier du Séniit : — Samuel E. St 0. Chaplean.
114
M£MB££S D£ LA UHAMBKE DES UOMMUJ^ES OU CANADA.
CrraitemenU : Président, $4,U00 ; Chef de l'Opyusitiun, $7,000 ;
cliaque député, $-',&00j
l'résideiit : L'UON. XUOilAiS SIMPSON SPKOULIi.
Grefùer de la Cliambre des Coaiimiines ; — TUomas Baruard Flint,
M.A., L(L.B., D.C.L., etc., etc.
QUEBEC.
COilTÉS. DÉPUTES. KÉSIUENCK.
Argeuteull L'iiou. G. H. Perley c, O'JT Ottawa.
Bagut Jusepli Edoiund Marelle 1., HÔ Acton-Vuie, Q.
Beauce L<'liuu. Ut-Uii Sévtolu Bêlaud..!., VMi ijt-Josev'i ^e Beauct-.
BeauUaruois L. J. Papmeau 1., li? Vallej'Ueld.
Beiietliasse J. O. i.avaiiû<i c, 40 St-C'ajélau d'AruiagU.
BerilUer J. A. Burieiti:: c, i:0 !it-BarlUëieiul.
Boiiaveutuie L'Uon. tii4 .JiaJcB i., iOiU Aloutrêal.
Brome U. il. Bausi' c, 2i
Ctmml)\ï et VeLcUères. . . J. H. U.. Uïid\Ule c, 80
Cliaiiii>laiii ..Jj'Uoii. P. U. Bloudiu c, ace. Ottawa.
Cliuxie?uli Sir Itod. Forget c, 00:: iloiiUéai.
Ouàteautu.ii James MonU c, lii Aubrey.
Clilcoutimi et .Suiiueuay. . Joa. Girard . .c, laoy St-Gédéou.
Ci/iuptou F. Oruniweli c., 7S Cookslilre.
Deui-Moutajjaes J. A. U. Bihier 1., ace. Ste-Scliulaslique.
Dorcliesiej A. Sévira/ c, 33a Quibee.
Urummoud et Arthaba^jka. G. Bruuiliaxa 1-, 207 DrummondvlUe.
Gaspé L. P. Uautliier c, 558 Ste-Aniie des ilooits.
iloclielaga. . h'hoii. L. Goderre c, 2333 MouLréaJ.
Huiitiiigdou James A. Kobb 1., 140 ValleyfiielU.
Jacques-Cartier
Jollette ..J. P. GuUbault c, 60 Jollette.
KamourasLa '. . . liiruest Lapuluie 1., 86 Kiv.-du-XK)up.
Labelle A. AeUim c, 84 Nominingue.
Lapralile et NapUrTllle. it. Lauctot 1., 108 St-(JoustaJit.
L'Assuuip.iun P. A. béguin 1., 300 St-Paul l'EPinite.
LayaJ C. A. VV ilsoii 1., 199 Montréal.
L«vU J. Buutlu-BoUL-assa 1., 828 St-Eomuald.
L'ialet Kugèjje Paquet c, 440 St-Aubert.
Lotblnlère KOmuad Fortler 1., 360 Ste-Crolx.
Malaoaueuve Alpbous© Vervllle u., 2221 Moutiéal.
Masliluungé A. BeUemare t., 111 St-Paulin.
Meganllc L. Pacaud 1., 367 Thetford Mines.
Missisquui. . F. VV. Kay I., 202 PUiilpsburg.
Moutcalm D. A. Lafortuue 1., 58 Montréal.
Moutmasjiy D. O. Lespérance c, 325 Québec.
Moûtmoreiicy Sir Rod. Forget c, 67 Montréal.
Montréal, Ste-Aone L'iion. 0. J. DoUea-ty e., 753 Ottawa.
Montréal, St-Autaine. ..il. B. Ames c, 2009 Montréal.
Montréal, St-Jacques.. ..L. A. LapoLnte !., 1514 '•
Montréal, St-Lam-ent. . . It. Blckerdlke. . 1., 1049
Montréal, Ste-Marie.. ..Médéric Martin.. 1., 2177 "
Nicolet P. B. Lamarclie c, ]:;o "
Pontlac G. B. Brabazon ..c, 593 portage-du Fort.
Portneuf M. S. Deillsle 1., 739 Portneul.
Québec Centre M. A. Lacliance 1., 593 Québec.
Québec Est.. Sir Wilfrid Laurier 1., ace. Ottawa.
Québec Ouest W. Power 1., 91 Québec.
Québec (comté) L'hon. ï. C. Casgralu c, ace. Ottawa.
Richelieu.. P. f. Artbur Cardin 1., 242 SoreL
Rlcbmond et Walfe B. W. Tobin 1., 544 BromptonvlUe.
Rlmouskl H. Boulay c, 432 Sayabeo.
Eouvllle L'hon. R(x\. Lcmieux L, 278 Ottawa.
(1) Xia lettre e signifie consea-rateur ; 1, indépendant ; 1, libéral ; o, oarrler.
nombre qui suit ces lettres Indique la ina.lorlté obtenue par le député.
115
CHAMBRE DÉS COMMUNES — (Suite).
COMTES. DEPUTES. EKSIDENCK.
St-Hyacluthe L. J. Gauthier I., 140 Montréal.
St-Jean et Iberville.. . . Jos. Demers I., t909 St-Jean.
Shefford G. H. Boiviu '..1., 80 GraJiby.
Sherbrooke F. N. McCrea 1., 39 Sherbrookf.
Soulanges Sir Wilfrld Laurier.. .. .. ..1., 142 Ottawa.
Staastead Chas. H. Ix)veU !.. 104 Coaticook.
Témlscouata Clias. A. Gauvn.'au I., 212 Stanfold.
Terrebonne
Trois- Rivières et Saint-
Maurice.. L'hon. J. Bureau 1., 2 Trols-Riviôres.
Vaudreull Gus. Boyer 1., 215 Rlgaud.
Wright B. B. Devliii I., 1184 Aylmer.
Yamaska A. A. Mondou c, 83 Pierrevllle.
ONTARIO.
Algoma Est W. R. Smyth ^ c, 182 Rydal Hank.
Algoma West A. C. Boyce c, 508 Sault-Ste-Marie.
Braut J. H. Fisher c, 129 ParLs.
Brantford W. F. Cock-shut c, 719 Brajitford.
Brockvllle . . JoUn Webstea- c, 111 BrockvlUe.
Bruce Nord llugh Clark.. c, 82 Kincardine.
Bruce Sud E. R. Truax L, 124 Walkerton.
Carleton W. F. Garlaod .c, Ottawa.
Dufferln J. A. Best c, 1459 Shelbourne.
Dundas A. Broder c, 644 Morrlsburg.
Durham.. C. J. Thornton c, 727 Orono.
BUgln Elst David Maishall c, 394 Aylmer, 0.
Elgln Ouest L'hou. ï. W. CrotUeds c, 897 Ottawa.
BssexNord.. 0. J. Wilcox c., 76 Woodslee.
Essex Sud A. H. Clarke.. .. 1., 201 Calgary.
Frontenac J. W. Edwards c, 853 Cataraqui.
Glengarry J. A. ilcilillan 1., 225 Alexandria.
Grenville L'hon. John D. Reid c., 910 Ottawa.
Grey Est L'hon. T. S. Sproule c., 1085 Markdale.
Grey Nord.. W. S. Middlebro c, 342 Owen Sound.
Grey Sud R. J. Bail e., 48 Hauover.
Haldlmand F. R. Lalur c, 679 Dunnville.
Btilton David Henderson.. c., 319 Actou.
Hamllton Est L'hou. S. Baker c., 2575 Hamilton.
Hamllton Ouest.. .-. ...T. J. Stewart c, 1820
Hastings Est .. ..'.. . . W. B. Northrup c, 1066 Bellevllle.
Hastlngs Ouest Edwai-da Gus Porter c, 1771
Huron Est J. Bowmaa c, 198 Brussels.
Huron Ouest B. N. I^ewis c, 175 Goderlch.
Huron Sud . . J. J. Merner. . c, m Zurich.
Kent Est.. D. A. Gordon L, 283 Wallaceburg.
Kent Ouest A. B. McColg 1., 66 Chatham.
Klnffston W. F. Nlckle c. 345 Kingston.
liambton Bat JE. Annstroag c, 494 Petrolea.
Lambton Ouest Fred. P. Pardee 1., 89 Samla.
Lanark Nord W. Thoburn c, 227 Almonte.
Lanark Sud Adelbert B. Hauiia c, Perth.
Leeds Hon. W. T. Whilc c, aec. Ottawa.
ÎLennox-Addlngton W. J. Paul c, 1553 St. Catharines.
Lincoln . . B. A. Lancaster c, 686 Tanworth.
London Thomas Beattle c, 1926 London.
Mlddlcsex Est S. F. Glass c, 382 London.
Mlddîesex Nord Geo. A. Elllott c, 53 SyUan.
Mlddlesex Ouest Dancan C. Ro«8 1., 130 Strathroy.
Muskoka.. VV. Wright c, 1020 Huntsville.
NlplsBlng L'hon. F. Oochranc c, ace. Ott&wa.
Norfolk W. A. Oharlton 1., 118 Toronto.
Northumberland Est.. ..H. J. Walker C, 391 Warkworth.
Northumberland Ouest .". C. A. Munson c, 4 Cîobonrg.
Outarlo Nopd S. S. Sharpe c, 558 Uxtwldge.
lit!
CHAMBRE DES COMMUNES — (Suite)
COMTÉS. DÉPUTÉS. RÉSIDBNCB.
Ontario Sud Wm. Smith <*.. 370 Coluinhiia.
.,-.< o -x f A. K. Fripp ■., 523 Ottawn.
Ottawa (C.tM, 2 s,èg.'s..-j j j_ Chabot .., 525 "
Oxford Nord F. W. Nesbitt 1., 295 Woodstock.
Oxford Suil D. Sutherland c, 24 Ingersoll.
Parry Sound James Arthurs i'., 58 Powassan.
Peel R. BlaiD c, 316 Brampton.
Perth Nord H. B. Morphy c, 497 Listowel.
Perth Sud M. Steele c, 82 Tavistoek.
Peterboro Est J. A. Sexsmltb c, 593 Preneveau.
Peterboro Ouest J. H. Bupnham c, 42 Peterborough.
Prescott Ed. Proulx c, 1312 L'Orignal.
Prince Edward R. R. Hepburn c, 280 PIctou.
Renfrew Nord G. V. White c, 708 Pembroke.
Reufrew Sud L'hon. G. P. Grali.Du 1., BTOckville.
Russell L'hon. C. Murphy 1., 976 Ottawa.
Simcoe Est.. .. .. •• . W. H. Bennett c, 466 Midland.
Slmeoe Nord J. A. Currle <■., 172 Toronto.
Simcoe Sud W. A. Boys c, ace. Barrie.
Stormont D. O. Alguire o., 131 Cornwall.
Thunder Bay J. J. Carrick c, ace. Port Arthur.
Toronto Centri' Ed. Bristol c, 2162 Toronto.
Toronto Est L'hon. A. B. Kemp c, 4630 "
Toronto Nord Sir G. B. Foster c, 3317 Ottawa.
Toronto Oupst Sir E. B. Osier c, 8007 Torouto.
Toronto Sud..- A. C. Macdoncll c, 2863
VIctorla-Hallbnrton L'hon. S. Hughes c, ace. Ottawa.
Waterloo Nord W. G. Weiehe! c, 315 Waterloo.
Waterloo Sud L'hon. G. A. Clare c, 790 Preston.
WellnTid.. W. M. German 1., ace. Welland.
Wellington Nord W. A. Clarke e., 25 Palmerston.
Wellington Sud H. Gnthrie '.. . .1., 642 Gueiph.
Wentworth ..Gordon C. Wilson c., 893 Dundas.
York Centre T. G. Wallace c, 150 Woodliridge.
York Nord J. A. M. Armstrong c., 69 Lloydtown.
York Sud W. F. McLean <■., 5293 Toronto.
NOUVELLE-ECOSSE.
.\niiapolls \. L. Davidson e., 13 Mlddleton.
.\ntlgonlsh W. Chisholm I., 481 Antigonish.
Cap Breton Nord D. D. Mckenzie 1., 615 North Sydmy.
Cap Breton Sud W. F. Carroll I., 200 Glace Bay.
Colchester John Stanfield .. ..c, 643 Truro.
Cumberland B. N. Rhodes c, 350 Amberst.
Digby... C. Jameson c, 260 Dighy.
GuysboToiigli J. H. Slnlair 1., 236 New Glasgow.
„ " ,, /„ 1^ , < Sir R. L. Borden c, 161 Ottawa.
Halifax (2 sièges) j ^ ^ Maelean 1., 159 Halifax.
Hauts.. .. H. 0. Trcmaiii c, 86 Windsor.
Inverness .\. W. Cliisholm 1., 1006 Margaree Hnrlionr.
Klng's ..A. deW. Foster <•., 151 Kentville.
Lunenbnrg D. Stewart c., 408 Brldgewater.
Piéton.. E. M. Mncdonnld 1., 284 Pictou.
RIchmond G. W. Kyte !.. 285 St. Peters.
Shelburne et Queen'.s. . . Bowman B. Law 1., 149 Halifax.
Tarmouth.. F. B. McCnrdy ..c. 1184 Tarmonith.
NDUVEAU-BRUNSWICK.
Carleton F. B. CarTell 1.. 11 Wooilstoek.
Charlotte T. A. Hartt c, 19C St. Andre\v><.
Gloiicester O. Tnrgeon 1., 992 Bathurst.
117
CHAMBRE DES COMMUNES — (Suite).
COMTÉS. DÉPUTÉS- RÉ8IDENCB.
Kent F. J. Robidoux o., 205 Rlchibncto.
Klng's & Albert G. W. Fowler C, 332 Sussex.
Northumberland W. S. Loggie 1., 393 Chatham, N. B.
Restigouche Jas. Reld.. 1., 342 Charlo Station.
Bt-Jean (cité) L'hon. Wm. rngsley 1., 65 St. John, N. B.
St-Jean (cité et comté).. L'hou. J. D. Hazen c, ace. Ottawa.
Sunberry et Queen's.. ..H. H. McLean ..]., 239 St. John, N. B.
Victoria Plus Mlchaud 1., 1948 Edmuiidston, N. B.
Westmoreland
York H. F. Mcl^eod c, 1069 Frédêrlcton.
ILE DU PRINCE-EDOUARD.
Klngs J. J. Hughes c, 14 Souris.
Prince J. W. Richards 1., 115 Bldeford.
Queens D. Nicholson c, 383 CharlottetowB.
Queens A. A. Mcl^ean.. .. .. .. . .c, 376 "
MANITOBA.
Brandon Sir J. A. M. Alkens c, 806 Wlnnipeg.
Dauphin R. Crulse 1., 736 Dauphain.
Llsgar W. H. Sharpe.. 1., 20 MauItoB.
Macdonald .\lex. Morrlson c, 792 Homewood.
Marquette L'hon. Wm. James Roche... c, acp. Ottawa.
Portage la Prairie L'hon. A. B. Melghen c, G75 Ottawa.
Provencher J. C. MoUoy 1., Morris.
Selklrk G. H. Bradbury.. c, 87 Selklrk.
Souris P. L. Scbaffoer c, 164 Bolssevain.
Wlnnipeg L'hon. R. Rogers c, ace. Ottawa.
SASKATCHEWAN,
Assinlbola J. G. Tnrriff 1., 2226 Regina.
Bdttleford A. Champagne.. 1., 2100 Battleford.
Humbolt D. B. Neely 1., 3518 Humbolt.
Mackenzie E. L. Cash 1., 200 ïorkton.
Moosejaw Wm. E. Knowles I., 2332 Moosejaw.
Prince- Albert James McKay c, 355 Prince- Albert.
Qu'Appelle . . L. Thomson.. 1., 424 Wolse-ley.
Regina W. M. Martin • I., 7.30 Regina.
Saltcoats T. MacNutt 1., 085 Saltcoats.
Saskatoon.. .. .. j. ..Geo. MoGraney 1., 1582 Saskatoon.
ALBERTA.
Calgary ..R. B. Bennett ■c., 2000 Calgary.
Edmonton L'hon. Frank Oliver )., Edmonton.
Macload D. Warnock 1., Plncher Creek.
Médecine Hat W. A. Buchanan ..!., 465 Lethbridge.
Red Deer M. Clark 1., .500 Olds.
Strathcona ..James M. Douglass 1., Strathcona.
Victoria W. n. Whlte 1., .523 Fort Ssakatcliewan.
COLOMBIE BRITANNiaUE.
Comox-Atlin H. S. Cléments c, 188 Prince Rupert.
Kootenay R. F. Green c, ace. Victoria.
Nanaimo F. H. Shepherd c, 088 Nanaîmo.
New Westminster J. D. Taylor c. New Westminster.
VanccuTer City H. H. Stevens c, 3256 Vancouver.
Victoria.. .. G. H. Barnard c, 484 Victoria.
Yale et Carlhoo L'hon. Martin Burrell c. ace. Ottawa.
TERRITOIRE DU YUKON.
Yukon '. Alfred Thompson C, 400 Daw-ion. Y. T.-
118
Quand nous avons entrepris, il y a deux ans, la publication de nos
Livres de prix Canadiens, nous étions bien persuadés qu'en dépit des
grandes difficultés que nous aurions à surmonter dès le début, notre
public enseignant ne tarderait pas à se rendre compte que cette inno-
vation répondait a un désir universellement répandu et qui devait finir
à la longue par s'imposer.
Mais cependant, et si convaincus que nous fussions de l'importance
et de l'opportunité de cette innovation, nous n'aurions jamais osé espé-
rer que notre vœu pourrait aussi rapidement recruter des suffrages
parmi ceux-là mêmes qui ont le plus mission parmi nous de diriger et"
d'orienter les esprits. Parmi ces suffrages, nous en choisissons deux
qui nous sont tout particulièrement agréables et précieux, l'un prove-
nant du Primat de l'Eglise du Canada, Son Eminence le Cardinal Bégin,
et l'autre de l'homme si distingué en qni nous reconnaissons l'un de nos
plus grands hommes d'Etat, Sir Wilfrid Laurier. Ces deux lettres, si
éloquentes en leur brièveté, nous sont un sûr garant que nous marchons
dans la bonne voie et nous engagent à y persévérer avec un renouveau
de vigueur.
Québec, 19 juillet 1914.
Messieurs,
Je suis heureux de pouvoir recom-
mander tout spécialement la lecture
des œuvres canadiennes - françaises
publiées par la Librairie Beattchk-
MiN Limitée, de Montréal.
Dans les diverses collections que
le publie connaît déjà, tous nos au-
teurs canadiens sont représentés par
des ouvrages des plus instructifs et
des plus intéressants au double point
de vue historique et national.
Signé t L. N. Cardinal BEGIN,
Archevêque de Québec.
Ottawa, 28 septembre 1914.
Messieurs,
J'ai parcouru le catalogue de la
Bibliothèque Canadieaine que vous
avez publiée, et qui comprend la pins
grande partie des productions de nos
meilleurs auteurs.
Je suis heureux de donner toute
mon arpprobation à cette entreprise
qui est une œuvre de haut patriotisme
pour la diffusion de laquelle je vous
souhaite le plus grand succès possible.
Croyez-moi, Messieurs,
Votre tout dévoué,
Wilfrid LAURIER
Le catalogue des Publications de la Libkaibie Beatjchemin sera
adressé franco ft toute personne qui en fera la demande.
119
LA PROVINCE DE QUEBEC
La province de QiiÇbec occupe les deux versants du fleuve St-Laurent, depuis la
province d'Ontario Jusqu'à l'Atlantique.
Lieutenants-gouverneurs depuis la Confédération :
Date de leurs fonctions.
L'iion. Sir N. P. Belleau 1867-1872
" Reaié EdOTiard Caron 1872-1876
" Luc Letelller de St-Just 1876-1879
Théodore Robltallle 1879-1884
L. P. R. Masson 1884-1887
Sir A. R. Angers 1887-1892
Sir J. A. Chapleau 1892-1898
Sir L. A. Jette 1898 1908
Sir C. P. A. Pelletier 1908-1911
" Sir Prs Langeilier 1911-
Premiers ministres : ■
Date de leur maintien au pouTolr.
L'iion. r. J. Chauveau Conservateur 1867-1873
" G. Onlmet Conservateur 1873-1874
" Sir C. B. de Boucherville Conservateur 1874-1878
Sir G. Jrtly Lib&ral 1878-1879
J. A. Chapileau Conservateur 1879 1882
" J. A. Mousseau Conserv.ateur 1S82-1S84
J. J. Ross> Conservateur 1884-1887
" L. O. Taillon... ... Conservateur 1887-1887
" Honoré Mercier Libéral 1887-1891
" Str 0. B. de EoiichervIUe Conservateur 1801-1892
" L. O. Taillon Conservateur 1892 1895
R. J. Plynn Conservateur 1895-1897
F. G. Marchand Libéral 1897 1900
S. N. Parent Libéral ...1900-1905
Sir L. Gouin Libéral ...1905-
La province de Québec est gouvernée comme suit :
1° Par un dieuteiiant-gouverneur nommé pour cinq ans par le gouverneur général eu
conseU.
2° Par un CoTisell Législatif de 24 membres nommés ô vie par le llputenant-gou-
Temeur en conseU.
3° Par l'Assemblée Législative qui compte 81 membres il présent, élus ponr cinq
ans.
Il y a a présent deux principaux partis politiques : le parti llibérall et le parti
cnmseirvateTir.
Bn vertu de la coutume dev«n\ie fol tradltioninelile, le premier ministre est choisi
par le liputcnant-gouverneur dans le parti qui obtient une majorité il l'Assemblée
Législative, et le premier ministre choisit ses collègues et smwne't son choix fl l'ap
probatlon du lieutenant-gouverneur. Tous les mlulsires doivent se faire réélire «prôs
leur nomination.
120
LIEtJTENANT-GOUVEENEUR DE LA PROVINCE
DE QUEBEC
SIR FRANÇOIS-CHARLES LANGELIER
^ Né à Ste-Rosalie, P.Q., le 24 décembre 1838. — Fit son éducation au
Collège de Saint-Hyacinthe et à l'Université Laval, en sortit " avec
grande distinction" et entra au Barreau en 1861. — Fit un séjour à
Paris pour y compléter ses études de droit, revint en 1863 et fut nom-
mé professeur de Droit Romain à l'Université Laval de Québec dont il
est aujourd'hui le doyen de la Faculté et membre du Conseil. — Nommé
C. R. Québec 1878, et Ottawa 1880. — Bâtonnier général de la pro-
vince de Québec en 1887. — Ancien président de l'Institut Canadien
de Québec. — Maire de Québec de 1882 & 1890. — Président du Conseil
des Arts et Manufactures en 1887. — Libéral. — Se présenta en 1871
à Bagot pour la Législature Provinciale et échoua. — Elu en 1873 pour
Montmagny. — Battu en 1875, fut élu pour Portneuf en 1878, aux
élections générales provinciales, et y resta jusqu'en 1881. — En 1884
fut élu pour Mégantic à la Chambre des Communes. — En 1887 se fit
élire pour Québec-Centre qu'il a représenté jusqu'en 1908, époque o\\
il a été nommé juge. — Fit partie du gouvernement Joly comme com-
missaire des terres de la couronne, puis trésorier provincial. — En
1898 fut appelé au poste de juge en chef de la Cour Supérieure à
Québec. — Créé chevalier par le roi Edouard VII en 1908. — Nommé
lieutenant-gouverneur de la province de Québec, le 4 mai 1911, pour
suc éder à Sir Pantaléon Pelletier, décédé.
121
CABINET PROVINCIAL
SIR LOMER GOUIN,
PKEMIEB MINISTRE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC
Conseil du Roi, Chevallier et Commandeur de l'Ordre de St-Mlchel et de St-
Qeorges, Olflcler de la Légion d'Honneur, ComiBUindeur d« l'Ordre du
roi Léopold, de Belgique Docteur en Droit des Unlvenlté»
Liajvail, McGlU et LeHnoxvllle.
Né i Grondines (Portneuf), le 19 mars 1861, fils de M. J. N. Gouin,
médecin. — Admis à la pratique du droit en 1884. — Conseil du Roi. —
Docteur en droit. — Elu président du Club National en 1889. — Elu
écbevin du quartier Est de Montréal en 1898; donna sa démission en de-
venant ministre. — Membre du Conseil de l'instruction publique. — Mi-
nistre de la Colonisation et des Travaux publics dans le gouvernement
Parent, de 1900 à 1905. — Premier ministre de la province et procu-
reur-général, depuis le 23 mars 1905. — Régla à l'avantage des pro-
vinces la question du Subside fédéral en 1906; fonda l'Ecole des Hautes
Etudes Commerciales à Montréal et les Ecoles techniques de Montréal
et de Québec en 1907. — Créé chevalier en 1908, et commandeur de
l'Ordre de St-Michel et de St-Georges en 1913. — Député de Saint-
Jacques (Montréal), de 1897 à 1908. — Elu député de Pobtneuf en
1908. — Elu simultanément député de Portneuf et de St-Jean en 1912,
opta pour Portneuf. — Résidence, Québec. — Libéral.
122
CHEF DE L'OPPOSITIOÎÏ
M. JOSEPH-MATHIAS TELLIER
Né à Ste-M6lanie, comté de Juliette, le 15 janvier 1861, fila de
Zéphirin Tellier et de Dame Luce Ferland. — A fait ses études au
collège de Joliette et à l'Université Laval, à Québec. — Maire de la
ville de Joliette de 1903 à 1910. — Membre du Conseil de l'Instruction
publique. — Elu député de Joliette à l'Assemblée législative en 1892
et toujours réélu depuis. — Cbef de l'opposition depuis 1908. — Rési-
dence, Joliette. — Conservateur,
123
MINISTRES DU CABINET PROVINCIAL — (Suite).
AXiLAHD
(J/lioii. Jules), avocat.
Min. des Terres et Porftts.
Député d'Yamaslia de
1S97-I904. Anaien cons.
législatif. Ministre des
Travaux Publics et de
l'Agriculture 1905 - 1909.
Min. des Terres et ITorêts
en 1909. Député de Dnim-
mond en 1910 et 1912.
Résidence, St - François -
du-Iiac. Libéral.
■lASCHERBAU
(L'iioi). L. Alexandre),
avocat. Ministre des Tra-
vaux Puliflics et du Tra-
vail. Député de Montmo-
rency en 1900, 1901, 1907,
1908, 1912. Ministre des
Travaux Publics en 1907.
Résidence, Québec. Libé-
ral.
(L'iion. Jërémle), avocat.
Secrétaire de la province.
Député d'Hoclielaga eu
1904, 190S. Ministre de
r Agriculture en 1909. Se
orétajiire de la province
en 1S09. Député de Mal
sonnfsuve en 1912. Rési
dence, Montréal. Libéral.
MERCIEB
(T/tiun. Honoré), Min. de
la Colonisation, des Mines
et des Pêcheries. Député
de Ohateauguay en 1907,
1908. 1912. Ministre de la
Colonisation, des Mines et
des Pêciierles en 1914.
Résidence, Québec. Libé-
ral.
GABON
(L'bon. Joseph-Edouard),
cultivateur. Min. de l'A-
griculture. Député de
l'Islet en 1902, 1904, 1908.
Député des Iles de la
Madeleine eu 1912. Mi-
nistre de l'Agriculture
en 1909. Résidence, Qué-
bec. Libéral.
124
TESSIER
(L'hon. Joseph -Adolphe),
avocat. Ministre de la
Voirie. Député de Trois
Rivières en 1904, 1908
1912. Ministre de la Vol
rie eu 1914. Résidence
Trwls- Rivières. Libérai.
MINISTRES DU CABINET PROVINCIAL — (Suite).
KAINE
(L'hou. John), marchan'l
de bols et propriétaire de
naylres. Députe de Qué-
bec-Ouest en 1904, 1908,
1912. Ministre sans por-
tefeuille en 1906. Rési-
dence, Québec. Libéral.
PBRODBAU
(L'iion. Narcisse), no-
taire. Cîonselller législa-
tif ponr la division de
Sorefl en 1897. Ministre
sans portefeuille en 1910.
Résidence, Montréal. Li-
béral.
MITCHELL
(L'Hon. Walter G.), avo-
cat. Trésorier provincial.
Assermenté canime mi-
nistre le 12 noveinibrf'
1914. Résidence, Moul
réal. Libéral.
CHANSONS POPULAIRES DU CANADA (Avec annotations) , par Ernest Ga-
gnon, 1 volume in 8, 9 x 6 pcs, 350 pages, broché $0.90
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Ce livre est une œuvre vralmeut nationale. Toutes les vieilles chansons de
France que le Canada a adoptées et souvent transformées sont indiquées avec
les variantes et aussi avec le texte original français. Les airs sont notés, et
des observations concises précèdent chaque chanson et expliquent la transfor-
mation subie. C'est un des documents les plus curieux que l'on puisse se pro-
curer sur l'évolution du Canada français.
LES ANCIENS CANADIENS, par Philippe Aubert de fiaspé. 1
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De tous les auteurs canadiens, M. Philippe Aubert de Gaspé est, sans con
tredit, celui qui nous a transmis les détails les plus complets et les plus au-
thentiques sur la vie, les mœurs et les coutumes de nos pères après les jours
sombres de la cession à l'Angleterre. Conteur infatigable, doué d'un rare talent
d'appréciation des hommes et des événements, il nous a transmis, sur les Inci-
dents de cette triste époque, des renseignements qui éclairent d'un Jour pré-
cieux la lutte de nos pères pour le maintien de l'idée et de la vie françaises.
Tous ces récits, faits sur un ton facile et gai, sont de vrais documents histori-
ques qu'il n'est pas permis à un bon Canadien d'ignorer.
LIBRAIRIE BKAUCHBMIN I.IMITTÎE, 79. rue Saint-Jacques. Montréal.
12fi
CONSEILLERS LEGISLATIFS (*)
(L'honoT«bl« Adtlïrâ
Turgeon), Arocat. Député
de Bellecbasse de 1900 a
1909. Ministre de la Colo-
nisation et des Mlnea en
1897. Min. de l'Agrlenl-
tnï« eB 1900. Wia. des
Terres et Forêts en 1905.
Oonselller législatif pour
la division de la Valllêre
em 1909. Résidence, Qué-
bec. Libéral.
L'HONORABLE ADELARD TXTHGEON,
Président du Conseil Législatif.
BBRTHIAUMB
(L'hon. Georgea-I (L'hon. Trefflé),
Elle), Industriel.lJournallste. Conseil-
Conseiller législatif 1er législatif pour la
pour la division de
La Durant a. ve en
1911. Résidence,
Québec. Ldbéral.
division J'Alma en
1896. Résidence,
MontréaJ. OoMierv*-
tenr.
De Bouchervxlle
(Six CharlesB.-B.).
Médecin. Oonselller
législatif pour la
division de Momtar-
vine en 1887. Ré-
sidence, Bcracher-
vUle. Oansarrateur.
BRTSON
(L'hon. George) ,
marchand de bols.
Conselllea- législatif
pour la division
d'Inkemnan en 1887.
R68ld«no«. Fort Oou-
lonxe. LlMrtl.
CHAMP A»NB
(L'hom. Hector), (^'bon- Thomas),
avocat. Oonselller '"^''^^t ** Jouma-
législatlf pour laî^^ste. Couselller lé-
dlvlslon des MUle- 1 '^»^a^' P<««' 1» ^^-
Isles en 1908. Ré- vision des Lauren
sldence, St - Eusta-
che. Libéral.
tldes en 1892. Ré.sl-
dence, Québec. Con-
servateur.
OHOQUETTB
(L'hon. Ernest), mé-
decin. Conseiller lé-
gislatif pour la di-
vision de Rouge-
mont en 1910. Ré-
sidence, St-HUalre.
Libéral.
CORMIBR
(Jj'hoa. Napoléon) ,
marchand. Oomaell-
1er législatif pour
la division de Een-
nebec en 1889. Ré-
sidence, Pl«ealsrllle.
Libéral.
(*) L.e Coaseil Légrlslatif se compose de 24 membres nommés à vie par
le lieutenant-gouverneur en coaseil. II n'y a que deux provinces, dans le
Dominion, qui possèdent un Conseil Législatif : Québec et la NouTelle-
Ecosse.
CONSEILLEiRS LEGISLATIFS DE LA PROVINCE DE QUEBEC— (Suite)
■'^5^^
DE VARENNES
(L'hon. Ernest-F.),
notaire. Conseiller
législatif pour la di-
vision de Bedford
en 1904. Résidence,
Waterloo (Québec).
Libéral.
DM, OKU
(L'hon. G. -Eugène),
Industrleil et agri-
culteur. Conseiller
législatif ponr la
division de LaSalle
en 190T. Résidence,
Beauport. Libéral.
OARNBAU
(L'hon. Némèse),
agronome. Conseil-
ler législatif pour
la division de Sha-
wlulgan en 1901.
Résidence, Québec.
Libéral.
UiLJlAN
(L'hon. rrands-Ed-
ward), avocat. Oon-
selllea- législatif
pour la division de
Weailngton en 1887.
Résidence, Montréal.
Libéral.
ai ROUA BD
(L'hon. Jera), mé-
decin. Conseiller
législatif pour la
dlTlilon de De Lorl-
mleiT en 1897. Bésl-
sldence, Lon^eull.
Oon»err«tenr.
(John - Hall), avo-
cat. Ooueellller lé-
gislatif ponr la dl-
I vision de Orandyllle
jen 1914. Bésldemoe,
iNew-Carll«le. Llbé-
I r*l.
ROBERGB
SIMARD
(L'hon. J. -Eugène), (L'hion. Georges-
marchaittd. Conseil- i À.), pharmacien.
1er législatif pour
la division de Lau-
zon en 1912. Rési-
dence, St-Vlt&l de
Lambton. LlMra,!.
Nommé conseiller
législatif pour la
division de Repen-
tigny en 1913.
Résidernoe, Mont-
réal. Libéral.
SMITH
(L'hon. George-Ro-
bert), s'occupe d'ex-
ploitation minière.
Conseiller législatif
pour la division de
Victoria en 1911.
Résidence, Thet-
ford Mines. Libéral.
TDRNHR
(L'hon. Rlcbard),
marchand et arma-
teur. Canselller lé-
gislatif pour la di-
vision du Golfe en
1897. Résidence,
Québec. Libéral.
Officiers du Conseil Législatif,
R. Campbell,
Greffler et Comptable.
E. A. Panet,
Assistant-Greffier.
L. A. Fortier.
Greffier du Journal français et tra-
ducteur.
J. E. Barihemi,
Sergent d'Armes et Greffier des
Comités.
Arthur St-Jacques,
Gentilhomme Huissier ft la Verge
Noire.
127
DEPUTES A L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE
(L'honorable OlMer - Cy-
rille Delflge), notaire. Dé-
puté du comté de Québic
en 1901, 1904, 1908, 1912.
Président de l'Assemblée
législative en 1912. Ré-
sidence, Québec. Libéral.
L'HONORABLE OLIVIER-CYRILLE DELAGE.
Orateur de l'Assemblée Législative.
BENOIT
(Joseph - Aldérlc),
cuiltivateur et com-
merçant. Député
d'Ibervllle en 1906,
1908, 1912. Rési-
dence, St-Grégoire
le-Grand. Libéral.
BBENIBR
(Alphonse), avocat.
Député de Lévls en
1912. Résidence,
Lévls. Conserva-
teur.
BERUBE
(Léo), avocat. Dé-
puté de Témlscoua-
ta en 1912. Rési-
dence, Praserville.
Conservateur.
BISSONNET
(Alfred), Industriel.
Député de Stanstead
en 1913. Résidence.
Stanstead Plaln.
Libéral.
(Télesphore - Da- 1 (Fabien), avocat,
mien), JournaUste. I ^^^^^^ ^^ Bonaven-
Député de St-Hya
clnthe en 1912. Ré-
sidence, St-Hyacln-
the. Libéral.
ture en 1914. Ré
sldence, New - Car-
llsle. Libéral.
Bl'LLOrK
(William - Stephen),
industriel. Député
de Shefford en 1912.
Résidence, Roxton
Pond. Ijibéral.
CAMPBELL
(George - B.), mar-
chand de bois. Dé-
puté de Pontlac en
1912. Résidence,
Ottawa. Conserva-
teur.
128
DEPUTES A L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE — (Suite)
OANNON
(Lucien), avocat.
Député de Dorches-
ter en 1913. Rési-
dence, Québec. Ll-
béraJ.
CARBONNEATJ
(Jean - Baptiste),
agent de colonlsa-
Hou. Député du Lac
St - Jean en 1908.
1912. Résidence,
RoberraJI. Libéral.
CARON
(Donat ) , agent.
Député de Matane
en 1899, 1900, 1904,
1908, 1912. Rési-
dence, St-Octave de
Métis. Libéral.
COUSINBAU
(Phiilémon), avocat.
Député de Jacques-
C;xrtier en 1908,
1912. Résidence,
ville St - Laurent.
Conservateur.
(P lierre), avocat.
Députe de Charae-
volx eu 1897, 1904,
1908. Député de
Cbatflevol.^ et Sague-
nay en 1912. Rési-
dence, La Malbale.
Coneervatenr.
DBLISLE
(Georges), Indus-
trie]. Député de St-
Maurice en 1908,
1912. Résidence,
Yamachlche. Libé-
ral.
DEMERS
(Joseph ), marcband.
Députe de Mégan-
tic en 1912. Rési-
dence, Thetford
Mines. LibêTa3.
DESAULNIERS
(Eugène - Merrill),
médecin. Député de
ChamMy en 1909,
1912. Résidence,
St - Lambert. Libé-
ral.
DORIS
(Cyprlen), cultiva-
teur. Député de
Napierville en 1897,
1900, 1905, 1908,
1912. Résidence.
St-Miche(l-Archange.
LibCraO.
FINNIB
(Jobn-T.), médecin.
Député de la divi-
sion St - Laurent
(Montréad) «m 1908,'
1912. Résidence,
Montréal. Libéral.
FORTIER
(H.-Adélard), avo-
cat. Député de La-
belle en 1912. Rési-
dence, Hull. Libé-
ral.
FRANCŒDR
(Joseph - Napollêoin),
avocat. Députe de
Lotblnlère en 1908,
1912. Résidence,
Québec. LIbérail.
]29
DEPUTES A L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE — (Suite)
GADOUET
(Joseiph - Olivier),
médeclD. Dépnté de
Berthler en 1912.
Résidence, Ber-
thler. Ccxnserra-
teur.
GALIPEAUliT
(Antonln), avocat,
Député de Belle-
chasse en 1909,
1912. Résidence,
Québec. Libéral.
GAUI/r
(Charles - Ernest),
courtier. Député de
la division St - An-
toine (Montréal) en
1907, 190S. Député
de la division St-
Georges en 1912.
Résidence, Mont-
réal. Conservateux.
GENDRON
(Ferdinand - Am-
hroise), commerçant
de bols. Député
(l'Ottawa en 1904,
1908, 1912. Rési-
dence, Hull. Libé-
rai!.
GODBOUT
(Arthur), avocat.
Député de Beauce
en 1902, 1904. 190S,
1912. Résidence,
St - Georges de
Beauce. Libéral.
GOSSBLIN
(Joseph -Jean - Bap-
tiste), cultivateur et
commerçant. Député
de Missisquol en
1900, 1904, 1908.
1912. Résidence,
Notre-Dame de Stan-
bridge. Libéral.
GREGOIRE
(Georges-Stanislas),
médecin. Député de
Frontenac en 1912.
Résidence, Mégan-
tlc. Libéral.
LABISSONNIERE
(Joseph - Arthur),
cultivateur. Député
de Chaimplaln en
19 12. Résidence,
Champlain. Conser-
vateur.
LANGLOIS
(Joseph - Alphonse),
gérant de manufac-
ture. Député de la
division St-Sauveur
(Québec), en 190^,
1912. Résidence,
Québec. DuOTier.
LAVERGNB
(Armand), avocat.
Député de Montma-
gjiy a Ottawa de
1904 à 1908. Dépu-
té du même comté
a la IX'gislature en
1908, 1912. Rési-
dence, Québec. Na-
tionaliste.
LE CLERC
(Joseph - Eugène),
agent d'assurance.
Député de Québec-
Centre en 1908,1912.
Résidence, Québec.
Libéral.
I.IOMIKL'X
(Gustave), dentiste.
Député de Gaspé en
1912. Résidence,
Montréal. Libéral.
130
DEPUTES A L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE — (Suite)
LETOURNEAU
(Louis- Alfred), ma-
niifacturler et épi-
cier en gros. Dé^pu-
té de Québec - Est
en 1908, 1912. Rési-
dence, Québec. Ll
bérafl.
LETOURNEAU
(S ê vérin), avocat.
Député d'Hochieiaga
en 1912. Résidence,
Montré'al. Libéral.
LEA^ESQUB
( Joseph-Wenceslas) ,
notaire. Député de
Laval en 1908, 1912.
Résidence, St - Vln-
eent-de-Paul. Libé-
ral.
(Georges), notaire.
Député de la divi-
sion Dorlon (Mont-
réall) en 1912. Ré-
sidence, Montréal.
Libéral.
MORIN
(Joseph - Octave),
voyageur de com-
merce. Député de
rislet en 1912. Ré-
sidence, Québec.
Conservateur.
OUELLETTB
(Edouard), gérant
de la Cie de Scie-
ries Tooirvllle. Dé-
puté d'Yamaska en
1905, 1908, 1912.
Résidence, Mont-
réal. Libéral.
PATENAUDE
(Esioff - Léom), avo-
cat. Député de La-
piradrie en 1908,
1912. Résidence,
Montréal. Conserva-
teur.
IJÂ
PBLOQUIN
(Maurice - Louis),
marchand. Député
de Rlcheilieu en
1912. Résidence,
MassuevUlle. Libé-
ral.
PERR-ON
(Joseph - Léonide),
avocat. Député de
Gaspé en 1910. Dé-
puté de Verchères
en 1912. Résidence,
Montréal. Libéral.
PETIT
(Honoré), cultiva
teur. Député de Chl
coutimi et Saguenay
en 1892, 1807, 1900,
190i, 1908. Député
de Chlcoutlmi en
1912. Résidence,
Ste-Anne de Chicou-
tiiml. Libéral.
PHANEUF
(J. - Bméry), mar-
chand. Député de
Bagot en 1913. Ré-
sidence, St-Hughes.
Libéral.
PHILPS
(Andrew), mar-
chand. Députa de
Huntingdon ©n
1913. Résidence,
Huntingdon. Libé-
ral.
131
DESPUTES A L'ASSBMBLiEE LBGISiLATIVE — (Suite)
PILON
(Hormisdas), culti-
vatexïT et médecln-
vétérlnaire. Député
de Vaudreull en
1902, 1904, 1908,
1912. Résidence,
St-Michel de Vau-
dpeuil. LlbéraJ.
PREVOST
(Jean - Berchmans),
avocat. Député de
Terrebonne en 1900,
1904, 1905, 1908,
1912. Ministre de
la Colonisation,
des Mines et des
Pêcheries en 1905.
Résidence, St-JérO-
me. Lnbéral oppo-
sitionnlste.
REED
(Walter), entrepre-
neur général. Dépu-
té de l'Assomption
en 1908, 1912. Ré-
sidence, l'Assomp-
tion. Libéral.
ROBERT
(Edmond - Arthur),
prés, de la Mont-
réal Street Ry. Co.
Député de Beauliar-
nois eu 1912. Ré-
sidence, Montréal.
Libéra,!.
ROBERT ItOBERT ROBIIJ.ARD
(J.-Bdinond), culti-| (Marcellin), caltl-i (Clémeat), indus-
vateoiT. Député de î dateur. Député de,triel. Député de la
RouHlle en 1908,1 St- Jean en 1910, division St - Jacques
1912. Résidence, 1^13. Résidence. (Monitréal) en 1909,
Marie ville. Libéral.
SCOTT
iNathaniel-Oeorges) ,
gérant de banque.
Député de Comp
ton en 1912. Rési-
dence, Scotstown.
Libéral
St-Blaise. Libéral.; 19J2. Résidence,
i Montréail. Libéral.
SAUVE
(Arthur), jouirma-
liste. Député des
Deux-Montagnee en
1908, 1912. Rési-
dence, St - Benoit.
Conservateur.
SEGUIN
(J. - C - Napoléon)
épicier. Député de
la division Ste-Ma
rie (Montréal) 1908,
1912. Résidence
Montréal. LIl)éral.
SLATER
(Harry), comptable.
Député d'Argenteuil
en 1912. Résidence,
Lachute. Conserva-
teur.
SMART
(Chai-les-Allan), In-
dustriefl. Député de
Westmount en 1912.
Résidence, Mont-
réal. Conservateur.
132
DEÇUTES A L'ASSEMBLEE LEGISiLATIVE — (Suite)
STEIN
(Adolphe), avocat.
Députe de Kamou-
rasba en 1912. Ré-
sidence, Fraseryllle.
Llbfaal.
SYLVESTRE
(Joseph-Isaîe), avo-
cat. Députe de
Montcal-m en 1908,
1912. Résidence,
Ste - Julienine. Oon-
eervatetir.
TANGUAT
(Napoléon - Pierre),
maa^^han<l. Député
de Wolfe en 1904,
1908, 1912. Rési-
dence, Weedon-Cen-
tre. Libéral.
TANSBY
(Denis), courtier
d'assurances. Dépu-
té de la division
Ste-Anne (Montréal)
en 1912. Résidence,
Montréal. Conserva-
teur.
TESSIER
(Auguste - Maurice),
avocat. Député de
Rlmouskl en 1912.
Résidence, Rlmous-
kl. Libéral.
THERRIEN
(Oalixte Emile),
rentier. Député de
Sherbrooke en 1911,
1912. Résidence,
Sherbrooke. Libé-
ral.
TOURIQNY
(Paul), majchand
industriel et cultl
vateur. Député d'Ar
thabaska en 1900
1904, 1908, 1912
Résidence, Victoria
ville. Libéral
TOURVILLB
.(RodoiLphe), Indus-
triel. Député de
Masklnongé en 1912.
Résidence, Montréal.
LlbéraQ.
TRAHAN : VILAS
(Arthur), avocat, j (William -Frédéric)
Député de Nlcolet
en 1913. Résidence,
Nlcolet. Libéral.
manufacturier. Dé-
puté de Brome eo
1906, 1908, 1912.
Résidence, Cowans-
vUle. Libéral. '
LIVRES DE PRIX CANADIENS.
Si l'on veut que nos auteurs
soient connus et appréciés, aidons
tout d'abord à les répandre parmi
la jeunesse des écoles, et pour cela
le moyen de diffusion par excellen-
ce est le LIVRE DE PRIX de la fin
de l'année scolaire. Les LIVRES DE
PRIX CANADIENS ne contiennent
que des ouvrages dus à des auteurs
canadiens, et en donnant sosn appui
à cette publication on fait œuvre
de patriotisme au meilleur sens du
mot.
133
PROVINCE DE QUEBEC
SIEGE DU GOUVERNEMENT. QUEBEC.
Lieutenant-Gouverneur (Traitement: $10,000), Sir F. C. Langc4ier, K. C. M. G.
anclem juge de la Cour Supéileure à Québec.
CONSEIL EXECUTIF.
(Traitements : Premier ministre, $7,000 ; les autres ministres, $G,000).
Premier ministre et p^rocureur général. — L'iiouorable Sir Ix>mer Gouln.
Trésorieir de la Province. —
Secrétaire de la Province. — L'Uon. Jérémie L. Décarie.
Ministre des Terres et Forêts. — L'iion. Jules Ajllard.
Ministre de la Colonisation, Mines et Pêcheries. — L'hon. Honoré Mercier.
Ministre des Travaux Publies et du Travail. — L'hon. L. A. Tascbereau.
Ministre de l'Agrlcuiture. — L'hon Joseph Edouard Caron.
Ministre de la Voirie. — L'hon. Joseph Adolphe Tessier.
Ministre sans portefeuille. — L'hon. John C. Kaine.
Ministre sans portefeuille. — L'hon. Karcisse IP. Pérodeau.
CONSEIL LEGISLATIF.
(Indemnité: Président, $4,000; chaque conseiller, $1,500.)
Président : L'hon. Adélard Turgeon.
Aima L'hon. T. Berthiaume Montréal.
BedfOFd ■' E. de Varennes Waterloo.
De la Durantaye " Geo. E. Amyot Québec.
De Lanaudière
De Lorimier " J. Girouard Longueuil.
De la VaHiliôre " Adélard Turgi on Québec.
De Salaberry
Gra/ndviUe " John H. Kelly New-Cavlisiîe.
Inlierman " George Bryson Fort Coulonge.
Kennebec " N. C. Coa-mier Pies.sisviJle.
La Salle " C. B. Dubord Beauport.
Lauzom " Eugène Kobej-ge St-Vital de Lamnton.
Le Golfe " Richard Turner Québec.
Les Lattrentides " Thomas Chapals Québec.
Mîlle-Isles " Hector Champngne StEustachc
Montarvillr " Sir C. B. de Bouchervllle. Bouchei-vi'lle.
Repeatigny " Geo. -A. Siimard Montréal.
Rigaud
Rougemont " Dr Ern. Choquette St-Hilaii-e.
Shawinlgan " Némèse Garneau Québec.
Sorel " Narcisse Pérodeau Montréal.
Stadacona
Victoria " George Robert Smith.. .. Thetford Mines.
Wellington.. . . ;. " P. Edward Gilman Westmount.
Greffier du Conseil légishuif. — M. Kobei-t Campbell.
ASSEMBLEE LEGISLATIVE
(Indemnité: Président, $4,000; chaque député, $1,500).
Président : L'hon. Cyrille P. Delâge.
COMTÉS DÉPUTÉS RÉSIDENCE
Argenteudl.. Ilarry Slater c, 118 Lachute.
Arthabaska Paul Tourlgny 1., 370 Vlctoriaville.
Bagot J. Eméry Phaneuf 1., ace. St-Hugues.
Beauce .loseph-Arthur Godbout 1., 2548 St-Georges.
Beauhai-nois E. A. Robert i., lil Montréal.
Bellechasse Antonln Gallpeault 1., 777 Québec.
Berthler J. O. G.idoury p., 1 Berthler.
Bonaventure Fabien Bugeaud 1., ace. New-Carlisle.
Brome William-Frédéric Vllas 1., 433 OowansvlUe.
Chombly Euïène-Merrlll Desaulniers 1., 469 St-I-ninbert.
Ohamplain J. A. lyabissouniêre c, 89 Champlaln.
Charlevoix et Saguenay. . Pierre D'AuteuIl c, 56 Malbale.
(1) La lettre c, signifie conservateur, i. indépendant. 1, libéral, n, nationaliste.
o. ouvrier. Le nombre qui suit ces lettres indique la majorité obtenue par le député
aux dernières élections.
134
ASSEMBLEE LiEGlSLATlVE — (Suite).
COIITÉS DÉPUTÉS RÉSIDENCE
CliûteaugTiay L'hon. Honoré llercler 1., ace. Montréal.
Clilcoutimi.. Honoré Pietit.. .. .■ 1., 4SI Ste-A. de Chlcoutimi.
Comptou N. G. ScLrtl I., 174 Scotstown.
Deux-Montagnes Arthur Sauvé c, 261 Saint-Benoit.
Doi-cliester . . I/ucien Canuou i., 114 Québec.
Drummoud L'hou. Irs-Jules Allard 1., 212 Québec.
Froûteuac G. S. Grégoire 1., 327 Mégantic.
Gaspé Gustave Leiuieux 1., ace. Montréal.
Uuutingdou Andiew Pbilps 1., 161 Huntington.
IbervlUe JosepU-Aldéric Benoît I., 576 St-Grégolre-Je-Grand.
Iles de-la-Madeleine.. L'Uon. J. E. Caron ■!., 191 Québec.
Jacques-Cartier Phllëmom Cousineau t., 511 Ville St-Daureut.
Jollette Jûs.-MatUlas Tellier.. .. ..c, 41 Joliette.
Kamouraska Ad. Stein 1., 108 FraservIUe.
Isabelle U. A. Fortier 1., 798 Hull.
Lac St-Jean J.-B. Oarbonneau 1., 842 Roberval.
Laprairle Esioff Léon Patenaude c, 85 Montréal.
L'Assomptlo.i Walter Keed 1., 305 L'Assomption.
Laval Josepli-Wenceslas Lévesque. . .1., 234 St-Vlncent de Paul.
Lévis Alph. Bernier c, 376 Lévls.
L'IsIet J. O. Moria c, 24 Québec.
Lotblnlère Joseph-Napoléon Francœur. •.!., 1220 Québec.
MalsonneuTe L'ùon. Jérémie-L. Décaxie. . .1., 641 Montréal.
Masklnougé Rod. Tourville 1., 87 Louiseville.
Matane Donat Caron 1., 199 St-Oetave de MétU.
Mégantlc Jos. Deniers 1., 402 Thetford Mines.
Missisquol Jos. -J.-B. Gosselin 1., 44 N.-D. de Stanbrldge.
Montcalm Joseph Sylvestre c,, 141 Ste-Julleane.
Montmagny Armand Lavergne.. .. .. ..n., 107 Québec.
Montmorency L'hon. Ls.-A. Taschereau.. ..!., 239 Québec.
Montréal, Dorlon Georges Mayraud 1., 53S Montréal.
" Hochelaga.. . Sêvérin Létoumeau 1., 1111 Montréal.
" Laurier Xap. Turcot o., 346 Montréal.
" Ste-Anne.. ..Denis Tansey c, 175 Montréal.
St-Georges C.-Einest Gault c, 1159 Montréal.
St-Lauxent John-T. Pinnie 1., 133 Montréal.
St-Jacqnes. ..Olément Roblllai-il 1., 760 Montréal.
St-Œxwiis
Ste-Marie.. ..Napoléon Séguin 1., 2020 Montréal.
NapiervUle Cyprien Dorris 1., 234 St-Mlchel-Archange.
Nlcolet Arthur Trahan 1., 970 Nlcolet.
Ottawa Feidlnand- Aimbroise Gendroii. .1., 1410 HtiU.
Pontiac Geo.-B. Campbell c, 9 Ottawa.
Portneuf L'hon. Sir Lomeo- Gouin.. ..1., 1187 Québec.
Québec ,é ..L'hin. Cyrllle-F. Deiftge.. ..1., 212 Québec.
Québec-Centre Eugène Leclerc 1., 397 Québec.
Québec-Est Ls-Alfred Létoumeau 1., 800 Québec.
Québec-Ouest L'hon. John-C. Eaine 1., 73 Québec.
Richelieu M. L. Péloquin 1., 297 MassuevUle.
Richmond
Rlmouski .\ug.-M. Tessier ]., 190 Rlmouskl.
RouvUle J. -Edmond Robert 1., 417 Marlevllle.
St-Hyacluthe T.-D. Bouchard 1., 90 St-Hyacinthe.
St-Jean Marcellin Robert I., 119 St-Blaise.
St-Maurlce Geo.-Isidore Delisle !.. 234 Yamachlohe.
St-Sauveur Jos. -Alphonse Langlols o., S4S Québec.
Shefford W. S. Bullock ..!., 261 Roxtom Pond.
Sherbrooke Calllxte-E. Therrlen.^ 1., 410 Sherbrooke.
Sou'langes
Stanstead .\Ifred-Jos. Bissonnet 1., ace. Rock-Island.
Témlscamingue
Témiscouata J.-A.JLéo Bérubé c, 207 PraservUle.
Terrebonne Jean Prévost 1., 890 St-JérOme.
Trols-Rlvdères L'hon. Jos.-Adolphe Tessier..!., 170 Trois-Rivières.
Vaudreull Hoi-misdas Pilon 1., 577 Vaudreull.
Verchëres Jos.-Léonide Perron 1., ace. Montréal.
Westmount.. .. .. . . C.-A. Smart. c, 484 Montréal.
Wolfe Nap.-P. Tanguay 1., 171 Weedon-Centre.
Yamoka Bdouard Ouellette L, 311 MontréaL
Greffier de l'Assemblée législative. — L. P. Geoffrlon.
135
TRIBUNAUX.
ooua BDPRÊME DE LA PUiasANGB DU CANADA. -— {SUgt à Ottawa)
Juge en chef : Rlght Hon. Sir Charles Fitrpatrick ; — juges puînés, les honorable»
Sir Louis H. Davies, Joliu Idington, L. P.Dufî, F. A. Ansliii et h. P. Brodeur.
(Traittmenti : Juge en ohef, |10,000 ; chacun des autrei jures, |9,000).
B. R. Cameron, C. R., régistraire. — C. H. Masters, C. R., rapporteur. — I,. W. Cou-
'lée, acsist. -rapporteur.
COUR DE l'Échiquier.
(Peut siéger en tout li&u dans le Dominion.)
L'bon. W.G. P. Cassels, juge.— L'hon. h. A. Audette, ju^e assi.slant, C. Morse
C. R., régistraire.
TRIBUNAUX DE LA PROVINCE DE QUÉBEC.
JUGES DE LA COUR DU BANC DU ROI.
Juge en chef: L'hon. Sir Horace Archambault ; juges puînés: les hon. N. W.
Trenholme, A. G. Cross, Jos. Lavergne, H. G. CarroU et H. H. A. Gervais.
(Traitements: Juge en chef, $8,000; chacun des autres juges, $7,000).
Chênevert et Pouliot, greffiers.
A Montréal: C. A. ChÊnevert. — A Québec: Alphonse Pouliot.
ROMS DES JUGES DE LA COUR SUPÉRIEURE, LEUK BÉSIDENCÇ ET LES
DISTRICTS QUI LEUR SONT ASSIGNÉS.
NOMS. RÉSIDKNCB. DISTRICTS.
L'hon. C. P. Davidson, juge en chef $8,000 Montréal Montréal.
L'hon. F. X. Lemieux, juge en chef
suppléant, à Québec 8,000 Québec ^Québec.
L'hon. N. Charbonneau, j. p 7.°°° 1
Ed. Guèrin, j. p.
J. S. Archlbald, j. p
John Dunlop, j. p
Kug. Lafontaiiie, j. p
J. E. Robidoux, j.p
Louis Tellier, j. p
T. Fortin, j.p
H. C. St-Pierre, j. p
ce. deLorimier, j. p
Chas. Archer, j. p ...
R. A. E. Greenshields, j. p.
L. P. Demers, j. p
Slméon Beaudin, j. p
Campbell Lane, j. p
L- E. Panneton, j.p
J. C. McCorkili.j.p
A. Malouin, j.p
L. J. Cannon, J. p
C. E. Dorion
/"Montréal.
Montréal et
Terrebonne.
Montréal J Montréal
W. Mercier, j. p
... 17,000
Dom. Monet, j. p
... 5,000
F. X. Drouiu, j.p
... " ]
F. S. Tourigny, j.p
••• " .
M.Hutchison, j. p
.... "
Arthur Globenskyj. p....
F. 0. Dugas, j. p
"
J. M. McOougall, j.p
P. G. Martineau, j.p
... 7,000
W. W. Lynch, j.p
. . . 5,000
A. A. Bruneau, j. p
... 7,000
Aug. Tessier, j.p
. . . 5,000
K. J. Flynn, j. p
... 7,000
Louis Rodolphe Roy, j. p
... 5,000
J. C. Pouliot, j. p
"
W.A. Weir
"
B. Letellier
• . • 5.000
T. H. ChauTin, i. p
. . . 7,000
N. L. Zhiplesais, }. p
... $,«>•
-Québec } Québec et une partie
j d'Arthabaslca.
Montréal Beauharnoi».
St-Jean Iberville
Trois-Rivières Trois-Rivièrea.
l Sherbrooke St-Françola.
Joliette Joliette. [d'Argenteul'
Hull Ottawa et le comté
Montréal St-Hyacinthe.
Knowlton Bedford.
Montréal Richelieu.
Fraserville Kamouraska.
New-Carlisle Bonaventure et Gaspé
Québec Montmagny et Beauce
Rimouski Rimouski.
Arthabaskavllle . . . Arthabaska
"Westmount Pontiac. [nay
Chicoutimi Chicoutimi et Sague-
Montréal Ottawa.
S,«o« Murray Bay Sapieuay, Chicoutimi
llf «t KotKtnral.
TRIBUNAUX— (Suite)
JTTGES DE LA COUR DE CIRCUIT POUR LE DISTRICT DE MONTKÉAI,.
Les honorables MM. Calixte Lebeuf, John Purccll, Achille Dorion.
COMMISSAIRES DES LICENCES POUR LA CITÉ DE MONTRÉAL.
MM. F. X. Choquet, Dr John H. Finnie, Adolphe Bazin.
Secrétaire, M. A. B. Archambaull.
Séances : le mardi et le jeudi après-midi. — Bureau, au palais de justice.
COUR DES SESSIONS SPÉCIALES DE LA PAIX.
M. F. X. Choquet
M. Adolphe Bazin
MAGISTRATS DE POLICE.
MM. S. P. Leet, Husmer L,anctot et Ulric Lafontaine.
COUR DES JEUNES DELINQUANTS.
Juge F X. Choquet.
Séances: les lundi, mercredi et vendredi, 10 heures du matin, au No 209, rue
du Cha/mp de Mars.
PKOTONOTAIRES DE LA COUR SUPÉRIEURE.
DISTRICTS. NOMS. CHEPS-LIEDX
▲rthabaska Marceau et Piché Arthabaskavillc.
Beauce Vézina & Ferron St- Joseph.
Beauharnois S. A. Brodeur Valleyneld.
Bedford J. P. Noyés Sweetsburg.
Chicoutiml F. X. Gosselin Chicoutlmi.
f^-.^t, JG. F. Maguire et T, Blanchet \ f New-Carlisle.
^"P' \ Alph. Garneau / t Percé
Iberville Alphonse Morin St-Jean.
Joliette Ducharme & Rivest Joliette.
Kainouraska J. G. Pelletier Fraserville
Montcalm Rodolphe Robert Motit-Laurier.
Montmagny.. Cyréas Roy Montmagny.
Montréal Alfred Girard Montréal.
Ottawa Grondin & Kearney Hull.
Pontiac H. A. Saint-Pierre Bryson.
Québec Hon. Amédée Robitaille Québec.
Richelieu Cousineau & Dauphinois Sorel.
Rimouski Chamberland Rimouski.
Roberval J.A.Tremblay . .. Roberval
Saguenay J. A. Martin Murray Bay.
St-François Broderick & Genest Sherbrooke.
St-Hyacinthe Roy & Beauregard St-Hyacinthe.
Terrebonne Gngnon & Portier Ste-Scholastiquc,
Trois-Rivières DeLottin ville & Provencher Trois-Riviéres.
SHÉRIFS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC.
DISTRICTS. NOMS. CHEF3-LIKDX.
Arthabaska. P. L. Tousignant Arthabaskavillc.
Beauce J. Poirier St-Joseph.
Beauharnois J. B. I.)'amour Valleyfield.
Bedford C. S. Cotton Sweetsburg.
Chicoutimi Kdmond Savard Chicoutiml.
( W. M. Sheppard /New-Carlisle.
Gaspé ^ J. T. Tuzo 1 Percé.
( Octave Briand, député Amherst, Ile Mag.
Iberville Louis Mayrand St-Jean.
Joliette Ant. M. Rivard & J. Gaboury Joliette.
Kamouraska P.E.Martin Fraserville.
Montcalm Rodolphe Robert ....Mont-Laurier.
Montmagny Georges Roy Montmagny.
Montréal L- J Lemieux Montréal.
P. M.Durand, député "
Ottawa C.M.Wright Hull.
Pontiac . .Bernard J. Sloan Bry.son.
Québec. Cléophas Blouin Québec.
Richelieu J. W Larivière Sorel
Rimouski Charles Danjou Rimouski.
Roberval. . . Geo. Levesque Roberv'al
Saguenay Elie Maltais ... ' Murray Bay.
St-Françoi-ï L'hon. Henry Aylmer Sherbrooke.
St-Hyacinthe J.L. Cormier St-Hyacinthe.
Terrebonne Lapointe & Prévost Ste-Scholastiqu«.
Trois-Rivières C. Dumoulin Trois-Rivières.
137
■miBTTNAtrX — (»uM»)
IfAOISTRATS DE DI8TKICT POUB LA PROVINCE DE QTTÔBBO.
JURIDICTION. NOMS. RÉSIDENCE
Arthabaska, Trois-Rivières et Richelieu. Alfred Machildon . . . Trois-Rivières.
Bcdford et St-Frauçois H. W. Mulveua Sherbrooke.
Chicoutimi R. P. Vallée Roberval
Gaspé et boiiaveulure A. Couillard New-Carlisle.
Ibervilleet Beauharnois J. F. St-Cyr St-Jean, P. Q.
Juliette, Ottawa et Terrebonue Achille F. Carrier Montréal.
Montcaim, Ottawa, Pontiac et Terre-
bonne C. B. Major Papineauville-
Ottawa, Terrebonue et Pontiac Boiiibeau- Rainville. .Aylnier.
Ottawa U. A. Goyette HuU.
^ mourkskr""'. ^°".'.'".''.^".^. .^^ ^^" } ^- Panet-Augers Québec.
Richelieu et Joliette Télesphore Lacroix. . .Sorel.
Rimouski.. H. R. Fiset Rimou'-ki.
Saguenay A. H. Simard Baie Saint-Paul.
St-Hyacinthe . . Emile Marin St-Hyaciiithe. .
Trois-Rivières, Arthabaska et Richelieu. .J. M. Désilets Trois-Rivières.
CONSEIL d'hygiène DE LA PROVINCE DE QUÉBEC.
Bureaux : 9, rue St-Jacques, Montréal.
Dr E. Persillier-Lachapelle, Président, Montréal ; Dr Arthur Simard, Qué-
bec ; M. Richard Smith Lea, I. C, Montréal ; Dr Georges Bourgeois, Trois-Rl-
vièreLs ; Dr C. R. Faquin, Québec ; Dr J. A. Hutchinson, Westmount ; Dr
Edouard Laberge, Outremont; Hon. Dr Henri S. Béland, St-Joseph de Beaucp :
M. Eudore Dubeau, Montréal ; Dr Elzéar Pelletier, Secrétaire, Montréal ; Dr
Joseph A. Beaudrv, Inspecteur d'hygiène, Montréal ; Dr Joseph Wilfrid Bomnier,
Compilateur de la statistique, Montréal ; Dr Arthur Bernier, Bactériologiste,
Montréal ; M. Mac H. McCrady, Chimiste, Montréal : M. Théo. J. Latrenièro,
Ingénieur sanitaire, Montréal ; Dr Robert P. Ruttan, Chimiste consultant,
Montréal ; Dr J. George Adami, Bactériologiste consultant, Montréal. Inspec-
teurs régionaux: Drs A. Corsin, E. Couillard, R. Gauthier, L. Pariseau, T.
Savary, J. A. Sirols, A. Savard.
REGISTRATEURS DE LA PROVINCE DE aUÉBEC.
Tous ceux dont les noms sont précédés d'un astérisque (*) sont membre» de l'Association
des Registrateurs de la province de Québec, (i)
Comté ou Div. Lieu où setient le bureau .. . r. ■ .
j'v ■ . . ^'Tr„,.o-;cfr»Ti»r,t Nom du Registrateur
a Enregistrement. Q r-iiregistre nent. ■»
Argenteuil Lachute *George F . Calder.
Arthabaska .'. Arthabasl<aville *M.J.A. Pois.son.
Baeot St-Liboire John Morel et J.6.S. B.ithalon.
■ ■'■ ^ ^ . f *Tasch. Forlier 1 . .
Beauc* St-Franço.s | Omer Fauteux. [conjoints.
Beauharnois Beauharnois J. Pamphile Laplante.
BtlUchasse St-Raphaël Or St. Pierre.
Btrthier Berthier(en haut) *J. A. Laferrière.
Bonaventure , Ire Div Newr-Carlisle L. P. Lebel .
le Div Carleton James A. Verge,
Brome Knowlton *H. S. Foster.
^, ,, , .. S I-fo Robert, » ...
Chambly Longueu.l ) Arth. Geoffrioti. 5 <^""J°'"'*-
Chafitflain Ste-Geneviève de l'atiscan. . . .Ferdinand Triidel
Charlevoix , Ire Div St-Etienne delà Malbaie ♦J. A. Martin.
" le Div Baie St-Paul Joseph Gariépy
Châteauguav Ste-Martine Kd. McGowan.
Chicoutimi, Chicoutimi Thomas Bossé.
Coaticook Coaticook Otis Shurtleff.
Compton Cookshire "Wm. H. Léonard
Deux-Montagnes Ste-Scholastique ♦Henri Langlois.
Dorchester Ste-Hénédine { K. Vé^nar^''"' \ '^°"J°'°''*
Drummond Drummond ville Laferté et C. H. Miller.
(1) L'Association des Registrateurs de la province de Québec a étS fondée eu isdo, ei ceux
oui en font partie participent au bénéfice de l'Assurance de Garantie et ft la réception d*
VAnnualre.
188
RSSQISTRATE3URS — (Suite)
Gaipi .Percé ♦ Alph. . Garneau.
^r/uiTc:lti.r.] M-'^*^> iG^A^&co^bc. i -joints.
Huntingdon Huntingdon T. C. Bruce.
Ibervillt Iberville *Philibert Contant
Ile d' Orltant St- Laurent F. X. Lachance.
lies-de-la Madeleine Amhcrst J. A. Painchaud
yoliette Jolictte ♦Lavoieet Guilbault.
Kamouraska St-Pascal Paul Dessaint.
LacStjean.lreDiv Hébertville *Napoléon Hudon.
" T^e Div Roberval *Louis Lindsay.
Labelle Papineauville Ph. DeVarennes
Lac Mégantic .,.: Village Mégantic Huart et Legendre.
Lafrairie Laprairie F. C. Larose
V Assomption L'Assomption V. Geoffrion.
Laval Ste-Rose *P. A. Longpré.
Livis Lévis *J. Arthur Carrier.
L'Islet St-Jean Port-Joli Jos. N. Bernier.
Lotbiniire Ste-Croix *Auger et Legendre.
Maskinongi Louiseville *Clovis Caron.
Matane, \ire Div Matane C. E. Bernier
" Urne " Amqui J.A.Ross
Mégantic Inverness *Wm. H. Lambly.
Missisguoi. Bedford *Edwin F. Currie.
Montcalm Ste-Julienne *J. O. E. Forest.
Montntagny Montmagny *J. L- Gendron.
Montmorency , Château-Richer *H. Dick.
Montréal.Est Montréal { *g!;^,V^i?l\7e!'"'' } ""i-"«
-Ouest " W. S. Walker.
Napierville , Napierville Alex. Richardson.
Nicolei, Ire Div Bécancour A. Achille Leduc.
" 2e Div Nicolet J.W.Denis.
Ottawa Hull L. Duhamel
Pontiac Bryson Walter Rymer.
Portneuf. Cap-Santé *Geo. Rinfret.
Québec Québec Charles Côté.
Richelieu Sorel (ville)., Alf. Guévremont.
Richmond . Richmond «John Ewing
Rimouski Rimouski *E. Letendre
Ro^vi-^l' MarieviUe { ^^'îj's^e-MaVie, } ""J°'»'^
Saguenay Tadoussac E. Orner Bouliane.
Shefford Waterloo * Jos. H. Lefebvre.
Sherbrooke Sherbrooke *\V. H. Lovell.
Soulanges Coteau Landing *A. Rouleau.
Stanstead Stanstead Plain . . , *Alfred N. Thompson.
Ste-Anne-des-Moiits Ste-Anne-des-Monts J. Thibault.
St-Hyacinthe St-Hyacinthe Jos. Bissonnet
St-Jean St-Jean *J08. P. Carreau.
Témiscouata Fraserville ♦L. V. Dumais.
Témîscamingue Ville-Marie Jules Maillard.
Terrebonne St-Jérôme J. A. Théberge.
Trois-Rîvilres Trois-Rivières R. Kierraan.
Vaudreuil Vaudreuil *Jos. Napoléon Lefebvre.
Vtrchires Verchères U. St-Jean.
Wol/e HamSud *Oscar Lamoureux.
Yamaska St-François-du-Lac S * Ji°>i;=^I- Blondin, | ^^,„joint,.
\ *O.E.Courchesne, J ■*
Inspecteurs des bureaux < JOS. E. DUHAMEL, L'Assomption.
d'enregistrement: \ E. de SALES LA TERRIÈRE, Les Éboulements.
Si l'on veut que la jeunesse de nos écoles soit patriotique, 11 faut
lui infuser au plus tôt le cuite de nos grands hommes et la vénération
pour leurs œuvres. Pour cela, il ne saurait y avoir un meilleur moyen
que celui de les porter à lire les hauts faits de notre histoire dans les
LIVRES DE PRIX CANADIENS qu'ils auront laborieusement gagnés.
Les commissions scolaires devraient se faire une obligation de n'a-
cheter que des LIVRES DE PRIX qui soient exclusivement canadiens.
139
CONSEIL D'AGRICULTURE DE LA PROVINCE DE QUEBEC
L'hon. ministre de l'agriculture, Québec ; l'hon. surintendant de l'instruction
publique, Québec ; le sous-ministre de l'agriculture, Québec ; Auguste Dupuis,
village des Aulnales, L'Islet; Robert Ness, Howick, comté Châteauguay ; l'hon.
Némèse Garneau, 10, Avenue St-Denis, Québec ; l'hon. C. E. Dubord, Mastaï,
comté de Québec; Hormisdas Pilon, M. P. P., Vaudreuil, comté de Vaudreull ;
Andrew J. Dawes, Lachine, comté Jacques-Cartier ; J. C. Draper, Suttoni
comté Brome ; Paul Tourigny, M.P.P., président, Victoriaville ; J. B. Carbonneau,
M. P. P., Roberval, comté Lac St-Jean ; Thomas Hunter, vice-président, Venise,
comté Misslsquoi ; Salomon Venue, Saint-Jacques l'Achigan, comté Montcalm ;
l'hon. J. E. Roberge, Lambton. comté Beauce ; Louis Lavallêe, St-Guillaume
d'Upton, comté d'Yamaska ; Jos. Lafontaine, St-Bartbélemi, comté Berthier ;
J. Signard Messier, Varennes, comté de Verchères ; Robert E. Skillen, Cleve-
land, comté de Richmond ; Chs C. Descarv, Dorval, comté de Jacques-Cartier;
François Manseau, Nicolet, comté Nicolet; Donat Caron, M. P. P., St-Octave de
Métis, comté Matane ; John Hay, Lachute, comté Argenteuil ; Michel Archam-
bault, 9t-Dominique de Bagot ; Oscar Lessard, secrétaire, Québec.
CONSEIL DES ARTS ET MANUFACTURES
Président : Thos. Gauthier, Edifice " Banque de Québec ", Montréal ; Vice-
Président: Cyr. Duquet, 3, rue St-Jean, Québec; R.-P. Lemay, architecte, Qué-
bec ; Cléophas Blouin, Lévis ; Joseph Gosselin, entrepreneur, Lévis ; D. Mc-
Manamy, Sherbrooke ; Samuel Casavant, Saint-Hyacinthe ; W. F. Vilas,
M. P. P., Cowansville ; Urgel St-Onge, 'Valleyfield ; Timothy Patrick Crowe,
48, rue Anderson, Montréal ; J. M. M. Duff, 146, rue St-Jacques, Montréal ;
H. W. Raphaël, 43, rue St-Sacrement, Montréal ; J.-B.-M. Barthe, Trols-
Rlvlères ; M. W.J. Wall, 163, rue Lagauchetière Ouest, Montréal ; A. B. Allan,
140, rue Milton, Montréal.
Mevfiires ex-officio. — L'hon. Jérémie L. Décarie, secrétaire de la province ;
l'hon. L.-A. Taschereau. ministre des travaux publics et du travail ; l'hon.
P. B. de La Bruère. surintendant de l'Instruction publique ; J. P. L. Bérubé,
Secrétaire. Bureau général au Monument National, 296, Boulevard Saint^Lau-
renit, Montréal.
CONSEIL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE
Comité catholique.
Président, l'hon. Boucher de la Bruère, surintendant. — Son Eminence le
Cardinal Bégin ; LL. GG. les archevêques de Montréal et d'Ottawa ; et les évê-
ques de Pembroke, Rimouski, Valleyfield, Chicoutimi, Sherbrooke, Trois-Ri-
vières, Nicolet, Joliette, St-Hyacintbe, Charlottetown et de Mont Laurier, Mgr
Blanche, vicaire apostolique du Golfe St-Laurent ; Mgr Latulipe, vicaire apos-
tolique de Témiscamingue ; l'honorable Thomas Chapais, C. L., Québec ; l'hon.
juge Sir H. Archambeault, Montréal ; l'hon. Sir Lomer Gouin, premier ministre,
Québec ; l'hon. Dr J.-J. Guerin, Montréal ; l'hon. juge J.-E.- Robidoux, Mont-
réal ; M. Cyrille Delage, M. -P. P., Québec; l'hon. Hector Champagne, C. L., St-
Eustache ; M. Mathias Tellier, M. P. P., Joliette; l'hon. juge L.-Rodolphe Roy,
Québec ; l'hon. juge Paul-G. Martineau, St-Hyacinthe ; M. L.-J. Perron, C. R.,
Montréal ; M. Jules-E'd. Prévost, St-Jérôme ; l'hon. juge F.-X. Lemieux, Québec ;
M. Patrick-Martin Wickham, Montréal ; M. John Ahern, Québec ; M. H.-.\.
Fortler, Hull.
Membres associés: Mgr Th. -G. Rouleau, principal de l'Ecole Normale Laval,
Québec ; M. l'abbé L.-A. Desrosiers, principal de l'Ecole Normale Jacques-
Cartier, Montréal ; M. Nap. Brisebois, professeur à l'Ecole Normale Jacques-
Cartier, Montréal i M. Nérée Tremblay, professeur à l'Ecole Normale Laval,
Québec ; M. J.-N. MMler, secrétaire.
140
PERCEPTEURS DtJ REVENU tROVlNCÎAL
DISTRICTS PERCEPTEURS BUREAUX
Arthabaska F. P. Bruneau Arthabaska.
Beauce Wilfrld Cliché St-Joseph.
Beauharnois Peter McLaren • ■ Ormstown.
Bedford CD. Griggs Sutton.
Bonaventure Jos. J. Cyr Ruisseau LeBIanc.
Cliarlevoix Herm. Simard. . . . . . Baie St-Paul.
Chicoutiml V. N. Tremblay Chicoutimi.
Gaspé Est Robert Lindsay Bassin de Gaspé.
Gaspé Ouest Norbert Lévesque Ste-Anne des Monts.
Ibervllle Joseph Régnier Iberville.
Iles de la Madeleine. . . .Ed. Chiasson Etang du Nord.
Jollette J. S. Boulet Joliebte.
Kamouraska T. M. T. LeBel ■ ■ Kamouraska.
La Tudue. . . . J. N. Tremblay La Tuque.
Lac St-Jean, Est T. L. Desbiens St- Bruno.
Lac St-Jean, Ouest Achille Rlntret. . .. •• . . Roberval.
Matane G. S. Lepage Sandy Bay.
Montmagny G. A Lamarre St-Valier.
Montréal L. H. Boisseau (Liceuces). Montréal.
" Wallace Dawson (corpora-
tions commerciales). . . "
" Desjardins & Brossard
(Successions)
Daniel Bergevin (Droits sur
opérations de Bourse.) .
Ottawa, Est Aug. S. Mackay Papineauville.
Ottawa, Centre A. Labelle Buckingham.
Ottawa, Nord Alex. Synek- • Gracefleld.
Ottawa, Ouest T. W. Symmes Hull.
Pontiac, Est S. Smith Maryland.
Pontiac, Ouest B. Desrochers ••Ville-Marie.
Québec A. Corrlveau (Licences) .. Québec.
" O. E. Talbot (Corporations
Commerciales) "
Ulric Barthe (Successions).
Richelieu Tellier & Pontbriand.. . . Sorel.
Rimouski R. D'Anjou Rimouski.
Saguenay J. H. Topping Escoumains.
St-Francols Morkill et Bissonnet Sherbrooke.
St-Hyacinthe Rainville et Denis St-Hyaclnthe.
Témiscouata J. Lord Frasarville.
Terrebonne J. E. Valois Lachute.
Trois-Rlvières Jolin et Rivard Trois-Riviêres.
Bon nombre de LIVRES DE PRIX venus d'Europe n'ont souvent guère au-
tre chose qui les recommande que leur reliure pimpante a "tranche do-
rée." La toilette des LIVRES DE PRIX CANADIENS n'est peut-être pasaussl
tapageuse, mais sous sa reliure sobre on trouve ce qui est bien préféra-
ble, c'est-a-dlre une forte et saine littérature appropriée à nos besoins par-
ticuliers.
141
CORONERS DE LA PROVINCE DE QUEBEC
DISTRICTS CORONERS RESIDENCE
Aaticosti J.A. O. Bourret Auticosti.
A. J. Bolsvert Plessisville.
Arthabaska -/ H. P. Rouleau Victoriaville.
C. B. Delage Thelford Mines.
Daniase LaRue St-Germain de Grantham.
Beauce i D. Bernier St-Anselme, Dorchester.
l N. J. Cantin St-Côme.
■R«.».,i,o^«r^;^ f A. Trépanier St-Urbain.
Beauharnois J Achille Besner Valleyfield.
(. J. R. Clouston Huntiiigdon.
n^^*^r.A ( HoraerE. Mitchell Bedfora.
Bedrord J B. Jeannette Brigham.
(. Arthur Vaillancourt Waterloo.
Chicoutlml A. Riverin. Chicoutimi.
r T. A. Pidgeon Percé.
_, ^ J. Joncas Ba.ssin de Gaspô.
Qaspô J j.R u.Gariépy Cap Chat.
J. L. DeWolfe Paspébiac
V J.F. Solomon Grlnd Stone, Iles Mad.
Iberville N. Chevalier Ibervllle.
-. ,, _ r Théodore Gervais Berthier.
Jollette J Roméo ïurgeou St-Jean de Matha.
l J. A. Labrôche St-Roch de l'Achigan.
„ „ , , f Jos. Lauglais Trols-Pistoles.
Kamouraska | y j^ vézlna St-Alex. de Kamoinaska.
Montcalm ... T. Lachapelle Mont-Laurier.
Montmagny f F. X. Go.sselin St-Roch des A uln ai es.
1 O. E. Perron St-Charlesde Bellecha.S!je.
Montréal Ed. McMahon Montréal.
( H. F. Lyster Hull.
♦"•"^w^a J J. T. D. Fontaine Maniwakl.
( Eug. Mackay Papineau ville.
Pontiac f H. T. Llpplatt Shawvllle.
I, C. A. Dubé Baie-des-Pères.
Québec Geo. W. Jolicœur Québec.
( L. V.Chapdelaine Sorel.
Richelieu J Qeo, Honoré Fontaine.. . St-Antoine de Verchf-res.
(.P. Bergeron St-Michel d'Y;unaska.
_, ,. ( JosuôPinault Rimouski.
Rimouski J Gustave Côté .Matane.
(. L. M. Deschênes Sayabec.
Roberval Jules Constantin Roberval.
f J.A. Fafard Pointe-des-M'>nts.
S. McDufif l^ointe-aux-E<quimau.x.
Saguenay J Prosper Synotte Eboulements.
I Honoré Labrecque Malbaie.
Chs T. Côté Tadous'-ac.
1^ O. A. MoDougall Sept-Lsles.
( Là. C. Bachaud Sherbrooke.
Saint-François J q. a. Bowen Magog.
( J. P. C. Lemieux Weedon Station.
„ , ,„ . ,^ ( Cléophas Bernard St-Césalre.
Saint-Hyacinthe J c. E. A. Auger Ste-Hélène de Bagot.
(. J. A. Vlger St-Hyacinthe.
Terrebonne f B. N. Wales St. Andrew East.
( P.E. Pager St-Hermas.
R. Peptn St-Célestin.
Trois-Rivières i J. E. Vanasse St-Maurlce.
O. E. Mllot LiOuiBevllle.
N. LamlMrt Trola-BiTiëres.
142
AOBNCKS DK» TERRES ET DES BOIS DB LA CO0RONNB POUR
LA PROVINCE DE QUÉBEC
NOM DK L'aQKNC'I
SA RtCSIDBNOB
AWUibbl Hector Authier Ste-Thérfse d' Amos.
A^thabaska F. X. Lemieux Arthabask».
Bonaveiiture (division h-àl) J.F. Marcotte New-Carlisle.
IBonaveiiture (division Centrale) W. H. Clapperlon. ...Maria.
<;baudlèie W. B. C. de L,éry Beauceville.
Chaudière {division Est) J. A. Ouellette Ste-Germaine.
■Côte-Nord A.E. Joucas Natascouan.
Coulonge (Ouest) J. G. Tremblay Ville- Marie
Coulouge Est Alex Pitt Campbell's Bay.
iGaspé(Centre) John Carter Bassin de Gaspô.
<Gaspé(Est) J. A. L'Espérance. . .Percé.
Gaapé (Ouest) Louis Côté Cap-Chat.
Gatmeau (Nord) R. M. Geudron Manlwaki.
Gatineau (Sud) L. A. Gendron Hull, P. Q.
Grand ville J. J. B.Lavole Praserville.
Iles-de-la-Madelelne W. CUevarie Grande-Entrée.
LacSt-Jean (Sect. Centre) Edmond Dumas Hébertville.
LacHt-Jean (Sect. Est) J. A. Claveau Cbicoutimi.
L.ac St- Jean (Sect. Ouest) Georges Audet Roberval.
Lacftît-J ean (Sect. Nord-Ouest) Dr Art. Poliquin Saint- Félicien.
Lac Mégantic J. A. Lambert Lac Mégantlc.
L'Assomption (Est) J. A. Martin Jollette.
^d^^la'petitëNlt^ion'''^} ^- •^- Marchand Ste- Agathe des Monta.
Matapédia(St-Laurent) Georges Gauthier.... St-Laurent de Matapédia.
Matapédia (Vallée de la) Saucier ife donne Amqul.
Moutmagny A. E. Michon Montmagny.
Montmagn y (St-Philémou) Gonzague Latlamme.St-Philémon.
Ottawa Inférieur Henri Dorion 9, rue St-Jacques, Montréal
Petite Nation(partie Est) S. A. Filion Grenville. [agent des bois seu
Petite Nation (partie Centre) Ubald Joubert Ripon. [lement-
Petite Nation (partie Nord) Nap. Page Nominlng^ue.
Rlmouslii(Est) A. Fraser Matatie.
Rimouski (Ouest) J. B. Danjou Rimouskl.
Saguenay EugûneCaron Tadoussac.
St-Charles J . K. Boily, N. P Québec.
fit-François (J. C. Millier Sherbrooke.
(C. O. Biron
Bt-Maurice L. A. Lord
Témiscouata C. F. Beaulieu . .
Trols-Riviôres N. B. Morlssette
..Trois- Rivières.
.Notre-Dame du Lac.
.Trols-Rivières. [agent des boU
[seulement.
Seigneurie de Lauzon Lionel Lemieux N.-Dame de Lévls.
Inspecteur des agences C. A. Fournier St-Charles de Bellechasse.
Inspecteur des agences : Ls. E. Warren, Montréal. 9, rue St-Jacques.
Callno a déposé dans l'urne le bulletin
que lui a tendu un distributeur.
— A quel nom était-il? lui demande-t-
on:
Et lui, discrètement:
— Je m'ai pas reganlé: le vote doit être
secret
Tout une rue est en émoi, à cause du
suicide d'un vieil original. Un voisin
s'informe. Sait-on ipoui-quoi il s'est tué?
— On dit .qu'il s'ennuyait.
— J)r01e de façon de se disti-alre.
C'est effrayant tous ces assassinats!
Effrayant! Un de ces soiis, en rentrant
chez moi, je m'attends à trouyer mou
eaûxne dauis mom Ut....
Qu'est-ce que c'est, au juste, que les
animaux antédiluviens?
— ^C'étaient des bêtes qui passaient leur
temips à se dire: "Après moi le délu-
ge! "
* * •
Entre bohèmes.
— Tu as de l'argent pour régler l'ad-
dition?
— Non; et toi?
— ^Moi non plus.
— Si on eu demandait au patron?
— ^Tu le connais?
— Non; et toi?
— Mol non plus, mais on pourrait dire
au garçon de nous i)résenter.
Au congrès des cantonniers.
— Les congressistes ont échangé diffé-
rentes idées ....
..— Des iMea gui f^ont du chemlul....
14S
TARIF ET REGLEMENTS DES POSTES
L'émission et le paieiueut d'un mandat
de poste ne sont que l'atEalre de quelques
Instants.
Le tarif de la commission sur les man-
dats de poste émis en Canada et payable
en Canada, Antigua, Baxbade, Bahamas,
Bermudas, Guyane Anglaise, Iles Cayman,
Cuba, Dominique (La), Grenada, Guam,
llawaî, Jamaïque, Isle des Pins, Mout-
serrat, Nevis, Terre-Neuve, La Zone du
Canal Panama, Iles Philippines, Porto-
Rico, St-Christophe, (St-Kitts), Ste-Lu-
cie, St-Vincent, Iles Turques, Trinidad.
Tobago, Tutuila (Samoa), Iles Vierges
tt les Etats-Unis d'Amérique, (st comme
suit :
Pour montants jusqu'à $.10 5 Cents
Au-dessus de ÇIO " 30 JO •■
30 " 60 .. '..Ib •■
50 " 60 20
60 ■■ 100 25 ■■
Le tarif de la commission sur les man-
dats de poste payables dans le Royaume
Uni de la Grande Bretagne et d'Irlande,
dains les possessions Britanniques et dans
tous les autres pays éti'angers pour les
quels des mandats de postt sont émis,
exceptés ceux ci-haut énumêrés, est
comme suit : —
S'il n'excèdent pas $5 5 Cents
Au-dessus de $ 5 et n'excédant pas $ 10.
10
20
20
30
30
40
40
50
50
60
60
70
70
80
80
90
90
100
. 10
. 20
. 30
. 40
. 50
. 60
. 70
. 80
. 90
.1.00
Il n'y a pas d'échange de mandats de
poste avec l'Espagne.
Les daplicatas de mandats de poste
sont donnés gratuitement ainsi que les
formules nécessair-es pour changements
dans les noms des personnes il qui les
mandats sont payables ou de l'endroit
où Ils sont payables.
Aucun mandat ne peut être pris pour
plus d« $100 ; mais on peut en obtenir
autant de ce montant qu« l'on en re-
quiert.
Des formules de demandes de mandats
sont à la disposition du public. Un reçu
ou certificat d'émission est délivré avec
chaque mandat.
Plus de 3000 Bureaux de Poste, au
Canada émanent des mandats de poste.
L'achat d'un mandat, directement, ou
par messager, n'est que l'affaire d'un
Instant, et le paiement en est tout aussi
prompt.
BONS DE POSTE
Le système de Bons postaux, établi par
le Département des Postes, procure un
moyen facile et peu coûteux pour l'envol
de sommes modiques. Les Bons de poste
sont vendus ou payés à plus de 10,000
Bureatix de Poste en Canada.
TAUX DE COMMISSION
centin sur un Bon de
. . 5 20
1 " 25
1 " 30
i " 40
-' ■■ 50
2 •• 60
- " 70
2 " 75
-' •' 80
2 •' 90
2 ' 1 00
2 •' 1 50
2 " 2 00
2 " 2 50
3 " 3 00
,3 •• 4 00
I 3 ■• 5 00
3 " 10 00
Des soldes de un û neuf ceutins peu-
vent être ajoutés à aucune de ces sommet
par le moyen de tlmbres-paste apposés
au Bon Postal si ces sommes sont p*y-
I ables au Cajiada.
144
Tarll et règleineuts des Postes
(Suite).
Lea Maîtres de Poste des Bureaux d« ,
Mandats aux Etats-Unis paieront les
Bobs de Poste du Canada, pourvu qu'ils ]
aient été faits payables à leurs bti-
reaux respectifs. SI le destinataire de-
meure dans uue ville les Bons devront
être faits payables au Bureau principal ,
et non au Sous-Bareaux ou Stations. |
Des Timbres-poste ne peuvent pas être |
apposés aux Bons de Poste payables aux |
Etats-Unis.
Les Bons de Poste Canadiens ne sont
payables qu'au Canada et aux Etats-
Unis.
CAISSE D'EPARGNE POSTALE
Dea dépôts d'une piastre, et au-dessus,
sur lesquels un intérêt de trois pour
cent est alloué, seront reçus dans les
principaux bureaux de poste pour être
transmis au Bureau Central de la Caisse
d'Epargne Postale. Informations four-
nies sur demande.
LIVEETS DE TIMBRES - POSTE DE
2 CENTINS
Des petits livrets de timbres-poste de
2 centlns sont en vente, chacun conte-
nant deux feuillets de six timbres, In-
tercalés de feuilles cirées pour les em-
pêcher d'adhérer ensemble. Ces livrets
sont d'une grandeur commode à porter
en gousset, ou en portefeuille, et des
renseignements postaux se trouvent Im-
primés sur la coiuvertm-e. Ils sont en
vente au bureau de poste, et chez les
vendeurs autorisés, au prix de 25 cen-
tlns.
DEFINITION DES REGLEMENTS, —
(1ère Classe)
Comprend les lettres, les cartes pos-
tales, documents légaux ou commerciaux
écrits en tout ou en partie, à l'excep-
tion de ceux spécialement exemptés et
toute chose du genre d'une lettre ou
d'une correspondance écrite. Lee lettres
pour le Canada, les Etats-Unis, la Zone
du Canal de l'Isthme de Panama, Porto
Rico, Hawaii, Guam, Mexico, l'Bgypt«
et toutes les parties de l'Empire britan-
nique doivent être affranchies d'un port
de 2 cents par once, pour tous les autres
pays, 5 cents pour la 1ère once et 3
cents pour chaque once additionnelle ou
partie d'once additionnelle.
Un eavol de cette classe InsiLfflsam-
ment affranchi, déposé â la poste et dé-
livré au Canada, est taxé du double de
l'Insuffisance d'affranchissement.
Les lettres non affranchies sont en-
voyées en rebut.
Cîelles qui sont Insuffisamment affran-
chies pour les Etats-Unis tt le Mexique,
p.iurvu qu'cillo-s soient affranchies d'au-
molns un jwrt de 3 cent?, autrement
elles sant envoyées au rebut, ou en venant,
sont taxées de rinsuffisauce d'affran-
chissement payable lors de la distribu-
tion.
Les lettres non affranchies pour le
lioyaume-Uul et autres pays, sont pas-
sibles d'un port double à leur destina-
tion, et du double de l'Insuffisance d'af-
franchissement quand elles ont été In-
suffisamment affranchies.
Les lettres adressées à des Initiales
ou à un nom fictif seront Tersées au re-
but si on n'y a pas ajouté une adresse
de rue, un numéro de boîte, ou une
autre déflBïtlon exacte.
Ives lettres portant des timbres mu-
tilés, ou tellement salis ou défigurés que
les commis préposés au triage ne peu-
vent s'assurer s'ils ont déjà servi, se-
ront envoyées en rebut.
OBJETS RECOMMANDES
Tout article expédié par la malle, pour
Je Canada, les Etats-Unis, et les pays de
l'Union postale, peut être enregistré
sur paiement de 5 centlns en sus du port
ordinaire, et l'envoyeur pourra s'assurer
un reçu de livraison de l'objet expédié
en payant 5 centlns en sus de l'enre-
gistrement.
I>es objets de toute classe peuvent
être recommandés pour le Canada et les
Etats-Unis, et sur paiement d'un droit
de 5 cents en sus des 5 cents pour la
recommandation, l'envo.veur peut obtenir
un avis de réception du destinataire.
LETTRES RECOMMANDEES,
Aucune lettre ne sera acceptée pour
la recommandation, s'il semble qu'il
soit possible de retirer le contenu sans
briser les cachets ou sans déchirer l'en-
veloppe.
Les monnaies, les objets d'or et d'ar-
gent, les pierres précieuses, la bijouterie
et les autres articles de valeur, doivent
être renfermées dans des boîtes suffisam-
ment solides, empaquetées conformCment
atrx Instructions fournies par les Mattrea
de Poste.
L'on ne peut se servir d'enveloppe
avec des bords noirs ou de couleur pour
les lettres recommandées.
L'on doit employer le moins possible
de timbres-poste pour acquitter l'affran-
chissement et les droits de recomman-
dation, et lorsque deux timbres-poste ou
plus sont employés, ils doivent être collés
en laissant des espaces entre chacun
d'eux !»fl" d'empêcher de se servir des
timbres-poste pour cacher une ouTerture
dans l'enveloppe.
Les timbres-poste ne doivent pas Ôtre
plies sur le bord de renvelopp*.
145
Tarif et règlements des Postes — (Suite).
POUE LE ROYAUME UNI ET L'UNION
POSTALE.
Papiers de C!omm.erce, Livres et BcUan-
tillons (1).
Les " Papiers de Commerce " com-
prennent toutes les pièces ou documents
maniuscrits écrits ou devinés, en tout ou
en partie à la main (excepté les lettres
ou communication ayant le caractère
d'une correspondance actuelle et person-
nelle), les pièces de procédure, les actes
de tout genre dressés par les officiers
publics, les copies ou extraits d'actes
sous seing privé, les connaissements, fac-
tures, ou autres documents d'un carac-
tère mercantile, les différents documents
de service des compagnies d'assurance
ou autres compagnies publiques, 1 centln
pour 2 onces mais uu affranciiissement
d'au moins 5 ceiitins est nécessaire.
Les partitions ou feuilles de musique
manuscrites, les manuscrits de livres ou
autres œuvres littéraires, et autres pa-
piers de même nature.
Les " Imprimés " comprennent les
journaux périodiques, les livres brochég
ou reliés, les papiers de musique, les
cartes de visite, les cartes-adresse, les
épreuves d'imprimerie avec ou sans les
manuscrits qui s'y rapportent, les gra-
vures, les photographies (sans verres) ,
dessins, plans, cartes géographiques, ca-
talogues, prospectus, annonces, avis et
circulaires Imprimés, gravés et litho-
graphies, 1 centin par 2 onces.
ECHANTILLONS (1), 1 centia
par 2 onces.
Limite de poids et grandeur : 5 livres
pour le Koyaume-Unl, longueur, 2 pieds,
épaisseur ou largeur, 1 pied.
Limite de pesanteur et grandeur pour
les pays de rUolon postale, 32 onces ;
longueur, 1 pied, largeur, 8 pouces, hau-
teur, 4 pouces.
COLIS POSTAUX.
L — Les objets qui peuvent être accep-
tés au tarif des colis postaux compren-
nent les produits de la ferme et des ma-
nufactures, les marchandises de toutes
sortes, telles que merceries, épiceries,
ferronneries, conUseries, papeterie et li-
brairie (y compris les registres, etc. ) ,
graines, boutures, bulives, racines, plantes
de serre, scions ou gi-effes, et tous autres
objets, a pai-t de ceux compris dans la
première classe, et dont la transmission
par la poste n'est pas Interdite d'après
les règlements généraux à ce sujet.
Les colis contenant des objets de la
troisième classe peuvent être transmis
au tarif applicable aux colis postaux ou
à celui de la troisième classe, au choix
de l'expéditeur.
La transmissii>n des colis contenant
des boissons enivrantes ou des matières
explosives est expressCment défendue.
2. — Le tarif d'affranchissement des
objets acceptés pour transmission par la
poste aux colis est le suivant :
(a) 5 cents pour la première livre, et
1 ceut pour chaque livre, ou fraction de
livre additionnelle, jusqu'à 4 livres, et
2 cents pour chaque IhTe subséquente,
jusqu'à 11 livres, dans un rayon de 20
mlEles du lieu du dépôt à la poste, sans
avoir égard aux limites des provinces.
(b) 10 cents pour la première livre,
et 4 cents pour chaque livre, ou fraction
de livre, subséquente pour toutes les
destinations qui se trouvent dans la pro-
vince dans laquelle le colis est déposé
a la poste, et situées en dehors du rayon
de 20 milles.
(c) 30 cents pour la première livre et
6 cents pour chiique livre, ou fraction de
livre additionnelle, pour toutes les desti-
nations qui se trouvent eu dehors de la
province dans laquelle le colis est dé-
posé a la poste et situées en dehors du
rayon de 20 milles ; et, en outre, un
affranchissement additionnel de 2 cents
par livre par chaque province que le
colis doit traverser pour se rendre a des-
tination, non compris celle dans laquelle
il doit être distribué, et ce jusqu'à un
maximum de 32 cents par livre.
Les trois provinces de la Nouvelle-
E>cosse, du Nouveau-Iirunswick et de l'Ile
du Prince-Edouard devront Ôtre considé-
rées comme ne formant qu'une seule et
même zone.
Un affranchissement additionnel, des-
tiné a défrayer le coût du transpoi-t sera
exigé sur les colis adressés à des bu-
reaux de poste situés dans certains dis-
tricts éloignés, ou déposés à la poste à
ces mêmes bureaux, lorsque ces colU
devront être trainspnrtés sur un parcours
de plus de 300 milles au moyen d'un
service continu par voiture. Ces districts
seront désignés par le Ministre des
Postes.
Le montant d'affranchissement â payer
sur aucun colis ne devi-a pas excéder un
cent par once.
Des tableaux Indiquant les tarifs d'af-
franchissement potir les différentes pro-
vinces se trouvent sur les cartes de tarif
imprimées pour distribution.
3. — L'affranchissement des colis pos-
taux doit être payé au moyen de timbres-
poste placés sur les colis.
Un colis postal insuffisammont affranchi
est expédié à destination sujet au paie-
ment, au moment de la distribution, du
double de l'insufflsnnco d'affranchisse-
ment pourvu qne l'affranchissement payé
s'élève au moins à un cent. Après que le
supplément d'affranchissement dO sur un
colûi postal InsufflsainmeDt affranchi au-
148
Tarif et règlements des Postes — (Suite).
ra été perçu du destinataire le maître
de poste apposera des timbres d'insuf-
flsaiice d'affiancbissement (Postage due
stamps) sur le colis et les oblitérera.
Les colis postaux non affrancbis seront
envoyés au Bureau Succursale des Re-
buts.
La franchise de port ne s'appilique
pas aux colis postaux.
4. — Un colis postal peut être assuré
en Canada jusqu'il concurrence de $25.00,
ou pour la vaileur réelle du contenu lors-
qu'elle n'atteint pas cette somme, moy-
eanant paiement, au moyen de timbres-
poste, d'un droit d'assurance de 5 cents;
et jusqu'à coucTUTence de $50.00 ou pour
la valeur réelle du contenu, lorsqu'elle
n'atteint pas cette somme ; dans ce cas
le droit à payer, au moyen de timbres-
poste est de 10 cents. Ce droit d'assu-
rance doit être payé d'avance, en outre
de l'affrajnchisstTnent ordinaire, au moyen
die timbres-poste que l'expéditeuir collera
sur l'enveloppe du colis.
Un colis destiné à être assuré ne doit
pas être jeté dans une boîte aux lettres.
Le mot " Assuré " doit être écrit sur
renvelojtpe avec mention du droit d'as-
surance payé par l'envoyeur, ainsi qu'il
suit " Assuré — 10 cents, " et 11 doit
être remis au bureau de poste ou au cour-
rier rural. L'on doit obtenir un certificat
du dépôt au bureau de poste ou de la
remise au couj^ler ruraJ donnant reçu
du droit d'assurance qui a été payé.
L'obligation d'empaqueter convenable-
menit un colis qui doit être assuré in-
combe a l'expéditeur, l'administration
des postes n'assumant aucune responsa-
bilité dans le cas de perte résultant de
défectuosités qui n'auraient pas été re-
marquées au moment du dépôt à la poste.
Une Indemnité sera payée au destina-
taire, on, a la demande du destinataire,
a l'expéditeur, pourvu qu'une rf'Clama-
tion ait été faite au Départeiment avant
l'exipiration d'une aanée à partir de la
date du dépôt a la poste et sur riécep-
tion de déclarations assermentées faite^'
par les personnes intéressées établissant:
(a) Que, au meilleur de leur conuais-
sajice et de leur opinion, le colis assuré
a été perdu, ou que le contenu a édé en-
dommagé, au couira de la transmission
par la poste.
(b) La valeur du contenu du colis ou le
montamt des dommages éprooivés.
(c) Quel est le propriétaire du colis.
Il doit être évident que la perte ou le
dommage n'est pas dû, en tout ou eu
partie, à la faute de l'expéditeur, par
exemple, à cause d'empaquetage Insuf-
fisant, de flceGage défectueux, de -perte
de l'étiquette, etc. L'indemnité à payer
n'excédera pas la valeur du contenu du
colis perdu, ou le montamt des dommages
Aproaré*. Le Département m ré6«rr* le
droit de remplacer le contenu d'un codis
au lieu de payer une Indemnité pécu-
niaire.
Dans le cas de dommages, il faut,
dans le but d'Instituer une enquête,
conserver le colis, autant que possible,
dans le même état dans lequel 11 a été
livré. Si l'on se plaint que le contenu
d'un colis a étô perdu ou enlevé, il faut
fproduire l'enveloppe.
L'Indemnité, dans le cas de dommages
survenus à des articles fragiles, ne sera
payée seulement que dans le cas où le
colis porterait d'une manière très lisible
l'Inscription suivante " Fragile — avec
soin. "
Les colis contenant des œufs, du pois-
son, de la viande, des fruits, des lé-
gumes, des verres, de la vaisselle, de»
gi'aisses, des semi-Jdquides, des liquides,
ou tous autres objets d'une narture excep-
tionnellement fragile ne peuvent être
lassnjrês.
11 ne sera pas accordé d'indemnité dans
le cas de perte de pièces de monnaie ou
de billets de banque.
L'indemnité sei-a refusée dans le cas de
préjudices ou de dommages éprouvés In-
directement, et comme conséquence de la
perte, du retard dans la transmission,
de la non distribution ou de la distribu-
tion erronée de tout article envoyé pai-
colis postai.
Il ne sera pas accordé d'indemnité
dans le cas d'un colis pour lequel l'on
n'aura pas payé le droit d'assoirance.
L'on refusera de payer une Indemnité
pour perte ou dommages dans tous les
cas où un voiturier ordinaire pourrait
réclamer exemption de responsabilité lé-
gaile.
Un colis assuré qui n'aura pu être
distribué en Canada sera envoyé au bn-
l'eau succursale des rebuts.
Les Colis Postaux ne doivent pas être
recommandés,
5. — Les colis doivent être emballés
de manière a ce que le contenu puisse
être facilement examiné.
6. — Il serait bon que l'adresse de
l'expétllteur fût indiquée soit a l'inté-
rieur du colis soit sur l'enveloppe. Dette
adresse doit être complètement séparée
de l'adresse du colis.
7. — Lorsque les colis sont réexpédiés,
ils si> it suj'-t^ à un nouvel affranchis-
sèment égal à l' affranchissement qui au
rait dû être payé s'ils avaient été dé-
ixisés a la poste en premier lieu au
bureau de ré-expédltion poaiT envoi a la
nouvelle adresse ; excepté dans les cas où
la première et la seconde adresse se trou-
vent toutes les deux dans le ressort du
même bureau de poète.
147
Tarif €t réglementa d&i Postes — (Suliej.
8. — Le aiaxlmum de poids d'un colia
postaJ est fixé à onze livres, et celui de
la dlmeiisian â trente pouces de longueur,
par un pied de largeur ou d '«épaisseur ;
mala l'on acceptera des colla ayant trois
pieds et six pouces de lougueur pourvu
que la longueur et l'épaisseur réunies
n'excèdent pas six pieds. Par exemple,
uu coUs ayant trois pieds et six pouces
de longueur peut mesurer deux pieds et
six pouces de cii-conférence, dans la par-
tie la plus épaisse ; un colis qui est court
peut être plus épais, ainsi un colis dont
la longueur n'excède pas trois pieds peut
avoir trois pieds de circonférence.
9. — Lorsque cela est possible, les co-
lis postaux doivent être espédiéti dans
des enveloppes ouvertes aux deux bouts,
et de manière à ce qu'Us puissent être
facilement examinés. La farine, les mé-
dicaments et autres articles semblables
qui ne peuvent être envoyés dams des en-
veloppes de ce genre — mais ces articles
seulement — peuvent être renfermés dans
des boites ou dans des sacs de toile ou
d'autre matériel solide, et ces boites ou
ces sacs doivent être fermés de manière
à ce qu'on puisse les ouvrir facilement
afin de permettre aux employés des postés
de s'assurer rapidement de la nature du
ocntenu. Si l'on emploie des sacs ou des
enveloppes en papier pour expédier de la
farine ou quelque chose de semblable, Ils
doivent être de qualité et de force supé-
rieures afin de résister au frottement et
à la pression dans les sacs de dépêches
et d'emp*cher la perte du contenu.
10. — Ti>ut artidle destiné à l'usage
ou à la consommation, transmissiWe par
la poste, contenu dans la boîte originelle,
n'ayant pas été ouverte, et ayant une
étiquette descriptive convenable peut être
expédié par colis postal, quoique la boîte
en fei--blanc, ou autre, dans laquelle il
est renfermé ne puisse être ouverte an
cours de la transmission par la poste, s'il
est déposé à la poste par des personnes
connues comme manufacturaut ou vendant
l'article eu question et qui garantissent
que le contenu est tel que décrit sur
l'étiquette.
11. — Un colis peut contenir des fac-
tures et des comptes, pourvu qu'ils se
rapportent exclusivement à son contenu ;
11 est aussi permis d'y reafej-mer une
carte ou un morceau de papier Indiquant
brièvement la maTiière de reconnaître
r article ou les articles content» dans le
colis. L'on doit avoir bien soin de ne
pas abuser de ce privilège en convertis-
sant «n correspondance ces notes ou ces
marques qui sont destinées seulement à
faiclUter les affaires entre l'expéditeur
et le destinataire. Un colis contenant
UM lettre, on aucune écriture destinée
A servir de lettre, dans la seoa ordln*lre
Uu mot, sera passible du tarif des
lettres.
12. — Lorsque plusieurs objets sont
renfermés dans uu colis, il n'y a pas
d'objection à ce que chacun porte un
nimiéro distluctif de manière à permettre
à l'expéditeur de donner par lettre (en-
voyée séparément et dûment affranchie)
les renseignements au sujet des différents
objets que le paquet contient.
13. — Dne personne qui désire déposer
un grand nombre de colis à la poste,
soit un jour spécial, ou à des intervalles
réguliers ou irréguliers, faciliterait le
travail d'expédition, si elle avertissait
d'avance le bureau auquel ils seront dé-
posés du nombre des colis, de la moy-
eune du poids, et des dates et de l'heure
auxquelles elle se propose de les expédier.
Elle aiderait également au travail du
bureau de poste, eu envoyant les colis
à la poste en certaines quantités, et en
commençant d'aussi bonne heure que
possible dans la journée.
14. — Les colis so<nt sujets aux règle-
ments généraux prohibitifs excluant du
transport par la poste tout ce qui peut
détruire, altérer ou endommager le con-
tenu des sacs de dépêches ou blesser
quelque employé ou serviteur des postes;
aussi bien que tous objets d'un caractère
obscène ou immoral.
15. — Les liquides et substT:;?38 hui-
leuses et graisseuses eripaquetés i.''après
les règlements suivants ne sont pa-s ex-
clus. Lorsqu'ils sont contenus dan-; les
bouteilles ou fioles en verre, ces bou-
teilles ou fioles doivent être assrz fortes
pour supporter les secousses dn manie-
ment dans les malles et elles doivent
être renfermées dans des cylindres ou
tubes en bols, en carton épais ou en
papier mAché ayant au moins trois
seizièmes de pouce d'épalseeur dans la
partie la plus mince et assez forts pour
supporter le poids des malles empilées
dans les sacs et résister à un rude ma-
niement ; en outre il derra être placé
entre les parois du tube en bols et la
bouteille un coussin de coton, on «le ma-
tière spongieuse en quantité suffisante
pour absorber le liquide, etc., dans le
cas de bris de la bouteille : le cylindre
ou tube devra être imperméable ft ton»
les liquides y compris les huiles et être
clos au moyen d'un couvercle à vis, en
bols ou en métal, fermant hermétique-
ment et garni d'un coussinet en caout-
chouc ou autre matière, ajusté de ma-
nière à rendre le cylindre ou tube par-
faitement étanche, afin d'empêcher l'écou-
lement du contenu dans le cas de rup-
ture du verre. Lorsqu'ils sont contenus
dans un cylindre en fer-blanc ou dans une
tiotte ou tube eu métal, ce cyliadxe, o«tt«
148
Tarif et règlements des Postes — (Suite).
boite ou ce tube doit avoir un couvercle
A vis muni à l'intérieur d'un coussinet
de caoutchouc ou de lidge, de manière
a le pen<lTe êtanche, et 11 doit être sol-
Bueusement renfermé dans un étui en
bois ou en papier milcbé (ouvert à un
des bouts seulement) et qui ne sera ni
moins épais ni moins fort que celui dé-
crit ci-dessus. Les manufacturiers ou
commerçants ayant l'intention de trans-
mettre des objets semblal»le.s par colis
postal, ou comme échantillons, en quan-
tités considérables, devraient soumettre
un échantillon de paquet faisant voir
leur mode d' empaquetage au maître de
poste du bureau expéditeur qui s'assurera
si les conditions de cet article sont sol-
g-neusement observées.
16. — Les spécimens de tissus ma-
lades, soigneusement empaquetés dans
des doubles boites en fer-blanc spéciale-
ment fabriquées, c-mballés solidement
dans de la matière absorbante, les boi-
tes ayant un couvert à vis s'adaptaut
parfaitement, peuvent être envoyés par
la poste d'après le tarif des colis pos-
taux lorsqu'ils sont adressas à des con-
seils d'hygiène provinciaux ou à des la-
boratoires publics.
17. — Les objets suivants en verre,
eaTolr : lorgnons, lunettes, et curseurs
de microscopes peuvent aussi être envoyés
comme colis, s'ils sont empaquetés de
manière à pouvoir être examinés rapide-
ment et facilement et à ne pas blesser
les personnes entre le« mains desquelles
ils passent.
18. — Les coUs postaux contenant quel-
que chose d'une nature fragile doivent
porter l'Indication " Fragile — avec soin "
— et les colis contenant des objets sn-
jetis a détérioration tels que le poisson,
les fruits, la viande, etc., doivent être
marqués " sujet à dêtérlaration. " Les
colis envoyés par la poste doivent dans
tous les cas être solidement et fortement
empaquetés, de manière à empêcher que
le contenu se perde ou se détériore, ou
que les dépêches soient endommagées.
Le Département dé>!lre coopérer avec le
public, afin de porter une attention spé-
ciale â. la question importante de l'em-
paquetage particulièrement en ce qui a
trait aux colis contenant des objets d'une
nature fragile ou sujets a détérioration
cru qui pourraient détruire ou endomma-
ger les autres objets contenus dans les
sacs dans lesquels Ils sont expédiés. Afin
de prendre toutes les précautions né-
cessaires a ce sujet l'on conseille aux
personnes qui désirent transmettre' des
articles par la poste aux colis de con-
sulter le maître de poste au sujet de la
manière d'empaqueter, dans tous les ca>
149
Comme la transmission saine et sauve
des œufs est une question qui présente
quelque difficulté l'on recommande aux
expéditeurs de les empaqueter de la ma-
nière suivante : Prenez une boite en bols,
ou en papier mSché ou en tout autre
matériel solide, ayant un couvercle blés
ajusté et fermant hermétiquement; enve-
loppez chaque œuf séparément dans un
morceau de journal ou de papier pour le
garantir, placez les oeufs sur le bout, et
remplissez les vides qui se trooivent dans
la boite au moyen de journaux, de papier,
etc., de manière a empêcher les œufs de
frapper l'un contre l'autre ou contre les
côtés, le haut ou le fond de la botte.
Ecrivez sur le colis le mot " Œufs, "
d'une manière bien visible.
Les marchandises qui seraient sujettes
à se corrompre durant l'espace de temps
nécessaire au transport et à la distribu-
tion ne doivent pas être envoyées par
colis postal.
19. — Les maîtres de poste doivent
exercer la plus grande vigilance possible
afin de s'assurer que tous les colis ac-
ceptés pour transmission par la poste
aux colis soient conformes en tous points
aux conditions Imposées pai- ces règle-
ments. Ceci s'applique avoc plus de
force aux colis contenant des mai'chan-
dlses pouvant se détériorer ou des objet»
fragiles.
20. — L'on fait droit aux demandes de
renvoi direct des colis postaux adressés
à quelqu'endroit eu Canada, et ceux qui
portent l'adresse de l'envoyeur peuvent
également être renvoyés directement
après un délai de gairde de quinze Jours.
Les colis postaux qui sont ainsi retournés
sont sujets a un second nCfranchissement
égal a l'affranchissement payé poux l'en-
voi. Le montant de cet affranchissement
doit être Indiqué par le bureau qui ren-
voie le colis, et 11 doit être perçu de
l'expéditeur avant que le bureau auquel
Il a été retourné en effectue la remise.
Le maItTe de poste collera sur le cOlls
des timbres d'Insuffisance d'affranchisse-
ment (Postage due Stamps) pour le mon-
tant perçu et 11 les oblitérera.
21. — Lorsqu'un colis aura été remis
au destinataire, II ne pourra être retourné
a l'expéditeur A MOINS QUE LA PER-
SONNE QUI LE RENVOIE NE PAIE
L'AFFRANCHISSEMENT NBCESSAIRK
POUR LE RETOUR.
22. — Le Mlnlstire des Postes se ré-
serve le droit de refuser d'accepter pour
transmission par la poste, du grain ou de
tous autres articles expédiés en quan-
tités excessives et qui i)ourraIent nuire
au transport des objets de la première
classe, ou tous autres articles, tels que
ceux énuméi'és au pariisraplir 1.
Tarif ©t règlements des Postes — (Suite).
COLIS POSTAUX
TARIF D'AFFRANCHISSEMENT DES COLIS MIS A LA POSTE DANS
LA PROVINCE DE QUEBEC
Adresse a
lliv.
2 1iv.
3 1iv.
4 1iv.
5 1iv.
6 1iv.
7 liv.
8 liv.
9 liv.
10 liv.
11 liv.
Tont bureau de poste dans
un rayon de 2U milles'' y
compris le bureau d'ori-
gine
$0.05
$0.06
S0.07
$0.08
$0.10
$0.12
$0.14
$0.16
$0.18
$020
$ 0.22
Tout bureau de poste au-
delà de 20 milles, mais
dans la Prov. de (Québec.
.10
.14
.18
.22
.26
.30
.34
.38
A'i
.46
.60
Tout bureau de poste dans
rOntarioou dans les pro-
vinces Marilimes
.10
.Ifi
.22
.28
..34
.40
.46
.52
.58
.64
.70
Tout bureau de poste dans
le Manitoba
.12
.20
.28
.m
.44
.52
.00
.68
.V6
.84
.92
Tout bureau de poste dans
la Saskatcbewan
.12
.24
M
.44
.54
.64
.74
.84
.94
1.04
1.14
Tout bureau de poste dans
l'AIberta ou dans la Co-
lombie-Britannique
.12
.24
.36
.48
.60
.72
.84
.96
1.08
1.20
1.32
L'affranchissement maximum sur tout colis ne devra pas excéder 1 cent par
once.
° Ce tarif s'applique aussi lorsque la distance de 20 milles se prolonge dans
une province voisine.
CE QU'UN POISSON PERD DE SON POIDS APRES ETRE SORTI
DE L'EAU.
Le tableau suivant indique com-
bien un poisson sorti de l'eau perd de
son poids.
Ces chiffres doivent être pris com-
me approximativement exacts, car le
poisson gras se resserre plus vite que
le poisson maigre et aussi en raison
des autres conditions dans lesquelles
le poisson peut avoir été tenu avant
qu'il soit pesé.
Juste pris.
Mort depuis
6 heures.
Mort depuis
12 heures.
1 liv. .. .;
isu
onces. .
15 oncea
4 " .. .:
.... 1 liv.
14^!
1 liv. 14 "
3 " .. ..
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13^4
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10%
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9 " .. ..
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9 y*
8 '
7 "
10 " .. ..
.. ..9 "
8%
9 '
6 "
11 " .. ..
.. ..10 "
7%
10 •
5 "
12 " .. ..
.. ..11 "
7
11 '
4 "
13 " .. ..
.. ..12 "
6 y*
12 •
3 "
14 " .. ..
.. ..13 "
5%
.. .. ..13 '
2 "
15 " .. ..
.. ..14 "
4%
14 '
1 "
16 " .. ..
.. ..15 "
4
15 *
17 " .. ..
.. ..16 "
3%
15 '
' 15 "
18 " .. ..
.. ..17 "
2%
16 •
' 14 "
19 " .. ..
.. ..18 "
1%
17 •
• 13 "
20 " .. ..
.. ..19 "
18 •
• 12 "
30 " .. ..
.. ..28 "
9y2
28 •
•> ••
40 " .. ..
.. ..38 "
2
?,7 •
8 "
60 '• .. ..
.. ..47 "
10%
46 '
' 14 '•
1.50
LOI DE PECHE DE QUEBEC
TEMPS PENDANT LEQUEL LA
PECHE EST PERMISE.
Satjmon. — Mai 1 à juillet 31 ; pê-
che à la mouche. — Mai 1 à septem-
bre 15.
Truite de mer. — Décembre 2 à
octobre 14.
OtTANANiCHE. — Décembre 1 à sep-
tembre 30.
Truite mouchetée (sal. fontina-
lis). — Mal 1 à septembre 30.
La pêche à travers la glace est
prohibée.
Truite grise (lunge) touladi {îake
trout). — Décembre 2 à octobre 14.
AcHiGAN (bar non compris). —
Juin 16 à mal 1.
L'Anguille peut être prise dans
des nasses et dans des écluses, mais
ne peut l'être de manière à l'empê-
cher entièrement d'arriver â. d'autres
nasses.
L'anguille ne peut être prise au
dard ou au flambeau, pendant les
mois d'octobre et de novembre, dans
les eaux fréquentées par le saumon
et la truite.
Les mailles d'une nasse, piège ou
autre engin pour pêcher l'anguille,
auront au moins un pouce et un hui-
tième mesuré dans la barre.
Il est défendu de prendre de l'an-
guille ayant moins de trente pouces
de longueur, et toute anguille ainsi
prise sera libérée vivante.
Doré. — Mai 16 à avril 14. —
(15 pouces).
Eperlan. — Juillet 1 à mars 31.
Poisson blanc. — Décembre 2 à
novembre 9.
Maskinongê. — Juin 16 à avril
Esturgeon.
Juillet 1 à mal 31.
TARIF DES LICENCES POUR NON
RESIDENTS.
Pour la pêche au saumon.. ..$25.00
Membres des clubs non rési-
dents 25.00
Pour toute autre espèce de
poisson 10.00
Les membres de clubs 5.00
Les invités de clubs et les mem-
bres honoraires devront payer le taux
ordinaire de la licence.
Pour obtenir les licences de pêche,
il faut s'adresser au Département de
la Colonisation, des Mines et des Pê-
cheries à Québec, ou à ses agents, ins-
pecteurs et officiers, aussi aux secré-
taires des différents clubs autorisés à
délivrer les licences aux membres et
aux invités de leur club respectif.
Art. 1402&. — Toute personne ou
toutes personnes sans aucun permis,
ayant en sa possession un engin de
pêche ou de chasse prohibé par la loi,
sera présumée violer la loi, et la dite
présomption sera suffisante pour éta-
blir que la dite i>ersonne ainsi trou-
vée, a péché ou chassé illégalement,
et il incombera à cette personne de
démontrer qu'elle possédait cet engin
sans aucun objet illégal.
Art. 1394ao. — Quiconque fait usa-
ge de dynamite ou autres explosifs
pour la pêche des poissons visés par
cette loi, est passible d'un emprison-
nsment de douze mois.
EXPORTATION DE CERTAINES
ESPECES DE TRUITES.
Personne ne recevra, n'expédiera,
ne transportera ni n'aura en sa pos-
session, dans le but de l'expédier ou
de la transporter hors du Canada, au-
cune truite mouchetée, truite de ri-
vière ou de mer, prise ou capturée dans
les provinces d'Ontario, de Québec,
du Nouveau-Brunswick, de la Nou-
velle-Ecosse et de l'Ile du Prince-
Edouard ; pourvu : —
(a) que toute personne pourra ain-
si expédier la truite capturée par elle
pour le sport jusqu'à vingt-cinq livres
pesant, si l'envoi est accompagné d'un
certificat à cet effet, soit de l'officier
local des pêcheries dans le district
duquel le poisson a été capturé, soit
de l'agent local de la station adja-
cente à la localité où le poisson a été
capturé, ou est accompagné d'une
copie de la licence ou du permis offi-
ciel délivré à la personne faisant
l'envoi ;
(b) qu'aucun paquet de cette truite
n'excédera vingt-cinq livres pesant,
ni que personne n'aura la permission
d'expédier plus qu'un paquet durant
la saison.
151
Loi de Chasse et de Pêche — (Suite).
LOI DE CHASSE DE QUEBEC
La province de Québec est divisée
en deux zones appelées respectivement
Zone No 1 et Zone No 2.
La Zone No 1 comprend toute la
province, moins cette partie des com-
tés de Chicoutimi et de Saguenay, à
l'est et au nord de la rivière Sague-
nay.
La Zone No 2 comprend cette par-
tie des comtés de Chicoutimi et de
Saguenay, à Test et au nord de la ri-
vière Saguenay.
DES PROHIBITIONS DANS LA
ZONE No 1
1° ORIGNAL^ CHEVREUIL ET CARIBOU.
" 2310. Prohibition de chasser ;
Il est défendu :
1. Le chevreuil et l'orignal ;
De chasser, tuer ou prendre le che-
vreuil et l'orignal, entre le premier
jour de janvier et le premier jour de
septembre de chaque année ; sauf
dans les comtés d'Ottawa, de Labelle,
de Témiscamingue et de Pontiac, où
il est défendu de les chasser, tuer ou
prendre entre le premier décembre
d'une année et le premier octobre de
l'année suivante ;
2. Le Caribou ; De chasser, tuer ou
prendre le caribou, entre le premier
jour de février et le premier jour de
septembre de chaque année ;
3. Chiens pour chasser l'ori-
gnal, etc. Exceptions; De se servir
de chiens pour chasser, tuer ou pren-
dre l'orignal, le caribou ou le che-
vreuil ; mais 11 «st permis de chas-
ser, tuer ou prendre ainsi le chevreuil
(red deer) depuis le vingt octobre
jusqu'au premier novembre de chaque
année ;
4. Ravages, etc. ; De chasser, tuer
ou prendre l'orignal ou le chevreuil
dans les ravages d'hiver (yarding)
de ces animaux ou en profitant de la
croûte de la neige (crusting) ;
Faons ; De chasser, tuer ou pren-
dre, en quelque temps que ce soit, des
faons ou broquarts, c'est-à-dire les
petits, jusqu'à l'âge d'un an, des ani-
maux mentionnés dans les paragra-
phes 1 et 2 de cet article ;
6. Femelle de l'orignal ; De
chasser, tuer ou prendre, en quelque
temps que ce soit, la femelle de l'ori-
gnal. (S. R. Q., 1396; 62 V., ch. 24,
art. 1.
" 2311. Transport de l'orignal,
etc., prohibé. Il est défendu aux com-
pagnie'^ de chemin de fer, de bateaux
152
à vapeur et autres, ainsi qu'aux rou-
liers publics, de transporter ou d'a-
voir en leur possession l'orignal, le
caribou, le chevreuil, en tout ou en
partie, ou la chair, la tête et la peau
verte d'aucun de ces animaux à moins
qu'il n'y soit attaché un coupon
(tag) émis par le département de la
Colonisation, des Mines et des Pêche-
ries, autorisant ce transport.'"
2. ID. après les 15 premiers jours
de la prohibition. " Il est défendu
aux compagnies de chemin de fer, de
bateaux à vapeur et autres, ainsi
qu'aux rouliers publics, après les
quinze premiers jours de la date de
prohibition, de transporter l'orignal,
le caribou, le chevreuil, la chair ou
la tête, en tout ou en partie, ou la
peau verte d"aucun de ces animaux."
3. Exception, si l'orignal, etc., été
pris dans une autre province. Les
deux paragraphes précédents ne s'ap-
pliquent pas au transport de l'ori-
gnal, du caribou et du chevreuil ou
de la chair, en tout ou en partie, ou
de la tête et de la peau verte d'aucun
de ces animaux, s'il y est attaché un
affldavit attestant qu'ils ont été tués
ou pris dans une autre province de la
puissance du Canada, en conformité
des lois de cette province ou dans un
des Etats-Unis d'Amérique.
4. Paquet, etc., confectionné de ma-
nière à indiquer le contenu. Tout
sac, paquet ou coffre, toute boîte ou
valise ou tout autre réceptacle ser-
vant à transporter le gibier doivent
être confectionnés de mnnlère à faire
voir leur contenu et la description de
leur contenu. Les nom et adresse du
propriétaire y doivent être indiqués
sur une étiquette à cet effet.
5. Pénalité. Toute compagnie de
chemin de fer, de bateaux à vapeur
ou autre personne, favorisant de quel-
que manière que ce soit, la contra-
vention à cet article, est passible
d'une amende de dix piastres au
moins et de vingt-cinq piastres au
plus pour chaque infraction et les
dépens.
6. Permis de transport peut être
accordé par le ministre. Néanmoins,
il est loisible au ministre de la Colo-
nisation, des Mines et -des Pêcheries
d'accorder, en tout temps, des permis
de transport lorsqu'il a été prouvé, à
sa satisfaction, que l'orignal, le cari-
bou et le chevreuil ou partie d'iceux,
que Ton désire transporter, ont été
pris ou tués dans un temps où la
chasse en est permise et d'une ma-
nière légale.
Loi de Chasse et de Pêche — (Suite).
7. Honoraires dfis 'permis. Pour
tout permis, ou coupons, mentlonaés
dans cet article, il peut être exigé un
honoraire dont le ministre fixe le
montant, suivant les circonstances,
mais qui ne doit pas excéder cinq
piastres. (6 Ed. VII, ch. 19, art. 1).
" 2312. Nombre des animaux qui
peuvent être tués. — Permis autori-
sant d'en tuer titi plus grand nombre.
— Proviso. Nul ne peut chassor,
tuer ou prendre vivants pendant une
saison de chasse, plus d'un orignal,
deux chevreuils et deux caribous.
Le ministre peut néanmoins, s'il le
juge à propos, accorder à toute per-
sonne domiciliée dans la province,
sur paiement d'un honoraire de cinq
piastres, un permis l'autorisant à
chasser, tuer ou prendre vivants au
plus trois caribous et trois chevreuils
additionnels.
Toutefois, 'le ministre peut dispen-
ser du paiement de l'honoraire ci-
dessus tout colon de bonne foi ou tout
sauvage, dont la pauvreté lui est dé-
montrée d'une manière satisfaisante,
et qui a besoin de oe gibier comme
un moyen de subsistance pour lui-
même et pour sa famille. (S. R. Q.,
1398 ; 62 V., ch. 24, art. 1 ; 1 Ed.
VIT, ch. 8, art. 15 ; 1 Ed. VII, ch. 12,
art. 1).
2° CASTOR, VISON, LOUTRE, MAR-
TRE, PEKAN, LIEVRE, OURS,
RAT MUSQUE, ETC.
" 2313. Défense de chasser :
Il est défendu de chasser, tuer ou
prendre :
1. Le Castok ; Le castor, en tout
temps, après le 1er avril Jusqu'au 1er
novembre 1917, ponr la zone No 1,
et après cette date, entre le premier
jour d'avril et le premier jour de no-
vembre de chaque année. (6 Ed.
VII, ch. 19, art. 2).
2. Le Vison, etc. ; Le visoji, la
loutre, la martre, le pékan, le renard
et le chat sauvage, entre le premier
jour d'avril et le premier jour de no-
vembre de chaque année.
3. Le Lièvre, etc. ; Le lièvre, en-
tre le premier jour de février et le
quinzième jour doctobre de chaque
année, et l'ours entre le premier jour
de juillet et le vingtième jour d'août
de chaque année. (6 Ed. VII, ch. 19,
art. 2).
4. Le Rat musqué ; Le rat mus-
qué en aucun temps de l'année, ex-
cepté dans le mois d'avril. (6 Ed.
VII, ch. 19. art. 2),
5. Rapport aie ministre par person-
ne taisant le commerce de fourrures;
" Toute compagnie, société ou per-
sonne faisant le commerce de fourru-
res qui, en vertu de quelqu'une des
dispositions de cette loi, a chassé ou
fait chasser les animaux à fourrures
ou une espèce quelconque des ani-
maux à fourrures mentionnés dans
cet article est tenue de faire rapport
dans les quinze premiers jours du
mois de mai de chaque année, au mi-
nistre de la Colonisation, des Mines
et des Pêcheries, de la quantité et de
l'espèce de ces animaux qu'elle a tués
ou achetés, ou mis sur le marché
dans la province de Québec." (6
Ed. VII, ch. 19, art. 2).
3° BECASSE,, BECASSINE, PER-
DRIX, CANARD SAUVAGE, MA-
CREUSE, SARCELLE, ETC.
" 2314. Défense de chasser :
Il est défendu :
1. De chasser, tuer ou prendre :
(o) Les bécasses, les bécassines, les
pluviers, les courlis, les chevaliers et
les maubèches, entre le premier jour
de février et le premier jour de sep-
tembre de chaque année ; les perdrix
grises et de savane, entre le quinziè-
me jour de décembre et le premier
jour de septembre de l'année suivan-
te, et les perdrix blanches iptarmi-
gan), entre le premier jour de février
et le premier jour de novembre de
chaque année ;
(6) La macreuse, etc.; "Les ma-
creuses, les sarcelles ou les canards
sauvages d'aucune espèce, excepté les
harles (bec-scies), les huards et les
goélands, entre le premier jour de
mars d'une année et le premier jour
de septembre de la même année." (6
Ed. VII, ch. 19, art. 3).
(c) Défense de chasser pendant
certaines heures. En tout temps de
l'année, une heure après le coucher
du soleil et une heure avant son le-
ver, d'aucune manière la bécasse, la
bécassine, la perdrix ou les macreu-
ses, sarcelles ou canards sauvages,
d'aucune espèce ; et durant ces heures
prohibées, il est également défendu de
garder ou d'exposer, sous aucun pré-
texte, des leurres ou appelants, soit
près d'une cache, d'une embarcation
ou du rivage ;
2. Enlèvement des oeufs. — Droit
de chasser pour la nourriture dans
ceHaines parties de la province. —
" De déranger, endommager, cueillir
ou enlever en tout temps, les œufs
d'aucune espèce de gibier à plume.
Les vaisseaux ou chaloupes employés
à déranger, cueillir ou enlever les
œufs d'aucune espèce des dits ani-
maux, peuvent, ainsi que les œufs,
être confisqués et vendus.
153
Loi de Chasse et de POche — (Suite).
Néamuoins, les habitants de cette
partie de la proviuoe comprise dans
la zone No 2, telle que définie par
cette loi, et ceux du comté de Gaspé,
peuvent pour leur nourriture seule-
ment, y chasser, tuer ou prendre les
oiseaux mentionnés dans le paragra-
phe b du présent article en tout temps
de l'année — sauf entre le premier
juin et le premier août." (6 Ed. "VII,
ch. 19, art. 3).
" 2315. Achat et vente de perdrix
prohibés. — Expressions " vente " et
" achat " définies. — Fardeau de la
preuve en certains cas — Pénalité.
" Il est défendu d'acheter ou de
vendre, d'exposer en vente ou d'avoir
en sa possession, avec l'intention de
la vendre, aucune perdrix grise ou
de savane et aucune bécasse avant le
premier jour d'octobre 1917.
Toute livraison de telle perdrix ou
de telle bécasse faite autrement qu'à
titre purement gratuit constitue une
vente, et toute acceptation de telle
perdrix ou de telle bécasse autrement
qu'à titre purement gratuit constitue
un achat dans le sens de cette dispo-
sition.
Si une telle perdrix ou une telle
bécasse est trouvée en la possession
d'un commerçant ou d'une personne
vendant ou ayant en sa possession
pour des fins de vente des denrées ou
des produits, la preuve que ce com-
mergaut ou cette personne n'a pas
cette perdrix ou cette bécasse en sa
possession avec l'inention de la ven-
dre, est à la charge du commerçant
ou de la perionne qui l'a en sa pos-
session.
Toute contravention aux disposi-
tions du présent article rend celui qui
en est trouvé coupable passible pour
une première infraction d'une amende
de $2.00 ou plus et de $1.00 au moins
et des dépens par chaque tête de
perdrix et de bécasse, selon le cas ;
pour une deuxième infraction, d'une
amende de $10.00 au plus et de $5.00
au moins par chaque tête ; pour une
troisième intraction et toute récidive,
de la même amende que pour la deux-
ième infraction, et d'un emprisonne-
ment de trente jours au moins et de
trois mois au plus, avec dépens dans
tous les cas. (6 Ed. Vil, ch . 19,
art. 4).
COUT DE LA LICENCE DE
CHASSE.
Les personnes non domiciliées dans
la Province de Québec, qui ne sont
membres d'aucun club dûment incor-
poré dans la Province $25.00
Les personnes non domiciliées dans
la Province, membres actifs de clubs
de chasse et de pêche légalement or-
ganisés- • $10.00
Le langage simplifié,
Il existe un pays où les sifflements
servent de langage. Les habitants de
plusieurs îles de l'archipel des Canaries
se servent volontiers de ce moyen peu
banal de converser, et même séparés
d'un ou deux milles, ils peuvent
ainsi facilement s'entendre et se com-
prendre. Les doigts arrangés de certaine
façon dans leur bouche modulent diffé-
rents sons dont chacun représente une
syllabe, et leur vocabulaire est assez va-
rié poux (ju'on soutienne une convei-sation
sur n'importe quel sujet et à grande dis-
tance aussi bien.
Maiman, dit Bob songeur à sa mère, la
nuit a un oellV
— Pourquoi donc, mon chéri, que veux-
tu dire?
— J'entends presque tous les matins
papa dire, c'est malheureux, je n'ai en-
core pu fermer l'œil de la nuit!
* * *
Sur un banc. Deux bohèmes causent.
— ^Tu as de bien mauvaises bottines,
dit l'un.
I/aubre, avec désinvolture:
— Les neuves sont usées
154
Une avenue de vinjt lieues.
Le Japon, patrie des arbres nains, pos-
sède aussi la plus longue avenue d'or-
hres qui soit au monde.
Entre les villes de Namada et de Nik-
ko s'étend, en droite ligne, et sur la co-
quette longueur de quatre-vingt-deux
milles, une superbe alliîe om-bragée de
rameaux touffus. Large de vingt quatre
pieds, cette avenue est plantée d'arbres
niagnitiques de la famille des cyprès,
dont le tronc ne mesure pas moins de
quinze pieds et le haut branchage deux
cents. Et c'est un admirable spectacle.
* * *
Paradoxes et vérités
Donnez de l'argent, n'eu prêtez jamais.
Donner ne fait que des Ingrats; prêter
fait des ennemis.
* • *
Réunion de suffragettes.
— Ce sont des feimines qui demandent il
être électrices
— C'est donc pour cela qu'il y a de
l"'électriicité" dans l'air!...
* * »
— Mais, enfin, pourquoi divorcez-vous?
— Nous ne pouvons pas encore nous eu-
tendre.
— î ? ?
— Mon mari est sourd!
COEPORATION DE MONTREAL
.M6dérlc Mai-tln est né à
Montréal en 1860. A
fait ses études au col-
lège de St-Eustache. An-
cien manufacturier de ci-
gai'es. Elu représentant
du quairtier Papineau, au
couseiil de ville en 1904,
réélu en lOOG, 1908 et
1912. Député au parle
meut fédérail depuis 1900."
Libéral. Elu maire de
Montréal le 6 avril
1914.
Son Honneur lo Maire de Montréal,
M. MBDERIC MARTIN.
LES COMMISSAIRES.
M. J. AINEY
M, Joseph Ainey est né à Montréal
le 24 nov. 1864. A étudié dans sa ville
natale et à Deschambault. S'est occupé
de la question ouvrière depuis 1885. A
été élu président de la fédération du
Travail eu 1897 et a rempli plusieurs au-
tre.s fonctions en rapport avec les in-
térêts ouvriers. Elu commissaire de la
ville de Montréal, en 1910, réélu en 1914.
M. N. HEBEtRT
M. Napoléon Hébert est né à Mont-
réal le 10 mars 1874. Etudia à
l'Ecoile Montcalm. Industriel et agent
d'immeubles. Ancien représentant du
quartier Duvernay au conseil de ville.
Elu commissaire de Montréal le 6
avril 1914.
COTE
M. Thomas Côté est né à Trois-Pis-
toles le 22 sept. 18B9. Fit ses études
au sêiminaire de Québec et à l'univer-
sité Lavail. S'est consacré au journa-
lisme et a occupé plusieurs postes im-
portants dans le service civil. Elu
commissaire de la ville de Montréal
en 1914.
1S5
M. D. McDONALD
M. Duncan McDonaild est né à St-
Thomas de Montmagny le 17 juin
1859. A fait ses études au collège de
Rimouski. Ancien gérant général de
la CooD'pag'nie des Tramways de Mont-
réal. Elu commissaire de la ville de
Montréal en 1914.
OOHPORATlOJM DE MON'fRÊiAL — à'uité
REPRESENTATION DES QUARTIERS
CHARGES D'ECHEVIN
Ahuntsic, Tréfilé Bastien.
Bordeaux, Gordien Ménard, Jr.
Centre, Joseph-Henri Loranger.
Côte-des-Neiges, Wilfrid-Henri Pauzé.
De Lorimier, Geo. Mayrand, M. P.P.
Duvemay, J.-Bte Saint-Pierre.
Emard, L/éon Dubois, M.D.
Est, Louis Au det- Lape in te, M. P.
Hochelaça, Alfred Chartrand.
Lafontaine, Eudora Dubeau.
Laurier, Nap. Turcot, M. P. P.
Longue-Pointe, Emery Lariviêre.
Mont-Royal, J.-Bte Rochon.
N.-D. de Grâces, D. Macdonald.
Ouest, William-S. Weldon.
Papineau, Julien Thérien.
Rosemont. Aldéric Lavergne.
Saint- André, Joseph Ward.
Sainte-Anne, Thomas O'Connell.
Sainte-Cunégonde, Narcisse bapointe.
Saint-Denis, Roméo Houle.
Saint-Oabriel, Joseph Elie.
Saint-George, Lesli^-H. Boyd.
Saint-Henri, O.-H. Letourneau, M.D.
Saint-Jacques, Napoléon Giroux.
Saint— Jean- B te, Georges Vandelac.
Saint-Joseph, William-J. Hushion.
Saint-Laurent, Louis Rubenstein.
Saint-Louis, Abraham Blumenthal.
Sainte-Marie, A.-Herm. Denis, M.D.
Saint-Paul, J.-Bte Barbeau.
COMMISSION DE LEGISLATION
Son Honneur le Maire.
MM. les échevins L.-A. Lapointe,
président; Giroux, Ménard, Loranger,
Mayrand, Boyd, Turcot.
COMMISSIONS SPECIALES.
Réceptions.
MM. les échevins Boyd, président;
Loranger, Dubeau, Rubenstein, Wel-
don, Bastien, Pauzé, L.-A. Lapointe,
Dubois, Vandelac, MacDonald, O'Con-
nell.
COMMISSION SPECIALE DE FER-
METURE DE BONNE HEURE
DES MAGASINS
En vertu d'une résolution adoptée
au Conseil le 7 juillet 1914.
MM. les échevins O'Connell, N. La-
pointe, Giroux, Bastien, Weldon et St-
Pierre.
BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE
MM. les échevins Dubeau, prési-
dent ; Loranger, Chartrand, Larivière,
Macdonald, Weldon, Houle, L.-A. La-
pointe, Therrien, N. Lapointe, O'Con-
nell, Mayrand, Vandelac, Turcot.
COMPAGNIE " MONTREAL WATBR
AND POWER."
MM. les échevins Turcot, président;
L.-A. Lapointe, N. Lapointe, Rochon,
Pauzé, Hushion, Houle, Lavergne,
Blumenthal, Chartrand, Barbeau, Lé-
tourneau, Bastien.
COMMISSION SPECIALE RE :
NOMS DE RUES.
MM. les échevins Larivière, Bas-
tien, Dubois, Macdonald, Houle, Tur-
cot, Chartrand, Barbeau, Mayrand,
Ménard, Denis et Hushion.
Cette Commission fut nommée par
le Conseil Municipal le 9 juillet der-
nier.
BUREAU DE SANTE.
Son Honneur le Maire.
MM. les échevins Létourneau, pré-
sident; Dubeau, Denis, Dubois, O'Con-
nell, Blumenthal, Turcot.
Dr S. Boucher, directeur du bu-
reau tminicipal d'hygiène.
• * •
" Monsieur, demande tin soldat Ivre, a
minuit, à un passaut, cette boule, là-
haut, est-ce la lune ou le soleil ?" —
" Je suis étranger, répondit celui-ci. Je
ne saurais vous le dire."
• • «
Examen de Géométrie.
" Voulez-vous m'expliquer ce que c'est
qu'un cercle ? — " C'est un endroit où
papa va se faire nettoyer tous lei »olrs."
— Et vous n'avez pas renvoyé votre
chauffeur ?
— • Je ne pouvais pa.^. Je venais de lui
commander un costume neuf.
L'Instituteur : " L'un de vous pour-
rait-il me citer un exemple de ce qu'on
appelle une ffrand plaie ?
L'Elève : " Les leçona."
156
TARIF DES VOITURES DE LOUAGE
De la Cité de Montréal
Règlement adopté le 2 juin 1913.
VOITURES A UN CHEVAL | VOITURES A DEUX CHEVAUX
Temps alloué — Un quart d'heure
Pour 1 ou 2 personnes.
Pour 3 ou 4 personnes.
50 cts
75 cts
Temps alloué — Utie demi-heure.
Pour 1 ou 2 personnes.
Pour 3 ou 4 personnes.
75 ots
$1.00
Temps alloué — Trois quai-ts
d'heure.
Pour 1 ou 2 personnes.
Pour 3 ou 4 personnes.
$1.00
$1.25
ti f A l'heure.
S 1
f3 '. Pour 1 ou 2 personnes .
-^ Pour 3 ou 4 personnes .
$1.25
$1.50
BAGAGE.
Pour toute malle portée sur l'une
des voitures susdites — 25 ots.
Nulle charge pour les sacs de voya-
ge, valises, boîtes ou paquets suscep-
tibles d'être portés à la main. ;
a. Les fractions d'heure, pour les !
courses au delà d'une heure, seront i
payées au pro rata des charges ci- '
haut établies. Le tarif ci-dessus s'ap- |
plique à toute course dans les limites {
de la Cité de Montréal, quand même j
il faudrait traverser une municipalité j
voisine pour se rendre à destination. I
b. Pour les courses entre minuit et
quatre heures du matin, il sera payé '
r
Temps alloué — Un quart d'heure.
Pour 1 ou 2 personnes.
Pour 3 ou 4 personnes.
75 cts
$1 . 00
Temps alloué — Une demi-heure.
^ Pour 1 ou 2 personnes. . $1.00
< o Pour 3 ou 4 personnes.. $1.25
o
^ Temps alloué — Trois quarts
d'heure.
Pour 1 ou 2 personnes.. $1.50
Pour 3 ou 4 personnes.. $1.75
A l'heure
^ Pour 1 ou 2 personnes.. $1.75
~ Pour 3 ou 4 personnes.. $2.00
cinquante pour cent en sus des char-
ges ci-dessus.
c. Les charges ci-dessus s'appli-
quent aussi à toute course en dehors
des limites de la cité, pourvu que
l'engagement soit fait en dedans de
telles limites.
d. Ne sont pas inclus dans le mot
" personnes " dans le dit cahier, et
sont exempts de charge, les enfants
au-dessous de cinq ans portés sur les
genoux de leurs parents ou gardiens.
e. Le mot " course " partout où 11
«e rencontre dans le cahier doit être
interprété comme admettant les arrêts
(.■stoppages), dans la limite du temps
fixé pour telle course.
La plante la plus longue.
Ce serait une plante marine, qu'on
rencontre en si grande abondance dans
certains parages des mers du Sud,
qu'elle y rend la navigation Impossible.
Elle atteint, souvent, une longueur de
300 pieds, a la grosseur d'un cable à la
tige et se nomme " Nerescytls." Les
iiabitants s'en servent eu guise de cordes
et l'emploient pour les constructions. I
Elle détient le record de la longueur.
• * •
James Rousseau avait des mots char- j
mants. Il écrivit un jour dans les tri-
bunaux ; le condamné à mort, Noirot
faisait mine de feuilleter la Bible, quand 1
le vénérable abbé entra dans son cachot ; '
" Quel passage cherchez-vous ? lui dit :
avec bonté l'ecclésiastique. — " Mon-
sieur le curé, répondit le condamné, je \
cherche un passage pour me sauver
Il y a des gens d'esprit qui ne veulent
absolument pas Être de leur pays. Jean
Paul, qui appartient a cette classe de
gens, ne veut pas convenir qu'il est pro-
vençal.
" Mais enfin, lui disait un de ses amis,
puisque tu es de Mazarque, tu es bien
Marseillais." " La belle raison ! fit Jean
Paul, alors, si j'étais né dans une étable.
je serais donc un veau ! "
Un quidam qui avait à se plaindre
d'une deraoisolle, voulut se venger d'elle
et lui envoya une botte de foin. I,a de
moiselle fort irritée d'abord en prit bien-
tôt son parti. Elle écrivit le mot sui-
vant à l'auteur de cette éi'lgramme d'é-
curie : Mon chesT ami,
" J'ai reçu le foin, J'attends te che-
val."
157
UNIVERSITE LAVAL DE MONTREAL
Cardinal Protecteur. — L'Emi-
nentissime Jérôme-Marie Gotti, cardi-
nal-prêtre de la Sainte Eglise Ro-
maine, du titre de Sainte-Marie Della
Scala, préfet général de la Sacrée
Congrégation de la l'ropagande.
Conseil Supérieur établi par la
Bulle " Inter varias solllcitudlnes, "
pour la haute surveillance de la foi
et des mœurs, NN. SS. les Arche-
vêques et Evêques de la province de
Québec.
PERSONNEL. DE L'UNIVERSITE
LAVAL DE MONTREAL
POUR l'année 1914-1915
Vice-chancelier a/postolique. — S. G.
Mgr Plaul Bruchési, archevêque de
Montréal.
Yice-recteur. — Mgr Gaspard Dauth,
Prélat de la Maison de Sa Sainteté,
chanoine de la Métropole de Mont-
réal.
Siecrétaire-général. — M. l'abbé J.-
L. Desjardins.
ADMINISTRATEURS
Officiers. — S. G. Mgr Paul Bru-
ohésl, Arch. de Montréal, Président ;
Mgr G. Dauth, Vice-Recteur ; l'hon.
juge M. Mathieu, 1er Vice-Président ;
l'hon. juge S. Pagnuelo, 2e Vice-Pré-
sident ; M. l'abbé J.-L. Desjardins,
Secrétaire.
Membres ex-officîo. — S. G. Mgr
Paul Larocque, Evêque de Sherbrooke ;
S. G. Mgr Joseph-Médard Emard, Evê-
que de Valleyfield ; S. G. Mgr J.-G -L.
Forbes, Evêque de Joliette ; Sa Gran-
deur Mgr X. Bernard, Evêque de St-
Hyacinthe ; M. l'abbé Charles Lecoq,
Supérieur du Séminaire de Saint-Sul-
pice de Montréal ; M. l'abbé P. Le-
landais. Doyen de la Faculté de Théo-
logie ; l'hon. juge Mathieu, Doyen de
la Faculté de Droit ; M. le Dr E.
Persillier-Lachapelle, Doyen de la
Faculté de Médecine ; Sa Grandeur
Mgr Z. Racicot, Doyen de la Fpcultê
des Arts.
Membres à vie (désignés par le sta-
tut 55-56 Victoria, ch. 64). — L'hon.
M. L.-O. Tai'llon, avocat, ancien pre-
mier ministre du gouvernement pro-
vincial, ancien ministre du gouverne-
ment fédéral, membre du Conseil Pri-
vé de Sa Majesté ; l'hon. M. Siméon
Pagnuelo, Chevallier, de la Légion
d'honneur, ancien juge à la Cour Su-
périeure ; Thon. M. Louis TeTlier,
juge à la Cour Supérieure.
Membres élus pour cinq ans. — M.
l'abbé J.-E. Dorveau, P. S. S., Délégué
de la Faculté de Théologie ; l'hon. M.
F.-X.-H. Archambeault, Délégué de la
Faculté de Droit ; M. le Dr J. E. Des-
jardins, Délégué de la Faculté de Mé-
decine ; M. J. Marceau, Délégué de
la Faculté des Arts ; M. l'abbé C.
Chaumont, Supérieur et Délégué du
Petit Séminaire de Sre-Thérèse; Mgr
il'abbé O. Gagnon, Supérieur et Délé-
gué du Petit Séminaire de Sher-
brooke ; Mgr Ph. Choquette, Délégué
du Petit Séminaire de St-Hyacinthe ;
M. le chanoine G.-V. Villeneuve, Délé-
gué du Collège de l'Assomiption ; le
R. Père Roberge, C.S.V., asst.-Prov.
des Clercs de St-Viateur, Délégué du
Collège de Joliette ; le R. Père E.
Hébert,, Supérieur et Délégué du Col-
lège de St-Laurent ; le R. P. A.-D.
Richard, C.S.V., Supérieur et Déllégué
du Collège Bourget ; M. l'abbé R. La-
belle, Délégué du Collège de Montréal :
M. l'abbé A. -P. Sabourin, Supérieur
et Délégué de Valleyfield ; M. l'abbé
A. Papineau, Supérieur et Délégué du
Collège de Saint- Jean ; l'hon. M. Eu-
gène Lafontaine, juge à la cour Supé-
rieure, professeur à la Faculté de
Droit, Délégué des gradués de la Fa-
culté ; l'hon. Honoré Gervals, juge â
la Cour d'Appel, Professeur à la Fa-
culté de Droit, Délégué des gradués
de la Faculté; M. le Dr E. St-Jacques.
Délégué des gradués de la Faculté de
Médecine ; le T.-R. Père Edouard
Décompte, S. J. ; l'hon. M. N. Péro-
deau, conseiller législatif ; M. le Dr
J. 0. Camirand ; M. S. R. Joron, no-
taire ; Sir Rodolphe Forget, membre
du Parlement fédérail ; M. J.-M. Tel-
lier, membre du Parlement provin-
cial : M. Hormi.sdas Laporte ; M. le
Dr G. Villeneuve.
GOUVERNEURS
Ex-Officio. — Mgr G. Dauth, Vice-
Recteur, Prélat de la Maison de Sa
Sainteté.
Délégués. — Mgr W.-C. Martin,
Prélat de la Maison de Sa Sainteté,
nélégué de Mgr l'archevêque de Mont-
réal ; M. l'abbé Troie, P. S. S., Délégué
de M. le Supérieur de St-Sulpice de
Montréal.
Membres élus pour cinq ans. — Sir
Ls-Amable Jette, ex-juge en chef de
la Cour du Banc du Roi ; l'hon. juge
S. Pagnuelo ; l'hon. A. Thibauleau,
sénateur ; Mgr A. -P. Dubuc, Prélat
de la Maison de Sa Sainteté, Chanoine
honoraire de la Métropole de Mont-
158
UNIVERSITE LAVAL— (Suite)
réal ; Sdr Thomas-G. Shianiglinessy,
Chevalier de l'Onlre de St-Michel et
de St-Georges ; Thon. L.-O. Loranger,
Juge à la Cour Supérieure ; M. Zéphl-
l'in Hébert ; l'hon. Louis Beaubien ;
l'hon. Jérémi«-L. Décarie ; M. Cla-
rence F. Smith.
Comité exécutif des Gouverneurs. —
L'hon. L.-O. Loranger, Président ; M.
Z. Hébert, 1er Vice-Président ; M. C-
F. Smith, 2e Vice-Président; Mgr G.
Dauth, Vice-Recteur.
Secrétaire du Bureau des Gouver-
neurs. — M. l'abbé J.-L. Desjardins.
FACULTÉ DE THÉOLOGIE, 857, FUe
Sherbrooke ouest. — Doyen, M. Fer-
dinand-ljouis Lelandais, P. S. S. —
Secrétaire, M. Jean-Etienne Dorvaux,
P . S. S.
FACULTÉ DE DROIT, 185, rue St-
Denis. — Doyen, Sir Horace Archam-
beault. — Secrétaire, M. Antonio Per-
rault.
FACULTÉ DE MÉDECINE, 185, rue St-
Denis. — Doyen, M. Emmanuel Per-
sWlier-Lachapelle. — Secrétaire, M.
Louis-D. Mignault.
FACULTÉ DES ARTS, 185, rUB St-
Denis. — Doyen, Mgr Z. Racicot. —
Pro-doyen, Mgr G. Dauth. — Secré-
taire, M. l'abbé A. Carotte. — Secré-
taire-conjoint : M. l'abbé Emile Char-
tier.
ECOLE Polytechnique de Mont-
réal, 228, rue Saint-Denis. — Anne-
xée à la Faculté des Arts. — Princi-
pal : M. Ernest Marceau. — Directeur
des Etudes ; M. Alfred Fyen.
Ecole de Médecine comparée et
de Science Vétérinaire, rue De-
Montigny-Est. — Agrégée de l'Uni-
versité. — Président : M. E. Persillier-
Lachapelle, D. M. — Directeur et Se-
crétaire : M. F.-T. Daubigny, Méde-
cin Vétérinaire.
ECOLE DE CHIRURGIE DENTAIRE DE
MONTRÉAL, rue Saint-Hubert. — An-
nexée à l'Université. — Président et
Directeur : M. Eudore Dubeau, D.D.S.
— Vice-Président et Registrateur :
M. Joseph Nolin, D. D. S. — Secré-
taire-trésorier : M. J.-G.-A. Gendreau,
D. D. S.
ECOLE DE PHARMACIE. Affiliée à
l'Université, 189, rue St-D«nis. —
Président : M. Joseph Contant. —
Vice-Président, J.-E.-W. Lecours. —
Secrétaire-directeur : A.-J. Laurence,
395, St-Denis. — Trésorier: Ed. Vad-
boncœur.
Institut agricole d'Oka. — Affi-
lié à l'Université. — Directeur-géné-
ral, Rêv. Père Jean-de-la-Croix ;
directeur des études scientifiques, M.
L.-J.-A. Marsan, La Trappe, P. Q.
Ecole d'enseignement supérieur
pour les jeunes filles. — Affiliée à
l'Université. — Directrice : Sœur Ste-
Anne-Marie, 1010, rue Sherbrooke.
Enseignement secondaire moder-
ne, destiné aux congrégations en-
seignantes affiliées a L'Univer-
sité.
Nombre des étudiants pour l'année
1913-1914: 2,636.
On demande à Toto:
— Est-ce que tu auras des prix cette
année?
Et lui, très philosophe:
— Mais ça dépend absolument du pro-
fesseur!
Le richissime X arcbigoutteux,
reçoit la visite d'un cousin pauvre, qui
lui dit, en entrant:
— Tu sais, Je viens d'avoir la gout-
te , comme toi.
Le millionnaire, froissé:
— Tu n'as jamais su te tenir à ta pla-
ce.
* * *
Les médecins américains assurent qu'il
est mauvais de se brosser les dents; il
paraît que cela les déchausse.
— A ce compte-lâ; fait Calino, 11 ne
faudrait pas non pins se laver les pieds,
ça les déchausse bifn davantage!
Au café.
— Voyez-vous ce gros monsieur, assis
à la table du fond, avec de grosses lu-
nettes sur les yeus?
— ^Parfaitement.
— C'est un Américain richissime, le roi
du jambon fumé.
— C'est sans doute pour cela qu'il
porte des conserves.
La cuisinière est à son fourneau, occu-
pée a un entremet:
— Vous ne soignez guf're ce plat, lui
(lit la femme de chambre.
— Pourquoi voudriez-voais que Je le soi-
gne? On ne nous en laisse jamais.
Balandard, dans un cercle de troisième
! 'irdre a, reçu une gifle.
[ — Et vous l'avez rendue, j'espère, lui
] dit un de ses amis.
j — Ah! mais non, répond Balandai-d, il
I m'en aurait donné une seconde, et alors
j il n'y avait pas de raison pour que cela
I entt.
159
EDUCATION DES GARÇONS
Dans la Province de Québec
MAISONS D'EDUCATION CATHOLIQUES
1. — ENSEIGNEMENT SUPERIEUK
Université Laval à Montréal. — Fa-
culté de Théologie. — Après deux années
de philosophie scolastique. Enseignement
et pension au grand séminaire, $150.
Université Laval, à Québec. — Mêmes
détails que pour l'Université à Montréal,
sauf qu'il n'y a pas à Québec d'Ecole
Polytechnique, ni d'Ecole de Science vé-
térinaire.
Faculté de Théologie, à Québec. — En-
seignement et pension: $120 par an.
Faculté de Droit, — 3 ans. Coui'c: $80
par an, plus $5.00 d'inscripition annuelle.
Faculté de Médecine. — 5 ans. Cîours:
$100 par an, plus $5.00 d'inscription an-
nuelle, et plus les frais d'hOpltaux.
Faculté des Arts. — Le cours de litté-
rature française est gratuit pour les élè-
ves et les professeurs des maisons d'édu-
cation. Ijes personnes éitrangêres: $3 par
an.
Ecole Polytechnique. — 4 ans. Cours:
de $110 a $150 par an.
Ecole de Science vétérinaire. — 3 ans.
Cours: $40 par an. Bourses du gouverne-
ment provincial.
Ecole de Chirurgie dentaire. — 4 ans.
Cours: $155 par an.
Ecole de Pharmacie. — 3 ans. Prix des
cmirs: $S5 par année environ.
2. — ENSEIGNEMENT CLASSIQUE.
Petit Séminaire de Montréal dirigé
par MM. de Saint-Sulpice. Pensionnaires:
$140.
Collège Sainte-Marie, dirigé par les
Pères Jésuites, à Montréal. Pensionnai-
res: $180. Externes: $50.
Collège Loyola, dirigé paj les Pères
Jésuites, et où l'enseignement se fait en
iinglais. Pensionnaires: $250. Externes :
$40.
Collège de Lévis. — Pensionnaires :
$150.
Collège de l'Assomption. — Pension-
naires: $130.
Séminaire de Chicoutimi. — Pensionnai-
res: $125.
Collège de Joliette. — PensionRaires :
$i;{0.
Collège de Nicolet. — Pensionnaires :
$135.
Collège de Nominingue. — Pensionnai-
res: $125.
Collège (Bourget) de Rigaud. — Pen
slonnalres: $150.
Séminaire de Rimouski. — Pensionnai-
res: $130.
Séminaire de St-Hyacinthe. — pen
sionnatres: $135.
Collège de St-Laurent. — Pensionnai-
res: $165.
Collège de Ste-Anne de la Pocatière.
Pen.sionnaires: $150.
Séminaire de Ste-Thérèse. — Pension
naires: $140.
Séminaire de Sherbrooke. — Pension-
naires: $140.
Séminaire de Trois-Rivières. Pen-
sionnaires: .'i;i2o.
Collège de Valleyfield. — Pensionnai-
res: $150.
Collège de St-Jeau, P. Q. — Pension
naires: $130.
Parmi ces institutions, les suivantes
donnent égale'ment le cours commercial:
L'Assojnption, Chicoutimi, Joliette, Ni-
colet, Rig.aud, Rimouski, St-l-aurent, Ste-
Anne de la Pocatière, Ste-Thérèse, Sher-
brooke, Trois-Rivières, Valleyfield, St-
Jean et Nominingue.
Cours Leblond de. Brumath. — Fondé
en 1878, 355, rue St-Denis, Montréal.
Cours classique rapide, et préparation des
jeunes gens qui veulent étudier la mé-
decine, l'art dentaire, la pharmacie, en
un mot, préparation ù tous les examens:
Prix: $10 par mois.
Les deux écoles normales Jacques-Car-
tier, a Montréal, et Laval, à Québec,
donnent à leurs élèves les rudiments du
latin, de la philosophie, etc., et leur en-
seignent également un peai les matières
du cours commercial. Le but de ces écoles
est de former des instituteurs. Penslon-
ivaires, $110. mais un certain nombre de
bourses sont accordées chaque année.
3. — ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
1. Ecole des Hautes Etudes Commer-
ciales, à Montréal, sous la direction de
M. de Bray. — 3 ans, la 4ème année
étant facultative. Environ $100 par an.
Des bourses sont .iccordées au concours.
2. Ecole Techniques, à Montréal et à
Québec, sous la direction de M. Mâche-
ras. — 3 ans. $3, $4_ou $5 p.ir mois. Des
bourses sont accordées ()ar le gouverne-
ment.
3. Ecole centrale de Préparation et
d'Arpentage, à Québec. — 3 ans, $175 nu
Tîion par an.
4. Ecole Forestière, à Québec. — 3 ans.
$175, pour le cours complet. 10 bourses
sont accordées annneHemen+ par le Gou-
vernfmP'nt.
160
MAISONS D'EDUCATION — (Suite).
4. — ENSEIGNEMENT COMMERCIAL,
ETC.
A Montréal. — Collège du Mont-Saint-
Loiiis, dirigé par les Frères des Ecoles
Chrétiennes. Cours scientifique et cours
commercial complet. Préparation à l'Eco-
le Polytechnique, etc. Prix de la pen-
sion: ^200 poui' les élèves du cours supé-
rieur. .$1S0 pour les élèves du cours
moyen, et .$1G0 pour ceux du com-s élé-
mentaire. Externes, $50, $45 et $40.
Les Commissaires des Ecoles Catholi-
ques de Montréal sont nommés avec la
date do leur dernière nomination.
Mgr Emile Roy, président, 1913; M,
le ehan. W. O'JIeara, 1914; M. l'abbé An-
thime Corbeil, 1912; le juge E. Lafontai-
ne, 1912; l'échevin L. A. Lapointe, 1913;
le docteur J. P. Déearie, 1913; Jos. Me-
I/aughlin, 1914; l'échevin N. Giroux,
1912; l'échevin E. Ijarivièa-e, 1914.
Directeur général des Ecoles, M. J. N.
Perrault.
Visiteur général des Ecoles, M. l'abbé
N. Dubois.
Académie Commerciale Catholique, sous
la direction de MM. les Commissaires,
donnant nu cours commercial complet,
jusqu'à la huitième année Inclusivement.
Enseignement gratuit.
Académie de l'Archevêché, dirigée par
les Frères des Ecoles Chi-étlemies. Courra
commercial complet. Enseignement: $32,
$24 et $20 par an.
Messieurs les. Commissaires des écoles
catholiques ont la charge des autres éco-
les de garçons, dont 8 sont des écoles
laïques, et 11 sont tenues par des reli-
gieiix. L'enseignement y est gratuit, mais
n'y sont admis que les enfants dont les
parents lésident dans la circonscription
scolaire de Montréal. Le ten-itoixe admi-
nistré par la Commission est borné ap-
proximativement: au nord, par la rue Du-
luth; à l'ouest, par les rues Canniug et
Closse; au sud, par le fleuve; à l'est, i>ar
la rue Frontenac.
Les écoles laïques sont : l'école Mont-
calm, au coin des rues DeMontigny et
St-nûbert; l'école L'hamplain, 224, FuJ-
lum; l'école .Sarsfield, 97, Grand-Tronc ;
l'école Belmout, 245, Guy; l'éctfle Olier,
282, Roy; l'école Edward Murphy, coin
Craig et Visitation, et enfin l'école Ste-
Croix, quartier Kmard.
Ecoles dirigées par des religieu-x: les
écoles St-Pala-ice, St-Joseph, Ste-Anne,
Ste-Brigide, Plessis, St-Ghar'les et vSala-
berry, toutes aux mains des FF. des
Ecoles Chrétiennes; l'école St-Pierre, te-
nue par les Frères Maristes; l'école
Meilleur, par les Frères du Sacré-Cœur ;
l'école ,Ste-Hélène, par les Frères St-
Gabriel ; et l'école Ohauveau, par les
Frèi-es de la Présentation.
Les collèges exclusivement commer-
ciaux, aux emvàrons de Montréal, sont :
les collèges de Varenmes et de Longueuil,
dirigés par les Frères des Ecoles Chré-
tieuues; pension pour le premier, $120
par an, pour le second, $15.00 par mois;
le collège des Frères du Sacré-Cœur, à
Victoriavil'le, pension, $110; le collège
commercial de St-C-ésaire, pensionnat:
$130 par an; le collège de St-Rémi de
Napierville, sous la direction de?? Clercs
St-Viateur, pension: $110; le collège de
la COte-des-Neiges, par les Pères de Ste-
Croix, reçoit les enfants de 7 à 12 ans.
Pensionnat: $130 par an.
A ôuéhec, l'Académie commerciale est
tenue par les Frères des Ecoles Chré-
tiennes. Prix: $3G il $40 par an.
Le Collège St-.T<,«eph de Lévis (Lau-
zou ) , est dirigé par les Olercs St-Vlateur.
Pension et enseignement: .$12 paj mois.
Plusieurs autres collèges sont dissémi-
nés dans la province: Sorel, St-Jérôme.
L'Islet. etc.
Les origines de la sténographie
La sténoçcraphie a ses titres de nobles-
se et n'est pas née d'hier, comme beau-
coup de personnes le croient. On vient de
découvrir une méthode de sténographie
datant de la fin du XVIe siècle, et dont
se servaient les étudiants écoutant les
"chats foniTés" en Sorbonne.
Bien plus l'abbé Cassard fiit paraître,
en 1651, un traité pour "escrire aussi vi-
te que la parolle". Un érudit, M. R.
Havettp. vient de le mettre au jour et
d'etn fournir un docte commentaire.
11 paraît que les grands sermonneurs.
Bossuet, Massillon et Boairdaloue avaient
au pied de leur chaire des sténographes
qui reproduisaient leurs oraisons.
6 1
Diagnostic
Un chien dans la rue, mord un mon-
sieur. Ive maître du chien se précipite
vers le mordu:
— Votre adresse, monsieur!.... J'irai
prendre de vos nouvelles pour me rendre
compte du dommage....
— Je vous remercie
— • Non! c'est moi!... Mon chien a
(les allures bizarres depuis hier
Avant de le faire abattre, je voudrais sa-
voir, par les symptômes qui se manifes-
teront en vous, s'il est enragé.
61
— On supprime les argues.
— .Dans les églises?
— Non, dans la rue!
— C'est de la barbarie....
CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA CHAMBRE DE
COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL
Président :
M. ADBLAiRD FORTIER, Vice-Président de la " Montréal Dairy Co.," 290,
Avenue Papineau.
1er Vice-Président :
M. S. D. JOUBERT, président de la maison " Lamontagne Limitée,"
338, Notre-Dame Ouest.
2ème Vice-Pkésident :
M. FRANK PAUZE, entrepreneur et manufacturier, coin rue Notre-Dame
et Avenue Green.
Trésorier :
M. GEORGES GONTHIER, Li. I. C, comptable-expert, financier, de " St-Cyr,
Gonthier & Frigon," et de " Gonthier & Midgley, 103, St-Frs-Xavier.
Secrétaires :
M. WILLIAM ULRIC BOIVIN, marchand, 791, Mont-Royal Est.
M. LEON LORRAIN, secrétaire-adjoint, 76, rue St-GabrieL
Avocats-Conseils :
M. ED. FABRE-SURVEYER, C. R., 615, Dom. Express.
M. LEON GARNEAU, C. R., 86, Notre-Dame Ouest.
Conseillers :
M. Baillargeon, ent. de camionnage, 329, Ontario Est.
M. Bédard, Rodolphe, comptable-expert, 55, St-Frs-Xavier.
M. Berthiaume, Arthur, gérant général de "La Presse ".
M. Caron, A. L., fab. de bijouterie, 235, Bleury.
M. Chevrier, ,1. N., gérant " Le Devoir ", 43, St-Vinoent.
M. Daoust, J. E. C, architecte, 180, St-Jacques.
M. Desmarteau, Alexandre, L. I. C, liquidateur, 60, Notre-Dame Est.
M. De Tonnancour, L. C, marchand-tailleur, 61, Notre-Dame Est.
M. Ethier, Joseph, de " Laporte, Martin & Cie," 568, St-Paul.
M. Piliatrault, Joseph, de " Filiatrault & Lesase," 42ti, St-Laurent.
M. Frigon, A. P., de " St-Cyr, Gonthier & Frigon," 103, St-Frs-Xavier.
M. Gareau, J. 0., marchand de nouveautés, 1502, St-Laurent.
M. Gauvin, J. A. E., pharmacien, 850, Se-Catherine Est.
M. Gravel, Ludger, négociant, 26, Place Jacques-Cartier.
M. Labrecque, J. O., marchand de charbon, 141, rue Wolfe.
M. Lambert, Alfred, manuf. de chaussures, 17, Notre-Dame Est.
M. Martin, C. E., de " P. P. Martin & Cie," 336, St-Paul.
M. McDonald, Duncan, Prés, de la " Montréal Tunnel Co.," Transportation
Building.
M. Rolland, Emile, de " l'Imprimerie Moderne," 39, Dowd.
M. Tarte, Eugène, co-prop. " La Patrie," Ste-Oatherine Est.
Autres membres du Conseil ex-officio.
ANCIENS PRESIDENTS.
M. D. Parizeau, anc. négociant, 2951, rue St-Dominique.
M. H. Laporte, épicier en gros, 568, St-Paul.
M. Joseph Contant, pharmacien,, 231, Notre-Dame Est.
M. Damase Masson, négociant, Québec.
M. L. E. Geoffrion, financier, 4, de l'Hôpital.
M. H. A. A. Brault, ancien négociant, 150, Blvd St-.Joseph Ouest.
M. C. H. Catelll, industriel, 626, Avenue de l'Hôtel-de-Ville.
M. Isai'e Préfontaine, industriel, 425, Transportation Bldg.
M. O. S. Perrault, directeur de l'Impérial Tobacco Co., 900, rue St-Antoine.
M. Frédéric C. Larivière, Président " Larivière Inc." 911, St-Laurent.
M. Armand Chaput, directeur-gérant de " L. Chaput, Fils & Ci€( Ltée," 2, de
Breso'les.
Col. A. E. Labelle, gérant de la " St. Lawrence Flour Mills Co.
ANCIENS VICE-PRESIDENTS ET TRESORIERS.
M. Alphonse Racine, marchand en gros, 340, rue St-Paul.
M. Ubalde Garand, courtier, 48, Notre-Dame Ouest.
M. L. J. A. Surveyer, marchand-Quincaillier, 52, Blvd St-Laurent.
M. A. V. Roy, I. C. et industriel. 50, Notre-Dame Ouest.
M. J. B. A. Lanc'tôt, marchand de gants, 212, St-Laurent.
M. Jos. Fort.ier, fab. -papetier, 210, Notre-Dame Ouest.
162
SOCIETES DE SECOURS MUTUELS CANADIENNES-
FRANÇAISES
SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL
Siège social : Monument
ANCIENS PRESIDENTS :
Jacques Viger, 1834 ; D.-B. Viger,
1844 ; J. Masson, 1845 ; A.-N. Morin,
1846 ; Joseph Bourret, 1848 ; E. R.
Fabre. 1850 ; Ludger Duvernay,
1851 ; C.-.S. Cîierrier, 1853 ; Geo.-E.
Cartier, 1854 ; J.-B. Meilleur, 1857 ;
Damase Masson, 1858 ; Pierre Btau-
bien, 1859 ; J.-A. Quesnel, 1860 ; R.
Trudeau, 1861 ; G.-R.-S. de Beaujeu,
1862 ; Olivier Berthelet 1863 ; T.
Bouthillier, 1864 ; P.-J.-O. Chauveau,
1865 ; C.-A. Leblanc, 1867 ; G. Oui-
met, 1869 : C-S. Rodier, 1871 ; J.
Coursoil, 1873 ; A. -A. Dorion, 1874 ;
Jacquas Grenier, 1875 ; Louis Ar-
chambault, 1876 ; J.-P. Rottot, 1877 ;
J.-B. Rolland, 1879 ; T.-J. Loranger,
1880 ; Nap. Bourassa, 1881 ; Louis
Beaubien, 1882 ; J. Perrault, 1883 ;
Adolphe Ouimet, 1885 ; E.-P. Lacha-
pelle, 1887 ; L.-O. David, 1888 ; O.
Loranger, 1895 ; F.-L. Béique, 1899 ;
H. Laporte, 1905 ; J.-C. Beauchaanp,
1907-1910 ; T. Gauthier, 1910-1912 ;
0. Asselln, 1913.
Grand Aumônier :
MGR l/ARCHBVÉQUE DE MONTRÉAL
Conseil de Direction
Président général : CH. duqubttb,
directeur uu recrutement à rAlllaace
Nationale ; Victor Morin, -notaire,
1er vice-président ; Dr Joseph Nolin^
professeur à l'Ecole de chirurgie den-
taire, 2ème vice-président ; Edouard
BiRON, notaire. Secrétaire général ;
L^abbé J.-A.-M. BROSSbau, Secrétaire
gcr.éral adjoint ; Rodolphe Bédard,
comptable autorisé, membre du Con-
seil de direction des Artisans, Tréso-
rier ; Directeurs : l'hon. M. Louis
Beaubien, MM. Thomas Gauthier,
Olivar asselin, j.-a.-A. Leclaiee,
BLZÊAR-V. BEAUPRÉ, professeur à
National, Montréal.
l'Ecole poilytechnique, ancien prési-
dent général de l'Association de la
Jeunesse ; docteur Damien Masson.
Commission administrative.
C. Duquette, R. Bédard, T. G-au-
thler, W. A. Huguenin, J. A. Savl-
gnac.
Comité du Bulletin
O. Asseliu, R. Bédard, J. V. Des-
saulniers, E. V. Beaupré, J. Nolin.
CAISSE NATIONALE D'ECONOMIE
Comité de Régie
Ch. Bruchési, président ; R. Bé-
dard, C. Doiquette, R. Gauthier, H.
A. Robert, A. A. Leclair, T.-C. Fa-
quin.
Comité des placements
C. Duquette, R. Bédard, T. Gau-
thier, V. Morin, E. Biron.
Comité de surveillance
A. P. Prigon, président ; A.-J. Lau-
rence, pharmacien ; J.-A. Maucoted,
comptable ; N. Déguise, C. Bruchési,
avocat ; Jos. Hurtubise, courtier ; A.
Comte, négociant ; J.-A. Boucher, T.
C répeau.
Auditeurs
M. L.-J. Laçasse, L. I. C. ; H. Viau,
L. I. C.
Aviseur légal
Antonio Perrault.
Administrateur -général.
Arthuir Gagnon.
SIR GEORGE PREVOST
En 1812, un jcv. le Canadien, fils de
famille, montait la garde au château St-
Louis, pendant une de ces journées du
mois de juillet, accablantes de ctialeur;
le jeune soldat donnait dans sa guérite;
passe un cochon qui rentre dans la cour
du château; le gouverneur Prévost avait
vu, et le militaire endormi et le cochon
rentrer, 11 arme un pistolet, tue l'ani-
mal. La détonation réveille rendormi, le
gouverneur descend, fait remplacer le
garde, et lui ordonne pour punition de
charger T'animai sur ses épaules, d'aller
le porter à son père, qui demeurait au
bout de la rue St-X/ouls, et de lui racon-
ter la vérité. Il connaissait le père pour
un militaire à tout crin, et considérait
cette humiliation comme un châtiment
suffisant pour la peccadille du soldat.
Histoire de cinquante ans,
I P. T. BEDARD.
163
UNION SAINT-PIERRE
La plus aucienae société de secours
mutuôls du Canada.
Fondée en 1859.
Bureau exécutif. — P. Oscar la-
vallée, C. R., président général ;
D. W. GAGNON, manufacturier, ancien
président général ; J. D. Gauthier,
M. D., 1er vice -président général ;
Alfred Tourigny, avocat, Magog,
P. Q., 2me vice-président générai ;
A. Chênaud, comptable, secrétaire
générail ; J. B. Jodoin, manufactu-
rier, trésorier général ; L. A. Ga-
gnier, m. d., médecin en chef ; Elz.
Beaukegard, avocat, avlseur légaL
Directeurs. — Elph. Mabier, avo-
cat ; CAMILLE BARRETTE, marchand,
Joliette ; Dr O. R. LaflÈche, M.
V. ; J. B. St-Pierre, gérant ; Joseph
GUAY, fonctionnaire, I C. R. Chau-
dière Curve.
Elle compte plus de cent vingt-cinq
cercles et bureaux de perception.
Depuis 1903, de société exclusive-
ment locale qu'elle était, elle est de-
venue provinciale et a recruté et a
le pouvoir de recruter ses membres et
d'établir des cercles dams toute il'éten-
due de la Province.
Admission des deux sexes.
Bureau Central : 360, rue Ste-Ca-
therine Est, Montréal.
ALLIANCE NATIONALE
OFFICIERS GENERAUX
S. G. Mgr P. Bruchési, Président
Honoraire ; S. G. Mgr G. Gauthier,
Aumônier.
BUREAU EXECUTIF
Ls-Arsène Lavallée, C. R., Prési-
dent Généra;l ; F.-C. Laberge, arp.
géomètre et ing. civil, 1er Vi-Prés.
Gém. ; Chs Duquette, comptable, 2nd
V.-Prés. Gén. ; Georges Monet, comp-
table, Secrétaire Général ; A. St-Cyr,
courtier, Trésorier Général ; Théo.
Cy'PIhot, M. D., Médecin en Chef ;
Eug.-H. GODIN, avocat, aviseur légal.
DIRECTEURS :
(L.-O. DAUEAY, N. P. ; Frs PAtTTEtrx,
avocat ; P.-H. Bédard, M. D. ; J.
A. LAPIEREE, M. D. ; J. D. ViAtr, ar-
chitecte ; Jos. Contant, pharmacien,
Ancien Prés. Général.
Rr
1. — Aider matérieHement et morale-
ment ses memibres, pécuniaire-
ment leurs familles et leurs hé-
ritiers ;
2. — Développer l'éducation moraJle et
intellectuelle de ses membres ;
3. — - Travailler à la conservation de
l'amour et de J'usage de la lan-
gue française et à propager le
respect de la fol et des institu-
tions cotholiques.
Ne eo.vons pas jaloux de ceux qui font
mieux que nous; tachons simplement de
faire mieux qu'eux.
.\MTOT.
capital accumulé
Caisse dotation (assu-
rance-vie) au 31 jui/llet
1914
Caisse de malades, au 31
juiJilet 1914
Caisse générale, au 31
déc. 1913
Tota.! .
.$1,708,590.22
383,570,39
26,238,15
.$2,118,398,76
Membres en règle au 1er Mai 1914 :
25,703.
Bénéfices que l'Alliance Nationale as-
sure à ses membres par ses certi-
ficats de participation :
1. Certificat d'Assurance de $500,
$1,000, $2,000, 33,000.
2. — Indemnité au Invalides.
3. — Pension aux Vieillards.
4. — Certificat de participation ac-
quise après dix et vingt ans de
sociétariat.
5. — Bénéfices en .maladie, pendant 20
semaines par anné>e de calen-
drier : Hommes $5.08 par se-
maine ; Femmes, $3.50 par .se-
maine.
Prêts SUT certificats de dotation en
vigueur depuis 10 années.
AmnssiON des deux sexes :
Bureau Principal : 395, Avenue Vigcr,
Montréal.
7fi4
* * •
La morale ne s'.ipprend qu'en la pra-
tiquant. Elle fait partie, comme les arts,
de ces connaissances que ne sauraient
enseigner les livres.
SOCIETE DES ARTISANS CANADIENS-FRANÇAIS
Fondée en 1876.
Bureau exécutif. — b. J. Gau-
thier. C. R., M. P., président géné-
ral ; RODOLPHE BÉDARD, 1er vice-pré-
sident général ; T. Brassard, N. P.,
2e vice-président général ; Hexri
Roy, trésjorier-génénal ; Louis Fon-
taine, assistant trésorier - général ;
Dr A. P. JEANNOTTE, médecin en chef ;
J. A. LABELJ^E, aviseur jégal.
Bureau Médical. — Dr Alex. Ger-
main, Dr JOS. GAtJVREAU.
Auditeurs. — MM. Wilf. LAMAEBE,
P. G. BERTRAND.
Directeurs généraux. — Napoléon
Deschamps, L.-G. Bertrand, Dr J.-
A. Rouleau, alcide Dalpé, J.-E. Ra-
cicot, m. D., A.-O. Chalifour, J.-
s.-a. filion, napoléon champagne,
M.P.P., C.-M. LÉGER, C,-J,-E, BAZIN,
N. Cloutier, m. M., J.-M. DUPONT,
Organisateurs. — MM. Nap. LA-
CHANCB, Alf. FORTIER, V.-E. GUÉVBE-
MONT, Alb. LACROIX, A.-F. HACHÉ,
A.-R. ARCHAMBAUL.T, A.-G. ROUTHIER,
C.-J.-E. BAZIN.
La Société des Artisans compte des
succursales dans les provinces de
Québec, d'Ontario, de la Nouvalle-
Bcosse, du Nouveau-Brunswick, de
l'Ile du Prince-Edouard, du Manitoba,
d'Alberta, de Saskatctiewan et dams
les Etats de Massachusetts, de New-
Hampshire, de Maine, de Vermont, de
Rhode-Island, de Connecticut, de Mi-
chigan et de New- York.
Elle offre à ses membres les avan-
tages suivants : 1° Une indemnité de
$100, $250, $500, $750, $1,000,
$2000 ou $3000, payable aux héri-
tiers des sociétaires décédés. 2° Une
indemnité de $5.00 par semaine, du-
rant 15 semaines par année, est ver-
sée aux sociétaires malades. 3° Une
indemnité de $50, $125, $250, $375,
$5u0, $1,000 ou $1,500, c'est-à-dire
la moitié du montant mentionné sur
ile certificat de caisse au décès, est
payée au sociétaire dans l'incapacité
totaile et permanente de travailler, par
suite de maladie ou d'accident. 4°
Moyennant le paiement d'une légère
cotisation additionnelle une rente via-
gère de $100 par an est payée à ses
membres qui ont atteint l'âge de 70
ans. 5° Tout sociétaire qui a appar-
tenu à la Société au moins 5 ans a
droit à un certificat acquitté.
Pour y appartenir : 1° Il faut être
âgé de 16 ans et ne pas avoir dépassé
l'âge de 60 ans. 2° Etre Canadien-
français et catholique. 3° Jouir d'une
bonne santé et d'une bonne constitu-
tion.
Nombre de saciétaires : au 1er sep-
tembre 1913, 38,681 ; Ponds accumu-
lés au 1er septembre 1913, $2,571,-
971.20 : bénéfices payés depuis la fon-
dation, $5,075,041.10.
NOMBRE DE SUCCURSALES :
Au Canada 350
Aux Etats-Unis 150
Totail . 500
ADMISSION DES DEUX SEXES :
Bureau Principal : 20, Rue St-De-
uie, Montréal.
SIR •WILFRID LAURIER
Pendant les élections; locales de 1SS6,
il y eut une grande assemblée des élec-
teurs anglais de Mégantic. Le fanatisme
avait fait son œuvre, les arangistes, au
moyen de la question Riel, avaient sou-
levé les préjugés de rélémf»nt protestant
contre nous. Un de nos amis terminait
son discours, quand uu orangiste de l'en-
droit, véritable forcené, s'écria avec ra-
ge:
" — On n'a pas parlé de Riel e^ on
n'osera pas en parler!"
Des cris s'élevèrent, des vociférations
éclatèrent de tontes parts. Laurier ré-
pondit simplement:
—"I will."
Et, s'insinuant liabilement dans leur
esprit par un appel a la loyauté britanni-
que, lem- rappelant l'esprit de tolérance
et de justice qui doit animer tous les ci-
toyens d'un pays mixte, 11 leur raconta
les détails de cette sombre tragédie du
Nord-Ouest.
Quelqu'un nous disait que cette foule
hostile courba la tête, pas entièrement
convaincue, mais domptée, subjuguée par
le courage et par l'éloquence de l'ora-
teur.
Le Monde Illustré. DONOSO.
En ces temps de grande saison, les
couturiei's et modistes de Paris sont sur-
menés. On demande partout du renfort.
— Madame, disait hier une ouvrière, je
fais les chapeau.^ avec une vitesse ex-
traordinaire.
— Laquelle?
—Quarante nœuds à l'heure !
« * *
Un homme se présente dans un café,
comme musicien tzigane, et deniand« à
parler au maestro pour être embauché
dans la troupe du concert.
— De quel instrument jouez- vous? lui
demande celui-ci.
— De la petite soucoupe pour la quèt«,
'i^pond-il d'un air entendu.
165
UNION SAINT-JOSEPH DU CANADA
Foodéo em 1863.
Bureau exécutif. — o. Dukochbe,
président général ; J. S. Tétrault,
notaire, Sherbrooke, 1er vice-prési-
dent ; G. S. Tessibe, mutualiste,
Québec, 2me vice-président ; Ch3 Le-
CLERCj Ottawa, secrétaire trésorier gé-
néral ; Hector Ménard, Ottawa, sous-
trésorier ; LOUIS LiECLERCj sous-se-
crétaire ; J. U. ARCHAMBAULT, M. D-,
Hull, médecin en chef ; J. A. Bêli-
VEAU, Trois-Rivières, avocat, aviseur
'légal.
Directeurs généraux. — S. G. LA-
BOSEj fonctionnaire, Ottawa ; Eugè-
ne LABELLE, comptable, Ottawa ; A.
E^ Brunet, courtier, Montréal ;
ALEX. GuiLBAULT^ avocat, Joliette ;
E. A. Vincent, industriel, Québec ;
J. P. Samson, gentilhomme, Ijévis ;
L. A. Caron, industriel, HuH.
Elle offre à ses membres les avan-
tages suivants : 1° Une indemnité de
$500, $1,000, $1,500, $2,000, payable
aux héritiers des sociétaires défunts.
2° Une indemnité de $5 par semaine.
pendant 15 semaines par année, est
versée aux sociétaires malades. 3°
Une indemnité de $250, $500, $750,
$1,000, c'est-à-dire la moitié du mon-
tant mentionné sur le certificat de
caisse au décès, ou une rente annuelle
équivalente au vingtième du montant
est payée au sociétaire dans l'inca-
pacité totale et permanente de tra-
vailler par suite de maladie ou d'ac-
cident, et cessation de toute contri-
bution. 4° Une rente annuelle équi-
valente au dixième de la police pen-
dant douze ans aux sociétaires âgés
de 70 ans, avec cessation de contri-
bution. 5° Une indemnité de $75.00
au décès de l'épouse d'un sociétaire.
Nombre de sociétaires, 28,500.
Fonds accumulés, $1,200,000.00. Bé-
néfices payés depuis la fondation,
$2,500,000.00.
Elle compte 260 conseils, et 315
bureaux de perception, établis dans
les provinces de Québec, Ontario, Ma-
nitoba, Nouveau-Brunswick.
Bureau principal : 325; rue Dal-
housie, Ottawa, Ont.
ASSOCIATICN FRANCO-AMERICAINE
Officiers de la HaïUe-Cour, 1913-
1916. — M. l'abbé L.-J.-A. Doucet,
Manchester, N.-H., aumônier général ;
A. A. E. BrieNj m. D., Manchester,
président général ; Emile St-Hilaire,
M. D., Québec, 1er vice-président ;
J. B. N. R. GALIPEAULT, Pawtucket,
R.-L, 2e vice-président ; P. Eudore
Mayrand, Lake Linden, Mlch., Se vice-
président ; Henri Langeuier, Man-
chester, N.-H., secrétaire général ;
jos. A. BoiviN, Manchester, N.-H.,
trésorier général ; Damase Caron, M.
D., Manchester, N.-H., médecin en
chef ; JOSEPH Francoeur, Manches-
ter, N.-H., organisateur-inspecteur.
Directeurs généraux. — j. E. Ber-
NiER, Manchester, N.-H. ; W. G. Du-
pont, Berlin, N.-H. ; Joseph M. LÉ-
VESQUE, Nashua, N.-H. ; J. Dagneau,
Thetford Mines, P. Q. ; J. W. D. Mc-
Donald, M. D., Manchester, N.-H. ;
A. Caron, Milford, N.-H. ; J. E. Lus-
siER, Montréa.il.
Cotnmission médicale. — A. LAval-
LÉE, M. D., Berlin, N.-H. ; J.-G. Bou-
cher, M. D., Woonsocket, R.-I. ; J. A.
Lagacê, Nashua, N.-H. ; Z. A. Lavoib,
Manchester, N.-H.
L'Association Canado - Américaine,
fondée en 1896, â Manchester, N.-H.,
a pour but de grouppir les Canadiens-
Français catholiques des Etats-Unis
et du Canada, en une puissant» or-
ganisation qui leur permettra, par une
solidarité plus étroite, de résister aux
influences assimiliatrices auxquelles
ils sont si souvent exposés.
Pour y appartenir il faut être d'ori-
gine française et catholique romain
pratiquant, avoir 16 ans et pas plus
de 55 ans.
Les femmes sont aussi admises
moyennant certaines restrictions.
L'Association Canado - Américaine
émet des certificats d'assurance pour
les montants suivants : $100, $250,
$500 et $1,000. En maladie, elle
paie des bénéfices pendant 25 se-
maines, à raison de 5.00 par semaine
pendant les quinze premières se-
maines, et de $2.50 pendant les dix
dernières.
Cette société est officiellement re-
connue dans les Etats du New-Hamp-
shire, du Maine, du Vermont, du
Rhode-Island, du Mlchigan, du Con-
necticut, et au Canada.
Les sociétaires sont au nombre de
16,000.
Le bureau principal est au n" 1034,
rue Elm, Manchester, N.-H.
Le Président d'Honneur. — Sa Gran-
deux Mer Georges Albert Gubrtin,
de Manchester, N.-H.
Les 'Membres d'Honneur. — Mgr J.
A. ProvosTj de Fall River, Mass. ;
Mgr L. M. DTJGA3, de Cohoes, N.-Y. ;
166
ASSOCIATION FRANCO-AMÉRICAINE — Suite.
Mgr P. O. LABOSE, d'Ogtîensburg, N.-
Y. ; Mgr J. B. H. Millette, de Na-
shua, X.-H. ; Mgr J. -M. Legris, de
Bourbonnais, 111. ; Mgr F.-X. Teudel,
de Oldtown, Maine ; M. l'abbé G. A.
RAINVILLE, de Sa)lem, Mass. ; M.
PIEERE GERLIEB, de Paris, France.
Les Présidents Honoraires. — M.
EDOUABD CADiEUX, de Holyoke, Mass. ;
M. FÉLIX GATINEATT, de Southbridge,
Mass.
Le Bureau Général 1912-13-14-15.
— Directeur spirituel. — M. l'AbbJ
Charles Dauray, de Woonsocket, R.-
I. ; Sous - directeur spirituel, — M.
l'Abbé E. C LARAMÉEj de Bedford,
N.-Y. ; Président : Henri t. Ledoux,
de Nashua, N.-H. ; 1er vice-président:
L. JOSEPH Rioux, de Fall River,
Mass. ; 2ème vice ■ président : L. J.
MORiN, de Danielson, Coim. ; Sème
\_-icc -président : Dr J. H. ROY, de
Kankakee, 111. ; Secrétaire: Elie Vé-
ziNA, de Woonsocket, R.-I. ; Tréso-
rier ; pierre Bonvouloir, de Holy-
oke, Mass. ; Médecin - reviseur : Dr
F. A. RUEST, de Pawtucket, R.-I. ;
Contrôleur : J.-A. Favreau, de Bos-
ton, Mass. ; Avocat-conseil : Me Adê-
lard archambault, de Woonsocket,
R. I. ; Conseillers : MM. Joseph L.
Berthiaume, de Southbridge ; Achil-
le Proulx, de Lawrence, Mass. ; Ar-
thur Daviau, de Waterviille, Me ;
A. J. Lachance, de St. Johnsbury,
Vt.
PRESIDENT D'HONNEUR
S. G. Mgr Georges-All>ert Guertiu, de
MaBchester, N. H.
OFFICIERS GENERAUX
Directeur-spirituel. — M. l'abbé Char-
les Bauray, de Woonsocket, B. I.
Sous-directeur sptritueil. — M. l'abbé
E. C. Lararuée, de Redford, N.-Y.
Président. — M. Henri T. Ledoux, de
Nashua, N.-H.
ler vice^président. — M. L. Joseph
Rioux, de Fall River, Mass.
2ème vice-président. — M. L. J. Mo-
rin, de Daulelson, Coon.
Sème vice-président. — Dr J. H. Roy,
de Kankakee, 111.
Secrétaire. — M. Elie Vêzina, de
Woonsocket, R.-I.
Trésorier. — M. Pierre BonvouloLr, de
Holyoke. Mass.
Médecin-réviseur. — Dr P. A. Ruest,
de Pawtucket, R. I.
Contrôleur. — M. J. A. Favreau, de
Boston, Mass.
Avocat-conseil. — Me Adélard Archam-
bault, de Woonsocket, R. I.
Conseillers. — M. Joseph L. Ber-
thiaume, de Southbridge ; M. Achille
Proulx, de Lawrence, Mass. ; M. Ar-
thur Daviau, de Waterville, Me. ; M.
A. J. Lachanee, d» St. Johnsbury, Vt.
L'UNION ST-JEAN-BAPTISTE D'AMERIQUE
L'Union St - Jean - Baptiste d'Amé-
rique est une société de secours mu-
tuels dont le principal but est de
grouper les Franco-Américains dans
une puissante organisation, de leur
donner une solidarité plus étroite qui
les protège contre les influences délé-
tères auxquelles ils sont trop souvent
exposés.
Pour faire partie de cette société 11
faut être d'origine française et catho-
lique pratiquant.
Les femmes sont admises aux
mêmes conditions que les hommes.
Cette société émet des certificats
d'assurance de $100 à S3,000.
Un membre actif âgé de moins de
45 ans, peut, s'il le désire, obtenir des
secours en maladie en s'inscrlvant à
la caisse des malades du conseil local,
ou, si le conseil n'a pas une telle
caisse, en s'inscrlvant à la caisse cen-
trale des malades.
L'indemnité de maladie est de $5.00
par semaine pendant quinze semaines
jusqu'à concurrence de $400. A l'âge
de 70 ans l'indemnité est remplacée
par une rente viagère de $15 par an-
née jusqu'à ce que la balance des
$400 du total de l'indemnité soit
ipayée.
Nombre de conseils le 30
septembre 1914
322
Nombre de membres le 30
septembre 1914 26,749
Valeur de la Société le 30
septembre 1914 $755,390.50
Réserve par 1000 dollars d'assurance
$71.28.
Bureau principal. — Edifice de
l'Union, rua Main, Woonsocket, R.-I.
167
£TA'1- »G» BA.XItL'KS AL' HO JtTt» 1914.
NOM DE LA BANQ,UE.
Bank of Montréal
•luebec Bank
Bank ol' N'ova Scotia
Bankof Brilisli North Americ;
Bank of Toronto
Molsons B luk
Banque Nationale. .
Merchants Bank of Canada.
Banque Provinciale du CiUiMiia
Union Bank of Canada
Canadlan Bank of Commerce.
Royal Bank of Canada
Dominion Bank
Bank of Hamilton
Standard Bank of Canada
Banque d' Hochelaga
Bankof Ottawa
Impérial Bank of Canada .
Sovereign Bank of Canada
Metropolitan Bank ,
Home Bank of Canada
Northern Crown Bank
Sterling Bankof (Canada
Bank of Vancouver
Weyburn Security Bank.
Total
Capital Capital
autorisé souscrit
$
25,oa),000i
5, ( 100,000:
10,11110,1)110
4,866 6G6
10,000,000;
•5.000,000
5,(X)0,000
10,OCO,iX)0
2,000,000 1
8.000,000j
2.'5,000,000
i"),00ii,0ii0l
lo.ooo.ooo;
S,000,000l
5,000,000'
4,000,000
ft ,000,000
10,'i00,'i00
3,000,1100
2,000,01)0
2.0)0,1100
6,000,000
3.000,000
2,00 ,000
1 .000,000
.90,866,666
16,000,000
2,721,200
6,000,000
4,866.666
5,1)011,1)110
4.0(0,000
2,000.000
6,764.700
l.OfXI.OOO
5,000,000
15,000,000
n,.i60,O00
5,465.700;
3,000,000
2,498,200
3,904,9 iO|
3,952.400
7,000,000
3,000,000
1,000,000
2,tK)0,000
2,862,400
],2l!',800
1, .74,700
632,200
117,622,866
Capital
vei'sé
16,000,000
2,(;97,080
.1,967,610
4,S66,b66
5,0011,000
4,000,000
2,000,000
6,764,700
1,000,000
5,0< (0,000
15,000,000
11,560,000
5,375.757
3.000,000
2,492,795
3,599,060
3,940.180
6,9 !8,942
3,000,000
1,000,000
1.938,700
2,772,960
1,129,6.57
860,280
316,100
161,191,087
Moulant
du
fonds de
réserve
16.000,000
1.250,000
10.844,6.J4
2,t)2i.,0iK)
6,000,000
4,700,000
1,5.50,000
6,419,175
575,000
3,.S00,OOli
12,500.000
12,.560,000
6,375.757
3,500,0<iO
3,192,79."
3,0iK),O0<
4,440,180
7,000,000
1,2-50,000
650,000
300,O(iO
300,000
40,000
65,000
108,732,561
14
8
11
11
8
10
6
T7N GOTJVERNEUH INTERLOQUE
Une anecdote relatée par lard Aber-
deen, dans le discours qu'il prononça au
banquet d'adieu qui lui fut offert, lors
de son départ pour l'Angleterre, par les
citoyens de Montréal, illustre d'une fa-
çon assez plaisante la question de la tou-
chante fidélité ".(les Canadiens-Français
pour leur pays d'origine.
Vers les commencements de son sé-
jour dans la province de Québec. Son
Excellence fut invitée un jour a présider
une séance publique dans une des insti-
tutions affectées à l'éilucation de la jeu-
nesse canadienne-française. Or, — sans
malice aucune, vous le pensez bien, — on
avait inscrit sur le programme de la fête
un cliant patriotique intitulé: "Vive la
France"!
Voilà le nouveau gouverneur-général
fort Interloqué, sinon abasourdi. Com-
ment, Vive la France! Est-ce une protes-
tation, un cri séditieux, une insulte ?
Cela paraissait au moins une indélicates-
se grave vis-à-vis du représentant officiel
de la couronne britannique. Le noble lord
ne put s'empêcher d'en faixe la. remarque
au supérieur de l'établissement.
Peux mots d'explications suffirent.
C'étaient de petits Français, flls et pe-
tits-fils de Français, fiers de leur origine
et fidèles aux traditions du passé, mais
heureux de rendre leur hommage de
Français au régime paternel sons lequel
ils avaient l'avantage de vivre libres et
prospères.
" — Ah! s'il en est ainsi, s'écria le gé-
néreux diplomate, c'est autre chose:
chantez "Vive la France!" mes enfants,
tant que vous le voudrez; je suis même
prêt à chanter avec vous!
Et lord Aberdeen ajoutait en termi-
nant:
" — Alors, tous ces petits Canadiens-
français, dans un mouvement spontané
dont je fus vivement touché, se levèrent
comme un seul homme en entonnant le
"God Save tho Queen".
Alliance Nationale, 1901.
168
fvOUIS PREOHETTE.
HISTOIRE DE L'ANNEE
du 1er octobre 1913 au 30 septemlîre 1914.
Notre Histoire de l'Année, aui contient scrupuleusement class?s, les principaux
événements survenus durant cette période, donne un ensemble précieux de renseigne-
ments de toute nature que chacun consultera avec curiosité et profit. Tous les grands
faits de l'année écoulée y sont classés dans les diverses branches de l'activité ca-
nadienne et constituent un mémento où l'on peut puiser les données précieuses d'ac-
tualité, de statistique, d'histoire locale, étrangère, et religieuse, d'éducation, de
littérature, de finances; des informations sociales, géographiques, financières et même
sportives.
Ces divers documents sont classés sous vingt titres variés disposés dans l'ordre
alphabétique.
L'aruiée administrative.
L'année agricole et minière.
L'année automobiliste et aviatrice.
L'année commerciale et industrielle.
L'année des chemiiis de fer et des
routes.
L'année éducationnelle et mutualiste.
L'année géographique.
L'année historique étrangère.
L'année judiciaire.
L'année littéraire canadienne.
L'année maritime.
L'année militaire-
L'année municipale montréalaise.
L'année nécrologique.
L'année ouvrière et d'immigration.
L'année politique canadienne.
L'année religieuse.
L'année sanitaire et scientifique.
L'année sportive.
L'année suffragiste.
1913
L'année administrative.
Octobre, — 1. II. Bph. Chouinard, nommé
assistant-auditeur de la province. — 13,
Ex-maire Cook, journaliste d'Ottawa,
nomme secrétaire de la commission du
règlement du subside fédéral de la C.
B. — 14, Démission de Frank Pedley,
député-iminlstre des affaires des Sau-
vages a Ottawa. — 14, M. Jos. Hé- j
bert, nommé maître de poste du Bu-
reau Centre de Montréal. — 20, Sir
Rufus Isaac, nommé procureur-général
de la Grande-Bretagne. — 24, M. H.
A. Fortier, député de Labelle. nommé
membre du conseil de l'Instruction
Publique. — 25, M. C. B. Major, nom-
mé magistrat du district de Montréal
et M. R. Robert, shérif.
Novembre. — 1, Le col. Carie ton, du
ré,i:in\eit de Sus^ex. Anç;., d-^-^igné com-
mandant du collège Royal Militaire de
Kingston. — 3, Col. W. Gwatin, nom-
mé chef de l'état major général. —
4, M. Jos. Gaboury, de Joliette, nom-
1914
Janvier. — 9, M. R, W. Brock, nommé
député-ministre des Mines. — 9, Dr
G. W. Derome, remplace le Dr Dugas
comme autopslste du coroner à Mont-
réal. — 13, ji. j. A. Watson. nommé
évaluateur en chef des douanes du Ca-
nada. — 20, Major C. F. Hamilton.
169
mé shérif du district. — 12, L'hon.
Geo. Simard, nommé conseiller législa-
tif pour la division de Repentigny. —
12. L'hon. Henri Bunle, nommé chef
du bureau des statistiques de Québec.
— 13, M. R. Porter, nommé ingénieur
en chef du Transcontinental, en rem-
placement de M. J. Armstrong. — - 14,
Col. O. Evanturel, nommé greffier de
la cour de circuit, Québec. — 14, JI.
Alph. Pouliot, nommé greffier de la
cour des sessions. — 14, M. Elzéar Roy,
nommé greffier des votes et délibé-
rations de la législature de Québec. —
14, M. W. S. Walker, nommé régis-
trateur de Montéal-Ouest. — 21, Le
soldat Hawkins, gagnant du prix de
tir du Roi, uommé aux douanes à To-
ronto. — 22, Investiture, à Rideau
Hall, de sLr Lomer Gouin, K. C. M. A.
— 24, M. Georges Gendron, nommé
mécanicien en chef du port de Mont-
réal.
galerie de la presse, nommé assistant
contrôleur de la Police montée. — 22,
MM. L. J. Dastous et Henri Trudel,
nommés traducteurs aux Débats, à
Ottawa. — 23, M. J. E. Laforce, nom-
mé agent de rapatriement aux Etats-
Unis.
L-ANNEE AD.MIi\lS'BHATlVE. — (Suite.)
Février.. — 16, M. J. O. St-PIewe, mé-
decin de St-&erval8, nammé reglstra-
t«ar de Bellechasse. — 17. M. Prançols
Robiilard, nommé successeur de feu
Alfred CJoderre, à l'écluse de St-Ours.
— 19, Démission de M. Chs Chapais,
ingénieur des Travaux publies, poux le
distxict de Québec. — 28, M. H. H.
Rodgex, nommé receTeur des droits de
succession â Montréal. — 28, M. B.
Chlnic, nommé percepteur des douanes
a Québec.
Uars. — 3, M. Emile Bachaud, avocat,
nommé protonotaire du district de St-
François. — 4, M. Pierre Cantin, avo-
cat, de Québec, nommé assistant gref-
fier des appels à Québec. — 4, M. J.
A. Tessler, député de Trois-Rlvières,
iiom.mé ministre de la volerie, à Qué-
bec. — 5, M. Silas H. Carpenter,
nommé assistant com. de la police du
Honiinion à Banff. ^ 14, M. J. de L.
Taché, nommé imprimeur du Roi, a
Ottawa.
Avril. — 15, M. Fortunat Lord, nommé
reeorder de Trois-Rîvières. — 27, Le
eapt. Murray, comimandaut du SS.
Empress of Ireland, nommé maître du
port a Québec.
Mai. — 1, Nomination des régistrateurs-
conjolnts du comté de Chambly : MM.
Arthur Geoffrion et L-éo Robort. — 8,
M. J. P. Béland, de Québec, nommé
greffier de la coui' suprême, remplace
le col. Oscar Evantuiel. — ■ 11, M. Ar-
thur Amos, surintendant du service
hydraulique, nommé ingénieur en chef
de la Commission des Eaux courantes.
Juin, — 17, M. PieiTe Gravel, nommé
inspecteur des Cinémas de la province
de Québec.
Juillet. — 1, Capt. Landriault, nommé
gouverneur de la prison de Bordeaux.
— 2, M. 0. E. Forest, de St-Jacques
de l'Achlgan, nommé registrateux du
comté de Montcalm. — 17. Drs J. L.
Wolfe et J. A. Morais, nommés coro-
nexs conjoints de Bonaventure. — 23,
Dr J. Samson, nommé Inspecteur du
bureau d'hygiène du district de Saint-
Hyacinthe.
Septembre. — 1, M. W. Fitzgerald, sur-
intendant des assurances, mis îl la re-
traite, et remplacé par M.' G. D. Fin-
laysoii. — 1, M. R. McConnell prend
la place de député-ministre des Mines.
1913
li' Année agricole et minière.
Octobre. — 1, Vol fi main armée il Lo-
vel HIll, 3 milles de Dawson, de $20,-
000 d'or, appartenant à la Yukon Gold
Co. — 8, Trouvaille d'or au Yukon, ft
White River, frontière d'Alaska. —
11, Les grandes granges de la Ferme
Expérimentale d'Ottawa, Incendiées. —
27, Le Canada remporte des honneurs
à l'International Dry Faî-ming Con-
gress, Tulsa, Okla. — 27, Fondation
de l'Association canadienne-française
des bacheliers en agxicultuxe d'Oka.
Novembre. — 13, Onvertuxe de l'école
modèle pour l'industrie du sucre d'é-
rable à Beancevllle, par le gouverne-
ment provincial. — 13, Découverte d'or
1914
Janvier. — 10, Fuite de gaz naturel
découverte à Toronto, sous un gratte-
ciel et bouchée. — 10, Concession de
mine de charbon accordée dans Parc
Jaspar, à la Jasper Park Collieries Co.
— 13, Le gouvernement d'Ontario cons-
truit un bâtiment de ferme â l'Ecole
de Guelph avec un subside fédéral an-
nuel. — 22, Explosion de chaudière a
Ottawa a l'Exposition Agricole de
Howick Hall. 6 tués. — 27, Exposition
de graines a Québec. — 30, M. l'abbé
A. Michaud, nommé conférencier agri-
cole provincial.
de placer a Chiensa, Alaska. — 21,
Les femmes de New-York boycottent
les détailleurs pour protester contre
les hauts prix. — 25, Prix ixiur les
pommes décerné a la Ferme Expéri-
mentale d'Ottawa, a l'Exposition Agri-
cole de Washinston. — 29, Les élèves
du Collège Macdonald. Ste-Anne. rem-
portent un prix a l'Exposition du bé-
tail de Chicago, pour habileté a juger
des chevaux.
Novembre. — 16. Les fermiers de l'Ouest
ont une entrevue avec l'I'hon. Borden,
pour demander l'abaissement du tarif.
— 23, Fondation de la North Ontario
Exploration Co.
Février. — 4, Exposition agricole 4
Montréal. — 4, Banquet de la Cana-
dian Lumbermen Ass.. a Ottawa. —
11, 20e Convention annuelle <le la So-
ciété générale des éleveui-s de la pro-
vince de Québec. — 18, Le Canada
remporte un prix de Sl.'îOO pour l'a-
voine, â la National Exhibition de
Dallas, E.-U. — 23, Publication d'une
" Gazette Agricole," par les soins du
gouvernement fédéral. — 27, Suspen-
sion do 180 étudiants du cours vétéri-
naire de l'Ecole de Guelph, pour avoir
Insulté le Dr Saunders. — 28, L'hon,
Caron, mlnistxe de l'-igriculturo, fonde
trois écoles agricoles,
70
L'ANNEE ILLUSTREE — OCTOBRE 1913.
„. ^ ^ . ^r ^ ,r c! T ■n7.,i+„^„ Hon.J.-K. Fleming, Hon. J.A. Ma-
Sir Lomer Gouiu, Hon. Geo. Muiray, Sir Jas.Wnitney, Nouveau-Bruns- thieson
Québec. Nouvelle-Ecosse. Ontai'io.présldent. wlck. Ile du Pr. -Ed.
Conférence des premiers ministres du Canada.
Dirigeable Zeppelin L II détruit
par explosion.
Incendie en mer du SS. " Vd-
■turno," de la ligne Uranium.
Sir Rbt Robltn, Sir Rch.McBride, Hou.WaJt. Scott, Hon.A.-L.Sifton, de^rf^York.dtofls
Manltoba. Col. -Britannique. Sasljatcbewan.
de ses fonctions.
Centenaire de Verdi. Pèlerinage Abatage par dynamite de la digue Gamboa pour
des Itallwis â sa maison natale, réunla- l'eau des deux cOtés du canal de Panama.
171
L'ANNEiE AGRICOLE ET MINIERE. — (Suite.)
Mars. — 3, Convention a Montréal, de
l'Institut des Mines. — 18, M. C. J.
Hay, nommé membre du Conseil (\'X-
grlcuUure après la démission du Dr
Grlgnon de Ste-Adéle. conférencier. —
28, Conférence aurlcole à Ottawa des
ministres d'Agriculture provinciaux,
pour répandre l'Instruction agricole.
Avril. — 13, Commencement des semail-
les à Moosomin (Sask.). — 18, M.
Peter Reid, de Chateauguay, nommé
inspecteiir des vergers dp démonst-a-
lion, de la province de Québec. — 30,
Sir Melvln Jones, reçoit la Croix de îi
Légion d'Honneur, pour l'introductloj
des machines agricoles en France.
Mai. — 20, Huile de pétrole obtenue an
puits Dingman a Calgary.
Juin. — 19, Deux cents mineurs tués
dans une explosion de grisou â la Min*»
de Hillcrest, Alta. — 28, Venue de
fermiers africains pour visiter le Ca-
nada.
Juillet. — 1er, Le souverneiment provin-
cial organise la fête de l'Erable. — 1,
M. l'abbé O. Martin résigne comme
rliveetenr df> l'écol^' df Ste-Anne de La
Pocatiére. — 21, Découverte de tellu-
rldes contenant de l'or et de l'argent,
au Lac Seseklnîlja, Ont. — 28, Com-
mencement de la récolte en Alberta.
1913 L'Année automobiliste et aviatrice.
Octo'bre. — 3, L'aviateur Lincoln Beachey
tue une spectatrice â Rochester, N.-Y.
— 14, Trois officiers aviateurs tués a
l'aérodrome de Wieenderf (Berlin). —
17, Eclatement du dirigeable Zeppelin
L. H. a l'aérodrome de Johannistal,
26 victimes.
Novembre. — 3, Brindejonc des Mouli-
nais gagne la coupe Pommery avec une
envolée de 9.33 milles. — 25, Edmond
Perryon, recordman de la hauteur, se
tue à Bue, France. — 26, L'a^viateur
1914 =^
Janvier, — 5, Le corps de Juvel, avia-
teur américain, est retrouvé en mer,
déchiqueté. — 24, Ouverture de l'ex-
position d'automobiles à Montréal.
Février. — 10, Collision d'aéroplanes a
Johannistal, un tué, 2 blessés. — 12,
L'aviateur Parmelin part de Genève et
passe le Mont Blanc. — 17, Vedrines
se bat en duel avec M. Quinton, pré-
sident de la French Aerlal League. —
27, La ville de Montréal adopte des
automobiles pour le service des Incen-
dies. ; •
Mars. — 3. Ouverture de l'exposition au-
tomobiliste a Ottawa.
Avril. — 17, Roland Garros, vainqueur,
à Monte Carlo, du Rallye Aej'ien.
Mai. — 21, Gustave Hamel, canadien,
destiné a traverser l'Atlantique, perdu
entre Ooboy et l'Angleterre. — 28,
américain Lincoln Beachey boucle la
boucle à San Diego.
Décembre. — 2, Winston Churchill, pre-
mier lord de l'Amirauté, pilote un bi-
plan; le lendemain, le Capt. William
Lushneg, commandant du corps naval
d'aviation, son compagnon d'envolée,
fait une chute et se tue. — 25, Oscar
BIder, suisse, passe les Alpes de Bue
a Berne. — 27, Arrivée de Jules Ve-
drines an Caire, voyage de 3.000 mii.-
les. — 30, Lord Kitchenei fait une en-
volée au Caire, sur le biplan Farman.
Restes du ballon André découverts en
Sibérie.
Juin. — 12, Course de ballons de Port-
land. 3 ballons perdus. — 17, Le Juge
Goyette décide que les iautomobilistes
de Hull n'ont pas à payer le péage.
— 20, Un ballon militaire fait explo-
sion a Vienne, Autrlehe. 8 officiers
tués. — 23, Mise a flot de l'hydro-
plane " .^.merica " qui doit traverser
l'Atlantique.
Juillet. — 3, Prix de $50,000 donné a
Paris, pour le stabilisateur E. M.
Sperry. — 7, M. George Legagneux,
champion français, tué a Saumur. Fran-
ce. — 13, Courses de Londres, Paris.
I/ondres, gagnées par Brook, améri-
cain. — 30, L'aviateur norvégien Grau
traverse en ballon la mer du Nord de
l'Ecosse en Norvège.
Septembre. — 2, Course internationale
de ballons a Kansas City, remise.
Mousto-chues quand même.
Il existe, dans le uoixl de l'île d'Yéao,
un certain nombre de tribus appartenant
a une race primitive différente des Ja-
|)^nlH d'aujourd'hui. On leur donne le
172
nom d'.Mios. Les femmes de ces peupla-
des considèrent la moustache comme un
attribut très enviable pom- leur sexe.
C'est pourquoi les élégantes se font des-
siner sur la lèvre supérieure un tatouage
qui figure une uiou-^tache longue et abon-
dante. C'est leur coquetterie.
1913 L'Année commerciale et industrielle.
Ottawa. — 1er, Lu Cie de Cale-Sôche
(lu Sault Ste-Marie, compagnie fran-
çaise <ie Paris, voit sou dépôt confis-
qué. — 3, he nouveau tarif américain
signé par le président Wilson, à 9 lira
du soir. — 7, Inctiudie des réservoirs à
pétrole de la Standard 011 Co., à Sau
Diego, Cal. — ■ 8, Ouverture de l'ex-
positiou commerciale d'Ottawa.
Novembre. — 1er, Ouverture de l'exposi-
tion d'électricité à l'Aréna, à Mont-
réal. — 3, Faillite de la British Col-
umbia Fisheries Co. de Londres. —
8, Incorporation au Canada de la suc-
cursale de la Cie Armstroug, White-
worth, qui' aura ses usines il Lon-
1914 ^-^
gueuil. — 9, Contrat des travaux du
port de Halifax, 5 millions accordés à
Foley Bros. — 12, L'Espagne décide de
participer à l'espositiou Panama, il
San Francisco. — 13, La Standard OU
Co. of Canada en liquidation. — 29,
La législature de Saskatchewan passe
un amendement à l'acte des villes
pour aboJir les bonus aux industries
nouvelles.
Décembre. — 3, Les Etats-Unis imposent
le droit de représailles contre le bill
de l'Argentine. — • 15, Incendie de la
manufacture de chaussures Tourigny
et Marois, à Québec.
Janvier. — 1-6, La Turquie décide de
participer à l'Exposiitiou de Panama. —
26, Incendie de l'exposition de Manille,
Philippines.
Février. — 3, Inauguration du grand
magasin Scroggie, â Montréal. — 4,
Le Japon décide de participer à l'ex-
position de Panama. — 10, Inaugura-
tion du service des colis postaux. —
17, A Ottawa, ouverttu-e officielle de
la convention et de l'exposition des
quincailliers. — 17, Sir Thomas Skin-
ner remplace lord Strathcoua comme
gouverneur de la Cie de la Baie d'Hud-
son. — 24, ta. France vote $400,000
pour l'exposition de Panama. — 25,
Incendie, à Drummoudville, Q., de la
O. B. Shoe Co., pertes, $120,000.
Avril. — 6, Discours du budget à Otta-
wa, 61 changeiments au tarif.
Mai. — 14, M. Godfroy Langlois, député
de St-Louis, nommé agent de la pa'o-
vince de Québec en Belgique.
Juin. — 8, Congrès do, l'Association des
manufactua'iexs, Montréal. — 8, Con-
grès international des chambres de
Commerce à Paris. — 23, Faillite Cla-
tin à New-i'ork, dans les tissus, 35
millions de dollars.
Juillet. — 29, Fermeture de la Bourse
à Montréal.
Août. — 13, Incendie des élévateurs de
St-Jean, N.-B. — 13, L'Angleterre pro-
clame le moratorium.
Septembre. — 1er, L'Angletei're prolonge
le moratorium d'un mois.
UNE FRAUDE ORIGINAL.E SUR
LES COMPTEURS A GAZ A
PAIEMENT PREAUA.BLE.
Les faits suivants se sont passés à
Honolulu, et sont relatés par notre
confrère Vlnditstrie électrique. Le di-
recteur de la Compagnie du gaz de
Honolulu savait qu'un abonné frau-
dait, et, depuis un an, le personnel de
la Compagnie cherchait en vain à sa-
voir comment. On ne trouvait rien
dans la boîte à monnaie du compteur
à paiement préalable et cependant il
y avait consommation visible du gaz.
On avait beau remplacer le compte.ur,
on n'arrivait pas à prendre l'abonné
en défaut. Qund les contrôleurs de la
Compagnie l'interrogeaient, il répon-
pondait qu'il ne manquait pas, de gaz
et qu'il ne mettrait pas de monnaie
dans le compteur tant que le gaz ne
lui manquerait pas. La Compagnie
173
menaça, écrivit, envoya des inspec-
teurs, le tout sans résultat. De guerre
lasse, elle fit offrir à l'abonné une for-
te somme avec promesse de ne pas
poursuivre s'il révélait son secret. Il
la prit au mot et un rendez-vous fut
fixé pour les explications. Le moment
venu et devant les repirésentauts de
la Compagnie, l'abonné exhiba un
moule en fer et une machine à glace
à éther, versa dans le moule un peu
d'eau qu'il transforma en quelques se-
condes en un disque de glace ayant
les dimensions de la pièce de mon-
naie, introduisit ce disque dans la
f?nte du compteur en faisant marcher
la manivelle, et eut ainsi sa provision
de gaz assurée. Quant au disque de
glaoe, une fois tombé dans la boîte à
monnaie, il s'empressa d'y fondre,
sans laisser la moindre trace du dé-
iournement de gaz dont il avait été
le complice inconscient.
ILLUSTREE — NOVEMBRE 1913.
I-
Jim Lsrkin, cliei' Joliu i'un-y Mit- Vuaii Shi Kai, élu Le baroQ Von Lm-d Ooudiay,
des gi-év. irlau- chell, élu maire président de la ré- Foi-stner, le héros chef de la Cie
dais, eniprisoimé de New- York. république finnoise, des événements de pétrole Pear-
ipuis relâché. de Saverne. son, â Tampico.
La drague "P^irt Nelson," em-
ployée à Port-Nelson, Baie
d'Hudson, échouée.
Les militantes mexicaines qui combattent
Huerta, sous les oMres de Viila.
Lady Strathcona, Dom Pacôme Ga- Sir Lionel Cardeu, Rencontre, à Buenos-Ayres, de
décédée à boury, nouvel abbé ambassadeur anglais T. Roosevelt, ane. prée. des
Londres. de la Trappe au Mexique, favo- E.-U. et de J. Rœa, anc.
;• d'Oka. rib'efl ITuerta. prés, de l'argentine.
Le "James CarrutUers" le plus gros
bateau des grands lacs, Cydlê dans
le lac Huron, pendant tempête
du 9 noTembre.
Les Athletlcs de Philadelphie, cham-
pions de baseball du monde.
174
1913 L'Année des chemins de fer et des routes.
Octobre. — 1er, Utilisatiaii avec succès
à Grand'Mère, de l'eau des fabriques
de sulfite pour arroser les routes et
abattre la poussière. — 1, Assemblée
annuelle du C. P. R. En 10 années,
les recettes montent de 43 millions à
139 milUons. — 3, Pose du dernier rail
de la ligne Toronto-Ottawa du Cana-
diau Northern. — 7, M. E. J. Cham-
berlain, réélu président du G. T. Ry.
— 22, La section 2 du canal Wellaud
adjugée à la Cie Anglaise au prix de
$5,500,000. — 22, Affaissement de l'é-
lévateur du C. P. H., d Transcona,
Winnlpeg. — 24, L'iion. R. L. Bordeo
pose la première pierre des usines de
St-Malo, Q.
Novembre. — fi, Terrible collision en
France à Melun, de l'express Parls-
Marseilles, 30 victimes. — 6, Ouver-
ture du nouveau pont de Lachlne, du
C. P. R. — 26, Instruction des ate-
liers du G. T. R. a Port Hui'on, dé-
gâts, $1,000,000.
Décembre. — 4, Le C. P. R. prend une
assurance de 100 millions de dollars
sur ses propriétés. — 4, Le C. P. R.
donne un contrat pour la construction
de 10 milles de tunnel à Rogers Pass,
C. B. — 9, Achèvement du tunnel du
C. N. R. sous la montagne Mont-
Royal, Montréal. — 31, Pose du clou
d'or reliant l'est et l'ouest du C. N.
R. & 350 milles a l'ouest de Sudbury.
1914
Janvier. — 22, Accident sur le C. P. R.
& Pembroke, déraillement. ■
Février. — 23, M. W. C. Johnston,
nommé assistant gérant du service des
voyageurs sur le G. T. R. — 30, Con-
trat donné par le gouvernement pro-
vincial pour 152 milles de route entre
Oharlemagne et St- Augustin.
Avril. — 7, Pose du dernier clou du
G. T. R., à Nechaco, C. B., pour unir
l'est a l'ouest. — 13, Incendie de
l'hOtel " Algonquin," du C. P. R., ift
St. Andrews, N. B. — 14, Mort de sir
Wm. Whyte, ex-vice-président et di-
recteur du C. P. R. — 27, Visite de
sir T. Shaughnessey, pour l'ouverture
d'une digue d'irrigation a Bassano,
Alta. — 28, Démission de M. Berg-
mann, surintendant des hôtels du G.
T. P., directeur du Château Laurier,
Ottawa. — 29, L'hon. R. L. Borden
annonce un arrangement avec le C. N.
R., Mann et Mackenzie, pour la som-
me de 145,000,000.
Mai. — 14, MM. NickeQ et Beunett com-
battent le parti conservateur au sujet
de l'arra,ngemeot Mackenzie-Mann. —
15, Convention des reiyrésentants des
chemins de fer électriques du Canada
a Ottawa. — 18, Ouverture du Con-
grès des Bonnes Routes, à l'Aréna de
Montréal. — 23, Dr James Mill, ex-
mtmbre de la Commission des chemins
de fer, devient bibliothécaire de la
Commission.
Juin. — 10, Le Sénat vote une subven-
tion au C. N. R. — 18, Mort de M.
Reynolds, vlce-prêsideint du G. T. R.
Juillet. — 1er, L'United States Express
Co., cesse les affaires. — 1, M. Léo-
nard démissionne de la présidence de
la Commission du Transcontinental Na-
tional. — 26, Exécution de la garantie
du gouvernement pour le C. N. R. et
le G. T. R. — 30, M. F. Scott, nom-
mé vice-président et trésorier du G.
T. R.
Août. — 18, Le C. N. R. obtient droit
de passage sur le G. T. R., à la gare
centrale, â Ottawa.
Septembre. — 15, Accident à Lebanon,
Mo., un train tombe à l'eau, 40 vic-
times.
Quand doit-on remonter sa montre t . .
B'eaucou'P de gens ont l'habitude de
remonter leur montre à un momenjt
quelconque de la journée et sans prê-
ter xl'attention à il'acte qu'ils accom-
plissent.
Cependant, l'exactitude et la durée
d'une montre dépendent beaucoup du
moment où son propriétaire la remon-
te, et cette Importante question a été
discutée et résolue par la corporation
des honlogers. en Angleterre.
Plusieurs membres prétendaient que
l'opération devait être exécutée la
nuit. Ils considéraient qu'au matin
le grand re.ssort était plus froid et
moins souple qu'après avoir été porté
dans la poche pendant toute la jour-
née.
Mais le président a fait valoir qu'il
y avait avantage à remonter une mon-
tre le matin, car, pendant Je jour, la
montre est soumise à des mouvements
et à des déplacements irréguliers et
anormaux, qu'elle suporte plus fajcile^
ment quand elle est remontée à fonid.
Et c'est cette opinion qui a été
■adoptée.
175
1913 li' Année éducationnelle et mutualiste.
Octobre. — 2, Bénédiction du coUèse in-
dustriel de Beaucevllle. — 3, l<es Fo-
restiers ladépendants de Montréal dé-
cident de combattre les nouveaux rè-
glements imposés. — 14, Inauguration
de l'Ecole de chirurgie dentaire de
Montréal. — • 15, La. commission des
écoles séparées d'Ottawa refuse d'ap-
pliquer l'art. 17 coatre l'éducation bi-
liugue. — 16, Incendie de l'académie
St-Georg£S, à Montréal. — 25, Ban-
quet des Canadiens-Français à l'Hôtel
Brenou, New- York.
Novembre. — 3, Visite des étudiants de
Laval à New-York. — 13, M. H. Moi-
san, avocat, nommé professeur de ju-
risprudence médicale à l'Ecole de chi-
rurgie dentaire. — 19, Installation de
M. J. A. McLeau, président de l'Uni-
versité de Manitoba. — 26, Fête à La-
val pour le centenaire de Louis Veuil-
lot. — 27, Mise en liquidation des ma-
gasins coopératifs de la Saskatchewan.
— 28, M. l'abtrê Brosseau, nommé se-
1914 =
crétaire de la Société St-Jean-Bap-
tiste de Montréal, en remplacement de
M. J. B. Lagacé.
Décembre. — 1er, Démission de M. St-
Jacques, Inspecteur canadien-français,
des écoles bilingues, pour le district
de Sudbuxy. — 3, L'université d'Otta-
wa remporte le concours de débat con-
tre McGill. — 4, Paix signée entre le
président Asselin et quelques direc-
teurs de la société St-Jean-Baptiste.—
6, Les Forestiei-s Indépendants du Wis-
coosin refusent de reconnaître la lé-
galité de l'acte du Parlement cana-
dien. — 10, Le prix Nobel pour la
paix, décerné à MM. EHhu Root, à
New- York, et Henri La Fontaine,
de Bruxelles. — • 19, Célébration, à
Montréal, du centenaire du fondateur
de l'université McGLll. — 20, Incendie
de l'école de Pharmacie de McGill. —
30, Incendie partiel du collège des
RR. PP. chanoines de l'Immaculée
Conception au Nominlngue.-
Janvier. — 3, Ouverture du Congrès d'E-
ducation d'Ontario a Ottawa. — 26,
Le Royal Victoria Collège de McGill
reçoit un cadeau de iJiS.OOO de lord
Strathcona deux jom-s avant sa mort.
Février. — 4, Le Dr A. Ferron, nom-
mé professeur d'anatomie â l'univer-
sité Laval. — 9, Publication du rap-
port de l'hon. L. 0. David sur les bi-
bliothèques de Montréal. — 9, Créa-
tion, par le commissaire du Canada à
Paris, l'hon. P. Roy, d'une bibliothè-
que canadienne. — 10, Ouverture so-
lennelle de l'école normale de JoUette.
— 16, M. C. J. Miller, nommé suc-
oesseuir de M. .1. G. W. McGown,
comme Inspecteur d'écoles à Montréal.
— 16, L'ex-président Taft accepte de
donner des cours à l'université de
Toronto. — 17i Création d'une chaire
d'hydrothérapeutique a Laval. — 23,
Sir W. Macdonald remplace lord
Strathcona, comme chancelleir de Mc-
Gill.
Mars. — 5, Requête de Mgr Oharlebols
en faveur des écoles du Keematin, re-
mise au gouvernement fédéral. — 12,
Installation du laboratoire du cours
forestier à McGill. — 25, Dépôt du
rapport du juge Mercier sur l'achat
d'un terrain pour la commission sco-
laire catholique de Montréal.
Avril. — 6, M. Edouard Montpetlt et le
le Dr Choquette, élus membres de la
Société Royale. — 10, Le P. James
Fallon cesse de faire partie du per-
sonnel de l'université d'Ottawa, en rai-
son des difficultés bilingues. — 14,
Grève d'étudiants au collège d'Ottawa.
— 15, Le P. S. Murphy, nommé préfet
des études de l'université d'Ottawa. —
22, Inauguration du cours commercial
pour les femmes à l'université Laval.
Montréal.
Mai. — 11, Convention des Knights of
Columbus à Ottawa.
Juin. — 16, Célébration du cinquante-
naire du collège de St-Josejph de Mem
ramcook. N. B. — 17, M. Olivar As-
selin démissionne comme président de
la St-Jean-Baptlste. — 17, Le congrès
des Franco-Canadiens de Saskatchewan
à Prince-Albert. — 25, Procès des
écoles séparées à Ottawa, au sujet de
l'article 17. — 28, A Montréal, con-
vention de l'A. C. J. C.
Juillet. — 3, Legs de $25.000,000 aux
Pères Jésuites de l'université St-Louis.
— 19, Ouverture, à New-York, de la
succursale des Artisans canadiens-
français.
Aaût. — 5, Le Dr Robert Lee, nommé
doyen de la faculté de droit de Mc-
Gill. — 17, Convention de l'Alliance
Nationale. — 17, M. l'abbé Degagné,
nommé principal de l'Ecole Normale
de Chicoutimi. — 17, Convention de la
Société des Artisans Canadiens-Fran-
çais, — 22, L'Ecole des Hautes Etudes
de Montréal remporte une médaille
d'or à l'Exposition de Lyon.
Septembre. — 1er, S, 000 enfants sans
écoles a Ottawa. Ecoles séparées fer-
mées.
176
L'ANNEE ILLUSTREE — DECEMBRE lÔlS.
Le cai-d. Rampolla, Le prince Wil- Le poète ilau- Mme Currie, dé- M. E. Root, aac.
ancien sec. d'Etat, hekn de Wled, rice de Maeter- corée du prix min. des Etats-U.
décédé. choisi comme linek pratiquant Nobel. décoré du pris
roi d'Albanie. la boxe. Nobel.
Stefansson et son navire le "Karluk",
pris dans les glaces.
Victoire, à Londres, du N. S. C, de G.
Charpentier, champion de boxe fran-
çais, sur Bombardier Wells.
Le Dr Fred. Cook M. Beiliss, juif, M. I).iuiiiii-;,'uc, Dr Alfonso Costa, Mme R. Sodha, qui
ijui accuse Peary ai^eusé de meui'- 1er min. 9 <léc. prem. min. du causa révolte des
de vol e^t de tre rituel, à 1913, démis. Poa-tugal. Hindous dans r.\-
parjui-e. Kiel, acquitté. 9 janv. 1914. frique du .Sud.
Rupture du joint de l'aqueduc de
Montréal, le 25 décembre.
L'eau livrée au baril dans les rues
de Montréal.
177
1913
Ij' Année géographique.
Octobre. — 1er, Ouragans en Europe à
Cerbère, France, et â Constantiuople.
— 2, Tremblement de terre à Panama.
— 4, lie Cul. Roo&evelt part pour faire
des explorations dans l'Amérique du
Sud. — 13, Les Russes découvrent un
nouveau territoire arctique, appelé
Terre de Nicolas II. — 13, Le port ca-
nadien Muir, près de l'Alaska, oblitéré
par l'avance du glacier. — 26, La dé-
couverte d'une île nouvelle au large
de la Nouvelle-Ecosse coïncide avec le
tremblement de terre de Panama.
Novembre. — 21, Disparition de l'île
formée près du cap des Sables.
Bécembre. — 10, Mise en réserve du ter-
rain environnant le Vieux Fort Pelly
où s'est tenu en 1877. le premier con-
seil du Nord-Ouest. — 16, Cataclysme
aux Nouvelles-Hébrides; l'île Amtrim
ravagée par une éruption. — 16, An-
nexion oifficielle de la Crète à la Grè-
ce; le roi Constantin bisse le drapeau
Srec sur le fort. — 22, Georgetown,
Guyane Britannique, détruite par le
feu. — 31, Neige sur le Vésuve.
1914
Janvier. — 14, Terrible trembUiment de
terre au Japon, éruption du Sakura
Juna. — 23, Le gouvernement suédois
subventionne une expédition antarcti-
que ù la ten-e de Graham. — 31, I^e
Commandant Evans, second de Scott
au l'Ole Sud, fait une conférence ù
la Soirbonne à Paris, et il reçoit la
croix de la Légion d'honaeur.
Février. — 10, Tremblement de terre à
Ottawa et Montréal. — 16, Tremble-
ment de terre à Québec. — 27, Retour
en Australie, du Dr Douglas Mawson,
dans l'antarctique depuis 1911.
Mars. — 16, Tremblement de terre au
Japon, à île Houdo, nombreuses victi-
mes. — 17, Raz de marée de la mer
d'AsoT à Ekaterinenbourg, 1200 victi-
mes.
Avril. — 22, Règlement entre les Etats-
Unis et la Colombie ; les Américains
payant 26 millions pour la zone du
canal dont ils ont pris xwssession. —
23, Incendie du village de Bryson, co.
de Pontiac. Q.
Mai. — 1er, Théo. Roosevelt sort des
forêts vierges du Brésil et arrive à
Manoas. — 8, Trenrblement de terre â
Catane, 200 victimes. — 18, La ville
de Fairbanks, Alaska, est détruite par
une inamdation. — 30, Le " Karluk "
écrasé par la glace, l'équipage est à
l'île Wrangle.
Juin. — 3, Annexion, par la France, des
îles Wallls, dans l'océan Pacifique
Sud. — 3, Erection, à St-Louis, Mo.,
de la statue à Pierre Laclide, fonda-
teur de cette ville. — 4, Pose de la
première pierre du monument Cham-
plaiu à Ottawa. — 14, Orage épouvan-
table à Paris, rues défoncées, nom-
breuses victimes. — 15, Eruption en
en Californie du pic Lassen, Sierra
Nevada.
Juillet. — 11, 10,000 Chinois noyés dans
une inondation près de Canton. — 10,
Eruption du Mont-Shlshalden, en Al-
berta. — 10, Incendie de la Terrasse
Dufferin de Québec.
Août. — 26, La Russie promet, si elle
est victorieuse dans la guerre actuelle,
de donner un gouvernement autonome
aux Polonais. — 26, L'Allemagne or-
ganise un gouvernement en Belgique,
et nomme ses officiers.
Septembre. — 1er, La Russie change le
nom de sa capitale, Pétrograd au lieu
de St-Pétersbourg. — 1, On annonce la
mort du Lt Sedoff, chef de l'expédition
russe au Pôle. — 12, Tremblement de
terre à Carnavili, Pérou. — 13, Certi-
tude du décès de trois membres de
l'expédition Stefansson.
Balivernes.
Le président, d'un ton sévère au
prévenu :
— Pour cette fois, vous êtes acquit-
té : mais, vous savez, je ne veux plus
vous revoir ici !
Le prévenu avec empresseanent :
— C'est très bien, monsieur le Pré-
sident ■ mais vous devriez surtout dire
Ca aux gendarmes^
Un étranger fut étonné d'entendre
un jour un auteur dramatique dire à
un ami :
— Si je ne trouve pas un bon clou
pour ma revue, j'en serai réduit à
porter ma montre au clou.
Et l'étranger de se dire:
— S'il ne trouve pas le clou, com-
ment fera-t-il 'pour y accrocher sa
Montre?
178
1913
L'Année historique étrangère.
Octobre. — 1er, Le prince héritier d'Al-
leiuiague, exilé & Dantzick, au sujet
des difficultés entre l'empereur Guil-
laume et la maison de llauovre. — 5,
Un riche donateur anglais l'ait hom-
mage au peuple canadien de la maison
de Wolfe à Westerham. — 6, Défaite
des rebelles mexicains à Santa lîosa-
lia. — 6, Yuan Shi Kai. élu président
provisoire de la république de Chine.
— 7, Visite du président Polncarê au
roi Alphonse XIII, a Madi-id. — 7,
Le gén. Ll Yuen Seng, élu vice-prési-
dent de la république de Chine. — 10,
Premier anniversaire de la fondation,
inauguration du président. — 10, Cent-
dix députés arrêtés au Congrès à Mexi-
co, pour avoir pris une résolution hos-
tile à Huerta. — 14, L'Allemagne en-
voie le croiseur " Herta " pour svir-
veiller les événements du Mexique. —
16, Les Albanais élisent Essad Pasha
gouverneur de l'Albanie indépendante.
— 20, Pour la deuxième fols, Winston
Churchill offre à l'Allemagne une trê-
ve de douze mois dans les armements.
— 20, Arrestation, à Tokio, du Di' Sun
Yal Sen, révolutionnaire chinois, pour
détournement de fonds. — 22, La France
envole le croiseur " Condé " dans les
eaux du Mexique. — 26, Célébration,
à Chateauguay, du centenaire de la
victoire de Chflteauguay, en 1813. —
28, Le gén. Félix Diaz se réfugie sur
un vaisseau américain, ft Vera Cruz.
Novembre. — 1er, Le roi Otto de Ba-
vière, détrOné pour cause de folle. —
4, Le président Yuan Shi Kai empri-
sonne et expulse 300 députés. — 6, Le
gouvernement mexicain sollicite la mé-
diation de la France. — 5, Les Etats-
Unis envoient de la cavalerie au Mexi-
que. — 13, Ultimatum de la Bulgarie
à. la Grèce. — 13, La paix est signée
entre la Turquie et la Grèce. — 15,
Les rebelles mexicains s'empai'ent de
Ciudad Juarez. — 20, Ouverture du
congrès national mexicain. — 21, L'es-
cadre anglaise des Bermudes envoyée â
Mexico.
Décembre. — 2, Chute du cabinet Bar-
thou, en France, sur la loi de l'em-
prunt, par une minorité de 25 voix. —
3, Tapage au Reichstag sut les évé-
nements de Saverne, Alsace. Censure
du gouvernement de l'Empereur. — 8,
Le congrès américain se prononce pour
le congé naval proposé par Winston
Churchill. — 9, Formation du cabinet
Doumergue en France. — 10, Le Dr A.
Hoffman a été élu président de la
Confédération Helvétique. — 10, Le
congrès mexicain annule les élections
présidentielles. — 11, La " Mona Lisa,"
volée au musée du Louvre, retrouvée
en Italie, à Florence, et restituée à
la France. — 12, La Russie retire ses
troupes du territoire chinois. — 18, Con-
damuation à 43 jours de prison, du
lient. Fortsuer. le héros des troubles
de Saverne. — 30, Signature du traité
anglo-allemand au sujet des posses-
sions portugaises d'Afrique.
1914
Janvier. — 2, La Joconde rentre à Paris
et est exposée à l'Ecole des Beaux-
Arts. — 7, L'hon. Chamberlain prend
finalement sa retraite. — 8, Rappel de
sir Lionel Carden, ambassadeur an-
glais à Mexico. — 10, Le col. du ré-
giment de Saverne, Alsace, acquitté
par la cour martiale. — 20, Le prési-
dent Poincaré dîne à l'ambassade
d'Allemagne à Paris. — 22, Naissance,
à Bruxelles, d'un héritier au Prince
Victor-Napoléon. — 27, Madame Sarah
Bernhardt, décorée de la Légion d'hon-
neur.
Février, — 10, Résignation du ministère
suédois, conflit avec le roi à propos
des armements. — 16, Cinq officiers
arrêtés â Tokio pour scandale dans la
marine. — 17, Le roi des Belges, Albert
I, se casse le bras dans une chute de
cheval. — 20, Huerta célèbre une an-
née de pouvoir. — 20, Le prince Wied,
futur roi d'Albanie, en visite à Lon-
idres. — 21, Le gouvernement britan-
nique proteste auprès des Etats-Unis
contre l'exécution de Benton. — 25,
Anniversaire de la séparation de la
Norvège et du Danemark.
Mars. — 2, La législature des Philippi-
nes demande l'indépendance au Con-
grès. — 5, Le président Wllson de-
mande au congrès le rappe'l de l'ex-
emption des taux de péage du canal de
Panama. — 15, F. Diaz demande l'as-
sistance des Etats-Unis pour une nou-
velle révolution. — 18, l'erry Gomez,
élu président du Brésil. — 16, Assas-
sinat de Gaston Calmette, rédacteur du
Figaro, par Mme Calllaux, femme du
ministre des finances. — 17, Démis-
sion de Caillaux, ministre des finances.
— 24, Rencontre de l'empereur Guil-
laume et du roi d'Italie, à Venise. —
26, Démission des officiers envoyés
contre l'Ulster au camp d'Armagh. —
26, Démission de Seely, sous-ministre
de la guerre. — 30, M. Asquith de-
vient ministre de la guerre.
Avril. — 1er, .\nmilation de la clause de
pavillon passée au Congrès des Etats-
Unis., par 85 voix de majorité. — 8,
Villa entre a Torréon. — 7, Le Home
Rule est adopté en dfuxième lecture.
— 8, Le roi d'Albanie, en campagne
contre les Grecs à Koutza. — 8, M. As-
quith, premier ministre, réélu dans
179
L'AiTNEE ILLUSTREE
C. H. Mayer, près. j. n. y. Crowe, I-e tils et héritier Art. Peiky, (Can.) G. Smith (Amer. )
de la Western Fed- nouv. cm. do Pierptiut Partie de boxe à Sau-Francisco.
eratiou of Miners, du CoU.Mil.Royal Morgan. Gunboat Smith, vainqueur,
assassiné. de Kingston.
Hil'i'!îJlintgI3l ï 11 f ''liDOD-^
Sous-marin anglais A. L., coulé dans le
l'I.vmouîh Sound, Angleterre.
Explosion au Pavillon Howlck
a. l'Exposition d'Ottawa.
Sir n. Harms- R. H. Coats, Gén. Blanquet, Sir R. Isaacs. créé Ck>l. Goetbals,
woTth, prop. de prés, de la Com- nommé gouverneur pair de la nommé gouv. de
journaux, créé mis. du Haut de Mexico. Grande-Bretagne. Ja zone du canal
pair. Prix de la vie. de Panjuna.
Ville de Sakura, JaiKxn, détruite par
éruption de volcan.
180
NouvetUe église St-Jean-Baptlste,
à New-Yoïrk.
1/ ANNEE HISTORIQUE. — ( Suite. )
Hast FIfe. — 9, Mort de l' impératrice
ilu Japon, Harako. — 13, laclclent de.
Tampico: Insulte au commandant amé-
ricain par un offlcler de Huerta. —»
17, Formation du ministère japonais
du comte Okiina, ancien minstre des
affaires étrangères. — 17, Tentative
(l'assassinat du maire Mitchell de
New- York, par un ouvrier sans tra-
vail. — 18, Ultimatum donnant â
Huerta jusqu'à 6 hrs du soir pour sa-
luer le drapeau américain. — 21, Les
Américains s'empareut de Vera Cruz.
— 21, Le roi et la reine d'Angleterre
reçus par le président Poincaré â Pa-
ris. — 22, OaiTanza proteste contre
l'occupation de Vera Cruz. — 24, La
médiation pacifique du Brésil, de l'Ar-
gentine et du Ohili entre le Mexique
et les Etats-Unis, acceptée. — 26,
Elections générales en France. — Cail-
leaux réélu.
Mai, — 4, Combat victorieux de France,
au Maroc, près de Fez. — 10, Eleetlou
de ballottage en France. — 14, Chute
de Tampico aux mains constltutionna-
Hstes. — 15, " Vive la France " crié pa'-
des .socialistes au Reichstag. — 18, Le
roi de Danemark reçu à Paris. — 20.
Réunion des médiateurs de l'A. B. C..
a Niagara Falls. au commencement
des conférences. — 20, Essad Pacha,
expulsé par le roi d'Albanie. — 22,
Carranza décide d'être représenté à
Niagai-a. — 24, Guerre en Albanie,
fuite du prince Guillaume.
Juin. — 1er, Démission du cabinet Dou-
mergue en France. — 9, Cabinet Ri-
bot formé. — 10, Bal a l'Albert Hall.
Londres, en commémoration du cente-
naire de la paix. — 12, Renversement
du cabinet Ribot en France. — 15, Ca-
binet Viviani, annoncé. — 15, Les
troupes albanaises, commandées par le
prince de Wied, battent les révoltés
musulmans, â Durazzo. — 16, Le mi-
nistère Viviani, soutenu par un vote
de confiance, 362 contre 184. — 24,
Prise de Zacatecas, Mex.. par Villa. —
25, Les médiateurs de Niagara signent
un protocole. — 28, Assassinat de l'ar-
chidiic Frédérlc-Fexdlnaad et de sa
femme i Sara.1&vo, par un étmdlant
serbs.
Juillet, — 2, Paix signée par les média-
teurs entre les Etas-Unls et le Mexi-
que. — 15, Le président Huerta dé-
missionne ; F. Carb^ijal, choisi comme
président provisoire du Mexique. —
16, Le président Poincaré part pour
un voyage en Russie. — 23, Armistice
signé par les rebelles mexicains. —
24, Ultimatum de l'Autriche à la Ser-
bie. — ■ 28, Guerre déclarée entre l'Au-
triche et la Serbie. — 31, Jean Jaurès,
chef socialiste, assassiné à Paris, par
Raoul Villain.
Août. — 2, Les hostilités entre l'Alle-
magne et la France, ouvertes à Clrcey.
— 44e anniversaire de la bataUle de
San-ebrucke, premières hostilités de la
guerre franco-prussienne. — 5, Atta-
que de Liège par les Allemands qui
■sont repousses. — 6, Mort de Mme W.
Wilson, femme du président des Etats-
Unis. — 13, La paix est définitivement
signée au ïlexique entre le président
Carbajal et Obregon. — 15, Mexico re-
mis aux mains des constitutlonalistes.
— 21, Entrée de Carranza â Mexico.
— 31, Le prince W. de Wleld, roi
d'Albanie, s'embarque à Durazzo pour
l'Italie. Ville occupée par les insur-
gés.
Septembre. — 8, Mort du bandit Raie di
qui dirigeait les révoltés marocains. —
7, Le flls d'Abdul Hamid se proclame
roi d'Albanie. — 10, Célébration du
centenaire de la p.iix entre les Etats-
Unis et la Grande-Bretagne, à Platts-
burg, N.-Y. — 13, Des Italiens débar-
qués à Valona, All)anie. — 17, Evacua-
tion de Vera Cruz par les Américains.
— 17, Le général Boër Delarey tué
par accident â Johannlsburg. — 18,
Prorogation du parlement anglais.
Bien de nouveau soiis le soleil.
La science moderne se vante de aê-
couvrir mille secrets ignorés de nos
ancêtres ; mais elle est Impuissante à
retrouver mille secrets que nos ancê-
tres ont connus.
I^e ciment qui rendait indestructi-
bles les construcions romaines, et qui
maintient debout tant de monuments
formidables, n"a pas été reconstitué.
Les verriers d'aujourd'hui ne savent
pas cuire leurs vitraux comme l'es
maîtres du moyen âg*. Leis luthiers
ne possèdent -plus le vernis qui fai-
sait la valeur des Stradivarius, au
XVnie siècle.
En remontant plus haut, dans la
nuit des âges, on aurait à chaque pas
la preuve qu'une foule de notions ou
de méthodes retrouvées de nos jours
avaient appartenu déjà aux civilisa-
tions disparues. Sous les forêts de
l'Asie et de ;l'Amérique, on déterre les
ruines d'admirables citées, où la vie
fut aussi raffinée que chez nous, ofi
les comimodités furent plus grandes,
oii les arts mécaniques (furent aussi
ingénieux.
La fable du phénix qui renaît de
ne loendres peut s'appliquer à l'huma-
nité, ballottée éternellement de la
l>arbarie à l:i plus h.iute culture.
181
1913
li' Année judiciaire.
Octobre. — 2, Réunion du Congrès de la
loi internationale il Madrid. — 10, Le
Herald de Montréal, poursuit lo Star
pour conspiration ; dommages récla-
més, $100,000. — 10, La Patrie est
condamnée a $250 de dommages, pour
rapport de discours -diffamatoires de
A. Sévigny contre Armand Lavergue.
— 14, Les provinces gagnent iV la cour
suprême la cause qui leur perniet d'in-
corporer les compagnies d'assurances
faisant affaires dans tout le Canada.
— 17, Le gouverneiu- Sulzer, de l'Etat
de New- York, est reconnu coupable
par la Haute Cour, d'accusation et
destitue.
1914
Novembre. — 10, Acqulttomeut de Men-
del Buliss, accusé de meurtre rituel à
Kiel, Russie. — 10, Le gouverneur de
New Hampshii-e. décide l'extradition
de Thaw, à la requête de New-York. —
17, Contestation de l'élection de Cha-
teauguay, déposée S Montréal. — 17,
Létournean, de Québec, gagne la cause
de diffamation contre " l'ETênement,"
dans l'élection de Sir W. Laurier, en
1911. — 28, M. J. B. Archambault,
nommé Juge de la cour de circuit, îl
Montréal.
Décembre. — 8, M. 0. Crocket, M. P..
de York, N. B.. nommé juge en chef
de la cour suprême du Nouveau Bruns-
wick.
Janvier, — 13, Etablissement d'une aca-
démie de loi iuternationale â La Haye.
— 24, Première exécution à la prison
de Bordeaux, dans la personne du ni--
gre Wm. Campbell. — 30, Jugement
de la cour de révision, dans la cause
du mari.ige Hébert-Clouâtre, mariage
déclaré préexistant.
Février. — 10, L''hon. Richard Robert
Cherry, nommé juge en chef d'Ir-
lande. — 11, Quatorze mineurs, con-
damnés pour la grève de Nanaïmo, ont
été libérés condltlonnellement. — 26,
•Six Lomer Gouin et l'hon. It. Lemicux,
se retirent du Bureau Légal Gouln,
Lemieux, Murphy, Bérard et Perrault.
— 26, Incendie au Pénitencier de St-
Vlncent de Paul. — 27, La cause de
Miller, prisonnier d'Etat, et de ses
associés, est réfflêe.
Mars. — 31, L'association du barreau
canadien se forme à Ottawa, M. J. A.
M. Alkens est élu président.
Avril, — 13, Quatre gunmen, ayant tué
Rosenthal, ont été électrocutés à Ling-
Sing. — 13, Poursuite contre le pre-
mier ministre du Nouveau-Brunswick,
accusé d'exactions contre les mar-
chands de bols.
Mai. — 7, Madame A. M. Langstaff, pre-
mière femme reçue avocat de McGlU.
— 22, Becker, reconnu une deuxième
fois coupable du meurtre de Rosen-
thal, à New-York.
Juin. — 5, François de Salles Bastlen,
élu bâtonnier de la province. — 12, Le
jugement du juge Greenshlelds pour
diiffamatlon de Mme Morln vs. La
Croix, est renversé en appel. — 16,
Nomination des juges Plynn, Drouln
et Duplessls.
Juillet. — 7, Le droit de plaider refusé
a Québec, à Mlle Langstaff, diplômée
de McGill. — 12, Cari DuMman, le fê-
nlen qui essaya de faire sauter le ca-
nal Welland en 1900, gracié a Kings-
ton, O. — 20, Commencement du pro-
cès de Mme Caillaux, l'assassin de
Calmette. — 29, Acquittement de Mme
Caillaux.
Août. — 3, Arrestation, à Nashua, N.-
H., de Bourret, assassin à la Côte des
Neiges.
Septembre. — 3. Jlort, à Préto'la, du
Baron de Vllllers, juge en chef de la
Cour suprême de l'Afrique du Sud.
Du Tac au Tac.
Une dame rencontrant sou ancienne
bonne :
— Vous êtes maintenant chez Mme
Une Telle. Je n'aurais jamais cru
que vous trouveriez une bonne place
au.ssi rapidement.
— Mais si. Ma nouvelle patronne
m'a dit: "Dès l'instant que vous avez
pu rester deux mois chez cette f emmê-
la, c'est que vous êtes un ange !
Un financier, qu'une conscience
élastique et des procédés quelque peu
irré'guliers n'ont pu sauver de la' dé-
bâcle, se lamente dans le gilet d'un
ami.
— ^Ma
gémit- m.
route a été semée d'épines,
182
— C'est sans doute pour cette raison
que votre réputation est si déchirée,
reprend l'autre.
L'ANNEE ILLUSTREE — FEVRIER 1914.
Max. Costello, oau- Sir ï. Skinner R. B. Bennett, W. P. Nickle, J. Waldo Smith,
se la mort de 48 p. remp. lord StratU- Ingénieur en chef
par déraillement cona, com. pr. de Députés cons. de Calgary, Alta, de l'aqueduc de
de train. Mexique. Cie B. d'Hudson. et Kingston, qui ont refusé Catskill Mount,
de voter 45 millions au C.N.K. N. Y.
Incendie du pénitencier de St-Vlneent
de Paul.
Gare centrale du C. N. R. à Montréal.
Rec. J. Goveru, Henri Bergson, Dr Douglas Maw- Hon. &eo. Simard, Oongressman
Hoboken, N.-J., élu membre de son, explorateux nommé conseiller Shacbleford, père
prés. ligue con- l'Académie de l'Antarctique. législatif. des bons chemins
trp ii '■i.T-M-'ttf. fv.iMC'aise l'i^'' R.-TT.
Torréon, Mexique, attaquée par les " ilargueret " nouveau croiseur des
coustitutlonnalistps. douanes canadiennes,
183
1913
L'Année littéraire canadienne.
Octobiû. — 2, L'Ecole Social* Populaire
de Montrëai, fait paraître une bro-
chure lQtituil6e " lie Olergé et les
Etudes Sociales." — 4, Apparition du
" Franc Parler," journal de A. La-
vergne. — 7, La lecture du Pays est
d&fendue dans le diocèse de Québec. —
26, Publication des Visions Gaspésien-
nefl de Blanche Lamontagne.
Novembre. — 3, Roman de M. Hector
Bernier de Québec, "Ce que disait la
flamme. — 8, Publication, à la Librai-
rie Beauchemin, de " l'Essor indus-
triel et commercial du Peuple Cana-
dien." — 13, Ratindranath Tagore,
1914^^= — —
Janvier. — 16, Réouverture de l'Alliance
Française, Ottawa. — 17, Les Epis,
publiés par Pamphlle Lemay.
Février. — 1er, Les familles canadien-
nes-françaises, par le Dr Dionne.
Mars. — 19, " Soixante ans de souve-
nirs," par Sir Charles Tapper, paru à
Londres. — 26, Gerbe de Souvenirs,
par l'abbé A. G. Dugas, du collège de
Joliette.
Avril. — 17, Nouveaux Essais de littéra-
ture canadienne, par l'.abbé Camille
Roy, paru :1 Québec.
poète hindou, reçoit le prix Nobel pour
la littérature poétique.
Décembre. — 3, PubUlcation du journal
" Madawaska," d'Edmunston, N. B.,
Publication à la Société St-Augustin,
France, de Louis Hébert et sa famille,
par l'abbé A. Couillard-Desprès. — 16,
iM. Thomas HaT<ly reçoit le prix No-
bel pour ses œuvres littéraires. — 29,
Apparition de l'appel " Aux Canadien-
nes," par Laure Conan, et de " l'E-
tude critique de notre système scolai-
re," publié par l'Association de la
Jeunesse.
Mai. — 15, Survivances françaises au
Canada, par Edouard Montpetit. — 26,
Réunion de la Société Royale à Mont-
réal. — 28, Sir A. Routhier, élu pré-
sident de la Société Royale pour 1914.
Juin. — 1er, Exécution du drame histo-
rique Montcalm, des PP. Goudard et
Desjardins, S.J. — 8, Ouverture du
Congrès du Parler Français à Ed-
monton.
Juillet. — 1er, Nouveau journal ft. Qué-
bec, Tribune libre.
LE DRAPEAU BRITANNiaUE
C'est dans un discours prononcé à la
Chambre des Communes en 3909, que Sir
Wilfrid Laurier raconta l'intéressante
anecdote qui suit:
"J'ai reçu, deniiOrement, d'un ami qui
passait à Rome, une lettre qui fera voir
quels sont nos droits et privilèges com-
me sujets britanniques.
"Il y a a Rome un Collège Canadien,
fondé il y a quelques années par les Ré-
vérends Messieurs de Saint-Sulpice, de
Montréal, et entretenu par eus pour l'é-
ducation de nos jeunes étudiants en théo-
logie. A la date de la lettre qui m'a été
adressée .le 16 octobre, la ville de Rome,
comme plusieurs autres villes d'Europe,
exprimait violemment l'émotion que lui
avait fait éprouver l'exécution de Ferrer,
à Barcelone.
"Rome était menacée d'émeutes. De
forts détachements de l'ai-mée italienne
gardaient les amtjassndes; les rues
étaient remplies d'une populace affoléi'
triant vengeamce et proférant des inju-
res et les pires menaces contre les cou-
vents et toutes les institutions religieu-
ses. L'ami qui m'écrit demanda au su-
périeur du CoH&ge Canadien s'il ne re-
doutait rien de ces menaces furieuses?
" — Non, dit le supérieur; j'arborerai le
drapeau britannique, si nous sommes at-
taqués. Le drapeau britannique est notre
talisman ici."
" Il est impossible, poursuivit sir
Wilfrid, de ne pas faire un rapproche-
ment entre ces événements récents et
ceux qui se pi-oduisirent il y a dix-neuf
cents ans, alors que l'empire de Rome
avait atteint le plus haut degré de sa
puissance. Paul de Tarse, l'apOtre qui
continuait l'oeuvre de Jésus-Christ, saint
Paul était assailli par une foule en dé-
lire qui le menaçait de mort. " Je suis
citoyen de Rome," s'écria l'apOtre, et
ces seuls mots écartèrent de lui tout
(langer. Sa citoyenneté romaine était
son talisman !
" De nos jours, dans cette même Rome
qui fut jadis la reine du monde, un dis-
ciple de saint Paul, un nouvel apOtre
est menacé par la foule déc'aaî'ée. II
se souvient qu'il est snjet de l'empire
qui égale en puissance et en majesté
l'empire romain à ses plus b-aux jours;
11 ai-bore le drapeau britannique dans
cette Rome fameuse, et tout danger est
dissipé. C'est son talisman."
Le Canada, novembre. 1909.
184
1913
L'Année maritime.
Octobre. — 1er, Fin des travaux à la
travei-se ea bas de Québec, le chenal
St-Laurent élargi i 250 pieds, appro-
fondi à 30 pds. — 2, Les " Empress "
du C. P. R. prennent Halifax pour
port d'escale. — 4, Avaries à " l'Ar-
tic," bateau-phare de la traverse. —
10, Le pré-sident Wilson fait partii- de
Washington a'étincelle faisant sauter
le dernier barrage du canal de Pana-
ma. — 11. Perte du SS. " Volturno,"
iucemlié, 336 victimes. — 11, Arrivée,
a Port Nelson, Hudson Bay, de la dra-
gue " Port Nelson." — 15, Lancement,
à Potsmouth, du vaisseau de guerre H
pétrole " ûueen Elizabeth." — 22, La
navigation est close dans la baie
d'Hudson. — 24, L'hon. R. L. Borden
enlève Ja première pelletée de terre
pour la cale-sèche de Lauzon.
Novembre. — 4, Perte complète de la
drague " Port Neilson," à Port Nelson
sur la baie d'Hudson. — 9, Tempête
sur les Grands Lacs, plusieurs bateaux
et 300 vies perdus. Perte, 3 millions.
— 12, Ouverture, à Londres, de la con-
férence pour la sûreté des navires. — ■
15, Réédition du " Volturno," le na-
vire espagnol " Balmes," en feu, est
secouru par le " Pannonla." — 18,
Le gouvernement fédéral donne $2.5,000
pour les sinistrés de la tempête sur les
lacs. — 26, La dernière barge de grain
de la saison est partie de Kingston
pour Montréal. — 30, Départ du
" Rhutenia," dernier steamer océani-
que de Québec.
Décembre, — 1er, Fermeture officielle
de la navigation du St-Laurent. — 12,
Naufrage du " Cervona," au large de
Terreneuve. — 30, Naufrage du na-
vire " T asm an " au large des côtes
d'Australie, Mme Nordica, cantatrice,
à bord .
1914
Janvier. — 4, Naufrage de la goélette
" lona W " a. rile-au-Sable.
Février. — 5, Naufrage du pétrolier
" Oklaboma " au large de Sandy
Hook, 30 vie^ perdues. — 12, Naufra-
ge du " Cobenuid," de la West India
Racket Co., sur les bancs de la Tri-
nité de l'Ile-au-Sable.— 18, Le sous-ma-
rin anglais No 7 coulé à Plymouth au
COUTS de manœuvres. — 21, Le " Min-
to " pris danes les glaces à détroit de
Northumbertland. — 21, Le " Gla-
cial," frappé par une banquise, coule
à Trois-Rivières. — 30, Collision entre
le " Monroe " et le " Nantucket " au
large de Korfolk. 40 victimes.
Février. — 6, Naufrage du vapeur "Vad-
so," à Prince-Rupert, tous sauvés. —
9, Jugement rendu en Angleterre, éta-
blissant la responsabilité de la Cie
White Star pour le naufrage du " Ti-
tanic." — 16, Le remorqueur améri-
cain " Potomac " abandonné dans les
glaces du St-Lairrent. — 17, Perte du
SS. " Roma," de la ligne Fabre au
large de Providence, passagers et équi-
page sauvés. — 26, Le " Brltannic,"
emipereur des mers, lancé & Belfast,
Irlande.
Mars. — 17, Le SS. " City of Sydney,"
de New- York, à St-Jeau, Terreneuve,
échoué sur un roc près de Halifax,
passagers sauvés. — 17, Conférence des
transatlantiques à Berlin. — 27, Nau-
frage a Brisbane, Australie, du SS.
français " St-Paul."
Avril — 2, Catastrophe des pécheurs de
loups-marins, pris dans les glaces sur
les navires " Newfouudland " et
" Southern Coast," 200 victimes. — 14,
Mise à l'eau, à Port-Arthur, du " W.
Grant Morden," le plus gran<î navire
a marchandises du monde. — 15, La
Cie Allan décide d'arrêter les SS.
" Alsatian," et " Calgarian " a Qué-
bec, à cause du bas niveau du Saint-
Laurent. ^ 28, Le SS. " Montfort,"
du C.P.R. échoué à l'île d'Orléans, Q.
28, Arrivée, a Québec, du " Corsican,"
premier vapeur océanique. — 29, Le
vaisseau " Noble " périt au large de
Dulttth, 20 noyés.
Mai. — 1er, Premier accident au canal
Welland, une écluse emportée par
" l'Ampton." — 5, Le capt. Lindsay,
nommé chef du service du pilotage de
Montréal à Pointe-au-Pic. — 6, Incen-
die en mer, du SS. " Columbian,"
voyageant d'Anvers à New-York. —
12, Les pilotes des SS. " Saturnia " et
" Montfort," cowlamnés a trois mois
de suspension. — 14, Le canal Panama
ouvert a la navigation. — 22, La na-
vigation des steamers du C. P. R. ar-
rêtée dans le port a la suite des feux
de forêt. — 24, Incendie du " Ber-
thier " à Montréal. — 26, Perte du ba-
teaai-pbare " Halifax No 19 " arrivant
de Glasgow, 25 matelots périssent. —
29, Naufrage de " l'Empress of Ire-
land," à 30 milles de Polnte-au-Père.
abordée par le "Storstad"; 1030 vic-
times.
Juin. — 1er, AecMent du SS. " Royal
Edward," causé par la rencontre d'un
iceberg dans la traversée. — 8, Tempête
a la baie des Chaleurs, une centaine
de victimes. — 8, Le SS. " Alliance,"
185
L'ANNEE ILLUBIÎIEE — MA&B 19l4.
Hon. Chs Derlin, Hon. Paterson, Hon. J.-A. Tessier, Stanford Ewaas, J.-D.-L. Taché,
min. (le la Codonl- ancien min. des min. de la voii-ie, de la corn. <X\\ can. nommé imprlm.
station, décédé, douanes, décédé, élu à Tr.-Rivi&res. de la baie Georgi. du roi, à Ottawa.
Sir Ed. Garson et les révoltés de l'Ulster, qui veulent Cimetière de ChihuaJiua, où a été
empêclier l'établisement du Home Rule. enterré Benton.
Calmette, dii-. du Mde Caillaux, Mtre Labori, dé- Lord Minto, an- W. S. Benton, su-
Figaro, assassiné assassin de fenseur de cien gouv. général jft ang., a&sassmé
par Mde CaiUaoïx. Calmette. Mde CaiiUaux. du Canada.décédé. au Mexuiue sur
l'ordre de Vlllla.
Quai-tiers généraux de Villa
à Juarez, Mexique.
A.-J. Balfour. L'armée angflalse et le» voioutalxeia
de l'Ulster, favorables au Home Rule.
186
L'ANNEE MARITIME. — (Suite.)
de la Panama R.R. Line, passe les
écluses de Gatun. — 6, Le capt. Bou-
rassa, nommé maître du port à Mont-
réal. — 16, Lord Mersey commence
l'enquête de " l'Empress of Ireland" a
Québec. — 18, Le capt. Henry du SS.
" Scotian," nommé commandant de la
flotte Allan. — 19, Accident du " Kai-
ser William II," dans le brouillard, de-
vant Southampton. — 20, Le SS. " Ma-
jestic " coule dans le Mlssissipi, à St-
Louls, 24 victimes. — 23, Le SS.
" Gothland," de la Belglan Red Star
Lime de Montréal, échoué aux îles
SclUy. — 29, Echouement de la " Gas-
cogne," C. G. T., sur les côtes du
Portugal.
Juillet. — 2, Echouement dans la baie
Géorgienne, du SS. " Asslnlbola " du
C. P. R. — 7, Vente du " Storstad,"
à Montréal, $175.000. — 8, Le sous-
marin français " Calypso," coulé tl
Toulon par le torpilleur " Mousque-
ton," pas de victime. — 12, Le " Ca-
nada," faisant le service entre Gaspô
et la baie des Chaleurs, échoué il
Caip Chat. — 12, Jugement condam-
nant le " Storstad " pour l'abordage
de " l'Empress of Ireland," — 12, Le
capt. Demers, nommé commissaire des
Naufrages. — Le capt. Llndsay, nom-
mé surintendant général des Pllots. —
20, Revue de la flotte centrale ft Ports-
mouth. — 21, Le " Rainbove " mis t
la mer pour soumettre les Hindous du
Koraagata Maru. — 27, Collision en
pleine mer entre le SS. " Zeeland," de
la Red Star Llnc et le vaisseau " Mis-
souri."
Août. — 15, Signature, par le président
Wilson, d'un amendement rappelant la
clause de pavillon pour le canal de
Panama. — 15, Le SS. du gouverne-
ment des Etats-Unis " Aucon," passe
le canal, qui est ouvert officiellement.
19, Arrivée, à Lévis, du transbordeur
" Léonard," pour N. T. R. — 19, Nau-
frage du " Prince-Albert " de la Cie
du G. T. P., dans le détroit de Cha-
tham, pas de perte de vie. — 26, Col-
lision, au large de Seattle, du SS.
" Admirai Simpson," de la Paciflc
Alaska Nav. Co., par le SS. " Prln-
cess," du C. P. R. Victimes, 17 noyés.
— 26, Arrivée dii premier SS. " Pleai-
des," de San Francisco a Nevs^-York
par Panama, parti le 24 juillet.
Septembre. — 1er, Le président Wilson
signe le décret autorisant l'enregistre-
ment aux Etats-Unis de vaisseaux
étrangers. — 9, Le SS. " Océanic," de
la ligne Whlte Star, perdu sur les
côtes d'Ecosse. — 17. Collision du
*' Montmagny " et d'un charbonnier
sur les battures de Beaumont, 14 vic-
times. — 18, Vaisseaux-écoles anglais,
coulés dans la Manche, 21 victimes.
Les formes de la politesse.
Chaque pays, chaque temps, a une
façon spéciale de s'aborder. L'Orient
est poétique :
L'Arabe dit : "Puisse-la matinée
être belle."
L'Ottoman : "Que Dieu t'accorde se.s
faveurs."
Le Persan : "Puisse ton ombre ne
jamais diminuer."
La race jaune est pratique et pro-
saïque :
Le Chinois dit à ceux qu'il rencon-
tre de bon matin : "Avez-vous mangé
votre riz? Votre estomac fonctionne-
t-il bien?"
Ijes anciens Grecs avaient l'âme
épanouie : "Rêjouls-toi".
Les Greos modernes, devenus posi-
tifs et gens de négoce, se saluent en
disant : " Que fais-tu ? Comment vont
les affaires?"
Les Romains primitifs, sobres et
forts, se saluaient : "Vale, Salve".
(Sois en bonne santé).
Les Romains de la décadence se sa-
luaient d'une façon efféminée : "Dul-
cissime rerum". (O le plus doux des
objets).
Les Italiens du Nord disaient jadis :
"Santé et gain."
On disait autrefois à Naples :
"Crois-ftu en sainteté".
De nos jours, nous retrouvons la
même variété, suivant les contrée<s :
On dit en Italie : "Comment êtes-
vous?"
En Espagne: "Comment la passez-
vous ?
Eu France: "Comment vous portez-
vous?"'
Les Hollandais, peuple commer-
çant et navigateur, saluent : "Com-
ment voyagez-vous?"
Les Suédois : "Comment pouvez-
vous ? Etes-rous dispos ? "
L'Ecossais hospitalier: "Comment
vivez-vous ? "
Le Russe salue laconiquement :
"Soyez bien."
L'Anglais: "Comment faites-vous?
Comment êtes-vous ? "
Un conseiiUer sortant, qui est resté
sur ie carreau aux dernières éilections,
cause avec un de ses' ancien/s collè-
gues, qui a été réélu.
— Vous allez être forcé, Jui dlt-il en
riant jaune, de payer l'impôt sur
le. . . . "re\''enn".
L'autre, plutôt rosse :
— Et vous, ]n taxe de... balayage.
187
1913
£<' Année militaire.
Octobre. — 5, 500 militaires oraugistes
de Winnipes s'exercent pour ailer
combattre le Home-Rule. — 8, I/e col.
J. H. V. Crowe, nommé commandant
du collège de Kingston. — 10. l/écus-
son en jeu entre les cadets de l'Em-
pire gagné par le High School de
Québec.
Novembre. — 2, Le ministre de la mi-
lice pose la première pierre de l'ar-
senal des GrenadleiTS à Montréal. — 6,
A IIull, formation d'un régiment ca-
nadien-français de 8 compagnies. — 7,
Le concours de marche à Montréal ga-
gné par le 5e Ecossais, 1er bataillon.
— 13, L'hon. L. P. Pelletier, nommé
It. -colonel honoraire du 87e Québec.
Décembre, — 12, Organisation de l'en-
seignement militaire dans les univer-
sités.
1914
Janvier. — 1er, M. Armand Lavergne,
nommé It.-col. du résiment de Mont-
magny. — 27, Le major J. Duchêne,
québecquols, nommé It-col. du corps
vétérinaire.
Février. — 12, Le gouvernement établit
une milice navale en mobilisant les
motor boats. — 20, Réunion de la ca-
valerie canadienne à Winnipeg. — 24,
Semaine militaire fi Ottawa. — 25,
L'hon. G. H. Perley, nommé colonel
honoraire des hussards d'Argenteuil.
Mars. — 14, Suppression des cantinières
PU France.
Avril. — 3, Sir Chas. Douglas, nommé
inspecteur général de l'armée anglaise.
— 20, Mort, à Almonte, Ont., du gé-
néral Cotton, ex-inspecteur général. —
25, Geo. Ham, nommé lt-«olonel ho-
noraire. — 25, A Québec, mort du It-
eolonel Evanturel.
Mai. — B, Départ de Québec des cadets
canadiens allant à Bisley. — 23, Re-
vue au Mont St-Louis à Montréal.
t
Juin. — 1er, Saisie de bière au camp de
Petawawa. — 4, r>éfense faite an 65e
de figurer avec armes à la procession
de la Fête-Dieu. — ■ 8, Les cadets ca-
nadiens font une clean sweep à Bisley.
— 10, Le bataillon de Trols-Rivières
débandé. — 14, La Pête-Dieii célébrée
il Montréal avec présence en armes du
65e régiment. — 20, Départ du Bisley
team. — 22, Le col. Sam Hughes re-
fuse au 6e de Lévds la pemiission de
prendre part à la réeaption du Cardi-
nal Bégin.
Août. — 14, Revue de la gai-uiscm de
Montréal.
Septembre. — 5, Revue au camp de Val-
cartler.
— Comment, monsieur, c'est main-
tenant que vous venez me dire que
vouis n'épousez pas ma fille Vous n'y
pensez pas ! Les bans sont publiés !
— ^bes bans ! Eh bien ! faites com-
me moi. ;
— Qu'est-ce que vous faites?
— Je m'assois des'sus.
Entre gardiens de la paix :
— C'est étonnant, brigadier, toutes
les professions, tous les métiers ont
leur patron, domt on célèbre la fête ; à
nous autres, ça nous manque complé-
ment.
• — -Que subsôquemment, vous faites
erreur ; nous avons un patron, le
sieur Josué qui arrêta le soleil
En connaissez-vous beaucooip dans
notre corporation qui en feraient au-
tant?
Après avoir longtemps examiné un
visiteur assis dans l'antichambre, Mo-
mo se décide à lui adresser la parole.
— Alors, monsieur c'est toi le coif-
feur?
— Mais non, mon ami, dit le visi-
teur.
— Ah! je croyais!
— Pourquoi cela?
— Parce que papa a dit : "Encore
un qui ^vient me raser !
—Je suis allé au cirque. J'ai vu
des phoques étonnants. Leur manager
est parvenu à les dresser ©t à leur
apprendre à lire. Il est vrai qu'ils n'en
sont encore qu'à l'alphabet.
C'est admirable ! Et de tu«l alpha-
bet se servent-ils?
— L'alphabet Morse naturellement.
188
L'ANNEE ILLUSTREE — AVRIL 1914.
Général Huerta, Général Carranza, GéiiéraJ Villa, Hon.J.-K. Fleming, Hon. H. Meixîisr,
président provl- chef des Constltu- vainqueur à 1er niln. du N.B., Min. de lia CoOon.
soire du Mexique. tionaaistes. Torréon. ace. de m-ailversa. et des Mines.
Mexique — Arrestation de marins du
" Dolphin," à Tampico. Pre-
mier casus belli.
J. W. Brown, <?hef des Prise de Vera-Oruz,
mineurs massacrés a annoncée aux vuls-
Llndlay, Co., par la milice. iseaux en rade.
Vice-amiral
C. T. BalgM-,
(l')tte dn Paciîiquc.
Vice-amiral
H. H. Mayo,
à Tampico.
Romulo S. Naon. D. Da Gama, E. S. Mujica,
Argentiue. Brésil. Ohilli.
Les médiateurs de l'Arcrentlne — Brésil — ChiM.
Arrestation d'un vaguemestre,
â Vera-Oniz. Cause de l'iu-
tervention des E.-U.
Le Maire de Montréal harangue les sans-travail.
189
1913 !<' Année municipale montréalaise.
OctoTjre. — 7, Amendement des rëg'le-
ments de la cité relatifs à la cons-
truction des théâtres. — 8, La rue
Rachel devient Boulevard Geo. -Etienne
Cartier. — • 22, Le conseil de Montréal
Wâme la Russie pour poursuites pour
crime rituel et l'Italie pour Insultes
aux gymnases catholiques de Rome. —
28, Le conseil municipal de Montréal
réduit la taxe de l'eau, de 5 à 4 p. c.
— 29, Le recensement municipal donne
2189 employés municipaux à Montréal.
Novembre. — 4, Victoire, à New- York,
des fusionnlstes sur Tammany Hall.
M. P. Mltehell. nommé maire de New-
York.
Décembre. — 2, Démission du Dr L. La-
berge, médecin de la cité, remplacé
par le Dr Boucher. — 25, Catastrophe
de l'aqueduc de Montréal.
1914
Janvier. — 19, Le Dr de Grandpré, nom-
mé médecin du service médical des
fonctionnaires de Montréal.
Février. — 7, Le gouvernement fédéral
fait don a la cité de Montréal de la
rue traversant le terrain rue Sher-
brooke, entre Montcalm et Beaudry,
devant servir â la bibliothèque. — ÏO,
Election du maire Drouin à Québec. —
17, Eclatement d'un tuyau de distri-
bution d'eau, rue Lagauchetière.
Mars, — 3, Ouverture du Congrès de
service social à Ottawa, bien-venue de
l'hon. R. L. Borden.— 12, Le Dr Fred.
Pelletlej, nommé secrétaire du service
municipal d'hygiène. — 20, Inaugura-
tion du refuge Meurling à Montréal.
— 20, Apparition du " Beck's Week-
ly," accusation contre l'assistant-gref-
fier Crépeau. — 26, DépOt du rapport
du Juge Fortin, relatif aux expropria-
tions municipales, plusieurs échevlns
compromis. — 26, Trois employés dé-
missionnent. — 26, Le conseil impuis-
sant à poursuivre le " Beck's Week-
ly." — 26, Nomination des candidats
municipaux.
Avril. — 6, Elections municipales à
Montrêail, M. Martin, maire ; ContrO-
Œeui's : coté, Hébert, Ainey, Macdo-
nald. — 10, M- J- H. Dubuc, nommé
ingénieur de la voirie à Montréal. —
16, Assermentation du maire Martin.
— 18, Le décompte municipal suspen-
du. — 22, Inauguration du conseil a
Montréal, nomination des commissions.
Mai. — 12, Le bureau de contrôle vote
l'engagement de 200 policemen de plus
a Montréal. — 15, M. Paul Mercier,
ingénieur, nommé assistant de M. Geo.
Janin, ingénieur en chef de la cité. —
19, Fermeture des cafés de nuit a
Montréal. — 23, L'ex-échevln Michael
Judge, accusé de parjure dans l'en-
quête des expropriations.
Juin. — 6, Raoul Boité, nommé surin-
tendant du service des achats de la
ville de Montréal— 10, M. R. Mayotte,
nommé surintendant du service de
l'inpection du lait. — 10, Le site de
la bibliothèque municipale est choisi,
rue Sherbrooke. — 17, Henri St-George,
nommé directeur du laboratoire muol-
clpal. — 19, Le Dr J. Armand Poi-
rier, nommé commissaire enquêteur
des maladies contagieuses.
Juillet, — 7, Acquittement de l'ex-échevln
Judge. — 9, Arrestation de l'ingénieur
Etienne Pelland, pour malversation
dans l'affaire de l'aqueduc de la Côte
St-Paul. — 18, M. P. B. Lamarche,
nommé avocat de la cité de Montréal.
— 21, M. J. L. Micliaud, nommé sur-
veillant des achats de l'Hôtel de Ville.
Août. — 1er, Enquête dans l'affaire de
l'ingénieur PelJand, Côte des Neiges. —
16, Le Dr J. P. Gadbois, nommé siir-
Intendant des jeux pour la cité. — 27,
Découverte du vol des documents dans
il'enquête des égouts de Notre-Dame de
Grâce. — 21, Six employés renvoyés
par les contiôleurs après l'enquête des
égouts de Notre-Dame de Grâce.
LORD DUFFERIN ET LA REBELLION
DE 87
Un soir, il y a quelques années, M. le
Dr Dumotichel, membre du sénat, dînait
:1 Rideau Hall. Se trouvant placé a côté
de lord Dufferin, la conversation s'en-
gagea entre eux et tomba sur la loyauté
des Canadiens-Français:
' — Je pense, disait le gouverneur du
Canada, qu'il n'y a pas de sujets plus
loyaux que les Canadiens-Français.
— Très certainement, répondit M. Du-
mouchel; il y eut, il est vrai, en 1837,
un mouvement de nature à compromettre
la réputation des Canadiens-Français
sous ce rapport.
Lord Dufferin ne le laissa pas ache-
ver:
" — Avec um gouvernement corrompu
comane celui que vous aviez alors, ajou-
ta-t-il, il est bien surprenant que les
choses n'aient pas été plus loin."
Alliance Nationale, 1905.
190
1913
L'Année nécrologique.
Octobre. — 2, Toronto, M. Bug. O'Keefe,
brasseur, philanthrope. — 8, Londres,
Ang., M. Forster, agent du C. P. R.
—12, New-York. M. Timothy L. WooJ-
wirff, ancien It-gouverneur. — 16,
New- York, M. John J. Burke, juge
des courses. — 18, Québec, Mlle
Adèle Taché, fille de sir Etienne Ta-
ché. — 22, Paris, M. Théodore Dubois,
musicien. — 25, Berliu, Mgr Monta-
gnlni, légat papal.
Novembre. — 3, Montréal, M. Jas. Lls-
teer, gérant de la Great Western In-
surance Co. — 10, Londres, sir R. So-
'lomon, haut-commissaire eu Afrique du
Sud. — 10, Ottawa, M. John Lowe,
ancien sous-ministre de l'Agricultui'e.
— 13, Loudres, Lady Stratcona. — 21,
Ottawa, M. J. A. Thawhey, avocat de
Washington. — 21, Ottawa, le Col. J.
H. Patteirson, organisateur des vété-
rans féuiens. — 26, Paris, M. B. Lock-
roy, ancien ministre de la marine. —
27, Toronto, Sir Bmellus Irving, Juris
consulte.
Décembre. — 1er, St, Mary, Ont., M.
Gilbert H. Maclntyre, ex-M. P. pour
Perth Sud. — 3, Montréal, Le Dr A.
Fisher, père de l'hon. S. Flsher. — 6,
Rome, Italie, Le Cardinal Or(»gli:i.
doyen du Sacré Collège. — 10, Miami,
Fia., M. William Deering, fondateur
de la Deerlug Harvester Co. — 15,
Ottawa, M. Alex. McNell, expert en
fruits au ministère d'agriculture. —
19, Montréal, M. James Elllott, gérant
de la Banque MoJson. — 23, Paris, M.
Jules Claretle, académicien. — 27,
North Sydney, C. B., l'hon. J. W.
Armstrong, membre de l'assemblée lé-
gislative. — 27, Brockville, M. Henry
Morgan, auteur du " Who is who in
Canada." — 80, Stockholm, la Redne
Sophie de Bavière.
1914
Janvier. — 12, Ottawa, M. J. A. Nixon,
de la commission des chemins de fer. —
12, Ottawa, Hon. David Laird, de la
commission des Sauvages, ancien mi-
nistre du gouvernement dl' Alexandre
MacKenzie. — 15, Calumet, M. Simon
McNally, shérif de Pontlac— 16, Elue
Bonnets, P. A., M. W. H. Trenholme,
maire de Westmount. — 16, Toronto,
L'hon. C. A. Cox, sénateur. — 19,
Amiens, gén. Plcquart, protagoniste de
l'affaire Dreyfus. — 22, Ottawa, M. 0.
H. Parmelee, ancien M. P., imprimeur
du Roi. — 22, Londres, Lord Strath-
cona, haut commissaire du Canada. —
30, Nice, Paul Deroulède, poète et pa-
triote.
Février. — 13, Paris, M. Alph. Bertil-
lon. Inventeur de la méthode d'identi-
fication par l'empreinte digitale. — 18,
Ottawa, Le Dr Smillie, ancien candi-
dat a Gaspé. — 13, Gracefield, lo Dr
A. Syneck, agent des terres. — 16,
Londres, Baronne de LongueuU, seul
titre nobiliaire canadien reconnu par
la couronne. — 16, Montréal, M. Jas.
Klrby, C. R., plusieurs avocats de
Montréal. — 17, Montréal, Cap. Ri-
chards, constructeur de navires, an-
cien M. P. pour l'Ile du Pince-Edouard.
— 23, Montréal. M. de Passek, consul
de Russie. — 25, Montréal, l'archi-
tecte Stevenson, journaliste au Daily
Mail. — 25, Ste-Agathe, M. John B.
Sparrow, fondateur du théâtre anglais
a Montréal.
Mars. — 1er, Londres, Comte de Mint.i,
ancien gouverneur général. — 1, Ayl-
mer, l'hon. A. C. Devlin, ministre de
la coiloiiîjsatlon. des forêts et mines.
6, Montréal, M. L. H. Packard, fabri-
cant de cirage. — 7, Toronto, Sir G.
W. Ross, sénateur, ancien premier mi-
nistre. — 7, Paris, France, M. Paul
Chevré, sculpteur du buste de sir W.
Laurier et du monument Mercier. —
13, Montréal, M. J. P. Learmont, qui
a fait cadeau de la maison de Wolfe.
— 13, New- York, M. George Westlng-
house Inventeur du frein à air com-
primé. — 16, Edimbourg, sir John
Murray, naturaliste, né au Canada. —
17, Montréal, M. W. Raphall, premier
artiste local. — 19, Plcton, Ont., l'hon.
W. Patterson, ancien mdnlstre des
douanes dans le gouvernement Laurier.
— 22, Québec, M. J. C. Sullivan, maî-
tre du havre. — 22, Naples, le prof.
Gulseppe MercallI, directeur de l'ob-
servatoire du Vésuve. — 23, Maillane,
Bouche du Rhône, moirt de Frédéric
Mistral, auteur de Mireille. — 26, Cons-
tantinople, Abdul-Hamid, ancien sul-
tan de Turquie. — 31, Bordeaux, M.
Emile Gentil, explorateur du Congo.
Avril. — 13, Toronto, M. H. H. Cook.
ancien député libéral de Slmcoe. —
19, Québec. Dr M. G. Ahern. — 30,
Paris, M. W. de Pontenelle, doyen des
aéronautes français. — 30, Marseille,
, M. Paul Revoil représentant de la
France â Algesiras.
Mai. — 2, Cowan, île Wright, le duc
d'Argyll, ancien gourvemeur général
du Canada sous le nom de Marquis de
Lorue. — 2, Toronto, M. Duncan Mc-
Martln, millionnalro, dêcouvrenr de Co-
balt . — 4, Beam ville. Ont., sénateur
Gibson, lib. — 10, Mediclne Hat, l'hon.
Wm. Finlay, ancien ministre d'agri-
191
L ANNEE ILLUSTREE — MAI 1914.
Le prince Alex. <de Teck nommé Le duc d'Argyle, Bssad Pacha, ad- Mme Lilian Nor-
pour succéder au duc de Oon- auc. gouv. gén. vers, du roi d'Al- dica, cantatrice
naught, et son épouse. du Canada, décédé, banie, chassé de améik-aine, décé-
Durazzo. dée à Batavia.
I^ roi Georges et le président
Poincaré. Visite du roi
d'Angleterre à Paris.
Découverte de péti-ole dans le sud-ouest
de Calgary, Alta. Puits Dingman.
H P Dodge, le juge Lancar, Fred Lehman, E. F. Rose. Le capitaine Kendall,
Les délégués américains :1 la conférence de Niagara. commandant de l'Empresf
lors du désastre.
Collision de l'Empress of L'hôtel Cllfton, à Niagara, où ont eu lieu les négociations
Ireland H du Storstad. de paix entre le Mexique, les E.-U. et le« rebelles.
Les reiprés. de Huerta: A. Babasa, A. Rodriguez
et B. Elquero.
- 192
l/ANNEE NE'CRObOGIQNE— (Suite.)
rulture, AlbMta- — ÎO. Batavia, Java.
Madame Nordica. — 12, Madrid, Mon-
tero Rey. signataire du traité de paix
entre l'Espagne et les Etats-Unis, —
18, Londres, amiral sir Cb. Drury.
canadien. — • 21, Londres, M. John L.
Griffith, consul général des Etats-Unis.
— 24, Ottawa, It-col. John Tilton,
président des D. P. A.
Juillet. — 12, Sherbrooljo, M. W. A.
Morehousc. maître do poste. — 15,
Chicago, M. Adelaid Stevenson, vice
président des Etats-Unis. — 23, Toron-
to, l'hon. S. Blake. C. U.. avocat, frè-
re d'Bd. Blake. — 27. l-'nlkstonp, An;;.,
M. B. Cox, président de la Canadian
I.ife Assurance. — 9, Dorche-ster, N.-
B., l'hon. II. R. Eninicrsiin, nncicM
ministre des chemins de fer. — 20.
Londres, M. Jos. Chamberlain 27.
Ottawa, M. ArchibaJd Blue. chef du
recensement. — 29, Paris, M. Hébrard.
directeur du " Temps,"
Août. — 8, Paris, M, Jules Lemaître,
académicien. — 12, Paris, M, Pol.
Plançon, baryton. — 12, Toronto, Rob.
Bermingham, agent d'immigration. —
14, New-York, M. J. P. Hollajid. In
ventpur des sous-majins américains. —
24, St. .Tohn, N.B., l'hon. Maxwell,
député receveur général.
Septembre. — 7, Londres, Sir S. \V.
Furnoss, armateur. — 9, Londres, mort
de Marmaton, fondateur du penny
stanip. — 14, Mort du Dr Saunders,
ancien directeur île la Kernie Expier)-
mentale i!'Ott.'nv;i.
LA CUISINE DANS L'ALUMINIUM.
L.a plupart des métaux subissent
l'action des alcales ou des acides, et
souvent, des deux. L'action cliiniique
de ces facteurs est augmentée encore
par la chaleur si bien que pour cuire
dans des ustensiles en métal, il faut
comprendre les réactions possibles et
l'effet des composés qui en résultent
sur le corps humain. Le plomb et le
teuivre sont maintlenant reconnus
comme impropres a la cuisine et
maintenant l'aluminium a été mis à
l'épreuve. Il paraît avoir subi l'é-
preuve à son avantage.
Voici ce que dit VAvierican Me-
dicine de New-York : —
Le laboratoire de la Lancvt a eu
l'idée d'exécuter une série d'investi-
gation pour s'assurer dans quelle me-
sure et de quelle façon les divers
ustensiles de cuisine en aluminium
subissent l'action des articles divers
de consommation et d'assaisonnement
employés en cuisine. Toutes les expé-
riences étaient exécutées comme dans
la cuisine, au point de vue des usten-
siles employés, les matières cuisi-
nées dans ces réceptacles étant réser-
vées ensuite pour traitement subsé-
quent au laboratoire. Les conditions
étudiées étaient l'effet sur l'aluminium
de l'eau froide et de l'eau bouillante,
du sel ordinaire (1 p. c. dans l'eau
du robinet), de l'eau et de l'acide
acétique, du carbonate de soude, du
bacon, beefsteak et des tomates avec
beurre, sel et poivre frites dans une
casserole d'aluminium, de la prépa-
ration de la soupe, de l'ébullitlon de
divers légumes comme oignons avec
nolvre et sel. carottes, choux de
Bnixellt^ ol [ji..niin.-< il:i!i-i une l^ohi"
frite d'aîumlnlUDi
L- seul cos qui uît liénoté uu i..^-
uitat aotablô a ëté i'ômploj de car^
l:,aaat^ ûtî ■ioiido, n alor.fl le métal a
àiûôlS lia nolmicuméût visible 8t «a
î 193
solution a réagi nettement aux essais
pour le métal. On devra donc éviter
l'emploi de carbonate de soude pour
les réceptacles en aluminium, quoique,
ainsi que l'indique la Lancet, un aver-
tissement à cet effet est souvent don-
né lorsqu'on vend des réceptacles de
cuisine en aluminium. Quelque noir-
cissement du métal et des traces im-
perceptibles d'aluminium ont été cons-
tatés dans les expériences faites avec
le sel ordinaire, le beefsteak, les to-
mates, la soupe, les choux de Bruxel-
les et les pommes, mais il a été dé-
claré que ces constatations dajns cha-
que cas étaient absolument négligea-
bles au point de vue hygiénique avec
les acides acétique ou tartrique.
Avec les oignons et les carottes on
n'a vu ni noircissement, ni métal.
Quant à l'effet de l'eau on n'a pa<=
trouvé de preuve de l'existence de
se! soluble d'aluminium ou de la pré-
sence en suspension de parcelles d'ox-
yde dans l'eau bouillie dans une cas-
serole achetée dans un magasin quel-
conque. Si on laisse de l'eau froide
demeurer durant vingt-quatre heures
'laiis un récotacle de ce genre, il se
forme cependant une substance géla-
tineuse blanche qui suinte et Ton a
trouvé que cett" substance contient
de l'aluminium et de la silice.
L'aluminium humide paraît donc
s'oxyder si on le laisse longtemps en
contact avec l'air, si bien qu'il faut
éviter de laisser séjourner de l'eau
'1;ins des rérioients en aluminium si
l'on ne doit pas s'en servir immédia-
tement. On recommande d'induire la
surface avec une pllioule à huile
d'hydrocarboiie pour protéger le mé-
tal contre l'action' combinée de l'hu-
midité et de l'air. La porté° de cette
êtûda Intë.res.sante et pratiqïie parall
eird que l'emploi d'ustensiles de oui-
siûô en aluminium pur ne d'iit cii'ii''»-f
aucijne apprêheamon vm^ui % iai wl-
1913
L* Année ouvrière.
Octobre. — 3. Le.» ouvriers anglais se
prononcent tous pour le Home-Rule.—
9. Uniformisation entre le buie;iu <\a
travail du Canada et celui dos Etats-
Unis, fiour les statistiques économ!-
,..,f.<;. -- 14., Fvolosion rinns los houil-
lères de Cardlff (Galles), 400 victi-
mes. — 16 Arrestation, ù. Vienne, Au-
triche, des agents du C. P. R. sous
l'accusation de débaucher les conscrits
et les faire Immigrer en Canada. —
23, Explosion, à Dawson, New-Mexi-
que, 200 charbonniers ensevelis. — 28,
Ues troupes du Colorado mobilisées
pour combattre les grévistes des houil-
lères du sud <le l'état.
Novembre. — 13, Libération de Larkin,
le chef des grévistes de Publln, em-
prisonné. — 13, Naufrage d'un bac sur
le canal de Lachlne, sept ouvriers
■noyés. — 15, Grève tumultueuse des
Hindous au Natal au sujet de la taxe
de l'immigration. — 20, Le gouverne-
ment décide d'assurer ses emplo.vés
aux élévateurs a grain de Port Arthur.
— 25, Les Hindous entrant à Victo-
ria, B. C, en faveur d'un bref d'Ha-
beas Corpus. — 27, Les Doukhobors
abandonnent Peter Vegéria et décident
de devenir citoyens canadiens, tout
simplement. — 30, Jugement du juge
en chef Hunter de C. B., annulant
l'exclusion des Hindous.
Décembre. — 2, Terrain dans l'Exposi-
tion de Panama à San Francisco, mis
a la disposition de la Fédération amé-
ricaine pour l'exposition du travail. —
9, Les débardeurs de Dublin, Irlande,
retournent a leur poste. — 9, Le gou-
vernement fédéral interdit jusqu'au :il
mars, l'entrée de manœuvres et d'ar-
tisans quelconques dans les ports du
Pacifique. — 12, Jugement condamnant
les mineurs de Nanaïmo. C. B. — 16,
Incendie des baraques de l'Armée du
Sajut a Cincinnati, Ohio. 10 victimes.
16, Le gouvernement nomme une com-
mission pour faire l'enquête sur la
cherté de la vie : MM. James Me-
Dougall, James K. H. Coates, nommés
enquêteurs. — 23, Le parti ouvrier
déclaré vainqueur aux élections de
Nouvelles-Galles, 50 ouvriei-s, 38 libé-
raux. — 24, Catastrophe parmi les ou-
vriers a Calumet, Mich. Panique la
veille de Noël. 72 victimes.
1914 =========
Janvier. — 9, Grève des chemins de fer
de l'Afrique du Sud. — 14, La loi
iirartlale proclamée en Afrique du
Sud. — 14, Grève générale au Portu-
gal. — 15, Les grévistes capturés dans
leur château fort a Johannisburg. —
19, Explosion sur le C. N. Ry., a
QuyoD, P. Q. — 27, Mort, a East
Boiton. de W. R. Bail, agent d'im-
migr.ition. — 28, M. J. U. Vincent,
assistant sous-minIstre du revenu de
l'intérieur, adjoint comme membre
français a la commission du coOt de la
vie. — 29, Déportation des chefs de la
grève a Cape Tovm.
Février. — 24, Débarquement, a Grave-
send, des déportés du Sud Africain.
Mars. — 7, Grève générale à Rome, rap-
pelée le lendemain. — 17, Brochure
d'immigration " Alberta Central," pu-
bliée par M. l'abbé Norraandeau. —
24, Emeute a Buffalo. Gonkl Coupler
Works, un gréviste tué. — 24, Jos. An-
gelo, organisateur des U. M. W.. con-
damné à 4 ans de prison pour émeute
a Nanaïmo.
Avril, — 2, Grève dans bs charbonniè-
res de Yorkshlre. — 6, L'hon. AUard,
nomme cinq guides pour colons dans
la région d'AbbItIbi. — 13, M. l'abbé
Bouillon emmène un contingent d'im-
migrants au Manltoba. — 20, Explo-
sion d'acétylène a l'hôtel Alacoun, a
Macoun, Sask., dix victimes. — 21,
X'bon. Tlcche Inaugure l'édiflce du
g:ouvérn«ment fédéral pour Vlmmlfija-
lli-a ft Moiitiéttl. — Û1, Départ de 200
(fOlOM BûUi la direction de M. l'abbé
28, 200 mineurs ensevelis à Eccles,
Virginie Ouest.
Mai. — 22, Le SS. " Komagata Maru."
avec 400 Hindous, arrive a Victoria,
C. B., et est mis sous les soins à\i
département de l'Intérieur.
Juin. — 3, Inauguration d'une statue
érigée a Weymouth, Ang., en l'hon-
neur de .lohn Endicott, colon, parti
pour l'Amérluue en 1628. — 15, Grève
générale en Italie, églises détruites
par les srévlstes. — 20, Jim Larkin,
l'agitateur des docks de Dublin, se re-
tire de l'association. — 23, Sir Lomer
Gouln de retour d'une visite de l'Ab-
bitibi avec l'hon. Mercier.
Juillet. — 7, Jugement de la cour Su-
prême de C. B., confirmant l'arrêt mi-
nistériel qui exclut les Hindous. —
7, Arrivée, U Montréal, du SS. " Lnc
Champlaln," sans émigrants. — 13,
Tentative de débai-quer les Hindous
repoussée. — 13, Le C. P. R. est au-
torisé a exploiter les lignes d'immi-
gration en Autriche. — 18, A Fort
Smith, Ark., 3 raines ont été détruites
par les grévistes. — 20, Révolte dps
Hindous contre 200 pollcemen de
l'immigration. — 21, M. S. Priée, de
Toronto, nommé président de la Com-
mission de compensation aux ouvriers.
— 21, Mise a la retraite de M. Cas-
tonguay. Inspecteur de la colonisation,
pour devenir professeur i l'école d'ar-
l)entage de l'Université Laval. — 23,
Départ du vaisseau " Komagat» Ma-
ru." ~ 88, îhneute A iSt. Jubo. N:-B.,
greva des tif^Sîways.
Août. — 21, fi» «Je i« etSfê ils» nUV!-
194
L'ANNEE
ILLTISTEEE — JVlTiS 1914,
L'hon. E. J. Flynn, L'aviateur
anc. preni. min., Hain«l.
jioiii. .iugp de la
cour supiîrieure.
Le sén. Ribot, L'archiduc François-Ferdinand,
prera. ministre héritier d'Autrictie, et son
deux jours. épouse, assassines.
L« Gôe Régiment à la procession de la
FSte-Dieu.
Les immigrés Hindous détenus
a Victoria, C.-B.
Sir E. L. Borden Sir G. E. Fosler Sir C. B. d£ Sir T. G. Roddlck Le Sén. Coffln.
Boucherville décédé.
Décorés, par le roi Georges V, de l'Ordre de St-Mieliol et St-G«orges.
gntréo triomphale du cardinal ÏSgtp^,
4 $i|9&«î, moys (îâ BûBie,
PJjtrîbutloa d» médàji;«a i'hm'
1913 L'Année politique canadienne.
Octobre. — 2, lyC capt. Onslow, de la
marine royale, renvoyé pxc l'Australie
pour cause de malentente. — 8, T)6R
S^vi^ny-iLafortune il St-Jean-Clarysos-
lômp, comté de Chilteauguay. — 8,
Apparition du premier numéro du
"Daily Mail" de Montréal. — 10, Le
cabinet canadien fait cadeau d'un
service d'argenterie au Prince de Con-
uauglit à l'occasion de son mariage. —
11, Election à Cliateauguay. par 144
vois de majorité, de G. B. Morris,
conservateur, contre l'hon. Sldney
Kisher. — 15, Mariage du l'rinçe de
Conuaught avec la ducliesse de Fife.
— 18, Assemblée Laurier à .Toilette. —
23, Réception de l'iion. R. L. Borden
à Québec. — 27, Ouverture de la con-
férence des premiers ministres provin-
ciaux. — 28, Le ministère libéral aus-
tralien, Cook, renversé. — 30, Elec-
tion a Terreneuve, le gouvernement
Morris maintenu.
Novem'ore. — 3, L'inm. D. Montague
remplace au Manitolia l'hon. Colin
rampbell comme ministre des Travaux
P'.iblics. — 6, Ouverture de la légis-
lature de Saskatchewan. — 9, Elec-
tions provinciales de St-Jean et Hun-
tinsdon. MM. Robert et Philips, lihé-
rau.K, élus. — 11. Ouvertvu'e de la lé
gislature do Québec. — 11. Annula-
tion de l'élection do A. Morrison, con-
servateur dans Macdonald, Man. —
20, 72e anniversaire de la naissance
de sir W. Laurier. — 29, L'hon. W.
G.a:riêpy, M. P. P.. pour Beaver River.
devient ministre des municipalités
dans le gouvernement Slfton d'Alberta.
— 28, L'hon. R. L. Borden rend vi-
site au président Wilson H la Maison
Blanche. — 30, Election de l'hon. Dr
Montague. ministre des Travaux pu-
blics de Manltoba. dans Kildonan.
Décembre. — 3, La NouvùUe-Zélande se
[iroHonce pour avoir sa propre marine.
— 8, Banquet Fielding. a Montréal. —
10, M. Cardin, député de Richelieu,
est maintenu daus son siège. — 11,
Ouvex'ture de la législature du Mani-
toba. — 13, Election de South Lanark
et de Macdonald, Man., le Dr Hanna
et M. Alex. Morrison, élus. — 16,
L'hon. W. Gariépy, ministre des mu-
nicipalités dans le ministère Sifton,
réélu député de la Rivière-aux-Cas-
tors. — 19, Ajournement de Noël de
la législature de Québec. — 19, Clô-
ture de la session de la lé'^'i-^lature de
■-' wkatchewan.
1914
Janvier. — 1er, Honneurs royaux : Sir
FrauQols Laugeller, Douglas Colin-
Campbell, l'hon. Horace Archarabault,
H. K. Egan, faits chevaliers de l'or-
dre de St-Michel et St-George. — 7,
Reprise de la session de Québec. —
13, Remaniement j dans le cabinet du
N. B., l'hon. MaoLeod remplace aux
Communes M. Crocket. l'hon. Grunner.
remplace le juge en chef Baker. — 13,
Sir Robert Bond, ancien promier mi-
nistre de Ten-enenve, se retire de la
politique, v— 15, Ouverture de la lé-
gislature de Terreneuve. — 20, Bal de
l'Etat a Québec, en présence du Duc
de Coiinaught. — 27, Démission de
lord Denman, gouverneur général de
l'Australie. — 26, Retour à la Cham-
bre de l'hon. G. E. Poster, ministre
du commerce. — 27, Premier vote de
la session, l'amendement Laurier re-
jeté, par 04 contre 108. — 27, McNab
et Nichols, fl la barre de la chambre
a Québec. — 27, Fusion du Herald et
,lu Telegraph do Moutrêal, dispaii-
Hon du Witness. — 28, L'amendement
Neely, sur le Free food rejeté,
adresse adoptée. — 29. Ouverture du
parlement de l'Afriaus du Sud, ta-
page. jg^
Février. — 7, L'hon. Ronald Cranford
Muuro Ferguson, nommé gouverneur
général d'Australie. — 10, Ouverture
des Communes anglaises. — 11, V.
Gladstone démissionne comme gouver-
neur de l'Afrique du Sud. — 18, Pro-
rogatiou de la législature de Québec.
— 18, Ouverture de la légi^ature
d'Ontario. — 18, Dr R. T. Preston, ml-
7iistre sans portefeuille du cabinet
d'Ontario. — 20, Ouverture de la lé-
gislature (le la Nouvelle-Ecosse. —
20, Le député de C. T. G. Masterman,
ministre nouvellement nommé dans le
cabinet A.squitU. — 24, Annulation du
Bill dos Expositions à. Québec. — 26,
Ouverture de la législature du Nou-
veau-Bruiiswick. — 25, Scandale Evan-
turel a la législature d'Ont.ario. 26,
M. Evanturel expulsé du parti libéri!
pour oiïre de trahison sur la question
d'abolition des bars. ^
Mars. — 3, M. .T. A. Tessier, orateur de
lu léglslatiu-e de Québec, devient mi-
nistre de la voirie. — 3, L'orateur
des Communes annonce la démission de
l'hon. P. D. Monk, député de Jacques-
CarliOT. — 6, Déi>utation d'Ontario
proclamant !a déchéance d'Kvaatux®!. -
L'ANNEE POLITIQUE CANADIENNE. — (Suite.)
11, M. Evantiirel donae sa démission.
- 18, I>a législature d'Oulario cxouèrc
G. H. B'erguson de l'accusation (l'ac-
ceptation d'iiouorairc-s dans une coin-
mission du gouvernoraent fédéral. —
18, iL'tion. Xcssiei-, ministre de la
voirie, réélu à ïrois-Rivièr«s. — 19,
I-'hon. Bostock, choisi comme leader
libéral au Sénat.
Avril. — 0, Scandale au Nouveau-Bruns-
wick, accusation de Jl. Dugal contre
l'hon. Fleming, extorsion sur vente de
limites. — 7, Adoption en Angleterre
du Home-Rule en deuxième lecture,
majorité 'J8. — 18, Trorogation de la
législature du Nouveau-Brunswick. —
23, Vote du Budget aux Communes.
Rejet de la motion Laurier par 4'J de
majorité. — 27, L'hon. .Tohu Hall Kell.v,
nommé conseiller législatif en rempla
cernent de l'hon. Ths Pelletier. — 29,
L'hon. H. Mercier, nommé ministre di-
la colonisation, ù Québec.
Mai. — 1er, Prorogation de la législa-
ture d'Ontario ; sir J. Whitnçy, pré-
sent. — 1, Emprisonnement de Mc-
Curdy, du Halifax Herald, pour refus
de divulgation. — 1, Oie anniversaire
du duc de Connaught. — 6, M. F.
Bugeaud, élu député provincial de Bo-
naventure. — 8, Sir J. Whitney re-
prend la direction de son cabinet. —
9, Rumeur de la nomination du prince
de Teck comme gouverneur général du
Canada. — 8, Protestation de l'hon.
Emmerson contre le prince allemand.
— 9, Election de l'hon. H. Mercier
comme député de Châteauguay. — 19,
Majorité du gouvernement sur la réso-
lution C. N. R. 47 voix. — 20, Le
gouvernement décide d'établir une ré-
serve navale au Canada. — 20, Loi
passée en Angleterre dësétablissant
l'église galloise. — 21, L'hon. Geo.
Graham à la tête du " Herald " de
Montréal. — 23, Le chancelier Mas-
terman du ministère Asquith, battu
pour la deuxième fois. — 26, Bill du
Home Rule adopté aux Communes an
glaises par 77 de majorité.
Juin. — 6, Dissolution dfs deux Cham
bres d'.\usti-alie. — 8, Bill de la
Fiirmcrs' Bank renvoyé ;"l 6 mois au
Sénat. — 9, mort du sénateur libéral
Cofley, de London, Ont. — 9, Les
Communes anglaises se rassemblent
• après deux semaines de vacances. —
10, Prorogation de la législature de
la Nouvelle-Eco'sse. — 12, Rappel des
péages du canal de Panama, passé an
Sénat des Etats-Unis, par 50 à 3.5. -
12, Prorogation du pai-lement fédéril.
— 16, Commencement de l'enquête
Fleming, N.-B. — 22, Nomination des
candidats dans la province d'OntaxiO;
— 26, Jji budget Lloyd George adopté
a\ix Communes, par une majorité de
38. — 29, Election d'Ontario, victoire
de sir J. Whitney.
Juillet. — 6, Le duc de Connaught tra-
verse à Torreueuve. — 7, Deuxième
lecture aux lords du bill du Home-
Rule. — 10, Elections du Manitoba,
victoiTC libérale, presque défaite de
Robliu. — 26, Emeute a Dublin, entre
les nationalistes et les troupes pour
contrebande d'armes, 4 tués et 60
blessés.
Août. — 3, Remise de la célébration du
centenaire Cartier. — - 4, Démission de
l'hon. Burns et de loi-d Morley dans
le cabinet anglais. — 18, Ouverture
du parlement fédéral, session de guer-
re. — 22, Clôture. — 22, L'hon. J. E.
Robertson, sénateur de l'Ile du Prince-
Edouard, perd son siège pour absence
de deux séances.
Septembre. — 6, Décoration de la tombe
de Cartier. — 7, Session de guerre
au Manitoba. — 15, Session de guerre
de Saskatchewan. — • 18, Le roi signe
le bill du Home-Rule applicable après
la fin de la guerre.
PENSEES.
La conscience d'un tort nous rend
impatients et notre coeur rusé querel-
le au dehors pour s'étourdir au de-
dans.
* * *
Il n'est pas toujours bon de dire
tout ce qu'on a sur le coeur ; mais il
faut tâcher de n'avoir sur le coeur que
ce que l'on peut dire.
Tout homme reçoit deux sortes d'é-
duoation : l'une qui lui est donnée par
les autres, et l'autre, beaucoup plus
Importante, qu'il se donne à lui-mê-
me. . Gibbon.
Deux banquiers se quer&llaient.
— Apprenez, dit l'un d'eux, que je
suis incapable de commettre une mau-
vaise action !
— C'est bien assez d'en émettre, ré-
pondit l'autre.
Paresse. — Ou parle d'un peintre
dont la paresse est proverbiale.
— Il est tellement flémard, renché
rit Benlureau, qu'il ne fait que des
paysages d'hiver pour ne pas se donner
la peiine de mettre des feuiUes aux
arbres.
197
L'ANNEE ILLUSTREE — JUILLET 1S14.
Sir J. Whitney, N. W. Rowoll, J. CliambMlaiu, Sir R. Rohliu, T. C. Norris,
vainqueur des clief de l'oppo- décédé à vainqueur aux clief de J'opposi-
électious prov. sitiou, prov. Londres. élections prov. tion. iprov. du Ma-
d'Ontario. d'Oirtario. du Manitoba. uitoba.
Incendie de la terrasse Dufferln, à Québec.
L'Asslnlboïa s"échoue dans la baie
Creorgleane.
Le mag. Albanel, Archiduc Chs-Joseph et son
qui a présidé Je épouse, héritiers
proc&s Calllaui. d'Autriche.
Capitaine Faillite de J. Chaplin,
R. A. Bai-tlett, prop. de 27 magasins
Commandant du à N.-T.
"Karlulî."
Elruptlon du volcan Lussen, Nevada, B.-U.
198
E»sal de l'hydroplane " America'
derant travwser l'océan.
1913
X' Année religieuse.
Octobre. — 1er, Le rocens.pment niontro
que 80 p. e. du Japon u'a jamais en-
tendu de parole chrétienne. — 6, M.
J. Vincent, d'Ottawa, ancien zouave
pontifical, nommé chevallier de Saint-
Grégoire. — 9, Consécration de Mgr
Forbes, évêgue de Joliette. — 18, In-
cendie de l'église ipavoisslale de Saint-
Antoine-sur-Richelicu. — 19, Ouverture
du Congrès des missionnaires catholi-
ques, à Boston. — 24, Le Rév. Père
Pacôme, élu abbé mitre d'Oka. — 28,
Consécration de Mgr Brunet, évêque
de Mont-Laiirier.
Novembre.
1914:
18, Le R. P. Guillaume
Cbarlébois, nommé provincial des
Oblats pour le Canada. — 18, Messe
de requiem célébrée â la cathédrale de
Salnt-Boniface, à la mémoire de Riel.
— 23, Inauguration de la cathédrale
de Régina, Sask.
Décembre. — 3, 255e anniversaire de la
Congrégation de Ville-Maxle à Mont-
réal. — 14, Célébration pour la pre-
mière fois au Canada, d'une messe
pontificale en rite grec, a Saint-Jac-
ques de Montréal. — 20, Le R. P. Bou-
rassa, nommé sui>érieur du noviciat des
Oblats à Lachine.
SA SAINTETE PIE X
Né à Riese le 2 juin 1835, élu pape le
4 août 1903, décédé à Romo, le 20
août 1914.
Janvier. — 7, Les chevaliers de Colomb
offrent $500,000 a Mgr Gibbons, pour
l'université catholique de Washington.
— 7, Le cardinal Farley et Mgr
Forbes officient â la dédicace de l'é-
glise St-Jean-Baptiste, à New-York.^
10, Mgr Amigo, évêque de Southwark,
refuse le don de $500,000 à lui offert
par le duc de Norfolk à l'occasion de
son jubilé. — 15, Incendie du noviciat
des Pères Salnt-Viateur à Joliette. —
16, Le tango condamné par le vicaire
générai de Borne sur l'ordre du Pape.
Février. — 1* Les œuvres de Maeterlink,
mises a l'index. — 2, Le Card. Merry
del Val, prend possession du poste
d'archiprêtre du Vatican, remplaçant
le Card. Rampolla. — 6, Mgr Bru-
chési inaugure à Montréal, la " mal-
son de famille." — 21, Incendie, à
Québec, de la oh.apelle des Sœurs de
Charité.
Avril. — 16, Conflit au banquet des ca-
tholiques à Winnlpeg ; le lieutenant-
gouverneur refuse d'y assister parce
que la santé du Pape passe avant celle
du Roi. — 28, Mgr E. Roy, de Mont-
réal, nommé protonotalre apostolique
et quatre chanoines nommés prélats
domestiques.
Mai. — 15, Le R. P. Forbes, des Pères
Blancs, nommé i\ la mission de Rubu-
ga, Afrique. — 24, Célébration au
Gésu, du centenaire de la restauration
de l'ordi-e des Jésuites dans le monde.
— 24, Nomination de trei7/e cardinaux,
paj'mi lesquels Mgr Bégin.
Juin. — 5, Le pape envoie sa bénédiction
à sir T. Shaughnessey, à l'occasion du
mariage de sa fille. — 23, Réception
grandiose faite au Card. Bégin à son
retour de Rome. — 25, Banquet et
honneurs pontificaux. — 26, Retour do
Mgr Bnichôsi à Montréal.
Juillet. — 22, Ouverture du Congrès
Eucharistique de Lourdes, France.
Août. — 20, Mort du Pape Pie X. —
20, Mort du Général des Jésuites, le
P. Francis Xavier Wernz. — 22, En-
terrement du Pape. — 22, Le Cardinal
Bégin part pour Rome.
Septembre. — 1er, Inauguration du con-
clave pour l'élection du pape. — 3,
Benoit XV élu pape. — 6, Le Cardlnai
Ferrata, nommé secrétaire du Pape.
199
1913 L Année sanitaire et scientiiinne.
Octobre. — 3, Sir F. Trevps, à l'Institut
(lu Kafliuiii, iintionco la découverte d'é-
manations iio\ivaiit servir au traite-
ment. — 4, On annonce que le radium
jîuérit la surdité. — 12, Conféreuci-
universelle sur la tubercmlose tenue A
lipplin. — 29, Le premier messaite dr
télégraphie sans fil entre l'Asie et l'.V-
mérique, regu à Seattle.
Novembre, — 1er, Le prix Nobel ponr
reclierches physiologiques, accordé an
Dr Charles Richet. de l'Académie de
Médecine. — 13, Découverte, au Mexi-
que, du microbe de la fièvre jaune. —
16, Inaiigiiratioti. A M"nlré;il, di. rin-.
titut des Aveugles i\f langue anglaise.
— 27, Le Dr Otto Lnmn(>r, de Bres-
lau, prétend avoir découvert le moyen
do liquéfier le charbou. — 28, On re-
çoit la nouvelle que le vaisseau " Mary
Sachs," de l'ex^pétlition Stefansson, a
étf écra.sé par les glaces. — 29, Les
femmes de Franco ])etitionnent pour
faire réduire de moitié le nombre des
auberges.
Décembre. — 18, Découverte de la co-
mète Delavau.
1914
Janvier. — 1er, Célébration, au Collèy:('
de France, du centenaire de Claude
Bertnard, célèbre physiologiste. — 9,
Météore gigantesque dans l'ouest de
France. — 10, Ouverture de l'aqueduc
Catskill, à New-York. — 13, Décou-
verte de la digestion artilicielle par
le Dr Daniel Bertholet, Paris.
Février. — 3, Le Public Health Service
des Etats-Unis, refuse le permis de
vente de sérum de tortue Pi-iedman. —
18, Assemblée des directeurs de l'IIô-
•pitaJl Notre-Dame à Montréal.
Avril. — 12, Le Dr Arrastrong de Mont
réajl, nommé président de l'association
américaine de Chirurgie, à New-ïorU.
Mai. — 21, Jour de grand nettoyage à
Montréal.
Juin. — 24, Congrès des électriciens h
Montréal.
Juillet. — 26, Découverte, à Plttsburg,
par le chimiste John Andrews, de
snlistitut à gazollne.
Août. — 21, Eclipse de soleil, vlsiible en
Suède.
Septembre, — 10, Scott Act dans le com-
té de Bonaventure. — 13, Convention
de l'association canadienne contre la
tuberculose.
1913
L'Année sportive.
Octobre. — 7, Ouverture, a New-York
de la World's Baseball Séries. — 8
Pari mutuel déclaré légal par les tri
bunaux à Toronto. — 10, Ûhlan, trot
teur de C. K. C. KlUings, établit :;
'Lexington le record de 1.54%; — 13, i
J. John-ion, pugiliste nègre, naturali-
sé français.
Novembre. — 23, Dist-ribntion des mé-
dailles aux gymnastes canadiens, vain-
queurs au concours de Rome.
1914
Janvier. — 21, Assemblée du club Athlé-
tique, a Montréal.
Février. — 7, Le carnaval des Raquet-
teurs a Sherbrooke. — 26, Le Roi as-
siste a une partie de baseball, Mc-
Graw présenté.
Mars. — 22, Georges Cairpentier battu a
Paris par le nègre Joannette. — 28,
Cambridge gagne les régattes sur Ox-
ford.
'200
Avril, — 15. Geo. Cappeutier, a Paris,''
remporte la victoire sur Geo. Mlt-
chell, champion amateur poids lourds
d'Angleterre. — 29, Le yacht " Reso-
lute," défenseur américain de la coupe
lancé a Bristol, R. I.
Mai. — 22, Lancement du " Shamrock
IV," de Llpton, a Gosport, Angl. —
27, Le cheval américain " Durbar II,"
gagne Derby Epsom. — 28, Francis
Ouimet, américain, décL-iré champion
du golf ouvert de France a VersalUeâ.
.L'ANNEE ILLTJSIEEE
AOTJI 1914.
Lord Morley, Hon. John Burns, R. P. Wernz, génê- Hon. W. Bryan, secrétake
démissionnaires du cabinet ansl., rai des Jésuites, d'Etat des E.-U.. en faveur du
pour protester contre la guerre. décédé. suffrage féminin.
V
yi;.îi}y!;,/i|îM^,j!i^
'—=^"'^'^Ç'-^JW
Ouverture du parlement canadien convo-
qué en session de guerre,
le IS août.
Le roi Vlctor-BmmunueJ
signe la déclai>ation de
neutralité.
Mde W. Wllson, Hon. W. Maxwell, Gên. Grierson, Geo. Cocherln, John R. HoMand,
épouse du prés, des de St-Jean. N.-B., ucmimé chef de anc. ministre, inv. des sous-ma-
B.-U., décédée. décédé. l'année angl. en décédé. rins américains,
France, décédé. décédé.
Le public baisant la mule du pape
Pie X.
Ouverture officielle du canal de Panama.
201
L'ANNEE SPORTIVE.— (Suite.)
Juin, — 12, A Bézlers, France, Geo. Car-
pentler bat Battling Robinson, nègre
américain. — 13, Le cheval David
Craigr, vainqueur à Dorval, Montréal,
ilu Derby International — 19, Marry
Warrler, gagne le championnat de golf
ouvert pour tous, à Prestwlck, Angl.
— 26, Course en canot de 200 rallies,
dp Jlont Laurier et Ste-Rose, gagnf>e
I)ar Ottawa, Gilbert et Walter Brad-
ford. — 27, Inauguration, a Montréal,
du club Champêtre canadien.
Juillet. — 4, L'Italien G. Slmgaglia
remporte les rames de diamant à Hen-
Ipy. — 16, Combat de boxe à Paris,
Charpentier - Gunboat Smith, victoire
française.
Août. — 3, Sir Llpton retire le Sham-
rock IV de la course de la coupe en
r.-dson de la guerre.
Septembre. — 6, F. Ouimet. bat Travers
et gagne lo HOe championnat amateur
du Woodland Golf Club à Manchester,
Etats-Unis.
1913
L'Année sufFragiste.
Octobre. — 6, Miss Annie Kelly, suffra-
gette militante, enlevée par les police-
men de Londres sur la scène de Jlusic
Hall. — 6, Ouverture du Parlement
des Femmes a Hull, Ang. — Confé-
rence annuelle de la National Union
of Women Workers. — 13, .Sylvia
l'ankhurst. arrêtée, échappe a la po-
lice et est reprise. — 13, Les suffra-
gettes essaient de bousculer le roi et
la reine à la représentation de gala. —
20, Emiline Pankhurst, autorisée par
le président Wilson a entrer aux
Etats-Unis pour faire des conférences.
Novembre. — 3, Les suffragettes arrê-
tées à Edimbourg pour avoir fouetté
le premier ministre et sa fille. — 4
Parade des suffragettes de New-York
Décembre, — 4, Mme Pankhurst. arrê
tée a son retour des Etats-Unis en
Angleterre, internée. — 11, Lo pre
mier ministre de la CoIiMiibie Britan
nique refuse de se charger d'une loi
accordant le suffrage dos femmes.
1914
Janvier, — 14, Première femme diplo-
mate. Mlle Henrletta lîogg, tnommée
première secrétaire de la légation nor-
végienne a Mexico.
Février. — 4, Résolution en faveur du
sufPrage des femmes, rejetée a la lé-
gislature du Manitoba. — 6, Sylvia
Pankhurst se retire des rangs des mi-
litantes. — 24, Les femmes votent
pour la première fois, à Chicago, pour
l'échevinat. — 24, Mlle Brady, graduée
de Cambridge, condamnée a dix-huit
mois de prison pour incendie.
Avril. — 7, I/e bill du vote des femmes
de Allan Stùdholme, rejeté a Toronto.
9, Vote municipal a Toronto. Sur
217.614 femmes inscrites, 100,000 vo-
tent.
Mai. — 7, Les Lords rejettent le bill du
.suffrage des femmes. — 13, Les suf-
fragettes troublent le gala d'opéra
donné pour le roi de Danemark, à
Covent Garden. — 22, Le roi et la
reine Insultés la His Majesty's Thé-
âtre. — 25, Cri de " mort au roi " a
l'Union Politique et Sociale des fem-
mes.
Juin. — 6, Scandale des suftragettes,
Mlle Mary Blanfield au levé au Ch.1-
teau de Buckinghara. — 11, S.vlvia
Pankhurst arrêtée dans la processaoni
vers Asquith.
Juillet. — 12, Explosion d'une bomb"»
sous le fauteuil du couronnement, à
Westminster.
Août. — 5. Mme Pankhurst déclare la
trêve du Suffragisme.
LES LIVRES DE PRIX CANADIENS
C'est Molière qui a dit qu'on ne vivait pas seulement de gmc et de
latin mais aussi et surtout de bonne soupe. Hélas ! oui, et si prosaïque
qu'en soit l'aveu, nos auteurs, comirne tout le reste des humains, ont be-
soin de soupe. Il faut que leurs écrits leur rapportent de quoi vivre.
LES LIVRES DE PRIX CANADIENS, qui chaque année s'augmentent do
nouveaux appoints seront désormais pour eux. et pour peu que notre pu-
blic veuille y mettre du sien, la manne providentielle depuis si longtemps
désirée et attendue.
202
LANNEE ILLUSTREE — SEPTEMBRE 1914.
Le col HemlTie. L'hon. M. W. H. L'hon. F. F. Mac- Sir Chs Johnston, Hon. XI. King,
o-ouverueoir d'Où- H^arst, nouveau diarmid, min. élu lord maire de nommé enque-
" tario premier min. Trav. Uublics Londres. teur de la fon-
d'Ontario. d'Outario. dation Rock-
fcller.
Les oaT'dinaux réunis en conclave pour
élire le successeur de Pie X.
Les " Grey Horse," de Berlin, Ontario,
régiment composé de de.scendaii-ts al-
leimands, s'eiorôlent contre le Kaiser.
Le comte Lich- M. Paul D. M. Carto de Wyart M. L«uis de Sa- M. Emile Van
tervelde Hymans deleer de Velde
La commission belge venue aux Etats-Unis pour protester contre les atrocités
des Allemands.
Six drapeaux allemands pris dans
la bataille de la Marne et déposés
aux Invalides, a Paris. '
Le vaisseau "Red Cross" envoyé par les
Etats-Unis sur le théâtre de
la guerre.
203
CALENDRIER AGRICOLE DE 1915
Dessin de Henri Julien, exécuté poux la
Compagnàe Chimique Franco-Améi'ieaine.
JANVIER
LE FUMIER : scix action,, sa co.m-
POSITXOX,, SOX EMPLOI.
C'est l'engrais par excellence. — Si
l'on veut connaître le degré d'intalili-
gence d'un cultivateur, on n'a qu'à
regarder comment- il fait usage du
fumier. Car le fumier est la base de
la fécondité du sol ; c'est, selon l'ex-
pression de Liebig, le pain de la ter-
re ; sans lui, pas de bonnes terres ;
avec lui, pas de mauvaises. Les ma-
lières fertilisantes produites par l'in-
dustrie, ne peuvent être regardées que
(■omiue des complémciuts du fumier de
ferme. Olivier de Serres répétait sou-
vent : Le fumier réjouit, réchauffe,
dompte et rend aisées les terres. L.a
terre a besoin qu'on lui rende aanuel-
lemeiit ce que les récoltes lui enlèvent
et, comme le fumier est la quintes-
cenco du sol, on ne saurait lui don-
ner mieilleur aliment.
Son action. — Le fumier joue, dans
la fertilisation des terres, un rôle pré-
Ijondéramt ; il est certain qu'un sol ne
s;iui-ait donner que de médiocres récoltes,
s'il ne renferme pas, à côté des élé-
ments minéraux, des quantités suffi-
sautos d'humus produites par le fu-
mier. L'action du fumier est double ;
elle est mécanique, puisqu'on fournis-
sant à la terre l'bumus qui est indis-
pensable au bon état du .sol comme à
la boane tenus des plantes, il donne
du corps aux terres légères et rend
plus légères les terres fortes ; elle est
aussi fertilisante, car, même avec
l'emploi des engrais chimiques, les
cultivateurs qui ont voulu se passer
du fumier, ont toujours eu à s'en re-
pentir.
I
Sa composition. — La. composition
du fumier peut être estimée, selon sa
nature, comme suit :
Kau
Miiti
or^ani-
i|iies
t'i-es
minéra-
les
Azote
Acide
pliosp'.u-
riqiK-
Pol asse
et s Aide
Chfvai
1.7 .s
Ki'.-IO
■MJM
•..■|.:!n
I.SU
:!.S)0
0.(i7
().h2
O.TH
U.IIJ
0.7'-
Boei;!
(j 81
Porc
1 liit
Il ressort cléî renient df diverses
analyses : 1° que les urines comtien-
nent urne bonne partie de l'azote total
et la presque totalité de la potasse :
2° que le reste de l'azote, la totalité
de l'acide phosphorique et de la chaux
se -rencontrent dans les matières féca-
les. Il est donc évident que le cnl-
tivateur ne doit jjos laisser perdre les
urines. D'autre part, la composition
du fumier est subordonnée à la natu-
re du sol^ à la nature des aliments_. à
la qualité des litières, aux soins enfin
qu'on apporte à sa préparation et à
sa conservation.
Influence du sol. — La composition
chimique des plantes étant intime-
ment liée il la composition du tcrr.aiii,
le fumier produit sera lui-même su-
bordonné à la nature du sol, et, par
le fait, toujours privé des éléments
qui manquent à ce dernier. Le fu-
mier est donc riche ou pauvre, comme
le sol d'origine ; et puisqu'il est jus-
tement privé des agents fertilisants
qui manquent à la terre qu'il doit en-
richir, on est obligé de demander aux
produits chimiques les éléments qui
en font un engrais parfait.
Influence de l'alimentation. — L'ali-
mentation exerce sur la composition
du fumier une action non moins im-
portante. Les légumineuses, luzerne
(alfalfa), trèfle, donnent au fumier
plus d'azote et pilus d'acide phospho-
rique que les graminées ; les pommes
de terre (p.itates) , betteraves lui ap-
jiortent plus do potasse; ce sont enfin
20-i
CALËXDniP.n AOlîicoLR DE 1915 — Suite.
les grains qui foumisssent la plus
grande valeur fertilisante.
Influence des litières.
Les litières
étant d'autant me/illeures que leur
pouvoir fl'imbibition est plus élevé, 11
faut les classer ainsi, par ordre de
ynérite :
Maticre
A
B
Matière
A
JS
Jl.-!
m
T.-,
-4-1
."jS
Sciure de bois
'■ lit ))t'iiplier
■■ «.ravoiue
" deblë
«5
Fousère
K»)
Paille fiOrçe
Feuilles mortes
l'J'i
A. Nonibri- de giilloas (i'caii absorlirs f-!i 24 liiv.ires.
B. Nombre de livres poiivam ronipLicer luO livres de paille de l)lé.
Tl ressort de ce tableau que la
tourbe et la sciure sont les meilleu-
res des litières, puisque, eu plus de
leur faculté d'absorber et de retenir
les liquides, elles fixent le mieux l'am-
moniaque (ce gaz d'une odeur acre
produit par les urinesl.
âuantité quotidienne des litières. —
Elle est subordonnée à la production
en urine des différents animaux en
écurie.
Le purin. — .C'est le liquide qui
s'écoule de la masse consistante du
fumier. Il est très riche en matières
fertilisantes, et cependant le plus sou-
vent il est totalement perdu. Le cul-
tivateur soucieux de ses intérêts, doit
recueillir le purin dans des fosses
bien closes, à l'abri de l'air, afin
d'empêcher les dégagements d'azote.
Il y aurait beaucoup encore à dire
sur la mise en tas let la conservation
du fumier. Nous reviendrons sur oe
sujet dans le prochain alnaanach.
Emploi du fumier, — Un cultivateur
intelligent doit savoir se servir du fu-
mier avec discernement. C'e.st une er-
reur de croire que plus on met de fu-
mier, meilleure sera la récolte. Il
faut d'abord considérer la qualité du
sol, et ensuite considérer la sorte de
plante que l'on a l'intention de cul-
tiver. En général, le fumier frais
vaut mieux pour les argiles et les
terres fortes, parce qu'il en améliore
sensiblement la conilition physique en
y faisant pénétrer l'air et les rendant
plus friables. 'D'autre part, -c'est le
fuuîier consommé qui convient le
mieux aux sols légers et sableux, qu'il
tend à rendre plus compacte et plus
capable de retenir l'humidité.
On peut avec avantage employer le
fumier frais pour les plantes agricoles
qui ont une longue saison de végéta-
tion, tandis que le fiimier consommé,
avec sa nourriture pour les plantes
plus faeilement utilisable, donnera de
meUlileurs résultats pour celles aux-
quelles il faut moins de temps pour
réunir leurs élémen.ts nutritifs -et ar-
river à maturité. L'excès de fumier
frais tend à produire une pousse trop
luxuriante et à faire trop développer
les feuilles.
Les applications légères et fréquen-
tes sont préférables aux fortes appli-
cations â longs intervalles ; il ne peut
y avoir de doute qu'il y a plus d'a-
vantages a appliquer dix tonnes tous
les deux ans que vingt tonnes tous les
quatre ans.
Lorsque les matières fertilisantes
du fumier éi>aTidu sont dissoutes et
entraînées par la pluie, elles sont re-
çues par le sol et y sont retenues
pour l'usage des cultures subséquen-
tes ; mais si le champ est exposé à être
inondé ou si ile sol est gelé — ce qui
empêche ces matières dissoutes d'y
pénétrer — une forte proportion de
ce qui est le meilleur et a le plus de
valeur dans le fumier, est sans nul
doute emporté et perdu pour le cul-
tivateur. Celui-ci devra donc consi-
dérer la situation de son terrain pour
y déposer le fumier.
Un négociant venait de mryurir subite-
ment. Il avait laissé sur son bureau une
lettre adressée à l'un de ses correspou-
ilants et q'u'il venait de dicter à un do
(S commis.
Le commis jugea à propos de faire
partir la lettre après avoir mis au bas
"II post-scriptum:
"Depuis ma lettre écrite, je .«uis mort,
et je serai enterré quand vous lirez la
pri sente.
— .Défunt mon pauvre mari était char-
cutier. Je désirerais qu'on sonne le glas
double
— l'arfail! on pfiit même le snnm-r
tripe!
* * *
— Que peusf'z-vons de F ?
— C'est un homme il qui on prête beau-
coup d'i»-ii>rit.
— Oui, mais.... nialli'-ureusement
il vit d'emprunti.
«01
CALENDKIER A'JKICOLE DE 1915 — Suitc.
Dessin de Henri Julien, exécuté pouar la
CompagiUe Chimique Franco-Américaine.
FEVÈIER
DU CHOIX DES SEMENCES.
Importance d'un bon choix. — Voici
une vérité trop P'CU comprise : le
choix de la semence a, pour les cul-
tivateurs, qui sont tes éleveurs des
végétaux, la même importance que le
clioix des reproduoteuirs pour les éle-
veur.s d'animaux. Cependant les cul-
tivateurs, qui attachent un si grand
prix aux beaux étalons ou aux belles
races ovines et bovines, ne font géné-
ralement guère attention à la beauté
des porte-graines, et commettent une
inconséquence très fâcheuse. Ils pren-
nent ou achètent leurs semences à
l'aventure, sinon toujours, au moins
dans la plupart des cas, et ne savent
jamais au juste ce qu'il en sortira.
Il est rare qu'ils aient vu sur pied et
qu'ils <M>Qiiaissent les qualités des
plantes qui ont produit deur semence.
Du moment qu'elle a bonne mine, ils
la tiennent pour excellente. On ignore
trop généralement qu'un maigre grain
de froment, sorti d'une belle race,
nous donnera souvent un magnifique
épi et de beaux grains, tandis qu'un
grain in'éprocliable, trouvé par hasard
sur une race usée, nous donnera un épi
misérable et des grains sans valeur.
Un jardinier habile et soigneux a
champs ce que d'autres font au jar-
din.
Conditions requises pour que les grai-
nes soient de bonne qualité. • — On ne
peut répondre des graines qu'après les
avoir vues sur pied, et les avoir ré-
coltées, battues et soignées jusqu'au
moment de s'en servir. Ceux qui les
achètent au marché — à moins de
s'adresser à des experts honnêtes —
ne sauraient par conséquent répondre
de rien.
Blé. — Pour que 'la semence de blé
soit parfaite, ou tout au moins de
bonne qualité, iil faut :
1° Qu'elle provienne d'une variété
recommandée sous tous rapports (que
la raie soit nette et que les bords de
cette raie soient bien renflés) ; 2° que
les plantes aient été bien nourries, bien
exposées aux influences de -l'air et du
soleil, et exemptes de maladie ; 3°
que la maturité ait été complète sur
pied ; 4° que cette semence soit restée
le p;ius longtemps possible dans les
épis après la récolte ; 5° qu'on ait battu
les épis légèrement, en les frappant
sur un billot, une table ou un ton-
neau renversé, afin de n'en détacher
que les meilleuires graines qui tou-
jours tombent les premières ; 6° que
cette graine ait été nettoyée au crible,
puis placée par couches minces, de
douze à quinze pouces au plus d'é-
paisseur, sur un grenier convenable-
ment éclairé et aéré ; 7° qu'elle soit
nouvelle autant que possible ou, à la
Tigueuir, de l'avant-dernière récolte,
dans les cas où les mauvais temps
auraient contrarié par trop le déve-
loppement et la maturation de la der-
nière récolte.
Seigle. - — • La graine de l'année,
quand eVs a mûri dans des conditions
cojivenables, est préférable à celle de
deux ans. Il convient de faire obser-
ver que la vieille graine demande un
arrosage avec de l'eau tiède 48 heure'S
avant d'être employée, et que le se-
mis doit être moins olair que si l'on
se servait de jeunes graines.
Orge. — La graine <la plus lourde,
la plU'S blonde et choisie sur des épis
tout a fait exempts de traces char-
bonneuses, est celle que l'on doit pré-
férer. On ne lui fait subir aucune pré-
paration particulière ; cependant, pour
les semis tardifs du printemps. 11 n'y
a pas d'inconvénient à la laver, afin
le bon esprit de faire lui-même ses
semences, de se réserver ses meilUeu- de précipiter sa germination.
reis et de se débarrasser des autres.
C'est pour cela que nos bonnes vieil-
les races de ilégumes se maintiennent
depuis des siècles sans dégénérer, au
moins dans les villes ; c'est pour cela
aussi que des amélioTatlons se produl-
.s6nt éiB temps en teanps. Nous au-
rions doiK- tout profit i faire aux
Avoine. — La bonne graine d'avoine
doit être bien sèche, lisse, luisante et
lourde : " C'est du choix de la graine,
a écrit Tessier, que dépend le succès
de tous lies sermîs. On reproche aux
cultivateurs de ne pas laisser ».%sez
mûrir leurs avoinea : et. en efiot, daa»
20fJ
CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suite.
'H^aucoup de pays, on est dans l'habi-
tude de les couper avant leur matu-
rité, pour éviter leur égrènement et
pour que la paille soit plus 'succu-
lente pour Iles animaux. Ou devrait
au moins réserver quelques parties
pour ne les couper qu'au moment pré-
cis indiqué par la nature et en em-
ployer le produit aux semis.
Maïs. — Il n'y a de bonne semence
que celle qui a complètement mûri
sur pied. Lorsque les épis ont mûri
naturellement, H s'agit de Qes trier,
de faire un choix. Il est bon de tenir
répi recouvert de ses feuilles au lieu
de le découvrir selon l'usage : la grai-
ne vêtue se dessèche moins, est moins
exposée 3. la poussière, à la fumée et
n'en vaudra que mieux pour le semis.
Sarrasin. — • Des graines de sarrasin
sont loin de se valoir toutes, parce
que la maturation se fait très irrégu-
iLièremenit. Un loultivateur qui com-
prend bien ses intérêts doit, au mo-
ment de la récolte, s'approvisionner
de graines mûres ; le temps qu'il peut
dépenser à faire ce triage n'est certes
pas du temps perdu. Cette semence
n'est soumise à aucune préparation.
On conseille cependant de l'arroser
avec de l'eau de fumier et de la rou-
ler dans les cendres pour la ipessuyer
avant de s'en servir.
Pois. — Les dernières graines n'é-
tant jamais aussi bien constituées que
les premières à mûrir, il esit Imjpor-
taut de réserver celles-ci pour le se-
mis. Conservons donc pour la semen-
ce non seulement les pousses qui ar-
rivent de bonne heure à maturité,
mais toujours les plus belles, et ne
les ouvrons pas, car les faculltés ger-
minatives du grain se maintiennent
mieux dans l'enveloppe que dans le
grain écossê. Quelque soin que l'on
puisse prendre, il arrive fréquemment
que les pois soient perforés par un
insecte connu sous le nom de Bruche.
Ces pois ne sont pas à rejeter pour
cela, car tous les germes ne sont pas
attaqués ; seulement, il est prudent de
semer plus dru qu'avec des pois in-
tacts.
Fèves. — Le cultivateur devrait,
pendant le cours de la végétation,
marquer les pieds bien chargés de
pousses, les laisser mûrir complète-
ment en place, les arracher par un
temps sec, les mettre en un lieu bien
aéré, et ne les battre qu'au moment
de la plantation. La semence gardée
en cosse jusqu'au moment de la plan-
tation, conserve iplus de vigueur, et
est par conséquent moins sujette à la
pourriture que la semence écossée et
gardée en sacs.
Dessin de Henri Julien, exécuté pour la
Compagniie Cliimique Fi-anco-Amérlcaine.
MARS
VACHES EN GESTATIOM i SOINS, ALI-
MENTATION.
En ce qui concerne les soins d'en-
tretien et l'alimentation générale, au-
cune distinction Importante n'est à
faire entre la vache iiière et la vnche
207
exploitée pour la production du liait.
Dans toutes les exploitations éloignées
des grandes villes, les vaches sont or-
dinairemient soumises au régime de
l'étable et au régime du pâturage,
suivant les saisons.
Etable. — On ne saurait Jamais
trop insister sur les conditions hygié-
niques des étables ; trop de cultiva-
teurs, malheureusement, n'en com-
prennent pas l'importance. Il ne faut
jamais perdre de vue cette vérité In-
contestable, que lies conditions d'en-
tretien et d'élevage des animaux, leur
santé, le rendement en chair et en
graisse, en lait, dépendent beaucoup
d'une bonne habitation. Or, les éta-
bles doivent réunir ces quatre condi-
tions hygiéniques essentielles : être A
l'abri de l'humidité, jouir de la lumiè-
re, avoir une aération suffisante as-
surée par un lent et constant échap-
pement de 'l'air vicié ; enfin, pré'senter
un espace assez grand pour assurer
la liberté des mouvements indispen-
sables. Toute étable à laqiielle fait
défaut il'une de ces conditions hygié-
niques devient impropre au logement
des animaux et, invariablement, 11 ©n
résulte pour le propriétaire des dom-
mages qui ne tarderont pas à se faire'
sentir.
Outre les conditions hygiéniques
nécessaires, les animaux à l'étable
•iiuièrent les soins constants du cul-
CALENDRIER ACr.ICOLE DE l9lô — Suitc.
tlratenr ; soins d'enti-etien d'abord, not-
toyage. changemeut de liti<*rf, et*-., puis
soins d'alimentation.
Litière. — I^e.s litières sont des
substances végétales ou minérales
qu'on place sous I^a animaux dans le
double but de 'leur procurer un cou-
rbage hygiénique et pour reeueilUr
leurs ■excréments en vue de la con-
fection du fumier. La vache en ges-
tation surtout a besoin d'une litière
fr.iîche, abondamment fournie et sou-
vent renouvelée. On emploiera de
préférence les pailles de céréales, en
raison de leur texture tubuleuse et de
leur nature spongieuse, qui fait qu'el-
les procurent un couchage moelleux
et élastjque. et qu'elles absorbent bien
les liquides ; en outre, elles renfer-
mant une certaine quantité d'azote et
d acide phosphorique, qui ajoute à la
valeur fertilisante des excréments
Les quantités des litières sont né-
cessairement très variables, non seu-
lement avec les litières elles-mêmes
mais encore avec les espèces de bé-
tail ; il esit bien entendu qu'il en faut
plus .pour les bêtes à cornes, dont les
excréments sont aqueux, que pour les
chevaux et les moutons, dont les dé-
jections sont plus sèches. La quantité
variera aussi également avec l'ali-
mentation et avec la saison. Un cul-
tivateur intelligent tiendra compte de
tous les facteurs.
Alimentation, — Comme ou l'a vu,
la vache en gestation ne demande
pas une alimentation spéciale; l'im-
portant est de la nourrir abondam-
ment, soit au pâturage, soit à reta-
ble, selon le cas. Ou doit cependant
éviter l'excès d'aliments, car les'
veaux produits par des mères trop
grasses ne prennent pas tout l'ac-
croissemenit voulu et périssent même
souvenit au moment du part, à cause
du rétrécissement des organes de la
mère. Quand ou peut prévoir cet iu-
convénient, il faut donner aux vaches
une nourriture débilitante, telle que
raves, choux, citrouilles, etc., en pe-
tite quantité, et même les purger une
ou plusieurs fois. Quand le moment
de la parturition approche, il faut re-
nouveler et augmenter la litière, tenir
l'étable bien fermée, en hiver, ou, au
contraire, donner de l'air si c'est eu
été.
Les approches du part sont indi-
quées par l'abaissement du flanc et de
la croupe, par le grossissement du
pis, par l'agitation et les beuglements
d« l'animal, et par l'écouiement d'une
mattdre blancb*.
Quand les vaches ne tarissent par»
d'elles-mêmes, il convient de cesser
de les traire trente ou quarante jours
avant le vêlage. Pour les accoutumer
insensiblement à se laisser toucher,
il convient de manier de temps a au-
tre le pis des génisses pendant leur
première gestation : il y en a qui
sont tellement chatouilleiuses «lu'au
moment où elles mettent bas on ne
peut en approcher. Elles ont alors
une surabondance de lait qui produit
l'i-nlJuro aux mamelles et d'autres ac-
cidents, qu'on évite en les rendant
d'avance familières.
Pâturage. — Comme l'étable, te pâ-
turage doit iréunir certaines qualités
indispensables. Il ne faut pas, d'a-
bord, que le sol .soJt trop humide ou
marécageux, ce qui y rend l'herbe
aigre et peu nouirrissante ; l'eau dont
elle est couverte, provoque la rouille
et produit chez les animaux des ef-
fets débilitants qui peuvent être sui-
vis de graves maladies. Consacrer au
pâturage l'endroit le moins productif,
c'est faire un mauvais calcul ; l'herbe
y est sèche et convient peu aux ani-
maux; d'ailleurs, elle est peu abon-
dante et bientôt épuisée. 11 est bon
de renouveler le pâturage de temps
en temps par une eulture de céréales
ou de plantes .sarclées. On le rétablit
au bout de quelques années en y se-
mant de la graine de foin, à laquelle
ou ajoute un peu de trèfle et d'a-
voine.
Pour tirer d'un pâturage tout le
parti possible, on doit y mettre d'a-
bord les chevaux, puis les bœufs et
les vaches, et enfin, les moutons ; ces
derniers achèvent de brouter les brins
d'herbe qui ont échappé à la dent des
autres. Les excréments des animaux
surtout ceux des hêtes bovines, jiui-
sent beaucoup aux pâturages et finis-
sent, a la longue, par les ruiner. Il
faut donc avoir soin de les éparpiller
de temps en temps, en les brisant
quand ils sont secs ; de cette manière,
on (répartit également l'engrais; si-
non, toute l'hen-be qui est recouverte
par les matières fécales, s'étiole et
pourrit ; elle repousse, il est vrai,
avec vigueur, mais bien longtemps
après.
En général, les chevaux préfèrent
les pâturages vastes et dont l'herbe
est plus riche en sels qu'en sucs ; les
vaches et les bœufs les demandent ri-
ches, frais, mais non humides ; les
moutons préfèrent ceux qui sont éle-
vés, où l'herbe est courte et aroma-
tlçtue.
208
CALENDRIER AORTCOLE DE 1915 — Suite.
])essiii (1« Henri Julien, exécuté pour la
('oiapiignie Chimique Franco-Américaine.
AVRIL
"PRÉPARATIOX DE TEKRAIN POUR
GREFFES D'asperges.
L'asperge, comme d'ailleurs la plu-
part des plantes, a ses terrains de
prédiilection. C'est pour n'avoir pas
compris cette vérité éilémeotaire que
nombre de jardiniers n'ont pas vu le
succès couronner leurs efforts et
qu'ilî! ont abandonné cette culture
comme étant trop difficile. A pro-
prement parler, il n'y a pas de cul-
tuire difficiie : ce qui manque ce sont
les connaissances de la culture. Une
autre chose qui a pu décourager nom-
bre de jardiniers, c'est la longueur
de temps qu'il est nécessaire d'accor-
der avant de bénéficier de la planta-
tion. II fau't «avoir être patient, en
agrieuilture plus, peut-être, que par-
tout ailleurs. L'avenir est aux persé-
vérants et, avec l'avenir, une belle
aisance, sinon la fortune
Choix du terrain. — Autant que pos-
sible, il faut établir la plantation
dans un terrain léger, calcaire, et
bien égouitté. Les terres fortes et
basses ne sont pas favorables, car
p'IIos sont froides et humides ; îles gref-
fes d'asperges y pourrissent et la
plantation n'y peut pas être d'aussi
longue durée.
A défaut d'un terrain de cette na-
ture, on fera le choi.x de celui qui
s'en rapproche le plus et on l'amen-
dera en y répandant des cendres, du
plâtre ou de la chaux.
Un bon drainage sera toujours une
excellente chose, surtout si le terrain
est situé dans un endroit bas.
Préparation du terrain. — Après avoir
fait I« choix du terrais, et l'avoir
•m*ndé, l'il T « Heu, on y pratique,
m
en automne, un labour profond après
avoir auparavant fait une forte fu-
mure de vieux fumier de bêtes à cor-
nes. Le printemps, on fait un deux-
ième labour en creusant le premier,
puis on nivelle bien le carré.
Cela fait, on procède au tracé com-
me suit :
On tire au cordeau, dans la direc-
tion de l'est à l'ouest, des lignes qu^
l'on espace de quatre pieds à peu
près. Sur la longueur de ces lignes,
et sur une largeur de quinze pouces, on
creuse à la -bêche une fosse de douze
pouces de profondeur en rejetant à
droite et â gauche La terre qui en
provient. Cela fait, on étend au fond
des fosses trois ou quatre pouces de
fumier tien décomposé, du terreau
de préférence, que l'on recouvre de
deux iMDUces de bonne terre.
Tous les trois pieds, on fait ensuite
dans les fosses, une petite butte sur
laquelle on placera le plant d'asperge
en étalant bien les racines. On re-
couvre ensuite ces plants avec de la
terre fine, en terminant de combler
ia fosse jusqu'au niveau du sol. Dni-
bonne pratique consiste à mettre à
chaque plant, un petit jalon de bois
qui servira à guider quand viendra le
temps d'effectuer îles binages et les
sarclages à l'aide de la houe à che-
val.
Choix des plants. — Les greffes
d'asperges destinées à la plantation,
doivent être bien saines et provenir
d'un semis de deux ans. Il est plus
avantageux de les xicheter ainsi tou-
tes prêtes chez un bon pépiniériste
que de faire soi-même son plant. Leur
prix varie entre $1.00 et $1.50 selon
la variété.
Deux variétés semblent préférables
au Canada ; ce sont : 1° la Palméta,
qui donne des asperges très grosses
et plutôt vertes ; 2° la Hâtive d'Ar-
genteuil, dont les asperges sont moins
volumineuses, plus blanches et plus
succillentes. Cette dernière est en
outre d'une production plus abondante
et mieux soutenue.
Soins à donner à la plantation. —
Pour qu'une plantation réussisse bien
et donne un bon rendement, il est
important de ne pas négliger certains
soins. Nous conseillons ce qui suit :
Ire année. — Faire de_ bons sar-
clages et des binages à la houe à
cheval. On peut utiliser le terrain en
faisant dans les interlignes une cul-
ture dérobée de salade ou de choux
qui remboursera une bonne partie des
frais de la plantation. Ou coupera
les tiges d'asperges, en automne, mais
seulement lorsqu'elles seront bien sè-
ches. Il est nécessaire de biner en-
suite, après avoir donné en coiuver-
ture une fumure bien décomposée.
29 année. — Mêmes soins que pour
CAXENDRIEK AGRICOLE DE 1915 — Suite.
la première année, et même culture
dérobée. Donner toujours en automne
u-ne bonne fumure.
3e année. — De bonne heure au
printemns, on formera une butte de
terre d'un pied de haut sur deux pieds
de large sur toutes les lignes de la
plantation ; on prend à cet effet de
la terre dans les interlignes. Lorsque
les greffes d'asperges sont bien sor-
ties, on peut alors commencer la pre-
mière cueillette ; mais pour ne pas
affaiblir trop la jeune plante, on ne
devra pas prendre plus de trois as-
perges par pied. Les autres ne de-
vront pas être coupées. A l'automne,
on enlèvera la butte e.t l'on donnera
sur la ligne des fosses, uae forte fu-
(mure avec du fumier bien décomposé.
Au printemps suivant, on reforme
la butte, mais on lui donne cette fols
dix-huit pouces de hauteur. Cette
opération devra être effectuée le plus
tôt possible.
La récolte pourra durer un mois ;
passé ce délai, on laissera pousser
librement les pousses qui apparaî-
tront A l'automne, on coupe les tiges
au ras du sol, après qu'eflles sont bien
sèches ; puis on défait la butte.
Durant les années qui suivent, on
ne donnera de fumure que tous les
deux ans ; les soins restent les mêmes
que ceux indiqués ci-dessus.
La récolte se fait avec une gouge,
ir est bon d'opérer le matin, de bonne
heure, afin d'éviter que les asperges
se fanent trop tôt, une fois coupées.
Les asperges sont omises en bottes, et
ces boittes sont déposées dans de pe-
tites caisses sur des ' lits d'herbes
fraîches.
Insectes qui s'attaquent aux asperges.
— - Le manque d'espace nous force à
remettre au prochain almanach ce
sujet qui ne manque pas d'intérêt,
car trop isouvent le cultivateur est
ennuyé par des insectes qui, dans cer-
tains cas, peuvent causer des dom-
mages considérables dus la planta-
tion.
Dessin de Henri Julien, exécuté pour la
Compagnie Chimique Ï'ranco-Américaine.
MAI
LES ENNEMIS DES RÉCOLTES : LES
INSECTES.
Les ennemis du cultivateur sont ln_
nombrables chez les animaux; il s'=n
rencontre dans tous les ordres, depuis
les mammifères jusqu'aux insectes.
nous ne parlerons pour aujourd'hui
que de ces derniers, vu que ce sont
Incontestablement les plus nombreux.
Il est linitlle de donner une descrip-
tion de l'insecte; personne n'ignore
06 que c'est. Mais, par exemple, ceux
qui n'ont jamais eu l'occasion de s'i-
nitier aux luystèrea de cette science
si vaste de l'étude des insectes, ne
peuvent se faire une idée de la ran-
çon formidable que ces petits êtres
prélèvent chaque année sur les pro-
duits de la terre. Si on leur dit que
les dommages causf'S dans le monde
entier par ces petits animaux se chif-
frent dans les millions de piastres,
ils sont bien près de nous rire au
uiez. A leur avis, ce sont là des chif-
fres fantastiques et les entomologis-
tes ne sont que des farceurs.
Un peu de réflexion, cependant, ap-
prendrait à ces incrédules à mieux
juger des choses et à donner plus de
confiance aux savants. Dans la lutte
pour la vie, c'est le nombre qui fait
tout, non la taille ; or si l'insecte est
petit, il et-t formidable par le nom-
bre. Rien ne saurait lui résister : au-
cune végétation, la vie elle-même ne
serait pas possible sur notre planète
.si les multiples moyens de destruc-
tion ne venaient affaiblir son effort.
Fécondité des Insectes. — La fécon-
dité de l'insecte tient du prodige ; elle
dépasse tout ce que nous pouvons con-
cevoir. En voici un exemple entre
mille : Le puceron du houblon comp-
te en moyenne treize générations par
an. Supposons que la descendance
d'une femelle, une seule, ne soit ar-
rêtée d'ucune façon ; à la fin de l'an-
nPe, cette femelle aura, par elle-mê-
me et par ses descendantes, donné
naissance à dix sextillions (10,
000.000,000,000,000,000,000) de pu-
cerons. Nous ne pouvons nous faire
une Idée de ce nombre fabuleux que
par des comparaisons. Or, supposant
que ces dix sextillions de pucerons,
dont chaque puceron ne mesure pas
même une ligne «n longueur, soit mi»
2ia
CAI.ENDRIKE AGRICOLE DE 1915 — Suite.
bout à bout en une seule rangée, ce
ruban de pucerons irait se perdre au
delà des limites que bornent les der-
nières étoiles visibles dans nos plus
puissants télescopes.
C'est donc par mlHlards de milliards
d'individus que chaque espèce nuisi-
ble se développe. Serait-il possible de
faire dans le monde entier le recen-
sement des mouches, par exemple, ou
des fourmis, que les nombres que
nous en obtiendrions ne nous diraient
plus rien, tant ils dépasseraient la ca-
paeité de notre entendement.
Espèces nuisibles. — Les insectes ne
sont pas itous nuisibles, sans doute ;
mais iil en est chez les insectes com-
me chez les hommes, eu ce sens que
ce sont les méchants qui sont d'ordi-
naire les plus actifs. Il faut bien au
moins dix vertus pour contrebalancer
un vice : il faut assurément cent es-
pèces utiles pour contrebalancer une
espèce nuisible. MaJlgré d'innombra-
bles ennemis dans toute la série ani-
maJe (mammifères, oiseaux, reptiles,
insectes, mouches) la vilaine cheniilie
qui ravage nos arbres, se multiplie
en certaines années de façon â, dé-
pouiller toute une région : n'a-t-elle
pas été jusqu'à empêcher les tPalns
de rouler sur les voies ferrées ! Je
ne mentionne là qu'une espèce nui-
sible. Or les espèces nuisibles sont
par milliers dans tous les pays. Les
entomologistes en ont catalogué au
delà de 12,000 pour la France seule-
ment. Si nous dressions la liste de
celles qui se rencontrent dans notre
province, nous arriverions assurément
à trois ou quatre mille.
Espèces nuisibles introduites, — Les
espèces nuisibles <les autres pays
constituent une menace perpétuelle
pour nos cultivateurs. Rien ne se
propage si facilement qu'une espèce
nuisible : il y en a qui ont déjà en-
vahi la terre tout entière. Les im-
portations de plantes, de grains, de
fruits servent de moyen de transport,
quand ce n'est pas par son dévelop-
pement maturel que l'insecte se .pro-
page : la bête à patate n'a pris que
quelques années à couvrir les milliers
de milles qui séparent notre province
de son pays d'origine.
C'est donc avec raison que les
gouvernements édiotent des lois con-
tre l'introduction des insectes nuisi-
bles et soumettent l'entrée des plantes
et des airbres à certaines formalités
d'iusipection et de fumigiation. Loin
de critiquer les gouvernements, les
cultivateurs devraient leur faciliter
le travail.
Le développement des espèces nuisi-
bles est en rapport avec le développe-
ment de l'agriculture, — C'est là une
vérité incontestable. A nous d'en
prendre notre parti et de nous prépa-
rer en conséquence. Pour cela il est
de toute nécessité que notre gouver-
nement provincial commence à faire,
sous ce rapport, l'instructiou des clas-
ses agricoles : il faut que les cultiva-
teurs soient bien avertis que l'ennemi
est dans leurs champs, dans leurs
bois, dans leuris jardins, dans leurs
étables, partout, que partout il ron-
ge, il mord, 11 pique, il endommage,
11 détruit.
Comment combattre les insectes, —
Les ennemis sont trop nombreux pour
que je puisse, en quelques lignes, in-
diquer des moyens de lutte. Je me
bornerai donc à donner les conseils
suivants :
1° Quand il s'aperçoit d'un dom-
mage queflconque à ses cultures on à
ses arbres fruitiers, le cultivateur
doit en chercher la cause. S'il décou-
vre que l'auteur du dommage est une
espèce d'insecte, il doit en recueillir
quelques individus et les envoyer,
avec un échantillon de la plante ou
du fruit endommagé, à l'entomolo-
giste du Canada. (Il n'a qu'à adres--
ser : " L'entomologiste du Domiuon,
Ottawa, Canada.) 11 aura soin de
donner très lisiblement son nom et son
adi'es»e. 11 recevra immédiatement tous
les renseignements qui pouiTout lui être
utiles pour détruire les insectes.
2° Ne Jamais considérer comme
une dépense inutile l'achat des insec-
ticides : c'est une mine qui rapporte
souvent cent pour un.
* * •
Deux assistants échangent leurs im-
pressions sur un ténor amateur qui vient
de chanter constamment à côté du ton:
— Dire que vollil un garçon qui prétend
avoir cent mille francs dans le gosier!
En pièces fausses, alors!
« • •
— Voilà trois ans que le procès du mar-
quis de Z . . . . dure. On n'en prévoit
pas la fin.
C'est le marquis de la procédure.
Il n'est point de souffrances que la
sympathie n'allège.
Toujours les aménités conjugales:
— ^N'insiste pas, ma clière. Tu ne sau-
rai pas le cadeau que je veux te faire
ipour ta fôte. Je veux que tu aies la sur-
prise.
— Dis vite, alors, car la grande sur-
prise pour mol ce sera de te voir tent?
ta prom»»^»e.
au
CAT,Ë*rt)iîtÈft AGRICOLE DE I9l.> — Suite.
Df'ssin (le Henri Julien, exécuté poiiir la
Compasjnie Chimique Franco-AmPricttino.
JUIN
DAXOER DE LA MÉTÉORISATION :
CAl;SES^ REMÈDES.
Définition. — Les fourrases verts
fortemeiit ailuoux ot sucrés, consom-
més dans certaines conditions, fer-
mentent dans la panse des nmiinants
et y déterminent un dégagement de
gaz qui. en s'accumulant, peut rendre
la respiration impossible et tuer l'a-
nimal par asphyxie. C'est cet acci-
dent qui porte le nom de météorisa-
tioH ; il est aussi connu sous les
noms de gonflement et de ballonne-
ment.
Causes. — La météorisation se pro-
idujit lavec toutes sortes d'aliments.
C'est que sa production dépend de
deux ordres de causes distinctes. Les
aliments, quels qu'ils soient, ne peu-
vent séjourner dans la panse au delà
d'un certain temps sans y fermenter.
Si la rumination ne s'établit pa.s aus-
sitôt après la fin du repas, Les ma-
tières susceptibles de fermentation, et
(particulièrement, les matières su-
orées, se décomposent en produisant
des gaz qui distendent le réservoir et
paralysent (l'action de ses parois. De
là uine première cause de météorisa-
tion uniquement due aux dispositions
de l'animal lui-même, et qui peut se
produire en tout temps.. C'est cepen-
dant la moins reconnue.
La plus fréquente, et aussi la plus
redoutable est celle qui tient à la
qualité des aliments. A ce titre les
fourrages verts, trèfles, luzernes et lé-
gumineuses vertes en général, sont
ceux qui présentent ordinairement la
qualité 1» plus propre fe favoriser la
météorisation, et cette qualité e.st
celle qui les rend le plus facilement
fermentoscibles.
On croit as.sez généralement que la
météorisation est due à la présence
de la rosée sur le trèfle. On s'en est
à cet égard laissé imposer par les ap-
parences. Ce n'est certes pas l'humi-
dité seule qui peut disposer les légu-
mineuses vertes à fermenter promp-
tenient dans la panse. Ce qui produit
cet etïet, c'est l'élévation de leur
temi'pératu're au delà d'une certain
point. Jamais ces plantes fraîches ne
uiCtéorisent 'uu animal bien portant.
l'îiles sont ^au contraire d'autant plus
inoffensives, qu'elles ont été plus ra-
fraîchies par la rosée du matin. Mais
il en est tout autrement quand elles
ont subi i)endant un certain temps
l'action du soleil. Il faut donc se
garder de les faire con.'-.ommer sur
pied lorsque le soleiil paraît. Par un
temps couvert, ou aviant que l'astre
soit un peu haut, il n'y a consêqueui-
ineut aucun danger. Ce qui est -sur-
tmit à redouter, c'est la onsomma-
tion de ces mêmes fourrages, un peu
flétris par le soleil quand ils y ont
été exposés après leur coupe, ou lors-
qu'iils se sont un peu échauffés en tas ;
et cela arrive souvent quand on les
fait consommer à l'étable après avoir
recueilli la provision de la journée.
Il est précisément prouvé que, dans
ce cas, le plus sûr moyen de les ren-
dre inoffensifs est de les étendre et
de les arroser avec de l'eau froid.'.
Celle-ci abaisse leur température et
arrête aussi la fermentation déjà
commencée. C'est la meilleure preuve
que la rosée a été incriminée à tort.
Précautions à prendre. — Ces quel-
• ques explications indiquent suffisam-
ment les précautions à prendre pour
prévenir la météorisation. Quelle que
soit la cause qui l'a produite, il est
toujours urgent d'y remédier sans
retard, et nous allons maintenant
faire connaître îles meilleurs moyens
à mettre en pratique pour cela. La
préférence à donner à ces moyens
dépend de l'ititeusité de l'accident et
par conséquent de l'imminence du
danger. Ils ont pour objet ou de
donner issue aux gaz qui distendent
la panse, ou d'arrêter leur dévelop-
pement. C'est l'état de la respiration
qui décide du choix.
Remèdes. — Si, la maladie étant
prise au début, i! n'y a pas urgence
d'évacuer les gaz, c'est par l'intro-
duction dans lia panse, par les voies
digestives ordinaires, de substances
capables d'agir sur la fermentation,
qu'il faut agir. La plus préconisée
jusqu'ici a été l'ammoniaque ; c'est
en même temps la moins efficace et
la moins commode.
Le meilleur moyen, comme aussi !•
212
CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suite.
plus rapide et le plus à la portée,
consiste à administrer à l'animajl ma-
lade des breuvages d'eau salée. Une
bonne poignée de sel de cuisine, dis-
soute dans une pinte d"eau froide,
suffit pour chaque breuvage. On le
fait avaler à graudes goi-gées, de ma-
nière a ce qu'il tombo directement
d.ms la panse. Si la nuilnilie ne cède
pas à la première dose, on en admi-
nistre une seconde, puis une troi-
sième, et l'on continue lainsi jusfiu':\
la disparition du gonflement, à moins
que celui-ci n'aiUe en augmentant -et
ne menace ila vie de l'animal, auquel
cas il y a dieu de recourir à la ponc-
tiom, dont nous parlerons tout à
l'heure.
L'efficacité de ce traitement égale
sa simplicité. L'action en est secon-
dée par des aspersions d'eau froide
sur les flancs 'et le ventre, que l'on
peut aussi recouvrir d'un drap mouil-
lé plié en plusieurs doubles.
Dans le.s cas extrêmes, il faut avoir
recours à la ponction. Quand tout a
échoué et qu'il n'y a plus d'autye
chance de salut pour l'animal, c'eèt
le seul moyen possible lorsqu'on se
trouve loin de.s habitations en pré-
sence d'une météorisation intense et
faisant de rapides progrès. C'est d'ail-
leurs une opération très simple : il
suffit, poiir la pratiquer, d'enfoncer
avec force un trocart — à défaut de
cet instrument on "eut se servir d'un
couteau bien aiguisé — dans le flanc
gauche, au poinit le plus saillant qui
correspond au centre du triangle li-
mité en haut par les lombes, en avant
par les fausses côtes et en arrière
par l'os de la hanche. L'instrument
ayant pénétré dans la panse — si
l'on n'a pas de troquart — on retire
la lame que l'on remplace par un
tube de roseau, de canne ou de su-
reau, que l'on fixe le mieux possible,
afin de maintenir l'ouverture béante
et d'éviter que la place de la panse
et cetlle de la peau ne soient plus en
rapport.
Une fois les gaz évacués et le dan-
ger immédiat ainsi conjuré, si la ru-
mination ne s'établit pas toute seule,
il convient de la provoquer par l'ad-
ministration des breuvages excitants
qui ont été précédemment i^ndiqués.
.\près quoi le repos et la diète fout
le reste.
Un animal qui a été métêorisê ne
doit être remis à son régime habituel
que progressivement et avec précau-
tion.
Inutile d'ajouter que, dans les cas
extrêmes, il est toujours bon de re-
courir au vétériinaire, s'il y a possi-
biili'té. Toutefois, il ne faut pas tarder
trop à faire la iionction.
Dessin de Henri Julien, exécuté pour la
Compaguje Chimique Franco-Américaine.
JUILLET
BINAGE ET SARCLAGE.
Binage. — Biner, c'est remuer la
terre après son ensemencement, dans
le but d'entretenir son lameublemnt
et de la débarrasser eu même temps
des mauvaises herbes.
Utilité des binages. — Un . binage
bien exécuté est partout profitable.
T^es binages sont également utiles
dans les terres fortes et dans les ter-
res légères. L'ameublissement que
les labours communiquent au sol
n'est que passager. Peu à peu. la
terre se raffermit, et, à la longue,
elle reprend son tassement primitif.
Di)-ectement soumises A l'action des
agents extérieurs, les couches de sur-
face reprennent, parfois même en
très peu de temps, une consistance
très grande. Sous l'influence de la
pQuie, de la chaleur, etc., le sol se
couvre d'une croûte dure, plus ou
moins épaisse, imperméaMe à l'air et
à l'eau, et extrêmement nuisible au
développement des jeunes plantes ;
aussi importe-t-il de prévenir sa for-
mation ou, tout au moins, de la rom-
pre à propos. Les binages nous en
fournissent le moyen, mais leur uti-
lité, sous ce rapport, n'est pas tou-
jours assez apprécié.
" Un binage vaut un arrosage,"
disnt certains cultivateurs ; c'est qu'en
effet, les binages modèrent l'êvaporatlon
au lieu de l'accélérer, comme 3e croient
certaines personnes, et ce résultat avan-
tageux s'explique aisément.
De plus, les binages, en maintenant
l'humidité éloigné de la surface, doi-
vent soiUiciter les racines dont les
tendances sont bien connues, à des-
cendre vers les couches qui la titiu-
213
CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Sui(c.
Dent en réserve, et où elles sont as-
surément, mieux abritées contre la
température extérieure. L'aix inter-
posé dans la terre divisée et rendue
poreuse contribue à modérer l'action de
la chaleur sur les coueties intérieures.
D'un autre côté, le sol remué et
ameubli est accessible aux rosées ; U se
laisse aussi pénétrer plais facilement par
le.s pluies, souvent si utiles pendant la
heJlle saison pour réparer les pertes
Opi'ouvées par la terre, et qui, sur une
surface durcie er fermée, s'écouleraient
sans autre profit pour la végétation en
entraînant avec elles les éléments fécon-
dants qu'elles contiennent.
Sarclage. — Indépendamment d^ la
consistance nuisible nue le sol peut
acquérir à la suite des semailles, il
est exposé à être envahi par les mau-
vaises herbes, qui. dans certains cas.
pe multiplient d'une manière désCA-
pérante. De sarclage a pour but de
détruire ces mauvaises herbes. Toutes
les plantes qui occupent simultané-
ment le terrain se nourrissent à la
même source : celles que nous vou-
lons propager, de même que celles qui
s'emparent spontanément du sol, s'ap-
provisionnent, par leurs racines, dans
le milieu oil les engrais ont été dé-
posés. Ces mauvaises herbes remplis-
sent le rôle de parasites, et tous les
sucs nourriciers qu'elles s'approprient
sont entièrement perdus pour nos ré-
coltes.
Il importe de bien rema/rquer que
plus on laisse prendre de développe-
ment aux mauvaises herbes avant de
songer à les détruire, plus le dom-
mage qu'elles causent est considéra-
ble. Tj'épuisement qu'elles infligent au
terrain qui les nourrit atteint son
maximum, quand on leur laisse le
temps de mûrir leurs graines. Mais
ce n'est pas seulement par leurs ra-
cines que les mauvaises herbes por-
tent préjudice à nos récoltes, elles
nuisent aussi par leurs tiges et leurs
feuilles au libre accroissement des
plantes.
Les binages ont un double but. —
Ijes binages ont donc un double but:
il'ameublissement des terres et les
sarclages. Jamais le cultivateur ne
devra perdre de vue ce double objet.
S'il ne considère les binages que comme
un moyen de détruire les mauvaises
herbes, rarement ils seront d'une
complète efficacité, car alors Ils se-
ront exécutés d'une manière défec-
tueuse, et les faibles avantages qu'il
on retirera seront peut-être insuffi-
sants pour compeuser les dépenses
qu'ils auront occasionnées. Trop sou-
vent sous le prétexte de détruire, en
une seule fols, une plus grande quan-
tité de mauvaises herbes, et de di-
minuer par là les frais de l'opéra-
tion on retarde le binage d'une fa-
çon tout à fait abusive. Ce retard est
préjudiciable sous tous rapports, car
non seulement il permet au sol de se
durcir, mais de plus il laisse aux
mauvaises herbes ïe temps d'acquérir
un grand développement. D'un autrf
côté, les binages effectués tardive-
ment donnent lieu à des difficultés
plus grandes, puisque le sol a pu ac-
quérir une forte consistance et qu?
les mauvaises herbes ont eu toute la-
titude pour s'y implanter solidement.
Conditions pour que les binages soient
efficaces. — Pour être entièrement
efficaces, les binages doivent être exé
cutés de manière à purger le sol de
toute végétation étrangère, et de ma-
nière aussi à entretenir l'ameublisse-
memt du sol. Aussi convient-il parfois
d'y avoir recours alors que les mau-
vaises herbes sont encore très rares,
ou même avant qu'elles aient fait
leur apparition. Il est toujours ex-
trêmement important de ne pas ajour-
nea" les premiers binages ; s! on les
exécute de bonne heure, la terre bé-
néficie davantage des agents atmos-
phériques, et les plantes étrangères,
encore dans l'enfance et faihlment
enracinées, sont plus facilement et
plus sûrment détruites.
Kombre de binages. — L.e nombre
des binages est réglé par les circons-
tances. Il dépend de l'espèce de ré-
colte, de la nature du sol, des cir-
constances de température, de la pro-
pension de la terre à se couvrir de
mauvaises herbes, etc. L'influence
exercée par ces diverses circonstance-
est facile à comprendre, et dès que
l'on connaît exactement l'objet de
l'opération, on ne saurait éprouver le
moindre embarras pour décider le mo-
ment où il convient soit de l'appli-
quer pour la première fois, soit de le
renouveler.
D'ailleurs les divers binages que
l'on donne successivement à une terre
ne doivent pas tous avoir la même
profondeur ; les premiers doivent être
de surface, vu le faible développe-
ment des plantes ; ceux qui succèdent
pénètrent davantage: les derniers at-
teignent une profondeur de trois ou
quatre pouces, et même davantage.
Mais il est bien entendu que ces forts
binages ne peuvent pas s'appliquer
indistinctement â. toutes les cultures.
214
CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suite.
Dpssin (le Henri Julien, exëciité pour la
Compagnie Chimique Franco-Américaine.
AOUT
MAUVAISES HERBES ; COMMENT LES
EE CONNAITRE.; REMÈDE A EM-
PLOYER.
Gu'est-ce qu'une mauvaise herbe ? —
Toute plante iruportUDie et qui est on
même temps inutile ou comparative-
ment inutile, est une mauvaise herb<;.
Presque toutes nos mauvaises herbes
les plus agressives ont été introduites
au Canada du dehors; cependant,
beaucoup de nos plantes sauvages in-
digènes se sont, dans des circonstan-
ces spéciales, multipliées et répandues
de fagon à devenir nulsibQes.
La multiplication des mauvaises
herbes a généralement été due au fait
que les cultivateurs les ont négligées,
soit par indifférence, soit parce qu'ils
n'en soupçonnaient pas la nature per-
nicieuse et la capacité d'envahisse-
ment. Trop de nos cultivateurs con-
naissent très peu les mauvaises her-
bes, et dans bien des cas, ne savent
pas distinguer au premier coup d'œil
celles qui sont dangereuses. Ce qui a
donné lieu au dicton : " Semer un an,
sarcler sept ans." Il es^t plus d'une
mauvaise herbe si nuisible que, si les
cultivateurs se rendaient compte de leur
vrai caractère et les rconnaissaient H
première vue, ils renverraient tout
autre travail jusqu'à ce qu'ils les
eu.ssent extirpées.
Comment sont disséminées les mau-
vaises herl)e3. — 1° Par les agents
naturels. Le vent les porte à de gran-
des ^distances, non seulement en été,
mais aussi en hiver avec la poussière
et sur la surface de la neige. Les
COUTS d'eau les distribuent sur tous
leurs parcours. Les oiseaux qui trans-
portent leurs graines dont Ils font
leur nourriture ; les animaux herbi-
vores, dont les graines traversent le
canal alimentaire sans être digérées,
ou bien qui transportent les graines
qui adhèrent à leurs corps. 2° Par
l'homme. Les graines des mauvaises
herbes sont trop souvent introduites
mêlées à des graines agricoles, ainsi
que dans le foin employé pour emibal-
lage ou pour fourrage. Elles sont
aussi très souvent transportées par
des voitures ou des instruments agri-
coles, herses, semoirs, machines â,
battre, etc. Une des sources les plus
fertiles de mauvaises herbes sur une
ferme précédemment propre est le fu-
mier apporté d'ailleurs. En dépit de
tous les efforts, les mauvaises herbes
s'introduisent constamment et de par-
tout sur les terres des cultivateurs
les plus soigneux : il est donc sage
qu'ils apprennent û. connaître les dif-
férentes espèces qui peuvent leur
causer des pertes.
Classification des mauvaises herbes. —
On peut classer les mauvaises her-
bes en 1° Herbes annuelles; ce sont
celles qui complètent toute leur exis-
tence en une année. En général, elles
ont de petites racines fibreuses et
- produisent une grande quantité de
graines. 2° Herbes bisannuelles ; ce
sont celles auxquelles il faut deux an-
nées pour compléter leur croissance :
pendant la première année, elles re-
cueinont et emmagasinent un appro-
visionnement de matière nutritive,
qu'elles emploient la saison suivante
pour produire des fleurs et des grai-
nes. 3° Herbes vwaees ; ce sont celles
qui continuent â croître pendant plu-
sieurs années. Ces mauvaises herbes
se propageint de plusieurs manières,
mais toutes aussi produisent des grai-
nes. Les unes s'enracinent profondé-
ment, les autres ont le système radi-
culalre -près de la surface du sol. Les
plus difficiles à extirper sont celles
qui poussent de longues tiges souter-
raines au-dessous de la surface du
sol.
Moyens de lutte. — Dans le choix
d'une méthode d'extermination. Il
faut avant tout prendre en considéra-
tion la nature de la plante H exterminer.
Herbes annuelles. — Toute méthode
ipar laquelle on bat la germination de
la graine dans le sol et détruit en-
suite les jeunes plantes avant qu'elles
produisent de nouvelles graines, ne
manquera pas, avec le temps, de net-
toyer le terrain, quelque infesté qu'il
soit. Les semences de certaines her-
bes annuells ont une grande vitalité
et continuent â. lever pendant plu-
sieurs années à mesure que les la-
bours amènent de nouvelles graines à
215
CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suite.
la surface. On a vu des graines de sé-
nevé germer après avoir été enfouies
profondément dans le sol pendant
viivgt ans.
Herbes bisannuelles. — Ces herbes
doivent être déracinées à la charrue
ou fauchées avant qu'elles ne fleuris-
sent. Des fauchages à courts inter-
valles la font périr, mais un seul
fauchage n'a d'autre effet que de leur
faire pousser des tiges latérales qui,
si on ne les fauche, produisent de
plus nombreuses graines. Lorsqu'on
ne peut employer la charrue, il faut
couper les plantes de cette classe au-
dessous du coilet de la racine. Pour
cela, l'instrument ile plus commode
est une bêchette ou gros ciseau fixé
à l'extrémité d'un long manche, ce
qui fait qu'il n'y a pas besoin de se
baisser.
Herbes vivaces. — Ces herbes sont
de beaucoup les plus persistantes, leur
destruction exige un traitement fon-
cier, et, dans certains cas, la culture
de (plantes spéciales. Un traitement
imparfait, tel qu'un simple labour,
fait fréquemment plus de mal que de
bien, en ce sens que les tiges souter-
raines sont divisées en tronçons qui
se remettent à pousser iplus vigou-
reusement.
Il n'est aucune mauvaise herbe
qu'on ne puisse extirper avec de la
persévérance, si seulement on com-
prend son mode de développement.
Voici quelques règles générales que
tous les cutltivateurs devraient se rap-
peler :
1° Les mauvaises herbes font beau-
coup de mal en enlevant au sol les
principes nutritifs destinés aux plan-
tes cultivées, et aussi une partie de
son humidité ;
2° Elles prennent la place des
plantes utiles, parce qu'elles sont plus
rustiques et en général plus fertiles ;
3° Elles causent de grandes pertes
aux cultivateurs, aussi bien perte de
temps et de travail, que dans le ren-
dement des moissons ;
4° Il ne faut jamais enfouir par le
labour les mauvaises herbes qui por-
tent des graines, mais les brûler avec
soin ;
5° Pour réussir à combattre les
mauvaises herbes, 11 faut avec persé-
vérance (a) ne jamais leur laisser
produire de graines; (6) houer fré-
quemment, surtout au commencement
de la saison, de manière à détruire
les plantes levées, quand elles sont
encore jeunes ; (c) s'il s'agit des
mauvaises herbes vivaces à racines
peu profondes, il faut ou bien défon-
cer profondément le sol, ou bien Ja-
bourer si légèrement que les racines
se trouvent exposées au soleil et se
dessèchent. Le seul moyen de dé-
truire les mauvaises herbes vivaces k
racines profondes est de les empêcher
de former des feuilles et, par là, de
faire dans leurs racines un approvi-
sionnement de nourriture qui les met-
trait à même de pousser encore. Pour
cela il faut houpr et boucr constamment.
Dessin de Henri Julien, exécuté pour la
Compagnie Chimique Frauco-Américaine.
SEPTEMBRE
LE DRAINAGE.
But. — Le premier but du drainage
est •rassa.inissement du terrain.
.\vant de procéder au drainage
d'un terrain, il importe de savoir si
l'humidité que l'on veut combattre
est due à des eaux de source ou à
des eaux de pluie accumulées sur des
terres qui ne les laissent pas passer.
Les moyens à employer dans un cas
ne sont pas les mêmes que dans l'au-
tre cas. Quand l'humidité persiste
toute l'année, il y a Jieu de l'attri-
buer à la stagnation d'eaux souter-
raines plutôt qu'à des eaux de sour-
ces qui tarissent généralement durant
les fortes sécheresses. Dans la plu-
part des cas, le drainage s'exerce sur
des eaux stagnantes.
TTitlitê du drainage. — Les laboura-
ges profonds, farts surtout avec la
charrue fouilleuse, secondent très bien
le drainage. Le rî-snltat s'explique : le
labourage rend la terre plus poreuse.
Au fur et à mesure que l'eau dor-
mante s'en va du sol, une cause de
pourriture disparaît; les racines de
nos plantes cultivées commencent à y
trouver leurs aises et a s'y étendre ;
une cause de refroidissement dispa-
raît aussi, et la sève réchauffée cir-
cule mieux dans les tissus végétaux.
Bouchez le trou qui se trouve au fond
216
CALEXDIÎIER AGRICOLE DE 1915 — Suite.
de vos pot-s à fleurs, et arrosez sou-
vent : qu'arrivera-t-il '! L.es plantes
souffriront à cause de l'excès d'eau
et. du manque d'air dans le voisinage
il«s racines ; mais déboucliez 1<; trou,
ot les plaintes prospéreront. Les cho-
ses &e passent de la même façon,
avec le drainage des terres. L'eau qui
part cède sa place à de l'eau de pluie
nouvelle qui s'en va à son tour ; les
racines des plautes se sniitnnt plus X
l'aise ; eJles s'allongent, s'étendent
dans )les divers sens, prennent l'hu-
midité qui -leur est nécessaire pour
vivre et réparer 'les pertes occasion-
nées par l'évaporation, de sorte qu'el-
les drainent de leur côté, comme ies
tuyaux -drainent du leur, mais en sens
inverse. Il est à remarquer, en outre,
que la terre, d'abord gonflée par l'hu-
midité, se contracte, se resserre en la
perdant, qu'il s'y forme des crevas-
ses, et -par conséquent les eaux d'es
pluies, il'air et la chaleur y trouvent
un libre accès.
Il est bon d'ajouter que, du moment
que l'eau passe plus vite dans les ter-
res drainées que dans les terres non
drainées, et que du moment aussi où
la végétation y devient plus active, il
doit y avoir une consommation plus
considârablie d'engrais par les récoltes
et une -perte considérable de oes me-
nues engrais par les fruits. C'est en
effet ce qui arrive. Le drainage ap-
pelle le fumier, mais en retour il le
paie bien.
Quelques conseils pratiques. — Il est
inutile d'insister davantage sur la né-
cessité d'un bon drainage, bien qu-e,
me semble-t-il, le drainage soit une
question trop négligée, en certains en-
droits, par trop de cultivateurs. Il
n'est ipas possible, non plus, de déve-
lopper en ces quelques lignes une mé-
thode complète de drainage : je me
contenterai donc de ces quelques con-
seils qui auront, je l'espère, une cer-
taine valeur auprès des lecteurs qu'ils
pourront intéresser.
1° Tous les drains de dessèchement
sont et doivent être dirigés suivant
les lignes de la plus grande pente de
la surface du soil, ou s'en écarter le
moins possible. On entend par ligne
de la plus grande pente celle que sui-
vent les eaux en coulant sur la sur-
face du sol quand aucun obsitacle me
les détourne. Il ne faut s'écarter de
cette règle générale que pour des rai-
sons -puissantes, et seulement dans les
terrains plats ou dans ceux dont la
surface n'a que de faibles irrégula-
rités. Parmi les raisons puissantes
qui permettent une infraction à la
règle, il convient de citer le voisinage
de c'namps humides plus é'ievês que le
sol à drainer, le voisinage d'un couirs
d'eau dont on peut redouter les infil-
trations, et enfin le voisinage de plnri-
tes ou d'arbres à racines très rtévr-
loppôes qui pourraient s'engager dans
les conduits.
2° Quand il n'y a pas de foss6s o\i-
vorts où puissent se rendre l'es eaux
des tuyaux do -dessèchement, on les
remplace par des drains collecteurs
qui font l'office de ces fosse's et amè-
n-ent les eaux sur un point de déchar-
ge convenable.
3° La profondeur à. laqueiH-e il con-
vient de placer les tuyaux varie entre
IVz pied et 4 pieds. Souvcmt même,
TOI la ponte an delil. Elle est subor-
donnée à la nature du sol et il sa tex-
ture. Moins les conduits sont pro-
fonds, plus ils doivent être multipliés.
4° Le drainage profond est supé-
rieur au drainase superficiel, sons le
double rappo-rt de l'efficacité et de
l'économie. Avec le drainage pro-
fond, l'eau circule imieux, les racines
se dévelo'ppen-t aussi mieux ; on ne
court aucun risque à pratiquer les la-
bourages de défoncement ; enfin les
gelées isont moins à redouter.
5° Il est toujours nécessaire, afin
de ne pas opérer en aveugle, de son-
der le terrain sur divers points et à
une profondeur d'environ six pieds,
en saison humide, et quelques rriois
avant de drainer.
6° Plus les -drains sont profonds,
moins il est nécessaire de les rappro-
cher les uns des autres ; mais en re-
tour, plus le terrain offre de pente,
plus il doit y avoir de drain de des-
séchem-ent. Il est difficile de donner
des chiffres, pour l'espacement, qui
peut être de 45 à 65 pieds dans le
sable à gros grains et de 25 à 30
pieds dans les terres argileuses.
Les fossés, plus ou moins profonds,
ne consitituent guère encore que le
seul système de drainage en usage
dans notre province. Cela se conçoit :
nos cultivateurs ont de l'espace à
perdre et peuvent faire uin choix.
Mais nous prévoyons que le temps est
proche, avec l'accroissement de la po-
pulation, où les maîtres du -sol. sur-
tout aux environs des grandes villes,
seront forcés par la nécessité d'envi-
sager plus sérieusement cette question
de l'assainissement par le drainage
des terres.
Déjà plusieurs auraient à y gagner.
Avec un bon système de drainage, ils
pourraient doubler leurs profits.
Pourquoi n'essayeraient-ils pas '!
217
OALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suite.
Dessin de Henri Julien, exécuté pour la
Compagnie Chimique Franco-Américaine.
OCTOBRE
ENGRAISSEMENT DES POECS.
Il n'e-st pas facile de poser de rè-
gles rigoureuses sur un sujet aussi
débattu. Tous les -cultivateurs, qui
comprennent bien — et tous devraient
les comprendre — les avantages à
divers points de vue de l'élevage du
porc, se sont déjà fait leur propre ex-
périence. Aussi n'eatendons-nous ne
donner ici qu'une simple série de
conseils basés sur les nombreux es-
sais d'expérimentation de ceux qui se
sont occupés sur une très vaste éclielle
de l'élevage du porc.
L'engraissement du porc repose sur
ces deux choses bien distinctes : 1° le
lapement, 2° V alimentation.
Logement — Contrairement à un
préjugé malheureusement trop répan-
du qui fait qu'on néglige trop souvent
et presque totalement la porcherie, en
en faisant un lieu infecte où les ani-
maux ne tardent guère à contracter
certaines maladiçs, le cultivateur soi-
gneux et soucieux de ses intérêts ver-
ra à fournir à ses porcs un logement
propre, sec, chaud en hiver, abrité du
vent et des courants d'air. Il est inu-
tile d'insister sut chacune de ces con-
ditions dans le logement ; le défaut
d'espace ne nous permet pas de don-
ner un modèle de iwrcherie, ce que
nous ferons dans notre prochain al-
ma/nach.
Alimentation. — L'époque la plus
favorable pour engraisser les porcs
est le printemps et l'hiver, parce
qu'alors on peut leur procurer le plus
(le tranquillité, parce qu'on est, dans
les fermes, en possession des résidus et
mieux, et parce qu'on arrtve à les livrer
il la boucherie dnns une saison où !a
viande se prépare et se conserve le
mieux.
Des expériences et des recherches
nombreuses ont été faites pour savoir
les quantités nutritives des divers ali-
ments au moyen desquels on nourrit
habituellement les porcs pour les eu-
giraisser et l'on est iparvenu à établir
approximativement le tableau suivant :
Substances
nutritives.
Cent parties de
Pommes d.e terre (pa-
tates) contiennent
Carottes,
Orge,
Sarrasin,
Maïs Cblé-d'Inde),
Graine de Ita,
Pois,
Fèves,
Tourteaux de lin,
Son de froment,
Son de seigle.
16 à 25 parties
10 à 15
70 à 75
65 a 70
55 à 65
60 à 70
Il est toujours nécessaire et avan-
tageux de cuire les pommes de terre
(patates) pour les donner aux, cochons.
Les betteraves fourragères consti-
tuent une partie très importante O.v-
l'alimentation et on les a trouvées
d'une très grande valeur dans l'en-
Kraissenient des porcs.
Le lait écrémé peut constituer avec
avantage et économie la plus grande
partie de l'alimentation des jeunes
porcs qui croissent ; pour l'engraisse-
ment des porcs pesiint eu moyenne
plus de cent lii-res chticnn, il est éccino-
inique de leur donner une ration de lait
écrémé de 5 livres au plus par jour, par
animal. C'est quand il forme une par-
tie comparativement faible de la quan-
tité totale des aliments que le lait écré-
mé est Ve plus avantageux, eu égard ;"!
la quantité qu'on en donne. On peut,
généralemen/t pai'laut, placer la valeur
du lait écrémé au 1-6 ou au 1-5 de eella
des grains mêlés. L'addition du lait écré-
mé augmente très sensiblement la valeur
du maïs (blé-d'Inde).
En distribuant aux porcs les résidus
des ménages, 11 faut bien se garder d'y
mêler la saumure provenant de la salai-
son des viandes. Cette substance agit le
plus souvent, surtout chez les jeunes
porcs, comme un violent poison.
Quantité de nourriture à donner. —
Un cochon peut manger par 100 livres
de son poids brut, 10 livres de pommes
de terre cuites, par jour. Mais quand
on veut les faire servir à l'engraUsp-
ment, Il est toujours nécess.aire et profi-
table d'y ajouteiT des grains concassés.
Il en est de môme des autres racines
fourr.agères. Quand on fait cuire les ca-
rottes, 11 ne faut pas jeter l'eau de coc-
dea aliment» qui leur convieiment le ' tlon, %vX contient beaucoup de sucre. Les
218
CALENDRIER AGRICOLE DE 1915 — Suitc.
graines doivent être moiilties, concassées
ou cultes. Ces deux légumineuses, pai-
tlcuUërement les pois et les fèves, sont
les plus nutritives et celles qui formeut
le meilleur lard. Il ne faut par perdie
de vue, cependant que plus uu porc est
engraissé vite, moins son lard est dense
et moins il se conserve bien.
Les aliments doivent être donnés en
quatre repas par jour, surtout quand
c'est vers la lin de l'engraissement. Il
reste de cette manière assez de temps
entre les repas pour que les cochons di-
gèrent bien ce qu'ils ont mangé. Cax le
porc mâche très peu les ailiments qu'il
prend ; U les avale avec gloutonnerie, de
manière que l'insalivation n'est pas
forte. C'eî;t ce qui fait qu'après avoir
pris son repas, 11 se couche pour sa di-
gestion. 11 faut alors leur laisser le re-
pos le plus complet ; rien ne doit les in-
quiéter. La porcherie doit donc être
isolée le plus possible.
L'intestin du porc est, toute proportion
gai'dée, beaucoup plus court et eu même
temps, moins parfait, ou, pour mieux
dire, moins compliqué que celui des che-
vaux et des ruminants. C'est là encore
une cause qui fait que les aliments pour
cet animal doivent être macérés, plus dé-
layés, et, malgré cela, les substances nu-
tritives n'en sont extraites que très in-
complètement. C'est là toujours aussi,
un motif qui fait que le porc est essen-
tiellement l'animal du petit ménage, ort.
avec une grande exactitude, sans défaut,
la ménagèsre lui donne ses aliments bien
préparés, bien macérés, avec une régu-
larité admirable.
Quand le porc laisse quelque chose
dans l'auge, il faut l'ôter ; cela démon-
tre qu'on lui donne des aliments eu trop
grande quantité ou pas assez concentrés.
L'engraissement du porc dure en moy-
enne trois mois. Ce temps peut cepen-
dant varier d'après une foule de circons-
tances. Quand le cochon ne prend plus
autant de nourriture, c'est qu'il approche
de sa fin. Il faut aloi-s lui diminuer la
quantité, mais, en revanche, il faut en
améliorer la qualité. Plus l'engraisse-
ment approche de sa fin, moins l'animal
gagne journellement en poids.
On peut admettre qu'un porc de bonne
race et bien engraissé, tué après un
jeûne d'un jour, donne :
de son poids
virant.
Du sang, 3,2 .p. 100
Estomac et Intestins vides, 2,2
Foie, langue, poumons et
cœur, 3,2
Saindoux d'intestins et de
rognons, 9,0
Contenu des intestins, de
l'estomac et de la vessie, 1,8
Restant du corps, 76,6
Perte, 4,0 "
Dessin de Henri Julien, exécuté pour la
Compagnie Chimique Franco-Américaine.
NOVEMBRE
ENTRETIEN DE LA FERME.
L/e cultivateur soigneux veillera t
l'entretien de sa ferme, comme la mé-
nagère soigneuse veille à l'entretien
de sa maison. Lies raisons sont les
mêmes, d'ailleurs, car les conséqnen
ces de la négligence de l'un ou de
l'autre sont les mêmes. Montrez-moi
une ferme propre, soignée, bien dé-
barrassée de tous déchets, dont les
clôtures sont Intactes, dont les bâti-
ments sont toujours repeints ou blan-
chis à neuf, et je prophétiserai sans
crainte que le propriétaire de cette
ferme est un homme heureux qui gra-
vit les sentiea:^ du sm/cès et de l'ai-
sance. Au contraire, si je vois une
ferme où tout traîne, où les clôtures
sont en délabres, oii les bâtiments me-
nacent de s'écrouler, je dis Immédia-
tement ; voici un pauvre malheureux
qui ne tardera pas a aller, loin de sa
terre, s'empoisonner dans l'atmos-
phère enfumée de l'atelier.
La propreté de la ferme est l'indice
d'un cultivateur qui aime le travail. —
Or, le cultivateur qui aime le travail
a l'assurance du succès. Le sol est un
maître généreux qui sait reconnaître
les bons soins qu'on lui prodigue ; il
rend au centuple ce qu'on lui donne.
Ce ne sont pas toujours ceux qui ont
les plus vastes terres qui arrivent le
plus vite à la fortune : ce sont ceux-là
qui mettent en pratique le conseil du
bon fabuliste : " Travaillez, prenez de
la peine." Un petit enclos bien tra-
vaillé, cultivé avec méthode et selon les
données de la science agricole, vaut cer-
tainement mieux, du moins rapporte pro-
portionnellement beaucoup plus qu'un
jfrand champ que l'on négilige. Ceux
219
CM>EXDraËR AGRICOLE DE 1015 — SuitC.
qitl ont vu a l'œuvre les cultivateurs de
Kran'ce et de Belgique n'hC^sit^ut pas
a affi]-mer qu'une seule de nos terres
|MiiiiTait enrichir au lu'iius dis f;ni)ill'-s
do, c&s cultivateurs. P.>uri|»fii ? rMr>-i'
qu'ils ont il'art de savnir t'Hit ulilisiM- :
pas un pouce de terrain perdu iiiuiile
ment.
La propreté de . la ferme met à l'a-
bri de bien des dançers. — Je n'-xa-
fîèro pns. Les plus sérieux cnueiuis
des cultivateurs sont san.s confrwiit
les insectes nuisibles. Ces insectes
Muisibli-s se iiropagoiii avec une pro-
lixité effrayante- Une seule femiello
donne deux o\i troi.s cents œufs, en
uioyenne ; il y en a qui en donnent
plus fie m'Uile. .Les insei'les passeni
l'hiver, seilon les espèces, à l'état
d'oeufs, de larves ou d'adultes. Les
œufs sont géuéralement fixés aux
plantes qui servent de nourriture il
l'insecte; les larves ou les adultes se
cachent pour hiveruei' sous le.s dé-
chets, les débris, les feuilles mortes,
les fanes, ies tises desséchées, etc. De
fait de ramasser tous ces débris, de
couper toutes les branches inutLles des
arbres, des arbustes et des arbris-
seaux, de les réunir en un tas et de
les brûler, préviendra l'éclosion de
milliers et de milliers d'insectes, qui
se seraient jetés sur les cultures le
printemps venu. Economie de temps,
économie d'argent aussi.
Destruction des chenilles. — Puis-
que j'eu suis sm' ce sujet je parlerai
de la destruction de ces chenilles qui
s'attaquent à tous les arbres et qui
causent tant de dégâts en certaines
années. Le meilleur moyen de les
détruire est de s'attaquer aux œufs.
Ces œufs sont déposés par l<a femelle
autour des petites branches sous for-
me d'anneau. .Te laisse ici la parole à
M. Geaimain Beaulieu : " Chaque an-
neau, éci'it-il, contient de 150 à 400
œufs. Un cultivateur soigneux qui,
après la chute des feuilles ou aux
premiers jours du printemps, avant
que le soleil ait fait éclater les bour-
geons, irait visiter ses arbres et faire
la récolte des anneaux, pourrait, de
la sorte, détruire dans leur germe des
millions de chenilles. Songer que dix
anneaux seulement i;eprésentent une
moyenne de '_'50(l chenilles de moins.
La destruction des œufs il une fpoipic
de l'année où le cultivateur a beaucoup
lie lois-irs, constitua une é<'''nom1''. de
temps, de travail et d'argent. Eu s'en
donnant la peine, chaque cullivatpur
pput pont facilement trouver et détruire,
ilans son jardin et sur sa terre, en se
faisant ai<ler de sf>s enfants, qui s'en
feront un jeu, nue moyenne de 2,000 an-
neaux d'œufj*. Ivans une seule paroisse
de cf'ut cultivateurs, ce serait donc 200,-
000 anneaux de détruits, représentant
ime moyenne do cinqt-antk miluion.s
de cbeuilles. Si u<>us comptons dans la
province une m'-yeunc de viust-clmi com-
tés ruraux d'un^ nioycnn"^ île vluiitcimi
paroisses chacun, dont tous Tes cultiva-
ti'iirs feraient de la sorte, le nombre de
cbcnilles détruites dans l'œuf dépasserait
](! oliiffre coilossal de 2],'J50,000.000.
Notre imagination ne peut saisir ce
nirtiibre que par un mi\vcu de Compa-
raison. Eh bien, donnant à chaque
chenille nue lousucur moyenne de 214
pouces mises bout à b'>ut toutes ces
chenilles feraient un ruban d'une
longueur de 70,312.500,000 de pouces,
qui, réduits en milles, eu fait 1,109,-
730. ■ Ce ruban de chenilles serait
assez long pour relier près de quatre
fois la terre à la lune, on bien pour
faire quarante-quatre fois le tour de
la terre. . ."
L'entretien de la ferme aide à la
conservation des choses, — Les ruines
ne 1 ardent pas ù i>assor où réside la
négligence. Une couche de peinture,
un bon badigeonnage à la chaux, em-
pêchent les effets de l'humidité et de*
intempéries, pi-éservent le bois des bâti-
ments ou des clôtures. Ce qui peut pa-
raître une dépense, n'est en réalité
qu'une économie.
L'entretien des animaux est le garant
de leur santé. — Les animaux sont
une source de la richesse du cul-
tivateur. Le cultivateur doit sa pro-
tection et ses soins à. ses amis qui
l'aident dans ses travaux, qui contri-
buent à son bien-être ou qu'il sacrifie
à son alimentation. Il sera donc fidèle
il faire réguHièrement le "train," %
leur donner leurs rations, â changer
leurs ilitières, etc. Il veElera aussi à
leur donner un logement sain, chaud et
bien éclairé, car du logement dépend
leur santé et leur force.
Conversation de <-afé.
— Le mot "huissier" vient d'un vieux
mot, n'est-ce pas, "huis"' qui veut dire
porte, dans l'ancien français?
— Certainement.
— Eh bien, je suis pour que chacun
soit à sa place. Les huissiers, on devrait
les mettre à la porte, tout simplement.
lycs enfants terri
— Bob, quel fii,'!'
sœur'?
— Je ne sais pas.
— Est- il jeune?
— Je crois bien . . .
de cheveux.
220
il n'a pas encore
cale:sdrier agricole de 1915 — Suite.
jM«C-
Dessin de Heiu-i Julien, exécuté pour la
Compagnie Chimique FranooAméricaiue.
DECEMBRE
ENTRETIEN DES CAVKS ET FRUITIERS.
Ce n'est pas tout d'avoir une bonna
récolte de fruits ou de légumes ; l'im-
portant aussi, c'est de savoir bien les
conserver. Les quelques conseils que
voici pourront être util<^s au cultiva-
teur. Au moment de la récolte ie
prix de vente est reilativcnient bas : si
le cultivateur sait utiliser ces con-
seils, il s'assurera des profits plus
considérables en attendant, pour écou-
ler îies produits, que les prix de vente
soient haussés.
Emploi des caves. — ■ Du moment
qu'une cave est suftisamnient haute pour
y pénétrer lil)renient, elle peut être uti-
lisée pour la conservation des fruits et
des légumes. Si la cave n'est pas suffi-
samment haute, il est totijours facile,
dans la généralité de* cas. de la creuser
davantage.
Conditions requises., — Trois choses
sont à considérer dans une cave : la
température, l'aération, l'humidité.. .
1° Température. — Elle doit être
aussi basse que possible sans toutefois
(leseendre i la cc>ngélati<vn (32° Fahr. ).
L'essentiel, c'est qu'elle soit régulière et
constante.
2° Aération. — Il faut savoir re-
nouveler l'air de façon à ce qu'il n'y
ait jamais une senteur que l'on appelle
" le renfermé." Pour c»la, H est né-
cessaLi-e d'avoir un Uon système de fe-
nêtres, ou soupiraux.
3° Humidité. — - L'important sur-
dos fruits ; pas assez d'hunfldlé occa-
sionnera an contraire leur dessêchemen».
puis le plissement de la peau. Il n est
pas toujonrs facile de s'assurer du degri^
d'humidité ; aussi est-î! indispensable d.-
se procurer un instrument .1 cet eft>t :
cet instrument, peu coflteu.v. porte Ir
nom d'hvgromètre. On peut s'en procurer
cheT; les marchands opticiens. En le te-
nant entre .")0 et r.5 degrés d'humidité,
on si-ra certain que la cave e.st dans de
bonnes conditions sous ce rapport.
Il peut arriver que rhygronielrç
indique plus de 55'^. Dans ce ca.s, }1
faut absorber le surplus d'humidito.
On V parvient facilement en plaçant
à. différents endroits dans la cave, des
vaisseaux contenant de la chaux vive,
substance qui a la propriété d'absor-
ber une grande quantité d'humidite.
Si l'aiguille de l'hygromètre n at-
teignait pas le degré voulu, il n'y au-
ra qu'il faire un léger arrosage du soi
,,u à placer de l'eau dans des vases.
Comment préparer sa cave, — Les
changements de température, dans
notre climat et il certaines époques de
l'aunée, sont très brusques et très
considéraMes. Un temps très humide
succède presque in.stantanéraent à un
temps excessivement sec. Il est donc
de toute nécessité d'iso.ler autant que
possible la cave de l'extérieur afin de
la mettre ;\ l'abri de ces brusques chan-
gements.
Si la cave est bâtie sur des murs
de salage qui ne sont autre chose que
les fondations de l'habitation, on se
contentera de blanchir ces murs à
l'aide de la composition suivante :
Eau 25 gallons.
Chaux vive 2o livres.
Sulfate de cuivre.. .. 5 livres.
On fait ensuite un bon nivellement
du sol et l'on y place un plancher de
bois a, olaire-voie (c'est-à-dire dont
les pièces sont séparées les unes des
autres par des espaces vides) qui ne
reposera p-as directement sur la terre,
mais sur des madriers de trois pouces
d'épaisseur. Le plafond devra être
'recouvert de planches qui, à leur
tour, seront recouvertes de papier gou-
dronné et ensuite de planches embou-
vetées. Ce plafond isolant est abso-
lument Indispensalïle.
Ce genre de cave peut conserver
[larfaitement les pommes en barils
d'octobre à février et mars.
L'aménagement d'une cave à légu-
mes est le même, sauf qu'il n'est pas
néceesaire de mettre un plancher. Les
légumes .seront mis en tas dans d^
satde sec pour former des petits silos.
A défaut de cave à l'abri de l'hu-
mldlté, oii peut employer pour la con-
•r-vation des fi'ulta, une chaiabrt
tout est de savoir régler le degrô | quelcon^ort munie de vv-lets pleins û^
d'humidité. Trop dUnnildltc- occaaîon- ! portes et de fenêtres fermant biêu.
a6Vd.ït Is. fljolsissjjra unis I2 pourriture ' i>«s .^iaSiiatts.- sa itrJ-^ saront -'lano^éôi
221
CAI^NDRIE» AQRICOLÏ D35 1915 — Suite.
tout autour de la pièce, & uae petite
distance les unes au-dessus des autres,
pour recevoir les fruits. Les tablettes
doivent être disposées de telle sorte,
Tie la visite presque quotidienne des
fruits soit facile ; elles sont nmnii^s
d'un petit rebord saillant d'environ un
pouce de hauteur pour empêcher de tom-
ber les fruits qui viendraient à rouler.
Cela fait, on dispose les fruits sur
les tablettes, les uns â côté des au-
tres, de façon qu'ils ne se touchent
pas. Si les fruits sont beaux, parfai-
tement sains et qu'on désire obtenir
une longue conservation, on enveloppe
chacun d'eux dans du papier de soie.
L'humidité et la température de la
pièce doivent être réglées comme dans
une cave.
Soins à donner aux fruitg destinés à
la conservation. — Les fruits destinés
A être conservés en cave doivent être
récoltés avec précaution.
On éliminera donc tous les fruits
déjà blessés soit par une chute, soit
par le travail des insectes, a plits forte
raison ceux qui sont dfjà atteints par
la pourriture.
Les barils (quarts) devront être
manipulés doucement pendant <le char-
gement et la mise en cave.
Il faut avoir soin de les emplir
toujours debout, jamais sur le flanc.
Au moment de la vente il est bon
de faire passer les barils quarante-
huit heures dans une chambre de
transition pour ne pas saisir les fruits
qu'ils contiennent, par un changement
brusque de température. On agit de
même pour les légumes.
REPARTIES
Thnmas-J.-J. Ixjranger était dangereux
à attaquer et ses adversaires avalent
soin de ne pas trop le provoquer. Voici
deux anecdotes qui donnfvnt une Idée de
sa force dans les réparties.
Un jour qu'il parlait à Lapralrle, un
individu l'interpellait a toiit Instant: il
demanda a un de ses amis qui il était.
On lui répondit qu'il sortait du péniten-
cier ,et 11 continua son discours. I.'ind!
vidu l'ayant de nouveau lnte..Tonipu,
'= messieurs les électeurs, dlt-11, laissez-
le parler, 11 serait cruel de lui refuser
ce plaisir, 11 en a été privé pendant si
longtemps."
Dans une grande assemblée tenue à
Sainte-Rose, l'un des orateurs de la cir-
con-stance. un riche marchand de farine,
l'avait attaqué un peu rudement, dans
un langage peu correct, rempli de ce
qu'on appelle des cuirs. I.orangcr ayant
pris la parole aprÇs lui, dit:
" Messieurs, vins venez d'entendre M.
X C'est, comme vous le savez, un
riche marchand qui a fait sa fortune en
vendant de la farine, mais après l'avoir
entendu, vous devez être convaincus
comme moi qu'il aurait fait une bien
plus grande fortune dans le commerce d''
cnîr."
Mes contemporains.
* * *
— Tl paraît nue <; a maintenant ni
fort bel eanplol?
— Il est cependant d'une nullité eff.i
rante. C'est un zéro en chiffre.
•—Et vous savez, un zéro bien plu<i; «
souvent sa petite valeur?
• * »
Un crPpe â ton chapeau! Qui dor/^ «<-
tu perdu?
— Peraonneî ^fals Js' vais te dlrwf Je
timïni «i tenjps e» u« fiit psi t}^ .g^jj ..
PRESENCE D'ESPRIT
A une certaine séance d'ain des pre-
miers parlements de Québec, l'opposi-
tion — affaire d'ennuyer le gouverne-
ment, qui probablement le méritait bien
— avait décidé de prolonger indéfiniment
le débat. C'était une unit blanche en
persipeetive. Après plusieurs de ses col-
lègues, le futur honorable F. -G. Jlar-
,:'hand se leva pour disconriv. ab ovo, sur
n'importe quoi. A un certain moment, le
speaker du te<mps. M. Blanchet. fatigué
épuisé, quitte le fauteuil et se fait r'-m
pLacer par feu M. Houde, alors le doyen
de la députation. Le changement eut lieu
il l'insu de M. Marchand, pendant 3a lec-
ture d'une citation. En se retournant
vers le président, la transformation le
frappe et avec une rare présence d'es-
prit, W dit: "Je ne savais pas. monsienr
l'orateur, avoir parlé depuis si long-
temps; quand j'ai pris la parole, vous
étiez jeune homme à la b'irbp noire, ot
j'ai maintenant devant mol nn vénéra-
ble vieillard à harh" blanche"!... Et
le père Houde, de méchante humeur ce
soir-lil, de répondre d'un ton grognon :
"On vieillit vite en entendant de pareils
débats."
F. -G. Marchand. Mélanges poétiques et
littéraires.
Réflexion d'un avocat sans can.se, au-
quel on présente un billet à l'encaisse-
ment.
— Les "causes" s'en vont, mais les
effets restent !
• * •
— Que falsloz-vous avant votre entrée
àa régiment.
— pn peu de tout P.ins ces rti-r-
uiers temps .1e jouais d'un Instrument.
^-"DaaufiH A v«3Dt on a cordes.
i"A côPdtti. t»î«n «Or, pul)«iue l'.^tjîa
AGRICULTURE
BATTRE SANS FAUCHER.
A l'avenir on ne fauchera, plus le
grain, mais on le battra sur pied, ce
qui permetftra aux cultivabeurs da
rôaliser une économie de $200,000,-
iiOO par année.
llji homme du Kansas, Curtis B.
lîaldwin, prétend avoir trouvé cette
merveille et sa machine est décrite
dans le Technical World Magazine de
Chicago.
Cette machine a déjà servi pour
trois moissons consécutives, et l'au-
tomne dernier (1913) elle a prouvé
■l'une façon concluante son utilité et
son succès en battant de vingt-cinq
à trente acres de grain sur pied en
nue journée de deux heures. L'inven-
lei;r prétend réduire les frais de la
^loisson de quatorze sous k deux
sou^ seulement le minot.
r— — ■ — ■ —
teuse sur le terrain et la machine est
actionnée par un petit moteur à ga-
zoline. Deux hommes seulement sont
nécessaires : l'un conduit les che-
vaux et 'l'autre lie les sacs de grain
battu et veille au fonctionnement de
la machine. Le grand avantage qu'of-
fre la nouvelle batteuse, dit l'inven-
teur, est de se dispenser de la main-
d'œuvre au -moment de la moisson où
le grain reste souvent sur le cliami'
faute de moissonneurs, à la merci des
intempéries, au risque de millions de
dégâts et quelquefois pourrit finale-
ment La nouvelle machine permet à
deux hommes avec quatre chevaux de
moissonner en une semaine un champ
d'avoine de 160 acres. Le soulage-
ment pour les femmes de cultivateurs
de n'avoir plus à préparer les repas
à une horde de journaliers affamés est
Dessin de la nouvelle batteuse.
1. Eventail rotatif qui envoie l'air par un tube à 2 où il courbe les têtes du
grain contre 3, le cylindre dentelé ; 4 la tarriêre qui fait monter le grain en
5 et l'envoie à la rebatteuse pour le faire tomber par le tube 7 où s'envole la
balle, le grain est alors mis en sac en 8 et la balle du grain échappe en 9.
Il dit ceci : —
Le principe de la batteuse nouvelle
est très simple. Un fort courant d'air
lancé par un éventail rotatif est pro-
jeté contre le grain sur pied et on
l'applique contre un ci'lindre dentelé
qui arrache et bat le grain puis le
dépose dans une auge d'où il est
monté par une tarière à un autre cy-
lindre dentelé qui le rebat, ou le bat
une seconde fols. La balle est expul-
flée par soufflement et le grain tombe
/îanri un sae, ou peut passer pa? uu
ïubô à un chariot mi suit, la ma-
fia J»^. Qaatré aîî«?6tiî titm,. I» \s>>h
un des avantages particuliers et une
économie sérieuse de cette machine.
Les experts du recensement des
Etats-Unis calculent qu'il s'y produit
annuellement un milliard et demi de
minots de blé et d'avoine. Le prix
approximatif du battage et de la mise
en sac est de quatorze sous par ml-
^ot, ce qui porte le ooût actuel de la
moisson à 210 millions de dollars. M.
Baldwin prétend réduire de quatorze
sous à deux sous par minot, les
frais de manutention, ce qui abalsse-
m'it % 60 millions de dollars le oômp»
' t® (ïs saîtsf « S'a? ftse^s. Os ^^'tiês-
m
BATTTRE feANS FAUCHER — Suite
rait pour le ruUivateur une gigau-
tesque économie annuelle d'un slTîiè-
me à un quart de milliard.
Dans la batteuse ordinaire, dit M.
Baldwin, le battage se fait principa
îement dans le cylindre, et \] en est
de même dans la mieuDP. Mais, dans
la machine ordinaire, on calcule que
le grain passe dans le cylindre à la
rapidité d'un mille par minute ; avec
ma machine le grain passe dans le
cylindre aussi vite, seulement que le
cIiovmI peut avancer ou à peu près- à
un haut silo ou pour tirer le sable de
la rivière ou le coton d'un chariot.
I^e bénéfice du. cultivateur consiste
non seulement à économiser la main-
d'œuvre mais aussi à gagner le temp?
qu'on mettait autrefois à couper !e
grain, à l'amener à la meule, puis à
reporter sur le terrain la paille bat-
tue où généralement on la brûlait.
M. Baldwin dit riii'U mut mirii.r
mener la batteuse au champ que le
rjiaiu]] à la hattruac !
Indépendamment du temps et du
La batteuse nouveau style qui dispense de faucher le (jrain.
la vitesse de trois milles et demi à
l'heure. Vous voyez donc que dans
ma machine le cylindre bat les têtes
dix-sept fois tandis que la machine
ordinaire ne les bat qu'une fois. Le
cylindre du mille à la minute ne me
sert que pour le rabattage. J'emploie
le même principe qui est usité pour
amener par soufflage le maïs dans
travail il y a l'utilisation de la paille.
Des expériences démontrent que le
meilleur moyen d'employer la paille
est d'en faire de l'engrais. En lais-
sant la paille debout sur le terrain
pour la retourner avec la charrue on
fournit au sol un engrais dont il n'a
souvent que trop besoin.
L.i PRODUCTION DU BLE A L'HECTARE SUIVANT LES ^AYS
i if'
Quintaux" , .
ALLEMAGNE CANADA iiHASCE ïiVaHlIi
BELGIQUE GKANDE-
ET PAYS-BAS BRETAGNE
Le Canada arrive quatrième dans la production avec 14.6 quintaux mHvb
ques par hectare L2 acres et demi), soit 19 minot» et âevai par acre,
224
FLDURISSONS KOS MAISONS
Un poète a dit avec beaucoup de
raison :
Une maison sans jardin fleuri est
comme une figure sans sourire. . . .
Combien sont nombreuses les mai-
sons de nos campagnes où l'on ne
trouve pour les égayer, ni une fleur,
ni la moindre parcelle de gazon.
L'habitation du cultivateur devrait
cependant pouvoir, lors des rudes tra-
vaux de l'été, lui procurer toute une
source de satisfactions personnelles.
Quels bons moments l'on doit passer
au milieu des parterres fleuris quand
pour cela faisons-le avec le plus de
goût possible en faisant choix des
fleurs qui s'y prêtent le mieux par
leur beauté de coloris, leur forme et
leur rusticité.
COMMENT DOIT-ON TRACEE LES PAR-
TEERES ?
Le bon goût est la principale chose
qui intervient dans la façon dont on
dispose les bouquets de verdure et de
fleurs.
Néanmoins on peut donner un plan
BASSE-COUR
MAibON DHABlTATlOn
CUiSmE
r-NTPi'r
B
Fig. No 1.
le soir on vient s'y reposer des fati-
gues de la journée.
Un jardin fleuri devant l'habitation,
c'est l'orgueil de toute la maisonnée ;
tout le monde y trouve sa joie par la
satisfaction des yeux et le bien-être
qu'il procure.
Fleurissons donc nos maisons et
8 225
d'ensemble que l'initiative de chacun
pourra changer dans les détails et
modifier selon ses vues.
Voici quelques règles qui pourront
servir dans le tracé d'une petite pe-
louse et la disposition des parterres
devant une habitation de campagne.
1. Eviter autant que possible de
li'LEURISSOXS XOS MAISONS. — (Suilo).
faire des allées se coupant à angle
droit ; la rectitude en est trop sé-
vère, et il vaut mieux user des lignes
courbées qui sont plus gracieuses et
plus plaisantes à l'œil.
2. Ne jamais faire une allée cen-
trale qui va de la porte d'entrée di-
rectement à l'habitation ; mais tout
en conservant la symétrie dans l'en-
semble du tracé, faire deux allées
d'aocès contournant une pelouse cen-
trale qui sera fleurie d'une corbeille.
3. Les sous-allées se grefferont aux
deux premières pour rejoindre une
allée commune de pourtour.
4. Eviter de multiplier les allées et
en proportionner le nombre à la sur-
ceci fait on prend un cordeau dont la
longueur sera égale à G F avec en
plus la demi-largeur que l'on se pro-
pose de donner à la pelouse, soit O K.
On fixe alors cette corde par ses
extrémités aux deux jalons G F et L
à l'aide d'un morceau de bois aiguisé
qu'on appuie sur le sol et contre la
corde on trace une courbe (Figure
No 2), allant de 1 vers 2. On en fait
de même de l'autre côté en allant de
2 vers 1.
On obtient ainsi le contour de la
pelouse en ellipse.
Par le même procédé on tracera la
corbeille centra'le, mais toujours en
ayant soin de prendre pour repaire le
Fig. No 2. Indiquant la façon de tra-cr les pelouses et parterres en ellipse.
face réservée pour le jardin d'agré-
ment.
Ces quelques règles seront mieux
comprises par l'explication du plan
modèle Nn 3 :
On aura soin de tracer les deux li-
gnes de symétrie A B et C D en les
ialonnant à leurs extrémités ; elles
indiqueront le milieu en long et en
large de notre jardin d'agrément.
Ces lignes sont essentielles, car
c'est sur elles que nous nous baseron.,
pour le tracé de toutes les autres.
La pedouse centrale (E) sera tra-
cée en ellipse de la façon très simple
que voici. (Suivre sur les figures No
1 et No 2.)
Sur la ligne C D, on prend du
point (O) deux longueurs O F et O G
qui donneront la longueur à donner
à la pelouse centrale ; on plante soli-
dement un petit jalon en G et F ;
même centre O nu'fii aura bien ja-
lonné à l'aide d'un bon piquet.
Le trac° de la pelouse étant fait,
on en marque le contour avec un bon
trait de bêche, et à l'aide de cet ins-
trument on donne ensuite un labour
profond eu remontant la terre pro-
gressivement des bords vers 'le centre
'-our obtenir une forme un peu bom-
bée ; pendant ce labour on incorpo-
rera une bonne fumure bien décom-
■ 1- lUiuier de bêtes à cornes.
TRACÉ BES AUTRES CORBEILLES.
Le tracé des corbeilles latérales se
fera en respectant le plan No 1 et eu
donnant aux allées une largeur de
trois pieds.
Toutes les corbeilles seront légère-
ment bombées et bordées de gazon.
226
FLEURISSONS NOS MAISONS. — (Suite).
CORBEILLE CENTRALE (o)
Fig. No 2.
SEMIS DU GAZON.
, Une fois le labour terminé et toutes
les corbeilles tracées, on procédera au
semis du gazon qui bordera ces der-
nières.
En avril bien émietter au râteau la
terre, puis semer à la volée un mé-
lange connu étiez les marchands de
graines sous le nom de graines à ga-
zon.
Avoir soin ensuite de passer légè-
rement le râteau pour enfouir ces
graines puis à l'aide d'une planche
lourde on tassera moyennement le sol.
Ceci fait on recouvre d'une couche
légère de paillis de fumier de cheval.
Après trois semaines le gazon aura
poussé, et au bout d'un mois et demi
on pourra lui donner une première
coupe qui le renforcera. Un arrosage
si possible, ne pourra que lui être
utile.
DB LA COMPOSITION FLORALE DE NOS
CORBEILLES.
Du choi.x des fleurs devant entrer
dans la composition de nos corbei'lles
dépend une grande partie du résultat
que l'on veut atteindre.
On doit s'efforcer d'obtenir surtout
de la variation dans l'ensemble, tout
en respectant l'harmonie dans les
couleurs.
Voici un plan indiquant comment
on peut obtenir ces deux conditions :
Corbeille centrale: ■ — (O) (Fig.
No 3.i
Au centre planter un groupe de
trois Ricins de la variété cambod-
GENSIS ou GIBSONI.
On peut remplacer cette plante par
des CANNAS.
6AZ0N
I \
|_ __ _ÔETLL_ElS_DES_POÊTEb ^
AÛERATUM
GAZON
Pis. No 4
Corbeilles P et \j.
227
PUSURISSONS NOS MAISONS.
(Suite).
GAZON
\
\ \
A \ \
1 [_ GYP^Of HILJ-A
} SALPlGLOSSib
A \ \ \
GERANIUM BIJOU \ \^
GAZON
X
Fig. No 5.
Corbeilles M N.
A trois Douces du bord de la cor-
beille en en suivant le contour, on
mettra une bordure de pyrèthre, va-
riété AURÉ'JM.
Une deuxième rangée à six pouces
de la bordure sera constituée en al-
ternant un pied de phlox et un pied
D'ALOUETTE.
L'on terminera l'espace qui restera
pour arriver aux plantes du centre,
en y plantant un mélange disposé en
quinconce de zinnias, de pavots sim-
ples et doubles, de mlmulus et de li-
NAIRE.
Ce mélange général nous donnera
une corbeille centrale du meilleur
coup d'oeil en nous procurant une va-
riété de couleurs très artistique.
Corbeilles latérales ,
CL M N P).
Ces corbeilles plus petites, devront
se planter de la façon suivante :
Pour les corbeilles d'entrée' P et L :
En bordure des œillets nains, des
agératum ou du pourpier.
Au-dessus une rangée d'cEiLLETS des
Poètes et au centre un mélange de
mateicaires (jaunes et blanches).
Les deux corbeilles de fond M N
devront, pour varier l'effet, se com-
poser comme suit:
En bordure : géranium bijou.
Au-dessus : une rangée de salpi-
GLOSSIS.
Au centre : quelques pieds de gyp-
SOPHILA.
ROSES TREMIÈRE
CORÉ0P51S CLARKIAS
CAMPANULES
BORDURE
DE PAVOTS
DE CALIFORNIE
GAZON
FiK. No 6.
Corbeilles R et S.
228
AU JARDIN
PARATONNERRE POUR ARBRES.
Voilà un titre qui va faire sourire
bien des gens qui vont se figurer tout
d'abord qu'il s'agit d'une plaisanterie.
Qu'ils se rassurent. Le procédé a déjà
été expérimenté et si les preuves ne
sont pas très concluantes, c'est tout
simplement parce que les essais ont
été pratiqués sur un trop petit nom-
bre de localités.
Lia. protection de nos arbres contre
la foudre mérite d'être prise très au
sérieux, et l'on ne saurait trop en-
courager les chercheurs de procédés
qui les mettraient à l'abri de ces ac-
cidents par trop fréquents. Car le
nombre d'arbres qui sont détruits de
la sorte chaque année est considéra-
ble.
Tout le monde sait que la beauté
d'un site dépend très souvent de la
disposition des grands arbres qui s'y
trouvent. Un paysage s'embellit quel-
quefois par la présence d'un seul ar-
bre. Que cet arbre ou que ces arbres
disparaissent ou soient massacrés par
la foudre, le charme qu'ils répandent
disparaît aussi.
Les parcs et les jardins d'agrément
renferment parfois des arbres de très
grande valeur, soit à cause de leur
beauté, soit par suite de leur rareté.
Il est très pénible pour un proprié-
taire de les voir détruits ou mutilé.^
par " le feu du ciel," comme on dit
quelquefois.
D'autre part, il existe des forêts
renfermant un certain nombre d'ar-
bres de haute futaie et qui possèdent
une grande valeur justement par le
bois d'oeuvre qu'ils peuvent fournir à
l'industrie. Quelle perte pour le pro-
priétaire lorsque la foudre vient les
détruire !
Il est donc assez naturel que des
personnes aient songé à les préserver
du danger qu'ils courent au moment
des orages. Entre autres, M. Peiffer
décrit, dans la Revue agronomique
belge, un dispositif très simple, qui
peut être modifié au gré de celui qui
doit en faire usage.
Il consiste en au simple fil de fer
galvanisé, de 6 millimètres de dia-
mètre environ, que l'on fixe ou que
l'on accroche solidement à la partie
supérieure de l'arbre, soit à la flèche,
soit à une bianche voisine. On le fait
descendre en ligne droite jusqu'au
tronc, et là on lui fait contourner
cette partie deux ou trois fois en spi-
rale, selon la hauteur, et on s'arrange
de manière que le bout inférieur soit
-soigneusement enfoncé dans le sol.
Cette dernière opération est évi-
demment la plus délicate, comme
d'ailleurs pour l'établissement des
paratonnerres ordinaires et leur mise
à la terre. Si le contact n'est pas bien
intime, le danger est plus grand que
si le paratonnerre n'existait pas.
L'extrémité inférieure du fil de fer
pourrait être mise au contact d'une
masse de vieux morceaux de fer dé-
posés et tassés dans un trou assez
profond pratiqué aux environs du
pied de l'arbre et qui serait recouvert
de terre, ou simplement enterrée hori-
zontalement à une petite profondeur.
Le but que l'on poursuit avec ce
dispositif c'est la protection du tronc
qui, dans le cas d'un foudroiement,
est toujours atteint et le plus souvent
détérioré. La couronne de l'arbre
reste toujours indemne. Les méfaits
de la foudre se réduisent dans cette
partie à une branche cassée et à
quelques feuilles brtilées.
Eu contournant le tronc d'un fil
bon conducteur de l'électricité, on le
protégera contre le fluide électrique
qui s'écoulera par ce fil au lieu de
suivre l'arbre qui sera ainsi sauvé.
Si les arbres à protéger sont au
voisinage d'habitations ou d'écuries,
il faudra employer un fil de fer bien
plus gros et veiller à ce que, au mo-
ment des sécheresses de l'été, c'est-
à-dire à l'époque des orages, l'extré-
mité inférieure ne soit jamais en
l'air, mais toujours au contact d'hu-
midité autant que possible. Le mieux
serait de faire aboutir l'extrémité
dans un puits, une citerne ou une
plaque métallique bien enterrée.
Le fil de fer sera légèrement serré
autour du tronc. Mais il faudra avoir
soin chaque année de veiller à ce
qu'il ne s'encastre pas dans le bois
à mesure que l'arbre grossit en dia-
mètre.
Deux Marseillais causent de leurs cha-
grins intimes.
— Mon cher, dit Mai-ius, ma femme
ronfle si terriblement qu'elle fait éclater
les vitres!
— Et moi, riposte Sestius, la mienne
louche à un point que, pour regarder
quelqu'un, elle est obligé de lui tourner
le doel
X est est tuberculeux; sa faibles-
se extrême ne lui permet pas deptiis quel-
que temps de sortir de sa chambre: il a
conscience de son état et se sent mourir.
L'autre jour, reconduisant jusqu'à sa
porte, ua ami qui était venu le voir:
— Mon ami, si je ne vous rends pas
votre visite, dit-il avec un triste souru-e,
ce sera manque de savoir vivre!
229
Pour lutter contre les feux de fo-
rêts il faut de la vitesse et beaucoup
de travail. Un homme, au bon endroit
et au bon moment peut prévenir des
dégâts qui s'élèveront sans cela à des
centaines de milliers de piastres.
Charrue pliante pour combattre les feux de forets
mais il faut qu'il soit équipé pour
faire le plus de travail, de la meil-
leure façon, be surveillant de la
" Malheur National Forest," de l'O-
régon, a inventé une charrue pliante
à l'usage du Service Forestier, qui
creuse des lignes de coupe-feu plus
vite que ne peuvent le faire 20 hom-
mes avec des pelles. La charrue peut
être démontée et pliée sous une forme
compacte qui permet de l'emporter
à dos de cheval. Elle pèse 40 livres
seulement et en l'employant, un hom-
me avec un cheval peut faire une
surprenante quantité de travail de
protection et devancer un feu qui, si
on ne l'arrête pas pourrait dévaster
bien des mille.s carrés de bois sur
pied.
Nouvelle charrue usitée par le Ser-
vice forestier pour comhattre les in-
cendies. Pliée pour être facilement
transportée à dos de cheval.
tracteur de ferme nouveau
Un tracteur de ferme à gazoline,
qui fonctionne sur le principe de 'l'é-
cureuil en cage, a été inventé et es-
sayé par un cultivateur du Connec-
ticut. Il consiste principalement en
une roue de 5 pieds 6 pouces de dia-
mètre avec un bandage de 30 pouces
qui roule sur le sol, actionnée par une
machine à gazoline de 12-15 c.v. pla-
cée dans l'intérieur. Le moteur est
monté sur quatre roues munies d'en-
grenage et d'un embrayage comme
un petit automobile et pousse la gran-
de roue en essayant continuellement
de grimper 'sur sa surface interne
comme fait l'écureuil en cage. Le
tracteur a été dessiné pour tirer des
charrues, des cultivateurs et autres
ustensiles agricoles et peut circuler
entre des rangs, monter des collines,
prendre des tournants raides et peut
aussi être disposé plus haut pour ti-
rer un buggy sur la route. Monté sur
bâtis ou sur un berceau on peut l'em-
ployer comme appareil moteur porta-
tif pour faire actionner un éplucheur
à maïs. Construit avec une roue de
„- pouces, cette machine pèse 1200
livres et les rapports des essais faits
indiquent un haut degré d'efficacité.
Une machine montée sur roues esca-
lade continuellement l'intérieur et
fait circuler ce gros rouleau sur le
sol pour tirer des ustensiles agri-
coles.
L'EVANGILE DU
Je crois à la permanence de l'a-
griculture, en un sol qui s'enrichit
d'année en année au lieu de s'appau-
vrir.
Je crois en cent minots de blé
d'Inde et en cinquante minots de blé,
pas un grain de moins.
Je crois que la seule mauvaise
herbe admissible est celle qui est
morte et qu'une culture propre est
aussi importante qu'une conscience
nette .
Je crois aux enfants de la ferme,
'aux meilleures récoltes, au)x espé-
rances de l'avenir.
Je crois à la femme de l'agricul-
teur et je ferai tout en mon pouvoir
pour lui rendre la vie facile et heu-
reuse.
BON CULTIVATEUR
Je crois à l'école de campagne qui
prfpare pour la vie rurale.
Je crois à l'Eglise qui enseigne au
peuple à aimer fermement et à vivre
honorablement.
Je crois à la collectivité d'esprit,
à la fierté que l'on doit entretenir
dans son foyer et dans ses voisins et
je ferai ma part pour rendre ma col-
lectivité la meilleure de l'Etat.
Je crois au cultivateur, je crois à
la vie agricole.
Je crois à l'inspiration qui vient
du grand air.
Je suis fier d'être un cultivateur
et je veux essayer de mon mieux à
être digne de ce nom.
?.30
iPXTBITlUIîrTHÂTKÏUûïTËrr^Trïrjï^TTTT^^TTr^
Une cbambre de commerce agricole
du nord du ilichigan a adopté la mé-
thode de publicité par automobile
poux annoncer dans le centre de
l'Ouest ses terres et ses produits. Le
les plaques convenables permet de
faire le soir des conférences sur les
produits et " les terrains utilisables.
Quand le temps est mauvais, on peut
enlever l'armoire et la transporter à
l'abri dans un endroit convenable.
Covivient les fermiers du Michigan font connaître VexceUence de leur territoire.
plan de la voiture de démonstration
a été dessiné par des membres du
Xortheastern Michigaa Development
Bureau qui comprend les agricul-
teurs les plus importants de 16 com-
tés. On a employé le châssis d'un
grand automobile de 50 c. v., 6 cyl.,
sur lequel on a posé _ une armoire
installée de telle façon qu'une fois ou-
verte des échantillons de graines,
herbes et fruits sont exposés sur une
surface de plus de 160 pieds carrés
et parfaitement visibles. Vingt lumiè-
res électriques actionnées par l'accu-
n'Ulateur de la voiture éclairent les
exhibitions du soir et font marcher
une larlterne à projections qui, avec
L'Automobile de démonstration de la
ferme fermé et prêt à partir.
LA TRAITE MECANIQUE
NOUVELLE MACHINE USITÉE EN SUÈDE.
Dans I'Almanach du Peuple de
1913 nous avons signalé les progrès
accomplis dans la vulgarisation de la
traite mécanique en Europe. Pour
compléter ces renseignements, nous
donnons aujourd'hui un nouvel appa-
reil de traite appelé le " Manus "
(La Main) essayé récemment en Suè-
de et usité dans plusieurs laiteries.
Comme le montre le ■dessin, l'appa-
reil présente une certaine ressem-
blance avec la main et la machine qui
fonctionrije en vertu du système à
pression accomplit son travail de la
même façon que la traite à main. Les
quatre doigts sont actionnés par des
engrenages et des cames qui leur
donnent un mouvement alternatoire
d'avant en arrière par paire, ils sont
aussi articulés pour obtenir un mou-
vement de haut en bas propre à ex-
ercer sur le trayon une pression ré-
glée par des ressorts ajustables. Cet
appareil est attaché à la vache par
deux ceiatures et le pouvoir moteur y
est transmis par un arbre de couche
mobile au moyen d'un disque à fric-
tion actionné par l'arbre de couche
qui circule dans l'étable.
231
MALADIES DE LA PATATE
ET MOYENS DE LES COMBATTRE.
L.a culture des patates au Canada
a une importance considérable ; ft ©lie
seule elle procure à l'agriculteur la
grosse partie de ses bénéfices ; on sait
que ce légume est pour ainsi dire l»
plat national ; on le rencontre sur
toutes les tables et durant toutes le-
saisoms.
Son commerce dépasse $12,000,000
par an.
Certaines régions du Canada, com-
me la Province de Québec, se son
spécialisées dans la culture de la pa
tate et obtiennent des rendement.-
très élevés ; c'est ainsi que tous le.-
comi.es du nord de Québec et de l'e-st
longeant le St^Laurent, en font unf
culture très intensive en se servjan;
de '• l'ENGRAIS POISSON."
Mailheureusement cette productioi
nationale est la proie de nombreuse.-
maladies ; ces dernièi'es causent par
fois de si gros dommages que tou'
bénéfice est compromis.
Nous allons donc passer en revuf
ces diverses maladies, les tiécri-re e'
indiquer les moyens de les combattre :
Ces maladies sont toutes occasion-
nées par de= champignons microscopi-
lUes et parasites.
Ce soot :
1° la gale ordinaire,
2° la gale poudreuse,
'à° 'la gaile chamcreuse,
4° Ha brûlure des feuilles,
5° le rhizoctonia.
Avant d'entrer dans la desoriptior
de chacune de ces maladies nous d:
rons que les causes de ces dernière-
sant toujours dues :
1° à ce que le cultivateur plante
des tubercules malades ;
2°à ce que île cultivateur plante des
tubercules sains dans un terraim in-
fecté par une récolte maJlsaine anté-
rieure ;
3° à ce qu'il y a infection des
plantes en végétation par la proxi-
mité de champs portant des récolte.-
I naïades.
Il ressortira de ce que nous allons
voir dans la suite, que les majladies
le la pomme de terre se propagent
surtout par les tubercules de se-
mence.
Ceux-ci souvent paraissent sains
mais portent des germes nombreux
de maladies ; uine semence idéale de-
vrait donc provenir " d'une récolte
provenant de semences absolument
saines et ayant poussé dans un ter-
rain aVsolument sain."
Comme beaucouip de cultivateurs
achètent leur semence de patates à
l'extérieur, il importe pour eux de se
renseigner auparavant de l'endroit
où elle a poussé et de savoir si ce
dernier est réputé comme indenane de
maladies.
Enfin tous les planteurs de patates
devraient bien se rappeler que pres-
que toutes les maladies qui attaquent
cette plante infectent le terrain pen-
dant plusieurs années. D'où il s'en-
suit que toute son attention doit por-
ter sur un changement raisonné de
terrain et sur un choix strict et mi-
nutieux des semences à employer.
1° Gale ordinaire.
232
Aussi appelée gale commune, patate
galeuse, gale des terrains gras, etc.
Cette gale est très répandue ; elle
■ie limite à la peau do la patate sans
jamais atteindre la chair du tuber-
cuile. Dans bien des cas les ga,les
sont si nombreuses qu'elles rendent
!a vente presque impo.ssible.
On sait que cette gale est produite
par une champignon microscopique
appelé Actynomicés scabies ; ce fun-
,'us semble vivre en ijenuanence dans
tous les sols.
Alctuellement on e.«t encore peu
9xé sur les causes certaines de cette
maladie. Comme moyen de lutte on
conseille de ne semer que des tuber-
cules absolument sains lesquels sont
trempés durant une heure et 30 mi-
nutes avant de les semer, dans la so-
lution suivante :
Sublimé corrosif : 1 partie.
Eau : 10,000 paorties.
Les essais faits pour obtenir une
variété réfractaire à la gale ordinaire
.sont restés sans résultats apprécia-
bles
2° Gale poudreuse.
Aussi appelée, gale picote, gale ver-
te. .Elle est très dangereuse et la
Province de Québec en est infestée
depuis plusieurs années.
Lies tubercles atteints portent des
petites verues isolées sombres qui
éclatent en laissant échapper une
poussière verdâtre. Cette poussière
est Justement constituée par les ger-
mes de la maladie.
MAI/ADIES DE LA l'ATATE
Son nom scientifique est " Spoyigos-
pora subtterranea."
Les verrues ©n s'unissant forment
des plaies pénétrantes et cliancreiises
qui amènent souvent la pourriture
dans le sol .
Le plus terrible dans cette maladie
c'est que le sol qui a porté une ré-
colte atteinte de gale poudreuse est
infecté pour dix années. Les récol--
tes qui s'y succèdent deviennent de
plus en plus galeuses et arrivent à un
point où lia vente en devient impos-
sible.
Figura montrant les plaies occasion-
nées par la réunion de plu-
sieurs gales.
La maladie peut se propager :
1° par les semences,
2° par le sol,
3° par le vent,
4° par les outils de culture, les
sacs de récoite, etc.
5° par les fumiers où sont jetées
les épluchures de patates malades.
On peut dès lors comprendre toute
l'importance de cette maladie et les
dangers que risquent nos cultures
avec une maaiiêre de propagation si
facile.
On ne connaît pas de moyens de
combat et pour le moment l'on con-
seille :
1° de ne se servir Dour la semen-
ce que de tubei'cules sains ;
2° de ne planter que des terrains
n'iayant jamais porté des récffltes ma-
lades ;
3° de se servir des récoltes galeu-
F3es pour 'l' alimentation des porcs,
après cuisson.
3. Gale chancreuse.
Cette gale est heureusement loca-
lisée et contrôlée en Canada ; elle est
la plus dommageable de toutes et de-
viendrait un véritable fléau si elle
s'introduisait dans nos cultures.
Des mesures très rigoureuses et des
lois protectrices sont en vigueur pour
empêcher sa propagation chez nous.
4° Brûlure des feuilles.
Ce nom s'applique à deux maladies
bien distinctes :
a) Mildiou de la patate,
b) Taches brunes des feuilles.
Est aussi connu sous le nom plus
vulgaire de " maladie de la patate ''
ou de " brûlure ta7-dive d^s feuilles.'^
a) Mildiou de la patate.
Elle est provoquée par un fungus
bien étudié le Phytophtora infestons
qui contamine le sol, puis les tuber-
cules et ensuite dévaste toute la plan-
te en végétation. Les signes de cette
maladie si commune sont encore mal-
heureusement trop peu connus des
cultivateurs.
Elle se manifeste soit au début soit
un peu plus tard sur les champs de
patates en végétation.
Les feuilles atteintes sont d'abord
couvertes de taches bruines, irréguliè-
res qui ne tardent pas à devenir noi-
Au-dessous de la feuille coprespoo-
dant à ces taches noires on peut, à
l'aide d'une loupe, apercevoir un feu-
trage blanc très fin. C'est le fun/gus
qui accomplit son œuvre.
Dans certains cas on a vu des ré-
coltes saines le matin et détruites qua-
rante-huit heures après par cette terrible
maladie.
Si la mailadie survient tard, BiIops
que les tubercules sont déjà en for-
mation dans le sol, elle n'en est pas
moins préjudiciable.
En effet les patates récoltées pour-
rissent à la cave et sont impropres à
toute consommation : il faut hien se
cjarder de les employer pour la se-
mence, car elles propageraient à
coup sûr ce terrible fléau en aug-
mentant son intensité.
Il faut remarquer que sur les feuil-
les anéanties par le fungus, il y a
formation de spores (ou graines de ce
champignon) qui tombent sur le sol
et l'empoisonne pour l'année suivante.
Moyens de combat.
Les traitements employés doivent
être préventifs, donc doivent être ap-
pliqués même avant l'apparition de la
maladie.
Ils consistent en trois arrosages
distancés de 10 à 20 jours qui se
233
MA.L.ADIES DE L.A TATATE — Suite.
font avec la bouillie bordelaise ainsi
Sulfate de cuivre : 4 livres.
Chaux vive : 4 livres.
Eau : 40 gallons.
Dissoudre le sulfate de cuivre (en
le mettant dans un petit eac) dans
•les 40 gallons (l'eau.
Délayer à part les 4 Ibs de chaux
dans un peu d'eau afin d'obtenir une
pâte demi-liquide ; ceci obtenu la vea-ser
en brassant, dans un baril contenant 20
gallons d'eau.
Dans un baril de 45 à 50 gallons ou
verse alors 20 gallons de solution de
sulfate de cuivre avec les gallons de so-
lution de chaux ; on obtient ainsi 40
f^allons de bouillie bordelaise à 2 p. c.
de force.
L'application de cette bouillie ar-
rête et empêche toute brûlure des
feuilles.
Arrosage en grand des patates.
Evidemment il faut ne pas oublier
de brûler tous les tubercules mulade*
et de ne pas res«nex en patates les
terrains intestés, cela pendant 3 ou 4
ans au moins.
b) Taches brunes des feuilles.
Cette brûlure des feuilles attaque
surtout nos variétés hâtives et précoces
de patates.
Danis certaines années elle a causé
de sérieux dégâts. Eile est provoqués
par un champignon parasite appelé :
inacTosporium solani.
Les symptômes ressemblent beau-
coup à ceux du imildiou, mais comme
le traitement est absolument le même
que pour cette dernière maladie on
put les confondre sans préjudice.
Ceci prouve que dès l'apparition de
taches brunes sur les feuilles on doit
agir de suite, ou a ^affaire ou au mil-
diou ou au maerosporium. Il sera
bon après la récolte de brûler tous
les cotons sur le terrain.
5) Rliizoctonia de la patate.
Cette maladie est très connue .sous
le nom de " petites patates " ou de
" coup de soleil."
Elle est provoquée par un champi-
gnon appelé Rhizoctonia, solani, qui
Rhisoctonia.
Figure montrant les taches brunes
qui sont le champignon à l'état
de repos.
hiverne sur les tubercules sous forme
de petites taches -noires ressemblant
à des taches de boue.
A cet état il n'est pas dom-magea-
ble. Mais ces tubercules étant em-
ployés comme semence, ces. plaques
noires vont »e développer et envahir
les jeunes pousses, pour vivre à leurs
dépens.
Le champignon se développe entre
l'épiderme et le derme des tiges en
s'y ramifi^ant vigoureusement.
Il arrive un moment que son action
parasite est telle qu'il arrête la cir-
culation de la sève ; il se forme alors
des petites patates à l'aisselle des
feuilles et des branches.
Peu à peu la plante épuisée et
déséquilibrée dans sa nutrition meurt
comme frappée d'apoplexie. La ré-
colte alors est presque nulle.
Le terrain est infesté par le cham-
pignon, il en est de mêmi? de la plu-
part des quelques patates qui seraient
arrivées à maturité. 11 faudra donc
les exclure, le» premier pour les ]>lan-
tations futures, les deuxième pour la
semence.
On conseille de traiter comme pré-
caution les rsemenioes de -patates du-
rant une heure 30 'minutes dans une
solution de: E-au : 15 gallons — • For-
mol : i livre.
G. DOftGANS,
Ferme Expérimentale, Ottawa.
M. Prudhomrae rôprimaude st'vèrenituit
son fils.
Celui-ci proteste jusqu'à oublier la dé-
féi-ence.
— ^Entendez-vous, jamais je ne me suis
permis d'élever la vois devant feu mon
père
— ^A'ii! ton père! ton père!
— Eh bien! quoi, mon père? ïu peux
croire qu'il valait cent fois mieux que le
tien!
Une dame plutôt mûre demande en mi-
naudant, à un financier universellement
connu pour sa ladrerie:
— ^Quel ûge me donnez-vous, cher ami,
voyous, franchement?
Une tendre et charmante amie, qui a
entendu la question, dit à mi-voix à son
voisin:
— Elle s'adresse ù lui parce qu'elle le
sait avare!
234
BRIGADES RURALES
rUOTKCTlON OOXTUE I/INOENDIE A L'USAGE DES CAMPAGNES.
Pompier rural à viotocyclette aux Etats-Unis.
Arriver au feu avant qu'il ait 6U
le temps de faire trop de progrès est
l'idéal de toutes les brigades de pom-
piers et dans les centres ruraux, le
besoin d'arriver au feu quand l'in-
oendie en est encore à son début est
excessivement sérieux. Les motocy-
Ponvpters ruraux anglais.
dettes fournissent aux pompiers ru-
raux un excellent mode de transport
rapide sur toutes les routes, même
sur les sentiers qui traversent les
bois eu coupent les champs pour con-
duire aux bâtiments en feu. A l'ex-
position de Motocyclettes de Chicago,
on a exhibé une machine complète-
ment équipée portant deux extincteurs
chimiques, une hache de pompier, un
petit dévidoir de tuyau et une lan-
terne.
Pompiers en action.
Dans une brigade de pompiers ru-
rale d'Angleterre, quatre hommes
peuvent se transporter au feu en
toute hâte avec une motoclyclette uni-
que à siège latéral avec des tuyaux
et rêquipement nécessaire.
L'accusé susceptible:
— Avouez! lui dit le président.
— Jamais!
235
— ^Et pourquoi?
• — 'Parce que vous me l'avez déjà fait
faire. Même quand j'aurai avoué, vous
direz que je suis un homme sans aveu.
NAUFRAGE DE " L'EMPRESS OF IRELAND "
Empress of li-eland.
LA COLLISION DE " L'EMPRESS
OF IRELAND " ET DU
" STORSTAD "
Le 29 mai 19 14 à deux heures du
matin, en plein St-Laurent par 48° 37'
de Lat. N. et 68° 32' de Long. O., le
steamer Empress of Iivland, de la com-
pagnie Canadian Pacific allant de Qué-
bec à Liverpool est entré en collision
avec le vaisseau charbonnier le Stor-
stad appartenant à la Maritime Steam-
ship Company de Norvège qui remontait
à Québec.
C'est Je Storstad qui aborda VEmpress,
sa proue plongeant dans le tribord de
ce dernier steamer dans sa ligne de
flottaison et par «on milieu. La coque
d'aoier fut brisée comme s'il s'était agi
d'une boite d'étain. Le Storstad ayant
recuJé laissa apparaître dans la coque
du navire un trou béant où l'eau s'en-
goiiflFra avec une rapidité inouïe.
En quinze rniriiuites VEmpress of Ire-
land était engloutie au fond du fleuve.
Tous les passagers étaient couchés, ce
qui explique l'étendue du désastre.
Les chiffres officiels sont les sui-
vants :
N'ombre total de passagers à bord
de l'Empress 1,387
Total des personnes sauvées.. .. 477
Total des existences perdues 910
Les vaisseaux du gouvernement cana-
dien Lady Grey et Eurêka qui se trou-
vaient à Father Point se rendirent en
toute hâte à l'aiipal de VEmpress et
sauvèrent les passagers qui ont réchappé,
puis recueillirent les cadavres qu'ils pu-
rent trouver flottant et qu'ils rappor-
tèrent à Québec où se fit leur inhuma-
tion.
Les honneurs ont été rendus aux
restes des naufragés par les officiers et
marins du navire de guerre anglais
VEssex qui se trouvait alors dans le
port de Québec.
Le Storstad avait été très endommagé
par la collision et tout le compartiment
de proue était rempli d'eau, cependant
après avoir rendu sur les lieux du dé-
sastre tout*" l'assistance possible, le ca-
pitaine Anderson qui commandait le
vaisseau avec 10,000 tonnes de charge-
ment de charbon et qui ignorait son
état continua sa route sur Québec, où
à son arrivée il fut saisi par W. Simp-
son Walker, greffier de la cour d'Ami-
rauté au nom de la Cie du C. P. R.,
qui réclamait $2,000,000 comme indem-
nité pour la perte de VEmpress.
Le Storstad remonta sous saisie à
Montréal où il fut enregistré puis mis
en vente au bénéfice de qui de droit.
La vente exécutée a rapporté $175,000,
puis le nouveau propriétaire l'a fait
remonter à la cale sèche de Lévis où
il a été réparé.
Voilà dans ses lignes les plus géné-
rales le récit de cette épouvantable ca-
tastrophe qui est un des plus doulou-
reux sinistres de la navigation et égalé
seulement par le désastre du Titanic
survenu à cette même époque, il y a
deux ans, à peu près. Il est bon de
rappeler quelques souvenirs qui ont
été évoqués à ce sujet.
Le Titanic avait péri après avoir
frappé un iceberg par 41.46 lat. nord
et 50.14 long, ouest, à mi-chemin entre
Cape Race et Tîle au Sable, le dimanche
14 avril IQ12. Voici le bijlan du dé-
sastre.
236
NAUFRAGE DE L' " BMPRESS OF IBELAND."— (Suite).
Liste des passagers.
Victimes
• 2,340
.1.635
Recueililis par ie Carpalhian.. .. 70S
Voici une liste des plus graves si-
nistres maritimies depuis 20 ans.
Victimes
igg3 — 22 juin, le Victoria, colli-
sion aviec Tripoli 359
i8g5 — 30 janvier, VElbe, collision
mer du Nord • 334
i8q6_i6 juin, le Drummond
Castle 247
1897 — 9 juin, VAdcn 9-
1898 — J juillet, la Bourgogne,
coilision avec Cromartysinre . . 571
1898 — 14 octobre, le Mohican, cou-
lé Cap Cod, Mass io7
igoi — 22 février, le City of Rio
de Janeiro 122
1902 — 6 mai, le Govermorta. . .. 739
1904 — 15 juin, le General Slocuin,
Incendie, East River. N. Y.. 1,000
1905 — 12 septembre, le Mikassa.. 599
igoS — 19 novembre, le Wi7cfa. . .. 130
1906 — 4 août, le ^ino 35°
1907 — 12 février, le Larchinont,
Rhode Island (collision).. .. 131
1907 — 21 février, le Berlin.. .. 141
1907 — 23 février, VImpcratnx . . . 137
1908 — 23 mars, le Mutsa Alarit. . 300
1908 — Juillet, le Ying King.. .. 300
1910 — 9 février, le Général Chan-
zy, Minorque, coulé 200
1912 — 14 avril, le Titanic 1,635
19,3 — II octobre, le Volturno. .' 136
1914 — 29 mai, i'Empress of Ire-
land 910
I^es rapports officiels déposés aux
Communes anglaises indiquent _ qu'au
cours des vingt dernières années, il
s'est perdu 4,700 vaisseaux à la mer,
représentant 3,000,000 tonnes.
DURANT CETTE PERIODE DE
VINGT ANNEES, 18,474 PASSA-
GERS ET HOMMES D'EQUIPA-
GES ONT ETE PERDUS A LA
MER.
Aussitôt le désastre connu le coroner
de Rimouski, Dr Pinault a procédé une
enquête sur les décès et le Capitaine
Lindsay a exécuté de son côté une
enquête sur le naufrage et l'on s'est
immédiatement trouvé en face _ de deux
versions diamétralement opposées de la
part du capitaine Anderson du Stor-
stad et du capitaine Kendall de VBm-
press of Ireland,
Nous donnons ces deux versions pour
évidemment sincères toutes deux pour
montrer les erreurs d'appréciation sur
des faits qui peuvent survenir après
fXea catastrophea de ce genre.
(. apt. Kenilall
(Je " l'Empress
of Ireland."
Capitaine
Anderson du
" Storstad."
LA VERSION DU " STORSTAD "
Les vaisseaux étaient visibles alors
qu'ils se trouvaient à une grande dis-
tance l'un de l'autre : le Storstad^ était
à droite. Au moment de la collision le
Storstad faisait machine arrière : après
la collision le Storstad ne fit^ pas ma-
chine arrière ; il continua d'avancer ;
ce fut l'Empress qui changea de posi-
tion ; le Storstad s'efforça de sauver
tous les passagers de l'Empress, et fit
mettre toutes ses chaloupes à la mer
alors qu'il courait lui-même un grand
danger. Quand les deux vaisseaux se
virent l'un l'autre le temps était clair ;
la brume survint et l'Empress changea
de position. Après la collision ce fut
l'Empress qui fit un mouvement entraî-
né par sa proue.
237
Lieu du naufrage.
LA VERSION DE L' " EMPRESS
OF IREEAND ".
Li'Empress était immobile quand le
Storstad le frappa. Le Storstad était
en mouvement. Le Storstad fit machine
arrière alors qu'on lui commandait
d'avancer et fit une ouverture daris_ le
flanc de l'Empress. Après la collision
on demanda au Storstad de venir se
ranger près de l'Empress et il continua
son chemin. Les passagers se sont sau-
vés en grande partie dans les chaloupes
de l'Empress. Il aperçut deux ou trois
chaloupes du Storstad mais chacune ne
contenait que deux ou trois personnes.
Le capitaine du Storstad était un ma-
rin, il aurait dû savoir ce qu'il avait à
faire après la collision et l'éventrement
de \'Empres8, sans qu'on le dise.
NAUFRAGE DE L' " BMPRESS OF IREIjAND."— (Suite).
I/C désastre était si grave et les faits
énoncés étaient tellement contradictoires
que la répercussion de cette collision
sur le bon renom de la route St-Lau-
rent était à redouter. La gouvernement
canadien et ik gouvernement impérial
s'en émurent en même temps et il fut
décidé de tenir une enquête spéciale
pour déterminer la responsa,bilité des
deux steamers dans l'accident survenu
et en même temps pour faire des re-
commanidations propres à prévenir^ au-
tant que possible sa répétition à l'ave-
nir. _ ^ . . . , ,
Le gouvernement impérial sollicite de
nommer un représentant pour la com-
mission d'enquête envoya Lord Mersev
le juge de l'Amirauté Britannique qui
avait dirigé l'enquête sur le désastre du
Titanic.
Lord Mersey.
Son Honneur le
juge en chef
MciLewl.
Le gouvernement canadien nomma de
son côté le juge en chef McLeod et
Sir Adolphe Routhier, juge de la cour
d'Amirauté de Québec.
Ces trois juges composèrent le tribu-
nal d'enquête avec plusieurs assesseurs.
Après avoir siégé et entendu des té-
moins durant trois semaines, examiné
les lieux, interroge des experts, etc., la
commission d'enquête qui avait com-
mencé à siéger le 16 juin, a rendu
son jugement le 1 1 juillet.
La commission était au grand compleft,
c'est-à-dire que les trois commissaires,
lord Mersey et MM. les juges McLeod
et Routhier, étaient accompagnés de
leurs assesseurs, marins, ingénieurs et
architectes.
Le jugement a été prononcé par Lord
Mersey, président du tribunal, qui n'a
lu qu'une partie du rapport de la Com-
mission, car le document est très volu-
mineux et contient avec un exposé très
élaboré de l'affaire, une réponse aux
diverses questions posées au tribunal
par le gouvernenicnt.
La question principale que le tribunal
avait à résoudre était de savoir _ si la
collision désastreuse avait éfé causée par
la faute de l'un des deux navires et
par lequel des deux.
Sur ce point, le plus important comme
le plus grave, la commission a conclu
que c'est le navire norvégien, le Stor-
stad, qvii est en faute et qui est respon-
sable parce qu'il a changé sa course :
de là, la collision qui a entrainé la perte
du paquebot Empress of Ireland. Le
tribunal n'a rien trouvé à blâmer dans
la marche des deux navires avant leur
rentrée dans le brouillard. Leurs mar-
ches étaient alors régulières et si tous
les deux avaient suivi leur route dans
le brouillard, ils auraient évité cei
épouvantable désastre. Mais il y a eu
un changement de route, l'un des na-
vires a modifié sa route pendant le
brouillard, et c'est ce changement qui
a été cause de la collisio-a. La modifi-
cation apportée à la course de l'un des
navires au moment où une telle action
était si dangereuse, comme le prouve
la catastrophe qui en résulta, fut ac-
complie par le Storsfad. Le navire nor-
végien a pris une nouvelle direction
pendant le brouillard lorsque fut exé-
cutée la manœuvre à bâbord. Le pre-
mier officier donna d'abord ordre de
mettre la route à bâbord, puis subsé-
quemment le troisième officier Saxe mit
de lui-même, sans aucun ordre de l'offi-
cier en chef, la route " à bâbord tout "
et jeta ainsi le charbonnier sur l'Eu}-
prcss of Ireland. Le Storstad crovait
alors VEmpress à bâbord, mais elle était
à droite, et le navire norvégien se diri-
gea vers elle à la suite de la manœuvre
de l'officier Saxe. Le premier officier
Tufteness, et le troisième officier Saxe
sont tenus responsables de la manœuvre
qui a précipité la collision. Le tribunal
blâme aussi le quartier-maitre Johansen.
Le premier officier est encore blâmé
pour n'avoir pas réveillé le capitaine
Anderson qui dormait au moment où
il vit apparaître le brouillard. Le capi-
taine n'a été prévenu qu'au moment de
la collision, et lorsqu'il est arrivé sur le
pont la faute était irréparable.
La commission a réporudu aussi à
toutes les questions qui lui ont été
posées par le gouvernement, puis sou-
met plusieurs suggestions importantes
afin d'éviter à l'avenir ces désastres
terribles. Les principales suggestions
des commissaires et des assesseurs sont
les suivantes. D'abord, qu'il soit établi
une règle obligeant tous les navires qui
238
NAUFRAGE DE L' " BMPRESS OP IRELAND."— (Suite) .
ont des compartiments étanolies à les
fermer du moment qu'il y a du brouil-
lard et aussi même la nuit, sans at-
tendre pour cela l'imminence du danger.
Il parait certain que quelques-uns des
compartiments de VEmpress n'étaient
pas fermés.
La commission suggère aussi qu'à
part les chaloupes de sauvetage, les
navires aient des ra,deaux qui pour-
raient se dégager automatiquement et
flotter dans l'eau quand un bateau
sotmbre.
La commission suggère aussi d'étudier
la possibilité d'établir des stations diffé-
rentes des stations actuelles où les na-
vires pourraient prendre et laisser leur
pilote, alîn qu'ils ne soient pas obligés
de se rencontrer ni de se croiser comme
la chose a lieu actuellement lorsou"ils
approchent de la Pointe-au-Père, pour
prendre ou laisser leur pilote.
de place et s'il avait manœuvré son
navire de façon à traverser le Storstad
de plus loin. Nous ne pouvons pas
dire, cependant, que cet ordre qui était
donné pour plus de sécurité ne fut pas
une faute de navigation, et nous ne
croyons pas non plus que cet acte ait
contribué au désastre. "
" Le capitaine KendaU peut s'être
trompé en croyant que toute l'erré
avait été enlevée de son navire et, il
se peut, dans une certaine mesure que
le mouvement conservé ait contribué à
la force du coup. Mais il subsiste le
fait que le Storstad a fait barre à bâ-
bord et a changé sa course, ce qui a
causé la collision."
" Nous devons conclure que M. Tuf-
tenes a eu tort et a été négligent en
modifiant sa course dans le brouillard,
comme il l'a fait, et en gardant la
LE " STORSTAD
Les commissaires considèrent que tout
l'équipage de VEmpress a fait son de-
voir, et que dans le peu de temps qui
lui a été donné, il a fait tout son pos-
sible pour sauver les passagers.
En raison des diversions contradic-
toires des deux capitaines données plus
haut, voici en propres termes la façon
dont la commission a jugé leur conduite
lors de la collision.
" La Com.mis3ion croit cependant, que
l'ordre donné par M. KendaU (de ren-
verser ses machines de toute vitesse en
arrière quand les lumières du Storstad
commencèrent à disparaître dans le
brouillard) témoigne quelque nervosité
de sa part ".
I' Nous croyons qu'il aurait été plus
avisé s'il avait donné au Storstad plus
239
gouverne du navire sous sa responsa-
bilité et en n'apptilant pas le capitaine
aussitôt qu'il constata le brouillard. "
Les recommandations de la Commis-
sion sont les suivantes pour l'avenir :
1° Que toutes les portes des cloisons
étanches et les sabords au-dessous
du sommet des cloisons étanches
soient fermées en cas de brouillard
et en toute circonstance du coucher
au lever du soleil.
2° Que des radeaux soient disposés sur
le pont de façon à se détacher au-
tomatiquement en cas de sinistre.
3° Que le mode de prendre et de laisser
les pilotes du St-Laurent soit chan-
gé_ afin d'éviter que les vaisseaux
soient obligés de croiser la marche
des steamers montant et descendant
directement,
CHIEN PARLEUR
LE •' CHIEN QUI PARLE."
Le phénomène le plus curieux que
l'on connaisse actuellement est un
chien qui exécute des problèmes ma-
thématiques, prend des leçons de géo-
graphie et de grammaire. Voici com-
ment cette merveille a été décou-
verte.
Mme Moeckel, de Manheim, Alle-
magne, propriétaire du chien en ques-
tion enseignait à ses enfants l'arith-
métique et le plus jeune ne réussissait
jamais à répondre aux questions po-
sées. Un jour que l'enfant lui pa-
raissait y mettre de la mauvaise vo-
lonté, elle lui administra une légère
correction, et aussitôt le chien Rolf
sortit de sous l_a table et la regarda
avec une expression si humaine
qu'elle oublia la leçon pour dire à sa
sœur : — - " Oh Freda, regarde donc
Rolf, il paraît comprendre ce que
nous disons. " Rolf," flt-elle en s'a-
dressaut au chien, combien font deux
et deux ?
Et à l'êtonnement de tous le chien
gratta quatre fois avec sa patte.
On lui posa quelques autres problè-
mes simples et il répondit à tous.
Puis réalisant ses aptitudes extraor-
dlna.lres, on commença à Ttastrulre
Jusqu'à ce qu'il pût extraire des ra
240
cines cubiques et résoudre des cal-
culs compliqués ; on lui apprit aussi à
epeler à sa façon.
Aussitôt lies hoimmes de science
commencèrent à s'occuper de lui com-
me ils avaient fait pour les " Che-
vaux Pensants," de Elgerliela, une
autre merveille d'intelligence animale.
Le Dr Duchatel, vice-présideui de
la Société Psychique de France et le
Dr MacKen2iie, le fameux zoologiste
de France et de Genève, entre autres
posèrent eux-mêmes les questions à
■• Rolf," et garantissent que ses ré-
ponses étaient spontanées sans être
indiquées au moyen d'aucun code ou
tèlépatine.
Le chien est allemand et par suite,
parle cette langue.
— Qu'est-ce que tu aimes faire le
mieux, ont-ils demandé à Rolf ?
— Lachs cssen — manger du sau-
mon, a-t-il répondu. (Rolf abrège
les phrases et épèle phonétiquement.)
— Mais, lui a dit le Dr MacKenzie,
un chien intelligent doit savoir faire
autre chose que manger. Quelle au-
tre chose aimes-tu î
Rolf réfléchit un moment puis
épela :
— Bildr (Bilder) : images. De fait,
il aime beaucoup regarder les images
fortement colorées.
Puis, au cours d'une autre conver-
sation, le Dr MacKenzie lui a posé
cette question :
— Aimes-tu travailler, Rolf ?
— Nci)ij non :
— Alors, pourquoi travailles-tu, lui
demanda-t-on ?
— • Miiss, doit, fut la réponse !
— Qu'arriverait-il si tu ne travail-
lais pas ?
Il réfléchit une m.inute, puis répli-
qua :
CHIEN PARLEUR— (Suite).
— Hib thieb) — des coups I
Or le chien n'avait jamais été frap-
pé de sa vie et l'étrangeté de la ré-
ponse s'accentua lorsqu'on vit Rolf
agiter sa queue avec une agilité qui
paraissait être l'appréciation déli-
cieuse d une bonne tarce.
Finalement après un examen atten-
tif et prolongé le Dr MacKenzie a fait
le rapport suivant :
" Après m'êire assuré que tous les
modes de communication normale sont
impossibles, je suis obligé d'eu venir
à la conclusion que l'animal pense
léellement et l'éducation est la seule
explication de son cas — ce mot étant
employée dans son sens le plus large
possible — . L,'animal raisonne réel-
lement."
L.e Dr Duchatel corrobore ainsi
l'assertion de son collègue ;
'■ Il faut admettre que l'animal
comprend ce qu'il fait, quand il cal-
cule, quand il lit et quand il écrit ;
eu un mot qu'il pense par lui-même."
Rolf est un terrier airdale, et en
dehors de ses séances paraît normal ;
mais l'histoire suivante montre quelle
opinion il possède sur lui-même et ses
amis : Tala, une chienne, Daisy, un
chat qu'il considère comme supérieurs
au reste des animaux.
La famille Mackel discutait chiens,
un jour, «t la conversation tomba sur
le sujet du manger. Les Allemands
sont très particuliers sur les termes
employés pour exprimer la façon dont
mangent les aniiiiaux et les êtres hu-
mains. Ils disent fressen dans le pre-
mier cas et essen dans le dernier.
Rolf connaissait la distinction et
par suite pour définir sa position, il
se mêla à la conversation.
— Rolf csserij déclara-t-il !
— Bien siir, dit Mme Meclvel, alors,
ce n'est pas fressen 'i Et lela.
— lela cssen, répondit-il ; schioeiii
fressen 1 ce sont les porcs qui ava-
lent.
Ceci montre bien qu'il se juge hu-
main au moins a aemi.
Pas longtemps après cela, M. Mac-
kel rentra et informa sa famille qu'un
de ses cousins était fiancé à une jeune
anglaise du nom de Daisy. Immédia-
tement le chien commença à gratter
avec sa patte et à dire dans son
propre alphabet : " Elle s'appelle
comme le chat." Jusqu'à cette re-
marque de Rolf, personne n'y avait
songé !
Et comme dans ce cas, la plupart
de ses remarques sont toutes sponta-
nées, lancées dans une conversation
générale et expriment des opinions
individuelles.
La plus extraordinaire de ses ré-
ponses est celle qu'il a faite à une
question. On lui demandait ce que
voulait dire l'automne. Alors, évitant
241
toute explication sèche, il repondit
seniencieusemeiit :
— Quand on trouve des pommes !
Voici un autre incident amusant
qui montre que Rolf parle tout à fait
spontanément. Avec sa " femme "
lela, ils avaient tous deux pris un
bain, où à l'étonnement des proprié-
taires des chiens aussi bien élevés, on
constata sur lela, la présence de petits
habitants. On commentait cette dé-
couverte quand Rolf commença à
frapper le plancher avec sa patte.
Sou propre surnom est " Loi " ©t, en
stiivaut sa communication, on cons-
tata qu'il disait: "Loi fil flu " ; lela
Flir (Loi viel floh, lela vicier). Loi
a des puces, mais lela en a plus. Puis
il remua sa queue, enchanté de lui-
même.
On a déjà dit que Rolf aime beau-
coup les imagées ; voici qui prouve
qu'il les comprend très bien. On lui
montra une fois la photographie d'un
enfant au bain.
— Qu est-ce que c'est que cela re-
présente, lui a-t-ou demandé V
Il répondit aussitôt :
— Cari au bain ! ce qui était abso-
lument exact.
Rolf comprend aussi le sens des
mots imprimés, ce qui fait espérer
qu'un jour il pourra lire. On lui mon-
tra uu jour une page où était Man-
heinu, la ville où il vit. Il regarda
quelque temps, puis on lui demanda
ce que cela signifiait, il répondit im-
médiatement " Manheim."
A présent, le chleu prend des le-
çons de géographie et de grammaire
avec les deux enfants de la famille et
souvent répond à des questions quand
ils ne le peuvent pas. On dit qu'il a
une merveilleuse mémoire.
A d'autres égards il paraît supé-
rieur à ses condisciples qui même en
profitent.
La mère avait déjà constaté que les
enfants obtenaient dans leurs devoirs
quand elle était absente, des réponses
justes qu'ils étaient incapables de
trouver quand elle était là. Un jour,
en arrivant à la porte de leur cham-
bre d'étude elle entendit un des en-
fants dire à voix basse : " Rolf, sau-
ve-toi, voilà maman qui revient." En
entrant, brusquement dans la cham-
bre, elle vit le chien qui était en train
d'épeler les réponses exactes aux pro-
blèmes que les enfants ne pouvaient
pas résoudre.
Nous avons cité les témoignages de
deux savants qui expriment leur croy-
ance dans le pouvoir indubitable et
merveilleux de ce chien semi-humain.
En voici d'autres :
Le Prof. Hachet Souplet, président
de l'Institut de Psychologie de Paris,
le Dr Edgar Berlllon de la Revue de
Psychologie ; le Dr Van Grabon, pa-
CHIEN PARUSUR— (Suite).
thologiste bien connu ; et le Dr Karl
Weiss, tous deux d'Allemagne ; le
Prof. Paul Saruyn de Bâle ; M. César
de Vesne de Paris, éditeur des Anna-
tes de la Science Psychique et Mau-
rice Maëberlink, le fameux auteur et
dramaturge, tous ont vu les faits en
question, les ont examinés et étudiés
à fond et ont affirmé leur réalité con-
forme à ce que nous venons de ra-
conter. Tous sont aussi d'avis qu'au-
cune explication naturelle ou normale
du phénomène n'est admissible.
CHIEN PARLEUR
UN CONCURRENT FRANÇAIS.
Hector, le chien calculateur faisant
fonctionner la macliine avec laquelle
il additionne, multiplie et soustrait.
Depuis que l'existence du Chien
Parlant d'Allemagne fut dévoilée, il
lui a surgi des concurrents, et cet ar-
ticle était à peine préparé que l'on
annonce à New-York un chien fran-
çais qui veut enlever les lauriers de
Rolf.
Il s'agit, dans ce cas, d'un petit
chien mouton français (French pood-
le) nommé Hector, père et mère in-
connus, qui additionne, soustrait, mul-
tiplie et divise avec l'habileté d'un en-
fant ayant au moins cinq fois son
âge. Hector n'a encore que deux ans.
Il appartient à M. C. J. Tryon, in-
génieur des mines, de Los Angeles,
qui est descendu à New-York à l'Hô-
tel Calvert. (Cette notice est em-
pruntée à Suvday World du 31 mai
1914.) 'J'
M. Charles Lincoln Edwards, pro-
fesseur d'histoire naturelle aux écoles
de Los Angeles a examiné Hector et
déclare que c'est un chien pensant et
calculateur. Dans un examen criti-
que que lui a fait passer le professeur
Edwards, Hector a reçu 90 p. c. des
points.
A une démonstration où assistait
l'auteur de l'article du World, Hec-
tor était placé derrière une petite
boîte sur le côté de laquelle était fixé
un gros timbre de sonnerie. Hector
frappe ses réponses avec la patte
droite de devant qui agit sur une pe-
tite clef télégraphique posée sur le
dessus de la boîte.
Ou lui demanda d'abord d'indi-
quer les chiffres de im à vingt-cinq
dans leur ordre. Il l'a fait sans er-
reur. Puis, on lui a demandé de
multiplier 5 par 3, 6 par ■ 2 et 7 par
3 . Son maître et les examinateurs
posaient les questions. Il répondait
aussi facilement aux uns qu'aux au-
tres. Pour ces opérations, ses ré-
ponses étaient exactes, avec cinq pour
cent seulement d'erreurs. Mais ses
additions et multiplications étaient
invariablement justes. Le chien était
amusant à observer, quand il s'agis-
sait d'un problèrae difficile. On lui
avait demandé d'additionner 5 et 7
et 4. Durant un instant le chien a
regardé droit devant lui, puis a fermé
les yeux et baissé la tète. Il pensait
évidemment profondément ! Tout à
coup ses yeux s'éclaircirent et il frap-
pa vivement sa réponse. Si l'on écrit
les chiffres sur une ardoise, il y re-
garde fi.xément les caractères quelques
instants, puis additionne ou soustrait
suivant le cas.
Hector paraît comprendre tout ce
qu'on dit. Il pirouette comme un
danseur, marche, valse, s'assied, s'ar-
rête au commandement sans injonc-
tion ni menace.
—Mon vieux, je n'ai plus le son! Je
ne sais plus à quel saint me vimfi-!
— Je vais t'en indiquer un
— Qui me fera avoir de l'argent?
—Oui! .^dresse-toi a Snint-Germain-des-
En police correctionnel!?:
— Vous êtes aecusé d'avoir autorise'
flans votre établissement des jeux de ha-
sard.
— Je proteste, monsieur le président, il
n'y avait 'pns le nioin«lre hasard, tmis ces
messieurs tTichaient.
242
LES 57 MILLIARDS DE DOLLARS DE LA FORTUNE FRANÇAISE
VALEURS MOBILIERES
^ 20.889 Millions.
PROPRIETE BATIE
% 12. 166
Millions
INDUSTRIE-COMMERCE OBJETS MOBILIERS NUMÉRAIRE AUTOS
$5.622 Millions ^'^• gi^ ,'-'"^^» 1^8 I ^ VOITURES
^ '^-— -" M,,,,«K,c CHEVAUX
\^ ■: ■ii'if- «j- Millions m. a ^ '^
■ iilï'i' (é !.. $40 3
J UJJI_R iâl) yi^l^ ^..-.r^ Millions
La Fortune de la France reste la plus importante et semble la plus intan-
gible du monde. Bile résulte de ses immenses réserves d'épargne, de sa puis-
sance agricole et de la richesse de sa propriété.
LaRécoheduCOTONdansleMondeenl9l2
''lîTfïïïJïïïïcïïlûlWÏÏÏÏïïUrh
llNDBSAnGL/MSESl
12.274 Millions de
il,,,, UWRES ..,..,,
Egypte ckine r,.,,_ f
720 720 To^'^ t
Millions Millions ,r*. JT,
DELIVRES DELIVRES MILLIONS ^
Et ATS 'Unis
3 MllU^RDS 5 1 4 MlLUÔNS D£ LWRESI
MMM
— ul "^
Comme on le voit par ces chiffres la production américaine est d'une supé-
riorité écrasante sur cella de tous les antres pays.
243
BIBLIOTHEQUE ROULANTE
La vulgarisation des bibliothèques po-
pulaires aur Etats-Unis a puissamment
contribué à répandre dans le peuple les
bienfaits de l'éducation, surtout parmi
des personnes d'un certain âge qui n'a-
valent pas pu jouir des avantages de
l'instruction dans leur jeune 9ge.
Durant plusieurs mois, Miss Mary Tll-
comb, de Hagerton, qui en a conçu
ridée, a fait pénétrer la littérature dans
les endroits les plus éloignés de la civi-
lisation au moyen d'une sorte de buffet
monté sur des roues et traîné par un
cheval. Mais ce dispositif était prlml-
La bibliothèque automobile qui a appris ù lire à tout un comté.
Des femmes de bien, d'une haute va-
leur morale, se sont mises à la tête
(le ce mouvement et ont obtenu des
résultats merveilleux.
L>ans le comté de Washington, Mary-
land, une automobile sert a assurer aux
travailleurs des régions écartées troo
occupés pour aller chercher eux-mêmes
les livres nécessaires à leur Instruction
et a leur récréation, les joies d'un ca-
binet de lecture roillante. La population
du comté en dehors de Hagerton, est de
30,000 répartis sur 500 milles carrés.
tif ; et, daus les mauvais chemins, le
cheval était bien fatigué. Aussi quand
la voiture fut tamponnée par un train et
réduite en aiguillettes, une automobile
prit sa place et en guise de carosserle
on installa une vraie bibliothèque. Les
livres sont m'iintenant apportés à la
porte des lecteurs par 24 routes qu cir-
cuits qui sillonnent tout le comté. A
peu près 2800 volumes ont été distri-
bués de porte en porte durant les ilx
mois de 1912.
Le vrai mérite se cache.
Comme les jeunes persoiraes d'Ars
étaie-nt trop empressées à se montrer en
public, leur vénérable curé leur dit un
jour : " Quand vous allez faire empiète
de rubans, vous n'achetez pas ceux qui
sont à l'étalage, mais bien oeux qui
244
sont soigneusement tenus au fond du ma-
gasin. Pourquoi cela ? parce que les pre-
miers, que l'on expose à la vue des pas
sants, ont perdu Ifur fraîchfur et sont
plus ou moins couverts de poussière.
Sous ce langage simple, mais qui lais-
se transpirer une douce malice, il y a
une bonne leçon et dont plus d'un*
famille pourrait profiter, soit à 1?
ville, soit à la campagne.
LE CERVEAU
Le Cerveau ressemble à une épingle | épinière, s'allonge dans la carapace
gigantesque dont la tête grise remplit j des vertèbres jusqu'au bas du torse,
le crâne, et dont la tige, la moelle 1
Mouvements
du memlDre
supér
puyements du membre
mPéneur
émoil^e
yisuellô
des
jebtrei
Images motrices
.vocales _
Mouvement deja face
et de la langue
Mémoire auditive
des mots
Les LOCALISATIONS CEREBRALES. Cette image montre à leur place les huit
principales divisions.
L'Axe Nerveux du Cerveau.
Du haut en bas de l'axe, la matière
nerveuse, ouvrière de force, de mou-
vement et de pensée, se divise en deux
éléments qui diffèrent de constitution
anatomique et dont chacun, dans l'éla-
boration de la vie supérieure, joue
Hon rôle déterminé : la substance
grise, la substance blanche.
Dans la moelle, la substance blan-
che recouvre une colonne grise qui
monte jusqu'au cerveau ; dans les
centres supérieurs, au contraire, l'é-
coree c'est la substance grise et
la substance blanche semée ça et
là de noyaux gris, couches optiques,
corps striés, tubercules quadriju-
meaux, occupe les régions pro-
fondes. Dans l'un et l'autre organe,
c'est au sein de la substance grise
que se fixe la sensation et que germe
l'action ; et c'est par la substance
blanche que l'un et l'autre organe
mettent en communication les diffé-
rents laboratoires de la conscience
et de l'instinct. L'une constitue les
centres nerveux, l'autre les conduc-
teurs ; et c'est grâce aux cordons
blancs disposés dans la moelle autour
de l'axe gris, et dans l'organe supé-
rieur en gerbes rayonnantes qui sont
comme les branches de l'arbre médul-
laire, que tous les points de la subs-
tance grise, écorces cérébrale et céré-
belleuse, noyaux encéphaliques et co-
lonne spinale restent en communica-
tion constante, comme des bureaux
télégraphiques que des fils relieraient
entre eux.
La Moelle et le Cerveau, bureaux
télégraphiques. — Dans ces bureaux
télégraphiques, par millions, sont des
employés vigilants, infatigables, qui
veillent et travaillent alors même que
l'organisme entier est en proie au
sommeil ; ce sont les cellules ner-
veuses, les neurones des anatomistes
d'aujourd'hui, les neurones munis de
prolongements articulés dont les con-
tacts suffisent à lancer jusqu'aux ex-
trémités de la machine ou à Inter-
245
LE CERVEAU.
(Suite).
rompre soudain la sensation venue
de l'extérieur, l'ordre venu de l'inté-
rieur.
Les Centres réflexes ou incons-
cients DU Cerveau.
La moelle est le centre des actions
réflexes, c'est-à-dire insconscientes ou
relevant d'une conscience obscure fixée
par l'atavisme : les mouvements spon-
tanés de défense, la marche, les ordres
sourds portés à l'organisme par les
sensations qui éveillent les grands
instincts de l'animal, conservation,
reproduction, toutes les fonctions oou-
terraines de la vie végétative.
Les Centres conscients et la
Substance grise.
L'écorce grise qui recouvre les hé-
misphêres cérébraux est le siège de
la conscience, de cet ensemble de fa-
cultés merveilleuses, intelligence, vo-
lonté, mémoire, qui permettent à
l'homme de réfléchir en lui les puis-
sances de l'univers et de les projeter
liarmonieusement au dehors sous
forme d'action, d'art, de science, et
de lois.
Du plus obscur des animaux à
l'homme de prénie, la sève de la vie
psychique s'élève dans l'arbre ner-
veux pour aboutir à ces fleurs de vie
intérieure que sont les expressions
des cerveaux créateurs.
L'ANGE et la Bete.
Ces fleurs de vie, ce sont les cir-
rovvoh'tions qui les mûrissent, ces:
sillons sinueux qui se creusent de
plus en plus à la surface du cerveau
à mesure qu'on monte dans la série
animale et dans les replis desquels
s'abrite l'admirable et secret méca-
nisme de l'emmagasinement des ima-
ges, de l'association des idées, de la
vie volontaire. Le \olume de l'encé-
phale n'a presque rien à voir dans la
détermination du degré de l'intelli-
gence. C'est uniquement de la pro-
fondeur, de la liberté, de l'intégrité
des sillons de l'écorce et des conduc-
teurs qui en partent que dépend le
fonctionnement harmonieux de la vie
morale de l'homme.
Qu'en une parcelle infime de cette
écorce une méninge adhère à peine,
qu'elle entrave le fonctionnement d'un
neurone, c'est la folie, l'épilepsie, l'im-
bécilité ou le crime ; qu'un petit vais-
seau se déchire, que le sang comprime
d'un rien une fibre conductrice, c'est
la paralysie de la moitié opposée du
corps, l'hémiplégie, ou l'aphasie, la
mort du verbe ; qu'un autre vais-
seau s'oblitère, privant de sang une
infime parcelle du territoire de l'es-
prit, c'est l'oubli des mots, l'amnésie, la
perte de la mémoire, le ramollisse-
ment graduel, l'horrible gâtisme final ;
une imperceptible lésion, et l'homme
de génie est changé en bête en quel-
ques mois, en quelques jours, en quel-
ques heures, en deux secondes... le
coup d'épingle dans l'aérostat qui vou-
lait franchir les nuages. . .
LES AIGUILLETTES DES OFFICIERS
D'OEDONNANCE
Qui donnerait l'origine des aiguillet-
tes qui parent l'uniforme des officiers
d'état-major ?
Sous Louis Xlir un régiment d'in-
fanterie lâcha pied devant l'ennemi.
Le cardinal de Richelieu décréta que
tous les soldats et officiers de ce ré-
giment, qui méritaient la peine de
mort, subiraient, en cas de récidive, le
supplice infamant de la pendaison.
Les soldats du régiment ainsi mis à
l'index eurent à cœur la leQon qui
leur était donnée, et ils prirent l'ha-
bitude _ de marcher au combat le cou
enserré dans la corde dont on les me-
naçait.
D'abord de chanvre, la corde devint
plus tard de soie ; le clou qui la gar-
nissait fut remplacé par d'élégants
ferrets d'or et d'argent, et l'instru-
ment de torture donna naissance aux
aiguillettes qui chamarrent actuelle-
ment la poitrine de nos officiers.
LE SIGNAL C. 0. D.
M. G. Marconi, l'inventeur de la
télégraphie sans fil, a donné au comité
d'enquête sur le naufrage du " Tita-
nic," tenu à Londres, l'expdication
suivante des signaux S. O. S. et C.
Q. D. dont on a tant parlé au sujet
de cette catastrophe.
Il a dit que ces signaux ont été
clioisis arbitrairement et ne signifient
pas autre chose que des appels de dé-
tresse.
Primitivement, C. Q. était un signal
pour toutes les stations de cesser leurs
opérations et de prêter leur attention
à l'opérateur envoyant cet appel. On
ajoutait le D quand il s'agissait d'un
signal de détresse.
A une conférence internationale te-
nue à Berlin, il y a quelque temps, on
a convenu de remplacer le signal C.
O. D. par S. O. B., parce que celui-ci
consistant en trois traits, trois points
et trois traits dans l'alphabet Morse,
était l'appel le plus simple, le plus
facile et le plus rapide qui pût être
envoyé.
246
CE QUE LES ACTEURS ET LES ACTRICES MANGENT EN
SCENE
Avez-vous jamais remarque au théâtre
un dîner servi sur la scène, au cours
(l'une pièce de comédie moderne par
exemple, et av«z-vous vu le garçon ou
le maître d'hStel servant une soupe cré-
meuse et épaisse ou remplissant les as-
siettes avec une louche pleine jusqu'au
bord ? C'est simplement de la sciure de
bois.
On a essayé de tout pour produire
l'effet d'une vraie soupe. Les liquides
colorés faisaient mauvais effet à la lu-
mière de la rampe et de plus c'était un
accessoire difficile à manier. Enfin un
chef d'accessoire avisé a essayé de la
sciure de bois ordinaire. L'effet était
parfait et depuis lors, on emploie la
sciure de bols pour représenter la soupe
à toutes les scènes de repas ou pour
simuler le gruau dans toutes les scènes
où il y a un malade. Aux lumières il a
tout l'aspect d'un liquide.
Des tranches appétissantes de jambon,
ou du moins paraissant telles aux yeux
du public, ne sont pas autre chose que
des morceaux découpés de linoléum dont
le dessous, de couleur rouge générale-
ment est servi en dessus. La salade se
fait avec des feuilles de choux et des
tomates en tranches présentent tout l'as-
pect d'un magnifique homard. Les ba-
nanes sont servies comme des filets de
poissons.
Le poulet consiste généralement en
un petit pain de forme viennoise très
bruni dans lequel sont plantées des
pattes en bois peint en brun ; une dinde
se fait de la même façon mais avec
un plus gros pain.
Un rOti de bœuf est généralement fait
avec un gâteau éponge arrosé de sauce
brune. Il se taille bien et a toute appa-
rence de viande. Des tranches de toast,
découpées de forme convenable et ornées
de papillottes à une extrémitée, res-
semblent juste a des côtelettes et font
les délices des acteurs.
Une tourte chaude bouillante consiste
en une tourtière recouverte de papier
brun et dedans il y a soit une soucoupe
d'eau chaude soit des pommes de terre
bouillante.
L'eau chaude ou les pommes de terre
bouillantes fournissent la vapeur qui
s'échappent de la tourte, quand on en-
tame la croûte et donnent un aspect tout
aussi appétissant que le plus réel.
On se sert en général sur la scène,
comme chacun le sait, du thé pour du
whisky, et de l'eau avec un peu de
grenadine ou de matière colorante sert
de vin. C'est la ginger aie qui fournit
le Champagne pétillant, mais quand on a
besoin de lait et qu'il doit être bu, on
le sert a l'état réel.
■TARTE"
EAU CHAUOt
L'aspect et la réalité des repas de
théâtre.
L'eau elle-même n'est pas naturell»,
non pour boire, mais du moins pour
mouiller les vêtements, si on veut obte-
nir un effet d'arrosage. Un acteur pour-
rait arriver sur la scène trempé jus-
qu'aux os avec de l'eau, mais à part ses
cheveux d'où les gouttes tomberaient,
il n'aurait pas l'air mouillé. Tour qu'un
acteur paraisse réellement mouillé il faut
étaler sur ses vêtements beaucoup de
vaseline et quand ses cheveux dégout-
tent d'eau et que les lumières se re-
flètent sur la vaseline de ses vêtements,
il a tout l'air d'avoir été repêché de
l'océan ou de la rivière ou de n'importe
quelle flaque dont il est supposé avoir
été retiré.
Une vieille reiitièie, habitant près du
Jardin des Plantes, reçoit la visite d'un
cousin flanqué d'une cousine, cultivateurs
dans la banlieue.
— Tiens!... vous voilà! s'éerie-t-elle.
Quel bon vent vous amène?
^llon Dieu, cousine, j'sommes venus
voir les bêtes, et j'ons profité de l'occa-
sion pour vous rendre une p'tite , visite.
Calino a des Imperfections, m:iis il a
une qualité, il est plein de cœur.
L'autre soir, en rentrant chez lui, il
rencontre un aveugle qui cheminait, bat-
tant le mur de sa canne.
— ^Pauvre homme, dit-il, tenez, voilà
pour rentrer chez vous.
Et il lui mit dans la main une boîte
d'allumettes en cire.
247
LES MALADIES DE SOCIETE
HOQUET, BAILLEMENT, ETERNUEMENT.
Voici trois de ces petites misères
communes aux humains. Elles sont
d'autant plus désagréables qu'elles
surviennent subitement, en pleine
conversation, par exemple, et qu'elles
provoquent d'autant plus le rire
qu'elles se renouvellent plus fréquem-
ment. Et les remèdes sont à p€ine
efficaces contre ces importunes mani-
festations qui sont parfois le début
ou l'indice d'une maladie aiguë ou
chronique.
LE HOQUET.
Il y a hoquet et hoquet : de~s ho-
-^uets qui dénoncent des cas graves,
des cancers, des abcès, des infections
du tube digestif, des pleurésies, des
maladies chroniques, des calculs du
rein, de la vessie, le hoquet de l'al-
coolisme et du saturnisme, le hoquet
de la péritonite, le hoquet cle l'agonie
et le hoquet continu, l'aboiement de
l'hj'stérique, qui dure quelquefois
vingt ans.
Il y a surtout le hoauet vulgaire,
causé par un spasme de la glotte, le
hoquet qui fait rire ceux qui l'enten-
dent, et pleurer parfois d'énervement
ceux qui en sont atteints. C'est le
plus fréquent, et il est sans gravité.
Il peut survenir après l'indigestion
hâtive d'aliments lourds ou de bois-
sons spiritueuses, par l'excès du ta-
bac, par le passage brusque d'un lieu
chaud dans un endroit beaucoup plus
frais, etc. Pour île guérir, retenez le
plus longtemps possible votre respi-
ration ; avalez lentement quelques gor-
gées d'eau froide ou de jus de citron ;
sucez de la glace ; prenez des granules
antispasmodiques de bromhydrate de
cicutine. Il y a aussi les compresses
d'alcool camphré sur le creux de l'es-
tomac ; la vaporisation à l'éther sul-
furique, pendant dix minutes, de l'é-
pigastre (partie supérieure du bas-
ventre, oreux de a'estomac), et pen-
dant cinq minutes des deux côtés du
cœur. Chez les petits enfants une
ouillerée à café de sucre en poudre
fait le plu5 .souvent cesser le hoquet,
lorsqu'il a une cause accidentelle et
qu'il ne provient pas de digestions
difnciles.
LE BAILLEMENT.
On BAILLE sous l'influence de la
fatigue, ou par ennui, et encore en
voyant bâiller une autre personne ou
même une simple paire de ciseaux. Il
248
se produit alors une inspiration lente
et profonde, suivie d'une expiration
prolongée, le tout accompagné sou-
vent d'un peu de larmoiement.
Les digestions laborieuses, les dys-
pepsies d'origine nerveuse, la faim
amènent aussi le bâillement qu'on
peut combattre soit en mangeant
lorsqu'il est dû seulement à la faim,
soit en se mettant au lit pour une ou
deux heures, soit en faisant pendant
un quart d'heure une active gymnas-
tique de chambre.
Une douche, trois heures après le
repas, rétablit l'équilibre de même que
des pulvérisations d'eau éthérée dans
les yeux, ou un peu de marche au
grand air.
L-'ÉTERNUEMENT.
Eternuer, c'est tousser par le nez,
a dit le Dr Brisard.
L'éternuement est un mouvement
convulsif du diaphragme (muscle) qui
sépare le thorax de la poitrine), l'air
est alors chassé brusquement et
bruyamment à travers la bouche et
le nez.
Les poussières, les vapeurs irri-
tantes et les sécrétions locales irri-
tent la muqueuse et provoquent l'éter-
nuement, qui peut survenir aussi,
chez les nerveux, sous J'eftet d'une
vive lumière. Le rhume, la rougeole
et la coqueluche, le rhume des foins
et d'autres indispositions ou malaises
tels qu'une légère insolation s'accom-
pagnent presque toujours d'éternue-
ments.
D'une façon générale, l'éternue-
ment peut être arrêté d'abord par la
suppression ou l'éloignement des cau-
ses qui le provoquent ; ensuite par
l'aspiration dans les narines de vase-
line mentholée ou augmentée d'un peu
de solution de cocaïne.
L'aspiration nasale du jus de citron
qui provoque d'abord des éternue-
ments peut couper un rhume de cer-
veau (coryza) ; l'acide citrique ayant
pour effet de calmer l'inflammation
des muqueuses.
L'éternuement chroninue relève de
la médecine et de la chirurgie.
Dans certaines maladies, comme
l'ophtalmie, la fin des affections ca-
tarrhales, etc., l'éternuement 'peut
avoir des résultats salutaires. On le
provoque soit en prisant des poudres
sternutatoires, camphre de Bornéo,
entre autres, soit en aspirant de l'al-
cali ou de l'aldéhyde formique (for-
-nol).
LE TRANSBORDEUR TRANSCONTINENTAL
Le " Léonard " lancé à Birkenliead, Ang., pour le Transcontinental et qui
permettra de faire traverser ses trains de la rive nord à la rive sud
du Si-Laurent en attendant l'achèvement du pont de Québec.
Ce transbordeur est destiné à trans-
porter les trains entre Québec et
Pointe-Liévis jusqu'à ce que le pont de
Québec soit construit.
L'idée de ce transbordeur provient
du major R. W. Léonard, président
de la Commission du Transcontinen-
tal, et le dessin a été exécuté par le
Capitaine W. T. Bress, ingénieur mé-
canicien de la Commission du Trans-
continental National.
Il a été exécuté par la maison
Cammell, Laird & Co., de Birkenhead,
Angleterre, et lancé au commence-
ment de cette année..
Sa construction a coûté $500,000,
et il est en acier ; longueur plus de
526 pieds ; tirant d'eau moyen, 15
pieds.
Le plancher de marée, mobile par
mouvement ascensionnel, porte trois
voies de 272 pieds de longueur pou-
vant porter trois voitures à passagers
chacune.
Il y a trois machines, deux pour
faire avancer le transbordeur et une
pour briser la glace.
Avec plein chargement le transbor-
deur peut faire 15 milles à l'heure,
ce qui lui permettra de traverser le
fleuve en trois quarts d'heure y com-
pris le maniement du plancher de
marée, à l'arrivée et au départ.
Toutes les précautions sont prises
pour la sûreté des passagers, éclai-
rage électrique partout ; cloisons étan-
ches à la coque : quatre embarcations
de sauvetage de 20 pieds de longueur
et 6 pieds de largeur, un dinghey et
un cutter de 18 pieds.
L'équipage nécessaire pour manier
le transbordeur sera de 14 hommes.
Belles paroles de Pie IX.
Une jeune fil'le, n'nynnt pas <le quoi
soutenir sa vieille mère, alla veudre la
crois d'or qu'elle portait au cou. puis,
en présentant à sa mère le pain qu'elle
venait d'acheter, elle lui dit : " Voici du
pain pour quelques jours, et bientôt, il
nous sera plus facile d'eu avoir ; Pie IX
veille sur nous, il va nous donner de
l'ouvrage." Le Pape, instruit de cela,
envoya à cette jeune fille une lettre con-
tenant la croix vendue, cinq pièces d'or
et un billet ainsi conçu : " Ma chère en-
fant, vous avez eu raison d'espérer en
Dieu, il n'abandonne jamais la piété fi-
liale. Vous avez eu raison aussi d'e.spé
rer en Pie IX ; 11 veille sur vous et vous
ne mourrez pas de faim."
En voyant les Français courir avec
tant d'assurance contre les Prussiens.
Pie IX s'écriait : " Pauvre France !" Au
milieu de nos plus grands désastres, il
disait encore : " Je ne compte que sur la
France." Il a dit enfin : "La France a
été labourée, son sol est trempé de sang,
et la semence divine germera bientôt
pour produire de grands fruits." Pie IX
a dit à Mgr l'Archevêque d'Alger : " Je
suis totimement convaincu que mon sa-
lut est lié à celui de la France, ce sera
l'Instrument choisi de Dieu pour relever
mon trOne."
249
MATHEMATIQUES
oo o o o
o o o o o'
o ® o o o
o o o o -G
o o C G o
o o G G O
G O G G G
G G O O G
La Pythagore, table de multiplica-
tion automatique. — Il n'est pas de
plus grande difficulté, pour les tout
jeunes écoliers, que de s'initier aux
mystères de la Table de multiplica-
tion. Les malheureux bambins pas-
sent de longues et interminables heu-
res, pendant des mois et des mois, à
répéter d'un ton las les nombres de
l'ingrate table.
Un instituteur français, M. E. Fla-
con, a eu l'idée d'aider ces petits mar-
tyrs à apprendre leur table en met-
tant entre leurs petites mains un
jouet intéressant par lui-même. Ce
jouet, c'est la Pythagore, que repré-
sente notre dessin.
Li'inventeur est parti de ce principe
que les enfants n'apprennent pas fa-
cilement parce que les chiffres ne di-
sent rien à leur esprit. Par-
tant de là il a voulu appliquer
le principe de l'enseignement
liar l'aspect aux premières no-
tions de mathématiques : le
toucher et la vue sont simul-
tanément intéressés.
La table er;t constituée par
une petite boîte métallique
carrée pourvue de deux ran-
gées de touches, l'une à gau-
che, l'autre, à la base de la
boîte. Le couvercle de celle-
ci, qui est entièrement cons-
truite en métal, est perforé
d'autant de trous qu'il y a de
multiplications à effectuer. Le
chiffre de l'unité n'est pas re-
présenté : il y a donc 8 chiffres
dans chaque colonne de tou-
ches et par conséquent 64
trous. Quand on appuie sur un
des chiffres de la rangée infé-
rieure He chiffre 3 par exem-
ple comme le montre notre
dessin) tous les trous apparte-
nant à la colonne verticale de
ce chiffre sont découverts : si
on appuie ensuite sur un autre
chiffre (4 pnr exemple) de la rangée
de gauche, le nombre 12 • apparaît
dans le trou placé aux croisements des
deux rangées. La manœuvre est donc
extrêmement simple. Cette table de
Pythagore mécanique s'impose réelle-
ment dans toutes' les classes enfan-
tines : elle doit faire partie du mobi-
lier scolaire ;elle doit être le premier
" livre " que l'enfant emportera en
classe et avec lequel il jouera à sa
rentrée de l'école. Nous n'irons pas
jusqu'à dire qu'elle serait indispensa-
ble à bien des papas que le labeur
quotidien éloigne des réminiscences
scolaires ; mais combien de gens,
malgré l'école obligatoire, ont oublié
même cette nécessité élémentaire :
savoir compter !
LE BILLET DE BANQUE PARLANT
Si bizarr.e que paraisse ce titre, il
lexprime um'e réalité : un inventeur
propose un nouveau système de bank-
notes qui énonceront à haute et intel-
ligible voix leur valeur respective, au
grand désespoir des faussaires dont
les coupables procédés seront dénon-
cés verbalement par leurs propres ou-
vrages !
Le lecteur sérieux ne continuerait
pas plus loin la lecture de cet article
si nouis ne nous bâtions d'indiquer que
l'inventeur n'est pas un chevaucheur
de chimères, M. A. B. Bawtree, ingé-
nieur électro-chimiste, est considéré
en Angleterre comme la plus haute
autorité en matière de billets de ban-
que. Il est la terreur des faussaires,
et c'est à lui qu'ont recours finan-
ciers, banquiers, collectionneurs de
timbres-poste pour découvrir faux et
contrefaçons.
Au récent congrès de l'Association
Britannique pour l'avancement des
sciences, il lut un rapport fort ap-
plaudi sur les procédés que devraient
employer les banques d'Etat pour dé-
jouer les entreprises des faussaires
et rendre les billets de banque inimi-
tables. Membre de la Société Royale
de Photographie, il prouva en septem-
bre dernier que les timbres-poste des
plus hautes valeurs fiscales pouvaient
être aisément contrefaits ; il exposa
250
1.1-: lilLLET DE liA.NQLE l'AKLANT
CSiiitt')
en public un tableau de 56 timbres,
les uns authentiques, les autres faux,
et les meilleurs experts ne réussirent
pas à distinguer les uns des autres.
Après ce préambule, qui nous a
paru indisipensable, nous aborderons
la description sommaire de la nou-
velle invention de M. Bawtree.
Comme l'expose le brevet anglais
(No 27, 7G3, A.D. 1910) dont nous
possédons une copie, cette invention
porte sur deux points : la fabrication
de billets de banque dont les bords
serOiUt dentelés d'une façon en appa-
rence irrêgulière, mais qui correspon-
dra à des ondes sonores détarminées,
et la construction de petits phono-
graphes spéciaux qui permettront
d'entendre les sous corresipondants à
ces ondes .
En France, les bWlets ont des bords
rectilignes. Mais M n'en est pas ainsi
dans bien d'autres pays, en Angle-
terre, en Allemagne, en Amérique, oi\
les billets imprimés sur du papier fa-
briqué à la main, ont des bords irré-
guliers, ce qui est causé par les ba-
vures de la pulpe. On ne saurait, par
exempJe, trouver deux banknotes de
la Banque d'Angleterre exactement
semblables et superposables. M.
Bawtree propose de " régulariser ces
irrégularités " et d'en faire un nou-
vel obstacile à l'audace grandissante
des faussaires.
A 'l'aide d'un procédé de photogra-
vure qu'il serait inutile de décrire
En soufflant dans cet appareil on fait
dire aie billet sa valeur.
ici, il obtient une matrice dont lo
bord, avec ses zigzags et ses courbes,
refirésente exactement la ligne tracée
par le stylet d'un phonographe auquel
on a fait enregistrer, par exemple,
les mots five pounds (cinq livres ster-
ling). Avec l'intervention d'une ma-
chlme de construction fort simple, il
e^jc facile de reproduire, sur un ou
plusieurs bords du papier destiné à
devenir un billet de cinq livres, ces
zigzags et ces courbes. Ainsi, tous les
billets de cinq livres comportent une
denteilure qui est le fac-similé du
" record " phonographique de" l'ex-
pression fivc pounds.
Pour qu'on puisse entendre le billet
authentique prononcer ces mots ma-
giques, témoignage de son honnête fa-
brication, l'inventeur a imaginé deux
Petit phonographe simplifié pour
faire parler le billet.
appareils, sommairement décrits dans
ses spécifications. L'un consiste en un
gramophone très simplifié, dont le sty-
let suit les sinuosités du bord traité ;
les sons déterminés sont émis assez
haut pour que l'observateur les per-
çoive en conservant à ses oreilles
deux tubes acoustiques, tandis qu'il
fait glisser île papier entre deux pla-
ques de métal. Dans l'autre appareil,
l'expérimentateur souffle dans un
tube, et l'air, en pénétrant dans la
chambre sonore par les sinuosités des
dentelures du bord du billet, que l'on
glissa entre deux feuilles métalliques,
produit des bouffées dont la fréquence
et l'intensité correspondent aux ondes
sonores déterminées et reproduisent
les mots voulus. Si le billet reste
muet, c'est qu'il est contrefait !
Enfin, M Bawtree a encore simpli-
fié son système en conseillant l'em-
ploi de matrices métalliques repro-
duisant les dentelures d'un billet au-
thentique. En les superposant à un
billet douteux, il sera aisé de voir si
ses denteilures corre.spondent exacte-
ment.
En résumé M . Bawtree propose, à
l'aide d'un moyen aussi ingénieux que
simple, de compliquer la tâche des
■conltreCaoteurs, maintenaint surtout
que les progrès de la photogravure
leur fournissent les moyens d'imiter
les banknotes û, la perfection .
1
LES OISEAUX AD SECOURS DES MINEURS
Il ne &e passe pas une semaine sans
que les dépêches ne nous apportent la
nouvelle, sur l'un ou l'autre des con-
tinents, de catastrophes de mines désas-
treuses entraînant presque toujours la
désolatron dans les centres miniers.
On s'étonnera peut-être de voir citer
les canaris parmi les instruments néces
saires au mineur pour pratiquer son
dur et dangereux métier et pourtant il
parait que ce sont des sauveteurs de
premier ordre, si leur emploi est bien
compris. On a constaté que les petits
animaux, comme les oiseaux et les sou-
ris, sont plus sensibles que les hommes
à l'action des gaz délétères. On a pro-
fité de ce fait pour les utUiser à pré-
être munis de casque à appareil, doivent
avancer aussi loin qu'ils peuvent le faire
en sûreté et aider les hommes porteurs
de casques en prenant soin des mineurs
rescapés et sauvés, à mesure qu'on les
leur apporte.
Les volontaires portent toujours avec
eux dans ce cas des canaris et aussitôt
que les oiseaux donnent des signes de
mailaise ou de détresse, ils battent en
retraite jusqu'à une base plus sûre.
On ramène facilement à la vie les oi-
seaux en leur appliquant de l'oxygène
que l'on porte dans la poignée de la
cage. Les membres de la Société pro
tectrice des animaux ne se sont pa =
encore opposés à cette méthode parée
Une cage qui ramène à la rie, après
qu<' l'oiseau a joué sou rôle dans le
sauvetage. La ëàge est de construe-
tion sp^iale et la poignée contient de
l'oxygène. Après que l'oiseau est as-
phyxié on lâche l'oxygène et l'oiseau
revient à la vie.
venir les travailleurs des mines ou
leurs sauveteurs de la présence des
gaz de cette nature.
Iil ne faut pas oublier que certaines
mines occupent quelquefois des éten-
dues de trois ou plusieurs milles et que
l'air délétère qui existe dans une partie
de cet espace n'a pas forcément d'effet
sur les parties éloignées. Pour exécu-
ter le travail de sauvetage, les volon-
taires qui prêtent leur service, sans
252
Scèue ù un vv.n désastre minier.
Volontaires attendant que le.s hommes
porteurs de casques ramènent le bîesKé
à cette base de sûreté. Les mineurs se
sentent sûrs tant que le canaris reste
sur son perchoir.
que le salut de la vie humaine prime
tout.
MI^L George A. BurrelJ et Frank M.
Seifen disent à ce sujet dans le supplé-
ment de Scientific American : —
L'utilité des petits animau.x pour faire
découvrir l'existence d'air vicié dans les
mines est un fait bien établi. Le Bu-
reau des Mines des Etats-Unis a fait
des expériences avec la plupart des pe-
tits animaux les plus communs comme
canaris, cochons de Barbarie, lapins,
Lan OISEAUX AU isKCOUKS DJ2a MlNBDliS — (Suite)
poulets, chiens, souris et pigeons et
trouve que les canaris et les souris sont
cetix qui conviennent le mieux. Cette
constatation concorde avec les obser-
vations de L. S. Haldane, lequel affirme
que le temps requis pour que les symp-
tômes de l'empoisonnement par l'oxyde
de carbone fassent leur apparition et
leur disparition est proportionné à la
Démonstration devant 20,000 mineurs.
Il y avait dans la cage 0.25 p.c. d'o
xyde de carbone c.o. et l'homme esl
reste là huit minutes après que le ca-
naris avait complètement perdu conncus-
sance.
fréqtxence et au volume d'échange res-
piratoire par unité de poids corporel.
Le Bureau des E.-U. trouve que les
canaris sont les animaux les plus sen-
sibles. Ils étaient utilisés en Angle-
terre, et probablement aussi sur le con-
tinent avant de l'être aux Çtats-Unis.
Leur utUité pour tirer parti des res-
sources de l'appareil respiratoire est de
grave importance.
Une autre raison de l'emploi des ca-
naris repose dans le fait qu'il est géné-
ralement facile de se les procurer. Ils
deviennent les compagnons des travail-
leurs qui les possèdent. Si l'on s'en
sert intelligemment, il est bien rare
qu'ils périssent pour avoir été exposés
à l'oxyde de carbone.
A titre d'essai, les canaris, souris,
cochons de Barbarie ont été exposés à
l'oxyde de carbone à plusieurs reprises
successivement dans diverses circons-
tances. Dans quelques expériences on
les expose à une atmosphère qui leur
procure du malaise en deux minutes
à peu près. Dans le cas de canaris on
a employé 25 p. c. pour quelques expé-
riences et les animaux ont été exposés
au gaz de sept à dix fois consécutive-
ment. _ Par exemple l'animal a été ex-
posé à la perte de connaissance et
quand il fut en apparence revenu à lui
(au bout de 7 à 12 minutes) il a été
réexposé plusieurs fois, dans le but de
voir si, après plusieurs expositions à un
certain pourcentage de gaz, ils pour-
raient résister plus longtemps au ma-
laise dans les expositions stibséquentes,
c'est-à-dire s'acclimater plus ou moins
au gaz. On n'a remarqué aucun effet
d"accilimatation. On a aussi essayé
pour les canaris et les souris d'autres
pourcentages que 2S p. c. On a poussé
les expériences jusqu'au point de répé-
ter ptlusieurs fois les expositions dans
une journée ou plusieurs jours consé-
cutifs.
Le Bureau a exécuté ces expériences
pour tirer les conclusions relatives à
l'effet sur différents animaux de même
espèce, d'une proportion donnée d'oxyde
Je carbone. On a trouvé qu'en général,
une proportion donnée d'oxyde de car-
bone a sur les différents animaux de
même espèce le même effet au bout du
même temps, en ce qui a trait du moins
à l'application des résultats pour l'em-
pttoi pratique des animaux dans les
mines ; mais que, dans quelques cas
un animal pouvait se conduire d'une
façon notoirement différente de ce
qu'on en attendait. Ceci est plus vrai
des souris que des canaris, mais, même
pour ces derniers, il vaut mieux en
prendre plusieurs avec soi dans le
groupe ou la brigade d'exploration afin
d'éviter les erreurs possibles.
X , homme de lettres pauvre, vient
de faire tiD»' fin.
Il a épousé une vieille lîame qui l'en-
richit.
— Dame, a dit un confrère, quand 00
n'arrive pas par le mérite, on arrive par
r ancienneté.
Un amateur considérait les sept sa-
cremeuts peints par Poussin et trouvait
beaucoup à critiquer dans le tableau qui
représente le sacrement du marlagp.
— Je vols bien, dIt-11, qu'il est difficile
de faire un bon mariage, même en pein-
ture.
253
PREDICTION DE LA VALEUR HUMAINE
A Paris où les sensations naissent et
disparaissent conune les figures sur
récran du cinématographe, une jeune
fiHe, Mlle Andrée Taverny est devenue
fameuse en peu de jours. Elle a in-
venté une science ou pseudoscience, par
laquelle, elle prétend prédire la lon-
gueur de la vie, la réussite en affaire,
l'aptitude au divorce, aux désastres et
autres circonstances qui ne sont pas le
jeu aveugle du hasard.
L,e succès de ses calculs ne peut pas
être mis en doute si l'on en juge par
l'argent qu'elle a amassé et le prix de
ses consultations qui est de $5o par
entrevue. Si l'on en juge par le fait
que ses prétentions sont appuyées par
les statistiques de l'Armes, il est rai-
sonnable de supposer qu'elle est tombée
sur un principe important.
lî'lle n'est pas une pythonesse un peu
ridicule comme Mme de Thèbes qui est
devenue la risée de Paris par ses for-
fanteries et ses vantardises de toute
nature.
Mlle Taverny a entrepris de discer-
ner et de dire exactement quelle est la
valeur d'un homme. Par ce? mots elle
entend la valeur d'un homme d'après
la force de sa constitution, l'énergie
probable qu'il consacrera à son travail,
et sa prédisposition à la maladie. De
fait la valeur d'un homme au point de
vue de l'assurance sur la vie.
Les plus curieux c'est qu'eiUc ne fait
pas secret de sa méthode qui est la sui-
vante : —
X'aleur numérique Indication
Au-dessous de 10. .Constitution très forte
Entre
II et T5 constitution forte.
i6 et 20 constitution bonne.
21 et 25 constitution mnvenne.
26. et 30 lûonstitution faible.
31 et 35 'constitution très faible.
Au-dessus de 35. Ne vaut pas la peine
d'être cité.
Ce système a été essayé par un chi;
rurgien de l'artillerie française qui
affirme l'avoir appliqué à plus de 1000
hommes et trouvé qu'il donne une éva-
luation rapide et exacte de leur phy-
sique naturel. . Naturellement, un hom-
me avec une poitrine phénoménalement
large par suite d'exercice intense peut
facilement présenter une valeur numé-
rique modique, spécialement s'il est de
petite taille et en même temps son en-
ïrainement peut lui avoir laissé_ une
faiblesse quelconque qui déjouerait les
prédictions de Mlle Taverny.
Néanmoins, il parait y avoir dans ces
généralités une base de vérité suffi-
;ante pour avoir valu à Mlle Taverny
vne grande réputation comme devine-
esse.
La formule donnée par Andrée s'ap-
plique seulement à des hommes de 20
a 24 ans quoique, pour un profane, il
<ait difficile de comprendre pour quelle
raison elle ne s'appliquerait pas à des
iiommes considérablement plus âgés.
Les calculs sont faits d'après le sys- .
-ème métrique natureUement et il est
nécessaire de connaître la taille (hau-
teur) le poids et le tour de poitrine du
sujet.
Supposez un jeune homme ayant 32
pouces de Tour de Poitrine, par ex-
emple.
Sa Taille est de 5 pieds et son Poids
Je 132 livres.
En traduisant en mesures métriques
nous avons :
Poitrine So centimètres = 32 pcs.
Poids 60 kilogrammes = 132 Ibs.
Taille 160 centimètres = S pds
3 pcs.
Vous ajoutez la poitrine au poids et
vous soustrayez de la taille.
Vous avez ainsi So, 60 de 160 = 20.
D'après les tableaux de Mlle Taverny,
cela signifie bonne constitution.
Plus le chiffre est fort, plus la cons-
titution est faible comme le montre le
tableau suivant :
Mai^ puisque Mlle Taverny a dévoilé
sa méthode pour la valeur hygiénique,
c'est avec d'autres prédictions qu'elle
fait son argent. Une marque de com-
merce réussira-t-elle ? Une chanson se-
ra-t-elle populaire ? La fiancée sera-t-
elle une bonne épouse ? Le fiancé a-t-il
aussi bon caractère qu'il en a l'air ?
Voilà les questions auxquelles répond
Mlle Taverny dans ses consultations de
$50 et pour cela, elle n'indique pas ses
méthodes. Les fidèles sont légion et
prétendent qu'on peut avoir autant de
confiance dans ses prédictions sur les
points que dans ses assertions au sujet
de la valeur physique des hommes.
Pour le moment nous indiquons la
formule en ce dernier cas et tout le
monde peut en faire l'essai sur soi-
même.
I^a politesse, /«rivait I.a Bruyère, fait
paraître l'ho-nmie au dehors comme il de-
vrait être inf6rieuroment.
On dit que le boulanger du coin vient
de faire faire . les portraits de ses en-
fants.
— C5e tlolt ôtre le rêve pour un boni a 11-
•'"V de voir ".ses petits peints".
254
LE MIROIR A L'ECOLE
La prononciation enseignée par l'usage.
Tous les enfants d'école qui ont es-
sayé d'apprendre une langaie étrangère
savent combien il est difficiile d'acquérir
la prononciation et to.ut étranger qui a
essayé d'enseigner sa propre langue à
des jeunes garçons ou filles de parents
anglo-saxons sait quelle tâche presque
insurmontable c'est de leur apprendre à
prononcer correctement le français. Les
niaitiies dans les écoles canadiennes ou
américaines où ils enseignent constam-
ment à un grand nombre d'enfants
étrangers se trouvent en face du même
problème qui consiste pour l'anglais à
inculquer la prononciation exacte à de
jeunes allemands, italiens, russes, grecs
ou chinois et môme français.
Tandis qu'au Canada les Anglais
d'Ontario par ignorance ou par insup-
portable suffisance s'obstinent à consi-
dérer le bilinguisme comme une honle
lement réfractaires à Télude de toute
langue étrangère, n'arrivent pas aisé-
ment à maîtriser la prononciation du
français. Ce manque d'aptitude peut
s'expliquer en quelques mots.
La langue anglaise, dont la gram-
maire est la plus simple du monde,
présente par contre une prononciation
et une orthographe des plus compli-
quées : l'une et l'autre sont basées sur
des conventions inconnpréhiensibles, que
lia pratique seuile peut inculquer. 11
est des mots courants que les Anglais
cultivés prononcent de deux façons
différentes sans jamais savoir quelle
est la bonne !
Quant à l'orthographe, Sir Oliver
Lodge, le très distingué savant, avouait
récemment qu'un Anglo-Saxon doit
toujours, s'en remettre à la Providence
pour écrire un mot correctement, et un
autre savant non moins connu, Sir
William Ramsay, traitait cette ortho-
Fig. 1.
La claï
de français à l'école de grammaire Totteiiham.
ou comme une humiliation, l'un des ré-
sultats de la popularité de l'Entente
cordiale en Europe est que, des deux
côtés de la Manche, l'enseignement est
devenu en grande partie bilingue. Mais
il nous faut constater non sans regret
que cet enthousiasme philologique est
plus intense et plus général chez les
Anglais que chez les Français.
L'étude de l'anglais n'a encore été
inscrite en France qu'au programme des
écoles secondaires et des lycées, tandis
que le français est enseigné en Angle-
terre dans de nombreuses écoles pri-
maires (grammar schools) de garçons
ou de filles.
Nous ne surprendrons personne en
disant que les écoliers anglais, généra-
graphe d'immorale, parce qu'elle impose
aux enfants une tâche disproportionnée
dont sont dispensés les enfants des
autres pays.
On sait qu'un Anglais adulte, habitué
aux complications de son système na-
tional de poids, mesures et monnaies,
est complètement désorienté, dès qu'il
sort de son ile, par la simplicité du
système métrique, dont la compréhen-
sion lui impose un long effort. Cette
observation s'applique à l'écolier an-
golais ; l'illogisme d'une langue où
plough et enough se prononcent pour
des Français, plâo et ineuf?, où wild
se prononce waiîde, tandis que son com-
I posé wilderness se prononce avec \'i
français, où chaque voyelle se traduit
255
L.E MIROIR — Suite.
par plusieurs sons différents, où plu-
sieurs signes (w, r), sont à la fois
voyelles et consonnes, une telle langue,
façonne dangereusement sa faculté de
diction.
Mis en présence d'une langue latine
ou germanique où chaque caractère, à
de rares exceptions près, répond à un
son spécial et unique, il est complète-
ment dérouté : c'est trop simple pour
un cerveau habitué aux complications !
Et la difficulté qu'il éprouve s'accroît
de ce fait que l'Anglo-Saxon, en gé-
néral, n'est pas doué d'une " oreille
musicaJe " : d'où l'effort prolongé qu'il
lui faut accomplir pour imiter exacte-
ment un son qui n'existe pas dans sa
langue ou pour saisir la nuance qui
\''oicî quelques-uns des exemples :
•' Sam ate a girl " signiiiait pour les
élèves " Ça m'est égal " ; " Dusk cot-
tail lamb mash air " représentait " De
ce côté-là ma chère " et " Keel nosc
palm deer " était destiné à représenter
" qu'il n'ose pas me dire ", " Soap oh
shoe " " Soupe aux choux " était un
autre cas 1
M. Jones a conseillé aux élèves de
pratiquer la prononciation devant leur
miroir. En tenant les lèvres serrées,
disait-il, et en faisant fonctionner les
mâchoires de haut en bas comme pour
mastiquer on peut rendre le son de
" en " en français. D'un autre côté
pour prononcer convenablement " ez "
il ne faut pas remuer la bouche du
Fig. 2. — Enfant apprenaat la prononciation françQalse à l'aide li'un miroir
sépare deux sons presque semblables.
M. D. Jones, parlant récemnaent à
l'Université de Chicago a déclaré qu'il
n'était pas réellement difficile pour une
personne ayant un peu d'oreille d'ac-
quérir une prononciation acceptable
d'une langue étrangère, si elle s'y pre-
nait de la bonne façon.
On a essayé beaucoup la Méthode Vi-
suelle et il y a quelques années, un
américain entreprenant avait présenté
un système qui consistait à écrire la
prononciation de telle façon que l'œil
pût venir au secours de l'oreille.
tout. Se pincer le nez est nécessaire
pour prononcer les voyelles nasales. Si
la voyelle est bien prononcée on peut
maintenir le pincement du nez ; si on
prononce mal, on est obligé de lâcher
le nez. Quelquefois la prononciation
fautive est due à ce que l'on ne sait
pas comment prononcer le son exact
à la bonne place. Les étrangers se
heurtent à " please " et à " cease " et
aussi " pJaugh " et " cough " et c'est
un allemand qui avait l'habitude de dire
à M. Jones qu'il allait " to the dogs "
256
LB MÎKOIS — BHlte
quand il roulait dire qu'il se rendait
at:x " docks ". •
On se rendra c inpte facilement de la
dose de patienct- et d'habileté dont doit
disposer un professeur de français at-
taché à une école anglaise. Nous parla-
rons ici du dernier système d'enseigne-
ment qui semble réussir pleinement et
qui est appliqué deDuis deux ans à la
Grammar School de Tottenham, un des
quartiers de Londres.
Le professeur a eu l'idée de faire éta-
blir une série de cartes phoniques
(Sound Charts) dont chacune enseigne,
à l'aide de dessins et dé diagrammes,
la façon dont il convient d'entr'ouvrir
les lèvres et de placer la langue pour
exprimer le son d'une voyelle française,
accentuée ou non. L,a série comprend
deux cartes pour Va (ouvert ou fermé) ;
trois pour Ve (e, é, ê) ; une pour l't ;
deux pour Vo, etc., et d'autres cartes
pour les diphtongues réelles (.ié, oi, etc.)
ou fausses (eu, ou, etc).
Les élèves apportent en classe une
petite glace, ou miroir, et, venant se
planter à tour de rôle devant la carte,
ils s'efforcent, en se reportant de leur
image aux dessins et diagrammes, de
donner à leurs lèvres et leur langue
la position correcte. Des leçons d[en-
semble suivent ces répétitions particu-
lières. On remarquera que l'enfant iso-
lé que montre l'une de nos photogra-
phies n'a pas encore réussi à prononcer
l'a français, qui fait l'objet de la le-
çon ; vue de face (dans la glace) com-
me de profil, l'ouverture de sa bouche
ne reconstitue pas exactement la ligne
indiquée sur la carte, et la tension des
muscles du menton et des joues atteste
que ce fâcheux a français se joue jus-
qu'ici de sa bonne volonté.
Par contre, il nous paraît, en étudiant
la photographie d'e-nsenible, que plu-
sieurs élèves ont appris à donner à.
leurs lèvres la position correcte, tandis
que quelques autres je morfondent en-
core dans un effet malheureux.
Il y a en anglais beaucoup de sons
que les étrangers trouvent presque iiB-
possibles à prononcer mais qu'on peut
facilement apprendre en se servant
ainsi d'un miroir et de tableaux habiîe-
m^^nt dessinés. On peut citer en parti-
culier le " th " doux comme dans
" ihis" et dur comme dans 'thick";
le " g " anglais dans des mots comme
" sprîng, long, length, wrong ". L'«
court comme dans " nut " et " butter "
présente des difficultés insurmontables
pour les étudiants de quelques races.
Les peuples d'origine latine ont beau-
coup de mal à se rendre maîtres de
r " t " long, dans " quite ", " nice "
" right " qui arrivent tout au plus à le
prononcer " ai ". TJt le " zv ", seul ou
combiné, sous la forme " wh " comme
" why " et " when " est impossible aux
gens dont la langue maternelle ne con-
tient pas ce son. Tout ceci peut s'ap-
prendre avec le tableau et le miroir.
A la vue du dessin que nous publions,
on serait tenté de croire que ce système
d'enseignement du français exagère la
difficulté ; mais les résultats acquis en
Angleterre durant ces deux dernières
années proclament son efficacité. Après
dix mois de leçons à raison de six
heures par semaine, les deux tiers des
élèves peuvent lire le français avec l'in-
tonation juste ; quand ils reviennent à
l'école après les grandes vacances, ils
n'ont rien perdu des principes si labo-
rieusement assimilés. Or, dans les éco-
les qui n'ont pas adopté ce système, les
neuf-dixièmes des enfants prononcent
encore le français d'une façon incom-
préhensible à la fin de leur dernière
année d'études.
La classe au miroir suscite-t-ellc en
France ou dans les écoles où le Fran-
çais est la langue maternelle des éco-
liers, des imitations ? Seuls, les profes-
seurs intéressés pourraient répondre à
cette question. Mais il nous plaît de
constater que d'excellents systèmes ont
été introduits depuis plusieurs années
dans les grands établissements scolaires
de France.
Nous citerons le système de M. Gé-
rard, professeur d'anglais au Lycée
Michelet de Paris, qui, chargé d'ap-
prendre cette langue aux classes de
cinquième et de quatrième, a imaginé
de constituer une sorte de musée où
figurent quantité d'objets courants. Les
enfants apprennent rapidement les noms
anglais de ces o'ojets, forment bientôt
des phrases, et ne tardent pas à s'in-
téresser passionnément à cette branche
de leurs études. Comme on a pu s'en
assurer dès la fin de la première année,
une forte proportion des élèves de M.
Gérard, de purs petits Parisien»!, avau'nt
acquis une prononciation correcte et un
vocabulaire déjà assez riche pour leur
permettre de soutenir une conversation
sur des sujets familiers.
— Prévemi, tous 6tes accusé d'aroir
essayé d'occasiotraer le déraillement d'un
train de voyageurs. Avez-vous quelque
chor-e â dire pour votre défense?
— Monsieur le président! ma belle-mère
se trouvait dans le tralnl...
9
— Qu'est-ce que vous faites cet été?
—Vn voyage d'agrémeat.
— Vous emmenez votre fsmms?
— Mais non, voyons, puisque Je tous
dis que c'est un voyage d'agrément !
2K7
LA CHALEUR DE L'ECHAPPEMENT PEUT CHAUFFE» LE
VOLANT DE L'AUTOMOBILE
On a Inventé le moyen de chiuffer
le volant pour protéger les maint des
automobilistes qui conduisent leur
msLChine durant les temps trolds. On
se sert 1 cette fln de la chaleur de
l'éeliappemeQt.
Le volant est en métal creux dont
le vide est ferme eu un endroit au
moyen d'une cloison transversale en
métal. De chaque côté de la partition
il y a un petit orifice. Chaque orifice
correspond à un tube, un tube cor-
respondant à la chambre d'échappe-
ment et l'autre communiquant par
le fond de la carrosserie avec l'air li-
bre. Au moyen d'une pédale, l'échap-
pement de la machine peut être en-
voyé dans le volant si on le désire.
Le volant de l'automoMle peut être
chauffé par l'échappement de la
chaleur de l'engin.
L'AUTOMOBILE CONTRE LES
MOUCHES.
Il «'St bien établi aujourd'hui qu'un
grand nombre de maladies infectieu-
ses, dont la propagation était attri-
buée aux germes répandus dans l'air,
sont en réalité apportées par les mou-
ches, les moustiques, les puces et au-
tres Insectes, se souillant au contact
des microbes dans les endroits Infec-
tés, et déposant ces microbes ensuite
partout où ils se posent.
Dans nos régions, les mouches sont
d'activés propagatrices de la fièvre
typhoïde, du choléra, de la diphtérie,
de la scarlatine, et sans doute de bien
d'autres maladies.
A propos des empoisonnements qui
ont suivi le tragique repas de noces
de Cholet, on sait déjà que les pre-
mières constatations du rapport du
professeur Chantemesse, chargé d'une
enquête sur place par les services de
l'hygiène, sont en faveur d'une in-
fection de la " crème royale," triste-
ment célèbre, par le proteus et le pa-
ralyphus, deux cailles dont l'associa-
tion est redoutable, transportés vrai-
semblablement par les mouches. Les
cuisines de l'hôtel de Cholet don-
naient, en effet, sur une cour où s'ou-
vraient également des écuries.
Ces faits donnent un intérêt nou-
veau à une constatation que nous re-
levons dans une revue anglaise d'au-
tomobilisme, V Autocar. D'après ce
journal, dans toutes les régions où
l'automobile s'est substitué à la trac-
tion chevaline, ou est nettement frap-
pé de la disparition progressive des
mouches. Cela tient très vraisembla-
blement à la suppression des écuries
et, par suite, du fumier et des fosses
à purin. Sans doute aussi faut-il faire
entrer en compte le déversement dans
les cours, dans les caniveaux et les
flasques d'eau, des résidus' d'essence
do pétrole, d'huile de naphte, tous
produits funestes aux mouches.
De ce fait, il semble résulter que
l'automobilisme auquel nous de-
vons l'accroissement des poussières et
du bruit, les trépidations de nos ha-
bitations, le défoncement des routes,
sans parler des innombrables acci-
dents, compenserait une partie des
maux qu'il nous apporte, en écartant
de nous des agents redoutables de
propagation de certaines épidémies.
Ainsi les oiseaux qui dévastent nos
arbres fruitiers dédommagent en par-
tie l'agriculture de leurs dégâts, ea
détruisant les vermisseaux et les in-
sectes.
ORIGINE DU MOT " LIMOUSINE."
Le mot limousine, appliqué main-
tenant en général aux automobiles
fermés, signifiaient primitivement un
manteau de laine que portaient en
France les rouliers.
Plus tard le mot a servi a désigner
la couverture ou bâche de la voiture
du roulier, puis finalement tout le
chariot et enfin tout véhicule, avec un
espace fermé pour des voyageurs.
Un gros gaillard demande l'aumOne ft
un passant.
Celui-ci indigné:
— Est-ce que vous ne pourriez pas tra-
Tailler, fainéant?
— Pensez-vous! Lfloher le certain pour
l'Incertain?
— Le tÇnor, ordinairement agréable, a
été au-dessous de tout.
— Qu'est-ce qu'il a donc ce soir? de-
mande une dame.
— Elections mnniclpales Il a don-
ne sa voix â quelqu'un.
258
L'UNIFICATION DE L'HEURE
LE NOUVEAU ROLE DE LA TOUR
EIFFEL.
Elle transmet automatiquement l'Heure
de l'observatoire à toutes les
parties du Monde.
Pour mesurer l'heure on a accepté
une convention basée sur la durée de la
révolution de la terre autour du soleil
qu'on appelle des années et de la ré-
volution de la terre sur elle-même ou
sur son axe qu"on appelle des jours.
Chaque jour commence et finit au mo-
ment où l'endroit de la terre où nous
vivons est le plus éloigné du soleil. Le
milieu du jour est le moment où le so-
leil est directement sur notre tête et
nous appeJons ce moment-là midi. Pour
notre convtenance no«s avons divisé
chaque jour en vingt-quatre heures,
chaque heure en soixante minutes et
chaque minute en soixante secondes.
et au sud l'un de l'autre midi tombe
naturellement au même instant.
Si l'heure est régularisée par la mar-
che du soleil, si les montres marquent
l'heure vraie, elles ne peuvent pas être
exactes à la fois en deux endroits si-
tués à l'est et à l'ouest l'un de l'autre.
Une montre exacte à Montréal avance
à Ottawa, et retarde à Québec. La dif-
férence est sensible en des endroits
beaucoup moins éloig-nés. Quand 11 est
midi à l'Université McGàU à Montréal,
II est midi, minute 24 secondes au
Bout de l'Ile et 11 hr., 58 min. 32 sec.
au Collège Macdonaid à Ste-Anne de
Bellevue.
Les montres n'avaient pas été plus tôt
inventées qu'on constata le besoin de
corriger l'heure si l'on voulait obtenir
quelque exactitude. Pour établir une
certaine uniformité chaque ville a d'a-
bord adopté une certaine heure-étalon
Dans l'Observatoire de Paris, appareil qui envole automatiquement l'hearè
exacte à la Tour Eiffel.
Quand il est midi a l'Observatoire de l'Unlverstê McGill, II est midi minut«,
24 secondes au Bout de l'Ile.
Quand 11 est midi à l'Observatoire de l'Université McGill, il est midi minute,
32 secondes au collège Macdonaid.
Une erreur de
1 seconde
1 minute
10 minutes
3e temps équivalent
à une erreur de
a30 verges
12 milles
124 milles
C'est pour mesurer ces intervalles que
nous avons inventé les montres et les
horloges.
Mais le soleil en tournant autour de
la terre peut être à son point le plus
haut en un seul endroit à la fois, par
suite Ll ne peut jamais être midi au
même momient à deux endroits situés
à l'est et l'ouest l'un de l'autre. Pour
les endroits situés exactement au nord
sur laquelle devaient être réglées toutes
les horloges. L'étape suivante a été
alors d'adopter une heure type pour
chaque pa>"S. Chacun choisit alors à cet
effet sa capitale ou sa ville la plus im-
portante. Toutes les horloges de l'An-
gleterre furent réglées sur l'heure de
Greenwich, toutes celles de France sur
Paris et toutes colles d'Irlande sur
Paris.
259
UNIFICATION DE L'HEDHE
STIÎt*.
Le système fonctionna assez bien jus-
qu'au jour où il fallait l'appliquer itux
pays d'Amérique qui occupent des es-
paces immenses et encerclent une parti;
si considérable du globe, il eut été ab-
surde de leur appliquer une heure-éta-
lon unique.
Au Canada par exemple le différence
d'un bout à l'autre du pays est excessive
et s'il fallait adopter l'heure d'Halifax,
Vancouver aurait en hiver son lever
du soleil à midi. C'est à un ingénieur
canadien. Sir Sanford Fîeeming, qui vit
encore à Ottawa, que l'on doit l'idée
des fuseaux horaires adoptée maintenant
par le monde presque tout entier. C'est
au Canada naturelleanent que son sys-
tème fut d'abord en application, puis
les Etats-Unis s'empressèrent de l'adop-
ter.
En vertu de ce système le continent
tout entier est divisé en fuseaux allant
du nord au sud et dans chacun de ces
fuseaux l'heure employée est celle de
son méridien central. Chaque fuseau
mesure 15 degrés et dans chacun le
tem-ps est d'une heure en avant de celle
coim:nunications et des affaires a obligé
les divers pays à s'entendre tvir un mé-
ridien commun. Lorsque la l'ran&e, il
y a deu.x ans a décidé de régler ses
horloges sur l'heure de Greenwich la
question était jugée et les autres pays
n'ont eu qu'à suivre son exemple. L«
Russie est restée en dehors de la con-
vention et a conservé son système qui
lui est propre. L,a Hollande s'en tient
à l'heure d'Amsterdam. L'Irlande home
ruler en tout s'en tient à l'heure de Du-
blin, la Grèce et quelques contrées sans
importance complètent la liste des pays
qui refusent encore d'adhérer à cette
union internationale comprenant : toute
l'Amérique du Nord et du Sud, toute
l'Afrique et l'Europe sauf les pays ci-
tés, la Chine, l'Inde et l'Australie. Les
plus récents convertis ont été le Por-
tugal, rindo-Chine, la Guyane Française
et Hollandaise, Panama, le Chili et le
Brésil.
L'heure du monde est réglée par un
Parlement Universel appelé la Confé-
rence Internationale de l'Heure à la-
quelle tous les pays envoient leurs délé-
A 9.57, 9.58 et 9.59 A. M. de» éclaira «ucceasifs sont envoyé» <îe la Tour
Eiffel à Paris.
du fuseau suivant du côté de l'ouest
et _ de une heure en arrière du fuseau
suivant du côté de l'est.
Le monde entier a été ainsi divisé en
fuseaux horaires, ce qui a permis au pro-
fesseur Charles Nnrdman, astronome de
l'Observatoire de Paris, de comparer la
terre à un melon coupé en vingt-quatre
tranches. En effet, dernême que le so-
leil opère une révolution apparente de
vingt-quatre heures autotir de la terre on
a convenu de diviser la terre en vingt-
quatre fuseaux de 15 degrés allant d'un
pôle à l'autre et ayant chacune l'heure
de son méridien central.
Le fuseau initial et déterminant est
celui qui est bissecté par le méridien de
Greenwich à partir duquel les longi-
tudes sont comptées vers l'est et vers
î'ouest. Jusqu'à ces dernières années,
chaque pays mesurait les longitudes est
et ouest à. partir d'un méridien arbi-
traire qui _lui_ était propre. Mais l'in-
ternationalisation du comnaerce, àf.n
gués. A sa session à Paris — capitale
pour la circonstance de l'Heure Mon-
diale — la conférence a dressé une
ta oie de l'heure pour le monde entier
et adopté les règlements qui doivent
en régir l'emploi.
Elle a choisi certains points centraux
disséminés dans le monde entier qui
devront proclamer l'heure exacte deux
fois par jour en lançant par télégraphie
sans fil des messages à tous ceux qui
voudront les capter. Il n'existe plus
maintenant dans le monde d'endroit
tellement écarté qu'un homme ne puisse
y régler sa montre l'heure exacte du
fuseau horaire dans lequel il se trouve.
Le marin naviguant sur les flots peut
saisir l'heure dans l'air et diriger sa
course en conséquence. L'arpenteur qui
travaille dans la jungle africaine ou la
prairie canadienne peut déterminer
exactement sa position réelle au nsoyen
de la voix mystérieuse qu'il entend ré-
sonner d^ns 1<> frmsment hle'.' <"*^ qui lui
2f9
CN12-Ï(;aX1oK DjB L'HlùiCJiÈ — Suite
Indique l'heure- à un dixième de seconde
près. Ives centres d'où l'heure est an-
nonc&e sont: Paris, San Fernando (Brf'-
sil); Arlington, Ve.; ManUa, ïvIog;dishu
(Magadoxo), sur la côte du SoiaalUajid,
italien ; Tombouctoo, Norddeich (Alle-
magne) ; Massawah (Erythrée) et San
Francisco. A ces postes seront ajoutés
bientôt Meilbourne, Australie et Tanana-
rive, Madagascar.
L'heure est signalée au moyen d'un
code d'un idiome indépendant et qui
peut être compris par toutes les na-
tions. L'heure de Greenwich est lan-
cée de chaque centre si" bien qu'un
homme ne peut jamais être dans l'em-
barras en quelqu'tndroit qu'il se trouve.
L'envoi de chaque signal prend juste
trois minutes et il est si espacé que
celui qui le reçoit à tout le temps de
régler son chronomètre à sa réception.
De la Tour Eiffel à Paris, supposons,
à 9 hrs 57 par exemple les ondes
hertziennes commencent à lancer le si-
à 12 htis et à 22 hrs ; Massowah i i8
hrs et San Francisco à 20 hrs.
On obse;-vera que l'heure est comptée
sur le Système des 24 heures au lieu de
celui de 12 heures suivant lequel sont
basés les cadrans. Ce système devient
rapidement d'un usage général. Les In-
dicateurs des chemins de fer en France,
en Italie et en Canada l'ont adopté et
c'est le système officiel de beaucoup
d'autres pays. En vertu de ce système
le jour commence à minuit et après-midi
au lieu d'avoir à répéter les heures on
continue le numérotage jusqu'à vingt-
quatre.
Ce système est si connu au Canada
qu'il est inutile d'insister. Tous les pos-
tes centraux sont assez rapprochés pour
pouvoir rester en communication cons-
tante et pouvoir toujours régJer leur
temps l'un sur l'autre à i/ioo de se-
conde près. Le Bureau Central de
l'Heure à son siège à l'Observatoire de
Paris d'où partent les fils qui se raccor-
Le marin peut capter L'explorateur arctique Le voyageur au centre
l'hefuie au passage peut entendre le du désert d'Afrique peut
dans l'air. message. régler sa montre.
dans
gnal télégraphique -r- ■ • — qui,
l'alphabet Morse, signifie la lettre X, ce
signal est lancé vingt fois ; à 9 hrs 57
m. 35 s., 9 hrs 57 m. 57 s. et 9 hrs 57
m. S9S. puis un trait de la longueur
d'une seconde est lancé. A 9 hrs 5S m.
8 s. ; 9 hrs 58 m. 18 s. et 9 hrs 58 m.
48 s., on envoie une série de — (.)
(N. du code Morse) suivie comme pré-
cédemment de trois traits de la durée
d'une seconde et chacun sur la dernière
seconde de la minute. A 9 hrs 59
— — , (G. du code Morse) est lancé
suivi encore de trois traits sur les trois
dernières secondes de la minute.
Ces signaux sont lancés trois fois par
jour de quelques postes et une fois par
jour d'autres postes, mais à des heures
différente!. Paris envoie a hx. (minuit)
et à 10 hrs ; San Fernando envoie à 2
hts et à 16 hrs ; Arlington à 3 hrs et
17 hr» ; Manille à 4 hrs, Mogdishu à
4 hrs ; Tr>n»bouctoo h 6 hrs, Norddeich
dent aux antennes de la Tour Eiffel.
C'est là le Cœur du Système Mondial de
l'Heure et le méridien de Greenwich en
est la Colonne 'Vertébrale.
Il est bon d'indiquer quedques-uns des
usages pratiques de l'Heure Internatio-
nale.
On_ peut se rendre compte de son
utilité pour le capitaine de vaisseau
quand on songe qu'une erreur d'une se-
conde seulement dans l'heure corres-
pond à un écart de position de 900
pieds à peu près et cette erreur se ré-
pétant a chaque observation peut bien
dévier un navire loin de sa course.
Les explorateurs, géographes et ar-
penteurs s'en reposaient jusqu'à pré-
sent sur l'exactitude des chronomètres
I qu'ils emportaient. Et c'est avec ces
chronomètres qu'ils doivent calculer leur
I longitude. Dans le centre de l'Afrique
j un chronomètre peut très bien subir un
1 retard ou une avance de dix minutes.
2U
DNIFICATION DE L'HBDRE — Siùte.
Une erreur de ce genre correspond à
un écart de 124 milles qui peut bou-
leverser toute une carte. L* levé de la
frontière entre la France et le Maroc
Espagnol a déjà été exécuté en employ-
ant l'heure envoyée de Paris. Celui des
frontières Congo-Cameron et de celles
de la Guyanne Française — Libéria
sera exécuté de la même façon. La
frontière Tunis-Tripoli sera relevée de
la même façon et les Belges emploie-
ront la même méthode pour faire le
levé de leurs possessions du Congo.
Les appareils pour capter ces signaux
sont très simples, tout opérateur ama-
teur peut le faire et il est facile de
l'enseigner aux enfants. A l'avenir ce
sera un ustensible essentiel pour les
explorateurs et le fonctionnement devra
en être enseigné à la jeunesse dans les
écoles.
La nature ne connaît pas nos fron-
tières et suivant les mots même de M.
Dartoux, président de la Conférence
Internationale de l'Heure : : le même
Soleil luit successivement sur le monde
entier et détermine dans sa course cette
Heure Universelle dont nous aspirons
à devenir non les maîtres, mais les ser-
viteurs.
Les soldats peuvent déchirer la carte
du monde, les diplomates peuvent redis-
poser les morceaux; les nations peuvent
être séparées par les tarifs et par les
idiomes, mais les hommes de science
méprisent ces divisions artificielles et
continuent leur œuvre de consolidation
des peuples en abattant les barrières
qui isolent les nations.
Cette Heure Universelle est un grand
pas de fait pour la Fédérttion du
Monde.
Une invention française récente vient
de mettre à la portée de tout le monde
le captage facile des raessages de télé-
phone sans fil et son application est
excellente dans les cas que nous venons
de signaler : c'est 1' " ONDOPHONE,
récepteur de T. S. F. ". L' " Ondo-
phone " est certainement l'un des plus
petits appareils de T. S. F. qui exis-
tent. Il est constitué uniquement par
un récepteur téléphonique, lequel porte
du côté opposé à la plaque vibrante, et
extérieurement, un minuscule détecteur.
C'est donc l'appareil transportable par
excellence. La petitesse de ses dimen-
sions n'excfut nullement sa sensibilité.
Les signaux de la Tour Eiffel sont per-
çus d'un endroit quelconque de France
Fig. 1
Les éléments constitutifs de
rOndophone.
Fig. 2. — Réglage du détecteur,
en branchant l'appareil sur les bornes
d'un fil de ligne téléphonique, en utili-
sant une conduite d'eau ou de gaz
comme fil de terre. Si l'on peut dispo-
ser d'une antenne faite d'une seul fil
d'une centaine de pieds de longueur
tendu à 6 pieds au-dessus du sol, on
peut entendre à 300 milles. A 25
milles il suffit, pour recevoir, d'utiliser
comme antenne un parapluie ouvert et
tendu à tout de bras. Il suffit même
dans certains cas de planter dans une
tronc d'arbre nue lame de couteau ou-
verte pour faire une antenne. Aucune
bobine d'accord n'intervient. Le détec-
teur est à galène ; ses bornes sont acco-
lées directement à celles du récepteur
téléphonique dont la résistance est de
500 ohms. Naturellement la pile est
supprimée. De chaque borne du récep-
teur part un fil de 6 pieds de longueur
terminé par une pince spéciale permet-
tant de brancher instantanément le ré-
cepteur sur une antenne et une prise de
terre quelconque.
Les dimensions de l'appareil sont tel-
les qu'il peut prendre place dans une
t>oche de gilet.
262
LJES EXPLOSIONS EH MER ET LE DAWGER DES ONDES
MERTZIEIfNES
Depuis que l'article qui précède
sur la télégraphie et ses applica-
tions à l'Heure Universelle est écrit,
un savant français M. Frank Duro-
quier, vient de jeter un cri d'alarme
qui a effrayé le monde.
Il a, en un mot, rendu les ondes
hertziennes, la télégraphie sans fil,
et les coura-nts de la Tour d'Eiffel
responsables des grandes catastrophes
mondiales qui ont jeté la consterna-
tion au cours des six dernières an-
nées.
" Craignez, dit-il, les ondes électri-
ques qui naissent des orages, ou
qu'utilise la télégraphie sans fil ! La
rencontre imprévue de ces voyageurs
qui franchissent les mers, qui s'entre-
croisent brutalement dans l'espace et
jusqu'au sein des mines les plus pro-
fondes peut causer des malheurs."
La brusque décharge de l'étincelle
électrique est la source d'une énergie
pointes émoussées et polies viendront
se toucher presque, à l'intérieur du
flacon.
Reliez ensuite chacune des aiguilles
à deux longs flls isolés que vous éten-
drez à terre et que vous suspendrez à
de petites potences dans des directions
diamétralement opposées. Soit que
vous expérimentiez un jour d'orage,
ou que vous opériez au voisinage d'une
station de télégraphie sans fil, vous
n'attendrez pas longtemps l'onde in-
ductrice qui, faisant naître une étin-
celle entre les extrémités des aiguilles
se regardant fera sauter le flacon
comme un pistolet de Volta.
L'expérience de l'amirauté anglaise
est peut-être la première expérience
volontaire où les ondes hertziennes
aient servi pour une œuvre de des-
Expérience du flacon explosant (P. Duroquier).
rayonnante capable de provoquer à
distance, sur des appareils appelés
résonateurs, de puissants mouvements
vibratoires susceptibles d'engendrer à
leur tour de nouvelles étincelles.
On vient justement d'utiliser en
Angleterre cette curieuse propriété de
l'étincelle électrique pour faire sau-
ter à distance la carcasse d'un vieux
navire. L'opération des ingénieurs an-
glais est restée secrète, mais M. Du-
roquier réalise cette expérience d'une
méthode très simple.
Remplissez d'un mélange détonant
(deux volumes d'hydrogène, pour un
volume d'oxygène) un ballon de
verre que vous fermerez avec un bou-
chon de paraffine au travers duquel
vous aurez fait passer obliquement
deux longues aiguilles d'acier dont les
A. Aiguilles d'acier à pointe arron-
die et polie.
B. Ballon d'essai rempli d'un mé-
lange détonant.
C^ Fils métalliques isolés reliés aux
aiguilles.
truction, il n'est pas certain toutefois
que ce soit la première victime de la
résonnance électrique et il est proba-
ble qu'on pourrait mettre raisonnable-
ment à l'actif de cette dernière plus
d'un efi'royable méfait resté jusqu'à
présent inexplicable !
La répétition accidentelle de l'expé-
rience que nous venons d'indiquer est
beaucoup plus commune qu'on ne le
croit à cause des nombreux résona-
teurs que le hasard dispose un peu
263
lùSJPL.0&10!sS lùti UKR Eï DAtiGEH I>£S ONDES BXiiT7Aiil!iL-im» — «alte.
partout sans que nous nous eu dou-
tions, sur ie chemin parcouru par
les ondes électriques, et il suffit que
cette répétition se produise dans un
milieu inflammable pour allumer l'in-
cendie.
Pour qu'un paquebot brûle sans une
nuée d"orage ou un voisinage de té-
légraphie sans fil, il suffit de quelques
chaînes ou d'une caisse de ferrailles
oubliées dans l'atmosphère surchauf-
fée d'une cale de charbon.
Il n'est besoin pour qu'un na-
vire saute que de quelques obus trop
rapprochés dans une soute de muni-
tions mal aérée.
Pour qu'un ballon dirigeable ex-
plose, c'est assez d'un contact impar-
fait ou d'une coupure étroite dans
l'armature métallique de son enve-
loppe.
Il ne faut enfin qu'un peu de pous-
sière de charbon, isolant de ses rails
un chariot d'acier pour que le grisou
s'enflamme dans une mine.
Les ondes hertziennes rencontrant
les masses conductrices de ces chaî-
nes, de ces obus disposés côté à côte,
de ces rails et de ce chariot séparés
seulement par une couche de pous-
sière y déterminent par induction des
courants alternatifs engendrant aux
endroits où les masses forment entre
elles des contacts imparfaits l'étin-
celle incendiaire.
Un observateur averti a signalé
dans la Nature, journal scientiflque
de Paris, les phénomènes suivants qui
se produisent fréquemment dans le
voisinage du poste radiographique de
la^Tour Eiffel.
" Il m'est arrivé, très souvent, en
passant près de la Tour Eiffel, au mo-
ment d'une émission, de poser le pied
d'une chaise en fer sur une des bou-
ches d'eau qui se trouvent aux quatre
coins du carré formé par le trou dans
lequel pénètre l'antenne et de tirer de
la chaise, en l'approchant du grillage
qui entoure la petite pelouse, des étin-
celles d'environ ■% centimètre de lon-
gueur.
" Deux pièces de monnaie convena-
blement orientées et tenues à la main
à une distance suffl^anta l'une de
l'autre sont rapidement rejointes à
chaque onde par une étincelle vio-
lacée.
" D'ailleurs, en frottant un soulier
garni de clous contre la bouche d'eau
dont j'ai parlé plus haut, on arrive â
obtenir des étincelles et très bruyan-
tes.
" En me servant du dispositif des
deux pièces métalliques, j'ai pu pren-
dre le Bulletin météorologique sans
aucun détecteur, ni microphone, sous
la Tour même à. environ 200 verges
de l'extrémité Inférieure de l'antenHe.
" Même au Trocadéro ou & l'Ecole
militaire, on parvient i. produire des
étincelles de luminosité assez intense
pour qu'on puisse lire il vue des ra-
diogrammes émis par la Tour."
Enfin, voici les dernières hypothè-
ses de M. Duroquier qui ont jeté la
perturbation dans les esprits :
LES GRANDES CATASTROPHES ENCORE
INEXPLIQUÉES.
L'explosion du cuirassé léna dans le
port de Toulon en mars 1907.
L'explosion du cuirassé Liberté dans
le port de Toulon, le 25 septembre
1911 (235 tués).
L'explosion de grisou à la Universal
Colliery de Cardiff, pays de Galles,
14 octobre 1913.
L'incendie du Volturno en plein
océan, le 9 octobre 1913.
Disposant d'un poste de T. S. F.
d'étude aux environs de Tours, j'a-
vais mainte fois constaté que les ap-
pareils les plus délicats de' ma table
de réception étaient mis à mal lors-
que les stations de Rochefort et de la
Tour Eiffel transmettaient simultané-
ment et j'avais pu même renouveler
sur mon antenne l'expérience du fla-
con explosant.
La répétition de ce curieux phéno-
mène me poussa à relever sur une
carte la position de mon laboratoire
par rapport aux deux stations pertur-
batrices. Je trouvai que mon labora-
toire était également éloigné de Ro-
chefort et de Paris.
Je cherchai alors l'emplacement des
régions où, sous le bénéfice de l'hy-
pothèse une première fois vérifiée,
l'interférence des ondes émanant des
plus puissantes stations radiotélégra-
phiques pouvait créer des zones de
résonance dangereuses et je constatai,
cette fols avec un étonnement ému,
que le milieu de la droite imaginaire
qui relie la tour Eiffel à Bizette, notre
plus grande station méditerranéenne,
marque l'emplacement de la rade de
Toulon où les cuirassés sautent si
étrangement
Que le milieu de la droite qui relie
la Tour Eiffel à Clifden, le plus grand
poste européen, est au-dessus des mi-
nes de Cardiff qui furent récemment
le théâtre d'une terrible explosion de
grisou. . . .
Que le milieu de la droite qui relie
la Tour Eiffel à Glace-Bay, le plus
grand poste américain marque l'em-
placement où brûla mystérieusement
le Volturno
Qu'il n'y ait dans ces observations
rapprochées qu'un simple jeu du ha-
sard, je le souhaite avec les plus op-
timistes ; je conseille, cependant, aux
264
BXPLoaiUiVîS ft.\ MBK ffll' UANufiil Ua» O.SL'iSd HKKTZlKNNIDs -- éfcit*.
Intéressés de se tenir prudemment sur
leurs gardes !
L'expérience décrite et les exemples
cités démontrent suffisamment la né-
cessité de prendre toutes les précau-
tions possibles contre les effets dange-
reux des ondes hertziennes et d'éviter
sur les bâtiments où fonctionne un
poste de T. S. F. la présence de réso-
nateurs dans tout local offrant des
craintes d'incendie !
Les effets encore mal connus des
ondes hertziennes avaient aussi frap-
pé, en maintes circonstances, l'atten-
tion éveillée des officiers de marine
les plus savants comme des matelots
les plus superstitieux et des physi-
ciens les plus familiarisés avec le
maniement de rélectrioité.
On ne peut, certes, leur attribuer
hautement tous les incendies, toutes
les esplosions qui se produisent ;
mais il est déjà possible d'entrevoir
leur complicité sournoise en de nom-
breuses catastrophes meurtrières ! Et
voilà que, contre cette force nouvelle,
à peine employée encore et qui a déjà
protégé en mer tant de vies humaines,
il va falloir se garder m^aintenaut car
elle peut tuer comme elle sauve."
LE " FILTRAGE » DU SANG
Les docteurs Abd, Rowntree et Tur-
ner, médecins de la John Hopkins Uni-
versity de Baltimore, le centre de re-
cherches biologiques le pilus actif et le
mieux outillé du monde, viennent de
réaliser une expérience de la plus haute
importance.
Ils sont parvenus à filtrer à travers
une membrane le sang d'un animal vi-
vant et à le lui réinjecter ainsi purifié,
sans qu'aucun trouble organique soit
survenu.
Ils avaient fait une première com-
munication sur leurs recherches devant
l'Association des médecins de Washing-
ton. Leurs essais viennent d'être répé-
tés avec succès à Londres et à l'Uni-
versité de Groningue.
Le docteur J. Abel a bien voulu don-
ner au Journal de Paris quelques indi-
cations sur sa méthode. L'appareil em-
ployé est simple.
nombre de produits chimiques dialy-
sables et il reprend naturellement sa
place dans l'organisme pendant que peu
à peu la solution saline est chassée à
son tour. Le sang a été rendu incoagu-
lable par l'addition d'une faible quan-
tité d'hirudine apportée par le tube C.
Les expérimentateurs n'ont jamais eu
d'accidents. La pression dans le sys-
tème circulatoire se maintient constam-
ment à son taux normal. Ni le pouls
ni la respiration ne sont affectés.
Cette remarquable expérience peut
avoir deux grandes applications. D'abord
permettre l'étude de substances jusqu'à
présent totalement inconnues qui se
forment dans le sang, mais en quantité
trop petite pour que leur étude soit
possible. Par dialyse, on pourra désor-
mais les recueillir.
Mais les auteurs n'hésitent pas à y
voir une véritable méthode de nettoyage
Une canule A est introduite dans une
artère. Elle communique avec une sé-
rie de 22 tubes en celloîdine (la celloï-
dine est la légère membrane qui sub-
siste au moment de l'évaporation du
collodion), ayant 8 millimètres (20 1/64
de pouce) de diamètre et o m. 40 (iS
pcs) de longueur. Ces tubes sont eux-
mêmes immergés dans une cuve de
verre remplie d'un solution saline. Ils
aboutissent par une deuxième canule
B à une veine.
L'Opération n'est pas moins simple.
Les tubes et les canules sont préalable-
ment remplis d'une solution de densitô
égale à celle du séruim sanguin. Le
sang de l'animal chasse par sa propre
pression cette solution à travers le sys-
tème circulatoire, pendant que lui-même
prend sa place dans les tubes de celloî-
dine.
Là, il se débarrasse par dialyse de
ïÇï substance» urotéiniie'; ?t d'un erand
du sang utilisable dans tous les cas
d'autointoxication. Les chiffres recueil-
lis par eux à cet égard sont sympto-
matiques. Un gramme de salicylate de
soude ayant été injecté à un chien de
22 kilogrammes (44 Ibs), il en fut re-
trouvé au bout de cinq heures dans la
solution dialysante 194 milligrammes,
soit près de 20 pour 100, alors que
l'élimination urinaire normale est re-
connue pour n'être en moyenne que
d'environ 16 pour cent.
Ayant augmente la surface de dialyse
de leur appareil, ils sont parvenus dans
le même temps à atteindre dans une
expérience une élimination de 25 pour
cent.
I/€S auteurs continuent leurs recher-
ches, dont il est inutile de souligner
l'importance, et qui ouvrent un champ
nouveau tant à la médecine qu'à la
physiologie.
m
POULETS A L'ELECTRlCiïE
Hauteur 1 pd pc. Longueur 8 pds
pc. (sans compter la boîte dortoir).
Largeur 3 pds G pc.
Brisé pour montrer la disposi-
tion verticale des fils.
Etage supérieur du Poulailler Forcé montrant comment le fil est posé autour de
deux côtés dont on voit un seul dans le de.ssln. Le fil passe en dessus comme l'in-
dique le dessin et en dessous il passe le long du toit de l'autre étage (chaque pou-
lailler a 6 étages).
profitable que puisse employer
un cultivateur. Les dessins mon-
trent et le court résumé ci-joint
donneront une Idée de la mé-
tliode. Voici ce que dit l'Illus-
tr->.ted London News :
" Les poulets de quelques se-
maines pesant quelques onces
seulement rapportent un bon
prix sur le marché et des pou-
lets de ce genre, soumis au for-
çage électrique atteindront deux
fois le poids normal, ce qui dou-
blera le rendement du poulailler
et diminuera de moitié le comp-
te dp nourriture par poulet. Sur
la ferme de volailles de Rau-
dolph Meeeh à Poole, 11 y a un
poulailler Intensif à six étages
pouvant tenir soixanite-qulnze
poulets. Il est électrifié. le cou-
rant étant ouvert dix minutes
par chnque heure du jour. Sur
un total de 400. six poulets seu-
lement sont morts, soit une
mortalité de 1.5 p.c, comparée
a une mortalité aux conditions
ordin.TÎres, dans les mois d'été,
de 50 p.c. Les poulets électri-
fiés étaient prêts pour le mar-
ché en cinq semaines au lieu de
trois mois. Leur vitalité sous
l'électricité était remarquable et
Ils étalent tellement chargés
d'électricité durant le traite-
ment qu'on recevait un choc tr&s
net quand on les touchait; bien
que les poulets eux-mêmes pa-
russent ne constater rien d'a-
normal, s'ils picoraient un doigt,
des étincelles se produisaient an
bout du bec.
Poulailler Forcé contenant 400 pou-
lets électrifiés (6 étages).
M. Thorne Baker a récemment dé-
crit à la Société Royale des Arts de
Londres ce qu'il appelle un " pou-
lailler Intensif." Il prétend avoir
réussi à faire des poulets doubles des
élèves normaux. M. Baker considère
cette application de l'électricité il l'é-
Ipvage de la volaille comme la plus
20r,
LE METEOROLOGISTE OFFICIEL DU CANADA
M. Francis O'Donnell.
R. F. Stupart.
M. F. S. Blake.
M. R. F. Stupart qui figure au cen-
tre du dessin est le directeur du Bu-
reau de Météorologie du Oanada, situé
au Queen's Park, à Toronto, et c'est
lui qui passe pour renseigner le pu-
blic d'avance sur les changements de
température ; mais, c'est M. O'Don-
nell à gauche du dessin qui prépare
la Carte journalière du Temps et qui
fait les pronostics que l'on lit chaque
soir pour le lendemain. M. Blake est
l'astronome officiel, on le voit installé
à son télescope.
L/es observateurs dans toutes les
stations du monde surveillent où le
baromètre est bas, car c'est le centre
tempétueux autour duquel le vent
souffle. Le travail du pronostiqueur
consiste à prévoir ou à déterminer la
direction et le mouvement de la tem-
pête et sa vélocité.
Les météorologistes ne sont pas des
devineurs mais des savants.
Beaucoup de gens se figurent qu'il
y a quelque chose d'occulte ou de
mystérieux dans la façon dont le Bu-
reau Météorologique du Canada prédit
la venue des orages, des gelées, des
Inondations ; quelques-uns même se
figurent que les météorologistes lisent
l'avenir dans les planètes, les étoiles,
l-i Ijne.
Le préparateur des pronostics du
bureau prédit la venue d'un dérange-
ment météorologique de la même fa-
çon commerciale qu'un homme qui a
commandé à un fabricant une expédi-
tion de marchandises peut prévoir la
date de leur arrivée.
Un orage pourrait être comparé à
une expédition de bananes. Les ora-
ges, comme les bananes, ne naissent
pas en général, en Canada. Le bu-
reau nous informe seulement que ces
orages viennent à nous ; les uns des
Etats-Unis, d'autres des Philippines,
du Japon, de la Sibérie, de l'Alaska.
Le bureau météorologique reçoit une
dépêche par câble, par télégraphe ou
sans fil l'informant d'un orage, éclaté
quelque part à l'étranger. Station
après station, poste après poste, ou
vaisseau après vaisseau signalent
l'arrivée de la tempête dans leur voi-
sinage, si bien que l'on peut, de très
bonne heure, déterminer la direction
et la vitesse de la marche de la tem-
pête. De fait, la venue de quelque
tempête ou orage peut être annoncée
ainsi, jusqu'à dix jours à l'avance.
— Eh bien! C'est entendu. Venez donc
au bureau demain matin, et je vous ins-
tallerai dans vos nnuvplles fonctions.
^Demain? Impossible.
— Pourquoi donc?
— C'est que je dois prendre part & la
grande manifestation des employés sans
travail.
Le Père (à Bob). — Pourquoi n'as-tu
pas donné à ta j^une soeur la moitié du
gâteau que je t'ai acheté et que tu as
mangé en entier?
— Voyons, papa, pas plus tard qu'hier,
tu m'as dit toi-même qu'il ne f.sut Ja-
mais rien faire à moitié.
267
LA MISE EN SCENE DANS LA REPRODUCTION THEATHALl
AU CINEMATOGRAPHE
L«s assistances i Londres ont été |
profondément étonnées de voir un ,
système nouveau de projections ciné- 1
matographiques où les visages parais- |
sent être des figures vivantes se mou-
vant dans un décor et au milieu d'ac-
cessoires réels. Un brevet allemand
donne l'explication de cette illusion.
.'Mnsi que le montre ce ilt-Knln, deux
cinématographes -sont placéiv ious la
scène et de ces deux appareils les
images sont projetées sur dss miroir."!
placés à une courte distance on deçà
de la rampe. Ces miroirs sont incli-
nés à un angle tel que les images
sont rêflécliies en l'air sur une vitre
Coin supérieur — section d'une pel-
licule telle qu'elle paraîtrait projetée
sur un écran.
En ias, ce que voit l'assistance.
AA. Machines cinématographiques
SOU.S la scène.
2fi8
B.B. Miroirs.
O.D.F.E. Parois do verro inclinées
en avant de la rampe.
G. Scène avec décor fc l'arrlère-
plan.
H. Rayons de lumière réfléchis pour
l'assistance.
La. cilsiËiiA'rôORAPHiÈ. — csuiië).
transparente qui forme la rampe. Le
décor est illuminé au moyen de lu-
mières placées au-dessus de la scène
et cachées à la vue de l'assistance de
façon qu'aucune autre lumière que
celle réfléchie par les miroirs ne
puisse tomber sur la paroi de verre.
Une quantité suffisante de la forte lu-
mière projetée des cinématographes
sur le verre incliné, est réfléchie pour
former des images suffisamment net-
tes, effet obtenu en grande partie par
le fait que la lumière frappe la paroi
de verre à angle aigu.
L'illusion optique, en vertu de la-
quelle les images paraissent se mou-
voir dans le décor qui est à l'arrière
de la scène, est due à deux causes
dont chacune est nécessaire pour ren-
dre l'illusion complète. Comme les
personnages sont réfléchis d'une sur-
face transparente, ils sont projetés de
façon à paraître à l'état d'addition
convenable au décor.
En plus de ceci, deux appareils
photographiques placés côte à côte
sont employés pour prendre les vues,
absolument comme deux machines
servent à les projeter, ce qui produit
un effet stéréoscopique. Pour prendre
ces vues on emploie un décor et une
mise en scène comme celle du théâ-
tre, mais tout ce décor et ces acces-
soires ainsi que l'arrière-plan sont
peints en noir ; et, par suite, une
section de la pellicule projetée sur
l'écran ordinaire ne laisserait rien
voir, sauf les acteurs se mouvant sur
un arrière-plan noir.
Quand les cinématographes sont
convenablement synchronisés au décor
qui est sur la scène, les personnages
paraissent se mouvoir naturellement
parmi les accessoires et sur la sur-
face des planchers et des escaliers.
Pour préparer la pellicule destinée
à l'explication ci-jointe, par exemple,
la femme qui se tient au sommet de
l'escalier, se tenait au sommet d'un
escalier qui était la reproduction de
celui qui figure sur la scène, mais qui
ne paraît pas sur la pellicule parce
qu'il est peint en noir.
MACHINE POUR ENREGISTRER LA PRESSION DES PIEDS
Une invention appelée " Kinogra- \ re distinctive. L'individualité du
phe " permet d'enregistrer avec exac-
titude l'effort exercé en jouant le golf,
ou en pratiquant d'autres exercices
comme : marche, saut, etc. Il con-
siste en un système de leviers reliés
à un crayon enregistreur, de telle fa-
eonon qu'un pas fait sur une plate-
forme mobile est enregistré sur une
bande de papier laquelle progresse
sous l'action d'un mouvement d'hor-
logerie. La différence entre les pas de
marche et de course est frappante ;
l'élan oscillatoire du joueur de golf
est aussi indiqué et imprime une flgu-
Balancement d'un Balancement d'un
.joueur de golf joueur de golf
de profession. amateur.
joueur peut être notée au moyen de
l'étude des traces données sur la ma-
chine.
LA SOIE D'UNE ROBE DE FEMME
Dix-huit papillons pondent les œufs
qui font éclore 6400 vers à soie. 6400
vers à soie mangent 288 livres de
feuilles de mûrier et se filent S. 6 livres
dç cocons. 5.6 livres de cocons don-
nent 1.6 livre de soie brute. 1.6 livre
de soie brute une fois tissée donne le
matériel suffisant pour faire une robe
de femme.
269
L'ART DE LA CINEMATOGRAPHIE
La préparation des vues animées.
Le développement et la vogue inces-
sante des vues animées qui pénètrent
partout et qui sont devenus a propre-
ment parler le " théâtre du pauvre ",
ont pris maintenant une telle intensité
qu'une publication comme l'Almanach
du Peuple, dédiée au public en général,
se doit de consacrer un chapitre spé-
cial aux innovations de l'Art de la Ciné-
matographie comme on désigne mainte-
nant cette intéressante industrie.
PREPARATION DES VUES ANI-
MEES.
Le drame en ballon.
Se suspendre d'une main à la nacelle
d'un ballon monté à plusieurs centaines
de pieds au-dessus de terre, sauter d'un
aéroplane qui a fait une envolée de
3000 pieds dans les airs sans protection
entre l'acteur de la tragédie et une
mort effroyable sauf un mince câble,
enjamber le bord d'un vaisseau en train
de couler. Voilà quelques-uns de ces
exercices qu'ont exécutés récemment les
acteurs de cinématographe et que d'au-
tres s'apprêtent à répéter.
Une compagnie anglaise de cinémato-
graphe cherchant des émotions nouvelles
à reproduire a conçu l'idée de construire
des Drames en Rouleaux représentant
des ballons et des aéroplanes. Il leur
fallait des ballons et des aéroplanes réels,
avec des aventures dans l'air. Il était
assez facile de trouver des ballons et
des aéroplanes, mais la difficulté était
de se procurer des acteurs et des ac-
trices pour les rôles. C'est une toute
autre chose de monter en ballon et de
se jeter d'un aéroplane pour attraper un
câble qui se balance à la nacelle d'un
ballon I
Toutes ces difficultés ont été cepen-
dant surmontées et maintenant le ballon
Faisant du cinéma au-dessus des nuages.
270
L'AKT I)li LA CINKMATOGKAI'HIK — Bulle.
et l'aéroiilane, sont des accessoires du
rouleau.
L'éducation des acteurs et des ac-
trices nécessaires à la préparation des
drames en rouleaux en plein air se fait
à Hendon, Ang'leterre où l'on emploie
un ballon captif pour l'éducation préli-
minaire. Le premier exercice consiste
à monter à une corde suspendue à un
point élevé, par exemple, la corniche
d'une maison. Quand l'élève réussit cet
exercice on lui apprend à monter au
guide rope d'un ballon qui vient de par-
tir. Quand il est arrivé à 200 pieds
dans les airs, les élèves commencent à
monter puis apprennent à s'accrocher
à la nacelle dans diverses attitudes.
Après un mois d'entrainenient, ceux qui
ont de bonnes dispositions pour ce genre
de travail sont assez habiles pour grim-
per en toute confiance à un câble sus-
pendu après un ballon à n'importe
quelle hauteur. Jusqu'à présent on n'a
pas eu à enregistrer d'accident sérieux
parmi eux.
Dans la production du film " A tra-
vers les nttagcs " une jeune actrice de
dix-'Sept ans qui jouait le rôle principal
a cependant presqire lâché le câble d'un
ballon qui se trouvait à 3000 pieds de
terre. E)lle n'a dû son salut qu'à la
Une scène du drame aérien qu'il a
fallu récrire ; l'héroïne déliant et
libérant son père.
présence d'esprit et à la vigueur d'un
acteur qui était censé n'être pas visible
dans cette scène en particulier. Par
suite il a fallu récrire la pièce pour la
conformer à la scène '^ui n'avait pas
été prévue mais qui s'était trouvée
quand même photographiée.
Le thème de cette pièce repose sur
les efforts d'une courageuse jeune fille
pour délivrer son père des mains d'une
bande de criminels qui s'en sont empa-
rés et veulent le torturer pour l'obliger
à faire connaître le secret de son trésor.
Pressés de près par des poursuivants
les crinainels traînent leur victime dans
la nacelle d'un ballon captif qui se
trouve dans le voisinage, ils coupent le
câble qui retient le ballon et s'en vont
avec lui. Mais sa brave fille ne peut
pas être déçue ainsi. Sa détresse et sa
beauté font une profonde impression
sur un jeune aviate^ir qui met à sa
disposition son aéroplane pour pour-
suivre le ballon envolé.
l'our mettre ce drame en scène, on
emploie deux ballons, attachés l'un en-
dessus de l'autre et dans l'un le photo-
graphe des rouleaux installe sa machine.
Le champ de ses lentilles prend donc
la partie inférieure de l'espace et la
nacelle de l'autre ballon ainsi que l'aé-
roplane quand il arrive à portée. D'après
le premier scénario, le jeune fille de-
vait d'abord abattre d'un coup de fusil
le traître lorsqu'il se pencliait sur le
bord de la nacelle pour voir approcher
l'aéroplane, puis elle devait grimper à la
corde pour monter dans la nacelle et
dégager son père des liens qu'on lui
avait attachés Tout cela devait réelle-
ment se passer en plein air. Les bal-
lons devaient être montés assez haut
pour qu'on ne pût pas voir dans les
films, les arbres et les maisons trop
près de la nacelle, ce qui aurait enlevé
l'illusion et la terreur ; d'un autre
côté un aéroplane est beaucoup plus sûr
à une grande hauteur que près de
terre. Il y valt donc deux obstacles à
vaincre.
T^a première partie marcha confor-
mément au programme. Après trois
heures de manœuvre, l'aviateur, un des
meilleurs pilotes d'Angleterre, amena
sa machine assez près pour que le
guide-rope du ballon se trouvât juste
en travers de l'aéroplan. La jeune ac-
trice saisit la corde et un moment après,
■elle se cramponnait de ses mains nues à
30 pieds en dessous de la nacelle et à
un demi-mille de terre. Une main après
l'autre elle grimpait à la corde, exercice
qu'elle avait exécuté bien des fois aux
répétitions à d'autres altitudes. Mais la
tension nerveuse causée par l'émotion
d'une première ascension en aéroplane
et la certitude qu'une chute était la
mort assurée, tout cela a failli lui coû-
ter la vie. Ses mains glissaient sur la
corde quand elle a été secourue grâce
à la promptitude de l'acteur qui jouait
le rôle du père. Se penchant sur le
bord de la nacelle il pu jeter un nœud
coulant autour du corps de la jeune
fille, la tira et de cette façon la ramena
saine et sauve dans la nacelle, épuisée
et saignante. On dut ensuite remo-
deler le drame pour faire bien com-
prendre qu'après que le traître eut été
tué, le père avait réussi à détacher la
corde qui le liait, juste à temps pour
sauver sa fille d'une chute épouvan-
table.
Il fallut plus d'un mois de répétitions
71
L'AKX Uli LA ClNEMAXOUiHAlUlE — «aile.
préliminaires, y compris des ascensions
de ballons jusqu'à deux milles d'alti-
tude et durant 10 heures avant de
pouvoir photographier " A travers les
nuages. "
I,E NAUFRAGE DU STEAMER
Mais il a fallu des répétitions encore
plus coûteuses et des acrobaties tout
aussi dangereuses pour dramatiser le ro-
man de Gérard Hauptman " Atlantis ".
Ea grande scène est le naufrage d'un
navire après une collision avec un
gen " exécutée en bois à cette fin, sor-
tit à la remorque et fut photographiée
du pont d'un autre vaisseau pour mon-
trer les embarcations de sauvetage des-
cendus à l'eau, les scènes qui accom-
pagnent généralement un naufrage,
tout, avant l'enfoncement final. Les
auteurs du films comprenaient bien que
si tragiques que fussent les photogra-
phies prises du pont du navire, rien
ne serait aussi convaincant que de voir
rengloutissement même du navire, c'est
pourquoi des centaines de dollars ont
été consacrés à la construction d'une
Un navire de SOO tonneaux coulé pour obtenir une vue animée émouvante.
autre. La compagnie Danoise qui re-
produisait ce drame a armé un tran-
satlantique de 8137 tonneaux le " C. F.
Tielgen ". Cinq cents act«urs et ac-
trices étaient montés à bord pour re
présenter les passagers et les vrais offi
ciers et matelots du " Tielgen " occu
paient leurs postes réguliers. Les scè-
nes de panique, de mise à l'eau des
embarcations et sauvetage, de traveurs
de passagers qui se jettent à l'eau par-
dessus bord, — tout sauf l'enfoncement
du navire — fut exécuté et photogra-
phié dans le Kattegat, bras de la mer
du Nord. Puis le navire revint au
quai et un navire _ qui était extérieure-
ment la reproduction fidèle du " Tiel-
parfaite reproduction du navire qui
pourrait être réellement coulée.
INCENDIE A BORD.
Les entrepreneurs de cinématrophes
ont même réussi à faire des rouleaux
représentant un incendie à bord d'un
grand transatlantique pour simuler le
désastre du " \'olturno "_. La scène que
reproduit le figure ci-jointe montre un
incendie dans la Chambre des machines.
Les flammes sortent en volume compact,
la fumée se précipite en torrents, _ les
chauffeurs luttent comme des désespérés
et tout le temps le vaisseau est balancé
par la tempête. Le dessin montre com-
ment est produite cette illusion. La sec-
tion est montée sur d'énormes bascules
Le bal sur le pont avant la catas-
trophe.
272
Sauve qui peut ! On met les cha-
loupes Il la mer.
LAKT UK LA 01iSKÎdATUURAi>Hm — Suite.
et est mise en irioiivement par les ou-
vriers de chaque côté.
REAIvISME.
Il serait impossible de fairc_ mieux
saisir que par les exemples qui précè-
dent l'exactitude et le réalisme auxquels
en sont arrivés les fabricants pour ob-
Drame réaliste pour le cinématogra-
phe où les acteurs se jettent
réellement à la mer.
tenir l'iliusion théâtrale, mais aujour-
d'hui le public saisit vite la différence
entre le réel et le truqué. Les fabri-
cants de films paient des milliers de
dollars pour se procurer du réalisme.
Si le drame cinématographe doit repré-
senter un naufrage, on coule un navire.
Si l'héroïsme doit être sauvée de l'in-
cendie d'un hôtel, on met le feu à un
hôtel pour avoir une vraie scène. Si la
scène doit se passer dans une vieille
Mission Espagnole, on ne se contente
pas de décors de théâtre, le photo-
graphe part pour le sud de la Califor-
nie et achète ou loue une vieille mis-
sion jusqu'à ce qu'il se soit procuré sur
les lieux les vues qu'il désire. Les évé-
nements historiques sont montés avec
une fidélité artistique merveilleuse. Au-
cun monument historique n'est invio-
lable pour le cinématographe. Un
drame moyen âge était monté récem-
ment à Londres et la grande scène de-
vait se passer dans la Tour de Londres.
On s'adressa aux autorités 'oritanniaues
pour qu'elles permissent de laisser faire
usage du monimient pour la circons-
tance. Quand on dramatisa pour le
cinématographe le grand roman de Wal-
ter Scott Ivanhoe un des plus grands
pairs de l'Angleterre prêta son château
pour la mise en scène du fameux siège
où Front de Bœuf et Brian de Bois de
Guilbert conduiisîrent leur bande de
Normands avec leurs haches de ba-
tailles à l'assaut du fort où se défen-
daient Ivanhoe et ses archers.
L'actualité est aussi de rigueur pour
le succès du cinématographe. Les explo-
sions et les déraillements de chemin
de fer qu'on représente aujourd'hui
sont de vraies explosions et de vrais
déraillements. On n'a pas encore réussi
à reproduire des scènes comme les cy-
clones d'Omaha et l'inondation de Day-
ton, au moyen d'effets de scène, mais
cela viendra sûrement. Les scènes des
tropiques se montent maintenant réel-
lement sous les tropiques. Les vues ci-
nématographiques prises par les "membres
de l'Expédition antarctique de Scott don-
nent aujourd'hui au monde des rensei-
Iicendle à bord préparé pour des vues animées.
273
L'AUÏ DK LA CINEMAXOUKAI'HIE — Suite.
gnements intéressants et nouveaux sur
la vie de ces régions. Réceinnient une
des premières maisons de films a envoyé
un homme en Afrique du Sud avec ins-
truction de parcourir le continent noir
dans toute sa longueur, du Cap au Caire
et d'y prendre des films de toutes les
les bêtes de la jungle et d'autres ex-
plorateurs pénètrent dans les coins
inconnus du globe et risquent leur vie
pour mettre le monde entier à la por-
tée des habitués du cinéma.
&CRAN CONCAVE POUR PROJEC-
TIONS CINEMATOGRAPHIQUES.
Un inventeur de Cliicago a breveté et
placé sur le marclié un écran qui, pré-
tend-il, élimine toute erreur de pers-
pective et place tous les objets à dis-
tance égale de la lumière de projection.
E'écran est un segment de sphère et
les lentilles de l'appareil de projection
sont au foyer de l'écran. Par suite,
tous les rayons de lumière frappent
l'écran sous le même angle et sont re-
fléchis au spectateur sans décomposition.
Un autre des avantages attribués à
l'invention, c'est quelle améliore l'acous-
tique des salles ou théâtres oîi elle est
placée. Ees ondes sonores étant proje-
tées et refléchies de la même manière,
l'écran concave refléchit la musique de
rorchestre et les paroles dans toutes
les parties du tliéàtre, ce qui évite un
défaijt très fréquent.
SYNCHRONISATION
Quand dos vues animées doivent être
accompagnées par un piano, une fan-
fare ou un orchestre il est extrême-
ment difficile d'obtenir une synchroni-
sation parfaite. Un inventeur allemand
a récemment breveté aux Etats-Unis
un procédé qui obvie à la difficulté.
Quand une scène à musique est tournée,
car c'est l'expression consacrée pour
prendre des vues animées, l'orchestre
est photographié simultanément avec la
pièce. On photographie en totalité ou
en partie le chef d'orchestre au moyen
d'un miroir qui reproduit son image à
la place oii il se trouve, et les mouve-
ments de son bâton ou de ses bras
sont parfaitement vus par les exécu-
tants qui plus tard jouent la musique
à la reproduction de la scène. Les
mouvements du chef d'orchestre peu-
vent être dissimulés à l'assistance au
moyen de murs, rideaux, ailes ou autres
dispositifs, tandis que les acteurs, les
chanteurs et les musiciens peuvent les
voir.
VUE DE QUEBEC
FLOTTES ENNEMIES — BOMBAR-
DEMENT.
L'antique citadelle de Québec envahii
par le cinématographe.
L'escalade du cap Diamant. — La Ba-
taille des fiâmes d'Abraham et autres
événements historiques photographiés au
, rix de $70,000 — Un camp à l'île d'Or-
léans.
L'historique citadelle de Québec a
enfin succombé à la cinématographie et,
aux Etats-Unis, des foules américaines
iC pressent au.x Théâtres de Vues Ani-
mées pour contempler bouche bée le
uénéral W'olfe escaladant à la téie de
ses troupes la falaise qui conduit aux
Plaines d'Abraham afin d'entamer la
baiaille qui changea la face du Canada.
L'es vues ont été mises en scène à
Québec sur l'emplacement des Champs
Je Batailles eux-mêmes. Vingt-cinq exé-
cutants ont été envoyés à Québec pour
jouer le rôle des principaux person-
nages du drame et six cents hommes
représentaient les troupes anglaises et
les troupes françaises.
Il a fallu trois mois pour photogra-
pliier les diverses scènes principales et
pour dresser les figurants au travail
qu'on attendait d'eux. Une somme
d'environ $70,000 a été dépensée du
jour où l'on a commencé à préparer
cette grande production théâtrale au
jour où la scène finale a été photogra-
phiée.
On n'a oublié aucun des détails pro-
pres à donner du réalisme aux tableaux.
Le gouvernement du Canada a prêté
un de ses vaisseaux pour représenter le
navire qui transporta le général Wolfe
274
1,'ART DE LA OINEMATOGRAPHIE — Suite.
de l'autre coté du fleuve et d'autres
vaisseaux furent louées ou achetés et
décorés pour représenter la flotte an-
glaise. Naturellement cela entraîna de
grandes dépenses, mais la vue de la
flotte bombardant les fortifications de
Québec mérite l'argent qu'elle a coûté.
Pour la première fois dans leur his-
toire le gouvernement canadien a per-
mis qu'on profana les fortifications his-
toriques de la vieille capitale pour faire
de la cinématographie. Les canons dé-
mantelés dont se servirent les Français
en 1759 ont été remontés sur des afïiàts
et une fois encore ont tonné sur les
bastions.
Les hommes qui composaient les ar-
mées française et anglaise prirent plu-
et qui traverse les remparts. L'explo-
sion réelle de bombes à l'usage des pho-
tographes a mis le feu aux bâtiments et
l'on put prendre sur le vif l'œuvre
destructive de ces engins de guerre.
La popuiation de Québec s'est beau-
coup intéressée à la reconstruction du
drame et aimait à aider au travail.
Elle s'est même laissé utiliser pour les
scènes qui montraient les habitants s'en-
fuyant en débandade devant le bombar-
dement anglais.
Un campement qui était une vraie
ville a été dressé sur l'île d'Orléans
près de Québec et les troupes y avaient
leurs quartiers durant tout le temps
que se prenait la photographie. Une
teinte de réalisme fut ajoutée aux ta-
bleaux par la présence d'un tribu d'Iro-
quois de Caughnawaga qui prit part à
la représentation des combats. Ces sau-
Débarquement de Wolfe près de Québec.
Un rouleau montrant avec une exactitude historique a,bsolue et sur les
lieux mêmes un détail de la prise de Québec par les Anglais.
sieurs semaines pour acquérir les rudi-
ments de l'éducation militaire. Le plus
grave embarras était de confier des
armes à des figurants inexpérimentés et
on n'a remis les canons aux mains de
ces artilleurs de fantaisie que le jour
où l'on a été sûr qu'ils n'extermine-
raient personne.
Les organisateurs des tableaux ont eu
le bonheur de pouvoir acheter au pied
des remparts de vieilles bicoques dé-
sertes qu'ils ont pu démanteler pour
montrer les effets du bombardement an-
glais sur les bâtisses de Québec. Un
tableau représente une bombe qui éclate
275
vages sont les propres descendants de
ceux qui aidèrent les Français durant
la campagne de Wolfe.
On se rappelle que Wolfe put faire
remonter le St - Laurent à sa flotte
grâce à des pilotes canadiens-français
amenés par ruse à bord des vaisseaux
anglais. Placés dans l'alternative d'être
passés par les armes ou de guider la
flotte anglaise jusque devant la citadelle,
les pilotes consentirent à se mettre au
gouvernail.
La consternation des Français en
découvrant que leurs adversaires étaient
mouillés au milieu de la rivière est
L'Akl' UË Là OlNtiMAroGHAfHia — Solîe.
rendue d'une façon tragique. Plus tard i
on voit les Anglais débarquer dans une
petit-e anse qui porte le not» d'Ans.e
de Wolfe. On assiste à une série de
manœuvres entre Anglais et Français
luttant pour enlever des positions et à
des marches et contremarclies aboutis-
sant à la bataille des Chutes Mont-
morency qui fut marquée par la défaite
des Anglais.
Une des scènes les plus émouvantes
reproduit le bombardement des fortifi-
cations françaises. On a un coup d'a.-i!
saisissant du vaisseau Amiral anglais
qui parait trembler quand chaque bor-
dée est tirée.
La charge des grenadiers aux Chutes
Montmorency et leur dégagement grâce
aux Highlanders .est une scène sur-
chargée de réalisme, l^es Anglais avan-
cent sous les balles avec un flegme
merveilleux, les rencontres corps à
corps sont menées avec une vigueur qui
leur assure un réalisme admirable.
Un autre spectacle émouvant est l'es-
sai tenté par les Français de détruire
la flotte Anglaise au moyen de bâteaux-
feux. Plusieurs de ces bateaux scrupu-
leusement reconstitués, se sont tellement
approchés en réalité des navires engagés
pour la circonstance, que c'est au prix
seulement d'etîorts réellement héroïques
que oeu.x-ci ont éviter l'incendie qui
les a menacés à plusieurs reprises et
ont failli ainsi grossir fortement la
note des préparatifs.
ESSAI DES DIAMANTS
Comment distinguer les vrais des faux
diamants, tel est le problème qu'un
journal autrichien essaie de résoudre
au bénéfice des profanes qui voudraient
avoir quelques notions d'art du lapi-
daire.
Il dit d'abord que l'on peut toujours
reconnaître les vrais brillants à leur
grande dureté et à leur haut indice de
réfraction, traits que l'on ne trouve
jamais réunis au même degré dans au-
cune pierre d'imitation. L,-e diamant
reste brillant parce qu'il est dur, tandis
que les autres pierres et imitations se
rayent et se ternissent par le frotte-
ment. Il ajoute qu'à un œil exnéri-
menté, il n'est pas difficile de discerner,
à l'aspect seul des facettes, si une
pierre est vraie ou non, car jamais
les vrais diamants ne sont aussi régu-
liers qu'une bonne imitation. Pour ces
derniers, on prend le plus grand soin
en pratiquant la taille, de polir et d'é-
moudre non seullement les facettes, mais
aussi toute la forme de la pierre, de
façon à éviter les diiïérences de ré-
flexion, de réfraction et le disperse-
ment des rayons. D'un autre côté la
taille et le polissage des vrais diamants
se pratiquent en s'efïorçant de conserver
autant que possible la dimension ori-
ginale de la pierre et quelques petites
irrégularités des faces et des angles
sont préférées à une diminution quel-
conque de poids. Dans les imitations
oti la matière est si bon marché que
le volume des déchets est sans impor-
tance on peut s'attacher uniquement à
faire une contrefaçon scientifiquement
parfaite.
Une lime est un outil indispensable
pour faire l'essai d'un diamant, elle ne
peut ni détériorer, ni rayer un vrai
diamant, mais sur une imitation elle
fait vite une marque. Un morceau de
saphir est encore bien meilleur qu'une
lime, car le saphir est la pierre qi
dans l'ordre de dureté vient immédia-
tement après le diamant. Toute pierre
qui peut être rayée par un saphir n'est
sûrement pas un diamant.
Si l'on pose une petite goutte d'eau
sur la face supérieure d'un diamant,
puis si on la touche avec la pointe d'un
crayon, la goutte conserve sa forme
arrondie, et la pierre reste intacte et
sèche. Si on fait la même chose avec
une imitation de verre, la goutte s'épa-
nouit immédiatement.
Un diamant plongé dans l'eau se voit
nettement au fond et scintille au tra-
ders du liquide, mais une pierre d'imi-
tation ne se brille jamais dans l'eau.
Si une personne regarde à travers un
diamant comme au travers d'un mor-
ceau de verre, un point rond noir sur
un morceau de papier blanc, elle voit
nettement un seul point rond. Si die
en voit plusieurs ou si le rond est
brouillé elle a affaire à une imitation.
Le saphir blanc, le topaze blanc, et le
cristal de roche se vendent communé-
ment comme du diamant, mais le plus
souvent, les imitations sont du verre.
Pour reconnaître ces imitations de
verre, on peut aussi recommander le
traitement aux acides qui ternissent le
poli des facettes tandis qu'ils n'influen-
cent pas le diamant, le rubis, le saphir
et l'éméraude. Cependant une imitation
de diamant faite avec du verre cède
•oujours à l'essai de dureté, si bien que
l'essai chimique est superflu.
Voici un autre essai recommandé par
un expert anglais : Si vous humectez
le bijou avec la pointe de votre langue,
vous pouvez juger par la sensation
éprouvée si vous avez devant vous un
diamant vrai ou faux. L'^n vrai diaiHant
donne une sensation de froid, un faux
est chaud au toucher. Il en est de
même de l'ivoire et de la celuloîde.
L'ivoire est plus froid que son imita-
tion.
S7f
LÈS CAKTÊS POUR AVEOGtES
On a Inventé des Jeux do rarten
pour ayeugles. Eu liant et en bas do
chaque carte, 11 y a des trous perfo-
rés, par groupes consistant en carac-
tères Braille, ou lettres soulevées, qui
servent à lire aux aveugles. Le grand
avantage de ce système c'est que per-
sonne ne peut voir les cartes de son
adversaire. L'invention de ces cartes
a beaucoup contribué à divertir les
aveugles en leur fournissant un mode
d'amusement dont Ils ne disposaient
pas jusqu'alors.
Les cartes pour aveugles ont des
index indicateurs .
CONTRE LES PIQURES DE GUEPE
■ Les habitants de la Suisse française
et de la région savoisienne usent d'un
remède populaire contre les piqûres de
guêpe, ou d'abeille, et ce remède serait
des plus efficaces. Il réussit même dans
une forme grave de ces piqûres, celles
qui portent sur les lèvres, sur la langue,
sur les muqueuses de la bouche ou de
la gorge, comme cela arrive quand on
mord à même dans un fruit où sont
venus butiner ces insectes. Dans la
bouche et sur ces divers points, la pi-
qûre est des plus graves, car il se
forme très rapidement un œdème et un
gonflement des tissus qui peut amener
des accidents de suffocation.
En présence d'un cas semblable on
recourt au gousses d'ail. Quand la pi-
qûre porte sur une partie accessible,
comme la langue, les lèvres, on frotte
vigoureusement le point piqué avec
l'ail ; si la piqûre est plus profonde,
vers la gorge, on fait avaler des gous-
ses d'ail, broyées et malaxées. Et dans
la plupart des cas, l'œdème s'affaisse
et les accidents sont conjurés. Le pro-
fesseur Mermod, de Lausanne, vient
de se porter garant de l'efficacité du
moyen en communiquant à la Société
vaudoise de médecine l'observation d'un
malade qui, à la suite d'une piqûre de
guêpe dans la gorge, avait été pris
presque _ instantanément d'accidents de
dysphagie et d'aspliyxie, les arj^ténoïdes
du larynx avaient pris le volume d'une
noix. On administra au malade des
gousses d'ail et le malade guérit rapide-
ment. A défaut d'ail, l'oignon cru
agirait de même, mais moins sûrement.
Je ne sais si ce remède est connu et
employé dans d'autres régions ; il est
des plus simples, des plus efficaces, à
la portée de tous et mérite d'être ré-
pandu. _ C'est probablement au prin-
cipe actif de cette plante, l'essence qui
est formée en grande partie de sulfure
d'allyle que sont dues ces vertus spé-
ciales pour cette forme d'accidents.
LE CLUB DE LA BONNE SANTE
Les élèves d'une école de l'Alaba-
ma ont organisé entre eux un Club
de bonne Santé et l'engagement pris
par les membres est ainsi conçu :
" Je promets."
1° D'être aussi régulier que je
peux dans l'accomplissement de mes
devoirs, de me lever tous les jours à
la même heure, de mè coucher à la
mêm« heure, de prendre mes repas à
la même heure et de ne jamais man-
ger entre mes repas.
2° De ne dormir jamais dans une
chambre où il n'y a pas au moins
une fenêtre grande ouverte.
3° De choisir des aliments nour-
rissants et de m'arrêter qurid j'ni
raangé asoez.
4° De boire au moins huit verres
d'eau par jour, deux avant le déjeu-
ner, deux avant le dîner, deux après
l'école et deux avant de me coucher.
5° De marcher et de m'asseoir
la tête haute et les épaules hautes et
la poitrine ouverte.
6° De bien remplir mes poumons
d'air frais avant chaque repas.
7° De passer chaque jour au soleil
autant de temps que possible.
8" D'éviter les stimulants violents
de quelque espèce qu'ils soient.
9° De me bi-osser les dents soir et
matla.
10° De prendre fréquemment de^
bains de façon i. me tenir bien ou-
vertes }ii'- pores do la pea\)
7
LES REVES ET LEUR SENS
Btes-vous adonné aux rêves î Pou-
vez-vous vous souvenir de vos rêves
une fois éveillé et pouvez-vous rame-
ner à une source exacte les curieuses
pensées qui ont voyagé dans votre es-
prit durant votre état d'inconscience?
S'il en est ainsi lisez un ouvrage
du Prof. Sigismund Frund de l'Uni-
versité de Vienne sur 1' " Interpréta-
tion des rêves/' où est discutée la
portée scientifique de ces phénomènes.
Le Prof. Freud est un svant et un
chercheur, c'est assez dire que son
livre n'est pas écrit pour des enfants,
quoique il puisse aussi bien leur pro-
fiter qu'à de grandes personnes. D'au-
tant plus qu'en dépit de recherches
nombreuses, la solution scientifique
du problème n'a pas fait beaucoup de
progrès depuis bien des années en dé-
pit même de la multiplication de bro-
chures fantaisistes appelées " Clef des
Soiir/cs.''
Le Prof. Freud dit que la matière
première, le fond même du rêve éma-
ne d'une expérience individuelle par-
ticulière au rêveur ; quelques petits
incidents qui y figurent peuvent bien
appartenir cependant à un passé
ignoré qui s'y trouve étrangement en-
tremêlé et que le rêve fait revivre
dans un décor différent.
De plus, les rêves sont étroitement
rattachés à la personnalité de chacun,
et, suivant l'expression de M. Freud,
sont absolument égotistes. Le rôle de
la mémoire dans les rêves, dit-il, est
sûrement le plus caractéristique des
rôles qu'on peut invoquer pour la mé-
moire dans la théorie générale de ce
phénomène. Il nous apprend que
■■ Rien de ce que nous avons déjà
possédé psychiquement n'est jamais
perdu totalement."
Beaucoup des pétitions de principe
du Dr Freud ont été fortement criti-
quées mais aucune n'a soulevé autant
de controverse que la suivante : " Un
rêve n'est que l'accomplissement d'un
désir "Si douloureux et si pé-
nible que soit un rêve, on peut tou-
jours, en se donnant la peine de l'in-
terpréter y trouver l'accomplissement
d'un désir." Le professeur essaie
alors d'expliquer cette assertion en
décrivant le contenu manifeste et la-
tent d'un rêve supposé. ,
" Remarquez, dit-il, que notre doc-
trine ne repose pas sur l'acceptation
de la teneur manifeste au rêve que
nous trouvons au fond du rêve lui-
même, quand nous l'interprétons...
Il est vrai qu'il y a des rêves dont la
teneur est d'une nature extrêmement
pénible. Mais celui qui a essayé
d'interpréter les rêves de ce genre, a-
t-il jamais tenté d'en découvrir la te-
neur mentale latente ? S'il ne l'a pas
fiait, V. est toujours bien possible
qu'au fond des rêves les plus doulou-
reux et les plus pénibles, l'interpré-
tation puisse laisser voir encore l'ac-
complissement d'un désir."
En général on peut dire que les rê-
ves ont une origine psychologique,
mais cette origine peut avoir aussi
une origine pathologique.
Les rêves ne sont pas la preuve
d'un sommeil profond et reposant, car
ils laissent souvent le dormeur plus
fatigué qu'il était avant de se cou-
cher. Fréquemment quelque condition
corporelle télégraphie au cerveau des
messages constants de peine ou de
malaise, amalgamés imparfaitement
en ce qui nous paraît être un amas
incohérent. A l'état de rêve, la rai-
son est presque toujours absente, tan-
dis que les sensations et l'émotion
prédominent. Dans la rapide affluen-
ce des pensées du rêve, 11 se présente
probablement des oasis de demi-cons-
cience au cours desquels les circons-
tances qui paraissent étrangères à la
donnée générale, paraissent manquer
d'enchaînement intermédiaire.
Le fait le plus remarquable est que
souvent il arrive de rêver avec per-
sistance des choses les plus triviales
et les plus insignifiantes. Ainsi par
exemple, la perte d'une personne af-
fectionnée qui nous a fortement frap-
pée pourra ne jamais figurer dans nos
rêves, tandis que la verrue que nous
avons remarquée sur le front d'un
parfait étranger y reviendra à mainte
reprise.
■' Tout bruit nettement perçu, dit
Freud, fait naître des peintures de
rêve correspondantes ; le grondement
du tonnerre nous lance dans le plus
fort d'une bataille, le chaut d'un coq
se transforme chez le rêveur en cris
de terreur et le craquement d'une
porte fait naître le rêve d'envahisse-
ment de la maison par des voleurs.
Quand une couverture de notre lit
glisse la nuit, cela peut nous ame-
ner à rêver que nous nous prome-
nons tout nu ou que nous tombons
dans l'eau. Si nous sommes étendu
dans le lit diagonalement et si
nos pieds dépassent le bord du lit
nous pouvons rêver que nous nous
trouvons au bord d'un précipice terri-
fiant ou que nous tombons d'une hau-
teur escarpée. Si notre tête glisse
par hasard sous l'oreiller nous pou-
vons rêver qu'une roche énorme est
suspendue sur notre tête et menace de
nous écraser de son poids.
Les rêves de malades souffrant
d'affections organiques du cœur ou
des rognons sont souvent troublés par
des terreurs ou des invention? fantas-
ques. Les malades se réveillent sou-
dain avec un grognement de douleur,
les yeux hagards. Ils sont complète-
278
LES BEVBS ET LiUVii SKNS — Suite.
ment trempés de sueur. Leur face
peint l'épuisement et l'agitation mo-
rale la plus grave paraît souvent faire
naître une impression de cataclysme
mental imminent. J'ai souvent cons-
taté cela dans les fièvres et les mala-
dies infectieuses aiguës en général. Ce
symptôme est l'indice d'uu dérange-
ment d'état corporel dans lequel le
système nerveux réagit sous l'effet de
quelque stimulus toxique ou mécani-
que d'une forte application directe et
d'une intensité considérable.
Ainsi, un malade avait l'habitude de
rêver à tout propos qu'un chat le pre-
nait à la gorge et l'étouffait littéra-
lement graduellement. L'agonie men-
tale qu'il éprouvait dans ce rêve se
continuait jusqu'à ce qu'il se réveil-
lât avec la sensation d'une grand»
tension et engorgement de la gorge.
Finalement il se déclara chez lui un
cancer de la gorge pour lequel je
puis l'opérer. Cette prémonition m'a
permis de prolonger son existence de
plusieurs mois.
Les stimulus corporels de toute
sorte peuvent produire des rêves trou-
blants et quand les rêves de ce genre
reviennent avec fréquence, l'on doit
chercher la cause du stimulus dans
quelque région localisée du corps.
L'AUTO-ARRET
L,' Auto-arrêt est destiné à faciliter la
mise en bouteilles du vin ou de tout
autre liquide. Il ressemble à un brise-
jet et s'adapte instantanément à n'im-
porte quel robinet pour le rendre au-
tomatique et permettre d'arrêter instan-
tanément le débit du liquide que l'on
met en bouteilles sans craindre d'en
perdre une seule goutte. Son usage
entraine donc une grande économie de
temps et surtout une sécurité absolue
lorsque l'on manipule des liquides in-
flammables comme l'essence, le pétrole,
etc.
L'appareil est fixé au robinet par son
manchon de caoutchouc. Ce manchon
se prolonge par le tube métallique d'é-
coulement à l'intérieur duquel a été
ménagé un siège de soupape. La sou-
pape appartient à une tige métallique
recourbée à la base du tube pour for-
mer deux angles droits, son extrémité
libre repose sur le goulot de la bouteille.
Dès que l'on présente la bouteille, le
goulot remonte la tige et la soupape
s'ouvre ; le liquide s'écoule alors nor-
malement. Lorsque l'on retire la bou-
teille, la tige descend par son propre
poids, la soupape tombe sur son siège
et le liquide cesse de couler. Cet appa-
reil est certainement le plus simple, le
moins coûteux et le plus siîr que l'on
puisse imaginer pour résoudre ce pro-
blème dont la solution a préoccupé une
foule d'inventeurs. L'Auto-arrêt est en
vente aux Etablissements Kratz-Bous-
sac, 14, Martel, à Paris.
POUR EMPECHER VOTRE GARAGE DE PRENDRE EN FEU
A moins de grands soins, un gara-
ge de famille peut devenir le point de
départ d'incendies désastreux. Pour
réduire la quantité de sinistres causés
_par des incendies de garages, la Na-
tional Fire Protection Association des
Etats-Unis a distribué des exemplai-
res des règles suivantes qui doivent
être appliquées partout où un auto-
mobile seul est remisé.
— Ne jamais permettre dans un
garage de lumières à flamme décou-
verte ; sortir toujours l'automobile
pour remplir le réservoir afin de lais-
ser se dissiper les vapeurs de gazo-
line.
— Ne Jamais conserver des quanti-
tés considérables de gazollne ni de
carbure de calcium, dans le garage ou
dans la maison. Un réservoir de ré-
serve souterrain, d'un modèle recom-
mandé est la meilleure façon de con-
server sa provision de gazollne.
— Un récipient métallique à ordu-
res doit être installé en un endroit
convenable en dehors du garage, pour
recevoir tous les déchets et les chif-
fons graisseux qu! doivent être brû-
lés toutes les semaines.
— Il est dangereux d'employer de
la sciure de bois ou des copeaux pour
absorber la graisse ou l'huile dans
un garage. Si le plancher est en bois,
on doit le laver de temps en temps à
la brosse avec du savon et de la po-
tasse.
270
PODK EMPÊCHÉE VOTRE OABAQB L)B PitBNOKÈ EN FBU — 8'JU*
— L'emploi de la gazoUne pour net-
toyer les parties d'une «tutomobile est
chose dangereuse.
— Un garage ne doit jamais être
chauffé au moyen d'un poêle ou d'un
feu découvert quelc;onque, & moins
qu'il ne soit isolé dans une autre piè-
ce afin que les vapeurs de gazoline qui
circulent si rapidement no puisse»!
pas y parvenir.
— Tenir toujours dmns le garage
ua extincteur d'incendie d'un modèle
accepté et un seau de sable. De l'eau
jetée sur de la gazoline enflammée ne
sert qu'à activer les flammes.
ASSOURDISSEUR POUR MOTOR BOAT
Un assourdisseur pour motorboat
vient d'être découvert qui imprime en
passant aux gaz d'épanchement un
mouvement de rotation et qui dissipe
ainsi leur énergie sans opposer aucu-
ne résistance à leur mouvement ou
causer aucune pression en retour sur
la machine motrice. Cet assourdisseur
a été conçu après beaucoup d'investi-
gations et d'expériences qui ont fait
découvrir que Téchappement de la
machine est comme la décharge d'un
coup de fusil en ce qu'elle consiste
eu deux bruits nettement séparés, l'un
causé par l'expansion subite du gaz
d'échappement et l'autre par la pre-
mière poussée du gaz sortant par la
lumière d'échappement. On dit que
l'assourdisseur annule ces deux bruits
avec succès. Pour l'employer avec ef-
ficacité il faut que l'appareil soit de
bonne capacité pour l'épanehement de
la machine. Il est fait avec un nouvel
alliage consistant en nickel, fer et
cuivre et ayant la résistance de l'a-
cier sans donner prise à la corrosion.
Vue interne de l'assourdisseur pour
motorboatSj montrant comment les
gaz reçoivent un mouvement gira-
toire.
L'USURE DES FOURRURES
Le tableau suivant que vient de pu-
blier le Times est intéressant pour les
personnes qui veulent acheter des four-
rures. La résistance des fourrures à
l'usure varie énormément et n'a aucun
rapport avec le prix d'achat. Par
exemple, le chinchilla et l'hermine, des
fourmires très coûteuses sont cotées
25 et 15 dans un tableau où la bête
puante ou skunk est côté 70 et le cas-
tor 90.
Dans le tableau la loutre de mer avec
son poil d'eau est prise comme base et
figure pour 100. Voici la liste : —
Loutre de mer 100
Castor 9"
Loup marin 75
Visnn 70
Sconse (bête puante) 7«
Mouton de Perce Caçtrakan) . 65
Marte 65
Zibeline 60
Renard noir argenté 4"
Opossum 37
Musquash (Columbia) 33
Mouton gris 30
Xutria (Coypou) 27
Hermine 27
Lynx 25
Ecureuil 25
Chinchilla 15
Broadtail 15
Caracul 10
Taupe 7
Lapin 5
i,a durée des fourrures est réduite
par coloration artificielle. La martre
qui à l'état naturel figure pour 65
descend dans le tableau à 4S après être
teinte.
La quantité de fourrure nécessaire
pour un manteau demi-long arec me-
sure de ceinture moyenne est de 16
pieds carrés, pour pleine longueur, il
faut vingt-sept pieds carrrés.
380
JXD D£ MINOlîU
Règle du jeu et courte explication ée
la partie.
Le " Mlnoru " est ua Jeu nouveau
auquel n'Importe quel nombre de
joueurs peuvent prendre part ; il con-
siste en une course sur le résultat de
laquelle des jetons sont engagés.
L'originalité du jeu consiste en ce-
ci, que les chevaux ne sont pas mo-
biles mais courent réellement sur un
hippodrome tout en partant à des
prix différents suivant leurs chances
différentes de gagner — comme c'est
le cas avec la cote du départ dans une
course véritable.
Au commencement de la partie, on
place les cinq chevaux aux endroits
jaunes du départ et ils se déplacent
sur leurs pistes respectives, et avan-
cent d'un intervalle suivant que l'in-
diquent les cartes, qui sont données.
Dès que les joueurs ont fait leurs
On remarquera que deux oheraui
("Mlnoru" et •" St - Amant ") ont
moins d'espaces ft, parcourir que les
autres pour atteindre le poteau d'ar-
rivée. Ils ont donc plus de chances de
gagner et si l'un d'eux arrive, la Ban-
que ne paie que le double de ce qui a
été mis sur ce cheval, quelles que
soient les mises.
D'un autre côté, " Gou-Gou " a plus
d'intervalles à parcourir pour arriver
au poteau, il a donc moins de chances
de gagner et s'il arrive, la Banque
paie dix contre un.
Pour les mêmes raisons " Game
Chick " et " Miss McGiggle " rappor-
tent respectivement cinq et sept con-
tre un à ceux qui les ont joués.
S'il y a des mises sur les division»
" Even Chances " (Egalité) le joueur
reçoit, au cas où un des chevaux
ainsi joués gagne, un nombre de je-
mises, un des joueurs donne les cartes,
une par une, les plaçant sur les cinq
divisions qui se trouvent derrière les
endroits du départ, on donne une carte
pour chaque cheval. Le cheval auquel
la carte la plus forte est échue avance
d'un intervalle sur sa piste, on donne
alors cinq autres cartes et le cheval
qui a la plus forte est porté en avant
et ainsi de suite jusqu'à ce que l'un
ou l'autre des chevaux atteigne le po-
teau d'arrivée, 11 est alors déclaré ga-
gnant.
La cote (qui est mathématiquement
correcte) est expliquée par ce fait que
les chevaux qui partent avec la cote
la plus forte ont plus d'intervalles Si
couvrir avant d'atteindre le poteau
d'arrivée et ont par conséquent moins
de chance de gagner que le» autres.
tons égal à celui qu'il a mis sur ce
cheval.
La course est courte et rapide et
l'arrivée est généralement mouvemen-
tée et passionnante. Le banquier paie
les gagnants et garde les mises jouées
sur les chevaux qui ne sont pas arri-
vées.
On peut jouer tous les chevaux ou
couleurs en même temps et la cote
variée offre un champ très vaste à
l'ingéniosité pour suivre ou inventer
des combinaisons.
Règles.
1. Aucune mise ne peut être faite
ou retirée après que la course a com-
naencé.
2. Dan* t/jute course les Joueurs
881
peuvent jouer un ou plusieurs che-
vaux ou couleurs.
3. Aucune mise de plus de six je-
tons ne pourra être faite par n'importe
quel joueur sur un cheval ou couleur
quelconque.
4. L'As est la carte la plus forte.
5. Si deux ou plusieurs chevaux ob-
tiennent les mêmes cartes et que ces
cartes soient plus fortes que celles de
leurs concurrents le cheval qui reçoit
la carte de la couleur la plus haute a
gagné les valeurs étant : 1. Cœur ;
2. Carreau ; 3. Trèfle ; 4. Pique ;
comme Bridge. Aussi la dame de cœur
gagnera contre la dame de pique.
6. Le Banquier garde la Banque
pendant quatre courses, il la passe
ensuite au joueur qui se trouve à sa
gauche, et ainsi de suite tout autour
de la table de sorte que chaque joueur
tient la Banque à son tour.
7. Les cinq cartes données à chaque
fois sont mises de côté avant de re-
commencer à donner et quand le pa-
quet est épuisé, on ramasse toutes les
cartes et on les bat.
8. Le Banquier pourra décider avant
le commencement de la course s'il sera
fait usage de la carte dite " Joker."
Si cette carte est comprise dans le
paquet et qu'elle sorte, " Gou-Gou "
avance quel que soit le cheval auquel
elle est échue et quelles que soient
celles qu'ont les autres chevaux
Quand on fait usage de cette carte
ayant une valeur spéciale, la cote de
Gou-Gou " est ramenée de 10 contre
un a 6 contre un.
Un journal de science française la
Nature a fait une étude mathématique
du jeu qui est intéressante pour toutes
les personnes qui s'y adonnent.
Voici ce que dit le journal en ques-
tion :
UN NOUVEAU IJEU DE PETITS CHE-
VAUX, LE ;" MINORU " (1)
On a importé récemment d'Angle-
terre un nouveau /eu, qui tient le mi-
lieu entre celui des petits chevaux
et le pari à la cote des champs de
courses, prohibé maintenant en France
à cause de la concurrence qu'il faisait
au pari mutuel, mais plus florissant
que jamais dans d'autres pays.
Voici en quoi consiste ce nouveau 1
jeu, auquel on donne le nom de Mi-
noru. i
Cinq petits chevaux de plomb, que 1
nous appellerons. A, B, C, D E
Mmoru, Game Chick, Gou-Gou Miss
McGiggle et St-Amant sont placés. I
comme l'indique le croquis ci-contre, a. |
(1) Minoru est le nom d'un cheval
du roi Georges V qui a gagné le prix
au Derby, 11 y a quelques années.
JBO D« MINOHD — («ult«)
l'une des extrémités d'un tapis dlrisé
en cases. Pour atteindre le but, repré-
senté par la ligne MN, A et B ont
chacun quatre cases k parcourir, ou
quatre lignes à franchir ; C en a cinq,
D, six et E, sept. Quand les joueur.s
ont placé dans les tableaux T,T, leurs
enjeux sur les chevaux auxquels ils
supposent les chances les plus avan-
tageuses, on tire au sort d'une façon
quelconque — généralement au moyen
de cartes — le nom d'un cheval, et
alors celui que le hasard désigne
avance d'une case. Cette opération se
renouvelle jusqu'à ce que l'un des
concurrents soit arrivé au but.
La partie est alors terminée : tout
joueur qui a placé un enjeu sur le
gagnant reçoit du banquier, outre le
montant de sa mise, le produit de
cette mise par un coefficient c, qui
correspond à la cote des bookmakers
et qui est fixé à
2 pour A et pour B, Mi7ioru et
St-Amant.
5 pour C Game Chick.
7 pour D Miss McGiggle.
10 pour E Gou-Gou.
Les chevaux sont en outre divisés
en deux groupes : d'un côté A et C
(groupe bleu), de l'autre B, C et E
(groupe rouge). Pour chacun de ces
groupes la cote est égale à I, c'est-à-
clire, que tout joueur qui a jjonfé ou
mise sur le groupe dont le gagnant
fait partie reçoit, avec sa mise une
somme égale à celle-ci.
Le banquier retient les enjeux des
perdants.
Le prospectus du Jeu dit que les
cotes (odds) sont " mathématiquement
correctes ". On peut facilement se
rendre compte qu'il n'en est rien.
Le fait qu'un cheval paie 1 quand
11 perd, et reçoit c quand il gagne
suppose qu'il a une chance de gain
contre c chances de perte sur un total
de c -f 1, ou autrement dit, que sa
probabilité de gain est 1/c -)- 1 On
doit en conclure que les probabilités
hypothétiques de gain attribuées aux
cinq chevaux par les conditions du jeu
sont :
Pour A :-^ou--^^ ou 0,3.33
ou 0,3.33
Total
282
jao DE MINOED — (Suite)
même, pour les bénéfices correspori-
(iant à
B : 31 + 15 + 11 + 8 — 60 = 5
C: 31 + 30 + 11 -4- S — 75 = 5
D : 31 + 30 + 15 + 8 — 77 = 7
E: 31 + 30 + 15 4- 11 — 80 = 7
Il est clair qu'au Minoru les béné-
fices du banquier seraient identiques
à ceux du bookmaker, si les enjeux
des joueurs étaient les mêmes que
dans l'exemple qui précède.
Dans tout ce que nous venons de
dire, nous n'avons eu égard qu'aux
probabilités hypothétiques déduites des
cotes ou coefficents sans nous occuper
des probabilités réelles, ou plutôt ma-
thématiques, impossibles à évaluer
pour les vraies courses mais qui, pour
le Minorti, sont rigoureusement calcu-
lables et peuvent fournir aux Joueurs
des indications fort utiles.
Au moyen d'un calcul trop compli-
qué pour être reproduit ici, on trouve
que les probabilités mathématiques ré-
sultant des conditions de ce jeu sont :
Tableaux
Pour A : 0.352' 3 ou plus amplem. 0,353
B : 0,85293 — — 0,353
C: 0.17416 — — 0,174
D: 0.0-~251 — — 0,082.=.
E: U.03747 — — 0.0375
Total
Total 1,00000
1,01)00
On voit que, pour les deux derniers
chevaux, les probabilités mathéma-
tiques s'écartent beaucoup des proba-
bilités fictives déduites des cotes. Pour
les trois premiers la différence est
moins grande, mais cependant elle
est suffisante pour donner aux pontes
qui jouent sur ces trois chevaux un
avantage sensible par rapport au ban-
quier. Cet avantage est en effet de
5,90 pour 100 pour A et pour B.
Or, on sait que la somme des proba-
bilités mathématiques de plusieurs
événements incompatibles ne peut pas
être plus grande que l'unité, qui re-
présente la certitude. Dans le cas ac-
tuel, admettre que toutes les cotes
sont exactes équivaudrait à attribuer
aux cinq chevaux réunis 277 chances
sur 264, ou 1049 chances sur 1000,
ce qui serait un non sens.
De ce que la somme des probabilités
fictives est trop forte, il résulte que
si, à l'instar des bookmakers, le ban-
quier fixait lui-même le montant des
enjeux, il pourrait s'arranger de façon
non seulement à gagner quel que fût
le vainqueur, mais — au moins théo-
riquement — à réaliser sur chaque
cheval un bénéfice déterminé d'avance.
Supposons, par exemple, qu'avec les
cotes du Minoru, un bookmaker veuille
gagner, — l'unité d'enjeu étant quel-
conque (franc, louis, jeton, etc...):
2 unités sur A.
5 — sur B et sur C.
7 — sur D et sur E.
Il parviendra en pariant contre tous
les chevaux aux conditions suivantes :
Sut a : 62 unités contre 31
B : 60 " " 30
C: 75 " " 15
D: 77 " " 11
E: 80 " " 8
Vérifions.
Si A est vainqueur, le bookmaker
paie 62, mais il reçoit des perdants
30 -f 15 -f 11 -h 8 = 64. Bénéfice 2.
On trouverait de même, pour A et
pour B, et de 4,40 pour 100 pour C.
On constate encore que la probabilité
de gain du groupe bleu (A, C) est
égale à 0,577 et celle du groupe rouge
(B, D, E) à 0,473, tandis que la règle
du jeu suppose des chances égales aux
deux groupes. En réalité, le groupe
bleu a un avantage de 5,40 pour 100.
Un raisonnement très simple naet
ces faits en évidence.
Voyons, par exemple, pour A.
Si les événements se produisent
conformément à leurs probabilités ma-
thématiques respectives, A gagnera
353 fois et perdra 646 fois sur 1000
épreuves. Il recevra donc 353 fois le
double de sa mise — que nous sup-
poserons constante et égale & l'unité
— ■ soit 706 unités ; en revanche, il
abandonnera au banquier 647 unités.
Bénéfice : 59 unités pour un enjeu
total de 1000, ou 5,90 pour 100.
Ces cotes des deux derniers che-
vaux, au contraire, donnent un avan-
tage énorme au banquier, et c'est ce
qui fait que, prises dans leur ensem-
ble, les conditions du jeu lui sont fa-
vorables, au point de lui permettre
quelquefois de gagner à coup sûr.
Mais, pour qu'il conserve l'avantage,
il faut qu'il n'y ait pas de différences
trop grandes entre les enjeux des pre-
miers chevaux et ceux des derniers.
Or, comme rien n'oblige les joueurs à
ponter sur ceux-ci, ils s'en abstien-
dront, si le calcul ou l'expérience leur
prouve — ce qui arrivera tôt ou tard
— qu'en jouant ainsi, ils font un mé-
tier de dupes.
Le banquier se trouverait alors dans
une position tellement désavantageuse
que le jeu deviendrait impossible ;
et c'est peut-être ce qui, jusqu'à pré-
sent, a empêché le Minoru de pren-
dre une extension en rapport avec
l'intérêt que lui donnent ses péripéties.
Si l'on veut assurer à la banque un
283
JUd OK MLKUBD — (Suite)
petit arantago, ce qui semble non-
seulement nécessaire, mais légitime
dans une certaine mesure, il faut
adopter des cotes se rapprochant des
suivantes :
Pour A et pour B : 7 contre 4,
C : 14 contre 3
D: 11 " 1
E: 25 " 1
Ces cotes seraient d'ailleurs parfai-
tement applicables, surtout dans les
réunions privées, où le numéraire est
ordinairement remplace par des je-
tons, auxquels on attribue la valeur
que l'on veut. Avec elles le désavan-
tage des joueurs, ou l'avantage du
banquier, varierait entre un minimum
de 1 pour 100 (sur D) et un maxi-
mum de 2,90 pour 100 (sur A et B) ;
il serait en moyenne de 2,14 pour 100,
c'est-à-dire un peu plus fort qu'au
baccara.
Au jeu ordinaire des petits chevaux,
l'avantage de la banque s'élève au
taux exorbitant de 1/9 ou 11,11 pour
100.
Nous avons dit qu'il serait légitime
d'accorder, dans certaines limites, un
avantage au banquier. Nous ajoutons
que cet avantage devrait exister, non
seulement dans les casinos, qui ont
des frais d'installation à couvrir, et
dans les cercles, où le banquier verse
â, la cagnotte, mais même dans les
réunions mondaines, et voici pourquoi.
Le calcul de l'avantage repose sur
la fiction que l'on appelle l'espérance
inathématique, c'est-i-dire, au fond,
sur l'hypothèse que les événements se-
ront exactement conformes & leurs
probabilités ; par exemple, qu'un évé-
uenaent dont la probabilité est è arri-
vera exactement 1 fois sur 3, 10 fois
sur 30, etc. Or l'expérieuce, d'ac30i-d
avec le calcul, prouve que cette hypo-
thèse se réalise rarement, quand le
nombre des épreuves est tant soit peu
grand. La plupart du temps, dans les
jeux de hasard, il y a, entre le ré-
sultat le plus probable et le résultat
observé, une différence que les mathé-
maticiens nomment l'écart. La fré-
quence, l'importance et le sens des
écarts constituent ce que les joueurs
appellent la veine ou la déveine, se-
lon que les écarts leur sont favorables
ou défavorables.
Outre que le banquier n'est pas
libre de régler ses enjeux comme il
l'entend, il est obligé en général de
jouer plus gros jeu que tout autre
joueur, et par conséquent il subit plus
que ses adversaires l'influence des
écarts. Il y a là une cause d'infério-
rité qui pourrait empêcher les joueurs
prudents de prendre la banque, si on
ne leur attribuait pas, en compensa-
tion, un certain avantage. Celui que
nous avons indiqué pour le Minoru ne
semble pas excessif. SI toutefois on
voulait équilibrer les chances autant
que possible, on pourrait adopter les
cotes suivantes :
Pour A (Minoru et pour B St-Amant : 11 contre 6
C (Game Chick) : 19 contre 4, ou 33 contre 7
D (Miss Me(jlggle): 100 contre 9
E ((iou-Gou) : 77 contre 3
Les probabilités correspondantes seraient
Pour A et pour B : -^ = 0,35294
11
C: ^r-= 0,17391, ou J!_= 0,17500
23 ' 40
• D : — l- = 0,08257
109
E: ^ 0,03750
80
Les différences avec les probabilités mathématiques seraient négligeables.
LA PERFECTION EN ARABIE.
Un voyageur allemand qui revient
de visiter l'Arabie écrit que la femme
dans ce pays pour être reconnue par-
faitement belle doit posséder des at-
traits qui vont tous par quatre au
point de vue du teint et du dessin.
Quatre de ces attraits doivent
être blancs :
La peau, les mains, les dents et le
globe de l'œil cul doit êtro d'une
blancheur Impeccable.
Quatre doivent être noirs :
284
Les cheveux, les sourcils, les cils et
le centre de l'œil.
Quatre rouges :
Les joues, les lèvres, la langue et
les gencives.
Quatre longs :
Le dos, les bras, les doigts et les
jambes.
Quatre ronds :
La tête, le cou, le poignet et le
coude.
Quatre minces :
Le Hez, les sourcils, len lèvre» ot
les doigts.
TOCRS DE MAGÎÏ
LA CANNE MAGiaiTE
L* principe suivi pour magnétiser
uae canne peut aussi bien servir pour
un couteau de table, une queue de
billard ou autre objet analogue. Il
n'y a pas de prêparatif. lie magicien
passe d'abord la main le long de la
canne sous prétexte de la magnétiser.
I! la montre ensuite tenue avec sa
main gauche dont il présente le côté
gauche au public, tandis que le centre
de la canne est parallèle à la paume
de la main contre laquelle elle est
appuyée et en même temps il la
pousse vers le bout des doigts étendus
au moyen de l'index de la main droite
qui est en arrière. Les autres doigts
et le pouce de la main droite saisis-
sent le poignet de la main gauche
étendue comme le montre le dessin.
le noir de fumée 8**n est détaché ; 11
n'en est rien, la, cuiller reste toujoura
d'un beau noir mat. Voici quelqua
chose de bien curieux, n'est-ce pas?
et chacun de vous pourra l'expéri-
menter facilement. L'explication de ce
phénomène est très simple.
Le noir de fumée, par suite de sa
finesse extrême, n'est pas mouillé par
l'eau. (L'adhésion entre deux corps
Façon de prendre le poignet et la
canne magnétisée.
Du côté des spectateurs, la canne
paraît tenir sans être maintenue par
la main gauche. On augmente l'illu-
sion en écartant les doigts de la main
gauche et en les refennant successive-
ment. L'index peut couvrir v.ne dis-
tance beaucoup p.us longue qu'on ne
le suppose généralement et le fait que
la main droite toute entière semble
tenir le poignet gauche, accentue en-
core l'illusion.
L'ŒTIF ARGENTE.
SI vous placez une cuiller en ar-
gent au-dessus de la flamme d'une
bougie, elle ne tarde pas à se recou-
vrir d'une couche de noir de fumée.
Plongez-la dans un verre d'eau, 8
miracle ! la cuiller n'est plus noire.
Elle a repris son aspect métallique,
et réfléchit à sa surface la lumière
de la bougie ou des objets brillants.
Vous îa retire? ds l'eau, croyant que
■l'A
polis est considérable : coupez une
balle de plomb avec un canif très ef-
filé et rapprochez les deux parties
coupées, en les appuyant l'une contre
l'autre, elles resteront collées et il
deviendra difficile de les séparer de
nouveau. Dans les fabriques de gla-
ces, on a vu deux glaces, posées l'une
sur l'autre, adhérer si fortement,
qu'on ne pouvait plus les séparer sans
les rompre. Les corps pulvérulents
sont difficilement mouillés par les li-
quides ; vous voyez, lorsque la pluie
tombe sur une route poudreuse, le?
gouttes d'eau rebondir sur le sol en
conservant leur forme sphérique.
avant que la poussière ne soit mouil-
lée et transformée en boue) ; l'eau
présente donc, tout autour et * une
faible distance de la cuiller noircie,
une forme courbe reproduisant exacte-
ment celle de la cuiller, et sur la-
quelle la lumière vient se réfléchir
comme sur une surface métallique.
Vous pouvez présenter cette jolie
expérience avec la variante suivante.
Noircissez un œuf au-dessus d'une
bougie ou mieux d'une lampe à pé-
trole bien fumeuse, et cet œuf, plongé
dans l'eau, prendra aussit^St un aspect
brillant et métallique, donnant l'illu-
sion d'un œuf argenté, pour reparaî-
tre noir dès que vous l'aurez sorti du
liquide.
TODRg DE MAGIE.
(aSnlte).
LA TELEPATHIE DES CARTES
Pour ce tour 11 faut deux person-
nes, dont une dame qui agit comme
médium, et un monsieur qui remplit
le rôle de magicien. La dame, une
fois présentée, est conduite par un des
spectateurs dans une pièce éloignée
de la scène et enfermée à clef.
CftRRt A
/
7REHE
\
Fig. 1. — Divisions montrant la va-
leur des cartes.
Fig. 2. — Montrant les séries.
Ensuite le magicien demande i, un
des spectateurs de penser à une carte
dans un paquet de cartes imagiDaire
et d'inscrire la carte choisie dans son
carnet de notes pour qu'il n'y ait pas
d'oubli : on le charge alors d'envoyer
un mot au médium et de lui deman-
der d'écrire le nom de la carte choisie
mentalement. Il écrit cette demande
sur un bout de papier dans les termes
qui lui plaisent, puis il signe sa lettre
et l'enferme dans une enveloppe qu'il
cacheté et adresse au médium.
Le magicien prend l'enveloppe, la
Fig. 3, 4. — Méthode suivie pour In-
diquer la carte pensée.
confie à un commissionnaire à qui 11
donne l'ordre de la remettre à la
dame immédiatement et d'attendre sa
réponse. C'est ce qu'il fait, et à son
retour on a la réponse exacte.
Quelle est la clef du mystère )
Avant tout, le magicien doit savoir
quelle est la carte choisie. Il faut au-
tant que possible l'apprendre secrète-
ment, et c'est pour cela qu'on deman-
de au spectateur de prendre note par
écrit de la carte qu'il a choisie, car
cela permet au magicien de jeter un
coup d'oeil rapide tandis qu'on écrit,
ce qui lui permet d'avoir le rensei-
gnement cherché. Généralement cela
peut se faire sans qu'il s'en aper-
çoive, sinon 11 faut absolument Insls-
28fi
ter, sous un prétexte ou sous un au-
tre, pour avoir ce renseignement qui
est indispensable pour réussir le tour.
Le nom de la carte est ensuite en-
seigné au médium au moyen de deux
coups d'ongle, un sur chaque côté de
l'enveloppe. Ces marques qui doivent
être les plus légères possible, peuvent
se faire quand on prend l'enveloppe
dans la main droite et quand on la
fait passer dans la main gauche pour
la remettre au commissionnaire.
La face de l'enveloppe est divisée
on douze espaces imaginaires (voir
Fig. 1) qui représentent la valeur nu-
mérale des diverses cartes, onze veut
dire le valet et douze, la reine. Le
roi s'indique en laissant le devant de
l'enveloppe absolument intact.
Le bord de droite du dos de l'en-
veloppe est partagé de la même façon
en trois espaces qui représentent les
trois des quatre séries de cartes (voir
Fig. 2). Le pique est indiqué de la
même façon que les rois ; et, par con-
séquent, si la carte pensée est le roi
de pique, l'enveloppe est laissée in-
tacte. Les Fig. 3 et 4 représentent
respectivement la face et le dos d'une
enveloppe marquée pour indiquer nue
l'on a songé au dix de car-eau.
Ce tour qui produit un effet saisis-
sant, est d'autant plus p.-écieux qu'on
peut l'exécuter aussi bien dans un
salon que sur une scène publique.
LE PAPIER DECHIRE, PUIS
RECONSTITTIE.
Un tour très amusant, assez facile
mais vraiment extraordinaire, est ce-
lui qui consiste jl prendre une feuille
de papier entre ses mains, — rien
autre dans les mains ni dans les po-
ches, — à la déchirer en tout petits
morceaux, à en chiffonner les mor-
ceaux dans les mains, à les pétrir en
boule, puis tout à, coup à donner la
dite boule à développer, à une per-
sonne de l'assistance, laquelle, avec
une croissante mais comique stupeur,
étale aux yeux de tous une feuille de
papier intacte quoique froissée.
Evidemment lé papier ne se recons-
titue pas tout seul — et il y a deux
feuilles de papier. Mais à quel mo-
ment la transposition s'opêre-t-elle ?
Voici le procédé. On prend une
feuille identique à celle que l'on veut
escamoter, on la roule en boule, et
subrepticement, après avoir fait exa-
miner ses mains et retroussé ses man-
ches — chose ici nécessaire — on la
place dans un des plis du vêtement,
au coude. Puis on déchire con.scien-
TOURS DE MAGIE— (Suite)
Le papier intact est en boule, dissi-
mulé dans un pli du coude ; l'opé-
rateur, par un mouvement rapide,
dissimule également, dns un pli de
l'autre coude, la boule de papier dé-
chiré pendant qu'il se saisit de la
première.
oi€usement son papier, on le roule en
boule, on le pétrit et en pétrissant on
gesticule de façon à arriver un ins-
Houdini déchirant le morceau de pa-
pier qti'il reconstituera tout à
l'heure.
tant à se croiser les bras ; on change
alors rapidement de boule, en dissi-
mulant celle qui est déchirée dans le
pli du coude correspondant. Et le
le tour est joué. Avec un peu de
cette fantaisie de gestes et de paroles
que dans l'argot du métier on appelle
du Chiqué, on arrive à illusionner
tous les assistants.
FLEURS INSTANTANEES
Le tour se fait avec un pot à large
ouverture, haut d'une dizaine de pou-
ces. Si l'on ne peut se procurer une
jarre en terre on prend un pot à
fruit ou à confiture aue l'on tapisse
d'une étoffe noire ou de papier afin
qu'on ne puisse pas voir le conieau.
On recourbe deux morceaux de fil de
fer comme l'Indique la Fig. 1 et on
les réunit comme il est dit dans la
Fig. 2. On pilaoe ces fils de fer dans
le pot k un tiers à peu près de la dis-
tance de l'ouverture, le petit cercle
se trouvant au centre. On peut faire
tenir les fils en place en les pliant
avec soin ou en les calant avec de
petits coins de blocs.
On coupe ensuite un bout de fil de
fer un peu plus court que la hauteur
du Dot et on attache à son extrémité
une rose ou des fleurs. Au fond du
pot, on pose un bouchon sur lequel on
pique l'extrémité du fil opposée à celle
où sont liées les fieurs, en laissant
passer celui-ci dans le cercle des fils
croisés avant de s'enfoncer dans le
bouchon. Les lignes pointMlées de la
Fig. 3 montrent la position du fil et
des fleurs.
Pour faire pousser instantanément
les fleura on verse de l'eau dans le
pot, du cOté de la large embouchure.
Le bouchon flottera et montera avec
le fil qui tient les fieurs, celles-ci fe-
Les fleurs croissent instantanément.
ront alors leur apparition et sem-
bleront pousser instantanément. Il ne
faut pas verser l'eau trop vite ni en
trop grande quantité pour qu'on voie
le fil de fer.
287
EXPLICATION DE TOURS DE MAGIE
Quaud on a passé une après-midi
à voir faire des tours de magie, on
sort généralement de Ih avec l'iaten-
tion de savoir comment cela peut se
faire.
Voici l'explication de deux de ces
tours : La fenêtre des Apparitions et
la Carte flottante. Pour le premier,
la maison est examinée de fond en
comble par un comité d'assistants et
naturellement tout est trouvé en ordre
parfait. Puis, tandis que le magicien
appelle l'attention du public sur la
rampe, deux miroirs sont glissés de
dessous la scène. Puis les trois reve-
nants pénètrent sur le théâtre par
une trappe qui s'ouvre dans la mai-
son et leur entrée est cachée par les
Disposition du fil noir pour le tour
de Carte flottante.
mlrolr.s. Une fols qu'ils sont dans la
maison, les miroirs sont redescendus.
Lia malsonnette est entourée d'un
freinage transparent dont l'objet pré-
tendu est d'empêcher les revenants de
pénétrer, mais dont l'objet réel est de
faire croire aux assistants qu'ils
volent le parois d'arrière du treillage
tandis que ce qu'ils voient ce sont les
parois latérales qu'ils aperçoivent par
la réflexion deg miroirs quand ceux-
ci sont remonté^.
Le tour de la carte flottante est
simple à l'extrême. Un fil noir est
tendu en travers de la chambre ou
de la scène et passe à 2 pouces en-
viron de la tête du magicien. Une
extrémité est attachée et l'autre passe
sur une épingle à tête noire et on la
laisse tomber de 4 ou 5 pieds. Deux
cartes sont piquées à l'extrémité libre
pour servir de contrepoids. Devant
une iversonne choisie dans l'assistance.
Les miroirs et la porte de la trappe
disposés pour le tour des Revenants.
le magicien enfonce dans le dos de la
carte une épingle à tête noire puis
lève la carte en l'air et l'accroche
au fil qui est invisible. L'arrière plan
doit être très sombre pour faire ce
tour. On enlève la carte du fil en Is
faisant simplement tourner la tête em
bas.
TOURS AVEC POUCES LIES
Paire attacher solidement les pou-
ces d'une personne devant tout l'au-
ditoire, faire examiner la ligature,
puis faire lancer par quelqu'un un
cerceau ou une jante ou cercle de
roue d'automobile qui est reçue et
s'enflle sur le bras du sujet comme
si ses pouces n'étaient pas liés en-
semble, paraît une chose Impossible.
C'e-t, cependant un tour qui peut se
faire et dont la simplicité est le plus
sûr garant du merveilleux même si le
tour se fait très près de l'.iudltoire.
Un bâton peut même être placé per-
pendiculairement entre les deux bras
du sujet et empoigné par un specta-
teur avec une main à chaque extré-
mité ; et puis l'exécutant du tour ti-
rant brusquement en arrière ses
mains sur le bâton le fait passer en-
tre ses mains comme s'il n'y avait
pas de ligature. On peut faire la
même chose sur le bras d'un personne
et chaque fois on fait examiner la
ligature par l'assistant.
Les deux cordes employées pour ce
BXrUCAïIOISS UB TODBS DE 11A«IE— 8uit«.
tour se préparent comme suit : La
première doit avoir à peu près 17
pouces de lon^eur, Vi de pouce de
diamètre au centre et se terminer en
pointe à ctiaque extrémité. L'autre
corde doit avoir 13 pouces de lon-
gueur, ,% de pouce de diamètre au
centre et se terminer en pointe de la
même façon .
On se sert pour cela de papier de
Chine ou du Japon très souple, ré-
sistant et de texture fibreuse. L<e pa-
pier se coupe en lanières d'un pouce
de largeur en ayant soin que le grain
ou plutôt la fibre soit placée longi-
tuidiinalement.
Puis, commencer à une extrémité
et enrouler le papier sur lui-même
obliquement comme on roulait autre-
Manière de croiser les pouces xwur re-
cevoir le double nœud de la corde.
fols les allumettes papillotes pour
allumer les lampes. Chaque tour doit
chevaucher sur le suivant de la moi-
tié de sa largeur. Quand on arrive à
trois pouces du bout de la première
lanière on en attache une autre sim-
plement en mouillant les bouts qu'on
rejoint et on continue à emrouler.
Quand on a atteint la longueur dési-
rée, on brise la lanière et l'on re-
commence sur la première, mais en
sens inverse. On pose assez de cou-
ches pour obtenir le diamètre voulu.
Une fois finies les cordes doivent être
assez fortes pour résister à la pres-
sion de la main.
On étend les doigts bien serrés en-
semble et les pouces écartés de la
main dans la Fig. A. On pose en-
suite le pouce droit sur le pouce gau-
10
che, comme ©n B, le gros os de la
jointure de l'un reposant directement
sur le gros os de la jointure de l'au-
tre. La plus longue corde est alors
posée sur le croisement et les deux
bouts sont rabattus puis croisés sur
les pouces et ensuite relevés et liés
(le deux nœuds au sommet du pouce
droit, comme on le voit en C. C'est
dans cette opération que gît le truc.
Au moment où l'on fait le nœud, il
faut tirer le pouce gauche jusqu'à ce
lue le plus petit diamètre des join-
tures arrive à la corde et tirer en
descendant la main gauche. En mê-
me temps on pousse le pouce droit de
Les cordes, tel qu'on les place autour
des pou/^es et qu'on les noue par un
double tour.
façon que la partie charnue pénètre
autant que possible daus les cordes.
Il faut que les noeuds soient faits
aussi serrée que possible.
La seconde corde, plus petite est
posée en dessous du pouce droit, com-
me l'on voit en D et sur le sommet
du pouce gauche, contre la première
corde, croisée, rajnenée et attachée
deux fois. Quand cela .se fait, ou fait
en sens inverse le poussage et le ti-
rage, déjà décrits en poussant le pou-
ce gauche et tirant sur le droit. On
se procure tout le relâchement pos-
sible sur le pouce gauche, et on pous-
se le droit dans les cordes fc son plus
289
EXPLICATIONS DE TOURS DE MAGIE— Suite.
petit diaaiètre. ba seconde corde est
liée très hiaut et aussi près que pos-
sible du pouce droit, les nœuds étant
très serrés. Si ce second nœud n'est
pas as.=:ez serré, il causera beaucoup
d'embarras pour faire le tour.
Lie dégagement se fait en ramenant
ensemble le bout des doigts et en ser-
rant les ponças dans les paumes. Si
les nœuds ont été bien faits on n'au-
ra aucune difficulté à retirer le pouce
gauche qui est masqué par les mains.
La nature spéciale de la corde de pa-
pier fait que la boucle de laquelle on
retire le pouce reste ouverte et ri-
gide comme une boucle en fil de fer
et si le dernier nœud a été très serré
la .seconde corde ne gillssera pas pour
fermer la boucle.
En approchant du cerceau, du bâ-
ton ou du bras qui doit pas.ser entre
les mains liées on touche l'objet avec
le bout des doigts puis on les retire
et on les ramène en arrière deux ou
trois fois, avant d'exécuter le passage
et on dégage le pouce de la boucle .
Après avoir passé l'obstacle on ren-
file le pouce dans la boucle. En pas-
sant l'objet on écarte le bout de.-;
doigts, puis on les rejoint et on ouvre
les paumes, on repousse le pouce gau-
che dans la boucle, on ferme les pau-
mes et on force sur les deux pouces
puis on montre le nœud. Il faut avoir
soin de presser étroitement les deux
pouces contre les paumes en pas.sant
pour qu'ils ne touchent pas l'objet.
On montre toujours le nœud du côté
du dos des mains avec les deux pau-
mes étendues. Si l'on éprouve de la
difficulté à retirer ou à replacer le
pauce dans la boucle, c'est parce que
les nœuds n'ont pas été convenable-
ment disposés ou liés quand les pou-
ces étaient à la bonne place. Natu-
relllemenit, il faut un peu de pratique
pour faire le tour rapidement.
LES VAISSEAUX ÛUI PORTENT LE COMMERCE
DU MONDE
En ce moment où l'on parle de guerre et où l'on publie des tableaux pour
montrer la force relative des nations du monde, le dessin ci-dessus présente
un intérêt particulier ; c'est une comparaison entre le tonnage de la marine-
ma^'chande des diverses puissances. On remarquera que la Grande-Bretagne
tient la tête de beaucoup ; de fait, elle est maîtresse de la moitié du tonnage
du monde entier.
290
LA PRESTIDIGITATION SANS APFAEEILS
Les tours de physique les plus in-
téressants sont ceux que l'on voit
faire sans préparation préalable et
avec des objets usuels.
Ceux qui vont être décrits plus
loia sont d'une exécution facile et
n'exigent guère qu'un apprentissage de
quelques minutes.
Ceux de nos lecteurs qui se con-
formeront aux quelques Indications
données par notre collaborateur pour-
ront, avec un simple jeu de cartes
et une pièce de vingt-cinq cents, réus-
sir toute une série de tours dont leurs
spectateurs ne prvMncinneut assuré-
ment pas la simplicité.
Prenez une pièce de vigt-cinq «cents
entre le pouce et l'index de votre
main droite et naontrez-la bien au
public.
Vous avez peut-être, ami lecteur,
mis à profit les quelques leçons de
physique amusante qui vous ont été
données dans de précédents numéros
de cet almanach, et vos amis vous ont
fait une petite réputation de sorcier.
Que vous est-il arrivé par la suite?
Dans une soirée, la maîtresse de mal-
son, connaissant votre talent de pres-
tidigitateur, est venue vous prier
\'ous pouvez en conséquence exécuter
des tours curieux, car la pièce, en
réalité, n'a pas quitté la main droite.
Vous l'avez simplement " empal-
mée " comme l'indique la figure.
d'exécuter quelques tours au pied
levé, si je puis m'exprimer ainsi.
Vous avez été obligé de vous ex-
cuser ; vous n'aviez pas apporté ce
qu'il vous fallait, vous ne vous at-
tendiez pas à être réquisitionné de la
sorte. . .
Pour vous forcer la main, l'inexo-
rable maîtresse de maison vous a ten-
du un jeu de cartes et vous avez dû
confesser que n'étant pas un profes-
sionnel, le saut de coupe avait pour
vous d'insondables my.stères...
Point n'est nétîessaire cependant de
savoir faire sauter la coupe pour ob-
tenir des résultats surprenants. . . Ac-
Vous l'envoyez vivement dans votre
main gauche qui se referme aussi-
tôt, et les spectateurs suivront avec
attention tous les mouvements de
cette main.
reptez donc désormais le jeu de car-
tes que l'on vous tendra et pendant
qu'un de vos spectateurs vérifiera
qu'elles ne sont pas arrangées et
s'évertuera à les bien mélanger,
amusez votre public avec une simple
pièce de vingt-cinq cents.
Pour exécuter ces tours d'escamotage,
il faut préalablement s'exercer à ou-
vrir une main tandis qu'on ferme
l'autre. On y arrive facilement,
mais un apprentissage de quelques
minutes est nécessaire.
291
LA PRESTIDIGITATION SANS APPAREILS.
(Suite).
Et a partir de maintenant, parlez,
parlez beaucoup ; d'abord parce que
vous êtes sur la sellette et que per-
sonne d'autre que vous ne prend la
parole, ensuite parce que cela dis-
traira vos amis dont l'attention sera
moins soutenue. Si vous arrivez à les
faire rire, vous pourrez en ce moment
être assuré que votre truc ne sera
pas découvert, même si vous avez
manqué un peu d'habileté.
Placez la pièce entre les doigts de la
main gauche et disposez-vous à la
prendre de la main droite.
— ■ ■■ Veuillez, Messieurs et Mes-
dames, nie prêter quelques minutes
d'attention... et une pièce de vingt-
cinq cents. Ayez confiance, je rends gé-
néralement l'argent qui m'est confié
quand ce n'est pas à la fin du mois !"
Faites alors passer ostensiblement
la pièce de la main droite dans la
main gauche, et vice versa, puis pre-
nez-la une dernière fois entre le
pouce et l'index de la main droite,
envoyez-la brusquement dans la main
gauche et portez cette main â. la bou-
che, en faisant le simulacre d'avaler
le vingt-cinq cents.
Placez alors la main droite au bas
de votre gilet, et retirez-en délicate-
ment la pièce en faisant un boniment
^^P
^p^^^^
^Ê
^B
wj^^m
m
^i
M
H
W
Prenez la pièce de la main droite.
de circonstance sur cette singulière fa-
çon de digérer.
L'explication de ce petit tour de
passe-passe est fort simple : la pièce
n'a en réalité jamais quitté la main
droite, vous avez fait semblant de la
lancer dans la main gauche, et, au
temps indiqué par la figure 2 elle
était maintenue " empalmée " comme
l'indique une autre figure.
I,a pièce est disparue et vous la re-
trouvez ensuite où vous voulez.
Ou peut imaginer une quantité de
tours différents basés sur le même
ijrincipe ; le public suppose toujours
iue la pièce se trouve dans la main
oa elle n'est pas. Frappez, par ex-
"inple, la main gauche sur une table,
l't annoncez que la pièce a traversé
le bois pour tomler dans votre main
droite ; ayez encore l'air de lancer
la pièce dans l'espace puis, feignez
Je la retrouver au bout du nez de
nuelqu'un dans l'assistance, etc., etc. .
Tout ceci n'est sruère difficile, on le
voit, la seule précaution à prendre
tst de suivre toujours des yeux la
main fermée qui. en réalité, ne con-
tient rien, tandis que l'autre doit
[)endre d'une façon indifîérente. Lp?
292
En réalité la pièce n'a jamais quitté
la main gauche. Vous avez feint de
la prendre et vous l'avez fait re-
tomber le long des doigts.
LA MESTiDIGITATiON SANS APPAREILS. — (Suite).
spectateurs suivront votre regard et
chercheront à deviner le moment où
la pièce disparaîtra de la main fer-
.mée ; Us ne se douteront assurément
pas qu'elle n'y a jamais été.
Avant d'exécuter ces tours, il est
bon de se livrer seul â un petit exer-
cice préliminaire qui consiste à ou-
vrir une main tandis qu'on ferme
l'autre. C'est en somme le simulacre
de lancement de la pièce que l'on
aura à faire devant une assistance.
Ce mouvement n'est pas aussi naturel
qu'on le suppose : tout d'abord on a
tendance à ouvrir ou à fermer simul-
tanément les deu.x mains au lieu de
ie faire alternativement, mais quel-
ques minutes d'étude nous feront ai-
sément surmonter cette petite diffi-
culté.
Quant à " l'empalmaore ", c'est une
chose fort simple que notre dessin
e.xplique suffisamment.
Voici maintenant une deuxième mé-
thode d'escamotage plus facile en-
core, et dont l'illusion est suffisam-
ment montrée par nos figures.
mains. Comme vous aurez au préa-
lable bien secoué vos manches on ko
demandera comment aura pu se faire
l'escamotage puisque ni vos mains,
ni vos vêtements ne peuvent être
soupçonnés.
Feignez ensuite de mieux relever
vos manches encore et, dans ce mou-
vement, empalmez à nouveau la pièce
que vous retrouverez où et comme
vous voudrez.
Voici maintenant le moment venu
d'opérer avec le jeu de cartes.
Jetez un coup d'œil sur la dernière
carte en dessous, puis counea le Jeu
et étalez-le en éventail, de façon à
placer d'une façon ostensible et au
milieu la carte que vous connaissez.
Il arrivera très fréquemment que
ce sera celle-là que l'on prendra sans
méfiance. Gardez-vous alors de triom-
pher trop vite, faites au contraire
battre le jeu, puis imaginez telles
complications que vous voudrez pour
arriver en fin de compte à retrouver
une carte que vous connai.ssez fort
bien.
Faites placer la carte choisie au milieu
du jeu que vous avez entr'ouvert ;
séi)arez ensuite les paquets en éloi-
gnant les mains. Faites alors exa-
miner à nouveau la carte qui a été
posée à plat : celle-ci n'est plus la
même.
Cette fois la pièce est retombée
dans la main gauche et vous avez
profité de l'erreur de vos spectateurs
qui ont cru que vous l'aviez prise dans
votre main droite.
Il arrive souvent qu'après deux ou
trois tours une personne de l'assis-
tance s'imagine que la pièce est ca-
chée dans la manche de l'opérateur.
SI l'on vous fait cette observation,
profitez-en immédiatement : après
avoir fait semblant d'envoyer les vingt-
cinq cents dans l'espace, comme il a
été dit plus haut, retroussez vos man-
ches, et dans ce mouvement, placez la
p èce à la saignée du coude. Gardez
alors vos deux bras élevés et légère-
ment ployés, puis vous ouvrez les deux
Au moment où vous avez séparé les
paquets, vous avez appuyé les doigts
de la main gauche sur la première
carte du paquet -supérieur. Cette car-
te n'a donc pas suivi les autres et
est venue se rabattre sur celle qui
avait été dépassée..
Faites par exemple défiler les car-
tes sous les yeux de la personne qui
en a pris une et annoncez qu'un im-
perceptible tressaillement de sa part
vous fera reconnaître celle qui a été
tirée.
Vous pouvez encore passer pour
avoir une mémoire peu commune en
retournant toutes les cartes succes-
sivement et en comptant jusqu'à
trente-deux.
Priez ensuite le spectateur qui vient
de battre le jeu de vous donner le
numéro d'ordre de sa carte et après
quelques secondes de réflexion nom-
mez-la lui. On se figurera que vous
avez retenu toutes les cartes dans
l'ordre où elles ont passé, c'est du
293
LA PRESTIDIGITATIOX SANS APPAREILS.
(Suite).
moius ce que vous affirmerez. Répé-
tez ce tour faut qu'il réussira en en
modifiant toujours la forme pour ne
pas faire soupçonner que c'est tou-
jours le même que vous exécutez.
Votre public deviendra pourtant mé-
fiant, et il viendra un moment où on
choisira une carte di:ïéreate de celle
que vous aurez voulu faire prendre.
Faites alors le gascon et affirmez
que justement cette fois-ci, vous avez
réussi à forcer la carte.
Ouvrez alors le jeu comme l'in-
dique la figure de la page précédente
et faites placer la carte clioisie sur la
moitié inférieure que vous tenez dans
la main gauche.
— ■' Eh bien I monsieur, direz-vous,
vous avez pris la dame de carreau .' "
— ■' Vous vous trompez ", répond
radieux votre interlocuteur qui vient
de déposer un sept de trèfle.
— ■' Quelle carte avez-vou.> donc ti-
rée, monsieur ? "
— " Le sept de trèfle ; "
— " J'ai pu faire erreur, mais cela
m'étonne : Â'^euillez vérifier encore ".
Votre patient se précipite sur sa
carte prêt à vous confondre ; il la
retourne et reste complètement ahuri
en constatant qu'il tient dans sa main
la dame de carreau annoncée. Vous
pouvez être assuré d'avoir en ce mo-
ment les rieurs de votre côté.
Voici comment vous aurez opéré :
la dame de carreau que vous n'aurez
pu faire choisir aura été au préalable
placée la première de toutes, puis
tandis que l'on mettra le sept de
trèfle au milieu du jeu selon vos in-
dications (fig. 10), vous appuierez
les doigts de la main gauche sur le
verso de la dite dame de carreau.
Tout en causant, vous aurez séparé
les paquets. Ce geste paraît parfai-
tement naturel puisqu'en apparence
on ne fait qu'éloigner la moitié supé-
rieure du jeu ?ans toucher k la carte
qui vient d'êtrte déposée.
Placez le jeu de cartes dans un verre :
à votre commandement, la carte qui
a été préalablement choisie par un
spectateur sort du jeu, comme pous-
sée par une force mystérieuse.
Mais dans ce mouvement, la dame
de carreau, maintenue comme il a été
dit, n'a pas suivi le paquet supérieur,
et est tout simplement venue se ra-
battre sur le sept de trèfle.
Ces explications sont peut-être- un
peu longues, mais ce tour n'en est pas
moins extrêmement facile à réussir
dès le premier essai. Annoncez main-
tenant que vous allez faire de plus
fort en plus fort, comme chez Nicollet.
Effectivement, priez une personne de
prendre tout le jeu en main, d'y choi-
sir librement une carte, de la regarder
et de la placer ensuite la première du
jeu.
Sous un prétexte quelconque, celui
de vous imprégner de l'odeur de la
carte, par exemple, demandez à ce que
l'on approche un instant le jeu de
votre nez.
Puis faites mêler en faisant re-
marquer à l'assistance que vous n'a-
vez eu à aucun moment les cartes en
main.
Le jeu battu, prenez-le ;' immédiate-
ment après vous reconnaissez une
carte ".à son parfum " et vous la
séiparez des autres.
— " Quelle carte avez- vous prise
madame ? "
— " Le dix de cœur. "
— "C'est précisément la carte que
je tiens, madame : la voici ! "
Si surprenant que ce tour puisse
paraître, il ne demande pas la moin-
dre dextérité et repose sur la re-
marque suivante :
Toutes les cartes d'un jeu ont leur
dessin coupé en marge d'une façon
dissemblable.
En conséquence, au moment où vous
aurez eu le jeu sous les yeux, vous
aurez jeté un rapide coup d'œil sur
un angle de la première carte. Vous
vous serez rappelé le dessin et vous
aurez retrouvé la carte en question
sans la moindre difficulté. Nos figures
donnent une démonstration simple de
Un cheveu attaché à votre boutonnière
et fixé à la carte par une petite hou-
lette de cire, voiilà la clef du mys-
tère.
294
LA PRESTIDIGITATION SANS APPAREILS. — (Suite).
ce que nous venons d'avancer. Si les
circonstances vous permettent de vous
servir d'un jeu vous appartenant,
vous pouvez au préalable le truquer
d'un façon très simple.
Faites-le couper en biseau par
votre relieur. Si vous pouvez ensuite
refaire l'arrondi de l'angle supprimé,
cela n'en vaudra que mieux.
Avec un jeu ainsi " biseauté " les
tours en apparence les plus difficiles
deviennent d'une simplicité enfantine.
Voici comment il faut procéder: Après
avoir fait tirer une carte, retournez,
tout en causant, le jeu dans votre
main de façon à faire venir le côté
qui était en haut vers le bas et vice
versa, puis faites-la replacer au mi-
lieu des autres et donnez le jeu à
mêler. La carte choisie sera forcé-
ment a " contre-biseau " des autres,
c'est-à-dire que du côté étroit du jeu,
elle sera la seule à déborder d'un
millimètre. En faisant glisser vos
doigts de ce côté vous la saisirez très
facilement entre le pouce et le mé-
dium et vous la retrouverez donc ins-
tanément.
En plaçant les cartes rouges et les
noires à contre-biseau, on peut, après
mélange, séparer d'un coup le jeu
en deux paquets contenant l'uu toutes
les noires, l'autre toutes les rouges.
La plupart des tours sont basés sur
un unique principe : celui de con-
naître facilement une carte que les
apparences sont censées vous faire
ignorer.
Nous ne nous étendrons donc pas
sur les formes nombreuses que vous
pourrez employer, nous terminerons
cependant ce chapitre par un dernier
exemple des mille ressources qui vous
sont créées par la simple connais-
sance d'une carte.
Par l'emploi du jeu biseauté (ou
au moyen des autres procédés indi-
qués), vous connaissez une carte qui
a été choisie. Demandez alors un
verre, posez le jeu dedans et voici la
carte en question qui sort à votro
commandement.
Au préalable vous aurez attaché un
simple cheveu à votre boutonnière,
l'autre extrémité aura reçu une petite
boulette de cire qui sera restée adhé-
rente à un bouton de votre veste au
début de la séance.
Il vous aura été facile de mettre la
carte tirée la première du jeu, que
vous aurez ensuite fait examiner ainsi
que le verre pour prouver que rien
n'était truqué ; enfin vous aurez faci-
lement appliqué la petite boulette sur
le bas de la carte en question avant
de replacer le jeu dans le verre. En
écartant celui-ci de votre poitrine , le
cheveu se sera tendu, et c'est ainsi
que la carte sera devenu si extraordi-
nairement obéissante à vos injonc-
tions.
Captain Cod.
•MOUVELLES FO'URE'URES ARTIFI-
CIELLES
Si ce n'est à cause de l'importance
oratique de ses applications, le pro-
cédé imaginé récemment par_ M. Mar-
che, et naturellement breveté aussitôt,
mérite d'être décrit pour sa curieuse
ingéniosité.
L'inventeur tend les_ peaux assem-
blées en mosaïque, poil en-dessus, au
fond d'un récipient : cm arrose et on
fait congeler : on obtient de la sorte
des galettes de glace qui sont sciées
de façon à détacher juste l'épaisseur
de la peau. On obtient, en chauffant,
des peaux utilisables en tannerie.
D'autre part, la plaquette de glace
contenant les poils, est placée près
d'une paroi chaufFée jusqu'à fonte
d'une mince couche de glace ; on
badigeonne alors la base des poils
ainsi rendus libres, avec une solution
de caoutchouc, on laisse sécher, puis
on chauffe. On obtiendrait, ainsi des
■fourrures d'une seule pièce sans cou-
ture ; moins chères, puisque la peau
est utilisée d'autre façon, et résistant
aux attaques des insectes par suite de
la substitution du caoutchouc aux tis-
«sua animavix.
LES UNIVERSITES DANS LE MONDE
Le monde est vaste, mais les statis-
ticiens ne reculent devant aucun tra-
vail. 'Voici qu'ils nous apprennent
combien il y a sur le globe d'univer-
sités et d'étudiants.
230 Universités que fréquentent
480,000 étudiants.
308 Collèges anglais et américains,
107,000 étudiants.
72 Ecoles Supérieures techniques,
72,000 étudiants.
58 Ecoles d'agriculture, forestières,
des mines, 17.000 étudiants.
30 Ecoles vétérinaires, 6,500 étu-
diants.
Les grandes universités oui ont le
plus d'étudiants se classent dans l'or-
dre suivant :
Paris vient en tête avec 17,500 étu-
diants ; puis Berlin, 14,00 ; Le Caire,
10,500 ; Moscou, 9,500 ; St-Peters-
bourg, 9.000 ; 'Vienne, 8,950 ; Munich,
7,100 ; Budapest, 7,000 ; New York,
6,500.
La plus petite université contient
107 étudiants, c'est celle de Saratof,
en Russîe-
295
SECOÏÏUS AUX ASPHYXIES
La respiration artificielle doit être
pratiquée chez les noyés, les asphy-
xiés, les empoisonnés. Si au bout de
trois heures d'efforts continus le pa-
tient ne revient pas à la vie, on aura
le droit de s'arrêter.
été désobstruées et nettoyées s'il y a
lieu ; saisir les bras près du coude,
le pouce en avant (fig. 1), appuyer
latéralement sur la cage thoracique
par l'intermédiaire des bras, et les
porter ensuite, en, leur faisant décrire
1er temps de la respiration artificielle.
Manuel opératoire. — 1° Placer l'as-
phyxié dans un lieu aéré, pas trop
fhaud ; le déshabiller et le coucher,
le haut du corps légèrement relevé,
mais la tête inclinée en arrière : le
recouvrir d'une couverte, de paille,
de foin. Ecarter les mâchoires, le.s
maintenir ouvertes au moyen d'une
cuiller, d'un morceau de bois ; atti-
rer la langue au dehors avec les
doigts enveloppés d'un mouchoir, et la
confier à un aide.
2° Tandis que des aides frictionnent
le corps à l'alcool ou à la flanelle
sèche, se placer à la tête d£ l'asphyxié,
dont les narines et la bouche auront
2e temps de la respiration artiflcielle.
latéralement ^ un arc de cercle, au-
dessus de la tête du patient (fig.
2) ; les ramener ensuite au tho-
rax, presser, tirer, et ainsi de suite.
Le mouvement complet sera prati-
qué 16 à 18 fois par minute.
En même temps, l'aide qui tient la
langue pourra exercer sur elle des
tractions alternatives, correspondant
aux mouvements imprimés aux bras.
( Ce procédé, indiqué par M. Laborde,
a donné d'excellents résultats.)
On entend l'air qui entre en sifflant,
et la respiration se rétablit peu à peu,
si l'on sy est pris à temps et avec
toute la précaution voulue.
LES AIGUILLES DE PHONOGRAPHES
LA PROTECTION DES TISSUS
On sait que l'un des organes essen-
tiels du phonographe, gramophone et
autres " talking machines," qu'on
trouve aujourd'hui dans le monde en-
tier et jusque chez les sauvages, est
une aiguiUe de quelques millimètres de
long, — le " style."
Sans doute, dans certains appareils
modernes, l'aiguille est remplacée par
une pointe^ mousse en saphir, mais l'ai-
guille ^ métallique " donne " encore
énormément.
On peut se faire une idée de ce que
représente le trafic de ces aiguilles qui
nécessairement s'émoussent très vite,
d'après ce simple fait qu'une manu-
factu.e allemande en reçut naguère
une commande " d'un milliard " I
Le Docteur Guilbert expose le ré-
sultat de ses expériences sur la valeur
de protection relative des divers vête-
ments en tissus légers en contact di-
rect avec la peau. Il en déduit que
les tissus d'origine animale sont pré-
férables aux tissus végétaux ; que la
laine a sur la soie l'avantage de se
î mouiller moins vite et, par suite, de
I perdre moins brusquement sa valeur
I protectrice ; que les tissus mélangés
I sont moins avantageux que ceux con-
fectionnés avec une seule matière tex-
tile ; enfin qu'il faut donner la pré-
I férence aux vêtements tissét sur les
' vêtements tricotés.
298
LA POPULATION, LA SUPERFICIE ET LA DEPENSE ANNUELLE
DES GRANDS PAYS DU MONDE
6RAN0E. BRtTAGNt
Superficie 12.1.391 M.C.
ÛRAMDE. -BRETAGNE. PopaUtion 46-000000.
FRANCE
SUPERFICIE. 207.054 M C.
FRANCE, PopuUbon 39.600.000
ALLEMAGNE
Superficie 208.780 M.C
ALLEMAGNE, PopuUtion 70.000.000
DEPENSE
4 215. 000. 000
PAR TÊTE 4"i-2,50
STRALIE, Population 4.727 000
297
LES TARIFS DE DOUANES COMPARES
Le Canada arrive au troisième rang comme pays protectionniste.
BELÇbiqUE ^SUISSE-^ANGLE- y<^ AUTRICHE
■ '-5% « 4.200^, «^^^T^lLf ^-8?^ S
CANADA
16.3 0/,
LIVRES DE PRIX CANADIENS
^ Votre idée de nationaliser le livre pour distribution de pris recevra de tous, nous
n'en doutons jjas, le i)lus favorable accueil. Pour notre part, nous sommes heureuses
^e donner notre modeste mais entière approbation à cette entreiwise que nous con-
sidérons cooinic une çpuvre uréducatlon et de patriotisme 6clairés.
SS. ^es Saints Noms de Jésus cf de Marie.
?98
LA CHASSE AUX EATS
Les inventions nouvelles.
La méthode australienne.
Un prix de $100,000.
C'est une chasse ouverte en toute
saison, une chasse où le gibier abonde.
Des centaines de milliers de victimes
sont exterminées tous les ans, mais
chaque rat qui tombe laisse der-
rière lui une postérité de plusieurs
millions de rats pour le venger.
Chaque femelle, dit le Chamher's
Journal, produit trois portées par an,
de dix à quatorze petits. A l'âge de
trois mois, les jeunes rats devien-
dront capables de se reproduire. Ad-
mettons, pour faciliter les calculs,
qu'à chaque portée les nouveau-nés
soient au nombre de dix. Au bout de
trois ans, chaque couple aura une pos-
térité de dix générations représen-
tant un total formidable de vingt
millions cent cinquante-cinq mille
trois cent quatre-vingt-douze descen-
dants.
Il est vrai que les calculs de la
statistique, trop souvent sujets à
l'erreur, lorsqu'il s'agit des hommes,
ne doivent pas être d'une exactitude
absolue lorsqu'ils s'appliquent à la
multiplication des rats.
Fort heureusement, pour le genre
humain, d'innombrables causes de des-
truction menacent pendant les pre-
miers jours de leur vie les représen-
tants de cette espèce de rongeurs,
féconde et redoutable entre toutes ;
s'ils arrivaient tous, à l'âge adulte,
l'existence de l'homme deviendrait
impossible sur la planète terrestre et
le roi de la création ne tarderait pas
à disparaître pour faire place aux
rats. Peut-être a-t-il attendu trop
tard pour se défendre.
Le tribut que prélèvent les rats
sur les territoires qu'ils envahissent
est énorme :
On a calculé, dit le Chamhers s
Journal, qu'il y a dans les îles Bri-
tanniques quarante millions de rats,
c'est-à-dire, autant que d'êtres hu-
mains. Chacun de ces rongeurs causp
chaque année, un préjudice de trente-
neuf cents. De là résulte pour la
Grande-Bretagne et l'Irlande une
charge annuelle de cinquante millions
de dollars. En France, le tribut pré-
levé par ces parasites est un peu
moins lourd que de l'autre côté de la
Manche, mais il n'en atteint pas
moins un total de deux cents millions.
Chaque rat consomme vingt onces de
blé par jour et les dégâts qu'il cause,
dépassent de beaucoup le prix de sa
nourriture.
Nous ne saurions trop nous émer-
veiller de la précision de ces chiffres.
Il serait du plus grand, intérêt de
connaître le méthode de recensement
adopté par le statisticien du CUamlicTs s
Journal pour déterminer, à une unité
près, le nombre des rats de France
et du Royaume-Uni.
Il paraît de même assez difficile
de calculer avec une exactitude ab-
solue, le poids et la valeur du blé
que consomme chaque jour un rat de
ville ou un rat des champs, ijiais
nous n'essayerons pas de pénétrer les
mystères de la statistique. Bornons-
nous à admirer ces tours de force
dans l'art de grouper les chiffres
comme la plus attrayante variété du
roman scientifique.
Mais, tout en faisant la plus large
part aux fantaisies de l'imagination
dans des calculs qui fatalement ne
peuvent reposer sur aucune base cer-
taine, les rats qui viennent d'ajouter
à leurs méfaits le crime de propager
la peste, n'en restent pas moins un
fléau dont le genre humain doit se
débarrasser à toiit prix.
LES AUXILIAIRES
Le chat et le chien.
Il va de soi que l'homme a besoin
d'alliés pour combattre cet ennemi re-
doutable. A défaut du chat, dont la
présence seule suffit pour intimider
les souris mais qui n'aime pas à se
mesurer avec des adversaires ca-
pables d'opposer une résistance sé-
rieuse, le fox-terrier peut rendre des
services précieux. Cependant, il ne
faut pas perdre de vue que cet auxi-
liaire intelligent, utile et dévoué a
besoin d'un entraînement tout spécial
pour jouer un rôle qui ne répond pas
à ses instintî- naturels et que la col-
laboration de deux chiens habitués à
chasser ensemble et à combiner leurs
efforts est indispensable pour obtenir
des résultats de quelque importance.
LA MECANIQUE.
L'écrivain du Chavihers's Journal
donne de judicieux conseils aux per-
sonnes qui considèrent les pièges
bien choisis comme le plus sûr et le
plus efficace des moyens de destruc-
tion employés contre les rats. Il est
bon de préparer une traînée de grain
ou d'un appât quelconque sur le che-
min qui met en communication l'is-
sue du repaire où vivent les rongeurs
299
LA CHASSE AUX RATS. — (Suite).
avec l'entrée de la cage -ù ils Iront
se prendre. Il faudra laisser pendant
quelques jours de la nourriture à la
portée des prisonniers afin qu'un plus
grand nombre de leurs compagnons,
pousses par la faim, viennent parta-
ger leur captivité.
Le Poison.
Le poison est trop dangereux pour
qu'il soit permis d'en faire usage, les
chiens, les chats, les poules ne résis-
tent pas à la tentation de prendre
leur part du repas mortel préparé
pour les rats. D'autre part, les virus
qui propagent la peste parmi les ron-
geurs no peuvent être employés qu'en
pleine campagne, avec des précau-
tions infinies, de sorte que, tout
compte fait, si les palliatifs abondent,
le genre humain ne dispose, en réa-
lité, d'aucune arme absolument effi-
cace pour combattre le fléau dont il
est menacé.
L'Asphyxie.
Le salut nous viendrait-il de l'Aus-
tralie ? Dans un petit œuf métallique
un inventeur a mis du cj'anure de
potassium, puis il l'a enveloppé dans
un .second œuf où il a ménagé un
petit orifice. Au moment de se servir
de l'appareil, on verse de l'acide
sulfurique dans l'espace laissé vide
entre les deux œufs de métal, puis
on ferme avec soin les i.ssues des
galeries creusées par les rongeurs.
Au bout d'une heure environ, l'acide
sulfurique a attaqué la mince enve-
loppe métallique qui le séparait du
cyanure de potassium, une réaction
s'opère et il s'en déga'^e un gaz dont
les émanations sont mortelles. Ce
procédé de destruction donne des ré-
sultats efficaces lorsqu'il est employé
contre les lapins, mais il est fort ' à
craindre que le rat, c'est-à-dire de
tous les animaux de la création le
mieux armé pour la lutte pour l'exis-
tence, ne résiste à toutes les décou-
vertes de la chimie.
L'ELECTRICITE.
L'électricté viendra-t-elle à notre
secours ? Déjà bien des efforts ont
été faits pour employer cet agent si
expéditif ; A-t-on réussi et faut-il en
croire la rumeur ?
Toujours est-il que nous reprodui-
sons ici un article d'un journal amé-
ricain qui annonce cette grande nou-
velle avec les titres flamboyants dont
est coutumière la presse de la Répu-
blique voisine.
CENT MILLE DOLLARS POUR UN
PIEGE A RATS.
L'invention d'un petit garçon de ferme
Ben Card, l'heureux vainqueur.
Personne ne connaît Ben Card ;
c'est le nom d'un enfant de Markesau,
Wis., qui va encore à l'école et ce-
pendant à qui $100,000 ont été ofilerts
pour un piège à rats dont il est l'in-
venteur. Et, le syndicat qui lui a
fait cette offre est présidé par un
ex-a-ouverneur de l'état de New-York
B. B. Odell.
Il y a longtemps que l'on cherche
un piège à rats pouvant fonctionner
sans interruption jour et nuit, et sans
avoir besoin d'être tendu à chaque
prise.
Benjamin Card et le croquis de son
piège à rats rotatif de $ioO,000.
Voilà justement ce qu'a trouvé Ben
Card, un enfant de dix-sept ans qui
vit sur une ferme du Wisconsin avec
sa mère une veuve restée avec trois
enfants, un gamin à la tignasse rouge
et le visage couvert de taches de rous-
seur, en somme l'antithèse absolu de
l'inventeur traditionnel.
Un journaliste a été l'interroger sur
son invention et voici ce que l'en-
fant a répondu.
— " Le jour où j'ai entendu dire
que l'on offrait de payer cette grosse
somme d'argent pour un piège à rats
électrique meilleur et autrement conçu
que ceux actuellement employés, je
me suis mis à l'ouvrage, et mainte-
nant, je l'ai.
Voici comment il fonctionne, ex-
pliqua le jeune homme en traçant le
dessin grossier que nous reprodui-
sons ici :
Le rat monte par le petit chemin,
s'avance sur le trébuchet, sent l'ap-
pât, pose ses pattes de devant sur la
tablette pour se rapprocher de l'ap-
nnt et du même coup complète un
300
LA CHASSE AUX RATS.
(Suite).
circuit qui lui passe par le corps et
l'électrocute. Le courant libère la tige
d'arrêt qui est en dessous du trébu-
chet et un des quatre niveaux opère
Mn quart de révolution sous le poids
de l'animal mort, qui tombe dans un
réceptable placé en dessous. Le ca-
davre peut même être conduit jusqu'à
un tunnel qui l'emmène au loin et le
trêbuchet est prêt pour une autre
victime.
Cet appareil fait disparaître les ca-
davres un par un, aussi vite qu'ils
se présentent et jamais un rat ne sent
l'odeur de son prédécesseur. L'appa-
reil peut être employé partout où il
y a un socle électrique ordinaire
pour capter le courant.
La mère de l'enfant qui est très
fière de sa réussite a tenu à entrete-
nir le journaliste des dispositions de
son flls.
— " Ben, dit-elle, a toujours eu un
faible pour les machines et les choses
de ce genre. Un jour, dit-elle, je
l'avais envoyé éplucher des fèves. A
midi quand je revins après avoir don-
né un coup de main dans le champ,
je ne l'ai pas trouvé, ni lui ni aucune
fève épluchée. Mais en arrière de la
grange j'ai aperçu mon Ben faisant
passer les fèves avec les écorces par
une machine qui les épluchait aussi
bien qu'on peut le faire à la main et
beaucoup plus vite. Ben appelait cela
" un éplucheur à fèves ".
Enfin voilà la dernière invention
américaine ; on verra ce qu'elle vaut.
LES HEURES DE L'EMPIRE
T.JEAN TERRENEUVÉ
A.M.
MOMTnEAU
A.M.
BOMBAY
RM.
CALCUTTA
RM.
MONO «ONO
«M.
VKTO.<ÏIA.RC.
AJO.
tWaaiNOT0K.UZ
P. M.
SYONEV
P.M.
MEi-BOuRNE.
P.M.
Heure de Greenwich
(L'heure de Greenwich est maintenant aussi celle de Paris.)
301
LE CANON DU PARLEMENT
Le dessin ci-haut montre le coup de midi tiré. Le kiosque où est la balle
qui tombe par suite de l'euvoi d'un courant de l'Observatoire est à gauche.
Le dessin à gauche du bas de la vignette montre le dispositif pour faire tomber
la balle. Juste avant midi, le préposé remonte '.a balle grâce au petit treuil
et dispose les instruments comme l'indique la vignette. L'étincelle électrique
venue de l'Observatoire fait tomber le marteau sur le levier, et le support de
la tige qui tient la balle est enlevé, alors la baille descend.
Le dessin dans île coin de droite montre le tube à friction qui est en laiton.
La petite portion horizontale est remplie de cordite et la grande portion per-
pendiculaire qui est introduite dans la bouche du canon contient de lia poudre
3-
L'étranger de visite à Ottawa et
qui se promène sur la côte du Parle-
ment peut, s'il n'y a pas trop de
bruit dans le voisinage, entendre tout
à coup un assez fort coup de canon.
Il verra immédiatement chacun sor-
tir sa montre et regarder l'heure.
S'il fait 'le même geste, il constatera
à condition que sa montre marche
bien, qu'il est juste midi.
Tous les jours de la semaine, à
midi, 'le canon qui est braaué au
sommet de Parlement Hill, à l'est de
l'édifice principal, annonce l'heure à
la population de la capitale.
Comme bien peu de gens isavent
comment fonctionne ce canon, nous
avons cru intéressant de renseigner
de I'Almanach
vv
les lecteurs
Peuple.
Le gardien du canon est M. W. B.
Jeffrey, assistant quartier-maître de
la 23e Batterie de campagne et pré-
posé aux magasins de la Poste.
Tous les jours à l'approche de midi
M. Jeffrey se rend au petit kiosque
proche du canon qui lui sert de labo-
ratoire. Dans ce kiosque sont abrités
la poudre et les instruments néces-
saires pour charger et tirer le coup
de midi. Il y a aussi la boule qui
joue un grand rôle dans cette opéra-
tion et détermine son exactitude. La
charge est de une livre et dix onces.
Une fois le canon chargé M. Jeffrey
302
Le Canon du Parlement.
(Suite).
remonte la boule. Le dessin ci-joint
montre comment elle fonctionne.
Aussitôt que l'étincelle venue de
l'Observatoire situé à la Ferme Expé-
rimentale fait tomber la boule, M.
Jeffrey tire le cordon qui tient à l'é-
toupille, cette étoupille se compose
d'un petit tube à frottement en laiton
et partiellement rempli de cordite et
de poudre. La secousse est donnée
au cordon quand M. Jeffrey voit tom-
ber la boule et fait s'enflammer la
cordite. La poudre qui est au bas du
tube s'enflamme aussi, la flamme se
communique dans la culasse et fait
exploser la charge.
L'BPURATION DE L'EAU DES
BASSINS DE NATATION.
La Technique sanitaire et munici-
pale de Paris reproduit sut ce sujet
le Rapport d'une commission du
•■ iBoyal Sanitary Institute." Nous
en e.\n-a''ons ce qui suit:
L'eau des bassins de natation fré-
(ii'i-iités journellement par beaucoup
lie baigneurs devient fortement ciiai
gée d'organismes bactériologiques. Ou
a trouvé qu'une piscine d'eau fraîche
contenant 100000 gallons (450 m»),
en usage pendant un jour seulement,
mai; qui avait été visitée par 380
baigneurs, renfermait 340,000 bacté-
ries par seizième de pouce cube d'eau
à la fin de la journée, le nomibre
moyen de bacilles dans l'eau propre
employée pour remplir la piscine
étant de moins de 500 par seizième
de pouce cube.
Sans doute, la grande majorité de
pareilles bactéries sont des organis-
mes non pathogènes, inolïensifs, Mais
il y aura toujours un certain dépôt
d'organismes. L'eau d'un bassin de
natation très fréquenté doit contenir
des. organismes provenant de la bou-
che, du nez et de la gorge, et proba-
blement aussi des régions intestinales
et urinaires des baigneurs. Le Dr
Graham Forbes a déterminé la pré-
sence 'd'organismes provenant de la
peau et de la salive.
Fortement dilués et mélangés à de
grands volumes d'eau propre, ces or-
ganismes, peut-être nuisibles, sont
probablement trop peu nombreux pour
provoquer un maladie, même quand
ils sont avalés .
Tenant compte du grand nombre
d'enfants qui fréquentent les établis-
sements de bains publics, beaucoup
parmi eux doivent être très prédis-
posés à la contagion de ces maladies,
et il est surprenant qu'aucune évi-
dence d'un pareil mode de transmis-
sion n'ait été constatée si la conta-
mimatiou dans les bassins de nata-
tion était d'observation absolujmient
courante .
D'un autre côté, la contamination
î>eut se produire occasionnellement
et le mode de transmission ne pas
être reconnu si, dans une semblable
circonstance, on ne songe pas au hain
pris dans un bassin de natation.
'Des donnéiea recueil'Mes par ia
Commission, il résulterait que les
installations " d'aération et de flltra-
tioD continues," (1) actuellement adop-
té^es d'une manière si étendue, sont
efficaces dns une certaine mesure
pour empêcher la forte pollution qui
se produit dans la piscine dont il est
fiait journellement un usage conti-
nuel sans renouvellement. Mais on
n'arrive pas à la stérilisation de
l'eau, ni à rendre cette dernière ex-
empte de turpidité.
La Comimission a également exa-
miné le traitement de l'eau par le
procédé électrolytique employé aux
oains de Poplar et a été vivement
impressionnée des bons résultats ob-
tenus. Par l'addition à l'eau de la
piscine d'une solution d'hypochlorite
et magnésie en quantité suffisante
pour avoir une partie de chlore libre
pour chaque million ou deux de par-
ties d'eau, non seulement l'eau est
stérilisée ou débarrassée de toutes
molécules vivantes organisées, mais
elle est conservée fraîche et exempte
d'odeur, et H n'y a pas de tendance
dans l'eau au dépôt de sédiments
glaireux sur le fond de la piscine.
(1) A Belfast, aux bains publics,
l'aération et la filtration continues
sont combinées avec un précipitant,
Q'ine «oluftio-n de ce idernler -étant
ajoutée à l'eau pendant que celle-ci
est conduite au filtre. Les résultats
bactériologiques de l'emploi de ce sys-
tème sont reconnus bons, le B. coli
étant invariablement absent dans
l'eau filtrée.
— Je no sais pa;-; do qui île nous deu>:
notre fille tient tous ses défauts ? Pii'
de moi toujours.
^ Oh! non. ma chère... car vom
les avez tous conservés !
— Faut pas blaguer les médecins :
Tenez, l'antre jour, j'ai eu un rhume,
mon (liKîtenr m'a soigné pour une ap-
pendicite. Eh bien ! en trois semaines,
il m'a gut'i'I.
303
L'ODYSSEE D'UNE GOUTTE D'EAU
Quand uue goutte d'eau tombe dans
l'océan, elle est destinée à y rester
■iAGO années.
Ceci ne veut pas dire que toutes les
gouttes d'eau qui tombent dans l'o-
céan y restent durant tout le temps,
car quelques gouttes peuvent s'en
échapper par évaporation le lende-
main même du jour où elles y sont
tombées.
D'un autre côté certaines gouttes
d'eau peuvent être ballottées dans
l'océan pendant des dizaines de mil-
liers d'années avant d'en sortir.
Mais la moyenne du temps durant
lequel une goutte d'eau reste dans
l'océan est de 3,460 années.
La vie d'une goutte d'eau aussitôt
qu'elle sort de l'océan, paraît être
avant qu'elle retourne à l'océan, soit
par les rivières, soit par l'évaporatiou
et ensuite comme pluie en descendant
des Grands-Lacs et autres endroits du
même genre.
Ce chiffre a été établi par un sa-
vant allemand 'qui a soigneusement
évalué le volume d'eau total qui
tombe dans l'océan chaque année. Il
a trouvé qu'un trois-mille-quatre-
cent-soixantième (1/3460) de la
quantité totale de l'eau existant dans
le monde, se jette ou retourne chaque
année à la mer et par suite chaque
parcelle d'eau, avant d'être en état
d'évaporation, a demeuré la moyenne
de 3,460 années dans l'océan.
Mais si la goutte d'eau tombe sur
la terre, elle ne prend pas de temps
(A) Le soleil aspire l'eau de la mer et les nuages se forment.
(B) Le nuage dérive vers la terre.
(C) La goutte tombe en pluie dans une rivière.
(4) Et revient à l'océan.
(E) Où elle reste en moyenne 3460 années.
pas mal agitée, elle se recondense en
eau au bout d'une dizaine de jours.
Elle peut alors tomber en plein sur
les Montagnes-Rocheuses et être en-
traînée dans le Golfe du Mexique ou
les Grands-Lacs ; mais son temps
d'eau douce est relativement court et
cela ne prendra pas bien des années
à passer par un des trois états sui-
vants :
Elle tombe sur la terre et retourne
à l'océan par des voies souterraines ;
ou elle tombe dans une rivière et
s'écoule à l'océan ; ou elle tombe dans
un lac et s'y évapore ou descend fi-
nalement à une rivière.
Pensée sauvarje.
On dit que le boulanger du cola vient
de faire faire les portraits de ses en-
fanta.
— Oe doit être le rêve iwur un bou-
langer de Tolr " »e8 p&tits peints."
! Un syndicaliste gi-éviste comparaît de-
I vant le juge d'instruction:
j — Pourquoi avez-vous assommé votre
j c:iniaj'a(leV
I — C'était un feignant, un propre 3
' rien, un laotie ; 11 voulait travailler I
LE MASSAGE
LE MOYEN DE FAIRE PASSER LE MAL
DE TETE SANS REMÈDES.
Beaucoup de femmes commencent à
s'apercevoir que les fameux remèdes
pour le mal de tête sont dangereux
et les laissent généralement en plus
triste état qu'auparavant.
Le grand air, un émollient, un léger
exercice, l'affranchissement des fra-
cas sont, au dire des médecins, le
meilleur moyen de faire passer un
mal de tête.
Mais cela prend du temps.
Le massage bien applique réussit
généralement a guérir la névralgie,
s'il est habilement pratiqué. _
En tout cas, il ne peut pas faire de
mal, ce qui est plus qu'on peut dire
des remèdes.
Voici, d'après les données d un ex-
pert, lia façon de donner un massage
salutaire dans un cas de mal de
tête.
Supposez qu'une de vos amies ait
une mauvaise névralgie, voici com-
ment il faut s'y prendre : — la faire
asseoir sur une chaise à dossier bas
et lui recommander de se mettre ab-
solument à son aise. Relâchez tous les
muscles du corps, surtout ceux du
cou. Les yeux doivent être fermés et
la patiente ne doit pas les rouvrir
avant d'en recevoir l'ordre. Les bras
doivent s'appuyer sur les bras du fau-
teuil et les pieds doivent reposer con-
fortablement sur lie plancher. On doit
lui recommander de ne penser à rien ;
son esprit doit être totalement absent.
Placez-vous maintenant derrière
elle, légèrement à droite. Posez la
paume de votre main droite sur son
front, la main gauche sur le derrière
de sa tête. Comprimez la tête des
deux mains ensemble pendant quel-
ques instants ; levez la tôte l^fere-
ment taqdis que voua faites cette pres-
sion comme si vous vouliez en marne
temns la détacher des épaules. Serrez
ferme, en employant pas mal de force
musculaire, continuez cela une demi-
minute à peu près. Puis tenez-vous
droit derrière le sujet, dont les yeux
sont toujours fermés et placez le
bout de vos doigts sur son front en
faisant se rejoindre vos doigts juste
au-dessus de son nez, puis maintenant
frictionnez le front latéralement en
allant vers les tempes, des deux
mains en même temps, appuyez avec
les doigts en vous dirigeant vers les
tempes et relâchez la pression en ar-
rivant aux tempes. Sur le front la
friction doit être assez forte, mais en
approchant des tempes elle doit cesser
d'appuyer. On fait cette opération
durant deux ou trois minutes, suivant
la sévérité du mal de tête.
Placez maintenant voli'e pouce gau-
che sm- la tempe gauclie et vos doigt*
305
LE MASSAGE. — (Suite).
sur le sommet de la tête. Mettez le
l>ouce droit sur la tempe droite et,
avec iles doigis, massez doucement en
descencJant du sommet de la tempe à
la racine du nez. Faites cela deux
douzaines de fois. Puis répétez quel-
quefois le mouvement précédent.
Caressez maint^'uant doucement les
sourcils, c'est-à-dire le bourrelet de
chair juste au-dessus des sourcils ;
puis posez le second doigt de chaque
main sur le coin interne des yeux et
frottez doucement la paupière. La
pression doit être légère.
Vous passez maintenant en arrière
du cou et avec le pouce et les doigts
de la main droite vous mas.sez ferme-
ment le cou et la portion supérieure
des épaules en exerçant une bonne
force de pression. Attachez-vous epé
cialement à l'épine dorsale et à la
partie charnue qui marque l'attache
du cou. Puis massez la tête en avant
et en arrière comme au début.
Finalement tandis que la patiente a
encore les yeux fermés, enlevez vos
mains et, avec le pouce gauche, fric-
tionnez le front en remontant, rapi-
dement mais légèrement , les doigts
complètement détachés de la tête.
Tandis que vous faites cela, éventez
votre sujet avec un grand éventail de
feuille de palme.
Maintenant vous dites au sujet :
" Vous allez compter jusqu'à trois et,
quand je dirai trois, vous ouvrirez les
yeux, vous vous sentirez rafraîchie et
reposée, et votre mal de tête va beau-
coup mieux. Dans trois minutes, vous
n'en sentirez plus aucune trace. Etes-
vous prête ? Un, deux, trois ; réveil-
lez-vous, ouvrez les yeux."
Presque invariablement, si vous
avez suivi nos instructions, votre pa-
tiente sera très soulagée. Si au bout
I de cinq minutes, elle n'éprouve pas
I de soulagement, répétez vos manipu-
lations.
Il est cependant bien rare qu'un
cas ne soit pas soulagé, sinon guéri,
au moyen d'un seul traitement. Les
passes calment les extrémités des
nerfs aboutissant au front et aux
tempes ; de plus le repos, l'abandon
et la suggestion contribuent aussi à
ce résultat. Une serviette mouillée,
froide, posée sur le front après cette
opération, surtout en été, aidera beau-
coup.
Naturellement, il vaut mieux pré-
venir que guérir, et si les femmes
voulaient prendre des précautions,
elles auraient bien rarement des
maux de tête. La plupart des névral-
gies proviennent de l'estomr.c directe-
ment ou indirectement. L'iii-]i2;e.stion
ou la constipation causent certaine-
ment plus de matix de tête que toute»
366
LE MASSAGE.
(Suite).
les autres causes combinées. Prêter
une attention convenable au régime,
prendre des bains fréquents et boire
beaucoup d'eau, prendre beaucoup
d'air frais et d'exercice, tenir les in-
testins libres, tels sont les moyens
d'empêcher les maux de tête comrne
par magie. Même les fameuses " né-
vralgies" nerveuses " succombent faci-
lement à ce traitement.
Le traitement par massage qui
vient d'être décrit s'applique à une
autre personne, mais si vous avez
vous-même le mal de tête, vous pou-
vez vous traiter de la même façon.
Si vous ne pouvez trouver personne
pour vous faire le massage, vous pou-
vez essayer de pratiquer des passes
sur vous-même, avec plus ou moins
de succès suivant votre habileté.
L'ALCOOL REDUIT OU DILUE ET LA DESINFECTION
L'usage de l'alcool dilué pour la
désinfection est déjà ancien. Bpsteln,
Bertarelli, Ahlfield préconisaient de-
puis de longues années cet antisepti-
que, quand un travail de Mikulicz
vint jeter le trouble dans les esprits.
En effet, ce dernier expérimenta-
teur déclara que l'alcool était \m
mauvais antiseptique, car il coagulait
les tissus et empêchait ainsi l'action
continue de l'alcool sur les parties
profondes des corps à désinfecter.
En fait, Mikulicz avait raison, mais
les auteurs qui préconisaient l'alcool
comme désinfectant n'avaient pas
tort. Le tout est de préciser la con-
centration de l'alcool que l'on emploie
pour la désinfection.
Ahlfield montra, en effet, que l'al-
cool absolu n'a aucune action anti-
septique, tandis que l'alcool à 60 ou
70 degrés est un désinfectant. Fuchs
considère l'alcool à 50 degrés comme
un excellent moyen pour nettoyer les
mains du médecin.
Bujwid, professeur d'hygiène à Cra-
covie, vient de résumer en un excel-
lent travail l'état de la question, tout
en ajoutant des expériences décisives
qui mettent l'alcool dilué à la tête
de la liste des antiseptiques. Il plonge
un de ses doigts dans une culture de
staphylocoques (microbe du pus) puis
ensuite il l'immerge pendant cinq mi-
nutes dans l'alcool à 90 degrés. Il
passe ensuite le doigt, après l'avoir
essuyé, sur la gélose d'un tube de cul-
ture et voit le lendemain de nom-
breuses colonies microbiennes s'y dé-
velopper.
Il est donc évident que l'alcool à
cette haute considération n'exerce au-
cune action antiseptique.
La même expérience répétée en em-
ployant non nlus de l'alcool à 90 de-
grés mais de l'alcool à 50 degrés,
donne un résultat tout différent. Le
doigt souillé par les staphylocoques et
désinfecté avec de l'alcool à faible
concentration, est complètement sté-
rile. Passé sur un milieu de culture,
ce doigt n'y laisse aucun microbe
pouvant s'y développer.
Cette dilution de l'alcool " est la li-
mite inférieure qu'il ne faut pas dé-
passer si l'on veut avoir une désin-
fection efficace.
Le meilleur degré de concentration
est celui de l'alcool à 60 degrés^ Vers
75 degrés il n'a plus qu'un pouvoir
antiseptique très faible. L'alcool à 80
degrés n'exerce plus aucune action
nocive sur les microbes.
Comment expliquer ce fait que l'al-
cool à 60 degrés est un puissant an-
tiseptique, tandis que l'alcool à 80
degrés reste sans action? L'explica-
tion la plus simple est la suivante :
l'alcool à haute concentration coagule
la surface des microbes et ne pénètre
pas à l'intérieur de la cellule. Au
contraire l'alcool dilué ne coagule que
très lentement les microbes, il pénètre
dans le corps même du microorganis-
me et peut alors exercer son pouvoir
antiseptique.
Les différents rhicrobes sont diffé-
remment influencés par l'alcool à 50
degrés. Les staphylocoques (microbes
du pus), les streptocoques (microbes
de l'érysipèle et, de l'infection puer-
pérale), sont toujours tués par un
contact de quelques minutes avec de
l'alcool à 50 degrés. Le bacterium
coli. qui vit à l'état normal dans l'in-
testin de l'homme et des animaux,
résiste beaucoup plus à cet antisep-
tique.
Le bacille tuberculeux est très ré-
sistant à l'alcool. On comprendra fa-
cilement ce fait en se souvenant que
dans la constitution du bacille tuber-
culeux entre une substance grasse,
ritable cire, qui le défend contre les
antiseptiques.
L'alcool à 50 degrés est un anti-
septique très puissant. Il est beau-
coup plus actif que le sublimé à 1
pour 100, que l'acide phénique à 2
pour 100 et le lysol à 2 pour 100.
On peut donc employer l'alcool
comme désinfectant, dans tous les
cas, mais à la condition expresse de
ne jamais l'employer à des concentra-
tions ôlevéfts.
307
DES FAITS QUI SAUTENT AUX YEUX APRES AVOIR LU LE
BUDGET PRONONCE LE 12 MAI 1913
Notre prospérité nationale s'affirme de façon vertigineuse, et toute l'élo-
quence des chiffres est une fois de plus démontrée.
UN EESUME DE L'EKEROICE FINAN-
CIES 1912-1313.
Le commerce étranger du Canada a
dépassé un milliard de dollars.
Les exportations sont de $393,000,-
000, les importations sont de $691.-
000.000.
lie revenu de la dernière année fis-
cale est de $168,250,000, une aug-
mentation de $32,000,000 sur l'année
précédente.
L'augmentation de revenu de la
dernière année est égale au revenu
total du Canada, il y a vingt ans.
Les dépenses de la dernière année
fiscale sont de $113,250,000, tandis
qu'elles étaient de $98,161,440, l'an-
née crécédente.
Sur la balance de $55,000,000 en-
tre le total des revenus et celui des
dépenses, $33,000,000 sont appliqués
au fonds d'amortissement.
La dette nationale est réduite de
$23,000,000 et elle est maintenant de
$316,619,460.
LA CARTE DU MONDE.
Consécration du système métrique
Il a été décidé finalement, à la
deuxième Conféfence Internationale de
la Carte du Monde, tenue récemment à
Paris, que cette carte serait dessinée
à l'échelle proposée par le Prof.
Penck de Munich 11 y a quelque
temps, c'est - & - dire l'échelle de un
oiilUonlèmo qui est approzlmatlTemeint
16 milles au pouce. Le mètre inter-
national qui a été adopté comme l'u-
nité de mesure pour cette carte est
théoriquement un dix millionième du
quart du méridien terrestre, c'eist-à-
dire de la distance du pôle nord &
l'équateur et a été officiellement cal-
culé comme étant une longueur d« 3
pieds 2808257. Sur la carte projetée,
paj suite à l'échelle de 1 mllllonlôme,
fia distance de l'Equateur au pOIe preo»
dra une longueur de 32.8 pled«.
Près de !0 Millions de LIVRES
publiés depuis 4 Siècles
De 1600 De I700
De 1500
à 1600
287.000
LIVRES
Le nombre des volumes publiés aux Etats-Unis a doublé en vingt-deux ans.
La proportion des romans a diminué.
COMMENT L'ARGENT SE DEPENSE AUX ETATS-UNIS
BOiSSONSotTEMPERANCE
4 120.000,000
MISSIONS ETRANGERES
il2. 000,000
iHE & CAPE
i 100,000,000
ÛOMME À MACHER
$ 15,000,000
AUTOMOBILES PROPAGANDE RELIGIEUSE C0NFISERIE.5
$500,000,000 $250,000,000 i 2oo, 000,000
309
Comment l'argent se dépense aux Etats-Unis. — (Suite).
MOnFc, MEDECINES BREVETEES
$90 000 000 ^So.oao.ûûo
BOISSONS ENIVRANTES TABAC BIJOUTERIE
$2,000,000,000 $1,2.00,000,000 $.800,000,000
Ce dessin montre comment les Américains dépensent la plus forte partie de
leur argent. Ces chiffres représentent la dépense d'une année.
Les spiritueux tiennent la tête. Les Américains dépensent plus pour les
bonbons que pour le thé et le café.
TUBERCULOSE ET TELEPHONES
Une Investigatio'n faite en Angle-
terre pour déterminer s'il est iwssible
que la tuberculose soit transmise par
l'emploi des téléphones, paraît mon-
trer que cette infection est virtuelle-
ment impossible. Les expériences ont
été faites sur les ordres du Maître-
Général des Postes qui avait commis
à ces expériences de Dr H. Spitta de
l'Hôpital St-George et bactériologiste
du vni.
Un certain nombre de téléphones
qui avaient servi durant diverses pé-
riodes et n'avaient pas reçu un net-
toyage autre que le traitement nor-
mal donné ordinairement à des télé-
'■hones, ont été d'abord examinés. Des
lavag'3s furent préparés avec le résidu
des pavillons ou embouchures, et des
examens ont été faits au moyen
310
d'inoculation de sérum de cochon
d'Inde pour s'assurer s'il y avait des
bacilles de tuberculose. L'examen a
montré que les embouchures étaient
indemnes de bacilles.
Pour enlever la possibilité de tout
doute, d'autres expériences ont été
l'-s avec des téléphones spéciale-
ment placés dans les chambres d'un
sénatorium et occupées seulement par
des malades à diverses étapes de la
tuberculose pulmonaire. En bout du
temps, ces téléphones ont été envoj'és
au Dr Spitta, qui n'a pas trouvé de
bacilles de tuberculose. En consé-
quence des résultats totaux de ses
expériences, le Dr Spitta affirme que
la contagion de la tuberculose au
moyen des embouchures de téléphone
lui paraît virtuellement impossible.
La Pointo-aux-Anglais est située dans le bas du fleuve Saint-Laurent.
C'est une langue de terre désolée et liérissée de brisants, qui
fait partie de Tîle aux Œufs, et sur laquelle, jetée à pleines voiles par
un pilote acadien du nom de Paradis, la flotte de Tamiral Walker. qui
venait assiéger Québec, se perdit corps et biens, le 22 du mois d'août
1711.
Ce naufrage — un des plus terribles de l'histoire — est "resté légen-
daire, et a donné mauvaise réputation à la côte, où, à ce que prétendent
les pêclseurs et les navigateurs des environs, on voit, dans les jours de
brouillard, apparaître le fantôme de la fameuse flotte, qui vient s'abî-
mer sur les roches, comme il y a près de deux siècles, avec un bruit de
tonnerre et des clameurs sinistres.
Naturellement, cette mauvaise réputation de la côte a donné nais-
sance à bien des récits plus ou moins eflrayants, mais aussi plus ou
moins authentiques.
Celui qui va suivre porte cependant en soi un tel cachet de sincérité
qu'on ne saurait guère le révoquer en doute.
C'est un inspecteur de marine qui parle — un inspecteur officielle-
ment chargé de visiter cette plage, en 1863, à la reclierclie d'un navire
naufragé, le Lord Dundonald.
J'emprunte ce récit, presque mot pour mot, à mon ami et distingué
confrère, William McLennan.
— C'était en juillet, dit l'inspecteur de marine, et le temps était dé-
licieux.
Un samedi après-midi, il me vint à l'idée qu'une petite partie de
pêche ne pourrait que m'off'rir une agréable distraction ; et, ayant fait
mettre à l'eau une de nos chaloupes de bord, je partis pour la rivière
^listecapin, accompagné de deux Canadiens-français et de deux sau-
vages.
Nous passâmes un dimanche charmant.
Trop charmant, car cela nous fit reculer plus qu'il ne fallait l'heure
du retour.
La brise était molle ; et à peine avions-nous filé quelques nœuds,
que nous fûmes complètement envahis par l'obscurité.
Craignant de faire fausse route, je fis carguer la voile et mettre h'S
avirons deliors, poiir longer les sinuosités du rivage.
m
UN FANTOME — (Suite)
Les ténèbres augmentaient toujours. Bientôt il nous fut impossible
de rien distinguer à quelques pieds de nous.
Bientôt aussi, le vent tomba entièrement, et le calme se fit intense.
On n'entendait que le grincement régulier des avirons dans les tolets.
et le bruissement à peine perceptible de la houle sur les galets de la
rive.
A chaque palade des rames plongeant dans le fleuve, l'eau dormante
et unie comme de l'huile s''éclairait de rapides et phosphorescentes lu-
mières, qui contribuaient encore à rendre l'obscurité plus profonde, et
plus profonde aussi l'impression de cette nuit morne.
Tout le monde gardait le silence.
Les hommes ramaient avec ensemble, — l'un d'eux enfonçant de temps
en temps son aviron à pic pour s'assurer si le courant ne nous entraî-
nait point au large.
Nous n'étions pas encore à mi-chemin, et il se faisait tard.
J'en pris tout de suite mon parti.
— Allons, mes amis, dis-je. stoppons ! Il est inutile d'aller plus loin
ce soir. Nous allons atterrir, et camper ici pour la nuit.
Le son de ma voix — enrouée, c'est vrai, par la fraîcheur humide du
soir — m'impressionna presque dans ce grand silence.
A mon étonnement. les Indiens protestèrent avec énergie contre ma
proi^osition.
— ■ Non, non !.. Pas aller à terre ! . . . Pas ici !.. . Mauvaise place ! . . .
Mauvaise! . . .
Aux questions que je leur posai pour connaître le motif de leur répu-
gnance, ils ne répondirent d'abord qu'en répétant le mot de " mauvaise
place", avec des hochements de tête significatifs; mais ils finirent par
s'expliquer en disant, sur un ton mystérieux et terrifié, qu'il y avait là
une épitaphe.
Par épitaphe. ils entendaient sans doute une tombe, un tertre funé-
raire quelconque — lieu de sépulture solitaire de quelque victime de
la mer — surmonté de la croix traditionnelle.
L'objection ne me parut pas péremptoire.
J'ordonnai quand même de mettre à terre ; et, m'aidant d'un aviron
liien appuyé dans le sable, d'un saut je fus sur le rivage.
Les deux Canadiens me suivirent, mais les sauvages ne voulurent
point se laisser convaincre. Ils déclarèrent préférer s'ancrer a\i large
et passer la nuit sur l'eau.
Sachant pouvoir me fier A eux, je les laissai faire et m'occupai, avec
mes deux aiitres matelots, à nous préparer un campement confortable
pour la nuit.
Nous étions munis d'épaisses couvertures ; et. comme la marée avait
laissé plus d'un morceau de bois mort sur la plage, nous eûmes bientôt
fait d'allumer quelques éclats.
Et aussitôt que le feu eût commencé à flamber en pétillant, nous
nous éloignâmes dans difi"érentes directions pour faire une provision
de bois sec pour la nuit.
Il faisait encore plus sombre à terre que sur le fleuve.
Le sable ferrugineux du rivage, de couleur foncée, semblait absorbe.-
le peu de lumière que projetait notre vacillant foyer.
La chaloupe avait disparu, perdue dans l'obscurité, et je remarquai
312
ON FANTOME — (Suite)
que nos courses à la recherche de combustible n'étaient ni lointaines
ni prolongées.
Je ne crois pas être plus superstitieux qu'il ne faut, mais l'endroit
où nous étions avait de sinistres antécédents ; et, depuis des semaines,
à la chute du jour, api'ès la journée de travail, j'avais eu les oreilles
rebattues de mille histoires de naufragés, de revenants et de vaisseaux
fantômes.
Xous avions trouvé des canons et autres épaves enfoncés dans le sable
noir de la grève.
Xos matelots en étaient vivement impressionnés ; ces vestiges de la
célèbre catastrophe semblaient à leurs yeux comme une confirmation de
la terrifiante légende.
En outre, nous étions sous le coup d'une journée de fatigue, et nul
doute que notre longue nage dans le silence et les ténèbres n'avait pas
peu contribué à nous mettre un peu sur nos nerfs.
Néanmoins, notre flambée de bois mort noua réconforta petit à petit,
et nous finîmes par nous mettre courageusement à la besogne.
Quant à moi, je me dirigeai tout droit du côté du cercle d'ombre
formé autour de notre brasier, à la recherche d'une bûche quelconque
qui pût alimenter celui-ci le plus longtemps possible.
Cette belle et bonne bûche que je cherchais, je faillis trébucher dessus.
La trouvaille faite, rien ne me pressait plus.
•Te m'arrêtai et regardai au loin, essayant de découvrir quelques-uns
lies grands bousquets de pins qui s'échelonnent de distance en distance
le long de ces rivages solitaires.
Mais l'obscurité était si épaisse qu'on ne pouvait distinguer aiicune
ligne de démarcation entre le ciel et l'hori/on.
Tout était d'un noir d'encre.
Comme j'allais me baisser pour m'emparer de la bûche, notre feu
flamba tout à coup en jetant une lueur plus vive, et je m'aperi^us, avec
une sensation d'etfroi inutile à dissimuler, qu'un des bouts du tronc
sec reposait sur un tertre, à l'extrémité duquel une croix noire se dres-
sait vaguement dans l'ombre.
Je retrouvais là Vépitaphe dont les sauvages avaient parlé.
Vous comprenez sans peine que la rencontre manquait de gaieté, dans
les circonstances particulières où nous étions, au milieu de cette nuit
d'une opacité lugubre, et sur cette Pointe-aux-Anglais réputée pour ses
histoires de revenants.
Je l'admets, je ne me sentais pas à mon aise.
Mais j'étais venu à la recherche d'une bûche ; je l'avais trouvée, et
je tenais à l'avoir, en dépit de toutes les croix funéraires du golfe.
Je m'agenouillai donc pour la charger sur mes épaules.
Pourquoi je relevai la tête ? Je n'en sais rien.
Mais, jugez de l'indicible terreur qui me saisit à la gorge, lorsque
j'aperçus devant moi, de l'autre cote de la tombe, une grande figure
sinistre, avec une longue main blanche, droite et immobile, levée mena-
çante de mon côté.
Je lâchai la bûche, et bondis sur mes pieds.
Au même instant, l'apparition s'évanouissait dans le noir.
Ma première impression fut une peur irréfléchie. J'aurais voulu fuir,
mais j'étais presque paralysé. La \'ue de cette chose effrayante m'avait
figé sur place.
313
UN FANTOME — (Suite)
Je restai Ifi, debout, muet, en face de cet impénétrable rideau de té-
nèbres, les cheveux dressés d'épouvante, jusqu'à ce que la réflexion, l'or-
gueil — et mes nerfs sans doute — reprenant le dessus, je me dis :
— Il me faut pourtant cette bûclie quand même !
Et je m'agenouillai de nouveau devant la tombe.
...avec une longue main blanche, droite et immobile, levée menaçante
de mon côté.
Pour le salut de mon âme, je ne pus m'empêclier de lever encore une
fois les yeux devant moi, bien que je me fusse juré, une seconde aupara-
vant, de n'en rien faire ; et des gouttes de transpiration froide me tom-
lîèrent du front, lorsque j'aperçus encore le fantôme, tout droit et im-
passible, son redoutable geste toujours dirigé vers moi.
De nouveau, la peur me redressa.
Et de nouveau, la vision s'évanouit.
J'eus la présence d'esprit de ne pas faire appel à mes camarades, qui
n'eussent pas manqué de s'enfuir, en me laissant seul devant cette
tombe et ce spectre dans cette nuit noire.
Un bain d'eau froide ne m'aurait pas plus glacé ; mes genoux s'entre-
choquaient ; j'avais û peine la force de me tenir debout.
314
UX FANTOME — (Suite)
Enfin, mû par je ne sais quel instinct de bravade désespérée, je me
baissai de rechef et saisis avec rage l'extrémité de la bûche.
Mais, quand j'aperçus pour la troisième fois le formidable fantôme,
toujours debout et toujours menaçant, sa blancheur sépulcrale se déta-
chant blafarde et farouche sur le fond noir de Thorizon, je faillis ni'é-
craser contre terre avec un râle d'agonie.
Mes sens me revinrent, cependant, et cette fois je me relevai en re-
culant de côté.
A ma profonde surprise, le fantôme ne disparut pas.
Au contraire, un éclat de lumière soudain projeté par notre feu de
camp le rendit plus visible que jamais.
Alors mes nerfs se détendirent.
Un soupir — presque un cri de soulagement — s'échappa de ma poi-
trine.
J'avais tout compris.
Il y avait Ul, la souche à demi déracinée d'un vieux pin, que le vent
et la pluie avait dépouillée et blanchie, bizarrement dressée avec une
branche sèche projetée du côté de la tombe.
Par un hasard tout particulier, je m'étais avancé en droite ligne
entre notre feu et cette souche, de façon, tant que je restais debout,
ù lui intercepter la lumière.
Du moment que je me baissais, la souche s'éclairait dans son attitude
fantastique, et disparaissait aussitôt que ma slhouette s'interposait
entre elle et la flamme de notre bûcher.
Si je m'étais seulement écarté d'un pas, pendaiit les longues minutes
d'angoisse que je venais de traverser, le mystère aurait à l'instant
cessé d'en être un pour moi.
D'un autre côté, si je m'étais enfui à la première alarme, j'aurais pu
raconter — et de bonne foi — une des plus belles histoires de revenant
qui aient jamais donné la ciiair de poule aux amateurs de " contes n
ma grand'mère."
Loris Fréchette.
LE DUC DE KENT.
Le duc Je Keiit, ayant enteudii par-
ler d'mie vieille centeuaire qui demeu-
rait il l'île d'Orléans, alla un jour lui
rendre visite. Après avoir causO avec
la vieille, qui avait conservé tout sou
jugement, il lui demanda s'il pouvait
faire quelque chose qui lui fût agréa-
ble.
•' — Oh ! oui, certainement], monsiïi-
' giieur, fit la centenaire ; dansez un me-
nuet avec moi, afin que je puisse dire,
avant de mourir, que j'ai eu l'honneur
de danser avec le fils de mon souve-
rain."
I^e prince, se prêtant de la meilleui-e
grâce à la demande de la vieille, dansa
le menuet, et lui fit un salut gracieux
eu la reconduisant à sa chaise. Elle y
répondit par une profonde révérence.
Mémoires. P. -A, de Gaspé.
L'HON. AXEXANDER MACKENZIE.
J'ai toujours eu une profonde estime
pour M. Alexander Mackenzie. C'est
dans la force du terme ce que l'on est
convenu d'appeler un fils de ses oeuvres,
a self made man. Il commença par
être maçon, et de la truelle il s'ék'va
il la distinction de chef d'un grand
parti, de premier ministre du Canada.
Veut-on une meilleure preuve que cha-
cun dans notre libre pays peut arriver
ù tout ipar son seul mérite ? Le gé-
néral Grant était un ancien ouvrier
tanneur, et Lincoln fut charpentier ;
nous n'avons rien à envier à nos voi-
sins. La déposition de M. Mackenzie
lui porta un coup mortel. A quelqu'un
qui lui parlait de ses amis il répondit
par ces mots : I hâve no f ri ends, je
n'ai plus d'amis.
Hon. Joseph Tassé.
315
L'AKNEE TERRIBLE
I/offroyable tuerie, honte de notre
f ivillisation, qui endeuille aujourd'hui
la moitié de l'Europe et tient l'autre
dans .l'attente angoissante de la mort
d'un fils ou d'un frère, me reporte
aux souvenirs de L'Année Terrible de
1S70. C'est le nom que l'on donne
en France à cette guerre qui l'a lais-
sée amputée de deux pro\'inces, char-
gée d'une indemnité d'un milliard à
payer à l'Allemagne, avec la perte
irréparable de miliers d'existences.
Cette lutte, qui nous paraissait si for-
midable — et l'était — se rabaisse
aujourd'hui dans ses proportions lors-
que nous la comparons à la gigan-
tesque ruée de millions de soldats qui,
depuis les premiers jours du mois
par " le fer et le sang," la grajideur
de son pays.
Cette guerre de 1870 eut un reten-
tissement énorme au Canada. Pour
nous, Canadiens bénévoles, c'était à
ses débuts, une nouveflile marche vers
la victoire qui se préparait pour lo
pays de nos affections. Depuis plus
de vingt ans le triomphe n'avait-il
pas couror^né de son auréole les en-
treprises guerrières de la France '?
Nous partagions ses illusions, surtout
celles de Paris dont la population
enthousiaste saluait les bataillons di-
rigés vers l'ennemi des eris de-: "A
Berlin, à Berlin ! "
A Québec, à Montréal et par tout
le Canada français, les cœurs bat-
îj'oiseau de France.
d'août, se précipitent les uns contre
les autres, en Belgique et en France.
Comme la lutte actuelle, celle d^
1870 avait été préparée de longue
main. Si la mêlée sanglante à la-
quelle nous assistons, voulue et déci-
dée par Guillaume II, ce mégalomane,
incarnation de la cruauté et de l'am-
bition sous le masque hypocrite du
paladin " à la main gantée de fer ",
a été prévue, la guerre de 1870, ré-
sultant des sourdes menées de Bls-
ini/arck, est venue s'abattre sur la
France comme le coup de foudre
meurtrier, inattendu et par malheur
nullement redouté. Pendant qu'en
France on vivait dans la plus pro-
fonde Insouciance de l'avenir, le ter-
rible diplomate se préparait à édifier
talent à l'unisson de ceux de nos
frères de la grande France. De nom-
breux jeunes Canadiens assiégeaient
les bureaux du Consul de France, de-
mandant à s'enrôler pour aller com-
battre à côté des soldats de Napoléon
III. La guerre actuelle a fait monter
aussi une vague d'une même affec-
tueuse sympathie pour nos amis, mais
oserais-je le dire, l'âme canadienne
était, en 1870, tendue avec plus d'ar-
deur qu'aujourd'hui vers la France.
Le sentiment national et la foi al-
laient alors de pair pour stimuler le
courant d'exaltation patriotique. La
France jouait encore à ce moment le
rôle de fille aînée de l'Eglise. N'avalt-
elle pas en 1849, arraché Rome des
mains dos révolutionnaires, replacé
316
L.' ANNEE TEttRIBUS — Suite.
Pie IX sur son trOne, et depuis cette
date, n'avait-elle pas constamment
monté la garde aux portes du Vatican
pour protéger la papauté contre les
outreprises de Mazzini ? La France,
c'était le soldat armé de l'Eglise, de
la justice et du droit.
Et de quel prestige son armée n'é-
tait-elle pas entourée ? Victorieu.se
dans la guerre contre la Russie
(1854-56), triomphante en Italie con-
tre Il 'Autriche (1857) à laquelle elle
avait enlevé la I^ombardie, le pays de
nos origines passait pour inviacible.
C'est alors que l'on disait que pas un
coup de canon ne se tirait en Europ«
sans la permission de la France !
Aussi, sous l'influence de ces idées,
la marche sur Berlin promettait une
suite de v-ictolres que, haletants d'im-
patience, nous nous tenions prêts &
acolamer. Dix Canadiens se trou-
vaient-ils réunis que l'on chantait :
" le Rhin aiMemand " d'Alfred de Mus-
set. Il fallait voir leur enthousiasme
sur les bateaux entre Québec et Mont-
rêall. Je me souviens qu'un soir que
j'étais sur 'le " Québec " avec Cha-
pleau, nos compagnons de voyage lui
demandèrent d'entonner le chant pa-
triotique de Musset. Il lui fut Impos-
sible — bien que récalcitrant — de
se soustraire à cette invitation ap-
puyée par les prières du capitaine
Labeille, alors au sommet de son im-
mense popularité. Lorsque la voix si
harmonieuse, si prenante de Chapleau
put fait entendre les derniers mots
de :
" Nous l'avons eu votre Rhin alle-
man "
11 a tenu dans notre verre,
ce fut une explosion délirante autour
du chanteur improvisé, qui, avec sa
beill© tête encadrée dans une abondante
chevelure, avait l'aspect d'un poète
Inspiré.
(jomme 11 fallut déchanter peu de
tempa après. J'étais alors attaché
à la rédaction du Journal de Québec.
Le hasard de ma besogne de journa-
liste m'av«,lt mis, quelques jours
après la déclaration de guerre, en
rapport avec un officier autrichien de
passage au Canada.
— Enfli, vnus aMez être vengés,
vous, Autrichiens, lui dlsals-je. La
France, dans quelques Jours, écrasera
la Prusse.
— Je voudrais bien partager vos
esx)érainceH, mw répoidit-il, en me re-
merciant de mes sympathies, mais
je ne puis, hélas ! c>mpter sur le
triomphe du pays de vos -affections.
317
J'arrive d'Europe : j'ai vu l'arméfl
allemande. J'ai constaté île point ex-
traordinaire où a été portée dans s«s
rangs la préparation à la guerre dans
ses moindres détails. En France, par
contre, on sent partout un relâche-
ment, un manque de discipline pé-
nible à voir. On a trop vécu sur les
souvenirs de Crimée et d'Italie.
Le soir du même jour, je me trou-
vais sur lia terrasse avec l'abbé Cas-
grain et Alfred Garneau, je leur ûs
part de la péaibla impression pro-
duite sur mon e.sprit par l'officier
autrichien. Et tous deux de s'excla-
mer contre mon découragement et
d'essayer à renouveler ma confiance,
.le me rappelle cette phrase de l'abbé,
qu'iil dut regretter pllus tard :
— DeCelles, s'écrialt-id d'un ton de
voix enflammée, vous savez si je suis
attaché à ma foi ? Eh bien, je ne crois
pas plus à lia défaite de l'armée fran-
çaise qu'à la fausseté de notre reli-
gion.
Et quelque temps après nous
nous retrouvions ensemble pour dé-
plorer les désastres de FreshwiMer,
de Sedan et de Metz, et la perte des
ri eux plus beilles armées de France,
obligées de mettre bas les armes et
ensuite prisonnières dans les forte-
resses aillemanides !
La guerre actuelle la éclaté brutale-
ment, en coup de foudre, mais elle
était prévue, .attendue. Depuis dix
ans, l'Alilemagne ne demandait qu'un
prétexte pour se précipiter sur la
France et celle-ci voyant monter l'o-
rage de fer et de feu, se cherchait
des alliés. La Russie répondit d'abord
à son appel — puis vint l'Angleterre.
L'incroyable attaque de la Belgique
par les Allemands l'a poussée dans
cette triple alliance pour la faire qua-
druple.
La guerre de 1870, prériarée de
longue main par le génie InfemaJ de
Bismarck, s'abattit sur la France,
sans ailliés, à l'improviste. Et comble
d'habileté chez le plus astucieux di-
plomate des temps modeirees, 11 sut
forcer le gouvememeint de Napoléon
III à déolarer la guerre, pour le
mettre en fâcheuse posture devant
l'univers.
R!en de plus navrant dajîs d'histoire
diplomatique que les menées plus que
machiavéliques de Bismarck, qui abou-
tirent à la guerre de 1870. 11 s'agis-
sait pouT le terrible Prussien d'établir
la suprématie de sa patrie en Europe.
Deux obstacles se dressaient devant
l'Autriche et la France. Abat-
L'ANNEE TERRIBLE — Suite.
tons d'abord ila première, se dit-11. A
ce moment, ila monarchie des Haps-
bourgs partageait avec la Prusse une
espèce de contrôle sur les unmbreuses
(vingt-trois) principautées ailemandes,
Tuais c'était surtout l'influence àe
l'Autriche qui prédominait. Au cours
do ranmée 1865, Bismarck se rend en
France et s'efforce de gagner les bon-
nes dispositions de Napoléon III, ce
grand rêveur, aussi idéologue que son
oncle l'était peu. Ses " idées na/]}o-
léoniennes " nous le révèlent, esprit
singulier, plein da songes humani-
taires, aussi loin de la réalité que
Bismarck la serrait de près. Le di-
plomate prussien suit Napoléon à Biar-
ritz, où déjà très souffrant de la ma-
ladie qui devait l'emporter, il fait sa
cure ann-uelle. Dans les courses que
l'homme de proie fait avec l'homme
de rêve, le premier €.\jpo;e, développe
ses plans d'une Europe nouvelle. I\
faut en remanier la carte. Napoiléon
est .appelé à attacher son nom à cette
œuvre glorieuse et concordant avec
le prO'grès moderne, et avec ses idées
sur le rapprochement des nationailités.
.\"'pst-ce pas sur elles que s'e'st éta-
blie l'unité italienne ? Les plans de"
Bismarck font d'abord rire Napoléon
qui, de temps à auire, jette en aparté
à Mérimée, son compagnon de prome-
nade, " mais, il e.-t fou ". Bismarck
redouble d'efforts et de raisonnements,
qui finissent par devenir persuasifs.
Lorsque Bismarck prend congé de
l'Emipereur, il est entendu que si la
Prusse déclare la guerre à l'Autriche
pour la chasser de rAllemagne,
la France se ronfsrmera dans la
neutralité. Comme compensation, ia
Prusse permettra à la France de
s'emparer de la Belgique. En 1866, le
roi Guillaume 1er déclare la guerre à
l'Autriche et à la suite d'une cam-
piagne d'un mois, les armées autri-
chiennes sont éci»asées à Sadowa et
François-Joseph, bhassé de l'Allema-
gne, signe un traité de paix humi-
liante.
Dès lors, apparut l'immense faute
de Napoléon et le triomphe proipor-
tionnellement grand de Bismarck, qui
avait quintuplé la puissance de son
pays en assurant à la Prusse l'hégé-
monie en Allemagne. Dès lors, la
guerre entre la Prusse et la Francs
s'annonce aussi inévitable. Prévost-
Papadoil, le grand écrivain poilitique
du temps la prédit. A Paris, c'est
l'imprévoyance qui règne â côté de la
vie à outrance, toutes deux complices
de Bismarck.
Soudain, au mois de juin 1870,
tombe à Paris la nouvelMe qu'un
prince allemand, cousin du roi Guil-
laume, pose sa candidature au trône
d'Espagne. C'est invrais€mbla.bJ€ mais
vrai. Quelle audace ! La France pro-
teste ; des négociations s'engagent
entre Paris et Ems oî: le roi prend
les eaux. GuMlaume, poussé par sa
femme, et les partisans de la paix,
ennemis de Bismarck, consent à. faire
retirer la fâcheuse candidature. La
guerre échappe à Bismarck. Chose in-
croyable, un ministre français va ve-
nir à sa rescousse. M. de Grammont,
poussé par on ne sait quel mauvais
génie, a la malencontreuse idée de de-
mander au roi Guillaume de s'engager
à renoncer pour l'avenir à toute ten-
tative de faire monter un de ses pa-
rents sur le trône d'Espagne. Guil-
laume ne veut plus négocier. Il fait
dire à l'ambassadeur de France que
le différend est réglé, son cousin
ayant retiré sa candidature et que,
par conséquent, il n'y a pas lieu de
causer. Il autorise son secrétaire à
faire connaître sa décision à Bis-
marck. On lui communique la dépê-
du roi, dont le sens ne comporte rien
d'oft'eusant pour le guvernement de
Napoléon.
Bismarck raconte, dans ses souve-
nirs, ce qui s'est ensuite passé, avec
uu cynisme inoui. " J'étais à table
avec les généraux de Moltke et "Van
Roon, lorsque la dépêche du roi nous
fût communiquée. Nous en fûmes at-
terrés. Au bout d'un instant, j'en
changeais ila forme en la condensant,
^■t je lia lus à do Moltke. Bile se ter-
minait ainsi : " Sa Majesté a alors
refusé de recevoir de nouveau Bene-
detti et lui a fait dire par un aide-
de-camp qu'elle n'avait rien à lui
communiquer."
" Menteur comme une dépêche ",
avait dit un jour Bi.-îmarck, et ap.rès
son dernier exploit, il pouvait s'ap-
:)liquer son mot en toute justice. A la
lecture de ce texte brutal, la joie ré-
parait entre les trois convives. De
Moltke s'écrie : " A (la bonne heure,
a. déipêche nouvelli-, c'e?t l'é'alair
l'une épée qu'on brandit dans l'air.
'j'autre, c'était un bout de conversa-
tion." Lorsqu'à Paris, on connut ce
hef-d'œuvre de fourberie, où s'étale
lien mis en vedette le refus du roi
!e recevoir l'ambassadeur de France,
U y eut un sursaut d'indignation.
Après cette insulte, c'est la guerre.
Paris se soulève indignée, la province
se met bien vite a il'unisson de la ca-
pitale.
Avec un .aveugileiment inoui, le gou-
vernement impérial, perdant la tête,
rédige Tine déclaration de guerre que
■le corps législatif accepte malgré les
proitestations de Thiers et de Gaffn-
betfci. C'est en vain que le duc d'Al-
bufera, président de la Commission
au Corps législatif réclame du délai.
" -attendons le retour de Benedetti
318
L'ANNEE TEUniBLE
Suite.
pour permettre de contrôler la dé-
pêche d'Ems par l'exacte relation des
faits.'" Si l'assemblée eut voulu ac-
cepter l'avis de cet homme prudent,
l'on aurait vu qu'il n'y avait eu à
Ems ni insulteur ni insulté. Mais il
fallait jouer jusqu'au bout dans le
jeu de Bismarck, qui avait dit à ses
intimes : " Il est es.=ientiel que nous
soyons attaqués. La présomption et la
susceptibilité gauloises nous donne-
ront ce rôle ". Machiavel ne se mon-
tre dans l'histoiTC que comme un en»
fant auprès de Bismarck, qui, avec
lie précepte à côté de rexemple se
dresse devant la postérité comme
l'incarnation Ja .P'ius complète de la
perfidie alliée à l'habileta ! Les mal-
heureux ministres perdent de vue
qu'ils ont obtenu succès sur le point
principal : le retrait de la candida-
ture allemande et qu'ils devaient s'en
tenir là. S'ils avaient attendu quelques
jours, ils auraieiitt connu la vérité.
Mais l'Impératrice, pour des intérêts
dynastiques — ■ ou la crainte d'une
révolution qui aurait enlevé la cou-
ronne à son fils — voulait la guerre.
Emile Ollivier et Napoléon y étaient
opposés. Enfin, la rupture éclate.
Des deux côtés on court à la fron-
tière. Le premier choc à Wissenbourg
est fatal à la France. Les batailles
qui s'en suivent manifestent le man-
que de préparatifs et la faiblesse des
armées françaises. En dépit d'efforts
héroïques, la vaillance succombe sous
le nombre. MacMahon, acculé à Se-
dan, se rend avec toute son armée
— 100,000 hommes — (le 1er sep-
tembre) et Napoléon prend avec ses
soldats le chemin de l'Allemagne. Dès
lors, la guerre est, pour ainsi dire,
finie, et la France vaincue.
Vers lia fin du mois d'octobre, Ba-
zaine, campé sous les murs de Metz
avec 150,000 hommes, l'élite de l'ar-
mée française, met bas les ai^mes,
après une série de combats meur-
triers, où, plusieurs fois, il avait rem-
porté la victoire. La conduite de
ce générail a été sévèrement jugée en
France. A ila suite d'un long procès,
il fut trouvé coupable de haute tra-
hison et condamné à la peine capi-
talle. La sentence fut commuée en un
emiprisonneiment pour la vie. On as-
signa à la conduite de Bazaine des
motifs pDlitiques. On prétendit dans
le temps qu'il voulait con.server cette
armée dans le but de remettre, après
la guerre, Napofléon sur le trône de
France.
Pour sauver l'honneur du drapeau,
on appelle de nouveaux soldats sous
les armes. Mais la lutte devient de
plus en plus inégale. Paris capitule
au mois de janvier 1871, et le gou-
vernement provisoire qui a remplacé
celui de l'Empire, jeté à bas par la
Cacque des hussards de la mort.
révolution du 4 septembre, signe le
traité de paix qui enlève l'Alsace et
une partie de la Ivorraine à la France
et lui impose une contribution de
guerre d'un milliard.
Que de tri.stesses et d'humiliations
dans cas heuires émouvantes ! Des
sommets de l'orgueil patriotique, ué
après cent victoires, au fond du gouffre
de la défaite, quelle chute acca-
blante !
Tous ces événements eurent une
doulloureu.se répercussion chez nou«.
Il vint à Montré'a/l et à Québec, à la
suite de la guerre, une foule de Fran-
çais, chassés par les mailheurs des
temps. L'un d'eus dont je fis la
conniaissance. me fendait le cœur en
me racontant les péripéties de la
guerre qu'il avait subies comme soldat
dans l'armée de McMahon. Entre
temps 11 répétait un chant douloureux
se rappoirtant 'à la grande catastrophe
avec ce refrain qui m'est resté dans
la .mémoire :
Pauvre France, ton noim jadi.^ était
si beau '.
La défaite a terni ton noble drapeau,
Pauvre France.
Depuis L'Année Terrible, la France,
déchirée et meurtrie, n'a cesisé de
songer à la revanche. C'est le but
que poursuivait spéciailement la ligue
des Patriotes, sous l'insipiration de
Paul Dérouilède, le noble poète, mort
à la veiLle de la déclaration de guerre.
D'un autre côté, maints artistes —
peintres et sculpteurs — chargeaient
toiles et statues d'exprimer leurs rê-
ves patriotiques, formés de regrets et
d'espoir. Mais la masse de la nation
se tenait dans une tranquille résigna-
tion, tellement le grand désir parais-
sait irréalisable.
En Allemagne, la passion belli-
queuse faisait rage. Bismarck re-
grettait de n'avoir pas poussé plus a
fond l'écrasement de lia France, et il
aurait certainement lancé les hordes
germaniques du côté de Paris si la
L'ANNEE ÏERKIBLB —Suite.
Russie ne l'avait aJlors (1875) menacé
de s'opposer & ses desseins.
Guillaume II s'est juré de réparer
son erreur.
Il est avéré que depuis longtemps
tous les officiers allemands poussaient
à la guerre et la désiraient autant
que le Kaiser et le Kronprlnz. Dans
toutes leurs réunions, il était question
d'une attaque brusque sur la France
pour l'écraser du premier choc, atta-
que que la Belgique a fait manquer
Chaque fois qu'un dîner réunissait ces
exterminateurs de Français, l'officier
présidant se levait à un certain mo-
ment pour porter, en silence et d'une
façon mystérieuse presque franc-ma-
çonnique, ce toast : (Der Tag) " L,e
Jour." Dans ce mot, compris de tous,
se concentraient la férocité et la hai-
ne que peut contenir une âme domi-
née par la sauvaserie primitive.
Au reste, écrivains et philosophes
travaillaient à fanatiser le peuple et
ne faisaient pas mystère de leur vo-
lonté de faire la guerre et de la façon
dont ils entendaient qu'elle fut con-
duite. Le général Bernhardi ne pu-
bliait-il pas : " L'Allemagne à la pro-
chaine guerre " et " Comment l'Alle-
magne fait la guerre," ouvrages où le
mépris du droit le dispute aux appels
à l'extermination de l'ennemi. Ce
militaire est le digne camarade de
Cluzewitz qui disait : " Il ne faut lais-
ser *ux populations ennemies que
leurs yeux pour pleurer."
A mesure que le temp.s s'écoulait,
la possibiJlté d'une réparation parais-
sait s'éloigner. Le nombre des habi-
tants de l'odieuse rivale augmentait
et celui de la pauvre mutiilée restait
stationnaire — 65 millions en Alle-
magne contre 40 millions en France.
C'est l'agression de Guillaume qui l'a
forcée, le 3 août dernier, de mettre
sabre au clair. Ce crime de lèse-
nation a fait passer un vent de co-
lère sur la France qui s'est dressée
unie dans une même pensée, sur tous
les points de son territoire, pour le
salut de la patrie. Elle n'a rien fait
pour s'attirer le fléau de la guerre
mais elle l'a envisagé avec confiance
et courage ; et comme le disait le
Président Poincaré: "Au lendemain
de la rupture avec l'Allemagne, nous
sommes sans reproche et nous se-
rons sans peur. " La lutte, cette fois,
s'est engiagée dans des conditions plus
favorables pour la France. Nous la
suivrons en passant par des émotions
angoissantes, faisaient des vœux pour
que cette terrifiante mêlée " de fer et
(le sang " se teiTnine cette fois par 'le
triomphe de la France et que l'Année
terrible ait comme pendant l'Année
de la Revanche.
A. D. DeOELLES.
REPLIQUE VIVE.
L'hoiioirable M. Cauchon, député de
.Montmorency, siégeait à Québec, en
même temps que M. Hou'dc, député de
Maskiuongé. Quoique sans instruction,
ayant acquis une certaine aisance dans
les chantiers et la culture des terrée,
.iouissant d'une influence asssz redoutée
pour son esprit aussi caustique que
droit — M. Houde ne se laissait plier
sur les pieds par personne. Un jour
que M. Cauchon était de mauvaise hu-
meur, il apostrophe M. Houde, en le
désignant :
" — Monsieur le député du comté de
... de... Je ne me rappelle plus mais
... ce que Je sais, c'est que son comté
,A \\n nom de poisson."
— Fort bien, réplique vivement M.
Houde, fort bien, Monsieur Cauchon,
c'est le comté de Maskinongé, mon-
sieur Cauchon, le maskinongé est un
beau poisson. Monsieur Cauchon... les
Juifs en mangent."
LE DUC DE KENT.
Typ 27 juin 1792, lors de la l'IÔture
des poils a CharlesbouTg, on abattit
les hiistings, et il y eut une émeute
qui était sur le point d'éclater par des
actes de violence .lorsque le prince
Rdouai-d. duc de Kent, s'avança et se
plaçant de manière d être vu de tous:
" Messieurs, dit-il, y en a-t-11 un seul
parmi vous, quel qu'il soit, qui ne re-
garde le roi comme le père de son peu-
ple " ? A ces paroles, le peuple répon-
dit par des hourras et des cris de Vive
le Roi. " Y en a-t-11 un seul qui ne
regarde la nouvelle constitution comme
la meilleure qu'il soit possible de donner
aux sujets de S. >I. ? Je vous recom-
mande donc, continua S. A. E., de
vous retirer en paix, et que Je n'entende
plus parler de cette odieuse distinction
d'.i.'.iglais et de Français, vous êtes tous
les sujets bien-nimés canadien.s de S.
M. Britannique." Vive le Prince, cria
le peuple, et le tumulte cessa.
Lea Poissons d'eau douce en Canada. ' Histoii'e de cinquante ans.
A, N. Montpetit. 1 T. B, Bédard.
320
L'HISTOIRE DE LA GUERRE
ler août au ler novembre
PRELIMINAIRES
JUIN. — 28, Assassinat a Serajevo,
Bosnie, par un étuldiant serbe, de l'archi-
iluc François Feixlinand, liêritier du troue
d'Autriche-Hongrie et de son épouse mor-
ganitique, la ducliesse de Hoheuberg.
JUILLET. ^-2, Gabninovies, qui a mau-
qué uu attentat sur la vie de l'an'cbidirc,
fait UTie déclaTation assermentée imipli-
quant le secrétaire de J'asisociiatiion Pan-
.Serl>e daus le mewTtiPe de l''ai-chiduc. —
23, L'Autriche envoie un ultimatum & la
Serbie. — 24, [La Serbie demande une
extension de temps qui est refusée. —
25, La (Serbie accède tl tontes les de-
mamdejs de l'Autriche, sauf la panticipa-
tion de l'Autriche à l'enquête du meur-
tre de 'l'iarchiduc autrichien et dp-mande
la médiation dru Tribunal de Ta Haye. Le
ministre .autrichien quitte Belgrade, ibrooi-
vamt la réponse inacceptable. Le roi
Pierre tiransporte sa capitale de Belgrade
A Kragujevatz. — 27, iSir Edward Grey
essaie vainement de réunir une conféren-
ce de ipaix internationale. — 28, L'Au-
triche déctlare la guerre à la Serbie. —
28, Une force mitriohienne attaque Bel-
grade. — 28, Les troupes russes commen-
cent ttne Tuobilisation partielle à la fron-
tière. — • 29, La fl'itte britaniniquo quitte
Portland avec ordres Ciichetés. — 30,
L'Allemagne envoie un ultimatum à La
Russie, dcman<lant la cessation immiédia-
te de lia mobilisation, sans quioi, elle va
mobiliser.
AOUT. — 1, li' Allemagne déclare la
guerre à la Russie. Le cabinet français
ordonne la mobilisation. — 2, Les trou-
pes allemandes entrent en Luxembourg.
L'Allemagne envoie à la Belgique m
ultimatum demandant la liberté de pas-
sage pour ses troupes. — • 3, La Belgique
demande à l'Angleterre son assistance di-
plomatique. L'Allemagne envoie à la Suè-
de et a la 'Norvège des ultimatuim, de-
mandant Ha déclaration de neutralité.
L'ambassadeur allemand quitte Paris. —
3, Déclaration de Sir Ed. Grey aux Com-
munes, définissant l'attitude de l'Angle-
terre.— 4, L'Angleterre envoie un ultima-
tum là Berlin, demandant l'observation
intégrale de la neutralité de la Belgique.
Berlin rejette l'ultimatum. L'Allemagne
déclare la guea-re à la Belgique. Le pré-
sident Wilson liance la iproclamotion de
la neut'paJlité des Etats-Unis. — 5. Décla-
ration de guerre à l'Allemagne par l'An-
gleterre. — 6, Le gouvernement cana-
dien convoque le parlement pour le 18
août. — 5, Le gouvernement canadien
achète deux sous-marins chiliens aux
chantiers de Seattle, E. U. — 5, Le Fiekl
Marshalll Kitchener est nommé ministre
de la 'giuerre on Angleterre. — 5, Le gé-
néral Freach nommé généralissinre de
11 ;
l'Angleterre; le général Joffre, généra-
lissime français. — 5, Les Allemands at-
taquent Liège, Belgique, et sont repous-
sés ipair les Belges. — 6, Le Canada re-
çoit l'ordre de mobiliser ses milices. — 7,
Le Monténégro d Oc lare la guéri- e à l'Au-
triche. — 7, Eiu d'éplt de la pression exea--
cée, ^'Italie réaffirme sa neutralité. — 8,
Jonction des ta'oupes françaises et belges.
8, Débia/rquement des troupes anglaises en
France. — 8, L'Amphyion, ca-oi«eur an-
glais, coulé par une mine flottante. — 8,
I/es Français pénètrent en Alsace-Lomrai-
ue au Vie et Moyen Vie. — 8, Les l-ran-
çais et les Allemands aux prises eu
Luxembourg. — 9, La ville de Liège, oc-
cupée par les Allemands; les forts résis-
tent. — 9, Mgr l'archevêque Bruchési
prêche aux catholiques de faire leur de-
voir envers l'Angleterre. — 10, Les Fran-
çais entrent dans Mulhouse et prennent
Colniar et les passes des Vosges. — 10,
Le Canada fait cadeau à l'Angleterre
d'un million de sacs de blé. — 10, Une
escadre de croiseurs anglais, attaquée
par des sous-marins allemands, le sous-
marin iallemaind "U 3", couBé. — 16, La
France rappelle son lambassadeur de
\'i6nne, en raison de la coopération de
l'Autriche avec rAllem.agne dans la
guerre. — 10, Déraillement d'un train
du Québec Lac St-Jean R'y allant au
camp de 'Valcartier, un traînard tué par
une sentinelle. — 10, La Suède et la
Norvège s'unissent pour défen'dre leur
neutralité. — 10, Achèvement de la mo-
bili.iation et du transport des troupes
françaises d'Algérie en France. — 10
Antivari, ville du Monténégro, bombar-
dée ipar les Autrichiens. 11, Le Monténé-
gro reprend Seutarl. — 11. L'Autriche
abandonne la Serbie pour résister à l'in-
vasion russe 'et laiider l'Allemagne. — 11,
Occupation de Togoland, Côte de l'Or,
Afrique, par les Français et les Anglais.
11, Le Portugal d6cide de rempliii- les
termes de son traité avec l'Angleterre et
fourni 10,000 hommes. — 12, La provin-
ce d'Alberta fait don d'un demi-million
de minots d'avoine. — 12, L'Angleterre
annonce que l'Atlantique est libre et que
les vaisseaux 'alliés peuvent y naviguer
sans craindre. — 12, Bataille de Healen,
victoire belge. — 12, iDéolaration de guer-
re de la 'France 'à l'Autriche. — 13, Dé-
claration de guerre de la Grande-Breta-
gne â l'Autriche. — 13, L'Allemagne et
l'Autriche rayées des postes canadiennes,
13, Protestations des alliés et do l'Italie
contre l'achat par la Turqu'ie des croi-
senirs "Goeben" et "Bresleau", pour les
Raviver dans les Dardanelles. — 13, Le
Feld Marshall Roberts, mommé 'à la tête
des troupes d'Ou'tremer. — 13, Jonction
du général French et du général Joffre.
21
mSTOlliK UE l^A UUEUltli
Suite
13, Bataille de Diest, Belges victorieux.
14, L«s Français maîtres de la vallée de
Saaie. — 14, Valssean antrlcliien "Ba-
ron Gautseli" touche une mine près de
Trieste et saute ; 150 passagers tufs. —
14, Grande revue de volontaires à Mont-
réal. — 14, Tous les postes de télégra-
phie sans fil, abattus en Canada. — 14,
Sir A Beck doime tous ses chevaux aux
remontes imi)ériivles. — 15, Départ du
Rocharaheau de New York et du Caroli-
ne de Montréal avec des réservistes fran-
çais. — 15, J. K. L. Koss, de Montréal,
donne $500,000 au gouvernement canadien
pour aider au paiement des frais de guer-
re. — 16, La flotte française coule, à
Antivari, dans l'Adriatique, un cuirassé
autrichien, le "Zrinyé", partant 14,000
tonnes, 857 hommes. — 15, Vente de
l'absinthe absolument supprimée en
France. — 15, Proclamatiom du Czar k
la Pologne, promettant l'autonomie. —
15, Bataille de IVlnant près de Niamur,
victoire française. — 16, Le Japon envoie
à l'Allemagne un ultimatum pour lui en-
joindre de se retirer des mers du P.icl-
fique. — 16, Hamilton Gault, banquier
de Montréal, donne $500,000 pour orga-
niser et armer un régiment appelé Cara-
biniers Patricia. — 17, Visite du Camp
de Valcartier par le duc de Connaught
et le Colonel Sam Hughes. — 17, .Mort
dans un train, e'U Angleterre, du Lt.-
GvT sir James M. Grierson, nommé potir
comimander un corps d'armée de l'expé-
dition anglaise. — 17, Une aigle prus-
sienne prise à Saint-Biaise, dans le com-
bat de Salnte-Miarie-aux-.Mines, envoyée
â Paris et mise aux Invalides; ap[iartient
à l'Alsatia Infantery Regt. No 132. —
17, Humeur d'invasion du Canada par les
Allemands du Maine, dénoncée à M. W.
Bryan. — 18, L'empereur Guillaume of-
fre la paix à la Belgique qui refuse. —
18, Le prince de Teck, nouveau gouver-
neur du Canada, part pour l'expédition
anglaise en France, — 18, Deux croiseurs
allemands démontés rentrés a Hong-
Kong. — 18, On annonce que la mobili-
sation russe est terminée. — 18, Trou-
pes anglaises en Fr.ince; 78.000 hommes
en 3 corps d'armée: 1 — sir Doiiijlas Ilaig;
2 — sir J. Griei-son, remplacé par Gai.
Smith Dorien; 3 — Major-général N. P.
Putney. — 18, Quati-e vaisseaux autri-
chiens sont coulés par des vaisseaux
français dans l'Adriatique. — 18, Le
Japon s'engage à limiter son activité
dans l'E-Ttrênne-Orient et à respecter les
Intérêts américains. — IS, 80,000 Autri-
chiens battus par les Serbes à Shubak. —
18, Le Japon déclare que l'océan Pacifi-
que est libre. — 18, La canonnière alle-
mande "Waterland", est d<'s:irmée ;1
Nankin. — 18, La carde d'honneur à
l'ouverture du parlement a les fusils
chargés. — 19, Le It.-col. Williams est
nommé commandant des troupes au camp
de Valcartier; mobilisation ordonnée. —
20, Le gouvernement de Québec envoie
4,000,000 livres de fromage de la provin-
ce de ôuébec. — 20, Reprise de Mulhou-
se par les Français. — 20, Le Gén. Von
Kotow est nommé gouverneur allemand
de Liège. — 21, Prise de Bruxelles par
le-- Allemands. — 21, Ontario fait don
de $500,000 pour la guerre, — 21, La
Nouvelle-Ecosse donne 100,000 tonnes de
charbon. — 22, Victoiti-e serbe sur la l)ri-
iia après une bataille de 4 jours à L<,>w-
nitza, 20,000 Autrichiens tués. — 22,
Ovation à M. Goor, consul général de
Belgique, devant le Canadian Club, Ot-
tawa. — 22, Victoires russes sui- les fron-
tièi-es de la Prusse Orientale. — 22, Le
général I^eman, le héros de Liège, em-
mené prlsoimier à Cologne. — 23, Le
trésorier de la municipalité de Bruxelles
refuse de payer la contribution de $20,-
000,000. — 23, Confirmation de la victoi-
re de Mulhouse, 4 jours de combat. — 23,
Investissement de N.amur. — 83, Les
Français recuient en Lorraine et se cou-
vrent dans la vallée de la Saale. — 23,
Le Japon déclare la guerre à l'Allema-
gne à 7 hrs du soir. — 23, La princesse
Patricia présente un fanion au régiment
portant son nom, — 24, Le Japon bom-
barde Tsing-Tau. — 24, Grande victoire
(les Russes à Tyat Kuhnen après 6 jours
de bataille, la Pi-usse Orientale occupée.
24, Les Autrichiens démantellent le croi-
.seuir "Kaiserin Elisabeth"; l'équipage
est envoyé à Tien Tsin. — 24, Les Ser-
bes ont pris, dans la bataille de Drina.
plus de soixante et un canons. — 24, La
fiance et l'Angleterre avancent à la
Belgique chacune $.50.000,000. — 24, Les
Français battus après un combat de qua-
tre jours a Charleroi. — 25, Le "Niobé"
en service actif dans le Saint-Laurent.—
25, Cattaro, bombardé par les Français
et les Anglais, dans l'Andriatique, de-
mande grôce. — 25, La flotte anglaise â
Ostende. — 25, L'amiral Dewa comman-
de la Hotte japonaise. — 25, Les quatre
premiers millions de la contribution de
Liège, payés. — 25, Cinquante journaux
anglais obligés de suspendre leur publi-
cation en raison de la disette de papier.
25, Lord Kitchener annonce aux Commu-
nes anglaises la défaite de Mous avec la
perte de 2000 hommes. 25. Départ des vo-
lontaires de Montréal pour Valcartier, —
25, Un ballon Zepi)i'Iin bombarde un hô-
pital a Anvers. — 25. Le don de farine
du Canada part pour l'Angleterre. — 25,
Mulhouse encore évacué par les Fran-
çais. — 25, L'Autriche déclare la guerre
au Japon. — ■ 26, I^es Allemands fuient
devant les Russes, Koenisberg menacé. —
26, Charleroi repris par les alliés. — 26,
Réunion du Patriotic Fund à Ottawa. —
26, Six attaques des Allemands à Mons,
repoussés. — 26, Capitulation de Togo-
land. colonie allemande de T.^friqne du
322
niSTOlUIi; DE LA GDERHB — Suite.
sud. 26, La Fraaee se reconcilie avec
l'Eglise. Le président Poinearé se fait
représenter au service célébré pour !e pa-
pe à Paris. — 26, Six farts de Namur
tiennent encore. — 26, Lis Russi's à
Marienberg, Prusse orientale. — 26, Le
chanoine Sylvestre nommé aumônier ca-
tholique du 1er Montréal Koyal Régi-
ment. — 26, Le croiseur alli^mand "iln-
Satebour", démaitelé dans le golfe de la
FhilaïKle. — 27, Hataille de Salnt-Qurn-
tin, défaite des Aii^ïlais. — 27, Ontario
envoie 250,000 sacs de farine. — 27,
Formation d'un nouveau ministère fran-
çais, appelé "cabinet de la guenre". —
27, Le "Kaiser William the Grosse" cou-
lé, au large des côtes d'Afrique du sud,
par le croiseur anglais "High Flyer". —
27, Le "Rainhow" reçoit l'ordre de cou-
rir sus au "Leipzig" dans le Pacifique.
27, Prise par les Allemands de Lille,
Roubaix et Valcicieuines. — 27, L'Ile
du Prince-Edouard donne 100,000 minota
d'avoine. — 27, L'infanterie de marine,
débanjufe à Osteude. — 27, Interdiction
des spiritueux au camp de Valcartier, —
27, La liberté religieuse proclamée eu
Russie. Les baptistes ouvrent des hôpi-
taux. — • 27, Les Autrichiens abando'i-
nent Novibazar. — 27, l'idignatlon géié-
rale sur l'attentat des zeppelins sur les
hôpitaux, a Anvers. — 28, L'Autriche dé-
clare la guerre à la Belgique. — 28, Les
Allemands attaquent le Congo belge. —
28, L'Autriche déclare 'la guerre au Ja-
pon. — 28, Contribution du C. P. R. au
Fond Patriotique, $100,000, — 28, Ba-
taille navale à Héligoland, 2 croiseurs et
2 contre-torpilleurs allemands coulés. Vic-
toire remportée par l'amiral Sir David
Beatty. — 28, Les Russes occupent AI-
lenstein daus la Prusse Orientale. — 28,
Lonvain brtîlé par les Allemands de sang
froid, sous prétexte de coups de feu ti-
rés par ses habitants. — 29, Le "New
Zeland", vaisseau australien, était avec
la flotte à la bataille d'Héllgoland. — 29,
Les Allemands retournent défendre Ber-
lin. — 29, La France appelle ses réserves
et le premier ban de territoriale. — 29,
Les Anglais ont perdu 29 tués et .?8
blessés seulement dans la victoire navale
a Héligoland. — 30, Un aviateur alle-
mand lance des bombes sur Paris, pas de
dommages. — 31, L'A'igleterre pré\leut
la Turquie que si elle bouge, ce sera sou
coup de mort. — 31, L'amiral Bouée de
Lapeyrêre nommé eonimniidant en chef
des flottes anglaise et française en Mé-
diterranée. — 31, Régiment irlandais
en formition à Montréal, sous le com-
mandement du colonel W. O'Brien, — 31,
Prise de la colonie allemande de Samoa
par la Nouvelle-Zélande. — 31, La ban-
que Provi'iciale souscrit $100.000.
SEPTEMBRE. — 1, Victoire du pé -é
rai Pau a Pérome. — 1, Le "Niohé"
placé sous les ordres de l'Amirauté. — 1,
Le morntnrinm anglais du 4 aofit. pro-
longé d'un mois. — 1, Granide victoire
russe contre les Autrichiens en Gallcle.
1, Ré^ment canadien parti aux Bermu-
des pour faire relevé des troupes, — 1,
Wiklrof Astor donne $ll'5,000 en contri-
bution. — 1, Acceptation par la Grande-
Bretagne du cadeau de 4,000,000 Ibs de
fromage de Québec et de un demi-mil-
lion de minois d'avoine d'Alberta. — 2,
La capitale de France transportée à Bor-
deaux. — 2, Le Japon débarque 15,000
hommes de troupes à ïslng Tau, en ter-
ritoire chinois. — 2, Malines bombardée
de nouveau. — 2, P.ombaj-dement de Zep-
pelin a Anvers. — 2, Victoire des Russes
en Gallcie, et entrée îl Lemberg. — 4,
Des citoyens belges gai-aatissent le
paiement des $40,000,000 de taxe de guer-
re a l'Allemagne : Ernest Solvag, Boran
Lambert, Baron Varocques et Baron Em-
panit. — 3, Les Allemands entrent à
.Vmiens. — 3, L'Allemagne a l'audace de
protester contre la violation de territoire
chinois par le Japon. — 3, Le gé léral
Galliêni prend le commandement de la
défense de Paris. — 3, Sortie des Alle-
mands à Koenisberg, rrpoussée. — 3,
I/es Serbes victorieux à Jadar. — 3, Le
Monténégro envahit l'Herzégovine. — 3,
Escompte imposée aux billets américains,
en raison du refus d'envoyer de l'or ou
d'accepter les lettres de change du Ca-
nada. — 3, La victoire du général
Rusky, qui a décidé de la chute
de Lemberg, après un combat
de 7 jours. — 8, Le gouverneur al-
mand de Samoa est transporté aux îles
Tlji. — 4, Le service civil à Ottawa dé-
cide de donner un jour de paye au fonds
patriotique. — 4, La canonnière anirlalse
"Speedy", coulée par les mines alleman-
des. — 4. Le C. P. R. et le G. T. R. an-
nulent leurs contrats avec les Allemands,
4, La bourse de Paris close définitive-
ment. — 4, Discours patriotique de As-
quith au Gulldhall, Londres, Ang., de-
mandant des miniers d'hommes. — 4,
Arrivée du président Poinearé à Bor-
deaux. — 4, L'empereur Guillaume rayé
'le la liste des aspirants au Prix Noibel. —
5, Traité France-Russie-Angle^erre, pas
d'arrangements de paix iudivK''u''ls. — 6,
Ladv Str^thcona donne $50.000 pour
maintenir les Strathcona Horses. — 6,
L'ainbassadruT d'Espagne, reçu à Bor-
deaux, promet amitié a la France. — 6,
L'Autriche tente sans résultats un em-
prunt en Allemagne. — 7, Bataille ft
Meaux. .\lliés victorieux. — 7, Les Rus-
ses passent la ligne de fatte des Kar-
path"s. — 7, Un 'Oiis-niarin anglais pé-
nètre dans Bremerhaven, envoie deux
torpilles et .v passe la nuit. — 7, Les Al-
li^iands aii-ètés dans la marche sur Pa-
l'is. — 7. D'M-astation et destmcHon de
Dinan, Belgioue, par les Allemands. —
7, Victoire des alliés a Precy-sur-Oise,
«uccès du tré -ér.al d'Amade. — 7, Re-
traite des Allemands. — 7, Les Aile-
mands battus -1 Termonde. Belgique. — 7,
323
HISTOIRE DE Li\ GUERRE — Suite.
Les Allemands avancent sur Gand. — 7.
Les alliés écrasent le flanc allemand à
Xaiiteuil le Hardouin. — 7, Les Alle-
mands demandent un armistice pour
enterrer leurs morts, refusé. — 7, Le
"Miremberg", vaisseau allemand, coupe le
cable ausitralien à Fairming Island. — 8,
Les Allemands perdent du terrain à La
Fère-Chami>enoise et à Vitr.v-le-rrançais.
8, Les alliés avancent de JO milles. — 8,
I^s Allemands repoussés à Cappelle-au-
Bois près d'Anvers. — 8, I^es Allemands
battent en retraite ù Meaux et Sézan-
ne. — ■ 8, Le général Rusky aux prises
avec une grande armée autrichienne. —
8, Les Français preninent des prisonnieruS
dans la forêt d'Argonne. — 8, Les Rus-
ses élèvent des fortifications sur les ri-
ves de Dniester. — 9, Les Autrichiens
battus à Rawa, Pologne russe. — 9, Chu-
te de Maubeuige. - — 9, Le vaisr^eau alle-
mand, poseur de mines, ca/ptiiré par la
flotte anglaise. — 8, Le vaisseau ILM..S.
"Glory" arrête le steamer Montserrat ot
débarque 68 réservistes allemands à Ha-
lifax. — 9, Les rajahs offrent tout fl
l'empire, hommes, chevaux, diamants. • —
9, Les Allemands retTaver?ent la Marne.
9, Le roi Georges V envoie un message
de remerciements aux Dominions. — 10,
Victoire russe à Zamosk. — 10, L'Angle-
terre offre de recevoir un million de ré-
fugiés belges. — ■ 10, Traités de paix si-
gnés entre la G-rande-Bretagne, la Fran-
ce, l'Espagne, la Chine et les Etats-Unis.
10, Les Russes envahissent la SilêsJe. —
10, Les Allemands envahissent l'Afriqiie
du Sud; le général Botha appelle les
Bœrs aux tarmes. — 10, Les Autrichiens
évacuent Cracovie. — 11, Premier aveu
des Allemands de défaite en France par
les alliés. — 11, Le Kaiser écrit au pré-
sident Wilson pour expliquer les atrocités
à Louvain. — 11, L'''Océanic" échoué
dans la mer du Nord, abandonué. - — 11,
Les Belges reprennent l'offensive et en-
trent à Louvain. — 11, Les Allemands
envahisseurs de Nyassaland, repoussés.
11, Les experts de "Kinjpp pris dans des
aéroplanes â Saint-Ypre, (Belgique). —
11, Le journal socialiste allemand le
"Wouvoerts" proteste contre les indigni-
tés infligées par les Allemands aux pri-
sonniers belges. — 11, Entente entre la
Bulgairie, la Roumanie et la Grôce pour
museler la Turquie. — 11, Les Serbes
s'emparent de Semlin. — 12, Le centre
allemand cèide api'ës la bataille de Meaux.
qui dure 4 jours. — 12, Les Russes pren-
nent Tomasnow en Pologne et isolent
l'aile gauche autrichienne. — 12, Les
pertes allemandes évaluées à 5 contre un.
12, Capture d'un convoi long de deux
milles par le général Pau, à Nanteuil. —
12, Les Anglais à Soissons prennent îles
homj.ies et des canons. — 12, Les consuls
nllemonds et autrichiens invités û quit-
ter l'Egypte. — 12, Les Sulpisiens don-
nent $25,000 au Fond Patriotique. — 12,
Les Belges reprennent l'ofleiisive active
dans le Nord. — 12, Victoire complète
des Russes ù Lublin. — 12, Les Anglais
prennent les archipels Bismark et Solo-
mon dans le Pacifique. — 12, La Grecs
concède une base a la flotte britannique
à l'île Lemnos. — 12, 20,000 prêtres
dans les rangs de l'armée française. —
13, L'armée russe établie devant Kœnis-
berg. — 13, Six des hommes Jes plus
riches de la Hollande entreprennent de
payer les dépenses de mobilisation de
l'airmée de ce pays. — • 13, Le général
Pau, ave<; l'armée de Paris, a l'hooneur
de la victoire de aa Marne. — 14, Batail-
le de Soissons. — 14, Retraite de l'armée
allemande sur toute la ligne. — 14, Le
cardinal Bourne, porteur d'une lettre du
paipe au roi Geoi-ges V, se plaignant de
l'action des Allemands à l'égard du car-
dinal Mercier, de Malines. — 14, La
station de télégra^phie S. F. allemande,
saisîie â Hebertshœ, New-Britain, par les
Australiens. — 14, L'Italie proteste con-
tre l'attitiide de 'la Turquie qui supprime
des privilèges accordés par des capitula-
tions. — 14, Evacuation d'Amiens par
les Allemands. — 14, Pas une goutte de
spiritueux vendus en Russie depuis la
mobilisation. — 15, Victoire des Russes à
Goldap sur les Allemands. — 15, Reims
réoccupé par lies Français. — 15, Prise
de Czernovitz, cajpitale de la Bukowine.
15, Le croiseur allrmand "Hela", coulé.
15, Les Allemands reipoussés fl
Abercom, lac Tanganyika. Les Al-
lemands reiK>ussés au Kopje de
Tenman Drift ipair les Bœrs. — 15, Japo-
nais et Allemands en batail/le à Kia-
Chow. — 15, Le sous-marln allemand,
ayant coulé le "Pathfînder", coule à son
tour. — 15, Défaite complète du général
Auffenberg et de l'armée autrichienne. —
16, Les Serbes, avec 1. "0,000 hommes en
Hongrie, vont se joindre aux Russes. —
16, Les Allemands se reprennent derrière
l'Aisne, bataille reprise depuis le 14, de
Noyon à Verdun. — 16, Troubles jI Ro-
me, la foule demandant la participation
■a la guerre. — 16, Rumeur, démentie en-
suite, de l'aba/ndon de Liège par les Alle-
lemnnds. — 16, Mort du général Douglas
Findlay de l'artillerie royale tué A l'en-
nemi. — 16, Le fort Troyon qui tient la
place de Verdun, secouru. — 16, Les .\1-
lemands ont 'déjà réquisitionné en Fran-
ce et en Belgique .f 144,. 300. 000. — 16,
Soissons repris par les Français. — 16,
Ije .pi"êsident Wilson reçoit la délégation
belge qui fait le récit des atrocités de
Louvain. — 17, Les Serbes à 28 milles de
Sarajevo. — 17, L'attaché militaire Ita-
lien quitte Berlin. — 17, Les Allemands,
renfm-cés dans l'Aisne, prennent l'offen-
sive. — 17, Des balles explosives trou-
vées dans les munitions autrichiennes,
prises par les Russes. — 18, Le général
324
HISTOIRE DE LA GUERRE — Suite.
français Bataille tué à l'ennemi. — 18,
Le Japon donne à ■chaque armée alliée
100,000 livres de thé. — 18, Contre-atta-
que du centre allemand rehaussée. — 19,
IjCs Allemands finissent par détruire Ter-
monde. — 19, Convention établie par en-
tremise de Washington pour l'échange
des prisonniers. — 17, Le iprésident Poin-
caré félicite 'les généraux Durand et Cas-
telneau de la défense de Nancy. — 19,
Le iprésident Wilson refuse de recevoir
la délégation allemande-américaiue pour
jjrotester contre le récit des attrocitês bel-
ges. — 20, Destruction de la cathédrale
de Reims. — 20, Le sous-marin australien
A E I, perdu corps et biens. — 20, .Le
croiseur anglais "Pegasus", en répara-
tion, démantelé par le croiseur allemand
"Emden", à Zanzibar. — • 20, Le croi-
seur anglais "Camnania" coule un vais-
seau allemand armé, à Cap Trafalgar,
Amérique du :Sud. — 20, Les Russes sai-
sissent Krohesow. — 20, Cambridge offre
l'hospitalité û l'Université de Louvain. —
21, Bombardement de Soissons. — 21,
Le journaJiste Know Magee, de Winni-
peg, arrêté pour commentaires sur le
camp de 'Valcartier. — 21, L'ambassa-
deur Jusserand à Washington proteste
contre la destruction de la cathédrale de
Reims. — 21, La société humanitaire al-
lemande des E.-U. proteste contre la
sauvagerie du Kaiser. — 21, Le gouver-
nement canadien décide d'envoyer en
Angleterre toutes les troupes réunies à
Valcartier. — 21, Le Kaiser se met à
l'abri dans le Luxemlxjurg. ■ — 21, Le
Pape proteste aupa-és du Kaiser et de
l'empereur P'rançois-Joseph contre la des-
truction de la cathédrale de Reims. — 21,
Six vaisseaux anglais saisis dans le gol-
fe du Bengale par le croiseur "Emden".
21, Un sous-marin allemand coule trois
croiseurs anglais "Aboukir", "Hogue" et
"Cressy", 1100 hommes perdus. — 22,
Les Serbes arrivent â Sarajevo. — ZZ,
RLciotti Garibaldi a i-eci-uté 5000 de ses
cheimises rouges. — 22, Les Russes ont
pris Jaroslow sm- la route de Cracovie,
22, Le général Loiiis Botha prend le com-
mandement de l'armée de l'Afrique du
Sud. — 22, Lie croiseur anglais "Ber-
wick" prend le croiseur auxiliaire alle-
mand "Spreewald" dans l'Atlantique. —
22, Dernière station de T. S. P. dans le
Pacifique à Nauru. détruite. — B2, Les
Français débarquent une pièce de marine
ipour bombarder le port de Cattaro. — 22,
Les aviateurs de marine anglaise dévas-
tent avec des bombes le camp des zeppe-
lins a Dusseldorf. — 22, Le Canada fait
don à l'Angleterre de 134 canons. — 23,
Madras (Inde) bombardé par r"Emden".
23, Affiches posées dans Berlin portant
"A bas le Kaiser". — 23, L'.ambassadeur
turc quitte Washington pour avoir criti-
qué les Américains. — 23, Le "Montro-
se' échoué dans la Ijilre près de Saint-
NazaLi-e avec du foin et de l'avoine du
Canada. — 23, Délégation belge à Mont-
réal, — 23, Les Anglais aident les Japo-
nais pour la prise de Tsing-Tau. — 23,
Le gouvernement du Canada établit la
censure des téléphones, — 24, La deman-
de de faire passer ses troupes sur le ter-
ritoire suisse, refusée à l'Allemagne. —
24, L'ambassadeur Jusserand à Washing-
ton dépose une protestation officielle et
la preuve des infamies allemandes. — • 24,
Embarquement des troupes à Valcartier,
escortées par l'escadre de l'amiral Ver-
mys. — 25, Les Allemands se chargent d^-
la défense de Oracovie. — 25, Les AUe-
mansd ont déjû disti-ibué 30,000 déco-
rations Croix de fer. — 25, Le combat
reprend à Noyon sur l'Aisiue. — 25, Les
Allemands s'installent à .S:dnt-LA[ihi 1.
— 25, Le télégraphe Marconi ù Strats-
conel. Mass., fermé ])ar les Etas-Unis.
— 25, Sir Lomer Gouin lance dans
Québec un mouvement pour aider la
Belgique. — 25, Le général allemand
Steuger ordonne à ses soldats de tu-er
tous les Français qui leur tombent
sous la main vivants ou blessés. —
25, Bombardement de Tsing Tau, en Chi-
ne. — 25, Les Australiens saisissent la
Nouvelle-Guinée allemande du groupe
Papuna. — 26, Les Autrichiens quittent
la Bosnie. — 26, Les Allemands repous-
ses sur la rivière Orange. - — 26, Un zep-
pelin lance des bombes à Ostende. — 86,
Une canonnière française s'empajre de
Coco Beach Cameroun. — 26, Les forces
alliées débarquées à Lissa, en Dalmatie.
26, Le général Pau capture en Alsace
un convoi de munitions long d'un mille.
27, Un aéroplane jette 4 bombes à Paris,
un vieillard tué. — 27, Lutte désespérée
dans l'Argonne et sur l'Aisne. — 27,
Avant-postes cosaques aiTivent à Farrow,
50 milles de Cracovie. — 27, Mons dé-
vasté. — 27, Le choléra éclate à Trles-
te. — - 28, La typhoïde pai-mi les troupes
allemandes. — 28, Les Allemands paient
une indemnité de $1,000,000 au Luxem-
bourg. — 28, Les Japonais arrivent près
de Tsing Tau. — 28, Les Serbes battent
les Autrichiens sur la Drina. — 28, Les
Allemands lèvent un emprunt de guerre
de $1,250,000. — 28, Un zeppelin abattu
a Modlin, Pologne russe. — 28, Le géné-
ral boer Joubert va a Bordeaux offrir ses
services à la France. — 29, Les Autri-
chiens s'emparent des propriétés du C. P.
R. en Autriche. -^ 29, Efforts désespérés
des Allemands pour percer la gauche des
alliés. — 28, Reddition complète des
Camerouns allemands, — 28, Les Russes
entrent en -Hongrie. — 28, Les Français
reprennent le C^ngo cédé aux Allemands.
28, Bruxelles, à la suite de l'arrêt du
bom-gmestre Max, paie une indemnité de
$6,000,000. — 28, L"'E5mden" coule qua-
tre navires anglais dans le golfe de
Bengale. — 28, Un aéroplane qui a laa-
325
HISTOIRE DE LA GOERRE — Suite.
cC- des bombes ù Paris dimanche, est
abattu à Montereau. — 28_ Les Japonais
Investissent complOtL'nient ïsi g Tau. —
28, Les Chinoîs font sauter un pont cm
ployé par les Japonais à Wcï Ilseiu^
(Canton). — 29, Sortie des Belges d'An
vers à Aerschf>tt. — 29, Japo.iais et An
glais bombardent Tsiug-Tau. — 29, Re-
prise de Péronne. — 30, Les dépêc' es
allemandes avouent un recul. — 30.
Saint-Mlhiel repris. — 30, Le journal d
Clemenceau à Toulouse, " Homme Li-
bre," suspendu par le gé iPral Bii.loid.
— 39, Une escadre anglaise entre dans
le Pacifi(iue par le détroit de M igellau.
OCTOBRE. — ]_ Un torpilleur aluemaml
coulé a Tsing-Tau. — 1, Dix navires
allemands capturés aux Camerouns pir
le croiseur anglais "Cumbi'rljnd.'' — 1,
Le gOnt-ral eu clief autrichien Auffenburg
pris du choléra. — 1, L'Italie piotcst.
contre les miies flottantes autrichiennes
et reçoit $1,000,000 d'indemnité. — 1,
L'Angleterre achète l'aéroplane America
QuI devait traverser l'Atlantique. — 1,
Arrivée à Marseilles des troupes indien-
nes. — 1, La France rétablit le titre de
maréchal. — 2, Combat il Roye. Aisne.
2, La flotte aillée bombarde Pola, ar-ê
nal de l'Autriche. — 2, Les Serbes cap-
turent Vlasienitz. — 2, Trois victoires
russes en Pologne russe. Retraite des
Allemands à Sulvolki, échec du bombar-
dement allemand a Ossow'jetz. échec de
l'attaque allemande d'Andrejcw. 2,
Victoire rus e a Guwalke. — 2, Echec
français, sortie d'Arras. — 2, Les Alle-
mands bombardent encore Reims. — 3,
L'AngleteiTe annonce qu'elle va planter
des mines. — 3, Deux vaisseaux auxi-
liaires allemands "Rlilos" et "Italo"
coulés par une canonnière française. —
3, La station T.S.P. do l'île F.in ling, dé
truite par le "Ni:remb'rg". 3, Le cholé-
ra çn Al'omagne. — 3, Le gouvernement
fédéral décide de donner $50,000 à la
Belgique. — 3, Les croiseurs allemands
bombardent Papeet«, capitale de Taïtl.—
3, La Grèce défle le Kaiser au cfis où la
Ttirquie entrerait en li"e. — 3, La pro-
vince de Québec décide de donner $25,000
a la Belgique. — 3, Les alliés obli-és do
reculer à Roye. — 4, Lp Czar sur le front
des troupes devnnt Crncovie. — 4, ^r.
Poincarré va visiter les avant-postes. —
4, Victoire des Ru ses à Augustowo.
4, L"'Empress of Russia" du C. P. R.
jette a la côte a l'île. Cibu la "Pri'icess
Alice". — 4, L'aviateur français Polret
reçoit du Czar la croix militaire russe
4, L'ambassade anglaise retourne à Pa-
ris. — 4, Les troupes anglaises envoyées
a la défense d'Anvers. — 5, Anvers fait
appel aux alliés pour faire lever le slC-
ge. - 6, Mouvement tournant étendu Jus-
qu'à la frontière belge. — 6, Un croiseur
et 2 canonnières aiUcmandes coulées ù
Kiao Chow Boy. — 6, Le Comte Zeppe-
lin se rend a Willenshaven pour prépa-
rer l'invasion aérienne de l'Angleterre
i>ar l'Allemagne. — 6, Les Japonais
prennent les îles Jaluit du groupe
durshall. — 7, I>e sous-marln anglais
K. G. détruit un coutro-torpUleur alle-
na;ul sur l'Dms. — 7, Le Gouvernement
canadien décide d'envoyer un deuxième
-ontingent. — 7, Raid de cavalerie aille-
mande autour de I-ilIc. — 7, l'rz mysl
onib inlé pr les Russes. — 8, L'hon.
Mazen remplace comme ministre de
milice l'hon, Sam. Hughes parti en An-
jleterre. — 8, Les Se.bes attaqués par
les Bulgares. — 8, Le bombardement
l'Anvers commencé. — 8, Les Russes
rictorieux a Marmaros Szigot. — - 8, At-
taque des iaéroplanes sur zeppelins a
>nsseldorf. — 8, Le Lt.-Col. Gaudet
nommé commandant du Régiment Royal
Canadien-Français. — 8, Deux bombes
lancées sur Paris. — 8, Succès du raid
mglais sur les zeppelins à Dusseldorf. —
8, Les Russes se rapprochent de Thorn.
?, Victoire des Anglais sur l'Aisne. — 9,
Un zeppelin abattu a Anvers. — 9,
r/.\ustralie décide d'envoyer $500.000 en
Belgique. — 9, Un sous-marin italien,
'■cUappé a Spezzia, rattrapé à Bastia et
remis a l'Italie. — 10. L'armée belge
sort d'Anveis. — 10, L'Angleterre ac-
cepte un 2e contingent canadien, — 10,
Le don des femmes canadiennes sert à
acheter de motor-ambulances pour le
front. — 10, 32 navires allimands ex-
ploses a Anvers. — 10, Mort du roi de
'loumanie. — • 10, Chute d'Anvers. — 11,
200 fusllliers marins internés en llolliu-
de. — 11, Huit bombes lancées sur Paris,
légers dommages à la cathédraile de No-
tre-Dame — 11, Foim:itlon, à Paris,
d'un corps de surveillance aérostatique.
11, Réjouissances allemandes à cause de
la chute d'Anvers. — 12, Les forts ré-
sistent encore a Anvers. — 12, Trois tor-
pilleurs autrichiens coulés piir la flotte
anglo-française. — 12, L'Italie fait re-
venir ses réguliers de Tripoli. — 12, Les
Allemands repoussés a Gand par les al-
liés et les Belges. • — 12, Prise d'Arras
par les aliliés. — 13, Les Belges trans-
portent lem- capitale d'Ostende au Havre
en France. — 13, Les Allemands occu-
pent Gand. — 13, Solomon Maritz, colo-
nel boer est en réb 'Pion contre l'Union
de l'Afrique du Sud, partisan des Alle-
mands. — 13, Le croiseur russe "Palla-
da" explosé dans la Baltique. — 13, Le
générai Zupeli, ministre de la guciTe en
Italie. — 14, Les Allemands pris dans
une eimbuscade à Gand. — 14, Le gou-
vernement belge reçu avec les honneurs
militaires au Havre. — 14, La loi mar-
tiale proclamée dans l'Afrique du Sud. —
14, Victoire i-usse a Suwalski. — 14, Les
alliés occupent Ypres en Belgique. — 14,
Bataille titanesque en marche sur Ha Vis-
tnle. — 14, Entrée di's Allemands il Os
326
UlSTuacE L>E LA GUEKKK — Suilf .
iciulc. — 15, Le mouvement allemand au
uord-ouest de la France, arrêté. — 16,
Défaite des Allemands à Varsovie, des
milliers de tuGs et prisonniers. — 15, Les
deux consorts de l"'Emden", le "Mar-
komannia" et le "Pontports", coulés û
Sumatra. 60 prisonniers. — 15, Les Rus-
ses avauc<:Mit il Goldap. en Prusse orien-
tale. — 15, Les trooipes canadiennes dé-
barquées à Plymouth, Angl. — 16, Les
Russes saisissent, klans la mer NoLre.
deux vaisseaux alli'tn.ands transportant
des céréales <le Galatz à Rustendge,
Roumanie. — 15, Los Allemands ont
perdu 15,000 hommes à Arras. — 15, Le
siège de Przemysl continue; la ville est
décimée par le choléra. — 15, Capture, à
Nanaïmo, d'un launch allemand avec
T. S. F. — 15, Le loi martiale au Con-
go portugais. — • 15, Mobilisation dans
l'Afrique portugaise. — 15, Le vaisseau
allemand "Comet" avec T. S. F. saisi dans
l'aiichipel Bismarlj. ^ 15, Occupation al-
lemande de Bmges. — 16, Incendie d ■
l'arsenal de Trieste et d'un drcadnaught
en chantier. — 15, Arrestation pour tra-
hison d'un aflrent de billets à Montréal,
Schafer, Autrichien naturalisé qui en-
voyait des réservistes en Autriche. — 15,
Assemblée du Parc Sohmer pour pousser
le recrutement du régiment canadien-
français, — IC, Le croiseur anglais
" Hawlje," coulé par un sous-marln al
leimand. — 16, Les non-conib:ittants ont
quitté Anvers. — 16, Premi&re rencontre
avec les rebelles br>ers, 80 capturés il
Raledrat. — 17, La France envole «lu
vaccin anti-cholérique ù la Serbie. — 17,
Tout le personnel du consulat anglais
à Berlin arrêté. — 17, Le croiseur
" UndauTited " coule quatre torpilleurs
allemands. — 17, L'Allemagne envoie
à la Turquie $5.000,000 en or pour
maintenir la mobilisation. — 17, Ca-
nonnière allemande capturée par la
Nouvelle-Guinée. — 17, La canonnière
allemande "Geier" Internée a Hono'ulu.
18, Le croiseur japonais "Tokachiho",
coulé par une mine dans la baie Kiao
Chow. — 18, Un sous-marin autrichien
coulé a Cattaro par un croiseur français.
18, Un vaisseau allemaud, poseur de mi-
nes. cai>turé par l""Undaunted". — 18,
Bagarres anti-allemandes ù Londres. —
18, La marche allemande sur Varsovie,
arrêtée. — 19, Les rebelles de Marltz, en
grande partie faits prisonniers; la révol-
te est étouffée. — 19, La flotte de la
mer Noire mobilisée. — 19, Attention
concentrée à Lille, Armentières et La
Bassée. — 20, Un toripilleur allemand dé-
truit à Kiao Chow. — 20, Distribution
du recrutement par le nouveau corps ex-
péditionnaire canadien, annoncée. — 21,
Vingt-deux vaisseaux de guerre ajoutés a
la flotte anglaise depuis que la guerre est
commencée. — 81, Combat à Nleuport,
Dîxraude et La Basséo. — 21, Les Al-
lemands repoussés à 45 milles de la Vis-
tule. — 22, Les Allemands en retraite
devant Varsovie. — 22, Les alliés occu-
pent Courtrai. — 22, Les étudiants rus-
ses admis dans l'armée. — 22, Trois mo-
nitors anglais "Severn", "Iluniber" et
"Mersey" devant Ostende. — 23, Les
vaisseaux français rendus devant Osten-
de et Nieuport. — 23, Un contre-torpil-
leur allemand capturé, eu essayant de
se sauver de la baie de Kiao Chow. —
23, Raymond, aviateur, membre du sénat
français, décoré, meurt de ses blessures.
23, Les Allemands construisent des pon-
tons pour tenter un débarquement en An-
gleterre. — 23, Treize steaiaers anglais
coulés par le croiseur " Kailsruhe." —
23, Le président Poinearé annonce que
des troupes fraîches comprenant 500,000
hommes, sont prêtes pour le général
Joffre. — 23,. Le Kaiser recule ses
quartiers d'iiiver de la Pologne russe
oour s'établir en Silésie. — 24, Reprise
d'Altkirch à la baïonnette. — 24, Le bri-
se-glace canadien "Earl Grey". arrivé à
ârkangell, Russie. — 24, La flotte alle-
mande en Turquie refuse le combat de
la mer Xoire et rentre dans le Bosphore.
24, L'hon. Sam Hughes nommé major-gé-
néral. — 25, Le prochain corps expédi-
Mon'ialre canadien fixé a 10,000. — 25,
Terrible bataille d" l'Ysev. — 25. Berns-
troff à New-York menace le Canada d'in-
vasion. — 26, Le Allem-inds repoussé*
à 50 milles de la Vistuile. — 25, Mort du
général Douglas, chef de l'état-major de
l'armée du général French. — 26, Un
sous-marin all'^ma'id coulé par H. M. S.
"Badger". — 26, Défaite des rebelles du
rap;,le Col. Maritz blessé. — 27, Anni-
versaire de la capitulation de Metz en
1870, les Allemands sur la défensive. —
27, Les Allemands chassés de l'autre cO-
fé de l'Yser. — 27, Soulèvement aux
Etats-Unis contre la déclaration de
Bernstroff sur la doctrine Monroe. — 27,
Le major-général Enen von Falkenhagn
rmeplaee de Moltke malade. — 28, L"s
Allemands perdent 20.000 hommes sur
l'Yser. — 28, Occupation de Lodz par les
Russes. — 28, Révolte des gé'ié''nnx boers
de Wet et Revers. — 29, Le général Bo-
tha met en déroute le commando du gé-
néral Christian Beyers. — 29, " L'Em-
den" pénétre â Penang et torpille le
"i-oisenr rus*e "Jimtchug" et le contre-
torpilleur français "Mousquet."' — 29, Un
canon 42c. allemand éclate, 250 p 'rson-
nes tuées. — - 30, Démission du premier
Tjord des mers d'Angleterre, Louis de
Battenberg, remplacé par Lord Pisher.
— La Turquie entre en guerre avec la
Russie et bombarde les ports du Cau-
case. — SI, L« Mexique donne ses passe-
ports a l'ambassadeur belge. — 81, I/es
rebelles de l'Afrique du Sud capitulent
en masse.
u;
COUT DE LA GUERRE
Naturellement les opinions varient il
ce sujet, particulièrement si l'on fait
entrer seulement en ligue de compte les
dépenses militaires.
Ainsi un expert militaire estime qu'il
y a aetuellement huit millions d'hommes
sous les armes.
Si l'on prend comme base la guerre
des Balkans oïl le cofit de chaque homme
en service actif s'est monté à $2.50 par
jour, la dépense de la guea-re s'élèverait
•X $20,000,000 par jour. On peut .se rendre
compte de la difficulté d'évaluer exacte-
uieut ces chiffres en montrant que la
guerre de l'Afrique du Sud a coûté ù
l'Angleterre £8,400,000 par mois tandis
que le gouvernement anglais pense pou-
voir s'en tirer pour la guerre actuelle
avec £5,000,000 par mois. L'aveulir dira
si elle a calculé juste.
Les chiffres qui paraissent les plus
près de la vérité sont les chiffres sui-
vants fournis il y a deux ans par le
Prof. Charles Richet, de l'Université de
Paris, poux établir les frais journaliers
d'une guerre européenne.
Il calcule que les pouvoirs belligérants
mettront 21,000,000 d'hommes sur pied,
et établit comme suit le coût d'une
luitte de ce genre par jom-.
Subsistance des hommes.. ..$12,000,000
Subsistance des chevaux . . . 1,000,000
Solde (taux européen). .. .' 4,250,000
Salaire des travailleurs dans
les arsenaux et les ports
(cent occupés par jour).. 1,000,000
Transiports (60 milles, dix
jours) . . 2,100,000
Transport des provisions.. .. 4,200,000
Munitions, infauterie, dix car-
touches par jour 4,2Q0,000
Artillerie, dix coups par jour. 1,200,000
Marine, deux coups par jour 400,000
Equipement '. 4,200,000
Ambulances : 500,000 blessés
9u malades ($1 par jour) . . 000,000
Armement 500,000
Réduction d'importations.. .. 5,000,000
Secoui-s aux pauvres (20 cts
par jour, 1 pour cent).. .. 6,800,000
Destruction de villoS, etc.. .. 2,000,000
Total $49,950,000
Supposons donc que le prix d'une guer-
re européenne soit de clinquante millions
de dollars par jour, en dehors des pertes
de biens et d'existences, une guerre
d'une année coûtera $18,250,000,000, dix-
huit billions ou milliards deux cent cin-
quante millions de dollars.
Les pertes d'hommes nécessaires pour
faire marcher les grandes industries, le
commerce et l'agriculture des pays bel-
ligérants, seront proportionnées à cet ar-
gent dépensé.
Si l'on songe qu'en trente années l'en-
tretien des armes et des flottes de pays
en guerre ainsi que les constructions na-
vales ont coûté plus de vingt bllUous,
on peut se faire une idée des dépenser
dans lesquelles l'Europe a été enti'aîués
pour la préparation du co.'iHit aetuel.
La constniction du canal de Pauama,
œuvre la plus utile du siècle, a demandé
à peu près 370 millions, mais la prépa-
ration du massacre européen est revenue
à soixante fois plus cher.
La richesse totale des belligérants est
évaluée il deux cent soixante-dix billions
ou milliards de dollars : en treize ans,
l'entretien des armes et des flottes, et
la construction de vaisseaux de guerre
a dépassé vingt billions de dollars, ou ù
peu près 13 p. c. de la richesse totale
des pays engagés. Cet argent employé à
construire des chemins de fer et à déve-
lopper une marine marchande aurait fait
de ces pays les plus grandes puissances
commerciales du monde.
Les dépenses pour la construction na-
vale en Angleterre seulement, de $48,-
940,000 qu'elles étalent en 1900, sont
montées graduellement jusqu'à atteindre
le chiffre de $80,505,000 pour- l'année
fiscale 1913-14.
Pour éviter la banqueroute, il sera
probablement nécessaire de quadrupler
les taxes de l'Ailemagne et de la lAi-ance
déjà si chai'gées, et cela avant six se-
maines : c'est la le lourd fardeau que
l'Europe s'est placé sur les épaules et
dont il faudra peut-être près d'un siècle
pour se débarrasser.
Mais ces calculs ne sont rien s'il faut
en croire une autre autorité.
Nicola ïcsla, le grand inventeur élec-
tricien, prédit que la guerre européenne
coûtera au bas mot 70 milliards ou )i!
lions de dollars. Cette guerre prenda 20
millions de combattants. Certaines per-
sonnes évaliuent le coût pai- jour â 50
millions de dollars, mais ce chiffre est
(trop mod(e.ste. Les calculateurs ne
voient que les frais des opérations mili-
taires, mais cela ne forme qu'une frac-
tion des dépenses.
On aie peut arriver à un chiffre exact
qu'en tenant compte des effets de la
guerre sur toutes les phases et condi-
tions de l'existence nationale. Les cal-
culs statistiques ne visent que de«
chiffres et non des valeurs morales. Ils
ne peuvent donc donner en aucune façon
l'idée des pertes qu'embrasse une guerre
de cette envergure.
Enoncées en ordre de grandeur ces
pertes peuvent s'énuraérer comme suit :
Premièrement. — • Réduction temporai-
re ou permanente de la richesse des
nations, considérée indépendamment des
valeurs négociables. Les richesses tota-
les des pays intéressés sont d'à peu
près TROIS CENTS billions ou milliards
de dollars. Supposons un rendement mo-
dique de 10 p.c, supposons que la guerre
dure six ou sept mois comme le pré-
voient des experts, ou 200 jours, cette
réduction s'élèvera par jour à $150 mil-
lions.
328
COUT DE LA GUERRE — Suite.
II est bien sûr que cette dépréciation
de possessions matérieliles est surtout due
à l'ignorance et à la défaillance des
gens, car les biens sont toujours là, et
quelques-uns demeurent indestructibles.
Néanmoins, les nations bellig-érantes per-
dront flu crédit 'et du pouvoir d'achat
et subiront une période indéfinie de souf-
frances et de privations qui doit être
évaluée comme perte d'argent.
Deuxièmement. — Pertes de tonte
nature, collectives et individuelles, cau-
sées par l'entrave que la gueiTe met an
fonctionnement des manufactures, des
industries et du commerce.
Cet effet se répercute particulièrement
sur le marché des valeurs négixîiables
qui constituent de 20 à 30 pour cent de
la richesse nationale. Pour des raisons
faciles à comprendre, ces pertes peuvent
être très considérables et pour la pé-
riode précitée, on peut évaluer cette ré-
duction de fortune à cent millions de
dollars par jour.
Troisièmement. — Pertes spécifiques
dues ;\ la destruction de la propriété pu-
blique ou particulière, .v compris les
iuistruiments et le matériel de guerre. Ce
montant peut dépendre beaucoup du sort
de la guerre, mais peut être évalué à
50 ou 75 millions de dollars par jour.
Quatrièmement. — ' Pertes de vies ou
incapacité par suite de blessures ou ma-
ladie. Si l'on se base sur la guerre des
Balkans on peut évaluer les pertes en
tués ou blessés il 15 par cent, ce qui fait
pour la prériode précitée un total de
$2.000,000. En prenant poiu' la moyenne
$2,5.55 par individu, cette perte peut être
évaluée il 14 millions de dollars par jour.
Cinquièmement, — Dépense quoti-
dienne des opérations militaires qui peut
se monter à 25 ou 30 millions de dollai-s
par jour.
En vertu de cette estimation en gros
la dépense totale d'une guerre de ce
genre ne peut être moindre qve soixan-
te-dix MILLAEDS DE DOLLARS OU 20 p.
c. de la richesse totale des pays eu jeu.
Dans les meilleures circonstances pos-
sibles il faudra de quarante à cinquante
années pour réparer les dommages finan-
ciers sans pai-ler de la détérioration des
races et du recul des progrès sociaux
dans tout sens.
L'HEROÏSME CIVIQUE
le président de la république
française honore la grandeur
d'ame du maire d'un village
Paris, 19 seipt. — Le président de la
République vient de signer le décret par
lequel Joseph Benoit, maire de Badon-
viller dans le département de Meurthe-
et-'iloselle. est fait cbevaJier de la ré-
gion d'Honneur. I<e nouveau chevalier a
fait preuve d'une force de caractèire et
d'mne grandeur d'Snne Ivéroïques.
'Les soldats .allemands ayant brillé sa
maison 'et assassiné sa femme, il sauva
par la suite Ta vie d'un Allemand qui
avait été arrêté. La popnHation du villa-
ge, rendue furieuse, voulait à toute
force lyncher le prisonnier. Or Benoit,
ni.a'lgré sa douleur profonde, protégea
l'Alleoiand contre la colère populaire et
remit son prisonnier à l'autorité mUi-
taire, puis il continua à remplir ses
fonctions périlleuses de premier magis-
trat du vi'llagre.
COULOMMIEES A REFUSÉ DE PAYER
Londres, 10 sept. — Le correspondant du
" Times " il Coulommie,rs, département
de Seine-et-Marne, déclare que le maire
de cette ville s'est absolument refusé fl
verser axix Allemands la taxe de $20,000
dont ils avaient frappé la ville pendant
leur court séjour. Le maire et le procu-
reur de la RépubDique devaient être fu-
sillés : la musique allemande joua la
marche funèbre de Chopin pour impres-
sionner les deux condamnés. Les Alle-
mands reçurent du quartier-général l'or-
dre de battre en retraite avant d'avoir
pu exécuter le maire et le iwocuteur de
la République.
ÉPOUSE ET MÈRE DE HÉROS
Paris. 7. — Mme de Castelnau, femme
du général dont le notm est cité comme
devant figurer dans la promotion de ma-
réchaux de France vit, depuis le com-
mencement de la mobilisation, dans le
Midi. Ceux de 'ses enfants qui ne se sa-
crifient pas en ce mom'ent, il côté de leur
père, sont demeurés auprès d'elle.
Ijorsque survint au château la nouvelle
de la mort de Xavier de Castelnau tué
aux côtés de son père, le général, 'Per-
sonne n'osait en avertir la pauvre mère.
Mlles 'de Castelnau chargèrent le curé do
ce soin.
Le lendemain matin, à la première
messe, Mme de Castelnau, selon son ha-
bitude, s'approcha de la sainte table. 'Le
l>rêtre n'a pas osé encore lui faire part
de la terrible nouvelle, mais en se trou-
va'nt brusquement devant elle, il est si
vivement ému que sa main qui présente
l'hostie tremble comme une feuille dans
le vent.
Mme de Castelnau, qui s'étonne, relève
la tête, aperçoit le vlsagie bouleversé du
'prêtre et comprend. Alors, à mi-voix,
aussi pâle que l'iiostie qu'on lui offre,
aussi stoïque devant l'autel que son ma-
ri, la-bas, sur le champ de bataille, elle
demande simplement, dans un souffle :
" Lequel ? "
UNE HÉROÏNE DE LA GUERRE
Paris, 12 sept. — Au nombre des bles-
sés an cours du combat de Noisy-Je-Sec,
se trouvait une jeune blanchisseuse re-
vêtue de l'uniforme du soldat français.
L'officier commandant l'ambulance l'a
I félicitée de sa bravoure.
329
ESQUISSE D'UNE BATAILLE
I/es grandes branches de bataille de
l'année sont l'Infanterie, rartlllerle, et
la cavalerie.
La tâche de la cavalerie dnxant la mo-
bilisation et la concentration, est de for-
mer un rempart pour le reste de l'armée,
d'^Iairer et dR percer le rempart de
l'ennemi, essayer de découvrir sa force,
sa position exacte, et ses intentions.
Dans ces reconnaissances la cavalerie est
soutenue par l'artillerie et de petits
corps d'infanterie transportés en wagons
ou en automobiles pour pouvoir suivre
les cavaliers. La principale valeur de la
cavalerie consiste dans ses expéditions,
comme éclaireurs. Au cours de la ba-
taille la cavalerie est employée dans les
moments suprêmes, dans une charge à
mort pour arrêter la marche de l'ennemi
et doner le temps à l'infanterie de se
rallier ou de se tirer d'un mauvais pas.
Telles furent les charges de la Brigade
Légère à Balaclava, celle des cuirassiers
français à Reichschoffen et la charge de
la division Margueritte par GallLfet â
Sedan.
L'infanterie, la " reine des armées,"
va de l'avant en de lourdes colonnes.
Quand elle arrive à la portée du feu de
l'adversaii-e, sa marche est protégée par
sa propre artillerie, toujours en duel
avec les batteries ennemies. De ce mo-
ment le succès dépend entièrement de la
coopération de l'artillerie avec l'infan-
terie et de la protection donnée à l'in-
fanterie;
Une colonne d'infanterie peut com-
prendre un régiment ou une brigade,
même une division — 16,000 fusils.
Voyons un peu ce que peut être une ba-
taille.
Disons que les troupes ont reçu ordre
de marcher sur un chemin déterminé,
vers une gare de chemin de fer dont
elles doivent s'emparer. Durant la mar-
che les ti'oupes rencontrent l'ennemi qui
occupe les hauteurs dominant la route et
la gare de chemin de fer.
Leur tâche immMiate est de déloger
l'enne^il de ces hauteurs.
L'artillerie ennemie sur ces hauteurs
ouvre le feu dirigé sur l'infanterie qui
s'avance en bas. Ces troupes se déve-
loppent en toute hSte sur un large front.
On ne peut découvrir )a position de l'en-
nejnl sur ces hauteurs si ce n'est par
les éclairs que lance l'épée des officiers
frappée par les rayons de soleil ; ses
batteries sont visibles ; seuls de légers
nuages de fumée dans le lointain et la
direction des obus peuvent indiquer va-
guement la position des canons cachés
par la hauteur. L'artillerie de notre for-
ce d'attaque en bas se met rapidement
en position pour le feu. Quand les ca-
nons sont placés, Us attendent l'ordre de
tirer jusqu'à ce que les commandants de
Icitteries aient réussi à monter sur une
certaine éminence d'où ils peuvent ob-
server les positions de l'ennemi et faire
des signaux ù leurs canoniers pour leur
indiquer la position des canons, leur élé-
vation et la distance des autres.
Le but de nos batteries sera de loca-
liser exacteme'it les canons ennemis et
lie leur imposer silence, couvrant ainsi
notre infanterie d'avant-garde qui a lais-
sé un groupe de réserve en arrière. A
environ 15,000 verges de l'ennemi, notre
infanterie commencera à tirer. A ce mo-
ment notre artillerie charge prompte-
ment et lance ses obus sur les positions
de l'ennemi. Notre infanterie se lauci-
aussi loin que possible en avant, ga-
gnant le plus de terrain qu'elle peut.
C'est alors que la véritable bataille d'in-
fanterie commence.
On n'avance pas en rangs et en masses
solides : l'infanterie par petits groupes
avance régulièrement, se jetant à terre
pour éviter les balles, attendant une
nouvelle occasion derrière les roches et
les arbres, ou si le terrain est uni se
creusant de petits retranchements dans
le sol avec la petite bêche qu'elle porte
toujours. Pendant ce temps, les réserves
se sont avancées pour renforcer la ligne
de feu et donner leur appui aux endroits
affaiblis par l'ennemi.
Quand l'infanterie a enfin gagné l^
point où l'on peut tenter une charge à la
baïonnette, soit 200 verges, de l'ennemi,
nos batteries augmentent leur feu. Notre
infanteive, couchée sur le sol, reçoit une
série d'ordres qui courent de bouche en
bouche, i-épétée par chaque hoomme à
son voisin. Le premier e.st de fixer la
baïonnette au canon, puis plusieurs coups
de feu, puis : " En avant, il la baïon-
nette." Chaque homme répète ce com-
mandement, la troupe bondiit et s'élance
en avant.
L'artillerie couvre l'iofantei'ie ennemie
d'obus, puis le feu cesse dès que notre
infanterie est ;\ cent verges de l'ennemi.
Nos hommes s'élancent dans les ligues
ennemies et leur déchù-ent les entrailles
avec leur arme terrible.
Tout le long du champ de bataille, de
pareils combats ont lieu, avec des succès
différents, de soi-te que le front d'une
armée peut plier à un endroit, tandis
qu'ailleurs il remporte des succès qui dé-
cident du sort de la bataille.
UN GENERAL DECORE
PREMIER DÉPUTÉ TUÉ
Le général T. de Maud'huy, de la 80e
brigade d'Infantea-Ie du 6e corps d'armée,
a reçu sur le champ de bataille la croix
de grand commandeur de la liégiou
d'Honneur.
La liste des morts contenait le nom de
PieiTO Gougeon du déparlement de
l'Aisne, le premier des députés tombé
sous le fou de l'ennemi.
?>30
CHIFFRES STUPEFIANTS SUR LA GUERRE
Xies statistici&ns ont iwr&parê des chif-
fres stupéfiants sur la guerre aotuelle
qui est la plus grande de l'histoire.
Après plusieurs cailculs basés sur des
faits et des données relatives 1 la guer-
re, un statisticien dit que les armées
d'Allemagne, de France, d'Angleterre, de
l'Autriche, de la Russie, de la Serbie,
du Monténégro, de la Belgique et de l'I-
talie, se chiffrent à plus de vingt mil-
lions d'hommes qui, couchés â six pieds
de distance l'un de l'autre, formeraient
une file longue de 120 millions de pieds,
soit une distance de 22.728 mlUes ; pres-
que de quoi encercler le globe.
Les statisticiens prétendent qu'il fau-
drait .585 vaisseaux du tonnage '' 'n-
terland " pour transporter une telle ar-
mée sur l'Atlantique.
Un homme ordinaire absorbe à pou prfs
deux livres et demie de nourriture par
jour, ce qui veut dire qu'il faut pour
nourrir les hommes sous les armes A peu
près 50 millions de livres, soit 25,000
tonnes de nourriture chaque jour.
En supposant qu'un wagon de mai--
ebandise puisse transporter 30 tonnes, 11
faudrait un train de S,S3 wagons pour
transporter les vivres seulement.
En comptant un espace de 60 pieds
pour chaque wagon, le train aurait une
longueur de 10 milles et il faudrait 20
locomotives pour le tirer.
Pour vêtir vingt millions d'hommes 11
faut 60 millions de verges de drap, soit
une longueur de 34,000 milles ou une fois
et un tiers la circonférence de la terre.
ri faudrait environ 1,000 chevaux pour
pouvoir transporter les boutons d'unifor-
mes qui auiraient une pesanteur de 2,000
tonnes.
Pour la viaude, chaque soldat en con-
somme environ une livre et demie par
jour, c'est -ft-dire qu'il faudrait environ
30 millions de livres de viande ou 15,000
tonnes pour nourrir les 20,000,000 d'hom-
mes une seule journée.
Il faut abattre 25,000 b6tes ÎV cornes
pour obtenir une telle quantité de vian-
de ; et avec leur cuir, on ne pourrait
chausser plus de 500.000 hommes.
TJn statisticien dit que peu de monde
réalise le spectacle que peut offrir une
parade composée de 20.000,000 d'hommes.
Un régiment de 1,000 troupiers mar-
chant quatre de front, occupe l'espace de
10 pieds de largeur sur une longueur de
1,000 pieds.
Une armée de 20.000.000 d'hommes,
marchant dans les mêmes conditions, cou-
vrirait une ligne de 3,387 milles de long.
Si les hommes marchaient deux par
deux, la distance serait double, et celle-
ci serait triplée si au lieu de quatre
pieds on en mettait six entre chacun
d'eux.
Figurez-vous une parade gigantesque,
la tête de l'armée a.vant eu le temps de
se rendre à Vancouver et de revenir sur
ses pas a Calgary, avant que le dernier
régiment ait eu le temps de se mettre
en branle.
Allons plus loin, supposons que ces
20.000.000 d'hommes soient campés sur
l'île de Montréal, celle-ci serait littéra-
lement couverte de tentes, quant aux
avenues qu'il pourrait .v avoir entre
elles, elles seraient bloquées par les fu-
sils en faisceaux. Tl n'y aurait pas de
place pour les voitures, les chevaux, etc.
Un seul coup de feu tiré par cette for-
midable armée coûterait $600.000, le coût
des fusils serait de $260,000,000.
Au cours d'un engagement, un seul
soldat consomme environ cinquante car-
touches, ce qui coflteralt $30.000,000.
En accordant 10 p. c. pour couvrir les
pertes des fusils brisés, et les armes
passées aux mains ennemies on arrive au
joli chiffre de $26,000,000.
BRAVOURE DUNE FRANÇAISE
Paris, 16 sept. — On cite dans les
journaux la bravoure de Madame Mar-
chères, de Soissons. Lorsque les Alle-
mands arrivèrent dans cette ville, ils
firent demander le maire qui était ab-
sent. Ils firent demander les conseillers
municipaux qui refusèrent de se rendre
à l'invitation. Madame Marchères se
rendit auprès du commandant allemand
auquel elle déclara : " Le maire n'y est
pas, mais je me tiens à votre disposition
pour vous fournir tous les renseignements
que je pourrai vous donner en n'oubliant
pas toutefois ma qualité de Française.
J'ajouterai que je fixe vos traits dans
ma mémoire de façon que vous ayez plus
tard à réiwndre des déprédations qui
pourraient être commises dans la ville."
L'officier allemand discuta avec Mada-
me Marchères les conditions dans les-
quelles l'occupation allemande allait s'ef-
fectuer et elle fut traitée convenablement
par le commandant des troupes d'inva-
sion.
SUR LA LISTE d'honneur
Bordeaux, 19 sept. — Six religieuses
du couvent de St-Charles, à Nancy, ont
été portées a l'ordre du jour de l'armée
pour le dévouement extraordinaire dont
elles ont fait preuve en prenant soin
d'au delsl de mille soldats blessés qui
avaient été recueillis dans leur établis-
sement, malgré un bombardement inces-
sant et meurtrier maintenu sur la ville
continuellement depuis le 24 aoflt.
Les sœurs ne voulurent jajmals aban-
donner leur poste bien que toute la po-
pulation civile se fut enfuie ou abritée.
Voici leurs noms qui seront inscrits a la
place d'honneur dans l'histoire de ces
temps terribles. Ce sont les soeurs Ki-
garel, Collet, Remy, Millaird, RicUler et
fîartener.
n
LA RESPONSABILITE ALLEMANDE
Les All«matids ont essayé de faire por-
ter sur tout le monde la responsabilité
de lia guerre qui a dévasté l'Europe et
essayé de faire croire que le Kaiser
s'était joint à l'Angleterre et à a'Italie
pour amener 'la Russie à laisser l'Autri-
che seujle en face de la petite Serbie et
négociant jusqu'au dernier moment dans
l'espérance de maintenir la paix.
C'est un de ces mesnsonges allemands
dont la fameuse dépêche d'Bms est le
prototype.
Malheureusement il est facïle de dé-
molir cette odieuse fausseté en monti^ant
par *les dates historiques que, avant la
déclaration de la guerre par l'Autriche
à la Serbie, l'Allemagne se préparait à
la guerre.
Prenons les faits dans leur ordre chro-
nologique :
23 juillet, 6 hrs p. m. Ultimatum de
l'Autriche à la Serbie.
25 juillet, 6 hi-s p. m. Réponse de la
Serbie et dépai^t de Itelgrade de l'am-
bassadeur d'Autriche.
28 juilllet. L'Autriche. après avoir
commencé les hostilités, déclare la guerre
à la Serbie.
28 ou 29. La Russie commence une mo-
bilisation partielle.
l&r août. L'Allemagme déclare la guer-
re a la Russie.
Voyons maintenait, pendanit que ces
événements se passaicint, ce que faisait
l'Allemagne.
Le 25 juillet, avant que la réponse de
la Serbie fut connue, les congés étalent
supprimés sur toute la frontièr'e fraai-
çaise.
Le 25 juillet, même jour, au soir, tous
les ponts, viaducs et autres ouvrages de
ce gem-e à ,1a frontière franco-allemande
étaient placés sous la garde de soldats
allemiands.
Le même jour toutes les mesures oa--
données pour mettre les forts et foi-te-
resses en état de défense étaient prises.
Le terrain en a^vant était nettoyé, les
barrages en fil barbelé étaient placés, les
batteries avancées mises en position, les
munitions distribuées et les communica-
tions par télégraphe entre les postes éta-
blies.
Tout cela, le 25 juillet, jour où lu
Serbie devait répondre à l'uMmatiun de
l'Autriche.
Ijc 26 juillet au matin, ordre était
dornîé aux compagnies de chemin de fer
de disiposer leur matériel roulant et leurs
locomotives suivant le plan de mobilisa-
tion et de tenir prêts les quiais d'embar-
quement des troupes.
Le 26 juillet au soir, tous les officiers
et soldats en congé étaient rappelés et
les troupes en manœuvre rentraient à
leurs casernes.
Le 26 juillet est le jour où l'Autriche
a décflaré la guerre a la Serbie.
Le 27 juillet, la mobilisation alleman-
de commençait ainsi que les réquisitions
dans les établissements de denrées ali-
mentaires, et les principaux moulins à
farine étaient occuiiJés militairement.
I/e 27 juillet encore, les troupes alle-
mandes de couverture j)renaient leurs po-
sitions de gueiTe et les chemins condui-
sant d'Alsace en France étaient barrés.
Le même jour le gouTernement alle-
mand prenait le contrôle des lignes télé-
graphiques ; les troupes de couverture
étaient mises sur pied de guerre ; on ré-
quisitionnait les chevaux et les automo-
biles, et tout le long de la frontière
franco-aWemainde on postait au poteau
frontière môme, une armée d'au moins
]2.j,000 hommes.
Et l'on n'était encore qu'au 27 juillet,
jour où la déclaration de guerre de l'Au-
triche à la Serbie fut signifiée aux au-
tres puissances.
Ne saute-t-il pas aux yeux que du mo-
ment où l'Autriche a signifié son ultima-
tum, 1 Allemagne était résolue à faire la
g-uerre ; que les hypocrites négociations
du Kaiser n'avaient pour but que d'en-
dormir les adversaires -afin d'êtxe prêt
avant eux à enti-er en campagne 7
D'ailleurs, tout le monde civilisé sait
de science certaine, aujourd'hui, que
c'est le Kaiser qui a voulu cette guerre
et l'a rendue inévitable.
L.\ BRAVOURE D'UN SOLDAT.
Londres, 11 seipt. — ■ Sur un convoi
chargé de blessés de passage à Nantes,
se trouvait un jeune officier français,
Albert Paraphy dont la splendide bra-
voure sur le champ de bataille lui va-
lut d'être décoré de la Légion d'hon-
neuir. 1 '*'
Au début de la guen-e, Paraphy prit
part, comme simpile brigadier du lOème
Dragons, à l'un des {dus violents com-
bats contre les Allemands. Au plus fort
de la mêlée le brigadier voyant son co-
lonel blessé et loin de tout secours, s'é-
lança a son aide. Paraphy hissa le
blessé sur ses épaules et, sous une grêle
de bailles et de boulets, vint le déposer
en sûreté à l'intérieur des lignes fran-
çaises. Ce même jour Paraphy fut promu
au grade de sergent.
Peu de temps après, bien que blessé,
il se distingua de nouveau dans une au-
tre affaire, conduisant une charge de son
régiment contre la Garde badoise dont il
prit lui-même le drapeau. Blessé d'une
balle à l'abdomen et lacéré de coups de
-sabres il fut recueilli sur le champ de
bataille durant la nuit. Le lendemain il
apprenait qu'il avait été promu au grade
de sous-lieutenant et nommé chevalier do
la Légion d'honneur.
Ce fait de décoi'er un soldat sur le
champ de bataille rappelle une coutume
du temps de Naprtléon.
332
UN CHIFFON DE PAPIER
" Un chifton de imner," s est êcue
IP ChaucrtiOT allemand en réponse a
rambassadew anglais à Berlin. l'Angle-
tem? va-t-elle partir en guerre pour
c^la ' Voilà comment TMlemagne con-
sidèr; un traité uiii ^^,^^'^'î%l':'^^l^^^
d'existence et qui a été maintes fois le-
°Tif1;'raité lut sisnê le 15 novembre
1831 par la Gi-anKle-Bretagne. la Pi-usse,
la Uussie, la France et la Belgique, con-
tenant les articles suivants :
VII —La Belgique formera un état
indépendant et perpétuellement neutre.
Elle seo-a tenue d'observer cette neutra-
lité envei-s tous les autres états.
XXV — Les cours de Grande-Breta-
gne,* Autriche. France, Prusse et Russie
Sut garanti à Sa Majesté des Belget,
resécution de tous les .articles prece-
-çx'vi — En conséiiuence des stipua«-
tions du présent traité il y aura pals
et amitié entre leurs Majestés le Roi du
Rovaume-Uni de Grande-Bretagne et
d'Irlande, l'F^pereur d'Autnehe, le Roi
de France, le Roi de Prusse et 1 Empt-
reur de toutes les Russies d'une Part et
Sa Majesté le Roi des Belges de 1 autre,
leurs héritiers et successem's, leui^s états
et sujets respectifs pour toujours.
La convention qui précède a été renou-
velée en 183S quand la HoUaude _ qui
avait antérieurement refusé de se join-
dre et avait ensuite fait la guerre a la
Belgique fut forcée d'entrer dans le
pacte; et le nouveau traité fut signe par
•sept i>ui.ssances.
Plus tard pai- le itraité de Londre5_ en .
1866 toutes les puissances ont garanti la
neutralité de la Belgique et finalement |
en 1870 quand la guerre éclata entie la
France et la Prusse, la Grande-Bretagne
a convenu avec chacun des belligérants
de ce qui suit : . , ^ .». „no
(Ceci est la rédaction du traité alle-
maTid.) , „
Entre Sa Majesté la Reine du Royau-
me-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
d'une part et le Roi de Prusse et l'Em-
pei-eur des Français de l'autre, relative-
ment à l'indépendance et le neutralité de
la Belgique. „ . , t,
.^rt I. — Sa Majectê le Roi de Prus-
se* ayant déclaré que, malgré les hosti-
lités dans lesquelles la Coufêdération de
l'Allemagne du Nord est engagée avec
la France, c'est sa détermination an-etée
de resipecter la neutralité de la Beflgiqiie
tant que celle-ci sera respectée par la
France. Sa Majesté la Reine du Royau-
me-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande,
déclare, de sa part, que si, durant les
dites hostilités les armées de France vio-
lent cette neutralité, elle est prête a
coopérer avec Sa Majesté Prussienne â
la défense de celle-ci suivant la façon
qui sera uaturertlement convenue, en em-
ployant a ce but SOS forces navales et
militaires pour en assurer l'observance et
pour maintenir a l'égard de Sa Majesté
Prussienne maiotenant et a l'avenir l'in-
dépendance et la neuti\alité de la Bel-
gique. 11 est nettement compris que h-a
Majesté la Reine du Royaume-Uni de
Grande-Bretagne et d'Irlande ne s'enga-
ge pas en vertu de ce traité à prendre
part a aucune des opérations générales
de guerre auxquelles se livrent actuelle-
ment la Confédération de l'Allemagne du
Nord au delà des limites de la Belgique
telles que définies dans le traité entre
la Beaglque et les Pays-Bas le 19 avril
1839 ■
Art. II. — Sa Majesté le Roi de Prus-
se convient pour sa part dans les cir-
constances prévues a l'article précédent
de coopérer avec Sa Majesté la Reine du
Rovaume-Uni de Grande-Bretagne et
d'Irlande a employer ses foi-ces navales
et militaires au but précité, et advenant
le cas échéant, de concerter avec Sa Ma-
jesté les mesures qui devront être pri-
ses séparément ou en commun pour as-
surer la neutralité et l' indépendance de
la Belgique.
Art. III. — Ce ti-aiité liera les hautes
parties contractantes pour la durée de
la guerre acuelle entre la Confédération
de l'Ailemagne du Noa-d et la France et
pour douze mois après la ratification de
tout traité de paix conclu entre les deux
parties, et à l'expiration de cette pé-
riode, l'indépendance et la neutralité
de la Belgique, en ce qui concerne res-
pectivement les hautes parties con-
tractantes continuera à reposer comme
précédemment sur le 1er Article du
Quintuple Traité du 19 avril 1839.
En ce qui regarde la Grande-Bretagne,
l'obligation envers la Belgique ne dé-
pend pas de la dimension du pays en
jeu. La question est celle-ci : La Gran-
de-Bretagne a promis et doit tenir sa
promesse que le pays soit grand ou pe-
tit. Mais pour l'Allemagne, les propres
termes du premier ministre allemand dé-
notent absolument l'absence de tout hon-
neur. " Un chiffon de papier." Cette
solennelle obBigation internationalle de
plus de quatre-vingts ans d'existence, re-
nouvelée maines fois, basée sur le sens
commun internationall et l'égalLté de
droits nationaux, protégeant la vie et la
fortune de millions d'êtres humains de
pays paisibles, soustrayant de l'arène des
dissentions diplomatiques une partie con-
sidérable de l'Europe, une convention
sacrée des grandes puissances de l'Eu-
rope proclamée comime un triomphe de
l'Evangile et de la Paix : tout cela " un
chiffon de papier."
Et ce n'est pas une simiple phrase,
une explosion dans un moment de colère.
Nous savons aujourd'hui que c'était
une opinion bien aa-rêtée de la part des
têes dirigeantes de l'armée allemande,
une décision mûrie et que la violation de
cette obligation solennellement contrac-
tée faisait partie de leur plan d'attaque
contre lu BYance.
333
LE COUT POUR LE CANADA
Le pre-mier-mlnistre a donné le 21 aoflt
îea chiffres approximatifs des dépenses
qui seront occasionnC'es par le recrute-
meat, l'approvisionnement, le transport
et l'équipperaent du contingent de 33,iK).p
hommes qui est parti de Valcartier
iwur aller prendre part à la guerre eu-
ropéeaue. Ces chiffres ne sont que poul-
ies sept mois terminant l'exercice finan-
cier en cours. Et ces calculs supposent
que le contingent reviendrait au Canada
le 31 mars. " Il est possiible qu'il reste
en Europe bien plus longtemps que ce-
la," a dit M. Borden.
Voici les chiffres soumis aux Commu-
nes p;ir le premier-ministre, au cours de
son discours •
Solde de 25,000 hom,mes pen-
dant sept mois ?C,IOO,000
Rations de 25,000 hommes,
pendant sept mois, à -10 sous
par jour 2,100,000
500 chevanix à $200 chacun.. 1,000,000
Fourrage, 7 mois a 60 sous
par jour.. 600,000
Subsistance des troupes, avant
leur arrivée à Québec. .. 275,000
Transport des hommes, che-
vaux, canons, équipements,
munitions, etc 450,000
Transport océanique 1,000,000
Transport en Europe 300,000
Transport de retour, au Ca
nada 1,400,000
Total $13,275,000
A ces chiffres, 11 faut ajouter
les suivants d'aprôs de nou-
veaux calculs du ministère
de la Milice :
Service des insénieurs de ponts •
et chaussées, à. Halifax, Qué-
bec et ailleurs 500,000
Equipement du contingent... 2,400,000
Vête.ments dn contingent.... 3,300,000
Arsenaux de la puissance, mn-
nitious 000.000
Censeurs, 7 mois 150,000
Solde des troupes en gariiisii;i
sur différents points du Ca-
nada.. 2,000,000
Mouvement des troupes, ca-
nons, etc., a difféa'ents endroits
d-u pays 100,000
Pour troupes surnuméraires,
dépenses imprêvaies 7,615,000
Grand total $30,000,000
A part cela H faut prévoir une dé-
pense de six millions pour le service na-
val, outre $1,050,000 pour les deux sous-
marins destinés au Chili et aéhetês à
Seattle pour le Canada. Donc, en sept
mois, pour fins de guerre, le ministère
compte sur une dépense approximative
de $37.050,000. Ajoutons $2,800,000 pour
le million de sacs de farine envoyés en
Grande-Bretagne et nous arrivons à
$39.850.000 dépensés en sept mois.
On voit aisément que, si la guerre dure
un tant soit peu longtemps, le montant
de $50,000,000 que le ministère a de-
mandé au parlement au cours de sa ses-
sion de guerre ne sera pas suffisant, et
qu'il faudra, au coui's du prochain exer-
cice financier, — 1915-1916, — qui com-
mence le 1er avril 1915, voter un sup-
pflément de $25,000.000 à $50,000,000.
LES FUSILS QUI SERVENT DANS LA GUERRE ACTUELLE
Au cours des ving-cinq dernières an-
nées les puissances européennes ont dé-
pensé des centaines de millions de dol-
lars rien qu'à changer l'armement de
leur Infanterie. Modèles sur modèles ont
été choisis et rejetés les uns après les
autres, et on peut dire que les armées
ont entre leurs mains des armes destruc-
tives remarquables.
La Grande-Bretagne croit avoir une
arme excellente et jusqu'il ce que l'usage
ait mo'itré la supériorité du fusil Ross,
ou fusil canadien, nous devons nous fier
au dire des experts britanniques.
I>a carabine Lee Enfield court livrée
aux forces anglaises en 1903, qui consti-
tue l'armement actuel avait été précé<Ié
par le Lee Enfield et le Lee Metford long,
dont le canon avait cinq ponces de lon-
gueur de plus que leur successeur. Bien
que le canon du Lee Enfield nouveau ait
été raccourci et que le poids ait été ré-
duit en conséquence, cotte modification
n'a aucunement nui â la portée ou â la
justesse. Au contraire, le raecourcisse-
ment du canon et un léger changement
du verrou ont aplati la trajectoire et
donné ainsi plus de justesse.
LE FUSIL ANGLAIS
Le fusil employé par les Anglais qui
se battent actuellement en France et en
Belgique est du calil>re de .303 pouce et
pèse 8 livres, 2'/j onces. Son canon a
une longueur de 25.19 pouces, et la lon-
gueur totale du fusil est de 44.5 pouces.
Le magasin est du modèle boîte verti-
cale, avec un Interrupteur qui permet de
tirer isolément, tandis que le magasin
contenant 10 cartouches est tenu en ré-
serve. Un tireur habile peut tirer 34
coups a la minute, tandis que le fran-
çais en tire 18, le fusil allemand 40,
Taïutirichien 30 coups sans viser et l'In-
fanterie russe 24.
334
Li;s ILS 11^ gri sKU\i;.\i dans la uuI'JUUk actukllj-: — suUc
Au point de vue teclinique ou peut
ajouter que la rayure du Lee Enfieid est
un tour complet en 33 à la gauche, et
un en 30 il gauche pour le fusil frau-
çais ; l'allemand, un eu 30.2 à dî'oite,
l'autrichien 1 en 31 à droite et le russe
1 en 31 à droite.
La mire du Lee EnCeld court de l'ar-
mée anglaise est graduée jusqu'à 2,400
verges, mais cette arme est considérée
efficace jusqu'à 850 verges seulement,
plus loin le tir est considéiré problémati-
que. La mire du Mauser allemand est
graduée jusqu'à 2700 verges et on le dit
efficace jusqu'à 1100 verges.
LE rUSIL FRANÇAIS
Le fusil Lebefl français donné aux
troupes pour la première fois en 1886.
puis perfectionné et redistribué en 1893
est du cailiibre de .315 pouce ou un
peu plus gros que le fusil anglais. Le
poids du fusil est de 9 liv. 31^ onces et
lia longueur du canon 31.496 pouces. Le
magasin ne tient que 8 cartouches au
lieu de 10 du fusill anglais. Le poids des
cartouches françaises est de 447 grains
au lieu de 415 grains de la cartouche
anglaise, 431 grains de la cartouche al-
lemande, 455 de la cartouche autrichien-
ne et 368 graius de la cartouche russe.
La balle anglaise à enveloppe de cu-
pre nicliel pèse 215 grains, la balle fran-
çaise sans enveloppe de cupre nicljel
mais en ziuc cuivré pèse 190 grains, la
balle allemande à cœur d'acier envelop-
pé de nickel pèse 155 grains, la balle
aubrichienne d'acier lubrifié pèse 244
grains et la balle russe, de même com-
position que la balle française pèse 214
grains.
Toutes les balles ont adopté à peu
près la même longueur, en Angleterre
1.25 pouce : en France 1.22 ; en Alle-
magne 1.235 pouce; en Autriche 1.2.5
camme l'Ang'leteTre, et la Russie 1.194
pouces.
La balle anglaise est là nez émoussé
comme la française, mais la balle alle-
mande est à pointe bien nette. Les chi-
rurgiens qui ont soigné sur les ch.inips
de bataille de Belgique assurent qu'en
dépit de la netteté des projectiles alle-
mands, l'effet des balles françaises est
beaucoup plus destructif.
Le fusil de l'armée autrichienne s'ap-
pelle le Maunlicher Mauser, et celui de
la Russie le modèle de ligne 3.
On n'a pas pu se procurer tous les dé-
tails du fusil beflge qui a si bien réussi
à Liège et ailleiiTS, mais il paraît qu'U
ressemble beaucoup au Mauser autri-
chien, au point de vue de la construc-
tion et du fonctionnement.
Le tableau suivant résume sur les ar-
mes de guerre tous les renseignements
connus.
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335
GUERRE FRANCO-PRUSSIENNE 1870-71
[Résumé des opérations.']
A la suit* des obsgrrations faites pw
la Franœ à (la Presse en raison de la
candidature d'un prince ide Hmhenzollern
au trône d'Espagne et de la fausse dé-
pêche d'Ems machinée par le Prince de
Bismark iwm' provoquer une rupture, la
gueiTe devint inévitable entre les deux
payuS.
Le premier ondre de mobilisation de
l'année prussienne fut donné le 15 juil-
let 1870. La France déclaj-e la guerre
quatre joui-s pilus tard. Les Allemands
mirent trois aumées en présence. La pre-
mière sous le général Von Steiumetz près
de Trêves, la deuxièime sous le Prince
Frédéric Chai'.les, opérant dans la Pala-
tinat Khénan, et la troisième sous le
Prince héritier de la Prusse sur la fron-
tière du duché de Bade. Quinze jours
Pf^ovinces
enlevées
A LA France
^Nl871
après l'ordre de" mobilisation la Prusse
avait 520,000 hommes sous les armes.
La France occupait-, un front de 100
milles de longueur, d? Monitmédy sur la
frontière belge â Belfort au raccorde-
ment des frontières suisse et aillemande,
et ce front était occupé par une armée
de 350,000 hommes sous les ordres de
l'empereur Naprtléon III. L'armée fran-
çaise se composait de 8 corps d'armée
avec le maréchal MacMahon, près dt
Strasbourg, le général Failly à Bitche
sur la frontière du Palatinat, le maré-
chal Bazaine, le général Frossard à St-
Avold, près de la frontière de Pnisse, le
général Ladmiraiit il Thionviile. l^e ;
corips de réserve sous le général Bour
baki et le maréchal Oanrobert, à Nanc.v
et ChSlons, et le général Félix-iDouav
tenant Belfort.
C'est le 28 juiillet 1870 que l'Empereur
partit de Paris pour prendre le comman-
dement de l'armée ù Metz, et le 2 août
le roi Guillaume avec le comte de Bis-
mark et le général Von Moltke se mit eu
campagne et établit ses quajrtiexs géné-
raux ,1 Mayence.
Le Général Frossard attaqua et prit
San-ebruck le 2 août, et le iwinice héri-
tier allemand entra en France le 4 août.
Il engagea la bataille contre les Français
commandés par le Général Douay à Wis-
semboairg, et les repoussa après un épou-
vantable combat de 5 heua-es dans lequel
les pertes furent coniSidéraMes de pai-t
et d' autre.
Deux Jours pilus tard, le prince héritier
attaqua encoi'e les Français. Il rencontra
l'armée de MacMalion a Saverne et
l'obligea à retraiter en désordre. En
même temps le Général Stelnmetz met-
tait en déroute le corps de Frossard à
Spickeru et les troupes françaises
étaient obliffées de retraiter sous Metz
et Forbach.
A la suite de ces défaites, les huit
corps d'armée français furent réunis en
deux armées : l'une sous Bazaine et l'au-
tre sous MaoMiahon à Châlons. Peu de
temps après, le noixl de l'Alsace fut
abandonné et les Français retr-aitèrent
le long de la Moselle.
le 8 août, le prince héritier quittai!:
Woerth pour traverser les passes des
Vosges et arriver à Nancy où il entra le
16 laoût.
Pendaut ce temps, le général Stein-
mettz était d'iune activité dévorante. Il
enlevait Forbach, le 7 août, St-Avold le
9 et le 14 il était près de Metz. A la
bataille de Oolombey, Nouilly, le géné-
ral Von Moltke empêcha le raccoi-dement
des deux armées françaises.
Avec Metz comme objectif, le prince
FK-déric-Oharfes prit une partie de son
armée par S'arrebruck et l'autre par Sar-
reguemines et le 18 août il repoussa
à St-Privat, Bazaine qui fut battu le
18 et enfermé dans Metz.
Le 18 août les Allemands formèa-ent
nue quatrième armée pour atteindre ra-
pidement Paris par les plaines de Cham-
pagne. Cette armée fut ipllacée sous les
ordres du prince hôriier de Saxe.
Cent cinquante mille hommes étalent
concentrés à ChÉlllons sous les ordres du
marécibaJl MacMahou pour défendre Pa-
ris. Le 21 août le maréchal MacMahon
se mit en marche sur Rhelms, et en ver-
tu d'ordres lancés de Paris essaya de dé-
gager Metz. La division fut taillée en
pièces à Sedan, entourée et écrasée.
Il capitula le 21 septembre et fut fait
prisonnier en même temps que l'empe-
reur Niapoiléon III. Ce fut la bataille la
plus sanglante de la guerre dont le ré-
sultat fut l'investissement de Paris, com-
mencée le 15 septembre 1870.
La reddition de Strasboiu-g eut lieu le
28 septembre et le 11 octobre le général
Vander Tham occupa Orléans. Metz avait
été livré par Bazaine le 27 octobre. Le
général d'Aurelles de Paladines reprit
OHéans axis Allemands le 10 novembre
336
GUERRE FRANCO-PRUSSIENNE 1870-71 — Suite.
mais fut finalement défait dans une ba-
taille qui dura du 2 au 4 décembre.
En vain le général Ducrot essaya de
briser les lignes d'investissement de Pa-
ris à Bercy. Rcnion fut pris pair les Pnis-
siens le 4 décembre et les Français fu-
rent écrasés à St-Quentin le 30 .ianvieir.
PaTis capitula finalement le 28 janvier
1871.
Jje 23 janvier la France battue deman-
da un amiistice qaii fut signé au chSteau
de Ferrières, près de Paris, entre Jules
Pavre et le prince de Bismark, et le 26
février les préliminaires de Paris furent
signés ft Versailles.
Le Traité de Francfort qui régla la
gueiTe fut signé le 10 mai 1871, et 'les
Prussiens restèrent eu France pour eu
garantir l'exécution.
Le 16 septembre 1873 l'indemnité de
gueiTe de 5 milliards ayant été payée et
les derniei-s soldiats allemands ayant
quitté le sol français, le pays se trouva
entièreinient libéré.
LES ENFANTS
UN MONSTRE ET LA MORT D'UN HÉROS
Paris, 17 sept.. — ■ Sous le titre : " IJin
monstre et la mort d'un Héros," de
" Matin " racoate l'héroïsme d'un en-
fant. M. Fauliat, sénateur du Cher, dit
comment île village de l'Ourcbes fut en-
vahi. Un soldat français blessé, perdant
patience à la suite de brutalité d'un of-
ficier prussien, le tua. Avant d'être fu-
sLlié, comme on lui bandait les yeux, un
gentil gamin donna à boire au soldat
blessé horriblement aux jambes et à la
tête. Pour ce fait, le petit Emile Deiprés
fut cotidamné à mort. Le prussien riait
cruellement en offrant à l'enfant la vie
sauve s'il voulait t'rer lui-même sur le
français blessé. L'enfant ^accepta, lil prit
le fusil, visa le soldat au coeur, mais se
tournant brusquement il vida la chaa-ge
dans la iwitrine de l'Allemand qui tom-
ba foudroyé.
Le petit malheureux fut auissitôt haché
par les baïonnettes des autres Prussiens.
UN PETIT HÉROS DE 15 ANS
Bordeaux, 22 sept. — Un jeune gaa-çon
de quinze ans, d'une taille diniinutive,
nommé Jacques Jesegel, vient d'arriver
à Bordeaux avec un convoi de soldats
bttessés. Il s'attacha de lui-même â uu
régiment d'infanterie française, à Ami-
ens, et resta avec eux, à travers les ba-
tailles, retraites et vicissittKles.
Il se rendait très utile en prenant soin
des blessés et les aidant à se relever du
champ de carnage, même quand on était
sous une pluie de balles. Il avait aussi
un talent particulier pour attraper les
chevaux qui avaient pea-du leur cavalier.
Le petit garçon se distingua particu-
lièrement à la bataille de la Marne, où
il sauva la vie de plusieurs troupiers et
gagna l'affection de tous les hommes de
" son " régiment.
BOY SCOUT BELGE
Aussitôt que les Allemands eurent tra-
versé la frontière, îles Boys Scouts belges
ont rendu de grands services aux auto-
rités militaires en qualité de guides,
messagers, ordonnances et assistances
de l'intendance, même sentinelles. Le
roi des Belges a juste décoré un nom-
mé Leyssen dont les exploits sont mer-
veilleux par le nombre et la variété.
Pendant que l'assaut était donné a
Liège, sa ville natale, 11 découvrit plu-
sieurs es.pions et leur fit expier leur
traîtrise. Quand la ville tomba, il ac-
compagna l'aimiée en retraite et réussit
à éventer !>lusieurs mises et embusc'ades
des Allemands en raison de sa pai-faite
counaisance de ce pays et de son adresse
a se déguiser. <iu/anid les Belges se reti-
rèrent sur Anvers, l,eyssen s'offrit pour
porter à Bruxelles des communications
confidentielles eu traversant .les (lignes
allemandes.
Quand il reçut sa décoration, il en
était à son dixième voyage.
MORT EN BRAVE.
Angoulôme, 24 sept. — La mort héroï-
que du major C. Dupont, de l'artillerie,
dans un combat récent, a été rapportée a
sa famille. Avec un régiment de 700 hom-
mes, il reçut l'ordre de s'emparer d'un
pré près de la ville. Le brouillard à ce
moment était passablement épais et dis-
sipé a différents intervalles par les
écbancimres d'obus. Mais les instructions
du major Dupont deaT).andaient un ac-
complissement tii-gent. Tous ses soldats
demeurèrent à leur poste dans l'attente.
Tout a coup, la brume disparut et laissa
apparaître a 1,500 verges une compagnie
d'AWemands renforcée par des mitrail-
leuses. Après quelques secondes, il ne
restait que deux officiers et trente sol-
dats pour faire face à la mitraiJle de
l'ennemi.
Lie major Dujwnt était parmi les bles-
sés. Un capitaine aMemand s'approcha,
lui demandant de se rendre; mais devant
cette proposition, il se releva héroïque-
ment au milieu de ses camarades tués et
iminta un canon contre les Allemands.
Avant cependant qu'il put tirer, un bou-
let ennemi vint le frapper mortellement
et il mourut en brave au champ d'hon-
neur.
LA CROIX DE FER
Sur les bords de l'Ourcq, le 7 septem-
bre, deux drapeaux allemands ont été
capturés au cours de la grande bataille
de la Marne. Un a été pris de force à
l'ennemi dans iin combat d'homme &
homme par le réserviste Guillemai^d qui
a reçu la médaille militaire des mains
du général Gallieni. C'est le drapeau du
36e régiment d'infanterie allemande dé-
coré en 1870 de l'ordre de la Crois de
fer.
337
CABINET DE LA GUERRE
Le ministère français qui était en
place depuis le commencement de la
gueiTe a douné sa démission le 27 août,
après l'échec subi par les troupes fran-
çaises à Ctiarlerol.
Le premier-ministre Viviani s'est ren-
du au palais de l'Elysée, et a in-
formé le Président Poincaré que les
membres du cabinet avaient décidé de
démissionner colle<'tivement. Il déclara
que ses coUèsues et lui avaient consi-
déré que dans les graves circonstances
par lesquelles passe le pays, il est né-
cessaire que le ministèi-e ait une plus
grande envergure et (lu'on prenne des re-
présentants de tous les groupes républi-
cains.
Le président de la République cliargea
M. Viviani d'organiser un nouveau con-
seil des ministres, et celui-ci accepta la
tâche. II revint à l'Elysée environ une
heure plus t.ard et fit connaître au prési-
dent la liste du nouveau ministère, qui
est comme suit :
Président du conseil, sans porfce-feaiil-
le, Kené A'iviani ;
Ministre des Affaires Etrangères, Théo-
phile Delcassé ;
Ministre de la Guerre, Alexandre Mil-
ler and ;
Minisfci-e de la Justice. Aristide Briand;
Ministre de l'Intérieur, Louis J. Malvy ;
Minisftre de la Mari"*, Victor Auga-
gneur ;
Ministre des Finances, Alexandre Ri-
bot ;
Ministre de l'Instruction Publique, Al-
bert Sarraut ;
Ministre des Travau.x Publics, Marcel
Se<mbat ;
Le premier ministre de France M. Vi-
viani, quelques-uns de ses collègues et
le défenseur de Paris.
Ministre du Commerce, Gaston Thom-
son ;
Ministre des Colonies, Gaston Dou-
mergue ;
Ministre de l'Agiriciilture, Fcrnand
David ;
Ministre du Travail, Bienvenu Martin ;
Ministi-e sans porte-feuilie, Jules
Gues<le.
Parmi les meoibres du nouveau cabi-
net se trouvent plusieurs ex-premiers mi-
nistres et plusieurs membres des précé-
dents cabinets. Marcel Sambat est un
.sociaJiste unifié et J. Gues<le un socia-
liste. M. Delcassé a été autrefois am-
bassadeur en Russie, M. Mlllerand fut
ministre de la guerre.
Le preimier ministre, M. Viviani, est
resté à l'Blysée afin de iprésenter les
membres du cabinet au président.
Le lendemain, 28, le cabinet a lancé
le manifeste suivant :
Français :
Le nouveau gouvernement vient de
prendre son poste d'honneur et de coni-
bit. La patrie sait qu'elle peut compter
sur son dévouement et qu'il se donne de
toute âme à la défense de la patrie.
Le gouvernement sait qu'il peut comp-
ter sur le pays. Ses fils sont à répandre
leur sang pour la patrie et la liberté,
aux côtés de-s héroïques armées anglai-
ses et belges. Ils supportent la plus for-
midable tempête de ba'Ues et d'obus qui
se soit jamais déchaînée sur un peuple,
et chacun d'eux re.sle ferme. Gloire à
eux. Gloire aux vivants et gloire aux
morts. Grâce à tant d'héxoîsme la vic-
toire finale est assurée.
Assurément, il se livre une grande ba-
taille, mais elle ne sera pas décisive :
quel que puisse être le résultat, la lutte
se poursuivra. La France n'est pas une
proie aussi facile que ne se l'imagine
l'insolence de l'ennemi.
Français, le devoir présent est tragique
mais simple. Repous,sez l'ennemi ; pour-
suivez-le et lavez notre sol de sa souil-
lure. Sauvez la liberté de son étreinte.
Résistez aussi longtemps qu'il le faudra,
jusqu'à la fin élevez vos esprits et vos
âmes au-dessus des périls ; restez les
maîtres de notre destinée.
En attendant nos alliés s'.avaucent â
marche rapide vers le Berlin allemand.
Nous demandons au pays tous les sa-
crifices et toutes les ressources dont il
peut disposer en hommes et en énergie.
S<_>yez fermes et résolus. Que la vie na-
tionale aidée par des mesures financières
et administratives appropriées se pour-
suivent sans interruption.
Ayons confiance en nous-mêmes. Ou-
blions tout ce qui n'est pas de la nation.
Face à la frontière, nous avons la mé-
thode et la volonté. Nous aurons la vic-
toire.
EPISODES DE LA GUERRE
Nantes, 20 sept. — L'arrivée d'un con-
voi de prisonniers allemands à la gare des
Landes et leur Internement aux Couets,
ont été marqués par un incident. A la
descente du train a. la halte des Landes,
le public ne fut pas peu surpris de voir
l'un des captifs coiffé d'un liépi fran-
çais et portant à son uniforme allemand
des Cf>cardes et de.s rubans tricolores. Ce
singulier prisonnier ne cessait de crier :
" Vive la France ! "
On eut l'explication de cette slnguJa-
rlté quand on apprit qu'il était Alsacien
et qu'il s'était empressé de pénétrer
dans nos lignes lorsque son régiment en-
tra en contact avec les troupes françai-
ses à la frontière.
Sur tout le parcours des Landes au
Séminaire des Couets, lieu d'internement
des détenus, le brave Alsacien fut vive-
ment acclamé et presque porté en triom-
phe par la population.
Arrivé il destination, 11 quitta les vête-
ments prussiens et revêtit avec joie un
uniforme français. La nouveflle recrue a
déclaré qu'elle désirait se rendre & la
frontière combaittre ses oppresseurs.
338
PUISSANCE DE S MARINES DE GUERRE COMPAREES
LES ALLIES
France
s 345.000Tonne$
Russie
220.00 oX
L'ENNEMI
Japon
240.000T.
Autriche
loo.oooT.
Allemagne
530.000 Tonnes
DOUBLE ALLIANCE
U 73.239
AULEMAbNE 951,^13 TOWMt
Force comparative de toutes les flottes de la Triple-Entente et de l'Alliance
indiquée par la longueur relative des vaisseaux et de^ pièces.
339
ALLIANCES
Dès le début de la guerre, on a
beaucoup entendu parler de la Triple
Alliance et de la Triple Entente ec il
est bon d'être fixé sur la valeur de
fes (deux termes).
Triple Alliance : Allemagne, Au-
trich'e-Hon'grie et Italie), Cette al-
liance au début se composait seule-
ment de deux nations : il 'Allemagne et
l'Autriche-Hongrie, combinées en 1S70
après la guerre Franco-Prussieune
$>our résister aux désirs de revancbe
de la France et d'empiétement de la
Russie. Bismarck, le grand homme
d'Etat aJllemand, fut l'âme de cette
preiniière alliance et aussitôt qu'elle
fut formée, rêva d'une " Dreibund "
réunissant l'Alleimagne, l'Autriche et
la Russie, mais celle-ci ne se laissa
jamais convaincre.
En 1883, l'Italie inquiété du succès
de l'expédition française en Tunisie
entra dans la Triple Alliance. Le
pacte fut élargi en 1887 et re<nouvelê
en 1892 et 1907. Cette dernière pé-
riode expirait le 14 juin 1914, mais
à cette époque l'alliance avait été déjà
renou'veilée pour une période de douze
années sur des bases nouvelles.
Triple Entente : France, Russie,
Angleterre. Cette coalition a pris
naissamce en 1895, époque à laquelle
la France et lia Russie en ont posé
les prémis.ses et qui a été rendue pu-
blique en 1897. En 1904, l'Angleterre
a formé une Entente Co.diale avec la
France et en 1907 elle a conclu un
même arrangement avec la Russie.
L'article fondamental des deux
grandes alliances insiste sur le fait
qu'elles sont toutes deux défensives.
Par exemple, l'Allemagne s'engage à
venir au secours de l'Autriche-Hon-
grie contre la Russie, seulement si ce
pays est H'agresseur ; l'Angleterre est
obligée d'aider la France contre l'Al-
lemagne, seulement si l'Allemagne
provoque la guerre.
C'est la raison du désir bien évi-
dent de tous les pays en guerre de
rejeter les uns sur les autres la res-
ponsabilité de l'agression.
L'Empereur Guillaume a déclaré
que l'Allemagne avait été poussée à
la guerre par les agressions de la
France, et de la Russie.
La France d'un autre côté a affirmé
et prouvé que les Allemands étaient
responisables de la guerre. S'il en eût
été autrement et s'il avait été prouvé
que la France et la Russie étaient
les agresseurs, l'Angleterre aurait pu
rester neutre en s'appuyant sur' le
fait que la Triple Entente n'était pas
en jeu.
C'est aussi pour cette raison que la
France et l'Allemagne ont commis
des actes hostiles avant la déclaration
de la guerre. La France et l'Alle-
magne ont envoyé leurs troupes aux
frontières et même les ont passées
avant la déclaration formelle. Il eu
est de même de la Russie. Chaque
nation s'efforçant alors de provoquer
son adversaire pour le pousser à dé-
clarer la guerre le premier afin qu'au
point de vue technique la responsa-
bilité de la déclaration de guerre pût
lui être imputée.
Mais finalement l'empereur Guil-
laume succomba à son désir et déclara
la guerre à la France et à la Russie.
Ces deux pays répliquèrent immédia-
te